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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1949-02, Collections de BAnQ.

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[" Sow gee we, Î 4 MONTRÉAL, FÉVRIER 1949 Tome 78 \u2014 Numéro 2 Bulletin de l'Association des (Médecins de Langue jfrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) LWAnton Médicale ou Canada (Revue mensuelle fondée & Montréal en 1872) Deuxieme congrès régional de l'A.ML.F.C., à Chicoutimi les 2, 3 et 4 juin 1949 ADMINISTRATION SECRÉT Tr ET SECRETARIAT 128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Québec Montréal Tél.: LAncaster 9888 Afin d'assurer une qualité irréprochable Les matières premières employées par les laboratoires Lilly proviennent de toutes les parties du monde.Chaque échantillon est soumis à des analyses détaillées et doit être conforme aux standards établis.Tout ingrédient qui entre dans la fabrication des produits Lilly doit être approuvé par les laboratoires chimiques et pharmaceutiques avant d'être accepté.QUALITÉ RECHERCHE ÉTHIQUES ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO QU pa cx 7% py ne = A Taal) \u2014\u2014e ~~ a « eve OS TET ce me een = PS rs pm PAM A Ed te \u2014_\u2014 rg m\u2014\u2014 ve = 8 \u2014\u2014 4e Ay \u2014 -\u2014 mena\u201d me rr ht a2 = mr Ena Po - #2 EEE TA a Lo Sate (ts IRL > 8 \u201cAT \u201ca.\u2014 7 a; me \"2 of = oy) eee 33 ay © pes SRL a EL ==; ox FY \u2014 gs = Hs LoL 1255 pe i.DN Ea Pe Kf x 2 eu: ee, CS rd ¥ mms PS AR, Pre == a?us set, a se, 4 Ne AREA Te oa A De Cd ow ete: __ a dm ge > dE > À res = x Jar: RE mess, \u20ac = es \u20ac > Ses Ar 3 Co wd, Ca x sd % 5 * £3 mem = 5 a i So \u2014 oN - 133 ron Ps e \u2014-___ gs 83 > 5 a Fee FY iJ ; eu ab.À JE - RE hs tu ve ay 228 em NE * Sa R, = 2 \u201cri.Fy 3 TR A £ 1 Sng a A dog HT fe oe 24 =.+N pecs Le av ES AY As = Ce id \u2014\u2014 = 5 + \u2018 TI ae HH = Fes xs Bad > ; Fe us I.wi \u2014\u2014 rien Ys rem, oe ~\u2014 \u2014\u2014 TL es pese vs}; \u2014 ro sq ee rp pe .L'on, RE peu ES CERT.AT cms 254 a pute i ooo ts = - ST = are Ty pes oo Te x; MAS \u2014 «Ls ES \u2014 me var \u2014\u2014 re > -\u2014 \u2014 Stn riven.or =~ 7 | In | PE \u2014 == \u2014 ; Lee st $ o an eer eA tt + RS 2% 3 -\u2014 FF or 42 = \u2014 a 3 Ee ee LOE, ae >> 3 II EE uy, \u2014r PA a.ae VV = ae » Ber vo, ae PE ay Se OF PE Les oo 2 i APE 5 San re + LS Le eh pid Lo Montréal POULENC la 7 L UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 Nous présentons la.- DIHYDROSTREPTOMYCINE Un nouveau et remarquable progrès en antibiothérapie © Réactions allergiques moins fréquentes ® Pureté non surpassée © Aucune diminution de l\u2019efficacité antibactérienne contre le Mycobactérium tuberculosis.La Dihydrostreptomycine Merck est un antibiotique nouveau, hautement purifié, chimiquement distinct de la Streptomycine, et que caractérise une forte diminution de la neurotoxicité.(Sulfate) © Fréquence extrêmement réduite des troubles vestibulaires.Les réactions allergiques attribuables à la dihydro- streptomycinothérapie sont rares, et l\u2019on n\u2019a pas jusqu\u2019ici rapporté d\u2019irritation cutanée locale ou autres phénomènes allergiques chez le personnel soignant qui manipule fréquemment cet antibiotique.On peut se servir de la Dihydrostreptomycine Merck ou de la Streptomycine Merck (Complexe Chlorure de Calcium) de façon interchangeable au cours du traitement de la tuberculose.MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTREAL - TORONTO - VALLEYFIELD SOMMAIRE © BULLETIN Roma AMYOT Le service de transfusion de la Croix-Rouge canadienne .129 Hermile TRUDEL A Chicoutimi en juin .LL LL Lee aa ee 131 © e e E.V.NEWMAN Concepts modernes sur la physiologie rénale .133 Jean ALBERT-WEIL Importance des troubles du fonctionnement utéro-ovarien pour l'éclosion, le développement et l'évolution de la tuberculose pulmonaire chez la femme et déductions thérapeutiques .154 Léopold MANTHA Contribution personnelle a l'étude du traitement de l'arthrite rhumatis- male par les sels d'or (suite) .co iii s eee nee ses es 162 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique | Une bouteille par jour, soit: Goutte - un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des ) Une demi-bouteille par jour, soit : graveleux | Un verre à jeun.Cystites.\u2014 Néphrites | Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. Digitaline Nativelle telle qu'isolée par Nativelle en 18568 la MARQUE D'ORIGINE DE \u201cDIGITOXINE\u201d Maintenant reconnue par le \u201cU.S.Pharmacopoeia XIII.\u201d En 1872, Claude Adolphe NATIVELLE soumettait à l\u2019Académie de Médecine de Paris son mémoire sur la découverte de la DIGITALINE, dont le corps médical canadien a toujours apprécié la haute valeur.La supériorité de la DIGITALINE NATIVELLE est maintenant reconnue par tous les éminents cardiologues anglais et américains.(1) (1) References Présentation: Sir James Mackenzie, Disease of the Heart, COMPRIMÉS:\u20140.1 et 0.2 mg.1925.Sir Thomas Lewis, Disease of the Heart, 1933.New and Non Official Remedies, 1942 AMPOULES :\u2014-Intrav.0.2 et 0.4 mg.to 1946 incl.Gold, Choice of a Digitalis Pre- _ ; paration, Connecticut State Med.Journal, Vol.SOLUTION :\u20141-1000 (5 gouttes = 0.1 mg.) IX, No.3, March 1945.Levine, Clinical Heart Disease, 3rd Edition 1946.Gold, Cornell Con- Jerences on Therapy, 1946, U.S.P.XIII (Official, April 1, 1947).\u2014 en e\u2014 \u2014 \u2014 a\u2014\u2014 Gn pr mm \u2014 om m\u2014 a\u2014 tt a\u2014 ar\u2014 SPÉCIALITÉS DE PRESCRIPTION MÉDICAIF 350, RUE LE MOYNE MONTRÉAL 1, QUÉBEC SOMMAIRE (Suite) 1 ° CANCÉROLOGIE 13 * iN Paul BRODEUR à , ar as Les ., ; Necessité d'une étroite collaboration entre les médecins praticiens et les cliniques spécialisées dans le traitement du cancer .182 R.-F.VALIN Le cancer de la glande thyroide .184 Paul BOURGEOIS Les cancers curables par les traitements mixtes .186 Auguste HEBERT L'orchiectomie dans les cancers de la vessie .192 J.-Ernest CABANA Cancer du tube digestif et des organes génitaux chez l'enfant .\u2026.196 Pour les cas où le régime alimentaire habi- FORMULE: tuel renferme suffi- Dans ch Dans la dose quo.: : ans chaque idienne moyenn sommet de vitamin paie MC apres roupe B: Vitamine D .50,000 unités int.200,000 unités int.groupe ©: > Vitamine A 1.666 unités int.6.664 unités int.OSTOFORTE Vitamine B: (chlorhydrate (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\u201d) de thiamine) 0.67 mg.2.61 mg.h | tient Riboflavine (vitamine Bz) \u2026 1.00 mg.00 mg.Soe Cp tas or de Niacine (acide nicotinique) 6.67 mg.26.67 mg.\"vitamine D.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT : Le Composé PRÉSENTATION: Boîtes de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).?\u2019 rte ne \\ .Gorey es et L'Ostoforte me DOSE: Jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Chantes &.Frooot & Co.MONTREAL CANADA plus sûre [ams] plus efficace | Lau à teaspoonful (kc) contaiay.te 166 id SULFADIAZINE (ESP: Gm.Sut \\ se CALTON Tobe dispensed {combinaison de sulfamidés) Seon the prescuphon oF 4 100 TABLETS \u2014 Shake Well Before a.i oo : EE élimine presque complétement les risques d\u2019irritation cons sod sot oe soma f er most supe | © i rénale causée par de fortes doses de sulfamidés pris fat pes or oe 7e sen Tue Dot Es individuellement.ramming ye! 4 .am ) .- .+ \u201d \u2018 \u2018 caro Er rn En rendant possible l\u2019administration simultanée en éressess= | doses partielles des trois sulfamidés dont l\u2019application Tr _ 2, Ra = est la plus générale \u2014 chacun indépendamment soluble dans le méme milieu \u2014 on obtient une solution plus grande.Le COMBISUL* s\u2019absorbe plus rapidement et plus complétement; il produit un niveau total de sulfamidémie et de sulfamidurie plus élevé que n\u2019en pro- \u2014 duiraient des doses équivalentes de n\u2019importe lequel de ses composants.Ceci permet, à doses égales, d\u2019obtenir une efficacité clinique plus grande.Les comprimés Combisul 0.5 g., renferment chacun 0.166 g.de sulfadiazine, de sulfathiazole et de sulfamérazine.Le Liquide Combisul est une suspension agréable au gofit, contenant 0.166 g.de chacun de ces sulfamidés par cuillerée à ihé, et il est tout particulièrement approprié.Comprimés Combisul 0.5 g.: flacons de 109, 500 et 1,000.Liquide Combisul, dosé à 0.5 g.par 4 cc.bouteilles de 4, 16 et 80 onces. SOMMAIRE (Suite) e Fernand CHAREST Tumeurs intracrâniennes .102020201000 00 La aa aa ae 198 Jean-Léon DESROCHERS Tumeurs cérébrales chez l'enfant .203 Paul BOURGEOIS Le cancer chez l'enfant: appareil uro-génital .PA 206 [| = aq Wr TT TT CTT I à EDITORIAL Jean LeSAGE Hépatites, cirrhoses et protéines .209 CORRESPONDANCE André PLICHET Lettre de Paris.0100020000 00 LL LA A LA LA A 4 A A a de a a a aa a a a aa ee 215 CONSULTATIONS AUX PRATICIENS .iii.219 \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1880 .221 BN ALY SES .1221110 LA LL a a a a a 4 a a a ae ea a A Ra ae 222 MÉDECINE Efficacité de la vitamine B:: dans le traitement de la dégénérescence combinée de la moelle (222).Rapports entre le syndrome biologique et l'aspect histologique de la période critique de l'ictére catarrhal (222).PHTISIOLOGIE Que faut-il penser des lésions torpides du sommet?(223).CHIRURGIE Le traitement chirurgical de l'hypertension artérielle (224).Technique d'amputation basse de la cuisse (225).Incision abdomino-thoracique combinée, spécialement conçue pour les cas de gastrectomie totale et d'œsophagogastrectomie (225).ORTHOPÉDIE La streptomycine dans le traitement des infections osseuses chroniques (226).NEURO-PSYCHIATRIE Les psychoses du postpartum.Etude cyto-hormonale (227).Hyperthyroïdie et psychisme (228).OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Fermeture des perforations tympaniques (228).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Développements récents dans le traitement de la syphilis (229).ANATOMIE PATHOLOGIQUE Histo-pathologie du myocarde dans linsuffisance cardiaque progressive (230).La lésion exsudative du lymphogranulome de Hodgkin (231).NOUVELLES .oo tte tae cies 232 REVUE DES LIVRES .ieee 244 TPR brie me rente cm 1 CH Doyen de la faculté de médecine, 0 8 GEORGE SPENCER MELVIN, M0.George Spencer Melvin naquit à Montrose, Ecosse.Il fréquenta l\u2019Université d\u2019Aberdeen où 1 obtint les degrés M.B.et Ch.B., avec honneur, et où il se vit décerner la médaille John Murray.Il fut gradué en médecine en 1912, et accepta alors le poste de professeur de Physiologie expérimentale à l\u2019université d\u2019Aberdeen, poste qu\u2019il occupa jusqu\u2019à la déclaration de la première guerre mondiale qu\u2019il fit, attaché à I\u2019ambulance de campagne de la 51e \u201cHighland Division\u2019, a titre de major, et au cours de laquelle il se distingua.Il vint au Canada en 1919 comme professeur de Physiologie à la faculté médicale de l\u2019université Queen\u2019s.En 1925 il fut fait secrétaire de la faculté médicale et en 1943, doyen.Il est demeuré attaché à la vie militaire en s\u2019associant au Corps d\u2019instruction militaire des officiers canadiens, et durant la dernière guerre il fut nommé Commandant de l\u2019unité de l\u2019université Queen's.LES DOYENS DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DU CANADA .huitième d'une série.Des exemplaires de cette photographie, propres à être encadrés, sont à la disposition des médecins ou étudiants en médecine.Ceci ne constitue pes une recommondotion des produits \"Erosst Université Queen\u2019s, Kingston, Ont. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 COMPOSÉ \u201cQUESTRIN \u2018\u201cQuestrin\u2019\u2019\u2014 Marque \u2018Sos! de substances oestrogènes naturelles, conjuguées, (équines), hydrosolubles et actives \u2018\u2018per os\u2019\u2019, standarisées colori- métriquement et biologiquement.Pour le soulagement des symptômes d'insuffisance oestrogénique L\u2019on observe une préférence pour l\u2019emploi d\u2019oestrogènes naturels dans le traitement d\u2019insuffisance oestrogénique, et de plus, l\u2019administration de ces mêmes oestrogènes par voie buccale est tout particulièrement en faveur.Cette préférence repose essentiellement sur le fait que l\u2019administration d\u2019oestrogènes naturels s\u2019accompagne beaucoup moins souvent d\u2019inconvénients, tels que nausées et vomissements, et en outre, la majorité des patientes reconnaissent volontiers qu\u2019elles éprouvent une sensation de bien-être jamais ressentie à la suite de l\u2019emploi des produits synthétiques.Ces résultats ne s\u2019expliquent pas mais ils peuvent avoir trait au métabolisme (anabolisme et catabolisme) des différents composés oestrogéniques.Le corps humain accepte probablement les oestrogènes naturels normalement, et plus efficacement que les oestrogènes synthétiques.À ce sujet, l\u2019on a récemment mis en lumière le rôle prédominant joué par le foie.1,2,3,4,5.L\u2019on a définitivement établi que l\u2019affaiblissement meme léger des fonctions hépatiques peut modifier appréciablement le métabolisme des oestrogènes, et que les vitamines du groupe B jouent un rôle prédominant, du point de vue physiologique, dans le maintien intégral de l\u2019habileté du foie à supporter ces substances.Certaines indications nous portent à croire qu\u2019un grand nombre de femme n\u2019absorbent pas de vitamines du groupe B en quantité suffisante, du moins à l\u2019âge de la ménopause, et l\u2019addition de facteurs du groupe B à \u201cQuestrin\u2019\u2019 nous semble judicieuse du point de vue thérapeutique.La posologie du composé \u201cQuestrin\u2019\u2019 varie considérablement selon le cas ainsi que les réactions de la patiente.L\u2019on présente donc le composé \u201cQuestrin\u2019\u201d en deux forces dont l\u2019activité biologique équivaut à 1.25 et 0.625 mg.de sulfate d\u2019oes- trone sodique, que l\u2019on désigne respectivement , comme composé \u2018\u201c\u201cQuestrin\u2019\u2019 10 M et 5 M.INDICATIONS Symptômes de la ménopause, vaginite sénile et kraurosis de la vulve.Toute femme, pourvu qu\u2019elle vive assez longtemps, doit, un jour ou l\u2019autre, passer par la période de la ménopause.Pour la plupart, cette période de transition ne s\u2019accompagne pas de symptômes suffisamment graves pour nécessiter un traitement; d\u2019autres, par contre, ont besoin de soins spéciaux pendant cette période plus ou moins critique.Le but thérapeutique est de rendre cette période de transition à un nouvel état hormonal aussi facile que possible.L\u2019administration de médicaments devrait se faire en doses décroissantes jusqu\u2019à ce qu\u2019on ait atteint la dose minimum compatible avec le maximum de bien-être.Après une période variant avec chaque patiente, on devra discontinuer la médication.Posologie: Comme dose initiale, administrer une tablette de composé \u2018\u201cQuestrin\u201d 10 M trois fois par jour après les repas.Sur répression des symptômes, diminuer la dose à une tablette de composé \u2018\u201cQuestrin\u2019 5 M trois fois par jour après les repas.Nous appuyons sur le fait que chaque patiente présente un problème particulier et que chaque cas doit être considéré individuellement.Aménorrhée Si l\u2019aménorrhée relève de l\u2019insuffisance ovarienne, il peut être judicieux, pour des raisons psychologiques, de provoquer la menstruation par la méthode qui suit, méthode qu\u2019on peut définir par les mots de \u201ctentative de simuler l\u2019ordre, l\u2019enchaînement naturel des phénomènes\u201d: une tablette de composé \u201cQues- trin\u201d 10 M ou 5 M, trois fois par jour, après les repas, pendant 17-21 jours, puis 10 mg.par jour de Progestin Oral \u201cFrosst\u201d pendant 3 ou 4 jours.Cesser alors toute médication.La menstruation devrait survenir de 3 à 5 jours plus tard.Répéter ce traitement de mois en mois.Après plusieurs menstruations incitées de cette façon on observe parfois la répétition régulière du cycle sans autre traitement.Dysménorrhée Si elle est surtout associée à l\u2019hypofonctionnement ovarien et/ou à une réaction insuffisante de l\u2019utérus en présence des hormones .naturelles, on administrera une tablette de composé \u2018\u2018Questrin\u2019\u2019 10 M ou 5 M trois fois par jour après les repas pendant 14-17 jours après la fin du dernier flux menstruel, ce RTI UE ES L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 IX puis 10 mg.par jour de Progestin Oral \u201cFrosst\u201d pendant 3 ou 4 jours.L\u2019écoulement sanguin survient ordinairement de 3 à 5 jours après la cessation du traitement.Ce traitement, sérié durant 3 ou 4 mois, soulage parfois complètement la menstruation difficile et douloureuse.COMPOSE \u201cQUESTRIN\u201d 10M S.C.T, NO 430 \u2018Sronf Chaque tablette contient: une quantité de \u2018\u201c\u2018Questrin\u2019\u201d\u2019 équivalente, en activité orale (tel que déterminé par épreuve biologique), à 1.25 mg.de sulfate d\u2019oestrone sodique; levure de bière concentrée .100 mg.chlorhydrate de thiamine .3 mg- riboflavine .0ss0enos os as 000000 2 mg* niacinamide .\u2026.10 mg *chlorhydrate de pyridoxine .1 mg *d-pantothénate de calcium .5 mg.vitamine C .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026sossscsa sec us 0000 25 mg vitamine D .0+.500 un.int.COMPOSE \"QUESTRIN\u201d 5 M S.C.T.NO 429 \u2018Fonf Chaque tablette contient: une quantité de \u2018\u2018Questrin\u2019\u2019 équivalente, en activité orale (tel que déterminé par épreuve biologique), à 0.625 mg.de sulfate d\u2019oestrone sodique; levure de biére concentrée .100 mg.chlorhydrate de thiamine .3 mg.riboflavine .\u2026.\u2026.\u2026.0.000000e sonne 00000 2 mg.niacinamide .0.00000000 0000000 10 mg.*chlorhydrate de pyridoxine.1 mg.*d-pantothénate de calcium .5 mg.vitamine C.veterans.25 mg.vitamine D.citisesasassseess 500 un.int.* A .° .° Le rôle joué par ces deux vitamines dans l'alimentation humaine n\u2019est pas encore déterminé.Posologie: une tablette, d\u2019une à trois fois par jour.Présentation: flacons de 20 et de 100 tablettes.PROGESTIN ORAL \"Sos! C.T.No 383 \u201cSmt Chaque comprimé contient: Progestin Oral \"Srosst RAA 5 mg.(anhydro-hydroxy-progestérone U.S.P.) PROGESTIN ORAL \"Srosst C.T.No 384 \"Sont Chaque comprimé contient: Progestin Oral \"HOME Lee .10 mg.(anhydro-hydroxy-progestérone U.S.P.) Présentation: flacons de 30 et de 100 tablettes.SOURCES A CONSULTER: 1.\u201cEffect of vitamin B complex deficiency on inactivation of ovarian estrogen in the liver.\u201d Biskind and Shelesnyak, Endocrinology, 30, 819, 1942.2.\u201cEffect of vitamin B complex deficiency on inactivation of estrone in the liver.\u201d Biskind and Biskind, Endocrinology, 31, 109, 1942.3, \u201cThiamin deficiency and high estrogen findings in uterine cancer and in menorrhagia.\u201d Ayre and Bauld, Science, 103, 441, le 12 avril 1946.\u201cVaginal cell examination as a routine in diagnosis.\u201d Ayre, South.Med.Journ., 31, 11, novembre 1946 a 5.\u201cSelective cytology smear for diagnosis of cancer.\u201d Ayre, Am.J.Obstet.and Gynecol., 53, 609, avril 1947.Charles 8 Frosst &Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 Bulletin de l'Association des (Médecins de Tangue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union dSédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul ° Letondal, À.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina.A Ta» Adjuvants et suppléments de la nutrition L'exvansion du champ d'activité des vitamines, au delà des carences spécifiques que CL.>40 5'ICF.5s N.\u20acL cMoÈchent, est un phé nemne qui set affirmé en théraneutique au cours de la dernière décennie.Les spécialistes en maladies de la nutrition ont souvent attiré l'attention des médecins sur cette notion: chaque ce:lule du co-ps a constamment besoin de toutes les vitamines.Ces suggestions ont heureusement porté fruit, car au- jourd'hui des médecins de plus en plus nombreux prennent conscience de l'importance d- cette partie de l\u2019art de guérir qui concerne la nutrition.Depuis des années, Lederle à été à l'avant dans le domaine des vitamines.Sa liste de produits comprend les association de vitamines et les vitamines isolées pour répondre à tous les besoirss de la clinique.LEDERLE LABORATORIES DIVISION 7% mmes side\u201d Montréal 14.Que. XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise Ou Canada Fondée à Québec en 1902 XL Union (Médicale ou Canada ADMINISTRATION ' OFFICIERS Président: Richard Gaudet Vice-présidents: Jean Saucier et Gustave Lacasse Secrétaire-trésorier: J-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.Richard Gaudet, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, joan Saucier.COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); #»Charles P.Mathé (San Francisco); ~ A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha' (Ottawa); L-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac)iz © Eug.Tremblay (Chicoutimi); 'R.Gaudet (Sherbrooke); : Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888.vence _ SPÉCIFIQUE DES TOUX REBELLES Dioniforne Bromoforme « Dionine « Terpine Gaiacolsulfonate de Potassium Belladonne e Aconit COMPOSÉ À LA FOIS BALSAMIQUE, SEDATIF, ANTICATARRHAL ET ANTISPASMODIQUE PRESENTE SOUS UNE FORME PRATIQUE PERMETTANT L'EMPLOI PROLONGÉ SANS CRAINTE D'INTOLÉRANCE GASTRIQUE LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS À MESSIEURS LES MÉDECINS SUR DEMANDE À MILLET, ROUX & CIE MONTRÉAL CANADA XIV L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLenx AMLFC.\u2014 Montréal, février 1949 OFFICIERS ['Rssociation des MEdecing de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GENERAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Donatien MARION.Montréal.326 est, boul.Saint-Joseph, ., Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.° A.L.RICHARD, Ottawa.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL J-A.VIDAL.Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.Hermile TRUDEL, Pi SMITH ; 1990 est, rue Rachel, terre ! Montréal.Montréal.e COMITE DU XXe CONGRES J.-A.VIDAL, président.J.-B.JOBIN, ler vice-president.Pierre SMITH, secrétaire, J-A.DENONCOURT, 2e 300, carré Saint-Louis, Richard GAUDET, 3e \u2019 Montréal.Edmond POTVIN, 4e C Gustave LACASSE, 5e \" Hermile TRUDEL, irésorier, J.-M.LAFRAMBOISE, 6e \" 1990 est, rue Rachel, Auray FONTAINE, 7e \u201c Montréal.© ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, Chs VÉZINA, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD.J.-A.JARRY.MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1929 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Cérard, Henryville, P.Q.RS 952 LECOURS, J.A 538, avenue King Edward, Ottawa .1952 BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.1923 LEMIEUX, J.-R., 17, rue Sainte-Ursule, Québec Ce 1952 BEAUCHEMIN, L.-0., Calgary, Alberta .1950 MANSEAU, Georges, 244a, rue Principale, Ville Saint- BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-E.111111112200 1952 Lzurent, P.Q 12211 LL LL AL Le Lea 1952 BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.Ce 1952 MERCILLE, Jean, 316, Parc G.-Etienne-Cartier, Montréal 1952 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .|.1952 MICHAUD, R., 170 est, rue Laurier, Ottawa .1950 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 MILOT, J.-D., \"4017, Stafford Road, Fall River.Mass.1952 BONIN, Wilbrod, 2670, boul.Pie IX, Montréal .! 1950 MORRIS ETTE, Pierre, Saint- Georges, Beauce, P.Q.1952 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q .1950 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.1950 CARON, Sylyio, Mastaï, Québec .1952 PERRAS, J.\u201cEphrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1950 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1950 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup.P.Q.1950 PIETTE.\u2018Edmond, Joliette, P.Q.1950 DANDURAND, René, 847, rue Cherrier, Montréal .1952 POWERS, A., 11, rue Front, Hull, P.Q.1950 D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1950 RIOUX, J.-Émile, Sainte-Anne-des- Monts, P.Q.1950 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal 1952 ROULEAU, |.-Maurice, St-Crégoire, Cté Nicolet, P.Q.1952 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1952 SORMANY, Albert, Edmunston, NB: LL LS 1950 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.1952 TANGUAY, Rodolphe.Sudbury, Ontario .1950 DUBE, Edmond, 6055, rue Saint-Denis, Montréal .1950 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.- Rivières, P.Q.1950 GAUTHIER, C.A.531), rue Saint- Louis, Québec .1950 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1950 GAUTHIER, Henri-E., Woonsoket, R.I.1950 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1950 ( Av Gt \"2e RÉ 7 2 LIAL 7 LITE: « INTRAMUSCULAIRE SOUS CUTANÉE QE be é Stimule les centre.latoire respiratoir et De valeur surtout dan le choc, I asphyxie et le collapsus COMPAGNIE (és LIMITÉE, MONTRÉAL 1.5 et 5 c.c.* Nikéthamide \u201c ' > il Fu : .: > æ °>, wh ER a, 198 (Priseol) Ls \"70s, 9%: Shar: 192 Rear Med.Wee ro Ao Nien 1940.«The farzont an Effects dquist Ra aud\u2019 > .\u201cee , \u2018 n do» P.The zoliné 10- 2 reament of Kemal .wit (Priscot y and be Ÿ na lot.[atte p.as De UWL L 5- 99, SIM Curent 50 © OF.Yor gents | Effect dy 2 benzyl scol) \u201coo fru © scr \u2019 Shdrenoly tie, idazobli tl dre dazolin® Motility No, 108: à nzy Lr Fed.i astric are 0 an | (prise rch 1945 0 ological Ress.1942.ejssenbac ch» \u201cResults 32.( .Raï 28 5 99 .ec No- 1,M ce Cir- ç ed- \\ 29.\u201calong .jal Inj reisells of the why x oi In roar \" Chlor he 9 \u201cee - a- 1 Bauer: Eft ects zoline: a Be Sons \u201cth Ben mi .drate 0 Ré ésultol arteri- Pour avoir une descrip : taillée des propriétés pharmacologiques, de l\u2019usage clinique et de la posologie de Priscol, ainsi qu\u2019une complète bi- RU ry Un nouvel agent adrenolytique doue de puissantes proprietes sympatholytiques et vaso-dilatatrices.bliographie, demandez notre nouvelle brochure ins- LIMITEE, MONTREAL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 SUCREZSANGUIN MEM.PAR 100cc.DE SANG Heures 3 6 9 12 Présentation au Médecin Canadien de la préparation d\u2019Insuline à L\u2019Action Intermédiaire.XVII 15 18 21 24 27 ee oo INSULINE \u2014 mmm INSULINE PROTAMINE GLOBINE INSULINE AVEC ZINC GLOBINE INSULINE AVEC ZINC \u2018WELLCOMF\u2019 La Globine Insuline avec Zinc \u2018Wellcome\u2019 arrive au Canada, non pas comme préparation non éprouvée \u2014 mais plutôt comme une dont l'efficacité est prouvée.Dans un rapport au Canadian Medical Association Journal, Rabinovitch et al déclarent: \u201cLes informations compilées à date indiquent bien que la venue de globine insuline marque un avancement précis.Son adjonction aux insulines déjà en usage dans le traitement du diabète sucré est donc amplement justifiée,\u201d1 e D'\u2019action intermédiaire, la Globine Insuline est plus lente que l\u2019Insuline non-modifiée, et plus rapide que l\u2019Insuline Protamine Zinc.e L'effet apparaît en moins de deux heures, s\u2019accentuant régulièrement pour atteindre un niveau tel entre la 8ième et la 16ième heure qu\u2019il offrira un maximum d'activité durant la période de rationnement d\u2019hydrate de carbone.e L'activité décroît la nuit, réduisant ainsi la possibilité de réaction nocturne.Après 24 heures, l\u2019effet est à peu près nul, ce qui évitera l\u2019effet cumulatif que pourrait produire la dose du lendemain.e Toute tendance à l\u2019hypoglycémie se produirait donc au milieu de l'après-midi alors que le patient pourra facilement s\u2019en rendre compte et la corriger.® Globine Insuline ne cause pas de réactions locales ou d\u2019allergie d\u2019importance.Globine Insuline avec Zinc \u2018Wellcome\u2019 est présentée en flacons de 10 cc., 40 et 80 unités par cc.Acceptée par The Council on Pharmacy and Chemistry, American Medical Association.Fabriquée pour Burroughs Wellcome & Co.(The Wellcome Foundation Ltd.) par The Wellcome Research Laboratories, Tuckahoe, New York.1.Canad.M.Assn.J.55:595 (June) 1947.\"Wellcome\u2019 marque de fabrique enregistrée.+ BURROUGHS WELLCOME & CO.(THE WELLCOME FOUNDATION LTD.) MONTREAL XVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 Composition: P ropriétés : Indications : Posologie : Présentation : | MÉDICAMENT COMPLET DE LA GRIPPE Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.Phenacetine, Aspirine, Gelsemium, Codéine base, Vitamine C.Par le Gelsemium, supprime la douleur de tête, de reins, des membres; par la Codéine, arrête la toux, décongestionne les muqueuses respiratoires, facilite l'expectoration; par l'Aspirine, abaisse la température; par la Vitamine C, combat l'infection et les toxines bactériennes, stimule l'appétit.Etat grippal.Un comprimé toutes les quatre heures, jusqu'à concurrence de cinq par jour.Boîte de 12 comprimés.Laboratoires MIDY, Paris 8 Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL \u201cREGULATEUR DE LA CIRCULATION VEINEUSE \" Ju TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE 2 à 6 comprimés par jour.À LABORATOIRES MIDY - PARIS L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 XIX Contrôle Soulagement symptomatique Le chlorhydrate de Néo-Synéphrine \u2014 Vvaso-constricteur sûr, d'efficacité constante \u2014 permet l'auto-drainage des sécrétions et rétablit l\u2019aération dans la sinusite.En dégageant les sinus obstrués, la Néo-Synéphrine facilite une pénicillinothérapie des plus efficaces.néo=synephrine PENICILLINE CRISTALLISEE Présentée en solution tamponnée, fraichement Ski Ve Sz préparée, contenant 0.25 pour cent de chlorhy- INC.New York 13.N.Y.WINDSOR, ONT.drate de Néo-Synéphrine et 1600 unités de pénicilline G sodique par c.c.En flacons de 15 c.c.Néo-Synéphrine, marque de commerce enregistrée aux E.-U.et au Canada, marque de phenylephrine.1019 Elliott Street West, Windsor, Ont.423 est, rue Ontario, Montreal, P.Q. XX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLietix AMLFC.\u2014 Montréal, février 1949 Cholérétiques végétaux Extraits hépatiques et biliaires.Wctins ues P Const balion 1à 2 pilules cu vepas LABORATOIRES A.BAILLY SPELY-EXPORT 19 RUE DU ROCHER - PARIS Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL grande efficacité substances oestrogènes conjuguées ( équines) COMPRIMÉS: No 866\u20141.25 mg.par comprimé No 867\u20140.625 mg.par comprimé Bouteilles de 20 et de 100 activité \u2018 \u201cper os\u2019\u2019 provenance nat No 868\u20140.3 mg.par comprimé Bouteilles de 100 LIQUIDE: No 869\u20140.625 mg.par cuillerée à thé Bouteilles de 4 onces fluides innocuité bonne tolérance Ayant sensation d\u2019euphorie Le traitement par la \u2018\u201c\u201cPrémarine\u201d se montre en outre efficace dans d\u2019autres affections causées par la carence d\u2019oestrogènes, telles que la vaginite, le prurit vulvaire, l\u2019aménorrhée, l\u2019hémorragie utérine fonctionnelle et l'engorgement laiteux post partum. XX L'UNION MEDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.L.F.C.Mentréal, févi ier 1949 .Cu \u2019, ) 7 - - 7 Ni \u2018 - .a \u201c 4, : ) ~ \u2018 rd oT \u2019 ; \u2019 ; « ; re Ed A a w te > à ce\u201d - Sa po | Ny 5 ; ° a 7 x VER (TROIE SEE SE RS p ver PS pi na J si % a a PAM a = A B , ° [ avec FER et FOIE Traitement des ANÉMIES FERRIPRIVES Capsules spécialement préparées pour se désagréger rapidement dans l\u2019estomac et assurer un maximum d\u2019absorption et d\u2019utilisation.Bien tolérées par la quasi-totalité des patients.Chaque capsule (No 816) renferme: Sulfate ferreux desséché.194 mg.(3 grains) Foie concentré\u2014équivalent de 5 grammes de foie frais Chlorure de thiamine.\u2026.1 mg.Riboflavine.2 mg.Niacinamide.10 mg.Pyridoxine.0.5 mg.d-pantothénate de calcium 1.84 mg.et d'autres facteurs de la vitamine B provenant de 150 mg.de levure de bière soumise à des procédés spéciaux.Bouteilles de 100 capsules \u201cBÉMINAL\u201d\u2019\u2014facteurs de la vitamine B a AVEC VITAMINE C (Fortis) e CONCENTRÉ eo INJECTABLE @ GRANULES INJECTABLE (Fortis) e COMPOSÉ © LIQUIDE e COMPRIMES pe een ae MNOS (VITA MINERAL OVALS) | L\u2019anémie hypochrome constitue une affection d\u2019oc- curence quotidienne en pratique médicale, se présentant à l\u2019état simple ou secondaire à d\u2019autres conditions pathologiques.De patientes investigations ont démontré que l\u2019anémie hypochrome peut résulter de causes plus complexes que la simple carence en fer.Les relations entre l\u2019anémie hypochrome et les insuffisances de la nutrition sont maintenant bien établies.Une ingestion déficiente de vita- von mines essentielles provoque une pauvre absorption du \\ fer au niveau de la muqueuse intestinale ou une assi- milation insuffisante à la synthèse de l\u2019hémoglobine.L\u2019adolescence, les pertes sanguines, la convalescence, la grossesse et la lactation sont autant de circonstances particulières où le besoin de fer et de vitamines atteint un tel niveau que la diète seule ne peut le combler.L'organisme exige alors un apport supplémentaire.V.M.O\u2019s comble tous ces besoins.La formule apporte une quantité adéquate de fer, vitamines essentielles, calg ofl ¢ => | EE a > 1%.3X VITA MINERAL OVALS SUPPLÉMENT VITAMINIQUE ET MINÉRAL DES ALIMENTS LE a VAI abat end ud Formule : i Chaque comprimé contient :\u2014 Vitamine A 1250 unités Int.# Vitamine D 125 unités Int.! Hcl.de Thiamine (Vitamine B;) 0.70 mg.Riboflavine (Vitamine B.) 1.00 mg.i Niacinamide 5.00 mg.\u201cPyridoxine (Vitamine Bj) 0.25 mg.i *Pantothenate de Calcium 1.25 mg.ET D i Sulfate ferreux 3 grs.mes oa ge ER ap uf Phosphate de Calcium 1.5 grs.E qu att &'Moore Ltd £0 Ra WT TN {go 7 Mode d'Emploi: 2 comprimés matin et soi-.LL TN \u201cLa signification de ces vitamines dans la nutrition de l\u2019homme n\u2019est pas encore définie. BAA NEO-LARYNGOBIS a définitivement rendu désuètes et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes SUPPOSITOIRES médications symptomatiques des infections aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours Ç YN 0B| \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 | pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE : boîtes de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 3 6 ans: 1; Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Li + .hr [3 S HORE YEH 3 ce EE NOUVEL ANTISPASMODIQUE SYNTHÉTIQUE NON NARCOTIQUE Pour le soulagement de la constriction spasmodique Un antispasmodique non narcotique.Efficace dans le soulagement du spasme de la musculature lisse des systèmes circulatoire, gastro-intestinal, biliaire et urinaire.Pour administration orale: 1 - 2 comprimés de 60 mg.trois fois par jour.Pour administration parentérale: 1 ampoule de 45 mg.a répéter au besoin.Documentation sur demande 999 Dovercourt Rd., TORONTO, Ont.1410, rue Wolfe, MONTREAL, Qué.ey L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN ST.VALENTIN BÉNISSANT DES ÉPILEPTIQUES {gravure sur bois du XVe siècle) de Heitz: Pestblätter {Strasbourg 1901) avec ESANTOINE Marque Sandoz du 3-méthyl-5,5-phényléthyl hydantoine le moins toxique des dérivés de l\u2019hydantoine .Présentation: Comprimés à 0.1 Gm.(1,5 gr.) Flacons de 50, 250 et 1000 comprimés divisibles.Littérature et échantillons sur demande à la NOUVELLE COMPAGNIE SANDOZ PHARMACEUTICALS LIMITED 391, ST.JACQUES OUEST ° MONTRÉAL, P.Q.\u201cNom déposé SANDOZ A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierin AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 PROGRES HEMATOLOGIQUE CONFIRMÉ Une étude clinique récente au Margaret Hague Maternity Hospital démontre l'efficacité accrue du Fer Molybdénisé dans les anémies hypochromes.Dans une étude poussée sur l\u2019efficacité thérapeutique comparée du sulfate ferreux molyb- dénisé, du sulfate ferreux pur et du sulfate ferreux combiné à un extrait de foie et d\u2019estomac ou d\u2019acide folique dans l\u2019anémie, Chesley et Annitto\u201c ont fait les observations suivantes: RÉSUMÉ: \u201c.avec le sulfate ferreux molyb- dénisé, le résultat thérapeutique a été sensiblement plus rapide qu\u2019avec le sulfate ferreux.L\u2019addition soit d\u2019extrait de foie et d\u2019estomac, soit d\u2019acide folique au sulfate ferreux n\u2019a pas accru l\u2019action du sel ferreux.\u201d *Chesley, R.F., and Annitto, J.E.: Evaluation of Molybdenized Ferrous Sulfate in the Treatment of Hypochromic Anemia of Pregnancy, Bull.Margaret Hague Maternity Hosp., 1 : Pourcentage des cas démontrant un gain d\u2019hémoglobine de 2 gm.ou plus pendant des périodes ordinaires de traitement.Préparations à base de fer: SULFATE FERREUX SULFATE FERREUX AVEC EXTRAIT DE FOIE ET D\u2019ESTOMAC OU D\u2019ACIDE FOLIQUE files 68-75 (Sept.) 1948.Hb.Gm.% ww Dé manne - epressio .15 ===mpasl Physiologiqu, REGENERATION \u201cpires, COMPARATIVE ; aasû 12\u2014 DE 1 yee L\u2019HÉMOGLOBINE (erred guitat |e n guitat® 10 \u2014 9 0 1 2 .3 4 5 6 SEMAINES DE TRAITEMENT ol-1ro Il Comprimés, liquide SULFATE FERREUX MOLYBDÉNISÉ Un complexe co-précipité stable d\u2019oxyde de molybdène, 3 mg.(1/20 de grain) et de sulfate ferreux, 195 mg.(3 grains) fabriqué selon un procédé spécial.Flacons de 100 et de 1,000 comprimés.Aussi, sous forme liquide de goût agréable, en flacons de 12 onces.WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 XXVII contre l\u2019OTITE MOYENNE 'OTITE MOYENNE AIGUË contre OT 0 GUE SUPPURANTE CHRONIQUE Symptomes: Symptomes: Douleur, fiévre, oedéme, leucocy- , sa 215 .A rrh o + tuse, sensation de gonflement, dimi- Oto nee opiniâtre, souven Jetide, d'ordinaire sans toxémie, fiévre ni nution de l'acuité auditive.douleur.Traitement: Traitement: Sédation de la douleur et résolution Otosmosan de l'inflammation\u2014Auralgan.oo Effets: Formule: él Se J Glycérole (Dohow) à 20 p.100 de Régression de la congestion, anal- carbamide de sulfathiazole.gésie, bactériostase.Effets: Assainit l'odeur de l'écoulement, liquéfie les granulations, rétablit l'intégrité du tissu épithélial.Bactériostatique.à Envoi à titre gracieux des quantités nécessaires à un essai clinique.THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.L Montréal ° New-York 13 e Londres.; CL i se Ce i Ce tle a A CnC oie Ri Sas HR XXVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 Soy yy, 9 2 tables oo Deh gy 5e Svectoos wig be ound à bird se 9 tabieis le Da à Bou à © Ted compr mou Wolidienng Yeon! fom 0 ia Company LID, Wingser, OMY, L'une des plus belles usines de produits pharmaceutiques au monde est exclusivement consacrée à la fabrication de I\" Aspirin.Rien de ce que vous prescrivez n'est fait avec plus de soin.Pour assurer la qualité toujours uniforme de l\u2019Aspirin, plus de soixante-dix vérifications et essais différents sont faits au cours de sa fabrication.A l'appui de ces vérifications et de ces essais, il y a quarante-sept années d'expérience dans la fabrication de l'analgésique pour usage à la maison .l'Aspirin.\u2018\u2019Aspirin'\u2019 est la marque déposée au Canada de The Bayer Company Limited L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 dans /\u2019Arthrite Le traitement BEREX (oral) rétablit une action physiologique normale .- « Dans un groupe de 396 cas d\u2019arthrites traités par une combinaison de succinate de calcium et d\u2019acide acétylsalicylique, on a constaté un SOULAGEMENT EFFICACE des symptômes et le contrôle des troubles métaboliques associés à l\u2019arthrite.» * Les cas étudiés comprenaient 208 cas d\u2019OSTÉOARTHRITE, 17 cas d\u2019ARTHRITE INFECTIEUSE AIGUË, 27 d\u2019ARTHRITE DÉFORMANTE, 15 d\u2019ARTHRITES MIXTES et 34 cas de POLYARTHRITE RHUMATISMALE AIGUË.Dans chaque groupe étudié, le traitement au SUCCINATE SALICYLATE a procuré un soulagement des symptômes et a promptement rétabli une action physiologique normale.Le TRAITEMENT BEREX est indiqué dans tous les cas d\u2019arthrite et de rhumatisme, y compris l\u2019ostéoarthrite, l\u2019arthrite infectieuse aiguë, l\u2019arthrite déformante, la fièvre rhumatismale et la névrite arthritique.Le TRAITEMENT BEREX (oral) © rétablit promptement une action physiologique normale @ contrôle les troubles métaboliques soulage les symptômes @ est le seul produit à base de succinate-salicylate ÉTUDIÉ et peu coûteux et le BEREX n\u2019est PAS TOXIQUE.BIBLIOGRAPHIE: Ohio St.Med.Jo., Oct., 1947; J.A.M.A.135: 1114 (Dec.20, 1947).BEREX est le nom déposé de ce produit.Brevet déposé aux E.-U., au Canada et autres pays.Pour obtenir de la documentation et un tiré-à-part de l\u2019étude * TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE PAR LE SUCCINATE- SALICYLATE »,s\u2019adresser à BEREX Pharmacal Company, 36-48 Caledonia Road e Toronto, Canada XXIX XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeT1N AML.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 Un Graphique indlaniané et de precidion Appareil d'utilisation facile \u2014 pas de chambre noire, pas de solutions, pas de batteries.Le stylet chauffant écrit directement sur un papier sensible a la chaleur, lequel vous fournit un graphique clair, précis et permanent.Fonctionne sur un secteur alternatif ordinaire, mais avec un minimum d'interférence.Sur l'Electrocardiographe à enregistrement direct \u2018\u2018Burdick\u2019\u2019 les circuits sont choisis par rotation d\u2019un sélecteur, l\u2019étalonnage avant ou durant l\u2019opération est enregistré \u2014 le papier avance à vitesse étalonnée; chaque corde est automatiquement marquée de 1 a 4 et tout changement peut être indiqué en code.L\u2019ÉLECTROCARDIOGRAPHE À ENREGISTREMENT DIRECT DE BURDICK Cet appareil a été conçu selon toutes les exigences de la profession médicale.Sa construction est rigidement précise et forte dans un cabinet entièrement métallique.Littérature et renseignements chez: [ASGRAIN & [HARBONNEAU DÉPARTEMENT DES RAYONS X QUÉBEC MONTRÉAL OTTAWA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrrtiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 Chaque fois que l'en 3 combiner un antihistaminiqué: XXXI TANT donné que les symptômes de l\u2019allergie .25 11e .; sont si souvent associés à de l'infection des voies respiratoires supérieures, on éprouve souvent le besoin de recourir à une médication double, destinée à combattre simultanément les divers symptômes.Il y a, du reste, de nombreux indices qu\u2019un antihistaminique peut avoir sa place dans le traitment des infections, même non allergiques, des voies respiratoires.C\u2019est ainsi que, par exemple, il n\u2019y a pas de différence notable dans la quantité de substance H (histaminique) que l\u2019on trouve sécrétion nasale des malades atteints de coryza ord celle qui existe dans la rhinite allergique.dans la inaire et Nous avons indiqué un certain nombre de prescriptions qui ont été dûment vérifiées du point de vue de la compatibilité.Nous espérons que certaines d\u2019entre elles s\u2019avéreront utiles dans la pratique courante.Néohétramine Sirop MARQUE DU CHLORHYDRATE DE THONZYLAMINE Monochlorhydrate de la N,N -dimé thyl-N\u2019-paraméthoxybenzyle-N \u2019 (2-pyrimidyl) éthyléne diamine.SR La Néohétramine est le nom déposé par la Ne Co., Inc.pour la marque du chlorhydrate-deshonzy > orgy] rm, Marque déposée Ces particularités exclusives propres à l\u2019administration par le Tubex et l\u2019avantage supplémentaire d\u2019une hémoconcentration de 96 heures sont associés ici dans une combinaison idéale.La Pénicilline-G procainique dans l\u2019huile AVEC MONOSTEARATE D'ALUMINIUM k Maintient pendant 96 heures, chez la majorité | des malades, une hémoconcentration réellement thérapeutique.Présenté en Tubex de 1 c.c.et fioles de | 10 c.c., titrées a 300,000 U.I.de pénicilline-G procainique par c.c.WYCILLIN AMELIOREE pour injection aqueuse Réalise, pendant 24 h.chez la y, plupart des malades, des con- Vyelli | centrations sériques thérapeut- ! .Marque déposée lquement actives.Présenté en fioles de 1 c.c.et de 5 ce.dont 1 c.c.renferme 300,000 U.I.de pénicilline-G procainique. ES # ry yn  # gp sl \u20ac y 5 ta, Avent, 25; mécanisme de la douleur Ri complexe.Si elle se ROTC quoqiie Whe re tery J) SALUE SI -cl, 4 son tour, a tendance\u2019 fe ™ de dottieur, de 2 méme der Se v's F CAS ny cercie hs Ney Th analgésique ni 3 un\u2019 z+ sédati dmmistr = ALGIN Pulique t J\u2019association \u2018Ciba\u2019 de l\u2019aminopyrine LAC de 7 et de l\u2019acide diallylbarbituric edd ide 1° A quelle agit, {0} ur l deux éle EA G effica {FAY La IBAL 0 SI otamment la nevralgie la myosite, PE UE ol He port E ry x; (aan) flacons de 100 et 500 comprimes et aussi an sme de © He Vd 4) / VIE COMPAGNIE LIMITÉE, MONTREAL ; £5 | i ) qu\u2019 { x F0 5 - = x = dea.EWE.pour un soulagement rapide of SB LF su æ RTHRALGEN HI TL [a + onguent arthralgésique Concessionnaires pour le Canada: Laurentian Agencies, Registered, Montréal 1, P.Q.| SNA ARTHIRAILGIEN ARTHRALGESIC UNGUENT LABORATORIES Ouvision Nuteshon Reseurch Luboratonss Crcogo 30 hase eal] h soulagement des douleurs articulaires \u2018ef musculaires L\u2019Arthralgen pénètre rapidement à travers la peau, ce qui a pour effet de calmer les douleurs et les malaises siégeant aux attaches musculaires.Quelques minutes seulement après son application sur la région douloureuse, se manifeste l\u2019action vaso-dilatatrice et analgésique des ingrédients qui entrent dans cette composition unique \u2014 ingrédients unis dans un excipient effectivement absorbé et qui s'enlève aisément à l\u2019eau ou avec un linge humide.L\u2019érythème qui apparaît procure une apaisante sensation de chaleur profonde et un soulagement qui se prolonge pendant plusieurs heures.L\u2019Arthralgen corrige les déficiences circulatoires locales qui sont la caractéristique essentielle du rhumatisme et autres affections de même nature.Le remarquable effet vaso-dilatateur du chlorure de ( métacholine produit une vaso-dilatation simultanée des capillaires et des artérioles, à l\u2019opposé de l\u2019histamine susceptible de provoquer une constriction de ces derniers vaisseaux.sde L'Arthralgen, outre ce remarquable effet vaso-dilatateur, offre d\u2019au- Bb tres avantages: il ne provoque pas de papules ni prurit.|| n'entraîne ' pas de chute marquée de la tension artérielle; il n'est pas graisseux et s'enlève aisément à l\u2019eau ou avec un linge humide.,L\u2019Arthralgen est indiqué dans le traitement des arthralgies, myalgies et névralgies \u2014 entorses, lumbago, synovite, bursite, névrite et myosite.Dans l\u2019arthrite chronique, l\u2019Arthralgen constitue un } adjuvant précieux de la thérapeutique générale avec I'Ertron®™-P-), : Complexe Stéroïde, Whittier.L\u2019Arthralgen \u2014 Onguent arthralgésique \u2014 renferme 0.25% de chlorure de métacholine, 1% de thymol, 10% de menthol et 15% de salicylate de méthyle.: L\u2019Arthralgen est présenté en tubes de 1 once.pacs apr Division Nutrition Research Laboratories | .~~ _.Y.EN . XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrerN AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 RENAISSANCE SUBSTANCES CESTROGÉNIQUES, R & C, préparées à partir de l'urine de juments gravides par un procédé particulier dans les laboratoires de Reed & Carnrick et rigoureusement titrées.Cette préparation est l'une des plus largement employées en pratique médicale.Lorsque administrée à des doses adéquates, elle est sûre et efficace, soulage rapidement les symptômes ménopausiques et procure aux malades une sensation de bien- être.Renaissance, en effet! REED & CARNRICK (CANADA) LTD.Jersey City 6, N.J., U.S.A.Toronto, Ontario, Can.COUNCIL ON G Bet MALY Eu Star, 7 Points Remarquables concernant les Substances (Estrogeniques, R&C * Mélange d'œstrogènes naturels * Contrôle méticuleux durant la fabrication ° Activité uniforme assurée par un titrage rigoureux * Cliniquement sûres * Soulagent rapidement les symptômes ménopausiques \u201c Bien tolérées ° Eco- nomiques.Presentation: Pour injection intramusculaire, dans une huile d'arachides trés raffinée, en titrages de 2000, 6000, 10,000 et 25,000 U.I.par c.c.\u2026 en ampoules de 1 c.c.et en fioles a doses multiples contenant 5 c.c.10 c.c.et 20 c.c.Pour administration orale, en deux titrages\u2014 1000 U.I.par comprimé, en flacons de 50, 500 et 1000; et 5000 Ul.par comprimé, en flacons de 30 et de 100.SUBSTANCE i: (ESTROGENIQUES Rel yee, - - = L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 XXXVII Il existe un appareil KELEKET pour chaque besoin diagnostic Jjeee00e.e Quelle que soit l'importance de votre bureau, de votre clinique ou de votre service de radiologie; quel que soit le type d'appareil que vous désirez, il existe \u2014 à des prix raisonnables \u2014 un appareil Keleket approprié à vos besoins, dûment contrôlé et éprouvé, et qui vous donnera des résultats magnifiques.Ci-contre sont illustrés quelques-uns des mo- \\ dèles Keleket les plus en demande, et que l'on Le peut obtenir en s'adressant à X-Ray and Radium Industries Limited.1] of a) 7) \\ LID 155 NDUSTE ] 261 DAVENPORT RD.- TORONTO 5 QUEBEC \u2014 MONTREAL \u2014 WINNIPEG \u2014 EDMONTON \u2014 CALGARY \u2014 VANCOUVER XXXVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLrerin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1949 Nouvelle Formule: INFECTIONS DE LA GORGE SUPPOSITOIRES AMYG-BIS UN SEUL SUPPOSITOIRE \u2014 JAMAIS PLUS DE DEUX Nouveau sel de Bismuth (Camphocarbonate) Formule: Adulte et enfant.TRAITEMENT DE LA TOUX?SUPPOSITOIRES RECTOCRINE Formule: Adulte et enfant.Echantillons et littérature 3 Messieurs les Médecins seulement.Deux spécialités des Laboratoires [ASGRAIN & [HARBONNEAU \u201cUNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL\u201d QUÉBEC MONTRÉAL OTTAWA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 XXXIX Efficace pour combattre la dépression simple Lorsque la cause des troubles émotifs sous-jacents est manifeste\u2014et qu\u2019elle a été convenablement élucidée\u2014le Sulfate de Benzédrine a démontré son efficacité dans le traitement des dépressions psychogènes bénignes mais tenaces, qui se rencontrent: Durant la vieillesse.Au cours d\u2019un rétablissement post-opératoire prolongé.Pendant des douleurs incessantes.Après un accouchement, créant des problèmes d\u2019ordre psychopatique.Lorsqu\u2019elles sont déclenchées par la ménopause.Pendant une maladie organique chronique, débilitante ou la cause d\u2019impotence.Comprimés de Sulfate de Benzédrine (Sulfate d\u2019amphétamine racémique S.K.F.) l\u2019un des produits fondamentaux en médecine Smith Kline & French Inter-American Corp., Philadelphie & Montréal Concessionnaires pour le Canada: The Leeming Miles Co., Ltd., Montréal.*Nom déposé au Canada XL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1949 La Pénicilline Sodique G Cristallisée Bristol en flacons de 20 cc à 100,000, 200, - 000 et 500,000 unités ne requiert aucune réfrigération.Les solutions peuvent être préparées rapidement en petites quantités, soit dans l\u2019eau distillée, stérilisée, apyrogénique, soit dans du sérum physiologique stérilisé ou dans une solution à 5% de sérum glucosé stérilisé.Ces solutions doivent être réfrigérées et employées avant trois jours.LABORATORIES OF RN CANADA, LTD.286 OUEST, RUE ST.PAUL, MONTREAL, QUE. - x si 2, = Se - Sa 5 2e 2 5 2 Sh Te 625; i 208 ré aR 2 7 : 9%, De D = % 6 5 S18 au 2 TE Sa de ES, ce Sis A i i Vies nee ES sr ve ; Ge Se FREER à 2 Er a oy BALE YR 4 J £5 a > os Re Es 2 0 5% wh ae us = i i = bé $ ë 5 Lo = 2 i 5 \u201cEel +3 Bas as +.i = = te 0 3 À > 2e 5 ae # = se ; 5 3 A 5 5 pe 5 .i i je Se i : Es fri a ow 5 i ey Pi of 4 2 i ee - 2 LE | ee EE +9 + 4 £23 52 22 5 + oy 5 32 BE ES = 2 - i Se Ÿ ~ Fo oo | os i né ?a = A $ = 3 7 py ea 2 es = ce 2e j rs pe 3 M Es ë 5 ou is 7 i I i 22 À # 2 4 i x 5, FETES 3 i oe w B a ce es 1 = bl ca a | A = * phar Fa Sri 7 5 Eos a x * ee 2 5 rot, an = 7 tS 158 ie Cri ZN Se ne = Io SK js 5 7 RE ri i OSEO 75 Ha Ls 2 32 rr FH 26 eX 5% se SE 2 a Fh 0; = > = $ Le > fea Ga 15 5 2 SES Sie a = isa Tu 168 = De CE 5 2 & ve E Sox © sé > Se oi g = 24 pi or oe .ses ER Æ Sn, ; CR He SE 3 $ 5 Soper Se 5 # A Sa) se 2 .Sons Te 2 Sohn EY 2e 2 \u2026 secs En 5 hon 2 5 2 ei 2 vs à % 5 er 5 2 ke i 5 = 5 R Be = ca bh à % 7 Be = = 3, 5 2 = >.75 D ; 3 7 oh ss 5; PE = ché % Ar 3 £ a To 25 7 Li = i 5p 5 pe oe Et « i = 3 i 3 Yo ss = 3 a 4 a 3 SA f sus x 3 2 ä 2 27 Ai how 5 = a, Se 7 Ta A > hy, 45 I me Aga = A 2 if Si shi ie 5 x 2 7 forall \u201cx oN of Sad fn vs x * 2e a va A gf 7 5 2 À A 2 A BN a 4 = Ry #2 %, NS RE + = EE A Ny Se Fl WW 5 ; ha ARNE sp 7 gs 4 Paz Sat 7 ad isi 7 his Say 7 ira re À Le 2; Te = >, 4 of gs 53 ce 7 é 5 a TE 7 5 Seti 2 i yi > See 3 a secs PE =.7 ui ue i 4 tes 55 Lid 7 5 i 5 fi Kg 10 ae \u201c© AL 5 a 7 2 = ik 2 iE Wi % 3 6 sw oe À a à oF LE a 4 785, 50 a Av a aki a FR hits jos 57 a a hs in ay 7 a y > pass Le Se à 4 5 oy 1 mE 53 en tt 72 7% i x * A tr x 25 Rc EYEE: (455 * GA Fi de WR naa A SES + 5 = ax « est 5 Ps a.2 es sx shy ; 5 s Se 5 9 / + a vies es, 55 LS LL ds fo a k a ) sis on Ce, 5 xs 2 = a ae ro S Ç se fi 2 SE 1e ce a, 305 ve AGE ny 2 3 = PA ; err Ra A) pe 3 ; GC = #5 + a \u20ac A oY GE SE 05 a Qu SA i iC To i 3 & 5 23 6 a see x rs 3 0 Hy os 5 2% par Sesion \u201ce ee WW 3 2 Wi 0 GU 2 fo iy Hy es \u20ac a @ 30m ; © 58 SE Gi SE Re we A +, se és 245 any TN xa 4 #, re y 2 RS ~~ Svan Li TEEN oA qecs a or MTS OSSI «FRE = + des ere \u2014\u2014 15075 RPT, an ba A 110100001111 \u2014 MA tente à tout momen L.anciens plaisirs des mets défendus deviennent de plus en plus ttrayants à l\u2019obèse au fur et à mesure que se prolongent les privations mposées par son régime.S\u2019il est nécessaire de raffermir 1 volonté, il se peut que le Chlorhydrate de DEsoxYNE bit indiqué comme adjuvant.e Pour réprimer son ppétit, un comprimé de 2.5 mg.une heure avant déjeuner et avant le lunch est généralement iffisant, avec peut-être un troisième comprimé 1 milieu de l\u2019après-midi à condition qu\u2019il ne oduise pas d\u2019insomnie.L'action stimulante la DEsOxYNE améliore en outre l\u2019état esprit et crée un besoin d\u2019activité.e Des vestigateurs qui ont fait un grand Bage de la DEsoxYNE lui attribuent les antages suivants sur d\u2019autres amines 'mpathicomimétiques sous le rapport de uphorie et de la stimulation du système ferveux central: doses plus faibles, Æ tion plus rapide, effet plus prolongé, lativement peu d\u2019effets secondaires.1, 2 En plus de son utilité dans l\u2019obésité, D'ESOXYNE peut servir à divers autres ages\u2014par voie buccale dans le traite- ent de la narcolepsie et comme stimu- nt mental temporaire, en injection ur maintenir la tension artérielle du- ntlesinterventions chirurgicales sous esthésie rachidienne ou régionale.À doses appropriées, le Chlorhy- ate de DESOxYNE est sûr et efficace.burquoi ne l\u2019essayez-vous pas ?pur obtenir des données récentes sur Indications, les contre-indications la posologie, adressez-vous aux BORATOIRES ABBOTT LTEE,, 50, Chemin de la Côte de Liesse, ontréal 9.PRESCRIVEZ LE CHLORHYDRATE > MDésoxyne (Chlorhydrate de Méthamphétamine, Abbott) vy, À.C., and Goetzl, F.R.(1943), d-Desxoyephedrine; Comprimés, 2.5 et 5 mg.teview, War.Med., 3:60, January.2.Davidoff, E.(1943), Elixir, 20 mg.par once fluide Comparison of the Stimulating Effect of Amphetamine, Ampoules, 20 mg.per cc.xtroamphetamine and Dextro-N-Methyl Amphetamine extro-Desoxyephedrine), Med.Rec., 156:422, July.*MARQUE DEPOSEE -\u2014\u2014\u2014 MM.Amyot Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union lIDédicale ou Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 77: (Arthur) ; Archam- (Laurent) ; Ar- (Roma) ; Arcand bault (Jules); Archambault chambault (P.-R.); Autotte (Esdras); Baissette (Gaston); Beauregard (|.-M.); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bertrand (A.); Boucher (Roméo) ; Boulais (F.- L.); Boulanger (J.-B.); Boulanger (Jacques) ; Bourbonnais (Earl); Bourgeois (Paul); Boutin (J.-R.) ; Brahy (J.); Brien (Jules-A.) ; Brosseau (Victor) ; Burckel (Jean); Cabana (}.-Ernest); Cabana (L.-P.); Cantero (Antonio); Caumartin (Paul) ; Cazal (Pierre); Champoux (G.-Roger) ; Charbonneau (René); Charest (G.); Charland (Richard-A.) ; Choquette (G.); Cloutier (G.-E.); Cousineau (A.); Dargis (Jean); David (Paul); Desranleau (Jean-Marc) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Louis) ; Dhotel (Yves); Dionne (Paul); Dorion (J.-Ed.); Duchesne (Laurent); Dufresne (Roger-R.); Dufresne (O.); Dussault (Fernand) ; Duvalier (François) ; Faure (Jacques) ; Foisy (J.-P.) ; Forté (Lionel); Fortier (Marcel) ; Frappier (Armand); Fugère (Paul); Gagnon (Jacques) ; Gariépy (J.-U.) ; Gariépy (L.-Henri) ; Gauthier (Bernard) ; Gauthier (C.-A.) ; Gauthier (Gérard) ; Gauthier (Jacques) ; Gélinas (Réal) ; Genest (Jacques); Gervais (Maurice); Gingras (Gustave); Grenier (E.-P.); Grignon (R.); Groulx (Ad.); Guilbeault (Albert); Heim de Balsac (R.); Hood (A.J.G.); Jarry (J.-A.) ; Joly (Pacifique) ; Joncas (Fernand) ; Jutras (Albert) ; Kozlowski (François Bratek); Labelle (Arcade); Lacerte (Jean); Ladouceur (L.); Lambert (A.); Lamoureux (Louis); Landreville (J.-A.) ; Laperriere (Vincent) ; Laplante (Aimé) ; Laporte (J.-N.) ; Latraverse (V.) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire); Leblond (Wilfrid); Leclerc (Georges); Lecours (J.-A.); Legault (Jean- Paul); Legault (Léonard); Léger (Jacques) ; Léger (Jean-Louis); Léger (Lucien); Léonard (Gérard); Lépine (Edgar); LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Lessard (Jean-Marc) ; Letellier de Saint-Just (E.); Longtin (Léon); Lortie (Edouard) ; Lussier (Roger) ; Mantha (Léopold) ; Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric) ; Martin (L\u2019hon.Paul); Masson (Anne-Marie) ; McCormick (W.J.); Meloche (Lorenzo); Ménard (Raymond) ; Meunier (Robert) ; Monfette (Claude); Moreno (Manuel) ; Morissette (Léopold) ; Nadeau (Gabriel) ; Panisset (Maurice) ; Panneton (Philippe) ; Paquette (J.-P.); Parent (Honoré) ; Patel (Jean); Pelletier (Emile); Pemberton (Ralph); Perras (C.); Pesant (Julien): Petti- grew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poirier (Paul) ; Prévot (A.-R.) ; Ricard (Hector); Richard (A.-L.); Riopelle (].- L.) ; Robert (Paul); Robillard (Rosario) ; Rolland (P.-E.) ; Rouqués (Lucien); Royer (Albert) ; Saint-Martin (Maurice) ; Samson (].-Ed.) ; Saucier (Jean); Simard (L.-C.); Simard (Roland) : Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Thévenard (André) ; Torré (Pierre) ; Tremblay (Jacques) ; Tremblay (Jean) ; Trudel (Hermile) ; Vaillancourt (De Guise); Vallée (A.-F.); Vallée (Ls-Yvan); Valois (A.-B.) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.). «.Mais qui ne voit que pour en arriver là, il faut une attention de tous les jours, un grand amour de la vérité, un grand désimiéressement, et ce sont là des conditions difficiles.L'affection que vous avez pour un maître que vous écoutez depuis longtemps vous porte à croire trop volontiers à sa parole.Je fais tout ce qui est en moi pour vous apprendre ce \\que je crois être la vérité.Beaucoup d\u2019entre vous, par un sentiment de déférence bien naturel et dont je leur rends grâce, jurent sur la parole du maître; mais je vous adjure de \u2018chercher encore d'autres renseignements.Je ne puis le faire aussi aisément que vous; je wai que la lecture pour m'éclairer sur mes fautes et redresser mon jugement.Vous avez, vous, avec la lecture, l'observation des méthodes de vingt médecins des hôpitaux, dont les salles vous sont libéralement ouvertes, dont les conseils vous sont affectueusement donnés, et je vous remercie lorsque vous me rapportez des observations qui me permettent de rectifier une erreur.Il n\u2019est pas d'année que je ne doive à quelques jeunes gens actifs et dévoués d\u2019apprendre des choses que jignorais, de revenir sur des erreurs que j'enseignais depuis longtemps, & ce west pas pour mor la moins douce récompense des efforts que je fais pour leur être utile, et de l'affection que je leur porte.Pour le professeur de clinique il n\u2019en est pas de même: si une série de malades atteints de la même affection se présente dans les salles, il en profitera sans doute pour tracer un tableau de la maladie; mais la descrip.ion sera en quelque sorte le résumé, le corollaire des faits observés, et il aura bien plus souvent à étudier les formes que le mal subi en vertu de l\u2019idiosyncrasie de chacun, qu\u2019il n\u2019aura à en tracer un tableau général.Il montrera surtout en quoi et jusqu'où le cas présent s\u2019éloïgne des descriptions classiques ; il fera voir les modifications sans nombre que des conditions individuelles font naûre dans la forme, dans l\u2019allure, dans le traitement des maladies.En un mot, tout en indiquant ce en quoi le cas présent se rapporte aux formes classiques, il indiquera avec un soin plus minutieux ce en quoi il en diffère et il tâchera de montrer pourquoi il en diffère.Cette étude capitale est précisément celle qui forme le praticien.Lorsque l\u2019élève vient de lire un traité de pathologie médicale, il lui semble qu\u2019il est déjà médecin ; mais, mis en présence d\u2019un malade, il éprouve le plus étrange embarras et comprend bientôt que le terrain manque sous ses pieds.Je me parle pas seulement de l\u2019embarras qui résulte du défaut d'habitude, cela se comprend, et de reste; mais je veux parler de ce que les signes et les symptômes ont d\u2019insolite pour lui.\u2014 Il n\u2019est pas jusqu'aux maladies les plus vulgaires, dont le diagnostic passe pour être le plus facile, qui ne deviennent une source d\u2019insurmontables difficultés.Mais, messieurs, je souffre de voir des commençants se presser autour du li des malades pendant les visites qui précèdent les leçons de l\u2019amphithéâtre, et s\u2019absenter des salles le jour où nous n'avons pas de leçons publiques à faire.Permettez-moi de vous dire que vous faites là une œuvre bien peu profitable pour vous.C\u2019est à peine si vous avez pu tâter le pouls du malade, c\u2019est à peine si vous avez pu apprécier l'expression de ses \u2018raits, vous n'avez pas osé le fatiguer par un examen qui ne peut être répété sans danger, tandis que, dans les services où il n\u2019y a que peu d\u2019élèves et même dans celui des professeurs de clinique, le jour qu\u2019il n\u2019y a pas de leçon publique, vous avez tout le droit d\u2019interroger, d\u2019examiner le malade, de demander des explications à votre maître et à vos collègues, et vous remporterez d\u2019un examen ainsi fait un enseignement d\u2019autant plus utile, que désormais vous pourrez comprendre les discussions publiques auxquelles se livrent les professeurs.Je sais combien laisse à désirer l\u2019enseignement clinique dans la Faculté de médecine de Paris; je sais que les gens ne sont pas assez exercés à l'examen des malades; mais ce qui manque dans l\u2019enseignement officiel, vous le trouverez dans l\u2019enseignement privé, et la plupart des jeunes médecins et des jeunes chirurgiens de nos hôpitaux, ceux des agrégés de notre Faculté, qui, presque tous, ont un service nosocomial gagné au concours, sempressent de diriger la jeunesse dans l\u2019étude & difficile des maladies, \u20ac l\u2019on doit dire qu\u2019il n\u2019est pas de ville au monde où cet enseignement officieux soit donné avec plus de zèle et de libéralité.Les immenses hôpitaux de la capitale sont tous ouverts gratuitement aux Français et aux étrangers; chaque matin, plus de cinquante services offrent à la jeunesse studieuse les éléments de travail les plus féconds et les plus variés, et quand le jeune médecin, ainsi préparé, vient assister aux visites et aux leçons des professeurs de clinique, il le fait désormais avec fruit.Comprenez qu\u2019il est matériellement impossible au professeur de clinique d\u2019exercer des gens à l\u2019auscultation et à la percussion, sans lesquelles on ne peut arriver à la connaissance d\u2019un grand nombre de maladies ; il lui est impossible, quand il a cent cinquante et deux cents élèves autour de lui, des les instruire à interroger méthodiquement un malade, à discuter le diagnostic, à indiquer le traitement; cela ne se fait utilement que dans les services privés, que chez le professeur de clinique lorsqu\u2019il n\u2019est pas obligé de descendre à l\u2019amphithéâtre à une heure déterminée, lorsqu\u2019il n\u2019est pas entouré d\u2019une foule d'élèves qui ont besoin d\u2019entendre la parole autorisée du maître, et non le balbutiement de l\u2019écolier timide s\u2019essayant auprès du malade.(Trousseau) BULLETIN LE SERVICE DE TRANSFUSION DE SANG DE LA CROIX-ROUGE CANADIENNE Malheureusement, pendant trop longtemps, l\u2019idée de sang resta associée à celle d\u2019un drame ou d\u2019une tragédie ; aujourd\u2019hui, dans notre monde moderne plus éclairé, les médecins font usage du sang pour alléger la souffrance humaine.Espérons que ces croyances légendaires disparai- tront et que ce \u201cliquide magique » scra considéré comme un instrument qui sauve des vies humaines.Ce texte en exergue est partie d\u2019un court prologue à une brochure publiée par la « Société Canadienne de la Croix-Rouge ».Il marque bien l\u2019évolution de la conception qu\u2019on se fit, à travers les siècles, sur le sang.Il a nourri l'imagination des poètes, 1l échauffa leur lyrisme, 1l chauffa l\u2019ardeur des guerriers et des chefs.Il envoûta l\u2019esprit de l\u2019homme.La bravoure, la noblesse, le maintien des traditions, la pureté de la race, la fierté, la dignité, toutes les qualités transcendantes, comme les gestes les plus illustres, les plus sublimes inspirations et les sentiments les plus élevés furent symbolisés par des formules lapidaires et galvanisantes dans lesquelles le sang représente ce qu\u2019on peut imaginer de plus fort, de plus puissant et de plus sacré.On use encore de ces formules, qui sont devenues des maximes, dans le langage imagé, mais on sait mieux maintenant ce qu\u2019est le sang.On sait bien qu\u2019il n\u2019est pas le vecteur des fines qualités de la race, qu\u2019il n\u2019est pas le truchement de l\u2019honneur ni de la bravoure, qu\u2019il n\u2019est pas non plus le dépositaire des caractères de filiation.On sait bien plutôt qu\u2019il n\u2019est que le simple et modeste intermédiaire entre le monde extérieur et les éléments cellulaires de nos tissus.Rôle, il est vrai, beaucoup plus prosaïque, mais non moins vital sur le plan biologique. J 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA - Buruerin AMLEFO.\u2014 Montréal, février 1949 Et dans l'ordre moral il reprend le rang supérieur où l'avait placé l\u2019ésotérisie du passé.Par la transfusion généralement répandue, il lie les individus les uns aux autres et répand la solidarité parmi les hommes.Par le don de leur sang, livré volontairement sans retour d\u2019aucun avantage matériel, pour soulager et sauver leurs semblables, les hommes deviennent des frères se rapprochant par la charité ct se mélant par un de leurs propres éléments corporels.Qui aurait prévu il y a, disons 50 ans, que le sang serait, en 1949, distribué avec autant de facilité et d\u2019extension que la drogue la plus banale ou la denrée la plus courante et, en plus, gratuitement?Les guerres de Chine et d\u2019Espagne ct surtout la dernière guerre mondiale ont fait connaître les innombrables avantages de la transfusion du sang et de ses dérivés, en ont précisé les indications et surtout ont standardisé l\u2019organisation matérielle et technique appliquée sur haute échelle, comportant tous les procédés qui s\u2019échelonnent du donneur au receveur.Et tout cela permet maintenant à la Croix-Rouge Canadienne de pouvoir inaugurer incessamment, dans toutes les provinces canadiennes, un service gratuit de distribution du sang aux malades.C\u2019est simplement merveilleux.Cette œuvre qui requiert de la science, de la technique, un personnel innombrable, de la générosité et une organisation complexe, un travail délicat ct sans trêve, est à la disposition de nos malades.On ne doit pas désespérer de l\u2019homme.Des accomplissements semblables font bien voir la bonté qui jaillit de son cœur, et contrebalancent le mal, les dévastations morales et matérielles que son esprit en folie, la haine, l\u2019orgueil ou la cupidité, le poussent, à certaines périodes de calamité, à entreprendre.Œuvre de charité en temps de guerre ct de paix, la « Croix- Rouge » est une ceuvre de Dieu dans \u2019homine.Roma AMYOT. À CHICOUTIMI EN JUIN Le deuxième congrès régional L\u2019Hôtel-Dieu de St-Valller de Chicoutimi nous ouvre largement ses portes pour nous recevoir lors du deuxième congrès régional de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, les 2 et 3 juin prochain.Comme nous le disions dans la dernière livraison de L'Union Médicale, les confrères qui désirent prendre part au congrès (et les dames sont cordialement priées d\u2019accompagner leur époux) verront avce joie le vapeur «Richelieu » entièrement nolisé par l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.La limite stricte cst de 400 passagers.Pour ne pas désappointer un grand nombre de confrères qui voudraient assister à ce deuxième congrès régional, étant donné cette limitation, nous vous demandons instamment de ne pas vous faire accompagner d\u2019enfants, car ceux-ci prendraient la place d\u2019adultes, qu\u2019ils occupent ou non la cabine de leurs parents.\u2019 Le bateau quittera Montréal mercredi le ler juin 1949, à 6 heures du soir (heure solaire), ct fera escale à Sorel à 9 heures, aux Trois-Rivières à 11.30 heures, et à Québec à 5 heures du matin, le 2 juin.Il repartira de Québec à 6.30 heures a.m.et arrivera à Chicoutimi, le soir, avant l\u2019ouverture officielle du congrès.Séjour à Chicoutimi du jeudi soir au samedi matin.Le voyage de retour s\u2019effectuera le 4 juin à 2 heures du matin ct le vapeur rentrera à Montréal dimanche matin, le 5 juin. 132 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burienix AMLEC.\u2014 Montréal, février 1949 Cabine ordinaire Cabine avee lits jumeaux Tarif par personne: Cabine ordinaire 120202000004 La aa aa aa da ea aan $71.30 : Cabine ordinaire 202000000024 ea 74.75 Cabine avec véranda privée 0200000000 es a aa sea e se .78.00 Cabine avec douche et toilette .80.50 Cabine avec douche, toilette ct véranda .82.80 Cabine avec lits jumeaux, bain et toilette .89.75 Cabine avec lits jumeaux, douche, toilette, garde-robes .92.00 Ces tarifs comprennent lc transport (taxe fédérale incluse), le lit de cabine et les repas (soit en tout 11 repas), quel que soit le port d\u2019embarquemént et de débarquement.Pour réservation, s\u2019adresser au secrétariat de l\u2019Association, 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal, en mentionnant au long le nom, l\u2019adresse de chaque passager pour qui vous réservez, et le port d\u2019embarquement (notez bien qu\u2019aucune déduction sur le prix des billets ne peut être accordée à ceux qui partent d\u2019ailleurs que Montréal).Les billets réservés avant le 15 avril sont payables à cette dernière date, à défaut de quoi cette réservation pourra être automatiquement cancellée.A partir du 15 avril 1949, la réservation devra être accompagnée d\u2019un chèque payable au pair, couvrant le prix entier du ou des billets réservés.Si, par nécessité, une réservation doit être cancellée, il faudra en faire la demande à l\u2019Association, au moins deux semaines avant le départ.Sinon l\u2019Association ne remboursera le prix du ou des billets qu\u2019à la condition de pouvoir oceuper l\u2019espace ainsi cancellé.Hermile TRUDEL, Secrétaire-trésorier général.Assurez-vous que vous êtes membres en règle avec l\u2019Association.RECTIFICATION Prière de corriger comme suit dans le Bulletin de janvier sur le Congrès régional de Chicoutimi: l\u2019hôpital de l\u2019Hôtel-Dieu de Saint-Vallier apparticnt aux Sœurs Augustines; il s\u2019agit de l\u2019organisme de la médecine des usines d\u2019Arvida et de Shipshaw, au lieu des mines d\u2019Arvida; lire Dr D.Gaudry au lieu de Dr D.Gaudy.= CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE ! Elliott V.NEWMAN, Assistant-professeur de médecine à l\u2019Ecole de Médecine Johns Hopkins et à l\u2019Hôpital Johns Hopkins de Baltimore.I \u2014INTRODUCTION L'étude de la physiologie rénale est d\u2019un grand intérêt pour le clinicien, en l\u2019aidant à comprendre et à traiter les malades atteints d\u2019une affection qui lèse le rein, soit directement, soit indirectement.Toutefois la majeure partie de ces conférences ne s\u2019appliquera pas directement à la clinique, mais j'espère qu\u2019elles aideront à mieux faire comprendre les processus physio-pathologiques sous-jacents.Le clinicien expert recherche, pour traiter son patient, tous les renseignements que peuvent lui fournir l\u2019histoire de sa maladie, l\u2019examen physique et les analyses de laboratoire.L'étude des principes physiologiques issus de la recherche expérimentale est simplement l'extension de la curiosité clinique au delà des problèmes immédiats et au delà du patient lui-même.L'utilisation de méthodes spéciales de laboratoire pour l\u2019examen d\u2019un patient ne peut certes pas tenir lieu de substitut au jugement clairvoyant du clinicien.Ces méthodes ne font que constituer un autre moyen d\u2019information qui doit être utilisé dans la conduite à tenir pour le traitement de ce patient.\u2014 Je fais ces réflexions parce qu\u2019il est souvent dit, même par des expérimentateurs ou des chercheurs réputés, que les jeunes médecins ont tendance à s\u2019intéresser à l\u2019excès à des aspects secondaires des nouvelles découvertes, et perdent ainsi leur sens clinique.La réponse à cette objection réside dans l\u2019attitude du médecin, et cette attitude est parfaitement exprimée par Laënnec, le fameux inventeur du stéthoscope, qui écrivait, dans sa thèse de doctorat: «Je pratique une médecine libre, Je ne suis ni avec les anciens, ni avec les 1.Conférence donnée à l\u2019Université de Montréal, sous les auspices de la Fondation Beaubien, en février 1948.Traduction due au Dr Jacques Genest.modernes, mais je cherche la vérité chez tous et Je vérifie tout par des expériences répétées.» Au cours de ces conférences, je me reporterai souvent aux travaux des pionniers et des grands maîtres de la physiologie rénale comme Cushny, Rehberg, Richards, Marshall, Van Slyke, Gamble, Shannon et autres.L'histoire de la physiologie rénale a été merveilleusement bien décrite par Smith dans ses « Lectures on the Kidneys », et le rôle de chacun, dans le développement des connaissances actuelles, y est bien exposé.Afin d\u2019être bref et clair, je résumerai nos connaissances actuelles, non par ordre chronologique, mais en une synthèse logique, au moyen des travaux et des observations cliniques faites dans mon laboratoire.J\u2019omettrai les références bibliographiques, sans oublier un instant que la plus grande partie de nos idées sur ce sujet nous proviennent des travaux des chercheurs passés et contemporains.II \u2014PRINCIPES ET MÉTHODES DE DÉTERMINATION DE LA FILTRATION GLOMÉRULAIRE ET DE LA RÉSORPTION TUBULAIRE.Avant de vous exposer des observations sur les perturbations physiologiques du rein malade, j'aimerais décrire en détail les méthodes utilisées pour la détermination de certaines fonctions spécifiques du rein.Presque toutes les substances qui apparaissent normalement dans l\u2019urine sont le résultat de deux processus bien distincts au niveau du rein.D'abord, ces substances sont filtrées à travers les glomérules, et en second lieu, elles sont résorbées en proportions variables par les cellules des tubes urinifères.La quantité retrouvée dans l\u2019urine est donc cette fraction du filtrat glomérulaire qui n\u2019a pas été résorbée.Ce rapport peut être exprimé par la formule suivante: 134 G\u2014R=Ur x où G est la quantité filtrée à travers les glomérules; R, la quantité résorbée par les tubes uriniféres; et Ur, la quantité contenue dans l\u2019urine dans un temps donné.Pour le moment, nous laisserons de côté toute considération sur la créatinine d\u2019origine exogène, et sur les substances étrangères à l\u2019organisme, telles que la phénolsulfoneph- taléine, le diodrast et l\u2019acide para-amino-hip- purique, substances sécrétées par les tubes urinifères aussi bien que filtrées par les glomérules.Afin de décrire le mécanisme de l\u2019excrétion urinaire, il est nécessaire de déterminer la quantité du filtrat glomérulaire, en d\u2019autres termes le taux de filtration glomérulaire.Connaissant, pour une substance donnée, la quantité dans l\u2019urine et la quantité filtrée par les glomérules, la fraction résorbée par les tubes urinifères peut être calculée: R=G\u2014Ur La méthode utilisée pour la détermination du taux de filtration glomérulaire, peut être illustrée par l\u2019étude de l\u2019élimination de l\u2019inuline, du mannitol ou du thiosulfate.Mais il serait bon d\u2019examiner d\u2019abord les propriétés que doit avoir une substance pour être utilisée comme mesure du taux de filtration glomé- rulaire.Cette substance doit être parfaitement diffusib!e à travers les capillaires glomé- rulaires, c\u2019est-à-dire que, pour chaque ce.de plasma filtré à travers les glomérules, la quantité de cette substance contenue dans chaque ce.de plasma filtré doit aussi traverser intégralement la membrane glomérulaire.\u2018En second lieu, cette substance, qui a été filtrée, doit passer par les tubes urinifères et apparaître dans l\u2019urine sans soustraction par résorption, ni addition par sécrétion tubulaire.Ainsi, nous pouvons donc postuler que la quantité d\u2019une telle substance trouvée dans l\u2019urine dans un temps donné est dérivée en totalité du filtrat glomérulaire, et que chaque ce.de plasma filtré a contribué sa complète quote-part pour former la quantité totale L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 trouvée dans l'urine.Si la concentration d\u2019une telle substance dans le plasma, c\u2019est-à-dire le nombre de milligrammes contenus dans chaque cc.de plasma, est connue, nous pouvons calculer combien de cc.de plasma ont traversé les glomérules en divisant le nombre de milligrammes de cette substance excrétés dans l\u2019urine dans une minute, par le nombre de milligrammes contenus dans chaque ce.de plasma.Par exemple, s\u2019il y à un milligramme d\u2019une telle substance par ce.de plasma et que nous trouvons un total de 130 milligrammes excrétés dans l\u2019urine par minute, nous pouvons conclure que 130 ce.de plasma ont nécessairement dû être filtrés à travers les glomérules par minute.Nous pouvons maintenant exprimer ces caleuls du taux de filtration glomérulaire sous une forme plus concise.P étant la cencen- tration plasmatique en milligrammes par ce, U la concentration urinaire en mi ligrammes par cc, et V le nombre de cc.d\u2019urine excrétée par minute, UV devient done le taux d\u2019excrétion, ou le nombre de milligrammes d\u2019une telle substance excrétée par minute.Ces caleuls peuvent être ainsi exprimés: UV P = C (ce.de plasma filtrés par minute) En d\u2019autres termes, si nous connaissons la quantité dans l\u2019urine (UV) et la concentration plasmatique (P), nous pouvons calculer combien de ce.de plasma ont été « dépurés » de cette substance.Et comme, dans le postulat que nous venons d\u2019émettre, cette substance, v.g.l\u2019inuline, est « dépurée » du plasma seulement par filtration à travers les glomérules, le coefficient de dépuration ou « clearance » C devient le taux de filtration glomérulaire.Si nous soumettons notre postulat à un contrôle expérimental, certains corollaires peuvent être déduits.Retournons à notre premier exemple: 1 milligramme de substance par cc.de plasma et 130 mgm.exerétés dans l\u2019urine par minute ct résultant de la NEWMAN: CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE filtration glomérulaire de 130 cc.de plasma.Etant donné que cette substance est parfaitement diffusible à travers les capillaires, une concentration de 2 mgm.par cc.de plasma résulterait dans l'excrétion de 260 mgm.par minute dans l\u2019urine; 4 mgm.par ce.de plasma, dans l\u2019excrétion de 520 mgm.par minute dans l\u2019urine, et ainsi de suite.En d\u2019autres termes, le taux d\u2019excrétion urinaire UV sera directement proportionnel à la concentration plasmatique, et ce fait donnera une « clearance » constante.NORMAL PATIENT (R1) 1-14-46 90 80 70 @ SERUM THIOSULFATE, MG.% @D SERUM INULIN, MG.% 60 50 40 20 10 \u2014+ + t uy | ue | ne | 108 110 fuosneare CLEARANON) 128 ns 120 109 100 INULIN OLEARANGE 100 90 80 70 @URINE EXCRETION THIOSULFATE pate.so ŒURINE EXCRETION INULIN,mo/min.50 40 30 20 3 en re 2 47 CO/UIN.URINE PLOW 10 | | | | 20 40 60 80 100 120 140 TIME IN MINUTF< Fra.1.\u2014 Ce diagramme montre que les taux d\u2019élimination de l\u2019inuline et du thiosulfate sont proportionnels à leurs concentrations plasmatiques et que, par conséquent, leurs coefficients de dépuration ou «clearance » sont constants et identiques.Le débit urinaire a varié de 4.7 à 16 ce.par minute.L\u2019inuline et le thiosulfate furent administrés par voie intraveineuse en une seule injection, 20 minutes avant le début de l\u2019expérience.Les « clearances » sont exprimées en ce.par minute.L\u2019existence d\u2019une «clearance» constante malgré des concentrations plasmatiques très 135 variables constitue une forte présomption contre toute sécrétion ou réabsorption de cette substance par les tubes urinifères.Car la fonction tubulaire n\u2019est généralement pas directement proportionnelle à la concentration plasmatique, et la « clearance » ne demeurerait pas constante avec des variations considérables dans la concentration plasmatique.Une illustration de la constance d\u2019une « clearance » avec des concentrations plasmatiques variables nous est fournie par l\u2019étude de l\u2019excrétion du thiosulfate ou de l\u2019inuline après une seule injection intraveineuse.Dans la figure I, la concentration plasmatique décroit régulièrement, alors que les « clearances » du thiosulfate et de l\u2019inuline demeurent constantes et égales.Cette égalité et cette constance des «clearances» pour ces deux substances sont donc la preuve qu\u2019elles sont excrétées par le même mécanisme rénal, c\u2019est-à-dire uniquement par filtration glomé- rulaire.Un autre corollaire de notre postulat consiste dans ce que le volume d\u2019urine excrétée ne devrait avoir aucun effet sur la « clearance ».Le volume d\u2019urine dépend de la proportion résorbée du filtrat glomérulaire.Un débit considérable signifie une résorption tubulaire moindre, et un faible débit une plus grande résorption.En règle généra'e, la quantité de solides résorbés est fonction de la résorption de l\u2019eau, et inversement, une diminution de la résorption de l\u2019eau signifie une augmentation de l\u2019élimination des solides.Le taux d\u2019excrétion d\u2019une substance utilisée pour la mesure du taux de filtration glomérulaire ne doit pas être modifié par la résorption de l\u2019eau ou le débit urinaire.Dans le diagramme I, le débit urinaire varie de 16 ce.par minute dans une période à 4 ce.par minute dans une autre, sans que cela affecte en aucune façon la constance et l\u2019égalité des «clearances» de l\u2019inuline et du thiosulfate.Ainsi, nous avons une autre preuve que la diffusion de ces substances à travers les tubes urinifères ne se produit pas, et que toute la quantité éliminée 136 par filtration apparaît entièrement dans les urines.| On peut se demander si la « clearance » de ces substances continue d\u2019être valide pour la mesure de filtration glomérulaire quand le rein est lésé.Il est concevable qu\u2019une portion de ces substances diffuse alors à travers les cellules des tubes urinifères lésés, dans les veines péri-tubulaires.Mais il semble que cette diffusion ne se produit pas si l\u2019on compare les «clearances» de l\u2019inuline et du thiosulfate dans diverses maladies des reins.Il est surprenant que deux substances aussi différentes que l\u2019inuline et le thiosulfate soient excrétées de la même façon par le rein.L\u2019inuline est un sucre inerte de poids moléculaire élevé tandis que le thiosulfate est un électro- 160 ® 2 © 3 Qo » THIOSULFATE CLEARANCE -CC.PER MINUTE 8 8 $ 20 20 40 60 80 100 120 140 INULIN CLÉARANCE -CC.PER MINUVE Fra.2.\u2014 Mesures simultanées des «clearances» de l\u2019inuline et du thiosulfate, destinées à démontrer l\u2019égalité du coefficient de dépuration plasmatique («clearance ») de ces deux substances, quels que soient le type et la sévérité de l\u2019atteinte rénale des sujets en expérience.Le reporter au texte.lyte inorganique.Il semblerait que l\u2019électrolyte devrait diffuser beaucoup plus facilement à travers les tubes urinifères que les grosses molécules d\u2019inuline, et cela devrait produire une différence marquée dans la « clearance » de ces deux substances, si elles sont mesurées simultanément chez des patients atteints de lésions rénales.Dans la figure 2, nous pré- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 sentons les résultats de « clearances» simultanées d\u2019inuline et de thiosulfate effectuées chez des patients présentant des lésions rénales diverses : glomérulosclérose diabétique, néphrite chronique avec urémie, néphrose par sulfamidés, glomérulo-néphrites aiguës et chroniques, et stages néphrotiques de la glo- mérulo-néphrite.Il est remarquable qu\u2019il n\u2019existe pas de différence notable entre les « clearances » des deux substances chez ces patients atteints de l\u2019une ou l\u2019autre des lésions ci-haut mentionnées.Le thiosulfate remplit toutes les conditions mentionnées plus haut pour la mesure du taux de filtration glomérulaire, et je crois que cette découverte a été une réelle surprise pour tous les physiologistes intéressés.Les électrolytes inorganiques ne sont ordinairement pas des substances inertes comme l\u2019inuline, et l\u2019on était enclin à penser qu\u2019ils étaient toujours résorbés en grande partie par les tubes urinifères.Cette découverte a été faite durant cette dernière guerre par Gilman, le pharmacologiste bien connu, lorsqu\u2019il travaillait sur les antidotes des gaz de guerre, à l\u2019arsenal d\u2019Edgewood, près de Baltimore.Au cours d\u2019expériences sur les chiens, il remarqua que le thiosulfate était excrété très rapidement après son injection et que sa « clearance» était identique à celle de la créatinine.Des méthodes furent mises au point pour la détermination du thiosulfate dans le plasma, et ensemble, nous avons étudié à l\u2019hôpital Johns Hopkins le mécanisme de son excrétion chez l\u2019homme par la méthode des « clearances ».En regardant en arrière, il est intéressant de noter que, bien des années avant que le concept de « clearance » prenne naissance, et avant le début des recherches sur l\u2019excrétion de l\u2019inuline, le thiosulfate était utilisé en Europe comme un test de fonction rénale.Après injection d\u2019une quantité déterminée on en mesurait la quantité excrétée et on obtenait aussi un index de la fonction rénale; toutefois, cet index n\u2019avait aucune signification physiologique précise.Les recherches qui ont conduit à l\u2019utilisa- NEWMAN: CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE tion de l\u2019inuline comme mesure du taux de la filtration glomérulaire dérivent des mêmes principes physiologiques et chimiques: dans la pensée des physiologistes, il était en effet peu vraisemblable qu\u2019un électrolyte soit excrété uniquement par filtration glomérulaire.La découverte du mécanisme précis de l\u2019excrétion du thiosulfate par Gilman et son application chez l\u2019homme par Gilman et moi-même survinrent comme un à-côté durant l\u2019étude d\u2019un projet de recherche de guerre.Ainsi le thio- sulfate, qui était employé empiriquement comme un test de fonction rénale, et qui n\u2019était pas considéré logiquement comme une substance d\u2019épreuve pour la détermination de la filtration glomérulaire, fut étudié à cause des vicissitudes de la guerre qui ont placé un pharmacologiste à la recherche d\u2019antidotes contre les gaz de guerre, au contact d\u2019un médecin s\u2019occupant de la physiologie rénale.200- SERUM MANNITOL MILLIGRAMS PER 100 M.L.(0) RATE OF MANNITOL EXCRETION MILLIGRAMS PER MINUTE (X) TIME - MINUTES U u U.URINE 1 Î 1 ! + Î L 2 |) + 3 INTERVAL | 20 40 60 80 T00 720 T40 T60 F16.3.\u2014 La concentration plasmatique du mannitol est fonction logarithmique du temps, après injection intraveineuse unique.Le taux d\u2019élimination est proportionnel à la concentration plasmatique.Les «clearances» des trois périodes de collection des urines ont été de 164, 155 et 161 cc./min./ par 1.783 mètre carré de surface corporelle.Peut-être serait-il à propos de rappeler la phrase de Laënnec: « Je ne suis pas avec l\u2019ancien, ni avec le moderne, mais je cherche la vérité chez tous.» Nous aurions mieux fait, il y a longtemps, de rechercher la vérité dans le vieux test du thiosulfate.137 Après ces commentaires sur l\u2019inuline et le thiosulfate, et avant de vous montrer les applications cliniques de la détermination du taux de filtration glomérulaire, j'aimerais à vous entretenir de quelques propriétés du mannitol.Cette substance est excrétée de la même manière que l\u2019inuline ou le thio- sulfate, mais a en plus d\u2019autres avantages.En étudiant l\u2019élimination du mannitol chez des patients, après une seule injection intraveineuse, j'ai remarqué que la concentration plasmatique présentait un tracé caractéristique pour chaque patient.La figure 3 est un exemple de la concentration plasmatique et du taux d\u2019excrétion urinaire chez un sujet normal.Si la concentration plasmatique est reportée sur une échelle logarithmique, on obtient une ligne droite.Cette échelle est simplement un moyen mathématique pour obtenir une ligne droite parce que la concen- 200- SERUM MANNITOL MILLIGRAMS PER 100 M.L.a 10 Mm 80 70 60 0 2 1 T 0 (2) 50 .40+ 30H (3) goT TIME - MINUTES ' J fl 1 1 1 1 1 0 20 40 60 80 100 120 140 Fra.4.\u2014 Ceci est un exemple de la vitesse de diminution de la concentration plasmatique du man- nitol chez un sujet normal et chez deux patients souffrant d\u2019insuffisance rénale.1) Cas de néphrite.«Clearance »: 6 cc./min./ 1.73 mètre carré de surface corporelle.Pente: 0.12% par minute.2) Patient hypertendu.« Clearance »: 81 cc./min./ 1.73 mètre carré de surface corporelle.Pente: 0.65% par minute.3) Sujet normal.«Clearance»: 128 cc./min./ 1.73 mètre carré de surface corporelle.Pente: 1.10% par minute.La pente de ces lignes représente la «clearance» en cc./min./ 100 ce.de liquide extracellulaire.tration plasmatique diminue plus rapidement lorsque qu\u2019elle est plus élevée.Le fait important est la présence d\u2019une ligne droite carac- nad 138 L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 téristique.Lorsque nous avons examiné des patients porteurs de lésions rénales au moyen de ce procédé, il est bientôt devenu évident que la pente de la ligne dépendait du taux de filtration glomérulaire.La figure 4 montre les résultats chez trois sujets, le premier avec une absence presque complète de fonction rénale à cause d\u2019une néphrite avec urémie, le second avec environ 50% de réduction à cause d\u2019une néphrite, et le troisième avec un taux de filtration glomérulaire normal.Il devenait donc évident qu\u2019il serait possible de mesurer le taux de filtration glomérulaire en examinant la pente de la ligne de la concentration plasmatique après une seule injection, sans aucune analyse des urines.18 T ï I I I T a -m + 1.6 Cw o = 3 .14-0 = \u2014 +83 .n eis .2-7 Sc e .z 3% .= ds °., e to © +4 = e © des.7 o-oo ° .® \u2014 us s © ° À °° ° sn - af © NORMAL a® A NEPHRITIC ° © HYPERTENSIVE ol n® = CHILDREN _ : 247% o ° (BARNETT) © ALVING ® NORMAL AH © MANNITOL CLEARANCE & NEPHRIC ve A C.C.PER MIN.PER 1.73 SQ.MA oO A | 1 I 1 J 1 1 o 20 40 60 80 100 120 150 160 Fra.5.\u2014 Les pentes des lignes de mannitol ou, en d\u2019autres termes, le pourcentage du liquide extra- cellulaire «dépuré» par minute, chez des sujets normaux, néphritiques ou hypertendus, sont indiqués par rapport a la «clearance » moyenne du mannitol, exprimée en ce./min./ 1.73 mètre carré de surface corporelle.Afin d\u2019établir l\u2019exactitude de cette méthode, il était nécessaire de comparer la pente des lignes de concentration plasmatique avec la « clearance » du mannitol ou taux de filtration glomérulaire.Dans la figure 5, nous exposons comparativement les lignes de concentrations plasmatiques avec la «clearance » du man- nitol chez plusieurs patients.Ces \u2018résultats dépendent du fait que le mannitol, après injection, diffuse à travers tout le liquide extracellulaire de l\u2019organisme, et subséquemment, la baisse de la concentration plasmatique est causée uniquement par l\u2019élimination du mannitol par les glomérules.Cette méthode d\u2019obtenir la « clearance » du mannitol par quelques déterminations de la concentration de cette substance dans le sérum seulement peut être très utile en particulier chez les enfants et les nourrissons où il est très difficile de recueillir avec exactitude de petits volumes d\u2019urine.Du même coup, on peut aussi mesurer le volume du liquide extra- cellulaire.Mais cette digression nous entrai- nerait trop loin.Jusqu\u2019ici, nous avons montré le mécanisme de l\u2019élimination de linuline, du thiosulfate et du mannitol et nous pouvons done déterminer avec un certain degré d\u2019exactitude ct de.précision le taux de filtration glomérulaire dans n\u2019importe quelle circonstance, par l\u2019analyse du plasma et des urines.De là, nous pouvons donc mesurer la quantité de toute autre substance (X) filtrée à travers les glomérules et déterminer les relations de quantité entre la filtration glomérulaire et la résorption tubulaire.La quantité de toute substance (X) filtrée est simplement la concentration de cette substance (X) par ce.de plasma, multipliée par le nombre de ce.de plasma filtré par minute (c\u2019est-à-dire par la «clearance » de l\u2019inuline ou du thiosul- fate).Connaissant la quantité filtrée et la quantité obtenue dans les urines, nous pouvons calculer la fraction résorbée par les tubes urinifères: UV (inuline) Rix) = (7 x Pix ) \u2014UV x) Rx, = [Cw x Px] \u2014 UV) C;, est la «clearance» de linuline exprimée en-ce.par minute.Cette méthode de calculer la résorption tubulaire est particulièrement utile dans l\u2019étude du mécanisme de l\u2019élimination d\u2019une \u2018substance comme le glu- NEWMAN: CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE cose.Cela nous permettra d'arriver à Une définition plus précise de ce que l\u2019on appelle communément le « seuil rénal ».Nous savons que le glucose est une substance très diffusible et il est expérimentalement bien prouvé que le glucose est filtré à travers les glomérules comme le sont tous les autres constituants du plasma, sauf les protéines et les substances conjuguées aux protéines.Normalement il n\u2019y a pas de glucose dans l'urine: ce qui indique donc qu\u2019il est complètement résorbé par les tubes urinifères.La définition ordinaire du «seuil rénal » pour le glucose est la concentration plasmatique de cette substance au delà de laquelle le glucose apparaît dans l\u2019urine.D\u2019après ce que nous venons de dire, il.est bien elair que le glucose apparaitra dans l'urine lorsque la quantité filtrée par les glomérules excédera la capacité de résorption des tubes urinifères.La quantité de glucose filtré dépend non seulement de la concentration plasmatique, \u2018mais aussi de la rapidité avec laquelle le plasma est filtré de telle sorte que le « seuil » peut être altéré par un changement dans le taux de filtration glomérulaire.Ce facteur peut être responsable d\u2019une élévation du seuil, ou en d\u2019autres- termes, de l'élévation de la concentration plasmatique du glucose, nécessaire pour produire de la glycosurie chez beaucoup de patients avec néphrite ou néphro- sclérose.Dc même, il est fréquent de noter un seuil élevé chez des patients en état d\u2019insuffisance cardiaque.Vu la diminution, dans ces cas, du taux de filtration glomérulaire, une plus grande concentration de glucose dans le plasma est nécessaire pour produire une sursaturation du mécanisme de résorption.La baisse du «seuil rénal » peut, donc être due a unc augmentation du taux de filtration glo- mérulaire, ou a une baisse \u2018de la capacité de résorption des tubes urinifères.Ce dernier état est bien démontré expérimentalement par l\u2019administration de phloridzine, et cliniquement chez les patients «atteints » de gluco- surie rénale.Dans ces circonstances, la glycosurie résulte non pas de l\u2019augmentation de la filtration glomérulaire ou de la concentration plasmatique produisant une sursatu- 139 ration des tubes urinifères, mais d\u2019une diminution dans la capacité de résorption.Il est possible avec la phloridzine d\u2019inhiber complètement la résorption du glucose, de sorte que la « clearance » de cette substance devient identique à celle de l\u2019inuline.Et, dans ces circonstances, le glucose remplit toutes les conditions pour la détermination du taux de filtration, c\u2019est-à-dire que tout le glucose filtré apparaît dans l\u2019urine sans addition, ni résorption par les tubes urinifères.Ceci nous conduit à ce qui est peut-être la plus utile méthode d\u2019étude concernant la filtration et la résorption de toute substance dont nous désirons étudier l\u2019excrétion rénale.Retournons à notre exemple de l\u2019action de la phloridzine sur l\u2019excrétion du glucose, et imaginons que l\u2019inhibition complète de la résorption tubulaire diminue progressivement.Au début, la «clearance» du glucose sera identique à celle de l\u2019inuline, et le rapport entre les deux «clearances» sera égal à l\u2019unité.Aussitôt que l\u2019effet de la phloridzine s\u2019atténuera, il y aura une certaine réabsorption du glucose par les tubes.Cela résultera en unc baisse de la «clearance » du glucose parce qu\u2019une fraction du glucose filtré ne sera pas retrouvée dans l\u2019urine.Si 10% du glucose filtré est réabsorbé, la «clearance » du glucose sera 10% moindre que la « clearance » de l\u2019inuline.Leur rapport séra alors 0.9, signifiant que 90% du glucose filtré a été retrouvé dans l\u2019urinc.De même, si nous déterminons la «clearance » de toute substance qui est filtrée de la même façon que l\u2019inuline, mais qui, contrairement à l\u2019inuline, est résorbée dans une certaine proportion, la « clearance » de cette substance résorbée X sera plus basse, en proportion directe de sa résorption.Sous une forme plus concise, nous pouvons exprimer ccei par les formules suivantes: pourcentage d\u2019excrétion de la Cx) \u2014X 100 = substance filtrée X Zin et C pourcentage de résorp- (1- 0 x 100 \u2014 tion de la substance Cin filtrée X 140 Ces formules sont appelées les rapports de « clearance » et nous donnent directement la relation entre la filtration et la résorption.III.\u2014MoDES D\u2019ELIMINATION DES ELECTROLYTES.Chez une personne normale et soumise & des conditions de vie ordinaire, les rapports de «clearance » représentant le pourcentage d\u2019excrétion de la plupart des substances sont très bas, c\u2019est-à-dire qu'il n\u2019y a qu\u2019une faible fraction de la substance filtrée par les glomérules, qui est finalement excrétée dans l\u2019urine.Cela est particulièrement vrai pour l\u2019eau et pour les électrolytes, chlore et sodium.Le potassium, les phosphates et les sulfates ont des rapports plus élevés, c\u2019est-à-dire qu\u2019une plus grande proportion de la quantité filtrée est excrétée.ACID-BASE COMPOSITION OF BLOOD PLASMA mEg/L BASE 1607320 _HHCO, mEq/L 1504-300 Na 142 1404 HCOS K 5 Ca\u2019 5 0 Mg 3 1204 155 1104 ACID a mEg/L 901 HCO, 27 80- Na Cl cr ox) vo.HPO, 2 SO, | | 801 ORG.AC 6 504 PROTEIN _16 \u201col 155 30- | eos 20- roma] SOS 101 oo PROTEIN ° Me Fic.6.\u2014 Diagramme de Gamble montrant la composition du plasma en électrolytes.Il est intéressant de souligner que, dans l\u2019ordre téléologique, il est nécessaire pour les électrolytes présents dans le plasma à une faible concentration d\u2019avoir une « clearance » plus élevée, ou un rapport plus faible de L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 résorption tubulaire, si l\u2019élimination totale doit être suffisante pour maintenir l\u2019équilibre normal.Les concentrations du potassium, des phosphates et des sulfates sont de 1 à 5 mil- liéquivalents par litre de plasma, tandis que les concentrations du chlore et du sodium sont de 100 et 140 milliéquivalents au litre.Ainsi, une très faible «clearance», ou un rapport élevé de résorption, suffit pour produire une élimination suffisante de chlore et de sodium par jour, par contraste avec la « clearance » plus élevée, ou le rapport plus faible de résorption du potassium, des phosphates et des sulfates.Je m\u2019arréte ici, un moment, pour vous rappeler la composition électrolytique du plasma normal et vous expliquer l\u2019usage du terme milliéquivalent.La figure 6, prise dans le magnifique syllabus de Gamble sur la structure chimique des liquides organiques, montre la concentration des ions positifs et négatifs dans le plasma.C\u2019est une loi inviolable, en ce qui concerne les solutions électrolytiques comme le plasma, que les charges positives des cations soient contrebalancées par un nombre égal des charges négatives des anions.Afin de représenter d\u2019une façon quantitative les substances positives ou basiques et de les contrebalancer avec des substances négatives ou acides, un système doit être établi de façon à tenir compte de deux propriétés variables des électrolytes.D\u2019abord un poids égal de deux substances différentes ne contient pas le même nombre d\u2019ions.Par exemple, le poids atomique du sodium est 23, et celui du chlore 35.5, de sorte que 23 grammes de sodium renferment le même nombre d\u2019ions que 35.5 grammes de chlore.Ces deux chiffres représentent donc les poids «équivalents» de sodium et de chlore, puisque ces deux substances, de poids 23 et 35.5 grammes, sont contrebalancées électrolytiquement, ou, en d\u2019autres termes, sont égales.Si, donc, un équivalent de sodium est de 23 grammes, un milliéquivalent sera 23 milligrammes.On utilise le terme de milliéquivalents plutôt que celui d\u2019équiva- NEWMAN: CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE lents, parce qu\u2019il est plus commode d\u2019exprimer les faibles concentrations plasmatiques en des nombres entiers de milliéquivalents qu\u2019en de petites fractions d\u2019équivalents.La deuxième propriété différente des électrolytes consiste dans leur nombre de charges électriques, c\u2019est-à-dire leur valence.Le sodium et le chlore ont chacun une valence de 1, \u2018de sorte que leurs poids atomiques sont des poids équivalents.Toutefois, si nous avons affaire à un ion comme le calcium ou le sulfate avec deux charges électriques, c\u2019est- à-dire avec une valence de deux, le poids équivalent sera donc la moitié du poids ato- 141 M.Eq.= Mgm.x valence | Poids atomique ou, au litre: M.Eq./litre = Mgm./litre x valence Poids atomique Ce système permet donc d\u2019exprimer les électrolytes sur la base comparable de leurs propriétés équivalentes, comme électrolytes en réaction avec d\u2019autres électrolytes.L'usage des déterminations en milliéquivalents permet de mieux décrire les rapports entre les électrolytes du plasma, rapports qui ne seraient PATTERNS OF FILTRATION AND REABSORPTION WITH SALT BALANCE % Reabsorbed % Excreted Na Clearance Blood pis mate [mS] mG RE opus Ve 100 cc./min.99.5% 0.5% 0.5 cc./min.5.8 grams 10 mg.% Normal 50 ce./min.99 % 1 % 0.5 cc./min.5.8 grams 20 mg.% Range 25 ce./min.98 % 2 % 0.5 cc./min.5.8 grams 40 mg.% 12.5 ce./min.96 % 4 % 0.5 cc./min.5.8 grams 80mg.% 6.25 cc./min.92 % 8 % 0.5 cc./min.5.8 grams 160 mg.% TapLEAU 1.\u2014 Etant donné le fort pourcentage de résorption tubulaire du sodium, il suffira, comme le démontre ce tableau, d\u2019une très faible diminution de la résorption pour compenser une forte réduction de la filtration glomérulaire du sodium.Parce que la concentration plasmatique du sodium est élevée, un coefficient de dépuration plasmatique («clearance») des plus minimes (0.5 à 1 cc./min.) permet une élimination normale de sel.L\u2019excrétion de l\u2019urée, au contraire, dépend surtout du débit de filtration glomérulaire.Toutefois, le taux sanguin de cette substance peut se maintenir glomérulaire persiste à environ 50% de sa valeur normale.dans des limites normales, tant que la filtration _ 11 suffit donc de variations minimes de la résorption tubulaire du sodium pour compenser les effets de modifications considérables du taux de filtration glomérulaire et pour assurer une élimination satisfaisante.mique, car chaque atome avec deux charges électriques sera l\u2019équivalent au point de vue électrolytique de deux atomes ayant chacun une valence de 1.En résumé, le nombre de milliéquivalents contenus dans une certaine quantité d\u2019un électrotyte est le poids de cet électrolyte en milligrammes, contenu dans la même quantité, divisé par son poids atomique et multiplié par sa valence.\u2018pas clairement indiqués par l\u2019expression milligrammes pour cent ou volumes pour cent.Le mode général de filtration et de résorption du sodium est illustré par tableau 1.Il est clair qu\u2019avec n\u2019importe quel taux de filtration, même très réduit, une élimination suffisante de sodium peut être maintenue par une légère réduction dans le taux de résorption qui, ainsi que nous l\u2019avons vu plus haut, est normalement très élevé. 142 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtærin A.M.L.IF.C.\u2014 Montréal, février 1949 L\u2019élimination de l\u2019urée, toutefois, varie en proportion directe avec la diminution du taux de filtration, et comme nous le montrerons plus loin, la résorption de l\u2019urée par les tubes urinifères jouent un rôle secondaire dans le contrôle de la quantité finale éliminée.Ainsi, dans le rein normal ou dont la fonction est réduite, la quantité totale des électrolytes de l\u2019organisme, de même que leur concentration, est maintenue remarquablement constante par le processus de résorption sélective variable.Le mécanisme rénal responsable de la rétention de sel avec œdème, diminution de la résorption par les cellules des tubes urinifères.IV \u2014ELIMINATION DE L\u2019URÉE.Contrairement à l\u2019excrétion du sel, l\u2019élimination de l\u2019urée ne dépend pas en grande partie de variations dans le rapport de résorption, mais elle est fonction du taux de filtration et de la concentration plasmatique.Les tubes jouent un rôle passif en ce qui regarde l\u2019urée, et la résorption de cette substance n\u2019est qu\u2019un phénomène de diffusion qui accompagne la résorption de l\u2019eau.Si l\u2019inges- Low FILTRATION WITH SALT BALANCE, EDEMA, OR DEHYDRATION % Reabsorbed % Excreted Ch | 1 \u2014 5 woo CN: | 100 Filtration Rate Cin 98 % 25 ce./min.2 % 0.5 25 cc./min.99.5% 0.5% 25 ce./min.96 % 4 % 1.0 Na ryoarance Total Daily Cin Pn, ce./min.0.125 ce./mince./min.11.6 gis, Blood Output NaCl Urea 40 mg.% Balance Tubular Compensation 40 mg.% Edema Tubular Retention 5.8 gms.1.45 gms.40 mg.% Dehydration Tubular Failure TABLEAU 2.\u2014 En cas de diminution accentuée, mais non extrême, dans le débit de filtration glomérulaire, il peut se produire soit un équilibre sodique, soit de l\u2019œdème, soit une déshydratation tissulaire -uivant le taux de résorption tubulaire du sodium.Ce tableau suppose une ingestion saline de 5.8 grammes par jour, avec un apport normal d\u2019eau et de protéines.ou de la perte de sel avec déshydratation, est illustré dans le tableau 2.Nous pouvons voir qu\u2019on peut rencontrer des éliminations de sel, normales, diminuées ou excessives, par suite de légères variations dans le rapport de résorption tubulaire, le taux de filtration demeurant constant.On peut donc trouver, chez des patients soumis à une alimentation égale en sel et avec une diminution analogue de la fonction rénale telle que miesuréé par le taux de filtration et l\u2019élévation de l\u2019urée sanguine, soit un équilibre sodique, soit de l\u2019ædème dû à une augmentation de la résorption de sel, soit, enfin, de la déshydratation due à une tion quotidienne de protéines et d\u2019eau cst maintenue constante, une diminution dans lc taux de filtration glomérulaire résultera dans l\u2019accumulation de l\u2019urée dans le sang jusqu\u2019au moment où l'augmentation de la concentration dans le filtrat glomérulaire cempense proportionnellement pour la diminution de la quantité filtrée.T\u2019élimination de l\u2019urée dépend done du taux de filtration glomérulaire, et son excrétion quotidienne est maintenue par les variations dans le taux de concentration plasmatique.La situation est entièrement différente dans le cas de l\u2019élimination du sel qui dépend d\u2019une variation sélective dans EI \u2014_\u2014\u2014=\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 NEWMAN: CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE le rapport de résorption, car la concentration plasmatique du sodium est maintenue remarquablement constante.Ce tableau 2 permet de comprendre cette observation courante, que le taux d\u2019urée sanguine ne s\u2019élève ordinairement de façon marquée au delà des limites normales qu\u2019après perte de plus de 50% de la fonction rénale.Cela est dû à ce que les limites du taux normal de concentration de l\u2019urée dans le sang sont assez étendues par suite de facteurs qui varient considérablement d\u2019individu à individu.Les variations dans la quantité de protéines ingérées et dans le volume urinaire, aussi bien que le taux de filtration, expliquent.cette différence dans le taux d\u2019urée sanguine chez les sujets normaux.Le rapport entre la concentration d\u2019urée sanguine et le taux d\u2019excrétion chez un certain nombre de patients © od oo © © æ 145 3 .© a = 8 2 Q © o % a ® S % eee 2 00 gl oP 00, Ww Q © Oe © eo ® % ou eo 0°\" © = © e° eo?LOOD UREA CONCENTRATION MG % 1 À 1 1 1 8 10 12 14 16 18 Fic.7.\u2014 Un des facteurs déterminants du taux d\u2019excrétion uréique est la concentration sanguine de Purée.Ce diagramme met en évidence ce rapport chez des sujets normaux soumis à des ingestions différentes de protéines.Les autres facteurs jouant un rôle dans l\u2019excrétion de l\u2019urée sont le volume urinaire, le taux de filtration glomérulaire et le métabolisme azoté.143 maintenus à des régimes alimentaires différents en protéines, est démontré dans la figure 7.De façon générale, le taux d\u2019excrétion de l\u2019urée est proportionnel à la concentration sanguine, mais, encore ici, il y a des grandes variations probablement dues à des facteurs tels que le débit urinaire et le taux de filtration glomérulaire qui varie quelque peu de personne à personne.+4+ ge.+ 3.0K +2.+ + 1.4 \u2014\u2014 0.+ - | + \u2014-\u20142 -3 4 \u2014-4 \u2014 51 - 6.4 -7+\u2014 \u2014_ 8 -9 1 -10+\u2014 NITROGEN BALANCE GM/24 HR LU 4° 10 12 14 16 BLOOD UREA MG% I'1ic.8.\u2014 La concentration sanguine de 1\u2019azote uréique diminue lorsque le patient soumis à une ingestion constante stocke l\u2019azote sous forme de proéines, c\u2019est-à-dire lorsque le bilan azoté devient positif.Etant donné qu\u2019une quantité moins grande de l\u2019azote ingéré est transformée en urée, la concentration de cette substance dans le sang diminue, de même que son élimination.La figure 8 montre la relation entre la concentration de l\u2019urée sanguine et le métabolisme des protéines chez plusieurs individus.L\u2019ingestion de protéines a été maintenue constante, mais à cause de modifications dans le métabolisme des protéines, ces patients en ont retenu la majeure partie.Cette réten'ion de protéines par les tissus, ou, cn d\u2019autres termcs, un bilan azoté positif, devrait avoir le même effet qu\u2019une diminution dans l\u2019ingestion des 144 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 protéines sur la concentration plasmatique, étant donné qu\u2019une quantité moindre est décomposée en urée.Nous voyons donc que la concentration d\u2019urée sanguine diminue à mesure que le bilan de l\u2019azote retenu s\u2019élève.Cependant, cette variation dans la concentration de l\u2019urée sanguine est encore dans les limites normales.Mais là où il y à augmentation du catabolisme des protéines tissulaires, il y aura un excès d\u2019urée formée, ce qui contribuera à augmenter la concentration de l\u2019urée sanguine.En résumé, l\u2019élimination de l\u2019urée est contrôlée en premier lieu par le taux de filtration glomérulaire, ct sa résorption est secondaire à celle de l\u2019eau.La concentration plasmatique varie inversement avec le taux de filtration glomérulaire, et dépend aussi de la quantité de protéines ingérées qui sont métabolisées jusqu\u2019au stage d\u2019urée.Cette quantité d\u2019azote protéique qui est transformée en urée est augmentée par une alimentation plus riche en protéines ou par une destruction des protéines des tissus; inversement, elle est diminuée par une alimentation basse en protéines et par la rétention de protéines par les tissus.V \u2014SÉCRÉTION DES TUBES URINIFÈRES ET DÉBIT PLASMATIQUE RENAL, Jusqu'ici, nous avons décrit les processus de filtration et de résorption par lesquels les électrolytes et l\u2019urée sont excrétés, et qui peuvent être déterminés de façon précise par la comparaison du taux de filtration glomé- rulaire, telle que mesurée par la « clearance » de l\u2019inuline, avec la « clearance » de n'importe laquelle de ces substances.Mais nous n\u2019avons pas encore considéré l'aspect sécrétoire des tubes urinifères.Il n\u2019y a pas de preuve .de sécrétion tubulaire de substances existant normalement dans le plasma, sauf en ce qui regarde la créatinine.Toutefois, l'étude de la sécrétion tubulaire de certaines substances étrangères à l\u2019organisme est très importante et nous permet d\u2019apprécier un autre aspect de la fonction rénale, c\u2019est-à-dire son débit plasmatique.Avec l\u2019aide d\u2019une technique pour la mesure de ce débit plasmatique rénal, nous pouvons étudier l\u2019adaptation circulatoire du rein dans les états pathologiques en rapport avec le mode de filtration-résorption.Afin de montrer comment une substance sécrétée activement par les cellules des tubes urinifères peut être utilisée pour déterminer le débit plasmatique rénal, retournons encore, si vous le voulez bien, à la « clearance » de l\u2019inuline.Comme vous l\u2019avez vu, la « clearance» de l\u2019inuline est la mesure du taux de filtration glomérulaire parce que toute l\u2019inuline contenue dans chaque ce.de plasma filtré par les glomérules est retrouvée dans l'urine sans soustraction par résorption tubulaire, ni addition par sécrétion.Ainsi, connaissant la quantité excrétée dans l\u2019urine par minute ét la concentration par ce.de plasma, on peut calculer le nombre de cc.de plasma dépuré par minute.La «clearance » moyenne de l\u2019inuline est d\u2019environ 130 cc.par minute pour une personne de taille moyenne (1.73 metre carré d\u2019aire de surface corporelle).Maintenant, supposons une substance complètement éliminée du plasma en passant par le rein, en d\u2019autres termes, une substance dont non seulement une partie est filtrée par les glomérules, mais dont les cellules des tubes urinifères extraient totalement le reste, après passage par les artères efférentes.Ainsi, connaissant la quantité de cette substance dans chaque ce.de plasma, il sera facile de calculer combien de ce.de plasma par minute auront passé par le rein pour produire la quantité totale de cette substance retrouvée dans l\u2019urine recueillie simultanément.Par exemple, supposons que 100 ce.de plasma contiennent 1 mgm.d\u2019une substance donnée, et que, dans l\u2019urine excrétée dans une minute, nous trouvons un total de 6 mgm., ces 6 mgm.représenteront la quantité présente dans 600 ce.de plasma qui ont dû nécessairement passer par le rein dans cette minute.C\u2019est encore un calcul de « clearance », représenté par la même formule: \u2014 prepa EEE - NEWMAN: CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE UV \u2014\u2014 = C en cc.par minute de plasma.P A cause des propriétés spéciales de cette substance, cette « clearance » représente donc le débit plasmatique rénal.La validité de cet exemple pour la détermination du débit plasmatique rénal repose sur l\u2019extraction sensiblement complète de cette substance par les cellules des tubes urinifères.Le diodrast et l\u2019acide para-amino-hippurique ont tous deux été utilisés pour la détermination du débit plasmatique rénal.Je ne discuterai pas des preuves apportées en faveur de la validité de cette méthode, sauf pour vous présenter deux exemples d\u2019expériences dans le but d'\u2019illustrer les conditions dans lesquelles la méthode est valide.SINGLE INJECTIONS OF PACA AND PAH PLASMA MG % wf, 1 1 TT 1 TT 1 T TI, DOG Sm i.or peca 9-4-47 eo À r pah 6-13-47 O 50 i.40}- 7 30 I 20H oO \u2014| 200 z \u2014\u20140 ë Coan ~~ .Oo Oo N KE So.PLASMA 7 '©© 5 ' L ~ PAH 1 80 ~ Tr ~ w : + g Ko PLASMA 60 = L ++, c.PACA | so x _ \u2014 mp -P-o- 4 a0 = ST =o \u2014 9e.2 3 \u2014 30 w \u2014 0 \u2014_0\u2014 \u2014 \u2014 ~ 2 | So\u201d FF MINUTES Fic.9.\u2014 Les «clearances» du PAH et du PACA s\u2019avèrent identiques et constantes après injection intraveineuse simultanée chez un chien.La concentration plasmatique tomba de 7 mg.% à 1 mg.%.La filtration de fraction est aussi demeurée constante.La « clearance » de la créatinine Cer est utilisée chez le chien pour mesurer le taux de filtration glomérulaire.Les expériences illustrées par la figure 9 montrent la « clearance » de l\u2019acide para-ami- no-hippurique (PAH) et de l\u2019acide acétyl-para- amino-hippurique (PACA) déterminée chez le 145 chien après une de chacune de seule injection intraveineuse ces deux substances à des jours différents.La « clearance » de la créatinine qui, chez le chien, est excrétée de la même façon que l\u2019inuline, fut déterminée en même temps.(En passant, la « clearance » de la créatinine chez les humains normaux n\u2019est probablement pas une mesure précise du taux de filtration glomérulaire parce qu\u2019une légère partie est sécrétée, en certains cas, par les tubes urinifères.) Dans ces expériences, les «clearances » du PAH ct du PACA chez le chien demeurérent constantes malgré que la concentration plasmatique tomba de 8 mgm.% a moins de 1 mgm.%.Si les tubes urinifères n\u2019avaient pas excrété totalement ces substances, la quantité retrouvée dans les urines ne représenterait pas le vrai débit plasmatique rénal, et la « clearance » diminuerait parce qu\u2019elle serait inférieure au débit plasmatique rénal.Cela signifie que, dans ces limites de concentration plasmatique, la totalité de l\u2019extraction du PAH et du PACA a été constante.La relation entre le taux de filtration glo- mérulaire et le débit plasmatique rénal chez le chien est de 40 à 200 ce.Ainsi, 40 ce.sur 200, c\u2019est-à-dire un cinquième ou 20% du plasma, ayant passé dans le rein par minute, ont été filtrés par les glomérules.C\u2019est ce que l\u2019on appelle la fraction de filtration: Fraction du plasma filtré ou F.F.Ce ou Cin C PAH ou C PACA ou Taux de filtration glomérulaire Débit sanguin rénal Cer = «clearance » de la créatinine chez le chien.Cin = «clearance » de l\u2019inuline chez l\u2019homme.Chez les humains, la fraction du plasma filtré (F.F.) est à pcu près la même que chez le chien.Le débit plasmatique rénal normal pour un adulte de taille moyenne est environ 146 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 de 600 ce.par minute, dont 20% est filtré, ce qui donne donc un taux de filtration de 120 ce.par minute.Un autre petit caleul nous permettra d\u2019obtenir le débit sanguin rénal.Si 600 ce.de plasma passent dans le rein par minute et que le sang contient 48% de globules rouges (hé- matocrite), le débit sanguin rénal sera d\u2019environ 1.2 litre par minute.Cette quantité de sang semble énorme, surtout si l\u2019on considère qu\u2019il n\u2019y a que 6 litres de sang dans tout l\u2019organisme ct que le débit cardiaque est près de 4 litres par minute.En d\u2019autres termes, le quart ou le tiers du débit cardiaque par minute va au rein.SINGLE INJECTION OF PACA _ 1 Ï I 1 | ps u DOG SM \u2014 = 9-9-47 _ = -10.5 \u20140.4 & \u201410.3 \u2014200 2 = a > O o = 100 © 5 J 80 : 1.¢ \u2014À 60 < 3 \u2014 50 2 n \u2014 40 < © Qa 2r PLASMA T PACA U, lu, | us| Us Ug | Us | U7 | | | | | | 20 40 60 80 100 MINUTES Fra.10.\u2014 La «clearance» du PACA cest diminuée lorsque la concentration plasmatique dépasse 8 mg.% à cause de la surtaturation des tubes urinifères.Au-dessous de cette concentration, la « clearance » du PAC A s\u2019élève et la filtration de fraction devient constante.La « clearance » de substances telles que le PAH et le PACA mesure donc le débit sanguin rénal seulement à des concentrations plasmatiques basses.Dans la discussion sur les substances utilisées pour la mesure du taux de filtration glomérulaire, j'ai mentionné que la sécrétion tubulaire n\u2019était généralement pas directement proportionnelle à la concentration plasmatique.Il semble que je me sois contredit en prouvant que, chez le chien ect l\u2019homme, le PACA était complètement excrété, donc sécrété à un taux proportionnel à la concentration plasmatique.Cette contradiction apparente est expliquée par le fait que la sécrétion tubulaire est très complète en dedans de certaines limites d\u2019une faible concentration plasmatique, mais qu\u2019au delà de ces limites le plasma n\u2019est pas entièrement « dépuré » de cette substance.Au-dessus d\u2019une concentration plasmatique de PACA de 6 à 8 mgm.%, la «clearance » diminue.La figure 10 montre la «clearance » du PACA chez un chien, après injection d\u2019une quantité beaucoup plus grande que celle administrée dans l\u2019expérience illustrée dans la figure 9.La concentration plasmatique après l\u2019injection était près de 30 mgm.%.Jusqu'au moment ou la concentration tomba à 6 ou 8 mgm.%, la « clearance » était abaissée, mais à partir de ce moment, elle est revenue à sa valeur normale d\u2019environ 200 cc.par minute et demeura constante quand la concentration tomba en dessous de 8 mgm.%.Une autre preuve que l\u2019abaissement de la « clearance » était dû à l\u2019incomplète élimination de cette substance, hors du plasma, était le rapport élevé Cer/CPACA QUI revint à la normale et demeura constant au moment même ol la «clearance » du PACA devenait maximum.En résumé, en dedans de certaines limites de concentration plasmatique, la « clearance » de substances comme le PACA est complète et représente le débit plasmatique rénal, le taux d\u2019excrétion étant proportionnel à la con- centratien plasmatique.Ce qui est le contraire pour des substances comme l\u2019inuline, dont le taux d\u2019excrétion est aussi proportionnel à la concentration plasmatique, et cela, sans aucune limite dans la concentration, de telle sorte que la « clearance » de l\u2019inuline mesure le taux de filtration glomérulaire à n\u2019importe NEWMAN: CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE quelle concentration plasmatique.La constance de la «clearance » du PACA et de sa relation avec le taux de filtration gloméru- laire est preuve de la validité de cette mesure du débit plasmatique rénal par la méthode des « clearances ».Maintenant que nous avons examiné les méthodes pour la détermination du taux de filtration glomérulaire, de la résorption tubulaire et du débit plasmatique rénal, j'aimerais à vous montrer l\u2019application de ces méthodes à l\u2019étude de certains problèmes physiologiques en médecine.Les problèmes auxquels nous nous sommes intéressé dernièrement ont trait au rôle du rein dans l'insuffisance cardiaque et l\u2019hypertension, et au mécanisme des diurétiques sur le rein.VI \u2014CIRCULATION RÉNALE DANS LA COARCTATION DE L\u2019AORTE.Une chance exceptionnelle nous a été fournie récemment d\u2019étudier la circulation rénale chez des cas d\u2019hypertension causée par une coarctation de l\u2019isthme aortique.Mon collègue, le docteur Jacques Genest, a calculé le taux de filtration glomérulaire et le débit sanguin rénal chez 12 enfants et jeunes adultes opérés avec succès par le docteur Alfred Blalock.Ces patients furent aussi étudiés par le docteur Richard Bing du point de vue physiologie cardiaque.Steele a émis l\u2019opinion que l'hypertension dans les cas de coarctation de l\u2019aorte pouvait ne pas être due entièrement à l\u2019effet mécanique de la constriction, mais aussi à un mécanisme semblable à celui de l\u2019hypertension produite par le procédé de Goldblatt.L\u2019hypothèse est fort plausible a priori, parce que, comme vous le savez, l\u2019hypertension peut être produite expérimentalement chez des animaux par la censtriction de l\u2019aorte au-dessus de l\u2019artère rénale, aussi bien que par la constriction des artères rénales elles-mêmes.C\u2019est la constatation d\u2019une hypertension artérielle dans les membres inférieurs de ces patients qui a suscité l\u2019opinion qu\u2019il pouvait 147 y avoir une autre cause de l'hypertension que le facteur mécanique.En introduisant une aiguille dans l\u2019artère fémorale de ces patients, il a été possible de constater, chez plusieurs d\u2019entre eux, que la pression moyenne peut être, dans certains cas, au-dessus de la normale, bien que la pression différentielle fût très basse.Ainsi, la pression au-dessous de la constriction peut dépasser la normale dans ces cas, bien qu\u2019il soit impossible de percevoir au palper aucune pulsation.La pression dans les bras est plus élevée que celle des jambes, avec une forte pression différentielle.Cette élévation de pression dans les membres inférieurs est bien le contraire de ce que l\u2019on pourrait s\u2019attendre d\u2019un blocage mécanique de la circulation.Puisqu'il y a une méthode reconnue pour l\u2019étude de la circula- COARCTATION OF THE AORTA - 12 CASES Lu + = PRE - OPERATION POST - OPERATION = 200 i o u | È sul 9 1500 | Wu pred o {11 HT] g 1000 TT | od pond & ll a 800 ; ere \u20ac EF | La = Jd hy ry = ES #4 © N au 3 - N 1 7 d N [ = wn + \u2019 Eau fe mam\u2026T j Lc F Fey Fee seccem me mm meen @ Po 5 «= TT ._.-.\u2014peFx LP 077-107 = = Pep 1 # | L | | eo 120 180 240 300 = 360 MINUTES ; 10 29 46 sM Fie.12.\u2014 L'injection intraveineuse lente de théophylline (indiquée par les deux lignes verticales) à un chien ne produit aucun changement dans le taux de filtration glomérulaire (F) ou dans le débit sanguin rénal (P), mais cause une augmentation considérable dans l\u2019excrétion du sodium (N) et du chlore (C).K indique la « clearance » du potassium et U le débit urinaire.Cette augmentation dans l\u2019excrétion du sel est donc la conséquence d\u2019une diminution dans la résorption du sodium filtré, et a persisté durant trois heures après l'injection.149 rétique le plus puissant des dérivés xanthi- ques, nous avons d\u2019abord expérimenté sur les chiens.Nous montrons dans la figure 12 les résultats obtenus après injection intraveineuse de théophylline chez un chien.Aussitôt après l\u2019injection, l\u2019excrétion de sodium et de chlore est presque décuplée et le débit urinaire- augmente en même temps de façon considérable.Cette augmentation de l\u2019élimination du sodium et du chlore survient sans aucun changement significatif dans le taux de filtration glomérulaire ou le débit sanguin rénal.Nous pouvons donc conclure que la théophylline n\u2019exerce aucune action sur la circulation rénale, mais a une action spécifique sur les tubes urinifères, effet qui consiste en une diminution de la résorption du sodium, du chlore et de l\u2019eau.Il semble donc évident que l\u2019action diurétique de la théophylline peut être attribuée à un effet direct sur la résorption tubulaire, sans aucune modification de la circulation rénale.Cette substance fait preuve d\u2019une spécificité remarquable sur la résorption du sodium et du chlore.Comme il n\u2019est jamais entièrement valide d\u2019appliquer à la physiologie humaine des résultats obtenus chez les animaux, nous avons répété ces observations chez une jeune femme en état d'insuffisance cardiaque avec œdème causée par une lésion mitrale et aortique d\u2019origine rhumatismale.Cette patiente recevait de la digitaline.Les résultats obtenus après injection intraveineuse de 0.24 gramme d\u2019aminophylline sont décrits dans la figure 13.Comme vous le savez, l\u2019aminophylline est une combinaison de théophylline et d\u2019éthylène- diamine dans le but d\u2019obtenir une préparation soluble.L\u2019injection d\u2019aminophylline est aussitôt suivie par une augmentation considérable dans la «clearance» du sodium et du chlore, et du volume urinaire, sans changement notable dans le taux de filtration glo- mérulaire ou dans le débit sanguin rénal.Ceci démontre encore l\u2019action spécifique de la théophylline sur la résorption tubulaire de l'eau et du sel sans aucune altération de 150 la circulation.Il est toutefois possible qu\u2019un changement dans la circulation rénale survienne dans certaines circonstances où la AMINOPHYLLIN IN CARDIAG FAILURE PT Ls 14H47 100 2350 20 40 60 80 100 MINUTES fig.13.\u2014 Ce diagramme illustre \u2019action de l\u2019amino- phylline (0.24 gm.en injection intraveineuse) sur la circulation rénale, le débit urinaire, et les « clearances » des électrolytes sodium, chlore et potassium.L\u2019aminophylline a pour résultat d\u2019augmenter considérablement l\u2019élimination du sodium, du chlore et de l\u2019eau, sans changement notable du débit plasmatique rénal (CPACA) et du taux de filtration glomérulaire (CIN).Cette substance provoque donc une inhibition spécifique de la résorption tubulaire des électrolytes et de l\u2019eau.théophylline exerce un effet stimulant sur le cœur et cause une augmentation du débit cardiaque.le chien ct l\u2019homme démontrent bien qu\u2019une augmentation dans le débit sanguin rénal ou dans le taux de filtration glomérulaire n\u2019est pas nécessaire pour expliquer l\u2019action de ce diurétique.Le fait que l\u2019aminophylline puisse modifier la circulation rénale est bien illustré dans une \u2018 L\u2019administration d\u2019aminophylline Cependant, ces expériences sur\u2019 L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 Burrenin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 autre expérience faite chez cette même patiente.A ce moment, la patiente était dans un état avancé d\u2019insuffisance cardiaque avec un œdème très marqué, une forte élévation de la pression veineuse et de l\u2019orthopnée.provoqua une hausse considérable du taux de filtration glomérulaire et du débit sanguin plasmatique (fig.14).L'augmentation dans le débit A MINOPHYLLIN IN CARDIAC FAILURE LS , |1-7-47 Ck Urine Flos ce/min 10 Gna | | i ! 20 40 60 80 MINUTES Fic.14.\u2014 Ce diagramme montre l\u2019action de l\u2019amino- phyll'ne (0.24 gramme i-v.) chez un patient en état d\u2019insuffisance cardiaque, avec orthopnée, œdè- me, et élévation considérable de la pression veineuse.Cette expérience fut faite 4 jours avant celle démontrée dans la figure 13, et avant que le patient fût pleinement «digitalisé ».On peut voir une augmentation considérable de l\u2019élimination du sodium (CNa), du chlore (Cc:), du potassium (CK), aussi bien que du débit sanguin rénal (Craca) et du taux de filtration glomérulaire (CrN).La fraction de filtration (FF) est élevée, n\u2019a pas varié sensiblement avec l\u2019augmentation du débit sanguin. NEWMAN: CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE urinaire et dans l\u2019élimination du sodium et du chlore fut marquée, et persista même après le retour du taux de filtration et du débit plasmatique à leurs niveaux originels.L\u2019action de l\u2019aminophylline sur la circulation rénale fut de courte durée.Son action sur les tubes urinifères, c\u2019est-à-dire la diminution de la résorption, fut plus prolongée.La pression vcineuse baissa et l\u2019orthopnée disparut.C\u2019est notre opinion que, dans cette dernière observation où la patiente était en insuffisance cardiaque grave et incomplètement «digitalisée », l\u2019augmentation du débit plasmatique rénal fut secondaire à une augmentation du débit cardiaque.Mais, dans l\u2019expérience précédente où l\u2019état de la patiente n\u2019était pas aussi sérieux, l\u2019administration d\u2019aminophylline n\u2019amena aucun changement dans l\u2019état de la circulation rénale.De toute façon, l'effet le plus constant de l\u2019aminophylline consiste dans une diminution de la résorption du sel et de l\u2019eau.VIII \u2014CIRCULATION RÉNALE ET ÉLIMINATION DU SEL ET DE L\u2019EAU DANS L\u2019INSUFFISANCE CARDIAQUE.Avant de terminer, j'aimerais aborder brièvement le problème du rôle du rein dans la formation de l\u2019œdème dans les cas d\u2019insuffisance cardiaque.Comme nous l\u2019avons vu (Table 1), une très grande portion du sel filtré par les glomérules est normalement résorbée par les tubes urinifères (90-99.5%).Dans les cas d\u2019insuffisance cardiaque, l\u2019élimination de sel est très restreinte.Deux facteurs peuvent expliquer cette rétention de sel.Unc diminution dans le taux de filtration glomé- rulaire due à un ralentissement de la circulation rénale résulterait dans un apport mo.n- dre de sel aux tubes uriniféres.Si les tubes résorbent la même fraction du sel filtré, il sc produira alors une diminution de l\u2019élimination du sel en proportion directe avec la baisse du taux de filtration.De l\u2019autre côté, la fraction du sel résorbé par les tubes pourrait être augmentée dans l\u2019insuffisance cardiaque, sans 151 aucun changement dans le taux de filtration.Le résultat serait une diminution de l\u2019élimination du sel.Il semble donc probable qu\u2019une baisse dans le taux de filtration et l\u2019augmentation de la proportion de sel résorbé soient les facteurs responsables pour la rétention d\u2019eau et de sel dans ces cas.EFFECT OF EXERCISE IN CONGESTIVE FAILURE .9 SUPINE EXERCISE SUPINE a PT LS 12-10-47 Crna Urine Flow MINUTES Fic.15.\u2014 Les «clearances» des électrolytes dans ce diagramme sont indiquées par le rapport de ces « clearances» au taux de filtration glomérulaire (C/CIN).Cette façon d\u2019exprimer les « clearances » indique bien que, si l\u2019élimination du sodium diminue en proportion directe avec une baisse dans lc taux de filtration glomérulaire (CIN), il n\u2019y aura aucun changement dans leurs rapports, tels que rapportés sur une ordonnée logarithmique.Toute baisse dans les «clearances» (ou rapport C/CIN) des électrolytes signifie done une augmentation de la quantité résorbée par les tubes.Au début de la période d\u2019exercice, une chute de 50% dans le taux de filtration glomérulaire s\u2019est produite.Durant la dernière moitié de cette période et un certain temps après, on peut voir une augmentation croissante de la résorption tubulaire de l\u2019eau et des électrolytes, en particulier du sodium ct du chlore.Le taux de filtration glomérulaire retourna à son taux normal, mais l\u2019augmentation de la résorption du sodium et du chlore continua. 152 Avec cette hypothèse à l\u2019appui, nous avons étudié, au repos et durant un exercice modéré, le mécanisme de l\u2019élimination du sel chez un patient en état d\u2019insuffisance cardiaque.Les mêmes expériences furent répétées chez des sujets normaux, pour fins de contrôle.La figure 15 est une illustration de l\u2019effet de l\u2019exercice chez un patient en état d\u2019insuffisance cardiaque.L\u2019exercice provoqua une diminution du taux de filtration glomérulaire et aussi une augmentation dans la fraction du sel résorbé.L'augmentation de la résorption tubulaire est indiquée par la diminution du sodium et du chlore excrétés, et cette augmentation persista CARDIAC FAILURE Pt L.S.H-11-47 IR FF w au | S M1 lL PACA19500 = = N oO o \u2014 C ~ LN IN 100 S *ek + o7 \u2014 w =6 - 2 < ob 7 = a, « a PLASMA = w PACA re 231 {| © mn < ae - up | ug | ug] ug us| ve | Up |u| ] | | | | | 20 40 60 80 100 120 MINUTES Frc.16.\u2014 Ceci montre l\u2019allure de la circulation rénale chez un patient en état d\u2019insuffisance cardiaque causée par une lésion rhumatismale aortique et mitrale.Le débit sanguin rénal (CPACA) est très diminué (250-300), mais le taux de filtration glo- mérulaire est à peu près normal (100), de sorte que la filtration de fraction est anormalement élevée (0.4).Donc, en dépit de la baisse du débit sanguin rénal, le taux de filtration est maintenu par l\u2019augmentation de la proportion de plasma filtré par les glomérules.Les chiffres normaux pour ce patient seraient aux environs de Cin: 100, CracA: 550, FF.0.20.La concentration plasmatique du PACA est indiquée pour montrer que la «clearance » de cette substance n\u2019est pas modifiée par un changement de sa concentration dans le sang (cf.texte).L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 même après le retour à la normale du taux de filtration.Il se produisit aussi une rétention d\u2019eau.EFFECT OF EXERCISE ON SALT EXCRETION 200 150 ALKING SUPINE supine | SITTING 2 PT EN 29-48 MINUTES Fic.17.\u2014 L\u2019exercice chez un sujet normal ne produit pas de baisse marquée dans le taux de filtration glomérulaire (CIN), mais cause une diminution considérable dans la «clearance » du sodium et du chlore, ainsi qu\u2019une baisse modérée de celle des phosphates et des sulfates, et dans le débit urinaire.L'exercice a donc un effet antidiurétique sur le rein, en ce qui regarde l\u2019eau et le chlorure de sodium, effet dont le mécanisme est l\u2019augmentation de la résorption tubulaire des substances filtrées.L\u2019ordonnée est une échelle logarithmique à double cycle.L\u2019échelle de ce diagramme est construite de façon à montrer que; si une diminution dans l\u2019élimination du sodium était due à une baisse dans le taux de filtration glomérulaire, sans changement dans la réabsorption tubulaire, le taux de Bltration (Cin) diminuerait autant que la CN, ou a UCL, NEWMAN: CONCEPTS MODERNES SUR LA PHYSIOLOGIE RÉNALE L\u2019état de la circulation rénale, typique de la plupart des cas d\u2019insuffisance cardiaque, est illustré dans le diagramme 16, par les observations de contrôle chez ce patient au repos.Le débit plasmatique rénal est diminué tandis que le taux de filtration glomérulaire est dans les limites normales.Il en résulte une hausse marquée de la fraction de filtration.Smith attribue cet état de \u2019hémodynamique rénale à une constriction de l\u2019artère glomé- rulaire efférente qui maintient ainsi la pression intraglomérulaire de filtration, malgré une diminution du débit sanguin.Comme il n\u2019est jamais sûr de tirer des conclusions définitives sur le mécanisme de processus pathologiques sans connaître la réaction de sujets normaux soumis à des expériences analogues, nous avons étudié l\u2019effet de l\u2019exercice (marche à 3 milles à l\u2019heure) chez des sujets normaux.Un exemple en est fourni dans la figure 17.Chez ce sujet, l\u2019exercice produisit une diminution de l\u2019élimination du sodium, du chlore et de l\u2019eau, mais sans changement notable dans le taux de filtration glomérulaire.L'action anti- diurétique de l\u2019exercice n\u2019est pas due à une modification dans le taux de filtration glomé- rulaire, mais à une augmentation de la résorption du sel et de l\u2019eau.Il est possible que, dans l\u2019insuffisance cardiaque, cet effet antidiurétique et cette rétention de sel consécutifs à l\u2019exercice soient plus rapides et plus intenses au point de produire des œdèmes.D\u2019autres travaux sont certal- nement nécessaires pour comprendre parfaitement ce mécanisme.IX.\u2014 Conclusions Les méthodes à notre disposition pour l\u2019étude 153 de la circulation rénale et de la filtration- résorption sont bien établies et suffisamment précises.Elles nous permettent donc d\u2019analyser les modifications de la fonction rénale dans les états pathologiques ct ainsi de prévoir leur évolution et leur mode de guérison avec les\u2019 traitements employés.Les patients doivent être étudiés durant leurs activités régulières, aussi bien qu\u2019au repos au lit.L\u2019évolution des modifications physiologiques peut, de cette façon, être rattachée à l\u2019histoire clinique du patient.Bien que nous puissions avoir une idée claire de l\u2019état circulatoire et des modes d\u2019excrétion du rein, les mécanismes qui contrôlent la circulation rénale et surtout la résorption par les tubles urinifères sont encore obscurs.Des hormones comme celle de la pituitaire postérieure et du cortex surréna- lien modifient de fagon spécifique le métabolisme des cellules des tubes urinifères.L\u2019étude des facteurs qui contrôlent l\u2019élimination urinaire normale et ses modifications dans les états patho'ogiques exige, en plus de la recherche des modes d\u2019excrétion rénale, leur corrélation avec les changements dans les autres organes.Car, ces facteurs qui contrôlent les fonctions du rein à l\u2019état normal et à l\u2019état pathologique peuvent être d\u2019origine et de mécanismes bien différents.Des modifications cireculatoires, des excitations nerveuses, des changements dans la composition du sang, les hormones, les vitamines, tout cela est susceptible d\u2019avoir une action sur les cellules des tubes urinifères.Parmi ces facteurs qui jouent un rôle dans le contrôle normal de la fonction rénale, lesquels sont modifiés par la maladie?Cette question ouvre au chercheur un champ d\u2019étude à la fois vaste ct difficile a explorer. IMPORTANCE DES TROUBLES DU FONCTIONNEMENT UTERO-OVARIEN POUR L'ECLOSION, LE DEVELOPPEMENT ET L'EVOLUTION DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE CHEZ LA FEMME ET DEDUCTIONS THERAPEUTIQUES (a) Jean ALBERT-WEIL (Paris), Ancien chef de Clinique Médicale à la Faculté de Médecine de Strasbourg.Nous attirons attention sur I'influence des troubles du fonctionnement utéro-ovarien sur l\u2019évolution de la tuberculose pulmonaire de la femme.Nous rappelons notamment les élévations thermiques prémenstruelles, les hémoptysies supplémentaires des règles, les poussées évolutives en liaison avec des troubles utéro- ovariens.La tuberculose pulmonaire fait partie de ce que nous appelons des « infections conditionnées » 1, à savoir des «infections chroniques ou subaiguës dans le détermimsme desquelles existent, en dehors du facteur bactérien proprement dit, des facteurs tissulaires, viscéraux, glandulaires et hormonaux, circulatoires, neuro-végétatifs, nerveux, parfois même cérébraux qui conditionnent, du fait de modifications du milieu intérieur, pour une grande part la virulence et la pathogénéité des germes en cause.On conçoit que, dans de telles infections, la thérapeutique doive être non seulement une thérapeutique dirigée contre les bactéries elles- mêmes, mais encore une thérapeutique tendant à modifier le terrain lui-même.Et comment modifier le terrain, si ce n\u2019est par une thérapeutique endocrinienne et hormonale?Il semble que l\u2019éclosion de la tuberculose- maladie soit plus fréquente chez la femme à l\u2019époque de la formation ou plutôt dans la période qui suit la formation, durant laquelle sont fréquemment observés des troubles menstruels.Il semble que, dans les deux sexes, les a.Ce travail est le résumé d\u2019un important mémoire que nous n\u2019avons pu publier actuellement, faute de place, mais qui paraîtra bientôt.Les lecteurs y trouveront de nombreux développements et précisions et une bibliographie, qui n\u2019ont pu prendre place ici.1.Voir J.ALBERT-WEIL: 1°) Les phénomènes d\u2019allergie non spécifique dans la tuberculose et les fièvres typhoïdes.Préf.du Prof.Leriche.1 vol.de 83 pages.Maloine, éd., Paris, 1946, p.61.2°) « La vaccination et la substitution bactériennes intestinales, médications de base ou médications adjuvantes de la thérapeutique.» L\u2019Hôpital, nos de juin, juillet et août 1947.modifications physiologiques qu\u2019entraîne la puberté créent un terrain plus favorable à l\u2019éclosion de la tuberculose-maladie.Comme l\u2019écrit le professeur de Gennes ?: « La tuberculose est plus fréquente à l\u2019âge pubère, ct elle est plus grave qu\u2019à tout autre âge », et il ajoute: « La tuberculose est incontestablement plus fréquente aux ages pré-pubertaire et pubertaire et plus fréquente chez les filles que chez les garcons ».Chez la femme, le cycle menstruel, et surtout, et nous attirons particulièrement l\u2019attention sur ce point, les perturbations du cycle menstruel exercent une action défavorable sur l\u2019évolution de la tuberculose.Le cycle menstruel qui déjà, chez la femme saine, a des répercussions sur tout l\u2019organisme, peut amener chez la tuberculeuse des réactions particulières.De toutes ces réactions, la mieux connue, parce qu\u2019elle frappe le plus le clinicien, est la réaction thermique et notamment les élévations thermiques prémenstruelles.Le professeur Bezançon a dégagé la notion « qu\u2019en tout ceci il existe avant la période menstruelle une véritable période prémenstruelle, et c\u2019est même elle qui, au point de vue clinique, a le plus d\u2019importance.C\u2019est avant les règles, dans les quelques jours qui les précèdent, qu\u2019on observe la fièvre et les accidents qui ont été signalés, alors que ceux- ci semblent souvent faire défaut, si on observe les malades avant l\u2019arrivée des règles qui déterminent une véritable détente ».Le Pr.agrégé Jacques Delarue et Jean de Brux 3 ont publié récemment une remarquable 2.Guy LAROCHE: «La Puberté», article de L.de Gennes: Tuberculose et Puberté, p.106, 1 vol.de 349 p.Masson et Cie, éd., Paris, 1938.3.Pr.agrégé Jacques DELARUE et Jean de BRUX: «La tuberculose mammaire, exemple de l\u2019influence de facteurs locaux non spécifiques sur le comportement des lésions tuberculeuses.» Revue de la Tuberculose, tome 11, no 7-8, 1947, pp.557-566. ALBERT-WEIL: FONCTIONNEMENT UTÉRO-OVARIEN ET T.B.PULMONAIRE observation de galactophorite tuberculeuse: chez la malade en question, dès l\u2019apparition des règles, l\u2019écoulement mammaire se tarissait.Dans l\u2019écoulement: nombreux B.K.avant les règles.Plus de B.K.dans les deux premiers jours des règles.Au 3e ou 4e jour des règles, la petite fistule mammaire était cicatrisée.Elle s\u2019ouvrait à nouveau entre les règles.Ce cas fut guéri par des injections répétées d\u2019acétate de testostérone (hormone mâle).Nous insistons sur l\u2019amendement des symptômes morbides: fièvre, expectoration parfois, toux, hémoptysie, qui se produit en général dès que les règles surviennent en abondance et durée suffisantes.La plupart des cliniciens qui ont observé des femmes tuberculeuses ont remarqué chez elles l\u2019extrême fréquence des dysménorrhées et des aménorrhées.Nous distinguons avec J.Caussimon * des « aménorrhées actives » durant lesquelles les malades éprouvent au moment habituel de leurs règles tous les troubles qu\u2019elles avaient coutume d\u2019avoir.Seul l\u2019écoulement ne se produit pas.Ce sont les aménorrhées les plus fréquentes.Et des aménorrhées dites « silencieuses » qui ne s\u2019accompagnent d'aucun trouble.C\u2019est l\u2019apparence d\u2019une castration complète, c\u2019est le silence absolu.« La femme oublie son sexe ».Dans ce cas, la courbe de la température ne montre aucune réaction périodique.En dehors des cas rares d\u2019aménorrhée silencieuse, c\u2019est le dysfonctionnement utéro-ovarien qui semble en fait préjudiciable aux malades.Il ressort des faits ci-dessus exposés que, dans le cours des tuberculoses et surtout de la tuberculose pulmonaire chez la femme, le fonctionnement utéro-ovarien est d\u2019une importance capitale.Nous posons en principe qu\u2019un des premiers actes, un des actes essentiels du phtisiologue qui a à traiter une femme tuberculeuse est d\u2019étudier son fonctionnement utéro- ovarien et de tenter, par des moyens appro- 4.J.CAUSSIMON: «Un critér:um d\u2019activité des lésions pulmonaires tuberculeuses, les fièvres menstruelles.» Presse Médicale, no 37, 30 nov.1929, p.1561, et Revue de la Tuberculose, no 4, avril 1929.155 priés (thérapeutique endocrinienne et hormonale), de corriger les troubles cataméniaux qui sont très fréquents chez les tuberculeuses.Il faut, avant toutes choses, tenter de faire survenir les règles lorsqu\u2019elles sont absentes, ou tenter, si elles sont insuffisantes, d\u2019en augmenter l\u2019abondance et la durée.Le sang des règles constitue en effet un émonctoire extré- mement important.Les poisons du sang, dans la période pré-menstruelle, ne sont peut-être que des hormones sécrétées à ce moment en grande abondance.Le cycle ovarien est sous la dépendance de deux hormones ovariennes également indispensables: la lutéine ou progestérone, hormone du corps jaune, et la folliculine.Il n\u2019y a pas d\u2019antagonisme réel entre la folliculine et la lutéine, à condition de rester dans les limites physiologiques.D'autre part, la succession des phénomènes qui caractérisent le cycle menstruel: maturation du follicule, ponte ovulaire, transformation lutéi- nique, est sous la dépendance de l\u2019hypophyse.La sécrétion des deux hormones ovariennes se produit sous l\u2019influence d'hormones qui naissent dans le lobe antérieur de l\u2019hypophyse.La thérapeutique tendant à rétablir ou régulariser le cycle utéro-ovarien pourra donc utiliser le progestérone et la folliculine (sous forme de benzoate d\u2019œstradiol) ou des folliculines synthétiques.Elle pourra employer les hormones gonadotropes hypophysaires: « Follicle stimulating hormone »: « Prolan A » \u2014 « Luteini- zing Hormone »: « Prolan B ».Disons à ce propos que MM.M.Steinbach et J.Klein ® ont montré, en 1937, que la tuberculose expérimentale chez le lapin et chez le cobaye était favorablement influencée par les injections d\u2019hormone gonadotrope extraite de l\u2019urine de femme enceinte.Ils en concluent que l\u2019hormone gonadotrope peut jouer un rôle important dans l\u2019amélioration temporaire des symptômes de tuberculose qu\u2019on peut observer chez la femme au début de la gestation.Il faudra, dans certains cas, prendre en con- 5.M.STEINBACH et J.KLEIN: «Effets des hormones gonadotropes dans le traitement de la tuberculose expérimentale.» ler fév.1937, Journal of experimental medicine, vol.LXV, no 2, p.205. 156 sidération le fonctionnement d\u2019autres glandes endocrines telles que la thyroïde ou les para- thyroïdes (l\u2019injection à dose suffisante de benzoate d\u2019œstradiol à des spasmophiliques latentes, hypoparathyroïdiennes, peut produire tétanie, lipothymie, hypocalcémie (H.P.Klotz).Dans certains cas particuliers, l\u2019acétate de testostérone ou le propionate de testostérone seront indiqués (hyperfolliculinie manifeste).En ce qui nous concerne, nous avons la plupart du temps utilisé la méthode Zondek, associée à l\u2019ingestion d\u2019un œstrogène de synthèse.Cette thérapeutique nous a semblé être celle susceptible de donner les résultats les plus constants et nous a paru créer des conditions physiologiques se rapprochant le plus des conditions normales.Elle est la suivante: mélange, dans la même seringue, d\u2019une ampoule de 10 mg.de progestérone et d\u2019une ampoule de 1 mg.de benzoate d\u2019œstradiol.Injection du mélange par voie in- tramuseulaire tous les deux jours, le 10e, le 8e, le 6e, le 4e et le 2e jour avant l\u2019époque présumée des règles s\u2019il y a des règles et tous les deux jours dix jours par mois s\u2019il n\u2019y en à pas.Ingestion 15 jours par mois du Se jour au 20e jour après le début des règles s'il y a des règles, ou 15 jours par mois s\u2019il n\u2019y en a pas, de deux comprimés par jour d\u2019un œstrogène de synthèse (diéthylstilbœstrol par exemple, ou dihydroxydiphénylhexane).Nous avons obtenu dans un certain nombre de cas, dont nous relatons plus loin quelques-unes des observations, des résultats intéressants: disparition de la fièvre, diminution ou disparition de la toux ou de l\u2019expectoration, transformation de l\u2019état général, reprise du \u2018poids, amendement des symptômes d\u2019imprégnation tuberculeuse, parfois amélioration des signes pulmonaires locaux, tant cliniques que radiologiques.Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions définitives de cette thérapeutique, des observations étant encore en cours.Les résultats obtenus dès maintenant paraissent des plus encourageants.Le traitement hormonal ci-dessus exposé, et qui est d\u2019ailleurs susceptible de modifications et de perfectionnements, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 semble constituer une importante thérapeutique complémentaire de nombreux états tuberculeux de la femme.Et nous dirons en matière de conclusion que la régulation du cycle utéro- ovarien doit être, au même titre et en même temps que les traitements locaux collapsothé- rapiques, généraux et climatiques de la tuberculose de la femme, une des préoccupations et un des objectifs majeurs du phtisiologue.Observation I.J.B., 20 ans.Il s\u2019agit d\u2019une jeune fille, âgée actuellement de 20 ans, que nous avons en traitement depuis fin avril 1944.J.B.a présenté à plusieurs reprises, en 1942 et 1943, des hémoptysies supplémentaires des règles pour lesquelles elle consulta à cette époque M.le Dr Jacquelin.En juin et juillet 1944: poussée évolutive subaiguë.Température 38°-39°5 le soir.Dix B.K.par champ microscopique dans les crachats.À l\u2019examen radiologique des poumons: infiltration étendue péri-hilaire à droite.Zone de condensation d\u2019aspect nuageux au niveau du tiers moyen du poumon droit.Nous créons, le 17 juillet 1944, un pneumothorax thérapeutique droit.Collapsus presque total, mais présence de deux brides apicales.À la suite de l\u2019instauration du pneumothorax, la température tombe, l\u2019expectoration diminue, l\u2019état général se relève.Mais la malade, malgré nos conseils, ne quitte pas Paris et est traitée chez elle.Repos absolu.Traitement par injections intramusculaires de solution de thiosulfate de soude.J.B.présente un état psycho-somatique assez particulier.Elle ressent sans cesse « une sensation de chaleur » au niveau de la région vulvaire et, durant les deux années qui vont suivre, elle aura coutume de « rafraîchir » sans cesse la région vulvaire avec des linges humides.Ses règles ne sont pas douloureuses, mais sont peu abondantes.Sa température s\u2019élève en général à 38°, parfois 38°5 le soir dans les 10 ou 12 jours précédant les règles, pour revenir sensiblement à la normale quand elles apparaissent.Parfois, la période prémenstruelle est ALBERT-WEIL: FONCTIONNEMENT UTÉRO-OVARIEN ET T.B.PULMONAIRE marquée par des hémoptysies qui cessent en général quand les règles apparaissent.J.B., qui est une grande anxieuse, attribue la « gravité de son état» à son mauvais fonctionnement utéro-ovarien et aux troubles qu\u2019elle ressent dans la sphère génitale.« Je suis sûre, dit- elle, que lorsque je n'aurai plus mes « chaleurs », cela ira mieux.» En juillet 1945, elle part au Sanatorium de Durtol (Puy-de-Dôme).Jusqu\u2019à cette date, le pneumothorax droit a été régulièrement entretenu.Jusqu\u2019en novembre 1945, elle présente à plusieurs reprises de petites hémoptysies rebelles en rapport, semble-t-il, avec le dysfonctionnement utéro-ovarien.En novembre 1945, le Dr Labesse, médecin- directeur du Sanatorium de Durtol, fait pratiquer des tomographies pour préciser l\u2019origine des hémoptysies.L'étude stratigraphique montre « qu\u2019il existe une caverne anfractueuse sculptée dans la zone de densification du moignon droit et des taches très suspectes d\u2019ulcération au sommet gauche ».Le 11 novembre 1945, M.le Dr Courcoux, de passage à Durtol, appelé en consultation, prescrit des injections de chlorhydrate d\u2019émétine.Il conseille en outre une série de 3 injections intramuseulaires d\u2019acétate de testostérone à 10 mg.à raison d\u2019une tous les cinq jours, thérapeutique qui demeure sans résultat notable.Le 7 janvier 1946, M.le Dr Brissaud pratique une section de brides au Sanatorium de Durtol.Le protocole opératoire indique: « Section facile de deux cordons apicaux.Section lente et prudente d\u2019une longue adhérence postérieure à la hauteur de la cavité comprenant deux parties distinctes, une interne triangulaire à pointe supérieure externe, simple symphyse celluleuse; l\u2019autre qui la continue, laissant après section une surface blanche réniforme; c\u2019est là que s\u2019attachait par des trousseaux fibreux serrés extrêmement durs et très courts la partie péri-cavitaire du poumon.« La ptose et la rétraction se produisent de suite.Il reste encore une adhérence, mais celle- ci est très basse et ne paraît pas devoir empêcher la rétraction ».157 À la suite de la section de brides, amélioration de l\u2019état général.Les hémoptysies se font moins fréquentes.Etat général stationnaire jusqu\u2019en fin 1946.À cette époque, la malade revient de Durtol.Elle présente des règles irrégulières et accuse toujours cette même sensation de chaleur de la région vulvaire.Des hémoptysies prémenstruelles réapparaissent dans les mois de mai- avril 1947.En mai 1947, un nouvel examen radiogra- phique ayant montré l\u2019extension des lésions ulcéreuses du sommet gauche, je pratique un deuxième pneumothorax à gauche qui est bien supporté.Décollement total.Fin juin 1947, la malade part au Sanatorium de Buzenval.Elle fait à ce moment une poussée liquidienne à gauche avec température 38°5-39° le matin, 39°-39°5 le soir.L\u2019état général devient inquiétant en juillet et août 1947.La température se maintient aux environs de 39°5 le soir.La malade présente au début d\u2019août une hémoptysie de moyenne abondance.Le pouls est petit, rapide.La tension artérielle est de 8 Mx.au Vaquez-Laubry.J.B.est pale, présente uhe toux quinteuse, accuse une dyspnée au moindre effort.L\u2019amaigrissement est notable.Le liquide pleural remonte a gauche jusqu\u2019a un travers de doigt au- dessous de la pointe de l\u2019omoplate.Une ponction exploratrice pratiquée permet de retirer un liquide séro-fibrineux, à réaction lymphocytaire, ne renfermant ni pus ni germe à l\u2019examen direct et en particulier pas de bacilles de Koch.La culture de ce liquide est restée stérile.Un examen bactériologique des crachats pratiqué en août 1947 donne une bacilloscopie positive avec 4 à 5 B.K.par champ microscopique à l\u2019examen direct.L\u2019état de J.B.reste trés alarmant jusque fin septembre 1947.Il est a noter que depuis plus de 3 mois la malade n\u2019est plus réglée.C\u2019est alors que nous pratiquons chez elle la méthode de Zondek: injection intramusculaire, tous les 2 jours pendant 10 jours, du mélange progestérone 10 mg.benzoate d\u2019cestradiol 1 mg.Par 158 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLenin A.MLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 ailleurs, la malade absorbe per os quinze jours par mois deux comprimés par jour de dihydro- xydiphénylhexane (Cyclœstrol).Vers le 12e jour après l'instauration de cette thérapeutique, les règles réapparaissent chez J.B.\u2026.On assiste en même temps à une amélioration considérable des signes généraux et .des signes fonctionnels.La température retombe sensiblement à la normale: 37°-37°1 le matin, 37°3-37°6 le soir.La dyspnée diminue.Le pouls se ralentit et devient mieux frappé.La T.A, qui était tombée à 8 ou 9 Mx au Vaquez- Laubry, remonte à 11 ou 12.La toux s\u2019amende.On observe une reprise de l\u2019appétit.L'état mental de la malade s\u2019améliore, l\u2019angoisse diminue.La sensation de chaleur vulvaire s\u2019atténue progressivement pour bientôt disparaître.J.B.\u2026 reprend confiance en elle-même; elle entrevoit des possibilités de guérison, alors qu\u2019auparavant elle ne cessait de répéter qu\u2019elle se sentait -perduc, qu\u2019elle ne passerait pas l\u2019hiver, cte., ete.La malade quitte le Sanatorium de Buzenval et rentre chez clle au début d\u2019octobre 1947.Elle va y demeurer jusqu\u2019au début d\u2019août 1948.Durant cette période, l\u2019application de la méthode de Zondek durant les 10 jours précédant l\u2019époque présumée des règles est poursuivie régulièrement, combinée avec l\u2019ingestion per os, du 5e au 20e jour après le début des règles, de 2 comprimés par jour d\u2019un œstrogène de synthèse (Cyclœstrol).La malade est, durant ces dix mois, à peu près régulièrement réglée.On observe encore, de temps cn temps, des poussées subfébriles prémenstruelles, qui cèdent à l\u2019apparition des règles.Mais ces poussées se font plus rares.Une petite hémoptysie prémenstruelle s\u2019est produite en juin 1948.Le liquide pleural gauche a disparu en 3 mois, laissant place à un processus de symphyse pleurale.On supprime, au début de février 1948, le pneumothorax thérapeutique gauche dont les insufflations devenalent de plus en plus difficiles.En juin 1948, on supprime également le pneumothorax thérapeutique droit, qui avait été créé en 1944 ct dont les insufflations avaient lieu tous les mois.A cette époque, on constate à la radiographie pulmonaire: rétraction presque totale du poumon droit, sans image de spélonque dans le moignon pulmonaire.A gauche: pneumothorax partiel au sommet gauche.Présence d\u2019un semis de granulations nodulaires plus ou moins calei- fiées juxta-hilaires au niveau du 1/3 moyen du poumon gauche.En juillet 1948, l\u2019état général de J.B.est relativement bon.La malade a repris du poids.Elle est apyrétique, si ce n\u2019est parfois dans les 4 ou 5 jours précédant les règles durant lesquels elle accuse parfois une élévation thermique allant jusqu\u2019à 37°9-38° le soir, élévation qui cède dès l\u2019apparition des règles.Elle ne crache pas.Elle ne présente que de temps en temps et de plus en plus rarement quelques quintes de toux nocturnes.Son asthénie a notablement diminué.J.B.sort et fait sans fatigue de courtes promenades dans les environs.Elle est soumise depuis le début de juin 1948, en dehors du traitement endocrinien toujours régulièrement poursuivi aux périodes prescrites, au traitement suivant: injection sous- cutanée quotidienne d\u2019une ampoule de: thio- sulfate de soude 0 gr.16, eau distillée 2 c.c.; et une injection intramusculaire tous les 2 jours du mélange extrait aqueux de pancréas injectable et extrait lipidique de rate.J.B., en bon état relatif, tant physique que moral, part au début d'août 1948 en Auvergne, où les traitements prescrits seront conjugués avec la cure climatique, cure que J.B.\u2026 avait, depuis 10 mois, refusée malgré l\u2019avis de son médecin traitant.Observation II.M.Br.,, 25 ans.Infiltration du sommet droit dont le début remonte à trois mois environ.Râles crépitants fins au sommet droit.Présence de B.K.dans les crachats.Toux, amaigrissement, asthénie, sueurs nocturnes.Température vespérale 38° à 38°5.Vitesse de sédimentation = 20 après une heure.a \u2014 + NN ALBERT-WEIL: FONCTIONNEMENT UTÉRO-OVARIEN ET T.B.PULMONAIRE La malade a été jusqu\u2019en décembre 1947 régulièrement réglée.Création d\u2019un pneumothorax thérapeutique droit en janvier 1948.Décollement total.À la suite de la création du pneumothorax, la température retombe à la normale, l\u2019expectoration se tarit.Disparition des sueurs nocturnes.Amélioration considérable de l\u2019état général.Reprise de l\u2019appétit et du poids.En mars 1948: poussée liquidienne avec température à 39°, vespérale.Point de côté à la base droite.Réapparition de l\u2019asthénie et des sueurs nocturnes.Il est à noter que depuis 2 mois la malade n\u2019est plus réglée.Instauration de la méthode de Zondek 10 jours par mois associée à l\u2019ingestion per os, 15 jours par mois, de deux comprimés par jour d\u2019un œstrogène de synthèse (Cyclæstrol).Réapparition des règles, la température retombe à la normale et la malade demeure par la suite apyrétique.Régression de l\u2019asthénie.Disparition progressive des sueurs nocturnes.Reprise de l\u2019appétit et du poids.La malade part à la campagne, où le traitement hormonal est poursuivi aux dates convenables par rapport aux époques présumées d'apparition des règles.Les insufflations sont d\u2019autre part continuées.M.Br.est revue en juillet 1948.Etat général excellent.Pas de fièvre.Le liquide pleural s\u2019est entièrement résorbé.La malade a grossi de plusieurs kilogs.Elle est régulièrement cet abondamment réglée.Observation III.Mme J.D., 50 ans.À fait à 27 ans tuberculose rénale droite pour laquelle a été pratiquée une néphrectomie droite.Pleurite droite (?) à 35 ans durant laquelle la malade aurait présenté un point de côté à la base droite avec fièvre, asthénie et toux d\u2019une durée de 2 mois environ.Réglée à 15 ans.À été régulièrement réglée jusqu\u2019à il ÿ à un an environ.Depuis un an a des règles 159 irrégulières.Elle demeure 2 ou 3 mois sans être réglée, puis les règles réapparaissent parfois, très abondantes, accompagnées de caillots; parfois au contraire très peu abondantes.En même temps, J.D.accuse des troubles préménopausiques: bouffées de chaleur, frilo- sité, est nerveuse et instable.Au toucher vaginal, on ne constate rien de particulier.Depuis quelque temps, J.D.a notablement maigri.Elle est asthéniée.Elle présente une petite toux quinteuse, surtout marquée la nuit.Elle ne crache pas.Elle accuse une élévation thermique vespérale à 38°-38°4 durant depuis un mois.À l\u2019examen radiologique des poumons, on constate: hiles chargés, accentuation de la trame pulmonaire; les sommets sont un peu gris, mais s\u2019éclairent bien à la toux.Le cul-de- sac costo-diaphragmatique droit s\u2019ouvre incomplètement (pleurite ancienne).Il n\u2019y à pas de signes nets de condensation pulmonaire.Les urines sont claires et ne contiennent aucune trace de pus.On n\u2019y trouve ni sucre, ni albumine.T.A.100 Mx.700 Mn.au Vaquez- Laubry.Vitesse de sédimentation: 18 après une heure.En résumé: syndrome problable d\u2019« imprégnation bacillaire », sans signes actuels de localisation pulmonaire.La malade n\u2019est pas réglée depuis 2 mots.On institue la méthode de Zondek, associée à l\u2019ingestion 15 jours par mois de 2 comprimés par jour d\u2019un œstrogène de synthèse (Cyclœs- trol).15 jours plus tard, réapparition des règles qui sont très abondantes.En même temps, amélioration notable de l\u2019état général.Chute de la température à la normale.Diminution progressive des sueurs nocturnes, atténuation de l\u2019asthénie.Amendement de la toux.Amélioration du psychisme: la malade a bien meilleur moral et reprend confiance en elle-même.Le traitement hormonal est continué régulièrement aux dates convenables durant les mois qui suivent. 160 On prescrit en outre des injections intramus- cülaires d\u2019éther benzyl cinnamique, et d\u2019extrait lipidique de rate.La malade continue pendant 4 mois à être régulièrement réglée, puis les règles s\u2019espacent de nouveau, sans qu'il se produise de ce fait des troubles quelconques.- En juillet 1948: augmentation notable du poids.J.R.a repris toute son activité.Elle est et se maintient absolument apyrétique.Observation IV._ A.P., 57 ans.1 s\u2019agit ici d\u2019un cas un peu particulier, la malade ayant subi une hystérectomie pour fibrome utérin à 44 ans., Réglée à 14 ans.Régulièrement jusqu\u2019à son opération.Mariée à lÿ ans.Mère de deux enfants.Pleurésie droite à 43 ans.Hystérectomie pour fibrome à 44 ans.À 49 ans, vient consulter pour syndrome périviscéral, spasmes coliques, adhérences iléo-coliques.À 55 ans, poussée évolutive pulmonaire.Hémoptysie.A 56 ans, syndrome psychasthénique.Dépression mentale avec, transitoirement, idées de persécution (haine de l\u2019entourage, etc.).En même temps, toux, fatigue générale, ba- cilloscopie positive dans les crachats.En décembre 1947, poussée évolutive fébrile.Température vespérale 39°, parfois même 39°5 le soir.Quintes de toux violentes, surtout nocturnes.Point de côté à la base droite.Expectoration abondante, sueurs nocturnes.À l\u2019auseul- tation, râles crépitants fins aux deux sommets.T.A.100 Mx., 70 Mn.au Vaquez-Laubry.La radiographie révèle une tuberculose fibro- cavitaire bilatérale étendue aux 2/3 supérieurs des deux poumons.Dix bacilles par champ.La malade accuse par ailleurs une psychas- thénie considérable avec anxiété.On institue la méthode de Zondek 10 jours par mois, associée à l\u2019ingestion 15 jours par mois de 2 comprimés par jour d\u2019un œstrogène L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burteny AMLFC.\u2014 Montréal, février 1949 de synthèse (Cyclæstrol).Nous avons la surprise de constater, après 8 jours d\u2019un tel traitement, une baisse notable de la température qui ne monte plus qu\u2019à 37°8-37°9 le soir, parfois même 37°6.On assiste à une diminution de la toux, ainsi qu\u2019à un relèvement très net du moral de la malade, qui voit son anxiété diminuer sensiblement.A.P.repose la nuit et est beaucoup plus calme.Elle reprend appétit.Cette amélioration va persister 3 mois, après lesquels on constate à nouveau une reprise de la température et des signes généraux.A ce moment, la médication hormonale se montre inopérante.Il s\u2019agit, rappelons-le, d\u2019une malade âgée de 57 ans, hystérectomisée, présentant des lésions excavatives bilatérales très étendues.# * Nous avons appliqué le traitement hormonal, dont nous avons ci-dessus rendu compte, avec des résultats très intéressants à un certain nombre d\u2019autres malades dont il serait trop long de relater ici l\u2019observation complète.Une jeune fille de 22 ans notamment, présentant une pleurésie séro-fibrineuse droite, avec fièvre élevée, toux, dyspnée, syndrome grave d\u2019intoxication tuberculinique, et qui était aménor- rhéique depuis 3 mois, a vu sa température retomber rapidement à la normale dès que nous lui avons fait réapparaître ses règles par le traitement hormonal ci-dessus exposé.La chute thermique fut suivie d\u2019une amélioration rapide tant locale que générale.Un excellent résultat a été également obtenu chez une femme de 40 ans présentant une péritonite tuberculeuse avec ascite libre.Dans un autre secteur clinique, une jeune femme de 25 ans, très irrégulièrement et insuffisamment réglée, qui présentait des crises d\u2019asthme subintrantes extrêmement violentes avec poussées fébriles à 39° vespérales (radiographie: hiles chargés, ganglions calecifiés jux- ta-hilaires à droite et à gauche, accentuation de la trame pulmonaire, sommets uniformément gris à droite et à gauche.Examen des crachats: bacilloscopie négative à l\u2019examen direct et ALBERT-WEIL: FONCTIONNEMENT UTÉRO-OVARIEN ET T.B.PULMONAIRE après homogénéisation).Elle a vu ses crises d\u2019asthme disparaître pendant 5 mois à la suite de l\u2019instauration du traitement hormonal.Durant cette période, elle fut régulièrement réglée.Les crises subséquentes se montrèrent beaucoup moins violentes.La dernière crise fut cependant déclenchée par un gros écart alimentaire.Il est évident que, dans la pathogénie de beaucoup d\u2019asthmes chez la femme, au facteur utéro-ovarien s\u2019intriquent des facteurs hépato- digestifs, infectieux et allergiques, ete.Il y à tout un chapitre à écrire sur le traitement endocrinien de beaucoup d\u2019asthmes.Résumé L\u2019auteur attire I'attention sur I'influence des troubles du fonctionnement utéro-ovarien sur l\u2019évolution de la tuberculose pulmonaire de la femme.Il rappelle notamment les tuberculoses pubertaires, les élévations thermiques prémenstruelles, les hémoptysies supplémentaires des règles, les poussées évolutives en liaison avec des troubles utéro-ovariens.L\u2019auteur pose en principe qu\u2019un des premiers actes, un des actes essentiels du phtisiologue qui a à traiter une femme tuberculeuse, est d\u2019étudier son fonctionnement utéro-ovarien et de tenter par des moyens appropriés (thérapeutique endocri- mienne et hormonale) de corriger les troubles cataméniaux qui sont, chez les tuberculeuses, infiniment fréquents.IL faut, avant toutes choses, tenter de faire survenir les règles, lorsqu\u2019elles seront absentes, ou tenter, sù elles sont insuffisantes, d\u2019en augmenter l\u2019abondance 161 et la durée.Le sang des règles constitue en effet un émonctoire hormonal extrêmement important.Dans d\u2019autres cas plus rares d\u2019hyperfollieu- linie manifeste, une hormonothérapie antagoniste sera au contraire indiquée (acétate de testostérone ou propionate de testostérone, associés ou non au progestérone).L'auteur a utilisé la plupart du temps la méthode de Zondek, méthode associée à l\u2019ingestion per os d\u2019un œstrogène de synthèse: mélange dans la même seringue d\u2019une ampoule de 10 mg.de progestérone et d\u2019une ampoule de 1 mg.de benzoate d\u2019œstradiol.Injection du mélange par voie intramusculaire tous les deux jours le 10e, le 8e, le 6e, le 4e et le 2e jour avant l\u2019époque présumée des règles, s\u2019il y a des règles, et tous les deux jours dix jours par mois s\u2019il n\u2019y en a pas.Ingestion du 5e au 20e jour après le début des règles, s\u2019il y a des règles, et 15 jours par mois s\u2019il n\u2019y en a pas de deux comprimés par jour d\u2019un œstrogène de synthèse [diéthylstilbœstrol par exemple ou dihydroxydiphénylhexane (Cyclœstrol) 1.L\u2019auteur a obtenu par cette thérapeutique, dans un certain nombre de cas dont il relate quelques-unes des observations, des résultats intéressants: disparition de la fièvre, diminution ou disparition de la toux et de l\u2019expectoration, transformation de l\u2019état général, reprise du poids, amendement des symptômes d\u2019imprégnation tuberculeuse.Assez souvent, amélioration des signes pulmonaires locaux, tant cliniques que radiologiques. CONTRIBUTION PERSONNELLE À L\u2019ETUDE DU TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE RHUMATISMALE PAR LES SELS D'OR (suite) Léopold MANTHA, Rhumatologiste à l\u2019Hôpital Général d\u2019Ottawa.Cette fois-ci je me contentai de mettre à l\u2019écart les boîtes de 25 et 50 milligrammes de myochrysine, sûr que j'étais de ne pas céder à la tentation de m\u2019en servir de nouveau.Que tout cela semblait loin depuis le jour où j'avais résolu de faire disparaître les ampoules de 100 milligrammes! Et maintenant celles de 50 et 25, qui allaient prendre le chemin de l\u2019oubli! seules les 10 milligrammes demeuraient.Mais quel sort serait le leur dans six mois, un an d\u2019aujourd\u2019hui?Après elles, plus rien: des doses plus faibles étant inexistantes dans le commerce spécialisé.D'ici là, on verrait bien.Pour le moment, J'étais surtout enchanté du fait que les malades trouvaient les injections de 10 milligrammes moins douloureuses que les autres, ce qui est un item important dans une affection de longue durée comme le rhumatisme chronique alors que le sujet doit se présenter régulièrement pendant des mois et même des années.Ce qui me laisse croire qu\u2019un traitement de ce genre, pour être suivi fidèlement, ne doit causer aucune douleur locale soit au moment de la piqûre ou dans les jours qui suivent.Par leur concentration moindre, par leur plus grande dilution, les ampoules de 10 milligrammes étaient done mieux acceptées, surtout par ceux qui auparavant \u2014 avec ou sans raison \u2014 trouvaient l'injection de myochrysine plus ou moins pénible.Peut-être pure imagination de ma part, mais il me semblait que cette dose, moins irritante pour les tissus au point de contact, produisait aussi moins de perturbations du côté de l\u2019organisme en général et du système nerveux en particulier.Chose certaine, les malades, les anciens principalement, la trouvaient moins dure à supporter.Il en résultait un apaisement, un calme, une sensation de bien-être qu\u2019il était difficile d\u2019expliquer.Chez la plupart, je ne retrouverai plus, ou « presque plus », cette sorte d'hostilité ouverte ou sourde que semblait engendrer la crainte d\u2019une thérapeutique extrêmement active ct d\u2019une puissance insoupçonnée.C\u2019est la seule affirmation que Je puisse me permettre sans restriction aucune: que cette dose légère et fixe était pratiquement exempte d'effets secondaires angoissants pouvant aller jusqu\u2019à la panique, sensations des plus pénibles que l\u2019on rencontrait par trop fréquemment avec les doses plus élevées.Ce qui a fait dire, dans certains milieux médicaux bien au courant de la question, que l\u2019aurothé- rapie mal comprise peut déclencher des troubles mentaux d\u2019allure grave qui parfois nécessitent un stage dans une maison de santé.Qu'on me permette aussi d\u2019ajouter que, sclon les opinions alors en cours, entre toutes les doses de sels d\u2019or, seule la plus faible s\u2019était avérée incapable de causer la mort.Sans partager cette opinion dans son entier, je suis cependant d\u2019avis que même au plus fort d\u2019accidents réactionnels aigus, conséeutifs à l\u2019administration de cette dose minimale, je n\u2019ai pas rencontré de ces sujets en proie à des transes qui leur apparaissaient \u2014 avec raison \u2014 comme le prélude d\u2019une fin prochaine.En somme, c\u2019était le sentiment des intéressés et le mien que la nouvelle posologie marquait un progrès appréciable sur l\u2019ancienne.Les malades le disaient, le laissaient voir, ils venaient nombreux.Il n\u2019y a pas de doute que, pendant les 4 mois que dura l\u2019expérience, la cure fut suivie de meilleure grâce; qu\u2019elle ne prêta pas autant à la discussion, à la critique; que les abstentions, les défaillances furent un peu moins fréquentes.La maladie \u2014 probablement \u2014 a de même suivi une route plus droite, plus directe, moins accidentée, moins longue peut- être. MANTHA: TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE PAR LES SELS D'OR On comprendra les précautions dont il convient de s\u2019entourer lorsqu\u2019il s\u2019agit de juger de l\u2019efficacité d\u2019une thérapeutique telle que l\u2019or dans une affection aussi complexe que la polyarthrite chronique évolutive.Les autorités compétentes pas plus que les victimes du rhumatisme ne sont d\u2019ailleurs d\u2019accord sur ce point.Les uns comme les autres se demandent ce qu\u2019il faut entendre par \u201c progrès > dans une maladie en perpétuelle évolution, maladie éminemment variable dans ses symptômes, ses localisations, ses tendances vers le mieux ou le pire (quoi qu\u2019on fasse?), maladie où le facteur terrain, milieu social, climat, tient une place prépondérante.C\u2019est pourquoi dans une clientèle comme la nôtre, clientèle toujours en mouvement, où les malades vont, viennent, ne sont pas hospitalisés pour la plupart, c\u2019est pourquoi, dis-je, il est pratiquement impossible de faire appel à la statistique, aux tableaux schématiques, pour donner une idée exacte des progrès accomplis.Il est peut-être préférable, dans des circonstances semblables, de s\u2019en tenir à ses propres opinions basées sur l\u2019observation des faits et sur leur interprétation à la lumière de l\u2019expérience acquise au prix d\u2019efforts constants et journaliers et portant sur un nombre imposant de cas.Les mots peuvent de ce chef acquérir une valeur égale, sinon supérieure à celle des chiffres dont l'importance a été d\u2019ailleurs fort exagérée, dans quelques milieux tout au moins.Sous certains rapports, j'avais pleinement raison d\u2019être fier de la tournure nouvelle que prenaient les choses.Malheureusement, il n\u2019en était pas de même sur toute la ligne.Je me montrais peut-être d\u2019une exigence peu commune lorsqu\u2019il s\u2019agissait de trouver une dose « digne » de l\u2019aurothiomalate de soude ou de tout autre sel d\u2019or.Après 4 mois d\u2019essai loyal, Je dois avouer que l\u2019injection standard de 10 milligrammes donnait encore lieu à trop d\u2019incertitude pour être adoptée sans réserve dans ma clientèle ou celle du confrère de pratique générale qui lui aussi était appelé à voir des cas de rhumatisme déformant.163 Tout d\u2019abord, I'injection de 10 milligrammes me semblait trop risquée pour servir de prise de contact avec les futurs patients et créer chez eux une impression toujours favorable à l\u2019au- rothérapie.Comme dose initiale, elle pouvait provoquer des phénomènes réactionnels des plus troublants.Et pour preuve le cas de Madame Lucien Br ., une femme bien constituée, d\u2019âge moyen, employée comme secrétaire dans un bureau de dentistes, qui le soir de l\u2019injection fut prise de violentes coliques s\u2019accompagnant de shock alors qu\u2019elle était à son travail, « malaises » d\u2019une intensité telle qu\u2019elle dut se faire transporter chez elle sur un lit d\u2019ambulance et qu\u2019elle ne put reprendre ses occupations que deux semaines plus tard.Semblable coup de théâtre n\u2019ajoute rien de bon à la cause de l\u2019or, d'autant plus que ce dernier n\u2019a pas la prétention d\u2019être un médicament de shock et ne devrait pas être considéré comme tel.Mme Pierre Dun , Une jeune mariée épouse d\u2019un aviateur, eut, elle aussi, à se plaindre, dès sa première expérience avec l\u2019au- rothiomalate de soude, bien que d\u2019une façon différente.Pas sur le moment, mais seulement 4 Jours plus tard, l\u2019or fit éruption sur sa peau (pour employer son propre langage), laquelle en quelques heures avait pris une apparence rouge vif faisant penser à un coup de soleil de mi-juillet, mais comme on était alors en plein hiver il fallut soupconner une autre origine .Cette mauvaise poussée d\u2019érythème s\u2019accompagnant de cuisson et de prurit mit 3 semaines \u2018pour disparaître et laissa cette jeune femme dans un état d\u2019épuisement complet.Malgré tout elle avait tenu à me faire venir chez elle tous les dix jours comme si rien ne s'était passé \u2014 et à continuer l\u2019usage de la théobromine et du salicylate par voie orale même en l\u2019absence d\u2019injections auriques.Comme pendant cette période d\u2019abstention forcée elle avait vu son état rhumatismal s\u2019améliorer de façon notable, après deux mois de ce régime aux capsules seules, elle me fit dire qu\u2019elle sentait comme un besoin de recevoir une deuxième injection de sel d\u2019or.La dose de 10 milli- 164 grammes fut donc répétée, non sans appréhension, et 8 jours après la peau était redevenue rouge et démangeante de plus belle.Vu que la condition de Mme Dun ., en dépit de tout cela, continuait d\u2019être avantageuse, elle voulut encore quelque temps plus tard tenter sa chance du côté de l\u2019or, affaire de voir ce qui arriverait: eh bien! il arriva ce qui était arrivé les deux autres fois! C\u2019est à se demander si l\u2019on finit par s\u2019accoutumer aux effets toxiques de l\u2019or comme c\u2019est le cas pour d\u2019autres médicaments.Si j'en juge par ma propre expérience, je crois que c\u2019est plutôt le contraire qui arrive: bien rares sont les sujets qui, après deux ou trois séries d\u2019injections, peuvent supporter sans inconvénients les doses auxquelles ils étaient habitués jusque là.Pour en revenir à Mme Dun .et à sa polyarthrite, on s\u2019étonnera sûrement de l\u2019entendre nous dire, après ces 3 mois d\u2019une cure conduite sans ordre, au gré des circonstances, qu\u2019elle se sent beaucoup mieux, presque guérie de son rhumatisme, même prête à recommencer si jamais le besoin s\u2019en faisait sentir.Ces changements apportés dans son état avec très peu d\u2019injections d\u2019or \u2014 3 en 12 semaines \u2014 militeraient en faveur de ceux qui prétendent que tout surplus de la drogue se dépose dans les tissus pour constituer une réserve dans laquelle puise l\u2019individu, au jour le jour, selon ses besoin.D\u2019où il résulte que tout nouvel apport du médicament devient inutile sinon dangereux tant que dure cette accümulation d\u2019or dans l\u2019organisme.Dans un autre ordre d\u2019idées, il m\u2019appartient de faire ressortir le rôle bienfaisant qu'ont joué les capsules de théobromine-salicylate dans ce cas particulier en permettant, j'en suis convaincu, une meilleure utilisation du métal ainsi déposé dans les cellules ou les tissus considérés comme matière cohérente des différents organes.Un troisième et dernier fait pour justifier mon opposition à l\u2019ampoule de 10 milligrames comme dose initiale en vue d\u2019éprouver la susceptibilité du sujet aux sels d\u2019or.C\u2019est l\u2019histoire de ce jeune religieux, asthmatique de vieille date, chez qui l\u2019injection déclencha un violent paroxysme de sa maladie, alors qu\u2019il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 en avait été exempt depuis plusieurs années.Mis en demeure, par les circonstances, de choisir entre soit garder son rhumatisme ou s\u2019exposer à de nouvelles crises d\u2019asthme, il opta pour la première alternative, devant mon refus \u2014 parfaitement motivé d\u2019ailleurs \u2014 de lui fournir l\u2019assurance que la piqûre n\u2019avait rien à voir avec le retour d\u2019une affection qu\u2019il croyait éteinte, alors qu\u2019elle n\u2019était qu\u2019assoupie.Mais ce qui est encore bien plus significatif, à ces accidents perturbateurs du tout début: accidents de shock, accidents d\u2019allergie ou d\u2019intolérance au médicament \u2014 sinon d\u2019intoxication \u2014 accidents de réveil d\u2019une affection préexistante, vinrent bientôt s\u2019ajouter des acei- dents plus tardifs se manifestant soit au cours, soit à la fin d\u2019une première série d\u2019injections de 10 milligrammes d\u2019or.T1 faut admettre que ces accidents réactionnels ont été de nature moins complexe qu\u2019autrefois, ils ont présenté moins de variété dans leurs manifestations, leur pronostic a été moins sombre, mais ils n\u2019en demeurèrent pas moins aussi ennuyeux, ils sont devenus peut-être plus schématiques, plus transitoires, moins bruyants, mais non moins fréquents, hélas! et non moins troublants qu\u2019avec les doses plus fortes.Ainsi ce n\u2019est pas sans éprouver un sentiment d\u2019inquiétude que le médecin apprend qu\u2019un de ses patients perd le contrôle de sa langue, qu\u2019il ne la sent plus, comme si elle était coupée; qu\u2019un autre ne goûte plus ses aliments, que pour lui il n\u2019existe pas de différence entre le sucre et le sel; qu\u2019un autre enfin ressent des engourdissements dans les bras et les mains, « comme s\u2019il allait paralyser ».On a beau se dire que c\u2019est peu de chose, qu\u2019avec l\u2019emploi des petites doses les dangers d\u2019intoxication sont moins grands, n\u2019empêche que l\u2019on respirerait avec plus d\u2019aise si les malades n\u2019avaient rien de semblable à nous communiquer.Il en va de même des manifestations réactionnelles du côté de la peau ou des muqueuses qui, sans présenter des caractères de gravité impressionnante, peuvent pécher sous de nombreux rapports.Que penser par exemple de ces lésions de parakératose, bien anodines d\u2019ap- MANTHA: TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE PAR LES SELS D'OR parence, mais qui ont pour siège les seins d\u2019une jeune fille qui décide tout à coup de se marier dans un avenir très prochain?Et de l\u2019aventure invraisemblable de ce mari modèle qui fut en butte à toutes sortes de reproches de la part de son épouse parce qu\u2019un « bouton » dur et rouge avait eu la malencontreuse idée d\u2019élire domicile à l\u2019endroit de prédilection du chancre de la syphilis?J\u2019admettral qu'une ou deux petites plaques démangeantes ne présentent pas trop d\u2019inconvénients lorsqu\u2019elles sont localisées aux avant-bras par exemple, mais on reconnaîtra qu\u2019il en est autrement lorsqu\u2019elles vont se loger au pourtour de l\u2019anus, au coin interne de l\u2019œil, à la paume des mains, alors que le malade peut difficilement résister au besoin de se gratter «jusqu\u2019au sang».Passe toujours pour ceux qui peuvent se satisfaire, mais il existe toute une catégorie de sujets qui en raison de leurs infirmités sont contraints de souffrir le martyre du prurit sans pouvoir s\u2019accorder le contentement d\u2019un petit coup d\u2019ongle! Un ulcère de peu d\u2019étendue, un seul au rebord d\u2019une gencive, ce n\u2019est rien en soi.Mais j'ai connu une brave femme qui a fait le désespoir d\u2019un infortuné dentiste parce qu\u2019elle le tenait responsable de cette petite blessure butée, capricieuse, qu\u2019elle attribuait à un défaut dans l\u2019ajustement d\u2019un nouveau râtelier.Lorsque j'eus appris cela, je remis les choses au point, simplement en suspendant les injections d\u2019or pour un mois.D'autre part, des incidents d\u2019ordinaire sans importance peuvent éventuellement devenir le point de départ de complications plus ou moins sérieuses.Je n\u2019en veux pour preuve que l\u2019histoire malheureuse de ce pauvre bougre perclus de rhumatisme et homme d\u2019une maigreur prodigieuse qui, à la suite d\u2019un simple besoin de grattage au niveau du siège, développa une plaie de lit, laquelle plaie mit des mois à guérir.J'ai aussi eu connaissance d\u2019un monsieur dans la cinquantaine aux jambes sillonnées de varices qui n\u2019a jamais compris qu\u2019une légère perte de substance apparue au niveau d\u2019une des chevilles, après un abus de grattage, ait pu dégénérer en un 165 ulcère purulent et profond nécessitant un repos forcé le membre étendu horizontalement, position extrêmement pénible à cause de lésions arthritiques anciennes affectant genoux et cous-de-pied.Sans vouloir insister outre mesure, je tiens cependant à souligner les dangers que comporte chez des malades souvent en état de moindre résistance l\u2019apparition d\u2019un simple furoncle au niveau de la nuque, de la lèvre supérieure ou dans la région de l\u2019aisselle.Il en va de même de ces bronchites réactionnelles ou de ces fausses grippes qui se rencontrent avec une étrange fréquence au cours d\u2019un traitement par les sels d\u2019or et qui peuvent dégénérer en pneumonies typiques ou se compliquer de pleurésies sèches ou séro-fibrineuses justement à cause de ce manque de résistance organique qui est plus souvent la règle que l\u2019exception chez les personnes souffrant de polyarthrite évolutive.Un autre point sur lequel je me permets de revenir, c\u2019est celui de la possibilité toujours menaçante de l\u2019or, même aux doses supposées faibles de 10 milligrammes, d\u2019exercer une action contraire au bon fonctionnement des pouvoirs naturels de défense contre les maladies infectieuses, surtout celles frappant l\u2019appareil respiratoire.Des observateurs des mieux intentionnés ont prétendu que, dans certaines circonstances, les manifestations réactionnelles constituaient des phénomènes utiles en permettant d\u2019éviter un plus grand mal.Ce sont en effet des symptômes d\u2019alarme dont il ne faut pas minimiser l'importance, mais c\u2019est précisément comme tels qu\u2019ils viennent jeter le doute dans les esprits et semer la confusion dans la manière de se comporter vis-à-vis du traitement.Dès qu\u2019ils entrent en scène, l\u2019ordre, la régularité dans la poursuite de la cure ne sont plus possibles même si l\u2019on s\u2019en tient à des doses fixes et faibles de sel d\u2019or.La moindre égratignure, le plus petit bouton deviennent suspects au rhumatologue qui veut s\u2019éviter des histoires, force lui est de remettre la piqûre, d\u2019attendre la suite, de demander au patient de repasser plus tard, dans une semaine, dans deux, dans trois, sans savoir 166 quand au juste.On comprendra sans peine que ce n\u2019est pas la manière idéale pour un médecin de pratiquer la médecine ou l\u2019une de ses spécialités.J'étais déçu et avec raison.Je comptais sur la dose de 10 milligrammes pour mettre de l\u2019ordre dans mes idées et voilà que je n\u2019étais guère plus avancé qu'auparavant.Et pourtant plus j'acquérais d'expérience dans l\u2019art de traiter les rhumatisants, plus je devenais convaincu que la régularité dans la conduite du traitement constituait un facteur essentiel à son succès.On me fera observer \u2014 à juste titre \u2014 que ces inconvénients étaient bien légers en regard des résultats \u2018obtenus.Car je dois avouer que durant cette brève période de quatre mois les résultats furent vraiment bons, mais je les aurais voulus meilleurs encore .Et chose curieuse, depuis quelque temps, sans savoir au juste pourquoi, j'éprouvais le sentiment que l\u2019or administré d\u2019une façon non adéquate pouvait causer autant sinon plus de tort que de bien, abstraction faite des accidents réactionnels dont j'ai parlé déjà, accidents d\u2019anaphylaxie, d\u2019intolérance ou d\u2019intoxication, d\u2019ordre local ou général, -soit après une ou plusieurs injections.Ainsi, la dose de 10 milligrammes comme les précédentes, mais à un degré beaucoup moindre, me semblait jouir de propriétés « réactivantes » qui sortaient de l'ordinaire.J'avais vu, déjà, des patients dignes de foi, m\u2019affirmer \u2014 après seulement quelques injections de fortes doses de myochrysine \u2014 qu\u2019ils allaient plus mal, souffraient davantage, que les piqûres les «ravageaient sans bon sens » et je les avais vus s\u2019en aller, abandonner tout traitement sous ce seul prétexte.Les mêmes phénomènes s\u2019étaient répétés \u2014 sur une plus petite échelle si l\u2019on veut \u2014 mais ils s\u2019étaient répétés avec les doses de 10 milligrammes, voilà le point qu\u2019il importe de souligner.Présomption de ma part?Mais je ne pouvais m'empêcher de croire qu\u2019il serait possible d\u2019éviter ce brouhaha inutile en y allant encore plus doucement avec le sel d\u2019or.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 J'avais aussi assisté, comme témoin impartial, à ce que j'appelais des sautes d\u2019humeur dans l\u2019évolution de la maladie, le tout s\u2019extériorisant par une phase d\u2019amélioration aux sels d\u2019or, bientôt suivie d\u2019une phase de reprise et même d\u2019aggravation des symptômes.Quand je donnais l\u2019aurothiomalate à doses croissantes, j'avais été frappé par la constance dans l\u2019apparition de ces phénomènes que j\u2019attribuais alors à un regain de virulence de l'affection en cause.Mais, à mesure que jJ'avançais dans la voie de la rectification de la posologie et que je réduisais graduellement les doses de myochrysine au lieu de les augmenter, je m'\u2019apercevais qu\u2019en agissant ainsi j'imprimais une tournure nouvelle à ces manifestations focales, articulaires, manifestations aussi troublantes que difficiles à contrôler.C\u2019est ainsi qu\u2019avec l\u2019emploi de doses plus faibles, plus stables, \u2014 ceci s'applique aux ampoules de 10 milligrammes \u2014 la période d\u2019aggravation fut plus tardive et beaucoup moins orageuse.Il m\u2019apparaissait sans preuves directes à l\u2019appul \u2014 pour l\u2019instant tout au moins \u2014 que l\u2019aurothérapie ne demeurait pas étrangère à ces mouvements de va-et-vient dans la marche de la maladie et qu\u2019elle pouvait bien, dans les circonstances, jouer un rôle double: celui de l\u2019ange et de la bête malfaisante .Un excédent d\u2019or dans l\u2019organisme était donc capable d\u2019exercer un effet néfaste sur le cours des choses?J\u2019en étais fermement persuadé.Même action excitante d\u2019ailleurs et précipitante sur ces poussées congestives brusques, ces réveils évolutifs que rien ne laissait prévoir et contre lesquels les moyens usuels restaient sans effet et qui, particularité curieuse, cédaient assez rapidement \u2014 dans certains cas du moins \u2014 dès qu\u2019on s\u2019abstenait d\u2019or pour quelque temps.Il existait done de fortes présomptions pour moi de croire que l\u2019aurothérapie, lorsqu'elle dépasse une certaine limite, peut devenir une source de nouveaux ennuis pour le médecin et exercer une influence défavorable sur les résultats thérapeutiques.C\u2019est pourquoi ma résolution était ferme: MANTHA: TRAITEMENT DE L'ARTHRITE PAR LES SELS D'OR je ne m\u2019arrêterais pas en chemin avant d\u2019avoir trouvé une posologie qui me donnerait pleine satisfaction.La dose de 10 milligrammes ne me convenait nullement.Cette entité, la plus faible alors en usage, était encore trop forte pour convenir au grand nombre de mes rhumatisants chroniques et fournir des résultats uniformes et satisfaisants.De plus, ce dont je me consolais avec difficulté, la nouvelle méthode posologique ne m'avait pas permis de reprendre toute une catégorie de cas, ceux que j'avais surnommés les «intouchables », c\u2019est-à-dire ces pauvres malades qui étaient demeurés « sensibilisés » après une ou plusieurs injections et pour qui les sels d\u2019or étaient devenus un « véritable poison ».Chez eux, les doses de 10 milligrammes provoquèrent les mêmes manifestations réactionnelles (crise d\u2019urticaire, de toux spasmodique, poussée herpétique, dérangement gastro-intestinal) et avec presque la même vigueur que les doses plus élevées de 25, 50 ou 100 milligrammes.Je ne désespérais pas cependant de les tirer de ce mauvais pas en trouvant la quantité d\u2019or qui ne mettrait pas en branle tous ces moyens que prend l\u2019organisme pour faire montre de son hostilité au médicament.7 Le Depuis que l\u2019association théobromine et sels d\u2019or m'avait permis d\u2019abaisser graduellement les doses de ce dernier médicament sans nuire aux résultats thérapeutiques, j'étais enclin à croire qu\u2019en dernier ressort ce n\u2019était pas la quantité de métal injecté qui importait mais bien celle utilisée par l\u2019organisme, tout surplus restant à charge des cellules et des tissus.Ce qu\u2019il me fallait, c\u2019était une dose d\u2019or juste suffisante pour une période de 10 Jours, une dose qui ne permettrait ni la rétention ni l\u2019accumulation de la drogue dans le système, une dose enfin qui serait complètement absorbée ou détruite avant l\u2019arrivée de la suivante.C\u2019était pour moi l\u2019unique moyen d'éviter les ennuis petits et grands imputables aux sels auriques et de tirer de leur emploi 167 tout le profit désirable.Quand je portais mes regards sur l\u2019ampoule de 10 milligrammes, je me disais qu\u2019elle contenait trop de substance active pour être répétée régulièrement tous les dix jours.C\u2019était aussi la manière de voir de cette grande invalide, pensionnaire de l\u2019hôpital Saint-Vincent, qui après chaque injection de 10 milligrammes se sentait très mal pour 5 ou 6 jours, et refusait toute nouvelle piqûre pour un long mois, après quoi le besoin- or se faisait sentir de nouveau.Et le plus surprenant, c\u2019est qu\u2019elle s\u2019améliorait de façon constante.J'étais étonné, depuis quelque temps surtout, de constater de visu comme il suffit de bien peu de substance active pour obtenir beaucoup.J\u2019étais sûr qu\u2019il était possible de faire davantage en abaissant encore les doses du médicament, une (15) demi-ampoule de 10 milligrammes, tous les dix jours, me paraissant suffisante pour satisfaire aux besoins ordinaires.Ainsi l\u2019ampoule «complète » de 10 milligrammes, la plus faible alors offerte au public médical, devenait pour nous un objet vénérable mais désormais désuet, appartenant au passé.Bien éphémère (quoique fécond en enseignements de toutes sortes) avait été le règne de la posologie nouvelle qui maintenant cédait sa place à une autre, différente seulement par sa teneur «or».L\u2019aurothérapie \u2014 suivie de près par les capsules de théobromine et salicylate \u2014 continuait d\u2019occuper une position de premier ordre dans le plan que nous nous étions tracé, espèce de programme thérapeutique comprenant aussi des injections de foie de veau, de calcium, de vitamine B, et des prises de glucose D par la bouche, comme médications toniques générales, mais excluant, à dessein, l\u2019usage systématique des agents physiques: affaire de savoir ce qu\u2019on peut attendre des sels d\u2019or non plus employés seuls mais en association avec d\u2019autres médicaments.Je mentirais en disant que même avec un dosage aussi réduit \u2014 5 milligrammes de myochrysine \u2014 je fus en mesure d\u2019adminis- 168 trer le traitement à dates fixes comme je l\u2019aurais souhaité: cette dose renfermait encore trop de métal lourd et elle était trop longtemps retenue dans l'organisme pour convenir aux intervalles de 10 jours entre chaque injection.En faisant appel à mes dossiers, je note simplement que 3 patientes, après une ou plusieurs injections, se plaignent de malaises du côté de la tête (vertige, sensation de vide) s\u2019accompagnant de fadeur gastrique, de serrement dans le haut de la poitrine et de faiblesse dans les membres, comme quelqu\u2019un qui va se trouver mal .L'une d\u2019elles prétend que sa vue baisse après chaque piqûre .elle se demande si elle n\u2019est pas en train de devenir aveugle .On dira que je suis trop porté vers la recherche de petits troubles qui pourraient tout aussi bien être le fruit de l\u2019imagination \u2014 je me suis moi-même posé la question \u2014 mais il est curieux de constater que je ne suis plus aux prises avec les mêmes difficultés maintenant que je me sers des sels d\u2019or suivant des règles que je crois conformes à mes propres aspirations et aux besoins thérapeutiques de mes malades.J\u2019aperçois encore un autre nom, celui de Mlle Pearl R ., souligné de rouge et suivi d\u2019un point d\u2019interrogation.Je me suis même \u2014 dans le temps \u2014 fait certains reproches à son sujet.Le cas nous rappelle ces arthropathies chroniques qu\u2019accompagne ou que vient compliquer cette affection rebelle entre toutes: le psoriasis.Comme on sait, la présence de cette dermatose ne contre-indique nullement l\u2019emploi de l\u2019aurothérapie lorsque la situation le demande.Ici j'étais justifié de recourir aux sels d\u2019or: sujet jeune, polyarthrite rapidement déformante et évolutive.Je l\u2019avais déjà fait dans des occasions semblables et je n\u2019avais eu qu\u2019à me louer de mon initiative.Mais, pour ce qui est de Mlle Pearl R ., les choses ne se passèrent pas comme je l\u2019aurais souhaité.D'abord, phase de progrès tant du côté de la peau que des articulations; puis, sans transition aucune, vers la 10e piqûre de 5 milligrammes, aggravation des symptômes avec une ardeur toute nouvelle.Les arthralgies, les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLemiN AMLEF.C.\u2014 Montréal, février 1949 lésions cutanées se réveillent comme mues par une force intérieure d\u2019une puissance irrésistible.La patiente est contrainte de prendre le lit.Les jointures se congestionnent, deviennent rouges et extrêmement sensibles au toucher.Les mouvements sont pénibles et profondément douloureux.La peau sur presque toute son étendue prend un aspect rouge foncé, scarlatiniforme et se couvre de squames larges et minces qui s\u2019exfolient.Des complications surviennent au pourtour de l\u2019ombilic et des orifices naturels (anus et vulve) par lésions de grattage.L'état général est atteint: fièvre, état gastrique .Poussée aiguë de psoriasis confluent?Dermatite grave surajoutée, d\u2019origine toxique médicamenteuse?Pour ma part, je crois sincèrement à ces arthralgies « pharmaceutiques » des auteurs anglo-saxons et au « coup de fouet » post-thérapeutique donné à des maladies déjà existantes, tel le psoriasis.Mais je n\u2019exclus pas, de ce fait, la possibilité toujours présente d\u2019une érythrodermie aurique même si la dose utilisée fut exceptionnellement faible .Cette dernière observation me remet en mémoire la drôle aventure \u2014 drôle à faire pleurer \u2014 de Yolande de M ., femme bien douée, élégante et belle s\u2019il en fut, qui usait d\u2019artifices, toilettes excentriques, parures bizarres (bracelets, bagues et colliers), plus pour se cacher à elle-même qu\u2019aux autres les ravages cruels du temps et de la maladie dévastatrice .Je la revois encore, là, debout devant moi, faisant effort pour se tenir droit et garder cet air de grande dame qui lui seyait si bien, et me présentant en guise d\u2019introduction une feuille signée de sa main ct sur laquelle on pouvait lire .I am fully aware of the complications and reactions which may follow the use of gold salts in the treatment of rheumatoid arthritis.I realize that the mortality following gold therapy may reach, and at times even surpass 1 per cent.I know that not all patients are improved by gold therapy and MANTHA: TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE PAR LES SELS D'OR that it is possible that some patients may be made worse.However, in view of the possibility of improvement following the use of intramuscular gold treatment, I am willing to assume full responsibility for any complication which might arise because of this form of therapy.Signed: Yolande de M .Witnessed: Le cas de Mlle de M .n\u2019est pas unique en son genre, mais il vaut qu\u2019on s\u2019y arrête un moment.Mlle de M .avait suivi, avec succès, quelques années auparavant, une série de 20 injections d\u2019un sel d\u2019or différent quelque peu de l\u2019aurothiomalate de soude (la myo- chrysine) par sa composition mais de dosage identique, dans un hôpital d\u2019une grande ville .lorsque de retour dans son foyer \u2014 un mois après la dernière piqûre \u2014 elle eut la malchance de développer des troubles de la peau qui, d\u2019après ses dires, furent d\u2019une violence inconcevable.Les ongles, les cheveux, les cils, les sourcils même ayant été touchés.Elle ne manquait pas en me rapportant ces faits de jeter un blâme plus ou moins voilé sur la conduite du médecin traitant qui aurait pu, tout au moins, la mettre en garde contre pareille éventualité.Mais ce n\u2019est pas tout, Mlle de M .dans son malheur avait gardé pour l\u2019aurothérapie une prédilection des plus marquées.De temps en temps, lorsque le besoin d\u2019or devenait trop pressant, elle se faisait piquer par son médecin de famille, usant de la même préparation pharmaceutique et aux mêmes doses.Mais, à chaque tentative, le «feu» du côté des téguments se rallumait comme aux fameux jours de la dermatite exfoliatrice.Le praticien, par mesure de protection (qui pourrait l\u2019en blâmer?), avait exigé d'elle une formule signée devant témoins, formule dont elle m\u2019apportait une copie pouvant servir en cas de nécessité.Mlle Yolande de M .avait entendu dire que j\u2019employais 169 les sels d\u2019or selon une formule nouvelle et c\u2019était son désir de tenter la chance vu que je me servais de très faibles doses .Avant de m\u2019exécuter je crus bon, moi aussi, de me faire protéger par écrit, ne sachant pas ce qui allait se passer.Eh bien! je ne fis ni mieux ni pis que les autres, mes prédécesseurs: apres trois piqlires de 5 milligrammes la peau était redevenue rouge et piquante de plus belle et Mlle Yolande de m\u2019avouer qu\u2019elle devenait de plus en plus intolérante aux sels d\u2019or.Ce en quoi elle se trompait grandement, elle n\u2019était pas intolérante aux sels d\u2019or mais tout bonnement à certaines doses de ces derniers.À ® * La dose de 5 milligrammes (0.005) ne sa- tisfaisalt pas aux exigences requises .Mais au moment de passer à une posologie plus faible encore, j\u2019éprouvais un certain serupule: durant les 3 derniers mois, les résultats thérapeutiques s'étaient montrés très encourageants.Des malades affirmaient qu\u2019ils n\u2019avaient rien vu de pareil jusqu\u2019ici; d\u2019autres se disaient tellement mieux, surtout dans leur état général, qu\u2019ils ne voulaient pas entendre parler de changements dans les doses.Il restait tout un groupe de rhumatisants faisant bande à part, les sensibles et les hypersensibles aux effets toxiques de la drogue, ceux-là ne voyaient pas les choses du même œil, ils exigeaient même de plus amples coupures dans l\u2019administration du médicament.En me rendant aux sollicitations de ces -derniers, je pensais pouvoir aider les uns et les autres sans nuire à nul d\u2019entre eux.Immédiatement se posait un problème d\u2019ordre technique: trouver le moyen de subdiviser l\u2019ampoule de 10 milligrammes \u2014 la seule existante dans le commerce \u2014 pour parvenir à ne donner que la moitié de la dose précédente.La seringue de 1 ou 2 c.c.se prêtait mal à ce genre d\u2019opération, mais il était facile de contourner la difficulté, en se servant d\u2019une seringue plus fine et plus longue, une seringue à tuberculine: 15 c.c.de la solution représentant 10 milligrammes de myochrysine: 14 170 de c.c., 5 milligrammes; 14 de c.c., 21% milligrammes, soit la dose désirée.Je vous assure que deux milligrammes de myochrysine font piètre figure dans une seringue même de petit calibre, genre de celle que j'ai mentionnée plus haut.Cela ne représente, de fait, qu\u2019une goutte et trois cinquièmes de liquide, pour être exact.Je me sentais parfois tout honteux d'avoir à montrer au malade une seringue presque entièrement vide.Et pourtant il y avait dans cette goutte encore assez de substance active pour traiter avec succès un certain nombre de rhumatisants .Chose certaine, il y en avait beaucoup trop pour convenir aux besoins-or d\u2019un seul patient, peu importent son âge, sa constitution, la virulence ou la durée de son affection.C\u2019est tout ce que je désirais savoir pour l'instant.La dose de 2 milligrammes (0.002) était encore une dose qui manquait de justesse, d\u2019exactitude; une dose qui faisait naître de faux espoirs, qui détournait en quelque sorte du but poursuivi: généraliser la méthode et rendre ce mode de traitement accessible à tous les cas d\u2019arthrite rhumatismale chronique sans distinction ou restriction d\u2019aucune sorte.Trois mois avaient passé, temps suffisamment long pour porter un jugement non favorable à la partie adverse.Que me restait-il à faire, sinon tenter une .dernière chance avec une quantité encore moitié moindre de sel d\u2019or.Un milligramme (0.001) d\u2019aurothio- malate de sodium! C\u2019était là une dose exactement cent fois plus petite que celle que J'employais avec un si grand zèle, sept ans auparavant, en 1939.Cette dose d\u2019un milligramme?un rien, pas même une goutte de liquide au bout du piston bleu de la seringue à tuberculine! Et par sa répétition \u2014 lorsqu'elle était bien acceptée \u2014 elle ne constituait que 15 milligrammes comme «tout» pour une série de 15 injections, alors qu\u2019autrefois il était dans mes habitudes de donner en moyenne 1000 milligrammes de myochrysine en 15 semaines.Par la disproportion existant entre ces chiffres, on pourra juger où j'en étais rendu dans la rectification de la posolo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 gle: actuellement dose globale presque 90 fois moins forte que celle qui était recommandée dans le temps et qui l\u2019est encore aujourd\u2019hui dans de nombreux traités sur les polyarthrites rhumatismales.J\u2019avais raison de croire \u2014 ce me semble \u2014 que j'étais arrivé au terme de ma course et que j'allais maintenant goûter un repos bien mérité et jouir en paix du fruit de mes labeurs! L'avenir immédiat s\u2019annonçait des plus prometteurs.Le malade qui, dans les circonstances, faute de moyens plus sûrs (épreuves de laboratoire, par exemple, même la sédimentation globulaire n\u2019étant pas à l\u2019abri de tout reproche), sert de point de comparaison entre les diverses tentatives, le malade, dis-je, manifestait son approbation d\u2019une manière discrète mais bien caractéristique.Par la force des choses j'avais consacré beaucoup de temps et d\u2019efforts à l\u2019observation directe des rhumatisants soumis au traitement par les sels d\u2019or.J\u2019attachais une importance toujours de plus en plus grande à l\u2019étude de la physionomie et il me semblait que j'en étais arrivé à pouvoir lire sur les traits du visage ce qui se passait à l\u2019intérieur du corps.Ainsi, après un mois ou deux d\u2019adhésion aux doses de 0.001 (un milligramme), je n\u2019en revenais pas de mon étonnement: comme les malades se transformaient vite et du tout au tout! En quelque temps \u2014 effet du hasard ou de la thérapeutique \u2014 ils devenaient méconnaissables pour la plupart et ce dans le sens favorable du mot.Plus de ces figures abattues, assombries, contractées, rien que des visages reposés, épanouis, expansifs! J\u2019étais encore mieux placé pour le savoir depuis que je ne confiais plus à personne d\u2019autre que moi-même la tâche de « piquer » la clientèle, affaire d\u2019être sûr \u2014 pour fins expérimentales \u2014 de ne pas accroi- tre d\u2019un iota espace entre les deux lignes presque imaginaires représentant à l\u2019intérieur de la seringue la quantité de solution requise pour former très exactement un milligramme de myochrysine.Quoi qu\u2019il en soit, cette dose millésimale, standard, fixe, était mieux acceptée que les doses précédentes (les 2, les 5, les 10, les 25, les 50, les 100 milligrammes) et MANTHA: TRAITEMENT DE L'ARTHRITE PAR LES SELS D'OR certainement plus heureuse dans son objectivité, dans ses réalisations.Les troubles réactionnels étaient à la baisse, comme entité concrète ils ne comptaient plus ou presque ., leur importance était en train de devenir minime, négligeable .Plus schématiques, moins étendus, moins profonds, plus individualisés (par exemple intéressant soit la bouche, soit la peau, rarement les deux en même temps), plus rassurants aussi dans leur évolution, les accidents auriques allaient passer au second rang, cédant la première place aux effets salutaires de la thérapeutique.Encouragés par cette diminution dans l'incidence des phénomènes toxiques, les patients se faisaient plus nombreux, tenaient beaucoup plus à se faire traiter qu\u2019autrefois, se présentaient plus régulièrement tous les 10 jours, les remises à plus tard pour cause d\u2019intolérance devenaient moins fréquentes et les périodes de suspension forcée de plus en plus courtes, et les congés définitifs: extrêmement rares.Epoque heureuse, s\u2019il en fut! C\u2019était la première fois en 7 ans que je pouvais élever la voix en parlant de ponctualité, de régularité dans la conduite de l\u2019au- rothérapie.Mais c\u2019est alors aussi que je vis s\u2019accroître démesurément le nombre des in- Jections quotidiennes et cela hors de proportion avec le nombre de malades sous traitement.Il en résulta bientôt une véritable anarchie dans l\u2019organisation des heures de travail soit au bureau, à l'hôpital ou à domicile.La grande difficulté provenait surtout du fait que les patients, au lieu de recevoir leur traitement à Jour fixe, toujours le même, soit tous les lundis ou les mardis de chaque semaine, n\u2019étaient vus pour la plupart que tous les 10 jours, une fois un mercredi, une autre un samedi, quand la 10e journée ne tombait pas un dimanche.Forcément, pour le plus grand bien des intéressés et le nôtre, il fallut cn passer par la période de 7 jours au lieu de 10 comme antérieurement.Du même coup je mettais plus d\u2019ordre dans mes propres affaires ct celles des autres, de ceux qui devaient faire un grand effort pour se plier aux exigences d\u2019une cure toujours longue ct fastidicuse.171 C\u2019était un bon point de gagné de même qu\u2019un pas de plus dans la voie de l\u2019ordre, de la discipline collective et de la standardisation.Trois jours de moins entre chaque injection, cela peut paraître sans conséquence, mais, tout compte fait, cela signifie trois jours de moins dans le temps alloué à l\u2019organisme pour tirer avantage ou se débarrasser d\u2019un excédent possible de sel d\u2019or.Simple détail, sans beaucoup d'importance?Non pas.En aurothéra- peutique, ce sont précisément les détails qui comptent et qui font pencher la balance d\u2019un côté plutôt que de l\u2019autre suivant que l\u2019on daigne ou non descendre jusqu\u2019aux plus petits d\u2019entre eux.Je ne tardai pas à me rendre compte que la dose de 0.001 (1 milligramme) constituait une quantité d\u2019or trop grande pour convenir à des injections hebdomadaires régulièrement administrées.(D\u2019ailleurs, il ne faudrait pas croire que la même dose employée tous les 10 jours aurait donné plus entière satisfaction.) Les malades apprenaient toujours avec le même désappointement qu\u2019ils étaient remis à une huitaine ou deux, rarement plus.Les gens de la campagne, qui fai- salent un voyage exprès, se montraient particulièrement désolés.Mais il arriva, par bonheur, qu\u2019un des mes vieux clients qui lui aussi venait de loin, plutôt que de repartir « sans or dans sa fesse gauche » \u2014 pour me servir de son propre langage \u2014 me demanda avec instance de lui donner une piqûre de calcium à la place de la myochrysine.D\u2019après lui, le calcium que j\u2019utilisais encore de temps en temps, plus pour son action tonique-sédative que pour ses propriétés antirhumatismales, lui faisait autant de bien que la piqûre de sel aurique.Il aimait la douce chaleur qui lui parcourait les membres au moment de l\u2019injection et dont l\u2019effet se continuait durant plusieurs heures.Il attribuait au calcium une influence des plus nettes sur les douleurs articulaires et l\u2019injection de ce sel lui prodiguait un repos de corps et d\u2019esprit à nul autre pareil.L'idée de ce bon monsieur était excellente: Je m\u2019empressai de la faire mienne et de me servir de sa suggestion pour des fins plus générales.C\u2019était là, sans qu\u2019il paraisse, la 172 trouvaille de ma vie.Par le fait que je remplaçais la piqûre de myochrysine par du calcium quand la chose s\u2019imposait, et elle s\u2019imposait plus souvent que j'aurais voulu, j'en étais arrivé \u2014 enfin \u2014 et presque sans le savoir, à obtenir un traitement continu, non entrecoupé de vides plus ou moins grands, ou plus ou moins nombreux.À partir de ce moment, le malade venait toujours pour quelque chose, soit de l\u2019or, soit du calcium.Et il s\u2019en trouvait très bien.Je n\u2019ai jamais pu comprendre pourquoi les patients attribuaient tant de vertu à une seule injection intramusculaire de 10 c.c.de gluconate de calcium.Pour ce qui est de moi, toutes ces considérations d\u2019ordre spéculatif me laissaient plutôt indifférent: j'avais à ma disposition une triade médicamenteuse (myochrysine \u2014 théobromine, salicylate \u2014 calcium) qui me permettait dorénavant de naviguer de pied ferme, les deux mains à la barre, et face au vent avec une .désinvolture qui frisait la témérité! Je proclame de nouveau que cette période dont je parle fut l\u2019une des premières où les bons effets de l\u2019or l\u2019emportèrent décidément sur les mauvais.Ce fut aussi une période particulièrement féconde en innovations heureuses, telles que le recours à l\u2019intervalle de 7 jours et l\u2019emploi du gluconate de calcium en injections intramusculaires \u2014 quel ingénieux expédient \u2014 pour prendre la place de l\u2019auro- thiomalate de soude selon les besoins du moment.De même, par un enchaînement de circonstances non fortuites, ce fut l\u2019époque précise qui fut témoin de la rupture entre ce qui restait de la tradition classique et notre manière de procéder: je veux parler du nombre d\u2019injections fixé à 15, et constituant des séries séparées par des périodes de repos plus ou moins longues, ordinairement de 6 à 8 semaines.Pourquoi ces traitements ou cures par séries avec périodes de repos intercalaires?Probablement pour éviter l\u2019entassement de l\u2019or \u2014 métal extrêmement lourd \u2014 dans l\u2019organisme et empêcher qu\u2019il se produise une sorte d\u2019emmagasinement faute d\u2019utilisation ou d\u2019élimination suffisante.Mais, maintenant que l'accumulation n\u2019était plus à craindre (?), L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 il m\u2019apparaissait logique de modifier ma conduite dans ce sens et de prendre comme mot d\u2019ordre pour l'avenir: moins à la fois et plus longtemps.D'ailleurs, c\u2019est toujours par esprit de complaisance, pour se plier aux demandes ou aux besoins des principaux intéressés, les malades eux-mêmes, que s\u2019opérèrent tous ces changements d\u2019ordre technique ou autre.Dans le cas présent, ce sont encore les malades sous traitement qui n\u2019ayant pas de motif de se plaindre manifestérent le désir de continuer la cure sans interruption, tant qu\u2019ils ne se sentiraient pas guéris ou grandement améliorés.Je ne voyais aucune raison de ne pas me joindre à eux et d\u2019aller de l\u2019avant tant que persisteralent des signes cliniques ou biologiques (sédimentation sanguine élevée) d\u2019activité rhumatismale.Cette idée aussi de faire escale quand les vents ne nous sont pas contraires! Comme il arrivait souvent que les patients se portalent mieux pendant le congé réglementaire entre deux séries d\u2019injections \u2014 tout probable qu\u2019ils en profitaient pour retirer le plein bénéfice de leur réserve métal-or \u2014 c\u2019est alors qu\u2019ils se croyaient bel et bien guéris pour toujours.J\u2019ai eu l\u2019occasion de voir un bon nombre de ces rhumatisants me revenir six mois, un an plus tard, dans un état lamentable, l\u2019affection rhumatismale ayant progressé au point de devenir incontrôlable avec dégâts articulaires étendus sans possibilité de retour vers une condition plus normale.On m\u2019objectera que la chose s\u2019est vue même pour des cas qui sont retournés au bercail le jour convenu.La chose s\u2019est vue, c\u2019est vrai, mais elle ne devrait plus se voir: un rhumatisme polyarticulaire même dans sa forme grave, franchement évolutive, ne doit plus avoir comme aboutissant ces hideuses et multiples déformations même s\u2019il n\u2019est pas permis \u2014 ce dont je doute fort \u2014 de parler « guérison » dans des cas de ce genre.Quelle solennité dans le langage, pour en venir aux confidences aux confidences sans détours puisque les faits sont là et parlent d\u2019eux-mêmes. MANTHA: TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE PAR LES SELS D\u2019OR En portant mes regards sur un dossier de l\u2019époque dite « heureuse », je constate ceci: lère injection: myochrysine 0.001 2e » calcium 3e 7 calcium 4e ?calcium 5e \u201d myochrysine 0.001 Ge ?calcium Te ?calcium 8e » calcium 9e ?myochrysine 0.001 Le calcul est aisé: en 9 semaines, la personne en question n\u2019avait reçu que 3 doses de myochrysine (0.001), et cela sans porter préjudice aux résultats cherchés.Je me faisais souvent un serupule de conscience d\u2019être obligé dans des cas comme celui-ci de recourir aussi fréquemment au gluconate de calcium, mais les conditions le demandaient et je n\u2019avais qu\u2019à m'\u2019incliner.Et le malade ne s\u2019en trouvait pas plus mal, bien au contraire, il ne s\u2019en portait que mieux.Mais, hélas! il y avait les autres.Dans ce temps-là, 11 y avait toujours les autres: ceux de nos malades qui nous rendaient la tâche plus délicate sinon plus ardue.Durant les 6 mois qui venaient de s\u2019écouler, j'avais probablement accordé trop d\u2019intérêt au beau côté du problème et j'avais relégué dans l\u2019ombre certaines particularités non moins importantes et qui auraient dû retenir mon attention.Heureusement pour moi les événements se chargèrent de remettre les choses au point.Bien que dans un certain nombre de cas il fût possible sans nuire au succès de la thérapeutique de pousser les injections au delà du nombre admis par l\u2019usage, dans d\u2019autres cas le défaut de tolérance du sujet pour l\u2019or ne me permit pas d'atteindre même la 15e injection.J\u2019avais oublié sans m\u2019en rendre compte que les rhumatisants sont infiniment sensibles à l\u2019action de l\u2019or, quel que soit le sel employé, insoluble ou soluble en suspension dans l\u2019eau ou dans l'huile.C\u2019est là une vérité fondamentale qu\u2019il ne faut pas perdre de vue, même si la dose 173 employée est extrémement petite.Je m\u2019étais donc mépris sur l\u2019origine de ces légers mouvements fébriles, de ces petits frissons apparaissant le lendemain ou le jour même de la piqûre, de ces accès de toux, agaçants tout au plus, malaises que je mettais sur le compte d\u2019un simple refroidissement, d\u2019une infection grippale commune, pour la bonne raison que la dose de 0.001 (un milligramme) ne pouvait certainement pas être mise en cause: je donnais si peu d\u2019or .Sans omettre ces poussées de fatigue insolite, de faiblesse générale que j'imputais à ce vilain garnement de rhumatisme .Ces petits signes avertisseurs, prémonitoires, dont j\u2019atténuais maintenant I'importance, parce que je n\u2019avais plus de motif de crainte.Que faire de la sécheresse des lèvres ou de la bouche, de ces goûts Âcres, de ce picotement des ailes du nez, de cette rougeur des conjonctives, de ces petites poussées synoviales articulaires (douleur, rougeur, congestion) à présent que les doses, semble- t-il, avaient perdu toute tendance cumulative et tout pouvoir, en se déposant dans les tissus, de s'attaquer aux cellules d\u2019organes nobles tels que le foie, le rein, le cerveau.Reste à savoir si, même aux doses très faibles déjà mentionnées, la première ligne de défense de l\u2019organisme (peau, muqueuse, séreuse) ne pouvait être franchie! Une chose demeure, le fait est indiscutable: une fois à charge de l\u2019organisme, l\u2019or perd son action utile en tout ou en partie et outrepasse son effet thérapeutique.J'avais eu tort de relâcher ma vigilance et je le reconnais sans tarder.J'avais cru même devoir effacer de ma mémoire jusqu\u2019aux traces les plus petites de réactions d\u2019intolérance du tout début, toujours pour la même raison: un milligramme de myochrysine, la centième partie d\u2019une dose régulière, agent de shock?Allons donc! on voulait rire! Et même les patients qui paraissaient prendre parti contre nous en interprétant la moindre manifestation réactionnelle comme un signe d\u2019activité bienfaisante du médicament! Je regrettais presque le temps où les malades accusaient ouvertement la thérapeutique et affirmaient carrément avoir 174 trop d\u2019or dans leur système! Aujourd\u2019hui, avec l\u2019usage de doses éminemment plus faibles, c\u2019était le contraire qui se produisait.On était plutôt enclin à vouloir minimiser l\u2019importance des troubles ressentis, on se payait d\u2019illusions sur leur origine, on les faisait coïncider avec des occurrences banales de la vie journalière: surmenage, changements brusques de température, dérangements passagers des fonctions digestives, ete.Et tout cela parce que les bons effets de la cure aurique l\u2019emportaient sur les moins bons ou sur les mauvais.Mais je me demande \u2014 rien que pour le plaisir de la chose \u2014 quelles auraient été mes réactions si l\u2019on s\u2019était mis à décrier, tout d\u2019un coup, devant moi, la posologie millésimale .?Je me rappelle maintenant qu\u2019une bonne vieille dame avait une fois osé laisser entendre .et qu\u2019aussitôt j'esquissais un geste qui voulait dire que je n\u2019en croyais rien! On m\u2019aurait de même alors affirmé sous serment que c\u2019est pendant la phase aiguë de la maladie ou durant les poussées évolutives que le sujet a besoin d\u2019une quantité moindre de métal actif, que j'aurais cru qu\u2019on voulait se payer ma tête.Mais vers ce temps-là \u2014 et surtout depuis \u2014 j'ai cru comprendre que c\u2019est au cours de ces périodes d\u2019effervescence, alors que la toxémie rhumatismale est à son faîte, que les émonctoires sont taxés au suprême, que les fonctions physiologiques marchent au ralenti, que la résistance organique peut atteindre parfois un niveau très bas, que c\u2019est alors, dis-je, qu\u2019il convient de se montrer particulièrement réservé dans l\u2019administration de Vaurothérapeutique et de ne pas se hater d\u2019augmenter ou de rapprocher les doses du médicament.C\u2019est dans ces circonstances que des doses infimes de sels d\u2019or font merveille, associées à des médicaments tels que la théobromine et le salicylate et aussi bien à d\u2019autres agents chimiques actifs dont je parlerai plus loin.Il en va de même pour les rhumatisants qui ont à subir le contre-coup d\u2019une maladie intercurrente d\u2019origine quelconque, indépendamment de l\u2019affection originelle: dans ce cas comme dans les cas que nous venons juste de .L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 voir, moins la dose de myochrysine (ou autre sel d\u2019or) est forte, d'autant meilleurs sont les résultats.Avant de clore ce chapitre, il reste un autre point de grande importance sur lequel je me permets d'\u2019insister: c\u2019est l\u2019extrême facilité avec laquelle les rhumatisants chroniques se sensibilisent, deviennent allergiques en quelque sorte, aux sels d\u2019or quels qu\u2019ils soient, surtout aux doses couramment utilisées de nos jours et que j\u2019utilisais moi-même dans le passé.J\u2019al appris dans le temps, en défrayant moi-même le coût de l\u2019expérience, que l\u2019or administré à des doses inconvenantes (la dose de 0.001 est une de celles-là) peut devenir une cause de sensibilisation du sujet, rendant la cure plus délicate sinon impossible, aboutissement logique des cas auro-résistants ou réfractaires aux effets normaux, thérapeutiques de la médication-or.Il faut tenir compte aussi de la possibilité de rendre les tissus mous articulaires ou péri- articulaires eux-mêmes allergiques, hypersensibles à l\u2019or (comme le deviennent la peau, les muqueuses dans les mêmes circonstances), se refusant, en quelque sorte, à tolérer plus longtemps la présence en trop grande quantité d\u2019une substance d\u2019origine étrangère, présence qui peut du jour au lendemain devenir une source de dangers réels pour l\u2019organisme qui l\u2019héberge et dont ces tissus aux fonctions plus ou moins spécialisées (peau, muqueuses, séreuses, tissus conjonctifs de soutien) se font à leur manière le défenseur comme le protecteur attentif et avisé.Bon gré mal gré, forcément, il me fallait admettre en désespoir de cause que la dose de substance injectée demeure le point crucial de la thérapeutique du rhumatisme par les sels d\u2019or et que la dose d\u2019un milligramme (0.001) jouissait d\u2019une trop grande activité pour être prescrite de manière ferme et efficace.* * J\u2019avoue que je ne savais que faire au juste, quel parti prendre, bien qu'à ce moment-là MANTHA: TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE PAR LES SELS D'OR il n\u2019en restât qu\u2019un seul: continuer comme devant et m\u2019en tenir aux doses d\u2019un milligramme (0.001), en dépit de leurs imperfections, me voyant dans l'impossibilité d\u2019aller plus loin dans le fractionnement de l\u2019ampoule de 10 milligrammes.Mais sur ces entrefaites je reçus avec transport la nouvelle que les fabricants s\u2019étaient enfin décidés de combler mes désirs en mettant sur le marché des ampoules dosées à un milligramme (0.001) de myochrysine.Dès lors il me fut facile de donner libre cours à mes tendances coutumières et de passer rapidement au demi-milligramme (0.0045), soit la -moitié de la nouvelle ampoule d\u2019aurothiomalate de soude.Mais loin de me contenter de cette réduction importante dans le dosage du médicament, je ne connus pas de repos tant que je n\u2019eus pas acquis la certitude matérielle d\u2019avoir touché terre et de pied ferme.Sans vouloir m\u2019étendre démesurément sur les péripéties qui marquèrent cette période des rectifications posologiques définitives, qu\u2019on me permette toutefois d\u2019apporter certaines preuves à l\u2019appui de nos avancés: que la dose d\u2019un demi-milligramme (0.0044) hebdomadaire n\u2019est pas une dose qui convient au traitement tel que nous l\u2019entendions alors et que nous l\u2019entendons encore aujourd\u2019hui, traitement soutenu, de longue durée, sans secousses même légères, comportant un minimum d\u2019effets contraires et un maximum d'efficacité, que ce n\u2019est pas une dose recommandable même si l\u2019on prend soin de remplacer à l\u2019occasion le sel d\u2019or par du calcium.Je n\u2019irai pas jusqu\u2019à prétendre que la cure au 45 milligramme ait donné lieu à des processus d'intoxication générale (par exemple, états fébriles qui se prolongent démesurément) pas plus qu\u2019à des processus de fixation «toxique » sur divers appareils ou organes (psychoses, névrites, néphrites, irido-cyclites, hépatites) bien que je n\u2019aie pu m'expliquer de façon satisfaisante l\u2019origine de troubles nerveux, obscurs, portant sur l\u2019émotivité, affectant même le caractère, ou de troubles d\u2019allure périnévritique frappant les muscles extenseurs 175 de la jambe (2 cas).Je ne m'explique pas bien non plus (quoique cette affection vienne souvent compliquer la maladie rhumatismale) l\u2019apparition d\u2019une iritis chez des sujets qui jusque là avaient été indemnes de toutes manifestations de ce genre.Mais où le doute n\u2019est plus de mise, c\u2019est lorsqu'il s\u2019agit d\u2019un «effort » évident d\u2019élimination forcée vers la peau (acné, eczéma, pa- rakératose), ou vers les épithéliums muqueux respiratoires en particulier (rhinites exsuda- tives, bronchites exsudatives, asthme humide) ou vers les épithéliums hépato-digestifs (en- téro-côlite, la diarrhée fut fréquente), effort d'élimination s\u2019accompagnant dans maints cas de recrudescences dans les phénomènes congestifs articulaires ou périarticulaires (syno- viale, bourses séreuses, etc.).Tous signes, bien entendu, d'imprégnation aurique non grave, peut-être, vu la faible quantité d\u2019or en jeu, mais aucunement négligeables.D'autre part, avec l\u2019usage de l\u2019or à doses faibles mais continues, il fallait envisager dorénavant la possibilité d\u2019une imprégnation tissulaire et organique, lente, subtile, quasi permanente, pouvant donner naissance 3 des phénomènes légers ou graves d\u2019intoxication chronique de l\u2019organisme .C\u2019est en vue de parer à semblable éventualité et aussi d\u2019éviter dans la mesure du possible toute velléité d\u2019action perturbatrice d\u2019origine aurique qu\u2019il nous apparut bon de mettre au rancart la demi-dose (0.001%), la moitié de l\u2019ampoule d\u2019un milligramme (0.001), comme s\u2019il se fût agi d\u2019une arme trop peu sûre pour être mise entre toutes les mains et pour servir à des fins purement utilitaires.*% sk * Comme il a été convenu, je passerai sous silence la série d\u2019événements qui, en dernier lieu, décidèrent du choix définitif d\u2019une posologie fixe et stable pouvant satisfaire aux exigences et du médecin traitant et des malades atteints d\u2019arthrite rhumatismale.Après l\u2019essai infructueux de la dose d\u2019un demi-milli- gramme (0.001%), ce fut le tour de celle d'un 176 L'UNION MÉDICALE DU CANADA quart de milligramme (0.0014) de faire le plongeon \u2014 laquelle dose, soit dit entre nous, mérita le triste honneur d\u2019occasionner des troubles du côté de la vue, perte de la vision, de courte durée mais exerçant un effet déplorable sur le moral des patients \u2014 puis la dose d\u2019un huitième de milligramme (0.0014) qui prit le même chemin pour en arriver, après de longues péripéties, enfin, eh oui! eh oui! enfin, à celle d\u2019un seizième (0.001/16°) ou de sa sœur cadette, la dose d\u2019un trente-deuxième de milligramme (0.001/32°) qui nous apparut, dans de nombreuses circonstances, la dose de choix, pouvant convenir pratiquement à tous les cas où l\u2019or puise ses indications, sous réserve d\u2019adhérer aux principes fondamentaux qui régissent l\u2019emploi des sels auriques \u2014 à toutes doses \u2014 en médecine rhumatismale.Cette manière de faire eut pour conséquence immédiate la réalisation d\u2019un rêve longtemps caressé: élargir les cadres de la cure et la rendre accessible à des sujets qui, toujours pour la même raison \u2014 la crainte des accidents toxiques \u2014 n\u2019avaient pu en bénéficier jusqu\u2019ici.Des vieillards dépassant de beaucoup la soixantaine (68 \u2014 70 \u2014 72 ans) purent aussi profiter des bienfaits de la thérapeutique (action apaisante sur la douleur, l\u2019inflammation, les spasmes et contractures, action tonique générale et antitoxémiante) alors qu\u2019auparavant leur état ne faisait que s\u2019aggraver en dépit d\u2019efforts consciencieusement tentés et constamment renouvelés.Il est absolument nécessaire, c\u2019est entendu, de porter une attention particulière, dans les cas de ce genre, au bon fonctionnement du foie et des reins et d\u2019exclure d\u2019emblée les malades scléreux à myocarde ou à filtre rénal déficients.Il en fut de même pour les rhumatisants affaiblis, où un mauvais état général (pâleur, maigreur, résistance physique bien au-dessous de la normale) semblait de prime abord contre-indiquer absolument l\u2019usage de l\u2019or, rhumatisants, dis-je, qui virent leur condition s\u2019améliorer tant du côté des forces que du côté des symptômes articulaires et qui purent après un certain temps reprendre le cours BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 d\u2019une existence plus ou moins normale.Dans tous ces cas comme dans ceux que nous citerons un peu plus loin, il convient de redoubler de vigilance et de ne rien laisser passer de ce qui pourrait être des signes même frustes d\u2019un fléchissement quelconque dans la tolérance au médicament.L\u2019état de grossesse même peut dans certaines circonstances exceptionnelles ne pas aller à l\u2019encontre de la chimiothérapie mixte (sels d\u2019or ct théobromine-salicylate) à des doses extrêmement réduites (1/32° de milligramme) et fortement espacées (tous les 15 ou même 21 jours).Les cardiopathies même plutôt avancées ne sont pas non plus un empêchement formel au recours à l\u2019or, pourvu que le malade soit surveillé du côté cœur-vaisseaux et puisse être suivi de façon adéquate.Car il ne faut pas perdre de vue que la polyarthrite déformante, à part d\u2019évoluer pour son propre compte, peut devenir une cause de surmenage du système cardio-vaseulaire: encombrement mécanique de la circulation périphérique, va- somotricité défectueuse, locomotion exigeant un effort physique démesuré, du fait de l\u2019affaiblissement musculaire, de la raideur ou de l\u2019ankylose plus ou moins complète des grandes articulations.On peut en dire autant de l\u2019hypertension artérielle bien compensée qui ne s\u2019oppose pas forcément à l\u2019usage de l\u2019or.Même 1l arrive très fréquemment \u2014 et c\u2019est là un fait curieux qui mérite d\u2019être souligné \u2014 que, dans un grand nombre de cas, la tension s\u2019abaisse de manière tangible après quelques semaines de traitement.L\u2019un de nous, le docteur Titley, est allé jusqu\u2019à prétendre que l\u2019aurothérapie mixte exerce une influence des plus spécifiques sur les facteurs qui conditionnent l\u2019apparition de chiffres tensionnels élevés au cours de l\u2019évolution de la maladie rhumatismale.Quoi qu\u2019il en soit, nous avons vu et nous voyons encore couramment des maxima passer de 220 \u2014 200 à 175 \u2014 160 \u2014 150 et se maintenir autour de la normale pendant toute la durée de la cure.Il en va de même maintenant pour l\u2019anémie MANTHA: TRAITEMENT DE L'ARTHRITE PAR LES SELS DOR hypochrome qui, comme chacun sait, fait souvent partie du cortège symptomatique caractérisant la maladie articulaire déformante.On n\u2019ignore pas non plus qu\u2019elle peut être, dans certaines occasions, soit par son intensité ou par la résistance qu\u2019elle oppose aux thérapeutiques usuelles, une cause d\u2019empêchement sérieux à la mise en œuvre d\u2019une cure aussi délicate que celle comportant l\u2019emploi de fortes doses d\u2019un métal lourd tel que l\u2019or.Toutefois, avec l'administration de doses minimes, cette forme d\u2019anémie surtout caractérisée par une pâleur toute spéciale des téguments (teint café au lait des auteurs de langue française), loin de constituer une circonstance qui empêche d\u2019appliquer le traitement antirhumatismal, l\u2019indique au contraire: c\u2019est encore parfois l\u2019unique façon de vaincre la résistance de cette insuffisance dans le nombre ou la qualité des globules rouges du sang.Autrefois également, le diabète entrait dans la catégorie des affections qui limitaient le champ d\u2019activité de l\u2019aurothérapie, souvent en raison de la fréquence des complications cutanées (prurit, pyodermite, ete.), oculaires ou nerveuses pouvant donner le change pour des accidents de toxicité aurique.Avec l\u2019avènement de la cure mixte-mitigée, nous n\u2019éprouvons plus, en présence d\u2019un diabétique, gras ou maigre, cette sorte d\u2019appréhension secrète qui paralysait nos plus légitimes efforts, il n\u2019y a pas si longtemps déjà.Dans les cas de cette sorte, l\u2019emploi judicieux de l\u2019insuline peut et doit marcher de pair avec la cure au- rique en autant que les circonstances l\u2019exigent.Non content d\u2019étendre le champ de nos activités aux cas de rhumatisants âgés ou de ceux atteints de maladies concomitantes affectant l\u2019état général ou l\u2019un ou l\u2019autre des grands systèmes (cardio-vasculaire, endocrinien, etc.), nous nous sommes efforcé \u2014 toujours dans un but utilitaire \u2014 d\u2019atteindre les cas d\u2019arthrite rhumatismale les moins amenables, selon la plupart des auteurs, à un traitement quelconque, encore moins à l\u2019aurothérapie: les cas très avancés comprenant ces formes de polyarthrite déformante évoluant depuis 10, 15, 20 ans ou plus, et arrivés au dernier 177 stade de la maladie.Je comprends qu\u2019on puisse hésiter avant d\u2019agir lorsqu\u2019on se trouve en présence de sujets amaigris, souvent cachec- tisés, grabatäires pour la plupart, vulnérables de maints côtés, malades aux déficiences organiques nombreuses comme aux moyens de défense très limités.pans doute c\u2019est avec raison que le médecin doit se montrer exceptionnellement prudent dans l\u2019administration d\u2019un médicament aussi actif que l\u2019or même aux doses que nous préconisons, mais ce n\u2019est pas une excuse pour s\u2019abstenir sous prétexte que le jeu n\u2019en vaut pas la chandelle, comme nous l\u2019entendons répéter trop souvent.Au contraire, nous croyons que ces grands malades devraient recevoir une plus large part d'attention.Il existe chez eux un pouvoir étonnant de récupération fonctionnelle \u2014 même en présence de dégâts articulaires imposants \u2014 dès que les douleurs s\u2019atténuent ou disparaissent, que les spasmes se relâchent, que les œdèmes tissulaires, que les collections synoviales se résorbent en tout ou en partie.On demeure parfois confondu en face d\u2019un malade soi-disant fini, « brûlé », comme on dit dans certains milieux, qui, après quelques mois de traitement, voit réapparaitre dans ses membres des mouvements qu\u2019on croyait irrémédiablement perdus.Mais, je le répète, parmi la grande famille des rhumatisants chroniques, ce sont eux les frêles, les délicats, les peu résistants, ce sont eux qui requièrent de la part du médecin traitant un maximum de prudence, de réserve, dans l\u2019application et la conduite du.traitement.Ceux d\u2019entre nous qui ont une certaine expérience dans la pratique de l\u2019aurothérapie n\u2019ignorent pas les difficultés parfois insurmontables que comporte la présence de ces lésions de la peau si fréquentes chez les rhumatisants chroniques, lésions de nature diverse, mais présentant comme caractère commun d\u2019être facilement irritables, au point de devenir une source d\u2019ennuis sans nom pour le médecin désireux de tenter l\u2019impossible afin de se rendre utile & ce genre de malades.Psoriasis, lupus érythémateux, cezéma sec ou 178 suintant, quoi qu\u2019on en dise, supportent très mal les fortes doses de sels d\u2019or.J\u2019ai vu des patients porteurs de ces rougeurs fulfureuses, en plaques irrégulières, plus ou moins circonscrites, siégeant au visage ou au portour des articulations intéressées, lésions déjà déman- geantes par nature, et saignant avec une très grande facilité, j'ai vu de ces malades jeter les hauts cris et exiger l\u2019abandon d\u2019une thérapeutique d\u2019autre part des plus salutaires parce que la situation était devenue intenable et que le prurit avait pris de telles proportions que ces pauvres malheureux avaient l'impression de « vivre dans un guêpier ».Avec l\u2019emploi des doses bien au-dessous du milligramme, on ne rencontre plus pareils ennuis.J'ai pu reprendre depuis quelque temps tous ces porteurs de lésions tégumentaires évoluant soit pour leur propre compte, ou faisant corps avec la maladie rhumatismale, et J'ai eu la satisfaction de constater un mieux- être dans l\u2019état local cutané marchant de pair avec l'amélioration des symptômes articulaires.S\u2019agirait-il ici d\u2019un trouble morbide commun dont la nature nous échappe?Je ne saurais l\u2019affirmer.C\u2019est encore avec empressement et non sans un vague sentiment d\u2019orgueil (fort légitime d\u2019ailleurs) que je note l\u2019action bienfaisante qu\u2019exercent les capsules théobromine- salicylate sur les tissus de revêtement cutané, probablement par effet tonique sur la vaso- motricité ou par activation de la circulation périphérique toujours plus ou moins troublée dans son fonctionnement.C\u2019est plutôt la règle que l\u2019exception \u2014 et c\u2019est souvent le premier signe en date du bon effet de la médication théo-salicylée \u2014 de voir la peau reprendre très vite un aspect plus proche de la normale, en même temps que s\u2019atténuent anomalies de pigmentation (vitiligo), de texture (sclé- rodermie: où les tissus se rétractent, s\u2019atrophient en une sorte de cachexie cutanée), ou de continuité (lupus érythémateux et autres dermatoses connexes sans caractères précis mais rentrant dans la syndromatologie de la polyarthrite déformante).De même l\u2019asthme comme la tuberculose L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 pulmonaire ne semblent plus se constituer en facteurs adverses à l\u2019administration de la thérapeutique par les sels d\u2019or.Je me vis souvent contraint dans le passé d\u2019interrompre abruptement des cures parfaites sous tous rapports, par crainte de réactivation de foyers pulmonaires ou bronchiques en état de latence ou même en voie de régression.J\u2019ai alors assisté impuissant à des manifestations spasmodiques (accès dyspnéiques subintrants) ou de turgescence vasculaire (hémoptysies) dont l\u2019origine ne faisait aucun doute.Je n\u2019irai pas jusqu\u2019à croire \u2014 comme l\u2019ont fait certains de ces patients \u2014 que la cure mixte-mitigée aurait comme effet inattendu de modifier dans un sens favorable l\u2019évolution des troubles bron- cho-pulmonaires indépendamment des changements apportés dans l\u2019état rhumatismal.Abstraction faite des sujets âgés ou débiles, des rhumatisants ayant atteint l\u2019ultime limite de leur maladie, ou de ceux présentant une condition morbide surajoutée: cardiopathie, dermatose, troubles de la nutrition, tuberculose méme, il s\u2019est rencontré \u2014 au cours de cette longue exploration des possibilités de l\u2019aurothérapeutique \u2014 toute une autre série de malades porteurs de lésions articulaires ou péri-articulaires se rattachant étiologiquement (les mésodermoses de Pemberton) ou noso- graphiquement (René Dandurand) à la polyarthrite déformante évolutive (rhumatoid arthritis) mais devenant diamétralement opposée dès qu\u2019on s\u2019aventure sur le terrain thérapeutique: ces formes contre-indiquant absolument l\u2019usage de l\u2019or parce qu\u2019elles lui sont réfractaires et qu\u2019il ne convient pas d\u2019exposer qui que ce soit aux dangers d\u2019un mode de traitement qui n\u2019offre rien de bon en retour.Je conçois qu\u2019on puisse réserver la pratique de l\u2019aurothérapie telle qu\u2019on l\u2019entendait dans le passé pour les cas de polyarthrite vraie.Je l\u2019ai d\u2019ailleurs moi-même fort bien compris en me conformant aux exigences de cette règle à sens unique, pendant de nombreuses années.Mais, depuis que je fais usage de théobromine et de salicylate en association avec la myochrysine, je me suis petit à petit MANTHA: TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE PAR LES SELS D'OR libéré de la seule entrave qui nous empêchait d\u2019étendre les indications de ce traitement aux autres formes du rhumatisme chronique.Je me crois maintenant en mesure d\u2019affirmer, après mûre réflexion et avec pièces nombreuses à l\u2019appui, que les sels d\u2019or renforcés par l\u2019action favorable de la théobromine sur le métabolisme de l\u2019eau, sur la vaso-motricité capillaire, sur la circulation périphérique, et peut-être aussi sur le mécanisme particulier de l\u2019absorption et de la résorption au niveau des espaces lacunaires du tissu conjonctif de soutien, je me crois en mesure d\u2019affirmer, dis-je, que cette forme de traitement mixte peut fournir des résultats incomparables dans presque tous les cas d\u2019arthrite ou de périarthrite lorsque l\u2019origine rhumatismale des lésions peut être établie.C\u2019est comme cela que je fus amené, presque sans m\u2019en rendre compte, à tenter la chance dans ce nouveau domaine.L'expérience porta d\u2019abord sur ces formes de rhumatismes chroniques partiels dans lesquels une seule articulation, la hanche, le genou, le coude ou l\u2019épaule, est intéressée.La plupart du temps ce sont des cas ou le diagnostic étiologique reste hésitant, des cas ou la nature du mal n\u2019est pas bien définie, des cas enfin où l\u2019origine demeure souvent imprécise.Les succès remportés furent des plus encourageants si l\u2019on tient compte de la tendance parfois irréversible de ces mono-arthrites vers la chronicité.Mais il y avait toujours l\u2019écueil des doses fortes, particulièrement des doses 2,000 à 3,000 fois plus élevées que celles que nous recommandons actuellement.Je ne croyais pas que les risques alors encourus pouvaient contre-balancer les gains obtenus au prix de si grands dangers.Il arriva donc par la suite, avec l'administration de doses de plus en plus faibles, que je penchai de nouveau vers cette façon de faire et jusqu\u2019ici je n\u2019ai pas eu l\u2019occasion de le regretter.Je reste convaincu que c\u2019est là un excellent traitement de base qui n\u2019exclut nullement les autres moyens habituellement employés dans les cas de ce genre.Car il ne faut pas oublier que les manifestations arthritiques ne sont souvent limitées que 179 pour un temps à une seule articulation et que plus tard d\u2019autres jointures se prennent alors qu\u2019on croyait le mal bien circonserit et le processus morbide en voie d\u2019extinction.D\u2019ailleurs, ne serait-ce que pour les bons effets de l\u2019aurothérapie mixte sur l\u2019état général de ces patients que la cure devrait être tentée, si rien ne s\u2019y oppose du côté des grands systèmes: cœur, foie, sang, reins, \u2014 tout en prenant les précautions d\u2019usage, précautions indispensables même avec l\u2019emploi d\u2019une posologie incroyablement faible, précautions sur lesquelles nous reviendrons bientôt.Un peu plus tard ou presque en même temps, je concentrai mes efforts sur ces types mixtes de rhumatisme chronique de classification tres difficile (René Dandurand, Montréal) (Fidler et Titley, Ottawa), où ne se retrouvent pas de façon nettement tranchée les caractères propres, soit de l\u2019ostéoarthrite (arthrite hypertrophique), soit de l\u2019arthrite rhumatoïde (arthrite atrophique), mais où se retrouve plutôt une sorte de mélange des deux syndromes: formes bâtardes particulièrement rebelles aux mesures thérapeutiques courantes.Dans ces cas, comme dans les précédents, les résultats obtenus ont été des plus satisfaisants.D'autre part, et à notre grande surprise, même chez les sujets atteints d\u2019ostéo-arthrite pure des doigts (nodosités de Bouchard, nodosités d\u2019Héberden, rhizarthrite des pouces), des genoux, ou de la hanche, en évolution et lors des poussées douloureuses, nous fûmes témoin d'améliorations notables, tant sur les douleurs que sur l'inflammation, la thérapeutique paraissant exercer une action frénatrice sur le processus d\u2019envahissement bien que ne produisant qu\u2019une faible action résorbatrice sur les lésions déjà constituées.La difficulté souvent lourde de conséquences, lorsqu'il s\u2019agit de poser un diagnostic différentiel entre le rhumatisme chronique déformant et la maladie de Bouillard, chez les adultes Jeunes tout particulièrement, nous a poussé vers l\u2019essai de l\u2019or comme mise au point entre les deux affections aussi étrangères l\u2019une à l\u2019autre dans leurs suites immédiates ou éloignées que dans leur manière de répondre au 180 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLemiN A.MLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 traitement qu\u2019on leur oppose d\u2019habitude.Ainsi, dans des cas douteux, chez des adolescents ou des individus plus âgés, alors que le salicylate prescrit seul et à hautes doses avait échoué, nous avons pu obtenir des résultats inespérés et raccourcir d\u2019autant la période d\u2019évolution de la maladie.Aussi, dans les cas où le diagnostic reste en suspens, où l'affection se prolonge outre mesure, où l\u2019effet de la médication salicylée semble insuffisant, nous ajoutons volontiers un seizième ou un trente-deuxième de myochrysine en injections hebdomadaires, en leur associant la théobromine comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un rhumatoïde en puissance, ce qui ne constitue pas une exception chez toute une catégorie de malades, dans des circonstances où le diagnostic de rhumatisme articulaire aigu ou fièvre rhumatismale est loin d\u2019être prouvé.La méthode des doses très faibles avec médication adjuvante nous a permis, en outre, d\u2019étendre les indications de l\u2019aurothérapie à ces cas \u2014 plus nombreux qu\u2019on croit ordinairement \u2014 qui peuvent donner le change pour toute autre chose que le rhumatisme déformant, alors que la symptomatologie est vague, se limitant presque en entier à des phénomènes d\u2019ordre subjectif: lourdeur mal définie dans les articulations des doigts, des coudes, des épaules, plus prononcée le matin, au lever, rendant les soins de la toilette particulièrement pénibles; sensation d\u2019épuisement physique inexplicable s\u2019accompagnant de courbature vers le soir et de fourmillements dans les mains et les bras qui souvent se prolongent tard dans la nuit.En somme, ces sujets ne sont plus cux-mémes, ils manquent totalement de courage dans l\u2019accomplissement de la tÂche quotidienne si légère soit-elle.Ils ont beau chercher une explication à leur misère physique, ils n\u2019en trouvent point.Parfois mais pas toujours, le taux de la sédimentation sanguine est élevé ct le chiffre des leucocytes dépasse la normale.De la décision prise dans ces moments difficiles peut dépendre tout l\u2019avenir de ces malades \u2014 des jeunes pour la plupart.On comprend l\u2019importance d\u2019un traitement précoce dont les chances de succès seront d\u2019autant plus grandes que les accidents sont plus récents.Car on conçoit qu\u2019il soit plus facile de modifier un état surtout fonctionnel que d\u2019influencer plus tard des lésions déjà stabilisées.Nous nous sommes done servi dans ces circonstances de l\u2019aurothérapie ct toujours dans le meilleur intérêt des intéressés, comme moyen de dépistage d\u2019une polyarthrite déformante (rhumatoïde) au début, ce qui nous a permis de raffermir un diagnostic qui sans cela serait resté dans le domaine des possibilités pour des mois ou peut-être des années à venir.Avant de clore ce chapitre sur les indications nouvelles des sels d\u2019or en rhumatologie, je désire attirer l\u2019attention du lecteur sur un autre problème non d\u2019ordre diagnostique, celui-là, mais plutôt d\u2019ordre thérapeutique pur: la spondylite rhumatismale ou maladie de Marie-Strumpell.Chacun sait la gravité du pronostic de cette terrible affection qui abandonnée à elle-même évolue presque fatalement vers la déformation et l\u2019infirmité absolue.On n\u2019ignore pas non plus les aléas de toutes sortes que représente l\u2019institution d\u2019une thérapeutique active et rationnelle dans tous ces cas de rhumatisme vertébral où les articulations sacro-iliaques peuvent être prises en méme temps que la colonne cervicale, dorsale, ou lombo-sacrée.Dans ces conditions d\u2019un genre assez spécial, l\u2019aurothérapie par elle-même n\u2019a jamais donné des résultats satisfaisants, du moins s\u2019il faut en croire ceux qui en ont fait l\u2019essai.Pourtant, l\u2019or à doses minimes (soit 1/16° ou 1/32° de milligramme) associé aux capsules de théobromine-sa- licylate nous a fourni des résultats tels qu\u2019ils ont transformé \u2014 dans notre clientèle du moins \u2014 du tout au tout le pronostic de cette affection.Dans les 12 cas qu\u2019il nous a été donné d\u2019observer durant ces derniers mois, il y eut modification lente mais soutenue dans la marche de la maladie, les lésions avce le temps ont paru se stabiliser, perdre leur caractère extensif et même regresser dans un certain nombre de cas.Il va sans dire que tout dépend du stade de la maladie et de la durée des accidents vertébraux.Néanmoins, nous demeurons convaincu que l\u2019or associé au sali- MANTHA: TRAITEMENT DE L\u2019ARTHRITE PAR LES SELS D'OR cylate et a la théobromine devrait tenir la première place dans l\u2019organisation d\u2019un plan général de traitement de la spondylite rhumatismale.D\u2019autant plus que cette thérapeutique ne s\u2019oppose pas aux autres moyens qu\u2019on jugerait bon d\u2019employer \u2014 exception faite pour la radiothérapie profonde qui ne doit pas suivre ou précéder de près une cure aux sels d\u2019or.En somme, le traitement mixte aux doses 181 d\u2019or très réduites nous a donc semblé agir sur le processus rhumatismal quel qu\u2019il soit, abstraction faite de la cause, sauf si celle-ci est individualisée (goutte, lues, gonococcie, etc.), sans tenir compte de la forme (atrophique, hypertrophique, ou les deux à la fois), de la modalité (poly ou monoarticulaire), ou de la localisation (rachis, bassin, membres, ou tronc).(à suwre) CANCÉROLOGIE _ NÉCESSITÉ D\u2019UNE ÉTROITE COLLABORATION ENTRE LES MÉDECINS-PRATICIENS ET LES CLINIQUES SPÉCIALISÉES DANS LE TRAITEMENT DU CANCER! Paul BRODEUR, Chef du Service de Radiologie de l'hôpital Notre-Dame (Montréal), Radiologiste consultant de l\u2019Institut du Cancer de Montréal.C\u2019est un grand honneur pour moi de présider cette séance.J\u2019en remercie bien sincèrement l\u2019exécutif de l\u2019Association et tout particulièrement les officiers du XIXième Congrès.Ottawa me rappelle de bien agréables souvenirs puisque j'y ai passé environ neuf années comme radiologiste de l\u2019Hôpital Général.Durant mon séjour ici, la clinique des tumeurs de l\u2019Hôpital Général fut fondée par le Dr R.E.Valin, qui m\u2019en confia la direction; c\u2019est \u2018sans doute ce titre d\u2019ancien directeur qui m\u2019a valu cette invitation de mes collègues à Ottawa.La séance dc cet après-midi est réservée aux « cancers curables par les traitements mixtes ».Sans vouloir anticiper sur ce que les rapporteurs vous diront, je me permettrai de vous faire remarquer que cette division entre les cancers curables par la chirurgie (qui a fait le sujet du symposium d\u2019hier après-midi) ct les cancers curables par les traitements mixtes n\u2019est qu\u2019une division didactique afin de faire mieux ressortir les avantages de certains traitements.Le cancer n\u2019est plus une maladie qui peut être traitée uniquement par tel procédé ou par un seul confrère; au contraire 1l requiert une équipe de consultants: médecins, chirurgiens, radiologistes et spécialistes.Lorsque le diagnostic est posé, il faut établir la marche du traitement à suivre, traitement qui sera d\u2019ordre chirurgical, d\u2019ordre médical et d\u2019ordre radiothérapique.1.Allocution prononcée au XIXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, Ottawa - Hull, 9 sept.1948, Ce qu\u2019il importe de savoir pour les collègues, ce n\u2019est pas tant les variétés de traitements ni leur chronologie, mais bien les signes précoces du cancer qui leur permettront de porter-un diagnostic hâtif et de diriger leurs malades vers les centres spécialisés dans le traitement de cette grave maladie.Je veux dire des cliniques attachées à des hôpitaux généraux comme l\u2019Institut du Cancer de l'hôpital Notre- Dame de Montréal et celui de l\u2019Hôpital Général d'Ottawa.Malgré toutes les recherches et le travail accompli dans les grands centres du Monde entier, nous devons reconnaître qu\u2019il n\u2019existe pratiquement pas de cure du cancer dès qu\u2019il a dépassé la phase d\u2019extension locale.Aussi ce problème en devient-il un qui intéresse d\u2019une façon particulière le médecin de famille, le praticien de médecine générale, parce que c\u2019est lui et lui seul que les malades consultent au début des symptômes.C\u2019est lui qui au moindre signe, au moindre doute, doit diriger ses malades vers un centre spécialisé.Toute amélioration des statistiques de guérison de ce terrible fléau dépend donc en premier lieu de votre perspicacité, mes chers confrères, à dépister, ne serait-ce qu\u2019à l\u2019aide de signes fugaces, un cancer à ses débuts.Il faut que le médecin-praticien soit, selon l\u2019expression anglaise, «cancer conscious ».Il faut, comme le répétait si souvent le Dr Valin, tout d\u2019abord supposer qu\u2019il y a cancer pour ensuite éliminer cette hypothèse par la suite s\u2019il y a lieu.Il faut que le praticien fasse systématiquement un toucher rectal dès que le malade BRODEUR: COLLABORATION DANS LE TRAITEMENT DU CANCER qui vient le consulter accusc des troubles vagues de son intestin, surtout s\u2019il est question de quelques gouttes de sang rouge au moment ou après la défécation, même si le malade se plaint d\u2019hémorroïdes.Il faut que le praticien fasse un examen gynécologique complet quand la malade qui le consulte se plaint de pertes sanguines sans importance, surtout au moment de la ménopause, car trop souvent hélas! croyant être en présence des hémorragies dites de la ménopause ou bien de quelques fibromes, le médecin renvoit sa malade avec une simple prescription en lui demandant de revenir dans un mois si les symptômes ne s\u2019améliorent pas.La malade, croyant que son état s\u2019est amélioré, étant don- 183 né que les pertes sanguines ont cessé, remet à plusieurs mois sa visite chez le médecin.Lorsque finalement elle subit un examen gynécologique, l\u2019on constate hélas! trop fréquemment un cancer du col utérin à un degré avancé.C\u2019est encore à vous, chers collègues, que s\u2019adressent les femmes qui se plaignent d\u2019une petite bosse dans le sein ou dans l\u2019aisselle, et c\u2019est vous qui, par un examen comparatif des deux régions mammaires, déciderez de les référer immédiatement à la clinique des tumeurs.Inutile de multiplier les exemples, le problème du cancer en est un de dépistage précoce; c\u2019est donc votre problème, Messieurs les praticiens, autant que le nôtre.Aussi comp- tons-nous sur votre collaboration. LE CANCER DE LA GLANDE THYROÏDE ! R.-E.VALIN, F.R.C.S.(C), F.A.C.S.(Ottawa) INCIDENCE Au cours des quelque deux mille thyroïdectomies que nous avons pratiquées depuis vingt- cinq ans, nous avons rencontré sept cancers de la glande thyroïde, dont un diagnostiqué cliniquement avant l\u2019intervention et les six autres après, avec le concours de l\u2019anatomo-patholo- giste.Cette incidence de 0.35% est à rapprocher de diverses- statistiques rapportées dans la littérature médicale sur le même sujet.C\u2019est ainsi qu\u2019à la Clinique Lahey, à Boston, on a rencontré 467 cas de cancer de la thyroïde sur 27,000 thyroïdectomies, soit une moyenne de 1.7%.Il semble d\u2019autre part que 1% des goitres adénomateux soient cancéreux.Enfin, pour ce qui a trait aux goitres avec hyperthy- roïdic, Reinhoff et Lewis rapportent 8% d\u2019adénomes fœtaux, précurseurs du cancer, sur 200 cas de goitre.CLASSIFICATION Au point de vue clinico-pathologique, on distingue trois catégories de cancer de la thyroïde: 30% sont des adéno-carcinomes papillaires, 42% des adéno-carcinomes se développant dans un adénome feetal et 27% des adéno-carcinomes diffus envahissant tout un lobe glandulaire.SYMPTÔMES Il est reconnu que le cancer de la glande thyroïde se manifeste presque toujours dans un goïtre préexistant, ordinairement adénoma- teux; rarement dans une glande normale.L\u2019adénome unique est donc un précurseur.D\u2019autre part, la substance thyroïdienne aberrante latérale, détachée de la glande thyroïde, et qui peut prendre la forme d\u2019un adénome, est un adéno-carcinome papillaire en puissance.1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa - Hull, sept.1948, Au début, le cancer de la glande thyroïde ne donne que peu ou pas de symptômes.Il évoluc lentement et, si ce n\u2019était la tuméfaction qu'il donne, il ne serait pas reconnu.Il est évident qu\u2019à une période plus avancée, alors qu\u2019il aura franchi sa capsule et envahi les lymphatiques, la trachée, l\u2019æsophage et Jes muscles thyroïdiens, il présentera tous les ° symptômes d\u2019un cancer infiltrant.Plusieurs, malheureusement, ne sont vus qu\u2019à ce stage.DIAGNOSTIC Il faudra se méfier: a) des goitres adénomateux; b) de l\u2019adénome unique et discret; c) de l\u2019adénome aberrant.Le diagnostic sera toujours confirmé par la biopsie, à la table d\u2019opération, si nécessaire, comme pour les tumeurs du sein.PRONOSTIC La guérison des cancers de la glande thyroi- de s\u2019opère dans une proportion de 15% à 80%.Cette variante marquée indique qu\u2019elle dépend de plusieurs facteurs: 1.De la précocité du diagnostic de cancer en présence d\u2019un adénome de la thyroïde, et des moyens mis en œuvre pour confirmer ce diagnostic.2.Du degré de virulence, de malignité du cancer.3.De son extension.4.Des autres facteurs de son opérabilité.5.De la qualité de l\u2019intervention chirurgicale.6.De l\u2019adjonction du traitement radiothé- rapeutique.7.Des notions du médecin sur son incidence.TRAITEMENT 1.Prophylaxie.Tout adénome de la glande thyroïde, précurseur du cancer, devra être enlevé précocement. VALIN: CANCER DE LA THYROÏDE 2.Curatif.Il repose sur la phase de son évolution: a) Dans ses débuts, il sera facile de l\u2019enlever et de laisser espérer une cure chirurgicale par thyroïdectomie unilatérale et rœntgenthé- rapic.b) A une période plus avancée, avec fixation ct signes d\u2019infiltration et d\u2019envahissement des tissus voisins, dysphagie, dyspnée, anémie secondaire, on préconise actuellement l\u2019ablation aussi large que possible de la masse cancéreuse suivie de rœntgenthérapie.Quant à l\u2019adénome aberrant, si, après ablation, l\u2019examen anatomo-pathologique le montre néoplasique, Cattell, de la clinique Lahey, préconise, dans une récente communication, un traitement radical, comprenant non seulement l\u2019excision de l\u2019adénome, mais une hémi-thyroi- dectomie, associée à une dissection complète de la région: sterno-cléido-mastoïdien, muscles pré-thyroïdiens, lymphatiques, veine jugulaire interne, et à la rœntgenthérapie postopératoire., On peut se demander s\u2019il y a eu progrès, dans ces dernières années, dans le traitement de ces cancers de la thyroïde.Je crois qu\u2019en raison des nombreuses recherches actuelles en Amérique et ailleurs, l\u2019avenir nous réserve des surprises.Ceux d\u2019entre nous qui ont eu l\u2019avantage d\u2019entendre, au cours du congrès, la communication de notre distingué confrère, le docteur Léonard Bélanger, ont pu réaliser le travail intense qui se fait sur le traitement du goitre par les agents radio-actifs.Le docteur Bélanger a montré comment il est maintenant possible d\u2019observer l\u2019effet sélectif du phosphore sur certains tissus, surtout sur le tissu osseux.Dans le même ordre d\u2019idées, Butcha et Chapman, aux Etats-Unis, ont démontré, par l\u2019iode radio-actif, l\u2019effet des isotopes dans le traitement de 29 malades porteurs de goitres.Les résultats obtenus nous portent à croire 185 que l\u2019iode ainsi irradié aura une grande valeur dans le traitement des cancers de la thyroïde.Enfin, on a réussi à fixer l\u2019iode dans la cellule colloïde de la thyroïde; jamais, auparavant, n\u2019avait-on pu dépister sa présence dans ce tissu.On a ainsi réussi à ramener le métabolisme basal à la normale.Par ailleurs, Cattell rapporte 500 cas de goitre préparés à la thyroïdectomie par le pro- pylthiouracil où il n\u2019a pas rencontré une seule lésion cancéreuse.Il peut ne s\u2019agir là que d\u2019une coïncidence, mais l\u2019observation est intéressante, et l\u2019avenir nous en dira le bien-fondé.Ces faits appellent la réflexion que la radioactivité n\u2019aura pas eu que des effets désastreux, et que certaines émanations seront peut-être d\u2019une grande valeur thérapeutique.Observation personnelle Permettez-moi de vous présenter un cas récent: Madame M., âgée de 42 ans, est admise à l\u2019hôpital le 10 juin 1948.Elle est porteuse d\u2019un goitre adénomateux, unique, depuis quelques années, et présente de la dysphagie et de la dyspnée à l\u2019effort.Dernièrement, la tumeur thyroïdienne a augmenté de volume.Le métabolisme basal est normal.Il s\u2019agit d\u2019un adénome palpable et bien visible, de la grosseur d\u2019un œuf de poule, situé à la partie inférieure du lobe gauche.Une hémi-thyroïdecto- mie est faite.Le spécimen consiste en un lobe de la glande thyroïde, bien encapsulé, pesant 25 grammes.La section montre une structure typiquement colloïde, de couleur jaunâtre.L\u2019examen microscopique révèle un adéno-carcinome papillaire.Cette patiente reçut de la rœntgenthérapie postopératoire: 2500 r, sur deux champs, en douze séances.Il s\u2019agissait d\u2019un cancer à ses débuts, ct c\u2019est un des facteurs de la guérison de cette malade. LES CANCERS CURABLES PAR LES TRAITEMENTS MIXTES Cancers du Rein, de la Vessie, de 1a Prostate et des Testicules Paul BOURGEOIS, F.R.C.S.(C), Chef du service d\u2019Urologie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019avancement de la biochimie, le perfectionnement de l\u2019anesthésie et l\u2019audace quasi sans limites de l\u2019exérèse chirurgicale sont autant de facteurs qui, dans la dernière décade, ont permis à l\u2019urologiste d\u2019envisager, dans un grand nombre de cas, la guérison du cancer.Dans le court espace de temps mis à notre disposition, il nous est impossible de discuter en détail les différents moyens que nous possédons aujourd\u2019hui pour lutter efficacement dans chaque cas particulier.Nous nous contenterons donc de repasser brièvement ce que l\u2019opinion des contemporains et notre expérience personnelle nous engagent à recommander au malade et à exécuter avec la plus grande sécurité possible.Il reste, bien entendu, qu\u2019en ce qui nous concerne, la chirurgie reste à la base du traitement des cancers de l\u2019arbre urinaire et de l\u2019appareil génital de l\u2019homme.Lorsqu'elle est irréalisable d\u2019emblée ou à retardement, nous tournons nos espérances vers la radiothérapie.Je laisse à mon distingué collègue, le docteur Jean Bouchard, dont la compétence et la renommée vous sont connues, le soin de préciser certaines indications de l\u2019arme redoutable qu\u2019il manie avec tant de dextérité.1.\u2014 CANCER DU REIN Le cancer du rein de l\u2019adulte commande la néphrectomie totale, c\u2019est-à-dire une intervention complète qui enlève le rein, la graisse et tout le tissu cellulaire périrénal.Le chirurgien doit s\u2019appliquer à disséquer les gros vaisseaux pour les libérer complètement des ganglions avoisinants.L\u2019on peut dire honnêtement que ceci est réalisable dans un grand nombre de tumeurs qui, à première vue, paraissent inextirpables.1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F,C., Ottawa - Hull, sept.1948.\u2019 A nos yeux, le point de technique le plus important, au cours de l\u2019opération, réside dans la ligature du pédicule.Comme la majorité des tumeurs du rein vont se métastasier par voie sanguine, le chirurgien doit toujours s\u2019assurer de l\u2019absence d\u2019un bourgeon dans la lumière de la veine rénale; tel bourgeon n\u2019attend bien souvent qu\u2019une section par la ligature, pour aller se loger ailleurs et donner soit une embolie mortelle ou, trop souvent, hélas! une colonie cancéreuse à distance.C\u2019est pourquoi nous avons toujours la précaution, avant de serrer notre fil, d\u2019exprimer vers le rein la veine rénale.C\u2019est aussi le plus sûr moyen d\u2019empécher des accidents graves, comme le démontre l\u2019examen histo- pathologique des vaisseaux.Cette question de la ligature première est tellement importante qu\u2019aujourd\u2019hui il est facile de noter la vogue que prend, de plus en plus, la voie transpéritonéale dans la néphrectomie pour cancer.Nous n\u2019avons pas d\u2019objection à la voie lombaire classique, mais il semble qu\u2019elle offre moins de facilité pour réaliser, avant toute manœuvre de libération, une intervention sans hémorragie inquiétante.L\u2019adéno-sarcome embryonnaire de l\u2019enfant, communément appelé la tumeur de Wilms, est une affection terrible où les résultats de notre thérapeutique sont loin d\u2019être encourageants.Dans la plupart des cas nous sommes appelés trop tard et, malgré une ablation radicale qu\u2019il faut toujours tenter, le grand nombre de nos survies dépasse à peine quelques mois.C\u2019est ici que la collaboration du radiologiste nous est des plus précieuses.Lorsque la tumeur est énorme, la radiothérapie diminue considérablement le volume de la masse.Elle permet d\u2019exécuter plus rapidement et sans dégâts appréciables la ligature première du pédicule rénal et la néphrectomie BOURGEOIS: CANCERS CURABLES PAR TRAITEMENTS MIXTES totale par voie antérieure extra ou transpé- ritonéale.Les tumeurs papillaires du bassinet relèvent exclusivement du traitement chirurgical.En raison de la similitude des muqueuses des voies excrétrices, elles peuvent exister à n'importe quel niveau de la voie descendante; même en l\u2019absence de la constatation d\u2019un bourgeon au niveau de l\u2019orifice urétéral au cours de la cystoscopie préliminaire, il est impératif de procéder dans ces cas à la néphro-urétérectomie totale.: Il faut enlever le rein, le bassinet et l'uretère dans toute sa longueur et avoir soin de réséquer une collerette de tissu vésical, pour être sûr d\u2019extirper les greffes descendantes possibles.Comme 1l est plus simple de pratiquer deux incisions, on doit commencer par l\u2019uretère.Une première, représentant la voie d\u2019abord de l\u2019uretère pelvien, permet d\u2019aller réséquer toute la partie basse et de la refouler vers le haut.Une seconde incision lombaire classique extirpe, au cours de la néphrectomie, l\u2019uretère enveloppé dans une compresse.Et voici, résumé dans sa plus simple expression, le traitement radical des tumeurs du rein et de l\u2019uretère.Nous insistons sur le fait qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019autre moyen que l\u2019exploration pour croire à la possibilité de l\u2019exérèse d\u2019une tumeur.Dans bien des cas, à notre grande surprise, nous avons procuré des survies pleines d\u2019espérances à des malades qui étaient voués au désespoir.La plupart de ces tumeurs n\u2019ont pas tendance à se métas- tasier rapidement et de plus, même en l\u2019absence d\u2019opération incomplète, nous avons rendu plus facile l\u2019aide précieuse de la radiothérapie.La chirurgie représente, pour cette variété de cancer, le seul espoir de cure radicale et, sauf en présence de métastases, nous croyons sincèrement qu\u2019elle doive toujours être entreprise.Au point de vue palliatif, l\u2019urologiste passe nécessairement au second plan et c\u2019est au radiologiste et au médecin que le malade doit alors recourir.2.-\u2014 CANCER DE LA VESSIE La question du traitement des cancers de la vessie représente, à l\u2019heure actuelle, un des problèmes les plus complexes de l\u2019urologie.Depuis un grand nombre d\u2019années, les chirurgiens du monde entier ont tenté, avec des résultats plus ou moins satisfaisants, des techniques compliquées.Seul le développement de la spécialité permet aujourd\u2019hui d\u2019entrevoir, par la sélection judicieuse des indications, la juste valeur des méthodes proposées.Toutes les tumeurs de la vessie ne peuvent bénéficier du même mode de traitement.Certaines d\u2019entre elles, bien que dépistées précocement, présentent déjà un potentiel de malignité qui ne peut être combattu avec succès que par une décision rapide et une intervention radicale.D\u2019autres très avancées, quoique à évolution plus lente, ne demandent bien souvent qu\u2019une opération simple et bénigne.À tel point qu\u2019aujourd\u2019hui, si l\u2019on veut se faire une opinion sur la valeur des innombrables moyens dont nous disposons pour les combattre, il faut en avoir une connaissance approfondie et une expérience consommée.Lowsley le dit et le répète: « Il n\u2019existe pas à l'heure actuelle de traitement défini du cancer.» Avant de proposer un traitement quelconque, le chirurgien devra, au meilleur de ses connaissances, faire une sélection des malades pour les soumettre à la méthode la mieux indiquée.La cystectomie totale, la cystectomie partielle, l\u2019ablation de la tumeur par voie tran- surétrale, l\u2019électro-coagulation et la résection par voie ouverte ou par les voies naturelles, la radiothérapie de contact par le procédé de Chaoul, l'implantation d\u2019aiguilles de radium ou de grains de radon sont autant de procédés employés un peu partout et qui ont donné des résultats appréciables dans certains cas particuliers.La cystoscopie, la biopsie et le palper bi- manuel, comme le recommande Jewett, constituent aujourd\u2019hui les moyens les plus adé- 188 quats que nous avons pour établir la variété, le nombre et le degré d\u2019infiltration des tumeurs vésicales.S\u2019il est vrai que la biopsie ne peut pas toujours, suivant l\u2019endroit où elle est prélevée, renseigner d\u2019une façon évidente sur le degré d\u2019invasion de la sous-muqueuse, de la musculeuse ou de toutes les couches de la vessie, elle doit toujours être complétée par la palpation bimanuelle et le toucher combiné sous anesthésie.Jewett a démontré que, dans la grande majorité des cas qu\u2019il a rapportés, l\u2019examen histologique confirmait la constatation d\u2019une infiltration palpable.Il lui a été aussi possible de soutenir que, lorsque cette méthode d\u2019examen ne montrait pas de masse dure évidente, il était en face de tumeurs curables par le traitement radical.Le petit polype ou le petit épithélioma papillaire dont la base d\u2019implantation ne dépasse pas plus d\u2019un centimètre de diamètre, situé à au moins deux ou trois centimètres de distance des orifices urétéraux, est traité efficacement par l\u2019électro-coagulation cystosco- pique; le volume de la tumeur, la facilité d'atteindre le pédicule.permettent la destruction complète et même la guérison; à preuve une de nos malades, après 5 ans de contrôle, ne présente pas de récidive.Cette même technique s\u2019applique également aux petites tumeurs multiples, à condition que leur nombre ne dépasse pas la quinzaine, ainsi que le rapporte Dean.La tumeur papillaire unique dont le dia- metre du pédicule est inférieur à 2 em.5, située également à deux centimètres de l\u2019orifice urétéral et de l\u2019orifice vésical, ou ailleurs, peut relever de l\u2019application de grains de radon par la voie transurétrale.Il est impératif cependant qu'elle soit complètement visible dans le champ cystoscopique et qu\u2019il ne s\u2019agisse pas d\u2019un épithélioma infiltrant.Nous sommes en face d\u2019une variété difficile à apprécier, même pour l\u2019urologiste averti, car dans ces cas l\u2019œil ne peut renseigner de façon évidente sur la possibilité d\u2019infiltration.La tumeur unique de plus gros volume, de malignité plus ou moins grande mais qui L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 semble limitée à la vessie, localisée surtout à la face postérieure ou au dôme vésical et dont l\u2019exérèse peut s\u2019accomplir en enlevant au moins un centimètre de vessie normale à son pourtour, bénéficie de la cystectomie partielle.Il est toujours entendu que sa situation vers le trigone, où la résection pourrait entraîner la réimplantation d\u2019un uretère, contre-indique son emploi.Il est démontré d\u2019ailleurs par l\u2019expérience que la résection segmentaire ne peut être réalisée d\u2019une façon complète lorsque le trigone est atteint d\u2019une lésion infil- trante.Les tumeurs trop volumineuses ou situées défavorablement pour être atteintes par la voie transurétrale ou la résection partielle tirent profit de l\u2019implantation à vessie ouverte de grains de radon en autant qu\u2019elles sont en dehors des uretères et qu\u2019elles n\u2019infiltrent pas la prostate.Difficiles à apprécier ct habituellement mal limitées par la cystoscopie, il arrive que la réimplantation de l\u2019uretère soit encore nécessaire.La maladie villeuse de la vessic, les cancers papillaires multiples, les cancers infiltrant le trigone et la prostate, les récid:ves après l\u2019emploi de grains de radon relèvent de la cystectomie totale.Il est absolument important de s\u2019assurer par la palpation et le toucher bimanuel sous anesthésie qu\u2019il n\u2019existe pas d\u2019infiltration et que la vessie reste encore libre.Cette cystectomie totale peut être exécutée en un ou plusieurs temps; elle comprend l\u2019ablation de la prostate, des vésicules séminales ct d\u2019une longueur de 3 à 4 centimètres de l\u2019urètre postérieur.Elle nécessite la dérivation des urines par urétérostomie cutanée ou transplantation intestinale des uretères.Il n\u2019existe pas, à l\u2019heure actuelle, de procédé universellement adopté, mais l\u2019on peut dire que son emploi grandit sans cesse, surtout depuis l\u2019avènement des médicaments précieux comme les sulfamidés et les antibiotiques.L'urétérostomie cutanée présente de graves inconvénients et ses indications se voient de plus en plus réduites. BOURGEOIS: CANCERS CURABLES PAR TRAITEMENTS MIXTES Le temps nous manque malheureusement pour passer en revue les avantages ou les graves inconvénients des nombreuses techniques employées dans les grands centres anticancéreux.Depuis quelque temps Chaoul a imaginé le traitement des tumeurs de la vessie par la radiothérapie de contact.Elle consiste à faire une séance en surface par l\u2019application directe d\u2019un tube radiofère sur la tumeur, au moyen d\u2019une cystostomie temporaire.Nous n\u2019avons aucune expérience en la matière et nous laissons à notre collègue le soin de vous en instruire.| Et voilà résumés les moyens que possède aujourd\u2019hui l\u2019urologiste pour traiter les tumeurs de la vessie.Il doit les utiliser au meilleur de ses connaissances mais seulement après un examen du malade envisageant chaque cas en particulier.La situation de la tumeur, la variété histologique, le degré d\u2019infiltration, l\u2019expectative de vie du malade, l\u2019état général ct l\u2019espérance de cure radicale, voilà autant de facteurs qu\u2019il doit considérer et étudier en détail.En prenant toutes ces précautions il arrivera à obtenir des résultats qui s\u2019avèrent meilleurs de jour en jour.3.\u2014 CANCER DE LA PROSTATE Malgré le développement prodigieux, au cours de la dernière décade, des différents moyens chirurgicaux et des voies d\u2019abord du cancer de la prostate, l\u2019urologiste est forcé d'admettre que, pour combattre efficacement cette terrible maladie, il reste encore beaucoup à faire.Bien que nous soyons loin du temps où le malade atteint de cancer de la prostate devait finir péniblement ses jours affliigé d\u2019une cys- tostomie définitive et en proie aux douleurs intolérables des métastases, il nous faut réaliser que nous ne touchons pas à la perfection.Il semblerait que le moyen le plus efficace de traiter le cancer de la prostate réside dans l\u2019ablation totale de la glande.La prostatectomie périnéale totale avec ablation des vésicules séminales est certainement la méthode 189 que nous devons tous pratiquer lorsque l\u2019indication en semble posée.Malheureusement, il nous arrive rarement de rencontrer des malades qui pourraient en bénéficier.Si l\u2019on compare les statistiques des différentes cliniques d\u2019urologie du monde entier, il est troublant de constater qu\u2019à peine 4% des cas rencontrés paraissent justifiables de l\u2019exérèse complète.Ceci est dû au fait que les symptômes du début sont la plupart du temps des plus minimes et que ce n\u2019est bien souvent que lorsque les limites opératoires sont dépassées que le sujet est dirigé vers l\u2019urologiste.Nous avons tous vu des malades mourir de métastases alors que le toucher rectal montrait à peine un nodule prostatique douteux ou susceptible de biopsie.Le diagnostic de cancer de la prostate est souvent fait à l\u2019occasion d\u2019une radiographie pour une sciatique rebelle et tenace.Ceci est surtout vrai pour ce que l\u2019Ecole française appelle l\u2019épithélioma glandulaire propre de la prostate, pour le différencier de celui rencontré dans la transformation maligne d\u2019un adénome sous-urétral.L\u2019épithélioma glandulaire de la prostate est difficile à étiqueter car les moyens habituels de la biopsie ne sont pas faciles à réaliser.Il est la plupart du temps impossible de l\u2019atteindre par la résection transurétrale parce qu\u2019il est situé en dehors du sphincter lisse.Cette localisation explique aussi pourquoi les troubles urinaires sont peu marqués avant que l\u2019envahissement ne soit très prononcé.Pour toutes ces raisons, la cure radicale du cancer de la prostate, si elle peut être envisagée, est difficile à obtenir.La grande majorité des gens qui viennent nous consulter ne sont pas en mesure d\u2019en bénéficier.Malgré toute sa bonne volonté et sa compétence, le chirur- glen devra se contenter de proposer les mesures que nous appelons palliatives.La résection transurétrale, si elle ne permet pas d\u2019entrevoir l\u2019extirpation complète de la lésion, rend néanmoins des services incontestables à un plus grand nombre de malades.Seule ou associée aux autres méthodes, elle 190 a procuré le confort, a rendu possible la miction et fait disparaître les accidents de la rétention vésicale.Elle a supprimé, dans presque tous les cas autrefois soumis à la cystos- tomie définitive, l'infection, l\u2019obsession des lésions et ceci même avec l\u2019urétrostomie périnéale.Le manque de flexibilité du résecto- scope et la déformation du canal rendent impossible, dans certains cas, l\u2019introduction de l\u2019instrument.La prostatectomie hypogastrique transvé- sicale, depuis quelque temps presque abandonnée, rend encore quelque service.Une énucléation incomplète d\u2019un adénome cancérisé rétablit assez souvent, et pour un temps durable, des mictions assez normales.Associée au traitement par les œstrogènes, elle connaît en certains milieux une vogue renaissante.Elle se pratique la plupart du temps dans les petits centres, où le diagnostic de malignité n\u2019a pas été établi avant l\u2019opération.La prostatectomie totale rétropubienne constitue en chirurgie prostatique la nouveauté de l'heure.Pratiquée par Millin dans quelques cas de cancer, elle lui a permis de réaliser au-dessus du pubis ce que la majorité de ses contemporains ont exécuté par la voie périnéale.Elle enlève la prostate et les vésicules séminales et en se vulgarisant offrira peut-être des avantages qu\u2019il est un peu tôt de préciser.La cystostomie sus-pubienne définitive disparaît de plus en plus pour faire place à la cystostomie temporaire.Au dernier congrès de l\u2019Association française d\u2019Urologie tenu à Paris en octobre 1947, Blanchot, de Bordeaux, a rapporté trois observations de cancer de la prostate qu\u2019il avait été obligé de cystosto- miser.Ces trois malades furent soumis par la suite à l\u2019orchiectomie et à la cure par les œstrogènes et, à la grande surprise du rapporteur, les mictions se rétablirent normalement et les malades fermèrent leur fistule hypogastrique.Deux ans après, le résultat se maintenait excellent.C\u2019est ce qui nous permet de dire que la cystostomie peut encore rendre des services L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeny AMLFC.\u2014 Montréal, février 1949 surtout lorsque l\u2019infiltration de l\u2019urètre rend impossible la résection transurétrale.Elle servira de dérivation temporaire et se supprimera par elle-même quand la voie normale sera rétablie.En résumé, les voies d\u2019abord du cancer de la prostate sont nombreuses et nous croyons qu\u2019employées judicieusement, elles conserveront des indications précises.Etablir une comparaison entre les différentes méthodes de traitement semble des plus difficiles, car les indications ne sont pas les mêmes.Les cancers présentent aussi des degrés de malignité assez variables, si bien qu\u2019un malade soumis à une méthode palliative aura une survie plus longue qu\u2019un autre quelquefois traité précocement.Il est incontestable que, depuis l\u2019avènement des substances œstrogéniques, un plus grand nombre de malades ne parviennent pas à l\u2019u- rologiste à un moment assez opportun pour envisager une thérapeutique radicale.D\u2019un autre côté, comme le disent si bien Wear et Schœnenberger, aussitôt que l\u2019on étiquète un cancer de la prostate, le porteur mourra de toute autre chose sans que l\u2019on se donne la peine de préciser la cause immédiate de la mort.C\u2019est pourquoi il nous semble impossible a l'heure actuelle d\u2019établir d\u2019une façon indiscutable les résultats éloignés de nos méthodes de traitement.D\u2019une façon générale, il nous faut retenir que les deux méthodes de traitements les plus accréditées aujourd\u2019hui sont la résection tran- surétrale et la prostatectomie totale, qu\u2019elle soit périnéale ou rétropubienne.La première sera le traitement de choix dans tous les cas avec obstruction, où, pour des raisons d\u2019ordre général, ou local, l\u2019extirpation complète ne peut être exécutée.Associée aux œstrogènes, elle procure, comme dans un cas que nous connaissons personnellement depuis bientôt cinq ans, une survie qui semble vouloir se prolonger.Certains auteurs rapportent des survies de neuf ans.La possibilité de la seconde sera toujours présente à l\u2019esprit lorsqu\u2019il s\u2019agira d\u2019envisa- BOURGEOIS: CANCERS CURABLES PAR TRAITEMENTS MIXTES ger le traitement d\u2019un malade.On appréciera la mobilité complète de la glande; on ne mettra pas de métastases en évidence et, de plus, le malade devra être considéré un risque excellent, susceptible d\u2019une longévité enviable.4.\u2014 TUMEURS MALIGNES DU TESTICULE Le chapitre du traitement des tumeurs malignes du testicule reconnaissait encore dernièrement quatre grandes divisions.Il établissait comme efficates: 1° la castration seule; 2° la castration associée à la radiothérapie; 3° la castration associée à la résection de toute la chaîne ganglionnaire lombo-aortique; 4° la radiothérapie seule.Comme il est bien établi, à l\u2019heure actuelle, qu\u2019il n\u2019y a que l\u2019examen histopathologique capable de déterminer la variété de tumeur à laquelle nous avons affaire, et ce malgré les renseignements précieux fournis par l\u2019épreuve quantitative de l\u2019élimination des prolans, il nous semble plus logique de ne pas hésiter avant de procéder au traitement chirurgical.Dès que la masse reconnue dans le scrotum donne les caractéristiques macroscopiques des tumeurs, il faut procéder à la castration le plus tôt possible.Il est bon de demander les épreuves hormonales et de faire une radiographie pulmonaire pour juger de la présence ou non de métastases.La castration sera faite en ayant la précaution de pratiquer au tout début la ligature du cordon et des vaisseaux spermatiques pour éviter les essaimages possibles par la manipulation de la masse.Une fois la pièce enlevée, elle sera remise à l\u2019anatomo-pathologiste, qui après un examen macroscopique ct des coupes 191 à la congélation, nous avisera de l\u2019opportunité de continuer l\u2019intervention par l\u2019exérèse de la chaîne ganglionnaire.Dans certains cas particuliers, comme les dégénérescences kystiques, le traitement est considéré comme complet; dans la reconnaissance d\u2019un chorioépithéliome, il faudra continuer et prolonger l'intervention.Dans d\u2019autres cas, il sera opportun de faire, à brève échéance, de la radiothérapie.Nous recommandons fortement, même à la suite de l\u2019exérèse qui peut paraître complète, la collaboration du radiologiste et nous avons l'impression que, si nous pratiquons plus souvent des interventions hâtives et de la radiothérapie bien dirigée, nous arriverons à améliorer nos statistiques, qui sont plus ou moins encourageantes.Cette courte revue du traitement des cancers de l'arbre urinaire et du testicule démontre que nous possédons, à l\u2019heure actuelle, des moyens formidables pour lutter efficacement et que ce n\u2019est pas vers la modification de nos techniques que nous devons maintenant tourner nos efforts pour améliorer nos résultats.Le dépistage précoce, l\u2019éducation du public médical, l\u2019examen périodique sont autant de moyens qui feront reconnaître, à un moment favorable, les cancers dont la guérison sera presque assurée.Le travail par équipe, la collaboration du laboratoire et de la radiologie, la sécurité de l\u2019anesthésie moderne et l\u2019aide illimitée de la biochimie constituent pour le chirurgien les auxiliaires indispensables dont il doit disposer en tout temps s\u2019il veut atteindre le but vers lequel il aspire: la guérison radicale du cancer. L\u2019'ORCHIECTOMIE DANS LES CANCERS DE LA VESSIE ! Auguste HEBERT, Urologue à l\u2019hôpital Saint-Luc (Montréal).Depuis déjà quelques années, nous pratiquons avec succès l\u2019orchiectomie dans les cas de cancers de la prostate, et même aujourd'hui les résultats merveilleux et rapides obtenus nous étonnent encore.Il vous est arrivé, à vous comme à moi, de faire la castration bilatérale chez des malades en rétention, souffrant énormément, et étant dans l\u2019impossibilité de marcher à cause de métastases osseuses avancées.Et aussitôt après la castration ces mêmes malades pouvaient de nouveau marcher, uriner seuls et voir tous leurs symptômes douloureux améliorés de jour en jour.C\u2019était réellement merveilleux et étonnant; une découverte médicale formidable parmi tant d\u2019autres en ces dernières années.En voyant ces résultats immédiats, pour le moins inattendus, nous nous sommes demandé si le même procédé ne pourrait pas aussi amener les mêmes résultats chez les personnes atteintes de cancer de vessie.Nous avons donc tenté la chose dans deux cas, mais sans aucun soulagement apparent, sauf une diminution de l\u2019hématurie que nous ne pouvions pas attribuer réellement à la castration seule, puisque ces malades avaient déjà eu des traitements de radiothérapie profonde.Etant donné les piètres résultats de ces deux premiers cas, que nous considérions comme des échecs, nous avons abandonné le procédé pendant un certain temps, mais d\u2019autres urologues plus persévérants ont continué leurs recherches et nous ont amené à reconsidérer une méthode que nous croyions exclusive au cancer de la prostate.Même aujourd\u2019hui, il est admis que l\u2019orchi- ectomie ne donne certains résultats que dans certains cas de cancer de la vessie, mais même si les résultats ne sont pas aussi probants que dans les cancers de la prostate, je crois ferme- \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014e LJ] 1.Communication au XIXe Congrès de l'A.M.L.F.C,, Ottawa - Hull, sept.1948.ment que nous devrions l\u2019employer quand même.Nous avons relaté plus haut que les deux premières tentatives n\u2019avaient pas répondu à nos espérances, mais il faut dire qu\u2019à cette date éloignée, étant encore sous le coup de l\u2019enthousiasme provoqué par les résultats quasi miraculeux des cancers de la prostate ainsi opérés, nous avions pris comme expérience les deux premiers cas qui nous passaient sous la main.La revision des dossiers de ces deux malades nous a révélé que dans chaque cas il s\u2019agissait de cancer intéressant la région péri- urétérale.De là, probablement, l\u2019explication du peu de résultats obtenus.Aujourd\u2019hui, nous savons que les cancers de vessie qui ont le plus de chance de répondre à la castration sont ceux situés dans la région vésico-prostatique, et ceci s\u2019explique facilement si nous revenons à la formation première de la paroi vésicale.La prostate et la vessie se développent toutes deux aux dépens de cette partie inférieure du pédicule de l\u2019allantoïde qui formera le sinus uro-génital.Elles sont donc toutes deux d\u2019origine endo-dermique.Mais il est des segments de la vessie dont l\u2019origine est mésodermique.Ce sont les régions des méats urétéraux.Ceci peut donc expliquer que des tumeurs vésicales de la région juxta- urétérale puissent ne pas posséder les mêmes propriétés hormono-sécrétoires que les tumeurs situées en d\u2019autres points de la vessie.Ceci nous amène à parler de la phosphatase.Ainsi le taux normal de la phosphatase acide dans le sérum est de trois unités « King and Armstrong, » celui de l\u2019alcaline de 2 à 4, mais augmentant vite quand il y à hyper-production dans un organe.Ainsi, dans les cancers vésico- prostatiques, la phosphatase peut augmenter à 20 ou 40 unités, mais, dans certains autres cancers de la vessie situés près des orifices urétéraux, la phosphatase peut être normale ou HÉBERT: L'ORCHIECTOMIE DANS LES CANCERS DE LA VESSIE même en bas de la normale.Les cancers de vessie situés dans le bas-fond vésical et près du col vésical répondront donc mieux à l\u2019orchiec- tomie et au traitement hormonal.C\u2019est en 1945 que C.H.de Shivers relatait l\u2019influence favorable de la castration bilatérale sur l\u2019évolution du cancer de la vessie.Nous l\u2019avons pratiquée dans plusieurs cas depuis ce temps-là avec des résultats qui nous ont redonné espérance, Et voici la technique que nous employons.Nous faisons l\u2019orchiectomie, c\u2019est-à-dire l\u2019évidement du testicule, respectant ainsi la vaginale, l\u2019_épidydime et l\u2019albuginée; cette technique, à mon point de vue, est une consolation pour le patient puisqu\u2019il peut encore palper lui-même un semblant de quelque chose dans son scrotum, et il n\u2019a pas cette fâcheuse impression, que donne la castration, d\u2019avoir un scrotum vide, et par le fait même de n\u2019être plus un vrai mâle.Immédiatement après l\u2019opération, nous commençons le traitement avec le diéthylstilbestrol à la dose de 5 milligrammes par jour.Mais nous ne nous contentons pas de ce traitement hormonal médical et chirurgical ; nous pratiquons la fulguration, la résection de la tumeur avec le résectoscope, ou à vessie ouverte.Et, enfin, nous terminons avec des doses variées de radiothérapie profonde.Vous me direz peut-être que cette combinaison de traitements amène les résultats prônés et qu\u2019il n\u2019est pas prouvé que l\u2019orchiectomie ait fait quoi que ce soit.Mais, à cette objection, je vous répondrai que tous ces traitements avaient été essayés auparavant sans jamais nous apporter les consolations que nous obtenons avec l\u2019orchiectomie et le traitement hormonal.Le but ultime que nous atteignons, et que nous n\u2019avions jamais pu atteindre, est la suppression de la douleur; les résultats sont aussi surprenants au point de vue hématurie.\u2018Il est établi à l\u2019heure actuelle que la médication d\u2019cestrogénes qui suit l\u2019orchiectomie ne saurait être interrompue, de même qu\u2019il apparaît bien que le traitement n\u2019est pas capable de donner une guérison vraie, mais peut amener une amélioration totale et une dispari- 193 tion quasi complète de la tumeur.Il assure en plus une survie de plus ou moins longue durée.Pour terminer, je vous décrirai sommairement l\u2019histoire de quelques malades atteints de cancer de vessie, et qui sont passés dans le service d\u2019urologie de l'hôpital St-Luc de 1945 à aujourd\u2019hui.J\u2019ai choisi ces cas en particulier en raison de leur âge respectif et surtout en raison des résultats obtenus.En 1945, en lisant un article de Charles de T.Shivers paru dans le Journal of Urology, nous avons pensé reprendre nos expériences et faire bénéficier au moins un des quatre cas de vessie que nous avions dans le service a cette date.Nous avons choisi le plus Âgé parce qu\u2019inopérable à cause de son grand âge et parce qu\u2019il souffrait énormément.Le patient, âgé de 81 ans, était venu à la clinique parce qu\u2019il urinait toutes les 5 minutes la nuit comme le jour et qu'il avait des douleurs atroces.L\u2019hématurie avait débuté 2 ans auparavant, mais il n\u2019avait même pas consulté son médecin de famille.Ce n\u2019est que 6 mois avant son entrée à l'hôpital que l\u2019hématurie s\u2019était établie d\u2019une façon quasi permanente et que les douleurs n'avaient cessé d\u2019augmenter.À l'examen, les urines étaient très sales, glaireuses et sanglantes.La capacité était presque nulle.La prostate était normale, sans induration, mais au toucher rectal il nous semblait percevoir une masse indurée que nous avons considérée comme une infiltration de la paroi vésicale.La sonde à demeure était tolérée bien difficilement par le patient et, malgré les lavages vésicaux répétés pendant plusieurs jours, la capacité vésicale n\u2019était que de 40 à 50 cc.Nous avons fait une cystoscopie qui nous a montré bien sommairement une vessie très rouge avec œdème, et une tumeur semblait envahir la plus grande partie de la vessie.Le peu de capacité vésicale et l\u2019intolérance du patient nous empéchaient de pousser l\u2019examen plus loin.Malgré l\u2019absence de biopsie pour confirmer le diagnostic, nous étions bien convaineu avoir affaire à un cancer de la vessie.Inutile de faire une pyélographie intraveineuse pour connaître l\u2019état des reins car il n\u2019était pas 194 L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BurirTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 question chez un tel malade de faire une cystectomie.Nous avons donc demandé une série de trai- tements- de radiothérapie profonde; après 15 jours il n\u2019y avait aucun changement et le malade désirait même aller mourir chez lui.C\u2019est à ce moment que nous lui avons proposé une petite intervention.L\u2019orchiectomie fut donc faite sous anesthésie locale et, à notre grand ébahissement, les hématuries ont cessé dans les 48 heures; et le patient à commencé à ressentir du mieux, il avait moins de ténesme vésical, les urines étaient encore très sales, car il se faisa.t une desquamation énorme de cellules.Nous avons même été obligé de lui enlever sa sonde à demeure, car, malgré les lavages fréquents, elle se bloquait continuellement, tellement la desquamation était intense.Le malade est reparti au bout de 10 jours suivant l'intervention; il urinait toutes les heures seulement, et la nuit il ne se levait que 3 fois.Il n'avait presque plus de douleurs.En somme, miracle pour le po- tient et encouragement à recommencer pour nous.Le patient, au dire de son médecin de famille, s\u2019améliorait au point de vue urinaire; les douleurs étaient disparues et il n\u2019avait aucune hématurie.Il est mort six mois plus tard de broncho-pneumonie, mais, au moins, les derniers six mois de sa vie il les a vécus dans un bien-être relatif, sans symptômes urinaires appréciables.Résultat à espérer pour nos vieux jours.Il va sans dire que nous avons fait bénéficier nos autres patients du même traitement.Un autre patient, âgé de 49 ans, se présente à la clinique au début de 1946, avec le seul - symptôme d\u2019hématurie terminale, sans aucune douleur et sans pollakiurie.Hospitalisé, nous lui faisons une cystoscopie ct nous apercevons ce-qui nous semble être un polype banal, situé entre le col vésical et le trigone, endroit idéal pour une ablation d\u2019emblée avec l\u2019appareil à résection, ce que nous faisons; mais le laboratoire devait nous apporter une surprise désagréable.Tl s\u2019agissait, en cffet, d\u2019un polype mais à tendance maligne; le pathologiste nous avertissait d\u2019avoir l\u2019œil ouvert et de surveiller le patient.Nous le faisons revenir à l\u2019hôpital deux mois après la résection et la fulguration.Le malade se sentait très bien et n\u2019avait plus d\u2019hématurie; seulement la pollakiurie avait augmenté, mais il attribuait cela a l'intervention encore assez récente.Une deuxième cystoscopie nous révèle de l\u2019ædème bulleux et une partie légèrement ulcérée, recouverte de fausses membranes à l\u2019endroit du polype.Normalement, un polype enlevé et cautérisé aurait été parfaitement guéri après 2 mois.Nous n'avons donc pas hésité malgré le jeune âge du patient, 49 ans, à faire une orchiectomie; depuis ce temps, nous continuons le traitement au diéthylstilbestrol.Le malade est parfaitement guéri.Une cystoscopie faite tous les mois, au début, et maintenant tous les trois mois, la dernière il y a 15 jours, ne révèle rien d\u2019anormal.Nous pourrions dire que ce cas donnait les meilleures chances de succès puisque la tumeur était située dans un endroit idéal et qu\u2019elle ne pouvait pas être prise plus au début; mais, tout de même, demandons-nous ce qui serait advenu si nous n\u2019avions pas pratiqué l\u2019orchiec- tomie il y à 215 ans.Un troisième cas.Le malade, âgé de 60 ans, présente, comme symptômes, de l\u2019hématurie depuis trois mois, à intervalle de plus en plus rapproché; du ténesme vésical; de la pollaki- urie nocturne 2 fois, diurne toutes les heures; brûlements à la miction, ete.A l\u2019examen, la prostate est normale, non indurée, mobile; résidu, 5 once.À la cystoscopie, on aperçoit une tumeur sessile de la grandeur d\u2019une pièce de 25 sous, entourée d\u2019ædème bulleux, située à la paroi postérieure de la vessie ct s\u2019étendant vers le sommet.La partie centrale de la tumeur semble en train de se nécroser.Etant donné la situation de la tumeur, nous décidons de pratiquer une cystectomie partielle, mais à l\u2019ouverture de la vessie nous nous\u2019 apercevons que la tumeur est beaucoup plus considérable en dehors de la vessie et -qu\u2019elle a envahi toutes les couches.Nous enle- HEBERT: L'ORCHIECTOMIE DANS LES CANCERS DE LA VESSIE vons le plus possible dans le tissu sain et nous laissons un drain supra-pubique.Mais étant donné l'étendue de la tumeur, nous décidons de faire d\u2019emblée une orchiectomie bilatérale suivie d\u2019œstrogène par la bouche.Après guérison de la plaie supra-pubique, nous avons fait donner au patient une série de radiothérapie profonde parce qu\u2019il faut tou- Jours penser que les cas de cancer de vessie qui ont dépassé la musculature vésicale ont probablement envahi les ganglions adjacents.Nous avons suivi ce malade depuis 1947 ct, à notre surprise, il ne semble pas y avoir de récidive.La dernière fois que nous avons revu le malade, il y a deux mois, il n\u2019avait aucun symptôme urinaire et la cystoscopie nous montrait une vessie d\u2019aspect normal avec seulement une capacité diminuée à 150 cc.Un dernier cas, M.X., âgé de 55 ans, se présente dans le service d\u2019urologie pour troubles d\u2019hématurie terminale et de pollakiurie.Il accuse, en plus, une douleur rétro-pubienne s'étendant à l\u2019aine gauche.A la cystoscopie nous découvrons une petite tumeur située en dehors et en haut de l\u2019orifice urétéral gauche; l\u2019orifice urétéral lui-même est bien visible, mais il y-a un peu d\u2019ædème bulleux qui s\u2019en rapproche sensiblement.D'après la localisation de la tumeur, nous avons pensé avoir bien peu de résultat en faisant l\u2019orchiectomie et d\u2019ailleurs le patient avait refusé toute intervention de ce genre.Nous avons done décidé de fulgurer la tumeur en deux séances et nous lui avons fait 195 donner une série de radiothérapie profonde.A la suite de ce traitement combiné nous constatons l'arrêt des hématuries et une amélioration sensible de la douleur et de la pollakiurie.Nous demandons au malade de revenir au bout de 2 mois; la cystoscopie nous montre qu'il y a recrudescence de la tumeur.Entre temps, le laboratoire avait confirmé notre diagnostic de cancer de la vessie.Etant donné les résultats assez cncourageants à la suite de la première séance*de radiothérapie, tel l\u2019arrêt de l\u2019hématurie et des symptômes douloureux, nous n\u2019hésitons pas à lui faire donner une autre série de radiothérapie.Mais, au contraire, cette deuxième série ne fait qu\u2019aggraver le mal.Le patient s\u2019est mis à avoir du ténesme vésical si prononcé qu\u2019il lui fallait des calmants continuellement.Les symptômes allant s\u2019aggravant, je lui proposai de nouveau l\u2019orchiectomie qu\u2019il accepta finalement en désespoir de cause, après l'avoir refusée au début.Cette dernière intervention a été faite en juin 1948; je ne puis done vous dire quels en seront les résultats éloignés étant donné la localisation de la tumeur, mais je peux dire dès maintenant que le malade est soulagé, qu\u2019il ne prend plus de calmants et qu\u2019il ne passe du sang qu\u2019à la suite d'efforts.Il semble que l\u2019évolution de la tumeur est au moins enrayée momentanément.Concluons avec Goethe que la science avance et s'élève selon une ligne spirale dont chaque point est plus haut et plus près de la vérité, et souhaitons qu\u2019il en soit ainsi pour le traitement du cancer de la vessie. CANCER DU TUBE DIGESTIF ET DES ORGANES GENITAUX CHEZ L'ENFANT ' .i J.-Ernest CABANA, Chirurgien à l\u2019hôpital Sainte-Justine (Montréal).Le cancer du tube digestif et des organes génitaux chez l\u2019enfant est plutôt rare.A lhôpital Ste-Justine de Montréal, nous avons relevé neuf observations concernant ces affections: 7 se rapportent aux annexes du tube digestif, 1 à l\u2019utérus et 11 au sein.Observation I.En 1935, J.-M.L., garçon de 3 ans, se présente à l\u2019hôpital avec une tuméfaction péri- ombilicale et une circulation collatérale apparue depuis 15 jours.Une laparotomie montre un foie énorme, bosselé.C\u2019est un cancer du foie inopérable.L\u2019enfant meurt dans les semaines suivantes.L\u2019autopsie révèle un hépatome avec métastases pulmonaires.Observation II.En 1937, M.W., fillette de 18 mois, est admise à l'hôpital avec présence de sang dans les selles, un abdomen gros et ballonné et une apparence cachectique.La patiente présente ces troubles depuis sa naissance.Elle a été traitée pour fissures anales et pour rachitisme.On note une anémie grave et une augmentation considérable de volume de son abdomen.La fillette meurt quelques semaines après son entrée à l\u2019hôpital.A l\u2019autopsie, on porte le diagnostic d\u2019adéno-cancer du foie.Observation III.En 1941, L.B., un enfant de 3 ans, est amené à l\u2019hôpital pour un amaigrissement marqué depuis plusieurs mois, œdème des paupières et abdomen proéminent et passage de sang dans les selles.L\u2019examen révèle un enfant amaigri, d'aspect rachitique, aux conjonctives teintées jaunes, une circulation collatérale marquée à l\u2019abdo- 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa - Hull, sept.1948.men et la présence d\u2019une masse dans l\u2019hypocondre droit et au creux épigastrique.Une laparotomie faite dans les jours suivants montre un foie très hypertrophié descendant dans la fosse iliaque droite et bosselé.L\u2019enfant meurt quelques semaines après et l\u2019autopsie dénote un lymphosarcome du foie avec envahissement métastatique des reins et des poumons.Observation IV.En 1942, M.D., fillette de 5 ans, est conduite à l\u2019hôpital pour une tuméfaction de l\u2019angle inférieur du maxillaire gauche, apparue depuis quelques mois.La joue et la paupière du côté gauche sont œdématiées, l\u2019état général de l\u2019enfant est mauvais, elle a considérablement maigri.La radic- graphie ne montre pas de pathologie du maxillaire.la La masse est enlevée chirurgicalement, la plaie guérit et une série de traitements radio- thérapiques sont institués, mais au bout de 3 mois l\u2019enfant meurt de toxémie cancéreuse.L\u2019autopsie a révélé un sarcome de la région ptérygo-maxillaire avec envahissement pulmonaire et bronchique.Observation V.En 1937, J.G., garçon de 41 ans, présente une tuméfaction de la langue, un amaigrissement et des hémorragies de la bouche depuis 10 jours.Une biopsie découvre un rhabdomyosarcome de la langue.La langue est amputée et l\u2019enfant est confié au radiumthérapeute.Il meurt après 5 mois.Observation VI.En 1931, R.$., un garçon de 10 ans, arrive à l'hôpital pour dysphagie et dyspnée et présente à l\u2019examen objectif des végétations au palais.Les symptômes durent depuis 2 mois. CABANA: CANCER DU TUBE DIGESTIF ET DES ORGANES GENITAUX.On fait l\u2019exérèse de la tumeur et le diagnostic histologique est celui de rhabdomyosar- come de la luette.Un an après, le patient se présente avec la même symptomatologie.Il reçoit de la radiothérapie et meurt 1315 mois après l\u2019apparition des premiers symptômes.Observation VII.En 1944, C.S,, garcon de 10 ans, se présente a I\u2019hépital avec une tuméfaction du pharynx, que l\u2019on traite avec de la radiothérapie.Quelques semaines plus tard, on excise cette tumeur, l\u2019enfant meurt de complications pulmonaires dans les jours qui suivent.Le diagnostic histologique est celui de lymphosarcome du pharynx.Observation VIII.En 1942, À.J., fillette âgée de 114 an, entre à l'hôpital à la suite d\u2019une hémorragie vaginale que les parents rattachent à une chute qu\u2019elle aurait faite quelques jours auparavant.L\u2019état de l\u2019enfant est médiocre et la palpation de l\u2019abdomen révèle la présence d\u2019une tumeur.À l'opération on trouve une tumeur utérine de la grosseur d\u2019un pamplemousse.L'examen histologique montre que c\u2019est un léiomyome utérin.Quatre mois plus tard, l\u2019enfant décédait de toxémie cancéreuse.Observation IX.En 1944, M.L., un garçon de 11 ans, est recu à l\u2019hôpital pour une tumeur du sein gauche de la grosseur d\u2019un jaune d\u2019œuf, dure, adhérente aux plans profonds.Les débuts remontent à cinq ou six mois à la suite d\u2019une chute.Opération: exérèse de la tumeur.L'examen histologique dénote un lymphosarcome à lym- phoblastes.L'enfant reçoit plusieurs traitements de radiothérapie profonde et un an après il était encore en bonne santé.Depuis, nous n\u2019avons pas eu d\u2019autres nouvelles.Conclusions Le cancer du tube digestif lui-même est plutôt rare.A l'hôpital Ste-Justine, nous n\u2019en avons pas rencontré.197 Le Dr Bombardier de Verdun en a cependant publié un cas dans L\u2019Union Médicale (décembre 1946).Il s'agissait d\u2019une fillette de 10 ans atteinte d\u2019un cancer de l\u2019angle spléni- que.Les cas que nous rapportons ici appartiennent plutôt aux annexes du tube digestif.Les néoplasmes de l\u2019utérus et de l\u2019ovaire sont également peu fréquents; cependant, malgré leur rareté il faut y penser.Dans les 9 cas que nous venons de relever, 6 étaient des garçons et 3 des filles dont l\u2019âge variait de 18 mois à 11 ans.Sur ce nombre, 2 eurent de simples laparotomies exploratrices, un de ne reçut aucun traitement et les autres furent traités soit par la chirurgie, soit aux R.X., soit au radium.La moyenne générale de survie après l\u2019intervention fut de 1614 semaines.L'apparition d\u2019une tumeur fut le principal symptôme observé dans les cas rapportés.Nous croyons que toute tumeur chez l\u2019enfant doit être considérée comme dangereuse ou pouvant le devenir, en conséquence, traitée comme telle.Une hémorragie vaginale ou rectale, sans cause évidente, de même la persistance d\u2019un symptôme réfractaire aux traitements usuels, un changement subit ou progressif dans l\u2019état physique de l\u2019enfant, amaigrissement, perte de poids, doivent éveiller l\u2019attention.La chirurgie ou les irradiations sont les traitements communément employés, mais les résultats ne seront favorables qu\u2019à condition que la maladie soit reconnue au tout début.Bien que plusieurs variétés de tumeurs chez l\u2019enfant soient généralement fatales, il existe d'autres tumeurs qui peuvent être guéries soit chirurgicalement ou radiothérapiquement pourvu que le diagnostic soit précoce.En conséquence, le public doit connaître existence du cancer chez l'enfant afin qu\u2019il recoure davantage aux pédiatres.Les enfants seront alors examinés périodiquement et systématiquement; peut-étre trouverons-nous plis de cas de cancer, mais aussi plus de diagnost cs précoces. TUMEURS INTRACRANIENNES! Fernand CHAREST, Service de Neurologie, Hôpital Général de Verdun (Montréal).Les dirigeants de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada méritent des félicitations pour avoir choisi commc thème de ce Congrès le problème du cancer et pour avoir décidé, grâce à son journal L\u2019Union Médicale du Canada, de publier les communications qui y seront présentées.Il y a que'ques mois, l\u2019Association Médicale Américaine, en collaboration avec la Société Américaine contre le Cancer, entreprenait une vigoureuse campagne d\u2019éducation contre cet ennemi public numéro 2.Les lignes qui suivent offrent ample sujet à la méditation.« About 430 out of every 100,000 white persons living in cities in the United States either are under treatment for cancer or are under observation of a previously treated cancer.Of this number, 380 actually have malignant neoplasms.About 230 new cases of cancer are diagnosed during the course of a year among each 100,000 white urban residents.Many of these malignant growths are of recent origin, but some are far advanced.» Et l\u2019économiste qui les a publiées s\u2019empresse d\u2019ajouter que ces chiffres sont loin de la réalité (3).Les tumeurs cérébrales constitueraient, de l\u2019avis de plusieurs neurologistes, un chapitre «oublié» de la médecine.S\u2019agirait-il d\u2019un oubli conscient ou inconscient?\u2026 Conscient, parce qu\u2019il y a encore malheureusement un certain nombre de médecins qui croient que tumeur cérébrale et fatalité sont quasi synonymes.Et, d\u2019ailleurs, qui songerait à les en blamer?Il y a 20 à 30 ans à peine, la mortalité opératoire était encore assez élevée.Un neurologiste de haute classe, Foster Kennedy, disait même: « He who cares for patients suffering from brain-tumor must bring to his problem 1.Travail présenté lors du Congrès de l\u2019A.M.LF.C.à Ottawa-Hull, 21 septembre 1948.much thought and stout action.There is need alo of a formidable optimism for the dice of the gods are loaded!» Inconseient soit parce que le sujet a été escamoté durant les études médicales, soit parce que quelques médecins persistent à croire que les tumeurs cérébrales sont peu fréquentes.Il serait téméraire de vouloir épuiser cette question en vingt minutes.Les quelques notes qui vont suivre sont un résumé des notions fondamentales et des recherches actuellement en cours.Les tumeurs intracérébrales primitives sont d\u2019environ deux pour cent.Le pourcentage est un peu plus élevé chez l\u2019enfant.Zfass et Riese (10) et d\u2019autres auteurs les ont retrouvées dont 4.9 à 14.9 pour cent des cas d\u2019autopsies pratiquées chez les vieillards décédés dans des hôpitaux d\u2019aliénés.T1 est logique de penser que pareille incidence se rencontrerait chez de nombreux vieillards admis dans les hôpitaux généraux avec un diagnostic de troubles vasculaires, d\u2019artériosclérose cérébrale, de démence sénile, etc.Les gens de race noire seraient des privilégiés.Ils seraient moins souvent porteurs non seulement de tumeur cérébrale mais aussi de nombreuses autres variétés de cancers.Il importe de souligner ici le travail admirable d\u2019un grand neurologiste, neurochirurgien et neuropathologiste, le docteur Percival Bailey, qui, il y a une vingtaine d\u2019années, se mit résolument à la tâche et entreprit de rechercher le véritable caractère histo'ogique des tumeurs cérébrales, jusque là inconnu.La seconde édition de son volume Intracranial Tumors, qui vient justement de paraitre.cst un livre de chevet pour tout médecin qui veut s\u2019aventurer dans le domaine de la neurologie.La classification d\u2019Horrax (4) est cependant plus pratique pour le médecin en général.Selon lui, il y a deux grandes classes CHAREST: TUMEURS INTRACRANIENNES de tumeurs cérébrales: les tumeurs à pronostic favorable et les tumeurs à pronostic non favorable.Les premières comprennent les tumeurs qui peuvent être complètement enlevées et ne récidiveront pas, telles que méningiome, neurinome de l\u2019acoustique, as- trocytome kystique, ou encore les autres tumeurs qui récidiveront apres de trés nombreuses années.Dans ce groupe, les résultats opératoires sont excellents.Les tumeurs à pronostic non favorable comprennent toutes les tumeurs qui, même lorsqu\u2019el'es sont enlevées le plus complètement, récidivent très rapidement ou certaines tumeurs à caractère histologique bénin qui, par suite de leur position, ne peuvent être atteintes ou ne peuvent être enlevées sans causer des dégâts formidables.Ce groupe fait aujourd\u2019hui l\u2019objet de nombreuses recherches.Autre détail: les tumeurs cérébrales ne donnent pas de métastases.Leur présence possible dans d\u2019autres endroits du système nerveux est due à l\u2019essaimage par les espaces sous-arachnoïdiens.Dans la lutte contre cet envahisseur du cerveau, l\u2019une des principales causes de succès l'epose sur le diagnostic précoce.S\u2019il est possible pour certaines néoformations d\u2019évoluer pendant un temps plus ou moins long et d\u2019acquérir un volume assez important sans gêner la fonction de l\u2019organe qu\u2019elles ont atteint; il en est tout autrement pour les tumeurs intracérébrales.Emprisonné dans une boite rigide, le cerveau ne peut se payer le luxe d\u2019une compression trop importante ou de trop longue durée.Les maux de tête, les crises convulsives, les troubles oculaires, les troubles mentaux et les vomissements sont autant de symptômes qui peuvent faire penser à la présence de cet intrus.Les maux de tête, dus à l\u2019augmentation de la pression intracrânienne ou à la compression des structures sensibles du crâne, durent habituellement depuis peu de temps et ont tendance à augmenter, à mesure que la maladie progresse.Les crises convulsives sont très importantes.Comme principe géné- 199 ral, il faut retenir que toute crise épileptique qui apparaît après la vingtaine suggère fortement la présence d\u2019une néoformation intra- cérébrale.Poppen (7) a récemment rapporté dix cas de tumeurs cérébrales dont le seul et unique symptôme consistait en des crises épileptiques focales qui n\u2019avaient pas répondu à la médication habituelle.Tous avaient eu une encéphalographie ou unc ventriculographie normale.Les troubles oculaires observés sont variés.Il peut s\u2019agir d\u2019une simple baisse de la vue, causée par l\u2019ædème de la papille.Suivant la situation de la tumeur, il peut y avoir toutes les formes d\u2019hémianopsic.Chez tout malade qui se présente avec des troubles mentaux, il faut chercher d\u2019abord à éliminer la pcssi- bilité d\u2019une néoformation, avant de conclure à des troubles fonctionnels.Ce sera assez souvent le seul symptôme présenté dans des cas de tumeur frontale ou temporale.Autre symptôme fréquent, les vomissements qui sont causés par l\u2019augmentation de la pression intracrânienne.Je me souviens d\u2019une patiente qui présentait des vomissements sans rien de plus et qui, à la suite d\u2019une cholécystographie douteuse, avait eu une cholécystectomic.Il n\u2019y eut aucun changement.Il fallut recourir aux lumières d\u2019un neurologiste.Il ne faut pas mésestimer l\u2019apport de la radiologie.Les radiographies simples du crâne sont d\u2019une incontestable valeur.La position de la pinéale, la destruction des apophyses clinoides ou du dos de la selle turcique, l\u2019agrandissement de la selle turcique, les calcifications globales ou concentriques peuvent non seulement faire penser à une tumeur mais aussi parfois déterminer sa position exacte.Si ces examens sont insuffisants, 1l y a la ventriculographie, qui fut l\u2019une des découvertes médicales les plus importantes du XXème siècle.Ce procédé, mis au point par Dandy, a rendu p'us facile la tâche du chirurgien et a amélioré les résultats opératoires.L\u2019encéphalographie, qui diffère de la ventriculographie par le mode d\u2019introduction de la substance gazeuse, n\u2019est pas à conseiller. 200 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 Certains auteurs y recourent cependant dans les tumeurs supra-tentoriales sans mettre la vie des patients en danger.Moniz proposait, il y a quelques années, l\u2019injection des vaisseaux cérébraux par une substance radio-opaque, thorotrast ou dio- drast: c\u2019est l\u2019artériographie cérébrale.Il s\u2019agit là d\u2019un autre procédé d\u2019investigation qui a rendu des services inappréciables dans le diagnostic et le traitement de lésions vasculaires intracrâniennes passées jusque là inaperçues.L\u2019artériographie aide aussi à la localisation des tumeurs et permet, dans certains cas, de déterminer sa nature histologique.; ! i L\u2019électrophysiologie s\u2019est mise aussi de la partie.Depuis les travaux de Caton, en 1875, les neurophysiologistes étaient familiers avec les courants électriques produits par l\u2019activité des centres cérébraux.Mais ce n\u2019étaient que de simples recherches de laboratoire.De 1929 à 1938, Berger perfectionna la découverte et démontra hors de tout doute que l\u2019électroencéphalographie pouvait être utile dans l\u2019étude des phénomènes normaux et pathologiques du cortex cérébral chez l\u2019homme.Une fois le diagnostic de tuméfaction intracérébrale porté et sa situation exacte déterminée, il faut chercher le moyen le plus pratique pour débarrasser l\u2019organisme de cet envahisseur.La chirurgie se place au premier rang.De nombreux chirurgiens font d\u2019abord une biopsie.S'il s\u2019agit d\u2019un cancer, diagnostic histologique qu\u2019il est possible d\u2019obtenir en quelques minutes (6), et s\u2019ils prévoient que l\u2019ablation causera des troubles irrémédiables, ils préfèrent ne pas intervenir et soumettre le patient à des traitements radiothérapiques.Il vaut cependant la peine de tenter l\u2019exérèse d\u2019une néoformation à caractère malin mais à situation favorable.Vers 1942, les chercheurs anglais eurent recours à l\u2019injection de kiton vert (substance colorante basique) afin de déterminer l\u2019étendue exacte de la tuméfaction et de prévenir la récidive par une ablation complète.Leurs | résultats furent plus ou moins bons (9).D\u2019autres chercheurs faisant partie de l\u2019Université du Minnesota viennent de faire part, dans le dernier numéro du Journal of Neurosurgery, des résultats qu\u2019ils ont obtenus en recourant à l\u2019emploi de la fluorescéine (5).L\u2019examen seul d\u2019un fragment de tissu cérébral prélevé et examiné à la lumière ultraviolette, après une injection de cette substance, leur a permis de conclure dans 44 cas sur 46 à la présence d\u2019une néoformation.Dans certains cas désespérés, la neurochirurgie a aussi «sa gastro-entérostomie », à savoir l\u2019opération de Torkildsen.Cette opération consiste à établir une circulation artificielle entre l\u2019un des ventricules latéraux et la grande citerne.\u2019Tor- kildsen, dans un récent article, a rapporté des cas de tumeur maligne vivant et se portant bien après 7 à 8 ans.Qu\u2019il suffise de mentionner que les résultats opératoires immédiats et lointains sont assez bons dans les tumeurs bénignes.Vous serez peut-être surpris d\u2019apprendre qu\u2019une compagnie américaine émet des polices d\u2019assurance à des patients qui ont déjà été opérés pour une tumeur intracérébrale bénigne (2).La radiothérapie peut aussi rendre des services, bien que son emploi, même à doses modérées, ne soit pas sans causer des dommages aux cellules nerveuses normales.Mais il faut d\u2019abord avoir recours à la chirurgie.Les médulloblastomes du cervelet offrent le plus bel exemple de l\u2019utilité du traitement combiné, chirurgie et radiothérapie.L\u2019énergie atomique, l\u2019un des engins les plus destructeurs employés lors de la dernière guerre, a envahi le domaine de la médecine.Les corps radioactifs jouissent, à date, d\u2019une grande popularité.Au dernier congrès de l\u2019« American Medical Association », tenu à Chicago, Selverstone et Salomon, de Boston, firent part de leurs recherches avec l\u2019emploi du phosphore (32).Le phosphore radioactif, en injection, se retrouve, au bout de quelques heures, en concentration plus grande dans le tissu tumoral, concentration qui peut atteindre 32 fois celle du tissu cérébral normal. CHAREST: TUMEURS INTRACRANIENNES Il s\u2019ensuit que la recherche des radiations émises par une tumeur rendue radioactive permettra de déceler l\u2019endroit précis de sa position et, dans le cas de néoplasme infiltrant, de pratiquer une ablation complète.De semblables recherches étaient entreprises en même temps par Erickson, à Madison, et Rasmussen, à Chicago.Moore, de l\u2019Université de Minnesota, a eu recours à l\u2019iode (131).Il fit plus que les chercheurs précédents.Il injecta de l\u2019iode radioactif chez un certain nombre de malades qui lui étaient soumis par le personnel du département de neurologie.Il ne connaissait rien de l\u2019histoire de ces patients ni des recherches cliniques entreprises.Le rapport de ce chercheur fut le suivant: « A majority of the tests were carried out without knowledge of the neurologic findings, roentgen examination or staff opinion.A definite area was outlined on the skull over the apparent site of the radioactive tissue.In all cases this outline coincided closely with the extent of the superficially situated meningioma subsequently found at operation.Correct positive and negative findings were noted.In 3 cases the preoperative clinical diagnosis was proved wrong.In one negative radioactive test no tumor but an aneurysm of the right internal carotid was found on operation.In a second case the preoperative diagnosis of subdural hematoma was changed to that of tumor by the radioactive test.The radioactive diagnosis was in all cases confirmed by subsequent operation.» (1).Après l\u2019exposé de tels faits, personne ne peut nier que, dans la lutte contre les tuméfactions cérébrales, la médecine a fait des progrès de géant.Mais les chercheurs ne doivent pas se contenter d\u2019une victoire aussi incomplète.Il est à espérer que leurs travaux aboutiront à la découverte d\u2019une substance radioactive qui se fixera électivement dans les tumeurs cérébrales et qui, par injections répétées, les détruira, tout en respectant le tissu cérébral normal.Ce ne sont pas là des rêves chimériques.Un tel traitement, non 201 seulement est réalisable, mais a été réalisé dans un cas d\u2019adénome malin de la thyroïde qui, à la suite de l\u2019opération, présenta de nombreuses métastases (8).Le cas que je désire discuter brièvement avec vous est celui d\u2019une jeune dame, âgée de 24 ans, qui, deux ans avant, avait été opérée ailleurs pour un glioblastome multiforme du lobe frontal gauche.Le mari avait été clairement averti de ne pas la ramener en cas de récidive.Elle est admise à l\u2019hôpital de Verdun, le ler, juillet 1948, se plaignant de maux de tête, de baisse de la vue et présentant de fréquents mouvements convulsifs du côté droit du visage et du membre supérieur droit.La pression artérielle était de 120 sur 80.Il y avait un œdème marqué de la papille à gauche avec une paralysie faciale centrale droite.Il y avait une grande faiblesse du membre supérieur droit avec réflexes hyperactifs.Il s\u2019agissait sans aucun doute d\u2019une récidive.Il fut décidé de lui donner des traitements radiothérapiques.L\u2019état de la patiente allait en s\u2019aggravant.Elle était devenue obnubilée, se plaignait de maux de tête très intenses et vomissait continue'lement, malgré les injections répétées de solutions hypertoniques.Les mouvements convulsifs étaient plus fréquents et la faiblesse du membre supérieur était devenue plus marquée.L\u2019injection d\u2019air montra que la tumeur était plus étendue que la première fois.Sur les instances du mari, la patiente fut opérée le 4 août 1948.La tumeur atteignait la surface du cortex.Quelques morceaux furent prélevés comme pièce pathologique et le reste fut enlevé par aspiration.La cavité formée atteignait le vo'ume d\u2019une orange.Les suites opératoires furent normales.Elle devint complètement éveillée.Les maux de tête cessèrent et elle se mit à manger.En plus des signes présents avant l\u2019intervention, elle présenta une faiblesse très marquée de la jambe droite qui commença à régresser après dix jours.Elle quitta l\u2019hôpital 'e 20 août 1948, en assez bon état.Il est presque 202 certain que cette patiente reviendra à l\u2019hôpital d\u2019ici un à deux ans, avec une nouvelle réc:dive.Quelle était la meilleure politique à suivre dans ce cas?La laisser mourir ou retarder une échéance prochaine qui sera précédée du même cortège de souffrances?Je vous laisse la réponse.BIBLIOGRAPHIE I.Editorials: « Radioactive localization of bram tumors.» J.A.M.A., 137: 1228 (31 juillet) 1948.2.DENKER: «Brain tumors: clinical prognosis and underwriting experiences.» Associalion of Life Insurance Medical Directors of America, 26: 237, 1939.3.DORN: «Illness from cancer in United States.» Public Health Report, 59: 33 (14 janv.) 1944.4.HORRAX: «Favorable types of brain tumor and the results of their operative removal.» New England J.Medicine, 224: 307 (30 fév.) 1941.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteriN A.M.LE.C.\u2014 Montréal, février 1949 5.MOORE, PEYTON, FRENCH et WALKER: « The Clinical use of fluorescein in Neurosurgery : The Localization of brain Tumors.» Journal of Neurosurgery, 5: 392 (juin) 1948.6.MORRIS: «The use of the smear technique in the rapid histological diagnosis of tumors of the central nervous system.» Journal of Neurosurgery, 4: 497, 1947.7.POPPEN: «Intracranial tumors in presence of normal air studies.» S.Clin.North America, 23 : 803 (juin) 1943.SEIDLIN, MARINELLI ct OSHRY: «Radioactive iodine therapy.Effect on functioning metastases of adenocarcinoma of the thyroid.» J.A.M.A.132: 838, 1946.9.SORSBY, WRIGHT et ELKELES: «Vital staining in Brain surgery; preliminary note.» Proc.Roy, Soc.Med., 36: 137, 1942.10.ZI'ASS et RIESE: «Preliminary report of study of 200 autopsy cases at Eastern State Hospital with special emphasis in old age.» Virginia M.Monthly, 71: 281 (juin) 1944.jo TUMEURS CÉRÉBRALES CHEZ L\u2019ENFANT ! jean-Léon DESROCHERS, Neurologiste à l\u2019hôpital Sainte-Justine (Montréal).Dans les statistiques de l'hôpital Ste-Justine depuis vingt ans, on a relevé seize cas contrôlés de tumeurs cérébrales chez l'enfant; si on ajoute à ce nombre vingt-huit cas de tumeurs cérébrales où le diagnostic clinique était à peu près certain mais dont nous n\u2019avons pas pu obtenir la pièce anatomique pour différentes raisons, on aura une meilleure idée de l\u2019importance et de la fréquence de cette affection chez les enfants.Et maintenant, si on ajoute à ce nombre certaines tumeurs du globe oculaire comme, par exemple, les rétinoblastomes qui peuvent infiltrer le cerveau, on arrive presque à 50% de toutes les tumeurs chez l\u2019enfant.Une distinction ici s\u2019impose cependant: quand on parle de tumeurs cérébrales, il ne s\u2019agit pas nécessairement de cancer du cerveau, car en effet, à côté des tumeurs franchement cancéreuses comme les sarcomes ou les carcinomes métastatiques, les glioblastomes multiformes appelés encore astrocytoblastomes multiformes, les médulloblastomes du cervelet chez les jeunes, qui sont très rapidement envahissants et d\u2019une extrême malignité, il y a d\u2019autres tumeurs plus bénignes, moins infil- trantes, à évolution moins rapide, mieux délimitées, qui ne peuvent être appelées cancéreuses.Mais comme, d\u2019une part, elles envahissent souvent le tissu nerveux de proche en proche et que, d\u2019autre part, elles se développent souvent dans des régions difficilement accessibles, pour toutes fins pratiques on est en droit de les considérer comme cancéreuses.Il serait difficile de traiter ici des tumeurs cérébrales au point de vue histologique ou ana- tomo-pathologique.Qu\u2019il me soit permis cependant d'aborder, aussi brièvement que possible, la question extrêmement importante de leur diagnostie, celle de leur traitement et enfin d\u2019en ébaucher rapidement le pronostic.1.Communication au XIXe Congrès de l'A.M.LF.C, Ottawa - Hull, sept.1948.Une tumeur cérébrale peut évoluer très longtemps sans donner le moindre signe de localisation.Aussi faut-il en soupçonner l\u2019existence dans tous les cas de céphalée sourde, persistante et progressive accompagnée de vomissements; quand on est en présence de crises épileptiques, surtout de type Bravais-Jackson, apparaissant sans cause apparente, traumatique ou autre, après l\u2019âge de vingt-cinq ans; dans tous les cas de troubles localisés, lentement progressifs, du système nerveux, comme les hémiplégies progressives, les hémianopsies, la surdité progressive; la baisse de l\u2019acuité visuelle; enfin, dans tous les cas où l\u2019on est en présence d\u2019un déséquilibre endocrinien marqué.Le diagnostic, pour être complet, doit porter sur l\u2019existence de la tumeur, sa localisation et enfin sa nature.Toute néoformation intracrânienne se manifeste par deux catégories de symptômes: les uns généraux et les autres de localisation.Les signes généraux de tumeur cérébrale sont la céphalée, les vomissements, l\u2019ædème papillaire, une torpeur ou une apathic progressive et enfin des crises épileptiques.La céphalée de la tumeur se présente sous forme d\u2019une douleur sourde constante accompagnée de paroxysmes survenant surtout le matin au réveil.La localisation ne correspond pas toujours au site exact de la tumeur.Elle s'accompagne souvent d\u2019une sensibilité douloureuse du cuir chevelu et du crâne.Les tumeurs de la fosse cérébrale postérieure et celles de l\u2019hypophyse produisent les céphalées les plus précoces et les plus violentes.Tes vomissements n'apparaissent que lorsque la céphalée à duré un certain temps.Ils correspondent à une hydrocéphalie interne et traduisent l\u2019hypertension intracränienne.Les vomissements qui accompagnent les tumeurs cérébrales ne sont pas nécessairement en fusée comme dans la méningite, et ils peuvent s\u2019accompagner de 204 nausées.L\u2019ædème papillaire varie avec la nature et la localisation de la tumeur; une tumeur à évolution rapide, comme un glioblas- tome multiforme, produira un œdème papillaire plus précoce et plus marqué qu\u2019un méning1- ome.De même, une tumeur cérébelleuse produira plus tôt l\u2019œdème papillaire qu\u2019une tumeur de la protubérance.La torpeur et l\u2019apathie caractérisent les tumeurs cérébrales alors qu\u2019il est intéressant de noter que des tumeurs cérébelleuses énormes, donnant des céphalées excessives, ne produisent souvent, chez les patients qui en sont affectés, que très peu d\u2019apathie.Ces patients conservent souvent jusqu\u2019à la fin une lucidité et une clarté de jugement étonnantes.Les convulsions qui accompagnent souvent la tumeur cérébrale sont du même type que celles de l\u2019épilepsie idiopathique; elles sont dues à l'hypertension intracrânienne.Si elles sont localisées, du type Bravais-Jackson, elles précisent le diagnostic de localisation.Il arrive parfois que les crises épileptiques soient pendant longtemps le seul symptôme d\u2019une tumeur.Voyons maintenant les signes de localisation.Si une tumeur se développe au niveau des lobes frontaux, les troubles psychiques dominent: apathie, torpeur, lenteur intellectuelle, troubles du jugement, de la mémoire, de l\u2019autocritique, auxquels s\u2019ajoutent parfois des délires de grandeur.On y trouve aussi souvent de l\u2019anosmie d\u2019un côté, par compression des bulbes olfactifs, une ptose de la paupière du côté atteint, des signes pyramidaux du côté opposé avec monoplégie.Et si la tumeur touche la région postérieure des 1ère et 2e circonvolutions frontales, on note ce que les Anglais appellent le « grasp reflex » ou réflexe de préhension.Si la tumeur se développe à proximité de la zone motrice de Rolando, elle produira par irritation des crises d\u2019épilepsie Bravais-Jack- son, et par destruction des monoplégies ou des hémiplégies contralatérales.Si elle touche la pariétale ascendante, on aura une perte de la sensibilité épicritique.Il y aura bien conservation d\u2019un certain degré de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 sensibilité tactile et thermo-algique, mais ces sensations seront mal reconnues, mal localisées, mal appréciées; on sera en présence d\u2019une atopognosie, d\u2019une astéréognosie, en un mot d\u2019une perte de la sensibilité fine, discrimina- tive.Les lésions irritatives du lobe occipital produiront des crises d\u2019épilepsie sensorielle du type Jackson, à distribution hémianoptique.Alors que les lésions destructives produiront une hémianopsie homonyme, complète ou en quadrant.Le lobe temporal, s\u2019il est touché, donne aussi des hémianopsies qui s\u2019accompagnent parfois d\u2019hallucinations visuelles très complexes; on y trouve aussi des monoplégies et de l\u2019aphasie si la lésion est à gauche.Les lésions irritatives de I'uncus de l\u2019hypocampe produisent les crises uncinées qui consistent dans une perte de conscience momentanée accompagnée de mouvements de la bouche, comme pour cracher, et précédée d\u2019une aura olfactive désagréable.Une tumeur profonde des corps optostriés peut donner une hémiplégie et une hémianes- thésie par atteinte de la capsule interne et une hémianopsie par lésion des radiations optiques.Si le thalamus seul est atteint, \u2019hémiplégie tend & régresser, mais le syndrome thalamique persiste; ce syndrome consiste dans une perte du sens de la position a distribution hémiplégique, dans des mouvements involontaires et l\u2019apparition de douleurs spontanées, ou provoquées par des stimuli insignifiants.Une lésion du corps calleux produira des signes pyramidaux bilatéraux avec parfois de l\u2019apraxie.Une lésion de la région des tubercules qua- drijumeaux supérieurs parfois causée par une tumeur de la glande pinéale pourra s\u2019accompagner de puberté précoce, d\u2019une perte des mouvements conjugués des yeux vers le haut, et d\u2019une ophtalmoplégie interne.Une tumeur du plancher du 3e ventricule pourra produire de l\u2019obésité, de l\u2019aménorrhée, du diabète insipide de la glycosurie, de la somnolence, de l\u2019insomnie, une inversion du rythme du sommeil.La région des pédoncules cérébelleux supérieurs et des tubercules quadrijumeaux infé- DESROCHERS: TUMEURS CÉRÉBRALES CHEZ L'ENFANT rieurs donnera naissance à des troubles de l\u2019audition et de l\u2019équilibre.A la région du chiasma on aura des troubles endocriniens: acromégalie, gigantisme, dystrophie adiposogénitale, des signes d\u2019hypertension intracrânienne; de la cécité, hémianopsie hété- ronyme bitemporale; atrophie optique, crises uncinées.Le tronc cérébral, la protubérance et le bulbe donneront lieu à l\u2019apparition des hémiplégies alternes, syndromes de Weber, de Benedict, de Foville Grasset, qui consistent dans une paralysie homolatérale des nerfs crà- niens atteints par la tumeur avec une hémiplégie du côté opposé.En plus de l\u2019examen neurologique complet et systématique, on dispose aujourd'hui de tout un arsenal de moyens de diagnostic spécialisés dont voici les principaux: 1) L'examen du fond d\u2019œil, et la périmétrie.2) La radiographie simple du crâne, qui élimine les lésions osseuses destructives, ou hy- perplasiques du crâne, qui nous montre les néoformations calcifiées, comme certains gliomes, certains crâniopharyngiomes, certains tu- berculomes, les oligodendrogliomes ou tout au moins les signes radiologiques d\u2019hypertension intracrânienne.Elle doit aussi nous permettre de rechercher les tumeurs primitives des autres organes.\u2018 3) La ponction lombaire, qui doit toujours être faite avec prudence, car elle peut être extrêmement dangereuse dans les cas d'hypertension intracrânienne et particulièrement dans les cas de tumeurs de la fosse cérébrale postérieure (cône d\u2019hypertension, hernie des amygdales cérébelleuses dans le trou occipital).4) L\u2019encéphalographie gazeuse par voie lombaire dangereuse.205 5) La ventriculographie: préférable dans tous les cas de tumeurs.6) L\u2019électroencéphalographie, qui consiste à enregistrer les ondes électriques normales et anormales du cortex et de la base du cerveau.Enfin, l\u2019artériographie et la phlébographie cérébrales, sur lesquelles il n\u2019y a pas lieu d\u2019insister ici.Le pronostic d\u2019une tumeur cérébrale chez un enfant, comme chez un adulte, est toujours grave, mais il n\u2019est pas toujours fatal; il varie avec la nature de la tumeur, sa localisation, et la longueur de son évolution.Le pronostic sera relativement bon dans les tumeurs bénignes superficielles comme les méningiomes, les tu- berculomes, les neurinomes de l\u2019acoustique, les astrocytomes chez les jeunes; il sera au contraire mauvais, avec une survie très courte ne dépassant pas quelques mois, chez les adultes atteints de glioblastome multiforme ou chez les enfants affligés d\u2019un médulloblastome du cervelet.De même une tumeur en soi relativement bénigne verra son pronostic s\u2019assombrir si elle est profondément située dans un endroit inaccessible au chirurgien, dans la protubérance ou le bulbe.Le traitement consiste en principe, quand la chose est possible, dans l\u2019exérèse chirurgicale la plus précoce et la plus complète possible.Si la tumeur est inopérable, la cräniotomie décompressive s\u2019impose comme méthode palliative.Dans certains cas de tumeurs cérébrales ra- diosensibles comme le médulloblastome cérébelleux chez l\u2019enfant, les tumeurs hypophysaires, les sarcomes de la base du crâne, l\u2019as- troblastome de la protubérance, la radiothérapie profonde peut compléter le traitement chirurgical, et même parfois y suppléer. LE CANCER CHEZ L'ENFANT APPAREIL URO-GENITAL Paul BOURGEOIS, F.R.C.S.(C) De tous les systèmes frappés par le cancer, l\u2019arbre urinaire de l\u2019enfant est le second en 1m- portance.Comme vous avez pu l\u2019entendre tout à l'heure, dans l\u2019étude des statistiques des vingt dernières années à l'hôpital Ste-Justine, il n\u2019y a que le total des tumeurs malignes de l\u2019appareil nerveux qui représente une proportion plus élevée.De plus, si l\u2019on analyse les compilations des différentes cliniques spécialisées en la matière, aux Etats-Unis, il n\u2019y a aucun doute que la très grande majorité des cancers abdominaux de la première enfance frappent le rein et la glande surrénale.La complexité histologique de ces tumeurs n\u2019effraie pas l\u2019anatomo-pathologiste, mais, pour simplifier la clinique, nous croyons beaucoup mieux de diviser les tumeurs du flanc en tumeurs rénales et pararénales.Les tumeurs du rein peuvent se développer dans le parenchyme lui-même, dans le bassinet et dans la capsule rénale propre.Elles peuvent être primitives ou secondaires.Le court espace de temps à notre disposition nous oblige à laisser de côté la question de toutes les tumeurs bénignes.Heureusement rares, elles donnent tellement peu de manifestations durant la vie, que bien souvent ce n\u2019est qu\u2019au cours d\u2019une autopsie, faite pour une autre maladie mortelle, que l\u2019on arrive à les reconnaître.Des troubles de compression s\u2019étendant à d\u2019autres organes sont les seules circonstances nécessitant une manœuvre chirurgicale.La majorité des cancers rénaux de l\u2019enfant se groupent en trois classes: les carcinomes, les adéno-sarcomes embryonnaires ct les hy- pernéphromes.\u2018 Les épithéliomas sont des plus rares ct la littérature en fait peu ou pas mention.L\u2019adéno-sarcome embryonnaire, appelé tumeur de Wilms, est la tumeur le plus souvent rencontrée et l\u2019on peut dire qu\u2019à lui seul il 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C, Ottawa - Hull, sept.1948.constitue 20% de toutes les tumeurs malignes de la première enfance.Sa fréquence optima s\u2019établit surtout avant la troisième ou la quatrième année.Le sexe et le côté paraissent indifférents.L\u2019hypernéphrome et les autres tumeurs sont excessivement rares et, n\u2019était-ce leur habitude de se manifester par le signe capital de l\u2019hématurie, seul l\u2019examen histologique pourrait le démontrer.Les tumeurs primitives du bassinet sont peu connues.Ordinairement secondaires à des lésions du parenchyme, elles ne sont que la manifestation de l\u2019envahissement des voies excrétrices ou de l\u2019ulcération dans ces cavités d\u2019une tumeur du rein.L\u2019épithélioma papillaire classique de l\u2019adulte n\u2019a pas encore été décrit chez l\u2019enfant.Sur le nombre imposant de 12,080 autopsies, Campbell n\u2019en a pas rencontré.Les tumeurs pararénales existent, mais elles sont très rares.Quelques observations de téra- tomes, de tumeurs mixtes, de fibro et de liposarcomes ont été rapportées, mais, en clinique, elles avaient été confondues avec des tumeurs rénales.Si bien qu\u2019au point de vue pratique, il nous faut retenir qu\u2019un nombre varié de tumeurs peut exister mais qu\u2019il est difficile, sauf dans les cas de tumeurs qui saignent, d\u2019avoir une idée définie sur leur nature avant l\u2019examen histologique.Le symptôme principal est la tumeur; elle est constatée la plupart du temps par la personne qui a soin de l\u2019enfant et qui remarque, au cours de la toilette, la présence d\u2019une masse quelconque.La tumeur de Wilms, notamment, atteint un volume considérable avant que des manifestations d\u2019ordre général ou des signes de compression exigent une consultation médicale.L\u2019analyse d\u2019urine est habituellement normale et, sauf la constatation d\u2019une tuméfaction beaucoup plus abdominale que lombaire, il n\u2019existe pas d\u2019autre signe physique évident. BOURGEOIS: LE CANCER DE L\u2019APPAREIL URO-GÉNITAI CHEZ L\u2019ENFANT Le diagnostic de la tumeur rénale ou para- rénale se porte à la pyélographie.L\u2019image monstrueuse d\u2019un bassinet géant, une ombre rénale agrandie, le manque de remplissage des cavités excrétrices suggèrent ou infirment la localisation de la néoplasie.Le traitement réside dans la néphrectomie par voie transpéritonéale précédée et suivie, dans bien des cas, de radiothérapie.Les résultats ne sont pas extraordinaires et à l\u2019heure actuelle, sur un nombre de 16 tumeurs de Wilms, nous n\u2019avons qu\u2019un seul cas où la survie dépasse 13 mois.Une petite fille opérée pour un réticulo-sarcome primitif présente, quatre ans après la néphrectomie, une survie qui doit se terminer prochainement en raison de métastases hépatiques.Les tumeurs de la surrénale viennent en second lieu, en fréquence, des lésions rénales et l\u2019on peut dire, sans nous tromper, que la plupart des sarcomes rétropéritonéaux ou étiquetés comme tels sont en réalité des neuroblasto- mes.Les tumeurs malignes de la corticale surrénale ou le véritable hypernéphrome ressemblent fortement au tissu jaune serin de l\u2019hyper- néphrome, mais elles sont extrêmement rares chez l\u2019enfant.Elles métastasient précocement et profusément, par les lymphatiques des veines, au rein, au foie, aux poumons et au cerveau mais rarement du côté de la glande opposée.Elles envahissent peu souvent les os.La pigmentation d\u2019Addison et l\u2019hirsutisme peuvent faire partie du syndrome.Elles ont le caractère d\u2019être excessivement malignes.Les tumeurs de la médullaire sont beaucoup plus fréquentes et se manifestent tôt après la naissance; elles sont appelées habituellement les neuroblastomes par leur dérivation des éléments sympathiques de la médullaire.Elles présentent un tableau clinique varié suivant la distribution des métastases.Pepper à décrit une forme dans laquelle la tumeur primitive est insignifiante mais où des métastases hépatiques sont considérables.Les troubles abdominaux sont importants et l\u2019évolution est rapidement fatale.Hutchison a rapporté un neuroblastome caractérisé par une métastase 207 précoce à l\u2019orbite et au squelette.Le début se manifeste souvent par une ecchymose para- orbitaire attribuée à tort à un traumatisme.On décrit une troisième forme où les vestiges sympatiques restent localisés et forment une masse énorme développée près de la ligne médiane; ils entourent les gros vaisseaux, restent stationnaires et donnent peu ou pas de métastases.Les neuroblastomes s\u2019accompagnent assez souvent de signes de puberté précoce chez l\u2019enfant mâle et de signes masculinisants chez la petite fille.Le diagnostic se fait par élimination.La radiographie du squelette, du thorax et l'exploration urologique sont absolument essentielles dans tous les cas.L'analyse d\u2019urine est normale, mais la pyélographie démontre un déplacement de l\u2019ombre rénale et de légers signes de compression.Bien qu\u2019un certain nombre puissent être disséqués du pôle supérieur du rein, le traitement chirurgical n\u2019offre pas grand espoir.Plusieurs sont inopérables d\u2019emblée par le rapport qu\u2019ils affectent avec l\u2019aorte et la veine cave, ou par les métastases démontrées.Les résultats sont excessivement mauvais.Les tumeurs de l\u2019uretère n\u2019offrent pas d\u2019intérêt car elles sont habituellement secondaires aux tumeurs rénales.Les tumeurs de la vessie existent, mais elles sont reconnues tardivement et surtout au moment où l\u2019exérèse chirurgicale n\u2019est plus possible.Nous avons assisté à l\u2019évolution lente et angoissante d\u2019une de ces lésions.Nous n\u2019avons pas encore rencontré de tumeurs de la verge ou du scrotum.Les tumeurs du testicule viennent en troisième lieu en importance dans toutes les tumeurs que l'urologiste est appelé à voir chez l\u2019enfant.Elles sont naturellement 2.8% de toutes les tumeurs de l\u2019enfant.Elles sont naturellement congénitales et sont classifiées en embryomes et séminomes; elles métastasient rapidement.Le seul symptôme consiste dans l'augmentation de volume de l\u2019organe sans que l\u2019enfant accuse de douleur ou présente d\u2019autres malaises.La palpation permet de les reconnaître et les 208 caractères macroscopiques du gros testicule de l\u2019adulte gardent ici leur valeur.La réaction d\u2019Ascheim Zondez peut rendre certains services.Le traitement est le même que celui de l\u2019adulte, c\u2019est-à-dire la castration précédée ou non de radiothérapie, associée à l\u2019extirpation de toute la chaîne ganglionnaire lombo-aorti- que.Les tumeurs de la prostate sont rares chez les garçons ct elles sont presque toujours sarcomateuses; elles évoluent rapidement et elles se reconnaissent par les signes d\u2019obstruction urinaire et le toucher rectal; elles comportent un pronostic fatal et la radiothérapie comme la chirurgie n\u2019ont servi qu\u2019à titre palliatif.ss Cette revue beaucoup trop courte que nous venons de faire d\u2019un sujet quasi illimité ne doit pas moins fixer dans notre esprit que le cancer de l\u2019enfant constitue un problème sérieux dont nous devons nous occuper d\u2019une fa- con urgente.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 Comme dans le cas de l\u2019adulte, nous croyons que la solution ne peut se trouver que dans la plus franche et entière collaboration.Le traitement du cancer n\u2019est plus l'affaire d\u2019un seul homme.C\u2019est un travail d\u2019équipe composée d\u2019hommes bien qualifiés pour organiser le dépistage, la classification, le traitement et les résultats.Nous sommes sincèrement convaineu que les moyens offerts aujourd\u2019hui par les sciences de base, la spécialisation des techniques et l\u2019organisation des services sont des facteurs imposants qui stimulent l\u2019audace chirurgicale.Malheureusement les malades sont dirigés trop tard et, malgré toute notre bonne volonté, il faut nous résoudre à assister trop souvent à des agonies doublement pénibles, car il s\u2019agit d\u2019un enfant.Que l\u2019on encourage la Recherche, que l\u2019on dépiste précocement le Cancer et nous sommes assurés que l\u2019Equipe, travaillant dans un seul but, c\u2019est-à-dire la Guérison, permettra à ces pauvres petits êtres, qui n\u2019ont rien demandé, de vivre et de nous remercier. mt ev na pe ÉDITORIAL 209 Bulletin de l\u2019Hssoctation des (DBédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L\u2019UnionfDédicale dU Canata (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 78, Numéro 2 \u2014 Montréal, février 1949 HÉPATITES, CIRRHOSES ET PROTÉINES Les relations entre les hépatites, les cirrhoses et les déficiences en protéines, sont plus fréquentes qu\u2019on ne le croit.Qu\u2019on nous permette de rappeler à l\u2019esprit, en les résumant, quelques-uns des travaux récents les plus importants dans ce domaine.Sur la cirrhose proprement dite, reportons le lecteur à la belle revue de M.Maurice Bélisle, parue, 1ci, en décembre 1948.Et d\u2019abord, quels sont les symptômes d\u2019une hépatite infectieuse?Eric Trier \u2018 les énonce ainsi: une douleur dans la région hépatique qui ressemble étrangement à une colique biliaire ou à la douleur de la cholécystite aiguë, et une température modérément élevée qui complique le diagnostic différentiel.Sur sept cas, cinq se transformèrent en hépatite chronique.Il est à noter que d\u2019emblée, à la suite de l\u2019ictère, apparaissent l\u2019ascite et des œdè- mes.L\u2019évolution est fatale dans trois à douze mois.En Allemagne, Théodore Muller 1.Erik Trier: «Pain in Infectious Hepatitis.» Acta.med.Scandinav.(supp.196), 128: 392, 1947.2.Theodor Muller: «Highly Lethal Epidemic Hepatitis»; in Canton Baselstadt during 1946.Schweiz.med.Wchnschr,, 77: 796 (26 juillet) 1947.avait relevé, en temps de guerre, une mortalité élevée par hépatite épidém1- que surtout de 1942 à 1945.Elle atteignait alors 20%.C\u2019est d'ailleurs de ces régions que se sont disséminées le plus grand nombre d'hépatites contractées par les Armées alliées, dont un grand nombre de vétérans aceusent encore les symptômes.Il semble, d'après Hugh Butt et Archie Baggenstoss® de la Clinique Mayo, que le syndrome dhépatite infectieuse ou d\u2019ictère catarrhal, mieux connu depuis cette deuxième guerre, soit en réalité une hépatite à sérum ou un ictère à «homologous serum », de telle sorte que l'hépatite infectieuse est causée par un virus transmis à l\u2019homme par ingestion accidentelle de produits infectés par des fèces, par un sérum, ou par l\u2019administration parentérale de sang ou de sérum infecté.On a pensé que l'hépatite due au sérum infecté était différente de l'hépatite infectieuse.On admet que le temps d\u2019incubation de l'hépatite par sérum infecté est de 50 a 60 jours alors qu\u2019il est de 15 à 40 jours dans l\u2019hépatite infectieuse.Or il est prouvé, chez l'homme, que le virus reste présent dans certains lots de sang séché ou congelé, indéfiniment et qu'il peut apparaître chez celui-ci, après injection de ce sang.S1 un malade, après rétablissement, résiste à une réinfection par le même virus plus de 18 mois, par contre, dans l'hépatite à sérum infecté, ce même malade demeure plus susceptible au virus que dans l'hépatite infectieuse.Le porteur de sang infecté peut même ne présenter aucun 3.Hugh R.Butt, A.H.Baggenstoss: «Problems Encountered in Diagnosis of Serum and Infectious Hepatitis.» S.Clin.North America, 27: 926 (aofit) 1947.: 210 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrrmiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 signe clinique.On voit à quel point il faut s\u2019assurer de l\u2019intégrité du sang et du plasma à injecter, et combien les seringues et les aiguilles infectées ou improprement stérilisées peuvent transmettre ce virus.Cliniquement, l'hépatite à sérum infecté entre en scène avec une fièvre subite et s'accompagne d\u2019anorexie, de malaises et d\u2019un ictère indolore.Il est plus fréquent chez les gens de plus de quarante ans, tandis que l'hépatite infectieuse est plus fréquente chez les jeunes.Certains auteurs, tels que E.Ber- genfeldt \u201c, croient encore pouvoir expliquer certaines formes d'hépatite par l\u2019obstruction du cholédoque, ou « bouchon de mucus » classique de Virchow.L\u2019auteur en présente des observations où, tout traitement médical ayant échoué en présence d\u2019un ictère avec hépatite rebelle, il lui fallut recourir à la choléeystotomie, et user de la perfusion aux sérums salins.Il expose des guérisons cliniques au bout de 3 à 4 semaines.La majorité des chercheurs doutent du bien-fondé de cette pathogénie et préfèrent incriminer les virus comme agents étiologiques des hépatites infectieuses.Cependant, la perfusion saline demeure une méthode de choix dans les cas désespérés.Y a-t-il des lieux de passage, des transitions prévisibles entre les hépatites infectieuses et les hépatites chroniques, dont la cirrhose est l\u2019aboutissement ?Comment reconnaître les traits de ces hépatites à mauvais pronostic et évolution grave?4.Ernst Bergenfeldt: «Surgical Aspect of Acute Hepatitis.» Acta chir.Scandinav., 96: 17-38, 1947.Il semble que plusieurs groupes de cliniciens jettent une lumière nouvelle sur cette question.Ainsi, Kimkel, Labby et Hoagland, analysant 350 cas d\u2019hépatites infectieuses suivies d\u2019hépatite chronique, chez des marins, observent que la convalescence moyenne du stade aigu dans 290 cas est d'environ 3 mois.Les tests hépatiques viennent à l\u2019appui de la clinique : en convalescence, le taux de bilirubine plasmatique n\u2019est que 1 mg./100 et le taux de rétention du brome-sulfaléine, que de 5%, soit après 10 jours de phase aiguë.Mais, on ne peut en dire autant de 60 autres cas, et ici les auteurs partagent les malades en 4 groupes: un premier groupe (47 cas sur 60), où la convalescence s\u2019établit après une rechute, et où le test à la brome-sulfaléine se montre le plus fidèle.Les rechutes se déclenchent à tout coup, à la suite d\u2019un surcroît d\u2019activités.Un deuxième groupe, comprenant 2 cas où la douleur hépatique, l\u2019extrême fatigabilité sont confirmées par un bro- me-sulfaléine et un thymol constamment élevés ou anormaux, pendant 12 MOIS.Un troisième groupe, constitué de 4 cas sur 60, présentant des signes cliniques, rebelles et récidivants, un brome- sulfaléine élevé, même au bout d\u2019un an, des angiomes multiples à rechutes, et surtout, une équation albumine globuline inversée, c\u2019est-à-dire à taux d\u2019albumine bas; pas d\u2019œdème, ni ascite.Ici \u2014 et c\u2019est une conception nouvelle \u2014 semblable tableau brio-clinique cache, d'après les auteurs, une cirrhose en pleine évolution.Une quatrième et dernière série composée de 7 malades, réduits à l\u2019état ÉDITORIAL d'incapacité complète au bout de 12 mois.Là, foies douloureux et biliru- binémie sanguine élevée (réaction indirecte), sans anomalie des autres tests.À noter que ces sept malades ont plus de 30 ans, alors que l\u2019âge moyen général est de 24 ans.Les auteurs concluent que l\u2019hépatite chronique semble s\u2019installer dans les cas à récidives ou à rechutes, que ces récidives peuvent se prévoir quand on trouve des perturbations concomitantes des tests au brome-sulfaléine, de la bilirubinémie et du thymol.On nous exeusera d\u2019avoir accordé à ce travail tout ce développement: sur environ 25 travaux lus, c\u2019est un des plus illustratifs.Cet exposé vient soutenir la thèse de R.Howard et C.J.Watson ° qui, recherchant, dans l\u2019histoire antérieure, la fréquence de l\u2019ictère, le relèvent dans dd cas sur 69 \u2014 soit dans 48 de leurs cas \u2014 et l'hépatite vérifiée, dans 17 cas, soit dans 63% des cas.Dix-neuf sont des alcooliques avérés, mais 759, n'auraient aucun éthylisme.Trente malades y ont subi des biop- ses hépatiques par ponction prouvant l\u2019existence d\u2019une hépatite infectieuse, et sept, sur ce nombre, ont présenté des ictères à rechute.On constate partout qu\u2019en plus d\u2019une histoire clinique précise et complète Jointe à l\u2019usage répété des 3 ou 4 tests que nous avons cités, une autre méthode, la biopsie du foie par ponction, a pris dans l\u2019arsenal diagnostique une place de premier plan.Elle se généralise.Dans 191 cas d\u2019hépatite, W.Vol- 5.Robert Howard et Cecil J.Watson: «Antecedent Jaundice in cirrhosis of Liver.» Arch.Int.Med, 80: 1, 1947.211 wiler et Chester Jones © l\u2019utilisent 234 fois, et obtiennent, dans 216 biopsies, des renseignements histologiques suffisants pour se guider.Dans 79 cas, ces auteurs affirment que cette méthode seule leur a permis de différencier une lésion intrahépatique d\u2019une lésion ex- trahépatique, en plus de distinguer le type anatomo-pathologique de la lésion intrahépatique.C\u2019est d\u2019ailleurs la conception noso- logique qui a été adoptée au dernier Congrès général de Médecine du Mexique, où nous avons été délégué.Les ictères sont divisés en intrahépatiques et extrahépatiques et la biopsie du foie par ponction y a été reconnue comme méthode d\u2019usage courant, dans le diagnostic des hépatites.Elle y fut prônée par les médecins du Mexique autant que par des délégués tels que Mirizzi, Portis, Bockus, Elman et Blakemore.Soulignons, à l\u2019appui de cette manière de voir, le beau travail de S.Sherlock T du Post-Graduate de Londres.Dans neuf cas, celui-ci a pu suivre par biopsie l\u2019évolution pathologique d\u2019hépatites aiguës sévères.Il note qu\u2019après une hépatite aiguë, la structure histologique du foie revient à la normale, mais que, dans les hépatites graves, la structure réticulinique se montre désordonnée et très dense, là où le parenchyme est disparu.C\u2019est, plus tard, précisément dans ces cas que s\u2019installe une cirrhose; si ce processus est étudié par biopsie en série, on assiste bientôt à une hypertension portale.Il est frappé de l\u2019apparition de ce syndrome à la suite d\u2019hépatites aiguës à rechute.Il 6.Wade Volwiler: « Late Manifestations of Epidemic Infectious Hepatitis.» Gastro-enterology, 10: 349, 1948.7.Sheila Sherlock: « Posthepatitis Lancet, 1: 817 (29 mai) 1948.Cirrhosis.» 212 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin AMLEF.C.\u2014 Montréal, février 1949 recommande une surveillance très attentive de ces convalescents d'hépatite, qui continuent d\u2019accuser de l\u2019asthénie, des troubles dyspeptiques et des douleurs hépatiques à la moindre activité.Ce syndrome se présente d\u2019habitude un an après les débuts de l\u2019hépatite.Les biopsies démontrent une grande similitude entre la cirrhose après hépatite et la cirrhose de Laën- nec.W.Volwiler, Joseph Elliot vont plus lom: 13 cas, longuement étudiés cliniquement et biochiniquement par les tests cités, ne sont tirés au clair que par la biopsie du foie, et, d\u2019après ceux- ci, 11 est impossible d\u2019affirmer la certitude d\u2019une hépatite chronique consécutive a une hépatite infectieuse aiguë, sans vérification histologique.Irving Brick\u201d, de son côté, insiste sur la supériorité de la biopsie par ponction sur la biopsie par péritonéo- scopie.À son avis, celle-ci est limitée aux territoires capsulaires et sous-cap- sulaires du foie «ou la lésion peut n\u2019être pas bien définie, tandis que la biopsie par aiguille aspire des tissus en plein parenchyme, apportant ainsi à l\u2019histologiste un échantillon qui sera une image plus fidele des lésions diffuses du foie » et plus loin: «.c\u2019est, sur le vivant, la seule facon d\u2019étudier une maladie du foie dans son plein dynamisme » et même «de déterminer les effets de différentes substances toxiques ou médicamenteuses sur le foie.» On ne saurait passer sous silence, à ce stade, l\u2019excellent travail de John G.8.Irving B.Brick: « Needle Biopsy of the Liver.» Its Value in Clinical Medicine.Gastro-Enterology, 11: 50 (juillet) 1948; Walter L.Veegtlin, M.D.: « An Improved Liver Biopsy Needle.» Gastro-enterology, 11: 56 (juillet) 1948.Mateer, Frank Hartman et leur équipe°, sur la valeur combinée et comparée des tests hépatiques et de la biopsie du foie, ainsi que sur l\u2019interprétation histologique de cette dernière méthode, dont ils détiennent une statistique de 400 examens.Pour eux, les renseignements obtenus par les tests hépatiques et la biopsie ne se comparent pas.Les premiers donnent une image de la physiologie du foie, et cette dernière, une idée de sa morphologie.Les tests hépatiques ne peuvent traduire l\u2019image des altérations anatomiques du foie.Par ailleurs, les auteurs ont découvert par biopsie deux types de lésion d\u2019un intérêt remarquable: 1.Une cirrhose périportale microscopique dans 33% d'hépatites avec lithiase biliaire.2.Une «chépatite aiguë infiltrante » dans 15% des hépatites avec lithiase biliaire.Le ler processus se caractérise par un accroissement excessif de stroma fibreux et par une infiltration à mononucléaires de ce stroma.Le 2e processus, nouveau en littérature médicale, se caractérise par une absence de nécrose des cellules du parenchyme et par la présence d\u2019une infiltration à polymorphonucléaires très nette.Ceci illustre à quel point on peut, dès maintenant, obtenir, sur le vivant, des images précoces des processus d'\u2019altération du foie; que les sceptiques consultent à cet effet un travail de 9.John G.Mateer: «Combined Liver Biopsy and Liver Function Study in 132 Cases of Choleli- thiasis and Thirty-one Cases of Peptic Ulcer.» (Operated Cases); Frank W.Hartman, James I.Baltz, Laurence D.Fallis, Arthur B.McGraw, Hugh H.Steele: Gastro-enterology, 11: 284 (sept.) 1948. ÉDITORIAL S.A.Safdi, E.Gall, Carl Kumpe *, sur la biopsie du foie dans le néoplasme hépatique: par cette méthode, dans 41 cas sur 53, ces auteurs confirment un diagnostic de lésion maligne; dans 9 cas, cliniquement, non suspectés malins, la biopsie a étiqueté la lésion de maligne.* Comment peut-on le mieux protéger ces hépatites infectieuses, les arrêter, et, dans certains cas, obtenir une régression anatomique du processus d\u2019hépatite chronique évoluant vers une cirrhose?L\u2019espace ne nous permet pas de développer la question, sur laquelle nous reviendrons un prochain mois, mais rapportons, pour terminer, deux importants travaux susceptibles de nous éclairer sur la thérapeutique de ces états.Le premier est de Volwiler, Chester Jones et Tracy Mallory **: partant du principe cher à l\u2019Ecole de Médecine de Harvard, que la cirrhose, dite por- tale, doit se diviser en deux classes bien distinctes: 1° la cirrhose toxique: ou post-atrophique et 2\u201d la cirrhose atrophique de Laënnec ou graisseuse, ces auteurs présentent 13 cas de cirrhose graisseuse, dont l\u2019observation clinique a été associée à des études biochimiques et histologiques par biop- sites du foie en série.Ils en arrivent à la conclusion, avec Patek et Post, Fle- 10.Stuart A.Safdi, Edward A.Gall, Carl W.Kumpe, Leon Schiff: « Needle Biopsy of the Liver.» Gastro-enterology, 11: 93 (juillet) 1948.11.Wade Volwiler, Chester M.Jones et Tracy B.Mallory: «Criteria for the Accurate Measurement of Results of Treatment in Fatty Cirrhosis,» Gastro- enterology, 11: 164 (août) 1948.213 ming et Swell, que la diète idéale doit comporter des quantités élevées, quotidiennes, de protéines et de glucides et des quantités minimes de lipides.Pour eux, une administration quotidienne, dans les hépatites ou les cirrhoses, de 100 à 150 grammes de protéines, amène une amélioration clinique et une régression anatomique de la vacuolisation, ainsi qu\u2019une régénération du parenchyme hépatique plus rapide et plus sûre, les malades étant, par ailleurs, au repos et privés d\u2019exercice, que l'administration de substances lipotropiques ou de vitamines, quelle que soit la quantité de graisses (ou lipides) ingérées.Ni les substances lipotropiques ni les polyvitamines ne peuvent se substituer à une diète bien équilibrée pour protéger le foie contre une dégénérescence graisseuse.Bien plus, avec une diète généreuse et bien équilibrée, l\u2019ingestion quotidienne d\u2019une quantité modérée d\u2019alcool n\u2019empêche pas la régénération d\u2019un foie en état de dégénérescence graisseuse, tel que le prouvent leurs observations.Je me hâte d\u2019ajouter : entendons- nous sur le terme « quantités modérées d\u2019alcool » .Pour finir, soulignons le bel exposé de Laurance Kinsell ** sur certains facteurs influençant les protéines en présence d\u2019hépatites infectieuses, à virus, récidivantes et déjà cirrhotiques.Découragé, dans certains cas, de ne pas obtenir de régression définitive avec une diète élevée en protéines et en glu- 12.Laurance W.Kinsell: « Factors Affecting Protein Balance in the Presence of Chronic Viral Liver Damage.» Gastro-enterology, 11: 672 (nov.) 1948; Richard B.Capps: « Clinical Aspects of the Sequelæ of Acute Hepatitis,» Gastro-enterology, 11: 680 (nov.) 1948, 214 cides, et adjonction de méthionine, frappé de l\u2019élimination urinaire excessive des sulfates, puis curieux de rechercher le métabolisme de stéroïdes en présence de lésions hépatiques, l\u2019auteur Kinsell a l\u2019idée de faire prendre du propionate de testostérone à deux de ses malades.Or, quelle n\u2019est pas sa surprise de constater que dans les deux cas, en moins de 6 semaines, ces deux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 malades voient leur foie remonter sous les fausses côtes, leurs forces s\u2019améliorer et un besoin irrésistible de reprendre toutes leurs activités s\u2019emparer d\u2019eux\u2026 Au lecteur de conclure.Nous y reviendrons.On trouvera, sans doute, comme moi, que semblables observations réveillent de beaux espoirs de guérir un plus grand nombre d\u2019hépatites et peut-étre méme de cirrhoses.Jean LeSAGE. CORRESPONDANCE + + LETTRE DE PARIS Dans la presse d\u2019information aussi bien que dans la presse scientifique, on publie beaucoup d\u2019articles, en ce moment, sur la nar- co-analyse.Voici ce qui a déclenché ce mouvement d\u2019opinion.Au mois d\u2019octobre dernier, un rapport d\u2019expertise de trois éminents psychiatres a soulevé l\u2019émotion non seulement du barreau parisien, mais encore du corps médical.En effet, ces spécialistes, commis pour examiner un prévenu, avaient reçu la mission de préciser la nature, l\u2019origine et la gravité de sa maladie, de dire s\u2019il pouvait subir un déplacement et s\u2019il était apte ou non à répondre à un interrogatoire.Ce prévenu était atteint d\u2019une hémiplégie droite consécutive à un traumatisme crânien.Le malade ne parlait pas.S\u2019agissait-il d\u2019une aphasie véritable ou d\u2019une aphasie simulée?Les experts employèrent l\u2019injection \u2018intraveineuse de pentothal et, au cours de cette narco-analyse, ils mirent en évidence la simulation de cet individu.Naturellement les avocats de la défense s\u2019élevèrent contre cet examen, le Ministre de la Justice en saisit le Conseil National de l'Ordre des Médecins et une \u2018discussion s\u2019engagea à ce sujet.IN est évident qu\u2019il existe une profonde différence entre l\u2019attitude que doit avoir un médecin traitant vis-à-vis de son malade et celle d\u2019un médecin expert, auxiliaire de la justice, vis-à-vis d\u2019un prévenu.Le médecin est librement choisi par le malade.Le malade se livre à son médecin dans des conditions qui impliquent une adhésion totale, donnée en connaissance de cause.Sous l\u2019anesthésie, il se place sous la garde du médecin et il abolit sa conscience entre ses mains.Les initiatives du médecin ne lui sont inspirées que par le seul intérêt de son malade.C\u2019est ainsi que le médecin qui révélerait à des tiers les constatations qu\u2019il aurait faites sur la personne d\u2019un client ou les confidences spontanées qu\u2019il aurait reçues de ce client tomberait sous le coup de la loi.Tout autre est le rôle du médecin expert qui n\u2019est pas choist par le patient mais imposé par le juge dont il est l\u2019auxiliaire; àl n\u2019est pas comme le médecin traitant un défenseur naturel du malade.Ce qui détermine son intervention, ce n\u2019est pas l\u2019intérêt exclusif d\u2019un malade mais celur de la vérité et de la justice.Dans les rapports avec le juge et dans les limites de la mission qui lun est assignée, il n\u2019est pas Lié par le secret professionnel.Est-ce que le médecin expert a le droit de se servir de l\u2019injection intraveineuse de pento- thal?Il est admis en France qu\u2019un examen du L.C.R., un examen de sang peuvent être faits à la demande du médecin expert.L\u2019injection intraveineuse de pentothal ne comporte pas plus de risques que ces examens.La recherche de la consanguinité dans le cas où une paternité est en cause a été admise récemment en France.Dans ces recherches, il faut remarquer que le prévenu a le choix de se soumettre ou de se refuser à l\u2019opération prescrite, il conserve son droit de détermination sauf pour le tribunal à apprécier les conséquences de son attitude.Mais l\u2019injection d\u2019un narcotique, au cours d\u2019une information pénale sur un sujet rétif pour forcer ses aveux, présente un caractère d\u2019une autre gravité.Provoquer la disparition de la conscience, l\u2019abolition de la volonté en vue d\u2019une confession artificielle où le sujet pourrait, sans s\u2019en apercevoir et sans s\u2019en souvenir, révéler ce qu\u2019il voulait cacher, est-ce légitime?Et si le malade exhume de son passé des désirs inassouvis, des rêves inachevés, des intentions qui ne se sont jamais traduites par des actes, cela comptera-t-il au passif de l\u2019individu?Peut-on affirmer que l\u2019on tient toute 216 la vérité quand un malade a parlé au cours d\u2019une narco-analyse?D\u2019autre part, l\u2019emploi de cette méthode viole le respect des droits et des garanties de la défense.On ne peut imaginer une opération occulte où l\u2019accusé dépourvu de ses propres moyens physiques et intellectuels de défense serait en outre dépouillé de cette sauvegarde que représente la présence de son avocat.Mais si le médecin expert n\u2019a pas la qualité, ni le pouvoir d\u2019un officier de police.judiciaire, il doit accomplir sa mission ou bien il n\u2019y a plus d\u2019expertise possible et la Société a le droit et le devoir de se défendre.On peut admettre que par cette exploration psychologique la liberté du prévenu m'est pas plus violée que par l\u2019examen physique des réflexes, car, sù les réflexes dans leur manifestation objective échappent totalement à la volonté de l\u2019individu, il arrive souvent que le sujet au cours d\u2019un réveil incomplet reste assez maître de lui pour ne rien dire ou ne parler qu\u2019à bon escient.Dans certains cas d\u2019ailleurs, cette effraction de conscience, cette exploration du subconscient peut sauver un prévenu: un jeune garçon a commis un délit, il présente quelques bizarreries de caractère, la narco-analyse permet de faire le diagnostic de démence précoce au début, le prévenu est déclaré irresponsable.Dans l\u2019espèce, les experts ont simplement mentionné que le sujet avait parlé, donc qu\u2019il simulait l\u2019aphasie; ils n\u2019ont pas dit que le prévenu avait avoué, qu\u2019il était coupable de telle faute.Il serait d\u2019autant plus inadmissible de signaler la faute confessée que les aveux, comme nous l\u2019avons dit plus haut, peuvent bien être inexacts et correspondre aux illusions d\u2019un rêve ou bien au désir ardent d\u2019un châtament comme chez certains personnages de Dostoie- sky.Ces thèses s\u2019affrontent dans une athmosphè- re où flottent les souvenirs tenaces des tortures infligées par les Allemands aux patriotes; ausst le Conseil de l'Ordre des Médecins, très prudemment, a-t-il admis que la narco-analyse était un moyen de diagnostic que le médecin expert pouvait mettre en œuvre à condition L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 que le prévenu soit exactement renseigné sur les conséquences possibles de cette recherche et que l\u2019avocat du prévenu assiste à cet examen.= * > L\u2019insuline serait-elle modifiée, c\u2019est la question que se posent MM.P.Cossa, H.Bour- geant et A.Lombard dans un article paru dans les Annales médico-psychologiques! à propos des effets variables de l\u2019insuline, dans la cure de Sakel, suivant l\u2019époque à laquelle elle a été employée.Sur 96 malades traités par le choc insulim- que de 1938 à 1944, les résultats ont été les suivants: 47,7% de rémissions complètes, 24% de rémissions incomplètes, 28,3% d\u2019amélora- tions simples ou d\u2019échecs.De 1945 a avril 1948 sur 82 malades 28% de rémissions complètes, 28% de rémassions incomplètes, 49% d\u2019améliorations simples ou d\u2019échecs.Les résultats de ces dermeres années sont moins bons que ceux des années antérieures à 1944.Les malades étaient sensiblement comparables, la technique était la même.Certains malades s\u2019amélioraient vers le 12ème choc, le pronostic paraissait favorable, mais au fur et à mesure que le traitement se poursuivait les malades retombaient dans leur autisme ou dans leur stupeur.La seule hypothèse valable est que l\u2019insuline n\u2019est pas la même.En effet on utilise en France une insuline cristallisée, plus pure que l\u2019ancienne.Est-ce que cette purification aurait éliminé le principe qui agissait sur les troubles mentaux des malades?La question est posée.+ * * A la Société médicale des Hôpitaux, MM.R.André, A.Plichet et R.Messimy ont présenté trois observations d\u2019accidents nerveux consécutifs à des manœuvres abortives par injection intra-utérine*.1 juin 1948.2.Soc.Méd.Hôp.Paris, 15 octobre 1948, p.945-949. LETTRE DE PARIS Il s\u2019agissait de jeunes femmes qui après une injection intra-utérine d\u2019eau ou d\u2019air ont présenté temporairement soit un état de contracture tonique des membres et de la mâchoire, forçant à l\u2019injection de sérum antitétanique, soit une hémiplégie transitoire.Le drame succédant aux manœuvres abortives ne se joue pas toujours dans le cœur ou les poumons.Il peut également choisir pour scène le territoire cérébral.Il est évident que les accidents habituellement cardio-vasculaires des avortements criminels sont dus à une embolie gazeuse qui gagne, par les sinus utéro- placentaires béants, la grande circulation vet- neuse de retour, puis le cœur droit et le réseau capillaire pulmonaire.Mats, en cas d\u2019embolie cérébrale, comment expliquer le cheminement?Ou bien il faut admettre la persistance d\u2019un trou de Botal perméable \u2014 ce que d\u2019ailleurs l\u2019on trouve souvent aux autopsies \u2014 ou bien la possibilité, que le neurologue anglais Purdon Martin a récemment mise en évidence, d\u2019une migration d\u2019un caillot partant du petit bassin à travers les veines vertébrales externes et internes des plexus rachidiens, et qui irait jusqu\u2019à la base du crâne vers les sinus.Il faut admettre encore que ce trajet puisse être suivi par les bulles d\u2019air qui gagneraient à contre- courant les vaisseaux de l\u2019encéphale.Les signes constatés seraient alors la conséquence de troubles dans le territoire veineux encéphalique.3% *# La multiplicité des agents thérapeutiques proposés pour le traitement des rhumatismes chroniques montre bien la difficulté de soulager les malades qui souffrent de telles affections.Toute méthode nouvelle susceptible d\u2019améliorer l\u2019état local et général de ces sujets mé- vite d\u2019être prise en considération.C\u2019est ainsi que s\u2019exprime A.Abaza dans un article très intéressant où tl reprend les travaux de Waugh.3.Archives hospitalières, novembre 1948, p.313-315.we Waugh: British Med.Journal, décembre 1946, p.876.217 Wiaugh s\u2019est attaché à mesurer le pH du h- quide synovial normal et a pu noter que celui- ci était en général de 7,4, c\u2019est-à-dire égal à celui du sang.Dans les épanchements traumatiques, Waugh a constaté une tendance à l\u2019acidification initiale, le pH pouvant descendre à 5,8 ou même à 5,4, suivi en moins d\u2019une semaine d\u2019une alcalinisation progressive atteignant 7,8 ou plus.Dans les rhumatismes chroniques mon \u2018inflammatoires (les arthroses), Waugh nota de méme que le liquide synovial avait une alcalinité anormale, le pH des co- xarthries étant supérieur à 8.L\u2019acidification initiale de l\u2019article traumatisé analogue à l\u2019acidification que l\u2019on observe dans les hématomes traumatiques et dans les foyers de contractures semble être un processus physiologique de défense qui facilite les phé- - nomènes de leucocytose polynucléaire et de prolifération mésoblastique conduisant à la réparation locale des lésions.Au contraire, l\u2019alcalinisation qui se produit dans une arthrose traumatique prolongée représente un processus pathologique \u2018rritatif qui entretient la raideur articulaire et la contracture périarticulaire, conditionne la douleur au repos et au mouvement.Se l'hypothèse de Waugh est vraie, l\u2019acidification du contenu articulaire dans les arthroses doit avoir pour conséquence la diminution des contractures et le soulagement des douleurs dont souffrent ces malades.Or l\u2019expérience d\u2019Abaza vient confirmer les travaux de Waugh.Cette méthode d\u2019injections acidifiantes ne s\u2019adresse qu\u2019aux arthroses d\u2019origine métabolique ou traumatique et ne s\u2019applique point aux rhumatismes chroniques d\u2019origine infectieuse.Elle est contre-indiquée dans le traitement du rhumatisme articulaire argu, dans le rhumatisme gonococcique, dans les rhumatismes infectheux de diverses étiologies, dans les ar- thropathes tabétiques.Au contraire elle est indiquée dans les arthrites traumatiques, dans les rhumatismes chroniques déformants, dans les rhumatismes chroniques d\u2019origine endocrimienne et en par- 218 ticulier dans le rhumatisme chronique post- ménopausique.La méthode s'adresse surtout au traitement des grosses articulations pour des raisons de technique.Elle consiste à injecter dans la synoviale de l\u2019articulation 5 à 10 cc.de la solution suivante: acide lactique O gr.02, novocaïne 0 gr.05, sérum 10 cc.Certains auteurs comme Crowe ont proposé l\u2019emploi d\u2019autres solutions acides dans lesquelles l\u2019acide lactique est remplacé par du phosphate mono-potassique avec ou sans adjonction de novocaine, telles que: phosphate mono- L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1949 potassique 0 gr.10, novocaine 0 gr.05, sérum physiologique 10 cc.Le traitement acide intra-articulaire ne se propose point de guérir les rhumatismes chroniques mais d\u2019améliorer les conditions locales en ce qui concerne les contractures et les douleurs articulaires.Le but de ce traitement est aussi de permettre plus facilement la mobilisation active et passive des articulations malades en vue d\u2019éviter les ankyloses définitives et de mettre une récupération fonctionnelle merlleure.Abaza sur une trentaine de cas traités a constaté une amélioration très nette dans les trois quarts des cas.André PLICHET. CONSULTATIONS AUX PRATICIENS OTITES QUELLES GOUTTES VAUT-IL MIEUX EMPLOYER CONTRE LES ÉCOULEMENTS DE L'OREILLE?(Dr J.A.) Réponse.Distinguons.S\u2019agit-il d\u2019otite externe, d\u2019otite catarrhale ou d\u2019otite moyenne chronique sup- purée?Disons tout de suite que la glycérine phéniquée doit être bannie: elle brûle plus qu\u2019elle ne guérit.a) Otite externe.Par infection secondaire due au grattage, à l\u2019eau, à l\u2019eczéma infectieux ou même à un furoncle.A l\u2019aide de tige montée, nettoyer et assécher le conduit tous les jours ou tous les deux jours s\u2019il le faut, y placer une mèche de gaze imbibée de glycérine ichtyolée et beurrée de pommade au sulfa- thiazole 5% ou à la pénicilline.Eviter les solutions aqueuses ou alcooliques.Contre le type à mycose (infection par eau de rivière) la cresatin à 2% dans du thymol agit mieux.Dans l\u2019eczéma, la mèche imbibée d\u2019acétate d\u2019alimine et d\u2019acide borique combinés est très favorable.b) Otite moyenne catarrhale.Il n\u2019existe pas de perforation: les gouttes seules sont peu efficaces; de préférence, pratiquer une ponction aspiratrice ou paracenthèse du tympan; puis, instiller gouttes huileuses 5%, à base de sulfa ou aqueuses à base de pénicilline, 3 f.p.j.\u2014 même temps, gouttes nasales.Il existe une petite perforation avec drainage insuffisant: pratiquer paracenthèse et instillation de gouttes 3 ou 4 f.p.j., pendant une semaine.c) Otite moyenne chronique suppurée.Assécher, mettre en évidence la perforation, l'agrandir ou paracenthèse au point déclive si nécessaire, maintenir le drainage.R, gouttes glycérinées contenant sulfathiazole ou association de sulfa; parfois, le glycérite de + + peroxyde agit mieux.Les préparations alcooliques sont souvent mal tolérées du patient.Si, après quelques semaines et malgré le traitement suivi, l\u2019otorrhée ne tarit pas, la consultation de l\u2019otologiste s\u2019impose en vue de préciser l\u2019indication de l\u2019opération mastoïdienne.+ + ACNÉ J\u2019AI UNE PATIENTE ÂGÉE DE 21 ANS, QUI PRÉSENTE DEPUIS QUELQUES ANNÉES, À LA FIGURE, UNE ÉRUPTION PROFUSE CARACTÉRISÉE PAR DES COMÉDONS, DES PAPULES, DES PAPULO-PUSTULES, DES CICATRICES PUNCTIFORMES, ETC.CETTE MALADE A CONSULTÉ PLUSIEURS COLLÈGUES ET A REÇU LES TRAITEMENTS SUIVANTS: LOTION SOUFRÉE, PANSEMENTS HUMIDES, PANSEMENTS A LA TYROTHRICINE, REGIME HYPO- GRAISSEUX, HYPOHYDROCARBONE ET HYPO- EXCITANT, PILULES « ACNE », STANNOXYL, VITAMINE À, EXTRAITS GLANDULAIRES, SULFAMIDÉS, INJECTIONS DE PÉNICILLINE, DE STOCK-VACCIN, D\u2019AUTO-VACCIN ET D\u2019AUTOHÉMOTHÉRAPIE, ETC.MA CLIENTE EST DANS LA DESOLATION ET SENT SON AVENIR COMPROMIS.QUE DOIS-JE FAIRE?(Dr C.D.) Réponse.L\u2019acné est une affection cutanée rebelle, qui résiste très souvent à bien des traitements indiqués, comme vous venez d\u2019en faire l\u2019expérience.Il existe deux formes de traitements considérés comme les meilleurs de tous, et capables de guérir presque tous les cas d\u2019acné.1° L\u2019Intraderm-sulfur, médication qu\u2019on ne peut se procurer au Canada actuellement (?).2° La radiothérapie hebdomadaire qui est considérée comme un traitement spécifique. 290 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 Les séances sont en général au nombre de dix.Elles doivent être appliquées par un dermatologiste d\u2019expérience.Il est entendu qu\u2019une attention doit être portée aux agents qui peuvent contribuer à entretenir l\u2019acné, foyers d\u2019infection, troubles endocriniens, régime vicié, etc.+e ++ RÉDUCTION MANUELLE DE LA HERNIE ÉTRANGLÉE PEUT-ON TENTER LA RÉDUCTION MANUELLE OU LE « TAXIS» DUNE HERNIE ÉTRANGLÉE?(Dr S.P.) Réponse.En principe toute hernie étranglée doit être opérée dans le plus bref délai possible.Car, même si on a réussi à réduire une hernie avant l\u2019acte opératoire, le viscère hernié et puis réduit à l\u2019aveugle peut déjà être atteint d\u2019un début d\u2019infection ou de sphiacèle et entraîner secondairement des conséquences néfastes.Cependant, pour maints praticiens isolés des centres chirurgicaux, ce « bref délai » peut devenir un temps obligatoirement prolongé.Si donc le transfert immédiat du malade reste matériellement impossible, le praticien, d\u2019instinct, tentera la réduction manuelle, surtout si l\u2019étranglement est très récent.Les petits moyens adjuvants associés: de- mi-flexion de la cuisse sur l\u2019abdomen (hernie inguino-scrotale), applications humides chaudes ou grand bain chaud, antispasmodiques et narcotiques, peuvent aider au relâchement musculaire péri-annulaire, davantage encore si on y ajoute une anesthésie générale par inhalation.Dans notre pratique chirurgicale, nous avons constaté maintes fois que c\u2019est cependant le plus souvent avec la rachianesthésie (néocai- ne ou nupercaïne) que la hernie se réduit avec le plus de fréquence avant le début de l\u2019acte opératoire.Et ce sont les grosses hernies inguino-scro- tales qui se réduisent le plus facilement, soit par légère pression digitale, soit spontanément au cours de la rachianesthésie.La réduction manuelle est plus dangereuse dans la hernie crurale étranglée (anneau inextensible et sphacèle rapide) de même que dans les vieilles hernies ombilicales souvent cloisonnées et adhérentes.Même réduite, toute hernie devrait être opérée si l\u2019état général du malade le permet, car l\u2019étranglement reste toujours possible, et s\u2019il s\u2019est déjà produit, il peut aussi bien réei- diver.Chez l\u2019enfant cependant, la guérison spon* tanée de la hernie ombilicale peut se produire jusqu\u2019à l\u2019âge de cinq ans environ.A partir de six ans, une hernie ombilicale ne se fermera plus spontanément et alors, là aussi, il faut donc intervenir. \u201cTL'Elnion Médicale du Canada\u201d en 1880 février 1880 VARIOLE ET ISOLEMENT Comme il y a déjà longtemps que nous n\u2019avons gratifié nos lecteurs d\u2019une causerie à propos de variole, peut-être, vu la saison qui rend la question opportune, nous permettront-ils d\u2019en dire un mot à seule fin de nous soulager d\u2019une idée qui, bien qu\u2019elle ne soit pas un trait de génie, est au moins une vérité bonne à méditer et qui pour cela nous pèse comme le secret aux femmes.La variole est en ce moment à sa période de floraison, le morne cortège qui se dirige tous les jours vers le cimetière atteste suffisamment ses ravages.Et pourtant, le Bureau de Santé n\u2019est pas inactif et ses membres rivalisent d\u2019émulation pour combattre l\u2019hydre qui semble avoir acquis droit de cité chez nous.On étudie le sol et les égoûts, on désinfecte, on assainit et M.l\u2019Officier de Santé empile des statistiques, qui n\u2019arrivent qu\u2019à prouver au public que tout ce trouble ne remédie à rien et qu\u2019il en est mort six cette année contre une demi-douzaine l\u2019an dernier à pareille époque.Quand nous disons que les travaux du Bureau ne remédient à rien, entendons-nous.Assurément nous serions, sans lui, ravagés plus encore que nous le sommes, mais la variole reste endémique parmi nous et tient sa session d\u2019hiver aussi régulièrement que notre parlement fédéral, et pouvons-nous raisonnablement espérer une amélioration à l\u2019état de choses actuel?Non, jamais tant que nous n\u2019adjoindrons pas aux moyens de prophylaxie actuellement en usage, l'isolement.Parmi la classe de gens que frappe la variole, quelques-uns comprennent la maladie ct les soins hygiéniques qu\u2019il faut apporter à son traitement, c\u2019est l\u2019exception.La masse se divise en trois catégories: 1°.La catégorie des gens qui prétendent que la variole n\u2019est pas contagieuse: que ne peut-on nier?2°.Celle des gens qui admettent que la maladie est contagieuse mais que tout dépend directement de la volonté de Dieu et que «si on a à l\u2019avoir on l\u2019aura » per fas aut nefas; fatalistes enragés que le bon sens ne saurait atteindre parce qu\u2019ils se croient orthodoxes et en harmonie avec les enseignements de M.le curé; 3°.Enfin, la catégorie des gens qui disent qu\u2019ils n\u2019ont que faire du médecin, qu\u2019il faut que la maladie fasse son temps et qui naturellement font preuve de la plus honteuse ignorance des notions élémentaires de l\u2019hygiène.Qu\u2019attendre de pareils gens, véritables fléaux de Dieu, auxquels la Providence semble avoir donné pour mission de propager sous toutes les formes et en tous lieux les germes de la maladie.Le médecin reste stupéfait quand il entend ces gens lui demander: Vous dites que la picotte est contagieuse, mais de qui donc mon enfant l\u2019a-t-il attrapée, il n\u2019y en a pas un seul cas autour de chez moi?Mais malheureux, ce sont précisément les gens avec qui vous êtes en communion d\u2019idées qui se chargent de vous punir de votre sottise et qui vous passent la lie du calice qui a empoisonné leur bonheur.Où votre enfant peut-il avoir contracté la variole?Mais partout et peut-être par votre intermédiaire à la promenade, à l\u2019église, dans les chars urbains, au théâtre, chez l\u2019épicier, le boulanger, le laitier, la modistez, la blanchisseuse, que sais-je! Car, personne ne l\u2019ignore, les gens chez qui règne la variole ne se gênent pas de circuler par la ville, de continuer de vaquer à leurs occupations habituelles, au grand détriment du public; bien plus, les Européens n\u2019y croiraient pas, quel est parmi nous le médecin qui n\u2019a pas vu au chevet d\u2019un varioleux des commères du voisinage en visite de condoléance avec des enfants non vaccinés suspendus à leurs jupes?Après cela désinfectez les logis, assainissez les égoûts et examinez les statistiques.Qu\u2019en résulte-t-il le plus souvent?Beaucoup de dépenses et peu de résultats pratiques.La variole poursuit sa marche dévastatrice.L\u2019isolement et la vaccination compulsoire auraient bientôt raison du fléau, mais en attendant que le peuple soit assez éclairé pour comprendre les avantages de la seconde mesure on peut au moins lui imposer la première qui se prête moins aux divergences d\u2019opinion.Non pas qu\u2019on doive arracher un enfant à sa mère, pour l\u2019emporter dans un hôpital, mais bien, comme cela se pratique ailleurs, laisser dans les demeures infectées les gens qui veulent y rester et qui s\u2019intéressent au malade, mettre les scellés sur les portes et supprimer toute communication directe avec l\u2019extérieur tant qu\u2019il y a danger de contagion.L\u2019expérience peut prouver surabondamment l\u2019efficacité de cette mesure à ceux qui seraient disposés à en douter.C\u2019est surtout à cette mesure radicale que les Etats-Unis d\u2019Amérique doivent leur immunité relative contre la variole.Séquestrez d\u2019abord et nous admettrons ensuite l\u2019efficacité des mesures prophylactiques que l\u2019on emploie aujourd\u2019hui.Que la masse ignorante continue à colporter le fléau et rien ne saura l\u2019arrêter.L\u2019isolement est après la vaccination le premier des moyens prophylactiques et son opportunité s\u2019impose à notre jugement dès que nous voulons être conséquents avec nous-mêmes. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE L.BERK, D.DENNY-BROWN, M.FINLAND, W.B.CASTLE.\u2014 Efficacité de la vitamine B,» dans le traitement de la dégénérescence combinée de la moelle.(Effectiveness of Vitamine B,» in combined system disease.) \u201cThe New England Journal of Medicine\u201d, 239: 328 (26 août) 1948.Les A.rapportent une étude détaillée d\u2019un cas d\u2019anémie pernicieuse avec manifestations neurologiques traité par la vitamine Bæ.La patiente, traitée antérieurement avec succès par des extraits de foie, présenta, lors d\u2019une rechute, des signes de sensibilité vis-à- vis de ces mêmes extraits.Le traitement de suppléance par l\u2019acide folique n\u2019empécha pas, quinze mois plus tard, l\u2019éclosion des manifestations de dégénérescence subaiguë combinée de la mœlle.La thérapeutique par la vitamine Bæ fut alors instituée à raison de 5 microgrammes I.M.une fois par jour.Une réticulose marquée (16%) fut observée dès le sixième jour.Après dix jours l\u2019on nota un amendement appréciable des signes neurologiques, soit: disparition des paresthésies, démarche plus stable, réapparition des sensibilités profondes, réflexe plafitaire en flexion.L\u2019on interrompt alors la médication pour une semaine et l\u2019on observe la réapparition des désordres neurologiques qui disparaissent rapidement après la réinstallation de la même thérapeutique.Il est à noter que la patiente ne présenta aucune manifestation allergique vis-à-vis de la vitamine B».+ + y + Ainsi, il semble établi que, dans cette observation clinique, l\u2019amélioration des signes neurologiques soit imputable à la vitamine Bu.Une étude sur une période prolongée est nécessaire pour déterminer si, à elle seule, la vitamine Bæ peut maintenir l\u2019équilibre hématologique et prévenir les complications nerveuses dans les cas d\u2019anémie pernicieuse.Jean PRUD\u2019'HOMME.5, ole gow Guy ALBOT et Armond TRICARD.\u2014 Rap- poris entre le syndrome biologique et I'aspect histologique de la période critique de lictere catarrhal.\u201cLa Semaine des Hépi- taux de Paris\u201d, 24: 87 (avril-juin) 1948.Les auteurs exposent leurs recherches sur la concordance entre certains syndromes cliniques, certains troubles fonctionnels et certaines lésions histologiques.Ils pensent pouvoir décrire ainsi des syndromes histo-bio-cliniques qui, d\u2019ailleurs, doivent varier au cours de l\u2019évolution de l\u2019affection hépatique.A la période d\u2019état de l\u2019ictère catarrhal, on note, biologiquement, des troubles nets du métabolisme de l\u2019eau et du métabolisme des sucres.C\u2019est un trouble fonctionnel important mais partiel.Histologiquement, il y a des modifications en rapport avec deux processus: l\u2019un primitif, constant et fondamental: l\u2019hépatite parenchymateuse diffuse; l\u2019autre, secondaire, est d\u2019importance tres variable: la dégénérescence cellulaire.L\u2019hépatite parenchymateuse diffuse est le fait de modifications généralisées, simultanées et réversibles de toutes les cellules hépatiques (clarification cellulaire généralisée avec mar- gination des chondriosomes) et du tissu in- terstitiel (cedéme interstitiel, dislocation de la trame réticulée, infiltration inflammatoire).C\u2019est elle qui conditionne les troubles du métabolisme hydrique et sucré.L\u2019association de ANALYSES ces troubles morphologiques et fonctionnels est à la base non seulement de l\u2019ictère catarrhal mais de toutes les hépatites ictérigènes (hépatites satellites des cholécystites chroniques, hépatites alcooliques aiguës, même en l\u2019absence d\u2019ictère).C\u2019est sur ce fond d\u2019hépatite parenchymateuse diffuse que viennent se greffer des dégénérescences cellulaires.Ce processus secondaire prendra plus ou moins d'importance suivant la gravité de la maladie.Dans l\u2019ictère catarrhal, les dégénérescences sont parcellaires et disséminées.Dans l\u2019ictère grave, elles sont massives surtout au centro- lobule.Dans l\u2019ictère grave subaigu, elles frappent tout le lobule.De l'intensité de cette dégénérescence dépend la gravité de l\u2019évolution et très probablement l'importance des troubles fonctionnels lipidiques et protidiques.À la période de crise de l\u2019ictère catarrhal, on observe une reprise de la diurèse.La fonction hydrique et la fonction glycogénique du foie s\u2019améliorent.Cette amélioration se traduit histologique- ment par: une disparition de l'hépatite parenchymateuse diffuse, une élimination des cellules dégénérées qui sont lysées et remplacées par de nouvelles cellules de régénération.I] est vraisemblable que c\u2019est à la disparition des lésions d\u2019hépatite diffuse et à l\u2019apparition de cette réaction hyperplasique que correspond la crise diurétique annonciatrice de la guérison.Les auteurs se proposent de poursuivre leurs recherches dans le sens du syndrome histo- bio-clinique.J.BURCKEL.PHTISIOLOGIE Pierre PRUVOST.\u2014 Que faut-il penser des lésions torpides du sommet ?\u2014 Le Monde Médical\u201d, 143 (novembre) 1948.Ce sont souvent de vieilles lésions inactives et non évolutives qui n\u2019incommodent nullement leurs porteurs.Ceux-ci souvent les ignorent.223 Ces lésions sont aujourd\u2019hui mises à jour, grâce au système méthodique de radiographie des masses qui nous a permis d\u2019atteindre la presque totalité de la population, alors qu\u2019autrefois, ces mêmes lésions restaient insoupçonnées.L\u2019envers du décor se présente aussi.Ces lésions minimes en apparence sont quelquefois actives et constituent un problème difficile à résoudre tant pour le diagnostic que pour la thérapeutique.Tout d\u2019abord, quelle en est la nature?Car ces images ne sont pas essentiellement tuberculeuses.Il est de première importance de faire la preuve de la nature pathologique de la lésion avant de recommander une cure parfois inutile.Le laboratoire de bactériologie doit être mis à contribution tout d\u2019abord, pour établir la preuve de présence du B.K.L\u2019auteur insiste sur l'insuffisance d\u2019un seul examen direct.Il en faut la répétition fréquente quotidienne ou bi-hebdomadaire; des lavages gastriques répétés s\u2019imposent de même que la culture et l\u2019inoculation au cobaye.Cette preuve est de toute première importance, tant pour l\u2019avenir du sujet lui-même que pour son entourage, surtout si ce dernier compte de jeunes enfants.Ces images peuvent aussi traduire, à part la tuberculose, un néoplasme, une pleurésie apicale, des troubles osseux, des dilatations bronchiques du sommet, une syphilis pulmonaire, une masse ganglionnaire, etc.En plus d\u2019insister fortement sur la nécessité de radiographies en série, l\u2019auteur préconise aussi la nécessité des clichés tomographiques.Il faut avant tout poser un diagnostic précis et aucun moyen ne doit être négligé pour obtenir ce but.J.P.PAQUETTE. 224 CHIRURGIE S.BLONDIN, A.WEISS, C.ROUVILLOIS et J.LACAN.\u2014 Le traitement chirurgical de l'hypertension artérielle.\u2018Journal de Chirurgie , 64: 551, 1948.Considérant les améliorations indiscutables apportées par la chirurgie aux malades souffrant d\u2019hypertension artérielle, les auteurs étudient les diverses interventions tentées depuis vingt ans pour le traitement de cette affection.Ils divisent ces interventions en plusieurs catégories: Interventions destinées à restreindre la sécrétion surrénalienne: les surrénalectomies totales ou partielles et les sections et résections des splanchniques.Interventions destinées à agir électivement sur le rein: les décapsulations, les énervations rénales et l\u2019ablation du ganglion cortico-rénal qui tentent d\u2019améliorer la circulation d\u2019un parenchyme rénal malade; les sympatheecto- mies lombaires, dorso-lombaires et dorsales associées à des splanchnicectomies qui modifient et activent le régime vasculaire du rein.Interventions destinées à modifier le tonus vasculaire dans les membres inférieurs et dans les viscères, i.e.les sympathectomies et les splanchnicectomies larges.Interventions destinées à influencer dans son ensemble le tonus sympathique de l\u2019organisme: les sympathectomies élargies associées aux splanchnicectomies totales.Les auteurs sont d\u2019avis que les surrénalecto- mies mériteraient d\u2019être éprouvées d\u2019une facon plus approfondie que par le passé.Elles n\u2019ont été faites que peu souvent et la plupart du temps associées à des sympathectomies et à des splanchnicectomies.Les interventions portant sur le sympathique et les splanchniques sont divisées en deux types: 1) opérations du type Peet et Smith- wick.Peet enlève de D7 à D12 et la portion correspondante des splanchniques jusqu\u2019à leur arrivée au ganglion semi-lunaire.Les deux côtés se font généralement en une même séance opératoire.Smithwick enlève de D8 à LI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETiN AMLEF.C.\u2014 Montréal, février 1949 ainsi que les splanchniques correspondants; 2) opérations du type Poppen et Grimson.Poppen enlève de D4 à L3 et les splanchniques au complet par voie dorso-lombaire extra- pleurale.Grimson enlève le sympathique du ganglion stellaire jusqu\u2019au deuxième ou troisième lombaire et les splanchniques au complet.Les tests préopératoires comprennent l\u2019étude de la tension artérielle, i.e.l\u2019épreuve du froid, l'épreuve de position, l\u2019_épreuve de l\u2019amytal et de l\u2019etamon ; l\u2019étude fonctionnelle des reins, ic.urée sanguine, A.N.P., pyélographie intraveineuse, P.S.P., concentration de Volhardt, «urea clearance »; l\u2019étude fonctionnelle du cœur, qui comporte, en plus d\u2019un examen clinique attentif, un électro, un ortho et un télé- radiogramme; l\u2019examen du fond de l\u2019œil pour noter les modifications des vaisseaux.La chirurgie n\u2019apporte pas une guérison définitive de la maladie, mais à l\u2019heure actuelle elle est la meilleure méthode capable de procurer une rémission prolongée aux malades et parfois une activité normale.Malheureusement, après trois ans suivant Palmer, on assiste à une réapparition des troubles.L\u2019hypertension maligne est la forme la plus grave d\u2019hypertension et ceux qui en souffrent survivent en général deux ans.Ici la chirurgie constitue la seule chance de survie et, sur 145 patients opérés par Peet, 21.5% ont survéeu de 5 a 11 ans.Les auteurs étudient les résultats et les statistiques de Peet, de Palmer et de Riser et concluent que personne ne discute les bénéfices plus ou moins durables mais toujours appréciables apportés par l\u2019acte chirurgical; que les résultats sont plus constants et plus certains que tous les traitements médicaux; que la mortalité opératoire est négligeable; qu\u2019aucune intervention n\u2019aggrave la situation; qu\u2019il est encore trop tôt pour pouvoir se prononcer sur la stabilité et la survie et les possibilités de guérison définitive quand les opérations sont pratiquées très tôt.Quant au choix de l\u2019intervention, les auteurs sont en faveur des opérations limitées et, ANALYSES après avoir fait le Peet et le Smithwick, leur préférence va à l\u2019opération de Peet.Maurice GERVAIS.W.H.HOLDEN.\u2014 Technique d'amputation basse de la cuisse.(Technique of low thigh amputation.) 'Surg., Gynec., and Obst.\u201d, 87: 739 (déc.) 1948.Le traitement de l\u2019artérite oblitérante avec ischémie et gangrène présente encore de multiples problèmes.Cependant, grâce aux connaissances acquises sur la glycémie concomitante, les électrolytes, l\u2019équilibre des liquides, et le métabolisme des protéines, des progrès notables ont déjà été réalisés.Les antibiotiques et la chimiothérapie ont en grande partie neutralisé les infections pyo- géniques.Cependant, c\u2019est encore l\u2019amputation basse à la cuisse que l\u2019artérite oblitérante commande le plus souvent.L\u2019amputation à la région métatarsienne ou aux orteils justifierait au préalable la sympa- thectomie lombaire; cette sympathectomie serait aussi justifiée dans les douleurs souvent satellites de l\u2019ischémie.Au cours des deux dernières années, on a pratiqué, dans les hôpitaux universitaires de Cleveland, 35 amputations au tiers inférieur de la cuisse, dans les cas de lésions sus-men- tionnées.Et la technique utilisée est la suivante préconisée par l\u2019A.Patient en décubitus dorsal; creux poplité légèrement surélevé par une planchette stérilisée; pas de tourniquet ni de bande d\u2019Esmarch excepté dans les rares cas d\u2019analgésie par réfrigération; incision en U sur la face antérieure de la cuisse, dont la base croise le bord supérieur de la rotule; le bistouri incise la peau, le tissu cellulaire et l\u2019aponévrose fémorale; ligature de la saphène interne entre deux ligatures au catgut chromé fin.Le tendon du quadriceps sectionné, on récline en haut le lambeau antérieur et on découvre ainsi la face antérieure du fémur.A la rugine, on dénude le fémur de son périoste sur les faces antérieure, latérales et 225 postérieure; cette dernière sur une étendue minime mais suffisante pour l\u2019introduction en arrière d\u2019une scie de Gigli.Section d\u2019arrière en avant du fémur, à 5 centimètres au-dessus des condyles.Le segment inférieur du fémur sectionné est récliné vers la ligne médiane; libération des vaisseaux fémoraux et section entre deux ligatures au catgut chromé, section haute et franche du sciatique et ligature de sa petite artère satellite.Taille du lambeau postérieur sensiblement identique à celle du lambeau antérieur, section du demi-membraneux, du de- .mi-tendineux, et du biceps fémoral, et enfin du fascia aponévrotique sur sa demi-circonférence postérieure.La base du lambeau postérieur descend au niveau du bord inférieur du creux poplité.Coaptation et contention des tissus mous et du fascia, au-devant de la surface de section fémorale.D\u2019après l\u2019A.les avantages essentiels de cette incision sont les suivants: plus grande facilité d\u2019exécution opératoire, meilleur contrôle de l\u2019asepsie et de l\u2019hémorragie, lacération tissulaire moindre, diminution de l\u2019intensité du choc opératoire, position unique et commode du membre à amputer pendant tout le cours de l\u2019opération et durée raisonnable de l\u2019intervention: 10 à 20 minutes.7 figures illustrent le texte.Pierre SMITH.À.J.KREMEN.\u2014 Incision abdomino-thoraci- que combinée, spécialement conçue pour les cas de gastrectomie totale et d'œso- phagogastrectomie.(A combined abdomi- nothoracic incision particularly adapted for use in total gastrectomy and cesophago- gastrectomy.) \u201cSurgery\u201d, 24: 605 (octobre) Dans les cancers gastriques haut situés et certaines lésions de l\u2019œsophage inférieur, la facilité d\u2019exécution opératoire est en fonction d\u2019une longue incision abdomino-thoracique adéquate.Avant que la physiologie respiratoire au cours des opérations thoraciques ne fût connue, les chirurgiens redoutaient au cours de ces opérations certaines complications souvent graves. 226 Depuis que ces dangers peuvent être prévenus, on a préconisé diverses incisions thoraco- abdominales.D\u2019après l\u2019A., aucune d\u2019elles n\u2019offre à la fois un jour assez considérable pour pratiquer une gastrectomie totale, une résection œsophagien- ne basse et une anastomose de continuité dans des conditions idéales de facilité et de sécurité.L'incision que décrit l\u2019A.commence au bord externe du grand droit un peu plus bas que l\u2019ombilic et se dirige d\u2019abord horizontalement et monte ensuite obliquement vers le rebord inférieur du 8ième cartilage costal gauche sur le prolongement du 7ième espace intercostal, et se termine à la ligne axillaire gauche.L\u2019ouverture du diaphragme se pratique à mi-chemin du rebord cartilagineux jusqu\u2019à l\u2019hiatus œsophagien; elle est plus ou moins étendue selon les exigences des manœuvres opératoires.Le phrénique gauche écrasé ou sectionné au niveau de la surface gauche du péricarde diminue l\u2019amplitude des mouvements diaphragmatiques correspondants, ce qui facilite la cicatrisation ultérieure du diaphragme.Jusqu\u2019à présent, l\u2019A.a utilisé cette incision, sans ennui consécutif, dans 8 cas d\u2019opérations abdomino-thoraciques.Pierre SMITH.ORTHOPEDIE J.C.WILSON, jr.\u2014 La streptomycine dans le traitement des infections osseuses chroniques.(Streptomycin in the treatment of chronic infections of Bone.) The Journal of Bone and Joint Surgery\", 30: 931 (octobre) 1948.Le but de cet article est de déterminer si l\u2019emploi de la streptomycine par voie générale en même temps qu\u2019en application locale aiderait ou non à la guérison d\u2019une vieille ostéomyélite chronique.L\u2019auteur a choisi un certain nombre de cas d\u2019ostéomyélite avec preuves cliniques, radio- graphiques et pathologiques.Dans tous les cas, il y avait eu suppuration pour une période moyenne de dix-neuf mois et la plupart de ces patients étaient confinés à l\u2019hôpital.Ils avaient L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 subi tous les traitements connus de l\u2019ostéomyélite chronique.L'examen bactériologique a démontré chez la plupart de ces patients une prédominance de bactéries gram-nhégatives.Voici le plan d\u2019ensemble du traitement: 1.\u2014 une recherche poussée de la flore microbienne de la plaie et une appréciation de la sensibilité de ses microbes à la streptomycine et à la pénicilline; 2.\u2014 un curetage radical après une préparation adéquate du malade; 3.\u2014 l\u2019emploi de streptomycine et de pénicilline avant, pendant et après le traitement chirurgical; 4.\u2014 un soin méticuleux de la plaie après l\u2019opération, pour prévenir toute contamination.| Vingt-cinq patients ont été traités de cette façon.Vingt-quatre d\u2019entre eux étaient des blessés de guerre.Un patient présentait une ostéomyélite apparemment hématogène qui était rendue au même stage que les autres lésions post-traumatiques.On prélève d\u2019une façon aseptique un spécimen de pus du fond de la fistule.Si les bactéries se montrent sensibles à seize microgram- mes ou moins de streptomycine par centimètre eube de milieu, l\u2019emploi général, en même temps que local, de la streptomycine est à pratiquer.D\u2019autre part, si cette sensibilité se montre plus grande que seize microgrammes, l\u2019emploi local seul était appliqué.La flore microbienne était mixte dans la plupart des cas.On y trouvait surtout du \u2018proteus-vulgaris\u2019 gram-négatif et le staphylococcus-aureus hémolytique gram-positif.On prend soin de préparer l\u2019état général du malade à l\u2019intervention, par une diète appropriée et l\u2019administration de vitamines et de transfusions, au besoin.L\u2019administration par voie intramuseu- laire de streptomycine est commencée vingt- quatre heures avant l\u2019intervention, à la dose de 0.5 de gramme toutes les quatre heures, pour un total de 3 grammes par jour, et l\u2019on continuait ainsi pendant dix jours.L\u2019auteur se dit convaincu que les dosages en excès de trois grammes par jour ne donnent aucun avantage, indépendamment du genre et de l\u2019importance de l\u2019infection. ANALYSES Pour l\u2019application locale, un mélange de streptomycine et de plasma desséché était préparé dans des proportions données de 16 grammes de streptomycine par 120 grammes de plasma.Comme le médicament est efficace en milieu alcalin, le plasma était employé à cause de son cffet tampon qui maintient le pH à une valeur optima pour l\u2019action de la streptomycine.On donnait aussi conjointement de 50,000 à 100,000 unités de pénicilline toutes les trois heures selon l\u2019importance de l'infection et la sensibilité des bactéries.À moins que tout l\u2019os nécrotique ait été enlevé au préalable, dit l\u2019auteur, il n\u2019y a aucune quantité de streptomycine ou d\u2019un autre agent qui puisse guérir ces plaies.La technique chirurgicale est la même que dans un débridement large, une mise à plat complète de tous les sinus.La plaie est laissée béante et le pansement est appliqué sclon la technique spéciale de l\u2019auteur pour la mise en place du mélange: streptomycine et plasma.Il fait d\u2019abord ur lavage de la plaie au sérum physiologique, puis on instille 200,000 unités de pénicilline et le mélange de streptomycine et plasma est saupoudré sur les surfaces de la plaie.Il en mettra .5 de gramme jusqu\u2019à 1 gramme .Les soins postopératoires sont très suivis avec transfusion, si nécessaire ; immobilisation plâtrée si les pansements sont faits comme celui qui suit l\u2019intervention, à la salle d'opération, à intervalle de dix jours environ.Une moyenne de six pansements à la salle d\u2019opération- ont été nécessaires pour obtenir une guérison complète, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à la disparition de tout signe de réaction, et la moyenne de temps après l\u2019opération a été de 80 jours.L'auteur rapporte quelques signes d\u2019intoxication à la streptomycine, comme des troubles de la VIIIe paire crânienne.Les résultats du traitement dans cette série de patients ont été très encourageants et 21 patients ont été guéris complètement tandis que les autres ont dû être amputés.La période d\u2019observation postopératoire va jusqu\u2019à onze mois.L'auteur insiste pour dire que la médication ne remplace pas le traitement chirurgical adéquat.Et l\u2019on trouve à la fin de son article l\u2019histoire résumée des 25 malades.Fdgar LEPINE.227 NEURO-PSYCHIATRIE J.DELAY, G.BOITTELLE et A.CORTEEL.\u2014 Les psychoses du post-partum.Etude cyto- hormonale.\"La Semaine des hôpitaux de Paris\u201d, 24: 2891 (30 nov.) 1948.Relativement à la fréquence des accouchements, le pourcentage de ces psychoses est faible; certains auteurs n\u2019admettent qu\u2019une ineci- dence de 1 pour mille.Leur étiologie véritable n\u2019est pas unanimement définie.Des psychiatres n\u2019en font pas une entité nosologique isolée ; d\u2019autres considèrent que des facteurs psychologiques interviennent d\u2019une façon prédominante dans leur survenue.On croit plus généralement que ces psychoses peuvent avoir 3 ordres d'origine: origine infectieuse, origine constitutionnelle aggravée par la parturition, origine vitamino-hormonale, cette dernière causant la psychose vraiment puerpéralc.La psychose puerpérale ou post-puerpérale d'origine infectieuse se reconnaît facilement grâce au syndrome infectieux concomitant à localisation génitale et dont le syndrome est définitivement confusionnel, le plus souvent avec présentation d\u2019un délire onirique ou de rêve, avec ou sans agitation et hallucinations surtout visuelles.Les deux autres types offrent un tableau plus variable, mais on trouve pratiquement toujours un élément confusionnel associé à une symptomatologie atypique soit de manie, soit de mélancolie, ou encore d\u2019idées délrantes non systématisées ct à thème de persécution, de jalousie, d\u2019hostilité.Ces psychoses peuvent évoluer vers des formes à aspect schizophrénique avec dissociation et discordance 1déo-affective.Les auteurs ont étudié 21 cas de psychose du post-partum en procédant à des investigations eyto-hormonales et en étudiant l\u2019évolution his- to-physiologique de l\u2019endomètre de leurs malades.Ils en sont venus à la conclusion qu\u2019il semble exister une relation assez étroite entre la réinstallation cyto-histologique normale et définitive de l\u2019endomètre, la reprise des fonctions ovariennes, la réapparition de menstrues normales, et la disparition des troubles mentaux.Ils ne cherchent pas à sonder plus profondément le point de départ de ce déséquilibre endocrinien probable, ou à expliquer le mécanisme définitif par lequel le syndrome mental 228 apparaît.Toutefois ils semblent donner une certaine importance à une perturbation dien- céphalo-hypophysaire qui serait l\u2019agent des troubles mentaux et des perturbations endo- crino-génitales.Comme traitement, ils préconisent l\u2019administration d\u2019extraits pituitaires totaux, l\u2019utili - sation de l\u2019électro-choec et de l\u2019insulinothérapie.Roma AMYOT.Jean DELAY, Georges et Claudine BOITTEL- LE.\u2014 Hyperthyroidie et psychisme.\u2018La Semaine des Hôpitaux de Paris\u201d, 24: 2671 (6 novembre) 1948.Des troubles psychiques peuvent se montrer chez des sujets présentant par ailleurs de l\u2019hyperthyroïdie.Doit-on toujours attribuer au déséquilibre endocrinien les manifestations mentales pathologiques?Pas forcément, bien entendu.Si on reconnaît à l\u2019hyperfonctionnement thyroïdien, à la thyréotoxicose, ure certaine efficience dans la genèse de syndromes mentaux, 11 ne s'ensuit pas que tout trouble mental concomitant en est la conséquence directe.Cependant, par l\u2019expérience clinique ct par la connaissance des syndromes produits expérimentalement par de grosses doses d\u2019extrait thyroidien, on peut affirmer que \u2019hyperthyroi- die peut produire d\u2019abord des troubles légers amenant de la fébricité et de l\u2019hyperactivité brouillonne, de l\u2019insomnie, des modifications de l'humeur et du caractère où dominent de l\u2019hyperémotivité, de la tension nerveuse et de l\u2019anxiété même, et de l\u2019instabilité.Les auteurs font de ces différents éléments psycho-affectifs le fond mental de l\u2019'hyperthyroïdie.Les acei- dents plus sérieux sont constitués avant tout par de la confusion mentale avec ou sans agitation; dans les formes les plus graves, le syndrome confusionnel s\u2019associe à un véritable état onirique avec grande agitation anxieuse; dans certains cas le délire onirique se complique d\u2019hyperthermie, d\u2019hyperazotémie comportant alors le syndrome d\u2019encéphalite psycho- sique aiguë azotémique avec pronostic très réservé.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 Par ailleurs, le même syndrome confusionnel peut se développer quelques jours après une thyroïdectomie ou de la radiothérapie chez des sujets sans antécédent psychopathique.Pour ce qui est de la thérapie, les auteurs sont d\u2019avis que la thyroïdectomie et la radiothérapie peuvent être mises en œuvre quand la psychose est franchement thyroïdienne, mais qu\u2019elles doivent être proscrites dans les psychoses associées, parce qu\u2019elles produisent trop souvent une exacerbation sévère de l\u2019état psychopathique.| Roma AMYOT.OPHTALMO-OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Albert M.DUNLAP et Harold F.SCHUK- NECHT.\u2014 Fermeture des perforations tympaniques.(Closure of perforations of the tympanic membrane.) Laryngoscope\u2019, 57: (juillet) 1947.Principe: stimulation de la fermeture par I'avivement des bords de la perforation.La fermeture d\u2019une perforation tympanique procure les avantages que voici: 1° une meilleure protection contre les agents infectieux, provenant de l\u2019oreille externe; 2° le passage moins facile des sécrétions infectées du naso-pharynx à la caisse par la trompe d\u2019Eustache; 3° une meilleure acuité pour la conduction aérienne; 4° occasionnellement amène la disparition d\u2019un bourdonnement.Le traitement consiste en des applications d\u2019acide trichloracétique concentré sur le bord libre du tympan au niveau de la perforation.L\u2019anesthésie locale de la membrane tympanique facilite l\u2019opération.Il faut une caisse et un conduit auditif complètement secs car la présence de liquide dilue l\u2019acide et lui enlève sa propriété corrosive.On applique l\u2019acide à l\u2019aide d\u2019une tige montée dont l\u2019extrémité doit être excessivement fine.Aux points où l\u2019acide est appliqué, il se produit immédiatement une escarre blanche, ce qui permet de contrôler l\u2019application, qui doit s\u2019étendre à tout le pourtour de la perforation.On répète les applications à une semaine d\u2019intervalle au début, mais quand l\u2019activité est nettement visible sur tout le pourtour, ce qui ANALYSES se manifeste par une exsudation, on distance les applications à deux semaines.Cette thérapeutique demande de la patience et de la part du médecin et de la part du patient, la durée du traitement variant entre 6 et 12 mois.Si après plusieurs semaines de traitement la fermeture ne semble pas s\u2019amorcer, on tente de l\u2019activer en instillant trois gouttes de solution saturée d\u2019urée, deux fois par jour; l\u2019urée a la propriété, dans ce cas, de provoquer une réaction inflammatoire heureuse.D\u2019ordinaire il se forme des croûtes par dessiccation de l\u2019exsudat et il faut les enlever deux fois par mois.Ne jamais fermer une perforation si: 1° pathologie mastoïdienne, 2° présence de choles- téatome dans l\u2019oreille moyenne, 3° destruction des osselets, 4° si otorrhée, 5° si obstruction de la trompe d\u2019Eustache, 6° perforation trop large, i.e., dépassant cinq millimètres de diamètre; 7° perte complète de la portion tensi- ble du tympan; autrement dit, la meilleure indication consiste en une caisse et un conduit auditif secs, avec une bonne marge de membrane tympanique à la périphérie du tympan.Histopathologie: l\u2019acide trichloracétique détruit l\u2019épithélium pavimenteux stratifié qui recouvre le bord libre de la membrane tympanique.La membrane tympanique est recouverte d\u2019un épithélium pavimenteux stratifié sur la face externe, et cubique stratifié sur la face interne.L\u2019épithélium pavimenteux prend huit jours pour recouvrir le bord libre de la membrane tympanique en l\u2019absence d\u2019acide trichloracétique.L\u2019auteur rapporte un gain d\u2019environ 20 décibels, pour l\u2019audition aérienne, une fois la fermeture complétée.Richard A.CHARLAND.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Evan W.THOMAS.\u2014 Développements récents dans le traitement de la syphilis.(Recent developments in the treatment of syphilis.) \u201cA.M.Journal of Public Health\u201d, 383: 1361 (octobre) 1948.Valeur de la pénicilline Ce nouveau médicament est d\u2019administra- 229 tion facile; il est d\u2019une grande sécurité, d\u2019une grande efficacité, et est indiqué dans toutes les phases de la maladie.Durée du traitement \u2014 Dosage Nous sommes fixés quant & la dose optima, totale de pénicilline que l\u2019on doit employer pour le traitement de la syphilis récente en 8 Jours, mais la durée optima de ce traitement n\u2019est pas encore établie définitivement.Revue des préparations de pénicilline.1°.\u2014 La pénicilline G est une des formes cristallines les plus efficaces.2°.\u2014 La pénicilline en solution aqueuse devait se donner aux 2 ou 3 heurés \u2014 durant 7 à 8 jours.La dose totale s\u2019élevait à 2.4 millions d\u2019unités.Cette thérapeutique ne pouvait se faire sur une base ambulatoire.3°.\u2014 La pénivilline dans l'huile et la cire d'abeille (P.O.B.).Cette formule permettait une absorption plus lente de l\u2019antibiote et des injections moins fréquentes.La dose totale de pénicilline était de 2.4 à 4.8 millions d\u2019unités.La durée du traitement: 8 jours.Cette formule comportait cependant l'inconvénient de provoquer des réactions locales et générales parfois graves.4°.\u2014 La pénicilline procaïne G dans l\u2019huile.Cette émulsion se résorbe aussi lentement que la P.O.B.Elle a l\u2019avantage de s\u2019administrer plus facilement et de provoquer moins de réactions locales en général.On donne la même dose totale, et la même durée de traitement qu\u2019avec la P.O.B.5°.\u2014 La pénicilline procaine G dans l'huile additicnnée de 29% de monostéarate d\u2019aluminium.Sous cette forme la pénicilline est absorbée encore plus lentement.Si on donne une injection de 300,000 unités, après 4 jours ou plus, on peut encore démontrer la présence de pénicilline dans le sang chez 90% des sujets traités.Dans les mêmes conditions, avec les péni- 230 cillines procaine G dans l'huile, et la P.O.B., la durée moyenne de la présence de pénicilline dans le sang était de 20 a 30 heures.La pénicilline G dans l\u2019huile additionnée de monostéarate est encore à l\u2019essai.Il semble que cette formule va permettre une cédule de traitement encore plus facile d\u2019administration qu\u2019avec les formes précédentes.Notons d\u2019abord que les hauts taux d\u2019antibio- te dans le sang signifient bien peu dans le traitement de la syphilis.Beaucoup de cas de syphilis récente furent guéris avec des taux de pénicilline infimes ou non démontrables dans le sang.Ce qui est important, c\u2019est que l\u2019action de l\u2019antibiote soit continue et de durée suffisante.Or, quand on injecte la pénicilline procaine G dans l'huile additionnée de monostéarate à la dose de 12 à 24 millions d\u2019unités, l\u2019anti- biote est démontrable dans le sang après 5 jours dans la plupart des cas et parfois après 7 à 8 jours.Ce qui laisse prévoir que peut-être on pourrait traiter la syphilis récente avec une seule injection par semaine, injection de 1.2 à 7.4 millions d\u2019unités.Résultats du traitement de la syphilis récente par: 1°.\u2014 Pénicilline dans l\u2019eau: Dose totale: 24 millions.Durée: 8 jours.Insuccès: 20%.2°.\u2014 Pénicilline (P.O.B.): Dose totale: 4,800,000 U.| Durée: 8 jours.Insuccès: environ 20%.Ces insuccès comptent probablement un bon nombre de réinfections de sorte qu\u2019il faut penser que la pénicilline a donné encore de meilleurs résultats.On peut se demander cependant si la même dose journalière donnée pendant 15 jours ne donnerait pas encore un meilleur rendement.Surtout, avec la nouvelle forme de pénicilline à l\u2019étude, il serait facile de prolonger le traitement en donnant, par exemple, l\u2019injec- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 tion de 2.4 millions d\u2019unités chaque semaine pendant deux ou 3 semaines.Réponse des épreuves sérologiques à la suite de ces traitements.80% des cas de syphilis primaire deviennent négatifs après 6 mois.60% des cas de syphilis secondaire deviennent négatifs après 6 mois.Les autres se négativent plus lentement.De toute façon, après 9 mois.les patients qui ont eu un Kahn positif à la dilution de 1-8 ou une épreuve de fixation du complément de 15 ou plus doivent être traités de nouveau.Traitement de la syphilis récidivante Elle doit être traitée plus longtemps et avec de plus hautes doses (6 à 9 millions pendant au moins 15 jours).Traitement de la syphilis nerveuse tardive Selon l\u2019A., la pénicilline est supérieure même à la pyrétothérapie dans les cas de syphilis nerveuse.On donne de 2 à 9 millions dans une période de 12 à 20 jours.Traitement de la syphilis tardive autre que nerveuse Toutes ces formes répondent bien à la pénicilline.On donne 4 à 6 millions durant pas moins de 15 jours.Pour éviter une réaction de Herxheimer, on peut préparer le malade par quelques semaines de bismuth.Traitement de la syphilis latente tardive Il faut traiter avec une dose totale de 4 à 6 millions d\u2019unités distribuées sur une période de 2 à 3 semaines.Il faut suivre les réactions sérologiques quantitatives et ne pas s\u2019obstiner à renverser une sérologie qui ne bouge pas.Jean DARGIS.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Jean De BRUX.\u2014 Histo-pathologie du myocarde dans l'insuffisance cardiaque progressive.\u2018Annales d'anatomie pathologique\u2019\u2019, 17: 270, 1947.L\u2019auteur étudie les lésions qu\u2019on trouve dans la maladie coronarienne, l\u2019hypertrophie cardiaque, et dans les troubles du métabolisme général, et conclut ainsi: ANALYSES «Les modifications histologiques que l\u2019on voit survenir dans le myocarde au cours de l\u2019insuffisance cardiaque progressive (mises à part les causes infectieuses ou toxiques) sont toutes liées à des troubles de l'irrigation sanguine et à l\u2019anoxémie.Elles peuvent se résumer en deux aspects variables suivant l\u2019intensité et la rapidité de l\u2019anoxie.Sur un myocarde préservé par un réseau d\u2019anastomoses et de suppléances, les lésions sont généralement discrètes et localisées: dis- parit'on progressive des myofibrilles et remplacement par un tissu de granulation puis de sclérose.Sur un myocarde où la circulation ne s\u2019est pas ou n\u2019a pas pu se développer par suite de la brutalité de l\u2019accident, les aspects histologiques sont ceux de l\u2019apoplexie locale, soit vaso-dilatation paralytique, extravasation de globules rouges, œdème, soit péristase avec extravasation de nombreux polynucléaires, œdème et dégénérescence des myofibrilles.Ces deux aspects se retrouvent dans l\u2019insuffisance cardiaque liée à la maladie coronarienne.Dans les autres insuffisances cardiaques dynamiques (hypertrophie par maladie valvulaire ou hypertension sans maladie coronarienne concomitante), seul le premier aspect de lésion myocardique localisée, progressive, avec clégénérescence ct remplacement par du tissu de sclérose, se retrouve; il est lié à un asyn- chronisme entre les apports nutritifs et les besoins en oxygène d\u2019une myofibrille hypertrophiée et à laquelle un effort toujours croissant est imposé: la dilatation en est l\u2019aboutissant.D'autres facteurs dynamiques, périphériques, humoraux, locaux et réflexes, accélèrent cette déchéance cardiaque en diminuant le débit coronarien.Les troubles du métabolisme général, tels l\u2019hyperthyroïdisme et l\u2019anémie chronique, aboutissent aux mêmes résultats.231 L\u2019insuffisance cardiaque chronique est liée à une anoxémie qui a sa traduction histologique par une dégénérescence progressive de la myo- fibrille et son remplacement par un tissu de sclérose.Cette lésion myocardique est en rapport direct, quelle que soit la cause de l\u2019asystolie, avec l\u2019anoxémie.» J.-Roger GAREAU.J.L.NICOD.\u2014 La lésion exsudative du lym- phogranulome de Hodgkin.\u2018Annales d'anatomie pathologique et d'anatomie normale médico-chirurgicale\u2019, 17: 138, 1947.L'auteur rapporte deux observations de lymphogranulome pulmonaire chez deux jeunes gens non tuberculeux et dont l\u2019évolution à été rapidement mortelle.Dans chaque cas, il s\u2019agit d\u2019un granulome banal dans l\u2019évolution duquel survient brusquement un épisode fébrile d\u2019allure aiguë suivi rapidement de mort (deux mois environ), qui semble correspondre au développement d\u2019une lésion pulmonaire.Leur seule différence réside en ce fait que dans le premier les lésions sont petites, acineuses, réparties dans tout le poumon gauche, alors qu\u2019il n\u2019y a chez le second que deux masses pseudo-tumorales volumineuses au poumon droit.Dans les deux cas, cependant, les lésions sont toujours granu- lomateuses, cicatricielles au centre, et toujours exsudatives à leur périphérie.Le mécanisme intime de la lésion est donc chaque fois le même.Et ce fait est précieux à noter, car il nous interdit de voir deux formes structurales de lymphogranulome, l\u2019une productive.l\u2019autre exsudative (comme Aschoff l\u2019a fait pour la tuberculose).Le lymphogranulome s\u2019inserit, comme la tuberculose, dans le cadre classique de l\u2019inflammation générale et même de l\u2019inflammation banale.Comme pour la tuberculose il n\u2019y a guère que quelques caractères secondaires, accidentels, mais d'importance capitale, il est vrai, qui nous permettent de la reconnaître: la cellule de Sternberg, les éosinophiles, les plasmocytes et la fibrose.J.-R.GAREATU. NOUVELLES UN NOUVEAU SECRÉTAIRE À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE MONTRÉAL Lors de la séance du 19 janvier 1949, le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal a accepté la démission du professeur Jean Delage, comme secrétaire de la Faculté de Médecine, et a élu le professeur Emile Legrand, comme son successeur.&-6 ++ CONFÉRENCE DU DOCTEUR LÉON GÉRIN-LAJOIE Le docteur Léon Gérin-Lajoie, vice-doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal et vice-président du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, donna une conférence publique à l\u2019Ecole Roslyn, de Westmount, sous les auspices de la section de Westmount de l\u2019Association des Nations Unies.Le sujet traité par le docteur Léon Gérin-Lajoie portait le titre «L\u2019organisation mondiale de la santé ».e-\u2014 + LE DOCTEUR THÉRÈSE LEVAC OBTIENT UNE BOURSE Le docteur Thérèse Levac, interne senior à l\u2019hôpital St-Luc de Montréal, vient d\u2019obtenir du Gouvernement Provincial une bourse pour aller étudier en France la médecine interne et se spécialiser en hématologie.+ + LE DOCTEUR DE SAINT-VICTOR À OTTAWA On nous informe que le docteur Henri R.de Saint- Victor, de Québec, vient d\u2019être nommé professeur à la Faculté de Médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa.+ + CONGRÈS DE RADIOLOGISTES À HALIFAX Les 4, 5 et 6 janvier s\u2019est tenu à Halifax le congrès annuel de l\u2019Association Canadienne des Radiologistes.+ + Parmi les congressistes, on remarque les noms des docteurs Jean Bouchard, de l\u2019hôpital Royal Victoria, et du docteur Origène Dufresne, de l\u2019Institut du Radium, de Montréal.ee + ÉLECTIONS À L'HÔPITAL SAINTE-JEANNE D'ARC Le docteur Albert-Edouard Desjardins, chef du service d\u2019urologie à l'hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc, vient d\u2019être élu président du bureau médical de cet hôpital.Les autres membres élus sont: le docteur Chomedy Sénécal, vice-président; le docteur J.-P.Saint-Ger- main, secrétaire-trésorier.2e ee HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR LOUIS LAMOUREUX Le docteur Louis Lamoureux, directeur du service d\u2019anesthésie à l'hôpital du chemin de la Reine-Marie, vient d\u2019être nommé le consultant en anesthésologie pour tout le Canada du directeur général des Services Médicaux (D.V.A).ee ++ ÉLECTIONS À L'HÔPITAL ST-JOSEPH DES TROIS-RIVIÈRES Le docteur J.-A.Denoncourt a été élu président du bureau médical de l\u2019hôpital St-Joseph, en remplacement du docteur A.-R.Bellemare.Les autres directeurs élus sont le docteur Jean-Baptiste Leblanc, vice-président, le docteur Jean-Louis Rochefort, se- crétaire-trésorier.Au cours de la même réunion, on a procédé à l\u2019élection du comité exécutif formé de cinq religieuses présidées par la Supérieure de l\u2019hôpital et de cinq médecins.Ces derniers sont le docteur Rodrigue Dugré, président: les docteurs Auguste Panneton, J.-M.F.Malone.Adélard Tétreault et Jean-Louis Rochefort.ee ++ LE DOCTEUR PAUL ROBERT À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE QUÉBEC Le 21 décembre 1948, la Société Médicale de Québec a tenu une séance à laquelle le conférencier fut le NOUVELLES docteur Paul Robert, qui parla des bronchectasies.Le conférencier fit le point de la question sur le plan de l\u2019A.P.et de la pathogénie en vue d\u2019en tirer des conclusions pratiques concernant: 1° \u2014le traitement préventif ou les mesures pour prévenir l\u2019apparition de la dilatation des bronches; 2° \u2014 le traitement radical par la chirurgie dont il envisage les indications et les résultats.Au point de vue diagnostique, il insista sur les formes sèches, hémoptoïques, les formes des sujets jeunes, les formes localisées.Il montra un certain nombre de radiographies avais et après l'intervention, la plupart concernant des malades étudiés et opérés à l\u2019hôpital des Anciens Combattants de la Reine-Marie.+ + LE DOCTEUR JACQUES BRUNEAU AUX CHUTES SHAWINIGAN Jeudi, le 27 janvier, se tint aux Chutes Shawinigan une réunion de la Société Médicale de Shawinigan, Grand\u2019Mère et de la région avoisinante.Le conférencier invité était le docteur Jacques Bruneau, de Montréal.+ + ÉLECTIONS À L'HÔPITAL ST-CHARLES DE ST-HYACINTHE Le 15 décembre 1948, les élections, à l\u2019hôpital St- Charles de St-Hyacinthe, donnèrent le résultat suivant: docteur Hervé Gagnon, président; docteur Guy Pothier, vice-président; docteur Jean Lafond, secrétaire; docteur Paul Morin, aviseur.&-6 ++ ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES TROIS-RIVIÈRES Le docteur Joseph Normand vient d\u2019être élu président de la Société Médicale des Trois-Rivières.Les autres membres de la Société, pour l\u2019année courante, sont le docteur Gérald Mayrand, premier - Vice-président ; le docteur Jacques Cayer, second vice- président; le docteur Jean Dargis, secrétaire, et le docteur Georges Racicot, trésorier.5-6 + ÉLECTIONS AU CONSEIL MÉDICAL DE SAINT-EUSÈBE DE JOLIETTE Les élections au Conseil Médical de l\u2019hôpital Saint- Eusèbe de Joliette ont eu lieu récemment, au cours d\u2019une réunion régulière.233 Il n\u2019y a pas de changement, sauf pour le secrétaire, qui est le docteur Albert Geoffroy, lequel remplace le docteur C-A.Roussin, qui déclina cette charge.Le nouveau conseil médical de 1949 se compose comme suit: Dr Jos.Lafortune, président; Dr J.-E.Forest, vice-président; Dr Albert Geoffroy, secrétaire.+ + CINQUANTENAIRE DE PRATIQUE Les docteurs Alphonse Paré, de St-Louis de Gonza- gue, et S.-W.Laroche, de Valleyfield, viennent d\u2019être honorés par la Société Médicale de la région de Beauharnois, à l\u2019occasion de leur cinquantenaire de pratique médicale.+ + INITIATIVES DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L'EST DE MONTRÉAL Lors de sa dernière séance régulière, les membres de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal ont adopté la résolution suivante, en faveur des cours de perfectionnement pour le praticien: « Attendu que le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec a le devoir de maintenir élevé le niveau scientifique et moral de la profession médicale, aussi bien chez les médecins de langue anglaise que chez les médecins de langue française ; « Attendu que le Collège a dans sa charte le pouvoir de créer toutes les commissions ou comités jugés nécessaires ; « Attendu que la science médicale évolue continuellement et que le praticien le plus consciencieux n\u2019a pas toujours le temps de se mettre au courant des nouveautés en médecine comme il le voudrait; « Attendu que pour cette raison des cours de perfectionnement sur les actualités médico-chirurgicales sont organisés dans la plupart des pays: «Les membres de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est ont résolu à l\u2019unanimité, sur proposition du Dr Paul Letondal, secondée par le Dr J.-E.Desrochers, de suggérer au Collège des Médecins la création d\u2019un bureau bilingue de renseignements et d\u2019un comité pour cours de perfectionnement, destinés à encourager et à aider nos praticiens, de langue anglaise comme de langue française, à bénéficier de cet enseignement médical post-scolaire, tant au Canada qu\u2019à l\u2019étranger ».Plus récemment les membres du nouvel Exécutif se réunissaient au Cercle Universitaire pour élaborer le programme de l\u2019année.Etaient présents: les Drs Paul Letondal, président de l\u2019Association; René Dionne, ler vice-président; Gérard Rivard, 2iéme 234 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 vice-président; Julien Pesant, secrétaire; René Major, trésorier; L.-A.Hébert, président sortant de charge: Léon Ledoux, J.-E.Limoges et Origène Dufresne, directeurs.Font également partie du nouveau Conseil: les Drs Viateur Archambault, 3ième vice-président, et Gaspard Morin, directeur, qui s\u2019étaient excusés.Au cours de cette réunion, l\u2019on forma des comités, en particulier un comité spécial destiné à créer un mouvement en faveur de la bibliothèque de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, qui est actuellement en voie de réorganisation.Durant la présente année, il y aura quatre dîners-causeries et un prix sera décerné au meilleur travail sur une question de déontologie ou d\u2019intérêt professionnel, en rapport avec l\u2019actualité.A l\u2019occasion de cette première réunion du Conseil, il y eut réception au Cercle Universitaire.Parmi les invités d\u2019honneur, on remarquait: le professeur Edmond Dubé, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal; le docteur J.-F.-A.Gatien, député de Maisonneuve, membre fondateur et ancien président de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est; le docteur Adélard Groulx, directeur du service de santé, représentant le maire de Montréal: le professeur Edouard Desjardins, délégué de L\u2019Union Médicale du Canada; le professeur Eugène Robillard, représentant le Comité de la Bibliothèque de l\u2019Université de Montréal; M.Yvon Lepage, président de l\u2019Association des hommes d\u2019affaires de l\u2019Est; M.Gilles Bertrand, délégué des internes juniors des hôpitaux universitaires.+ + ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L'ASSOCIATION MÉDICALE CANADIENNE L\u2019Association Médicale Canadienne, division de Québec, tiendra à Montréal, à lhôtel Mont-Royal, son assemblée annuelle les 22 et 23 avril 1949.A cette occasion, le docteur Jean Saucier, professeur de neurologie à l\u2019Université de Montréal et chef du service de neurologie à l\u2019Hôtel-Dieu, entrera en fonctions comme président de la division de Québec.+e ++ FONDATION DE LA SOCIÉTÉ DE PÉDIATRIE DE MONTRÉAL Il y a maintenant un an que se fondait, le 19 janvier 1948, la Société de Pédiatrie de Montréal.Incorporée le 19 mars de la même année, cette nouvelle société a fonctionné régulièrement depuis sa fondation et a tenu ses séances, le ler jeudi de chaque mois, au Cercle Universitaire.Son but est de grouper les pédiatres de langue française de Montréal et des environs pour l\u2019étude de la pédiatrie et des questions dites d\u2019intérêt professionnel.Son Exécutif actuel est composé des Drs Albert Guilbeault, président; Raymond Labrecque, vice- président; Paul Letondal, secrétaire-trésorier.° Ceux qui seraient intéressés à en faire partie sont priés de communiquer avec le secrétariat à 370 est, rue Roy, Montréal 18.LE DOCTEUR JEAN GRÉGOIRE AU CERCLE UNIVERSITAIRE Le docteur Jean Grégoire, sous-ministre provincial de la Santé, a été dernièrement l\u2019invité d\u2019honneur à un dîner donné au Cercle Universitaire par la Commission d\u2019Hygiène de Montréal.Il s\u2019agissait de prendre en considération le rapport préliminaire du Service de Santé de Montréal, pour l\u2019année 1948.+ + SERVICE DE TRANSFUSION DE LA CROIX-ROUGE La Croix-Rouge Canadienne est en train d\u2019organiser un service de transfusion du sang gratuit.Le dépôt de transfusion de sang situé à Montréal sera prêt à offrir les services suivants à la profession médicale et aux hôpitaux: 1° \u2014 Du sang Rh négatif et un service gratuit de détermination du facteur Rh ainsi que de ses génotypes pour les cas d\u2019obstétrique et de pédiatrie.2° \u2014 Des facilités de consultations sur tous les problèmes relatifs à la thérapeutique transfusion- nelle.3° \u2014 L\u2019entrainement des infirmières ct des aides des laboratoires dans les techniques et procédés relatifs à la thérapeutique transfusionnelle.A cause des nombreuses difficultés inhérentes à l\u2019étude des groupes sanguins et des risques qui en découlent pour le patient, il est à espérer qu\u2019on fera autant que possible de la transfus:on de sang un traitement de choix.Il serait possible, par exemple, de déterminer les groupes sanguins et Rh de tous les cas obstétricaux durant la période prénatale.Des recherches semblables pourraient être faites sur la majorité des cas chirurgicaux dès leur admission à l\u2019hôpital.Dans tout ceci, on trouvera l\u2019entière coopération du service, de sorte que les dites « transfusions d\u2019urgence » de sang total, avec les risques qui les accompagnent, pourront être réduites au minimum.Cet important service national requiert l\u2019appui entier de la profession médicale et du public en gé- m2 nen NOUVELLES néral, afin que les hôpitaux puissent recevoir un approvisionnement suffisant.Le service fonctionne maintenant avec succès depuis 18 mois en Colombie- Britannique et depuis un an en Alberta.Le troisième dépôt provincial fut établi en Nouvelle-Ecosse, en septembre dernier.La coopération de chaque médecin est demandée en ce qui concerne ce projet vital, car c\u2019est à lui que le public en général demandera conseil.Le service prendra toutes les précautions nécessaires afin de sauvegarder les intérêts du donneur et demandera l\u2019appui des médecins en vue de rassurer le volontaire timide ou hésitant, pour le convaincre que le don de son sang deux ou trois fois par an n\u2019endommagera, en aucune façon, sa, ranté.ce qui a été démontré à la suite d\u2019expériences répétées dans plusieurs pays.À cet effet, nous citons l\u2019extrait suivant d\u2019une lettre du docteur C.D.W.Cameron, ministre adjoint de la santé, à Ottawa: «Le projet mérite l\u2019appui du public et je sens que vous recevrez cet appui, surtout quand on aura réalisé que deux ou trois dons de sang par année, de la part d\u2019une personne dont le niveau d\u2019Hb est normal, ne peuvent en aucune façon nuire à la santé.» Nous publions également un extrait d\u2019une lettre du docteur Mare Trudel, président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec: «Je n\u2019ai aucune hésitation, au nom du Collège des Médecins et Chirurgiens, de patroniser cette œuvre absolument nécessaire et indispensable pour notre population et le Collège approuve entièrement l\u2019organisation de ce service et est heureux de pouvoir contribuer, par son encouragement, au soulagement des malades qui profiteront de ces banques de sang.» + + OCTROIS POUR UNE ÉCOLE D'INFIRMIÈRES L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a annoncé récemment que l\u2019école des infirmières du « Herbert Reddy Memorial Hospital », de Montréal, sera agrandie du double, grâce à l\u2019aide fédérale donnée par les subventions nationales d\u2019hygiène.M.Martin déclare que c\u2019est là un des projets présentés par le ministère provincial de la Santé dans le but d\u2019amplifier les mesures générales d\u2019intérêt publie.Le Gouvernement fédéral a avisé de son assentiment l\u2019honorable docteur J-H-A.Paquette, ministre provincial de la Santé.M.Martin ajoutait: « Le besoin d\u2019infirmières qualifiées est l\u2019un des plus grands problèmes que nous devrions régler si nous voulons développer les services sanitaires.C\u2019est pourquoi nous sommes heureux d\u2019accueillir ce projet, qui a pour but de donner de l\u2019importance à cette école de formation.» 235 Une partie de la subvention fédérale servira à équiper un nouveau laboratoire scientifique, que l\u2019on utilisera pour former les infirmières.Le coût total du projet sera imputé sur le montant de plus d\u2019un million de dollars, qui est attribué cette année à la province de Québec pour l\u2019expansion des services d'hygiène publique.+ + SERVICE GRATUIT DE PIÈCES À PANSEMENTS POUR LES CANCÉREUX La Société Canadienne du Cancer fait savoir qu\u2019à partir du 15 février 1949, elle pourra commencer son service gratuit de pièces à pansements pour les cancéreux nécessiteux.La société distribuera à Montréal.sans aucune obligation, des pièces à pansements stérilisées pour les soins à domicile, sur réception d\u2019une formule de réquisition dûment remplie et signée par un médecin, une garde-malade ou une personne attachée à un service social.+ + LA PSYCHIATRIE AU PROGRAMME DE LAVAL Le conseil universitaire a décidé, lors de sa dernière réunion, de créer un département de psychiatrie.à la faculté de médecine de Québec.Ce nouveau département aura pour objet l\u2019enseignement et la recherche en psychiatrie.Le bureau de direction sera constitué comme suit: le docteur Lucien Larue, président, surintendant de l'hôpital St-Michel-Archange; les docteurs Gustave Desroches, Jean-Charles Miller et Sylvio Caron, également médecins à l\u2019hôpital St- Michel-Archange, et le docteur Charles-Auguste Gauthier, de l\u2019Enfant-Jésus.Ces cinq médecins psychiatres détiennent tous un certificat en psychiatrie du collège royal des chirurgiens et trois d\u2019entre eux sont membres de cette institution: les docteurs Larue, Desrochers et Caron.+ + DE GASTRO-ENTÉROLOGIE DE MONTRÉAL Lors de la dernière séance de la Société de Gastro- entérologie de Montréal, tenue au Cercle Universitaire, vendredi le 17 décembre 1948.l\u2019on procéda à l\u2019élection des membres de l\u2019Exécutif pour 1949, avec les résultats suivants: président: docteur René Rolland ; ler vice-président: docteur Yves Chaput; 2ième vice-président: docteur Paul Letondal; secrétaire: SOCIÉTÉ 236 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 docteur Jean-Louis Léger; trésorier: docteur Roland Gareau; conseillers: docteurs Antonio Cantero, Roger R.Dufresne et Albert Jutras (anciens présidents) .+ + ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE Le 20 janvier 1949, la Société de Chirurgie de Montréal tint son assemblée générale annuelle, à l\u2019issue d\u2019un dîner tenu au Cercle Universitaire.Le secrétaire des séances, le docteur Christophe Bisson, y présenta son rapport; le docteur J-E.Cabana donna lecture du rapport financier; le secrétaire général.le docteur Paul-Maurice Ricard.fit l\u2019éloge d\u2019un collègue disparu durant l\u2019année, le docteur Antonio Bellerose.Il y eut ensuite une courte allocution du président sortant de charge.le docteur Edouard Desjardins, et le discours du nouveau président, le docteur Paul Bourgeois, chef du service d\u2019urologie à l'hôpital Notre-Dame.0 ++ LE DOCTEUR EUGÈNE GARCEAU À L'HONNEUR Le docteur Eugène Garceau.chef du Service des maladies de la peau à l\u2019hôpital Sa\u2018nt-Luc.n été nommé membre de l\u2019« American Academy of Dermatolo- ov and Svphilology », & Chicago, en décembre dernier.ÉLECTIONS À L'INSTITUT DE FRANCE Le bureau pour 1949 est ainsi composé: président: M.Charles Jacob (Académie des Sciences) ; vice- présidents: M.Henri Mondor (Académie Française) .M.Jacques Zeicler (Inscriptions et Belles-Lettres), M.Louis Lejeune (Beaux-Arts), M.Albert Rivard (Sciences Morales et Politiques) ; secrétaire: M.Robert Courrier (Académie des Sciences) .2e ++ MON AVENIR Les monographies professionnelles que l\u2019Ecole de Pédagogie et d\u2019Orientation publie, sous le titre Mon avenir, contiennent une documentation précise, complète et récente sur les principaux métiers et professions de notre milieu.Préparées par des spécialistes en chacune des occupations traitées, elles disent aux jeunes qui songent à s'orienter les exigences et les possibilités des carrières qui les intéressent.Elles leur en indiquent aussi les avantages et les inconvénients: elles soulignent la nature du travail qu'on y accomplit et les conditions dans lesquelles il faut l\u2019exercer.En un mot, elles apportent aux jeunes de tous les milieux et à ceux qui les dirigent les renseignements indispensables au choix judicieux d\u2019une carrière.Et, à ce titre, elles comblent une lacune grave dans Porientation de nos jeunes.Commencée en septembre dernier, cette série de monographies professionnelles contient déjà six études sérieuses sur les carrières suivantes: l\u2019art commercial, la vente, l\u2019avocat, le travailleur social, le bibliothécaire, le briqueteur.D\u2019autres textes semblables s\u2019ajouteront à ceux-là et analyseront à tour de rôle les carrières les plus importantes pour les jeunes de toutes conditions.ee ++ RÉUNION SCIENTIFIQUE DE LA SOCIÉTÉ MEDICALE D'AIX-LES-BAINS La 17ème Conférence de la Société Médicale d\u2019Aix-les-Bains aura lieu le 29 mai 1949.Elle sera consacrée à l\u2019étude des spondylarthrites ankylosantes.Rapporteur: docteur J.Forestier.Pour tous renseignements, s\u2019adresser au docteur G.du Lac, secrétaire général de la Société Médicale, rue de Liège, à Aix-les-Bains.ob ++ XXVIe CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE Mon cher confrère, Veuillez trouver ci-inclus une circulaire de notre Association des Médecins de Langue Française destinée à tous les médecins de langue française du Canada et d\u2019une façon générale des deux Améri- ques.Le professeur Cade et moi-même vous serions très reconnaissants de lui donner le plus de diffusion possible.Nous vous serions également reconnaissants de bien vouloir informer le bureau et les membres du 19e Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française à Ottawa-Hull de notre très grand regret de ne pouvoir assister à votre Congrès.Nous espérons vivement que l\u2019un de nous pourra assister au 20e Congrès de votre Association et établir ainsi une liaison directe entre nos deux grandes associations.Veuillez donner aux confrères canadiens notre très cordial salut.Veuillez leur dire qu\u2019un Comité Médical France-Canada a été constitué récemment à Paris (président: professeur Justin Bezançon) et qu\u2019ils seront sûrs de trouver en France l\u2019accueil le plus chaud.Je vous prie'aussi de leur confirmer que le pro- # VON gg ee ~~ Li or Los A! + Ais Fg RATED Po EEX Adll 1) LU Lid sl sees 2 SCN re pure be 0-SOL he k.FERRO-CAC A.F.D.= peser nl Rp x *hematopoiesis CHIMIOTHERAPIE CACODYLIQUE INTENSIVE Anémies Formule Convalescences Fer colloidal sssessessssscessesn 0.01 gm Surmenage Cacodylate de sodium.0.30 gm Troubles de la croissance Sulfate de strychnine .0.001 gm.et de la puberté.(Boites de 12 amps.5 cc.) Agents pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG Cie, Limitée \u2014 Montréal 238 chain Congrès Français de Médecine aura lieu à Genève au mois d\u2019octobre 1949, sous la présidence du professeur Roch, de la Faculté de Médecine de cette même ville.Veuillez croire, mon cher haute considération.confrère, à ma très P.DELORI, Vice-président du C.Médical France-Canadi: L\u2019Association des Médecins de Langue Française à repris en 1947 son activité interrompue depuis le Congrès tenu à Marseille en novembre 1938.Sa dernière manifestation a eu lieu à Paris (XXVIe Congrès en octobre 1947), ainsi que vous en avez été informé.Le prochain congrès aura lieu à Genève en automne 1949 sous la présidence du professeur Roch.Si vous êtes déjà membre de l\u2019Association, vous voudrez bien sans doute continuer à verser votre cotisation annuelle de cent francs chez M.Georges Masson, éditeur, 120, boulevard 'St-Germain, à Paris (C.C.P.Paris 599).Mais si vous ne l\u2019êtes pas encore, nous serons heureux de vous compter parmi les nouveaux adhérents.L\u2019Association organise un Congrès tous les deux ans.La qualité de membre donne droit à y assister et comporte en outre la remise du volume des rapports et des compte rendus, même pour ceux qui n\u2019ont pu participer au Congrès, avec une réduction de 20% sur son prix.Nous vous serions reconnaissants de transmettre ces indications à ceux de vos collègues et élèves qui vous paraîtraient susceptibles d\u2019adhérer à notre Association.Veuillez agréer, mon cher confrère, l\u2019assurance de nos sentiments distingués.+e 9 OCTROI FEDERAL AU SANATORIUM SAINT-JOSEPH L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale, annonce que le Gouvernement fédéral consent à verser plus de $50,000, montant qui sera pris à même les nouvelles subventions fédérales d\u2019hygiène, pour outiller les laboratoires de recherche sur les affections respiratoires, au nouveau Sanatorium Saint-Joseph, de Montréal.Ce projet, présenté par le ministère québécois de la Santé, contribuera à lutter contre la tuberculose dans la province de Québec, déclare M.Martin.L\u2019hon.Dr J-H.-A.Paquette, ministre de la Santé de cette province, a déjà été informé de l\u2019assentiment du Gouvernement fédéral au projet.Ces laboratoires contribueront grandement au diagnostic et au traitement, non seulement de Ia tuberculose, mais aussi d\u2019autres affections respiratoires, comme les infections des bronches, les sbcès du poumon.la silicose, le cancer du poumon, et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurtETIN AMLFC.\u2014 Montréal, février 1949 lamiantose.L\u2019attention que l\u2019on portera aux affce- tions respiratoires professionnelles bénéficiera Spécialement aux personnes qui travaillent dans les grandes entreprises industrielles du Québec.Le coût de ce projet sera imputé sur le montant de $1,069,564.alloué cette année à la province de Québec, en vertu du programme national de lutte antituberculeuse approuvé par le Gouvernement fédéral.Un total de 3 millions de dollars est affecté, cette année, à la lutte antituberculeuse dans toutes les provinces, mais ce montant sera porté, avec le temps, à 4 millions.L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que le Gouvernement fédéral a approuvé un projet destiné a utiliser une partie des subventions fédérales d\u2019hygiéne pour l\u2019extension et l\u2019amélioration des services médicaux dans les écoles protestantes du Québec, projet qui a été soumis par le ministre de la Santé de cette province.I\u2019hon.J.-H.-A.Paquette, ministre de la Santé de la province de Québec, a été avisé de l\u2019assentiment du Gouvernement fédéral.Le nouveau service que l\u2019on projette suppléera à ce qui se fait, en partie, actuellement, par l\u2019entremise des unités sanitaires, et comprendra.pour débuter, un médecin, un dentiste et deux infirmières.Un montant a été affecté à l\u2019achat d\u2019un outillage mobile pour le service dentaire, et une infirmière : déjà été mise au service de la Commission scolaire centrale des comtés de Richmond, de Drummond et d\u2019Arthabaska.En fin de compte, le service sera mis à la disposition de plus de 24,000 élèves et d\u2019un millier de professeurs en dehors de Montréal, et assurera aux écoles protestantes du Québec des services sanitaires équivalents à ceux dont jouissent déjà les écoles catholiques de cette province.CENTRE D'INSCRIPTION CANADIEN DES TUMEURS L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce l\u2019établissement, au Laboratoire fédéral d\u2019hygiène d\u2019Ottawa, d\u2019un centre d\u2019inscription des tumeurs, établissement qui participera au programme général de l\u2019Institut national du cancer du Canada.Le Gouvernement, qui offre des facilités scientifiques pour la lutte anticancéreuse, a approuvé les dépenses nécessaires à la création et au fonctionnement de ce centre d\u2019inscription.On est en train de choisir le personnel; le matériel et les accessoires requis sont commandés.L'Institut national du cancer du Canada a nommé le Dr Desmond Magner, professeur de pathologie à l\u2019Université d\u2019Ottawa, registraire du nouvel établissement, et le ministre de la Santé nationale offre L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 XLIV FORMULE: Chaque tablette contient: Veratrum Viride (titré biologiquement) 3 Unités Craw, Nitrite de Soude, 1 gr., Phénobarbital, 4 gr.ACTION: II est aujourd'hui prouvé que le Veratrum Viride administré oralement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.Le Veratrum Viride produit un effet plus constant et de plus longue durée.(Dr, Edouard D.Freis, Medical Clinic of North America, Boston, numéro septembre 1948).La vaso-dilatation neurogénique, observée en premier lieu par Wilson & Smith, relativement à l'action du Veratrum Viride, est d'un avantage considérable dans le traitement de l'hypertension.POSOLOCIE: Administrer une tablette 2 heures après chaque repas durant la première semaine.Augmenter ou diminuer la dose selon la réaction du patient, Documentation et échantillons envoyés aux médecins sur demande.Fabriqué par IRWIN NEISLER & CO, Decatur, Ill, U.S.A, Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.Dans les indigestions et la constipation d'origine biliaire.Les tablettes \u2018\u201cCHOBILE\u2019 régularisent la physiologie des voies biliaires en soulageant la stase biliaire; rétablissent la physiologie de l'intestin en soulageant la constipation chronique; procurent une thérapeutique de remplacement qui maintient une concentration normale en sels biliaires; régularisent la digestion et l'absorption des graisses.Fabriqué par IRWIN NEISLER & CO., Decatur, Ill., U.S.A.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, 2027, Avenue du College McGill, Montréal, P.Q. CE = asie Ww Sed RE CRE a Rai 240 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutErIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949- les services de deux fonctionnaires de la Santé, lL docteur H.A.Ansley, directeur adjoint des services d'hygiène, et M.James Gibbard, BS.A., M.Sc; chef du Laboratoire d\u2019hygiéne, qui s\u2019associefont au Dr Magner pour administrer le centre d\u2019inseription.En plus des autres initiatives qui seront prises dans ce domaine, le centre d\u2019inscription aidera les pathologistes à classifier les divers cancers et autres tumeurs; il recueillera les dossiers de cas individuels et d\u2019autres données connexes, pour études futures.Un groupe des meilleurs consultants de tout lo Canada agira comme aviseur technique jour la classification des tumeurs.Cette nouvelle offensive dans la guerre contre le cancer, l\u2019une des plus graves menaces à la santé en notre pays, sera de nature, espère-t-on, à réconforter médecins, hygiénistes et chercheurs, en quelque endroit qu\u2019ils se trouvent.La création du centre d\u2019inscription des tumeurs est la suite de l\u2019offensive générale lancée il y a près de deux ans, quand l\u2019hon.Paul Martin convoqua une conférence de l\u2019élite des savants, des médecins et des profanes dans le but d\u2019étudier le problème du cancer.De cette réunion est né l\u2019Institut national du cancer du Canada, qui devait poursuivre des enquêtes et mobiliser la science contre toutes les espèces de tumeurs, en coopération avec la Société + canadienne du cancer, orgänisré& qui avait déjà - entrepris, en ce domaine, une intense campagne d\u2019éducation.M.Martin avait alors obtenu que les fidéicommissaires de la Caisse ant:cancéreuse du Jubilé d\u2019argent du roi George V transfèrent un montant de $450,000.afin d\u2019aider au travail du nouvel Institut.Depuis, l\u2019Institut et la Société canadienne du cancer forment un seul organisme, dont le Dr O.H.Warwick est le directeur.Le Programme national d'hygiène, inauguré par le Gouvernement fédéral l\u2019an dernier, a donné une remarquable impulsion à la lutte anticancéreuse au Canada.Ce programme prévoit une subvention annuelle de $3,500,000 aux provinces, ce qui est une importante amélioration sur le programme fédéral d\u2019hygiéne qui avait été d\u2019abord proposé en 1945.C\u2019est le comité technique consultatif des services de laboratoire d'hygiène publique qui a recommandé, il y a quelque temps, la création d\u2019un centre d\u2019inscription, du genre de celui que l\u2019on est en train d\u2019installer.Ce comité, devant le manque, au Canada, des facilités requises pour recueillir et ordonner les données pathologiques sur les tumeurs malignes.avait manifesté de l\u2019inquiétude.Le Dr Desmond Magner, DSe., qui a été nommé registraire, est né en Irlande, mais il est arrivé au Canada en 1921, a fait ses études au « Upper Canada College » et à l\u2019Université de Toronto, où il a été reçu médecin en 1936.Après son internat, il est entré à l\u2019Institut Banting de Toronto.En septembre 1939, 11 s\u2019ést - \u2018enrôlé dans le Corps médical de l\u2019armée royale canadienne.Il alla outre-mer en 1940 et fut pathologiste aux, \u2018hépitaux de base en Angleterre, en Afrique du Nord et en Italie.Après\u2019 sa démobilisation, le Dr Magner a été, en 1946 et en 1947, directeur des laboratoires des hôpitaux de la ville de Regina et de la Clinique du cancer de la Saskatchewan.Nommé professeur de pathologie à l\u2019Université d\u2019Ottawa en octobre 1947, il est, depuis ce temps, domicilié dans la capitale.194 CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES PENDANT OCTOBRE Une maladie prise à ses débuts se guérit plus facilement.Un relevé préliminaire de la division des Unités sanitaires constate que, durant le mois d\u2019octobre, il Vv a eu 194 cliniques antituberculeuses dans les régions desservies par les bureaux provinciaux de santé.Les cliniciens ont examiné 7,326 personnes, fait 1,387 visites à domicile et procédé à 5,231 épreuves à ln tuberculine.C\u2019est dire que le ministère de la Santé que dirige l\u2019hon.J-H.-A.Paquette, poursnit une lutte intensive contre la peste blanche.On ne saurait trop insister auprès du public pour assurer un dépistage; effigage des malades- Il faut dépister k tuberculose dès les débuts afin de la guérir plus facilement.Que chacun collabore avec les hygiénistes et les praticiens, et le problème de la tuberculose évoluera rapidement vers une solution satisfaisante.NE VOUS LASSEZ PAS DE SURVEILLER LA SANTÉ DE VOS ENFANTS Prévenez les maladies contagieuses.Toute maladie infectieuse entraîne avec elle un cortège de complications à longue échéance «qu'il faut craindre et pour soi et pour les autres, surtont pour les enfants.Les Unités sanitaires du ministère de la Santé que dirige l\u2019hon.J.-H-A.Paquette.exercent une surveillance attentive sur la santé de la population et mettent à la disposition du publie des hygiénistes diplômés qui se font un devoir de répondre à toutes les demandes.C\u2019est ainsi qu\u2019en octobre dernier, d\u2019après un relevé tout récent, on a dépisté 1.234 cas infectieux.Le nombre des contacts et cas suspects examinés a atteint durant cette période 11,418 et celui des cas déclarés 627.Une bonne santé ne suffit pas à vaincre les germes de maladie.C\u2019est pourquoi il faut protéger les petits.L\u2019immunisation antidiphtérique et anticoquelucheuse complétée a été donnée à 5,573 enfants en octobre.Plus de trois mille ont reçu la vaccination antivariolique.Ce sont autant de petits à qui on a épargné ces terribles maux.lh. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 XLV Hl C.T.No.260 ESS ge NS : SN \\ 3 C.T.No.260 CODOPHEN Egalement fourni mm Each tablet contains: EBS.Ebsal, B.B.S.(Ace tylsalicylic Acid) grs HI J LT Phenacetine Caffeine Citrate 2 grs.(RE du Codeine Phosphate Y gr Ya gr contenant pe X Ht Codéine Dose: One to three tablets as required | D \"ne 0 ) [3 LA : Gu IR RE : ° T E SE oran tré PO TE OA di EX DAT THE © 3 SHuTTLEWORTH CHEMICAL CO., LTD.TORONTO, CANADA 242 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTin A.M.LEF.C.\u2014 Montréal, février 1949 UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de Médecine CONCOURS D'AGRÉGATION Le Conseil de la Faculté de Médecine de 1'Université de Montréal, conformément à une décision prise à sa séance du 19 janvier 1949, ouvre un concours d\u201dagrégation pour le poste d\u2019agrégé suivant: MÉDECINE GÉNÉRALE, comprenant: la pathologie médicale, la pathologie générale, la clinique médicale, la matière médicale et la pharmacologie.Ceux qui désirent poser leur candidature sont tenus de le faire par écrit avant le ler mars 1949.Le règlement exige de chaque candidat qu\u2019il ait fait un stage d\u2019au moins trois ans comme assistant à l\u2019une des chaires d\u2019enseignement de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Dans certdines conditions, la durée du stuge peut être abrégée.Tout candidat doit produire, en même temps que sa demande écrite, une attestation du ou des professeurs auprès desquels il a travaillé.La demande doit aussi faire mention des titres du candidat et des travaux scientifiques qu\u2019il a publiés.Elle doit être adressée au Directeur des études avant l\u2019expiration du délai indiqué plus haut (ler mars 1949).Les candidats pourront obtenir une copie des règlements concernant le concours d\u2019agrégation en s\u2019adressant au Secrétariat de la Faculté de Médecine.Edmond DUBE, M.D.Doven de la Faculté de Médecine.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de Médecine AVIS DE NOMINATION DE TITULAIRES Le Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, conformément à une décision prise à sa séance du 19 janvier 1949, déclare ouvertes, pour la nomination d'un titulaire, les chaires suivantes: 19 ANATOMIE NORMALE.20 BACTÉRIOLOGIE.3° PHTISIOLOGIE.40 T'ROLOGIE.Ceux qui désirent poser leur candidature à ces postes de titulaires sont tenus de le faire par écrit avant le ler mars 1949.Les règlements qui indiquent les conditions de nomination à ces postes seront fournis par le chef du secrétariat de la Faculté de Médecine.La demande des candidats doit être adressée à Monsieur le Doyen avant l'expiration du délai indiqué plus haut (ler mars 1949).Edmond DUBE, M.D.Doyen de la Faculté de Médecine.POPULATION TOTALE, MÉDECINS, MÉDECINS PAR 100,000 DE POPULATION, POPULATION PAR MÉDECIN DANS UN GROUPE DE PAYS IMPORTANTS Pays Population Etats-Unis 141,228 673 Grande-Bretagne 48,788,000 Islande 132,000 Danemark 4,004,725 Canada 11,489,713 Nouvelle-Zélande 1,750,000 Australie 7.500,000 Suisse 4,000,000 Suède 6,7000,000 Espagne 27,000.000 Norvège 3,126,000 Hollande 9,000.000 Luxembourg 281,572 Tchécoslovaquie 12,000,000 France 40.000,000 Eire 3.000,000 Bulgarie 7.022.206 Finlande 3,865.000 Union Sud-Africaine 11,391,940 Egypte 17,000,000 Palestine (Arabe) 1,300,000 Chine 450.000.000 Palestine (Juive) 625.000 Médecins par Population 100,000 de par Médecins population médecin 197,605 140 710 55.771 114 870 149 113 890 4,250 105 950 11,901 104 970 1.800 103 970 7.137 95 1,100 3.806 95 1,100 6.360 95 1.100 25.142 93 1,100 2,900 93 1,100 8.000 89 1,100 234 83 1.200 9,300 78 1.300 30.000 75 1.300 2.000 67 1,500 4.563 65 1.500 1.737 45 2.200 4.800 42 2.400 4.000 24 4.200 201 22 4,500 20.000 4 25,000 2.386 382 260 (JAMA) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 XLVI Nouveau Traitement Scientifique pour les ULCERES GASTRIQUES et DUODENAUX ROBUDEN VOIE BUCCALE et INJECTABLE Société suisse de gastro-entérologie j Dragées à base d\u2019EXTRAITS Genève 22-23 juin 1946 Ampoules injectables à base \u2018(Voir Médecine et Hygiène, no 78) ye , | d\u2019ESTOMAC et d'INTESTIN we d'EXTRAITS d'ESTOMAC | î oo et d\u2019INTESTIN GRÊLE, GRELE, préparés de diverses Suite des résumés des communications Ly .préparés de diverses méthodes il méthodes P.-d.Dr H.Kapp (Bâle) 1.Le traitement de Pulcére gastrique et duodénal par le Robuden L'accroissement ces dernières années des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L'étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.Rapport sur le traitement avec le Robuden.Sur 30 cas d\u2019ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d\u2019ulcères duodénaux, la niche après le traitement avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire cing sixiémes des cas et succés durable deux tiers des cas.re On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux du traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BÂLE, SUISSE Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL - MONTRÉAL AE ER REVUE DES LIVRES Les cahiers de l'Hôtel-Dieu de Quebec.Cliniques Médico-Hospitalières.Deuxième année.\u2014 Québec, 1947.L\u2019année dernière, nous signalions élogieusement la première livraison des Cahiers de : l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.La publication de cette année offre la même présentation exté- - rieure, la même division des matières compo- * sant des sujets de médecine, de chirurgie, de spécialités, une chronique hospitalière qui contient les comptes rendus des séances scientifiques du bureau médical, la distribution du personnel médical, les titres et honneurs obtenus par les médecins et chirurgiens de la Maison, le travail des laboratoires durant l\u2019année, enfin une édifiante relation sur Marie- Catherine de Saint-Augustin, hospitalière missionnaire venue au Canada en 1648.Tout cela constitue une brochure imposante par la forme, le volume et le caractère.La partie médico-chirurgicale des Cahiers \u2018de 1947 offre, si possible, encore plus d\u2019intérêt et de valeur scientifique que ceux de la li- ; vraison de 1946; elle est d'ordre supérieur.On doit signaler que certains de ces tra- \u2018vaux ont été publiés dans «La Semaine des \u2018Hôpitaux de Paris » et que d'autres sont illustrés par une iconographie excellente et d\u2019une : démonstration très instructive.Nous félicitons nos collègues de l\u2019Hôtel- \u2018Dieu de Québec de leur enthousiasme et de : leur travail progressif.Nous félicitons aussi les révérendes Sœurs Augustines qui savent maintenir la tradition et désirent conserver, accroître même, le pré- | cieux patrimoine maintenant riche de trois * siècles de persévérance, de tâches ininterrom- ; pues et d\u2019espérance inaliénable.(Vest dans de tels sanctuaires de là foi, de l\u2019ethnie et du génie français que se trace la i ' [ | voie de notre destinée au Canada.\u2018Roma AMYOT.#.2e ++ L'Annuaire médical pratique (26e année).\u2014 Editions R.Lépine, Paris, 1948.Cette très utile.publication suspendue, et pour cause, durant la dernière guerre, fut reprise en 1946, ne parut pas en 1947 et sa 26ème édition, celle de 1948, vient de nous parvenir.Elle était très répandue parmi nous avant la guerre de par l\u2019abondance de renseignements pratiques qu\u2019elle contenait.L\u2019Anné Médicale Pratique est définitivement revenue à sa valeur et à son volume d\u2019avant guerre et elle offre la même richesse d\u2019informations.Le médecin praticien peut tirer d\u2019un tel volume et très rapidement tout ce qui a été publié d\u2019important dans la littérature médicale de l\u2019année et ses coordinateurs se sont efforcés de ne présenter de cette masse de travaux publiés que ce qui est objectif, utile et susceptible d\u2019application dans l\u2019exercice de la médecine et de la clinique.Nous ne faisons aucune comparaison entre l\u2019« Année Médicale Pratique » et les « Year Book » américains, cependant nous pouvons dire que la publication française s\u2019efforce davantage à intéresser le praticien et à l\u2019aider en lui exposant le résumé de sujets dont il aura à résoudre quotidiennement le problème.Aussi, recommandons-nous la lecture de cette publication.Roma AMYOT.M.S.VAGLIANO, professeur agrégé des F'a- cultés de Médecine de Paris et d'Athènes.__ La Gelure.Préface du Professeur Léon Binet.\u2014 Un volume de 256 pages.\u2014 Masson et Cie., édit.Paris, 1948.Au cours du dernier conflit, l\u2019auteur fut affecté à l\u2019hôpital de la Croix-Rouge hellénique d\u2019Agrinion et, à ce titre, eut à traiter et à surveiller 28,000 gelés parmi les combattants | \u2014 cnrs 0 05 .- TIPO \u201cDna rs tra + | DISPONIBLES! A 3 | PASTILLES POUR LA GORGE hl ES LE TEI Le principal constituant des pastilles TYROZETS est la tyrothricine, puissant extrait antibactérien du bacille | de Dubos, considéré comme l'antibiotique local par p excellence.C'est la présence de cet ingrédient qui | confère à cette nouvelle et remarquable préparation de Sharp & Dohme sa grande efficacité dans la prophylaxie et le traitement des infections bucco- pharyngiennes dues à des bactéries Gram-positives, ainsi que comme moyen adjuvant post-opératoire dans les interventions du pharynx.En application locale, la tyrothricine est douée d'une action pénétrante et est dépourvue de toxicité.Elle est très efficace contre les organismes \u201c\u201cCoryne- bacterium\u201d Gram-positif, et notamment le bacille de la diphtérie, le pneumocoque, le streptocoque et le staphylocoque qui sont si fréquemment la cause d'infections bucco-pharyngiennes.Une pastille TyROzeTts contient 1 mg.de ty- rothricine et 5 mg.de benzocaine analgésique et calmante.(FTA.FTIR: associées pastille antibiotique pour la gorge! (ESI Les pastilles TYROZETS apportent un prompt soulagement à la douleur et aux malaises dus à l'irritation et à l'infection de la gorge en détruisant rapidement les germes pathogènes Gram-positifs.Ces nouvelles pas- tiles de Sharp & Dohme sont atoxiques.Elles sont délicatement aromatisées.Leurs principales indications sont les infections de la bouche et de la gorge attribuables aux organismes Gram-positifs, les maux de gorge en général et particulièrement après interventions chirurgicales portant sur les amygdales ou le pharynx.Ces pastilles sont encore utiles durant la saison des rhumes pour assurer une protection locale de la gorge.Les pastilles pour la gorge TYROZETS sont présentées en tubes de 12, à l'abri de l'humidité grâce à leur bouchon en plastique.Sharp & Dohme (Canada), Ltd., Toronto 5, Ontario.TYROZETS 246 grees.C'est une expérience extraordinaire et, au cours de ce volume, il nous expose ses vues sur la gelure, maladie connue, mais peu étudiée.La gelure est divisée en deux périodes.Les manifestations cliniques varient suivant la façon dont le froid agit sur les tissus et l\u2019auteur décrit séparément chacun des signes cliniques: la coloration de la peau, l\u2019ædème qui est un élément constant, les phlyctènes, les modifications des ongles et de la température, la douleur et l\u2019état général du gelé.L\u2019auteur décrit les trois formes de la gelure; forme légère, forme grave et forme très grave.L\u2019infection est étudiée avec minutie.Au cours de la première période de la gelvre, le traitement doit viser: 1) à la prophy axie et à la limitation rationnelle de la nécrose ; 2) à la prophylaxie et au traitement de l'infection locale et générale; 3) à la prophylaxie des complications articulaires; 4) aux corrections chirurgicales qui s\u2019imposent; 5) aux traitements symptomatiques.Il faut lutter contre les lésions cellulaires des nerfs, surtout les vasomoteurs, par les infiltrations du sympathique et par les sympathectomies.Les gelures sont accompagnées d\u2019une desquamation, à certains endroits, de l\u2019endothélium vasculaire souvent avec thrombose.Associées aux troubles vasomoteurs, ces lésions causent une obstruction partielle ou totale des vaisseaux avec stase, œdème et ischémie portant sur les artères et es veines.Le traitement de ces lésions est encore bien pauvre.L'auteur note les bons résultats qu\u2019il a obtenus avec le citrate de soude.Pour lutter contre l\u2019infection locale et générale, 11 a employé le stock-vaccin anti-coliba- cillaire et 1l nous dit qu\u2019avec la vaccinothérapie 1l n\u2019a plus eu à constater de ces infections.La mobilisation passive et active précoces prévient toute lésion articulaire grave et évite l\u2019ankylose.La seconde phase de la maladie qui débute trois mois après la gelure est étudiée ici pour la première fois et avec de multiples détails sur les symptômes, les formes cliniques et le traitement.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A.M.L.F.C.\u2014\u2014 Montréal, février 1949 Le volume se termine par une étude de la physiologie et de l\u2019anatomie pathologique de la gelure.L'auteur y étudie la thermogénèse, la régulation thermique, les conditions de l\u2019apparition de la cryoplexie et les effets du froid sur les cellules, les tissus, les vaisseaux et les nerfs.Tous les médecins intéressés à la gelure ct à ses conséquences liront avec grand intérêt cet admirable volume de Vagliona, illustré de plusieurs figures, quelques-unes en couleur.Paul SAVY, professeur de Clinique médicale & l'Université de Lyon.\u2014 Traité de thérapeutique clinique.5e édition, entièrement remaniée et mise à jour.Trois volumes formant au total 3,696 pages.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1948.La cinquième édition de cet important ouvrage a été profondément remaniée, pour tenir compte des importants progrès survenus pendant les cinq dernières années en thérapeutique.La plupart des chapitres ont été modifiés et complétés.De nouveaux chapitres ont été ajoutés.Telle qu\u2019elle se présente, cette cinquième édition, qui voit le jour cinq ans après la dernière, alors que les précédentes s\u2019étaient succédé à un intervalle de deux années, apparaît profondément modifiée: addition de près de 500 pages, après suppression de 200 pages.D'autre part, une place à leur mesure a été donnée à certains problèmes qui n\u2019avaient pu être traités précédemment avec l\u2019ampleur désirable.Les remaniements portent sur tous les articles du Traité.Quinze chapitres nouveaux ont été ajoutés: Insuffisance hépatique.\u2014 Dystonies biliaires.\u2014 Sténoses bronchiques.\u2014 Dyspnée laryngée.\u2014 Kystes aériens.\u2014 Adénites tuberculeuses.\u2014 Etats hypogly- cémiques.\u2014 Ménopause.\u2014 Impuissance virilee \u2014 Cancer de la prostate.\u2014 Maladie du col vésical.\u2014 Pénicilline.\u2014 Streptomycine et autres antibiotiques.\u2014 Benzolisme.\u2014 Saturnisme chronique. XLVIH L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 19:9 DN aR se & = TR w ë = £ 4 = ES ie oi % Si 5 A a = , VAS > 5 3 os LE x ; S # iS # $ = i 2 ps PS ; = se + = = s = ES a Si $ 3% & = £3 7 # # i i i 5 & 3 5 Lg É c> ox 7 = a & = 3 Se i = i 2 a se A 5 cn > $.i Fat = # SF = a 2 $ = = SE 2e ad 2 Re , 5.3 a 7 = i ZE a Gr x \u20ac % a.oF SE, 3 5 3 = rE ot VE > % or?2 as Pog pe 55 « s Ÿ 2 Fi » Lu GE fa i & a 25 = = 3 i fa a sg PR i % 7 Er 2s 4 x NTI RETIQUE S Æ 3 5 Zz INDICATI ni FE 7 shmprm empio 7.gup soulager ies 2 2 7% rhumes 7 symptomes accompagnan de coryza, la qnp E onchite hme de in asthme ig 2 men ete i: et jes gies 2 5 SA i D POS i = 7 7 7 dine a UE e acéthylsal ynqu 7 77 # i HE À 7 hlorhydrate aminoxide-atrop In 2 # # AE 2 2% 5 Ce 7 ok a Le % 7 4 Tray \u20ac PE H 52 2 Ti ETE SU DEMAN A \u201c%, A GR 2 x % a : 4G GE es # te 2 Br 7 5 = 7; 2) G 2 # ps i, + %, 7, / ig 5 7: 4 # %; 7 A ME x 3 4 A 35 027 2 A AVENUE DU CO L EGE McGI A ; 7 2 = + En 5 2 > a Si 2 É rn au aia ib x Pe id ps i ii Gilead Pa =, dR 248 Les articles suivants ont été complètement modifiés: Maladies de l\u2019æœsophage.\u2014 Ulcère de l\u2019estomac.\u2014 Diarrhées chroniques.\u2014 Cancer du rectum.\u2014 Ictères.\u2014 Lithiase du cholédoque.\u2014 Insuffisance card'aque.\u2014 Angine de poitrine.\u2014 Artérites et phlébites.\u2014 Endocardite infectieuse.\u2014 Néphrites.\u2014 Tuberculose rénale.\u2014 Phlegmon périnéphrétique.\u2014 Hypertrophie prostatique.\u2014 Hémoptysies.\u2014 Pneumonie.\u2014 Abcès du poumon.\u2014 Cancer du poumon.\u2014 Kystes du poumon.\u2014 Silicose.\u2014 Emphysème.\u2014 Bronchectasie.-\u2014 Bronchites.\u2014 Pleurésies purulentes.\u2014 Tumeurs du médiastin.\u2014 Maladies mentales.\u2014 Epilep- sie.\u2014 Abcès du cerveau.\u2014 Tumeurs de la moelle.\u2014 Sciatique.\u2014 Névralgie du trijumeau.\u2014 Plaies des nerfs des membres.\u2014 Méningites purulentes.\u2014 Leucémie aiguë.\u2014 Agranulocytose.\u2014 Purpuras.\u2014 Hémorragies.\u2014 Maladie de Basedow.\u2014 Maladie d\u2019Addison.\u2014 Asthme.\u2014 Prurit.\u2014 Rhumatisme chronique.\u2014 Obésité.\u2014 Ostéopathies de carence.\u2014 Avitaminoses.\u2014 Septicémies.\u2014 Blennorragie.\u2014 Furonculose.\u2014 Barbiturisme aigu.Au total et à la lettre, véritable somme des connaissances médicales actuelles, cliniques et thérapeutiques: somme non point touffue et aride, mais dont la lecture est sans cesse rendue attrayante par une grande clarté d\u2019exposition.Un addendum a permis de tenir l\u2019ouvrage, jusqu\u2019au dernier moment, au courant des plus récentes acquisitions.H.WAREMBOURG, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Lille, et P.GRAUX, médecin des Hôpitaux de Lille \u2014 Pathologie des zones pulmonaires.Préface du professeur Jean Minet.Un volume de 142 pages, avec 54 figures et 16 planches hors texte.Masson et Cie, édit.Paris, 1948.La notion des zones pulmonaires est aujour- d\u2019hui devenue capitale et on ne peut plus se passer d\u2019elle dans l'interprétation anatomo-cli- nique des localisations des diverses maladies qui touchent l\u2019appareil pulmonaire.Ces affections, en effet, dans leur grande majorité, affectent une topographie zonaire, depuis les affections aiguës, pneumonies, con- de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 gestions pulmonaires, abcès du poumon, infarctus, jusqu\u2019à la tuberculose chronique, en passant par l\u2019atélectasie, l\u2019emphysème, les bronchectasies, les kystes aériens, le cancer, l\u2019actinomycose, le syndrome de Loeffler, etc.Les auteurs ne se sont pas contentés de montrer par la clinique, la radiologie, la bronchoscopie, comment, le plus souvent, la topographie zonaire s\u2019impose en matière de maladies de l'appareil respiratoire.Ils ont voulu, poussant plus loin leurs recherches, vérifier, par l'anatomie d\u2019abord, par l\u2019anatomie pathologique ensuite le bien fondé de leurs conceptions, basées à la fois sur les travaux de divers auteurs et sur leurs propres dissections.Et le chapitre sur l\u2019anatomie des zones et des barrières interzonaires prend ici une toute première importance.De la lecture de cet ouvrage se dégage la conclusion que la notion de zone pulmonaire, en anatomie comme en clinique, a acquis au- jourd\u2019hui droit de cité, tant sur la table de Morgagni qu\u2019au lit du malade ou dans la chambre noire du radiologiste.Elle a pris rang, en pneumologie, au méme degré que la notion de lobe pulmonaire.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE I.Notions générales d\u2019anatomie pulmonaire.\u2014 II.Anatomie des zones et barrières interzonaires.Sémiologie clinique et radiologique des maladies zonaires.Aspect endoscopique de la distribution bronchique.Le lobe supérieur.Le lobe moyen droit et la lingula.Le lobe inférieur.Scissures pulmonaires et cloisons interzonaires.Bronches et bronchoscopie.\u2014 III.Maladies zonaires.Infections zonaires.Obstructions bronchiques à expression zonaire ou lobaire.Maladies diverses à topographie zonaire.Joseph LERICHE \u2014 Cancérologie \u2014 Etiologie \u2014 Pathogénie \u2014 Diagnostic \u2014 Traitement médical.Un volume de 1,080 pages.1,800 francs.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1948.Par son plan et l\u2019abondance des documents du laboratoire et de la clinique, par la solidité - Dr R.GRENIER Mii Mile LORRAINE VIDAL Médecin-chirurgien e M.DE BELLEFEUILLE we sdicale Garde-malad Technicienne me ; ja 2'ade diplômée En charge du laboratoire.diplômée M.A.SARRAZIN M.Luc CHOQUETTE Pharmacien-chimiste, Pharmacien-chimiste, Bachelier de l\u2019Université de Montréal, Bachelier de l\u2019Université de Montréal, Premier prix de Matière médicale et Docteur de l\u2019Université de Paris.de Travaux pratiques de chimie.Sang Unine Analyses complètes Diagnostic de la Grossesse : Recherche du facteur R-H FORMULE LEUCOCYTAIRE Urée Chlorures - sang total Polynucléaires Métamyélocytes Glycémie Chlorures - plasma neutrophyles juvéniles Sédimentation Calcium Grands mononucléaires Myélocytes Hématocrite Cholestérol total - Esters Lymphocytes Blastes Prothrombine Temps de coagulation Polynucléaires Hématies nucléées Protéines totales Temps de saignement éosinophiles Plaquettes sanguines Concentration des sulfa Rétractilité du caillot Polynucléaires basophiles Anisocytose et pénicilline Résistance globulaire Shilling: Poikilocytose Créatinine Groupe sanguin (int) Bâtonnets (Stab) Réticulocytes Acide urique Facteur Rh Sarrazin & Choquette PHARMACIENS \u2014 CHIMISTES \u2014 ANALYSTES Prises de sang faites a la pharmacie.Tous les jours de 9 heures a 5 heures.Rapports le jour méme.Nous envoyons chercher les échantillons & domicile.Bouteilles échantillons spéciales envoyées sur demande. 250 des arguments biologiques et la technique mé- dlicale antinéoplasique qui en découle, cet ouvrage marque un tournant dans le traitement des cancers, et constitue une innovation par ses qualités pratiques.A l'encontre des traités classiques, où ne sont guère développées que des conceptions théoriques, le praticien y trouvera l\u2019exposé intégral d\u2019une thérapeutique médicale anticancéreuse, ainsi que les bases sur lesquelles repose ce mode de traitement dont la valeur indiscutable est affirmée par les résultats consignés dans les nombreuses observations de malades qui ont été groupées dans la dernière partie.Cet important travail est divisé en cinq par- tics.La première est consacrée aux facteurs étiologiques des cancers.Elle comprend, entre autres, une étude approfondie des facteurs modernes de la cancérisation qui intéressera non seulement le médecin praticien, mais encore tous ceux qui consacrent leurs cfforts à la prophylaxie du fléau.La seconde partie est unc description des désordres humoraux des états précancéreux et cancéreux.L'auteur en fait un exposé minutieux ct considère que la détection de ces anomalies peut contribuer utilement au diagnostic biologique de la maladie.Le rôle des glandes endocrines ct des organes hémo-lymphopoïétiques dans la genèse et le traitement des tumeurs malignes fait l\u2019objet de la troisième partie.On y trouve un nombre considérable de données, tant expérimentales que cliniques, qui permettent de définir la part de chacun de ces organes dans les processus de défense anticancéreuse.L'auteur rapporte toutes les formules poly- organiques qu\u2019il a composées ainsi que leur posologie et leur mode d\u2019emploi.La quatrième partie a trait aux corps chimiques.La part de ces éléments dans le mécanisme de la cancérisation et dans les processus de guérison est présentée sous une forme concise, mais sans aridité.Dans la cinquième partie, les bases et l\u2019ordonnance de la thérapeutique chimio-glandu- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 laire sont exposées avec le maximum de clarté, et l\u2019on peut penser qu\u2019en se conformant aux directives de cette technique médicale anticancéreuse, le médecin praticien sera désormais en mesure de lutter avec efficacité contre de nombreux cas de cancer.Charles MATTEI, professeur de Clinique médicale à la Faculté de Médecine de Marseille, Marcel TRISTANI, chef de Clinique, André BARBE, interne des Hôpitaux.\u2014 Pénicillothérapie endobronchique précise des abcès du poumon et des lésions pulmonaires en foyer.Préface de Sir Alexander Fleming.Un volume de 180 pages, avec 322 figures.-\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1948.Porter la pénicilline dans les foyers d\u2019abcès pulmonaires exactement localisés pour substituer une action focale plus directe et massive à l\u2019action imparfaite de la pénicilline intramusculaire, tel est le but poursuivi et atteint par les Auteurs en une application originale fran- caise du précieux antibiotique de Fleming.Les zones du poumon, territoires ou segments lobaires autonomes, dont la topographie doit être familière, sont présentées dans l\u2019ouvrage par une série complète des visualisations lipiodolées de chaque zone et des aspects radiographiques des localisations d\u2019abcès dans les segments habituellement atteints.Le pédicule bronchique de chaque zone, possédant une implantation ct un trajet caractéristiques, ouvre une voie d\u2019accès précise vers les lésions ainsi situées dans un territoire zo- naire bien défini.Les aspects radiologiques de tous les itinéraires bronchiques sont clairement présentés.Leur connaissance exacte permet.sous écran et sans bronchoscope, le facile cathétérisme de la zone abcédée qu\u2019il faut atteindre elle-même pour obtenir un résultat satisfaisant.La technique de l\u2019anesthésie et du cathétérisme accompagne ces images nettes fixant avec elles une méthode thérapeutique d\u2019emploi fort simple. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 NOUS PRÉSENTONS L\u2019ÉLIXIR MYANESIN (POUR USAGE BUCCAL) Dans le traitement des AFFECTIONS SPASTIQUES et HYPERKINETIQUES La valeur du Myanesin dans le traitement des affections spastiques et hyperkinétiques a été rapportée par plusieurs groupes de chercheurs.Pour les premiers essais, on a choisi la voie intraveineuse, mais Berger et Schwarts* ont démontré, dans un rapport portant sur 59 patients sous traitement, que le Myanesin est bien absorbé après administration buccale, et produit la plupart des effets salutaires constatés après l\u2019administration intraveineuse, sans toutefois causer d\u2019eflets secondaires.Ces chercheurs en sont arrivés à la conclusion que « l\u2019avantage que l\u2019on peut retirer de l\u2019administration buccale du Myanesin dans les affections spastiques et hyperkinétiques, dépasse celui que l\u2019on obtient avec le curare, l\u2019érythroïdine, la néostigmine ou n\u2019importe quel remède connu ».Il y a fractionnement du Myanesin dans l\u2019économie, et les produits en sont excrétés par le rein.On ne devrait pas l\u2019administrer à des patients qui ont déjà souffert ou qui souffrent présentement de lésions rénales.On ne connaît pas d\u2019effets toxiques pouvant découler de l\u2019administration buccale prolongée de l\u2019Élixir Myanesin.L\u2019Élixir Myanesin est préparé spécialement pour administration buccale, et contient 1.0 gm.de Myanesin (&:8-dihydroxy-y-(2 méthylphénoxyl)- propane) dans chaque once liquide.AER Td * E> / J *J.A.M.A., 26 juin 1948, p.772.Présenté en bouteilles de 16 onces liquides.en If so THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA 252 La pénicilline ainsi mise en œuvre et une étude radiologique attentive ont permis aux Auteurs une classification, nécessaire, des suppurations endothoraciques.Cette classification, qui commande les indications thérapeutiques, fait prévoir les résultats selon le type de suppuration observé et permet à un traitement d\u2019épreuve inoffensif de distinguer rapidement, par ses vérifications lipiodolées indispensables, les cas curables par pénicilline endobron- chique des cas chirurgicaux.Une importante iconographie, des observations détaillées, montrent ce qu\u2019on peut obtenir de la méthode et comment doivent être vérifiés ses résultats.Trente-trois abcès traités ont donné trente guérisons définitives et trois échecs expliqués par les faits.Aucun incident sérieux pour trois mille instillations endobronchiques précises pratiquées sous écran et sans bronchoscope.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLenin AMLFC.\u2014 Montréal, février 1949 Quelques réflexions générales sur le mode d\u2019action probable, et complexe, de la pénicillo- thérapie endobronchique précise, terminent cet ouvrage dont la lecture apportera, à tous ceux qu\u2019intéressent la pneumologie et sa pratique, une méthode efficace: de diagnostic, de localisation et de traitement des abcès pulmonaires, ct des lésions pulmonaires en foyers.DIVISIONS DE L'OUVRAGE I.Essai de classification des suppurations pulmonaires.\u2014 II.Définition de la méthode de pénicillothé- rapie endobronchique précise.\u2014 III.Données pratiques sur la topographie \u201c zonaire » des poumons.\u2014 IV.Technique du cathétérisme endobronchique « précis».\u2014 V.Images radiologiques des cathétérismes « zonaires ».\u2014 VI.Images du résultat «précis» des cathétérismes zonaires.\u2014 VII.Résultats thérapeutiques: abcès francs, abcès parabronchectasiques, suppurations en cavités préformées, kystes hydatiques sup- purés; avenir possible du traitement des foyers bacillaires du poumon.Pyo-pneumothorax partiels.\u2014 VIIT.Réflexions sur l\u2019action thérapeutique de la péni- cillothérapie endobronchique précise.Conclusions.Les médecins sont cordialement invités à venir consulter et feuilleter les nombreux nouveaux ouvrages de médecine, qui sont envoyés chaque mois au secrétariat du Journal.On pourra prendre connaissance de ces volumes à: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 9 heures am.à 5 heures p.m.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888, afin qu'ils puissent recevoir l\u2019 « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. 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L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 CHOLÉRÉTIQUE \u2014 LAXATIF \u2014 DÉSENSIBILISANT INDICATIONS: Affections du foie et des voies biliaires.CHOLIBILE Acide Déhydrocholique .0.25 gm.Cascara Sagrada .0.05 gm.Thiamine HCI (Vit.By) .5 mgm.par dragée 2 a 4 dragées par jour.FORMULE: CHOLIBILE (Faible) Acide Déhydrocholique .0.10 gm.Cascara Sagrada .0.02 gm.Thiamine HCI (Vit.By) .2 mgm.par dragée 2 a 6 dragées par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté à la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946. LIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 Au Laboratoire de Recherches sur la Peau de Procter et Gamble: Titrage du Savon Résiduel sur la Peau pour déterminer l\u2019efficacité du rinçage d\u2019une solution de savon.[LA SCIENCE .INGREDIENT DE BASE de chaque pain de Savon Ivory pour Bébés U~ SAVON qui s\u2019emploie sur la peau sensible des bébés (des millions de fois par jour comme c\u2019est le cas pour l\u2019Ivory) mérite une attention et un contrôle scientifiques considérables.C\u2019est pourquoi Procter & Gamble fait de la science l\u2019ingrédient de base de chaque pain d\u2019Ivory.Ainsi, la recherche de l\u2019action du savon sur la peau n\u2019est qu\u2019un de plusieurs problèmes constamment à l\u2019étude dans les Laboratoires de Recherches de Procter & Gamble.Mais ce n\u2019est pas tout.Pour assurer une surveillance parfaite, les laboratoires de contrôle P & G soumettent l\u2019Ivory à 216 épreuves différentes au cours de sa fabrication.pour vérifier scientifiquement que chaque pain rencontre les normes rigoureuses établies d\u2019après les résultats des ws Le savon recommandé recherches.par des milliers de médecins pour le Oui, des savants et des techniciens experts main- soin de la peau.tiennent un contrôle constant de la pureté et de la douceur renommées de l\u2019Ivory.Mais toute leur attention ne vise qu\u2019un seul but.le soin de la peau délicate des Bébés.99 44/100 % pur Il flotte Le soin à l\u2019Ivory est le soin de la peau le plus célèbre au monde.Fabriqué au Canada ser L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buriwmin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 LV NUCLEARSITOL ROBIN GRANULÉ - COMPRIMÉS .INJECTIONS MALADIES DEGENERATIVES LYMPHATISME - SCROFULE ~ Laboratoires ROBIN, 13, rue de Poissy, PARIS AMPOULES 2 cme GRANULÉ et COMPRIMÉS .Clycérophosphate de Ca.0.125 Clycérophosphate de Soude 0.05 Glycérophosphate de Soude 0.0125 \u2026 Nucléinate de Soude .0.0125 Nucléinate de Soude .0.005 Méthylarsinate disodique .0.01 Grammes par cuillerée-dose ou comprimé.Gms.par c.c.| ou 2 inj.par 24 hres.2 à 3 cuil!.ou comprimés aux repas.Méthylarsinate discdique .0.01 ° Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, Montréal.SE.Première réalisation d'un produit détergent qui mousse - remplace le savon - et qui est acide - pH : 2.7 - intolérance aux savons et à l'eau e DERMACIDE e a été élaboré en 1932 à l'instigation et sur les, conseils du professeur Darier e DER MACIDE e réalise le traitement moderne des affections cutanées - dans la plupart des cas son action est complétée par © VITA-DERMACIDE e pâte acide-grasse-vitaminée - soluble à l\u2019eau.LABORATOIRES M.PORCHER \u2014 35, rue des Blancs Manteaux \u2014 PARIS AU CANADA : LABORATOIRES JEAN OLIVE \u2014 200, RUE VALLÉE, MONTRÉAL, P.Q. LVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AMLFLC.\u2014 Montréal, février 1949 @ Intégralement automatique et à com- © pensation autonome pour tous genres d\u2019objets.@ Nécessite très peu d\u2019espace.Se pose sur toute surface unie et se branche sur une prise de courant ordinaire.© Cet appareil \u2018à tous usages\u201d avec chambre de dimensions 8\u201dx8\u201dx16\u201d permet de stériliser les instruments, pansements, gants, solutions, antibiotiques et autres genres d\u2019objets.® L'appareil posséde un dispositif automatique éliminant le risque de brûlure, et un seul lévier commande toute l\u2019opération.DOUBLE ARMOIRE SPACIEUSE MODELE DB-16, conçue pour recevoir facilement le MODELE 8816, combinant ainsi les avan- Partout ou l\u2019on désire un stérilisateur à vapeur sous pression de petite dimension, cet appareil représente.un changement radical dans le domaine des autoclaves et répond à tous les besoins.À tous égards, il remplit les mêmes fonctions de précision et d\u2019efficacité que les \u201cAmerican\u201d Surgical Supply Sterilizers standard d\u2019usage répandu dans les hôpitaux.Diagramme de comparaison entre le modèle 8816 et le type cylindrique 8\u201dx16\u201d.Remarquez l\u2019espace pour deux tiroirs au lieu d\u2019un seul.\u201c Apporte au CABINET DU MEDECIN au LABORATOIRE, à la CLINIQUE les facilités de l\u2019hôpital _ AEP RENSEIGNEMENTS envoyés sur demande tages essentiels des deux et réalisant AMERICAN STERILIZER COMPANY un ensemble pratique pour le bureau privé.Erie, Pennsylvanie - - 5 © mm Css haie L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 LvIl INDIQUE DANS LE TRAITEMENT ET LA PROPHYLAXIE DES CAS D'ANÉMIE HYPOCHROME ET CARENTIELLE: CONVALESCENCE, ÉTATS DE DÉNUTRITION ET DÉBILITÉ GÉNÉRALE (Hématinique non-alcoolique) Chaque cuillerée à thé représente: EXTRAIT DE FOIE (l'équivalent de 8.75 Gm.de foie frais) FER (Gluconate ferreux) .45 mgm.VITAMINES \u2014 Chaque c.c.représente: Chlorhydrate de Thiamine (vit.BY ooo .125 mgm.Riboflavine (vit.B%) .075 mgm.* Pyridoxine (vit.B®) .0625 mgm.Niacinamide \u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.5625 mgm.PRESENTATION: Flacon de 240 cc.POSOLOGIE: ADULTES: Une à trois cuillerées à thé, trois fois par jour.x 5 \u2026 .(Injection non-douloureuse) Chaque cc.contient une solution stérile aqueuse de: EXTRAIT DE FOIE .900 mgm.(l'équivalent de 4 grammes de foie frais) FER (Citrate ferreux ammoniacal Vert) \u2026\u2026\u2026cecerceeces ere re OTT 30 mgm.VITAMINES: Chlorhydrate de Thiamine (vit.BY rene e een 5 mgm.Niacinamide .cccooeiivinn 25 mgm.XPyridoxine (vit.BY 0.15 mgm.Riboflavine (vit.B®) .0.15 mgm.K Choline \u2026\u2026.\u2026\u2026 vus 12 mgm.Phenol crises veriasercrrenses 0.5% Alcool benzylique .2% PRESENTATION: Fiole de 30 cc.POSOLOGIE: Par voie intramusculaire: 2 cc.par jour.BY \u2014 © \u2019 4 LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178, Jean-Talon Est, MONTREAL, P.Q.Prescrivez BISULFA \u2014 Présenté à la profession Médicale par notre laboratoire dès 1946. LVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 QUE VOUS POUVEZ i | af.3) 7 % + Ck CA = ! n 4 On LE SAVON BABY'S OWN LA POUDRE BABY'S OWN L'HUILE BABY'S OWN Nos produits, dont les formules ont été éprouvées, méritent votre confiance.C'est pourquoi nous nous permettons de vous suggérer de les recommander pour la toilette de bébé.Il est à retenir que l'huile Baby's Own est libre de tout antiseptique.Nous exerçons sans cesse, quant aux ingrédients de nos trois produits, la même surveillance minutieuse qui, depuis de nombreuses années, a établi la bonne renommée de Baby's Own.Secondés par des dermatologistes, nous suggérons l'emploi des produits Baby's Own dont la pureté et la douceur conviennent à l'épiderme même le plus sensible.SAVON + HUILE + POUDRE The J.B.WILLIAMS Co.(Canada) Ltd, La Salle, P.Q. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 LIX x * * principes fondamentaux dans le dessin du Support Spencer Chaque Support Spencer est dessiné, taillé et fait individuellement \u2014 après que la corsetière a pris une description du corps et du maintien du patient ainsi que des mesures détaillées.Chaque Spencer est fait de tissu qui ne s'étire pas et est garanti ne pas perdre sa forme.Ainsi, il conserve sa valeur comme support aussi longtemps qu'il dure.Un support qui perd sa forme perd aussi son efficacité.Un Spencer s'ajuste au corps \u2014 non pas tel qu\u2019il est mais tel qu'il doit être.La corsetière Spencer prend note de la description du corps et des mesures nécessaires pour effectuer le degré exact de maîtrise prescrit par le médecin.Ensuite, les dessinateurs Spencer taillent à la main et assemblent le dessin de support individuel de ce patient.SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Rock Isiand, Québec.Pour renseignements au sujet des Supports Spencer, téléphonez à votre \u201cCorsetière Spencer\u2019 locale ou adres- ( sez-nous le coupon ci-contre.{ Aux Etats-Unis: Spencer, Incorporated, New Haven, Conn.En Grande-Bretagne: Spencer (Banbury) Limited, Banbury, Oxon.Veuillez me faire parvenir la brochure \u2018Comment les supports Spencer secondent le traitement du médecin\u201d.SUPPORTS #57; SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins LX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLErIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 , snéral ECZEMAS 'EDDÉ Use MONTRÉAL ULCÈRES - BRÛLURES Lésions et Irritations de la Peau Pommade J.EDDÉ LIMITÉE, Edifice New Birks, MONTREAL, Agents pour le Canada & Toutes les Indications de l'IODE et des IODURES RE.= A NINN Enna PE PI N Pas d'lodisme \u2018AGENT GÉNÉRAL : J.EDDÉ L'$ - MONTRÉAL - \u2014emeatttt:euae\u2014 MRA Ne: mete SE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 LXI Dans la Cholécystite Chronique .nous avons un dérivé de l'acide biliaire chimiquement pur, présenté pour fins thérapeutiques, et accepté aussi par le Corps Médical depuis 1932; ce dérivé, Decholin\u2018P'\u2019, étudié à fond par des centaines de chercheurs, a été l\u2019objet des rapports les plus favorables.Decholin\u2018P\u2019 est une préparation d\u2019acide biliaire pour le traitement médical de la cholécystite chronique.L\u2019Hydrocholérétique le Plus Puissant, Decholin multiplie et libère l\u2019écoulement de bile plus fluide du foie.En facilitant ainsi l\u2019évacuation biliaire, et en présentant une analogie étroite avec un drainage physiologique des matières étrangères accumulées dans le canal hépatique et les voies biliaires, Decholin peut diminuer le malaise typique de la cholécystite qui est ressenti à l\u2019épigastre et au côté droit supérieur, améliorer la tolérance du patient pour la nourriture et diminuer les périodes d'incapacité.p Decholin acide déhydrocholique En comprimés de 334 grains, dans des flacons de 25, 100, 500 et 1,000.Decholin Sodium\u2018R) (déhydrocholate de sodium) en solution aqueuse à 20% ; en ampoules de 3 cc., 5 cc.et 10 cc.; et en paquets de 3 et 20 ampoules.La Cinquième Edition de \u2018\u2018Decholin in Biliary Tract Disturbances\u2019\u201d peut maintenant être obtenue sur demande. , APPELEZ VOTRE REPRÉSENTANT FRIGIDAIRE DE RÉFRIGÉRATION COMMERCIALE L'équipement est disponible pour presque tous vos besoins de réfrigération commerciale ® Inscrit dans les Pages Jaunes de votre Annuaire de Téléphone sous \u201cRéfrigération\u201d, il y a un homme qui peut vous aider à réduire le coût d'opération de votre système frigorifique et à améliorer la qualité de vos produits réfrigérés.C\u2019est votre Marchand local Frigidaire de Réfrigération Commerciale.Votre Marchand local Frigidaire de Réfrigération Commerciale dispose dès maintenant de l'équipement Frigidaire pour presque tous les besoins de réfrigération industrielle et commerciale.Il vous offre le génie mécanique, l\u2019expérience de fabrication et les ressources de la plus grande compagnie du monde, dans la fabrication de l'équipement de réfrigération et des produits mécaniques.Il vous offre le choix le plus considérable de l'équipement de réfrigération qu\u2019on puisse trouver dans l\u2019industrie\u2014équipement qui est conçu et créé par Frigidaire pour fonctionner de pair \u2014 vous donnant une opération équilibrée.Il n\u2019y a aucune raison de retarder plus longtemps.Appelez aujourd\u2019hui votre Marchand Frigidaire de Réfrigération Commerciale \u2014 ou écrivez à Frigidaire Products of Canada Limited, Dépt.UM, Montréal, 28.) TI Tesi CL A Ll gg gg a A Tl Cm TEA UD # Fa Hay ÿ Vin, rset, Lo UML mt Mig ls LL er 2 UT 7 7 Hoa I) tri KT nr, Jtsnin jn | | 2 cest le moment de moderniser votre système trigorifique Vous êtes doublement protégés avec deux grands noms Frigidaire ® 97 68 * ETE VRTALE Ah Ek Types d'Equipement en Réfrigération conçus par FRIGIDAIRE POUR LES HÔPITAUX ET INSTITUTIONS Armoires réfrigérées e Réfrigérateurs pour produits biologiques e Refroidisseurs pour l\u2019eau e Installations de refroidisseurs type chambre e Cabinets pour crème glacée e Fabricateurs de glace e Congélateurs e Chambres de congélation FABRIQUE EXCLUSIVEMENT PAR L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 LXI111 Smallwood présente les comprimés TRI-SULFA POUR UN TRAITEMENT PLUS SÛR PAR LES SULFAMIDÉS Ce nouveau principe d'association des trois sulfa- midés a été préconisé pour éviter l\u2019obstruction du tract urinaire par les dépôts cristallins de sulfamidés.Chaque comprimé contient : Sulfathiazole 2% grs .160 grms.Sulfadiazine 2% grs .160 grms.Sulfamérazine 2Y grs .160 grms.Dans une base alcaline appropriée.Indications : Les comprimés TRI-SULFA sont employés avec succès dans les infections pneumococ- ciques, staphylococciques, méningococciques, l\u2019ostéomyélite, le gaz gangreneux, et les infections gonococciques et urologiques.Dose suggérée : 6-8 comprimés comme dose initiale pour adultes, suivis de 2 comprimés toutes les 4 heures.Littérature sur demande SMALLWOOD PHARMACEUTICALS LIMITED Chimistes - Biologistes - Pharmaciens TORONTO ORANGEVILLE CANADA \u2019 POUR EPARGNER DU TEMPS =x médecine | Un pédiatre réputé a préparé trois régimes types pour lali- \\ mentation infantile: \\ Régime A, de 4 à 7 mois \\ Régime B, de 6 à 12 mois Régime C, de 10 mois à 2 ans \\ Le moment d\u2019ajouter de nouveaux aliments au régime est laissé \\ à votre discrétion, selon la tolérance du bébé.Un espace en blanc \\ est réservé pour vos instructions particulières.Pour vous procurer ces régi- \\ mes alimentaires pour bébés, sous forme de bloc commode, portant votre nom, adresse et numéro de téléphone, vous n\u2019avez qu\u2019à écrire à: Nutrition Service Bureau, Canadian Canners Ltd, Hamilton, Canada.\u2014 et nous serons heureux de vous les faire parvenir à titre \\ gracieux, sans obligation de \\ votre part.Les Aliments Aylmer pour bébés, doublement tamisés au 27/1000ème de pouce, sans broiement de la la structure cellulaire naturelle de l\u2019aliment, assurent à l\u2019enfant une source alimentaire de digestion facile et contribuent à préparer l\u2019organisme à l\u2019assimilation d\u2019aliments ordinaires pour une \\ E date ultérieure.NX \u2014 24 aliments Aylmer pour bébés \u2014 sou- N pes, viandes, légumes, fruits, desserts, tous \\ soigneusement et doublement tamisés \u2014 avec \\ lesquels il sera facile de préparer le régime alimentaire.\\ \u201cz\" AYLMER fog : SQ ri LE) sd Les futurs citoyens du Canada méritent la qualité Aylmer LL tt Les sutures e nt de boîtes \u201c\u201cSterile-Pa k\u201d sont présentées à la garde de service au fur et à mesure des besoins.Les tubes stériles sont prêts à être brisés.Un approvisionnement bien assorti permet de parer aux cas inattendus.Ethicon encore en tête! SUTURES EN BOITES (\u201cSTERILE-PACK*\") Voici le plus grand perfectionnement accompli dans la manipulation des sutures stériles depuis adoption des tubes de verre.La présentation \u2018\u2018Sterile-Pack\u2019\u2019 garantit la stérilité de l\u2019extérieur des tubes de verre.Ceci élimine un des principaux inconvénients: le risque que présentent les tubes dont l\u2019extérieur a été nettoyé et stérilisé à la main.Les sutures de catgut Ethicon en boîtes \u201cSterile-Pack\u201d ; \u2014 tubes réguliers seulement \u2014 grosseurs 000 à 2, simple ou chromicisé, sont maintenant disponibles pour tous les hôpitaux.Depuis un an, des centaines d'hôpitaux les ont adoptées pour usage courant.¢ L'accueil que leur a fait et le personnel administratif des hôpitaux et les chirurgiens a dépassé nos espérances.GI ICON La présentation \u201cSterile-Pack\u2019\u201d\u2019 est pour l\u2019hôpital une commodité nouvelle autant qu\u2019une véritable source d\u2019économie.Pour le chirurgien, \u201cSterile-Pack\u2019\u2019 apporte une nouvelle assurance de stérilité.Les boîtes métalliques, hermétiquement closes, renferment 6 douzaines de tubes réguliers de catgut chirurgical Ethicon, qui ne doit pas être bouilli, U.S.P., immergé dans un liquide stérile.Chaque boîte \u201c\u2018Sterile-Pack\u2019\u201d porte deux numéros de contrôles bactériologiques, l\u2019un pour l\u2019épreuve de stérilité du catgut et l\u2019autre pour l\u2019extérieur du tube.Demandez le catgut chirurgical Ethicon reconnu pour sa haute résistance, sa souplesse et son uniformité.En plus, il est maintenant offert en boîtes \u201cSterile-Pack\u201d.LIMITED | MONTREAL PEN of 17 ji MEDICATED, EMPLASTRUM ror ; ERNAL AppiicATION Dans le traitement des affections inflammatoires de la poitrine, entorses, engorgements glandulaires, foulures, contusions \u2014 Médicament topique analgésique et décongestif Soulage la douleur.Diminue la congestion.L'action de la Numotizine est si prolongée qu'une application de 1/8 de pouce d'épaisseur dure huit heures ou davantage.|| n\u2019est pas nécessaire de réchauffer.En pots de 4, 8 et 30 onces.Fabriquée au Canada Représentants: Wingate Chemical Co.Ltd.378 ouest, rue St-Paul, Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA BuurrTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 LXVII LC trattement ab LS ypection Flovanasale .Decongestion Sans Contre-Coup Il devient de plus en plus évident que la congestion compensatoire qui suit l'usage de nombreux vaso-constricteurs crée la nécessité d'un usage répété \u2014amenant ainsi le cercle vicieux qui mène à la Rhinitis Medicamentosa.Ce résultat peu désiré peut s'éviter en suivant la Technique ARGYROL, qui obtient la décongestion sans contre-coup, rétablissant ainsi plus facilement les fonctions normales.La Technique Argyrol* Son Triple Effet* 1.Le méat nasal .par l'instillation 1.Décongestion sans irritation à la de 20 pour cent d'ARGYROL à tra- membrane et sans dommace ciliaire.vers le conduit nasal lacrymal.2.Définitivement bactério -statique, 2.Les passages nasals .avec une quoique non toxique pour le tissu.solution ARGYROLäà 10%, engouttes.3.Nettoie et stimule la sécrétion, re- 2.Les cavités nasales .avec ARGY- haussant ainsi la première ligne de ROL à 10% par tamponnage nasal.défense de la Nature.ER > 74 9 4 Sur Ni Ni NN m3 4 9 As à à à à A à à Rs NP Nr Ar sr Rs NN C4sçcCNsrC Nu mt CN à As Ar As à ms Ni %sçstàs ns Rs sr msi AsrCRs As As àsé As Ar MAP As MP CSAsrCSA\u2026As As CSA ARGYROL Æ Medicament de Éhoix from le haitement d Infections Para-nasates Fabriqué seulement por À- C.BARNES COMPANY LIMITED, STE-THERESE, P.Q.ARGYROL est une marque de commerce enrégistrée, la propriété de A.C.Barnes Company Limited Toute publicité concernant ce produit s\u2019adresse exclusivement à la profession médicale La dose quotidienne recommandée de 6 capsules fournit: Sulfate ferreux .(15 gr.) 972.0 mg.Concentré de foie 1:20 (15 gr.) 972.0 mg.Acide folique .5.1 mg.Chlorhydrate de thiamine (vitamine Bs) .6.0 mg.Riboflavine (vitamine Bz) .6.0 mg.Niacinamide .24.0 mg.Chlorhydrate de pyridoxine (vitamine Be) .3.0 mg.Pantothénate de calcium .5.1 mg.Acide ascorbique (vitamine C) .90.0 mg William R.Warner & Co., Ltd.727 King Street West, Toronto.Adaptée au traitement efficace des anémies hypochromes Pour le traitement des anémies hypochromes: deux (2) HEMOSULES* trois fois par jour après les repas.Pour la prophylaxie et ou le traitement d\u2019entretien dans les états prédisposant à l\u2019anémie, 1.e.grossesse, fièvre, troubles respiratoires, maladies infectieuses, troubles de la nutrition, ete.: (1 3 3) HEMOSULES* par jour ou plus, selon l\u2019avis du médecin.Les capsules hématiniques HEMOSULES * «Warner » sont présentées en flacons de *Nom déposé. = 2 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 LXIX TONIQUE NUCLÉO-MANGANIQUE VITAMINÉ stimule la nutrition générale par l'arrhénal ® contribue à la régénération des cellules nerveuses et des leucocytes par les nucléines ® augmente les oxydations cellulaires par le manganèse ® apporte les vitamines : B, : 600 U.L par jour, B,: : 2 mgm par jour, C: 70 mgm par jour.BIODUC ELIXIR 2 cuillerées à soupe par jour Laboratoires JEAN OLIVE \u2014 200, rue Vallée \u2014 Montréal Pâte sèche, adhésive, sans corps gras.Qualités requises Eczosec Pate a l'eau Vernis Séche rapidement.v V Ne nécessite pas de pansement.\\ V Ne tache pas.V V V S\u2019enléve à l\u2019eau.V V Permet la perspiration.V DERMATOSES sèches - Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTRÉAL ECZÉMA - ÉRYTHÈMES L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burenin AM L.F.C.\u2014 Montréal, février 1049 un NOUVEL ocstrogéne pour usage buccal le MENAGEN en capsules les données médicales à - Dosé selon favorablement accueills par les patientes économique sans odeur sans goût standardisé biologiquement efficacité élevée absorption rapide œstrogènes naturels mixtes PARKE, DAVIS & CIE, LTEE, WALKERVILLE, ONT.& Tout ce que vous pouviez désirer trouver dans un œstrogène pour usage buccal: tel fut le but visé par les laboratoires de recherches Parke-Davis lorsqu\u2019ils mirent au point les capsules MENAGEN.Voici un œstrogène standardisé possédant une activité pharmacologique bien déterminée.Dans le MENAGEN, les œstrogènes ne sont pas combinés avec d\u2019autres radicaux chimiques, mais se présentent sous la forme œstrogénique libre.L'épreuve clinique démontre que le MENAGEN produit un effet thérapeutique uniforme, non seulement dans le syndrome de la ménopause, mais aussi dans l\u2019aménorrhée, la dysménorrhée, les hémorragies utérines fonctionnelles, et autres insuffisances cestrogéniques.Le MENAGEN est un produit naturel, agissant a petites doses et procurant a la patiente une agréable sensation de bien-être.A l'encontre des cestrogènes ordinairement prescrits pour usage buccal, le MENAGEN n\u2019a pas d'odeur ou de goût déplaisants, pas plus qu\u2019il ne communique une odeur à l\u2019haleine ou à la transpiration.L\u2019apparence attrayante des capsules MENAGEN et leur mode pratique d'administration constituent des facteurs additionnels qui leur assurent un accueil favorable de la part des patientes.Chaque capsule MENAGEN contient l\u2019équivalent œstrogénique de 10,000 unités internationales de céto-hydroxy-œstratiène, Flacons de 100 et de 500 capsules, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 LXXI ALEPSAL Epilepsie.Convulsions.(Non dépressif.) Comprimés dosés à 0 Gr.015, a 0 Gr.05 et 0 Gr.10.ANIODOL INTERNE Antiseptique puissant.Traitement des infections intestinales.50 a 200 gouttes par jour entre les repas dans un demi-verre d'eau sucrée.BIS KAM OIL Poudre.Hyperchlorhydrie.Affections de l\u2019estomac.1 à 3 cuillerées de poudre délayées dans de l'eau froide.HÉMOSTYL du Dr Roussel Ampoules et sirop.Anémies.Convalescence.Allaitement.1 a 2 ampoules dans V4 de verre d'eau par jour ou 1 cuillère à soupe de sirop avant les repas.INOTYOL Affections de la peau.Démangeaisons.Britlures.Applications journalières.IODOGÉNOL Iode organique, sans iodisme.Toutes les indications de l\u2019iode et des iodures.20 à 40 gouttes par jour aux repas.OCRÉINE GREMY Extrait total du corps jaune de l'ovaire.Traitement des troubles menstruels.2 à 6 pilules par jour au milieu des repas.TAXOL Rééducateur physiologique de l'intestin.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.(Dose moyenne, 2 comprimés.) J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks, MONTRÉAL Pourquoi les Aliments Heinz pour Bébés conviennent aux bébés dont vous vous occupez Des milliers de médecins et d\u2019infirmières sur tout ce continent ont confiance dans les Aliments Heinz pour Bébés pour leurs plus jeunes patients.Ces aliments de haute qualité \u2018 224 méritent également votre recommandation, pour trois raisons majeures: 1.Saveur Deliciewde Heinz choisit seulement des légumes frais et juteux \u2014 des fruits mûrs et doux\u2014des viandes tendres de la meilleure | qualité, puis æ «fait cuire d\u2019une façon telle qu\u2019ils conservent à un haut degré leurs sels minéraux et autres éléments nutritifs | | 2.Cantislance Un \u2014 Des , aiment méthodes soignées de tamisage donnent aux aliments une consistance lisse, et douce que tous les bébés .e 4 3 Uniformite \u2014 Heinz vérifie cons tamment l\u2019uniformité de la saveur, de la couleur et de la consistance, de sorte qu\u2019en recommandant les Aliments Heinz pour Bébés, vous pouvez être sur que vos jeunes patients auront toujours la a méme qualité d\u2019aliments dans chaque boite.* Des échantillons et des brochures seront envoyés & aux médecins sur demande.Ecrivez à H.J.Heinz & Company of Canada Ltd., 6465 rue Durocher, & Montréal, mung BABY ÆAEINZ:.FOODS ESTO 1869 EST D 1869 / JUNIOR / FOODS /.® FOR YOUNG CHILDREN ~ MADE IN LEAMINGTON,CANADA BY \u2018 H.J.HEINZ COMPANY : OF CANADA LTD.P ours Sébés , 57 VARIETIES MADE IN LEAMINGTON, CANADA, BY H.J.HEINZ COMPANY @ OF CANADA LTD.semmmmssssesssssssnnnnnedencianannasnsid SOUPES - LEGUMES FRUITS a PRODUITS DE VIANDE POUDINGS DESSERTS L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLEr1N A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 LXXIII Somme APAISEMENT POSITIF SANS AUCUN MALAISE L'apaisement psychique à l\u2019aide de la scopolamine précède l\u2019action d\u2019une dose minime de barbituriques bien éprouvés.Des expériences cliniques, opérées même sur des patients très difficiles à calmer, ne laissent voir aucun effet de drogue, aucune excitation première .mais plutôt une sensation naturelle de fatigue suivie d\u2019un sommeil profond et sans rêves.On croit que le catabolisme complet des ingrédients peut occasionner un regain de vigueur au réveil, \u2014 remplaçant le malaise qui suit d'habitude l\u2019absorption des barbituriques seuls.FORMULE: REFERENCES: Bromhydrate de scopolamine 1/200 gr.1.Lehmann, H.: C.M.A.|., février, 1949.Chlorhydrate d\u2019apomorphine 1/70 gr.2.Hershenson, B.B., Brubaker, E.R.: Am.Niacine 3/4 gr.J].Obstet.& Gynec., 53: 307, 1947.Hexobarbital 3/4 gr.3.Lehmann, H.: C.M.A.J., 51: 558, 1944.Phenobarbital 3/8 gr.FRANK W.HORNER LIMITED MONTREAL CANADA LXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 SANATORIUM PRÉVOST | La maquette ci-dessus est la façade, côté boul.Gouin, de la nouvelle bâtisse actuellement en construction qui réunira rer les deux anciens pavillons.Ceux-ci sont en voie de complète rénovation et l\u2019un d\u2019eux est déjà ouvert aux malades.® Personnel hospitalier ex- L'établissement de- périmenté.Cures de repos.meure toujours con- , .Physiothérapie complète.sacré au traitement y P P INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Paul Larivière, Emile Legrand, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, René Dandurand,- Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold: Morissette, Jules Prévost, J.-A.Vidal.4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN.TÉLÉPHONE BYwater 2405 * L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuvueTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 SILENCE! Jntellectuels au travail! Une des bibliothèques privées les plus complètes de l'Amérique, au service de l\u2019industrie alimentaire, est sans contredit la bibliothèque du Service de Recherches de la firme Carnation, à Milwaukee.Elle est le foyer d'intenses et inlassables recherches destinées à l\u2019amélioration de la qualité du Lait Evaporé Carnation et des autres produits Carnation.La haute réputation dont jouit le Lait Carnation comme aliment pour bébés est fermement établie sur ces études scientifiques dont le but primordial est d'assurer à chaque boîte de Lait Carnation la plus haute qualité et un standard d\u2019uniformité.Ce lait, que tout médecin connaît, est donc un lait auquel il peut accorder sa confiance.FAITS \u201cRECONNUS\u201d DES STATISTIQUES NATIONALES démontrent que le Lait Carnation est d'un usage plus répandu chez l\u2019enfant que toute autre marque de lait évaporé.|! est: RAFFINÉ À CHAUD \u2014 et forme ainsi des grumeaux fins, doux, floconneux et mous, HOMOGÉNÉISÉ \u2014 avec du gras de beurre finement divisé qui rend l\u2019assimilation facile.IRRADIÉ \u2014 pour donner une activité vitaminique D de 400 unités internationales par chopine.UNIFORMISÉ \u2014 pour assurer une teneur constante en gras et en matières solides totales.STERILISE \u2014 après avoir été scellé hermétiquement.Ceci le garantit contre la contamination bactérienne et diminue considérablement le risque de réactions allergiques.pa CU \u201cProvenant de vaches bien nourries\u201d LXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE ® PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX* \u2014 Préparé suivant la technique de l\u2019Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Pigiires multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.\u2014 Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J, A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.ALBERT CALMETTE R.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863 - 1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montreal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février 1949 LXXVII La chaleur humide d\u2019un CATAPLASME D'AN- TIPHLOGISTINE est d'une réelle valeur dans le soulagement des symptômes pénibles qui accompagnent les affections des voies respiratoires.Toux \u2014 douleur musculaire et pleurétique \u2014 constriction rétrosternale \u2014 douleur dans les affections respiratoires de poitrine.LE CATAPLASME MÉDICAMENTÉ D'ANTI- PHLOGISTINE est prêt à employer.|| maintient une chaleur humide calmante pendant plusieurs RHUME DE POITRINE PLEURÉSIE BRONCHITE PNEUMONIE heures.TTT UT POULTICE DRESSING / Le cataplasme au kaolin le plus largement employé dans l\u2019univers The Denver Chemical Mfg.Co., Montréal, P.Q.Le Collège Moval des Médecins et Chiturgiens du Canada Les demandes concernant I'examen de 1949 doivent être faites avant le 30 avril 1949.Après cette date les demandes ne pourront être prises en considération.Les examens suivants auront lieu en 1949: ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE, ou en MÉDECINE en appuyant sur les spécialités suivantes: dermatologie et syphiligraphie, neurologie et/ou psychiatrie, pédiatrie et radiologie.ASSOCIE (FELLOW) EN CHIRURGIE, ou en CHIRURGIE en appuyant sur les spécialités suivantes: neuro-chirurgie, obstétrique et/ou gynécologie, ophtalmologie, chirurgie orthopédique, otolaryngo- logie et urologie.CERTIFICAT dans les spécialités suivantes: anesthésie, dermatologie et syphiligraphie, chirurgie générale, médecine interne, neurologie et/ou psychiatrie, neuro-chirurgie, obstétrique et/ou gynécologie, ophtalmologie, chirurgie orthopédique, otolaryngologie, pédiatrie, pathologie et/ou bactériologie, médecine physique, chirurgie plastique, hygiéne, radiologie diagnostique et thérapeutique, chirurgie thoracique et urologie.Copies des règlements concernant les examens pour le titre d\u2019Associé et pour le certificat de spécialiste, de même que des bulletins de demande, peuvent être obtenus en s'adressant au: Secrétaire Honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada. reste toujours un médicament de choix pour le iraitement scientifique de la .COQUELUCHE .est journellement prescrt avec succes pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.e Littérature sur demande.AGENTS CANADA DRUC.CO.MONTREAL Cu LY e Chaque comprimé contient: extrait de rhubarbe, séné, | Si soufre précipité, huile de menthe poivrée et huile de * intestinales ., fenouil, dans un excipient formé de charbon de saule suractivé.PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS:Laxatif doux, adsorbant et carminatif.Indiqué dans les cas d'indigestion, d'hyperacidité, de ballonnement et de flatulence.| ou 2 comprimés par jour, une demi-heure après les repas.En flacons de 100.STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC.1123 Broadway, New York Distributeur au Canada: LYSTER CHEMICALS, Lid.222 Hospital St., Montreal 1, Canada UN MÉLANGE LACTÉ de valeur reconnue pour l'alimentation des bébés Les sirops de maïs Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sûr et fiable pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Ces purs sirops de maïs se digèrent facilement et n'irritent pas l'intestin délicat des bébés.: Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.: Fabriqués par THE CANADA STARCH COMPANY Limited, Montréal et Toronto.The CANADA STARCH CO, Ltd, a Montréal ~ : .Veuillez m'envoyer SIROP DE MAIS [4 CROWN BRAND 9, () CALCULATEUR .[] Livret: \u201cLES SIROPS DE MAIS DANS L'ALIMENTATION DES ENFANTS\u201d et SIROP DE MAIS \u201cLILY WHITE\u201d [J TABLETTES DE FORMULES hure: \u201cLA FEMME ENCEIN- ; DJ La brochure AUX MÉDECINS SEULEMENT TE\u201d su \u201d : Vous pouvez obtenir, sur demande, un petit calculateur de poche D La brochure: DEXTROSOL contenant les différents régimes d'enfants dans lesquels on trouve NOM teins ces deux célébres sirops de mais.un traité scientifique, sous forme Troon de livret, sur l\u2019alimentation des enfants.des tablettes de formules Adresse .st une intéressante brochure sur les soins pré-nataux.Veuillez nous PS adresser le coupon et nous vous ferons parvenir immédiatement ces choses utiles pour vous. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN 'A.M.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 LXXIX w ang GLYCEROPHOSPHATES] COMPOSITION Chaque once contient: Tonique et Aliment 1,000 U.I.de Vitamine B: (Chlorure de Thiamine) N : 1 mgm.de Riboflavine ervin avec les autres facteurs de la Vitamine B Complexe.Bs, Ba, Bs et Be Lécithine d'œufs \u2026 1/16 gr.Pertes d'énergie et d'appétit \u2014 Anémie Avénine .1/30 gr.Glycérophosphates Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux.de Sodium 8 grs Go Potassium.4 Déséquilibre nerveux.de Strychnine \u2026\u2026 1/60 gr.BÉBÉ A CONFIANCE AU MÉDECIN Et les Médecins constatent qu\u2019ils peuvent avoir confiance au \u201cFARMER'S WIFE\u201d pour une digestion facile / T.du lait de vaches spécialement choisies, recueilli dans une / Zone Accréditée au point de vue Tuberculose.Homogénéisé, / Mo, irradié et stérilisé.Ng Fo ) Sa plus faible proportion de gras le rend plus digestible ( Plus en Rr ) pour les petits.|| est une excellente source de Vitamine D: Ric Stag ) 400 unités internationales par pinte reconvertie.a en £ ) : \u201cFarmer's Wife\u201d réussit bien aux ~~ Prog, ) bébés et aux enfants normaux et ve ) délicats.\u2018a Veuillez écrire pour obtenir de la documentation et Ca ony ld «bile Lee une carte-formule. LXXX Oo \\ALLALLLLLLALLLAR CAN 40 14400 te tn 0 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, février 1949 La Librairie Beauchemin Limilee imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MÉDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS - - - - - - - - - - \u2018 ov + Zz ~ « - - - \u201d - - - + « - - - - - ~ + Ld Td Pd « ~ - à 2k + + A R ~ + A \u201d + _ /\u2019 4 - 4 + \u201d À 5 À 4 À de cette revue pour tous travaux d'impression et de reliure.° Son outillage le plus perfectionné, © Son personnel des plus avisés, © Sont garantie de qualité, ® A des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.LIBRAIRIE BEAUGCHEMIN LIMITÉE LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL MONTREAL Tél.: LAncaster 4236 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 ones op wk Examen de la vue ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTE DOPTOMETRISTES ET OPTICIENS DIPLOMÉS BUREAU CHEZ MONTREAL Le Collège Koval des Médecins et Chivuraiens du Canada AVIS DE PRIX ANNUELS Deux prix annuels, la \u2018Médaille du Collège Royal des Médecins du Canada\u2019, et la \u2018Médaille du Collège Royal des Chirurgiens du Canada\u2019 sont offerts pour le meilleur travail original, préparé par un Canadien, portant sur les sciences de base en médecine et chirurgie, ou sur des recherches cliniques.Les gagnants de ces médailles seront invités à présenter leurs travaux à la réunion annuelle du Collège.La présentation des candidats et de leur manuscrit peut être faite par un membre du Coliège et envoyée au bureau du Collège avant le ler avril.Le but da ces prix étant d'encourager les jeunes médecins à poursuivre des travaux de recherche, la limite d'âge a été fixée à 40 ans.Si le comité constitué par le Collège ne reconnaît pas une valeur suffisante au travail présenté, aucun prix ne sera accordé.On peut obtenir des détails complets en s'adressant au: Secrétaire Honoraire, Le Collège des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa.Le volume liquide comme laxatif léger Adit rapidement par simple pression osmatique, en augmentant dans l\u2019intestin le volume d'humidité des matières fécales.La légère pression liquide stimule le péristaltisme et facilite l\u2019exonération selon le fonctionnement normal naturel.; PURGATIF .Le degré de relâchement intestinal provoqué par ce salin peut être facilement contrôlé par la dose.POUR DES ÉCHANTILLONS GRATUITS DE SAL HEPATICA, VEUILLEZ POSTER À : Bristol-Myers Company of Canada Ltd., 3035 rue St-Antoine Montréal 30, P.Q.Nom D-6 Adresse Ville Province LXXXI LXXXII IL UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 3 Chaque comprimé contient 0.05 Gm.d'extrait de valériane RIL IY finement divisé afin d'obtenir un maximum d'efficacité., Sans odeur et sans goût.N'est pas sujet à accoutumance.PROPRIETES ET INDICATIONS: Un léger calmant du systéme nerveux central.Indiqué dans les cas de troubles émotifs, états d'anxiété, insomnie nerveuse, ainsi que dans le syndrome nerveux de la ménopause et dans certains cas d'artériosclérose.| ou 2 comprimés au besoin ou 3 comprimés au coucher.En flacons de 50, 100 et 500.F5: STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC.1123 Broadway, New York fr 2 CE Distributeur au Canada: LYSTER CHEMICALS, Ltd.222 Hospital St., Montreal 1, Canada LA CHANGEMENT D'\u2019ADRESSE BANQUE CANADIENNE NATIONALE est la banque du public aussi bien que la banque des hommes d'affaires.Le gérant d ] tient à Messieurs les médecins qui changent gerant de succursale se Len .\u2026 votre entière disposition, qu\u2019il s'agisse de domicile sont priés de donner leur ., de dépôts, d'emprunts personnels, de nouvelle adresse sans retard au secré- remises, de recouvrements ou de toute tariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph question d'ordre financier au sujet de \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter laquelle vous désireriez le consulter.l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.Actif, environ $408,580,149.538 bureaux au Canada 66 succursales à Montréal er TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories Ltd.XLI - XLII American Sterilizer Co.(Autoclave junior) .-.LVI Ames Company of Canada, Ltd.(Decholin) .LXI Anglo-French Drug Co.(Ferro-Caco-Sol) .XLIII Ayerst, McKenna & Harrison Ltée .XXI - XXII Banque Canadienne Nationale .LXXXII Barnes Company Ltd.A.C.(Argyrol) .\u2026.LXVII Bayer Co.Ltd.(Aspirin) .-.0020 001 La aan XXVIII Berex Pharmacal Co.(Berex) .20020200 XXIX Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Pénicilline G Cristallisée) .020200 000404 aa aa ee a a aa a aa aa a nana XL Bristol-Myers Company of Canada Ltd.(Sal Hepatica) LXXXI British Drug Houses (Canada) Ltd., The (Elixir Myanesin) L Burroughs Wellcome & Co.(Globine insuline avec zinc Wellcome\u2019) vv veri i ee XVII Canada Drug Co.(Betagen) .020000 LXXIX Canada Drug Co.(Pavéral) .LXXVIII Canada Starch Co., The (Un mélange lacté) .LXXVIII Canadian Canners Ltd.(Aliments Aylmer pour bébés) .- LXIV Canadian Tampax Corporation Ltd.(Tampax) .\u2026.LI Carnation Company (Lait évapord) .0 LXXV Casgrain & Charbonneau Ltée (Suppositoires Amyg-Bis) \u2014 (Suppositoires Rectocrine) .\u2026.00200100 XXXVIII Casgrain & Charbonneau Ltée (Electrocardiographie) .XXX Collège Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) .LXXVII Collège Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) .LXXXI Compagnie Ciba Ltée .1101010200000 XV - XVI Compagnie Ciba Ltée (Cibalgine) .XXXII Cow and Gate (Canada) Ltd.(Lait Farmer's Wife) .LXXIX Denver Chemical Manufacturing Company.The (Antiphlogistine) .c.covviiiuiiiii LXXVII Dohow Chemical Company, The (Auralgan) \u2014 (Otos- MOSAN) +t vv tte eter AAA eee XXVII Dupuis Frères (Examen de la vue) .LXXXI Edde, J., Ltée (Inotyol) \u2014 (Iodogénol) .\u2026.LX Eddé, J.Ltée (Alepsal) \u2014 (Aniodol interne) \u2014 (Bis Kam Oil) \u2014 (Hemostyl) \u2014 (Inotyol) \u2014 (Iodogénol) \u2014 (Ocréine Gremy) \u2014 (Taxol) .\u2026.2222 LL LXXI Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.(Afin d'assurer une qualité irréprochable) Première page de la couverture Ferranti Electric Limited (Table combinée \u2018Profexray\u2019) .LII Frosst, Charles E.& Co.VII - VIII - IX Frosst, Charles E.& Co.(Ostoforte) .1221200 IV General Motors (Frigidaire) .2000004 20e Las ae LXII Heinz Co.of Canada Ltd.(Les aliments Heinz pour bébés) LXXII Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) .II Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .XLVIII Herdt & Charton, Inc.(Robuden) .1010000 XLVI Herdt & Charton, Inc.(Chobile) .124 XLIV Homer Ltd., Frank W.(Somnol) .LXXIII > Pages Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal .020020 LL LL LL LXXVI Johnson & Johnson Ltd.LXV Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Hemarexin) .LVII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Cholibile) .LIT Laboratoires Desbergers Ltée (Oestrilin) .Cee ee, Quatrieme page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Rioduc) \u2014 (Eczosec) .LXIX Laboratoires Jean Olive (Nucléarsitol Robin) \u2014 (Derma- cide et Vita-Dermacide) «vv oven.LV Laboratoires Lafayette (Néo-Laryngobis) \u2014 (Profenil) .XXIV Laboratoires Poulenc (Hypnotiques) .0420000 eee a ae a se sas + Deuxième page de la couverture Leeming Miles Co., Ltd., The (Sulfate de Benzédrine) XXXIX Librairie Beauchemin Ltée .LXXX Mead Johnson & Company of Canada Lid.(Oleum Per- comorphum) .\u2026.a Troisième page de la couverture Merck & Co.Ltd.(Dihydrostreptomycine) ARS I Millet, Roux & Cie .111111 111 XIII Mowatt & Moore Ltd, (V.M.O's) .12122200 00 XXII North American Cyanamid Ltd.(Lederle Laboratories Division) (Adjuvants et suppléments de la nutrition) .XI Numotizine Inc.(Numotizine) Cee ee LXVI Parke, Davis & Co.Ltd.(Menagen) .LXX Procter & Gamble (Ivory) i, LIV Reed et Carnrick (Canada) Ltd.(Subs.œstrogéniques) XXXVI Rougier Frères (Digitaline Nativelle) .010211m, III Sanatorium Prévost .LL LXXIV Sandoz Pharmaceuticals Ltd, (Mésantoine) .XXV Sarrazin & Choquette .XLIX Schering Corporation Ltd.(Combisul) .Vv Sharp & Dohme (Canada) Lid.(Tyrozets) .XLVII Shuttleworth Chemical Co.Lid., The E.B.(Codophen) .XLV Smallwood Pharmaceuticals Ltd.(Tri-Sulfa) .LXIII Spencer Supports (Canada) Lid.(Supports Spencer) .LIX Standard Pharmaceutical Co.Inc.(Eucarbon) .\u2026.LXXVIII Standard Pharmaceutical Co., Inc.(Valerianets- Dispert) «ooo as aa sat La aa aa La LXXXII Usines Chimiques du Canada Inc.(Foie et Vitamines) \u2014 (Valor 334 Hépatico B.) \u2014 (Valor 329 Vitaval et Foie) «iii ea aan aa aa aa ne LXXXIV Vinant Ltée .0002020a eee LL La LL XVIII Vinant Ltée .02000402 eee Lea LL LL XX Warner & Co.Ltd, William R.(Hemosules) .LXVIII White Laboratories of Canada (Mol-Iron) .\u2026.XXVI Whittier Laboratories (Division Nutrition Research Laboratories) (Arthralgen) .XXXIV - XXXV Williams Co.(Canada) Ltd., The J.B.(Baby's Own) LVIII Winthrop-Stearns Inc.(Neo-Synephrine) .XIX Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John .XXXI - XXXII X-Ray and Radium Industries Ltd.(Keleket) .XXXVII LXXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buruerin AMLF.C.\u2014 Montréal, février 1949 Foie et Vitamines : Pour le traitement de l\u2019anémie secondaire par voie orale (pas recommandé pour l\u2019anémie pernicieuse).Valor 334 Hépatico B.Contient par millilitre: Chlorure Thiamine (By) .0.133 mg.Riboflavine (Bz) .0.053 mg.Acide Nicotinique .cov.0.666 mg.Extrait de foie Valor 329 Vitaval et Foie.Contient par gramme: Chlorure ferreux Citraté .SA 14.8 mg.Sulfate de cuivre .0.2 mg.Glycérophosphate de Calcium .5.7 me.Lactatede Calcium.13.25 mg.Vitamine A Unités Internationales .200 Vitamine D Unités Internationales .200 Vitamine By.0.16 mg.VitamineB; .Cee 0.2 mg.Extrait de malt.Extrait de foie. Ancienne Méthode.de guérir le rachitisme au-dessus du tronc fendu d\u2019un frêne P ENDANT plusieurs siècles \u2014 et apparemment jusqu\u2019à maintenant, même en ce pays, les enfants rachitiques ont été passés au-dessus du tronc fendu d\u2019un frêne pour les guérir de leur rachitisme et, désormais, on supposait l\u2019existence d\u2019une certaine affinité entre l\u2019enfant et l\u2019arbre.Frazer * déclare que le mode ordinaire d\u2019effectuer le traitement consiste à ouvrir le tronc d\u2019un jeune frêne sur une longueur de quelques pieds et de passer l\u2019enfant nu au-dessus de cette ouverture, soit trois fois de suite, soit trois fois ce nombre de fois successivement.Dans l\u2019ouest de l\u2019Angleterre, on dit que l\u2019expérience doit être tentée au lever du soleil.Aussitôt la cérémonie terminée, l\u2019arbre est solidement ligoté et la fissure recouverte de boue ou d\u2019argile.La croyance veut que la guérison de l\u2019enfant s\u2019effectue en même temps que la cicatrisation de la fissure de l\u2019arbre.D'autre part, si la fissure ne se referme pas, l\u2019enfant restera difforme aussi, et si l\u2019arbre vient à mourir, l\u2019enfant ne survivra pas.*Frazer, J.G., The Golden Bough, vol.1, New York, MacMillan & Co., 1928, Il est intéressant de noter que ce traitement du racht- tisme sur le tronc ouvert d\u2019un frêne doit coïncider aves N 0 ell M æe th d le lever du soleil, puisque sa lumière, nous le savons, est u b \u20ac \u20ac 0 e ee en elle-même un traitement spécifique naturel.Prophylaxie et traitement du rachitisme avec L\u2019OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD A UJOURD'HUL le médecin possède l\u2019Oleum Percomorphum de Mead, préparation de vitamine D naturelle, acceptée par le Conseil sur la Pharmacie et la Chimie, réellement efficace dans la prophylaxie et le traitement du rachitisme lorsqu\u2019on l\u2019administre à doses exactes.Comme tout autre médicament dans le traitement d\u2019autres affections, de plus fortes doses peuvent être nécessaires dans les cas très graves.On peut affirmer que lorsque l\u2019Oleum Perco- morphum est administré à la dose indiquée, des résultats manifestes en résultent dans la plupart des cas de rachitisme, quelle que soit la gravité ou la durée de la maladie.En raison de sa forte teneur en vitamines A et D, l\u2019Oleum Percomorphum de Mead s\u2019avère également avantageux dans les cas de carence tels que: tétanie, ostéomalacie et xérophtalmie.ACCEPTÉ PAR LE CONSEIL SUR LA PHARMACIE ET LA CHIMIE: l\u2019Oleum Percomorphum, associé à d'autres huiles de poissons et Viostérol, contient 60,000 unités de vitamines A et 8,500 unités de vitamine D par gramme.Présenté en flacons de 10 c.c.et 50 c.c.; et en flacons de 50 et 250 capsules.MEAD JOHNSON & COMPANY OF CANADA, LIMITED, BELLEVILLE, ONTARIO _\u2014\u2014 ESTROGENES NATURELLES # ACTIVES PAR VOIE BUCCALE OESTRILIR No 181 i ol DESBERGERS aL 3, 163 20 ¢ Risa a A Les ki Ua) Flat, +, ym ve Né SIMPLE Emre, Sma 2.44 ou eu À reste Cag Tres ; Sais BG Sy, 08 © dye ty FX ELA ES ME Fed fes en avec PHENOBARBITAL Bd, 7 ag, 3 43 bre INDICATION: un PERTURBATIONS DE LA MENOPAUSE Posologie : Un à trois comprimés par jour.DESÉERGERS CHIMISTES PHARMACIENS BIOLOGISTES MONTRÉAL CANADA "]
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