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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Novembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1948-11, Collections de BAnQ.

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[" Pod «fuit - ; Tome 77 \u2014 Numéro 11 MONTRÉAL, NOVEMBRE 1948 Bulletin de l'Hlssoctation des (Médecins de Langue jfrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union lDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET ARIA ET SECRETARIAT SECRET T 128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Québec Montréal Tél.: LAncaster 9888 DISTRIBUTION RAPIDE Aucun produit pharmaceutique ne peut être obtenu plus rapidement que les préparations Lilly.Chaque pharmacie tient un assortiment des produits les plus en demande et le pharmacien peut se procurer les préparations qui lui manquent sans retard chez le distributeur Lilly de sa localité.EL! LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED © TORONTO, ONTARIO i, # Po i ~~ \u201c \"a ig, RN \\ à + 4 .À a \"1 \\ u piltaire \" 3 :* - # oT .\u201cNort - ad Ho Ex i ns RENE - .\", \" y: \u20ac » n° VL Pa \u2014 > em ge.SE Coe Co \u2019 \u201c3 wel \u2019 Ce ?20800 Ae Thy ag Ae - Gao ELL RN a PR Le RE Li J x.à Bas A, - \u2018ei Ca an , Be pt PY Rian CE Le Ry or Ch Ce Une grande partie de toute la physiologie digestive repose sur le maintien d\u2019un cycle biliaire normal.Le Dycholium exerce une action stimulante énergique sur la fonction biliaire: C \u2014 J il en augmente considérablement la sécrétion, Ca assurant ainsi un meilleur drainage vésiculaire et une amélioration des processus digestifs.DYGHOLLE \\/ .Principales Indications ICTERE HEPATIQUE, CHOLECYSTITE, ANGIOCHOLITE, INSUFFISANCE BILIAIRE, e ENGORGEMENT DU FOIE.COMPRIMÉS dosés à O g.30 d'acide déhydrocholique cristallisé \u2014 Tubes de 20, flacons de 100, 500 et 1,000 comprimés.AMPOULES dosées à 1 gramme de déhydrocholate de sodium \u2014 Boîtes de 6 et de 100 ampoules. \\ Un Auxiliaire Eificace pour le Traitement de Certains Types de Tuberculose L'expérience clinique indique que la Streptomycine, comme auxiliaire de la thérapie ordinaire, @st l\u2019agent chimiothé- rapeutique le plus efficace pour le traitement de certains cas de tuberculose.Dans des cas choisis, la Streptomycine s\u2019est avérée efficace pour abréger la période d'invalidité.La forme nouvelle et améliorée de ce | Grom Steoptemycin Base SIREPTOMYCIN MERCK {ALCIUM CHLORIDE COMPLE Maissler under the supervision of à pré \u2018ensuit accompunying cirtuler Sire below 15° C 59 F3 on Dae: April 28/49 mi précieux agent antibactérien \u2014 la Streptomycine Merck (Complexe Chlorure de Calcium) \u2014 fournit ces trois remarquables avantages: 1 Pureté accrue \u201cD minimum de douleur après l'injection efficacité uniforme. SOMMAIRE © BULLETIN Roma AMYOT Au succès de l'Université Laval .000ccssac ne 1285 Hermile TRUDEL Le comité d'économie médicale .iiii cn 1286 Roma AMYOT Ptosis héréditaire familial et tardif des paupières supérieures .1287 Jacques LÉGER Contribution à l'étude des phénomènes d'hypersensibilité .\u2026.1295 RECUEIL DE FAITS G.GINGRAS Injections intrarachidiennes d'alcool chez les paraplégiques spastiques 1310 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique ) Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.graveleux Un verre à jeun.Albuminurie des goutteux et des | Une demi-bouteille par jour, soit: Un verre une demi-heure avant le repas Cystites.\u2014 Néphrites du midi Artério-sclérose au début Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 III N RX R .xX 2 N ques ont prouvé Des expériences clini que l'administration des xanthines = NR culat: oronaire peut doubler = ment l'effort.et augmente S = S = \u20ac = S # ae e gompt ne © chanv .an ges.10 0 g Loses Qa i {2 ors.q.2 Theo pyle ne.us.or.0 Theol on © potassium =\" 1/4 WF yodure wer y nu ou vase\u2019 IIH ne mohat 100 icarbona ns de NTOPHEN ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, MONTREAL (1) SOMMAIRE (Suite) REVUE GÉNÉRALE Laurent ARCHAMBAULT Quelques principes élémentaires de physiologie chirurgicale .1317 G.-Roger CHAMPOUX Les kystes du pancréas .10200000 a aa 1324 ÉDITORIAL V.LATRAVERSE Actualités sur la physiologie du nez et des sinus .1329 HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE Adrien PLOUFFE La semaine nationale d'immunisation et le service de samté .1335 Raymond MÉNARD L'enlèvement des déchets et la division de l'inspection sanitaire .1338 Pour les cas où le régime alimentaire habi- FORMULE : tuel renferme suffi- Dans la dose quo- samment de vitamine À Dans chaque tidienne moyenne et de vitamines du capsule (f capsules) roupe B: Vitamine D.50,000 unités int.200,000 unités int.8 P ° Vitamine A .1,666 unités int.6,664 unités int.\u201c OSTOFORTE \u201d Vitamine Bi (chlorhydrate de 0.67 mg.2.67 mg.(S.B C.No.651 \u201c FROSST™) thiamine) Chaque capsule contient Riboflavine (vitamine B-) 1.00 mg.4.00 mg.50,000 unités int.de Niacine (acide nicotinique) 6.67 mg.26.67 mg.vitamine D.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT : Le Composé PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).\u201d \u2019, t .: .itil ei l'Ostoferte ne DOSE : Jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Charles &.Frosot &Co.MONTREAL CANADA .« .par Panalgésie génito-urinaire sûre et efficace Un grand nombre de malades ambulants sont rapidement soulagés des symptômes urinaires douloureux par la simple administration de 2 comprimés de Pyridium Li.d.L'administration orale du Pyridium produit un effet analgésique bien marqué sur la muqueuse génito-urinaire.Cette action palliative contribue au soulagement rapide et efficace, si bienfaisant au malade souffrant de symptômes pénibles tels que mictions douloureuses, impérieuses et fréquentes, nycturie et ténesme.Le Pyridium est pour ainsi dire non toxique et on peut l'administrer à doses thérapeutiques avec une sécurité quasi complète pendant toute la durée du traitement de la-plupart des infections génito- urinaires non compliquées.Documentation sur demande SOMMAIRE (Suite) VARIÉTÉS Allocutions prononcées au cours du XIXe Congrès de l'A M.LF.C.1341 Le congrès de Boston .020220000 LL Lana Lana La aan 1363 Salon d'art du XIXe Congres .o oui.1366 e © © \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1879.1370 ANALYSES.LL.LL LL LL La a LA Aa Aa a a a a a a A a a a ee a aa aa aa ae 1372 MÉDECINE Les formes abdominales de la dégénérescence hépato-lenticulaire.(A propos d'un cas) (1372).CARDIOLOGIE Le traitement de la syphilis cardiovasculaire (1372).GASTRO-ENTÉROLOGIE Cryptite et anite hémorroïdaires (1373).Les perforations intestinales par ascaris (1373).CHIRURGIE Le traitement chirurgical du cancer du col utérin (1374).ORTHOPÉDIE Pied plat hypermobile, avec tendon d'Achille court (1375).NEURO-PSYCHIATRIE Traitement des syndromes parkinsoniens par la radiothérapie des noyaux gris centraux (1375).ANATOMO-PATHOLOGIE Les tumeurs primitives rétro-péritonéales (1376). Doyen de la faculté de médecine + o o Université de Manitoba, Winnipeg, Man.© PHOTOGRAPHIE PAR KARSH ALVIN T.MATHERS, M.D, C.M., F.R.C.P.(C) M.le docteur Alvin T.Mathers naquit à Neepawa, Man., en 1888.En 1913, il fut gradué en médecine et en chirurgie à l\u2019Université de Manitoba et en 1914 il fut nommé professeur adjoint de médecine.Il devint Doyen de cette faculté en 1931.La poursuite de ses études médicales le conduisit à Boston en 1916, et, durant 1929, il alla étudier en France, en Suisse, en Allemagne et en Angleterre.Le docteur Mathers a rempli plusieurs offices: président de \u201cWinnipeg Medical Association\u201d; vice-président, \u201cManitoba Medical Association\u201d; président, \u201cRoyal College of Physicians & Surgeons\u201d; président, \u201cMedical Council of Canada\u2019; membre honoraire, \u201cCentral Neuro-Psychiatric Association\u201d; membre, et agrégé, \u201cEditorial Board of American Psychiatric Association\u2019; membre, \u201cPublic Welfare Commission of Manitoba\u201d, et \u201cChild Welfare Board and Health Service Advisory Commission\u201d de la méme province.Il fut un des fondateurs de \u2018The Association of Canadian Medical Colleges\u201d, le premier secrétaire de cette association et, plus tard, président.# rt Fa na 2 re bh vl a 3 7 A 3 Ç LES DOYENS DE LA FACULTÉ DU MÉDECINE DU CANADA .sixième d'une série.Des exemplaires de cette photographie, propres à être encadrés, sont à la disposition des médecins ou étudiants en médecine.; @ 0 on po 0 ecommandafiion de Qcod de L'UNION MEDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F,C.\u2014 Montréal, novembre 1948 A rg vam ee Un l'exposé à l\u2019inténtiqn des médecinsi cânadiens Chartes &:Fros \u2019 COMPOSE \u201cE-FORTE\u201d La vitamine E est récemment devenue l\u2019objet de nombreuses discussions, tout spécialement en ce qui concerne la valeur de cette vitamine dans le traitement de \u2018troubles cardiaques\u201d, de diabète, de dystrophies musculaires et d\u2019affections dermatologiques.Nous n\u2019avons pas l\u2019intention de discuter ici les mérites des argumentations en faveur ou contre l\u2019emploi de la vitamine E (alpha toco- phérol) dans le traitement des différentes affections pour lesquelles ses promoteurs la recommandent.Bien que les résultats obtenus jusqu\u2019à présent soient remarquables, ils n\u2019ont pas encore été ratifiés par d\u2019autres observateurs.Ces derniers, cependant, n\u2019ont pas employé les doses recommandées par les auteurs du traitement, et jusqu\u2019à ce que ces recommandations aient été observées toute discussion semble inutile.Les promoteurs de l\u2019utilisation de la vitamine E en thérapeutique insistent essentiellement sur un point \u2014 l\u2019administration de doses suffisantes, soit de 300 a 900 mg.d\u2019acétate d\u2019alpha tocophérol par jour; ils insistent de plus sur le fait qu\u2019au cas où la dose minimum ne produirait pas les résultats désirés, on devra l\u2019augmenter à la dose maximum avant d\u2019admettre l\u2019insuccès.Les très nombreuses demandes de renseignement reçues à nos laboratoires relativement à la vitamine E, de même que la demande de ce produit, nous portent à présenter cette vitamine maintenant, en doses conformes à celles qu\u2019on recommande, et, tenant compte du fait qu\u2019il est toujours sage de s'assurer qu'une juste proportion des autres facteurs nutritifs accessoires essentiels soit présente, de les combiner avec la vitamine E dans une seule préparation.Nous appuyons sur le fait que la préparation de cette spécialité ne constitue pas une recommandation du traitement de notre part.Effets fâcheux À notre connaissance, le seul effet malencontreux éprouvé à la suite de l\u2019administration de ce produit est un état de sensibilisation observé chez de rares patients.Certaines affections où le traitement a produit des réactions favorables: 1.Maladies du coeur: artériosclérose accompagnée d\u2019angine de poitrine.Dose: de 300 à 900 mg.d\u2019acétate d\u2019alpha tocophérol chaque jour.Résultats: recul des bornes de l\u2019activité sans douleur cardiaque.Direction vers le normal des caractères anormaux présents sur l\u2019électrocardiogramme.2.Diabète sucré.Dose: de 300 à 900 mg.d\u2019acétate d\u2019alpha tocophérol par jour.Résultats: amélioration de la tolérance aux hydrates de carbone, et, conséquemment, diminution de la quantité d\u2019insuline requise \u2014 parfois même, suppression complète d\u2019insuline.3.Maladies de la peau: affections collagènes, ulcères chroniques, gangrène artérioscléreuse.Dose: de 300 à 900 mg.d\u2019acétate d\u2019alpha tocophérol par jour.Résultats: guérison des lésions.4.Gonflement et sensibilité des seins (prê- menstruels).Dose: de 300 à 900 mg.d\u2019acétate d\u2019alpha tocophérol par jour.Résultats: soulagement des douleurs.COMPOSÉ \u2018\u2018E-FORTE\u201d S.E.C.N° 676 \"So Chaque capsule contient: acétate de d-alpha tocophérol.100 mg.vitamine A.\u2026\u2026\u2026.1666 un.int.chlorhydrate de thiamine.0.67 mg.riboflavine.\u2026.\u2026.000000ccc0uee 0.67 mg.acide ascorbique.25 mg.vitamine D.RARE .\u2026\u2026\u2026\u2026.150 un.int.Dose: de 1 à 3 capsules trois fois par jour.Présentation: boîtes de 50 capsules. 10.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 IX = Sources à consulter Observations positives .\u201cVitamin E and Carbohydrate Metabolism.II.Action of Vitamin E on the Fasting Blood Sugar Levels, Glucose Tolerance Tests, and Glycosuria of Diabetics \u2014 Butturini, U., Clinica Medica 26, 7, et 90, 1945.\u201cThe Heart in Vitamin E Deficiency.\u201d \u2014 Butturini, U., Gior, de clin.med.27, 400, 1946.\u201cPrevention of Experimental Arteritis in Dogs by Vitamin E\u201d \u2014 Holman, R.L., Proc.Exptl.Biol.& Med.66, 307, 1947.\u201cVitamin E Diminishes the Vasomotor Symptoms of Menopause.\u201d \u2014 Rubenstein, B.B., Federation Proceedings 7, 106, 1948.\u201cInfluence of Vitamin E on Vascular Disease.\u201d \u2014 Shute, W.E., Shute, E.V., and Vogelsang, A.B., Surgery, Gynecol., and Obstet.86, 1, 1948.\u201cVitamin E in Angina Pectoris.\u201d \u2014 Shute, W.E., Shute, E.V., and Vogelsang, A.B., Lancet, (1) p.301, 1948.\u201cVitamin E in the management of diabetes mellitus.\u201d \u2014 Shute, W.E., and Vogelsang, A.B., Third Conference on Vitamin E, Montreal General Hospital, le 15 mai 1948.\u201cObservations on the effect of Vitamin E in mazoplasia.\u201d \u2014 Smith, Ivan, Third Conference on Vitamin E, Montreal General Hospital, le 15 mai 1948.\u201cCardiovascular Diseases treated with Vitamin E.\u201d \u2014 Vogelsang, A.B., and Shute, W.E., Third Conference on Vitamin E., Montreal General Hospital, le 15 mai, 1948.\u201cVitamin E (tocopherols) in the Collage- noses\u201d \u2014 Burgess, J.F., Lancet, 215, le 7 août, 1948.B.Observations dissidentes 1.2.\u201cVitamin E in Angina Pectoris\u201d\u2019.\u2014 Ball, K.P., Lancet, (1) 116, 1948.\u201cVitamin E in Angina Pectoris.\u201d\u2014Makin- son, D.H., Oleesky, S., and Stone, R.V., Lancet, (1) 102, 1948.\u201cVitamin E in the Blood and Diets of Diabetics.\u201d \u2014 Williams, John R., Third Conference on Vitamin E, Montreal General Hospital, le 15 mai 1948.\u201cVitamin E in Collagenoses.\u201d \u2014 Sweet, R.D., Lancet, 310, le 21 août 1948.Correspondance, \u201cORCHISTERONE-M\"\u2019 additionnée de \u201c'BEFORTE\u201d Thérapeutique suppléante dans les cas d'insuffisance hormonale chez l\u2019homme, et traitement de certaines endocrino- pathies chez la femme.Il est définitivement admis que l\u2019affaiblissement même léger des fonctions hépatiques peut modifier de façon notable le métabolisme des hormones stéroïdes, et que les vitamines du groupe B jouent un rôle prédominant dans le maintien intégral des propriétés du foie en présence de ces substances, du point de vue physiologique.Dans les circonstances, il semble à propos de s\u2019assurer qu\u2019une.juste proportion des facteurs du groupe B soit présente lorsque l\u2019\u201cOr- chistérone\u201d\u2019 (testostérone \u2018Stost') est employée thérapeutiquement.C\u2019est cette considération qui a présidé à la synthèse de l\u2019\u201cOrchistérone \u2014M\u201d additionnée de \u2018\u201c\u2018Beforte\u2019\u201d\u2019.SE \u201cORCHISTÉRONE-M\u201d additionnée de \u2018BEFORTE\u201d S.C.T.NO 424 \"Sos Chaque tablette contient: \u201cOrchistérone-M\u201d.10mg.(testostérone de méthyle \u2018So! levure de bière concentrée.150 mg.chlorhydrate de thiamine.3 mg.riboflavine.co.2 mg.niacinamide.12.5 mg.*chlorhydrate de pyridoxine.1 mg.*d-pantothénate de calcium.5 mg.vitamine D.500 un.int.acide ascorbique.s\u2026\u2026\u2026\u2026.25mg.*Le rôle joué par ces deux vitamines dans l'\u2019alimentation humaine n\u2019est pas encore déterminé.Posologie: de trois à six tablettes par jour.Présentation: flacons de 30 et de 100 tablettes.Chantes & Frost &Co, MONIREAL CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burreniv AMLF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 IL\" Union lIDédicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef | Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint & Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Léon Lonatin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. Attendue depuis longtemps PÉNICILLINE À ACTION PROLONGÉE POUR INJECTION AQUEUSE .UNE FOIS PAR JOUR x © © © S [ Cl / H (ND) Pénicilline G procainique pour injection aqueuse de Squibb Présentant tous les avantages de la pénicilline à action prolongée sans les désavantages des produits dont on disposait jusqu\u2019à présent.Ses indications sont les mêmes que celles de la pénicilline dans l\u2019huile et la cire.UNE INJECTION Une seule injection intramusculaire de 300,000 unités d\u2019une suspension aqueuse de CRYSTICILLIN maintient un niveau thérapeutique dans le sang PAR JOUR pendant 24 heures chez la majorité des malades \u2014 et pendant 36 heures chez environ la moitié d\u2019entre eux.MINIMUM DE La CRYSTICILLIN ne contient ni huile ni cire.Par conséquent, l\u2019injec- DOULEUR tion intramusculaire occasionne un minimum de douleur.FACILITE La CRYSTICILLIN s\u2019administre facilement en suspension aqueuse au , moyen d\u2019une seringue et d\u2019une aiguille ordinaires, qu\u2019il n\u2019est pas néces- D\u2019ADMINISTRATION saire d\u2019assécher.Le risque de blocage de l'aiguille est réduit au minimum et le nettoyage est facile.DEMEURE STABLE A l\u2019état sec, la CRYSTICILLIN demeure stable pendant 12 mois.Une SANS suspension aqueuse stérile peut se conserver à la température de la chambre RÉFRIGÉRATION pendant une semaine sans perte sensible de son activité.La CRYSTICILLIN est présentée en fioles fermées avec un diaphragme en caoutchouc perforable, contenant de la pénicilline G procaïnique sèche avec une quantité minime d\u2019agents dispersifs et stabilisateurs efficaces et non toxiques \u2014 devant être mis en suspension dans un diluant aqueux stérile.| Fioles multidoses de 1,500,000 unités * Marque de commerce enregistrée.POUR DOCUMENTATION, S'ADRESSER À E.R.SQUIBB & SONS CANADA LIMITED 2245, RUE VIAU, MONTRÉAL SQUIBB un pionnier du développement scientifique et industriel de la pénicilline XII I\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Bonus AMALC.- Montréal, novembre 1948 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise Ou Canada Fondée à Québec en 1902 1L' Union liINédicale ou Canada | ADMINISTRATION OFF ICIERS Président: Richard Gaudet Vice-présidents: Jean Saucier et Gustave Lacasse Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.Richard Gaudet, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Jean Saucier.COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018\u2019ex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. IN CALME LE CEUR LABORATOIRES CES $ ae SRY ARD 7 A tfgen nada R MILLET, RQ wpa 4 LIMITÉE MONTRÉAL NADA X1V L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurueriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 OFFICIERS l'Assoctation des (Dédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GENERAL Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.e SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Chs VÉZINA, Québec.A.-L.RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.J.-A.LECOURS, Ottawa.J.-E.PERRAS, Hull.COMITE DU XIXe CONGRES A.-L.RICHARD, président.J.-A.VIDAL, ler Vice-président.Richard GAUDET, 2e \" J.-A.DENONCOURT, 3e \" J.-B.JOBIN de © A.FONTAINE, Se \" G.LACASSE, sén., 6e \" J.-A.LECOURS, Secrétaire, 538, avenue King Edward, OTTAWA, Ont.J.-E.PERRAS, Trésorier, 192, rue Principale, HULL, P.Q.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, J.-H.LAPOINTE, Albert Chs-N.DeBLOIS, 1.-A.JARRY, Chs VEZINA.PAQUET, MEMBRES DU CONSEIL .AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, Q.1948 BAILLY, Roland, St Pie de Bagot, P.Q.1948 BEAUCHEMIN, -O., Calgary, Alberta LL LL ALL 1950 BELIVEAU, P., Nithaamn: N.-E.1948 BIBAUD, B., Valleyfield, P.Q.01010 1948 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .1948 BLANCHET, Roméo, 54 avenue Laurier, Québec .1948 BOHEMIER, Anatole, 3425, rue Saint-Hubert, Montréal 1858 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .5 BROUSSEAU, L.-P., Malartic, P.Q.1950 CARON, Sylvio, Mastaï, Québec Pa 1948 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St- Joseph, Montréal 1950 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- -loup, P.Q.1950 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1950 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .\u2026.1948 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q 21440 1948 DUBE, Edmond, 6055, rue Saint- Denis, \u2018Montréal 1950 GAUTHIER, C.IA.5315, St-Louis, Québ ec .1950 GAUTHIER, Henri- E., Woonsoket, R.|.1950 JOANNETTE, Albert, 'Sainte- Agathe- er Monts, P.Q.1948 LACHANCE, Wilfrid, Chicoutimi, P.Q.1948 LAFRAMBOISE, ]J.-M., 692, St-Patrice, Ottawa .LAROCHELLE, J.-R., Manchester, NH.LEBEL, M.-H., 3646, rue Laval, Montréal ee LEMIEUX, J.-R., 17, rue Ste-Ursule, Québec .MANSEAU, Georges, 244a, rue Principale, Ville Saint- Laurent, P.12110 0010011001 LL LL 19 MICHAUD, R., 170 est, rue Laurier, Ottawa .MILOT, J.-D., 1017, Stafford Road, Fall River .MORRISSETTE, Pierre, Saint-Georges, Beauce, P.Q.PELLETIER, A., Winchendon, Mass.PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.POWERS, A., 11, Front, Hull, P.Q.RIOUX, J.Emile, Sainte- Anne-des- Monts, P.Q.ROULEAU, |.- Saint-Grégoire, Co.Nicolet, P.Q.SMITH, Dea 300, carré Saint-Louis, Montréal .SORMANY, Albert, Edmunston, N.-B.TANGUAY, R., Sudbury, ont.1.122111 1 1142 - TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.0.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 XV Premier souffle, premier bain, premier biberon Dans une vie ou tout est \u201cpremier\u201d, bébé manque de temps, en particulier dans les premières semaines de la vie, pour se préparer à la lutte contre les troubles gastrointestinaux, tels que la fermentation des hydrates de carbone avec distension abdominale et diarrhée consécutives.Le \u2018Dexin\u2019 a fait ses preuves comme \u201cpremier hydrate de carbone\u201d: parce que (1) sa haute teneur en dextrine prévient la fermentation par les microbes habituellement présent dans l\u2019intestin et (2) parce qu\u2019il favorise la formation de grumeaux mous, floconneux et facilement digestibles.Simplement préparé avec du lait chaud ou froid, le \u201cDexin\u2019, marque désignant une préparation d\u2019hydrate de carbone riche en dextrine, s\u2019adapte facilement aux besoins du nourrisson qui croissent de mois en mois, et plus tard, grâce à sa saveur agréable qui n\u2019est pas trop sucrée, peut servir de complément aux régimes non irritants.Le \u2018Dexin\u2019 est different.?£ : = D e ! RICHE EN HYDRATES DE CARBONE DEXTRINIQUE MARQUE DEPOSLE Composition : Dextrine 75% « Maltose 24% « Cendres minérales 0.259, + Eau 0.75% « Hydrate de carbone disponible 999, + 115 calories par once (environ 30 grammes) e 6 cuillérees à entremets rases représentent 30 grammes eo Boîtes de douze onces (environ 840 g.) et de trois livres (environ 1 kg.360).B® BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) Montreal XVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 p= Sparto lsovalerianate Neutre de Spartéine SEDATIF CARDIO - VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE Dragees de Spartoval (dosees a O gr, 05,) 2 à 6 par jour.Ethylphenylbarbiturate Neutre NEURO-SEDATIF & HYPNOGENE du Système de Spartéine « EQUILIBRANT-» \u2018 \u2018 .nerveux vegetatif Dragees de Génistenal (0.035 d'éthylphénylmalonylurée et 0.015 de spartéine).Adultes: 1 à 6 dragées par jour.\u2014 Enfants: 1% à 4 .» LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents, pour le .Canada: VINANT 200, rue Vallée, MONTREAL a, ve.Se eo 322 Lr L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 XVII La rapidité avec laquelle la pénicilline, administrée à doses idoines, entraîne la défervescence dans des affections considérées autrefois comme ayant un pronostic extrêmement grave, est devenue de nos jours un fait bien banal en soi.Cependant, pour assurer le succès de la thérapie par la pénicilline, il est essentiel de prévoir un traitement d'entretien durant un laps de temps suffisant, de façon à randre improbable une recrudescence de l'activité des germes pathogènes.C'est à cette fin que les comprimés LEDERCILLIN Lederle, à base de pénicilline, sont exceptionnellement utiles et c'est pourquoi ils ont été accueillis avec tant de faveur par le corps médical.LISTE DES PRODUITS DU GROUPE PÉNICILLINE Comprimés: Flacon de 12 comprimés, dosés à 50,000 Unités chacun Comprimés: Flacon de 12 comprimés, dosés à 100,000 Unités chacun Losanges: Flacons de 25 et 250 losanges, dosés à 5,000 Unités chacun Losanges: Flacons de 25 losanges, dosés à 1,000 Unités chacun.Onguent: Tube de 1 once.Onguent ophtalmique: 6 tubes de Y once.Pénicilline G.sodique cristallisée Lederle Fioles de 100,000, 200,000, 500,000 et 1,000,000 Unités.* Enrg.U.S.Pat.Off.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 7335, boulevard Saint-Laurent, Montréal 14, Qué. XVIII I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Manque px arque tique re: 46.Rue de R BAILLY AFFECTIONS VOIES RESPIRATOIRES Bronchites, Asthme, Emphysème, Formule da FOLMO-BAILLY Pulmonaria ext .2.005 Pad he Galacolaie de Codéine.0.010 Phosphn-Galacolate de Sedum.o.Acid Phosphorigue.cere prod .oBe Excip.laa.RAP IE 310 {Une cullierée à café).- 5 gr.90 c.c.environ \"°° NS Rhumes, Catarrhes, Grippes, Laryngites, Pharyngites.A.BAILLY 18, Rue de Rome, PARIS SA (Docteur en Pharmacie, Ex-lelarm des hépllaur , 3 Dépôt Général pour le Canada : A VINANT Limitée SA BASE ACTIVE DE COMPOSITION ET D'ACTION DÉFINIES ET CONSTANTES Phospho-Gaïacolate de Codéïne ASSURE : PAR L'IMPRÉGNATION ANTISEPTIQUE de la muqueuse de l'appareil pulmonaire : L'ELIMINATION des éléments infectants, la SUPPRESSION progressive de latoux et de l'expectoration.2° PAR SON PHOSPHORE ORGANIQUE directement assimilable : LERENFORCEMENT de la capacité de défense de l'organisme.LA STIMULATION puissante du tonus nerveux, de l'appétit et des fonctions digestives.Toutes les affections des voies respiratoires, préventif et curatif des complications broncho- pulmonaires de la grippe et des maladies infectieuses, toux.| cuillerée à café au milieu de chacun des repas.\u2014 Aucune contre Indication DIEM 10 Fadl JN The Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL. Chez le nourrisson et l\u2019enfant en bas âge La \u201cSUPPLAVITE\u201d Liquide assure la quantité convenable de vitamines essentielles.Ce liquide agréablement aromatisé se mélange facilement au lait, aux jus de fruits ou aux autres liquides ou se prend à la cuiller.Bouteilles de 2 et 8 onces.Pour compléter le régime alimentaire Les Comprimés \u201cSUPPLAVITE\u201d renferment, à dose préventive, six différents facteurs vitaminiques utilisés dans le traitement des rences frustes ou pour répondre \u2018aux besoins accrus comme il arrive dans la vieillesse, 1 \u2018grossesse, l\u2019adoleseence, la convalescence ou les régimes de restrictions.Bouteilles de 36, 100 et 500 comprimés Comme traitement Les Capsules \u201cMEGAVITE\u201d ; ÇÎ , contiennent, à dose massive, neuf différents facteurs vitaminiques pour le traitement des carences aiguës dues à la maladie chronique, aux lésions gastro- intestinales étendues, aux interventions chirurgicales ou à la carence alimentaire prolongée.Bouteilles de 30 et 100 capsules.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée e Biologistes et Pharmaciens e Montréal, Canada XX L'UNION MÉDICALKB DU CANADA - BULLETIN AM.LF.C.Montréal, octobre 1948 UN BON POINT DE DEPART \u2018CALCIUM A\u201d AVEC VITAMINE C No 290 Capsules dosées à: Vitamine A.2800 unités int.Pro-vitamine A (béta-caroténe) 700 unités int.Vitamine D.350 unités int.Vitamine C (acide ascorbique).30 mg.Phosphate bicalcique.560 mg.(8.6grs) Boîtes de 40 et 100 \u201cCALCIUM A\u201d No 280 Capsules dosées à: Vitamine A.2800 unités int.Pro-vitamine À (bêta-carotène) 700 unités int.Vitamine D.350 unités int.Phosphate bicalcique.560 mg.(8.6 grs) Boîtes de 40 et 100 F2470 MONTRÉAL, CANADA AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE + Eologites of Pharmaciens | Les comptes rendus sur l\u2019emploi de \u2018Physeptone\u2019 marque de fabrique Méthadon signalent un avantage marqué de ce produit dans le maniement des douleurs graves.À quelques exceptions près, il peut avantageusement remplacer la morphine, lui étant égal ou supérieur quant à l'effet analgésique.\u2018Physeptone\u2019 ne déprime pas indûment la respiration, ne constipe pas trop ni n\u2019induit à la narcose ou à l\u2019apathie mentale ; on peut l\u2019administrer d'une façon continue pendant longtemps sans que l\u2019effet en soit amoindri.\u2018Physeptone\u2019 est un composé synthétique découvert récemment; il n\u2019est pas chimiquement apparenté aux alcaloides de l\u2019opium.Federation Proc.(1947), 6, 327.Hewer, A.J.M.and Keele, C.A.(1947) Lancet ii, 281 \u2018PHYSEPTONE\u2019 marque de fabrique Méthadon, comprimés de 5 mgm.Flacons de 25 et 100 produits.\u2018PHYSEPTONE\u2019 marque de fabrique Injection de Méthadon.Ampoules de 10 mgm.dans 1 c.c.Boîtes de 12.La vente de \u2018Physeptone\u2019 est assujettie aux Reglements de l\u2019acte des drogues narcotiques et Opium.Littérature expédiée sur demande XXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin AMLFC.\u2014 Montréal, novembre 1948 sa $ # | Ë DILATRANE GRIMAUL = PREVENTION ET TRAITEMENT DE LA CRISE Comprimés à action rapide \u2014 Dragées à action lente 3 à 6 comprimés ou dragées par jour LABORATOIRES GRIMAULT 51, rue François ler, Paris Agent pour le Canada : LUCIEN MASSON, INC.950 est, rue Sherbrooke Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buruer1N A.M.LF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 XXII [=== \u2014 \u2014 GI MENG tte GAS ct GED ame EP SNe GE SEE em ce t\u2014 \u2014 7 | | sinusite | | L Contréle antibiotiqu Soulagement symptomatique Le chlorhydrate de Néo-Synéphrine \u2014 Vaso-constricteur sûr, d'efficacité constante \u2014 permet l'auto-drainage des sécrétions et rétablit l\u2019aération dans la sinusite.En dégageant les sinus obstrués, la Néo-Synéphrine facilite une pénicillinothérapie des plus efficaces.néo=synephrine PENICILLINE CRISTALLISEE Présentée en solution tamponnée, fraichement in Sz me préparée, contenant 0.25 pour cent de chlorhy- New Yorx 13/N.Y.WiNDsoR, ONT.drate de Néo-Synéphrine et 1600 unités de pénicilline G sodique par c.c.En flacons de 15 c.c.Néo-Synéphrine, marque de commerce enregistrée aux E.-U.et au Canada, marque de phenylephrine.1019 Elliott Street West, Windsor, Ont.423 est, rue Ontario, Montréal, P.Q. XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 APIYERE VENIN D'ABEILLES v | apivene injectable: Venin d\u2019abeilles en solution isotonique désalbuminé et titré sur la souris.PRESENTATION 5 ampoules de 1 cc.INDICATIONS TRAITEMENT CURATIF DE TOUTES LES MANIFESTATIONS DIATHÉSIQUES QU'ELLES SOIENT ARTICULAIRES OU NERVEUSES.LABORATOIRES CLAUDE BERNARD Représentant : LABORATOIRE LANCET LIMITÉE 354 est, rue Ste-Catherine, Montréal, Canada.\u2014 MArquette 1722 XXV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 ER S RREN RS a VI B GH PS ed Eine , TE ES EC A Ep AE ho REE ER Bg : : 0 SO : A : pat A A ?3 R Ex bo os AT\" a a SORTE IEEE RR = vu PES SEE SPIT A a RN J Ya SA nC, 4 SR oi re a dil Ni B .py : a A AF 2% LS A ERNIE A EN NM i.PRO - e ve re FO RE SNR REY Dar > A ad = SEE & .= sa X Æ J SL 3 She pe Lig i hii NE gd Ra Ge o Bg * A .R R = rr SA D A .kt 3 Di EN ht * ot Le be va I a Ba - PAS DE DOSAGE - PAS D'ÉBULLITION P PAS D'EPROUVETTES Les diabétiques accueilleront avec plaisir l'épreuve \u201cÉclair\u201d (réactif sec prêt à utiliser), en raison de sa simplicité et de sa facilité d'emploi.Pas d\u2019éprouvettes, pas d\u2019ébullition, pas de dosage; simplement un peu de poudre, un peu d\u2019urine \u2014 s\u2019il y a présence de sucre ou d\u2019acétone, la modification de couleur se produit à l\u2019instant., ° \\ J \u2019 CG ce (DENCO) POUR LA RECHERCHE DE L\u2019ACÉTONE DANS L\u2019URINE POUR LA RECHERCHE DU SUCRE DANS L\u2019URINE LES DEUX ÉPREUVES LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR \u2014 \u2014us=RSS Se \u2014 2.UN PEU D'URINE (NP > 1.UN PEU DE POUDRE \u2014\u2014 MODIFICATION DE COULEUR INSTANTANÉE Nécessaire contenant une fiole de réactif d\u2019acétone (Denco) et une fiole de Galatest maintenant disponible.Très commode pour la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire contient aussi un stilligoutte médical et une échelle de couleurs.Ce nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez les marchands d'instruments chirurgicaux.Accepté pour publicité dans le \u2018Journal of the American Medical Association\u201d.NOTICES DESCRIPTIVES SUR DEMANDE Ae ap a a oo = = S = a 0 SN aa + = .-~ NR We , = & A 3 nN Sho op ES ne Se wo » pr % DS nd ® Ha à 5 À bi AN Ÿ > 2 2 & 2 = a 7 ss 7 5 ÆÉ = > = > > Lag 4 \u201cum Sid oF ê EE été 4 2 2, % Gi.SE To E23 2\u201d NS SH 2 = rg & SRS A : AS a Az VE = = À PR 4 of \\ sé Ÿ > = Fie % ) Yi, i 2 Ë ae se ce 5 Sa 4 Yen \\ 2 a k ia ee ed wad?% ; AEE wt BE 3 2 % a i net\u201d 2 a ERR ce & % se 2 Ege ve ane 2 Ho ag A ex ee sur ES vossqusss Jos 2 SRT, 2 Hips Bay \u201cEmr ES 1d ea S - 2 se AY pL es 3: Pn in a et LA PR pu i 5.> 9 % a 9 ws 3 5e 4 A ga pes { Se fia he 3 3 PS Le El FT o Er = _- leo TE to RIEL AUS su à ony Cle wo AL WB pi} seh.OR npn Pat.gen)! Mar of th Pris jel) (price) tr he rch- vo AL °° (Prise IN hye dazolin 1 March be cd.N° : arm qe.Rear\u201d GwW1SS- 1942- Proc- \u2019 1940- y Vhe he F.A.Yen 3: anual)\u2019 av ysl 5 a au 5 i so y and CT oclS i i Rea andar?of Rayit 0.Ma J- jee Ahlquist> }.ad Mar- > preatm® nt) Benz) \u2018 \\ La > 10.W godbV yo = Obser pa- jiseas \" ne rise pnflué A.Effe ects © =_jmi laz0 t Ca Me \u2018 ) .a9 ! oO 1.;mide the la soli! Ciba) : x AR \" Sy im vs proc- NY 115 oe es N a ch.\u2018 La te Vy aa, Ma \" At À parks Actor V6.ne nt a .k IY ; \u2018Ur cath! \"No ordre ° ee\u2019 is - 943- > oh nA, wh 4 | Pert] vi 0.Ant pisorder yp Co ese 19: \u201c0d.pa zolins 5ylumt\" ut \\ Aueh- reali ( Sur and - Ne senilts- a Ben=.geet jon de we le ' 5.7.olin?4 ! ih 131: 0b ' [a cox?e ae Lp ei ana \u20ac The Ri nin 19 \u2018 \u20ac Fhe Vio.» > a - pe ripheré S Brave Nie pisorder® 28 y of Pt Ë | une Ye mens Ure I .C Wy.[xpos a priscol 3 x oh \u2018 pue HTC Hv pyoatmel Ir at aed.194 Grunt don- 1, a Pape Sess cal [rec No LÀ aires ng { (le [or ._ et erat RA \u2018 A.6.Chess 5.F- j AT Kin Wo \\ t man 1 tic Wien: 943 7 ; SAdrenoby ida 260, } a \\.and \\ 2 3) \u2018 x.3 y nbach- Re Vo >1 550 | Weis a jnjec- © arte rhv- of Intra the \u201cCalo pida- ob - fons of 9.Ben- ie ts de drate |; (Rés su ben sr .Ye a al er a P and Pour avoir une descriptiSn Un nouvel agent adrenolytique doue de puissantes taillée des proprietés pharmacologiques, de l\u2019usage clinique et de la posologie de Priscol, ainsi qu\u2019une complète bi- a bliographie, demandez no- \u201c tre nouvelle brochure ins- GOMPAGNIE proprietes sympatholytiques et vaso-dilatatrices.LIMITÉE, MONTREA XXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Pour un traitement antifebrile et décongestif Soutenu EMPLOYEZ NUMOTIZINE Appliquée promptement sur la région enflammée ou congestionnée, Numotizine soulage rapidement la douleur et, par son pouvoir d\u2019hyperémie, aide à dissiper la congestion.Une absorption lente et constante à travers la peau, de ses éléments analgésiques et antipyrétiques\u2014gaiacol et créosote\u2014produit une action antifébrile constante et soutenue, sans interférence avec la digestion.NUMOTIZINE, INC.900 North Franklin Street Chicago, Illinois, U.S.À. win .ea 1 A4 \u20ac dans la régénération maximum de l\u2019hémoglobine établi avec i= de troubles ERREUX \u2014 ferreux\u2014 MRT est si peu 1 se mélange de facon idéale intéres nt.lycinate ferreux \u2014 MRT ren on dans une huile comestible.Ell sans y provoquer de réaction ni, ; .Absorption efficace dans l\u2019int brochure explicative contenant une b e source de références remarquables, NINGATE CHEMICAL COMPANY MONTREAL XXX L'UNION MÉDICALE DUCANADA \u2014 BurcsTiN AMLEC \u2014 Montréal, novembre 194S Dans des études cliniques* convaincantes, viennent s\u2019accumuler rapidement les preuves de l'efficacité du Diproprionate de Méprane.On y rapporte constamment l'amélioration rapide et complète des symptômes de la ménopause.Le rétablissement de la sensation de bien-être est en tout point comparable à celui que l\u2019on obtient par l\u2019administration d'œstrogènes naturels.Avantages coe ® Soulage rapidement les symptômes de la ménopause.© Rétablit la sensation de bien-être.@ Réactions désagréables quasi inexistantes.® Economique.*Sturgis, S.H.; Am.JI.Obst.& Gyn.53:678, avril 1947.Lin, HAC; Am.JI.Obst.& Gyn.54:296, aout 1947.Documentation et échantillons de Dipripionate de Méprane envoyés sur demande.GIE: Traitement d'attaque, 1 com- i.d.par jour apres les repus.tement d'entretien 1] à 2 comprimés jai haque comprime contient 1 mg.n) 3.4-bis-(m-methyl-p-propion- hexane. 1 UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 XXXI 3% 7 BIT SMU Pye va BRUNE oA TTA 4 Th Yi a ti + 24-3 ait 2 Ky) ie [1.5es gis oe Ha COKIN I WS os el ei Rnd os k > A A8 vo ar XY hd + .ADDITION DE TROIS ELEMENTS ESSENTIELS DU GROUPE VITAMINIQUE B ; ee ve 450 BROT MER yETH \u2018MITE @ DES QUANTITES SUBST ANTIELLES @ DANS DES PROPORTIONS EQUILIBREES Le FER est fourni sous forme de sulfate ferreux\u2014 protégé \u2014 stable \u2014 facilement mm \u20ac 5.\\ m9 de \u2019 mom Sine y AS V0 Orion naine, assimilé s.Tach s 2.0 mar de de astule ve 100 2 0GIE: TS jon © ; ° ouf POS LA FORMULE DES PLASTULES HEMATINIC SIMPLES N\u2019A SUBI AUCUN CHANGEMENT Hiei Marque déposée DES HEMOCONCENTRATIONS DE rendues possibles par la sro oflje SI) y ° Pénicilline-G Procaïnique dans l\u2019Huile additionnée de Monostéarate d\u2019Aluminium Produit special pour une penicillinemie de 96 heures La Pénicilline-G procaïnique dans l\u2019huile additionnée de monostéarate d'aluminium présente les caractéristiques suivantes: ® Une injection tous les deux jours ® Absence de dépot\u2014donc pas de suffit dans la majorité des cas.nodosités douloureuses.® Grande facilité d\u2019administration par e Douleur atténuée au point d\u2019injection.suite de l\u2019extrême fluiditë de la e Stabilité à la température de la chambre\u2014conservation au froid e Plus d\u2019aiguilles obstruées.inutile.préparation.WYCILLIN AMELIOREE Pêénicilline-G procaïnique cristallisée , _ pour injection aqueuse Up A Fioles de 1 c.c.et 5 c.c.JE Marque déposée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurceriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 XXXIII CG , ; contre l\u2019OTITE MOYENNE contre l'OTITE MOYENNE AIGUE SUPPURANTE CHRONIQUE Symptômes: Douleur, fièvre, oedème, leucocy- Symptômes: .- hé iniât Oo + étide os eat de goroment dim Qh opie, sournt fede nution de l'acuité auditive.' douleur.Traitement: Traitement: Sédation de la douleur et résolution Otosmosan.de l'inflammation\u2014Auralgan.F J OYMULE! Effets: ; J Glycérole (Dohow) à 20 p.100 de Régression de la congestion, anal- carbamide de sulfathiazole.gésie, bactériostase.Effets: Assainit l'odeur de l'écoulement, liquéfie les granulations, rétablit l'intégrité du tissu épithélial.Bactériostatique.Envoi à titre gracieux des quantités nécessaires à un essai clinique.THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.u Montréal ° New-York 13 ° - Londres | XXXIV 1\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Oraitement Symptomatique Éprouvé dans les ETATS ASTHNATIQUES Comprimés Capsules Théophylline .2 gr.Aminophylline .la gr.Phénobarbital.1-8 gr.Phénobarbital de Ephédrine.3-8 gr.À 3-8 gr.Lobélie \u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.1 gr.Chlor.Ephédrine \u2026\u2026 3-8 gr.Lobélie \u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.1 gr.Deux spécialités des Laboratoires [ASGRAIN & [HARBONNEAU \u201cUNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL\u201d QUÉBEC MONTRÉAL OTTAWA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 XXXV Nouvelle Formule : INFECTIONS DE LA GORGE SUPPOSITOIRES AMYG-BIS UN SEUL SUPPOSITOIRE \u2014 JAMAIS PLUS DE DEUX Nouveau sel de Bismuth (Camphocarbonate) Succinate de Benzyl et Sodium Phénylsemicarbazide Formule: Adulte et enfant.TRAITEMENT DE LA TOUX?SUPPOSITOIRES RECTOCRINE Formule: Adulte et enfant.Echantillons et littérature à Messieurs les Médecins seulement.Deux spécialités des Laboratoires [ASGRAIN & [HARBONN * Limitée \u201cUNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL\u201d QUÉBEC MONTRÉAL OTTAWA XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin AMLFC \u2014 Montréal, novembre 1918 ol SSM PIN 23, Ù on a \\ À il DU SRREEAY pour aider a vaincre les dépressions qui se dissimulent sous l\u2019apparence de maladies corporelles LE SULFATE DE BENZEDRINE est d\u2019un secours très appréciable pour hâter le rétablissement de malades souffrant de dépression qui se dissimule sous l\u2019apparence d\u2019une maladie corporelle.Avec la disparition de cette dépression, le malade voit ses préoccupations s\u2019évanouir et retrouve rapidement son équilibre psychique.Smith Kline & French Inter-American Corp., Philadelphie et Montreal Concessionnaires pour le Canada: The Leeming Miles Co., Ltd., Montreal Sulfate de Comprimés de 5 mg.et de 10 mg.Benzédrine en flacons de 25 et de 250.(Sulfate d\u2019amphétamine racémique, S.K.F.) un des medicaments de base L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrerIN A.MILI.C.\u2014 Montréal, novembre 1943 XXXVII D.E.EK.15 Dihydroergotamine \u201cSandoz\u201d la udication Ejpicacite Polérance SANDOZ Migrant LA CRISE AIGUË: \u201cOur clinical experience with D.H.E.45, in treatment of 120 patients who had migraine, indicates that it is a safe and efficient preparation to use in aborting acute attacks of headache.\u201d Horton, B.T., Peters, G.A.and Blumenthal, L.S.; Proc.Staff Meet., Mayo Clin.20: 241 (July 11) 1945.SOULAGEMENT RAPIDE: =.dramatic relief from migraine symptoms can be obtained within 20 to 30 minutes following intramuscular administration of .D.H.E.45.\u201d Friedman, M.D., and Friedman, D.{.: Ohio State M.J.41: 1099 (Dec.) 1945 PAS DE REACTIONS SECONDAIRES: \u201cWe found that dihy- droergotamine was completely free from toxic or side reactions in the series of patients treated.\u201d Dannenberg, T.: Permanente Foundation Medical Bulletin 4: 97 (July ) 1946.POSOLOGIE: 1 à 2 c.c.par voie im, FORMES THERAPEUTIQUES: Am- s.c.ou i.v.Répéter une heure plus tard poules a 1 c.c.(1 mgm.).Boîtes si nécessaire.15 a 20 gouttes 3 fois de 6 ampoules.Gouttes a 0.29.par jour.Flacons de 15 c.c.Littérature et échantillons a la disposition du Corps Médical Département Pharmaceutique Sandoz THE WINGATE CHEMICAL COMPANY LTD.378 ouest, rue St.Paul, Montréal, P.Q.BAF XXXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Niveaux sanguins thérapeutiques de Pénicilline avec Vous pouvez, avec Flo-Cillin \u201c\u201896\u201d, produire et maintenir dans le sang des concentrations thérapeutiques de péni- non pas par cilline ayant quatre fois la durée de celles obtenues avec les formes antérieures de HEURES pénicilline-retard.Les constatations cliniques démontrent qu\u2019à la quatre-vingt- seizième heure qui suit une seule injection d'un cm3 (300,000 unités), environ 90% des patients conservent un taux de péni- cillinémie égal à, ou excédant la concentration thérapeutique théoriquement efficace de 0.03 unité par cm3 de sérum.Cette innovation marquante libère du besoin des injections quotidiennes dans MON pas pour une le traitement par la pénicilline-retard.On estime que la dose recommandée de 1 J OURNEE cm3 tous les deux jours est adéquate dans la majorité des usages cliniques.De plus Flo-Cillin \u2018\u201896\u2019\u2019 est une suspension stable, de fluidité permanente, et qui ne \u2018\u2019déposera pas\u201d\u2019.Aucune agitation prolongée n\u2019est nécessaire pour en reconstituer la sus- .pension.On peut étre assuré d'une dis- mais pour des persion uniforme de pénicilline dans chacune des doses.J 0 U RS FLO-CILLIN \u201c96\u201d Marque de Commerce des Laboratoires Bristol pour la Pénicilline G procainique dans I'huile (300,000 unstés par cm?) avec monostéarate d\u2019aluminium 3 2% MAINTENANT disponible chez votre fournisseur habituel a) en fioles contenant dix doses de 1 cm3; b) en un empaquetage aseptique qu\u2019on jette après usage, et qui contient une cartouche de 1 cm3 et une seringue- cartouche B-D* à injection unique; c) en cartouches uniques de 1 cm3 pouvant servir avec la seringue-cartouche B-D* en métal.> Bristo LABORATORIES OF CANADA, LTD.*Nom déposé de Becton, Dickinson & Co.286 OUEST, RUE ST-PAUL MONTREAL, CANADA os ae #e SH 2 a > se Vind SE x 5 i Sas Sa veh oh a 28 oF es Se SRE SE ae Ri et 2 NR \"20 x oe RR * æ id wt 2 = =.Es 5 ë a = ss ss pee Sie pes = W ; ee 3 A One By > se po 5 Ma 5 Ba 2 ig i ge ER 2 Se «8 = i ey 3 2 7 55 sé a > Ù - GA & i = 5 i 5 Se 5 > es se xe oi A a ol - eis ER 5 fo 2 i = sn $ à al By is 5 te see HY « Xo = & = # rr Bi a = se SE se = Se = ce .OE i a a SE = Sd x ses ; i ee 2 se a vi id Ne RE RR = 3 su 5 à a i 5 un Fe io 5 Ko .Fe i he x os RE 4 By Ee SA Nl 3 2 S38 iy at Seika Ra A a 2 a fo i 6 x se nena 2e a 3 Be He i ne vi .vi = = © a i 2x 2 5 dis ae Joe sé Se = , 5 = 5 es = So fad = 2 a i > 8 Sa Se 5 La oS We So Si i = ss Se es a Se AL Sek ; ER es 5 Se x a > CR Ss 2 8 jee Ee Sh oa ex Sod WN i Rt $ dé i 0 RE 2% ea ue © 5 - se $ A se i x si sex Se E.ih = eS .i .OR 1s SE OS pe ee © 2, ss i Ty a se A = a or i = .ce 2 5 = , So 8 ce ce a 5 WR Le SS 2 2 Si So ho as Sa 9 x ay se = se 5 gs > = * = 3 ix ue 5 S N = = 3 \u20ac 5 = = > oe = a Nh 3 = a .= Th cE ae = Sh = = wy = NE se SY = Ww is ES se = se 5% .SC 2e 5 i i Su i es a HR = So i sa SES SEER Ey is se se i HA Si Sa OX A La i a Le see & Se 5 LE oF ol = = ce es A a = .SRE 2e 5 ae Si ay = ee ee as Se = 9 SEEK nk 5 SN i Vr 5 Hu = ei ER Sa a = = = ne @ 5 Ni 2 a 03 oe A i 8 5 2 > = ae 2 a SE 5 i is SN x: 8 , se A a HI x 5 8 a ¢ 5 & Te 5 tor = a sons Ë + = ee = ee i Sa a - on = 2 i Se sé se .à x Te or of > = Se wo ae à se 2 =.> a.$ se = acier Na oe x Ze = 2e = = i se = a RE Sa a ce 5 i ra iE 0 x.Se A \u20ac se 5 i 2 ais ar ge Jo is 32 os 5 a Sa .5 = > se #5 se % a > as = SRE ae on 2e i a cas SE 2 ca SA a 5 = = Ly = = He Spe 23 .ee, .5 & i 2 £5 cn nt = S 2 =.= 2 i a i Ly Le 5% \u201c= Se RE = .= 5 = % i 4 & = 3 ES 5 3 2 = os var pis & Ges kr ou Se 5 Si is i Ee ape = i x 5 i PS fin wy of Si is 5 5 de pe: A de > Aad .San > i RR se 2.Ke = = Z i A (5 A iit rien 3 A # mn er % Sis 25 .Gea 2e 5 7 7 % i = 5 Ey ae 52 2 Hig i és se GE a, de É 5 or bis Son © RN a 5 ce Le HAS dr = ve ire A es 4 Se i ak ce > â GS 5 = fo %; en = = i ps = 5 7 4 % M = $ pa i i is a 23:8 i i oF 55 en i ss : 5 Gi NE i a a a Gv % a i Ba 7 % i i i oie de se cr 4 \u201c es és.74 pr pins sa AR it Le 2 gi Sa ne se i 5 RT x AO 5 ta 2 = a = 4: A \\ yan Q Mais quand e Mrs SA CONDUITE est bien différente lorsqu\u2019il s'agit de prendre des remèdes .à moins que ceux- ci ne soient à son goût.La thérapeutique pénicil- linée intensive par voie buccale pose un véritable problème, mais 1l est facilement résolu par les Comprimés Du/cets d\u2019ABBOCILLINE \u2014 un nouveau genre de comprimés contenant de fortes doses de pénicilline, qui ont l\u2019apparence et le goût de bonbons.Même lorsqu\u2019on croque les Du/cets d\u2019ABBOCILLINE ou qu\u2019on les laisse fondre comme des pastilles, la base sucrée parfumée à la cannelle masque très bien l\u2019amertume de la pénicilline.Chaque Dulcet d\u2019AB- BOCILLINE contient 50,000 unités de pénicilline G potassique cristallisée et 0.25 gramme de carbonate de calcium comme tampon .c\u2019est une thérapeutique rationnelle sous une forme qui la rend acceptable aux malades.Vos jeunes malades \u2014 et aussi les adultes qui éprouvent de la difficulté à avaler les comprimés ordinaires \u2014 apprécieront ce produit agréable.Sur votre prochaine ordonnance pour de la pénicilline orale, specifiez les Dulcets d\u2019ABBo- CILLINE, qui se vendent en flacons de 12.LABORATOIRES ABBOTT LIMITEE, MONTREAL 9.some Dulcets\u201d d'ABBOCILLINE PÉNICILLINE POTASSIQUE émée \u201cJampounés *COMPRIMÉS MÉDICAMENTÉS SUCRÉS D'ABBOTT Bulletin de l\u2019Association des (Dédecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union liDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 76 : MM.Allard (Eugène) ; Amyot (Roma) ; Arcand (Arthur); Archambault (Jules); Archam- bault (Paul-René) ; Baillargeon (Bernard); Beaudry (Maurice); Beaudoin (Robert) ; Beaulieu (David) ; Beauregard (J.-M.) ; Bé- gin (B.-H.); Bédard (Onésime) ; Bélanger (Emile); Bélisle (Louis-Philippe); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bernier (Jacques) ; Bertrand (A); Bertrand (Claude) ; Bigue (Germain) ; Bisson (Christophe) ; Bohémier (Charles) ; Bois (Elphége); Bonnier (Maurice); Boucher (Roméo); Boulanger (J.-B.) ; Bourdon (C.-A.) ; Bourgeois (Paul) ; Bourgoin (Louis) ; Bourque (Jean- Paul); Brahy (Jules); Cabana (L.-P.); Cauchon (Roland) ; Caumartin (Paul) ; Chabot (Cécile) ; Champoux (Roger); Chaput (Yves) ; Charest (F.); Charest (G.); Char- land (Richard-A.); Chartier (Aimé) ; Chi- ray (M.) ; Cholette (Albert-M.) ; Choquette (L.-P.-E.); Côté (Chs-E.); Cousineau (Georges); D'Argencourt (Guy); Dargis (Jean) ; Darjet (Raymond) ; David (Paul) ; Débré (Robert); Demers (F.-X.) ; Deshaies (Georges) ; Desjardins (Edouard) ; Desran- leau (Jean-Marc) ; Desrochers (}.-E.) ; Doré (Réal); Dubé (Louis-Félix); Dufault (Paul); Dufresne (Roger-R.); Dufresne (Origéne) ; Dumas (Paul); Durocher (Juliette) ; Fauteux (Mercier); Foley (A.R.); Fortier (Cap.Jean) ; Fortier (De la Broque- rie) ; Fortier (Maurice) ; Frappier (Armand) ; Frénette (Olivier) ; Garceau (Eugène); Ga- rlépy (Urgel); Gaudet (Richard); Gauthier (Bernard) ; Gauthier (Gérard); Gauthier (Herman) ; Giroux (Maurice); Grandbois (Jean); Grégoire (Fernand); Grignon (Jean) ; Groulx (Adélard); Hallé (Jules); Hébert (Auguste): Hudon (Fernando); Hutton (D.V.); Jacques (André); Jarry (J.-A.) ; Julien (Lucien); Jutras (Albert); Kourilsky (Raoul et Simonne); Lacerte (Jean) ; Ladouceur-Dupuis (Paule); Laliberté (Brigitte) ; Langlois (Marcel); La- pierre (Gaston): Lapointe (J.-H.); Laro- chelle (}.-Louis); Latraverse (Valmore) ; Laurendeau (Rémus); Laurier (Yvon); Lauzé (Simon); Lauzer (Rosaire) ; Laver- gne (J.-N.); Leblond (Wilfrid) ; Lecours (J.-Antonio) ; Lecours (Raymond) ; Lefeb- vre (Lucien); Lefrançois (Charles); Le- gault (Jean-Paul); Legresley (Louis-P.) ; Lemieux (Jean-M.); Lépine (Edgar) ; Lé- pine (Pierre) ; Leriche (René) ; LeSage (Albert); LeSage (Jean); Letondal (Paul); Lévesque (Georges-Henri, O.P.) ; Little (}.L.); Longpré (Daniel); Longtin (Léon); Lussier (Jacques); Maranda (E.); Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric); Marion (Pierre) ; Marois (Paul) ; Masson (Pierre) ; McCormick (W.].) ; Meunier (Pierre) ; Millet (}.-A.); Morax (Pierre V.); Morissette (Léopold) ; Noël (J.-O.); Olivier (Jacques) ; O'Neil (Cap.John); Ostiguy (Marcel); Panet-Raymond (Jean); Panneton (Philippe) ; Paquet (Adrien) ; Paradis (Bernard); Piette (Jean); Pilon (J.-L.); Pin- sonneault (Georges); Plichet (André); Plouffe (Adrien); Poirier (Paul); Pou- lin (Gonzalve, O.F.M.); Pouliot (Ant.); Robert (Paul) ; Robillard (E.); Roland (Gérard) ; Rousseau (Benoit); Rousseau (Marie) ; Saint-Martin (Maurice) ; Saint-Martin (Théo.) ; Sanche (Hector) ; Saucier (Jean); Simard (Raymond) ; Simard (René); Sirois (Jean); Smith (Henri); Smith (Pierre) ; Sterlin (André); Sudré (René) ; Sylvestre (J.-Ernest); Sylvestre (Lucien); Tassé (Léo) ; Thébaud (Jules) ; Thibaudeau (Roland); Tremblay (J.-Napoléon); Trudel (Hermile) ; Trude! (Marc); Turcot (R.); Vaillancourt (Pierre) ; Vallée (Louis-Ivan) ; Vallery-Radot (Pasteur) ; Verschelden (Marcel) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.). \u2026 Tant qu\u2019il y aura des malades et des familles de malades, tant qu\u2019il y aura des médecins non fonctionnaires, c\u2019est-à-dire moralement responsables de leurs actes professionnels, une erreur de pronostic apparaîtra comme une faute lourde.Sans doute, s\u2019il est un peu avisé, le praticien pourra en éviter les conséquences en répondant prudemment aux questions qui lui sont posées.Mais s\u2019il considère l\u2019intérêt des malades et celui de la science et non pas seulement sa réputation, il lui apparaîtra qu\u2019il doit nécessairement connaître les signes qui permettent de prévoir la marche et l\u2019issue des maladies.Cette connaissance l\u2019empêchera de conclure à l\u2019efficacité d\u2019un traitement lorsqu'il l\u2019aura appliqué à une maladie, qui guérit spontanément.Toute recherche de thérapeutique présuppose la connaissance du pronostic .Je me suis efforcé d\u2019appliquer les règles que m'ont enseignées mes maîtres, particulièrement Charles Lasègue et Michel Peter, qui s\u2019inspiraient eux-mêmes de Laënnec, de Bretonneau et de Trousseau.Ils m\u2019ont appris qu\u2019en médecine, i faut toujours partir de l\u2019observation du malade et y revenir toujours comme au moyen suprême de vérification; qu\u2019il faut observer, avec méthode et rigueur, sans néghger aucun procédé d\u2019exploration, en utilisant tous ceux que nous fournissent la physique, la chimie, la bactériologie et l\u2019expérimentation; qu\u2019on doit confronter les faits observés pendant la vie et les lésions relevées à Pautopsie; qu'il faut rapprocher ensuite toutes ces données, rechercher le lien qui les unit, arriver ainsi à constituer des états morbides distincts et les définir avec assez de précision pour qu\u2019on puisse les reconnaître au lit du malade, qu\u2019alors le temps est venu de chercher la cause de ses états, que, celle-ci connue, on doit s\u2019efforcer d\u2019en saisir le mode d\u2019action, au besoin par des hypothèses qu\u2019on ne regarde pas comme des théories définitives, mais seulement comme des représentations provisoires des choses et comme des étapes dans la marche vers la vérité; que de toutes ces notions on doit essayer de déduire un traitement rationnel des malades, mais qu'il peut s\u2019efforcer de soulager ou de guérir les malades par tous les moyens possibles et ne repousser systématiquement aucune médication pourvu qu'elle offre des garanties suffisantes; qu\u2019il faut enfin tout soumettre à l\u2019esprit critique, plus nécessaire en médecine qu\u2019en aucune autre branche des connaissances humaines .(MARFAN) BULLETIN + + AU SUCCES DE L'UNIVERSITE LAVAL Dans la livraison de décembre 1947, nous exprimions des vœux d\u2019entière réussite à l\u2019adresse de la grande campagne de souscription de l\u2019Université de Montréal.Nous invitions nos collègues médecins, anciens diplômés, à souscrire à l\u2019Institution qui les avait instruits et formés dans l\u2019art et la science de la médecine.Nous disions que ce serait la façon la plus généreuse et la plus appropriée de manifester à l\u2019Université qui ne passe pas, mais qui vit et palpite par les générations d\u2019étudiants et de professeurs qui se succèdent, de manifester aussi à ses maîtres, la gratitude et le respect dus au service rendu.Nous ajoutions que cette contribution pécuniaire serait une participation essentielle à l\u2019évolution de l\u2019Université vers le rôle, aux modalités toujours changeantes, de formation et d'instruction de l'élite.Les mêmes indéniables motifs, les mêmes raisons immanentes, les mêmes réflexions constructives s'imposent en regard de la présente souscription publique pour l\u2019Université Laval.On désire établir à Québec une cité universitaire matériellement imposante et intellectuellement rayonnante.Centre de culture au Canada, de culture d'expression française, l\u2019Université Laval, qui d\u2019ailleurs jeta à Montréal les bases d\u2019une université autonome, est destinée à remplir, en notre pays, une mission dont on ne -peut actuellement estimer avec justesse l'ultime portée.L\u2019Université Laval est consciente de ce rôle à jouer au sein de notre peuple, de la nation canadienne, elle désire posséder les moyens qui lui permettront de réaliser ces espoirs fondés, et nous adressons aux organisateurs de cette campagne de souscription nos vœux les plus sincères d\u2019entière réussite.Nous formulons l\u2019espoir que dans quelques années l\u2019Université Laval aura édifié, dans l\u2019historique ville de Québec, un temple universitaire qui fera l\u2019orgueil des Canadiens de langue française, sera le plus beau joyau à la couronne du génie français et contribuera à la richesse culturelle du Canada.Roma AMYOT LE COMITÉ D\u2019'ÉCONOMIE MÉDICALE I\u2019 Association des Médecins de Langue Française du Canada est entrée dans une nouvelle voie.En effet, elle ne sera plus exclusivement une association scientifique, mais elle s\u2019occupera de plus en plus des problèmes sociaux et économiques qui concernent ses membres.Déjà deux pas en avant ont été faits dans ce sens: le premier quand elle a créé son comité d\u2019économie médicale en 1943 et le deuxième lorsqu\u2019elle a délégué quatre représentants au comité provincial conjoint formé par le Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec en vue d\u2019étudier l\u2019assurance-santé et de défendre les prérogatives des médecins et des provinces.Dorénavant, le comité d\u2019économie médicale fonctionnera douze mois par année et se tiendra au courant de toutes les questions sociales et économiques qui peuvent intéresser les membres de la profession médicale.Il n\u2019en restera pas à l\u2019assurance-santé seule et aux plans prépayés de soins médicaux et d\u2019hospitalisation, «il est aussi certain que là ne se limite pas le domaine de ses activités » (ef.rapport du comité d\u2019éc.méd., numéro d\u2019octobre).Aussi, l\u2019Association lance un appel à tous ses membres et leur demande de soumettre les questions qu\u2019ils voudront faire étudier.De plus, elle sollicite la collaboration de tous pour solutionner les problèmes en vue du plus grand bénéfice de notre profession.Le secrétariat général recevra avec empressement les remarques, les suggestions, et les transmettra au comité d\u2019économie médicale pour étude.A chaque congrès, un temps sera réservé pour présenter aux membres de l'Association un rapport des activités, « afin que ceux-ci se rendent compte du travail de leur association dans ce champ d\u2019action ».La voie est large, les possibilités grandes, et le travail continue! Hermile TRUDEL, secrétaire-trésorier général. PTOSIS HÉRÉDITAIRE FAMILIAL ET TARDIF DES PAUPIÈRES SUPÉRIEURES Pharyngoplégie également héréditaire et familiale, concomitante Roma AMYOT, Chef du service de Neurologie de l'hôpital Notre-Dame (Montréal).Ce travail n\u2019a pour but que d\u2019attirer l\u2019attention des neurologistes et des ophtalmologistes sur une affection déjà décrite, mais peu fréquente, mal connue des praticiens et même de ces deux groupes de spécialistes.Nos observations n\u2019ont pas la prétention de comporter les éléments complets de l\u2019anamnèse familiale et tous les examens complémentaires dont les malades auraient pu bénéficier.Nous les avons examinés, sauf deux, comme consultant à la demande de confrères ophtalmologistes.Nous fûmes limité forcément dans nos moyens d\u2019exploration, n\u2019ayant eu l\u2019occasion de porter notre attention sur eux qu\u2019au cours d\u2019un seul examen, à notre cabinet de consultation, sauf une malade que nous avons revue deux autres fois.Malgré tout, nos constatations ne manquent pas d'intérêt, soit en confirmant ce qui fut publié sur le sujet dans quelques communications anciennes, soit en attirant l\u2019attention sur certains phénomènes concomitants dont les rapports pathogéniques avec le ptosis sont difficilement explicables, mais dont il \u2018fut difficile de nier l\u2019existence.Le ptosis héréditaire, familial et tardif, est une entité réelle, tel que l\u2019avait décrit Dutil en 1892.C\u2019est cela surtout que nous désirons affirmer par ce modeste travail, en plus de signaler l\u2019association fréquente de troubles fonctionnels du pharynx.Nous avons résumé nos observations et mentionné seulement les phénomènes pathologiques présents.Nous n\u2019avons pas insisté sur la description du ptosis, de l\u2019attitude et de l\u2019expression des malades qui tous se ressemblent et ont vraiment un air de famille: ils contractent leur frontal pour suppléer à l\u2019insuffisance des releveurs des paupières et portent la tête en hyperextension, afin de diriger ouverture pupillaire vers la fente palpébrale considérablement rétrécie.Le ptosis héréditaire est habituellement congénital, il s\u2019accompagne le plus souvent de malformations oculaires ou d\u2019ophtalmoplégies externes (nystagmus, symblépharon, micro- ophtalmie, colobome, cataracte, paralysies oculomotrices, surtout des adducteurs et des droits supérieurs) !.Le ptosis héréditaire non congénital est plus rare.Il peut apparaître durant les trois premières décades de la vie comme chez les cas rapportés par Forsberg 2, par Faulkner 3, chez quelques-uns des cas de Spencer * et de Meu- mann 5.Mais il peut se rencontrer à un âge plus avancé, soit à partir de quarante ans et plus fréquemment vers 50 et 60 ans.Ce ptosis héréditaire tardif aurait été mentionné par Gowers ©.Fuschs, cité d\u2019ailleurs par Dutil, communiqua en 1887, à la Société Médicale de Vienne, l\u2019observation de deux malades présentant un ptosis tardif isolé, sans qu\u2019il fût fait mention cependant du caractère héréditaire.Le ptosis héréditaire tardif fut réellement décrit par Dutil 7 en 1892.Dans son travail, il rapportait l\u2019observation d\u2019un malade à ptosis tardif héréditaire, observé dans le service de son maître Charcot, appartenant à une famille de 7 membres répartis sur 4 générations, 1.Jean SEDAN: in «Traité d\u2019Ophtalmologie », vol.3, p.1069.Masson et Cie édit, Paris 1939.| 2.C.Wm FORSBERG: «Hereditary ptosis.\u201d J.Lancet, 52: 378 (janv.) 1932.3.P.H FAULKNER: «Familial ptosis with ophtalmoplegia externa starting in adult life.» Brit.Med.Journ., 2: 854 (28 oct.) 1939.4-5-6.Cités par Rodin et Barkan.7.A.DUTIL: «Note sur une forme de ptosis non congénital et héréditaire.» Le Progrès M édi- cal, 20: 401 (12 nov.) 1892, 1288 qui auraient été l\u2019objet de la même anomalie apparue au cours de leur cinquantième année.Aucune autre anormalité oculaire n\u2019accompagnait le ptosis.Il s\u2019agissait donc d\u2019un ptosis pur, tardif, héréditaire et familial.Dutil affirmait alors qu\u2019il n\u2019avait connaissance d\u2019aucune observation semblable dans la littérature médicale, sauf la brève communication de Fuschs.Delord 8, en 1903, publia un court travail comportant une lignée familiale de 3 générations chez lesquelles se trouvaient 8 sujets à ptosis apparu tardivement, soit après quarante ans, sans aucune autre anomalie oculaire.Cet auteur rappelait la publication antérieure de Dutil.A.Boulanger ® consacra, en 1923, sa thèse de doctorat à ce sujet.Cet auteur n\u2019y apporta aucune notion nouvelle insistant sur le caractère héréditaire de l\u2019affection, sur le type apparemment dominant de la transmission du ptosis d\u2019une génération à l\u2019autre et qui ne paraît pas se rattacher au sexe, enfin sur l\u2019exclusivité du ptosis qui n\u2019est pas associé à aucun autre accident oculaire de toute autre nature.En 1932, Forsberg?rapporta une lignée familiale de 5 générations, comportant 67 individus dont 13 ptosis acquis.Il s\u2019agissait de ptosis héréditaire familial non congénital, mais non tardif, puisque la date d\u2019apparition chez les 13 sujets s\u2019étendait de 6 à 22 ans d\u2019âge.Ici on doit ajouter cependant que le ptosis était pur chez ces malades, qu\u2019il n\u2019était pas lié au sexe et que chez deux cas le ptosis avait été transmis par un sujet sain, ce qui ne s\u2019accorde pas parfaitement avec la dominance du caractère pathologique transmis.Frank Rodin et Hans Barkan 1° firent paraître une revue générale sur le ptosis héréditaire, la première à être publiée sur le sujet.8.DELORD: «Sur une forme de ptosis non congénital et héréditaire.» La Presse Médicale, 11: 592 (19 août) 1903.9.Alfred BOULANGER: «Le ptosis tardif familial.» Thése de Lille, 1923.10.Frank H.RODIN et H.BARKAN: «Hereditary congenital ptosis.» Report of a pedigree and review of the literature.Am.Jowrn of Ophtalmo- logy, 18: 213 (mars) 1935.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Ces auteurs établissent quatre catégories de ce type de ptosis qui sont les suivantes: 1) ptosis congénital héréditaire; 2) ptosis héréditaire avec ophtalmoplégie externe; 3) ptosis héréditaire non congénital; 4) ptosis héréditaire avec épicanthus.Ils situent le ptosis héréditaire tardif dans la 3e catégorie et ils mentionnent les publications de Dutil, Delord, Boulanger.Ils rapportent aussi un travail de Spencer !! paru en 1917, contenant une observation d\u2019un malade dont le ptosis, associé à une limitation des mouvements oculaires, avait débuté vers 15-16 ans, dont la grand-mère maternelle, la mère et deux tantes maternelles avaient également présenté un ptosis et dont un frère avait eu la même infirmité à début vers l\u2019âge de 22 ans.Il ne s'agissait pas vraiment d\u2019un ptosis pur et tardif.Les mêmes auteurs mentionnent aussi un travail de Meumann 2, paru en 1928, dressant la généalogie de 5 générations d\u2019une famille de 32 adultes dont 22 présentaient un ptosis acquis tardivement, puisque la majorité de ces ptosis était apparue vers 40 et 50 ans, deux seulement s\u2019étaient installés entre 24 et 30 ans.Nous ne ferons.que citer l\u2019article de Faulkner # publié en 1939, ayant trait à une généalogie familiale s\u2019étendant sur deux générations et comportant le père, deux garçons et deux filles, dont le ptosis avait pris naissance durant l\u2019enfance chez une fille et après 30 ans chez les autres sujets.Ces ptosis étaient accompagnés de limitation des mouvements de latéralité des globes oculaires et surtout des mouvements vers le haut.Depuis l\u2019importante revue générale de Rodin et Barkan parue en 1935 et la courte publication de Faulkner, nous n\u2019avons rien trouvé dans la littérature médicale se rapportant au ptosis héréditaire à apparition tardive.11.F.R.SPENCER: «Congenital ptosis» Opht.Record, 26: 254, 1917.12.E.MEUMANN : «Weber dië nicht kongenitale Form der Hereditärem Ptosis » Arch.f.Augench., 99: 661, 1928. AMYOT: PTOSIS DES PAUPIÈRES SUPÉRIEURES Voici le résumé de nos observations: Observation No 1.\u2014 Mme Damien Mere., âgée de 72 ans, est venue me consulter le 10 décembre 1941 pour ptosis bilatéral ayant débuté vers 55 ans.1° Père: Ptosis bilatéral ayant débuté vers 50 ans.Il avait de la difficulté à avaler.2° 2 tantes paternelles connues (sur 3): 1 tante avait ptosis bilatéral léger, avec difficulté à avaler.Morte à 56 ans.1 tante avait ptosis bilatéral ayant débuté vers 50 ans sans trouble de la déglutition.3° 1 oncle connu (sur 4) : Ptosis bilatéral à 50 ans.Avait difficulté à avaler.4° 11 frères et soeurs: 5 morts jeunes.1 mort accidentellement, présentait pto- sis bilatéral à début vers 50-55 ans.Déglutition normale.5 vivants: 4 normaux 56, 57, 58, 66.1 frère 70 ans présente ptosis bilatéral depuis l\u2019Âge de 60; grande difficulté à avaler.Depuis 8 ans a été opérée 4 fois, à droite; 2 fois à gauche pour corriger le ptosis.Difficulté à avaler vers 56 ans, surtout depuis 5 à 6 ans, et particulièrement les solides.Musculature de l\u2019œil, intrinsèque et extrinsèque, normale.Fundus et vision normales.Réflexe photo-moteur présent.Pupilles normales.Réf.du voile et du pharynx existent, mais faibles.Voile paresseux à l\u2019émission de la voyelle «A».Examen neurologique complètement négatif.Nous avons revu la malade en 1946: déglutition plus difficile, diplopie depuis 1 an et demi quand un objet passe vers la droite, sans aucune déficience de la musculature extrinsèque des yeux.P.A.220/110.Observation No 2 \u2014 Malade examinée au dispensaire de neurologie de l\u2019hôpital Notre- Dame vers 1941.64 ans.Ptosis bilatéral ayant débuté à 59 ans.1° Grand\u2019mère paternelle: normale.1289 2° Grand\u2019père paternel: inconnu.3° Mère: normale.4° Père: ptosis bilatéral ayant débuté vers 60 ans.5° 2 oncles paternels: a) 1 normal: 4 enfants normaux.b) 1 ptosis bilatéral vers 50-60 ans.1 fille normale.1 fille ptosis bilatéral.) Début.1 garçon ptosis bilatéral.{ 50-60 ans.6° 1 frère mort à 58 ans ptosis bilatéral à début vers 50 ans.7° 1 soeur morte à 56 ans, ptosis bilatéral a débuté vers 40 ans.8° 1 soeur 67 ans, normale.Pas de signes neurologiques, pas d\u2019autres anomalies oculaires.Observation No 3 \u2014M.J.Lor.Examiné le 23 octobre 1942.Chute de la paupière gauche depuis 3 ans, de la paupière droite depuis 1 an environ., 67 ans.1° Grand\u2019mère et grand\u2019père: normaux.2° Père: mort à 67 ans sans ptosis.3° Mère: morte à 97 ans sans ptosis.4° Tantes et oncles: sans ptosis.5° 1 frère mort à 42 ans sans ptosis.6° 1 soeur vivante: ptosis bilatéral depuis 10 ans, ayant débuté à 75 ans; ne peut nous dire si elle avale difficilement.7° 8 soeurs mortes: 24 \u2014 25 \u2014 60, sans ptosis.8° 3 enfants vivants: bonne santé.Difficulté pour avaler les solides depuis 6-7 ans, alors que les liquides passent bien.Taille ses aliments en très petits morceaux.Cœur normal.Examen neurologique négatif.Les réflexes vélo-pharyngo et la contraction du pharynx et du voile sont normaux.Ptosis bilatéral.Limitation des globes vers le bas; très légère limitation vers la gauche et la droite; ébauche seulement des mouvements vers le haut.P.A.140/70.Observation No 4 \u2014 Mme Lavig., 53 ans, examinée en 1942.Ptosis bilatéral ayant débuté il y a 5 mois, surtout à droite. 1290 1° Père: mort à 62, prensentait un ptosis bilatéral.2° Mère: morte à 87, normale.3° Oncles paternels: : 1 mort à 72, sans ptosis.1 mort & 69, sans ptosis.4° Tantes paternelles: 1 morte & 18 ans, pas de ptosis.1 morte a 45 ans, pas de ptosis.1 morte à 60 ans, ptosis bilatéral.Pression artérielle 180/105.Examen négatif.Fundus, vision, mobilité extrinsèque et intrinsèque, pupilles normaux.Frontal constamment contracté, ptosis surtout à droite.Observation No 5 \u2014 M.Joseph Lamb ., âgé de 69 ans, a été examiné le 2 juin 1942.Ptosis bilatéral depuis 8-9 ans; tient la tête en hyperextension depuis 1 an.1° Mère: présentait un ptosis bilatéral ayant débuté vers 60 ans.2° 8 tantes et 4 oncles maternels: la malade affirme qu\u2019un oncle avait un ptosis bilatéral vers 55-56 ans.3° 4 soeurs vivantes: 1 soeur à ptosis bilatéral ayant débuté vers 55 ans par le côté gauche.4° 3 frères vivants: 1 frère à ptosis bilatéral ayant débuté vers 52 ans.Vision normale.Pas de diplopie.Pupilles et papilles normales.Limitation des globes vers le haut surtout à gauche; légère limitation des mouvements latéraux.Réflexe photo-moteur normal.Aucun signe neurologique.Depuis un an, s'engoue souvent en buvant, la mère avait le même trouble.Réflexes du voile ct du pharynx existent.P.A.140/80.Artério-sclérose.Observation No 6 \u2014 Mine Napoléon Mitch., âgée de 57 ans.Admise à l\u2019hôpital Notre-Dame en octobre 1943 pour être opérée de son ptosis par le Dr Jules Brault.Ptosis bilatéral depuis 4-5 ans.Tête maintenue en hyperextension afin de faciliter la vision.Démarche normale.Déglutition normale.1° Grand\u2019mère paternelle: ptosis bilatéral ayant débuté durant la cinquantaine, Fut déjà opérée pour cette infirmité.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BvureTinN AMLEF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 2° 3 soeurs et 1 frère de cette grand\u2019mère ont été connus de la malade; ils n\u2019avaient pas de ptosis.3° Père: ptosis bilatéral ayant débuté vers la cinquantaine.Opération 4-5 ans après le début.4° Un oncle paternel mort sans ptosis à 60 ans, ayant eu 10 enfants dont 3 ont atteint 50 ans et plus sans ptosis.Observation No 7 \u2014 M.Arthur Bil., 56 ans, a été examiné à mon bureau le 11 mars 1944, pour ptosis bilatéral.1° Grand\u2019mère maternelle: ptosis bilatéral ayant débuté?Morte à 70-75.Soulevait ses paupières supérieures avec ses doigts.2° Mère: ptosis bilatéral ayant débuté vers 50 ans.3° 6 oncles et tantes maternels: dont deux ont atteint 60 ans, elles n\u2019avaient pas de ptosis bilatéral.4° 2 frères vivants: 64 ans sans ptosis \u2014 3 filles saines.66 ans: ptosis bilatéral ayant débuté à 54 ans; progression lente.5° 3 sœurs: 30 \u2014 35 \u2014 40, sans ptosis.Fente d\u2019environ 14 cent.entre les deux paupières.Voit les doigts qui s\u2019élèvent jusqu\u2019à l\u2019horizontal; si le frontal se contracte, la fente est d\u2019environ 15 cent.Rien aux globes.Paupières flasques, persistances des plis: la fatigue exagérerait la ptose.Epreuve à la Pros- tigmine est négative.Vision excellente.Fundus normal.Muscles intrinsèques et extrinsèques normaux.Déglutition normale.Membres inférieurs normaux.Examen neurologique négatif.Observation No 8 \u2014 Mme Ed.Couil., âgée de 64 ans, examinée le 14 février 1945.Ptosis bilatéral ayant débuté depuis 7-8 ans, s\u2019étant accentué plus rapidement depuis 2 ans, surtout a droite.1° Père: à 50 ans avait un ptosis bilatéral.2° 2 tantes paternelles seules connues: 1 tante avait ptosis bilatéral vers 50 ans (la tante «aux petits yeux »); 1 tante normale: 7-8 enfants normaux.3° 1 frère est mort à 54 ans et présentait AMYOT: PTOSIS DES PAUPIÈRES SUPÉRIEURES un ptosis bilateral ayant débuté durant la quarantaine.(Pas d\u2019autres frères ou sœurs.) Difficulté pour avaler les solides depuis 4-5 ans.P, A.160/100.Aucun signe neurologique.Vision normale.Muscles intrinsèques et extrinsèques normaux.Ouverture palpébrale réduite à l\u2019état de fente.Etat du malade, meilleur le soir que le matin.Observation No 9 \u2014 Soeur Marie ., âgée de 60 ans, examinée le 30/6/48: ptosis bilatéral depuis 5-6 ans; progressif.1° Grand\u2019père paternel: ptosis bilatéral.2° Père: mort à 54 ans sans ptosis.3° Mère: morte à 78 ans sans ptosis.N\u2019a pas connu oncles et tantes paternels qui d\u2019ailleurs sont morts; ne possède aucune connaissance de l\u2019état des enfants de ses oncles et tantes.4° 2 soeurs: mortes: une à 58; elle présentait un ptosis bilatéral; l\u2019autre morte à 48 ans, sans ptosis.5° 8 frères: vivants: 48, 58, 65 ans, sans ptosis.Sensation de cuisson, de picotement au larynx qui porte à toussoter.Difficulté pour avaler les solides qui lui paraissent s\u2019accumuler dans le pharynx; pour faciliter la déglutition, elle boit et parfois les liquides reviennent par le nez, la difficulté à avaler a débuté il y a 4-5 ans, elle progresse.Voix enrouée, moins forte qu\u2019auparavant, difficilement con- trolable pour obtenir la tonalité désirée.Cho- lécystectomie en 1939 pour lithiase.Les paupières sont plus tombantes le matin; la malade doit les soulever avec ses doigts, surtout sa paupière supérieure gauche.Mastication normale sans fatigabilité anormale.Cornée recouverte des 2/3.Limitation très légère du mouvement vers l\u2019angle interne, des deux côtés.Limitation très marquée des mouvements vers le haut des globes.Réflexe du voile normal.Mobilité du pharynx diminuée, son réflexe est quasi aboli.Aucune autre anomalie neurologique.P.A.150/90.Epreuve à la Pros- tigmine ne provoque aucune amélioration du ptosis, 1291 Observation No 10 \u2014 M.Hector-Louis T., âgé de 73 ans, se plaint d\u2019étourdissements, de faiblesse des membres et de troubles de la vue.Il a un ptosis bilatéral et il éprouve une difficulté assez sévère à avaler.Le ptosis a débuté il y a 20 ans.La difficulté à avaler date de 10 ans; la faiblesse des membres a débuté également il y a 10 ans.1° Grand-père paternel: ptosis bilatéral à début tardif.2° Père: ptosis bilatéral à début vers 50 ans.Difficulté à avaler.3° 2 oncles et 2 tantes paternels morts après l\u2019âge de 60 ans et n\u2019avaient pas de ptosis.4° 1 demi-frère et 1 demi-sœur (même père) du malade éprouvent de la difficulté à avaler depuis l\u2019âge de 50 ans, ils n\u2019ont pas de ptosis.5° 6 demi-frères et 2 sœurs du malade n\u2019ont présenté ni ne présentent du ptosis ou de la difficulté de déglutition.Ptosis bilatéral dé la paupière supérieure diminuant la fente palpébrale des 2/3.Limitation importante de l\u2019élévation des globes.Faiblesse de l\u2019orbiculaire des paupières et des lèvres.Réflexes photo-moteur et cornéen anormaux.Fond de l\u2019œil normal.Réflexe massétérin absent, réf.vélo- palatin et pharyngé abolis à la phonation; le voile s\u2019élève mais la paroi du pharynx ne se contracte pas.Voix enrouée par stagnation des mucosités dans le pharynx.Anflexie tendineuse généralisée, sauf le tricipital gauche qui est faible.Réflexes abdominaux et plantaires normaux.Sensibilités normales.Romberg négatif.Etat et force des muscles: Abaissement des bras très affaibli.Adduction des bras: nulle avec disparition des pectoraux. 1292 Elévation et abduction des bras: affaiblies.Flexion des avant-bras: très affaiblie.Extension des avant-bras: assez bonne.Flexion et extension des mains et des doigts: très satisfaisantes.Flexion des cuisses: excessivement faible, le malade peut à peine, en position assise, décoller le pied du plancher.Extension, adduction et abduction des cuisses: faibles, mais décidément plus fortes que la flexion.Mouvements des jambes et des pieds: de force très satisfaisante.En position couchée, le malade élève le talon du plan du lit d\u2019environ 3 à 4 pouces.La flexion et l\u2019extension de la tête, du tronc, sont assez vigoureuses eu égard au physique plutôt malingre du malade.Secousse mécanique des muscles ne montre pas de modification marquée de la contraction sur les jambiers antérieurs, les radiaux, les extenseurs des doigts, les thénariens; ailleurs la contraction ne se manifeste pas d\u2019une façon évidente.Pas de myotonus.Tous les muscles sont flasques; les pectoraux n\u2019existent plus, les triceps sont également très atrophiés.ok xk Ces observations démontrent bien l\u2019existence d\u2019un ptosis héréditaire, familial et d\u2019apparition tardive comme les premiers auteurs l\u2019avaient signalé.Le ptosis est habituellement pur, sans autre manifestation pathologique à l'appareil oculaire, sans aucun autre symptôme neurologique.Sauf cependant les troubles de la déglutition qui existaient chez six des malades examinés et qui auraient été également présents, au témoignage d\u2019une malade, chez 4 de 6 membres à ptosis de cette famille et d\u2019un autre, chez une sœur et un frère.Nous avons observé cette anomalie et nous la mentionnons L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 sans pouvoir en expliquer clairement la concomitance avec le ptosis.Nous en reparlerons briévement un peu plus loin.Dans une famille (No 2), le ptosis se montra familial et tardif, mais non héréditaire.Cependant, peut-être se serait-il montré chez le père s\u2019il avait vécu plus vieux que 67 ans.Le ptosis, il est vrai, s\u2019installe à 64 ans chez le malade, mais chez une de ses soeurs il ne se manifeste que vers 75 ans, ce qui aurait pu aussi se produire chez le père.Il en fut ainsi dans l\u2019observation 9: le grand\u2019père paternel eut bien un ptosis mais le père de la malade n\u2019en présenta pas; ajoutons cependant qu\u2019il mourut à 54 ans avant l\u2019apparition de son ptosis, selon toute vraisemblance.Comme très habituellement dans le cas de la généalogie de maladies héréditaires, nos renseignements furent incomplets et reposèrent uniquement sur le témoignage des malades qui ne connaissent pas, bien souvent, leurs grands- parents et qui, surtout, ne peuvent nous instruire sur l\u2019état de certains oncles ou tantes, de cousins ou cousines, qu\u2019ils n\u2019ont pas connus ou qu\u2019ils n\u2019ont pas rencontrés depuis longtemps.À tout événement, dans l\u2019ensemble, le ptosis héréditaire tardif paraît être un caractère héréditaire à type dominant qui n'a aucun rapport avec le sexe.Chez quatre malades seulement, nous l\u2019avons trouvé associé à des troubles oculo-moteurs objectifs qui furent de la parésie de l\u2019élévation des globes oculaires et une limitation des mouvement de latéralité.Il est vraisemblable d\u2019attribuer ce genre de ptosis à une myopathie du releveur de la paupière supérieure comme d\u2019ailleurs le croyait Fuschs.Il est, en effet, difficile d\u2019admettre un processus dégénératif aussi exclusivement cir- conserit au seul groupe cellulaire du noyau de la troisième paire, qui donne naissance aux fibres nerveuses innervant le releveur de la paupière supérieure.Le même processus de myopathie peut très bien aussi intéresser certains muscles extrinsèques de l\u2019oeil et donner naissance à des parésies ou paralysies oculo- motrices associées, comme il fut constaté chez quatre de nos malades (3, 5, 9 et 10).D\u2019ail- AMYOT: PTOSIS DES PAUPIERES SUPERIEURES leurs, chez ces malades comme chez d\u2019autres observés par les auteurs, ce sont les droits supérieurs qui sont les seuls touchés ou les plus atteints.L\u2019origine embryonnaire du releveur supérieur pourrait bien expliquer une telle conjecture, puisque ce muscle, à différenciation tardive, se détache littéralement, en se formant, du bord interne du droit supérieur déjà constitué.Il se porte vers un plan supérieur et occupe sa position définitive vers le 4ième mois de la vie embryonnaire.L\u2019origine commune du releveur et du droit supérieur pourrait, dans certains cas, comporter une évolution commune vers un processus myopathique.Bien entendu, nous avons, en présence de chaque malade, pensé à la myasthénie et surtout en présence de ceux qui affirmèrent des troubles de la déglutition.Mais chez aucun, la notion d\u2019épuisement, de fatigabilité morbide des muscles oculo-palpébraux n\u2019existait.Chez deux malades l\u2019épreuve à la Prostigmine fut négative.La myasthénie n\u2019est pas une affection héréditaire et familiale 3.Chez aucun de nos malades, il ne fut constaté le moindre phénomène de faiblesse, ni de fatigue au muscle du cou, au masticateur, aux muscles des membres.On ne connaît aucune affection du système nerveux central se manifestant exclusivement par des troubles oculo-moteurs et surtout par du ptosis tardif à potentiel héréditaire et familial.Par analogie il ne serait pas invraisemblable de croire à la possibilité d\u2019un processus de myopathie intéressant les muscles extrinsèques des globes, et nous nous rappelons avoir constaté des accidents parétiques et même paralytiques chez deux malades qui étaient l\u2019objet d\u2019une myotonie atrophique.Et nous ne croyons pas que l\u2019on puisse invoquer un autre type de lésion que celle de myopathie oculo-.motrice pour créer de tels troubles dans une maladie myopathique qui atteint par ailleurs les muscles releveurs des paupières, le facial, 13.F.B.WALSH: « Myasthenia gravis and its ocular signs.» Am.Journ.of Oph., 28: 13 (janv.) 1945.1293 le sternomastoidien et les masticateurs, pour ne parler que des muscles de la téte.Pour étayer cette opinion, notre 10e observation offre un précieux apport démonstratif.Elle rapporte le cas d\u2019un malade chez lequel le ptosis était associé à une parésie du pharynx et à une affection musculaire assez généralisée, amenant de l\u2019aréflexie tendineuse, de l\u2019amyotrophie, et de la faiblesse musculaire distribuée, aux membres, à grande prédominance rhizomélique.Les muscles amyotrophiés ne présentaient aucune fasciculation ni fibrillations.Ce syndrome à caractère de vraisemblance myopathique associé au ptosis, renforce, à notre avis, l'hypothèse attribuant la chute des paupières supérieures, dans l\u2019affection qui nous occupe, à la nature myopathique de la lésion.Et nous pourrions, avec vraisemblance, risquer l\u2019affirmation que le plus souvent ce processus de myopathie se limite au releveur de la paupière supérieure; qu\u2019assez fréquemment, il prend aussi les muscles du pharynx, les droits supérieurs; que même, dans certains cas très rares, il peut se généraliser.Cette dernière observation, en plus, nous porte à attirer plus volontiers l\u2019attention sur l\u2019association du ptosis tardif héréditaire à une parésie de la déglutition également héréditaire, tardive et familiale.Nous ne croyons pas que ce fait ait déjà été signalé.Et la circonstance de l\u2019accident pharyngé nous paraît d\u2019autant plus impressionnante qu\u2019elle est d\u2019abord fréquente en regard du nombre de nos observations à ptosis et qu\u2019elle peut même exister isolément chez des sujets appartenant à une famille à ptosis héréditaire et tardif, comme le démontrerait notre dernière observation.Ce qui contribue à rehausser l\u2019importance de l\u2019élément pharyngé du syndrome et lui accorder une certaine autonomie héréditaire et familiale, au moins passagère, sûrement préexistante, peut-être même exclusive dans la survenue du complexe syn- dromique « ptosis-pharyngoplégie » observé par nous et, croyons-nous, inédit.Chez nos malades, nous n\u2019avons pu trouver > d\u2019autres facteurs étiologiques que l\u2019hérédité 1294 similaire.Nous ne pensons pas qu\u2019on puisse contester le diagnostic de ptosis héréditaire et familial d\u2019apparition tardive, pour ces cas que nous avons étudiés.Cela, bien entendu, sans préjuger de l\u2019origine et de la nature de la cause efficiente de l\u2019affection, qui relève de la génétique.Encore une fois, cette étude appartient peut- être plus au domaine de l\u2019ophtalmologie, mais elle trouve sa place en neurologie.Et cela est si vrai que la majeure partie des cas que nous présentons, nous fut envoyée par des ophtalmologistes qui désirèrent être assurés d\u2019un diagnostic et surtout savoir si le ptosis de leurs L\u2019'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 malades ne relevait pas d\u2019un processus neurologique.En résumé, ce travail exclusivement clinique comporte 10 observations très abrégées d\u2019un type de ptosis bilatéral de la paupière supérieure, héréditaire et familial, d\u2019apparition tardive, soit à partir de 50 ans.Il est à présumer que ce ptosis d\u2019origine génétique est à mécanisme myopathique.Un trouble de la déglutition existait chez certains de ces malades, trouble à potentiel également héréditaire et familial!*.14.Nous remercions les docteurs François Badeaux, Jules Brault et Léopold Morissette dont nous avons pu examiner les malades et grâce auxquels cette étude clinique nous fut rendue possible. CONTRIBUTION À L\u2019'ÉTUDE DES PHENOMENES D\u2019HYPERSENSIBILITÉ ! Jacques LEGER, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).I.L'anaphylaxie.HISTORIQUE.Il semble que la première mention faite d\u2019un phénomène anaphylactique expérimental date de 1839 alors que François Magendie observait que l\u2019injection répétée de protéine étrangère à des chiens provoquait souvent des phénomènes étranges, fréquemment mortels.Flexner (1894) rapporte plusieurs années plus tard que des animaux qui supportent impunément une dose de sérum de chien, meurent à la seconde injection.Il n\u2019en reste pas moins vrai que c\u2019est à Charles Richet (1898, 1902) que revient l\u2019honneur d\u2019avoir effectué le premier travail systématique ayant trait aux manifestations d\u2019hypersensibilité chez l\u2019animal.A cette époque, Richet s\u2019intéressait aux propriétés toxiques des anémones de mer chez le chien.Richet, alors en voyage d\u2019étude sur les mers et poursuivant ses observations sur la faune marine, perdit par maladie bon nombre de chiens.Pour pallier à cette rareté de matériel, il dut réinjecter le chien Neptune auquel il avait déjà administré un extrait d\u2019actinies.Bien que la dose injectée ne fût pas toxique, ce chien à son grand étonnement développa rapidement des symptômes alarmants suivis de mort, que voici décrits par Richet lui-même dans son livre l\u2019Anaphylaxie: « L\u2019expérience caractéristique, celle qui m\u2019a présenté le phénomène dans toute son indiscutable netteté, a été faite sur le chien Neptune.C\u2019était un chien exceptionnellement vigoureux et bien portant.Il avait reçu d\u2019abord 0.1 ce.de liquide glycériné (extrait glycériné des tentacules de l\u2019actinie) sans être malade.22 jours après, comme il était en excellente santé, je lui injecte 1.Extrait d\u2019une thèse présentée pour l\u2019obtention.(Ph.D.).d\u2019un doctorat és sciences la même dose de 0.1 c.c.Alors aussitôt, quelques secondes après que l\u2019injection a été terminée, il est extrêmement malade; la respiration devient angoissée, haletante.Il peut à peine se traîner, se couche sur le flanc, est pris de diarrhée et de vomissements sanguinolents.La sensibilité est abolie et il meurt en 25 minutes.» Richet donna au phénomène le nom d\u2019« anaphylaxie » du grec ana et phylaxis, signifiant le contraire de prophylaxie.Il se rendit parfaitement compte qu\u2019il s'agissait là d\u2019un phénomène nouveau au cours duquel un animal, ayant résisté préalablement à l'injection d\u2019une substance toxique, voyait sa sensibilité modifiée lors d\u2019une injection subséquente.Ri- chet croyait que les substances anaphylacto- gènes devaient être des substances toxiques.Bien que nous sachions qu\u2019il s\u2019agissait là d\u2019une erreur, il n\u2019en reste pas moins vrai que ses travaux ont une grande importance car ils ont montré qu\u2019il s\u2019agissait non pas d\u2019un fait isolé, mais d\u2019un processus ayant une portée générale en biologie.Bientôt après, Arthus (1903) publia le résultat de ses recherches sur l\u2019hypersensibilité des lapins vis-à-vis le sérum de cheval.Il a constaté que, chez des lapins ayant reçu plusieurs fois du sérum sous la peau, on pouvait provoquer des troubles graves et même la mort, si on leur injectait par la suite ce sérum par voie intraveineuse.L\u2019originalité des travaux d\u2019Arthus consiste en ce qu\u2019il a remarqué que des injections sous-cutanées de sérum de cheval à intervalles déterminés donnent lieu à des réactions locales consistant en infiltration, induration, gangrène et nécrose.C\u2019est ce que nous connaissons encore sous le nom de « phénomène d\u2019Arthus ».En outre, Arthus fut le premier à reconnaître que des substances non toxiques peuvent être responsables des réactions anaphylactiques.Il reconnut encore 1296 que l\u2019animal sensibilisé au sérum de cheval ne l\u2019était pas au lait et inversement, apportant ainsi une preuve expérimentale de la spécificité de l\u2019antigène en hypersensibilité.Simultanément aux travaux d\u2019Arthus, von Pirquet et Schick (1905) apportaient leur contribution à l\u2019étude de l\u2019hypersensibilité en décrivant des manifestations anaphylactiques chez l'homme.Ayant traité un grand nombre d\u2019enfants avec des sérums anti-diphtériques et anti-scarlatineux, ils eurent l\u2019opportunité de décrire un ensemble de troubles variés auquel ils donnèrent le nom de maladie sérique.Une première injection de sérum ayant sensibilisé le sujet, la seconde provoquait à dose plus faible des accidents sériques plus rapidement et plus régulièrement.Von Pirquet (1906, 1908) suggéra le terme «allergie», du grec allos ergon signifiant réactivité modifiée, étendant ainsi à l\u2019homme des notions qui avaient été jusqu\u2019alors confinées à l\u2019animal.En Amérique, Anderson et Rosenau (1906) parvenaient, vers la même époque, à apporter quelques précisions de plus sur les caractères de la réaction anaphylactique et sur les circonstances qui l\u2019entourent.Employant le cobaye comme animal d\u2019expérience, ces auteurs démontrèrent l\u2019importance de la période d\u2019incubation.Il doit s\u2019écouler une période d\u2019au moins 10 jours entre le moment de la sensibilisation et celui de l\u2019injection déchaînante.Ils virent également que, pour sensibiliser le cobaye, il suffit d\u2019une dose minime de sérum (1 millionième de ce.), et que l\u2019état d\u2019hypersensibilité une fois établi peut persister pendant des mois.En injectant des doses massives et répétées de sérum, ils réussirent de plus à prémunir les cobayes contre les accidents anaphylactiques.La même année, Otto (1906) faisait en Allemagne des expériences semblables à celles d\u2019Anderson et de Rosenau.Il décrivit en détail lui aussi le choc anaphylactique chez le cobaye, en lui donnant cependant le nom de phénomène de Théobald Smith.Ce dernier avait antérieurement fait l\u2019observation que les cobayes ayant servi au dosage du sérum antidiphtérique étaient sensibilisés au sérum de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 cheval.Otto démontra que la toxine diphtérique ne jouait aucun rôle par elle-même, mais que l\u2019anti-toxine, c\u2019est-à-dire le sérum de cheval, était le facteur véritablement responsable (1907).Il se rendit compte aussi de la spécificité de la réaction anaphylactique en observant que les cobayes ayant reçu du sérum de cheval se comportaient comme des cobayes neufs vis-à-vis des sérums de lapin, de chèvre ou de bœuf.C\u2019est depuis l\u2019époque de Théobald Smith, Anderson et Rosenau, et Otto que le cobaye est reconnu comme l\u2019animal de prédilection pour les recherches expérimentales en anaphylaxie.Gay et Southard (1908) ont précisé la technique de la sensibilisation.Ils ont serré le problème de plus près.Tout comme Anderson et Rosenau, ils montrèrent qu\u2019une injection ou une série d\u2019injections de protéine étrangère est suivie d\u2019une période de temps, variant de quelques jours à quelques semaines, durant laquelle une nouvelle administration de la même protéine donne lieu à une réaction typique, toujours la même dans chaque espèce animale, indépendante de la protéine employée.Recherchant la localisation des cellules et des tissus mis en cause dans la réaction anaphylactique chez le cobaye, ils constatèrent que le poumon était l\u2019organe réactif et que la mort, lorsqu\u2019elle avait lieu, était le résultat d\u2019une défaillance respiratoire due à l\u2019emphysème pulmonaire.Auer et Lewis (1909, 1910) sont les premiers à apporter une description des lésions anatomiques au cours de l\u2019anaphylaxie.Réétudiant la physiologie de la réaction, ils en viennent à la conclusion que l\u2019emphysème pulmonaire est dû à la contraction des muscles lisses des bronchioles, et que l\u2019animal meurt par suffocation.Petit à petit, l\u2019anaphylaxie expérimentale est élaborée avec plus de précision chez le chien, chez le lapin, chez le cheval, chez différentes espèces animales.Parallèlement à ces travaux sur les méthodes de production du choc anaphylactique, différents essais ont été tentés dans le but de le prévenir.Il était déjà ressorti des conclusions d\u2019Otto, et de Rosenau et Anderson, que si une injection massive était administrée avant que l\u2019intervalle nécessaire LÉGER: PHENOMENES D\u2019HYPERSENSIBILITE pour la période d\u2019incubation ne se soit écoulé, le cobaye ne réagissait que très peu ou pas du tout.Cela signifiait que cet animal était immunisé pendant quelque temps avant que ne s\u2019installe l\u2019état anaphylactique.Besredka et Steinhart (1907, a, b) s\u2019avancèrent davantage et firent la preuve expérimentale qu\u2019il est possible de désensibiliser un animal si on lui administre des injections répétées de l\u2019agent sensibilisant.Ils donnèrent à ce phénomène le nom d\u2019« anti-anaphylaxie ».Tout ce qui précède ne se rapporte qu\u2019à l\u2019anaphylaxie active.Si le sérum d\u2019un animal qui a été sensibilisé activement est injecté à un animal normal, on transmet alors à ce dernier un état d\u2019hypersensibilité acquise passivement, mais qui l\u2019expose au même danger anaphylactique.Richet (1909) avait réussi à sensibiliser passivement un chien neuf en lui injectant du sérum d\u2019un chien sensibilisé.Nicolle (1907) a montré lui aussi que, si le sérum de lapin sensibilisé au sérum de cheval était injecté à un lapin normal, ce dernier devenait sensible, et qu\u2019une injection sous-cutanée de sérum de cheval 24 heures plus tard provoquait le phénomène d\u2019Arthus.Otto (1907), Friedemann (1907), Besredka (1908), Lewis (1908), sont quelques-uns parmi plusieurs qui ont contribué à l\u2019étude de l\u2019anaphylaxie passive et qui ont mis au point les techniques employées maintenant.L\u2019état de sensibilisation passive dure moins longtemps que la sensibilisati n produite activement.On se rappelle la description de la maladie sérique chez l\u2019homme qu\u2019ont faite von Pirquet et Schick (1905).Il fut reconnu bien vite que d\u2019autres manifestations d\u2019hypersensibilité chez l\u2019homme, qui étaient d\u2019ailleurs déjà connues depuis longtemps, étaient associées à l\u2019état anaphylactique chez l\u2019animal.La fièvre des foins et l\u2019asthme furent parmi les premières à mériter cette attention qui fut soulevée par Wolff-Fisner (1906) et Neltzer (1910).Ainsi, la première décade du siècle fut «la décade » en autant que l\u2019anaphylaxie est concernée.On en fit la découverte, on en élabora les conditions, et on aborda même l\u2019étude des 1297 mécanismes qui la régissaient.Cette dernière question sera étudiée lorsqu\u2019on abordera les théories de l\u2019anaphylaxie.NOMENCLATURE Hypersensibilité.Le terme hypersensibilité est employé au cours de ce travail dans son sens le plus large, et comprend les manifestations anaphylactiques, anaphylactoïdes aussi bien qu\u2019allergiques.S1 on a longtemps reconnu l\u2019anaphylaxie comme un phénomène produit chez l\u2019animal seulement, on tend maintenant à croire qu\u2019elle n\u2019est qu\u2019une forme de réactivité modifiée et non limitée au règne animal inférieur.Il faut de plus se résoudre à admettre que pour certaines manifestations d\u2019hypersensibilité un mécanisme antigène-anticorps n\u2019a pu encore être démontré.Si cela est admissible chez l\u2019homme, il n\u2019y à pas à notre avis d\u2019argument inébranlable à l\u2019encontre d\u2019une telle possibilité chez l\u2019animal.Il semble qu\u2019au moyen de termes trop exclusifs on ait «compartimenté » à tel point certaines notions que l\u2019évolution en a été retardée.HYPERSENSIBILITÉ EXPÉRIMENTALE A) Anaphylazie.L\u2019anaphylaxie, telle que décrite par Feinberg (1946), est un type d\u2019hypersensibilité se manifestant chez certaines espèces animales.Ri- chet, pour sa part (1902), avait suggéré le terme anaphylazie pour désigner certains phé- noménes d\u2019hypersensibilité chez l\u2019animal de laboratoire.Par ces phénomènes il faut comprendre les réactions générales (communément connues comme choc anaphylactique), aussi bien certaines manifestations locales d'importance (que nous connaissons comme le phénomène d\u2019Arthus).Urbach (1946) insiste sur le fait que les symptômes d\u2019anaphylaxie qui peuvent être reproduits expérimentalement chez l\u2019animal peuvent l'être également chez l\u2019homme.Ce 1298 terme anaphylaxie s'applique à des réactions caractérisées par un ensemble de symptômes généraux.Zinsser (1946) décrit comme anaphylaxie un type d\u2019hypersensibilité qui peut être observé chez les animaux et chez l\u2019homme, par l\u2019administration de divers antigènes protéiniques possédant peu ou pas de toxicité.Dragstedt (1941) a donné de la réaction anaphylactique une définition longue mais complète, que voici: « Une réaction anaphylactique peut être définie comme une réaction qui est produite chez un animal par l\u2019administration d\u2019une substance étrangère.La réaction apparaît chez l\u2019animal sensibilisé à cette substance par un contact préalable, la nature et la sévérité de la réaction dépendant de la nature et du degré de sensibilisation et non de certaines propriétés toxiques de la substance étrangère, de telle sorte que l\u2019on puisse dire de la réaction qu\u2019elle est caractéristique de l\u2019animal plutôt que de la substance étrangère ».La réaction est le résultat de l\u2019union spécifique d\u2019un antigène avec un anticorps.De la définition qui précède on peut tirer plusieurs points, dont les principaux sont les suivants: le contact sensibilisant; une période d\u2019attente, dénommée période d\u2019incubation, durant laquelle des anticorps sont produits dans l\u2019organisme; et, enfin, le contact déclenchant ou déchaînant.La substance sensibilisante est l\u2019antigène, qui réagira spécifiquement avec l\u2019anticorps, dont il est responsable, lorsque ce dernier se sera fixé dans les cellules.Il y a différentes voies d'introduction de l\u2019antigène dans l\u2019organisme.Les voies intraveineuse, sous-cutanée, et intrapéritonéale sont les plus communément employées.On peut également introduire l\u2019antigène par le tractus respiratoire, par inhalation, ou encore en instillation dans les conjonctives oculaires.De plus, il est possible d\u2019obtenir une sensibilisation par voie digestive, et nous savons qu\u2019il ne faut pas oublier la voie trans-placentaire, étant donné que des fœtus peuvent être sensibilisés in utero.Evidemment, selon que l\u2019on emploie une voie d'introduction ou une autre, L'UNION MÉDICALE DÜ CANADA \u2014 Buutenn A.M.ILF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 la rapidité et l\u2019intensité des phénomènes peuvent varier.La quantité d\u2019antigène semble influencer la durée de la période d\u2019incubation.Zinsser (1946) est d\u2019avis que de très grosses doses peuvent allonger l\u2019incubation, en prolongeant la présence de cet antigène dans la circulation; il se produit ainsi une neutralisation partielle par les anticorps déjà formés.D'un autre côté, de très petites doses peuvent elles aussi allonger le temps d\u2019incubation, parce que l\u2019anticorps se développe plus lentement.Il est très important de noter que l\u2019anaphylaxie se manifeste chez les diverses espèces animales avec un ensemble de symptômes totalement différents; par contre, chez chaque espèce particulière, ces symptômes sont les mêmes quel que soit l\u2019antigène en cause.De ceci il ressort que les manifestations anaphylactiques dépendent de l\u2019espèce animale chez laquelle l\u2019expérience est effectuée.Il est donc important de connaître la façon dont se produit le choc anaphylactique chez les différentes espèces animales.1) Choc anaphylactique chez le cobaye.Nul doute que le cobaye mérite d\u2019être mentionné d\u2019abord; en effet, le syndrome qu\u2019il présente après l\u2019injection déchaînante constitue un tableau classique du choc anaphylactique.Très tôt après l\u2019injection d\u2019épreuve, quelques secondes ou quelques minutes selon la voie d\u2019administration ou là violence de la réaction, le cobaye sensibilisé commence à s\u2019agiter.Généralement, il se gratte le museau avec ses pattes avant, il peut éternuer et tousser.Son agitation s\u2019accentue rapidement.Son poil se hérisse, sa respiration s\u2019accélere, et il se met bientôt à tourner autour de son axe.Il est secoué par des soubresauts de plus en plus fréquents, puis par des mouvements convulsifs.L\u2019animal tombe sur le côté, fait de l\u2019incontinence vésicale et anale, la respiration, qui était dyspnéique, se ralentit et devient superficielle.L\u2019animal meurt asphyxié, en dyspnée inspira- toire.Le tout s\u2019est passé dans un très court délai dépassant rarement quatre ou cinq mi- LÉGER: PHENOMENES D\u2019HYPERSENSIBILITE nutes, bien qu\u2019il puisse occasionnellement dépasser quelques heures.A l\u2019autopsie on note d\u2019abord que le cœur continue de battre pendant un certain temps.Les poumons sont pâles, volumineux, remplissant presque totalement la cavité thoracique (Gay, Southard, 1907, 1908 a, 1908 b.).À la palpation on perçoit de la crépitation, et cet état emphysémateux peut être confirmé par une étude histologique qui démontrera que les alvéoles sont distendues.Cette condition pulmonaire est due à la contraction des muscles lisses des bronchioles, ainsi que l\u2019ont démontré Auer et Lewis (1909, 1910).Nous pouvons dire que ce bronchospasme est dû à une action directe sur les muscles des parois bronchiques et non pas à un réflexe nerveux, étant donné qu'il peut être reproduit avec un poumon isolé et perfusé (Dale, 1912).De plus, chez le cobaye il a été observé qu\u2019au cours du choc anaphylactique la pression artérielle subit au début une élévation modérée, puis une chute progressive (Anderson et Schultz, 1909).La température de l\u2019animal baisse au cours du choc.La coagulabilité du sang n\u2019est pas sensiblement modifiée, ceci étant probablement dû à ce que les tissus du cobaye ne contiennent qu\u2019une petite quantité d\u2019héparine.Un phénomène auquel il a été attaché extrêmement d\u2019importance au cours de ces dernières années est l\u2019augmentation de l\u2019histami- némie au cours du choc anaphylactique chez le cobaye.Le sang d\u2019un cobaye normal contient approximativement 0.05 à 0.15 micro- gramme d\u2019histamine par centimetre cube.Code (1944) a établi que ce taux d\u2019histamine peut s\u2019élever jusqu\u2019à 1.25 microgramme par cc.Ce tableau du choc anaphylactique chez le cobaye laisse la plus grande place aux manifestations respiratoires, lesquelles sont, sans aucun doute, de beaucoup les plus importantes.2) Choc anaphylactique chez le chien.L\u2019anaphylaxie du chien est celle qui fut la première étudiée (Richet, 1902).Les principaux symptômes en sont: prurit, accélération 1299 de la respiration, tachycardie, vomissements, diarrhée, paralysie du train postérieur, incontinence, chute de la pression artérielle, diminution de la coagulabilité sanguine et mort.À l\u2019autopsie de l\u2019animal, on constate que le foie est considérablement augmenté de volume.De plus, la muqueuse intestinale est œdématiée et contient des hémorragies en points, la lumière de l'intestin est souvent remplie de mucus sanguinolent.Nous avons déja mentionné que les diverses espèces animales présentent une symptomatologie complètement différente.En effet, alors que le cobaye est surtout touché dans son appareil respiratoire, on constate que chez le chien la réaction anaphylactique se déroule particulièrement au niveau du foie.Là principale caractéris:ique est un engorgement de cet organe dont dépendent d\u2019ailleurs les autres symptômes.Manwaring (1910) a démontré que le choc anaphylactique ne se produisait pas si le foie était exclu grâce à une ligature des vaisseaux abdominaux au-dessous du diaphragme.Les résultats de Manwaring furent confirmés par les expériences de Voegtlin et Bern- heim (1911).En effet, ces derniers auteurs ne réussirent pas à produire le choc anaphylactique chez des chiens porteurs d\u2019une fistule d\u2019Eck et chez qui l\u2019artère hépatique avait été ligaturée.Denecke (1914) refit à peu près la même expérience excluant le foie grâce à une fistule d\u2019Eck et l\u2019application de pinces sur les artères hépatiques; les conclusions de cet auteur étaient sensiblement les mêmes que celles de Manwaring et de Voegtlin et Bernheim.' Enfin, Simonds et Brandes (1927) prétendirent apporter un argument nouveau sur le role essentiel du foie dans les manifestations anaphylactiques chez le chien: ils montrerent que le choc était empêché par l\u2019obstruction mécanique des veines hépatiques d\u2019un chien sensibilisé, mais que par ailleurs ce choc apparaissait lorsque l\u2019obstruction était relâchée.Ainsi il a été généralement admis que l\u2019anaphylaxie chez le chien est caractérisée par des symptômes sous la dépendance du foie et que, de plus, 1300 le choc ne pouvait pas se produire en l\u2019absence de cet organe.Cependant Waters, Markowitz et Jaques (1938), puis Waters et Markowitz (1940), émirent l\u2019opinion que le choc anaphylactique pouvait être obtenu chez des chiens hépatecto- misés.Ces auteurs reprochèrent aux techniques employées antérieurement de n\u2019avoir pas complètement isolé le foie de la circulation.Le fait que la ligature de la veine porte, de l'artère hépatique et de la veine cave inférieure au-dessous du diaphragme n\u2019exclue pas totalement le foie de la circulation générale avait déjà été démontré par Rich (1923), qui, à la suite d\u2019injections d\u2019encre de Chine dans la veine jugulaire d\u2019un chien porteur de telles ligatures, conclut qu\u2019il devait exister malgré tout une communication grâce à des vaisseaux diaphragmatiques.Reprenons quelques-uns des principaux symptômes, et essayons d\u2019en expliquer les mécanismes.D'abord la chute de la pression artérielle qui fut observée pour la première fois chez le chien en état de choc par Biedl et Kraus (1909) ; ces auteurs avaient même trouvé que cette chute de la pression sanguine allait de pair avec le degré et la sévérité de la réaction anaphylactique.Ils expliquèrent ce changement de la pression par une vasodilatation périphérique primitive, et non par une défaillance cardiaque.Ces déductions furent bientôt confirmées par Eisembrey et Pearce (1912), puis par Robinson et Auer (1913), ces derniers auteurs supportant leur assertion par .des études électrocardiographiques.Ainsi le muscle cardiaque n\u2019est pas responsable de la chute de la pression sanguine, et Waters, Mar- kowitz et Jaques (1946) doutent que l\u2019endiguement du sang dans le foie et au delà soit d'importance primordiale comme l\u2019avait prétendu Weil (1917).Le sang du chien en état de choc contient de très grandes quantités d\u2019histamine et d\u2019héparine.Code (1939) fit la preuve expérimentale que la chute de la pression sanguine se produisant au cours de l\u2019anaphylaxie chez le L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLemiyn AMLFC.\u2014 Montréal, novembre 1948 chien, coincide avec une accumulation rapide d\u2019histamine dans le sang.Arthus (1909), Biedl et Kraus (1909) avaient déjà noté que la coagulabilité du sang était considérablement diminuée au cours de l\u2019anaphylaxie chez le chien.De Waele (1901), Kagel et collaborateurs (1937), Krueger et Schultz (1925), Popper (1914), Novy et De Kruif (1917), Schultz (1924), Shattuck (1925), Weil (1917), Zunz (1925), Jaques et Waters (1940) (1941) et bien d\u2019autres auteurs ont également observé l\u2019élévation de l\u2019héparine sanguine au cours du choc et tenté d\u2019expliquer le mécanisme de l\u2019incoagulabilité.Si ce dernier symptôme est beaucoup plus marqué chez le chien que chez les autres animaux, il faut en rechercher l\u2019explication dans le fait que l\u2019héparine, dont la propriété principale est d\u2019être un anticoagulant, est retrouvée à un taux beaucoup plus élevé chez le chien que chez les autres espèces animales (Charles, Waters, Jaques, 1940).Le foie du chien est particulièrement riche en héparine; il contient en effet 2800 unités par 100 gr.de tissu frais, ce qui est probablement la plus grande concentration dans tout le règne animal.Il ne semble pas, du moins selon Best, Cowan et Maclean (1938), que l\u2019héparine exerce d\u2019autre influence que celle de modifier le phénomène de la coagulation sanguine.Il est très intéressant de rappeler que Jaques (1948) a constaté qu\u2019un chien auquel on administre une dose -déchaî- nante plus de 8 semaines après la sensibilisation présente la plupart du temps des symptômes du choc anaphylactique ainsi que nous le connaissons chez cet animal, tels que hypotension, etc, mais sans hyperhéparinémie.3) Choc anaphylactique chez le lapin.Chez le lapin le choc anaphylactique est totalement différent de ce qui est observé chez le cobaye et chez le chien.C\u2019est Arthus (1908) qui a le premier fait une étude systématique des phénomènes d\u2019hypersensibilité chez cet animal.Ses travaux lui ont permis de décrire l\u2019anaphylaxie locale connue encore sous le nom de phénomène d\u2019Arthus.Il faut d\u2019abord mentionner que la sensibili- LEGER: PHÉNOMÈNES D\u2019HYPERSENSIBILITÉ sation n\u2019est pas aussi facilement produite chez le lapin que chez les autres espèces animales mentionnées antérieurement.Zinsser (1946) écrit que plusieurs injections préliminaires doivent être faites si l\u2019on veut obtenir un choc fatal, et que le taux d\u2019anticorps doit être élevé dans le sang avant qu\u2019une sensibilité importante ne soit atteinte.Au cours du choc chez le lapin, il n\u2019y a pratiquement pas de phase d\u2019excitacion.Voici la description des symptômes observés d\u2019après Arthus (1921): « Un lapin anaphylactisé par 6 à 8 injections de sérum de cheval reçoit dans la veine de l\u2019oreille 2 centimetres cubes de ce sérum.Après une\u2019 minute environ, il secoue la tête, comme pour éternuer, puis devient anxieux et agité, puis se couche sur le ventre; la respiration devient polypnéique, mais non dyspnéique; l\u2019animal fait 200 à 250 respirations diaphragmatiques, petites, régulières, sans mouvements anormaux de la face, sans mouvements respiratoires thoraciques.Des matières fécales sont évacuées en abondance; puis le lapin se couche sur le flanc, renverse la tête en arrière, fait avec les pattes des mouvements de course, puis demeure immobile, cessant de respirer.Après une cour:e pause, pendant laquelle se produit de l\u2019exophtalmie (le réflexe cornéen est aboli), le lapin fait 4 ou 5 bâillements respiratoires profonds, puis reste inerte .Cet ensemble de phénomènes s\u2019est, déroulé en 2 à 4 minutes en général.» L'animal meurt ou semble se rétablir.Ces phénomènes sont loin d\u2019être constants (Vallery- Radot et collaborateurs, 1937).Auer (1911) fut le premier à remarquer que la mort au cours du choc anaphylactique chez le lapin est due à un collapsus cardio-vasculaire trouvant son origine dans la dilatation du cœur droit.Cette défaillance cardiaque n\u2019est pas primitive, mais plutôt secondaire à une obstruction marquée du torrent circulatoire à travers la petite circulation (pulmonaire) ainsi qu\u2019il a été démontré par Coca (1919), Drinker et Bronfenbrenner (1924), et Grove (1932).Ce barrage circulatoire réside dans un spasme de l\u2019artère pulmonaire.Ainsi le lapin présente exclusivement un syndrome cardio- 1301 vasculaire, la mort étant due à une asphyxie circulatoire.Il a été démontré par Rose (1939, 1940) et confirmé par Zon et ses collaborateurs (1939) que le choc anaphylactique du lapin ne s\u2019accompagne pas d\u2019une augmentation de l\u2019histamine sanguine mais bien plutôt d\u2019une diminution importante.De plus, Rose (1941) a prouvé que non seulement l\u2019histamine est diminuée dans le sang au cours du choc anaphylactique, mais encore dans d\u2019autres tissus, particulièrement le poumon et la rate.4) Choc anaphylactique chez le cheval et le bœuf.Les réactions anaphylactiques chez le bœuf et le cheval ont été décrites par Alexandreseu et Ciuca (1910).Si la réaction est légère, il y a œdème du museau, des muqueuses nasales et des muqueuses vulvaires.Tel qu\u2019Urbach (1946) l\u2019a mentionné, l\u2019intestin est l'organe où la réaction anaphylactique est prédominante; dans les cas légers il y a des coliques, et dans les cas graves, diarrhée.Dans les cas graves l\u2019animal peut aussi présenter de la dyspnée et même de l\u2019ædème pulmonaire.Il arrive également que l\u2019on observe chez le cheval un urticaire généralisé ou encore un œdème du cou et de toute la tête.Code et Hester (1939) ont déterminé le taux d\u2019histamine sanguine chez ces animaux au cours du choc anaphylactique; ils en sont venus à la conclusion que l\u2019histamine sanguine est diminuée durant le choc.5) Choc anaphylactique chez le chat.Bien que le chat soit un animal qui manifeste vis-à-vis la plupart des protéines étrangères une sensibilité primitive extrême, ces protéines semblant être toxiques pour cet animal, il a tout de même élé possible de produire chez lui un choc anaphylactique.Bulger (1918), Drinker et Bronfenbrenner (1924) et Schultz (1911), ainsi que Sesstone et Rosen- blueth (1934), s'accordent à dire que le principal symptôme du choc anaphylactique chez le chat consiste en une chute de la pression sanguine qui peut descendre jusqu'à 50% de son niveau initial.Il est également possible 1302 de déterminer l\u2019in\u2018ensité de la réaction en mesurant le degré de contraction des paupières.6) Choc anaphylactique chez le rat.Il n\u2019est pas facile de reproduire les phéno- menes anaphylactiques chez le rat.En effet, cet animal a toujours été reconnu comme possédant naturellement un certain degré de résistance à l\u2019anaphylaxie.Depuis 1903, date à laquelle Arthus (1903) réussit à anaphylactiser des rats en les sensibilisant par des injections répétées de sérum de cheval, une controverse à été entretenue sur les possibilités de produire le choc chez les rats.Longcope (1922), Eberth (1927), Almon et Parsons (1937), Spain et Grove (1925), sont les expérimentateurs les plus connus qui ont soutenu que l\u2019anaphylaxie ne pouvai: pas être reproduite chez le rat.Par contre, Parker et Parker (1924) réussirent à obtenir des symptômes de choc en réduisant la période d\u2019incubation de 3 semaines ou davantage, à 10 jours.Wedgewood et Grant (1924), alors qu\u2019ils étudiaient l\u2019influence du régime alimentaire, produisirent un choc fatal avec des injections répétées d\u2019albumine d\u2019œuf, chez cinq rats soumis à un régime pauvre en vitamine B.Flashman (1926) réussit également à produire un choc fatal chez le rat, en adrénalectomisant ce dernier avant de le sensibiliser.Wyman (1929), après avoir pu observer des symptômes légers de choc chez les animaux normaux, réussit lui aussi à produire un choc fatal dans une forte proportion des cas s\u2019il adrénalectomisait ses animaux.Kellaway (1930), en plus de réussir partiellement l\u2019épreuve du transfert passif, démontra assez clairement la possibilité pour le rat de fixer des anticorps hétérologues dans ses tissus.En effet, il fit la preuve expérimentale d\u2019une contraction spécifique de l\u2019utérus isolé du rat, sensibilisé passivement par du sérum antial- bumine d\u2019œuf obtenu chez le lapin.Suden (1934) décrivit la contraction du muscle utérin in situ et in vitro sous influence de l\u2019antigène; elle mentionne de plus que l\u2019adrénalec- tomie bilatérale diminue la résistance de l\u2019animal au choc anaphylactique.Pratt (1935) obtint également, chez un nombre assez consi- L'UNION MÉDICALE DUÜ CANADA \u2014 BurteniN A.M.LE.G.\u2014 Montréal, novembre 1948 dérable de rats blancs sensibilisés au sérum de cheval ou à l\u2019albumine d'œuf par des injections multiples et à des doses considérables, des symptômes de choc anaphylactique.Il admettait cependant que la susceptibilité individuelle des animaux connaît des variations assez considérables.De plus, le choc était plus probant chez les animaux petits et en état de dénutrition.À cette occasion, Pratt donne même une description du choc anaphylactique chez le rat: congestion veineuse, œdème, hémorragie et éosinophilie, les signes étant plus marqués dans la partie supérieure du tractus digestif.I] prétendit même que, dans certains cas du moins, des signes d\u2019asthme expérimental furent produits.Molomut (1939) en vint à la conclusion que chez les animaux normaux, bien qu\u2019on pût y déceler la présence d\u2019anticorps, l\u2019obtention d\u2019un choc fatal n\u2019était pas possible.Il réussit cependant à produire un choc anaphylactique fatal chez des animaux hypophysectomisés, ajoutant que plus l\u2019intervalle postopératoire est long, plus grande est la susceptibilité au choc.Ratnoff (1939) conclut que l\u2019adrénalectomie augmente la susceptibilité du rat au choc anaphylactique, mais que, par contre, la grossesse n\u2019exerce aucune influence.L\u2019anaphylaxie a également été observée par Weld et Mitchell (1941).Ces auteurs, alors qu\u2019ils étudiaient l'influence du régime alimentaire sur l\u2019anaphylaxie (il nous sera d\u2019ailleurs donné de revenir à leurs travaux lorsque nous traiterons de l\u2019influence du facteur alimentaire sur l\u2019anaphylaxie), spécifièrent que, pour obtenir des résultats positifs chez le rat, celui-ci doit être d\u2019au moins 10 semaines.À leur avis, l\u2019âge de l\u2019animal est le facteur le plus important dans sa sensibilisation à une protéine étrangère.Hochwald et Rackemann (1946) réussirent à produire des manifestations anaphylactiques chez le rat sensibilisé à du sérum humain.De plus, s\u2019ils administraient de la thyroxine avant l\u2019injection déchaînante, ils pouvaient augmenter de façon assez significative la sévérité du choc.De tout ce qui précède il ressort que le rat, bien qu\u2019étant un animal qui ne puisse être sen- LÉGER: PHENOMENES D\u2019HYPERSENSIBILITE sibilisé aussi facilement que le cobaye, le lapin et le chien, peut tout de méme présenter une réaction anaphylactique dans des conditions bien définies.Ainsi que l'ont noté Hochwald et Rackemann (1946), une de ces conditions est d\u2019administrer la seconde dose d\u2019antigène après un intervalle de 10 à 15 jours après la première, la sensibilisation n\u2019étant que de courte durée.Les antigènes.Par antigène on entend des substances qui, injectées à un animal, entraînent la formation d'anticorps.Lors d\u2019une injection subséquente du même antigène, il se produit une réaction spécifique entre cet antigène et l\u2019anticorps formé.Cette réaction est responsable pour les manifestations anaphylactiques.L\u2019antigéne peut également réagir avec un anticorps naturellement présent dans l\u2019organisme; dans ce cas 1l n\u2019est pas nécessaire qu\u2019il y ait eu administration préalable d\u2019antigène.Cette réaction est spécifique parce que l\u2019anticorps ne réagit qu\u2019avec l\u2019antigène qui a été employé pour sa production, ou avec des substances de composition chimique semblable.Nature de l\u2019antigène.Jusqu'à récemment il était généralement admis que tous les allergènes étaient de nature protéinique.Cependant Heidelberger et Avery (1933) ont attiré l\u2019attention sur la grande importance des polysaccharides dans la spécificité des antigènes bactériens, en isolant un hydrate de carbone du pneumocoque type 2.Cet hydrate de carbone avait la propriété de précipiter un anti-sérum à 1: 5 millions.Black et Moore (1926) ont maintenu que la fraction active des pollens est un hydrate de carbone.Depuis lors, d\u2019autres polysaccharides sérologiquement actifs ont été isolés des bacilles tuberculeux, des bacilles de Friedlander, des streptocoques, des staphylocoques, des méningocoques ct de la levure de bière.Dans l\u2019état actuel de nos connaissances, nous n\u2019osons plus affirmer que toutes les substances non protéiniques ne peuvent pas pro- 1303 duire la sensibilisation anaphylactique.Nowell (1942), faisant une revue de la littérature sur la chimie des allergènes de pollens, a souligné la diversité d\u2019opinions sur la nature des antigènes, bien que la plupart des expérimentateurs considéraient encore, à ce moment-là, que la fraction active des pollens était protéi- nique.La confusion peut tenir du fait de l\u2019inexactitude des méthodes chimiques ou physiques employées dans ces déterminations.Neuberg, Strauss et Lipkin (1944) ont démontré que l\u2019acide perchlorique, un excellent précipitant pour la plupart des protéines, ne précipite cependant pas l\u2019o- vomucoïde.Sevag (1934) a décrit une méthode pour la préparation de solutions libres de protéine.Il appliqua cette méthode à la poussière de maison en solution aqueuse et obtint un produit très actif ne présentant aucune réaction protéinique.Sutherland (1942), dans une tentative d'isoler l\u2019allergène de la poussière de maison, obtint également une substance très active qui ne produit aucune des propriétés chimiques caractéristiques des protéines.Récemment, Rhoden et Sutherland (1946), utilisant une méthode de déprotéini- sation du blanc d\u2019œuf, montrèrent que la fraction « déprotéinisée » avait énormément d\u2019analogie avec l\u2019ovomucoïde telle que préparée par Hektoen et Cole (1928).Rhoden et Sutherland concluent en insistant sur le fait que certaines protéines, dont l\u2019ovomucoïde, ne sont pas précipitées par les réactifs habituels des protéines, et que des antigènes soit-disant non pro- téiniques peuvent induire en erreur.Rocha e Silva (1945) obtint chez le chien, avec des extraits d\u2019ascaris lombricoïdes, un choc ayant tous les caractères du choc anaphylactique.Ces extraits, dialysés et déprotéinisés, contenaient apparemment une fraction ressemblant au glycogène et une autre ressemblant aux protéoses.Il s\u2019agit donc là d\u2019un antigène qui n\u2019est certainement pas une protéine complète au sens immunologique du mot puisque les protéoses sont des substances intermédiaires entre les peptones et les protéines.Abramson, Engel et Moore (1942), Abram- son (1947), utilisant l\u2019électrophorèse et l\u2019ul- 1304 tracentrifugation, ont montré que les allergènes contenus dans les pollens d'herbe à poux et d\u2019autres graminées sont d\u2019un poids moléculaire petit, inférieur dans tous les cas à celui des substances protéiniques.Il faut ajouter que les mêmes auteurs liant ces molécules avec des protéines pouvaient augmenter considérablement le pouvoir antigénique de ces extraits.La nature des antigènes doit être considérée comme une question qui n\u2019est pas encore définitivement résolue.Le problème devient encore plus troublant si l\u2019on considère que des substances chimiques et méme des agents physiques peuvent stimuler apparemment la produe- tion d\u2019anticorps dans l'organisme.Le travail de Landsteiner (1924, 1933, 1936 a, b), Gell et collaborateurs (1946) a démontré que de simples substances chimiques, bien que n\u2019étant pas antigéniques par elles-mêmes, peuvent acquérir une activité spécifique si elles sont accouplées avec des substances protéiniques.Cette explication est d\u2019ailleurs celle qui a été adoptée en ce qui concerne l\u2019allergie à certaines drogues.En d\u2019autres termes, certaines substances n\u2019ayant pas de propriétés antigéniques par elles-mêmes peuvent.cependant former des antigènes, si elles sont conjuguées avec des substances à molécules plus grosses.De là est né le concept d\u2019hapténe.L\u2019hapténe est donc un antigéne partiel ou une portion d\u2019antigéne.Assez curieusement, si \u2019hapténe n\u2019est pas capable de produire seul la réaction anaphylactique, il peut cependant prévenir (inhiber) le choe anaphylactique, s\u2019il est injecté préalablement à la protéine a laquelle il devait être conjugué.Nous devons cette notion aux travaux de Tillett, Avery et Goebel (1929), qui injectaient un glucoside associé avec de la glo- \u2018buline et de l\u2019albumine d\u2019œuf aux cobayes.Voie d\u2019introduction de l\u2019antigène.L\u2019antigène peut être introduit dans l\u2019organisme par différentes voies.Les injections sous- cutanée, intrapéritonéale ou intraveineuse sont les techniques les plus souvent employées.C\u2019est d\u2019ailleurs de cette façon que l\u2019on peut espérer obtenir le plus sûrement des réactions importantes.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Le tractus respiratoire peut également servir à la sensibilisation, et à la production du choc.Ratner (1929, 1939) a observé que des cobayes normaux exposés pour une période de plusieurs heures dans un milieu rempli de squames de cheval subissent, si après une période de repos de 3 semaines on les réexpose au même antigène par inhalation, un choc ou du moins des symptômes de choc: au moins un animal serait mort par bronchospasme.Ratner et Gruehl (1929) ont même montré dans des études subséquentes que le fœtus peut être activement ou passivement sensibilisé par des inhalations d\u2019antigène (de poussière) à la femelle gravide.Ils ajoutaient que cette sensibilisation par inhalation peut être aussi bien accomplie avec un autre antigène, et ils étaient d\u2019avis que cette anaphylaxie respiratoire ainsi produite chez leurs animaux expérimentaux comportait une analogie suffisamment grande avec les syndromes asthmatiques chez les humains pour qu\u2019ils lui donnent le nom d\u2019asthme expérimental.Bien avant, Sewal (1916) avait lui aussi parlé d\u2019asthme expérimental chez le cobaye.Sa méthode expérimentale consistait à administrer l\u2019antigène, en l\u2019occurrence le sérum de cheval, par instillation intranasale; les attaques produites de cette facon avaient toutes les caractéristiques de l\u2019asthme bronchique.Plus tard, Ulrich (1918) produisit une rhinite pollinique expérimentale chez le cobaye, qui ressemblait étrangement aux manifestations cliniques de la fièvre de foin chez l\u2019homme.Il fit la preuve de la sensibilisation par voie nasale: 1) en déclenchant des signes cliniques de rhinite après la quatrième instillation ou vaporisation; 2) en provoquant des phénomènes anaphylactiques chez des animaux sensibilisés par voie nasale auxquels il injectait subséquemment par voie intraveineuse l\u2019antigène sensibilisant.Bien que la remarque n\u2019ait pas beaucoup d\u2019à-propos avec le sujet de la sensibilisation par voie nasale, ajoutons qu\u2019Ulrich a prétendu qu\u2019il ne pouvait pas obtenir la dite sensibilisation avec des substances autres que des protéines.Arloing et Langeron (1922) ont eux aussi reconnu la possibilité de sensibilisation LÉGER: PHÉNOMÈNES D'HYPERSENSIBILITÉ et de choc anaphylactique par voie exclusivement respiratoire chez le cobaye.Ils étaient tout de même d\u2019opinion que, pour que l\u2019anaphylaxie soit du type respiratoire, elle devait être préparée par une épine irritative pulmonaire; en d\u2019autres termes, d\u2019après eux, des odeurs, poussières diverses, particules végétales ou animales auxquelles certains sujets sont sensibilisés sont des causes secondes n\u2019agissant que sur des organismes a altération sensitive préalable.Busson et Ogata ont démontré eux aussi qu\u2019un aérosol de squames de cheval peut être suffisant pour sensibiliser des cobayes (1924).Alexander, Becke et Holmes (1926) ont rapporté que, sous certaines conditions expérimentales, les réactions de cobayes sensibilisés préalablement par une injection intrapéritonéale, et exposés à des vapeurs de l\u2019antigène, sont de caractère typiquement anaphylactique.Ils admettaient également que, si les cobayes sont exposés à l\u2019antigène sous forme de vaporisation, ils peuvent apparemment être sensibilisés, puisque l\u2019administration intraveineuse subséquente de cet antigène peut déclencher chez eux un choc anaphylactique.La voie digestive peut également servir comme voie d\u2019introduction de l\u2019antigène.Il est possible, par exemple, de sensibiliser le cobaye en lui faisant boire du lait; (Ratner, 1947) à la première ingestion, aucune réaction ne se manifeste, mais lorsque deux semaines plus tard le même animal sensibilisé ingère du lait pour une seconde fois, il peut en résulter une réaction anaphylactique.Environ 50% des animaux peuvent être sensibilisés par ingestion; bien que les réactions anaphylactiques soient généralement mitigées et légères, elles peuvent cependant à l\u2019occasion s\u2019avérer sévères et même fatales.Hettwer et Kinz (1925) réussirént pour leur part à sensibiliser des cobayes au sérum de cheval, administré par voie orale.Il a été également démontré que l\u2019antigène, tout comme d\u2019ailleurs l\u2019anticorps, peut être transmis par l'intermédiaire du placenta.Ratner (1932) a montré que, si un animal gravide reçoit une injection de sérum de cheval, ou est nourri de lait, ou est exposé aux squa- 1305 mes de cheval, ses fœtus peuvent être sensibilisés in utero.Le nouveau né, ainsi sensibilisé in utero, peut manifester une réaction anaphylactique dès le premier contact avec la substance à laquelle il a été sensibilisé.Ceci constitue la démonstration expérimentale d\u2019une sensibilité, congénitalement acquise, et sur laquelle repose selon toute probabilité le concept de certaines allergies soit-disant héréditaires.Il convient de mentionner l\u2019observation de Jacobs, Kelly et Sommers (1941).Ces auteurs ont réussi à produire chez une lignée de cobayes une sensibilisation à prédisposition héréditaire à l\u2019allyl-isothiocyanate.D\u2019après eux, presque tous les animaux de cette lignée étaient fortement sensibilisés à cette substance.Origine des anticorps.Les théories les plus connues, concernant le lieu d\u2019origine des anticorps, sont celles qui les font dériver: 1) du système réticulo-endothélial (S.R.E.), 2) des lymphocytes et 3) des plasmocytes.1) Système réticulo-endothélial.Le système réticulo-endothélial est composé de cellules qui sont distribuées dans tout l\u2019organisme avec une prédominance dans les organes hématopoïétiques.Ces cellules, d\u2019origine mésenchymateuse, ont le pouvoir de phagocyter et d\u2019emmagasiner des particules de colloi- des.C\u2019est Aschoff (1924) qui a formulé le concept du systéme réticulo-endothélial.On peut mettre en évidence les cellules de ce système, en administrant des particules de substances colloïdales, par exemple de l\u2019encre de Chine, du rouge carmin, du trypan bleu, etc.C\u2019est Bloom (1927) et Loewenthal (1929) qui les premiers ont fait la démonstration de phagocytose d\u2019érythrocytes, et de bactéries in vitro.Ce concept de phagocytose des antigènes a alors attiré l\u2019attention sur le système réticulo-endothélial comme une source possi- 1306 ble d'anticorps.Les résultats expérimentaux d'invest\u2018gateurs nombreux ont été l\u2019objet de maintes controverses.Selon Topley et Wilson - (1936), certains faits laissent croire que le S.R.E.est le lieu d\u2019origine des anticorps.Bieling et Isaac (1921), Gay et Clark (1924), Vannucei (1924), Isaacs (1925), Jungeblut et Berlot (1926), Stewart et Parker (1925), Cannon et ses collaborateurs (1929), Tuft (1934), ont rapporté que, si on effectue le blocage du système réticulo-endothélial, on observe une diminution plus ou moins marquée dans la formation des anticorps.Par contre, d\u2019autres auteurs tels Ross (1926), Collon (1927 a, b), Howel et Beverley (1929), Dieryck (1931), ont montré que, chez des animaux dont le système réticulo-endothélial a été bloqué, la production d'anticorps augmente.Freund (1930) a émis l\u2019opinion que, si les animaux jeunes étaient lents à produire des anticorps, on devait en rechercher l\u2019explication dans le fait que leur système réticulo- endothélial n\u2019est pas complètement développé.Etant donné l'importance de ce système dans les phénomènes imnunologiques, il n\u2019y a pas lieu de s'étonner qu\u2019on lui ait fait jouer un rôle dans l\u2019anaphylaxie.Selon Moldovan et Zolog (1923), Petersen et ses collaborateurs (1923), Jungeblut et Berlot (1926), et Urbach (1946), le blocage du système réticulo-endo- thélial diminue la sévérité du choc anaphylae- tique.Le choc histaminique lui-même n\u2019échapperait pas à son influence (Paul et Popper, 1934).D\u2019aprés Moldovan (1931, 1940 a, b), une substance sécrétée par le système réticulo-en- dothélial et dénommée «reticulin» serait responsable de cette influence anti-anaphylac- tique, en inhibant la contraction des muscles lisses des bronches.Urbach (1946) mentionne, parmi les traitements anti-allergiques, l\u2019irradiation par les rayons X comme facteur stimulant du système réticulo-endothélial, dans le but d\u2019obtenir une surproduction d\u2019anticorps et la libération de ces derniers dans le sang.| Florence Sabin, en 1939, employant un colorant lié à une protéine synthétisée par Hei- I UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 delberger et ses collaborateurs (1930, 1933, 1935), apporte un argument nouveau, tendant à prouver l\u2019origine réticulo-endothéliale des anticorps.L'expérience est ingénieuse car le composé employé a la propriété, en plus d\u2019être un excellent antigène, de marquer grâce à sa valeur les cellules qui le phagocytent.Administré au lapin par voie intrapéritonéale, intraveineuse, intradermique ou sous-cutanée, cet antigène est donc facilement identifié dans les tissus.Lorsque les particules ne sont plus visibles, l\u2019auteur suggère que la protéine est solubilisée et assimilée dans le cytoplasme.Simultanément, les anticorps font leur apparition dans le sérum, qui voit aussi son taux de globuline augmenter.Tel que mentionné auparavant, Florence Sab\u2018n (1938) interprète ces résultats comme une preuve que le système réticulo-endothélial est à l\u2019origine des anticorps.Si d\u2019après les uns le blocage exerce une influence sur le choe anaphylactique, il semble bien établi que cette influence ne joue jamais quand il s\u2019agit d\u2019anaphylaxie hétérophile (Forssman et Skog, 1925), à moins que le sérum hétérogène ne soit injecté dans une rég'on qui ait été préalablement injectée avec du trypan bleu, et en ce cas le choc est inhibé (Jungeblut et Newman, 1930).2) Lymphocytes.Ehrich et Harris (1942, 1945), Harris, Grimm, Mertens, et Ehrich (1945) prétendaient récemment que les lymphocytes pouvaient avoir un rôle à jouer dans la production des anticorps.Il est intéressant de noter qu\u2019en même temps qu\u2019augmente dans le sérum le taux des anticorps, augmente également le taux de globuline.Les travaux de Dougherty ct White (1944, a, b, 1945), Chase et collaborateurs (1946), White et Dougherty (1946) nous ont ouvert, en relation avec cette notion, des horizons nouveaux.Ces auteurs ont démontré (1944) qu\u2019il y avait des anticorps dans les lymphocytes de l\u2019animal immunisé.Si l\u2019on prend pour acquis que la dissolution du lymphocyte normal est accompagnée d\u2019une libération de globuline gamma, la dissolution des LÉGER: PHÉNOMÈNES D'HYPERSENSIBILITÉ lymphocytes chez l\u2019animal immunisé donnera lieu conséquemment a une libération d\u2019une globuline immunisante (1946).Les facteurs qui tendent à augmenter le nombre des lymphocytes vont aussi augmenter la production des anticorps en permettant un plus grand emmagasinage de la globuline immunisante.Dougherty, White et Chase (1944) ont observé que le taux des lymphocytes, chez le lapin, est sous la dépendance de l\u2019extrait de la corticale surrénale; ils suggéraient alors que l\u2019une des principales fonctions des lymphocytes serait de servir de distributeur de gamma globuline dans l\u2019organisme.Ces travaux confirment ceux de Murphy et Sturm (1925), qui avaient observé qu\u2019un animal chez lequel le système lymphoïde est hypertrophié peut produire plus facilement des anticorps.Les mêmes auteurs (1947) ont par la suite précisé que, si la libération d\u2019anticorps peut être augmentée par les hormones de la corticale surrénale, ces hormones ne sont pas indispensables pour cette libération.Selon eux, la production des anticorps n\u2019est pas exclusivement sous le contrôle des surrénales.3) Plasmocytes.Les plasmocytes sont des cellules dont l\u2019origine est encore obscure.Unna (1891) fut un des premiers auteurs à les mentionner.Il croyait cependant qu\u2019elles n\u2019existaient que dans les tissus pathologiques.C\u2019est à Marschalko (1895) que nous devons la description exacte de ces cellules, à savoir un noyau excentrique et un cytoplasme clair.Maximow (1902) décrit les plasmocytes comme des cellules existant normalement dans les tissus, particulièrement les ganglions lymphatiques, la moelle osseuse, et le tissu interstitiel de diverses glandes dont les glandes mammaire et sous-maxillaire.11 est intéressant de noter que ces cellules sont prédominantes dans le myélome, une maladie qui est caractérisée entre autres choses par une haute teneur du sérum en globulines.Bjornaboe et ses collaborateurs (1943, 1947) sont les plus récents partisans de la théorie qui fait que les anticorps prendraient 1307 origine dans les plasmocytes.En immunisant intensément des lapins avec un mélange de 8 types de pneumocoques, ces auteurs ont été capables de produire une infiltration massive de plasmocytes (90%) et une légère infiltration de lymphocytes (10%) dans le tissu adipeux du sinus rénal.Les extraits de ce tissu riche en plasmocytes contiennent des quantités considérables d\u2019anticorps beaucoup plus que n'importe quel organe.De ces résultats comme de ceux obtenus dans des observations antérieures où la même technique expérimentale était employée, ces auteurs avancent l\u2019hypothèse que les anticorps sont produits par les plasmocytes.THEORIES DE L\u2019ANAPHYLAXIE.Un nombre assez considérable de théories ont été élaborées pour expliquer la\u2019 réaction anaphylactique.Ces différentes conceptions peuvent être classifiées en deux groupes: les théories physiques et chimiques.a) Théories physiques: dans ce premier groupe d\u2019hypothèses, on a tenté de rattacher l\u2019anaphylaxie à une instabilité de l\u2019équilibre colloïdal.Widal et ses collaborateurs (1913) parlent de choc colloïdoclasique lorsque cet équilibre est rompu dans les tissus, et de choc hémocla- sique si le phénomène se passe plutôt dans le milieu sanguin.Lumière (1921, 1924) attribue plutôt la réaction anaphylactique à la production de floculats dans le sang.Ces derniers excitent les terminaisons nerveuses de l\u2019endothélium capillaire des centres.Il en résulte une vaso-dilatation viscérale avec congestion, hypotension, leucopénie, syncope.Kopaczew- ski (1919, 1925) explique plutôt le choc par des variations de la tension superficielle du plasma et des embolies capillaires par floculation.Pour Besredka (1917, 1926), il s\u2019agit d\u2019une espèce de commotion cellulaire au niveau des cellules nerveuses.Pour lui, l\u2019antigène et l\u2019anticorps sont le sensibiligène et la sensibilisine.Au moment de l'injection déchaînante, l\u2019affinité qu\u2019ont ces deux facteurs l\u2019un pour l\u2019autre provoque une réaction intense, laquelle rompt 1308 l'équilibre de certaines cellules nerveuses (où se fait la combinaison), ou encore s\u2019accompagne de dégagement ou d\u2019absorption d\u2019énergie calorique.Cet auteur s\u2019opposait énergiquement à toute idée d\u2019intoxication; à son avis, la rapidité de la rencontre sensibiligène - sensibili- sine est comparable au dégagement occasionné par l\u2019addition brusque d\u2019eau à l\u2019acide sulfurique.Doerr (1929) parle d\u2019irritation cellulaire due au fait que la réaction antigène-anticorps aurait lieu dans la membrane cellulaire.Wells (1929) adopte une opinion du même ordre puisqu'il prétend à des perturbations dans l\u2019équilibre des colloïdes du plasma qui deviennent toxiques.Les mêmes perturbations au niveau du protoplasme cellulaire produiraient également une intoxication des cellules en cause.b) Théories chimiques: ces théories cherchent plutôt une explication dans la production d\u2019une substance toxique, résultat de la rencontre antigène-anticorps.Richet (1908) désigne l\u2019anticorps anaphylactique sous le nom de toxogénine.Les phénomènes d\u2019anaphylaxie sont, pour cet auteur, des phénomènes d\u2019intoxication, le poison étant une substance se formant par la combinaison de la toxogénine avec l\u2019antigène.Il établit d\u2019ailleurs une équation: toxogénine + antigène = apotoxine.En dernier ressort, c\u2019est donc l\u2019apotoxine qui serait responsable de l\u2019apparition des symptômes de choc anaphylactique.Friedber- ger (1909) fut l\u2019auteur d\u2019une théorie qui fut acceptée durant de nombreuses années comme l\u2019explication la plus sérieuse du choc anaphylactique.Pour cet auteur, l\u2019anticorps anaphylactique était un anticorps précipitant qu\u2019il dénomma précipitine.Au moment de l\u2019injection déchaînante, cet anticorps entre en combinaison avec l\u2019antigène et cette union engendre un précipité.Aux dépens de ce dernier et de l\u2019alexine du sang circulant, il se forme une substance nouvelle.A cette dernière Fried- berger donna le nom d\u2019anaphylotoxine.C\u2019était là le facteur causal des accidents anaphylactiques.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurkTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Biedl et Kraus (1910), regardant surtout ce qui se passe dans le sang et étudiant l\u2019anaphylaxie chez le chien, observent que l\u2019injection déclenchante est suivie, chez cet animal, d\u2019une chute de pression artérielle et d\u2019une diminution de la coagulabilité du sang.Etant donné que ceci se rapproche de ce qui se passe après l'injection intraveineuse de peptone, Kraus et Biedl en viennent à la conclusion que l\u2019intoxication anaphylactique est provoquée par un poison identique à la peptone.Pour Vaughan et Wheeler (1907), une première injection de substance albuminoïde est suivie de la stimulation de certaines cellules, puis de l\u2019apparition d\u2019un ferment, lequel est spécifique pour la substance administrée.Ce ferment est sous forme de zymogène au sein des cellules, et il est réactivé au moment d\u2019une deuxième injection de la substance albuminoïde qui est rapidement digérée.De ceci il résulte une libération d\u2019un groupement toxique, cause des manifestations anaphylactiques.c) Théorie histaminique: la théorie histaminique est à l\u2019heure actuelle la plus acceptée.Lorsque Dale et Laidlaw (1910, 1919) eurent découvert les propriétés pharmacologiques de l\u2019histamine, ils ne manquèrent pas d\u2019observer la profonde analogle qui existe entre les effets physiologiques de cette substance et les symp- tomes de choc anaphylactique: chute de pression artérielle, bronchospasme chez le cobaye, modifications circulatoires pulmonaires chez le lapin; de plus, l\u2019histamine provoque la contraction de l\u2019intestin isolé du cobaye tout comme l\u2019addition de l\u2019antigène sensibilisant.La théorie fut donc formulée ainsi: l\u2019union de l\u2019antigène à l\u2019anticorps fixé aux cellules donne lieu à la libération d\u2019une substance qui explique les modifications au niveau des vaisseaux et des musclès lisses (Dale, 1929).Lewis (1927) étiquetta cette substance « substance H », à cause de son analogie avec l\u2019histamine.Par la suite plusieurs faits expérimentaux semblèrent supporter cette manière de voir.a) Best et collaborateurs (1927) firent la preuve que l\u2019histamine existe normalement dans les tissus dont elle peut être isolée à l\u2019état pur.Code et Ing (1937) en isolèrent sous LEGER: PHENOMENES D\u2019HYPERSENSIBILITE forme cristalline des éléments blancs du sang; Ackermann et Fuchs (1938) en firent l\u2019extraction du tissu pulmonaire de bœuf, puis de l\u2019urine (1939).En effet, on peut isoler l\u2019histamine de presque tous les tissus des diverses espèces animales (Rocha e Silva, 1946).b) Au cours du choc anaphylactique chez le chien, il apparaît une substance dans le sang, laquelle, selon Dragstedt et Gebauer-Fuelnegg (1932 a, b) et Dragstedt et Mead (1936 a), montre les caractères biologiques de l\u2019histamine.c) D\u2019après Daly et Schild (1934) et Drag- stedt et Mead (1936, b), la substance libérée dans le torrent circulatoire au moment de la réaction anaphylactique du chien est inactivée si on en fait l\u2019incubation avec l\u2019histami- nase.d) Si on perfuse un poumon isolé de cobaye sensibilisé avec une solution de l\u2019antigène sensibilisant, on obtient dans le perfusat une substance capable de provoquer une broncho- constriction chez un cobaye normal (Bartosch, Feldberg et Nagel, 1932).e) Code (1939) a démontré chez le chien et le cobaye qu\u2019il se produit, au cours du choc anaphylactique, une libération d\u2019histamine en quantité suffisante pour expliquer la réaction.f) De plus, on a constaté que des substances qui exercent une influence inhibitrice sur l\u2019intoxication histaminique ' protègent aussi du choe anaphylactique (Halpern, 1942; Bovet et collaborateurs, 1944; Wells et collaborateurs, 1945; Yonkman et collaborateurs, 1945, etc.).Feldberg (1941) et Rose (1947) ont publié d'excellentes revues générales sur le rôle de l\u2019histamine dans l\u2019anaphylaxie.Nous savons maintenant que la libération d\u2019histamine endogène n\u2019explique pas tous les symptômes de choc observés dans les différentes espèces animales, il n\u2019en semble pas moins évident que ce métabolite joue un rôle de tout premier plan.Il a été montré par Feld- berg et Kellaway (1938) que des substances telles que les venins et plus récemment par 1309 Rocha e Silva (1946) que la trypsine peuvent, si elles sont injectées, provoquer l\u2019apparition de symptômes semblables à ceux du choc anaphylactique.Rocha e Silva a tenté d\u2019expliquer la libération d\u2019histamine au moyen d\u2019un mécanisme enzymatique.Au moment du choc, il se produirait une activation d\u2019une enzyme protéolytique, probablement la trypsine; cette dernière endommagerait la cellule pour causer ainsi la libération de métabolites, dont l\u2019histamine.On a également étudié le rôle de l\u2019acétyl- choline dans l\u2019anaphylaxie.Des auteurs sont portés à croire que cette substance peut expliquer les manifestations d\u2019hypersensibilité, grâce à un excès d\u2019acétylcholine sanguine, ou à une hypersensibilité de l\u2019organisme vis-à- vis cette substance.Chigira (1942) a trouvé que le choc acétylcholinique ressemble davantage au choc anaphylactique que le choc histaminique.Foggie (1937) montra que l\u2019acé- tylcholine peut causer une constriction bronchique dans le poumon du rat.D\u2019autre part, Farber, Pope et Landsteiner (1944), étudiant le rôle possible de l\u2019acétylcholine dans l\u2019anaphylaxie, démontrèrent que divers tissus de cobayes (cœur, poumon, petit intestin) sensibilisés ne libèrent pas plus d\u2019acétylcholine que les tissus de cobayes normaux si on les met en contact in vitro avec l\u2019antigène sensibilisant.Il est une autre théorie de l\u2019anaphylaxie avancée par Danielopolu (1946, a, b, 1947).Cette théorie est basée sur le concept que le syndrome de choc est causé par la libération de choline lorsque l\u2019antigène, l\u2019anticorps et le complément entrent en combinaison.D\u2019après Danielopolu, le complexe antigène-anticorps est inerte en lui-même.Mais, lorsque le complément s\u2019y ajoute, l\u2019antigène est détruit.Cet antigène désintégré libère une substance toxique: l\u2019apotoxine.Parallèlement à la désintégration, il y a production de choline de l\u2019acé- tylcholine.Si tout ceci se passe très rapidement, il y a un choc que l\u2019auteur qualifie de paraphylactique puisqu'il donne à l\u2019anaphylaxie le nom de paraphylaxie. RECUEIL DE FAITS INJECTIONS INTRARACHIDIENNES D\u2019ALCOOL CHEZ LES PARAPLEGIQUES SPASTIQUES (Rapport Préliminaire) G.GINGRAS, Directeur du Centre des Paraplégiques, Hôpital des Anciens Combattants La spasticité chez les paraplégiques non seulement complique les traitements urolog1- ques et orthopédiques, favorise l\u2019apparition des escarres, mails est cause d\u2019attitudes vicieuses qui, à la longue, rendent impossible la réadaptation du malade.De nombreuses interventions ont été préconisées dans le traitement des spasticités.Citons les neurectomies, les myotomies et la rhizotomie antérieure: les deux premières recommandées chez les paraparétiques, la dernière chez les malades où il y a eu myélite transverse et où tout espoir de récupération musculaire ou sensorielle est abandonné.Cependant, en présence d\u2019une lésion complète 11 existe une méthode très simple qui diminue sensiblement la période d\u2019hospitalisation.Cette méthode consiste à injecter de l\u2019alevol absolu dans le canal rachidien.Toutefois, avant d\u2019y recourir, il est indiqué de pratiquer une anesthésie rachidienne.Au cours de celle-ci, les spasmes donnent et une cystométrographie peut être pratiquée.Nous aurons ainsi une image exacte mais provisoire du malade à l\u2019état aspastique.L\u2019injection intrarachidienne d\u2019alcool fut préconisée par Dogliotti dans les cas de douleurs rebelles à origine néoplasique, en 1931.Méthode d\u2019injection: jusqu\u2019à maintenant, nous avons utilisé le lit de Cone (fig.1).Un dispositif spécial permet, unc fois le patient en décubitus ventral, de surélever le centre du lit de telle sorte que les espaces intervertébraux s\u2019élargissent, rendant plus aisée l'introduction de l'aiguille.Un trocard (No 18) sans mandrin est in- (Ste-Anne-de-Bellevue).troduit dans les espaces sous-arachnoïdiens au niveau voulu et l\u2019aleool est injecté rapidement.Tic.1.\u2014 Le lit de Cone.Position du malade au moment de injection.Immédiatement après, le pied du lit est élevé ct maintenu dans cette position pendant une demi-heure (fig.2).Fra.2.-\u2014 Le pied du lit de Cone est surélevé pour permettre à l\u2019alcool de baigner la moelle en deçà du niveau injecté. GINGRAS: INJECTIONS INTRARACHIDIENNES D\u2019ALCOOL .Ceci est d\u2019une importance capitale vue la différence de densité entre l\u2019alcool et le liquide céphalo-rachidien.L'effet est habituellement très rapide et en quelques minutes les spasmes disparaîtront.Le taux des spasticités chez les paraplégiques est relativement élevé.Une étude portant sur 90 cas a révélé 41 spas- tiques.Cependant seulement 21% de ces cas présentaient suffisamment de spasticité pour nécessiter l'intervention.Nous avons, en effet, observé qu\u2019une spasticité modérée favorise le tonus musculaire et se contrôle aisément au moyen d\u2019attelles.Le tableau suivant montre la fréquence de la spasticité chez les paraplégl- ques et les paraparétiques (90 cas).Aspastiques Lésion complete Lésion incomplète 19 34 53 Spastiques Lésions complètes Lésions incomplètes Exten.Flex.Exten.Flex.2 17 2 16 19 18 OBSERVATIONS Observation 1.P.C., 50 ans.Paraplégie au niveau de D-3 conséeutive à une tumeur médullaire opérée.A l\u2019adimission, le malade présentait une paraplégie en flexion que le moindre stimulus exagérait.Les régions anesthésiées étaient sou- inises à des frottements continuels contre les draps et les rendaient très susceptibles aux escarres.Sept ans apres installation de la paraplégie, 5 ce.d\u2019aleool absolu furent in- Jectés au niveau de D-12 ct L-1.Les spasmes disparurent aussitôt et dès lors il fut possible de fermer les escarres.Depuis 1l a pu s'asseoir dans une chaise roulante sans que ne se produisent de nouvelles plaies.Après 15 mois, le patient est encore aspastique.1311 Observation 2.J.P.G., 29 ans.Paraplégie à la suite d\u2019un abcès épidural.A l\u2019examen, le malade présentait des escarres trochantériennes, sacrées et ischiatiques, aussi des contractures en flexion si importantes qu\u2019elles avaient causé une dislocation postérieure de la téte du fémur droit (fig.3-4).Frac.3.\u2014 Observation 2: J.P.G.Paraplégie en flexion avant injection intrarachidienne d\u2019alcool.Fic.4.\u2014 Observation 2: J.P.G.Escarre trochan- térienne: on distingue une portion de la tête fémorale à la marge inférieure de l\u2019escarre.En juin 1946, 5 c.c.d\u2019alcool absolu furent injectés entre L-2 ct L-3.Après trois minutes, les spasmes étaient de beaucoup amoindris (fig.5) et sept minutes plus tard les deux jambes étaient aspastiques (fig.6). 1312 Cependant, à cause des rétractions museu- laires occasionnées par une position vicieuse prolongée, nous ne pûmes obtenir l\u2019extension complète qu\u2019après un mois d\u2019exercices passifs.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 ble la fermeture de la cystostomie.2 c.c.d\u2019alcool absolu furent alors injectés au niveau D-11 et D-12, les spasmes disparurent et la cystostomie fut fermée chirurgicalement.Fra.5.\u2014 Observation 2: J.P.G.L'état du malade trois minutes après l\u2019injection d\u2019alcool.Fic.6.\u2014 Observation 2: J.P.G.L\u2019état du malade, sept minutes après l'injection d\u2019alcool.Les photos 5 et 6 ont été possibles, grâce à un bloc spinal complet à D-10 empêchant l\u2019alcool de diffuser au-dessus de ee niveau.Une ostéotomie de la tête du fémur fut alors pratiquée et la diaphyse introduite dans la cavité cotyloïde.Grâce à la chirurgie plastique, il fut ensuite possible de fermer l\u2019escarre (fig.7-8).Cependant, l\u2019injection ayant été faite au niveau L-2 et L-3, les spasmes des muscles abdominaux persistaient et rendaient impossi- Fra.7.\u2014 Observation 2: J.P.G.La région trochan- térienne droite après l\u2019ostéotomie de la tête dn fémur et chirurgie plastique._ Fic.8.\u2014 Observation 2: J.P.G.Les escarres ischiatiques et trochantériennes gauches ont pu être guéries après la disparition des spasmes.Observation 3.G.L., 26 ans.Paraplégie à D-12 à la suite d\u2019une fracture avec déplacement postérieur du corps vertébral et section de la moelle, laquelle fut vérifiée à l\u2019opération.Le patient fut admis au Centre de Réadaptation et apprit par la suite à marcher à l\u2019aide d\u2019attelles et de béquilles.Cependant la présence de spasmes au ni- GINGRAS: INJECTIONS INTRARACHIDIENNES D\u2019ALCOOL .1313 veau des muscles fessiers rendait la marche phie faite avant l\u2019opération montrait une ves- très difficile et même dangereuse.Par ailleurs, sie extrêmement spastique (fig.9) alors de nombreux cystospasmes nécessitaient le qu\u2019apres, le tracé est typiquement celui d\u2019une port constant d\u2019un urinal et, le patient étant vessie atonique (fig.10).sujet à de fréquentes érections, il était à Le malade ne porte plus d\u2019urinal et provo- craindre que celui-ci ne soit la cause de que maintenant la miction par pression abdo- plaies aux organes génitaux.Deux ans après minale.CYSTOMETRIC READINGS MILLIMETERS OF MERCURY spastiauc 10\u2014 ec 500 c.c.INCREMENTS ==___C.C.|.omerer FLEE.1 o MINUTES MINUTES MINUTES Ameriosn Oystoscose Makers lag.\u2014 New York DR Tia.9.\u2014 Observation 3: G.L.La cystométrographie pratiquée avant l\u2019injection d\u2019alcool.Noter la fréquence des spasmes.NAME GI CYSTOMETRIC READINGS HISTORY NUMBER ?.C.L-3 MILLIMETERS OF MERCURY TENTATIVE DIAGNOSIS Vesgie INCREMENTS _ C.C .C.© MINUTES s MINUTES MINUTES hncriess Cyrépoonpe Makare lan.\u2014 Bou York DR G, Ginkres, Fra.10.\u2014 Observation 3: G.L.La cystométrographie après l\u2019injection d\u2019alcool.La vessie est atonique.l\u2019accident, 5 c.c.d\u2019alcool absolu furent injec- Observation 4.tés au niveau de L-2 et L-3.Les spasmes des A.S., 28 ans.A la suite d\u2019une fracture, ce muscles fessiers disparurent immédiatement malade souffre d\u2019une myélite transverse à D-4 de même que le priapisme.Dès lors le patient et D-5 et devient par la suite un spastique en put marcher sans danger.Une cystométrogra- flexion.Le moindre stimulus, le poids même 1314 des couvertures étaient suffisants pour provoquer un « mass reflex », une céphalalgie aiguë et une diaphorèse intense.Il lui était impossible d\u2019utiliser une chaise roulante et des cys- tospasmes incessants accompagnés de priapismes rendaient le problème de sa réadaptation insoluble.Un an après l\u2019accident, 5 c.c.d\u2019alcool absolu furent injectés au niveau de L-3 et L-4.Les spasmes disparurent en decà de ce niveau.La cystométrographie révéla une vessie atonique, le priapisme cessa et le patient put s\u2019asseoir.Cependant, comme il continuait de se plaindre NAME B.A.vestony A -1940 TENTATIVE DIAGNOSIS -Vegssie spastique _Vessale spastique ® ae 25 c.c.== C.CYSTOMETRIC READINGS MILLIMETERS OF MERCURY L'UNION MÉDICALE DÜ CANADA \u2014 BurtaTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 de malaises dus aux contractures des abdominaux et des muscles lombaires, une seconde injection fut faite au niveau de D-10 et D-11.Enfin, une troisième au niveau de D-7 et D-8.Il est intéressant de noter que chaque fois le niveau de la paralysie flasque correspond exactement au niveau de l\u2019injection.Observation 5.B.A., 23 ans.Cette patiente devient paraplégique à D-5 à la suite d\u2019une fracture-dislo- cation.À l\u2019examen, les extrémités inférieures sont modérément spastiques, mais une cysto- métrographie montre une capacité vésicale de © MINUTES s MINUTES 10 Stem Qstnossys Buus tue, \u2014 Bos York DR.CG, Glngras, Fic.11.\u2014 Observation 5: B.A.La cystométrographie avant l\u2019injection d\u2019alcool.Noter les cystospasmes et la capacité tres réduite (25 c.c.).FINAL DIAGNOSIS \u2014Âtonie bladder RU sc 308 c.c.incremets_N/© cc.caweter É16F Oo MINUTES s Amerious Qystverepe Hlobers ins.\u2014 ou York OR Fig.12.\u2014 Observation 6: B.A.La cystométrographie après l\u2019injection MINUTES 10 G.Gangrès.CYSTOMETRIC READINGS me S_Merah 1317 MILLIMETERS OF MERCURY MINUTES 18 d\u2019alcool.La vessie est aspastique et la capacité de 300 cc. GINGRAS: INJECTIONS INTRARACHIDIENNES D\u2019ATLCOOT, .25 c.c.et des cystospasmes.Notre malade se disposait à reprendre son travail, mais ceci fut considéré comme impraticable devant la multiplicité des spasmes vésicaux (fig.11).Quatre ans après 'accident, 2 c.c.d\u2019alcool absolu furent injectés au niveau L-3 et L-4.Une cystométrographie faite quelques minutes après l\u2019opération montre une vessie atonique dont la capacité est maintenant de 300 c.c.(fig.12).La patiente a pu retourner à son travail.Après un an et demi, les spasmes vésicaux ne sont pas réapparus.Observation 6.A.MeL., 23 ans.Le patient souffre de qua- driplégie à la suite d\u2019une fracture-dislocation au niveau de C-6 et C-7.Au bout de trois semaines, il y a eu récupération au niveau des biceps et des triceps de telle sorte qu\u2019il a pu bientôt s\u2019asseoir dans une chaise roulante.Cependant, les extrémités inférieures entrèrent graduellement dans un état d\u2019extrême spasticité et il fallut bientôt attacher le malade à sa chaise pour l\u2019empêcher de perdre l\u2019équilibre et de tomber.Notons aussi que de violents cystospasmes nécessitaient l\u2019emploi d\u2019un cathéter urétral.Dix-huit mois après l'accident, 5 ce.d\u2019alcool furent injectés au niveau de la queue de cheval.Nous obtenons par la suite une paralysie flasque des membres inférieurs et une vessie atonique.Observation 7.S.V., 38 ans.Le patient devient paraplégique à la suite d\u2019une anesthésie rachidienne, faite en vue d\u2019une résection d\u2019un néoplasme intestinal.À son admission, le malade présentait une paraplégie au niveau de L-1 et L-2.Quelques mois plus tard, il devenait évident que le processus néoplasique se généralisait et le malade commenca à se plaindre de douleurs aiguës au niveau de l\u2019abdomen et des masses lombaires.La cystométrographie montra une vessie très spastique, ce qui compliquait de beaucoup les soins de routine.5 c.c.d\u2019alcool furent injectés au niveau de 1315 D-11 et D-12.Après l\u2019opération, les niveaux sensoriels et moteurs gagnèrent le niveau d\u2019in- Jection, la vessie devint atonique et les douleurs abdominales et lombaires, que nous n\u2019avions pu atténuer avec de la morphine, disparurent.À l\u2019autopsie, on nota un fort épais- Fra.13 \u2014 Observation 7: S.V.A droite: aspect général de la moelle.A gauche: détail de la région injectée.sissement de la dure-mère de D-12 et L-2.Les sections montrèrent une hyperplasie fibreuse très marquée entourant les terminaisons nerveuses et la matière grise.Il semble que du tissu fibreux ait remplacé le tissu médullaire (fig.13). 1316 Conclusions.1 \u2014 L\u2019injection intrarachidienne d\u2019alcool absolu a été pratiquée dans sept cas de paraplégie.2 \u2014 Il semble évident que le traitement médical et chirurgical des décubitus chez les grands spastiques est de beaucoup plus facile après l\u2019abolition des spasmes.3 \u2014 La disparition des cystospasmes répétés, dans les cas de vessie dont la capacité est très réduite, rend le problème de la réadaptation plus aisé.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurukTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 4 \u2014 Le port d\u2019attelles est possible une fois les spasmes en flexion disparus.5 Chez tous nos cas, le niveau de paralysie flasque correspond exactement au niveau de l\u2019injection.BIBLIOGRAPHIE G.GINGRAS: «Preliminary Report on Intrathecal Alcohol Injections in Cases of Paraplegia, D.V.A.» Treatment Services Bulletin, Ottawa, février 1948.Bernard JUDOVICH et William BATES: « Segmental Neuralgia in Painful Syndromes.» F.A.Davis, éditeurs, Philadelphie, 1944. REVUE GÉNÉRALE Ob QUELQUES PRINCIPES ELEMENTAIRES DE PHYSIOLOGIE CHIRURGICALE ! Laurent ARCHAMBAULT (Montréal).En médecine comme en chirurgie, certains problèmes physiologiques de base entrent en ligne de compte de façon impérieuse.Plus spécialement chez cette dernière voit-on l\u2019urgence quotidienne de remédier à des déséquilibres dont la nature doit être comprise avant de poser tout acte chirurgical.Le délai occasionné par l\u2019étude des mécanismes en souffrance, sera amplement compensé par un meilleur pronostic, un risque opératoire diminué et une guérison plus rapide.Le patient qui a vomi, qui a saigné, celui qui est en obstruction du grêle comme celui qui est porteur d\u2019une iléos- tomie ou d\u2019une cæcostomie, aura, en plus de la lésion initiale, des pertes d\u2019eau, d\u2019électrolytes et de protéines qu\u2019il faudra ramener en balance positive.L\u2019EAU.Chez l'individu normal, l\u2019eau ingérée et l\u2019eau excrétée sont en proportions égales.L'eau bue telle quelle (1200 cc.), celle contenue dans les aliments (1000 ce.), celle résultant de l\u2019oxydation des aliments (300 ce.), constitue un total d\u2019environ 2,500 cc.Par contre, le rein en éliminera 1,200 cc., le poumon et la peau, par évaporation, 1,200 cc., et les selles 100 cc.Ces chiffres sont vérifiables, pendant vingt- quatre heures, chez l\u2019individu en activité ordinaire, i.e.qui ne boit pas plus qu\u2019il n\u2019en éprouve le besoin et dont les émonctoires par les issues ordinaires ne sont pas en excès.Comme il est facile de voir, la peau et le rein jouent le rôle principal dans l\u2019élimination.Dans certains cas, l\u2019apport est en excès; nous aurons alors un volume d\u2019urines augmenté avec une densité moindre.D\u2019autre part, comme au 1.Travail préparé durant un séjour d\u2019études à lhôpital Johns Hopkins, Baltimore, Md.cours des grandes chaleurs humides ou dans les collapsus périphériques accompagnés de diaphorèse abondante, ce sera la peau qui assumera la plus grande tâche dans l\u2019excrétion.L\u2019urine des heures qui suivront sera concentrée, peu abondante, traduisant un phénomène compensateur d\u2019oligurie relative (8).Si par ailleurs l\u2019anamnèse révèle une histoire de vomissements, de diarrhée prolongée et que nous ayons par la suite une urine concentrée dans un volume restreint, déjà l\u2019on songera à un déficit en eau qu\u2019on appellera « déshydratation ».Si cette quantité d\u2019eau perdue n\u2019est pas remplacée, le rein atteindra sa capacité de concentration maximale et l\u2019azotémie s\u2019élèvera.Si cette déshydratation continue, les protéines tissulaires seront détruites, l\u2019azote augmentera davantage avec, comme résultat, un cercle de rétention ajoutée à la destruction.(3).C\u2019est ainsi que l\u2019azotémie par manque de sel, expression depuis longtemps en discussion, est surtout un symp- tome de déshydratation car, comme il sera vu plus loin, il n\u2019y a jamais perte d\u2019eau sans qu\u2019il y ait en même temps perte de sel.L\u2019organisme tend à maintenir la concentration de ses liquides en électrolytes à un niveau proportionnel toujours le même \u2018pour un volume donné.Ainsi, s\u2019il y a en premier lieu une perte d\u2019eau, le rein rejettera une quantité proportionnelle de sel afin de maintenir celui-ci à la même concentration dans le plasma.S'il y a perte prédominante de sel, il y aura rejet d\u2019eau pour la même raison.(2).DISTRIBUTION DES LIQUIDES.Normalement les liquides de l'organisme sont répartis selon deux milieux ou compartiments.A)Le milieu extra-cellulaire, qui 1318 comprend les vaisseaux et les espaces intersti- tiels des tissus.B) Le milieu intra-cellu- laire, limité aux cellules des tissus.Le milieu sanguin ou vasculaire peut être considéré, si l\u2019on veut, comme un troisième 1.e.-le plasma.À eux trois, ils constituent 70% du poids du corps (1).CONSÉQUENCES D\u2019UNE PERTE NON REMPLACÉE.Dans la maladie, la partie plasmatique est la première à laquelle l\u2019organisme recourt pour ses besoins en eau.Il s\u2019ensuit une concentration de tous les composants du sang.Les protéines, responsables de la pression osmotique du plasma et subissant elles aussi une augmentation de leur concentration, verront cette pression osmotique s\u2019élever, attireront l\u2019eau du milieu interstitiel pour tenter de rétablir le volume initial du sang.Si le processus se poursuit, ce sera au tour du milieu extra- cellulaire de s\u2019épuiser, puis viendra en dernier lieu celui des cellules des tissus.Le tableau sera d\u2019abord celui de la déshydratation simple i.e.oligurie, soif, sécheresse des muqueuses, lassitude etc., puis celui du shock secondaire i.e.chute de la pression artérielle et du débit cardiaque par diminution du volume sanguin, hémoconcentration avec ses effets nocifs sur la diurèse et le parenchyme rénal, l\u2019hématose ete.(6).Cas NON COMPLIQUÉ, Si le patient ne peut boire, soit à cause de nausées, soit parce que des raisons techniques ayant trait à une opération récente l\u2019en empêchent, et s\u2019il ne perd pas de liquide par ailleurs ie.tube de succion gastrique, plaies, vomissements, transpiration excessive, il ne s\u2019agira ici que de remplacer les pertes physiologiques i.e.donner assez d\u2019eau pour la formation d\u2019urine (1,000 c.c.), pour l\u2019évaporation par la peau et les poumons (1,200 ce.), en un mot 2,000 à 2,500 ce.par voie intra-veineuse.Certains auteurs préfèrent administrer jusqu\u2019à 3,000 cc.pendant vingt-quatre heures, croyant que cet excès léger peut équilibrer des pertes imperceptibles par ailleurs.| L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Cas COMPLIQUÉ.Si le patient fait de la fièvre, s'il transpire davantage par suite d\u2019une température environnante élevée, si, de plus, un tube de succion gastro-intestinale est en place, en plus des pertes physiologiques de base il devient essentiel de mesurer l\u2019excès pathologique et de les remplacer, volume par volume.Si, par exemple, le tube de succion ramène 2,000 cc., il faudra ajouter cette dernière quantité à la raison de base qui est 2,500 cc., faisant un total d\u2019environ 4,000 ce.de liquides qu\u2019il devient nécessaire de donner si l\u2019on veut que le patient soit en balance positive.CE QU\u2019IL FAUT DONNERA) Pour le cas non compliqué, un soluté glucose à 5% ou 10% (1000 à 1,500 ce.).Considérant d\u2019autre part qu\u2019il y a environ 4 à 8 grammes de chlorure de sodium d\u2019éliminés par jour par les urines et la peau, cette quantité doit être elle aussi remplacée.A cette fin, ajouter au soluté précédent un soluté physiologique salé à 7 0/00 ou solution de Ringer, environ 1000 à 1,500 ce.L\u2019eau servira pour la formation de l\u2019urine et la transpiration, le glucose du premier soluté étant utilisé pour les besoins nutritifs et la glycogénèse.B) Pour ce qui concerne le cas compliqué, où en plus des pertes physiologiques, il y a perte excessive par vomissements ou tubes, il est bon de voir sommairement le métabolisme du chlorure de sodium car il n\u2019y a jamais de déficience en eau sans qu\u2019il y en ait une en sel.MÉTABOLISME DU CHLORURE DE SODIUM.Normalement ion Cl et Pion Na sont les électrolytes les plus abondants du milieu ex- tra-cellulaire, tandis que le potassium (V) et les radicaux phosphates (P04) prédominent dans le milieu intra-cellulaire.Trois conditions pourront entraîner un.déséquilibre de ce sel, ce sont: 1° \u2014 Pertes de liquide qui en contiennent.2° \u2014 Apport diminué parce qu\u2019impossible per os. ARCHAMBAULT: PHYSIOLOGIE CHIRURGICALE 3° \u2014 Rétention de chlorure de sodium et d\u2019eau chez le patient gravement atteint, où l\u2019on se trouve en face de conditions associées comme la néphrite chronique, le cardio-vasculaire.Chez eux, une administration de solutés intraveineux entrai- nera œdème par rétention, surtout si ces solutés sont donnés trop rapidement et en trop grande quantité.Fonctions du chlorure de sodium.a.\u2014 Maintenir l\u2019équilibre acide \u2014 base.b.\u2014 Rôle important dans le maintien de la pression osmotique totale des liquides extra-cellulaires, le volume de ces derniers dépendant directement de leur concentration en chlorure de sodium.c.\u2014 Na, ion chargé positivement, constitue 91% de toutes les bases de l\u2019organisme.Contrairement à l\u2019ion Cl qui peut être remplacé par un autre radical acide, i.e.CO8H, l\u2019ion Na est irremplaçable s\u2019il en advient un déficit.Une perte de Na aboutira plus facilement à la déshydratation qu\u2019une perte de Cl, d\u2019où l\u2019organisme par l\u2019intermédiaire des reins a tendance à conserver ses bases par formation d\u2019autres bases de substitution i.e.NH4, ammoniaque.(Au début des acidoses, les urines sont fortement ammoniacales.) Sources du chlorure de sodium.8 à 10 grammes de sel, soit tel quel, soit dans les aliments, sont absorbés pendant les vingt- quatre heures d\u2019un individu, à régime ordinaire.Elimination.Les glandes sudoripares en rejettent environ 25 à 41 gm.par jour.Les reins en excréteront de 3 à 8 grammes et les selles, 0.5 gm.par 24 heures.Expérimentalement il est prouvé que pour une perte de 5 ou 6 grammes de chlorure de sodium, il y aura une perte compensatrice d\u2019une quantité d\u2019eau équivalente à un litre de soluté physiologique.Par ailleurs, l\u2019intestin reçoit en provenance de la salive, du liquide gastrique, de la bile, du 1319 pancréas et du grêle, environ dix litres de liquides par jour, contenant du chlorure de sodium.À mesure qu\u2019elle progresse vers les côlons, cette\u2019.quantité de liquide est réabsorbée.L\u2019examen de ces sécrétions révèle qu\u2019elles sont à peu près égales en électrolytes ou isotoniques avec les électrolytes du plasma du sang i.e.5-6 grammes de CINa en moyenne /00.Il s\u2019ensuit qu\u2019un litre de sécrétions intestinales est de même titrage en électrolytes qu\u2019un litre de soluté physiologique, sauf dans l\u2019estomac où l\u2019ion Na est remplacé par Pion H, acide.L\u2019eau bue ou introduite dans l\u2019estomac, prendra donc rapidement une concentration en sel caractéristique du niveau où elle arrivera.Si 1000 ce.sont bus, 5-6 grammes de chlorure de sodium provenant de la muqueuse et partant, du milieu interstitiel, viendront s\u2019y ajouter.Si une heure plus tard, cette même quantité i.e.1000 cc., est vomie ou aspirée par tube de succion, 5-6 grammes de sel auront été perdus aux dépens du milieu interstitiel et du plasma.Cette perte, étant l\u2019équivalent d\u2019une dilution, le rein compensera par une excrétion de 1000 ce.d'eau.L\u2019on comprendra par là qu\u2019il y aura déshydratation compensatrice.Donc, pour éviter que les milieux extra-cel- lulaires se vident de leurs électrolytes (en voulant rendre les liquides ingérés isotoniques), on verra l\u2019importance d\u2019ajouter du sel à l\u2019eau ou autres liquides ingérés.(4).Pertes pathologiques de sels considérées d\u2019après le niveau de la lésion.Le métabolisme du sel peut être fortement troublé chez le patient de chirurgie et plus spécialement chez celui qui est porteur d\u2019une lésion sur le tube digestif.Les vomissements, les diarrhées, les fistules ou drainages biliaires, les iléostomies ou cæcostomies, les tubes de succion, constitueront autant de conditions susceptibles d\u2019augmenter les pertes, surtout si l\u2019ingestion n\u2019a pas lieu per os.La perte des chlorures s\u2019apprécie par la recherche de leur taux dans le plasma.Normalement celui-ci contient de 560 à 630 milligrammes de CINa pour 100 cc.de plasma.La 1320 perte en bases i.e.en Na, est calculée par la connaissance de la réserve alcaline.Celle-ci indiquera l\u2019excès d\u2019ions Cl sur le nombre d'ions Na, et vice versa; la prédominance de l\u2019un ou l\u2019autre de ces deux électrolytes, faisant balancer le pH dans un sens plus que dans l\u2019autre, donnera une bonne idée de l\u2019équilibre acide - base.À.\u2014 STÉNOSE PYLORIQUE (POST-ULCÉREUSE OU DES NOUVEAU-NÉS).Les liquides provenant de l\u2019estomac auront une concentration en Chlore prédominante, c\u2019est-à-dire orientée du côté acidité.Qu\u2019un tube de succion soit mis en place ou bien que le patient vomisse, cette perte de liquides amènera une baisse des chlorures du plasma, une réserve alcaline augmentée (traduisant une élévation du taux de la base Na, combinée sous forme de bicarbonate).Ce cas représentera l\u2019alcalose typique.B.\u2014 FISTULE OU DRAINAGE BILIAIRE.La bile est alcaline, contenant plus de bases Na que d\u2019acides; si 200 à 300 cc.de bile sont recueillis par jour et que ce drainage dure assez longtemps, la somme des bases pourra être suffisamment élevée pour entraîner un état d\u2019acidose.Comme il n\u2019y a jamais de diminution d\u2019ions Na sans qu\u2019il y ait en même temps une perte d\u2019eau, nous aurons en plus déshydratation.Heureusement, ces drainages abondants ne surviennent qu'au cours des premiers jours.L\u2019alimentation et la médication intraveineuse réussiront en général à prévenir l\u2019acidose.C.\u2014 L\u2019OBSTRUCTION HAUTE DU GRÊLE.À ce niveau, l\u2019intestin a un liquide dont la somme est constituée par le suc gastrique, la bile, la sécrétion du pancréas.Les ions Cl et Na sont en nombre à peu près égal.Les chlorures du plasma et la réserve alcaline présenteront un abaissement parallèle.La perte d\u2019eau sera en plus considérable, car aucune réabsorption ne pourra se faire.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LE.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 ILÉOSTOMIE ET CÆCOSTOMIE.À mesure que les liquides descendent vers les côlons, ils deviennent de plus en plus alcalins, leur teneur en Cl diminuant au profit des radicaux CO8H, et leur concentration en sodium se maintenant proportionnellement la même.Ainsi, plus de Na sera perdu que de CI.Ce dernier augmentera dans le plasma donnant les signes chimiques de l\u2019acidose, i.e.baisse de la réserve alcaline, hémoconcentration par perte d\u2019eau concomitante.Il devient nécessaire d\u2019administrer surtout du Na et de l\u2019eau.La meilleure forme est le lactate de sodium.Le radical lactate est oxydé et Na restera pour remonter le taux de la réserve alcaline.On ajoutera un soluté glucosé pour fin de nutrition et combattre l\u2019acétonémie; le glucose pourra être donné dans un soluté salé physiologique, au taux de 5-10%.Souvent le problème ne s\u2019arrête pas là.Le patient qui est assez atteint dans son état général pour présenter des troubles de l\u2019eau et des sels, verra de plus s'ajouter un autre syndrome qui en amplifiera le déséquilibre: ce sera l\u2019hypoprotéinémie.Blalock, de Baltimore, (6), dans ses expériences sur le shock traumatique, a constaté dans l\u2019obstruction intestinale qu\u2019au niveau de la lésion il y a une déperdition de liquide dont la nature est presque identique à celle du plasma.En même temps, il constatait que les protéines du plasma étaient abaissées.Cliniquement, c\u2019était le tableau du shock i.e.chute de la pression artérielle, accélération du pouls, oligurie, ete.Après l\u2019administration de solutés salés ou glucosés, les examens démontraient que le shock persistait.Que se passait-il?L\u2019eau des solutés intraveineux n\u2019était plus retenue dans les vaisseaux mais d\u2019emblée se dirigeait vers les tissus, causant l\u2019œdème.Si, en plus des solutés salés ou sucrés, il ajoutait du plasma ou du sang, le shock disparaissait avec l\u2019œdème, le rein avait meilleur débit urinaire et l\u2019animal survivait.Il s\u2019agissait de corriger un état d\u2019hypoprotéinémie et, partant, la pression osmotique.TESTS OU EXAMENS DU SANG.Après avoir mesuré les pertes de liquides, il faut rechercher les pertes des électrolytes du ARCHAMBAULT: PHYSIOLOGIE CHIRURGICALE p'asma, les protéines, l\u2019hématocrite et la réserve alcaline.Pour les chlorures plasmatiques, Coller, Maddock, Pedersen, (1), ont établi une règle selon laquelle on peut apprécier la quantité de chlorure qu\u2019il faut donner en partant de la concentration de celui-ci dans le plasma.Pour chaque 100 milligrammes de CINa au dessous du\u2018niveau normal plasmatique, ie.(taux normal étant de 560 à 630 milligrammes pour 100 cc.de plasma), le patient recevra 0.5 g.de CINa par kilog.de poids, jusqu\u2019au retour à la normale.En moyenne, il faut donner 20 grammes de sel pour monter le taux de 100 milligrammes.Chez le patient dont les protéines sont en déficience, cette règle toutefois ne réussira pas à rétablir le niveau plasmatique des chlorures.Tout ce que l\u2019on injectera quittera les vaisseaux pour les tissus.Dans ces cas, il est inutile d\u2019augmenter le CINa, car ce qu\u2019il faut, ce sont des protéines.PROTÉINES.Ce sont des substances qui servent à la constitution des cellules de l\u2019organisme.Les acides aminés en sont les unités de base.On calcule qu\u2019une cellule peut contenir jusqu\u2019à huit protéines différentes.D\u2019où la notion d\u2019acides aminés essentiels dont l\u2019organisme ne peut se passer pour la reconstitution continuelle de ses protéines tissulaires.Elles sont réparties: A) Dans le sang, i.e.l\u2019hémoglobine des globules rouges, les albumines, les globulines et le fibronogène.B) Dans les cellules mêmes.Tout individu dont l\u2019apport alimentaire (per os ou I.V.) dépasse les pertes par les selles, les urines, les plaies, les fistules etc, est en équilibre protéine positif.Si les pertes dépassent les ingesta et les injecta, il est en équilibre-négatif.Fonctions des protéines.a.\u2014 Maintenir la pression csmotique du plasma circulant i.e.force d\u2019attraction des liquides du plasma, i.e.sur l\u2019eau, la retenant dans le vaisseau et conservant ainsi le volume sanguin total et la pression artérielle.1321 b.\u2014 par la flexibilité de cette pression osmotique, régler l\u2019échange ou le passage normal des liquides entre les tissus et les vaisseaux.c.\u2014 Servir aux tissus les acides aminés essentiels & la formation du protoplasme cellulaire.d.\u2014 Amphotère, i.e., pouvant servir d\u2019anion ou de cation selon les besoins de l\u2019équilibre acide-base.Toutes ces fonctions laissent entrevoir que, si elles sont troublées, de nombreuses activités vitales seront bouleversées, augmentant le risque opératoire et hypothéquant le pronostic post-opératoire par toutes sortes de complications locales et générales.Les taux normaux sont: a.\u2014 Protéines totales: 6-8 g./0.b.\u2014 Albumine: 4.1 g.%.e.\u2014 Globuline: 2.7 g.%.d.\u2014 Fibrinogène : 0.27 g.%.e.\u2014 Hémoglobine: 15 g.%.i.e.6 litres de sang contiendront environ 900 a 1000 grammes de protéines.La fraction la plus importante est l\u2019albumine.Grâce à la petite dimension de ses molécules, elle est responsable de 80% de toute la pression osmotique exercée par le sang circulant (9).A cause précisément de cette pression qu'elle exerce sur l\u2019eau, une déficience résultera en une hypo- protéinémie, à son tour caractérisée par 1\u2019ce- dème.Sources.Evidemment, l\u2019alimentation en est la seule source jusqu\u2019au moment où, dans les états de dénutrition, l\u2019organisme est obligé de recourir à ses protéines propres pour les besoins des divers métabolismes.C\u2019est ainsi que le foie, qui en contient 300-400 grammes à l\u2019état normal, réagira moins bien contre les infections lorsque surviendront les déficiences, que nous aurons les anémies hypochromes, etc. 1322 Hypoprotéinémie.Tout ce qui cause la perte de protéines plasmatiques en sera l\u2019origine.A) Pertes: Les plaies traumatiques; les brûlures; par issue directe de plasma vers l\u2019extérieur; les suppurations chroniques.Le shock, par son action sur la perméabilité capillaire aboutissant à l\u2019exsudation.(Obstruction intestinale).Les lésions rénales avec albuminurie.Les hémorragies, aiguës ou chroniques.B) Destruction catabolique ou par suite d\u2019un apport insuffisant.Intoxications.C) Troubles de l\u2019absorption, de la digestion, de l\u2019assimilation soit par lésions du foie, soit de la muqueuse intestinale (côlite ulcéreuse, etc.) Résultats ou effets.1) L\u2019estomac se vide moins vite, perte d\u2019ap- - pétit, anorexie et perte de poids.2) Diminution de la motilité de l\u2019intestin avec mauvaise assimilation.3) Mauvaise guérison des plaies.4) Fonctions hépatiques restreintes et incompétentes.5) Œdème des tissus.6) Anémie.Causes pré-opératoires.Les maladies du tube digestif en sont les causes les plus fréquentes.Qu\u2019elles soient d\u2019ordre infectieux, néoplasiques ou mécaniques, l\u2019on conçoit aisément que le tube digestif, en dehors des grandes causes traumatiques, des grandes brûlures, demeurera toujours le centre des hypoprotéi- némies.Causes post-opératoires.Souvent dues soit à une mauvaise préparation, soit à une trop grande hâte d\u2019opérer et exagération de l\u2019urgence.Les causes post-opératoires réelles sont : 1° \u2014 Augmentation des pertes (fistules, cœ- costomie etc.) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButLsTIN A.M L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 2° \u2014 Métabolisme élevé des protéines endogènes par suite d\u2019un régime post-opéra- toire insuffisant.3° \u2014 Plus grands besoins en vue de la réparation des plaies.4° \u2014 Interventions traumatisantes avec grands décollements, pertes qui ne sont pas immédiatement remplacées au cours de l\u2019opération.Tous ces phénomènes placent le patient dans un équilibre azoté négatif.De plus, considérant qu\u2019il faut souvent des semaines et des mois avant de réussir à remonter le taux sanguin à la normalité, il est préférable de dépister le plus tôt possible cette hypoprotéinémie.Certains auteurs (Weinstein), recherchant sur les modalités de l\u2019équilibre azoté, ont pu constater que parfois 1000-2000 grammes de protéines tissulaires sont perdues ou cataboli- sées par suite des interventions mêmes légères; à plus fortes raisons et probabilités s\u2019il s\u2019agit de longues interventions, chez un patient déjà en dénutrition i.e.ulcères chroniques, cancers, etc.Enfin l\u2019expérience montre, en congédiant un patient opéré à peine dix jours avant, que souvent il a maigri de façon notable.Conclusions.Quant un patient est déshydraté, i.e.qu\u2019il a perdu des électrolytes et de l\u2019eau; quand les examens révèlent un abaissement des protéines du plasma, il est essentiel de remplacer ces pertes.Ce remplacement des liquides perdus et des différents électrolytes devra être conduit et dirigé par la mesure des pertes comme volume, par la recherche des chlorures plasmatiques, la réserve alcaline, l\u2019hématocrite, les protéines totales.Ces examens règleront le choix des solutés salés, glucosés, etc.Dès que le patient peut le faire, il se nourrira per os au moyen d\u2019un régime balancé.L\u2019expérience démontre que rien encore n\u2019a remplacé l\u2019alimentation per os. ARCHAMBAULT: PHYSIOLOGIE CHIRURGICALE BIBLIOGRAPHIE 1.F.A.COLLER, G.Walter MADDOCK : « Water and Electrolyte balance.» Surg., Gynec., & Obst., 70: 340, 1940.2.L.James GAMBLE: «Chemical anatomy, physiology and pathology of extracellular fluids.» Harvard University Press, Cambridge, Mass.1947.3.J.P.PETERS & Donald Van SLYKE: « Quantitative Clinical Chemistry.» Vol.1.(Interpretation.) 4.J.P.PETERS: «The structure of the blood in relation to Surgery.» Ann.of Surg.112: 490, 1940.1323 5.I.S.RAVDIN: « Hypoproteinemia and its relation to surgical problems.» Annals of Surgery, 112: 576, 1940.6.A.BLALOCK, A.S.MINOT: «Plasma loss is severe dehydration.» 112: 557, 1940.7.0.H WANGENSTEEN: «Intestinal Obstruction.» 1946, 2e édition.8.CRILE: Hospital Care of surgical Patient.9.J.NASH: Surgical Physiology, 1946.10.MASON et ZINTEL: Preoperative and postoperative Care., 2e édition, 1947.11.Best TAYLOR: Physiological basis of medical Practice, 1943. LES KYSTES DU PANCRÉAS ! G.-Roger CHAMPOUX Les kystes du pancréas sont des lésions relativement rares, mais intéressantes à connaître, tant au point de vue diagnostic que traitement chirurgical.La chirurgie, en général, et dans ce domaine en particulier, a fait de si grands progrès dans ces dernières années, qu\u2019il est aujourd'hui possible pour un chirurgien expérimenté d\u2019aborder cet organe sans crainte et d\u2019obtenir des succès autrefois inespérés et ce, avec un minimum de danger.L\u2019avancement global des sciences médicales, tant en anesthésie qu\u2019en physiologie et en thérapeutique, y a contribué pour beaucoup.Il est cité par Brunschwig que Guleke a relevé 260 cas de kystes pancréatiques rapportés dans la littérature jusqu\u2019à 1912.H.Muller rapporte 200 cas de plus dans la période s\u2019étendant de 1912 à 1922.Thigpen a aussi fait une revue de 139 cas traités chirurgicalement à la clinique Mayo de 1908 à 1939.Dernièrement, K.Warren, de la Clinique Lahey, présentait une étude de 16 cas traités à la Clinique de 1926 à 1948, dont 7 de 1945 à 1948.CLASSIFICATION.Il existe plusieurs classifications des kystes du pancréas, les unes plus ou moins complètes et complexes, les autres plus simples et abrégées.Voici un résumé de la question : il y a ce qu\u2019on peut appeler les kystes vrais, les pseu- do-kystes et enfin certaines variétés de kystes plus rares.a) Les kystes vrais: sous ce terme peuvent être inclus: 1) Les kystes congénitaux, ou maladies kystiques du pancréas.2) Les kystes de rétention.1.Travail préparé durant un séjour d\u2019études à l'hôpital Johns Hopkins, Baltimore.{Montréal).3) Les kystes proliférants ou adénomes kystiques.4) Les kystes blastogènes ou d\u2019étiologie inconnue.b) Les pseudo-kystes.ec) Les kystes parasitaires.d) Les kystes dermoïdes.DÉFINITIONS.a) Kystes vrais .Ce sont ceux qui normalement possèdent un revêtement épithélial, soit cubique, soit cylindrique, ou encore parfois à cellules aplaties de type endothélial, ce qui démontre leur origine glandulaire.Dans certains cas rares, cet épithélium peut faire défaut.1) Kystes congénitaux ou malades kystiques du pancréas.C\u2019est une variété de kystes vrais divisée en plusieurs catégories selon qu\u2019ils sont associés ou non à d\u2019autres anomalies kystiques de certains autres viscères abdominaux tels que : reins, foie ou rate.Ils sont habituellement multiples et sont parfois accompagnés d\u2019autres malformations congénitales, v.g.Syn- dactilie.2) Kystes de rétention.Autre variété de kystes vrais occasionnés par une obstruction au libre cours des sécrétions pancréatiques, soit au niveau du Wirsung ou d\u2019une de ses branches.L\u2019obstacle peut être scit un calcul, une tumeur, une cicatrice et même des parasites, v.g.Ascaris, Taenia.3) Kystes proliférants.Ils entrent dans une catégorie un peu particulière, occupant une position intermédiaire entre les kystes vrais et les tumeurs solides; ce sont des adénomes kystiques (Cystadenomas des Américains) naissant par prolifération des cellules parenchymateuses, ils présentent donc une structu- CHAMPOUX: KYSTES DU PANCRÉAS re glandulaire.Il est très important de les reconnaître à cause de leur tendance à évoluer vers une dégénérescence maligne.4) Kystes blastogènes.Ce sont des kystes vrais simples dont l\u2019étiologie est inconnue.Selon Brunschwig ils représentent 70% des kystes vrais.b) Pseudo-kystes.Ainsi que l\u2019indique leur nom, ce ne sont pas de véritables kystes.Ils sont formés à la suite d\u2019une nécrose traumatique ou spontanée du pancréas, avec aceumu- lation locale de débris tissulaires et de liquides, ie.de sang et de suc pancréatique, le tout, encapsulé par une coque de tissus vasculaires et fibreux, plus ou moins épaisse.Ils peuvent être intra-pancréatiques, mais habituellement ils sont péri-pancréatiques, sous-séreux.Le revêtement épithélial fait défaut.ec) Kystes parasitaires.Ils sont caractéristiques de tous les kystes hydatiques causés par le taenia échinocoque; ils sont assez rares surtout dans les régions où l\u2019infestation par ce parasite n\u2019est pas habituelle.d) Kystes dermoïdes.Ces lésions sont très rares au niveau du pancréas, et possèdent les caractéristiques habituelles de ces tératomes, ie.substance graisseuse incluant des structures du squelette telles que: cheveux, os, dents, ete .ETIOLOGIE.Avec la définition de chaque variété de kyste, nous avons abordé sommairement leur étiologie dont nous ferons ici la revue avec commentaires.Il y a d\u2019abord : 1) Les traumatismes.Ils entrent surtout dans l\u2019histoire des pseudo-kystes; v.g.A la suite d\u2019un traumatisme abdominal violent, il survient souvent une pancréatite hémorragique; l\u2019hémorragie peut se collecter soit dans le tissu pancréatique, soit à sa périphérie, et elle est souvent accompagnée de suc pancréatique qui a filtré en dehors des canaux.Il se forme peu à peu autour de cette collection une 1325 coque fibreuse et vasculaire, sans revêtement épithélial, qui l\u2019entoure complètement pour former le pseudo-kyste.2) L\u2019obstruction.C\u2019est la cause originale des kystes de rétention.L\u2019obstacle à la cireu- lation du canal pancréatique peut être soit un caleul biliaire arrêté à l\u2019extrémité distale du Cholédoque et comprimant le Wirsung, soit plus rarement un calcul pancréatique.L\u2019obstruction peut être due d\u2019autre part a une tumeur de la tête du pancréas, à une invasion du canal par des parasites tels que ascaris ou taenia.Enfin, elle peut être causée par une sténose cicatricielle de 'ampoule de Vater ou des canaux pancréatiques, consécutive a l\u2019irritation causée par des calculs qui y ont été incrustés.3) Les pancréatites.Il arrive assez fréquemment que l\u2019apparition de kystes du pancréas soit consécutive à une crise de pancréatite soit aiguë soit chronique.Dans les pancréatites interstitielles surtout, il se produit de la fibrose du parenchyme, et il en résulte une constriction des petits canaux amenant une rétention de sucs pancréatiques dans ces régions, avec dilatation kystique graduelle des canaux situés en amont.4) Etiologie congénitale.Il en a été question dans la définition des maladies kystiques du pancréas.Ces kystes sont dus à une atrésie congénitale des canaux avec dilatation kystique secondaire des canaux plus petits, ou bien encore à un défaut de développement de cet organe.5) Etiologie inconnue.Elle englobe les kystes classés sous le nom de Blastogènes.CONTENU DE LA CAVITÉ KYSTIQUE.Il varie avec la variété du kyste.Dans les kystes vrais, le liquide peut être clair, jaune pâle ou brunâtre et de consistance aqueuse ou mucoïde.Il contient peu d\u2019éléments cellulaires, quelques leucocytes et macrophages et, quelquefois, des globules rouges provenant 1326 d\u2019hémorragies de la paroi et donnent la teinte brunâtre.Les pseudo-kystes contiennent un liquide plus dense et plus foncé, à cause du plus grand nombre d\u2019éléments cellulaires, surtout de globules rouges; il contient aussi des leucocytes, des macrophages, de la graisse, des cristaux de cholestérol et des lambeaux de fibrine.Les kystes pancréatiques contiennent parfois, mais non toujours, une, deux ou les trois enzymies pancréatiques, i.e.Trypsine, Lipase et Diastase.SYMPTOMES.Les symptomes sont variables et dépendent surtout de la variété des kystes et de leur cause déclenchante.I] y a des patients qui ne présentent aucun symptôme et la découverte de cette lésion se fait au moment de l\u2019apparition de la tumeur abdominale, lorsque celle- ci est assez développée.Voici donc les principaux symptômes; 1) Douleur.Elle est inconstante et varie du simple malaise abdominal vague, genre dyspeptique, avec anoxerie et flatulence, jusqu\u2019à la douleur aiguë type colique.Le site de la douleur est habituellement épigastrique avec irradiation dorsale fréquente.2) Perte de l\u2019appétit.C\u2019est un symptôme fréquent.3) Amarigrissement .C\u2019est un corollaire du précédent.4) Asthénie .Perte graduelle des forces.5) Constipation .Que Pon rencontre surtout dans les cas de kystes volumineux faisant compression sur le colon.6) Symptômes plus rares.Tels que: a) Ictère, dans les cas de kystes de la tête du pancréas obstruant le Cholédoque.b) Symptômes d\u2019obstruction Portale par compression.c) Stéatorrhée ou troubles de la sécrétion et de l\u2019excrétion des sucs pancréatiques.d) Glycosurie.e) Dyspnée.f) Suppression aiguë des urines par compression des uretères.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Comme il est mentionné plus haut, certains patients vont consulter simplement à cause de l\u2019apparition d\u2019une masse épigastrique; cette tumeur est située habituellement sur la ligne médiane, au dessus de l\u2019ombilie, parfois un peu plus à droite et d\u2019autres fois un peu plus à gauche.Elle est ferme, sous tension, peu douloureuse à la palpation, sans fluctuation démontrable et relativement fixe.Examens de laboratoire.Ils sont bien décevants, et n\u2019apportent au diagnostic qu\u2019une aide restreinte et rare.Ce n\u2019est que dans les cas de kystes associés à une pancréatite aiguë que l\u2019on pourra déceler une augmentation de l\u2019amylase ou de la lipase dans le sang, et cela, au stage actif de la maladie seulement, car ces enzymes retournent à leur concentration normale très rapidement (Nash).Bien plus, dans les pancréatites chroniques, le taux des enzymes hépatiques est souvent normal.Examens radiologiques.Ils sont souvent beaucoup plus utiles que les examens de laboratoire.Une radiographie simple de l\u2019abdomen permettra dans certains cas de déterminer la tumeur, ou d\u2019observer la présence de calcifications dans la paroi du kyste, ce qui est rare.Un repas ou un lavement baryté feront ressortir les déformations et déplacements du tube digestif occasionnés par la compression tumorale, v.g.déformation et déplacement de la petite courbure gastrique vers le bas, si le kyste fait saillie au niveau du méso gastro- hépatique; déformation de la grande courbure de l\u2019estomac, qui est repoussé vers le haut, et du côlon transverse qui est refoulé en bas, lorsque la tumeur se projette au niveau du méso gastro-colique; en dernier lieu, élargissement du cadre duodénal par un kyste de la tête du pancréas.Il existe d\u2019autres déformations situées plus bas, caractérisant les kystes qui se développent vers la racine du mésentère ou la dépassent.Ces cas sont rares. CHAMPOUX: KYSTES DIT PANCREAS DrAGNOSTIC.L'histoire du patient (traumatismes abdominaux, pancréatites antérieures), la palpation de la tumeur épigastrique et l'examen radiologique sont souvent suffisants pour permettre d\u2019établir un diagnostic de probabilité.Il faut cependant considérer qu\u2019il existe d\u2019autres lésions abdominales pouvant prêter à confusion avec ces tumeurs et avec lesquelles 1l est souvent assez difficile d\u2019établir un diagnostic différentiel bien tranché.Ce sont: les abcès et tumeurs rénales et péri-rénales, les anévrysmes de l\u2019acrte abdominale, les hypertrophies de la chaîne ganglionnaire aortique (Hodgkin), les kystes du mésentère, les tumeurs malignes du pancréas, la splénomégalie, un hydro-choléeyste.Autant de lésions qui doivent être éliminées par un diagnostic différentiel judicieux, avant de procéder au traitement.TRAITEMENT.Le traitement des kystes symptomatiques du pancréas est d\u2019emblée chirurgical.T existe plusieurs variétés d\u2019interventions que nous passerons en revue dans ce chapitre, et dont nous discuterons la valeur.1) Résection totale du kyste.C\u2019est à tout point de vue l\u2019intervention par excellence.Elle se fait par une incision para-médiane, sus-om- bilicale, avec dissection de la base d\u2019implantation.Malheureusement, cette technique n\u2019est pas toujours praticable, à cause de nombreuses difficultés techniques quelquefois insurmontables, telles que: a) Fusion intime du kyste aux organes voisins à la suite de réactions inflammatoires, ce qui rend la dissection de la région à peu près impcssible et dangereuse, surtout lorsqu'il s\u2019agit de la zone immédiate des vaisseaux mésentériques.b) Lorsque la base d\u2019implantation du kyste occupe presque tout le pancréas.Ce procédé devrait être tenté toutes les fois qu\u2019il semble possible à l\u2019exploration et surtout lor:que la lésion est un kyste proliférant, à cause de sa tendance à la dégénérescence maligne.1327 2) Pancréatectomie partielle.Il est parfois plus facile, dans les cas de réactions inflammatoires étendues et surtout lorsque la base d'implantations du kyste est large et située au niveau du corps ou de la queue, de faire une pancréatectomie partielle de cette région qui contient le kyste, que de tenter une résection simple.On essayera de conserver les vaisseaux spléniques, mais si cela est impossible, on doit faire une splénectomie.Cette intervention est indiquée, dans les cas de kystes proliférants.3) Drainage interne du kyste.C\u2019est une méthode plus simple et moins dangereuse d\u2019intervenir sur un kyste pancréatique; on anastomose le kyste à un endroit du tube digestif, i.e.l\u2019estomac, le duodénum ou le jéjunum.Elle est employée lorsque les opérations précédentes sont impraticables.Cette technique est déjà moins rationelle et moins satisfaisante; en effet, le reflux du contenu du tube digestif dans le kyste, au niveau de l\u2019anastoimnose est une complication fréquente, sinon permanente, et implique toujours le danger d\u2019entretenir ou d\u2019aggraver l\u2019infection au niveau du kyste.D'autre part, il y a des récidives assez fréquentes.4) Marsupialisation ou drainage externe du kyste.Cette intervention est très en vogue, c\u2019est la plus simple et elle rapide; mais les résultats sont moins satisfaisants.Les récidives sont fréquentes et les fistules persistent longtemps en plus d\u2019oceasionner souvent des érosions cutanées einbarrassantes.Il est vrai qu\u2019avee les régimes hypo-grais- seux, l\u2019irradiation, la cautérisation et les substances sclérosantes on peut améliorer de beaucoup le sort de ces kystes et de ces fistules, mais il n\u2019en reste pas moins vrai qu\u2019elles persistent tout de même trop souvent de nombreux mois.Comme il est cité par K.Warren, cette intervention devrait être réservée pour les cas de pseudo-kystes lorsque leur paroi n\u2019est pas trop épaissie et rigide et qu\u2019elle n'a pas de revêtement épithélial, ou encore comme premier temps opératoire chez un patient dont l\u2019état général ne permet pas de faire une intervention trop élaborée.Elle devrait être évitée dans les cas de kystes proliférants. 1328 [UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Résumé.O.WANGENSTEEN: «Surgical Diseases of the ; ; .Pancreas.» Munn.Med.20: 256, 1937.Nous avons tenté de faire une synthèse simple de la question des kystes du pancréas 216: 334, 1937.à la lumière des connaissances et des tendances actuelles de la thérapeutique chirurgicale.Il semble bien que la chirurgie du pancréas soit A.WHIPPLE: N.F.J.Med, 226: 515, 1942.définitivement établie, grâce aux progrès et au concours de l\u2019anesthésie et de la théra- LEWIS: «Practise of Surgery.» Pancreas, Vol.III.J.T.CHESTERMAN : Brit.Jour.Surgery, p.234 , ., ., .1943.peutique préventive autant que réparatrice du shock.R.ADAMS: «Surgical treatment of pancreatic Cysts.» Sur.Gyn.& Obst., 83: 181, 1946.BIBLIOGRAPHIE K.WARREN: S.C.N.A, 27: 411 (avril), 1947.A.BRUNSCHWIG: «The Surgery of Pancreatic R.ADAMS et NISHIJIMA: Sur.Gyn.& Obst, 83: Tumors.» 1942, 181, 1946.E.YOUNG, jr.: «Pancreatic Cyst.» N.E.J.Med, ee ÉDITORIAL Bulletin de l\u2019Hssoctation des Médecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) W'Union Médicale dDu Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 77, No 11 \u2014 Montréal, novembre 1948 ACTUALITÉS SUR LA PHYSIOLOGIE DU NEZ ET DES SINUS Durant la décade actuelle, c\u2019est en 1941 que Proetz (1) coordonna les notions acquises à date sur les fonctions du nez et des sinus.Ainsi parut son volume: « Essays of the Applied Physiology of the Nose ».Fait à remarquer, Proetz est un oto- rhino-laryngologiste praticien qui s\u2019adonne aux recherches de laboratoire.Il fait de la véritable médecine expérimentale: reproduction sur les animaux de laboratoire de constatations cliniques, ou vice versa: observation chez le patient de phénomènes de laboratoire.Selon Proetz, Lederer (2) et Laurens (3), on peut ramener les fonctions du nez aux suivantes: 1 \u20141l contrôle le débit de l\u2019air inspiré ; 2 \u2014 le réchauffe ; à \u2014 l\u2019humidifie; 4 \u2014 le filtre et le stérilise, c\u2019est-à-dire le débarrasse des matières ou des organismes nocifs; 5 \u2014 contient le sens de l\u2019olfaction ; 6 \u2014 par l'intermédiaire des sinus, il agit comme résonateur au cours de la phonation.1.A.W.PROETZ: «Essays of the Applied Physiology of the Nose.» in Jackson's Diseases of the Nose, Throat and Ear.2.F.L.LEDERER: «Diseases of the Ear, Nose and, Throat », p.332, F.A.Davis Co.Philadelphia 3.G.LAURENS, M.AUBRY et A.LAMARIEY: «Précis d\u2019oto-rhino-laryngologie », p.485, Masson & Cie, Paris, 1940.> 1329 Pour réaliser ces multiples rôles, le nez doit présenter les facteurs principaux que voici: a) une bonne ventilation; b) une large surface muqueuse supportée par des cornets normaux; c) une couche humide entretenue par la transsudation vasculaire et la sécrétion de mucus nasal; d) un jeu de mouvements des cils vibratiles et la reproduction continuelle des cellules de la muqueuse nasale; e) un foyer de chaleur fournie par les vaisseaux de la muqueuse et les corps caverneux des cornets inférieurs.Nous appuyant sur ces notions de base, partageons en cinq parties la littérature actuelle que nous avons consultée: généralités \u2014 rhinoplastie de la pyramide nasale \u2014 fosses nasales et cornets \u2014 sinus \u2014 applications thérapeutiques.Généralités.Colson (4) tente d'appliquer au couloir nasal les principes physiques du théorème de Bernoulli; ces lois régissent la traversée d\u2019une colonne d'air ou de liquide dans un tube quelconque: selon la forme et les irrégularités de la lumière de ce tube plus ou moins long, il se produira une pression positive ou négative inverse au diamètre de tel ou tel endroit du tube.L\u2019auteur prouva que si l\u2019expiration forcée rencontre une forte résistance au.vestibule ou aux narines, la pression augmentera dans les sinus; si, au contraire, le vestibule nasal est large et les choanes demi-obstruées, la pression in- trasinusale diminuera; si, toutefois, un rétrécissement se développe à la partie 4.Z.W.COLSON: «Bernoulli» Theorem and Upper Respiratory Tract», Laryngoscope, 55: 444 (août) 1945. 1350 moyenne de la fosse nasale, alors, tant à l'inspiration qu\u2019à l\u2019expiration, il se produira de la succion au niveau de l\u2019orifice sinusal.Dans le cas de la fosse nasale d\u2019un diamètre à peu près uniforme, il se maintiendra une pression légèrement positive.Tandis que dans des fosses nasales trop béantes on rencontrera des phénomènes de stagnation tant vasculaire que sécrétoire; d\u2019où viendra l\u2019engorgement des vaisseaux et des cellules à mucus de la muqueuse, particulièrement des lacs sanguins des cornets inférieurs.Proetz considère le catarrhe nasal ou la rhinorrhée postérieure comme un phénomène physiologique du mécanisme des cils vibratiles.Le catarrhe matutinal est le plus souvent inoffensif ; s\u2019il persiste le jour, il peut être soit la manifestation d'une lésion naso-pha- ryngienne ou sinusale, soit l'effet de substances 1rritantes endo ou exogènes.Tremble (5), de Montréal, a mis en évidence la trajectoire de déplacement de particules déposées sur la surface inuqueuse des fosses nasales.Hilding (6) (Mayo Clinic) compare à autant de pistons les cellules à mueus des voies respiratoires et des sinus.À l\u2019aide de trachées fraîchement prélevées et de mucus provenant de sinusite aiguë, l\u2019auteur a démontré que l\u2019action collective des cils vibratiles engendre dans ces cellules à mucus une pression négative suffisante pour provoquer de l\u2019atélectasie ou de la sinusite ca va- euo ».Et cela, sans qu'il y ait absorption de l\u2019air emmagasiné ou résiduel.5.G.E.TREMBLE: «The Nasal Cilia.» Can.Med.Ass.J., 56: 255 (mars) 1947.6.A.C.HILDING: «Production of Negative Pressure in the Trachea and Frontal Sinus by Ciliary Action.» Annals of O.R.L., 54: 725 (déc.) 1945.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BorieTin AMLEG.\u2014 Montréal, novembre 1948 Dans sa critique des méthodes de détermination du pH nasal, Parkinson (7) nous apprend que divers facteurs changent le caractère physique des sécrétions nasales.La température de la muqueuse nasale se trouve abaissée par l'air inspiré et par l\u2019évaporation.La pression osmotique sécrétoire est hy- pertonique grâce à l\u2019action de la ventilation et du débit sécrétoire; à leur tour, la ventilation et le débit sont soumis aux variations de l\u2019évaporation et de la concentration des sécrétions nasales.En présence d\u2019hypersécrétion nasale et d\u2019'obstruction nasale, la concentration en ions hydrogène (pH) tend à l\u2019alecalinité (pH +); une ventilation facile, engendrant une grande absorption de C0?la fera descendre vers l\u2019acidité (pH \u2014).Normalement, le pH nasal oscille entre 6.6 et 7.4.Les cils vibratiles battent rapidement dans une solution alea- line pH 8.5, mais de moins en moins si le pH est inférieur à 6.4, c\u2019est-à-dire acide.Le tout résulte du jeu de la muqueuse nasale.Ce qui fait dire à l'auteur que le traitement endonasal s'appuie plutôt sur les phénomènes biologiques des tissus vivants que sont les couches muqueuses du nez, imprégnées de liquides physiologiques, et non sur l\u2019état des sécrétions qui sont des produits de déchets, non vivants.Rhinoplastre.Au cours des dix dernières années, la chirurgie plastique hautement spécialisée, défiant les oto-rhino-laryngologistes, tente d\u2019intégrer la rhinoplastie 7.S.N.PARKINSON: « Determination of Intra- nasal pH » Arch.of Otol, 41: 68 (janv.) 1945. ÉDITORIAL dans son champ d\u2019action.D\u2019autre part, se placant du point de vue physiologique, l\u2019oto-rhino-laryngologie défend ses prérogatives.En effet, des narines étroites, un nez écrasé, une déviation importante ou un fort éperon de la cloison, une perforation du septum nasal, une dépression dorsale ou latérale de la crête du nez deviennent des malformations congénitales ou traumatiques qui entravent les fonctions normales du nez.Grâce aux progrès de la rhinoplastie, on parvient à éliminer élégamment l\u2019obstacle qu\u2019opposent à la ventilation tant les difformités du vestibule nasal et de la cloison que les bosselures et les dépressions de la charpente osseuse du nez.Certains auteurs (Fomon et alt.) (8) puisent leurs principes de correec- tion dans le système géométrique du chevalet que constitue la pyramide nasale, comprenant particulièrement l\u2019are pyriforme et la cloison nasale.Le rhinologiste reconnaît de plus en plus que la chirurgie restauratrice lui permet de faire réintégrer, dans son rôle primordial de muqueuse respiratoire, la muqueuse pituitaire et turbi- nale du nez pathologique.Fosses nasales et Cornets.a) Allergie et rhinite vaso-motrice.Spiesman (9) (Chicago) constate que l\u2019application de glace à un endroit de la peau du cou produit normalement une baisse de la température de la muqueuse nasale qui se manifeste par de 8.S.FOMON, V.R.SYRACUSE, N.BOLTON et M.PULLEN: «Plastic Repair of the Deflected Nasal Septum.» Arch.of Otolaryng, 44: 141 (août) 1946.9.J.W.SPIESMAN: « An experimental and Clinical Study of the Common Cold.» Annals of O.R.L., 50: 1204 (déc.) 1941.1331 la pâleur et de la constriction partieu- lièrement visible du cornet inférieur.En présence de rhinite grippale ou allergique pure et émotionnelle, la muqueuse gonflée, pâle et à consistance de caoutchouc ne répond plus à ce réflexe au froid.La responsable de cette vasodilatation et du relâchement du tissu érectile des cornets, c'est l\u2019action prédominante du parasympathique qui l'emporte sur le sympathique.On se rend compte aussi que toute réaction émotionnelle importante provoque de la vaso-constriction due à l\u2019influence du sympathique.Si l\u2019état émon- tionnel se prolonge et se maintient, l\u2019activité de la muqueuse nasale devient troublée d'autant.L'auteur conclut avec raison qu\u2019en présence du coryza, il faut essayer de rétablir le jeu vaso-moteur de la muqueuse nasale par l\u2019hydrothérapie (air humidifié), par la diète hypo-hydro- carbonnée, riche en fruits, légumes, produits laitiers et contenant peu de viande.La rhinite vaso-motrice se rencontre aussi chez des sujets dont l\u2019équilibre endocrinien est plus ou moins ébranlé, comme dans l\u2019hyperthyroïdisme, la puberté, les menstruations, la grossesse.Quel praticien n\u2019a pas entendu telle parturiente se plaindre d\u2019obstruction nasale tenace associée à du coryza mu- coïde.Malgré la variété multiple des gouttes nasales employées, la médication se montre plus néfaste qu\u2019efficiente.Les signes locaux disparaissent et la perméabilité nasale se rétablit dans les jours qui suivent la délivrance.De même, le goitreux, traité adéquatement, ne se plaindra plus de son nez, à moins qu\u2019il n\u2019existe une déformation anatomique- 1332 Adoptant les idées de Grinker et de Spiegel sur les manifestations psychosomatiques de l\u2019anxiété profonde des militaires ayant participé aux combats actifs de la guerre récente, Post (10) s\u2019appliqua à observer les symptômes subjectifs et locaux des fosses nasales chez les fatigués revenus des champs de bataille.Il a noté de la céphalée constante, de l\u2019obstruction nasale avec rhi- norrhée mucoïde, du catarrhe tubaire et de la rhinite hypertrophique vasomotrice dite « hyperesthésique ».C\u2019est le gonflement congestif des cornets inférieurs constitués de lacs sanguins et de tissus érectiles.Ainsi les cornets se comparent physiologiquement aux éléments érectiles du pénis qui entre facilement en érection au cours ou à la suite de comportements émotionnels ou de tension nerveuse plus ou moins prolongés, provoquant gonflement de la verge et hypersécrétion des glandes urétrales et séminales.De même, dans les fosses nasales, on constate un grossissement congestif des cornets et une hypersécrétion de mucus, au cours d\u2019états émotifs, tels: profonde inquiétude; tension nerveuse accompagnant une période d'examen, une enquête ou un procès, etc.; désolation à la suite du décès d\u2019une personne chère ; soucis causés par l\u2019infortune, le surmenage, etc.; la crainte et le choc nerveux associés à un accident de rue ou d'auto ; le saisissement et la baisse de la pression atmosphérique qui accompagnent une envolée en avion.En un mot, les phénomènes fone- tionnels des fosses nasales ci-haut décrits représentent une manifestation 10.W.L.POST: «Nasal Psychosomatic Syndromes Accompanying and Following Acute Anxiety.» Annals of O.R.L., 54: 747 (déc.) 1945.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Busty AMLFC.\u2014 Montréal, novembre 1948 somatique réflexe du complexe émotionnel de I'individu.b) Rhinite ou coryza allergiques dits spasmodiques.\u2014 Polypes.On appelle ainsi des crises paroxystiques vaso-motrices et sécrétoires traduisant les réflexes de défense de la muqueuse nasale à l\u2019égard d\u2019un agent exogène ou endogène spécifique.Ce n\u2019est pas la muqueuse nasale qui présente une sensibilité particulière, c\u2019est l\u2019organisme entier.La crise nasale n\u2019est > * * > qu'une manifestation locale de l\u2019allergie.Les polypes du nez ne sont plus considérés comme tumeurs; ils résultent de la réaction œdémateuse bénigne de la muqueuse naso-sinusienne à l\u2019égard de processus chroniques infectieux ou allergiques.Il s'agit d\u2019une véritable dégénérescence de la muqueuse riche en éosinophiles.La polypose nasale s\u2019associe le plus souvent à de la sinusite ethmoido-maxillaire.Trois facteurs entrent en ligne de compte: le terrain, l\u2019allergène et la sensibilisation nasale.Sinus.De ce qui précède, on comprend facilement que le problème des sinus est le corollaire de celui des fosses nasales.Les travaux de Proetz ont permis de mieux reconnaître la sinusite «a va- euo » engendrée par les variations de pression barométrique des ascensions, particulièrement depuis la popularité grandissante du transport aérien- Affectant le plus souvent le sinus frontal, quelquefois le sinus maxillaire, la sinusite « a vacuo » consiste dans la raréfaction de l\u2019air intrasinusal, d\u2019où résultent de la congestion, de l\u2019ædème ÉDITORIAL de la muqueuse, même des pétéchies sous-muqueuses.Campbell (11) note deux variétés basées sur une modalité différente.Dans un cas, l\u2019ostium du sinus n\u2019est pas obstrué en soi, il n\u2019est pas non plus œdématié ; seule la présence de sécrétions dans le méat moyen permet au mucus, attiré par la forte pression négative intrasinusale, de faire clapet sur l\u2019orifice du sinus qui, de ce fait, se trouve obturé.Dans le deuxième type, il y a obstruction réelle de l\u2019ostium par une lésion organique locale telle qu\u2019un polype, une hypertrophie ou hyperplasie marquée du cornet moyen, une bulle ethmoïdale volumineuse, une déviation haute de la cloison.On se rappellera que la sinusite, souvent associée à de la polypose nasale, est une manifestation allergique.Le drainage naturel des sinus suit une trajectoire toujours la même, indépendamment de la trépanation chirurgicale de la fosse canine ou du méat inférieur.Le flot soulevé par le jeu des cils vibratiles se dirige toujours vers l\u2019ostium, c\u2019est-à-dire l\u2019orifice naturel- Les causes et les facteurs produisant de l'insuffisance respiratoire nasale agissent sur le sinus maxillaire de trois façons: a) par obstruction de orifice naturel du sinus; b) par déficience de la ventilation du sinus; c) par entretien de l'infection endo-nasale qui se propage au sinus.Daure (12) observa que le patient souffrant de sinusite « a vacuo » ne se plaint que de céphalée et de douleur dans \u2019hémiface, associées a la géne de la ventilation nasale; pas de 11.P.A.CAMPBELL: « Aerosinusitis: Its Cause, Course.and Treatment.» Annals of O.R.L.53: 291 (juin) 1944.12.P.DAURE: « L'insuffisance respiratoire et ses conséquerices sur la physiologie et la pathologie du sinus maxillaire.» Revue de Laryngologie, Otologie, Rhinologie, 66: 1, 1945 1333 signes généraux, ni rhinorrhée, ni pus dans les méats; éclairage et radiographie des sinus d'aspect normal.Ici, comme dans l\u2019otite moyenne catarrhale soumise à l\u2019épreuve de la ponction aspi- ratrice du tympan (Latraverse), la pression négative résulte du manque d'aération du sinus.La sinusite « a va- cuo » est encore appelée sinusite catarrhale, séreuse ou latente.Applications thérapeutiques.Environ 50% des malades qui consultent le rhinologiste pour obstruction nasale avouent l'usage démesuré de gouttes nasales contre «un rhume de cerveau » qui ne veut pas guérir.Le patient se fait prendre dans un cercle vicieux: plus il instille de gouttes, plus se maintient l\u2019obstruction nasale due à l\u2019'hypertrophie de vaso-dilatation post- médicamenteuse.Rhinite vaso-motrice et allergique.Ici, il y aura lieu d\u2019appliquer les règles suivantes: 1 \u2014 Eviter l\u2019abus des vasoconstricteurs; employer l\u2019éphédrine à 1% de préférence aux produits synthétiques.Dans le cas d\u2019obstruction nasale par gonflement des cornets, faire cesser les gouttes nasales et prescrire de la cocaïne à 2% à raison de 3 à 5 gouttes dans chaque narine, 4 f.p.j-, pendant 2 ou 3 jours.Puis cesser toute médication.2 \u2014 À la galvano-cautérisation en surface, préférer l\u2019électro-coagulation sous-muqueuse des cornets, bipolaire ou unipolaire (Richardson) (13).Les injections sclérosantes sous-muqueuses donnent aussi de bons résultats.3 \u2014 Ne Jamais conseiller l\u2019ablation complète des cornets ni leur cautérisation trop généreuse.Toutefois, pour favoriser un 18.JR RICHARDSON: « Turbinate Treatment in Vasomotor Rhinitis.» The Laryngoscope, 58: 793 (août) 1948. 1334 meilleur drainage et rétablir la ventilation, il faudra dans certains cas sacrifier la tête du cornet moyen ou la queue du cornet inférieur.Toujours conserver la moitié antérieure du cornet inférieur car elle contient la partie physiologique la plus importante.Sinusite.La période d\u2019engouement d'il y a 10 a 15 ans pour la chirurgie décevante des sinus a laissé place a la thérapeutique conservatrice actuelle grâce a la notion de l'allergie nasale et à l'avènement des antibiotiques.En présence de rhinite ou de sinusite d\u2019origine allergique histaminique, microbienne et endocrinienne, les manœu- vres chirurgicales plus ou moins radicales donnent lieu à plus de déboires qu\u2019à des résultats réellement curatifs.Le principe primordial du traitement tant médical que chirurgical est d\u2019établir un drainage efficace ; c\u2019est en cela aussi que réside la grande difficulté de la chirurgie naso-sinusale.On a démontré le succès de l\u2019emploi de tubes métalliques (tentalum et vi- tallium) ou plastiques (acrylic resin ou methyl methacrylate) qui offrent le grand avantage d\u2019étre bien tolérés par les muqueuses et les tissus mous sans provoquer de réaction inflammatoire locale ou de suppuration.On peut donc reconstituer ainsi le canal nasofrontal du sinus frontal (Goodale) (14).Aérosols.La vogue de l\u2019inhalation nasale de vapeurs ou de gaz ou de pulvérisations des antibiotiques (pénicilline, tyrothricine et streptomycine) trouve son origine dans l\u2019application 14.R.L.GOODALE: «The Use of Tantalum in Radical Frontal Sinus Surgery.» Annals of O.R.L., 54: 757 (déc.) 1945.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteTiN AMLFC.- Montréal, novembre 1948 des principes énoncés plus hauts.Comme ce sont des substances synthétiques, ici encore, employées en gouttes, en vaporisations ou en aérosols, elles déclenchent une réaction allergique violente de la muqueuse respiratoire du nez et même de l\u2019anosmie ou de la pa- rosmie.Polypose nasale.Radiumthérapie.Résumant les travaux de ses prédécesseurs, Jones rapporte l\u2019action heureuse de la radiumthérapie du rhino-pharynx sur l\u2019audition.Il note de plus comme résultat du traitement une meilleure perméabilité physiologique des fosses nasales.Nous-miêmes, chez nos petits malades traités à l\u2019aide de l\u2019applicateur de radium-élément (50 mgms), avons constaté que, dans la suite, les patients sont atteints rarement de coryza; que la rhinorrhée mucoïde préexistante est à peu près disparue ; que l\u2019hypertrophie vaso-motrice des cornets, considérablement diminuée, favorise une très bonne ventilation nasale.On n\u2019a pas encore observé de rhinite atrophique.S\u2019appuyant sur d\u2019autres auteurs, Letarte (Québec) (15) applique avantageusement la méthode tant pour agir sur le tissu lymphoide du cavum que pour arréter la prolifération des pédi- cules après l\u2019ablation des polypes du nez.Appliqué selon les règles établies et sous la tutelle d\u2019un radiumthérapeute, ce mode de traitement est simple et inoffensif.V.LATRAVERSE 15.F.LETARTE: « Traitement de l\u2019adénoïdite récidivante.» Soc.médic.des hôp.univ.de Québec, séance du 5 mars 1948. HYGIENE ET MÉDECINE SOCIALE + + LA SEMAINE NATIONALE D'IMMUNISATION ET LE SERVICE DE SANTÉ Adrien PLOUFFE, D.H.P., Directeur adjoint du Service de santé.Le Service de santé de Montréal est heureux de prêter son concours le plus entier à la Ligue canadienne de santé, division de la province de Québec, qui organisse, chaque année, une Semaine nationale d\u2019immunisation.D\u2019abord, parce que cette initiative est de nature à servir la santé publique et, ensuite, parce que, dans ce secteur, le Service de santé a été l\u2019un des premiers à généraliser la vaccination contre la variole, l\u2019immunisation contre la diphtérie et, tout récemment, l\u2019immunisation contre la diphtérie et contre la coqueluche par le vaccin combiné.A Montréal, en 1885, dès que la loi a rendu la vaccination antivariolique obligatoire, nous avons commencé à vacciner toutes les grandes personnes et tous les enfants.Aucun élève n\u2019est admis à fréquenter l\u2019école sans avoir été vacciné.A Montréal, en 1885, il y eut une épidémie effroyable de variole qui causa 3,164 décès; la vaccination appliquée à tout le monde a eu pour effet de chasser la variole de nos foyers: il n\u2019y eut que 70 décès en 1886; de 1887 à 1918: 45 décès.Aucun décès de 1919 à 1948.C\u2019est au Dr Edward Jenner, un médecin anglais, que nous devons la vaccination contre la variole et,-si on peut affirmer que la prophylaxie de certaines maladies par le vaccin vient de la découverte effectuée par Jenner, d\u2019un autre côté, on peut affirmer que, sans Pasteur, ni la vaccination antivariolique ni les autres vaccinations ne seraient entrées dans le domaine des réalisations pratiques.Cela n\u2019enlève rien aux mérites de Jenner, qui, sans connaître le rôle des microbes, eut l\u2019intuition géniale de la cause de cette maladie.En effet, Jenner, qui était observateur, remarqua que les paysans et les vachers en contact avec les vaches atteintes de la vaccine étaient immunisés.Au début de la vaccination, on vaccinait avec l\u2019exsudation des croûtes de la variole.Et, comme l\u2019asepsie et l\u2019antisepsie étaient inconnues, il en résultait souvent des infections qui n\u2019existent plus aujourd\u2019hui, grâce à la propreté méticuleuse des méthodes de vaccination.Quant au vaccin lui-même, il est préparé d\u2019une façon scientifique et, en utilisant une technique spéciale, on arrive à vacciner les enfants en réduisant au strict minimum les dimensions de la cicatrice.S'il n\u2019y a que le nom de Jenner d\u2019attaché à la vaccination antivariolique, il n\u2019en est pas ainsi de la diphtérie.Ici, il faut citer plusieurs noms.En 1883, Klebs découvre le bacille qui en est la cause.En 1884, Loeffler cultive ce bacille et parvient à l\u2019inoculer à l\u2019animal.Ce microbe qui engendre la diphtérie porte le nom des deux savants: le bacille de Klebs-Loeffler.En 1888, Roux et Yersin font une découverte importante: le bacille de Klebs-Loeffler sécrète un poison \u2014 une toxine \u2014 et les recherches s\u2019orientent vers cette toxine.En 1890, Behring et Kitasato eurent l\u2019idée de vacciner des chevaux contre la diphtérie à l\u2019aide de toxines dont la toxicité avait été atténuée par un produit chimique.Ils songèrent à traiter les enfants avec le sérum qui provenait des chevaux vaccinés, mais ils durent 1336 abandonner la partie, car ils ne pouvaient obtenir un sérum d\u2019une stabilité et d\u2019une efficacité certaines.Trois ans plus tard, Roux, Martin et Chail- lou reprirent les expériences de Behring et de Kitasato et, en 1894, au congrès de Budapest, les savants français annoncèrent au monde médical qu\u2019ils avaient réussi à mettre au point un sérum antidiphtérique d\u2019une stabilité parfaite et d\u2019une efficacité réelle.Le sérum de Roux guérissait la diphtérie et, de plus, il donnait aux enfants en contact avec le malade une immunité passive d\u2019environ deux semaines.Cette découverte eut un retentissement extraordinaire dans tout l\u2019univers.En 1913, Schick découvrait la réaction qui porte son nom.Cette méthode fut perfectionnée par Park et Zingher.Il s\u2019agit d\u2019une injection dans la peau d\u2019une goutte de toxine diphtérique très atténuée.Suivant la coloration de la peau, on savait si le sujet est réfractaire à la diphtérie ou s\u2019il peut prendre la diphtérie.Cette méthode a été pratiquement abandonnée aujourd\u2019hui, car elle est devenue inutile, à cause de l\u2019efficacité réelle de l\u2019immunisation.Enfin, après maintes recherches auxquelles prennent part des savants d\u2019un grand nombre de pays, notamment Park et Zingher aux Etats-Unis, Jules Renault et Pierre-Paul Lévis en France, Ramon de l\u2019Institut Pasteur, découvre, en 1923, un moyen efficace pour prévenir la diphtérie: l\u2019anatoxine qui porte son nom.Grâce à cette découverte, on va pouvoir faire une guerre acharnée à la terrible maladie.A Montréal, nous avons commencé à immuniser les enfants contre la diphtérie en 1928.En 1927, il y avait 219 décès causés par la diphtérie; en 1947, il y a eu seulement 9 décès.Quant à l\u2019immunisation contre la diphtérie et contre la coqueluche, il faut attendre quelque temps, suivant les principes de la science, pour publier des résultats.Le Service de santé a donc fait sa large part, à Montréal, dans la lutte contre des maladies contagieuses qui autrefois décimaient notre population et qui maintenant, grâce à la médecine préventive, ont disparu, telle la L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 variole, ou sont à la veille de disparaître, comme la diphtérie et la coqueluche.À l\u2019occasion de la Semaine nationale d\u2019immunisation, il est bon de rappeler brièvement certaines notions: on doit immuniser contre la diphtérie et la coqueluche tous les bébés dès l\u2019âge de six mois; l\u2019anatoxine de Ramon est inoffensive et il est facile de le prouver, car sur des milliers de cas on n\u2019a jamais rencontré une réaction grave.Un peu de température, un peu de rougeur et de gonflement au bras, c\u2019est tout.Le plus souvent 1l n\u2019y a jamais de réaction et quand elle existe elle n\u2019est jamais grave; quant à l\u2019efficacité de l\u2019anatoxine, elle a été démontrée plus haut par la diminution extraordinaire du nombre des cas, depuis que nous procédons à l\u2019immunisation sur une grande échelle, à Montréal.D'ailleurs, dans tous les coins de l\u2019univers où l\u2019on a pratiqué l\u2019immunisation antidiphtérique, la diphtérie a cédé du terrain et il est arrivé qu\u2019elle a disparu complètement de certaines villes.Malgré tout ce qui précède, il y a encore des réfractaires qui ne sont pas convaincus de la nécessité de l\u2019immunisation; nous les prions de réfléchir sur les faits précédents, ils n\u2019ont qu\u2019à comparer les chiffres des décès avant et après l\u2019immunisation.Tous les parents doivent donc prendre leurs responsabilités; la science a dans les mains un produit inoffensif et dont l'efficacité est sûre.Que tous les pères et mères de famille aient le bon esprit de se rendre à l\u2019évidence.On parle depuis longtemps de la vaccination contre la tuberculose par l\u2019emploi du B.C.G.Il n\u2019est pas inutile de citer ce qu\u2019en disait le professeur Albert Calmette, il y a vingt ans: «Il n\u2019est pas encore possible de guérir sûrement la tuberculose, mais on ne peut plus maintenant douter qu\u2019une méthode de vaccination existe, qui permet de prémunir l\u2019organisme des tout jeunes enfants contre cette maladie terriblement meurtrière dans toutes les parties du monde.« Cette méthode consiste à imprégner, dès les premiers jours qui suivent la naissance, les organes lymphatiques du nourrisson avec une culture d\u2019un bacille atténué et vivant, comme fil h PLOUFFE: SEMAINE NATIONALE D'IMMUNISATION .1337 les vaccins de Pasteur.On a donné à ce bacille le nom de B.C.G.(Bacille Calmette-Guérin).Les bacilles vaccins qui pénètrent ainsi dans la circulation déterminent la formation de substances défensives protectrices contre les infections accidentelles virulentes auxquelles sont plus spécialement et plus gravement exposés les enfants nés de mères tuberculeuses ou élevés dans un foyer familial où se trouve un tuberculeux ».C\u2019est le Dr Albert Calmette qui parle ainsi, l\u2019un de ceux qui ont découvert cette méthode.Voici les premiers résultats de cette vaccination, d\u2019après lui: « Depuis le ler juillet 1924 jusqu\u2019au ler décembre 1927, un peu plus de 52,000 enfants ont été ainsi vaccinés en France et à peu près un nombre égal dans d\u2019autres pays.Il ne s\u2019est jamais produit aucun incident qui puisse être attribué au vaccin.Celui-ci est donc parfaitement inoffensif et son efficacité protectrice apparaît évidente puisque, tandis que les non-vaccinés, élevés en contact avec des parents tuberculeux, succombent, dès avant leur première année d\u2019âge, dans la proportion formidable d\u2019environ 1 sur 4, les vaccinés élevés dans les mêmes conditions de contact infectant ne meurent que dans une proportion qui n\u2019atteint pas même 1 pour cent.Il est surtout remarquable de constater que, parmi les enfants vaccinés, aucun de ceux qui ont atteint ou dépassé l\u2019âge de deux ans west mort de tuberculose ».A Montréal, les docteurs Armand Frappier, J.-A.Baudouin et Albert Guilbeault ont travaillé, depuis plusicurs années, à répandre l\u2019idée de la vaccination contre la tuberculose par le B.C.G.Cette méthode, longtemps discutée, commence à être adoptée par les savants de tous les pays, notamment le Canada et les Etats- Unis.Elle est appelée à rendre des services surtout pour la prévention de la tuberculose dans les milieux contaminés.Avec le temps, on reconnaîtra que les docteurs Calmette et Guérin ont effectué une grande découverte, en rendant possible et pratique la vaccination antituberculeuse par le B.C.G.Rappelons que ce vaccin, comme bien d\u2019autres, est préparé à l\u2019Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal, sous la haute direction de son directeur, le Dr Armand Frappier.En terminant, nous demandons à tous les parents que, durant cette Semaine nationale d\u2019immunisation, ils s\u2019appliquent à suivre les conseils qui leur seront prodigués par la Ligue canadienne de Santé, par le Service de santé de Montréal, par le ministère fédéral de la Santé et par le ministère provincial de la Santé.Que toute la population prête main-forte aux gardiens de la santé publique. L'ENLÈVEMENT DES DÉCHETS ET LA DIVISION DE L'INSPECTION SANITAIRE ! Raymond MENARD, ing.p., Division de l'inspection sanitaire (Ville de Montréal) La disposition des ordures ménagères est un problème de première importance pour la santé publique.Aussi, depuis le mois de février 1947, le Service de santé a créé, en collaboration avec le Service des travaux publics, une nouvelle section chargée de l'éducation de la population en rapport avec la salubrité en général et la disposition des ordures ménageres en particulier.L\u2019enlévement des déchets, dans une ville de Pimportance de Montréal, constitue un problème souvent insoupçonné du public; il nécessite de la part de la ville un personnel nombreux, une flotte considérable de camions, des incinérateurs et des grands dépotoirs.Pour l\u2019année fiscale 1948-49 le budget de la section de l\u2019incinération s\u2019élève à $1,866,000.Tout en procédant le plus économiquement possible la ville ne peut réussir seule à maintenir ce budget à un bas niveau; elle a absolument besoin de la collaboration des citoyens.Sans s\u2019en rendre toujours bien compte ces derniers ont une large part de responsabilité dans Ja collecte des déchets; c\u2019est à eux en effet qu\u2019incombe la tâche de les conserver et de les préparer pour la collecte.Il existe une grande différence dans le coût de l\u2019enlèvement des déchets entre le fait de les jeter pêle-mêle dans la cour ou la ruelle et celui de les déposer dans des poubelles de capacité suffisante, placées dans un endroit facile d\u2019accès aux Jours préposés à la collecte.Au point de vue financier, une préparation soignée des déchets est excessivement importante; c\u2019est au fond la clé du succès des opérations de collecte et de disposition finale des déchets.1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des conférenciers de CKAC \u2014 Quart d'heure de Con- cordia », le 6 septembre 1948 à 10 heures 30 du soir.Au point de vue salubrité publique, les déchets putrescibles doivent être conservés à l\u2019abri de la vermine, des insectes et des autres animaux.Pour prévenir les nuisances, ne pas créer de mauvaises odeurs ni offrir un spectacle disgracieux, ils doivent être disposés de façon que le vent et les animaux ne puissent les répandre.En général, ces différents points de vue échappent au public qui ne s\u2019y intéresse pas par négligence ou par apathie.Il importe donc que les municipalités édictent des ordonnances visant à assurer une préparation adéquate des déchets par les citoyens et, partant, une meilleure collecte.La Cité de Montréal a depuis longtemps réalisé cette nécessité et, en avril 1946, elle a mis en vigueur un règlement municipal portant le numéro 1797 qui abroge les règlements antérieurs désuets.Elle a confié l\u2019application de ce règlement à un groupe de dix inspecteurs de la division de l\u2019inspection sanitaire du Service de santé, dirigés par un ingénieur professionnel.Tous ces inspecteurs ont été minutieusement choisis et possèdent un certificat de 12iéme année; ils sont tous reconnus pour leur habileté particulière à exercer ce genre «dc fonction.Ils parcourent les différents quartiers de la ville, distribuent de porte en porte une circulaire résumant les principales clauses du règlement no 1797, expliquent au public la nature et la raison d\u2019être de ce règlement et lui recommandent de l\u2019ohserver pour le plus grand bien de la communauté.A Montréal, on dispose des déchets de deux façons: en les brûlant aux incinérateurs ou en les jetant aux dépotoirs.Les déchets destinés aux incinérateurs doivent être combusti- MÉNARD: ENLÈVEMENT DES DÉCHETS ET INSPECTION SANITAIRE bles, c\u2019est-à-dire susceptibles de brûler facilement et le plus complètement possible en.laissant un résidu de cendres de faible pourcentage; ils comprennent les déchets de cuisine, les balayures, les papiers, les guenilles, le bois, les herbes, etc.Les déchets destinés aux dépotoirs sont généralement incombustibles, c\u2019est-à-dire incapables d\u2019être brûlés sans laisser un résidu de cendres de fort pourcentage; dans cette catégorie sont inclus les cendres, le métal, le verre, les boîtes de conserve, la faïence, etc.Ces deux classes de déchets combustibles et incombustibles doivent être déposés dans des poubelles distinctes pour permettre aux employés du service des travaux publics de les ramasser séparément et de les diriger plus facilement vers leur destination finale, l\u2019incinérateur ou le dépotoir.Il est done de première importance qu\u2019une séparation rigoureuse soit effectuée à la maison par les citoyens; autrement l\u2019incinérateur reçoit une qualité de déchets trop peu combustibles et son rendement en est diminué d\u2019autant; d\u2019autre part le dépotoir reçoit une quantité de déchets dont une forte partie est putrescible et favorise le dégagement d\u2019odeurs qui incommodent le voisinage.De plus il faut viser à brûler aux incinérateurs le plus possible parce que le nombre d\u2019endroits disponibles à Montréal comme dépotoirs est assez restreint.Donc, bien séparer les déchets pour augmenter le rendement des incinérateurs, pour diminuer les mauvaises odeurs et les risques toujours possibles de propagation des maladies contagieuses si les dépotoirs sont plus ou moins bien entretenus et, finalement, pour offrir un spectacle plus attrayant.On demande de débarrasser les ordures ménagères de leur partie liquide puis de les envelopper et ficeler dans du papier.Le fait de drainer les déchets diminue d\u2019abord le poids total à transporter et empêche ensuite les liquides de suinter à travers les parois des voitures.Le fait de les envelopper et ficeler dans du papier prévient leur dispersion, fournit un supplément de combustible à l\u2019incinérateur et assure une combustion plus complète et partant plus économique.De cette façon égale- 1339 ment les mouches ne peuvent atteindre les déchets et les mauvaises odeurs sont pratiquement éliminées.Les contenants sont maintenus secs, plus propres et plus salubres.Comme les déchets ne viennent pas en contact avec le métal, les acides qu\u2019ils contiennent ne peuvent corroder ce dernier et les réceptacles sont assurés d\u2019une plus longue durée.Des déchets bien enveloppés n\u2019adhèrent pas au métal durant l'hiver et évitent aux vidangeurs la nécessité de secouer fortement les poubelles sur les parois des voitures pour les vider, les exposant ainsi à être brisées.Enfin, des paquets propres et bien ficelés se manipulent plus facilement et rendent le travail des préposés à la collecte moins désagréable.On exige que les déchets soient déposés dans les poubelles étanches et munies de couvercles.Les poubelles ne doivent être ni trop petites ni trop grandes; trop petites elles sont insuffisantes pour contenir les déchets accumulés entre deux collectes et risquent de déborder; trop grandes elles sont lourdes à manipuler pour les vidangeurs.En général, elles devraient avoir une capacité de dix à vingt gallons et ne pas peser plus de 100 livres une fois remplies.Elles doivent être munies de couvercles pour empêcher la vermine, les rats et les mouches d\u2019y pénétrer.L\u2019on sait, en effet, que ces animaux peuvent transporter des germes de maladies infectieuses provenant des déchets et contaminer les aliments servant à la consommation.Les poubelles doivent également être en bon ordre, ne pas présenter de déchirures susceptibles de blesser les préposés à la collecte et être lavées à l\u2019eau chaude de temps à autre; cette dernière précaution permet de les conserver plus longtemps.Le manque de soins donnés aux poubelles entraîne rapidement leur détérioration par la rouille ou la corrosion.D\u2019après la clause 13 du règlement 1797, une poubelle dangereuse à manipuler ou qui se disloque ou qui est endommagée au point que les déchets n\u2019y restent pas sera enlevée comme rebut, après qu\u2019un avis de huit jours en aura été donné au propriétaire, 1340 Pour assurer l\u2019efficacité du service de la collecte, les poubelles doivent encore être déposées au jour, à l\u2019heure et à l\u2019endroit indiqués par le directeur du service des travaux publics.Il est clair, en effet, qu\u2019elles ne doivent pas être laissées dans les rues ou les ruelles, mais conservées sur terrain privé par leurs propriétaires.On recommande encore d\u2019inscrire au moyen d\u2019un peu de peinture l\u2019adresse du propriétaire sur les parois des récipients à déchets afin d\u2019en faciliter la surveillance et d\u2019en prévenir le vol.Quant aux papiers et aux guenilles, 1ls doivent être attachés solidement en ballots, les boîtes de carton doivent être écrasées pour en réduire le volume et les bouteilles doivent être déposées dans des caisses.En général on conseille de disposer des rebuts de façon que le vent ne les répande pas sur la chaussée.Les cendres doivent être éteintes, refroidies et sèches avant d\u2019être déposées pour la collecte pour éviter tout danger d'incendie dans les voitures.Voici brièvement résumé l\u2019essentiel du travail des inspecteurs de la salubrité publique : mettre le public au courant des principales clauses du règlement relatif aux déchets et lui L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M .L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 expliquer les raisons qui motivent chacune d\u2019elles.Ceci fait il ne leur reste plus qu\u2019à surveiller l\u2019exécution du règlement, à aviser ceux qui ne s\u2019y conforment pas et à traduire devant la Cour du Recorder ceux qui montrent une mauvaise volonté évidente.En cours de route également ils en profitent pour surveiller la manière dont les préposés à la collecte accomplissent leur ouvrage ct notent toute irrégularité à ce sujet, ils voient aussi à la propreté des cours, des hangars et des terrains vagues.Depuis leur entrée en fonction, les inspecteurs ont visité les quartiers ou parties de quartiers suivants: St-Edouard, Montcalm, Delorimier, Ste-Cunégonde, St-Joseph, St- Henri, St-Gabriel, Ste-Anne, Notre-Dame de Grace, Mont-Royal et St-André.En 1947, ils ont distribué 36,791 circulaires résumant les principales clauses du réglement 1797, ont donné 28,950 avis verbaux et servi 25,610 avis écrits.Les poursuites prises en Cour du Recorder se sont élevées à 190.En 1948 de janvier à juin, 10,358 circulaires ont été distribuées, 10,937 notifications verbales données et 6,570 avis écrits servis. VARIÉTÉS à + à + ALLOCUTIONS PRONONCÉES AU COURS DU XIXe CONGRÈS DE L\u2019A.MLF.C.Seance d'ouverture ALLOCUTION DU DR HERMILE TRUDEL ! J\u2019ai l\u2019insigne honneur d\u2019ouvrir officiellement en votre présence le dix-neuvième congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Le Conseil de l\u2019Association, à une assemblée de juin 1946, a choisi les officiers du congrès actuel: Dr A.-L.Richard.Dr J.-A.Vidal.Dr Richard Gaudet.Dr J.-A.Denoncourt.Dr J.-B.Jobin.Dr Auray Fontaine.Dr Gustave Lacasse, Président : ler vice-président : 2e vice-président: 8e vice-président: Je vice-président: de vice-président: Ge vice-président: sénateur.Secrétaire: Dr J.-A.Lecours.Trésorier: Dr J.-E.Perras.Au cours des trois jours que vous passerez a Ottawa et Hull, vous verrez ces officiers a l\u2019action pour donner à ce dix-neuvième congrès toute l\u2019ampleur qu\u2019il se doit d\u2019avoir et, à l\u2019instar de leurs prédécesseurs, ils atteindront, nul doute de ce côté, le summum du succès.Je m\u2019en voudrais d\u2019oublier tous ceux qui, dans l'ombre, ont préparé dans leur hôpital ou leur cabinet de travail la communication qu\u2019ils nous donneront, résultats de leur expérience perscnnelle, de leurs travaux, œuvre de recherche et de patience qui aidera les confrères à procurer de meilleurs soins au public qui se confie à eux.L'Association des Médecins de Langue Française du Canada se rend compte du grand rôle social qu\u2019elle a à remplir envers la société et 1.Secrétaire-trésorier général de l\u2019Association.c\u2019est pourquoi elle a tenu à orienter les travaux autour du cancer et des maladies du cœur, deux fléaux qui frappent trop communément l\u2019humanité.Depuis le dix-huitième congrès, tenu à Québec en juin 1946 sous la présidence du docteur Charles Vézina, l\u2019Association a continué d\u2019exercer ses activités.Selon une décision des membres du Conseil, il y a eu en 1947 en juin, à Sherbrooke, la tenue d\u2019un premier congrès régional, présidé par le docteur Richard Gaudet, congrès qui a obtenu un succès sans précédent.Sans précédent, d\u2019abord parce que c\u2019était le premier et ensuite par la valeur des travaux présentés, la personnalité et le nombre des médecins qui y ont pris part, environ deux cents.Nos confrères médecins de l'hôpital général de St-Vincent de Paul et l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke nous ont conviés à un véritable régal scientifique doublé d\u2019un banquet de prince.Jusqu'ici, l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada était régle par la loi des compagnies.Aujourd\u2019hui, grâce à un bill privé, la Législature de Québec, le 28 mars 1947, sanctionnait le rouage administratif de notre association, ce qui confirme les devoirs et prérogatives du Conseil de l\u2019Association.Elle se doit de rester aussi en contact avec les pays qui contribuent à l\u2019évolution de la science médicale.Dès 1940, les communications ont été temporairement rompues avec la France gravement blessée à ce moment.Cette France que nous aimons toujours se relève plus vigoureuse que jamais.Pour profiter réci- 1342 proquement des relations médicales entre nos deux pays, il a été constitué un comité pour venir en aide à nos médecins qui voudront perfectionner leurs études en France et pour, le cas échéant, recevoir chez nous les médecins français.Tandis que l\u2019Exécutif de notre Association a assumé les fonctions de notre comité canadien, le comité français comprend de hautes personnalités françaises telles que: Séance de l'A.D.R.M.du jeudi, 20 mai 1948.Projet d'un Comité FRANCE-CANADA.COMITE D\u2019HONNEUR Prof.Léon Binet.Baudoin.Cade (Lyon).Chevassu.Chiray.Clerc.Hartmann.Laignel-Lavastine.Lemierre.Nègre.Pasteur Vallery-Radot.F.Lemaitre, Président de 1\u2019A.D.R.M.Gabriel-Pierre Sourdille (Nantes).Louis Paufique (Lyon).Le Doyen: Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.COMITÉ EXÉCUTIF Président: Prof.Vice-présidents: Prof.Prof.Dr Prof.Prof.Justin-Besançon.Delore (Lyon).Agr.Turpin.Chigot.Guy Laroche.Agr.de Gaudart d\u2019Allaines.Lian.Moulonguet.Lavier.Ch.Richet.Agr.Lenègre.Terracol (Montpellier).Simonet.CI.Beclère.Agr.Kourilsky.Milliez.Varangot.Secrétaire général: Membres: Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Prof.Dr Dr Prof.Dr Dr L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 19048 De plus, nous avons la recommandation des autorités civiles françaises, entre autres de la Commission administrative de la ville de Nantes.Je demanderai à monsieur l\u2019ambassadeur de France au Canada, M.Francisque Gay, de bien vouloir présenter à ses compatriotes que je viens de nommer, et à ceux qui s\u2019uniront à nous par la suite, les hommages respectueux des médecins de langue française du Canada.Ce comité de relations médicales n\u2019est toutefois pas chose nouvelle puisque déjà il existait, sinon comme chose constituée, du moins de fait par les relations qu\u2019entretenait notre Association, notamment par l\u2019intermédiaire du dévoué directeur général, le docteur Donatien Marion.Je termine sur une note triste.Si l\u2019Association des Médecins de Langue Française reconnaît le mérite de ses membres dévoués, elle a le devoir d\u2019honorer le souvenir des disparus.Au printemps de 1947, elle avait la douleur de perdre un membre du Conseil en la personne du docteur Vilmer Lacharité, de St-Célestin.Le docteur Lacharité, durant tout le temps de sa pratique médicale, a été le compagnon fidèle de tous ses malades.Il s\u2019est donné corps et âme à sa profession.Le mal qui le rongeait dans les derniers temps de sa vie ne l\u2019a pas empêché de courir au chevet de ses patients.L'Association se rendait compte qu\u2019elle perdait non seulement un collaborateur mais un ami sincère.* * Vous venez d\u2019être témoins de la reconnaissance de l\u2019Association envers celui qui a dirigé ses destinées depuis plus de onze ans.Le docteur Valin a désigné son successeur ct le Conseil de l'A.M.L.F.C.en 1946, par un vote unanime, agréait le choix du docteur Valin et nommait le docteur Marion directeur général de l\u2019Association des Médecins de Langue Fran- caise du Canada.En votre nom, permettez que je lui remette immédiatement l'insigne d\u2019office qui consiste en une médaille et une chaîne d\u2019or. ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRÈS DE L'AM LFC.1343 + + * | Il me reste un agréable devoir à remplir.Le XVIIIe congrès, qui devait avoir lieu à Québec en 1944 et qui a été remis en 1946 pour raisons de guerre, à obtenu un succès digne de mention sous l\u2019impulsion de ceux à qui nous avons le plaisir de présenter un diplôme d\u2019honneur.Je demanderai au directeur général de remettre le parchemin au docteur Charles Vézi- na, président du XVIIIe congrès, au docteur J.-B.Jobin, dévoué secrétaire, et au docteur C.-Auguste Gauthier, dévoué trésorier.ALLOCUTION DU C\u2019est la troisième fois qu\u2019Ottawa et Hull ont l\u2019honneur de recevoir les membres de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et la première fois que nous nous réunissons sous ce nom, l\u2019Association étant avant ce Congrès connue sous le nom d\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord.Si le nom a changé, l\u2019esprit et le coeur restent les mêmes; et nos confrères d\u2019outre 45ème savent qu\u2019ils sont non seulement les bienvenus, mais qu\u2019ils sont instamment invités à continuer d\u2019assister à nos assises périodiques en nous faisant profiter de leurs lumières et de leur expérience.Au départ, je veux saluer très respectueusement et remercier nos patrons d'honneur et les autres éminentes personnalités qui nous font l\u2019honneur de rehausser de leur présence cette séance inaugurale de notre congrès.Son Excellence Monseigneur l'Archevêque d\u2019Ottawa, dont le nom et les oeuvres, dont la carrière scientifique et le prestige toujours grandissant font de lui un prélat incomparable et un chef religieux qui jette un éclat sans égal sur l\u2019Eglise confiée à sa sollicitude.Monsieur le Ministre fédéral de la Santé, qui, par ses initiatives et par ses brillantes qualités, s\u2019est élevé très haut dans les conseils de la Nation.Son Excellence Monsieur l\u2019Ambassadeur de France, qui représente si noblement au millieu 1.Président du XIXe Congrès.Lors de Ja séance d\u2019ouverture.DR A.-L.RICHARD ! de nous la grande nation française, et qui, par son charme et l'intérêt passionné qu\u2019il porte depuis toujours aux choses canadiennes, à conquis l\u2019affection et l\u2019attachement de tous les fils de la Nouvelle-France.Monsieur le Ministre de la Santé de la Province de Québec, dont le dévouement à notre Association et l\u2019intelligente activité lui ont gagné l\u2019admiration des siens.Je dois ici, et personne ne m'en voudra, saluer très spécialement le délégué officiel du gouvernement et de nos collègues français.C\u2019est toujours avec joie que nous accueillons à nos congrès les représentants de la science française et cette joie est, aujourd\u2019hui, d\u2019autant plus vive que nous renouons nos relations avec la France après une longue rupture, marquée par les cruelles années de la guerre.Nous sommes donc singulièrement heureux, Monsieur, de retrouver au milieu de nous, ce soir, l\u2019émissaire de la vieille mère patrie.Votre présence à la fois symbolise et cimente l\u2019étroite union que nous voulons maintenir avec le pays de nos aïeux et avec la grande tradition médicale dont il fut l\u2019artisan et le gardien.Certes, nous sommes déterminés à développer chez nous des foyers actifs de science et d\u2019étude, à créer des traditions et une école propre dont nous n'aurons pas à rougir devant l'étranger, mais ces traditions et cette école, nous les voulons de formation et d\u2019inspiration françaises.A cette fin, nous continuerons à puiser largement aux sources françaises pour nous rompre aux méthodes et assimiler la moelle de cette 1344 science dont vous êtes, Monsieur, un illustre représentant.À notre toujours jeune et courageuse Université, qui, avec un sens aigu des réalités présentes et des possibilités futures, n\u2019a pas craint de jeter les bases d\u2019une faculté de médecine dont s\u2019honore notre capitale, au sénat académique, qui par une délicate attention s\u2019apprête à décerner un doctorat honoris causa à deux membres distingués de notre Association, à son brillant et dynamique recteur, qui a tenu à recevoir officiellement les membres du Congrès, 1l me fait plaisir de renouveler l\u2019expression de notre admiration et de notre très sincère gratitude.Mesdames et messieurs, on s\u2019est parfois demandé, dans le passé: pourquoi des congrès de médecins de langue française?Pourquoi surtout dans un pays comme le nôtre où nous cotoyons tous les jours dans les hôpitaux, dans nos réunions d'associations professionnelles, des médecins parlant une autre langue, c\u2019est vrai, mais qui n\u2019ont pas moins que nous souci de soulager et de guérir l'humanité souffrante, qui, comme nous, travaillent à l\u2019amélioration de la santé publique, contribuant ainsi pour leur part à édifier une nation saine, vigoureuse et forte?Pourquoi ce congrès.Parce que nous sommes Français.Parce qu\u2019un atavisme séculaire a créé chez nous une manière de penser, qui est différente de celle par laquelle se caractérisent nos compatriotes d\u2019autre origine et qui trouve son expression la plus parfaite dans le verbe français que l\u2019histoire et le travail des générations moulèrent L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 en un ins.rument incomparable pour traduire des concepts et une pensée claire.Parce que notre formation, notre culture et nos méthodes furent et restent françaises, pénétrées de cet esprit de synthèse qui est avant tout un héritage français.Comme chacun le sait, le thème du congrès porte sur le cancer et les maladies cardio-vasculaires, les deux maux les plus redoutés de notre temps, les deux désordres en vertu desquels et à la suite desquels les humains paient aujourd\u2019hui le plus lourd tribut à la mort.Les statistiques établissent les ravages qu\u2019ils opèrent et expliquent la terreur\u2019 qu\u2019ils sèment.Notre gouvernement fondait récemment un Institut Canadien du Cancer.Celui-ci est actuellement sous la présidence d\u2019un des plus distingués membres de notre association.Nous faisons des vœux pour qu\u2019il pousse vigoureusement ses recherches et que ses travaux contribuent à résoudre les énigmes, les mystères dont s\u2019enveloppe encore le cancer sous toutes ses formes.Quant à notre Congrès, il faut espérer qu\u2019en soulignant de nouveau la gravité des problèmes posés par le cancer et les maladies cardio- vasculaires, il nous amènera à nous tenir plus en éveil afin de déceler le mal à temps, et suscitera des échanges d'idées utiles et lumineuses.En terminant, je veux souhaiter de nouveau à nos hôtes et à nos membres le plus chaleureux accueil.Les officiers du Congrès et les médecins d'Ottawa et de Hull n\u2019ont qu\u2019une ambition: c\u2019est que ce Congrès marque une étape dans l\u2019histoire de notre Association par les fruits qu\u2019il portera et par l\u2019élan qu\u2019il donnera aux études et aux recherches. ALLOCUTION DU J\u2019étais désigné, en 1928, au poste de secrétaire du XIe congrès de notre Association ; dans ma candeur naïve, j'avais la conviction qu\u2019une fois ma besogne accomplie, je rentrerais sous ma tente et m'\u2019occuperais exclusivement de ma profession.Jamais il ne me serait venu à l'esprit que, dix-huit ans plus tard, je dirigerais les activités du groupement médical canadien-français de notre pays.J'avais méconnu le fait humain que la rencontre, le commerce de certains hommes canalisent souvent nos pensées et nos actions dans une tout autre direction que celle prévue.À cette époque, je connaissais bien le professeur Pierre Rhéaume, qui m'avait invité à collaborer avec lui, mais j'ignorais totalement l\u2019existence du docteur Valin d'Ottawa.Point n\u2019est besoin d\u2019évaluer, Mesdames et Messieurs, la somme d\u2019expérience, de conseils, que j'aurais perdue si je n'étais venu en contact avec ces deux hommes d\u2019action et d\u2019initiative qui m\u2019ont précédé à la direction de l\u2019Association des Médecins de Langue Française.La route fut longue, ardue, hérissée d\u2019obstacles, de barricades même, mais comment ne pas vaincre par l\u2019effort énergique conjugué d'hommes francs et sincères?Retraçons, si vous le voulez bien, quelques étapes du chemin parcouru.Dès son élection à la présidence du Congrès de 1930 à Montréal, le docteur Rhéaume n\u2019avait pas été lent à reconnaître les faiblesses de notre rouage administratif.Jusque là, la vie de l\u2019Association se manifestait tous les deux ans, par l\u2019organisation d\u2019un congrès alternativement à Québec et à Montréal, exception faite en 1906, où les assises se tinrent aux Trois-Rivières.Chaque fois il fallait créer de toutes pièces et chaque fois, par un miracle d\u2019adaptation, le congrès constituait une magnifique réalisation à la gloire de ses organisateurs.1.Directeur général de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada.DR D.MARION! Donc, en 1930, le Conseil de l'Association était constitué avec pouvoir consultatif seulement: ses membres, au nombre de 60, représentaient proportionnellement les groupes médicaux de langue française, tant du Canada que des Etats-Unis.Les archives étaient chose inconnue: il fallait un secrétaire-archiviste et je fus la victime expiatrice.Avec une claire vision de l\u2019avenir, avec une audace et une témérité à nulle autre égales, le docteur Rhéaume me dit un jour à brûle- pourpoint: « Que penseriez-vous, Marion, de tenir notre prochain congrès en dehors des limites de la province, à Ottawa?Je connais là-bas un chirurgien d\u2019excellente réputation qui pourrait peut-être réaliser ce projet.» Entraîné par cet optimisme imperturbable, je me ralliai à l\u2019idée.Et voilà qu\u2019aussi audacieux et aussi téméraire, ce chirurgien acceptait la présidence du XIIe congrès.Je me rappelle encore les protestations et les craintes exprimées par nombre de membres qui voyaient déjà notre bateau sombrer sur les récifs de la rivière Outaouais.Ils n\u2019avaient pas misé sur l\u2019habileté du pilote et le dévouement de l\u2019équipage composé de tous les médecins de la région.En 1932, il fallait toutes les qualités d\u2019un chef de file, l\u2019énergie d\u2019un homme d'action, la dextérité d\u2019un chirurgien pour réussir ce tour de force: organiser un congrès médical dans une ville en majorité anglaise.Avec l\u2019aide de dévoués collaborateurs, parmi lesquels je cite les docteurs Lapointe, Gaulin, Bélisle, Woods, Perras, Laframboise, Mantha, Couture, Cou- pal, le docteur Valin démontrait la valeur scientifique de la profession médicale dans la capitale canadienne, geste qui a facilité, j\u2019en suis convaineu, la création récente de la Faculté de Médecine à l\u2019Université d\u2019Ottawa.Durant ces mêmes assises, l\u2019assemblée générale de l\u2019Association donnait pleins pouvoirs à l\u2019Exécutif de modifier les règlements en vigueur; cette réorganisation devenait une réalité.à la fin de la même année.Désormais, l\u2019Association pouvait reposer sur des bases 1346 solides, assurer un lien de continuité dans toutes ses activités par son Comité exécutif et par son secrétariat permanent.Puis, ce fut, en 1934, une autre réalisation d\u2019un vœu émis à Ottawa: le grand congrès Jacques-Cartier à Québec, réunion conjointe de l'Association des Médecins de Langue Française d\u2019Europe et de l\u2019association-sœur de l'Amérique du Nord.Et que de noms imposants dans la délégation de France: Sergent, Hartmann, Arloing, Cade, Marcel Labbé, \u2018 Richet-Sourdilles, Cruchet, Rohmer, Puech, Fiessinger, et j\u2019en passe.Ici, monsieur l\u2019Ambassadeur de France, j'ouvre une parenthèse pour signaler que l\u2019éclat de nos congrès a toujours été rehaussé par la présence de délégués de votre pays.Si ces relations culturelles sont nécessaires pour le développement de notre groupe ethnique, je puis dire que, d\u2019après leur témoignage, ces relations ont été agréables pour nombre de vos professeurs qui sont venus en notre pays.Nous n\u2019avons jamais ménagé nos efforts pour intensifier les échanges entre votre pays et le nôtre.Le secrétaire général relatait tout a l'heure la fondation du Comité Médical France-Canada.Puisse cette initiative accentuer et faciliter le séjour en France de nos jeunes qui iront puiser auprès de vos professeurs dévoués le complément de leur formation scientifique.Notre situation géographique nous permet de bénéficier des bienfaits de deux cultures: malgré notre infériorité numérique, par nos origines, par notre langue et notre religion, nous tenons davantage à la culture latine et française, car nous sommes de la race de ceux qui combattent jusqu'au bout, sans douter un seul instant de l\u2019issue de la lutte.C\u2019est à ce même congrès de 1934 que l\u2019Association décidait la publication d\u2019un journal médical.Nous lisons en effet dans l\u2019éditorial du premier numéro de notre Bulletin, janvier 1935, les lignes suivantes: « Ce résultat tout seul nécessita quinze années d\u2019efforts; quinze années pour que germât un projet, semé dès 1919, lors d\u2019une assemblée que présidait le regretté Doyen Rousseau; quinze années pour que s\u2019imposât la nécessité de donner un cer- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014- Buuremin AMLFC \u2014 Montréal, novembre 1948 veau et des nerfs à notre association.Fasse le ciel que la réussite prenne moins de temps à justifier notre entreprise.» Le directeur général, le docteur Rhéaume, heureux du travail accompli, remerciait bien vivement ses collègues du Comité Permanent à la réunion du 12 septembre 1935.« En cet après-midi d\u2019automne, aucun des membres réunis n\u2019aurait pu penser que ces paroles de bienvenue scelleraient la dernière expression d'activité du directeur général.Et pourtant, six jours après, le professeur Pierre-Z.Rhéau- me succombait, atteint de ce mal implacable: la thrombose coronarienne.» À treize ans de distance, les paroles d\u2019éloges du docteur Valin à l\u2019égard du regretté disparu conservent leur cachet d\u2019actualité: « L\u2019œuvre de Rhéaume et sa mémoire demeureront longtemps dans l\u2019esprit de ceux qui ont eu le bonheur de le connaître.Sa vie scientifique fut un apostolat.» Pour ma part, sept années d\u2019une coopération étroite et loyale avaient scellé une amitié que le contraste d\u2019âge n\u2019affectait nullement.La nomination d\u2019un directeur général s\u2019imposait donc.Un nom était sur toutes les lèvres: le chef de file d\u2019Ottawa.Et le 14 décembre de la même année, par un choix unanime, les membres du Conseil de l'Association dési- gnalent a ce poste le docteur R.-E.Valin.N\u2019allez pas croire, Mesdames et Messieurs, que ces onze années de directorat furent une période de calme et de quiétude.Des problèmes importants surgirent à la solution desquels le directeur général mit à contribution son esprit d\u2019initiative, sa fermeté et sa perspicacité.La publication du Bulletin de l\u2019Association, qui faisait connaître à tous ses membres les travaux des congrès, comportait des difficultés techniques difficiles à surmonter.Après maints pourparlers, le Bulletin de l\u2019Association se fusionnait avec L'Union Médicale du Canada, le plus ancien journal médical français, puisque sa fondation remonte à 1872.Depuis le ler janvier 1938, la profession médicale bénéficie d\u2019une revue qui ne le cède en rien, au + ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRÈS DE L'AMLFC.point de vue intérêt scientifique, à toute autre revue publiée dans le monde entier.Survint la guerre, qui suscita des problèmes multiples.Les congrès des Trois-Rivieres et de Montréal remportèrent un magnifique succès.Mais le congrès dut être différé à deux reprises pour des raisons d\u2019ordre international.Les visites sont parfois agréables, mais la visite Roosevelt-Churchill nous suscita des ennuis sérieux et des pertes d'argent considérables.Durant la guerre, sous le vocable d\u2019assu- rance-santé, le Ministère fédéral de la Santé avait mis à l\u2019étude divers projets pour assurer, disait-on, la sécurité sociale des citoyens de notre pays.Mais il fallait tâter l\u2019opinion médicale.Voici pourquoi, les 28 et 29 janvier 1944, les associations canadiennes avaient délégué des représentants à une réunion tenue à Toronto.Seule notre Association avait pris position, et le docteur Valin développa d'une façon précise les quatre aspects suivants: 1°\u2014 Au cas où l\u2019Assurance-santé serait désirable dans notre pays, le fonctionnement de cet organisme devrait être sous le contrôle provincial, c\u2019est-à-dire autonome, en accord avec l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord qui a délimité les pouvoirs respectifs du gouvernement fédéral et des provinces; ; 2° \u2014 L'octroi fourni par le gouvernemen fédéral devrait être proportionnel à la population de chaque province; 3° \u2014 Le projet de loi devra être limité à certaines classes de la société et non s\u2019appliquer à la population tout entière; 4° \u2014 Au point de vue économique, l\u2019organisation élaborée d\u2019un système d\u2019Assurance- santé, ne serait-ce pas un fardeau financier trop lourd a supporter?La réponse avait atteint la cible.La discussion prit rapidement fin sur des détails de minime importance.Dans l\u2019étude des multiples problèmes médicaux soumis au Comité de Sécurité sociale durant la guerre, on avait délibérément mis de côté notre Association, sous le prétexte de son caractère international par les mots de l\u2019Amérique du Nord.Peu importait que plus 1347 de 95% de ses membres fussent des citoyens du Canada.La réaction ne devait pas tarder.Le Conseil de l'Association approuvait la suggestion du directeur général de modifier le nom de l\u2019Association des Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Nord en celui de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Par un arrêté signé le 30 mai 1946, le Conseil des Ministres de la Province de Québec faisait disparaître les barricades constitutionnelles qui servaient de prétexte à nous tenir éloignés de la discussion des problèmes vitaux qui intéressent notre profession.En mars 1947, la Législature de Québec sanctionnait dans un bill privé la Charte de notre Association.Tels sont, Mesdames et Messieurs, les évé- nements les plus importants qui ont caractérisé les onze années de directorat du docteur Valin.En septembre 1946, malgré les instances de tous les membres du Conseil, le docteur Valin donnait sa démission, qui fut acceptée avec regret.Après dix-huit ans d\u2019un travail de collaboration avec des hommes de la trempe de Rhéaume et de Valin, j'aurais voulu faire le même geste et laisser à d\u2019autres plus compétents le soin de diriger les destinées de notre Association.Une fois de plus je cédai à la pression de mon excellent ami, le docteur Valin.Ce soir, mon cher docteur, les membres de l\u2019Association sont heureux de vous transmettre le témoignage de leur reconnaissance pour les services rendus à la cause médicale: ils sont heureux de faire ce geste de sympathie dans la ville où vos activités professionnelles vous ont acquis une réputation de chirurgien habile et intègre, afin que vos concitoyens apprécient l\u2019admiration dont vous êtes l\u2019objet dans tous les coins du pays.Permettez qu\u2019au nom de tous les membres de l\u2019Association, je vous offre ce soir la réplique de l'insigne d\u2019office du directeur général.S'il vous arrive, par quelque soir de détente, de regarder cet emblème, oubliez certaines heures pénibles pour ne conserver que le souvenir des franches amitiés de la grande famille canadienne-française. ALLOCUTION DU DR R.-E.VALIN ! Je suis sensible à l\u2019honneur que vous me faites et c'est avec une très profonde émotion que je reçois, des mains du directeur général, ce mémento de mon,terme d\u2019office.Certes, je - sais bien que ce geste s'adresse moins à moi personnellement qu\u2019au directeur général que je fus.Tout de même, un sentiment d\u2019orgueil se mêle à ma profonde reconnaissance.Car, il y à de quoi vraiment être fier d\u2019avoir été mêlé activement à l\u2019action rayonnante de ce groupement important de médecins qu\u2019est l\u2019A.M.L.F.C.Durant ces quelque douze années, où ce fut mon privilège de diriger les activités de l'Association, les progrès de la médecine furent énormes.Déjà nous avions assisté aux magnifiques victoires de l\u2019hygiène et de la médecine préventive.L'absence d\u2019épidémies, lors de la première guerre, avait marqué la victoire des méthodes sérologiques et vaccina- toires sur les maladies contagieuses et transmissibles.L\u2019immunisation et la chirurgie aseptique avaient couronné, en la justifiant, l\u2019ère pastorienne.Mais, c\u2019est surtout en la dernière décade que furent prodigieusement fécondes et fertiles les découvertes nouvelles.Leur utilisation par la science médicale réalisa des résultats inespérés.Mieux traiter et plus facilement guérir les malades, voilà, Mesdames et Messieurs, le merveilleux fait d\u2019armes de la génération actuelle de médecins par lequel la durée moyenne de la vie s\u2019est allongée de vingt ans.En ces dernières années, la biochimie, en ses applications physiologiques, nous a permis de mieux reconnaître les processus pathologiques, nous permettant ainsi de mieux les combattre et de les plus facilement prévenir.La médecine, sans déroger à l\u2019incomparable couronne que lui avait dressée la saine clinique, fruit de l\u2019observa.ion intelligente et d'un jugement éclairé, s\u2019est vite empressée d'utiliser l\u2019aide précieuse que lui apportait cette nouvelle alliée.Aujourd\u2019hui, la médecine moderne table sur les confirmations biochimiques pour prou- 1.Ancien directeur général de l\u2019Association.ver le bien-fondé d\u2019un diagnostic clinique et c\u2019est avec joie que le médecin peut suivre, par les graphiques du laboratoire, la courbe d\u2019une convalescence s\u2019acheminant vers la guérison ultime.Ces nouvelles connaissances ont haussé d\u2019autant le barême de la valeur nécessaire du médecin et ont, par là même, multiplié les moyens dont il dispose pour mieux soigner ses patients.La chirurgie, de son côté, assurée d\u2019une asepsie parfaitement au point, grâce à l\u2019aide d\u2019une anesthésie perfectionnée, a connu de nouvelles audaces et vu d\u2019une extraordinaire façon s\u2019élargir la sphère de ses interventions.La main guidée par la volonté ferme et déterminée d\u2019éradiquer en taillant dans la chair les sources du mal, le chirurgien peut justifier le téméraire et l\u2019audace de ses opérations.Par les extraordinaires résultats qu\u2019il obtient, résultats que l\u2019on aurait cru impossibles il y a quinze ans et qui nous font songer, à quelle inconcevable frontière l\u2019art chirurgical finira-t-il par s'arrêter ?Parallèlement, toutes les branches de la science médicale ont dans cette même décade accompli de prodigieux progrès.Les méthodes d\u2019exploration et de traitement radiologiques, le traitement par les agents physiques, par les substances radio-actives et leurs isotopes, les progrès pharmacologiques, les antibiotiques, les sulfamidés, les nouvelles méthodes, préventives et curatrices, la vitaminothérapie, les conceptions nouvelles sur la nutrition, les avancements de l'anatomo-pathologie, la mise au point des hormones et leurs préparations synthé'iques qui jouent déjà un certain rôle dans le traitement du cancer: toutes ces nouvelles acquisitions, et j'en passe, ont à ce point modifié, je dirai même bouleversé le traitement des malades, que nous n'avons pas encore réussi à faire le point et que la limite de nos espoirs ne connaîtra point de bornes, parce que l\u2019infatigable zèle et les fécondes recherches de nos savants ne veulent point poser de terme à leur essort. ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRÈS DE L\u2019AMLFC.1349 En soulignant ici la part nécessaire et féconde de ces chercheurs avides qui sans cesse ouvrent de nouvelles avenues à notre émulation, je me réjouis de la fondation d\u2019une école de médecine à Ottawa.Grâce à l\u2019infatigable apostolat des Oblats, la capitale de notre pays est maintenant dotée d\u2019une faculté de médecine.Elle deviendra, j\u2019en ai la conviction, une pépinière nouvelle de savants et de chercheurs qui ajouteront le fruit de leurs labeurs à la cumulation de ceux du monde entier, car c\u2019est en même temps notre gloire et notre orgueil que notre science n'ait point de patrie et nos médecins point de borne à leur apostolat.Ces progrès constants de la médecine, notre Association en a marqué les étapes.Tous les deux ans, par ses congrès, elle signala à ses membres la distance parcourue et les progrès réalisés.Le congrès de cette année, étudiant d\u2019une facon toute particulière la maladie cancéreuse et les affections cardio-vasculaires, ne déroge point à cette habitude et je tiens à féliciter les organisateurs du congrès et à leur souhaiter le plus éclatant succès.M.le directeur général, je veux de nouveau vous remercier pour le témoignage d\u2019estime que vous m\u2019avez offert ce soir et de nouveau je veux vous dire combien j'en suis touché et profondément reconnaissant.A mesure qu\u2019il vieillit, l'homme, dit-on, s\u2019entoure d\u2019agréables souvenirs.Au déclin de sa vie, 11 déjoue la réalité, parfois amère, du présent en vivant dans le passé.Ainsi, j'appré- cieral chaque jour davantage cet insigne de mon terme d'office et de mon association active avec votre organisation.Il sera cher à mon coeur, car il me rappellera constamment les amitiés que j'ai liées et un labeur que j'ai aimé.ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE FRANCISQUE GAY En recevant votre programme j'ai éprouvé de la surprise et même beaucoup de confusion.J\u2019ai constaté que moi, seul, profane égaré dans une éminente assemblée de clercs, j'aurais à parler devant les docteurs, les professeurs et les savants.Cependant il m\u2019a semblé qu\u2019entre nos professions, il y avait peut-être, par delà les apparences, des points de convergence.Les objectifs que nous poursuivons, s\u2019ils ne sont pas identiques, sont en quelque façon complémentaires.Votre vocation vous oblige à prendre en charge la santé des individus.La mission des diplomates est d\u2019entretenir la santé du monde en réglant les relations des peuples, en resserrant les liens de la concorde entre les nations.Votre œuvre est singulièrement précaire si la guerre s'acharne à détruire les existences que vous avez prolongées.1.Ambassadeur de la France au Canada.« Quand Je veille, écrivait l\u2019un de nos plus grands diplomates, Vergennes, c\u2019est pour raccommoder.» Le mot pourrait être repris par tous les praticiens de votre art.A vrai dire l\u2019histoire nous montre que la diplomatie n\u2019a guère progressé, à travers les siècles, en puissance et en efficacité.D'ailleurs, le développement des communications terrestres, maritimes, aériennes ne cesse de limiter la part d\u2019initiative et de responsabilité de l\u2019ambassadeur.Certes, il reste le clinicien chargé de renseigner sur l\u2019état de la température du pays où il est accrédité.Il avertit son gouvernement lorsqu\u2019il juge qu\u2019une démarche peut être tentée.Son diagnostic est écouté.Mais, le plus souvent, les conventions et les traités sont préparés et rédigés par les techniciens, ces véritables spécialistes de la fonction publique.Pour sceller les accords, les chefs d\u2019Etat prennent l\u2019avion ou le téléphone.L\u2019ambassadeur est invité à poser son para- 1350 phe au bas du protocole.C'est-à-dire qu\u2019il se borne à signer l\u2019ordonnance que le spécialiste a formulée.Le vieux monde ne s'en trouve pas mieux.Il se montre incapable de faire servir les extraordinaires inventions mécaniques à l\u2019œuvre de paix.Les plus merveilleuses découvertes du génie humain sont utilisées d\u2019abord au perfectionnement des instruments de destruction et de mort.Ils semblent devoir toujours renforcer l\u2019appareil des tyrannies et des servitudes.Heureusement, nous trouvons dans les progrès inouïs réalisés par la médecine des raisons d\u2019espérer qu\u2019il n\u2019en sera pas toujours ainsi.Oui, vous pouvez être fiers des résultats que vous avez obtenus en quelques décades.De génération en génération, la science médicale fait lentement, mais sûrement, par un effort persévérant, reculer, partout à travers le monde, la souffrance, la maladie et la mort.L\u2019opinion publique inquiète et maussade ne sait pas assez que l\u2019âge moyen de la population de nos contrées civilisées, qui depuis le commencement des temps était toujours resté autour de trente ans, s\u2019est régulièrement élevé depuis un siècle, pour atteindre 60 ans, et même 70 ans sous les cieux privilégiés de la Nou- velle-Zélande.Vous, vous avez su les discipliner, ces inventions mécaniques, ces découvertes physiques, chimiques ou biologiques.La fonction traditionnelle du médecin.de famille s\u2018en est trouvée, sans doute, profondément modifiée.Peut-être n\u2019a-t-il pas encore parfaitement défini les termes de son concordat avec la foule des spécialistes qui viennent l\u2019assister dans sa mission.Mais les résultats sont là.Quelques-unes des épidémies les plus meurtrières ont été définitivement maîtrisées.On ne permet plus au choléra, à la peste, à la variole, à la diphtérie, à la typhoïde, au tétanos d'opérer leurs ravages.Le taux de la mortalité infantile s'effondre d\u2019année en année.Le cancer, la tuberculose, sont cernés dans leurs derniers retranchements.Le médecin ne veut plus se contenter de calmer la douleur, ni même de guérir la ma- L'INION MÉDICALE DU CANADA - Burtenn A.M.LF.C.- Montréal, novembre 1948 ladie.Sa noble ambition le pousse vers ces frontières de la santé et de la maladie où le mal peut encore être dépisté, écarté .Ce n\u2019est plus seulement au chevet du malade que le médecin exerce sa mission, il entend surveiller l\u2019hygiène de toute l\u2019habitation, il pénètre dans les lieux du travail, il donne ses directives pour l\u2019organisation des loisirs, il contrôle la qualité des aliments; on le consulte sur les programmes scolaires, ou le choix de la profession, sur le traitement des arriérés ou des jeunes délinquants.Nos meilleurs urbanistes font appel à sa compétence .Mais à quoi bon prolonger cette énumération, c'est dans tous les secteurs actifs de nos sociétés modernes que la collaboration du médecin est sollicitée, exigée .Le nouveau Monde s\u2019est mis en tête de ce mouvement salutaire pour l\u2019extension du domaine médical.Et parmi les nations du jeune continent le Canada se trouve en première place.Il y a quelques semaines à peine, le Parlement fédéral accordait, pour le développement des services de prévention et d\u2019hygiène, un crédit supplémentaire de trente millions de dollars qui s\u2019ajoute au budget déjà attribué par les Provinces.Aussi, l\u2019'Honorable Paul Martin pouvait légitimement affirmer que le Canada allait consacrer à certaines secteurs de l\u2019hygiène, de l\u2019hospitalisation ou de la prevention des sommes trois fois, six fois, huit fois, et jusqu\u2019à quatorze fois plus importantes par tête d\u2019habitant que celles demandées à chaque citoyen de la grande république voisine.Et, cependant, le fait même que vous vous réunissiez régulièrement en.re médecins de langue française paraît indiquer que vous attendez encore quelque chose de la France.C\u2019est, sans doute, que vous gardez la conviction que le vieux pays qui s\u2019est honoré d\u2019avoir vu naître Laënnee, Claude Bernard, Pasteur, Roux, Calmette, Trefouel, Ramon, a ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRÈS DE J\u2019A.M.LF.C.1351 encore un rôle à jouer dans la grande communauté des chercheurs et des praticiens.Certes, dans la grande détresse où les destructions de deux guerres l\u2019ont plongé, ses labora\u2018oires sont trop souvent misérables, ses établissements hospitaliers insuffisants, son équipement pour le diagnostic et la thérapeutique singulièrement déficient.Mais la France, pour suivre votre exemple, sait qu\u2019elle peut compter sur vos encouragements et même votre concours.En revanche, elle est fière d\u2019ouvrir les portes de ses facultés à ceux de vos étudiants qui viennent enrichir leur jeune expérience à l\u2019école de nos cliniciens et de nos praticiens.\u2018 Associons donc nos efforts et nos ressources.Heureusement, partout on a compris qu\u2019en médecine plus qu\u2019en aucun autre secteur de la recherche scientifique, il était nécessaire d\u2019échanger largement le résultat de tous ses travaux.On a compris que, pour assurer le progrès rapide de la médecine, il fallait se plier aux exigences du travail en équipes désintéressées et disciplinées.Là, l\u2019Âpre concurrence mercantile doit faire place au noble et fécond esprit d'émulation.Cet élan doit s\u2019étendre par-dessus toutes les frontières.Le médecin conscient de sa vocation met à la disposition de tous ses confrères le fruit de ses expériences, et il se tient au courant de toutes les découvertes faites à travers le monde.Je ne saurais donc trop vous féliciter d\u2019avoir réservé dans les locaux de votre convention une aussi large part, non seulement aux instruments, mais aussi aux publications et aux livres de médecine.La France s\u2019y trouve représentée.Il serait à souhaiter que vous puissiez ensuite retrouver les meilleurs des ouvrages, à des prix raisonnables pour toutes vos principales librairies.Le moment est venu où le champ des collaborations bienfaisantes doit encore s\u2019étendre.La présence agissante du médecin, conseiller, animateur, est nécessaire, nous l\u2019avons dit, non seulement au foyer et à l\u2019hôpital, à l\u2019usine et au bureau, mais encore dans les conseils des municipalités et des gouvernements.Oui, vous devez être les associés vigilants et éclairés de tous ceux qui ont véritablement le souci d\u2019assurer le bien public.Votre voix doit se faire entendre même, et J\u2019oserais presque dire surtout, dans ces assemblées où les nations s\u2019appliquent à détourner de l'humanité le fléau de la guerre.Ces vies que votre labeur obstiné a préservées des conséquences de la maladie, que vous avez sauvées des menaces de la contagion, de l\u2019épidémie et de la mort, vous ne voulez pas qu\u2019elles soient livrées une fois de plus aux immolations imbéciles des combats.En vérité, en vérité, votre magnifique mission doit s\u2019exercer sur ce terrain où les vieilles diplomaties ont manifesté leur impuissance.Votre action efficace pour conserver aux individus leur santé vous donne le droit de réclamer haut et ferme qu\u2019on assure enfin le salut du monde en établissant dans les nations et les peuples les institutions d\u2019une paix juste, durable, fraternelle, je veux dire fondée sur les principes éternels de la charité. ALLOCUTION DU DR PIERRE LÉPINE ! Il n\u2019est pas de plus grand honneur qui puisse échoir à un homme que de représenter son pays hors des frontières natales et d\u2019être, en cette qualité, amené à prendre la parole.Je ressens la lourde charge qui m'incombe ce soir d\u2019autant plus profondément qu\u2019elle survient, si l\u2019on peut dire, in extremis puisque c\u2019est dans l\u2019après-midi seulement que j'en ai été avisé, et que je sais à quel concours de circonstances je dois cet excès d'honneur.Le Professeur Pasteur Vallery-Radot, dans l'impossibilité de se rendre au XIXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, auquel il était invité, et sachant que je devais me trouver dans ces parages à la même époque, a mis en avant mon nom et suggéré une participation officielle à ce Congrès, auquel je devais de toutes façons me rendre.Ainsi s\u2019est expliqué pour moi, il y a quelques heures, le sens resté nébuleux d\u2019un coup de téléphone reçu en juillet à New-York, à l\u2019instant où je partais pour une série de visites et de conférences à travers les Etats-Unis.Pour ma part, je ne me reconnais, comme justification de ce choix, qu'un amour pour ce pays que je n\u2019ai jamais songé à dissimuler, et des liens d\u2019amitié avec le corps médical franco-canadien qu\u2019un quatrième séjour au Canada rendront plus étroits encore.J'ai done, sinon qualité, du moins des raisons profondes, pour dire ici aux médecins canadiens de langue française ma vive, ma sincère et déjà vieille admiration, et pour leur apporter, de la façon peut-être la moins solennelle mais certainement la plus affectueuse, l'hommage de tout le corps médical français.Mais les rapports qui unissent la médecine canadienne à la médecine française sont loin d\u2019être purement sentimentaux.Il y a plus entre 1.Chef de Service de l\u2019Institut Pasteur de Paris, Professeur invité à l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, Délégué officiel de la France au XIXe C'ongrès, nous que les affinités linguistiques de deux rameaux, issus d\u2019un tronc commun, qui poursuivent parallèlement de chaque côté de l\u2019Atlantique un épanouissement harmonieux, quoique différent.Médecins nous sommes tout d\u2019abord: ce qui veut dire que nous participons non seulement à un même métier, à une même science, mais à un même idéal.Universelle par son objet, par ses buts, il semblerait de prime abord que la médecine dût, par toute la terre, avoir le même visage, se traduire et s\u2019exprimer de la même manière, quels que soient les mots qui véhiculent la pensée.Il n\u2019en est rien.Nous vivons une époque où les illusions ne sont plus permises.La guerre qui vient, on n\u2019ose presque plus dire, de s'achever, nous a rappelé de façon brutale que les idéologies pouvaient s\u2019affronter jusque dans le domaine humanitaire, et que même la lutte contre la souffrance porte de façon indélébile la marque de ceux qui la font.Médecins nous sommes donc, oui, mais médecins de langue française, c\u2019est-à-dire que nous revendiquons comme notre patrimoine commun et notre commun idéal une manière de concevoir et d\u2019accomplir les actes qui depuis Hippocrate ont lié le caractère presque divin du guérisseur («je le pansai, Dieu le guérit », disait Ambroise Paré) à la loi morale acceptée, souscrite, par l\u2019homme de l\u2019art.Et c\u2019est pourquoi, si le voyage de France reste, pour les Canadiens que nous souhaitons toujours plus nombreux, l\u2019occasion de remonter aux sources communes de notre savoir ct à l\u2019origine d\u2019une tradition de devoir qu\u2019ils continuent à observer fidèlement, le voyage au Canada est pour des Français l\u2019occasion d\u2019un émerveillement quotidien à retrouver chez leurs arrière-cousins de la Nouvelle-France, avec tant de secrètes correspondances, un esprit si indiscutablement semblable au leur et si heureusement appliqué à modeler à l\u2019échelle ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRES DE L\u2019A.MLEC.1353 de leur pays, à la fois si vieux et si neuf, un art qui unit en une création originale et proprement na*ionale les méthodes de la vieille Europe et les jeunes techniques nord-améri- Caines.Mais, au Canada, le médecin est plus encore.Parmi les artisans de cette longue épopée silencieuse qui, depuis les plaines d\u2019Abraham jusqu\u2019aux champs de bataille de deux guerres mondiales, a donné aux Canadiens français la force de résister à l\u2019absorption linguistique et religieuse, pour aboutir à une égalité enfin loyalement et fraternellement observée, il est indéniable que le médecin, après le prêtre, a été l\u2019un des éléments principaux.Et ceci non pas en vertu d\u2019un étroit chauvinisme qui au- jourd'hui même ne serait plus de mise, mais parce que le médecin canadien, en tant qu\u2019homme d'humanité au sens le plus large du mot, est à même de sentir et de comprendre ce que la langue et la formation françaises apportent de précieux au patrimoine du continent américain.Nous aimons, nous autres Français, à retrouver au Canada la trace des siècles passés et ce parfum de vieille France si cher à notre cœur.Mais des Canadiens eux-mêmes m\u2019ont parfois demandé si un Canada français était viable dans un monde régi par la loi des masses: la réponse, Messieurs, c\u2019est vous qui la donnez ce soir.La culture française, qui pourrait douter de sa vitalité quand tant de témoignages nous en sont journellement donnés?Hier encore, sur le cours de la rivière Ottawa que, grâce à l\u2019hospitalité d\u2019amis inégalables, je pouvais remonter par la voie dédaignée mais combien charmante du fil des eaux, nous pouvions, à chaque escale et sur chacune de ces deux rives Jadis rivales, juger de l\u2019extension croissante de l'élément franco-canadien et de sa fidélité à la langue ancestrale.Mais ce serait une lourde erreur, et que le corps médical canadien n\u2019a pas commise, que de vouloir, au nom de la fidélité à une tradition, exiger une médecine statique.Dans le monde entier, la médecine évoluc.En tant que connaissance, elle progresse avec les sciences; en tant qu\u2019œuvre appliquée à l\u2019homme, elle suit les destinées humaines.Au point de vue du développement 'scientifique, c\u2019est avec une vive satisfaction que les amis du Canada assistent à l\u2019expansion universitaire canadienne.Loin d\u2019y voir une concurrence, ils pensent au contraire qu\u2019ainsi la médecine canadienne et son Université s\u2019associeront plus étroitement à l\u2019essor scientifique aujourd'hui si manifeste en France, et que leurs efforts unis élargiront parallèlement le champ de leur commune culture.Aussi ne peu- vent-ils qu\u2019approuver de tout leur coeur les projets tendant a renforcer les bases scientifiques de l\u2019enseignement pour mieux permettre à un plus grand nombre de Franco-Canadiens l\u2019accès à cette haute technicité scientifique qui est la clef du monde moderne.Envisagée sous l\u2019angle humain, c\u2019est-à-dire social, la médecine fait face à des problèmes qui ne sont point propres au Canada ni à la France.C\u2019est l\u2019humanité tout entière qui est à la croisée des chemins.Et la réponse qu\u2019elle donnera, au cours de cette génération, à quelques- unes des questions posées, fixera, pour des millénaires peut-être, la route des générations à venir.I] se peut que l\u2019évidence de ces problèmes n\u2019apparaisse pas clairement à tous, surtout dans les pays plus neufs, moins dévastés par les guerres, au standard de vie demeuré plus élevé.Mais ces problèmes existent.Ils existent partout.Je viens de parcourir, de l\u2019Atlantique au Pacifique et de la frontière du Mexique à celle de ce pays, les Etats de la grande République amie qu\u2019après plusieurs voyages anté- ricurs je crois assez bien connaître.J'ai é'é partout frappé par la rapide évolution de l\u2019aspect social des problèmes humains et par la façon dont, inéluctablement, ils affectèrent la structure de la société et l\u2019exercice de la médecine.Ces problèmes, la France les débat déjà ; elle les a résolument, parfois tumultueusement, abordés, car il cest dans son destin d\u2019être le 1354 champ d\u2019expérience des idées neuves et la pierre de touche d\u2019un certain mode de vie.Que la médecine doive devenir surtout sociale, cela pouvait être discuté il y a une génération: dans une génération on s\u2019étonnera qu\u2019elle ait pu si longtemps être autre chose.La condition du médecin, la nature de ses rapports avec la société est donc amenée à changer.La France a essayé de choisir pour cette évolution celle des solutions qui altère le moins les relations du médecin avec le malade, celle qui respecte au maximum le sacerdoce professionnel et la liberté de l\u2019individu.Une telle évolution ne peut se faire équitablement sans la collaboration du corps médical: c\u2019est- à-dire qu\u2019elle doit être réalisée avec lui, sinon elle se fera contre lui.J\u2019ai confiance que la médecine canadienne, quand viendra le moment d\u2019aborder les mêmes problèmes, le fera avec le même esprit.Car, à l\u2019heure où nous vivons, le monde entier est engagé, non pas, comme on le croit, dans une lutte entre deux continents ni entre deux moitiés du globe, mais dans un combat sans merci entre deux conceptions: celle qui accorde L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.- - Montréal, novembre 1948 et celle qui refuse à l\u2019homme ,cette dignité qui est sa part de l\u2019étincelle divine.Aucun isolationisme, aucune arme atomique ne permettent d\u2019échapper à l\u2019alternative.Et tous, dans cette partie du monde comme dans toutes les autres, nous aurons tôt ou tard à répondre à la question qu\u2019immortalise le vers de Faust: savoir si nous voulons « auf freiem Grund mit freiem Volke stehn », vivre debout sur un sol libre, parmi des peuples libres.Deux fois les compatriotes de Goethe ont répondu « non », et deux fois l\u2019orage de sang et d\u2019acier s\u2019est abattu sur le monde.Dans quelle langue la question sera-t-elle posée pour la troisième et certainement la dernière fois?Canadiens et Français, nous pouvons, nous devons espérer que la langue française par qui s\u2019exprime notre idéal commun saura se faire entendre, et que pour des siècles encore elle servira à traduire sur les deux rives de l\u2019Atlantique l\u2019âme libre de deux peuples qui partagent d\u2019un même amour et les gloires du passé et la foi dans un lumineux avenir.À l'Université d'Ottawa ALLOCUTION DU DR CHARLES VÉZINA ! Excellence, Vous me permettrez de vous dire combien je suis ému de recevoir de vos mains un doctorat en droit de l\u2019Université d\u2019Ottawa, dont vous êtes l\u2019éminent chancelier.J\u2019en suis d\u2019autant plus touché que depuis longtemps vous avez bien voulu m\u2019honorer de votre amitié.Je n\u2019ai pas oublié, Excellence, ces années déjà lointaines où, avec quelques-uns de nos amis du Séminaire de Québec et de la Faculté, nous nous réunissions pour causer de notre Université et des projets que nous désirions 1.Venant de recevoir le titre de docteur en droit, « honoris causa», le 7 septembre 1948.ardemment voir se réaliser.Nous étions jeunes alors, et enthousiastes, et les difficultés, dont quelques-unes nous échappaient, n\u2019arrivaient jamais à nous décourager ni à diminuer notre enthousiasme.Vous aviez déjà réalisé une grande œuvre, la Faculté des Sciences de Laval, à laquelle vous continuez d\u2019appartenir et qui a tant contribué à faire connaître notre Université et lui donner le prestige dont elle jouit actuellement.Vous continuez, Excellence, de vous dévouer à l\u2019œuvre universitaire dans la capitale du Canada, et rien ne vous laisse indifférent de ce qui peut faire la grandeur de l\u2019Eglise et le bien-être de vos concitoyens.Nous n\u2019avons ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRÈS DE L\u2019AM.LF.C.pas oublié le grand succès et tout le bien qui a suivi le congrès marial à l\u2019organisation duquel vous aviez mis votre intelligence et votre grand cœur.Aussi, vous nous permettrez de demander à la divine Providence de vous conserver à ceux qui vous aiment et qui souhaitent vous voir réaliser les projets dont vous rêvez pour votre université, à laquelle vous ne cessez de vous dévouer.Mon très révérend Père Recteur, Il est bien difficile de vous exprimer toute l\u2019émotion que je ressens et que m'\u2019inspire la réception d\u2019un doctorat d'honneur de l\u2019Université d\u2019Ottawa.C\u2019est un honneur que vous me permettrez de partager avec l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada et l'Université Laval que vous avez voulu honorer en même temps.Dans quelques semaines votre université sera centenaire.Vous nous avez déjà dit, mon Révérend Père, les difficultés, les souffrances même qu\u2019ont éprouvées votre Université et ceux qui s\u2019étaient donné pour mission de fonder, ici, un centre qui pourrait donner l\u2019éducation supérieure et catholique aux Canadiens des deux langues.C\u2019était bien l\u2019idée de votre fondateur, Monseigneur Guigues, évêque de Bytown, lorsqu\u2019il écrivait: « Les Parents ont bien compris la nature de cette fondation, car le nombre des élèves du Bas-Canada qui fréquentent le Collège est aussi grand que ceux du Haut-Canada.Canadiens et Anglais s\u2019y trouvent par moitié.Même le clergé et les laïques du Bas-Canada ont signé une pétition pour obtenir du secours avec le même empressement que ceux du Haut-Canada .Le besoin de connaître les deux langues, anglaise et française, se fait sentir surtout sur les rives de l\u2019Ottawa.La langue française était cependant sacrifiée, puisque, à Bytown, il n'y avait pas une seule école française avant la fondation du collège, et la langue anglaise n\u2019y était enseignée que d\u2019une manière imparfaite.» (Cf.Simard, 11, page 10.) T] faut admirer la vision, le patriotisme et la sagesse de ce grand évêque qui consacrait 1355 le bilinguisme au Canada et voulait assurer la survivance de ses compatriotes de langue française.Votre Université, mon révérend Père, occupe, dans la capitale du Canada, une position très importante et a un rôle de toute première grandeur à remplir dans notre pays.Puisque la Providence a voulu que les descendants de ceux qui furent les premiers à peupler et coloniser notre grand pays vivent avec ceux qui en ont fait la conquête, elle voulait de même l\u2019union de leurs fils qui sera pour notre patrie une source de fécondité.Et parmi les meilleurs artisans de cette union les universitaires doivent, à mon avis, occuper la première place.La collaboration entre universitaires est une des premières conditions de l\u2019unité canadienne.Cette unité, en effet, comme le disait le Révérend Père Lévesque, doyen de la Faculté des Sciences Sociales à l\u2019université Laval, «c\u2019est par les sommets d\u2019abord qu\u2019il faut et qu\u2019on peut la réaliser; et à ce point de vue, ce sont les universitaires qui en sont les instruments les plus naturels parce que leur domaine c\u2019est celui de la culture, de la science, de l\u2019esprit, et que ce sont, des réalités universitaires, celles qui sont les plus capables de rapprocher les hommes les uns des autres.» Si le rôle des universités est de donner une instruction supérieure aux jeunes qui leur sont confiés, il ne faudrait pas croire qu'elles ont rempli tout leur devoir et que leur ambition doit s\u2019arrêter là: « Elles ne doivent pas présenter simplement une science inerte à retenir de mémoire, mais former les esprits à la connaissance des sources et à la pratique des recherches et des travaux scientifiques et leur apprendre à contribuer le plus possible aux développements des sciences elles-mêmes.» (Cardinal Villeneuve) Sa Sainteté le Pape Pie XI, dans sa constitution, Deus Scientiarum Dominus, ne rappe- lait-il pas que Dieu, Seigneur des Sciences, en confiant à son Eglise le mandat divin d\u2019enseigner toutes les nations, l\u2019a établie sans nul doute maîtresse de la vérité divine, mais par là même aussi protectrice principale et inspira- 1356 trice de tout savoir humain.C\u2019est, en effet, le propre de l\u2019Eglise de transmettre à tous les hommes les enseignements sacrés qu\u2019Elle-même a reçus et tirés de la révélation divine.Mais, d\u2019autre part, parce que la foi et la raison ne peuvent jamais se contredire, mais qu\u2019au contraire, étant donnée leur harmonie parfaite, celles se prêtent un mutuel appui, L'Eglise a toujours considéré comme son devoir d\u2019aider et de promouvoir la culture des arts et des sciences ainsi que l\u2019attestent de nombreux et irréeusables témoignages historiques.» Ces directives, nous devons les suivre et développer dans nos universités les travaux et les recherches scientifiques.Nous ne devons pas oublier qu'un pays qui veut grandir et exercer une influence doit non seulement avoir des Universités, « mais en relever l\u2019idée à son juste rang, c\u2019est-à-dire, à celui d\u2019une école de haut savoir dans tous les domaines.» (Cardinal Villeneuve) Si nous avons raison de dire souvent les droits que notre préséance au Canada nous à acquis, nous devons, par des réalisations, démontrer que nous acceptons aussi les devoirs qu\u2019exigent de pareils droits.Et aussi les Universitaires montreront à leurs concitoyens qu\u2019ils accomplissent un acte du plus pur patriotisme, ceux qui veulent doter leur pays de grandes universités.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN AMLFC.\u2014- Montréal, novembre 1948 Le Cardinal Villeneuve, une des gloires de votre congrégation, et qui fut un grand Canadien et un grand universitaire, était convaineu de la nécessité, pour un pays, d\u2019avoir de grandes universités.Il ne laissait jamais passer l\u2019occasion de le dire à ses compatriotes sans s\u2019oceuper des critiques que ses paroles et ses écri*s pouvaient soulever.Il avait le courage de ses opinions; il était désintéressé et ne travaillait que pour le bien de l\u2019Eglise et de son pays.L'histoire dira tout ce qu\u2019il a fait pour ses concitoyens et reconnaîtra que les directives qu'il a cru bon de donner à certains moments graves de notre vie nationale étaient nécessaires.Sa claire vision de l\u2019avenir lui dictait les sacrifices qu\u2019il devait demander à ses compatriotes.Ce grand Canadien, qui fut chancelier de l\u2019Université Laval, n\u2019a pas peu contribué à resserrer les liens qui nous unissaient à votre université.Vous nous avez donné le Cardinal Villeneuve et nous vous avons donné Monseigneur Vachon.Je suis sûr que les liens d\u2019amitié et de sympathie qui nous unissent seront encore, plus étroits, et qu\u2019ensemble nous pourrons regarder l\u2019avenir avec confiance et travailler pour la gloire de l\u2019Eglise et la grandeur de notre pays.ALLOCUTION DU Le titre honorifique que vous venez de me conférer me touche profondément et constitue un bel hommage à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.C\u2019est elle que vous honorez d\u2019abord et avant tout, pour avoir su grouper et rallier dans ses cadres l\u2019ensemble des valeurs médicales canadiennes-françaises du pays.Fort délicate pensée de la part d\u2019une université qui s\u2019enorgueillit à bon droit de la 1.Venant de recevoir le titre de docteur en droit, « honoris causa», le 7 septembre 1948.DR D.MARION création récente de la troisième faculté catholique de Médecine au Canada.Pour nous, quel contraste entre nos premières assises scientifiques tenues en cette ville en 1932 et celles d\u2019aujourd\u2019hui! Pouvoir être reçus officiellement dans une institution centenaire qui n\u2019en porte pas moins Esculape dans son sein: quelle merveille! A l'inverse des humains qui s\u2019acheminent bon gré, mal gré, vers la décrépitude, votre institution s\u2019améliore, si possible, avec les années, et connaît ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LF.C.1357 dans les générations qui se succèdent un perpétuel rajeunissement: véritable fontaine de Jouvence.or Vous avez voulu assumer toute la responsabilité de sacrifices onéreux pour éduquer ce fils très jeune, mais trés exigeant.Et je comprends d\u2019autant mieux la portée de votre problème que certaines de mes fonctions ailleurs me permettent d\u2019affirmer que les revenus de scolarité couvrent à peinc 25% des frais encourus par le fonctionnement régulier d\u2019une faculté de Médecine.Ce seul exemple illustre bien la somme de difficultés que vous avez allègrement affrontées dans votre nouveau champ d'action.A cette jeunesse désireuse d'atteindre les sommets d\u2019une instruction supérieure, vous avez voulu offrir généreusement les armes qui lui permettraient de remplir le rôle que la société attend d\u2019elle.Vous avez constaté que dans les rangs de notre profession sévissait une pénurie de praticiens, et que les écoles actuelles de médecine étaient forcées de limiter le nombre de leurs élèves, faute d\u2019espace.Vous avez voulu faire œuvre utile, et d\u2019autant plus méritoire.Aujourd\u2019hui, cette réception officielle me fournit l\u2019occasion de vous offrir au nom de l\u2019Association les meilleurs vœux de succès.Puis-je à l\u2019avance solliciter l\u2019invitation de venir applaudir, lors du prochain Congrès Ottawa-Hull, les progrès réalisés au sein de votre jeune mais brillante faculté?» Les associations professionnelles ont raison d'entretenir des relations cordiales avec les universités qui ont formé leurs membres.Et ceci s\u2019impose encore davantage dans le domaine médical, si l\u2019on veut que le niveau scientifique s\u2019élève au plus haut degré.Programme éminemment désirable, surtout de nos jours, où l\u2019excellence de notre perfectionnement se voit exposée à recevoir de rudes coups par la création de certaines lois dites de sécurité sociale, antidote supposé mais non prouvé de doctrines subversives à la mode.C\u2019est le devoir évident de nos associations médicales de défendre la liberté professionnelle, seule capable d'assurer le progrès scientifique et de donner au public les soins que la conservation de la santé ou le traitement de ses malades exigent.- Le rôle de l\u2019Etat ne consiste pas nécessairement à faire du paternalisme pour lui-même, mais bien plutôt à rechercher le bien-être de ses sujets par une assistance bien comprise.Pour atténuer un mal, il ne convient pas d\u2019en susciter un plus grand encore.Des réformes sont nécessaires, entre autres encore dans le fonctionnement hospitalier actuel: des contributions financières peuvent faciliter les recherches scientifiques et assurer aux déshérités de la fortune des soins médicaux appropriés; mais le nivellement des forces médicales sous un dirigisme d\u2019Etat ne saurait aboutir qu\u2019à la faillite et au désastre.L'expérience similaire tentée ailleurs dans certaines industries ou utilités publiques a démontré que la nationalisation n'est pas souvent un succès.Les dirigeants de ces entreprises d\u2019Etat entourés d\u2019une armée de subalternes automates qui tiennent à leurs positions et d\u2019une humanité forte en appétit ont en général fourni un rendement inférieur à celui des entreprises privées, avec un coût de revient astronomique.On a le droit de supposer que dans le domaine médical ce serait pire encore.Le médecin a toujours fait son possible pour remplir sa mission sociale.Et à l'heure de la dépression économique, pendant que beaucoup d\u2019autres se récusaient, lui, restait à son devoir pour soulager, souvent au delà de ses moyens, les exigences de ses semblables.I] semble que le contrôle absolu de l\u2019Etat rabaisserait le niveau moral et intellectuel de notre profession, et réduirait à la servitude une classe de la population, au détriment même du grand public.Avec pareil contrôle, on détruit le but du jeune médecin qui aspire hautement à briller au premier rang de sa profession, on le force à rechercher uniquement les faveurs des grands distributeurs de prébendes et de postes officiels.À ce jeu-là, le meilleur professionnel se contentera vite de redevenir simplement humain, il enfouira sa personnalité dans le grand anonymat et recherchera comme bien d\u2019autres 1358 à faire diminuer ses heures de travail et augmenter ses émoluments.Bref, la semaine de 40 heures, sous menace de grève; et alors qui pourrait lui jeter la pierre?Rien d\u2019étonnant là-dessus: dépourvu de ses prérogatives d\u2019homme libre, il respectera surtout la loi du moindre effort.Et, si telle chose se produisait, qui pourrait-on blämer, sinon d\u2019abord ceux qui auraient voulu soumettre le médecin à pareil régime! Révérend Père Recteur, j'ai voulu revendiquer la liberté professionnelle pour le plus grand bénéfice de la société, et pour le maintien du niveau scientifique de la classe médicale.Je réclame votre indulgence, si j'ai plaidé cette cause avec l\u2019inexpérience d\u2019un nouveau L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuvsTin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 docteur en droit.La valeur de la cause dépasse les qualités du plaidoyer.Je ne reculerai jamais devant les lourdes responsabilités qui m'incombent comme directeur de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et je défendrai jusqu\u2019au bout les droits de la liberté professionnelle et le bien-être de la population canadienne.Révérend Père Recteur, permettez-moi en terminant de vous exprimer toute ma gratitude.C\u2019est avec fierté, voire même avec orgueil, que je porterai le titre de docteur en droit honoris causa.Longue et fructueuse vie à l\u2019Université d\u2019Ottawa! Au banquet de clôture ALLOCUTION DE L'HONORABLE PAUL MARTIN ! Il m'est difficile de trouver les termes qui conviennent, pour traduire les sentiments de joie et de fierté que je ressens à me voir ici, en ce moment, entouré de l\u2019élite des médecins de langue française du Canada, qui terminent, d\u2019une manière si impressionnante, un congrès qui a duré plusieurs jours, le dix-neuvième d\u2019une série de congrès qui ont laissé leur marque dans les annales médicales du pays.Vous êtes venus de la province de Québec surtout, mais aussi de toutes les autres provinces canadiennes, et même des Etats-Unis.Permettez-moi de vous dire que vous êtes toujours les bienvenus dans la capitale du Canada, qui compte parmi ses institutions l\u2019école de médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Université bilingue, qui accomplit une si belle œuvre parmi nous.Je veux saluer plus particulièrement les médecins franco-américains, ces frères des Etats- Unis, qui conservent, dans les Etats de la Nou- velle-Angleterre, les traditions de la médecine canadienne.1.Ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social au gouvernement fédéral.En passant, je désire mentionner qu\u2019hier J'avais le plaisir de faire savoir au Dr Richard que le gouvernement fédéral aiderait financièrement la tenue de votre Congrès.Je considère comme un honneur et un plaisir l\u2019occasion qui m\u2019est donnée de vous adresser la parole en ma qualité de ministre de la Santé nationale et du Bien-être social car je sais que, depuis près de trois siècles et demi, la santé canadienne doit beaucoup aux médecins de langue française.Aussi ai-je raison de croire que les quelques remarques que je vais vous présenter au sujet du programme de santé nationale qui vient d\u2019être inauguré, seront de nature à vous intéresser.Ce programme ne peut manquer d\u2019être d\u2019une importance primordiale pour tous les médecins canadiens.Dans une large mesure, c\u2019est grâce à vos efforts si le Canada est aux premiers rangs en matière de services de santé.Une aide supplémentaire fédérale de trente millions de dollars offerte annuellement aux provinces dans leurs campagnes de santé publique, c\u2019est un apport qui présente toutes sortes de possibilités nouvelles dans l\u2019attaque ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRÈS DF \u2019'AMLEFC.1359 concertée contre la maladie.Je suis certain que chacun de vous entrevoit déjà le moyen de faire servir ces fonds à l\u2019amélioration de conditions particulières.A l'heure actuelle, la somme des montants dépensés pour la santé au Canada par les gouvernements municipaux, provinciaux et par le gouvernement fédéral se chiffre à quatre-vingt-dix millions de dollars par année environ.L\u2019octroi de trente millions de dollars représente donc une augmentation annuelle d\u2019un tiers sur tout l\u2019argent dépensé pour la santé dans notre pays et il est offert à toutes les provinces avec le minimum des conditions nécessaires au bon fonctionnement du programme.Je suis convaineu que c\u2019est le meilleur placement que le pays puisse faire et que dans dix ans la statistique démontrera que le travail et l\u2019argent consacré à l\u2019amélioration du capital humain n\u2019ont pas été dépensés en vain.Les relations étroites entre le médecin et la population qu\u2019il dessert ont donné à votre profession un sens averti de l\u2019intérêt général.La médecine organisée, et ce congrès en est un exemple, prend une part active à la vie collective.Le nouveau programme de santé au Canada n\u2019a pu être mis sur pied qu\u2019avec l\u2019aide des associations médicales, et des conseils de médecins éminents; et naturellement, les réunions bi-annuelles du Conseil canadien d\u2019hygiéne publique, où tous les ministères provinciaux de la santé sont représentés, assurent, entre autres choses, que le point de vue de la profession médicale est constamment soumis au gouvernement fédéral.Au Canada, la santé publique a toujours été, en premier lieu, la responsabilité des provinces.Le programme de santé ne change rien à cet état de choses.Son but est simplement de permettre aux provinces de parfaire les efficaces services de santé qu\u2019elles possèdent déjà, et de profiter des découvertes de la science médicale.Des arrangements seront pris, en collaboration, pour déterminer les conditions mutuellement acceptables en ce qui concerne chaque subvention, mais l\u2019administration des deniers dont la dépense aura été approuvée relèvera uniquement des diverses provinces.Je suis heureux de vous dire qu\u2019hier, le premier ministre de la province de Québec m\u2019a informé, par téléphone, que son gouvernement profiterait du nouveau plan national d\u2019hygiène institué par le gouvernement fédéral.Je puis donc maintenant déclarer que toutes les provinces ont exprimé leur vif in:érêt envers la réalisation du programme rendu possible par ces subventions fédérales.Je ne puis trop souligner l\u2019importance que le gouvernement attache à une politique de décentralisation en matière d\u2019administration de l\u2019hygiène au Canada.Le rôle coordonnateur joué par le ministère de la Santé nationale et du Bien-être social est caractéristique de l\u2019esprit de collaboration qui existe entre les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral en ce qui regarde l\u2019administration de l\u2019hygiène publique.Le programme national de santé est déjà en vigueur.Il est si important pour notre bien- être que je suis d\u2019avis que les détails devraient en être connus, non seulement des médecins, mais de tous, au Canada, et que chacun devrait se demander comment il peut y prendre part.Vous savez sans doute que les subventions fédérales sont réparties en trois grandes catégories: d\u2019abord, \u2014 \u2014 les subventions pour enquêtes sur les services d\u201dhygiène,; puis \u2014 \u2014 les subventions pour la santé nationale; et enfin, \u2014 \u2014 les subventions pour la construction d\u2019hôpitaux.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une catégorie ou d\u2019une autre, les gouvernements auront besoin de vos lumières et de vos conseils.Les enquêtes sur la santé seront entreprises partout.Elles permettront de révéler quel est l\u2019état de la santé publique dans chaque province; elles aideront à déterminer quels sont les problèmes les plus pressants et la meil- Jeure manière d\u2019utiliser la subvention pour la santé.L'argent consacré aux enquêtes permet- 1360 tra également aux provinces de se rendre compte des besoins de leur système d\u2019hospitalisation, pour ensuite recommander au gouvernement fédéral des projets de construction d\u2019'hôpitaux.Il est évident que vous aurez votre mot à dire, que vous pourrez faire largement votre part, en avisant votre gouvernement respectif, en le renseignant sur ce que vous voyez tous les jours et en lui présentant vos suggestions sur les problèmes particuliers à votre région et à votre province.Ces enquêtes nous donneront une connaissance approfondie des conditions sanitaires au pays, connaissance qui nous fait défaut actuellement et sans laquelle un plan à longue portée ne saurait être réalisé.Les subventions à la santé nationale s\u2019a- Joutent à celles qui existent déjà et ne seront données qu\u2019à la condition que l\u2019on ne réduise pas les dépenses que l\u2019on faisait auparavant.Un rapide examen de ces subventions indiquera quelques-uns des nouveaux domaines qui s\u2019offrent à l\u2019activité des médecins et de tous ceux qui s\u2019occupent d\u2019hygiène publique au Canada.La subvention annuelle de quatre millions quatre cent mille dollars pour fins générales d'hygiène publique doit être portée en quatre ans à six millions et demi, soit cinquante cents de plus par tête qu\u2019il n\u2019est actuellement dépensé au Canada.Avec cette aide, chaque province pourra tenter de résoudre les problèmes qui lui sont particuliers.Ce pourra être un service de santé maternelle et infantile plus adéquat et plus accessible dans le but de protéger la future mère e: de réduire la mortalité infantile; ce pourrait être un système plus parfait de prévention des maladies contagieuses, et de lutte contre les terribles maladies contagieuses, et de lu te contre les terribles maladies déformantes, ou bien la solution de n\u2019importe quel autre problème qui touche à la santé publique.Très souvent, dans l\u2019exercice de votre profession, vous avez déploré la pénurie au Canada d\u2019un personnel spécialisé en matière de santé.Un certain nombre des octrois du nouveau programme procurera des fonds pour cette fin.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLterIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Le gouvernement fédéral verse déjà, par l\u2019entremise du Conseil national des recherches, une subvention annuelle pour fins de recherches médicales.Un nouvel octroi annuel, très substantiel, facilitera davantage les recherches et les études.Le travail de laboratoire, comme vous le savez, est indispensable à la réalisation d\u2019un programme de santé.Est-ce les complications de la vie moderne, ou est-ce parce qu\u2019il est plus facile maintenant d\u2019obtenir des statistiques, je ne le sais, mais il n\u2019en est pas moins vrai que la fréquence des maladies mentales constitue actuellement au Canada un problème extrêmement sérieux.De trente-trois à cinquante pour cent des lits d\u2019hôpitaux disponibles chez nous sont occupés par des malades mentaux.Il faut donc consacrer une attention particulière à la prévention, au traitement et à la guérison des maladies mentales.La nouvelle subvention fédérale y pourvoira.Une autre subvention permettra de développer sensiblement l\u2019étude et le traitement des infirmités particulières aux enfants.Vous avez étudié, au cours de ce congrès, le problème du cancer, ce terrible fléau moderne.Le nouveau programme de santé secondera vos efforts.Une somme annuelle de trois millions et demi de dollars sera mise à la disposition de toutes les provinces dans le but d\u2019encourager et de développer la lutte anticancéreuse.Cette somme viendra s\u2019ajouter aux montants déjà consacrés aux recherches sur le cancer; elle facilitera le dépistage et le traitement que l\u2019on donne au début de cette maladie, et, peut-être, qui sait, à la découverte de ses causes.Deux autres subventions spéciales appule- ront la lutte contre la tuberculose et celle contre les maladies vénériennes.J\u2019arrive à la troisième partie du programme de santé nationale, celle qui se rapporte à la construction d\u2019hôpitaux.Durant une période d\u2019au moins cinq ans, le gouvernement fédéral offrira aux provinces des sommes allant jusqu'à treize millions de dollars par année, pour la construction de nouveaux hôpitaux. ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LEFC.On a demandé à chacune des provinces d\u2019enquêter sérieusement sur la nécessité d\u2019hôpitaux dans leur territoire particulier.Les subventions pourront servir à la construction de nouveaux hopitaux et aussi a celle de dispensaires ou de centres d\u2019hygiéne dans les régions rurales faiblement peuplées.Il est difficile, en si peu de temps, d\u2019étudier ce programme de santé sous tous ses aspects.C\u2019est un plan dont les bons effets atteindront tous les Canadiens, mais qui intéresse tout particulièrement les médecins canadiens.Il n\u2019aidera pas seulement la population, mais il rendra vos conditions de travail plus faciles et plus avantageuses.En certains pays, le carac.ère individuel et l\u2019esprit d'initiative de la profession médicale sont assujettis à l\u2019enrégimentation.Nous devons éviter cela à tout prix en notre pays, C'est ce que nous devons éviter et que nous éviterons.La maladie, la contagion, la souffrance ne sont ni locales, ni provinciales, ni même na- 1361 tionales, et pour lutter efficacement contre elles, il faut que les forces unies des gouvernements et de la science médicale les combattent et les pourchassent partout.Il y a déjà plus d\u2019un siècle que la nécessité d\u2019une action internationale contre la maladie à été reconnue, mais les mesures prises étaient toujours de nature défensive et d'application locale.Dernièrement, sous l\u2019égide de l\u2019Organisation mondiale d'hygiène, soixante-huit nations se sont unies pour lutter contre la maladie.Le Canada participe à cette offensive.Avec votre aide, messieurs, nous contribuerons à améliorer le sort du genre humain en commençant d\u2019abord par donner à chaque Canadien une des plus grandes richesses qui soient, c\u2019est-à-dire, une bonne santé.La tâche ne sera pas toujours facile, mais l\u2019énergie et l\u2019esprit de dévouement des médecins canadiens nous garantissent que vous pouvez élever le niveau actuel de l'hygiène publique en veillant sur la santé des Canadiens.ALLOCUTION DE L'HONORABLE DOCTEUR MARC TRUDEL ! Le distingué président de ce banquet de clôture de votre congrès a bien voulu me présenter comme président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, et à ce titre j\u2019éprouve un légitime orgueil d\u2019avoir à diriger les destinées d\u2019un corps professionnel dont les membres jettent tant d\u2019éclat sur notre profession et font résonner par ailleurs, bien au delà des frontières de Québec, l\u2019écho de leur savoir dans tous les domaines qui touchent de près ou de loin à la science médicale.La charte qui régit notre corporation, maintenant centenaire, modèle du genre des plus éminents juristes, impose aux médecins du Québec des devoirs impérieux, qu\u2019ils remplis- 1.Ministre d\u2019Etat dans le gouvernement de la Province de Québec, président du Collège des médecins et chirurgiens de la Province de Québec.sent d\u2019ailleurs admirablement, tant à l\u2019égard de la profession que du publie qu\u2019ils desservent; par contre, notre charte médicale garantit aux médecins de la Province de Québec des droits dont ils sont jaloux, droits qui donnent à notre profession la garantie de son autonomie la plus complète dans la régie interne des affaires de la corporation, droits qui protègent intégralement la liberté individuelle de pratique de ses membres contre tout attentat, d\u2019où qu\u2019il vienne, pour autant que le bien-être de la communauté ne souffre aucunement de l\u2019exercice de cette liberté.Soyons bien convaincus cependant que la profession médicale de la Province de Québec n\u2019est pas fermée à toute idée de progrès (son passé l\u2019a prouvé amplement, et le présent confirme cette assertion).Elle est prête à coopé- 1362 rer pour le mieux-être de la population dans les cadres de sa charte et dans les limites qui ne dépasseront pas le respect intégral de son autonomie.Notre charte médicale confère en outre aux dirigeants de la profession des pouvoirs disciplinaires comparables à ceux d\u2019une Cour Supérieure dont les jugements sont sans appel, garantissant ainsi au public que les médecins du Québec respectent à cent pour cent leur serment d\u2019office et donnent à la société tout ce que peuvent fournir la science, la compétence et le dévouement de professionnels dont la préparation éloignée et immédiate a été entourée de la plus grande vigilance et dont l\u2019acte médical journalier est contrôlé avec un soin minutieux.Je considère comme un devoir impérieux de rendre hommage à nos universités et à nos maisons d\u2019enseignement secondaires qui concourent avec le Collège des Médecins dans la formation de nos médecins.En conséquence, considérant cette garantie exceptionnelle, donnée au public par la charte médicale de Québec, devra-t-on compter, en autant que notre Province est concernée, avec le Collège des Médecins dans tout projet qui pourrait être appelé à modifier les différentes modalités de conservation de la santé chez nous.Au nom du Collège des Médecins de la Province de Québec, il m\u2019est agréable de féliciter et de remercier l\u2019Association des Médecins de langue française du Canada de donner à ses congrès une orientation scientifique qui cadre parfaitement dans le tableau des pru- grès inouïs de la médecine moderne, et qui répond adéquatemient au besoin pressant de recherches intenses de moyens de diagnostics plus sûrs, de traitements plus complets et plus positifs, afin d\u2019améliorer dans des proportions toujours croissantes le standard de la santé nationale.Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur de représenter aussi à ce congrès le Ministre de la Santé de la Province de Québec, qui s\u2019intéresse, vous n\u2019en doutez pas, à vos délibérations.À ce titre, j'ai suivi avec un intérêt soutenu toutes vos discussions.Le thème de ce congrès porte sur la question très importante L'UNION MÉDICALE DU CANADA - But1amin A.M.ILF C.\u2014 Montréal, novembre 1948 et éminemment d'actualité du dépistage, des traitements et de la guérison possible du cancer.Déjà, des savants illustres, dont nous remarquons la présence d\u2019un grand nombre ici même, ont décelé par leurs recherches la présence de ce fléau terrible parmi nous, qui cause des ravages à un rythme effarant dans notre population presque sans défense.Grâce à la sagacité de vos rapprochements de cause à effet, vous avez amoindri le mal que cette maladie était en train de faire dans nos rangs.Vous avez en plus établi indiscutablement la curabilité du cancer, et pour continuer à combattre effectivement cette plaie, votre Association, appuyée en cela par les autres sociétés savantes qui s\u2019intéressent à l\u2019amélioration de la santé nationale, suggère aux divers gouvernements d\u2019entreprendre, contre cette calamité publique qui s'appelle le cancer, les campagnes d\u2019éducation, de dépistage et d\u2019organisation de traitements qui s'imposent en vue de la guérison de cette maladie.C\u2019est d\u2019ailleurs le but ultime que désirent atteindre les savants et les praticiens qui s\u2019occupent plus spécialement de cancérologie, et ceci toujours dans le plus pur intérêt du public en général.Je sens, Mesdames et Messieurs, que vous êtes anxieux de voir s\u2019exécuter dans la Province ce programme de santé nationale.Le Ministre de la Santé nationale dans le gouvernement central de notre pays a exposé les grandes lignes d\u2019un programme de sécurité sociale qui ne peut être indépendant de la santé publique.Le Ministère fédéral de la Santé a communiqué au Ministre de la Santé de la Province de Québec les arrêtés du Conseil Privé adoptés en date du 28 juillet 1948 en rapport avec ce programme national.Les offres contenues dans ces documents officiels ont été soumises par le Ministre de la Santé de la province de Québec au Conseil des Ministres, qui en a fait une étude sérieuse et qui m\u2019a communiqué sa décision d\u2019accepter les propositions fédérales dans ce domaine.Soyez convaincus que le Gouvernement de la Province ne s\u2019est laissé distraire dans cette étude par aucune considération qui ne tende pas à sauvegarder totalement la santé de nos con- ALLOCUTIONS AU COURS DU XIXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LFC.citoyens, tout en envisageant le respect de notre liberté d'action, le contrôle entier de notre merveilleuse organisation hospitalière et surtout la liberté des membres de la profession médicale du Québec.Québec est opposé à la médecine d\u2019Etat telle que pratiquée dans certains autres pays, mais Québec n\u2019est pas opposé à ce que l\u2019Etat joue un rôle supplétif dans ce domaine afin de permettre aux médecins de se procurer les meilleures armes connues dans leur lutte contre la maladie, et pour assurer \u2018à la population une plus complète sécurité sociale.Le Gouvernement de la Province de Québec coopérera donc à l\u2019accomplissement de ce programme de santé nationale dans la mesure de ses moyens, et accepte avec bienveillance l\u2019aide offerte en autant que cette aide ne fera pas figure de « cadeau de Gree ».Je n'hésite aucunement à affirmer, à la suite de ces ententes, que le problème épineux, mais combien important, de la recherche, du traitement du cancer, aussi bien que de l\u2019hospitali- 1363 sation convenable dans des milieux particulièrement bien choisis, sous la direction de personnes dont la compétence n\u2019est pas discutable, sera résolu dans notre Province dans un avenir rapproché et de la même manière qui nous a permis d\u2019envisager et de solutionner le problème de la tuberculose, qui il y à à peine dix ans tenait, comme le tient actuellement le cancer, la vedette parmi les maladies qui taxent le plus et nos ressources économiques et notre capital humain.Aussi, en terminant, vous devez être conscients, messieurs les congressistes, d\u2019avoir rendu à vos concitoyens un service signalé en vous astreignant pendant les assises de votre convention à l\u2019étude approfondie de tous les moyens de diagnostic et de traitement du cancer et en permettant aux pouvoirs publics de s'inspirer de vos conclusions pour entreprendre une lutte à mort contre cet ennemi numéro 1 de notre bien-être national. L'Association Médicale Franco-Américaine réunissait à l\u2019hôtel Somerset de Boston, le 20 octobre dernier, plus de cinquante confrères des Etats-Unis.Et Association des Médecins de Langue Française du Canada était représentée par le directeur général, le docteur Donatien Marion, et le secrétaire-trésorier général.Elle avait délégué des conférenciers qui se sont joints aux savants confrères de la Nouvelle-Angleterre.Le docteur A.Pelletier, de Winchendon, Mass., président de l\u2019Association Médicale Franco-Américaine, ouvre la séance à deux heures et quinze par une allocution de bienvenue et présente tour à tour les rapporteurs.Dans un travail intitulé « progrès ou recul », le docteur Eugène Thibault met en relief la médecine d'autrefois et celle d\u2019aujourd\u2019hui.On employait alors, comme traitement, l\u2019urée, les pommes, le trèfle, l\u2019ail, le lait caillé, l\u2019écorce de saule.De nos jours, c\u2019est encore l\u2019urée, la poudre de pomme, la pénicilline, le yogourt, Pail et les salicylates.L\u2019esprit d\u2019observation de nos prédécesseurs ne le cédait en rien au notre.Les conditions sont toutefois changées.Le monde, dans un temps d\u2019abondance, court à la famine.Pourtant la vraie science sera capable d\u2019éviter ce fléau et ce n\u2019est pas la théorie malsaine d\u2019un Chisholm qui l\u2019emportera.La Providence veillera sur le salut de l\u2019humanité.Le docteur Tormey présente ses observations sur 142 cas de rhumatisme qu\u2019il a étudiés et parmi lesquels il a relevé 102 cas de fibro- site.Il met en lumière les quatres périodes du rhumatisme musculaire et demande de diriger l\u2019enfant atteint de rhumatisme vers une carrière qui n\u2019occasionnera pas de surmenage physique, car la maladie peut prendre trois voies: celle de la chorée, de la cardite ou du rhumatisme musculaire (fibrosite).Après l\u2019âge de 40 ans, le rhumatisme continue d\u2019évoluer et il peut exister une arthrite rhumatoïde, de la dégénérescence articulaire et des troubles LE CONGRÈS DE BOSTON musculo-squelettiques.Il importe done de prévenir les infections de la gorge surtout, parce qu\u2019elles sont des maladies débilitantes.Le docteur C.-À., Gauthier, de Québec, dans une communication qui a pour titre « le traitement de l\u2019épilepsie par la mésantoïne », soumet ses observations sur le grand et le petit mal traité à l\u2019aide de cette nouvelle médication, associée aux barbituriques.Il en vient aux conclusions que la mésantoïne a l\u2019avantage de ne pas être toxique comme ses prédécesseurs (v.g.le sel sodique du diphénylhydan- toin), d\u2019abaisser le seuil épileptogène (car elle réduit le degré de susceptibilité de l\u2019écorce), de ne pas provoquer de gencivite hyperplasi- que ni de dermatite exfoliatrice.Et, de plus, associée aux barbituriques, au tartrate borico- potassique, la mésantoïne est la meilleure arme contre l\u2019épilepsie autant pour le médecin que pour le neurologue.Le syndrome douloureux de l\u2019hypochondre est ensuite traité par le docteur Richard Gau- det, de Sherbrooke.Il rappelle la fréquence des maladies de la vésicule biliaire et chaque cas de colique hépatique est considéré comme un cas d\u2019urgence.Une bonne histoire de cas, hémogramme, radiographie de la vésicule biliaire, azotémie, glycémie, prothrombinémie, B.W., temps de coagulation et de saignement, électro-cardiogramme, tous ces examens sont pratiqués pendant que le traitement préopératoire est institué.Le docteur Gaudet décrit ensuite la technique opératoire et les précautions à prendre durant l'intervention.Dans les jours qui suivent celle-ci, il faut éviter les embolics: le lever et la marche se pratiquent au troisième jour, pendant que le médecin digitalise le cœur et que l\u2019infirmière conduit la gymnastique de la marche.Le docteur Donat Cyr, de Boston, étudic l\u2019action de certains composés dans le traitement des maladies du sang.L\u2019acide folique est un agent hématogène dans les anémies ma- crocytaires, dans les anémies par dénutrition, CONGRÈS DE BOSTON dans la grossésse.L\u2019aminoptérine ne guérit pas la leucémie aiguë, mais en retarde l\u2019échéance.L\u2019uréthane donne des résultats satisfaisants dans les leucémies myéloïdes chroni- - ques, car elle a une action leucopénique.Elle ne remplace pas la rœntgenthérapie, mais elle est moins coû'euse.Le gaz moutarde a un effet destructeur sur les cellules qui ont tendance & proliférer (i.e.Hodgkin).Les ganglions et la rate diminuent de volume sous son action.Toutefois, s\u2019il ne guérit pas, il demeure un remède précieux et prolonge la vie de plusieurs mois.La fièvre des foins est ensuite traitée par le docteur Savignac, de Boston.Pour é\u2018ablir le diagnostic, la cuti-réaction est importante.Les saisons jouent un grand rôle en ce sens qu\u2019avant juin, nous avons affaire aux substances sensibilisantes des arbres, plus tard à celles des herbes et ensuite à celles de l\u2019herbe à poux.Le traitement se révèle tout à fait individuel; certains patients sont plus sensibles que d\u2019autres aux anti-histaminiques.Le problème est de se rendre compte de la susceptibilité de chacun.Le docteur Letourneau, de l'hôpital de la rue Reine-Marie, Montréal, nous entretient de la réhabilitation des anciens combattants.Après la guerre de 1914-18, ceux-ci recouraient à toutes sortes d\u2019expédients pour se faire traiter et pour vivre.Le gouvernement fédéral étud'a sérieusement ce problème et, en 1944, il insti.ua le ministère des anciens combattants (D.V A.Department of Veterans Affairs) dans un double but: le traitement médical des blessés ct la réhabilitation.Aujourd\u2019hui, dix mille lits au Canada sont à la disposition des anciens combattants dans dix-sept institutions qui sont placées dans des centres universitaires.En plus du traitement, on y dispense certains services: physiothérapie, artisanat, service de prothèse (le plus grand est logé à l'hôpital Sunnybrook de Toronto), réhabilitation des paraplégiques.Le ministère des anciens combattants, pour éviter les soucis, fournit le numéraire aux familles.L'orientation professionnelle se fait par l\u2019intermédiaire du C.R.O.(Casualty Rehabilitation Officers), qui 1365 n\u2019a pas d\u2019autres prérogatives que celle d\u2019exercer une influence et une surveillance sur les patients qui sont à l'hôpital ou qui, réhabilités, sont employés dans une industrie.Le médecin traitant reste le maître de son patient.Vu l'heure avancée, les docteurs Langlois, d'Ottawa, et Henri Charbonneau, de l'hôpital Pasteur de Montréal, offrent de remettre la communication qu\u2019ils doivent présenter, le premier sur «les méningites infantiles» et le second sur «la pénicilline dans les maladies contagieuses » et ils cèdent la place au professeur Pierre Lépine, de l\u2019Institut Pasteur de Paris.Le professeur Lépine nous dit, dans un sujet intitulé « chimiothérapie dans les maladies à virus », que tout d\u2019abord les sulfamidés et les antibiotiques se sont révélés un échec complet et que la chimiothérapie a mauvaise réputation, mais pas tant que cela.Il envisage quatre groupes de virus qui correspondent a quatre tropismes différents: «) celui de la psittacose par exemple et de la maladie de Nicolas Favre, virus assez gros qui sont réfractaires à la pénicilline et à la streptomycine.La chloromycétine a l'avantage qu\u2019elle peut être donnée par la bouche et que son efficacité est très rapide; b) virus dermo- tropes, sensibles à la pénicilline à très haute dese (surtout pénicilline H); c) virus septicémiques, i.e.grippe, fièvre jaune.Le problème est à l'étude sur l\u2019œuf en voie de développement et, tôt ou tard, nous en arriverons à une solution; d) virus neurotropes: ils atteignent le système nerveux soit directement (rage ou poliomyélite) ou secondairement (encéphalites).Voilà la classe la plus décevante au point de vue thérapeutique.Prenons l\u2019exemple de la poliomyélite et envisageons trois stades de son évolution: 1 \u2014 avant que le virus n\u2019ait atteint le système nerveux et alors qu\u2019il est encore dans l\u2019intestin ; 2 \u2014 quand le virus est fixé dans le système nerveux (on peut essayer d\u2019endiguer et de limiter son évolution) ; 3 \u2014 quand le virus est rendu dans les neurones.Nous avons pour le traitement quatre pistes: la première, la chimiothérapie (sulfamidés, 1366 phénosulfazol, qui possèdent une action intéressante et dont les essais sont en cours) ; la deuxième, celle des matières colorantes qui touchent le noyau en arrivant à détruire ces parasistes; la troisième, les enzymes spécifiques, parce que l\u2019étude physiologique du noyau démontre que les virus ont une structure physico-chimique.Les venins de serpents contiennent une quantité d\u2019enzymes spécifiques; la quatrième est celle qui nous satisfait le plus actuellement et qui se rapproche de la composition des vitamines.Comme conclusion, le professeur Lépine demande de ne pas être trop pessimiste car le problème sera très prochainement résolu.Nous avons cet espoir de traiter ces maladies qui font le désespoir des cliniciens et des malades.Le président remercie tous ceux qui ont contribué à l\u2019avancement de la science et ceux qui ont assisté à ce congrès.Le soir, à sept heures et demie, un splendide banquet était servi à quelque deux cents personnes.Il faut dire que les dentistes fran- co-américains, qui avaient tenu séparément leurs séances au cours de l\u2019après-midi, s\u2019étaient associés aux médecins dans ces agapes.Le docteur Maloney, dentiste de Cambridge, agit comme maître de cérémonies.Il remercia les épouses des dentistes et des médecins d\u2019avoir rehaussé la fête de leur présence.Le dirécteur général, le docteur Marion, invité à porter la parole, se dit heureux d\u2019assister à de si fructueuses assises et de venir une fois de plus en contact avec nos confrères des Etats-Unis, qu\u2019il invite au prochain congrès régional de Chicoutimi en juin 1949.Le président du congrès de Boston, le docteur A.Pelletier, donne l\u2019opinion que la survivance française ne doit pas s\u2019exercer seule- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemn AMLEFC.\u2014 M ontréal, novembre 1948 ment dans la province de Québec et qu\u2019à l\u2019avenir non seulement les dentistes, mais aussi les avocats et les autres professionnels franco- américains seront invités à tenir un congrès simultané.Il est temps que les Acadiens émigrés du Nouveau-Brunswick sachent se tenir en rang serré pour mieux vivre leurs traditions.Le président fait connaître ensuite le résultat des élections qui ont porté à la présidence pour l\u2019année 1948-1949 le docteur Antoine Dumou- chel, de North Adams, Mass.; à la vice-présidence, le docteur Henri-E.Gauthier, de Woonsocket; le spirituel secrétaire et le dévoué trésorier ont gardé la faveur populaire et sont respectivement les docteurs Fred Dupré, de Worcester, et Lucien Leblanc, de Suncook, N.H.Le clou de la soirée a sans contredit été la spirituelle conférence donnée par le R.P.En- gelbert Devineq, Assomptionniste de Worcester, qui a parlé de la maladie de l\u2019amour.Aux Etats-Unis depuis vingt-huit ans, le R.P.Devineq, Français d\u2019origine, s\u2019est exprimé dans une langue impeccable.Rien d'étonnant à cela: 1l est professeur d\u2019histoire de littérature française.Il a demandé aux médecins de ne pas traiter seulement le corps, car souvent, à la racine du mal physique, il y a un vice moral.Souvent aussi ce vice est l\u2019amour mal compris, l\u2019amour égoïsme, l\u2019amour métier, la perversion de l\u2019amour, l\u2019amour libre, l\u2019amour jalousie.Pour le combattre, la religion met à notre disposition les moyens spirituels.T1 n\u2019y à qu\u2019à s\u2019en servir.Sa conférence s\u2019achève ct tous, encore suspendus à ses lèvres, sont surpris qu\u2019il ait parlé environ trois quarts d'heure.Hermile TRUDEL ag SALON D'ART DU XIXe CONGRÈS Au cours du 19ième congrès des médecins de sculpture, de photographie et de peinture langue française du Canada, le rideau s\u2019est créées par des médecins au cours de leurs mo- levé sur une première édition du Salon des ments de loisir.Les délégués ont visité ce Beaux-Arts.Y étaient réunies des œuvres de Salon en très grand nombre et furent très enthousiastes dans leurs commentaires sur les œuvres exposées par leurs confrères.Un excellent jury de sélection composé du portraitiste, Yousuf Karsh, du peintre, Henri Masson, et du docteur Paul Dumas, critiqua avec soin les œuvres présentées et décerna des prix aux médecins suivants: Section Peinture et Arts Graphiques.ler prix: Dr Oscar Hamel, Montréal.2ème prix: Dr Albert Jutras, Montréal.8ème prix: Dr Ernest Chabot, Montréal.Mention honorable: Dr J.J.Hébert, Montréal.Dr Roland Jolicœur, Montréal.Dr Oscar HAMEL, _ 1835, boul.Pie IX, Montréal.Mention honorable: Dr Albert JUTRAS, Dr E.CHABOT, 3682, rue Ste-Famille, Montréal.2300 est, boul.Gouin, Montréal. [368 l'°UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuunuTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Section Sculpture et Arts Mineurs.ler prix: Dr Joseph Lamoureux, Trois-Rivières.2ème prix: Dr J.D.FHélie, Val Barrette.8ème prix: Dr Ernest Cou'ure, Ottawa.Mention honorable: Dr J.A.Denoncourt, Trois-Rivières.Mention honorable: Dr Oscar Hamel, Montréal.Dr R.JOLICOEUR, 5286, 4e avenue, Rosemont.Section Photographie.ler prix: Dr Gilbert Brisebois, Montréal.2ème prix: Dr Philippe Panneton, Montréal.Séme prix: Dr Pierre Sénéeal, Montréal.Dr Philippe PANNETON, 1414, rue Drummond, Montréal.Dr J-A.DENONCOURT, 329, boul.Laviolette, Trois-Rivieres. \u201cer SALON D'ART DU XIXe CONGRÈS 1369 Les prix furent remis aux gagnants par le président de l\u2019Association, le Dr A.L.Richard, qui vanta la qualité des œuvres soumises, exprimant le désir de voir l\u2019édition 1950 du Salon des Beaux-Arts attirer un nombre encore plus considérable d\u2019exposants intéressés.Le Dr Richard remercia aussi la maison Frank W.Horner Limited d\u2019avoir gracieusement offert ce Salon et lui promit la coopération de l\u2019Association des médecins de langue francaise en déclarant que celle-ci envisageait avec enthousiasme le projet d\u2019un nouveau Salon des Beaux-Arts qui aura licu cette fois à Montréal, en 1950.Dr J-D.HÉLIF Val Barrette.Dr Oscar HAMEL, 1835, boul.Pie IX, Montréal. La Science et le Charlatanisme en Médecine.Novembre 1879.E pur si muove, et pourtant la terre tourne, disait Galilée devant ses juges.Et avec son mouvement de rotation, se déroule le vaste panorama, dans toutes ses variétés, de la nature sous les différents climats, sous les différentes saisons.F pur si muove, théorie sublime que le génie de Copernic avait bien entrevue, mais qu\u2019il n\u2019osa défendre, \u2026 qui nous rappelle que tout marche: les planètes dans l\u2019espace, et l'homme vers Dieu, c\u2019est-à-dire vers le bien, vers le beau, vers le vrai; c\u2019est-à-dire encore vers la science, qui comprend tout cela .E pur sù muove, l\u2019heure du plaisir est passée, .la vacance est finie; l\u2019homme d\u2019étude rentre dans son cabinet, pour y continuer des travaux inachevés, et en commencer d\u2019autres; et l\u2019élève revient prendre la place sur les mêmes bancs, à l\u2019Académie, comme à l\u2019Université.Travailleurs de la science, maîtres et élèves commencent une nouvelle année scientifique, c\u2019est-à-dire prennent de nouveau le sentier, où ils ont déjà planté des jalons les années précédentes; la tâche se continue avec ardeur et avec fruit, parce qu\u2019un mobile commun les conduit tous: l\u2019ambition d\u2019apprendre et de dire un jour comme Archiméde, Eureka, ou comme Galilée: E pur si muove ! Le grand nombre de chercheurs fait trouver plus vite, comme la compétition oblige au perfectionnement.Une nouvelle école de médecine à Montréal conduira certainement à ce double but.Dans notre pays surtout, où certainement, la science est encore à se traîner avec effort.comme un enfant, au lieu de prendre un noble ct puissant essort vers ses régions élevées, dans notre pays, dis-je, le mouvement est nécessaire, sinon les nations marchant à grand pas sur le chemin du progrès scientifique pourront supposer que nous préférons l\u2019opinion de Josué à celle de Galilée ! J\u2019ai dit que la compétition dans le travail oblige au perfectionnement: c\u2019est là la devise du manœuvre comme de l\u2019ouvrier de la science.Mais dans le domaine de la science, il n\u2019y a pas de progrès sans le concours de l\u2019autorité.L\u2019autorité est nécessaire partout, pour le bon fonctionnement de la chose publique; partout, mais surtout elle doit sa protection à la science, parce que la science, c\u2019est l\u2019avenir du genre humain.Elle aide la science en lui votant des secours, et en la protégeant contre l\u2019envahissement de l\u2019erreur, du mensonge du charlatanisme qui se glissent partout et surtout ici; car rien de plus \u201c3 Union Medicale du Canada\u2019 en 1879 commun que les faux savants, et rien de plus malheureux pour la société.Le charlatanisme, plaie hideuse qui nous ronge, qui veut nous tuer, qui paralyse les efforts du mérite et Jui enlève son triomphe dans les ténèbres, a trouvé sur la terre du Canada, je pourrais dire sur la terre d\u2019Amérique, des éléments de subsistance qui l\u2019ont engraissé, au point qu\u2019il n\u2019ose pas croire à l\u2019amaigrissement rapide ni à la mort: tant le succès enivre ! Mais l\u2019alliance de l\u2019autorité et de la science tuera l\u2019hydre, l\u2019écrasera et il ne se relèvera pas.C\u2019est là l\u2019espérance que toutes les Ecoles de Médecine de la Province de Québec doivent avoir quand on considère la position que la loi vient de prendre contre l\u2019envahissement du charlatanisme.Je dis « toutes les Ecoles de Médecine de la Province de Québec», parce qu\u2019aucune ne peut refuser de marcher avec la loi quand elle lui accorde généreuse protection: ne pas seconder les efforts de celle-ci serait alors s\u2019opposer à son fonctionnement et se déclarer ouvertement pour le triomphe de l\u2019erreur qu\u2019elle veut combattre, du charlatanisme qu\u2019elle veut détruire.Mais de quelle manière, me dira-t-on, la dernière loi médicale attaque-t-elle particulièrement le charlatanisme cette fois-ci ?On a droit de demander cette explication et je me hâte de la donner.Ecoutez.Qu'est-ce que le charlatanisme ?Calepin, Ménage, Casaubon, donnent trois étymologies différentes au mot charlatan: le premier le fait dériver de Cere- tano, qui en italien, signifie habitant du bourg de Cereto; le second, de circulator, circitor, promeneur; le troisième, de ciarlatore, babillard.Voilà pour les étymologistes.Les dictionnaires, malgré que nous donnant une synonymie plus heureuse, ne nous en font guère mieux comprendre le sens.En effet, pour l\u2019un, c\u2019est un bateleur; pour l\u2019autre, c\u2019est un saltimbanque; pour un dernier, c\u2019est un vendeur de drogues.Mon Dieu! il n\u2019y a pas matière à ictère dans tout cela.Et si le charlatanisme ne comprenait pas d\u2019autres significations que toutes celles que je viens de citer, je n\u2019aurais nulle envie d\u2019en parler.Car que m\u2019importe qu\u2019on soit de Cercto, voyageur, babillard sur la place publique, ou danseur à la mode, ou bateleur émérite; tous ces différents individus me paraissent très moraux.Qu'est-ce donc encore une fois que le charlatanisme médical?Attention: il faut définir, «Le charlatanisme médical est tout acte par lequel des médecins pris séparément ou collectivement dérogent aux lois d\u2019honnéteté, de morale, qui dans la profession « L'UNION MÉDICALE DU CANADA » EN 1879 1371 médicale doivent être autant, sinon plus scrupuleusement observées que dans aucune des nombreuses conditions de la société».Envisagé à ce point de vue, qui nous semble exact, le charlatanisme prend des proportions gigantesques puisqu\u2019il peut ne pas craindre de pénétrer dans nos vastes enceintes universitaires.C\u2019est en effet ce qui est arrivé; et c\u2019est parce que cela est arrivé que la loi est venue au secours de la médecine, et lui a dit avec fermeté: Je vais te protéger.Cela est arrivé, quand une université s\u2019est arrogé le droit de faire des étudiants en médecine avec des élèves qui ne possédaient pas les connaissances requises, puisque ces mêmes élèves ne pouvaient montrer des certificats satisfaisants.Peut-on supposer, n\u2019est-ce pas, qu\u2019un élève de méthode ou de versification est suffisamment qualifié pour étudier une science aussi vaste que la science médicale.Non, non, mille fois non ! Cela est arrivé, quand un diplôme a été donné à des individus bien et dûment reconnus comme n\u2019ayant pas d\u2019autre qualification que celle d\u2019un gousset garni aux dépens de la santé publique ! L\u2019autorité avait donc droit de s\u2019alarmer, et j'ai donc droit de dire que nous devons être fiers du secours généreux qu\u2019elle est venue nous porter dans la dernière loi médicale, parce que celle-ci ne reconnaît maintenant qu\u2019à un bureau spécial d\u2019examinateurs le droit de faire subir les examens pour l\u2019admission à l\u2019étude de la médecine, et nous assure ainsi que les droits de la profession ne pourront plus être sacrifiés aux intérêts des écoles.Il était temps.Si nous voulons guérir un organe malade, il nous faut bien souvent chercher la cause de la maladie dans un autre organe.Si nous voulons détruire le charlatanisme des individus, commençons par détruire le charlatanisme collectif.La vénalité professée collectivement, conduit à la vénalité individuelle.Or le charlatan n\u2019est pas autre chose que la vénalité personnifiée. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarter'y Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l'article.nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE P.SAVY, C.KOHL, R.P.BUFFARD.\u2014 Les formes abdominales de la dégénérescence hépato-lenticulaire (A propos dun cas).\u201cAnnales de Médecine\u201d, 49: 113, 1948.Le dogme de l'intégrité clinique des organes de la sphère portale dans la maladie de Wilson n\u2019est plus de mise.Il existe des observations à vrai dire rares (et que les auteurs rapportent) dans lesquelles s'associent au syndrome neurologique un syndrome portal et plus par\u2018iculièrement une cirrhose avec ascite, souvent du subictère, parfois une splénomégal'e.La sp'énomégalie peut se voir isolément ou parfois accompagnée d\u2019hématémèse, évoquant la maladie de Banti, et ce d\u2019autant plus que dans la splénomégalie wilsonienne il y a également évolution vers la sclérose hépatique.Ces formes anormales sont authen*ifiées par leur existence dans une fratrie dont d\u2019autres représentants étaient porteurs d\u2019une maladie de Wilson typique, ou par la survenue tardive d'un syndrome neurologique typique ou encore par la constatation d\u2019un cercle vert de Fleis- chner, d\u2019une pseudo-cataracte en fleur de tournesol de Zimmerling et Olof.Dans des cas rares, le diagnostie reposait sur la constatation de lésions nerveuses caractéristiques.Les formes sans signes nerveux, parfois sans cercle vert, évoquent de très près les cas de cirrhose familiale des jeunes et les auteurs + + d'scutent les arguments en faveur ou contre l'identité des deux maladies.D'autre part, les signes digestifs (diarrhée, vomissements, subictère) dans les antécédents plus ou moins lointains de la maladie sont importants à noter, car très fréquents.Ils per- metten\u2019 en outre d'évoquer une théorie patho- génique de la maladie de Wilson: une surinfection par le virus de l\u2019hépatite épidémique des noyaux lenticulaires.J.BURCKEL CARDIOLOGIE H.EISENBERG.\u2014 Le traitement de la syphilis cardiovasculaire.(Treatment of cardiovascular syphylis).\u201cAnn.Int.Med.\", 29: 71 (juillet) 1948.D\u2019après Blumgart, 10 à 15 pour cent des maladies cardiaques ont une origine syphilitique.Les changements histologiques les plus caractéristiques et les plus étendus causés par l'invasion du tréponème pâle consistent en une infil ration à cellules mononucléaires des espaces périvasculaires lymphatiques.Selon Longcope, de tels changements se produisent dans l'aorte durant la période secondaire.Dans les cas de syphilis ancienne, Warthin rapporte que 70 à 90% des cas montrent à l\u2019autopsie une évidence histologique d\u2019atteinte cardiovas- culaire.Les changements pathologiques significatifs semblent être localisés à l\u2019aorte et aux orifices coronariens.Dans l\u2019aorte la réaction inflammatoire périvasculaire détruit les fibres élastiques de la média Quand ceci se produit dans l\u2019anneau aortique, il en résulte une dilatation suivie d'insuffisance aortique.Ce même processus de destruction et de dilatation peu intéresser d\u2019une façon diffuse l\u2019aorte.Une aortite supravalvulaire est la forme la plus commune et la plus précoce de la maladie cardiovasculaire syphilitique.Si l\u2019aortite et la dilatation sont localisées, un anévrisme peut ornements pe ee ANALYSES cn résulter.Un dernier type d\u2019atteinte cardio- vasculaire consiste en un œdème de l\u2019intima des orifices coronariens.Carr évalue à moins de 10% les cas de syphilis aortique montrant des signes cliniques ou électriques d\u2019atteinte coronarienne.L\u2019aortite supravalvulaire se caractérise par une accentuation du deuxième bruit au foyer aortique et un souffle systolique.Une douleur rétrosternale sous forme de brûlement, non provoquée par l\u2019effort, ou bien des crises typiques d\u2019angine indiquent une atteinte des orifices coronariens.Une dilatation aortique s\u2019observe avant tout par un examen radioscopique.Le traitement antispécifique dépend du diagnostic anatomique et de l\u2019état fonctionnel.En présence d\u2019une aortite non compliquée, la thérapeu.:ique conventionnelle, arsenic et bismuth, est recommandée.En présence d\u2019anévrisme, de lésions valvulaires ou de signes électrocardiographiques d\u2019atteinte coronarienne, le début du traitement doit être très prudent.Du bismuth devrait être administré chaque semaine pendant au moins trois mois avant d'utiliser des arsenicaux.Si ce traitement a été bien toléré, un composé arsenical peut être employé en augmentant très lentement les doses.S1 le cœur est insuffisant, avan: de commencer le traitement 1l faut le soigner par les méthodes usuelles.S\u2019il devient insuffisant au cours du traitement, 1l faut suspendre celui-ci et rétablir la réserve cardiaque.La pénicilline cause, assez souvent, chez ces patients, des réac ions fébriles d\u2019Herxheimer.Différents auteurs recommandent divers modes de traitement à la pénicilline, mais tous suggèrent de commencer par de très faible: doses et de les augmenter lentement.Il est trop tôt pour évaluer les résul ats lointains qu\u2019un traitement à la pénicilline seule peut donner.Paul DAVID GASTRO-ENTEROLOGIE A.BENSAUDE et J.BURCKEL.\u2014 Cryptite et anite hémorroïdaires.\u2018La Semaine des hôpitaux de Paris\u201d, 58: 1880 (2 août) 1948.L\u2019inflammation des cryptes de Morgagni n\u2019est dans le plus grand nombre de cas qu\u2019un 1373 des éléments de la poussée d'anite hémorroïdaire.Il existe cependant des crypti'es isolées ou associées à la papillite hypertrophique.Elles évoluent avec une symptomatologie qui leur est propre.Le tableau clinique de la eryp- tite isolée peut parfois être voisin de celui de la fissure anale, dont il se distingue par le siège latéral ou paramédian, par l\u2019absence de contracture sphinciérienne et de formations paralésionnclles.Au point de vue thérapeutique, l'intervention chirurgicale est rarement nécessaire, le traitement médical associé ou non à la haute fréquence intra-rectale ou à la radiothérapie suffit dans la majorité des cas.J.BURCKEL P.FRANK, J.MOUSSIE et V.CHORWATH.\u2014 Les perforations intestinales par ascaris.\u2018Gazette des Hôpitaux\", 24: 301 (12 juin) 1948.Les perforations in'estinales par ascaris sont moins connues que les occlusions.Elles réalisent des péritonites généralisées ou enkystées.Les auteurs proposent la classification suivante basée sur les cas rapportés.1.\u2014 Perforations sur lésions préexistantes de la paroi intestinale.a) Ulcérations typhiques.b) Ulcérations tuberculeuses.c) Ulcéra\u2019ions du diverticule de Meckel.d) Plaie intestinale au cours d\u2019une blessure pénétrante de l\u2019abdomen par éclat d\u2019obus.2.\u2014 Perforation sur lésion préexistante de la parol.Deux possibilités: 1) La perforation est visible à l'intervention.a) Perforation de la région iléo-cæcale.b) Perforation au niveau d\u2019une anastomose de gas rectomie.(Du reste les malades gastrectomisés porteurs d\u2019ascaris éliminent leurs vers par vomissement après l'intervention sans que l\u2019on puisse expliquer pourquoi l\u2019opération produit ce changement d'itinéraire.) 2) La perforation n\u2019est pas visible à l\u2019intervention. 1374 Les auteurs rapportent deux cas entrant dans cette catégorie.L\u2019explication la plus vraisemblable paraît être la suivante.Les ascaris traversent l'intestin à l\u2019état d\u2019œufs.Cette perforation intestinale est lente, ce qui permet aux parois de se cicatriser.Les œufs continuent leur développement dans le péritoine et y forment des abcès encapsulés qui finissent par se rompre.La rupture est généralement liée à un traumatisme.J.BURCKEL CHIRURGIE A.BRUNSCHWIG.\u2014 Le traitement chirurgical du cancer du col utérin.(The surgical treatment of advanced carcinoma of the cervix.) \u201cNew York State J.Med.\u201d 48: 1733, 1948.Le traitement chirurgical varie avec l\u2019étendue de la maladie et l\u2019auteur décrit ses façons de procéder.Si le cancer est limité au col et aux tissus du voisinage, il fait une hystérectomie abdominale radicale avec une dissection des lymphatiques du bassin.En présence d\u2019une lésion étendue aux parois pelviennes avec envahissement d\u2019un uretère, il fait une hystérectomie totale avec une dissection des lympathiques et résèque la portion de l\u2019uretère malade.L\u2019extrémité supérieure de l\u2019uretère est alors implantée dans le côlon sig- moide.Quand la vessie est envahie, il fait une hystérectomie totale avec une résection des lymphatiques et une cystectomie totale en un seul temps opératoire, mais par une double voie.La laparotomic consiste à sectionner les urctères et à les implanter dans le côlon sigmoïde, à libérer l\u2019utérus, les annexes, les ganglions pelviens et la vessie jusqu\u2019à leurs attaches au plancher pelvien.L\u2019abdomen est fermé et la patiente est placée en position de lithotomie.Une incision elliptique entoure la vulve et les organes libérés au cours de la lapa- rotomie sont enlevés.L\u2019incision périnéale est fermée et un drain est laissé en place.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTiN AMLF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Si le cancer envahit le rectum et la vessie, il est nécessaire d\u2019enlever le côlon pelvien, le rectum, la vessie, l\u2019utérus, le vagin et la masse tumorale.Au cours de la laparotomie, les deux uretères sont sectionnés, les ganglions le long des vaisseaux iliaques externes et internes sont disséqués, libérés et réclinés vers le centre.Les artères et les veines hypogastriques sont ligaturées et sectionnées.La vessie est libérée de la symphyse pubienne jusqu\u2019aux ligaments pubo-vésicaux.Le sigmoïde est sectionné et les deux uretères y sont implantés.L\u2019extrémité supérieure du sigmoïde est attirée à l\u2019extérieur de la ligne médiane et l\u2019abdomen fermé.La patiente est alors placée en position de lithotomie.L\u2019incision elliptique part de la symphyse pubienne et va jusqu\u2019à l\u2019extrémité inférieure du coccyx.Les organes libérés sont attirés et enlevés.L\u2019incision est fermée avec un drain aux deux extrémités.La péritonisation est impossible car le péritoine pelvien est enlevé en entier, l\u2019intestin tombe dans le bassin, y devient adhérent et ne cause pas d\u2019obstruction.Jusqu'ici, l\u2019auteur a eu une mortalité opératoire de 23% au cours des deux premières semaines pour cette dernière intervention.Toutes les patientes qui survivent sont soulagées et quelques-unes sont retournées à leur occupation antérieure.Toutes ces patientes avaient déjà reçu des irradiations et aucun soulagement n\u2019était possible par une autre forme de traitement.En plus de se faire enlever d'énormes masses «e tissus néoplasiques, ces patientes furent libérées de fistules vésico-vaginales et recto-vagi- nales.L'auteur ajoute que ce taux de mortalité se compare favorablement à celui de la période initiale des traitements chirurgicaux des cancers de l\u2019æsophage, du poumon et de la région cardio-cesophagienne.Maurice GERVAIS ANALYSES ORTHOPEDIE R.I.HARRIS et T.BEATH.\u2014 Pied plat hyper- mobile, avec tendon d'Achille court.(Hy- permobile flat-foot with short tendon Achil- lis.) \u201cThe Journal of Bone and Joint Surgery\u2019, 30: 116 (janvier) 1948.Cet article rapporte les observations faites dans l\u2019armée canadienne au cours de la dernière guerre, par l\u2019examen de 3,600 recrues et par leur réexamen durant l\u2019entraînement.On mentionne d\u2019abord les trois variétés de pied plat: a) Le pied plat hypermobile avec tendon d\u2019Achille trop court.b) Le pied plat par spasme des péroniers.c) Le pied plat par simple affaissement de l\u2019arche longitudinale.La première variété qui fait le sujet de cet article semble être pour l\u2019auteur le résultat de modifications des rapports anatomiques du calcanéum avec l\u2019astragale.Elle est la forme commune du pied plat grave chez l\u2019enfant et l\u2019adolescent.L\u2019auteur fait un peu l'historique de la question depuis Whitman, qui considérait les modifications anatomiques du tarse comme la conséquence du pied plat, et non comme la cause, contrairement à l\u2019opinion exprimée dans cet article.L\u2019article décrit en détail les manifestations cliniques de cette variété de pied plat hyper- mobile.Apparition précoce dans l\u2019enfance avec hérédité marquée; tôt ou tard douleur et fatigue apparaissent à la marche ou la station.Il y a toujours l\u2019histoire d\u2019une capacité diminuée à l\u2019effort.Dans les cas typiques, le pied plat apparaît seulement à l\u2019appui, ce qui constitue l\u2019évidence de sa grande mobilité et l\u2019action du tendon d\u2019Achille trop court.L\u2019examen attentif des mouvements de la tibio-tar- sienne démontre que le tendon d\u2019Achille est trop court.Ceci semble être la conséquence de la laxité du pied et de sa structure modifiée.La sous-astragalienne et la médio-tarsienne sont hypermobiles et instables.L\u2019aspect de ce pied plat est caractéristique par l\u2019abduction du pied antérieur, la saillie interne et plantaire de la tête de l\u2019astragale et le valgus postérieur.1375 Toute la face plantaire est accolée au sol, à l\u2019appui.Il y a différents degrés de pied plat hyper- mobile, ce qui rend difficile le diagnostic des formes légères ainsi que le traitement.Des études anatomiques faites à l\u2019Université de Toronto sur les os du pied sont rapportées dans cet article.Elles ont servi de base à la notion de support faible ou fort de l\u2019astragale sur le calcanéum.Ces notions anatomiques sont appuyées sur des études radiographiques très bien illustrées dans l\u2019article.L\u2019auteur soulève la discussion de l\u2019importance du support passif des os et des ligaments sur le support actif des muscles.Enfin le traitement de cette variété de pied plat est résumé de la façon suivante: 1) Moyens pour procurer un support externe au pied (support plantaire, correction de chaussure, etc.).2) Exercices pour développer les muscles.3) Techniques chirurgicales à employer.L\u2019auteur décrit sa propre technique, qui consiste en une arthrodèse de la sous-astraga- lienne par une incision à la face interne du pied, pour mieux atteindre le sustentaculum tali, et le col de l\u2019astragale.Il donne les indications précises du traitement.L\u2019adolescent avancé ou le jeune adulte sont de bons sujets pour l\u2019arthrodèse, dit-il.L\u2019article est suivi d\u2019une intéressante discussion du sujet.Edgar LEPINE NEURO-PSY CHIATRIE G.TARDIEU et B.GUILLAUMONT.\u2014 Traitement des syndromes parkinsoniens par la radiothérapie des noyaux gris centraux.\u201cBull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris\u2019, 64: 335, 1948.Les auteurs ont'traité par la radiothérapie des noyaux gris centraux 14 malades souffrant d\u2019un syndrome parkinsonien.Il s'agissait de parkinsonisme post-encéphalitique et de maladie de Parkinson pré-sénile.Des résultats favorables furent obtenus dans 11 cas, surtout dans les syndromes post-encéphalitiques, et comportèrent d\u2019abord une atténuation de la raideur puis, à un degré moindre, du trem- 1376 blement, beaucoup moins nette de la perte de l\u2019automatisme.Les auteurs administrèrent 2 séances hebdomadaires, ils utilisèrent deux champs (temporal droit et gauche un peu au- dessus de la selle turcique) et même un troisième champ médian et frontal.La dose totale fut de 2,400 à 3,000 r.répartis sur deux ou trois champs, soit 1,200 à 1,500 r.par champ avec deux portes d\u2019entrée ou 800 à 1,000 r.pour trois portes d\u2019entrée, en administrant 50 r.aux trois premières séances, puis 100 et 150 r.aux séances ultérieures.Voici la technique radiologique utilisée: 200 kilovolts filtres sur 14 millimètre de cuivre et 2 millimètres d\u2019aluminium; 4 à 6 m À pour l'intensité; la distance foyer-peau était de 40 centimètres.Ce trai\u2018ement pourra être repris après 3 à 4 mois de repos.Les auteurs croient que ce traitement est actuellement supérieur à toute thérapeutique en usage.Roma AMYOT ANATOMO-PATHOLOGIE J.PATEL et R.TUBIANA.\u2014 Les tumeurs primitives rétro-péritonéales.\u2018Ann.Ana.Path.\u201d, 17: 329, 1947.Par tumeurs rétro-péritonéales, les auteurs entendent toute tumeur développée derrière le péritoine à l\u2019exclusion des tumeurs de l\u2019appareil urinaire et du mésentère.Ils les divisent en tumeurs mésenchymateuses, tumeurs ectodermiques, et tumeurs embryonnaires.A.\u2014 Tumeurs mésenchymateuses.a) Les lipomes: ce sont les plus fréquentes de ce groupe.Habituellement bien délimitées et facilement clivables.Cependant, ces lipomes récidivent dans la plupart des cas.(Tendance particulière aux lipomes rétro-périto- néaux.) b) Fibromes: ils peuvent siéger n\u2019importe où, mais la plupart du temps dans les loges para-rénales.Leur pronostic est assez bon.Après ablation, les récidives sont moins fréquentes que dans le cas des lipomes.c) Myxomes: ici, comme partout ailleurs dans l\u2019économie, les myxomes sont caractérisés par leur tendance à la récidive.L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.L F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 d) Les lymphangiomes: ils sont rares et rarement purse) Les léiomyomes: tumeurs rares: Golden et Stout ont rapporté 8 observations de cette tumeur; dans 5 cas, il y eut transformation maligne.B.\u2014 Tumeurs nerveuses.Elles ne sont pas exceptionnelles: Frank en à recueilli 19 sur un total de 103 observations de la littérature.a) Tumeurs des nerfs périphériques: ce sont les schwannomes et les ganglio-neuromes; toutes deux de nature bénigne.b) Les sympathomes embryonnaires: ce sont des tumeurs du jeune âge; leur pronostic est fatal.C.\u2014 Les dysembryomes.a) Les dysembryomes simples: ce sont en général des tumeurs qui prennent naissance à partir d\u2019organes transitoires comme les canaux de Wolff et de Müeller.b) Dysembryomes complexes (kystes der- matoïdes et tératomes) : les kystes dermoïdes rétro-péritonéaux sont très rares.c) Cancers embryonnaires: ce sont des tumeurs malignes d\u2019emblée ou des cancers développés à partir d\u2019un dysembryome.Symptomatologie.La symptomatologie de ces tumeurs est en général très fruste.C\u2019est d\u2019abord l\u2019augmentation de volume de l\u2019abdomen et ensuite ce sont les signes de compression des organes intra-péritonéaux qui sont les principaux symptômes de ces tumeurs.Une différence de température des membres inférieurs doit faire penser à une tumeur rétro-péritonéale.Le lavement baryté montre un estomac et des anses intestinales aplaties.Les ure:ères déplacés en avant ou sur les côtés le sont presque nécessairement par une tumeur rétro-périto- néale.La chirurgie est la méthode de traitement de choix.La radio et radiumthérapie a donné de bons résultats dans les tumeurs de nature mésenchymateuse, le lipome étant excepté.L\u2019association des deux traitements est recommandée.Simon LAUZE NOUVELLES UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de Médecine.COURS SPÉCIAUX SUR LA MÉDECINE INDUSTRIELLE ET SUR LA LOI ET RÈGLEMENTS MÉDICAUX Pour les étudiants de 4e année et le public médical Du 12 octobre au 7 décembre 1948 .Salle H'502 \u2014 4 heures à 5 heures p.m.mardi 12 octobre 1948 \u2014 Dr A.Chartier: Histoire de la médecine industrielle.Le service médical dans l\u2019industrie.La prévention des accidents.jeudi 14 octobre 1948 \u2014 Dr A.Chartier: Les examens physiques et le classement des ouvriers d\u2019après les aptitudes physiques.L'accident du travail.mardi 19 octobre 1948 \u2014 Dr A.Chartier: La médecine des accidents.Le Le Le jeudi 21 octobre 1498 \u2014 Dr A.Chartier: Les affections médicales d\u2019origine traumatique.Le mardi 26 octobre 1948 \u2014 Dr A.Chartier: Les maladies industrielles.jeudi 28 octobre 1948 \u2014 Dr A.Marin: Les dermatoses d\u2019origine industrielle.Le Le mardi 2 novembre 1948 \u2014 Dr R.Fontaine: Les intoxications industrielles.Le jeudi 4 novembre 1948 \u2014 Dr R.Fontaine: Les intoxications industrielles.Le mardi 9 novembre 1948 \u2014 Dr J.Tremblay : Attitude du médecin industriel en face des grands blessés: chocs, brûlures, traumatismes crâniens.Le jeudi 11 novembre 1948 \u2014 Dr E.Legrand : La médecine industrielle et la psychiatrie.Le mardi 16 novembre 1948 \u2014 Dr I.Côté: Le médecin devant les tribunaux.Le jeudi 18 novembre 1948 \u2014 Dr I.Côté: Ce que tout médecin doit savoir de la loi des accidents du travail.Le mardi 23 novembre 1948 \u2014 Dr P.Panneton : Les accidents oculaires.Le jeudi 25 novembre 1948 \u2014 Dr J.Paquin : Loi médicale du Québec.-e + Le mardi 30 novembre 1948 \u2014 Dr J.Paquin: Les règlements du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.Le jeudi 2 décembre 1948 \u2014 Dr J.Paquin: Les actes dérogatoires à l'honneur professionnel.Le mardi 7 décembre 1948 \u2014 Dr J.Paquin : Etiquette professionnelle.N.B.\u2014Ces cours sont donnés sous la direction de la Faculté de Médecine.Les docteurs A.Chartier, I.Côté et J.Paquin sont des invités.Edmond DUBE, M.D.Doyen de la Faculté de Médecine.LE DOCTEUR PAUL MILLIEZ ET LA CONFÉRENCE LAËNNEC Le docteur Paul Milliez donnait le 27 octobre, à la salle des gardes-malades de l\u2019hôpital Saint-Luc, une conférence intitulée: a) Histoire de la Conférence Laënnec en France, son rôle et son action; b) la recherche clinique, problèmes, méthodes, buts.Le docteur Milliez fut présenté par le docteur Roméo Boucher.+ 6 LE PROFESSEUR DELMAS-MARSALET A L'HOTELDIEU ET A L'UNIVERSITE Le professeur Delmas-Marsalet donna\u2019t récemment, à l\u2019Hôtel-Dieu, une conférence intitulée: « Les épilepsies de structure morphéique».Le docteur Delmas-Marsalet fut présenté par le docteur Jean Saucier et remercié par le docteur Roma Amyot.Lundi, le 18 octobre, le professeur Paul Delmas- Marsalet prononca à l\u2019Université de Montréal une conférence intitulée: «Une dynamique de l\u2019esprit.de Hughlings Jackson aux contemporains».+.+ CONFÉRENCE DU DOCTEUR ROMA AMYOT, À SHERBROOKE Le docteur Romu Amyot à donné une conférence, le 17 octobre, à Sherbrooke, sous les auspices de l\u2019Association des Médecins de Langue Française, sec- 1378 tion des Cantons de l\u2019Est.Cette conférence portait sur «le traitement des maladies \u2018mentales par l\u2019électro-choec ».2e + CONGRÈS ANNUEL DES ANESTHÉSISTES, SOUS LA PRÉSIDENCE DU DOCTEUR H.GRIFFITH Le congrès annuel des anesthésistes s\u2019est ouvert à 9.30 heures, le 18 octobre, à la Faculté de Médecine de McGill.Des travaux scientifiques furent présentés régulièrement tous les jours, à l\u2019hôtel Mont- Royal et dans les hôpitaux.Les membres du comité d\u2019organisation étaient les docteurs Georges Cousineau, Moïse Clermont, Roméo Rochette, Fernando Hudon (de Québec), pour la section française.A l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, le docteur Georges Cousineau et ses collègues organisèrent un excellent programme dans la matinée du 19 octobre.La séance du mardi matin eut lieu à l\u2019Université de Montréal.Etaient au programme les docteurs Léon Longtin, Armand Frappier et Edmond Dubé.Le mercredi matin, il y eut démonstrations cliniques à l\u2019Hôtel-Dieu, par le docteur Rochette et ses assistants.Le jeudi matin, le docteur J.-F.Houle et ses assistants étaient au programme à l'hôpital Notre- Dame et, dans l'après-midi, à l\u2019hôtel Mont-Royal, le docteur André Jacques, de Québec, parla des «Usages cliniques de la papovérine».} à ++ LE DOCTEUR PHILIPPE PANNETON À L'ACADÉMIE CANADIENNE-FRANÇAISE Le docteur Philippe Panneton ouvrait, le 4 octobre, la première assemblée plénière de l\u2019Académie Cana- dienne-française.A cette occasion, les élections annuelles eurent lieu, n\u2019apportant aucun changement dans la distribution des charges: directeur général: le docteur Philippe Panneton ; vice-président et trésorier: M.Robert Charbonneau.Tous deux sont réélus pour deux ans.+ + LE DOCTEUR JEAN SAUCIER, AU STE-MARIE Une belle initiative de l\u2019Association des anciens du collège Ste-Marie a été couronnée de succès en la grande salle à dîner du Cercle Universitaire, par L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLirin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Pinauguration du club Sainte-Marie.Le conférencier invité à ce premier des diners-causeries, désormais tenus tous les lundis soirs, à 6 heures, était le docteur Jean Saucier, professeur de neurologie à l\u2019Université de Montréal.Le docteur Saucier fut présenté par le docteur Adrien Plouffe et remercié par Me J.-L.Dorais.CONGRÈS DES UROLOGUES À MONTEBELLO L\u2019American Urological Association (division centrale) et la Western New York and Ontario Urological Society tenaient, les 13, 14 et 15 octobre, une assemblée conjointe au Seigniory Club de Monte- bello.Parmi les conférenciers au programme, on note les noms du docteur Eugène Gaulin, d\u2019Ottawa, qui à présenté une communication intitulée «Simultaneous Wilms Tumors in identical twins», et le docteur Jean-Paul Legault, chef adjoint du service d\u2019urologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, qui a montré un film personnel, intitulé « Nephroptosis and our own management at the Hôtel-Dieu ».2e ee FÊTE EN L'HONNEUR DU DOCTEUR JULES GOSSELIN Samedi soir, le 16 octobre, eut lieu au Mont St- Castin une fête en l\u2019honneur du docteur Jules Gosselin, de Québec, qui a été pendant de nombreuses années président de la Société canadienne-française d\u2019électro-radiologie.ee ++ LE DOCTEUR MILLIEZ À MONTRÉAL Le docteur Paul Milliez, médecin des hôpitaux de Paris, poursuit à l'hôpital St-Luc toute une série de conférences sur les principaux aspects de la médecine moderne.Le docteur Milliez a donné des leçons en fins d\u2019après-midi et, deux fois la semaine, des leçons cliniques le matin.Le docteur Paul Milliez est l'invité du professeur Roméo Boucher, médecin en chef de l\u2019hôpital St-Luc de Montréal.LE DOCTEUR ADRIEN PLOUFFE REÇU À LA SOCIÉTÉ ROYALE DU CANADA La Société Royale du Canada tenait à l\u2019Université de Montréal, le 2 octobre 1948, sa cérémonie de réception du docteur Adrien Plouffe. NOUVELLES À cette occasion, des allocutions furent prononcées par les récipiendaires et leurs parrains et par M.Léo- pold Houlé, président de la Section française de la Société Royale du Canada.LE PROFESSEUR LÉON LORTIE À L'HONNEUR Le professeur Léon Lortie, de l\u2019Université de Montréal, était récemment élu président de l\u2019Association Canadienne-française pour l\u2019avancement de la Science.Parmi les autres officiers élus, on trouve le nom du professeur Wilbrod Bonin, de l\u2019Université de Montréal.UN BACTÉRIOLOGISTE À L'HONNEUR M.Victorien Fredette a reçu le premier prix lors du récent concours scientifique et littéraire de la province de Québec, pour son travail de recherches sur la gangrène gazeuse.LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL Une séance de la Société de Chirurgie de Montréal, sous la présidence du docteur Edouard Desjardins, a eu lieu à l\u2019Hôtel-Dieu, le 6 octobre, à 430 heures p.m.Les communications présentées étaient les suivantes: a) L\u2019exploration du cholédoque au cours de la cholécystectomie: Docteur Charles Lefrançois; b) Néphropexie, film en couleurs: Docteur Jean- Paul Legault.od ve CAUSERIE DU DOCTEUR J.-A.MILLET AU KIWANIS SAINT-LAURENT Le docteur J.-A.Millet, chef de service à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, a donné une causerie sur la réadaptation des tuberculeux, au déjeuner régulier du Club Saint-Laurent Kiwanis, en l\u2019hôtel Queen\u2019s.Le docteur Millet signala que la réadaptation est nécessaire, non seulement parce qu\u2019elle garantit la guérison du malade, mais aussi parce qu\u2019elle enraye de la société la tuberculophobie et qu\u2019elle est une source d\u2019économie pour l\u2019Etat.Il est de plus d\u2019avis qu\u2019un patient, durant sa cure de travail, peut gagner suffisamment pour prendre à sa propre charge une grande partie de ses propres frais d\u2019hospitalisation.1379 HONNEUR CONFERE AU DOCTEUR ROSAIRE GINGRAS Le docteur Rosaire Gingras, secrétaire adjoint & la faculté de médecine de l\u2019Université Laval, directeur du département de biochimie de la même faculté et professeur titulaire de biochimie, a été élu président du Cercle Universitaire Laval.2-e- ++ CONSEIL DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE TROIS-RIVIÈRES Le docteur Jos.Normand a été élu président de la société médicale de Trois-Rivières.Les autres directeurs élus sont le docteur Gérard Mayrand, ler vice-président; le docteur Jean Dargis, secrétaire; le docteur Georges Racicot, réélu trésorier; le docteur Jacques Cayer, du Cap-de-la-Madeleine, 2e vice-président.Les docteurs Adélard Tétrault, H.Beaudoin et J.-A.Denoncourt, anciens présidents, ont été élus directeurs.ee ++ LE DOCTEUR MATHIEU SAMSON, ÉLU PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION DES RADIOLOGISTES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Le docteur Mathieu Samson a récemment été élu président de l\u2019Association des Radiologistes de la province de Québec.Les autres officiers élus sont: docteur E.M.Crawford, vice-président; docteur Origène Dufresne, secrétaire; docteur D.L.McRaeu, trésorier; docteur G.Gill, secrétaire des séances; docteurs Jules Gosselin, C.B.Pierce, Hervé Lacha- rité et Albert Comtois, conseillers.2e ++ PRÉSIDENT DES MÉDECINS ET DENTISTES DE LA RIVE SUD Le docteur Paul-C.Dupuis, de Montmagny, a été élu président de l\u2019association des médecins et dentistes de la rive sud, à l\u2019issue de la journée mé- dico-dentaire qui eut lieu récemment à l\u2019hôtel de ville de Beauce-est.Il remplace les présidents de l\u2019association des médecins et de celle des dentistes de la rive sud, lesquelles ont été fusionnées après plusieurs mois de délibérations.ee ve INAUGURATION À ST-JEAN On a inauguré dernièrement à St-Jean, Qué., une nouvelle unité mobile pour le dépistage de la tuber- eulose.Ce laboratoire ambulant est installé dans 1380 une remorque tirée par un camion.Le docteur Omer Manseau est le directeur de la région.I > LE DOCTEUR PAUL DELMAS-MARSALET CONFÉRENCIER DE LA SOCIÉTÉ DU B.P.F.La Société du Ben parler français a eu l\u2019'honneur d\u2019avoir comme conférencier, à son émission hebdomadaire au Poste CKAC, le grand neuro-psychiatre français, le docteur Paul Delmas-Marsalet, actuellement en voyage d\u2019étude en Amérique.Le docteur Paul Letondal, vice-président et directeur des relations extérieures de la Société du Bon parler fran- cals, présenta le conférencier et le docteur Albert Jutras le remercia.{ + + PROMOTION AU DOCTEUR C.-P.GABOURY Le docteur C.-P.Gaboury, OBE, ED.a été promu adjoint au directeur des services médicaux du Pacifique Canadien.LE DOCTEUR W.T.LIBERSON CONFÉRENCIER À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL La Société Médicale de Montréal a eu l'honneur de recevoir comme conférencier, le 15 octobre, au Sanatorium Prévost, le docteur W.T.Liberson, directeur du laboratoire de neuro-physiologie clinique au Hartford Hospital, Conn.Le conférencier a exposé, en français, ses recherches personnelles sur la phy- slologie du système nerveux central dans ses rapports avec les concepts modernes de la psychiatrie.Il fut présenté par le docteur Jean Saucier et remercié par le docteur Roma Amyot.» A L'INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET L'ÉCOLE D'HYGIÈNE [ AUX CONGRÉS INTERNATIONAUX ET A L'O.M.S.A Washington, en mai dernier, le docteur Armand Frappier, O.BE., directeur de l'Institut de Microbiologie et de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, a été invité par le Département d\u2019Etat à présenter, devant le Congrès de Médecine Tropicale et de Malaria, le résultat de ses expériences sur lu L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.LE.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 stabilité du BCG ainsi qu\u2019un exhibit scientifique démontrant la contribution du Canada à la vaccination par le BCG.A Paris, en juin, le docteur Frappier a présenté deux communications devant le Premier Congres international du BCG: l\u2019une dans la section expérimentale, dont il avait été nommé vice-président, l\u2019autre dans la section clinique.Invité par l\u2019Institut Pasteur, le docteur Frappier représenta\u2019t également le Conseil National des Recherches du Canada.Dans sa première communication l\u2019auteur.abordant la question la plus brûlante du Congrès, a montré qu\u2019il se dégage des travaux des auteurs canadiens, et de ses collaborateurs et des siens.échelonnés sur une période de 22 ans et effectués avec le BCG qu\u2019il prépare dans l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.une confirmation sérieuse de la stabilité des caractères biologiques et des propriétés allergisantes ct immunisantes du BCG.Dans son deuxième travaille docteur Frappier, en collaboration avec son collègue le docteur Roland Guy, a démontré la valeur d\u2019une nouvelle épreuve pour déceler chez l\u2019homme.avec une grande précision, cette faible sensibilité à la tuberculine qui échappe aux réactions ordinaires.Il s\u2019agit d\u2019une scarification à travers une goutte de BCG à une concentration optima.Cette épreuve dispenserait dans certaïns cas de recourir aux r'actions à la tuberculine, coûteuses et longues, et aue- menterait le rendement de 20%.A Toronto, au Congrès de l\u2019Association médicale canadienne, le 24 juin, les docteurs A.Frappier et R.Guy avaient été invités à présenter une communication intitul/e : «The Use of BCG Vaccine».C\u2019est le Dr Guy qui a lu le travail.A la suite du Congres du BCG, le 24 juin.le docteur Frappler vest rendu 4 Genéve ou il a participé à la première Assemblée de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé (O.MS.), en qualité de con seiller technique attaché à la délégation canadienne.Nous publierons dans un prochain numéro un a:tic'e du Dr Frappier sur la Santé Mondiale.+ + ASSEMBLÉE À GENÈVE DE L'ASSOCIATION MÉDICALE L'Association médicale mondiale.qui groupe le: organisations médicales de plus de trente pays, a \u2018tenu, à Genève, sous la présidence du professeur Marquis, délégué de la France, sa deuxième assemblée générale, prévue tout d\u2019abord comme devant avoir lieu à Prague.L'activité criminelle de certains médecins allemands pendant la guerre l\u2019a incitée à rédiger un \u201cserment médical » où ont été insérés plusieurs po nts du classique «serment d\u2019Hippocrate».En outre. NOUVELLES l\u2019assemblée a recommandé aux organisations nationales d'intervenir auprès des autorités compétentes pour que les jeunes médecins aient à prononcer ce serment avant d\u2019obtenir leur diplôme.L\u2019assemblée a adopté ensuite une résolution qui énumère les conditions qui sont absolument nécessaires sur le plan professionnel pour que le médecin puisse pratiquer son art utilement.La prochaine assemblée générale aura Londres.lieu à AVANTAGE CONFÉRÉ AUX MÉDECINS CANADIENS La fondation Nuffield a annoncé récemment l\u2019établissement d\u2019un plan de «fellowship» aux termes duquel de jeunes médecins du Canada, de l\u2019Australie, de la Nouvelle-Zélande et de l\u2019Afrique du Sud pourront étudier en Grande-Bretagne.La fondation, don de Lord Nuffield, magnat britannique de l\u2019auto, permettra aux médecins de faire des visites de 12 mois en Grande-Bretagne, au cours des sept prochaines années, en vue de se spécialiser dans quelques branches d\u2019enseignement ou de recherches.Les directeurs de la fondation ont également annoncé l\u2019établissement d\u2019un fonds pour financer des visites périodiques d\u2019éminents médecins britanniques aux colonies de l\u2019est et de l\u2019ouest de l\u2019Afrique, en coopération avec le Colonial Office.2-e ++ LE DOCTEUR BINGHAM, HÔTE DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE La Société de Chirurgie de Montréal recevait, le 25 octobre, au Cercle Universitaire, le docteur D.L.C.Bingham, F.R.CS., chirurgien de Kingston, Ont.Le docteur Bingham parla du traitement chirurgical du cancer du rectum et insista surtout sur la technique au moyen de deux équipes chirurgicales opérant simultanément, l\u2019une faisant le temps abdominal et l\u2019autre exécutant le temps périnéal.2-0 +e LE DOCTEUR PIERRE LÉPINE, À L'HEURE DE BIOLOGIE Lundi, le 25 octobre, le docteur Pierre Lépine, chef du service des virus de l\u2019Institut Pasteur de Paris et actuellement professeur invité à l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal, a fait à l\u2019Heure de Biologie une conférence intitulée: « Le microscope électronique et ses applications».1381 LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL Le programme de la séance du 26 octobre de la Société de Phtisiologie de Montréal était le suivant: docteur Philippe Landry: «La radiographie pulmonaire»; docteur Roland Guy: «Vaccination au B.C.G.des Indiens primitifs»; docteur Ross K.Childerhose du Québec: «Principles of the treatment of pulmonary tuberculosis».6-6 ++ CONFÉRENCES PUBLIQUES DU PROFESSEUR RAOUL KOURILSKY Monsieur le professeur Raoul Kourilsky, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, donnera, sous les auspices de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, à 5 heures du soir, dans la Salle H-404, des conférences publiques aux dates suivantes: Lundi, 8 novembre 1948: Le diabète insipide chez l\u2019homme; Mercredi, 10 novembre 1948: Le problème de l\u2019infection focale et l\u2019évolution générale des suppurations pulmonaires ; Vendredi, 12 novembre 1948: Le traitement des suppurations pulmonaires.ee + PROGRAMME DU DOCTEUR CLAUDE BÉCLÈRE Monsieur le docteur Claude Béclère a donné et donnera des conférences, sous les auspices de la F'a- culté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, aux dates suivantes: Mercredi, 6 octobre 1948: Physiologie de lUappa- reil génital féminin ; Vendredi, 8 octobre 1948: Méthodes d\u2019exploration clinique gynécologique ; Vendredi, 15 octobre 1948: Traitements médicaux des fibromes utérins ; Lundi, 18 octobre 1948: Diagnostic précoce des cancers du col et du corps de l'utérus; Vendredi, 22 octobre 1948: Hystéro-salpingogra- phie ; Lundi, 25 octobre 1948: Méthodes de diagnostic hormonal; Vendredi, 29 octobre 1948: Troubles des règles des jeunes femmes; Mercredi, 3 novembre 1948: Troubles des règles entre 40 ans et la ménopause ; Vendredi, 5 novembre 1948: Troubles hormonaux postménopausiques. 1382 Les leçons cliniques du professeur Béclère ont eu lieu le matin, dans les hôpitaux suivants: Hôtel- Dieu, 13 octobre: Les infections génitales chroniques; Hôpital Notre-Dame, 20 octobre: Diagnostic des hémorragies utérimes; Hôpital Sainte Justine, 27 octobre: Troubles des règles des jeunes filles.++ LE DOCTEUR ANT.B.VALOIS, ELU PRESIDENT Le docteur Ant.-B.Valois, chef du service de la démographie au département de la santé de la ville de Montréal, vient d\u2019être élu président de la division des statistiques démographiques à la XXe réunion annuelle de l\u2019Association canadienne d\u2019hygiène publique, à Ottawa.e-e ++ LE DOCTEUR LÉON LONGTIN À GENÈVE Le docteur Léon Longtin, anesthésiste de l\u2019Hôtel- Dieu et professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal, vient d\u2019être invité par l\u2019Université de Genève, en Suisse, à donner durant six mois des cours sur les méthodes modernes d\u2019administration de l\u2019anesthésie.2-0 ++ HOMMAGE POSTHUME AU PROFESSEUR LOUIS BERGER Les Annales de Parasitologie de Paris publient dans leur dernière livraison un travail du professeur Louis Berger, de Québec, travail qui a été complété peu de temps avant sa mort.Il s\u2019agit de la découverte d\u2019un champignon susceptible de causer des lésions cutanées.e-e ve LE DOCTEUR LÉON LEBEL À ST-HYACINTHE Un nouveau service de cardiologie vient d\u2019être créé à l'hôpital St-Charles de St-Hyacinthe.Le docteur Hervé Gagnon, président du bureau médical, annonce que le nouveau service a été confié au docteur Louis-Léon Lebel, de Montréal.Mercredi, le 27 octobre, le docteur Lebel prononçait, devant les médecins de l'hôpital et ceux de la région, une conférence intitulée: «Ce que le médecin praticien doit attendre du cardiologue ».ee ++ LE DOCTEUR PETIT-DUTAILLIS A MONTREAL Le docteur Daniel Petit-Dutaillis, professeur de clinique neuro-chirurgicale à l\u2019Université de Paris, était L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLaTIN AMLFC.\u2014 Montréal, novembre 1948 de passage à Montréal ces jours derniers, où il a visité les hôpitaux, particulièrement l\u2019Institut Neurologique et le service de Neuro-chirurgie de l\u2019hôpital Notre-Dame.CAUSERIE DU DOCTEUR ROMÉO BOUCHER Le mercredi 29 septembre, a eu lieu, en la salle de réception du pavillon des infirmières de l\u2019hôpital Saint-Luc, une causerie donnée par le docteur Roméo Boucher, médecin en chef de l\u2019hôpital, récemment revenu d\u2019Europe.Cette réunion était sous la présidence de M.Pierre Gabard, consul de France à Montréal, et de Madame Gabard.Le docteur Eugène Garceau présenta le docteur Boucher, qui fut remercié par le docteur Louis Bernard, chirurgien en chef de l\u2019hôpital.L'AIDE À LAVAL La plus ancienne université d\u2019Amérique du Nord a non seulement vieilli en âge, mais grandi en importance: les médecins, les notaires, les avocats, les prêtres, qui y ont reçu leur formation professionnelle, les ingénieurs, les chimistes, les philosophes, les normaliens qui en sortaient il y a dix et quinze ans, reconnaissent à peine aujourd\u2019hui leur université, tant elle a pris de l\u2019ampleur, tant elle est devenue, dans tous les sens du mot, une école de haut savoir.Pour ne citer qu\u2019un seul exemple, la faculté des Sciences Sociales, naissante hier, compte déjà parmi les plus importantes institutions du genre en Amérique, et s\u2019avère supérieure à presque toutes ses aînées européennes .Laval est désormais une grande université ! Oublions qu\u2019elle fait honneur à la province de Québec et au pays pour ne nous souvenir que du rôle essentiel qu\u2019elle joue dans la formation de la jeunesse canadienne d\u2019expression française qui se destine aux carrières supérieures.Mesurons son importance par le vide que créerait sa disparition.Sans doute n\u2019en est-on pas là ! Mais il reste que, de même que toute institution similaire, Laval a besoin d\u2019argent pour vivre.Le gouvernement (c\u2019est-à-dire tous collectivement) a fait sa part.Reste aux individus à faire la leur.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une affaire régionale et encore moins locale: l\u2019université, comme la culture, ne connaît pas cette chose que l\u2019on nomme frontière.La meilleure manière d\u2019apprécier l\u2019œuvre accomplie par la grande université canadienne donc, est sans aucun doute de constater la formation qu\u2019on y reçoit.Mais une visite dans les locaux de cet établissement permettra quand même de se faire une idée du travail Digitaline Nativelle telle gu\u2019 isolée par Nativelle en 1868 la MARQUE D ORIGINE DE \u201cDIGITOXINE\u201d Maintenant reconnue par le \u2018\u2018U.S.Pharmacopoeia XIII.\u201d En 1872, Claude Adolphe NATIVELLE soumettait à l\u2019Académie de Médecine de Paris son mémoire sur la découverte de la DIGITALINE, dont le corps médical canadien a toujours apprécié la haute valeur.La supériorité de la DIGITALINE NATIVELLE est maintenant reconnue par tous les éminents cardiologues anglais et américains.(1) (1) References Présenlalion: Sir James Mackenzie, Disease of the Heart, COMPRIMÉS:\u20140.1 et 0.2 mg.1925.Sir Thomas Lewis, Disease of the Heart, ° 1933, Nea and Non Official Remedies, 1942 AMPOULES: \u2014Intrav.0.2 et 0.4 mg.to 1946 incl.Gold, Choice of a Digilalis Pre- ; r paralion, Connecticut State Med.Journal, Vol.SOLUTION :\u20141-1000 (5 gouttes = 0.1 mg.) 1 X, No.3, March 1945.Levine, Clinical Heart Disease, 3rd Edition 1946.Gold, Cornell Conferences on Therapy, 1946, U.S.P.XIII (Official, April 1, 1947).i \u2014 \u2014\u2014 \u2014 Cm\u2014 \u2014 =.\u2014 2 _\u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 ; SPÉCIALITÉS DE PRESCRIPTION MÉDICALE RUE LE MOYNE MONTRÉAL 1, QUÉBEC 1384 qui s\u2019y accomplit.C\u2019est dans cet esprit de faire mieux comprendre à tous l\u2019œuvre d\u2019une faculté universitaire entre tant d\u2019autres, que fut réalisé le film Avec la science, qui nous transporte par l\u2019image dans les plus récents édifices de cette faculté, où l\u2019on retrouve professeurs et élèves dans leur laboratoire ; où l\u2019on voit notamment l\u2019illustre maître Franco Ras- setti en train de donner son cours.Avec la science est une réalisation de l\u2019Office national du film.+ + DIMINUTION DE LA MORTALITÉ INFANTILE DANS NOTRE PROVINCE Prenons soin des bébes et des mères de famille.Une diminution graduelle de la mortalité infantile se manifeste dans notre province.D\u2019après les chiffres les plus récents, il appert, que, dans notre province, il ne meurt plus que 54.5 enfants par mille bébés vivants.Telles sont les statistiques de 1947.L\u2019année précédente, pour la première fois, notre taux de mortalité infantile s\u2019était trouvé inférieur à 60.0 par mille naissances.En fait, il fut en 1946 de 54.9 avec 6,110 décès.A cause d\u2019un surplus remarquable de naissances, 1947 accuse un taux inférieur bien que le nombre des décès ait atteint un peu plus qu\u2019en 1946, soit 6,215.De tels résultats sont bien de nature à nous convaincre de l\u2019importance de l\u2019hygiène maternelle et infantile.On sait en effet que la mortalité maternelle atteignit en 1947 plus de 230 mères de famille, ce qui donne un taux de 2.0 par mille enfants vivants.N\u2019allons donc pas oublier que la santé et le bonheur de nos mères de famille comme celle de nos petits dépendent de nous.Les hygiénistes ne se lassent pas de rappeler aux pères de famille qu\u2019ils doivent toujours confier au médecin le soin de préserver la santé de leur femme et de leurs enfants.La mère de famille doit commencer dès avant la naissance à prendre soin du bébé.Elle devrait consulter un médecin compétent dès qu\u2019elle se croit enceinte, et le revoir aussi souvent qu\u2019il le lui conseillera et le jugera nécessaire.Elle doit prendre une alimentation simple, mais rationnellé et complète, boire beaucoup d\u2019eau et de lait, mais jamais d\u2019alcool, dormir suffisamment la nuit, et savoir se reposer, au besoin, le jour, faire un peu d\u2019exercice au grand air, se baigner souvent et conserver une humeur charmante.N\u2019oubliez pas que l\u2019argent dépensé pour les soins et la propreté c\u2019est un placement fécond.Si la population de la province de Québec continue de pratiquer les conseils que lui donnent les hygiénistes, il y a L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 lieu d\u2019espérer que les statistiques de la mortalité infantile et maternelle accuseront de nouveaux progrès pour le plus grand bien de tous.PRÈS DE CENT CINQ MILLE PERSONNES BÉNÉFICIENT DES CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ Près de 105,000 personnes aux cliniques antituberculeuses des Unités sanitaires.Près de cent cing mille personnes ont bénéficié.au cours de 1947, des cliniques antituberculeuses des dispensaires et des Unités sanitaires de la province de Québec.C\u2019est en effet ce que l\u2019on constate à la lecture du rapport annuel de la division de la tuberculose au ministère provincial de la Santé, rapport qui vient d\u2019être compilé.D\u2019après ce relevé, le nombre total des personnes examinées atteignit en 1947 le chiffre record de 104.840 tandis qu\u2019en 1946 il ne s\u2019élevait qu\u2019à 72,234, soit une augmentation de 32,606.La province doit ce beau résultat non seulement aux efforts constants de ses cliniciens, mais aussi à la roulotte (clinique mobile antituberculeuse), laquelle a facilité leur tâche dans les vastes comtés de l\u2019Abitibi, Rouyn-Noranda et Témisca- mingue, de même que dans les circonscriptions de Portneuf, Bellechasse et Mégantic.Au cours de 1947, le nombre des cliniques antituberculeuses s\u2019est élevé à 1,860, le nombre des consultants anciens à 27,096 et celui des nouveaux à 70824.L'assistance moyenne aux cliniques atteint 55.6 p.c.tandis qu\u2019en 1946 elle ne dépassait pas 30.p.c.Les épreuves à la tuberculine se chiffrent en 1947 à 16,455 contre 12,304 l\u2019année précédente.En sommc.ces chiffres indiquent qu\u2019il y a un mouvement ascendant dans le rendement de la division et que son personnel accomplit avec diligence la tâche qui lui est confiée.Le bon travail de ses cliniciens, aidé par la propagande antituberculeuse, semble avoir déterminé chez le public un souci de plus en plus grand de surveiller la santé.Un nombre considérable et croissant de personnes se rend compte de la nécessité de l\u2019examen pulmonaire même à titre de précaution.On comprend maintenant, ce semble, que la tuberculose, prise à ses débuts, peut être guérie.En effet, plus le traitement est institué de bonne heure, plus la guérison est facile.Il faut consulter le médecin dès le commencement de la maladie, suivre ses conseils et continuer aussi longtemps que le praticien le juge utile.Le seul moyen d\u2019avoir la certitude sur son état de santé, c\u2019est de subir régulièrement un examen médical complet. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurueTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 XLII Extrait du BULLETIN MEDICAL, Paris, ler Octobre 1948 page 418 Acquisitions nouvelles en thérapeutique \u2019 .à l'usage du praticien par Roger CROSNIER, et François MOREL, Professeur au Val-de-Grâce Ex-Assistant au Collège de France, X.\u2014 La Benzoquinothérapie Elle est réalisée avec un corps de synthèse : Benzo-Quino- Xonal.Les essais thérapeutiques ont été précédés par des épreuves sur un grand nombre de germes « in vitro» et « in vivo » sur des animaux infectés.Physiopathologiquement, le B.Q.X.est dépourvu de toxicité et de causticité ; son action n'est pas inhibée par des corps chimiques ou par les liquides de l\u2019organisme (novocaïne, vitamines, acide P.A.B., pus, sérum, autolysat cellulaire).Indications essentielles : Colibacillose de l'arbre urinaire ; infections respiratoires à germes Gram + et -\u2014 ; brucelloses.À l\u2019action anti-infectieuse s'associe une action cytophylactique.L'intérêt de cette thérapeutique réside avant tout dans les syndromes rebelles ou inaccessibles à la pénicilline et aux sulfamides.Résultats : très favorables dans les affections suivantes : colibacillose, entérite, entéro-colite (nourrisson, enfant, adulte), oreillons compliqués, typhoïde, etc.Infections du foie, de la vésicule biliaire, des reins.Posologie : a) Infections d\u2019origine non intestinale: une à trois injections 1/v de 10 cmc de solution de B.O.X.à 50% à 8 h.d\u2019intervalle ; en outre, 12 à 18 comprimés (jusqu\u2019à 30), avec acide ascorbique associé.b) Infections intestinales : Idem \u2014- avec en outre 1 à 2 lavements par 24 h.| Pas d\u2019intolérance.\u2014 Pour éviter certaines réactions et réduire les risques de phlébosclérose, les injections i/v seront faites avec du Chophytol 1/v comme substratum de dilution.La durée de la thérapeutique est fonction du cas clinique (8 j., 20 j.et plus).Le traitement d\u2019épreuve doit toujours étre poursuivi une semaine au moins.Agents Exclusifs pour le Canada ANGLO-FRENCH DRUG CIE, LIMITEE MONTREAL 18 1386 COURS DE PSYCHIATRIE Le Département de Psychiatrie de l\u2019université McGill est à augmenter le nombre de ses cours pour faire face à la demande croissante de médecins- psychiatres; cette demande est plus élevée depuis l\u2019entente fédérale-provinciale sur le plan-santé.Ces cours seront donnés dans les hôpitaux d\u2019enseignements et les instituts affiliés à l\u2019université McGill, et ont pour but de donner une formation générale en psychiatrie.En plus, des arrangements spéciaux peuvent être discutés avec les élèves intéressés à un aspect particulier de la psychiatrie, tel que la psychiatrie sociale, la psychothérapie, les recherches sur les techniques et les méthodes d\u2019approche, la thérapeutique dans les cas de diagnostics précoces, les soins des patients internés .Les candidats devront répondre aux exigences suivantes: (a) un diplôme de docteur en médecine conféré par une université reconnue; (b) avoir complété une année d\u2019internat; (c) se présenter personnellement au département de psychiatrie ou, à défaut, fournir des recommandations.Les cours suivants sont organisés: A: Un cours de quatre années conduisant au diplôme en psychiatrie de l\u2019Université McGill.B: Des cours d\u2019une à quatre années sur la psychiatrie en général.C: Des cours sur des aspects particuliers de la psychiatrie.L\u2019arrangement de ces cours est à discuter avec l\u2019élève et le département.De plus amples renseignements concernant l\u2019admission et les déboursés pour ces cours peuvent être obtenus en écrivant au «Chairman of the Department of Psychiatry, McGill University, Montreal, Que.» Des cours sont aussi organisés pour les aides sociaux et les gardes-malades graduées.Pour information sur ces cours, écrivez & « McGill School of Social Work » et au \u201cGraduate School of Nursing», & l\u2019Université McGill.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin AM.LFC.\u2014 Montréal, novembre 1948 PRES DE 10,000 VACCINATIONS ANTI-VARIOLIQUES La surveillance épidémiologique qu\u2019exerce dans la province de Québec le ministére de la Santé assure à notre population une protection adéquate contre les diverses maladies contagieuses qui pourraient la décimer.C\u2019est ainsi que, durant le mois d\u2019août, dans les différents comtés desservis par des Unités sanitaires, les hygiénistes ont procédé à la vaccination et À l\u2019immunisation des enfants.Le nombre des vaccinations anti-varioliques réussies a atteint 9,452 tandis que celui des immunisations anti-diph- tériques complétées se chiffrait à 13468 et celui des immunisations de rappel à 11,219.On sait qu\u2019au- jourd\u2019hui ces immunisations protègent également contre la coqueluche.Durant le mois d\u2019août, les cliniciens ambulants ont tenu 154 cliniques.anti-tuber- culeuses et examiné 5,630 personnes.De plus, ils ont fait 1,469 visites à domicile.+ + 75,560 EXAMENS D'ENFANTS D'ÂGE PRÉ-SCOLAIRE EN AOÛT 1948 D\u2019après un relevé mensuel que vient de publier la division des Unités sanitaires du ministère provincial de la Santé, il appert que les hygiénistes ont procédé à 75560 examens d\u2019enfants d\u2019âge préscolaire au cours du mois d\u2019août.Ils ont tenu 1,216 cliniques de puériculture au cours desquelles ils ont fait l'examen de 20,451 nourrissons (0 à un an) et 23,612 enfants d'âge pré-scolaire (un à six ans).Par ailleurs, le nombre des examens effectués à domicile s\u2019élève chez les nourrissons à 12,418 et chez les moins de six ans à 19,079.C\u2019est dire que l\u2019hygiène de la première enfance reçoit une attention toute particulière de la part des hygiénistes du ministère provincial de la Santé que dirige l\u2019honorable docteur J-H.-A.Paquette, md. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 XLUITI SCILEXOL E.B.S.Am Each fluid ounce represents: ors .monj ; .: Le Scilexol contient Chlorofone Chloride OC 2 mins.i Cid Hydrocyanic Dil.BP.4 mi\u201d des expectorants qui Syrup gerocyenic Dil.BP ins dégagent les voies respiratoires de leurs sécrétions, et facilitent leur élimination.Ytup Tolu .- 120 min ose: One to two teaspoonfuls Pi Peated every four hours until relie?® An Efficient Expectorant espiratory Sedative and Anodyne- 1 Les spasmes de la toux seront vite enrayés si on associe au Scilexol les sédatifs suivants.* 1 Codéine .1 gr.par once 2 Héroine .Ya gr par once 3 Teinture d\u2019opium camphrée 80 min.par once * Ordonnance pour narcotiques requise.THE [2.13% Shurrieworma CHEMICAL CO.LTD.TORONTO, CANADA REVUE DES LIVRES M.BARIETY et G.BROUET, professeurs agrégés à la Faculté de Médecine de Paris.\u2014 Phtisiologie du médecin praticien.Préface du professeur J.Troisier.2e édition, revue et corrigée.Un volume de 402 pages, avec 199 figures.(Collection du Médecin praticien) \u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1947.Le rôle du médecin de famille en matière de tuberculose est aujourd\u2019hui primordial; c\u2019est le sa perspicacité que dépendent le dépistage de 'a maladie et par suite l\u2019efficacité d\u2019un traitement précocement institué.C\u2019est lui qui établit et contrôle les prescriptions hygiéno-diété- tiques de la cure libre, et c\u2019est à lui qu\u2019incombe l\u2019application des règles de la prophylaxie.Il en résulte pour lui la nécessité de compléter ses connaissances pratiques en matière de phtisiologie.Cet ouvrage qui paraît en seconde édition, présente, illustrées de nombreux schémas, les réponses à toutes les questions d\u2019ordre médical et social que peut se poser le praticien en face d\u2019un tuberculeux.Qu'est-il indispensable aujourd\u2019hui de connaître de phtisiologie dans la pratique journalière?Que nous montre, en dehors de toute théorie, la réalité clinique?Quels arguments peut-on tirer de l\u2019examen du malade, d\u2019une image radiologique, d\u2019un résultat de laboratoire pour le diagno-tic, le pronostic et le traitement?Quelles sont les incidences médico- sociales de la maladie tuberculeuse?C\u2019est pour répondre à ces questions d\u2019une façon claire et concise que lcs auteurs ont fait cette étude à la fois scientifique et pragmatique.Sans laisser de côté les vues pathogéniques nécessaires pour comprendre le déroulement et l\u2019enchaînement de la maladie tuberculeuse, ils se sont néanmoins volontairement limités à l\u2019étude + + clinique approfondie de la tuberculose pulmonaire.Divisions de l'ouvrage.I.Les règles fondamentales du diagnostic.\u2014 Le premier contact du malade avec sen médecin.Les possib'lités de l\u2019examen physique.Ce que le médecin peut demander à la radio- logic.Ce que le médecin doit exiger du laboratoire.11.Les principaux aspects de la tuberculose pulmonaire.\u2014 La primo-infection tubereu- leuse.La tuberculose pulmonaire commune.Le tuberculeux fibreux.Les formes aiguës pneumoniques et broncho-pneumeniques.Les tuberculoses miliaires.Les pleurétiques.Le pneu- :mo\u2018horax spontané.Les incidences de divers facteurs sur l\u2019évolution de la tubercu'ose pulmonaire.Les principales affections pouvant simuler la tuberculose pulmonaire.III.Le traitement de la tuberculose pulimo- naire.\u2014 Le pneumothorax artificiel.Les méthodes collapso\u2018hérapiques autres que le pneumothorax.La cure hygiéno-diétéuique.Les traitements généraux.Les médecins devant \u2018es symptômes.La prophylaxie de la tuberculose.Le IV.La tuberculose maladie sociale.L'armement anti-tuberculeux français.tuberculeux et la société.Paul HAUDUROY, professeur à la Facult3 de Médecine de Lausanne.\u2014 Microbiologie générale et technique microbiologique.Un volume de 624 pages, avec 115 figures.Masson et Cie, édit, Paris, 1947.L\u2019auteur a déjà publié, il y a que!:ques an- n\u2019es, une Technique microbiologique qui a été rapidement épuisée.L\u2019ouvrage qu\u2019il vient de faire paraître est à la fois l\u2019exposé des connaissances actuelles sur les principaux micrebes L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 XLIV ANABILE CHOLÉRÉTIQUE\u2014CHOLAGOGUE L'ANABILE est présenté sous forme de \u2018\u2018tabule\u2019\u2019 titrée à 5 grains de bile de boeuf fraîche desséchée, contenant les acides biliaires associés et d'autres éléments naturels de la bile.Chaque \u2018\u2018tabule\u2019\u2019 d'Anabile équivaut a environ 4 cc.de bile de boeuf fraiche.INDICATIONS @ Stase biliaire de toute origine (sauf les cas qui nécessitent une intervention chirurgicale).@ Hyposécrétion hépatique (cirrhose, inflammation des voies biliaires, congestion passive chronique).@ Cholécystite, pourvu qu'il n'y ait aucune obstruction sérieuse.@ Absence ou insuffisance de motricité intestinale, provenant d'une sécrétion biliaire insuffisante ou l'accompagnant.@ Carence de vitamines lipo-solubles, associés à l'hyposécrétion ou qui en résulte.@ Etats cardiaques relevant d'une maladie du système biliaire (maladie de Banti, cirrhose accompagnée d'ascite).POSOLOGIE A doses thérapeutiques ordinaires, les acides biliaires naturels associés tels qu'ils se trouvent dans l'ANABILE, ne sont pas toxiques.L'ANABILE peut être pris à raison de 5 ou 10 grains trois ou quatre fois par jour, après les repas ou pendant les repas, selon les besoins individuels.Le régime alimentaire doit être pauvre en graisse.ECHANTILLON MÉDICAL ET DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMANDE IRWIN NEISLER & CO.FONDÉE EN 1886 DECATUR, ILLINOIS REPRESENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.\u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" a \u2019 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 MONTREAL 1390 pathogènes et exposé des techniques les plus utilisées en bactériologie.L'ouvrage débute par une « Histoire très résumée » de la bactériologie, où l\u2019on trouvera, sous la forme de tableaux et de notices biographiques, les étapes essentielles de cette science.La deuxième partie du livre est consacrée aux notions générales sur les microbes, leur biologie, l\u2019infection et l\u2019immunité, la classification bactérienne; la troisième partie aux méthodes techniques d\u2019étude des bactéries (appareils d\u2019usage courant au laboratoire et leur utilisation, microscope électronique, microscopes en lumière fluorescente, colorants, colorations, milieux de culture, animaux d\u2019expérience, analyse bactériologique).De nombreux dessins, schémas, accompagnent ce chapitre de l\u2019ouvrage.La quatrième partie est consacrée à l\u2019étude des principaux microbes pathogènes pour l'homme.Chacun des germes est étudié systématiquement de la même façon : morphologie, culture, propriétés biochimiques, maladies expérimentales, constitution antigénique et méthodes de diagnostic des infections qu\u2019il provoque.On trouvera dans cette partie de Pouvrage toutes les techniques nouvelles utilisées en bactériologie, chacune d\u2019elles étant décrite d\u2019une façon aussi précise que possible.Les méthodes françaises, anglaises et américaines d\u2019analyse bactériologique de.l\u2019eau, du lait, du beurre, de l\u2019air; les procédés de titra- tion des pouvoirs désinfectants; les notions générales sur les antibiotiques et les procédés de titration de la pénicilline; quelques éléments de technique mycologique constituent la cinquième partie de l\u2019ouvrage.Enfin, des formules, des définitions, des techniques, dont l\u2019exposé ne comprend pas moins de 100 pages, complètent le volume.Les étudiants, les médecins, les vétérinaires, les ingénieurs sanitaires, les bactériologistes spécialisés, liront certainement avec profit ce livre où ils trouveront exposé, avec une très grande clarté et de nombreux détails, l\u2019état des connaissances actuelles bactériologiques.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 10948 Exposés annuels de biochimie médicale.\u2014 Publié sous la direction de Michel POLO- NOVSKI.\u2014 8e série, par MM.Z.-M.Baca, A.Boivin, P.Boulanger, A.Delaunay, V.Desreux, M.Florkin, M.Frérejacque, A.Gajdos, M.Jayle, A.Lacassagne, A.les- pagnol, F.Leuthardt, M.Machebœuf, Nguyen-Van Thoai, M.Polonovski, J.Roche, Ch.Sannié.Un volume de 370 pages, avec figures et tableaux.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1947.Ce livre rassemble 12 conférences de chimie médicale faites par des biochimistes réputés à la Faculté de Médecine de Paris.Ces conférences portent sur des sujets d\u2019actualité intéressant, au premier chef, le physiologiste et le médecin.Chapitres de l\u2019ouvrage.La synthèse biologique de l\u2019urée (F.Leu- thardt).\u2014 Déterminisme chimique des réactions cellulaires au sein des foyers d\u2019infection bactérienne (A.Boivin et A.Delaunay).\u2014 Action des vésicants et toxiques de guerre sur les protéines et les enzymes (Z.-M.Bacq et V.Desreux).\u2014 Hypothèses et expériences sur le mécanisme d\u2019action des hydrocarbures cancérigènes (A.Lacassagne).\u2014 Lésions bio- chimiques (M.Florkin).\u2014 La méthionine (M.Polonovski et A.Gajdos).\u2014 Structure chimique et activité pharmacodynamique (A.Lespagnol).\u2014 Biogénèse, métabolisme intermédiaire et élimination des hormones ovariennes (M.F, Jayle).\u2014 Les ferments jeunes, anciens et nouveaux (P.Boulanger).\u2014 Conceptions modernes sur la structure des anticorps (M.Macheboenf).Les glucosides cardiotoniques (Ch.Sannié et M.Frèrejac- que).\u2014 Les effecteurs des enzymes (J.Roche ct Nguyen-Van Thoai).Sujets traîtés dans la septième série.Quelques aspects chimiques et pharmacologiques des alcaloïdes de l\u2019ergot de seigle, par A.Stoll.\u2014 La glucoronoconjugaison, par M.Florkin.\u2014 Biochimie des antigènes et plus spécialement des antigènes bactériens, par A.Boivin.\u2014 Récentes acquisitions sur la léci- LE D | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriy A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 IPHENAN B.D.H.ASSURE L\u2019ELIMINATION RAPIDE ET COMPLETE DES OXYURES Le Diphenan B.D.H.est un anthelmintique efficace.La mort des oxyures est certaine et suit de près son administration, et s'il ne survient une réinfes- tation, on est assuré de la disparition définitive des parasites.Le Diphenan B.D.H.est atoxique et quasi sans goût.On peut, par conséquent, l'administrer à de tout jeunes enfants et même aux nourrissons.TRAITEMENT Le Diphenan B.D.H.s'administre trois fois par jour pendant sept jours.Puis une période de repos de sept jours suivie de l'administration des comprimés durant une autre période de sept jours.Après chaque cure de sept jours on donnera de | à 4 cuillerées à thé d'huile de ricin, selon l\u2019âge.POSOLOGIE Nourrissons jusqua 115 an \u2014 Le quart d'un comprimé trois fois par jour.Enfants de I, à 10 ans \u2014 Un demi comprimé trois fois par jour.Enfants de plus de 10 ans \u2014 Un comprimé trois fois par jour.Adultes \u2014 Deux comprimés trois fois par jour.Les doses ci-dessus sont considérées comme doses moyennes seulement.P Une réinfestation peut être cause de l'échec d'un traitement actif, soit que les œufs aient été transmis à la bouche par les mains ou les ongles, ou par des poussières contaminées.Des mesures efficaces de prévention sont indispensables.fi TORONTO XLV THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED CANADA 1392 thase et la cholestérolestérase sériques et pancréatiques.Leur rôle dans le métabolisme, par E.Le Breton et J.Pantaléon.\u2014 Substances synthétiques à action œstrogène, par J.Chey- mol.\u2014 Le dosage des enzymes en chimie pathologique, par J.Courtois.Biochimie du cobalt, par F.Caujolle.\u2014 Adrénaline et adré- nalinémie, par M.Rangier.L\u2019étape initiale de la biogenèse des compo:és organiques, par M.Po'cnovski.Sujets traités dans la sixième série.Les corrélations fonctionnelles entre sub- ctances stéroïdes, par R.Courrier.\u2014 La spectrographie en biologie, par G.Florence.\u2014 De la notion du temps de saignement moyen au métabolisme du médiateur chimique des exei- tations adrénergiques, par J.Roskam.\u2014 Les enzymes à censtituant métallique dissociable, par J.Roche.\u2014 Le sodium et le potassium dans l\u2019organisme animal, par P.Boulanger.\u2014 La biochimie des ptérines, par M.Polonov- ski et R.G.Busnel.\u2014 Pigments et substances antibiotiques des champignons et bactéries, par Ch.Sannié.\u2014 Quelques aspects du métabolisme du souffre chez les animaux supérieurs, par Cl.Fromageot.Sujets traités dans la cinquieme série.Données biochimiques récentes dans le domaine de la fécondation, de la sexualité et de la génétique, par P.Boulanger.\u2014 Les protéines du plasma et du sérum.Récentes acquisitions et position actuelle du problème et leur étude, par Jean Roche et Yves Derrien.\u2014 Les cénapses lipidoprotéidique*, par Michel Ma- cheboeuf.\u2014 La vitesse de sédimentation globulaire, par Max-Fernand Jayle.\u2014 Les mélanines, par Ch.Sannié.\u2014 De l\u2019hémoglobine à la bilirubine et à l\u2019urobiline, par Michel Po- lonovski et Alfred Gajdos.\u2014 Le métabolisme azoté des bactéries, par A.Boivin.\u2014 Action biochimique de l\u2019insuline, par H.Bénard.\u2014 Sulfamides et antisulfamides, par G.Tréfouël.\u2014 Histamine, Antihistaminiques, par J.Chey- mol.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, novembre 1948 Arnould MOREAUX, membre de la Société des Artistes français, lauréat d'anatomie artistique de l'Ecole des Beaux-Arts de Paris.\u2014 Anatomie artistique.Un volume de 570 pages, avec 466 figures \u2014 850 francs.Maloine, édit.Paris, 1947.Cet ouvrage est destiné aux étudiants des beaux-arts et aux candidats au professorat de dessin.Ces derniers trouveront, résumées à lur in\u2018ention, les notions élémentaires d\u2019anatomic o seuse et musculaire dont la connaissance est nécessaire à leur culture profession- ne\u2019le.Cet ouvrage, dans scn ensemble, a plutôt le caractère d\u2019un livre d\u2019anatomie que celui d\u2019un cours de morphologie humaine.S\u2019adressant à des élèves ayant déjà, du fait de leurs études préliminaires d\u2019après l\u2019antique et le modèle vivant, une première notion empliri- que des formes extérieures du corps humain, son but sera beaucoup moins de leur enseigner ce que doivent être ces formes en leur en donnant un aperçu typologique que de les inscruire du comment et du pourquoi de celles-ci en leur apprenant l\u2019anatomie de surface et ses rapports avec le modèle.L\u2019anatomie ne sera pas considérée ici comme un élément d\u2019une synthèse, mais bien plutôt comme un moyen d'\u2019analyse parfait dont la connaissance nécessaire à lartiste représente une des parties les plus importantes de la grammaire des arts plastiques.Le but a surtout été d\u2019être utile à l\u2019étudiant des beaux-arts en mettant entre les mains de celui-ci un ouvrage abondamment illustré, ct où de très nombreuses figures d\u2019anatomie, représentant la plus grande partie de l\u2019élément didactique du volume, lui faciliteront l'usage d\u2019une méthode dont il a toujours usé impliei- tement pour apprendre l\u2019anatomie.L\u2019étudiant des beaux-arts qui aspire à connaître l\u2019ostéologie et la myologie doit pouvoir en des:iner parfaitement tous les éléments, os et muscles sous tous leurs aspects, et cette connaissance, prélude indispensable de celle des fermes du corps humain, ne peut s\u2019acquérir que par un sérieux entraînement de la mémoire visuelle et par conséquent à l\u2019aide de nom- in vo Ta se 8 LL, RAS ce a CF ex Le 3 \u201c+ \"289 Ë x fol! iy i Le = À § ee 2 A, 3 = = 2 Te ÈS à , 3 Red i es ss x = a ; = = 2; > ë = of i ge = 2 SR © 4 = $ ON 2 > i 5 BE = A Fe = ë .5 i = & 5.RS 2 ze a al = = 3 x > # .2e & 03 Pa # à ee PE a od D = ts ee > 5 à A 2 5 4 7 SE = py \u20ac i 3 = By 5 = = $ Gi 5 > = sf > 4 S LÉ se SR # = © $i A i z > 4 = = Ze LS 4 di sa =.2 ¥ : (i a RS $ = Sr i ce 2 i 2 pe 78 sie 7 5 \\3 Ë = 3.> EPS 2 jus oh: À 20 3 a He 2 % 2, Rs > 7 7 4 7 7, be?7 = 5 GE tio 7 Fir Lg SFA 4 a dE N E SMOD = 5e Li ; x Zi Es Z 2 Fi 4 ei 7 emploien ag 2 7k Kes es rhumes a, la gr a 2! it hm 23% TOIRS | thme GE 23 be i % 3 C5 on de tête \u20ac 7 A gies 10 i 2 2 2 7 in Bi 7 cide acethy = 2; ge Pa loth ra aminoxide-atrop in Ée % i 5 7 5% x 5 A M OCUMENTATION COMPLETE SUR DEM » i ED c 2 5 5 E > MEDICAMENTS DE MARQUE COLLÈGE McGIL N 2027, AVENUE DU Ty 7 x fe = 2 7 7 AE GE 7 i 22 i 1394 breux exercices de dessin.L\u2019auteur a composé cet ouvrage où toutes les acquisitions se feront d\u2019abord par l\u2019intermédiaire des images, celles- ci accompagnées d\u2019un texte court et très concis destiné à lui en permettre aisément la compréhension.L\u2019élève trouvera donc dans cet ouvrage de nombreuses figures exactes en ce qui concerne la représentation des os vus sous leurs différentes faces, et il se rappellera sans cesse que I\u2019 « Ostéologie », suivant le mot de Charles Blane, «est la vraie science de artiste, et qu\u2019elle constitue le point fixe de ses études ».D\u2019autres dessins très clairs, et à caractère schématique, en ce qui concerne les muscles, le mettront à même de s\u2019initier rapidement aux éléments de l\u2019anatomie musculaire.Afin d\u2019ajouter plus d\u2019attraits à cette illustration, l\u2019auteur a cru bon de mettre sous les yeux de l\u2019élève des reproductions des dessins des grands Maîtres; ainsi s\u2019initieront-ils sans peine à l\u2019aspect de l\u2019anatomie cadavérique.L\u2019examen de ces figures, leur étude, et surtout de nombreux exercices de dessin d\u2019après ces modèles familiariseront rapidement l\u2019étudiant avec les éléments anatomiques qu\u2019il doit connaître, tout d\u2019abord, et pouvoir ensuite reproduire de mémoire.Les descriptions, en ce qui concerne la myologie, s\u2019étageront des muscles superficiels aux muscles profonds; cette méthode permettra à l\u2019artiste qui fréquentera les amphithéâtres de dissection, de suivre le programme des études adopté dans ces milieux; chaque muscle y I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 sera d\u2019abord présenté individuellement avec ses insertions, sa structure, son action et sa contribution aux formes extérieures du corps.Puis des figures d\u2019ensemble grouperont les différents muscles dans leurs rapports mutuels en une synthèse qui représentera soit tout l\u2019écorché, soit seulement différentes parties du corps humain.Là, encore, l\u2019élève devra s\u2019appliquer à posséder ces détails et à les reproduire de mémoire.L\u2019auteur à la fin de ce volume donne un aperçu de ce que l\u2019on appelle l\u2019étude des « canons » où l\u2019on considère les proportions relatives des différentes parties du corps humain; étude d\u2019essence plus subjective que réelle sans doute, mais bien propre à prémunir contre des erreurs trop choquantes, l\u2019artiste en quête de vouloir réaliser une oeuvre d'imagination.Ce chapitre, d\u2019une brièveté voulue, s\u2019abstiendra d\u2019ailleurs de conclure de l\u2019anatomie à la morphologie du corps humain et de fournir aux élèves un modèle prédéterminé des formes de ce dernier.Incertaine, subjective, irréalisable, cette détermination de la forme humaine type lorsqu\u2019elle est abordée par l\u2019homme de science s\u2019est toujours avérée pour l\u2019artiste inconciliable avec toute recherche personnelle d\u2019art ou de style.En conclusion, cet ouvrage incitera nos futurs élèves à ne pas ménager leurs efforts pour acquérir une science vraiment trop délaissée par certains peintres et sculpteurs de notre époque, science admirable et qui a nom « Anatomie ». L'UNION MÉDICALE DU CANADA - - BurLuoiN A.M.L.F.C.-\u2014- Montréal, novembre 1948 XLVIT rita rare) Ces deux nouveaux produits de Sharp & Dohme fournissent deux des sulfamidés les plus efficaces, la sulfamérazine et la sulfadiazine, sous forme de suspension à 10 pour cent, agréablement aromatisées et faciles à administrer.Les\u2019 drogues sont dispersées également dans un état de très fine subdivision et sont par conséquent absorbées rapidement.Employées séparement, la CREMOMERAZINE et la CREMODIAZINE sont équivalentes au point de vue thérapeutique, mais la dose totale de la CREMOMERA- ZINE n'est que la moitié de celle de la CREMODIAZINE.En outre, l'intervalle entre les doses successives de CREMOMERAZINE (8 heures) est deux fois plus long que pour la CREMODIAZINE, ce qui est nettement avantageux dans les cas ou il faut déranger le malade le moins possible.Employées ensemble, la CREMOMERAZINE et la CREMODIAZINE sont moins sujettes à produire la cris- tallurie ou de l\u2019obstruction rénale que l\u2019une ou l\u2019autre employée séparément, et elles peuvent être administrées avec sécurité sans y adjoindre des alcalins comme adjuvants.Lehr rapporte que l'usage d'une telle combinaison supprime les complications rénales et diminue la toxicité globale des sulfamidés.La CREMOMERAZINE et la CREMODIAZINE sont des suspensions à 10 pour cent contenant 5 pour cent d'alcool.Présentées en flacons de 1 chopine.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 5, Canada XLVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 SANATORIUM PRÉVOST 000 | La maquette ci-dessus est la façade, côté boul.Gouin, de - la nouvelle bâtisse actuellement en construction qui réunira les deux anciens pavillons.Ceux-ci sont en voie de complète rénovation et l\u2019un d\u2019eux est déjà ouvert aux malades.® Personnel hospitalier ex- | périmenté.Cures de repos.Physiothérapie compléte.L'établissement demeure toujours consacré au traitement INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Paul Larivière, Emile Legrand, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, René Dandurand, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, |.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, J.-A.Vidal.4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN.TÉLÉPHONE BYwater 2405 * Nouvelle Médication FORMULE .lodof Menthol pour la dinusile ei les infections odurer Camohre .Ampoule de 1 cc.ded votes respiratoires (En solution huileuse de 9 9 , faible acidité) e 4 the Documentation complète et échantillon sur demande REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, ,( \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\" 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL, MONTREAL BAI VU 5) Qu, pa 41 AAA LL fe gn LAN PA PE A r.L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.LT.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 ) La Librairie Beauchemin Limitze imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MÉDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS de cette revue pour tous travaux d'impression et de reliure.* Son outillage le plus perfectionné, * Son personnel des plus avisés, © Sont garantie de qualité, ® A des prix modérés.CONFIFEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.\\ AVAL ALR ALLLL ALL WLLL VAL AN LLG yy a.W LIBRAIRES \u2014 EDITEURS LIBRAIRIE BEAUGCHEMIN LIMITEE i Imprimeurs 426-430, rue ST-CABRIEL MONTRÉAL Papetiers en gros Tél.: LAncaster 4236 pourquoi les femmes qui travaillent préfèrent TAMPAX Demeurer à son poste pendant ses menstruations avec tranquillité d\u2019esprit et l\u2019assurance de bien remplir sa tâche, est l\u2019ambition de toute femme qui travaille, que ce soit dans le domaine professionnel ou commercial.C\u2019est en vue de ce résultat que plusieurs maisons industrielles, grands magasins, écoles d\u2019infirm'ères, écoles commerciales et d\u2019enseignement, services aériens, etc., ont inauguré un programme d\u2019éducation expliquant aux jeunes filles aussi bien qu\u2019aux femmes plus agées, les avantages uniques de la méthode d\u2019hygiène menstruelle TAMPAX.Le tampon TAMPAX a acquis ce point enviable, non seulement parce qu\u2019il diminue les absences au travail \u2014 mais bien parce qu\u2019il offre une protection sûre et adéquate !.2,3.4.qu\u2019il n\u2019occasionn= aucune irritation interne ou externe >.qu\u2019il élimine l\u2019odeur de l\u2019écoulement Je wrt! LÉ jo soci s TAMPAX .LA PROTECTION MENSTRUELLE INTERNE DE CHOIX.en décomposition 3 .et qu\u2019il ne peut être la cause CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD, de bourrelets révélateurs.Le petit format de TAMPAX BRAMPTON, ONTARIO.(] Veuillez m'envoyer votre documentation et des échantillons.O Les prix de TAMPAX pour usage au cabinet permet de l\u2019apporter avec soi dans le sac à main, et il est facile d\u2019en disposer.de consultation.Echantillons des trois degrés d\u2019absorption (régulier, NOM LL LL LL LL super et junior) pour besoins part culiers, (lettres moulées) envoyés avec plaisir sur demande.ADRESSE .BIBLIOCRAPHIE: 1.West.J.Surg.Obst.& Gyn., 51:150, 1943, Ville 2.Am.J.Obst.& Gyn., 46:259, 1943.3.Clin.Med.& Cee Prov.Surg., 46:327, 1939 4.Am.J.Obst.& Gyn., 48:510, P7-28 1944.5.J.A,M.A,, 128: 490, 1945, LIT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Le lait avance! FAITS \u201cRECONNUS\u201d Le Lait Evaporé Carnation est un lait particulièrement utile dans I'alimentation des bébés et les régimes spéciaux et légers.|| est: | RAFFINE A CHAUD \u2014 et forme ainsi des grumeaux fins, doux, floconneux et mous.I 2 : HOMOGENEISE \u2014 avec du gras de Ly en a en quantité! Il avance sur des tapis beurre.finement divisé qui rend roulants, glisse dans des caisses en carton et s'ache- l'assimilation facile.1 , .C\u2019est le Lait E , IRRADIÉ \u2014 pour donner une acti- mine vers les épiceries .C'est le Lait Lvapore vité vitaminique D de 400 unités Carnation, irradié pour donner une activité vita- internationales par chopine.+ .NORMALISE \u2014 pour assurer une minique D de 400 unités internationales par chopi- teneur constante en gras et en > .es .matières solides totales.ne.Les médecins qui préfèrent ce lait de confiance , , .4 ; i .STÉRILISÉ \u2014 après avoir été scellé pour la formule des nourrissons peuvent le prescrire hermétiquement.Ceci le garantit .< contre la contamination bactérienne avec la certitude que les mères pourront se le pro- et diminue considérablement le > >, .risque de réactions allergiques.curer.Qualité d\u2019abord, quantité ensuite, tel est le gla | principe qui préside a la production du Lait Evaporé Carnation, production qui, pour la première fois depuis des années, est suffisante pour satisfaire une A = = = arnatio = demande insistante.cy \u201cProvenant de vaches bien nourries\u2019\u2019 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 LIII dans la Fatigue Chronique L'attitude de maintien vicieuse contribue fréquemment à causer la fatigue chronique.Le mauvais équilibre du corps affecte l'état physiologique; provoque la tension des muscles et ligaments; dissipe l'énergie musculaire et nerveuse.L'amélioration de l'attitude de maintien soulage ces symptômes.* Ci-dessus, on voit une femme de taille élancée sans et avec le Support Spencer pour les Seins et le Support Spencer dessinés individuellement pour elle, afin d'améliorer son attitude de maintien.Remarquez comment le Spencer redresse les épaules, relève les seins ptosés, retient les organes abdominaux en bonne position, coordonne le support de l'abdomen à celui du dos, afin de rectifier l'inclinaison du bassin.Chaque Spencer que vous prescrivez est individuellement dessiné, taillé et fait pour la patiente ou le patient qui doit le porter.Pour atteindre une marchande de Supports Spencer, consultez le bottin du téléphone, sous \u2018\u2018Corsetière Spencer\u201d, ou Écrivez-nous directement.Permettez-nous de vous adresser une brochure! SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED.Rock Island, Québec.Aux Etats-Unis: Spencer, Incorporated, New Haven, Conn.En Angleterre: Spencer (Banbury) Limited, Banbury, Oxon.Veuillez m\u2019adresser la brochure \u201cComment les supports Spencer secondent le traitement du médecin\u201d.*Goldthwait, J.-E., Brown, L.-Y., NOM © oo oe ee LR A LL M.D Swaim, L.-T.et Kuhns, J.-G., Body RUE.LL LL LL LL LL ALL LA LR A aa Mechanics in Health and Disease, Ville et Province 1111110 151-11-48 247-248, J.-B.Lippincott Co., Phi- ladelphie, 1937.LULU SUPPORTS nowirve: SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins LIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BuuLerin AM.LEC.- Montréal, novembre 1948 EXTRAIT HEPATIQUE INJECTABLE (15 UNITÉS PAR CC.) POUR LE TRAITEMENT DE L\u2019ANÉMIE PERNICIEUSE L'activité de l\u2019Extrait Hépatique Injectable, préparé et fourni par les Connaught Medical Research Laboratories, est exprimée en unités et déterminée par les résultats véritables obtenus dans le traitement de l'anémie pernicieuse chez l'homme.La grande efficacité de ce produit permet l'administration de faibles doses à des intervalles moins rapprochés.En raison de la faible proportion de solides dans le produit, il est rare que l'on observe un malaise ou des réactions locales après injection.PRÉSENTATION L'Extrait Hépatique Injectable (15 unités par cc.), préparé dans les Connaught Medical Research Laboratories, se présente en boîtes contenant des fioles individuelles de 5-cc., et en boîtes contenant cinq fioles de 5-cc.Le plus grand format est destiné aux hôpitaux et aux cliniques; cependant les médecins peuvent aussi en bénéficier.CONNAUGHT MEDICAL RESEARCH LABORATORIES University of Toronto Toronto 4, Canada L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurniTiN A.M.LEF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 LV propre, rm ETT sre rr 1) ACTION TRIP les terminaisons nerveuses parasympathiques, abaisse le tonus des fibres musculaires lisses et calme la tension nerveuse et I'angoisse qui accompagnent généralement les états spasmodiques.Le Synironal \u2018Roche est le médicament de choix dans les spasmes de l'appareil digestif et des voies urinaires et dans la dysménorrhée spasmodique.Le Syntronal est présenté en dragées contenant chacune 50 mgm.de Syntropan (phosphate de [lester 3-diéthylamine-2, 2-diméthyl- propylique de l\u2019acide tropique) et 15 mgm.de phénobarbital.Echantillons à la disposition de MM.les médecins.HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE, LNTRONMAI Flacons de 30 et 100 dragées LVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BorLerin A.M.LEF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 PRINCIPALES INDICATIONS: Affections du foie et des voies biliaires (cholécystite, cho- langite non lithiasique, jaunisse hépatique, insuffisance hépatique fonctionnelle, cirrhose et congestion chronique passive du foie).FORMULE et POSOLOGIE CHOLIBILE Acide Déhydrocholique .0.25 gm.Cascara Sagrada \u2026\u2026\u2026\u2026 0.05 gm.Thiamine HCI (Vit.By) .5 mgm.par dragée 2 a 4 dragees par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.CHOLIBILE (Faible) Acide Déhydrocholique .0.10 gm.Cascara Sagrada.0.02 gm.Thiamine HCI (Vit.By) .2 mgm.par dragée 2 à 6 dragées par jour.178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté 3 la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946.i 1 | - Tasse mm L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrrTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 LVII Des 1946 le Laboratoire Bic-Chimique présentait a la profession Médicale sous le nom d= \u201c BISULFA\u201d un nouveau princ\u2019'pe de sulfarnidothérapie, ayant les avantages suivants: ® TOXICITÉ MOINDRE ® CRISTALLISATION RÉNALE RÉDUITE © EFFICACITÉ THÉRAPEUTIQUE MAINTENUE AUJOURD'HUI notre Laboratoire vous offre les comorimés \u2018\u201c\u2018 T'RISUL\u201d, marque désignant trois sulfcmidés et ayant les mêmes avantages.BISULFA BISULFA infantile 0.50 gm.(72 grs) , , Comprimés aromatisés Sulfadiazine .0.25 gm.Demi-dose Sulfathiazole .0.25 gm.TRISUL 0.50 gm.(7% grs) infantile Sulfadiazine .0.1250 gm.Sulfamerazine .0.1250 gm.Demi-d Sulfathiazole .0.2500 gm.etmi-dose.Citrate de soude 2 grains \u2014 Comprimés aromatisés LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté à la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946. [LVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtetin A.M.L.F.C.- Montréal, novembre 1948 a I NERA: Cee a RE [IRENE 3 5 à A 1 pa ; j : PE aE TIE EW TIT memes DFA a ei da SLA NE LAP rd STRELA Ks EER par jo Lhe pe 5 em sa > JA 20 CS dd BE Be Np ae oa ron] i \u2014 642) a C PRÉ Pa AR NON dE = BA A peer Fy Toa > NEO-LARYNGOBIS a définitivement rendu désuètes et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes SUPPOSITOIRES médications symptomatiques des infections aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours - | \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.POSOLOGIE : Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 à 6 ans: !/, Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.8B.O R A T.O- ale PRESENTATION: Boites de 2 suppositoires (enfants et adultes) NOUVEL ANTISPASMODIQUE SYNTHETIQUE NON NARCOTIQUE Pour le soulagement de la constriction spasmodique Un antispasmodique non narcotique.Efficace dans le soulagement du spasme de la musculature lisse des systémes circulatoire, gastro-intestinal, biliaire et urinaire.Pour administration orale: 1 - 2 comprimés de 60 mg.trois fois par jour.Pour administration parentérale: 1 ampoule de 45 mg.à répéter au besoin.Documentation sur demande 999 Dovercourt Rd., TORONTO, Ont.1410, rue Wolfe, MONTREAL, Qué. L'UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuirertN A.M L.É.C.- - Montréal, novembre 1948 LIX Direction du laboratoire Direction du laboratoire M.A.SARRAZIN Pharmacien-chimiste, Bachelier de l\u2019Université de Montréal Premier prix de Matière médicale et de Travaux pratiques de Chimie Dr R.GRENIER Médecin-chirurgien Mile LORRAINE VIDAL Technicienne médicale diplômée M.LUC CHOQUETTE Pharmacien-chimiste, Bachelier de l\u2019Université de Montréal Docteur de l'Université de Paris Mlle M.DE BELLEFEUILLE Carde-malade diplômée de l'hôpital St-Luc LABORATOIRE D'ANALYSES PHARMACIE SARRAZIN & CHOQUETTE 921 EST, RUE STE-CATHERINE, MONTRÉAL \u2014 PLATEAU 9622 Diagnostic de la Grossesse Recherche du facteur R-H Notre Laboratoire est sous la direction active et constante du docteur F.Grenier, aidé d'une technicienne et d'une infirmière diplômées.Ce personnel qualifié, disposant d'un équipement des plus modernes, est en mesure d'effectuer des analyses complètes, de préparer des glycém'es, des hémogrammes, des Zondek, de déterminer le taux de sédimentation sanguine ou le facteur Rh, ou de rechercher tel bacille dont vous soupçonnez l'existence.Le jour même, il peut vous fournir les rapports précis et détaillés qui vous sont indispensables pour l'élaboration de certains diagnostics.Voilà un serv ce qui est devenu pratiquement indispensable depuis que les laboratoires des hôpitaux sont en état de perpétuel encombrement.CYTOLOGIE DU SANG Numeration des globule S lyse srafion des globules Sang analyse EXAMEN CHIMIQUE DU SANG Globules rouges Hémoglobine Globules blancs Valeur globulaire Urée Chlorures - sang total Glycémie Chlorures - plasma FORMULE LEUCOCYTAIRE Sédimentation Calcium Polynucléaire Mét slocvt Hématocrite Cholestérol total - Esters y 5 clamyelocyles Prothrombine Temps de coagulation neutrophyles juveniles Protéines totales Temps de saignement Grands mononucléaires Myélocytes ; \u201cCPS Ce Ssaigner L Concentration des sulfa Rétractilité du caillot ymphocytes Blastes et pénicilline Résist lobulai Polynucléaires Hématies nucléées SP sistance globulaire 5 ; ; Créatinine Groupe sanguin (int) éosinophiles Plaquettes sanguines ; ; i Lo ; , Acide urique Facteur Rh Polynucléaires basophiles Anisocytose Shilling: Poikilocytose Bâtonnets (Stab) Réticulocytes Urine CARACTERES PHYSIQUES Volume en 24 hrs Réaction CARACTERES CHIMIQUES deur Densité Albumine Pigments biliaires ouleur , Dosage Acétone EXAMEN MICROSCOPIQUE ET BACTERIOLOGIQUE Sucre (après défécation) Acide diacétique Dosage Nos de lab.Aspect du dépôt Epithéliums Urobiline Sels: Leucocytes Phosphates ammon- Pus EPREUVES FONCTIONNELLES magnésien Cylindres ,! N ; , Phosphates amorphes Bactéries Calcurie 25 a 35 mor.% Albumine de Bence-Jones ; Chlorure 7 à 8 gr.% P.S.P.40 à 60% Urates Cocci Urobili N Divers Bacilles robilinogene Gl.rouges LX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF GC.\u2014 Mcntréal, novembre 1948 \u2014 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014\u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SERUMS LE VACCIN BCG PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 80% EN MILIEU TUBERCULEUX* \u2014 Préparé suivant la technique de l\u2019Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarificalions \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.\u2014 Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J, A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc.\u2026.43: 581, 1941.ALBERT CALMETTE R.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863 - 1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q.Zone 26 (sans but lucratif) \u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\"_\u2014_\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 LXI ARTICHOBY 2055 erica FRAICHES D\u2019ARTICHAUT.Maladies du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.AMINOBAINE (AMINOPHYLLINE ET OUABAINE).Insuffisances cardiaques.4 à 8 dragées par 24 heures.AMINOPHYL (AMINOPHYLLINE).Défaillances et algies cardiaques.1 à 2 dragées 3 à 4 fois par jour.CI G AR ETT ES ANTIASTHMATIQUES.Asthme \u2014 Rhume des foins \u2014 Coryza.2 a 6 par jour.DESANXYL Régulateur de l\u2019équilibre vago-sympathique.2 à 8 dragées par jour, une demi-heure avant les repas.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.S U LFO RAZI N E GRANULE EFFERVESCENT.Rhumatismes \u2014 Goutte \u2014 Antisepsie urinaire.3 a 6 cuillerées a thé par jour aux repas.VEINATONE Affections veineuses.2 a 4 dragées glutinisées par jour.J.EDDE Limitée Edifice New Birks, MONTREAL La Mercodinone Un narcotique amélioré dont l\u2019action antitussigène est supérieure à celle de la codéine et de l\u2019héroïne et qui, pourtant, se caractérise par une absence remarquable d\u2019effets secon- aires tels que nausées, constipation, rétention du sputum.Le Mercodinone (bitartrates de dihydrocodéinone) est 6 fois plus puissant (à poids égal) que la codéine.plus La Nethamine un bronchodilatateur pour relà- cher les bronchioles.Le Citrate de Soude un meilleur expectorant pour liquéfier les sécrétions.le Houveau SIROP ANTITUSSIGENE | Agréable au Goût nae exonéré se Mercodol EST D'UN GOÛT SI AGRÉABLE que vos patients \u2014 même les enfants\u2014le prendront toujours sans répugnance.It, étant compatible avec une grande variété des drogues employées comme thérapie accessoire, Mercodol constitue un véhicule thérapeutique actif, d\u2019un goût exceptionnellement agréable.Dosr\u2014Adultes, 1 cuillerée à thé; enfants, 24 à 1 cuillerée à thé.Répétez la dose toutes les trois heures et quand cela est nécessaire pendant la nuit.Mercodol est en vente dans 1& pharmacies d\u2019hopitaux et d\u2019ordonnances, en bouteilles de 16 onces et de 80 onces.COMPRIMÉS DE MERCODINONE: Comme adjuvant du Mercodol, afin d\u2019augmenter l\u2019effet narcotique, ou prescrits seuls contre la toux épuisante dans les affections pulmonaires graves.Comprimés solubles de 5 mg., en flacons de 100.\u2018\u201cMercodol,\u2019\u201d\u2019 \u2018\u201cMercodinone,\u201d et \u2018Nethamine\u201d\u2019\u2019 sont des marques déposées de The Wm.S.Merrell Company 8.MERRELE COMPANY THE WM.CINCINNATI, U.S.A.MER RENTAL Since 18525 ~ TORONTO, ONT. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuruneiN A.M.IF.C.- Montréal, novembre 1948 LXITT re SE CIRCULATION VEINEUSE \" TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MENNPAUSE 2 à 6 comprimés par = = ; & \u201cRÉGULATEUR DE LA ig 3 5 5 LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTREAL MÉDICAMENT COMPLET DE LA GRIPPE Composition : Phenacetine, Aspirine, Gelsemium, Codéine base, Vitamine C.Propriétés : Par le Gelsemium, supprime la douleur de tête, de reins, des membres: par la Codéine, arrête la toux, décongestionne les muqueuses respiratoires, facilite l'expectoration; par l'Aspirine, abaisse la température; par la Vitamine C, combat l'infection et les toxines baciériennes, stimule l'appétit.Indications: Etat grippal.Posologie : Un comprimé toutes les quatre heures, jusqu'à concurrence de cinq par jour.Présentation: Boîte de 12 comprimés.Laboratoires MIDY, Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Val ée, MONTREAL. LXV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULtemN AMLFU \u2014 Montréal, novembre 1948 CEE 3 rou cirrhose infiltration graisseuse altération fonctionnelle hépatite toxique hépatite infectueuse methischol (prononcer mé-tis-col) Association synergique de METHIONINE, de CHOLINE et d\u2019' INOSITOL dans un excipient a base de FOIE et du COMPLEXE VITAMINIQUE B.substances lipotropes qui facilitent le transfert des lipides provenant du foie vers les dépôts de graisse du corps .association destinée à la prophylaxie et au traitement spécifique des affections hépatiques curables.une cuillerée à soupe ou 3 capsules renferment : di-Méthionine .333 mgms.Choline .+.+.+ + .250 mgms.Inositol .+.166 mgms.et le complexe vitaminique B provenant de 12 gm.de foie.Présentation: Capsules, en flacons de 100, 250, 500 et 1000.Sirop, flacons de 16 onces et de 1 gallon.avantages du méthischol 1.trois éléments lipotropes efficaces.2.complexe vitaminique B du foie.3.METHIONINE, élément essentiel facilement utilisable.4.tolérance parfaite, atoxique, commode.Documentation détaillée et échantillon.U.S.vitamin corporation casimir funk labs., inc, (affilié) 250 east 43rd street, new york 17, n.y. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bur.camin A.M.L.F.C.\u2014- Montréal, novembre 1948 LXV FURONCULOSE ABCÈS ANTHRAX ACNE FOLLICULITES ORGELETS OSTÉO-MYÉLITE Laboratoires Ch.Couturieux, 79, Rue de Tocqueville, Paris.Les comprimés glutinisés de GLÉSIO agissent.dans les cas rebelles de FURONCULOSE et les diverses infections staphylococciques FORMULE: TRAITEMENT DE CHOC: Levure de Bière (extrait sec.) 0 gm.17 ., Étain colloidal .0 gm.07 15 à 20 comp.par jour toutes les Extrait sec de bardane .O gm.08 4 heures.Soufre colloidal .O gm.04 Entretien: 4 à 8 par jour.Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTRÉAL pH : 2.7 Première réalisation d'un produit détergent qui mousse - remplace le savon - et qui est acide - .a 9 intolérance aux savons et à l'eau e DERMACIDE eo a été élaboré en 1932 à l'inst1- gation et sur les conseils du professeur Darier e DERMACIDE e réalise le traitement moderne des affections cutanées - dans la plupart des cas son action est complétée par © VITA-DERMACIDE e pâte acide-grasse-vitaminée - soluble à l'eau.LABORATOIRES M.PORCHER \u2014 35, rue des Blancs Manteaux \u2014 PARIS AU CANADA : LABORATOIRES JEAN OLIVE \u2014 200, RUE VALLÉE, MONTRÉAL, P.Q. 1.XVI L'UNION MÉDICALE DUCANADA Buttënn AMILEFG.Montréal, novembre 1948 ANTIPRURITIQUE ANTISEPTIQUE CARBONIS DETERS .ULE Wane RAYS Menon C SELUTION 5 4 af Sur weet A rd Ages £ i a 7, 9 > ee 55 fg ® DIET aus s Layman & Limes Re, Lawion, 5.8.1, DORÉ Pour calmer l\u2019intolérable PRURIT- LE LIQUOR CARBONIS DETERGENS \u2014 Principe actif de la fraction antiprurigineuse et antiseptique du goudron de houille \u2014 agent thérapeutique classique en dermatologie depuis plus de 80 ans en Grande-Bretagne.\u2018Très utilisé en dermatologie, le goudron, appliqué à bon escient, est si avantageux que l'on peut juger de la compétence du dermatologiste par le succès qu'il obtient de son emploi.\u201d On peut l'employer sous forme de.l'extrait alcoolique connu sous le nom de \"Liquor Carbonis Detergens\u201d.ou on peut l'incorporer & des onguents, des pates ou des lotions.J.M.H.Macleod, M.A., F.R.C.P., London.Se vend dans toutes les pharmacies, en flacons de 3, 8 et 16 onces.Fabriqué en Grande-Bretagne par WRIGHT, LAYMAN AND UMNEY, LID.Représentants exclusifs pour le Canada LAURENTIAN AGENCIES REG'D.429, rue Saint-Jean-Baptiste, Montréal 1, P.Q. L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Bustin AMLF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 LXVII BIS-KAM-OIL TRAITEMENT RATIONNEL des affections gastro-intestinales par le poudrage DYSPEPSIES HYPERCHLORHYDRIE AEROPHAGIE CONSTIPATION OXYURASE AGENT GENERAL : \\\\= RQ Laboratoires J.EDDÉ Ltée, a du D\" Pierre ROLLAND et DURET & REMY Montréal.RÉUNIS ASNIÈRES près PARIS J.EDDÉ Limitée, Edifice New Birks, MONTRÉAL, Agents pour le Canada.HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES Anémies Convalescences Hémorragies 1 à 2 ampoules le matin à jeun dans 1/4 de verre d\u2019eau, par voie buccale.SIROP Anémies des enfants 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée Chloro-anémies à café) avant les trois principaux repas.| © 1 Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS Agents pour le Canada : J.EDDÉ L'é\u201c, New Birks Bldg, MONTREAL LXVIIT L'UNION MÉDICALE DU CANADA Buusenin AMIE.\u2014 Montréal, novembre 1948 C \u2018EST AUSSI LE RYTHME qui compte.en ce qui concerne le fonctionnement des intestins.L'Agarol suit de près ce principe.C\u2019est une émulsion exceptionnellement stable d'huile minérale médicinale pure, qui ramollit et lubrifie le bol alimentaire.De plus, il fournit une stimulation péristaltique douce, qui résulte de la diffusion uniforme de la phénolphtaléine blanche et pure dans l\u2019émulsion.Il s'ensuit un mouvement rythmique, et une évacuation alvine facile et sans effort.Un échantillon d'essai d\u2019Agarol vous sera promptement envoyé à titre gracieux, si vous en faites la demande par écrit à notre Service Professionnel.WILLIAM R.WARNER & CO., LTD, 727 KING ST.WEST, TORONTO, ONT. I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 LXIX (EXTRAIT DESALBUMINE AQUEUX DE RATE) Ampoules de 2 centicubes, correspondant 3 25 grammes de rate fraiche.Injections intramusculaires profondes massives - de 3 à 5 ampoules tous les 2 jours DERMATOSRS PRURIGINDUSES (EN PARTICULIER LES ECZÉMAS AIGUS SUINTANTS) Laboratoires des Lipides \u2014 14, rue des Minimes, Paris (3°) Laboratoires Jean Olive - 200, Rue Vallée, Montréal, P.Q.I ANEMIES, TROUBLES DE LA CROISSANCE ET DE LA MINERALISATION, TUBERCULOSES (modificateur de terrain) \u2019 0 \u2019 0 .dans ofolhenafie eplenique [IPOSPLÉNINE EXTRAIT LIPIDIQUE DE RATE (SOULA) Ampoules Injectables eo Comprimés e Gouttes eo Phospho-Calcique Granulé e Sirop La nate eat a element blanc ce gue le foie cer aux hematéce.LABORATOIRE DES LIPIDES LABORATOIRES JEAN OLIVE 14 rue des Minimes, PARIS 3e 200 rue Vallée, MONTREAL LXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 INES et \u2018 3 AO ! £5 ) i A & 1) | li ih a UN \\ l a ih 1 n WHS OAD \\ AS @ STOPPER est souvent plus facile a dire qu\u2019a faire @ STOPPER est désormais presqu\u2019aussi facile à faire qu\u2019à dire quand il s\u2019agit d\u2019arrêter une hémorragie.GELFOAM*, éponge de gélatine hémostatique résorbable, arrête rapidement le saignement dans nombreuses variétés de conditions chirurgicales.Le suintement superficiel, le saignement des capillaires et des petites veines, les hémorragies succèdant aux résections cèdent rapidement à son action hémostatique.Découpé ou modelé selon la forme désirée, appliqué ensuite avec ou sans addition de thrombine, le GELFOAM peut être laissé \u201cin situ\u201d où il se résorbe sans causer de réaction.*Nom Dépose Gelfoam 384, Rue Adelaïde, Ouest alpiohn! @ Médicaments de qualité depuis 1886 terowro, TENTE I UNION MEDICALE DU CANADA -\u2014 Bustin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 LXXI BLESSURE TRAVERSANT LE NEZ DE PART EN PART Greffes cutanées supportées par moulages plastiques avec pansement au Tulle Gras Contention par bandes d\u2019Elastoplast FICHE MEDICALE.\u2014 Le 18 juillet 1944, le patient a subi une blessure traversant le nez de part en part.L\u2019examen révéla une perte considérable de tissu mou de chaque côté, mais il restait sur l\u2019arête un lambeau continu d\u2019un demi-pouce de large.Les bords de la plaie furent excisés le 28 juillet.On fit ensuite deux moulages plastiques pour soutenir une greffe cutanée, prévenir l\u2019adhérence des surfaces dénudées et assurer la perméabilité des voies nasales.Un lambeau cutané frontal convoyé par un lambeau recourbé dans la région de l'artère temporale gauche fut élevé et, avant suture des lambeaux, des greffes découpées au dermatome furent placées sur le moulage pour réunir les muqueuses.Un pansement au Jelonet fut appliqué, maintenu par bandes d'Elastoplast.26 août 1944.Section du lambeau frontal.30 novembre 1944.Greffe osseuse au nez.T juin 1945.Excision des replis et des cicatrices.Voie aérienne gauche perméable.13 septembre 1945.Réduction de la largeur de la base du nez.Redressement des saillies charnues.27 juin 1946.L'examen démontra que toutes les greffes étaient bien prises partout et que les voies nasales étaient complètement perméables.Ces détails et Ces gravures proviennent d'un cas authentique.T.|.Smith & Nephew Ltd, de Hull, Angleterre, ont le privilège de publier cet exemple typique parmi bien d\u2019autres où leurs produits ont été employés avec succès.Le Jelonet (tulle gras) est une gaze pour pansements, imprégnée de petrolatum et de Baume du Pérou, à un pour cent.Il est indiqué comme pansement pour les greffes épidermiques et dans le traitement de blessures, de brûlures, etc.Le Jelonet est stérilisé et prêt à servir, il est offert en boîtes contenant une bande continue de 8 verges ou en 36 morceaux mesurant 3 34\" x 334\u201d, SMITH & NEPHEW LIMITED 378 ouest, rue Saint-Paul, MONTREAL 1, P.Q. LXXII [UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AM.LF.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Dans le Laboratoire de Recherches sur la Peau de Procter & Gamble: le pH-métre de Beckman sert à déterminer l'effet du savon sur le pH de la peau.Les Yeux qui Surveillent cet Instrument Veillent Effectivement sur la Peau Sensible de Bébé L'AIDE du pH-métre de Beckman et d'autres instruments de précision, les études se poursuivent incessamment dans le Laboratoire de Recherches sur la Peau de Procter & Gamble.C'est ainsi que le choix des ingrédients du Savon Ivory et l'établissement de la formule de fabrication se font sur une base scientifique.Puis, pour compléter le cycle du contrôle, les laboratoires d'usine de P & G soumettent Ivory à 216 épreuves distinctes au cours de la fabrication .pour obtenir la certitude scientifique que chaque pain de savon rencontre les exigences sévères établies à la suite de recherches.Les experts scientifiques contrôlent ainsi constamment la pureté et la douceur pour lesquelles Ivory est célèbre.Un seul souci guide leurs efforts.le soin de la peau dé licate de Bébé.Car il faut qu'Ivory soit assez pur et assez doux pour les bébés et que son emploi (répété des millions de fois par jour) sur leur peau particulièrement sensibls offre toute sécurité.Le soin Ivory de la peau est le plus célèbre au monde! 99 #*/,00% pur Il flotte Fabriqué au Canada L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 Le Catgut Curity offre tous les avantages les plus évidents des bons fils à sutures \u2014 douceur, souplesse, résistance à la rupture plus que suffisante, et uniformité.Tout cela peut être constaté au toucher.Mais le Catgut Curity possède en outre une propriété invisible qui est d\u2019une importance primordiale en chirurgie: c\u2019est celle d'offrir une résorption prévisible.Pour cette raison, vous pouvez ligaturer les plaies avec une efficacité soutenue et une grande marge de sécurité \u2014 vous n\u2019avez qu\u2019à employer le fil a sutures Curity de la bonne grosseur et du degré de chromi- cisation convenable.Un produit de ' (BAUER & BLACK) Division de la Kendall Company (Canada) Ltd., Toronto, Ontario dau ~ La résorption prévisible n\u2019est pas une propriété acquise du jour au lendemain.Elle représente des années de recherches dans les Laboratoires de fils à sutures Curity, sur les propriétés chimiques et physiques du Catgut, et c\u2019est le point culminant des nombreux perfectionnements apportés par Curity au traitement du catgut.C\u2019est pourquoi les Fils à Sutures Curity répondent parfaitement à tous vos besoins.Faites-en l\u2019essai et constatez-le par vous-même.Nom déposé au Canada LXXIII Nouveaux facteurs vitaminiques dans les aliments en boites U COURS des dernières années, beaucoup de chercheurs ont étudié le rôle des nouvelles vitamines B complexes dans l\u2019alimentation des mammifères.Il a été démontré, par des expériences sur des animaux, que la biotine, la pyridoxine et \u2018\u2018\u201cl\u2019acide folique\u2019?étaient essentiels (1).\u201cL\u2019acide folique\u201d\u201d s\u2019est aussi avéré efficace pour le traitement de la sprue et de certaines autres formes d\u2019anémie humaine (2,3).Bien que le rôle physiologique de ces nouvelles vitamines, et les quantités essentielles à l\u2019homme ne soient pas encore bien définis ou complètement connus, ils le seront probablement dans un avenir rapproché.En attendant, nour signalons la répartition de ces facteurs vitaminiques dans des aliments.Le tableau ci-dessous indique dans quelles proportions ces éléments nutritifs se trouvent contenus dans les aliments typiques en boîtes (4).L\u2019on se propose, dans les recherches futures, d\u2019obtenir des renseignements plus complets sur la valeur de la biotine, de la pyridoxine et de \u201c\u201cl\u2019acide folique\u201d\u2019 contenus dans cette importante catégorie d\u2019aliments.Teneurs en Pyridoxine, Biotine et \u2018Acide Folique\u201d\u2019 des Aliments en Boîtes (Recalculées sur la base de portions de quatre onces (113 grammes).) Pyridoxine Biotine \u201cAcide Folique\u201d Moyenne en Microgrammes Nombre Facteur L.Casei.Moyenne en Microgrammes Facteur S.Lactis Moyenne en Microgrammes Moyenne en Microgrammes Produits d\u2019Echantillons par Portion par Portion par Portion par Portion Asperges vertes 10 34 1.9 6.6 10.1 Haricots verts n 36 1.5 3.3 8.7 Carottes 10 25 1.7 1.5 4.6 Blé d'Inde jaune 10 77 2.5 1.9 6.3 Jus de Pamplemousse 11 16 0.3 0.6 1.4 Péches 9 18 0.2 0.6 1.7 Petits Pois 10 52 2.4 19 5.0 Saumon 10 147 11.1 2.9 7.8 Epinards 10 68 2.6 8.4 23.4 Tomates 10 80 20 3.0 6.1 (1) Nutrition Reviews 4,163 (1946) (2) Nutrition Reviews 4,11 (1946) (3) Am.J.Pub.Health 37,688 (1947) (4) Journal of Nutrition 31,347 (1946) AMERICAN CAN COMPANY KENTVILLE « MONTREAL « HAMILTON » TORONTO + WINNIPEG « VANCOUVER as ares FLUOROSCOPE VERTICAL Le fluoroscope le meilleur au prix le plus bas.Capacité: 10 Milliampères à 88 Kilovoltmax.Marche sur 110 volts, 60 périodes et ne demande aucune installation électrique spéciale.Cette unité comprend: un châssis vertical renfermant le tube à rayons X et le transformateur hau- te-tension; un contrôle; un écran fluoro:copique Patterson B-2 dimensions 12 x 16; un interrupteur à pédale et tous les câbles de connections nécessaires.Sur demande, nous fournissons un équipement pour orthodiagramme, adapté au fluoroscope. LXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrnvin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novembre 1948 L'HOMOGÉNÉISATION DES ALIMENTS POUR BÉBÉS FACILITE LEUR DIGESTION Le procédé d'homogénéisation de Libby modifie avantageusement la forme matérielle des aliments tamisés et, en en brisant les parois cellulaires pour libérer les éléments nutritifs, il augmente de beaucoup leur digestibilité.Des expériences comparatives, pour déterminer le travail imposé à l'appareil digestif pour digérer les légumes en purée et homogénéisés, indiquent que le temps requis à l'évacuation alvine des légumes est de 86% moins long dans le cas des légumes homogénéisés.Il en résulte que les aliments homogénéisés peuvent être assimilés sans fatigue pour l'appareil digestif délicat du bébé.Les aliments tamisés et homogénéisés de Libby sont bien tolérés, et cela dès l\u2019âge de six semaines.Les aliments tamisés et homogénéisés Libby pour bébés ont une valeur nutritive remarquable.Un tableau indiquant l\u2019analyse nutritive de ces aliments est a la disposition des pédiatres et des médecins qui en feront la demande a Libby's, Chatham, Ontario.Epinards Betteraves Carottes Courges Pois Légumes avec boeuf et orge Pois, carottes, épinards Soupe aux légumes Soupe au foie Compote de pommes Pommes et pruneaux Pommes et abricots Péches LIBBY, McNEILL & LIBBY OF CANADA, LIMITED, CHATHAM, ONTARIO.Légumes avec bacon et orge Pouding a la cossetarde SEULS LES ALIMENTS LIBBY\u2019S POUR BEBES SONT HOMOGENEISES CELLULE NUTRITIVE AVANT L'HOMOGENEISATION.A noter que la substance nutritive est emmurée dans une enveloppe de cellulose indigeste que ne brise pas le tamisage.Les sucs gastriques à l\u2019état latent de l\u2019estomac du nourrisson ne peuvent pénétrer la paroi de cellulose, ce qui fait perdre la substance nutritive essentielle.Des aliments non digérés s'engagent dans le gros intestin où ils peuvent fermenter et provoquer des troubles sérieux.CELLULE NUTRITIVE APRÈS L'HOMOGÉNÉISATION.À noter que l\u2019enveloppe de cellulose indigeste a été brisée et uniformément dispersée.La substance nutritive a été libérée pour favoriser une digestion rapide.Le danger de troubles intestinaux causés par la fermentation d'aliments partiellement d'gérés est quasi éliminé, et le bébé reçoit plus de substances nutritives pour la même quantité d'aliments.LE PROCÉDÉ D'HOMOGÉ- NEISATION DE LIBBY\u2019S BRISE les parois cellulaires, libére les éléments nutritifs et les disperse d'une façon parfaitement homogène.PULVÉRISE les cellules indigestes et les fibres coriaces.EXPOSE les aliments à l'action des sucs digestifs sur une surface considérablement accrue, et facilite ainsi la digestion.AUGMENTE la disponibilité de la teneur nutritive, facilitant de la sorte son utilisation.LMP 7-4 Supérieure pour le soin de la peau des bébés.NOUVELLE LOTION JOHNSON POUR BEBES AR = eg = LOTION JOHNSON Pour BEBES ST fohmonfohmon A = LIMITED MONTREAL x = vo ee, AR 0 ys vena OUI, c\u2019est un produit nouveau \u2014 mais qui a toutefois été mis à l\u2019épreuve pendant deux ans dans un hôpital connu, sur des centaines de nourrissons.Cette nouvelle Lotion Johnson offre une méthode supérieure et plus sûre pour enrayer ou empêcher l\u2019irritation de l\u2019épiderme chez les bébés.Les résultats de ce traitement si simple, avec cette lotion onctueuse, blanche et antiseptique, indiquent que celle-ci est très efficace pour aider « 2 .[XN js > .à éviter la fièvre miliaire ou en diminuer le nombre de cas.Des clobules d'huile de l\u2019ordre du micron (100Ox) apparaissent dans une pellicule discontinue de Lotion Johnson pour Bébés.La Lotion Johnson pour Bébés est une émulsion homo- tomicrographie) est laissée sur l\u2019épiderme de l\u2019enfant.gène d\u2019huile minérale pure et d\u2019eau, avec addition d\u2019un Ceci permet à la sueur de se dégager et à la chaleur antiseptique bénin (hydroxy quinoline).Après l\u2019éva- de s\u2019échapper normalement par rayonnement, donc poration de l\u2019eau, une pellicule discontinue (voirlapho- danger moindre d\u2019irritation cutanée.GRATIS! Postez ce coupon pour un flacon d\u2019essai! De mm mm \u2014 ps ae Dem fm BS PE Gm he PE mm ES PES Da ms fa pe pe Se U.M.-118 Johnson & Johnson Limited, Division des Produits pour Bébés, 2155, boulevard Pie IX, Montréal.Veuillez m\u2019envoyer, gratuitement, une bouteille d\u2019essai de la Lotion Johnson pour Bébés.» ++ + + + + + + + + + 5 + # \u20ac + » + 6 + + # + 2 5 » » + «+ + @ 3 + +6 #4 + » + + 4 à + + + 4 + +4 + + + 6 #6 6 + #9 + + = + 8 + 8 8 00 EXXVIIE L'UNION MÉDICALE DUCANADA Butters AML FC Montréal, novembre 1948 Le Collège Mopal des Médecins et Chirurgiens du Canada FORMULEZ VOTRE DEMANDE MAINTENANT POUR LES EXAMENS DE 1949! Les règlements stipulent que toutes les demandes doivent être envoyées quatre mois avant la date de l\u2019examen, c\u2019est-à-dire en juin 1949, mais il est à souhaiter que cette formalité s\u2019accomplisse plus tôt.Les examens suivants auront lieu en 1949: ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE, ou en MÉDECINE en appuyant sur les spécialités suivantes: dermatologie et syphiligraphie, neurologie et/ou psychiatrie, pédiatrie et radiologie.ASSOCIE (FELLOW), EN CHIRURGIE, ou en CH'RURGIE en appuyant sur les spécialités suivantes: neuro-chirurgie, obstétrique et/ou gynécologie, ophtalmologie, chirurgie orthopédique, otolaryngo- logie et urologie.CERTIFICAT dans les spécialités suivantes: anesthésie, dermatologie et syphiligraphie, chirurgie générale, médecine interne, neurologie et/ou psychiatrie, neuro-chirurgie, obstétrique et/ou gynécologie, ophtalmologie, chirurgie orthopédique, otolaryngologie, pédiatrie, pathologie et/ou bactériologie, médecine physique, chirurgie plastique, hygiène, radiologie diagnostique et thérapeutique, chirurgie thoracique et urologie.Copies des règlements concernant le titre d\u2019Associé et le certificat des examens, de même que des bulletins de demande peuvent être obtenus en s'adressant au: Secrétaire Honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada.Votre tâche \u2014 et la nôtre: CONSTITUER UNE BASE SOLIDE Vos soins attentifs donnent aux enfants cette structure osseuse et dentaire saine, si nécessaire à une croissance normale.Nous sommes heureux de prendre une certaine partie de cette responsabilité en vous fournissant le Lait Evaporé Nestlés \u2014 reconnu par le Monde médical comme élément essentiel pour une «ossature robuste ». CAPSULES Chaque capsule équivaut à une cuillerée et demie à thé d'UPNOS liquide ou quatre grains et demi de diéthylamino-barbital.Insomnie Neorweuse Une capsule un peu avant le coucher; répéter après 30 minutes si nécessaire.SUPPO-PHYLLINE avec UPNOS Chaque suppositoire contient: Théophylline éthylénediamine .35 gm.Diéthylamino-barbital (Upnos) .20 gm.Indiqué dans l'asthme et dans la congestion des voies respiratoires accompagné d'insomnie.BOITES DE 10 SUPPOSITOIRES | DESEERGERS MONTREAL toe CANADA SUPER-CONCENTRATION DES VITAMINES niABEN Chaque comprimé contient: © Chlorure de thiamine \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.15 mg.Riboflavine ressens 15 mg.> Nicotinamide .on 30 ma.Chlorure de pyridoxine .2 mg.Pantothénate de calcium .10 ma.Choline 30 mg, Methionine oe.50 mg, Acide ascorbique \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 75 ma.Indications: Débilité générale, états nerveux, fatigue, perte de poids, névrites.Posologie: Un comprimé RA chaque repas DESBERGERS MONTREAL mm Ltée too CANADA \u201cMn 50 comprimés LT shea ve com No Primé conti Ro Wi oe i La ee Te 1s mg.ind de pyridoxine mg.0 cntethanate de\u2019 donne DE 1 mo.CE Acide vie - +.mg.Le pide sacorbiaue ee 60 mg.ih bs thérapeyq CU\" 75 mg et, Bénérale, lave ques ent dans Migue, perte de aque .\"com, Noun \"PO.ou Serarimé apes re.(Mon gg\u201d fe cat in \u201ceAmines (Pyridosif omime n'a pan Choline)\u201d gaps : Das encore êté érable © mel li rl se TH ADA LL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, novernbre 1948 LXXXI Don 12 2 tablets with water.Full \u201coe EOS will be found un teats = M5 dose.9 tablets, Ben 1a7 Comprimés avec de l'esg, .Qthidienne g Comprimes, , me WE compar L1D, Windase, OW, Les contrôles complets qui régissent la fabrication de l'Aspirin assurent une efficacité uniforme.En tout, plus de soixante-dix vérifications et essais différents sont faits au cours de la fabrication du mieux connu de tous les analgésiques.La renommée de l'Aspirin, et son acceptation comme l\u2019amalgésique pour usage à la maison, font l'objet d'une surveillance jalouse.Dans l'une des plus belles usines de produits pharmaceutiques au monde, où l'Aspirin est fabriqué, l'excellence est le prototype de qualité. EXXXIL L'UNION MÉDICALE DUCANADA BureemiN AMLPFO.- Montréal, novembre 1948 DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITÉ INFANTILE Par la Qualité de nos Produits LIT LA BANQUE CANADIENNE NATIONALE Lunoltes.veves oplalmiques Oo Examen de lavue| o ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTE DOPTOMETRISTES ET QPTICIENS DIPLOMES BUREAU CHEZ MONTREAL est la banque du public aussi bien que la banque des hommes d\u2019affaires.Le gérant de succursale se tient a votre entière disposition, qu\u2019il s'agisse de dépôts, d'emprunts personnels, de remises, de recouvrements ou de toute question d'ordre financier au sujet de laquelle vous désireriez le consulter.Actif, environ $380,000,000 536 bureaux au Canada 66 suceursales à Montréal © The Borden \u2018Co.Ltd.Bien sur que je connais un aliment pour bebes, tres protéiné et contenant peu de matieres grasses!\" s'exclama Elsie, la Vache Borden \u201cC\u2019est mon nouveau Dryco amélioré \u2014 un aliment à base de lait, scientifiquement flexible, uniquement conçu pour l\u2019alimentation infantile.\u201cDryco est fait avec du lait complet de qualité supé- rieure pulvérisé puis déshydraté et du lait écrémé sans aucune substance non lactée sauf de la provitamine À et ; de la vitamine D.h > MO On as ane snr sees on HOY ae \u201cLes formules standards de Dryco fournissent 40% plus =: | NET WEIGHT 1 POUND OR 653 GRAMS | de protéines et 50% moins de matières grasses que les wy \u20ac formules standards de lait ordinaire, et ont une bonne DrycO = a teneur en vitamines A, Bi, B2, et D et en sels minéraux A = 3 4 LA ; importants.fn 5 Ing Ap BE ORIGINAL 0 0.\u2018\u201cDryco se dissout rapidement dans l\u2019eau chaude ou We ee AT ED INFANT Fo La froide.Il peut être employé seul, avec un hydrate de Re ; Se a ee \" we hy ur yo Fz carbone, avec du lait, ou avec du lait et un hydrate A move a , iW : de carbone.© THe sono comeany A a ah) + in ty Th \u201cTous les pharmaciens ont du Dryco ou peuvent \u2018s\u2019en procurer\u2019\u2019.: Nouveau DRYCO Amélioré \u2014 aliment très protéiné \u2014 contenant peu de matières grasses \u2014 pour bébés Aliments Borden\u2019s pour Formules © Mull-Soy\u2014 aliment émulsifié, à base de fèves de soya ® Lait Protéiné en Poudre Marque C.M.P.© Lait à l'Acide Lactique en Poudre C.M.P.® Lait Evaporé Borden's ® Klim\u2014Lait complet en Poudre THE BORDEN COMPANY, LIMITED.Division des Aliments pour Formules \u2014 Spadina Crescent, Toronto 4, Ontario pre | 1 \u201cUne épreuve de présomption, à la fois simple et sûre d\u2019un usage courant pour le diagnostic du diabète.\u201d * CLINITEST LA MÉTHODE DE DÉTECTION DU SUCRE URINAIRE, AU MOYEN DE COMPRIMÉS ET SANS CHAUFFAGE ; PROCEDE SIMPLE \u2014 \u201cMon expérience du Clinitest m\u2019a convaincu sans l\u2019ombre d\u2019un doute, que cette méthode est la plus simple, au point \u2019 Clinitest \u2014 simple, rapide, de format compact, commode \u2014 est vendu de vue de la manipulation.\u201d t par lintermédiaire des sources i «rr.d\u2019approvisionnement pharmaceuti- ¢ PRODUIT SA PROPRE CHALEUR \u2014 \u201cLe comprimé-réactif, connu ques.et médicales habia sous le nom de Comprimé Clinitest pour le sucre urinaire.engendre de la chaleur par sa dissolution; ainsi est éliminé le recours a la source de chaleur externe.\u201d * Nous pouvons désormais fournir gra- *Kasper, J.A.et Jeffrey, I.A.: A Simplified Benedict Test of Glycosuria, tis, sur demande, les cartes d\u2019identité Amer.J.Clin.Pathology, 14: 117-21 (nov.) 1944.qui assurent la protection de vos *Haid, W.H.: The Use of Screening Tests in the Clinical Laboratory, diabétiques.J.Amer.Med.Tech., 8: 606-11 (sept.) 1917.; (eos, mi I BETAGEN VITAMINE B COMPOSEE ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES COMPOSITION Chaque once contient: Tonique et Aliment 1,000 U.I.de Vitamine B: (Chlorure de Thiamine) N : 1 mgm.de Riboflavine ervin avec les autres facteurs de la Vitamine B Complexe.Bs, Bs, Bs et Be Lécithine d'œufs \u2026 1/16 gr.Pertes d'energie et d'appetit \u2014 Anémie Avénine .1/30 ar.Glycérophosphates Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux.de Sodium .8 ars » de Calcium .4 grs rr ers de Potassium .4 ars Déséquilibre nerveux.de Strychnine \u2026\u2026 1/60 gr.La Cie CANADA DRUG CO., Montréal | 5 i à | NIISEPSIE DURABLE L'antisepsie la plus efficace peut être viciée, surtout en obstétrique, par ré- infection avec des organismes pathologiques.Le but, donc, doit être non seulement de détruire les organismes 30% de \u2018Dettol\u2019 badigeonné et laissé séché grossièrement contaminé, sur la peau intacte, la rend insusceptible à une nouvelle infection du streptocoque pyogènes pendant RECKITT & présents, mais de rendre les surfaces au moins deux heures.* traitées intenables à ceux qui, plus *Cette découverte expérimentale (J.Obstet.Gynaec.Brit.Emp.Vol, 40 No.6) est confirmée en pratique obstétrique depuis plus de 10 ans.\u2018D ETTO L' L'ANTISEPTIQUE MODERNE tard, pourraient les atteindre.La protection que procure \u2018Dettol\u2019 est prolongée.À moins d\u2019être lavé ou Reckitt & Colman Ltd.By Appointment Suppliers of Antiseptics to H.M.the King.MONTREAL M21F mn COLMAN (CANADA) LTD., DIVISION PHARMACEUTIQUE, PAR MILLIERS .LES BEBES ONT REAGI AU Lait \u201cFARMER'S WIFE\u2019 Ecrémé à 50% .irradié .concentré L.mamans s'en remettent à leur médecin sur le choix du meilleur lait pour le bébé.Le lait \u2018\u2019Farmer\u2019s Wife' est déjà avantageusement connu parmi les médecins, les gardes-malades, et dans les hôpitaux comme un lait idéal pour les enfants normaux et les enfants délicats.C\u2019est pourquoi tant de médecins recommandent \u201cFarmer's Wife\u2019.Sa faible proportion de gras le rend plus digestible.Il est une excellente source de Vitamine D: 400 Unités Internationales par pinte reconvertie, ce qui est une plus grande protection contre le rachitisme.Il contribue au développement de \\ bons os et de bonnes dents.Veuillez écrire pour obtenir de la documentation et une carte-formule. LXXXVI UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burverin A.M.LF.C.- Montréal, novembre 1948 Dans l'insuffisance cardiaque avec oedeme En présence d\u2019une insuffisance cardiaque avec œdèmie el congestion du foie, une injection intraveineuse de DECHOLIN SODIUM sera des plus efficaces pour provoquer une diurèse modérée et augmenter considérablement l\u2019action diurétique des mercuriels.POSOLOGIE ET MODE D'EMPLOI: Le déhydrocholate de sodium (Decholin Sodium) constitue le seul sel biliaire que l\u2019on peut employer avec sécurité en thérapeutique intraveineuse.Comme diurétique, on injectera 10 cm?(2 gm.) de solution de DECHOLIN SODIUM par voie intraveineuse.La même dose peut s\u2019administrer simultanément avec 1 ou 2 cm* d\u2019un diurétique mercuriel.La solution des deux produits sera mélangée dans la seringue.Decholin Sodium Nom déposé aux Etats-Unis (DEHYDROCHOLATE DE SODIUM) AMES COMPANY OF CANADA.LTI.TORONTO 4, Ontario.reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la , .COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.\\ AGENTS CANADA DRUC.CO.MONTREAL = -\u2014- POSTE VACANT On demande un médecin pour une opération forestière de la compagnie Canadian International Paper, située à Pentecôte, Qué.Doit être bilingue, canadien-français de préférence.Chirurgie générale préférable mais non essentielle, doit cependant pouvoir faire de la pratique générale et la chirurgie d'urgence.Bon salaire garanti en plus des revenus provenant de la pratique privée.Logement disponible.Pour de plus amples informations, prière de s'adresser à Gérant des Relations Industrielles, Canadian International Paper Co.Edifice Sun Life, Montréal, Qué. TABLE DES ANNONCEURS Pages Abboit Laboratories Ltd, .XXXIX - XL American Can Co.20040 ee LXXIV Ames Company of Canada Lid.(Clinitest) .LXXXIV Ames Company of Canada, Lid.(Decholin Sodium) LXXXVI Anglo-French Drug Co.(Acquisitions nouvelles en thérapeutique) .202020 0440442200 ee 0 ea ee ee XLII Ayerst, McKenna & Harrison Ltée .XIX - XX Banque Canadienne Nationale .LXXXII Bauer & Black (Curity) .civ.LXXIII Bayer Co.Ltd.(Aspirin) -.in.LXXXI Borden Co.Ltd, The (Dryco) .10.\u2014 LXXXIII Bristol Laboratories of Canada, Ltd.(Flo-Cillin \u201c96'\") XXXVIII British Drug Houses (Canada) Ltd.The (Diphenan B.D.H.) XLV Burroughs Wellcome & Co.(Dexn') «voor.XV Burroughs Wellcome & Co.(\u2018Physeptone\u2019) .XXI Canada Drug Co.(Betagen) .2000000 LXXXIV Canada Drug Co.(Pavéral) 0000000400 LXXXVI Canadian Tampax Corporation Ltd.(Tampax) .LI Carnation Company Ltd.(Le lait avance!) .LI Casgrain & Charbonneau Ltée (Asthmagyl) -\u2014 (Cedraphyl) «viii e LL ea a a a ae aa a XXXIV Casgrain & Charbonneau Ltée (Amya-Bis) \u2014 (Rectocrine) XXXV Collège Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) .LXXVIII Connaught Medical Research Laboratories (Extrait hépatique injectable) «+ vienna LIV Compagnie Ciba Ltée (Priscol) .2002000 XXVII Cow & Gaie (Canada) Ltd.(Lait \u201cFarmer's Wife\u201d) .LXXXV Denver Chemical Manufacturing Company, The (Epreuve \u2018Eclair\u2019) «viii ee XXV Dohow Chemical Company.The (Auralgan) \u2014 (Otosmosan) ++ vv vv vee ee eee ee eee XXXIII Eddé.J.Limitée (Artichobyl) \u2014 (Aminobaïne) \u2014 (Ami- nophyl) \u2014 (Cigarettes antiasthmatiques) \u2014 (Desanxyl) \u2014 (Pluriglandine) - (Sulforazine) \u2014 (Ve natone) .LXI Eddé.J.Limitée (Bis-Kam-Oil) \u2014 (Hémostyl) .LXVII Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.(Destruction rapide) ee Première page de la couverture Frosst, Charles E.& Co.('Ostoforte\u201d) +.IV Frosst, Charles E.& Co.(\u2019Orchistérone-M\u201d additionnée de \u2018\u2019Beforte\u201d) .20204 04 La ee ea ae aa aa a nana LA: IX Herdt & Charton, Inc.(Anabile) .12001020000 XLIV Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .000 XLVI Herdt & Charton, Inc.(Camirol) .1121120111 XLIX Hoffmann - La Roche Ltée (Syntronal \u2018Roche\u2019) .LV Institut de Microbiologie et d\u2018Hygiène de l'Université de Montréal (Le vaccin BCG) .11121111110 0 LX Johnson & Johnson Ltd.(Lotion pour bébés) .LXXVII I.J.Joubert Ltée .LXXXII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Cholibile) .LVI Laboratoire Bio-Chimique Inc.(\u201cB'sulfq\u2019 \u2014- (\"Trisul\u201d) .LVII Laboratoires Désautels (Vitogyl) .XXVI Laboratoires Desbergers-Bismol (Œstrilin) .Quatrième page de la couverture Cr th ee ss se Este es ae eae Pages Laboratoires Desbergers-Bismol .LXXIX - LXXX Laboratoires Grimauit (Dilatrane) .1110.XXII Laboratoires Jean Olive (Glésion) \u2014 (Dermacide) \u2014 (Vita- Dermacide) .000002 LL ea eat aa aa La LL LXV Laboratoires Jean Olive (Dermosplénine) \u2014 (Liposplénine) LXIX Laboratoires Lafayette (Néo-Laryngobis) \u2014 (Profenil) .LVIII Laboratoire Lancet Ltée (Apivéne) .XXIV Laboratoires Poulenc Frère (Dycholium) .Cee ieee Deuxième page de la couverture Laurentian Agencies Reg'd.(Liquor Carbonis Detergens) LXVI Lederle Laboratories (Ledercillin) «.XVII Leeming Miles Co., The (Sulfate de benzédrine) .XXXVI Libby.McNeill & Libby of Canada, Ltd.(L'homogénéisation des aliments pour bébés facilite leur digestion) .LXXVI Librairie Beauchemin Limitée .L Mead Johnson & Company of Canada Ltd.(Oleum Percomorphum) .Troisieme page de la couverture Merck & Co.Ltd.(Streptomycine) .I Merck & Co.Ltd.(Pyridium) -.V Merrell Company, The Wm.S.(Mercodol) .LXII Millet, Roux & Cie (Spasmosédine) .XII Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Ltd.(Constituer une base solide) .A LL LXXVIII Numotizine, Inc.(Numotizine) .XXVIII Pharmacie Sarrazin et Choquette (Diagnostic de la gros- PO AAA LIX Philie, Albany (Examen de la vue) .LXXXII Procter & Gamble (Ivory) .LXXII Reckitt & Coleman (Canada) Ltd.(\u2018Dettol\u2019) .LXXXV Reed & Carnrick (Canada) Ltd.(Méprane) .XXX Rougier Freres (Xantophen) .III Rcugier Frères (Digitaline Nativelle) .XLI Sanatorium Prévost .XLVII Sharp & Dohme (Canada) Ltd.(Crémomérazine) \u2014 (Crémodiazine) 20000 an a Lana, XLVII Shuttleworth Chemical Co.Ltd., The E.B, (Scilexol) .XLII Smith & Nephew Ltd.(Jelonet) .LXXI Spencer Supports (Canada) Ltd, (Supports Spencer) .LIII Squibb, E.R.& Sons of Canada Lid.(Crysticillin) .XI Upjohn (Gelfoam) .ouiiiii i LXX Usines Chimiques du Canada Inc.(Adrésyncain) .LXXXVII U.S.Vitamin Corporation (Méthiscol) 010102010000 LXIV Vichy France (Vichy Célestns) .covvun II Vinant Limitée (Proveinase Midy) \u2014 (Antigr\u2018ppine Midy) 1.2 1400 e Lee e ea La La Lea a LL aa LXIII Vinant Limitée (Spartoval) \u2014 (Sparto-Camphre) \u2014 (Génisténal) .0 LL La LL XVI Vinant Limitée (Pulmo-Bailly) .XVIII Warner & Co.Ltd., William R.(Agarol) .LXVII Wingate Chemical Co.Ltd., The (Glycinate ferreux MRT) XXIX Wingate Chemical Co.Litd., The (D.H.FE.45) .XXXVII Winthrop-Stearns Inc.(Néo-Synéphrine) .XXIII Wyeh & Bros.(Canada) Ltd., John .XXXI - XXXII X-Canada Ltd.(Fluoroscope vertical) .LXXV a LXXXVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA BettemiN AMLFOC.PSS NO OUI tot } L\u2019injection intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est non seulement la « méthode idéale » d\u2019administrer les salicylates et les iodures; mais encore elle UN semble être la seule également bien tolérée par tous les sujets.Elle est le plus sûr et le plus prompt moyen d'obtenir des résultats tangibles dans l\u2019administration de ces deux médicaments.+ L\u2019injection de SAL-IODUM V ALOR est a la fois indolore | SPECIFIQUE et sans danger, les médicaments, étant introduits instantanément dans le courant circulatoire, ne subissent pas l\u2019action de sucs gastriques et de plus fortes doses sont tolérées; leur élimination est rapide et ne cause aucune irritation du filtre rénal.| D U 11 nous suffit de mettre sous les yeux du médecin les services gae la médication intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est appelée à rendfe et d\u2019en signaler les bienfaits si grands et si remarquables.C\u2019est, au RHUM ATISME dire d\u2019un grand nombre de cliniciens distingués, la meilleure médication dans les cas de Rhumatisme aigu et chronique, dans la Goutte et toutes les fgrmes d'Arthritisme.Posologie: Une injection (20 cc.) peut être donnée tous les deux jours, jusqu\u2019à l\u2019obtention des résultats désirésu\u2014 £ tillons sur demande.- oe TA CA, ZT a 2 CEA CCE à INR re , pe oP Sl al ITT] ere egg \" w \u201c sovare se asia (ELI IIIT BE Fag Tags.A MONTREAL \u2014 EEE SL i DES CAS SEMBLABLES S'OBSERVENT dans nos CONTRÉES Le rachitisme grave existe encore \u2014 même sous des climats ensoleillés L'alimentation infantile, si riche aujourd'hui en vitamine D, porte à croire à la disparition du rachitisme.Cependant, le rachitisme, même déformant, se rencontre encore: en sont une preuve irréfutable les trois cas contemporains représentés ci-haut, provenant de trois régions différentes des Etats-Unis.Deux d'entre eux ont toutefois bénéficié de plus que la moyenne d'heures de soleil nécessaire.Ces trois sujets n'ont reçu aucun antirachitique pendant les deux premières années de leur existence.Il est donc évident que le soleil n\u2019a pas eMpéché le rachitisme.Dans d'autres cas de rachitisme, l'huile de foie de morue fut administrée d'une façon insuffisante et seulement durant les mois de l'hiver.: L'OLEUM PERCOMORPHUM combat le rachitisme d\u2019une façon simple, efficace et économique Cette puissante source de vitamines À et B naturelles, employée régulièrement dès les premières semaines après la naissance, empêchera non seulement un tel stigmate de rachitisme, illustré ci-dessus, mais encore d'autres vices de conformation apparents du squelette pouvant entraver une bonne santé.Quels sont les parents qui ne seraient pas heureux d'acheter cette protection! Et, cependant, la dose prophylactique moyenne de l'Oleum Percomorphum coûte moins d'un sou par jour.En outre, puisque l'Oleum Percomorphum se mesure en gouttes, il est facile de l'administrer et les nourrissons l'acceptent volontiers.C'est une assurance de l'administration régulière de la vitamine DUNE NÉCESSITÉ IMPOSÉE PAR LA GUERRE L'Oleum Percomorphum 50% est maintenant connu sous le nom d'Oleum Percomorphum 50% avec Viostérol.Son efficacité demeure la même, c'est-à-dire qu'il contient 60,000 unités de vitamine À et 8,500 unités de vitamine D par gramme.I est constitué d'huile de poissons percemorphes, de viostérol et d\u2018huile de foie de poissons, source principale de vitamines À et D.Au moins 50% du contenu de ces vitamines est tiré d'huile de foie de poissons percomorphes (tout particulièrement du \u201cXiphias gladius\u201d, du \u201cPneumatophorus diego\u201d, du \u201cThunnus thynnus\u201d, du \u201cStereolepis gigas\" et autres espéces du méme genre).MEAD JOHNSON & COMPANY OF CANADA Limited, BELLEVILLE, ONT. ( Fi ESTROGENES NATURELLES ACTIVES PAR VOIE BUCCALE > OESTRILIN os le DESBERGERS id Ny 143 Chag ancy Loma 150 \u20ac ES Retin, Ploeg, Woy de GS RIL SIMPLE fife ha eme, al Ll ES ot BL Mitre 5 ingm ou Fog A Coin ting, 5e En Fe RRYA, $ or 3) > 43 © Whthae tn fi avec PHÉNOBARBITAL el: ing 44 Ç des > INDICATION: PERTURBATIONS DE LA MENOPAUSE Posologie : Un à trois comprimés par jour.DESBERGERS Hmitée BIOLOGISTES CHIMISTES PHARMACIENS MONTRÉAL CANADA "]
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