Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Janvier
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1949-01, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ES Tome 78 \u2014 Numéro 1 MONTREAL, JANVIER 1949 Bulletin de l'Hlssociation des adedecing de Langue Jrangaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) M Union lBDédicale ou Canada / (Revue mensuelle fondée & Montréal en 1872) Beuxieme congres végional de (A.ML.F.\u20ac., a Chicoutimi i 4 ADMINISTRATION les 2, Set À juin 1949 SECRETARIAT ET SECRETARIAT mins Dentrr sites tae ARIA SIAL 1e 2 5 tii 52 128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph se\u201d.0.\u2018 2 oo 22.0%\u2019 0: ses Québec Montréal % OS\" nes ee + 6e se 0 Je, dee Tél.: LAncaster 9888 Au bénéfice du patient Le but élémentaire de la science médicale est d'aider le patient à recouvrer et à maintenir sa santé.La seule solution à ce problème semble être un service médical compétent et un traitement approprié.Eli Lilly and Company (Canada) Limited collabore avec le médecin et protège le malade en fabriquant des produits pharmaceutiques et biologiques de choix.La publicité et la distribution de ces préparations sont dirigées aux seules fins professionnelles.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO te, - N Ne./ BR 7 NN x S \u20ac =, J f - = f il 0 = = = > / = = ABAISSE TAUX de = = 2; NTATION 5 A St DIME = = rah admi i = 201 ot xante = montre lus = nistre den eu sdi- =; -hui une L'épreu ne di minut 3 mm.pificativ e l'arthrit e rhu- 9 mentatio! 438 m .e ON, -® .\u201cDr De an ROB » Vo No 2 : /0 : : > : : : ; ee : : \u2018 ou :A, Journal\u201d \u2026.LE & se + : 2 ve : es LX] : : : ; IN .ml 3 E hal Montréal ULENC pr Le I\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Un Auxiliaire Efficace pour le Traitement de Certains Tynes de Tuberculose L'expérience clinique indique que la Streptomycine, comme auxiliaire de la thérapie ordinaire, est l\u2019agent chimiothé- rapeutique le plus efficace pour le traitement de certains cas de tuberculose.Dans des cas choisis, la Streptomycine s\u2019est avérée efficace pour abréger la période d'invalidité.La forme nouvelle et améliorée de ce 3; ! Grom Stroptomye STREPTOMYCIN (BALCON CHLORIDE COMPLIL a under the supervision of à 99,564 ORsult eccompunying cirtuler.WANG Store below 15° C 59 F1 ny, 108 4 Wotan Ose; Pa: og ; Ab 28/48 p- -.eux agent antibactérien \u2014 la Streptomycine Merck (Complexe Chlorure de Calcium) \u2014 fournit ces trois remarquables avantages: 1 Pureté accrue \u201cD minimum de douleur après Vinjection efficacité uniforme. SOMMAIRE BULLETIN Edouard DESJARDINS \u201c L'union qui s'impose plus que jamais .3 Hermile TRUDEL Le deuxiéme congrés régional a Chicoutimi .5 © © ® Pierre LEPINE Le problème de la poliomyélite et l'orientation des recherches .7 Claude BERTRAND Les céphalées: une classification du point de vue neuro-chirurgical .12 A.CODOUNIS Sur l'évolution et le diagnostic radiologique différentiel des anévrismes pariétaux du cœur .LL 26 Léopold MANTHA Contribution personnelle à l'étude du traitement de l'arthrite rhumatis- male par les sels d'or .Lin a LL 35 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique | Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre & jeun.Cystites.\u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.ro > \u2019 Un verre le soir.» Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. III L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurrTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 SRNR, cites e.trait i = (ep e a (ei = mee 3 5 as ni TE TRA T- QUE Lk PART ONT-U JEN SUPERIEUR 25 RO Il ® ou |] NL Li RS nu RTICULES DE FF s 3 je Le IL) wi PF uw LO poy DE-CHL YDRIQUE, LT 10 3h NT UNE COUCHE OLAT LATU 5 LENCE = ICE DYSPEPS EG ES ne, be rN on ig H ER ULCER {el} % 7 ae ROUGIER FRERES - 350 RUE LE MOYNE - MONTREAL écialités de prescription médicale EE SOMMAIRE (Suite) RECUEIL DE FAITS G.PINSONNEAULT Transformation d'une lésion précancéreuse en lésion cancéreuse à la suite d'une biopsie .etat La a La aan 49 Ulysse FORGET Lithiase de la glande sous-maxillaire .0 Sl Réal DORE Glande thyroïde .AA 54 ÉDITORIAL Roma AMYOT La vitamine B;» serait-elle la principale substance antianémique des extraits de foie?.LL AAA LL 64 Prix annuels du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada 65 Pour les cas où le régime alimentaire habi- : FORMULE: tuel renferme suffi- ;\u2018 Dans la dose quo- samment de vitamine Dans chaque tidienne moyenne A et de vitamines du : capsule (4 capsules) .Vitamine D .50,000 unités int.200,000 unités int.groupe B po * > Vitamine A .1,666 unités int.6,664 unités int.OSTOFORTE Vitamine B, (chlorhydrate .(S.E.C.No 651 \u2018\u201cFROSST\u201d) de thiamine) .0.67 mg.2.67 mg.Chaque capsule contient Riboflavine (vitamine Bs) \u2026 1.00 mg.4.00 mg.50.000 ites int.de Niacine (acide nicotinique) .6.67 mg.26.67 mg.vitamine D.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT : Le Composé PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).d\u2019Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne a .Posologi doivent pas être donnés aux DOSE: Jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Charles &.Frosot &Co.MONTREAL CANADA À AVANTAGES IMPORTANTS 1 dans le traitement des infections 4 des voies urinaires La Ma ndel an à nex est de plus en plus reconnue comme un antiseptique urinaire de choix, parce qu\u2019elle offre six avantages remarquables: 1 réaction prompte \u2014 On obtient cliniquement une stérilisation des urines dans un espace de temps qui ne dépasse pas trois à six jours.: 2?efficacité clinique \u2014 Des études soigneusement analysées ont révélé une proportion élevée de résultats heureux \u2014 74 pour cent dans une série de 200 cas,! et 83 pour cent dans une autre série de 63 cas.\u201d champ d\u2019action antibactérien très étendu \u2014 La MAN- DELAMINE est d\u2019une efficacité certaine contre les bactéries le plus fréquemment rencontrées dans les infections courantes des voies urinaires.sûreté \u2014 L'administration de la MANDELAMINE ne comporte à peu près pas de danger de réactions toxiques, de telle sorte qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de trier soigneusement les patients ni de les surveiller étroitement.simplicité \u2014 Le traitement à la MANDELAMINE n\u2019est pas compliqué \u2014 pas d\u2019acidification additionnelle, habituellement \u2014 pas de restrictions diététiques \u2014 pas de réglementation quant aux liquides.b acceptabilité \u2014 La commodité du traitement rend la coopération du malade plus facile.La posologie est simple: 3 à 4 comprimés par la bouche, trois fois par jour.MANDELAMINE Marque de l\u2019Hexydaline .(Mandelate de Methenamine) Présentation: Comprimés à revêtement entérique de 0.25 Gm.(3% grains) chacun, dans des flacons de 100, 500 et 1000.1.Carroll, G., and Allen, N.H.: J.Urol.55: 674 (1946).2.Kirwin, T.J., and Bridges, J.P.: Am.J.Surg.52: 477 (1941).*Le mot MANDELAMINE est la marque de commerce enregistrée de Nepera Chemical Co., Inc.NEPERA CHEMICAL CO, INC.MERCER & CI.Limited Seuls Distributeurs MONTREAL so em SOMMAIRE (Suite) MÉDECINE SOCIALE ET HYGIÈNE Adélard GROULX La situation actuelle de la tuberculose a Montréal .67 CONSULTATIONS AUX PRATICIENS Cholécystite et spasme coronarien .70 Streptomycine et tuberculose .ALL 70 Syphilis et traitement .LL LL a La LL LL LL LL 71 © © e \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1880 .î 73 ANALYSES.112111 LL LL La La aa a at Lan La aa 75 MÉDECINE Role des médications sympathicomimét ques dans le déterminisme des états de mal asthmatique (75).Relation de cause à effet.Application au diagnostic et au traitement (75).Glomérulo-sclérose intercapillaire (75).PHTISIOLOGIE La vaco nation contre la tuberculose par le B.C.G.dans les pays scandinaves (76).Le pneumopéritoine comme traitement de la tuberculose (76).GASTRO-ENTÉROLOGIE Les hémorragies et les ulcérations gastriques par lésions de l'appareil cérébro-spinal (76).La duodénite du D» et les problèmes qu\u2019elle soulève (77).CHIRURGIE Traitement chirurgical de la pers stance du canal artériel (78).PÉDIATRIE L'hypervitaminose D (79).ANATOMIE PATHOLOGIQUE L'importance de l'ostéonécrose dans la maladie de Kôhler II (81).Effets histopatho- logiques du gaz moutarde sur les tissus hématopoïétiques normaux et néoplasiques (81).SOCIETES .oo 83 Société Médicale de Montréal: séance du 5 octobre 1948 (83); séance du 19 octobre 1948 (84); séance du 2 novembre 1948 (86).Réunion scientifique du bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 28 octobre 1948 (87).NOUVELLES .2.202202 L La a ea a AR ds ea La ea ea a a nana aan 101 REVUE DES LIVRES .122200 020 LL aa eee aa ee aa aan 122 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 VII Vue à vol d'oiseau des vastes usines Sandoz à Bâle, Suisse.Pour mieux servir le monde médical canadien .\u2026.la fameuse firme suisse Sandoz Ltd., fabricants de spécialités pharmaceutiques, a élargi considérablement le cadre de son activité au Canada.Par la voie directe d\u2019une firme canadienne autonome, les fameux produits dus aux recherches originales de Sandoz dans les domaines de la phytochimie et de la chimie synthétique, pourront être obtenus désormais beaucoup plus rapidement.Les mêmes standards élevés de pureté, de constance et de stabilité qui ont caractérisé les spécialités Sandoz dans le passé, continueront d\u2019être appliqués rigoureusement par la nouvelle firme.Et, comme dans le passé, les produits Sandoz seront présentés exclusivement aux médecins et aux pharmaciens.A partir du 1er janvier 1949, toutes demandes de renseignements et d'échantillons cliniques ainsi que toutes commandes doivent être adressées à SANDOZ PHARMAC EX LIMITED 391 OUEST, RUE ST-JACQUES « LA.3908 « MONTREAL, P.Q.SANDOZ S49-2F \u2014 \u2014 ym \u2014 dS mt owed wd Sw Sut weed Gand un Se wy Sm te \u201cem mm wd Cv sé et a \u2014 \u2014 a vet vel a ed to ed sd ea in i md Sg Wo rt van nd Sd maf oe] Sud ve me mt mr mr né 2 RS AP = x Us + Games 9 dans les annales pharmaceutiques canadiennes.Elle marque la fondation, par feu Charles E.Frosst, de la maison qui porte maintenant son nom .soit la réalisation d\u2019un idéal qui n'a jamais été perdu de vue: l'élaboration de produits pharmaceutiques canadiens de qualité à toute épreuve et répondant aux demandes les plus rigoureuses de la profession médicale.La stricte observation de cette ligne de conduite se reconnaît par la confiance toujours grandissante que placent les médecins et les pharmaciens en Ja Compagnie.Le dernier demi-siècle a été témoin de progrès considérables dans la pharmaceutique.Nous envisageons avec honneur le privilège de prendre part aux découvertes que l'avenir nous réserve et qui se traduiront en un accroissement des bienfaits de la science médicale envers l'humanité.Chartes &.Frost &Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA BULLETIN A.M.L.F.C.-\u2014-Montréal, janvier 1949 t 1949 rtd tre tres ue C'est en 1899 que s établit la maison Charles E.Frosst & Co.dans de modestes locaux du square Dufferin.Dès 1905.l'établissement s'était développé au point de nécessiter l'addition de l'édifice du 101 de la rue Lagauchetière ouest.Notre propre édifice.moderne et à trois étages.situé au numéro 3571 rue St-Antoine.fut achevé en 1926.La fabrique et les laboratoires de recherches ont été agrandis régulièrement afin de répondre aux besoins d'une fabrication toujours croissante; un nouvel étage fut ajouté en 1930.suivi d'autres agrandissements en 1941, en 1944 et en 1947.Charles & roost & Co, MONTREAL CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLetiN AMLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 XI ulfathérapie locale sûre dans les infections bucco-pharyngiennes L'efficacité et la sécurité que l\u2019on trouve dans la White\u2019s Sulfathiazole Gum ont été nettement démontrées par son emploi clinique.EVFICAUE La mastication d\u2019une seule dragée, pendant une heure, maintient une forte concentration salivaire efficace de sulfathiazole d\u2019une moyenne de 70 mg.pour cent.A J l/ Rk Û Même à doses massives, l\u2019absorption du sulfathiazole par l'organisme est pour ainsi dire négligeable.La quantité qui pénètre dans le sang est si faible que les réactions toxiques sur l\u2019organisme sont évitées.L'action antibactérienne locale est prolongée \u2014 le véhicule, sous forme de gomme, agit comme \u201créservoir\u201d pour le médicament qui s\u2019en dégage lentement.Présentation: En boîtes à coulisse pour ordonnance, de 24 dragées \u2014 scellées individuellement dans un ruban transparent.Chaque dragée contient 3.75 grains (0.25 gm.) de sulfathiazole.lfathlazole gum CHIMIOTHÉRAPIE LOCALE SÛRE WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Bulletin de l\u2019Association des (Dédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union liDédicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, À.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzemiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 XIII Attendue depuis longtemps PÉNICILLINE À ACTION PROLONGÉE POUR INJECTION AQUEUSE .UNE FOIS PAR JOUR A Crusticillin.Pénicilline G procaïnique pour injection aqueuse de Squibb Présentant tous les avantages de la pénicilline à action prolongée sans les désavantages des produits dont on disposait jusqu\u2019à présent.Ses indications sont les mêmes que celles de la pénicilline dans l\u2019huile et la cire.UNE INJECTION Une seule injection intramusculaire de 300,000 unités d\u2019une suspension aqueuse de CRYSTICILLIN maintient un niveau thérapeutique dans le sang PAR JOUR pendant 24 heures chez la majorité des malades \u2014 et pendant 36 heures chez environ la moitié d\u2019entre eux.MINIMUM DE La CRYSTICILLIN ne contient ni huile ni cire.Par conséquent, l\u2019injec- DOULEUR tion intramusculaire occasionne un minimum de douleur.FACILITE La CRYSTICILLIN s\u2019administre facilement en suspension aqueuse au , moyen d\u2019une seringue et d\u2019une aiguille ordinaires, qu\u2019il n\u2019est pas néces- D\u2019ADMINISTRATION saire d\u2019assécher.Le risque de blocage de l\u2019aiguille est réduit au minimum et le nettoyage est facile.DEMEURE STABLE A l\u2019état sec, la CRYSTICILLIN demeure stable pendant 12 mois.Une SANS suspension aqueuse stérile peut se conserver à la température de la chambre RÉFRICÉRATION pendant une semaine sans perte sensible de son activité.La CRYSTICILLIN est présentée en fioles fermées avec un diaphragme en caoutchouc perforable, contenant de la pénicilline G procaïnique sèche avec une quantité minime d\u2019agents dispersifs et stabilisateurs efficaces et non toxiques \u2014 devant être mis en suspension dans un diluant aqueux stérile.| Fioles multidoses de 1,500,000 unités * Marque de commerce enregistrée.POUR DOCUMENTATION, S'ADRESSER À E.R.SQUIBB & SONS CANADA LIMITED 2245, RUE VIAU, MONTREAL SQUIBB un pionnier du développement scientifique et industriel de la pénicilline XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise Ou Canada Fondée & Québec en 1902 Anion ADEdicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Richard Gaudet Vice-présidents: Jean Saucier et Gustave Lacasse Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.Richard Gaudet, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Jean Saucier.COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston): Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018ex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. Pour de nombreuses femmes ayant dépassé la quarantaine.une œstrogénothérapie appropriée peul non seulement apporter un soulagement physique aux effets épuisants de la ménopause, mais, résultat encore plus important, ouvrir de nouvelles perspectives de vie.Et cependant, il ne suffit pas qu'un tel miracle se produise de façon temporaire; ses bienfaits doivent durer sans que s'imposent l'ennui et les frais d'injections trop fréquentes.C'est parce que la DI-OVOCYLINE:# satisfait si parfaitement ces exigences qu'elle est devenu l\u2019œstrogène de choix chez un nombre considérable et sans cesse croissant de praticiens canadiens.Son emploi épargne à l'organisme l'alternance périodique d\u2019une délicience ou d'une abondance hormonale et lui fournit une quantité constante et suffisante d'œstrogène.Une seule injection de DI-OVOCYLINE tous les 14 à 21 jours contrôlera les symptômes chez la majorité des patientes ménopausées.Enfin, étant un dérivé d'une hormone œstrogène naturelle, elle offre l'avantage additionnel de procurer au patient une sensation de bien-être.S'obtient dans toutes les pharmacies en ampoules de 1 cc.et en flacons multidoses de 10 c.c.oO .en Moliming: therapy a ne oct! - \u2014 End erine Ble? LORSQUE LA THERAPIE # INDIQUEE Ciba met à la disposition de la profession médicale deux préparations d'hormone androgène synthétiques, chimiquement pures et dont la puissance, l'efficacité et l\u2019économie sont nettement prouvées: PERANDREN\u201d, la marque Ciba de propionate de testostérone, la plus puissante substance à base d\u2019hormone sexuelle mâle dont on dispose pour injection parentérale.Là où l'on désire un effet local intense PERANDREN peut être obtenu sous forme d\u2019onguent comme un testostérone pur qui est fabriqué spécialement pour emploi cutané.METANDRENE*, la marque Ciba de méthyltestostérone qui exerce son activité hormonale lorsqu'elle est administrée par la voie sublinguale ou digestive.On la présente sous forme de LINGUETTES METANDRENE dont I'absorption se fait par la muqueuse sublinguale directement dans la grande circulation, obviant ainsi partiellement à un manque d'activation de la part du foie, ou encore sous forme de COMPRIMÉS METANDRENE, qui sont faits pour être avalés.me m3 Mew eae Re 1 = or L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 XVII eu se pres 2 = 2 i = BN > RN SH 2 .RD A Nn RA » S RR SS NN 3% ss eue a SH =., .Ÿ $ ® .se .a & = SN + Ph & NER Fas $5 Ne 3 = + # J 2 § = # se se i w \u20182 # aif os an oe a se A A a WY she\" E ass Aus Ë a oe Th Ves oN oe Ae soV wo ob ano® a Ww pe eV so Xe pes gs y oe av \\es : a NA 8 Zz a çosf 4, od 5 © 7% 5% po 2 NW eal D a > > 24] i i a £P we Mt; 2 ee Cong PR DE 5, o coM a 500 ET 100 5% a a nese: 2 or XVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 OFFICIERS ['Essociation des (Médecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GENERAL Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.e SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.Chs VEZINA, Québec.A.-L.RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.J.-A.LECOURS, Ottawa.J.-E.PERRAS, Hull.COMITÉ DU XIXe CONGRÈS A.-L.RICHARD, président.J.-A.VIDAL, ler Vice-président.Richard GAUDET, 2e \u201d J.-A.DENONCOURT, 3e J.-B.JOBIN 4e \u201c A.FONTAINE, Se \u201c G.LACASSE, sén., be \u201d J.-A.LECOURS, Secrétaire, 538, avenue King Edward, OTTAWA, Ont.J.-E.PERRAS, Trésorier, 192, rue Principale, HULL, P.Q.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, J.-H.LAPOINTE, Albert Chs-N.DeBLOIS, 1 A, JARRY, Chs VÉZINA.PAQUET, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.1948 BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.1948 BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta .1950 BELIVEAU, P., Méthégan, N.-E.1948 BIBAUD, B., Valleyfield, P.Q.1948 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal BLANCHET, Roméo, 54 avenue Laurier, Québec 19 BOHEMIER, Anatole, 3425, rue Saint-Hubert, Montréal 1948 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal 1950 BROUSSEAU, L.-P., Malartic, P.Q CARON, Sylvio, Mastai, Québec .1948 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1950 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.1950 D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1950 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée.Québec .1948 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.1948 DUBE, Edmond, 6055, rue Saint-Denis, Montréal .GAUTHIER, C.-A., 5315, St-Louis, Québec .950 GAUTHIER, Henri-E., Woonsoket, R.I.950 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1948 LACHANCE, Wilfrid, Chicoutimi, P.Q.1948 LAFRAMBOISE, J.-M., 692, St-Patrice, Ottawa .LAROCHELLE, J.-R., Manchester, N.H.LEBEL, M.-H., 3646, rue Laval, Montréal LEMIEUX, J.-R., 17, rue Ste-Ursule, Québec .1 MANSEAU, Georges, 244a, rue Principale, Ville Saint- Laurent, P.Q.1 MICHAUD, R., 170 est, rue Laurier, Ottawa MILOT, J.-D., 1017, Stafford Road, Fall River MORRISSETTE, Pierre, Saint-Georges, Beauce, P.Q.\u2026.ev at es a ees PELLETIER, A., Winchendon, Mass.19 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.POWERS, A., 11, Front, Hull, P.Q.RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.ROULEAU, J.-M., Saint-Crégoire, Co.Nicolet, P.Q.SMITH, Pierre, 300, carré Saint-Louis, Montréal .SORMANY, Albert, Edmunston, N.-B.19 TANGUAY, R., Sudbury, Ont.TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Riviéres, P.Q.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont. 2 La A RETIRE >: lk oh c A eR N PES a+ - Fi Lu - 7 A > - La + SEP : 2 ; 2H Ro AN Di des Ë E 3 a et 5 a = P ue à FIN A BR - ey NN A \u2026 ES we PES A, Elly ; a ¥ 7 a \" A 2 K N a Pa [TR Jak 8 % = RY NE Le pO q SE: .#.I re 0 oR fr pT IY) à 0 BA A 8 A A y x 8 » NOE citing.uth fh a 5 Fa 3 pr 3 bn EP K : Cen y Es ?' VEE fF VE cui 3 PRE.J * By > D = B A A ri pp\u2019 =n « d + a = A URI ve (PETER a SACARETS est un produit gréable accepté les enfants_ par Comprimés agréablement aromatisés pour faciliter administration aux enfants de remédes au gout désagréable.Sous forme de brique, peut facilement se diviser en deux.Pour étre mastiqué ou écrasé dans un peu de liquide.Présentation: flacons de 100, 500 et 1000.Echantillon de chacun de ces produits sera envoyé dans un coffret, sur demande.sm Pharmaceutiques EE ah aD @ Mowatt & Moore Ltd @ mn PRODUITS PHARMACEUTIQUESY ILE SRE MONTREAL .#\" XX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 EEE TRAITEMENT DE LA TOUX SUPPOSITOIRES RECTOCRINE @ Succinate de Benzyl et Sodium @ Camphosulfonate de Sodium ® Carbonate de Gaiacol @ Sulfogaïacolate de Potassium @ Aminophylline @ Vitamine B, Deux formules: Enfant \u2014 Adulte Présentation : Boîtes de 12 suppositoires Echantillon et littérature sur demande à Messieurs les Médecins seulement.SPÉCIALITÉ DES LABORATOIRES [ASGRAIN & [HARBONNEAU \u201cUNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MEDICAL\" QUEBEC MONTREAL OTTAWA Puissante médication des carences de vitamines (Xi) BÉMINAL are: Préparation recommandée poûx corriger le déséquilibre alimentaire causé par l'insuffisance prolongéeNu régigs® ou une maladie organique.Pris avant ou apres l\u2019intervention chifürgicale, ou durant la phase aigue ou la convalescence des maladies, le \u2018\u201cBéminal\u2019\u201d avec Vitamine C (Fortis) peut largement contribuer à hâter la guérison.Il se montre aussi très utile pour rétablir l\u2019équilibre alimentaire chez les alcooliques chroniques.Chaque capsule dure renferme: Chlorure de thiamine .25 mg.Riboflavine .12.5 mg.Niacinamide .cc.100 mg.Pyridoxine .ccccecvnnns 1 mg.d-pantothénate de calcium 10 mg.Vitamine C (acide ascor- bique) .ccooeriiiieennnnn.100 mg.Bouteilles de 30 et 100 capsules \u201cBÉMINAL\u201d\u2019 - facteurs de la vitamine B AVEC FER ET FOIE- CONCENTRE - INJECTABLE (FORTIS) GRANULES - COMPOSE - INJECTABLE - LIQUIDE - COMPRIMES tie tte a can mom etl.a me.es L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN \\MA AC.Montréal.jinvar 1949 des infections buccales et pharyngées i) Je) SONY RPC TA 0 0 A \" reo NCR, FR RED, FE RAY ec PS 0 OR - ER va EC LB AS RIAN Sor x ra \u20ac MALLS 1 ~ x 4 + T3- V5 ÉSÉ : ad Tae Les Pastilles \u2018Cillenta\u201d procurent d'excellents résultats dans le traitement de diverses formes de l'infection de Vincent affectant la bouche et la gorge.Leur emploi en chirurgie buccale, avant ou après l'intervention, tend à maintenir l'asepsie de la région.Lorsque la douleur est un facteur important, on recommande la formule No 859 pour l'effet anesthésique qu'elle produit grâce à son contenu en benzocaine.ACTION LENTE No 850-\u20141,000 unités int.de pénicilline par pastille.ACTION RAPIDE No 849\u20141,000 unites int.de pénicilline par pastille.No 859\u2014-5,000 unités int.de pénicilline plus 2.5 mg.de benzocaine par pastille.No 860\u201410,000 unités int.de pénicilline par pastille.Bouteilles de 20 et de 100 pastilles Autres présentations: COMPRIMÉS, TABLETTES SOLUBLES, POMMADE, COMPRIMÉS (ENFANTS) SUCRE SANGUIN MGM.PAR 100cc.DE SANG 200 180 160 140 | 120 100 | + BURROUGHS WELLCOME & CO.\u2018La Globine Insuline avec Zinc L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLueTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Heures 3 6 12 Présentation au Médecin Canadien de la préparation d'Insuline à L\u2019Action Intermédiaire.15 18 21 24 27 oe eo vo INSULINE \u2014 =m [NSULINE PROTAMINE GLOBINE INSULINE AVEC ZINC GLOBINE INSULINE AVEC ZINC \u2018WELLCOME\u2019 \u2018Wellcome\u2019 arrive au Canada, non pas comme préparation non éprouvée \u2014 mais plutôt comme une dont l'efficacité est prouvée.Dans un rapport au Canadian Medical Association Journal, Rabinovitch et al déclarent: \u201cLes informations compilées à date indiquent bien que la venue de globine insuline marque un avancement précis.Son adjonction aux insulines déjà en usage dans le traitement du diabète sucré est donc amplement justifiée.\u201d1 e D'\u2019action intermédiaire, la Globine Insuline est plus lente que l\u2019Insuline non-modifiée, et plus rapide que l\u2019Insuline Protamine Zinc.L'effet apparaît en moins de deux heures, s\u2019accentuant régulièrement pour atteindre un niveau tel entre la Sième et la 16ième heure qu\u2019il offrira un maximum d\u2019activité durant la période de rationnement d\u2019hydrate de carbone.L'activité décroît la nuit, réduisant ainsi la possibilité de réaction nocturne.Après 24 heures, l'effet est à peu près nul, ce qui (THE WELLCOME FOUNDATION évitera l'effet cumulatif que pourrait produire la dose du lendemain.: Toute tendance à l\u2019hypoglycémie se produirait donc au milieu de l'après-midi alors que le patient pourra facilement s\u2019en rendre compte et la corriger.Globine Insuline ne cause pas de réactions locales ou d\u2019allergie d\u2019importance.Globine Insuline avec Zinc \u2018Wellcome\u2019 est présentée en flacons de 10 cc., 40 et 80 unités par cc.Acceptée par The Council on Pharmacy and Chemistry, American Medical Association.Fabriquée pour Burroughs Wellcome & Co.(The Wellcome Foundation Ltd.) par The Wellcome Research Laboratories, Tuckahoe, New York.1.Canad.M, Assn.J.55:5935 (June) 1947.\u2018Wellcome\u2019 marque cle fabrique enregistrée.q g LTD.) MONTREAL XXIIT ; XXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueniN AMLEF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 RON m pu \u201c ANTI-URIQUE TYPE\u201d EC = a _.2 à 4 cuillerées à caté par jour.CE CE CE GC C CE CE > ai CG E LABORATOIRES DE LA PIPÉRAZINE MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EX* DE MARRONS PRINCIPES D'INDE PRAIS STABILISE ACTIFS LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL RECHERCHES sur La NUTRITION TT Depuis plusieurs années, Lederle a investi des fonds importants et consacré un temps considérable à des travaux de recherches relatifs aux états de carence alimentaire.Dans de nombreux cas, ces recherches n\u2019ont abouti qu\u2019à des impasses.Il est arrivé cependant \u2014 pour le plus grand bien de l'humanité \u2014 qu\u2019on soit parvenu à de brillants résultats.Un des champs d'activité où ces efforts se sont révélés, et se révèlent encore, couronnés de succès, est le domaine des anémies macrocytaires d\u2019origine alimentaire.La première étape réalisée par Lederle, il y a plusieurs décennies, portait sur le perfection- * Enrg.au U.S.Pat.Off.nement d\u2019un extrait de foie injectable par voie intra-musculaire.Plus récemment, l\u2019équipe de chercheurs de Lederle-Cyanamid conjuguaient leurs efforts et parvenaient à isoler et à synthétiser l\u2019acide folique, qui s\u2019est montré spécifique dans les anémies macrocytaires de la sprue, de la première enfance et de l\u2019enfance, de la grossesse et celle résultant de troubles gastro-intestinaux ainsi que dans la pellagre.Nous sommes près du but en ce qui concerne la solution de maintes autres questions touchant la nutrition.L\u2019acide folique Lederle FOLVITE * est disponible pour prescription sous ses diverses formes.LEDERLE LABORATORIES DIVISION \"505008 Montréal 14, Qué. XXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteTiN AMLF.\u2014 Montréal, janvier 1949 TONIQUE RESPIRATOR Gaïacol Acide phosphorique Codéine ect P mondaies onvalascences das cuillerées à café par fot | LABORATOIRES A.BAILLY SPELY-EXPORT 19 RUE DU ROCHER - PARIS Agents pour le Canada - VINANT.Limitée, 200 rue Vallée, MONTREAL L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 XXVII A ménté | merite la A première place PROGYNON-B (ESTRADIOL BENZOATE U.S.P.XIII) Depuis plus de dix ans, le benzoate d\u2019œstradiol, vendu sous le nom de PROGYNON-B*, est demeuré l\u2019œstrogène injectable supérieur, offrant toutes les qualités qui lui ont mérité la première place: ORIGINE NATURELLE: l\u2019æstradiol est \u2019hormone folliculaire primaire.\u2018 ACTIF: \u201cLa plus efficace\u201d?de toutes les préparations injectables de même nature que l\u2019œstrogène naturel.ACTION PROLONGÉE: l'efficacité d\u2019une seule injection dure pendant plusieurs jours.BIEN TOLÉRÉ: \u201cL\u2019absence d'effets secondaires\u201d* et \u201cune sensation maximum de bien-être\u201d?sont caractéristiques.SANS DANGER: \u201cNon toxique lorsqu\u2019on l\u2019administre en une dose unique extrêmement élevée et en dosage cumulatif\u201d.® ECONOMIQUE: \u201cSon coiit est de beaucoup plus bas que celui de l\u2019œstrone\u201d* si l\u2019on considère le nombre réduit des injections requises.PRÉSENTATION: Ampoules de Progynon-B 1 cm3, contenant: 0.166, 0.333, 1.0 ou 1.66 mg.(1,666, 3,333, 10,000 ou 16,666 |.B.U.).Fioles multidoses de 10 cm3 bouchées au caoutchouc, contenant 0.166, 0.233 ou 3.33 mg.au cms, BIBLIOGRAPHIE: (1) MacCorquodale, D.W., Thayer, S.A.et Doisy, .A.: J.Biol.Chim., 115: 435, 1936, (2) McCullagh, E.P.: Cleveland Clin.Quart., 13: 166, 1946.(3) Eisfelder, H.W.: J.C.Clin.Endocrinal, 2: 628, 1942.(4) Lane, F.: West.J.Surg.52: 313, 1944.(5) Dunn, C.W.: Am.J.Obst.\u20ac Gynec., 30: 186, 1935.*Nom déposé.I.B.U.International Benzoate Units CORPORATION LTD, Montréal XXVII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 dysmen lancet % extrait concentré végétal de POTENTILLA ANSERINA INDICATION TRAITEMENT DE LA DYSMÉNORRHÉE ESSENTIELLE * LABORATOIRE LANCET LIMITEE 354 est, rue Ste-Catherine, Montréal, Canada.\u2014 MArquette 1722 Représentant exclusif pour la province de Québec et les provinces Maritimes de LABORATOIRES CLAUDE BERNARD fabricant de \u201cAPIVENE\u201d \"UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 XXIX | oR me ie \\ Lam fi J Sommets Dangereux / a i Ng, ARTS z ¥ ia, be Ë age ys Lap 79 I.pi IR j 4 *N if te SN J! wv, ha .rw ho es Ù \u201cpr ¥ \u201ca Ÿ LA ; $ Ty Vis \"2m ; es Vg Vv f vos, ay Poni Ya ve va, à { gh ye 4 Wy Ny & , ven, - À Le, in ily eu \"2 Fi ch 3.ALT Sr = are Ky a kN TI SHER Bian adil mm wr.he 7 3 x ET : EN d = = or.Py UL \u201cec ds \"7e.> a af >0res ha wi Laboratoires Nes {UTE S Limitée 90\" ouest, rue Craig Montréal ee XXX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutErIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 ur: NEO-LARYNCOBIS a définitivement rendu désuètes et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes SUPPOSITOIRES médications symptomatiques des infections aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours _ Y GOB \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE : Boîtes de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 à 6 ans: 1, Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.| y À EN es Ne TRES au RS idan CTH C rec Agents Exclusifs: GRAVET LTEE, 1410-Walfe, Montréal NOUVEL ANTISPASMODIQUE SYNTHETIQUE NON NARCOTIQUE Pour le soulagement de la constriction spasmodique Un antispasmodique non narcotique.Efficace dans le soulagement du spasme de la musculature lisse des systémes circulatoire, gastro-intestinal, biliaire et urinaire.Pour administration orale: 1 - 2 comprimés de 60 me.trois fois par jour.Pour administration parentérale: 1 ampoule de 45 mg.a répéter au besoin.Documentation sur demande 999 Dovercourt Rd., TORONTO, Ont.1410, rue Wolfe, MONTREAL, Qué. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButreTin AMLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 XXXI1 eut-on hâter la convalescence?Votre malade est sorti, grâce à vos soins, d\u2019une maladie grave, d\u2019un accident, d\u2019une intervention chirurgicale.C\u2019est alors que vous vous posez la question: \u201cComment puis-je raccourcir la période de convalescence?\u201d , .e .21 2 .Durant la période aiguë, les besoins en éléments vitaminiques B augmentent P 8 considérablement et c\u2019est justement à ce moment que le régime \u2014souvent restrictif\u2014en apporte le moins.La quantité de ces facteurs importants est donc .Va .a .> « vite réduite à un niveau inférieur à la normale.Chez la plupart des malades, on peut s\u2019attendre à une convalescence plus rapide, si on leur ordonne des quantités idoines d\u2019une préparation complexe de vitamines B, à la fois puissante, complète et judicieusement équilibrée.8 = LL Couvre admirablement les besoins .présenté sous formes d'Elixir, de Capsules | et d\u2019injections.Welk Wale lne a CdeonDOSRO 24 LN op 24 sus ge in SM RE ARAL A TE AY Jan Lars VLIF = pe n HV OA LOC LRO NI SAR TEE h NM WML 5 4 or EPS } wy SAREE STETR TTA IRAE Lb rs ARE ATE PU ML a HERR CO i) ak Oh Ra \\ AVR ELAN prix 3 » by .>.Huet [3 CY ADDITION DE TROIS ELEMENTS ESSENTIELS DU GROUPE VITAMINIQUE B @ DES QUANTITES SUBSTANTIELLES @ DANS DES PROPORTIONS EQUILIBREES Le FER est fourni sous forme de sulfate ferreux \u2014protégé\u2014 stable \u2014 facilement assimilé LA FORMULE DES PLASTULES HEMATINIC SIMPLES N\u2019A SUBI AUCUN CHANGEMENT | Yet | Marque déposée L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 l'activité ciliaire dans le RHUME la SINUSITE la F IEVRE La motilité ciliaire a pour effet de débarrasser les voies respiratoires supérieures des reliquats d\u2019exsudation.Cette action ne doit pas étre entravée par un médicament servant au traitement d\u2019un rhume banal, d\u2019une sinusite ou de la fièvre des foins.Les solutions isotoniques de chlorhydrate de Néo- Synéphrine n\u2019empêchent pas l\u2019action efficace des cils vibratiles, tandis que la congestion est diminuée pas la vasoconstriction.A oO (OUNTIL OW PHARMACY per WITTY S ein wr FELL * Présentation: Solution à flacons de 1 once.Aussi en solution à 19 (si une concentration plus forte est nécessaire), flacons de 1 once, et en gelée hydrosoluble à 1,0%, tubes de 54 d\u2019once.Néo-Synéphrine, marque de commerce = anse enregistrée aux E.-U.et au Canada.NEW YORK 13,N.Y.WINDSOR, ONT.V4% (ordinaire et aromatisée), 1019 Elliott Street West, Windsor, Ont.\u2014 423 est, rue Ontario, Montréal, P.Q.XXXIII XXXIV L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriy AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1949 / / DANS / LA PHARYNGITE, / L\u2019AMYGDALITE, / LES RHUMES, MOTIZINE Le cataplasme d'ordonnances 7?ce.\u2014 soulage la douleur et le malaise pendant une durée de huit heures et même davantage \u2014 produit un certain degré d\u2019anesthésie locale \u2014 accélère la circulation dans la région affectée, diminue la tuméfaction et la congestion.Avec l'emploi de la Numotizine il n\u2019est pas nécessaire de changer fréquemment les pansements, ni d'avoir recours aux boules à eau chaude ou aux thermoplasmes électriques.NUMOTIZINE À MEDICATED EMPLASTRUM FOR EXTERNAL APPLICATION od ] 5 | En pots de 4, 8 et 30 onces.Fabriquée au Canada 84 Ming ye.cureaoo.7 _ Wingate Chemical Co.Ltd.378 ouest, rue St-Paul, Montréal. .par l\u2019analgésie génito-urinaire sûre et efficace Un grand nombre de malades ambulants sont rapidement soulagés des symptômes urinaires douloureux par la simple administration de 2 comprimés de Pyridium t.i.d.L'administration orale du Pyridium produit un effet analgésique bien marqué sur la muqueuse génito-urinaire.Cette action palliative contribue au soulagement rapide et efficace, si bienfaisant au malade souffrant de symptômes pénibles tels que mictions douloureuses, impérieuses et fréquentes, nycturie et ténesme.Le Pyridium est pour ainsi dire non toxique et on peut l\u2019administrer à doses thérapeutiques avec une sécurité quasi complète pendant toute la durée du traitement de la plupart des infections génito- urinaires non compliquées.Documentation sur demande \u201cJELONET \u201d LE PANSEMENT DE GAZE \u201cGELÉE DE PÉTROLE\u201d EST INDIQUÉ pour les greffes épidermiques, les fractures compliquées, les brûlures, ete.comme pansement non adhésif, pour susciter la granulation.Les mèches ouvertes facilitent la suppuration, assurant la ventilation aux greffes épidermiques et au jeune épithélium, tout en causant le moins de traumatisme possible aux granulations.La saturation uniforme avec de la Gelée de Pétrole empêche les hausses sérieuses de température causées par l\u2019absorption de toxiques.Elle prévient aussi la dermatite secondaire de la peau environnante, provenant de l\u2019écoulement, et permet une extrusion facile dans les cas de blessures profondes.\u201cJelonet\u201d est une gaze à mailles ouvertes, saturée uniformément de Gelée de Pétrole et de Baume du Pérou.Elle est emballée dans des contenants scellés de 36 pansements, stérilisés, prêts à servir immédiatement.Paquet spécial pour les hôpitaux: Longueurs continues de 8 verges.SMITH & NEPHEW, LTD.378 ouest, St-Paul, Montréal, P.Q.Fait en Angleterre par les fabricants de \u201cElastoplast\u201d et de \"Gypsona\u201d T.J.SMITH & NEPHEW LTD.HULL. RECOUVREE., \u2014\"E f Le % { 8 ÿ ; iv} x y Ouf 4) W, \u2014 ) Sl 2% 4 a) i Qi (RE Fh CO] § 4 > a = \u2014 EU UN _\u2014\u2014Î 2 AH ne TS, / 7 j ?73 dm 17 8 et SE | [NS 7 ar es REHABILITA ON DE L\u2019ORGANISME ] | | Le rétablissement fonctionnel CHAQUE CAPSULE CONTIENT: peut s'obtenir, chez la plupart des | malades atteints d\u2019arthrite, par un Vitamine D .2 221225 20,000 U.I.programme de réhabilitation complet Vitamine A.2.22 220 5,000 U.I.de l'organisme.Le Darthronol fait Acide ascorbique .| | 75 mg.| partie intégrante d'un tel régime Chlorhydrate de thiamine .3 mg.! thérapeutique.Son efficacité est Riboflavine .2221 © 2 mg.due aux effets nia thritiaues 5 .itamine D, Chlorhydrate de pyridoxine .0.3mg.| des doses massives ê iam c= ; .I aussi bien qu'aux propriétés nutri- Pantothénate de calcium .me.| tives bien équilibrées des autres Niacinamide .15 mg.huit vitamines qu'il contient.Alpha-tocophérol .| | | = 3mg.| | I J.B.ROERIG AND COMPANY | (Canada) Limited 256 Chilver Road .Windsor, Ontario un produit ROERIG DARTHRONOL | four de oxlhnitique XXXVIII I'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Très efficace pour réduire l'appétit Il n\u2019est plus désormais nécessaire d\u2019administrer à l\u2019obèse des médicaments comportant certains risques, comme la thyroïde.Parce que\u2014 le Sulfate de DEXÉDRINE refrène l\u2019appétit et permet au patient de cesser la suralimentation.Avec DEXÉDRINE seul la perte de poids si recherchée peut être réalisée \u2014et maintenue \u2014 facilement et P\u201d .\u2019 avec sécurité.comprimes de sulfate de DEXÉDRINE Smith Kline & French Inter- American Corp, Philadelphie et Montreal Concessionnaires pour le Canada: The Leeming Miles Co., Ltd., Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN AMLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 XXXIX tre l\u2019OTITE MOYENNE AIGUË contre I'OTITE MOYENNE oo \" 0 0 cu SUPPURANTE CHRONIQUE dymptomes: Douleur, fièvre, oedème, leucocy- Symptômes: tuse, sensation de gonflement, dimi- Qforrhée opiniêtre.souvent fétide, nution de l'acuité auditive.ordinaire sans toxémie, fièvre ni douleur.T raitement: Traitement: Sédation de la douleur et résolution Otosmosan.de l'inflammation\u2014Auralgan.F ] ormute.Effets: ; .Glycérole (Dohow) à 20 p.100 de Régression de la congestion, anal- carbamide de sulfathiazole.gésie, bactériostase Effets: Assainit l'odeur de l'écoulement, liquéfie les granulations, rétablit l'intégrité du tissu épithélial.Bactériostatique.Envoi à titre gracieux des quantités « necessaires à un essai clinique.THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.e Montréal ° New- York 13 ° Londres\u2019 1.i 3 Ee PEL TEIN wy ERE ee ERR LAS XL L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLieniy AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1949 la Streptomycine existe maintenant sous forme ongu ent Les Laboratoires Bristol viennent d'apporter une autre contribution originale à l\u2019arsénal thérapeutique dans le domaine des antibiotiques: le sulfate de streptomycine en topique, dans un excipient doux et non gras.Cet apport remarquable dû aux recherches de Bristol mérite d\u2019être considéré à plus d\u2019un égard.1.Vaste rayon d'action antibactérienne.Les types de bactéries détruites ou inhibées par la streptomycine sont remarquablement nombreux.Le rayon d'action antibactérienne dépasse celui des autres antibiotiques d'usage courant comme topiques.2.Absence de sensibilisation.Sous forme d\u2019onguent, la streptomycine élimine l'objection principale qu'on oppose à la thérapie par les antibiotiques en topique: en fait, elle ne provoque pas la sensibilisation.3.Excipient hydrosoluble.L'Onguent de Streptomycine Bristol est extrêmement agréable à employer, par suite de son incorporation à un excipient onctueux, hydrosoluble.Malgré l'absence de graisse ou d'huile, l\u2019activité du produit se maintient durant les neuf mois qui suivent la date de la fabrication.L'ONGUENT de STREPTOMYCINE Bristol est indiqué dans toutes les infections cutanées et les blessures infectées attribuables à des organismes sensibles à la streptomycine.Un gramme d'onguent renferme 5000 microgrammes de streptomycine pure.Peut être obtenu DES MAINTENANT & votre source d\u2019approvisionnement habituelle, en tubes de 1 once, séparément, ou emballé en boites de 12 tubes.LABORATORIES OF CANADA, LTD.286 OUEST, RUE ST-PAUL MONTREAL 30, P.Q. CY ty 0 * sy I Mas 27 ui & > x ë a $a 1 4 4 1 LE 793 4 nt 7 \u201cA $ = thm , * 2 5 Bs Es \u201ca & sd © a + \u2018 PE vim Nem > oo Gm 5} Naval *à pire AT LE ren 0 ®e of êx Ye fe \u20ac à o # ® uÉ à + fo à Ÿ x ar FI #7 \u20ac Ce e à a x r to Ye RS # an + My i + 3 ERS ci 2 a af Gs wv ag ag pa 43 > * ot \u201c¢ ind ih » 253 5 a #43 £ 24 + > + v A A °.OÙ \u201ca \u20ac [2 bios \" J 290% ge \u201cond wins i sf wo 2 222$ wo 2 tf > # + i?£5 cE ë Vid ~ J *Wsivona 4,4 t a» °c.quand oS wy 3 re 2 if æ She QF ç Zr : : pet 4.id WN La be Goes 0e : a® ES L cde 0080 ; AD & Coq $s = ra Pe S | ° be bg © & 28 ® Ge 8 Me 8200062, e° °° Co, OY CLT 2 [PN ° 4 LJ) L on Per ey Wy °e e® sal \u201coee ® a 4 La prochaine fois qu\u2019une maman harassée vous confiera que sa progéniture préfère attraper une dégelée plutôt que de prendre des vitamines, ay souvenez-vous des Produits Vitaminiques Abbott.Les formes orales e sont rendues aussi attrayantes que possible comme apparence, comme ® odeur et comme saveur expressément pour encourager le malade ® \\ \\ : TI a les prendre fidélement tel que prescrits\u2014considération importante ° pour tous les jeunes, et aussi pour un grand nombre de leurs aînés qui sont ® capricieux.Une considération encore plus importante que la facilité © laquell dre des produits vitamini 1 ivité © avec laquelle on peut prendre des produits vitaminiques est leur activité.e Qu'ils soient sous forme de liquide, de capsules ou de comprimés, les ® Produits Vitaminiques Abbott possèdent l'activité indiquée sur l'étiquette.® Votre pharmacien tient la ligne compléte\u2014sous forme de vitamines ® individuelles ou de produits multivitaminiques, pour administration orale ® ou parentérale, comme complément alimentaire ou pour usage thérapeutique.e La prochaine fois prescrivez les Produits Vitaminiques Abbott, et le malade\u2014 jeune et rebelle ou vieux et acariâtre\u2014 vous saura gré de cette attention.LABORATOIRES ABBOTT Limitée, Montréal 9. MM.Amyot Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 AL Tlntion lIDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 77: (Arthur) ; Archam- (Laurent); Ar- (Roma) ; Arcand (Jules); Archambault chambault (P.-R.); Autotte (Esdras); Baissette (Gaston); Beauregard (J.-M); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bertrand (A.); Boucher (Roméo) ; Boulais (F.- L.); Boulanger (j.-B.); Boulanger (Jacques); Bourbonnais (Earl); Bourgeois (Paul); Boutin (J.-R.); Brahy (J.); Brien (Jules-A.) ; Brosseau (Victor) ; Burckel (Jean); Cabana (J.-Ernest) ; Cabana (L.-P.); Cantero (Antonio); Caumartin (Paul) ; Cazal (Pierre); Champoux (G.-Roger) ; Charbonneau (René); Charest (G.); Charland (Richard-A.) ; Choquette (G.); Cloutier (G.-E.); Cousineau (A.); Dargis (Jean); David (Paul); Desranleau (Jean-Marc) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Louis) ; Dhotel (Yves); Dionne (Paul); Dorion (}.-Ed.); Duchesne (Laurent) ; Dufresne (Roger-R.); Dufresne (O.); Dussault (Fernand) ; Duvalier (François) ; Faure (Jacques) ; Foisy (J.-P.); Forté (Lionel); Fortier (Marcel) ; Frappier (Armand); Fugère (Paul); Gagnon (Jacques) ; Gariépy (J.-U.) ; Gariépy (L.-Henri) ; Gauthier (Bernard); Gauthier (C.-A.) ; Gauthier (Gérard) ; Gauthier (Jacques) ; Gélinas (Réal) ; Genest (Jacques); Gervais (Maurice); Gingras (Gustave): Grenier (E.-P.); Grignon (R.); Groulx (Ad.); Guilbeault (Albert); Heim de Balsac (R.); Hood (A.J.G.); Jarry (J.-A.) ; Joly (Pacifique) ; Joncas (Fernand) ; Jutras (AI- bert) ; Kozlowski (François Bratek); Labelle (Arcade); Lacerte (Jean); Ladouceur (L.); bault Lambert (A.); Lamoureux (Louis); Landreville (J.-A.) ; Laperrière (Vincent) ; Laplante (Aimé) ; Laporte (J.-N.) ; Latraverse (V.) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire); Leblond (Wilfrid); Leclerc (Georges); Lecours (J.-A.); Legault (Jean- Paul); Legault (Léonard); Léger (Jacques) ; Léger (Jean-Louis); Léger (Lucien); Léonard (Gérard); Lépine (Edgar); LeSage (Albert); LeSage (Jean); Lessard (Jean-Marc) ; Letellier de Saint-Just (E.); Longtin (Léon); Lortie (Edouard) ; Lussier (Roger) ; Mantha (Léopold) ; Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric); Martin (L\u2019hon.Paul); Masson (Anne-Marie) ; McCormick (W.J.); Meloche (Lorenzo); Ménard (Raymond) ; Meunier (Robert) ; Monfette (Claude); Moreno (Manuel); Morissette (Léopold) ; Nadeau (Gabriel) ; Panisset (Maurice) ; Panneton (Philippe) ; Paquette (J.-P.) ; Parent (Honoré); Patel (Jean); Pelletier (Emile); Pemberton (Ralph) ; Perras (C.); Pesant (Julien) ; Petti- grew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poirier (Paul) ; Prévot (A.-R.) ; Ricard (Hector) ; Richard (A.-L.) ; Riopelle (J.- L.) ; Robert (Paul); Robillard (Rosario) ; Rolland (P.-E.); Rouqués (Lucien); Royer (Albert) ; Saint-Martin (Maurice); Samson (].-Ed.) ; Saucier (Jean); Simard (L.-C.) ; Simard (Roland); Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Thévenard (André) ; Torré (Pierre) ; Tremblay (Jacques) ; Tremblay (Jean) ; Trudel (Hermile) ; Vaillancourt (De Guise): Vallée (A.-F.): Vallée (Ls-Yvan); Valois (A.-B.) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.).119383 Le grand principe expérimental est donc le doute, le doute philosophique qui laisse à l\u2019esprit sa liberté et son initiative, et d\u2019où dérivent les qualités les plus précieuses pour un investigateur en physiologie et en médecine.Il ne faut croire à nos observations, à nos théories, que sous bénéfice d\u2019inventaire expérimental.Si l\u2019on croit trop, l\u2019esprit se trouve lié et rétréci par les conséquences de son propre raisonnement; il n\u2019a plus la liberté d\u2019action et manque, par suite, de l\u2019initiative que possède celui qui sait se dégager de cette foi aveugle dans les théories, qui n\u2019est au fond qu\u2019une superstition scientifique.On a souvent dit que, pour faire des découvertes, il fallait être ignorant.Cette opinion, fausse en elle-même, cache cependant une vérité.Elle signifie qu\u2019il vaut mieux ne rien savoir que d\u2019avrir dans l\u2019esprit des idées fixes appuyées sur des théories dont on cherche toujours la confirmation en négligeant tout ce qui ne s\u2019y rapporte pas.Cette disposition d\u2019esprit est des plus mauvaises, et el'e est éminemment opposée à l\u2019invention.En effet, une découverte est en général un rapport imprévu qui ne se trouve pas compris dans la théorie, car sans cela il serait prévu.Un, homme ignorant, qui ne connaîtrait pas la théorie, serait, en effet, sous ce rapport, dans de meilleures conditions d\u2019esprit; la théorie ne le gênerait pas et ne l\u2019empêcherait pas de voir des faits nouveaux que n\u2019aperçoit pas celui qui est préoccupé d\u2019une théorie exclusive.Mais hâtons-nous de dire qu\u2019il ne s\u2019agit point ici d\u2019élever l\u2019ignorance en principe.Plus on est instruit, plus on possède de connaissances antérieures, mieux on aura l\u2019esprit dispersé pour faire d-s découvertes grandes et fécondes.Seulement il faut garder sa l\u2019berté d\u2019esprit, ainsi que nous l'avons dit plus haut, et croire que dans la nature l\u2019absurde suivant nos théories west pas toujours impossible.Les hommes qui ont une foi excessive dans leurs théories ou dans leurs idées, sont non seulement mal disposés pour faire des découvertes, mais ils font aus 1 de trés mauvaises observations.Ils observent nécessairement avec une idée précon- cue, et quand ils ont institué une expérience, ils ne veulent voir dans ces résultats qu\u2019une confirmation de leur théorie.Ils défigurent ainsi l\u2019observation et négligent souvent des faits très importants, parce qu\u2019ils ne concourent pas à leur but.C\u2019est ce qui nous a fait dire ailleurs qu\u2019il ne fallait jamais faire des expériences pour confirmer ses idées, mais simplement pour les contrôler; ce qui signifie, en d'autres termes, qu\u2019il faut accepter les résultats de l\u2019expérience tels qu\u2019ils se présentent, avec tout leur imprévu et leurs accidents.Mais il arrive encore tout naturellement que ceux qui croient trop à leurs théories ne croient pas assez à celles des \u2018autres.Alors l\u2019idée dominante de ces contempteurs d'autrui est de trouver les théories des autres en défaut et de chercher à les contredire.L\u2019inconvénient pour la science reste le même.Ils ne font des expériences que pour détruire une théorie, au lieu de les faire pour chercher la vérité.Ils font également de mauvaises observations parce qu\u2019ils ne prennent dans les résultats de leurs expériences que ce qui convient à leur but, en négligeant ce qui ne s\u2019y rapporte pas et en écartant bien soigneusement tout, ce qui pourrait aller dans le sens de l\u2019idée qu\u2019ils veulent combattre.On est donc! conduit ainsi, par ces deux voies opposées, au même résultat, c\u2019est-à-dire à fausser la science et les faits.La conclusion de tout ceci est qu\u2019il faut effacer son opinion aussi bien que celle des autres devant les décisions de l\u2019expérience.Quand on discute et que l\u2019on expérimente comme nous venons de le dire, pour prouver quand même une idée préconçue, on n\u2019a plus l\u2019esprit libre et l\u2019on ne cherche plus la vérité.On fait de la science étroite à laquelle se mêlent la vanité personnelle ou les diverses passions humaines.L\u2019amour-propre, cependant, ne devrait rien avoir à faire dans tcutes ces vaines disputes.Quand deux physiologistes ou deux médecins se querellent pour soutenir chacun leurs idées ou leurs théories, il n\u2019y a, au milieu de leurs arguments contradictoires, qu\u2019une seule chose qui soit absolument certaine: c\u2019est que les deux théories sont insuffisantes et ne représentent la vérité ni l\u2019une ni l\u2019autre.L'esprit vraiment scientifique devrait donc nous rendre modestes et bienveillants.Nous savons tous bien peu de choses en réalité, et nous sommes tous faillibles en face des difficultés immenses que nous offre l\u2019investigation dans les phénomènes naturels.Nous n\u2019aurions donc rien de mieux à faire que de réunir nos efforts, au lieu de les diviser et de les neutraliser par les disputes personnelles.En un mot, le savant qui veut trouver la vérité doit conserver son esprit libre, calme et, si c\u2019était possible, ne jamais avoir, comme dit Bacon, œil humecté par les passions humaines.(Claude Bernard) BULLETIN e + L'UNION QUI S'IMPOSE PLUS QUE JAMAIS Les échanges de vœux n\u2019ont pas manqué entre les membres de la profession médicale.Les jeunes ont offert quelques marques de reconnaissance à leurs aînés et les anciens ont manifesté envers ceux qui sont appelés à leur succéder la plus cordiale sympathie.Mais là, toutefois, ne doit pas s\u2019arrêter cet élan de cordialité qui est coutumier à cette translation d\u2019une année à l\u2019autre.Il faut que jeunes et moins jeunes, aînés et plus vieux, se décident enfin à donner une portée pratique à des souhaits qui méritent réalisation.Chacun veut le succès et pour lui-même et pour les autres; tous désirent la réalisation de leurs légitimes ambitions.Or, s\u2019il faut s\u2019aider soi-même, afin que le Ciel apporte son concours, il est de toute importance de ne jamais s\u2019aliéner des collaborations adjuvantes, mais, au contraire, de rechercher la coopération et de favoriser l\u2019entente.Beaucoup de nos œuvres n\u2019obtiennent pas le rendement désiré, faute de la connaissance de cette vérité première et par ceux qui sont censés diriger et par ceux qui font fonction d\u2019auxiliaires.Notre esprit individualiste s'accorde mal avec la conception du travail d\u2019équipe et il est responsable de certains états de choses déplorables.Là où, tous, nous devrions nous unir et faire cause commune, quand l\u2019avenir de certaines de nos institutions est en jeu, par exemple, il est commun de constater que les réflexes défensifs sont divergents et que, lorsqu\u2019une réaction massive unanime serait de la plus essentielle efficacité, il se trouve immanquablement une déficience coordinatrice.Il est impérieux que cessent ces refus de la lutte organisée ; l'effort individuel n\u2019est utile qu\u2019appuyé et conjugué.Le sens de la responsabilité ne doit pas se laisser émousser, car il conduirait à la démission du rôle dévolu au médecin.Plus que jamais, la profession médicale est en butte à de multiples attaques; plus que jamais, il faut que le médecin se montre à la hauteur des circonstances, qu\u2019il soit fidèle à ses principes, loyal à ses confrères et dévoué pour ses malades. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burteniy AML.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 L\u2019Université est l\u2019objet de critiques, déguisées et même ouvertes; aussi ceux qui en constituent le personnel, tant administratif qu\u2019enseignant, se doivent-ils de ne montrer ni faiblesse, ni carence.Les hôpitaux ne trouvent pas, non plus, grâce auprès de certains esprits chagrins; et, cependant, que de sacrifices les médecins n\u2019y font-ils pas ! D\u2019autres fulminent contre les sociétés scientifiques, décrient leurs programmes, sous-estiment le travail de leurs officiers et ne voient chez ceux-ci que prétextes à représentations avantageuses.La Faculté n\u2019est pas ignorée des censeurs, elle non plus.Elle a ses points vulnérables, qu\u2019elle connaît; elle a des moyens limités et elle le sait; elle voudrait beaucoup et elle ne peut presque rien.L'œuvre qu\u2019elle aurait à accomplir est immense, ses disponibilités sont amoindries, sinon jugulées.Toutes ces difficultés cesseraient d\u2019exister, toutefois, si chacun de nous consacrait quelques instants à la méditation des problèmes de l\u2019heure et si chacun, à la suite de cette recollection, prenait la résolution de s\u2019inscrire dans l\u2019armée des hommes de bonne volonté.Nulle difficulté n\u2019est insurmontable, si abordée avec l\u2019arme qui convient; nulle entente n\u2019est impossible si, tout intérêt personnel mis à part, elle est souscrite en vue d\u2019intérêts supérieurs.Quelle belle somme de réalisations sera accumulée, quand tant d\u2019énergies jusqu\u2019ici divisées sauront s'unir.Le mot d\u2019union s'impose, comme conclusion; ce terme est ici, plus qu'ailleurs, à sa place; il doit être plus qu\u2019un symbole, il faut que l\u2019union médicale soit le fait de l\u2019année.Edouard DESJARDINS. LE DEUXIÈME CONGRÈS REGIONAL A CHICOUTIMI les 2, 3 et 4 juin 1949 Le Conseil de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada, à l\u2019assemblée tenue en septembre à Ottawa, lors du XIXe Congrès, choisissait la région du Saguenay pour y tenir le deuxième congrès régional et spécifiait que les séances se tiendront à Chicoutimi en juin 1949.Ainsi done Chicoutimi nous invite cordialement a aller prendre part à ces assises scientifiques qui auront lieu à l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Vallier, dont la régie interne est confiée aux Sœurs Grises.Ce congrès se tiendra sous la présidence du docteur Edmond Potvin, chef du service de pédiatrie à l'Hôtel-Dieu, membre du Conseil de l\u2019A.M.L.F.C., vice-président de la Fédération des Sociétés Médicales et de l\u2019Association des Bureaux Médicaux des hôpitaux de la province de Québec.Nos dévoués confrères du Saguenay et de la région du Lac Saint- Jean nous attendent en grand nombre et déjà 1ls ont commencé leur lourde besogne pour donner à ce congrès un résultat aussi retentissant que celui du premier tenu à Sherbrooke en juin 1947, sous la présidence de notre collaborateur dévoué, le docteur Richard Gaudet.Les médecins de partout, des Etats-Unis comme du Canada, doivent se rendre compte sur place de l\u2019évolution de la médecine et des progrès accomplis dans différents centres où l'Association ne peut tenir un congrès général faute d\u2019accommodations suffisantes.Les médecins de ces centres ont droit à la visite de leurs confrères.Près de deux cents médecins se sont inscrits à Sherbrooke en 1947 et la température ne nous avait guère favorisés.L'on se souvient avec quel empressement nous avons été reçus partout et quel régal scientifique et .gastronomique l\u2019on nous avait servi.A Chicoutimi, qui est en plein essor, qui exerce une influence sur l\u2019organisation de la médecine des mines d\u2019Arvida et des usines de Shipshaw, qui possède un hôpital tout à fait moderne et des \u201cmédecins compétents, désireux de se tenir au courant des derniers développements de la médecine, nous nous retrouverons plongés dans une atmosphère de science, de cordialité, d\u2019hospitalité, qui ne le cède en rien aux autres centres.Chicoutimi sera en mesure de nous recevoir nombreux, car nous ne causerons pas de problèmes de logement.L\u2019A.M.L.F.C.a nolisé le vapeur Richelieu de la « Canada Steamships Lines » et offre à ceux qui voudront prendre part au congrès régional de Chicoutimi les 6 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierin AMLEO.\u2014 Montréal, avantages d\u2019un voyage agréable sur le fleuve Saint-Laurent et sur le Saguenay, avec escale à Chicoutimi même.Le vapeur Richelieu peut accommoder quatre cents passagers; cela va sans dire que les épouses des médecins sont invitées expressément à accompagner leur mari.Les tarifs et les conditions des billets de passage seront données dans la livraison de février de L\u2019'Union Médicale.Comme nous voulons donner les mémes avantages aux médecins des différentes parties du pays ou des Etats-Unis, nous vous prions de bien vouloir réserver de bonne heure en vous adressant directement au secrétariat général de L'Association des Médecins de Langue française du Canada, à 326 est, boulevard Saint-Joseph, à Montréal.Hermile TRUDEL, secrétaire-trésorier général.Il ne serait pas juste que les membres qui ne sont pas en règle avec l\u2019Association bénéficient des mêmes avantages que les autres.Obvions à cet inconvénient en faisant parvenir au secrétariat notre contribution si elle est due.Hôpital Hôtel-Dieu de St-Vallier de Chicoutimi.C\u2019est dans cette institution que nos confrères de la - région de Chicoutimi et du Lac Saint-Jean nous convient à assister au deuxième congrès régional de l'Association des Médecins de Langue francaise du Canada, au début de juin 1949.(Courtoisie du Dr D.Gundy Gagnon Air Service Ltée.) bn LE PROBLÈME DE LA POLIOMYÉLITE ET L\u2019ORIENTATION DES RECHERCHES ' P.LÉPINE, Institut Pasteur, Paris.Depuis l'isolement du virus de la poliomyélite en 1909, un nombre considérable de recherches ont été accomplies.Elles ont joué un rôle essentiel dans l\u2019évolution de nos idées au sujet de la paralysie infantile: c\u2019est par l\u2019expérimentation qu\u2019ont pu être établies les notions actuelles sur la pathogénie, le mode de transmission ou l\u2019immunité dans cette maladie.On ne peut cependant pas dire que le prob'ème de la poliomyélite soit résolu.La paralysie infantile épidémique pose au contraire, aux chercheurs comme aux épidémio- logistes ou aux cliniciens, nombre d\u2019énigmes jusqu\u2019ici sans réponse.Deux faits s\u2019imposent lorsqu\u2019on envisage l\u2019état actuel du problème.1.L\u2019extension constante de la poliomyélite dans toutes les parties du monde, la régulière augmentation annuelle du nombre totai des cas enregistrés, contrastant par ailleurs avec le déclin régulier des autres maladies inrec- tieuses, traduit, il faut le reconnaître franchement, l\u2019échec complet des moyens qui ont été jusqu\u2019ici employés pour lutter contre le fléau.Le fait même que ce soient précisément les pays les plus civilisés, ceux où la santé publique est l\u2019objet de soins et de mesures préventives les plus attentives, qui sont aussi ceux cù l\u2019on voit survenir la plus forte augmentation du nombre des cas de po:iomyélite démontre que les mesures prophylactiques employées sont inopérantes.Devant cette marée montante de la poliomyélite, il nous faut donc envisager, soit que le virus se propage par un moyen et dans des 1.Communication au XIXe Cougrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada, Ottawa - Hull, septembre 1948.conditions différentes de celles qui ont été envisagées jusqu\u2019à présent, soit, ce qui paraît plus vraisemblable, que le virus persiste dans les milieux extérieurs, ou est diffusé par les malades, sous une forme qui résiste ou qui échappe aux moyens mis en œuvre pour le détruire.Pour ma part, je pense que la réponse se trouve en majeure partie exprimée par la suite des propositions suivantes, chacune reposant sur des faits établis: 1.La contamination de la poliomyélite se fait habituellement par la voie digestive, par contact direct ou indirect.2.Les malades et les sujets atteints d\u2019infection inapparente éliminent par leurs matières fécales des quantités considérables de virus.Ces matières fécales sont envoyées aux eaux usées sans aucune précaution, ou, au mieux, dans le cas des hôpitaux, après addition superficielle d\u2019antiseptiques inefficaces.3.Alors que les microbes pathogènes sont détruits par le cycle d\u2019épuration biologique des eaux usées, le virus poliomyélitique résiste aux actions biochimiques et se retrouve dans les eaux épurées.La généralisation du tout-à- l'égout est ainsi l\u2019un des facteurs importants de la diffusion du virus poliomyélitique.4.Le déversement des égouts et des effluents des fosses septiques explique la contamination croissante des eaux de rivière, de la nappe phréatique du sol, et par l\u2019intermédiaire des eaux souillées, l\u2019infection des .égu- mes et des produits laitiers, comme la transmission par les mouches et la contamination interhumaine.Ces problèmes ne seront résolus que par une recherche systématique.Cette dernière pourrait être utilement orientée autour des six questions suivantes.- 8 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 1.\u2014COMMENT APPRÉCIER LA DIFFUSION DU VIRUS POLIOMYÉLITIQUE.À l'heure actuelle, l\u2019inoculation au singe d\u2019un produit supposé virulent reste le seul critérium certain de la présence du virus.Nous ne pouvons dire qu\u2019un individu, un produit ou une sécrétion sont virulents que si nous arrivons à déterminer chez le singe, par une inoculation du matériel suspect, soit une maladie, soit des lésions anatomo-patho- logiques, soit des réactions immunologiques caractéristiques.Cette sujétion à un animal rare et onéreux restreint considérablement les recherches.Si nous pouvions trouver un test simple mais sûr de la présence du virus, le problème de l\u2019_épidémiologie, celui de l\u2019aire d\u2019extension de l\u2019infection, celui des porteurs de germes ou des formes inapparentes, et même le diagnos- tie précoce des formes typiques, en seraient radicalement facilités et transformés.C\u2019est pourquoi, il semble que ce problème, que la transmission de certaines souches de pcliomyélite aux muridés n\u2019a pas permis de résoudre, devrait occuper le premier rang sur la liste des recherches.2.\u2014IDÉTERMINATION DES FACTEURS INDUISANT LE NEUROTROPISME DU VIRUS.Il est bien évident que tous les individus entrant en contact avec le virus ou infectés par lui, ne font pas de poliomyélite.On a depuis longtemps noté la prédominance des garçons sur les filles, le fait que la paralysie est fréquemment une maladie de l'enfant unique, ou qu\u2019elle atteint de préférence les enfants bien portants, musclés, voire de structure athlétique, enfin que certains facteurs paraissent favoriser l\u2019éclosion ou la localisation des symptômes para'ytiques.Mais pourquoi tel malade fait-il une localisation médullaire ou bulbaire du virus se traduisant par une maladie grave, alors que son voisin placé dans les mêmes conditions n\u2019accuse qu\u2019une maladie inapparente ou une indisposition légère d\u2019a'- lure bénigne?Il paraît souhaitable d\u2019analyser en détail tous les facteurs connus et de rechercher ceux qui demeurent inconnus.Parmi les premiers, les uns sont de nature organique, comme les facteurs endocriniens ou la race des sujets; d\u2019autres paraissent intervenir soit en diminuant la résistance de l'individu, comme la fatigue, ou en favorisant un mode de contamination particulièrement brutal, comme les bains de rivières dans une eau contaminée.Il semble qu\u2019une voie intéressante puisse être ouverte par l\u2019analyse des facteurs conditionnant la résistance du système nerveux aux infections neurotropes, nocamment dans le domaine du métabolisme des ptérines dont le rôle s'annonce très important.De la solution de cette question pourrait dépendre dans une large mesure le choix de méthodes efficaces de prophylaxie individuelle de la poliomyélite.3.\u2014 QUELLE EST LA RELATION ENTRE LA PRÉSENCE DES ANTICORPS S:rRIQUES ET LE DEGRÉ DE L\u2019IMMUNITÉ DANS LA POLIO- MYELITE?La question longuement controversée de l\u2019immunité dans la poliomyé.ite est alliée pour une large part à la question encore embrouillée des anticorps sériques.Nous ne pouvons pas à l\u2019heure actuelle dire avec certitude quelle est l\u2019exacte relation des anticorps avec l\u2019immunité antipo.iomyélitique.Il est certain que l\u2019on observe, chez l\u2019animal, une résistance à une réinoculation, après une infeciion poliomyélitique; mais habituellement, cette résistance n\u2019est absolue que si la réinoculation n\u2019a lieu qu\u2019avec la même souche et par la même voie d\u2019introduction.Tout se passe comme si l\u2019immunité était non seulement d'ordre tissulaire, mais encore limitée aux seuls segments du système nerveux précédemment/ atteints, de sorte que l\u2019animal guéri d\u2019une -authentique poliomyélite -peut demeurer sensible à unc nouvelle infection atteignant par une autre voie neurale un segment différent de son névraxe.L'existence d\u2019un certain nombre de cas de réinfection LÉPINE: ORIENTATION DES RECHERCHES EN POLIOMYÉLITE 9 poliomyélitique chez l\u2019homme donne à penser qu\u2019il peut en être de même dans l'espèce humaine.Nous avons vu, d\u2019autre part (cf.P.Lépine, Presse Médicale, 1943, No 38, p.557), quelle faible valeur on pouvait attribuer à la sérothérapie de la poliomyélite dont les résultats ont été si décevants qu\u2019elle est pratiquement aujourd\u2019hui universellement abandonnée.Or on constate que le sérum de 85 à 95 pour cent des adultes de tous les pays renferme des anticorps neutralisant le virus.Dans ces conditions, il faut: \u2014 ou bien que ces anticorps aient une origine spécifique et traduisent une réponse de l\u2019individu au virus; mais alors il nous faut admettre que le virus est infiniment plus ubiquitaire et plus répandu que cela n\u2019a été admis jusqu'ici; il serait en ce cas bien difficile d\u2019éviter le contact des sujets sensibles avec le virus, et cela conduirait à des conclusions qui cadrent mal avec ce que nous savons de l\u2019_épidémiologie de la maladie; \u2014 ou bien que ces anticorps n\u2019aient pas une origine spécifique; ils traduiraient simplement la réaction de l\u2019organisme à un antigène latent, probablement d\u2019origine intestinale, ayant avec le virus poliomyélitique une certaine communauté de structure antigénique.Dans ces conditions, quel crédit pourrait-on accorder à l\u2019apparition de ces anticorps en tant que témoins de la résistance de l\u2019individu à l\u2019infection poliomyélitique?Quelle valeur faudrait-il leur laisser comme indice épidé- miologique de l\u2019infection ?4 \u2014STRUCTURE IMMUNOLOGIQUE DU VIRUS POLIOMYÉLITIQUE.La question précédente nous conduit tout naturellement à rechercher quel est le degré d\u2019unité antigénique du virus de la paralysie infantile.Avons-nous affaire à un ou à plusieurs virus?Les différences que l\u2019on observe chez l\u2019animal tiennent-elles à des variations de souches ou à des races différentes?Les virus qui sont adaptables au névraxe des muridés, et dont la souche Lansing isolée par Armstrong est le type le mieux connu, représentent-ils une variété particulière du virus po:iomyé- litique?Enfin, l\u2019allure épidémiologique particulière de la maladie et les variations de caractères ou de virulence que l\u2019on observe dans un même pays d\u2019une épidémie à l\u2019autre ou à un même moment en des pays différents, sont-elles explicables et dans quelle mesure, par les fluctuations de la virulence du virus?S1 de telles fluctuations doivent être mises en évidence, quels sont les facteurs qui les conditionnent?Autant de questions auxquelles nous ne pouvons aujourd\u2019hui répondre complètement.Mais tous les travaux en cours laissent entrevoir que, pour la poliomyélite comme pour d\u2019autres virus, celui de la grippe par exemple, la maladie peut être causée par plusieurs virus, antigéniquement différents, mais par ailleurs identiques dans leurs propriétés ou leur comportement, et entre lesquels il n\u2019existe pas d\u2019immunité croisée, Deux groupes, au moins, de virus poliomyélitiques peuvent être dès à présent reconnus, et il est possible que d\u2019ici peu ces groupes eux-mêmes soient dissociés en sous-groupes différents.5\u2014RECHERCHE D'UNE THERAPEUTIQUE SPÉCIFIQUE.Nous ne disposons d\u2019aucune thérapeutique spécifique contre la poliomyélite.Tous les moyens mis en ceuvre pour traiter les malades sont des palliatifs, certains doués d\u2019une indiscutable efficacité, d\u2019autres présentant une activité moindre, voire illusoire.D\u2019autre part, nous ne disposons d\u2019aucun agent prophylactique qui ait fait preuve d\u2019une efficacité contrôlée.Il est, en fait, peu de maladies contre lesquelles nous ne soyons aussi totalement désarmés que la poliomyélite.Il va de soi que le problème serait transformé si un agent pouvait être découvert, qu\u2019il soit un produit d\u2019origine biologique ou un agent chimiothérapique, doué d\u2019une acti- 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 vité spécifique.Aussi est-il d\u2019une importance capitale d\u2019orienter les recherches dans cette voie, sans que nous puissions malheureusement affirmer posséder un fil conducteur qui guiderait nos investigations.Il est à remarquer, du reste, que la lutte contre le virus peut être envisagée à des stades variables de l'infection et selon des mécanismes différents.On peut concevoir un agent qui détruirait le virus ou rendrait l\u2019organisme réfractaire dès avant toute infection ct dont l\u2019action serait par conséquent préventive.On peut envisager aussi un produit qui, administré à temps dans une infection à son début, combattrait le neurotropisme qui constitue le facteur redoutable de la maladie, en empêchant le virus d\u2019atteindre les centres nerveux, ou en limitant son extension si celui-ci a déjà touché le névraxe.Enfin on peut encore imaginer qu\u2019un agent doué d\u2019une activité spécifique puisse détruire ou neutraliser le virus en allant l\u2019atteindre là où il! s\u2019est fixé, c\u2019est-à-dire au centre même des neurones.Les tentatives de chimiothérapie ont été jusqu\u2019ici décevantes, mais l\u2019avenir peut nous réserver des surprises.6 \u2014MISE AU POINT DE MÉTHODES PERMETTANT L'OBTENTION DE GRANDES QUANTI- TES DE VIRUS.La multiplication du virus dans le névraxe des animaux infectés est la seule source sûre de virus que nous connaissions et puissions pratiquement utiliser, et le système nerveux des animaux sensibles est pour l\u2019instant le seul milieu de culture.L\u2019obtention d\u2019un mode de culture in vitro ou in vivo moins onéreux, permettant de préparer des quantités importantes de virus, serait un utile appoint aux recherches et permettrait peut-être d\u2019envisager plus favorablement la question si controversée de la vaccination contre la poliomyélite.Nous pensons, pour notre part, qu\u2019il y à peu d\u2019espoir à fonder sur une méthode de vaccination antipoliomyélitique analogue aux méthodes employées contre les infections bactériennes.Avec les antigènes et les vaccins dont; nous avons pu disposer jusqu\u2019ici, les vaccins antipoliomyélitiques à base de virus tué n\u2019ont pu faire preuve d\u2019une efficacité suffisante, même limitée dans le temps, pour pouvoir être retenus.Seules les méthodes faisant appel à un virus actif mais atténué ont pu donner expérimentalement des résultats paraissant encourageants; mais tous les vaccins atténués exposent au risque terrible d'infection grave par localisation névraxique, en raison de l\u2019inéga:e sensibilité des individus et de notre ignorance des facteurs favorisant le neutropisme de l\u2019affeccion.Une methode de vaccination inoffensive reste à trouver.Mais, même s\u2019il était possible d\u2019obtenir un vaccin atténué qui soit certainement efficace en même temps que dépourvu de danger, 1l est à craindre que les bénéfices à en retirer ne soient illusoires.L\u2019expérimentation montre en effet, et le fait nous a été confirmé 1l y a déjà plus de dix ans sur des expériences poursuivies pendant plusieurs années (P.Lé- pine, Rev.Immunol:, 1935, 1: 480), que la résistance du singe est sujette à des fluctuations telles que :es animaux les plus solidement vaccinés peuvent redevenir totalement sensibles si leur état d\u2019immunite fléchit à la suite de variauions physiologiques ou de circonstances partois imprévisibles.Nous n\u2019avons aucune raison de pensei, bien au contraire, que l\u2019espèce humaine se comporte sur ce point de vue d\u2019une façon différence du singe.C\u2019est pourquoi, nous plaçons au dernier rang des mesures prophylactiques éventuelles la recherche de méthodes vaccinales sur lesquelles il nous semb.erait dangereux de fonder toute la lutte antipoliomyélitique.Même en limitant aux quelques problèmes énumérés ci-dessus l\u2019orientation des recherches à donner à la poliomyélite, on constate que le programme est immense.Il ne pourra être réalisé que par une collaboration étroite entre la clinique et la recherche scientifique.À cet égard, il est souhaitable que, dans chaque pays, au moins un Institut ou un laboratoire LEPINE: ORIENTATION DES RECHERCHES EN POLIOMYELITE 11 spécialisé dans l\u2019étude du virus puisse travailler en liaison étroite avec un centre de clinique et d\u2019hospitalisation.Seul l\u2019appui mutuel des deux disciplines de la clinique et de la recherche permettra de faire avancer le problème.C\u2019est pourquoi il semble également recommandable que l\u2019étude des épidémies, de même que celle des cas sporadiques, puisse être effectuée par des équipes scientifiques dépendant du centre de recherches et travaillant en collaboration intime avec les médecins chargés des services d'hygiène et de prophylaxie.Les recherches sur le terrain contribueront ainsi à améliorer nos connaissances sur la pathogénie et sur le mode de transmission de l\u2019infection.Les problèmes touchant à la po iomyélite sont si nombreux, les méthodes de recherches si délicates et si onéreuses, qu\u2019il est souhaitable qu\u2019une coordination puisse s\u2019établir entre les Instituts des différents pays chargés d\u2019étudier le problème.Selon le tempérament et la formation des chercheurs, le matériel et les moyens mis à leur disposition, les problèmes que ncus avons énumérés pourraient être répartis d\u2019un commun accord entre les Instituts poursuivant leur étude.On éviterait ainsi une dispersion ou une inutile duplication des travaux pour arriver à une meilleure concentration sur l\u2019essentiel des questions. LES CÉPHALÉES : UNE CLASSIFICATION DU POINT DE VUE NEURO-CHIRURGICAL ! Claude BERTRAND, F.R.C.S.(C), Chargé du service de neuro-chirurgie à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Je dois vous avouer que je suis fort aise de n\u2019avoir à discuter les céphalées que du point de vue neuro-chirurgical; comme vous, je serais heureux de voir quelqu\u2019un présenter une classification qui puisse couvrir tous les aspects de cette question.À ce point de vue, je n\u2019envie nullement mes confrères psychiatres ou internistes et je pense au docteur \u2018Emblem, l\u2019assistant du professeur Monrad- Krohn, qui nourrit cette ambition depuis longtemps déjà.Ce n\u2019est pas que la distine- tion entre les types cardinaux de la céphalée soit tellement complexe, mais, une fois éliminées les céphalées dont nous connaissons les causes organiques ou fonctionnelles, il persiste hélas! ce groupe de céphalées d\u2019origine indéterminée qui sont notre mal de tête et, peut- être, notre gagne-pain.Cependant, il faut se garder d\u2019adopter l\u2019attitude défaitiste que la céphalée ne mérite qu\u2019un traitement symptomatique jusqu\u2019à ce que les choses se précisent d\u2019elles-mêmes.En effet, la plupart d\u2019entre elles peuvent déjà être rangées après une histoire de cas détaillée et un bon examen objectif.Même s\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas pour lequel il n\u2019existe pas de traitement curatif, le patient vous est reconnaissant d\u2019interrompre la chaîne parfois très longue de ses inquisitions et il \u2018accepte volontiers les moyens palliatifs que vous suggérez surtout si vous y joignez quelques examens de laboratoire simples mais utiles: une bonne radiographie du crâne bien interprétée, un champ visuel, ete.ANATOMIE FONCTIONNELLE Rappelons-nous d\u2019abord quelques faits d\u2019anatomie fonctionnelle que la fréquence croissante des opérations à la locale chez l\u2019homme a permis de vérifier (1): a) les douleurs qui 1.Communication à la Société Médicale de Montréal, 1948.proviennent de structures cervicales ou occipitales extra-crâniennes et dont les voies afférentes sont les racines postérieures des nerfs cervicaux sont ressenties dans ces régions; b) les stimuli qui ont leur origine dans la fosse postérieure du crâne semblent s\u2019acheminer principalement par les fibres du glosso- pharyngien et du pneumogastrique.D\u2019une façon générale, ils sont aussi référés à la région occipitale; c) ceux qui naissent dans le reste du crâne, soit dans la région occipitale au-dessus de la tente du cervelet, soit dans la région pariétale ou dans la région frontale, semblent avoir leurs voies d'apport principales dans quelques petites racines de la branche ophtalmique du trijumeau.La douleur siégera dans la région frontale ou parfois dans la région qui correspond à la lésion.Ainsi, lorsqu\u2019on stimule au vertex le long du sinus longitudinal supérieur, le patient se plaint d\u2019une céphalée sus-orbitaire d\u2019un côté ou de l\u2019autre; d) toutefois, les sensations qui proviennent de la méningée moyenne ou de la temporale superficielle sont assez bien localisées à la région temporale; e) les névralgies du grand nerf occipital d\u2019Arnold, du trijumeau et du glessopharyngien sont évidemment bien localisées dans le territoire anatomique de ces nerfs crâniens; f) les douleurs qui viennent des sinus accessoires du nez s\u2019irradient à peu près dans les territoires correspondants à ces sinus.Cependant, le sinus sphénoïdal peut être la cause d\u2019une douleur située au vertex du crâne; g) les douleurs d\u2019origine oculaire sont ordinairement localisées dans les régions orbitaires ou frontales, mais l\u2019état de tension que peut amener une mauvaise accommodation peut être la cause de malaises occipitaux; h) c\u2019est probablement ce même mécanisme qui expliquerait les céphalées occipitales des neurasthéniques et des anxieux. BERTRAND: Les principales sources de douleurs intracrâniennes semblent être les tractions, l\u2019inflammation ou les changements de volume des organes sensibles qui sont relativement nombreux, soit les sinus veineux et la dure- mère qui les entoure, les artères méningées et la dure-mère attenante, les vaisseaux de la base du crâne et les ramifications de la branche ophtalmique du trijumeau, du glos- sopharyngien et du pneumogastrique, qui circulent le long de la base du crâne.Récemment, j'avais l\u2019occasion de vérifier ces points dans un cas de sarcome de la mâchoire qui envahissait la gorge du même côté.J\u2019ai fait une section de la racine descendante du trijumeau au niveau du bulbe telle que préconisée par Sjoqvist ainsi qu\u2019une section de la racine postérieure des 2e, 3e et 4e nerfs cervicaux, le premier nerf cervical n\u2019ayant pas de racine postérieure.A l'opération, la traction sur les structures de la fosse postérieure provoquait une céphalée occipitale marquée.Par la suite, le patient a présenté une anesthésie à la dculeur dans la partie correspondante de la face et du pharynx ainsi que du conduit auditif externe y compris le tympan.-Ceci prouve bien la terminaison des fibres douloureuses du trijumeau, du facial et du glossopharyngien dans la racine descendante du trijumeau au niveau du bulbe.Il avait aussi une anesthésie à la douleur et au toucher de l\u2019occiput, du pavillon de l\u2019oreille et du cou jusqu\u2019au sommet de l\u2019épaule, preuve de l\u2019innervation de cette région par les racines postérieures des deuxième, troisième et quatrième nerfs cervicaux.CLASSIFICATION Bien qu\u2019il soit plus agréable à l\u2019esprit de classifier les céphalées d\u2019après leur localisation ou leur étiologie, c\u2019est pour moi éminemment plus pratique de les envisager suivant leur évolution.En effet, celles où une intervention chirurgicale peut être imminente, auront à peu près toutes un caractère progressif ou aigu.Je m\u2019attarderai plus spéciale- LES CÉPHALÉES 13 ment à ces deux variétés, groupées ensemble pour plus de brièveté, après avoir revu les pcints saillants des céphalées qui évoluent en plateau, des céphalées récidivantes et de celles qui régressent graduellement.Le terme céphalée est employé dans son appellation la plus large au lieu de céphalalgie et même pour toute douleur céphalique ou cervicale.Céphalées en plateau.Les céphalées en plateau sont essentiellement celles où l\u2019agent causal est persistant et insidieux.En somme, c\u2019est la classe des céphalées médicales et psychiatriques.D\u2019une façon générale, on peut dire que, si celles-ci sont occipitales ou cervicales, celles-là sont frontales.Ainsi la céphalée de l\u2019anémie, de l\u2019urémie, de l\u2019intoxication par le monoxyde de carbone, celle de la méningite syphilitique, celle de l\u2019insuffisance endocrinienne de la ménopause, celle qui précède les repas dans l\u2019hypoglycémie, celle du simple embarras gastrique sont des douleurs sourdes frontales qui sont accompagnées des autres symptômes propres à la maladie en cause.Par contre, dans la neurasthénie et l\u2019anxiété, la douleur, si elle est localisée, se trouve dans la région occipitale ou cervicale et le patient se plaint aussi d\u2019un nombre de malaises vagues rattachés à la vue, à l\u2019audition, à l\u2019équilibre, à la déglutition, au cœur ou à l\u2019appareil digestif.A mon avis, le rôle des foyers d\u2019infection chronique a été grandement exagéré dans ce domaine comme dans bien d\u2019autres, sauf peut-être pour ce qui est de la sinusite chronique et des abcès dentaires apicaux.Nous avions récemment un cas qui illustre assez bien l\u2019enchevêtrement de ces divers facteurs: M.P., une petite fille de 16 ans, nous est référée pour une anorexie marquée, fatigabilité, légère pyrexie vespérale, ménorragie et céphalée frontale persistantes.La patiente a toujours été très active auparavant, mais la mère a fait plusieurs dépressions nerveuses.Ses symptômes datent d\u2019environ six mois.L\u2019examen objectif est négatif à tout point de vue.Parmi les examens de laboratoire, les 14 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 faits saillants sont les suivants: deux abcès dentaires apicaux, mais radiographie du crâne normale avec selle turcique normale, radiographie des poumons normale, globules rouges a 4,500,000, blancs & 12,000 avec polynucléaires neutrophiles à 80%, ponction lombaire normale, etc.Après avoir fait enlever les dents, la température tombe à la normale, mais la céphalée et l\u2019anorexie persistent.Nous avons bien soin d\u2019expliquer à la malade que Fig.1.\u2014 Radiographie antéro-postérieure montrant le déplacement ventriculaire avant l\u2019exérèse d\u2019un méningiome frontal droit.nous avions trouvé la cause de son mal; après l\u2019avoir rassurée, nous lui faisons faire des exercices suédois de tension pour vaincre l\u2019hypotonie vasculaire de décubitus et, graduellement, nous la faisons lever.En quelques jours ses symptômes disparaissent et la patiente a maintenant repris ses activités ordinaires depuis quatre mois.Je crois que, dans ce cas, une cause organique plutôt minime avait engendré un cercle vicieux et que l\u2019élément fonctionnel était devenu le facteur dcminant.Le problème n\u2019est pas toujours aussi simple, surtout lorsque les symptômes sont fermement établis.Témoin, le cas suivant: un abbé Qui souffre depuis vingt-cinq ans d\u2019une céphalée occipitale rebelle.Le mal a augmenté d\u2019intensité depuis quelques mois, l'empêche de dormir ou le réveille souvent la nuit, et s\u2019accompagne d\u2019une sensation de vibration qui semble synchrone avec sa céphalée et qui irradie jusqu\u2019au bout de ses membres.C\u2019est un homme très actif qui a de grosses responsabilités.Les examens sont négatifs et l\u2019histoire révèle que l\u2019on a affaire à un neurasthénique pour qui cette céphalée est un échappatoire quasi indispensable.Il est peut-être présomptueux de vouloir guérir un tel cas, mais on peut grandement améliorer son sort lorsque, après avoir gagné sa confiance, on lui fait comprendre l\u2019innocuité de ses symptômes.Dans un autre cas, il s\u2019agit d\u2019une jeune femme de 30 ans, mariée depuis 7 ans, qui n\u2019a pas d\u2019enfant et qui tient magasin avec sa sœur, plutôt comme passe-temps.Elle souffre d\u2019une céphalée occipitale gauche qui, depuis deux ou trois mois, l\u2019empêche de dormir.Après des examens détaillés, un questionnaire assez serré révèle que la patiente s\u2019entend mal avec sa sœur.Elle prétend être très heureuse en ménage, mais elle nous dit qu\u2019elle aurait aimé avoir une famille et que l\u2019éducation de son conjoint et ses appétits sexuels sont abso'ument différents des siens.La solution de la majeure partie de ces problèmes a grandement amélioré cette patiente.Evidemment, un tel cas est du domaine du médecin de famille ou, si la fixation est trop ancrée, elle relève de l\u2019analyse d\u2019un psychiatre.La patience, ou plutôt la persistance, est la qualité primordiale pour le succès de ces cas et, dût-on faillir dix fois, il me semble que le succès doit être aussi satisfaisant que l\u2019est celui d\u2019une opération bien réussie, mais il vaut mieux laisser ce domaine où mon expérience est presque limitée au diagnostic.Il ne faut pas confondre avec la céphalée BERTRAND: occip:tale fonctionnelle la myalgie, la .douleur occipitale de l\u2019arthrite cervicale ou d\u2019une vieille fracture ou subluxation des vertèbres cervicales ou de l\u2019apcphyse odontoïde.Celles- ci sont mieux localisées, décrites plus objectivement, variables avec la température, et s\u2019accompagnent des signes objectifs de l\u2019arthrite.Il y a quelques mois, nous avions la surprise de trouver chez deux blessés d\u2019un même accident d\u2019automobi!'e des fractures de l\u2019apophyse odontoïde dont l\u2019une nécessitait une greffe cervicale, une coïncidence quasi impossible statistiquement.I] est donc important de faire faire une radiographie cervicale et un cliché antéropostérieur, la bouche ouverte, pour l\u2019apophyse odontoïde, lorsqu\u2019un patient se plaint de douleur occipitale à la suite d\u2019un accident.La névralgie occipitale du type paroxystique est plutôt rare: nous en avons eu un cas dernièrement qui a très bien répondu à une infiltration novocaïnique suivie d\u2019alcool.La douleur sourde, persistante, exagérée dans la saison froide, avec légère sensibilité de la peau dans le territoire du grand nerf occipital et la sensibilité de ce nerf à son point d\u2019émergence, est beaucoup plus fréquente.Lorsqu\u2019une telle douleur existe au niveau de la face, il faut éliminer systématiquement tous les foyers d'infection adjacents, car une dent ou un sinus maxillaire est souvent en cause.Il convient de dire un mot ici d\u2019un syndrome assez vague qu\u2019on a classé scus le nom \u2018de névralgie du ganglion sphénopalatin ou du ganglion vidien ou de sympathalgie.Il s\u2019agit d\u2019une douleur qui va de la mastoïde à l\u2019os malaire, douleur d\u2019un caractère indéfini qui serait soulagée par injection du ganglion sphé- nopalatin.Dans les cas que j'ai suivis personnel'ement et dans ceux qui me sont venus après de telles injections, celles-ci n\u2019avaient rien ajouté, mais il y avait ordinairement un facteur fonctionnel assez important.Je me souviens entre autres d\u2019un officier allemand qui avait fait uné grève de la faim et qui souffrait d\u2019un ennui quasi mortel.Aussi d\u2019un jeune aviateur qui avait survolé l\u2019Allemagne LES CÉPHALÉES 15 plusieurs fois, chez qui le psychiatre avait déterré plusieurs craintes cachées, et tout récemment d\u2019une jeune femme chez qui cette douleur avait commencé lorsqu\u2019elle avait vu un accident assez macabre se dérouler sous ses yeux.Elle avait vu un grand nombre de neurologistes et de neuro-chirurgiens et un excellent oto-rhino-laryngolcgiste avait été assez impressionné par l\u2019intensité de son mal pour faire quelques injections du ganglion sphénopalatin.Elle a été vue par un neuropsychiatre qui a découvert une maladaptation conjugale assez marquée.La méningite syphilitique, de plus en plus rare, est une cause possible de céphalée chronique.Comme l\u2019anévrisme cérébral, elle affecte une prédilection pour les nerfs moteurs des yeux.Les méningites à champignons sont des curiosités, mais en présence d\u2019une augmentation inexpliquée des cellules du liquide céphalo-rachidien, il faut les rechercher.J'ai vu un cas demeurer deux mois dans un centre neurologique avant que ce diagnostic soit confirmé.Il en est de même de l\u2019encéphalite toxoplasmique où la radiographie révèle des calcifications minimes.L\u2019ostéomyélite chronique du crâne, soit à la suite de sinusite ou d\u2019origine syphilitique, est d\u2019un pronostic beaucoup moins désespérant depuis que le curettage peut être aidé par la pénicilline.Céphalées à caractères régressifs.Parmi les céphalées à caractères essentiellement régressifs, il en est deux types principaux que je rencontre fréquemment et que l\u2019on est souvent appelé à différencier l\u2019un de l\u2019autre: la céphalée post-traumatique et la céphalée par hypotension du liquide céphalo- rachidien.La première a acquis une grande importance avec la médecine industrielle et peut se subdiviser en 5 variétés d\u2019après le facteur étiologique dominant.1° La céphalée post-traumatique banale est probablement due à la déformation des tissus au moment de la commotion cérébrale et à l\u2019irritation méningée par l\u2019hémorragie sous- arachnoïdienne qu\u2019engendre un traumatisme 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA - Burtenn A.MILF.G.- Montréal, janvier 1949 de quelque intensité.C\u2019est une céphalée assez mal localisée, qui disparaît graduellement.2° Assez souvent, surtout lorsqu'il est question d\u2019indemnité, cette céphalée est remplacée par celle d\u2019une névrose post-traumatique.Le patient accuse des douleurs multiples vagues, accompagnées de lassitude, de faiblesse, d\u2019anxiété et d\u2019irritabilité.Il faut réduire les interventions au minimum nécessaire pour un diagnostic précis, tâcher de gagner la confiance du malade et l\u2019encourager par des voies détournées à augmenter graduel'ement ses activités.Il est important de procéder à un bon questionnaire sur ses antécédents, afin de déterminer Jl\u2019existence préalable d\u2019anxiété, surtout du point de vue de la responsabilité de l\u2019accident quant à son état actuel.Le pneumo-encéphalogramme, en plus de son utilité au point de vue du diagnostic, impressionne parfois les malades quant à l\u2019intensité d\u2019une céphalée par irritation méningée.Comme l\u2019ont rapporté Ross et McNaughton (2), on trouve souvent une légère atrophie corticale diffuse.Dans la p'upart des cas, il ne s\u2019agit pas de simulation, mais d\u2019une véritable anxiété post-traumatique qu\u2019il faut s\u2019efforcer de vaincre.Il faut tâcher de rendre l\u2019état actuel moins agréable, moins désirable que le travail, une technique qui a bien réussi pendant la guerre alors qu\u2019on imposait des ouvrages légers mais ennuyeux, ce qui change probablement le déterminisme sous-conscient de ces patients.3° Une autre espèce de céphalée post-trau- matique est la douleur névralgique à la suite des contusions ou des lésions des branches sensitives du cuir chevelu.Ce type est assez rare à l\u2019état isolé et ne constitue pas un problème en soi, mais il ne peut faire partie d\u2019un syndrome post-traumatique.Alors la fixation peut être augmentée par des injections intempestives qui se surajoutent à la névralgie, et en compliquent le traitement.D'ailleurs, les facteurs organiques et fonctionnels sont si intimement entremêlés dans le syndrome post-traumatique qu\u2019il est imprudent de vouloir iso'er le rôle joué par chacun d\u2019eux.Pour employer une vieille formule, il vaut mieux traiter le problème dans son ensemble, en considérant l\u2019état du patient avant et après l\u2019accident, sans favoriser le parasitisme naturel de la nature humaine.Il y à quelques mois, je recevais du nord de la Province, un mois après son accident, un patient chez qui persistait une fracture dans la région pariétale gauche.Il était très anxieux ct se plaignait, entre mille autres choses, de Fig.2.\u2014 Radiographie antéro-postérieure de la méme patiente que dans la figure 1, faite quelques jours après l\u2019opération et démontrant le retour des ventricules vers la normale.douleurs au niveau de la fracture.Une histoire souvent approfondie nous a révélé qu\u2019il avait eu des troubles analogues, il y a trois ans, après une légère chute.Je lui ai proposé un pneumo-encéphalogram- me et lui ai fait sentir qu\u2019il n\u2019avait pas d'autre alternative que de retourner au travail et que d\u2019ailleurs ses symptômes n\u2019étaient pas améliorés par le repos et il a repris son emploi.4° Une autre variété est la céphalée par hypotension artérielle.Pour une raison encore BERTRAND: assez mal connue, peut-être à cause du collapsus vasculaire qui suit le choc assez formidable de l\u2019encéphale au moment de l\u2019accident, les cas de commotion cérébrale sont particulièrement sujets à faire une chute plus ou moins marquée de la pression artérielle, lorsqu'ils se relèvent.Le patient se plaint d\u2019une céphalée qui commence dès qu\u2019il change de position, qui est plus marquée au lever ou lorsqu\u2019il se penche, avec sensation de faiblesse ou même de vertiges sans caractère rotatoire défini.Lorsqu\u2019on fait lever le patient, on note une chute de la tension artérielle, surtout de la pression systolique, avec diminution de la pression différentielle qui peut aller jusqu\u2019à 20 ou 30°.Les vertiges de ces patients sont bien différents des vertiges rotatoires qui accompagnent les fractures du rocher avec atteinte labyrinthique.Si l\u2019on fait osciller la tête du malade qui est debout, les yeux fermés, dans les trois plans des divers canaux semi- circulaires, on ne produit pas de nystagmus ni de nausées, mais simplement le malaise que ressent le malade lorsqu\u2019il reprend la position verticale.C\u2019est afin d\u2019éviter ces inconvénients qu\u2019il faut mettre le patient en position demi-assise dans son lit dès le lendemain de l\u2019accident.Si nécessaire, il faut instituer des exercices suédois de tension.D\u2019une façon générale, une bonne règle consiste à faire lever les patients dont l\u2019inconscience a duré moins de 5 minutes au bout de deux ou trois jours, ceux qui ont été inconscients environ 20 minutes au bout d\u2019une semaine et les autres au bout de 10 à 12 jours, à moins qu\u2019il ne persiste quelque symptôme qui contre-indique cette façon d\u2019agir, tel que la céphalée par hypotension du liquide céphalo- rachidien.5° Celle-ci peut survenir à la suite d\u2019une fracture de la base au niveau du rocher ou au niveau des sinus fronto-ethmoïdaux avec écoulement du liquide céphalo-rachidien à l'extérieur.Le patient se plaint de l\u2019écoulement du liquide et, la plupart du temps, il accuse aussi une céphalée frontale assez intense.La ponction révèle une pression nulle ou négative.Si, toutefois, la brèche n\u2019est pas LES CÉPHALÉES 17 suffisante pour que la pression soit très basse, il faut drainer le liquide céphalo-rachidien et élever la tête du malade de façon à diminuer ou à supprimer l\u2019écoulement du liquide par la fistule et d\u2019en permettre la granulation et la fermeture.Il faut évidemment administrer de la pénicilline pour éviter la méningite toujours possible.Si ce traitement conservateur échoue, au bout de deux ou trois semaines, il faut penser à fermer la brèche chirur- gicalement avec un morceau de fascia lata, ce qui n\u2019a été nécessaire dans aucun cas depuis que j\u2019emploie cette méthode.D'ailleurs, dans les fractures comminutives fronto-ethmoïda- les, il y a fatalement déchirure des méninges au niveau de la lame criblée.Lorsque les fragments osseux semblent déplacés et assez importants, il faut intervenir d\u2019urgence, enlever les morceaux d\u2019os et de cerveau contus, fermer la brèche avec de la fibrine et un « paquetage » qu\u2019on enlèvera lorsqu\u2019un tissu de granulation aura fermé la communication entre le nez et les méninges.Dans deux cas de ce genre que j'ai opérés récemment, le sinus frontal était rempli de matières cérébrales contuses.Après avoir enlevé les sinus fronto-ethmeidaux et la face interne de la paroi orbitaire, de facon à permettre aux tissus mous de se rejoindre à la ligne médiane, j\u2019ai rempli la cavité avec une mèche de pénicilline que jai pu enlever 10 jours après sans autre incident.La cause la plus fréquente des cénhalées par hvpotension est la ponction lombaire -et elle se produit dans environ 1 a 2%, des cas.Si e'le est traitée immédiatement, elle est sans conséauence.Il s\u2019agit ordinairement de la persistance du petit trou fait dans?la dure-mère et les méninges molles au moment de la ponction avec écoulement du liquide cérhalo-rachidien dans les tissus mous et l\u2019espace énidvral.Pour permettre la fermeture de cette brèrhe, il suffit de mettre le patient en position horizontale ou même, si nécessaire, d\u2019élever légèrement le pied dn lit et de lui faire prendre braucoun de lianide.On pourra même administrer quelques doses d\u2019extrait pituitaire pour obtenir la rétention des liquides en quantité assez abondante. 18 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuianiv AM.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Lorsque cette céphalée survient après un acei- dent, la cause peut être équivoque, mais, si la céphalée apparaît chaque fois que l\u2019on élève le lit du malade et qu'elle disparaît lorsqu'il reprend la position horizonta'e, il ne\u2018 peut y avoir de doute sur le diagnostic.Après une anesthésie spinale, il ne faut pas la confondre avec la céphalée par arachnoïdite qui peut aussi survenir.Celle-ci est beaucoup plus persistante et j'ai vu personnellement trois cas d\u2019arachnoïdite assez marquée pour entraîner une paraplégie partielle.6° Enfin, il faut mentionner la céphalée par cicatrisation locale post-traumatique décrite par Penfield (3).Dans le cas typique elle est bien localisée et elle est due aux tractions ou Fig.3.\u2014 Radiographie latérale démontrant la présence de calcifications au-dessus de la selle turcique dans un cas de méningiome de la fosse moyenne.à l\u2019absence du coussin sous-dural normal.Le traitement recommandé est l\u2019injection d\u2019air dans l\u2019espace sous-dural.D\u2019après mon expérience, cette céphalée est très rare et les cas typiques sont quasi inexistants.Il existe une troisième sorte de douleurs qui régresse ordinairement et dont il convient de dire un mot: c\u2019est la névra'gie post-zosté- rienne \u2018du trijumeau ou du facial.Comme dans toutes les algies qui font suite au zona, il s\u2019agit d\u2019une douleur cuisante ou très intense qui s\u2019atténue graduellement et où la vitami- nothérapie semble aider réellement.Dans les cas tenaces, il existe beaucoup de divergence d'opinions sur l\u2019efficacité des diverses thérapeutiques chirurgicales.L\u2019infiltration alcoolique ou l\u2019ab'ation du nerf en cause n\u2019est pas toujours couronnée de succès.Depuis quelques années, les auteurs américains préconisent un vclet cutané dont la base est à la périphérie du territoire d\u2019innervation.Cette technique a semblé donner de bons résultats.Les céphalées récidivantes.Les céphalées, ou plutôt les trois algies récidivantes les plus fréquentes, sont: la céphalée histaminique, la migraine et la névralgie du type tic dou'oureux du trijumeau ou du glossopharyngien.Mise en lumière par Horton (4), la céphalée histaminique typique est, comme on le sait, une céphalée de brève durée qui a débu*é assez tard dans la vie, qui réveille parfois la nuit, \u2018qui est limitée à un côté de la tête et qui peut s'accompagner de vaso-dilatation évidente avec rougeur de la face, larmoiement, congestion nasale et dilatation d\u2019une artère temporale superficie'le, sensible à la palpation.Evidemment, cette forme typique n\u2019est pas Ja plus fréquente et il est utile dans un cas d\u2019hémicrânie d\u2019origine indéterminée d\u2019essayer systématiquement l\u2019injection intraveineuse de 1/10 de c.c.d\u2019histamine à 1 pour 1,000 allant jusqu\u2019à 4 ou 5/10 de ce.dans le cas où l\u2019injection est inefficace.Si les symptômes du patient sont provoqués sans qu\u2019il y ait eu suggestion.le fait devrait être vérifié deux ou trois fois, après quoi cn enrayera la crise avec quelques gouttes d\u2019adrénaline à 1/200,000 intraveineuse.Puis on pourra admini-trer un traitement de désensibilisation ou plus simplement donner un des ant\u2019-histaminiques en vogue actuellement.Il est important de savoir que ceux-ci peuvent s\u2019avérer inutiles en doses trop faibles et être par contre efficaces lorsqu\u2019on en donne suffisamment.- Quant à la migraine, le caractère familia!, l\u2019influence du cycle menstruel, les signes visuels, en particulier les scotomes hémianopiques, les nausées et les vomissements sont bien connus de même que l\u2019action thérapeutique BERTRAND: de l\u2019ergotamine et plus récemment de l\u2019ergo- métrine.Au début de la crise, une simple compression de la carotide peut parfois enrayer l\u2019attaque.Il faut se rappeler qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une décharge corticale et que l\u2019électro-encé- phalogramme montre parfois des «spikes» épileptiformes.Un test diagnostique intéressant a été suggéré dernièrement par les frères Schnitker (5).Il consiste à administrer deux petites tablettes de 1/100 de gr.de trinitrine, ce qui reproduit la crise dans les cas typiques.Hi a Fig.4.\u2014 Radiographie latérale démontrant la présence de deux petites poches anévrismales sur la cérébrale moyenne après injection per-cutanée de Diodrast.i La crise est ensuite enrayée par l\u2019administration intraveineuse d\u2019un demi à un milligramme de tartrate d\u2019ergotamine.Il serait oiseux de reprendre ici les discussicns sur les branches de la carotide en cause dans la migraine et dans la céphalée histaminique.Les auteurs qui ont travaillé cette question, comme Wolff et Horton, ne sont pas encore arrivé; à une entente définitive à ce sujet.Toutefois, il est intéressant de rappeler que l\u2019Ecole de Guil- LES CÉPHALÉES 19 laume, de Paris, a rapporté des succès avec la section des branches dure-mériennes de la racine ophta'mique du trijumeau et d\u2019un au*re côté que quelques cas de céphalé: temporale, probablement du type histaminique, ont réagi favorablement à l\u2019excision de l\u2019artère tempo- ra'e superficielle.Toutefois, dans l\u2019évaluation de ces faits, il ne faut pas oublier le rôle parfois prépondérant que joue le facteur émotionnel, au moins dans le déclenchement de ces phénomènes.La troisième variété d\u2019a'gies récidivantes est le tic douloureux.Dans le territoire du trijumeau, il peut intéresser l\u2019une deux ou les trois branches de ce nerf.Dans les crises typiques, le diagnostic différentiel est ordinairement assez simple.Il s\u2019agit de douleurs fulgurantes qui paralvsent souvent l\u2019expression du malade, qui sont de courte durée et qui peuvent, en général, être reproduites d\u2019un ou de deux points appelés par les auteurs anglais «trigger zones».La canine et les rebords de l\u2019aile du nez sont des rég'ons de prédilection.Lorsque les crises deviennent subintrantes, le patient est incapable de s\u2019alimenter et il pense fréquemment au suicide.L\u2019infiltration novocaïnique suivie d\u2019a'cool des racines périphériques du nerf tr'jumeau drnne un sursis de 6 mois à un an.L\u2019exérèse chirurgicale du nerf sus-orbitaire om de la branche sous-orbitaire donne un bien-être un peu plus prolongé.Chez les jeunes et dans les cas où la douleur est fréquente, i' est préférable de rechercher un soulagement permanent, soit par l\u2019alcoolisation du gongl'on ou par la section de la racine postérieure du trijumeau ou par la tractotomie bulbaire.Pour ma part, je préfére la section de la racine postérieure du trijumeau, craignant d\u2019atteindre des nerfs moteurs oculaires dans l\u2019alcoolisation du ganglion.Il faut bien prévenir le malade des paresthésies qui peuvent parfois survenir à la suite de l\u2019anesthésie dans le territoire du trijumeau, mais qui sont préférables à la douleur.Un cas que nous avons fait il y a deux mois a déjà gagné 2\u201d livres depuis son opération.Il travaille régulière- 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurtetiN AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1949 ment au lieu qu\u2019il était resté 5 ans inactif, tellement sa douleur était intense.Une autre patiente, qui était âgée de 65 ans et que nous avons dû faire digitaliniser avant l\u2019opération, ne présente plus de signes objectifs de décompensation cardiaque.Dans la névralgie du glossopharyngien, la douleur irradie au niveau de l\u2019amygdale et de la partie correspondante de la gorge, mais le caractère en est exactement le même que dans le tic douloureux du trijumeau.Le traitement consiste dans la section du glossopharyngien en dedans de la base du crâne.- Céphalées à formes progressives.\u2018Les céphalées à formes progressives sont celles qui doivent nous mettre le plus en éveil cômme toutes les lésions progressives que'les qu\u2019elles soient.Nous subdiviserons ces céphalées de façon plutôt arbitraire, d\u2019après le facteur étiologique, en céphalées d\u2019origine traumatique, céphalées d\u2019origine néoplasique, céphalées d\u2019crigine vasculaire, céphalées d\u2019origine infectieuse, céphalées par blocage mécanique.Afin d\u2019abréger et parce que les mêmes causes sont ordinairement responsa- b'es, j\u2019engloberai ici la description des cépha- !ées aiguës, mentionnant au besoin les caractères qui leur sont propres.Ces céphalées ent ceci en commun dans leur pathogénie qu'il y a augmentation de la pression intracrânienne, à des degrés variables il est vrai.Si les méninges ne sont pas irritées, il en résulte une céphalée sourde au début qui redouble d'intensité avec les changements rapides de la pression intracränienne, par l\u2019ædème, l\u2019effort, les changements de position, car ici comme ailleurs les modifications gradue les éveillent peu l\u2019attention.Existe-t-il cn plus une traction par une masse intracrânienne, le maximum de douleur sera souvent localisé dans la région correspondante.Si la pression devient intense, il peut y avoir des vomissements d\u2019origine bulbaire qui souvent ne sont pas exempts de nausées comme on l\u2019enseignait autrefois.Par une clémence providentielle, la somnolence, l\u2019apathie et même la torpeur entrent en jeu, mais alors il est déjà trop tard.Evidemment, le diagnostic précoce de ces lésions peut être très difficile.Ain-i, cet automne, j'ai opéré un cas de gliome frontal \u2018droit qui avait été traité par un psychiatre plusieurs mois.J\u2019ai aussi vu 1 cas de tumeur du 3e ventricule qui avait une hémicrânie typique et qui était traité pour céphalée histaminique dans un centre neurologique.Par contre, la gravité légendaire des crâniotomies pour tumeurs cérébrales vient surtout du fait que, dans l\u2019enceinte close du crâne, il est difficile d\u2019ajouter un œdème opératoire, même réduit au minimum, sur un tissu déjà distendu à l\u2019extrême; il est rare avec les moyens d\u2019hémostase moderne qu\u2019un patient succombe à l\u2019hémorragie.C\u2019est le ralentissement des fonctions bu'baires qui contre-indique l\u2019usage de la morphine au moment de l\u2019intervention.Si la pression intracrânienne s\u2019accroît encore, une raideur protectrice de la nuque s\u2019installe.Alors il est encore plus dangereux de faire une poncticn lombaire; même si l\u2019on ne retire pas de liquide, il peut persister une fuite et il se produit un engagement de l\u2019uncus du lobe temporal ou des amygdales cérébelleuses avec issue fatale.Dans l\u2019examen de ces cas, il faut rechercher spécialement l\u2019anosmie, l\u2019hémianopsie dans le champ visuel, à la main levée, un léger œdème papillaire, les paralysies des globrs ocu'aires, le nystagmus, l\u2019aphasie sensorielle, la parésie, l\u2019ataxie, une légère asymétrie des réflexes ou une diminution de la sensation corticale comme, par exemple, l\u2019incapacité de reccnnaître les objets placés dans la main.La glande pinéale calcifiée chez 50 à 60% des adultes peut indiquer le sens du déplacement dans une radiographie du crâne rigoureusement symétrique.Les traumatismes crâniens récents doivent être observés attentivement avec examen des pupilles, des mouvements des membres, du pouls, de la respiration, de la pression artérielle, et de l\u2019état de conscience au moins toutes les heures.Si la pression artérielle BERTRAND: baisse, il faut parfois intervenir pour arrêter une hémorragie en dehors du crâne.Si elle augmente et que le pouls se ralentit 01 que l\u2019état de conscience s\u2019émousse, il faut trépaner et rechercher une hémorragie épi ou sous- durale.Ne pas oublier qu\u2019une hémorragie épidurale venant de l\u2019artère méningée moyenne el e-méme et non pas d'une de ses branches, comme dans l\u2019hémorragie épidurale chronique, est à peu près inévitablement fatale après les douze premières heures.Le cas suivant m\u2019a convaincu de l\u2019importance d\u2019une bonne histoire de cas chez ces patients.Il s'agissait d\u2019un serre-frein qui était tombé en bas d\u2019une locomotive 4 heures avant qu\u2019il nous soit Fic.5.\u2014 Radio montrant l\u2019installation d\u2019un tube de caoutchouc entre le ventricule latéral et la grande citerne.vnvoyé.Lorsque je le vis, il était incenseient, il avait une respiration stertoreuse, mais j\u2019al eru que son côté droit était plus fai>le que le côté gauche, ou plutôt qu\u2019il résistait moins aux mouvements passifs.J\u2019ai appelé le médecin de la compagnie.À la suite de sa chute, le patient était revenu à lui après une brève période d\u2019inconscience et, dans la suite, il s\u2019était plaint d\u2019une céphalée progressive.Avant de l\u2019envoyer, on lui avait donné un quart de grain de morphine.Cela avait évidemment précipité ses symptômes.Avec ces renseignements, j'ai exploré la région tempo- rule gauche, puisque le patient semblait plus faible du côté droit, sans même prendre lc temps de faire unc radiographic.J\u2019ai trouvé LES CÉPHALÉES 21 un énorme hématome épidural et, après ligature de la méningée moyenne, la respiration et la pression du patiens devinrent à pea près normales.Le lendemain, le patient ne se plaignait que d\u2019une céphalée moyenne et 6 jours après il quittait l\u2019hôpital.Dans les 12 derniers mois, nous avons opéré à l'hôpi'al Notre-Dame 28 hématomes épi cu sous-du- raux, aigus ou chroniques, ce qui démontre la fréquence de ces lésions dans lesque les les résultats sont excellents.Le cas suivant en fait foi.Il s\u2019agit d\u2019un hommes de 53 ans, référé par un neurologiste qui avait posé le diagnostie pour nous.Trois semaines auparavant, il avait reçu un coup de poing suivi de céphalée et de somnolence prcgressives.A l\u2019examen : somnolence profonde, pression artérielle élevée, pouls ralenti, faib esse plus marquée du côté droit, œdème papillaire de 2 dioptries, hémorragies rétiniennes.Je fais une trépanation fronto-pariétale gauche et le drainage d\u2019un hématome sous-dural d\u2019environ 150 c.c., j\u2019enléve les membranes, je fais insuffler de l\u2019oxygène dans l\u2019espace sous-arachnol- dien au niveau de la région lombaire et je referme.Le patient quitte l\u2019hôpital 10 jours après et depuis il est parfaitement bien.Il y a que'que temps, j'ai examiné un jeune homme de 19 ans qui avait été assailli par d-s malfaiteurs dans son restaurant.Dans les premières 48 heures qui ont suivi son hospitalisation, il s'est installé une parésic progressive du côté gauche de la face et une déviation de la langue vers la gauche avec somnolence de plus en plus marquée.Une trépanation de la région temporo-pariétale droite a révélé un énorme hématome épidural.Une branche de la méningée moyenne a été ligaturée et le caillot a été évacué complètement.Fréquemment des patients référés pour un uncien traumatisme sont des cas ds tumeur cérébrale.Celles-ci causent 1 décès sur 200.D\u2019après Penfield et Erickson (6), 68% donnent lieu à des crises d\u2019épilepsie.L'histoire clinique peut nous permettre de faire la différence entre une tumeur bénigne et une tumeur maligne, puisque les méningiomes ont une 22 L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BuuLeriN A.M.L.F.C.-\u2014 Montréal, janvier 1949 évolution assez lente et qu\u2019ils produisent p'us fréquemment des crises d\u2019épi epsie par irritation corticale.J'ai actuellement sous mes soins une patiente qui avait présenté des céphalées et unc altération mentale depuis 3 ans et des crises cloniques à gauche pendant quelques jours.Elle était déjà inconsciente, lorsque je l\u2019ai opérée pour un énorme méningiome frontal postérieur à droite ainsi que le montre le ventriculogramme.Après avoir présenté des troubles mentaux pendant deux semaines, el'e est maintenant parfaitement rétablie.(Fig.1 et 2.) I! n\u2019est pas moins exact qu\u2019il est parfois impossible de différencier un gliome d\u2019un abcès.Je me rappelle un bonhomme d\u2019une soixantaine d\u2019années chez qui l\u2019histoire d'une céphalée rapidement progressive avait incité le neurclogiste à faire un diagnostic de gliome malin.Par acquis de conscience, il m\u2019appela en consvltation et je fis un ventri- culogramme.Lorsque j'insérai mon aiguille à gauche, je tombai dans un énorme abcès qui fut drainé et le patient se rétablit par la suite.Rappelons-nous que, chez l\u2019enfant, il s\u2019agit à peu près toujours de tumeur du cervelet ou du tronc cérébral.Les tumeurs de la poche de Rathke (ou crâniopharyngiomes) ou les tumeurs pituitaires, surtout s\u2019il y a changement des caractères sexuels ou hémoanopsie bi-temporale, doivent être recherchées chez l'adolescent.Dans les tumeurs d: l\u2019adulte, l\u2019artériographie percutanée, popularisé: par Cristiansen et Engesett (de Norvège), permet souvent de faire un diagnostic précis d\u2019après l\u2019image vasculaire du néoplasme.Les tumeurs à croissance lente peuvent présenter des calcifications (Fig.3) ou engendrer une hyperos- tose de la région correspondante ou une perte osseuse unique comme dans les cholestéatomes ou multiple comme dans les myélomes.Dans les processus infectieux, on doit avolr constamment à l\u2019esprit l\u2019abcès temporal ou cérébelleux post-otitique et l\u2019abcès frontal venant du sinus frontal.Malgré la pénici linc qui en diminue le nombre, il est essentiel d\u2019enrayer leur marche fulgurante dès les premiers signes d\u2019infection intracrânienne si l'on veut gagner la partie.Les thromboses infectieuses avec frissons, clochers thermiques, comme celles du sinus caverneux avec œdème orbitaire, celles du sinus longitudinal supérieur avec convulsions et parésie des membres inférieurs, celles du sinus latéral, sont aussi devenues des phénomènes exceptionnels.Chez les jeunes gens, les crises de céphalée d'intensité progressive avec vomissements, signes neurolcgiques diffus, perte de poids, doivent faire penser à la méningite tuberculeuse.L\u2019examen direct de la pellicule permet parfois de confirmer ce diagnostic sans aucun doute.Nous en avons vu 6 cas, dans les derniers six mois.La streptomycine diluée et injectée par voie sous-arachnoïdienne semble avoir guéri deux de ces cas traités assez précocement et il faut l\u2019employer systématiquement même si l\u2019on sait que l\u2019on aura un grand nombre d\u2019échecs.D\u2019après la théorie actuellement en vogue de la rupture d\u2019un tuberculome, l\u2019antibiotique doit parfois permettre une cicatrisation au cours du délai qu\u2019elle accorde au malade.Comme dans les autres méningites, où elle est indiquée, telles que la méningite à l\u2019hémophilus influenzae, il ne faut pas en prolonger l\u2019usage inuti'ement à cause du danger d\u2019arachnoïdite, souvent avec symptômes auditifs ou vestibulaires.Les céphalées des processus aigus, toxiques ou infectieux sont ordinairement indemnnes de signes méningitiques.Toutefois, les infections à virus comme la grippe ou la poliomyélite, certaines maladies contagieuses des enfants, peuvent nécessiter une ponction lombaire pour établir le diagnostic différentiel.C\u2019est surtout le cas du méningisme de certains abcès otiti- ques.Sur ce point, le Dr T.Rasmussen m\u2019a rapporté une petite expérience intéressante faite aux Indes pendant la guerre.Une ponction lombaire systématique a révélé une augmentation des cellules allant jusqu\u2019à vingt éléments dans 60% des cas d\u2019infections des voies respiratoires.Les céphalées que j'appelle vasculaires for- BERTRAND: ment un groupe hétéroclite.Les trois causes les plus fréquentes sont: l\u2019hypertension avec ou sans artériosclérose, l\u2019anévrisme cérébra! et, finalement, les hémangiomes ou les télan- glectasies.La céphalée de I'hypertension stabilisée, si je peux dire, est une céphalée sourde qui appartient plutôt aux céphalées médicales ou en plateau.Celle dont je veux parler ici est la céphalée de l'hypertension progressive ou même maligne avec étourdissements, fatigabilité, irritabilité nerveuse.Dans les crises paroxystiques d\u2019encéphalite hypertensive, la douleur est pulsatile, en casque, verticale, avec une sensation générale de distension ou même avec souffle intracrânien subjectif.Elle est augmentée par la toux ou le moindre effort.Sauf que les pulsations sont en général plus intenses, ces caractères sont ceux d\u2019un néoplasme avancé où il peut se produire une hypertension secondaire.De temps à autre, chez les jeunes qui n\u2019ont pas été suivis médicalement, l\u2019on ne peut obtenir l\u2019histoire de poussées successives et le diagnostic est délicat surtout parce qu\u2019il faut songer à la possibilité d\u2019un phéochromocytome.L\u2019absence de signes localisateurs, le fond de l\u2019œil avec œdème, hémorragies et changements vasculaires diffus, le délire animé au lieu de l\u2019apathie, sont autant de points qui aident à éliminer le néoplasme, mais une ventriculographie peut être requise puisque l\u2019hypertension intracrânienne contre- indique un pneumo-encéphalogramme.Il y a trois mois, je voyais un de ces cas où après ventriculographie j'ai pratiqué à la locale la décompression sous-temporale préconisée par Puech, car l\u2019urémie et l\u2019état général empêchaient une opération majeure tele qu\u2019une sympathectomie.La céphalée a été interrompue, la pression est tombée de 250/160 à 180/100 et le patient quitta l'hôpital avec très peu de céphalée.Il avait aussi récupéré la majeure partie de sa vision, mais nous avons appris depuis qu\u2019il est décédé d\u2019hypertension quelque deux mois plus tard après récidive de la céphalée.Certains rapportent des résultats permanents avec cette méthode vraiment trop simple.LES CÉPHALÉES 93 Pour ma part, je préfère la sympathectomie lorsque la chose est possible.Je crois qu\u2019elle est indiquée chez l\u2019hypertendu relativement jeune, dont les symptômes augmentent, où la fonction rénale est suffisante surtout s\u2019il semble y avoir un élément spasmodique important.Récemment, Fisher (7) présentait un excellent résumé de la question.Il a revu plus de 100 cas opérés à l\u2019Institut Neurologique, à peu près à nombre égal, par la voie sus et sous-diaphragmatique combinée (opération de Smithwick) et par la voie sus-dia- phragmatique simple (opération de Peet).Malheureusement, les patients référés ont été surtout des cas avancés.A tout événement, Un tiers des patients sont revenus près de la normale, un tiers ont été sensiblement améliorés, et un tiers peu ou pas améliorés.Ce qui est plus important, c\u2019est la grande amélioration dans les symptômes subjectifs dans 75% des cas.Puisque les statistiques se valent pour les deux formes d\u2019opération, contrairement à ce que je pensais, il y a un an, je suis maintenant d\u2019opinion de pratiquer l\u2019intervention de Peet, ce qui n\u2019est pas choquant et peu douloureux (8).Il est toutefois important de faire une dénervation pré-ganglionnaire et de ne pas enlever le ganglion cœliaque pour ne pas sensibiliser le patient aux substances sympathicomimétiques même si l\u2019on rejette les rapports un peu enthousiastes de Peet, Smithwick ou Poppen.Si l\u2019on concède que c\u2019est un pis-aller ou simplement la création d\u2019une soupape de sûreté (faute de mieux), c\u2019est le seul traitement qui ait donné de tels résultats à l\u2019heure actuelle.L\u2019hémorragie cérébrale peut survenir de la rupture d\u2019un vaisseau placé dans des conditions anormales de pression, comme dans les pétéchies cérébrales de la coqueluche, ou dans l\u2019hémorragie cérébrale de l\u2019hypertendu, ou bien dont les parois sont déficientes comme dans l\u2019artériosclérose ou l\u2019anévrisme, mais lc plus souvent ces deux facteurs sont réunis à des degrés variables.Très souvent l\u2019hémorragie et le ramollissement sont à peu près impossibles à distinguer cliniquement malgré les données théoriques à l\u2019appui du contraire. 24 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN AMLEC, \u2014 Montréal, janvier 1949 Ainsi, il y a quelques mois, j'ai vu une femme de 53 Ans perdre la parole et l\u2019usage du côté droit à quatre reprises pour les recouvrer en quelques minutes, et son liquide céphalo-rachidien, très sanguinolent, présentait une pression de 600.Cliniquement, c\u2019était un spasme ou une thrombose; mais en réalité c\u2019était une hémorragie.De même, sauf peut- être pour l\u2019inondation ventriculaire qui plonge le patient dans un coma profond, il est parfois difficile d\u2019apprécier la profondeur du foyer hémorragique, mais, lorsque les signes neurologiques et une céphalée intense précèdent la perte de connaissance de quelques minutes, elle siège ordinairement près du cortex.À la Salpétrière, Guillaume et ses élèves ont organisé un service d\u2019urgence pour ces cas et ils les drainent systématäquement lorsqu\u2019une issue fatale semble probable.A mon point de vue, l\u2019idéal est une équipe médico-chirurgi- cale qui, tout en prodiguant les soins médicaux nécessaires, est prête à intervenir avant que les signes neurologiques s\u2019installent définitivement ou que les centres bulbaires soient irrévocablement touchés dans les cas où, par ailleurs, il n\u2019y a pas de lésions cardiovaseu- laires trop avancées.J\u2019ai drainé avec succès un de ces cas 3 jours après l\u2019accident après avoir localisé le foyer.Les hémorragies par anévrisme arrivent surtout avant la cinquantaine sans troubles évidents préalables.Au cours d\u2019un effort, le patient ressent une très violente céphalée souvent avec ophta/moplégie.Après vérification par artériographie, il faut ligaturer la carotide si la circulation collatérale le permet.(Fig.4.) Quelques cas fortuits présentent un anévrisme assez périphérique pour permettre la ligature à ce niveau.Comme on le sait, ces anévrismes résu!tent d\u2019une faiblesse congénitale de la paroi vasculaire ct n\u2019ont rien à faire avec la syphilis.I] faut les distinguer des anévrismes artério-veineux post-trauma- tiques par communication entre la carotide et le sinus caverneux avec exophtalmie pulsa- tile.Ici la céphalée est presque constante, et le souffle, que le malade entend et que l\u2019on entend à l\u2019auscultation, est beaucoup plus intense.La ligature s'impose.Les héman- giomes cérébraux occasionnent ordinairement des crises d\u2019épilepsie et la p.upart ne peuvent être enlevés sans produire des changements circulatoires.Cependant, parfois par thrombose partielle ou formation de kysues, ils simulent un néoplasme avec céphalées violentes.J'ai opéré un tel cas, il y a deux mois: le lobe frontal gauche était complètement détruit.Après l\u2019opération, le patient eut pendant queiques Jours des symptômes de resorption inadéquate du iiquide céphalo-rachidien, mais l\u2019équilibre se rétablit ensuite et le malade guérit sans incidents.Les anévrismes cirsoïdes tiennent le milieu entre les hémangiomes et les anévrismes proprement dits.Souvent ils sont uniquement limites au cuir chevelu.L'exérése en est 1abo- rieuse, mais simple comme dans un cas que J'ai opere dernierement et où j'ai dû Ligaturer les deux arveres OccIpitales et tourner un voleo CULAUe comine pour une tumeur cerépelleuse.La cephasée, s1 elle existe, est minime et sou- Vent le malade n'entend pas le sourle que revele l'auscul.ation, 1] ne faut pas confondre les hémangiomes avec les hemanglopiastomes cerepelieux ou ma:adle de Liudau-Von Hippeli avec heman- gloviastomes retiniens et nepatiques dans la iorme classique.Ueux-c1 évoluent comme une tumeur du cerve:ec et peuvent s\u2018eniever cum- ine tels.Finalement, il faut envisager les céphalées par blocage mecanique.ll faut toujours penser que la céphalée n'existe qu\u2019en autant que l'équilibre n\u2019est pas établi.Ainsi l\u2019adulte dont l\u2019hydrocéphalie remonte à son enfance ne souffre pas du mal de tête.Mais celui qui en fait à la suite d\u2019une arachnoïdite ou d\u2019une méningite récentes avec adhérences post-méningitiques s\u2019en plaindra.À part l\u2019occlusion infectieuse des méninges, l\u2019hydrocéphalie peut être causée par une obstruction au niveau du trou occipital.Dans la platy- basie, il y a une diminution de l\u2019angle du basisphénoïde, dans la maladic de Paget, c\u2019est BERTRAND: l\u2019effondrement du crâne, et dans la malformation d\u2019Arnold-Chiari, il existe de larges amygdales cérébelleuses avec défaut d\u2019ascension de la moelle épinière dans le canal.Dans les 3 cas, le malade n\u2019éprouve qu\u2019une légère céphalée à l\u2019état normal, mais l\u2019effort provoque une douleur soudaine effroyable, comme si la tête allait éclater, qu\u2019on peut soulager en enlevant le rebord postérieur du trou occipital avec incision de la dure-mère.Dans l\u2019Arnold-Chiari, il faut aussi faciliter l\u2019ascension de la moelle.Enfin, l\u2019hydrocéphalie peut être consécutive à l\u2019athrésie de l\u2019aqueduc de Sylvius.Les 2 patients que j'ai vus cette année ont été soulagés en plaçant un tube de caoutchouc entre le ventricule et la grande citerne (opération de Torkildsen).(Fig.5.) * * x Comme moi, vous avez sans doute constaté qu\u2019il aurait été plus honnête d\u2019intituler ceci le traitement plutôt qu\u2019une classification des céphalées.Mais, comme médecin, vous comprendrez facilement la déformation professionnelle du chirurgien.Elle rend à peu près impossibles les spéculations et le replonge sans cesse dans l\u2019art thérapeutique.C\u2019est également la déformation professionnelle ou l\u2019optimisme neuro-chirurgical qui viennent de rappeler à mon esprit à peu près seulement des cas heureux.Quant à la classification que je vous ai donnée, elle n\u2019est peut- être pas très élégante; des éléments un peu disparates s\u2019y trouvent souvent groupés.Aussi, de crainte d\u2019entendre protester mes confrères, j'insiste qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une classification personnelle et non de la classification LES CÉPHALÉES 25 neuro-chirurgicale des céphalées.Je la trouve utile en ce qu\u2019elle oriente d\u2019emblée le questionnaire de façon à élucider le choix entre des soins médicaux ou chirurgicaux.En somme, il ne faut pas oublier que le crâne est petit et rigide chez l\u2019adulte.La plupart du temps, il devrait être possible de déceler quelque indice général ou local de la présence d\u2019une lésion chirurgicale.BIBLIOGRAPHIE (1) L.G.MOENCH: Headache.Year Book Publishers, Chicago, 1947.(2) W.D.ROSS et W.F.McNAUGHTON : « Head injury : study of patients with chronic post- traumatic complaints.» Arch.Neurol.& Psychiat.52: 255 (oct.) 1944.(3) M.PENFIELD et N.C.NORCROSS: «Sub- dural traction and post-traumatic headache; study of pathology and therapeusis.» Arch.Neurol.& Psychiat., 36: 75 (juillet) 1936.(4) B.T.HORTON: «Use of histamine in treatment of specific types of headaches.» J.4.M.A.116: 377 (1 fév.) 1941.(5) M.I SCHITCKER et M.A.SCHITCKER: «Clinical test for migraine.» J.A.M.A, 135: 89 (sept.) 1947.(6) W.PENFIELD et T.C.ERICKSON: Epilepsy and cerebral Localization.Charles C.Thomas, Springfield, IlI., 1941.(7) M.FISHER: «100 consecutive cases of hypertension treated surgically.» American Academy of Neurological Surgeons, session de septembre 1948.(8) C.BERTRAND: «Le rôle du sympathique dans la médecine moderne.» L\u2019Union Médicale du Canada, 76: 704, 1947. SUR L\u2019EVOLUTION ET LE DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE DIFFÉRENTIEL DES ANÉVRISMES PARIÉTAUX DU CŒUR! A.CODOUNIS, Professeur extraordinaire de Clinique Médicale à la Faculté d'Athènes, Directeur de la ||lème Clinique Médicale de l\u2019Hôpital de la Croix-Rouge Hellénique.Dans une étude d\u2019ensemble sous le titre: « Contribution à l\u2019étude des anévrismes pariétaux du cœur 2 », nous concluons, en ce qui concerne le diagnostic de la maladie, comme suit: « Les anévrismes pariétaux du cceur, malgré leur rareté, ne sont pas exclusivement découverte d\u2019autopsie, ni méme une trouvaille fortuite.Au contraire, on peut très b:en les dépister, pendant la vie, fait qui devient très important, à la fois par un examen clinico- biologique complet, minutieux et\u2019 détaillé et par la coordination et l\u2019association des fa:ts radiologiques et électrocardiographiques.La contractilité paradoxale de la voussure anévrismale, si elle existe, prend alors une valeur capitale, presque pathognomonique.Mais encore, dans le cas où cette élevure saillante, faisant corps avec le myocarde, n\u2019est pas animée de battements, la seule présence dans les antécédents du malade de symptômes où les trois premières phases décrites par Stern- berg: sténocardie, péricardite postangineuse, phase de longue accalmie, peut très bien nous orienter vers le diagnostic d\u2019un anévrisme pariétal du cœur, dans lequel l\u2019absence de systoles inverses doit être attribuée à son organisation, à sa calcification et à sa cicatrisation progressive.« Dans l\u2019étiologie, à côté de l\u2019athéromato- sclérose d\u2019origine toxique ou syphilitique, cause décelée dans la majorité des cas chez les 1.Communication faite au XIXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, Ottawa-Hull, sept.1948.% A.CODOUNIS: «Contribution à l\u2019étude des unévrismes pariétaux du cœur.» Conférence faite à la séance du 13 janvier 1947 du Syllogue médical d\u2019Alexandrie, «le Ptolémée ».sujets dépassant la quarantaine, il faut réserver une place particulière à l\u2019agent rhumatismal, surtout chez les jeunes gens au-dessous de 35 ans.» * % LA Pendant dix-huit ans, nous avons pu être témoin d\u2019une telle évolution clinique et radiologique d\u2019un anévrisme pariétal du cœur (unique dans la littérature médicale comme nous aurons l\u2019occasion de le constater).Toutes les phases et les changements de l'installation, de la calcification, de l\u2019organisation et de la cicatrisation de la poche anévrismale ont été suivis de près, tant cliniquement que radiolo- giquement.C\u2019est pourquoi nous avons cru intéressant de présenter aujourd'hui devant vous, en même temps que les anciennes données radiologiques, toutes les nouvelles constatations que nous avons pu faire depuis le 7 février 1942 (date à laquelle nous avons présenté pour la première fois notre malade à la Société médicale d\u2019Athènes), estimant que ces constatations complètent, dans une certaine mesure, nos connaissances sur cette intéressante affection.A cette occasion, nous basant d'une part sur nos constatations et d\u2019autre part sur celles effectuées par d\u2019autres chercheurs qui se sont occupés de la maladie, nous insisterons particulièrement sur le diagnostic radiologique différentiel, étant donné que c\u2019est surtout l\u2019examen radiologique qui constitue la méthode fondamentale, par laquelle a été posé, jusque là, le diagnostic de la plupart des cas d\u2019anévrismes pariétaux du cœur, durant la vie des des malades Les anévrismes pariétaux du cœur sout rares, te ra CODOUNIS: ANEVRISMES PARIÉTAUX DU CŒUR 27 étant donné que, d\u2019après Lenke et Rea, sur 12,000 autopsies, leur proportion s\u2019élève à peine à 1.25/1.000.De même, leurs symptômes cliniques sont tellement instables et voisins de ceux de la plupart des cardiopathies, qu\u2019un très petit nombre de cas ont pu être reconnus cliniquement.(D\u2019après Singler et Schneider, 0 50/100 des cas publiés jusqu\u2019ici.) Aussi, pour nous rendre plus clair, rappel- lerons-nous, en quelques mots, les signes principaux de la maladie, en renvoyant nos lecteurs, pour plus de détails, à nos travaux antérieurs.Sous le nom d\u2019anévrisme pariétal du cœur ou encore d\u2019anévrisme passif, on désigne la dilatation d\u2019une région localisée de ses cavités, mettant à part les anévrismes valvulaires.Les anévrismes des oreillettes sont tout à fait exceptionnels et siègent presque exclusivement dans la partie gauche.L'étude de la maladie est passée par deux stades: celui de l\u2019anatomo-clinique et celui de la radiologie.Au point de vue clinique on distingue: 1° L\u2019anévrisme aigu, dont la symptomatologie est celle de la rupture du myocarde avec signes d\u2019hémorragie interne et d\u2019hémopéricar- de, ou celle de 'insuffisance circulatoire aigué.20 L\u2019anévrisme pariétal chronique, qui dans une proportion de 88 à 92/100 siège sur le ventricule gauche et dont la symptomatologie classique a été admirablement décrite par Sternberg.La maladie passe par les 4 stades suivants: a) Un stade, habituellement de courte durée, d\u2019accès angineux; c\u2019est le stade de la sténo- cardie.\u2018 b) Un stade de péricardite postangineuse (Pericarditis episteno-cardica) due à un foyer de myomalacie s\u2019étendant jusqu\u2019au péricarde.Ce stade est d\u2019une durée limitée, de quelques heures à quelques jours; aussi passe-t-il souvent inaperçu.En dehors de signes de péricar- dite sèche et exsudative, il s\u2019accompagne de fièvre.c) Un stade, souvent très long, de bien-être subjectif (stade de l\u2019accalmie).d) Un stade final d\u2019insuffisance circulatoire grave ou parfois de rupture subite du myocarde.Au point de vue radiologique, nous suivons Laubry et son école qui nous ont donné les meilleures descriptions.L'étude des anévrismes pariétaux est limitée à celle des parois extérieures du ventricule gauche, tant en raison de leur prédominance sur ce ventricule que parce que les anévrismes du ventricule droit, et celui des oreillettes, présentent très rarement des données radiologiques très nettes, du fait de leur localisation.Dans la pratique les anévrismes pariétaux n\u2019ont qu\u2019une étiologie, celle de la thrombose coronarienne.La conséquence en sera l\u2019infarction et sa cicatrisation et finalement la hernie cicatricielle sous l'influence de la pression in- traventriculaire, d\u2019où la formation de la poche anévrismale, sur la zone limitée de la paroi ventriculaire amincie.Cette poche anévrismale apparaît radiologiquement comme une élevure épicardiaque ayant des diastoles paradoxales.Cette évolution, dans sa simplicité, n\u2019a que la valeur d\u2019un schéma, mais en réalité tous les facteurs jouent simultanément un rôle et l\u2019anévrisme n\u2019attend pas le stade cicatriciel dûment établi pour se développer.D'autre part, certains anévrismes trouvent des conditions favorables à leur genèse dans un processus d\u2019évolution tardive ou secondaire à l\u2019élimination et à l\u2019absorption des foyers de myomalacie.À vrai dire, dans ces cas, 1l ne s\u2019agit pas d\u2019anévrismes pariétaux dans le sens radiologique, du moins d\u2019élevures saillantes, mais de cavités ampuliformes intrapariétales, de géodes dont l\u2019existence ne change point leur morphologie épicardiaque.(Laubry.) Il y a quelques années, les anévrismes pariétaux du cœur ne constituaient que de simples trouvailles d\u2019autopsie, que l\u2019on décrivait avec la plus grande précision, dont on discutait et précisait même la pathogénie.Mais, après l\u2019extension généralisée du diagnostic radiologique, on a cherché par cette méthode à coordonner les données cliniques incertaines avec celles, plus sûres, de la radiologie, et on y a souvent réussi. 28 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BururiN AM.LAC.\u2014 Montréal, janvier 1949 En effet, malgré la critique qu\u2019a subie, dès son début même, la méthode radiodiagnostique, les récents travaux de Steel, Hunter et Benson (1933), de Singler et Schneider (1935) et surtout ceux de l\u2019école de Laubry pendant ces dernières années, les méthodes radiodiagnos- tiques se sont développées à tel point que le contrôle aux rayons X constitue la meilleure méthode de confirmation de l\u2019anévrisme pendant la vie.Voyons donc en quoi consiste cette méthode radiodiagnostique et dans quelle période de la maladie elle trouve son application pratique.S1 on recourt aux quatre phases cliniques de l\u2019anévrisme pariétal chronique, étant donné que pour l'anévrisme aigu il ne peut être question d'appliquer la méthode du diagnostic radiologique, on constate que c\u2019est seulement pendant la seconde et surtout pendant la troisième phase qu\u2019on peut obtenir des données radiologiques précises.Ceci est évident, étant donné que, au cours de la première phase, les signes subjectifs des accès angineux dominent l\u2019image clinique de la maladie, avec ou presque sans signes physiques de la part du cœur, sans qu\u2019il y ait le temps nécessaire au développement de modifications morphologiques visibles aux rayons X.D'autre part, pendant la quatrième et dernière phase, on ne nous appelle que pour confirmer, la plupart du temps, la mort subite par rupture du myocarde.Au contraire, pendant les 2e et 3e stades de la maladie, les signes radiologiques se trouvent en pleine évolution.Ainsi, pendant la période de l'installation de la péricardite post-angl- neuse, parallèlement aux signes subjectifs et objectifs alternants des péricardites sèches et exsudatives, nous avons toute l\u2019image caractéristique radioscopique et radiologique de la péricardite, comme nous pourrons voir ci-après.Après résorption de l\u2019exsudat et la disparition de la péricardite, on constate que l\u2019image radiologique de l\u2019ombre cardiaque revenant aux limites normales laisse néanmoins entrevoir l\u2019élevure saillante de l\u2019anévrisme pariétal déjà en train de se former, résultat d'un infarctus du myocarde, qui peut alors être pris pour une symphyse péricardiaque.Pendant le 3e stade, c\u2019est-à-dire celui du bien-être objectif, quoique le patient ne se plaigne d\u2019aucun trouble du cœur et des vaisseaux, sauf de rares cardialgies après une fatigue, ou quand il prend une position déterminée, par exemple, fléchissement du tronc en avant, etc., et pendant lequel l\u2019auscultation du cœur devient souvent négative ou donne des signes vagues: souffles systoliques concernant le premier bruit, rythme de galop, etc, c\u2019est justement le radiodiagnostic, qui, orienté par l\u2019histoire du malade, peut donner la solution du problème, par la découverte de l\u2019anévrisme à battements paradoxaux, apparaissant sur l\u2019écran radioscopi- que, avec l\u2019image caractéristique de l\u2019élevure épicardiaque en demi-cercle ou ampulliforme.C\u2019est justement pendant cette phase que le clinicien comme le radiologiste doivent redoubler d\u2019attention, parce que cette élevure saillante peut être prise pour une tumeur bénigne ou maligne du cœur, pour un diverticule ou des symphyses du péricarde, pour un anévrisme de la coronaire, anévrisme de l\u2019aorte, de l\u2019artère pulmonaire ou bien pour une tumeur kystique du médiastin, pour un kyste dermoïde, pour un kyste hydatique, ete.Il ne faut pas oublier que parfois même les tumeurs sont animées de battements, tandis qu\u2019au contraire certains anévrismes pariétaux, pendant l\u2019évolution de leur organisation ou de leur cicatrisation, peuvent très bien ne pas présenter de systoles paradoxales, ou bien en présenter d\u2019à peine visibles.Par conséquent, pour «que le diagnobtic différentiel radiologique soit aisé, il faut retenir ce qui suit: 1° L\u2019anévrisme cardiaque n\u2019est pas toujours animé de battements ou parfois il en présente de très faibles, ct souvent il se thrombose.20 Toutes les fois qu\u2019il se thrombose, il présente à la radioscopie une ombre plus prononcée, avec des radiographies effectuées avec des rayons plus durs. CODOUNIS: ANÉVRISMES PARIÉTAUX DU CŒUR 29 39 Le diagnostic d\u2019anévrisme ne présentant pas de thrombose s\u2019effectue mieux au radio- kymographe 3.Si, au début de la systole, la pression intra- ventriculaire augmente, l\u2019anévrisme ne résiste pas à la tension et, pendant que les ventricules se contractent, la paroi faible et amincie de l\u2019anévrisme se dilate.C\u2019est pourquoi l\u2019anévrisme pendant la systole se présente avec un volume plus grand que pendant la diastole.De volumineux anévrismes du cœur provoquent souvent de grandes modifications de l\u2019image cardiaque.Dans ces cas, il ne faut pas les confondre avec une péricardite.Mais il est bien connu que pendant la péricardite, habituellement, les battements de l\u2019ombre cardiaque disparaissent, tandis que pendant les anévrismes peuvent apparaître des diastoles paradoxales de l\u2019élevure saillante.Les anévrismes des coronaires se d'stinguent très difficilement des anévrismes pariétaux.Radiologiquement, ils donnent la même ombre que les anévrismes pariétaux.Néanmoins, leur développement est tout à fait différent.Alors que l\u2019anévrisme pariétal se développe souvent à la suite d\u2019une myoma- lacie de la paroi d\u2019un foyer préexistant, l\u2019anévrisme de la coronaire se développe par une dilatation de l\u2019artère.Au point de vue du diagnostic différentiel, il est intéressant aussi de noter que l\u2019anévrisme de la coronaire a pour étiologie la syphilis sans anamnése d'infarctus, et siège le plus souvent sur le ventricule droit, contrairement aux anévrismes pariétaux qui, comme nous l\u2019avons vu, préfèrent le ventricule gauche.Comme nous l\u2019avons déjà mentionné, le diagnostic différentiel doit être fait aussi avec la tumeur du médiastin, les kystes dermoïdes, les kystes hydatiques, les anévrismes de l\u2019aorte, de l\u2019artère pulmonaire, et surtout avec les tumeurs du cœur et les diverticules du péricarde.Pauli a décrit un myome du cœur et Hum- ninger une métastase d\u2019un cancer à la paroi cardiaque.3.Malheureusement, il n\u2019existe pas d\u2019appareil ky- mographique en Grèce.Des tumeurs bénignes doivent être prises en considération quand les tracés électrocar- diographiques sont normaux.Dans les anévrismes pariétaux on observe souvent des altérations des complexes électrocardiographiques, qui, sans être spécifiques, indiquent néanmoins des altérations du myocarde.Radiologiquement, il n\u2019existe pas de signes certains.Cependant l\u2019absence de systoles paradoxales et d\u2019anamnèses d\u2019accès angineux doit surtout orienter le diagnostic vers les tumeurs qui, comme nous l\u2019avons mentionné, suivent simplement les systoles du cœur sans avoir de propres battements, comme les anévrismes pariétaux.Dans certains cas de tumeurs du péricarde, nous pouvons porter leur diagnostic du fait que, entre l\u2019ombre de la tumeur et celle de la paroi cardiaque, il existe une légère zone transparente.Les diverticules du péricarde se rencontrent le plus souvent sur le cœur droit.Leur dimension varie d\u2019un pois à un poing.Radiologique- ment, ils donnent une ombre homogène avec des parois régulières et un contour polyédrique.Il est intéressant de noter que cette ombre change de forme pendant la respiration, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle diminue en largeur et augmente en longueur pendant l\u2019expiration, tandis qu\u2019elle s\u2019élargit pendant l\u2019inspiration.On ne constate jamais cette modification de la forme de l\u2019ombre cardiaque pendant les tumeurs et les kystes.D\u2019après Reitan, les véritables diverticules péricardiaques, qui sont peut-être héréditaires, ne doivent pas être confondus avec les cavités séreuses.De ces diverticules on distingue les exsudats enkystés au cours des péricardites à symphyses locales, qui se développent d\u2019une manière aiguë ou chronique.Les véritables diverticules du péricarde sont souvent bénins et présentent des trouvailles qui le plus souvent ne se différencient pas complètement.Mais, tandis que les vrais diverticules du péricarde sont bénins, au contraire les exsudats enkystés, à cause de la péricardite à symphyse, ont une plus grande importance, étant donné que leur pronostic est grave.Ces 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 derniers, comme on sait, en dehors des signes de péricardite exsudative, provoquent en outre d\u2019autres troubles retentissants sur le fonctionnement du cœur ou de la circulation générale.Enfin, en ce qui concerne le diagnostic différentiel des anévrismes pariétaux avec les tumeurs kystiques, nous devons parallèlement avoir recours à d\u2019autres méthodes de laboratoire, par exemple: recherche de l\u2019éosinophilie, réactions de Casoni et de Weinberg, pour les kystes hydatiques, qui, comme on sait, sont très fréquents chez nous, etc.Durant le 3e Congrès International de Pathologie Comparée (Athènes, 1936), le professeur T.Saglam présenta une pièce anatomique du cœur avec un kyste hydatique dans la paroi du ventricule gauche.De même, le professeur Katsas et M.Kostantelos présentèrent, à la séance du ler septembre 1945 de la Société Médicale d\u2019Athénes, une admirable préparation anatomique d\u2019un kyste hydatique qui pouvait très bien être pris pour un anévrisme pariétal.À cette occasion, nous relatons un autre cas du professeur Katsas (1941), deux autres cas dus au professeur Katsaras (1928) et un autre au professeur Photakis (1928).Enfin, nous signalons que Benttamou avait décrit aussi un autre kyste hydatique dans la paroi du ventricule gauche, qui pouvait très bien passer radiologi- quement pour un anévrisme.Dans tous les cas mentionnés plus haut, le diagnostic doit être grandement facilité d\u2019une part, par l\u2019absence, dans les antécédents des malades, d\u2019accès angineux et de systoles paradoxales de l\u2019élevure saillante et, d\u2019autre part, par la présence, le plus souvent, d\u2019une éosinophilie et des réactions positives de Casoni et de Weinberg.En ce qui concerne les anévrismes de l\u2019aorte, leur topographie et leur morphologie ainsi que la réaction Wassermann, etc, aident beaucoup au diagnostic différentiel.Un exemple classique d\u2019anévrisme pariétal présentant, non seulement la symptomatologie clinique des trois premières phases de la maladie, mais qui a encore été confirmé pendant la vie radiologiquement, est le cas qui a été présenté par nous, en février 1942, à la Société Médicale d\u2019Athènes et qui est le premier cas grec d\u2019anévrisme pariétal du cœur ct le vingtième de la littérature selon nos connaissances jusqu\u2019à cette époque.Nous croyons que cet anévrisme, que nous avons suivi jusqu\u2019à ce jour, est unique en son genre surtout au point de vue évolution radiologique, comme nous verrons pendant la projection des téléradiographies.Nous croyons que ces téléradiographies, prises pendant ces 14 dernières années, dès l\u2019apparition de la seconde phase de la maladie, c\u2019est-à-dire de la péricardite postangineuse, éclairent pleinement la question de l\u2019évolution, de l'organisation et de la cicatrisation des anévrismes pariétaux, dont jusqu\u2019à maintenant nous n'avions que des descriptions anatomo- pathologiques précises.Je n\u2019ai certainement pas l\u2019intention de vous fatiguer par l\u2019exposition de l\u2019historique nécessairement très long du malade.Pour les détails, nous renvoyons nos lecteurs aux comptes rendus de la Société Médicale d\u2019Athènes (séance du 7 février 1942).Observation Je rappelle simplement qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un ingénieur agronome, âgé de 45 ans, dont la maladie a commencé il y a 18 ans, fait unique dans la littérature médicale, étant donné que deux cas seulement d\u2019anévrismes pariétaux du cœur dont le diagnostic a été effectué durant la vie des malades (ceux du professeur Laubry) survivaient, selon nos connaissances, 12 et 10 ans après l\u2019apparition de la maladie et le cas de Clerc apres 13 ans.La maladie débuta par des petites crises angineuses qui, à intervalles assez espacés, et avec des alternatives d\u2019accalmies et de poussées, rongeaient le malade pendant cinq ans environ.Soudain, le 25 octobre 1935, après un travail plus fort que d\u2019habitude, survient une crise angineuse très violente qui ne pouvait être soulagée en aucune façon malgré l\u2019application d\u2019un traitement toni-cardiaque et palliatif, et qui présentait tous les caractères d\u2019une thrombose coronarienne: abaissement de la tension artérielle, angoisse, palpitations, pouls CODOUNIS: ANÉVRISMES PARIÉTAUX DU CŒUR 31 filiforme, tachycardie, cyanose, dyspnée, sueurs profuses, constriction thoracique, etc.En outre, à partir du 2e ou 3e jour apparaît la fièvre jusqu\u2019à 39,5, accompagnée de frissons.En même temps, le malade présenta des signes d\u2019une pleurésie sérofibrineuse à la base gauche et finalement, à partir du 4e jour, des signes de péricardite sèche au début, exsuda- tive plus tard.À partir du 12e jour, ces symptômes, ainsi que la fièvre, cédèrent progressivement au sali- eylate de soude et au traitement toni-cardiaque habituel, sans avoir eu recours à la ponction évacuatrice du péricarde.Enfin, le 48e jour de cette forte crise angineuse, le malade quitte la clinique, apparemment presque en pleine santé.Mais laissons plutôt parler le radiodiagnostic, confirmant tant les données cliniques de la 2e phase, dès l\u2019infarction de la coronaire, que la marche et l\u2019évolution de la 3e phase de l\u2019anévrisme.Laissant à part les autres radioscopies qui ont pu être faites dans cette période, nous rapportons seulement deux d\u2019entre clles, les plus caractéristiques: 1) Celle du 10e jour de la maladie, cœur flasque, en forme de bouteille, triangulaire, avec disparition complète des palpitations (péricardite exsudative), espace pleuro-dia- phragmatique libre.2) Celle du 42e jour de son séjour à l\u2019hôpital.Ombre cardiaque dans des limites normales, légère saillie triangulaire au bord gauche, attribuée à tort alors aux adhérences du péricarde, étant donné qu\u2019aujourd\u2019hui encore la mobilité de la pointe est parfaite.En comparant, dans l\u2019ordre chronologique, les 17 téléradiographies que nous avons pu obtenir pendant tout ce long intervalle de 14 ans, nous constatons ce qui suit: L'image indiscutable de la péricardite exsu- dative, représentée par la téléradiographie prise le 31 octobre 1935 et quatre jours après l\u2019installation de l\u2019infarctus du myocarde, survenu, comme nous avons vu, après un accès angineux très fort, après l\u2019absorption complète de l\u2019exsudat péricardiaque, a été remplacée par l\u2019image du 12 décembre 1935, dans laquelle on entrevoit à peine la petite élevure saillante, conséquence de la thrombose coronarienne et de l'installation de l\u2019anévrisme pariétal.Vingt mois après, l\u2019anévrisme était dû- ment établi, la voussure était volumineuse, épicardiaque, le 3 août 1937.Le malade faillit alors être opéré pour une tumeur ou un kyste hydatique.L\u2019élevure saillante du cœur fut découverte alors fortuitement dans une radiographie du thorax qui a été prise en recherchant une éventuelle tuberculose pulmonaire.En effet, à cette époque, on ne pensa pas à contrôler si cette tumeur subcardiaque présentait des systoles paradoxales.Trois ans après la péricardite, la voussure pariétale est en pleine évolution.Ses dimensions atteignent celles d\u2019une noix.Et nous voilà au 13 septembre 1940, c\u2019est-à-dire cinq ans après la péricardite, date instable pour le malade, parce que la nature de sa maladie fut dépistée par nous pour la première fois.En effet, nous avons démontré que la voussure épicardiaque reproduite dans les téléradiographies de face du 13 septembre 1940 et du 18 septembre 1940, qui ont été prises par deux différents radiologistes, non seulement faisait corps avec le ventricule gauche, mais encore que, au cours de la scopie, en faisant prendre diverses positions au malade, elle présentait une contractilité paradoxale se dilatant pendant les systoles du ventricule gauche.Ce fait nous a permis de confirmer, tout en tenant compte des données cliniques fournies par les antécédents du malade, qu\u2019il s'agissait vraiment d\u2019un anévrisme pariétal et non pas d\u2019une tumeur ou d\u2019un kyste.Comme on sait, les tumeurs ne font que suivre les battements du cœur, sans avoir, comme il a déjà été dit, de propres systoles ou diastoles.A cette occasion, qu\u2019il nous soit permis de rappeler que, pendant environ dix ans, le diagnostic errait entre des crises angineuses et une péricardite sèche ou exsudative.Parfois même, durant la longue période de bien- être du malade, le diagnostic penchait pour une 32 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtanin AM.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 tumeur ou un kyste du myocarde, ou bien pour une symphyse du péricarde, etc., selon les signes cliniques occasionnels.Si, en effet, il y a une application de l\u2019axiome médical d\u2019après lequel il faut « penser à la maladie pour porter son diagnostic », c\u2019est justement dans de tels cas qu\u2019il trouve son application et sa confirmation.Ainsi, si nous n\u2019avions pas pensé alors à l\u2019anévrisme pariétal du cœur, nous n\u2019aurions jamais cherché à confirmer les données clinico-biologiques et à contrôler par la scopie le phénomène de la contractilité paradoxale de la dite voussure subcardiaque.C\u2019est un exemple de plus, qui démontre que, pour l\u2019étude des affections cardiaques, la scopie acquiert une valeur plus importante que la téléradiographie et la prise de l\u2019ortho- diagramme comme d\u2019ailleurs, à plusieurs reprises, nous avons entendu le professeur Lau- bry le soutenir *.Revenant à l\u2019évolution radiologique des anévrismes pariétaux, arrêtons-nous devant les téléradiographies n°° 8 et 9 de face et o.a.d., prises le 12 mars 1942, c\u2019est-à-dire sept ans après la péricardite postangineuse et douze ans après le début de la maladie.La poche anévrismale paraît un peu diminuée de volume.Il existe une inégalité de son opacité en comparaison avec celle du myocarde (calcification, géodes).À la scopie le phénomène de diastole de l\u2019anévrisme paraît plus marqué qu\u2019en 1940.Nous présentons alors notre malade à la Société Médicale d\u2019Athènes où toutes nos constatations jusqu\u2019à cette époque furent bien confirmées.Un an après, le malade, toujours bien portant, présente la même symptomatologie radiologique.Mais, chose curieuse, la tuméfaction anévrismale paraît assez diminuée.Cependant, cette diastole paradoxale continue à exister.Enfin le 23 novembre 1945, c\u2019est-à-dire 4.A cette occasion, nous croyons que c\u2019est notre devoir de signaler que le premier de nos radiologistes qui a pu confirmer le diagnostic de cet anévrisme pariétal est notre collègue, M.Xanthakis, à qui nous devons la plupart de ces téléradiographies et que nous tenons particulièrement à remercier ici même.15 ans après le début de la maladie et 10 ans après l'installation de la péricardite, notre malade, étant toujours bien portant, ne présente aucun signe anormal du côté du cœur: sa tension artérielle Max.: 12, My.: 8, Min.: 7.Pouls à 70.Il ne se plaint d\u2019aucun trouble, sauf de très légères douleurs rhumatismales aux changements saisonniers et de toutes petites crises angineuses à l\u2019occasion d\u2019efforts pénibles ou de flexions prolongées répétées du tronc.Les téléradiographies prises ce même jour sont des plus caractéristiques.En conservant toujours la même image anévrismale que dans les clichés précédents mais un peu diminuée de volume, on observe que l\u2019organisation et la cicatrisation de la poche anévrismale renforcent l\u2019opacité de la voussure qui, dans certains points, devient plus dense: sa calcification est des plus caractéristiques dans certaines positions à la scopie et, si on ne connaissait pas toute l\u2019anamnèse, on risquerait de commettre l\u2019erreur qu\u2019avaient faite nos collègues en 1937, c\u2019est-à-dire de la prendre pour un kyste du myocarde.La scopie produit également l'impression que l\u2019anévrisme est situé sur la paroi postérieure du ventricule gauche et se projette sur le bord gauche de ce ventricule.Ceci apparaît plus nettement en position oblique antérieure droite.Néanmoins, malgré cette calcification, la pul- sabilité existe toujours et l\u2019anévrisme continue à avoir ses propres contractions paradoxales.Deux ans après, c\u2019est-à-dire le 3 décembre 1947, nous constatons que les images radiologiques n\u2019ont pas beaucoup changé, ni au point de vue de l\u2019opacité, ni à celui de la forme, par rapport aux téléradiographies prises en 1945.À la scopie, effectuée encore le 15 mai 1948, on constate que même après 18 ans depuis le début de la maladie les diastoles paradoxales de l\u2019anévrisme existent encore.Nous ne voudrions pas achever l\u2019étude des anévrismes pariétaux sans consacrer quelques mots à l'importance du rôle joué par la prise de l\u2019orthodiagramme chez notre malade.Laissant de côté la voussure anévrismale, l\u2019ortho- diagramme a démontré que tous les diamètres du cœur et de l\u2019aorte sont dans les limites nor- CODOUNIS: ANÉVRISMES PARIÉTAUX DU CŒUR 33 males, fait qui est en faveur d\u2019une bonne compensation du myocarde, pendant toute la période de bien-être.Cependant, qu\u2019il nous soit permis de remarquer que, après l\u2019étude détaillée du système circulatoire par la scopie et l\u2019application de la téléradiographie et de la radio- kymographie, la prise de l\u2019orthodiagramme vient en second plan et les erreurs subjectives sont considérables, comme il ressort des ortho- diagrammes pris au cours de la même journée par nos deux radiologistes les plus connus.Enfin, en ce qui concerne les nouvelles méthodes radiologiques, c\u2019est-à-dire la tomographie, nous estimons qu\u2019elle n\u2019ajouterait pas grand-chose en l\u2019oceurrence ®, En tenant compte de la description ana- tomo-pathologique de la maladie, nous serons convaineus que cette évolution radiologique qui, à ce qu\u2019il nous semble, a été obtenue par nous pour la première fois pour une si longue période d\u2019observation, c\u2019est-à-dire de 18 ans du début de la maladie et 14 ans de l\u2019installation de l\u2019anévrisme, correspond parfaitement aux faits dès les premiers jours de l\u2019installation de l\u2019anévrisme correspond parfaitement aux données anatomo-pathologiques.En effet, nous rapportant aux descriptions de la période anatomo-clinique de l\u2019affection, nous observons que, du point de vue de l\u2019anatomie pathologique, la variété d\u2019anévrisme que l\u2019on rencontre le plus souvent est celle de la pointe (87 sur 90 cas).Cet anévrisme se développe soit extérieurement, et alors la dimension ampouliforme donne dans l\u2019ensemble du cœur l\u2019aspect d\u2019un croissant renversé, ou bien il s\u2019extériorise sous forme d\u2019une tumeur conique de consistance particulière.Parfois, l\u2019aspect extérieur du cœur ne change que sous l\u2019influence de certaines réactions extérieures: exsudat, congestion anormale, symphyse, épaississement du péricarde, et seule la section révèle la dilatation.La poche anévrismale consiste alors en une excavation, une cavité cupiliforme ou ampuli- forme de la paroi du myocarde qui oceupe unc 5.C\u2019est uusei l\u2019avis de M.Gunnacopoulos, qui, comme on sait, s\u2019est consacré tout particulièrement à la tomographie.partie du ventricule, parfois assez importante, parfois d\u2019apparence limitée (anévrismes kystiques à collier).Cette poche anévrismale est pleine de caillots.Les caillots situés au fond de la poche sont anciens et durs, et ceux situés à la surface sont rouges et mous.a paroi de la poche anévrismale, très mince, forme une membrane anévrismale qui ne se dilate pas et qui ne participe que d\u2019une manière passive aux systoles du cœur et, commie nous avons vu, d\u2019une façon inverse.L\u2019étude histologique démontre la disparition des fibres musculaires qui sont remplacées par un tissu fibreux, espacé sur plusieurs niveaux et séparés par des lacunes séreuses souvent infiltrées par des sels calciques.En particulier, les téléradiographies nos 11 et 12 correspondent parfaitement a cette description anatomo-pathologique.Autour de la poche anévrismale, il y a une zone de passage, où les fibres sont en voie de dégénérescence et où on constate les reliquats d\u2019hémorragies antérieures.Dans le compte rendu de la Société Médicale d\u2019Athènes, nous avons trouvé une constatation autopsique due au professeur Katsas, effectuée après une mort subite.De même, notre confrère M.Melissinos a présenté, au cours de notre première communication à la Société Médicale (7 février 1942), une excellente préparation anatomique de l\u2019anévrisme du ventricule gauche, de la dimension d\u2019une orange, correspondant justement à la branche descendante de la coronaire gauche oblitérée.Conclusion.De ce qui précède il ressort que le diagnostic différentiel des anévrismes pariétaux du cœur avec les autres états morbides, qui peuvent égarer le clinicien, tels que: tumeurs mali- ones ou bénignes du cœur, diverticules et symphyses du péricarde, anévrisme des coronaires, de l\u2019aorte ou de l\u2019artère pulmonaire, tumeur kystique du médiastin, kyste dermoïde ou kyste hydatique, ete, doit être basé plus particulièrement sur les données fondamentales suivantes: 34 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurueTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 1) Sur le dépistage de l\u2019élevure saillante caractéristique de la poche anévrismale fai- sañt corps avec le myocarde et animée des battements inverses, que l\u2019on peut rendre plus précise par des téléradiographies prises dans différentes positions du malade, que par la prise simple d\u2019un orthodiagramme.2) Sur la présence ou non des diastoles paradoxales de l\u2019anévrisme, pendant la systole du cœur, signe, d\u2019après nous, quasi pathognomonique.La scopie en tournant le malade dans diverses positions et la reproduction radiokymogra- phique du phénomène de la contractilité inverse \u2014 quand on possède un appareil radio- kymographique \u2014 constituent alors les meilleurs procédés pour dépister les diastoles paradoxales.3) En ce qui concerne, enfin, l\u2019évolution de l\u2019anévrisme pariétal durant la vie, on peut dire que celle-ci n\u2019aboutit pas fatalement à la quatrième phase de la rupture de la voussure anévrismale, étant donné que certains anévrismes pariétaux peuvent très bien être guéris en s\u2019organisant, comme le démontre notre cas survivant 18 ans après l\u2019installation de l\u2019anévrisme et comme d\u2019ailleurs le signale aussi Laubry.La prise des téléradiographies de temps à autre \u2014 au moins tous les six mois \u2014 constitue la meilleure méthode pour suivre la calcification, l\u2019organisation, la cicatrisation et l\u2019évolution de la maladie.Cette évolution radiologique, comme il a été bien démontré dans ce travail, correspond parfaitement au tableau anatomo-pathologique de l\u2019affection.BIBLIOGRAPHIE 1.A.ARAVANTINOS: Traité de Nosologie spéciale, T.II, pp.501-502, Athènes, 1935.9.ASSMANN: Rüntgendiagnostik, 1921, p.61.3.M.A.CLERC et Noël DESCHAMPS: Cœur et vaisseaux.Précis de Pathologie Médicale.Masson et Cie, édit, Paris, 1931.1.CHRISTIAN et FRIK: «X Raydiagnosis in chronic cardiac Anevrysm.» Klin.Wochenschrift, 1: 582 (18 mars) 1922.5.A.CODOUNIS: «Contribution & l\u2019étude des anévrismes pariétaux du cœur.» Société Médicale d\u2019Alexandrie « Ptolémée », séance du 13 janv.1947.6.HUNTER et BENSON: Amer.Journal of Pathology, Boston, 539-659, sept.1933, p.593.7.Dr.Med.HABIL, WERNER, TESCHENDORF: Lehrbuch des rontgenologichen Differentialdiagnos- tik der Erkrankungen der Brustorgane, 1939.George Thieme (Verlag), Leipzig.8.K.KANATSOULIS: Cardiologie, Athénes, 1943.9.J.KATSARAS: Pathologie générale, p.561, 1939.10.C.KATSAS: «Un cas de rupture du cceur d\u2019origine pathologique.» Soc.Médicale d\u2019Athénes, p.69-72, 1928.11.KRAUSE: «The possibility of clinical diagnosis of intracardiac Anevrysm.» Berl.Kl.Wochenschr., 56: 529, 1919.12.A.CODOUNIS: « Anévrismes multiples de I\u2019aorte, avec prédominance d\u2019un anévrisme volumineux de la portion descendante.» Athènes Médical, no 29, 1934.13.A.CODOUNIS: «Les anévrismes pariétaux du coeur.» Société Méd cale d\u2019Athènes, séance du 7-2-1942.14.Ch.LAUBRY, ROUTIER, WALSER et DOU- MER: Maladies du cœur et des vaisseaux.G.Doin et Cie, édit, Paris, 1930.15.LAUBRY, COTTENOT, ROUTIER et HEIM de BALSAC: Radiologie clinique du cœur ei des gros vaisseaux.Fascicule II.Masson et Cie, édit, Paris, 1939.16.U.C.PINDELL (Los Angeles): J.A.M.A.?: 813, 1937.17.SINGLER et SCHNEIDER: The Annals of Int.Medicine, 8: 1033 (mars) 1935.18.SCHINZ, BAENSCH et FRIEDL: Lehrbuch der Räntgendiagnostik, p.1479, Leipzig, 1939.19.SEZARY et ALIBERT: «Anévrisme pariétal du cœur.» Bull.et Mém.de la Soc.Méd.Hôp.de Paris, séance du 27 janv.1922; 46: 172, 1922.20.DAVID STEEL: «The Roentgkindiagnosis of cardiac anevrysmus.» J.A.M.A, : 432, 1934.21.H.VAQUEZ: Maladies du cœur.Deuxième tirage.Paris, 1928.Baillière et Fils, édit. CONTRIBUTION PERSONNELLE A L\u2019ETUDE DU TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALE PAR LES SELS DOR (suite) Léopold MANTHA, Rhumatologiste a I\u2019'Hépital Général d\u2019Ottawa.En attendant, il était inutile de se le dissimuler: le choix approprié du candidat ne constituait pas une garantie suffisante contre les aléas d\u2019un mode de traitement aussi fertile en surprises de toutes sortes que la thérapeutique du rhumatisme par les sels d\u2019or.Je n\u2019en veux pour autre preuve que l\u2019histoire clinique de Lucille F., rhumatisante dans la vingtaine, dont la mère, elle-même, souffrait de polyarthrite déformante avancée.Lorsque je rencontrai cette jeune fille, elle venait de mettre fin à de beaux projets d\u2019avenir (fiançailles, mariage) pour des raisons que l\u2019on comprendra facilement.Par sa jeunesse, sa bonne constitution physique et l\u2019absence de tares organiques, cette malade constituait, elle aussi, un risque de premier choix, d'autant plus que l\u2019affection rhumatismale n\u2019en était qu\u2019à ses débuts.Bon cas pour l\u2019or, s\u2019il en fut un! Je le concède volontiers.Mais patientons un peu.Je me suis longtemps demandé, et je me demande encore, comment cela s\u2019est produit, sans pouvoir trouver d\u2019excuse ou d\u2019explication suffisantes.Pur effet du hasard?Simple coïncidence?Que sais-je! En tout cas, si les conséquences immédiates de ma faute furent malheureuses, leur portée n\u2019en fut moins remarquable tant pour moi que pour celle qui fut l\u2019innocente victime de circonstances très pénibles.Il n\u2019est pas certain que Lucille F.aurait profité plus complètement d\u2019une cure menée selon les règles classiques d\u2019alors, tandis que maintenant, même au prix de dures épreuves, sa maladie semble bel et bien « refroidie », sans dégats articulaires sérieux et sans aucun trouble fonctionnel.C\u2019est peu, dira-t-on; au contraire, c\u2019est beaucoup, croyez-moi.Il arriva donc, par mégarde, que cette jeune personne reçut, comme dose initiale d\u2019or, la plus forte de la série, soit le 0.10 gm.au lieu du 0.01 gm.réglementaire.Soit dit en passant, toutes les boîtes de myochrysine se ressemblent comme des sœurs jumelles, sauf que les chiffres en haut, du côté droit, ne sont pas les mêmes.L\u2019erreur pourrait paraître excusable: 0.10 gm.\u2014 0.01 gm.: un zéro avant ou un zéro après?Au fond, ce n\u2019est pas énorme.Peut-être, mais avec l\u2019or on risque toujours de se brûler les doigts.Une seule chose restait à faire: attendre les événements.Les heures me parurent bien longues jusqu\u2019à la semaine suivante! Au jour fixé pour la 2e injection, il ne s\u2019était rien produit d\u2019inquiétant.Mais, par mesure de prudence, après avoir posé quelques questions à la malade sur l\u2019état de sa peau, de ses muqueuses, je la priai sans plus d\u2019explication de repasser dans\u2019 quelques jours.Bien m'en prit.Le surlendemain, j\u2019étais appelé dans le plus grand secret au domicile de Mlle F.pour ce que l\u2019on croyait être «une attaque de scarlatine ».Je laisse au lecteur le soin de deviner ce qui se passa par la suite.Mais, même pour celui qui n\u2019a jamais été aux prises avec ces grands accidents cutanés \u2014 la dermatite exfoliatrice entre autres \u2014 il sera facile de comprendre les transes par lesquelles doit passer le médecin au cours des ces complications étendues de la peau s\u2019accompagnant de rougeur inflammatoire intense, de prurit incessant et d\u2019une desquamation furfuracée ou en grands lambeaux.Et que 36 dire de l\u2019opiniâtreté des symptômes et de la fréquence familière des réveils évolutifs, alors que les phénomènes toxiques ne semblent pas s\u2019atténuer avec chaque poussée nouvelle! Et, particularité non moins déconcertante, c\u2019est que, pour des semaines sinon des mois, les téguments restent sensibles et tendres et deviennent parfois le siège de démangeaisons par petits placards bien visibles à l\u2019œil nu, et particulièrement rudes et squameux au toucher.La présence persistante d\u2019albumine et de cylindres dans les urines n\u2019offre pas non plus une perspective des plus rassurantes quant à l\u2019avenir d\u2019organe nobles, tels que le rein, qui auraient pu être touchés.En repassant dans mon esprit la longue série des événements qui avaient marqué mes expériences avec les sels d\u2019or, je me sentais comme pris de vertige devant la puissance insoupçonnée d\u2019un tel médicament.Et je l\u2019avoue sans fausse honte, la responsabilité attachée à la possession d\u2019une arme aussi terrible me semblait trop lourde à porter.Comme alternative, il n\u2019en restait qu\u2019une seule: capituler.C\u2019est ce que je fis.* * * Pendant les 4 ou 5 mois qui suivirent cette espèce de rupture entre l\u2019Or et moi, j'eus beau consulter les guides formulaires les plus récents, je ne pus trouver rien de neuf sur le marché thérapeutique, sauf ces concentrés à base vitaminique spéciale dont on faisait alors grand bruit.Comme il arrive parfois pour des formules nouvelles qui n\u2019ont pas eu le temps de faire leurs preuves, les uns en disaient beaucoup de bien tandis que les autres conseillaient de se méfier en attendant de plus amples développements.L\u2019occasion de faire différent était tentante, mais je ne me trouvais pas alors dans un état propice aux expériences du genre.Il fallut donc se rabattre sur le déjà vu et connu comme autrefois.Si les moyens employés (souffre, iode, agents\u2019 physiques, etc.) m\u2019assurailent une tranquillité d\u2019esprit dont j'avais grandement besoin, par L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTiN AML.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 contre les résultats n\u2019étaient guère plus satisfaisants que ceux auxquels j'étais habitué.Je le confesse, plus j\u2019avançais dans cette\u2019 voie facile, plus je me sentais convaineu que rien ne pouvait remplacer les sels du troublant métal dans le traitement d\u2019une affection aussi farouchement récalcitrante que le rhumatisme chronique déformant.Je pressentais qu\u2019un jour ou l\u2019autre je serais repris, pour ainsi dire, par cette fièvre de l\u2019or et qu\u2019il me faudrait revenir sur mes pas.Maintenant ou plus tard.C\u2019est que l\u2019au- rothérapie exerçait sur moi une fascination de plus en plus irrésistible et que mes malades \u2014 les initiés du moins \u2014 ressentaient, eux aussi, comme un besoin de revenir à l\u2019autre méthode après ces mois d\u2019abstinence forcée.Que faire?Encore, s\u2019il se trouvait un moyen efficace d\u2019éviter, au moins, ces grands syndromes toxiques (érythrodermie, stomatite ulcéreuse, agranulocytose, etc.) qui par leur ampleur rendent presque impossible, pour un médecin ordinaire, la pratique, sur une vaste échelle, de la chrysothérapie.À force de réfléchir, je finissais par croire que l\u2019or, comme tel, n\u2019était peut-être pas le principal et l\u2019unique coupable.Il y avait certainement des complices.Lesquels?Devait-on s\u2019en prendre, par exemple, au produit lui-même, la myochrysine?Sa toxicité serait-elle trop élevée?Après des recherches minutieuses dans ce sens, j'en vins vite à la conclusion que l\u2019opinion des auteurs était partagée sur ce point.Pour les uns, telle préparation spécialisée s\u2019avérait d\u2019une tolérance insurpassable, pour d\u2019autres l\u2019aurothio- malate de scdium (la myochrysine) restait le sel le plus actif et le plus recommandable.Tous s\u2019accordaient d\u2019ailleurs pour reconnaître la haute toxicité des sels d\u2019or en général et pour recommander une extrême réserve au sujet de leur emploi.Fallait-il plutôt mettre en doute mon mau- que d\u2019expérience?Pourtant 4 années de tra- MANTHA: ARTHRITE RHUMATISMALE ET SELS D\u2019OR 37 vail ardu et d\u2019études sérieuses me paraissaient constituer des preuves de compétence suffisante dans l\u2019usage d\u2019un seul médicament.Qu\u2019on me pardonne de m\u2019être souvent posé la question suivante: un médecin spécialisé dans ce genre de travail aurait-il pu faire mieux dans les circonstances?Sincèrement, je crois que non.Autre chose.Le milieu familial n\u2019était sûrement pas l\u2019endroit rêvé pour la mise en pratique d\u2019un pareil traitement, cela je le concède volontiers.Mais j'ai eu depuis l\u2019occasion de constater par moi-même que l\u2019hospitalisation n\u2019offre pas beaucoup plus de garanties contre ces accidents-éclairs qui surviennent inopinément en dépit des mesures de précaution les plus actives ou les mieux appropriées.Non, il y avait, dans l\u2019état actuel de nos connaissances, certaines manifestations toxiques de l\u2019or qu\u2019on ne pouvait guère éviter.pas plus dans un centre hospitalier qu\u2019à domicile, pas plus en se servant d\u2019un produit de préférence à un autre, pas plus en ayant recours aux services d\u2019un rhumatologiste de carrière qu\u2019à ceux d\u2019un médecin ordinaire.Détail curieux mais des p'us significatifs, ces accidents que dans certains milieux bien informés \u2014 en guise d\u2019excuse?\u2014 on jugeait être indispensables au succès de la cure, ces accidents, dis-je, les malades ne se sentaient pas enclins à les imputer au remède mais bien à la façon de s\u2019en servir.Quoi qu\u2019on en dise, l\u2019opinion de ces bonnes gens avait son importance dans la mise en opération d\u2019une thérapeutique où le comportement individuel sert de principal guide posologique en l\u2019absence de règles solidement établies et les mêmes pour tous.Il ne faisait aucun doute que la solution du problème pouvait se ramener à une question de doses.Une arme à feu, par exemple, devient d\u2019autant plus menaçante qu\u2019elle renferme une plus grande quantité de poudre et de projectiles.T1 en était peut-être ainsi de Por.N\u2019avaient-ils pas raison ceux de mes patients d\u2019avant la crise qui affirmaient sans l\u2019ombre d\u2019un sourire: « Docteur, il me semble que j'ai trop d\u2019or dans le système, que vous m\u2019en donnez trop à la fois et pour trop longtemps\u2026.; ne vaudrait-il pas mieux arrêter le traitement?» Bien plus, c\u2019était vers la 5e ou 6e injection, alors que je faisais appel aux ampoules fortes de 0.10 gm.(100 millig.) que s\u2019élevaient plaintes et protestations.Simple coïncidence?De cette dose de 0.10 gm.parlons-en, si vous le voulez bien.Pour les partisans de la méthode classique, il fallait finir par atteindre le sommet de l\u2019échelle posologique (0.10 gm.) coûte que coûte, personne n\u2019osant mettre en doute l\u2019absolue nécessité de cette dose, tout en reconnaissant qu\u2019avec son usage on s\u2019aventurait dans une zone dangereuse où la sécurité n\u2019avait plus force de loi.En ce qui me concerne, j'étais maintenant fixé : depuis l\u2019incident Lucille F., la dose maxima ne m\u2019inspirait que des sentiments de crainte mêlés d\u2019alarme.Je considérais l\u2019injection de 0.10 gm.(100 millig.) comme capable de provoquer chez un même malade toute la gamme des complications dont j'avais eu à me plaindre dans le passé.Qu\u2019on s\u2019imagine, comme dans le cas de Mlle F., ma dernière patiente, des effets toxiques qui mettent 4 mois à disparaître, et cela par la faute d\u2019une seule piqûre du médicament en cause.C\u2019était renversant! Il y a longtemps d\u2019ailleurs que je lui aurais coupé les ailes à cet oiseau de tempête, n\u2019eût été cette crainte, entretenue par mes lectures, de priver mes rhumatisants des avantages d\u2019une cure menée selon les données d'hommes dont la compétence et la bonne foi ne laissaient aucun doute.Mais cette fois j'étais bien résolu à me passer dorénavant des « bons » offices de ces ampoules lourdement chargées et contenant des quantités massives de sel d\u2019or.Cette dose de 0.10 gm., elle m\u2019apparaissait, non sans raison, comme étant trop brutale, trop êner- cages + EE >< tape 38 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrpTN AMLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 gique, trop longtemps retenue dans l\u2019organisme pour être d\u2019usage courant dans ma clientèle, quel que soit le sujet récepteur, sa résistance, son milieu, quel que soit aussi le nom du produit employé.Une fois ma résolution prise, je ne pensai qu'aux moyens de l\u2019exécuter sur le champ, de peur, sans doute, de revenir tôt ou tard sur ma décision.Afin de prévenir toute velléité de défaillance future, je ne crus mieux faire que de briser les ampoules, objet de ma suspicion.de les vider de leur contenu et de les jeter au feu.Cet acte posé, il me sembla que je n\u2019appartenais plus au passé, mais au présent, et que s\u2019ouvrait pour moi une ère nouvelle dans la conception que je me faisais du traitement des affections rhumatismales chroniques par les sels d\u2019or.* * Il me tardait maintenant de voir ce qui allait se passer.Comme si les malades n\u2019attendaient plus que ce signal pour se mettre en marche, ils se présentèrent nombreux, venant de partout: de la basse comme de la haute-vi'le, des campagnes environnantes, de p'us loin méme.Je n\u2019en ponvsis croire mes veux.Tout ce monde de misère qni s\u2019agite autour de soi: des enfants en bas Âge, victimes innocentes du destin; des adolescents des deux sexes, souffrant de leur dos.de leurs membres; de jeunrs mères s\u2019acheminant à grands pas vers l\u2019ankvlose; des plus vieux déjà rendus au s'ade des déformations multiples et définitives; une petite armée, enfin, de plaignards incompris, menant une existence terne et lamentable, même si la maladie se montre des plus clémentes à leur endroit! Foule obscure et compacte qui mettait toutes ses confiances dans un seul médicament.Ce que l\u2019or allait donner dans les semaines suivantes, j'aurais payé gros pour le savoir immédiatement.Mais je m\u2019étais juré d\u2019attendre au moins 6 mois avant de me prononcer sur la valeur thérapeutique de la myochrysine administrée selon des règles posologiques différentes de celles auxquelles j'étais habitué.Tout au plus pouvais-je assurer mes malades \u2014 en leur montrant la boîte vide des ampoules de 0.10 gm.\u2014 qu\u2019ils couraient moins de dangers qu\u2019autrefois, depuis les modifications apportées dans la conduite du traitement.Pour ce qui est des «résultats», puisque le moment d\u2019en parler est venu, exécutons- nous, loyalement et sans plus de retard.Ces derniers furent-ils moins bons qu\u2019auparavant?Je ne saurais l\u2019affirmer.Mais, chose certaine, les progrès \u2014 quand progrès il y eut \u2014 furent lents à se manifester et s\u2019opérèrent presque à l\u2019insu des intéressés.Rien de comparable à ces transformations aussi frappantes que soudaines qui, dans le temps, faisaient dire au patient comme au médecin: « Quel merveilleux traitement! » N'importe, il n\u2019en restait pas moins vrai que lor, méme 3 doses réd ites, demeurait encore pour nous la thérapeutique de choix.D\u2019une quarantaine de malades que nous avions alors sous nos soins \u2014 chiffre assez imposant pour l\u2019époque \u2014 les uns (une minorité) se disaient heureux et satisfaits de la tournure que prenaient les événements: d\u2019autres, plus nombreux, se contentaient de hocher la tête, ne se sentant ni mieux ni plus mal; un certain nombre, après des signes évidents d\u2019amélioration, voyaient leur état demeurer stationnaire; une bonne partie, enfin (peut- être 9 sur 40), déclaraient que non seulement ils n\u2019éprouvaient pas de soulagement mais se trouvaient plus malheureux, comme si les injections avaient donné un coup de fouet à la maladie.En somme, ce que j'avais cru gagner en sécurité, je semblais le perdre du côté « suc- ces ».Comme avantage, un seul, \u2014 problématique d\u2019ailleurs \u2014 la cure suivait un cours plus calme et je vivais, pour ma part, des heures beaucoup moins troublées.Le fait pour les malades de ne recevoir \u2014 MANTHA: ARTHRITE RHUMATISMALE ET SELS D\u2019OR 39 que 600 millig.d\u2019aurothiomalate de sodium pendant toute la durée de la cure (15 injections), au lieu de 1200 millig.comme par le passé, explique «peut-être» l\u2019absence des grands accidents d\u2019intoxication ou de saturation sans pour cela diminuer la fréquence des accidents légers, dits d\u2019anaphvlaxie ou d\u2019intolérance, lesquels à part d\u2019être une cause d\u2019ennuis pour le patient sont une source d\u2019embarras dans la poursuite du traitement.De ce côté-là, rien de changé.Il me fallut comme précédemment diminuer ou augmenter les doses, espacer ou suspendre les injections, reprendre ou lâcher pour de bon, suivant les dispositions du malade ou les besoins du moment.Toujours ce manque d\u2019ordre, de précision, de continuité d\u2019action qui fait le désespoir du médecin traitant.Plus que jamais, cependant, j'étais décidé de m\u2019en tenir aux doses modérées lentement progressives, quelles que fussent les conséquences thérapeutiques, tout en souhaitant la venue du jour \u2014 peut-être encore lointain \u2014 où il deviendrait possible d\u2019obtenir davantage sans s\u2019exposer outre mesure.* * * Dans une conférence faite devant les membres de la Ligue Belge contre le Rhumatisme, en avril 1938, et ayant pour titre: « Comment diriger le Traitement par les Sels d\u2019Or dans les Rhumatismes Chroniques », le docteur Louis Perlès (chef de Laboratoire à l\u2019hôpital Saint-Louis) après avoir passé en revue les indications de la chrysothérapie, son mode d\u2019administration, ete, posait, comme condition indispensable de son succès.la nécessité d\u2019associer l\u2019or à d\u2019autres médicaments antirhu- matismaux: « A notre sens \u2014 ainsi s\u2019exprimait le docteur Perlés \u2014 un principe important 3 suivre est d\u2019éviter d\u2019employer la chrysothérapie seule.Cette chimiothérapeutique antirhuma- tismale doit être mixte.Aux sels d\u2019or, ajou- tait-il, nous adjoignons volontiers l\u2019iode, le soufre injectable, créant de cette façon une thérapeutique mixte: sels d\u2019or, iode injectable, par exemple, comparable à l\u2019association no- varsénobenzol, bismuth employée dans le traitement antisyphilitique.Cette manière d\u2019agir nous semble donner une plus grande activité & la chrysothérapie.» Ce passage de l\u2019étude de Perlès, où l\u2019auteur fait un rapprochement des plus judicieux entre les thérapeutiques antisyphilitique et anti- rhumatismale, nous avait frappé tout particulièrement.Chimiothérapie mixte et syphilis.! Chimiothérapie mixte et rhumatisme chronique.! L'idée avait du bon.Pourquoi ne pas avoir recours à la même procédure dans le traitement de la polyarthrite que dans le traitement de la syphilis: sels d\u2019or-iode-soufre \u2014 de préférence à l\u2019or seul?C\u2019était peut-être la façon la plus simple et la plus pratique d\u2019envisager un problème dont la solution ne me paraissait pas liée à l\u2019usage exclusif d\u2019un médicament, si puissant fût-il.Avouons-le, la perspective était des plus sédvisantes: renforcer l\u2019action de l\u2019or.par l\u2019adionction de médicaments connus, d\u2019administration facile et de tolérance presque parfaite.L'expérience ne semblant laisser prévoir aucune diffienlté d\u2019ordre techniane on antre, il me tardait donc de la tenter dons le plus href délai possible.Malhenrensement, la méthode des asseeia- tions médicamenteuses n\u2019offrait pas ane des avantages, elle présentait aussi certains inconvénients.Des difficultés suroirent.alors que je ne m\u2019y attendais nas, difficultés oui prirent une envererre telle aue je me vis bientôt dans l\u2019obligation d\u2019abandonner Ila partie.Je le fis à regret, tout en caressant l\u2019espoir de me reprendre quand le moment propice serait venu.Car, loïn de mettre en doute l\u2019onportunité d\u2019une chimiothéranie mixte dans la lutte contre la maladie rhumatismale.je demeure de plus en plus convairen aque c\u2019est encore le mode de traitement ani nrésente la plus grande chance de succès.Mais personne n\u2019est maître des circonstances et ce 40 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutenin AMLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 sont elles qui m\u2019empêchèrent alors de persévérer dans cette voie.Comme chacun le sait, les injections intramusculaires d\u2019iode et de soufre, répétées tous les 2 ou 3 jours, sont loin d\u2019être bien acceptées par les malades en général, des sujets maigres surtout, à cause des douleurs qu\u2019elles provoquent aux endroits dits d\u2019élection.Après quelques semaines de ce régime, il ne reste plus d\u2019endroit disponible même pour le sel d\u2019or, injection qui n\u2019est pas toujours indolore, loin de là.A la fin, le patient ou la patiente demande grâce, et la continuité dans l\u2019administration de l\u2019or en perd d\u2019autant.D'un autre côté, l\u2019injection intraveineuse se montre de réalisation difficile sinon impossible dans les cas de polyarthrite déformante avancée et devient une source d\u2019embêtements de toutes sortes chez des malades non hospitalisés.Reste la voie orale, la plus simple, la plus pratique, mais aussi la moins efficace.D\u2019autre part, l\u2019ingestion d\u2019iode sous forme de teinture ou de composés organiques peut, à la longue, provoquer un véritable état dyspeptique, se caractérisant par de l\u2019inappétence, du dégoût alimentaire, de.la salivation exagérée avec goût de métal dans la bouche, phénomènes en tous points semblables à ceux que l\u2019on rencontre au cours de la cure par la myo- chrysine ou autre sel organique d\u2019or.Bien plus, avec l\u2019emploi conjugué de l\u2019iode et des sels d\u2019or, le médecin en présence de manifestations réactionnelles du côté de la peau (papules) ou des muqueuses (ulcérations) demeure perplexe lorsqu\u2019il s\u2019agit de faire la part des responsabilités.Faut-il proscrire l\u2019iode ou l\u2019or, l\u2019un et l\u2019autre étant capables de produire les mêmes troubles cutanés ou muqueux?On comprendra facilement que dans pareilles circonstances les associations synergiques, loin de simplifier la tâche du rhumatologiste, semblent la rendre plus ardue, et que ce dernier juge bon de s\u2019en tenir alors au mode de traitement qui, dans son cas particulier, son milieu, le genre de sa clientèle, lui assure le plus de satisfaction tout en lui causant un minimum d\u2019ennuis, Entre l\u2019iode, le soufre et l\u2019or, je ne croyais pas mieux faire que de me ranger du parti de ce dernier.$ * En agissant de cette manière, j\u2019obéissais peut-être à un vague besoin de savoir ce que je pouvais tirer de l\u2019or, comme tel, en me gardant d\u2019attribuer au soufre-iode ce qui appartenait en propre à la médication auri- que.De plus en plus, cependant, avec les jours qui s\u2019écoulaient, incertains et monotones, je partageais l\u2019opinion des spécialistes en la matière : avec l\u2019emplci de doses faibles, les résultats sont lents, tardifs, sans éclat.\u2018Toutefois, je me demande si je n\u2019étais pas trop enclin à minimiser les bons effets de la thérapeutique dans ma hâte d\u2019arriver vite et d\u2019obtenir des succès plus décisifs.Comme s\u2019il demeurait possible de brûler les étapes dans des affections de longue durée telles que la tuberculose pulmonaire ou la polyarthrite défermante évolutive.De leur côté, les malades semblaient partager mes appréhensions en témoignant moins d'enthousiasme qu\u2019autrefois et en faisant preuve d\u2019une certaine impatience devant la lenteur des gains enregistrés.Quelques-uns même se montraient récalei- trants au point d\u2019exiger des doses plus fortes d\u2019or, contrairement au programme que je m\u2019étais tracé.Avec le temps, j'aurais fini, sans doute, par céder à des sollicitations aussi pressantes \u2014 les dangers des doses massives étaient peut-être exagérés! \u2014 lorsque, par une après-midi de juin 1943, on m\u2019amena, venant de la campagne, une dame âgée, souffrant.du cœur et des reins.J\u2019ai raconté dans le temps (L\u2019Union Médicale du Canada, 73: mars 1944) ce qui s\u2019est passé.Inutile d\u2019y revenir avec tous les détails que comporte pareil événement. MANTHA: ARTHRITE RHUMATISMALE ET SELS D'OR 41 Qu\u2019il suffise de dire que cette respectable personne, cardiaque et rhumatisante par surcroît, fut soumise à la thérapeutique usuelle des cardiopathies en voie de décompensation: théobromine et phosphate de sodium associés à de petites doses de digitaline.| Je fus quelque temps sans revoir cette patiente, même que j'avais oublié son nom, lorsqu\u2019elle réapparut aussi fortuitement que lors de sa première visite.Les nouvelles étaient bonnes.Mais qu\u2019on juge de ma stupéfaction quand elle m\u2019apprit le plus sérieusement du monde que son rhumatisme allait beaucoup mieux.Du cœur, 1l n\u2019en était pas question pour le moment.Elle se sentait moins enflée, non seulement dans ses pieds et ses jambes, mais aussi dans ses mains, poignets et coudes.Avec la fonte des œdèmes, les mouvements articulaires étaient devenus plus amples, les douleurs avaient perdu de leur acuité, elle se disait moins raide le matin et avait repris goût aux travaux journaliers.Je n\u2019en revenais pas de mon étonnement.Aussi, sans perdre de temps en conjectures d\u2019aucune sorte, je me promis d\u2019appliquer le même genre de traitement \u2014 par la théobromine et le phosphate de soude \u2014 à la première rhumatisante qui se présenterait.Justement, j'avais alors sous traitement à la myochrysine une jeune femme qui, après une série de 15 injections, avait vu son état s\u2019améliorer considérablement, mais dans son cas, il persistait un œdème dur des membres inférieurs qui semblait vouloir résister à l\u2019action bienfaisante de la médication aurique.Ce fut vraiment là ma première expérience avec la théobromine comme médicament associé dans une forme pure de polyarthrite déformante.Ces premiers essais furent tellement encourageants que je voulus généraliser l\u2019emploi de la thérapeutique mixte conjuguée \u2014 or et théobromine \u2014 et l\u2019appliquer à un plus grand nombre de malades.C\u2019est ainsi qu\u2019en peu de temps (4 mois à peine) j'avais pu recueillir 35 observations de rhumatisme déformant ayant bénéficié sous tous rapports de l\u2019adjonction de théobromine à la cure ordinaire par l\u2019aurothiomalate de sodium.C\u2019est pourquoi je me croyais justifiable d\u2019écrire dans L\u2019Union Médicale de mars 1944: «Les sels d\u2019or, depuis quelques années, sont de plus en plus utilisés pour le traitement de l\u2019arthrite rhumatismale.Sous l\u2019impulsion des travaux de Forestier, leur usage s\u2019est répandu et aujourd\u2019hui c\u2019est à eux que l\u2019on a recours dans nombre de cas d\u2019arthrite déformante.Nous les utilisons personnellement depuis plusieurs années, et, comme bien d\u2019autres, nous avons obtenu, dans certains cas, de très beaux résultats, alors que dans d\u2019autres nous avons eu à déplorer des échecs, la plupart causés par l\u2019apparition de réactions d\u2019intoxication ou d\u2019intolérance.» « Nous voulons aujourd\u2019hui rapporter nos expériences avec l\u2019aurothiomalate de sodium (la myochrysine) lorsque nous avons été amené à lui associer, d\u2019une façon tout à fait empirique, la théobromine et le salicylate de soude » (ce dernier ayant remplacé le phosphate de sodium, dans la formule originale).«De cette thérapeutique mixte, nous avons retiré de grands avantages, bien qu\u2019il nous soit impossible, à l'heure actuelle, d\u2019expliquer le mécanisme qui résulte de cette association médicamenteuse.» «Ce qui nous a grandement surpris, c\u2019est le fait d\u2019administrer des doses de myochrysine moins élevées, à des intervalles plus espacés, tout en obtenant de meilleurs résultats.Ainsi des doses de 0.05 gm.(50 millig.) à tous les dix ou même quinze jours.» «Le schéma de traitement que nous avons adopté est le suivant: Myochrysine: 0.01 gm.à 0.05 gm., tous les 10 ou 15 jours.Théobromine, salicylate de soude: aa 0.30 gm.pour une capsule, 3 par jour, avant les repas.» Jusque là, rien à redire.Les faits nous ont donné et nous donnent encore raison: l\u2019ad- 49 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrrmin AMLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 jonction de la théobromine à la thérapeutique antirhumatismale par les -sels d\u2019or, en augmentant l\u2019activité de ces derniers, permet d'obtenir des effets multiples et mixtes que l\u2019aurothérapie seule ne saurait déterminer.Nous étions donc revenu au synergisme thérapeutique en remplaçant l\u2019iode et le soufre par des médicaments qui ne présentaient pas les inconvénients des injections intramusculaires ou intraveineuses et qui ne pouvaient donner lieu à ces réactions trompeuses du côté de la bouche, des conjonctives ou du revêtement cutané.Tout en accordant à la nouvelle méthode sa juste part de succès, j'avais cru bon du même coup de lui attribuer une plus grande marge de sécurité, en me basant sur l\u2019expérience acquise au cours du traitement de ces 35 cas de polyarthrite déformante.C\u2019est ainsi que j\u2019écrivais au terme de cet article paru dans L\u2019Union Médicale de mars 1944: « Cette association médicamenteuse a semblé donner de meilleurs résultats.tout en produisant une diminution en fréquence et en gravité des réacticns d\u2019into'érance ou d\u2019intoxication .» «Tous les patients soumis à cette thérapeutique mixte ont semblé mieux tolérer la myochrysine.Les réactions auri- ques, moins fréquentes, ont été moins graves.De plus, sous l\u2019effet de la diurèse provoquée, les dangers d\u2019intoxication par l\u2019or sont considérablement diminués.» Mal m\u2019en prit.Très peu de temps après la publication de ce rapport préliminaire sur l\u2019adjonction de théobromine et de salicylate de soude au traitement par les se's d\u2019or, il se produisit une suite d\u2019événements dont les péripéties valent d\u2019être connues.* + + En avril de cette même année 1944, Mme T.R., âgée de 54 ans et femme d\u2019un avocat de langue anglaise, venait à mon bureau régulièrement, tous les 10 jours, depuis 4 mois, pour y recevoir une injection d\u2019aurothiomalate de soude.D'abord accompagnée de son mari, elle pouvait maintenant se rendre chez moi, seule, sans aide.Soumise, comme les autres malades, à la cure mixte de l\u2019or, la théobromine et le salicy'ate, elle n\u2019avait eu qu\u2019à se louer des bons effets de la thérapeutique, jusqu\u2019au moment où, contrairement à son habitude, elle manqua de se présenter au jour convenu.Le lendemain, on m\u2019appelait auprès d\u2019elle pour des raisons qu\u2019on ne désirait pas denner au téléphone.Heureusement, il n\u2019y avait pas lieu de s\u2019a'armer.Mme T.R., 3 jorrs après sa dernière piqûre d\u2019or, avait dévelcppé au niveau des dernières vertèbres lombaires, du côté gauche, deux petits placards de vésicules d\u2019aspect perlé, rénnies en courorn« de la grandeur d\u2019une pièce de 25 sous.L\u2019éruption s\u2019était accompagnée de phénomènes généraux (céphalée frissons, courbature) légers et, de troubles digestifs sans signification prérice.Chez toute autre malade, on se serait contenté de poser le diagnostic d\u2019herpès zoster banal, de prescrire une médication ad hoc ct de repasser voir la patiente quelques jours plus tard.Mais ici, une certaine réserve s\u2019imoosait: l\u2019hernès zoster n\u2019avait-i] pas insigne honneur de fiourer au nombre des affections canpahles de donner le change pour des phénomènes d'intoxication avriane?Dans ces circonstances, Je doute n\u2019était pas permis : il fallait absolument suspendre le traitement insau\u2019à disparition p'us ou mnins eccmnlète des lésions.La loi était la Ini, elle ne souffrait pas d\u2019exception, si louable fiit-elle.\u201cCependant ma soumission n\u2019étast ni nleine ni entière.Je ne faisais que remettre l\u2019iniec- tion à un peu plvs tard.Que voulrz-vous, cette grande malade allait si bien, elle ne présentait aucun signe d\u2019into'érance et avec la théobromine.j'avais raison d\u2019espérer que tout s\u2019arrangerait bientôt.Il n\u2019en fut rien.Trois jours plus tard.j\u2019étais rappelé d\u2019urgence au domicile de l\u2019homme de loi.Monsieur R.était en proie à la p'us vive inquiétude ct non sans motif.Depuis la veille, MANTHA: ARTHRITE RHUMATISMALE ET SELS D\u2019OR 43 sa femme ne pouvait plus se tenir debout sur ses jambes.Inutile de s\u2019illusionner.Ma patiente présentait au grand complet le tab'eau habituel de la paraplégie d\u2019origine polynévritique: elle ne pouvait se soulever, encore moins marcher, ses jambes fléchissant sous elle.Les masses musculaires des mollets et des cuisses étaient mol'es et sensibles à la pression, les réflexes achilléens et rotuliens étaient abolis.Ces symptômes d\u2019ordre moteur s\u2019accompagnaient de sensations subjectives consistant en crampes et en fourmillements dans les jambes et les pieds.Il n\u2019existait pas de troubles mentaux ni sphinctériens.La pupille réagissait normalement à la lumière.D'abord cantonnée aux membres inférieurs, la polynévrite dont la nature toxique ne laissait pas de doute \u2014 cette femme n\u2019étant pas une alcoolique \u2014 paraissait devoir s\u2019étendre aux membres supérieurs.Les mains s\u2019engourdissaient et les mouvements des dcig's, du poignet, de l\u2019avant-bras devenaient plus faibles à leur tour.Les réflexes tendineux sans être absents manquaient d\u2019activité.Il fallait craindre la généralisation des symptômes et leur extension aux muscles des yeux, de la langue et de la respiration.Grâce à Dieu les symptômes s\u2019arrêtèrent aux membres pour demeurer stationnaires pendant plusieurs semaines et ne rétrocédèrent définitivement que 6 mois plus tard.La période de convalescence fut longue, comme c\u2019est.l\u2019habitude dans les intoxications par les métaux lourds tels que l\u2019or.Tout compte fait, il y avait lieu de se réjouir, car si la guérison est la règle dans la quadriplégie polynévritique évolutive, cette règle n\u2019est pas absolue.*% * * Une fois encore j\u2019en étais quitte pour la peur.Néanmoins le coup portait durement et je me sentais pris en défaut m-lgré des preuves évidentes de ma bonne foi, de ma grande sincérité.N\u2019avais-je pas écrit dans L\u2019Union Médicale qu\u2019avec l\u2019adjonc'ion des capsules de théobromine, la chrysothérapie était devenue une arme plus sûre, moins difficile à manier?Et voilà que des manifestations de toxicité portant sur le système nerveux et pouvant avoir des conséquences désastreuses (la polynévrite tout au moins) venaient offrir un éclatant démenti à mes pauvres avancés! Et comme si la vérité éprouvait le besoin de se manifester d\u2019une manière plus frappante encore, des malades qui jusqu\u2019ici avaient supporté la cure sans la moindre difficulté, se mirent à présenter des signes indubitables de fatigue aurique.Ainsi, par exemple, Thérèse T., une toute jeune fille, qui se plaint que son teint change.de fait, depuis quelques jours, sa peau prend une teinte sub-ictérique; et cette autre, bachelière en musique, qui se trouve dans l\u2019obligation d\u2019abandcnner l\u2019enseignement pour un temps indéfini, parce que ses mains sont le siège de lésions croûteuses et suintantes ressemblant à de l\u2019eczéma aigu; et cette autre encore que je dirige vers un oculiste pour une rétinite d\u2019origine suspecte; et une autre, enfin, institutrice dans une école de ga\"çons, qui se voit forcée de garder la chambre, afin de se remettre d\u2019une attaque de laryngite dont la nature ne laisse pas de doute dans mon esprit: Vor étant une cause fréquente de ces sortes de parésies laryngées.Bref, sous ce rapport, je n\u2019étais guère plus avancé qu\u2019en 1939, cinq ans plus tôt.Le fait d\u2019avoir abaissé les doses d\u2019or, de les avoir éloignées, d\u2019avoir ajouté la théobromine à l\u2019or, ne me mettait pas plus à l\u2019abri des grands que des petits accidents auriques; de ce côté- là, rien de changé.La cure d\u2019or demeurait pour moi aussi mystérieuse qu\u2019auparavant.C\u2019é\u2018ait toujours le même mode de traitement délicat, capricieux, fécond en surprises de toutes sortes, sans plus d\u2019égards pour le malade que pour le médecin.Il me vint alors à l\u2019esprit \u2014 et je m\u2019étonnais de ne pas y avoir pensé plus tôt \u2014 de tenter une nouvelle expérience, cel'e-ci différente des autres, soit d\u2019employer les capsules 44.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurern AMLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 de théobromine-salicylate comme traitement exclusif dans quelques cas de rhumatisme déformant.L\u2019idée était bonne.Jusqu\u2019ici je savais à quoi m\u2019en tenir sur les possibilités thérapeutiques de la myochrysine uti'isée seule ou conjointement avec les dites capsules, mais j'ignorais complètement ce que pourrait donner, dans les mêmes circonstances, la théobromine, comme médication unique, sans l\u2019appoint des injections d\u2019aurothiomalate de sodium.* + L'occasion cherchée ne tarda guère de s\u2019offrir à moi dans la personne d\u2019une jeune femme, mère de deux enfants, dont le plus jeune avait à peine un an.D\u2019après la patiente, la polyarthrite s\u2019était déclarée juste après la fin de cette deuxième grossesse.La maladie avait évolué depuis avec p'us ou moins de rapidité, laissant des déformations mal organisées que cachait un œdème mou, de couleur rose pâle, surtout marqué aux articulations des coudes, des po\u2018gnets, des mains et des pieds.Il y avait bouffissure de la face; les jambes et les cuisses étaient aussi le siège d\u2019une infiltration cellulaire ne laissant pas la marque du doigt.À ce niveau, le tissu cutané était mince, lisse, sans é'asticité.La malade ne se plaignait pas outre mesure les douleurs n\u2019étant pas très fortes en comparaison de la raideur, de la limitation des mouvements, de la faib'esse musculaire qui dominairnt le tableau.En somme, il s\u2019agissait d\u2019une polyarthrite plutôt jeune, à forme ccngestive, évoluant à bas bruit vers la généralisation et l\u2019anky'ose plus ou moins définitive.La température montait légèrement vers le soir et le taux de la sédimentation sanguine était accéléré (20 mm.).L\u2019état général paraissait assez bon, bien que la malade fût incapable de vaquer aux soins ordinaires du ménage.On avait épuisé dans son cas toute la gamme des médicaments connus, sauf les sels d\u2019or et, bien entendu, la théobromine\u2026.C\u2019est à cette dernière médication que nous avons cu recours, à l\u2019exclusion de toute autre, dès notre premier rendez-vous avec ce\u2018te jeune femme.Il se passa des choses fort curieuses durant les quatre semaines de ce traitement d\u2019un rhumatisme chronique évolutif par de simples capsules de salicylate de soude et de théobromine, 3 par jour, une avant chaque repas.Fait digne d\u2019attention, les premiers signes d\u2019un changement quelconque dans la condition de la patiente ne se manifestèrent pas du côté des jointures mais bien du côté de l\u2019état général.Une dizaine de jours après le début de l\u2019expérience, il s\u2019opéra \u2014 presque à notre insu \u2014 une sorte de détente, de relâchement physique, portant sur l\u2019expression, le jeu de la physionomie, donnant à cette jeune personne un air tout autre que celui qu\u2019on lui connaissait depuis un an.C\u2019était que'que chose de frappant mais difficile à préciser et encore plus à décrire, qui se sentait autant qu\u2019il se voyait, comme si la maladie perdait de son pouvoir, de son emprise: une espèce de rayonnement, semblant l\u2019ébauche d\u2019un sourire sur un m°sque figé, presque parkin- sonnien.En méme temps, les traits devenaient plus fins et le visage diminuait de volume, probablement par fonte de l\u2019ædème du tissu sous- cutané.Cette perte de liquide était aussi manifeste aux membres inférieurs et d\u2019une façon générale là où il y avait rétention d\u2019eau.Cette métamorphose dans l\u2019anp°rence extérieure par résorption liquidienne s\u2019était accompagnée de modifications notab'es dans la manière d\u2019agir de cette rhumatisante.Elle se disait moins lasse, moins portée au sommeil durant le jour, ses idées étaient plus claires et elle s\u2019intéressait davantage à ce qui se passait au sein de sa famille.T1 était évident que la présence d\u2019eau en excès dans les tissus avait fini par provoquer une sorte d\u2019intoxication profonde de tout l\u2019organisme rendant cette personne apathique au suprême, peu attentive et lente aussi bien dans sa façon de comprendre les choses que d\u2019exécuter le plus petit mouvement. MANTHA: ARTHRITE RHUMATISMALE ET SELS D'OR 45 Mais le plus curieux de tout cela, c\u2019est ce qu\u2019il me fut donné d\u2019observer du côté des articulations à mesure que progressait le traitement par la théobromine seule.Sous ce rapport on aurait pensé que la patiente recevait en plus des injections de myochrysine.Comme dans les cas précédents, a'ors que les malades étaient soumis à la cure mixte \u2014 or et théobromine \u2014 il s\u2019opéra chez elle des changements au niveau des articles lésés portant en particulier sur le gonflement et la douleur.Vers la fin de la 3e semaine, les jointures, surtout celles des doigts, des genoux et des coudes, étaient apparemment moins volumineuses et pas aussi sensibles à la pression.D\u2019autre part, ces améliorations dans la texture articulaire et périarticulaire s\u2019accompagnaient d\u2019un pouvoir étcnnant de récupération fonctionnelle.Pas de doute possible, la malade remuait ses membres avec plus de facilité, comme si ces infiltrations tendineuses, synoviales, capsulaires, par leur seule présence, avaient limité considérablement le jeu des articulations.Du même coup, par son action décongestionnante, la médication exer- cait une influence heureuse sur le symptôme raideur, la patiente reprenant des positions plus normales à mesure que s\u2019atténuaient les contractures par manque d\u2019activité.Pour ajouter & ma surprise, la peau, elle aussi, paraissait participer a cette transformation générale en prenant un aspect plus naturel se rapprochant de l\u2019état normal.L\u2019épiderme avait repris de sa souplesse et il était plus humide et beaucoup moins rude au toucher.Ce qui dans l\u2019ensemble contribuait à donner à.cette femme un air de jeunesse qu\u2019on ne lui connaissait plus.Comme résultat global c\u2019était difficile de demander mieux pour le temps.En moins d\u2019un mois, grâce à l\u2019emploi de la théobromine et du salicylate, sans le secours d\u2019aucun autre agent thérapeutique, j'avais porté à la polyarthrite chronique évolutive un cou» que je jugeais terrible «t que, pour plus d\u2019une raison, j'avais lieu de croire décisif.Et la preuve était là, devant mes yeux, authentique, éclatante, irréfutable! L\u2019affection rhumatismale \u2014 dans le cas présent \u2014 avait bel et bien perdu sa virulence, elle était arrêtée dans sa marche en avant; le tableau clinique s\u2019était transformé du tout au tout; la courbe de la sédimentation globulaire avait fait une chute importante \u2014 sans toutefois atteindre le chiffre normal.Il y avait donc lieu d'envisager l\u2019avenir avec confiance.La capsule blanche (comme l\u2019appelaient les malades) devenait pour moi le symbole d\u2019un nouvel espoir.Je rêvais d\u2019un monde rénové où la thérapeutique par les sels d\u2019or n\u2019aurait plus droit de cité.Mais malgré mon impatience d\u2019avancer au plus vite dans cette voie riche en promesses magnifiques, je jugeai opportun après ces 4 semaines de traitement ininterrompu de ralentir mon élan et de suspendre la médication pour une dizaine de jours, bien que celle-ci, au cours de cette longue période, eût été bien supportée, sans l\u2019ombre d\u2019un nuage.Pas d\u2019irritation gastrique ou intestinale; pas de bourdonnements d\u2019oreille ni de perturbations visuelles; pas de céphalée ou de vertige; pas la moindre difficulté dans la miction par irritation vésicale, ete.Entre temps je dus m\u2019absenter de mon bureau et je ne revis ma petite patiente que 15 jours plus tard.Sa condition n\u2019avait pas changé: elle ne se sentait ni mieux ni plus mal.Le rhumatisme n\u2019avait guère bougé.sauf que les douleurs étaient réapparues, douleurs des plus fugaces et très supportables bien que plus accusées vers le soir.L\u2019essentiel c\u2019est que l\u2019enflure n\u2019était pas revenue et que les mouvements restaient toujours aussi faciles.Comme elle avait encore en sa possession des capsules de théobromine-salicylate, je lui conseillai de s\u2019en servir sans plus de retard afin de consolider nos positions et de nous mettre à l\u2019abri d\u2019une attaque-surprise du côté de la polyarthrite rhumatismale.Les choses en demeurèrent là pour quelque temps.Puis un jour je fus rappelé en toutc hâte pour ce qu\u2019on disait être une crise aiguë de la maladie.Eh oui, le mal avait récidivé. 46 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 L\u2019affection reprenait sa course avec une ardeur nouvelle, mais particularité bizarre, digne de remarque, elle paraissait suivre un cours diffé- rent, prendre une allure spéciale, rapidement dislcquante.La douleur qui jusqu\u2019ici avait été reléguée au second plan passait maintenant en première ligne.C\u2019était une douleur « sèche », si j'ose dire, une douleur non inflammatoire, une douleur simple sans apparat, sans signe d\u2019exsudation intra ou périarticulaire mais d\u2019une violence inusitée.Elle arrachait des cris à la malade, que rien ne parvenait à soulager.Le moindre attouchement devenait intolérable.Le plus léger mouvement exigeait des précautions sans nombre.Tout était pris: nuque, mâchoires, épau!es, coudes, poignets, mains, hanches, genoux et doigts de pied.Des contractures s\u2019étaient rapidement installées, entraînant des positions anti-algiques vicieuses.Cette jeune femme était immobile dans son lit, les membres fléchis, la tête penchée en avant.La situation s\u2019aggravait d'heure en heure et prenait des proportions alarmantes.La sédimentation globulaire avait fait un bond pour atteindre un nouveau sommet.Le sommeil était mauvais et l\u2019appétit presque nul.La malade sentait ses forces l\u2019abandonner et me suppliait d\u2019apporter un soulagement à ses souffrances.Il m\u2019apparaissait surperflu d\u2019augmenter la dose des capsules et de compter sur leur action pour enrayer la progression du mal.En dernier ressort, il y avait toujours la myochrysine, et moi qui croyais pouvoir m\u2019en dispenser dans le cas actuel et dans d\u2019autres.mais je sentais bien malgré tout que, dans les circonstances présentes, seuls les sels d\u2019or étaient capables de modifier la marche des événements dans un sens plus favorable.Je pratiquai donc, sur le champ, une injection de 10 millig.(0.01) d\u2019aurothio- malate, me proposant d\u2019en répéter la dose quelques jours plus tard, tout en continuant l\u2019usage de la théobromine et des analgésiques en attendant l\u2019effet, toujours assez lent, du composé aurique.C\u2019est alors qu\u2019il me fut donné pour la deuxième fois de juger du rôle bienfaisant que pouvait jouer la théobromine associée au salicylate \u2014 même sans l\u2019adjonction d\u2019or \u2014 dans le traitement de la polyarthrite évolutive, Dès les premières injections d\u2019une dose faible de myochrysine (celle de 0.01) \u2014 et J'insiste sur ce point \u2014 les symptômes s\u2019amendèrent rapidement, comme si l\u2019administration au préalable des capsules avait préparé le terrain à l\u2019agent principal, le sel d\u2019or.Par son action uti.e sur les rétentions liquidiennes, peut-être en favorisant le métabolisme cellulaire ou en permettant une circulation plus facile au pourtour ou au niveau des lésions pathologiques, la théobromine-salicylate avait paru grandement faciliter la tâche du médicament de base \u2014 l\u2019or \u2014 m\u2019évitant l\u2019emploi des doses plus é evées que celles de 10 millig.(0.01) pour obtenir en peu de temps les résultats les plus encourageants.Vers le même temps d\u2019ailleurs, désirant continuer l\u2019expérience, j\u2019eus maintes occasions de constater les bons effets des capsules seules \u2014 quoique d\u2019une façon restreinte \u2014 sur les gonflements articulaires, douloureux ou non, sur les œdèmes limités aux membres inférieurs ou généralisés à différents segments du corps (face, membres supérieurs, tronc même), sur la nutrition générale, particulièrement sur celle du tissu de revêtement cutané.J\u2019eus l\u2019occasion aussi de constater \u2014 dès que le besoin s\u2019en faisait sentir \u2014 l\u2019efficacité accrue des doses légères et uniformes du sel d\u2019or.Cet effet bienfaisant qu\u2019exerce la théobromine sur la peau et ses annexes (glandes sébacées et sudoripares), même en l\u2019absence d\u2019infiltration liquidienne, mérite une mention spéciale, vu qu\u2019on serait porté à croire, de prime abord, que ce médicament connu surtout pour ses propriétés diurétiques resterait inactif dans ces cas d\u2019arthrite rhumatismale «anhydre» où prédominent les signes de rétraction tissulaire alors que l\u2019épiderme présente des lésions analogues, en somme, à celles de la sclérodermie: sécheresse, aspect rugueux très particulier avec absence de sécrétion sudorale.Ce fut pour foi une surpri- MANTHA: ARTHRITE RHUMATISMALE ET SELS D\u2019OR 47 se agréable, au cours de cette brève période d\u2019expérimentation clinique sur la théobromine, d\u2019en constater de visu l'influence favorable sur la pathologie de ces formes de rhumatisme déformant où les œdèmes et les exsudations sont réduites au minimum.C\u2019est dire que la place de premier plan que nous accordons aux capsules de théobromine- salicylate dans le traitement de la polyarthrite déformante, quelle qu\u2019en soit la forme (congestive ou non), ne tient pas uniquement au fait qu\u2019elles exercent une action détergente du côté des articulations, mais aussi bien en vertu des propriétés régularisantes qu\u2019elles possèdent sur la motricité des petits vaisseaux sanguins.Personne n\u2019ignore cette particularité de la théobromine d\u2019agir d\u2019une façon élective sur la musculature des artérioles et des capillaires, d\u2019en relever les spasmes et de produire à leur niveau une vaso-dilatation des plus utiles.Pour ceux qui connaissent la fréquence des troubles vaso-moteurs, trophiques, et de la thermogénèse chez les rhumatisants chroniques (pâleur, cyanose, moiteur, viscosité des mains par exemple), il sera facile de comprendre l\u2019importance du rôle que la théobromine est appelée à jouer dans ces cas.C\u2019est donc, croyons-nous, par l\u2019heureux effet de la combinaison de ces deux propriétés régulatrices sur le métabolisme de l\u2019eau (dont l\u2019importance a été mise en relief par Ralph Pemberton lui-même) et sur la vaso- motricité, que la théobromine prend position aux côtés des sels d\u2019or en rhumatologie.Ces qualités de la théobromine, agent de déplétion, de désintoxication générale, de vaso-dilatation périphérique, auxquelles viennent s\u2019ajouter les attributs propres au salicylate de soude, médication analgésique, dépurative, antirhuma- tismale par excellence, font de cette formule thérapeutique une arme défensive des plus précieuses dans la lutte contre la maladie rhumatismale, principalement dans sa forme chronique, déformante et évo'utive.Si cette tentative de faire de la théobro- muine-salicylate la drogue princeps, suffisante à la thérapeutique fondamentale de la polyarthrite, fut vouée à un échec, elle n\u2019en fournit pas moins l\u2019occasion de démontrer une fois de plus et de façon différente la haute valeur de cette combinaison chimique comme auxiliaire des sels d\u2019or.Grâce à une meilleure utilisation de ces derniers, soit en favorisant ou en renforçant leur action, il nous était possible pour la première fois depuis 1939 d\u2019employer uniquement des doses aussi faibles que celles de 10 milligrammes de myochrysine et d\u2019obtenir des résultats satisfaisants.On comprendra le grand intérét pratique que comportait pour nous pareil événement.Nous entrevoyions la possibilité prcchaine de faire abstraction des doses de 25 et de 50 millig.pour nous en rapporter exclusivement aux injections de 10 millig., sans plus, sans moins, à des intervalles variant entre 10 et 15 jours.Ces changements apportés dans notre manière d\u2019agir marquaient un premier pas vers l\u2019unification des doses, vers la standardisation d\u2019un mode de traitement reconnu pour son manque d\u2019unité posologique, vers l\u2019acceptation d\u2019une dose fixe, immuable, pouvant convenir à la totalité des cas de polyarthrite déformante indépendamment de l\u2019âge, du sexe, du poids, du stade de la maladie.Cette décision de m\u2019en tenir dorénavant à une posologie faible et constante dans ma pratique personnelle tranchait les derniers liens qui me rattachaient à la chrysothérapie conduite suivant le mode classique des doses croissantes et décroissantes se'on les besoins du moment.Mais je demeurais de plus en plus convain- eu \u2014 après l\u2019échec des mesures préventives et correctives préconisées à cette fin \u2014 que le seul moyen d\u2019éviter l\u2019écueil des réactions toxiques résidait dans l\u2019emploi de petites doses uniformes et administrées à intervalles éloignés.Il est vrai qu'employées seules ces petites doses de 10 millig.avaient !a réputation d\u2019être peu actives, mais il en devenait autrement \u2014 selon nous \u2014 lorsqu\u2019on leur associait la théobromine et le salicylate par voie buccale. 48 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Quant aux risques encourus, on n\u2019en faisait guère mention dans les traités de rhumatologie alors en vogue, probablement parce que ces doses n\u2019étaient pas d\u2019usage courant et que les effets contraires résultant de leur emploi étaient fort mal connus.Il reste donc à savoir ce qu\u2019il faut penser au juste de ces faibles doses de sel d\u2019or, de leur utilité pratique, de leur nocivité.C\u2019est ce que nous nous efforcerons de faire dans les chapitres suivants, chapitres qui marqueront une dernière étape vers l\u2019institution d\u2019une norme posolcgique capable de diminuer et même de réduire à néant l\u2019incidence des réactions toxiques de l\u2019or sans en amoindrir les effets thérapeutiques.(à suivre) RECUEIL DE FAITS TRANSFORMATION D'UNE LESION PRECANCEREUSE EN LESION CANCEREUSE, A LA SUITE D'UNE BIOPSIE G.PINSONNEAULT, Chef du Service de Rœntgenthérapie à l\u2019Institut du Radium (Montréal).Observation résumée.(Dossier: 33-202) Le premier juin 1948, X., âgé de 59 ans, va consulter un chirurgien pour une plaque de leucoplasie de la lèvre inférieure, qui dure depuis une couple d\u2019années.Le chirurgien pratique le jour même, sous anesthésie locale, la résection d\u2019une portion de la lèvre, en forme de coin, dont la base comprend la tota\u2019ité de la surface occupée par la lésion.La pièce est envoyée au Laboratoire d\u2019Anatomie Pathologique de l\u2019Université Laval de Québec et soumise au Professeur Louis Berger.Celui-ci déclare que «la lèvre examinée présente une légère hyperplasie verruqueuse de la muqueuse, de nature probablement pré- cancéreuse, mais sans aucun indice de malignité actuelle dans les tissus examinés ».Les suites opératoires se compliquent du fait que la suture lâche avant que les bords de la plaie aient le temps d\u2019adhérer.Au douzième jour, la surface d\u2019excision présente une allure suspecte, sans tendance apparente à la cicatrisation.Nous voyons le ma'ade le quatorz\u2018ème jour après l'intervention.Sur le bord interne de la plaie opératcire, nous notons la présence d\u2019un bourgeon friable du volume d\u2019une \u2018en- tille.Un fragment est prélevé, qui comporte une fraction du bourgeon et un échantillon de la surface avoisinante.Il est examiné par le professeur Pierre Masson et le résultat se lit comme suit: « Une moitié du prélèvement est constituée par une muqueuse à revêtement épidermoïde hyperacanthosique et hyperkéra- tosique.Lésion hyperplasique simple.« L\u2019autre moitié (siège de la biopsie unté- rieure) présente un épithélioma pavimenteux stratifié, lobulé, mélé & du tissu de granulation.» En raison d\u2019un certain degré d\u2019infiltration, le traitement est pratiqué à l\u2019aide du radium, au lieu des rayons X, caustiques, que nous avons l'habitude d\u2019employer dans la majorité des lésions épithéliomateuses discrètes de la lèvre.Sur une surface de 7 em.?, à 1 centimètre de distance, avec une filtration primaire de 1 millimètre de platine, nous appliquons une dose de 1.5 m.c.d.par cm.?, en 41 heures d\u2019exposition, étalées sur 4 jours.Le malade a été revu dernièrement.Le sillon dû à la rupture des points de suture s\u2019est à peu près totalement comblé, la muqueuse a repris son aspect normal, et on ne perçoit pas, pour le moment, de récidive ganglionnaire dans la région cervicale.COMMENTAIRES.Le microscope, de même que les rayons X, constitue un perfectionnement très précieux du mode d\u2019exploration médicale le plus ancien qui soit: I'inspection.Mais toute exp'oration, pratiquée pour des fins vraiment médicales, exige une certaine somme de données p.éa- lables, concernant à la fois le malade et la maladie.La règle paraît d\u2019autant plus impérieuse que le procédé d\u2019exploration est plus perfectionné et plus poussé.Sans quoi l\u2019examen court des risques d\u2019être entaché d\u2019erreurs ou de dangers.Les pathologistes qui ont perdu le souvenir du malade, et les cliniciens qui ont oublié leur histopathologie, n\u2019admettront jamais qu\u2019on puisse ou qu\u2019on doive, en maintes occasions, se passer de biopsie. 50 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Le secours de l\u2019histologie, à la seu'e fin de savoir si une leucoplasie verruqueuse de la lèvre est cancérisée ou non, constitue une fantaisie professionnelle qui peut enjoliver les honoraires ou les statistiques, mais qui n\u2019ajoute le plus souvent rien à la sécurité du malade.Bien téméraire, en effet, celui qui oserait adoucir le traitement d\u2019une leucop asie cliniquement suspecte, devant le fait qu\u2019un coin de la plaque ne comporte pas de signes histologiques de malignité! La rœntgenthérapie au contact se présente, dans le cas de la plupart de ces lésions, comme un traitement si simple, si facile, si inoffensif, si rapide et si efficace, que toute leucop'asie verruqueuse non infi'trante de la lèvre, cancérisée ou non, devrait être détruite par ce procédé.Certains objecteront qu\u2019il importe d\u2019être fixé sur le degré de malignité, en vue de pratiquer, s\u2019il y a lieu, un évidement prophylactique des lymphatiques du cou, ou, pour le moins, d\u2019être en mesure de prévoir la na\u2019ure des ganglions susceptibles d\u2019apparaître dans cette région.Tout en reconnaissant une certaine valeur à l\u2019objection, nous répondrons que nous ne sommes pas en faveur de l\u2019évidement prophylactique pour les mêmes raisons que Ducuing a déjà exposées il y a 10 ans, et que, s\u2019il survient des signes d\u2019envahissement gang'ion- naire, mieux vaut a'ors biopsier les ganglions que d\u2019en motiver l\u2019exérèse sur un examen histologique de la lésion primitive.En effe!, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019inconvénient sérieux à cautériser, au moyen de rayons X appropriés, une leucoplasie de la lèvre\u2019 qu\u2019un croit cancéreuse et qui ne l\u2019est pas, il y a par contre un préjudice grave à imposer les risques et la mutilation d\u2019un évidement lymphatique du cou à un malade dont l\u2019hypertrophie ganglionnaire n\u2019est pas de nature épithéliomateuse.BIBLIOGRAPHIE G.PINSONNEAULT : « Les indications de la biopsie dans le diagnostic des tumeurs.» L\u2019Union Médicale du Canada, 67: 597-604 (juin) 1938.(Bibliographie.) G.PINSONNEAULT: «Le diagnostic précoce des cancers de la cavité buccale.» L'Union Médicale du Canada, 76: 38-41 (janvier) 1947.G.PINSONNEAULT: «La rœntgenthérapie au contact dans les lésions malignes de la bouche.» L\u2019Union Médicale du Canada, 74: 1368-1370 (octobre) 1945.Fr.ROBERTS: « La restriction de l\u2019usage de la biopsie pour la conduite du traitement radiothérapique.» The British Journ.of Radiology, 14: 144 (avril) 1941.J.DUCUING: « Le recul de la chirurgie devant les adénopathies cancéreuses secondaires du cou.» Acta de l\u2019Union Internationale contre le cancer, 4: 774, 1939. LITHIASE DE LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE Ulysse FORGET (Warren, R.|.) La glande sous-maxillaire fait partie du système salivaire, qui comprend aussi la glande sublinguale et la glande parotide.Ces glandes annexes du tube digestif sont bilatérales.La glande sous-maxillaire, qui nous intéresse, occupe la région sous-hyoïdienne.Elle est située contre la face interne du maxi)- laire inférieur, immédiatement au-dessus de la portion du muscle digastrique.Elle est renfermée dans une loge ostéo-fibreuse appelée «la loge sous-maxillaire».La glande est composée d\u2019acini séreux qui paraissent fonctionner d\u2019une façon continue, d\u2019acini muqueux et d\u2019acini mixtes qui fonctionnent au moment de la mastication.Les sécrétions de la glande sont recueililes par un système de canaux appelés « canaux de Boll » qui convergent vers un point unique, le canal de Wharton.Ce canal mesure de 4 à 5 centimètres de longueur sur 2 millimètres de diamètre.Il naît de la face interne de la glande et se porte obliquement d\u2019arriére en avant, de bas en haut et de dehors en dedans.Il chemine sur la face externe de l\u2019hyo-glosse, sur la face interne de la glande sublinguale et entre en rapport intime avec le nerf lingual et l\u2019artère sublinguale et vient s\u2019ouvrir sur les côtés du frein de la langue (1).La lithiase salivaire est une affection assez rare.Les calculs peuvent être dans la glande même ou dans les canaux excréteurs.Leur fréquence est de 80% pour la glande sous- maxillaire, 15% pour la sublinguale et 5% pour la parotide (2).Le docteur William Cahill a fait un relevé de la littérature médicale sur ce sujet, de 1825 à 1926, et il n\u2019a trouvé que 375 cas rapportés.Un relevé personnel fait avec l\u2019aide de Madame Hélène DeJong, bibliothécaire de la «Rhode Island Medical Society », a donné le résultat suivant.De 1926 à 1948, aux Etats-Unis, on a publié 29 articles sur ce sujet.Pour la même période, dans les périodiques médicaux des autres pays, on a écrit 147 articles sur les affections des glandes salivaires.Ce qui donnerait un grand total de 541 articles, depuis 1825.L\u2019étio:ogie de la lithiase salivaire est encore obscure.Une réaction inflammatoire peut en étre la cause, en favorisant un changement de réaction de la salive, qui favoriserait une précipitation des éléments qui entrent dans la composition du calcul.On a aussi cru que l\u2019actinomycose peut être responsable comme facteur étiologique.Ceci paraît peu plausible, car on trouve assez souvent des calculs salivaires chez le cheval, qui ne souffre jamais de l\u2019actinomycose, tandis que la race bovine, qui en est souvent affectée, ne souffre pas de caleuls salivaires (3).Observation.M.J.W.T., 35 ans, entrepreneur-menui- sier, se présente au bureau et raconte l\u2019histoire suivante.Depuis plus de 10 ans, il souffre d\u2019un malaise sous la mâchoire droite et il peut lui-même palper une tuméfaction dure, grosse comme le bout du pouce.Au début, ce n\u2019était qu\u2019un malaise.Peu à peu, la tuméfaction devint palpable, et l\u2019augmentation de volume fut très lente.Il n\u2019y a jamais eu d\u2019inflammation subite ou aiguë, ni de douleur au cours des repas.Rarement, il aura une douleur vague qui ne le fait pas trop souffrir.Depuis le début de sa maladie, plusieurs médecins l\u2019examinèrent sans donner d\u2019opinion précise, à l\u2019exception d\u2019un laryngologiste, qui a fait le diagnostic clinique de lithiase de la glande sous-maxillaire.Après avoir dilaté le canal de Wharton, il tenta, mais en vain, d\u2019extraire le calcul.Le malade ne fut pas radiographié.Malheureusement, ce médecin tomba malade et mourut, puis le patient resta encore trois années sans traitement.Toutefois, la dilatation pratiquée par ce 52 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLErIN A.M.L.F.C.-\u2014 Montréal, janvier 1949 laryngologiste permit au malade de « traire » sa glande et, plusieurs fois par jour, il peut sans douleur extraire «un liquide salé », en passant son doigt d\u2019arrière en avant sous le bord inférieur de la mâchoire.Malgré le peu de symptômes ressentis, ce malade veut se débarrasser de son calcul.Diagnostic.À l\u2019exception de la glande sous-maxillaire droite, l\u2019examen physique est négatif.A la palpation de la région sous~maxillaire droite, on sent une petite tumeur grosse comme un Fic.1.marbre, sous le bord inférieur de la mâchceire, à un pouce et demi de l\u2019angle de la branche montante.Au palper bi-digital, avec un doigt dans la bouche, on sent une petite induration mobile grosse comme le bout du petit doigt.En passant le doigt sous la mâchoire, d\u2019arrière en avant, on peut voir sortir la salive par l\u2019orifice du canal de Wharton.L\u2019examen ne réveille aucune douleur.Après anesthésie locale au moyen de pontocaïne instillée dans le canal, une petite sonde y est introduite.A cinq centimètres de l\u2019orifice du canal, le bout de la sonde rencontre un obstacle résistant et l\u2019impression ressentie par la main qui tient la sonde est celle de la présence d\u2019une pierre.Une radiographie prise avec la sonde en place démontre, en effet, la présence d\u2019un calcul.Une pose latérale établit la distance qu\u2019il y a entre le calcul et l\u2019angle de la mâchoire (fig.1); une pose d\u2019arrière en avant montre l\u2019espace qu\u2019il y a entre le calcul et le bord interne du maxillaire inférieur (fig.2.) Fra.2.Le traitement.A cause de la distance de 5 centimetres de l\u2019orifice externe du canal de Wharton au calcul, et pour .ne pas blesser les organes importants qui se trouvent le long du canal, il fut décidé de ne pas l\u2019ouvrir pour ôter le caleul.La voie opératoire externe fut aussi éliminée à cause de la possibilité d\u2019une fistule salivaire.La position de la pierre la rendait aussi d\u2019accès difficile.La voie buccale fut choisie.Après anesthésie Iccale à la novocaine, la main gauche du chirurgien repousse la glande et la pierre au niveau des dents du maxillaire inférieur.La main droite armée d\u2019un bistouri pratique une incision dans la région où se trouve la pierre.Ceci fait, la pierre fut prise sans difficulté avec une pince et sortie de sa cavité.De son côté, la garde- malade tient l\u2019aspirateur d\u2019une main et débarrasse le patient de l\u2019excès de salive et aspire le sang.De l\u2019autre main, elle tient la FORGET: LITHIASE DE LA GLANDE SOUS-MAXILLAIRE 53 langue du patient en dehors du champ opératoire, à l\u2019aide d\u2019un abaisse-langue.Une fois la pierre extraite, on lava la cavité avec une solution physiologique sous pression pour en faire sortir les grains de sable qui auraient pu s\u2019y trouver.Ensuite, 100,000 unités de pénicilline en poudre furent mises dans la cavité et la plaie fut fermée par trois sutures de soie.Il n\u2019y avait pas de pus visible durant l\u2019opération et la plaie guérit par première intention.Cette pierre mesurait 16 mm.de longueur, 14 mm.de hauteur et 9 mm.d\u2019épaisseur.Elle avait la forme d\u2019un petit crabe à qui on aurait enlevé les pattes d\u2019un côté.Ces « embryons de pattes» étaient sans doute des formations calcaires qui bcuchaient les canaux internes de la glande.BIBLIOGRAPHIE 1.L.TESTUT: Traité d\u2019Anatomie Humaine.Vol.IV.p.278.2.William F.CAHILL: «Salivary calculus in the sub- maxillary duct and its removal.» U.S.Naval Medical Bulletin, 47: 519 (mai-juin) 1947.3.A.C.FURSTENBERG: « Diseases of the Salivary Glands.» J.A.M.A, 136: 1 (3 janv.) 1948. REVUE GÉNÉRALE GLANDE THYROÏDE Faits divers.Conclusions pratiques.Réal DORÉ, l\u2019Hôpital Général de Verdun (Montréal).Chirurgien à La fonction normale de la glande thyroïde et sa dysfonction, à l\u2019état pathologique, ont été étudiées pratiquement sous tous leurs angles par différents maîtres en la matière.Un humble chirurgien n\u2019est pas tout à fait à l\u2019aise pour reparler de cette glande quand celle-ci a déjà fait le sujet de maints travaux dans le passé.I] faut vous attendre que ce qui suivra soit accompagné, de temps en temps, d\u2019une note chirurgicale.Quoique le titre me permette de discuter de différents faits qui se rattachent à la fonction thyroïdienne, je répondrai, du mieux que je pourrai le faire, à deux questions principales.Tout d\u2019abord quelle est la cause primaire des maladies de la glande thyroïde, ou de sa dysfonction ?En d\u2019autres termes, pourquoi une vésicule thyroïdienne normale se dirige-t- elle vers un état pathologique ?Quel en est l'élément causal ?Pu's, comme deuxième question, la vésicule thyroïdienne étant altérée ou modifiée pathologiquement dans sa structure et sa fonction normale, qu\u2019advient-il d\u2019elle-même et quelles sont les conséquences futures de cette modification cellulaire ?Pour répondre à la première question j\u2019emprunte et je résume le travail considérable du Dr Patterson et de ses collaborateurs, travail publié dans le rapport du congrès de l\u2019« American Association for the Study of soiter », tenu à Détroit en 1937.Ce travail est intitulé: « Preuves que la plupart des dysfonctions thyroïdiennes ont une origine congénitale.» Les observations expérimentales et cliniques de ces Messieurs prouvent que la fonction première de la glande thyroïde est de maintenir normal le métabolisme iodé de l\u2019organisme en emmagasinant cet élément en quantité suffisante de façon à répondre à la demande.Pour se bien pénétrer de la théorie de Patterson, quelques notes historiques de l\u2019iode s\u2019imposent à notre connaissance.Celles-ci illustrent bien le rôle que la glande thyroïde joue dans le maintien normal du métabolisme iodé.La thyroxine, substance isolée de la glande thyroïde par Kendall, contient 65% d\u2019iode.Ceci implique done, pour maintenir le métabolisme normal, un apport suffisant d\u2019iode que la glande emmagasinera et transformera en thyroxine.Il existe trois facteurs qui concourent à la fonction normale de la glande thyroïde.Premièrement: le degré d\u2019activité de la glande elle-même ou de ses vésicules.Deuxièmement: l\u2019apport suffisant extérieur d\u2019iode.Troisièmement: la demande physiologique en iode de l\u2019organisme.Si l\u2019activité de la glande est diminuée ou augmentée; si l\u2019apport d\u2019iode est insuffisant ou exagéré, il y aura dysfonction thyroïdienne, ysfonction qui ne répondra plus à la sonde normale en iode de l\u2019organisme.Normalement, le sang contient 12 microgr.% d\u2019iode.Une quantité inférieure à ce chiffre moyen indique qu\u2019il y a sypneen glandulaire.Si, au contraire, ce chiffre moyen est dé | passé, da glande est en état d\u2019hyperfoncti : eolloïde dont la teneur en iode sanguin atteint Lo et méme dépasse 20 microgr.%.Lode s'élimine par la voie rénale 3 raison de 025 à .075 mgr.par jour.Ce taux éliminatoire sera modifié en plus ou en moins suivant Je degré d\u2019activité de la glande thyroïde.- Pour connaître la déficience en iode de la mère enceinte, la détermination de l\u2019iode san- pouvait être pratiqué couramment et avec précision.Malheureusement, il n\u2019en est pas ainsi.Nous verrons dans un instant comment Patterson a solutionné ce problème.À la naissance, la glande thyroïde est en état de suractivité tout comme l\u2019est celle de l\u2019adulte quand celui-ci présente les caractères cliniques du goitre toxique.Son volume est considérable.Au cours de la vie intra-utérine la vésicule thyroïdienne du fœtus ne contient pas ou contient peu de substance colloïde; sa cavité est pratiquement virtuelle et ses cellules sont cylindriques.L\u2019aspect microscopique est celui d\u2019une masse de cellules pressées les unes contre les autres.De l\u2019extrait thyroïdien ou de l\u2019iode luttent avantageusement contre l\u2019hyperactivité de la glande thyroïde du fœtus, de l\u2019enfant à terme ainsi que chez l\u2019enfant né d\u2019une mère goitreuse.Des parents goitreux, à cause de la région goitrigène qu\u2019ils habitent, émigrant dans une région non goitreuse, donnent naissance à des enfants indemnes de goitre.Une mère, dont la glande thyroïde est normale de volume, n\u2019absorbant pas d\u2019iode au cours de sa grossesse, donne naissance à des enfants goitreux dans 50% des cas.Ce pourcentage baisse à 3% si de l\u2019iode est ingéré.: Chez les animaux, également, le goitre semble bien avoir une origine congénitale.Une \u201c mère, en déficience d\u2019iode, est cause, au cours - de la vie intra-utérine du fœtus, d\u2019une vicia- - tion du métabolisme iodé de colui-ei, lode an cours de sa grossesse, DORE: GLANDE THYROÏDE \u2014 iodée, comme ce fait se rencontre dans le goitre guin serait l\u2019idéal si le dosage de cet élément : Une chienne thyroïdectomisée totalement | ; aura un fœtus goitreux si elle 3 ne prend pas : 55 Dans le laboratoire de pathologie de la clinique Cleveland, œuvre d\u2019un grand disparu, Georges Washington Crile, on voit le résultat de nombreuses expériences pratiquées sur de jeunes chiens présentant à leur naissance une hypertrophie congénitale de la glande thyroïde.Des biopsies pratiquées en série révèlent, tout d\u2019abord, qu\u2019à la naissance la vésicule thyroïdienne est en hyperactivité, que sa colloïde est peu abondante et pâle.Puis, sous l\u2019effet de l\u2019iodothérapie, la vésicule devient de moins en moins \u2018active, ses cellules se rapprochent graduellement de la forme cubique, sa substance colloïde est plus colorable et sa quantité s\u2019accroît.L\u2019examen macroscopique de la glande thyroïde montre que l\u2019hypertrophie de celle-ci s\u2019amende graduellement.Reinhoff, de Baltimore, a été plus audacieux.Il a pratiqué la même série d'expériences, mais, cette fois, chez l'humain.Ses résultats sont les mêmes que ceux de la clinique Cleveland sur les chiens.Ces faits vécus démontrent nettement que le métabolisme iodé est directement en rapport avec le degré fonctionnel de la vésicule thv- roïdienne.Patterson et ses collaborateurs, eux aussi, ont poursuivi de nombreuses recherches, tant expérimentales que cliniques, sur le métaho- lisme iodé de l\u2019individu et des animaux.Chez les animaux le dosage de l\u2019iode est possible.En sacrifiant la mère et le fœtus, à diverses époques de la grossesse, on peut se rendre compte de la teneur sanguine en iode de chacun d\u2019eux.T1 n\u2019en est pas de même chez l\u2019individu et le fœtus humains dont la vie doit être respectée.D'ailleurs le dosage de l\u2019iode est une opération excessivement délicate.Le chimiste a à faire face à un élément très volatil et en très petite quantité dans le sang.Pour contourner cette difficulté technique, Patterson et ses collaborateurs, pour étudier le degré d\u2019activité de la glande thyroïde chez la mère et le fœtus, ont eu recours à un autre élément, le cholestérol sanguin, dont la présence est facile à déceler et à doser. 56 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurrmin AM.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Le cholestérol, alcool secondaire simple non saturé, varie dans le sang suivant l\u2019activité normale ou pathologique de certains organes, tels que le foie, la rate, de certaines glandes endocrines, la glande thyroïde entre autres.Quand la glande thyroïde est en cause, le cholestérol sanguin varie en raison inverse de l\u2019activité de sa vésicule thyroïdienne.En d\u2019autres termes, plus la vésicule est active moins il y a de cholestérol dans le sang.Quand il y a goitre par déficience, le contraire se produit.S\u2019appuyant sur ces principes, Patterson et ses collaborateurs ont tout d\u2019abord déterminé, à intervalles fréquents, en utilisant la technique de Bloor modifiée, le cholestérol sanguin chez une série de 1,000 femmes enceintes et chez un bon nombre de lapines gravides.Puis ils ont fait de même chez l\u2019enfant à la naissance et chez le fœtus de lapines, soit au cours de la grossesse de la lapine, en prélevant du sang du cœur de fœtus obtenu par hystérectomie, soit à la naissance du fœtus humain en prélevant du sang du cordon.De ces observations cliniques et expérimentales ils ont démontré la relation qui existe entre le cholestérol sanguin de la mère et celui du fœtus, puis, au moyen d\u2019examens histologiques, le degré d\u2019activité de la vésicule thyroïdienne de la mère et du fœtus.Les premières expériences ont porté sur l\u2019observation de lapines dont trois groupes différents sont décrits.Je vous fais grâce de la presque totalité des très nombreux chiffres qui accompagnent chaque observation expérimentale et je m\u2019en tiens à quelques conclusions de Patterson, conclusions qui lui sont inspirées par les faits observés.Une mère thyroïdectomisée totalement, quand il n\u2019y a pas un apport suffisant d\u2019iode ou de thyroxine venant de l\u2019extérieur, essaie de compenser sa déficience thyroïdienne en s\u2019emparant de l\u2019iode ou de la thyroxine de son enfant.Celui-ci, même en hyperplasiant sa glande thyroïde, ne réussit pas à répondre à sa demande en iode ou en thyroxine ni à celle de sa mère.Comme il y a chez cet enfant déficience et hypothyroïdie, son cholestérol sanguin monte considérablement, jusqu'à .200 mgr.%, et l\u2019examen histologique de sa glande révèle une hyperplasie extrême, sans colloïde.Des observations cliniques ont aussi été faites, mensuellement, pendant la période de gestation, chez 1,000 femmes \u2018enceintes.Patterson et ses collaborateurs ont constaté que l\u2019extrait thyroïdien, donné au cours de la grossesse, contrôle la déficience maternelle ou l\u2019hypercholestérinémie.De .224 mgr.% le cholestérol baisse à .197 mgr.%.Avec la cessation de l\u2019extrait thyroïdien, le cholestérol remonte, en moyenne, à .230 mgr.%.Le cholestérol sanguin de l\u2019enfant, à la naissance, a aussi été recherché, en prélevant du sang du cordon.S'il y a hypercholestérinémie marquée maternelle au cours du troisième trimestre de la grossesse, il apparaît aussi une élévation du cholestérol sanguin de l\u2019enfant à sa naissance.Si, pour étudier l\u2019activité de la vésicule thyroïdienne chez la mère et le fœtus, le dosage de l\u2019iode est impraticable, vu sa grande volatilité surtout, celui du cholestérol sanguin, par contre, dont la quantité varie suivant le degré d\u2019activité de la glande thyroïde, est très réalisable et d\u2019usage courant dans nos laboratoires.Les techniques qui consistent à doser le cholestérol sanguin sont nombreuses.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019elles se valent.Celle de Gringault est la plus employée ici.Pour avoir de la valeur clinique, une technique employée doit toujours être la même chez le même individu observé.Grâce aux variations de cet élément, le cholestérol, chez la mère, pendant la grossesse, et chez l\u2019enfant, à sa naissance, puis aux expériences pratiquées chez la lapine et son fœtus, et aux examens histologiques de biopsies, Patterson et ses collaborateurs ont pu conclure à la présence, pendant la vie intra-ütérine, d\u2019une ., DORÉ: GLANDE THYROÏDE ; sante thyroïde attérée, glande à laquelle la - mère a demandé un surcroît de travail intempestif.La glande thyroïde de l\u2019enfant, altérée et déjà en \u2018hyperplasie, méme avant sa naissance, sera inapte à lutter, affirme-t-il, au cours de la vie, contre certains facteurs goitri- \u2018 gènes.\u201c Cette hyperactivité de la glande au cours de son évolution fœtale, activité qui se produit avant que la structure thyroïdienne soit nor- \u201c male, peut en toute probabilité être cause de lésions permanentes de la vésicule thyroïdienne.Au cours de la vie, une cause secondaire, déficience, stimulation, infection, s\u2019attaquant à un tissu déjà altéré, sera vite suivie de l\u2019apparition d\u2019un syndrome thyroïdien d\u2019hypo ou d\u2019hyperfonction.Cette théorie de l\u2019origine intra-utérine du goitre peut seule expliquer la présence du goitre tant chez la femme que chez l\u2019homme.Le début congénital du goitre, chez les deux sexes, est donc en rapport avec la fonction iodée de la glande thyroïde; la fonction ovarienne, comme on tend à le croire, n\u2019a rien à faire à ceci.| Nous avons vu jusqu\u2019à présent ce qu\u2019est la cause primaire d\u2019un futur goitre, cause qui se manifeste ou qui prend naissance au cours de la vie intra-utérine.Voyons maintenant ce que devient, au cours de la vie, dans sa structure et sa composition bio-chimique, une vésicule thyroïdienne, déjà - altérée pendant la vie intra-utérine, quand un élément extérieur causal demande à cette vésicule une suractivité.«Cette vésicule déjà épuisée, surmenée, répondra à sa manière à l\u2019élément causal.L\u2019étude de cette vésicule, de sa structure normale et pathologique, de son contenu, la | colloide, et des modifications de celle-ci, soumise à l\u2019action de l\u2019élément causal, nous permet, aujourd\u2019hui, de connaître convenablement sa fonction, sa pathologie et, ce qui importe le plus, le traitement de ses diverses anomalies f onctionnelles.L étude \u2018once : plus approfondie de la sub- sh nee colloide permettra, avec le temps, espés a7 rons-le, une thérapeutique de plus en plus active et effective.La colloïde est composée, premièrement, d\u2019une substance appelée thyroglobuline, laquelle contient l\u2019iodothyrine dont Kendall a isolé la thyroxine, celle-ci riche de 65% d\u2019iode.La thyroglobuline contient aussi de l\u2019azote, du soufre.La deuxième substance contenue dans la colloïde est la thyroprotéine.Dans celle-ci on a décelé la présence de phosphore, d\u2019arsenic.Voilà les grandes lignes de la composition biochimique du contenu de la vésicule thy- roidienne normale.Je ne veux pas laisser le lecteur sous la fausse impression que la fonction iodée est la seule que possède la vésicule thyroïdienne.Si cela était, tous les cas de goitre traité dès le début guériraient infailliblement et rapidement par l\u2019iodothérapie.L'observation clinique nous prouve malheureusement souvent le contraire.Et pourquoi ?Si la fonction iodée de la vésicule thyroïdienne semble bien être la plus importante de toutes, il y en a d\u2019autres que nous ne devons pas ignorer.L\u2019étude de la composition de la substance colloïde le prouve tout comme l\u2019observation clinique.Si la colloïde contient de l\u2019iode, elle possède sans aucun doute un autre élément essentiel à la vie, l'hormone thyroïdienne.Sans cette hormone, il y a déséquilibre mental et somatique.Une observation personnelle est celle d\u2019une jeune fille de 25 ans, obèse, dont la glande thyroïde est volumineuse et la fonction ovarienne normale.L\u2019iodothérapie pendant des mois ne change en rien le volume de la glande et l\u2019état d\u2019obésité.En deux mois, extrait thyroïdien fait disparaître complètement et tumeur thyroïdienne et obésité.Nous avons vu précédemment que la colloïde contient certains autres éléments.Outre la thyroxine ou l'iode, on y rencontre de azote, du soufre, du phosphore, de l\u2019arsenic. 58 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Qui nous dit qu\u2019elle n\u2019en contient pas une foule d\u2019autres ?Quand ceux-ci sont d\u2019un apport insuffisant de l\u2019extérieur, certaines observations prouvent que par compensation la glande thyroïde s\u2019hyperplasie tout comme elle le fait vis-à-vis de la déficience iodée.Dans la Presse Médicale, n°° 42 et 52, 1932, deux observations sont rapportées.Deux goitreuses toxiques, avec glande thyroïde augmentée de volume, guérissent l\u2019une avec du bore, sous forme de borate de soude, et l\u2019autre, avec du fluor sous forme de fluorate de soude.Marine, McCarrison et Dunhill parlent dans le même sens avec le manganèse, dans le British Journal of Surgery, n° 67, 1930, et le rapport du Congrès international américain du goitre, de Washington, en 1938, rapporte un cas de goitre causé par une déficience arsenicale.Je laisse de côté bien d\u2019autres observations de ce genre.C\u2019est dire que les chimistes, les biologistes, les physiologistes ont un champ d\u2019action très vaste d\u2019expérimentation dans la recherche d\u2019éléments encore inconnus de la substance colloïde.Quand déficience il y a, quel que soit l\u2019élément en cause, que devient la vésicule thyroïdienne et quelles sont les conséquences éloignées ?Première alternative.Quand la vésicule thyroïdienne n\u2019est plus en état de sélectionner ou d\u2019emmagasiner normalement un élément déficient ou que l\u2019apport extérieur de cet élément est insuffisant, elle se multiplie, s\u2019hyperplasie pour absorber le plus possible de la circulation l\u2019élément déficient.Quand l\u2019élément déficient, grâce à une thérapeutique adéquate, est redonné à l\u2019organisme, la vésicule diminue son effort de sélection et d\u2019absorption et reprend son volume normal.Les exemples de cet ordre, cités précédemment, prouvent nettement que les choses se passent ainsi.Cette forme clinique du goitre, par déficience, se rencontre chez l\u2019enfant, l\u2019adolescent, au cours de la grossesse et à l\u2019époque de la ménopause.Ces formes cliniques sont done médicales.La thyroïdectomie ou la radiothérapie constitue- ralent un acte non seulement inutile mais nuisible.Il y aurait sûrement, en l\u2019oceurrence, récidive de l\u2019hyperplasie.Deuxième alternative.Dans cette deuxième alternative ur autre élément vient s\u2019ajouter à l\u2019état de dysfonction de la vésicule thyroïdienne.de basant sur ses observations personnelles, au nombre de quelques centaines, Crile en a émis une théorie intéressante, quoique non acceptée unanimement.L\u2019hyperfonction des capsules surrénales, l\u2019hypersurrénalie, ou encore l\u2019hypersympathi- cotonie, que Crile appelle « l\u2019asthénie neuro- circulatoire », quand ce syndrome existe concurremment avec un goitre, exerce une action stimulante sur la glande thyroïde.Crile compare les surrénales à un « power house ».Quand cette fabrique de dynamisme est en suractivité, elle émet un stimulus qui se transmet à la glande thyroïde au moyen des branches du système sympathique surréna- lien.Chez le goitreux, l\u2019adjonction de ce syndrome hypersympathicotonique donne naissance au basedowisme.Crile appuie cette théorie sur les résultats obtenus de la section des branches efférentes sympathiques surrénaliennes, au nombre de 20 environ, dont quelques cas nous furent présentés au congrès de l\u2019« American Association for the Study of Goiter », à Cleveland, en 1934.Cette section est suivie de la disparition du syndrome basedowien et souvent, dit-il, de la diminution graduelle de l\u2019hyperplasie thyroi- dienne.Ce qui faisait dire à Crile, au cours de cette réunion, « que le goitre exophtalmique s\u2019opérera peut-être, un jour, non plus dans le cou mais dans le flanc ».La théorie de Crile, théorie qui consiste à attribuer le basedowisme à l\u2019hypersurrénalic, comme cause primaire, est aussi prouvée par DORÉ: GLANDE THYROÏDE 59 les constatations de Welti, de Paris, ct de Reinhoff, de Baltimore, constatations faites au cours d\u2019examens de pièces histologiques provenant de basedowiens.(Voir à ce sujet le rapport du Congrès américain du goitre, de Cleveland, en 1934.) Pour différentes raisons, entre autres, la réfection d\u2019une cicatrice vicieuse, ete., Welt et Reinhoff ont pratiqué des biopsies sur des moignons thyroïdiens d\u2019anciens opérés pour Basedow parfaitement guéris cliniquement, depuis plusieurs années, de leur basedowisme.L'aspect histologique des pièces opératoires et des biopsies est superposable.Les microphotographies reproduites dans le rapport mentionné l\u2019attestent.Dans l\u2019un comme dans l\u2019autre, la vésicule est très active.Il y a disparition à peu près complète de la substance colloïde; de forme cubique normale, les cellules thyroïdiennes demeurent, même après une guérison clinique, cylindriques.Il y a en plus hyperplasie vésiculaire.En somme, les basedowiens opérés \u2018et guéris cliniquement conservent encore des moignons thyroïdiens composés de vésicules en évolution.Comment expliquer qu\u2019il y a quand même guérison clinique ?Seule la théorie de Crile peut être invoquée, théorie qui consiste à intercepter le stimulus nocif provenant des surrénales en hyperactivité.La parole est à messieurs les physio-patho- logistes.Il est intéressant, je crois, de perler 1c: d\u2019une autre conception personnelle de Crile sur les causes de la récidive postopératoire de l\u2019ulcère peptique puisque la fonction thyroïdienne est en cause.(Voir à ce sujet: 1929 Detroit Proceedings of the Interstate Post-Graduate, pages 350 à 359.) Crile, je traduis, « essaie de comprendre et d'interpréter ces récidives à la lumière de théories nouvelles, les anciennes n\u2019étant plus satisfaisantes ».La thyroxine joue dans le sang le rôle d\u2019un stimulant vis-à-vis des quadrillions, dit-il, de cellules de toutes sortes de l\u2019organisme.Les hyperthyroïdiens ont un cerveau très actif.Crile se demande même, après constatations faites, si les premiers de classe ne sont pas des sujets prédisposés à l\u2019hyperthyroïdie ?L\u2019hypothyroïdien (ct surtout le myxædéma- teux), au contraire, est calme, sa parole et ses mouvements sont lents, il est souvent stupide, le stimulant normal de l\u2019organisme, la thyroxine, faisant défaut chez celui-ci.Par contre, l\u2019acuité visuelle et auditive et tous les sens sont très actifs et efficients chez les hyperthyroïdiens.Le cœur est aussi stimulé chez ceux-ci.Il y a tachycardie et augmentation de la vitesse circulatoire et la pression artérielle est élevée, la maxima spécialement.Dans 60% des cas d\u2019hyperthyroïdie il y a augmentation de la sécrétion gastrique, hyperacidité même perçue par le patient.« Pourquoi n\u2019en serait-il pas ainsi», dit Crile.Tous les organes, y compris les organes sexuels, et tous les tissus de l'organisme sont en suractivité dans l\u2019'hyperthyroïdie.C\u2019est ce que la clinique nous démontre.Alors, pourquoi ne pas s\u2019attendre de trouver chez les hyperthyroïdiens une suractivité de l\u2019estomac et de l\u2019intestin ?Crile ne se rappelle pas avoir rencontré, au cours de sa carrière chirurgicale, un cas d\u2019ulcère peptique chez un hypothyroïdien.Par contre, il a constaté souvent la présence d\u2019ulcère chez ses hyperthyroïdiens.Cet ulcère, ajoute-t-il, se cicatrise spontanément après une thyroïdectomie.En créant l\u2019hypothyroïdie et surtout le myxœdème, on fait disparaître l\u2019acidité de l\u2019estomac.L\u2019extrait thyroïdien augmente, à volonté, cette acidité.En présence d\u2019un cas d\u2019ulcère « toute intervention chirurgicale sur l\u2019estomac ou tout traitement médical tendent à lutter contre cette acidité ».Si le chirurgien intervient, il pratique une gastro-entérostomie.Cette intervention favorise le passage du contenu alcalin de l\u2019intestin dans l\u2019estomac.Ceci alcalise l\u2019estomac.Presque partout en Europe, dit-il, la résection complète de l\u2019estomac est pratiquée dans 60 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burretin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 le but de se débarrasser de l'acidité.Enfin Crile se demande si, dans un cas d\u2019ulcère gastrique récidivé au sujet duquel tout traitement médical ou chirurgical s\u2019est montré vain, au lieu de s\u2019attaquer de nouveau à cet ulcère soit médicalement, soit chirurgicalement, il ne vaut pas mieux procéder de manière différente.Il suggère de s\u2019attaquer plutôt aux organes qui contrôlent, gouvernent et déterminent l\u2019acidité.Une surrénalectomie d\u2019un côté et une thyroïdectomie, qu\u2019il y ait ou non hyperthyroïdie, diminueraient l\u2019activité des cellules génératrices de l\u2019acidité stomacale.Crile a pratiqué 5 fois ces interventions.Il a constaté qu\u2019à la suite de celles-ci l\u2019acidité d\u2019estomac est devenue normale et que tout malaise subjectif est disparu.Il est peut-être un peu tôt, ajoutait-il, pour parler de résultats définitifs.L\u2019ulcère récidivé de l\u2019estomac constitue un problème dont la solution est loin de nous être familière.La théorie de Crile vaut sûrement d\u2019être considérée Elle est logique et scientifique.A vous, messieurs les médecins et chirurgiens, de décider de l\u2019opportunité de vérifier les avancés de Crile.Nous avons étudié, il y a un instant, les lésions pathologiques qui englobent tout le tissu thyroïdien.Comment se fait-il que, souvent, une ou quelques régions thyroïdiennes semblent, seules atteintes dans la fonction de leurs vésicules, tel l\u2019adénome thyroïdien ?Dans un travail considérable intitulé « In- volutional or regressive changes in the gland in cases of exophtalmic goiter and relation to the origin of certain tumor called adenoma », travail publié dans Archives of Surgery, vol.13, sept.1936, Reinhoff en donne une explication qu\u2019il nous faut nécessairement accepter vu les preuves qu\u2019il apporte.Les modifications histologiques de la glande thyroïde au cours d\u2019une rémission \u2014 ceci constitue l\u2019involution, dit Reinhoff \u2014 n\u2019ont pas été étudiées chez l\u2019humain; à peine l\u2019ont- elles été chez les animaux.Voici la méthode d\u2019investigation de Rein- hoff.Sous anesthésie locale, une biopsie est pratiquée au niveau du pôle supérieur droit, puis le patient est soumis à l\u2019iodothérapie.Le métabolisme, vérifié tous les 5 jours, révèle une amélioration clinique remarquable.À ce moment une deuxième biopsie est pratiquée.Il en est ainsi plusieurs fois de suite.Cette méthode d\u2019investigation a permis à Reinhoff de conclure comme il le fait.Une série de 7 cas de goitre exophtalmique observés dans ces conditions a révélé, avant tout traitement iodé, la présence de tissu glandulaire uniformément opaque, avec pas ou peu de substance colloïde visible.L\u2019amélioration clinique et la chute du métabolisme, grâce à l\u2019action de l\u2019iode, correspondent à une transformation histologique du tissu thyroidien.Cette transformation, ou involution, est caractérisée par: 1) l\u2019augmentation de la quantité de la substance colloïde, 2) l\u2019augmentation du tissu conjonctif, 3) la diminution de la vascularisation, 4) la régularité de la forme des acini, 5) un épithélium dont les cellules redeviennent cubiques, 6) la diminution de linfiltration lymphocytaire et la diminution du phénomène de mitose.L'examen histologique de biopsies pratiqué en série permet seul d\u2019affirmer que la substance colloïde a une tendance à se diluer, ce qui constitue l\u2019évolution, ou à se condenser et à augmenter, ce qui constitue l\u2019involution.L\u2019hyper-involution, ou l\u2019acheminement vers la guérison, qui suit l\u2019iodothérapie, présente trois aspects microscopiques différents: 1) Celui d\u2019un kyste colloïde, 2) D\u2019un adénome, 3) De dégénérescence du parenchyme cellulaire thyroïdien avec abondance de colloïde intervésiculaire.2 EE a DORÉ: GLANDE THYROÏDE 61 En & autres Es quand il y M mission avec chute du métabolisme, l\u2019aspect microscopique est celui de vésicules thyroïdiennes normales, riches en colloïde.La présence de colloïde est donc un indice que la vésicule est au repos ou non active.En somme, il y a involution quand l\u2019hyperplasie tend à disparaître pour faire place à la structure histologique normale de la glande thyroïde.Selon Reinhoff, l\u2019adénome n\u2019existe pas.Ce que l\u2019on considère comme adénome serait le vestige d\u2019un Basedow en involution, ou en voie de guérison.Chacune des tumeurs palpables du goitre nodulaire représente un effort de la glande thyroïde, par l\u2019hypertrophie vésiculaire, pour faire réapparaître sa structure histologique normale.Le goitre toxique étant constitué, voyons maintenant quelles sont les conséquences bénignes ou graves de l\u2019hyperthyroïdie.Trois organes principalement peuvent être touchés gravement par l\u2019hyperthyroïdie.Ce sont le cœur, la cellule hépatique et l\u2019estomac au niveau duquel un ulcère peptique peut apparaître.J\u2019ai suffisamment décrit ce qu\u2019est la théorie de Crile sur la cause de la production de l\u2019ulcère peptique ou récidivant pour qu\u2019il ne soit plus nécessaire d\u2019en reparler.Je me limiterai à quelques observations faites sur les maladies du cœur et du foie, quand la cause est de nature thyroïdienne.E.J.Kepler, de la Clinique Mayo, dont le travail a paru dans le rapport du Congrès américain du goitre, de 1940, dit: « Dans la thyrotoxicose, si la fonction hépatique est gravement lésée, le cœur l\u2019est tout autant.Il est assez précis de dire que le basedowien souffre et meurt de son cœur et de son foie.» Le cœur du basedowien, quand le syndrome hyperthyroïdien évolue, est voué, avec le temps, à l\u2019arythmie complète non compensée si un traitement adéquat ne vient pas contrecarrer la cause toxique agissante.Se EY i L'orthédiagramme et l\u2019autopsie ont révélé que dans 50% des cas d\u2019hyperthyroidie il y a hypertrophie cardiaque.Cependant, aucune lésion spécifique constante du myocarde n\u2019est constatée chez les patients morts de thyro- toxicose (telles: infiltration lymphocytaire, dégénérescence graisseuse, dégénérescence fibreuse, fragmentation ou segmentation des fibres musculaires, bien que ces lésions diverses, presque toujours, se présentent dans toutes autres causes de mort).Jusqu'à ce que l\u2019on connaisse mieux, dit Kepler, la nature intime du complexe neuro- chimique de la pathogénie des muscles striés, on ne peut à peu près rien espérer du cœur thyroxinisé.Cependant, en dépit de ce handicap majeur, dit-il, certains faits intéressants ont été mis à jour.Par exemple, la plupart des observateurs sont d\u2019avis que dans l\u2019hyperthyroïdie le contenu glycogénique du cœur est réduit et, de ce fait, il y a faiblesse du myocarde.Ce qui explique son hypertrophie.Une autre opinion veut que la tachycardie, constante dans la thyrotoxicose, soit probablement le résultat de l\u2019action directe de la thyroxine sur le muscle cardiaque et non sur le sympathique, dont l\u2019action est d\u2019accélérer le cœur.Cette opinion serait à l\u2019encontre de celle de Crile, qui veut que le sympathique soit le véhicule d\u2019un stimulus créé par l\u2019hyperfonction des surrénales.Une série d\u2019expériences ingénieuses a démontré que la tachycardie qui existe chez les animaux hyperthyroidiens persiste, même après que le cœur est isolé de son système vasculaire périphérique et de toute autre source nerveuse.En voici un exemple.La thyroxine cause de la tachycardie des fragments de muscle cardiaque, fragments prélevés d\u2019embryon de poulet de 2 jours d\u2019existence, avant l\u2019apparition de toute cellule nerveuse.La dilatation cardiaque serait due, de toute évidence, au surcroît de travail imposé au cœur par l\u2019augmentation de la vitesse circulatoire et de l\u2019oxygénation constatées au cours de l\u2019hyperthyroïdie. 62 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Voilà à peu près tout ce que la littérature médicale nous apporte de précis sur la cause de la tachycardie et de la dilatation du muscle cardiaque.Si le goitre exophtalmique est susceptible de conséquences même mortelles au niveau du cœur, il en est de même du foie.Pemberton et McCarthy, de la clinique Mayo, parlent longuement des maladies du foie consécutives à l\u2019hyperthyroïdie dans le rapport du Congrès américain du goitre de 1936, à Chicago.J\u2019ai eu personnellement la malheureuse occasion de constater que ce qui y est dit est exact.Le jour où tout semble aller pour le mieux, l\u2019opérée se portant à merveille, quand le cas est voué à l\u2019imsuccès, le tableau clinique de la déficience hépatique s\u2019installe.Il y a tachycardie, congestion cutanée, transpiration, nausées, vomissements, température élevée.Puis apparaissent les symptômes pathognomoniques de la déficience hépatique: confusion, agitation, délire et enfin coma.Ces symptômes sont accompagnés du syndrome ictérique: présence d\u2019urobiline, ictère cutané et conjonctival, augmentation de l'index ictérique, etc.Cet état d'intoxication hépatique ne dure que quelques jours, trois ou quatre au plus.56 autopsies ont permis à Pemberton et Beaver, de la Clinique Mayo, de décrire trois lésions anatomo-pathologiques de la vésicule hépatique déficiente, lésions pouvant expliquer la mort postopératoire: 1) Dégénérescence aiguë, 2) Atrophie simple de la vésicule, 3) Cirrhose atrophique toxique subalguë.Ces constatations impliquent une connaissance approfondie de la fonction hépatique et d\u2019un traitement approprié, s\u2019il y a lieu, avant de décider de toute intervention sur la glande thyroïde.« La précocité de la thyroïdectomie dans la maladie de Basedow, dit Pemberton, peut seule prévenir toute déficience hépatique.» Conclusions pratiques Puisque, de toute évidence, le goitre a une origine congénitale, une thérapeutique adéquate, au cours de la grossesse, doit être instituée, disons, systématiquement.Comme la mère réussit à maintenir normal, au cours de sa grossesse, son métabolisme iodé aux dépens de la thyroxine sécrétée par la glande thyroïde de l\u2019enfant dans son sein, l\u2019iodothérapie doit être de pratique courante.Quand, dans le goitre hyperplasique simple, l\u2019iode sanguin est en quantité moindre que normalement, il y a bien des chances que ce soit l\u2019élément déficitaire.Si, au contraire, le taux de l\u2019iode est normal dans le sang, l\u2019iodo- thérapie n\u2019aura aucun effet sur l\u2019hyperplasie compensatrice thyroïdienne.L\u2019iode sanguin étant normal ou surtout en excès, l\u2019iodothérapie crée une stimulation excessive de la vésicule thyroïdienne et, par ce fait, est cause du goitre iodique.(A ce sujet je mentionne comme référence la Conférence Clinique Médicale Pratique du Dr Louis Ramon, édition 1930, et le travail de E.Ledoux, que j'ai analysé dans L\u2019Union Médicale de juillet 1936.) Une thyroidectomie presque totale ou totale doit-elle être suivie de l\u2019iodothérapie ?En pratique, oui.Ce serait plus sûr de le faire à bon escient après un contrôle de l\u2019iode sanguin.Il ne faut pas oublier qu\u2019un moignon thyroïdien laissé en place, au cours d\u2019une thyroïdectomie, peut ne pas être en état, temporairement, de répondre à la demande en iode de l\u2019organisme.Comme le dosage de l\u2019iode dans le sang est une opération délicate, la détermination du cholestérol sanguin, tout comme celle de l\u2019iode, permettra de sc rendre compte de la valeur fonctionnelle de la glande thyroïde ou du moignon thyroidien postopératoire.Le goitre, quelle que soit sa cause congénitale ou autre, étant constitué, doit étre classifié en vue d\u2019une thérapeutique adéquate.Le goitre simple, hyperplasique, compensateur sera traité médicalement.Une thyroïdec- DORÉ: GLANDE THYROÏDE 63 tomie serait alors plus nuisible qu\u2019inutile et le risque de la récidive, grand.Quand l\u2019iode n\u2019est pas en cause, que faire alors ?Le traitement médical consiste à suppléer à la déficience organique ou alimentaire par l\u2019emploi de l\u2019opothérapie chez les hypoglan- dulaires, hypo-ovarie, hypo-surrénalie, hypothyroïdie, et par une alimentation généreuse et surtout variée.Comme la littérature médicale mentionne certains éléments, tels le fluor, le bore, le manganèse, l\u2019arsenic, la vitamine B,, dont la déficience a été suivie d\u2019hyperplasie compensatrice de la glande thyroïde, ceux-ci seront prescrits conséeutivement.I] faut admettre que le traitement médical du goitre compensateur est plutôt empirique.Il en sera ainsi tant que tous les éléments constitutifs de la substance colloïde ne nous seront pas connus.Le goitre toxique, dont la toxicité ne s\u2019amende pas ou même s\u2019aggrave sous l\u2019effet de la thérapeutique médicale, doit être opéré sans délai de peur que le cœur et le foie, soumis à l\u2019effet toxique de la thyroxine, ne deviennent une cause de mort.Si indication opératoire il y a, dans la maladie de Basedow particulièrement, l\u2019état du cœur et la fonction hépatique seront étudiés à fond.Une autre conclusion pratique, que je considère très importante, concerne les chirurgiens.En présence d\u2019un goitre adénomateux, même si celui-ci n\u2019est pas toxique, il ne faut pas limiter l\u2019intervention chirurgicale à l\u2019énucléation des adénomes.Une thyroïdectomie subtotale sera pratiquée au delà de la présence de tout adénome, de peur qu\u2019il y ait, plus tard, hyperplasie thyroïdienne du parenchyme thyroïdien adjaçant à la capsule de l\u2019adénome.Ce parenchyme extracapsulaire peut devenir le siège d\u2019une nouvelle réaction hyperplasique que l\u2019on considère, à tort, en général, comme étant une récidive.Cette théorie est celle de Reinhoff, dont j'ai parlé il y a un instant.Quant à l\u2019ulcère récidivé de l\u2019estomac, si la théorie de Crile est exacte, une thyroïdectomie presque totale créera un état hypothyroïdien ou myxœdémateux, état qui sera accompagné d\u2019un minimum d\u2019acidité gastrique dont bénéficieront les ulcérés de l\u2019estomac.Je termine en suggérant aux chimistes, aux biologistes, aux physio-pathologistes d\u2019approfondir l\u2019étude de la composition de la substance colloide.La connaissance de tous ses composants permettra de traiter avec précision toute déficience thyroïdienne quand le métabolisme iodé n\u2019est pas en cause.Une thyroxine synthétique, en tout semblable à la thyroxine sécrétée par la glande elle- même, serait une substance très précieuse dans le traitement d\u2019un goitre causé par une déficience iodée.Il y a présentement beaucoup à faire pour enrichir notre arsenal thérapeutique thyroïdien.La parole reste aux chercheurs. 64 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Bulletin de l'Hssoctation des (Dédecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée & Québec en 1902) L'Union (Médicale dou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 78, Numéro 1 \u2014 Montréal, janvier 1949 LA VITAMINE B:: SERAIT-ELLE LA PRINCIPALE SUBSTANCE ANTIANEMIQUE DES EXTRAITS DE FOIE ?Rickes et ses collaborateurs ont isolé récemment du foie un composé cristallisé qu'ils nommèrent vitamine B12.Randolph West * utilisa cette vitamine dans 3 cas de récidive d\u2019anémie pernicieuse.Chez un malade, une seule dose de 100 microgrammes provoqua une forte réaction hématopoiétique; chez deux autres malades, des doses respectives de 3 et 6 microgrammes ame- nerent une hausse considérable des ré- ticulocytes, des hématies et de l\u2019hémoglobine.Ces derniers résultats confir- merent des résultats similaires obtenus précédemment par le méme auteur chez 4 autres malades.On croit que si ce composé est le seul qui rende les extraits de foie actifs dans le traitement de l\u2019anémie pernicieuse, des effets salutaires devraient être provoqués par l\u2019administration parentérale de 1 micro- gramme par jour de vitamine B: et que cette dose équivaudrait en efficience à l unité (U.S.P.) d\u2019extrait de 1.E.L.RICKES et collaborateurs: « Crystalline Vitamine Bu.» Science, 107: 396 (16 août) 1948.2.Randolph WEST: « Activity of Vitamine Bzæ in Addisonian Pernicious Anemia.» Science, 107: 398 (16 août) 1948.foie injectable.D\u2019autre part, des travaux de Mary S.Shorb \u201c semblent démontrer qu\u2019un rapport existe entre l\u2019activité antianémique des extraits hépatiques et l\u2019action d\u2019un principe qu\u2019ils contiennent, sur la culture du «lacto- bacillus lactis ».Cette substance paraît être la vitamine Bue.Mais il y a plus intéressant encore et ceci distingue profondément la nouvelle substance de l'acide folique.Il semble bien que l\u2019anémie pernicieuse et la dégénérescence subaiguë combinée de la moelle sont la conséquence d\u2019une double déficience, d\u2019une carence de deux principes.On connaît des cas où le tableau hématique s\u2019est amélioré d\u2019une façon impressionnante au point même de constituer une formule globulaire normale en même temps que s\u2019installaient les signes d'atteinte médullaire ou que s\u2019aggravalent les manifestations du syndrome neurologique concomitant déjà installé.Et l\u2019emploi de l\u2019acide fo- lique a précisément accru considérablement de tels faits cliniques au point même qu\u2019on s\u2019est demandé si l\u2019acide folique ne favorisait pas l\u2019apparition des lésions de la moelle épinière.Mais, sans aller aussi loin, on peut tout de même conclure que si l\u2019acide folique peut être un des principes déficients, qui se montre actif dans le traitement de l\u2019anémie, il n\u2019est sûrement pas le \u2018seul.Mais alors quels renseignements la vitamine B:1 nous donne-t-elle dans Ta solution du problème ?Si on en croit Lionel Berk *, elle prend un rang infiniment supérieur Cet au- 3.Mary S.SHORB: « Activity of Vitamine Bz for growth of Lacto bacillus lactis.» Science, 107: 397 (16 août) 1948.4.Lionel BERK et collaborateurs: « Effectiveness of Vitamine B:æ in combined Disease.» New England Journ.of Medicine, 239: 328 (26 août) 1948. ÉDITORIAL 65 teur, en effet, rapporte l\u2019observation d\u2019une malade qui souffrait d\u2019une anémie pernicieuse de 1.902,000 en période d\u2019aggravation, déjà traitée par extraits de foie et acide folique, et qui en plus présentait des signes d\u2019une dégénérescence subaiguë typique.Cette malade fut traitée par la vitamine B:e par voie intramusculaire a la dose de 5 micro- grammes, d\u2019abord tous les jours pendant 8 jours, puis 3 fois par semaine.Au 2le jour, la formule montrait 3.380,000 hématies.Dès le 10e jour, il y eut une amélioration marquée des phénomènes neurologiques.Au 60e Jour, ils étaient disparus en presque totalité.Cette très intéressante observation démontre que la vitamine Bu possède une action antianémiante et une efficacité indubitable sur les lésions médullaires qui accompagnent l\u2019anémie pernicieuse.Est-elle la seule substance active des extraits de foie ?On pourrait le suspecter par l\u2019état des recherches en cours sur le sujet.On peut le présumer avec vraisemblance et surtout espérer que, si cela est, on trouvera la formule de la vitamine Bz, en constituer la synthèse et l\u2019utiliser sans réserve.Ces recherches sur la vitamine B:z offrent, comme on le voit, un intérêt incontestable et peuvent bien être le premier pas vers la solution d\u2019une difficulté qu\u2019on cherche à élucider depuis plusieurs années: isoler la substance qui rend les extraits de foie actifs dans les cas d\u2019anémie pernicieuse et du syndrome neuro-anémique.Roma AMYOT.PRIX ANNUELS DU COLLEGE ROYAL DES MEDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Nous attirons l\u2019attention de nos lecteurs sur une excellente décision que vient de prendre le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, à sa réunion du 25 novembre 1948.Cette décision est motivée par l\u2019intérêt qu\u2019il porte au progrès de la médecine au Canada et résulte de l\u2019encouragement et de la stimulation qu\u2019il désire appliquer au zèle des jeunes médecins canadiens, pour des travaux de recherche, soit en clinique, soit dans le champ des sciences médicales de base.C\u2019est en reconnaissant officiellement le mérite, c\u2019est en honorant par des prix annuels les meilleurs travaux présentés à un de ses comités formés spé- clalement à cet effet, que le Collège Royal désire promouvoir l\u2019originalité et l\u2019application dans la recherche de nos jeunes collègues canadiens.Voici d\u2019ailleurs en résumé les principaux desiderata et renseignements ayant trait à ce prix du Collège Royal.Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada vient de décider de décerner un prix annuel en médecine et en chirurgie pour le meilleur travail original fait par un Canadien portant sur les sciences de base en médecine et chirurgie ou sur des recherches cliniques.Les auteurs seront invités à communiquer leurs travaux à la réunion annuelle du Collège.Les dépenses de déplacement seront remboursées.Un comité constitué par le Collège Royal jugera de la valeur des travaux présentés. 66 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 La limite d\u2019âge des candidats sera de 40 ans.Les travaux devront être soumis avant le ler avril de chaque année.Seront acceptables les travaux effectués durant les 12 mois précédant l\u2019échéance, même s\u2019ils ont été publiés ou ont été préparés en vue de la publication.L\u2019auteur aura tous les droits de publication de son travail.La limite de temps pour la communication du travail ne devra pas excéder 30 minutes; cependant cette restriction ne s\u2019applique pas au volume ou à l\u2019extension du travail publié ou à publier.Dans le cas où un travail aura été fait en collaboration, un seul des auteurs recevra le prix, et ils devront le désigner eux-mêmes.R.A. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE LA SITUATION ACTUELLE DE LA TUBERCULOSE À MONTRÉAL ! Ad.GROULX, M.P.H., Directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal.Il y a 10 ans, j'avais fait une étude assez élaborée de la situation de la tuberculose à Montréal, en 1937.Si vous le voulez bien, malgré l\u2019aridité des chiffres qui ont cependant leur éloquence, nous a'lons comparer avec l\u2019année 1947, voir ce qui s\u2019est accompli durant cette décennie et constater les progrès réalisés au cours de cette période.L\u2019on a écrit et dit beaucoup de choses sur la tuberculose.Dans l'étude de cette question, il y a trois points capitaux & considérer: 1.L\u2019agent causal, qui est le bacille de Koch.2.Les modes de transmission: le plus répandu et la première cause de contamination sont les expectorations de tuberculeux baci.laires.Les autres formes, tuberculose osseuse, méningée, ganglionnaire et intestinale, sont surtout causées par un lait de mauvaise qualité provenant de troupeaux contaminés.La tuberculose peut aussi se transmettre par contact direct ou indirect.3.Les causes de propagation sont une alimentation insuffisante ou impropre, la pauvreté, le surpeuplement et les habitations insalubres, etc.Les maladies aiguës et débilitantes, tel'es les pneumonies, la grippe, les pleurésies, etc, l\u2019alcoolisme, les emplois insalubres sént aussi des facteurs de propagation.Situation actuelle.Pour les dix premiers mois de l\u2019année 1948, le taux de la mortalité par tuberculose à Montréal s\u2019est élevé à 51.6 par 100,000 de population.En 1947, ce taux était de 57.6; c\u2019était alors le taux annuel le plus bas'jamais enregistré à Montréal.En 1947, il y a eu 588 décès et 2,349 cas rapportés.En se basant 1.Causerie prononcée à l\u2019émission «Tribune des Conférenciers de C.K.A C.», « Quart d\u2019heure de Con- cordia », le 15 novembre 1948, à 10 h.30 du soir.sur les barèmes reconnus, l\u2019on peut dire qu\u2019il y à environ 5,000 cas de tuberculose à Montréal à diverses phases de la maladie.Cependant, les cas sont bien moins nombreux au- jourd\u2019hui qu\u2019il y a dix ans, ce qui confirme le taux de décès que je viens de mentionner.En 1937, ce taux était de 83.5.Si nous étudions la courbe de la mortalité C\u2018rant cette période, l\u2019on constate qu\u2019en 1988, ce taux était de 76.1.Il est demeuré à peu près identique jusqu\u2019en 1940 et il est remonté de 1940 à 1944 (années de guerre), puis durant les années suivantes, il demeura stationnaire.On enregistra une nouvelle baisse en 1947, accentuée, telle qu\u2019indiquée plus haut, cette année à date.1876-1945 L\u2019on aura une idée plus exacte des données statistiques à ce sujet, si l\u2019on fait la comparaison par période de 5 ans de 1876 à 1945.On se rend compte alors d\u2019une diminution graduelle et constante qui devient plus prononcée de 1916 jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Je cite: 1876-1880 .0000000006 307.5 1916-1920 .000000000 213.3 1921-1925 .2.200000 00005 144.8 1931-1935 .2000000000 92.3 1936-1940 .000000000000 75.1 1941-1945 .20000000000 61.2 1947 Less e canon a 0000000 57.6 1948 (10 mois) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.51.6 Mortalité par quartier.Un point intéressant dans cette étude est la distribution des taux de mortalité par quartiers municipaux en 1947, comparativement 68 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 à il y a 10 ans.À cette époque, l\u2019on avait divisé les quartiers municipaux en quatre groupes: 1°\u2014ceux avec le taux de mortal:té le plus bas variant 40.à 74.9 2)\u2014 ceux avec un taux variant 75.a 84.9 3y\u2014ceux avec un taux variant 85.à 94.9 dv\u2014ceux avec un taux 95.et plus.par 100,uuu de population Dix ans plus tard, nous faisons la même étude pour les périodes d\u2019années 1945-1946- 1947 pour les mémes groupes de taux dans les quartiers de la vil.e et l'on note que la situation s\u2019est grandement améliorée surtout dans la paitie dite «le vieux Montréai ».Il ne reste plus que 4 quartiers dans le dernier groupe: ceux de Ville-Marie, Crémazie, Saint-Laurent et Saint-Joseph.Le quartier Saint-Jacques est passé dans le troisième groupe dont le taux est de 85.-94.9.La situation s\u2019est également améliorée dans Ste-Marie et Papineau, qui se joignent maintenant aux quartiers St-Gabriel, Ste-Anne, St-J.-Baptiste et Ahuntsic dans le 2ème groupe.Les autres quartiers qui apparaissaient il y a 10 ans dans le groupe 75.0-84.9 et qui ont aussi gagné du terrain sont: Villeray, St-Jean, St-Edou- ard, Laurier, DeLorimier, Préfontaine, Mai- scnneuve, St-Henri et Ste-Cunégonde.Dans trois quartiers: N.-D.-de-Grâce, Mt-Royal et Laurier, le taux de morta ité par tuberculose est même en-dessous de 40.par 100,000 de population.Il ressort de la comparaison de ces deux périodes de trois ans: 1° Qu\u2019au cours des années 1935-87, il n\u2019y avait que 3 quartiers dont le taux était moindre que 75.; au cours de 1945-1947 il y en a maintenant 23.2° Que, dans les quartiers où la mortalité variait entre 75.et 161.de 1935 à 1937, il il n\u2019y en a plus que 12 au cours de la période 1945-47 qui aient un taux de mortalité oscillant de 75.à 158.1.La mortalité par race accuse une diminution sensible dans chacun des quatre groupes principaux qui composent notre popu-ation; si nous comparons les deux groupes d\u2019années déjà mentionnées (1935-37 et 1945-47), nous obtenons les rense.gnements suivants: Canadiens français, 78.1 vs 61.4, soit une diminution de 21%; Anglais, 55.9 vs 43.8, soit 22% ; Juifs, 26.5 vs 24.2, soit 9%; et autres races, 91.0 vs 69.3, soit une diminution de 23%.Quant à la mortalité par âge et par sexe, il en va à Montréal comme partout ailleurs: la tuberculose frappe plus particulièrement les ado.escents et les groupes d'âge moyen.Pour chaque groupe d\u2019âge de 5 années de 15 à 44 ans, la tuberculose demeure la principa.e cause de décès.De la première année jusqu\u2019à 29 ans, la mortalité par tuberculose est plus élevée chez les femmes que chez les hommes; toutefois, à l\u2019âge adulte, c\u2019est-à-dire après à0 ans, les décès chez les hommes sont plus nombreux que chez les femmes.En d\u2019autres mots, en 1947, avant l\u2019âge de 30 ans, il mourait 3 femmes contre deux hommes, par tuberculose; après l\u2019âge de 30 ans, il y avait 2 mortalités par tuberculose chez les hommes comparativement à une chez les femmes.Si nous comparons maintenant avec le pays et la province, le taux de mortalité pour le Canada en 1947 était de 43.4 par 100,000 de population et, pour la province, il était de 65.6; à Montréal, pour la même année: 56.4.Les résultats sont fort intéressants; ils sont aussi l\u2019indice qu\u2019il y a encore bequcoup à faire pour atteindre certains taux obtenus ailleurs aussi bas que 26 à Edmonton e: 28 à Toronto.Je désire rendre témoignage et donner crédit aux organisations antituberculeuses, l\u2019Institut Bruchési et le «Royal Edward Laurentian Hospital», à qui s\u2019est ajouté le dispensaire de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (3-1-1934), qui, depuis les débuts de la lutte en 1910, ont accompli un travail admirable avec des ressources parfois limitées. GROULX: SITUATION ACTUELLE DE LA TUBERCULOSE À MONTRÉAL 69 Un autre organisme qui a grandement contribué depuis 3 ou 4 ans au succès obtenu est la Ligue antituberculeuse du district de Montréal Ine, qui s\u2019occupe principa'ement du dépistage et qui a pris plus de 508,000 radiographies depuis sa fondation.Mesures de contrôle.Parmi les mesures essentielles à prendre pour combattre efficacement la tuberculose, je désire rappeler, d\u2019abord, l\u2019importance d\u2019une législation adéquate requérant la déclaration obligatoire (ce qui est prévu par la Loi d\u2019hy- ciène publique de la province), l\u2019hospitalisation obligatoire et de plus grandes facilités de traitement; l\u2019éducation universitaire et publique; le dépistage précoce par l\u2019usage de plus en plus répandu de l\u2019examen des poumons aux rayons X; l\u2019épreuve à la tubereu- line, les examens de laboratoire; la recherche des contacts familiaux et autres par les enquêtes épidémiologiques; les dispensaires où sont traités les cas ambulants, particulièrement par le pneumothorax et la surveillance des malades à domicile par les infirmières; enfin, l\u2019hospitalisation qui, chez nous, demeure un problème, attendu qu\u2019il est admis qu\u2019il manque au moins 1,500 lits de sanatoriums dans notre ville; signalons ici la construction d\u2019un sanatorium de 600 lits à Rose- mont (sur 1,900 en construction dans la province) et, de plus, des facilités de traitement par l\u2019hospitalisation gratuite aux frais de la province.Ajoutons à ces mesures générales l\u2019assistance aux familles éprouvées, l\u2019organisation de centres de réhabilitation et l\u2019amélioration de certains facteurs économiques et sociaux, tels la nutrition et le logement salubre, La vaccination par le BCG, mesure préventive reconnue efficace, doit être diffusée et nous espérons sous peu ouvrir une première clinique municipale du BCG à la clinique Laurier et entreprendre cette vaccination au sein de la population écolière dans notre ville.J'ai déjà eu l\u2019occasion, au cours de causeries antérieures, de vous dire les autres mesures prises par le Service de Santé dans cette lutte; je les mentionne seulement en terminant : l\u2019inspection médicale des écoles; l'examen médical des étudiants et des instituteurs; l\u2019adoption du règlement du lait, l\u2019examen médical et radiocraphique des manipulateurs d\u2019aliments; l\u2019organisation d\u2019une grande campagne d\u2019éducation populaire par le tract, le cinéma, la radio, les conférences pub'iques, etc.; la création d\u2019une division de la tuberculose, le maintien d\u2019un fichier central que nous désirons compléter et perfectionner; l\u2019ouverture d\u2019une consultation radiologique municipale, à la d'sposition des médecins où depuis sa fondation en 1940 plus de 163,000 radicgraphies ont été prises.Conclusions.Comme l\u2019indiquait récemment l\u2019honorable ministre de la Santé, le docteur J.-H.-A.Paquette, «la tuberculos~ est, à l\u2019heure actuelle dans la province, l\u2019ennemi numéro 1, en raison des ravages provoqués par sa contagion».Elle reste pour nous aussi, à Montréal, un problème de premier plan.malgré les résultats consolants obtenus jusqu\u2019ici.Nous pouvons conclure par cette remarque: il est de plus en plus urgent de combattre la tuberculose par l\u2019utilisation plus complète et plus intense des connaissances et des méthodes qui se sont montrées efficaces dans sa prévention et son traitement et par une collaboration de plus en plus étroite de la part de la population. CONSULTATIONS AUX PRATICIENS CHOLECYSTITE ET SPASME CORONARIEN UNE PATIENTE, AGEE DE 53 ANS, S\u2019EST PRÉSENTÉE À MON BUREAU LE 20 SEPTEMBRE DERNIER AVEC LA SYMPTOMATOLOGIE SUIVANTE: TROIS SEMAINES AVANT SA VISITE ELLE A RESSENTI, APRÈS UN REPAS PARTICULIÈREMENT GRAS, UNE DOULEUR ASSEZ VIVE, MAXIMUM DANS L\u2019ÉPIGASTRE, S\u2019IRRADIANT DANS LA RÉGION RÉTRO- STERNALE ET LES ÉPAULES DROITE ET GAUCHE.ELLE ABSORBA DU BICARBONATE DE SOUDE ET, QUINZE MINUTES PLUS TARD, LA DOULEUR AVAIT DISPARU.DEPUIS CETTE EPOQUE ELLE A RESSENTI UN SYNDROME SEMBLABLE APRES DES EFFORTS PHYSIQUES TELS QUE LA MARCHE OU LA MONTÉE D'UN ESCALIER; LA PLUPART DU TEMPS LE REPOS ET L\u2019ABSORPTION D\u2019UN ALCALIN SOULAGENT LA CRISE.LA PATIENTE ATTRIBUE ELLE-MÊME CE SYMPTÔME À DE LA FERMENTATION GASTRIQUE, CAR ELLE CONSTATA QUE LA DOULEUR CESSAIT APRÈS DES ÉRUCTATIONS NOMBREUSES.UNE CHOLÉCYSTOGRAPHIE MONTRE UNE VÉSICULE RADIOLOGIQUEMENT EXCLUE.UN TRACH ÉLECTROCARDIOGRAPHIQUE RÉVÈLE DES MODIFICATIONS QUI SERAIENT COMPATIBLES AVEC DE LA CORONARITE.LEQUEL DES DEUX SYNDROMES EST RESPONSABLE DES CRISES DOULOUREUSES ?DorT- ON INTERVENIR SUR UNE PATIENTE DONT LES CORONAIRES SONT LÉSÉES?(DrR.T.) Réponse.Votre patiente est très intéressante et représente une symptomatologie que l\u2019on voit encore assez souvent.Il est certain que vous avez affaire à une pathologie de la vésicule biliaire et les statistiques prouvent que dans le plus grand nombre de cas une vésicule exclue est porteuse de calculs.Le tracé élec- tro-cardiographique, d\u2019autre part, montre des modifications compatibles avec une maladie cardiaque coronarienne.La crise douloureuse qui survient à l\u2019effort et qu\u2019un repos de quinze à + © + minutes soulage est assez typique, en elle- même, d\u2019angine de poitrine.D'ailleurs, l\u2019association chez une personne d\u2019âge moyen, après cinquante ans, de pathologie vésiculaire et d\u2019angine de poitrine est assez fréquente; il y a dans ces deux pathologies un élément spasmodique responsable de la douleur et par voie réflexe il semble qu\u2019un spasme vésiculaire puisse entraîner un spasme coronarien.Cela suppose, évidemment, des altérations pathologiques des vaisseaux coronariens.Le traitement doit essayer de supprimer l\u2019un ou l\u2019autre des spasmes et, comme nous avons, dans votre cas, une épine certaine dans la vésicule, il est logique de commencer en supprimant celle-ci.Pour cette raison je vous conseille l\u2019intervention après une évaluation bien complète du risque opératoire.L\u2019angine de poitrine en soi, s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019insuffisance cardiaque, si l\u2019urée n\u2019est pas élevée, en somme si l\u2019état de la patiente par ailleurs est bon, ne contre-indique nullement une intervention.Les résultats sont quelquefois impressionnants et les crises d\u2019angine supprimées pour une période indéterminée.On ne peut pas, évidemment, garantir à la patiente qu\u2019elle n\u2019éprouvera plus jamais de syndrome rétro-ster- nal, mais les chances sont qu\u2019elle verra diminuer la fréquence des crises, surtout de celles survenant après les repas.2e > STREPTOMYCINE ET TUBERCULOSE EN TUBERCULOSE PULMONAIRE, PEUT-ON TOUJOURS EMPLOYER LA STREPTOMYCINE ?(Dr Tr.) Réponse.La streptomycine est, sans aucune discussion possible, le médicament qui, jusqu\u2019à ce jour, a donné les plus étonnants résultats dans le traitement des infections tuberculeuses.Les succès obtenus dans les tubercu- CONSULTATIONS AUX PRATICIENS 71 loses laryngées et bronchiques sont des révélations.Aucune médication antérieure, ni d\u2019ordre général ni d\u2019ordre topique, n\u2019a donné de tels succès contrôlés de visu par le laryngoscope et le bronchoscope, avec atténuation et même disparition des symptômes en un temps record.Quant aux lésions pulmonaires proprement dites, si l\u2019enthousiasme persiste, il faut cependant faire la part des choses et voir, en toute équité, quelles formes de tuberculose pulmonaire ont le plus bénéficié de cette thérapeutique, quelle est la posologie et la durée du traitement d\u2019après les auteurs les plus réputés.Les lésions pulmonaires qui bénéficient le plus de la streptomycine sont les formes jeunes, exsudatives et ulcéreuses, évoluant sans fracas.Dans ces formes, on a assez souvent des régressions surprenantes des foyers exsudatifs; la disparition de certaines petites images cavi- taires ou du moins annulaires et, il va sans dire, l\u2019amendement des symptômes d\u2019activité: disparition de la température, de la toux et de l\u2019expectoration bacillifère.Je n\u2019énonce cependant pas une règle, car il y aurait trop d\u2019exceptions.La streptomycine est une drogue.Elle présente certains inconvénients, certains dangers de même que certaines indications.Le milieu idéal pour l\u2019emploi de cette drogue est l\u2019hôpital: d\u2019abord pour l\u2019observation clinique des réactions, ensuite pour le test de la résistance.Certains sujets sont résistants parce que porteurs de races de bacilles résistants à la streptomycine.D\u2019autres la tolèrent mal: urticaire, refus d\u2019absorption; à la longue, accidents vestibulaires sérieux: vertiges permanents.On évitera donc d\u2019employer la streptomycine dans les cas avancés de tuberculose ulcéro- caséeuse commune et les cas de tuberculose fibro-caséeuse de vieille date.Dans les autres cas, il faut être prudent et pratique et ne pas oublier que la résistance se crée.Donc, avant d\u2019entreprendre une cure à la streptomycine, étude attentive de la lésion à laquelle on a affaire par une anamnèse détaillée, une étude radiologique minutieuse, et autant que possible, le test de résistance.Ne pas l\u2019employer immédiatement, si on prévoit une possibilité de chirurgie thoracique.Enfin, lors d\u2019une décision positive avec ce médicament, ne jamais oublier que la drogue SEULE fera fiasco.Il faut l\u2019associer à une cure sévère.D\u2019autre part, s\u2019il y a indication de collapsothérapie, il faut y recourir en même temps.L'école américaine, au début, préconisait des doses jusqu\u2019à 3 et 4 grammes par jour, pour 120 jours.En France, des doses moindres ont donné d\u2019excellents résultats.Actuellement, la dose moyenne est d\u2019un (1) gramme par jour répartie en deux injections intramuseu- laires données de douze heures en douze heures.Conclusion.\u2014 Médicament à employer surtout en milieu hospitalier où on peut contrôler les indications et les résultats par la clinique, le laboratoire et la radiologie.+ + SYPHILIS ET TRAITEMENT JE TRAITE UN MALADE POUR SYPHILIS, EN ALTERNANT DES SÉRIES DE NOVAR ET DE BISMUTH, SANS ARRÊT.CE QUI EST DÉCEVANT POUR MOI ET DAVANTAGE POUR MON PATIENT, C\u2019EST QUE LE W ASS.DU SANG, QUI ÉTAIT DE 8 PLUS AU DÉBUT, EST ENCORE DE 4 PLUS.QUOI FAIRE ?Dors-JE CONTINUER LE MÊME TRAITEMENT, OU .?(Dr C.) Réponse.Cette question très intéressante est extrêmement vaste.Une réponse adéquate exigerait beaucoup d\u2019encre.Dire d\u2019un malade qu'il a la syphilis, c\u2019est comme dire d\u2019un malade qu\u2019il a une maladie de cœur, ni plus ni moins.Mais est-ce de l\u2019aortite, un anévrisme, une endocardite rhumatismale, une maladie congénitale?Où est là lésion?Quelle est la lésion?Quel âge a le malade?De quel sexe est-il?Quel est enfin le diagnostic?Ce sont autant de notions élémentaires nécessaires à mettre un peu de lumière dans une question de ce genre._ En face de tous ces sous-entendus, je suppose que votre malade souffrait de « syphilis latente » ? 72 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN AM.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Quoi faire maintenant ?1.Examen clinique complet du malade.2.Analyses d\u2019usage, \u2014 urines, glycémie, azotémie.3.Demander un examen du fond de l\u2019œil.4.Examen du cœur, et électro-cardio- gramme.5.Faire une ponction lombaire, pour analyse du L.C.R.(2 tubes sont nécessaires).Tout ceci devait être fait avant de commencer tout traitement, à moins qu\u2019il se soit agi d\u2019une syphilis tout à fait à ses débuts.Et e e il fallait faire en plus des épreuves sérolo- giques du sang, répétées pendant 2 à 3 mois.Si rien n\u2019est trouvé positif, à à part la réaction du Wass.du sang, il faut, après deux ans de traitement, abandonner toute thérapeutique antispécifique.Le Wass.du sang peut se négativer aussi bien sans traitement qu\u2019avec la continuation du traitement.Vous devez en plus rassurer votre malade, en lui laissant savoir qu\u2019il n\u2019est pas contagieux et que les chances de réactivation de sa syphilis dans l\u2019avenir sont bien minimes.Réexaminer votre patient au moins tous les ans.Cette rubrique de « Consultations aux praticiens » est entièrement à la disposition de nos lecteurs.Nous désirons, par elle, nous rapprocher d\u2019eux et les aider au meilleur de notre connaissance.Nous comptons sur leur collaboration et leur curiosité scientifique pour alimenter cette nouvelle section de L\u2019Union Médicale du Canada. \u201cFL'inion Médicale du Canada\u2019 en 1880 DISCOURS Prononcé par le Dr J.W.Mount, Président de la Société Médicale de Montréal, lors de l\u2019ouverture des séances de cette société pour l\u2019année 1879-1880.Janvier 1880.Messieurs et chers Confrères, Je dois vous avouer bien franchement que j\u2019étais loin de m\u2019attendre à l\u2019honneur que vous m\u2019avez fait en me nommant à la présidence de la Société M édi- cale de Montréal.J\u2019avais d\u2019autant plus de raison d\u2019en être surpris que sans avoir rien perdu de mes sympathies envers la Société Médicale, j'avais depuis quelque temps négligé d\u2019assister à ses séances régulières.Veuillez donc agréer mes plus sincères remerciements pour cette marque de confiance à mon égard, et pour le bienveillant souvenir que vous avez voulu accorder à l\u2019un des fondateurs de cette Société.Je ne puis m\u2019empêcher de vous dire, en toute sincérité, que j'ai hésité à accepter cette charge: il m'était impossible de me dissimuler la grande responsabilité et les devoirs qu\u2019elle m\u2019imposait.Je craignais (et je le crains encore) ne pouvoir, malgré ma bonne volonté, me rendre digne de l\u2019honneur que vous m\u2019avez fait.Ce n\u2019est qu\u2019avec la conviction de pouvoir compter d\u2019avance sur votre appui et votre intelligence, que je me suis résolu à accepter.Soyez assurés, Messieurs, que durant le temps que j\u2019aurai l'honneur de présider nos séances, je ferai tout ce qu\u2019il me sera possible de faire pour promouvoir les intérêts et l\u2019avancement de la Société Médicale.Mais, je le répète, j'ai besoin de votre concours.Il nous faut à tous du travail: il faut nous garder surtout de l\u2019indifférence, de la routine et de la fausse timidité: il faut enfin que chacun, dans la sphère de ses capacités, nous apporte le fruit de ses connaissances et de son expérience.Que tous, tant anciens que jeunes médecins, se réunissent autour du drapeau de cette Société Médicale dont la devise doit être: « Science, travail, progrès et fraternité ! » Je fais appel au patriotisme de tous les médecins canadiens-français de cette ville et du district de Montréal: que tous fassent acte de bonne volonté et s\u2019imposent quelques sacrifices, et il n\u2019en pourra résulter qu\u2019honneur et gloire pour notre nationalité, ainsi que profit et avantage pour nous-mêmes.Mais qu\u2019il soit bien compris, Messieurs, qu\u2019en faisant cet appel aux médecins canadiens-français, je ne prétends pas exclure de cette Société les médecins d\u2019origine étrangère.Nous avons déjà l\u2019avantage d\u2019en compter parmi nous qui font honneur et à leur origine et à notre Société.Si j'ai fait cet appel à mes compatriotes, c\u2019est parce que la Société Médicale est composée en très grande partie de l\u2019élément canadien- français, et que c\u2019est à lui surtout que s\u2019adressent ces remarques.En acceptant la présidence de cette Société, mon plus grand désir serait de voir disparaître du milieu de nous, s\u2019il a jamais existé, tout esprit de coterie ou de rivalité.Toute opposition existant entre médecins d\u2019écoles différentes doit s\u2019effacer quand il s\u2019agit de la Société Médicale.Nous appartenons à celle-ci avant tout: nous ne sommes attachés à aucun parti en particulier.Quelques personnes préjugées pourront peut-être nous accuser d\u2019une certaine préférence pour l\u2019Université Laval parce que nous tenons nos séances sous le toit même qu\u2019elle occupe.Mais que l\u2019on veuille bien se rappeler dans quelles circonstances favorables nous sommes entrés ici: nous ne pouvons avoir oublié la générosité avec laquelle cet asile nous fut offert par M.l\u2019abbé Verreau, prinaipal de l\u2019Ecole Normale Jacques-Cartier.L\u2019Université Laval nous offre les mêmes avantages.Nous devons, ce me semble, les accepter avec la même reconnaissance.D\u2019autre part, nous sommes assurés de garder ici notre liberté d\u2019action et notre parfaite indépendance en ce qui regarde la Société Médicale.Il y a donc tout avantage tant pour le public que pour nous-mêmes, à nous donner la main et à nous unir pour assurer l\u2019avancement de la science parmi nous.Permettez-moi de vous citer, à ce propos, l\u2019exemple que nous donne la Société Médico-Chirur- gicale de Montréal.Lisons les rapports de ses séances et nous verrons que bon nombre de médecins anglais, tant anciens que nouveaux, y assistent régulièrement: il y règne l\u2019union la plus parfaite.Et pourtant cette Société renferme dans son sein des membres appartenant à des écoles rivales.Malgré cela, l\u2019on aime à se rencontrer sur un pied d\u2019égalité; l\u2019on met de côté toute question de parti pour travailler au profit du bien commun \u2014 qui est, là aussi, le progrès et l\u2019avancement des sciences médicales.Si j'ai parlé d\u2019exemple à suivre, veuillez croire, Messieurs et chers confrères, que je suis loin de ne pas tenir compte de ce que la Société Médicale a fait depuis sa fondation.Je dois ici rendre hommage à ceux de ses membres qui se sont toujours tenus sur la brèche quand la Société faisait mine d\u2019aller rejoindre ses devancières, et qui ont réussi par leur énergie et leur travail à la maintenir au degré d\u2019importance qu\u2019elle occupe aujourd\u2019hui.Néanmoins, j'ai la confiance que l\u2019on pourrait faire davantage.D\u2019abord, tout membre devrait se faire un devoir d\u2019assister régulièrement à nos séances.En second lieu, chacun de nous devrait s\u2019efforcer de rendre celles-ci 74 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 aussi attrayantes que possible en soumettant à la Société des rapports sur tous les cas intéressants qui peuvent se rencontrer dans les hôpitaux, les dispensaires, ou dans la pratique privée.Que de pièces pathologiques du plus haut intérêt ne pourrait-on pas se procurer, afin de les soumettre à l\u2019examen et à la discussion des membres de cette Société.Et ne pourrait-on pas aussi faire ici même quelques expériences chimiques ?Assurément il doit se trouver parmi nous quelque chimiste assez habile pour pouvoir se charger de faire ces démonstrations.La chimie est, souvent, trop négligée dans la pratique ordinaire: or ces expériences, faites de temps à autre, donneraient à nos séances un attrait nouveau et seraient d\u2019une grande utilité tant pour les anciens qui ont oublié, que pour les jeunes qui y trouveront toujours matière à apprendre.Je ne puis laisser passer cette occasion, Messieurs et chers confrères, sans jeter avec vous un regard en arrière et vous dire quelques mots de l\u2019origine et des débuts de notre Société.Bien que jeune encore celle- ci a déjà son histoire, et elle a su faire sa marque dans le public médical de la province de Québec.La Société Médicale de Montréal fut fondée le 8 novembre 1871.Les fondateurs ont été MM.les docteurs Coderre, Bibaud, Peltier, Rottot, Larocque, Da- genais, Rollin, O.Bruneau, J.W.Mount, E-P.Lachapelle, Dubuc, Brosseau, E.Desjardins, Ricard, L.-J-P.Desrosiers, A.Dugas, Poitevin, Durocher, Vilbon, Meunier, Quintal, Leblanc, Plante, Perrin, Deschamps, Perrault, Bondy, E.Robillard, et Georges Grenier.S\u2019il me fait plaisir de revoir aujourd\u2019hui au milieu de nous quelques-unes des figures que je voyais à cette époque aux séances de la société, je ne puis m\u2019empêcher de vous dire combien je regrette de ne plus voir les figures aimées de ceux qui ne sont plus, entre autres, celle de notre estimé confrère, feu le Dr Georges Grenier, de cet homme aussi humble qu\u2019il était savant, et que nous étions convenus d\u2019appeler notre secrétaire perpétuel et l\u2019Âme de notre société.Il en est d\u2019autres qui manquent aussi à l\u2019appel, et dont plusieurs, mes aînés, sont encore dans toute la vigueur de l\u2019intelligence et de la force.S\u2019ils ont cru devoir pour quelque temps, s\u2019abstenir de paraître à nos séances, espérons qu\u2019ils reviendront bientôt nous aider de leur travail, et des lumières de leur expérience.La Société Médicale est issue de l\u2019idée qui a aussi présidé à la fondation de l\u2019Union Médicale, cette revue aussi intéressante qu\u2019utile et à laquelle nous devons un haut tribut de reconnaissance pour la publication de nos travaux et pour l\u2019intérêt qu\u2019elle n\u2019a cessé de nous porter.La Société Médicale et l\u2019Union Médicale ayant ori- giné de la même idée et sous la direction des mêmes hommes, ont dû nécessairement marcher et progresser de conserve.Ouvrons l\u2019Union Médicale et nous y verrons ce que ces deux frères Siamois, si vous me permettez cette expression, ont accompli de travaux depuis leur fondation.À plusieurs reprises la presse médicale en France a remarqué certains articles de l\u2019Union Médicale, et leur a fait les honneurs de la reproduction.Nous réclamens pour la Société Médicale la passation si longtemps désirée du Bill Médical.Personne n\u2019osera nier qu\u2019à cette association est due l\u2019initiative de la loi qui nous régit aujourd\u2019hui, et que, quelque changement qu\u2019on ait pu faire subir au projet primitif du Bill, il faudra toujours avouer qu\u2019aux membres les plus dévoués de la Société Médicale nous devons de l\u2019avoir vu adopter par la législature.Si quelques détails en ont été éliminés, le fond est resté le même.Cette loi, sans être parfaite encore aujourd\u2019hui, est néanmoins pour nous une sauvegarde, et donne aux médecins de la province de Québec des garanties qu\u2019ils n\u2019avaient pu obtenir auparavant.Avec de tels antécédents, je ne crois pas que la Société Médicale puisse périr jamais.Au contraire, elle doit reprendre de nouvelles forces, serrer ses rangs, obtenir de nouvelles adhésions, et continuer de tenir la place qu\u2019elle a occupée jusqu\u2019à ce jour.Que l\u2019on ait toujours devant les yeux, pour ne les jamais oublier, les principaux articles qui forment la base et le but principal de notre association.Comme il est toujours bon de retremper de temps à autre son courage à la source du bien et du juste, laissez-moi nous énumérer ces articles.La Société a pour objet: 19 De cimenter l\u2019union qui doit régner entre les membres de la profession médicale.2° De fournir aux médecins un motif de se réunir, et l\u2019occasion de fraterniser en se connaissant mieux les uns les autres.3° De s\u2019instruire mutuellement par des lectures, des discussions et des conférences scientifiques.4° D\u2019engager ceux qui en font partie, à pratiquer mutuellement tout ce que l\u2019honneur et la fraternité prescrivent aux membres d\u2019une même profession.Rappelons-nous souvent ces nobles motifs inspirés par le patriotisme le plus pur, et l\u2019union ne cessera jamais de régner parmi nous.Permettez, messieurs et chers confrères, que je vous fasse un dernier appel en faveur d\u2019une des plus légitimes ambitions que le médecin puisse nourrir: travailler à améliorer sa position personnelle, et rendre service à ses semblables.Voilà notre but, et voilà le secret du succès et de la prospérité de la Société Médicale. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complétes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour dù mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE HAMBURGER, MILLIEZ, HALFERN.\u2014 Rôle des médications sympathicomimétiques dans le déterminisme des états de mal asthmatique.\u2018\u2019Bull.de la Société Méd.des Hôp.de Paris\", p.432 (avril) 1947.Les auteurs rapportent l\u2019histoire de 10 cas qui démontrent bien que l\u2019abus de ces médicaments (éphédrine, adrénaline, isopropyl-adré- naline) peut non seulement favoriser le retour de crises ultérieures, mais même produire un véritable état de mal asthmatique.Conséquemment, il est possible qu\u2019il y ait une relation de cause à effet entre l\u2019emploi excessif de ces médicaments et les états de mal asthmatique.À l\u2019action antispasmodique de ces produits sur le tonus des bronches, il s\u2019ensuivrait une action secondaire spasmogène.Il faut être très prudent afin d\u2019éviter ces accidents probables.Paul-René ARCHAMBAULT.H.PRETET et P.-E.ROBERT.\u2014 Relation de cause à effet.Application au diagnostic et au traitement.\u201cLa Semaine des Hôpitaux de Paris\u201d, 24: 360 (14 fév.) 1948.Les côlites chroniques, à l\u2019opposé des autres colopathies, s\u2019accompagnent fréquemment d'infection gingivale dont la fréquence prend une valeur diagnostique certaine.La migration hors de l\u2019intestin de germes infectants réalise des bactériémies.La localisation secondaire aux alvéoles dentaires engendre de la pyorrhée.ee 9-0 L\u2019hémoculture gingivale par ponction des gencives tuméfiées montre l\u2019importance des microbes du groupe strepto-entérocoque dans l\u2019entretien de l\u2019infection intestinale.Ces germes ayant des propriétés antigéniques permettent la préparation de vaccins d\u2019une activité certaine.J.BURCKEL.P.KIMMELSTIEL, W.B.PORTER.\u2014 Glomé- rulo-sclérose intercapillaire.(Intercapillary Glomerulosclerose.) \"New England Journal of Medicine\u201d, 238: 876 (17 juin); 908 (24 juin) 1948.En 1936, Kimmelstiel et Wilson ont démontré une relation étroite, chez les diabétiques, entre un syndrome caractérisé par un œdème néphrotique, de l\u2019albuminurie, de l\u2019hypertension et un type particulier de sclérose inter- capillaire du glomérule.Histologiquement, les À.reconnaissent deux types: nodulaire et diffus.Le type nodulaire est considéré comme une lésion quasi spécifique du diabète, tandis que le type diffus peut être confondu avec les lésions de glomérulo-néphrite chronique.Le type nodulaire survient dans environ 17% des cas de diabète, le plus fréquemment dans la sixième décade.Le syndrome clinique peut facilement se confondre avec celui de la glomérulo-néphrite chronique.L\u2019albumine, dans l\u2019anamnèse, l\u2019histoire ancienne de glomérulo-néphrite aiguë est un point important du diagnostic différentiel.Une relation étroite entre la glomérulo-sclé- rose intercapillaire et l\u2019artériolo-sclérose est manifeste.La rétinopathie avancée, du type diabétique, est presque toujours associée à la glomérulo- sclérose intercapillaire.En résumé, le diagnostic de glomérulo-sclérose intercapillaire peut être porté avec quasi-certitude chez un patient de plus de cinquante ans, souffrant de diabète 76 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 chronique et présentant un œdème néphro- tique, de l\u2019albuminurie, de l\u2019hypertension associée ou non à une rétinopathie avancée.Le diagnostic de cette lésion implique un pronostic grave qui ne peut être influencé par le traitement du diabète.Jean PRUD' HOMME.PHTISIOLOGIE F.Van DEINSE.\u2014 La vaccination contre la tuberculose par le B.C.G.dans les pays scandinaves.\u2018La Presse Médicale\u201d, 282 (17 avril) 1948.La diminution de la morbidité et de la mortalité par tuberculose chez les vaccinés est frappante.À noter que durant les années d\u2019oc- eupation, où l\u2019on a dû restreindre la vaccination, on a vu l\u2019accroissement de cette maladie.Au Danemark, en 1947, tous les écoliers anergiques entre 10 et 14 ans ont été vaccinés.En 1943, dans une école danoise, ils ont déclaré une épidémie à allure grippale.On découvrit la source d\u2019infection chez un professeur atteint de tuberculose typique.Sur les 368 jeunes filles de 12 à 19 ans, 133 avaient été vaccinées.Les 105 autres élèves ne réagissant pas à la tuberculine, ne le furent pas.Parmi les 133 vaccinées au B.C.G., aucune ne fut atteinte.Maintenant on emploie tellement cette méthode que tous les écoliers dont la réaction est négative à la tuberculine sont vaccinés obligatoirement.On encourage fortement tous les sujets anergiques entre 15 et 50 ans à se faire vacciner.C\u2019est l\u2019injection intradermique qui est la plus employée.Heimbeck et Scheel concluent que « la vaccination ne confère pas seulement au sujet vacciné une résistance importante contre les suites morbides de la primo-infection, mais qu\u2019il se produit chez les vaccinés beaucoup moins de tuberculose pulmonaire évolutive que chez les non-vaccinés.» Conséquemment, en Suède, au Danemark et en Norvège, la vaccination au B.C.G.se fait sur une grande échelle.Paul-René ARCHAMBAULT.MITCHELL, HIATT, CAIN, EASON et THOMAS.\u2014 Le pneumopéritoine comme traitement de la tuberculose.(Pneumoperito- neum in the treatment of pulmonary tuberculosis.) Amer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 45: 306, 1947.Les auteurs ont employé cette méthode chez 188 blancs pendant une moyenne de 54.5 semaines avec 57 pour cent de résultats satisfaisants, tandis que, chez 286 malades noirs avec lésions graves, ils ont obtenu 37 pour cent de résultats satisfaisants avec une moyenne de traitement de 50.5 semaines.Le pneumopéritoine, pour les auteurs, est chose facile et est indiqué surtout à la période terminale afin d\u2019améliorer les symptômes.Il aide à la réexpansion d\u2019un poumon non expansible et oblitère la cavité d\u2019un empyème, ete., ete.Il y eut complications minimes chez 8.6 pour cent de ces 710 malades traités durant une à 306 semaines.Quant aux complications plus graves (embolie gazeuse, toux, pneumo spontané, péritonite séro-fibrineuse, infection mixte du péritoine, hernie crurale étranglée, ascite massive), elles se chiffrent à 4.7 pour cent.Une seule mortalité par embolie gazeuse est rapportée.Paul-René ARCHAMBAULT.GASTRO-ENTEROLOGIE R.PICARD, A.CHARBONNEL, J.GIRAUDET (Nantes).\u2014 Les hémorragies et les ulcérations gastriques par lésions de l'axe cérébro-spinal.\u2018Archives des maladies de l'Appareil Digestif et de la Nutrition\u201d, 37: 441 (juillet-août) 1948.Aprés une bréve schématisation anatomique du systéme végétatif, les auteurs exposent les données fournies par l\u2019expérimentation sur le système nerveux central.L\u2019expérimentation utilise trois procédés: 1.Lésions mécaniques des centres nerveux ou des voies de la conductibilité par section thermo-cautérisation ou courant électrique. ANALYSES 77 2.Action de substances pharmaco-dynami- ques sur le système sympathique ou para-sympathique.3.Application a doses infinitésimales, au niveau du système végétatif, de corps les plus divers provoquant des modifications anologues à celles des lésions pathologiques.Les auteurs rapportent 3 observations personnelles et font un rapide résumé des observations françaises et étrangères.1° Les tumeurs et les interventions neurochirurgicales apparaissent comme des causes infiniment plus fréquentes que les affections médicales.Par ordre de fréquence décroissante, on note dans l\u2019étiologie: \u2014 Les tumeurs de la fosse postérieure.\u2014 Les lésions du quatrième ventricule.\u2014 Le troisième ventricule et la base du cerveau.\u2014 Les atteintes du tronc cérébral.\u2014 Les tumeurs corticales.\u2014 Les lésions médullaires.Le plus souvent il s\u2019agit d\u2019enfants.Or, les hémorragies ulcéreuses sont très rares chez l\u2019enfant, d\u2019où la nécessité de rechercher chez lui une tumeur cérébrale en cas d\u2019hémorragies gastriques ne faisant pas leur preuve.2° Les affections cérébrales médicales.Elles sont moins souvent mises en cause au cours des hémorragies ou des ulcérations gastriques.\u2014 Lésions médullatres.Le tabes est de loin la cause la plus fréquente.La syringomyélie est beaucoup plus rarement à l\u2019origine de retentissement gastrique.\u2014 Lésions de l\u2019encéphale.Du point de vue anatomo-pathologique, les troubles trophiques gastriques, par atteinte pathologique ou expé- .rimentale du système végétatif local, vont de la suffusion sanguine à l\u2019ulcération.Le responsable de ces lésions gastriques est-il l\u2019ortho ou le para-sympathique?Cette question est difficile à résoudre car on ne peut se fier à l\u2019origine anatomique d\u2019un filet nerveux pour en conclure la véritable fonction \u2014 des filets adrénergiques ou cholinergiques peuvent emprunter les voies anatomiques dites sympathiques ou para-sympathiques.J.BURCKEL.1.PAVEL et PAUNESCO-PODEANU (Bucarest).\u2014 La duodénite du D; et les problèmes qu'elle soulève.\u2018La Presse Médicale\u201d, 61: 722 (16 oct.) 1948.Le diagnostic des duodénites est récent.Il est introduit: 1.Pour les duodénites de D,, à la suite des vérifications opératoires des faux diagnostics radiologiques de l\u2019ulcus; 2.Pour les duodénites de Ds, et de arc duodénal, par le controle au cours de certains ictères.C\u2019est une affection fréquente: 13 des cas d\u2019autopsie.En clinique, la distinction entre la stase et la duodénite est difficile.La duodénite est la cause ou la conséquence de la stase, mais il existe des stases purement fonctionnelles.Le diagnostic se pose sur: L\u2019exploration radioscopique de la dynamique duodénale.Les modifications radiologiques de la muqueuse.Les signes fournis par le cathétérisme duodénal et l\u2019examen de la cytologie duodénale auxquels viennent se joindre les signes sub- Jectifs généraux.Les duodénites, en particulier celles de D; dans la moitié inférieure, ont des répercussions physiopathologiques importantes sur les organes voisins et sur l\u2019état général du sujet.Le duodénum, organe de transit, est transformé en organe de résorption: 1) Par suite du retard du transit dû au spasme ou à une dyskinésie.2) Du fait que l\u2019agent pathogène infectieux ou toxique augmente la perméabilité de la paroi duodénale. 78 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Pour mieux illustrer leur sujet, les auteurs prennent l\u2019exemple de la duodénite associée à un ictère du type catarrhal.L\u2019ictère peut être dû à plusieurs mécanismes agissant séparément ou simultanément ou successivement: a) L\u2019irritabilité extrême, spastique du duodénum et du sphincter d\u2019Oddi; b) Hépatite par résorption du contenu duodénal toxique, voire infectieux; c) Cholédocite ascendante.L\u2019ictère peut se prolonger par l\u2019un quelconque de ces mécanismes après que la duodénite est guérie.L\u2019hépatite épidémique aurait une étiologie très voisine de l\u2019ictère catarrhal, liée à ce que les auteurs appellent une « duodénite épidémique ».Les duodénites entraînent également d\u2019autres désordres: 1) En favorisant la stase et la résorption prématurée des protéines non encore arrivées au stade d\u2019amino-acides, la duodénite joue un rôle dans la genèse de certaines cirrhoses du foie.2) L\u2019abaissement de l\u2019alcalinité du milieu duodénal dont le pH tombe dans la stase de 8-9 à 4,65-7,05 empêche l\u2019activité de l\u2019entérokinase, qui ne peut transformer le trypsinogène pancréatique en trypsine qu\u2019en milieu alcalin.Le retard, la diminution, ou la suppression de l\u2019action de la trypsine, a pour effet: a) Un retard à la dégradation des produits intermédiaires du métabolisme protidique ci- dessus mentionnés et leur résorption plus facile même au delà du duodénum.b) Le passage de l\u2019entérokinase où, trouvant un milieu alcalin, elle peut activer le trypsinogène ainsi que le témoignent les fortes quantités de trypsine trouvées dans les urines des malades à stase duodénale.Pour certains, la polypeptidémie de l\u2019intoxication duodénale serait due à une protéolyse tissulaire et sanguine suscitée par la présence de trypsine dans le sang.ce) L'éclosion de virus pathogènes, d\u2019origine exogène ou préexistant à l\u2019état de saprophytes, par suite des modifications du pH duodénal.3) Des répercussions sur le pancréas et le système neuro-psychique.4) Une atteinte de l\u2019état général: le syndrome d'intoxication duodénale.Connaissant le rôle étiologique de la duodénite dans l\u2019ictère catarrhal, les bons effets dans le traitement de cet ictère de l\u2019instillation de sulfate de magnésie s\u2019expliqueraient comme suit: a) Le sulfate de magnésie en diminuant le tonus intestinal, le spasme et la résorption des toxiques.b) L'insuline, qui a pour effet d\u2019augmenter le tonus et l\u2019amplitude des constrictions duodénales, serait surtout indiquée dans les cas d\u2019ictère avec hypotonie duodénale et peut-être dans les cas avec dyskinésie duodénale où elle ramènerait la dynamique duodénale à la normale.J.BURCKEL.CHIRURGIE De VERNEJOUL et H.METRAS.\u2014 Traitement chirurgical de la persistance du canal artériel.\u2018Journal de Chirurgie\u201d, 64: 497, 1948.Le canal artériel relie l\u2019artère pulmonaire et l\u2019aorte au cours de la vie fœtale et s\u2019oblitère à la naissance après séparation de la petite et de la grande circulation.La respiration pulmonaire succède à la respiration placentaire et les deux artères pulmonaires droite et gauche atteignent rapidement leur calibre normal.Le canal artériel s\u2019affaisse et s\u2019oblitère et devient le ligament artériel.Dans quelques cas, le canal reste perméable et sa persistance s\u2019accompagne de troubles.Ce canal est très sensible à l\u2019infection pour des raisons inconnues et peut exister avec d\u2019autres affections congénitales du cœur.Après la naissance, la pression étant plus forte dans l\u2019aorte que dans l\u2019artère pulmonaire, une partie du sang passe de l'aorte à l\u2019artère pulmonaire et il en résulte un surcroît ANALYSES 79 de travail pour le ventricule gauche avec hypertrophie et dilatation consécutives.Quelques cas présentent un retard général du développement.Les signes subjectifs apparaissent vers l\u2019âge de trois ou quatre ans et consistent en respiration courte, dyspnée d\u2019effort, essoufflement.L\u2019importance de ces troubles semble en rapport avec la largeur du canal.La palpation permet de déceler un thrill intense, continu au niveau du deuxième espace intercostal gauche contre le bord sternal à irradiation sous-claviculaire gauche.L\u2019auscultation fait entendre un souffle continu au même endroit, souffle très intense désigné parfois du nom de bruit de locomotive, bruit de tunnel.Ce souffle débute dans le milieu de la systole et diminue dans la dernière partie de la diastole.On note une accentuation du deuxième bruit au foyer pulmonaire due à l\u2019augmentation de la pression dans l\u2019artère pulmonaire.Le pouls est parfois bondissant.La pression veineuse est souvent augmentée.L\u2019anomalie étant extra-cardiaque, l\u2019électrocardiogramme est en général quasi normal.La phono-cardiographie permet de préciser les caractères du souffle.La radioscopie et la radiographie démontrent l\u2019élargissement du cœur gauche avec contour convexe du ventricule gauche, l\u2019élargissement pathologique de l\u2019arc pulmonaire.Il est possible de voir aussi des signes de congestion pulmonaire et les battements des vaisseaux hilaires.La persistance du canal artériel est en général bien supportée pendant la première enfance.Les statistiques indiquent que 80% et plus meurent des conséquences de la malformation congénitale.La moyenne de l\u2019âge du décès est de 24 ans.Il est certain que la suppression du canal artériel favorise le développement, augmente l\u2019apport sanguin périphérique et réduit le tra- trail cardiaque.Avant d\u2019intervenir, il faut tenir compte de trois facteurs: le pronostic vital des malades non opérés, la mortalité opératoire, le pronostic éloigné des sujets opérés.Le risque opératoire est beaucoup plus grand dans les cas infectés; l'infection se rencontre surtout entre 16 et 25 ans.Les cas infectés non opérés meurent presque toujours; par contre, les résultats opératoires des cas infectés d\u2019endocardite maligne donnent environ 50% de guérison.Il est préférable d\u2019opérer chez le jeune enfant de trois ans et plus afin d\u2019éviter les complications cardiaques et bactériennes.Les auteurs décrivent la technique opératoire et discutent des avantages et des inconvénients de la ligature et de la section du canal artériel.La complication la plus fréquente au cours de l\u2019opération est l\u2019hémorragie due à une traction sur les parois du canal ou à une fausse route.Les complications postopératoires sont la dysphonie, le shock, l\u2019épanchement pleural et l\u2019atélectasie.Les résultats sont très différents suivant qu\u2019il s\u2019agit de malades infectés ou non.La mortalité opératoire des cas non infectés diminue de plus en plus et varie de 5 à 10%.Chez les cas infectés, l\u2019intervention donne en général 50% de guérison dans une maladie considérée comme ayant 100% de mortalité.Maurice GERVAIS.PEDIATRIE Marcel LELONG.\u2014 L'Hypervitaminose D.\u201cLes Actualités Médico-Chirurgicales\u201d, de C.Lian, 11: 171, 1948.(Editions R.Lépine, Paris.) L\u2019auteur, aprés avoir rappelé le découverte de la vitamine Dg par McCollum, qui la différencia en 1922 de la vitamine A, attire l\u2019attention sur les possibilités d\u2019accidents, en clinique humaine, à la suite de son administration à doses excessives.A l'heure présente, si l\u2019on tient compte des travaux français et étrangers, 160 cas d\u2019intoxication par la vitamine D3 ont été publiés, dont 13 cas mortels.Sur ces 13 cas, on relève 10 enfants et 3 adultes. .80 Il y a donc lieu de faire connaître les dangers de l\u2019hypervitaminose D et les accidents qu\u2019elle provoque.Du point de vue clinique, il convient de souligner l\u2019importance des troubles digestifs (anorexie marquée, soif intense, vomissements, constipation) et de l\u2019altération de l\u2019état général (amaigrissement, pâleur, asthénie).Du point de vue biologique, on trouve dans le sang une hyperazotémie constante, mais d'ordinaire modérée (0,50, 0,60.), rarement élevée (0,80,1 gr, 1 gr.50 et plus) ; une hypercalcémie assez fréquente (129, 135, 137 mmgr.), mais inconstante et qui n\u2019est pas en rapport avec la gravité des signes cliniques; une phos- phorémie élevée (60 mmgr.), mais également inconstante; les phosphatases sanguines demeurent inchangées.Enfin, on peut observer, en présence d\u2019un trouble aussi profond du métabolisme du calcium, de la décalcification osseuse d\u2019une part, et d\u2019autre part des dépôts calcaires dans les tissus mous, au niveau, des poumons, voire même au niveau de l\u2019œil.Il faut éviter de confondre l\u2019hypervitami- hose D avec l\u2019anorexie mentale, le diabète insipide, la méningite tuberculeuse, la néphrite.Le pronostic est variable suivant les formes cliniques.Dans la forme commune, les symptômes disparaissent dans une quinzaine de Jours, cependant que s\u2019atténuent progressivement les signes humoraux.Mais il existe des formes graves, où l\u2019évolution favorable est beaucoup plus lente.C\u2019est la méconnaissance du diagnostic qui dans ces cas peut donner lieu à des complications, dont quelques-unes sont mortelles: accidents nerveux (hémorragies cérébro-méningées) ou urinaires (néphrite hyperazotémique).A l\u2019autopsie, on trouve des dépôts calcaires dans la plupart des organes.La mort est le résultat de lésions rénales, cérébrales et artérielles.Fort heureusement, ces formes graves sont exceptionnelles, et le plus souvent l\u2019intoxication par la vitamine Ds évolue vers la guéri- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 son, pourvu qu\u2019on sache en faire le diagnostic et, partant, que l\u2019on en cesse l\u2019emploi avant qu'il ne soit trop tard.Pour le médecin des adultes comme pour le pédiatre, il est utile de connaître l\u2019existence des formes légères ou frustes, se traduisant simplement par de la fatigue, de l\u2019amaigrissement, de la pâleur, de l\u2019inappétence.La physio-pathogénie de l\u2019hypervitaminose D n\u2019est pas encore au point.Sans doute les lésions anatomiques permettent de comprendre la plupart des symptômes; toutefois, il n\u2019y a pas un parallélisme étroit entre l\u2019intensité des signes cliniques et l\u2019étendue des lésions.Le métabolisme de la vitamine D», présente encore beaucoup d\u2019inconnues.Mais on sait que les phénomènes toxiques sont en rapport avec la quantité de vitamine D, emmagasinée dans le foie, mise ensuite en circulation.Afin de prévenir l\u2019intoxication par la vitamine D \u2014 et c\u2019est là le point le plus important \u2014 le médecin doit contrôler la posologie du médicament.Si on en donne tous les jours, 1000 unités par jour suffisent.Si on administre des préparations concentrées, à 400,000 ou à 600,000 unités, on ne répétera pas la dose.Pour les doses massives, la voie d\u2019introduction n\u2019est pas indifférente: l\u2019injection est préférable à l\u2019ingestion.En dehors de la prophylaxie du rachitisme, il ne faut employer la vitamine D que dans des cas précis, lorsque la récalcification est vraiment indiquée (traitement du rachitisme, de la tétanie, de l\u2019ostéomalacie).À titre préventif, il convient également de surveiller de près l\u2019exposition au soleil de la surface cutanée et les séances de rayons ultraviolets, productrices de vitamine D dans l\u2019organisme.Il n\u2019existe pas de traitement curatif.Il n\u2019y a qu\u2019à cesser complètement l\u2019administration de la vitamine D.Mais pour cela il faut d\u2019abord faire un diagnostic.Paul LETONDAL. ANALYSES 81 ANATOMIE PATHOLOGIQUE J.DERIVAUX.\u2014 L'importance de l'ostéoné- crose dans la maladie de Kôhler II.\u2018Annales d'anatomie pathologique et d'anatomie normale médico-chirurgicale\u201d, 17: 394, 1947.L\u2019auteur rapporte deux observations de maladie de Kohler II et en discute le point de vue anatomo-pathologique.Dans le premier cas, il s\u2019agit d\u2019une association d\u2019ostéonécrose et de résorption fibreuse de la tête du 2e métatarsien avec phénomènes locaux d\u2019apposition osseuse.Dans le second, il s\u2019agit plutôt de nécrose et de sclérose osseuse avec décollements cartilagineux de la tête du 2e métatarsien, et néoformation de tissu osseux avec fibrose médullaire.Le détail histologique des lésions est le suivant: forte altération des ostéocytes, vascularisation très réduite aux endroits altérés, fragmentation des prolongements ostéocytaires, structure et colorabilité de la substance fondamentale profondément modifiées, cicatrisation osseuse caractérisée par une densification de l\u2019os spongieux à proximité des zones de micro- nécrose.Il s\u2019agit ici d\u2019oncose, c\u2019est-à-dire de mort de la cellule osseuse sans formation de cellules géantes (ostéoclastes).Il y a 2 espèces d\u2019oncose: une oncose dégénérative avec multiplication des ostéocytes en voie de nécrose, et une oncose hyperplasique au niveau de l\u2019os en formation.La nécrose se fait par altération lente et insidieuse de la cellule osseuse.La disparition du complexe phospho-calcaire sans intervention cellulaire ne repose sur aucune base morphologique et paraît difficilement acceptable.Par contre, l\u2019idée d\u2019une ostéolyse par altération cellulaire paraît beaucoup défendable.Pour l\u2019auteur, la maladie de Kôähler IT est une ostéochondrodystrophie disséquante caractérisée du point de vue morphologique par de la nécrose ostéocytaire et de l\u2019ostéosclérose réactionnelle: l\u2019apparition de l\u2019une étant conditionnée par l\u2019autre.I-Roger GAREAU.Matthew BLOCK, Charles L.SPURR, Leon O.JACOBSON et Taylor R.SMITH.\u2014 Effets histopathologiques du gaz moutarde sur les tissus hématopoiétiques normaux et néoplasiques.(Histopathologic effects of nitrogen therapy upon normal and neoplastic hematopoietic tissues.) \"American journal of clinical Pathology\u201d, 18: 671 (sept.) 1948.Le corps employé est l\u2019hydrochlorure de méthyl-bis B-chloroéthylamine.Ses résultats sont à peu près superposables à ceux de la rœntgenthérapie, c\u2019est-à-dire rémission allant de une ou deux semaines à deux ans.La dose employée est de 0.1 mgm.par kilogramme de poids, en injection intraveineuse, quatre jours de suite.Le contrôle du traitement se fait par ponctions sternales, ganglionnaires et spléniques.On a généralement, trois semaines après le traitement, un trouble fugace de la moelle qui se traduit par une leucopénie, une diminution des plaquettes et des érythrocytes pouvant durer une semaine environ.Dans le Hodgkin: a) La moelle entre d\u2019abord en phase dégénérative puis en phase régénérative.b) Les ganglions granulomateux et paragra- nulomateux subissent peu de changements histologiques comparativement aux rémissions cliniques.c) Dans les ganglions sarcomateux de Hodgkin on n\u2019observe de changement ni histologique ni clinique.d) Dans la rate, les cellules de Sternberg- Reed persistent, mais sans lésion lym- phogranulomateuse spécifique.Dans le lymphosarcome et la leucémie lymphoïde, on obtient une destruction intense de lymphocytes plus marquée dans les nodules.La même chose se produit dans la leucémie lymphoïde mais autour du tissu périveineux seulement.Dans le nyélome multiple, la leucémie myé- logénc et le carcinome métastatique, trop peu 82 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 de cas ont été observés pour en tirer des conclusions.Le gaz moutarde agit probablement surtout sur les petits lymphocytes, les myélocytes, les érythrocytes et les mégakaryocytes.Les cellules réticulaires et les «plasma cells» sont beaucoup plus résistantes.Après la destruction cellulaire, il se fait une régénération qui est homoplastique (à partir des cellules sensibles non détruites) et hétéro- plastique (à partir des cellules réticulaires).Ces dernières, non atteintes par le traitement, amorcent la régénération des premières, et constituent ainsi la pierre d\u2019achoppement de ce genre de thérapeutique.J.-Roger GAREAU. SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 5 octobre 1948 tenue à l'hôpital du Sacré-Cœur.Présidence de M.Albert Jutras.A propos de sclérose pulmonaire.M.J.-L.PILON M.Pilon présente deux cas où il démontre que la fibrose pulmonaire constitue une entité clinique et anatomique.Généralement, la fibrose pulmonaire est d\u2019origine infectieuse.Le traitement doit comporter des bronchodi- latateurs et la péniciliine aérosol.Discussion.M.BONNIER mentionne que la fibrose pulmonaire peut être marquée au point d\u2019entraîner un rétrécissement bronchique qu\u2019il faut traiter par la dilatation mécanique broncho- scopique.Sténose inflammatoire des bronches.M.Maurice BONNIER Le rétrécissement inflammatoire des bronches entraîne des complications bronchiques et pleuropulmonaires.Quels que soient les facteurs étiologiques infectieux, toxiques, spécifiques, néoplasiques, mécaniques, il peut se développer une atélectasie.La bronchoscopie est indiquée non seulement au point de vue diagnostique, mais aussi au point de vue curatif.Les seules contre-indications sont les cardiopathies aiguës, l\u2019anévrisme de l\u2019aorte.Quelques tumeurs du poumon.M.Georges DESHAIES M.Deshaies présente 6 cas de tumeurs pleuropulmonaires, dont un sarcome, un téra- tome et quelques kystes et fibromes.Tous ces cas sont de diagnostic difficile et tous doivent être traités chirurgicalement.Bronchectasie.M.Guy BEGIN La bronchectasie généralement d\u2019origine infectieuse survient dans la première décade de la vie.Son diagnostic repose sur la bronchoscopie et le lipiodolage bronchique.Le traitement consiste à promouvoir le drainage des bronches, soit par des méthodes posturales ou l\u2019évacuation par aspiration bron- choscopique.Parfois, la lobectomie est indiquée lorsqu\u2019aucun autre moyen ne réussit, M.Bégin présente deux cas où la lobectomie a grandement amélioré ces malades.Discussion.M.BoNNIER mentionne la technique de la brouette en vue d\u2019améliorer ces malades et M.Jutras parle des ombres triangulaires de la base, signes d\u2019atélectasie secondaires à des obstructions bronchiques par corps étrangers, caillot de sang ou de lait.Pneumothorax bilatéral.M.J.-P.PAQUETTE Monsieur Paquette nous rapporte son expérience avec le pneumothorax bilatéral en face le lésions pulmonaires bilatérales.Sur 22 cas traités de cette façon, 15 cas ont admirable- | ment bien réagi à cette thérapeutique. 84 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin AMLE.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Réadaptation du tuberculeux.M.J.-A.MILLET Monsieur Millet résume pour nous le fruit de ses observations lors d\u2019un ré.ent Voyage en France et en Belgique.La réadaptation des tuberculeux à la vie normale et au travail doit se faire en rapport avec la lésion déjà présentée par le malade et avec son état physique à sa sortie du sanatorium.Cette réadaptation demande le concours d\u2019un personnel médical averti, compétent et consciencieux.M.Millet envisage l\u2019aspect social du probleme, car les tuberculeux en vole de gué- rizon songent à reprendre une place normale dans la société.La société doit être prête à leur tendre la main.Certaines industries, telles que l'horlogerie, se prêtent admirablement bien à la cure de travail.Tout au cours du travail, la surveillance médicale est nécessaire; radiographies, analyses des expectorations et autres sont faites, ceci dans le but d\u2019éviter la réinfection.Es * sk Vendredi, le 15 cctobre, eut lieu une séance spéciale tenue au Sanatorium Prévost sous lc patronage conjoint de la Société Médicale de Montréal et de la Société de Neurologie, sous la présidence conjointe des docteurs Amyor et GariEpy.Etaient présents environ 80 médecins.M.LIBERSON nous a parlé de la maladie nerveuse, du rapprochement que l\u2019on peut faire avec l\u2019origine psychique et anatcmique.M.DELMAS MARSALET et M.AMyoT remercient le conférencier de sa très intéressante communication.> % * Séance du 19 octobre 1948 tenue à l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales de l'Université de Montréal.Présidence de MM.L.-Henri Gariépy et Hans Selye SYNDROME GÉNÉRAL DE L\u2019ADAPTATION ET LES MALADIES DE L\u2019ADAPTATION, M.Selye nous donne une vue d\u2019ensemble sur le syndrome d\u2019adaptation.Ce sujet est cardiovascular connu depuis longtemps par les histologistes, les anatomistes et les physio og'stes.Claude Bernard nous dit que le milieu interne doit etre stable; René Leriche parle de la maladie postopératoire; Walter Cannon, de l\u2019homéos- tase; Frank Hartman mentionne l\u2019effet anti- fatigue des extraits actifs de surrénale.En 1936 arrive la réaction d\u2019alarme, laquelle donne une réaction identique à divers stimuli.Le thymus et la néoplasie.M.P.CONSTANTINIDES L'un des travaux de recherches en cours à l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales étudie les relations qui existent entre le «stress», le systéme thymicolym- phatique et l\u2019anabolisme des protéines.C\u2019est un fait établi qu\u2019un stress systémique cause une désintégration du tissu lymphatique, surtout du thymus.Presque tous les agents nocifs \u2014 physiques ou chimiques \u2014 causent cette involution du thymus indirectement, 1.e.par l'intermédiaire de la surrénale, bien que peu le fassent directement, i.e.en l\u2019absence de la surrénale.Or, on a montré récemment que ces agents qui agissent directement sur le thymus sont tous impliqués dans la carcinogénèse.Considérant d\u2019une part la teneur du thymus en nucléoprotéines, d\u2019autre part, la fone- tion régulatrice des nucléoprotéines dans la synthèse des protéines, on peut concevoir l\u2019intérêt de ces recherches dans la carcino- génèse.Production of hypertension by the \"endocrine kidney\u201d.Helen STONE It has been established that anterior pituitary extracts and adrenal cortical hormones produce experimental hypertension, lesions and renal changes similar to those seen in patients with malignant hypertension.Such pathologic lesions SOCIÉTÉS 85 may be considerably augmented by high protein and high NaCL diets.Hypertension may also be produced by applying a partial ligature on the aorta, between the origins of the two renal arteries in the rat.This construction is just sufficient to eliminate urine formation in the lower, left kidney but not tight enough to cause degenerative lesions, thus the intraglomerular pressure is reduced to the ordinary capil ary pressure of other endocrine glands and while urine formation ceases, hormone production is still possible.The mechanisms involved and the results obtained in the production of hypertension by the \u201cEndocrine Kidney\u201d was discussed.Hypertension expérimentale.M.Jacques-R.LEDUC Des travaux expérimentaux antérieurs sur le rein par Pässler et Heinecke, Goldblatt, Selye, Oliver et Trueta laissent croire à une fonction particulière du segment spiral.À la suggestion du professeur Selye, nous avons tenté de le détruire ou de l\u2019isoler en badigeonnant le rein à l\u2019aide d\u2019une solution de Bouin.A date, la zone du segment spiral n\u2019a pas été touchée.mais nous avons obtenu, entre autres, une hypertension moyenne de 155 mm.Hg.Cette technique peut donc s\u2019a- Jouter aux autres méthodes -d\u2019hypertension expérimentale et nous permet d\u2019agir sur une zone du parenchyme rénal qui n\u2019a pas été étudiée spécialement jusqu'ici.Dialyse péritonéale.M.Roger GUILLEMIN En vue de vérifier les théories de Selye sur le mode d\u2019action de l\u2019acétate de désoxy- corticostérone dans l\u2019hypertension artérielle expérimentale et de préciser en particulier le rôle de médiateur ou d\u2019effecteur du rein, on a dû envisager un p'an d\u2019expériences dans lesquelles le rein serait exclu.Les an\u2018maux bilatéralement néphrectomisés seront maintenus en vic par dialyse péritonéale.Le sommaire présenté montrait les grandes lignes théoriques de ce problème et la réalisation pratique d\u2019un appareil à dialyse péritonéale chez le rat, dont une démonstration a été donnée au Laboratoire de l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales.Lésions cérébrales produites par l'administration prol:ngée d'acétate da désoxycorticostérone.M.Paola S.TIMIRAS Da.observations antérieures faites dans notre Institut avaient mis en évidence l\u2019action de l\u2019acétate de désoxycorticostérone sur le cerveau du rat.Nos expériences actuelles sur différents groupes de rats jeunes et adultes ont confirmé les résultats déjà obtenus.Ces lésions cérébrales sont caractérisées, au cours de l\u2019expérience, par des troubles moteurs et sensitifs, de même que par un agrandissement et un arrondissement de la calotte crânienne; à l\u2019autopsie, nous observons un œdème très marqué des hémisphères cérébraux accompagné d\u2019hémorragies pétéchiales ou massives.L'examen histologique nous révèle une hya- linisation et une nécrose marquées des artérioles, une stase et congestion des veines, a ors que le tissu nerveux ne présente que des altérations seccndaires aux lésons vaseu'aires.Un rapprochement est fait entre ces lésions cérébrales et expérimentales et celles que l\u2019on rencontre, en pathologie humaine, telles que l\u2019encéphalopathie rhumatismale, l\u2019encéphalo- pathie hypertensive, la périartérite noueuse et l\u2019hypertension maligne.Rôle du système nerveux dans la régulation des phénomènes adapt fs.M.Claude FORTIER Il ressort de considérations morphologiques, de recherches expér\u2018 mentales et d\u2019observations cliniques que le système nerveux et particulièrement les formations hypothalamiques exercent sur l\u2019hypophyse antérieure un certain 86 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1949 degré de contrôle.Ce contrôle semble s\u2019exercer par l\u2019intermédiaire d\u2019une transmission humorale médiée par le système porte hypotha!'amo- hypophysaire.Les travaux que nous poursuivons en ce moment visent à étudier la réponse au stress après interruption de ces voies vasculo-nerveuses.Ce que nous réalisons en pratiquant, dans la chambre antérieure de l\u2019œil d\u2019animaux hypophysectomisés, des greffes auto et homoplastiques d\u2019hypophyse.Séance du 2 novembre 1948 tenue à l'hôpital Saint-Luc.Présidence de M.L.-Henri Gariépy Un cas de myélomatose.M.Jacques BERNIER M.Bernier présente un cas de tuméfaction associé à un syndrome douloureux, à un syndrome cardiovasculaire.Il fait la revue de cette entité clinique et insiste sur l\u2019aspect radiologique des lésions.Le myélogramme révèle une p'asmocytose élevée.Le traitement consiste dans la radiothérapie, un régime pauvre en protéines.Un cas de néphrose lipoïdique.M.Paul TARTE M.Tarte présente un cas de purpura loea- lisé aux deux cuisses.Ce malade a fait des épistaxis, de l\u2019albuminurie et un syndrome abdominal aigu.Le traitement a consisté dans l\u2019administration de pénicilline, un régime riche en albumine et des extraits thyroïdiens.La maladie de Besnier-Beck-Sahuman.M.Paul MILLIEZ Un jeune homme de 21 ans présente des douleurs articulaires, des doigts en baguette de tambour, une cutiréaction positive.Une biopsie associée aux signes radiologiques prouve le diagnostic.Cette maladie rare fait partie des réticuloendothélioses malignes.La hernie intercostale.M.Yvan VALLEE La hernie intercosta'e est rare.Habituellement post-traumatique, elle nécessite l\u2019in'er- vention chirurgicale et l\u2019on observe parfois des récidives.Le diagnostic du diabète sucré.M.Rosario ROBILLARD Le diagnostic du diabète sucré se pose d\u2019abord à l\u2019aide des signes cliniques, tels que prurit, artérite, polydypsie, polyphagie et polyurie.Il faut avoir également recours au laboratoire dans la glycosurie, l\u2019hyperglycémie provoquée et la ga'actosurie provoquée.A propos d'un cas de stéatonécrose.M.Alphonse BERNIER Dans le cas présent, M.Bernier avait fait un pronostic sombre, mais heureusement la malade guérit à l\u2019aide de la pénicilline et de la streptomycine.Néphrite anurique secondaire à une septicémie à bacilles perfringens guérie par exsanguinotremsfusion.M.Paul MILLIEZ Dans le cas présent, l\u2019exsanguinotransfusion de 7 à 8 litres de sang dans le but de laver le malade de ses produits toxiques a bien réussi.Cette méthode est actuellement plus employée que le rein artificiel ou le lavage péritonéal.Le secrétaire des séances, Pierre MARION. SOCIÉTÉS 87 RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 28 octobre 1948 Présidence de M.P.-M.Ricard Une erreur de diagnostic.M.Bernard BAILLARGEON Première admission: du 14 octobre 1943 au 4 novembre 1943.Mlle M.V., 14 ans (en 1943), est admise dans un hépital, pour douleurs localisées au côté droit, douleurs qui duraient depuis l\u2019hiver précédent.Nausées et vomissements.Son mal semblait s\u2019exacerber au moment des menstruations, lesquelles n\u2019étaient pas régulières.L'analyse des urines, le B.W., 'a numér-tion des globu'es rouges, le dosage de l\u2019hémoglobine se révélèrent normaux.Le 15/10/43: numération des globules blancs: 11,150, dont 77% de polynucléaires neutrophiles.Appendicectomie.L\u2019appendice est court et renflé à sa partie distale.Tissu adipeux très abondant autour du méso-appendicu'aire et aucune réaction inflammatoire ganglionnaire ou péritonéale.Examen histo-pathologique.Appendicopathie d\u2019origine neurogène.Deuxième admission: du 16 décembre au 25 décembre 1943.Un mois après l\u2019appendicectomie, la patiente est réadmi-e pour douleurs aux deux fosses iliaques, asthénie, céphalée frontale, nausées, vomissements.Ses fosses iliaques ne présentent pas de défense à la palpation.On note que la malade est émotive et d\u2019un psychisme bien spé ial.Ses points douloureux changent de place suivant le médecin qui l\u2019examine.Son métabolisme basal est de \u201410%.Diagnostic & la sortie: dysovarie.Troisième admission: du 17 février au 4 mars 1944.Admise pour rougeole qui évolue de façon normale.Cependant l\u2019on note qu\u2019e:le a des pertes jaunâtres abondantes et fétides.On note en plus un certain empâtement aux points ovariens.Quatrième admission: du début de mars 1945 à la fin de mai 1945.Sous observation pour ses poumons à Bru- chési.Cinquième admission: octobre 1946.Un mois à l'hôpital pour nausées, Vomissements.| Sizieme admission: du 12 avril 1947 au 29 avril 1947.La patiente est réadmise pour ses nausées et vomissements qui persistent.Elle vomit 10 à 15 fois par jour.Si quelqu\u2019un lui parle ou l\u2019interroge, « ça remontait tout seul ».Pas d\u2019amaigrissement, pas de douleur, pas de jaunisse.Cholécystographie.Les signes radiologiques semblent en faveur d\u2019une cho'écystite chronique, suspecte cependant de calculose.Diagnostic préopératoire: cholécystite chronique.Opération: cholécystectomie.On ne trouve pas de calcul.Examen anatomo-pathologique: lésicns de cholécystite chronique.Septième admission: du 7 avril au 27 avril 1948.Patiente réadmise pour nausées et vomissements qui surviennent 15 - 20 minutes anrès les repas; douleur en ceinture plus marquée à l\u2019hypocondre droit.Vu la possibilité d\u2019adhérences postopératoires, elle est hospita isée en chirurgie.Elle se plaint également de brûle- ments d\u2019estomac, d\u2019intolérance aux graisses, de constipation opiniâtre, de dysurie initiale, de leucorrhée jaunâtre abondante, de prurit vulvaire.Elle dort mal, pleure pour des riens.Examen physique: essent\u2018ellement négatif.Analyse d\u2019urine, azotémie, glycémie, numération des g'obules rouges, dosage de l\u2019hémoglobine: normaux.Repas baryté: absence de lésion organique sur le tractus digestif supérieur.Transit gastro-intestinal normal. 88 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Examen gynécologique: Abdomen: cicatrices.Paroi souple et dé- pressible.Vulve: suffisante.Développement normal.Vagin: lisse.Col: petit, lisse.Corps: petit, en antéflexion mobile et indolore.Culs-de-sac: aucune lésion annexielle palpable.Sécrétions vaginales: absence de trichomonas.Histoire personnelle.Période préscolare : patiente adoptée à l\u2019âge de 2 mois par une famille qui comptait déià 10 enfants dont 7 filles et 3 garcons; la mère adoptive est très bonne pour elle et la traite sur un pied d\u2019égalité aux siens.Les souvenirs de cette période sont bons, \"enfant est heureuse et se comporte normalement.Période scolaire: de 5 à 12 ans.Débute à l\u2019école à 5 ans, s\u2019v plaît bien, s\u2019amuss avec les autres enfants, intéressée dans ses études.A T7 ans, fait une plevrésie « double» qui s\u2019accomnagne de donleur dans la fosse iliaque droite oui fut étiquetée « anpendicite».TI est auestion de la transporter à lhônital Laval.mais on s\u2019v onpose, elle reste 115 an à la maison dont 6 mois au lit.Sa mère adontive la traïte durant cette période; elle ne la gâte nas, elle n\u2019en a pas le temps.Vers 815 ans, elle retourne à l\u2019école.se sent bien, est très heureuse jusque vers l\u2019âge de 10 ans, Jorsan\u2019une ombre anparaît an tah'eau: une de ses sœurs adoptives nommée Irène lui dit un jour: « Fais attention à papa, il peut te faire du mal.» À partir de ce moment.elle craint et redoute son nère adontif.Elle fait des nrogrès dans ses études: elle est soit la première ou la deuxième de sa classe, elle fait ses 4ème et 5ème classes dans la même année.À 12 ans, e'le est en 7ème année et première de sa classe.Vers cette époque, ses compagnes de classe lui apprennent qu\u2019elle est une enfant adoptive et font.des remarques désobligeantes à son égard.Elle demande des explications à sa mère qui s\u2019y refuse au début, mais qui finalement lui dévoile la vérité: « Elle est l\u2019enfant d\u2019une de ses filles qui, à l\u2019âge de 13 ans, fut violée par son propre père.» En un mot, elle est l\u2019enfant d\u2019Irène.Vers ce temps, la puberté s\u2019installe; comme toute préparation à cette période difficile, sa mère adoptive lui dit: « Fais bien attention aux petits « gars».De toute façon, ceci ne semble pas l\u2019avoir troublée outre mesure, car elle est menstruée deux fois ncrmalement, sans douleur.| A la veille de sa troisiéme menstruation, elle est seule chez elle; on l\u2019a chargée de garder la maison; elle se couche et s\u2019\u201dndort.Soudainement, elle est réveil'ée par un homme en boisson qui Ja découvre et sans dire un mot la viele.Cet homme était son père adoptif.L\u2019enfant prise de panique, crie, pleure, etc., jusqu\u2019au retour de sa mére adoptive une heure plus tard, et raconte à celle-ci l\u2019incident.Il est décidé d\u2019envoyer la patiente vivre chez une de ses sœurs mariées.Le lendemain, elle est menstruée: douleur considérable dans la fosse iliaque droite: on demande un médecin.Diagnostic: appendicite.Par la suite, ses menstruations ont tonjours été irrégu'ières, accompagnées de douleurs dans les fosses iliaques.Les pertes blanches datent également du viol.L'enfant a peur d\u2019être enceinte et ici s\u2019installent les nausées et les vomissements; elle est triste, pleure beaucoup, se croit déshonorée et commence à penser qu\u2019elle n\u2019est pas comme les autres; devient très sensible, ete, etc.Un symptôme curieux apparaît: si elle rencontre quelqu\u2019un pour qui elle développe de l\u2019amitié des pertes blanches en quantité considérable se produisent rapidement: « C\u2019est la même chose que si j'étais menstruée mais en blanc.» Période postscolaire: de 12 ans à aujour- d\u2019hui.Après le viol, comme je l\u2019ai dit plus haut, l\u2019enfant se réfugie chez une de ses sœurs mariées qui, elle-même, a 7 enfants et qui est malade en plus.Elle doit donc abandonner l\u2019école et cela l\u2019attriste beaucoup.Elle fait là SOCIÉTÉS 89 l'office de servante jusqu\u2019à l\u2019âge de 14 ans.Les nausées et vomissement continuent.À 14 ans, elle va vivre chez une autre sœur qui, celle-là, n\u2019a pas d\u2019enfant.La patiente commence à travailler dans un atelier de couture; ses compagnes, la voyant vomir si souvent, l\u2019accusent d\u2019être enceinte; les symp- tomes s\u2019aggravent et finalement elle est admise à l\u2019hôpital en octobre 1943 où on l\u2019opère pour appendicite chronique.Un mois après, les symptômes réapparaissent, ceux-ci semblent secondaires à sa crainte de retourner à l\u2019atelier.Réadmise à l\u2019hôpital en décembre 1943.Retourne à son emploi: symptômes continuent.Hôpital en février, mars 1944.Atelier qu\u2019ele quitte finalement en août 1944.Travaille dans un hôpital 3 mois; laisse à cause des symptômes.Employée dans une manufacture de biscuits; le R.X.de routine l\u2019envoie à Bruchési de mars à juin 1945.Nouvel emploi, mêmes symptômes.Hôpital en avril 1947: cholécystectomie.Nouvel emploi 215 mois, mêmes symptômes.Travaille dans un hôpital 7 mois (aime cela), mêmes symptômes.Hôpita' en avril 1948.Commentaires.Nous sommes, à mon sens, en face d\u2019un cas de psychonévrese.L\u2019état anxieux s\u2019est développé à la suite de l\u2019inceste.Depuis 1943, cette patiente a passé 171 jours environ à l'hôpital dont 96 pour l\u2019état morb\u2018de mentionné plus haut qui recut différentes étiquettes.Ces conditions de tension nerveuse sont d\u2019autant plus difficiles à améliorer et guérir qu\u2019elles durent plus longtemps.La réhabilitation de cette malade sera donc plus difficile que si el'e avait été calmée plus tôt, si certains de ses raisonnements avaient été rectifiés il y a 2 ou 3 ans (déshonneur, ete.).En plus, cette patiente a subi 2 opérations, conséquences directes des erreurs de diagnostic.Ce cas n\u2019a pas été présenté pour cré:r de l\u2019animosité entre médecins et chirurgiens; étant dans le service médico-chirurgical, cette animosité aurait seulement pour résultat de rendre ma tâche plus difficile; je tiens également à mentionner que cette patiente ne fut hospitalisée que la dernière fois à Notre- Dame; elle ne fut donc pas opérée ici.Cette dernière remarque n\u2019est pas non plus pour dénigrer les autres hôpitaux, car j'estime qu'ici, à Notre-Dame, nous ne sommes pas plus parfaits que le voisin et que nos diagncstics ne sont pas certainement 100% bons.Ce cas est présenté avec la seule et unique intention de remarquer que, si nous pouvons apprendre des erreurs des autres, nous pouvons également nous perfectionner en étudiant nos propres erreurs, à la condition de le faire dans un bon esprit.Notre pourcentage d\u2019erreurs de diagnostics s\u2019amé iorerait sensiblement, & mon avis, et nous serions les premiers a en bénéficier.Discussion.M.JEAN GRIGNON exp ique comment il est possible de faire un diagnostic entre une véritable dysménorrhée et une dysménorrhée par psychonévrose.Au moyen de l\u2019administration de Stilboestrol, on obtient une menstruation anovulaire.M.Roma AMmyoT demande quels ont été les résultats du traitement.S\u2019il y a eu amélioration dans l\u2019état de la malade par la méthode psychothérapique.Il demande aussi s\u2019il y avait dans ce cas des antécédents névro ou psy- chopathiques.M.ALBERT GUILBEAULT explique que la consanguinité peut augmenter les défauts comme elle augmente les qualités.Il ajoute que cette observation est un exemple où les tares psychopathiques auraient pu être augmentées par la consanguinité.M.Gro.HfBERT demande quelle importance on doit attacher aux rapports anatomo- pathologiques.M.Yves CHAPUT insiste sur les fréquences des problèmes psychosomatiques en médecine moderne.Il rapporte le cas d\u2019une malade qui aurait subi 20 opérations dont la plupart étaient inutiles.Il insiste aussi sur la néces- 90 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerrn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 sité d\u2019être bien prudent dans l\u2019interprétation des symptômes de la pathologie digestive.M.BERNARD BAILLARGEON ajoute à sa communication que la malade vivait dans un milieu social pauvre avec hyg'ène mauvaise.Les autres membres de la famille de cette malade sont normaux.Plusieurs de ses sœurs sont mariées et ont une grosse famille.Le père est certainement déséquilibré puisqu\u2019il a commis ce même acte anti-social à deux reprises.Cependant c\u2019est un bon père qui fait vivre sa famille.Il continue en disant que les symptômes de la malade sont dus au fait que: 1° elle se croyait déshonorée.Il s\u2019agissait alors d\u2019expliquer à la malade qu\u2019on ne peut être déshonoré pour un acte que l\u2019on n\u2019a pas posé mais que l\u2019on a subi; 2° les symptômes se rattachent à une anxiété au sujet des organes génitaux.La malade se croyait différente des autres au point de vue génital.Le docteur Baillargeon a revu la malade dernièrement.Les symptômes sont complètement disparus depuis trois mois, en particu'ier les pertes blanches, sans aucun traitement.Les règles sont redevenues régulières.En septembre, la patiente a fait une crise à l\u2019occasion d\u2019un facteur émotionnel.Elle doit se marier prochainement.Il répond au docteur G.Hébert en disant que les lésions anato- mo-pathologiques appendiculaires neurogènes existaient mais que ces lésions n\u2019étaient pas responsables des symptômes de la malade.Coma barbiturique traité et rap\u2018dement guéri par la picrotoxine.MM.Roma AMYOT et Jean PRUD'HOMME Mlle E.C., 34 ans, est amenée à l\u2019hôpital pour empoisonnement par les barbituriques.La malade aurait ingéré, dans le but de se suicider, environ douze capsules de séconal.Nous voyons la patiente vers midi, c\u2019est-à- dire environ 4 heures après le début du coma.Elle est dans un coma profond, ne répondant à aucun stimuli douloureux.La respiration est régulière, superficielle, pas de cyanose.Les pupilles sont en myosis et ne réagissent pas à la lumière.Les réflexes ciliaire ct cornéen sont abolis.Aréflexie ostéotendineuse complète, sauf peut-être l\u2019achilléen droit qui réagit faiblement.Absence de réflexe plantaire.Cœur: rythme régulier, bruits bien frappés.Pouls 85.T.A.85/60.Poumons: rien à noter.Après avoir institué le traitement de routine de toute intoxication, soit: 1° réchauffer la malade; 2° 0?en permanence; 3° lavage d\u2019estomac à l\u2019eau bicarbonatée; 4° sérum physiologique et glucosé 5%, 1,000 ce.I.V.; 5° cathétérisme et lavement évacuant, nous commençons le traitement à la picrotoxine.1 heure p.m.: injection de 2 ce.I.V.sans amélioration.1 heure 15: injection de 4 ce.I.V.La respiration devient aussitôt plus profonde, la malade répond aux stimuli douloureux.Le réflexe cornéen est présent ainsi que tous les réflexes ostéotendineux.La pression cependant demeure la même.1 heure 30: nouvelle injection de 2 cc.de picrotoxine I.V.Tous les réflexes sont présents et vifs.La malade déglutit ses sécrétions.Réflexes nauséeux.Pouls 68.T.A.90/60.2 heures: injection de 4 cc.de picrotoxine I.M.cette fois.Dix minutes plus tard, l\u2019on observe de légères contractions spontanées des membres et de la face.Tous les réflexes sont vifs.Clonus des deux rotules.Signe de Chvostek et de Trousseau.Cet état d\u2019hyper- excitabilité neuro-museulaire disparaît environ 15 minutes plus tard.2 heures 15: à ce moment, l\u2019on injecte de nouveau 2 cc.I.M.L\u2019état d\u2019hyperexcitabilité se reproduit environ dix minutes plus tard et se maintient pendant environ 2 heures.À ce moment, sans nouvelle injection de picrotcxi- ne, la malade présente des crises convulsives généralisées aux quatre membres avec révulsion des yeux et tendance à l\u2019opisthotonos.Ces crises durent environ 5 minutes et se reproduisent toutes les 10 minutes.Nous injectons alors 20 ctgr.d\u2019amytal sodium intra- SOCIÉTÉS 91 veineux qui fait disparaître instantanément ces crises.| 4 heures 30: la malade est alors calme, la respiration est profonde et régulière.Tous les réflexes sont présents et normaux.La patiente a l\u2019aspect d\u2019une dormeuse.La pression demeure cependant basse: 90/60.La diurèse est très faible, soit 325 ce, depuis le matin, malgré 2,000 cc.de so'uté I.V.Nous prescrivons alors de l\u2019eschatin à la dose de 5 ce.I.M.toutes les 4 heures.La tension artérielle remonte alors progressivement en même temps que l\u2019on voit augmenter considérablement la diurèse.6 heures 30: l\u2019état clinique de la malade s\u2019améliore parallèlement à l\u2019augmentation de cette diurèse.Ele répond bientôt au commandement à voix forte, puis elle prononce quelques mots; enfin, 2 heures plus tard, la malade est éveillée et parfaitement consciente.La picrotoxine, principe actif de plusieurs plantes, est composée de deux substances non alcaloïdes ressemblant aux glucosides.Elle produit une forte stimulation des centres médullaires et cérébraux, ce qui exp'ique son action quasi spécifique dans les cas d\u2019intoxication par les barbituriques.Commentaires.Cette malade avait ingéré au moins 1 gramme 20 de séconal.Elle était, 4 heures plus tard, dans un coma profond.À remarquer l\u2019absence du réflexe cornéen, et le myosis prononcé qui est une manifestation habituelle de l\u2019intoxication barbiturique sévère.L\u2019observation ne comporte rien d\u2019inédit.Nous la produisons cependant pour l\u2019intérêt que peuvent susciter les notes d\u2019évolution très seru- puleusement consignées par l\u2019un de nous.Ce'a démontre l\u2019action très réellement eff cace de la picrotoxine dans le coma barbiturique, car enfin, 7 heures après le début du traitement, cette malade, préalablement dans un coma profond, était consciente et répondait aux questions posées.Cela également porte à croire que l\u2019eschatin a aidé considérablement à la guérison en agissant sur le tonus cardio- vasculaire et sur la diurèse.Dès qu\u2019on eut uti'isé l'hormone surrénalienne, la pression artérielle, qui s\u2019était maintenue très basse depuis l\u2019admission de la malade et cela en dépit de l\u2019action favorable de la picrotoxine sur les centres nerveux, se mit à monter, la diurèse s\u2019acerut très favorablement et la malade sortit de son inconscience.On devra se souvenir de l\u2019action complémentaire de l\u2019eschatin dans des cas similaires au nôtre.Nous n\u2019ajouterons que deux autres remarques avant de terminer ces commentaires: 1° Noter l\u2019action impressionnante de la picrotoxine sur les centres nerveux au point de développer une hvperexcitabilité neuro- musculaire intense illustrée par un signe de Chvostek des plus marqués et de déclencher même de véritables accès convulsifs toniques rappelant la crise tétanique.2° Cette deuxième remarque est en corollaire de la première: le traitement du coma barbiturique par la pierctoxine, comme d\u2019ailleurs par la strvchnine, le métrazol, la ben- zédrine endoveineuse, doit être étroitement surveillé par un médrcin qui demerre avnrès du malade aussi longtemps que l\u2019exig- l\u2019état de ce dernier.c\u2019est-à-dire tant que les signes de danger ne sont pas disparus.On doit varier les doses, leur horaire, leur mode d\u2019administration selon l\u2019état du patient et cesser à temps.D\u2019autant plus que des soins complémentaires de grande utilité (oxygénothéranie, aspiration des mucosités buccales et pharvn- gées, lavage d\u2019estomac quand on le juge utile par sa promptitude relativement à l\u2019heure de intoxication, solutés salés et glucosés intraveineux) doivent être prescrits, surveillés et même administrés par le médecin qui les juge appropriés selon l\u2019évolution de la condition de l\u2019intoxiqué.À quelques semaines d\u2019intervalle, l\u2019un de nous a pu assister, chez deux sujets tra\u2019tés énergiquement et prudemment par la picro- toxine, à la guérison rapide, avant l\u2019installation de lésions nerveuses irréversibles, de ccm- plications broncho-pulmonaires et cardio-vasculaires, d\u2019un coma barbiturique sévère. 92 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A M.LFC.\u2014 Montréal, janvier 1949 La préparation de picrotoxine employée contient 3 mg.par 1 ce.Cette substance est un principe non défini retiré de la coque du Levant, constitué surtout de picrotine et de picrotexinine.La coque du Levant est le fruit de l\u2019anamirte, une liane qui appartient à un groupe de sept espèces différentes; la coque du Levant vient de l\u2019anamirta cocculus.Discussion.M.RENÉ RouLAND.Cette communication ajoute un nouvel! élément au traitement des comas barbituriques par la picrotoxine.Avec les méthodes conventionnelles du traitement, il fallait parfois plusieurs jours pour sortir un malade du coma.M.Roger DUFRESNE.On a accusé la pi- crotoxine d\u2019avoir un effet excitant qui n\u2019est pas toujours parallèle à l\u2019effet antibarbitu- rique.Ceci est bien démontré dans l\u2019observation du docteur Amyot.Il faut donc être toujours près du malade pendant toute la durée du traitement.M.Gro.HÉBrrT se demande comment la malade était dans un coma si profond après avoir pris une dose de barbiturique qui ne semble pas très forte.M.Roma AmyoT répond au docteur Hébert que la malade n\u2019a pas donné de renseignements très précis sur la quantité du médicament ingéré.De toute façon elle était profondément comateuse lors du premier examen.Il répond au docteur Rolland que le séconal avait été pris seulement 4 heures auparavant.Si la malade avait ingéré le séconal depuis longtemps, il aurait été p'us difficile de la sortir du coma.Cas de réinfection par la syphilis.MM.Albéric MARIN et Geo.LECLERC Premier épisode.Jean Mon., homme agé de 42 ans, s\u2019est présenté au dispensaire de dermato-syphili- graphie de l\u2019hôpital Notre-Dame le 24 février 1948, pour une lésion à la verge, apparue 6 jours auparavant.À examen, on note, sur la face dorsale du sillon balano-préputial un peu a gauche, une exulcération superficielle mesurant 1 em.x 16 mm.Ganglions inguinaux.Pas d\u2019éruption cutanée.L\u2019examen à l\u2019u'tra- microscope, le 24 février, montre la présence de tréponèmes pales (Dr A.Bertrand).Wassermann et Kahn négatifs le 25 février.Trois de ses contacts ont été retracés, trouvés infectés de syphilis secondaire et mis au traitement.Diagnostic.Syphilis acquise primaire séro-négative (25/2/48) .Traitement.Du 25 février au ler avril 1948, le malade a reçu 2,400,000 unités de pénicilline aqueuse (40,000 u.q.3 h.), 20 injections de mapharsen ct 10 injections de bivatol.Le chancre était complètement guéri le 8 mars 1948.Deuxième période.Le 10 juin 1948, le malade présentait depuis 4 jours, au sillon balano-prénutial, juste à gauche du frein, une petite exulcératicn suner- ficielle avec induration de la base.Cette exulcération est à un endroit différent du premier chancre.Adénopathie inguinale droite.Contacts sexuels 3 semaines auparavant.Examen à l\u2019ultra-microscope révè'e la présence de tréponèmes pâles (Dr A.Bertrand).Les contacts sexuels n\u2019ont pas été retracés.Wassermann et Kahn négatifs.Diagnostic.Syphilis acquise primaire séro-négative.Réinfection (10/6/48).Traitement.Du 11 juin au 16 juillet 1948, le malade a reçu 2,400,000 unités de pénicilline aqueuse, 20 injections de manharsen et 10 injections de bivatol.Le 18 juin, le deuxième chancre était cicatrisé.Le malade avait eu une prise de sang en chirurgie le 22 octobre 1945 avec résultat: Wassermann négatif, Kehn négatif.Du 25 février 1948 au 20 septembre 1948, Je malade a eu 31 épreuves séro'ogiques de la syphilis avec toujours le même résultat: Wassermann SOCIÉTÉS 93 négatif, Kahn négatif.Durant la prem:ère semaine de traitement, les épreuves ont été faites tous les 2 jours.Critères de réinfection.a) Preuve indubitable de la première infection.b) Traitement suivi de période de séroné- gativité.c) Deuxième chancre à un site différent du premier.d) Sérologie négative lors du deuxième chancre.Discussion.M.ALBERT BERTRAND.Nos notions sur la morphologie de l\u2019agent causal de la syphilis semblent se modifier.La théorie de la forme granuleuse du tréponème pâle, émise par Le- vaditi, qui était restée dans l\u2019oubli, semble revenir à l\u2019honneur.Le docteur Lépine aurait démontré dern:èrement que les tréponèmes pâles tels qu\u2019observés au microscope sont une forme de transition et que l\u2019agent causal de la syphilis serait un spirochétegène.M.DoNATIEN MARION s\u2019informe si les traitements modernes de la syphilis ont modifié nos idées au point de vue social.Il demande combien de temps après l\u2019infection on peut permettre le mariage et la fécondation.M.ARMAND GRATTON aimerait savoir si plusieurs cas de réinfection ont été rapportés.M.ArBÉric MARIN explique que dans la réinfection il y a précession de la récidive clinique sur la récidive sérologique tandis que dans la récidive, il y a d\u2019abord récidive séro- logique et ensuite récidive clinique.Il répond au docteur Marion que les critères de la guérison de la syphilis n\u2019ont pas changé.Il informe le docteur Gratton que plusieurs cas de réinfection ont été rapportés ces dernières années.Anomalie de la colonne cervicale ou syndrome de Klippel-Feil.M.Jean PIETTE Généralités.Quoique les anomalies de la colonne cervicale soient très fréquentes, le syndrome de Klippel-Feil est une rareté.Il consiste dans la diminution du nombre des vertèbres cervicales avec fusion plus ou moins complète dans une seule masse osseuse.Cette condition fut décrite en détail pour la première fois par Klippel et Feil, en 1912.Depuis lors une cinquantaine de cas furent rapportés dont la majorité dans la littérature française où on les appe.le « les hommes sans cou».Les lésions nerveuses sont rares quoique plusieurs cas furent associés à une déficience mentale.Bowman, en 1932, ajoute au syndrome le «geste du miroir».Sur six -cas rapportés, 1l observe 3 patients dont les gestes ne peuvent être dissociés.Tout mouvement accompli par une main est répé.é par l\u2019autre en même temps, ce qui suggérerait peut-être une lésion des corps striés.Cas rapporté.Danielle P., âgée de 21 mois, est née à l'hôpital Notre-Dame.L'accouchement fut exécuté sans incident.Le père et la mère sont en parfaite santé.On ne rapporte aucune anomalie familiale.Le poids du bébé est 5 livres et 14 onces.À la naissance, on note aussitôt cette tête sans cou jetée sur le tronc.On pouvait alors songer à la malformation de Spengel : «l'implantation anormalement haute des omoplates » qui donne une allure a peu pres identique au Klippel-Feil ou à ce dernier syndrome.A la radiographie, le docteur Paul Brodeur trancha le diagnostic.En effet la patiente montre « un raccourcissement du coup par tassement des vertèbres cervicales, avec synostoses des corps vertébraux de la colonne cervicale inférieure et absence de soudure des arcs postérieurs de.D*, C7 el CS y, 94 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 Evolution du cas.Sa courbe de poids est excellente: à 6 mois elle pèse 15 libres; à un an, 20 livres.Le développement physique est retardé cependant.Elle ne s\u2019assoit qu\u2019à 9 mois et marche à 18 mois.Le développement psychique est bon: elle dit papa et maman à 9 mois.A 21 mois, aujourd\u2019hui, son vocabulaire s\u2019étend à une douzaine de mots.Sa stature est très mauvaise.Comme la mère l\u2019exprime, « el'e marche comme le bossu de Notre-Dame ».Elle est si inclinée par en avant à la marche qu\u2019il est presque incroyable de la voir toujours tenir debout.Traitement et pronostic.Cette condition est stationnaire et ne semble pas influencée par aucun traitement.Elle ne nuit pas à la longévité.Impression personnelle.Même s\u2019il est entendu que rien ne peut être fait pour réparer cette colonne cervicale trop courte et fusionnée en masse, est-ce qu\u2019il n\u2019y aurait pas moyen de s\u2019adresser à l\u2019orthopédie pour d\u2019abord faire porter un type de corset redresseur et changer le centre d\u2019équilibre de cet enfant?De plus, n\u2019y aurait-il pas moyen de s\u2019adresser à la chirurgie plastique pour sectionner les trapèzes et donner une allure plus dégagée du cou?Toute suggestion serait appréciée.Discussion.M.JEAN PIETTE montre le film radiologique et présente la malade.M.BERNARD BAILLARGEON.Les auteurs australiens croient que certaines malformations congénitales pourraient être secondaires à une infection à virus durant la grossesse.M.ALBERT GUILBEAULT.Il y a possibilité de malformation cengénitale causée par une infection passée inaperçue.M.Roma Amyor.Il semble que la malade ne dissocie pas ses mouvements comme un cnfant de son age.\u2014 M.L.GÉRIN-LAJOIE à vU une enfant semblable qui était une arriérée mentale.Elle n\u2019avait jamais parlé et reconnaissait à peine ses parents.Les parents étaient cousins germains.Il demande s\u2019il y avait consanguinité chez les parents de la malade présentée au- jourd\u2019hui.M.Epouarn GAGNON.Au « Toronto General Hospital », l\u2019an dernier, on a présenté une malade semblable âgée de 8 ans.A cette occasion, un chirurgien qui avait vu plusieurs cas a exprimé l'opinion que, si l\u2019enfant est très Jeune, il est peut-être avantageux de sectionner les trapèzes; mais, en général, il cst mieux de ne pas intervenir chirurgicalement.M.CLAUDE BERTRAND.À l\u2019Institut Neurologique, plusieurs cas de Klippe!-Feil ont été observés, certains ont même été découverts chez des adultes.Souvent il y a coexistence d\u2019autres malformations consénitales.Les neurochirurgiens de l\u2019Institut Neurologique sont d'avis que probablement il est mieux de ne pas intervenir.M.Jean Pierre.Il n\u2019y à pas de consanguinité dans les antécédents de cette m.lade.Elle ne semble pas être une arriérée mentale.Ele a un vocabulaire d\u2019une douzaine de mots et elle mange seule.Hypothyroïdie et appendicite aiguë.M.Jean GRIGNON Mademoiselle J.D.se présente, le 16 janvier 1947, pour un goitre nodulaire.Son médecin lui a fait remarquer, il y a quelques mois, qu\u2019elle avait une petite tuméfaction dans la région thyroïdienne.Depuis six mois, elle a perdu 15 livres; l\u2019appétit est diminué; elle est nerveuse (fume 30 à 50 cigarettes par jour et prend 10 à 12 tasses de café par jour) et se sent fatiguée.Nous remarquons que la peau est sèche et les extrémités froides.Elle se plaint également de frilosité.Enfin le métabolisme basal est à \u201440%.Le 25 janvier nous prescrivons de l\u2019extrait thyroïdien 1 grain au déjeuner, en vue de la préparer à une thyroïdectomie subtotale bilatérale.\u2014\u2014 \u2014 SOCIÉTÉS 95 Le 3 février, la patiente nous revient, se plaignant de crises douloureuses abdominales depuis deux jours avec quelques nausées et vomissements.L\u2019examen de l\u2019abdomen nous révèle une douleur assez diffuse, mais beaucoup plus vive à la région appendiculaire.La température est à 98, le pouls à 80.Elle raconte avoir fait des crises abdominales quelque peu semblables depuis deux mois.Depuis six ans, elle souffre fréquemment de constipation et de malaises intestinaux.Nous savons que dans l\u2019hyperthyroïdie il existe de la constipation et des malaises intestinaux qui ont fait opérer ces patients pour appendicite et que la plupart du temps nous ne trouvons aucune lésion aiguë.Mais, en face d\u2019une douleur vive si bien localisée, nous demandons une formule sanguine et un lavement baryté.3 février: g'obules rouges: 3,775,000; globules blancs: 4,750; hémcglobine: 72%; val.globulaire: 0.9; poly.neutro.: 56%; grands mono.: 6% ; lymphocytes: 35% ; poly.éosino.: 3%.3 février: lavement baryté.L'hypothèse la plus plausible paraît celle d\u2019une péritonite localisée avec adhérences nombreuses de la région iléo-cæcale, gène et stase localisée.Nous faisons admettre cette patiente le 5 février.Sa température est de 98 3/5, le pouls 80.Elle se plaint encore de la même douleur bien localisée et le toucher du Douglas est douloureux.Une autre formule sanguine se lit comme suit: globules rouges: 4,800,000; globules bl.: 5,700; hémoglobine: 60%; val.globulaire: 0.6; poly.neutro.: 47%; grands mono.: 2% ; lymphocytes: 51%; poly.éosino.: 0%.Malgré une température et une formule leucocytaire normales depuis au moins trois jours, en face de la douleur abdominale bien localisée, nous décidons avec le docteur René Grignon d\u2019intervenir.Protocole opératoire.Appendice rétro-cæcal sous-séreux en réaction aiguë et sous tension.Le cæcum est couvert de membranes de Jackson.Appendicectomie après libération sans drainage.Les suites opératoires sont tout à fait normales.Nous avons présenté ce cas dans le but de souligner quelques faits intéressants: 1° Tous les chirurgiens savent qu\u2019une appendicite gangrenée peut ne présenter comme symptôme que la douleur avec une température et une formule sanguine normales.C\u2019est vrai, mais ce n\u2019est pas fréquent.Notre appendice n\u2019était pas gangrené.2° Les hypothyroïdiens ont une température normale, qui peut être 96°.Leur température normaie peut monter sans dépasser 98 3/5.3° Les hypothyroïdiens ont un métabo!isme ralenti aussi bien au niveau de la moelle osseuse que dans les autres tissus et présentent souvent une anémie hypoplastique.Conséquemment; leur moelle réagit moins aux infections.4° Les hypothyroïdiens ont un transit intestinal ralenti qui cause des douleurs par fermentation, etc.; ces douleurs sont souvent localisées au cæcum, mais ne sont pas très vives et persistent peu de temps.5° Chez les hypcthyroïdiens, une douleur vive, persistante et localisée à la région appendiculaire, malgré l\u2019absence des autres signes habituels, doit nous faire penser à l\u2019appendicite aiguë.Conclusion.Si parfois des hypothyroïdiens sont opérés inutilement pour appendicite, il serait beaucoup plus grave de ne pas opérer ceux-là qui ont réellement une appendicite aiguë.Discussion.M.ARMAND GRATTON demande des explications au sujet du métabolisme basal et de 96 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 l\u2019hypothyroïdie.M.Paur Davip s\u2019informe pourquoi avec un métabolisme de \u201440% on a cnlevé la thyroïde.Il demande aussi quel a été le rapport anatomo-pathologique de l\u2019appendice.M.JEAN GRIGNON répond au docteur Grat- ~ ton que la malade avait tous les petits signes de l\u2019hypothyroïdie.Il répond au docteur David que la malade a été opérée parce qu\u2019elle présentait un adénome de la thyroïde.Il s\u2019agissait d\u2019un goitre colloïde qui s\u2019était nodu- lisé.Comme des complications graves peuvent survenir dans les cas de goitre nodulaire et que le taux de mortalité de la thyroïdectomie est très bas, il est indiqué d\u2019intervenir dans ces cas.L'examen anatomo-pathologique de l\u2019appendice n\u2019a pas été fait, Deux cas de méningite tuberculeuse traités avec succès.MM.A.GUILBEAULT et G.HUARD Premier cas.L.D., fillette de 415 ans, fut admise dans le service avec l\u2019histoire suivante, le 13 avril 1948.Malaise, fatigue, diminution de l\u2019appétit depuis deux semaines, céphalée, température et premiers vomissements une semaine avant l'admission.Plaintes continuelles, ne parle pas, ne peut marcher et mange très peu depuis deux jours.Fut trouvée inconsciente le matin de son admission.La petite a eu la rougeole il y a deux ans, elle fut immunisée contre la diphtérie et la coqueluche.Elle jouissait auparavant d\u2019une très bonne santé.La maman eut six grossesses, dont une fausse couche de deux mois.Un enfant est décédé à l\u2019âge de 8 mois, il y a 8 ans, de méningite (seon le médecin).Les trois autres enfants sont en bonne santé.Le père est en bonne santé.Pas de tuberculose chez les :scendants et les cohabitants.À son arrivée, la malade présente un état général très mauvais.Elle est inconsciente.Elle a des mouvements désordonnés des yeux, le plus souvent en strab.sme convergent.La langue est séche, le pharynx rempli de sécrétions épaisses.La respiration, du type Cheyne-Stoxes, laisse entendre un murmure vésiculaire normal.Le tronc est rigide et ses mouvements sont dculoureux.L\u2019abdomen n\u2019a pas de détense musculaure, il est plutôt uépri- mé et la peau est sèche.Traitement.L\u2019enfant reçut de la streptomycine.100,000 unités aux 3 heures pendant 1/5 jours par vole Intramuscuwaire: du 14 avril au 7 oct.; 100,000 univés par jour pendant 73 jours, par vole Intrarachidienne: du 15 avril au 5 juil.Elle eut des solutés intraveineux, les 15 premiers jours de son hospita.1sation.Quelques notes d\u2019évolution de la maladie: Dès le début de la maladie, la patiente ne paraît point voir.Du 23 avril au 10 juin: l\u2019enfant est nourrie par gavage.Alternance de somnolence et d\u2019inconscience.Le 10 juin: des tentatives d\u2019alimentation par la bouche sont faites avec peu de succès.Le 13 juin: l\u2019enfant prend quelque nourriture avec appétit.Le 20 juin: elle soulève seu:e la tête et sent moins de raideur des membres.Le 27 juin: elle se tient en position semi- assise.| Le 5 juillet: on cesse les injections intra- rachidiennes.A la fin de juillet: un examen du fond de l\u2019œil fait par le Dr Brault montre une atrophie optique.Vers la mi-août et au début de septembre: l\u2019enfant reconnaît les objets et de plus en plus recouvre la vue.Alors l\u2019enfant commence à s\u2019asseoir dans son lit puis sur une chaise.Le 20 août: elle se lève et commence à cireu- ler au bras de sa garde-malade.Les 5 et 6 septembre: elle cireule plus facilement.EE EE SOCIÉTÉS 07 Le 16 septembre: épreuve à la tuberculine (Vollmer) positive.Le 26 septembre: elle marche seule avec hésitation.: Le 7 octobre: la streptomycine I.M.est cessée.Depuis, l\u2019enfant se comporte tout à fait normalement, elle gagne chaque jour plus d\u2019assurance à la marche, a très bon appétit.Son poids, qui était de 30 livres le 12 juin, est maintenant de 47 livres.A l\u2019examen physique, on note les particularités suivantes: le système pileux s\u2019est très développé au cours de la maladie, les grandes lèvres sont en relief et portent un système pileux exceptionnellement développé pour une enfant de cet âge.| Suivent les rapports des différentes analyses faites par le Dr A.Bertrand sur le liquide céphalo-rachidien, le sang et les urines: Liquide céphalo-rachidien : Chimie du sang: 13 avril: urée, 21 mgs \u2014 glucose, 132 mgs.Sédimentation globulaire: 13 septembre: activité modérée.14 octobre: normale.18 octobre: normale.Radiographie pulmonaire: 14 avril 1948.Poumons (cliché A.P.) : présence d'images trabéculaires accompagnées d\u2019un fin piqueté d\u2019ombres au niveau des lobes supérieurs, images qui semblent plus conflu- entes à gauche.Rien à signaler au point de vue de la morphologie cardiaque.Pas d\u2019oblitération des sinus.Impression: tramite supérieure bilatérale; cette tramite est suffisamment marquée à gauche pour qu\u2019elle soit qualifiée d\u2019infiltration discrète et vraisemblablement- de type T.B., surtout si l\u2019on prend en considération la turgescence légère des deux images hilaires.Signé: Dr P.Brodeur.Eléments Albumine Glucose Pandy B.K.Cult.Inocul.14 avril: nombreux 0.8 35mg.% pos.pos.29 avril: 31 nég.q.u.s.liquide 13 mai: nég.6 juillet: 55 nég.11 octobre: rapport à suivre Urines: TE] Résumé.13 avril: acétone, globules rouges, leucocytes, épithéliums.ler septembre: albumine (traces), cristaux de phosphate de soude, leucocytes, cellules épithéliales.Formule sanguine: Gl.rouges Gl.blancs Hb.14 avril: 3,500,000 13,000 72% 29 juin: 4,200,000 4,500 82% 9 oct.: 4,300,000 7,000 97% Shilling : Baso.Myélo.Stabs.Lympho.0 0 1 64 Malade traitée au 15ème jour de l\u2019évolution d\u2019une méningite tuberculeuse par 140,000,000 d\u2019unités de streptomycine par voie I.M.et 7,800,000 unités par voie I.R.À souffert de cécité jusqu\u2019au début de sep- V.G.Neutro.Mono.Lympho.1 91% 1% 8% 0.9 1.1 31% 1% 64% Eosino.Méta.Segm.Mono.4 0 30 1. 98 I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurteniN A.M.LE.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 tembre.La patiente est considérée comme guérie.CS % Deuxième cas.J.D., fillette de 6 ans, fut admise dans le service le 21 mars 1948, présentant l\u2019histoire objective suivante: Céphalée frontale intense, température depuis deux jours.Vomissements la veille de son admission.Elévation de la température le jour de son admission.Douleur à la nuque la veille de l\u2019admission et douleurs aux jambes.L\u2019enfant a eu la rougeole il y a trois semaines.Varicelle et coqueluche à l\u2019âge de 844 mois.Elle fut immunisée contre la diphtérie et la variole.La mère a trois autres enfants en bonne santé.Elle-même et son mari paraissent en bonne santé.Une grand-mère qui visite l\u2019enfant et chez qui l\u2019enfant a passé le temps de sa rougeole et la convalescence est une tuberculeuse avérée.À son admission, l\u2019enfant présente un état général mauvais.Elle est plaintive ou délirante.Le facies très congestionné.Présente de l\u2019hypersthésie cutanée.Douleur à la flexion du cou.Adénopathie axillaire.Cœur et poumons cliniquement normaux.Les réflexes tendineux sont vifs.Traitement : Streptomycine: 125,000 unités aux 3 heures I.M.pendant 3 mois.30,000 unités tous les 2 jours I.R., 1 mois.100,000 unités 2 fois par semaine I.R., 1 semaine.Promizol: 0 gr.50, 2 fois par jour per os, pendant 4 mois.Solutés I.V.: 300 cc.par jour, pendant 1 semaine, Quelques notes d\u2019évolution de la maladie: A I'admission, l\u2019enfant fait 103.4°, s\u2019hydrate peu, divague, est agitée, plaintive, a des cauchemars la nuit.22 mars: les douleurs persistent à la nuque qui est raide, le facies est congestionné.L\u2019enfant a des cris perçants la nuit ct souffre de céphalée intense.23 au 30 mars: vomissements répétés.La raideur de la nuque est moins prononcée.Elle refuse souvent de s\u2019alimenter.Inconsciente par moments.30 mars: plus consciente.Meilleur appétit, vomit moins souvent.1 avril et jours suivants: s\u2019alimente mieux, parle davantage, garde sa connaissance, nc souffre pas.La nuque est moins raide.20 avril: s\u2019assoit dans sa chaise.22 avril: circule dans sa chambre: les ponctions lombaires sont très difficiles à faire.25 avril: s'amuse avec ses compagnes.En mai: l\u2019enfant est gaie et circule dans la salle.En juin: s\u2019alimente très bien, gagne du poids, 7 livres en 145 mois.À son congé.Voici les rapports des différentes analyses faites par le Dr A.Bertrand.Chimie sanguine: Urée: 24 mgs.Glucose: 108 mgs.Analyses des urines: 8 avril: albumine, sucre, leucocytes, épithéliums.16 avril: traces d\u2019albumine, rares globules rouges, leucocytes, épithé ums.Rapport radiologique.Poumons.25 mars 1948 (cliché P.A): signes radiologiques bien définis de tramite bilatérale, plus marqués au niveau des arbres bronchiques supérieurs droit et gauche.Absence de foyer de condensation parenchymateuse, d\u2019image d\u2019adénopathie trachéo-bronchi- que et d\u2019épanchement pleural.Pas d\u2019oblitération des sinus.Image cardiaque sensiblement normale.Signé: Dr P.Brodeur.= Rp SOCIÉTÉS 99 Liquide céphalo-rachidien: Eléments Glucose Chlorures B.IK.Cult.Inocul.22 mars: 492 positif 25 mars: 160 0.48 6.66 q.u.s.de liquide 30 mars: 300 0.61 7.13 négatif 5 avril: Rapport à suivre 13 avril: rares négatif 4 oct.: nég.Formule sanguine: GI.rouges Gl.bl.Hb.V.G.Neutro.Mono.Lympho.Iosino.8 avril: 4,000,000 8,000 87% 1 771% 1% 21% 1% 30 avril: 3,900,000 6,000 74% 09 73% 3% 24% 29 avril 1948 (cliché P.A.) : cliché légèrement moins pénétré et de fait il y a exagération de la visibilité de la trame broncho-vas- culaire des deux côtés.Absence de foyer de condensation parenchymateuse et d\u2019image d\u2019épanchement pleural.Tramite bilatérale.Pas de changement bien appréciable des images cardio-pulmonaires par comparaison avec le cliché précédent du 25 mars.Signé: Dr P.Brodeur.Résumé.Malade souffrant de méningite tuberculeuse depuis 2 jours.A recu 116,000,000 d\u2019unités de streptomycine I.M.et 650,000 unités I.R.À quitté l\u2019hôpital le 24 juin.Depuis cette date, l\u2019enfant a été visitée à domicile.La dernière visite faite au début de septembre confirme la guérison complète.Discussion.M.Roma Amyor souligne que l\u2019amélioration a été excessivement rapide.Elle est survenue au bout d\u2019un mois dans un cas et au bout de 115 à 2 mois dans l\u2019autre.Il ajoute qu\u2019il y a eu des cas rapportés de rémission à peu près totale mais avec récidive dans l\u2019avenir.Il croit que l\u2019on devrait dire rémission de la tuberculose plutôt que guérison.Plus tard on pourra parler de guérison.M.Yves CHAPUT.Y a-t-il eu des études comparatives entre la méningite tuberculeuse des adultes et des enfants au point de vue résultat thérapeutique?M.RocER DUFRESNE remarque qu\u2019un peu partout les résultats du traitement ont été meilleurs chez les enfants que chez les adultes.M.CLAUDE BERTRAND aurait observé plus de 10 cas de méningite tuberculeuse depuis un an.Parmi ces cas, 2 ont eu des rémissions qui ont paru durer plusieurs mois.Il ajoute qu\u2019il semble que l\u2019addition du promizol à la streptomycine améliore les résultats.M.JuLrs BraULT.Ce qui est le plus intéressant dans ces cas est l\u2019examen du fond de l\u2019œil et l\u2019évolution dans l\u2019amélioration de la vision.Il est très étonnant que l\u2019enfant, après avoir été totalement aveugle, ait récupéré sa Vision.M.ALBERT GUILBEAULT admet que l\u2019on ne doit pas parler de guérison pour le moment.Il dit que plus le traitement est précoce, plus est assurée la rémission temporaire.Diagnostic radiologique d'une helminthiase digestive.M.Jean MICHON Par le service de radiologie de l\u2019hôpital Notre-Dame en collaboration avec le docteur R.Décarie.De toutes les endoparasitoses intestinales humaines observées chez nous et susceptibles d\u2019être reconnues radiologiquement, il semble que seule l\u2019ascaridiose se puisse identifier d\u2019une façon directe et positive.La démonstration rœntgénographique du parasite est d\u2019un triple intérêt: 100 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 1° Eile signe le diagnostic du cas où l\u2019exa- ment coprologique reste muet, malgré les soupçons de la clinique.2° Elle prend un intérêt clinique considérable au cours de syndromes digcstifs de nosologie obscure.3° Elle est un contrôle fiable de l\u2019efficacité de la cure.L\u2019ascaris lombricoïde (sous - embranchement: némathelminthe, classe: nématode) est le plus fréquemment rencontré des vers parasites intestinaux chez l\u2019homme de nos climats.Description: corps filiforme cylindrique, effilé aux deux extrémités et portant bouche et anus; son tube digestif est droit.Les sexes sont séparés.Le ver est extérieurement revêtu de chitine.Le mâle est plus petit et son extrémité postérieure est recourbée; il mesure de 15 à 20 cms, quand la femelle en mesure 25 à 30 cms, et son diamètre est d\u2019environ 3 mm.Les œufs sont expulsés en formidable quantité avec les excréments.Sa pathogénicité est minime et sa présence est le plus souvent insoupçonnée.Sa multiplication et ses migrations peuvent cependant entraîner des complications d\u2019une haute gravité, telle l\u2019obstruction intestinale ou biliaire.Diagnostic radiologique.Présence d\u2019une image translucide, allongée, vermiculaire, dans la lumière intestinale.La baryte adhère aux contours du ver et aide à sa visualisation.La lumière intestinale peut en être considérablement encombrée.Occasionnellement, le baryum imprègne la cavité digestive de l\u2019ascaris qui se traduira par un fil opaque, ténu, d'autant mieux visible que l\u2019anse infectée se sera évacuée de la substance opaque.C\u2019est donc au cours de l\u2019examen du T.D.par voie haute, sur les clichés de réplétion et d\u2019évacuation du grêle, que les possibilités de mise en lumière des images d\u2019ascaris sont les meilleures.L\u2019oxyure vermiculaire, aussi de la classe des nématodes (habitat: depuis le duodénum à l'anus), n\u2019est pas décelable radiologique- ment à cause de sa ténuité (mâle: 3 mm, femelle: 9 mm).Quant à l\u2019ankylostome duodénal et le néca- tor americanus, espèce de genre différent de la famille des ankylostomidés, l\u2019un que revendique le « vieux monde », l\u2019autre « le nouveau », ils peuvent se rencontrer chez le même hôte.Radrologiquement, l\u2019ankylostomiase se manifeste par les images dites de « déficience du grêle», qui comme l\u2019on sait n\u2019ont rien de spécifique.De l\u2019ordre des tæniadés (sous-embranchement: plathelmintes), les tænias solium et saginata parasitent, à l\u2019état d\u2019adulte, le petit intestin de l\u2019homme.Pour des raisons qui nous échappent et qui d\u2019ailleurs ne sont nulle part discutées dans la littérature que nous avons consultée, ces vers restent tout à fait insaisissables radiologiquement.Présentation de films.Bibliographie: 1.Bockus: Gastro-enterology, 1946.2.Craig et Faust: Clinical Parasitology.3.Buckstein: The digestive tract in Roent- genology, 1948.4.Diseases of tropical and subtropical regions.Ministry of War G.B.War memoranda.5.Diagnostic Roentgenology, Nelson.6.C.R.Krause et J.A.Crilly: Roentgenologic changes in the small intestine in the presence of the hock-worm.Am.J.Roent- genology, 49: 719, 1943.7.Ross Golden: Radiologic examination of the small intestine, 1945.Discussion.M.Yves Cumarur fait certaines considérations sur la fréquence des différents parasites intestinaux.M.PAur BRODEUR explique que cette communication a été faite comme divertissement aux séances scientifiques parce que c\u2019est une trouvaille assez rare.Le secrétaire adjoint du Bureau Médical, Georges LECLERC. NOUVELLES BUREAU DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL POUR 1949 Le mardi, 21 décembre, avait lieu, à l\u2019Hôtel-Dieu, l\u2019élection du Comité Exécutif de la Société Médicale de Montréal pour la session 1949.Le résultat fut le suivant: président: docteur Albert Jutras; premier vice-président: docteur Origène Dufresne; deuxième vice-président: docteur Paul-René Archambault; secrétaire: docteur Paul Robert; trésorier: docteur François Archambault; secrétaire des séances: docteur Pierre Marion; président sortant de charge: docteur Henri Gariépy.+ + LE PROFESSEUR ANDRÉ COURNAND (de New-York) À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTREAL La Société Médicale de Montréal, au cours d\u2019une séance régulière tenue à l\u2019Hôtel-Dieu, le 21 décembre 1948, recevait, comme conférencier d\u2019honneur, le professeur André Cournand (de l'hôpital Bellevue, New-York).Celui-ci parla de «la circulation pulmonaire chez l\u2019homme normal et pathologique ».LAURÉATS DU PRIX CIBA 1948 Les docteurs Armand Frappier et Louis-Philippe Bélisle ont été proclamés lauréats du Prix Ciba (1948), de la Société Médicale de Montréal, lors de la séance du 21 décembre 1948.Le premier prix de $1,000, a été décerné au docteur Armand Frappier, pour son travail intitulé: «Expériences et observations cliniques sur la stabilité du B.C.G.».Le second prix de $500, a été attribué au docteur L.-P.Bélisle, pour son travail intitulé: «L\u2019appendice \u2014 Etude comparée du diagnostic radiologique des constatations opératoires, anatomo-pathologiques et des résultats cliniques ultérieurs».ob NOUVEAUX ELUS AU COLLEGE ROYAL 98 nouveaux membres viennent d\u2019étre admis, apres examens tenus a Montréal en octobre et novembre, au College Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.Parmi les nouveaux élus, on remarque, en médecine, le nom du docteur Robert Genest (mention neuro-psychiatrie) et en chirurgie, les noms des docteurs L.-A.Frénette, Roger Gariépy (mention orthopédie), J.-A.Gravel, Louis Létienne (mention orthopédie), J.-C.-A.Marchand (mention orthopédie), L.-P.Roy (mention orthopédie), Georges-Philippe Fortier (mention gynécologie et obstétrique), Raymond Si- mard et Roland Simard (tous deux mention gynécologie).Le docteur Fortier est d\u2019Edmonton, le docteur Louis Létienne habite les Trois-Rivières, les docteurs L.-P.Roy, Gravel et Frénette sont de Québec, les docteurs Robert Genest, Roger Gariépy, J.-C.-A.Marchand, Raymond et Rolland Simard sont de Montréal.ÉLECTIONS DU CONSEIL À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Lors de l\u2019assemblée régulière du Bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu, tenue le 11 décembre 1948, il y eut élection des officiers du nouveau bureau exécutif pour les années 1949 et 1950.Les élus sont les suivants: président: le docteur Edouard Desjardins, professeur titulaire de pathologie chirurgicale; vice-président: le docteur François Badeaux, professeur d\u2019ophtalmologie; secrétaire-trésorier: le docteur Jean-Paul Le- gault, chef du service d\u2019urologie; conseillers: les docteurs J-Roméo Pépin, professeur de clinique médicale, Jean Saucier, professeur de neurologie, Louis de G.Joubert, chef du service d\u2019oto-rhino-laryngologie, Roméo Rochette, chef du service d\u2019anesthésie, Rodrigue Lefebvre, chef de la section de cardiologie, et Paul Poirier, chef du service de dermato-syphili- graphie.LE DOCTEUR ROLLAND BLAIS, NOUVEAU PRÉSIDENT DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔTEL-DIEU Le 11 décembre 1948, le Bureau médical de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal a tenu une séance régulière, à l\u2019issue de laquelle ont eu lieu les élections du Bureau médical pour les années 1949 et 1950.Les docteur Rolland Blais a été choisi comme le nouveau président.Le docteur Paul Letendre a été élu vice-président et le docteur Jean Charbonneau a recueilli les suffrages comme sccrétaire. 102 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 LE DOCTEUR MERCIER FAUTEUX CONFÉRENCIER ANNUEL DU COLLÈGE ROYAL Samedi, le 27 novembre 1948, le docteur Mercier Fauteux eut le très grand honneur d\u2019être invité comme conférencier annuel du Collège des Médecins et Chirurgiens du Canada.Le titre de son travail était le suivant: « The future of cardiac surgery ».© LE PROFESSEUR RENE FONTAINE, DE STRASBOURG, DE PASSAGE A MONTREAL Le docteur René Fontaine, professeur de thérapeutique chirurgicale à l\u2019Université de Strasbourg, passa à Montréal la deuxième semaine de décembre.Il donna une leçon clinique le 7 décembre, sur «les artérites », à l\u2019amphithéâtre de l\u2019Hôtel-Dieu, au bénéfice des étudiants et du personnel médical.La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal invita le professeur René Fontaine à donner, le vendredi 10 décembre, une leçon sur « les phlébites », à l\u2019intention des élèves des 2e, 3e et 4e années.Le professeur de pathologie chirurgicale, le docteur Edouard Desjardins, présenta et remercia le conférencier.\u2014e ++ LE DOCTEUR EUGÈNE THIBAULT À L'HONNEUR Le 5 décembre 1948, à l\u2019église St-Germain d\u2019Outre- mont, les insignes de Chevalier de l\u2019Ordre Equestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem ont été conférés au docteur Eugène Thibault, de Verdun, président de la Fédération des Sociétés Médicales de la province de Québec.+ + LE DOCTEUR CHARLES HÉBERT, NOUVEAU CHEF Le docteur Charles Hébert a été nommé récemment à la direction du service de chirurgie de l\u2019hôpital Notre-Dame, en remplacement du docteur Antonio Bellerose, décédé subitement le jour même de sa nomination, le 25 octobre 1948.++ UNITÉ SANITAIRE À CABANO La ville de Cabano possède maintenant une unité sanitaire.Le docteur Léonce Gaudreault en assure la direction.HÔOPITAL PROJETÉ À DOLBEAU Lors d\u2019une réunion, le conseil municipal de Dolbeau a formé un comité de citoyens, qui verra aux moyens de promouvoir l\u2019établissement d\u2019un hôpital dans cette ville.LE DOCTEUR PAUL VIGNEAU PRÉSIDENT DES ÉTUDIANTS À PARIS Le docteur Paul Vigneau, des Trois-Rivières, vient d\u2019être élu président des étudiants à Paris.Parti en mai dernier pour Paris, où il poursuit ses études en orthopédie à l'hôpital Foch, le docteur Vigneau doit revenir au Canada vers la fin de juillet 1949.UN MÉDECIN CHINOIS À CHICOUTIMI L\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Valier, de Chicoutimi, accueillait récemment un nouveau médecin, le docteur Peter Lou, de Chine.Ce jeune médecin vient ici dans le but de perfectionner ses connaissances en chirurgie.ee ee SÉANCE DE LA MONTREAL NEUROLOGICAL SOCIETY TENUE À L'HÔPITAL NOTRE-DAME La Montreal Neurological Society, section de la Montreal Medico-Chirurgical Society, a tenu, le ler décembre 1948, une séance à l'hôpital Notre- Dame.Le docteur Roma Amyot a présenté deux cas pour diagnostic et le docteur Claude Bertrand a présenté deux cas, un de pinéalome et l\u2019autre de crâniopharyngiome.LE DOCTEUR ALBERT JUTRAS À SHERBROOKE Le Club Lions, de Sherbrooke, sous la présidence du docteur R.-L.DuBerger, donnait son diner anniversaire le samedi 11 décembre, au Hillcrest Ski Club.Le conférencier d\u2019honneur était le docteur Albert Jutras, radiologiste de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Présenté par le docteur Georges Saine, le conférencier a été remercié par Monsieur O.Goyette.NOUVEL EXECUTIF MEDICAL DU SANATORIUM PREVOST Le Bureau Médical du Sanatorium Prévost a tenu son assemblée régulière de décembre, le 17 de ce NOUVELLES mois, au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur Roma Amyot.On y a procédé aux élections pour l\u2019année 1949, qui ont donné les résultats suivants: le docteur Roma Amyot, président; le docteur Emile Legrand, vice-président; le docteur Paul Larivière, secrétaire-trésorier, et le docteur Alcide Pilon, conseiller.SÉANCE CLINIQUE NEUROLOGIQUE À L'HÔTEL-DIEU Mercredi, le 15 décembre, la Montreal Neurological Society tint une séance clinique à l\u2019Hôtel-Dieu.Le programme était ainsi constitué: un cas d\u2019ophtal- moplégie bilatérale et un cas de dystrophie musculaire atypique, par M.Jean-Léon Desrochers; un cas d\u2019atrophie musculaire pour diagnostic, par MM.Emile Legrand et Jean Saucier; un cas pour diagnostic, par M.Jean Saucier.BANQUET ANNUEL DE LA SOCIETE MEDICALE DE GRANBY A son banquet annuel tenu à l\u2019hôtel Granby, le dimanche 12 décembre, la Société Médicale de la région de Granby, sous la présidence du docteur J.-V.Goyette, recevait le docteur Albert Jutras de Montréal.Le conférencier a été présenté par le docteur Emile Quenneville et remercié par le docteur Philippe Leduc.M.le Maire Horace Boivin et Madame Boivin assistalent comme invités spéciaux.NOUVEL HÔPITAL BÉNI À JOLIETTE L\u2019honorable Dr Paquette, ministre provincial de la santé, assistait, le 19 décembre, à la bénédiction du nouvel hôpital de Joliette, cérémonie qui était présidée par S.Exc.Mgr J.-A.Papineau.Le docteur Lafortune, président du bureau médical de l\u2019hôpital Saint-Eusèbe de Joliette, a prononcé une causerie, au cours de laquelle il a rendu un bel hommage à l\u2019hon.M.Barrette, qui a aidé le bureau médical à obtenir les octrois qui ont permis l\u2019érection de ce magnifique hôpital.Au cours de son allocution, l\u2019hon.Dr Paquette a rappelé qu\u2019en 1943, le budget du ministère de la santé était de $5,000,000, En 1948, le gouvernement actuel a dépensé la somme de $22,600,000 pour la santé dans la province, et le prochain budget sera porté à environ $26,000,000.Il souligna que le gouvernement met de fortes sommes à la disposition des jeunes méde- 103 cins qui veulent s\u2019établir à la campagne et qu\u2019actuellement, sur 3,200 médecins, seulement 600 y sont établis.Il demande donc des médecins pour la campagne.+ ++ RÉUNION À L'HÔTEL-DIEU DES RHUMATOLOGUES La section de rhumatologie de la Montreal Medico- Chirurgical Society tenait, le 15 décembre 1948, à l\u2019Hôtel-Dieu, une assemblée au cours de laquelle les travaux scientifiques suivants ont été présentés: «Review of French Literature on Arthritis and Allied Disorders »: docteur J.-A.Blais; «Presentation of two cases»: docteur R.Dandurand.6-6 ++ À LA SOCIÉTÉ DE GASTRO-ENTÉROLOGIE La Société de Gastro-entérologie tenait une réunion, au Cercle Universitaire, le vendredi 17 décembre, sous la présidence du docteur René Rolland, vice-président.Le programme scientifique était le suivant: a) Les dilatations veineuses de l\u2019estomac: docteur Jean Burckel; b) Pharmacodynamie du duodénum: docteur Daniel Prot; c) Les signes radiologiques de l\u2019appendicite: docteur Louis-Philippe Bélisle.9 ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L'EST DE MONTRÉAL L'Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal a élu, le 30 novembre, ses nouveaux officiers qui sont: Président: docteur Paul Letondal; vice-présidents: docteur René Dionne, Gérard Rivard et Viateur Archambault; secrétaire: docteur Julien Pesant; trésorier: docteur René Major; directeurs: docteurs Léon Ledoux, L.-A.Hébert, J.-E.Limoges, Gaspard Morin et Origéne Dufresne.+ 9 LE DOCTEUR ORIGÈNE DUFRESNE, CONFÉRENCIER Le docteur Origène Dufresne, directeur et président du bureau médical de l\u2019Institut du Radium, prononçait récemment une causerie intitulée: « Le problème actuel du cancer», à l\u2019Association des infirmières de la Province de Québec. 104 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTin AMLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 CLINIQUES DE DERMATO-SYPHILIGRAPHIE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Mois Date Jour Janv.17 \u2014 20 \u2014 24 \u2014 27 \u2014 31 Fév.3 \u2014_ 7 \u2014 10 \u2014 14 \u2014 17 \u2014 21 \u2014 24 \u2014 28 Mars 3 \u2014 7 = 10 \u2014 14 \u2014 17 \u2014 21 \u2014 24 \u2014 28 Mai 2 Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Jeudi Lundi Jeudi Lundi Jeudi Professeur : Professeur agrégé : Assistants : Lieu Heures N-Dame 9 a 11 N.-Dame 9 a 11 N.-Dame 9 3 11 N.-Dame 9 a 11 N.-Dame 9 a 11 N.-Dame 93 11 H.-Dieu 9 à 11 H.-Dieu 9 à 11 H.-Dieu 9 à 11 H -Dieu 9 à 11 N.-Dame 9 à711l N.-Dame 9à11 N.-Dame 93a 11 N.-Dame 9 a 11 N-Dame 9a 11 N.-Dame 9 a 11 H.-Dieu 9 à 11 H.-Dieu 9 à 11 H -Dieu 9 à 11 H.-Dieu 9 à 11 N.-Dame 9 a 11 N.-Dame 9 a 11 N-Dame 93a 11 N.-Dame 94a 11 N.-Dame 9 a 11 H.-Dieu 9 à 11 H -Dieu 9 à 11 H -Dieu 9 à 11 H.-Dieu 9 à 11 1949 Albéric Marin (Notre-Dame) Paul Poirier (Hôtel-Dieu) F.-L.Boulais (Notre-Dame) A.Lambert (Notre-Dame) J.-P.Foisy (Notre-Dame) G.Leclerc (Notre-Dame) Groupe Titre des cliniques.B-E Lésions élémentaires.Formes pharmaceutiques.Agents physiques, etc, etc.B-E Dermites eczémateuses.Urticaire.Allergie, etc.B-E Acné.Lichen plan.Lupus érythémateux.Lupus vulgaire, etc.B-E Syphilis I, II, III et latente, etc.B-E Tumeurs bénignes.Tumeurs malignes, etc.B-E Syphilis nerveuse.Classification.Diagnostic, etc.B-E Psoriasis.Dermite séborrhéique.Pityriasis rosé de Gibert, etc.B-E Gale.Pédiculose.Furoncle.Impétigo, etc.B-E Zona.Herpès.Pelade.Teigne.Erythème polvmorphe, etc, etc.B-E Syphilis congénitale et Syphilis viscérale.C-F Lésions \u2018élémentaires.Formes pharmaceutiques.Agents physiques, etc.C-F Dermites eczémateuses.Urticaire.Allergie, etc.C-F Acné.Lichen plan.Lupus érythémateux.Lupus vulgaire, ete.C-F Syphilis I, II, III et Latente, etc.C-F Tumeurs bénignes.Tumeurs malignes, etc.C-F Syphilis nerveuse.Classification.Diagnostic, etc.C-F Psoriasis.Dermite séborrhéique.Pityriasis rosé de Gibert, etc.C-F Gale.Pédiculose.Furoncle.Impétigo, etc.C-F Zona.Herpes.Pelade.Teigne.Erythéme polymorphe, etc, etc.C-F Syphilis congénitale et syphilis viscérale.D-A Lésions élémentaires.Formes pharmaceutiques.Agents physiques, etc.D-A Dermites eczémateuses.Urticaire.Allergie, etc.D-A Syphilis I, II, III et latente, etc.D-A Tumeurs bénignes.Tumeurs malignes, ete.D-A Syphilis nerveuse.Classification.Diagnostic, et.D-A Psoriasis.Dermite séborrhéique.Pityriasis rosé de Gibert, etc.D-A Gale.Pédiculose.Furoncle.Impétigo, etc.D-A Zona.Herpès.Pelade.Teigne.Erythème polymorphe, etc.D-A Syphilis congénitale et syphilis viscérale.Norte.Les médecins praticiens sont invités à suivre ces cliniques. NOUVELLES PLAQUES D'AUTOMOBILES SPÉCIALES POUR LES MÉDECINS On nous communique qu\u2019en 1949, les médecins auront encore droit à des licences d\u2019automobiles spéciales, Ces plaques seront libellées M D-1, 2, 8, etc, et permettront aux médecins d\u2019être plus facilement reconnus et moins importunés par les agents de la circulation, policiers ou autres.Les médecins, conscients de leur rôle social, doivent se faire un devoir d\u2019accepter ce mode d\u2019identification grâce auquel ils peuvent être facilement reconnus en cas d\u2019urgence et appelés à sauver des vies humaines.LE DOCTEUR WILLIE MAJOR, À LA PAROISSE SAINT-EUSÈBE Le docteur Willie Major parlait, le 9 novembre, sur l\u2019« Alimentation.et l\u2019enfant», à la salle paroissiale de Saint-Eusèbe.PROFESSEURS DE LAVAL PARTIS POUR L'EUROPE Le secrétaire général de l\u2019Université Laval est parti pour un séjour de trois mois en Europe, où il visitera les hôpitaux et écoles de médecine de Suisse, Danemark, Norvège et France, pour étudier leur construction en vue de l\u2019érection de la future école de médecine de Laval.Le docteur Rosaire Gingras et M.Lucien Main- guy doivent aller rejoindre sous peu Monseigneur Parent.-e + TÉMOIGNAGE D'ESTIME ET DE RECONNAISSANCE RENDU AU DOCTEUR DONALD A.HINGSTON Mardi, le 21 décembre 1948, les membres du bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu ont tenu une réunion spéciale, à laquelle furent invitées les dames religieuses et les gardes-malades.Cette séance extraordinaire avait été organisée aux fins de rendre un témoignage d\u2019estime et de reconnaissance au docteur Donald A.Hingston à l\u2019occasion de sa nomination comme chef honoraire du service de chirurgie.La manifestation, rehaussée par la présence de Madame Hingston, était sous la présidence du docteur Rolland Blais, qui prononça l\u2019allocution d\u2019ouverture; l'hommage des chirurgiens fut exprimé par le docteur Charles Lefrançois; mademoiselle Suzanne Langevin, présidente de l\u2019Association Jeanne-Mance, 105 exprima les sentiments des infirmières et M.l\u2019abbé Léonard, pss.se fit l\u2019interprète des autorités religieuses et dit au docteur Hingston la vive appré- clation que celles-ci avaient de son travail et de sa grande charité pour les malades.Un tableau de Leo Blake fut ensuite offert au docteur Hingston par ses collègues du bureau médical.La réponse du docteur Hingston fut fort spirituelle et remplie de souvenirs touchants.Le président de l\u2019exécutif, le docteur Edouard Desjardins, agissait comme maître de cérémonies.ee ++ ÉLECTIONS À L'HÔPITAL SAINT-LUC Les récentes élections à l'hôpital Saint-Luc ont donné le résultat suivant: Conseil médical: président: docteur Louis Bernard; vice-président: docteur Alphonse Bernier; secrétaire: docteur Alfred Leroy; représentant du Conseil à l\u2019Administration: docteur W.Tremblay.Bureau médical: président: docteur Ls-Ivan \"Vallée; vice-président: docteur Adrien Tremblay; secrétaire: docteur René Major; secrétaire aux assemblées scientifiques: docteur Louis Pesant; représentant du Bureau Médical au Conseil Médical: docteur C.-E.Roy.ee ee LE DOCTEUR JEAN SAUCIER, NOUVEAU « FELLOW » DU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS DU CANADA = Lors de son assemblée annuelle tenue à Ottawa, fin novembre, le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada a procédé à l\u2019élection de nouveaux membres, au nombre desquels 1l faut noter celui du docteur Jean Saucier, chef du service de neurologie de l\u2019Hôtel-Dieu et président-élu de l\u2019Association médicale canadienne, division de Québec.ee ee LE CAMP DE SANTÉ DE ST-HYACINTHE Le Camp de Santé de Saint-Hyacinthe, sis dans les limites de la paroisse de Contrecœur, existe depuis 1941.Il est une œuvre de la Ligue Antituberculeuse de Saint-Hyacinthe, qui reçoit chaque année plus de 200 enfants pauvres, malingres ou prédisposés à la tuberculose, de l\u2019un et de l\u2019autre sexe.Ils sont accueillis, logés, nourris et amusés en deux groupes d\u2019une centaine chacun, les garçons ensemble, puis les filles, à titre absolument gracieux.Le camp est sous la direction de moniteurs et monitrices qui relèvent de l\u2019unité sanitaire des comtés de Saint-Hyacinthe et de Rouville, et le docteur Mare Bergeron, directeur de celle-ci, en assume la surveillance quant à l\u2019hygiène et à la médecine. 106 LE DOCTEUR THERESE ROUSSEAU A LA CLINIQUE DES DONNEURS DE SANG DE LA CROIX-ROUGE Le docteur Thérèse Rousseau, qui a complété ses études de médecine l\u2019an dernier, à l\u2019Université de Montréal, et qui est entrée à la Croix-Rouge au mois d\u2019août, est à mettre sur pied un service gratuit de transfusion de sang.Le docteur Rousseau vient d\u2019arriver de la Nou- velle-Ecosse, où le service de transfusion fonctionne maintenant à merveille, et, à Montréal, elle reçoit la coopération efficace d\u2019un personnel extrêmement compétent.Pour organiser le service de transfusion, il faut 1,200 donneurs de sang par semaine.On peut le devenir en s\u2019inscrivant à la clinique, 1626 ouest, rue Ste- Catherine; téléphone: WI.2194.ol > CONFERENCE DU DOCTEUR CLAUDE BERTRAND Le 20 novembre 1948, le docteur Claude Bertrand, de Montréal, présentait une conférence à l\u2019assemblée de la Neuro-Surgical Society of America, tenue à Chicago.Son travail était intitulé: « Funcrional loca- sation in the parietal lobe.» ee + L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L'EST DE MONTRÉAL Mardi, le 30 novembre 1948, à 8.30 heures p.m., chez Christin Limitée, à 2775 est, rue Sherbrooke, s\u2019est réunie l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal.Il y eut conférence par le docteur St-Jean Desro- siers, sur «L\u2019Aérophagie, symptomatologie, diagnostic, traitement.» A la suite de cette communication, on procéda à l\u2019élection du nouveau Conseil.6-6 ee CAUSERIE MÉDICALE ILLUSTRÉE Le docteur H.-W.Tougas, médecin en charge de la clinique d\u2019audiométrie à l'hôpital des Vétérans et attaché à l'hôpital Général de Verdun, a présenté au personnel médical de l'hôpital Sainte- Justine le merveilleux film intitulé «To hear again ».Ce documentaire, une production de l\u2019American Army, est très intéressant pour les personnes atteintes de surdité.Le docteur Tougas fit les commentaires en français.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1949 NOMINATION À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE MONTRÉAL Le Conseil de la Faculté de Médecine vient de nommer le docteur Eugène Robillard professeur titulaire de physiologie.Le docteur Robillard était directeur du laboratoire de physiologie depuis 1943 et professeur agrégé au même département depuis 1945.2e ee LES INFIRMIÈRES DE STE-JEANNE D'ARC Le conseil de l\u2019Association des Infirmières diplômées de l\u2019hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc de Montréal tenait sa réunion annuelle, à l'hôpital même, le mercredi ler décembre, 4 8 heures p.m.Le docteur Origéne Dufresne était le conférencier.ee + HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR PAUL LETONDAL Le docteur Paul Letondal, professeur agrégé à la faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, a été élu président de l\u2019Association des médecins de l\u2019Est récemment.NOUVEL EXÉCUTIF DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE La Société de Chirurgie de Montréal, au cours d\u2019une réunion tenue à l\u2019Hôtel-Dieu, a élu son conseil d\u2019administration pour l\u2019année 1949.Le nouveau bureau se compose des docteurs Paul Bourgeois, président; Arthur Magnan, vice-président; Paul-Maurice Ricard, secrétaire général; Jacques Bruneau, secrétaire annuel; Guy d\u2019Argencourt, bibliothécaire-archiviste; Ernest Cabana, trésorier; Edouard Desjardins, président sortant de charge, conseiller.2e ve DON DE LORD NUFFIELD AUX JEUNES CHIRURGIENS Lord Nuffield, magnat britannique de automobile et philanthrope bien connu, a donné une somme de 250,000 lbs sterling ($1,000,000) afin d\u2019aider les jeunes chirurgiens des dominions, des Etats-Unis et d\u2019autres pays à poursuivre des études plus poussées en Grande-Bretagne.Le don a été \u2018remis au Collège royal des chirurgiens de Londres pour la poursuite des recherches en chirurgie.Il servira à la construction du collège chirurgical Nuffield, qui sera rattaché au collège des NOUVELLES chirurgiens.Les jeunes chirurgiens étudiant en Grande-Bretagne pourront vivre dans le nouvel édifice et rencontrer les principaux chirurgiens britanniques, de même que de distingués professeurs venant de l\u2019extérieur.9 + M.VICTORIEN FREDETTE NOMMÉ PROFESSEUR AGRÉGÉ A sa séance du 17 novembre, le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal a nommé M.Victorien Fredette professeur agrégé de bactériologie.M.Fredette est assistant-directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et de Bactériologie.+
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.