L'union médicale du Canada, 1 juin 1949, Juin
[" y | Tome 78 \u2014 Numéro 6 MONTRÉAL, JUIN 1949 \\ J e Bulletin de l'Hlssociation des fidédecins de Langue Française: ou Canada (Fondée à Québec en 1902) W'TUlnton lDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION SECRÉTARIAT ET SECRÉTARIAT 128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Québec Montréal « Tél: LAncaster 9888 L'ÉPREUVE.FINALE VÉRIFIE LA QUALITÉ Selon le cas, chaque lot de produits finis Lilly est soumis à des vérifications chimiques, microbiologiques ou physiologiques.Le pouvoir absolu d'accepter ou de rejeter ces produits est donné à la Division du Contrôle Chimique Lilly et seules les préparations conformes aux standards les plus élevés sont acceptées pour la distribution.| QUALITÉ RECHERCHES ÉTHIQUES EL! LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO Gee, FLAXEDIL (3697 R.P.) un nouveau curarisant synthétique qui dépasse en sécurité et en efficacité tous les curares employés jusqu'ici DESCRIPTION: le FLAXEDIL (triiodoéthylate de tri- tdiethyl-amino- éthoxy)-1-2-3 benzéne! est une découverte récente des Laboratoires Rhône-Poulenc de France.Le FLAXÉDIL possède des propriétés curarisantes voisines de celles des curares naturels et une marge de sécurité beaucoup plus grande.* AVANTAGES: relâchement musculaire parfait: pas de retentissement sur l'appareil cardio-vasculaire; pas d\u2019effets histaminiques; solution aqueuse, stable, facilement conservable à la température ordinaire et miscible aux barbituriques tels que le penthotal sodique.INDICATIONS: chirurgie abdomino-pelvienne \u2014 chirurgie thoracique et pulmonaire \u2014 interventions sous narcose intraveineuse \u2014 anesthésie endo-trachéale.MODE D'\u2019ADMINISTRATION: posologie essentiellement individuelle.Injection intraveineuse \u2018\u2019à la demande\", sitôt après l\u2019anesthésie d'induction, de 40 3 80 mg.(1 3 2 ampoules) .PRESENTATION: ampoules de 2 c.c.dosées 3 20 mg.par c.c.(boîtes de 10).Comme les autres curares, le FLAXEDIL ne doit être employé que si l'on dispose du matériel nécessaire pour intubation trachéale, oxygénothérapie et narcose en circuit fermé.*HUGUENARD «ct BOUÉ: Un nouvel ortho-curare francais, le 3697 R.P.\u2014 Société d\u2019'Anesthésie, séance du 17 juin 1948.Paris, France.PO ULENC Montréal Un Progrès Important (4) Hautement purifiée (1) Fréquence réduite des troubles vestibulaires (2) Remarquablement moins toxique (3) Réactions allergiques moins fréquentes \\ (5) Aucune diminution de l\u2019efficacité antibactérienne \"| contre le Mycobacterium tuberculosis rifiée, chimiquement distincte de la | streptomycine, caractérisée par- une forte diminution de la neurotoxicité, la Dihydrostreptomycine Merck est un antibiotique particulièrement utile dans les cas F exigeant des doses relativement élevées, tels | que la tuberculose miliaire et la méningite ! tuberculeuse.| Ree a découverte, hautement pu- on \u2014 ee dp \u2014 Par voie intramusculaire, on peut l'ad- ¢ ministrer de facon interchangeable avec la | Streptomycine Merck (Complexe Chlorure de Calcium) ou d\u2019autres formes de streptomycine.Documentation descriptive sur demande.FRÉQUENCE RÉDUITE DES ATTEINTES DU HUITIEME NERF CRANIEN en THERAPIE ANTIBIOTIQUE Prenez note de ces cinq avantages caractéristiques de la Dihydrostreptomycine Merck A Tr Ty 3 I | MERCK (sulfate) DIHYDROSTREPTOMYCINE: MERCK & CO.LIMITED Ænests fabricants MONTREAL - TORONTO - VALLEYFIEL O SOMMAIRE BULLETIN Roma AMYOT L'aspect financier de l'hospitalisation TPT Tt ese ees ee nese ear eae esses ea W.T.LIBERSON Quelques points de vue physiologiques en psychiatrie .| 648 Antoine POULIOT Les dérangements intemes du genou .659 Paul DONTIGNY Contribution à l'étude de l'hypertension d'origine hormonale (fin) .\u2026.670 ANESTHÉSIE Moise CLERMONT Le trichloréthylène en chirurgie dentaire Eugène ALLARD Le contrôle de la température des gaz \u2026 .\u2026 .INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS | MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit : graveleux Un verre à jeun.Cystites.\u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.se , .Un verre le soir.Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. + 1 2 3 4 5 6 7 Temps en H.\\ PS \\ «es N° a 2° we ay ao à° \u2018a Re\u2019 .La maison Ayerst prépare deux formes de comprimés de pénicilline utilisables en pédiatrie.Ils sont dosés à 50,000 U.l.de pénicilline G potassique (cristallisée).COMPRIMÉS \"CILLENTA\" (Enfants) (No 842) Agréablement aromatisés a la menthe.Se prennent seuls ou mélangés aux jus de fruits ou aux confitures.Tubes de 6 ou 12 comprimés.TABLETTES SOLUBLES CILLENTA (No 884) Préparées de manière à se désagréger rapidement dans le biberon du bébé ou les autres liquides.Tubes de 12 tablettes.1.Lapin, J.H.: J.Pediatrics 32:119 (février) 1948.2.Hoffman, W.S.: J.Pediatrics 32:1 (janvier) 1948.Autres formes de produits \u201cCillenta\u201d\u2019: COMPRIMÉS\u2014TABLETTES SOLUBLES\u2014POMMADE Pa POMMADE OCULAIRE\u2014PASTILLES POUR LA GORGE /~ .™ et Pharmaciens * Montréal, Canada » UNIO.J \u2018 DU ANAUDA - BULLETIN A.M.L.F.ER bu a - \u201cLes oestrogènes naturels, contrairement aux oestrogènes de synthèse, agissent sur le métabolisme, c\u2019est-à-dire qu'ils favorisent l'accumulation d\u2019eau, de sodium et d'azote.Parmi les oestrogènes, nous donnons la préférence à la prémarine, mélange d'oestrogènes dont le principal est le sulfate d\u2019ocstrone.\u201d Hamblen, E.C.: N.Carolina Med.J.7:533 (oct.) 1940.\u20184, y , ç 22 > ; SN ve, ss , « \u201c, \u2018 a «| te.; + A, *+, oh ' RA * substances oestrogènes conjuguées (équines) COMPRIMES.\u2014 No 866\u20141.25 mg.par comprimé No 867\u20140.625 mg.par comprimé / Bouteilles de 20 et de 100 No 868\u20140.3 mg.par comprimé Bouteilles de 100 LIQUIDE.\u2014 No 869\u20140.625 mg.par cuillerée à thé Bouteilles de 4 onces fluides Si l\u2019on désire aussi apaiser les troubles nerveux: COMPRIMÉS.\u2014 No 877\u20140.625 mg.par comprimé plus 1/5 grain de phénobarbital sodique.Bouteilles de 100.Le traitement par la \u2018Prémarine\u201d se montre en outre efficace dans d'autres affections causées par la carence d'oestrogènes, telles que la vaginite, le prurit vulvaire, l'aménorrhée, l'hémorragie utérine fonctionnelle et l\u2019engorgement laiteux post partum.A juin 1949 aye\u201d L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtetin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1943 XXIII vaginite a trichomonas Soulagement rapide et moins de danger de recidive L'extermination rapide des trichomonas et la disparition de la leucorrhée désagréable, de la cuisson et du prurit s'effectuent ordinairement par l'emploi du Devegan.En outre de ces propriétés trichomonicides, le Devegan contient des hydrates de carbone particuliers qui favorisent la croissance de lactobacilles et le rétablissement à la normale de l'acidité vaginale, diminuant ainsi de beaucoup le danger d'une récidive.Marque de commerce enregistrée i Poudre pour insufflation en flacons de 1 once (le filetage s'adapte & l'insufflateur Holmspray No 3662).Comprimés vaginaux.PTIT e (CII 3 - Dan ZOEY ine.NEw YORK 13, N.Y.WINDSOR, ONT.1019 Elliott Street West, Windsor, Ont.\u2014 423 est, rue Ontario, Montréal, P.Q.« XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutemin AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 profenil NOUVEL ANTISPASMODIQUE SYNTHÉTIQUE NON NARCOTIQUE Pour le soulagement de la constriction spasmodique Un antispasmodique non narcotique.Efficace dans le soulagement du spasme de la musculature lisse des systèmes circulatoire, gastro-intestinal, biliaire et urinaire.Pour administration orale: 1 - 2 comprimés de 60 me.trois fois par jour.Pour administration parentérale: 1 ampoule de 45 mg.a répéter au besoin.Documentation sur demande a.= 1410, rue Wolfe, MONTREAL, Qué.999 Dovercourt Rd., TORONTO, Ont.[NEP LN LZ NEO-LARYNGOBIS a définitivement rendu désuètes et rejeté dans l\u2019ombre les anciennes médications symptomatiques des infections SUPPOSITOIRES aiguës de la gorge.Dorénavant, il suffit d\u2019un seul suppositoire par jour durant deux jours \u2014 exceptionnellement durant trois jours \u2014 - pour amener une guérison plus rapide, tout en simplifiant les soins donnés au malade.PRESENTATION: POSOLOGIE: Boîtes de 2 suppositoires (enfants et adultes) Adultes: 1 Suppositoire pour adultes par 24 heures.Enfants de 6 à 13 ans: 1 Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.Enfants de 2 à 6 ans: 1, Suppositoire pour ENFANTS par 24 h.ata TKS = Agents Exclusifs: GRAVET LTEE, 1410-Wolfe, Montréal Force musculaire recouvrée Dans l'arthrite intéressant les mains, les hanches ou toute autre articulation, la diminution de la douleur et le rétablissement fonctionnel s\u2019obtiennent beaucoup mieux par le traitement général de l\u2019organisme.Darthronol \u2014 en associant les propriétés anti- arthritiques de doses massives de vitamine D à la valeur nutritive de 8 autres vitamines \u2014 joue un rôle important dans la réhabilitation de l\u2019arthritique.@ chaque capsule contient: Vitamine D (ergostérol irradié) .50,000 U.I.Vitamine A (huile de foie de poisson) .5,000 U.I.Vitamine C (acide ascorbique) .75 mg.Vitamine B, (chlorhydrate de thiamine) .3 mg.Vitamine B, (riboflavine) .2 mg.Vitamine B; (chlorhydrate de pyridoxine) .0.3 mg.Niacinamide .i iii.15 mg.Pantothénate de calcium .| me.Acétate de d-alpha tocophérol .2.4 mg.(Equivalence établie par des essais biologiques à 3.3 mg.de l\u2019étalon international de la vitamine E) wri DARTHRONOL POUR L'ARTHRITIQUE J].B.ROERIG AND COMPANY (CANADA) LIMITED e 256 Chilver Road, Windsor, Ontario XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 Test de l'immersion au Laboratoire de Recherches sur la peau de Procter & Gamble Pour sauvegarder davantage la peau délicate du bébé! hysiologiquement, la peau constitue l'un des plus importants organes du corps humain; il est par conséquent essentiel que le savon que l'on emploie pour ses soins soit fabriqué selon des données scientifiques et soumis à de nombreuses épreuves.Quand ce pain de savon est particulièrement destiné à la peau tendre du bébé (comme la chose se produit des millions de fois par jour pour Ivory), il est important que chaque pain de savon soit uniformément pur et doux.C'est pourquoi Procter & Gamble prennent tant de précautions pour assurer la pureté et la douceur au savon Ivory.Par exemple, dans le Laboratoire de Recherches sur la peau de P & G, des études se poursuivent constamment sur la peau humaine, spécialement quand elle est sujette à des réactions aux savons et aux ingrédients qui entrent dans leur composition.Ces recherches conduisent au choix judi- cleux des ingrédients qui composent la formule de fabrication de l'Ivory.Et, pendant les diverses phases de sa fabrication, le savon Ivory est soumis à 216 épreuves diverses \u2026.afin de s'assurer que chaque pain de savon Ivory possède le plus haut degré de qualité pour répondre aux recherches effectuées.Le traitement Ivory est le plus merveilleux traitement pour la peau dans l'univers! 99 **/,00 % pur Il flotte Fabriqué au Canada L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurterIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 XXVII RHUME des FOINS ET AUTRES ALLERGIES PLUSIEURS ANNÉES DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES ET D'EXPÉRIENCES CLINIQUES Un préventif par excellence CECRINYL QUELQUES TRAITEMENTS SYMPTOMATIQUES ÉPROUVÉS Comprimés Suppositoires Capsules Gouttes CEDRAPHYL RHINOSOL SPECIALITES DES LABORATOIRES [ASGRAIN & [HARBONNEAL UNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL OTTAWA MONTRÉAL QUÉBEC XXVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 A Dans les soins post-opératoires qui suivent a .une amygdalectomie \u2014 et pour le soulagement du \u2018\u2018\u2019mal de gorge\u2019 dans les amygdalites et les pharyngites aiguës .DE LA et chroniques \u2014 l'Aspergum offre S I'analgésie salivaire: l'analgésique est GORGE APRÈS continuellement et graduellement libéré L\u2019AMYGDALECTOMIE pendant que l'on mâche la préparation., > ,Ç \" L'Aspergum place l'acide acétylsalicylique PAR \u201c1 ANALGESIE SALIVAIRE en contact intime et prolongé avec les cavités et les replis de la muqueuse que l'on atteint rarement, même d'une manière intermittente, avec des gargarismes ou des irrigations.Une légère stimulation de l'activité musculaire aide à diminuer la spasmodicité et la raideur.L'Aspergum Dillard renferme 315 grains d'acide acétylsalicylique dans un excipient composé d'une gomme à mâcher agréable au goût \u2014 un moyen facile et plaisant de procurer l'analgésie et l'effet antipyrétique, surtout aux enfants.ANNONCÉ SEULEMENT À LA PROFESSION MÉDICALE Spéreum ANALGÉSIE SALIVAIRE 1 WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD, 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontarie $ + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLetin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 XXIX Dans la Cholécystite Chronique .nous avons un dérivé de l'acide biliaire chimiquement pur, pre- senté pour fins thérapeutiques, et accepté aussi par le Corps Médical depuis 1932; ce dérivé, Decholin\u2018R\u2019, étudié à fond par des centaines de chercheurs, a été l\u2019objet des rapports les plus favorables.DecholinR) est une préparation d\u2019acide biliaire pour le traitement médical de la cholécystite chronique.L\u2019Hydrocholérétique le Plus Puissant, Decholin multiplie et libère l'écoulement de bile plus fluide du foie.En facilitant ainsi l\u2019évacuation biliaire, et en présentant une analogie étroite avec un drainage physiologique des matières étrangères accumulées dans le canal hépatique et les voies biliaires, Decholin peut diminuer le malaise typique de la cholécystite qui est ressenti à l\u2019épigastre et au côté droit supérieur, améliorer la tolérance du patient pour la nourriture et diminuer les périodes d\u2019incapacité.Decholi acide déhydrocholique En comprimés de 334 grains, dans des flacons de 25, 100, 500 et 1,000.Decholin Sodium\u2018R) (déhydrocholate de sodium) en solution aqueuse à 20% ; en ampoules de 3 cc., 5 cc.et 10 cc.; et en paquets de 3 et 20 ampoules.La Cinquième Edition de \u2018\u2018Decholin in Biliary Tract Disturbances\u2019\u2019 peut maintenant être obtenue \u2018 sur demande. XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 Convient egalement pour les ÉTUDES GYNÉCOLOGIQUES - NEURO-CHIRURGICALES - ORTHOPÉDIQUES Le LUMINAIRE \u201cAMERICAN\u201d d\u2019après-guerre (Modéle DMCA) est le seul a offrir une combinaison unique de rail avec montage décentré que permet le réglage en hauteur du niveau opératoire et la plus grande souplesse d\u2019illumination de tout angle désiré dans un plan vertical aussi bien qu\u2019horizontal.L'importance d\u2019une horizontalité parfaite et d\u2019une illumination d\u2019intensité uniforme à différentes hauteurs de la table est évidente.Ces triomphes de construction ne se trouvent que dans le Luminaire \u201cAmerican.\u201d ECRIVEZ AUJOURD'HUI pour re voir des notices décrivant les \u2018autres a antages que réunit cet \u201cappareil = AMERICAN STERILIZER COMPANY Erie, Pennsylvanie ITT ET CONSTRUCTEURS DE LAMPES, TABLES ET STERILISATEURS CHIRURGICAUX saveur entièrement nouvelle .qui plaira d\u2019emblée à tous les enfants La saveur agréable du Kaomagma à la pectine est un atout important lorsqu\u2019il s\u2019agit de jeunes malades.et n\u2019est pas sans déplaire aux adultes.Aussi, grâce à son bon goût et à son heureuse formule, le Kaomagma à la pectine n\u2019est-il jamais nauséeux.Les meilleurs agents anti-diarrhéiques se trouvent réunis dans le Kaomagma à la pectine.Sont ainsi associés, en proportions idéales et sous leur forme la mieux appropriée, un gel spécial d\u2019alumine, le kaolin colloïdal et la pectine, chacun de ces ingrédients renforçant l\u2019action des autres.On a fixé à 10 pour cent la proportion de kaolin, de façon à augmenter l\u2019effet d\u2019adsorption de l\u2019alumine tout en évitant la fadeur du seul kaolin.Le contenu en pectine est d\u2019environ 1 pour cent.Le Kaomagma à la pectine, produit unique, enraye rapidement la diarrhée, raffermit les selles liquides, arrête la déshydratation, adsorbe les bactéries et leurs toxines et rend au malade une sensation de bien-être.Les autres formes du Kaomagma sont: Kaomagma simple et Kaomagma à l\u2019huile minérale.Yyellé Marque déposée JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED A LA ECTINE 12 FLUID OUNCES KAOMAGMA KAOLIN IN ALUMINA GEL WITH PECTIN WYETH Each fluid ounce contains kaolin.8 grains (2.92 Gm.) and pectin, 4 grains (0.26 Gm.) in a special alumina gel Average Adult Dose: Initial dose.two tablespoons in about one-quarter glass of water.After each bowel movement, take one tablespoonful in water until diarrhea is checked.Children\u2014in proportion to age.Dose Moyenne Pour Adultes: Dose initiale, deux cuillerées à soupe dans un quart de verre d'eau.Après chaque selle, prenez une cuillerée a soupe dans de l'eau, jusqu'à cessation de la diarrhée.Chez l'enfant, propor: tionnellement à l'âge.SHAKE WELL AGITEZ BIEN N CANADA noe! 4900245 | REG!STERED TRADE MARK WALKERVILLE, ONTARIO PENICILLINE-G PROCAINIQUE CRISTALLISEE POUR INJECTION AQUEUSE WYCILLIN (AMELIOREE) à 300,000 unités internationales par C.c.Par addition de 5 c.c.d'eau à injection U.S.P.ou de sérum Physiologique normal, on réalise une suspension renfermant 300,000 U.I.par c.c.de Pénicilline-G procainique cristallisée.Agitez continuellement tout en ajoutant le solvant.Secouez bien avant l\u2019emploi POUR INJECTION INTRAMUSCULAIRE SEULEMENT ~JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LTD.WALKERVILLE, ONT.La WYCILLIN permet d\u2019obtenir des hémoconcentrations initiales élevées.La WYCILLIN maintient, chez la plupart des malades, pendant 24 heures, des taux de pénicillinémie efficaces.La WYCILLIN est, sous forme de poudre, stable pendant 12 mois.la WYCILLIN, en suspension, conservera son activité pendant une semaine à la température dc la chambre, ou trois semaines si elle est \u2019 \u2019 * » conservée au réfrigérateur.2 | Yet | La WYCILLIN est présentée en fioles de 1 c.c.avec ou sans délayant, 5 c.c.et 10 c.c., titrées a 300,000 U.I.de pénicilline-G procainique par c.c.Marque déposée JOHN WYETH & BROTHER CANADA LIMITED ° WALKERVILLE, ONTARIO .Decongestion Sans Contre-Coup Il devient de plus en plus évident que la congestion compensatoire qui suit l'usage de nombreux vaso-constricteurs crée la nécessité d'un usage répété \u2014amenant ainsi le cercle vicieux qui mène à la Rhinitis Medicamentosa.Ce résultat peu désiré peut s'éviter en suivant la Technique ARGYROL, qui obtient la décongestion sans contre-coup, rétablissant ainsi plus facilement les fonctions normales.La Technique Argyrol* 1.Le méat nasal .par l'instillation de 20 pour cent d'ARGYROL à travers le conduit nasal lacrymal.2.Les passages nasals .avec une solution ARGYROL à 10%, en gouttes.3, Les cavités nasales .avec ARGY- ROL à 10% par tamponnage nasal.seulement par Son Triple Effet* 1.Décongestion sans irritation à la membrane et sans dommage ciliaire.2.Définitivement bactério -statique, quoique non toxique pour le tissu.3.Nettoie et stimule la sécrétion, rehaussant ainsi la première ligne de défense de la Nature.2 EEE ET TE EE EN NN , A Ë Lt E Ay a # 4 dr 2e # ë Ye a Fi 2 se By # a Sk a 2 «4 x 2 i Su pd % Bb = ito ks 5 Ro 4, ÿ+ en A 4 TE ; > a SA fad $ 4 } + Sos Hy Æ R 2.\"Xe x té # | we gos Je Œ iim i PE wa # ¥ Fp 5 A 3 hog i cn if = LH: £4 A x A 4 ; pi 5, a ik ' ¥ i 4 # 3 # wh ir Tes A.i Tw H, = ie A y - i 5 Tor rp Ae # 25 4 > Eo ~ C55 % i ai : i + 4 + A # 2m Ay :# il © % Ri * x Hd i iy % 5 i ir oN pr 2 ; LR > vp $ Ÿ # Jr ; 2b Chad Pr 4-04 Fir PAINTED BY J.CHA ) POUR L'ENFANT ATTEINT DU SOON Loot CCAs/on es barrières qui isolent la victime du petit mal d'une vie heureuse et normale disparaissent quand on supprime la menace des crises fréquentes.Et cette menace peut être supprimée par la Trimédone dans une forte proportion des cas.La Trimédone, découverte et mise au point par Abbott, s'est avérée plus efficace que toute autre thérapeutique contre le petit mal et les crises cloniques et acinétiques.Dans une récente étude le nombre de crises diminua chez 83 pour cent des 166 malades traités par la Trimédone.Certains d'entre eux furent complètement débarrassés des crises même après cessation du traitement.Ces malades n'avaient pu obtenir un soulagement complet Bibliographie: 1.Lennox, W.G.(1947),J.Amer.Med.Assn., 134:138, May 10.2.Titeca, Jean (1948), Le Traitement par le Tridione du Petit Mal épileptique, Revue du Centre Neuro- Psychiatrique, p.28, March.3.Beckman, H., and Tatum, A.L.(1947), Wis.Med.J., 46:904, Sept.4.Fetterman, J.L.,and Weil, À.A.(1947), Med.ig ica 31 Se DE JOUIR DU MÊME BONHEU ONDE TT QUE TOUT LE M d'aucun autre antiépileptique.Le même succès est rapporté dans plusieurs autres communications.Il n'est donc pas surprenant que la Trimédone soit maintenant reconnue comme la drogue de choix contre la triade du petit mal.On peut se procurer la Trimédone dans toutes les bonnes pharmacies sous forme des nouveaux Comprimés Dulcets* de 0.15 gramme, agréablement parfumés, et aussi en capsules de 0.3 gramme.Pourquoi ne pas vous renseigner sur la Trimédone en vue de l'essayer dans votre prochain cas de petit mal?Littérature complète envoyée prompteme nt sur demande.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE, MONTRÉAL 9.lrimedone (ANCIENNEMENT TRIDIONE (Triméthadione, Abbott) MM.Amyot Bulletin de l\u2019Association des (Dédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 W' Union lIDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 77: (Arthur) ; Archam- (Laurent); Ar- (Roma) ; Arcand bault (Jules); Archambault chambault (P.-R.); Autotte (Esdras); Baissette (Gaston); Beauregard (J.-M.); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bertrand (A.); Boucher (Roméo) ; Boulais (F.- L.); Boulanger (J.-B.); Boulanger (Jacques) ; Bourbonnais (Earl) ; Bourgeois (Paul); Boutin (J.-R.); Brahy (J.); Brien (Jules-A.); Brosseau (Victor) ; Burckel (Jean); Cabana (].-Ernest) ; Cabana (L.-P.); Cantero (Antonio); Caumartin (Paul) ; Caza! (Pierre); Champoux (G.-Roger) ; Charbonneau (René); Charest (G.); Charland (Richard-A.) ; Choquette (G.); Cloutier (G.-E.); Cousineau (A.); Dargis (Jean); David (Paul); Desranleau (Jean-Marc) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Louis) ; Dhotel (Yves); Dionne (Paul) ; Dorion (J.-Ed.); Duchesne (Laurent); Dufresne (Roger-R.); Dufresne (O.); Dussault (Fernand) ; Duvalier (François) ; Faure (Jacques) ; Foisy (J.-P.) ; Forté (Lionel); Fortier (Marcel); Frappier (Armand); Fugère (Paul); Gagnon (Jacques) ; Gariépy (J.-U.) ; Gariépy (L.-Henri) ; Gauthier (Bernard) ; Gauthier (C.-A.) ; Gauthier (Gérard) ; Gauthier (Jacques) ; Gélinas (Réal) ; Genest (Jacques); Gervais (Maurice); Gingras (Gustave); Grenier (E.-P.); Grignon (R.}; Groulx (Ad.); Guilbeault (Albert); Heim de Balsac (R.); Hood (A.J.G.); Jarry (J.-A.) ; Joly (Pacifique); Joncas (Fernand); Jutras (Albert) ; Kozlowski (Francois Bratek); Labelle (Arcade); Lacerte (Jean); Ladouceur (L.); Lambert (A.); Lamoureux (Louis); Landreville (J.-A.) ; Laperrière (Vincent) ; Laplante (Aimé) ; Laporte (J.-N.) ; Latraverse (V.) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire); Leblond (Wilfrid); Leclerc (Georges); Lecours (J.-A.); Legault (Jean- Paul); \u2018Legault (Léonard); Léger (Jacques) ; Léger (Jean-Louis); Léger (Lucien); Léonard (Gérard); Lépine (Edgar); LeSage (Albert); LeSage (Jean); Lessard (Jean-Marc) ; Letellier de Saint-Just (E.); Longtin (Léon); Lortie (Edouard) ; Lussier (Roger) ; Mantha (Léopold) ; Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric) ; Martin (L\u2019hon.Paul); Masson (Anne-Marie) ; McCormick (W.J.); Meloche (Lorenzo); Ménard (Raymond) ; Meunier (Robert) ; Monfette (Claude); Moreno (Manuel); Morissette (Léopold) ; Nadeau (Gabriel) ; Panisset (Maurice) ; Panneton (Philippe) ; Paquette (J.-P.) ; Parent (Honoré) ; Patel (Jean); Pelletier (Emile); Pemberton (Ralph) ; Perras (C.); Pesant (Julien) ; Petti- grew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poirier (Paul) ; Prévot (A.-R.) ; Ricard (Hector) ; Richard (A.-L.) ; Riopelle (|.- L.) ; Robert (Paul); Robillard (Rosario); Rolland (P.-E.); Rouqués (Lucien); Royer (Albert) ; Saint-Martin (Maurice) ; Samson (J.-Ed.) ; Saucier (Jean); Simard (L.-C.) ; Simard Roland) ; Smith (Henri); Smith (Pierre) ; Thévenard (André) ; Torré (Pierre) ; Tremblay (Jacques) ; Tremblay (Jean) ; Trudel (Hermile) ; Vaillancourt (De Guise); Vallée (A.-F.); Vallée (Ls-Yvan) ; Valois (A.-B.) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.). .Je pense que l\u2019épilepsie, appelée aussi maladie sacrée, wa rien de plus divin, et n\u2019est pas plus sacrée que les autres.Sa nature est la même.Les hommes lui donnèrent d\u2019abord une origine et des causes divines, par ignorance, étonnés de ses effets qui ne ressemblent point à ceux des maladies ordinaires.Ils ont ensuite persévéré à lui attacher quelque idée de divinité, faute de savoir déméler sa nature; et ils en font le traitement d\u2019après cette ignorance.En effet, leur manière de la traiter consiste en purifications et en enchantements.Mais, si tout ce qui est surprenant doit être réputé divin, le nombre des maladies divines sera grand.Je regarde ceux qui ont consacré l\u2019épilepsie à la divinité, comme des gens de #ême espèce que les prétendus sorciers, tes enchanteurs, les charlatans, les bigots, qui veulent faire accroire qu\u2019ils commercent avec les dieux, et qu\u2019ils en savent plus que le reste des humains.Ils ont couvert leur insuffisance du manteau de la divinité.Voyant donc qu\u2019ils ne pouvaient prescrire rien d\u2019utile contre l\u2019épilepsie, et ne voulant pas convenir de leur inhabileté, ils ont tâché de persuader que la maladie était sacrée.On perdra la parole, l\u2019écume coulera de la bouche, il y aura des grincements de dents, des convulsions dans les mains, dans les yeux; l\u2019on perdra la raison; quelquefois on rendra les matières fécales par l\u2019anus.Dans les uns, le côté droit seul sera attaqué; dans d\u2019autres, le gauche; dans certains, tous les deux \u2026 \u2026 Ceux qui ont eu plusieurs attaques d\u2019épilepsie connaissent quand elle doit les prendre.Ils fuient alors les hommes; ils se retirent dans leur maison, si elle est proche; sinon ils se cachent dans un endroit solitaire pour qu\u2019on ne les voie pas tomber, et ls se voilent de suite; ils le font par un motif de honte, non par la peur du dieu qui les persécute, ainsi que bien des gens le croient \u2026.(HIPPOCRATE) BULLETIN e-e- +e L\u2019ASPECT FINANCIER DE L'HOSPITALISATION L'exercice de la médecine, qui nécessite de plus en plus de l\u2019appareillage et des examens de précision scientifique; la distribution uniformément répartie des soins médicaux à toutes les régions du pays; l'accessibilité facile à tous les moyens d'investigation et de traitement pour toutes les classes de la société; l'application intégrale du principe de la porte ouverte pour tous, malades et médecins, à tous les hôpitaux des régions urbaines et rurales; l\u2019adaptabilité des administrations hospitalières à supporter indéfiniment des déficits financiers et des hospitalisés payants à y assumer des frais insupportables de loyer, d\u2019examens et de traitement: voilà autant de difficultés que tous désirent aplanir et pour lesquelles on cherche des solutions acceptables par tous.De ces difficultés, celles qui se rapportent aux hôpitaux sont d\u2019une importance capitale.En considérant ce qui en coûte actuellement pour se faire examiner ou traiter à l\u2019hôpital, on peut affirmer que les frais d'hospitalisation concourent au premier rang à l'installation de certains projets de socialisation de la médecine comme il en existe en Nou- velle-Zélande, en Angleterre et en Australie.Car les sommes versées par les malades privés et semi-privés a l\u2019administration hospitalière sont démesurément supérieures aux honoraires demandés par les médecins traitants; elles constituent la part réellement intolérable pour un groupe très important de la population, celui qui, sans être fortuné, ne peut bénéfitier des avantages de l\u2019Assistance publique.On peut ajouter qu'\u2019actuellement les administrateurs de nos hôpitaux sont dans l\u2019obligation d\u2019élever périodiquement leurs tarifs afin de diminuer les déficits des opérations financières.Et les malades payants sont de la sorte inéluctablement forcés de soutenir les finances de ces institutions et de maintenir l'hospitalisation des malades dépendant de l\u2019Assistance publique, ce qui est loin d\u2019être équitable.de combler l'écart considérable entre le coût quotidien de l\u2019hospitalisation d\u2019un malade et la somme versée par les Ministères de la Santé pour ses malades indigents. 646 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 Il y a, d'une part, pour les administrateurs l'allure grandissante des déficits et, d'autre part, pour les hospitalisés le fardeau de plus en plus lourd des déboursés.Comment remédier à cela?Deux provinces du Canada ont institué une assurance-hospita- lisation obligatoirement contributive pour tous.En diminuant l\u2019écart entre le coût d'hospitalisation et la somme versée par chaque malade hospitalisé, ce moyen peut alléger grandement les déficits hospitaliers.En plus, le champ de contribution s\u2019étendant à toute la population, il en abaisse forcément le montant et rend ainsi facilement accessibles à tous les soins hospitaliers.Mais cette solution n'est pas agréée par tous.Elle s'oppose aux principes de ceux qui sont les tenants de la libre entreprise, qui n\u2019acceptent aucun genre de contrainte et qui ne consentent a aucun mode de socialisation en médecine.Elle est repoussée par ceux qui désirent éviter les abus de toutes sortes qui découleraient de ce plan obligatoirement contributif.Elle rencontre des objections d\u2019autres pour lesquels le nombre insuffisant de lits dans nos hôpitaux rend actuellement ce mode d'opération impraticable.Enfin, les médecins praticiens ne voient pas d'un bon œil l'assurance-hospitalisation obligatoire du fait que leurs clients, désirant bénéficier de leur droit pour tout et pour rien, leur forceront la main en exigeant l'hospitalisation.Les médecins praticiens ne jouissant pas de l\u2019avantage de traiter dans les hôpitaux pourraient éventuellement perdre leur clientèle au bénéfice du médecin d'hôpital, cela sans raison sérieuse dans la très grande majorité des cas et cela constituant alors un danger réel pour l'exercice général de la médecine.Mais 1l est certain qu\u2019advenant l\u2019institution d\u2019un plan d\u2019assurance-hospitalisation obligatoire, il serait possible et impératif d\u2019éviter cet écueil et cette injustice.Mais les choses sont loin d\u2019en être là.Une autre façon de résoudre en partie les problèmes relevant de l\u2019hospitalisation est beaucoup plus simple, plus conforme à la conduite et à l'existence actuelle des choses.Elle consisterait tout simplement à élever à un niveau convenable, eu égard au coût d'hosp1- talisation, les allocations des Ministères de la Santé pour les malades indigents.L\u2019effet porterait encore sur les finances hospitalières et du même coup sur les taux d\u2019hospitalisation, les malades payants BULLETIN ne devant plus soutenir ce décalage prononcé entre le coût d'entretien et la somme octroyée pour les malades des salles dites publiques.Contre cela aucune objection n\u2019est soulevée.La mesure est plus orthodoxe.Elle pourrait, aussi bien, prendre la forme plus directe d\u2019octrois de montants variables selon les besoins du jour, qu'aucune récrimination ne se ferait entendre de la part des médecins.La population en général contribuerait pour autant toutefois, par des taxes directes ou indirectes.Mais la manière serait plus acceptable encore une fois, parce que plus conforme aux coutumes établies.L\u2019hospitalisation serait-elle aussi grandement facilitée, l\u2019érection de nouveaux hôpitaux serait-elle stimulée avec autant de promptitude?L\u2019individu ne débourserait-il pas encore trop pour bénéficier du séjour à l\u2019hôpital?: Nous formulons ces considérations en toute indépendance d'\u2019esprit et dans le seul but d\u2019exposer un des nombreux aspects de la médecine actuelle et des difficultés qu'il comporte.Mais nous ne pouvons terminer sans réitérer que les soins hospitaliers sont devenus actuellement inabordables et insupportables par les déboursés qu\u2019ils encourent ; que cette question devient chaque jour plus aiguë et qu\u2019en aplanir efficacement et équitablement les aspérités apporterait un réel soulagement au malaise inhérent à l\u2019exercice de la médecine dans notre Province comme ailleurs.Roma AMYOT.647 QUELQUES POINTS DE VUE PHYSIOLOGIQUES EN PSYCHIATRIE\"' W.T.LIBERSON Les problèmes de l\u2019esprit malade ont été à maintes reprises mis en relation avec ceux de l\u2019esprit normal.Ainsi s\u2019expliquent les nombreuses tentatives d\u2019aborder ces problèmes non seulement au point de vue médical, mais aussi aux points de vue bien divers : philosophique, religieux, littéraire, psycholog1- que et aussi biologique.Je vous en parlerai au point de vue physiologique.Je pense que, dans les débats scientifiques qui contribuent à la formation d\u2019une conception rationnelle de la maladie mentale, la physiologie a son mot à dire et je crois que sa contribution est particulièrement importante à l\u2019heure actuelle.À l'heure présente la psychiatrie plus que jamais est déchirée entre deux tendances apparemment opposées.D\u2019après l\u2019une, la plupart des maladies mentales sont dues à des conflits d\u2019ordre psychologique et social et de ce fait n\u2019ont aucun substratum pathologique organique.D\u2019après l\u2019autre, toute maladie mentale aurait, en dernière analyse, une base organique, que les méthodes d\u2019investigation dont nous disposons à présent ne suffisent pas à mettre en évidence.Certes, entre ces deux tendances extrêmes, il y a toute une gamme d'\u2019opinios intermédiaires.Je crois cependant que la psychiatrie a besoin, pour son développement harmonieux et productif, d\u2019une fusion véritable de ces deux tendances, d\u2019une synthèse réelle de ces vues dans une conception intégrant tous les facteurs qui peuvent intervenir dans la genèse de la maladie mentale.La physiologie me semble à même d'\u2019offrir un bon terrain pour une telle synthèse.Depuis plus d\u2019un siècle la neurophysiologie a eu pour objet l\u2019étude des phénomènes bio- 1.Conférence prononcée au Sanatorium Prévost sous les auspices de la \u201cSociété médicale de Montréal\u201d.(Hartford, Conn.).logiques fonctionnels se déroulant au sein du système nerveux, phénomènes aussi fugaces, aussi capricieux, aussi réversibles que ceux observés en psychiatrie.Les physiologistes les ont observés, les ont classés, en ont établi les lois descriptives et ont cherché à formuler les hypothèses de travail susceptibles de les expliquer.Ils n\u2019ont jamais hésité devant l\u2019énoncé de telles lois ou hypothèses malgré l'ignorance souvent décevante des mécanismes qui régissent ces phénomènes.Mais, en ce faisant, les physiologistes ont toujours cherché les structures anatomiques précises qui pourraient en être le siège et les processus physico-chimiques exacts qui en seraient la base.Au cours de telles recherches les physiologistes ont rencontré sur leur chemin des états intermédiaires entre les phénomènes fonctionnels réversibles et les phénomènes lésionnels irréversibles.Par exemple, en augmentant progressivement l\u2019intensité du courant électrique, ils peuvent iprovequer d\u2019abord des processus immédiatement réversibles dans le protoplasme vivant ; puis les processus réversibles de plus en plus lentement ; puis, enfin, une irréversibilité de la mort.Ne devrait-on pas s\u2019inspirer en psychiatrie de la même méthode de travail dans le cadre d\u2019une même école académiaue ?D'ailleurs ce n\u2019est plus là un problème limité à la psv- chiatrie.En médecine générale les problèmes analogues ont été posés par l\u2019infiltration progressive des idées de la méthode dite psv- cho-somatique.On commence, en effet.à se rendre compte des facteurs psychologiques dans la pathogénie de la maladie somatique, ou plutôt, on s\u2019aperçoit qu\u2019on en a tenu compte depuis fort longtemps et l\u2019on cherche à svs- tématiser nos connaissances dans ce domaine. LIBERSON : QUELQUES POINTS DE VUE PHYSIOLOGIQUES EN PSYCHIATRIE En médecine psychosomatique, comme partout ailleurs, il y a des modérés et des extrémistes.Il y a des scientifiques et des simplistes.On a une tendance bien naturelle d'être choqué par les exagérations et les simplifications à outrance.Par exemple on présente bien souvent le problème de la médecine psycho-somatique de la façon suivante.Les événements les plus importants de la vie psychologique sont représentés par les conflits émotionnels.Chacun de nous se trouve souvent en face d\u2019un conflit entre deux possibilités de comportement, mais dans certaines circonstances de la vie de tels conflits deviennent d\u2019une importance psychologique vitale.On fait son choix, et ce choix n\u2019est pas tou- Jours, ou ne semble pas toujours être, en accord avec les conceptions d'ordre moral auxquelles nous tenons.Le conflit resterait ouvert si l\u2019on ne faisait appel à certains mécanismes psychologiques pour l\u2019apaiser.Cet apaisement est nécessaire pour le maintien de notre respect vis-à-vis de nous-mêmes, pour la conservation de notre équilibre mental.L'un de ces mécanismes est celui de la répression.On fait taire les voix contradictoires.On oublie les circonstances désagréables, et l\u2019on enterre le tout dans le sous-sol de l\u2019édifice de notre personnalité.On le recouvre d\u2019une pierre lourde et on continue à jouir d\u2019une santé apparente.Pas pour longtemps cependant.Les souvenirs réprimés continuent de s\u2019agiter dans leur tombeau et un jour les mauvaises vapeurs envahissent le sous-sol.Elles apparaissent sous forme d\u2019anxiété généralisée, non différenciée.Bientôt elles envahissent le premier étage de l\u2019édifice de notre personnalité, puis le second, à moins qu\u2019elles ne se canalisent, en affectant une fonction somatique partjculière.Alors une maladie d'apparence somatique naît ou plutôt le malade s\u2019abrite dans la maladie somatique, qui est plus acceptable pour lui que l\u2019anxiété généralisée.D'ailleurs, d\u2019après certains psy- cho-dynamistes, le choix de cette affection a une valeur symbolique du conflit originel.Par exemple, certaines fièvres exprimeraient la 649 crainte d\u2019être brûlé sur le bûcher, alors que certains vomissements rendraient compte du désir du malade d\u2019expulser les mauvais souvenirs.Ceux de nous qui ont été élevés dans l\u2019esprit de la médecine organique se révoltent contre de telles simplifications ou généralisations.Et pourtant les simplifications maladroites ne doivent pas mettre en doute la réalité et le bien-fondé de certains principes psycho-dynamiques.Comme vous le savez sans doute, certains psychiatres, psychologues et aussi certains physiologistes ont cherché à appliquer ces principes aux névroses expérimentales.Ils ont pu voir qu\u2019ils aident à comprendre les faits qui seraient autrement inintelligibles.Je me suis livré récemment aux expériences du même genre et j'ai cherché à y appliquer les hypothèses psycho-dynamiques.Je ne chercherai pas à vous les imposer.Je vous exposerai les faits, développerai les hypothèses et les laisserai à votre méditation.Car je suis convaincu que, toutes fausses que ces hypothèses puissent être, elles sont susceptibles de nous conduire à des recherches nouvelles bien fertiles en promesses.Mes expériences ont été conduites sur les cobayes et concernent d\u2019une part l'hypnose animale, de l\u2019autre l\u2019épilepsie expérimentale.Voyons d\u2019abord les résultats des recherches sur l'hypnose animale.RÉACTIONS IIYPNOTIQUES EXPÉRIMENTALES PROLONGÉES Lorsqu\u2019on essaie de mettre un cobaye neuf dans la position de décubitus dorsal, en le tenant par la tête et par son train postérieur (fig.1) et en l\u2019étirant légèrement on peut constater, après une courte lutte, un phénomène bien curieux.L'animal peut rester sur son dos, immobile, pendant quelques secondes ou même quelques minutes.C\u2019est là un phénomène connu sous le nom d\u2019hypnose animale, un mécanisme de défense déployé par de nembreuses espèces animales pour échap- 650 per au danger.Par cette attitude, ils simulent la mort.Cependant ce mécanisme est bien insuffisant, tout au moins chez le cobaye, car 1l se redresse immédiatement, dès qu\u2019il est soumis à une excitation sensorielle, soit auditive, soit visuelle, soit tactile.J\u2019ai montré L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 nifeste aucun signe de paralysie, tout au moins au début des expériences.Ses mécanismes moteurs de redressement sont simplement inhibés.Si, au début de la période d\u2019entraînement, ou de conditionnement si vous le préférez, Fra.1.\u2014 Cette figure montre le procédé que l\u2019on emploie pendant la période de conditionnement de la réaction hypnotique prolongée.cependant que, si l\u2019on remet l\u2019animal de force dans le décubitus dorsal chaque fois qu\u2019il se redresse, la durée des périodes hypnotiques se prolonge progressivement et peut atteindre une heure ou davantage (fig.2).Extérieurement, les réactions hypnotiques prolongées se caractérisent par le fait que les animaux ne réagissent plus aux stimulations extérieures par un redressement complet.Quelquefois, l\u2019animal fait des tentatives bizarres de redressement en tournant autour d\u2019un axe vertical, en gesticulant avec ses pattes, donnant l\u2019impression qu\u2019il ne peut pas se soulever du plan de la table, comme s\u2019il était paralysé.Cependant, mis sur la table dans la position debout, l\u2019animal ne ma- F1.2.\u2014 Cette figure montre une réaction hypnotique typique.Cet animal particulier pouvait rester en état d\u2019hypnose pendant plusieurs heures.l\u2019on met l\u2019animal toujours dans le même décubitus latéral, soit sur son côté gauche, soit sur son côté droit, l\u2019inhibition des appareils de redressement ne se produit que de ce côté (fig.3).Ainsi, si l\u2019animal a été conditionné sur le côté droit, il pourra se redresser parfaitement lorsqu\u2019il est mis sur le côté gauche.S1, pendant une longue période d\u2019entraînement, les conditions expérimentales sont rendues de plus en plus complexes par l\u2019introduction des facteurs divers de déception, les modifications du comportement général peuvent se voir.Ces nouveaux facteurs expérimentaux peuvent consister dans l'apparition, dans le champ visuel de l\u2019animal, de la nour- LIBERSON : QUELQUES POINTS DE VUE PHYSIOLOGIQUES EN PSYCHIATRIE riture ou d\u2019autres animaux qui peuvent provoquer des stimulations d\u2019ordre sexuel.Les modifications du comportement général consistent en ce que l\u2019animal devient d\u2019abord docile, puis léthargique.Il peut présenter des états hypnotiques spontanés, même dans la position debout.Ses habitudes alimentaires peuvent changer et des troubles de locomotion peuvent apparaître même en dehors des séances expérimentales.Fic.3.\u2014 Cette figure montre l\u2019état d\u2019hypnose dans le décubitus latéral.Cet état persiste malgré les excitations auditives produites par l\u2019expérimentation.Une autre observation importante est la fixité surprenante des habitudes pathologiques de ces animaux.Si, par exemple, l\u2019on abandonne le conditionnement de ces animaux, pour une période de plusieurs mois, l\u2019on constate au bout de ce temps la persistance de l\u2019aptitude à la réaction hypnotique prolongée et l\u2019unilatéralité de cette tendance chez les animaux dont un seul côté a été rendu hypnogène.Voyons maintenant comment ces faits 651 peuvent être examinés à la lumière des principes psycho-dynamiques.L\u2019animal est déçu chaque fois qu\u2019il essaie de se relever, il se trouve frustré d\u2019après la terminologie psyeho- dynamique.Il est déchiré par un conflit entre son désir, ou son instinct, de se mettre debout, et ainsi d'assurer le respect de sa personne, et l\u2019anticipation des représailles de la part de l\u2019expérimentateur.Ce conflit est résolu par la répression de sa tendance au redressement.Ceci est facilité par l\u2019existence d\u2019un mécanisme inné de l\u2019hypnose, qui se trouve simplement allongé.Ce mécanisme canalise par conséquent les flots d\u2019excitation et d\u2019inhibition qui envahissent l\u2019animal.On le voit en effet, tout inhibé qu\u2019il soit, agité de menus frissons pendant les premières séances expérimentales, et par conséquent en état de tension extrême.De l\u2019autre côté, il ne succombe pas à la réaction hypnotique simplement par l\u2019effort réfléchi de sa volonté.En fait, cet état n\u2019est provoqué que par un entraînement soumis à des lois précises de conditionnement et seulement lorsque l\u2019animal est couché sur le côté hypnogène.On voit donc que les faits observés peuvent être décrits en termes de principes psycho- dynamiques.D'ailleurs ces animaux rappellent singulièrement les faits de la pathologie humaine, les hémiplégies et les hémianesthé- sies hystériques, de même que les dissociations plus profondes de la personnalité, telles que celles observées pendant la stupeur cata- tonique.Par surcroît, il est possible de provoquer chez ces animaux des phénomènes cataleptiques.Tout cela se produit chez un animal sain organiquement au départ, par des mécanismes de frustration déterminant une véritable fuite dans la maladie.Voyons maintenant la deuxième série d\u2019expériences.ÉPILEPSIE DE BROWN-SEQUARD Celle-ci est relative à ce qu\u2019on appelle classiquement l\u2019épilepsie de Brown-Sequard.Elle a été décrite d\u2019une façon très inadéquate dans les traités classiques.Les faits nouveaux 652 découverts par Pagniez et Plichet et certains auteurs polonais ne sont généralement pas connus du grand public médical et physiologique.Nous allons done les rappeler brièvement.On pratique l'amputation de !a patte postérieure du cobaye, en désarticulant le genou, par exemple.Puis on le laisse dans sa cage pendant une vingtaine de jours.Au bout de ce laps de temps, lorsqu\u2019on soulève l\u2019animal par sa tête, on a la surprise de le vo:r présenter la crise épileptique la plus typique.On l\u2019a appelée l\u2019épilepsie spinale.Cependant, tous ceux qui ont observé une tel'e crise pouvaient se convaincre de la participation des étages supraspinaux dans sa genèse.En effet, l\u2019animal perd connaissance.Il présente une crise généralisée avec une phase tonique et une phase clonique.Pagniez et Plichet m'ont demandé il y a quelques années d\u2019enregistrer l\u2019électro-encéphalogramme pendant et après la crise.Quoique je n\u2019aie pas pu trouver les phénomènes les plus typiques de l\u2019épilepsie humaine, tels que les pointes-ondes ou les pointes de grande amplitude, j'ai pu voir sur les tracés cette phase de la suppression quasi totale de l\u2019activité électrique corticale, succédant à la crise, qui est si caractéristique de certaines crises comitiales humaines.L\u2019analyse expérimentale plus poussée démontre l\u2019existence d\u2019une zone épileptogène réflexe assez précise, localisée sur la peau d\u2019une moitié du cou, celle du côté de la patte amputée.Pagniez et Plichet ont montré que, privé de sa patte, l\u2019animal ne peut plus se gratter de côté et il se produit dans cette région une pullulation considérable de poux d\u2019une espèce déterminée.Lorsque l\u2019on pince le cou de l\u2019animal du côté normal ,il émet des er's dont Vamnlenr est à la mesure du temnérament.de l\u2019exnérimenta*eur.Lorsqu'on le pince du côté amnuté, l\u2019animal développe une crise épileptique.Ces faits ont été ignorés nendant longtemps et des hypothèses bien inadéquates ont été émises, au début, pour rendre compte de ces L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLenn AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 convulsions.On a surtout pensé à l'action irritative du névrome, localisé au mo.gnon de la patte amputée.On ne pouvait évidemmient pas expliquer de cette manière la présence de la zone épileptogène au niveau du cou.Le fait le plus démonstratif a été fourni par Pagniez et Plichet.Ils ont montré que, si l\u2019on lave soigneusement le cou de l\u2019animal et qu\u2019on le débarrasse ainsi des parasites, l\u2019épilepsie se trouve guérie du jour au lendemain ! Ce sont là sans doute des expériences brillantes, et pourtant, Pagniez et Plichet n\u2019en étaient pas complètement satisfaits, et à juste titre.Si c\u2019est l\u2019irritation locale qui provoque une maladie épileptique, on devrait pouvoir la déterminer en badigeonnant simp'ement la région correspondante du cou de l\u2019animal.ou en y appliquant une stimulation électrique continue.Or, dans ces conditions on n\u2019arrive pas à faire apparaître l\u2019épilepsie.De l\u2019autre côté, si l\u2019épilepsie était due à l\u2019action spécifique des substances sécrétées par les parasites et transmises le long des voies neuroniques précises, on ne \u201ceit pas comment l\u2019anima!l peut être guéri si promptement.Voyons maintenant comment l\u2019on peut représenter ces faits en termes psycho-dynami- ques.Le cobaye est envahi par des parasites.ses ennemis héréditaires, dans la région du cou où il ne peut pas se gratter faute de patte correspondante.Il fait des efforts désespérés, ne réussit pas, et s'en trouve extrêmement frustré.Ceci crée un état de surexcitation considérable, un état d\u2019anxiété permanente.Si, par surcroît, l\u2019expérimentateur ajoute sa contribution personnelle à l\u2019irritation locale produite par les poux, en pinçant le cou de l\u2019animal, la surexcitation devient intolérable pour le cerveau, et se trouve canalisée et déchargée sous forme de crise épileptique.J\u2019ai été intrigué par les possibilités que le phénomène de Brown-Sequard offre aux recherches psycho-somatiques et répété ces expériences aux Etats-Unis.J'ai été déçu, LIBERSON: QUELQUES POINTS DE VUE PHYSIOLOGIQUES EN PSYCHIATRIE car seulement 10 pour 100 des animaux ont développé des convulsions, d\u2019ailleurs inconstantes.J\u2019ai appris par la suite que Brown- Sequard lui même a échoué lorsqu\u2019il voulut reproduire son expérience à Boston.Je ne sais pas encore l\u2019explication de ces différences géographiques.Les parasites sant-ils plus virulents en France ?Ou sont-ils plus nombreux ?Le régime alimentaire est-il différent aux laboratoires des deux pays ?Cela ouvre en fait les voies nouvelles à l\u2019expérimentation.Toujours est-il que mon échec avait aussi un bon côté.En effet, ceux des animaux qui ne présentèrent pas de crises épileptiques ont montré néanmoins certains phénomènes suggestifs qui se trouvent relégués au second plan chez les épileptiques.On est frappé que l\u2019animal ne vocalise pas son mécontentement lorsqu\u2019on le pince du côté de l\u2019amputation.Il ne se débat pas.On ne constate qu'une sorte de spasme de torsion de ce côté et un réflexe de grattage d\u2019allure spinale.Les phénomènes ont un caractère bien plus cortical, lorsqu\u2019on le pince du côté normal.Tout se passe comme si l\u2019animal regressait au niveau sous-cortical ou même spinal et, chose curieuse, d'une façon unilatérale.Ces faits méritent d\u2019être analysés plus en détail.On ne peut pas manquer de reconnaître dans le comportement de ces cobayes cette belle indifférence des hystériques humains et leur faculté de supporter la douleur de caractère intolérable.Notons bien que l\u2019origine parasitaire de l\u2019épilepsie chez l\u2019homme a été soupçonnée dans quelques cas individuels.De même, chaque clinicien a pu observer les facteurs émotionnelg contribuant au déclenchement de la crise comitiale.J\u2019en ai vu récemment deux exemples dans des conditions quasi expérimentales.Dans un cas, une épileptique de longue date, mais sans manifestation clinique pendant les trois dernières années, a amené dans mon laboratoire sa fille, âgée de 14 ans, et qui venait de présenter sa première crise, 653 après avoir mangé \u2014 m'\u2019a-t-elle dit \u2014 des pommes vertes.L'examen a été pratiqué sur la mère et sur la fille et a montré des traces presque identiques et tout à fait caractéristiques, avec des pointes-ondes de grande amplitude.L\u2019émotion de la mere a été, sans doute, très profonde, car elle a fait, sur-le-champ, une crise épileptique, la première en trois ans.Il s\u2019agissait donc là d\u2019une crise épileptique d\u2019origine indiscutablement héréditaire et qui a été déclenchée, selon toute probabilité, par une émotion violente.Dans le deuxième cas, il s'agissait d'une crise convulsive de toute autre origine, car elle a été observée chez une malade en cours de traitement par le coma insulinique.La séance de traitement était au stade initial et la malade n\u2019avait pas encore perdu tout contact avec l\u2019entourage.Son médecin, qui passait dans la salle, s\u2019est approché d'elle, s\u2019assit près de son lit et lui serra la main avec un sourire bien professionnel.À ce moment précis, une crise convulsive se déclencha, en réponse à cette émotion supplémentaire.Sans doute la même réaction convulsive pourrait-elle être provoquée par une stimulation sensorielle suffisamment intense.Les recherches toutes récentes en relation avec les études brillantes de Grey Walter sur l\u2019analyse des ondes bioélectriques du cerveau ont mis en évidence la forme particulière de l\u2019épilepsie, que l\u2019on décrit sous le nom pittoresque d\u2019épilepsie photogénique.Chez ces malades, qui souvent sont des épileptiques héréditaires, l\u2019on peut provoquer la crise, ou son équivalent électro-encéphalographique, en projetant sur les yeux du malade une lumière éblouissante et intermittente.Par conséquent, des excitations sensorielles et des excitations psychologiques peuvent être interchangeables, soit chez le même individu, soit chez les individus différents atteints de la même manifestation morbide.Ceci soulève un problème important.Est-on 654 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 justifié d\u2019opposer les lois et les faits psycho- dynamiques aux lois et aux faits neuro- physiologiques, ou plutôt neuro-dynamiques ?Ne trouve-t-on pas des analogies fondamentales entre les deux ordres de faits ?PSYCHO-DYNAMIQUE ET NEURO-DYNAMIQUE A la base de toute conception psycho- dynamique se trouve la notion de conflit.Or une notion de conflit entre les innervations opposées se trouve à la base de la physiologie de Sherrington.N\u2019a-t-il pas trouvé que le facteur fondamental de l\u2019intégration spinale est l\u2019antagonisme entre les réflexes de flexion et d'extension.Les psycho-dynamistes nous disent que le mécanisme le plus répandu de la solution d\u2019un conflit émotionnel est celui de la répression.Or Sherrington n\u2019a-t-il pas trouvé que le principe essentiel de la coordination spinale est l\u2019innervation réciproque des réflexes antagonistes, principe que l\u2019on peut appeller le principe d\u2019inhibition réciproque ?D'après ce principe, chaque fois qu\u2019un réflexe de flexion se trouve activé, le réflexe d\u2019extension est activement inhibé.Le phénomène d\u2019inhibition ne joue-t-il pas un role fondamental dans toute la neurophysiologie classique, y compris la physiologie de Pavlov et celle de Dusser de Barenne ?L'on peut dire que la solution des conflits psychologiques peut suivre d\u2019autres voies, celle de la sublimation, celle de la rationalisation, bref celle de la substitution.Cependant les mécanismes de la substitution ont été décrits par Ouchtomsky sous le nom de dominante et sont observés chez la grenouille spinale.D\u2019après ces expériences, une stimulation répétée des nerfs sensoriels provoquant des réflexes de flexion sensibilise les centres de flexion à tel point que l\u2019excitation de tout autre nerf continue à provoquer la flexion au lieu des réflexes antagonistes.L\u2019on dit d\u2019autre part que l\u2019activité psychologique est essentiellement motivée, consciemment ou inconsciemment.Or, si la motivation consciente fait défaut aux niveaux neuro- dynamiques, on y trouve des mécanismes qui contiennent à l\u2019état embryonnaire les éléments nécessaires au développement de la motivation psychologique.C\u2019est là un point sur lequel il est utile d\u2019insister.Nous nous représentons trop souvent le fonctionnement réflexe comme étant un circuit ouvert à la périphérie.Nous disons «are réflexe».Une stimulation sensorielle centripète provoque une perturbation centrale qui elle-même est suivie d\u2019influx centrifuges provoquant l\u2019acte moteur.On oublie cependant que cet acte moteur est à son tour générateur d'influx centripètes par des modifications qu'il produit à la périphérie.L\u2019on peut appeler ce phénomène de fermeture d\u2019un circuit réflexe, « la fermeture périphérique ».Une telle fermeture périphérique est présente dans le plus simple réflexe spinal, car même un muscle détaché est le siège de stimulations des filets sensoriels intramusculaires pendant sa contraction réflexe.Aux étages plus élevés ce phénomène acquiert une importance plus grande.Ainsi c\u2019est le facteur dominant des réflexes en chaîne, où chaque échelon consécutif n\u2019est mis en branle qu\u2019après qu\u2019une confirmation venant de la périphérie a témoigné de l\u2019achèvement de la phase précédente de ce mouvement complexe.À l\u2019échelle des réflexes conditionnés, le phénomène de la confirmation périphérique est essentiel à la persistance du conditionnement, qui est inhibé si cette confirmation fait défaut.J'ai montré il y a quelques années l\u2019importance de la confirmation périphérique dans l\u2019exécution des mouvements volontaires les plus simples.On demande au sujet d\u2019exécuter les mouvements rythmiques d\u2019extension des doigts à une cadence aussi rapide que possible.Il est essentiel que l\u2019on cherche à exécuter les mouvements d\u2019extension et non pas de flexion.On voit alors que ces mouvements sont assez irréguliers, que le rythme maximum est relativement lent et que la fatigue précoce interrompt l\u2019expérience.Si en exécutant les mêmes mouvements le sujet est autorisé à toucher, dans l\u2019excursion dorsale de ses doigts, une feuille de papier convenablement placée à cet effet, on constate que les mouvements se régularisent, deviennent plus rapides et LIBERSON: QUELQUES POINTS DE VUE PHYSIOLOGIQUES EN PSYCHIATRIE la fatigue se dissipe.Dans la forme initiale, ces mouvements sont en effet handicapés par la difficulté de réalisation du fait que l\u2019on exécute bien un mouvement d\u2019extension.La confirmation périphérique est difficile à acquérir.Lorsqu\u2019on se sert du papier, le signal de l\u2019accomplissement du mouvement est rapidement donné et l\u2019exercice est considérablement facilité.Il est important d\u2019avoir la vision claire de l\u2019importance des perceptions périphériques en neurodynamique, car ces phénomènes sont des précurseurs immédiats de ceux qui sont à la base de la motivation psychologique.Supposez que je touche cette table du bout de mon doigt.En faisant ce mouvement Je ne suis nullement conscient des contractions des muscles de l\u2019épaule, du bras, de l\u2019avant- bras et de la main, qui tous prennent part à ce mouvement.Ma conscience est concentrée au bout de mon doigt dans l\u2019anticipation des perceptions sensorielles à cet endroit.Le mouvement volontaire est donc essentiellement guidé par les anticipations des perceptions sensorielles ; il est comme motivé par l\u2019anticipation de telles perceptions.L\u2019expérience suivante nous montrera que ces anticipations sensorielles sont bien plus complexes que nous ne le pensons.Supposons que je touche cette table non pas du bout de mon doigt mais avec un crayon.Ma conscience est encore toute concentrée à la périphérie du mouvement, mais cette fois-ci non pas là où mon doigt touche le crayon, mais bien à la pointe même du crayon.Vous allez sans doute vouloir répéter cette expérience et vous éprouverez cette curieuse sensation de percevoir la table avec la pointe de votre crayon.Ici encore le mouvement est guidé par l\u2019anticipation d\u2019une stimulation sensorielle.Si l\u2019on cherche à imaginer comment cette anticipation peut être réalisée dans le cerveau, on n\u2019a pas d\u2019autre choix que d'admettre que le but de nos mouvements est en quelque sorte représenté dans notre cortex.Et voici des observations cliniques qui confirment 655 cette manière de voir.Ces observations ont été systématisées et mises en lumière par les admirables études du professeur Lhermitte.Elles visent le phénomène du fantôme des amputés.Le fait est bien connu que certains amputés ont non seulement l'illusion de pouvoir mouvoir leur membre amputé, mais aussi de pouvoir percevoir les résultats de ces mouvements imaginaires.Ils peuvent, par exemple, avoir l\u2019illusion de palper un objet.En cherchant à mouvoir leur membre absent, ils stimulent donc directement les ensembles neuroniques dans leur cerveau, qui crée I'impression d'une perception réelle.L\u2019hypothése suivante peut donc être formulée.Chaque fois que, en poursuivant un but déterminé, nous exécutons un mouvement, nous activons un circuit neuronique intracé- rébral, qui est une sorte de fantôme double du mouvement, fantome dont la partie principale, sinon intégrale, est représentée par l\u2019image du but à accomplir.Dans les conditions normales ces fantômes ne sont pas perçus, étant inhibés par les perceptions réelles.Dans certaines circonstances, cependant, ils arrivent à être perçus, comme, par exemple, chez les amputés ou au cours des rêves.Nous nous trouvons là au carrefour de la neuro-dynamique et de la psycho-dynamique, car nous touchons les problèmes essentiels concernant la symbolisation.SYMBOLISATION Les physiologistes ont rencontré sur leur chemin le fait de la symbolisation en étudiant les réflexes conditionnés.Nous nous représentons généralement le conditionnement comme une chaîne de réflexes rigidement liés les uns aux autres.C\u2019est probablement le cas des réflexes simples.Cependant la plupart des «réactions» conditionnées se déroulent différemment, la Nature n\u2019étant pas satisfait] par un mécanisme aussi rigide.Prenons l\u2019exemple, cité par Beritoff, d'un chien qui, aussitôt qu\u2019il perçoit un certain signal, se dirige vers l\u2019endroit où il trouve d'habitude sa nourriture.C\u2019est là un con- 656 portement qui est soumis à toutes les lois du conditionnement visant la formation et l\u2019inhibition des habitudes.Et cependant il n\u2019y a rien de rigide dans le comportement de ce chien.Des mouvements par exemple sont tout à fait différents suivant l'endroit où il se trouve au moment du signal.Ils ne peuvent done pas être induits par un mécanisme rigide.Ici, comme précédemment, le rôle dominant est joué par la perception du but poursuivi et non pas par la réalisation des mouvements qui y font parvenir.L'hypothèse la plus simple, en effet, est que, au moment de la perception du signal, une image ou un symbole de la nourriture se présente dans le cerveau du chien ; à partir de là, l\u2019animal agit suivant les circonstances.C\u2019est le symbole du stimulus non conditionnel qui apparaît donc comme une simplification du processus du conditionnement et rend le comportement conditionné plus souple et mieux adapté aux circonstances.La façon dont ces symboles sont formés est un des plus grands mystères de la Nature.Cependant, le processus de la symbolisation apparaît comme un développement du processus de conditionnement, qui, lui, est un phénomène neuro-dynamique par excellence.Nous savons que ces processus sont localisés, car la destruction des régions corticales spécifiques est suivie de perte de la capacité de percevoir la signification des symboles.LOCALISATION DES PROCESSUS PSYCHOLOGIQUES Nous touchons là au problème des localisations.On dit souvent que les mécanismes neuro-dynamiques sont intimement liés à des localisations anatomiques précises, alors que ce n\u2019est pas le cas des phénomènes psycho- dynamiques.Ce n\u2019est cependant pas tout à fait vrai.Le principe d\u2019inhibition réciproque, de fermeture périphérique, de substitution, de conditionnement, est observé aux étages bien différents du système nerveux central.De l\u2019autre côté, l\u2019une des conquêtes les plus bril'antes de la neurologie moderne a été L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 Justement de trouver les localisations de certaines fonctions purement psychologiques.C\u2019est ainsi que l\u2019on a trouvé que l\u2019état conscient dépend de l'intégrité des regions entourant le troisième ventricule.On a constate que les changements caracteristiques de la personnaliué peuvent être obtenus par la section des voies fronto-thalamiques.Dans cette ville même le docteur Penfieid a trouvé que excitation des lobes temporaux produit des états de rêve.Il faut bien reconnaître que les psychologues n\u2019ont pas eu assez d\u2019occasions pour établir le siège anatomique des processus psychologiques.Une impression se dégage donc de cette étude : qu\u2019il s\u2019agisse des phénomènes neuro- dynamiques ou psycho-dynamiques, les lois dynamiques analogues peuvent être décritcs, à condition, bien entendu, de considérer le: unités différentes.Ces unités sont bien plus complexes en psycho-dynamique.Alors que dans la neuro-dynamique on a affaire à de: muscles ou à des complexes moteurs simp.es, ainsi qu\u2019aux perceptions sensorielles relativement élémentaires, en psycho-dynamique on est en présence des actes sociaux complexes, des émotions délicates, des verbalisations abstraites.La facon dont ces unités complexes sont représentées dans notre cerveau est difficile à imaginer, pas bien plus difficile cependant que de comprendre comment on s\u2019attend à la perception de la table avec le bout du crayon.Dans les deux cas, aucune conception précise ne peut être formulée quant à la formation ou conservation de ces complexes qui constituent les unités de notre comportement.Cependant, si nous admettons que de tels complexes sont d\u2019une façon ou d\u2019une autre représentés dans notre cerveau.nous pouvons conclure que les relations dynamiques réciproques entre ces complexes sont ana'ogues sur l\u2019échelle neuro'ogique et sur l\u2019échelle psychologique.PSYCHO-PATHOLOGIE Voyons maintenant comment une telle conception intégrale peut affecter l'intelli- LIBERSON : QUELQUES POINTS DE VUE PHYSIOLOGIQUES EN PSYCHIATRIE gence des phénomènes psycho-pathologiques.On réalise maintenant de plus en plus que la division de la maladie mentale en groupes diagnostiques est bien artificielle.Lorsqu\u2019au lieu de considérer les entités diagnostiques, on s\u2019adresse aux symptômes mentaux, on comprend l\u2019aide que peut apporter la connaissance des principes neuro-dynamiques.Considérons la maladie mentale dans son sens le plus large, en termes de processus neuro- dynamiques tels que l\u2019excitation, l\u2019inhibition, la substitution, la fermeture périphérique, le langage intérieur, etc.Demandons-nous, par exemple, ce que deviendrait l\u2019esprit humain si la maladie perturbait ces processus neuro-dynamiques fondamentaux à l\u2019échelle de la vie psychique.La réflexion nous montrera alors tout de suite que les grands syndromes psycho-patholo- giques pourraient ainsi être réalisés.Imaginons, par exemple, la pathologie de l\u2019inhibition.L\u2019anxiété nous apparaitra comme un état d\u2019excitation généralisée que l\u2019inhibition défaillante ne peut pas supprimer.De même les idées d\u2019obsession et les actes de compulsion fourniraient l\u2019exemple de la libération de certaines tendances que le malade ne peut plus réprimer.Au contraire, l\u2019anesthésie et la para'ysie hystérique pourraient être envisagées comme résultats d\u2019inhibition et de répression excessives de certains processus centraux de perception et de motilité.On pourrait aussi déceler les perturbations de l\u2019inh:bition dans les états dépressifs et maniaques, dans la stupeur catatonique ou dans les états de panique.Dans ces derniers cas les défaillance: de l\u2019inhibition sont générales ; dans les états compulsifs ou obsessionnels, ainsi que dan: les hvstéries, ces troubles sont parcellaires et spécifiques.Considérons maintnant ce que deviendrait l\u2019esprit humain s: les m\u201ccanismes physiologiques du langage intérieur ou de la symbol\u2019- sation étaient perturbés.Imaginons.par exemple, l\u2019état de choses qui résulterait dl'hyperexcitation des processus et des strue- tures qui sont responsab'es ds ce langrer 657 intérieur et de cette vie des symboles.Le monde des symboles nous apparaîtrait alors plus réel que la réalité elle-même et les hallucinations et les idées délirantes envahiraient l\u2019esprit malade.Notre analyse des principes neuro-dyna- miques nous a montré l\u2019existence des fantômes du comportement réel dans notre esprit, ainsi que des fantômes du monde des perceptions tels que nous les anticipons.Il suffirait que les « circuits internes », dont nous avions parlé, soient portés à des niveaux d\u2019excitation élevés pour que la maladie mentale fasse son apparition.Des résultats analogues devraient se produire si d\u2019autres processus physiologiques venaient à être perturbés à l\u2019échel'e de notre vie mentale.Par exemple, si les processus de substitution dont nous avicns trouvé les rudiments dans la coordination sp:nale venaient à faire défaut à l\u2019échelle de la vie mentale, lcs processus de rationalisation, de sublimation et d'identification, processus par lesquels nous maintenons notre équilibre mental, ne pourraient plus prendre place.Nous avons vu l\u2019importance du phénomène de fermeture périphér:que ou de confirmation périphérique dans la neuro-dynamique.Or, pas plus qu\u2019un acte moteur, un acte social ne peut rester inachevé, sans recevoir de récompense ou de sanction, sans être « confirmé à la périphérie ».Si aucun de nos actes sociaux n\u2019était suivi de récompense et si les processus de rationalisation et de sublimation fai- salent défaut, une réaction neuro-dynamique naturelle, répondant d\u2019ailleurs aux lois du conditionnement, serait une inhibition des perceptions des sanctions sociales.Ceci équivaudrait à la suppression des processus de « fermeture périphérique » dont nous avons parlé à maintes reprises.La physiologie fourni; une telle illustration de ce qui se produit dans ce cas a 1\u2019échelle neurologique.Vous avez sans dcute vu les animaux ayant subi la destruction unilatérale des canaux semi- cireulaires et qui effectuent un mouvement 658 incessant de rotation toujours dans le même sens.Ces animaux n\u2019arrivent jamais à obtenir la confirmation périphérique de leurs efforts moteurs par une perception adéquate et cela exp:ique leur mouvement perpétuel de rota- t.on.Il en serait de même dans la vie mentale chez ceux qui ne reçoivent jamais de gratitude ou de récompense de leur comportement, à moins qu\u2019ils ne les trouvent dans le monde de fantômes, d\u2019hallucinations et d\u2019idées délirantes.Et ceci nous amène à l\u2019analyse des facteurs étiolcgiques de la maladie mentale.Cette dernière est considérée à la lumière des théories dynamiques comme étant le résultat des conflits non résolus.Certes de tels conflits mettent à l'épreuve des processus dynamiques de la vie mentale, que nous venons d'envisager, et par une sorte de fatigue extrême, d\u2019épuisement total, peuvent amener des troubles graves.L\u2019étude des névroses expérimentales le démontre clairement.Le cobaye hypnotisé, que nous avons étudié, est, par exemple, profondément frustre.Il est empêché d\u2019accomplir sa tendance naturelle au redressement chaque fois qu\u2019il manifeste cette tendance.Il résout ce conflit en exploitant un mécanisme inné d\u2019inhibition.Autour de la réaction d\u2019hypnose habituellement transitoire, il édifie un état de réaction générale de retrait, de séclusion.Il y a dans cette expérience un côté qui mérite, cependant, une attention toute particulière.Les cobayes présentent une réaction d'hypnose avec grande facilité et il est indis- eutable qu'une expérience semblable ne pourrait pas être réalisée sur les animaux plus agressifs (combatifs) et qui manifesteraient des troubles de comportement tout à fait différents s\u2019ils se trouvaient dans des conditions de conflit.A côté des facteurs étiologiques fonctionnels il existe par conséquent des facteurs constitutionnels qui prédisposent l\u2019animal à un trouble particulier de comportement.Il en est sans doute de même chez l\u2019homme.Les recherche classiques sur les facteurs L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerix AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 héréditaires dans les maladies mentales le suggèrent.Les recherches électro-encéphalo- graphiques récentes le confirment.Or ces facteurs constitutionnels n\u2019agissent que par I'intermédiaire des structures somatiques.L'influence des facteurs somatiques est d\u2019ailleurs parfaitement compréhensible à la lumière de la discussion qui précède.Par exemple, les troubles métaboliques au niveau des lobes temporaux ne pourraient-ils pas prédisposer aux distorsions de la vie symbolique de l\u2019individu ?Certaines études physiologiques montrent des particularités du métabolisme du sucre chez les schizophrènes et les névrotiques.Les recherches électro-encéphalogra- phiques révèlent d\u2019autre part une dysrythmie occipitale chez un grand nombre de malades mentaux de la période d\u2019involution.Il faut qu\u2019il existe une « épine irritative » pour qu\u2019une maladie particulière se développe.Les deux groupes de facteurs, facteurs fone- tionnels et facteurs somatiques, pourraient donc contribuer à la réalisation de la maladie mentale.La physiologie nous montre que l\u2019opposition entre les deux est toute artificielle.Elle le montre expérimentalement et par l\u2019analyse descriptive des faits de neuro- dynamique.Dans votre pratique quotidienne vous pouvez vous rendre compte de l\u2019existence de ces deux ordres de facteurs dans -une maladie quelle qu\u2019elle soit.Il serait trop imprudent de négliger les uns et les autres.Mais il serait peut-être encore plus dangereux d'attribuer aux uns plus qu\u2019aux autres plus d'importance qu\u2019ils ne méritent dans un cas individuel.Dans la substance grise des animaux souffrant des névroses expérimentales se trouve la réponse à bien des mystères des affections mentales.Si nous arrivons à comprendre les mécanismes internes de l\u2019inhibition, du conditionnement, de la symbolisation, nous arriverons à résoudre les problèmes de bien des maladies mentales.Et alors nous arriverons à voir plus clairement comment s\u2019intègrent dans un tout indissoluble l\u2019ensemble des facteurs fonctionnels et organiques qui font l\u2019essence même de la pathogénie. de A ae = LES DÉRANGEMENTS INTERNES DU GENOU*\" Antoine POULIOT, Orthopédiste (Québec).C\u2019est à la demande des directeurs de ce Congrès que je viens exposer devant vous la question si complexe des \u2018\u201cdérangements internes du genou\u201d.Complexe, parce qu\u2019en effet la démarcation entre les différentes lésions que l\u2019on fait entrer sous cette dénomination n\u2019est pas toujours bien définie, qu\u2019il est souvent bien difficile d\u2019en établir un diagnostic exact en raison d\u2019une symptomatologie identique et surtout parce que fréquemment des lésions de voisinage s\u2019y associent, masquant par leur présence la condition pathologique initiale et fondamentale vers laquelle toute thérapeutique doit être orientée.Les dérangements internes du genou étaient connus aux premiers temps de la médecine.Si leur description ne correspondait pas toujours à la pathologie, la nature de leur traitement cependant laissait présumer une distinction grossière des différents appareils intéressés.C\u2019est incontestablement avec l\u2019ère de l\u2019asepsie, de la chirurgie et de la radiologie que des progrès considérables ont été enregistrés dans ce domaine: l\u2019asepsie, qui, dès son avènement, a fait disparaître ce préjugé qui existait depuis toujours à savoir qu\u2019une articulation ne pouvait et ne devait jamais être ouverte et qui, en même temps, à apporté au chirurgien la sécurité qu\u2019il recherchait; la chirur- gle, qui a permis de se rendre compte de visu des lésions microscopiques et qui, par l\u2019amélioration de ses procédés, a contribué largement à la guérison de plusieurs d\u2019entre elles; enfin la radiologie, qui est devenu un précieux adjuvant pour le diagnostic, tout en ayant des propriétés thérapeutiques dont l\u2019application se généralise de plus en plus.Et que dire de l\u2019élan formidable apporté à l'étude de cette question par les deux dernières guerres.Le champ de bataille, s\u2019il est meur- 1 Communication au NIXe Congrès de l'A.M.TL.F.C., Ottawa-Hull.septembre 194Strier à certaines heures, est par ailleurs le champ d\u2019expérimentation médicale le plus vaste qui soit, et c\u2019est là son côté humanitaire.Ces agglomérations de jeunes gens de 20 à 30 ans que l\u2019accident de terrain guette presque à chaque pas et qui sont, de ce fait, plus exposés aux traumatismes du genou, constituent sans aucun doute une source inappréciable d\u2019investigation clinique avec laquelle la pratique civile ne peut se mesurer et qui explique bien l\u2019écart considérable des chiffres révélés par les statistiques.Des records impressionnants nous en ont été fournis par le Colonel MacFarlane, qui rapporte, dans le Journal des Services Médicaux de l\u2019Armée Canadienne, 461 cas d\u2019arthrotomie en l\u2019espace de 2 ans et demi.Cependant, si un nombre de malades aussi considérable ne peut être enregistré en temps de paix, nous savons par ailleurs que les aspects cliniques, l\u2019évolution et le traitement sont quelque peu différents et c\u2019est peut-être là que résidera l\u2019intérêt de notre communication.Un rappel anatomique de la région nous paraît indispensable à la compréhension des lésions que nous aurons à étudier dans quelques instants.Nous savons que toute articulation est composée de surfaces osseuses maintenues en place par une capsule qui elle-même est renforcée par des ligaments.Mais, au genou, l\u2019articulation possède des caractères anatomiques qui lui sont bien propres.Les cartilages de revêtement, comme dans la plupart des autres articulations, ne suffisent plus à en assurer le contact et la transmission du poids du corps dans des conditions bien établies; 1l a fallu leur adjoindre des cartilages surnuméraires, plus importants par leur volume et mieux adaptés à la conformation du terrain, en somme des cartilages conditionnés par les surfaces articu- PE PSS Be 5 cit 660 laires et appelés à combler les vides.Ces cartilages nous sont connus sous le nom de semi- lunaires interne et externe.Si leur mode d\u2019insertion ne présente guère d'intérêt particulier, il n\u2019est pas inutile cependant d\u2019insister sur le fait que l\u2019interne est plus solidement attaché au tibia et au ligament que l\u2019externe.Ce dernier est plus large et il est aussi en même temps plus mobile.Ce détail anatomique explique bien, et c\u2019est 1a l\u2019opinion de tous ceux qui se sont intéressés à la question, la plus grande fréquence des lésions du cartilage semi-lunaire interne.La solidité de ces cartilages est assurée, Comme nous venons de le mentionner, par un appareil ligamentaire et tendineux.Des ligaments latéraux, l\u2019interne est le plus important et cette importance lui est conférée par une surface plus large et une adhérence plus intime aux éléments qui constituent l\u2019articulation.Leur fonction est de prévenir les déplacements en latéralité.Mais cette précaution de la nature n\u2019était pas suffisante à assurer la marche normale des humains, il fallait un frein aux excès de mobilité dans le sens antéro-postérieur, le seul Mouvement permis au niveau de cette articulation et qui devait en compléter la stabilisation.Les ligaments croisés voulurent bien s\u2019en charger et, malgré le rôle effacé qu\u2019on leur a fait jouer pendant bien longtemps, leur importance comme facteur de solidité s\u2019affirme de plus en plus.La complexité de leur mode d'action n\u2019a d\u2019égale que les difficultés que nous avons de les reconstituer une fois qu\u2019ils ont été lésés.Mais à part les éléments principaux de l\u2019articulation du genou que nous venons de passer rapidement en revue, il ne faudrait pas oublier la synoviale, séreuse dont les replis sont multiples, d\u2019une sensibilité exquise au traumatisme et dont la réaction est ordinairement le premier signe qui attire notre attention.Réaction qui d\u2019ailleurs, dans bien des cas, conditionne ou contre-indique un traitement chirurgical mais qui le plus souvent laisse perplexe le médecin examinateur qui n\u2019ose s\u2019aven- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 turer derrière cet écran protecteur qui lui donnerait la solution du problème avec lequel il est confronté.Si la synoviale peut nous induire en erreur, il faut par ailleurs savoir profiter de toute l'information qu\u2019elle peut nous donner par linterprétation minutieuse de sa réaction.Un épanchement qui se constitue en quelques heures et qui s\u2019accompagne d\u2019une forte tension doit nous faire penser à une hémorragie articulaire.S\u2019il se produit au contraire dans les quelques jours qui suivent le traumatisme et que la tension est graduelle, c\u2019est un liquide synovial qui sera ordinairement retiré par l\u2019aiguille de ponction.Et, si on ajoute les nombreuses bourses séreuses et insertions tendineuses, toutes susceptibles de réactions individuelles, vous comprendrez aisément les difficultés que peut comporter un diagnostic précis, qui sera plus tard confirmé par l'exploration chirurgicale.M'ais qu\u2019est-ce donc qu\u2019un \u201cdérangement interne du genou\u201d?Est-ce en réalité un déplacement des surfaces articulaires, de l\u2019appareil ligamentaire ou tendineux?Il s\u2019identifierait alors avec la luxation articulaire ou tendineuse.Mais, alors, pourquoi en faire une entité distincte qui ne ferait qu\u2019apporter de la confusion au niveau d\u2019une région qui peut être le siège d\u2019états pathologiques si divers?Non, le \u201cdérangement interne du genou\u201d est plus que cela.Il relève d\u2019un facteur mécanique qui est à l\u2019origine des troubles, qui opère dans l\u2019articulation ou à proximité et qui, lui- même, a été déterminé par des causes extrinsèques ou intrinsèques ou par les deux à la fois.C\u2019est la définition qu\u2019en donne Osgood.Et ce facteur mécanique, on peut le retrouver au niveau d\u2019une déchirure d\u2019un ménisque, d'une rupture ligamentaire, de l\u2019avulsion de l\u2019épine tibiale, soit à la suite de la libération d\u2019un corps étranger provenant soit de la syno- viale ou d\u2019une lésion d\u2019ostéo-chondrite.Il n\u2019est pas dans notre intention de vous décrire tous les états pathologiques qui peuvent déterminer un \u201cdérangement interne du genou\u201d.Le cadre de notre travail ne nous le per- POULIOT: LES DÉRANGEMENTS INTERNES DU GENOU 661 mettrait pas.Nous nous limiterons forcément aux lésions les plus fréquentes, à celles en \u201c somme qui, dans la pratique courante, requièrent de la part du médecin et du chirurgien une attention toute spéciale et dont le diagnostic précoce assure les meilleures chances de guérison.Les lésions méniscales, la rupture des ligaments, les fractures isolées de l\u2019épine tibiale, les corps étrangers articulaires, l\u2019os- téome de Pellégrini-Stiéda et les entorses sont de ce groupe.Nous vous dirons dans quelques instants les raisons qui nous ont incités à y grande importance au trouble fonctionnel que le traumatisme occasionne sur l\u2019appareil nerveux ligamentaire et Leriche croit y découvrir bien plus une lésion du système nerveux périphérique qu\u2019une affection de l\u2019articulation elle- même.Tout de même, cette conception moderne, dont le bien-fondé s\u2019avère de jour en jour, ne permet pas encore de nier la lésion du ligament, pouvant aller de l\u2019élongation jusqu\u2019à la rupture.Mais, si l\u2019entorse ne cause pas ordinairement de désordre profond dans l\u2019articulation, elle DERANGEMENTS INTERNES DU GENOU STATISTIQUE DE MALADES TRAITES DURANT LA PERIODE 1938-1948 Hh ° D 4 wv » ori db ry mn & 2 b 5 d g TY |v 80 wo DIAGNOSTIC pal @ Ë LS 25/25 = |£E 201 2 |ÉL ÉÉ|ÉS [ef |B 23 2% eg |e 2h | PLE [2x LESIONS MENISCALES 193 171 22 99 Ol 33 21, = RUPTURE DES LIGAMENTS 4 3 1 1 3 38 51 © FRACTURE DE L'EPINE TFIBIALE 2 1 0 2 25 36 £ORPS ETRANGERS 2 1 1 1 1 42 11 OSTEOME DE PELLIGRINI-STIEDA 4 4 0 2 2 27 14 ENTORSES 6 3 2 4 37 34 TOTAUX 211 | 183 28 |105 |106 33 28 faire entrer les entorses et l\u2019ostéome de Pellé- grini-Stiéda.L\u2019entorse n\u2019est certes pas à proprement parler un dérangement interne du genou.Sa définition la désignait autrefois comme le résultat d\u2019un traumatisme articulaire qui n\u2019aboutit pas à la luxation: définition bien vague et bien arbitraire qui pouvait englober des lésions souvent très diverses et donner lieu à une interprétation fausse de la pathologie articulaire.On attache de nos jours une plus nous apparaît cependant comme le premier pas vers ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler le dérangement interne du genou.Suivant la force et le mode d\u2019action du trauma, elle peut facilement se transformer en une lésion plus grave et plus compliquée.Et c\u2019est parce qu\u2019elle est nécessairement à l\u2019origine que nous avons pensé devoir en faire mention.La symptomatologie de l\u2019entorse n\u2019est guère caractéristique, sauf peut-être en ce qui concerne la douleur.Elle est immédiate, parfois 662 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLemiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1919 très vive et même syncopale; elle est exagérée par les mouvements et bien localisée aux points d\u2019insertion ligamentaire.Elle peut s\u2019ac- bandage élastique, et quelques séances de massage.S1 elle a été plus sévère, une infiltration - COMPLICATIONS + ® = 3 3 à na > pv ç & d à | 141 | DIAGNOSTIC + 0 3 0 - 3 53 |\u201c 15 17% ord 90 a = » ® & \u201c© 9 v © 0 E 7 ® 5 wv A d) 9 wm Pp $ & & = ; wn 2 Z |: |% $ & h (9 © Sus + 2 à | 1/8 1% ¢ HYDARTHROSE 21 HAIDEUR 6 ARTHRITE CHRONIQUE 3 1 OSTEOPOROSE 2 SYNOVITE CHRONIQUE 1 HEMATOME INFECTE 1 1 GENOU BALLANT TRAUMATIQUE 1 1 EXOSTOSE 1 O0.42.7.B.1 ) TOTAUX 37 1 0 O 0 2 compagner de mobilité anormale et d\u2019hémarthrose.L\u2019entorse bénigne céde ordinairement apres quelques jours de repos, par application d\u2019un d\u2019une solution anesthésiante au contact des ligaments doit être faite.Nous avons l\u2019habitude d\u2019injecter 8 à 10 cc.d\u2019une solution de seu- rocaïne à 1% à l\u2019endroit traumatisé, d\u2019appli- POULIOT: LES DÉRANGEMENTS INTERNES DU GENOU quer immédiatement un bandage adhésif et d\u2019autoriser la marche.Une injection est dans la plupart des cas suffisante, mais peut être répétée si la douleur n\u2019a pas cédé.Par cette méthode, on empêcherait la vasodilatation de se produire et de provoquer des phénomènes réflexes, toujours d\u2019après la théorie de Leriche, qui prétend que les troubles sont le résultat d\u2019un déséquilibre vaso-moteur.L\u2019entorse qui s\u2019accompagne d\u2019une hémathro- se d\u2019une certaine importance bénéficie d\u2019une ponction faite dès que le diagnostic en a été posé.C\u2019est un excellent moyen de soulager rapidement la douleur.Mais les véritables entorses au niveau du genou ne sont pas très fréquentes.Leur diagnostic doit souvent être modifié dans les jours ou les semaines qui suivent le trauma, et nous sommes alors forcés de reconnaître soit une rupture des ligaments, soit une lésion ménis- cale.La rupture des ligaments latéraux nous situe mieux, dans le cadre des dérangements internes du genou.Leur solution de continuité, à l\u2019insertion au fémur pour l\u2019interne et à la tête du péroné pour l\u2019externe, provoque par le fait même un déplacement en latéralité des surfaces articulaires et la recherche de cette mobilité anormale est un précieux élément de diagnostic.À cause de la présence du gonflement qui existe toujours, il est bien rare que l\u2019on puisse percevoir l\u2019encoche qui correspondrait à la séparation des fragments.Comme la face externe du genou est plus exposée au traumatisme que l\u2019interne, c\u2019est au niveau du ligament interne que la rupture est le plus fréquemment rencontrée et elle est souvent associée avec une lésion du ligament croisé antérieur.L'immobilisation plâtrée en flexion légère et en adduction ou abduction suivant le ligament intéressé convient à la plupart des cas et assure une bonne récupération fonctionnelle.Elle doit être prolongée pendant une période de deux mois et complétée par des exercices musculaires, particulièrement du quadriceps dont l\u2019atrophie rapide et massive sera 663 plus tard un facteur d\u2019aggravation.Il est inutile d\u2019espérer un bon résultat dans ce genre de lésion, si la museulature est déficiente, et cette précaution est de toute première importance.La rupture nous semble-t-elle plus grave, gravité que l\u2019on peut soupçonner par une laxité plus étendue, il faut alors penser à faire la suture du ligament dès que la réaction articulaire est passée.Si les lésions sont déjà anciennes, que l\u2019impotence fonctionnelle cause des troubles sérieux à la marche, une reconstruction du ligament peut être tentée.Le tendon du droit interne ou du demi-tendineux préalablement sectionné peut être réinséré sur le fémur et faire office de ligament interne.Au niveau de l\u2019externe, on se servira avec avantage d\u2019une bandelette de fascia lata ou encore mieux d\u2019une partie du tendon du biceps.L\u2019immobilisation consécutive ne doit se faire que pendant 15 à 20 jours, de façon à permettre une mobilisation précoce.Chez l\u2019un de nos malades qui présentait une rupture complète et ancienne du ligament latéral externe, nous avions fait sans succès une greffe de fascia lata.À une deuxième intervention, le ligament fut reconstitué avec une partie du tendon du biceps et l\u2019amélioration, cette fois, fut satisfaisante et s\u2019est maintenue par la suite.Il ne faudrait pas clore l\u2019étude de la rupture dés ligaments latéraux sans parler de la maladie de Pellégrini-Stiéda, qui n\u2019est en somme que le résultat d\u2019un hématome sous-périosté qui s\u2019ossifie au siège de l\u2019avulsion du ligament latéral interne à son insertion fémorale.Ce n\u2019est pas une maladie, mais simplement une ossification post-traumatique qui n\u2019apparaît que quelques semaines après le traumatisme et dont le diagnostic est une révélation radiologique.La symptomatologie est parfois nulle; d\u2019autre fois, elle se manifestera par une certaine gêne articulaire et des douleurs.Rarement cet ostéome peut être perçu.La radiothérapie, à raison de 4 séances à intervalles de 3 jours et à une dose de 1600 r., réussit à en arrêtér l\u2019évolution et à le sta- 664 biliser.Si l\u2019affection est génante par son volume, on peut en faire l\u2019exérèse chirurgicale, mais cette exérèse doit être aussi radicale que possible à cause du danger de récidive.Parmi les cas que nous avons eus à date, la radiothérapie a suffi pour en arrêter l\u2019évolution et faire disparaître les troubles dont se plaignaient nos malades.Des clichés radiogra- phiques en série nous permettent cette affirmation.Nous avons mentionné précédemment que les ligaments latéraux ont pour mission de prévenir les déplacements en latéralité, mais, quand le déplacement s\u2019opère dans le sens an- téro-postérieur, ce rôle est dévolu aux ligaments croisés.Suivant la direction et l\u2019intensité du traumatisme, la rupture peut se faire au niveau de l\u2019antérieur ou du postérieur et plus rarement au niveau des deux à la fois.On soupçonnera une lésion du ligament croisé antérieur par la présence d\u2019une mobilité excessive d\u2019arrière en avant et d\u2019avant en arrière pour le postérieur.La recherche de ce symptôme ne se fait qu\u2019en position fléchie et constitue \u201cle signe du tiroir\u201d.Il va sans dire que toute luxation du genou s'accompagne nécessairement de ruptures des ligaments croisés, mais ces luxations sont tellement rares que nous ne nous y attarderons pas.Lorsque le diagnostic a été posé et que la lésion est récente, il faut prendre les moyens pour assurer la cicatrisation de ces ligaments.L\u2019immobilisation du genou en flexion à 30 degrés, suivant Watson Jones, ou en pleine extension, comme le conseillent Boncrafît et Murray, doit être maintenue pendant 2 à 3 mois et supléée par des exercices du quadriceps.Si la rupture est ancienne et cause une impotence sérieuse, une autoplastie par lambeau de fascia lata implanté dans des tunnels osseux suivant la méthode de Hey-Groves peut remédier partiellement aux troubles.C\u2019est une intervention qui nécessite des délabrements assez étendus, qui est douteuse dans ses résultats et dont l\u2019indication se pose après que L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 tous les autres traitements ont été tentés: gymnastique musculaire, support protecteur par genouillère élastique ou appareil en celluloïd.Les fractures isolées de l\u2019épine tibiale ne peuvent être diagnostiquées par l\u2019examen clinique et c\u2019est seulement la radiographie qui en révélera l\u2019existence.On y observe presque toujours une limitation de l\u2019extension, mais ce signe n\u2019est pas caractéristique de la lésion puisqu\u2019il peut coïncider avec un blocage par déchirure d\u2019un ménisque.L'immobilisation plâtrée en extension pendant 4 à 6 semaines est encore ici indiquée et ce n\u2019est qu\u2019en cas de libération du fragment ou de son irréductibilité par méthode fermée qu'il faudra pratiquer une arthrotomie.Au cours de l\u2019évolution d\u2019une arthrite hypertrophique ou d\u2019une arthrite disséquante, des corps étrangers provenant de la dégénérescence de la synoviale ou du cartilage de revêtement peuvent être libérés spontanément dans l\u2019articulation et produire par leur migration un dérangement interne du genou.Leur coincement entre les surfaces articulaires déterminera un blocage qui cède habituellement très facilement aux mouvements que l\u2019on imprimera à l\u2019articulation et il est alors souvent possible de les percevoir au niveau du cul-de- sac sous-quadricipital ou sur les bords de la rotule surtout si l\u2019articulation est distendue par un épanchement.Ceux qui ne donnent aucun trouble mécanique ne nécessitent aucune attention immédiate et leur traitement se résume à celui de l\u2019affection causale.Quant aux autres, leur ablation chirurgicale s'impose de façon à empêcher la répétition des accidents.S\u2019ils sont très nombreux, l\u2019on sait les difficultés que l\u2019on éprouve à les enlever complètement et il vaut mieux dans la plupart des cas s\u2019en abstenir à cause des récidives presque inévitables.Mais si la rupture des ligaments, les fractures de l\u2019épine tibiale, la mobilisation des corps étrangers peuvent causer un dérangement interne du genou, ce ne sont cependant PROS POULIOT: LES DÉRANGEMENTS INTERNES DU GENOU 665 pas ces lésions qui en fournissent le plus fort contingent.Le traumatisme a une répercussion bien plus fréquente sur un autre élément de la structure articulaire, élément qui par ailleurs nous apparaît très bien protégé de par sa situation anatomique mais dont la vulnérabilité est un fait acquis.C\u2019est bien des lésions des cartilages semi-lunaires que nous voulons vous entretenir à ce moment et c\u2019est à dessein que nous en avons gardé la description jusqu\u2019à la fin de cet exposé.La lésion méniscale est indiscutablement l\u2019affection traumatique le plus souvent rencontrée au niveau du genou, et c\u2019est elle qui justifie la plupart des arthrotomies pratiquées au cours des dérangements internes du genou.Leur existence en a été signalée au début du siècle dernier, mais c\u2019est le développement de la chirurgie articulaire qui en a révélé la fréquence.Le sport et certains métiers prédisposent davantage à ce genre de lésions.Le football et le tennis occuperaient la première place tandis que, chez les mineurs et les poseurs de tapis, il s\u2019agirait d\u2019une véritable lésion professionnelle.Dans notre province, cependant, où l\u2019exploitation forestière se fait sur une grande échelle, nos bûcherons fournissent une assez grande proportion des lésions ménisca- les.Et c\u2019est au cours de l'abattage de l\u2019arbre que le traumatisme se produit le plus fréquemment.Dans sa chute souvent mal mesurée et inopinée, il vient parfois frapper directement le genou.Dans d\u2019autres circonstances, le déplacement rapide en face du danger et sur un terrain rempli d\u2019obstacles déterminera \u2018une entorse grave qui s\u2019accompagnera d\u2019une déchirure des ménisques.Toutefois, depuis que la coupe du bois se fait en été et en automne, la fréquence paraît quelque peu diminuée.Lorsqu\u2019un patient a souffert d\u2019un traumatisme du genou, on doit s\u2019enquérir de la manière dont il s\u2019est produit.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un coup direct, à quel endroit de l\u2019articulation il a porté, et surtout il est bien important de connaître la position du membre au moment de l\u2019accident.La localisation superficielle ou profonde de la douleur pourra dans certains cas nous guider dans l\u2019appréciation des lésions.Le tableau clinique de l\u2019affection peut se présenter de deux façons différentes.Dans la plupart des cas, le malade vient nous consulter bien longtemps après l\u2019accident initial qui a marqué le début des troubles.Il nous raconte habituellement que, quelques mois ou quelques années auparavant, en jouant ou au cours de son travail, il se serait forcé le genou (c\u2019est le terme qui est employé et qui se traduit par une entorse pour le médecin examinateur), qu\u2019il y a eu gonflement modéré de l\u2019articulation et boiterie qui ont persisté pendant quelques jours et le tout serait rentré dans l\u2019ordre par la suite sans autre traitement qu'un peu de repos et quelques frictions.Mais cette guérison n\u2019était qu\u2019apparente et bientôt se produisent toute une série d\u2019accidents successifs entrecoupée de périodes de bien-être qui acheminent plus ou moins rapidement le patient vers une impotence articulaire le plus souvent partielle mais qui peut devenir en certains cas presque totale.Ces accidents à répétition sont le plus souvent caractérisés par un blocage articulaire qui limite l\u2019extension et qui donne une résistance élastique lorsque l\u2019on essaie de compléter ce mouvement.Le blocage s\u2019explique par le pincement du cartilage semi-lunaire entre les surfaces articulaires.Sa durée est plus ou moins longue suivant l\u2019habileté du patient à le réduire.Tous ces malades nous ont décrit avec force détails les manipulations qu\u2019ils pratiquent et qui aboutissent à un soulagement immédiat.Aucun d\u2019eux n\u2019oublie de mentionner le déclic qu\u2019ils perçoivent régulièrement au moment où la réduction se fait.Très souvent il s\u2019ensuit un épanchement dont la durée est variable et qui peut devenir chronique.Au fur et à mesure que la lésion devient plus ancienne, la fragilité articulaire s\u2019affirme de plus en plus et les blocages sont plus difficiles à réduire.La main du rebouteur n\u2019a plus le pouvoir magique d\u2019autrefois et c\u2019est alors qu\u2019on vient se confier au médecin après avoir mis à l\u2019épreuve tous les liniments du commerce. 666 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Butrerix A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 Chez d\u2019autres, et c\u2019est le petit nombre, cependant, la lésion se traduit au moment du traumatisme par un blocage soudain, plus grave, et qui s\u2019accompagne d\u2019un épanchement sanguin ou synovial très considérable.En rail- son de sa gravité apparente, des douleurs très vives qui se produisent au moindre mouvement et qui empêchent le patient de tenter de faire des manipulations, le médecin est consulté beaucoup plus tôt et, de ce fait, se trouve dans des conditions certainement plus favorables pour établir son diagnostic.Mais, si les lésions méniscales se présentent ordinairement sous ces deux formes, il ne faudrait cependant pas ignorer que quelques- uns de ces patients ont une symptomatologie à peu près nulle et une entorse banale dont ils se souviennent à peine, une vague douleur au genou qu\u2019ils attribuent à des manifestations rhumatismales et une instabilité qui se manifeste à l\u2019ascension ou à la descente d\u2019un escalier.Cette instabilité leur fait redouter la marche en terrain accidenté et accentue leurs troubles.C\u2019est bien là l\u2019aspect clinique que nous avons observé chez tous les malades que nous avons traités dans le service et nous vous l\u2019avons décrit par ordre de fréquence décroissante.Saui dans les cas à symptomatologie réduite, le diagnostic clinique peut être posé avec certitude et sans le concours de la radiologie.Il ne faudrait cependant pas conclure que l'examen radiographique doit être négligé: ce serait faire erreur et mésestimer la valeur d\u2019un procédé d\u2019investigation qui a fait ses preuves et qui nous révélera la présence d\u2019un corps étranger ou d\u2019une fracture parcellaire de l\u2019épine tibiale, lésions que très souvent nous n\u2019aurions pu reconnaître autrement.Bien plus, par la variété de ses clichés pris sous des angles différents, la radiographie simple peut mettre en évidence les parties molles de l\u2019articulation, y compris les ménisques, et ce sont Gherson et Cohen, de Philadelphie, qui rapportent que, avec ce procédé, ils auraient pu apprécier l\u2019état des cartilages dans 80% des cas pour l\u2019interne et 20% pour l\u2019externe.Depuis quelques années, un nouveau procédé a fait son apparition.Il consiste dans la visualisation radiographique de l\u2019articulation du genou par une substance de contraste et c\u2019est l\u2019oxygène qui, en raison de son absorption rapide, a été employé dans les pneumar- throgrammes.La technique en est très simple et se résume aux temps suivants.Sous anesthésie locale, on introduit une aiguille à l\u2019angle supéro- externe de la rotule, on aspire le liquide d\u2019épanchement, s\u2019il en existe, et puis on injecte lentement 80 à 100 ce.d\u2019oxygène.Une compression est exercée ensuite sur le genou avec un bandage élastique pour faciliter la diffusion dans l\u2019espace articulaire.L'exposition ra- diographique est faite alors et l\u2019on tire cinq clichés dont quatre en antéro-postérieur et en postéro-antérieur et un de profil avec le genou fléchi.Suivant les modifications de l\u2019image radiologique, on pourrait y déceler des lésions mé- niscales ou synoviales.Pendant que les uns, avec MgGraw et Wec- kesser, proclament la valeur de ce procédé, d'autres, en particulier Somerville et Brookes, sont un peu moins enthousiastes.Ils précisent que cette méthode ne doit être employée que dans les cas douteux et qu\u2019après sérieuse considération.Les difficultés d\u2019interprétation des radiographies, les réactions synoviales que l\u2019on a maintes fois signalées et la crainte d\u2019embolies gazeuses fatales rapportées par certains auteurs, ont empêché jusqu\u2019à maintenant le procédé de se généraliser.Personnellement, nous ne l\u2019avons pas employé pour ces raisons, convaincus par ailleurs qu\u2019avec les moyens ordinaires que nous avons à notre disposition, on peut dans la très grande majorité en arriver à un diagnostic de quasi-certitude.L'amélioration de sa technique visant à obvier aux réactions synoviales en fera peut- être un jour un examen de routine.D\u2019ici 1a, nous continuerons d\u2019élaborer notre - POULIOT: LES DÉRANGEMENTS INTERNES DU GENOU 667 diagnostic en profitant de tout ce que pourra nous apprendre un questionnaire bien conduit, en insistant particulièrement sur les circonstances de l\u2019accident et en apportant tout autant de soins à la reconnaissance des signes cliniques par lesquels la lésion voudra bien s\u2019extérioriser.S'il est de toute première importance de faire un diagnostic aussi exact que possible, 1l est également important, une fois le diagnostic posé, d\u2019assurer au patient un traitement adéquat qui le mettra à l\u2019abri des récidives et lui permettra le retour à la vie active dans le plus bref délai.Sachant que le cartilage semi-lunaire est avasculaire dans presque toute son étendue sauf à la périphérie, cette notion pourra nous fournir des indications thérapeutiques utiles.Si l\u2019on a affaire à un premier accident, que le diagnostic n\u2019a pu être établi de façon indiscutable et s\u2019il y a en plus présomption que la lésion puisse siéger près de l\u2019attache capsulaire du cartilage, il faut alors immobiliser le genou pendant une période de 4 à 6 semaines et compléter par de la physiothérapie.Il est possible que, par ce traitement, la lésion se cicatrise définitivement, mais c\u2019est l\u2019exception et il faut bien se garder d\u2019assurer au malade une guérison complète.Le blocage articulaire qui ne laisse aucun doute sur le caractère de la lésion est une indication opératoire formelle, qu\u2019il se soit produit au tout début ou à l\u2019occasion des récidives.Nous avons tenté à quelques reprises un traitement conservateur pour le blocage du début, après en avoir fait la réduction.Dans chacun de ces cas nous avions dû intervenir dans les mois qui ont suivi.Notre traitement n\u2019avait été qu\u2019un palliatif qui a prolongé la période d\u2019incapacité et qui, chez quelques- uns, a compromis les chances de guérison par une synovite chronique qui s\u2019était installée dans l'intervalle.La méniscectomie, qui consiste dans l\u2019ablation du cartilage déchiré, peut se pratiquer par de multiples incisions.En France, on emploie ordinairement l\u2019incision transversale ou horizontale, tandis que, dans les pays anglo-saxons, on donne la préférence aux incisions longitudinales soit parapatellaire ou antéro-latérale.L\u2019antéro-latérale, que nous estimons la moins mutilante et qui donne un accès convenable sur l\u2019articulation, est celle que nous avons utilisée généralement.Il faut avoir soin de ne pas la pratiquer trop près de la rotule, pour éviter la blessure d\u2019une petite branche du saphène interne qui donnera lieu à une anesthésie cutanée persistante au niveau de l\u2019apophyse tibiale et parfois sera la cause du développement d\u2019un petit névrome.Doit-on enlever le cartilage complètement ou partiellement seulement?Bien qu\u2019il soit recommandable de l\u2019enlever en entier lorsque la chose est possible, 1l faut bien se rendre compte par ailleurs que la méniscectomie subtotale réussit à guérir la plupart de ces malades et que ce n\u2019est qu\u2019en de rares exceptions qu\u2019il faut réintervenir pour enlever la corne postérieure.La libération du cartilage de ses attaches capsulaires doit être bien faite, parce que c\u2019est de cette dissection que dépend une plus grande mobilité qui permettra une excision plus avancée.Une fois le cartilage enlevé, nous suturons la plaie en trois plans et le membre est immobilisé dans un appareil plâtré circulaire que nous laissons en place pendant 8 jours.Le patient est autorisé à marcher dès le lendemain et les exercices de mobilisation articulaire sont aussitôt commencés.La raideur du début cède rapidement et, après 4 à 5 jours, la plupart ont une flexion à 90 degrés qui s\u2019accroît cependant plus lentement par la suite au delà de cet angle.Chez les sujets pusillanimes et particulièrement chez les personnes du sexe féminin, 1l faut souvent compléter le traitement par des séances de physiothérapie.Une mobilisation du genou sous narcose dut être faite pour deux de nos malades qui présentaient une ankylose presque complète.Le résultat éloigné fut satisfaisant.Pourquoi faisons-nous systématiquement l\u2019immobilisation plâtrée?Nous avons au dé- 668 but quelques malades chez qui nous nous étions contentés de l\u2019application d\u2019un bandage compressif.Il est arrivé fréquemment qu\u2019au cours du réveil, le patient faisait des mouvements intempestifs de son genou provoquant une hémarthrose et parfois une désunion de la plaie.Depuis l\u2019usage de l\u2019appareil plâtré, ces accidents ont été éliminés et nous avons constaté en même temps que les phénomènes douloureux sont beaucoup moins marqués.Au point de vue lésions macroscopiques, c\u2019est la déchirure du cartilage en \u201canse de seau\u201d que nous avons rencontrée habituellement dans notre série.Les déchirures transversales, les arrachements de la corne antérieure ou postérieure ont été relativement peu nombreux.Mais comment se comporter en face d\u2019un semi-lunaire apparemment normal?Si le diagnostic a été suggestif d\u2019une telle lésion et que tous les moyens ont été pris pour en arriver à cette conclusion, que par ailleurs aucune autre lésion de l\u2019articulation n\u2019est constatée, il vaut mieux l\u2019enlever parce qu\u2019il arrive parfois que les lésions sont si minimes qu\u2019elles ne peuvent être appréciables à l\u2019œil surtout lorsqu'elles siègent à la périphérie.C\u2019est ce que nous avons fait dans ces cas et les suites opératoires ont justifié notre attitude.Je n\u2019ai pas la prétention de vous avoir fait une synthèse complète des \u201cdérangements internes du genou\u201d.De nombreux travaux, publiés en ces dernières années et qui sans doute ont contribué à l\u2019avancement de cette question, nous portent tout de même à croire qu\u2019il reste encore bien des points à éclaircir, que les moyens de diagnostic sont susceptibles d\u2019être perfectionnés davantage, que la thérapeutique, soit médicale ou chirurgicale de ces affections, est en progrès mais encore trop souvent inopérante dans certains cas.Notre communication n\u2019avait pour but que de mettre en lumière l\u2019importance de ces lésions, d\u2019en signaler la fréquence, d\u2019insister sur leur diagnostic et de vous faire part du traitement que nous instituons aux divers stages de l\u2019affection.+ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 Vous me permettrez bien en terminant de commenter quelques tableaux des statistiques que nous avons compilées dans notre service et qui s\u2019étendent sur une période de dix ans.RESULTATS DIAGNOSTIC améliorés non améliorés fuéris LEGIONS MENISCALES 167 25 RUPTURE DES LIGAMENTS FRACTURE DE L'EPINE TIBIALE CORPS ETRANGERS ©STEOMS DE PELLIGRINI-STIEDA ENTORSES Njo|o|o|w = lOojojo]o|o}|nr 8|=|=[w|w|v TOTAUX 28 COMMENTAIRES.Vous remarquerez dans ces statistiques que, pour les lésions méniscales, le genou droit et le genou gauche sont intéressés dans une proportion égale.La moyenne de jours d\u2019hospitalisation vous paraîtra un peu longue, j'en al été surpris moi-même.Ceci peut s\u2019expliquer par le fait que la plupart de ces malades étaient des accidentés du travail chez qui la mobilisation et la rééducation musculaire est toujours plus difficile et plus lente que chez le patient privé.La rapidité de la guérison les laisse assez souvent indifférents.Et nous avons comme ligne de conduite de ne pas les laisser quitter l\u2019hôpital avant que la flexion n\u2019atteigne au moins 90 degrés.S\u2019ils sont déchargés plus tôt, l\u2019examen de révision que l\u2019on fait habituellement après deux mois ne révèle guère de changements et il faut alors les traiter de nouveau dans des conditions moins favorables.Les entorses que nous rapportons étaient d'anciennes lésions diagnostiquées comme tel- POULIOT: LES DÉRANGEMENTS INTERNES DU GENOU les au début et qui s\u2019accompagnaient de phénomènes douloureux très intenses avec une certaine atteinte de la fonction articulaire.Parmi les complications les plus fréquentes des lésions méniscales, on constate que l\u2019hydarthrose occupe la première place, mais souvent cette hydarthrose existait avant l\u2019intervention.Dans les résultats que nous avons obtenus, nous avons considéré comme guéris ceux qui avaient une flexion au delà de 80 degrés, qui présentaient une articulation solide et qui mar- chaïent sans douleur.Comme améliorés, ceux qui sont demeurés avec une flexion n\u2019atteignant pas 80 degrés, qui avaient des signes de périarthrite et qui accusalent un peu d\u2019instabilité a la marche.Enfin, comme non améliorés, ceux chez qui les phénomènes douloureux ont persisté avec restriction considérable de la mobilité, laxité et qui avaient des troubles marqués de la démarche.Malgré mon désir de faire court, vous comprendrez facilement que l\u2019on ne peut traiter en quelques phrases d\u2019un syndrome aussi varié que les dérangements internes du genou.OCCUPATIONS Qo © Journalier Cultivateur Bûücheron Mécanicien Profession libérale Ménagère Militaire Commis Etudiant Contremaître Mineur Chauffeur Inconnue Do DN © Ur Qu Ut a SA A 00 00 CO pui 9 669 CAUSES CONNUES DES LÉSIONS MÉNISCALES CONSIGNÉES DANS NOS DOSSIERS.1 \u2014 Sports: Ski 4 Bicyclette 3 Hockey : 3 Raquette : 1 Traîneau 1 Balle 1 Pêche 1 Nature du sport inconnue: 2 Total: 16 11 \u2014 Au travail: 79 dont 29 constatés chez des bûcherons.BIBLIOGRAPHIE OLIVIER, LEGER, SOURICE et ARCHAM- BAULT: «Arthrographie du genou.» d\u2019Orthopédie, 32: 265 (sept.-oct.) 1946.Revue SOMERVILLE: «Air Arthrography in Diagnosis of Internal Derangement of Knee-Joint.» Proc.of the Royal Society of Med., 36: 663 (oct.) 1943.McGAW et WECKESSER: « Pneumarthrograms of the knee.» Journ.Bone and Joint Surg., 27: 432 (juillet) 1945.GHERSON et COHEN: « Internal Derangements of the knee joint.» Am.J.Roent.Radiumtherapy, 54: 338 (oct.) 1945.J.C.PICKETT: «Diagnosis and Treatment of Internal Derangements of the knee joint.» The military Surgeon, 97: 198 (sept.) 1945.MacKENZIE et MacFARLANE: «Internal Der- angements of the knee joint in Canadian Army.» Canadian M.A.J., 49: 472 (déc.) 1943. CONTRIBUTION A L\u2019ÉTUDE DE L\u2019HYPERTENSION D\u2019'ORIGINE HORMONALE ! (fin) Paul DONTIGNY, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).IMPORTANCE DU RÉGIME ALIMENTAIRE DANS L\u2019HYPERTENSION, Facteur étiologique a) Protéines et acides aminés.L'influence des protéines alimentaires dans le développement de la maladie hypertensive et des lésions rénales (néphrite et néphrosclé- rose) a été depuis longtemps un sujet de controverse.Newburgh et Clarkson (377) et d'autres (378, 385, 386, 387) ont obtenu des lésions rénales et de l'hypertension chez le lapin et le rat en les soumettant à une ration alimentaire riche en protéines.Les auteurs qui ont ainsi produit des modifications rénales considèrent ces lésions semblables à celles de la néphrite chronique (152, 383, 423, 454, 548).Plusieurs chercheurs cnt cependant obtenu des résultats complètement négatifs même après une période de traitement dépassant 150 jours et croient que les lésions rapportées sont imputables à l\u2019utilisation de rations alimentaires inadéquates et anormales (2, 280, 396).Dans l\u2019interprétation de ces résultats 1l faut tenir compte de deux principaux facteurs qui constituent de grandes difficultés techn:- ques: la longueur de temps requise pour ces expériences et le fait que ces travaux ont été exécutés dans une période où l'analyse statistique des résultats n\u2019était pas d\u2019usage courant.C\u2019est pourquoi, dans ces conditions, 1l est possible que deux groupes d\u2019auteurs puissent interpréter de façon différente des résultats à peu près semblables (396).Il est important de noter que dans ces expériences on a trouvé les animaux âgés plus sensibles à ces lésions que les jeunes, (279, 363, 499) et étant donné que la néphrite 1.Voir L'Union Médicale du Canada d\u2019avril, page 416, et de mai, page 538.chronique est une maladie spontanée du lapin et du vieux rat, on a mis en doute la signification des expériences précédentes (396).En 1932, Bischoff (47) a fait une revue complète de la littérature sur ce sujet.D\u2019après cet auteur, l'examen des expériences faites chez les animaux, des habitudes alimentaires des différents peuples et des diètes utilisées en clinique, donne l'impression que le régime alimentaire peut n\u2019avoir que peu à faire dans les lésions spontanées des reins et des vaisseaux observées chez les animaux et dans les maladies des systèmes cardiovasculaire et rénal chez l\u2019homme.Plus tard Chanutin et ses collaborateurs (86, 89, 90, 91, 92, 93, 94) ont fait une étude très élaborée de l\u2019action des protéines sur le rein et le système circulatoire du rat.Les régimes employés contenaient différents pourcentages de protéines allant de 10 à 80%.Les protéines étaient fournies par de la viande ordinaire, des extraits de viande, du foie complet et de l\u2019extrait de foie.Chez le rat normal, on voyait apparaître une hypertrophie rénale qui était proportionnelle à la quantité de protéines contenue dans la diète mais jamais on n\u2019a décelé une élévation de la pression sangul- ne.D'autre part, la fréquence de l'hypertension chez les animaux soumis à une néphreetomie subtotale était beaucoup plus marquée dans le groupe traité à l\u2019extrait de viande.Chez le chien normal Anderson (17) avait également obtenu les mêmes résultats mais n\u2019avait remarqué aucun phénomène d\u2019hypertens:on même chez l\u2019animal soumis à une néphrectomie subtotale.À ce propos il est intéressant de noter que Hegsted et ses collaborateurs (253) dans une étude comparée de la valeur biologique des protéines chez l\u2019homme, le chien et le rat, concluent que !e rat apparaît plus compa- ble à l\u2019être humain que le chien. DONTIGNY : HYPERTENSION D'ORIGINE HORMONALE L'action des acides aminés dans la production de lésions rénales a été étudiée par plusieurs auteurs.L'administration par voie orale ou parentérale de méthionine, sérine, cystine, lysine, tryptophane, tyrosine, histidine et d\u2019acide aspartique a provoqué des lésions tubulaires, tandis que les autres acides aminés: alanine, leucine, glycine et phénylalanine n\u2019ont donné lieu à aucun phénomène (143, 269, 329, 364, 379, 507).Les lésions se rencontraient surtout dans les cellules des parties proximales et distales des tubes contournés avec formation de cylindres hyalins.On ne fait pas mention de lésions glomérulaires bien que l\u2019on ait rapporté une albuminurie prolongée à la suite de l\u2019administration d\u2019acides aminés toxiques (379) et observé une hyalinisa- tion de la média des artérioles après un traitement à la tyrosine (269).Martin (348) a montré qu\u2019un régime alimentaire comprenant 5 à 10% de tyrosine produit de l\u2019hypertension chez le rat.Les animaux ainsi traités présentent la symptomatologie suivante: durant la deuxième semaine du traitement, le premier symptôme consiste dans la pâleur des pattes, qui, par la suite, deviennent œdémateuses et rouges; cet œdème s\u2019étend à la tête et aux épaules et l\u2019animal marche avec peine.Leurs yeux présentent alors une blépharite exsudati- ve dont l'exsudat est brun foncé.L\u2019élévation tensionnelle a lieu lorsque la pâleur apparaît sur les pattes pour ensuite diminuer graduellement à mesure que l\u2019ædème s\u2019installe.b) Vitamines.En 1933, Appelrot (25) a montré que l\u2019administration de doses massives de vitamine D, à des chiens produisait une élévation de la pression sanguine.Handovsky (233) a confirmé ces résultats et a trouvé que l\u2019administration orale de calciférol à la dose quotidienne de 100 à 700 y par kilo provoquait, chez ce même animal, une hypertension qui disparaissait graduellement après la discontinuation du traitement.Les études anatomiques qui ont été faites (203, 234) ont révélé une hypertrophie des fibres musculaires lisses de la média 671 des artérioles de différents organes tels que le rein et la rate.Ces lésions étaient particulièrement marquées dans les reins où les nécroses artériolaires se compliquent de néphrite à la suite de doses exagérées de calciférol.On a même observé des signes d\u2019hyperthyroïdisme avec des doses de plus de 250 y et les animaux qui recevalent 70 ou plus par jour développaient une hypersensibilité à l\u2019action pres- sive de l\u2019adrénaline.Chez le rat, l\u2019administration de vitamine D a donné lieu à des phénomènes d\u2019hypertension (229, 369).Cependant, chez le chien (289, 368), on a été incapable d\u2019obtenir une hypertension par l\u2019administration de cette dernière vitamine.Calder (78) a rapporté qu\u2019une ration alimentaire qui ne contient pas le complexe thermostable du groupe vitaminique B provoque, chez le rat, une élévation marquée et persistante de la pression sanguine; au contraire une diète privée du complexe vitaminique B entier cause une légère hypotension.Récemment Calder (79) a décrit les lésions rénales qui accompagnent ce type d\u2019hypertension.La surface de ces organes devient granuleuse; les artères interlobulaires et afférentes présentent de la dégénérescence hyaline; dans le cortex et la médullaire, il existe des parties atrophiées avec nécrose des cellules tubulaires; les glomérules sont petits, simplifiés et leur membrane basale est épaissie.Cet auteur considère ces lésions à peu près semblables à celles que l\u2019on rencontre dans l'hypertension essentielle chez l'homme.Honorato et Vadillo (261) utilisant des diètes dépourvues de choline n\u2019ont obtenu aucun changement tensionnel chez des rats blancs.Rôle dans l\u2019hypertension d\u2019origine rénale a) Protéines.Le rôle que peuvent avoir les protéines de l'alimentation dans l'hypertension d\u2019origine rénale est encore très obscur et les opinions à ce sujet sont partagées.En 1926 Anderson (17) en diminuant le parenchyme rénal chez des lapins n\u2019a obtenu 672 aucun phénomène d\u2019hypertension même en leur donnant une ration alimentaire riche en protéines.Utilisant le même procédé chez le rat, Chanutin et ses collaborateurs (86, 89, 90, 91, 92, 93, 94) ont trouvé que ce régime hyper- protéiné augmentait la fréquence de l\u2019hypertension.En 1938, Verney et Vogt (535) ont étudié l\u2019effet d\u2019un surcroît de travail rénal sur la pression sanguine.Chez des chiens hypertendus par ischémie rénale, l\u2019administration de chlorure de sodium, de viande ou d\u2019urée provoquait une augmentation de la pression; à cet égard le chlorure de sodium était le plus actif, tandis que la viande et l'urée avaient une action semblable mais moindre.Cette action ne se manifestait pas cependant chez l\u2019animal normal ou soumis à une néphrectomie subtotale.Chez la même espèce animale, Cash et Wood (84) ont observé qu\u2019un régime alimentaire carné produisait des élévations tensionnelles lorsque les animaux prenaient du poids.D\u2019après certains auteurs (338) une telle alimentation non seulement produisait une augmentation de la pression mais encore provoquait des symptômes cérébraux et la séparation de la rétine.Ces phénomènes furent répétés plusieurs fois et l\u2019administration de 50 gm.d\u2019urée était aussi effective que la viande.D'autre part, Philipsborn et ses collaborateurs (417) n\u2019ont obtenu de résultats positifs que chez deux des quatorze chiens étudiés.Plusieurs auteurs, les uns utilisant des rats (223), les autres, des chiens (12, 195), ont été imcapables d\u2019obtenir de ces phénomènes ten- sionnels attribuables à la viande, au chlorure de sodium ou à l\u2019urée (225).Dernièrement, Dumont (141) dans son étude sur l'hypertension artérielle par ischémie rénale aiguë a fait des constatations intéressantes qui l\u2019ont conduit à des conclusions très importantes.En effet cet auteur a démontré que, dans des expériences aiguës, l\u2019hyperac- tivité fonctionnelle du rein, quelle qu\u2019en soit la cause (solution hypertonique de glucose, de chlorure de sodium; urée, thyroxine, protéines, etc.), favorise l\u2019hypertension par ischémie rénale.De plus il conclut que l\u2019ischémie L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 du rein est une notion très relative dépendant essentiellement de l'irrigation qui est nécessaire au rein à un moment donné et qui dépend elle-même du travail demandé au rein; et que, dans des conditions différentes de fonctionnement normal, un même rein peut se trouver en ischémie avec une irrigation supérieure à celle qui lui était suffisante dans d\u2019autres conditions de travail.b) Vitamines.En 1940, Govea-Peña et Villaverde (208) ont rapporté que le traitement de l\u2019hypertension essentielle chez l\u2019homme avec de grosses doses de vitamine À prises par la bouche leur avait donné des résultats favorables.On trouve également dans la littérature d\u2019autres publications sur l\u2019effet bienfaisant des vitamines A, B et C dans l\u2019hypertension essentielle (119, 537).Cependant cet enthousiasme du début n\u2019a malheureusement pas été partagé (54, 104) mais a eu pour effet de stimuler la recherche dans ce domaine.Wakerlin et ses collaborateurs (544) ont étudié l\u2019effet de la vitamine À dans l\u2019hypertension d\u2019origine rénale.Ces auteurs ont administré à trois chiens hypertendus une dose quotidienne de 200,000 unités de cette vitamine durant 3 mois et 400,000 durant 3 autres mois et ont observé une diminution sensible de leur pression sanguine tandis qu\u2019ils n\u2019obtenaient aucun changement chez deux chiens témoins recevant la même quantité du véhicule huileux.Etant donné que des préparations purifiées de vitamine A n\u2019avaient aucune action (365, 366, 289, 543, 542) et que d\u2019autres préparations dans lesquelles cette vitamine avait été détruite par la chaleur (365), par l\u2019irradiation à l\u2019ultraviolet ou par oxydation (220, 221) avaient une action dépressive parfois plus marquée, on en vint à la conclusion que cet effet hypotenseur ne dépendait pas de la vitamine A.Certains quinones tels que la vitamine K possèdent une action hypotensive dans ce type d\u2019hypertension (181, 460).Mais Groll- man (219) le fait remarquer, il est possible DONTIGNY: HYPERTENSION D\u2019ORIGINE HORMONALE que cette action soit attribuable à la toxicité des doses employées.Le complexe vitaminique B, les vitamines C et E se sont montrés complètement inactifs dans l\u2019hypertension d\u2019origine rénale (366).Comme on vient de le voir, le rôle que peuvent jouer ces facteurs alimentaires dans la pathogénie de l'hypertension est encore très obscur.Si ces substances produisent dans certains cas des lésions rénales, il est possible que l\u2019hypertension soit la conséquence de cette atteinte rénale (189).De plus, si on tient compte de la participation importante du rein dans l\u2019élimination des produits du catabolisme protidique, il est possible que le régime alimentaire modifie jusqu\u2019à un certain point l\u2019évolution d\u2019une hypertension d\u2019origine rénale.BIBLIOGRAPHIE 1.C.ACHARD et M.J.THIERS: Bull.de l\u2019Acad.de Méd., 86: 51, 1921.T.ADDIS, E.M.MacKAY et L.L.MacKAY: J.Biol.Chem., 71: 139, 1926.3.ALBERT: Med.Jahrb.Cité par Dameshek et Loman, 1883.4.H.ALBRECHT et O.WELTMANN: Ween.klin.Wchnschr, 14: 483, 1911.F.ALBRIGHT: Harvey Lectures, 38: 123, 1943.6.F.ALBRIGHT, W.PARSON et E.BLOOM- BERG: J.Clin.Endocrinol, 1: 375, 1941.T.B.ALDRICH: J.Am.Chem.Soc, 27: 10/74, 1905.8.¥.M.ALLEN: J.Metabol.Res., 4: 431, 1923.9.F.M.ALLEN: in Essays in Biology.University of California Press, San Francisco, 1923, p.3.10.F.M.ALLEN, R.SCHARF et H.LUNDIN: J.A.M.A, 85: 1698, 1925.11.R.B.ALLEN, J.L.BOLLMAN et F.C.MANN: Arch.Path, 19: 174, 1935.12.L.K.ALPERT et C.B.THOMAS: Bull.Johns Hopkins Hosp., 72: 274, 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qu\u2019en art dentaire.Cet anesthésique a été beaucoup employé en Angleterre ces dernières années.Il n\u2019est pas encore bien populaire ici, ni aux Etats-Unis, probablement parce qu\u2019il est peu connu.FORMULE CHIMIQUE ET PROPRIÉTÉS PHYSIQUES.Le trichloréthylène est un liquide incolore, non inflammable, possédant un point d\u2019ébullition à 88 degrés centigrade.Son odeur ressemble à celle du chloroforme.Il est moins volatile que l\u2019éther, le vinéthène et le chlorure d\u2019éthyle.D\u2019une densité supérieure à celle de l\u2019eau, il ne s\u2019y mêle que difficilement; la lumière et la chaleur le décomposent rapidement en produits acides.Sa grande marge de sécurité et sa faible toxicité ont été démontrées par les rapports de plusieurs laboratoires.C\u2019est un hydro-carbone (ch cel-c cl2) auquel il manque une molécule de chlore.HISTORIQUE.Le trichloréthylène a été introduit comme anesthésique d\u2019une façon quelque peu inusitée.En 1939, le secrétaire du Comité conjoint sur les anesthésiques du « Medical Research Council » et de la « Royal Society of Mede- cine » était approché par un chimiste du nom 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.de Chalmers, qui prétendait que le trichloréthylène semblait être un excellent anesthésique et suggérait son emploi par les anesthésistes, donnant les résultats d\u2019expérimentations personnelles du trichloréthylène sur lui-même.En examinant la question, le Comité a trouvé que le seul travail publié à date sur l'usage du trichloréthylène comme anesthésique sur l\u2019homme était celui de Stricker, Golblatt, Warm et Jackson aux Etats-Unis, décrivant une série de 300 cas d\u2019anesthésies courtes pour opérations mineures.Les résultats n\u2019étaient pas bien convaincants, puisque, l\u2019année suivante, le «Council on Pharmacy and Chemistry of the American Medical Association » considérait que «le cas n\u2019avait pas démontré suffisamment l\u2019utilité du trichloréthylène ».Dans ces circonstances, on a convenu de pousser plus loin les recherches sur les effets possibles du trichloréthylène afin de savoir si ce dernier aurait une place dans le champ de l\u2019anesthésie.Le docteur C.L.Hewer entreprit ces recher- \u2018ches dans le département d\u2019anesthésie du St.Bartholomew\u2019s Hospital en Angleterre.Et les résultats ont été publiés subséquemment dans trois travaux qui ont fait époque dans les annales de l\u2019anesthésie.Depuis ce temps l\u2019usage de cet anesthésique s\u2019est répandu rapidement, et on reconnaît généralement, maintenant, qu\u2019il a une place définie en anesthésie, malgré certains désavantages.De nombreux auteurs en ont décrit les avantages et les inconvénients, tout comme ses applications à la chirurgie mineure et à la chirurgie majeure.(Hewer, 1941-42-43-46; Marrett, 1942; Galley, 1943-45; Marnes, 1944; Endesby, 1944; Brittain, 1948; etc.) 686 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriy AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 USAGES CLNIQUES.Le trichloréthylène s\u2019est révélé un excellent anesthésique par inhalation.Donné en goutte- à-goutte, il est très utile pour produire une anesthésie générale légère.On le donne de préférence avec le protoxyde d\u2019azote.C\u2019est essentiellement un anesthésique qui rend les autres anesthésiques plus efficaces.On l\u2019a préconisé et employé d\u2019abord comme analgésique, dans le traitement de certaines névralgies comme le tic douloureux; en oto-rhino-laryngologie pour anesthésier les muqueuses nasales et même dans le rhume des foins; en ophtalmologie, l\u2019inhalation de trichloréthylène soulage certaines affections douloureuses de la cornée, l\u2019iritis, le blépharospasme, etc.On l\u2019a préconisé dernièrement dans lé traitement de la crise angineuse.Des recherches pharmacologiques ont démontré que le trichloréthylène n\u2019a aucune influence sur la circulation coronarienne, mais que l\u2019amélioration clinique observée est due plutôt à une action analgésique.En obstétrique, on a découvert en plus une propriété très intéressante du trichloréthylène: dans plus de 20% des cas, on a constaté qu\u2019on obtenait une amnésie complète.N\u2019étant pas explosif, on peut s\u2019en servir en présence de cautère.Il est relativement peu irritant et semble rapidement déprimer les réflexes laryngés et pharyngés.Les nausées et les vomissements surviennent rarement et le réveil est rapide.Le trichloréthylène ne doit pas être employé cependant pour produire une anesthésie profonde et de longue durée.Certains cas de nécrose aiguë du foie ont été rapportés.On ne doit pas l\u2019employer non plus en présence de chaux sodique en circuit fermé, parce qu\u2019il se produit alors du dichloracéthylène qui est toxique, et auquel Hewer a attribué certaines névrites crâniennes rapportées avoir causé des paralysies.LE TRICHLORETHYLENE EN CHIRURGIE DENTAIRE.a) Comme analgésique Le trichloréthyléne ayant été employé d\u2019abord pour soulager certaines névralgies, il était naturel qu\u2019on l\u2019employât comme analgésique dentaire.Car personne de nos jours ne s\u2019assoit dans une chaise de dentiste sans recevoir une forme quelconque d\u2019anesthésie, même les « Christian Scientists ».Employé comme analgésique, il est dénué de tout danger et non toxique.Rapide à produire l\u2019analgésie, ses effets s\u2019en vont rapidement.L\u2019inhalation en est plaisante, et il ne se produit aucun effet irritant local ou général.Le patient ressent une diminution de tension nerveuse, une sensation de bien-être, d\u2019euphorie et de relâchement, qui peut être accompagnée quelquefois d\u2019une sensation de fourmillement dans les jambes.Et on peut dire avec raison qu\u2019en se servant de cet analgésique, on épargne un temps précieux.L'administration du trichloréthylène ne requiert pas d\u2019appareil spécial, et le patient n\u2019a pas besoin d\u2019être à jeun pour l\u2019analgésie.On met 1 ce.environ de trichloréthylène sur un peu de gaze chirurgicale que l\u2019on place près des narines du patient, et après 15 à 20 inhalations nous obtenons une analgésie suffisante.Le sens de l\u2019ouïe n\u2019est pas aboli, et l\u2019opérateur pourra donner certaines instructions au patient afin d\u2019obtenir sa coopération.Le patient revient au normal aussitôt la gaze enlevée.Il existe même certains appareils pour l\u2019administration du trichloréthyléne, qui ont été décrits en particulier par J.T.Hayward-Butt et B.A.Comb, et aussi par P.H.William.b) Comme anesthésique Trois techniques différentes rendent utile le trichloréthylène en chirurgie dentaire comme anesthésique.1.\u2014 Le goutte-a-goutte.L\u2019anesthésie au goutte-a-goutte est amplement suffisante pour des anesthésies de courte durée.On évite tout danger d\u2019anoxie.Cependant I'induction de l\u2019anesthésie est plus lente, si on la compare avec celle du protoxyde d\u2019azote-trichloréthylène, ou celle du protoxyde d\u2019azote seul.Et dans le cas d\u2019une clinique où l\u2019on passe plusieurs pa- CLERMONT: LE TRICHLORETHYLENE EN CHIRURGIE DENTAIRE tients, il en résulte une perte de temps.quoique l\u2019anesthésie elle-même ne soit pas suivie de nausées ou de vomissements.2 et 3.\u2014 Association protoryde d\u2019azote- trichloréthylène.Mais c\u2019est surtout l\u2019association protoxyde d\u2019azote-trichloréthylène qui rendra de grands services en chirurgie dentaire, soit par la technique habituelle du masque nasal, soit en se servant de l\u2019anesthésie intratrachéale.C\u2019est dans l'association protoxyde d\u2019azote-trichlo- réthyléne que nous pouvons mettre a profit les remarquables propriétés du trichloréthylène.de diminuer et même d'\u2019abolir les réflexes pharyngés et laryngés, facilitant un barrage hermétique de la gorge, ou l'introduction d'un tube intratrachéal.Le « breath holding», la toux et le spasme laryngé sont des incidents plutôt rares, et nous n'avons pas de salivation excessive ou d\u2019augmentation des sécrétions bronchiques.Dans la plupart des cas, le rela- chement des masséters et des muscles du larynx est suffisant pour permettre l\u2019intubation orale.Durant l\u2019anesthésie, chacun sera surpris de la petite quantité de trichloréthylène nécessaire pour maintenir le patient au degré d'anesthésie voulue.Conclusion.Nous vous avons présenté un nouvel anesthésique: le trichloréthylène.Et nous vous avons démontré son application dans le champ de la chirurgie dentaire.Les rapides perfectionnements de l\u2019anesthésie moderne ont marché de pair avec la chirurgie.De nouveaux anesthésiques et de nouvelles techniques sont mis à jour quotidiennement, à telle enseigne qu'une ré-évaluation des anciens anesthésiques et des anciennes techniques est constamment nécessaire.L\u2019anesthésiste moderne n\u2019emploie plus maintenant un seul anesthésique, mais plutôt une combinaison de deux anesthésiques ou plus, qui, 687 agissant de façon différente, produisent une meilleure anesthésie, moins profonde, plus rapide et plus sûre, tout en diminuant la quantité totale d\u2019anesthésique employée.Et par ceci nous voulons dire «anesthésie balancée ».L'anesthésie moderne a acquis la maturité d\u2019une spécialité: l\u2019anesthésiologie; et elle permet une chirurgie moderne qui était auparavant inaccessible.BIBLIOGRAPHIE 1.D.E.JACKSON: «A study of Analgesia and Anesthesia with special reference to such substances as Trichlorethylene and Vinethene.» Anesthesia and Analgesia, 13: 198 (sept.) 1934.2.C.L.HEWER: « Trichlorethylene as an anesthetic agent.» Brit.M.Bull., 4: 108, 1946.G.J.C.BRITTAIN: «Trichlorethylene as an anesthetic in Neuro-surgery.» Anesthesia and Analgesia, 27: 145, 1948.co 4.N.L.FINEBERG: «New analge:ic for the practice of Oto-laryngology.» Arch.of Oto-laryn- gology, 792-95, déc.1946.Or .John S.LUNDY: Clinical anesthesia, 1942.6.G.M.WYANT: «Acute yellow atrophy of the liver after Trilene anesthesia.» Brit.M.J, 2: 820, 1945.7.KX.N.HERDMAN : « Acute necrosis of the 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LE CONTRÔLE DE LA TEMPÉRATURE DES GAZ ANESTHÉSIQUES ! Eugène ALLARD, F.!.C.A., Chef anesthésiste à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).Existe-t-il une température idéale pour les individus et quelle est la plus favorable à l\u2019état de santé?Nous savons que l\u2019air frais et sec est stimulant tandis que l\u2019air chaud et humide est déprimant; mais malgré l\u2019acelima- tation des hommes de toute la surface du globe à la chaleur tropicale comme au froid glacial, il n\u2019en reste pas moins vrai que les habitants des tropiques recherchent les endroits frais et que ceux des pays froids réchauffent leurs habitations à une température que l\u2019on dit idéale: soit de 68 à 70°F.avec une humidité relative variant de 40 à 50%.Mais, si l\u2019individu se défend bien du froid, il tolère plus mal le séjour à la chaleur, comme nous en témoignent tous les moyens de climatisation qui sont employés beaucoup plus pour lutter contre la chaleur que contre le froid.Les anesthésistes ont eux aussi voulu travailler au bien-être de leurs patients et c\u2019est pourquoi ils ont essayé de réchaffeur par différents moyens les vapeurs d\u2019éther dans le but de diminuer les complications pulmonaires et la perte de chaleur des opérés (1-2-3-4-5-6-7).Plus récemment, à la suite de la découverte du circuit-filtre par Waters (8) (circle method ou to and fro), où les phénomènes chimiques qui se produisent par l\u2019absorption de CO, dégagent une abondance de chaleur et d\u2019humidité, on a cru qu\u2019il fallait abaisser la température (9-10-11) afin d\u2019éviter certaines causes qui prédisposeraient au choc ou au coup de chaleur postopératoire.Comme illustration, je me permettrai de vous rapporter un type clinique de coup de chaleur postanesthésique que nous avons observé récemment.Le 30 décembre 1947, nous recevons un patient atteint d\u2019une fracture de la cuisse.C\u2019est 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.un homme de 28 ans, robuste, pesant environ 190 livres, qui n\u2019a aucun antécédent pathologique particulier, c\u2019est un gros fumeur et il fait un usage modéré d\u2019alcool.L\u2019examen physique est négatif excepté pour l\u2019affection en cause.Le membre est mis sous traction et, le 2 janvier 1948, une réduction simple de la fracture est faite sous anesthésie au pentothal et cyclopropane oxygène.L\u2019intervention dure 50 minutes et on ne note aucune complication dans les suites opératoires.Dans les jours suivants, jugeant que la juxtaposition des fragments n\u2019est pas parfaite, l\u2019orthopédiste décide de pratiquer la réduction par une intervention sanglante.La prémédication consiste en une capsule de 115 gr.de séconal à 7 heures et une injection de morphine 1/6 de gr.avec atropine 1/150 de gr.à 8 heures.L\u2019anesthésie est commencée à 8.40 heures et le patient reçoit par doses fractionnées 0.75 gm.de pentothal et un complément de cyclopropane oxygène en circuit fermé, en plus de 500 c.c.de sérum mixte i.v.Après la première heure, on note que la tension artérielle, qui était de 130 au début, monte graduellement jusqu\u2019à 180 et que la respiration devient profonde et laborieuse (hyperpnée).Nous changeons la chaux sodée qui est saturée, au milieu de l'intervention, et tout revient à la normale.L'intervention est très laborieuse pour le chirurgien, qui se voit en face d\u2019une interposition musculaire chez un sujet porteur d\u2019une cuisse aux muscles très gros et très solides.Une ostéosynthèse par plaque métallique vissée avec immobilisation dans un double spica plâtré termine l\u2019opération, qui dura 2 heures.Dès son arrivée à son lit, l\u2019opéré s\u2019éveille, est agité, anxieux, sa figure est vultueuse sans transpiration, sa peau paraît très chaude, ce qui nous donne l\u2019idée de contrôler sa tem- ALLARD: CONTRÔLE DE LA TEMPÉRATURE DES GAZ ANESTHÉSIQUES pérature, qui est de 104.3° F.On lui administre 500 c.c.de sérum mixte 1.v.et un calmant qui sidère son anxiété, mais après une heure un frisson intense le secoue pendant 15 minutes, il devient légèrement cyanosé, se plaint de céphalée intense, sa tension artérielle est de 140/0, la température est à 103.° F., le pouls bat à 140 et la respiration est de 36 à la minute, à 6 heures la température est descendue à 102.2° F., le pouls à 120 et la respiration à 28.Le lendemain matin, la température est à 98° F., le pouls à 60 et la respiration à 22.Les suites opératoires furent absolument normales dans les jours suivants.Le comportement de ce patient nous a laissé croire au coup de chaleur postopératoire déjà décrit par Genauer (12).En effet, nous avions certaines causes prédisposantes: une température chaude dans la salle d\u2019opération avec un patient recouvert de nombreux et épais champs opératoires enveloppant entièrement le malade, une lampe qui dirigeait sa lumière et sa chaleur directement sur le patient, aussi l\u2019anesthésie en circuit fermé qui par un dégagement de chaleur et d\u2019humidité favoriserait le coup de chaleur (?).Il faut aussi signaler qu\u2019un double spica plâtré fait de rouleaux de plâtres chauds et humides, entourés autour du tronc et des membres inférieurs, eut pour effet de réchauffer notre opéré et d\u2019éviter une perte considérable de chaleur.L'observation de ce cas et la lecture de plusieurs publications où les conclusions ne sont pas toujours concordantes nous ont poussé à faire certains contrôles à différents endroits dans le cireuit des appareils à anesthésie afin de vérifier quelle est la température de l\u2019atmosphère qui pénètre dans l\u2019arbre respiratoire.Il est bien reconnu que l\u2019absorption de gaz carbonique par la chaux sodée soit dans le circuit-filtre (13), soit dans la méthode de va- et-vient (14), produit un dégagement de chaleur pouvant aller jusqu\u2019à 160° F.et une saturation de vapeur d\u2019eau allant jusqu\u2019à l\u2019humidité absolue (15), mais cette température, si élevée soit-elle, au milieu du récipient de 689 chaux sodée ne se rend pas au masque sans subir une baisse considérable, du moins avec le cireuit-filtre.Les expériences du Dr H.G.Epstein (16), dans son laboratoire, avec les appareils de Boyle et de Shipway, ont démontré qu\u2019une température de 18°F.dans la bouteille où se vaporise l\u2019éther laisse dégager des vapeurs au masque à la température de la chambre où l\u2019expérimentation se fait et qu\u2019aussi le mélange d\u2019air-éther réchauffé a 175°F.dans la bouteille thermos de l\u2019appareil de Shipway arrive au masque à la température de la pièce; les nombreux avantages que l'inventeur (17) attribue aux vapeurs d\u2019éther chaudes inspirées par le patient sont plutôt rattacha- bles à d\u2019autres facteurs.L'explication de ce phénomène vient du fait que la température spécifique du mélange gazeux est si basse que la source de chaleur apportée par le contact du tube ondulé de 3 pieds à la température de la pièce est suffisante pour réchauffer les gaz anesthésiques qui y circulent.Nous avons répété les mêmes expérimentations au cours des anesthésies avec les appareils Foregger et Heidbrink avec circuit-filtre en plaçant des thermomètres à différents endroits dans le circuit expiratoire et inspiratoi- re, près du masque, près du filtre et après tentative de refroidissement.Fig.1.\u2014 Le dessin représente la température ordinairement observée à différents endroits dans le cireuit-filtre au cours des anesthésies ordinaires.Nous avons constaté (fig.1) que l\u2019air expiré quitte le masque à 86°F.et pénètre dans le fil- 690 tre à la température de la pièce; au sortir du filtre, durant la première heure l\u2019augmentation de la température est peu appréciable tandis qu\u2019après la 1ière, 2e et 3e heure il y a une hausse considérable, mais la température du mélange anesthésique qui pénètre dans le masque après avoir circulé dans le tube de caoutchouc ondulé de 3 pieds reste toujours approximativement celle de la salle d\u2019opération.Fig.2.\u2014 Représente la température obtenue apres tentative de refroidissement pres du filtre.Une tentative de refroidissement (fig.2) a été essayée en faisant circuler le mélange anesthésique à l\u2019intérieur d\u2019un sac de caoutchouc contenant de la glace, placé près du filtre; la température de l\u2019atmosphère qui sort de cet appareil est de 65°F.lorsqu\u2019elle y pénétrait à 85°F., mais, une fois rendue au masque après avoir circulé dans le tube inhalateur, elle est revenue au degré à peu près initial, c\u2019est-à- dire à la température de la pièce où se fait l\u2019expérimentation.Nous devons donc conclure, à la lumière de ces expériences, que l\u2019abaissement de la température équivalente à celle de la pièce se fait selon les lois de la physique, sans qu\u2019on intervienne par aucun mécanisme spécial.C\u2019est d\u2019ailleurs une constatation journalière que nous pouvons faire dans nos laboratoires ou même dans nos maisons Dès qu\u2019une substance en ébullition laisse dégager des vapeurs, ces vapeurs conservent leur chaleur en autant qu\u2019elles contiennent des gouttelettes d\u2019eau en suspension; dès que les gouttelettes se sont L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1919 déposées, cet air revient presque immédiatement à la température de l\u2019air ambiant Il reste tout de même certaines circonstances où l\u2019on doit se demander s\u2019il ne serait pas avantageux d\u2019abaisser la température des gaz inhalés: v.g.lorsque la température de la salle d'opération est.très élevée, environ 90°F., ou encore au cours des anesthésies en circuit fermé avec la méthode de va-et-vient où un fort dégagement de chaleur se produit à proximité du masque.Nous avons répété notre expérimentation (fig.3) en plaçant notre dispositif à environ 6 pouces du masque sur le tube inspirateur et, de cette manière, la température du mélange anesthésique pénétrant dans le masque est de 70°F.lorsque la température de la salle d\u2019opération est de 80°F.C\u2019est par ce dispositif que l\u2019on a cru obtenir le meilleur rendement possible: il a 'avantage d\u2019apporter un rafraichisse- ment de l'atmosphère anesthésique avec une condensation de l\u2019excès d'humidité.C\u2019est sur le même principe que L.Binet et M.Bochet (18) ont fabriqué pour la tente à oxygène un bac à glace rectangulaire à l\u2019intérieur duquel circule l\u2019air suroxygéné.Ce pas- Fle à INSPIRATION a} Fig.3.\u2014 Représente la température obtenue après tentative de rafraîchissement à environ 6 pouces du masque.sage de l\u2019air à travers cette couche de glace a pour avantage de refroidir le mélange gazeux et aussi de condenser '\u2019humidité.La température et le degré hygrométrique sous la tente, d\u2019après les déterminations faites, se maintien- ALLARD: CONTRÔLE DE LA TEMPÉRATURE DES GAZ ANESTHÉSIQUES nent aux chiffres de la climatisation idéale.Les patients fébricitants, dyspnéiques, cyanosés, ont ressenti une sensation de bien-être lorsqu'ils ont été placés sous cette tente bien ventilée, à atmosphère frais et suroxygéné et à faible degré hygrométrique.C\u2019est à la suite de nombreuses observations au cours des anesthésies prolongées que Long- tin (19) et Burstein (20) ont apprécié les résultats vraiment bienfaisants obtenus avec différents systèmes de rafraîchissement des gaz anesthésiques.Ils ont constaté de bons effets très manifestes au cours des interventions, dans les suites immédiates et dans les suites éloignées, en réduisant les complications pulmonaires, le coup de chaleur et les prédispositions au choc.Pour notre part, le nombre des cas observés après avoir obtenu un réel refroidissement des gaz anesthésiques avec notre procédé n\u2019est pas encore suffisant pour que nous puissions en évaluer tous les avantages.Il nous semble tout de même bon de signaler que, si le refroidissement et la diminution de l\u2019humidité relative des mélanges anesthésiques dans le circuit fermé peuvent avoir une grande influence sur le choc et les complications postopératoires, nous ne devons malgré tout jamais négliger d\u2019observer attentivement toutes les modifications physio-pathologiques que peuvent présenter les patients au cours des anesthésies prolongées en gardant constamment sous la vue un tableau où sont inscrites les modifications de la tension artérielle, du pouls, de la respiration, de la profondeur de l\u2019anesthésie, de la coloration, de la sécheresse ou de la transpiration de la peau du sujet sans oublier de noter aussi la température lorsque nous soupçonnons des variations importantes.C\u2019est par cette observation constante et avertie que nous reconnaîtrons la nécessité de changer fréquemment la chaux sodée ou le Baralyme, d\u2019administrer certains médicaments analeptiques ou autres, les solutions glucosées, salées ou avec bicarbonate et hyposulfite de soude (21) ou encore du sang ou 691 plasma afin de maintenir dans le meilleur équilibre possible la tension artérielle, la réserve alcaline (22), la masse sanguine et les autres besoins de l\u2019organisme soumis à des perturbations plus ou moins nuisibles.Il ne faut pas oublier que les modifications de la température des gaz anesthésiques dans le circuit fermé ne nous ont pas encore apporté de preuves évidentes d\u2019amélioration dans les expérimentations faites et surtout il faut reconnaître que toute tentative pour modifier la température de l\u2019atmosphère inspirée, soit pour la refroidir, soit pour la réchauffer, ne peut donner des résultats qu\u2019à la condition que ces variations de température soient apportées à grande proximité du masque; autrement, les résultats publiés jusqu\u2019à présent sont illusoires et sans contrôle suffisant.Résumé Le coup de chaleur postopératoire observé ne semble pas attribuable en grande partie à la température des gaz anesthésiques.Les vérifications de la température à différents endroits sur le circuit filtre démontrent qu\u2019il est rarement nécessaire de la refroidir.Si le refroidissement semble nécessaire, il ne peut être obtenu qu\u2019en plaçant un appareil à proximité du masque.L'étude d\u2019un plus grand nombre de cas observés avec minutie nous semble nécessaire avant d\u2019en vanter trop ouvertement les résultats.BIBLIOGRAPHIE 1.GWATHMEY: New-York Med.Journal, p.1130 (1 juin) 1912.Karl CONNELL: Roosevelt Hospital, New-York, 1913.17.F.E.SHIPWAY: Lancet, 3: (8 janv.) 1916.Appareil de Boyle.C.LAROCHE: Hôtel-Dieu, Montréal, 1926.R.J.MINNITT: Handbook of anaesthetics, p.285.» 16.H.G.EPSTEIN: Physics for the anaesthetist, R.R.MacKintosh et W.W.Mushin, p.53.No Oo Ur BW 692 8.R.M.WATERS: Anesthesia and Analgesia, 3: 20, 1924.9.19.Léon LONGTIN: L\u2019Union Médicale du Canada, 76: 1071 (sept.) 1947.10.Ralph T.KNIGHT: Conférence, Université de Montréal, décembre 1947.11.20.Chs L.BURSTEIN et L.C.MARK: Anesthesiology, 9: 197 (mars) 1948.12.Commander M.B.GENAUER: Anesthesiology, 2: 302 (mai) 1946.13.M.G.KILBORN: Anesthesiology, 2: 621 (nov.) 1941.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLEnix AMLF.C \u2014 Montréal, juin 1949 14.H.Douglas BOTTEN: New York Journal of Medicine, 43: no 6 (15 mars) 1943.15.Major L.H.MOUSEL et Al: Anesthesiology, 7: 375 (juillet) 1946.18.Léon BINET et M.BOCHET: Anesthésie ct Analgésie, 5: (août) 1939.21.A.AMELINE: La Presse Médicale, 12: (16 mars) 1946.Formule Prof.Léon Binet.22.Robert D.DRIPPS: Anesthesiology, 8: 15 (janv.) 1947. DE LA MORT PAR STIMULATION VAGALE AU COURS DE L\u2019ANESTHÉSIE GÉNÉRALE ! René LÉTIENNE La mort subite, inattendue, sans prodromes, semblerait peu fréquente au cours de l\u2019anesthésie.Il y a exactement cent ans (1848), environ quinze mois après l\u2019avènement de l\u2019anesthésie chirurgicale, on en rapportait pourtant déjà un cas en Angleterre (1).Depuis ce temps, certaines de ces prouesses anesthésiques ont confortablement été oubliées ou passées sous le couvert de l\u2019ignorance et de l\u2019humiliation.En réalité, nombreuses sont les morts apparemment inexplicables au cours de l\u2019anesthésie.Ce mot nombreux n\u2019est que relatif, il va de soi, mais demeure un fait si l\u2019on songe qu\u2019une explication, un renseignement précieux nous échappent.Il n\u2019est point douteux que l\u2019anesthésie ait franchi d\u2019immenses pas ces vingt-cinq dernières années.Les observations patientes de quelques chercheurs ont élucidé plusieurs dangers connexes à cette branche trop négligée de la médecine.De plus en plus, grâce au choix des méthodes et des agents à notre disposition, le malade souffrant d\u2019insuffisance respiratoire ou cardio-vasculaire, par exemple, tolère l\u2019anesthésie avec presque autant de chances de recouvrement que le soi-disant risque opératoire normal.Le choc, l\u2019hémorragie sont contrôlables.De même l\u2019obstruction respiratoire, l\u2019anoxémie progressive sur une cage thoracique ouverte, les concentrations anesthésiques trop poussées, toutes trouvent un correctif adéquat en bonnes mains.Mais quoi de cette mort subite, survenant à n\u2019importe quel stage de l\u2019anesthésie générale?Chez l\u2019enfant, le status lymphatico-thymique est souvent mentionné dans les actes des mé- decins-légistes comme étant cause de mort inopinée.Plusieurs nient l\u2019existence d\u2019un tel 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.(Saint-Boniface, Manitoba).phénomène (2, 3) et s\u2019élèvent contre ce qu\u2019ils appellent \u2018des actes de foi et de charité\u201d.Malgré l'intérêt de la question, nous omettons ce problème pour ne considérer que la mort subite chez l\u2019adulte où la mort par action thymique est rarement invoquée.Pourquoi, alors, cette mort subite chez l\u2019adulte alors que tout semble aller bon train ?Observation.Monsieur X., âgé de 23 ans, est admis à l\u2019hôpital le 20 mai après-midi pour subir une rhinoplastie le lendemain matin, à neuf heures.Il doit se marier sous peu et désire joindre le régime matrimonial avec un nez plus romanesque, malgré le désaveu de sa famille, qui l\u2019assure presque d\u2019une malédiction s\u2019il cède à l\u2019orgueil\u2026 Son histoire ne présente rien de particulier sauf qu\u2019à plusieurs occasions 1l s\u2019est gaillardement soumis à de longues interventions plastiques pour corriger des séquelles d\u2019une ostéomyélite chronique du maxillaire inférieur.Le lendemain, l\u2019opération semble devoir se passer sans incident.Le patient demande une induction au pentothal et on acquiesce à sa demande.Le chirurgien, pour sa part, prévoit qu\u2019il se servira peut-être d\u2019adrénaline \u2014 ce qu\u2019il ne fit point \u2014 et suggère d\u2019éviter l\u2019emploi du cyclopropane.Brièvement, voici le protocole anesthésique.Barbiturique la veille; morphine 0.01 gm.et atropine 0.0003 gm.à 8 h.Induction lente au pentothal (20 ce.à 215%) suivie de N,O0- O,-éther en circuit fermé pour l\u2019entretien de l\u2019anesthésie.Les réflexes pharyngo-laryngés abolis, le malade est intubé sans vision directe par voie orale.Lors de l\u2019intubation, une cyanose transitoire apparaît, l\u2019anesthésiste ayant eu quelque difficulté à exécuter sa tâche.Le tout revient à l\u2019ordre promptement et l'acte opératoire procède sans incident durant deux ATE I WE 694 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buttery AM.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 heures et vingt minutes.Le pouls, la tension artérielle, la respiration, la couleur présentent une abscisse normale durant tout le cours de l\u2019anesthésie.Le malade n\u2019a pas transpiré, ne présente aucun signe de souffrance, mais, vu la durée de l\u2019intervention, il a reçu 1000 ce.de soluté dextrosé à 5% en solution saline normale.Croyant l\u2019opération terminée, l\u2019anesthésiste suspend l\u2019administration des gaz sauf celle de l'oxygène.Le chirurgien demande quelques languettes de plâtre pour modeler l\u2019embellissement dont il vient d\u2019être le créateur.Dix minutes s\u2019écoulent.Durant ce temps, le malade n\u2019a respiré que de l\u2019oxygène et semble même vouloir tousser et avaler, n\u2019était-ce la présence du tube endotrachéal.Le moulage plâtré est affixé sur le nez et on procède ensuite à l\u2019insertion étanche et serrée d\u2019un paquetage intranasal.Tout comme on a fini l\u2019introduction de ce tamponnement, une pâleur livide apparaît, le pouls disparaît subitement, la tension artérielle devient imperceptible, la respiration cesse, la pupille se dilate: le malade est mort.Toutes les mesures pour raviver le malade furent exécutées promptement, sans succès, malgré la respiration artificielle, le massage cardiaque, etc.L'autopsie ne révéla absolument rien.Pourquoi ce jeune homme mourut-il?Tenter de résoudre ce problème peut sembler hasardeux.Mais pourquoi ce drame?Au moment de la dernière touche, pour ainsi dire, ce malade nous abandonne.Ou, plutôt, n\u2019est-ce pas nous qui l\u2019avons abandonné?Tout d\u2019abord, la première question qui se pose doit traiter des causes de l\u2019arrêt cardiaque subit (4, 5, 6).Il faut considérer: 1.La fibrillation ventriculaire, déclenchée soit par un état hyperthyroïdien, soit par l\u2019emploi d\u2019adrénaline au cours d\u2019une narcose au chloroforme, au cyclopropane ou au chlorure d\u2019éthyle, ou enfin par une libération autonome, massive, d\u2019adrénaline dans le torrent circulatoire durant la phase d\u2019excitation ou de recouvrement.Vu que le malade a été éthérisé, et vu l\u2019effet dépresseur de l\u2019éther sur le pneumogastrique, on peut exclure ce facteur conduisant à la fibrillation ventriculaire tout comme les autres facteurs ci-devant mentionnés.2.L'insuffisance cardiaque, par action directe de la substance anesthésique sur le muscle cardiaque (v.g., une trop forte dose) ou par inhibition de la fonction myocardique (comme dans l\u2019angine coronarienne), précipitant une ischémie fatale.3.La stimulation réflexe comme cause de mort.Celle-ci se manifestera au cours d\u2019embolies, soit aériennes, graisseuses ou pulmonaires, ou par un effet de stimulation au niveau du sinus carotidien, ou enfin par excitabilité réflexe du vague.L'autopsie ne révéla pas la présence d\u2019embolies, même minimes, et vu les réactions normales du malade jusqu\u2019à l\u2019issue fatale, on ne songerait que très difficilement à l\u2019existence d\u2019un syndrome sino-carotidien.Reste la stimulation vagale, avec ses effets inhibitoires.Tous les physiologistes sont d\u2019accord pour admettre son existence.Les effets frénateurs du parasympathique ont été étudiés minutieusement sous plusieurs modalités, tant chez les animaux que chez l\u2019homme, mais les effets ultimes, mortels autrement dit, sont mal connus et le désaccord demeure ici passablement complet (3, 5, 7, 8, 9, 10, 11).Cependant, la théorie que la mort par stimulation vagale au cours de l\u2019anesthésie soit possible est-elle acceptable?Elle semblerait assurément possible à l\u2019état de veille comme durant la narcose, même si elle n\u2019est point fréquente.Etienne Martin, dans son Précis de Médecine Légale (19), cite des cas de mort par inhibition réflexe chez des malades qui ont subi une excitation du nerf laryngé supérieur (ainsi après un coup sur le cartilage thyroïdien), ou à l\u2019occasion d\u2019une ponction pleurale, d\u2019un traumatisme au niveau des organes génitaux, après un coup sur le plexus solaire ou même après une émotion très vive. LÉTIENNE: MORT PAR STIMULATION VAGALE Admettant qu\u2019un traumatisme sur une zone inhibitogène puisse engendrer une inhibition mortelle durant un déséquilibre vago-sympa- thique, Martin signale qu\u2019il faut un terrain préparé, c\u2019est-à-dire un individu sensibilisé anormalement à une prépondérance vagale, et déclare en même temps que ce réflexe végétatif varie d\u2019un individu à l\u2019autre et d\u2019un moment à l\u2019autre.Comme exemples simples, on peut citer les variations du réflexe oculo-car- diaque et les réactions consécutives à la stimulation de la branche nasale du trijumeau.Au cours de l\u2019anesthésie, füût-elle générale ou régionale, des exemples similaires sont communs.Les nausées, les vomissements, une baisse marquée de la tension artérielle avec ralentissement du pouls sont fréquemment observés malgré un blocage rachidien élevé \u2014 disons en D, \u2014 si le chirurgien exerce des tractions abdominales indues.Que des influx de stimulation voyageant par les branches gastriques du vague soient responsables de ces phénomènes, c\u2019est un fait admis.Durant des interventions abdominales sous anesthésie rachidienne, on a démontré une bradycardie fréquente par des tracés électrocardiographiques (7).Au cours de l\u2019anesthésie générale, les effets parasympathiques sont aussi évidents.Rovenstine et Cullen rapportaient, en 1938, deux cas de mort subite à la suite de l\u2019attouchement du hile pulmonaire par un appareil électro-coagulant (12).Un honnête confrère a décrit trois cas de mort subite survenue au moment où le chirurgien, l\u2019opération terminée et le malade en étant à la phase d\u2019émergence de son anesthésie, plongea le doigt dans la fosse rhino-pha- ryngée pour s'assurer que les végétations adé- noïdiennes étaient dûment raclées.Plus récemment, les ouvrages de deux Russes ont été espionnés avec intérêt (13, 14).Ces deux auteurs ont cru à propos d\u2019instituer un blocage cervical vago-sympathique dans les états de choc ou au cours d\u2019interventions conduisant habituellement au choc.En plus d\u2019obtenir des résultats étonnants quant au choc\u2019 695.proprement dit, ils concluent que la section physiologique du pneumogastrique bloque des réflexes intenses, se manifestant sur les fonctions cardio-vaseulaires et respiratoires.Il convient de mentionner que la théorie de l\u2019inhibition vagale fut finalement acceptée comme étant prouvée par un Comité Spécial de la \u201cBritish Medical Association\u201d, lequel avait été assigné à l\u2019étude de la chloroformisa- tion, dans un rapport en date de juillet 1910 (5).Pourquoi acceptait-on cette théorie?Parce que la section des pneumogastriques suspend leur action inhibitrice au cours de la chloro- formisation, et parce qu\u2019un animal complètement atropinisé n\u2019offre aucune réponse vagale physiologique.Certains ont cru pouvoir infirmer ces conclusions en disant que l\u2019anoxémie ou que l\u2019hyper- apnée étaient responsables des irrégularités cardiaques au cours de l\u2019anesthésie générale (9).Les preuvés contraires sont également nombreuses, avec les mêmes agents, les mêmes techniques, les mêmes animaux d\u2019essal.Meek, de la clinique Mayo, soumettait (en 1940) cette opinion qu\u2019au cours de la stimulation vagale, le mécanisme mis en jeu déprime le nœud sino-auriculaire dans son rythme de décharge et ralentit ainsi le pouls.De plus, l\u2019automaticité de la musculature ventriculaire devient plus sensible, et les deux effets se combinent pour aboutir à la fibrillation ventriculaire complète, laquelle peut parfois ne durer que très peu de temps.Les types à prédominance vagale semblent assez nombreux.On les rencontrerait surtout chez les jeunes adultes, au cours de la fatigue, de la débilité, dans les chambres surchauffées, parmi les malades qui exhibent facilement des état syncopaux, les émotifs, et enfin chez ceux qui sont soumis à des stimulations douloureuses, pénibles même sous le couvert ou le masque de l\u2019anesthésie, comme le mentionnent Le- riche (16), Lewis (17), McDowall (18) et d\u2019autres. 696 Dans le cas considéré, peut-on invoquer l\u2019inhibition vagale comme cause de mort?Probablement, si l\u2019on songe à la longue durée de l'intervention, à l\u2019épuisement de l\u2019action atro- pinique, au fait que le malade était presque éveillé, et qu\u2019une zone inhibitogne a été susceptible de déclencher ses effets à cause d\u2019un tamponnement agissant comme stimulant.Etait-il possible de faire mieux pour ce malade?En anesthésie comme dans les autres domaines de la médecine, la tendance à \u201cstandardiser\u201d le malade au genre de traitement au lieu de varier, d\u2019adapter les ressources connues selon les besoins et les circonstances, nous mène souvent à nous poser cette question.en retard! Et cependant, pour chaque malade, il faut établir un bilan, avant et non après l\u2019institution de toute thérapeutique.Pour prévenir ces accidents d'origine vagale, rares il est vrai, mais possibles, certains points demeurent saillants.1.Crile, il y a trente ans, préconisait le blocage des influx nerveux par irfiltration locale ou régionale avec la novocaïne.Plus récemment, on a suggéré d\u2019employer la novo- caîne par voie intraveineuse et, depuis quelques années, les adeptes de cette thérapeutique rapportent des résultats heureux.2.Le curare à hautes doses semble également assurer une certaine protection et ceci en a induit à employer la combinaison N.0- O,-curare dans les cas de chirurgie abdominale haute avec des résultats presque aussi bons.Néanmoins, il ne faudrait point trop imiter ce semblant d\u2019acrobatie parce qu\u2019un état de choc du type neurogène s\u2019installe fréquemment aussitôt l\u2019opération terminée.Jusqu\u2019à nouvel ordre, une anesthésie ou une analgésie suffisamment profonde à tous les stages d\u2019une intervention semble nécessaire si l\u2019on veut éviter le choc postopératoire du type neurogène (18).3.Le blocage des fibres terminales du pneumogastrique est d\u2019importance primordiale et les drogues parasympathicolytiques doivent L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerixn AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 toujours être administrées avant toute anesthésie en dose suffisante, même répétées au cours de l\u2019intervention, surtout en chirurgie ophtalmique, oto-rhino-laryngologique, cervicale, intrathoracique et abdominale haute, où la stimulation est plus aisément mise en train.4.Enfin, il sera peut-être propice de tenter ces blocages cervicaux vago-sympathiques tels que préconisés par les Russes, pour déterminer leurs effets neurolytiques et anti-choe.Sj réellement ils sont effectifs, alors seulement On pourra souscrire au systéme d\u2019anesthésie qui enseigne de donner le moins possible quantitativement pour souvent ne donner que bien peu qualitativement.BIBLIOGRAPHIE (1) V.ROBINSON: Victory over Pain.Schuman, New-York, 1946.(2) MacINTOSH et BANN ISTER: General Anaesthesia.Blackwell, Oxford, 1945.(3) HEWER: Recent Advances in Anaesthesia and Analgesia.Churchill, Londres, 1944.(4) DOGLIOTTI: Anesthesia.Debours, 1939.(5) MINNITT et GILLIES: Textbook of Anaesthetics.Livingstone, Edimbourg, 1945.(6) ADRIANI: Techniques and Procedures in Anesthesia.Thomas, Springfield, Ill, 1947.(7) BEST et TAYLOR : Physiological Basis of Medical Practice.Williams and Williams, Baltimore, 1939.(8) WRIGHT: Applied Physiology.Oxford Medical Press, 1941.(9) ROBBINS: Cyclopropane Anesthesia, Williams and Wilkins, Baltimore, 1940.(10) MacKENZIE: Practical Anaesthetics, 1944.(11) MAUTNER et LUISADA: J.Pharm.& Exper.Therap, 72: 386 (août) 1941.(12) CULLEN, ROVENSTINE : Anesth.and Analg\u2026 (janv.) 1938.(13) SKVORTSOV: J.A.M.A.127: 680, 1947.(14) VISHNEVSKY: J.A.M.A.127: 680, 1947.) ( Chicago, 4 (15) MEEK: Proc.Staff Mayo Clinic, 15: 237 avril) 1940.(16) LERICHE: Chirurgie de la douleur.Masson.édit, Paris, 1937.(17) LEWIS: Pain.MacMillan, New-York, 1942.(18) McDOWALL: Brit.Med.Journal, 22 avril 1933.(19) MARTIN: Précis de médecine légale.Doin.édit., Paris, 1938. L\u2019'ANESTHÉSIE GÉNÉRALE DANS LES LAPAROTOMIES BASSES ! Lucien RINFRET, Assistant-anesthésiste à l'hôpital Saint-Sacrement Le sujet de l\u2019anesthésie générale dans les laparotomies n\u2019est certes pas nouveau.Il date des débuts de l\u2019histoire de l\u2019anesthésie.Voilà cent ans, l\u2019éther et le chloroforme firent leur apparition et l\u2019on peut dire que c\u2019est là qu\u2019est née la chirurgie abdominale.Nées ensemble, l\u2019anesthésie générale et la chirurgie de l\u2019abdomen ont grandi côte à côte et aujourd\u2019hui elles sont pour ainsi dire fusionnées.Certes, l\u2019anesthésie rachidienne est apparue depuis; sans nier ses indications et ses avantages reconnus dans certains cas, nous savons qu\u2019elle a de nombreuses contre-indications telles que les maladies du cœur et de la circulation, l\u2019état de choc ou d\u2019hémorragie, les maladies du système nerveux et bien d\u2019autres encore.L\u2019anesthésie générale présente l\u2019avantage de pouvoir être administrée à tous les malades, grâce à la diversité de ses agents, lesquels ont une action élective sur des centres différents et peuvent être variés au besoin.L\u2019anesthésie régionale, à son tour, a de grands mérites, mais, pour les laparotomies, elle doit être complétée par l\u2019anesthésie générale.Les laparotomies se divisent en deux grandes classes, à savoir: les hautes et les basses.Cette classification paraît simpliste de prime abord, mais elle est exacte pour des raisons d\u2019ordre anatomique, chirurgical et statique.Au point de vue anatomique la paroi abdominale diffère dans les étages sus et sous- ombilicaux.En effet, le feuillet postérieur du fascia des muscles droits et transverses de l\u2019abdomen est fusionné avec le péritoine pariétal dans la partie haute de l\u2019abdomen, tandis qu\u2019il est libre dans le bas.Il s\u2019ensuit que le relâchement musculaire devra être plus 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C, Ottawa-Hull, septembre 1948.(Québec) .grand dans les laparotomies sus-ombilicales.De plus, dans leur moitié supérieure, les muscles de la paroi antérieure sont plus près de leurs insertions thoraciques et participent aux mouvements respiratoires d\u2019une façon plus intime que dans leur moitié inférieure.Voilà donc une deuxième raison anatomique qui fait que l\u2019anesthésie générale doit être plus poussée dans les laparotomies hautes.Enfin, une troisième raison anatomique est la proximité du diaphragme, principal muscle de la respiration, lequel doit être immobilisé davantage dans les laparotomies hautes.On sait que les mouvements des muscles intercostaux et du diaphragme causent, durant la respiration normale, des mouvements des viscères abdominaux proportionnels à l\u2019activité de la respiration.Au point de vue chirurgical, la distinction entre les laparotomies hautes et basses réside dans le fait que les organes inférieurs sont plus faciles à mobiliser.Cependant, il ne faut pas oublier qu\u2019ils sont par le fait même plus difficiles à contenir.Enfin, au point de vue statique, la différence existe par la position de Trendelenburg.Celle-ci appartient presque en propre aux la- parotomies basses.Pour les hautes, elle n\u2019est pas employée, sous anesthésie générale.Or, le Trendelenburg signifie la chute des viscères abdominaux vers Île diaphragme qu\u2019ils compriment.Cette compression, à son.tour, entraîne une diminution de l\u2019activité du diaphragme lui-même.Les échanges respiratoires sont diminués.Il peut même s\u2019ensuivre un collapsus circulaire, si le Trendelenburg est exagéré ou dure trop longtemps.Dans le Trendelenburg, il faut donc éviter d\u2019abord et surtout la tension intra-abdominale telle que causée par la dilatation de l\u2019estomac ou de l\u2019intestin. 698 I] découle de ces notions que dans les lapa- rotomies hautes, c\u2019est le relâchement des muscles de la paroi qui importe le plus, tandis que, dans les basses, c\u2019est l\u2019absence de tension in- tra-abdominale.Par conséquent, nous utiliserons des doses de curare et de substances anesthésiques plus fortes dans le premier cas.Dans les laparotomies sous-ombilicales, nous viserons à vider très bien avant l\u2019opération l'estomac et l\u2019intestin des gaz et matières qu\u2019ils contiennent.Nous suggérons un grand lavement la veille et, le matin de l\u2019opération, la mise en place du tube rectal et, dans plusieurs cas, du siphon.En procédant ainsi, l\u2019anesthésie sera conduite a bonne fin avec des doses moyennes de curare, sans qu\u2019on ait besoin, dans la plupart des cas, de dépasser les premier et second plans du stade dit de l\u2019anesthésie chirurgicale.Cette technique nous permet d\u2019obtenir l\u2019aisance de travail pour le chirurgien avec le minimum d\u2019anesthésie et de curarisation; elle évite les manœuvres laborieuses et les tiraillements sur les mésos et les vaisseaux iliaques, éloignant ainsi le danger de la throm- bophlébite fémoro-iliaque; elle nous donne enfin le réveil rapide; le lever précoce en est facilité.De plus, nous croyons que, dans les lapa- rotomies basses, si l\u2019estomac et l'intestin sont vides et la tension intra-abdominale est réduite au minimum, l\u2019intubation endotrachéale est rarement nécessaire; seules l\u2019obstruction des voies respiratoires d\u2019origine anatomique ou spasmodique et une dépression respiratoire marquée peuvent nécessiter son emploi.En effet, le Trendelenburg empêche l\u2019aspiration par le poumon de toutes substances telles que le sang, le pus, les sécrétions ou les vomissements.D'ailleurs, l\u2019endotrachéale nécessiterait une anesthésie plus poussée et des doses plus fortes de curare.Dans les suites des laparotomies basses, il faut éviter autant que possible l\u2019usage des opiacés ou, s\u2019ils sont absolument nécessaires, les associer à la prostigmine, car les opiacés L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 paralysent l'intestin et le dilatent.Comme les éventrations sont plus fréquentes après les laparotomies basses, un intestin dilaté doit être évité à tout prix.De plus, l\u2019usage des opiacés retarde le lever du malade, favorisant ainsi l\u2019apparition des compl'cations pulmonaires et vasculaires.Le lever tardif, de plus, favorise par lui-même la dilatation de l\u2019intestin.Dans les laparotomies hautes, par contre, le réveil hâtif n\u2019est pas à désirer, parce que ces opérations sont plus souffrantes et le lever précoce n\u2019est pas aussi nécessaire, étant donné la rareté des complications vasculaires.Il convient de distinguer, parmi les laparo- tomies basses, celles qui portent sur l'intestin même et celles qui touchent aux autres organes intra-abdominaux.En effet, dans ce dernier cas, l\u2019intestin doit être vidé davantage, pour qu\u2019on puisse le refouler avec plus de facilité.Il en résulte l\u2019extériorisation ou du moins la visibilité de l\u2019organe à opérer.À part ces considérations générales touchant l\u2019anesthésie dans les laparotomies basses, 1! est certains faits spéciaux que nous aimerions souligner.La médication préliminaire doit être plus légère que dans les hautes, mais suffisante pour éviter la tension nerveuse et les sécrétions.Une pré-médication trop forte déprime le malade et retarde son réveil.La dépression respiratoire causée par les doses fortes d\u2019opiacés et de barbituriques est non seulement inutile dans les laparotomies basses, mais même dangereuse, surtout dans le Tren- delenburg marqué.Quant au choix des agents anesthésiques, il n\u2019y à pas d\u2019indications spéciales pour les la- parotomies sous-ombilicales.Elles sont celles des laparotomies en général.Le cyclopropane combiné avec le curare paraît être l\u2019idéal dans la plupart des cas.Chez d'autres, le pentothal seul peut suffire; on a aussi employé le pentothal associé au curare, mais il faut craindre alors une dépression respiratoire trop profonde.Chez les enfants, l\u2019éther oceupe toujours le premier rang. RINFRET: ANESTHÉSIE GÉNÉRALE La méthode à circuit fermé est acceptée partout.Nous n\u2019insisterons point sur ce sujet.Le dosage anesthésique doit être suffisant, mais autant que possible doit-on viser à ne pas dépasser les premier et second plans du troisième stade.Ce minimum de dosage anesthésique, nous le répétons, s\u2019accomplit grace a une déplétion quasi complète du tube gastrointestinal d\u2019une part, laquelle diminue la tension intra-abdominale, et grace au curare, d\u2019autre part, qui relâche la paroi musculaire de l\u2019abdomen.Le curare présente l'avantage de n\u2019affecter aucun organe de l\u2019économie.Il est décomposé en grande partie dans le foie sans altérer ce dernier et le reste s\u2019élimine inchangé par le rein.Il peut être administré avec avantage dans la plupart des laparotomies.Dans les césariennes, il augmente les contractions utérines au point que l\u2019emploi des ocytociques peut être omis.Allen et Eversole ont présenté une belle synthèse sur le curare.Ils nous exposent son action progressive sur les groupes musculaires dans l\u2019ordre suivant: la tête, le tronc, les extrémités, les muscles intercostaux et en dernier lieu le diaphragme.C\u2019est donc dire que, dans les laparotomies basses, les doses massives sont à éviter de même que l'injection rapide.Il est dangereux d\u2019employer le curare de cette façon, croyons- nous.On ne doit jamais l\u2019employer sans être préparé à traiter la dépression respiratoire ou l\u2019apnée possible et par doses graduées seulement.Des doses faibles sont permises chez les enfants et les vieillards comme chez les sujets asthéniques ou en état de choc.Le relâchement musculaire, cependant, ne peut être jugé entièrement par le degré de flaccidité de la paroi.Le spasme des cordes vocales ou la descente excessive du diaphragme peuvent être aussi nuisibles qu\u2019un mur abdominal contracté.La descente excessive du diaphragme existe lorsque l\u2019opéré respire sous pression positive.Elle doit être évitée dans les laparotomies basses.On ne doit donc pas laisser gonfler le ballon.Toute cause obstruant DANS LES LAPAROTOMIES BASSES 699 les voies respiratoires est aussi facteur de contracture abdominale.11 importe de tenir les voies respiratoires libres en tout temps et de reconnaître les raisons de la contracture de la paroi, avant de pousser l\u2019anesthésie ou les doses de curare.Un point à surveiller également est la dilatation de l\u2019estomac.Elle peut passer inaperçue.Elle est un facteur important de choc.L'introduction d\u2019un tube dans l\u2019estomac doit être opérée au plus tôt.Cet incident serait évité aussi par l\u2019application préalable du tube endogastrique laissé en place.Le hoquet est un autre incident qui survient de temps à autre.Nous le traitons avec succès par l\u2019inhalation de quelques gouttes seulement de chloroforme sur le masque ouvert.Nous avons découvert cette technique voilà deux ans environ.La compression ou la traction du plexus vaseulo-nerveux du membre supérieur résultent de la fixation trop rigide du bras ou de son extension prolongée, en Trendelenburg.En conséquence, les nerfs son lésés et le pouls et la pression artérielle sont imprenables.Pour remédier à ces inconvénients, il suffit de fléchir le coude ou mieux d\u2019étendre le bras le long du malade, sans exercer de pression.Il faut aussi, en Trendelenburg, bien protéger les plexus brachial et cervical contre des épaulières mal appliquées ou insuffisamment bourrées.En Trendelenburg également, il faut déconseiller l\u2019usage de la valve de Doyen, avec appui inter-fémoral.En effet, cette valve comprime souvent les vaisseaux iliaques et il peut s\u2019ensuivre une cyanose marquée de l\u2019un ou des deux membres inférieurs accompagnée d\u2019un état de choc, comme il nous a été permis de le constater personnellement à quatre reprises.De plus, la valve de Doyen écarte fortement, en les étirant, les muscles de la paroi abdominale, qui sont déjà tendus par la seule position de Trendelenburg.Cette traction extrême des muscles de la paroi abdominale entraîne à son tour une diminution marquée de 700 l'espace intra-abdominal et une poussée des anses intestinales vers le dehors.Pour corriger cette traction musculaire et cette poussée des anses intestinales, l\u2019anesthésiste se verra dans l'obligation de pousser les doses de curare et d\u2019anesthésiques, contrairement à l\u2019intérêt du malade.Chez les malades en Trendelenburg, il faut aussi éviter les mouvements brusques de bascule.Ceux-ci sont facteurs de choc, par déplacement brusque des masses liquidiennes de l\u2019organisme.Une autre remarque porte sur les réinjections de pentothal au cours des laparotomies basses.Elles doivent étre pratiquées avec lenteur et prudence, de crainte qu\u2019elles ne déterminent un choc véritable chez certains malades allergiques ou sans résistance.Au cours des laparotomies basses, également, il faut éviter l\u2019hyperpnée provenant d\u2019un excès de gaz carbonique.Cette hyper- née, en effet, exagère les mouvements de l\u2019ab- doment et nuit au chirurgien.Le gaz carboni- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 que a cependant déjà rendu service à certains malades en apnée curarique.Pour ce qui est de la césarienne, nous avons dit plus haut que le curare renforeit les contractions utérines.Ajoutons, cependant, qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire de l\u2019employer, en général, dans la césarienne, non plus que les fortes doses d\u2019anesthésiques pour les raisons suivantes: d'abord, parce que la masse utérine fait office de bouchon sur l\u2019intestin refoulé vers le haut; ensuite parce que les muscles abdominaux sont suffisamment relâchés par une distension datant de plusieurs mois.En conclusion, nous avons étudié la question de l\u2019anesthésie générale dans les lapa- rotomies basses par des considérations générales dans la première partie de ce travail et par des considérations spéciales dans la seconde partie.Depuis la présentation de ce travail, nous avons adopté comme technique, à l'hôpital Saint-Sacre- ment, de faire donner au malade une injection de prostigmine quelques heures avant l\u2019opération, au moment de l\u2019insertion du tube rectal. LA SOLUTION PENTOTHAL-TUBOCURARINE ' Edouard LORTIE (Montréal).Depuis longtemps, l\u2019anesthésie par voie intraveineuse a été tentée par les anesthésistes.L'introduction directe dans le courant sanguin d\u2019un agent anesthésique était une idée attrayante.Aussi l\u2019anesthésie par voie intraveineuse est presque aussi ancienne que l\u2019anesthésie par inhalation.En effet, si Long, en 1842, et Morton, en 1846, administrent l\u2019éther par inhalation dans le but de produire l\u2019anesthésie pour les interventions, de même, en 1872, Oré, de Lyon, en France, administre de l\u2019hydrate de chloral par voie intraveineuse dans le méme but.Par ceci, on constate que la voie intraveineuse est presque aussi ancienne que la voie par inhalation.Les progres de l\u2019anesthésie par vole intraveineuse furent beaucoup plus lents que ceux de l\u2019anesthésie par inhalation.Les différents agents qui furent employés étaient dangereux et aussi les accidents nombreux.C\u2019est pourquoi, les résultats inconstants et les accidents nombreux faisaient rapidement tomber dans l\u2019oubli chaque agent nouveau expérimenté.Ainsi on expérimenta avec le chloral en 1872, l\u2019hé- donal, un dérivé de l\u2019uréthane, en 1899, le chloroforme et l\u2019éther en 1909, le paraldéhyde en 1913, le sulfate de magnésie en 1916, la morphine en 1919! (d\u2019où nous est restée l\u2019habitude d\u2019administrer parfois la morphine par voie intraveineuse), l\u2019alcool en 1921 et 1922.Tous ces agents, après des succès éphémères, furent abandonnés pour l\u2019anesthésie par inhalation, qui donnait des résultats plus constants avec beaucoup moins d'accidents.L\u2019anesthésie intraveineuse commença à se développer réellement avec l'introduction des barbituriques en anesthésie.Le premier à être employé pour l\u2019anesthésie intraveineuse fut le somnifène, un mélange de véronal et de dial, en 1924.D\u2019autres barbituriques furent aussi employés, mais leur usage ne se généralisa pas, ils n\u2019eurent que des 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M I.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.succès locaux.En 1932, l\u2019évipal, un barbiturique, eut une grande vogue en Europe et en Amérique.Ce fut à vrai dire le premier agent convenable pour l\u2019anesthésie \u2018intraveineuse.Mais bientôt apparut un autre agent qui l\u2019éclipsa rapidement.Cet agent était le pento- thal, un thiobarbiturique que Lundy introduisit en 1934.De tous les agents connus, c\u2019est le pentothal qui convient le mieux à l\u2019anesthésie intraveineuse.Mais, là encore, après l\u2019enthousiasme du début, il fallut reconnaître que ses qualités étaient limitées.Avec le pentothal, le relâchement musculaire des muscles abdominaux est peu marqué et les réflexes laryngés persistent.Comme le soutient Adams, un des collaborateurs de Lundy, ce n\u2019est pas un agent anesthésique total.De plus, à hautes doses, il déprime fortement les centres nerveux et perd ses qualités de barbiturique à action ultra-courte, pour devenir semblable au pentobarbital.Même certains auteurs prétendent que les doses élevées de pentothal ne sont plus de l\u2019anesthésie, mais une intoxication barbiturique sub-léthale avec ses conséquences: dépression respiratoire, circulatoire et nerveuse.Pour obvier à ces inconvénients, on l\u2019associa aux agents anesthésiques par inhalation: éther, cyclopropane ou protoxyde d'azote.Ces associations eurent beaucoup de succès.Même certains auteurs prétendent que le pentothal doit toujours être employé pour l\u2019induction, quels que soient l\u2019intervention ou l\u2019agent anesthésique principal employé ensuite.En 1942, Griffith, de Montréal, introduisic en anesthésie l\u2019usage du curare par voie intraveineuse.Le curare ne possède en soi aucune propriété andsthésique, mais il procure le relâchement musculaire que les agents anesthésiques donnent pauvrement ou à hautes doses seulement.Plus tard, en 1945, Brody préconisa une méthode où il combine l\u2019emploi du pentothal et du curare.Dans cette méthode, il employait le pentothal pour produire l\u2019anesthésie et le 702 curare dans le but d\u2019obtenir le relâchement musculaire.Il fallait employer les deux produits séparément car leur mélange produit un précipité.La méthode donna de bons résultats, car elle diminuait la dose de pentothal et procurait un bon relâchement musculaire.En 1946, Knight introduisit une autre méthode où.il combine aussi l\u2019emploi du pento- thal et du curare.Dans celle-ci, il emploie le curare pour couper l\u2019influx nerveux au niveau de la plaque motrice.Selon lui, la dose nécessaire pour arrêter les influx nerveux provoqués par les stimuli de la peau ou pour obtenir l\u2019anesthésie au plan 3, déprime beaucoup les centres nerveux.Alors, le patient dort longtemps et les complications postopératoires sont plus nombreuses.Comme Brody, il emploie les deux produits séparément.Alors que Brody obtient et maintient l\u2019anesthésie par le pentothal, ne se servant du curare que pour le relâchement musculaire, Knight se\u2018 sert du curare pour interrompre l\u2019influx nerveux, obtenant le relâchement musculaire secondairement.Le dosage en curare de Knight est élevé: 200 unités de curare par 00 centigrammes de pentothal.Plus tard, soit en 1947, Baird démontre qu'on peut mélanger ensemble, sans danger, le pentothal et le curare, sous la forme purifiée de d-tubocurarine, et en mars 1948, 11 publie les résultats obtenus avec la solution pento- thal-tubocurarine dans une série de 160 cas couvrant tous.les genres de chirurgie.Tout le monde est d'accord pour reconnaître que le pentothal est un des agents les plus agréables qui soient pour produire l\u2019anesthésie.D'un emploi relativement sûr, le pentothal procure une induction rapide et un réveil agréable et le patient préfère l\u2019injection au masque ou à la piqûre dorsale.Tous les auteurs reconnaissent aussi qu\u2019il produit peu ou pas de relâchement musculaire, et que le laryngo- Spasme est toujours à craindre.Employé à haute dose, il perd ses propriétés de barbiturique à action ultra-courte pour devenir semblable au pentobarbital.C\u2019est pour éliminer ces inconvénients que Baird a mélangé en- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 semble le pentothal et le d-tubocurarine.Il les mélangea dans la proportion suivante: il ajouta 100 unités de d-tubocurarine à 50 centigrammes de pentothal.Il adopta cette concentration après avoir expérimenté avec plusieurs différentes concentrations.Lorsqu\u2019on se sert de d-tubocurarine, il est préférable d\u2019utiliser la prosologie unité, qui est identique avec les diverses compagnies fabriquant le produit, car c\u2019est une unité biologique standardisée.Le produit a des concentrations différentes et des puissances différentes suivant le manufacturier.Dans ce mélange le pentothal conserve ses avantages, c\u2019est-à-dire l\u2019induction rapide, agréable et un réveil sans nausée ou vomissement; il perd ses inconvénients, c\u2019est-à-dire son relâchement musculaire peu marqué, et le laryngospasme devient rare.La dose nécessaire de pentothal est alors diminuée d\u2019environ 25%.La diminution de la dose de pentothal fait diminuer la dépression des centres nerveux, présente surtout lorsque de fortes doses de pentothal sont employées.Cette solution s\u2019administre de la même manière que le pentothal, ce.par cc.suivant la réponse du patient et le degré d\u2019anesthésie que l\u2019on requiert.Les inconvénients sont les mêmes, c\u2019est-à-dire les difficultés de l\u2019administration intraveineuse: veines parfois difficiles à ponctionner, maintenir l\u2019aiguille dans la veine souvent pendant un temps assez long.caillot sanguin oblitérant parfois la lumière de l\u2019aiguille.La prémédication demeure la même, c\u2019est-à- dire morphine et atropine a dose cenvenable, et doit recevoir le même soin.L'induction et la période de maintien sont conduites de la même manière que si le pen- tothal seul était employé: de petites doses étant administrées suivant la réponse du patient et les besoins de l\u2019intervention.Le rythme et l\u2019amplitude de la respiration, les mouvements réflexes et le relâchement musculaire sont les guides à l\u2019administration de la solution pentotubo.Souvent on administre du protoxyde d\u2019azote en même temps à des concentrations d\u2019environ 50%. LORTIE: PENTOTHAL-TUBOCURARINE Le réveil survient rapidement la plupart du temps.Un grand nombre de patients quittent la salle d\u2019opération répondant aux questions posées ou répondant aux stimuli douloureux de la peau.Nous nous sommes servis de cette solution pour les interventions suivantes: Appendicectomies 23 Hémorroïdectomies 2 Hystérectomies 17 Ovariectomies 3 Cholécystectomies 2 Laparotomies 2 Hernies 12 Méniscectomies 3 Arthrodèses 8 Ténotomies 4 Amygdalectomies 38 Transplantation cornéenne 1 Correction de strabisme 2 Iridectomies 2 Cataractes 5 Mastoïdectomies 3 Enucléations 2 Mamectomie 1 Réductions de {fracture 63 Extractions dentaires 14 703 Nous avons donc administré la solution pentothal-tubocurarine pour 207 cas d\u2019interventions chirurgicales.La dose n\u2019a pas dépassé 40 ce, c\u2019est-à-dire que jamais plus qu\u2019un gramme de pentothal n\u2019a été employé.L'âge des patients était de 10 ans à 77 ans.Chez les enfants dont l\u2019âge était moins de 10 ans, les résultats n\u2019ont pas été satisfaisants; le tubo- curarine semblait être en trop forte concentration.Les suites postopératoires furent sans complication: les nausées, les vomissements furent absents ou très peu marqués ainsi que les dépressions postopératoires.Nous croyons que cette solution mérite attention, car elle altère très peu la physiologie normale, le rythme cardiaque n\u2019est pas modifié, il n\u2019y a pas d\u2019hypotension artérielle postopératoire, les nausées et vomissements sont absents ou peu marqués, le laryngospasme devient très rare.Les seules contre-indications sont la myasthénie grave et l'asthme.L'introduction de cette solution pentothal- tubocarine est une contribution remarquable à l\u2019anesthésie intraveineuse. ANESTHÉSIE RACHIDIENNE SEGMENTAIRE EN CHIRURGIE GÉNÉRALE ET EN OBSTÉTRIQUE ! Bernard PARADIS, Anesthésiste à l\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise et = a l'hôpital des Anciens Combattants (Québec).Au mois de mars dernier, devant la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec, nous parlions de la rachidienne seg- mentaire.Tous nos cas ayant été faits dans un hôpital de vétérans, nous n\u2019avions pas eu l\u2019occasion de tenter ce genre d\u2019anesthésie en obstétrique.Mais, depuis, nous avons eu la bonne fortune de faire 32 anesthésies rachidiennes de ce genre chez des primipares à l'hôpital St-François d\u2019Assise à Québec.Vu les quelques minutes seulement mises à notre disposition, nous ne donnerons pas les données essentielles déjà émises, mais nous nous limiterons aux indications ou contre-indications de ce genre d\u2019anesthésie et en chirurgie générale et en obstétrique, en nous basant sur nos résultats.Les contre-indications sont très rares.Si nous réservons ce genre d\u2019anesthésie aux grands malades, aux mauvais risques opératoires, aux cardiaques, aux tuberculeux pulmonaires et autres, c\u2019est dû d\u2019abord au coût plus dispendieux du cathéter, qui ne sert que quelques fois, puis c\u2019est aussi dû à la mobilisation d\u2019un plus nombreux personnel à notre service, et enfin au temps que nous n\u2019avons pas entre deux opérations pour préparer et faire notre anesthésie.L\u2019hypotension ou l\u2019hypertension ne sont nullement des contre-indications, et jamais dans aucun cas nous ne donnons d\u2019analeptique de routine avant le début de l\u2019anesthésie.Les vaso-constricteurs ne doivent être donnés qu\u2019en cas de besoin et non d\u2019une façon routinière, sous quelque prétexte que ce soit.On croit que la durée d\u2019action de la drogue anesthésique est plus longue avec un 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C, Ottawa-Hull, sept.1948.vaso-constricteur, mais, avec notre méthode continue, nous n\u2019avons plus à tenir compte de ce facteur.Cependant, pour tous les mauvais risques, et pour toutes les anesthésies remontant en haut de la cinquième dorsale, l\u2019oxygénothérapie est de routine.Nous sommes encore d'avis (Laval Médical 47, p.373) \u201cque le danger de la rachidienne réside spécialement dans le blocage du sympathique, et dans la paralysie des fibres motrices des intercostaux et du diaphragme.Et que, en plus de l\u2019anoxémie due à l\u2019insuffisance respiratoire et au déficit d\u2019action du sympathique paralysé, il y a le ralentissement de la circulation veineuse, d\u2019où le mauvais remplissage du cœur droit.Donc les accidents tragiques qui surviennent ne sont pas dus à l\u2019imprégnation des centres vitaux du bulbe par l\u2019anesthésique qui détermine la syncope, comme on le croyait autrefois, mais ils sont secondaires, et surviennent quand le bulbe ne reçoit plus la quantité et surtout la qualité de sang nécessaire à son fonctionnement, et cela est surtout dû à l\u2019anoxémie\u201d.D\u2019où l\u2019oxygénothérapie préventive.L'âge n\u2019entre pas en ligne de compte.Au contraire, nous avons une préférence pour les très vieux.C\u2019est ainsi que toutes nos sympa- thectomies, amputations, se font sous rachidiennes segmentaires, comme la plupart des néphro ou néphrectomies et autres opérations communes chez les vieux.En obstétrique, les primipares sont le choix préféré des anesthésies continues rachidiennes.Les multipares accouchent le plus souvent avec l\u2019injection unique.Le but de l\u2019anesthésie rachidienne en obstétrique, c\u2019est de bloquer tous les conducteurs douloureux de l\u2019utérus, du col, du vagin, des PARADIS: ANESTHÉSIE RACHIDIENNE SEGMENTAIRE 705 parties génitales externes et du périnée durant la dernière partie du travail et de permettre l\u2019accouchement sans troubler l\u2019activité motrice utérine.Et Dieu, le premier anesthésiste sur notre père Adam, a ainsi permis la dissociation entre les fibres motrices et sensitives de l\u2019utérus, avec une séparation anatomique de leurs conducteurs respectifs.Ainsi done la connaissance du système nerveux autonome nous rend possible le travail divin de soulager les souffrances de la parturition, de reléguer aux musées les tableaux poignants des figures crispées par la douleur.L\u2019utérus reçoit son innervation extrinsèque de trois sources principales.Premièrement, les fibres motrices du muscle utérin lisse partent des ganglions sympathiques thoraciques hauts, voyagent dans le plexus aortique, dans le ganglion cœliaque, pour descendre le long des vaisseaux hypogastriques et des artères utérines dans le ganglion de Frankenhauser, d\u2019où ensuite les fibres passent directement dans le muscle lisse utérin.Deuxièmement, les fibres sensitives utérines sont des fibres viscérales afférentes qui voyagent à travers les onzième et douzième ganglions thoraciques.Troisièmement, la partie inférieure de l\u2019utérus et le col reçoivent leur innervation des plexus sympathiques et parasympathiques communiquant avec les deuxième, troisième et quatrième nerfs sacrés.Il est donc évident que les fibres motrices sortent du rachis à des niveaux plus hauts que le dixième nerf thoracique.Les fibres viscérales efférentes, qui, croit-on, sont motrices du muscle longitudinal du segment inférieur de l\u2019utérus et des fibres circulaires du col, voyagent à travers les nerfs parasympathiques pelviens.Donc, avec notre rachianesthésie que nous remontons au dixième segment thoracique, a) nous enlevons la douleur des contractions utérines, sans en atténuer la force, b) nous enlevons le tonus des fibres musculaires du col, d\u2019où la dilatation rapide qui s\u2019ensuit, et c) enfin nous abolissons les douleurs vaginales de l\u2019expulsion.Si nous remontons l\u2019anesthésie plus haut, nous paralvsons l\u2019activité motrice utérine haute.Ces données ne sont pas nouvelles d\u2019ailleurs.Kreis en 1900 faisait déjà des commentaires sur la rachidienne en obstétrique.Et Pitkin sortit ses travaux en 1928 sur ce qu\u2019il intitulait \u201cthe saddle-type anesthesia\u201d.Actuellement, ce qui est nouveau, c\u2019est le perfectionnement des techniques avec l\u2019amélioration des produits anesthésiques.Ainsi, au lieu de laisser une aiguille non malléable en place et la patiente sur le côté des heures de temps, pour répéter les injections, comme le conseillent Lull et Hingson, nous introduisons notre cathéter et le laissons jusqu\u2019à la fin, sans que la patiente s\u2019en aperçoive, reposant confortablement sur le dos.Nos produits anesthésiques actuels sont réellement très peu toxiques.Nous commençons notre anesthésie ordinairement à une dilatation variant de cinquante sous à petite paume.Chez une primipare, de la petite paume à la fin de l\u2019accouchement, nous n\u2019avons eu qu\u2019un cas dont la durée a dépassé trois heures, quelle que soit la présentation, si elle est parmi les normales, et s\u2019il n\u2019y a pas de disproportion céphalo-pelvienne.Le cas dont nous parlons, dont le travail a dépassé trois heures, était un de ces cas de disproportion céphalo-pelvienne et chez laquelle patiente le chirurgien a fait une césarienne.Le chirurgien, le docteur Paul Brochu, le prévoyait d\u2019ailleurs, et nous demanda de faire une rachidienne par acquis de conscience simplement.Nous vous rapportons le cas d\u2019une présentation du siège, décomplété mode des fesses, chez une jeune primipare, dont les supplications nous firent commencer l\u2019anesthésie à une dilatation de cinquante sous.L\u2019accouchement, fait encore par le docteur Brochu, se fit le plus aisément du monde deux heures et cinquante minutes plus tard, sans aucune déchirure, sans épisiotomie, comme sans douleur ni traumatisme quelconque sur l\u2019enfant.Le seul inconvénient dans une présentation céphalique réside dans la perte de tonicité des muscles pelviens.La rotation de la tête 706 doit le plus souvent être aidée par l\u2019accoucheur au moyen du petit forceps.Vu cependant la dilatation produite, il n\u2019y a pratiquement aucun danger de déchirure.L\u2019accoucheur doit cependant en être averti et doit collaborer avec l\u2019anesthésiste.Ce genre d\u2019anesthésie est probablement le genre idéal dans les cas de césarienne.Comme produit, nous utilisons encore la pontocaïne en neige, ou la solution de ponto- caïne-procaïne, à des dilutions de 1/500 ou 1/1000 en solutions soit hypobares, soit hy- perbares, le plus souvent en solutions hyper- bares, pour le plus grand confort de la patiente, si c\u2019est en obstétrique.L\u2019anesthésie rachidienne en obstétrique offre plus de sûreté que l\u2019analgésie caudale, moins de difficultés, et moins de précautions préanesthésiques, et certainement pas plus de risques postopératoires.Nous avons la certitude de ne jamais rater une anesthésie, spécialement si elle est continue.Dans aucun de nos cas faits présentement nous n\u2019avons dû faire usage d\u2019un anesthésique général quelconque, voire même d\u2019un sédatif.Si l\u2019anesthésiste accepte de faire ce genre d\u2019anesthésie, 11 doit rester auprès de sa patien- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretN AMLEFC.Montréal, juin 1949 te le temps requis.Le gage du succès est de ne pas laisser à qui que ce soit d'autre le cours de l\u2019anesthésie commencée, mais de rester auprès tout le temps.En résumé, l\u2019anesthésie rachidienne continue, contrôlée parce que fractionnée et seg- mentaire, offre un degré de sécurité et de certitude très grand.Elle est très pratique dans beaucoup de cas de chirurgie générale, et merveilleuse en obstétrique.Ce genre d\u2019anesthésie rend de grands services très souvent, s\u2019il est confié, comme je le disais en décembre 1946, à qui de droit.BIBLIOGRAPHIE 1.LULL et HINGSON: Control of Pain in Childbirth, p.26-30, 203-207.2.R.J.FRASER: «Continuous Spinal Anesthesia with Dilution Technique.» Anesthesia and Analgesia, janvier-février 1948, p.33-40.3.B.PARADIS: « Anesthésie intra-rachidienne par la méthode des doses successives et fractionnées.» Laval Médical, avril 1947, p.365.4, B.PARADIS: «Segmental Spinal Anesthesia.» Treatment Services Bulletin, juillet-août 1948.page 41.5.ADRIANI: Pharmacology of Anesthetic Drugs.1945. RECUEIL DE FAITS + + SARCOME D'EWING \" Vincent LAPERRIÈRE, Orthopédiste à DÉFINITION.Le sarcome d\u2019Ewing est une tumeur localisée primitivement à la moelle osseuse, isolée, ou plus rarement multiple, ayant des propriétés ostéolytiques, une structure éminemment cellulo-vasculaire et évoluant lentement mais sûrement vers une issue fatale.ETIOLOGIE.Le sarcome d\u2019Ewing, appelé encore endo- théliome, endothélio-sarcome, ou simplement tumeur d\u2019Ewing, représente en moyenne 8 à 10% des tumeurs osseuses.C\u2019est une affection réservée aux moins de trente ans, surtout aux adolescents de 10 à 20 ans, et elle atteint les hommes dans une proportion de 68%.On évoque fréquemment à son origine un traumatisme d\u2019intensité modérée tel que la chute d\u2019un objet lourd sur une partie du corps, le choc d\u2019un membre sur un plan dur, en somme tout traumatisme apte à produire un hématome des tissus mous avoisinant l'os.Il a été impossible jusqu\u2019à présent d'établir une filiation directe entre l\u2019accident et le début de la tumeur; il faut quand même en tenir compte à cause de sa fréquence et de son importance au point de vue légal auprès des diverses commissions d\u2019accident du travail ou des compagnies d'assurance.Sa localisation la plus fréquente est à la diaphyse ou à la métaphyse des os longs: tibia, fémur et humérus; on la rencontre aussi aux os plats: pelvis, sternum, omoplate, crâne, sacrum, et plus rarement aux os courts: clavicule, calcanéum, astragale et vertèbres.1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Montréal).ANATOMIE PATHOLOGIQUE.Le sarcome d\u2019Ewing offre des caractères anatomiques, radiologiques et microscopiques qui le distinguent aisément des autres tumeurs osseuses, en particulier du sarcome ostéogénique.Il infiltre la moelle en plusieurs points à la fois et les foyers de désintégration confluent pour envahir toute la diaphyse.Le périoste ne réagit à peu près pas et la corticale prend souvent l'aspect que les radiologistes disent «en pelure d\u2019oignon ».À un stade plus avancé, le périoste se rupture et le processus tumoral envahit les tissus mous du voisinage.La biopsie nous découvre une masse sanguinolente, mollasse, très vascularisée, avec parfois des zones puriformes qui donnent le change pour une ostéomyélite.L\u2019examen microscopique montre l\u2019image bien typique d\u2019une nappe de cellules polyédriques tassées les unes contre les autres, sans substance intercellulaire si ce n\u2019est de rares travées conjonctivo-vasculaires.Les noyaux sont réguliers, petits, hyper- chromatiques et à chromatine dite « poussiéreuse ».Les mitoses sont nombreuses et normales.Les ilots cellulaires, disposés en syncytium, bordent des capillaires revêtus d\u2019un endothé- Hum différencié et c\u2019est là la particularité du sarcome d\u2019Ewing.Les métastases se font par voie sanguine ou lympathique et les os plats, comme ceux du crâne, le sternum ou l\u2019ilium, sont touchés plus tardivement. 708 ASPECT CLINIQUE.Le patient nous raconte presque toujours au début une histoire d\u2019accident, un coup de pied, une chute sur la hanche ou le genou; les premiers symptômes apparaissent peu de temps après.Les douleurs sont d\u2019abord légères, intermittentes, calmées par le repos, puis de plus en plus profondes et durables.La nuit, elles s\u2019exagèrent et s\u2019accompagnent de petites poussées fébriles, Plus tard on note, avec le gonflement local et la douleur très vive au toucher, une hy- pervascularisation de la peau, qui devient rouge et tendue, puis une modification de la formule sanguine comme suit: anémie à 4,000,000 avec anisocytose, poïkilocytose, hématies nucléées, leucocytes à 10 ou 15,000, valeur globulaire parfois diminuée.L'évolution sera plus ou moins longue selon l\u2019envahissement métastatique du squelette et dzs poumons, de six mois à deux ans en règle générale, et toujours vers la mort.DIAGNOSTIC.Certains auteurs, dont Ewing le premier, ont proposé la radiothérapie comme moyen de diagnostiquer cette tumeur qui, à l\u2019opposé du sarcome ostéogénique, est très radio- sensible et fond littéralement après quelques séances.Il faut aussi penser à l\u2019ostéomyélite chronique d\u2019emblée qui peut donner une image clinique et radiologique très voisine de celle du sarcome d\u2019Ewing.La hernie discale, le mal de Pott rappellent, au début, une tumeur rachidienne par les phénomènes douloureux qu\u2019ils éveillent.La tuberculose osseuse, au voisinage du genou surtout, a une phase initiale semblable à celle d\u2019un processus tumoral.Le diagnostic entre les diverses tumeurs osseuses reste à établir au moyen de radiographies précises ou de tests bio-chimiques et histo-pathologiques.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLens AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 PRONOSTIC.Toujours sombre, même après irradiation ou amputation haute s\u2019il s\u2019agit d\u2019un membre.Nous avons rarement vu des survies de plus de cinq ans, plus souvent de deux ans, et fréquemment de dix à douze mois.TRAITEMENT.Assez aléatoire.Le médecin de famille joue un rôle de premier plan car, si le diagnostic, au moins provisoire, est précoce ct avant engorgement des ganglions voisins ou métastases osseuses et viscérales, l\u2019amputation haute d\u2019un membre peut prolonger la vie du malade de quelques années.Malheureusement, nous voyons ces malades au moment où il ne nous reste plus que la radiothérapie, bien souvent, à opposer au mal; elle à le seul mérite de faire rétrocéder la tumeur pour que'que temps et de calmer la douleur.Dans les cas où cette douleur devient intolérable et non calmée par les opiacés à dose raisonnable, nous avons recours au neurochirurgien qui pratiquera la cordotomie postérieure avec des résultats parfois consolants.Observation.Voici l'histoire, très significative, d\u2019un jeune homme de 21 ans que nous avons suivi, le docteur Charest et moi-même, tout dernièrement.En octobre 1946, en soulevant un lourd panneau de bois, le patient éprouve au rachis lombo-sacré une violente douleur qui le terrasse pour quelques jours puis disparaît graduellement en trois semaines.Le travail reprend jusqu\u2019en décembre alors que les phénomènes douloureux apparaissent de plus en plus vifs et rapprochés avec irradiation aux membres inférieurs et troubles sphinctériens sous forme d\u2019incontinence.En février 1947, premiere consultation chez un spécialiste qui le circoncit pour phimosis.Déjà le malade note une tuméfaction discrète mais douloureuse à la région sacrée.A l\u2019été, comme ses troubles urinaires l\u2019en- LAPERRIERE: SARCOME D\u2019EWING 709 nuient toujcurs, il consulte un autre spécialiste qui fait l\u2019examen complet de l\u2019arbre urinaire avec le résultat: normal.En juillet de la même année il perd connaissance au travail à cause des douleurs très vives à son carrefour lombo-sacré et de son é:at de faib'esse croissante.Depuis octobre 1947, 11 ne peut plus marcher, le rectum et la vessie se vident par trop-plein, les membres inférieurs se tiennent fléchis en attitude antalgique, ce qui entraîne des rétractions tendineuses importantes.et le patient reçoit de la morphine à haute dose avec la sympathie de son entourage.Il nous arrive en janvier 1948 dans un état de déchéance avancée, très maigre et souffrant atrocement.L\u2019examen montre une atrophie musculaire considérable aux membres inférieurs, les rétractions tendineuses mentionnées plus haut, une zone de paresthésie aux fesses et à la face postérieure des cuisses.Les réflexes crémastériens sont vifs, rotuliens exagérés, achilléens abolis et plantaires douloureux.Lasègue fortement positif aux deux membres inférieurs, paralysie complète des deux groupes péroniers.Au rachis on note une ensellure lombaire un peu prononcée et la pression des épineuses de L,, Ls, S, et S» éveille une douleur intolérable.La crête des épineuses sacrées a fait place à une voussure sans modification de la peau autre qu\u2019un lacis veineux plus marqué et un peu d\u2019hyperthermie locale.Le toucher rectal confirme I'impression de tumeur sacrée car on sent une masse rénictente de la grosseur d\u2019un pamplemousse faisant bomber la paroi postérieure du rectum.La radiographie du sacrum se lit ainsi: «Le sacrum est notablement décalcifié et ses bords sont estompés et arrondis.La moitié supérieure (S;, Ss, S3) est le siège d\u2019un processus ostéolytique qui nous suggère une masse arrondie de la grosseur d\u2019une orange et dé- de Vos.» (Figs 1, 2, 3.) Fig.1.\u2014 Sarcome d\u2019Ewing du sacrum.Décalcification généralisée du sacrum avec destruction de la moitié supérieure.bordant les parois antérieure et postérieure Fig.2.\u2014 Profil montrant cette destruction de la face postérieure surtout, avec ébauche des contours.de la tumeur. 710 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTiN AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 Les plages pulmonaires paraissent indemnes de tout envahissement métastatique.La biopsie, pratiquée en février 1948, nous révèle une masse grisâtre, régulière, peu hémorragique, de consistance gélatineuse et sans capsule distincte.Fig.4.\u2014 Faible grossissement.Amas de cellules en syncytium autour de capillaires à endothélium différencié.Fig.3.\u2014 Après quinze séances de radiothérapie, au total 3,000 \u201cr\u201d.Pas de changement appréciable.Le laboratoire d\u2019anatomie pathologique nous renvoie le rapport suivant: « Tumeur résultant d\u2019une prolifération infiltrante de cellules à contours mal définis, à protoplasme d\u2019aspect fragile et faiblement colorable, à noyaux arrondis ou oblongs munis d\u2019une chromatine délicate et poussiéreuse et rarement en mitose.Entre les cellules, la technique au safran ne révèle aucune substance fondamentale; de plus, les éléments tumoraux ne montrent aucune différenciation ».Diagnostic : réticulo-sarcome d\u2019Ewing.(Fig.4, 5.) Co A cause des signes de compression de la queue de cheval, nous demandons en consultation le docteur Charest, neuro-chirurgien, et le transfert du patient à l\u2019hôpital de Verdun est décidé pour radiothérapie d\u2019abord, puis Fig.5.\u2014 Fort grossissement.Noyaux hyperchroma- tiques.Contours cellulaires mal définis.Subs- cordotomie postérieure au besoin.tance intercellulaire rare. LAPERRIÈRE: SARCOME D\u2019EWING Quinze séances de radiothérapie à dose de 200 r, au total 3000 r, ont calmé les douleurs pour quelques semaines puis il a fallu proposer la cordotomie postérieure que le patient a refusée pour retourner dans sa famille.J\u2019ai écrit dernièrement à son père et j'apprends que son état périclite de jour en jour avec escarre à l\u2019endroit de la tumeur et métastases probables au crâne car il se plaint de vives douleurs à la tête depuis un mois.711 Conclusion.Malgré son issue désespérée, la tumeur d\u2019Ewing doit être dépistée précocement en raison des services que l\u2019on peut rendre à ces malades.Par tous les moyens il faut les traiter à l'hôpital, où nous disposons d\u2019un personnel et d\u2019un matériel plus convenables que la simple piqûre de morphine à domicile qui endort le mal temporairement pour aboutir tôt ou tard à des désastres tant médicaux que sociaux. REVUE GÉNÉRALE + + OSTÉOMYÉLITE AIGUË ! J.-C.ROSSIGNOL (Ottawa).L\u2019ostéomyélite aiguë \u2014 forme hémato- gène \u2014 a toujours été un sujet de controverse.Son traitement d'attaque n\u2019est pas spectaculaire et la chronicité de certains cas est un lourd fardeau pour le chirurgien orthopédiste.Ainsi s'explique la variété de traitements suggérés par les auteurs s\u2019occupant de la question.Depuis quelques années, la question s\u2019est éclaircie un peu.Il y a d\u2019abord l\u2019étude du professeur Leveuf qui a jeté de la lumière sur la pathologie osseuse et puis ce sont les sulfas et la pénicilline qui sont venus aider au contrôle de l\u2019infection.Le traitement de l\u2019ostéomyélite aiguë sera étudié en regard de ces deux facteurs.Pour bien comprendre la portée du traitement actuel, il faut toujours savoir ce qui se passe dans l\u2019os au moment de l\u2019infection.L\u2019infection apportée par voie artérielle se localise d\u2019abord à la corticale où elle forme un abcès et, de là, a tendance à s\u2019étendre en éventail à la région sus-métaphysaire.Le pus de cet abcès a une tendance particulière à fuser vers la périphérie après avoir décollé le périoste.La moelle est le plus souvent intacte ou présente des signes de nécrose.Il peut arriver, mais rarement, que le pus ira en profondeur pour former un abcès médullaire.Après la formation de l\u2019abcès cortical et le soulèvement du périoste, une surface osseuse se trouve privée complètement de circulation et deux de ses faces sont au contact de pus.Un séquestre va se dessiner.De ce point, l\u2019infection peut se propager à la région sus- métaphysaire où l\u2019artère nourricière donne de nombreuses ramifications.Il y aura formation de multiples abcès terminaux.À ce niveau le (1) Communication au XIXième Congrès de l'A.M.L.F.C, Ottawa-Hull, septembre 1948.canal médullaire est rapetissé et la corticale est mince.L'infection sera plus médullaire ev le pus gagnera rapidement la superficie.Ainsi s\u2019explique la précocité des signes cliniques à cette région et la latence à la diaphyse.C\u2019est le processus destructif.Autour de la zone inflammatoire l\u2019organisme organise la défense.Une vaso-dilatation importante se produit et les canaux de Havers s\u2019élargissent.Il en résulte une ostéoporose marquée.C\u2019est l\u2019explication du flou radiologique observé à cette région.Le périoste devient plus actif et produira des couches osseuses superposées.On peut résumer cette théorie en quelques mots.L\u2019infection suit la voie artérielle ct se propage à l\u2019os d\u2019après la schématisation vasculaire.Le pus se trouve d\u2019abord à la corticale, près du trou nourricier.C\u2019est là le point de départ de sa propagation.L\u2019artére se thrombose dès les premiers jours; ceci est un fait important à se rappeler.Ainsi expliquée, la pathologie de l\u2019ostéomyélite aiguë devient plus compréhensible, et permettez-moi d\u2019en tirer quelques conclusions pratiques dès maintenant.Le niveau de la thrombose dictera celui de la localisation osseuse.Est-elle massive dans le tronc principal, la diaphyse entière sera atteinte.Au contraire, se fait-el'e le long d\u2019une branche terminale, alors un pôle de l\u2019os seulement sera infecté.Que penser de la relation traumatisme et ostéomyélite?Je ne veux pas trancher la question en pontife, mais je suis sous l\u2019impression qu\u2019une ostéomyélite se développant quelques jours après un shock direct n\u2019est pas soulevable logiquement comme étiologie.Je crois plutôt que la lésion existe antérieure- ROSSIGNOL: OSTÉOMYÉLITE AIGUË ment et que le traumatisme en précipite l\u2019évolution.Autre conclusion pratique et la plus importante je crois: la thérapeutique anti-infec- tieuse est transportée par la circulation sanguine et elle n\u2019aura des chances d\u2019agir que là où elle sera transportée.Dans le cas présent, elle ne pourra pas agir localement, car il y a thrombose artérielle, la route est bouchée.Quelle sera la conduite du chirurgien en présence d\u2019une ostéomyélite aiguë?Il est une période dans l\u2019histoire thérapeutique de l\u2019ostéomyélite aiguë où l\u2019on considérait cette affection comme un cas d'urgence chirurgicale.Un enfant se présente pour une ostéomyélite aiguë, tout de suite on le transporte à la salle d\u2019opération pour faire une large ouverture de l\u2019abcès, en même temps qu\u2019une trépanation médullaire.La plaie est laissée ouverte et l\u2019on fait des pansements quotidiens.Si le petit malade a plus de résistance que le chirurgien, il survivra, mais pour devenir un pensionnaire d\u2019hôpital, avec infection secondaire et fistules à répétition.C\u2019est la revanche du malade et bien des chirurgiens l'ont trouvée par trop amère.Il en a été ainsi pour longtemps.D\u2019autres chirurgiens ont été plus hardis.J'ai même vu deux chirurgiens s\u2019attaquer à un de ces malades.Un enlève les amygdales, jugées source d\u2019infection, et l\u2019autre fait une large ouverture d\u2019une ostéomyélite du tiers supérieur du fémur.C\u2019en était trop et le jeune patient a décidé, dès le lendemain, qu\u2019! fallait mieux en finir; il fait maintenant partie intégrale des victimes d\u2019un acte chirurgical mal à propos.Puis vient l\u2019ère des sulfamidés qui, je crois bien, ont été essayés pour tcutes les catégories de malades, excepté les cas de suicides.Cette drogue, s\u2019attaquant à l\u2019agent infectieux, minimise la période aiguë, diminue la variété des complications et, comme résultat, a fini par donner le doute de l'urgence de l\u2019acte chirurgical; le chirurgien v est allé avec moins d\u2019entrain: il en résulta moins de mortalités, moins de fistules intarissables; parallèlement, moins d'opérations, moins de certificats de décès.713 Durant ce temps, l\u2019idée s\u2019est faite vers un traitement plus conservateur.Puis vient la pénicilline, autre agent anti- infectieux, plus puissant que son ancêtre, le Cibazol.Vous ne serez pas surpris d'entendre dire que l\u2019on donne de la pénicilline dans l\u2019ostéomyélite aiguë.La pénicilline ayant une grande puissance de combat sur le staphylocoque, l\u2019idée était naturelle qu\u2019on lutilisit dans cette lutte.Les résultats furent remarquables.J'ai même vu une statistique de 125 cas consécutifs où il n\u2019y eu pas un cas de mortalité.Mais la pénicilline n\u2019est pas un spécifique de l\u2019ostéomyélite aiguë.Tout de même, elle aide beauccup et, depuis son emploi systématique, l\u2019ostéomyélite a perdu en audace.Ses victimes deviennent plus clairsemées et le chirurgien a moins de défaites à son crédit.En présence d\u2019un malade dont le diagnostic probable est un début d\u2019ostéomyélite aiguë, il est sage de donner de la pénicilline sans retard, à la dose de 320,000 unités par jour, jusqu\u2019à une semaine après la chute de la température.Mais, me répondrez-vous tout de suite, l'artère est thrombosée et il n\u2019y a aucune chance que la médication pénètre le foyer infectieux dans l\u2019os.C\u2019est trop vrai, la medication n\u2019ira pas combattre la lccalisation osseuse, mais, comme nous disait le professeur Leveuf, en se servant d\u2019une expression bien imagée: «Ça ne guérit pas l\u2019ostéomyélite, mais ça «lave la surface ».C\u2019est déjà beaucoup.En effet, la septicémie souvent présente deviendra sous contrôle; les foyers secondaires moins à craindre, les complications organiques plus rares et l\u2019on ajoute, la formation d\u2019un séquestre moins fréquente.La pénicilline agira où la cireulation la conduira.Là s\u2019arrête son rôle.On ne peut pas demander plus hélas! Mais déjà son action devient prédominante et, depuis son usage courant, les résultats ont prouvé que nous devions prescrire la pénicilline dans l\u2019ostéomyélite aiguë héma- togène.C\u2019est un agent de combat précieux. 714 Quoi faire de plus?Il y a la chirurgie.Le premier réflexe dans le traitement chirurgical sera un réflexe d\u2019abstension.Chassez comme un démon la tentation de faire une belle intervention chirurgicale; oubliez le bistouri, la drille et le ciseau à froid.On devra d\u2019abord immobiliser le membre atteint dans une gouttière plâtrée, bien rembourrée pour obtenir un repos complet du membre.C\u2019est un principe de chirurgie qui a sa place d'honneur ici.Puis on attend et surveille la lésion.Se présente-t-il un abcès sous-cutané, c\u2019est alors que l\u2019on peut délier ses mains et que l\u2019on est justifié de faire quelque chose.Pour commencer, évider l\u2019abcès avec une aiguille et remplir la cavité avec une solution de 50,000 unités de pénicilline diluée dans 100 à 200 cc.de sérum physiologique, tout dépendant du volume de la cavité.Cette manœuvre pourra être répétée quelques jours de suite.Le pus persiste-t-il à se refaire, menaçant de s'ouvrir spontanément à la peau?C\u2019est alors que l\u2019on doit faire une ouverture de drainage suffisante pour évacuer le pus et les débris de tissus.La plaie devra être refermée ou laissée béante; un gros pansement sera fait à la mèche vaselinée.Ensuite le membre est encaissé dans un plâtre fermé et on l\u2019oublie pour quelques jours, parfois quelques semaines.On doit s\u2019abstenir complètement de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burteni AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 faire des pansements quotidiens.Ainsi on prévient l\u2019infection secondaire.C\u2019est l\u2019ancienne méthode d\u2019Orr, chirurgien allemand envoyé dans l\u2019ombre depuis la venue de Trueta, chirurgien espagnol qui l\u2019a chanté sous tous les cieux.Les chirurgiens ressemblent beaucoup aux femmes, sur plusieurs points.Les uns et les autres croient posséder une technique dont ils sont fiers, mais un jour ils sont déçus d\u2019apprendre que leurs ancêtres en faisaient leurs délices.Quelques semaines après le début, il faudra prendre des radiographies pour se rendre compte de la présence de séquestres osseux.S'il en existe, il faudra les enlever chirurgica- lement mais toujours laisser un pansement ferme.Pénicilline, immobilisation du membre, pansement ferme après drainage ou séquestroto- mie, voilà la conduite de traitement qu\u2019il est bon de tenir en présence d\u2019une ostéomyélite aiguë, Ainsi seront réduites la mortalité et les infections chroniques ennuyeuses pour tout le monde.Cette méthode de traitement n\u2019est pas infaillible et laisse encore à désirer, veuillez me croire.C\u2019est un progrès sur les dernières années et nous devons l\u2019utiliser alors qu\u2019elle donne des résultats. CHIRURGIE DE LA MASTOÏDE.Etat actuel de la question\u2019 Marcel OSTIGUY (Montréal).Les développements apportés depuis quelques années dans la chirurgie mastoïdienne, surtout pour la mastoïdite chronique, ont fait de l\u2019évidement pétro-mastoïdien une opération beaucoup moins traumatisante, moins dangereuse.Par le fait même, ils en ont augmenté les indications.Nous n\u2019aurions pas songé, il y a quelques années, à intervenir pour un simple écoulement chronique de l\u2019oreille, là où il n\u2019y avait ni cholestéatome, ni polypose récidivante, ni signe de méningisme ou de menace d\u2019abcès cérébral.Parlons d\u2019abord de la voie d\u2019approche nouvelle, la voie endaurale, telle que préconisée par Julius Lempert, utilisée par lui dans la fenestration pour le traitement de la surdité par otosclérose, ainsi que dans l\u2019évidement pétro- mastoïdien.De prime abord, l\u2019otologiste d\u2019expérience, mis en face de cette technique, est porté à se demander pourquoi abandonner la vieille façon avec laquelle il est si familier, l\u2019entrée par le sillon rétro-auriculaire, pour adopter une voie où il devra opérer dans un puits profond et de peu d\u2019étendue.Voilà où est l\u2019erreur: la voie endaurale donne un aspect aussi étendu que la voie rétro-auriculaire, une fois un bon écarteur mis en place.La lame criblée, l\u2019épine de Henlé, la ligne temporale nous apparaissent telles que nous avons été habitués à voir tous ces repères, sinon mieux, une fois l\u2019hémostase bien faite.C\u2019est que le conduit auditif agrandi par une incision supérieure donne une ouverture aussi grande que l\u2019autre, les tissus mous sont faciles à écarter, et le centre de l\u2019orifice se trouve exactement vis-à-vis la lame criblée.La technique Lempert consiste à faire une incision rectiligne de haut en bas et d\u2019avant en arriére sur le rebord postérieur du conduit auditif, partant de l\u2019avant d\u2019un triangle formé 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C,, Ottawa-Hull, septembre 1948.par la rencontre du tragus avec la racine de l\u2019hélix.Cette incision est alors prolongée vers le haut dans la racine de l\u2019hélix.Une seconde incision elliptique part de l\u2019extrémité supérieure de l\u2019incision et va rejoindre l\u2019extrémité inférieure, en passant plus en en arrière, formant ainsi un losange de peau qui sera enlevé, et qui pourra d\u2019ailleurs être placé, à la fin de l\u2019intervention, au fond de la plaie, de manière à servir de greffe pour hâter l\u2019épidermisation de la plaie.L\u2019écarteur est alors mis en place, et nous donne de la mastoïde l\u2019aspect familier que les anciennes incisions nous donnaient.Voilà pour la technique de Lempert.Scham- baugh, ayant trouvé & cette incision l'inconvénient d\u2019une atrésie souvent marquée du conduit et une guérison parfois retardée par suite de la formation de granulations, a apporté à cette technique une variante.Il pratique son incision dans le conduit auditif, à la jonction du canal membraneux avec le canal osseux, de midi à six heures, sur la paroi postérieure, cette incision étant alors prolongée obliquement vers l\u2019orifice du conduit.Une seconde incision oblique vers le haut répète ce qui a été fait vers le bas.Nous sommes alors en présence d\u2019un tronc de cône à base externe qui servira à tapisser la cavité mastoïdienne.L\u2019incision est alors prolongée vers le haut et continue en avant de la racine de l\u2019hélix, le long de l\u2019insertion de l\u2019oreille, en ayant soin de ne pas obliquer vers la face pour respecter le sillon naturel que fait l\u2019oreille avec la face pour donner une cicatrice le moins visible possible et de manière à ne pas couper l'artère temporale.L\u2019incision est alors poussée en profondeur dans le périoste.Dans ces deux techniques, on doit se servir d\u2019anesthésie locale, même si l\u2019anesthésie générale est employée, de manière à obtenir un champ aussi exsangue que possible. ae os 716 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1919 Quels sont les avantages de l\u2019une comme de l\u2019autre de ces techniques?D'abord rapidité d\u2019opération: il n\u2019y a pas d\u2019incision rétro-auriculaire à faire, pas d\u2019hémostase rétro-auriculaire, pas de sutures de l\u2019incision, pas de plastique du conduit à la fin de l'intervention, mais, pour remplacer tout cela, une seule incision qui ne demande pas de sutures.Ceci pour la technique de Lempert, car celle de Schambaugh demande deux points du suture.Puis rapidité dans les pansements, le premier étant fait au cinquième jour et consistant seulement à enlever l\u2019unique tampon imbibé de sulfathiazole, que l\u2019on a eu soin de mettre à la fin de l\u2019opération.Sortie immédiate du malade de l'hôpital, avec comme toute marque de son opération une petite ouate dans le conduit.Enfin rapidité dans la guérison: pas de mè- ches répétées dans la plaie, pas de sutures à enlever.Ceci m\u2019amène à parler d\u2019autres développements qui contribuent à raccourcir les suites opératoires de l\u2019évidement.D\u2019abord l\u2019usage de la foreuse dentaire.Avec cette foreuse l\u2019attaque de l\u2019os éburné devient un jeu, pourvu toutefois que l'habitude du marteau et du ciseau aient fait de l\u2019opérateur un habitué de la chirurgie mastoïdienne et de l\u2019anatomie mastoïdienne.La foreuse pénètre dans l\u2019os éburné comme dans du beurre, et une opération fastidieuse devient une dissection agréable.De plus, l\u2019emploi de fraises polisseuses donne à l\u2019os un poli qui facilite la guérison rapide, et aide à l\u2019hémostase des interosseuses en écrasant l\u2019os aux points hémorragiques.L\u2019on obtient ainsi une surface csseuse plus lisse et exsangue.En somme, l\u2019emploi de la foreuse dentaire n\u2019est que l\u2019imitation de l\u2019industrie mécanique qui a doté ses ouvriers de moyens rapides et modernes pour arriver à faire plus vite et mieux tout ce que les outils désuets faisaient bien mais en plus de temps et avec moins de précision.Un autre perfectionnement dans l\u2019exécution d\u2019un évidement pétro-mastoïdien nous vient aussi de la fenestration: c'est l'emploi au cours de lintervention de verres télescopiques.Ceci permet un « évidement » beaucoup plus littéral de la cavité mastoïdienne et de la caisse.Ce qui passe inaperçu à l\u2019œil nu devient visible à l\u2019œil muni de ces loupes, véritable microscope à faible grossissement.Ceci permet l\u2019ablation du muscle du marteau dans sa loge, évitant ainsi des semaines et même des mois de suppuration.Il permet aussi un nettoyage parfait de la caisse du tympan, soit de débris d\u2019osselets, d\u2019esquilles provenant de l\u2019opération même, de bourgeons charnus, et enfin curettage de l\u2019entrée de la trompe d\u2019Eustache.Enfin, comme dernier développement, parlons de l\u2019irrigation continue de la plaie avec du sérum physiologique.Cette irritation peut être faite à l\u2019aide d\u2019une poire par un assistant et aspirée par un aspirateur électrique.Schambaugh est l\u2019inventeur d\u2019un écarteur spécial, qui est porteur de deux canules flexibles en argent.Ces canules peuvent être placées à volonté au fond de la plaie.L\u2019une est connectée en permanence avec un bocal de sérum physiologique dont le débit est réglé selon les besoins.L'autre aspire à mesure le sérum du fond de la plaie ainsi que le sang et les débris osseux.À mon avis, cet écarteur a toutefois un inconvénient: c\u2019est de se boucher facilement de débris osseux.À la suite de cet énoncé, je désire présenter un cas, celui d\u2019un jeune homme de 27 ans, se présentant pour écoulement d\u2019oreilles depuis l\u2019âge de quatre ans, à la suite d\u2019une rougeole, présentant depuis peu des vertiges.Nous lui proposons l\u2019intervention, qu\u2019il accepte.Durée de l\u2019intervention: une heure trente- cinq minutes, ce qui est la durée habituelle d\u2019un évidement avec l\u2019ancienne méthode.Evi- demment, ce cas n\u2019illustre pas bien l\u2019économie de temps préconisée, mais il s\u2019agissait d\u2019une méthode nouvelle, et tout le monde sait qu\u2019une méthode nouvelle se pratique plus rapidement une fois qu\u2019elle nous est familière.Nous comp- OSTIGUY: CHIRURGIE DE LA MASTOÏDE tons bien que les cas futurs pourront se faire dans une heure.Mais la guérison, par contre, fut des plus rapides.Sortie le sixième Jour de l\u2019hôpital après extraction du tampon -à I\u2019émulsion de sulfathiazole.Asséchement complet de la plale osseuse au bout de trois semaines et guérison de la plaie auriculaire au bout de deux semaines.La technique employée pour l\u2019incision endaurale fut celle de Lempert.Nous nous excusons du peu de cas présentés pour illustrer ces nouvelles techniques, mais le succès obtenu nous a poussé à publier ce cas sans plus tarder, tellement cette nouvelle technique présente d'avantages sur celle que nous avions coutume de pratiquer autrefois dans ces cas.En résumé, voici quelles sont les modifications que nous avons apportées à la technique des évidements pétro-mastoidiens: + + = pd = Voie d\u2019approche endaurale.Usage de la foreuse électrique: fraises; fraises polisseuses.Usage de verres télescopiques.Ablation du muscle du marteau.Curettage de la trompe d\u2019Eustache.BIBLIOGRAPHIE Julius LEMPERT: « Lempert Fenestra Nov-ovalis with mobile stopple.» Arch.Otolaryng, 41: 1 (janv.) 1945.Julius LEMPERT: «Bone Dust Free Lempert Fenestra Nov-Ovalis.» Arch.Otolaryng., 47280 (mars) 1948.Charles F.WHITTAKER.jr, Arthur L.JUERS et George E.SCHAMBAUGH, jr: «A Modified En- daural Incision with Nerve Block Anesthesia for Fenestration and Mastoidectomy» Arch.Otolaryng.45: 662 (juin) 1947.E.R.NODINE: «Chronic Mastoiditisy.The Journal of the Medical Assn.of the State of Alabama, 16: 236 (janv.) 1947. UN NOUVEAU PAS DANS LE PROGRÈS DE LA DENTISTERIE ! Robert CHENEVERT, Chirurgien-dentiste (Montréal).Plus d\u2019attente pour avoir ses dentiers.Les nouvelles dents sont mises en place dans la même visite où les dents sont extraites et elles sont dans la majorité des cas des dents permanentes.Les dentiers sont faits avant extraction des dents, et les nouvelles dents sont adaptées en place dans la même visite où les dents sont extraites.Personne ne voit le patient sans dents, éliminant ainsi cette période humiliante où il doit rester sans dents.Fini le contact avec le public avec des joues creuses, des lèvres enfoncées, une figure défaite.Avec cette technique, il n\u2019y a pas de changement dans l\u2019apparence de la figure.La forme des dents, leur grosseur, leur couleur et leur position sont maintenues et l\u2019esthétique de la figure conserve son harmonie.Pas de perte de temps, les relations sociales peuvent être maintenues immédiatement et les relations d\u2019affaires dans une journée ou deux.Les patients peuvent mastiquer dans un temps très court, ce qui est une protection pour leur santé.Cette méthode rapide de faire des dentiers surprendra probablement bien des gens et laissera probablement aussi bien des gens sceptiques car il est difficile de concevoir qu\u2019un dentier puisse être fait avant l\u2019extraction des dents, être adapté en place dans la même visite où les dents sont extraites, avec peu de douleur, donner en même temps plus de satisfaction, plus de stabilité, et être, dans la majorité des cas, un dentier permanent.Quelque étrange que ceci puisse paraître, la chose est réelle et enthousiasme tous ceux qui en font l\u2019expérience.Le principe de ce travail est celui-ci.Pourquoi laisser faire à la nature un travail qui 1.Résumé d\u2019une conférence prononcée ces jours derniers devant les membres de la Société Dentaire de Montréal.lui nécessite des mois pour contracter les gencives et les alvéoles après les extractions des dents, quand, par un procédé simple et logique, on peut faire subir cette même contraction aux gencives et aux alvéoles dans une seule visite?Tout ceci se fait assez facilement et sans ennuis et en voici l\u2019indication.Il y a un fait physiologique bien connu qui veut que, lorsqu\u2019un massage léger est maintenu autour d\u2019un organe blessé, une guérison sans douleur et sans inflammation se produise.Avec le dentier immédiat, le procès alvéolaire, le périoste et la muqueuse ont immédiatement du travail à faire.En opposant les forces de la mastication, il se produit une contre-force égale, ce qui est établi par la 3ième loi de mécanique de Newton.Cette action et cette réaction préviennent la stagnation et la congestion, maintenant ainsi la fonction normale qui est essentielle à donner la vitalité voulue pour prévenir l\u2019infection.Au point de vue santé, voici ce qu\u2019en disait le Dr William Brady, médecin, dans un article qu\u2019il écrivait dans un journal de Montréal: «Les bons effets du dentier immédiat sur l\u2019apparence du patient, qui sont incontestables, sont cependant insignifiants si on les compare avec les heureux effets qu\u2019ils produisent sur la digestion, la nutrition, la vie, la santé et le moral.Avec l\u2019ancienne méthode de faire des dentiers, ce ne sont pas seulement les gencives qui se contractent, qui s\u2019atrophient et deviennent faibles et plus susceptibles aux maladies, mais en plus toutes les membranes muqueuses, les glandes, les muscles et la structure osseuse de la bouche, de la mâchoire et de la figure qui sont également atteintes.C\u2019est pourquoi les dentiers immédiats ont tellement plus de valeur que la vieille méthode de faire des dentiers.Ils gardent toute la structure en fonction CHENEVERT: PROGRÈS DE LA DENTISTERIE 719 et en santé et par surcroît ils gardent la digestion, la nutrition et la vie au niveau nécessaire pour avoir une bonne santé et de l'efficacité.Au point de vue de la stabilité, voict certains faits reconnus.Les gencives étant conservées plus grosses et plus larges, avec le dentier immédiat, elles sont par le fait même plus favorables comme base d\u2019un dentier.Les observations cliniques justifient ces assertions que les dentiers immédiats aident à conserver le procès alvéolaire.Lorsque les alvéoles sont protégés contre le traumatisme et l\u2019infection après les extractions des dents, la partie externe de l\u2019alvéole reste intacte, aidant à supporter le caillot, et aidant également à supporter une crête alvéolaire plus large et plus uniforme.Au point de vue de la mastication.Tout facteur qui aide à stabiliser le dentier augmente naturellement l\u2019efficacité de la mastication.Le rôle du dentier immédiat est de faire fonctionner les muscles de la mastication comme à l'ordinaire après que les dents naturelles ont été extraites.La même distance inter- maxillaire et la même insertion sont maintenues, alors la même fonction habituelle est maintenue intacte.L\u2019esthétique.Si on veut éviter l\u2019expression de « fausses dents », on doit reproduire aussi fidèlement que possible la largeur, la forme, la couleur, la location et les autres caractéristiques qu\u2019avaient les dents naturelles, qui sont faciles à reproduire avec le dentier immédiat puisque nous avons tous ces détails sur le modèle.Avec l\u2019ancienne méthode de faire de la prothèse, on commence par détruire tous les détails essentiels à l\u2019esthétique et on fait ensuite un travail qui est exposé à dévier du naturel.La phonétique.Le discours, le discours bien articulé, l'énonciation des mots font partie des principales fonctions des dents.Les dents artificielles doivent être placées dans la même position cränienne qu\u2019occupaient les dents naturelles.L'action de la langue joue un rôle important dans la location des dents anté- r.eures.Si la langue est gênée dans ses mouvements, distalement ou lingualement, elle provoque non seulement l'instabilité de la pièce artificielle, mais aussi un changement dans le parler ou la prononciation des mots.En plaçant les dents artificielles à la même place qu\u2019occupaient les dents naturelles, et en ayant soin de faire une voûte palatine mince, non seulement l'expression naturelle de la figure sera maintenue, mais l'expression vocale sera aussi maintenue dans toute sa valeur.Le confort.La sensation d\u2019analgésie que le patient ressent après la mise du dentier immédiat en place peut être expliquée par la pression intermittente que les tissus reçoivent, favorisant la circulation, et inaugurant une guérison sans inflammation.Une autre raison additionnelle de confort est la continuité de la température du corps dans le voisinage des tissus lacérés.Conclusion.Quel que soit l'angle sous lequel on le regarde, le dentier immédiat est un travail précieux qui va solutionner le cas de toutes ces personnes qui ne veulent pas être vues sans dents, qui ne veulent pas perdre trop de leur temps de travail, qui veulent avoir des pièces de prothèses solides et qui veulent conserver une bonne santé. «20 Bulletin de \"Association des fiDédecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) ZL\u2019 Union Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 78, No 6 \u2014 Montréal, juin 1949 LA TRANSFUSION INTRA- ARTÉRIELLE Nos prédécesseurs de l\u2019époque du « purgare, saignare et clisterare » se- ralent sans doute surpris et inquiets de constater avec quelle libéralité nous faisons profiter nos malades des bienfaits de la transfusion.Eux qui pou- valent discuter gravement de l\u2019opportunité de saigner une jeune fille folle d'amour nous trouveraient certes bien imprudents d'introduire ainsi dans un organisme affaibli une telle masse « d\u2019humeurs peccantes ».Nos successeurs estimeront peut-être que nous avons exagéré.Il arrive, en effet, que nous oublions les dangers de la transfusion pour n'en voir que les avantages et nous sommes apparemment en bonne voie de redonner à nos patients tout le sang que les docteurs à bonnet pointu ont cru bon d'enlever aux leurs! La voie d'introduction la plus naturelle pour le sang est le système veineux.Selon l\u2019âge du patient et l\u2019état de ses vaisseaux, l\u2019endroit de la transfusion et les modalités techniques varieront.Il arrive même que l\u2019on emprunte la voie intraosseuse et que l\u2019on injecte le précieux liquide dans la moelle du sternum, celle du tibia ou du fémur.chez les enfants.Cette voie d\u2019introduction L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 donne d\u2019ailleurs des résultats cliniques aussi rapides et satisfaisants que la vénoclyse.Mais il arrive parfois qu\u2019il faille agir plus rapidement, plus brutalement même.C\u2019est dans ce but-là que l\u2019on a, depuis quelques années, donné des transfusions par voie intra- artérielle.Robertson, Truicher et Dennis ont consacré à cette innovation un article récent © traitant de certains résultats d\u2019ordre expérimental et clinique à la fois.On a commencé à pratiquer la transfusion intra-artérielle vers 1937.Aux Etats-Unis, Kohlstardt et Page appliquèrent à la clinique leurs constatations faites chez les chiens soumis au choc expérimental et traités par les transfusions intra-artérielle et intraveineuse.Ils s'étaient rendu compte qu\u2019avec l'introduction intra-artérielle d\u2019une certaine quantité de sang à une pression dépassant de 50 millimètres de Hg la pression moyenne de l\u2019animal, on obtenait une augmentation presque instantanée de cette pression dans tout le réseau artériel, et tous les signes de choc disparaissaient rapidement et définitivement, même après arrêt de la transfusion.Ces résultats sont nettement supérieurs à ceux que fournit l'injection intraveineuse dans les méê- mes conditions d\u2019expérience.| Les constatations cliniques sont également dignes d\u2019intérêt.Elles autorisent de plus amples recherches.Elles assignent a la transfusion intra-arté- rielle une place distincte dans le traitement du choe.On concoit naturellement que cette méthode représente un traitement d\u2019exception.1.Surgery.Gunecology and Obstetries.87: 695 (décembre) 1948. ÉDITORIAL L\u2019artère qui reçoit le sang est en quelque sorte sacrifié et le contrecoup sur tout le réseau circulatoire est important et souvent dangereux.Ici encore, il faut penser d'abord à ne pas nuire.Le choc traumatique représente, en somme, un moyen de défense de l'organisme.On rapportait dernièrement l\u2019histoire d\u2019un jeune homme qui passa plusieurs heures inconscient sur la voie ferrée, après avoir eu les deux jambres arrachées.Le choc, l\u2019'hypotension et la diminution du volume du sang circulant et probablement les particularités anatomiques de cette amputation accidentelle lui auraient, préten- dait-on, temporairement sauvé la viz.Il n\u2019est peut-être pas toujours utile ou 721 nécessaire de lutter trop précocement ou trop énergiquement contre un état de choc qui, sans mettre la vie des malades en danger, les met à l\u2019abri de certains phénomènes pathologiques plus inquiétants et moins facilement contrôlables.Mais lorsque l\u2019état de choc dépasse en gravité et en durée ce que l\u2019on pourrait appeler sa phase utile et que les traitements habituels n\u2019amènent pas d'amélioration, la transfusion intra-artérielle devient indiquée.Elle a déjà apparemment sauvé des vies humaines; elle mérite donc amplement l'intérêt qu\u2019on lui porte et qui s\u2019accentuera probablement dans un avenir rapproché.Roger DUFRESNE VARIÉTÉS LES MÉDECINS-PRATICIENS ET LES HÔPITAUX ! , Emile BLAIN, Médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame En cette ère de la bombe atomique, du moteur à propulsion et du radar, il n\u2019est pas surprenant que la science médicale accomplisse, elle aussi, quelques progrès.Avec moins de bruit peut-être, elle s\u2019acharne, grâce à des moyens nouveaux, à conserver la santé et à sauver la vie.Elle met cependant tant de discrétion à poursuivre sa marche qu\u2019on est tout surpris, à certains tournants, de voir jusqu\u2019à auel point elle a grandi.Et savez-vous comment on s\u2019est aperçu, en milieux profanes, de son extraordinaire élan?En se rendant compte que ses applications pratiques devenaient éminemment désirables pour toute l\u2019humanité.Cette science a plusieurs façons de s\u2019extérioriser.Par ses savants de laboratoire, elle explore sans cesse les possibilités nouvelles; par ses cliniciens, elle vérifie et applique les données de ses récentes découvertes; et par ses médecins-praticiens, elle dispense à toute la population le fruit de ses connaissances.Mais, précisément, l\u2019essor marqué de ce savoir humain pose devant le monde une foule de problèmes qu\u2019on tente de solutionner par toutes sortes de formules.C\u2019est pour cela qu\u2019il existe maintenant un organisme mondial de la santé; que tous les pays essaient de mieux distribuer les services médicaux; que les gouvernements, provinces ou municipalités de quelque importance ont leur ministère ou bureau de santé; bref, que partout on s\u2019occupe de la mise à contribution de cet art médical, avec instance, presque avec frénésie.Tout comme si l\u2019on voulait réparer 1.Conférence prononcée au deuxième diner-cau- serie de l\u2019Association des Médecins de l\u2019E=st de Montréal, le 3 mai 1949, au Cercle Universitaire, sous la présidence du Dr Paul Letondal.(Montréal).une omission du passé, et reconnaître bruyamment l\u2019importance de cette force grandissante.L\u2019hommage, pour être tardif, n\u2019en demeure pas moins imposant.Les bienfaits de la médecine sont donc devenus d\u2019une grande actualité.Et le fait que ce problème soit universel ne l\u2019empêche pas pour autant de conserver un intérêt local de toute première valeur.C\u2019est un des aspects particuliers de ce labyrinthe nouveau que je veux étudier avec vous, ce soir.Médecins-praticiens et hôpitaux, voilà un sujet qui n\u2019est pas sans écueil, et où l\u2019on doit pourtant battre un peu le chemin, car le sentier n\u2019est pas encore tellement défriché.Avant d\u2019aller plus loin, peut-être faudrait-il s\u2019entendre sur la définition de certains termes.Ainsi, que veut-on dire exactement par \u2018\u2018mé- decin-praticien\u201d?.En s\u2019en tenant au sens des mots, cela pourrait signifier: médecins qui pratiquent.Et alors, comme tous les médecins actifs font une pratique quelconque, l\u2019appellation comprendrait aussi bien les médecins spécialisés, dans les hôpitaux ou ailleurs, que ceux qui ne font pas de spécialité précise.Mais l\u2019expression \u201cmédecin-praticien\u201d veut dire plus que cela, et l\u2019usage en a fait un synonyme de médecin de famille.C\u2019est un homme aux avant-postes de la pratique, en contact direct avec toutes les maladies de sa paroisse, de sa ville, ou de sa localité; c\u2019est lui qui répond le premier à tous les appels de détresse de ceux qui souffrent; il traite et guérit lui-même les affligés, ou les dirige ailleurs, s\u2019il le juge à propos.C\u2019est l'homme de confiance du peuple, son directeur médical quand ce n\u2019est pas son directeur de conscience ou son conseiller en affaires.À mon sens, telle est la véritable définition du médecin-praticien.C\u2019est quelqu'un d\u2019important dont le rôle comporte de lourdes responsabilités\u2026 Voilà pour un des deux protagonistes de ma démonstration.L'autre s\u2019appelle, au pluriel, les hôpitaux.Et par là, j'entends les institutions qui de nos jours reçoivent les grand malades, les malades qui requièrent des examens ou des traitements plus élaborés, incompatibles avec l\u2019installation rudimentaire des domiciles; ou encore des patients dont l\u2019isolement s\u2019impose, aussi bien dans leur propre intérêt que dans celui de la société.Si l\u2019on ajoute à cela que certains hôpitaux ont comme fonction supplémentaire de donner l'enseignement clinique aux étudiants en médecine, et de former du même coup des professeurs, on arrive à une conception générale, mais assez juste de l\u2019expression en cause.En d\u2019autres mots, les hôpitaux sont des centres d'investigation, de thérapeutique spéciale, et de formation médicale.Comme on s\u2019en rend facilement compte par leurs définitions, médecins-praticiens et hôpitaux se rencontrent sur un terrain commun: le bien-être d\u2019une certaine catégorie de malades.Tous deux se touchent, se complètent, et parcourent des chemins qui, pour être différents, se croisent souvent.Leurs points de rencontre se répètent si fréquemment, que cela leur vaut quelques petits heurts, quelques légères frictions.C\u2019est dans les rapports mutuels de ces deux facteurs intéressés, que réside la clef de notre problème.Au fond, l\u2019affaire se résume à une question de compréhension et de bons procédés.5° 3 *% Soyons franes! Les médecins-praticiens ont des griefs contre les hôpitaux: 1° \u2014 Ils se plaignent d\u2019être un peu méconnus par nos grandes institutions qui ont l\u2019air de les traiter en inférieurs.2° \u2014 Ils souffrent d\u2019avoir accès difficilement à l\u2019accommodation hospitalière pour eux- mêmes et pour leurs clients.BLAIN: LES MÉDECINS-PRATICIENS ET LES HÔPITAUX 723 3° \u2014 Certains prétendent qu\u2019il devrait leur être permis de traiter leurs patients en salles publiques.4° \u2014 D\u2019autres trouvent anormal que, leurs malades une fois entrés dans les services, on les renseigne si peu sur ce qui se passe à leur sujet.5° \u2014 On dit que les tarifs des hôpitaux sont exorbitants pour les malades payants.6° \u2014 On déplore que les cliniques externes exploitent injustement la clientèle de quartier au détriment du médecin local, et que par contre elles refusent de recevoir les vrais indigents que celui-ci leur adresse.7° \u2014 On va même jusqu\u2019à croire que les patients des médecins de famille, une fois entrés dans l\u2019engrenage hospitalier, sont pressurés inutilement au profit des multiples consultants de la maison et aux dépens du médecin-prati- cien pourvoyeur.Voilà beaucoup de griefs, et j'en passe sûrement.Comme dirait l\u2019autre: les choses se compliquent.Dun autre c6té, les médecins-praticiens ont-ils des éloges à faire envers leurs hôpitaux?Je n\u2019en sais rien, ou plutôt je n\u2019en peux rien dire.Mais je serais bien surpris si, dans le fond de leur cœur, ils ne trouvaient quelques motifs d\u2019appréciation, sinon de reconnaissance, envers ces grandes entreprises bienfaisantes où ils ont fait leur apprentissage clinique, leur internat, où certains êtres chers à eux ont été bien entourés, et d\u2019où certains de leurs clients, tout de même, ont dû sortir guéris et satisfaits.A l\u2019envers de la médaille, il y a les hôpitaux qui, eux aussi, ont peut-être quelque chose à dire.Sans doute, comptent-ils en partie sur les médecins-praticiens pour alimenter leur appétit scientifique.Mais s\u2019ils pouvaient parler, n\u2019auraient-ils pas eux aussi quelques griefs?Je n\u2019ai pas à discuter cette partie de la controverse.Cela dépasserait les limites que Je me suis fixées.Messieurs, inutile de vous dire que je n\u2019ai pas à défendre ici la cause des hôpitaux, pas 124 plus d\u2019ailleurs que celle des médecins-prati- ciens.Vous n\u2019en doutez pas, J'espère?Les uns et les autres sont capables de voir à leurs propres intérêts et n\u2019ont pas besoin de ma faible voix pour le faire.Mon seul but, en vous parlant comme je pense, c\u2019est de faire ce qui me semble la part des choses et de vous donner l\u2019occasion de formuler des vœux qui rapprochent tout le monde des solutions recherchées.\u2018 a a 3% * CS Pour mieux étudier les griefs que j'ai énumérés à l\u2019endroit des hôpitaux, peut-être fau- drait-il établir préalablement certains grands principes d\u2019organisation hospitalière, et souligner quelques faits évidents qui expliquent bien des choses.D'abord, il faut admettre que les hôpitaux, étant des institutions humaines, sont nécessairement imparfaits.On peut en dire autant des médecins-praticiens.Et s\u2019attändre au contraire serait naïf ou ridicule.Les uns et les autres tendent à la perfection, je le veux bien, mais ni les uns ni les autres ne se sont encore vu pousser des ailes, que je sache.Voilà qui nous met à l\u2019abri des présomptions vaniteuses.Et pendant que nous en sommes au chapitre de l'humilité, je voudrais vous citer un texte qui confirme la première partie de ma proposition.Il est tiré d\u2019un rapport officiel de la \u201ccommission étatsunienne sur les soins hospitaliers\u201d publié en 1947.\u201cNous faisons souvent allusion à notre splendide système d\u2019hôpitaux.En réalité, il n\u2019existe rien de tel.Des unités gouvernementales, des organisations religieuses, des philanthropes, des industries et des individus ont contribué à la mise sur pied de nos facilités hospitalières.La diversité des intentions et des objectifs des commanditaires à eu pour résultat le plus invraisemblable modèle d\u2019organisation, d'administration et de contrôle des hôpitaux.On y rencontre très peu de coordination.Dans quelques cas mêmes, il peut y avoir compétition.\u201d (Introduction, idem).Cette constatation, vraie aux Etats-Unis, ne l\u2019est pas moins au Canada, il faut bien l\u2019ad- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN AM L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 mettre.Nos hôpitaux, fondés pour un grand nombre sur la charité privée et maintenus par le dévouement presque anonyme de quelques citoyens méritoires, ont poussé un peu au hasard, et chacun à sa guise.Comme de modestes champignons, ils ont grandi dans l\u2019ombre.Mais il y a des champignons qui deviennent trés gros.Ils ont été pris par la tourmente, avant de pouvoir s\u2019organiser collectivement sur des bases solides, et comme bien d\u2019autres commodités, les années de guerre les ont surtaxés.Ils ont magnifiquement vivoté pendant la crise, mals au vrai, ils n\u2019en sont pas moins, encore aujourd\u2019hui, au stage de l\u2019improvisation.Pour vivre, ces hôpitaux ont besoin d\u2019immenses ressources que pas un d\u2019eux ne possède.Leurs employés sont mal payés, leurs médecins ne le sont pas du tout.Et malgré les recettes qui paraissent énormes, ils ont peine à s\u2019entretenir, ils voudraient, mais ont toutes les difficultés du monde à s\u2019agrandir.En somme, ils sont dans une impasse dont il faut tenir compte, quand on fait leur procès.Pendant ce temps-là, le coût d\u2019administration a doublé et triplé depuis 15 ans, la population des centres urbains a augmenté de façon considérable, et l\u2019hospitalisation des malades est devenue de plus en plus en vogue.Par ailleurs, la direction scientifique des hôpitaux exige, pour que les services aient un rendement sérieux, le respect d\u2019une réglementation assez serrée.Il y faut une discipline de bon aloi, et des règlements pour la maintenir.C\u2019est pour cela que les hôpitaux se montrent sévères sur les qualifications de leur personnel, et ils ont raison.S\u2019ils agissaient autrement, le public, qui a déjà la critique facile, leur pardonnerait mal.En outre, les hôpitaux faisant de l\u2019enseignement universitaire sont liés par contrat à certaines exigences dont ils ne peuvent se départir.Et la standardisation de l\u201c\u201cAmerican College of Surgeons\u201d leur enjoint encore d\u2019autres obligations.Qu\u2019est-ce que tout cela veut dire, si ce n\u2019est que la régie hospitalière évolue. BLAIN: LES MÉDECINS-PRATICIENS ET LES HÔPITAUX sur un terrain particulier, assez étroit et joliment encombré?#0 0% *# 1° \u2014 En général, je crois que les hôpitaux ont, des médecins-praticiens, la meilleure des opinions, et elle est méritée.S\u2019il existe, ici et là, quelques rares exceptions, cela ne fait que confirmer la règle.Qu\u2019ils les traitent en inférieurs, non pas! Mais il est humain et raisonnable que, s\u2019il y a des privilèges à accorder, ce soient les enfants de la maison qui en profitent d\u2019abord.C\u2019est là le seul paiement qu\u2019on donne à leur fidélité et à leur dévouement de tous les jours.2°\u2014 TI est malheureux que les médecins- praticiens aient bien des ennuis à faire hospitaliser leurs malades.Cela relève de l\u2019insuffisance d\u2019accommodation que les circonstances ont créée.Quand le nouvel hôpital de l'Est sera construit (ce que nous souhaitons tous ardemment, n\u2019est-ce pas?), que l'hôpital universitaire sera inauguré, et que d\u2019autres hôpitaux auront réalisé les agrandissements projetés, il deviendra moins difficile, pour autant, de loger les malades.En attendant, les praticiens peuvent toujours se consoler un peu en songeant que leurs confrères, les médecins des hôpitaux eux-mêmes, doivent attendre des semaines, quand ce n\u2019est pas des mois, avant de faire admettre leurs propres clients.3° \u2014 Quant à la question de l\u2019entrée des praticiens généraux dans les services hospitaliers, elle est assez complexe.Ce sujet a été étudié ailleurs avec beaucoup d\u2019attention.Pendant un temps, on semble avoir favorisé cette idée chez nos voisins d\u2019outre-quarante- cinquième.Par la suite, on s\u2019est ravisé devant les difficultés que le projet suscitait.Et les mêmes inconvénients valent au Canada.Pour y arriver, il aurait fallu modifier les règlements du personnel médical; à plusieurs endroits, changer la charte de l'institution; dans les hôpitaux universitaires, se démettre de liens antérieurs ou passer outre.Cela, sans mentionner les réformes disciplinaires qui seraient devenues indispensables.725 Aujourd\u2019hui, en milieux bien informés, on se ralie plutôt à la solution suivante: a \u2014 laisser les hôpitaux universitaires dans le statu quo; b \u2014 dans les hôpitaux non universitaires, trouver une formule qui permettrait aux méde- cins-praticiens de prendre place dans le personnel.Lors d\u2019un tout récent congrès, à Cincinnati, de l\u2019Académie Américaine de Pratique Générale (Academy of General Practice), le Dr Howard A.Rusk spécifiait dans un communiqué au New York Times (13 mars 49): \u201cIls demandent aussi une place dans le personnel hospitalier pour le praticien général et, fort justement, n\u2019exigent point qu\u2019il soit admis sur le même pied que le spécialiste, mais qu\u2019on lui accorde des prérogatives en rapport avec sa compétence.\u2019 4° \u2014 Quand les médecins-praticiens se plaignent de n\u2019être pas suffisamment renseignés au sujet de leurs clients hospitalisés, 1ls n\u2019ont pas complètement tort peut-être.Bien sûr qu\u2019il leur est toujours loisible d\u2019aller eux-mêmes consulter le médecin traitant ou au besoin le dossier, et de puiser ainsi les informations à la source.Mais on peut se demander quand même s\u2019il ne serait pas possible aux administrations de fournir sur demande au médecin intéressé un rapport succinet et conforme sur l\u2019évolution de la maladie.C\u2019est une innovation qui serait bien vue et une marque de courtoisie appréciée.5° \u2014 C\u2019est vrai: vus du dehors, les frais hospitaliers semblent énormes.Tout le monde est d\u2019accord là-dessus, à commencer par le malade qui reçoit la facture.Mais, au fond, il en va de ces charges un peu comme du prix des loyers, du pain, du chauffage et du vêtement.Le coût acerû de toutes choses les veut ainsi?C\u2019est ce qu\u2019on affirme; et chiffres en mains, il est fort difficile de prouver le contraire.Mais je me demande si, le jour où les hôpitaux n'auraient plus à supporter une grande part du fardeau de l\u2019Assistance Publique, comme ils le font actuellement, ils ne seraient pas 726 en mesure d\u2019opérer un rajustement intéressant dans leurs tarifs privés et semi-privés.6° \u2014 Aux médecins de famille qui disent que les cliniques exploitent à leurs dépens la clientèle de quartier et leur font une concurrence déloyale, de même qu\u2019aux autres qui, changeant l\u2019accusation, déclarent mal reçus les vrais indigents qu\u2019ils y adressent, je serais bien en peine de ne pas accorder raison.Evi- demment, les deux reproches semblent difficiles à concilier à première vue, mais à bien regarder, je trouve qu\u2019ils ne se démentent pas l\u2019un l\u2019autre.Les cliniques externes devraient se limiter strictement aux indigents.C\u2019est pour eux qu\u2019elles existent, et il n\u2019y a pas de bonne excuse pour que d\u2019autres que les nécessiteux y aient place.Si ceux-ci seuls étaient admis, il y aurait amplement d\u2019espace pour tous les vrais pauvres, et aucun ne serait refusé.J\u2019ignore sur quoi l\u2019on se base pour juger de l\u2019admissibilité aux cliniques externes.Les conditions doivent varier avec chaque endroit.Mais les faits étant ce qu\u2019ils sont, on est en droit de se demander si l\u2019on exerce de ce côté une surveillance assez sévère.Une meilleure coordination entre les hôpitaux et un fichier central pour enquête rendraient plus justice aux miséreux, aux praticiens, et à l\u2019hôpital lui-même.A ce propos, je n\u2019ai jamais pu oublier le jour où un de mes collègues reçut gracieusement au dispensaire son propre propriétaire, homme fort bien portant en finances sinon au physique.Une fois la consultation terminée, et avant de remonter dans son Buick dernier modèle stationné dans la rue tout près, le proprio eut la délicatesse de demander à son médecin ébahi le versement de son mois de loyer, dû justement ce matin-là!.7° \u2014 Qu\u2019un malade indigent, semi-payant ou payant soit exposé inutilement aux exploitations scientifiques, ou aux exploitations tout court, dans les milieux hospitaliers, je n\u2019y crois pas beaucoup, bien qu\u2019il y ait pu y avoir déjà de malheureuses exceptions.Dans ces cas-là, le médecin extérieur n\u2019est L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burreniy A.M L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 peut-être pas bon juge, soit parce qu'il n\u2019est pas sur les lieux pour apprécier les circonstances, soit parce qu\u2019il ne peut prendre connaissance des faits nouveaux.Chose certaine, c\u2019est que la parole du patient qui rapporte de telles nouvelles ne mérite pas toujours d\u2019être prise au pied de la lettre; sa mauvaise humeur ou son goût de jouer à la victime peuvent le faire exagérer facilement.De toute façon, si le praticien a des doutes sérieux sur l\u2019opportunité de tels examens, interventions ou manœuvres, il peut toujours s\u2019en ouvrir directement au médecin traitant, ou au besoin, se confier au directeur médical de l\u2019endroit pour faire enquête.+ Messieurs, entre confrères, il est tout indiqué de chercher à s\u2019entendre; c\u2019est encore la meilleure façon d\u2019éviter les conflits pénibles.Professionnellement, nous sommes tous solidaires.Nous avons appris les premiers éléments de médecine, côte à côte, sur les mêmes banes de la Faculté.Etudiants, nous avons suivi les mêmes enseignements dans les hôpitaux.Puis, après l\u2019obtention du diplôme, la route a bifurqué.Quelques-uns ont embrassé la pratique générale; d\u2019autres ont erû devoir parfaire des études dans telle ou telle spécialité, et s'attacher par la suite aux hôpitaux.Les deux groupes ont choisi librement, et chacun a droit au respect et à la confiance de l\u2019autre.Si la vie les a séparés, en apparence, ils restent quand même étroitement unis et collaborent à la même œuvre.Quand on a ainsi même origine et même fin, on appartient à la même famille; et dans les bonnes familles, les gens s\u2019estiment et s\u2019entraident.+ + sk Quant à vous, médecins de l\u2019Est, vous ne croyez plus aux sauvages, ni aux feuilles de choux, ni aux cigognes.Vous raconter de belles et douces légendes vous aurait paru, certes, vieux jeu.Dans le sujet que nous venons d\u2019effleurer ensemble, j'ai essayé de vous dire les choses telles qu\u2019elles sont.C\u2019est peut-être moins poétique, mais infiniment plus conforme à la vérité. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Sm La procaïne en intraveineuse Une solution de 0.1% de procaïne préparée soit extemporanément, soit dans les 48 heures précédentes mais alors conservée à l\u2019obscurité, a été employée chez des malades souffrant de douleurs par arthrite traumatique ou médicale, de névralgie intercostale post-thoraco- tomie ou post-théraplastie, dans des cas de névralgie de certains nerfs crâniens, de maladies vasculaires périphériques et de myalgie.On administra au maximum 4 milligrammes de procaïne par kilo de poids.La dose totale se rapportera à la réaction vasomotrice déclenchée avec sensation de chaleur souvent suivie d\u2019un frisson.Après cette réaction, 100 a 150 c.c.suffiraient.Aussi il serait prudent d\u2019administrer les premiers 50 à 100 cc.lentement.Le traitement, d\u2019ailleurs, doit être surveillé étroitement.On aurait obtenu 73% de résultats heureux, une certaine amélioration dans 15% de 41 cas d\u2019arthrite hypertrophique, de névralgie et de myalgie; de bons résultats dans 3 cas et une certaine amélioration dans 6 cas de troubles de la circulation périphérique.Certains malades se montrérent plus émotifs après le traitement.(Dodd et Pfeffer.Bull.U.S.Army M.Dept, 8:877 (nov.) 1948.Nouveau médicament contre la myasthénie grave Jusqu\u2019à maintenant la néostigmine (pros- tigmine) est la substance qui exerce l\u2019action symptomatique la plus efficace.Mais, tout dernièrement, l\u2019emploi du tétraéthylpyrophos- phate par voie parentéra!e et « per os » a semblé présenter un certain avantage sur la pros- tigmine.Son efficience est peut-être légèrement inférieure, mais ce qui le rendrait peut-être préférable, c\u2019est que son action est moins fugace, son effet est plus cumu'atif.« Per os », 10 mg.de T.E.P.P.équivaudraient à 150 mg.de prostigmine et la dose d\u2019entretien serait de 8 à 12 mg.administrés en 2 ou 3 fois.Cependant cette thérapeutique de la- myasthénie est encore au stade expérimental et, du moins au Canada, elle n\u2019est pas encore mise en œuvre 2 + + d\u2019une façon courante.(Burgen-Keele et Mc- Alpine.Lancet, 1:519 (3 août) 1948.Le traitement de la thyrotoxicose Comment traiter une thyrotoxicose?La thyroïdectomie subtotale doit être utilisée quand on désire obtenir un résultat rapide ou quand on a affaire à un goitre nodulaire volumineux.Le propylthiouracil, longuement administré, est destiné aux femmes plus âgées que 30 ans, à thyrotoxiccse légère; il est également indiqué pour les cas de troubles mentaux et pour d\u2019autres qui ont déjà été soumis à la thyroïdectomie, pour ceux qui constituent un r.sque opératoire, et aussi quand l\u2019iode radioactif et la thyroïdectomie ne peuvent être utilisés.Enfin, l\u2019iode radioactif, quoique approprié à tous les cas, serait encore plus utile à ceux qui présentent de l'intolérance aux thiouracils, à ceux qui ont déjà subi une thyroïdectomie ou qui offrent de mauvais risques opératoires.(R.H.Willams.J.A.MA., 139: 1064 (16 avril) 1949.Dans la céphalée tenace qui suit la ponction lombaire L'infiltration percutanée du ganglion cervical supérieur, relativement facile, serait suivie d\u2019une cessation immédiate de la céphalée, parfois persistante, qui succède à la ponction lombaire et tout particulièrement à la rachianesthésie.Cette infiltration amènerait une hausse de la tension intracrânienne, dont l\u2019hypotension post-ponctionnelle est l\u2019agent à peu près systématique de la céphalée.(Noyson et Lam- biolle.Rev.de Chir., 67: 275 (juillet-août) 1948.) Quoi de neuf en thérapie de l'hypertension artérielle?Le thiocyanate de potassium abaisse la pression artérielle dans 10% des cas.Médicament à surveiller dont la concentration sanguine ne doit pas dépasser 12 mg.pour cent.Abandonner si aucun effet subjectif n\u2019est ob- 728 tenu après quatre semaines d\u2019usage.Doses variant de 20 a 60 centigramines par jour.Les sels de tétraéthylammonium (etamon) en inject.on intraveineuse à la dose de 20 à 30 centigrammes.Action sympathicolytique de trop courte durée.Dibenamine (dibenzyl bichloroéthylamine).Sympathicolytique dérivé du gaz moutarde.Trop caustique et peut causer des thromboses vasculaires même en goutie à goutte intraveineux.Pentaquine.Dérivé de la plasmochine.Effet hypotenseur de durée assez prolongée mais trop souvent toxique aux doses actives.Des alcaloïides du groupe de l\u2019ergotoxine qui produisent un blocage des réflexes sympathiques dans les centres, le plus utile semble étre le dihydroergocormine agissant par emploi par toutes les voies, a activité persistant pendant une période allant d\u2019une huitaine d\u2019heures à plusieurs jours aux doses de 0.25 à 8 mg.Médicament encore en expérimentation.Veratrum viride.Par vole parentérale ou « per os».Action favorable hypotensive dans le tiers des cas environ.Médicament toxique à surveiller.Dose optimum toutes les douze heures, qu\u2019on obtient en faisant prendre un comprimé de 10 unités Craw toutes les deux heures jusqu\u2019à établissement soit d\u2019un effet hy- potenseur, soit des signes d\u2019intolérance (nausées, vomissements, sialorrhée, dysesthésies aux mâchoires, aux mains, aux pieds).Le régime au riz n\u2019a pas semblé donner des résultats supérieurs au régime déchloruré.Enfin, hygiène mentale et hygiène de vie.(E.D.Freis \u2014 Med.Clin.of North America, 32: 1247 (septembre) 1948.Traitement prophylactique de l'appendicite.Traitement pendant 4 jours après l\u2019appendicectomie par de la pénicilline (20,000 toutes les 3 heures) et du sulfadiazine (1 gramme 4 fois par jour).Ce traitement a paru réduire la mortalité post-appendicectomie de 6.7%, 3.9% et 4.3% pour les périodes de 1928-32, 1937-38, 1944-45, à 0.9% pour 109 malades soumis à ce traitement préventif, dont 62 appendicites suppurées, 17 appendicites gangréneuses et 29 appendicites perforées.La seule mortalité survint chez un sujet diabétique hypertendu, 5 jours après l\u2019appendicectomie pour apperdicite gangréneuse, par suite d\u2019une L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButLeTix A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 acidose qui ne répondit pas à l'insulinie.(Griffin, Severstein, Harold et Seed, J.A.M.À.133: 907 (mars) 1947).Le traitement de la tuberculose pulmonaire par la streptomycine Que la streptomycine soit utile au traitement de la tuberculose pulmonaire, les preuves s'accumulent pour le démontrer.Cependant, toute tuberculose aux poumons ne doit pas commander l'emploi de la streptomycine, d\u2019abord parce que les lésions fibrocaséeuses ne répondent pas à cette substance, aussi parce que le bacille de Koch finit par développer une résistance à la streptomycine et enfin parce que la streptomycine n\u2019est pas une médication inoffensive, la névrite de l\u2019auditif en étant une démonstration convaincante, et qu\u2019il ne faut pas y soumettre uniformément tous les cas, y compris ceux qui n\u2019y gagneront aucun profit.En étudiant les résultats d\u2019une cure de repos seule sur 53 sujets et d\u2019une cure de repos asso- clée à la streptomycine pendant 6 mois à 2 grammes par jour, on a constaté à la fin de la cure dans le groupe-repos une amélioration des images radiographiques dans 8% des cas et dans le groupe-streptomycine une amélioration chez 51% des cas: amélioration surtout chez les malades à processus étendu sans spélonques multiples ou étendues.(A Medical Research Council Investigation.Brit.Med.J., 2:769 (30 oct.) 1948).Le pentothal dans l'éclampsie Le pentothal en goutte à goutte intraveineux serait avantageux dans le traitement de l\u2019é- clampsie.Il est dissous dans un soluté glu- cosé à 5%; d'autre part, le bocal qui le contient est branché sur l\u2019appareillage d\u2019un autre qui contient une solution de glucose à 25 à 30% qui sert à la déshydratation et à la diurèse.Le goutte à goutte au pentothal est ouvert aux périodes où il est opportun de s\u2019en servir pour élever le seuil d\u2019excitabilité des centres encéphaliques et prévenir les crises convulsives.Rien n\u2019empêche de recourir à l'usage concomitant de sulfate de magnésie parentéral.Deux malades traitées de cette façon ont bien répondu à ce traitement.(D.P.Shert, New Zealand M.J., 47:485 (octobre) 1942).Roma AMYOT \u201c L'Enion Médicale du Canada\u201d en 1880 Société Médicale de Montréal Séance du 14 mai Juin 1880 .Le Dr S.Lachapelle communique ensuite à la Société un travail sur « Quelques erreurs en thérapeutique ».Il insiste particulièrement sur l\u2019abus que l\u2019on fait des anodins et des calmants en général et surtout des préparations opiacées dans le traitement de la phtisie pulmonaire, de la bronchite, des névralgies et de la diarrhée dysentérique.(Ce travail se trouve parmi nos Travaux Originaux.) M.le Président: Dans une question comme celle que vient de traiter le Dr Lachapelle, il est assez difficile de pouvoir dire que telle ou telle mesure thérapeutique, tel ou tel médicament do:t ou ne doit pas être employé dans un cas donné.Souvent l\u2019efficacité d\u2019un remède dépend entièrement de son mode d\u2019administration.Il en est des médecins comme des peintres.Tel peintre saura agencer ses couleurs de façon à produire sur sa toile un chef-d\u2019œuvre, tandis que son voisin ne réussira qu\u2019à faire une œuvre médiocre, tout en se servant des mêmes couleurs; de même 1l est de fait que dans beaucoup de maladies certains médicaments réussissent bien entre les mains de certains médecins, pour rester sans aucun effet entre celles de leurs confrères.Est-ce à dire qu\u2019il faut toujours s\u2019en prendre à l'agent thérapeutique et se hâter de le condamner?Ne vaudrait-il pas mieux rechercher la cause de l\u2019insuccès, et voir jusqu\u2019à quel point le tempérament du malade, la cause, la nature et le degré de la malade, ete\u2026 ont été pris en considération par le médecin et l\u2019ont guidé dans le choix, la dose et le mode d\u2019administration de son remède?Pour ma part.je crois que le médecin est généralement trop prompt à condamner le remède dans l\u2019insuccès et à s\u2019attribuer le mérite dans le succès.Dr A.Dagenais: L\u2019opium, à mon sens, rend d'immenses services au début de la phtisie.D\u2019abord il \u201ccalme la douleur, ce qui est déjà beaucoup.En second lieu, par le fait même qu\u2019il calme la douleur il prévient les congestions, si l\u2019axiome ubi dolor tbr fluxus est vrai.Je n\u2019ai jamais remarqué que l\u2019opium ait eu pour effet de produire la transpiration nocturne chez les phtisiques.Je me rappelle même avoir vu quelque part l\u2019opium recommandé pour combattre ces sueurs nocturnes.Quant à l\u2019effet que l\u2019opium exerce sur les intestins, il est bon de ne pas le perdre de vue, et même d'associer quelque laxatif à la préparation opiacée, si cela est nécessaire.Il ne faut pas oublier que les malades s\u2019'habituent peu à peu à l\u2019usage de l\u2019opium.Dans beaucoup de cas où la guérison est impossible et où l\u2019on ne peut tout au plus que soulager, l\u2019opium est le meilleur palliatif que nous possédons, je le préfère à la belladone, qui a l'inconvénient de produire une sensation d\u2019amertume à la bouche et d\u2019être moins bien supportée que l\u2019opium.Au début de la bronchite, l\u2019opium est un remède précieux, agissant en diminuant l\u2019afflux de sang dans la partie enflammée.On peut l\u2019associer et avec avantage à l\u2019ipécacuanha.C\u2019est précisément dans la diarrhée accompagnée de ténesme et de cacaturition, que l\u2019opium agit avec le plus d\u2019efficacité, selon moi, en diminuant la sensibilité exagérée de l'intestin et en calmant le mouvement péristaltique exagéré.Il ne faudrait cependant pas en faire usage quand l\u2019on constate la présence de scybala dans les intestins.Dans ce cas, un laxatif devra être employé avant d\u2019avoir recours aux préparations opiacées.Dr Ricard: L'erreur que l\u2019on commet trop souvent dans l\u2019administration de l\u2019opium existe, selon moi, dans le fait qu\u2019on l\u2019emploie trop exclusivement comme hypnotique, surtout chez les enfants.Beaucoup de convulsions infantiles sont dues à l\u2019usage immodéré de l\u2019opium.Au reste, que de résultats fatals chez les enfants nous avons à mettre sur le compte de ce narcotique, tels que disposition active aux convulsions, à l\u2019épilepsie, à l\u2019imbécilité, à l\u2019hydropisie du cerveau, etc, sans compter l\u2019arrêt et le retard que cause l\u2019usage habituel des calmants dans le développement des plus nobles facultés de l\u2019homme.Si les enfants n\u2019ont pas de sommeil, s\u2019ils sont souffrants, la cause en est au mauvais régime que, dans la plupart des cas, les parents leur font suivre.Au lieu de recourir aux calmants, c\u2019est à corriger le régime que le médecin doit s'appliquer.Je crois que dans le cours de la phtisie les accès de toux peuvent être sans aucun inconvénient calmés par l\u2019usage de la poudre de Dover ou de la teinture d\u2019opium camphrée.J'en dirai autant de la dysenterie que l\u2019on pourra combattre au moyen de lavements d\u2019opium et d\u2019amidon.Dans la diarrhée des enfants pendant l\u2019été, la poudre de craie et opium est, à mon sens, un des meilleurs moyens que nous possédions.L\u2019opium est à peu près le seul remède efficace dans le choléra du pays et dans la dysenterie des mois d\u2019été: peu de cas de ces maladies ne bénéfi- c'ent pas de cet agent merveilleux, surtout de la gomme d\u2019opium prise en pilule et avalée à sec. 730 On a vyarlé des climats propres aux phtisiques, et on a vanté à ce sujet le Nord de l\u2019Afrique.Je crois que l\u2019on a raison.Il y a quatre stations principales où nous pouvons diriger nos invalides et nos phti- siquer et à leur grand avantage.C\u2019est, par ordre d'importance: l\u2019Algérie, la Floride, la Californie et le Colorado.Dans ces pays, il règne durant l\u2019hiver une tempé- ratare douce et égale.En y envoyant nos malades à l\u2019automne nous les éloignons de la funeste influence des variations de température du printemps et de l\u2019automne et du froid rigoureux de nos hivers canadiens, Je dis de plus qu\u2019on doit donner la préférence à l\u2019Algérie pour plusieurs raisons: d\u2019abord il est moins dispendieux d\u2019y passer la saison que dans les autres contrées mentionnées; en second lieu, le pays étant français, on peut trouver plus d\u2019agrément et de distraction et s\u2019y soustraire plus facilement aux ennuis de l\u2019exil.De plus, nos compatriotes malades y trouveront les secours de toute sorte qui leur seront toujours prodigués en vue de la libéralité dont le Canada a fait preuve envers les grandes œuvres civilisatrices de l\u2019Afrique.Dr C.M.Filiatrault: M.le Dr Dagenais a dit qu\u2019il avait vu l\u2019opium recommandé contre les sueurs nocturnes des phtisiques.D\u2019après ce que j'ai pu voir, les premières doses d\u2019opium diminuaient quelquefois cette transpiration, mais les doses subséquentes l\u2019augmentaient.L\u2019opium agit très bien, et parfois d\u2019une manière héroïque dans le traitement de la bronchite surtout au début de l'affection.Il en est de même pour la diarrhée avec épreintes; l\u2019administration de l\u2019opium dans ces cas n\u2019a jamais donné que de bons résultats, d\u2019après le principe que lorsqu\u2019un organe est malade la première chose à faire est de le mettre en repos afin de lui permettre de revenir à son état normal.Pour ce qui est du choléra sporadique, je lui oppose rarement l\u2019opium.car dans ces cas, l\u2019indication est plutôt, selon moi, de stimuler le malade.C\u2019est pourquoi je remplace ici l\u2019opium par les stimulants.Dr H.E.Desrosiers: L\u2019action sudorifique de l\u2019opium que l\u2019on semble redouter dans le traitement de la phtisie peut être contrôlée très efficacement en combinant ce médicament avec la belladone dont les propriétés antisudorifiques sont connues.J\u2019ai souvent prescrit avec le plus grand avantage, dans la toux fatigante des phtisiques, la pilule suivante ainsi formulée par Peter: Extrait d\u2019opium 1/6 gr.Extrait de belladone 1/12 gr.J\u2019ai très fréquemment remarqué qu\u2019en même temps que la toux se calmait, la sudation diminuait aussi graduellement et finissait par disparaître tout à fait.Au reste.la belladone fit-elle défaut comme antisudorifique on recourrait à son principe actif.l'atropine.qui agit mieux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, Juin 1949 encore, soit à dose de 1/60, soit et avec plus d\u2019effi- cucité je crois, à celle de 1/100 ou 1/90 de grain.Tous les cas de choléra sporadique se trouvent bien de l\u2019emploi de l\u2019opium dont l\u2019action stimulante peut et doit être soutenue par quelque stimulant d ffusible tel que l\u2019éther et l\u2019alcool.Si la fréquence des vomissements empêche d'administrer l\u2019opium ou la morphine par la bouche, on peut très bien mettre la morphine sous la langue ou l\u2019injecter hypodermiquement.L\u2019injection hypodermique de morphine rend de trop grands services dans le traitement du choléra sporadique pour que nous n\u2019ayons pas recours à ce moyen quand se présentent des cas requérant l\u2019emploi des anodins.> sk = La Société Médico-Chirurgicale La Société Médico-Chirurgicale de Montréal a solennellement inauguré, à sa séance du 27 mai dernier, les salles qu\u2019elle vient de louer à l\u2019encoignure de la rue Sainte-Catherine et du Carré Phillips.Le Président et le Secrétaire de la Société Médicale de Montréal y assistaient, sur invitation spéciale du Dr R.P.Howard, président de la Société Médico- Chirurgicale.La séance a été remplie d\u2019une façon on ne peut plus intéressante par le discours d\u2019inauguration du Dr R.P.Howard, une lecture du Dr F.W.Campbell sur un cas de paralysie 9, une autre lecture du Dr W.H.Hingston sur «certains anesthésiques» et le rapport.par le Dr Osler, d'un «cas d\u2019anévrisme de l\u2019aorte », avec pièce pathologique à l\u2019appui.Voilà pour l\u2019utile.L\u2019agréable n\u2019a pas non plus été négligé.et fut servi à la fin de la séance, sous forme de rafraîchissements auxquels chacun se fit un devoir de faire honneur.Si la Société Médico-Chirurgicale vient de donner là la preuve d\u2019un progrès matériel consid\u2018rable, comme cela ne fait pas de doute, il ne faut nas non plus perdre de vue les progrès qu\u2019elle a faits, surtout depuis quelques années, dans le domaine de la science.La somme de travail qui se fait chaque année au sein de la Société Médico-Chirurgicale est considérable.Nos confrères comprennent fort bien toute importance des avantages que peut offrir une association de ce genre, aussi les séances sont-elles toutes bien remplies.tant par le nombre que par la variété des travaux, et le nombre des membres actifs de la Société va-t-il en augmentant toujours.Les nonvelles salles que vient d\u2019inaugurer la Société Médico-Chirurgicale sont rarfaitement adaptées à leur destination.Les deux plus spacievses sont réservées, l\u2019une aux séances de la Soc'ét\u201c.l\u2019autre à la chambre de lecture et à la bibliothèque.Tnuti'e d\u2019ajouter qu\u2019on y a réuni tout le confort et l\u2019élégance possibles. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois s1 ie périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE A.H.AARON, W.F.LEPP et Elmer MILCH.\u2014 Nouvelles données sur le traitement de I'ulcére gastro-duodénal.(Newer aspect of peptic ulcer therapy.) \"J.A.M.A.\u201d, 139: 514 (19 février) 1949.Il y aurait 4,000,000 de cas d\u2019ulcères gastro- duodénaux aux Etats-Unis.On doit retenir comme mécanisme de production de l\u2019ulcère dit peptique une influence locale résidant dans la résistance diminuée de la muqueuse ou encore dans l\u2019action érodante et destructive du suc gastrique, et une influence neurogénique s\u2019exercant par le truchement du pneumogastrique.D'où d\u2019abord vagotomie médicale par l\u2019emploi de la belladone et de ses extraits et d\u2019une hygiène mentale soustrayant toute tension nerveuse, couplée à l\u2019emploi des barbituriques.Puis usage de produits antiacides, d\u2019une diète non irritante assez généreuse, comportant des repas fréquents, des aliments absorbant l\u2019acidité gastrique et riches en gras qui diminue la sécrétion de l\u2019acide gastrique.Pas d'alcool.Peu de café et de tabac.Ce traitement pourra contrôler 85% des ulcères gastro-duodénaux.L\u2019entérogastrone, extrait de la muqueuse duodénale susceptible de freiner la sécrétion gastrique, employée par voie parentérale, ne paraît pas donner des résultats supérieurs à ceux du traitement médical.L\u2019ulcère qui résiste au traitement médical impose l'indication du traitement chirurgical qui doit tendre cette fois à réduire le plus possible la sécrétion de la pepsine et de l\u2019acide chlorhydrique.Pour cela, on devra enlever 80% de l\u2019estomac et la première portion du duodénum.Ce traitement est susceptible de guérir 76% des malades et d\u2019en soulager environ 14%.Dix pour cent pourront être les victimes d\u2019un nouvel ulcère de la bouche d\u2019anastomose.D'autre part, un ennui est l\u2019incapacité de reprendre du poids.Et si on envisage le risque opératoire, il a passé de 14% pour la période 1940-44 à 1 mortalité pour les 120 derniers cas opérés dans deux hôpitaux de Buffalo.L\u2019ulcère gastrique qui ne montre pas des signes d\u2019amélioration clinique et radiologique après un mois de traitement médical, devrait être opéré.L\u2019hémorragie massive devrait être traitée médicalement, c\u2019est-à-dire surtout soumise à des transfusions sanguines, jusqu'à 2000 c.c.durant la première heure.Après 3 heures d'observation, si aucune amélioration ne se manifeste, on opère.Si l\u2019état s\u2019est amélioré on continue le traitement médical et au bout de 6 heures, si la situation est sous contrd:e, on discontinue tout traitement d\u2019urgence.Si, par ailleurs, une récidive s\u2019est révélée durant l\u2019intervalle de 3 à 6 heures, on opère.Une consultation de chirurgiens perm.t récemment un échange de vues sur la vago- tomie comme procédé chirurgical dans l\u2019ulcère.Sur 2,500 cas rapportés, la mortalité fut de 1.7%; 85 à 90% furent débarrassés de leur douleur; le pourcentage de l\u2019hémorragie récurrente fut de 1%; il y eut récidive des symptômes pris en bloc vu individuellement dans environ 15 à 20% ; l\u2019atonie fut un incident temporaire; 93% des vagotomies furent satisfaisantes.En dépit de ces conclusions très optimistes, les auteurs ne sont pas prêts à recommander la vagotomie sans restriction sauf peut-être dans les cas d\u2019ulcère pep.ique de la bouche de gastrectomie ou de 732 gastro-entérostomie.Car, il semblerait que l\u2019acidité gastrique se rétablit à une échéance plus ou moins lointaine (mois ou même années) créant un milieu favorisant la récidive de l'ulcère.Effectivement, on a rapporté un nombre imposant de récidives d\u2019ulcère, même avec hémorragie.Enfin, certains ennuis dépendant de la rétention gastrique, et de la diarrhée peuvent persister après la vagotomie et nécessiter une intervention chirurgicale complémentaire.Et, même associée à la gastro-entérostomie, la vagotomie jusqu\u2019à nouvel ordre et observation plus prolongée, selon les auteurs, doit demeurer une méthode chirurgicale qui ne doit pas supplanter la gastrectomie.Seul l\u2019ulcère récidivé sur la marge d\u2019une bouche opératoire quelconque peut relever d\u2019une va- gotomie, parce qu\u2019elle est un type d\u2019opération plus simple et moins risquée que tout autre procédé de réfection.Roma AMYOT.PHTISIOLOGIE Raymond DEBENEDETTI.\u2014 Note sur l'application de la prémunition par le B.C.G.à l'armée.La Presse Médicale\u201d, 57: 198 (5 mars) 1949.Récemment un premier Congrès International de B.C.G.a eu lieu.On y a prouvé une fois de plus l\u2019efficacité et l\u2019innocuité de cette vaccination antituberculeuse.Dix millions de vaccinations ont été faites par le monde en 25 ans.Dans l\u2019armée française, 40 pour 100 arrivent au régiment avec une réaction tuberculinique négative.Comme c\u2019est un champ clos qui s\u2019y prête bien, on se propose de prémunir ces militaires anergiques par scarification transeuta- née volontairement d\u2019abord, puis on l\u2019étendra à toute l\u2019armée plus tard, puisque toutes les autres mesures hygiéniques, prophylactiques.ne s'opposent pas à cette vaccination surajoutée.Seraient aussi revaccinés tous les vaccinés qui ne réagissent plus à la tuberculine.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Butrenix AMLFUC.\u2014 Montréal, juin 1949 Avec la valeur maintenant reconnue du B.C.G., il ne serait plus permis de laisser passer cette occasion qu\u2019offre l\u2019entraînement militaire, pour lutter contre la peste blanche.Paul-René ARCHAMBAULT.CARDIOLOGIE L S.RAVIN et K.H.KATZ.\u2014 La vitamine E dans le traitement de l'angine de poitrine.(Vitamin E in the treatment of angina pectoris.) \u201cThe New Eng.J].of M.\"\u201d, 240: 331 (3 mars) 1949.En 1947, Shute et Vogelsang rapportérent, sur un total de 84 angineux, une amélioration chez 81 d\u2019entre eux.Dans 52 cas, ils considèrent l'amélioration comme marquée ou complète.La dose moyenne suggérée par Shute varie entre 200 et 300 mg.d\u2019alphatocophérol.Les auteurs étudient, très minutieusement, 11 cas d'angine de poitrine.Le traitement moyen dura 14 semaines.Dans un seul cas ainsi traité à la vitamine E il y eut une légère amélioration objective et dans 2 une légère amélioration subjective.Paul DAVID.Isidore STEIN.\u2014 Observations sur l\u2019action de l'ergonovine sur la circulation -corona- rienne et son utilisation pour faire le diagnostic d'insuffisance coronarienne.(Observations on the action of ergonovine on the coronary circulation and its use in the diagnosis of coronary artery insufficiency.) \u2018Am.H.Journ.\u201d, 37: 36 (janv.) 1949.L\u2019ergonovine, l\u2019une des préparations les plus récentes d\u2019ergot, est utilisée avant tout à cause de son action contractile sur le muscle utérin.Le médicament est administré lentement par voie I.V., soit 0.2 mgm, dans 1 ce.d\u2019eau distillée si l\u2019histoire clinique est très suggestive d\u2019angine de poitrine, soit 0.4 mgm.dans 2 ccd\u2019eau distillée si l\u2019histoire est négative ou très peu suggestive.Des tablettes de nitroglycérine et des ampoules de nitrite d\u2019amyle sont ANALYSES prêtes à servir.Un électrocardiogramme est enregistré dès l\u2019apparition d\u2019une douleur thoracique, répété à sa disparition puis 30 minutes plus tard.S'il n\u2019y a pas de douleur, électrocardiogramme toutes les cinq minutes.Un groupe de 35 hommes non angineux ont servi de témoins.L'auteur ne nota aucune modification clinique ni électrocardiographique après l\u2019épreuve à l\u2019ergonovine.5 des 7 patients qui se présentaient avec une douleur thoracique virent leur tracé se modifier après le test alors que chez 2 l\u2019auteur ne constata aucun changement.L\u2019ergonovine produit une légère élévation de la pression systolique et diastolique.Le pouls n\u2019est pas modifié sensiblement.La nitroglycérine soulagea la douleur produite à la suite de l\u2019injection d\u2019ergonovine.L'auteur conclut: il est cliniquement et électriquement évident que l\u2019ergono- vine agit sur la circulation coronarienne et produit un tableau identique à celui de l\u2019angine de poitrine.Avant la généralisation de l\u2019emploi de ce médicament, 11 importe de l\u2019expérimenter davantage.Paul DAVID.W.B.YOUMANS, M.J.GOODMAN et J.GOULD.\u2014 Traitement de la tachycardie paroxystique supraventriculaire par la néosynéphrine.(Neosynephrine in treatment of paroxysmal supraventricular tachycardia.) \"Am.H.Journ.\u201d, 37: 359 (mars) 1949.Dans ce rapport préliminaire, les auteurs montrent l\u2019efficacité de la néosynéphrine pour arrêter une crise de tachycardie paroxystique d\u2019origine supranodale.Bien que l\u2019épinéphrine et la néosynéphrine aient une formule chimique tres voisine, les actions cardio-vasculaires de ces deux médicaments sont assez différentes.Quand la néosynéphrine est administrée à des animaux ou à l\u2019homme à doses non toxiques, on constate une élévation de la pression artérielle qui commande des réflexes cardio- inhibiteurs à partir des sinus de l\u2019arc aortique et des carotides.Les auteurs ont étudié l\u2019action d\u2019une injection intraveineuse rapide de 0 mgm.30 de néosynéphrine chez 7 sujets normaux.733 I\u2019 njection se fait en dedans de 20 à 30 secondes.45 secondes après le début de l\u2019injection, les auteurs notèrent une élévation de la P.A.et un ralentissement du rythme cardiaque.L\u2019élévation maxima de la pression se produit entre 90 et 150 secondes après le début de l'injection.Le rythme cardiaque pendant ce temps atteint un chiffre variant entre 40 et 56 contractions.Les auteurs ont utilisé cette substance dans le traitement de 19 attaques paroxystiques.Réussites 17 fois et échecs 2 fois.Ils résument brièvement leurs observations.Ils conseillent une dose initiale de 0 mgm.50 et d\u2019augmenter au besoin en suivant de près la courbe de la pression.La tachycardie prend fin en dedans de 70 secondes après le début de l\u2019injection.Il semble que la dose maxima de néosynéphri- ne injectable sans danger soit déterminée par le degré d\u2019élévation de la P.A.Deux contre- indications: présence d\u2019hypertension pendant l\u2019accès tachycardique ou signes évidents et importants d'insuffisance coronarienne.Paul DAVID.PEDIATRIE HARDY.\u2014 Insuffisance auditive et pseudo- débilité mentale.(Impaired Hearing and Pseudo-Feeblemindedness.) \u2018The Nervous Child\u201d, 7: 432 (octobre) 1948.Au moyen de l\u2019audiographie adaptée à l\u2019âge préscolaire, l\u2019A.a pu démontrer que plusieurs cas de soi-disant aphasie sensorielle ou débilité mentale chez des enfants de moins de cinq ans sont en réalité des cas de perte grave mais partielle de l\u2019acuité auditive.Celle-ci comporte le plus souvent de graves conséquences quant à l\u2019adaptation psychologique de l\u2019enfant, à son comportement, et compromet toujours sa capacité d\u2019apprendre à parler.La surdité complète est rare chez l\u2019enfant, et dès l\u2019âge de trois ans, il est possible \u2018de mesurer lavec précision l\u2019acuité auditive.Cet examen, qu\u2019il est logique de pratiquer avant le test psychométrique, permet de recourir dès l\u2019âge préscolaire à un appareil électrique grâce auquel l'enfant peut apprendre à parler de la même manière que 734 enfant normal.Il va sans dire que l\u2019audio- métrie diffère ici sensiblement de ce qu\u2019elle est chez l\u2019adulte.Elle consiste à observer les réactions de l\u2019enfant à des stimuli auditifs d\u2019intensité croissante.Au seuil d\u2019audition de la meilleure oreille, l\u2019enfant tourne la tête, ses pupilles se dilatent, etc.Paul de BELLEFEUILLE.RUSSELL.\u2014 La poliomyélite avec paralysies.(Paralytic Poliomyelitis.) 'Eritish Medical Journal\u201d, 488 (19 mars) 1949.Sur la foi d\u2019observations faites au cours de l\u2019épidémie anglaise de 1947, l\u2019A.précise la symptomatologie des trois phases de la maladie.À la phase des prodromes, les symptômes ne sont pas spécifiques; la maladie peut s\u2019arrêter là, ce qui constitue un cas dit abortif; le diagnostic se fait alors par hypothèse.La phase pré-paralytique ajoute à l\u2019atteinte de l\u2019état général des manifestations proprement rachidiennes.La ponction lombaire est alors positive, de deux à quatre jours avant l\u2019apparition de la paralysie flasque.Il n\u2019est pas rare d\u2019observer une rémission temporaire des symptômes pré-paralytiques, bientôt suivie du retour de ceux-ci et de la paralysie.Dans la plupart de ces cas, et dans plusieurs cas où cette rémission n\u2019a pas été enregistrée, l\u2019auteur note le rôle important que paraît jouer un exercice violent (course, tennis, rugby) ou un traumatisme, même léger, subi dans les vingt- quatre heures qui précèdent les premiers signes de paralysie.Ces observations touchant le rôle de la fatigue et des traumatismes recoupent des données expérimentales, particulièrement celles de Hurst (1930) sur la poliomyélite par injection intrasciatique de virus, et les travaux de Levinson (1945) démontrant l\u2019influence du froid et de la fatigue sur le degré de paralysie.Paul de BELLEFEUILLE.Edward F.RABE.\u2014 Les croups infectieux.(Infectious Croup.II: \u201cVirus\u201d Croup.) \u201cPediatrics\u201d, 2: 415 (octobre) 1948.Autrefois synonyme de diphtérie, ce terme désigne aujourd\u2019hui un groupe d'infections L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 d\u2019abord pharyngées qui tendent à se propager en direction de la trachée ct des bronches, produisant une obstruction respiratoire de gravité variable: inspiration striduleuse, modifications de la voix, rétraction inter et sous- costale.Après l\u2019étude de 347 cas de croup, l'A.les divise en trois catégories: diphtérie, croup à bacilles de Pfeiffer (type B), croup «à virus ».En dépit de la grande variété de bactéries que la culture permet d'isoler, les malades de cette dernière catégorie présentent des lésions et une évolution analogues qui permettent de les grouper, bien que l\u2019étiologie ne soit pas connue.La congestion et l\u2019ædème sont surtout marqués à la région sous-glottique.L\u2019exsudat, d\u2019abord clair, devient bientôt épais et tenace.L'extension du processus peut déterminer l\u2019obstruction bronchique ou la broncho- pneumonie.Ce tableau diffère sensiblement de ce qu\u2019on voit dans la laryngo-trachéite à bacilles de Pfeiffer, où l\u2019inflammation est très marquée au-dessus de la glotte.A part la broncho-pneumonie, la complication la plus importante du croup « à virus » est l\u2019emphysème médiastinal avec pneumothorax.Ceux-ci peuvent se produire avant ou après la trachéotomie; cette intervention tend cependant à les prévenir.Le traitement comprend en outre l\u2019oxygène humide, et la sulfadiazine jusqu\u2019à preuve de l\u2019absence du bacille de Pfeiffer.Cette thérapeutique permet de poser un pronostic favorable dans presque tous les cas.Paul de BELLEFEUILLE.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE E.FOLLMANN.\u2014 Le probleme de la balanite specifique.La vulvo-vaginite primaire syphilitique.Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie\u201d, 5: 470 (nov.) 1948.L\u2019auteur résume les 15 observations connues de balanite primaire.De la lecture de ces observations on peut déduire les faits suivants: 1.La balanite primaire syphilitique est un symptôme précoce de syphilis, apparaissant généralement 2 semaines avant le chancre primaire. ANALYSES 2.Elle se caractérise par une inflammation diffuse du gland et du prépuce, avec excoriations nombreuses d\u2019où suinte une sérosité abondante.3.Dans cette sérosité on peut trouver d'une façon constante des tréponèmes pâles.4.Les réactions sérologiques deviennent habituellement positives après la 4e semaine, et l\u2019adénopathie apparaît généralement pendant la période où les réactions sérologiques deviennent positives.Au point de vue clinique, la balanite spécifique se distingue de la balanite érosive circinée par l\u2019absence de circinations.Dans certains cas cependant, on peut voir des cir- cinations.Pour l\u2019auteur il s\u2019agit alors d\u2019une infection à spirilles concomitante, d'importance secondaire.Pour Gougerot, au contraire, la balanite spécifique serait précédée, dans un certain nombre de cas du moins, d\u2019une balanite à spirilles et à microbes banaux.Cette question ne pourra être élucidée que lorsque nous sera mieux connu le mode de pénétration du tréponème dans le tissu enflammé.L'auteur rapporte 2 observations de vulvo- vaginite primaire syphilitique, dont l\u2019une personnelle.Dans les 2 cas l\u2019affection se caractérise par une inflammation diffuse, avec excoriations nombreuses et suintement abondant.Ce suintement contient des tréponèmes pâles décelables à l\u2019ultra-microscope.Dans l\u2019observation de Follmann on note, en plus, la présence de fines vésicules à la face interne des petites lèvres et au voisinage du clitoris.Ces deux affections, balanite et vulvo-vagi- nite primaires syphilitiques, bien que peu fréquentes, sont importantes à connaître et à diagnostiquer.D\u2019abord parce qu\u2019elles sont contagieuses, ensuite parce qu\u2019elles apparaissent au tout début de la maladie, avant le chancre primaire, à un moment par conséquent où le malade est dans les meilleures conditions possible pour obtenir une guérison rapide de sa syphilis.Henri SMITH.735 J.C.AMERSBACH, E.M.WALTER et G.S.SPERTI.\u2014 Traitement de l'épithélioma baso-cellulaire par injection d'extraits de tissus.(Treatment of basal-cell epithelioma by injection of tissue extracts.) \u2018Am.Archives of Dermatology and Syphilology\u201d, 58: 111 (août) 1948.Dans un article publié en 1946, les auteurs rapportaient les résultats qu\u2019ils avaient obtenus dans le traitement des épithéliomas baso- cellulaires avec des extraits de rate et de foie humains.Six autres cas, après cette première publication, furent traités de la même manière.Par la suite, les auteurs, ayant eu quelque difficulté à se procurer des extraits d\u2019organes humains, décidèrent d\u2019employer des extraits de rate de bœuf et des extraits de foie d\u2019agneau.Ces extraits, dûment préparés, sont injectés dans le derme, autour des lésions cutanées, à la dose de 0.25 à 2.50 c.c.Les injections sont répétées une fois par semaine jusqu\u2019à régression complète des tumeurs.Seules les tumeurs de petite dimens:on, 1.e.les tumeurs dont le grand axe ne mesurait pas plus de 3 ou 4 cm, furent traitées par cette méthode.Les auteurs résument en un tableau synoptique les observations des 45 malades traités de cette façon, et les résultats obtenus.Dans les 17 lésions traitées avec un extrait de rate humaine il y eut 12 régressions complètes, 2 régressions lentes qui nécessitèrent l\u2019excision des lésions, 2 régressions évaluées à 50 et 80 pour cent respectivement quand les malades ont été vus pour la dernière fois, et deux échecs.Dans les 10 lésions traitées avec un extrait de foie humain il y eut 7 régressions complètes des tumeurs, une régression lente, et 2 qui avaient régressé de 90% quand elles ont été vues pour la dernière fois.Dans les 12 cas qui ont été traités avec un extrait de rate de bœuf, il y eut 8 régressions complètes, une régression lente, une régression de 90% lorsque vue pour la dernière fois et 2 encore sous traitement, mais en voie de régression.Dans un cas traité à la fois avec un extrait «36 de foie humain et un extrait de rate de bœuf, 11 y eut régression complète de la tumeur.Dans d.cas présentant en tout 6 épithéliomas et traités avec un extrait de foie d\u2019agneau, il y eut 3 régressions complètes et 3 lésions encore sous traitement, mais en voie de régression.90%.Le traitement de 46 épithéliomas cutanés au moyen d'injection d\u2019extraits de rate et de foie a donc donné, en résumé, les résultats suivants: régression complète des tumeurs dans 30 cas; régression marquée dans 5 cas qui étaient encore sous traitement au moment où les auteurs ont écrit le présent article: régression de 50 à 90% dans 5 cas au moment où ils ont été vus pour la dernière fois; régression lente qui a nécessité l\u2019excision des tumeurs dans 4 cas; aucune régression, donc échec complet, dans 2 cas.Henri SMITH.MEDECINE SOCIALE DAILY.\u2014 Amélioration de la qualité des services médicaux.(Improving the quality of medical care.) \"A.P.H.J., 39: 334 (mars) 1949.IA.nous transmet les réflexions d\u2019un patient hypothétique.Je voudrais, dit le patient: A.\u2014 Que le plan des services médicaux pourvoie à tous mes besoins (professionnels, auxiliaires, hospitaliers, maison de convalescents), n\u2019assure pas seulement les honoraires du chirurgien.B.\u2014 Du personnel, je voudrais: 1.Qu'il soit intéressé à promouvoir la santé positive, la prévention des maladies autant qu\u2019à la réhabilitation et au traitement.2.Qu\u2019il ait une compétence réelle et reconnue.3.Qu\u2019il s\u2019inquiète de rechercher les facteurs sociaux et les facteurs provenant du milieu L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 autant que les causes biologiques ou autres de ma maladie.4.Qu\u2019il soit aussi intéressé à donner à mon enfant qui souffre de paralysie les soins constants qu\u2019il nécessite, qu\u2019il l\u2019est à observer les réponses dramatiques à un traitement avec un nouvel antibiotique.5.Qu'il me donne une attention personnelle, individuelle, que je ne sois pas le No 329, le 50e vu ce matin.6.Qu\u2019il reçoive sur «rendez-vous », qu'il ne me fasse pas attendre des heures.me 7.Je voudrais être capable de changer de médecin quand je ne suis pas satisfait ou si je pense que je pourrais être traité avec plus de succès ailleurs.8.J'aimerais que mes soins médicaux soient donnés par un personnel travaillant en groupe et ayant tout l\u2019outillage nécessaire au diagnostic de telle sorte que je ne sois pas obligé de courir d\u2019un médecin et d\u2019un laboratoire à l\u2019autre.9.Je voudrais savoir quand, où et comment Je peux avoir des soins médicaux en cas d'urgence.10.Je voudrais que le personnel qui s\u2019occupe de ma santé ait régulièrement l\u2019occasion de se mettre au courant des plus récentes découvertes et techniques afin que je puisse en profiter.C.\u2014 Je voudrais que l\u2019institution qui me reçoit ait au moins un minimum «standard » de rendement.D.\u2014 Je ne voudrais pas qu\u2019une question d\u2019argent ou quelque autre complication administrative fasse que les soins dont j'ai besoin soient retardés, que mon diagnostic ne soit qu\u2019ébauché, que les décisions cliniques soient influencées, que je ne reçoive pas le meilleur traitement qui convienne à mon état.Jean DARGIS. ANALYSES ELECTRO-RADIOLOGIE R.McWHIRTER.\u2014 La valeur de la mastectomie simple et de la radiothérapie dans le traitement du cancer du sein.(The value of simple mastectomy and radiotherapy in the treatment of cancer of the breast.) ''The British Journal of Radiology\u201d, 21: 598 (décembre) 1948.L'auteur estime que le taux de survie de cinq ans après mastectomie radicale ne dépasse pas beaucoup 25% lorsque cette méthode de traitement est la seule employée, et que l\u2019on tient compte de tous les cas dirigés vers un hôpital général.Au Royal Infirmary d\u2019Edimbourg, la mastectomie partielle suivie de radiothérapie donne un taux de survie de 43.7% pour les années 1941-45.McWhirter remplace le curage de \u2019aisselle par la radiothérapie parce que, dit-il, lorsque les ganglions axillaires ne sont pas envahis, l\u2019évidement n\u2019est pas nécessaire, et lorsque les ganglions sont envahis, ce même évidement s\u2019avère toujours inutile.Il est essentiel! cependant d\u2019avoir une excellente technique radiothérapique si l\u2019on veut obtenir des résultats aussi bons et même meilleurs qu\u2019avec la mastectomie radicale seule.Jean-Louis LEGER.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Daniel MARSHAIL et William S.HOFF- MANN.\u2014 Troubles de la fonction rénale dans la néphrose du néphron distal.(The nature of the altered Renal Function in Lower Nephron Nephrosis.) \"The J.of Lab.and Clin.Medicine\u2019, 34: 31 (janv.) 1949, Lucké a proposé le terme de néphrose du néphron distal pour caractériser un syndrome d\u2019oligurie avec insuffisance rénale progressive succédant à un état de shock causé par différentes lésions aiguës de l\u2019organisme et associée assez souvent à la précipitation de différents dérivés de l\u2019hémoglobine et de la myo- globine dans les tubes contournés du rein.737 La principale lésion anatomique du rein est la dégénérescence et la nécrose de l\u2019épithélium de l\u2019anse de Henlé et du tube contourné distal.L\u2019auteur a récemment mis au point un traitement qui permet de sauver 5 sur 6 des cas de néphrose du néphron distal, c\u2019est-à-dire qu\u2019il maintient les patients jusqu\u2019à ce que le rein reprenne spontanément sa fonct.on et élimine ses produits de rétention.Quatre des patients ont guéri parfaitement, le cinquième a conservé un reste de lésion rénale et le sixième est décédé d\u2019urémie avec défaillance cardiaque cinq jours après la reprise de la diurèse.Il est à noter que l\u2019oligurie a duré de 5 à 18 jours.On a fait dater la diurèse du moment où l\u2019excrétion d\u2019urine s\u2019est chiffrée à 500 cc.par jour.Des tests en série ont été pratiqués pour déterminer, pendant la phase de diurèse et de guérison, les valeurs d\u2019excrétion du mannitol, du p-amino-hippurate, de l\u2019urée, et de la créatinine, ainsi que la « tubular excretory mass », chez trois des patients.Les résultats amênent à conclure que, dans la néphrose du néphron distal, on a affaire à une diminution du «renal blood flow» en même temps qu\u2019à une perte de la fonction spécifique du néphron distal, ce qui fait que le peu de filtrat glomérulaire modifié qui se rend au néphron distal est presque complètement résorbé par résorption osmotique non spécifique.Le peu d\u2019urine qui est excrétée pendant la période l\u2019oligurie présente une réaction neutre et une gravité spécifique ressemblant beaucoup à celle du filtrat glomérulaire.Le début de la diurèse est amené par une augmentation de la filtration glomérulaire et du «renal blood flow » efficace sans récupération de la fonction spécifique du néphron distal.La reprise de la fonction tubulaire ne se fait que plus tard et progressivement.Les glomérules n\u2019ont jamais été bloqués complètement et les tubes reçoivent toujours un apport suffisant de sang pour éviter les destructions irréversibles.J.-Roger GAREAU. 138 LABORATOIRE SALK et SURIANO.\u2014 Importance de la composition antigénique du vaccin contre l'influenza, en rapport avec la protection obtenue contre la maladie naturelle.(Importance of antigenic composition of influenza virus vaccine in protecting against the natural disease.) \"Am.Pub.Health Journ.\u201d, 39: 345 (mars) 1949.Les auteurs ont vacciné, en novembre 1947, un groupe de 9,000 militaires vivant dans un camp.Aux soldats dont le numéro d\u2019enregistrement finissait par un nombre impair, on injecta un vaccin contenant du virus provenant de la souche PRs de type A et Lee de type B.A ceux dont le numéro de série était pair, on injecta un vaccin contenant des virus provenant de la souche PR; du type À, Lee type B et en plus du virus de la souche FM du type A prime.On observa ensuite scrupuleusement les sujets vaccinés jusqu\u2019au mois de juin de l\u2019année suivante; on prit soin de noter toutes les maladies survenues chez les sujets pendant cette période.Il était impossible de prouver, chaque fois qu\u2019un sujet se plaignait de quelque trouble, si l\u2019agent causal était un virus de l\u2019influenza.On considéra que la fréquence d'incidence des L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 maladies respiratoires constituerait un indice de la fréquence de l\u2019influenza.Or, la courbe d\u2019incidence des maladies respiratoires s\u2019éleva considérablement à la fin de janvier, février, puis redescendit en mars-avril et fit une recrudescence en mai.Considérant \u2018cette courbe épidémiologique ainsi que les symptômes cliniques, les auteurs concluent qu\u2019ils ont eu affaire à une épidémie d\u2019influenza en janvier, février, avec un rebond en avril, mai.Quels étaient les virus en cause?Les recherches des anticorps chez les malades et les convalescents ont montré qu\u2019un certain nombre de cas étaient dus au type À de virus de l\u2019influenza, mais le type d'anticorps prévalent donnait l\u2019image antigénique du type A prime de virus de l\u2019influenza.Or maintenant, si l\u2019on considère les deux groupes de sujets vaccinés, on s'aperçoit que ceux qui ont été vaccinés avec le vaccin qui contenait du type À prime d\u2019antigène ont été mieux protégés de façon statistiquement significative contre les infections respiratoires, indice de la fréquence de l\u2019influenza.D\u2019où il semble que plus un vaccin contre l\u2019influenza contient d\u2019antigènes, plus il a de chances d\u2019être un protecteur efficace.Jean DARGIS. SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectiis et être adressés, sans retard, à la Rédaction.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 27 janvier 1949 Présidence de M.P.-M.RICARD Sur cinq cas de tumeurs intracrâniennes.M.Roma AMYOT Observation TI.Mme Henri T.\u2026., âgée de 48 ans, est venue me consulter en juillet 1948, parce que, depuis 5 à 6 semaines, elle souffrait d\u2019une douleur à l\u2019hémiface gauche.Cette douleur, qui se montrait par accès, était intolérable; elle s\u2019étendait à presque toute l\u2019hémiface et se diffusait en partant du maxillaire inférieur.Céphalée depuis 5 à 6 semaines.Trouble de l\u2019équilibre et de la vision depuis quelques mois.Crises comitiales depuis une quinzaine d\u2019années.L\u2019examen neurologique montra ce qui suit: Hémiparésie droite sans Babinski, mais avec légère exagération des réflexes tendineux et disparition des réflexes abdominaux.Sensibilités normales à la face et aux membres.Hémianopsie droite.Stase de la papille droite en voie d\u2019atrophie; stase papillaire à gauche.Liquide céphalo-rachidien: pression 320 mm.(couchée) ; liquide normal: La radio du crâne montra des plexus choroïdes calcifiés et de la décalcification des apophyses clinoïdes de la selle et des calcifications de type lamellaire concentrique dans la région du lobe frontal gauche.Ce qui fait conclure par le Dr J.-L.Léger à la présence d\u2019une tumeur calcifiée du lobe temporal gauche, amenant une destruction de la selle par hypertension intracrânienne, et produisant une érosion locale sur la paroi antérieure de la fosse moyenne.Cette malade fut confiée au Dr Claude Bertrand, qui trouva, à l\u2019opération, une tumeur située dans le lobe temporal gauche.L'examen histologique, effectué par le Dr Claire Gélinas-Mackay, démontra qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un méningiome à infiltration calcaire abondante.Commentaires.Notons, dans cette observation, la présence d\u2019une algie faciale gauche par irritation du trijumeau gauche et la visualisation, à la radiographie, des calcifications intratumorales qui permirent de situer exactement la tumeur déjà diagnostiquée cliniquement.Observation IT.M.Donat D.,, âgé de 61 ans, est amené à notre cabinet de consultations le 16 juillet 1948, soutenu par sa femme et son fils.Le malade était euphorique et confus, il mouillait son pantalon sans répit.Sans plus l\u2019examiner, nous demandons l\u2019hospitalisation immédiate.Le lendemain de son admission, il est pris de convulsions généralisées à prédominance gauche et qui laissent après elles des clonies musculaires incessantes à tout le côté gauche y compris l\u2019hémiface.Sa femme nous apprend que, depuis l\u2019automne 1947, il présentait des accès confusionnels accompagnés de céphalée intense suivis de rémissions.Durant le printemps 1948, son état empira, il cessa de travailler, la marche devint 740 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrEnn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 difficile, de l\u2019incontinence d\u2019urine s\u2019installa.Il n\u2019eut jamais de convulsion.A l\u2019examen neurologique effectué après la crise convulsive, on trouva: Une quasi-inconscience; des clonies à tout le côté gauche; une hémiparésie gauche, sans Ba- binski; peut-être de l\u2019hypoesthésie à gauche; de l\u2019hypertonie aux membres gauches.Le liquide céphalo-rachidien a une pression de 150 mm; il contient plus de 1 gramme d\u2019albumine au litre, la réaction de Pandy, de la globuline est positive, la réaction de B.W.est xxx à 0.4 à l\u2019antigène cholestériné.Le B.W.du sang est négatif.Une encéphalographie gazeuse montre, en résumé, un ventricule gauche très dilaté.Le ventricule droit n\u2019est pas aéré.Le 3ième ventricule est refoulé vers la gauche d\u2019une façon rectiligne et très dilaté.Le docteur J.-L.Léger croit à la présence d\u2019une énorme tumeur de l\u2019hémisphère droit vraisemblablement fronto- temporo-frontale.Une artériographie cérébrale effectuée par le docteur Kristianssen fait voir (Dr Léger) un refoulement antérieur de la cérébrale moyenne et un refoulement vers le haut de tout le groupe sylvien qui décrit une courbe concave du bas.Il existe un nombre incalculable d\u2019artérioles irrégulières dans la région temporo- pariétale droite, image très suggestive de glio- blastome multiforme (Dr J.-L.Léger).Commentaires.Ce malade ne fut pas opéré en raison de la nature de ce gliome et de sa localisation profonde.Que l\u2019on note ici: l\u2019absence d\u2019hypertension intracrinienne; le syndrome confusionnel di probablement à la localisation frontale apparemment unilatérale mais avec possibilité d\u2019extension dans le corps calleux ou d\u2019entrave à la circulation sanguine dans le lobe frontal gauche.Les accès de confusion jalonnant cette évolution furent vraisemblablement l\u2019effet d\u2019entrave circulatoire, soit du liquide, soit ar- tério-veineux avec œdème secondaire.L\u2019épisode convulsif laissa après lui un syndrome d\u2019épilepsie continue localisée au côté gauche, ce qui n\u2019est pas fréquent.Cette tumeur endocrânienne déclencha pardessus tout un syndrome mental sur l\u2019origine duquel on pouvait, par examen superficiel, se méprendre; souvenons-nous qu\u2019il n\u2019y avait pas de stase papillaire ni hypertension du liquide céphalo-rachidien à la ponction.Effectivement, avant d\u2019examiner le malade méticuleusement, hous avons ecru a la possibilité d\u2019une hypertrophie prostatique avec psychose urémique, l\u2019incontinence d\u2019urine continue et l\u2019âge du malade nous paraissant être compatibles avec un adénome de la prostate.En dernier ressort, notre diagnostif fut en désaccord réel avec la première impression clinique.L\u2019encéphalographie gazeuse et l\u2019artériographie furent ici heureuses: localisant et même fournissant des indices eu égard au type histologique de la tumeur.Observation ITI.Mme Louis de C., âgée de 42 ans, fut traitée pour une psychose.Quand nous l\u2019examinâmes, en juin 1948, elle présentait une inertie psycho-motrice prononcée, avec aspontanéité, mutisme, paraissant profondément confuse, stuporeuse même, ne répondant pas aux interrogations.Elle en était venue à cet état par de la fatigue et de la céphalée.L\u2019examen neurologique permettait cependant de constater une hémiparésie gauche légère avec surréflectivité tendineuse également à gauche avec signe de Babinski.Les papilles présentaient de la congestion veineuse: surtout la droite sans image franche de stase.Le liquide céphalo-rachidien montrait une pression de 340 mm.sans autre anomalie.Une artériographie cérébrale effectuée par le docteur Bertrand, auquel nous avions confié la malade, fit voir sur le phlébogramme \u201cune vascularisation anormale, vraisemblablement anastomose artério-veineuse située dans la région fronto-pariétale droite.Cette vaseularisation anormale se projette en A.Pau voisinage de la ligne médiane et semble A SOCIÉTÉS circonscrire cette masse tumorale qui envahit vraisemblablement le thalamus.S\u2019agit-il d\u2019un glioblastome?\u201d (Dr J.-L.Léger).Commentaires.Cette observation illustre bien cette notion qu\u2019un syndrome mental apparemment pur peut dépendre d\u2019un processus tumoral au cerveau, ce qu\u2019on ne doit jamais oublier en présence de tout syndrome psychique qui déclenche des perturbations de la conscience vigile, de l\u2019activité et de la lucidité.En plus, ici appa- rait l\u2019importance que peut prendre parfois l\u2019artériographie cérébrale qui non seulement put faire voir une masse tumorale, la situer, bien plus en faire présumer la nature histologique et, s\u2019il s\u2019agit d\u2019un gliome, le type embryogénique.Cette malade ne fut pas opérée pour les mêmes raisons que précédemment: type du gliome rapidement récidivant et sa situation profonde.Observation IV.M.Roch Albert G., âgé de 30 ans, fut examiné par nous en mai 1948.Pendant 2 ans, accès de céphalée.Depuis 2 mois, il présentait des crises d\u2019épilepsie jacksonienne motrices au membre supérieur et au membre inférieur droits accompagnées d\u2019obnibulation mentale.Une crise épileptique généralisée typique se produisit quelques jours avant la consultation.À cette date, il ne fut constaté aucun signe neurologique évident, mais il existait une légère stase papillaire bilatérale.Le liquide céphalo-rachidien révéla une pression de 300 mm., sans autre anomalie.Une encéphalographie gazeuse ne fit pas voir les ventricules, mais la radiographie du crâne cependant visualisa de denses calcifications d\u2019aspect vaguement linéaire et situées profondément dans la région fronto-pariétale gauche.D'autre part, une ventriculographie effectuée par le Dr Claude Bertrand montra un déplacement du ventricule droit vers la droite, le déplacement et l\u2019aplatissement du ventrieu- le gauche par une masse volumineuse corres- 741 pondant aux calcifications mentionnées.Cette masse parait occuper la région postérieure du lobe frontal gauche.Ce malade fut opéré par le docteur C.Bertrand, qui trouva une masse jaunâtre dans le lobe frontal gauche et contenant de nombreuses calcifications; cette masse s\u2019étendait vers le côté droit.L\u2019exérèse est poursuivie jusqu\u2019au lobe frontal droit.Cette tumeur était un oli- godendrogliome (Dr Simon Lauzé).Commentaires.Encore ici, des calcifications intratumora- les favorisèrent la localisation de la lésion.Encore ici, localisation frontale sans syndrome objectif neurologique; ce qui est digne de mention.Mais les crises comitiales jackso- niennes associées à des accès de céphalée suggéraient d\u2019emblée la présence d\u2019une tumeur endocrânienne sans mentionner les deux papilles de stase légère.Observation V.M.Etienne D., âgé de 51 ans, était hospitalisé dans le service de dermato-syphiligra- phie pour syphilis latente.Le B.W.était positif à xxxx xxxx dans le sang, mais le liquide céphalo-rachidien était normal.Ce malade avait été admis à l\u2019hôpital à la suite d\u2019une perte subite de conscience et chute dans la rue.Depuis cet accident, survenu deux mois plus tôt, et peut-être même depuis trois mois, le malade se plaignait de céphalée frontale et occipitale et éprouvait une certaine difficulté à marcher par faiblesse du membre inférieur droit.Le 23 juillet 1948, sur requéte, nous constatâmes une parésie faciale droite associée à une hémiplégie gauche fruste.Nous étions prêts à formuler le diagnostic d\u2019une lésion protubé- rantielle droite d\u2019origine luétique et à mécanisme d\u2019artérite et de thrombose, lorsque l\u2019examen du fond de l\u2019œil nous révéla de la stase papillaire et nous fit suspendre notre décision.Nous acceptâmes le malade en neurologie.Une seconde ponction lombaire montra alors 742 une pression de 260 mm., mais un liquide par ailleurs normal, sauf de l\u2019hyperalbuminose à 0.90 gm.0/00.Une pneumo-encéphalographie fit voir \u201cune déviation du septum de 2 centimètres vers la gauche; les portions 1, 2, 3 du ventricule droit déprimées sous la faulx du cerveau; le 31ème ventricule déplacé vers la gauche, d\u2019aspect curviligne à concavité regardant en haut et à droite, localisation frontale droite (Dr J.-L.Léger).Une artériographie faite par le docteur Bertrand permit de constater un déplacement de la cérébrale antérieure droite vers la gauche, en incidence antéro-postérieure (J.-L.Léger).Le docteur Bertrand opéra le malade le 10/8/48, et trouva deux masses tumorales: l\u2019une au pôle frontal droit, du volume d\u2019une mandarine, de consistance dure et très énuclé- able, qu\u2019il fut difficile de classer histologique- ment, et l\u2019autre située plus en arrière dans le lobe frontal, plus diffuse, beaucoup moins énu- cléable, qui s\u2019avéra histologiquement un astro- blastome.Le malade quitta l\u2019hôpital complètement normal sans aucun signe neurologique, sans céphalée et dans un état mental normal; l\u2019obnubilation d\u2019avant l\u2019opération était disparue et il présentait une psychométrie correspondant à un âge mental de 14 ans.Commentaires.Sans doute, la céphalée tenace d\u2019une durée de deux mois pouvait faire suspecter une tumeur, mais l\u2019infection syphilitique et l\u2019accident subit avec perte de connaissance et chute étaient de nature à attribuer, à priori, le syndrome à un accident vasculaire protubé- rantiel.Mais l'examen du fond de l\u2019œil éveilla notre attention et nous poussa à compléter l\u2019examen.Et c\u2019est précisément par ce fait que cliniquement cette observation nous paraît intéressante et utile.Sur un plan plus scientifique, la concomitance de deux tumeurs d\u2019histologie différente dans le même lobe constitue un aspect inusité et qui intéresse tout particulièrement les anatomo-pathologistes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutetiN AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 Remarques d\u2019ensemble Cette présentation n\u2019a aucune prétention d'originalité, elle n\u2019a qu\u2019un but: démontrer l'importance de tous les éléments qui peuvent conduire au diagnostic d\u2019une tumeur endo- crânienne et de sa localisation, parfois même de sa notion histologique.Les constatations cliniques d\u2019abord comportant la part psychiatrique, comme principalement chez deux de nos malades, et la part neurologique où on fait entrer l\u2019aspect du fond de l'œil qui nous fut précieux dans le cas No V; la radiographie du crâne, qui peut manifester, entre autres signes, des calcifications péri ou intra- tumorales, signalant la présence et la situation de la tumeur et même présentant des indices quant à son histologie, comme dans les cas I et IV; l\u2019encéphalographie gazeuse et la ventriculographie, qui permettent d\u2019atteindre, en complément, le pourcentage de diagnostic de tumeur dans 90% des cas au moins; enfin .l\u2019artériographie cérébrale, qui concourt à situer la tumeur non seulement de façon indirecte en visualisant des artères déplacées ou comprimées, mais directement en montrant une circulation intratumorale et qui, de ce fait, fournit des indices assez catégoriques quant au type histologique de la tumeur comme cela apparut dans nos cas II et III.En somme, cette courte étude illustre le profit que l\u2019on peut tirer d\u2019un travail d\u2019équipe comme celui dont nous pouvons bénéficier maintenant à l\u2019hôpital Notre-Dame.Discussion.M.Roma Amyor présente les clichés radiologiques.Il insiste sur l\u2019utilité de la clinique pour l\u2019orientation du diagnostic des tumeurs cérébrales.Il dit que c\u2019est la radiographie qui complète ce diagnostic.Il ajoute qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019un travail d\u2019équipe avec un radiologiste spécialisé et un neurochirurgien.M.CLAUDE BERTRAND appuie les remarques du docteur Amyot.Il est d\u2019avis que les dia SOCIÉTÉS gnostics cliniques orientent les examens de laboratoire.L\u2019artériographie permet de faire un diagnostic tout à fait précis quant à la localisation de la tumeur.Il cite en exemple le deuxième cas présenté qui, sans un diagnostic précis, aurait pu être opéré inutilement.Dans ce cas, il n\u2019y avait rien à faire au point de vue neurochirurgical et le malade a été renvoyé.Dans tous les cas, on essaie de faire un diagnostic anatomo-pathologique au moyen d\u2019une biopsie.M.Yves CHAPUT demande s\u2019il y a des tumeurs cérébrales dont la symptomatologie est tout simplement celle d\u2019une maladie mentale.Y aurait-il, dans certaines institutions où les malades sont internés pour folie, des cas de tumeurs cérébrales méconnues?M.Roma AMyoT répond au docteur Chaput qu\u2019ordinairement, dans les cas de tumeurs cérébrales, il y a tôt ou tard des troubles neurologiques, mais il y a des malades qui peuvent être internés pour cause de troubles mentaux et qui peuvent être porteurs de tumeur cérébrale.M.JEAN-Lours LÉGER: le cas présenté ici montrait des signes radiologiques assez évidents.Mais il y a des cas ou les renseignements cliniques sont absolument nécessaires pour permettre de localiser des lésions.M.CLaupEr BERTRAND demande au docteur .Amyot de préciser la symptomatologie des tumeurs cérébrales.M.Roma Amyor: dans les tumeurs cérébrales surtout lorsqu\u2019il y a hypertension in- tracrâänienne, les troubles mentaux sont des états confusionnels.I] y a des troubles de comportement comme l\u2019euphorie et la familiarité.On note aussi des troubles de comportement social comme le manque de prévision pour l\u2019avenir, ete.Il y a parfois des troubles de la conscience.En somme, ce sont surtout des troubles confusionnels et des troubles de l\u2019humeur.743 Deux cas de fièvre récurrente.MM.A.BERTRAND et C.LÉONARD Cas no 1.Jean C., né le 8 août 1948, est admis à la crèche d\u2019Youville le 19 du même mois.À ce moment, il est traité pour pyodermite.Le 26 août, il fait une poussée de température à 103 F.et reçoit de la pénicilline jusqu\u2019au 6 septembre.Entre temps, il se développe normalement.Le 28 septembre, nouvelle poussée de température à 104 F.Il reçoit de la pénicilline jusqu\u2019au Æ octobre.Du 5 au 8 octobre, la température n\u2019a pas été enregistrée.ce Du 8 au 17 octobre, température variant en- 100 et 103 F.L\u2019enfant est ballonné et passe des selles grumeleuses.Il reçoit de la pénicilline et des sul- famidés.| Le 17 octobre, la température tombe subitement à la normale après 6 jours de traitement.Le 20 octobre, on note une légère hypertrophie du foie et de la rate.A ce moment, l\u2019enfant, qui pése 8 livres, est admis & I\u2019hdpital Notre-Dame.Le 21 octobre, température à 103 F.Hémogramme: Globules rouges: 1,450,000; globules blancs: 5,500; hémoglobine: 38% ; val.globulaire: 1.3; poly.neutro.: 63%; mono.: 1%; lymphocytes.: 35% ; poly.éosino.: 1%.Hématies granuleuses, myéloblastes, aniso- cytose, poikilocytose, polychromatophilie.Le 22 octobre, température a 101.3 F.Hémoculture sur milieu \u201cBrain Heart Infusion\u201d avec PAB et gélose de Difco.Le 23 octobre, température a 97 F.Hématocrite 12 vol.%.Index ictérique 23.6 unités.Protéines totales 4.5 gr.% (7-8) Protéines serine 2.7 (4.5) Protéines globuline 1.8 (3.5) Rapport S/G 1.5 744 Le 24 octobre, soit 4 jours après son admission, l\u2019enfant succombe à la suite de broncho- pneumonie.Le 6 novembre, l\u2019hémoculture est positive.On note un spirochète type récurrent.L\u2019autopsie ayant été faite, l\u2019anatomo-patho- logiste, mis au courant de la découverte de spirochètes dans l\u2019hémoculture, fait des imprégnations à l\u2019argent de coupes du foie et constate la présence de spirochètes dans cet organe.Ce fait élimine d\u2019emblée la possibilité d\u2019une contamination de l\u2019hémoculture.Cas no 2.Murielle C., née le 6 août 1948, est admise à la crèche d\u2019Youville le 9 du même mois.Elle pèse 35 livres, et se développe normalement jusqu\u2019au 25 août.Le 25 août, poussée de température à 103 F.Le 27, elle reçoit de la pénicilline et des sul- famidés.Le 29 août, la température est normale.On cesse la médication le 1er septembre.Du 20 septembre au 26 octobre, l\u2019enfant se développe normalement et pèse, à cette dernière date, 8 livres.Du 13 au 26 octobre, la courbe de température n\u2019a pas été enregistrée.Du 26 octobre au ler novembre, température oscillant entre 100 et 103 F.L\u2019enfant a un teint cireux, présente une légère hypertrophie du foie et de la rate.Elle est admise à l\u2019hôpital Notre-Dame le Ier novembre 1948.Le ler novembre, hémoculture sur milieu \u201cBrain Heart Infusion\u201d de Difco.Le 10 novembre, hémoculture positive: spirochètes type recurrentis.Depuis son admission à l'hôpital, la patiente présente une courbe de température qui oscille matin et soir entre 98 et 100 F.Remarques sur l\u2019évolution des spirochètes dans les deux hémocultures.Très nombreux et souvent agglutinés au moment de leur découverte, les spirochètes qui présentent la morphologie du B.recurrentis, perdent graduellement leurs mouvements, s\u2019allongent, dimi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 nuent en nombre et finissent par disparaître complètement après 5 à 6 jours.Des examens sur fond noir, faits tous les jours pendant un mois, sont demeurés constamment négatifs.Il en est de même de toutes les tentatives d\u2019inoculation au cobaye, au hamster, au rat et à la souris, et des essais de culture pratiqués tant à l\u2019hôpital Notre-Dame qu\u2019à l\u2019Université McGill dans le service du professeur Murray.La possibilité de contamination accidentelle des hémocultures étant éliminée: 1° \u2014 par la constatation de B.recurrentis dans le foie du premier patient; 2° \u2014 par la présence du même organisme dans le sang d\u2019un autre patient venant de la même crèche, un certain nombre de questions se posent à notre esprit: 1\u2014 De quelle nature est cette maladie?S\u2019agit-11 d\u2019abord d\u2019une fièvre récurrente?2\u2014Si oui, de quel type s'agit-il?du type européen ou du type africain?3 \u2014 Quel a été son mode de transmission ?4 \u2014 D'où vient-elle?S'agit-il d\u2019une fièvre récurrente?Il faut admettre que les signes cliniques seuls n\u2019imposent pas d\u2019emblée le diagnostic.La courbe de température dans l\u2019un et l\u2019autre cas n\u2019est pas ce qu\u2019on pourrait appeler caractéristique, mais il faut souligner aussi que dans les deux cas les patients ont reçu de la pénicilline et des sulfamidés et que le B.recurrentis est légèrement sensible à l\u2019action de la pénicilline.La présence, toutefois, de spirochètes dans le sang des deux patients et dans le foie de l\u2019un d\u2019eux lève les doutes et permet de dire fièvre récur- rentis, mais de quel type?Il est vraisemblable de supposer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une fièvre récurrente soit type européen, soit type voisin, mais d\u2019une maladie restant dans le cadre des fièvres récurrentes bénignes.L\u2019évolution de la maladie de même que les tentatives d\u2019inoculation laissent croire en fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une forme bénigne.L\u2019un des enfants ayant succombé à la suite de broncho-pneumonie, il convient de rappeler les complications pulmonaires particulière- SOCIÉTÉS ment graves signalées par Whitmore et qui surviennent fréquemment en pareil cas.La transmission de la maladie aux deux enfants s\u2019est faite Vraisemblablement par les poux et les punaises, les tiques étant plutôt rares dans cette partie du pays.Toutefois, pour démontrer ce fait d\u2019une manière irréfutable, il nous aurait fallu examiner un très grand nombre de ces arthropodes et trouver chez quelques-uns d\u2019entre eux le B.recurren- tis.Malheureusement, il nous a été impossible de nous procurer ce matériel.Quant à l\u2019origine de l\u2019infection, nous ne pouvons qu\u2019émettre des hypothèses.La maladie étant à peu près inconnue au Canada, nous avons pensé d\u2019abord à une contamination possible par l\u2019intermédiaire de domestiques étrangers venant de régions où la maladie sévit à l\u2019état endémique.Une enquête a démontré toutefois que l'institution qui a recueilli ces enfants n\u2019a jamais eu recours aux services de telles personnes.On peut également se demander si le transport rapide par avion de produits les plus variés, venant souvent de régions très lointaines, ne pourrait pas être un mode d\u2019importation de parasites infectés.Ce problème a été étudié au cours de la dernière guerre et la possibilité d\u2019un tel transport a été établie, pour d\u2019autres maladies, telle la maladie du sommeil.Existe-t-il au Canada un type particulier de fièvre récurrente jusqu\u2019ici non identifié faute de recherches appropriées?Ceci est peu probable.Cependant il faut retenir que ces deux enfants n\u2019ont eu apparemment aucun contact avec des personnes étrangères au pays entre le moment de leur admission à la crèche, soit les 6 et 8 août respectivement, et l\u2019éclosion de la maladie, vers la fin du mois d\u2019octobre dans les deux cas, soit plus de deux mois, et que la période d\u2019incubation de la fièvre récurrente type européen est d\u2019environ 8 jours.Ce sont là autant de questions auxquelles 1l nous est impossible de répondre à l\u2019heure actuelle mais qui devront, si de nouveaux cas se 745 présentent, retenir l\u2019attention des hygiénistes et des épidémiologistes.Il appartiendra à ceux-ci en définitive d\u2019établir le lien entre la maladie constatée et son origine.Discussion.M.ALBERT BERTRAND démontre les courbes de température des deux malades.Ces malades n\u2019ont pas présenté de courbe thermique tout à fait caractéristique.Il s\u2019agit ici d\u2019un diagnostic accidentel dans les deux cas, fait à l\u2019occasion de la découverte de spirochètes par une hémoculture.Après l\u2019autopsie, les mêmes spirochètes ont été démontrés dans les sections du foie.Il s\u2019agit de savoir si la fièvre récurrente est de type bénin ou de type africain.Ici il semble s\u2019agir d\u2019une fièvre\u2018réeurrente du type bénin.Au point de vue épidémiologie, le seul renseignement important est que les deux malades venaient de la crèche d\u2019Youville, c\u2019est-à- dire de la même institution.On a d\u2019abord considéré la possibilité de la piqûre par un insecte contaminé par un domestique d\u2019origine européenne, mais l\u2019enquête a révélé qu\u2019à la crèche d\u2019Youville il n\u2019y a pas de domestique étranger, Il faut aussi considérer la possibilité qu\u2019un avion aurait apporté des moustiques venant d\u2019un pays étranger.D'autre part, y aurait-il au pays un agent autochtone et les cas de fièvre récurrente causés par cet agent n\u2019auraient-ils tout simplement pas été reconnus?Depuis la préparation du manuscrit, il est survenu un troisième cas.M.Lours-CHARLES SIMARD demande des précisions sur le milieu de culture employé.M.ALBERT BERTRAND répond qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un nouveau milieu de culture employé depuis deux ans dans son laboratoire.M.Craupe LÉoNARD: l\u2019enquête conduite par le Service de Santé a donné le résultat suivant.L\u2019un des malades venait de la région de Drum- mondville et dans ce cas l\u2019enquête a été négative.L\u2019autre malade venait de Caughnawaga et il n\u2019a pas été possible de faire une enquête satisfaisante. 746 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 M.Léon GÉRIN-LAJOIE: depuis le diagnostic de ces deux malades, y a-t-il eu d\u2019autres cas?Au sujet des commentaires du docteur À.Bertrand, le docteur L.Gérin-Lajoie explique que les avions qui viennent de pays étrangers sont soumis à une désinfection particulière.Cependant rien n\u2019empêcherait certains colis qui ne sont pas soumis à la désinfection de cacher des moustiques.M.CLaupe LÉONARD répond au docteur Gé- rin-Lajoie que certains enfants ont présenté de l\u2019hépatomégalie avec anémie mais que l\u2019examen n\u2019a pas révélé la présence de spirochète par hémoculture.Papillite saturnique.MM.Jules BRAULT et R.CHARBONNEAU Monsieur A.J.se présente le 26 juin 1948, accusant une perte de la vision de l\u2019œil droit depuis neuf jours.Au début, il ne s\u2019agissait que d\u2019un brouillard qui s\u2019est épaissi graduellement.Le patient, qui a toujours joui d\u2019une bonne santé auparavant, se plaint de troubles vagues, de céphalée péri-orbitaire, de faiblesse, ete\u2026 Il nie tout traumatisme et n\u2019a jamais eu de trouble oculaire antérieur.Depuis plusieurs mois, il travaille dans une section de l\u2019usine où l\u2019on manipule du plomb.Antécédents personnels: rougeole à 3 ans; héréditaires: père mort à 55 ans, angor pecto- ris; mère V.B.S.; 5 frères V.B.S.; 4 sœurs V.B.S.; pas de tuberculose, cancer, ni diabète.Habitudes: fume 10 à 15 cigarettes par jour.Ne boit pas.Bonne alimentation.Examen: teint pâle, jaunâtre.Aspect fatigué.Oreille, nez, gorge: rien de particulier.S1- nus: s\u2019éclairent bien.Bouche: présence d\u2019un liséré bleu, région gingivo-alvéolaire haut et bas.Examen oculaire: V.O.D.: compte les doigts à 3 pieds.V.O.S.: 20/20.Segment antérieur: ne présente pas d\u2019anomalie.Pupilles: égales.O.D.: ne réagit pas à la lumière.O.S.: réflexes normaux.Tension normale.O.U.: milieux clairs.Fundus: O.D.: papille élargie avec des bords mal définis, d\u2019aspect congestionné, rougeâtre, surélevée d\u2019environ 3 dioptries avec des veines gonflées et des artères légèrement contractées et tortueuses.Pas d\u2019exsudat ni d\u2019hémorragie visibles.O.S.: aspect normal avec soupçon d\u2019æœdème papillaire.La scotométrie, impossible à droite, ne révèle pas d\u2019anomalie à gauche.Le diagnostic provisoire de \u201cnévrite optique par le plomb\u201d est posé.Nous demandons l\u2019hospitalisation du malade et il est admis le surlendemain, le 28 juin 1948.L\u2019examen général ne révèle aucune anomalie organique.Pouls 76.T.A.110/70.Analyses: 29/6/48: \u2014 Azotémie 35 mgr.%.Glycémie 108 mgr.%.Urines: aspect trouble; albumine: traces; cristaux: phosphates de soude; leucocytes: trés rares; épithéliums: rares cellules.Dosage du plomb dans les urines et le sang, au litre: Urines examinées Urines normales 30/6/48 0.012 mgrs 0.010 à 0.050 7/7/48 0009 \u201d \u201d , 12/7/48 0.007 \u201d \u201d Sang examiné Sang normal 30/6/48 0.17 mgrs 0.10 à 0.30 mgrs 12/7/48 0.18 \u201d \u201d \u201d \u201cCette quantité témoigne d\u2019un dépôt pouvant devenir dangereux suivant M.André Feil de l\u2019Institut d'Hygiène Industrielle de Paris.\u201d Signé: M.Paul RIOPEL.Cytologie du sang: \u2014 5/7/48 \u2014 Globules rouges: 4,650,000; globules blancs: 5,250; hémoglobine: 110% ; val.globulaire: 1.1%; poly neutro.: 64% ; grands mono.: 0%; lymphocytes: 32% ; poly.éosino.: 4%. SOCIÉTÉS 747 3/7/48 Hématies basophiles: absence.7/7/48 Hématies basophiles: absence.Radiographie: négative (os longs des deux avants-bras et jambes).Traitement: \u2014 Repos au lit et repos des yeux; lavements évacuants; régime riche en calcium; SOs Mg; gluconate de calcium 10 ce.en injection intraveineuse par jour, pour permettre 'emmagasinage du plomb dans les os et le sortir de la circulation; chlorure de thiamine, 100 mgrs I.I.M.une fois par jour.Evolution: \u2014 Le 6 juillet, l\u2019œil droit a recouvré une vision suffisante pour permettre un champ visuel, montrant un scotome central et une forte constriction périphérique rejoignant le scotome central du côté nasal, avec des ob- Jectifs de 5 mm., blanc, vert et bleu.Il persiste une amblyopie totale au rouge.O.S.: aucune anomalie du champ visuel.Le 9 juillet 1948: O.D.: l\u2019ædème papillaire est considérablement diminué, les contours de la papille appa- Taissent plus nets.O.S.: papille normale.Le 12 juillet 1948: O.D.: champ visuel beaucoup amélioré au blanc, vert et bleu.Il persiste un petit scoto- me central de 10°.Pas d\u2019amélioration au rouge.O.S.: normal.Le 14 juillet 1948: Le patient quitte l\u2019hôpital avec une vision à droite de 20/100 et à gauche 20/20.Nous avons revu ce malade à plusieurs reprises et, depuis le 7 août 1948, il a une vision de 20/20 dans les deux yeux, sans aucun sco- tome central.Il existe tout de même une légère pâleur de la papille droite.La perte presque subite de la vision, l\u2019aspect peu soulevé de la papille et l\u2019évolution assez rapide vers une guérison complète ont contribué à confirmer notre diagnostic de \u201cpapilli- te\u201d.Le travail du patient, dans un milieu où l\u2019on manipule du plomb, le liséré de Burton présent, le teint pâle, jaunâtre et le taux du plomb dans le sang, nous ont permis de conclure à une \u201cpapillite saturnique\u201d.Discussion.M.RENÉ CHARBONNEAU: le diagnostic chez ce malade a été fait sur des preuves de circonstances plutôt que sur des preuves objectives.Les examens de laboratoire n\u2019ont pas révélé un taux suffisant de plomb pour expliquer les symptômes.M.JEAN GRIGNON fait des commentaires au sujet de la fixation du plomb par le gluconate de calcium.M.Roma AMmyoT s\u2019informe de la pathogénie de la névrite saturnine.M.RENE CHARBONNEAU croit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019hypertension intracrânienne.M.CLAUDE BERTRAND: dans le cas de saturnisme, on se demande toujours si on doit donner des alcalins pour fixer le plomb ou si on doit donner des acides pour le libérer.M.Léoporn MORISSETTE: ordinairement, le saturnisme présente des troubles de régénération anormale des globules rouges dont la manifestation est la présence d\u2019hématies granuleuses.Mais ceci n\u2019est qu\u2019un symptôme et l\u2019on peut trouver des hématies granuleuses dans d\u2019autres maladies.M.JEAN GRIGNON: il faut toujours faire ingérer beaucoup de liquide à ces malades, car il y a souvent un peu de néphrose.Myélomes multiples.(2 cas) M.Laurent BERGERON Premier cas.Mme Laura B., 57 ans, est hospitalisée le 6 septembre 1947, pour une fracture de l\u2019extrémité supérieure du fémur droit.Le radiologiste note alors un aspect osseux suggestif de myélome.Le diagnostic est confirmé plus tard par d\u2019autres radiographies, soit de la tête, du thorax et du bassin.En août 1948, cette patiente est revue.Elle a alors plusieurs autres fractures, soit de la clavicule droite, de l\u2019humérus droit, de la tête 748 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burremin A.ML.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 du fémur.Son état général va en s\u2019aggravant.Cependant, elle est encore vivante actuellement, mais son état est extrêmement mauvais.Deuxième cas.M.Arthur T., 64 ans, est envoyé ici, pour une tumeur à la région temporale droite apparue durant la nuit.A Yexamen, on note une fluctuation et une irrégularité de l\u2019os.Le patient est décédé peu de temps après.Discussion.M.LAURENT BERGERON montre les radiographies qui présentent des images tout à fait caractéristiques.M.Léoporp MORISSETTE: ce sont les deux premiers cas typiques de myélomes multiples observés à l\u2019hôpital Notre-Dame depuis cinq ans.Au point de vue sanguin, il y avait une tendance très marquée au \u201cRouleau formation\u201d et une sédimentation très élevée.Il y avait aussi une hyperprotéinémie marquée et aussi une tendance à l\u2019auto-agglutination des globules rouges sur les frottis sanguins.La ponction sternale a révélé la présence de nombreuses cellules myélomateuses dans la moelle osseuse.Ce sont des cellules réticulo- endothéliales qui évoluent vers le plasmoecyte.M.JzAan-Lours LÉGER: l\u2019image radiologique de la métastase osseuse dans un cas de cancer du sein ressemble beaucoup à celle des myélomes multiples.M.RENÉ GRIGNON rappelle qu\u2019il a rapporté un cas en 1943 et que le temps de survie a été de 115 à deux ans.M.CLaupE BERTRAND: un autre cas a été observé il y a quelques mois.Il accusait des douleurs osseuses multiples.La radiographie est typique et les examents sanguins ont confirmé le diagnostic.A1 = 20 NÉCROLOGIE FÉLIX D'HÉRELLE (1873 - 1949) Nous devons signaler la mort, survenue en France le 22 février 1949, de Félix d\u2019Hérelle, bactériologiste de réputation internationale.Nous n\u2019avons pas à ajouter que ce qui le rendit célèbre furent ses travaux sur le bactériophage, son ardeur combattive à défendre cette découverte et sa ténacité à promouvoir sa propre conception sur le rôle de ces microor- ganismes.Mais il est peut-être moins connu des nôtres que d\u2019Hérelle était canadien, né à Montréal en 1873, et qu\u2019il conserva sa citoyenneté canadienne jusqu\u2019à sa mort.D'\u2019Hérelle eut une existence mouvementée, ayant parcouru tous les pays, ayant enseigné et expérimenté sous tous les ciels.Qu\u2019on en juge par la nomenclature suivante des postes qu\u2019il occupa ou des fonctions qu\u2019il remplit, telle que nous la transcrivons de la notice nécrologique par Pierre Nicolle parue dans La Presse Médicale du 16 avril 1949.\u201cBachelier en France, il retourne au Canada pour étudier la Médecine.En 1901 il est professeur de bactériologie à Guatémala; en 1908, bactériologiste au Mexique.L'Institut Pasteur l\u2019accueille de 1909 à 1921.Entre temps, il va organiser en Argentine, en Turquie, en Tunisie, la lutte contre les sauterelles par une méthode bactériologique dont il est inventeur.Après la découverte du bactériophage et plusieurs années de travail acharné à l\u2019Institut Pasteur, il séjourne en Indochine (1921).Il est professeur extraordinaire à l\u2019Université de Leyde en 1922-23.Il est membre du Conseil Sanitaire Maritime et Quarantaine d\u2019Egypte de 1924 à 1925.En 1927 il reçoit du Gouvernement britannique une mission aux Indes.De 1928 + + & + à 1933, il est professeur de protobiologie à l\u2019Université de Yale (Etats-Unis).Il fonde à Tiflis, à Kiev et à Kharkov, de 1934 à 1936, des instituts de bactériophage\u201d.Enfin après la libération il revient en France où il vient de mourir.On nous dit que d\u2019Hé- relle était un émotif, un timide: l\u2019instabilité de sa vie l\u2019ayant sans cesse obligé à s'adapter à de nouvelles gens, coutumes et langues, à des milieux complètement différents de ceux dans lesquels il avait grandi et son esprit s\u2019était formé, nous apparaît encore plus étonnante et force notre ébahissement sinon notre admiration.Sans doute, une activité débordante et irrésistible fut-elle l'instrument principal de son destin, couplée à une intelligence éveillée et alerte.Qu'il ait été canadien de naissance et de nationalité, mais français de cœur et d\u2019esprit nous devons en être fiers; son nom restera inscrit dans l\u2019histoire de la bactériologie et il aura contribué à l\u2019essor de la médecine.Roma AMYOT ee ee LE DOCTEUR N.A.DUSSAULT Le Dr Napoléon-Arthur Dussault est décédé il y a quelque temps, à l\u2019âge de 80 ans, à Québec.Après ses études à Laval et en France, il avait pratiqué la chirurgie et, plus tard; assumé la direction de la clinique à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec.+e LE DOCTEUR L.-C.LESAGE Le Dr Louis-Charles LeSage est décédé récemment à Montréal, à l\u2019âge de 57 ans.Il était le frère du Dr Albert LeSage, le père du Dr Bernard LeSage.A nos confrères nous offrons nos plus sincères condoléances. TE EE EE a a ai ES PRESS ab ai SAM co en ERAS ES ES pe 750 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLzETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 LE DOCTEUR J.-W.OUIMET Le Dr J.-William Ouimet est décédé, il ya quelques semaines, à Montréal, à l\u2019âge de 71 ans.Le Dr Ouimet avait étudié la médecine à l\u2019Université Laval de Montréal et exercé à Oka jusqu\u2019en 1925, puis à Montréal.o-6 ++ LE DOCTEUR CYRILLE-B.DELAGE Le Dr Cyrille-B.Delage est décédé récemment à l\u2019âge de 67 ans à Thetford les Mines, où il pratiquait la médecine depuis au delà de quarante ans.ee + LE DOCTEUR RODOLPHE CHEVRIER \u2018 Le Dr R.Chevrier est décédé récemment à Ottawa, à l\u2019âge de 80 ans.Il avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Québec et pratiqué sa profession à Ottawa durant plus de cinquante ans.LE DOCTEUR J.-A.BOUCHER Le Dr J.-A.Boucher est mort au cours du mois dernier, à Sherbrooke, à l\u2019âge de 62 ans.Il avait étudié la médecine à l\u2019Université Laval de Québec.LE DOCTEUR L.-G.BENOIT Le Dr Léon-Georges Benoit est mort le 2 mars 1949 à l\u2019âge de 67 ans, à St-Boniface, où il avait pratiqué la médecine depuis 1919, après sa graduation à l\u2019Université Laval de Québec, en 1915.ee ++ LE DOCTEUR J.-ANDRÉ BIGUÉ Le Dr J.-André Bigué, d\u2019Amos, est décédé en février dernier, à l\u2019Âge de 66 ans.Il était le père du Dr Germain Bigué de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Après ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Montréal, il était allé, en 1913, s\u2019établir en Abitibi. NOUVELLES HONNEURS CONFÉRÉS AUX DOYENS VÉZINA ET DUBÉ Les docteurs Charles Vézina, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Québec, et Edmond Dubé, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, viennent d\u2019être choisis comme membres actifs de l\u2019Americarw Surgical Association.Cette société est exclusive et ses cadres ne doivent pas dépasser deux cents membres.La réunion de l\u2019American Surgical Association vient de se tenir à St-Louis, Missouri.ee ee ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DU NORD DE MONTRÉAL Le 11 mai 1949, l\u2019Association des médecins du Nord de Montréal a fait le choix des membres de son nouveau Conseil.Le docteur Gérard Morin, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu et assistant professeur à l\u2019Université de Montréal, a été élu président.Le conseil qu\u2019il dirigera sera constitué tel que suit: président honoraire: docteur Hector Prud\u2019homme; président actif: docteur Gérard Morin; ler vice-président: docteur Esdras Autotte; 2e vice-président: docteur Roland Simon- neau: secrétaire: docteur Rémi Archambault; assis- tant-secrétaire: docteur Emilien Labelle; trésorier: docteur Ruben Lévesque; directeurs: les docteurs Edmond Dubé, Zénon Lesage, Donatien Marion, J.-B.Prince, Adélard Groulx, Y.-S.Lalande, Léo- pold Carignan, Joseph Gervais, Louis Roux, Roméo Plouffe, Adolphe Lamarche, L.-P.Laporte, J.-U.Pager, Jean-Marie Mousseau, Lucien Panaccio.Charles Roy et Léon Paquin.ee NOUVELLE CLINIQUE FONDÉE À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Les autorités de l\u2019hôpital Notre-Dame font savoir qu\u2019une nouvelle clinique des maladies pulmonaires vient d\u2019y être installée.Le directeur de la clinique thoraco-pulmonaire est le docteur Jules Prévost, médecin de l'hôpital et professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal.Il sera aidé de nombreux collaborateurs, au nombre desquels on note les noms des docteurs André à + & + MacKay, Paul David, Jacques Léger; à ceux-ci s\u2019ajoutent des consultants, les docteurs Albert Bertrand, Paul Brodeur, Louis-Charles Simard, Paul- Maurice Ricard, Edouard Gagnon et Valmore La- traverse.2 ++ HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR ALBERT BERTRAND L\u2019International Society of Hematology vient d\u2019apprendre au docteur Albert Bertrand, chef de laboratoire a l'hôpital Notre-Dame, qu\u2019elle l\u2019a élu « fellow ».Le dernier congrès de cette société internationale a eu lieu à Buffalo, N.-Ÿ., et le prochain aura lieu à Cambridge, Angleterre.ee ee RÉUNION, AUX TROIS-RIVIÈRES, DE.L\u2019ASSOCIATION DES ANESTHESISTES L\u2019Association des Anesthésistes de la province de Québec a tenu une réunion aux Trois-Rivières le 28 mai, avec démonstrations cliniques, aux hôpitaux des Trois-Rivières et de Grand\u2019Mère.Le midi, il y eut réception à l'hôpital Saint-Joseph, des Trois-Rivières.Le docteur André Jacques, de Québec, a présenté une communication sur le Flaxédil, un nouveau médicament européen qui ressemble au curare, et le docteur Eugène Allard, également de Québec, a donné un travail intitulé: « Démonstration de l\u2019analgésie dentaire au moyen de l\u2019oxyde d\u2019azote et du trichloréthylène».A 7 heures, il y eut coquetel servi sous les auspices de «Canadian Liquid Air», suivi d\u2019un banquet sous la présidence des docteurs Moïse Clermont et W.-N.Godin.ee ee MONSIEUR C.-O.MONAT, RÉÉLU À LA LIGUE ANTITUBERCULEUSE Monsieur C.-O.Monat a été réélu, le 23 mai, à la présidence de la Ligue antituberculeuse de Montréal, au cours de la réunion annuelle de cette société, tenue en l\u2019hôtel Mont-Royal.L\u2019élection de M.Monat a suivi celle du conseil des gouverneurs qui, comme lui, ont tous été main- 752 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLenin AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 tenus aux postes qu\u2019ils occupaient précédemment.Les dignitaires en question sont ceux dont les noms suivent: MM.Howard Murray, O.BÆ, J.K.Wilson, C.-E.Gravel.Romuald Bourque, M.M.Walter, F.-M.Marcotte, T.P.Dalton, James Wilson, O.B.E., docteurs J.-A.Jarry, J.-A.Vidal, Fernand Hébert, Hugh Burke, Léo Ladouceur, Charles MacMillan et A.Guilbault, MM.J.Ernest Savard, W.Taylor- Bailey, G.-A.Gagnon, W.F.Locke, G.Francq, Me Raymond Dupuis, C.R., et M.C-O.Monat.Les autres membres de l\u2019exécutif, choisis parmi les conseil des gouverneurs, sont: MM.Howard Murray, vice-président; J.K.Wilson, trésorier honoraire; C.-E.Gravel, trésorier honoraire conjoint; Romuald Bourque et M.M.Walter, secrétaires honoraires conjoints; F.-Maurice Marcotte et T.P.Dalton, conseillers.LE MANQUE DE PERSONNEL EXPÉRIMENTÉ POUR LA LUTTE AU CANCER EST DÉPLORÉ Le personnel, le temps et l\u2019argent sont les besoins les plus urgents dans le traitement du cancer, a déclaré le docteur R.P.Vivian, président du Département de Santé et de Médecine Sociale de l\u2019Université McGill, au cours de la dernière réunion de la Cancer Research Society, Inc, à l\u2019hôtel Mont-Royal.Le docteur Vivian diseuta aussi des méthodes disponibles pour un diagnostic précoce, le plus grand espoir pour le contrôle du cancer.Il déclara qu\u2019un centre de découverte pour le cancer serait très avantageux.Plusieurs bourses ont été distribuées par la Société.6-6 ee CONFÉRENCE DU DOCTEUR ALBERT JUTRAS Samedi.le 14 mai 1949, le docteur Albert Jutras, chef du service de radiologie de l\u2019hôtel-Dieu, a donné une conférence à Brockville, sous les auspices de la Société des Techniciens en radiologie de la province d\u2019Ontario.Cette conférence porta sur la technique de la cholécystographie sélective.e-e- ++ LA PSYCHIATRIE ET LE BIEN-ÊTRE DE LA SOCIÉTÉ Une réunion eut lieu le jeudi.26 mai 1949, dans la salle de Bal de l\u2019hôtel Windsor, sous le patronage de l\u2019American Psychiatric Association et du Montreal Council of Social Agencies.Une causerie en français fut donnée par le docteur Henry Hecaen, de Paris, France, qui choisit pour sujet \u201cRéactions du malade mental durant l\u2019occupation en France\u201d.Une causerie en anglais suivit par le docteur William C.Menninger, président de l\u2019American Psychiatrie Association, qui traita de «La psychiatrie dans la vie quotidienne ».ee ++ CINQUANTE ANS DE PRATIQUE MÉDICALE Le docteur Joseph Gilbert, de Québec, fêtait récemment son cinquantenaire de pratique médicale.ee ++ NOMINATIONS À L'HÔPITAL SAINTE- THÉRÈSE DE SHAWINIGAN-FALLS Le docteur Jean-Marie Perron, de Shawinigan- Falls, a été élu président du bureau médical de l\u2019hôpital Ste-Thérèse, en remplacement du docteur Henri Fauteux.Le docteur Georges Smith était nommé vice-président, pour \u2018succéder au docteur H.Melan- çon, tandis que le docteur Gaston Brunelle était réélu secrétaire.ee ++ LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE BEAUCE, DORCHESTER, FRONTENAC FÊTE TROIS JUBILAIRES Le docteur J.-R.Chrétien, de St-Frédéric, le docteur Eugène Dionne, de Ste-Marie, et le docteur J.-A.-N.Chabot, de Ste-Claire de Dorchester, étaient fêtés récemment par la Société Médicale de Beauce, Dorchester, Frontenac, à l\u2019occasion de leur jubilé d\u2019or dans la profession médicale.ee ++ REUNION GENERALE DES NEUROLOGISTES I\u2019Association canadienne de neurologie tenait dernièrement, à l\u2019Institut Neurologique et à l\u2019Université de Montréal, sa première réunion générale annuelle.Le programme scientifique portait sur les progrès récents en neurologie, neuro-chirurgie et neurobiologie.Les conférenciers furent les docteurs Sydney Sun- derland, de l\u2019Université de Melbourne, Australie ; Hans Selye, de l\u2019Institut de médecine expérimentale de l\u2019université de Montréal, et K.McKenzie, de Toronto. NOUVELLES Des opérations et démonstrations furent données par les docteurs Wilder Penfield et Herbert Jasper.Le docteur Penfield est président de l\u2019association et les docteurs J.C.Richardson, de Toronto, et Jean Saucier, de Montréal, en sont les vice-président et secrétaire-trésorier, respectivement.ee ee L\u2019ASSEMBLÉE ANNUELLE DE LA \"CANADIAN UROLOGICAL ASSOCIATION\u201d La «Canadian Urological Association» a tenu son assemblée annuelle à Montréal, les 19 et 20 avril 1949.Les séances se tinrent à l'hôpital Notre-Dame et au «Royal Victoria Hospital» le 19 et au « Montreal General Hospital» et à l\u2019Hôtel-Dieu, le 20.Le programme était très élaboré; parmi les rapporteurs, on note les noms, avec le titre de leurs communications entre parenthèses, des docteurs Hans Selye (Hormonal Stimuli influencing renal fune- tion) ; Leblond (Anatomy and embryology of the Testes) ; Joseph-Luc Riopelle (Pathology of bladder tumors) ; et Bouthillier (Role of essential amino- acids in relation to protein metabolism).Le docteur Paul Bourgeois était le trésorier et le docteur Jean-Paul Legault, un des directeurs de la « Canadian Urological Association ».6-6 + RÉUNION À L'HÔTEL-DIEU DE LA \"MONTREAL OPHTALMOLOGICAL SOCIETY\" La quatrième réunion de la session 1948-49 de la Montreal Ophtalmological Society a été tenue à l\u2019Hôtel-Dieu jeudi le 28 avril 1949, sous la présidence du docteur B.Alexander.Les docteurs François Badeaux, François Henry, Claude Monfette, Jean Saucier et Paul Dumas étaient au programme.Le secrétaire de la Société pour l\u2019année courante est le docteur Roland Cloutier.LA FRANCE HONORE LE DOCTEUR J.-B.JOBIN Le docteur Jean-Baptiste Jobin, professeur à l\u2019Université Laval, chef de service à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, et M.Auguste Viatte, professeur à la Faculté des Lettres, ont été, le 25 avril 1949, décorés par le Gouvernement français.Ces distinctions leur ont été remises par l\u2019Ambassadeur de France, M.Francisque Gay.753 LE DOCTEUR P.PANNETON, AU DÎNER DE L'A.G.D.U.M.{ Le docteur Philippe Panneton a prononcé une conférence à l\u2019Hôtel Windsor, au dîner annuel offert par l\u2019Association des diplômés de l\u2019Université de Montréal aux finissants des diverses facultés et écoles de l\u2019Université.+ + SÉANCE D'ÉTUDE À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Le samedi, 30 avril 1949, à 10 heures am, avait lieu, à l'hôpital Sainte-Justine, une séarice d\u2019étude avec présentation de malades.Le programme était le suivant: a) Maladie hémorragique du nouveau-né: docteur Albert Royer.b) Mydriase traumatique: chard.c) L\u2019appareil orthopédique et la paralysie infantile: docteur J.-C.Favreau.d) Thrombo-phlébite: docteur thier, docteur G.-E.Blan- Pacifique Gau- ee ee RÉUNION ANNUELLE DES TECHNICIENS RADIOLOGISTES DU QUÉBEC La huitième réunion annuelle de la société des techniciens en radiologie du Québec a été tenue à l\u2019hôtel Mont-Royal, samedi, le 14 mai.Le déjeuner fut suivi d\u2019une causerie par le docteur J.-A.Vidal, directeur des services antituberculeux.La session de l\u2019après-midi traitait de plusieurs sujets concernant la radiographie.Entre autres, M.W.G.S.Southam, de la Canadian General Electric, parla des rayons X aux Indes.Le lieutenant-colonel Swinton était le conférencier invité au dîner.Le docteur L.-A.Gagnier prit une part active à l\u2019organisation de cette réunion et a été nommé président honoraire de l\u2019Association.DÎNER-CAUSERIE DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L'EST DE MONTRÉAL L\u2019Association des Médecins de l'Est tenait, le mardi 3 mai, à 7 heures p.m., au Cercle Universitaire.un dîner-causerie, généreusement offert par le Laboratoire Lancet.Le docteur Emile Blain parla «Des médecins praticiens et les hôpitaux». 754 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuucetiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 LE DOCTEUR CLAUDE BERTRAND, AU CLUB RICHELIEU Le déjeuner hebdomadaire du Club Richelieu- Montréal eut lieu le jeudi 28 avril, à l\u2019hôtel Queen's, sous la présidence de M.Lucien Bélair.Le conférencier, le docteur Claude Bertrand, parla de la neurochirurgie, ses possibilités, ses limitations.Présenté par le docteur Emile Legrand, il fut remercié par le docteur Adélard Groulx.Les autres invités à la table d\u2019honneur étaient les docteurs Raphaël Boutin, Jean Saucier, Jean Panet-Raymond et Roma Amyot.2e \u2014ee UN CONGRÈS DE PHILANTHROPES Pour la première fois dans l\u2019histoire de notre province, ceux qui s\u2019occupent du bien-être et du traitement médical des enfants infirmes tenaient récemment un congrès dont le but était la coordination de tous leurs efforts.Les réunions furent tenues en l'hôtel Ritz-Carlton, sous les auspices de la société de secours aux enfants infirmes de la province de Québec, à la suite de l\u2019assemblée annuelle de la société et d\u2019un dîner offert la veille aux délégués.Des médecins et des physiothérapistes des hôpitaux et des services de santé de Montréal, Québec, Trois-Rivières et autres centres provinciaux, des représentants de sociétés philanthropiques, de clubs d\u2019entraide et d\u2019organisations de secours aux malades étaient présents au congrès, de même que des représentants de l\u2019Ontario Society for Crippled Children.Le docteur Jean Grégoire, sous-ministre provincial de la santé, donna un exposé des projets élaborés à l\u2019intention des enfants infirmes et du secours qu\u2019on pourra mettre à leur disposition.Des causeries furent aussi prononcées par le docteur J.-Calixte Fa- vreau et W.G.Breckinridge.Le congrès se termina par une visite des institutions locales consacrées aux soins médicaux et sociaux des jeunes infirmes, entre autres le Children Memorial Hospital, l\u2019hôpital Sainte-Justine et le School for Crippled Children.6-6 ee { SEANCE DE LA SOCIETE DE CHIRURGIE DE MONTREAL Le mercredi, 4 mai, & 4.30 heures p.m.a 'hopital Notre-Dame, une séance de la Société de Chirurgie de Montréal était tenue sous la présidence du docteur Paul Bourgeois.La communication suivante était au programme: Etude expérimentale des clous intramédullaires, par le docteur Antonio Samson.\\ A LA DIRECTION DES SANATORIUMS L\u2019honorable A.Paquette, ministre de la Santé, a annoncé que son ministère procède à un remaniement de la direction des sanatoriums de la province et qu\u2019il vient de faire quatorze nominations.Sept médecins ont été confirmés dans leurs fonctions de surintendant, tandis que sept autres surintendants ont été nommés, notamment pour diriger les nouveaux sanatoriums de Gaspé et de Macamic.Les sanatoriums de la province seront maintenant dirigés par les médecins suivants: Hervé Beaudoin, sanatorium Cook, Trois-Rivières; Lasalle Laberge, sanatorium St-François, Sherbrooke ; Gérard Michaud, sanatorium de Roberval; Jean- Paul Paris, sanatorium de Hull; Fernand Hébert, sanatorium du Sacré-Cœur, Cartierville; N.Lewis, « Mount Sinai Hebrew Sanatorium », Ste-Agathe ; Learn Phelps, Royal Edward Sanatorium, Ste-Agathe.Les nouveaux surintendants sont les docteurs Aimé Gagnon, sanatorium du Lac Edouard; Marcel Ver- schelden, sanatorium de Rosemont; Alphonse L\u2019Espérance, hôpital Laval, Ste-Foye; Léo Lynch, sanatorium de Gaspé; Philippe Duval, sanatorium de Macamic; Tadeus Rosol, hopital Grace Dart, Montréal.a Le docteur J-E.Couillard, dont la santé est chancelante depuis quelque temps, restera a son poste au sanatorium de Mont-Joli.2e ee DEUX MANIFESTATIONS ANTITUBERCULEUSES Vendredi le 6 mai et samedi le 7, Québec était le théâtre de deux manifestations importantes dans le domaine de la lutte antituberculeuse.Le 6, à 8 heures p.m, le comité provincial de défense contre la tuberculose tenait son assemblée générale annuelle.au Cercle Universitaire, rue d\u2019Auteuil, sous la présidence du docteur Fernand Hébert, surintendant médical de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, Cartierville.Le lendemain, la Société de phtisiologie de Québec.présidée par le docteur Georges Grégoire, commémorait le dixième anniversaire de sa fondation.Les séances se déroulèrent au dispensaire antituberculeux, rue de Mazenod.Le sujet à l\u2019étude était la vaccination antituberculeuse (B.C.G.) et des spécialistes en la matière ont adressé la parole, chaque causerie étant J eta SE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrerN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 XLII Acides Amines et Créatinine © présentation ® formule Ampoules de 2 cc.Histidine chl.0.0075 Boites de 10 ampoules.Créatinine .0.005 Glycocolle .0.05 Méthyl Glycocolle .0.05 Méthyl N.Leucine L.0.0075 Solution saccha Q.S.pour 1 cc.Préparée uniquement par les LABORATOIRES A.SAUVIN - PARIS - FRANCE Agents exclusifs pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG CIE, LTÉE - - MONTRÉAL 18. 156 suivie d\u2019une discussion.Il y eut également démonstration clinique, exhibits, ete.Le programme de la journée clinique du 7 mai était arrêté comme suit: 1) Tuberculose d\u2019hier, d\u2019aujourd\u2019hui et de demain chez nous : docteur A.-R.Foley; 2) Historique du B.C.G.: docteur G.-A.Painchaud; 3) Résultats de la vaccination antituberculeuse à Montréal : docteur J.-A.Baudouin ; 4) L\u2019immunité en tuberculose: docteur Armand Frappier.Le lunch fut gracieusement offert par le comité provincial de défense contre la tuberculose, avec le concours des religieuses de l\u2019orphelinat de Saint- Sauveur et du personnel de la Ligue antituberculeuse.La séance de l\u2019après-midi était sous la présidence du juge Thomas Tremblay, président de la Ligue antituberculeuse de Québec.On traita des sujets suivants: 1) La vaccination antituberculeuse dans la ville de Québec docteur Georges Grégoire; 2) Qui, quand, comment vacciner; démonstration docteur Roland Guy; 3) Quelques mots du prési- dent-fondateur : docteur Roland Desmeules.+ + DON DES LABORATOIRES POULENC À L'INSTITUT DU RHUMATISME DE L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Les Laboratoires Poulenc s\u2019intéressent vivement aux recherches médicales qui se poursuivent dans le monde entier et davantage encore aux travaux faits par nos chercheurs canadiens.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019ils ont accordé, ces mois derniers, un octroi de $500.00 à l\u2019Institut du Rhumatisme de l\u2019Hôtel-Dieu, où le docteur René Dandurand et ses collaborateurs effectuent des recherches sur l\u2019arthritisme, problème médical d\u2019une grande actualité au Canada.+ + UN CONGRÈS À POITIERS Le Ve Congrès des Sociétés Scientifiques de l\u2019Université de Poitiers a eu lieu les 21, 22 et 23 mai à La Rochelle, en France.Une journée du Congrès était consacrée à la Médecine française d\u2019Outre-Mer.Parmi les rapports qui y furent présentés, on remarque une étude historique du docteur Antonio Lecours, chirurgien et membre de la Faculté de Médecine d\u2019Ottawa, sur \u201cLa Médecine Française d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui au Canada\u201d.Cette communication a été préparée à la demande du docteur G.Barraud, de Chatelaillon, secrétaire général du Congrès, et conclut que: \u201cTout en co- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 opérant étroitement avec ses confrères de langue anglaise, le médecin canadien-français se sent à une croisée de chemins où il lui est facile et profitable de faire la synthèse des écoles française et américaine.S'il emprunte à ses voisins certaines techniques, certaines valeurs statistiques et certaines méthodes d\u2019organisation, il garde l\u2019interprétation clinique, la clarté d\u2019exposition, les procédés d\u2019analyse et de synthèse, la philosophie, pour tout dire, de l\u2019école fran- caise.\u201d + + SUBVENTION FÉDÉRALE AUX HÔPITAUX DE MONTRÉAL POUR FINS ANTITUBERCULEUSES Le Gouvernement fédéral a assigné environ $200,000 des subventions nationales d\u2019hygiène à l\u2019Institut Bru- chési et au « Royal Edward Laurentian Hospital », de Montréal, afin d\u2019aider leur programme de lutte antituberculeuse.En annonçant cette nouvelle, M.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, déclare que l\u2019œuvre accomplie par ces deux institutions est essentielle» à la lutte antituberculeuse dans la métropole canadienne.Les deux donnent à peu près le même genre de service, y compris ce qui regarde le diagnostic, le service infirmier d\u2019hygiène publique et les facilités de laboratoire.L'Institut Bruchési dirige un dispensaire central qui a des succursales dans diverses parties de la ville.Il fait des examens radiographiques et cliniques ainsi que des analyses de laboratoire pour aider au diagnostic précoce de la tuberculose et pour permettre de classifier les malades avant leur entrée au sanatorium.Le personnel médical comprend 21 médecins, dont un grand nombre se sont spécialisés outre-mer en lutte antituberculeuse.On a installé, l\u2019an dernier, un dispensaire de vaccination BCG pour la protection des enfants et des adultes, et l\u2019on a ajouté récemment un service de bronchoscopie.Depuis 1911, date de sa fondation, l\u2019Institut dirige un dispensaire pour les affections des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge.L\u2019Institut a une division de service social qui emploie 15 infirmières, dont 11 s\u2019occupent des tuberculeux à domicile.Ces infirmières ont visité, l\u2019an dernier, plus de 4.600 familles.En plus d\u2019un dispensaire central, le «Royal Edward » dirige des succursales de radiographie à Verdun, à Westmount, à Richmond Square et à Rosemont.Au cours des six dernières années, la moyenne des visiteurs a été de 6,216, ce qui a exigé plus de 19,000 consultations.L\u2019an dernier, le nombre des personnes L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 XLIV Acide cholique + Acide déhydro- cholique EFFETS THÉRAPEUTIQUES DES TABLETTES CHOBILE 1 L'acide déhydrocholique augmente la fraction aqueuse de la bile et nettoie les canaux biliaires.Les sels biliaires naturels contenus dans les tablettes CHOBILE augmentent la concentration de sels biliaires.Du petit intestin 90% des sels biliaires purifiés et de 15% à 50% de l\u2019acida déhydrocholique sont récupérés et retournent ensuite au foie par la veine porte.Les sels biliaires naturels émulsionnent les graisses, facilitent la digestion et maintiennent l\u2019équilibre aqueux du côlon par osmose.GT A WN Les tablettes CHOBILE augmentent la sécrétion biliaire, empêchent le dépôt de cholestérol, combattent la stase biliaire et préviennent l\u2019infection.DOCUMENTATION ET ÉCHANTILLON ENVOYÉS SUR DEMANDE Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.Vv E R AT R ; 1 F Bars hypertension Chaque tablette contient: Veratrum Viride (titré biologiquement) 3 Unités Craw, Nitrite de Soude, 1 gr., Phénobarbital, V4 gr.ACTION: Il est aujourd\u2019hui prouvé que le Veratrum Viride administré oralement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.Le Veratrum Viride produit un effet plus constant et de plus longue durée.(Dr.Edouard D.Freis, Medical Clinic of North America, Boston, numéro septembre 1948).La vaso-dilatation neurogénique, observée en premier lieu par Wilson & Smith, relativement à l\u2019action du Veratrum Viride, est d\u2019un avantage considérable dans le traitement de l\u2019hypertension.POSOLOGIE: Administrer une tablette 2 heures après chaque repas durant la première semaine.Augmenter ou diminuer la dose selon la réaction du patient.Documentation et échantillon envoyés aux médecins sur demande.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q. 758 qui ont fréquenté le dispensaire et celui des consultations ont considérablement augmenté, parce qu\u2019on a fait passer un plus grand nombre d\u2019examens aux personnes venues en contact avec des tuberculeux reconnus et que l\u2019on a suivi un plus grand nombre de tuberculeux, une fois qu\u2019ils étaient sortis des sanatoriums.L\u2019an dernier, le service infirmier d\u2019hygiène publique a fait 11,564 visites à des malades à domicile, soit, en six ans, une augmentation de plus de 4,000 visites.Le « Royal Edward » dirige aussi un dispensaire de BCG et un laboratoire de bactériologie.Le ministère québécois de la Santé a recommandé que l\u2019on verse ces subventions fédérales.Celles-ci seront imputées à la quote-part de plus d\u2019un million de dollars attribuée annuellement à la province de Québec, en vertu du plan fédéral de lutte antituberculeuse.+ + LA LUTTE ANTIVÉNÉRIENNE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC M.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce qu\u2019une subvention de près de $72,000 vient d\u2019être accordée à la province de Québec afin de permettre à cette province d\u2019améliorer et d\u2019étendre son programme de lutte antivé- nérienne.Cette subvention est accordée en vertu du Programme national d\u2019hygiène et permettra d\u2019intensifier la lutte contre le fléau des maladies vénériennes.Les principaux points du nouveau programme sont les traitements gratuits dans les dispensaires anti- vénériens de la province, et la distribution gratuite de pénicilline pour le traitement de la syphilis et, dans certains cas, de la gonorrhée.M.Martin fait remarquer que ce projet, le premier de la section lutte antivénérienne du plan national d'hygiène à être présenté par Québec, intensifiera la lutte antivénérienne dans cette province.D\u2019après lui, c\u2019est Cun programme bien équilibré qui viendra compléter d\u2019une manière efficace les mesures auxquelles on a actuellement recours».Ce projet représente un travail assidu depuis cinq mois de la part des directeurs de la lutte antivénérienne et des autres hygiénistes publics de la province de Québec.«Il constitue, ajoute M.Martin, un sérieux et sincère effort pour faire rendre aux subventions fédérales pour fins de lutte antivénérienne le maximum d\u2019avantages et de bénéfices dans la poursuite de cette lutte.» Ce projet a plusieurs caractéristiques.Il pourvoit au paiement des médecins qui examineront et traite- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 ront les syphilitiques indigents dans les régions ou il n\u2019y a pas de dispensaires antivémériens.Cela veut dire que les services d\u2019un grand nombre de médecins seront retenus dans toute la province de Québec et que les syphilitiques des régions où il n\u2019y a pas de dispensaires seront traités gratuitement et bénéficieront des méthodes les plus modernes de diagnostic et de traitement.Il y a ensuite la distribution gratuite de la pénicilline pour le traitement de la syphilis et, dans le cas de malades indigents, de la gonorrhée, ce qui signifie que tous les syphilitiques et beaucoup de ceux qui sont atteints de gonorrhée bénéficieront du traitement gratuit à la pénicilline et à la streptomycine.Un troisième avantage du projet, c\u2019est la gratuité du traitement dans les dispensaires antivénériens des hôpitaux de toute la province.Jusqu\u2019ici, les patients de ces dispensaires payaient un prix minimum pour leur traitement et pour l\u2019examen cardiaque et ophtalmique.Cette pratique sera discontinuée.Au lieu de cela, les autorités provinciales subventionneront les hôpitaux qui maintiennent des dispensaires anti- vénériens fonctionnant sous la surveillance directe de spécialistes.Les 22 hôpitaux qui bénéficieront de ce projet sont situés dans les villes suivantes: Montréal, Québec, Verdun, Sherbrooke, Trois-Rivières, Saint- Hyacinthe, Hull, Valleyfield, Shawinigan Falls, Lévis, Chicoutimi et Saint-Jean d\u2019Iberville.De plus, on améliorera et on étendra les services de laboratoire antivénérien, ce qui aura pour effet d\u2019augmenter la capacité et l\u2019efficacité du laboratoire provincial et de perfectionner, au point de vue technique, le diagnostic des maladies vénériennes et les moyens de lutter contre ce fléau.En conséquence, on achètera du nouveau matériel.Enfin, on retiendra les services d\u2019un clinicien adjoint au dispensaire antivénérien de l\u2019Hôtel-Dieu de Qué- bes, dont le Dr Emile Gaumond est directeur, et on prendra les mesures nécessaires pour tenir tous les cliniciens antivénériens de la province constamment au courant des plus récents progrès dans ce domaine.Le mérite de la préparation de ce projet revient au Dr G.Choquette et au Dr D.Beaulieu, codirecteurs de la Division des maladies vénériennes du ministère québécois de la Santé, et au Dr Jules Archambault, médecin consultant en thérapeutique de la syphilis et en méthodes expérimentales.En terminant, M.Martin fait remarquer que les docteurs Choquette et Beaulieu sont des autorités reconnues dans le domaine de la prévention et de la lutte antivénériennes, et que le Dr Archambault est un éminent spécialiste en diagnostic et en traitement de la syphilis. Beaucoup des premiers efforts entrepris pour le traitement de l\u2019ulcère de l\u2019estomac en utilisant les hydrolysats de protéine ont échoué pour l\u2019une des deux raisons suivantes: 1 La dose n\u2019était pas suffisamment élevée.Peu de médecins se rendaient compte que la dose minimum d\u2019hydrolysat de protéine requise pour le traitement efficace de ce genre d\u2019ulcère est de 150 grammes par jour.2 Beaucoup de médecins aussi employaient des hydrolysats incomplets, en ce sens que certains des amino-acides essentiels faisaient défaut ou manquaient d\u2019efficacité.pour le traitement de l\u2019ulcère de l'estomac Avec Ebsam E.B.S., il est possible d'administrer toute la dose quotidienne requise de 150 grammes, parce que c'est un hydrolysat de protéine qui est presque pur, non dilué par des véhicules ou des substances ayant pour but de masquer le goût de protéine.En outre, Ebsam E.B.S., dans la dose quotidienne recommandée de 150 grammes, fournira au moins 100% de la ration quotidienne requise de chacun des amino-acides essentiels connus.Pour les autres carences de protéines aussi, Ebsam E.B.S.constitue un excellent moyei.d'assurer l\u2019équilibre protéique.Il est non seulement recommandé pour les ulcéres d\u2019estomac, mais aussi dans les cas de fractures compliquées, plaies et brûlures profondes \u2014 dans tous les cas où un suintement considérable de plasma menace de causer une hypo- protéinémie.Présenté sous forme granulaire, en bouteilles de 16 onces.Si vous ne l'avez pos encore reçue, écrivez pour recevoir la brochure descriptive intitulée: \u201cEbsam\u201d.[LEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA AN ALL CANADIAN COMPANY .SINCE 1879 Représentants: M.Paul Busseau, 4904, rue Wellington, Verd \u2014 M.A.A.Summers, Morrisburg, Ont.VNolfesfield Park P.O) 760 COURS DE MÉDECINE D'AVIATION CIVILE Trente-quatre médecins privés qui font passer des examens d\u2019aptitude aux pilotes canadiens ont suivi à Toronto, du 25 au 30 avril, un cours intensif sur les plus récents progrès de la médecine d\u2019aviation.En annonçant cette nouvelle, M.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, fait remarquer qu\u2019un cours de ce genre est le premier au monde à être offert exclusivement à des examinateurs civils.Organisé par le Dr H.E.Wilson, directeur du Service de la médecine d\u2019aviation civile du ministère de la Santé nationale, il a été donné en coopération avec le ministère des Transports et le Corps d\u2019aviation royal canadien.Les conférences ont eu lieu au « R.C.A.F?s Institute of Aviation Medicine », de Toronto, où il y avait l'outillage nécessaire aux démonstrations.Parmi les sujets inscrits au programme du cours: le mal de l\u2019air, les besoins et l\u2019approvisionnement d\u2019oxygène, le transport 'aérien des malades, la relation entre les résultats d'accidents et la forme de la carlingue, la vision de nuit, le mal d\u2019altitude, les progrès les plus récents en recherche de médecine d\u2019aviation et l\u2019évaluation de la capacité des pilotes, appréciée en termes de facteurs physiques et mentaux.Voici la liste des conférenciers: Dr C.P.Fenwick, directeur médical, « Canadian Pacific Airlines », Montréal; Dr K.E.Dowd, directeur médical, « Trans- Canada Airlines», Montréal; Dr J.W.Tice, ex- président de l\u2019« International Aero Medical Association », d\u2019Hamilton; commandant de groupe A.G.Corbet, directeur des services de santé, C.A.R.C,, Ottawa; Dr C.G.Stodgill, chef du Service de l\u2019hygiène mentale, ministère de la Santé nationale et du Bien- être social, Ottawa ; lieutenant-colonel B.R.Brown, officier commandant, «Institute of Aviation Medicine », Toronto; Dr M.G.Whillans, secrétaire du Bureau des recherches militaires, Ottawa; professeur W.R.Franks, faculté de médecine de l\u2019Université de Toronto; Dr J.K.W.Ferguson, faculté de médecine de l\u2019Université de Toronto; Dr F.A.L.Mathewson, faculté de médecine de l'Université du Manitoba, Winnipeg; Dr J.J.Green, Bureau du transport aérien, Ottawa; Dr A.J.Elliot, faculté de médecine de l\u2019Université de Toronto; Dr J.S.Crawford, Toronto; Dr G.Manning, faculté de médecine, «University of Westem Ontario », London; Dr G.Cloutier, chirurgien consultant du Service de la médecine d'aviation civile, Montréal; Dr J.A.Sullivan, otologiste consultant de l\u2019«Institute of Aviation Medicine », Toronto; W.Hodges, département de la physique, Université de Toronto: et Dr H.E.Wilson, Ottawa.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeriN AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 Le Dr F.de Tavel traita de l\u2019aspect international de la médecine d\u2019aviation civile.M.Martin déclare que ce cours est le premier d\u2019une série de trois qui seront organisés cette année.L\u2019enregistrement est réservé aux médecins nommés par le ministère des Transports pour examiner les pilotes d'avion.Les pilotes privés, ajoute-t-il, doivent passer un examen médical tous les douze mois, et les pilotes des lignes aériennes commerciales et pour passagers tous les six mois.Les médecins suivants se sont inscrits au premier cours: C.E.Mather, Winnipeg; A.B.Manson, Vancouver; L.H.McConnell, Saskatoon; W.H.Scott Edmonton; J.McDonald, Sault-Sainte-Marie; G.W.Bruner, Leamington, Ont.; G.C.Bradley, Regina; W.M.McLaren, South Porcupine, Ont.; J.D.Wallace, Wainwright, Alb.; M.M.Fisher, Gravenhurst, Ont.; N.A.Stewart, Vancouver; J.P.McGuigan, Montréal ; W.G.Robertson, Carp, Ont.; S.H.McLeod, Calgary ; J.F.McCullough, Sudbury, Ont.; J.P.George, Winnipeg; J.-N.Lessard, Val d\u2019Or, Qué.; M.C.Novak, Yorkton, Sask.; R.H.Kinsman, Toronto; W.H.Coates, Amherst, N-E.; B.R.J.Wiolette, Dorval, Qué.; L.C.Harris, Edmonton; W.W.Ruddick, Montréal; H.L.Sills, London, Ont.; G.D.Morris, Owen Sound, Ont.; G.-J.Pelletier, Whitehorse, Yukon; G.R.Johnson, Calgary; W.E.Brown, Toronto; C.-P.Gaboury, Montréal; F.B.Sharp, Toronto; M.G.Kunkel, Humboldt, Sask.; P.Dagenais-Perusse, Montréal; W.1.Delaney, ville de Québec, et R.J.Brown, Moncton.+ + VEILLEZ À LA SALUBRITÉ PUBLIQUE Près de dix mille livres d'aliments confisquées Rien de plus légitime que d\u2019envisager la médecine préventive sous l\u2019angle de l\u2019hygiène et de la salubrité publiques.C\u2019est ce que les Unités sanitaires du ministère provincial de la Santé s\u2019efforcent de faire, en mettant à profit une judicieuse réglementation dont la surveillance des denrées alimentaires et spécialement des produits laitiers n\u2019est pas la moindre.Ainsi, au cours de février dernier, près de dix mille livres d\u2019aliments impropres à la consommation ont été confisquées par les inspecteurs sanitaires \u2018du ministère.D\u2019après le rapport mensuel des Unités sanitaires, voici le nombre d\u2019inspections effectuées durant cette période dans les établissements qui font la manutention des denrées alimentaires: 281 dans des boulangeries, 1,765 dans des épiceries, 750 dans des res- Chaque comprimé contient: INDICATIONS .Maladies nerveuses, épilepsie, né- Boro-potassium tartrate .0.20 vrose, danse de St-Guy, convulsions.Phénobarbital .0.05 Modérateur de l\u2019éréthisme nerveux.Traitement préventif du mal de Extrait de hyocyamus .0.005 mer, du mal d\u2019auto, du mal d'avion.POSOLOGIE 1 à 3 comprimés par jour.PRÉSENTATION Tube de 20 comprimés.Flacon de 100 et 500 comprimés.Echantillon médical et documentation complète envoyés aux médecins sur demande.Préparé par les Laboratoires Mexyl, Genève, SUISSE.Représentants exclusifs pour HERDT & CHARTON, INC.2027, Ave.du College McGill Montréal 762 taurants, 2,139 dans des boucheries et 187 dans des marchés publics.La surveillance des produits laitiers a nécessité la visite de 18 beurreries et fromageries, 339 laiteries publiques, 279 usines de pasteurisation et 629 vacheries et laiteries du producteur.Répétons-le: être bon voisin, c\u2019est être bon citoyen.C\u2019est protéger la santé de ses voisins comme la sienne propre.Vous devez prévenir toute contamination.Collaborez done à la surveillance de la salubrité publique.11,467 EXAMENS DE CONTACTS ET CAS SUSPECTS D'INFECTIONS Respect et amour de la vie harmonieuse et saine, tel est l\u2019enseignement que nous donnent l'hygiène et la médecine préventive.L\u2019effort souverain de la science collaborant à la préservation de la santé se manifeste en particulier dans le vaste champ des maladies contagieuses.C\u2019est là que les Unités sanitaires de la province exercent un magistère infiniment utile.Ainsi, au cours de février, les hygiénistes ont dû examiner 11,467 contacts et cas suspects et dépisté 1,645 cas.Ils ont visité 753 écoles et procédé à 246 enquêtes épidémiologiques.A l\u2019occasion de leurs visites, les hygiénistes mettent les gens en garde contre les dangers de contagion qu\u2019offrent certains objets d\u2019usage courant.Méfiez-vous des objets ayant servi à des personnes souffrant de tuberculose, de scarlatine ou de diphtérie.Apprenez les préceptes de l\u2019hygiène et ne manquez pas de les mettre en pratique.+ + CONSTRUCTION DES CAMPS FORESTIERS Voici quelques précisions touchant la construction des camps forestiers, précisions tirées du Bulletin sanitaire de la province de Québec.Cette construction n\u2019est pas laissée au hasard ni au gré de la compagnie ou de l\u2019entrepreneur qui exploite la richesse de la forêt.En effet, la loi d\u2019hygiène publique veille à la salubrité de ces établissements par le moyen des plans et devis qu\u2019elle stipule.C\u2019est l\u2019hygiène du milieu qui est ainsi concrétisée, et elle a trait aux item suivants: Dimensions.Les dimensions doivent être calculées sur la base d\u2019au moins 275 pieds cubes d\u2019air par occupant.Emplacement.Partout où c\u2019est possible, on doit choisir un sol sec exposé au soleil pour construire les L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.LFC.\u2014 Montréal, juin 1949 camps, à une distance d\u2019au moins 100 pieds de tout lac ou eau courante.Latrines et écuries.Les latrines et écuries doivent être construites d\u2019après les conditions du terrain pour que les matières d\u2019égout ne puissent pas souiller la source d'approvisionnement et ne deviennent pas une nuisance pour les habitants des camps.Les écuries ne doivent pas être érigées à moins de 50 pieds des constructions habitables de toute espèce et à moins de 100 pieds des cours d\u2019eau, de tout lac et de toute source d\u2019approvisionnement de l\u2019eau.Chambres de toilette.A moins de décision contraire du ministère de la Santé, on doit pourvoir à des dimensions suffisantes où les hommes pourront se baigner et laver leur linge.Ces locaux peuvent se trouver soit dans des constructions séparées, soit dans une partie du camp principal séparée du reste par des cloisons et destinée à cet usage.Approvisionnement en eau.Les sources d\u2019approvisionnement d\u2019eau doivent être éloignées au moins de 100 pieds de toute source de pollution.Hauteur des murs.Les murs doivent avoir au moins 8 pieds de hauteur à mesurer du plancher.Toitures.Les toitures doivent être construites avec une pente d'au moins un pied par quatre, hermétiquement jointes et arrangées de telle façon que l\u2019eau de condensation et les saletés ne puissent pas tomber à l\u2019intérieur.Planchers.Les planchers doivent être hermétiquement joints; si l\u2019on ne se sert pas de planches sciées, on emploiera des billes écorcées dont la surface supérieure devra être suffisamment polie pour qu\u2019elle puisse être lavée.Il doit y avoir au moins un pied de distance entre le plancher et le sol.Fenêtres.La surface totale des fenêtres doit être égale à 6% de la surface du plancher.Ventilation.La section intérieure des tuyaux de ventilation doit mesurer une superficie d\u2019au moins trois pouces\u2019 carrés par occupant.Lits.Les lits communs dans lesquels on entre par le bout sont interdits.Les lits doubles sont permis et peuvent être superposés.Un lit double doit mesurer 4 pieds et demi par 6 pieds et demi.Entre chaque lit double il doit exister un espace d\u2019au moins 24 pouces.Le lit d\u2019en bas doit être 18 pouces plus haut que le plancher.Drainage.Les eaux usées doivent être dirigées dans un puisard couvert dans tous les cas où les conditions du terrain le permettront, dans le cas contraire elles seront menées par conduite fermée jusqu\u2019à une distance raisonnable du camp.Cette distance, mesurée de la source d\u2019approvisionnement L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 XLVII facteurs antianémiques efficaces La combinaison des éléments nutrififs que contient le Sirop HyoTocE,* la nouvelle préparation antianémique efficace de Sharp & Dohme, donne une réponse hémopoiétique rapide dans tous les types d\u2019anémies susceptibles d\u2019un traitement par voie buccale.Un centimètre contient: KW Sulfate ferreux U.S.P.43.82 mg.Vy d-pantothénate de calcium.0.169 mg.| Chlorhydrate de thiamine tract KW (vitamine B,) .0.338 mg.HW Niacinamide .1.014 mg.7d Riboflavine (vitamine B,) .0.067 mg.KW Acide folique .0.169 mg.| Chlorhydrate de pyridoxine W (vitamine B4) .0.033 mg.avec concentré de foie cru provenant de 3 gm.de foie frais.Le Sirop HYOoTOLE est agréablement aromatisé et les enfants, aussi bien que les femmes enceintes et les personnes âgées l\u2019acceptent volontiers.Il est particulièrement indiqué dans le traitement des anémies nutritives.Présenté en flacons de 16 onces, et en Winchesters.Sharp & Dohme (Canada), Ltd., Toronto 5, Ontario.*HYOTOLE est la marque de commerce de Sharp & Dohme SOD sulfate ferreux et composé vitaminique B° 764 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 d\u2019eau et de tout lac ou autre cours d\u2019eau, ne doit jamais être moins de 50 pieds.\u2018 Matières de rebut.Les matières de rebut doivent être transportées à au moins 50 pieds du camp, et au moins à 100 pieds de la source d\u2019approvisionnement d\u2019eau et de tout lac ou cours d\u2019eau.En été, on doit les enterrer immédiatement.Celles qui se sont accumulées durant l\u2019hiver seront enterrées de bonne heure au printemps.La loi est donc formelle pour ce qui a trait à la salubrité des camps forestiers.L\u2019Article 41 de la Loi d'Hygiène publique est explicite sur ce point, et prévoit des pénalités à ceux qui la transgressent.+ + ACCROISSEMENT NATUREL DE 78.551 ÂMES DANS LE QUÉBEC D\u2019après le bilan démographique préliminaire que vient de publier le ministère de la Santé de la province, il appert que l\u2019on a enregistré à date 35,208 décès pour l\u2019année 1948.Ces décès, déduits du total des naissances, portent notre accroissement naturel à 78,551 âmes, soit quatre mille de moins qu\u2019en 1947.Evidemment, une faible diminution des naissances, en plus d\u2019une légère augmentation des décès, explique cette régression.Les chiffres les plus récents permettent de constater qu\u2019il y a eu 113,739 naissances en 1948 contre 115,768 en 1947, ce qui équivaut à une diminution de 18 p.c.Notre taux de natalité atteint, à l'heure actuelle, 298 par mille de population.Il convient, en outre, de noter que l\u2019accroissement des décès s\u2019élève à 1,539.Toutefois, le taux de notre mortalité générale est très bas: il est en effet de 8.7 par mille de population.Depuis 1945, notre mortalité générale ne dépasse pas celle des autres provinces, dont la répartition des âges est plus favorable que la nôtre, notamment les trois provinces des prairies.En dépit d\u2019une certaine variation dans le nombre des décès, le taux de cette mortalité continue de décroître par suite de l\u2019apport très substantiel qui nous vient de notre forte natalité.Aussi longtemps que le niveau actuel de notre mortalité infantile se maintiendra, il est certain que le taux de notre mortalité générale ne subira pas de hausse.Les moins d\u2019un an qui sont morts en 1948 étaient au nombre de 6,191.Il y a lieu d\u2019espérer qu\u2019une collaboration étroite des parents et des organismes d\u2019hygiène parviendra à diminuer du tiers ce chiffre vraiment encore élevé.1,344 CONFÉRENCES ET 827 CLINIQUES D'HYGIÈNE Rapport de mars des Unités sanitaires Former une population physiquement plus saine, la prévenir et la prémunir contre les maladies qui souvent sont des signes précurseurs ou des causes directes de misères mentales ou morales, assurer la conservation ou l\u2019amélioration de la santé chez les individus afin qu\u2019ils servent mieux et plus longtemps la société et l\u2019Eglise, tel est l\u2019objet de l'hygiène et de la médecine préventive que préconisent les Unités sanitaires de la province de Québec et le but qu\u2019elles poursuivent.Cette fin, les Unités sanitaires cherchent à l\u2019obtenir en faisant connaître au public les notions essentielles de l\u2019hygiène et les principes salutaires de la médecine préventive.Ainsi.au cours du mois de mars 1949, les hygiénistes du ministère de la Santé ont prononcé devant de nombreuses assistances 1,344 conférences et tenu 590 cliniques de puériculture et 237 séances-examens de dépistage de la tuberculose.Dépistage des maladies infectieuses Pourquoi vous exposer et exposer vos enfants à contracter la diphtérie.la typhoïde ou telle ou telle autre maladie contagieuse quand votre Unité sanitaire met à votre disposition les moyens nécessaires à la prévention et au dépistage des affections infectieuses?La lutte contre l\u2019usure précoce de l\u2019organisme et la mort prématurée reçoit de vos hygiénistes provinciaux une collaboration scientifique indispensable.Chaque mois, par une surveillance épidémiologique étroite des 74 comtés que desservent nos 64 Unités sanitaires, il se fait dans la province un travail efficace.Au cours de mars 1949, on a déclaré 993 cas de maladies contagieuses tandis que l\u2019on en dépistait 1,688 et que l\u2019on examinait 10,739 contacts.La visite de 970 écoles a nécessité l\u2019exclusion de 1,834 enfants de ce chef.Au cours des 237 cliniques antitubereu- leuses, on a examiné 7.960 personnes.Tous ceux qui ont des doutes quant à l\u2019état de leurs poumons devraient profiter des cliniques antituberculeuses afin de connaître exactement leur état et de prendre.s\u2019il y a lieu, les moyens de prévenir ce fléau.La prophylaxie est la meilleure précaution.ee LA CONSTRUCTION D'HÔPITAUX DANS LA PROVINCE DE QUEBEC M.Paul Martin.ministre de la Santé nationale, annonce que le Gouvernement fédéral vient d\u2019approuver l\u2019octroi de subventions à huit hôpitaux de \\\\ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1949 XLVIII MEDICATION ANTIANAPHYLACTIQUE, POLYVALENTE ET CHOLAGOGUE PEPTALMIN FORMULE: INDICATIONS: POSOLOGIE: PRESENTATION: (dragées) Peptone de Viande et de Poisson.Extraits d'œufs et de lait Magnésié.Fortement recommandée dans le traitement des Migraines, Urticaire, Strophylus, Eczémas, Prurits, Troubles digestifs par assimilation défectueuse.Prendre, une heure environ avant chacun des trois repas, 4 à 6 dragées, soit à sec, soit de préférence avec un peu d\u2019eau tiède.Enfants: demi dose.Flacons de 50 \u2014 500 et 1,000 dragées.Documentation et échantillons sur demande.HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL e MONTRÉAL, P.Q.SULPHO-LAC (pommade ne contenant aucun corps gras) FORMULE: INDICATIONS: MODE D\u2019EMPLOI: PRESENTATION: Soufre Colloidal \u2014 Sulfure de Calcium Sulfate de Zinc \u2014 Clycérine.Acné, Séborrhée huileuse, couperose, Lupus érythémateux, Dermites de cause vénénifique.En application locale le soir au coucher.Pots de loz.\u2014 2 ozs \u2014 4 ozs et 16 ozs.Documentation et échantillons sur demande.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL © MONTRÉAL, P.Q. 766 la province de Québec.Ces subventions sont octroyées en vertu du Programme national d\u2019hygiéne et aideront ces hôpitaux à augmenter de 882 le nombre de leurs lits.Les institutions qui recevront l'aide fédérale sont les suivantes: l\u2019hôpital Saint-Joseph, de La Tuque; l'hôpital de la Providence, de Chandler; l\u2019Hôtel- Dieu d\u2019Amos; le Herbert Reddy Memorial Hospital, de Westmount; l\u2019hôpital Notre-Dame-de-Ste-Croix, de Nont-Laurier; Phôpital Ste-Thérèse, de Shawinigan Falls; et les deux sanatoriums du lac Edouard et de Gaspé.C\u2019est le sanatorium de Gaspé qui recevra la plus forte subvention (8322693).Ce nouvel hôpital, qui est en voie de construction, aura environ 300 lits pour les tuberculeux des comtés de Gaspé et de Bonaventure, des îles de la Madeleine, et de la région du bas Saint-Laurent.Ce sanatorium, dont les travaux seront complétés au cours de l\u2019année, aura des salles pour les opérations majeures et mineures, des rayons X, un laboratoire et d\u2019autres installations modernes pour le traitement de la tuberculose.Le nouvel hôpital Notre-Dame-de-Ste-Croix, que les Sceurs Marianites de Ste-Croix font construire à Mont-Laurier, sera terminé également au cours de l\u2019année.Il aura assez de lits pour 75 malades et desservira le comté de Labelle, ainsi que certaines régions des comtés de Pontiac et de Gatineau.Il recevra une subvention fédérale de $75,000.A Chandler, l\u2019hospice est transformé en hôpital général.Ce nouvel hôpital aura des rayons X.un laboratoire et l\u2019outillage requis pour répondre aux besoins d\u2019une région rurale de 105 000 âmes environ.D'une capacité de 56 lits, il recevra une subvention fédérale d\u2019environ $56,000.Les Sœurs de Charité de la Providence en auront la direction.Les cinq autres subventions iront à des hôpitaux que l\u2019on agrandit ou que l\u2019on modernise.Au sanatorium du lac Edouard, près de Québec, on a fait des changements aux appartements du L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 personnel afin d\u2019installer 22 lits de plus à l'intention des malades de Québec, de Shawinigan Falls et de la région environnante.La subvention fédérale d\u2019environ $5,300 représente le tiers du coût des travaux.Le Herbert Reddy Memorial Hospital, de West- mount, est agrandi afin d'installer 20 lits de plus, ce qui fera en tout 150 lits.Il recevra une subvention fédérale d\u2019environ $20,000.L'hôpital Saint-Joseph de La Tuque, dirigé par les Sœurs Grises, a augmenté de 45 le nombre de ses lits.Le Gouvernement fédéral lui accorde une subvention de plus de $26,400.Dans la région de l\u2019Abitibi, les Sœurs Grises de Montréal offrent 215 lits d\u2019hôpitaux de plus en agrandissant le petit hôpital actuel et en en construisant Un nouveau à Amos.Le Gouvernement fédéral versera une subvention de plus de $189,400.Une subvention fédérale de 8148,000.est octroyée pour l'agrandissement de l\u2019hôpital Ste-Thérèse de Shawinigan Falls, ville dont la population grossit rapidement.Cet hôpital, dirigé par les Sœurs Grises de la Croix d\u2019Ottawa, aura 148 lits de plus.Les subventions fédérales accordées aux hôpitaux généraux sont calculées à raison de $1,000.par lit, et celles des sanatoriums à raison de $1,500.Le gouvernement provincial verse une subvention au moins correspondante.La construction des hôpitaux de La Tuque, d\u2019Amos et de Gaspé était partiellement achevée quand le plan fédéral d\u2019aide à la construction d\u2019hôpitaux a été inauguré l\u2019an dernier.Par conséquent, ces hôpitaux n\u2019ont pas droit au plein montant de la subvention accordée pour chaque lit.Le ministère de la Santé de la province de Québec a recommandé chacun de ces projets.Les subventions accordées seront imputées sur le montant de $3,800.000.et plus attribué annuellement par le Gouvernement fédéral pour encourager la construction d\u2019hôpitaux dans cette province. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 XLIX Direction du laboratoire Direction du laboratoire M.A.SARRAZIN Pharmacien-chimiste Bachelier de l\u2019Université de Montréal Premier prix de Matière médicale et de Travaux pratiques de Chimie Dr R.GRENIER Médecin-chirurgien Mlle LORRAINE VIDAL Technicienne médicale diplômée M.LUC CHOQUETTE Pharmacien-chimiste Bachelier de l\u2019Universite de Montréal ; Docteur de l\u2019Universite de Paris Mile M.DE BELLEFEUILLE Garde-malade diplômée de l\u2019hôpital Saint-Luc LABORATOIRE D'ANALYSES Sang Unine Analyses complètes Diagnostic de la Grossesse : Recherche du facteur R-H FORMULE LEUCOCYTAIRE ; | Urée Chlorures - sang total Polynucléaires Métamyélocytes Glycémie Chlorures - plasma neutrophyles juvéniles Sédimentation Calcium Grands mononucléaires Myélocytes Hématocrite Cholestérol total - Esters Lymphocytes Blastes Prothrombine Temps de coagulation Polynucléaires Hématies nucléées Protéines totales Temps de saignement éosinophiles Plaquettes sanguines Concentration des sulfa Rétractilité du caillot Polynucléaires basophiles Anisocytose et pénicilline Résistance globulaire Shilling: Poikilocytose Créatinine Groupe sanguin (int) Batonnets (Stab) Réticulocytes Acide urique Facteur Rh Sarrazin & Choquette PHARMACIENS \u2014 CHIMISTES \u2014 ANALYSTES Prises de sang faites à la pharmacie.Tous les jours de 9 heures à 5 heures.\u2014_\u2014\u2014 Rapports le jour même.Nous envoyons chercher les échantillons à domicile.Bouteilles échantillons spéciales envoyées sur demande.LES MEDECINS DE L'EXTERIEUR qui désirent profiter des avantages offerts par notre laboratoire d'analyses peuvent, en nous écrivant, se procurer gratuitement des récipients spéciaux contenant une substance antibiotique qui assure la conservation de l'échantillon.Résultats retournés immédiatement. REVUE DES LIVRES Maladies du système nerveux in Traité de L.TESTUT et A.LATARJET.\u2014 Traité d'a- Médecine.Publié sous la direction de MM.Pr.A.Lemierre, Pr.Ch.Lenormant, Ph.Pagniez, Pr.P.Savy, Pr.N.Fiessinger, Pr.L.de Gennes, A.Ravina.Tomes XV et XVI.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.A tous ceux qui désireraient se procurer un traité de neurologie, abondant, épuisant chaque sujet, comportant une bibliographie importante et édifié grâce à la collaboration de neurologistes et de neuro-chirurgiens français des plus distingués, nous conseillons sans restriction les volumes XV et XVI du grand traité de médecine édité par Masson.Cet ouvrage, comprenant XVII volumes, couvre toute la médecine et expose les divers sujets sous l\u2019angle des notions les plus modernes.Pour revenir aux tomes qui ont trait aux maladies du système nerveux, ajoutons que cette partie importante de la pathologie couvre ici quelque 2,500 pages et qu\u2019elle vient de sortir des presses de l\u2019éditeur, ne pouvant pas offrir de meilleure garantie d\u2019exactitude et de précision concernant les notions actuellement acceptées ou encore les connaissances neurologiques du temps présent.Ces deux volumes constituent une somme qui répondra à tous les besoins et du neurologiste et du praticien, un ouvrage à consulter avec profit.Ils sont la première publication française d'importance sur ce sujet, à part ce que contient la grande Encyclopédie médico- chirurgicale, depuis une vingtaine d\u2019années.Nous félicitons l\u2019édition française de cette réussite et encore plus les collaborateurs érudits et laborieux qui l\u2019ont construite.Les médecins français ont repris incontestablement le rythme d\u2019avant guerre et leurs publications montrent la même ardeur au travail et le même zèle à se tenir aux premiers rangs.Roma AMYOT natomie humaine.9e édition, revue, corrigée et augmentée.5 tomes 17,5 x 26,5 formant 5,000 pages de texte, illustrées de plus de 4,500 figures, la plupart en plusieurs couleurs.19,600 fr.Voici enfin la 9e édition, tant attendue, du « Testut », le seul grand traité d\u2019anatomie humaine de langue francaise existant actuellement.Comme ses devancières, cette édition formera d'innombrables étudiants car son texte est sans rival pour la clarté, la précision jamais en défaut, la somme des connaissances anatomiques qu\u2019il recèle.Ce texte est encore clarifié par une illustration abondante, rajeunie, d\u2019une valeur démonstrative hors de pair, qu\u2019elle doit non seulement aux préparations des enseigneurs prestigieux que furent L.Testut et A.Latarjet, mais aussi à l\u2019emploi judicieux des couleurs.C\u2019est ainsi que des chapitres aussi complexes que la neurologie, par exemple, deviennent aisément assimilables.Véritable « somme » des connaissances anatomiques de notre temps, le « Traité d\u2019Anatomie humaine » est indispensable à une étude approfondie de cette discipline de base.Les tomes I et II ont paru fin octobre 1948.Le tome III a paru fin janvier 1949.Le tome IV paraîtra en mars 1949.Le tome V en mai 1949.Jean QUENU, directeur.\u2014 Nouvelle pratique chirurgicale illustrée.Fascicule Il.Un vol.de 272 pages, avec 235 figures, dessinées d'après nature, par S.Dupret.800 fr.\u2014 G.Doin & Cie, édit, Paris.La Nouvelle Pratique chirurgicale illustrée dirigée par le Professeur Quénu fait suite à la Pratique chirurgicale illustrée qui a été diri- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 Le Laboratoire Bio-Chimique présente.- ACET-AMINOPHYLLINE COMPRIMÉS ET SUPPOSITOIRES Nouveau composé à base de théophylline destiné à la médication par voie orale ou rectale.COMPOSITION: L'ACET-AMINOPHYLLINE est à la base de glycinate de théophylline sodique et renferme 50% de théophylline.Ce composé constitue un progrès considérable dans la thérapeutique à la théophylline.En effet, la théophylline, en raison de sa faible solubilité, doit, pour pouvoir être conservée en solution, être associée à d'autres substances.L'ACET- AMINOPHYLLINE peut être administrée sans aucun enrobage et à des doses que l'estomac du malade ne tolérerait pas s'il recevait des doses équivalentes à d'autres produits.PHARMACOLOGIE: L'ACET-AMINOPHYLLINE exerce une action stimulatrice directe sur le myocarde, dont il améliore le rendement.Par action spécifique sur le centre respiratoire cérébral, il normalise la respiration du Cheyne- Stokes.Les artères coronariennes et périphériques subissent une dilatation temporaire.L'ACET-AMINOPHYLLINE relâche les fibres de la musculature lisse, spécialement des bronchioles.Il possède une action diurétique prononcée.INDICATIONS: L\u2019'ACET-AMINOPHYLLINE est indiqué dans les cas suivants: Asthme bronchique \u2014 Respiration de Cheyne-Stokes \u2014 Insuffisance cardiaque \u2014 Œdème pulmonaire \u2014 Asthme cardiaque \u2014 Trombose coronarienne \u2014 Angine de poitrine \u2014 Hypertension \u2014 Comme diurétique dans l'œdème d'origine cardiaque.PRÉSENTATION ET POSOLOGIE RECOMMANDÉE: Comprimés à 5 grains: De un à deux comprimés trois fois par jour.Chez l'enfant: proportionnellement à l'âge et au poids.SUPPOSITOIRES: Adultes (10 grains): 1 suppositoire toutes les 4 à 6 heures.SOURCES À CONSULTER: .Bubert, H.M.et Cook, S.: J.South.Med.Ass, 41: 146, 1948.Bubert, H.M.et Cook, S.: Bull.School of Med., Univ.of Maryland, 32: 175, 1948.Paul, W.D.et Montgomery, A, E.: J.Iowa State M.S.Krantz, Holbert et al.: J.A, Ph.A., 36: 8, 1947.a WN LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, MONTRÉAL, P.Q. 770 gée successivement par Victor Pauchet, Th.de Martel et Jean Quénu, et qui a compris 25 fascicules (dont les 21 premiers sont épuisés).Cette Nouvelle Pratique chirurgicale sera rédigée dans le même sens et sous la même forme que l\u2019ancienne.Sommaire du fascicule II La radiumpuncture du cancer de la langue (J.Pierquin et G.Richard).\u2014 Parathyroi- dectomie (J.Cauchois).\u2014 Résection de la clavicule (J.Quénu).\u2014 Excision d'un adénome mammaire (J.Quénu).\u2014 Extraction d'un projectile intra-pulmonaire (J.Quénu).\u2014 Cure opératoire d\u2019une hernie diaphragmatique droite antérieure (J.Quénu).\u2014 Dégraissage de la paroi abdominale (G.Thome- ret).\u2014 Exploration du côlon droit (J.Qué- nu).\u2014 Plastie de la verge pour paraffinome (J.Quénu).\u2014 Résection de l\u2019apophyse cos- toïde de la cinquième vertèbre lombaire pour sacralisation douloureuse (G.Thomeret).Dr Léon VANNIER.\u2014 Précis de thérapeutique homœopathique.le édition, revue et corrigée.Un volume de 624 pages.925 fr.\u2014 G.Doin & Cie, édit, Paris.Le Précis de Thérapeutique Homæcpathi- que simplifie la tâche du praticien.Deux modes opératoires se présentent à lui: ou bien 1l doit connaître à fond la Matière Médicale Homceopathique et savoir valoriser les caractéristiques et les modalités des remèdes en observant attentivement les réactions du malade; ou bien après avoir fait un diagnostic clinique il peut avoir recours au Précis de Thérapeutique qui lui indique, avec leurs caractéristiques essentielles, les remèdes habituellement utilisés dans toute maladie bien définie.Le diagnostic différentiel des remèdes est ainsi bien établi, 11 en résulte une grande simplification dans l\u2019étude et dans l\u2019application de la médecine homæœopatique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLETIN A.M.LFC.\u2014 Montréal, juin 1949 James L.GAMBLE, Chaire de Pédiatrie de l'Ecole de Médecine de Harvard.\u2014 Constitution chimique, physiologie et pathologie du liquide extra-cellulaire.(Chemical anatomy, Physiology and Pathology of extra- cellular Fluid.) Traduction française de F.A.Velay.Un volume de 182 pages, avec 52 tableaux.\u2014 G.Doin & Cie, édit., Paris, 1948.\u2014 500 fr.Le livre de Gamble sur le liquide extra-cel- lulaire est un texte déjà classique aux Etats- Unis.Il constitue une véritable somme de la physiopathologie générale du milieu intérieur.Il traite de sa structure, des mécanismes réglant sa composition, son pH, son volume; du role du rein: de la pathogénie de la déshydratation, de la thérapeutique de remplacement par les liquides.Ces différents éléments ne sont pas exposés sous une forme sèche et théorique, mais à l\u2019occasion de nombreux tableaux qui donnent à ces notions abstraites une expression concrète, chiffrée, vivante.A divers égards, ce livre intéressera non seulement des biologistes et des chimistes, mais des pédiatres, des endocrinologues, tous ceux qui, plus ou moins directement, ont le es 22 souci de la physiopathologie rénale; les chi- : rurgiens y trouveront les éléments d\u2019un langage qui devient capital pour eux.La physiopathologie appliquée est à la base | de la médecine contemporaine.Ce livre en est la preuve et le témoignage saisissant.Jean JARRICOT, ancien chef de Laboratoire .à la Faculté de Médecine, diplômé d'Etude ' sup.de Psycho-Physiologie de l'Universite .de Lyon.\u2014 Pendule et médecine.Etude critique et expérimentale des techniques et des théories de la radiesthésie médicale.Un volume de 154 pages, avec 26 figures : dans le texte et hors-texte.550 fr.\u2014 G.Doin & Cie, édit, Paris.Il ne s\u2019agit point d\u2019un Traité de Radiesthésie.Cependant c\u2019est un ouvrage, le seul actuellement, où peuvent se renseigner et les méde- \u2018 cins désireux de connaître la valeur des appli- .cations du pendule à la médecine, et les radiesthésistes désireux d\u2019être renseignés, par un esprit indépendant, sur les méthodes auxquelles ils ont recours.Ce livre, en effet, n'est - L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuiLeriyn A M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 SICCOLAM pour le soulagement rapide de L'ÉRYTHÈME ET DU PRURIT @ Siccolam est une préparation crémeuse épaisse, contenant du bioxyde de titane, de l\u2019oxyde de zinc et du kaolin, dans une base dépourvue de matières grasses, ce qui permet son emploi dans les cas aigus et chroniques.Cette préparation possède les propriétés astringentes des lotions à la calamine, mais à un degré beaucoup plus élevé.Présenté en tubes de 2 et de 4 onces, et en pots de 16 onces.1.Efficace dans toutes les dermatoses inflammatoires.(CANADA) TORONTO THE BRITISH DRUG HOUSES LIMITED 2.D'une innocuité absolue; aucune contre-indication à son emploi.3.Favorise l\u2019absorption immédiate de l\u2019exsudat fluide.4.Apporte un soulagement rapide a l\u2019inflammation et au prurit.5.Efficace dans les cas aigus et chroniques.6.Peut être employé dans les cas où les préparations grasses sont contre-indiquées.7.Simple et propre à employer.8.De couleur chair, on peut l\u2019employer pour dissimuler les marques de naissance et les cicatrices.CANADA : 82F-48 772 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 point un simple exposé d'idées générales sur la radiesthésie, un livre de combat pour ou contre la radiesthésie, mais une étude, critique et surtout expérimentale, de la méthodologie radiesthésique: emploi des témoins, valeur du chiffre de série, de la chromoradies- thésie, des ondemètres; critique de l\u2019hypothèse des corpuscules radiesthésiques, etc.Ce livre n\u2019encourt pas le reproche d\u2019avoir été écrit par un esprit qui n\u2019aurait de la radiesthésie qu\u2019une culture livresque et superficielle.L\u2019A.apporte les résultats d\u2019une longue enquête personnelle au cours de laquelle il a soumis des radiesthésistes qualifiés à des tests très étudiés, exempts notamment de toute intrication de diapsychie et d\u2019autosuggestion, grâce à des appareils imaginés et construits pour la circonstance.L\u2019A.montre d\u2019autre part, à l\u2019aide de la méthode graphique, quelle est la double origine, mécanique et psychique, des mouvements du pendule: l\u2019influence des mouvements respiratoires sur les déplacements de la main et l\u2019existence de petites impulsions d\u2019origine mentale qui viennent festonner la sinusoïde des déplacements de la main, impulsions changeant de rythme à l'apparition des girations du pendule.Enfin l\u2019A.apporte les résultats d\u2019une copieuse enquête sur les résultats du recours à la radiesthés.e dans le diagnostic et le traitement des maladies.L\u2019ouvrage est accompagné de nombreuses figures, les unes relatives aux méthodes de la radiesthésie contemporaine, les autres constituant une documentation recueillie dans des ouvrages anciens difficiles & consulter en dehors des grandes bibliothèques.George BURCH et Travis WINSOR.\u2014 Précis d\u2019électrocardiographie.(A primer of Electrocardiography.) Traduit par le Dr A.M.Emam-Zadé, ancien chef de Clinique a la Faculté de Médecine de Paris, chef du Département d'Electrocardiographie de la Clinique cardiologique.Préface du prof.Donzelot.Un volume de 234 pages, avec 235 figures.800 fr.\u2014 G.Doin & Cie, édit.Paris, L'étude des différences de potentiel provoquées par les manifestations électriques du cœur prend une place de plus en plus importante en cardiologie.De nombreux travaux ont été, au cours de ces dernières années, consacrés à ces questions, tant en France qu\u2019à l\u2019étranger.A son retour d'un long séjour aux Etats- Unis, le docteur Emam-Zadé pensa à présenter au public médical français le livre de George Burch et de Travis Winsor, particulièrement apprécié outre-Atlantique.Ce traité d\u2019électrocardiographie, succinet et précis, illustré de nombreux schémas, est conçu de telle façon qu\u2019il doit pouvoir rendre service aux médecins non spécialisés comme aux spécialistes les plus avertis.(FE.Donzelot).Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888, afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption.« - + Fe e «ow « so L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 LIT Seul.HOLIDIL JOUIT DES PROPRIÉTÉS SUIVANTES: ® hydrocholérétique puissant © diurétique léger ® laxatif doux ® désensibilisant ® tonifiant du tractus intestinal.Principales indications: Affections du foie et des voies biliaires.FORMULE : CHOLIBILE CHOLIBILE (Faible) Acide Déhydrocholique .0.25 gm.Acide Déhydrocholique .0.10 gm.Cascara Sagrada .0.05 gm.~ Cascara Sagrada 112.0.02 gm.Chlorhydrate de thiamine Chlorhydrate de thiamine (Vit.By) 110020 5 mgms.(Vit.Bi) 1110000000.2 mgms.par dragée : par dragée 2 à 4 dragées par jour.2 à 6 dragées par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, MONTRÉAL, P.Q.HÉMATINIQUE NON ALCOOLIQUE .CONCENTRE INDIQUÉ DANS LE TRAITEMENT ET LA PROPHYLAXIE DES CAS D\u2019ANEMIE HYPOCHROME ET CARENTIELLE, CONVALESCENCE, ÉTATS DE DÉNUTRITION ET DÉBILITÉ GÉNÉRALE.HEMAREXIN ORAL Chaque cuillerée à thé représente: EXTRAIT DE FOIE (l'équivalent de 8.75 Gm.de foie frais).FER (Gluconate ferreux) .45 mgm.VITAMINES \u2014 Chaque c.c.représente: Chlorhydrate de Thiamine (vit.B,) .125 mgm.Riboflavine (vit.By) .075 mgm.Pyridoxine (vit.By) .Cea 0625 mgm.Nfacinamide .- .5625 mgm.PRESENTATION: Flacon de 240 cc.POSOLOGIE: ADULTES: Une à trois cuillerées à thé, trois fois par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC. si conforlab La protection menstruelle interne de choix.Echantillons professionnels envoyés sur demande.tant au point de vue physique quo psychologique.Les tampons offrent une méthode de protection menstruelle interne merveilleusement confortable.Ils ne peuvent causer d\u2019odeur, d\u2019irritation périnéale ni d'infection provenant du rectum.Et, grâce à l\u2019individualité et à la commodité que procurent les 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ulcères peptique et duodénal, hyperchlorhydrie, spasme du pylore, entéro-spasme et côlites de diverses natures.POSOLOGIE: Un comprimé toutes les 2 ou 3 heures.Il est préférable de ne pas dépasser 6 comprimés par jour.TOXICITE: Il est important de noter que la toxicité de la Novatropine (méthylbromure d'homatropine) est 1/30 celle de l'Atropine.PRÉSENTATION: Flacons de 100, 500, 1,000 et 5,000 comprimés.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE LIV ACTION PHARMACODYNAMIQUE : Celle-ci s'explique par l'action combinée des constituants de NEUROPHEN: 1\u2014Le méthylbromure d'homatropine est un substitut de l'atropine qui exerce une action parasympathicolytique ou vagolytique.Sa toxicité est beaucoup plus faible que celle de l'atropine et entraîne des effets cérébraux moins prononcés.Quant aux effets secondaires de l'atropine \u2014 sécheresse de la bouche et de la peau, troubles de la vision (cycloplégie) \u2014 ils sont bien moins marqués avec ce composé!l.Le méthylbromure d'homatropine est surtout intéressant comme antispasmodique dans le traitement des divers types de spasmes viscéraux.2\u2014Le phénobarbital est un dépresseur du système nerveux central.Il remplit son action sédative à faibles doses.L'intérêt de son association à l'homatropine est particulièrement évident dans les spasmes viscéraux accompagnés d'une tension nerveuse anormale.Grâce & son action sédative centrale, le phénobarbital augmente l'action antispasmodique du méthyl- bromure d'homatropine.Le NEUROPHEN est donc spécialement indiqué dans tous les cas de spasmes de la musculature lisse qui se présentent, encore plus accentués, chez des sujets nerveux et émotifs, et qui n'auraient pas été influencés par d'autres types d'antispasmodiques.3 La présence de l'acide acétylsalicylique dans cette association augmente encore l'action sédative du NEUROPHEN et confère à ce produit une double action analgésique.Ainsi le NEUROPHEN entraine-til un soulagement de la douleur spasmodique, par son action vagolytique, et de la céphalée ou des malaises qui y sont souvent associés, par son effet analgésique central.4\u2014Le Ménadione (vitamine K) a été associé & la préparation, parce qu'il diminue les effets toxiques du salicylate.La marge de sécurité thérapeutique du NEUROPHEN est augmentée d'autant dans toutes ses applications thérapeutiques, notamment dans les cas où l\u2019on est en droit de supposer l'existence d'une hypothrombinémie ou d'une carence en vitamine K.1.Cushny\u2019s Pharmacology and Therapeutics, 13ème éd., revisée par A, Crollman et D.Slaughter, 1947, p.478.INC.178 est, rue Jean-Talon, MONTRÉAL, P.Q. LV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLteTIN A.MLF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 AL-U- LAC pour Troubles d'Estomac Traitement effectif dans tous les cas d\u2019ulcères gastriques et duodénaux, hyperacidité gastrique et acidité qui accompagne la gastrite chronique.AL-U-LAC agit comme agent physique aussi bien que chimique: son action étant adsor- bante et neutralisante, la neutralisation graduelle ne produit pas d\u2019alcalose du système.soir BY revere à À = ee xeyres | ee ( oD 5 Flacons de 50 et ; M A i wie Limited a = ., Sar moc co * 5 Orangeville .100 comprimés.Toronto cgnoda (Si, 40 comprimés po ° Littérature et échantillons sur demande SMALLWOOD PHARMACEUTICALS LIMITED Biologistes \u2014 Pharmaciens \u2014 Chimistes TORONTO CANADA ORANGEVILLE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzetiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 LVI Pâte sèche, adhésive, sans corps gras.Qualités requises Eczosec Pâte à l'eau Vernis Sèche rapidement.\\ \\ Ne nécessite pas de pansement.V Ne tache pas.V V S\u2019enlève à l\u2019eau.\u20ac Æ Æ \u2014 \u20ac.Permet la perspiration.DERMATOSES sècHes - ECZÉMA - ÉRYTHÈMES Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTRÉAL LES LABORATOIRES CH.COUTURIEUX \u2014 79, RUE DE TOCQUEVILLE \u2014 PARIS LY COMPLEXE ORGANO-MINERAL PHOSPHATE TRICALCIQUE PHYTATE DE CALCIUM ET MAGNESIUM LECITHINE \u2014 LEVURINE COUTURIEUX (apport de vitamine B complexe) 6 à 8 capsules par jeur présentent un nouveau produit qui 0 + A | Assure l'assimilation du Calcium v Relève et mainti.nt le taux de la calcémie à la normale v Ne s\u2019accumule pas + om ZYMOGAL Laboratoires Jean Olive COMPLEXE ORGANO-MINERAL.200, rue Vallée, Montréal. LVII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 = = 0 =.= _\u2014a = > =D ! = 7 , 3 - ovate La Librairie Beauchemin Limitée ef imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MEDECINS, M AAA LL ALL iii Ay A ANNONCEURS et QLLLALLLLLLLMULL LL CU EE LAN VE te 0 0 TT LECTEURS de cette revue pour tous travaux d'impression et de reliure.© Son outillage le plus perfectionné, @ Son personnel des plus avisés, @ Sont garantie de qualité, © À des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL MONTREAL Tél.: LAncaster 4236 LIBRAIRIE BEAUCHEMI/N LIMITÉE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 LVIII LABORATOIRES DEPRUNEAUX \u2014 23, Rue du Parc, Fontenay-sous-Bois solution de Goulie PHOSPHONEUROL polyphosphates phosphoriqueo 44 GOUTTES (dose moyenne pour adultes) Stimulant du Système Nerveux CORRESPONDENT À 1.10 gm.Phosphate disodique Reminéralisant 0.55 gm.Phosphate monocalcique 0.25 gm.Clycérophosphate de Magnésie .Anti-alcalosique 5 gouttes Acide Phosphorique Rue Vallée, Montréal Au Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, acides aminés - fer - vitamines & SARCAMINE TONIQUE DE SURALIMENTATION D v Fitton de facteurs B pour obteni AMAIGRISSEMENT les quantités indiquées dans la formule.J CROISSANCE \u2014 ÉPUISEMENT Thiamine (By), 14 mgm.80; Riboflavine (B:), 10 |NTOLÉRANCE aux PROTÉINES ALIMENTAIRES nsique, 135 mem: Hémoglobine solution, 10 eme: .: ANEMIE \u2014 GROSSESSE \u2014 ALLAITEMENT Suc de Viande peptonisé, 20 gms; Glycérophosphate de Soude, 0.20 gm; Citrate de Fer, 2.65 gms; Acides aminés, 5.- gms.(pour 100 grammes).*La signification de cette vitamine dans la nutrition Adultes: 3 cuillerées à soupe, par jour.de l\u2019homme n\u2019a pas encore été établie., .; .Enfants: 3 à 6 cuillerées à thé, par jour.Rx no 547 FORMULE Laboratoires Jean Olive, 200, rue Vallée, Montréal. LIP «SNE Traitement par voie buccale du psoriasis et de la névrodermite au moyen d'un nouveau médicament CONCEPT NOUVEAU Selon une nouvelle thérapie mise au point par Perlman! dans ses travaux cliniques, le traitement général de l\u2019organisme aurait un résultat efficace sur le psoriasis et la névrodermite.La médication consiste en une qualité purifiée d\u2019acide undécylénique, spécifiquement choisie pour administration buccale.Des rapports préliminaires sur son usage clinique montrent que dans la majorité des cas traités, on a obtenu une réponse bien déterminée.Pourquoi et comment cette nouvelle forme d'acide undécylénique agit- elle\u201d Voilà deux questions restées jusqu\u2019à maintenant sans réponse.C\u2019est un acide gras non saturé, à chaîne normale, contenant un nombre d\u2019atomes de carbones, et il se peut qu\u2019il joue un rôle important dans les irrégularités du métabolisme des acides gras.DESCRIPTION L'acide undécylénique employé par Perlman et autres dans les cas qu\u2019ils ont traités, s\u2019obtient maintenant sous le nom de Capsules d\u2019Acide Undécy- lénique Declid.L\u2019Acide Undécylénique Declid est présenté en capsules de gélatine molle, contenant 0.44 g.Sous sa forme libre, l\u2019acide est un liquide huileux, insoluble dans l\u2019eau, possédant une odeur grasse et un goût amer.TOLÉRANCE L'Acide Undécylénique Declid a été administré quotidiennement à fortes doses pendant de longues périodes de temps sans produire de réactions secondaires graves ou de symptômes de toxicité.Après l\u2019ingestion d\u2019acide undécyléni- que, quelques malades se plaignent d\u2019un goût amer dans la bouche, de nausées bénignes, d\u2019éructations ou de dyspepsie.Les antiacides soulagent ces malaises.On note quelquefois une augmentation du péristaltisme intestinal.Il est a conseiller de réduire les doses ou de discontinuer temporairement le traitement si l\u2019on a des raisons qui justifient ces mesures.Dans la plupart des cas, ces réactions secondaires ne réapparaissent pas quand on recommence d\u2019administrer des doses intégrales.DECYL PHARMACAL CO.POSOLOGIE L\u2019Acide Undécylénique Declid n\u2019est pas une drogue qui agit rapidement.On ne devrait pas s\u2019attendre à de prompts résultats.La dose optimum n\u2019a pas encore été déterminée.Le médecin doit estimer chaque cas à sa valeur et adapter les doses aux résultats obtenus.Les capsules peuvent étre prises entre les repas, aprés avoir mangé, ou avec les aliments, selon que le malade les tolère le mieux.Posologie suggérée.Première semaine: Quatre Capsules Declid 3 fois par jour; deuxième semaine: 6 Capsules 3 fois par jour; après la deuxième semaine: doses de 8 à 10 Capsules 3 fois par jour si nécessaire, et maintenues pendant plusieurs mois ou jusqu\u2019à disparition complète des lésions.On augmente la tolérance en prenant les capsules avec une boisson gazeuse, comme de l\u2019eau carbonatée ou de la bière de gingembre.Si l\u2019on prend de fortes doses pendant de longues périodes de temps, il est recommandé que des analyses d\u2019urine et des numérations globulaires soient faites fréquemment.THÉRAPIE ADJUVANTE On a hâté la réponse obtenue avec l\u2019Acide Undécylénique Declid par l'usage externe d\u2019un onguent médicamenté, tel celui, par exemple, contenant 3% de chlorure mercurique ammoniaté et 3% d\u2019acide salicylique dans un excipient anhydre lanoline- petrolatum.RÉSULTATS CLINIQUES Perlman! rapporte une réponse favorable dans 25 cas de psor:asis et de névrodermite.Dans les cas rapportés jusqu'ici, on a noté les améliorations suivantes à des degrés Variables chez différents patients: 1.Apaisement de la démangeaison.2.Disparition complète ou partielle des lésions.3.Prévention probable des récid'ves au moyen de doses d\u2019entrstien.Dans les cas de psoriasis associé à de l\u2019arthropath'e, Perlman?a noté dans un rapport préliminaire que les douleurs arthritiques diminuaient ou disparaissa\u2018ent à la suite d\u2019un traitement \u2018\u2018per os\u201d d\u2019acide undécylén que.Il a trouvé qu\u2019il y avait soulagement et amélioration des symptômes dans 6 cas d\u2019arthrite et de bursite non compliquées de psoriasis et il recommande que d'autres poursuivent les recherches.Aux pharmacies, sur ordonnance seulement.DISTRIBUTEURS, PRINCETON, N.J.Les Capsules d\u2019Acide Undécylénique Declid, contenant 0.44 g.chacune, sont présentées en flacons de 100 et de 1,000.CONTRE-INDICATIONS Le traitement par voie orale au moyen de l\u2019Acide Undécylénique Declid est récent, et l\u2019on ignore encore beaucoup de choses au sujet de ses effets sur le métabolisme.Par conséquent, on devrait l\u2019administrer avec précaution, et ne pas en donner aux malades débilités, diabétiques ou hypertendus, ou à ceux qui présentent des symptômes d\u2019affections des vaisseaux coronaires ou de la vésicule biliaire.AVIS On doit souligner le fait qu'au cours de tout le travail clinique rapporté, On a fait un usage exclusif de cette qualité particulière d'acide undécy- lénique.L\u2019acide undécylénique que l\u2019on peut se procurer ordinairement dans le commerce pour usage externe n\u2019est pas recommandé, vu qu'on ignore quels en seraient les effets en usage externe.L\u2019Acide Undécylénique Declid ne doit être administré que par un médecin ou sur ordonnance médicale.On obtient de la documentation en s\u2019adressant a Laurentian Agencies Limited, Montréal.REFERENCES 1.Perlman, H.H.: Administration buccale de l\u2019acide und/cyléniaue dans le pso- r\u2018asis et la névrodermite.J.A.M.A.139: 444 (12 février) 1949.2.Perlman, H.H.: L'Acide Undécylénique rar voie b'icra'e dans le traitement de l\u2019arthrite et de la bursite.Urol.& Cutan.Rev., (février) 1949, p.103.Au Canada: Laurentian Agencies Limited, Montréal.CAPSULES D'ACIDE UNDÉCYLÉNIQUE DECLID L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 LX ARTICHOBYL Extrait de feuilles fraiches d\u2019artichaut Traitement des affections du foie Aucune contre-indication Pilules PLURIGLANDINE Extrait glandulaire total en proportions physiologiques Traitement des déficiences glandulaires Pilules \u2014\u2014 J.EDDÉ Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.ANEMIES CONVALESCENCES PS gs ANEMIES U Da DEBAT S SIROP EXTRAITS 50 fore RATE REINgy SURRÉNALE ADULTES a6, Cul ey, UX pring, , Pauxe dang un Pdr » CONVALES CEN, Es a Laberatier, se *#%0p; cesse Agent Général J.EDDE Ltée MONTREAL PANCRINOL Ampoules buvables 5 cc.TONI-PANCRINOL (Elixir, flacon 240 cc.) 4 at 3-0 a cont.N-54 Sutures non-resorbables NYLON \u2014 Le fil tressé, de nylon noir, ETHICON est trés fort.Il se noue facilement et est calibré selon les standards donnés par la U.S.P.pour chaque grosseur.Le nylon tressé, portant la marque ETHICON est spécialement préparé pour satisfaire aux exigences du chirurgien qui désire une suture non-résor- bable, à l\u2019épreuve de l\u2019humidité et du sérum.SOIE \u2014 L\u2019emploi de la soie noire, tressée, de marque ETHICON \u201c\u201cTruformed\u201d, vous assure un fil intrinséquement fort et qui cause trés peu de réaction dans les tissus.Il est non-capillaire, à l\u2019épreuve du sérum, non-toxique et strictement calibré d\u2019après les données de la U.S.P.Demandez la soie ETHICON dans la salle d\u2019opérations.de choix COTON \u2014 De 10% a 30% plus fort que le coton ordinaire, le coton ETHICON est préparé spécialement pour la chirurgie.Seul le coton égyptien a longues fibres entre dans sa fabrication.Le coton chirurgical ETHI- CON est dépourvu de filaments et d\u2019irrégularités.Il ne renferme aucune substance rugueuse ni aucun colorant nocif.Si vous préférez les sutures de coton, essayez le coton chirurgical ETHICON. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurterIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 LXII EVACUATION des BOUES BILIAIRES BILI-SOL A base d'un charbon animal suractivé et d\u2019oléate de soude, le BILI-SOL est la réalisation scientifique d\u2019une méthode empiriquement employée depuis des siècles, en Europe et dans le Moyen Orient.\u2014 É Msn LT EN BOÎTES DE 128 COMPRIMÉS DE 1 GRAMME Pour la conduite du traitement, il est important de s\u2019en tenir aux indications suivantes qui sont basées sur l'expérience.Pendant les périodes aiguës: 16 comprimés par jour en 2 fois, 1 à 2 heures avant les deux principaux repas.Durée du traitement: 30 à 40 jours.Dans les états frustes: 6 à 8 comprimés par jour en 2 fois, avant les deux principaux repas, pendant 15 jours, tous les 3 mois.J.EDDÉ Ltée, Édifice New Birks, Montréal.NEURINASE SN SSmorce le sommeil naturel_, \u20ac im somamie pact Lees Troubles nerveux 2 Rue du Débarcadère PARIS J.Eddé, Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada. LXIIL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureniN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014- MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE ® PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX* \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.\u2014 Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*j.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.| ALBERT CALMETTE R.G.FERGUSON: Am.Rev, Tuberc., 54: 325, 1946.1863 - 1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITE DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q.Zone 26 (sans but lucratif) _ L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurirTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 LXIV sous toutes les formes .: .il est un expert Entraîné à fond en technique radiologique, en mécanique, ou pour le service, votre représentant local Picker est à son aise aussi bien avec une clé anglaise ou une carte de technique qu\u2019avec un livre de commandes.Quand vous êtes en panne.en un tour de main il vous tire d\u2019embarras.Vous pouvez compter sur votre représentant Picker et sur l'appareil qu\u2019il représente. LXV UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurteTIN A.M.L.F ©.\u2014 Montréal, juin 1949 = | SANATORIUM PRÉVOS r=\u2014\u2014 Façade Sud du nouveau Sanatorium Prévost.Tous les pavillons sont maintenant ouverts aux malades à l\u2019exception du \u2018\u2018pavillon bleu\u201d, à l\u2019extrême droite, que l\u2019on aménage présentement pour abriter des laboratoires et quelques chambres.® Personnel hospitalier ex- L'établissement de- périmenté.Cures de repos.meure toujours con- , : Physiothérapie complète.sacré au traitement INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Jean-Léon Desrochers, Paul Larivière, Emile Legrand, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, René Dandurand, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, J.-A.Vidal.4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN.TÉLÉPHONE: BYwater 2435 * | Er Un nouveau et remarquable progrès en pénicillino-thérapie ENICILLINE SR Parke-Davis Combinaison de Pénicilline Soluble et Retard hémoconcentrations initiales plus élevées Une injection intramusculaire de 1 cm8 produit dans le sérum sanguin des concentrations de 4.0 unités par cm8 \u2014 valeur 133 fois plus élevée que le niveau thérapeutique communément accepté, soit 0.083 unité par cm.hémoconcentrations thérapeutiques maxima rapidement atteintes Moins d\u2019une demi-heure après l\u2019injection, on trouve une concentration élevée de pénicilline dans les tissus.taux de pénicillinémie élevés et prolongés Une seule injection continue de fournir pendant vingt-quatre heures ou plus des hémoconcen- trations thérapeutiques efficaces.meilleur traitement de l\u2019infection Grâce à la rapidité d\u2019absorption et aux taux de pénicillinémie élevés et prolongés, on obtient une action antibactérienne plus efficace qu\u2019il n\u2019est possible d\u2019avoir avec des préparations de pénicilline dont l\u2019excipient s\u2019absorbe lentement.marge plus grande d\u2019efficacité Ces hémoconcentrations élevées que l\u2019on obtient rapidement, permettent d\u2019atteindre à une victoire plus prompte sur les organismes infectants, et minimisent ainsi les chances de pénicillino- résistance.grande fluidité La Pénicilline S-R ne contient pas d\u2019huile, ni de cire, ni d\u2019agent de suspension ou de dispersion qui pourrait nuire à l\u2019injection ou obstruer l\u2019aiguille et la seringue.avantages supplémentaires de la PÉNICILLINE S-R \u2019obsiruction JE A PREPARATION ADMINISTRATION COMMODITE TOLERANCE Se prépare rapidement Grande fluidité Nul besoin d\u2019employer Aucun solvant sensi- et facilement S\u2019injecte rapidement de seringues ou d'ai- bilisateur Solvant aqueux Seringues spéciales guilles sèches Aucun agent de sus- Agitation vigoureuse inutiles Pas d'aiguille obstruée pension inutile (20 ou 21 de jauge) Absorption complète Seringues et aiguilles se nettoient facilement Douleur réduite au minimum La PENICILLINE S-R est présentée en fioles obturées d'un diaphragme de caoutchouc et contenant une seule dose (400,000 unités), ou cinq doses.Lorsque diluée suivant les indications (avec de l\u2019eau pour injection U.S.P., de la solution saline normale U.S.P.ou de la solution à 5% de dextrose U.S.P.), chaque cm?® contient 300,000 unités de pénicilline G cristallisée procaïnique et 100,000 unités de pénicilline G sodique cristallisée tamponnée.On peut aussi obtenir le flacon d'une once avec une ampoule d'eau pour injection, si désiré.L'efficacité de la suspension se maintient durant sept jours à la température d'un réfrigérateur.* Marque de commerce. LXVII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buwieriy A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada Avis CONCERNANT l£S EXAMENS ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE > a , Z , .L\u2019examen peut être passé en MÉDECINE, ou en Médecine en accentuant l'une des spécialités suivantes: Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Neurologie et/ou psychiatrie Radiologie ASSOCIÉ (FELLOW) EN CHIRURGIE L\u2019examen peut étre passé en CHIRURGIE, ou en Chirurgie en accentuant l'une des spécialités suivantes: Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Obstétrique et/ou gynécologie Otolaryngologie Ophtalmologie Urologie CERTIFICATS EN SPÉCIALITÉS Les Spécialités approuvées pour le certificat sont les suivantes: Anesthésie Obstétrique et/ou gynécologie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Ophtalmologie Chirurgie plastique Chirurgie générale Chirurgie orthopédique Santé publique Médecine interne Otolaryngologie Radiologie: Diagnostique et/ou Neurologie et/ou psychiatrie Pédiatrie thérapeutique Neuro-chirurgie Pathologie et/ou bactériologie Chirurgie thoracique Urologie Copies des règlements concernant les examens pour le titre d\u2019Associé et pour le certificat de spécialiste, de même que des bulletins de demande, peuvent être obtenus en s'adressant au: Secrétaire honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada.dans la Fatigue Chronique L\u2019attitude de maintien vicieuse contribue fréquemment à causer la fatigue chronique.Le mauvais équilibre du corps affecte l\u2019état physiologique; provoque la tension des muscles et ligaments; dissipe l\u2019énergie musculaire et nerveuse.L\u2019amélioration de l\u2019attitude de maintien soulage ces symptômes.* Ci-contre, on voit une femme de taille élancée sans et avec le Support Spencer pour les Seins et le Support Spencer dessinés individuellement pour elle, afin d\u2019améliorer son attitude de maintien.Remarquez comment le Spencer redresse les épaules, relève les seins ptosés, retient les organes abdominaux en bonne position, coordonne le support de l\u2019abdomen à celui du dos, afin de rectifier l\u2019inclinaison du bassin.Chaque Spencer que vous prescrivez est individuellement dessiné, taillé et fait pour la patiente ou le patient qui doit le porter.Pour atteindre une marchande de Supports Spencer, consultez le bottin du téléphone, sous \u201cCorsetiére Spencer\u201d, ou écrivez- nous directement.SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Rock Island, Québec.Aux Etats-Unis: Spencer, Inc., New Haven, Conn.En Angleterre: Spencer (Banbury) Ltd., Banbury, T.et Kuhns, Oxon.J.G.: Body ) ) *Goldthwait, J.} ) ) ) Veuillez m\u2019adresser la brochure \u2018\u2018Comment } Mechanics in y } ) ) ) E., Brown, L.Y., Swaim, L.les Supports Spencer secondent le traitement Health and du médecin\u201d.Disease, 247- 248, J.B.Lip- Nom -0000000eeeeeeee ee ee eee eee eee eee M.D.pincott Co., Philadelphie, Rue.-000000 00e eee e eee ee nee eee ec ee Tee eee ; 1937.Ville et Province.- 151-6-49 SUPPORTS Avovovez SPENCER pour l\u2019abdomen, le dos et les seins L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 LXVIIL DES ESSAIS PROUVENT QUE L\u2019HOMOGENEISATION (GNT DES ALIMENTS Ye POUR BÉBÉS AUGMENTE LEUR VALEUR NUTRITIVE CELLULE NUTRITIVE AVANT CELLULE NUTRITIVE APRÈS Remarquez que les éléments nutritifs sont entourés d\u2019une enveloppe coriace de cellulose que le tamisage ne Remarquez que l'enveloppe coriace de cellulose a été complètement bri- brise pas.Les sucs sée.Les élé- digestifs insuffi- ments nutritifs sants que contient l'estomac de bébé ne peuvent pas ont été libérés imprégner cette enveloppe de cellulose et les élé- pour que la di- ments nutritifs dont bébé a besoin sont perdus.Les gestion se fasse rapidement.Le danger des désordres aliments non digérés passent dans le gros intestin intestinaux causés par la fermentation d'aliments où ils peuvent fermenter et causer des dérangements partiellement digérés est éliminé, et le bébé obtient sérieux.plus de nourriture de la même quantité d'aliments.Les Aliments tamisés et homogénéisés Libby's pour Bébés offrent une valeur nutritive importante.Un tableau montrant une analyse de ces aliments est à votre disposition.Pour en obtenir un exemplaire, les pédiatres et les médecins sont priés d'écrire à Libby's, Chatham, Ontario.Légumes avec Bacon Epinards et Orge Carottes Soupe aux Légumes Pois Soupe au Foie Pois, Carottes, Epinards Compote de Pommes Betteraves Pommes et Pruneaux Courges Pommes et Abricots Légumes avec Boeuf Péches et Orge Pouding a la Cossetarde LIBBY, McNEILL & LIBBY OF CANADA, LIMITED Chatham Ontario \"HOMOGÉNEISES Ÿ F LXIX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuterIn AMLEF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 PRINCIPAUX COMPOSANTS \u2014\u2014\u2014 Vitamine B: (chlorure de Thiamine) Riboflavine avec les autres facteurs de la Vitamine B complexe B:, Bs, Bs, Bs Lécithine d\u2019ceufs Avénine Glycérophosphates de Sodium de Calcium de Potassium de Strychnine (1/60 gr.à l\u2019once) Saveur agréable \u2014 Tolérance partaite.Tonique et Aliment Ne rvin Pertes d'énergie et d'appétit \u2014 Anémie Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux.Déséquilibre nerveux.dans les infections localisées ANTHRAX FURONCLES ABCÈS Le cataplasme au kaolin le plus largement employé au monde.Le cataplasme chaud possède une valeur appréciable dans le traitement local d'anthrax, de furoncles et d\u2019abcés superficiels.Le CATAPLASME D\u2019ANTIPHLOGISTINE est un produit éprouvé par le temps; sa chaleur humide et prolongée offre un moyen sûr et commode pour soulager la douleur, les courbatures et diminuer la tuméfaction.Le CATAPLASME D'ANTIPHLOGISTINE peut être employé associé à la chimiothérapie.CA PANSEMENT EY MEDICAMENTEUX The Denver Chemical Mfg.Co., Montréal, P.Q. \u2014 _\u2014\u2014 \u2014\u2014_= GAs.ES AS EE GE GU GEIL WE\u2014\u2014 Fraichement Cueillis! Pour une meilleure alimentation et plus de saveur! Vous voyez ici l\u2019un des avantages que donne aux nombreuses conserveries Aylmer la proximité immédiate des vergers cù l\u2019on cultive les fruits et les légumes préférés du Canada! Cela permet aux opérations que doivent subir les fruits ou les légumes de débuter quelques heures à peine après la cueillette.évitant anst toute déperdition de vitamines, de sels minéraux ou de saveur, causée par des retards d\u2019expédition ou de la manipulation supplémentaire.LES PECHES TAMISEES de AYLMER sont préparées scientifiquement pour l\u2019alimentation du bébé.elles sont doublement tamisées jusqu\u2019à un 27/1,000ièmes de pouces afin d\u2019en rendre l\u2019assimilation plus facile.Pour échantillons ALIMENTS TAMISÉS gratuits, écrire A.Canadian Canners Ltd., Hamilton, Canada.POUR BÉBÉS Les futurs citoyens du Canada méritent la qualité Aylmer. 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La Boite en \u201cFer-blanc\u201d I VIGNETTE ci-dessus montrant la composition d\u2019une boite sanitaire recouverte à l\u2019intérieur d\u2019une couche d\u2019émail, indique que le nom de \u2018\u2018boîte en fer-blanc\u201d\u2019 est faux.En réalité, le métal dont les boîtes sont faites n\u2019est pas du fer-blanc, mais de l\u2019acier recouvert d\u2019une mince pellicule d\u2019étain.La coupe transversale (voir \u2018\u201c1\u201d\u2019 ci-dessus) montre l\u2019épaisseur relative des différentes couches composant la plaque étamée.La couche d\u2019acier est la plus épaisse; la première couche de chaque côté est un alliage d\u2019étain et de fer, la seconde est en étain.La surface intérieure est une couche d\u2019émail.Les soudures de métal à métal sont des soudures autogènes faites hermétiquement, dans le cas de soudures latérales (voir \u201c2\u201d ci-dessus), et des soudures composées dans le cas de soudures de bords ou de soudures American Can Company doubles (voir \u201c3\u201d ci-dessus).L\u2019encoche (voir \u201c4\u201d ci-dessus) permet une soudure plus hermétique pour le fond.Bien qu\u2019un grand nombre de boîtes soient unies à l\u2019intérieur, une couche d\u2019émail peut y être appliquée si on le désire.Les boîtes métalliques ont beaucoup d\u2019avantages.Elles sont solides tout en étant légères.Elles peuvent être fabriquées, remplies et scellées rapidement et d\u2019une façon permanente.Il est possible de les chauffer et de les refroidir très vite, ce qui permet de conserver la haute qualité des aliments en boîtes.À cause de ces avantages et de beaucoup d\u2019autres, des billions de boîtes métalliques sont fabriquées chaque année pour la mise en conserve de milliers de produits alimentaires et de produits industriels.Kentville Montréal Hamilton Toronto Winnipeg Vancouver LXXIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buttemn AMLFO \u2014 Montréal, juin 1949 reste touiours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.Chaque comprimé contient: extrait de rhubarbe, séné, soufre précipité, huile de menthe poivrée et huile de fenouil, dans un excipient formé de charbon de saule suractivé.PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS:Laxatif doux, adsorbant et carminatif.Indiqué dans ; les cas d'indigestion, d'hyperacidité, de ballonnement et de flatulence.1 | ou 2 comprimés par jour, une demi-heure après les repas.En flacons de 100.STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC.1123 Broadway, New York Ë À ns Distributeur au Canada: LYSTER CHEMICALS, Ltd.222 Hospital St., Montreal 1, Canada oO Examen de lavuel |.Ee TRAITEMENT | MEDICALE h \u201cJusqu\u2019à présent, chaque oO SULEO \u2014 EMULSION cas traité par l'émulsion CAPILLAIRE AU DDT détruit et prévient l'infestation pédiculaire (Pediculosis capitis).Détruit aussi bien les lentes que les poux.son emploi passe inaperçu.au D DT -a été guéri après une seule application.On peut s'attendre à un tel résultat, car la durée de protection qu'offre le D D T dépasse la période d\u2019incubation des lentes.\u201d (British Medical Journal, 24 mars 1945) SULEO Emulsion capillaire au D D T ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTE DOPTOMETRISTES ET QPTICIENS DIPLOMES BUREAU CHEZ MONTREAL Se vend dans toutes les pharmacies.Brochure et échantillon envoyés sur demande à: J.M.Inwood Limited, 406 Hopewell Avenue, Toronto. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurieriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1949 Pour réaliser une douce sensation subjective de confort oculaire L'EFFET des Solutions de drogues introduites dans le cul-de-sac conjonctival est modifié par plusieurs facteurs, parmi lesquels les trois suivants doivent être pris en considération: I.La dilution immédiate de la solution par les larmes qui se trouvent dans le cul-de-sac.2.La précipitation de la drogue par les substances présentes dans les larmes qui se trouvent dans le cul-de-sac \u2014 ou sa combinaison chimique avec ces substances.Ce facteur est particulièrement important en présence d\u2019une sécrétion riche en albumine, ainsi qu\u2019en témoigne le précipité blanc d\u2019albuminate d\u2019argent qui se forme lors de l'application de nitrate d'argent sur des paupières recouvertes d\u2019une sécrétion purulente.Cette combinaison rend naturellement inactive la majeure partie de la drogue.3.Le facteur le plus important de tous est la réaction du tissu et des larmes avec les solutions employées.I] a été démontré que la réaction des collyres d\u2019usage courant est le principal facteur de l\u2019irritation ressentie lorsqu'ils sont introduits dans le cul-de-sac.La réaction des solutions est beaucoup plus importante que leur pression csmotique.La réaction de la sécrétion conjonctivale normale correspond à un pH de 7.2 à 7.4.Dans certaines formes d'\u2019irritation chronique ou de conjonctivite, le pH varie de 68 à 6.9.La simple instillation d\u2019un collyre à réaction alcaline suffit pour calmer les symptômes d\u2019irritation.Une forme simple de solution tampon est un véhicule idéal pour les gouttes dans les yeux.Une solution alcaline est moins irritante et constitue un milieu convenable pour certaines drogues.Une simple solution tampon alcaline est un collyre non irritant qui convient bien pour nettoyer l\u2019œil.À cause de son pH favorable, elle diminue le choc et augmente l'efficacité.La Murine, collyre isotonique moderne, rencontre tous les desiderata précités.En outre, la Murine est isotonique avec les larmes, et c\u2019est vraiment une solution tamponnée.La formule de la Murine comprend les ingrédients suivants: Bicarbonate de Potassium, Borate de Potassium, Acide Borique, Chlorhydrate de Berbérine, Glycérine, Chlorhydrate d\u2019Hydrastine, « Merthiolate » (Ethyl Mercurisalicylate de Sodium, Lilly) 0.001 pour cent, en solution dans de l\u2019eau stérilisée.Tout cela contribue à faire de la Murine un produit doux et d\u2019une efficacité thérapeutique unique comme nettoyeur dans les irritations légères de l\u2019œil, THE MURINE COMPANY TORONTO, Ontario __POUR UN SOULAGEMENT _ RAPIDE ET BIENFAISANT, Prescrivez Augmente le volume liquide dans l\u2019intestin par simple pression osmotique; amollit les matières fécales.Le volume liquide adoucissant fournit par Sal Hepatica stimule le péristaltisme intestinal et facilite l\u2019exonération selon le fonctionnement normal naturel.ERT Yi; Le degré d\u2019activité de ce mélange de salins, bien dosé, est facilement réglé selon la dose.POUR DES ECHANTILLONS GRATUITS DE SAL HEPATICA, VEUILLEZ ADRESSER CE COUPON : Bristol-Myers Company of Canada Ltd., 3035 rue St-Antoine, Montréal 30, P.Q.Nom D-6 Adresse Ville Province LXXIV LXXV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeriN AM.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1949 comprimés T R i - S U L FA, SODIUM BICARBONATE ASSOCIATION RATIONNELLE DES SULFAS.CRISTALLISATION ET CALCUL RÉNAL ÉVITÉS PAR L'ALCALINISATION DE LA FORMULE: Aussi TRI-SULFA SULFATHIAZOLE en suspension SULFAMÉRAZINE | 420 gramme contient .u mélange ; 0.30 gram.SULFADIAZINE par comprimé.par cuillerée à thé.La Cie CANADA DRUG CO., Montréal Chaque comprimé contient 0.05 Gm.d'extrait de valériane finement divisé afin d'obtenir un maximum d'efficacité.Sans odeur et sans goût.N'est pas sujet à accoutumance.PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS: Un léger calmant du système nerveux central.Indiqué dans les cas de troubles émotifs, états d'anxiété, insomnie nerveuse, ainsi que dans le syndrome nerveux de la ménopause et dans certains cas d'artériosclérose.| ou 2 comprimés au besoin ou 3 comprimés au coucher.En flacons de 50, 100 et 500.STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC.1123 Broadway, New York 2 3 Distributeur au Canada: LYSTER CHEMICALS, Ltd.222 Hospital St., Montreal 1, Canada dro Régulateur de la digestion.De grande valeur et de saveur agréable L agit contre les fermentations et l\u2019acidité.I! ne produit pas de gaz douloureux et, à ce point de vue, son action est plus efficace que celle des carbonates et des bicarbonates.Renferme par once fluide: Papaine .1 grain Magnésie hydratée Pancréatine .1 grain (fraichement pré- Diastase .1 grain cipitée) représen- Oxyde de bismuth hy- tant en magnésium draté (fraîchement l\u2019équivalent de précipité) représen- Carbonate de matant en bismuth gnésium .100 grains l\u2019équivalent de Sali- Sulphocarbolate de cylate de bismuth.4 grains Soude .5 grains DOSE: Une à deux drachmes.La Compagnie J.F.HARTZ Limitée Fabricants de Produits Pharmaceutiques Toronto - - Montréal Demandez les Produits pharmaceutiques HARTZ TABLE DES ANNONCEURS Pages American Can Co.(La boite en \u2018fer-blanc\u201d) .LXXII American Sterilizer Co, (Luminaire American\u2019) .- XXX Ames Company of Canada, Ltd, (Decholin) .-.- XXIX Anglo-French Drug Co.(Bakolyse) .0.411200000 XLII Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Cillenta) .XXI Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Premarin) -.- XXII Banque Canadienne Nationale -.LXXVI Barnes Company Lid., A.C.(Argyrol} .XXXII Bristol Laboratories of Canada Lti.(Gomme pénicilline) XL Bristol-Myers Company of Canada Ltd.(Sal Hepatica) .LXXIV British Drug Houses (Canada) Lid., The (Siccolam) .LI Canada Drug Co.(Betagen) .-.LXIX Canada Drug Co.(Pavéral) -.- LXXIII Canada Drug Co.(Tri-Sulfa) .LXXV Canada Starch Co., The (Un mélange lacts) .LXXI Canadian Canners Ltd.(Aliments Aylmer pour bébés) .LXX Canadian Tampax Corporation Ltd.(Tampax) .LIII Casgrain & Charbonneau Ltée (Rhume ces foins) .XXVII Collège Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) -.LXVII Compagnie Ciba Ltée .XV - XVI Compagnie Ltée Domin:on Corset (Un corset maternité de conception toule nouvelle) XXXVI Compagnie Sanborn (Nomination de X-Ray and Radium Industries Ltd.) -.«ci a a Le ea ae ee XVII Decyl Pharmacal Co.(Acide undécylénique Declid) .LIX Denver Chemical Manufacturing Co, The (Antiphlogistine) .-.202200 01 aa a aan a LXIX Dupuis Frères (Examen de la vue) .0.\u2026.LXXII Edde, J.Ltée (Bili-Sol) \u2014 (Neurinase) .00200.LXII Edde, J.Ltée (Artichobyl) \u2014 (Pluriglandine) \u2014 (Pancrinol) LX Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.(L'épreuve finale vérifie la qualité) Première page de la couverture Frosst.Charles E.& Co.VII - VIII - IX Frosst, Charles E.& Co.(Oztoforte) .IV Hartz Ltée.La compagnie J.F.(Hydroxyl) .LXXV Herdt & Charton, Inc.(Chobile) - (Veratrite) .-.XLIV Herdt & Charton, Inc.(Vago-Frenal) .XLVI Herdt & Charton, Inc.(Peptalmine) - (Sulpho-Lac) .XLVIII Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal (Vaccin BCG) «viii an.LXIII Inwood Ltd.J.M.(Suleo) .LL.- LXXIII Johnson & Johnson Lid.(Hemo-pak) .XXXVIII Johnson & Johnson Ltd.(Sutures non résorbables) .-.LXI Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Neurophen) Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Acet-Aminophylline) Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Cholibile) \u2014 (Hema: exin oral) LII Laboratoires Desbergers Ltée (B-Totum concentré et vitamine C) Quatrième page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Zymocal) \u2014 (Eczosec) .\u2026.LVI Laboratoires Jean Olive (Phosphoneurol) \u2014 (Sarcamine) .LVIII .Laboratoires Lafayette (Néo-Laryngobis) \u2014 (Profenil) .XXIV Laboratoires Poulenc (Flaxédil) Deuxième page de la couverture Libby, McNeill & Libby of Canada, Ltd.(Aliments homogénéisés) LXVIII Librairie Beauchemin Ltée LVII Mead Johnson & Company of Canada Ltd.(Rétrospective) .Troisième page de la couverture Merck & Co.Ltd.(Dihydrostreptomycine) .Ce I Merck & Co.Ld.(Mandelamine) .Cee Le Vv Millet, Roux & Cie.(Glandoplex) - «o.oo.XII Pages Mowatt & Moore Lid.(Spasex) \u2014 (Neuro-Spasex) .-.XIX Murine Company.The (Murine) -.LXXIV Nestlé\u2019s Milk Producis (Canada) Ltd.(Lactogen) .\u2026.LXXI North American Cyanamid Ltd.(Lederle Laboratories Division) (La paroi magique) «.-.vive XI Parke, Davis & Co.Ltd, (Pénicilline S-R) .LXVI Picker X-Ray of Canada Ltd.(Appareil radiologique) .LXIV Procter & Gamble (Ivory) .20020 012 2 Le XXVI Reed et Carnrick (Canada) Ltd.(Irocine) .\u2026 XXXVII -Roerig and Company (Canada) Ltd.J.B.(Darthionol) .XXV Rougier Frères (Nitrinose) .-.10200121 aa aa II Sanatorium Prévost .222202 00 La aa La LL LXV Sarrazin & Choquette (Analyses complètes) Sharp & Dohme (Canada) Ltd.(Hyotole) Shuttleworth Chemical Co.Lid., The E.B.(Ebsam) .XLV Smallwood Pharmaceuticals Lid.(Al-U-Lac) Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Sulfate de Dexédrine) «ve vv veri ee XXXIX Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) .LXVII Standard Pharmaceutical Co.Inc.(Eucarbon) .LXXIII Standard Pharmaceutical Co., Inc.(Valerianets- Dispert) «ove seat a a ae ea Lee LXXV Usines Chimiques du Canada Inc.(Sal Iodum Valor) .LXXVII Vinant Ltée (Opobyl) .0202000 002 ee La LL XVIII Vinant Ltée (Stano-Plex Lafa) \u2014 (Biestrine Lafa) .Xn White Laboratories of Canada (Aspergum) -.XXVIII Whittier Laboratories (Division Nutrition Research Laboratories) (Resmicon) XXXIV - XXXV Winthrop-Stearns Inc.(Devegan) XXIII Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (Kaomagma) .Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (Wycillin) «+ .XXXII Se ee sare eee ere es aes.A A VOTRE SERVICE Votre banque n\u2019est pas seulement votre caissière et la dépositaire de vos capitaux d\u2019épargne.Elle est en état de vous rendre d\u2019autres services.Vos occupations et vos préoccupations d\u2019ordre professionnel ne vous laissent guère le loisir de vous documenter au jour le jour sur les questions d\u2019affaires.Vous n\u2019en êtes pas moins tenu, à | l\u2019occasion, de résoudre certains problèmes financiers qui mettent en jeu vos intérêts.Recourez donc avec confiance au gérant de votre banque dont les avis désintéressés vous seront souvent utiles.- BANQUE CANADIENNE NATIONALE | Actif, $408,580,149 539 bureaux au Canada ol Dito Vi, L\u2019injection intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est non seulement la « méthode idéale » dadministrer les salicylates et les iodures; mais encore elle UN semble étre la seule également bien tolérée par tous les sujets.Elle est le plus sur et le plus prompt moyen d\u2019obtenir des résultats tangibles dans l\u2019administration de ces deux médicaments.+ L\u2019injection de SAL-IODUM V ALOR est à la fois indolore SPE C IFIQUE et sans danger, les médicaments, étant introduits instantanément dans le courant circulatoire, ne subissent pas l\u2019action de sucs gastriques et de plus fortes doses sont tolérées; leur élimination est rapide et ne cause aucune irritation du filtre rénal.D U Il nous suffit de mettre sous les yeux du médecin les services que la médication intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est appelée à rendre et d\u2019en signaler les bienfaits si grands et si remarquables.C\u2019est, au RHUM ATISME dire d\u2019un grand nombre de cliniciens distingués, la ; meilleure médication dans les cas de Rhumatisme aigu et chronique, dans la Goutte et toutes les formes d\u2019Arthritisme.Posologie: Une injection (20 cc.) peut être donnée tous les deux jours, jusqu\u2019à l'obtention des résultats désirés.\u2014 Echantillons sur demande. RÉTROSPECTIVE SER FT 41% CAC 34 SES WEE pm \u2019EMPLOI du lait de vache, de l\u2019eau et des hydrates de carbone mélangés représente la méthode unique d\u2019alimentation infantile qui, sans interruption, depuis plus de trois décades, a été favorablement accueillie par les pédiatres.Aucun hydrate de carbone employé dans cette méthode d\u2019alimentation infantile ne jouit d\u2019un passé aussi riche et fécond, en expérience clinique renommée, que le Dextri-Maltose de Mead. HAUTE CONCENTRATION DU COMPLEXE VITAMINIQUE B SUPPLÉMENTÉE PAR 160 MGM.VITAMINE C PAR COMPRIMÉ B-TOTUM CONCENTRÉ et VITAMINE \u20ac \u2018 FORMULE: Chaque comprimé contient: Thiamine HCL 0020000000 a ee ea a a een ae 7.5 mgm.Riboflavine 102000000000 nee a ee nes ace» 7.5 mgm.Niacinamide .criti inininnenn.20.0 mgm.Pyridoxine HCL .ccna.0.5 mgm.Pantothénate de Calcium .co.2.0 mgm.Acide Ascorbique (Vitamine C) .160.0 mgm.\\ INDICATIONS: Toutes les manifestations nerveuses, digestives, cutanées, imputables directement ou indirectement à la déficience des vitamines B et C, telles que névrites, perte d'appétit et de poids, nutrition post-opératoire.Conditionnement: Posologie: Flacons 2 -3 comprimés de par jour 50 dragées selon le cas "]
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