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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1949-09, Collections de BAnQ.

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[" Tome 78 \u2014 Numéro 9 MONTRÉAL, SEPTEMBRE 1949 Bulletin de l'Hlssoctation des \u2018IDédecins de Langue jfrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L Union ADEdicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION SECRÉTARIAT ET SECRÉTARIAT .128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Québec Montréal - Tél: LAncaster 9888 SERVICE ÉTHIQUE AUX MÉDECINS Appuyer vos intérêts c'est agir en associé silencieux.A l'insu de presque tous vos patients, cet auxiliaire vous renseigne, vous, le médecin, ainsi que vos alliés professionnels.| Tout à fait à l'arrière-plan, cet associé n'entre pas en compétition avec vous pour gagner l'attention ou la faveur du public.De ce fait, l'avis médical compétent est encouragé et l'auto-médication découragée.Eli Lilly and Company (Canada) Limited soutient et protège fermement vos intérêts aussi bien que le bien-être du patient en comptant sur vos ordonnances pour la vente de ses produits.Toute l'énergie possible est consacrée à préparer des produits pharmaceutiques de qualité supérieure rapidement mis à votre disposition, pour votre usage.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED © TORONTO, ONTARIO Le, est le cholérétique préféré des médecins Poulen timitée _\u2014 INDICATIONS: ictére hépatique \u2014 engorgement du foie ==.cholécystite \u2014 angiocholite \u2014 insuffisance biliaire \u2014 radiographie de la vésicule biliaire COMPRIMÉS: dosés à O Gm.30 (5 grains) d'acide déhydrocholique pur, cristallisé.Tubes de 20 et flacons de 100, 500 et 1,000 AMPOULES: de 5 c.c.de déhydrocholate de soude à 20%, soit 1 gramme par ampoule: pour injection intraveineuse.Boites de 6 et de 100 ampoules le DYCHOLIUM cougmente nettement le débit biliaire littérature et échantillons sur demande C \u2014\u2014 MONTREAL [ Afin de rendre plus facile la préparation des solutions.Par raison d\u2019économie et de plus grande commodité, la Streptomycine Merck Complexe Chlorure de Calcium est offerte dans un flacon multi- doses de 50 cm3 contenant 5 g.du produit.TABLE DE DILUTIONS* Flacons contenant l\u2019équivalent de 1 g.ou 5 9.de Streptomycine base (voir l\u2019étiquette) Dissolvant Streptomycine Dissolvant Streptomycine ajouté au base par cm?ajouté au base par cm?flacon de 1 g.de solution flacon de 5 g.de solution 19 cm?50 mg.45.5 cm8 100 mg.15.5 cm?60 mg.35.5 cm8 125 mg.9 cm?100 mg.28.5 cm?150 mg.7 cm?125 mg.20.5 cm?200 me.5.5 cm8 150 rg.15.5 em?250 mg.4.5 cm?183 mg.12 cmd 300 mg.4 cmd 200 me.9.5 cm?350 mg.3 cm?250 me.8 cm3 400 mg.6.5 cm?450 mg.5.5 cm?500 me.STREPTOMYCINE MERCK mands der copes de COMPLEXE CHLORURE de CALCIUM & DIHYDROSTREPTOMYCINE MERCK MERCK & CO.LIMITED, Chimistes Fabricants MONTRÉAL © TORONTO © VALLEYFIELD SOMMAIRE Edmond DUBE Blbert Comtois .«oii iiiiii iii eee ee ee 1039 BULLETIN 1 Roma AMYOT Jugement sur la chiropratique .i.1041 Comment craindre la poliomyeélite .1043 e oo 6e L.-P.BELISLE Etude comparée du diagnostic radiologique, des constatations opératoires anatomo-pathologiques et des résultats cliniques ultérieurs .1045 A.CODOUNIS La myélomatose multiple \u2014 ses formes atypiques .1059 REVUE GENERALE René LEBEAU Etude sur le choc opératoire .020000000 ces nana a nan aan ne 1071 INDICATIONS : ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit : Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.| : VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS | MALADIES DES VOIES URINAIRES i Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit : graveleux Un verre à jeun.fl Cystites.\u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.ro > \u2019 Un verre le soir.Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.| Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. EVALUATION DE L'ACTION HYPOTENSIVE DE DIVERS ESTERS NITRÉS -|Nitroglycérine Chutes tensionnelles en mgm.de Hg.4 s 6 ~ 2 N i À oo .ne 6 y S .Les NS We . COMPAGNIE [TER MONTREAL E Q Of Le crapoud à griffes Sud Africain (Xenopus laevis) représenté Marque hoc commerce déposée diagnostic de la grossesse.Le film de Ciba sur le Xenopus i-dessus à servi dans les épreuves de laboratoire depuis laevis est à la disposition des groupes de médecins que lo 2 4 .° \u2019 olals [) () (1 £ C1 CO1CICE = (2811) (1000) - * - ls QI TE - = - a C0 = IyL) - (AEST 2T 1 EE Autant dans l'industrie de la traction automobile que dans l'hormonothérapie le critérium de la véritable économie réside 9 plutôt dans l'accroissement de l'efficacité que dans la réduction du ) coût de l'unité.S Envisagées de cette façon les LINGUETTES MÉTANDRÈNE, { O a cause de leur construction spéciale et de leur mode d'emploi, réalisent la forme, la plus économique d'androgène buccal.Parce que les LINGUETTES ne sont pas avalées mais absorbées directement dans la circulation leur efficacité est proportionnellement = , Same Se - \"seb 2 B \u201c3a A \u2019 3% double de celle des comprimés ingérés.Fait étonnant néanmoins, y le coût de l'unité n'en est pas plus élevé.+ Par leur efficacité et leur coût, les LINGUETTES MÉTANDRÈNE : se recommandent d'elles-mêmes au médecin avisé chaque fois que l'hormonothérapie buccale est indiquée.Lnguetio METANDRENE® LIMITEE MONTREAL COMPAGNIE * Méthyltestostérone Ciba Marque de commerce déposée. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 XVII les effets toxiques, tels que la diminution de la prothrombine dans le sang et la prédisposition aux hémorragies, sont évités grace à l\u2019administration de parce qu\u2019il procure, sous forme de comprimés, une combinaison d\u2019administration facile et scientifiquement équilibrée de succinate de calcium et d\u2019acide acetylsalicylique.Tous les détails concernant l\u2019emploi de BEREX dans le traitement du rhumatisme aigu et chronique, ainsi qu\u2019une abondante bibliographie, peuvent être obtenus sur demande.Bouteilles de 100 et de 500 comprimes.BEREX est le nom déposé de.ce produit.Brevcté aux Etats-Unis.Demandes de brevets au Canada et pays étrangers.EREX Pharmacal Co.» 36-48 Caledonia Road, Toronto, Canada? XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuzerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 TIGRIPPINE MIDY MEDICAMENT COMPLET DE LA GRIPPE e .COMPOSITION Phénacétine .oviiiii.100 mg.Acide Acétylsalicylique.300 mg.Acide Ascorbique .\u2026.\u2026.\u2026.00 50 mg.Poudre de Gelsémium .10 mg.Codéine .oii aa eee aa ana 7.5 mg.pour une dragée de 50 ctg.PROPRIETES Supprime la douleur\u2014 Arréte la toux\u2014Reléve les forces \u2014 Décongestionne les muqueuses respiratoires \u2014 Facilite expectoration \u2014 Abaisse la température.INDICATIONS Traitement de la grippe sous toutes ses formes \u2014 Etats congestifs pulmonaires \u2014 Oppressions respiratoires \u2014 Maux de téte \u2014 Asthénie grippale.\"POSOLOGIE Une dragée toutes les 4 heures, jusqu\u2019à concurrence de 5 par jour, avec une boisson très chaude et alcoolisée.PRÉSENTATION Boîte de 12 dragées de 50 ctg.© ÉCHANTILLONS ET LITTÉRATURE SUR DEMANDE © LABORATOIRES MIDY - PARIS AU SERVICE DU CORPS MÉDICAL DEPUIS 1718 Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL ption neutralisante, sédative yy Ismodique pour le soulagemept ères peptiques, de l'hypérage des conditions associées.(Sous de poudre).'.ETES:\u2014 Diminue l'acidité das-£} tant par l\u2019adsorption des ions \"4 ènes (hydroxide d\u2019aluminium) PK @ 3 Une cuillerée à thé comble Fournit: r son action chimique (trisilicate \u201c Trisilicate de magnésium B30 grs.gnésium) .Aucune élévation se- Hydroxide d\u2019Aluminium 310 grs.re de l'acidité gastrique n\u2019est à Phénobarbital §/8 gr.r, ni l\u2019un ni l\u2019autre de ces deux *Bromure Méthylé P produisant de l\u2019alcalose.Le d\u2019Homatropine F/48 gr.*Une antispasmodique d\u2019une fonne tolérance débarrassé des effets Foxiques désagréables rappelant ceux dæ l\u2019Atropine.= Ad LJ barbital agit comme sédatif et ig sure Méthylé d'Homatropine an- 1) pute tendance aux spasmg AE lisses.i Mode d\u2019emploi:\u2014 Unf cuillerée à thé comble dans un defni-verre d\u2019eau a toutes les quatrefheures ou tel e | que prescrit par lef médecin.Echantillons envoÿés sur demande.Aussi COMPKIMES MAGNESED Chaquegdcomprimé contient: TrisiMcate de Magnésium 6grs Hydroxide d\u2019Aluminium 12 grs dhénobarbital 1/8 gr.Bromure Méthylé d\u2019Homatropine 1/48 gr Présentation: Flacons de 40, 100, 500 et 1,000 comprimés.\u2018Mowatt & \u2018Moore +imitea LS MAN Pharmaceuticals Re a a XX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 para-amino-phényl-sulfamide éphédrine élycaïne , > de LONS au , LABORATOIRES A.BAILLY instiodions SPELY-EXPORT ,.J 19 RUE DU ROCHER - PARIS publérscitims ! Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTREAL Gaiacol Acide phosphorique Codéine Convalescences LABORATOIRES A.BAILLY tas SPÉLY- EXPORT ; es a 19 RUE DU ROCHER - PARIS cafe par jour Agents paur le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL grande efficacité substances oestrogènes conjuguées (équines) 0.2F ic s, : A activite \u2018per os COMPRIMÉS: No 865\u20142.5 mg.par comprimé No 866\u20141.25 mg.par comprimé \u20ac \u20ac No 867\u20140.625 mg.par comprimé provenance naturelle Bouteilles de 20 et de 100 .3 No 868\u20140.3 mg.par comprimé innocuite 5 Bouteilles de 100 Si l'on désire aussi apaiser les troubles nerveux: No 877\u20140.625 mg.par comprimé plus 1/, grain de phénobarbital.Bouteilles de 100 bonne tolérance LIQUIDE: No 869\u20140.625 mg.par cuillerée à thé | e \u2019 e sensation d euphorie Bouteilles de 4 onces fluides Le traitement par la \u201cPrémarine\u201d se montre en outre efficace dans d\u2019autres affections causées par la carence d\u2019oestrogènes, telles que la vaginite, le prurit vulvaire, l\u2019aménorrhée, l\u2019hémorragie utérine fonctionnelle et l\u2019engorgement laiteux post partum. vitamines Cat On a démontré que le véhicule afgueux de ce nouveau concentré multivitaminé favorise un@ plus grande absorption des vitamines À et D.La dose journalière conseille est de 10 gouttes (0.6 cc.), qui renferment: Vitamine A.\u2026.0.0.00000 Vitamine D.+.0000 Acide ascorbique.Chlorure de Thiamine.Riboflavine.0.0\u20260\u202600000 Niacinamide.0.++\u202600000 Pyridoxine.\u2026.0000000u000 d-Pantothénate de calcium.Vitamine E (alpha-tocophérol).» Bouteilles de 8, 15 et accompagnées d\u2019un compte-goutt e\u2026.eeeeesrs».2:000 Unités int.s\u2026\u202600000e0 00000 -1,000 Unités int.e\u2026+se0ese0s000000000.D ME.\u2026\u2026.\u2026.l Unité int.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée» Biologistes et Pharmaciens * Montréal, Canado L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreriy A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 V XXIII Soulagement is 1a FIEVRE tes FOINS jour et nuit .L\u2019action extraordinairement prolongée du chlorhydrate de Néo- POUR USAGE NASAL: solu- Synéphrine permet, au moyen de doses tion a 139% (ordinaire et fré \u2019 aromatisée), flacons de peu tréquentes, d enrayer les 1 once; solution à 1%, panplomes de la fièvre des foins.flacons de | once; gelée e malade peut alors bénéficier ydrosoluble a 12%, d\u2019un bien-être pendant le jour et tubes de 56 once.d\u2019 .x POUR USAGE OPHTAL- un sommeil réparateur MIQUE: solution pendant la nuit.aqueuse à 3%, a Dose moyenne: 2 ou 3 gouttes dans faible tension super- chaque narine.ficielle, isotonique \u2019 .L'action des cils vibratiles n\u2019est prati- flacons de 15 cc.quement pas entravée.Virtuellement dénuée d\u2019effets secondaires.NEW YORK 13, N.Y.WINDSOR, ONT.Néo-Synéphrine, marque de commerce enregistrée aux E.-U.et au Canada.423 est, rue Ontario, Montréal, P.Q.1019 ouest, rue Elliott, Windsor, Ontario. XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLtemiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 MIDY \u201c ANTI-URIQUE TYPE\u201d OB (5B (5 65 = e 2 à 4 cuillerées à caté par jour.GE CE: GE GC G CG C CC LABORATOIRES DE LA PIPÉRAZINE MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL POMMADE MIDY SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHÉSINE EXt DE MARRONS D'INDE PRAIS STABILISE PRINCIPES à LABORATOIRES MIDY Aé ACTIFS v ., PARIS - FRANCE D> HÉMORROÏDES LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL SR L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 XXV : a 7 Np & de découvrir des moyens de réd ire ou arge d\u2019erreur.DIGOXIN crystallin pur * fournit justement à un glycoside d\u2019éliminer la m profession Isolée des feuilles de Digitalis lanata par Wellcome Chemical Works (Angleterre) ar voie digestive: \u2018Tabloid\u2019 Digoxine o.25 mgm.(1/260 grain approx.) Flacons de 25, 100 et 500.Solution Digoxine (B.W.& Co.) o.5 mgm.(1/130 grain approx.) par c.c.Flacons de 30 c.c.Intraveineusement.: Injection de Digoxine \u2018Wellcome\u2019 o.§ mgm.(1/130 i approx.) dans un c.c.Boîtes de 12 et 100. XXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 CHER DOCTEUR, Nous désirons vous remercier pour le temps précieux que vous avez si généreusement, par le passé, accordé à nos représentants.Durant le mois de septembre, ceux-ci solliciteront de nouveau votre bienveillance et se feront un plaisir de vous familiariser davantage avec quelques-unes de nos spécialités.A M Y G - B IS Infections de la Gorge.(suppositoires) ASTHMAGYL Sédatif et Vasodilatateur (comprimés) N E U R EX Sédatif, Hypnotique, Antispasmodique (comprimes) STOMAGEL Pensoment stomaca (comprimés) Faites donc votre demande en conséquence sur la carte- réponse que nous vous adressons régulièrement.LES LABORATOIRES [ASGRAIN & [HARBONNEAU UNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL QUÉBEC MONTRÉAL OTTAWA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuzeTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 XXVII contre les troubles gastriques dus à l\u2019hyperacidité .COMPOSITION Carbonate de calcium.71 mgm.(1% gr.) Peroxyde de magnésium.86 mgm.(1% gr.) Hydroxyde d'aluminium.144 mgm.(24 gr.) Syntropan \u2018Roche\u2019.5 mgm.(3/40 gr.) POSOLOGIE l à 2 comprimés par jour ou plus si nécessaire.CONDITIONNEMENTS 50 et 250 comprimés.\u2018ROCHE\u2019 Neutralisation et adsorption de l'acide Spasmolyse Excitation du péristaltisme - Action antiputréfactive EFFET IMMÉDIAT\u2014 ACTION PROLONGÉE HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE 286 OUEST, ST-PAUL, MONTRÉAL la maison \u2018Roche\u2019 annonce exclusivement ou Corps Médical XXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 LA DIATHERMIE Un à ondes Courtes X-85 à fréquence contrôlée par cristal Pour de plus amples renseignements, veuillez nous retourner la formule ci-dessous: CASGRAIN & CHARBONNEAU Ltée Dépt des Rayons X, 445, rue St-Laurent, Montréal 1, P.Q Je désire obtenir des renseignements Votre représentant passera.(.) ) ) ) ) ) 2) supplémentaires sur l'appareil à Diathermie ) A Burdick modele X85.» CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITE ) ) ) ) ) » appareil incomparable CONÇU par le génie modern Possibilités de traitements illimitées .Vous obtenez une grande variété d\u2019applicatioi avec ce nouveau modèle Burdick X-85 et sa puissance permet tous les traitements à diathermie pratiqués en médecine.Peu importe la quantité de traitements donn quotidiennement, la construction scientifique de son circuit électrique élimine tout surchauffage.La construction rigide de l'appareil en assuj l'efficacité pour des années à venir.EFFICACITÉ.maximum de rendement en chaleur PRÉCISION.avec simplicité de contrôle PUISSANCE .au dela de la demande STABILITE .parfaite permettant la durée compléte du traitement, sans} interruption déclenchée par des mouvements du patient.Entièrement approuvé par le Département du Transport, Division de la Radio, Ottawa, Canada.Enregistrement No 5.Représentants exclusifs pour l\u2019Est du CANADA: Expédiez par malle.(.) Bureau chef: Succursale: Docteur .22004200000 0 Lean \u2019 445, boul.ST-LAURENT, 518, rue ST-VALLIER} MONTRÉAL QUÉBEC Adresse.0220001 1101101 aa ea ee ) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 le \u201cdégel\u201d biliaire Dans l\u2019angiocholite non calculeuse, la stase qui se produit à l\u2019intérieur du cholédoque occasionne souvent une infection ascendante.L\u2019inflammation et le rétrécissement du conduit créent un terrain favorable à l\u2019obstruction partielle et à l\u2019accumulation de matières purulentes.L'action énergique du Decholin Sodium et du Decholin \u2014 une action hydrocholérétique \u2014 a raison de cette stase biliaire.Sous la pression hépatique, une bile abondante, plus fluide, s\u2019écoule par les voies biliaires tel un dégel printanier, emportant avec elle, le pus, les débris, le mucus et la bile stagnante.Grâce au drainage qu\u2019on a ainsi rétabli, on obtient une amélioration de l\u2019état général.On devrait commencer le traitement avec de faibles doses de Decholin Sodium administrées par voie intraveineuse; ces doses sont progressivement.augmentées et on les fait suivre d\u2019un traitement aux comprimés Decholin.Decholin marque d\u2019acide déhydrocholique En comprimés de 334 grains, dans des flacons de 25, 100, 500 et 1,000 Decholin Sodium R (marque de déhydrocholate de sodium) en solution aqueuse à 20% ; en ampoules de 3 cm8, 5 cm3 et 10 cm3; paquets de 3 et de 20 ampoules.DECHOLIN et DECHOLIN SODIUM, marques déposées aux Etats-Unis et au Canada.XXIX XXX L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemn AMLEF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Une Bonne Nuit de Repos Une Bonne Journée de Travail dg _\u2014 NS Les patients allergiques obtiennent les deux, avec 4 petites doses.Confort 24 heures par jour pour vos patients allergiques.grace a Decapryn qui procure un soulagement durable a dose-milligramme peu élevée.\u201cLes symptômes furent soulagés pendant 4 à 24 heures après l\u2019administration d\u2019une seule dose de Decapryn \u2014 \"1 \u201cIl fut constaté que 12.5 mg.pouvaient être administrés pendant la journée avec comparativement peu de réactions secondaires; pourtant cela assurait des bons résultats cliniques soutenus \u2014\u201d\u2019?Prescrivez le SUCCINATE DE L)ecapryn marque de Succinate de Doxylamine L\u2019ANTIHISTAMINIQUE À ACTION TRÈS DURABLE POUR ADMINISTRATION À PETITES DOSES.1 ou 2 comprimés de 12.5 mg., P.R.N.Egalement présenté sous forme de sirop agréable au goût, spécialement destiné aux enfants (6.25 mg.par 5 cc.) et en comprimés de 25 mg.SUCCURSALE CANADIENNE TORONTO 9, Ont.CINCINNATI + U.S.A.1.Sheldon, ].M.et d\u2019autres: Univ.Michigan Hosp.Bulletin, 14: 13-15 (1948) 2.MacQuiddy, E.L.: Nebraska State Medical Journal, 34: 123 (1949).I 4 r i a1 Yeti _4 Marque déposée r= ! NEOHETRAMINÉ SYRUP os pt < a3 wn PS i #80 28 Ré ser Funspot fab TOXICITÉ BASSE La Néohétramine est moins toxique que n \u2018importe quel autre antihistaminique; quantitativement, sa propriété d\u2019être moins toxique est plus marquée que son activité moins élevée.De plus, la Néohétramine trouve sa place chez les malades qui sont sujets, sous l\u2019influence d\u2019autres médicaments, à une sédation trop prononcée ou à certains effets secondaires fâcheux.Ne manquez donc pas d\u2019ajouter un nouvel élément de sécurité au traitement du rhume des foins et des autres états allergiques.Présentation \u2014 Comprimés dosés à 25 mgms., 50 mgms., et 100 mgms.Flacons de 100 et 1000 Sirop titré à 6.25 mgms.par c.c.flacon de 16 onces 5 liq.CHLORHYDRATE DE Néohétramine Marque du chlorhydrate de thonzylamine.Monochlorhydrate du N,N-diméthyl-N°-para- méthoxybenzyl-N\u2019(2-pyrimidyl) éthylénediamine, fabriqué par Nepera Chemical Company, Inc.v0 CREME NE ONE TRY MINE > Tube de J once Te PPique an tis, fraiñtemen / des pr Urigineus, es.\u201cslaminique derma fos, eficoce dans le es allergiques JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED WALKERVILLE, ONTARIO \u2014- T= - Ta - 2B - \u20ac .Wie 7 \u2014 - B-PLE SR.IXIR B.COMPLEX $ Ve, = on en VIUMCE of rig pram with 19 Cua NE Cot IZ nan decartiqus avec 2041100 nt \u20ac co au NTIF Mi NTAINS: uN cc.CO Ripon Hyd Fo 15 98 Fi Niastvrin ochloride Bo 1 Preig 1.; Spy ine - 184 i Bagothenic Acide os ; Ing A 3 Rag tone, ; Sh 0 RA, gc get 1 a wt a, Ve Pag Suantites approcinbles de rd Thy Ban Gans l'extrait de 711 \u201d Ym, ean itominb \u201con a» atelier 18 ain, catablished 22 en imports mien ition males 19 E- sofulé Poy, ty 00 \u20ac a de MAD IN CANADA iy Rerhcterret Trade M EE Nw - va CaVYETH & BR Gh NAD A) LIMITÉE, < : JS Sr ar Une quantité de 8 ml.(2 cuillerées a thé) apporte: Thiamine 1 mgm.Riboflavine 2 mgms.a Niacinamide 10 mgms.| * Pyridoxine 1 mgm.* Acide pantothénique-d 5 mgms.Biotine .008 mgm.*Le rôle ioué Le e rôle joué par ces vitamines en nutrition humaine n\u2019est pas encore établi.Posologie recommandée: Une à deux cuillerées à thé trois fois par jour.ou suivant l\u2019avis du médecin.B-PLEX ELIXIR DE COMPLEXE B L\u2019écorce de riz est une des sources naturelles les plus riches en éléments du complexe vitaminique B.B-Plex, provenant de l'écorce de riz est intrinsèquement complet et l\u2019addition de facteurs cristallisés du groupe B confère au produit un équilibre biologique parfait.Le goût naturellement agréable de l\u2019extrait d\u2019écorce de riz est accentué dans un véhicule du type élixir, délicatement aromatisé.Si l\u2019on tient compte de la concentration, B-Plex est vraiment économique.La thiamine, la riboflavine, et le niacinamide y sont présents dans la proportion 1:2:10.DE PLUS, il contient les quantités requises de pyridoxine et d\u2019acide pantothénique et, EN OUTRE, les facteurs, encore non-identifiés qui existent, à l\u2019état naturel, dans l\u2019extrait d\u2019écorce de riz.Flacon de 8 onces liq., jarres de 15 et 1 Gall.Imp.B-Plex en injection \u2014 Fiole de 10 ml.B-Plex en capsules \u2014 Flacons de 100 et 500 comprimés Marque déposée JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED ° WALKERVILLE, ONTARIO .par l\u2019analgésie génito-urinaire sûre et efficace Un grand nombre de malades ambulants sont rapidement soulagés des symptômes urinaires douloureux par la simple administration de 2 comprimés de Pyridium £.i.d.L'administration orale du Pyridium produit un effet analgésique bien marqué sur la muqueuse génito-urinaire.Cette action palliative contribue au soulagement rapide et efficace, si bienfaisant au malade souffrant de symptômes pénibles tels que mictions douloureuses, impérieuses et fréquentes, nycturie et ténesme.Le Pyridium est pour ainsi dire non toxique et on peut l\u2019administrer à doses thérapeutiques avec une sécurité quasi complète pendant toute la durée du traitement de la plupart des infections génito- urinaires non compliquées.Documentation sur demande THY XXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 \u201cCalcium-Sandoz\u201d (Glucono-galacto-gluconate de calcium) Réduction de la perméabilité cellulaire PIQURES D\u2019INSECTES - DIATHESE EXSUDATIVE - INFLAMMATIONS Suppression de réactions allergiques ou anaphylactiques RHUME DES FOINS, DERMATITES, ACCIDENTS SERIQUES Sédation neuro-musculaire SPASMOPHILIE, INSUFFISANCES CALCIQUES Granulé - Comprimés chocolatés et effervescents - Ampoules \u2018Les ampoules Calcium-Sandoz restent toujours limpides\u201d\u2019 \u201cCalcibronat-Sandoz\u201d (Bromo-Lactobionate de Calcium) Association des effets sédatifs du Br à l\u2019action antispasmodique et neuro-équilibrante du Ca.ALLERGIE - DERMATITES PRURIGINEUSES - SPASMOPHILIE ERETHISME NERVEUX - AGITATION Granulé - Comprimés effervescents - Ampoules LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE.SANDOZ PHARMACEUTICALS LTD.391 RUE ST-JACQUES OUEST SANDOZ MONTREAL, P.Q. FACTEUR ANTIANÉMIQUE .sous une forme pure, cristallisée La vitamine B,» isolée dans les laboratoires de recherche de la maison Merck s\u2019obtient sous le nom de Cobione* (Vitamine B1» cristallisée Merck).Des expériences cliniques ont démontré que le Cobione possède une activité hématopoïétique très élevée dans le traitement de * L\u2019ANÉMIE PERNICIEUSE (non compliquée) x L\u2019ANÉMIE PERNICIEUSE accompagnée de complications neurologiques * L\u2019ANEMIE PERNICIEUSE chez les patients sensibles aux préparations de foie * L\u2019ANEMIE MACROCYTAIRE PAR CARENCE ALIMENTAIRE causée par une carence de vitamine Bio Frottis montrant la moelle osseuse mé- | J galoblastique d\u2019un malade atteint d\u2019a- * L\u2019ANÉMIE MÉGALOBLASTIQUE INFANTI- némie Pernicieuse avant le traitement LE (certains cas) x LA SPRUE (tropicale et non tropicale).LE COBIONE ® est un composé pur, cristallisé, possédant une activité extrémement élevée @ est efficace à des doses extrêmement faibles, vu son activité élevée © peut être administré par voie sous-cutanée ou intramuseu- laire en doses précises parce qu\u2019il est un composé pur et cristallisé ® n\u2019a encore causé aucune réaction toxique lorsqu\u2019on l\u2019a administré aux doses recommandées @ s'obtient en ampoules de 1 cm* de solution saline de Cobione, chaque cm?® contenant 15 microgrammes de Vitamine Bi: cristallisée.Documentation sur demande.Frottis de la moelle osseuse du méme malade quatre-vingt-dix heures après une seule injection de 0.025 mg.de Cobione.*Cobione est le nom déposé par Merck & Co., Inc.pour leur marque de Vitamine Bi cristallisée.MERCK & CO.LIMITED Chimids fabricants.MONTREAL - TORONTO - VALLEYFIELD XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Sewmef APAISEMENT POSITIF SANS AUCUN MALAISE L'apaisement psychique à l'aide de la scopolamine précède l\u2019action d\u2019une dose minime de barbituriques bien éprouvés.Des expériences cliniques, opérées même sur des patients très difficiles à calmer, ne laissent voir aucun effet de drogue, aucune excitation première .mais plutôt une sensation naturelle de fatigue suivie d\u2019un sommeil profond et sans rêves.On croit que le catabolisme complet des ingrédients peut occasionner un regain de vigueur au réveil, \u2014 remplaçant le malaise qui suit d'habitude l'absorption des barbituriques seuls.FORMULE: REFERENCES: Bromhydrate de scopolamine 1/200 gr.1.Lehmann, H.: C.M.A.|., février, 1949.Chlorhydrate d\u2019apomorphine 1/70 gr.2.Hershenson, B.B., Brubaker, E.R.: Am.Niacine 3/4 gr.J.Obstet.& Gynec., 53: 307, 1947.Hexobarbital 3/4 gr.3.Lehmann, H.: C.M.A.J., 51: 558, 1944.Phenobarbital 3/8 gr.FRANK W.HORNER LIMITED MONTREAL CANADA Fig.1 {GANGRENE DES ORTEILS Greffe cutanée par lambeau croisé HISTOIRE DE CAS.Un garçon, âgé de 17 ans, fut admis à l'hôpital le 22/10/45, après avoir subi un écrasement des 3e, 4e et 5e orteils L'examen révéla une perte complète de la sensibilité au niveau des trois orteils, avec décoloration de la peau et gêne grave à la circulation.Une ligne de démarcation se développa graduellement et le 12/11/45 il y avait une grangrène bien établie, comme le démontre la fig.1.ÉVOLUTION : 16/11/45 \u2014 Excision de la zone gangrénée et préparation d'un lambeau cutané sur la face postérieure de la jambe droite.Pansement compressif et onguent de pénicilline au pied gauche.4/12/45 \u2014 Le lambeau sur la jambe droite est levé et attaché à la zone dénudée sur le pied gauche.Immobilisation dans le Gypsona avec le lambeau relâché (fig.2 et 3).15/12/45 \u2014 Sutures enlevées.Cicatrisation satisfaisante.24/12/45 \u2014 Sous anesthésie locale, le lambeau est détaché de la jambe, laissé au pied et suturé en place.Le surplus du greffon est suturé à nouveau à la jambe.22/1/46 \u2014 La greffe prend complètement.Application locale de pénicilline.Exercices commencés.29/1/46 \u2014 Plaie guérie.Pansements discontinués.Le patient commence a marcher.11/2/46 \u2014 Greffe réussie.Aucune douleur.Le patient marche bien dans des chaussures normales.Pied droit normal.Pas de sclérose musculaire.Congé (fig.4).Fig.4 T.J.Smith & Nephew Ltd., de Hull, publient en détail ce cas authentique, croyant qu\u2019il est d'un intérêt général.Les bandages Gypsona au Plâtre de Paris prennent rapidement et sont prêts pour usage immédiat.Ils sont fournis en largeurs de 2, 3, 4, 6 et 8 pouces par 3 verges de longueur.Gypsona est aussi fourni en bandes coupées, Wr ase, AU BANDAGES SMITH & NEPHEW LIMITED 378 ouest, rue Saint-Paul, MONTRÉAL 1, P.Q. pme eo \u2014\u2014\u2014 q 7 We = SY a 2 = = = a x ad 5% 5 = LY = = ve 8 S Py 5 % EN 8 S 3 ARE SR 3 2, A ae e ss \u201d \u20ac % RS = 7h Le ~~ 2 5 25 2 0 Lt i 2 = ie Ca .19 5 ) = ire sur demande la t, rue Cra .of .3 1rcu ss MONTREAL A 3 pi) 200 oues = illon et c > = SN > \u201c > i 4 Echant a ! DS = Mn ; N = Le 2 5 2% SE gs Rye en % oo fs: an ar 2 x # % } 7 a LABORATOIRES DESAUTELS Lt ce 5% 23 = SES Hr 5 S Se 3 à 0 So, 2 4 oh SE baer a i ES i (ass a 1 72.Ÿ Bd 5 ae He 5 cé J 3 Po 7 $v G © Lu KE a © um oF bz?#e, i, 2 = 2 % 3 2 288 2 2 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 XXXIX Vous disposez d\u2019un médicament hors pair pour traiter la dépression On peut se fier sur le Sulfate de Dexédrine pour dissiper chez le patient déprimé cette \u201cfatigue chronique\u201d qui le caractérise; pour produire une sensation d'énergie et de bien-être; et pour ramener l\u2019optimisme, la vivacité mentale et la capacité de travail.L'effet anti-déprimant du Dexédrine est remarquable en ce qu\u2019il ne comporte pas d\u2019excitation perturbatrice, d\u2019irritabilité, ni de tension nerveuse interne.Il n\u2019agit \u201cqu\u2019en douceur\u201d, épargnant ainsi au patient cette sensation inconfortable \u201cd\u2019être sous l'effet des stimulants\u201d.Comprimes de Sulfate de Dexédrine L'anti-déprimant de choix Smith Kline & French Inter-American Corporation Concessionnaires pour le Canada: The Leeming Miles Co.Ltd., Montréal XL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burren AMLFC.\u2014 Montréal, septembre 1949 Pour un niveau salivaire de penicilline eleve et soutenu\u2026 une activation de la circulation et du flot salivaire.COMME PENICILLINE Bristol Formule NOUVELLE et ESSENTIELLEMENT ORIGINALE\u2014 spécifique des infections intrabuccales.AGREABLE Dans ces nouvelles pastilles de gomme pure et délicatement aromatisée à la menthe, il est impossible de déceler\u2014soit par le goût soit par l\u2019odeur\u2014la présence de la médication de pénicilline G cristallisée.Cette préparation plaira d\u2019emblée à vos patients de tous les âges par sa nouveauté et sa similitude avec l\u2019un des bonbons des plus à la mode.EFFICACE Une mastication lente et continue assure dans la cavité buccale une distribution généreuse de pénicilline.La Gomme Pénicilline BRISTOL est indiquée dans la stomatite chancriforme (Angine de Vincent) et dans toutes les infections causées par des organismes pénicillino-sensibles.Chaque pastille de Gomme-Pénicilline contient 3,000 unités snierna- tionales de pénicilline G potassique cristallisée.En flacons de 16 pastilles.Se trouve dans toutes les bonnes pharmacies d'ordonnance.Renseignements\\ complémentaires fournis sur demande par Bristol Laboratories of Canada, Lid., 286 rue Saint-Paul ouest, Montréal.Bristol LABORATORIES OF CANADA, LTD. es } + 5 Re i 2 Rae > Ss SNR = ss + = wie Tg i oe Ésxs À 5 ai Ea Hi & a 7 = = of a a = + à si soy i f \u20ac rs a na co at # Ë HS i sieitg.be: + % = É EE se # rs #+ 53 à 2 SINE A > x 5 AR x ; = 3 tal Ys 5 = se + sx sa cé Sa # en pee F 4m.# > > \u201c es se es Ea in % ow Le a; A S88 %, ca se ts + LY i, 3 a PS % sx 4 is Ls x: A bs + > K i 2 =2 wig i ie #. Rad Lh AF ah à > = A a = 2 Sal od a 2 A Es! + .Xe £3 Be = di at > 5 4 x Es TE GE do 3; a $ 2 2 2 > S 3 Se 5 5 58 DE # es 2 3 & ok 0 a By = ES a 9 fo 3 Se rian gs i = = A = ca = $* i A 5 5 a na ie = = SR > $ 5 3 SE a\u201c se = NE i si æ = ds Sa ie Py a 2 = Ha % A # es A = Yo 54 2 D = 2 2m La io La = Se 2% vo pr.cn wi 7 Gi & Rg HN 2e, = sc = i 7 ~ 5 + Sig 5 = Fe 22 es 5 = ad a a ee 2 A cg = a fos se Rs Shi = 2 7 A iS a.5 2 2e 2e = = Es = RK > La Gr i ¥ 5 # a 2 52 = Dn, be ol 2 2 i te i ime ike a rt ay 00 rite EE Li Dé tu aim a SE si.i J ANS32000*ecSD® MINOSOI® Qu la viande ne peut être prise par la bouche, 2000 cc.d\u2019AmiNOsoL par jour, administré comme source unique d\u2019acides amines, maintiendra le bilan azoté d\u2019un homme de 70 kilos pourvu que les autres besoins calorifiques soient satisfaits; 1000 cc.par jour, comme complément du régime pendant les maladies critiques, les opérations critiques ou la convalescence, contribuera de façon significative à éviter une déperdition d\u2019azote.Parce que l\u2019AMINOsOL contient tous les acides aminés de la fibrine du sang, c\u2019est un mélange complet d\u2019acides aminés, et il a été démontré qu\u2019il possède une valeur biologique élevée et qu\u2019il est bien utilisé par l\u2019organisme.L\u2019AMINOSOL est stéri= lisé à l\u2019autoclave et 1l est rigoureusement contrôje pour assurer l\u2019absence d\u2019antigénéité; 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Baissette (Gaston); Beauregard (J.-M); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bertrand (A.); Boucher (Roméo) ; Boulais (F.- L.); Boulanger (J.-B.); Boulanger (Jacques) ; Bourbonnais (Earl); Bourgeois (Paul); Boutin (J.-R.) ; Brahy (J.); Brien (Jules-A.) ; Brosseau (Victor) ; Burckel (Jean); Cabana (J.-Ernest) ; Cabana (L.-P.); Cantero (Antonio); Caumartin (Paul) ; Cazal (Pierre); Champoux (G.-Roger) ; Charbonneau (René); Charest (G.); Charland (Richard-A.) ; Choquette (G.); Cloutier (G.-E.}; Cousineau (A.); Dargis (Jean); David (Paul); Desranleau (Jean-Marc) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Louis) ; Dhotel (Yves) ; Dionne (Paul) ; Dorion (J.-Ed.); Duchesne (Laurent); Dufresne (Roger-R.); Dufresne (O.); Dussault (Fernand) ; Duvalier (François) ; Faure (Jacques) ; Foisy (J.-P.); Forté (Lionel) ; Fortier (Marcel) ; Frappier (Armand); Fugère (Paul); Gagnon (Jacques) ; Gariépy (J.-U.) ; Gariépy (L.-Henri) ; Gauthier (Bernard) ; Gauthier (C.-A.) ; Gauthier (Gérard) ; Gauthier (Jacques); Gélinas (Réal) ; Genest (Jacques); Gervais (Maurice); Gingras (Gustave): Grenier (E.-P.); Grignon (R.); Groulx (Ad.): Guilbeault (Albert); Heim de Balsac (R.); Hood (A.J.G.); Jarry (J.-A.); Joly (Pacifique) ; Joncas (Fernand); Jutras (Albert): Kozlowski (François Bratek); Labelle (Arcade): Lacerte (Jean); Ladouceur (L.); Lambert (A.); Lamoureux (Louis); Landreville ().-A.) ; Laperriéere (Vincent) ; Laplante (Aimé) ; Laporte ().-N.) ; Latraverse (V.) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire); Leblond (Wilfrid); Leclerc (Georges); Lecours (J.-A.); Legault (Jean- Paul); Legault (Léonard); Léger (Jacques) ; Léger (Jean-Louis); Léger (Lucien); Léonard (Gérard); Lépine (Edgar); LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Lessard (Jean-Marc) ; Letellier de Saint-Just (E.); Longtin (Léon); Lortie (Edouard) ; Lussier (Roger) ; Mantha (Léopold) ; Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric) ; Martin (L\u2019hon.Paul); Masson (Anne-Marie) ; McCormick (W.J.); Meloche (Lorenzo); Ménard (Raymond) ; Meunier (Robert) ; Monfette (Claude); Moreno (Manuel); Morissette (Léopold) ; Nadeau (Gabriel) ; Panisset (Maurice) ; Panneton (Philippe) ; Paquette (J.-P.) ; Parent (Honoré) ; Patel (Jean); Pelletier (Emile); Pemberton (Ralph) ; Perras (C.); Pesant (Julien); Petti- grew (Antoine) ; Piette (Jean); Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poirier (Paul) ; Prévot (A.-R.) ; Ricard (Hector) ; Richard (A.-L.) ; Riopelle (J.- L.) ; Robert (Paul); Robillard (Rosario) ; Rolland (P.-E.); Rouqués (Lucien); Royer (Albert) ; Saint-Martin (Maurice) ; Samson (J.-Ed.) ; Saucier (Jean); Simard (L.-C.); Simard «Roland) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Thévenard (André) ; Torré (Pierre) ; Tremblay (Jacques) ; Tremblay (Jean) ; Trudel (Hermile) ; Vaillancourt (De Guise); Vallée (A.-F.): Vallée (Ls-Yvan): Valois (A.-B.) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.). pee Toutefois, (J.-L.Petit) entraîné par la philosophie de son temps et trouvant, lui aussi, l\u2019observation parfois lente, il crut à tort qu\u2019il pouvait la devancer.I s\u2019appuyait alors sur l\u2019anatomie, ne connaissant pas de meilleur guide; et sur de pures données anatomiques il établissait d\u2019admirables théories, comme celles des fractures des côtes, des fistules lacrymales, des plaies de la tête, etc, dont le seul défaut est qu\u2019elles sont plus belles que nature.J.-L.Petit est donc le créateur de la chirurgie anatomique, à laquelle Desault ne fit que donner un nouvel élan, et qui a versé sur la science une st vwe lumière, obscurcie malheureusement par de regrettables erreurs.\u2026L\u2019anatomie, entre les mauns de J.-L.Petit, avait été un puissant instrument de progrès pour la chirurgie.J.Hunter s'attaque à l\u2019anatomie; il y consacre dix années de sa vie, et, après en avoir tiré quelques riches aperçus, tels que Li théorie des hernies congénitales, il s\u2019aperçoit qu\u2019il a fait fausse route, et revient.Ce que l\u2019anatomie humaine ne lui a point donné, il le trouvera peut-être dans l\u2019anatomie comparée.Il s\u2019y engage avec une nouvelle résolution, nourrit à ses frais une ménagerie, retranche sur ses nuits pour hater ses dissections, et arrive ainsi à ramasser, avec sa plume et son scalpel, l\u2019histoire anatomique des trois cent quinze espèces différentes.Mais l\u2019anatomie comparée ne le servant pas encore à son gré, il est frappé d\u2019un trait de lumière; le cadavre est trop souvent muet; c\u2019est le vivant qu\u2019il faut interroger; il institue les expériences sur les animaux, et crée ce fécond instrument de vérification et de progrès, la chirurgie expérimentale.Puis, comme il sait mieux que personne quelles différences séparent l\u2019homme des êtres inférieurs, il reconnaît la nécessité de contrôler ses expériences par l\u2019observation directe de l\u2019homme vivant ou mort; il fonde l\u2019anatomie pathologique chirurgicale.Et enfin, cette fois complètement armé, faisant marcher de front l\u2019anatomie humaine et comparée, l\u2019expérimentation sur les animaux, l\u2019observation clinique, l\u2019anatomie patholezique, il aborde résolument la question fondamentale devant laquelle J.-L.Petit lui-même avait reculé: il se demande ow sont les princi- cipes et les bases de la chirurgie.N\u2019ayez pas peur qu\u2019il perde son temps à examimer seulement les théories hypothétiques de Boerhaave ou de tout autre; il ne dargne même pas les mentionner; elles scnt pour lui commre si elles n\u2019avaient jamais été.C\u2019est.sur le terrain de l\u2019observation pure qu\u2019il prétend creuser, qu\u2019il espère asseoir des fondements désormais indestructibles.Il y a ici un curieux rapprochement de date.L'Académie royale de chirurgie avait publié, en 1774, le cinquième volume de ses mémoires, qui devait êtrei le dernier; en 1775, Hunter ouvrait son fameux cours sur les principes de la chirur- H gie.Ainsi tout le temps que l\u2019école de J.-L.Petit avait mis à décroître, avait servi au chirurgien anglais à préparer l\u2019avènement de la sienne; et à peine l\u2019une rentrait dans le silence, que l\u2019autre voix élevait la voix et s\u2019emparaît de ce grand héritage.Epoque mémurable et qui veut être justement célébrée! La chirurgie.telle que l\u2019avait laissée le moyen âge, ne s\u2019élevait guère au-dessus d\u2019un métier; A.Paré et J.-L.Petit en avaient fait un art; J.Hunter la constitua à l\u2019état de science.MALGAIGNE \u2018an | fy a IN MÉMORIAM ALBERT COMTOIS 1893-1949 J'ai connu le docteur Albert Comtois il y a Je me rappelle fort bien nos échanges de vue déjà plusieurs années.Notre premier contact à ce sujet et, à cette époque, Comtois mani- s\u2019est, fait pendant nos études médicales, sur festait déjà le désir de se diriger dans le la rue St-Denis, en 1914, et même à cette pé- champ encore peu développé de l\u2019électro-ra- Docteur Albert Comtois riode, nous étions liés par un commun désir de diologie, sans cependant préciser ses inten- compléter notre formation par un séjour à tions de s\u2019occuper particulièrement des enfants.l\u2019étranger.Sainte-Justine ne faisait alors que débuter et 1040 personne ne prévoyait encore l'essor que pouvait prendre chez nous un hôpital destiné exclusivement à la pédiatrie.Ses études terminées, Comtois s\u2019empressa de s\u2019inscrire à un cours spécial de radiologie à l\u2019hôpital « Post-Graduate » à New-York, dans le service de Mayer, dont la compétence était bien connue, et il y séjourna environ une année.Par la suite, il partit pour la France, où il passa une nouvelle année dans les hôpitaux de Paris et fréquenta particulièrement le service de Maingot, de qui il conserva toujours un excellent souvenir et où il acquit des connaissances approfondies dans la spécialité qu\u2019il avait choisie.Je rencontrai Comtois à Paris vers la fin de son séjour, et il me laissa alors entrevoir qu\u2019il devait très probablement entrer à Sainte-Justine comme radiologiste.Comme je devais également faire partie du personnel de cet hôpital, je l\u2019encourageai fortement dans ses intentions et je crois qu\u2019il n\u2019a jamais regretté sa décision.Il faut avoir véeu avec Comtois pour le juger et l\u2019apprécier.A mon retour de Paris en 1922, je le vis très souvent et nombreuses ont été les occasions de nos rencontres, à l\u2019hôpital, à l\u2019étranger où nous avons fait de nombreux voyages d\u2019études, pendant plusieurs vacances que nous avons passées ensemble et au Cercle Universitaire, que nous avons fréquenté si longtemps.Je crois que j'ai bien connu Com- tois et je peux rendre le témoignage qu\u2019il a toujours été un excellent compagnon sur qui on pouvait compter.Dans ses moments de détente, il savait créer une atmosphère de camaraderie et de bon aloi qui rendait nos réunions toujours agréables.Dans le domaine de l\u2019électro-radiologie, particulièrement dans le champ si vaste de la pédiatrie, Comtois avait acquis une expérience considérable et je n\u2019hésite pas à écrire qu\u2019il avait une compétence très personnelle et incomparable dans notre milieu.Il a grandement contribué au développement de Sainte-Justine L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 et les services qu'il nous a rendus ne peuvent être appréciés par quelques mots.Nous avions tous une confiance à toute épreuve dans ses interprétations et opinions radiologiques et, pour ma part, je ne compte pas les occasions où il m\u2019a tiré d\u2019embarras.Son département à Sainte-Justine, commencé avec des moyens limités, à pris avec les années une ampleur que seuls les locaux pouvaient limiter.Comtois n\u2019était pas seulement un électro-radiologiste, il avait également un sens clinique qu\u2019il se plaisait à manifester et à partager avec ses collègues.Comtois, loin de se cantonner dans sa spécialité, ou il a pris une part très active dans la fondation des sociétés des Electro-radiolo- gistes de la Province de Québec et du Canada, s\u2019est également intéressé aux questions médicales en général, et ses conseils et son expérience ont toujours été très appréciés.Malade depuis environ un an, alors qu\u2019il se doutait un peu de son état, il avait dû diminuer ses activités bien qu\u2019il conservât l\u2019espoir de pouvoir se remettre au travail.Il y a à peine trois mois, il me parlait encore de ses projets d\u2019avenir, mais, quand il se rendit compte que sa santé, malgré de nombreux traitements, semblait s\u2019aggraver, il en prit son parti et 11 m\u2019a maintes fois répété qu\u2019il ne voulait pas languir.Deux heures avant sa mort, il me disait encore qu\u2019il ne voyait plus d\u2019espoir mais qu\u2019il n\u2019en était pas autrement inquiété.J'ai assisté à la préparation finale de toutes ses obligations et, après mes courtes visites, je ne pouvais le quitter sans éprouver un sentiment de respect et d\u2019admiration.Le docteur Comtois a grandement mérité de tous ses collègues et ceux de Sainte-Jus- tine, en particulier, conserveront de lui, j'en suis sûr, un souvenir très reconnaissant.Pour ma part, je perds un excellent ami avec qui j'ai passé de très agréables années.Edmond DUBE. BULLETIN ee ee JUGEMENT SUR LA CHIROPRATIQUE Après avoir étudié pendant plusieurs mois ce que vaut la chiro- pratique, une Commission, nommée par le Gouvernement de la Province de Québec et chargée d\u2019enquêter, a tiré les conclusions suivantes: CONCLUSIONS FINALES Pour les raisons indiquées plus haut et qui deviennent encore plus complètes à la lecture de toute la preuve, la majorité des membres de la Commission conclut : a) Que les chiropraticiens ont entièrement failli dans leur tâche d'établir que leur théorie repose sur un fondement scientifique ; b) Que leur pratique des manipulations de la colonne, inutile dans la plupart des cas, est dangereuse dans un grand nombre d\u2019autres ; c) Que l\u2019enseignement dispensé dans les écoles de chiropratique existantes est d\u2019après la preuve notoirement inférieur à un standard raisonnable, et cela de l\u2019aveu même des chiropraticiens ; d) Que notre province possède des institutions hautement qualifiées pour dispenser l\u2019enseignement médical, et il n'apparaît aucune raison valable pour permettre que l\u2019art de guérir soit enseigné dans des écoles infiniment moins qualifiées et situées en dehors de la province, par conséquent hors de tout contrôle de notre Gouvernement Provincial.Joseph Marier, président, Eugène Robillard, commissaire.x * x Voilà qui est concis, net, précis, vrai et juste.A vrai dire, nous n\u2019aurions rien d'autre à ajouter à ces éloquentes conclusions.Elles reflètent parfaitement la pensée des médecins à l\u2019égard de la chi- ropratique.Tous ceux des nôtres qui ont participé de loin ou de près à cette enquête et ont éclairé la voie qui conduisit à cette opinion définitive, ont droit à de la gratitude.Gratitude du corps médical, bien sûr, puisqu'ils ont servi une juste cause et bien représenté la profession.Mais, par-dessus tout, gratitude de la population en général, des profanes.Car, en somme, 1042 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 c\u2019est leur bien-être, leur santé et leur bonne foi qui sont ainsi sauvegardés.Les chiros se croiront peut-être lésés dans leur droit.Mais, en fait, des intérêts des deux groupes en présence, lesquels \u2018doivent l'emporter?La population est-elle en fonction des chiros?Ne doit-on pas plutôt juger si les chiros sont en mesure de la servir?Si à la lumière des faits, si par l\u2019étude des principes de la chiro- pratique et par l'appréciation de ses moyens d\u2019action, on estime qu\u2019elle ne peut pas servir la cause des malades, qu\u2019elle peut même, au moins par omission, leur être à préjudice, le seul jugement à porter est celui qui fut adopté par la Commission de l\u2019enquête.Il est vrai que les chiros ont le droit d\u2019exercer dans la majorité des Etats américains et dans quelques Provinces canadiennes.Cela ne démontre en rien l\u2019excellence de leur méthode et de leurs activités.C\u2019est bien plutôt l\u2019effet soit de leur influence en haut lieu, ou encore la conséquence de l'application intégrale du principe de la liberté d'entreprise.C'est aussi qu\u2019on laisse au jugement des individus de choisir ceux qui pourraient traiter leurs maux.On peut se demander si, dans le domaine de la pathologie, le jugement du profane peut s'exercer avec sagacité.Cette liberté bivalente n\u2019encourt-elle pas plutôt un abus de confiance répété et de conséquences malheureuses qui sont des préjudices sérieux à la santé ?Le rôle du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec est, entre autres devoirs, de préserver la santé de la population.S'il juge que l\u2019application du principe de libre entreprise pour le traitement des malades est un danger pour la santé, il doit estimer qu\u2019il est en l'occurrence mal adapté aux circonstances, qu\u2019il est vicié dans son objet.Ses fonctions lui ordonnent de signaler le danger et de démontrer que ce principe très estimable, poussé à l\u2019extrême, conduit à l\u2019absurde et à l\u2019abus.C\u2019est là le procès de la chiropratique auprès de notre Collège.Le sens commun a prévalu à la Commission d\u2019enquête.Espérons qu\u2019il maintiendra sa primauté lorsque le litige sera porté auprès de nos législateurs.Roma AMYOT. COMMENT CRAINDRE LA POLIOMYÉLITE Chaque été, une inquiétude tenace, presque un affolement, s\u2019empare des esprits de ceux qui ont des enfants et qui les chérissent.C\u2019est que, à la même saison, revient une vague de poliomyélite qui déferle avec plus ou moins d\u2019irrésistibilité et d'effets dévastateurs selon le caractère plus ou moins épidémique de l'infection.La population, en effet, craint itérativement que l'affection ne La prenne une allure virulente et extensive, en souvenir de l'expérience éprouvée dans une même région au cours des années passées.D'autant plus que chaque année la poliomyélite apparaît d\u2019une façon imprévisible dans une contrée, ou même dans telle au telle partie d\u2019un même pays aux vastes étendues comme le Canada ou les Etats-Unis.Cette crainte est certes compréhensible, puisqu'elle découle d\u2019un danger qui menace la vie de ses enfants ou qui pourrait leur infliger pour la vie une pitoyable infirmité.On connaît trop bien l'impuissance totale de la médecine à conjurer le péril; au surplus, on sait que la science médicale ignore, même si elle reconnaît qu\u2019un virus est responsable de cette maladie, comment se propage l\u2019infection, par quel truchement ce virus assaille ses victimes, par quelles voies il passe d\u2019un sujet infecté ou porteur à un être sain.On est ainsi plongé dans une épaisse obscurité, sentant que l\u2019ennemi rôde autour de soi, mais n\u2019ayant aucun moyen de pressentir le moment de son assaut et de prévoir la violence avec laquelle il se Jettera sur sa proie.Cette incertitude, cette appréhension qui maintiennent dans une expectative aveugle et angoissante sont pardessus tout les motifs inconscients de cette crainte insurmontable des parents pour la santé de leurs enfants.On a désiré avec le plus ardent enthousiasme l\u2019éclat et les ardeurs réconfortantes du soleil estival, la période des vacances et le séjour à la campagne, dans les clartés fascinantes de la montagne, sur les rives d'une paisible rivière ou d\u2019un lac grave et silencieux.Et pourtant, on voudrait que le temps précipite son cours, on implore la venue des Jours gris et tristes de l\u2019automne, afin que les activités du virus soient, sur-le-champ, annihilées et que sa diffusion soit arrêtée avant qu\u2019il n\u2019ait pénétré dans son foyer.On sacrifierait tout pour la vie et la santé de ses enfants, pour éviter que leur bonheur soit morcelé. 1044 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Cependant, la connaissance de certaines compilations statistiques projette une lumière bienfaisante sur le problème qui nous occupe.Elle peut tempérer l\u2019inquiétude, en rationalisant en quelque sorte les motifs qui en marquent la genèse.La poliomyélite ne touche qu\u2019un sujet sur 1,000 et les enfants au-dessous de 10 ans constituent 90% de la totalité des atteints par l\u2019infection.On peut ajouter qu\u2019au cours des pires épidémies la proportion peut s\u2019élever jusqu\u2019à 5 pour 1,000.De ces malades, seuls 20% portent des séquelles paralytiques.Pour figurer plus objectivement ces pourcentages, admettons la survenue d\u2019une épidémie au sein d\u2019un groupe de 10,000 personnes.Qu'\u2019adviendra-t-il?Cinquante (50) sujets seront infectés et manifesteront des signes cliniques, dix (10) des survivants émergeront de leur maladie avec une infirmité plus ou moins sérieuse (qui n\u2019empêchera pas nécessairement plus tard la poursuite d\u2019une carrière utile et lucrative).Confrontons les deux chiffres: 10,000/10.Le décalage marqué entre eux ne peut que surprendre agréablement ceux qui les ignoraient.D\u2019autre part, selon les prévisions les plus vraisemblables, on peut accepter que, de ces 50 malades, 2 à 5 mourront de leur poliomyélite.Sans doute, certaines épidémies semblent offrir une virulence plus sévère et comporter une affinité plus grande pour la partie supérieure de la moelle et le bulbe, mais malgré tout l\u2019indice de mortalité ne dépassera pas considérablement la proportion que représentent les chiffres sus-mentionnés.Et s\u2019il est possible de calmer certains esprits, répétons laconiquement ces chiffres: 10,000 sujets \u2014 50 malades \u2014 10 infirmes par paralysie résiduelle plus ou moins importante \u2014 2 à 3 mortalités.Tableau qui n\u2019a rien de terrible.Voilà ce que peut apporter la froide constatation des faits.Evidemment, il y a le hasard, la mauvaise carte tirée, le sort malheureux et le risque imprévisible.C\u2019est incontestable.Mais c\u2019est bien le fait d\u2019autres maladies, d\u2019autres infections de l\u2019enfance aussi virulentes et aussi lourdement responsables de mortalités.La poliomyélite est certes une maladie à craindre, mais elle n\u2019a pas l\u2019affolante puissance de destruction et l\u2019efficience d\u2019infirmités dont les faits rapportés en crescendo dans les journaux et la radio donnent impression.Impression péjorative de faits réels, parce que non appréciés objectivement par la raison, mais plutôt captés par une fébrile et aveuglante émotivité.Roma AMYOT. L\u2019APPENDICE ÉTUDE COMPARÉE DU DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE, DES CONSTATATIONS OPÉRATOIRES, ANATOMO- PATHOLOGIQUES, ET DES RÉSULTATS CLINIQUES ULTÉRIEURS.! L.-P.BELISLE, Electro-radiologiste Questionné un jour sur le rôle de l\u2019appendice, le Dr ALEXANDER JOHNSON répondit: « Il contribue pour une large part à faire vivre une noble profession.» Et MoyNIHAN (83) ajoutait avec son expérience de chirurgien: « La plupart des ulcères d\u2019estomac siègent dans la fosse iliaque droite.» Boutades sans portée ou accablantes accusations?Je laisse à l\u2019honnête praticien et au chirurgien de devoir la tâche facile de se disculper devant sa propre conscience.Grâce à Dieu, nous ne sommes pas encore, à l\u2019exemple de tel Etat de l\u2019ouest américain, contraints de légiférer contre les appendicectomies inutiles! Il n\u2019est reste pas moins vrai qu\u2019à l\u2019exception du public médical, le non-initié est généralement frappé par la complexité des manifestations cliniques qu\u2019on attribue à l\u2019appendice, autant que par la fréquence des « exécutions sommaires » dont il est l\u2019objet [Covoc (29)].Tant de supposés malades de l\u2019appendice se portent à merveille qui n\u2019ont pas été opérés, et tant d\u2019opérés qui traînent encore leurs malaises.Un médecin de chez-nous a déjà fait le courageux procès 1.Au docteur Leurs DELHERM, en filial hommage.Au docteur James T.CASE, en respectueuse admiration.(Montréal, Canada).« A condition that is among the most difficult to diagnose within the entire list of surgical diagnoses.But one which is made everywhere, every day, by everybody, with as much nonchalance and much less evidence than is called to one\u2019s support in commenting upon the weather.One might say of this condition that it 1s the most treated and the least diagnosed surgical disease.\u201d (F.G.Connell: «Chronic appendicitis, so called.\u201d Med.Rec., 99: 214-218, 1921.) des résultats éloignés des opérations pour appendicite chronique (12).Sujet complexe et controversé auquel l\u2019ère radiologique apportait des promesses de lumière.En 1902, BécLère (6) écrivait déjà un important travail sur la radioscopie et la radiographie des viscères; il publiait ensuite en 1909 (7) son premier communiqué sur l\u2019opacification appendiculaire.En: Allemagne, LIERTZ (1910) met le premier au point les considérations techniques de l\u2019exploration; en France, DESTERNES (36), GourceroL (51); en Angleterre, JORDAN (62); en Scandinavie, BerG, ForsseLL; aux Etats-Unis, Case (19) présente en 1912, au congrès de l\u2019American Roentgen Ray Society, la première série, en Amérique, d\u2019explorations radiologiques de l\u2019appendice; elle porte sur 60 cas.L\u2019auteur y définit remarquablement les conditions générales de l\u2019examen, souligne l\u2019importance de la douleur et soupçonne de pathologie tous les appendices visibles, surtout avec stase barytée.Et ce fut, depuis, à un rythme accru un tel foisonnement de publications que la simple nomenclature en serait déjà longue et infidèle.Par les apports successifs, les méthodes d\u2019ex- 1046 ploration de l\u2019appendice se précisaient, sans entraîner, loin de là, l\u2019unanimité; mais c\u2019est sur l'interprétation des images que réside en- ccre aujourd\u2019hui le plus de mésentente et de contradictions.Mia'gré teut le chemin parcouru depuis l\u2019ère des pionniers, cela nous permet de réaliser combien vaines et même nuisibles sont nos recherches, si sur la foi de signes trompeurs nous poussons vers la table de chirurgie un nombre de plus en plus grand de futurs « balafrés de l\u2019abdomen », candidats de demain à la névrose et à la dyspepsie, qui iront grossir les rangs des parasites de cliniques et des cram- pens de bureaux de consultations.En ces derniéres années, nombre de confrontations sérieuses ont été faites des signes radiologiques de l\u2019exploration appendiculaire avec les constatations postopératoires ou ana- tomo-pathologiques [G1BsON, DEAVER et Rav- vIN (33), Coqur (28), Larmwore (20), SAx- YOUN et OPPENHEIMER (96)].Nous avons cru intéressant de juger de la valeur de la méthode d\u2019explorat:on non seulement par le contrôle du sealpel et du microscope, mais aussi à la lumière du comportement clinique ultérieur des malades.Nous avons examiné les dossiers de 1,363 patients examinés pour troubles digestifs par la voie haute en trois ans (juin 1945 \u2014 juin 1948).De ce nombre 255 (19%) présentaient au cours de notre exploration des signes pouvant, à notre avis, être interprétés comme des signes de pathologie appendiculaire.Nous leur avons adressé un questionnaire auquel 193 ont répondu.De ceux-ci, 74 (38%) ont été opérés.L\u2019état de santé actuelle, d\u2019après leur propre réponse, est inséré au tableau qui figure à la page 17.1\u2014 Nous répondrons d\u2019abord aux objections générales depuis longtemps formulées contre l'exploration radiologique de l\u2019appendice.II \u2014 Nous motiverons ensuite le choix de la méthode, dent nous décrirons les phases successives.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burcenix A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 194 III \u2014 Nous présenterons succinectement les constatations qu\u2019elles permettent, retraçant, chemin faisant, les opinions les plus courantes et les plus logiques, avec quelques commentaires sur les résultats de notre petite enquête.I \u2014 OBJECTIONS GÉNÉRALES Il faut conecéder qu\u2019.l existe des obstacles sérieux, ou du moins sérieusement invoqués, contre l'exploration radiologique de l\u2019appendice: a) de par l\u2019anatomie même de la région; b) de par la physiologie encore peu connue de l\u2019appendice; c) de par les relations également peu connues entre l\u2019état pathologique appendiculaire ou ses séquelles et les manifestations cliniques dont cet état pourrait être responsable.A) Obstacles d\u2019ordre anatomique.La première condition d\u2019exploration est la visibilité de l\u2019organe exploré; or de fréquentes malformations ou anomalies de développement embryologique s\u2019opposent à cette visibilité: les obstacles à une opacification directe (coudure par méso-append\u2018ce peu développé et très court) ; les superpositions génantes: cecum anormalement bas ou mobile.dont le palper et la mobilisation directe sont la plupart du temps impossibles.Même dans le cas d\u2019un appendice visible, ces anomalies de méso-appendice trop court et de cæcum trop fixé pourront venir contrecarrer la valeur des renseignements obtenus, en laissant à tort suspecter l\u2019appendice; puis les états pathologiques du cæ- cum et de la valvule iléo-cæcale; toutes conditions entraînant une immobilisation relative et à priori suspecte de l\u2019appendice.Les malformations ou anomalies d\u2019origine embryologique ne constituent qu\u2019une très faible incidence: de 0.2% à 1.55% d\u2019après les anatomistes \u2014 ce qui est négligeable.Les superpositions génantes et les anomalies d\u2019implan- taton appendiculaire représentent 5% des cas, d\u2019après Mallory.Si l\u2019appendice est quand même visible, on pourra le penser secondairement fixé; mais on verra plus loin qu\u2019il existe plusieurs variétés de fixation, les unes inoffensives, les autres prédisposant à la pathologie, comme semblent le démontrer certains résultats opératoires que nous analyserons, au chapitre des commentaires. BELISLE: L\u2019APPENDICE ET LE DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE B) Obstacles d\u2019ordre physiologique.La physiologie de l'appendice nous est encore trop peu connue; il est impossible d\u2019accorder un crédit sérieux au fait qu\u2019il s\u2019opacifie ou non, qu\u2019il est ou non douloureux, ete.Des expériences ont permis d\u2019établir que l\u2019appendice vermiforme, manchon de tissu folliculaire ayant sa propre musculeuse de fibres circulaires et longitudinales, se remplit et s\u2019évacue plusieurs fois au cours d\u2019une traversée digestive.On reconnaît que son remplissage est sous l\u2019effet direct du remplissage cæcal et que son évacuation est le résultat de ses contractions autonomes.Le rythme de cette alternance est donc lui-même soumis aux caprices des contractions cæcales; de là l\u2019horaire fantaisiste de l\u2019opacification appendiculaire; il s\u2019ensuit que la non-opacification, au moment d\u2019un examen, peut être l\u2019effet de cette alternance, et non toujours d\u2019une cause pathologique.L\u2019opacification ou la non-opacification appendiculaire n\u2019est donc pas un élément de diagnostic pathologique.D'ailleurs, il semble que, dans notre série d\u2019appendices jugés pathologiques, nous ayons eu autant d\u2019opacifiés que de non-opacifiés.Quant à l\u2019appendice douloureux, il est toujours pathologique; encore faut-il distinguer au cours de notre exploration la douleur de l\u2019appendice de la douleur du cæcum qu\u2019on rencontre fréquemment dans les côlites proximales, les stases droites et les viscéroptoses!.La douleur uniquement localisée au rebord interne du cæcum permettra de soupçonner fortement l\u2019appendice, surtout s\u2019il ne s\u2019est pas opacifié.Mais d\u2019autres éléments, qui seront analysés avec les résultats de l\u2019examen, viendront apporter un caractère de présomption encore plus forte au diagnostic.1.Nous partageons l\u2019avis que la stase droite, pour peu que nous en recherchions les signes cliniques et radiologiques, explique la majorité des cæcums douloureux par ailleurs asymptomatiques.G.Esguerra Gomez, dont l\u2019expérience est considérable, prétend que 10% des cæcums normaux sont douloureux au palper profond.1047 C) Obstacles d\u2019ordre clinique.L\u2019appendice, c\u2019est le point d\u2019interrogation de l\u2019abdomen: tant de maladies peuvent simuler une appendicite, et vice versa.L\u2019exploration radiologique n\u2019ap- porte-t-elle pas un additionnel élément de confusion?Les cliniciens connaissent trop bien le poly- phormisme des manifestations appendiculaires pour qu\u2019il soit nécessaire d\u2019insister sur les difficultés qu\u2019on rencontre parfois à bien asseoir son diagnostic.En fait, presque tous les états aigus de l\u2019abdomen peuvent, à une certaine phase de leur évolution, simuler une appendicite; c\u2019est là une notion devenue banale; d\u2019abord les états patho!ogiques, infectieux ou tumoraux de l\u2019iléon, du cæcum ou de la valvule; les affections biliaires, pleuro-pulmonaires droites, gynécologiques [Boyce (14)], rupture de follicule [RiBas (93)], ou urologiques [STROMINGER (103), Burts (17) ]; les parasitoses digestives diverses: tænia [ALVAREz (2)], ascaris [FE- RÉIROS (46)]; les accidents infectieux généraux comme la mononucléose [GREENE (54) ]; les accidents du réseau vasculaire abdominal: lymphadénites, thromboses [Haxcex (55), MarnerTi (75)]; à l\u2019appareil locomoteur, certaines douleurs inguinales, les froissements musculaires du grand droit de l\u2019abdomen [ALLEN (1), BABBAGE (4)]; parfois certaines douleurs vertébrales (par spasme du psoas et viciation d\u2019attitude); Murray (84) prétend même qu\u2019un certain nombre de pseudo-appen- dicites ne sont que des radiculalgies abdominales.Il y a aussi, pour ne les mentionner qu\u2019en passant, les troubles fonctionnels ou organiques si variés de l'appareil digestif: ulcus (LARIMORE), aérocolies bloquées [CHATON (23) ], stase droite, volvulus d\u2019un cæcum mobile, invagination, etc.Toutes ces possibilités ne doivent que renforcer notre désir d\u2019épuiser tous les moyens diagnostiques à notre disposition en commençant par une exploration radiologique aussi complète que possible du tube digestif.Ainsi, le risque sera moins grand d\u2019escamoter un ulcus ou un caleul biliaire, que SOLTERI appelle, avec 1048 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 l\u2019appendicite, « l\u2019harmonieuse trilogie de l\u2019abdomen droit ».C\u2019est à cette condition que nos recherches sur l\u2019appendice prendront toute leur signification dans le cadre général.Il serait, à mon sens, aussi grave d\u2019ignorer la phase appendiculaire en radiologie digestive, que de prétendre, en son nom, lever tout doute sur l\u2019appendice au cours de chaque examen.Si la recherche du point douloureux est un important élément de diagnostic, ne présente-t-elle pas parfois des irradiations paradoxales destinées à accroître notre doute?Nous rencontrons parfois, au palper de la fosse iliaque droite, une douleur irrad:ée péri- ombilicale ou épigastrique.Nous ferons état, plus loin, des constatations relevées chez quelques cas de notre série qui présentaient de ces irradiations.Il suffit, pour maintenant, de rappeler l\u2019anatomie des relais lymphatiques de l\u2019abdomen droit: le groupe iléo-cæcal (de situation variable) se déverse dans le groupe mésentérique, qui par la face antérieure de la 3e portion du duodénum s\u2019oriente en profondeur vers la région lombaire.Au niveau du duodénum, il existe parfois des relais anormaux opérant la continuité entre le groupe appendiculaire et le groupe duodénogastrique [BrarruwarTe, 1923 (15)].Nous aurions là une explication logique d\u2019un certain nombre de douleurs irradiées constatées au palper de la fosse 1liaque droite.Le problème de la douleur supposée appendiculaire se complique singulièrement chez la femme par la présence de l\u2019ovaire droit.L\u2019exploration radiologique serait-elle donc chez elle dépourvue de valeur?Il faut avouer que l\u2019exploration radiologique de l\u2019appendice chez la femme présente souvent de très grandes difficultés.Un examen gynécologique rigoureux s\u2019impose, de toute évidence.S\u2019il est négatif, la douleur au palper de l\u2019appendice, sa position érectile, sa fixation reprennent une bonne part de leur importance.Il faut particulièrement chercher chez la femme à obtenir par la compression progressive la remontée du cæcum, et le dégagement de l\u2019appendice hors de la zone pelvienne.Dans un certain nombre de cas, il sera possible, en maintenant par la pression la position cæcale haute, de conclure par le palper direct à l\u2019autonomie de la douleur appendiculaire.Mais nous avons parlé des anomalies anatomiques, obstacles à une bonne exploration de la fosse iliaque droite; et l\u2019on sait que la femme a le peu enviable privilège de la majorité des viscéroptcses, avec cæcum bas situé, généralement impossible à mobiliser au cours de l\u2019exploration.Ceci nous condamnera donc d'avance à un certain nombre d\u2019appendices masqués et d\u2019examens inutiles.D\u2019autre part, la bilatéralité des points douloureux parfois révélée par notre examen, les douleurs de la fosse iliaque droite exacerbées au moment des menstruations, facteurs incriminants de l\u2019ovaire, deviendront souvent des signes prépondérants et incontestables.À moins que l\u2019un et l\u2019autre des tableaux ne s\u2019imbriquent ensemble: appendice fixé par son bout distal dans le petit bassin et tendu par la remontée cæcale chez une patiente à symptômes ovariens, nous aurons alors \u2014 d\u2019une pierre deux coups \u2014 atteint un double et facile objectif diagnostique.L\u2019examen radiologique ne fait-il pas perdre dans certains cas urgents un temps précieux au chirurgien ?Bien qu\u2019il apporte des renseignements de valeur (déformation iléo-cæcale, etc.), l\u2019exploration radiologique est à déconseiller dans toutes les phases aiguës d\u2019appendicite, et pour le temps perdu, et pour l\u2019effet fâcheux des manipulations sous l\u2019écran, alors qu\u2019un abcès avec sphacèle pariétale est peut-être en voie de formation.Il ne s\u2019agira done, dans le présent travail, que de manifestations dites chroniques!.Leur cortège demeure d\u2019ailleurs imposant, si l\u2019on joint aux manifestations spontanées ou provoquées de la fosse iliaque droite tous les troubles subjectifs de l\u2019étage supérieur ou du côlon, qui ne sont si souvent qu'une fa- 1.La plupart des appendicites aigués le seraient d\u2019emblée, un petit nombre se greffant sur des lésions préalables d\u2019appendicite chronique (Rohdenberg). BELISLE: L\u2019APPENDICE ET LE DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE cheuse répercussion d\u2019un désordre appendiculaire.II \u2014 LA MÉTHODE Si les objections générales contre l\u2019exploration radiologique de l\u2019appendice ne tiennent guère à l\u2019analyse des faits, il n\u2019en faut pas moins glaner avec sagesse et éclectisme dans les procédés et les observations de nos devanciers, en même temps que soumettre notre expérience à la plus rigoureuse critique.C\u2019est de cette façon qu\u2019une méthode \u2014 d\u2019ailleurs toujours perfectible \u2014 deviendra entre nos mains un adjuvant précieux de l\u2019exploration clinique.Bere (10) préférait le lavement au repas baryté; mais on admet aujourd\u2019hui que la voie haute est la méthode de choix.Elle donne un pourcentage de visibilité appendiculaire d\u2019environ 50 à 75% ; elle permet, dans des conditions normales de transit du grêle, une étude détaillée de la région iléo-cæco-appendiculaire, après une période de 4 à 5 heures, avec tout le loisir, l\u2019attention et le soin désirés.Le lavement opaque, pourtant encore si en vogue pour la fin qui nous occupe, ne me paraît réunir aucune de ces caractéristiques.En effet, malgré le lavementage préalable, le cæcum s\u2019avère difficile à remplir adéquatement dans les constipations droites, les cæcums mobiles ou les viscéroptoses.Si, d\u2019autre part, son remplissage est satisfaisant, la pression transmise des autres segments du côlon nous fait atteindre aisément et en quelques secondes à un état de surpression et conséquemment à une distension cæcale et à son cortège de malaises impossibles à distinguer d\u2019un état pathologique autonome de l\u2019appendice.Ajoutez à cela: la nécessité de faire vite, au risque de voir le baryum « revenir » sur la table; la fréquente absence d\u2019opacification de l\u2019iléon terminal, parfois si riche de renseignements, et l\u2019impossibilité où l\u2019on se trouve souvent d\u2019opérer avec efficacité le palper digital et instrumental de la région suspecte, phase essentielle de l\u2019examen.1049 Quant à l\u2019examen de la région appendiculaire effectué après l\u2019_évacuation du lavement, il faut lui concéder l\u2019avantage d\u2019être plus expéditif et de permettre un fort pourcentage de visibilité appendiculaire; mais il nous a semblé qu\u2019en raison même du lavement et de l'évacuation récente, il persistait une douleur au palper de la région dont le rapport avec l\u2019état de l\u2019appendice est la plupart du temps impossible à établir.« La pratique du lavement pour l\u2019étude de l\u2019appendice, écrivaient JAcqUET et GALLY, en 1931 (61), nous semble une méthode foncièrement défectueuse par la suppression qu\u2019elle apporte d\u2019éléments de premier ordre ».À ce moment, après une adaptation parfaite de l\u2019œil à l\u2019obscurité, commencera l\u2019observation fluoroscopique, en décubitus dorsal.Les genoux du patient sont relevés par un appui solide des pieds au moyen de sacs de sable, afin de favoriser le relâchement de la paroi abdominale; on trouvera toujours grand avantage à rechercher la collaboration du patient en le mettant brièvement au courant de la manœuvre de palpation à effectuer.La main gantée et opaque sera douce à souhait sous l\u2019écran, de tiédeur bien éprouvée avant le contact du ventre qu\u2019il faut apprivoiser, et toute prête à retirer la pression qu\u2019elle exerce, à la moindre parole ou au moindre signe de défense.Quand le palper lent, mesuré, a plusieurs fois parcouru l\u2019abdomen, elle s\u2019arrête enfin à la fosse illaque droite; non dans un désordonné et vain malaxage, mais avec une douceur qui pressent la souffrance; profitant des expirations rythmiques du patient pour pénétrer plus avant, elle explore l\u2019iléon, le cæcum.l\u2019appendice lui-même, s\u2019élargissant de tout \u2018:e bout plat des doigts réunis pour apprécier leur mobilité ou leur fixation, s\u2019arcboutant et plongeant en axe presque vertical pour reconnaître avec exactitude les points douloureux.Une fois bonne note prise de ces constatations, il est très utile de terminer l\u2019exploration par une pression mécanique mesurée et graduelle de la région appendiculaire.On peut se servir à cette fin de palpateurs de diverses 1050 catégories.Nous utilisons pour notre part un cylindre de coton de cinq pouces de hauteur par tro!s de diamètre, que la main gantée ajuste perpendiculairement à la peau, en sondages répétés, sous l\u2019écran mobile qui sert de levier.Ce cylindre de coton fermement roulé, qui n\u2019est pas opaque, ne masque pas, comme le gant plombé, les déplacements des organes comprimés; il possède à la fois suffisamment de fermeté et de souplesse pour en faire, à mon sens, un moyen de recherche aussi important que la main.À ce moment, apprivoisée par le palper manuel, la fosse iliaque droite se livre davantage.On peut ainsi apprécier avec plus d\u2019aisance les déplacements de l\u2019iléon, du cæ- cum et de append ce, avec, comme point de repère, leur situation respective avant la pression (fig.1-2, 5-6, 8-9, 24-25, 26-27).Les obliques variées, le profil, la position debout et ventrale et le Trendelenburg seront d\u2019un grand secours pour localiser un point douloureux donné ou pour étudier sa persistance; pour apprécier une fixation appendiculaire ou cæcale, voire pour mettre en évidence un appendice rétro-cæcal impossible à déceler dans le simple décubitus dorsal.On salt par exemple que l\u2019iléon terminal aborde généralement le cæcum d\u2019un plan qui lui est légèrement postérieur; la position oblique droite aura done souvent l\u2019avantage de les décaler l\u2019un par rapport à l\u2019autre avec plus d\u2019efficacité, de permettre l\u2019étude de leur mobilité respective si souvent compromise par des adhérences d\u2019origine appendiculaire.Inutile leçon de clinique?Le radiologiste ne perd jamais ses droits de clinicien.Dans la chambre noire où s\u2019élabore péniblement la recherche de quelques signes ténus pouvant déceler la cause morbide, rien ne doit être négligé qui puisse contribuer à les mettre en valeur.III \u2014 CONSTATATIONS ET COMMENTAIRES.A) L\u2019appendice est invisible.Longtemps, l\u2019appendice invisible fut considéré comme pathologique.On admet généralement aujourd\u2019hui qu\u2019il n\u2019en est rien, à la lu- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 mière des notions de physiologie énoncées plus haut.Il faudra d\u2019abord tenter de l\u2019opacifier pour en faire une étude directe.Parfois, le simple malaxage du cæcum y parviendra; parfois, il faudra recourir aux repas répétés [CzÉPA (31)]; parfo\u2019s, l\u2019examen de 24 heures, par les brassages répétés du péristaltisme, le montrera spontanément.Après GOTTHEINER, Es- GUERRA GOMEZ (42) conseille l\u2019administration d\u2019un laxatif à la 6e heure, pour augmenter considérablement le pourcentage de visibilité à la 24e.STIERLIN utilisait déjà l\u2019huile de ricin pour son action remarquable sur les contractions cæcales.Il nous est arrivé d\u2019utiliser avec avantage cette suggestion, pour confirmer un diagnostic qui serait resté hésitant.Dans notre série de 193 appendices jugés pathologiques, 130, soit 68%, étaient spontanément visibles.S'il demeure toutefois invisible en dépit de tous les procédés utilisés, il sera impossible de se prononcer de façon directe sur son état; mais la douleur localisée au rebord interne du cæ- cum, a l'endroit présumé de l\u2019implantation appendiculaire, deviendra une présomption sérieuse de pathologie, surtout si l\u2019intégrité de forme, de situation et de mobilité de l\u2019iléon et du cæcum apparaît comme indubitable.Que penser des perturbations fonctionnelles de voisinage telles que spasmes du cæcum avec ou sans incisure, spasme segmentaire ou stase de l\u2019iléon terminal dont certains auteurs font des signes presque constants de souffrance appendiculaire?Sans leur enlever l\u2019importance que certains leur confèrent, nous avouerons, avec CHIRAY, Ladyox et Amy (24), ne les avoir rencontrés que dans un petit nombre de cas.Et il semble que ce soit surtout chez les cas où l\u2019appendice demeure non opacifié.Ceci n\u2019a rien d\u2019étonnant en ce qui concerne surtout le spasme cæcal, puisque, comme nous le savons, la visibilité appendiculaire est sous la dépendance directe du remplissage du cæcum\" (fig.23 et 24).1.Kantor a montré le rôle du spasme de la valvule iléo-cæcale dans toutes les variétés de côl.tes, avec ou sans réaction appendiculaire; il semble donc difficile de lui accorder une importante valeur séméiologique dans le problème qui nous occupe.rt.dt rte te ét a 0 1 été ri BÉLISLE: L\u2019APPENDICE ET LE DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE Dans notre série de soixante-quatorze opérés, nous avons rencontré ces signes secondaires avec la fréquence suivante: spasme de l\u2019iléon, 6; stase iléale, 4; adhérences iléo- cæcales, 4; quant aux perturbations hautes: pylero-spasmes, aérogastrie, rétention gastrique, elles compliquent souvent, comme l\u2019on sait, le tableau de l\u2019appendicite.Ces signes indirects additionnés de l\u2019étage supérieur et du carrefour appendiculaire se manifestent avec une fréquence relative.Il faut savoir les discerner, les enregistrer soigneusement, pour qu\u2019ils viennent contribuer, en l\u2019absence d\u2019opacification appendiculaire, à raffermir notre diagnostic.B) L\u2019appendice est visible.ALVENS considérait l\u2019appendice visible.comme pathologique dans la plupart des cas.Cette opinion ne nous semble pas plus vérifiée par les faits que l\u2019opinion contraire accusant d\u2019être malades tous les appendices non opacifiés.Si l\u2019appendice est visible, il nous sera loisible d\u2019étudier: 1) sa forme 2) son orientation 3) son calibre 4) sa longueur 5) sa mobilité 6) sa douleur.1) Sa forme.Réserve faite de l\u2019infime proportion d\u2019anomalies dont nous avons parlé aux objections générales, l\u2019appendice normal est souple; il décrit au hasard des ondes péristaltiques du grêle qui le portent, des sinuosités fantaisistes et inconstantes; il n\u2019est pas figé dans une attitude coudée ou en crochet; si tel paraît être le cas, le palper et la compression régionale décrits plus haut permettront de réaliser que ses formes tortueuses ne sont pas artificiellement créées par la superposition des plans sur l\u2019écran, mais qu\u2019elles se reproduisent toujours les mêmes, conservant toujours des rapports identiques avec le cecum qu'elles suivent dans son ascension, si lui-même n\u2019est pas fixé.Il s\u2019agit alors soit d'infiltration de la lumière appendiculaire, scit de sclérose-séquelle par réaction péri-ap- pendiculaire (fig.25, 26, 27, 28).1051 Quant à l\u2019appendice longtemps visible après le transit d\u2019épreuve, CASE le considère à priori suspect, surtout s\u2019il demeure opacifié après l'évacuation totale du côlon (il ne faut parler de stase appendiculaire que s\u2019il n\u2019y a pas stase colique; l\u2019appendice ne peut se déverser dans un cæcum rempli).Pour Pore, cette persistance même tardive ne constituerait qu\u2019une anomalie subnormale, sans preuve pathologique défin.e.Pour Bowcock (13), elle n\u2019aurait de signification qu\u2019en présence de troubles gastro-intestinaux inexpliqués.Il nous est en tout cas fréquemment arrivé de la trouver en dehors de tout syndrome pouvant se rattacher de près ou de loin à une manifestation appendiculaire.Par contre nous avons, dans notre série d\u2019(pérés cliniquement très bien, un cas de stase appendiculaire de 24 heures, avec fixation relative et douleur.Et dans notre série de non-opérés, nous relevons deux cas de stase appendiculaire chez lesquels persistent toujours les mêmes troubles près de deux ans après l\u2019examen.Il nous paraît donc sage de tenir comme suspects ces appendices; car atonie anormale ou fixation par brides, il y a là une anomalie favorisante de la stase et peut-être de l'infection (fig.23).2) Son orientation.Elle est très variable, à l\u2019état normal, et aussi capricieuse que sa forme; le glissement du péritoine et le déplacement des anses iléales peuvent aussi bien nous montrer l\u2019appendice dirigé vers le fcie que vers le plancher pelvien; mais le palper, de nouveau, pourra modifier cette attitude.Sinon, il y a fixation en tout ou en partie du trajet appendiculaire, présomption additionnelle de pathologie ancienne ou récente.3) Son calibre.Nous avons vu la dépendance étroite de l\u2019appendice avec l\u2019état de remplissage du cæcum et sa tonicité.Il sera done normal qu\u2019un appendice sain présente un aspect lacunaire, quand il reçoit de façon fragmentaire et spasmodique la substance opacifiante.Si toutefois ces images présentent une grande constance de situation ou de forme, il pourrait s\u2019agir de stercolithes. 1052 Ces stercolithes peuvent avoir une importance pathologique considérable.ARCHIBALD prétend qu\u2019il y en a dans 50% des cas de perforation appendiculaire et dans 80% des appendicites abcédées ou gangreneuses.Certains prétendent que, spontanément visibles et méme sans signes cliniques avoués d\u2019appendicite, ils constituent un signe de danger (fig.31).Quant aux rétrécissements de la lumière appendiculaire, ils peuvent être, comme nous Pavons vu, des contractions circulaires.WaITE (107) remarque qu\u2019on les trouve beaucoup plus fréquemment au cours des examens radiologiques qu\u2019aux interventions.Cependant leur constance en fait presque à coup sûr des modifications pathologiques de structure, surtout si quelque autre caractère suspect, comme la douleur ou la fixation, est découvert au cours de l\u2019examen.L\u2019appendice peut paraître filiforme, étranglé sur une partie plus ou moins longue de son trajet, présenter des dilatations en grains de chapelet, etc.Ici encore la constance de cet aspect peut nous induire à conclure à la permanence des lésions de sclérose parlétale, cause toujours favorisante de la stase et du « vase clos» idéal pour le développement de l\u2019abcès!.SAHYOUN et OPPENHEIMER tirent des conclusions constantes de pathologie à la lumière de ces critères de calibres, conclusions d\u2019ailleurs confirmées par l\u2019anatomie pathologique.Mais elles nous semblent trop catégoriques, du moins à la lumière de notre faible expérience.Il existe trop d\u2019appendices enlevés, histologiquement normaux, chez des patients guéris et trop de porteurs d\u2019appendice malade qui n\u2019ont pas été améliorés par l\u2019opération.Il faut remarquer avec KrENN (68) qu\u2019on a constaté un nombre considérable d\u2019al- 1.La notion du vase clos\u201d paraît de plus en plus accréditée; il se réalise à l\u2019intérieur même de l\u2019appendice dans la majorité des cas; mais certains exemples pourraient peut-être expliquer sa formation à la faveur d'une surpression cæcale.Lauzé cite trois cas d\u2019épithélioma sténosant du côlon avec abcès appendiculaire découvert à l\u2019autopsie (72).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 térations importantes sur des appendices enlevés de routine chez des patients opérés pour d\u2019autres troubles.Et LETULLE avait depuis longtemps noté: « Tous les appendices enlevés au cours d'opérations de tous genres présentent des lésions.» Quoi qu\u2019il en soit, nous avons eu dans notre série d\u2019opérés six cas de névromes appendiculaires présentant tous des rétrécissements évidents de calibre: sur quatre du moins d\u2019entre eux, les rétrécissements constatés correspondaient exactement aux formations neurogènes.Trois sont très bien, deux améliorés et un non amélioré (fig.32, 33).4) Sa longueur.Aucun caractère appendiculaire ne devrait être, en principe, plus in- différent que celui-ci.Mais il semble qu\u2019une longueur démesurée soit un facteur prédisposant à la stase ou au pullullement in situ de la flore microbienne ambiante.L\u2019adjonction d\u2019un autre caractère suspect, comme la douleur ou la fixation du bout distal, permet de poser presque a coup sir un diagnostic de pathologie; Chez nos opérés nous relevons huit appendices de longueur vraiment exceptionnelle.Il est vrai que la plupart étaient érectiles, rétro-cæcaux, fixés ou douloureux, et que ces patients sont maintenant exempts de tous malaises.L\u2019un d\u2019eux toutefois était indolore, très mobile, étalé transversalement en direction de l\u2019ombilic.C\u2019était le cas d\u2019un homme de 40 ans accusant des nausées et des vomissements intermittents depuis quelques mois, sans jamais avoir ressenti aucune douleur abdominale spontanée.L\u2019examen ana- tomo-pathologique ne montrait que des lésions d\u2019appendicite subaiguë.Le malade est exempt de malaises depuis l\u2019opération (un an) (fig.38, 39).5) Sa mobilité.Ici se place le problème de distinguer une fixation acquise d\u2019une fixation congénitale.« Il peut exister, écrivait AscHorr en 1912 (3), plusieurs membranes péri-appendiculaires qui ne sont ni pathologiques ni pathogènes.» Les orientations érec- Fig.1.\u2014 Appendice normal dissocié par la pression Fig.2.\u2014 Le méme, avec compression plus forte.de l\u2019iléon et du cæcum; mobile, non douloureux.Fig.3.\u2014 Appendice rétro-cæcal visible seulement Fig.4.\u2014 Appendice rétro-cæcal visible seulement par la pression.Non douloureux.Opéré.Malade par la pression.Non douloureux.Opéré.Malade sans symptômes depuis.sans symptômes depuis. Fig.5.\u2014 Appendice rétro-cæcal visible seulement de profil.Opération.Absence de symptômes depuis.Fig.6.\u2014 Le même, quelque peu dissocié du plan cæcal par la pression.Fig.7.\u2014 \u2014Appendice rétro-cæcal visible en oblique, tendu et douloureux.Opération.Absence de symptômes depuis.Fig.8.\u2014 Stase appendiculaire après 24 heures, non pathologique (stase cæcale).Autres caractères, fig.9.bi Fig.9.\u2014 Le même que fig.8, avec compression.Fig.10.\u2014 Spasme de l\u2019iléon, déformation et dou- Bonne mobilité du cæcum et de l\u2019appendice.Pas leur du rebord interne du cæcum.Opération.de douleur.Aucun critère de pathologie.Absence de symptômes depuis.Fig.11.\u2014 Mêmes caractères chez un autre patient.Fig.12.\u2014 Stase de l\u2019iléon.Pas d\u2019opération.Mêmes Opération.Absence de symptômes depuis.symptômes qu\u2019avant l\u2019examen. Fig.13.\u2014 Stase de l\u2019iléon.Pas d\u2019opération.Même Fig.14.\u2014 Stase de l\u2019iléon et spasme du cæcum.symptômes qu\u2019avant l\u2019examen.Pas d\u2019opération.Mêmes symptômes qu\u2019avant l\u2019examen.Fig.15.\u2014 Stase de l\u2019iléon et spasme du cæcum.Fig.16.\u2014 Stase de l\u2019iléon.Stase de l\u2019iléon et fixa- Pas d\u2019opération.Mêmes symptômes qu\u2019avant tion du cecum (adhérences).Opération.Adhé- l\u2019examen.rences nombreuses.Peu d\u2019amélioration. Fig.17.\u2014 Stase de l\u2019iléon et fixation du cæcum (adhérences).Opération.Adhérences nombreuses.Pas d\u2019amélioration.Fig 19 _\u2014 Déformation adhérencielle du cæcum.Opération.Adhérences nombreuses.Peu d\u2019amélioration.Fig.18.\u2014 Spasme et incisure du cæcum.Opération.Adhérences nombreuses.Peu d\u2019amélioration.Fig.20.\u2014 Déformation du cæcum par péri-appen- dicite.Opération.Fixation complète du cæcum.Pas d'amélioration. Fig.21.\u2014 Spasme du cæcum et stase iléale.Diag- Fig.22.\u2014 Stase appendiculaire de 48 heures.A I'opé- nostic erroné de pathologie cæcale.Patient bien ration, appendice fixé et coudé, en réaction sub- depuis opération.aiguë.Patient amélioré.Fig.23.\u2014 Stase appendiculaire de 24 heures, sans Fig.24.\u2014 Sans compression, appendice non dou- signification pathologique (cæcum plein).loureux, mais apparemment recroquevillé et peut-être fixé (voir fig.suivante). Fig.25.\u2014 Le même, avec compression ; non dou- Fig.26.\u2014 Autre appendice non douloureux, mais loureux, bien déroulé et non fixé.Donc, aucun apparemment recroquevillé et peut-être fixé.critère de pathologie.Fig.27.\u2014 Le même, avec compression.Détente re- Fig.28.\u2014 Stercolithes spontanément visibles s\u2019op- lative et absence de douleur.Cæcum mobile.posant à l\u2019opacification totale de l\u2019appendice.Aucun critère de pathologie.Opéré.Sans symptômes depuis. Fig.29.\u2014 Névromes appendiculaires diffus, calibre Fig.30.\u2014 Autre cas de névrome qui pourrait expli- diminué par l\u2019infiltration neurogène.Opéré.Non quer les irrégularités de la lumière.Opéré.Ap- amélioré.pendicite neurogène.Non amélioré.Fig.31.\u2014 Strictures organisées ou névrômes (?) Fig.32.\u2014 Persistance avec compression.Non opéré.expliquant les modifications constantes de ca- Mêmes troubles.libre.Aucune douleur, mais troubles digestifs de l\u2019étage supérieur. Fig.33.\u2014 Modification du calibre appendiculaire Fig.34.\u2014 Appendice très long, indolore, qui s\u2019éta- par zones de sclérose.Opération.Absence de lait transversalement jusque dans la fosse iliaque symptômes depuis.gauche.Il ne présentait, à l\u2019opération, que des lésions d\u2019appendicite subaiguë.L'état nauséeux du patient est complètement disparu depuis l\u2019opération (un an).Fig.35.\u2014 Cas d\u2019appendice érectile fixé en position Fig.36.\u2014 Cas d\u2019appendice érectile fixé en position sous-hépatique, et non douloureux.Pas de réac- sous-hépatique, et non douloureux.Pas de réaction décelable de cholécystite à l\u2019opération.Ab- tion décelable de cholécystite à l\u2019opération.Absence de symptômes depuis.sence de symptômes depuis.Agen css BÉLISLE: L\u2019APPENDICE ET LE DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE tiles p(r:-cæcales ou rétro-cæcales par exemple en direction du foie peuvent n\u2019être que la manifestation d\u2019un méso congénitalement trop court.Mais ces appendices sont à priori nettement suspects, quels que soient les signes complémentaires qui peuvent aider au diagnostic.Notre série de 74 opérés nous a fourni dix cas d\u2019appendices rétro-cæcaux, la plupart fixés en position érectile, en direction du foie.Sept sont très bien, deux améliorés et un non amélioré.À remarquer que sept des dix n\u2019étaient pas douloureux (il est vrai que le palper est particulièrement difficile à réaliser dans ces cas) ; qui plus est: cinq ne présentaient aucune lésion histologique appréciable.Il semble donc qu\u2019en règle générale nous devions considérer la plupart de ces appendices comme \u2018pathologiques, non seulement pour les caractères macroscopiques ou microscopiques de l'inflammation tissulaire qu\u2019ils peuvent présenter, mais en raison des tiraillements qu\u2019ils provoquent et des désordres réflexes qu\u2019ils sèment tout au long du tractus digestif (fig.3, 4, 7, 8).6) La douleur.L\u2019appendice normal n'est pas douloureux.La douleur ir situ provoquée par le palper profond a été considérée comme le caractère essentiel de tout diagnostic sérieux d\u2019appendicite chronique.Pour KRENN, elle était même la seule constatation importante en radiolog:e.L'on conçoit aisément, en effet, qu\u2019elle soit le signe indispensable d\u2019un état pathologique sous-jacent.La douleur irradiée à la région ombilicale ou au creux épigastrique est plus rare et plus difficile à interpréter, même si l\u2019anatom'e des relais lymphatiques en fournit une explication.Nous avons eu dans notre série quatre cas de douleur irradiée dont trois au creux épigastrique et un à l\u2019ombilic.Dans ce dernier cas, qui est maintenant exempt de tout malaise, le bout distal de l\u2019appendice était fixé dans la région ombilicale.Des trois autres cas qui présentaient des irradiations épigastriques, il a été impossible d\u2019en mettre le mécanisme en évidence.Dans un cas, nous 1053 avons pensé qu'une viscéroptose pouvait jouer quelque rôle.Ces trois cas n\u2019ont d\u2019ailleurs été qu\u2019améliorés par l\u2019opération.L'absence de douleur.Mais nous avons admis plus haut, en éliminant des débats les appendicites aiguës, que nombre de manifestations autres que celles de la fosse iliaque droite étaient justifiables de ressortir à l\u2019appendice: manifestations coliques ou gastro-duodénales variées.Notion qui a depuis longtemps droit de cité en clinique, et que la radiologie confirme d\u2019ailleurs Marncor (96) commentait, en 1931, les « syndromes gastro-duodénaux de certaines appendicites chroniques».Bucx- STEIN admet que la douleur appendiculaire est parfois absente, dans certains syndromes de répercussion.LACHARITÉ (69), parlant du retentissement pyloro-duodénal de l'appendicite chronique, prétend que 25% des troubles gastro-intestinaux originent de l\u2019appendice.Et, de ceux-là, le quart peut-être (fixations, tiraillements, stase chronique) ont une fosse iliaque droite indolore.Il faut done se résoudre, tout paradoxal que cela paraisse, à définir l\u2019appendicite chronique avec OPPENHEIMER (86): «'Toute manifestation pathologique résultant d\u2019un état appendiculaire inflammatoire actuel ou ancien ».Les poussées inflammatoires successives ont produit des réactions péritonéales régionales dont les tractus déforment, allongent, coudent, tiraillent l\u2019appendice, le cæcum, l\u2019iléon terminal.Par le jeu des réactions tissulaires, l\u2019inflammation locale est vaincue; la douleur s\u2019atténue puis disparaît; mais les débris de la bataille.les séquelles de la lutte, les adhérences péritonéales néoformées empêchent la reprise du comportement normal du carrefour, et sèment par voie réflexe le déséquilibre sur le trajet colique et jusqu\u2019à l\u2019estomac.C\u2019est dans cette catégorie particulière que nous trouverons, en l\u2019absence de douleur, des déformations, des positions anormales et des fixations de l\u2019appendice, des stases 1léa- 1054 les, des fixations iléo-cæcales, des spasmes du cecum et du côlon tout entier, des spasmes pyloriques et des irritabilités bulbaires, faciles à méprendre pour des ulcères.Ces constatations et ces commentaires nous ont été inspirés par l\u2019étude comparée des symptômes, des protocoles opératoires et ana- tomo-pathologiques de 74 patients, en regard de leur état clinique ultérieur.Devant l\u2019inconsistance des statistiques basées sur les seuls témoignages du scalpel et du microscope!, nous avons pensé qu\u2019il était important et intéressant de corroborer les jugements émis sur le comportement du carrefour, au cours de notre exploration, en hiérarchisant ces constatations d\u2019après l\u2019état postopératoire des malades et les résultats cliniques obtenus.Voici le tableau comparatif de ces résultats chez les malades examinés par voie haute pour troubles gastro-intestinaux de juin 1945 à juin 1948.Malades examinés pour troubles gastro-intestinaux: 1363.chronique: 255 Diagnostic d\u2019appendicite (19%) Des 255, ont répondu au questionnaire 191.(Recul postopératoire de 3 ans à 6 mois.) Malades Opérés Non opérés 193 74 (38 %)* 119 (62 %) Très bien 36 (50 %) 31 (26 %) Améliorés 30 (41.6%) 57 (47 %) Non améliorés 6 ( 8.3%) 32 (26.9%) 1.Bourgeois (loc.cit.) avait déjà noté en 1932 que, chez ses opérés pour appendicite chronique, 26% des appendices ne présentaient aucun signe macroscopique ou microscopique de lésion.2.Statistique sur 72 (deux patients morts depuis de cause ignorée).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLzErIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Si nous fusionnons ensemble les catégories I et II, nous obtenons: Résultats opérés non opérés Satisfaisants 91.6% 73 % Mauvais 8.3% 26.9% Concédons aux malins que «l\u2019acte opératoire est souvent toute la cure ».Mais la balance se rétablit, croyons-nous, si dans notre groupe d\u2019opérés nous admettons qu\u2019il puisse se trouver pour amoindrir notre chiffre de bons résultats: 1° \u2014 des maladies concomitantes non découvertes et non traitées; 2° \u2014 des cas où, par une fausse sécurité inspirée de l\u2019opération, le médecin a négligé la correction hy- gléno-diététique de la côlite segmentaire, de la typhlite résiduelle ou de la stase droite; 3° \u2014 nous pensons en outre que, sur un certain nombre des 73% de bien portants chez les non-opérés, plane la menace d\u2019une crise aiguë.Si, d\u2019autre part, nous rapprochons nos mauvais résultats de ceux des rapporteurs chirurgiens que nous avons pu consulter, nous avons: Brock (11) CoNNELL (27) 31% 22% BOURGEOIS 26% Présente enquête 8.3% Gipsox (49) 24% Lewis (73) 33% Si d\u2019autres rapporteurs radiologues, avec des statistiques beaucoup plus imposantes, arrivaient aux mêmes résultats, nous pourrions admettre comme satisfaisants les critères radiologiques qui ont permis d\u2019étayer nos vues.Et nous pourrions prétendre, dans ces conditions, arriver à une gradation assez nette, par ordre d\u2019importance des caractères pathologiques de l\u2019appendice révélés par notre examen.Tels que nous semble les révéler notre petite enquête, ils s\u2019établissent à peu près comme suit, par compara\u2018son avec quelques autres résultats déjà publiés: BÉLISLE: L\u2019APPENDICE ET LE DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE 1055 Tableau d\u2019importance comparée des signes radiologiques dans l\u2019appendicite chronique.Piot et Présente Importance Picardat Orley (87) Bowcock (13) Popp (91) enquête Douleur Douleur Douleur Appendice Doul.app.I append.append.append.invisible Doul.bord int.cæcum Stase ou Déform.ou Appendice filiforme App.érectile II spasme iléo- fixation fixé par bout Pos.rétro-cæcale cæcal append.distal autres fixations Modif.calibre App.très longs append.\u2014 Dilat.Coudure constante ampullaire.Stase appen.Coudure constante Modif.de calibre III autres fixations.-= Coprolithes Appendice péri-cæcal.Spasme Schéma des constatations de l\u2019enquête: 1° \u2014 La visibilité ou l\u2019invisibilité appendiculaire ne constitue pas un critère de pathologie.2° \u2014 Les fixations appendiculaires, surtout douloureuses, sont presque toujours pathologiques.3° \u2014 De même pour les stases appendiculaires prolongées, sans stase colique.Les calibres constamment modifiés sont des signes d\u2019infiltration pariétale, de coudures ou de brides.Ces infiltrations correspondent parfois, dans notre série, à des névromes appendiculaires; mais les résultats opératoires ne sont pas satisfaisants en ce qui concerne ces cas.4° \u2014 Les appendices anormalement longs et les appendices érectiles, surtout fixés en position rétro-cæcale, nous ont toujours paru pathologiques.5° \u2014 Les douleurs irradiées ombilicales ou épigastriques nous ont paru d\u2019interprétation décevante et la plupart du temps sans rapport avec l\u2019état appendiculaire.6° \u2014 L'enquête basée sur l\u2019absence postopératoire des symptômes présentés montre un déchet de 8.33% de mauvais résultats après diagnostic radiologique, la clinique seule présentant un déchet de 22 à 33% dans les mêmes circonstances.Coprolithes iléo-cæcal.App.érectile Douleur Stase appendic.Conclusion En dépit d\u2019une étude clinique attentive et d\u2019une habile chirurgie, l\u2019appendicite chronique montre après l\u2019opération un fort pourcentage de mauvais résultats.L\u2019exploration radiologique, entre des mains consciencieuses et esclaves d\u2019une technique rigoureuse, devient une adjonction précieuse aux autres moyens de diagnostic.D\u2019après les résultats de notre enquête, l\u2019amélioration postopératoire des malades s\u2019est avérée un critère intéressant pour juger comme définitivement utile l\u2019exploration radiologique et pour hiérarchiser les caractères patho- legiques de l\u2019appendicite, découverts au cours de l\u2019examen.Résumé I \u2014 Réponse aux objections générales contre l\u2019exploration radiologique de l\u2019appendice.II \u2014 Discussion du choix d\u2019une méthode et sa description.III \u2014 Critique des constatations qu\u2019elle permet, et fixation par ordre d\u2019importance des caractères pathologiques retracés par l\u2019examen, à la lumière des révélations opératoires, histo-pathologiques et de l\u2019état clinique ultérieur des patients. 1056 Summary I\u2014 General objections to the radiological investigation of appendix are answered.IT \u2014 Discussion about the exploratory method to be used and its description.IIT \u2014 The findings the method ensues are criticized and the pathological characters drawn by the examination are classified by degree of importance according not only to pathological and post-operative findings but also to clinical end-results as recorded by investigation.Summario I \u2014 Respuesta a los objeciônes generales contra la exploracién radiolégica del apendice.IT \u2014 Discusién sobre el método a escoger y su descripciôn.ITT \u2014 Critica de las constatatiônes obteni- das y fixacién por orden de importancia de los caracteres patolôgicos obtenidos durante el examen, a la luz de las revelaciénes operaté- rias, histo-patholégicas y del estado clinico del patiente.BIBLIOGRAPHIE 1.R.L.ALLEN: «Strain of rectus abdominis simulating acute appendicitis.» M.Bull.Vet.Admin.21: 101-103 (juillet) 1944.2.E.Gombarres ALVAREZ: «Toenia and acute processes of right iliac fossa; 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LA MYÉLOMATOSE MULTIPLE \u2014 SES FORMES ATYPIQUES ' A.CODOUNIS, Professeur extraordinaire de clinique médicale à la Faculté d\u2019Athènes, Directeur de la 3e clinique médicale de l\u2019Hôpital de la Croix-Rouge.Par les termes de myélomes multiples ou myélomatose, plasmatocytome, myélome hé- matogène, maladie de Kôhler ou mieux myélome plasmocytaire, nous désignons une maladie chronique, progressive et mortelle, caractérisée par le développement de nombreuses tumeurs plasmocytaires ostéolytiques dans le squelette, et s\u2019accompagnant d\u2019une infiltration diffuse de plasmocytes dans la moelle osseuse.Ces cellules malignes ont une prédilection pour les os prenant part activement à l\u2019hématopoïèse, frappant par ordre de fréquence les vertèbres, les côtes, les os du crâne, les omoplates, les clavicules, les os du bassin.et les épiphyses ainsi que le tiers supérieur des humérus et des fémurs.Les autres os longs demeurent en général indemnes.L'\u2019infiltration plasmocytaire s\u2019effectue dès le début de l\u2019affection, et la ponction sternale révèle d\u2019importantes altérations du myélcgramme, qui, par conséquent, constituera le meilleur crite- re diagnostique de la maladie durant la vie.Etudiant historique de affection, on distingue 3 grandes étapes dont la lére remonte à 1873 lorsque Von Rustizky reconnut que le myélome représentait une entité morbide autonome.La seconde remonte à 1899, date à laquelle Kohler décrivit ccmplètement la symptomatologie clinique de la maladie qui porte sen nom et lui rattacha la présence fréquente dans les urines de la protéine spéciale de Bence-Jones.La 3e étape commence à partir de 1921 avec Walgren, qui démontra l\u2019unité cellulaire du myélome; les myélomes lymphocytaires, myéloblastiques, érythroblastiques et les myé- 1.Communication au XIXe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1948.lomes mixtes furent caractérisés ainsi par erreur, à cause de la différenciation cellulaire post mortem.Qucique cette maladie semble rare, elle a cependant été l\u2019objet de nombreuses recherches pendant les 75 années de son existence connue.Ces recherches ont contribué à faire évoluer suffisamment nos connaissances, tant en ce qui concerne la symptomatologie clinique et radiologique, que l\u2019anatomie pathologique et les syndromes biologique et humoral de affection.Nous croyons opportun de noter ici les travaux les plus importants effectués en vue de systématiser nos connaissances sur la maladie; ce sont, d\u2019une part, ceux de Geschickter et Copeland (1928), qui se basent sur une revue générale de 425 cas de myélomes multiples démontrés cliniquement et histologiquement (y compris leurs 13 cas personnels) et, d\u2019autre part, la publication en janvier 1947 de Bayrd et Heck s'appuyant non seulement sur 83 cas personnels de myélomes multiples hospitalisés depuis décembre 1945 à la Clinique Mayo mais aussi sur toute la littérature publiée jusqu\u2019alors.Nous signalons en outre les trés importantes études, publiées en février 1947 par Diggs et Marjorie S.Sirridge, qui se basent, entre autres, sur 55 cas personnels de myélomes multiples plasmocytaires, suivis dans la clinique de l'Institut de Cleveland (Ohio) et concernant surtout le diagnostic cellulaire dans la moelle osseuse du sternum et du sang cireu- lant.Enfin, nous n\u2019omettons pas de signaler les nombreux travaux effectués en France et ailleurs par Marchal et ses collaborateurs, par M.Duvoir, P.E.Weil, Weissenbach et Lièvre, 1060 Weismann, Netter, J.Robert, Levy et Gabe, Boidin, Bousser et Debrant, Sabrazès, Jean- neney et Mathey-Cornet (1931), A.Piney et Riach (1931), Magnus Levy (1933), Martin et Guichard (1934), Cutler (1936), Varadi (1937), Suaffer (1938-1948), Catinat (thèse 1938), Busser et Hugueny (1939), Groscurin (1939), Léger (thèse 1940), Tavernier et Leclerc (1941), Lemaire et Mallarmé (1942), Bessis et Scebat (1946), ainsi que la revue générale de la maladie, faite en 1942 par Heil- meyer, et dans laquelle sont comprises entre autres les 7 observations de cas personnels de cet auteur, qui fournissent de très intéressants renseignements.Henri Léger (Bordeaux) vient de publier une très intéressante étude histologique sur les myélomes (Presse Médicale, 31 mars 1948).Nous citons en plus les si intéressants travaux récents de Coste et ses collaborateurs à la S.M.des Hôpitaux de Paris (mars 1948) et la revue anatomo-clini- que de H.Stevenson (Juillet 1948).Les observations publiées en Grèce sont très peu nombreuses et sont représentées d\u2019une part par le cas bien étudié par Perakis et Bakalos (Helliniki Tabriki, Salonique, octobre 1946), par un cas personnel de myélomes multiples avec lipoïdose rénale communiqué à l\u2019Association Médicale Hellénique de l\u2019Hôpital d\u2019Alexandrie \u201cIrofiles\u201d (séance du 15 janvier 1947) et d\u2019autre part par une observation de myélome solitaire de la région frontale droite de Xianthopoulides (Société Chirurgicale d\u2019Athènes, 7-4-47).Ayant eu l\u2019occasion de suivre dernièrement à cas de myélomes multiples plasmocytaires, dont deux présentaient une symptomatologie assez particulière, simulant des formes atypiques de la maladie, nous avons jugé qu\u2019il ne serait pas sans intérêt de publier globalement les observations faites sur ces cas, profitant simultanément de l\u2019occasion peur attirer votre attention sur le polymorphisme clinique de l'affection.Pour compléter enfin le cycle des principales formes cliniques de la maladie, nous étudierons en même temps un 4e cas de myélome ver- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 tébral, hospitalisé en 1931 à l\u2019Hôpital de la Croix-Rouge, et non encore publié, que nous devons à l\u2019obligeance de nus collègues M.Mac- cas et M.Gaitanakis, que nous remercions chaleureusement.CAS PERSONNELS.Observation 1.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 48 ans, chez lequel la maladie évolua au début sous le masque Fig.1.d\u2019une lipoïdose rénale.Mais progressivement et plus tard apparut dans tous ses détails la symptomatologie clinique de la maladie de Kohler, avec son syndrome humoral au complet: douleurs en ceinture thoraciques et costales, céphalles algies diffuses, prctéinurie de Bence-Jones, hyperglobinémie au stade initial, anémie, et pullulation dans la mcelle sternale de plasmocytes, jusqu\u2019à la proportion de 70%.De plus, images radiologiques typiques des os du crâne, des vertèbres et des côtes (fig.1).Six mois apres le début des premiers signes cliniques, le malade succomba en pleine ca- CODOUNIS: LA MYÉLOMATOSE MULTIPLE chexie et anémie, aboutissant à un état comateux dans les derniers jours, avec une azotémie à 2 gr.20 0/00.La lipoïdose rénale s\u2019était transformée en néphrite mixte.L'examen anatomo-pathologique et histologique d\u2019une tumeur myélomateuse d\u2019une côte et des reins confirma d\u2019une façon absolue le diagnostic clinique de myélomatose multiple (fig.2).Fig.2.Observation 2.Le deuxième cas concerne une femme âgée de 37 ans.La maladie évolua chez elle sous la forme la plus typique de la myélomatose ainsi qu\u2019elle fut décrite par Kôhler.Il ne manquait ni les douleurs intenses thoraciques, costales ét vertébrales en ceinture, ni les céphalées, ni les diverses algies dans tout le corps et les articulations, ni l\u2019anémie, ni, enfin, la néphr:te 1061 mixte, avec prédominance dans notre cas du syndrome azotémique et albuminurique.Le syndrome humoral fit également son apparition dans toute son ampleur: protéinurie de Bence-Jones, toujours fortement positive, pul- lulat:on plasmocytaire dans la moelle sternale (85% ), accélération de la vitesse de sédimentation des hématies, ete.Finalement, les données radiologiques du squelette furent aussi dans ce cas des plus ca- racuéristiques (fig.3 et 4).Les lésions des Fig.3.vertèbres thoraciques justifiaient pleinement la cyphose et la scolicse qu\u2019on observait sur la région thoraco-lombaire de la colonne vertébrale.La nature de la maladie ayant été méconnue pendant 6 mois environ, la malade nous a été envoyée avec le diagnostic de rhumatisme articulaire subaigu.Aucun examen d'urine en vue de dépister l\u2019existence probable d\u2019une albuminurie n\u2019avait été effectué.L'évolution ultérieure de la maladie fut 1062 très rapide.La malade succomba 8 mois après l'apparition des premiers symptômes de la maladie, en proie à des phénomènes urémiques d\u2019une extrême intensité (azotémie à 3 gr.75 0/00) et à une cachexie grave qui était peut- être à l\u2019origine de l\u2019hypoprotéinémie considérable observée dans ce cas au lieu de l\u2019hy- perprotéinémie qui est habituelle dans la myé- lomatose.Les examens anatomo-pathologiques et histologiques confirmèrent, dans ce cas, tant le Fig.4.diagnostic clinique de la myélomatose que son corollaire: la néphrite interstitielle chronique.Observation 3.Il s\u2019agit également d\u2019une femme de 56 ans, chez laquelle la maladie évolua, dès le début, sous la forme d\u2019une asthénie et d\u2019une cachexie progressives, accompagnées de troubles gastro- intestinaux, et plus tard, pendant 11 mois environ, comme une néphrite albuminurique et œdémateuse.Les douleurs n'apparurent que tardivement, vers le 11e mois de la maladie, au sternum et L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burerin AM.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 aux articulations chondrosternales.Outre l\u2019importante albuminurie présentée par la malade et qui à un moment donné s\u2019éleva au chiffre de 24 gr.par litre, la protéinurie de Bence- Jones coexistant en abondance attira notre attention vers l'enquête du myélogramme, qui montra à notre grande surprise un pourcentage plasmocytaire de 97%.Ce fait nous semble unique, à notre connaissance, dans la littérature.Néanmoins, l\u2019examen systématique radiologique du squelette ne décela aucune lésion caractéristique de la maladie de Kôhler et nous avons posé le diagnostic de myéloma- tose multiple atypique sans localisation osseuse.L'évolution fut, dans ce cas également, progressive sans troubles azotémiques.La maladie continua à évoluer sous le masque d\u2019une cachexie extrême, avec asthénie et anémie, augmentation des œdèmes et de l\u2019albuminurie; celle-ci atteignit à un moment donné, comme nous l\u2019avens mentionné plus haut, la valeur de 24 gr.par litre.Au lieu de l'hyperprotéinémie habituelle, nous avons observé ici, au contraire, une hypo- protéinémie très manifeste, avec hyperlipémie et hypercholéstérolémie, comme résultat probablement, d\u2019une part, de la grande cachexie et, d'autre part, de la déperdition abondante de protéine par les urines.L'apparition d\u2019un exsudat pleural bilatéral nous incita à effectuer à plusieurs reprises des ponct.ons évacuatrices.Un examen du liquide pleural y décela aussi la protéine de Bence- Jones.Enfin un syndrome d\u2019iléus paralytique avec péritonisme diffus et vomissements bilieux et fécaloides accéléra la fin de la maladie, un an et demi après l\u2019apparition des premiers symptômes.Les examnens anatomo-pathologiques et histologiques, non seulement confirmèrent, dans ce cas, le diagnostic de myélomatose, mais révélèrent de plus que la maladie fut compliquée de dégénérescence amyloïde de la plupart des viscères et des ganglions, comme on a l\u2019occa- CODOUNIS: LA MYÉLOMATOSE MULTIPLE sion, d\u2019ailleurs, de l\u2019observer dans 5 à 10% des cas de myélomes multiples (fig.5).On ne trouva ni perforation, ni obstruction du tube digestif.Ceci prouve que la péritonite purulente diffuse découverte à l\u2019autopsie doit être considérée comme une péritonite par diapédèse.Il s\u2019agit, en conclusion, d\u2019un cas rare et particulier de myélomatose, sans localisation osseuse apparente, évoluant sous forme de néphrite albuminurique œdémateuse et d\u2019amy- lose et dans laquelle la protéinurie de Bence- Fig.5.Jones attira notre attention sur le diagnostic de la maladie et la recherche des plasmocytes dans la moelle sternale.Observation 4.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 31 ans, malade de notre collègue Gaïtanakis, transféré en 1931 à la clinique chirurgicale du Dr M.Maccas, avec le diagnostic de myélome de la région thoracique de la colonne vertébrale.Un mois et demi avant son hospitalisation, après une 1063 traction brutale sur la main droite, il ressentit une douleur de la région vertébrale thoracique avec irradiation en ceinture vers le sternum.Quatre jours avant son entrée, un mouvement brusque de flexion du tronc en avant provoqua une fracture de la 3e vertèbre thoracique, accompagnée de craquements et de violentes douleurs.Le résultat en fut l'apparition de symptômes de compression médullaire transverse et de blocage médullaire avec paraplégie des membres inférieurs, rétention complète d\u2019urine et de matières, pyélonéphrite progressive avec protéinurie de Bence-Jones abondante, cylindrurie, pyurie, et apparition de globules rouges dans le sédiment.Ce cas fut considéré comme non opérable.La maladie évolua vers la mort de façon foudroyante, deux mois après l\u2019apparition des premiers symptômes et douze jours après l\u2019entrée dans la clinique du malade, qui tomba à la fin dans un état comateux complet.L\u2019azotémie s\u2019éleva en 17 jours de 0.52 0/00 à 7 gr.55 0/00.Nous ne possédions pas dans ce cas de confirmation par le myélogramme, étant donné qu\u2019à cette époque les ponctions sternales n\u2019étaient pas à l\u2019ordre du jour, ni d\u2019examen radiologique de tout le squelette, en particulier des os du crâne, ni même d'examen histologique de la tumeur myélomateuse, mais l\u2019apparition en abondance et à plusieurs reprises de la protéine de Bence-Jones dans l\u2019urine, avant et après l'apparition de la fracture spontanée, les lésions caractéristiques constatées radio- logiquement sur la colonne vertébrale (cliché no XI), l\u2019anémie et l\u2019histcire clinique de pyé- lonéphrite ascendante, ne laissent subsister aucun doute sur le fait qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une forme vertébrale spéciale de la myélomatose, ainsi que nous la trouvons décrite dans les travaux classiques sur la maladie de Kohler2.2.Nous tenons à remercier particulièrement nos collègues Eléfthério, S.Papageorgiou, S.Goritsa, A.Trivisa, N.Cocodis, G.Loucatos et Haralambidès pour la contribution de chacun d\u2019eux, dans le cadre de sa spécialité, à l\u2019étude de nos cas. 1064 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 FORMES CLINIQUES.Remontant à la période anatomo-clinique de la maladie, nous distinguons trois formes de la myélomatose plasmocytaire: 1) La forme nodulaire de la maladie de Kôhler, correspondant à la majorité des cas de myélome multiple des os, qui est caractérisée par la dispersion de ces tumeurs ostéolytiques.C\u2019est la variété la plus fréquente.2) La forme diffuse, beaucoup plus rare, dénommée par les auteurs français: myélome en nappe.3) Le myélome solitaire, assez rare.Cette division correspond à des images radiologiques particulières qui sont seules capables d\u2019établir la distinction pendant la vie.Ainsi, dans la forme nodulaire, les trouvailles radiologiques des tumeurs myélomateuses se présentent régulièrement circonserites, comme des surfaces transparentes, arrondies, ou ova- laires, et à contours réguliers, comme si elles avaient été taillées à l\u2019emporte-pièce, donnant l\u2019impression d\u2019être produites par les empreintes de pièces de monnaie.Ces clartés se trouvent ordinairement situées les unes près des autres et leurs dimensions varient de 1 mill.à 5 em.Les plus grandes tumeurs peuvent se propager, non seulement dans la substance spongieuse, mais aussi vers la corticale de l\u2019os atteint.La corticale s\u2019amineit parfois à un tel degré qu\u2019elle arrive à se rompre.La cclonne vertébrale montre un affaissement des corps d\u2019une ou deux vertèbres.Le crâne ne s\u2019épaissit pas.Les facteurs pathologiques et les incurvations sont très fréquentes, surtout au niveau des côtes.Par contre, dans la forme diffuse, l\u2019image radiologique est toute différente.On n\u2019observe pas, ici, de rupture de la corticale, ni de formations pseudo-kystiques, ni de gécdes; mais on constate ordinairement sur les os plats une transparence diffuse, sans lésions circonserites à l\u2019emporte-pièce.On observe une image analogue à celle de la simple ostéoporose.Les parois du crâne présentent un aspect particulier: elles ne présentent pas de pertes de substance à l\u2019emporte-pièce; elles ne montrent pas de lésions de calcification diffuse, mais se présentent comme si leur substance médullaire était vidée, pendant que les tables externe et interne sont intactes, produisant l'impression d\u2019une plaque de verre vue par une surface de section perpendiculaire à la surface de la plaque (Marchal et Mal'et).Néanmoins, il faut signaler que les études récentes à la fois anatomo-cliniques et surtout du myélogramme et du syndrome humoral de la maladie ont montré l\u2019existence, en dehors des formes diffuse et nodulaire, d\u2019autres f«rmes de myélome multiple, sans la moindre lés\u2018on osseuse apparente, et dont le diagnostic s'avère naturellement très difficile si on n\u2019a pas recours à la ponction sternale.Il s\u2019agit d\u2019infiltrations plasmocytaires diffuses de la moelle osseuse.À ce groupe appartient notre cas No 3.Bayrd et Heck, sur un matériel de 83 cas de myélcme multiple, ne trouvèrent pas de lésions osseuses apparentes, dans une proportion de 12%.Enfin, dans la forme de myélome solitaire, l\u2019aspect radiologique se présente sous deux types: La première forme se présente comme une image kystique; les lésions des travées osseuses ressemblent étonnamment à des tumeurs à myéloplaxes.La deuxième forme se présente avec une lésion purement ostéolytique ressemblant de très près aux métastases cancéreuses.L\u2019os iliaque, le fémur, l\u2019'humérus et les vertèbres thoraciques sont atteints avec prédilection par le myélome solitaire.Les images radiologiques correspondent admirablement bien aux trouvailles anatomo- pathologiques de la maladie de Kôhler; aussi, dans les nécropsies, on trouve de nombreuses tumeurs rouge sombre ou brunâtres, très circonscrites, réparties dans les moelles osseuses 0 he CODOUNIS: LA MYÉLOMATOSE MULTIPLE 1065 rouges.Elles sont constituées par des cellules hémopoïétiques ressemblant aux plasmocytes.Elles érodent les os, se propagent parfois vers la corticale et provoquent ainsi des déformations et des fractures pathologiques, comme nous l\u2019observons dans nos cas 2e et 4e.Une hyperplasie osseuse diffuse s\u2019associe rarement à des foyers de formations tumorales; les tumeurs myélomateuses peuvent s\u2019observer aussi en dehors du squelette: au niveau des amygdales, du foie.de la rate, des reins, du pancréas, du duodénum, etc.Ces formes splanchniques sont rares (Atkinson, Patek et Castle, Angela Heffermann, etc.).Dans notre 3e cas on retrouve une infiltration plasmocyitaire, non seulement sur la moelle sternale, mais aussi sur les ganglions lymphatiques mésentériques.Nous voyons ainsi qu\u2019entre les formes osseuses classiques de la myélomatose, comme la forme nodulaire ou la forme diffuse, nous avons aussi à envisager les formes viscérales qui se présentent soit comme des métastases de localisations osseuses, soit comme des formes spéciales, probablement primitives \u2014 la forme pancréatico-duodénale décrite par Angela Heffermann, qui a abouti à une occlusion intestinale aiguë sans qu\u2019on puisse déceler de lésions osseuses pendant la vie.Il n\u2019est pas moins vrai qu\u2019on retrouva à l\u2019autopsie deux petites tumeurs plasmocytai- res sur les côtes, tandis que la protéinurie de Bence-Jones était présente pendant toute la durée de l\u2019observation.Le diagnostic de ces formes s\u2019avère naturellement très difficile pendant la vie, étant donné le manque d\u2019images radiologiques.La ccexistence éventuelle de la protéinurie de Bence-Jones doit attirer notre attention sur une simple myélomatose probable, qu\u2019on peut confirmer par la ponction sternale.Nous sommes: persuadés qu\u2019une enquête du myélogramme dans ce cas sus-mentionné aurait fait porter le diagnostic de localisation viscérale pendant la vie, comme il a été posé - dans notre 3e cas, qui ne comprenait pas de lésions osseuses.La protéinurie de Bence-Jones associée au myélogramme poserait le diagnostic.Notre cas évolua également, comme nous l'avons vu, vers une obstruction intestinale et une péritonite purulente par diapédèse, à la suite d\u2019un iléus paralytique, et on doit admettre qu\u2019il existerait en plus une infiltration viscérale \u2014 pour les raisons que nous avons exposées plus haut.Au point de vue purement clinique, nous devons distinguer: 1) Une forme rhumatismale pure, dans laquelle les douleurs forment la base du tableau clinique.Le syndrome humoral: l\u2019albuminurie de Bence-Jones, l\u2019hyperglobulinémie, l\u2019anémie et les autres troubles hématologiques, ainsi que les trouvailles radiologiques, se trouvent au second plan.Ces malades sont traités pendant longtemps comme des rhumatisants ou comme de simples algiques, avec échec complet du traitement antirhumatismal.2) Une forme néphrétique ou néphrosique dans laquelle domine le tableau clinique de la néphrite ou de la néphrose.Les symptômes de toutes les variétés de néphrite, sans excepter la néphrose lipoïdique, ainsi que nous l\u2019avons démontré, s\u2019observent dans le début.3) Une forme à début cachectique, qui s\u2019extériorise par une anémie grave, par une néphrose et par une association à l\u2019amyloïdose, dans son stade terminal, sans lésions osseuses apparentes.4) Une forme mixte avec ou sans localisation osseuse.5) Une forme vertébrale.Le développement de la tumeur myéloma- teuse se confond un certain temps avec les tissus vertébraux et extra-médullaires.De plus, la mort peut survenir avant que les tumeurs se propagent suffisamment et parfois avant que l\u2019albumine de Bence-Jones apparaisse dans l\u2019urine.I 1066 Dans cette variété le malade présente rapidement des symptômes de lésion transversale de la moelle, avec blocage du canal médullaire.La portion thoracique de la moelle osseuse est l\u2019endroit de prédilection de la compression.Il existe une sensibilité locale très nette.Les clichés radiographiques dénotent une usure des corps vertébraux correspondants.A cette forme correspond notre 4e cas.% * + Le signe pathognomonique le plus caractéristique et le lien commun de toutes ces variétés de myélomatose est le plasmocyte.Son diagnostic, durant la vie, est confirmé seulement par l\u2019étude du myélogramme.L\u2019albuminurie de Bence-Jones, les douleurs, la néphrite, les fractures et les lésions osseuses coexistent naturellement, mais constituent simplement des indices et non pas des preuves de la maladie.En ce qui concerne enfin le myélome solitaire, il est utile de l\u2019étudier plus spécialement.Nous nous reportons à notre étude d\u2019ensemble.THÉORIE DE DÉFENSE DE L\u2019ORGANISME.Il ressort de nos connaissances actuelles que dans la majorité des cas de myélomatose on constate une surproduction de substances albuminoïdes normales en association avec des protéines pathologiques.Celle-ci, d\u2019après les auteurs classiques (Magnus Lévy, Heilmeyer, Geschickter, Copeland, etc.), est due au développement anormal de cellules ayant un rapport direct avec la production des albumines.J.Marchal et Lucien Mallet établissent même une sorte de parallélisme entre les globulines de sang et l\u2019abondance des plasmoey- tes de la moelle chez un de leurs malades atteint de myélomatose diffuse.En effet, pendant que sous l'influence de la radiothérapie les globulines s\u2019abaissent de 50 gr.à 41 gr.par litre, la porportion des plasmocytes s\u2019abaisse de 54% à 16%.Etant donné que les rayons X n\u2019ont pas d'effets apparents sur les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 protéines plasmatiques tandis que, au contraire, ils détruisent les plasmocytes, les auteurs se demandent si les plasmocytes du myélome sont capables d\u2019élaborer en abondance des globulines.Ces plasmocytes malins avec leurs vacuoles constitueraient ainsi une espèce de glande endocrine monocellulaire sécrétant les globulines.Après une rechute évolutive de leur malade, ce parallélisme des globulines et du taux des plasmocytes a été signalé en sens inverse, les globulines s\u2019élevant à 105 gr.par litre, tandis que les plasmocytes attelgnaient le chiffre de 96%.Il s\u2019agit cependant ici d\u2019une simple hypothèse.Etant donné que nous ne connaissons rien de positif en ce qui concerne les troubles du métabolisme des protides et tout partieu- lièrement l\u2019hyperglobulinémie constatée pendant la myélomatose, renversement du rapport sérine-globuline, le mécanisme de leur genèse et de leurs variations et que nous nous trouvons encore au stade des hypothèses, qu\u2019il nous soit permis aussi d\u2019en exposer une, que nous croyons peut-être plus proche de la réalité, et que nous dénommons la \u201cthéorie de défense de l\u2019organisme\u201d\u2019.Les troubles de l\u2019équilibre protidique, ainsi que nous l\u2019avons à plusieurs reprises signalé dans de nombreuses publications, depuis vingt ans environ, constituent un phénomène général dans la nosologie.L'organisme venant en contact avec n\u2019importe quel agent toxique ou infectieux réagit immédiatement par tous les éléments de défense dont il dispose.Soit par augmentation des globules blancs ou par leur transformation qualitative, surtout en phagocytes, et plus particulièrement par l\u2019augmentation des globulines plasmatiques \u2014 dont les molécules semblent renfermer tous les éléments immunisants de l\u2019organisme, les anticorps, les antigènes, les agglutinines, les bactériolysines, les antitoxines, etc.Le résultat de cette hy- perglobulinémie est l\u2019inversion du quotient albumineux dans les différents états patholog!- ques. CODOUNIS: LA MYÉLOMATOSE MULTIPLE Il n\u2019est donc pas nécessaire d\u2019invoquer l\u2019intervention directe du plasmocyte et surtout du plasmocyte malin dans la production des éléments de défense tels que les globulines, les pseudoglobulines, et les protéines en général, étant donné que, dans la majorité des maladies toxi-infectieuses dans lesquelles nous rencontrons 'augmentation des globulines, on n\u2019observe pas le même taux d\u2019augmentation des plasmocytes de la moelle ou du sang circulant.Mais, dans d\u2019autres circonstances pathologiques comme l'hypertension artérielle par exemple, dans laquelle nous rencontrons les taux les plus élevés d\u2019hyperprotéinémie, et dans laquelle aucun facteur toxique ou toxi-infec- tieux apparent ne semble agir, il n\u2019y a pas d\u2019infiltration plasmocytaire, normale ou pathologique importante.Il est probable que, pour les substances pathologiques telles que l\u2019albumine de Bence-Jones ou la substance amyloi- de, le plasmocyte malin a une certaine influence et constitue en partie la cause essentielle des lésions néphrétiques observées dans la myélomatose.Mais en ce qui concerne les protéines normales, nous croyons qu\u2019on devrait plutôt invoquer le mécanisme régulateur des protéines sanguines qui intervient dans tous les états normaux ou pathologiques comme nous l\u2019avons démontré expérimentalement par la maladie provoquée.Aussi le passage de la santé à la maladie s'accompagne dans la plupart des cas de l\u2019hy- perg'obulinémie et de l\u2019inversion du rapport sérine-globuline.Au contraire, le passage de la maladie à la santé est marqué par le rétablissement de ce rapport à sa valeur normale.Ceci se produit par l\u2019aptitude de l\u2019organisme à mettre en action tous ses organes et cellules producteurs de protéines (foie, corps thyroïde, système ré- ticulc-endothélial, ete\u2026).Nous répétons ici, une fois encore, que le meilleur indice humoral de la santé et le test le plus important de celle-ci sont constitués, 1067 d\u2019une part par le quotient albumineux, d\u2019autre part par les variations de la protidémie et les réactions modernes de précipitations, etc., qui en dépendent (Fakata-Ara, précipitation du Tymol \u2014 réaction de l\u2019or colloïdal, etc.).Si l\u2019organisme est vaincu dans sa défense ou cède à l\u2019agent toxique ou toxi-infectieux, ses organes et cellules producteurs de protéine cessent progressivement de fonctionner suffisamment.Nous observons alors que l\u2019hyper- protidémie \u2018fait placq à l\u2019hypoprotéinémie, d\u2019une part par insuffisance de production ou grande destruction de protéines pendant la lutte de défense de.l\u2019organisme, d\u2019autre part, peut-être par pertes massives d\u2019albumines éliminées par des reins lésés.Ceci se produit par exemple dans les néphrites et les néphroses et plus particulièrement dans les néphrites associées aux myélomes multiples.Ainsi que nous l\u2019avons vu, l\u2019hypoprotéiné- mie accompagnait dans nos cas le stade cachectique de la maladie, quoique l\u2019infiltration plasmocytaire ait été parmi les plus importantes de celles relatées dans la littérature: 70%, 85% et même 97% de plasmocytes dans notre 3e cas, qui présentait en même temps le degré le plus élevé d\u2019hypoprotéinémie.Si par conséquent nous admettons que le plasmocyte produit aussi des protéines normales et surtout des globulines, on devrait observer des taux de globulines très élevés du début à la fin de la maladie.Mais il ressort aussi de la littérature, comme nous l\u2019avons vu, que l\u2019hyperprotéinémie n\u2019est pas la règle dans le myélome multiple étant donné que même dans la récente statistique de Bayrd et Heck elle a été retrouvée dans 63% seulement des cas.Mais, de plus, nous ne sommes pas convaincus que, même dans les cas relevés dans la littérature présentant de l\u2019hyperprotéinémie, celle-ci continuait à exister jusqu\u2019à la fin de la maladie. 1068 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Variations de l\u2019équilibre protidolipidique en rapport avec la proportion plasmocytaire dans la moelle sternale et la protéinurie.Observations A B C Date 2346 2547 20-546 86-46 23-447 11-347 13-747 21-7-47 Protéines totales en gr.0/00 93,35 62,01 38,40 55,20 62,00 65.20 59.20 Sérine 46,20 32,00 18,20 33,70 38,10 38,80 39,40 Globuline 47,30 30,00 20,20 21,50 23.70 16,40 19.80 Quotient albumineux 0,97 1,05 0,90 1,56 1,62 2,30 2.00 Lipides totaux \u2014 \u2014 4,40 \u2014 20,10 16,80 15,20 Cholestérol 257 1,35 1,00 \u2014 2,40 2.00 2,30 Rapport: sérum - lipides \u2014_ \u2014 4,10 1,85 2,35 2,59 Protéinurie a)de Bence-Jones +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ +++ b) Albuminurie 4 gr.20 9,5 0/00 8gr.5 1250/00 1,5 0/00 4 0/00 15 gr.19 0/00, 24 0/00 0/00 0/00 18 0/00 7gr.0/00 Myélogramme Plasmocytes 70% 75% 85% 97% \u2014 \u2014 \u2014 D\u2019autant plus qu'on ne trouve pas dans les Conclusions.différentes communications les courbes de l\u2019hy- perglobulinémie.La plupart des auteurs se contentèrent d\u2019un ou deux dosages effectués à un moment donné de la maladie sans pouvoir suivre les variations de la protéinémie.En outre, il ne résulte pas, de l\u2019étude de tous les cas, que le degré de l\u2019hyperprotéinémie soit proportionnel au taux de l\u2019infiltration plasmocytaire dans le myélogramme.Nous croyons par conséquent que de nombreuses recherches sont encore nécessaires pour l\u2019éclaircissement complet de ce très intéressant sujet de physio-pathologie.Ces recherches doivent surtout porter sur l\u2019étude des courbes des protéines, des lipides et des lipoïdes du sang en rapport avec la protéinurie et l\u2019infiltration plasmocytaire du myé- logramme aussi bien que sur l\u2019étude des rapports de l\u2019équilibre protéino-lipidique sérines lipides, globulines lipides, chose qui n\u2019a pas été effectuée jusqu\u2019ici systématiquement.En restant toujours dans le domaine pratique nous pouvons conclure: 1) La myélomatose multiple plasmocytai- re, ou maladie de Kohler, constitue en effet une entité morbide réelle, dont l\u2019individualisation cellulaire n\u2019est presque plus discutée.Cette maladie semble être beaucoup plus fréquente qu\u2019on le croyait jadis.2) Ses différentes formes anatomo-clini- ques: nodulaire, diffuse et solitaire, correspondent à des images radiologiques particulières qui facilitent grandement le diagnostic pendant la vie.3) A côté de ces formes, il en existe d\u2019autres sans lés\u2018ons osseuses apparentes, représentant une proportion de 10% à 12%.Le diagnostic de ces formes est difficile, en absence de la ponction sternale.4) Les formes et les métastases ou infiltrations viscérales ne sont pas rares. CODOUNIS: LA MYÉLOMATOSE MULTIPLE 5) Au point de vue purement clinique, le polymorphisme de la myélomatcse est indiscutable.Ainsi: a) Les formes rhumatoïdes ou rhumatismales constituent des formes classiques et des plus fréquentes, ne cédant à aucun traitement antirhumat.smal.b) Viennent ensuite, par ordre de fréquence décroissante, les formes simulant les différentes var.étés de néphrites et de néphroses, sans exclure la lipoidose rénale, et dont le premier exemple dans la littérature nous semble étre représenté par notre ler cas.c) À un 3e groupe appartiennent les formes cachectiques et anémiques avec tendance à l\u2019amyloïdose.d) Une 4ième forme, très rare, est représentée par la forme vertébrale.e) Nous signal!ons enfin les formes mixtes ou intermédiaires.Des exemples indiscutables de ces formes cliniques sont représentées par les cas que nous publions.6) Le diagnostic de toutes ces formes est facilité grandement par l\u2019examen radiologique systématique du squelette dans son ensemble et surtout des os du crâne, afin de déceler les transparences et les lésions osseuses caractéristiques, et d\u2019autre part par l\u2019étude du syndrome humoral de la maladie dans lequel la protéinurie de Bence-Jones doit avoir une place prépondérante.Viennent ensuite l\u2019hy- perglobulinémie, l\u2019anémie, l\u2019accélération de la vitesse de la sédimentation globulaire, l\u2019absence relative ou le manque de plasmocytes dans le sang circulant, l\u2019étude des variations de la calcémie, de la phosphorémie, de la phos- phatasémie alcaline et des autres troubles hématologiques habituels (azotémie, etc.).7) Le lien commun et le critère pathognomonique de tous ces cas sont représentés par le plasmocyte, avec toutes ses variétés, et dont la présence dans la moelle sternale, dans une proportion supér:eure à 10%, suffit à confirmer le diagnostic de myélomatose.8) La présence de localisations solitaires, 1069 avec absence de protéinurie de Bence-Jones et résultac négatif de la recherche des plasmocytes dans le myélogramme, plaide en faveur du diagnostic de myélome solitaire, dont le pronostic, contrairement à celui du myélome multiple, est plus bénin, permettant des survies de plus de 10 ans, sans exclure naturellement une généralisation ultérieure de la maladie.: 9) En ce qui concerne le métabolisme des protides et leur pathogénie, nous ne connaissons actuel\u2018ement rien de positif, et devons nous borner à des hypothèses.Le plasmocyte est peut-être responsable des albumines pathologiques telles que la protéine de Bence-Jones et la substance amyloïde.Mais, en ce qui concerne les albumines normales et surtout les variations des globulines et de l'équilibre protéinique nous croyons que cel'es-ei correspondent à un phénomène général de la nosologie.Dans ce cas, qu\u2019il nous soit permis de croire que notre théorie de défense de l\u2019organisme est plus proche de la réalité.10) Quant aux relations de la myélomato- se multiple avec le myélome solitaire et la leucémie plasmocytaire, il ne semble pas, dans nos connaissances actuelles, qu\u2019il existe de barrière nette entre eux.Il est probable que ces divers états constituent des phases d\u2019un même processus, dans lequel le premier rôle est représenté par la leucémie plasmocytaire et le second par le myélome solitaire.11) Le traitement et le pronostic du myélome sont considérés généralement comme très décourageants.Il n\u2019existe malheureusement jusqu\u2019ici aucun traitement de valeur réelle contre cette forme de myélomatose.Ainsi, la radiothérapie pénétrante soulage seulement les douleurs et diminue le volume des tumeurs, mais ne retarde pas le progrès de la maladie.Toutes les fois que les.symptômes cliniques révèlent une compression médullaire, l\u2019intervention chirurgicale par la laminectomie peut avcir une certaine valeur, étant donné que l\u2019ablation de la masse mvélomateuse peut provo- 1070 quer la décompression de la moelle et par conséquent l\u2019amélioration des symptômes paralytiques, etc.Les pentamidines et les stilbamidines proposées par Snapper, en association avec un régime pauvre en protéines, peuvent soulager dans une certaine mesure les malades de leurs atroces douleurs et dans plusieurs cas arrêter provisoirement la progression de la maladie, mais sans cependant provoquer de guérison.BIBLIOGRAPHIE 1.Ch.ACHARD et A.CODOUNIS: «Le rapport sérine-lipides du sérum sanguin dans la lipoïdose rénale et dans d\u2019autres états pathologiques.» Arch.des Maladies du Cœur, nov.1932.2.H.ARAI et I SNAPPER: «The influence of stilformidine upon kidney function, liver function, and peripheral blood in multiple myeloma.» New York State Journal of Medicine, 47: (1 sept.) 1947.3.E.BAYRD et F.HECK: « Multiple myeloma.» J.A.M.A.133: 147 (18 janv.) 1947.4.A.CODOUNIS: « Les formes cliniques de la myé- lomatose multiple.» Société Médicale d\u2019Athènes, séance du 13 mars 1948.5.A.CODOUNIS: La protidémie et la pression osmotique.Masson et Cie, édit, Paris, 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(Juillet) 1947.21.SNAPPER et SCHNEID: « The development of basophilic inclusion bodies in myeloma cells after stilbamidine treatment.» Annals of Internal Med.27: (octobre) 1947.22.H.STEVENSON : «Multiple inyelomatosis.» Overseas post-graduate Medical Journal, 2: 466 (juillet) 1948. REVUE GÉNÉRALE ÉTUDE SUR LE CHOC OPÉRATOIRE René LEBEAU, Anesthésiste à l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).Le rôle de l\u2019anesthésiste est de permettre à la perforation de l\u2019ulcère stomacal, le liquide l\u2019opéré de subir sans douleur une intervention chirurgicale en lui assurant la meilleure sécurité, c\u2019est-à-dire en respectant le plus possible la physiologie et l\u2019anatomie de ses principaux organes: cœur, foie, cerveau, poumons et reins.Une des plus graves complications, qui peut entraîner la mort à brève échéance, c\u2019est le choc; il faut le prévenir par toutes les mesures disponibles et, s\u2019il survient, on doit le traiter avec promptitude et efficacité.Défimtion.Le choc est la conséquence d\u2019une spoliation humorale et cardio-vasculaire, dont la symptomatologie clinique se traduit par de la pâleur ou de la cyanose, de la froideur des extrémités, de la diaphorèse, un pouls rapide et une chute de la tension artérielle.Le choc engendre un ralentissement du courant sanguin, une diminution de l\u2019apport d\u2019oxygène avec une anoxie de stase et une baisse de métabolisme basal avec hypothermie.CLASSIFICATION DU CHOC (BLALOCK) Elle en explique bien le mécanisme.1° Choc hématogénique: c\u2019est un déséquilibre humoral ou sanguin dû à une déperdition d\u2019eau et de sels minéraux, de protides ou de sang total.2° Choc neurogénique : c\u2019est un collapse cardio-vaseulaire par vaso-dilatation réflexe comme on le rencontre dans la rachi-anesthé- sie, exploration de l\u2019abdomen, dans la douleur aiguë de la grossesse ectopique rupturée.3° Choc vasogénique: il a pour origine la nocivité des toxines agissant d\u2019une façon directe sur les veines et les artères; ainsi, dans gastrique inonde et irrite chimiquement le péritoine de même que les vaisseaux splanchniques, qui soudainement vont se distendre.4° Choc cardiogénique: on le trouve chez les cardiaques en état d\u2019asystolie (engorgement du systéme veineux).Le choc primaire differe du choc secondaire, qui est plus sérieux; le premier apparaît très vite, accompagné de pulsations lentes avec extrémités chaudes; le second arrive 3 à 6 heures après le début de l\u2019accident qui l\u2019a suscité.CERTAINS FACTEURS PRÉDISPOSENT AU CHOC A.Il y a les facteurs généraux venant du patient.Ils sont multiples: myocardite chronique, hépatose, asthme, dilatation bronchique, bacillose pulmonaire, anémie pernicieuse ou consécutive à des hémorragies digestives et utérines, hypovitaminose, déshydratation, déchloruration et hypoprotéinémie causées par un ulcus gastrique ou duodénal, par une tumeur intestinale.B.Il y a les facteurs actuels.1° Ceux qui sont attribuables à la chirurgie: manipulations de viscères, hémorragies difficiles à arrêter (lit de la vésicule biliaire), pertes de sang et de plasma au niveau des surfaces où passe le bistouri, comme dans les mammectomies; écrasement et section des nerfs lors d\u2019une amputation des membres; nettoyage incomplet des plaies traumatiques, tissus dévitalisés par des pinces longtemps laissées en place.2° Ceux qui proviennent de l\u2019anesthésie: prémédication trop forte, surdosage de l\u2019anesthésique, oxygénation défectueuse. 1072 La responsabilité de l\u2019anesthésiste, comme celle du chirurgien, est lourde en face de l\u2019opéré; ses devoirs peuvent se grouper sous quatre chefs: 1° Préanesthésie judicieuse.2° Choix adéquat et bonne administration de l\u2019agent ou des agents anesthésiques.3° Surveillance et traitement au cours de l'intervention.4° Soins postopératoires.PRÉPARATION DU PATIENT Le succès d\u2019une anesthésie dépend souvent d\u2019une prémédication appropriée; trop intensive, celle-ci altère le centre respiratoire, surcharge le foie et les reins, fatigue le cœur et ralentit la circulation sanguine.La morphine avec la scopolamine ou hyos- cine semble une heureuse combinaison (S.C.Cullen) ; il est à souligner que l\u2019effet total de la morphine a lieu au bout de 90 minutes en voie hypodermique, de 45 minutes en voie intramusculaire, et de 15 minutes en voie endoveineuse.L'hyoscine, employée avec sûreté et sans réaction défavorable de 5 à 75 ans, possède trois qualités caractéristiques qui la distinguent un peu de l\u2019atropine: 1° Elle contrebalance mieux la dépression respiratoire imputable à la morphine.2° Elle procure une sédation psychique avec amnésie des plus satisfaisantes; le malade a une sensation d\u2019euphorie et une insouciance complète de ce qui l\u2019entoure.3° Elle diminue les nausées et les vomissements parfois associés aux opiacés, tout en atténuant les sécrétions de l\u2019arbre bronchique.Quelques-uns conseillent l\u2019adjonction de sulfate de spartéine (14 grain), qui fortifie le muscle cardiaque et corrige l\u2019act\u2018on déprimante des deux premières drogues.Pour obtenir le maximum de rendement, on recommande d\u2019observer les proportions suivantes: 1 partie d\u2019atropihe ou de scopolamine avec 25 parties de morphine.Voici un L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A.MLEF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 tableau de S.C.Cullen, qui établit l\u2019emploi et la dose des sédatifs d\u2019après l\u2019âge des patients et l\u2019anesthésique utilisé.La veille, il est d\u2019usage de donner au futur opéré, par la bouche, un calmant facile d\u2019élimination, tel que le séconal (34 à 114 gr.), ce qui l\u2019aidera à passer une nuit paisible et réconfortante.x % Dans le choix de l\u2019anesthésique et son mode d'administration, trois item sont à considérer: L\u2019AGE DU MALADE, SON ÉTAT PHYSIQUE ET LE GENRE D OPERATION A.L\u2019dge du malade.Pour les jeunes au-dessous de 9 à 10 ans, l\u2019éther à masque ouvert est préférable; cet agent offre une grande marge de protection.Les enfants robustes de 10 ans et plus peuvent recevoir avec avantage le cyclopropane mêlé au pentothal sodique, dont le dosage sera modéré.Selon S.C.Cullen, la rachi-anesthésie est interdite avant l\u2019âge de 10 ans.Après 65 ans, Il faut être prudent à l\u2019égard de l\u2019analgésie sous-arachnoïdienne ou même locale; mieux vaut s\u2019en abstenir en présence de personnes atteintes de myocardite fibreuse et d\u2019artériosclérose.B.L\u2019état physique du sujet.Celui qui présente des lésions vasculo-cardiaques mérite une attention spéciale; il est regardé comme un mauvais risque opératoire.1° S'il souffre d\u2019artérite coronarienne, l\u2019anesthésie rachidienne est, la plupart du temps, contre-indiquée, d\u2019après S.Belinkoff; elle crée, assez fréquemment, une chute brusque des tensions systolique et diastolique dont les conséquences peuvent être irréparables.Le pentothal intraveineux à 2 ou 3% combiné à 100 d\u2019oxygène s\u2019avère excellent dans les interventions mineures, qui demandent peu de relâchement musculaire.Pour les opérations majeures, soit intra- abdominales, on aura beaucoup de satisfaction avec le cyclopropane, auquel on ajoute 1 a 2% ans *Niveau relativement bas (réflexe d\u2019irritabilité).fNiveau relativement élevé (réflexe d\u2019irritabilité).Age en années 24 à 5 ans Prémédication Nem- SO%de Atro- Nem- 50% de h butal Morphine pine buta! morphine Anesthésique: Ether 0 0 1/200 0 1/12* 1/12% Chloroforme 0 0 1/200 0 1/12 1/12 Chlorure d\u2019éthyle 0 0 1/200 0 1/12 1/12 N20 1/12% Protoxyde d\u2019azote 0 0 1/200 0 1/8 1/128 N20 avec Pentothal 0 0 1/200 0 1/12 1/12 Cyclopoprane 0 0 1/200 0 1/12 1/12 Infiltration Phéno- et 0 0 1/200 barbital 1/12 1/12 blocage Va gr.Age en années 10 \u2014 60 ans Prémédication Nem- SO# de Anesthésiques butal Morphine Scopolamine Ether 0 1/6* 1/4$ 1/6* 1/150* 1/150$# 1/150% Chloroforme 0 1/6 1/6 1/6 1/150 1/150 1/150 Chlorure d\u2019éthyle 0 1/6 1/6 1/6 1/150 1/150 1/150 N20 ; 1/6% 1/4 1/6 1/150 1/100 1/150 Protoxyde d\u2019azotet 3urs 1/88 1/4 1/68 1/2008 1/100$ 1/150$ N20 avec Pentothal 0 1/6 1/6 1/6 1/150 1/150 1/150 Cyclopropane 0 1/6 1/6 1/6 1/150 1/150 1/150 Rachi 3 1/6 1/6 1/6 1/150 1/150 1/150 Infiltration et blocage 3 1/4 1/4 1/6 1/150 1/100 1/150 5 à 10 ans Nem- Sulfate de Atropine butal morphine Scopolamine 1/200* 1/200Ÿ 0 1/8* 1/8% 1/200* 1/200F 1/200 1/200 0 1/8 1/8 1/200 1/200 1/200 1/200 0 1/8 1/8 1/200 1/200 1/20 172008 uh VS Usk V0 172008 1/200 1/200 0 1/8 1/8 1/200 1/200 1/200 1/200 1/8 1/8 1/200 1/200 1/200 1/200 y : ,.1/8 1/6 1/200 1/200 60 \u2014 75 ans 75 ans et plus Nem- Sulfate de Nem- \u2014SO* Atro- butal Morphine Scopolamine butal Morphine pne 0 1/8* 1/84 1/200* 1/200$ 0 1/12 1/200 0 1/8 1/8 1/200 1/200 0 1/12 1/200 0 1/8 1/8 1/200 1/200 0 1/12 1/200 1/8 1/200 2 1/6 1/150 %gr.1/8 1/200 grs 1/8% 1/200 0 1/8 1/8 1/200 1/200 0 1/12 1/200 0 1/8 1/8 1/200 1/200 0 1/12 1/200 115 1/8 1/8 1/200 1/200 3% 1/12 1/200 1% 1/6 1/8 1/150 1/200 3% 1/8 1/200 fPentothal (voie rectale) 0-5 ans.$Seconde dose (vole endoveineuse).Pt LP AVHIAT HHIOLVHHdO OOHD HT ANS ACALA ELOT coma: We Foun ne 1074 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 de l\u2019éther; ce dernier narcotique rectifie l\u2019arythmie qui, quelquefois, conduit à la fibrillation ventriculaire ou à l\u2019arrêt du cœur.2° S\u2019il s\u2019agit d\u2019un opéré en décompensation cardiaque (insuffisance valvulaire de l'aorte ou sténose mitrale), la rachi-anesthésie est la meilleure méthode (Sarnoff et Farr), parce que celle-ci détermine une dilatation vaseu- laire de la périphérie et une relaxation musculaire à la partie inférieure du corps avec appel sanguin vers cet endroit, réduisant ainsi le volume du sang au niveau du ventricule gauche, et partant le travail de ce dernier.En certaines circonstances, quand il y a instabilité émotionnelle, des nausées incoercibles ou des stimuli occasionnés par les tractions du mésentère, il est mieux de compléter le blocage rachidien en endormant le malade au moyen d\u2019une solution de pentothal à 4% et d\u2019un mélange à 50% de N°0 et d\u2019oxygène.3° Lorsqu'on a affaire à un hypertendu, on usera de précaution; ici les coronaires ont accoutumé de recevoir un flot de sang sous forte pression et un abaissement sévère de la tension artérielle, surtout la diastolique ou minima, peut, en raison de l\u2019anoxie subitement produite, affaiblir tellement le muscle cardiaque que celui-ci devient tout à fait impuissant à remplir sa fonction.La narcose par inhalation avec le cyclopro- pane et l\u2019éther brigue, semble-t-il, les suffrages des anesthésiologistes.als ES x Il est une seconde classe d\u2019opérés qui exigent une sélection .minutieuse; ce sont les hépatiques.Le chloroforme est un hypnotique dangereux et doit étre délaissé (Whipple, Sperry, Lendy, Osterbery, McNeider, Rosenthal et Bourne) ; l\u2019éther seul et à doses massives, si l\u2019on consulte les deux derniers auteurs, n\u2019est guère plus recommandable a ce propos.L\u2019avertin et le protoxyde d\u2019azote n\u2019affectent pas autant les cellules du foie.Aussi, il est prouvé qu\u2019avec les dérivés de la cocaïne et la nupercaïne en voie intra-arach- noïdienne on a une garantie très convenable.Le pentothal jouit d\u2019une belle renommée, mais il n\u2019est pas absolument sûr qu\u2019il soit sans préjudice envers la glande hépatique (Reynolds, Schenkem et Veal).C\u2019est au cyclopropane que revient la palme d'honneur; car aucun agent n\u2019est aussi puissant hypnogène, même dans une ambiance de 75 à 80% d\u2019oxygène; d\u2019où son innocuité presque totale vis-à-vis l\u2019organisme qu\u2019il franchit sans éprouver le moindre changement (Raginsky, Bourne, 1934).Une troisième catégorie requiert notre sollicitude, ce sont les néphrétiques; leur azotémie est élevée et leurs urines renferment soit de l\u2019albumine, ou du pus, des cylindres hyalins et granuleux.Les agents anesthésiques qui touchent le moins le parenchyme rénal sont le cyclo- propane et, en second lieu, les composés de la cocaïne.Il faut se méfier du pentothal, qui peut amener de l\u2019oligurie et même de l\u2019anurie, parce que ses produits de dégradation s\u2019éliminent par les reins.Enfin, les gens qui accusent des troubles broncho-pulmonaires (tuberculose et pneumonie) bénéficieront de l\u2019anesthésie rachidienne ou régionale ou encore de pentothal sodique combiné au cyclopropane avec le tube intra- trachéal.LE GENRE D\u2019OPÉRATION Sur ce point, nous nous limiterons à quelques indications chirurgicales.En ce qui a trait aux opérations abdominales qui se font en moins de deux heures, telles les cholécystectomies, les appendicectomies, les hystérectomies, la narcose générale avec le cyclopropane, auquel on additionne le pentothal, l\u2019éther et le curare, est un procédé de haute valeur.À noter que, dans les cas d\u2019urgence, l\u2019intubation endo-trachéale est d\u2019un précieux secours afin d\u2019éviter l\u2019inondation bronchique du liquide LEBEAU: ÉTUDE SUR LE CHOC OPÉRATOIRE que pourrait contenir l\u2019estomac non vidé au préalable par la sonde de Levine.Le pentothal sodique augmente bien la résolution musculaire; une dose de 0.50 à 0.075 gramme en solution de 5% suffit le plus souvent.I\u2019éther, en petites quantités (20 a 30 cc.), est un vaso-constricteur, un stimulant respiratoire .et cardiaque; il accentue d\u2019ailleurs le relâchement des muscles.La tubo-curarine intraveineuse (extrait purifié du curare: 2 à 3 ce.ou 40 à 60 unités) agit en une ou deux minutes et accorde un relâchement comparable à celui de la rachi-anesthésie; avec ce dosage, dont l\u2019effet persiste une heure environ, les mouvements respiratoires restent sensiblement les mêmes.Quant aux interventions intestinales qui prennent deux heures et plus, le blocage sub- arachnoïdien complété par le pentothal est une technique presque idéale.Nous avons en mémoire le cas d\u2019un homme de 45 ans, qui subit heureusement une colec- tomie pour tumeur du côlon descendant; nous avions injecté, au 3ème espace lombaire, 3 ec.de nupercaïne à 1/200 (solution hyper- bare) ; pendant l\u2019opération qui dura deux heures et demie, il reçut 500 ce.de plasma I.V.avec 1,000 cc.de soluté de CINa à O gr.85% et de glucose à 5%; comme anesthésique adjuvant, il eut du pentothal à 5% (75 centigrammes).Quelques jours après, une femme du même âge était opérée pour néoplasme du sigmoïde dont l\u2019exérèse s\u2019effectua en trois heures par voie abdomino-périnéale.La même quantité de nupercaïne fut administrée au même niveau de la colonne vertébrale; la dose entière de pentothal fut de 1 gramme; on donna à la patiente 500 ce.de sang total et 1,500 cc.de soluté salé et glucosé.Les suites opératoires furent pareillement des plus normales.1075 LA THÉRAPEUTIQUE D'ENTRETIEN ET DE SUPPORT DURANT L\u2019INTERVENTION A.Oxygénation du patient et ventilation pulmonaire.\u2018 Dans la narcose générale, le débit d\u2019oxygène est réglé au rythme constant de 300 cc.à 500 ce.à la minute en circuit fermé, où les gaz seront climatisés à une température voisine de la normale par un appareil de réfrigération (Longtin), lorsque l\u2019opération doit se continuer au delà de trois heures.Il est nécessaire aussi, en rachi-anesthésie, de faire inhaler de l\u2019oxygène au taux de 6 à 9 litres par minute, ce qui fournit une oxygénation de 50%.Ce moyen peut remonter la pression systolique de 10 millimètres de mercure (Davis) et accroître de 50 à 75% la tension d\u2019oxygène tissulaire (Campbell et Poulton).L\u2019on doit rendre la ventilation des poumons aussi parfaite que possible; tenir le canal aérien libre grâce au tube de Mayo ou de Leich, ou encore au tube intratrachéal surtout s\u2019il est question de chirurgie pulmonaire; voir à l\u2019expansion complète et facile du thorax qu\u2019on ne doit pas resserrer par des bandes trop solides; écarter toute position déclive qui ferait indûment comprimer le diaphragme sous le poids des viscères; veiller à ce que le volume respiratoire soit régulier et assez ample en ne surdosant pas l\u2019organisme des substances anesthésiantes.On sait que l\u2019oxygène est essentiel à la vie cellulaire; le cœur notamment en réclame une quantité cinq fois supérieure à celle des autres muscles du squelette (Evans et Starling) et ses besoins égalent ceux de tout le reste de l\u2019économie.L\u2019anoxémie se manifeste au début par un ralentissement des pulsations, qui deviennent ensuite plus rapides; si la saturation artérielle en oxygène tombe entre 50% et 35%, la pression sanguine cède brusquement; on assiste à des perturbations de conductivité, même il peut y avoir une congestion aiguë du cœur (Wiggers, Sands et De Graff).Selon l\u2019avis de Krogh et de Moon, l\u2019anoxie qui fait partie intégrante du choc influence la perméa- 1076 bilité des capillaires, lesquels, perdant leur tonicité, se dilatent, et il s\u2019installe, surtout lorsque le candidat est hyposystolique, une stase qui sera souvent définitive.B.Administration de liquides et de stimulants.Au cours de toute opération, il se fait une déperdition d\u2019eau, de minéraux, de protéines et de sang.Il faut donc restaurer, sur-le-champ, au malade, ce qui passe par les bréches de la plaie chirurgicale et par sudation.On instille dans les veines des solutés renfermant, en proportions définies, de l\u2019eau, des chlorures, du sodium, du potassium, du calcium ou du glucose.Pour les interventions ordinaires, le total de ces solutions sera de 500 cc.environ par 34 d\u2019heure, et la vitesse de l\u2019injection variera entre 100 et 130 gouttes à la minute.Est-il besoin de rappeler que l\u2019eau est le plus important de tous les constituants, puisque l\u2019adulte en contient 60 à 70% de sa masse et qu\u2019il doit en ingérer 115 pinte chaque jour?Le chlorure de sodium, le chlorure K et le chlorure de CA maintiennent l\u2019alcalinité des humeurs dont les tendances à l\u2019acidité, par contre, nuisent à l\u2019oxydation intracellulaire.Le sodium, en plus, pourvoit à l\u2019excitabilité et à la contractilité du muscle cardiaque; le potassium favorise la diastcle ou repos du eœur; le calcium intensifie les contractions et prolonge la systole (Best et Taylor).Le glucose, de son côté, est le combustible physiologique des cellules (Lorenzini) ; :1 est la nourriture du foie et des muscles.Si l\u2019opération est sanglante ou hémorragique, les pertes seront remplacées par le plasma, dont les acides aminés protègent la cellule hépatique contre toute destruction toxique, et par le sang total, dont les globules rouges ont pour mission spécifique de transporter sans cesse l\u2019oxygène à travers les méandres de l\u2019organisme (1,200 cc.d\u2019oxygène y sont retenus et utilisés en l\u2019espace de 1 à 5 minutes).Ces divers liquides concourent également par leur volumé à soutenir la tension artérielle; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 ceci est indispensable pour parer à l\u2019anoxie stagnante que causerait un amoindrissement du débit circulatoire.L\u2019anesthésiste devra vérifier souvent la pression sanguine, toutes les 10 ou 15 minutes, particulièrement lors des longues interventions; si elle tend à baisser, il pourra accélérer la vitesse des liquides I.V.; les vaso-constricteurs ne sont d\u2019aucune nécessité, tant que la tension artérielle demeure aux alentours de 90 et 95 mm.Il faudra être en alerte si elle descend vers 70 à 80 mm.L\u2019injection endoveineuse d\u2019éphé- drine (1/3 de grain) fait s\u2019é'ever en quelques instants la T.A.de 30 à 40 millimètres de mercure et l'injection hypodermique (34 de gr.) en 10 minutes; l\u2019effet peut durer une demi-heure.Il appert que l\u2019addition de pitressine (44 ce: 5 unités) à l\u2019éphédrine (15 grain: 32 mgrs) est une arme plus propice encore pour combattre l\u2019hypotension artér'elle; on injecte intramusculairement, 8 à 10 minutes avant la ponction spinale, ce mélange qu\u2019on renouvelle à l\u2019incision de la peau, si la pression sanguine a tendance à fléchir (J.S.Chaikoff).Parmi les vaso-presseurs, S.Belinkoff préconise la néo-synéphrine qui renforce la contraction cardiaque, ne provoque pas d\u2019arythmie et n\u2019a aucune influence sur le système nerveux central.Gare à l\u2019adrénaline, capable de précipiter contre, nuisent à l\u2019oxydation intracellulaire.et Dreming, la méthédrine (Burroughs - Well- come) est un hypertenseur apprécié.Injectée i.m.à la dose de 20 mgrs, elle accroît la pression systolique de 10 millimètres en 3 ou 4 minutes pour atteindre un maximum au bout de 15 minutes d\u2019ordinaire, mais cela peut varier entre 4 et 38 minutes; 'augmentation totale va parfois jusqu\u2019à 30 millimètres de mercure (Prescott, 1944).Ce médicament, dont la durée d\u2019action est de 2 heures (Dodd et Prescott), servirait bien en anesthésie rachidienne, en le donnant au moment de la ponction lombaire, puisque l\u2019hvpotension habituelle surg't aux premières vingt minutes.TW ts.pi GS op.+ -\u2014 am et eam em em LEBEAU: ÉTUDE SUR LE CHOC OPÉRATOIRE Somme toute, le maintien de la tension artérielle, la qualité du pouls et de la respiration, la coloration des téguments et l\u2019absence de transpiration sont des indicateurs très fidèles pour l\u2019anesthésiste.SOINS POSTOPÉRATOIRES Parce que le caractère de la narcose se doit d\u2019être passager, aussitôt l\u2019opération finie, il est avantageux de rendre au patient ses réflexes: oculaires et laryngés, c\u2019est-à-dire de hâter son réveil.A cette fin, la coramine I.V.(3 à 5 ce.) paraît assez efficace quand l\u2019anesthésie a été profonde et longue; le malade peut sans retard tousser, même expectorer et remuer ses membres.Il importe de ne prescrire aucun soporatif dans les trois ou quatre heures qui suivent une anesthésie générale un peu prolongée.A la sortie de la salle d\u2019opération, celui qui vient de supporter une intervention laborieuse profiterait beaucoup de la chambre de recouvrement, munie de toute installation moderne : réservoirs d\u2019oxygène, banque de sang et de plasma, solutés alcalins et sucrés, analeptiques.Nous insistons sur l\u2019oxygénothérapie, qui garantit une suppléance d\u2019oxygène très favorable aux défenses naturelles de l\u2019économie.Le volume d\u2019oxygène, qui est de 19.5 ce.par 100 ce.de sang artériel chez un individu sain .quand ce dernier inhale de l\u2019air, peut s\u2019exhausser jusqu\u2019à 22 ce.lorsqu\u2019il respire de l\u2019oxygène pur: la teneur sanguine augmentera donc de 10 à 15% (Boothby, Mayo, Lovelace).L\u2019oxygène doit être humidifié \u2014 cela empêche l\u2019irritation broncho-pulmonaire \u2014 et son taux moyen sera de 6 litres à la minute pour les adultes et de 1 à 3 litres pour les enfants.Le jet sera intermittent: 15 minutes par demi- heure, et se continuera si nécessaire de 12 à 24 heures ou même davantage.Dans les cas graves, au lieu du cathéter nasal qui n\u2019apporte qu\u2019une oxygénation de 50%, on emploie le masque oro-nasal de B.1077 L.B.(Boothby, Lovelace et Bulbulian); il procure une oxygénation de 70 à 100%.Jusqu'à présent, nous avons parlé surtout de la mise en œuvre susceptible de prévenir le choc; en terminant, nous dirons un mot sur le traitement du choc déclenché par l\u2019injection locale ou régionale de novocaïne, de pontocaï- ne, de métycaïne et de nupercaine.1.Tout d\u2019abord, on assure un libre passage des conduits aériens par le tube pharyngé ou endo-trachéal.Puis on administre de l\u2019oxygène en abondance au malade pâle ou cyanosé, par l\u2019intermédiaire d\u2019une machine à gaz en circuit fermé, à l\u2019aide d\u2019un masque bien appliqué sur la face; au besoin, on pratique la respiration artificielle en pressant, à intervalles réguliers, le sac de caoutchouc où circule l\u2019oxygène.2.On relève la tension artérielle en injectant sans délai 5 gouttes d\u2019éphédrine (15 mgrs) qu'on répète jusqu\u2019au retour normal de la pression sanguine.Il est sage en outre de placer le patient en position inclinée, la tête modérément plus basse que le siège.3 S'il existe des convulsions, le pentothal 1.v.sera fort utile.Une couple de centimètres d\u2019une solution à 2.5% sont suffisants pour les arrêter; 3 à 5 ce.de plus sont réitérés lorsque les convulsions reviennent.Par cette méthode énergique, S.C.Cullen affirme que la mort est presque toujours évitable.Si l\u2019anesthésiste accomplit sa tâche avec science et art, ce sera une contribution primordiale au progrès de la chirurgie et au bien-être de l\u2019humanité souffrante.BIBLIOGRAPHIE R.C.ADAMS: Intravenous anesthesia.Paul B.Hoeber, Inc, New-York, 1944; Anesthesiology, sept.1947, vol.8, no 5.S.M.D.BELINKOFF: Anesthesiology, vol.et mai 1946.C.H.BEST et N.B.TAYLOR: The physiological basis of medical practice.The Williams and Wilkins Co.Baltimore, 1939. 1078 A.BLALOCK: Principles of Surgical Care.Shock and other problems.C.V.Mosby Co., St-Louis, 1940.W.M.BOOTHBY, C.W.MAYO et R.LOVELACE: J.A.M.A.(5 août) 1939.Wesley BOURNE : « Anesthetics and liver function.» Am.Journ.Surg., 34: 486 (déc.) 1936.B.A.CHAIKOFF: «Technique in spinal anesthesia.» Anesthesia and Analgesia, 26: (juillet) 1947.S.C.CULLEN: Anesthesia in General Practice.The Year Book Publishers, Inc., Chicago, 1946.H.A.DAVIS: «Oxygen in Experimental Secondary Shock.» Archives of Surgery, 43: (juillet) 1941.DRIPPS et DREMING: «Drugs to maintain Blood Pressure.» Surg., Gynec.and Obst., 83: (sept.) 1946.J.H.EVANS: New York State Journ.Med.39: 709, 1939.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzeTiN AMLEF.C.\u2014- Montréal, septembre 1949 A.KROGH: The Anatomy and Physiology of the Capillaries.Yale University Press, New Haven, 1929.L.LONGTIN: «La climatisation de lair inspiré au cours des anesthésies générales prolongées.» L'Union Médicale du Canada, 76: (sept.) 1947.G.LORENZINI: Leçons sur l\u2019alimentation.Masson et Cie, édit, Paris, 1933.J.S.LUNDY, E.O.TUSHY, R.C.ADAMS, C.H.MOUSEL et T.H.SELDON: Proc.Staff Meet.Mayo Clinic, (9 août) 1044.S.V.MARSHALL: « Pentothal Sodium Anesthesia.» Med.J.of Australia, (11 mars) 1939.V.H.MOON: Am.Journ.Med.Sc, 203: 1, 1942.Bernard B.RAGINSKY et W.BOURNE: «The effects of Cyclopropane on the normal and impaired liver.» C.Med.A.J., 36: 500 (nov.) 1934.G.ST-ONGE: «Conceptions actuelles et traitement biologique du choc en chirurgie.» Journ.de l\u2019'Hôtel-Dieu de Montréal, (sept.-oct.) 1942. À PROPOS DE CINO CAS RÉCENTS DE CANCER DE LA VESSIE Jean-Paul LEGAULT, Professeur agrégé à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, Chargé du service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).Avant de discourir sur cette affection, il convient de bien préciser que nous ne parlerons pas de polypes ou papillomes bénins, quoique certains pathologistes classent toutes les tumeurs de vessie comme cancéreuses ou pré-cancéreuses.Le traitement actuel du cancer de la vessie est sujet à litige.D\u2019aucuns, qui autrefois préconisaient d\u2019emblée la cystectomie totale avec transplantation des uretères au sigmoïde ou à la peau, reviennent à une chirurgie plus conservatrice, voire même au traitement palliatif.Nous sommes encore d\u2019opinion \u2014 évidemment notre expérience n\u2019est que de quinze années \u2014 qu\u2019une chirurgie radicale faite au début de l'affection, avant les métastases ganglionnaires ou autres, est une meilleure garantie de survie, sinon de guérison.Notre expérience est basée sur un certain nombre de cas qui ont eu une chirurgie radicale avec une survie plus longue et sur d\u2019autres qui, n\u2019ayant eu que des traitements conservateurs ou palliatifs, sont décédés à brève échéance et dans des conditions lamentables.Nous prétendons qu\u2019un épithélioma vésical, diagnostiqué histologiquement, doit subir la cystectomie totale avec transplantation des uretères au sigmoïde de préférence ou, si c\u2019est impossible ou trop risqué, à la peau.Nous avons eu récemment cinq cas pour illustrer cette affirmation.Il y a deux ans, nous avons pratiqué chez deux patients les techniques suivantes: un premier cas a eu, comme traitement, une cystostomie avec fulguration; le deuxième, une cystectomie partielle.Les deux patients ont récidivé.Nous avons alors pratiqué une cystectomie totale, qui s\u2019est avérée très difficile et pour nous et pour le patient et que nous avons complétée par une urétérostomie cutanée; l\u2019état des reins, et des uretères surtout, ne nous permettait pas une urétéro-sigmoïdostomie.Ces patients sont maintenant assez bien pour vaquer à leurs affaires.Deux autres patients ont subi une cystos- tomie avec mise en place de radium suivi de traitements de radiothérapie.Les réactions ont été très fortes.Le cancer a évolué; les métastases ont aussi évolué rapidement et, à notre grand chagrin, ces deux patients sont décédés.Le dernier cas, le cinquième de la liste, a subi une cystectomie partielle; la malade est revenue trois fois pour fulguration endoscopique; puis nous lui avons fait une cystostomie élargie avec radiothérapie de contact.Le deuxième examen a montré une généralisation de la tumeur à toute la vessie, avec envahissement du vagin et de l\u2019utérus.Cette patiente a été montrée à un gynécologue en consultation qui l\u2019a déclarée inopérable.Nous avons fait un relevé de la littérature sur le traitement du cancer de la vessie.Voici les opinions que nous avons recueillies, Marshall, de l\u2019université Cornell de New-York, affirme que la transplantation des uretères avec cystectomie totale donne une mortalité postopératoire de 10 à 20%.Il ajoute que le traitement par radiation a une mortalité immédiate plus basse; mais quelle assurance de guérison comporte-t-elle?Un relevé de 300 cas de cancer de la vessie traités par radiation aux hôpitaux Memorial et New-York a été fait et a donné le résultat suivant: 52 cas, ou 17%, ont survécu cinq ans; de ces 52 cas, 27 seulement étaient exempts de cancer.De toute façon, sur un groupe de 316 cas suivi pendant 3 ans, la survie fut de 24.5 mois.Quelques cas ont eu des cures étonnantes, mais en somme le succès du traitement par radiation est plus que médiocre.Quant au traitement par fulguration ou étin- cellage, il n\u2019a donné que des résultats catastro- 1080 phiques.Sur 33 cas de résection partielle de la vessie, sur une pér.ode de 5 ans, 11 cas ont récidivé et 3 sont morts des suites opératoires \u2014 douze autres sont morts.La survie est donc de 20 mois.La cystectomie totale n\u2019est pas aussi hasardeuse que l\u2019on serait porté à le croire; sur 77 cas, 1l y eu 2 mortalités seulement.Cependant la grande difficulté réside dans la diversion des urines.Quelle méthode faut-'1 employer?L\u2019urétérestomie cutanée est une opération relativement facile sans grand danger postopératoire.Les échecs sont toujours dus à l\u2019état du patient lui-même: hydronéphrose, urétéro-hydronéphrose infectée ou non, rétrécissement des uretères, infection ascendante et pyélite préopératoire, ou autres tares physiques de quelque sorte.Cette opération laisse évidemment le patient invalide, à la merci d\u2019appareils nuisibles, qui ressemb'ent à ceux que portent les opérés d\u2019anus artificiel.D'ailleurs, certaines compagnies ont fabriqué des appareils plutôt satisfaisants et pratiques.Enfin, l\u2019important est la surv:e du patient.Une complication urétérale ou rénale peut se bien traiter si les orifices urétéraux sont faciles d\u2019accès.Par contre, l\u2019urétéro-sigmoïdostomie est une intervention plus délicate, compertant pour le patient plus de risques opérato'res et postopératoires.Marshall donne 13 décès sur 104 pat'ents ayant subi l\u2019urétéro-sigmoïdostomie, technique de Coffey no 1.Deux patients décédèrent de péritonite due à de l\u2019infiltration; un autre d\u2019obstruction intestinale au lieu de la transplantation.D'ailleurs, les autres méthodes \u2014 Coffey II, Hinman, Jewett \u2014 comportent les mémes complications.A part la péritonite et l\u2019obstruct:on intestinale, on rencontre aussi l\u2019embolie, l\u2019insuffisance cardiaque et la carcinomatose comme cause de décès.Il ne faut pas oublier la sténose de la bouche urétérale au lieu de transplantation avec uré- téro-pyonéphrose.L\u2019uretère n\u2019est plus accessible une fois transplanté au sigmoïde et seule la néphrostomie peut améliorer temporairement le patient avant que l\u2019urémie ne l\u2019emporte.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Marshall résume la question de la façon suivante sur l\u2019urétérostomie au sigmoïde.Sur 207 cas d\u2019uretéres transplantés a l\u2019intestin, 26 moururent de complications postopératoires; un autre est devenu inutile à cause d\u2019une néphrectomie secondaire; 5 autres cas ont dû subir une seconde transplantation à la peau; 2 autres sont aussi inutiles, puisque les patients sont porteurs d\u2019une double néphros- tomie.La grande complication de la transplantation est l\u2019hydronéphrose.Cependant, la tumeur de vessie située au niveau d\u2019un orifice urétéral donne aussi éventuellement une hydronéphrose, le plus souvent infectée.Alors, si l\u2019uretère ess inaccessible, le problème est compliqué.D\u2019cu: 1° La nécessité de faire l'urété-o-sigmoidos- tomie avant l\u2019apparition de l\u2019hydronéphrose.2° S: cette hydronéphrose existe ou apparaît, l'obligation d\u2019avoir accès à l\u2019uretère pour le traiter et le libérer \u2014 d\u2019où la valeur dans ces cas de la transplantation cutanée, infirmité relative, nous le concédons.Ncus avons fait tout cet exposé pour arriver aux conclusions sulvantes: Dès que le diagnostic de cancer de la vessie est posé, une chirurgie radicale s\u2019impose: la cystectomie totale avec transplantation des uretères, au sigmoïde, si les uretères le permettent; en effet, il y a 83% de chances de succès à ce stage.Sinon, à la peau, qui est un pis aller.Le traitement conservateur de cys- tostomie, avec fulguration ou avec radiothérapie de contact, et la cystectomie partielle sont des traitements dangereux pour le patient.Il faut le plus tôt possible enlever le foyer cancéreux au complet, dans l\u2019œuf si l\u2019on peut dire, avant que les essaimages ne commencent.Toutefois, il nous faut admettre que jamais nous ne savons si cette évolution cancéreuse n\u2019a pas dépassé le système urinaire.Nous nous attaquons à une maladie grave.dangereuse et sournoise.Il faut y aller carrément, énergiquement, complètement, pour.sinon guérir, du moins prolonger le patient. LES HÉMATURIES ET LEUR INTERPRÉTATION CLINIQUE J.-P.BOURQUE, F.R.CS.(c.), F.1.C.S., Professeur agrégé d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine, Univ.de Montréal, Chargé du Service d\u2019Urologie de l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).L\u2019hématurie est un des symptômes les plus importants en urologie à cause de la gravité des lésions qu\u2019el!e signe.Aussi, il faut bien en savoir faire le diagnostic mais surtout l\u2019interprétation.Pour éviter tout malentendu, il faut bien savoir définir ce symptôme: c\u2019est l\u2019\u201cémission simultanée de sang \u2018et d\u2019urine\u201d, ou encore plus précisément \u201cla présence dans les urines de sang qui s\u2019est mélangé à celles-ci dans les voies urinaires au-dessus de l\u2019urètre antérieur\u201d; il n\u2019y a donc ainsi aucune confusion possible avec les urétrorragies, c\u2019est-à-dire les écoulements sanglants de l\u2019urètre qui peuvent se produire au cours des mictions, mais plus souvent en dehors de celles-ci.Les hématuries peuvent être de différentes intensités: on peut avoir des hématuries microscopiques où il n\u2019y a que quelques globules rouges dans les urines, pour passer par tous les stades intermédiaires et en arriver aux hématuries macroscopiques et même aux urines franchement sanglantes.Il ne faudrait pas confondre hématurie avec urines rouges, ces urines modifiées par certains médicaments ou certains aliments, entre autres, les betteraves.Il ne faudrait pas non plus confondre certaines urines pathologiques, telles que les urines de l\u2019hémoglobinurie paroxystique ou encore les urines biliaires, qui dans certains cas peuvent prêter à confusion.Il faudra aussi bien établir les urines sanglantes, car on peut avoir des urines teintées par le sang des menstruations, par \u2019hémospermie, ou, comme nous l\u2019avons mentionné au début, au cours des uré- trorragies.L\u2019hématurie peut varier selon son aspect, et aussi selon son mode de production: les urines peuvent être colorées de façon plus ou moins intense, pouvant aller du rose au rouge.même au brun noir.Il peut y avoir des caillots ou des filaments sanglants plus ou moins abondants, ou l'inverse, c\u2019est-à-dire des urines à peu près pas colorées ou pas du tout, et ici ce n\u2019est qu\u2019après centrifugation que la découverte des hématies se fera dans le culot des urines qui seront mises sous le microscope.Nous n\u2019insisterons pas sur les méthodes chimiques de faire le diagnostic du sang dans les urines, car elles sont à peu près toutes plus ou moins exactes.Elles nous permettent de faire le diagnostic de la présence d\u2019hémoglobine, ce qui dans beaucoup de cas peut préter à confusion, car il ne s\u2019agit pas ici d\u2019hémoglo- binurie, mais bien d\u2019hématurie, de présence de sang dans les urines; l\u2019interprétation peut donc en être tout autre.Le diagnostic positif de l\u2019hématurie se fait par le microscope.L\u2019hématurie peut se présenter de deux façons: 1°-\u2014Il y a d\u2019abord l\u2019\u201chématurie épisode\u201d, c\u2019est-à-dire celle qui fait partie d\u2019un syndrome, telle qu\u2019on la rencontre dans le scorbut, le purpura, les ictères graves, l\u2019hypertension, l\u2019hémophilie, les maladies infectieuses, les néphrites aiguës, etc.2° \u2014 Nous avons ensuite l\u2019\u201chématurie symptôme\u201d: c\u2019est celle-ci qui nous intéresse tout particulièrement.Ceci étant établi, il importe ensuite de connaître le siège de l\u2019hématurie, et si on étudie le symptôme de façon détaillée, on arrive souvent facilement à le découvrir.Selon son mode de production, l\u2019hématurie peut être totale, initiale ou terminale.Dans le premier cas, les urines seront uniformément colorées d\u2019un bout à l\u2019autre de la miction; dans le deuxième cas, les urines se- ae aise as Io 1082 ront rouges au début de la miction seulement, et enfin, dans le troisième cas, la coloration sera plus intense à la fin de la miction.Ceci se met facilement en évidence par l\u2019épreuve classique des trois verres.Si on raisonne tout simplement au point de vue anatomique, il nous sera facile d\u2019établir que les hématuries initiales sont d'origine prostatique; les hématuries totales, toujours d\u2019origine rénale, parce qu\u2019ici le sang et les urines seront mélangées au même niveau, c\u2019est-à- dire dans le rein, et toutes les urines seront donc teintées de la même façon à cause de leur origine simultanée; et enfin les hématuries terminales seront toujours d\u2019origine vésicale parce que, le sang s\u2019étant déposé dans le fond de la vessie, il sera évacué en dernier lieu, c\u2019est-à-dire à la fin de la miction.Bien d\u2019autres signes nous permettront d\u2019établir le siège de l\u2019hématurie: entre autres, dans les hématuries initiales, nous aurons tous les symptômes du prostatisme; dans les hématuries totales, on pourra avoir la colique néphrétique, les caillots vermiformes ayant la forme du moule que l\u2019uretère leur a donnée; et enfin, dans les hématuries vésicales, elles seront très souvent associées à des symptômes de pollakiurie, de dysurie, ete.Quelle est la lésion en cause?Les hématuries prostatiques d\u2019abord; trois grandes lésions: les épithéliomas, les hypertrophies simples et parfois les prostatites.Les hématuries d\u2019origine prostatique sont toujours plus abondantes dans l\u2019hypertrophie simple que dans le cancer de la prostate, et ceci s\u2019explique facilement: c\u2019est que, dans l\u2019hématurie péri-urétrale, le sang vient de l\u2019adénome, tandis que l\u2019épithélioma de la prostate qui prend naissance dans la prostate même, qui est situé en arrière des glandes péri-urétrales, celui-ci saigne donc beaucoup plus difficilement.C\u2019est ce qui explique que les hématuries prostatiques sont plus marquées quand elles sont dues à un adénome qu\u2019à un cancer.Il y aura aussi des hématuries prostatiques traumatiques, en particulier les hématuries dues à de fausses routes, qui sont encore trop fréquentes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Les hématuries vésicales; ici, plusieurs cas peuvent se présenter.Si l\u2019hématurie est accompagnée de pyurie, de pollakiurie, de douleurs à la fin de la miction, si elle n\u2019est pas influencée par la marche, le mouvement, il s\u2019agit d\u2019une cystite colibacillaire, tuberculeuse, incrustée, ou encore, dans certains cas, d\u2019un cancer infecté de la vessie.Si l\u2019hématurie est provoquée par la marche, les secousses, les changements de positions, et calmée par le repos, il s\u2019agit d\u2019un caleul ou d\u2019un corps étranger.Enfin, si l\u2019hématurie est spontanée, abondante, non influencée par la marche, le mouvement, il s\u2019agit par ordre de fréquence: d\u2019abord, d\u2019un papillome ou encore de varices vésicales, quoiqu\u2019il puisse aussi s\u2019agir d\u2019un angiome, mais, cette dernière affection étant très rare, on ne la mentionne qu\u2019à titre de renseignements.Il peut aussi s\u2019agir d\u2019un cancer de la vessie, mais comme le cancer de la vessie s\u2019infecte très rapidement, l\u2019hématurie est plus souvent qu\u2019autrement accompagnée de la symptomatologie des cystites.Passons maintenant aux hématuries rénales.Les hématuries provoquées par la marche, les secousses, calmées par le repos, accompagnées ou non de douleurs signent presque toujours la présence d\u2019un calcul.Si le calcul est dans le bassinet, nous aurons très vraisemblablement des douleurs, mais, par contre, certains calculs enclavés dans les calices et n\u2019obstruant en aucune façon les urines ne donnent pas de douleurs, et ceci il ne faut pas l'oublier.Par contre, si on a affaire à une hématurie spontanée, non influencée, allant toujours en augmentant, il s\u2019agit de néoplasme.L\u2019augmentation de l\u2019abondance des hématuries dans le néoplasme est due à la néo-vascularisation accompagnant toujours le processus néoplasique.Enfin, si on a affaire à une hématurie encore spontanée, non influencée et qui, au lieu d\u2019aller en augmentant, va en décroissant, il s\u2019agit de tuberculose ou de pyonéphrose.Ici, comme il y a destruction du parenchyme rénal, on conçoit facilement que la vascularisation soit moindre et par conséquent les hématuries de moins en moins importantes. BOURQUE: LES HÉMATURIES ET LEUR INTERPRÉTATION CLINIQUE Les hématuries rénales ne sont pas toujours aussi facilement cataloguées.Si l\u2019hématurie est accompagnée de pyurie, tout particulièrement de pyurie acide, il faut penser à la tuberculose.Si par contre \u2019hématurie est accompagnée de pyurie alcaline ou neutre, il faut alors penser à la pyélite, à la pyélonéphrite, ou encore à la lithiase infectée.Dans les cas où l\u2019hématurie n\u2019est pas accompagnée de pyurie, le diagnostic devient beaucoup plus difficile, car il peut s\u2019agir d\u2019un cancer du rein, d\u2019un cancer du bassinet, d\u2019un calcul de l\u2019uretère, d\u2019une hydronéphrose, d\u2019un rein polykystique, d\u2019in- fractus rénal, d\u2019hémophilie, de phosphaturie, d\u2019oxalurie, de lithiase urique et enfin de néphrite hématurique.C\u2019est ici que les autres examens devront être pratiqués.I faut, premièrement, faire le palper du rein.Si on a un gros rein bosselé, le diagnostic devient plus facile, car toutes les présomptions sont en faveur d\u2019un cancer du rein.Si on a affaire à un rein augmenté de volume, mais par contre à surface lisse, il s\u2019agit plus vraisemblablement d\u2019une hydronéphrose.Bien entendu, dans tous ces cas, l\u2019histoire de la maladie nous aidera.Si on a affaire à des reins augmentés de volume et où la lésion est bilatérale, il s\u2019agit toujours de reins polykystiques.Enfin, il arrive et très fréquemment que, malgré les interrogatoires, l\u2019examen objectif du malade, 11 est quasi impossible de déterminer 1083 l\u2019origine de l\u2019hématurie dans bien des cas et plus fréquemment la cause de celle-ci.C\u2019est ici qu\u2019il faudra recourir aux examens spécialisés, d\u2019abord: la cystoscopie, ensuite le cathétérisme des uretères, puis la radiographie simple et la pyélographie.Il peut même arriver que malgré ces examens tout demeure négatif.Il faudra alors réexaminer le malade au moment de l\u2019hématurie, car dans ces cas il s\u2019agit de lésions minimes ou tout à fait au début et qui ne sont pas décelables en dehors de la période d\u2019hématurie.Comme on vient de le voir, l\u2019hématurie est un symptôme extrêmement important en urologie.Aussi, dans le moindre doute, il faut à tout prix examiner le malade soigneusement et demander ou faire un examen et le bilan complet de l'appareil urinaire, car étant donné que le cancer des voies urinaires et la tuberculose des voies urinaires sont deux lésions extrêmement graves qui sont toujours, ou à peu près, accompagnées d\u2019hématurie, on se rend très bien compte que si on néglige de cataloguer ce symptôme, de voir à quoi il se rattache, on peut, par négligence voulue ou non, mettre la vie du malade en danger, ou, dans d\u2019autres cas, placer le chirurgien dans l\u2019impossibilité d\u2019appliquer la thérapeutique nécessaire si l\u2019une ou l\u2019autre de ces affections est trop avancée.Donc, en résumé, hématurie = examen complet de l\u2019appareil urinaire. CONCEPTION CLINIQUE DE L\u2019'HYPERTENSION L.DEROME, Médecin à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Il est difficile de décider à quel niveau exact commence un régime tensionne!.La majorité de nous classifiera un malade hypertendu lorsqu\u2019à l\u2019examen le chiffre diastolique s\u2019élèvera à cent millimètres de mercure et au delà.Mais devons-nous accepter cette valeur de la minima comme pathologique, alors qu'aucun chiffre d\u2019hypotension n\u2019est déterminé?La pression artérielle serait le produit du débit cardiaque par la résistance périphérique.Cette résistance se mesure par le tonus des artérioles, des capillaires, lequel est régi par de ncmbreux facteurs: le centre vasomoteur, le sinus carotidien et aortique, la respiration, la circulation et le plancher du 4ième ventricule.Nous avons un mécanisme complexe où par la multiplicité des influences exercées seront engendrées des réponses variables.Voilà pourquoi l\u2019élévation de la tension artérielle, quoique faisant partie du syndrome, devient une valeur relative.Nous devons nous rappeler que les réponses aux différents stimuli extérieurs, soit caloriques (cold test), soit exercices du sédatif variés, demeurent des appréciations transitoires, trop souvent préjudiciables.Il faut étudier le sujet, le terrain et les antécédents.Dans l\u2019étude tensionnelle, nous nous bornerons à envisager les faits bien définis et susceptibles de conclusions réellement pratiques.Si nous trouvons une tension variable, une incidence familiale élevée, ceci engendre un habitus physique, que les Américains appellent le \u201cphysiologie make-up\u201d.Ces fluctuations de maxima et minima sont des labilités vaso-motrices que nous ne pouvons que difficilement différencier de la pré-hypertension parce que l\u2019élévation se manifeste sans stimulus et anomalie uro-génitale.Une autre variété vaso-motrice, très à l\u2019étude depuis longtemps, est l'hypertension neu- rogène que les Anglais nomment \u2018transient hypertension\u201d.Cette labilité ou instabil;té ten- sionnelle s\u2019observe surtout chez les vagotoniques, les névropathes, et se produit sous l\u2019influence des émotions.Toutefois, nous nous garderons d'accepter d\u2019emblée cette hypothèse avant d\u2019avoir évalué les changements cardio- vasculaires.Chez les jeunes ou les femmes d\u2019dge moyen se rencontre un syndrome diencéphalique d\u2019hypertension.Nous observons ici le type aux joues rougies, aux extrémités froides et pâles, une diaphorèse et du larmoiement facile, une tachycardie, un hyper-péristaltisme et des fluctuations tensionnelles non en rapport aux stimuli.Le psychisme et l\u2019aspect clinique orientent une observation rapide vers la pathologie thyroïdienne.Disons tout-de suite que !a thyroïdectomie n'apporte aucun résultat.Ces modalités vaso-motrices sont difficiles à préciser et l'étude de la fonction rénale est d\u2019importance primordiale en vue de relever si la vasoconstriction est d\u2019origine neurogène ou humorale.L'étude avec le phénol-sulfane-phtaline.le diodrast ou enfin tout graphique exprimant la capacité tubulaire secrétoire maxima nous servira de substratum suffisamment approximatif.xs Ces syndromes de labilité vaso-motrice présentent presque toujcurs un item intéressant, c\u2019est-à-dire que l\u2019élévat:on diastolique n\u2019est pas constante.Aller jusqu\u2019à affirmer qu\u2019ils n\u2019engendreront pas une hypertension artérielle pure serait dépasser les prémices de la discussion.Toutefois les recherches actuelles portent à croire que nous avons un terrain simu'ant une pathologie bien complexe.L'hypertension artérielle essentielle se rencontre à tous les âges, souvent insidieuse et quelquefois asymptomatique.Nous n'avons aucun signe anatomique ou clinique de trou- riod PR EE Ee EEE DEROME: CONCEPTION CLINIQUE DE L\u2019HYPERTENSION bles rénaux.Cet état morbide, en plus des manifestations vaso-motrices déjà citées, présente la céphalée, grand symptôme, à l\u2019évei!, dispara:ssant le midi, sans siège quoique fréquemment à prédominance occipitale.La gravité et l\u2019intensité sont variables.Nous notons qu\u2019un type tolérant et tempéré devient irritable et impatient.Il veut et recherche une activité constante.La lésion caractéristique est celle d\u2019une dégénérescence graisseuse et hyaline des artérioles, spécialement dans les vaisseaux afférents des glomérules.En somme, une sénilité artériolaire prématurée, nous avons une augmentation de volume de l\u2019intima due à la prolifération fibreuse et élastique.L\u2019hypertension artérielle maligne se rencontre à l\u2019Âge moyen avec un prélude hyper- tensif.L\u2019examen physique révèle au fond d\u2019œil très souvent un œdème papillaire, des petites hémorragies, une constriction artério- laire et aussi des exsudats.Le cœur présentera une hypertrophie, surtout du ventricule gauche; un manque ou défaut d\u2019adaptation cardiaque signalé par !e malade qui accuse de la dyspnée, des précordialgies.L\u2019électrocardiogramme enregistre un aplatissement ou inversion de l\u2019onde T.L\u2019atteinte rénale sera marquée par les hématuries et une exagération de l\u2019élimination protéinique.Au point de vue histo-pathologique, nous avons une intima épaissie et une nécrose aiguë des parois artériolaires.Les accidents vont se répétant et nous en arrivons à un processus irréversible d\u2019insuffisance cardio-hépato-rénaie avec syndrome urémique terminal.Pour compléter cette esquisse, il convient de mentionner l\u2019hypertension causée par une ischémie rénale.Ce malade qui, au cours d\u2019une angine assez sévère à streptocoque, d\u2019une septicémie streptococcique, d\u2019une néphrite aiguë, présente une élévation tensionnelle.La participation et l\u2019atteinte rénale sont des faits évidents par l\u2019albuminurie et la rétention azotée dans le sang.Mais d\u2019où vient et comment expliquer cette hypertension artérielle?D\u2019après 1085 les recherches de Goldblatt sur l\u2019ischémie artificielle, il existerait un trouble dans la cireu- lation glomérulaire.L'expression clinique exposée jusqu'ici représente l'hypertension ccmme une maladie d\u2019apparence primitive.Non moins importantes sont les variétés que nous distinguons suivant que l'hypertension permanente est sous la dépendance d\u2019une lésion causale évidente.Celle d'ordre rénal s\u2019observe chez les an- c'ens néphrectomisés, dans les néphrites aiguës, chez les brightiques surtout et d\u2019emblée dans la néphrite dite atrophique, avec un petit rein granicheux qu\u2019elle accompagne.Celle d\u2019ordre endocrinien, engendrée par la maladie de Bruclow et l\u2019Âge critique, reste en général mcdérée.Il convient de citer le facteur hypophysaire, dans la maladie de Cush- ing; le facteur surrénalien, le médullo-surré- nalome ou phéochromocytone; le facteur placentaire, la toxémie gravidique.- Celle d\u2019ordre cardiaque, par anomalie congénitale, le rétrécissement congénital de l\u2019isthme aortique, l\u2019insuffisance aortique et l\u2019anévrisme aortique et artério-veineux.a + Au point de vue pathogénique, toute esquisse dev'ent approximative; nous avons des chai- nons, les points de liaison nous échappent.Présentement, nous savons qu\u2019il existe une constriction vasculaire, une diminution du calibre arcériolaire dépendante du circuit vasomoteur, qu\u2019une substance pressante agirait sur les vaisseaux indépendamment du contrôle vaso-moteur.D\u2019après Paige et Corcoran, 1l y aurait dans le cortex rénal une enzyme protéolytique, Ia rénine.Celle-ci, agissant sur une autre protéine issue du foie, la globuline ou pseu- do-globuline, produirait une autre substance ayant affinité pour le muscle lisse et la résultante serait une constriction.Cette dernière substance se nommerait angiotonine.Les Sud- Américains ont fait des recherches et des études sur l\u2019hypertensicn, essayant de découvrir un facteur génétique rénal.La rénine ag ssant sur 1086 l\u2019hypertensinogen aurait comme effet l\u2019hyper- tensine ou hypertensionase; résultat, une hypertension.Si la théorie a des adeptes, tout le problème demeure complexe et est loin d\u2019une solution.Il existe peut-être un trouble vaseu- laire rénal comme premier stimulus d\u2019hypertension, quoique, expérimentalement, ces substances n\u2019apportent aucun résultat.Qu\u2019une substance ait une électivité pour le muscle lisse et détermine une constriction, et les résultats subséquents, soit; mais, d\u2019où vient le mécanisme ou le point de départ de ce cercle vicieux?Que tout hyperfonctionnement cellulaire amène des résultats dont le terme est un effet biochimique, nous en avons des preuves.Ainsi une excitation du vague donne une libération d\u2019acétylcholine; toutefois les fibres nerveuses ne sont pas affectées directement par des substances à moins que celles-ci ne soient absorbées pendant une assez longue période.La physiologie.neuro-musculaire démontre ainsi que l\u2019atropine paralysera les terminaisons parasympathiques non en inhibant la formation d\u2019acétylcholine, mais en l\u2019empêchant de rencontrer une substance réceptrice.S'il existe une \u201csubstance pressante\u201d, il doit exister également une anti-pressante dans les reins normaux, laquelle aurait une action ex- hibitrice entre rénine et angiotonine.Ceci est du domaine spéculatif.Les activités métaboliques de compensation en vue de maintenir l\u2019équilibre acide-base nous permettent d\u2019imaginer un contrôle semblable du côté tension- nel.Ce mécanisme une fois troublé, nous avons un cercle vicieux et conséquemment un processus irréversible.Que ce soit par une ischémie rénale ou encore par artério-sclérose, il exciterait des changements artériolaires de la média s\u2019accompagnant de réponses exagérées aux stimuli et produisant une élévation ten- sionnelle.Par hyperactivité du contrôle ou centre vaso-moteur, nous observons l\u2019hypertension artérielle.Chez les jeunes, les influences psychosomatiques jouent un grand rôle, de même chez les plus âgés.Nous devons ac- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurern AMLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 cepter l\u2019existence des changements dégénératifs, lesquels contribuent à augmenter l\u2019activité du centre vaso-moteur.Bien que la théorie rénale exclusive ne semble pas, à nos yeux, un dogme intangible, nos conclusions devront se contenter d\u2019un éclectisme forcé, tant s\u2019enchevêtrent, dans les différentes théories émises, les éléments mécaniques, sécrétoires, endocriniens et nerveux.*® sk LS Notre concept clinique au point de vue pathologique devra porter sur l\u2019appréciation du fond d\u2019œil, le cœur et les reins.Une règle générale à suivre sera d\u2019attribuer une mention spéciale à l\u2019examen du fond d\u2019œil chez tout hypertendu.Les changements vaseu- laires pourront nous surprendre brusquement.Les Américains classifient les observations en quatre degrés: de légers changements vasculaires (portant sur le calibre des vaisseaux), la tortuosité vasculaire, quelques exsudats et hémorragies avec papille normale, œdème de la papille et nombreux exsudats.Pour bien apprécier ces modifications, il faut une expérience et un exercice quotidien que nous avons malheureusement délaissé ou pas appris.Considérée comme type, l\u2019hypertension primitive peut rester presque indéfiniment latente et n'être découverte que fortuitement: ou bien les troubles sont lentement progressifs, ou bien ils éclatent d\u2019une manière inopinée.Quoi qu\u2019il en soit, l\u2019exploration sphygmo- manométrique reste, on le comprend, celle qui donne les renseignements fondamentaux.L\u2019examen du cœur vient nous révéler quelques changements: une diminution d'adaptation cardiaque, l\u2019hypertrophie de l\u2019aire cardiaque, l\u2019électrocardiogramme accusant la prédominance gauche, une inversion de l\u2019onde et accusant un début de réaction myocardique.A l\u2019auscultation, le second bruit aortique est généralement accentué et même souvent à tous les foyers nous notons une accentuation ; pourtant le danger véritable semble plus en rapport avec l\u2019altération des valvules qu\u2019avec le degré d\u2019hypertension. DEROME: CONCEPTION CLINIQUE DE L\u2019HYPERTENSION Au point de vue rénal, tout antécédent urinaire attirera notre attention.Les cas de néphrite chronique exceptés, les résultats sont variables et assez contradictoires tant dans l\u2019examen des reins que dans l\u2019examen chimique du sang.Si la concentration urinaire est bonne, il ne sera pas nécessaire de multiplier les analyses.xR sk ES En dernier lieu, nous devons signaler l\u2019appréciation physiologique: les accidents nerveux et vasculaires, tels la céphalée, les paralysies transitoires, l\u2019amnésie, l\u2019encéphalopa- thie hypertensive, les spasmes vasculaires auxquels succèdent diverses complications.Les accidents cardiaques ne sont pas nécessairement précoces, la dyspnée et le manque d\u2019adaptation exprimée par l\u2019hypertrophie progressive servent de signal d\u2019alarme; ceux plus graves consistent dans la défaillance brusque, l\u2019altération des complexes électriques ventriculaires et l\u2019arythmie.Du côté rénal, l\u2019isotonicité de concentration urinaire serait aux environs de 1010; si nous la trouvons en deçà, la fonction rénale, la première, est atteinte et une urée sanguine s'impose.Ces quelques considérations bien sommaires nous permettent de constater que l\u2019appréciation de l\u2019hypertension n\u2019est pas une réponse au hasard.Le côté psychosomatique pose lui aussi un problème angoissant.Eliminer l\u2019étiologie demande à l\u2019observateur averti une profonde et sérieuse connaissance de la pathologie médicale.Heureusement, la labilité vasomotrice se rencontre dans de nombreux cas.Dans l'hypertension essentielle, le danger des crises paroxystiques surajoutées exigera une surveillance médicale réitérée.La tempérance dans l\u2019activité physique n\u2019engendre aucun présage sérieux d\u2019une façon immédiate.Ces précautions ne peuvent combattre victorieusement chaque fois les accidents, mais elles permettront de les prévenir.1087 Dans la forme maligne, nous sommes en présence d'un processus irréversible, un véritable cercle vicieux avec une courte évolution.Rappelons-nous qu\u2019un hypertendu est un \u201ccolis fragile\u201d et si, par nos soins, nos encouragements et nos avertissements, nous pouvons retarder l\u2019échéance d\u2019une insuffisance cardiaque, d\u2019une paralysie et des nombreux accidents, etc, là nous aurons rendu un service humanitaire.BIBLIOGRAPHIE 1.S.LEVINE: Clinical Heart Disease.2.Drs PAIGE et CORCORAN: Arterial Hypertension.Its diagnosis and treatment.3.Dr P.WHITE: Hypertensive Heart Disease.4.Drs CABOT et ADAMS: Physical Diagnosis.5.Dr PROGER: «A clinical conference on Hypertension.» Pratt\u2019s Diagnostic Clinic.6.Dr W.STRAND: Diseases of the Heart.(1946 year book of Medicine, 480).7.W.E.KETTRIDGE et H.G.BROWN: « Present statics of unilateral hypertension.» Tulane Univ.Journal of Urology, 55: 213-219 (mars) 1946.8.R.LEOY, P.WHITE et W.STRAND: « Transient Hypertension \u2014 Prognostic significance.» J.AM.A, 129: 585-588 (oct.) 1945.9.R.H.SMITHWICK: «Hypertensive Cardiovascular disease in man.» Cleveland Clinic, Quart, 12: 105 (oct.) 1945.10.R.S.PALMER: «The significance of Essential Hypertension in young male adults.» J.A.M.À, 94: 694, 1930.11.«'Transient nervous hypertension as a military risk ; its relations to essential hypertension.» New England Medical Journ., 230: 39 (janv.) 1944.12.Précis de pathologie médicale.Tome IV, 848-906.13.Samson WRIGHT: Applied Physiology.1940, 486.14.P.S.WHITE: « Management of Hypertension.» Annals of Internal Med., 740-749 (nov.) 1947. STÉNOSE DE L\u2019ISTHME DE L\u2019AORTE (COARCTATION DE L\u2019AORTE) Fernand SEGUIN, Cardiologue à l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).Morgagni semble avoir été le premier, en 1760, à att.rer l\u2019attention sur la coarctation de l\u2019aorte à l\u2019occasion de l\u2019autopsie d\u2019un moine.Il rapporta en effet ce qui suit: à une faible distance du cœur, l\u2019aorte était rétrécie à un degré surprenant; malheureusement, il n\u2019a pas précisé l'endroit exact de la constriction.En 1755, Meckel parle d'un cas d\u2019hypopla- sie de l'aorte.En 1789, Paris fut le premier à reconnaître une coarctation.En 1873, Stoll, Kowski et Warnicke rapportent cinq cas de coarctation dont ils décrivent ainsi les symptômes: 1° cireulation artérielle collatérale; 2° artères intercostales pulsa- tiles; 3° pulsation dans la région interscapu- laire; 4° souffle entendu dans la rég'en des vaisseaux anastomotiques; 5° différence dans I'amplitude des pulsations des membres supérieurs et inférieurs.En 1900, Dickenson et Fenton ont étudié 105 cas avec oblitération totale dans 14.Burke, en 1901, publie une bonne analyse de 20 cas dont 17 hommes et 3 femmes avec une moyenne de vie de 23 ans.La méme année, Kowski en a réuni 120 cas et fait une excellente description d\u2019un cas diagnostiqué durant la vie.En 1927, Maud Abbott, faisant une revue de la littérature, y retrace 237 cas.Dans d\u2019excellents hôpitaux comme Johns Hopkins et « Massachusetts General ».Je premier diagnostic de coarctation fut fait en 1929 et 1932 respectivement.Presque tous les auteurs admettent la classification de Bennet (1903), qui divise les coarctations en deux types: 1° type infantile et 2° type adulte.Le type infantile inclut tous les cas qui montrent un rétrécissement diffus de l\u2019isthme.Vu le fait que la coarctation est très souvent accompagnée d\u2019autres défauts congénitaux, Bonnet considérait cette anomalie comme le résultat d\u2019un défaut de dévelcppement.En 1882, Raynaud avait suggéré que la sténose de l\u2019isthme était due à un défaut de développement embryonna're.Bonnet croyait aussi que, dans une sténose modérée, le manque de développement était dû à une influence extérieure dès avant la naissance.Cette dernière hypothèse semble avoir été confirmée par le fait que Thérémius a trouvé, en 1895, que l\u2019isthme aortique était rétréci à un degré plus ou moins grand au moment de la naissance dans 50% des bébés prématurés.Quant au rétrécissement extrême, il soutient qu\u2019il est dû à un défaut de développement durant la vie embryonnaire.Dans le type adulte Bonnet inclut tous les cas où il y a constriction plus ou moins prononcée aux environs du canal artériel.Il considère que ce genre ne peut pas se rencontrer avant la fermeture du canal artériel et que c\u2019est encore le résultat d\u2019un défaut de développement.En 1828, King dit: on doit se rappeler que cette partie de l\u2019aorte, qu\u2019on nomme Pisthme, remplit une fonction minime durant la vie embrycnnaire, du fait que, vu sa perméabilité, le canal artériel laisse passer une quantité considérable de sang directement dans l\u2019aorte sous l\u2019isthme, tandis que les vaisseaux proximaux à l\u2019isthme fournissent le sang à la partie supérieure du corps.Pour cette raison, il n\u2019est pas surprenant que cette portion de l\u2019aorte puisse être rétrécie et même oblitérée quand surviennent des anomalies du développement.Le type infantile, qui est donc un rétrécissement plus diffus de l\u2019isthme, est dû à un défaut de développement et est toujours fatal.Le type adulte, consistant plutôt en une cons- SEGUIN: STÉNOSE DE triction localisée au niveau du canal artériel, est compatible avec une longue vie.Il y a eu beaucoup de controverses sur l\u2019influence exercée sur cette anomalie par la fermeture du canal artériel.En 1928, Maud Abbott attribue cette théorie à Craige et Skoda, qui ont soutenu que le processus obturatif qui se passait au niveau du canal artériel se continuait dans les tissus de l\u2019aorte.\u2018En 1907, Klotz, après une étude micresco- pique des changements survenus dans l'aorte et le canal artériel, après la naissance, conclut ainsi: « Je n\u2019ai jamais pu me convaincre qu\u2019il y avait des changements au niveau des tissus de l\u2019eorte résvltant de l\u2019oblitération de la circulation fœtale.» Evans, après une étude microscopique des tissus de l\u2019aorte adjacents au site de la constriction, n\u2019a pu trouver aucune anormalité.Ce dernier a publié une excellente description des différentes mod fications anatomiques assceiées a la coarctation: 1° sténose congénitale de l\u2019isthme, canal artériel perméable et hypoplasie de la partie proximale de l\u2019aorte; 2° sténose congénitale de l\u2019isthme, canal artériel fermé, hypoplasie de la partie proximale de l\u2019aorte; 3° atrésie congénitale de la partie distale de l\u2019isthme, canal artériel fermé et hypertrophie de la partie proximale de l\u2019aorte; 4° interruption de l\u2019isthme dans sa partie distale, canal artériel perméable et hypo- plasie de la partie proximale de l\u2019aorte:; 5° atrés.e congénitale de la partie proximale de l\u2019isthme et canal artériel perméable; 6° absence congénitale de l\u2019aorte ascendante et canal artériel perméable.SEXE Burke, dans sa série de 20 cas, a seulement trois femmes, Abbott quatre hommes et une femme.Evans en trouve un nombre égal dans les deux sexes et Levine cinq hommes et une femme.Dans ma série de 40 cas (31 vivants, 9 morts), j'ai trouvé trois hommes pour une femme.INCIDENCE Evans trouve une incidence d\u2019un cas par L\u2019ISTHME DE L\u2019AORTE 1089 mille autopsies; Fawcet, une incidence d\u2019un pour mille, Levine, une incidence d\u2019un pour trois mille, et dans ma série je trouve une incidence d\u2019un pour mille.Dans sa magnifique étude des maladies con- génita'es, Maud Abbott divise les patients en trois groupes: 1° ceux qui ne présentent pas de symptômes ou dent les symptômes apparaissent tardivement, tels les bouffées de chaleur, la transpiration profuse de la partie supérieure du corps, mal de tête, le vertige et les étourdissements: ensemble de symptômes se rattachant à l'hypertension; 2° on peut avoir une circulation insuffisante et une claudication des membres inférieurs: dans ce groupe se rencontre la rupture subite du cœur, de l\u2019aorte et des vaisseaux cérébraux; 3° ceux enfin qui présentent des symptômes toute leur vie, ordinairement ceux de l\u2019asystolie due surtout à une maladie secondaire des valvules.SYMPTOMES En 1892, Potain fait mention, dans les cas de coarctation, de I'\u2019hypertension des extrémités supérieures.Gossage, en 1912, dit qu\u2019il n\u2019y a aucun doute que dans ces cas la pression artérielle est toujours élevée afin, semble-t-il, de pousser le sang au travers du rétrécissement.Plus de cent ans après que Meckel eut observé les érosions costales dans une autopsie, Railsback et Dock, en 1929, appliquent cette observation en clinique; ils attirent l\u2019attention sur ce que révèle l'examen aux rayons X: 1° des érosions du bord inférieur des côtes; 2° l\u2019absence de la crosse de l\u2019aorte; 3° une dila- tat on de l\u2019aorte ascendante.Un an auparavant, Abbott et Hamilton avaient publié un cas où la radiographie montrait les érosions, mais ils n\u2019en avaient pas fait mention.Blumgart et ses assoc:és, en 1931, disent que la pulsation fémorale doit précéder la pulsation radiale par 0.01 à 0.02 seconde, mais que dans deux cas de coarctation ils ont trouvé une pulsation fémorale en retard sur la pulsation radiale de 0.15 seconde et 0.05 seconde respcet.vement.En 1932.Dock attire l\u2019atten- 1090 tion sur la différence de qualité et de temps entre la pulsation radiale et fémorale comme test facile pour aider le diagnostic.En 1926, King signale, comme signe dominant, la pulsation interscapulaire.En 1932, également, Dock dit qu\u2019il faut penser à la coarctation lorsque, chez un homme jeune ou d'âge moyen, on a une pulsation marquée de la carotide associée à une hypertension et une insuffisance aortique et que dans ces cas on doit palper simultanément l\u2019artère fémorale et l\u2019artère radiale.Eppinger fut le premier à avancer comme signe pathognomonique un souffle entendu dans toute la région cardiaque et mieux dans la région interscapulaire.La vitesse de circulation est variable suivant le cas, et le débit cardiaque est le plus souvent augmenté.Aujourd\u2019hui, le diagnostic clinique de la coarctation de l'aorte repose sur des signes bien établis et les symptômes attribuables à une circulation dérangée varieront suivant le degré de rétrécissement et la présence ou l\u2019absence d\u2019une circulation collatérale.Pathognomoniques toutefois sont: 1° une diminution ou une absence de pulsations des artères des membres inférieurs en comparaison de la pulsation radiale; 2° une diminution de la pression artérielle dans les membres inférieurs par rapport aux membres supérieurs; 3° la présence de vaisseaux pulsatiles sous l\u2019omoplate ou à la base du thorax; 4° un souffle systolique entendu dans la région précordiale et mieux dans la région interscapulaire; 5° une hypertrophie cardiaque.À la radiographie, on a: 1° des signes primaires: a) absence de crosse de l\u2019aorte dans la position antéro-postérieure, b) un défaut dans la crosse de l\u2019aorte en oblique; 2° des signes secondarres: a) une hypertrophie du ventricule gauche, b) une dilatation de l\u2019aorte proximale, c) des encoches du bord inférieur des côtes.L'\u2019électrocardiogramme montre souvent une déviation de l\u2019axe à gauche et une augmentation de l\u2019index de déviation dues à l\u2019hypertrophie du ventricule gauche.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 MALFORMATIONS ASSOCIÉES La coarctation de l\u2019aorte est souvent associée à une valvule aortique bicuspide.Gross a trouvé 28 cas avec valvule bicuspide dans 2,000 autopsies au « Mont Sinai Hospital », une incidence de 0.56%, et cette anomalie congénitale était associée à la coarctation de l\u2019aorte dans 23% de ces cas.Burnitz et Hunter ont trouvé une incidence de 3% dans 75 cas, Lewis, une incidence de 5%, et Levine, une incidence de 42% dans une série de 104 cas.La présence d\u2019une valvule aortique bicus- pide semble être un facteur favorisant l\u2019apparition de l\u2019endocardite bactérienne; ainsi Abbott en a relevé 14 sur une série de 200 cas de coarctation.Les autres anomalies associées à la coarctation peuvent être: une communication inter- auriculaire, une sténose aortique et des lésions cérébrales.COMPLICATIONS Les complications dans la série de Woltman et Sheldon furent: 1° d\u2019ordre neurologique: maux de tête 44%, hémiplégie 34%, convulsions 19%, fatigue facile et sensation de froid aux extrémités inférieures 19%, vertige 12%, trouble de la vision (œdème du disque) et détérioration mentale; 2° d\u2019ordre mécanique: a) dilatation anévrismale de l\u2019aorte au-dessus ou en dessous de la constriction, b) un anévrisme disséquant de l\u2019aorte, c) une rupture de l\u2019aorte, d) une hypertension grave de la partie supérieure du corps.Voici quelques faits révélés par une étude de 40 cas de coarctation de l\u2019aorte relevés dans les dossiers du M.G.H.de 1932 à 1946.Dans cette série, qui comprend 31 cas vivants, il y avait 8 femmes et 23 hommes, le patient le plus âgé avait 57 ans et le plus jeune 9 ans.Tous les cas avaient un souffle systolique dans la région précordiale, sauf un où il y avait un souffle systolique et diastolique dans la région interscapulaire.Dans tous les cas, un souffle systolique a été entendu dans la région interscapulaire, un seul avait un souffle SEGUIN: STÉNOSE DE diastolique; mais dans tous les cas où un phonocardiogramme a été pris, celui-ci a enregistré un souffle diastolique.Dans 9 cas, il y avait à la base un souffle diastolique avec les caractères d\u2019une insuffisance aortique et ceci sans histoire antérieure de rhumatisme.À l\u2019électrocardiogramme, 7 cas ont montré un intervalle Q.R.S.prolongé ou un bloc de branche.Comme troubles associés: 1° 3 cas semblaient avoir une communication interventri- culaire; 2° un patient seulement a fait une endocardite subaigué guérie par la pénicilline; 3° un patient a fait du « Stokes-Adams» et présente maintenant une dissociation auricu- lo-ventriculaire et un bloc intraventriculaire: un diagnostic d\u2019une communication interven- triculaire a été porté; 4° deux patients ont présenté des troubles rénaux, l\u2019un une atrophie congénitale du rein droit, l\u2019autre une hydronéphrose gauche et un vaisseau anormal; les deux cas ont été opérés sans influencer la pression artérielle; 5° deux patients ont présenté des troubles psychiques; l\u2019un une psychose sévère, l\u2019autre une psychose légère; ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019étaient au courant de leur trouble cardiaque; 6° un garçon de 15 ans a présenté des convulsions et des pertes de connaissance de cause indéterminée: l\u2019électro avait montré un bloc de branche.Dans cette série un père et un fils avaient une coarctation, un autre avait un enfant qui souffrait d\u2019un défaut congénital du cœur, probablement une communication interventricu- laire.CAUSES D\u2019ERREUR DE DIAGNOSTIC La principale cause d\u2019erreur est de faire un diagnostic d\u2019hypertension sans avoir vérifié les pulsations des membres inférieurs et supérieurs; ainsi, dans le cas du rein droit atro- phique, le patient fut opéré avec l\u2019espoir de voir diminuer l\u2019hypertension ; devant le résultat négatif on fit tous les tests en vue d\u2019une sympathectomie alors qu\u2019un examinateur attira l\u2019attention sur l\u2019absence de pulsation aux membres inférieurs.On a négligé jusqu\u2019ici d\u2019apprécier à sa valeur comme signe diagnos- L'ISTHME DE L'\u2019'AORTE 1091 tique le souffle diastolique à la base dû à une valvule aortique bicuspide ou à une insuffisance aortique relative présente dans un tiers des cas.Le plus souvent le diagnostic (cœur rhumatismal) a été porté au début.On omet trop fréquemment de prendre la pression artérielle chez les enfants et enfin on n\u2019ausculte pas assez fréquemment dans la région inter- scapulaire pour y rechercher l\u2019existence d\u2019un souffle.TRAITEMENT L'opération est le résultat direct des expériences et des recherches cliniques faites, vers 1938, par Gross et Blalock en Amérique et Crawford en Suède.En décembre 1942, Alexander a fait le premier une section de l\u2019aorte à l\u2019endroit d\u2019une constriction et d\u2019un anévrisme, mais il n\u2019en a pas rétabli la continuité.En septembre 1945, Gross et Hufnagel rapportent des travaux expérimentaux et font mention brièvement de 2 cas opérés par eux, dont le premier est mort de dilatation aiguë du cœur à la suite du relâchement trop rapide de la pince qui obturait l\u2019aorte.Puis, en 1946, Gross décrit l\u2019opération plus en détails et donne une description des processus techniques.En octobre 1945, Crawford et Nylin rapportent un cas où la section et l\u2019anastomose ont été faites avec succès par la technique de Carrel.Depuis, dans la plupart des hôpitaux les chirurgiens font la section et l\u2019anastomose.Clagett a fait aussi l\u2019anastomose de l\u2019artère sous-clavière à la partie distale de l\u2019aorte dans plusieurs cas avec ou sans résection de la coarctation.Avant 1945, Smithwick a fait une sympa- thectomie dans 4 cas de coarctation.L\u2019opération, dans un cas de coarctation sans complication, peut ramener un patient à la normale.BIBLIOGRAPHIE 1.ASK-UPMASK: «Coarctation of the aorta.» Acta Medica Scandinavia, 112: 36, 1942. 1092 ro 10.11.12.13.14.15.16 17 .DAVIES et FISHER: HAMILTON ABBOTT: « Coarctation of aorta.» A.H.J.28: 381, 1927.the .« Coarctation and Urinary tract.» Journ.of Missouri Med.Ass, 31: 346, 1934.« Coarctation \u2014 New Theory to its pathogenesis.» 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Montréal, septembre 1949 Stewart BAILEY: «Cardiac output and their measurements of c.rculation in coarctation.» J.Clin.Investigation, 20: 145, 1941.FRIEDMAN, SELZER et ROSENBL\\UM : « Renal flow In coarctation.» J.Clin.Invest.20: 107, 1941.WAYLER: «Coarctation associated with pregnancy.» Rhode Island M.J., 24: 59, 1941.GUSHMAN et all: « Contrust roentgen visualization of coarctation.» A.H.J, 21: 365, 1941.KLEMOLA: «Family occurrince of -tenosis of isthmus.» Acta Med.Scandin., 98: 355, 1939.HALLOCK: «Coarctaticn and congenital bicus- p d valve.» A.H.J., 17: 444, 1939.«Etiology cf Hype tension result rg frem courc- tation.» Arch.Pathol, 28: 676, 19,9.APPLEBAUM : « Coarctati n 2nd abnormal tic: » Am.Int.Med, 12: 550.1985.STEWART et all: «Peripheral blocd flow and coarctation.» A.H.J., 28: 217, 1944.BONNET: «Sur la lésion congénitale de 1\u2019 sth- me.» Revue de Méd., 23: 108, 1903.«Coarctation of the aorta with congenita! bi- cu-pid valve znd dissecting aneurysm.» Am.J.Path, 15: 297, 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CATHÉTÉRISME DU CŒUR DROIT Reginald JOHNSON Nous nous proposons de présenter une vue d'ensemble sur le travail accompli par certains expérimentateurs dans ce domaine tout à fait particulier qu\u2019est la cathétérisation du cœur droit.Nous donnerons d\u2019abord un bref aperçu historique du sujet, nous décrirons suceincte- ment sa technique, nous parlerons des acei- dents ou incidents rencontrés au cours de cette manœuvre, et nous en ferons connaître les applications cliniques.HISTORIQUE.La cathétérisaticn du coeur droit chez les animaux remonte à 1852 avec Beutner, et a 1861 avec Chauveau et Marey.Forsmann, en 1929, appliquait cette technique pour la première fo.s chez l\u2019être humain en se faisant introduire une sonde dans l'ore.llette droite.Par la suite, plusieurs expériment:teurs employèrent ce.te manœuvre chez les animaux et les humains, tout en se limitant à l'oreillette.Les vrais artisans de cette méthode d'investigation chez l'homme sont Cournand à New- York, Lenègre à Par.s, Bradley à Boston et MceMichae! à Londres.Ce sent eux qui développèrent, presque simultanément, cette technique pratique et inoffensive employée au- jourd\u2019hul universellement.TECHNIQUE.Elle consiste essentiellement dans l'introduction d\u2019une sonde dans les cavicés droites du cœur par une des veines du bras.La basilique gauche est la veine de cho\u2019x.Après avoir pris les précautions aseptiques usuel'es, on dénude la veine pour introduire la sonde ou on la 1.Travail fait dans le service du Professeur Jean Lenègre, Hôpital Lariboisière, Paris.poncticnne à l\u2019aide d'un trocart, de même type que le trocart à transfusion sanguine (type Tzank).On enlève le mandrin et on introduit une sonde, type urétral, no 13, munie d\u2019une extrémité en sifflet à trois orifices et d\u2019une longueur d\u2019environ 110 ou 120 centimètres et de cal Lre extérieur d'environ 2.3 millimètres.On introduit !entement la sonde en la poussant progressivement sans jamais forcer, jusqu\u2019au cœur droit.Le patient est placé derrière un écran fluorcscopique; on peut ainsi suivre la progression du cathéter, qui gagne la ve;ne sous-clavière, la veine cave supérieure et l\u2019oreillette droite.A ce moment le sujet est placé en décubitus latéral gauche franc; on pousse légèrement la sonde qui pénètre alors dans !e ventricule droit.Sous l\u2019écran flurosco- pique il nous est facile de situer exactement la posidon du cathéter.Et les battements, synchrones au pouls, enregistrés par le manc- mètre adapté à l\u2019extrémité périphérique de la sonde nous confirment la localisation dans le ventr:cule droit de l\u2019extrémité cardiaque de la sonde.Les chiffres de pression sont notés, soit à l\u2019aide d\u2019un manomètre de Claude, gradué en cenimètres, soit à l\u2019aide du manomètre optique de Hamilton.Cette sonde peut être maintenue en position pendant des heures, même des journées, sans inconvénient.On enre- g stre ainsi la pression auriculaire droite, ventriculaire droite et artérielle pulmonaire.Pendant cette manœuvre il faut faire passer un courant continu de citrate de soude ou de sérum glucosé isotonique à travers la sonde afin d\u2019éviter la coagulat on sanguine.On peut auss' recourir à l\u2019héparine.Les chiffres de pression normale se lisent ainsi (1): 1/ \u2014 Pression aurculaire droite: \u2014 2 à +5 mm.He.2/ \u2014 Pression ventriculaire droite: a) Systolique: entre 18 et 30 mm.Hg. 1094 b) Diastolique: début de la diastole: \u2014 7 à + 2 mm.fin de la diastole: \u2014 5 à + 5 mm.c) Pression différentielle: 20, 5 à 26, 5 mm.Hg.Avec le manomètre de Claude, on trouve les pressions suivantes: 1) Pression auriculaire droite moyenne: 0 à 8 cms d\u2019eau.2) Pression ventriculaire droite moyenne: entre 10 et 22 cms d\u2019eau, avec moyenne entre 12 et 15 chez l\u2019adulte jeune, entre 15 et 18 au-dessus de 40 ans.3) Pression artérielle pulmonaire moyenne: chiffre à peu près identique ou supérieur de quelques centimètres à celui de la pression ventriculaire droite moyenne.INCIDENTS OU ACCIDENTS.On conçoit facilement que, pour les pionniers de l\u2019application de cette technique chez l\u2019homme, les dangers possibles d\u2019accidents retenaient toute leur attention: dangers d\u2019infection, ou de blessure sur le trajet parcouru par la sonde; dangers d\u2019embolie pulmonaire par formation de thrombul autour ou au dedans du cathéter; dangers de troubles cardio-cireu- latoires par l\u2019introduction dans le cœur d\u2019un corps étranger.a) Complications locales.Les complications locales se résument en des thromboses ou simplement en des indurations veineuses transitoires douloureuses, accompagnées souvent d\u2019un œdème discret seg- mentaire au point d\u2019introduction de la sonde.T'antôt ces indurations s\u2019accompagnent de fièvre, tantôt pas, et régressent ordinairement en dedans de 7 jours.Presque tous les expérimentateurs signalent cette complication désagréable pour le patient, mais tout à fait bénigne et sans séquelle fâcheuse.Les poussées passagères de \u201cphlébite \u2018segmentaire\u201d\u2019 sont probablement imputables soit à un manque d\u2019asepsie ou peut-être plus justement à une réaction inflammatoire aseptique de l\u2019endoveine par trau- I UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buttery AMLFC.\u2014 Montréal, septembre 1949 matisme local.De toute façon nous croyons que l\u2019emploi de pénicilline à titre prophylactique serait toujours justifiable.L\u2019héparini- sation éloignerait tout danger d\u2019embolie.b) Complications anatomiques.Cournand et ses associés ont fait l\u2019étude anatomo-pathologique des parois auriculaire et ventriculaire chez quelques cas cathétérisés.Dexter et ses associés (4) firent une étude semblable dans dix cas.Ces recherches n\u2019ont révélé aucune lésion imputable à la sonde.Kimmy, Haynes et Dexter (5), dans leurs expériences sur des chiens exposés volontairement aux traumatismes des cavités droites et de l'artère pulmonaire, donnent les mêmes conclusions.Ces précisions anatomiques ne concernent cependant qu\u2019un petit nombre de cas.Nous avons fait le relevé de tous les cas ca- thétérisés qui ont eu un post-mortem dans le service de cardiologie du professeur agrégé Lenègre à l\u2019Hôpital Lariboisière.Nous nous empressons de dire que ces autopsies ont été pratiquées par monsieur Lenègre, qui, dans chaque cas, a minutieusement exploré le cœur droit à la recherche de lésions possibles causées par la sonde.Nous avons ainsi étudié 24 rapports nécropsiques.Le délai entre le cathétérisme et l\u2019autopsie s\u2019échelonne entre un jour et deux ans et demi.Nous avons, entre autres, rencontré six cas chez qui la sonde avait été passée entre un et vingt jours avant le décès.Dans 21 de ces cas il n\u2019est fait mention dans les rapports nécropsiques d'aucune lésion décelable soit de l\u2019oreillette ou du ventricule droits, imputable à la sonde.Les modifications pathologiques signalées dans les trois autres cas sont bénignes, et probablement non liées au cathétérisme.Ncus rapportons ces trois observations: ler cas.Femme de 42 ans, avec le diagnostic clinique de rétrécissement mitral serré et calcifié.Le diagnostic anatomique confirme le rétrécissement mitral serré et calcifié.Le cathétérisme avait été pratiqué 42 jours avant le décès.A la nécropsie on note au ventricule droit: JOHNSON : CATHÉTÉRISME DU CŒUR DROIT \u201cAltérations des trois valvules tricuspidiennes, épaissies et infiltrées au-dessus du bord libre; cordages épaissis.Ventricule hypertrophié et dilaté\u201d.2ème cas.Femme de 51 ans, avec le diagnostic clinique d\u2019hypertension artérielle, angor, insuffisance cardiaque gauche et droite.Cathétérisme: 154 jours avant le décès.Nécropsie: \u201cEpaississe- ment minime et banal de l\u2019endocarde droit, sur une surface d\u2019un ou deux centimètres carrés, sur la cloison, au voisinage de la bandelette arquée\u201d.3ème cas.Homme de 69 ans, avec le diagnostic clinique de R.À.C.Tachy-arythmie complète.Bloc de branche.Le cathétérisme fut pratiqué 6 jours avant le décès.À la nécropsie on note au ventricule droit: \u2018Peut-être endocardite chronique sous l\u2019ouverture de la tricuspide, notamment une traînée blanchâtre au voisinage du passage de la branche droite du faisceau de His\u201d.Nous pouvons écarter le premier cas, qui concerne une valvulite très ancienne surtout mitrale et un peu tricuspidienne, et le troisième, parce que le cathétérisme est récent et la lésion ancienne, pour ne retenir que le deuxième cas, qui est douteux.Il est à noter cependant que des lésions semblables, type endocardite chronique, se rencontrent également chez des sujets non cathétérisés et qu\u2019elles sont ainsi de constatation banale.c) Accidents cliniques.Cournand, Bloomfield et Lauzon, par l\u2019enregistrement simultané des pressions et de l'oreillette et du ventricule, ont pu conclure qu'il n\u2019y avait aucun danger de produire une insuffisance tricuspidienne par l\u2019introduction de la sonde à travers la valvule.D'ailleurs, à l\u2019auscultation, on ne constate jamais l\u2019apparition d\u2019un souffle pendant cette opération.Les troubles cardiaques rencontrés au cours du cathétérisme sont tous bénins et se résument pour la plupart à des troubles passagers du rythme.1095 Lenègre et Maurice (2), dans leur série de plus de 500 cas à date, n\u2019ont eu à faire face qu\u2019à quelques cas de troubles du rythme: accès tachycardique, extra-systoles, bloc de branche droit éphémère, type Wilson, et un cas de trouble cardio-circulatoire, une syncope chez un cyanotique avec tachy-arythmie passagère.Cournand et ses associés (1) rapportent eux aussi des troubles du rythme par extra-systoles.Dexter, Haynes et associés (4) donnent les statistiques suivantes: dans 27 cas sur 42, ils ont noté des troubles du rythme pendant la cathétérisation; chez 14 de ces cas il y a eu des symptômes imputables à cette irrégularité et dans un seul cas on a dû enlever la sonde.Ils citent en plus deux cas de fibrillation auriculaire transitoire.Ces extra-systoles seraient produites par le contact de la sonde sur la paroi adjacente à la valvule tricuspidienne, et dans la plupart des cas on les fait disparaître en déplaçant légèrement la sonde.À notre connaissance il n\u2019y a aucun cas rapporté d\u2019embolie pulmonaire à la suite d\u2019une cathétérisation et aucune mort liée directement ou indirectement au cathétérisme.APPLICATIONS CLINIQUES.On est en droit de se demander quels renseignements cliniques peut nous donner cette nouvelle méthode d\u2019investigation.Avant l\u2019application de cette technique chez l'homme, tout un faisceau de présomptions cliniques, radiologiques et électriques pouvait nous faire soupçonner que le mécanisme en cause dans l\u2019insuffisance ventriculaire droite était l'hypertension de la petite circulation.L'enregistrement des pressions intracavi- taires droites et artérielle pulmonaire nous permet de passer d\u2019une hypothèse à un fait, contrôlé et maintenant indiscutable: l\u2019hypertension pulmonaire est à la base de l\u2019insuffisance ventriculaire droite.L'étude comparative des pressions aurieu- laire droite, ventriculaire droite et artérielle pulmonaire chez des sujets normaux et des sujets atteints de cardiopathies diverses et de 109\u20ac maladies pulmonaires chroniques a non seulement permis de vérifier et de contrôler le mécanisme de l'insuffisance ventriculaire droite, mais a permis en plus de tirer certaines conclusicns qui peuvent être un apport précieux en ce qui concerne l'identification et le pronostic de certaines cardiopathies et le dia- gno:tic précoce de l'insuffisance ventriculaire droite et même gauche.Ces conclusions, qui sont nettement exprimées par Lenègre et Maurice (2), découlent indirectement des travaux de Cournand et associés (1).1 \u2014 La pression ventriculaire droite moyenne se comporte de facon différente suivant les cardiopathies, contribuant airÿi parfois a l\u2019dentifica.lon de certaines cardiopathies à déterniination diff.cile.2 \u2014 Chez les mitraux la pression ventriculaire droite moyenne semble directement proportionnelle à la sévérité de la maladie et peut être ainsi un apport précieux en ce qui concerne le pronostic et la tolérance de cette cardiopathie.3 \u2014 Chez les aortiques (rétrécissement ou insuffisance d\u2019or:gine rhumatismale ou syphilitique) et chez les artériels (cardiopathies consécutives à l\u2019ang\u2019ne de poitrine, à l\u2019infarctus du myocarde, à l\u2019hypertension artérielle et d\u2019une façon générale à l\u2019ariériosclérose des coronaires), la pression ventriculaire droite moy- cnne reste normale aussi longtemps que l\u2019affection est bien to'érée.La présence, donc, dans ces cas d'une hypertensicn ventriculaire droite suffirait à elle seule à établir un diagnostic précoce d\u2019une insuffisance ventriculaire gauche, même avant tout autre signe soit clinique, électrque ou radiologique.4 \u2014 Quant aux cardiopathies pulmonaires, 1.e.maladies cardiaques consécutives à certaines bronchopneumopathies, par l\u2019enregistrement de la pression nous pouvons exprimer d'une façon en quelque sorte quantitative le degré d'effort (strain) scutenu par le ventricule droit.On conçoit facilement dans ces cas l\u2019apport précieux de la pression qui nous permet de conclure à la tolérance ou à la non-tolé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burzerin A.MLEFC.\u2014 Montréal.septembre 1919 rance du myocarde droit, même encore ici, en l'absence de tout autre signe clinique décelable.5.-\u2014 Dans l'insuffisance cardiaque gauche ou droite, ou globale, la pression semble liée directement au degré d'insuffisance: renseignement intéressant en ce qui concerne le pronostic.6 \u2014 Enfin d'sons que l'évolution des péri- cardites de type constrictif (syndrome de Pick) se réperceute sur la pression et cette méthode clinique, avec la mesure de la pression veineuse, et l\u2019appréciacion du volume du foie restent à peu près les indications les plus sûres dans l'évolution de cette maladie.Mesure du débit cardiaque.On sa.t que, pour le caleul du débit cardiaque par la méthode directe suivant le principe de F:ck, il faut compter sur trois données essentielles: 1 \u2014 La consommation totale d\u2019oxygène en une unité de temps, 2 à \u2014 La quantité d'oxygène du sang veineux.La quantité d\u2019oxygène du sang artériel, Le débit cardiaque s\u2019obtient alors sur l\u2019équation suivante: Déb.t cardiaque: mil par minute: Consommation en oxygène (mil par minute) x 100 Oxygène artériel (volume %) \u2014 oxygène veineux (volume %) La principale diff:eculté à l'application de ce principe chez l'homme résidait dans l\u2019im- possib.lité où l\u2019on se trouvait d\u2019obtenir des échantillons de sang veineux mê'é (mixed venous b'ood).L'application de la technique de la cathétérisation du cœur droit a permis de surmonter cette difficulté.Avec la sonde, on prélève le sang veineux dans le cœur drcit, soit dans l'oreillette droite, soit plus justement dans le segment proximal de l\u2019artère pulmonaire.Il reste que cette technique paraît laborieuse et certains expérimentateurs préfèrent ponctionner directement le ventricule droit.ou employer la mé- JOHNSON: CATHÉTÉRISME DU CŒUR DROIT thode indirecte des gaz étrangers, l'acétylène par exemple.À l\u2019aide de la sonde il est possible aussi de calculer le débit sanguin dans l'artère pulmonaire (6).Débit de l\u2019artère pulmonaire: Consommation en oxygène (mil par minute) x 100 contenu en oxygène du sang de la veine pulm.(vol.%) contenu en oxygène du sang de l\u2019artère pulm.(vol.%) Enfin, en établissant la comparaison entre la quantité totale de sang cireulant dans le poumon, qui ne s'obtient que par des méthodes indirectes, et le débit sanguin dans l\u2019artère pulmonaire, on arrive à déterminer le degré de circulation collatérale du poumon (6).Ceci est une aide précieuse dans le diagnostic du syndrome d\u2019Eisenmenger, car dans ce cas il est parfois difficile de distinguer cliniquement ou fluoroscopiquement une circulation collatérale augmentée d\u2019une hypercirculation artérielle pulmonaire.Maladies congénitales.Comme certaines variétés de maladies cardiaques congénitales sont améliorables et même curables par la chirurgie, il importe beaucoup de poser un diagnostic précis.Les signes cliniques, radiologiques et électriques permettent dans plusieurs cas d\u2019arriver à un diagnostic probable.Avec les renseignements supplémentaires que nous donnent l\u2019angiocardiographie et le cathétérisme du cœur, le diagnostic probable devient une certitude.Par l\u2019enregistrement des pressions, par l\u2019étude chimique comparative des échantillons de sang recueillis dans les cavités droites et dans l\u2019artère pulmonaire, et par l\u2019étude radio'ogique ou fluoroscopique du trajet suivi par la sonde, il est.possible de poser avec certitude le diagnos- tie, par exemple, d\u2019un canal artérie!, d\u2019une tétralogie de Fallot, d\u2019une maladie de Roger et d\u2019une cemmunication inter-auriculaire.1097 Voici deux exemples qui nous feront comprendre importance de ces deux données, pression et analyse quantitative de l\u2019oxygène sanguin, dans le diagnostic des maladies cardiaques congénitales.1) Persistance du canal artériel.Dans cette maladie, il existe un \u201cshunt\u201d artério-veineux (aorte-artére pulmonaire).Une augmentation de volume d\u2019oxygéne sanguin de l'artère pulmonaire par rapport au volume d\u2019oxygène sanguin du ventricule droit, en présence de pression normale dans ces deux cav.tés, indique une communication artério- veineuse dans cette région.Ce \u201cshunt\u201d artériel ne peut être en pratique qu\u2019une persistance du canal artériel.2) Communication inter-ventriculaire.La maladie de Roger réalise un \u201cshunt\u201d de gauche à droite.Le diagnostic repose sur une augmentation du volume d\u2019oxygène sanguin dans le ventricule droit par rapport à l\u2019oreillette droite.Il faut cependant ici établir le diagncstic différentiel entre une communication inter-ventriculaire et un canal artériel combiné à une insuffisance pulmonaire qui donne des résultats semblables.Le cathétérisme veineux trouve actuellement dans le diagnostic des maladies congénitales son indication la plus utile par les renseignements nombreux et indispensables qu\u2019il apporte.Résumé \u2014 conclusion.Dans ce travail nous avons tenté de présenter le problème du cathétérisme du cœur droit sous un angle simple et pratique, en faisant une revision historique du sujet, en décrivant sa technique, en relevant les accidents ou incidents rencontrés au cours de cette manceuvre et en faisant ressortir ses applications pratiques.Sous la tutelle du professeur J.Lenègre, de Paris, nous avons apporté notre humble con- tribut'on au problème, par une analyse anatomique post-mortem des cavités droites chez 24 sujets cathétérisés. 1098 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buren A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 BIBLIOGRAPHIE 1.BING, VANDAM et GRAY : «Physiological studies in congenital heart disease.» Bull.Johns Hopkins Hosp., 80: 107, 121, 123, 1947.22.BLOOMFIELD, LAUSON, COURNAND, BREED et RICHARDS: «Recording of right heart pression in normal subjects and in patients with chronic pulmonary diseases and various types of cardio-circulatory diseases.» J.of Clin.Invest., 25: 639-664, 1946.3.COURNAND: «Recent observations on the dynamics of the pulmonary circulation.» Bull.New York Ac.of Med., 23: 27-50, 1947.4.COURNAND et Associés: « Measurements of cardiac output in man using the technique of catheterization of right auricle or ventricle.» J.of Clin.Inv., 24: 106-116, 1945.5.DEXTER, HAYNES et Associés: «Studies of congenital heart disease.» J.of Clin.Invest., 26: 547, 554, 561, 1947.6.LENEGRE et MAURICE: «Premiéres recherches sur la pression ventriculaire droite.» Bull.Mens.Soc.Méd.Hôp, 60: 239, 1944.7.LENEGRE et MAURICE: « La dérivation intracardiaque des courants électriques de l\u2019oreillette et du ventricule droits.» Paris Méd., 35: 23, 1945.8.LENEGRE et MAURICE: « Premiers enregistrements chez l\u2019homme des courbes de pression ventriculaire et auriculaire droite.» Arch.des Mal.du Cœur, 39: 24-30, 1946.9.LENEGRE et MAURICE: «La pression ventriculaire droite dans l\u2019hypertension artérielle.» Arch.des Mal.du Cœur, 40: 175, 1947.10.LENEGRE et MAURICE: « Recherches sur la pression sanguine dans la petite circulation.» Acta Cardiol, Z: 1, 1947.11.McMICHAEL: «Circulatory failure.» Schawiz Med.Woch., 76: 851, 1946.12.RICHARDS: «Cardiac output by the catheter technique in various clinical conditions.» Fed.Proceedings, 4: 215-220, 1945.13.«Contribution of right catheterisation to the physiology of congestive heart failure.» Am.J.of Med., 3: 434-446, 1947.14.COURNAND, RANGES, etc.: «Comparison of results of the normal ballistocardiogram and direct Fick method in measuring the cardiac output.» J.of Clin.Inv., 21: 282-294, 1942.15.DEXTER et Associés: «Studies of congenital heart disease \u2014 The pressure and oxygen content of the blood in the right auricle, right ventricle and pulmonary artery.» J.of Chn.Inv.26: 554-560, 1947.16.McMICHAEL: «Cardiac output by a direct Fick method.» Brit.Heart Journal, 6: 33-40, 1944.17.J.S.DUNN: « Measurements of pressure in the right ventricle.» J.Physiology, 20: 53, 1919.18.FISHBERG: Heart failure.19.BEST et TAYLOR: Physiological Basis of Medical Practice.Rectification: On est prié de lire à la page 966 de la livraison d\u2019août le titre suivant: ÉLECTRO-ENCÉPHALOGRAPHIE Historique.Notes préliminaires.Jean PANET-RAYMOND, M.D., Chef du laboratoire d\u2019Electro-encéphalographie et de Neurologie, Hôpital St-Jean-de-Dieu, Gamelin, P.Q.a eaten mt \u2014r sc. ÉDITORIAL Bulletin de l\u2019Assoctation Des Médecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 78, No 9 \u2014 Montréal, septembre 1949 À PROPOS DES SÉJOURS ÉCOURTÉS EN SANATORIUM POUR TUBERCULOSE PULMONAIRE Albert Giraud, dans son Précis de Phtistologie publié en 1937 mais qui pourrait bien ne dater que d\u2019ajourd\u2019hui tant il est encore au point, écrit au chapitre de la Cure Hygiéno-Diététi- que: «Si l\u2019on veut que le tuberculeux s'\u2019astreigne à une cure sérieuse, il faut lui imposer un programme écrit et ne pas craindre d\u2019entrer dans les détails.» En 1944, Max Pinner écrivait de son côté: «The really important phase of tuberculosis to-day is propressive destructive pulmonary tuberculosis in adults.This is the type of tuberculous disease that makes it the great medical and socio-economic problem that 1S NOW.» Deux énoncés demeurés des critères.Si le second constitue un principe que notre système économique et social actuel nous fait appliquer naturellement, le premier énoncé, dans son ensemble, nous paraît en certains points incompris ou négligé.Aussi que de problèmes délicats et difficiles à envisager ou à provoquer pour le médecin en présence d\u2019un nouveau cas de tuberculose! On peut ré- 1099 torquer que la question n\u2019est pas moins algué en présence d'un cas mental par exemple.D\u2019accord pour le probléme soclo-économique mais au moins deux points ne sont pas à débattre à un degré aussi intensif: 1) celui de la contagion ; 2) le cas mental est un problème pour l'entourage plutôt que pour le patient lui-même dans une bonne partie des cas.En présence d\u2019une tuberculose récente, comment le déclarer au patient?Suivant l\u2019âge, le sexe, l\u2019éducation, le psychisme du sujet, quelle sera sa réaction sous le coup de cette malheureuse nouvelle?Faut-il craindre le choc moral, penser au drame qui va se jouer chez cet être déjà hypothéqué?Ne s\u2019a- git-il pas d\u2019écroulements de rêves d\u2019avenir chez les jeunes: ici un diplôme à obtenir, là une profession ou encore un mariage qui s\u2019efface de l\u2019horizon ?Chez les moins jeunes, le spectre de la perte du revenu, l\u2019abandon de la famille sans ressources, etc.?À toutes ces questions il faut une réponse prête, il faut les prévenir.Nous croyons que c\u2019est le moment des grandes vérités.Le patient doit savoir dès maintenant ce dont il souffre, les moyens d\u2019en guérir et la période de temps que nécessite la guérison.Que le praticien ignore cette durée d'avance, c\u2019est probable.Sur ce point, il est égal à son confrère phtisiologue.Ce dernier sait que le temps est ici le grand inconnu, car la durée du séjour en sanatorium est liée à trop de facteurs: genre de lésions, étendue, virulence du bacille, résistance du sujet, coopération, genre de traitement requis, etc.C\u2019est l\u2019inconnu en précision, mais il est certain qu\u2019il s\u2019agit de plusieurs mois de cure si un diagnostic radio- 1100 logique et bactériologique définitif confirme la clinique.A tout événement, si, sur ce chapitre, on peut se permettre une erreur, que ce soit celle de prédire une période de cure plus longue que celle nécessaire.Une belle collaboration entre prati- clen et médecin de sana consistera donc à ne pas fixer la durée du traitement à quelques semaines et encore moins à quelques jours.Les sujets ainsi éduqués sont difficiles à endoctriner pour une cure prolongée sérieuse et adéquate.En conséquence, les médecins de sana sont forcés dès la première entrevue avec le patient de contredire carrément un confrère, ce qui est ennuveux pour les deux professionnels et désastreux pour le patient.Trop nombreux, en effet, sont les malades qui quittent l'hôpital sans congé parce que la durée du traitement a été évaluée différemment par les médecins de l\u2019extérieur et ceux de l'hôpital.Il nous semble voir à cet article «durée de traitement » un point important des directives ou notions à ex- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemix AM.LFC.\u2014 Montréal, septembre 1949 pliquer et donner.Si, chez le patient, le choc moral est intense à la découverte d'un diagnostic de tuberculose pulmonaire, il faut de toute nécessité éviter d'en créer d\u2019autres par des contradictions trop flagrantes entre membres de la même profession.Car laisser croire que la phtisie peut guérir à l\u2019hôpital dans le même laps qu\u2019une pneumonie ou une appendicite va provoquer, chez le malade, au su de la vérité, un drame tout aussi intense que celui de l\u2019énonciation du malencontreux diagnostic.Nous n\u2019avons pas eu intention de donner un apercu général des directives qul s\u2019'imposent envers le patient et l\u2019entourage lors d\u2019un diagnostic de tuberculose pulmonaire de l\u2019adulte.Nos confrères les connaissent bien.Le point de détail « durée de traitement » nous a semblé d\u2019actualité à cause de la répétition assez fréquente des problèmes qu\u2019il suscite dans les services d\u2019admission en sanatorium.| J.-Philippe PAQUETTE. VARIÉTÉS ALLOCUTION DU DOCTEUR EDMOND POTVIN! Président du 2ème congrès régional de l\u2019'A.M.L.F.C.J\u2019accomplis un geste qui me cause un bien grand plaisir et une joie très vive en vous apportant, aux directeurs de notre Association qui ont eu l\u2019heureuse idée de choisir Chicouti- mi pour le 2e congrès régional, et à vous tous qui avez bien voulu accepter notre invitation, le témoignage de notre profonde reconnaissance.J\u2019ose espérer que ce court séjour dans notre région vous aura reposés et vous aura convain- eus que le rameau médical français de l\u2019« Association des Médecins de langue française du Canada » est bien vivant, et malgré son éloignement aujourd\u2019hui relatif, s\u2019est développé en dépit de tous les obstacles.C\u2019est notre intention de continuer avec l\u2019aide de nos aînés, de nos Universités, à travailler et à faire l\u2019impossible pour éviter de perdre du temps et organiser un service médical dont le fonctionnement sera non seulement satisfaisant, mais pourra se comparer avantageusement avec des organismes plus anciens.Comme vous avez pu le constater, nous possédons une organisation qui, sans étre la réplique des hôpitaux universitaires \u2014 nous ne sommes pas orgueilleux à ce point \u2014 possède tout de même la base fondamentale pour nous enseigner la prudence, et nous inviter à nous contrôler continuellement; elle nous a appris a n\u2019affirmer un diagnostic que sur la base d\u2019une séméi(logie méticuleuse et d\u2019un examen clinique complet, au lieu d\u2019affirmer ce qui pourrait être une erreur, su'vant en cela exemple des Francais, dont nous sommes fiers d\u2019être les élèves et de posséder un peu l\u2019esprit et la 1.Au banquet du 3 juin 1949, à Chicoutimi.langue (certains Français, pour nous flatter sans doute, nous ont déjà laissé entendre que c\u2019est ici que l\u2019on est le moins américanisé).Les médecins que nous sommes doivent parfois se rendre compte de l'impossibilité de faire un diagnostic; ils doivent continuer d\u2019observer le malade afin d\u2019aboutir à une solution satisfaisante.Le diagnostic doit être fouillé et il peut arriver que la nature du cas ne soit révélée qu\u2019au cours de l\u2019évolution.Aussi, après ce premier contact, nous ne vous demandons pas un diagnostic précis non plus que le pronostic sur notre cas.Nous vous prions amicalement d\u2019attendre que nous ayons réalisé toutes nos ambitions de compléter les services qui nous manquent encore: anatomo-pathologie, cancer, tuberculose, clinique thoraco-pulmonaire, psychiatrie, et de parfaire ceux que nous avons déjà.Avec votre bienveillante sollicitude, Monsieur le Ministre de la Santé, celle de nos universités et celle de tous les médecins de langue française, nous y arriverons sans doute.Peut-être nous jugerez-vous téméraires?C\u2019est le propre des jeunes d\u2019être téméraires et nous sommes jeunes; à peine cent ans de colonisation ont permis aux défricheurs de préparer les développements dont vous avez pu constater une partie.Pour parler médecine, vous serez peut-être surpris d\u2019apprendre que la « Société médicale Chicoutimi \u2014 Lac St-Jean \u2014 Saguenay » est plus vieille que l\u2019« Association des Médecins de langue francaise du Canada »; en effet, elle fut fondée le 15 octobre 1900 à Chicoutimi, soit la même année que la « Société Médicale de Montréal » et deux ans avant l\u2019Association. 1102 Le but, y disait-on, est de resserrer davantage les liens d\u2019amitié qui devraient toujours unir les membres d\u2019une même profession et de tirer le meilleur parti possible de cette amitié tant pour les médecins eux-mêmes (un encore vivant: H.Tousignant) que pour leurs patients.A sa réunion (la 5e) à Roberval le 4 mars 1902, la « Société médicale Chicoutimi-Lac- St-Jean » passait la résolution suivante: « Proposé par le Dr J.Constantin et François Plourde, secondé par les Drs L.-A.Poli- quin et H.Tousignant et résolu unanimement: « 1.\u2014 Que la société médicale du district de Chicoutimi et Lac St-Jean a appris avec plaisir la nouvelle d\u2019une prochaine réunion à Québec de tous les médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord dans le but de fonder une association médicale destinée à sauvegarder nos intérêts.« 2.\u2014 Que cette société médicale félicite sincèrement tous les organisateurs de cette fête et plus spécialement les directeurs de l\u2019Université Laval qui ont voulu faire coïncider la date de cette assemblée avec celle des noces L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLieTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 191) d\u2019or de l\u2019Université; nous rendant en cela ces fêtes doublement attrayantes.«3.\u2014 Qu'elle concourt pleinement dans les idées larges et généreuses émises à leur première assemblée.« 4, \u2014 Que tous ses membres se feront un plaisir d\u2019y prendre part et qu\u2019elle charge plus spécialement son président le Dr J.-E.Beau- champ de la représenter à la célébration de ces fêtes à Québec en juin prochain.» Comme vous le voyez, nous sommes bien de la même famille, à peu près du même âge, et si notre sœur cadette a mis près de cinquante ans à rendre visite à son aînée, nous comprenons que ses relations sont très étendues et nous sommes fiers de lui souhaiter aujourd\u2019hui la plus cordiale bienvenue.Nous sommes maintenant convaincus qu\u2019instruite des liens de parenté qui nous unissent, elle voudra garder notre amitié et je puis l\u2019assurer que nous serons toujours heureux de compter sur sa sollicitude pour nous aider à grandir dans l\u2019esprit médical français qui devra de plus en plus présider au développement de la médecine canadienne-française. LE MÉDECIN DE CAMPAGNE\" L.-J.GOBEIL La profession de médecin de campagne a de tout temps captivé les esprits.Avec le prétre, « monsieur le docteur », comme disent les gens avec un accent savoureux, occupe une place de tout premier plan dans la paroisse qu\u2019il dessert.Après un court aperçu de la médecine de campagne pratiquée au temps qui m\u2019a vu naître, permettez-moi de vous entretenir quelques instants du médecin actuel, du rôle qu\u2019il joue au point de vue médical surtout, et de son influence sociale.Je me rappelle encore la venue du médecin dans ma paroisse.C\u2019est alors un événement considérable.La maladie doit être bien grave pour exiger pareille visite.Aussi, comme le trajet se fait en voiture, tout le monde a le temps de le voir passer.On le reconnaît facilement le docteur, car on ne peut s\u2019y tromper, son cheval est connu et surtout la sleigh spéciale qui a gardé son nom: la sleigh de docteur.On téléphone au village pour avertir qu\u2019on a vu le médecin passer; les gens se mettent au châssis, déco!lant le givre aux fenêtres, en hiver, pour mieux voir.Les accouchements d\u2019alors se faisaient sur le « lit de douleur », expression consacrée, mais dont l\u2019usage était exécré suivant les témoignages actuels.Les forceps avaient une longueur légendaire, au témoignage des vieilles, mais je n\u2019al pu confirmer, les vieux ayant peut-être tenu à emporter leurs armes dans la tombe.Ce que plusieurs ont appris, c\u2019est qu\u2019un médecin fort original traînait pilules de morphine et seringues dans ses poches, avec ses curettes dans sa veste et les forceps également enfouis épousant la forme de ses bosses pariétales postérieures, effectuant ainsi ses courses en raquettes.Et jamais d\u2019infection.Chacun avait son anesthésiste préparé et par canton.1.Conférence prononcée au 2e Congrès régional de l\u2019A.M.L.F.C., Chicoutimi, juin 1949.(Grande-Baie).C\u2019était l\u2019époque des beaux chevaux de voiture, l\u2019époque des grandes randonnées, le printemps, dans la boue au ventre des nobles bê- tes, l'automne sur les « bourdignons » qui vous cassent et l'hiver bien emmitouflés, les pieds accotés sur le devant de la sleigh pour parer les chaos, car la nuit est noire et le fier cheval sent qu\u2019il se rend au service des malades et l\u2019on ne peut contrôler sa fougue à moins de se prendre aux cordeaux.Et c\u2019est ainsi que le docteur montait ou descendait suivant le sens des cours d\u2019eau qui tranchaient les paroisses.Qu\u2019il me soit permis de rendre hommage aux confrères qui nous ont précédés et ont accompli leur devoir dans de pénibles conditions, au début d\u2019une région pauvre, trop éloignée des capitales pour crier sa misère et obtenir du secours.On s\u2019accorde à dire que nos devanciers étaient de parfaits cliniciens.Leurs régimes imposés aux malades, cependant, semblaient trop sévères, et le trust des vitamines n\u2019étant pas encore organisé pour suppléer et servir de passe-partout, la prescription magistrale tenait le haut du pavé.La population moins dense laissait suffisamment de loisir au médecin, lui permettant d'acquérir de vastes connaissances para-mé- dicales et une culture générale plus étendue.Tous sont morts pauvres, victimes de leur dévouement.La moyenne de vie est encore de soixante à soixante-cinq ans, en sorte que le médecin ne peut s'attendre de bénéficier de la loi de l\u2019assurance-chômage et encore moins des pensions de vieillesse.Aujourd'hui, les progrès de la science, la durée plus longue des études, les travaux pratiques, tant à l'hôpital qu\u2019à l\u2019Université, ont fait du médecin une autorité incontestable.Les modifications apportées aux moyens de transport, par l'amélioration des routes, le confort 1104 de l\u2019automobile et de l\u2019auto-neige en hiver, ont facilité les contacts avec les malades et permis des diagnostics plus précoces et partant sauvé un plus grand nombre de vies humaines.En outre, un public plus averti, mieux éclairé, quelque peu débarrassé de ses amulettes et de ses superstitions, cuvre une porce plus accueillante et offre moins d\u2019entêtement à suivre les données thérapeutiques.Ainsi, dans ces conditions, je vous présente le médecin de campagne, son champ d\u2019action, ses procédés d\u2019examen, et faut-il le dire, ses succès.La plupart du temps, « monsieur le docteur » est un humble fils d\u2019ouvrier ou de cultivateur.Peu fourni d\u2019argent, il a dû lutter pour gagner ses parchemins.Ses parents évidemment voulaient faire de lui un prêtre.Malheureusement, il a mal tourné.Le voilà donc étudiant à l\u2019université.Son état financier et son milieu d\u2019origine l\u2019éloignent des plaisirs et de tout contact malsain.Entièrement adonné à ses études, il décroche son doctorat.Les créanciers s\u2019empressant ou non de réclamer certaines sommes avancées « bona fide » et le portefeuille fatigué de voir toujours ses parois chastement accolées l\u2019une contre l\u2019autre, forcent notre homme à quitter la ville en hâte, à la recherche du site idéal.Bientôt, l\u2019organisation est une réussite.Un retour précipité à la Cité Universitaire pour serrer la main des nouveaux internes ébahis devant le nouveau « char », une visite chez Casgrain et Charbonneau ou Brunet, histoire d\u2019acheter les trousses et leur contenu à crédit, et voilà notre jeune de retour, lancé dans le tourbillon de la vie à la conquête de sa clientèle.Les confrères ménagent un accueil sympa- tico-mimétique au nouveau venu et monsieur le Curé promet son entière collaboration.Les agents d'assurances se succèdent en même temps que se forme un noyau solide de clients.Les craintes des premiers mois évanouies, les quelques succès remportés, à côté de certaines erreurs et de certaines hésitations, mnûrissent définitivement un esprit qui ne demande qu\u2019à L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 se perfectionner davantage.Et puisque les malades s\u2019aménent de plus en plus nombreux, on est déjà capable de classer les différents types rencontrés, tant au point de vue psycho- log:que que nosologique.Ce qui frappe d\u2019abord, c\u2019est l'exigence tou- Jours croissante de la clientèle et un souci de se faire traiter et de se traiter à la fois suivant des procédés hérités des générations précédentes formant parfois des contrastes comiques.Le bureau commence à l\u2019heure de la fromagerie, peu importe les heures fixées à la porte d'entrée, et se continue jusqu\u2019aux visites de l'après-midi pour reprendre le soir jusqu\u2019à minuit.C\u2019est un cultivateur qui veut vous réveiller à toute force pour se défaire d\u2019une vieille dent creuse depuis quinze ans.Ou bien c\u2019est une rétention vésicale.Le générateur a fonctionné, mais la prostate est restée gonflée.Ou c\u2019est un enfant qui s\u2019est passé le bras dans le « tordeur » de la laveuse.Les urgences n\u2019en sont point.L\u2019entourage est énervé au paroxysme, on a essayé mille et une choses chez un malade de quinze jours.La voisine, consultée, suggère la visite du médecin, et tout doit se faire à l\u2019instant, sinon, nouvel appel, parfois en termes très choisis.Les convulsions chez les enfants occasionnent bien des courses inutiles.Il faut alors voir les pleurs et le rassemblement, les frictions à l\u2019alcool, à l'huile camphrée, au gros sel, à l\u2019eau bénite.Les cas d\u2019hystérie se font de plus en plus nombreux et il me semble que les barbituriques y sont pour quelque chose.J\u2019ai vu un cas d\u2019hystér:e administré, la malade, les yeux demi-clos, en catalepsie, prête à partir pour l\u2019au-delà, laissant autour d\u2019elle des gens agenouillés et tout en pleurs.Les enfants, en général, sont difficiles d\u2019accès parce que les parents font du médecin leur épouvantail.C\u2019est lui qui remplace avantageusement le « quêteux », objet devenu de nos jours plus rare.On éprouve très souvent bien des difficultés à faire accepter une ligne de conduite à te- GOBEIL: LE MÉDECIN DE CAMPAGNE nir en thérapeutique.Le siècle des gens pressés et de la vitesse y est pour quelque chose.On voudrait une guérison rapide.On ne réfléchit pas ou on écoute d\u2019une oreille distraite les avis donnés.Il faut répéter et répéter sans cesse pour arriver à un résultat.L'état financier du malade pose encore une pierre d\u2019achoppement et c\u2019est un point d\u2019une importance cruciale.Toujours s\u2019entendre dire que c\u2019est cher, que nos honoraires sont hors de proportion, que les médicaments sont des objets de luxe, que le repos est inacceptable, lorsqu\u2019il s\u2019agit de parents aux familles nombreuses, voilà le grand cauchemar du médecin de campagne.On vient tout juste de faire un diagnostic certain.Une thérapeutique dont l'effet bienfaisant et indiscutable s'impose.Le malade s\u2019empresse de nous lancer la question argent.Vous pouvez être assurés que dès lors vos efforts seront vains en dépit de toutes les preuves et de toutes les facilités de paiement que vous pourrez apporter.A l\u2019heure actuelle, je le répète, c\u2019est la grande question à résoudre.Et il ne faut pas s\u2019étonner de voir des gouvernements agonisants accrocher la crinière de ce cheval d\u2019élection pour insinuer une propagande néfaste au médecin, le présentant comme un homme riche, dont les honoraires sont grassement payés, sans égard aux actes de charité innombrables qu\u2019il accomplit pendant toute sa vie professionnelle, sans égard aux dangers croissants de la vie laborieuse qui lui échoit, sans égard à l\u2019invalidité qui le guette à soixante ans, invalidité causée par une santé délabrée, ou invalidité forcée, par suite du manque d\u2019éthique professionnelle d\u2019un jeune fanfaron au parchemin tout blanc et sans pli, criant à qui veut l\u2019entendre que le « vieux doc » est vieux-jeu, qu\u2019il est tabou, que ses études ne valent pas les siennes, qu\u2019il est riche, toute la gamme enfin des inventions que peut fournir un esprit en mal de clientèle.Le malaise pourtant n\u2019est pas, il me semble, chez le médecin de campagne.Que l\u2019on donne un salaire raisonnable à l\u2019ouvrier, des 1105 allocations familiales substantielles, l\u2019encourageant ainsi à procréer, ce qui en dernier ressort sera favorable au médecin; qu\u2019on apprenne, dis-je, à l\u2019ouvrier la pratique de l\u2019économie de nos pères au lieu de lui faire miroiter des projets irréalisables, une sorte de paradis terrestre aux lacs d\u2019or et d\u2019argent, aux rivières de lait et de miel, comme dans la terre de Chanaan.Pratiques de gouvernements qui veulent tout centraliser, détruire peu à peu tout système professionnel, semer la discorde et la haîne entre les classes, provoquer l\u2019éclatement de la cellule familiale, et réduire les individus au même rang, incapables par eux-mêmes d\u2019administrer leurs affaires, l\u2019Etat se chargeant d\u2019y pourvoir, moyennant des tranches substantielles dans les salaires.Mais je m'aperçois que je me suis aventuré sur un terrain glissant, dangereux.Je n\u2019ai aucun but électoral en vous signalant ces choses.Tout simplement ai-je voulu vous dire que la médecine subit les contre-coups des systèmes économiques préconisés en dernière étape et que, sur ce point, nous sommes à un tournant, tournant postulé par la marée montante du socialisme vers les fortunes du capitalisme.Certaines associations, qui ne possèdent de social ou de mutuel que l\u2019enseigne, ont réussi davantage à brouiller les cartes, à causer des frictions entre médecins, à diminuer les honoraires, à enlever le libre choix du médecin de la part du client (tout en se présentant sous un titre philanthropique et se posant en protectrices de la veuve et de l\u2019orphelin), à cataloguer les malades et la description de leurs maladies, avec le prix, comme les marchandises chez Simpson.Si je me suis étendu quelque peu sur la question financière, c\u2019est que, à mon avis, elle est primordiale, par le temps que nous traversons.Et vraiment les choses ont beaucoup changé dans ce domaine depuis quelques années, au point de nuire notablement au médecin.On ne rencontre plus la méme honné- teté qu\u2019autrefois, c¢\u2019est un fait acquis, une vé- 1106 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrenin AMLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 rité de La Palice, et chez les gens honnêtes le maigre salaire est un obstacle à une parfaite correspondance entre eux et leur médecin.Des émules que le médecin de campagne rencontre journellement, ah! 1ci, c\u2019est amusant, c\u2019est la bonne femme entêtée, adonnée à sa thérapeutique, à ses amulettes, à ses superstitions; c\u2019est la fausse dévote qui demande le miracle à propos de tout et à propos de rien ou qui fait venir monsieur le Curé parce que ça coûte moins cher que le médecin ; c\u2019est enfin le rebouteur et son confrère en spécialité, le charlatan.Quand on a épuisé toutes ses ressources, on fait venir le médecin et c\u2019est à travers tout un champ de cataplasmes et d\u2019annales qu\u2019il faut se pratiquer une brèche.Et n\u2019y allez pas trop brusquement.La matrone est là, les poings sur les hanches, la lèvre inférieure cantonnée sur la supérieure, prête à l\u2019invective.L'emplâtre le plus populaire se fait avec la gomme de sapin.J'ai rencontré une jeune fille souffrant de psychasthénie, flanquée (le mot est juste) d\u2019un tel emplâtre depuis trois mois.Dans la même maison, une jeune femme, souffrant de pyélonéphrite, gisait dans son lit, morte de fatigue, immobilisée par la « soucoupe ».Oui, la « soucoupe »! C\u2019est le grand traitement des prématurités, des déplacements comme on dit.Appelé d\u2019urgence auprès d\u2019une jeune femme, je constate, après examen, l\u2019existence d\u2019une chose ectopique.Elle avait la «soucoupe » depuis trois jours et des emplâtres de moutarde et d\u2019œufs.L\u2019état de la malade était si désespéré qu\u2019on ne pouvait, à la salle d\u2019opération, enlever le blanc d\u2019œuf séché, et que le bistouri a dû traverser l\u2019emplâtre et s\u2019arrêter au bout de l\u2019incision sur une « Annale » oubliée sous les vêtements, car, dans ma hâte, J'avais empaqueté prestement dans des couvertures et adressé le tout à l'hôpital.Quant aux Annales, ce sont celles de la bonne Sainte Anne qui occupent de beaucoup la faveur populaire.Sainte Anne également est la grande favorite lorsqu\u2019il s\u2019agit de naissances, bien que Sainte Marguerite commence un peu à s\u2019infiltrer dans sa clientèle.Je ne vous raconte pas ces choses pour rire des saints ni des choses saintes.Evidemment, les gens sont remplis de sens religieux, mais dans 90% des cas, ils comprennent mal le miracle et manquent totalement de réflexion, quand ils s\u2019adressent au Ciel.Je ne vous apprends rien, vous êtes du métier.La quasi-totalité des malades demandent des miracles, parce que leur bourse est intéressée, que le médecin et l\u2019hôpital coûtent cher, suivant leur prétention, ou bien s\u2019adressent au ciel tout en blessant la charité.La semaine dernière encore, je voyais une grand-mère tout en pleurs descendre tous les saints du ciel, épingler une image et des médailles sur la poitrine de son petit-fils « en partance ».Comme je parlais d\u2019hospitalisation pour l\u2019enfant, elle me sert une diatribe contre l\u2019hôpital et tout son personnel.J\u2019ai décidé alors de transporter en vitesse l\u2019enfant à l\u2019Hôtel-Dieu, car vraiment, me disais-je, le miracle ne se fera pas dans ces conditions.Des exemples, je pourrais en citer un grand nombre.Nos gens comprennent mal le miracle et les choses surnaturelles, en dépit des enseignements éclairés reçus de leurs pasteurs.Le médecin de campagne doit user de délicatesse sur ce sujet et respecter les idées et les sentiments de chacun, tout en expliquant de son mieux des choses mal comprises ou mal interprétées par des esprits dont l\u2019état actuel est quelque peu modifié par les circonstances.Les superstitions, de nos jours, rentrent peu à peu dans la légende.On en rencontre encore des vestiges chez les femmes enceintes qui s\u2019inquiètent de la qualité de leur enfant; par exemple, elles ont eu peur d\u2019un animal quelconque.La peur d\u2019un lièvre serait la cause du bec- de-lièvre.Et, pour illustrer, une femme, chose plus rare, a donné successivement naissance à deux becs-de-lièvre.Elle m\u2019avouait avoir eu peur du lièvre, lors du premier.L\u2019année suivante, donc, nouveau bec-de-lièvre, bien qu\u2019alors, on ait eu soin d\u2019éviter de troubler la parturiente avec ce rongeur.Les femmes encore 4 ( GOBEIL: LE MÉDECIN DE CAMPAGNE prennent soin de ne pas enrouler leur fil autour du cou: c\u2019est une cause de circulaire du cordon.La lune jouerait un rôle dans le cycle obstétrical.La lune également favorise les poussées d\u2019eczéma, de psoriasis.A côté de personnes butées sur la question d'argent, à côté des vieilles soigneuses, des faux dévôts et des superstitieux, vous rencontrez encore les entêtés purement et simplement, les savants, les fatalistes et les visiteurs.Voilà quatre catégories de personnes détestables\u2026 et qui reçoivent la réprobation de tous.L\u2019entêté, son nom l\u2019indique, ne veut pas obtempérer à vos ordres.Les exhortations sont inutiles à son endroit et à celui des personnes qui sont sous sa garde.Ses décisions ne subissent aucune influence et restent sans appel.Tout au plus fera-t-il quelques concessions quand se dessinera la mort.Le savant connaît tout, sa maladie, la maladie des autres, les remèdes, les régimes et toutes ses théories sont fortement ancrées dans son esprit.C\u2019est un grand ami des articles à .tournure médicale, un lecteur assidu des almanachs, un converti aux remèdes qu\u2019on y préconise.Rien à faire avec lui.Le fataliste est une variété de grosse tête qui, croyant à son mal, veut mourir en sa compagnie, assuré que le bon Dieu et !a nature ne sont aucunement influencables.Les visiteurs ou les «colles», en termes d\u2019argot, font le désespoir des médecins.Ils se promènent d\u2019un bureau à l\u2019autre, pour le plaisir de la chose, et s'imaginent que leur mal occupe une étiquette à part.Ils peuvent se présenter à plusieurs bureaux différents en une seule journée pour recommencer le lendemain.Il reste toutefois un fort pourcentage de clients véritablement doués de grandes qualités et se prêtant en toute confiance à ce qu\u2019on exige de leur part.C\u2019est la grande consolation du médecin.C\u2019est le noyau qu\u2019il va garder jusqu\u2019à l\u2019abandon de sa pratique médicale.Même dans les catégories dont le caractère ne correspond pas parfaitement, sauf les tout derniers, à ce qu\u2019on devrait attendre, il est pos- 1107 sible dans bien des cas de faire un travail intéressant car le type parfait de tels clients ne se rencontre à peu près jamais.Et, après quelques années de pratique médicale, on ne tarde pas à créer une atmosphère de bonne entente et de collaboration.Les résultats obtenus ont réussi à faire tomber toutes les appréhensions du jeune médecin, au sortir de l\u2019Université, concernant la possibilité de pratiquer son art d\u2019une manière un peu intelligente.Car, je veux que vous le sachiez, l\u2019étudiant qui finit son cours considère la médecine de campagne comme devant être le lot d\u2019un diplômé quelconque voué le plus souvent aux échecs thérapeutiques et aux erreurs de diagnostic, car certains professeurs, sans malice évidente et sans trop peser la portée de leurs assertions, se sont presque toujours évertués à citer des erreurs prises ici et là dans la clientèle des paroisses environnantes.Que ces messieurs prennent leurs propres erreurs, à leur compte, et ils en trouveront suffisamment pour alimenter leur verbiage.Le médecin de campagne est un soldat d\u2019avant-garde.À lui les tâches ardues, pénibles, accomplies dans des conditions matérielles rudimentaires et avec des moyens de fortune, la nuit, le jour, par la pluie et le beau temps, la neige ou le vent, sur la grand\u2019oute, dans sa voiture aux coussins moelleux ou à pied sur le sentier étroit et rocailleux, pour pénétrer dans la belle demeure du riche habitant ou la maison à pièces équarries du colon.Les choses pressent toujours, car on attend\u2026., on attend., on fait venir Monsieur le Curé, puis on attend.que Monsieur le Curé dise de réclamer le médecin.C\u2019est alors le gros chien qui veut vous manger lorsque vous entrez, c\u2019est le petit dernier qui crie à se « désûâmer » pendant que vous examinez, c\u2019est la radio de nos jours qui vous fait entendre ses gigues ou la voix tuberculeuse de Tino à travers votre stéthoscope masquant totalement les râles que vous cherchez avec désespoir.Rien de surprenant si des erreurs se produisent parfois, mais des erreurs grossières que l\u2019on raconte, jamais! 1108 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Tout à l\u2019heure, on pouvait s\u2019amuser aux dépens de certains antagonistes; ici, on ne peut que déplorer l\u2019esprit de mépris qu\u2019ont certains spécialistes vis-à-vis du médecin de campagne qui sincèrement, honnêtement, leur envoie des clients.Vous conviendrez que, dans 85% des cas, le malade se présente chez le spécialiste avec un diagnostic de la part de son médecin de famille.Sachez bien que beaucoup de gens reviennent de chez vous bredouilles souvent parce qu\u2019on a dédaigneusement mis de côté la petite note explicative.Le spécialiste qui a sabordé l'hymen d\u2019une de mes clientes aurait dû se douter que les spermatozoïdes, d\u2019un coup de flagellum, avaient franchi depuis un mois et demi la barrière redoutée de leur père, tels de jeunes saumons, avides d\u2019eau pure, sautent les écluses et les chutes qui se dressent devant eux.Un autre malade est mort d\u2019angine à la suite d\u2019une opération qui aurait pu facilement être retardée, parce qu\u2019on n\u2019a pas tenu compte de la note de transfert spécifiant cette maladie.Et l'actrice qui ne veut plus procréer et qui simule des douleurs atroces au toucher vaginal dans l\u2019intention d\u2019une hystérectomie.Messieurs les spécialistes, méfiez-vous des gens qui se présentent à votre bureau sans un mot de leur médecin de famille.C\u2019est mauvais signe, il y a anguille sous roche.Ces clients courent une chance d\u2019appartenir aux catégories citées plus haut.Méfiez-vous également de ces mêmes personnes qui ne manqueront pas d\u2019accuser leur médecin de la plus grande incompétence au début de votre consultation.Ils feront la même chose à votre adresse vis-à- vis d\u2019un autre.Le cas s\u2019est présenté dans une revue médicale, livraison toute récente, et le spécialiste a fort bien écrit les critiques d\u2019une bonne femme en y ajoutant des commentaires.Vous ne sauriez croire le plaisir qu\u2019on éprouve lorsqu\u2019après une journée de dur labeur, parfois au milieu de la nuit, avant de s\u2019endormir, on veut se retremper, se mettre à la page en lisant nos revues médicales et que l\u2019on tombe sur les crit:ques d\u2019un individu bien retranché derrière ses appareils et ses grosses lunettes de corne, qui nous taxe d\u2019ignorant et nous lance l\u2019anathème; on s\u2019endort le cœur gros ét l\u2019on se sent petit, humilié en dépit d\u2019un examen de conscience professionnelle parfait.Mais qu\u2019avons-nous fait dans la journée?C\u2019est ce que nous allons voir, car plusieurs vous demandent: « Mais comment vous débrouillez- vous en clientèle »?Deux qualités sont essentielles: le médecin de campagne doit être un clinicien expert et un obstétricien parfait; sans cela, la position est intenable et le vide se fait autour de vous, c\u2019est la vie médicale végétative.On peut pratiquer une médecine intelligente et appliquer une thérapeutique très à la page, parfois même plus qu\u2019en ville, et vous verrez tout à l'heure pourquoi.En outre, n\u2019allez pas croire que le médecin est seul dans son bureau.Comme son confrère de la ville, il possède une bibliothèque appropriée où il peut consulter les grands maîtres et se renseigner au besoin.Les revues affluent périodiquement et le mettent au courant des progrès de la science.Un écueil à éviter avec soin, c\u2019est l\u2019accoutumance au client.On doit toujours examiner son patient, tout comme si on le voyait pour la première fois, et un examen complet.C\u2019est un point capital.Autrement, on tombe dans l\u2019à-peu-près, la routine, et l\u2019on oublie bien des petits détails d\u2019exploration clinique avec, comme résultat, des erreurs grossières.Le travail de dépistage est extrêmement difficile.Le médecin de campagne, comme on l\u2019a dit, est aux avant-postes.Il est de ce fait exposé aux pires éventualités.Il peut y récolter la gloire ou y perdre son nom à tout jamais.Son diagnostic doit être clair, net, précis et rapide autant que faire se peut.Si les courses nombreuses et sans horaire émoussent à la longue la résistance physique, entraînant des fatigues, ce n\u2019est pas un prétexte pour toiser son malade à l'œil ou pianoter une percussion.Sachons bien que le médecin n\u2019a que son nom pour se couvrir et que le client non satisfait d\u2019un examen sommaire s\u2019assurera les services d\u2019un autre confrère censciencieux, il est vrai, mais qui, non pré- GOBEIL: LE MÉDECIN DE CAMPAGNE venu de la visite du premier, tirera l'affaire au clair.La trousse d\u2019urgence ne s\u2019est guère enrichie d\u2019instruments nouveaux.L\u2019aiguille à ponction lombaire fait partie maintenant des armes médicales depuis quelques années déja.Le « Ga- latest », le « Clinitest » et « Denco » rendent d\u2019appréciables services, pour une recherche rapide et de première main du sucre, de son dosage, et de l\u2019acétone.La trousse d\u2019obstétrique reste à peu près la même et le forceps Tarnier récolte encore le plus grand nombre d\u2019adhérents.Au bureau, plusieurs appareils dont le plus commun frappe l\u2019imagination du patient par sa beauté, la pureté de ses lignes, le nombre de ses manettes et souvent par la poussière qui le recouvre, je veux dire « l\u2019appareil à traitement électrique ».Plusieurs possèdent un appareil de radiographie qui rend, va sans dire, d\u2019appréciables services.Le microscope ne se voit plus chez les jeunes à cause de son coût élevé, mais il reviendra sur plusieurs tables établir des formules sanguines et même l'identité de certains microbes.Pour résumer, peu de choses nouvelles, ce qui prouve l\u2019avancé que médecin de campagne et clinicien sont parties intégrantes.J\u2019ai été surpris des diagnostics que l\u2019on peut risquer en clientèle et du nombre restreint d\u2019erreurs.Croyez-moi, en toute sincérité, on peut épuiser presque toute la gamme noso- logique.Seulement, dans de nombreux cas, on demeure pour un temps dans l\u2019incertitude et c\u2019est là qu\u2019intervient le secours inappréciable du service hospitalier.En huit ans, j'ai rencontré presque toutes les misères humaines.Permettez-moi de vous donner quelques exemples pris au hasard et cités en style de catalogue: À domicile: 1° \u2014 Les cardiopathies.Péricardites, myocardites, des cas d\u2019arythmie en grand nombre, un cas typique de tachycardie paroxystique, quatre infarctus du myocarde, des crises angineuses multiples.1109 2°\u2014 En hématologie.Des anémies simples, de Biermer, les leucémies lymphoides et myéloides.Evidemment, dans ces cas, le diagnostic soupçonné d\u2019abord reçut la signature du laboratoire.3° \u2014 Système respiratoire.Nombreux cas de T.B., deux cas de pneumonie franche.Plusieurs broncho-pneumonies, pleurite, cortico- pleurite, pleurésies.| 4° \u2014 Système digestif.Perforation d\u2019ulcère d\u2019estomac et de duodénum, six cas.Cancer de l\u2019estomac, du rectum.Diverticule de Meckel.Appendicite sous toutes ses formes.Abcès sous-diaphragmatique.Cholécystite, mucocèle de la vésicule.Diabète simple et avec dénutrition et compliqué de gangrène.Cancer du foie et cancer de la tête du pancréas.Maladie de Banti.Rupture du foie.5° \u2014 Système gémito-urinaire.Pyélonéphri- te, pyonéphroses, T.B.rénale, néphrites ai- gués, calcul vésical, rénal, urémie, métrites diverses, quatre grossesses ectopiques, syphilis à tous ses stades, fibromes, kystes ovariens.6° \u2014 Système nerveux.Toutes les variétés de paralysies: trois cas de sclérose en plaques, Parkinson, chorée, une série de méningite T.B., méningite à méningocoque, névral- gles diverses (du trijumeau, sciatique), zona, syndrome de Menière, syndrome de Korsa- koff, maladie de Recklinghausen, hémiplégies diverses d\u2019origine centrale et d\u2019origine médullaire.7° \u2014 Maladies infectieuses.Diphtérie surtout (vingt-six cas), paralysie infantile, typhoïde, scarlatine, toutes les fièvres éruptives, fièvre de Malte.8° \u2014 Intoxication.D\u2019origine alimentaire, par des barbituriques, par l\u2019acide salicylique, par l\u2019iode, par le plomb, par le pyridium, par les sulfamidés.9° \u2014 Glandes endocrines.Cas d\u2019hypo et d\u2019hyperthyroidie, syndrome de Babinski-Froe- lich, nanisme.Le cancer se voit fréquemment et l\u2019on consulte presque toujours trop tard.Cette liste 1110 assez importante de maladies donne une idée de l\u2019immense variété de diagnostics que nous avons à classer et de la grande somme de travail exigée parfois pour les établir avant de les étayer dans les divers services de l\u2019hôpital.Je n\u2019ai pas voulu vous ennuyer avec ces cas personnels.J\u2019ai tenu à choisir des exemples vus de mes yeux et à vous les soumettre humblement.Ces exemples, mes autres confrères pourraient les multiplier à l'infini; mais, en général, le secret professionnel est bien gardé chez nous.Voilà pourquoi j'ai dû me servir dans mon plat.Je n\u2019insisterai pas sur les moyens thérapeutiques.Seulement, je déplore, en passant, la disparition presque totale de la prescription magistrale.Elle avait ses avantages et ses inconvénients.Les compagnies pharmaceutiques offrent toutefois des médicaments dont la formule est parfaite et les effets comparables à ceux d'autrefois.Chaque médecin de campagne possède sa propre pharmacie.Elle lui permet de réaliser des gains et surtout de se familiariser avec toute la série des médicaments, fournis par les meilleures maisons.Aussi, il ne faudra pas s\u2019étonner de rencontrer des pharmacies plus complètes qu\u2019en ville, parce que le médecin achète ce qu\u2019il veut et surtout parce qu\u2019il expérimente sûrement un remède et peut revoir son client pour en savoir le résultat, notre malade devant revenir pour s\u2019en procurer de nouveau: car on a soin d\u2019enlever toujours l\u2019étiquette, ce qui en définitive nous ramène toujours notre homme.À domicile, on s\u2019efforce de tirer le meilleur parti des circonstances, on donne les prinei- pes généraux du traitement et on laisse l\u2019initiative au client, quant à son application.Comme distraction, le médecin de campagne cultive la petite chirurgie, histoire de se penser, à certains jours, grand chirurgien ou de se consoler en disant: « Si je ne pratique pas la grande, 4 moi la petite.» On enlève les ongles incarnés, sans douleurs! Des verrues, des cors, des kystes sébacés; on L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Butrerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 incise des abcès, des phlegmons; certains font des amygdalectomies, des circoncisions, seuls ou avec un confrère du dehors; on réduit les fractures, le tout à l\u2019anesthésie locale ou générale, suivant la pusillanimité du sujet.Enfin, on arrache de nombreuses dents, vieilles! vieilles! et creuses!.Les cas mineurs d\u2019accidents de travail entrent encore dans notre champ d\u2019action.La journée est donc bien remplie.Et la nuit, la nuit ou tout sommeille, ou tout repose, ou chacun refait ses forces, ou le pauvre se rencontre avec le riche dans les mêmes rêves, où l\u2019enfant aux boucles blondes se promène dans son avenir et le vieillard dans son passé; la nuit, le grand tonique du Maître distribué largement à ses créatures n\u2019appartient pas à deux êtres qui se cherchent et existent l\u2019un pour l\u2019autre: le médecin et le malade.La nuit, c\u2019est l'heure des affaires en vitesse, c\u2019est l\u2019heure des gros cas, l'heure des voyages pénibles auprès d\u2019une mère qui va donner le jour à un enfant.Disons un mot d\u2019une grande occupation du médecin de campagne: l\u2019obstétrique.Plusieurs confrères de la ville se demandent, ou plutôt nous demandent avec anxiété: « Mais comment faites-vous en clientèle générale dans cette branche de la médecine?» La réponse de tout obstétricien: « C\u2019est bien simple, nous faisons comme vous, puisque nous avons à peu près les mêmes moyens et\u2026 la même expérience.» La seule différence, c\u2019est le confort du milieu hospitalier et le service parfait d\u2019un personnel compétent qui font défaut.L\u2019histoire des femmes brisées à tout jamais, comme on dit communément, des périnées effondrés, des cols déchirés, des utérus chambardés complètement, désorganisés, tout cela sur une haute échelle est de la pure légende.Elle n\u2019existe que dans l'imagination des conteurs.L'histoire également de l\u2019emploi prématuré d\u2019ocytociques pour se débarrasser au plus tôt et revenir se blottir près de sa vieille, reste encore une affirmation gratuite.Qu\u2019il y ait eu jadis des erreurs, on peut les attribuer au a GOBEIL: LE MÉDECIN DE CAMPAGNE manque d\u2019expérience ou de données suffisantes, lors de l\u2019apparition sur le marché de ces médicaments.Un appel sonne dans la nuit, c'est un cas d\u2019obstétrique.On accepte, on prend la précaution de se faire indiquer, par un fanal, la maison.Si vous voulez bien disposer le père, partez vite, allez vite, vous le trouverez tout joyeux et enchanté de votre célérité.Pendant la belle saison, le médecin peut couvrir beaucoup plus son territoire et sauver un temps précieux.L'automobile si perfectionnée brûle les distances.Vous êtes seul sur la route également améliorée, l\u2019une des si belles routes surtout de notre comté.Très intéressant, le départ par une belle nuit d\u2019été.Tout sommeille autour de nous, sauf le menu frétin, qui cherche sa pâture.Les papillons blancs et jaunes viennent se jeter et mourir doucement, sans bruit, sur le pare- brise ou s\u2019emprisonner comme des abeilles dans les alvéoles du système de refroidissement.Et le long ruban gris de la route semble s\u2019engouffrer dans le monstre bondissant que seule une petite lumière vacillante et terne arrête tout à coup dans un tourbillon de poussière.« Bonjour, monsieur le docteur, c\u2019est terrible de vous déranger comme cela.Mais vous ne serez pas longtemps: la malade n\u2019a voulu vous appeler qu\u2019à la dernière minute.» En effet, les vieilles s\u2019empressent autour de vous.« Vous avez de la belle eau bouillie, docteur, de la chaude et de la refroidie.» Un antiseptique dans l\u2019eau et le « pitocin », si nécessaire, dont on contrôle les ardeurs par le chloroforme que l\u2019on donne d\u2019une main pendant qu\u2019on a l\u2019autre à la vulve, mouvement parfois difficile quand la mère est de taille.Et voilà, ça vient, un drap chæud, le bébé arrive tout enragé.Une question de minutes et l\u2019on recueille le placenta dans La Presse ou Le Soleil.Puis on fait la toilette vulvaire et ergométrine si nécessaire, ou simplement par précaution.Comme c\u2019est de coutume, on présente, au père tout heureux, un enfant toujours le plus 1111 beau, le plus fort, dont la place est assurée depuis longtemps.On félicite, c\u2019est de convenance, la femme qui nous prête son concours.Il faut la complimenter beaucoup.Elle devient alors un peu rouge, roule son tablier, se dé- gourme un peu, balbutie quelques mots d\u2019humbles protestations et d\u2019excuses, en disant qu\u2019elle est vieille, que son cœur n\u2019est pas bon comme autrefois.Elle nous raconte alors tous ses travaux des ménages, parle de ses brus, raconte ses malaises, commence par faire prendre sa pression artérielle, examiner son cœur, et très souvent la pression et le cœur de son vieux.Quand on rencontre plusieurs vieilles, c\u2019est plaisir de !es entendre causer.Elles parlent de mille et un riens.Leurs principales distractions c\u2019est d\u2019écouter les programmes de radio et principalement les pièces et elles y sont tellement intéressées, qu\u2019elles ne vous disent plus l\u2019heure de l'horloge.Si vous êtes venu l\u2019avant-midi, elles diront & leurs commeres: « Le docteur est arrivé aux « Joyeux Troubadours »; à « Jeunesse Dorée », tout était fini; «au Réveil rural », il repartait, car il commence son bureau, à « Grande Sœur », juste après les nouvelles.Il va revenir à « Miétro- pole » après « Séraphin ».Quand votre séjour chez la malade se passe dans le temps normal, ces propos vous amusent.Mais si vous devez prolonger, c\u2019est une autre affaire.Les propos diminuent, vous ne dites plus rien, vous vous promenez de long en large, vous faites le tour du salon, vous regardez alors la galerie des ancêtres, petits vieux à longue barbe, coiffés du petit melon, épaule à épaule avec leur vieille, portant chignon, ou portraits de noces aux couleurs disparates, souvenirs impérissables, dus aux crayons ou à la palette des artistes de Montréal en tournée, qui donnaient gratuitement le cadre et la vitre bombée! Puis, on s\u2019effale dans une chaise qui craque! L\u2019ennui vous gagne rapidement, les paupières s\u2019alourdissent, la patience s\u2019émousse, on s\u2019en aperçoit et l\u2019on vous offre un lit, le plus beau, le lit de « r\u2019lais », malheureusement toujours dans la chambre la plus froide et qui sent le 1112 renfermé.Mais ce n\u2019est pas toujours ainsi: « Couchez-vous dans le lit des petits garçons, monsieur le docteur »\u2026 Huit jours après, je me grattais.Ou encore: « Couchez-vous dans mon lit», m\u2019offre le grand-père, ma vieille que vous avez soignée est morte dedans voilà deux mois ».Ou tout simplement.« Reposez- vous dans le lit de la malade, y en a pas d\u2019autre.» ) Et la vie continue, généralement les choses vont bien, c\u2019est une belle maladie, au témoignage des gens.En certaines circonstances, le médecin arrive trop tard, et ce sont les vagissements du nouveau-né qui le reçoivent.En hiver, c\u2019est la grande question et c\u2019est avec peine que l\u2019on voit venir cette saison.Heureusement aussi, quelques routes sont ouvertes à la circulation automobile.Ainsi, de temps à autre, on peut se moquer du «no- rouet », le grand ami du froid qu\u2019il transporte et qui, tour à tour, souffle en sifflant ses flocons de neige comme des confettis sur le pare- brise, ou se couche sur la route et promène sournoisement en spirales son haleine froide et blanche.L\u2019auto-neige également est un moyen de transport très pratique.Il se généralise peu à peu.Mais comme il reste encore des traîneaux! \u2026et les vieux chevaux, on utilise le\u2018 meilleur coursier pour vous conduire à la maison et, au retour, arrangez-vous avec le pire cheval.Avec l\u2019ère de la machine, la noble bête admirée de Buffon perd beaucoup de son orgueil et les bucéphales se font rares.Le cheval n\u2019est jamais prêt, c\u2019est toujours un cheval qui est «sur les billots », d\u2019après l\u2019expression courante, si l\u2019on peut dire que ça court encore.On doit prolonger notre séjour en hiver, parce que les distances sont longues et qu\u2019il faut un temps considérable pour les franchir.S'il fallait revenir, par hasard, à cause d\u2019un départ précipité! Egalement pour ne pas manquer son homme et s\u2019organiser à temps, on nous fait demander beaucoup trop vite dans nombre de cas, surtout chez les primipares, à tel L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLremn AMLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 point que parfois la visite est inutile.Il fait beau alors voir la mine découragée du pauvre père, et à coup sûr, du médecin.Les cas d\u2019obstétrique sont nombreux, et la plupart du temps, sans complication.Sur à peu près deux mille cas, à date, et avec toutes les complications rencontrées, une mortalité maternelle, d\u2019origine purement obstétricale.Mortalité infantile, deux enfants normaux et à terme par année.L\u2019infection ne s\u2019est pratiquement jamais rencontrée, sauf un cas de septicémie avec mort, chez une malade ayant négligé de suivre tous les conseils et souffrant d\u2019une anémie de 2.500.000.Il s\u2019est présenté un cas de phlébite, après un avortement et un autre après un accouchement normal.Parmi les parturientes, on pouvait en trouver qui souffraient en plus de cardiopathies diverses, de tuberculose en pleine période évo- Jutive, de néphrites chroniques, néphrites albuminuriques ou chlorurémiques, des hépatiques.J'ai même rencontré une cortico-pleurite droite chez une multipare dont les douleurs pulmonaires prenaient le pas sur les douleurs utérines et qui, sans le savoir au préalable, à la visite, donna naissance à un enfant, pour quelques jours après avoir basculé à gauche sa pleurite.Comment expliquer des résultats aussi satisfaisants dans des conditions parfois mauvaises, à de telles distances, seul, loin de tout secours hospitalier, loin des services éclairés d\u2019un confrère?La Providence est là qui veille.Et nul autre que le médecin ne se sent plus près du grand Maître, après le prêtre.Le médecin de campagne n\u2019est jamais seul, quand il effectue ses courses.Qu'on le veuille ou non.on finit par se rendre compte de quelque chose de spécial, qu\u2019un être supérieur nous dirige.Et c\u2019est alors que, malgré soi, sans l\u2019avis de quiconque, on laisse s\u2019échapper pieusement et en cachette des « Ave» de nos lèvres anxieuses, quand l'horizon est noir et que tout semble perdu.Et, quand impuissant devant la mort.nous rencontrons le prêtre, c\u2019est une double GOBEIL: LE MÉDECIN DE CAMPAGNE 1113 prière qui s\u2019élève vers Dieu, prière de son représentant tout-puissant, prière sereine, confiante, qui ouvre un horizon nouveau, et prière de la science humaine, prière humble, soumise devant la main qui frappe, supplique d\u2019un esprit qui s\u2019adresse à Dieu pour que son art progresse encore davantage pour sa gloire.Le médecin de campagne, peut-être plus que tout autre, est le prolongement du prêtre.Dans la paroisse, ce sont les deux intelligences, les deux personnages qui doivent tout savoir, tout connaître, pénétrer les plus grands secrets et ne rien dire.Ils doivent s'entendre parfaitement, le médecin, non pour soi, par égoïsme, pour l\u2019argent, pour se servir de son Pasteur à des fins de réclame, mais pour le plus grand bien de sa clientèle.Le Curé, de son côté, ne doit pas troquer son goupillon pour la seringue, ni son bréviaire pour le Larousse médical.Sachez-le bien, nous avons un devoir moral à remplir.Que de conseils, mal acceptés lorsqu'ils viennent du prêtre, le sont mieux, échappés de la bouche du docteur.On peut mettre la paix dans le ménage, combattre l\u2019alcoolisme avec des données scientifiques, arranger des unions précoces et prévenir des déshonneurs.Parfois même on emprunte des pouvoirs sacrés, lorsqu\u2019on administre le sacrement de baptême.Les mourants nous doivent presque toujours le moment de faire le point et de se diriger sûrement & bon port.Et influence exercée sur chaque individu ne suffit pas, il reste la collectivité.C\u2019est bien malgré soi que le docteur accepte des charges publiques.Il n\u2019ignore pas que toute popularité entraîne avec elle des consolations, des moments d\u2019orgueil, mais aussi des déboires en nombre beaucoup plus considérable et des mécontentements parmi une clientèle établie et conservée avec soin.La politique en a même tenté plusieurs et, dès lors qu\u2019il est député, c\u2019en est fait du médecin, il accouche la Province chaque année.Je m'excuse, mesdames et messieurs, de vous avoir entretenu d\u2019un sujet si peu scientifique: le médecin de campagne, mais si vous saviez le bel apostolat, si vous saviez comme j'aime mon métier, ma profession, mon art, si vous saviez comme, en dépit d\u2019un caractère un peu brusque, J'aime mes confrères qui peinent et se dépensent à mes côtés! J'ai tenu à vous raconter de mon mieux leur travail, leurs conditions de travail, les difficultés de la clientèle.Chez eux pas de patron éclairé pour les guider, pas de revues pour relater leurs succès ou expliquer leurs échecs.Pas d\u2019association spéciale.Esclaves de leur clientèle, ils ne peuvent sortir et visiter un voisinage soupçonneux et parfois envieux.Les distractions sont rares.Les quelques moments de loisir s\u2019emploient à l'éducation des enfants.Des femmes remplies de dévouement secondent leurs époux, répondent en leur absence, s'occupent des malades et les font attendre.Et la vie passe brève, courte, mais remplie de dévouement et de consolations, très simple, humble, oubliée?Non pas.Le médecin de campagne, inconnu des autres, garde son coin bien à lui, et quand il sera parti, ceux qui lui doivent la vie, les mères qu\u2019il a secourues, les enfants qui ont eu le temps de le connaître, après vingt-cinq ans encore, diront avec joie et une certaine mélancolie: « C\u2019était notre docteur.» Et me servant des mots de Béranger: « On en parlera sous le chaume bien longtemps.» LE DOUZIÈME CONGRÈS DES PÉDIATRES DE LANGUE FRANCAISE A PARIS Paul LETONDAL 1, Professeur agrégé a la Faculté de médecine, Président de la Société de Pédiatrie de Montréal, Associé (Fellow) du Collége Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.Le prestige de la pédiatrie française, ma'gré la guerre et l\u2019oceupation, est demeuré intact dans le monde.C\u2019est un fait extraordinaire, mais indiscutable, qui mérite d\u2019être souligné, en particulier auprès de ceux qui, n'étant pas au courant ou ne voulant pas se mettre au courant, hésitent encore, à l'heure présente, à \\ accorder leur confiance à l\u2019école française.Ce Le professeur V.Hutinel.qui fonda en 1910 l\u2019Association Française de Pédiatrie.dont les cadres s\u2019élargirent en 1912 pour devenir l'Association des Pédiatres de Langue Française.fait que tous avaient constaté en 1947, à New- York, au 5ème congrès international de pédiatrie, s\u2019est affirmé encore une fois, de façon éclatante, au 12ème congrès des pédiatres de langue française, qui avait lieu les 1, 2 et 3 juin dernier, à Paris, sous la présidence du docteur Edmond Lesné, vice-président de l\u2019Académie de Médecine.Coïncidant avec le cinquantenaire de la Société de Pédiatrie de Paris, le congrès réunissait plus de 500 participants, dont 170 membres étrangers, représentant 18 pays: Belgique, C\u2018anada, Espagne, Etats-Unis, Grèce, Ita- 1.Délégué officiel de la Faculté de médecine ct de la Société de Pédiatrie de Montréal.lie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Principauté de Monaco, Roumanie, Suisse, Tchécoslovaquie, Turquie.Les séances furent tenues à la Faculté de médecine, qui était pavoisée pour la circonstance et avait un air de fête.Une exposition commerciale de livres et de spécialités pharmaceutiques, à l\u2019entrée dans la salle des pas- perdus, permettait de se rendre compte des nouveautés françaises en pédiatrie.Le secrétariat, que dirigeait le docteur R.-A.Mar- quézy, avec la collaboration du docteur Alfred Cayla, trésorier, était installé salle Béclard, à l\u2019'A.D.R.M,, où l\u2019on pouvait obtenir tous les renseignements nécessaires sur l\u2019organisation du congrès, les différents services hospitaliers et les cours de perfectionnement en pédiatrie à Paris.| A la séance d\u2019ouverture, le ministre de la Santé et de la Population, M.Pierre Schneiter, annonça, aux applaudissements enthousiastes de tous les pédiatres français et étrangers, que pour la première fois la mortalité infantile était tombée à moins de 5 p.100 en France, et que grâce à l\u2019augmentation du nombre de ses naissances, depuis la libération, la France avait augmenté sa population d\u2019un million.Suivant la formule des congrès français.trois grandes questions étaient à l\u2019ordre du jour: 1° la dilatation des bronches; 2° les toxicoses du nourrisson ; 3° les troubles du langage chez l\u2019enfant.La dilatation des bronches est un sujet mé- dico-chirurgical: le point de vue anatomique et radiologique fut exposé par R.-A.Mar- quézy et P.Renault (Paris); les indications du traitement chirurgical par P.Santy, M.Bérard et P.Galy (Lyon). LETONDAL: LE DOUZIÈME CONGRÈS DES PÉDIATRES Dans l\u2019ensemble le pronostic de la dilatation des bronches chez l\u2019enfant est amélioré, par suite d\u2019une plus grande précision dans le dia- gnost:e, permettant une thérapeutique radicale, c\u2019est-à-dire l\u2019acte opératoire, qui seul peut guérir cette affection à l\u2019heure présente.Bien que d'immenses progrès aient été accomplis dans le domaine de l\u2019hygiène et de la médecine préventive chez le nourrisson, 1l existe encore de nombreux cas de toxicoses dans les services hospitaliers.Et cet état gravissime, qui porte aussi les noms de choléra infantile (Parrish), diarrhée cholériforme (Marfan), et que nous avons proposé en 1931 de désigner sous celui d\u2019anhydrémie (2) (Marriott), pour souligner l\u2019importance de la déshydratation, a fait l\u2019objet de nombreux travaux en France, dans ces dernières années, sous l\u2019impulsion de Ribadeau-Dumas.C\u2019est l\u2019un de ses élèves, J.Lévesque, qui, avec R.Bastin et J.Lafourcade (Paris).a étudié la question au double point de vue étiologique et pathogénique.Ils ont soutenu que la toxicose est un état neuro-toxique (Ri- badeau-Dumas), que cet état est la conséquence d\u2019une irritation neuro-végétative, démontrée expérimentalement et prouvée par le caractère des lésions anatomiques, en part'eulier par les lésions cérébrales, qui sont constantes.La neuro-toxicose peut avoir une origine endogène ou exogène.Pour les auteurs français, elle est le plus souvent d\u2019origine parentérale, secondaire à une oto-mastoïdite.Laissant de côté cet aspect du problème, G.Fanconi (Zurich) concentre son rapport sur les altérations physico-chimiques des humeurs de l\u2019organisme et montre l\u2019intérêt des recherches de laboratoire, pour diriger le traitement, préciser les indications des sérums artificiels et de la transfusion.Le point de vue biologique est approfondi par J.Chevrolle (Paris) dans une étude sur le 2.Paul LETONDAL.L'Anhydrémie des enfants du premier-âge (Annales Médico-Chirurgicales de l\u2019Hôpital Sainte-Justine, 1931, p.).Thèse pour l\u2019agrégation en pédiatrie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.1115 métabolisme de l\u2019eau, les ions, la protidémie, les liquides intra-cellulaires.Les troubles du langage chez l\u2019enfant faisaient l\u2019objet du dernier rapport présenté par CI.Launay, Mme Borel-Maisonny, H.Du- chêne et R.Diatkine (Paris).C\u2019est là un nouveau chapitre de pathologie infantile, d\u2019un grand intérêt pratique, que les auteurs ont eu le rare mérite d\u2019avoir écrit pour la première fois en France.Ils distinguent les troubles graves (aphasie, audi-mutité, etc.), extrêmement rares, des troubles mineurs (troubles de l\u2019articulation, bégaiement), d\u2019observation courante.L\u2019âge favorable pour l\u2019application des méthodes médico-pédagogiques est de 4 à 7 ans, avant l\u2019acquisition de la lecture.Les séances du congrès avaient lieu, le matin au grand amphithéâtre de la Faculté de médecine, l\u2019après-midi dans la salle du Conseil.Toutefois, il y eut une exception à la règle, qui constituait une innovation en France.Le vendredi 3 juin, avait été organisé une matinée clinique avec présentation de malades dans les différents services de pédiatrie de Paris: Enfants-Malades (Robert Debré, Marcel Fe- vre, G.Heuyer, Maurice Lamy, Julien Huber, M.Chevalley); Saint-Vincent-de-Paul, qui éta.t autrefois les Enfants-Assistés (Mar- ce! Lelong, P.Petit et R.Jcseph) ; Trousseau (Jean Cathala et R.-A.Marquézy); Saint- Louis (Raymond Turpin); Salpétrière (Jean Lévesque et Jean Fouquet); Hérold (Clément Launay et Julien Marie); Bretonneau (Robert Clément et Henri Janet); Pasteur (René Martin et B.Weill-Hallé); Hôpital Saint- Joseph (Semelaigne); Ambroise-Paré (Rou- dinesco).Il y avait en plus, au programme, la visite de deux établissements d'hygiène infantile: l\u2019Ecole de Puériculture de la Faculté de médecine de Paris, que dirige le professeur Lelong, et la fondation Paul-Parquet pour nourrissons hypotrophiques et convalescents, dont le mé- decin-chef est le docteur Marcel Maillet. 1116 L'Ecole de Puériculture avec son lactarium (banque de lait de femme) et son service modèle de prématurés mérite une mention spéciale.Selon la coutume, un dîner était offert aux congressistes, le jeudi soir 2 juin, au Restaurant « Le Doyen », dans les Champs-Elysées, avec comme attraction un chœur de France, interprétant des chansons de folklore.Enfin, pour terminer ces journées d\u2019études, et dans le but de nous faire connaître et apprécier la campagne française, une excursion à Reims, au pays du champagne, où un diner nous fut servi en compagnie du docteur et de madame Lesné, et du ministre de la Santé en personne, M.Pierre Sehneiter, dont c\u2019est le L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetix AMLFC.\u2014 Montréal, septembre 1949 pays natal et la circonscription électorale.Atmosphère de gaieté et de détente.Conversation des plus amicales avec le professeur G.Fanconi, président du prochain congrès international de pédiatrie à Zurich en 1950, avec les professeurs Guest (de Cincinnati, U.S.A.), de Toni (de Gênes), Chaptal (de Montpellier), Fontan (de Bordeaux) Rohmer et Woringer (de Strasbourg).Visite \u2018de la célèbre cathédrale de Reims.Retour dans la soirée à Paris.On se quitte en se disant au revoir à Zurich l\u2019an prochain, ou à Alger en 1951, où aura lieu sous la présidence du professeur C.Sarrouy le prochain congrès des pédiatres de langue française. RAPPORT DU CONGRÈS DE L\u201cAMERICAN GOITER ASSOCIATION\u201d, Madison, Wis., 26, 27, 28 mai 1949.Réal DORE, Hôpital Général de Verdun.L\u2019« American Goiter Association » a tenu son congrès annuel à Madison, Wis., les 26, 27, 28 mai dernier.Le choix du docteur Arnold S.Jackson, chirurgien de la clinique Jackson de Madison, à la présidence était des plus judicieux.Son dynamisme, son jovial entrain, sa grande compétence en la matière, sa courtoisie lui ont permis de rendre très vivantes les séances d\u2019étude.Un programme peut-être un peu trop chargé de questions concernant la glande thyroïde, vue sous de nombreux et différents angles, s\u2019est quand même exécuté avec une ponctuall- té\u2026 américaine.Tous les ans, les rapporteurs choisis par le comité du programme sont toujours les plus éminents des confrères américains.À la lumière de leurs travaux scientifiques et de leur vaste expérience clinique, l\u2019auditeur se rend compte que l\u2019horizon de l'inconnu de la physiologie et de la pathologie de la glande thyroïde tend à s\u2019éloigner d\u2019année en année.Ce qui explique le grand intérêt que comportent ces réunions annuelles.Contrairement à la coutume qui a cours chez nos confrères américains à l\u2019occasion de leurs congrès, cette fois-ci, un programme mondain a enjolivé, on ne peut plus, le séjour, à Madison, des épouses des congressistes.Il y eut thé, cocktail, parade de modes., lunch, visite de la ville, cinéma, réception chez le gouverneur de l\u2019Etat du Wisconsin, Osear Rennebohm.Dans l\u2019élaboration de ces nombreux événe- ments sociaux, je tiens à mentionner tout particulièrement, c\u2019est aussi le désir de mon épouse, la part active qu\u2019a prise la charmante épouse du docteur Jackson.Madame Jackson, d\u2019une très agréable personnalité, a rempli admirablement bien le rôle d\u2019hôtesse qui lui était dévolu.Son aimable attention envers toutes les congressistes fut très appréciée.Grâce à son concours mon épouse, peu familière avec la langue anglaise, fut accompagnée de sympathiques Américaines dont quelques-unes possèdent une connaissance assez approfondie de la langue française, langue qu'elles semblent beaucoup aimer à parler.Nous lui en sommes très reconnaissants.Avant le congrès j'ai passé une journée entière dans le département de la radio- activité de l\u2019hôpital universitaire: «State of Wisconsin General Hospital.» Le docteur E.C.Albright, connaissant les secrets actuellement découverts de la radioactivité, a poussé l\u2019amabilité jusqu\u2019à laisser de côté ses activités quotidiennes pour me faire parcourir, avec force détails, le champ excessivement vaste, tant théorique que clinique, que constituent la production, les manipulations très délicates, les services que rend le « Geiger Mueller Counter » et l\u2019emploi clinique de l\u2019iode radio-actif, chez l\u2019hyperthy- roïdien.I] m\u2019est impossible pour le moment de donner de plus amples précisions à ce sujet, n\u2019ayant pas la compétence suffisante pour ce faire.Sous peu le docteur Albright me fera parvenir un travail qu\u2019il est sur le point de compléter.travail comprenant la théorie et l\u2019usage médical de l\u2019isotope 1-131 dout il a expérimenté les effets cliniques chez au delà de 100 cas de goitres toxiques.Dès que reçu, j'en publie- 1118 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 rai un résumé pour le bénéfice des lecteurs de L\u2019Union Médicale.Je puis tout de même conclure que l\u2019iode radio-actif est un élément thérapeutique très prometteur dont bénéficieraient actuellement certains goitreux toxiques en défaillance cardiaque ou en voie de cancérisation ou d\u2019âge avancé.Les thiouracils ont fait le sujet d\u2019une dis- eussion prolongée.Tous \u2018reconnaissent une grande valeur thérapeutique à ces éléments dans l\u2019hyperthyroïdie ou dans la préparation à la thyroïdectomie.Mais ils ne semblent pas encore procurer une guérison définitive.La complication que l\u2019on craignait, l\u2019agranulo- eytose, n\u2019est pratiquement plus à redouter, les doses thérapeutiques nous étant bien connues maintenant.Le tétrabromethyronine et le tétrachlore- thyronine, auxquels on attribuait une action assez et même très active dans l\u2019hypothyroïdie ou le myxœdème, ont été employés dans 5 cas dont les observations nous ont été présentées.Ces éléments n\u2019ont pas, comme on le croyait, la propriété de favoriser l\u2019hyperplasie thyroïdienne.La thyroxine, à la portée de tous, reste encore l\u2019élément actif préféré dans la déficience thyroïdienne.L\u2019épithélioma thyroïdien est toujours un sujet d\u2019actualité, vu les dégats qu\u2019il cause encore de nos jours et son nombre croissant.Ses différentes formes cliniques et anatomo-pa- thologiques ont été longuement discutées.Je me limite à quelques conclusions pratiques.17% des adénomes sont voués à la cancérisation.La cancérisation est plus fréquente chez l\u2019homme que chez la femme.Le métabolisme basal étant toujours normal dans l\u2019adénome en voie de cancérisation, il ne faut pas se baser sur ce test pour en conclure que la tumeur en cause est de nature bénigne ou maligne, tendance qui a cours chez quelques médecins mais surtout chez les goitreux eux- mêmes qui ont en général une foi quasi illimitée en ce test.L'iode radio-actif, de découverte plutôt récente, est le sujet préféré, présentement, des physiciens et des cliniciens.La physiologie et la pathologie de la glande thyroïde se sont enrichies de connaissances nouvelles, excessivement importantes et pratiques, grâce aux faits révélés par l\u2019emploi de l\u2019iode radio-actif.Cet élément permet de se rendre compte d\u2019une manière très précise du degré d\u2019activité de la vésicule thyroïdienne, activité déterminée par le détecteur « Geiger Mueller Counter ».Une statistique présentée dit que dans 83% des cas d\u2019hyperplasie thyroïdienne les résultats sont bons.8% ont présenté du myxœdème.Il est plus prudent, semble-t-il, pour le moment de ne pas traiter les adolescents avec l\u20191-131, ne connaissant pas encore suffisamment les conséquences futures auxquelles sont vouées les vésicules thyroïdiennes de l'enfant.L\u2019isotope 1-131 trouve des indications précises dans l\u2019hyperthyroïdie grave avec défaillance cardiaque, chez les personnes âgées, dans les cas de récidive sans augmentation du moignon et dans le cancer thyroïdien non opérable.Une micro-photographie a montré une transformation scléreuse du tissu cancérisé avec, ici et là, quelques vésicules thyroïdiennes peu actives.Il y eu une séance appelée « Round table discussion ».Quelques confrères, dont la compétence est reconnue et appréciée, sont mis en opposition.Chacun y va de son opinion personnelle qui n\u2019est pas toujours celle du confrère.Le côté pratique, clinique, d\u2019un sujet est discuté à fond.Les auditeurs en retirent toujours des connaissances dont bénéficieront leurs patients.C\u2019est à souhaiter que cette habitude se perpétue là-bas et naisse ici.Le docteur B.T.King, de Seattle, Was., épris plus que jamais, depuis 15 ans, de l\u2019innervation du larynx, a apporté de nouveau sa contribution inappréciable à la chirurgie du goitre.Après avoir décrit les anomalies anatomiques des nerfs récurrents, il a schématisé = corm DORÉ: RAPPORT DE CONGRÈS les moyens de contourner les difficultés de leur recherche et d\u2019éviter de les léser et surtout de les sectionner.Les chirurgiens sont tout oreilles et tout yeux quand King fait part de ses trucs techniques.I] préconise l\u2019anesthésie locale ou générale superficielle.Il y a moins de risques, prétend- il, pour prévenir toute lésion ou section des récurrents, de les localiser qu\u2019il y en a de pratiquer une thyroidectomie sans savoir ou ils sont.Mes erreurs passées me donnent la conviction que King a raison.Plus le cas est laborieux a opérer, telle une récidive, plus les nerfs récurrents sont exposés à être lésés.Un travail qui a attiré l\u2019attention de tous est celui du docteur E.©.Bartels, de Boston, travail intitulé: « Métabolisme pratiqué sous anesthésie générale».Avec statistiques et observations à l\u2019appui, Bartels a prouvé que c\u2019est le seul moyen de connaître exactement le métabolisme de base.Cette technique est mise en pratique à la Clinique Lahey dans les cas discutables ou limites (borderline case).Le docteur G.M.Curtis, de l\u2019Université de Colombus, Ohio, homme éminent de laboratoire, a décrit une technique simplifiée pour la détermination de l\u2019iode sanguin.Dès que son texte me sera parvenu, j'en publierai la traduction.La détermination de l\u2019iode sanguin permet de connaître le degré d\u2019activité de la vésicule thyroïdienne.1119 Ce test, quoique délicat d\u2019exécution, est sûrement plus précis que ne l\u2019est le métabolisme basal.De tout ce que comportait ce congrès de travaux scientifiques, de recherches «in vi- tro », de faits cliniques pratiques, je n\u2019ai effleuré que les grandes lignes.En prenant connaissance du rapport complet de ce congrès, le lecteur se rendra compte du travail formidable que s\u2019imposent nos confrères américains pour connaître davantage la fonction normale de la glande thyroïde et sa pathologie.(1949 Transactions of the American Gor- ter Association.Charles C.Thomas, Publisher.301-327 E Lawrence Ave.Springfield, Ill.) Chaque fois que j\u2019assiste au congrès annuel de cette association, j'en reviens convaineu que les médecins américains sont des travailleurs acharnés.Ils n\u2019ont rien à envier à toute autre école.En plus d\u2019être des scientistes de grande valeur, leurs travaux comportent toujours un côté pratique très apprécié des auditeurs.Ils jouent franc jeu.Ils citent leurs statistiques telles qu\u2019elles sont, leur pourcentage de succès, d\u2019insuccès et de mortalité, les causes de celle-ci, leurs erreurs.Ils sont d\u2019une honnêteté scientifique admirable et enviable. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Peut-on agir contre la sclérose latérale amyotrophique?Maladie dégénérative des ncurones moteurs central et périphériques, d\u2019étiologie inconnue, elle conduit à l\u2019impotence et à la mort en quelques années.Jusqu\u2019ici aucun agent n\u2019a pu juguler son évolution.Dernièrement on tenta l\u2019injection intraveineuse de rouge trypan à 1% dans de l\u2019eau et de rouge vital à la même concentration, pour diminuer la perméabilité méningée.Résultats incomplets.mais encourageants en vue de recherches ultérieures aig'il- lées dans cette direction.(Aird: Arch.Neur.Psy, 59: 779, 1948.) Le hoquet Le sulfate de quinidine devrait être tenté contre le hoquet persistant.Injection intra- -musculaire de 10 grains répétée, si nécessaire, toutes les heures à 3 ou 4 reprises.Puis, si le hoquet est contrôlé, administration buccale de 5 grains du même médicament toutes les 2-3 heures.Par cette médication, on aurait obtenu par cette méthode un succès complet chez e ag 6 malades, une diminution appréciable chez 2, et un seul échec suivit son emploi.C\u2019est par hasard qu\u2019on prit connaissance de cette action, ayant stoppé un hoquet persistant d\u2019un malade chaque fois qu\u2019on lui administrait de la quinidine dans le but de traiter son arythmie.(Bellet et Nadler: Amer.Journ.Med.Sc., 216: 680, 1948.) La pénicilline aqueuse toutes les 12 heures dans la pneumonie 79 sujets à pneumonie lobaire furent traités à la pénicilline G aqueuse injectée à la dose de 300,000 unités toutes les 12 heures tant que dura l\u2019hyperthermie et toutes les 24 heures pour deux jours subséquemment.En comparaison avec les résultats constatés chez 69 pneumoniques traités à la pénicilline + aqueuse toutes les 3 heures et chez 58 autres soumis à la pénicil'ine dans de la cire d\u2019abeille et de l\u2019huile à la dose de 300,000 unités toutes les 24 heures, les effets du premier mode de traitement se sont montrés aussi favorables et même légèrement supérieurs.Cela tend à démontrer que le postulat du maintien uniforme de la concentration de la pénicilline dans le sang par injection toutes les 3 heures de la solution aqueuse, pour atteindre le rendement optimum, n\u2019est pas conforme à la vérité.Cette preuve clinique et d\u2019autres d\u2019ordre expérimental ébranlent une conception qui paraissait solidement établie.(Termulty et Zu- brod: New England J.Med., 239: 1033, 1948.) L'application topique de fluor contre la carie dentaire On utilisa des applications de fluorure de sodium en solution à 2%, précédées d\u2019un nettoyage dentaire dont l\u2019omission réduirait de 50% l\u2019efficacité de la méthode.D'autre part, il ne paraît pas utile de procéder à plus de 4 applications et elles garderaient leur efficience pendant une période d\u2019au moins trois ans.Il apparaît comme si un tel usage local du fluor réduisait de 40% l\u2019indice d\u2019installation et de développement de la carie dentaire.(Galagan et Knutson: Pub.Health Rep., 63: 1215 1948.) L'auréomycine et la streptomycine comme traitement de la brucellose Quatre sujets atteints de brucellose aiguë guérirent par cettre thérapeutique combinée: 3 grammes d\u2019auréomycine buccale par jour (50 mg.toutes les 6 heures); deux grammes de dihydrostreptomyecine toutes les 24 heures, partagés en 2 ou 4 doses.Cette méthode paraît la meilleure à date et pourra amener la guéri- stn d\u2019une brucellose aiguë sans complicat:on, en 12 à 14 jours.(Herrel et Barber: Proc.St.Meet.Mayo Clin, 24: 138, 1949.) MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Le traitement du barbiturisme aigu On rapporte annuellement 400 suicides par le phénobarbital aux Etats-Unis.En moyenne, 4 grammes est la dose léthale.Elle varie cependant selon les individus de 2 à 6 grammes.La picrotoxine paraît être le traitement idéal de l\u2019intoxication barbiturique aiguë.Cette substance stimulante permet de maintenir le tonus respiratoire et circulatoire à un niveau suffisant pendant la période d\u2019élimination du barbiturique.Un sujet absorba 7 grammes de phénobarbital et 10 grammes d\u2019aspirine.Traité à la picrotoxine, il reprit conscience 40 heures plus tard et guérit.(Sita-Lumbsden: Lancet, 1: 217, 1949.) Contre le mal de mer et la maladie des transports Un nouveau médicament, d\u2019abord employé comme antihistaminique, la Dramamine, offrirait les meilleurs résultats contre les accidents qui accompagnent, chez certains sujets, les déplacements selon différents modes: bateau en mer, tramway, avion, automobile.Par un hasard heureux, on constata que la Dramamine prescrite contre des troubles allergiques prévenait ces très désagréables et tenaces phénomènes, Son indice d\u2019efficacité?29% des voyageurs d\u2019un navire prenant un placebo eurent le mal de mer; 14% seulement de ceux soumis à la Dramamine en furent affectés.(Lessard: Laval Médical, 14: 809 (juin) 1949.) La vitamine E dans l'angine de poitrine Onze malades furent soumis à une étude méticuleuse et sérieuse.Ils reçurent 500 mg.de tocophérols variés par jour (équivalents à 250 mg.d\u2019a-tocophérols.L\u2019angine existait depuis 1 à 10 ans.L\u2019étiologie était l\u2019artériosclérose 1121 isolée ou associée à l'hypertension artérielle dans 10 cas et syphilitique chez un malade.Aucune amélioration subjective ni objective.(Ravin et Katz: New Engl.J.Med., 240: 331, 1949.) Le traitement de l'ulcére gastro-duodénal par le sérum de malades en accalmie Les malades en accalmie de leur ulcère pos- sèdent-ils dans leur sang une immunisine à act'on temporaire?Hypothèse.A tout événement, l\u2019auteur traite des ulcéreux en crise par le sérum d\u2019autres ulcéreux au décours de leur crise.Résultat rapporté: sur 104 malades, dans 30% crise arrêtée à la suite de la première injection sous-cutanée de 10 ce.de sérum, dans 40% une seconde injection fut nécessaire quelques jours plus tard, chez 18 autres malades il fallut 3, 4 et même 5 injections.Dix échecs partiels; 20 et 30 cc.même furent in- Jectés; cinq échecs complets.(Carvaillo: La Presse Médicale, 57: 397 (30 avril) 1949.) Le coryza et les antihistaminiques D'après l\u2019observation de 572 sujets, il appa- rait que tous les symptômes furent enrayés chez 90% de 21 cas si le traitement est appliqué durant la première heure de coryza; chez 87% de 55 cas, durant les deux premières heures; chez 74% de 155 cas, si le traitement n\u2019est pas appliqué plus tard que 6 heures après le début; chez 70% de 234 malades s\u2019il est commencé avant 12 heures depuis les premiers symptômes.Il semblerait que la phase initiale du coryza soit une réaction allergique que les antihistaminiques (2-3 doses) (Néo Antergan, Péribenzamine, Benadryl, Thenylène, Hista- dyl) peuvent faire avorter.(Brewster: U.S.Nav.Med.Bull, 49: 1, 1949.) Roma AMYOT INSTRUMENTS NOUVEAUX ee ++ UNE NOUVELLE SOURCE DE « POUVOIR POSITIF » POUR L\u2019ENDOSCOPIE: LE TRANSFORMATEUR « J ET L ».Jusqu\u2019à ces derniers temps, toute méthode positive d\u2019obtenir un pouvoir électrique convenable pour certaines endoscopies médicales ne semblait pas avoir été réalisée et l\u2019on en restait là.Quand on utilisait des piles sèches en endoscopie, le pouvoir électrique transmis se montrait variable, puisqu\u2019il dépendait de l\u2019âge des cellules.Les connections entre les cellules se relâchaient, donnant lieu, dans l\u2019ampoule électrique, à une lumière d\u2019intensité variable, et tout mouvement ou traction exercée sur le câble de connection risquait d\u2019occasichner une obscuration au moment où l\u2019on avait le plus besoin de lumière.Habituellement, tous les appareils à génération électrique de nature chimique sont sujets à des perturbations, dont la plus ennuyeuse, à part la déperdition graduelle de constituants chimiques, est, sans aucun doute, le fait d\u2019avoir à souffrir d\u2019une augmentation subite du voltage au moment où le circuit est ouvert, ce qui fait souvent sauter l\u2019ampoule électrique.Ce phénomène s\u2019explique: le voltage baisse légèrement quand les piles sont chargées, 11 s\u2019élève quand le courant est interrompu.De plus, la méthode consistant à élever ou à baisser le voltage dans l\u2019ampoule électrique devenait une cause de perturbation, \u2018du fait que l\u2019on ne pouvait toujours obtenir une augmentation ou une diminution graduelle du courant.Avec les piles sèches, un drainage des différentes cellules de la pile se produit et engendre un courant tel, qu\u2019une, deux ou plusieurs cellules sont mises en opération, selon l\u2019intensité de l\u2019illumination que l\u2019opérateur cherche à obtenir.le > L'idée nous vint de nous adresser à une sour- \u2018ce plus puissante de courant direct plutôt qu\u2019aux piles sèches pour l\u2019illumination, mais là encore, l\u2019on se trouve en présence de nouveaux problèmes.Plus le courant est élevé, plus la « résistance » ou la « boîte à résistance » doit être élevée afin de diminuer le courant ou le voltage et éviter ainsi de brûler l\u2019ampoule électrique.L\u2019on voit par là qu\u2019il devient nécessaire de construire une boîte contenant une « résistance ».Or, cette boîte, dans le cas présent, devient très chaude au point de réchauffer même l'air environnant l\u2019opérateur.Le même ennui se retrouve toujours lorsque l\u2019on se sert d\u2019une « résistance » au moyen de fils enroulés qui absorbent aussi énormément de chaleur.Un INSTRUMENTS NOUVEAUX appareil de ce genre est gros et difficilement transportable.Tous ces faits ayant été expérimentés, l\u2019un de nous a pensé s\u2019adresser, pour les instruments d\u2019endoscopie, à une source standard de courant alternatif, tel qu\u2019utilisé dans toute maison, réalisant ainsi un appareil facile à transporter.Le courant alternatif a plusieurs avantages quand 1l s\u2019agit d\u2019opérer de petits instruments.Si la source de courant est standard, elle peut être reliée pratiquement à n\u2019importe quelle prise de courant d\u2019une maison moderne.Or, grâce au courant distribué par les compagnies de pouvoir électrique, le voltage fourni à la plupart des maisons est très constant.Un des faits les plus intéressants révélés par le courant alternatif, c\u2019est que le voltage passe du zéro au plein voltage dans une direction pour devenir réversible aussi vite.On appelle « fréquences » ou « cycles » le nombre de fois par seconde où se répète cette opération.Du moment que la « fréquence » est suffisamment haute, et elle l\u2019est dans la plupart des endroits, le changement de voltage d\u2019une direction dans l\u2019autre passe inaperçu et la lumière qui en résulte est beaucoup plus vive qu'avec le courant direct.Du même coup, l\u2019ef- fet-chaleur est de beaucoup diminué.Dans le cas du courant alternatif l\u2019appareil qui abaisse le voltage fourni par le pouvoir électrique, suffisamment pour éclairer une ampoule électrique, s\u2019appelle un transformateur qui, s\u2019il est convenablement construit, produira peu ou pas de chaleur.Avec des appareils construits selon les règles acceptées ou standard et munis de connections convenables, le voltage qui alimente l\u2019ampoule électrique augmente graduellement de zéro à un voltage suffisant pour fournir quatre ou cinq fois le pouvoir-chandelle engendré par d\u2019autres types de transformateurs.C\u2019est ce qui a été réalisé dans ce nouveau type de transformateur.Grâce à sa source de courant alternatif, la lumière émise par l\u2019ampoule électrique est de beaucoup plus vive qu\u2019avec les autres instruments.1123 * # * Le facteur-poids à transporter est, pourrait- on dire, négligeable; l\u2019appareil entier pèse à peine trois ou quatre livres et se relie rapidement aux prises de courant des murs.Au moyen d\u2019un contrôle progressif (gain control), on obtient un accroissement et un décroissement tout à fait graduels du voltage facile à manier par l\u2019opérateur et on évite ainsi de faire brûler les ampoules au début d\u2019un examen.Ceci s\u2019explique: le voltage qui alimente l\u2019ampoule, étant très bas, permet au filament de celle-ci de chauffer et de se dilater graduellement.Il semble indiqué ici de souligner l\u2019importance du facteur « sécurité » pour ce qui a trait à ce transformateur, dont la source d\u2019alimentation provient d\u2019une fiche de courant standard.Rappelons que les règlements du Bureau des Examinateurs Electriciens exigent que tout appareil recevant son courant de source commerciale soit muni d\u2019une enveloppe métallique ou autre, convenablement reliée à la terre ou « ground », par un câble qui court de l\u2019enveloppe métallique contenant le transformateur à une autre source prenant contact plus loin avec la terre, telle que les tuyaux d\u2019eau chaude ou d\u2019eau froide ou une partie d\u2019un radiateur.Quand ceci est réalisé, il n\u2019existe plus de danger de shock ou de brûlure pour l\u2019opérateur ou le malade, s\u2019il venait à se produire un accident dans le transformateur.Seul le fusible dans le circuit auquel l\u2019appareil est relié, peut sauter et ce fusible continuera d\u2019exploser tant que la source du courant n\u2019aura pas été réparée ou que la cause du « ground » n\u2019aura pas été supprimée.Ce système est habituellement réalisé au moyen d'une corde d\u2019appoint contenant trois fils, soit deux pour alimenter le transformateur et un troisième pour établir une connee- tion avec la terre.Dans un appareil à courant alternatif bien construit, l\u2019on peut varier les combinaisons de voltage, de « fréquences » ou de « cycles », de telle sorte que la source de courant devienne 1124 très maniable et puisse être réglée pour fournir un courant à une grande variété d\u2019ampoules électriques ou autres parties semblables.Il faut aussi mentionner que la source de pouvoir électrique décrite ici n\u2019est pas construite pour opérer des cautères électriques ou autres appareils chirurgicaux réclamant une source beaucoup plus élevée de courant, pour fonctionner convenablement.* sk * En conclusion, on peut affirmer que ce nouveau transformateur, à la suite de tests appropriés, réunit les avantages suivants: 1.Il fournit quatre ou cinq fois plus de lumière à tout instrument d\u2019endoscopie (gastro- scope, rectoscope, pleuroscope, oto-rhino-la- ryngoscope, bronchoscope ou péritonéoscope, ete.).1.Concessionnaires actuels pour le Canada: J.E.Racine & Compagnie Limitée.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLenin AMLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 2.Cette lumiere conduit trés peu de chaleur dans les ampoules électriques en opération et, par conséquent, prévient l\u2019explosion des ampoules électriques pour un voltage donné, là où ces mêmes ampoules auraient pu sauter si elles avaient été reliées à des transformateurs ou à des « résistances variables » actuellement utilisées pour endoscopies.3.Grâce à ce voltage bas, mais plus encore, grâce au peu de chaleur irradié par les ampoules utilisant ce type de transformateur, il est prouvé dans de nombreux cas que les muqueuses venant en contact avec ces ampcules lumineuses ne courent pas le risque d\u2019être brû'ées ni blessées, tel que cela se présente souvent avec les transformateurs actuels.4.Cependant, le voltage maximum à utiliser varie selon les appareils endoscopiques employés par le médecin.(1).J.et L.\u201c3 Union Medicale Variétés ACADÉMIE DE MÉDECINE.Emploi de la margarine.M.Riche a été appelé à faire un rapport sur l\u2019emploi d\u2019une substance, dont l\u2019usage tend à se répandre de plus en plus et par conséquent intéresse à un haut point l\u2019hygiéniste.La margarine ayant été substituée au beurre dans la cuisine de l\u2019asile de Ville Evrard, l\u2019Académie avait été appelée à donner son avis sur la possibilité de substituer ce corps gras au beurre.M.Riche a d\u2019abord fait remarquer que la plus grande partie de la margarine fabriquée à Paris était expédiée en Hollande, d\u2019où elle se répandait ensuite dans les colonies et l\u2019Angleterre, et que l\u2019autre quittait Paris pour la Normandie et la Bretagne.d\u2019où elle venait incorporée en plus ou moins grande quantité aux beurres de ces pays.La margarine, fabriquée d\u2019abord d\u2019après le procédé Mège avec des graisses de choix et par des moyens assez compliqués, est au- jourd\u2019hui faite dans de tout autres conditions.Elle est faite beaucoup plus économiquement; on la mélange d\u2019huile d\u2019arachides et on obtient ainsi un produit impur d\u2019une grande importance dans l\u2019hygiène si l\u2019on songe qu\u2019il s\u2019en fabrique plus de 15,000 kilogrammes par jour à Paris et dans les environs.Le goût communiqué par cette substance est âcre, infiniment désagréable, et ce n\u2019est que dans certaines conditions particulières qu\u2019on peut la rendre tolérable.D'ailleurs l\u2019analyse indique que tandis que le beurre renferme 85 à 90 pour cent d\u2019acides gras insolubles dans l\u2019eau, la margarine en contient 95 pour cent environ.Aussi, malgré l\u2019économie très sensible du Canada\u2019 en 1880 qui résulte de son emploi, la Commission a-t-elle jugé qu\u2019on devait la rejeter d\u2019une façon absolue.Journal de Médecine et de Chirurgie.* DES MORTS SUBITES CAUSÉES PAR L\u2019EXCITATION POLITIQUE.Les dernières élections en Angleterre, qui ont amené le parti libéral au pouvoir, ont occasionné comme d\u2019habitude un assez grand nombre de morts subites.Rien que dans l\u2019élection de Birmingham on n\u2019en signale pas moins de quatre, presque toutes arrivées à des orateurs de clubs ou de réunions publiques, après des discours agités.Il faut reconnaître toutefois que dans leur ensemble, et après avoir recueilli les renseignements les plus circonstanciés sur tous les points du royaume, ces morts subites ont pour la plupart frappé des personnes qui passaient pour avoir une affection cardiaque.On comprend facilement que les longs discours, les cris, les bravos prolongés ne conviennent pas à des ventricules dilatés et amincis, joints à des emphysèmes pulmonaires.C\u2019est donc un devoir pour le médecin de mettre en garde ses clients suspects, aux époques de renouvellement des Chambres.Il est encore un fait bien curieux à signaler et qui ne s\u2019est pas encore produit.que nous sachions.Parmi ces nombreux cas de mort subite.aucun n\u2019a eu lieu chez les tories, qui se sont sans doute moins surexcités que leurs heureux rivaux.(British medical journal.) \u2014 Lyon médical. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables.on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Harvey J.AMSTERDAM, David M.GRAY- ZEL et Alexander L.LOURIA.\u2014 Héman- gio-endothélioblastome du cœur.( Heman- gio-endothelioblastoma of the heart.) \u201cAm.Heart J., 37: 291 (fév.) 1949.C\u2019est le cas d\u2019un monsieur de 54 ans qui se présente pour œdème des membres inférieurs depuis 4 mois, dyspnée d'effort, œdème des paupières et augmentation du volume de l\u2019abdomen.L\u2019auscultation décelait un rude souffle systolique et un troisième bruit cardiaque à la pointe.Les veines du cou étaient dilatées, le foie hypertrophié, la base gauche contenait un petit épanchement, et 'ECG indiquait un bloc atypique de la branche droite du faisceau de His.Puis il présenta une cyanose pourpre de la face, du cou et des extrémités.Chose remarquable, à pouvait supporter la position horizontale absolument sans inconvénient.et la cyanose était plus marquée à la téte, au cou et aux extrémités supérieures qu\u2019aux extrémités inférieures.On conclut alors à un obstacle au retour du sang par la veine cave supérieure.Le patient mourut subitement au cours d\u2019une seconde hospitalisation après une courte période de nausées et d\u2019essoufflement.A l\u2019autopsie, on trouva dans le cœur droit une masse pédiculée qui descendait dans le ventricule et remontait jusqu\u2019aux orifices des veines caves.Son pédicule était fixé au pilier infundibulaire de la valvule atrioventriculaire droite.| Au microscope, il s\u2019agissait d\u2019une tumeur fortement vasculaire nécrosée par endroits, composée principalement d\u2019hémangioblastes à structure alvéolaire ou en nid, et de cellules endothéliales.Aucune figure de mitose.Les tumeurs cardiaques sont malignes par leur localisation indépendamment de leur histopa- thologie.Elles sont situées plutôt dans l\u2019atrium, et de préférence dans l\u2019atrium droit.Les principaux symptômes: symptômes de décompensation cardiaque réfractaires à la digitale, hémopéricarde inexpliqué, arythmie ou bloc cardiaque, élargissement localisé, ou irrégularité de la ligne du cœur, et altération des signes cardiaques avec la position du patient.J.-Roger GAREAU À.J.GABRIELE et A.MARBLE.\u2014 Expérience clinique avec une nouvelle insuline pro- tamine modifiée (NPH-50).(Clinical experience with a new modified protamin insulin (NPH-50).\u2018Amer.Journ.of Digestive Diseases\u201d, 16: 197 (juin) 1949.Les A.rapportent les résultats cliniques obtenus par l\u2019emploi d\u2019une nouvelle insuline- protamine modifiée (NPH-50) chez 94 enfants diabétiques, dont l\u2019Âge variait de 3.3 à 16.3 ans.Cette étude fut conduite dans un camp d\u2019été pour enfants diabétiques, où les conditions de diète et d\u2019activité physique pouvaient être facilement contrôlées.Les A.ont pu démontrer qu\u2019une seule injection d\u2019insuline NPH-50 permettait un meilleur contrôle du diabète que la combinaison usuelle d\u2019insuline ordinaire et d\u2019insuline-pro- tamine-zine, donnée en deux injections séparées avant le déjeuner.Le degré de contrôle du diabète fut jugé par le dosage du sucre urinaire, quatre fois par jour, ainsi que par l\u2019é- 1126 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriy AMLT .C.\u2014 Montréal, septembre 1949 tude de la glycémie, faite a jeun, deux fois la semaine.Des glycémies répétées toutes les deux heures révélerent que le début d\u2019action de cette nouvelle insuline était plus rapide que celui de l\u2019insuline-protamine-zine et que cette action se prolongeait environ trente heures après l\u2019in- Jection.L\u2019effet maximum se fait sentir vers la fin de l\u2019après-midi.Conséquemment, en diminuant les glucides du déjeuner et en donnant un goûter l\u2019après- midi et le soir, les auteurs ont pu diminuer considérablement la fréquence des réactions hypoglycémiques.L\u2019emploi d\u2019une seule injection par jour et le meilleur contrôle obtenu avec cette nouvelle insuline contribuèrent à augmenter la joie de vivre de ces jeunes diabétiques.Jean PRUD'HOMME M.LECHELLE.\u2014 Etude d\u2019une variété particulière de réactions méningées cliniques au cours des affections génitales chez la femme, intégrité du L.C.-R.Curabilité immédiate de la méningite par un traitement chirurgical approprié de l'affection pelvienne.\u2018Bull.et Mém.de la Soc.Méd.des Hôp.de Paris\u2018, 65: 341, 1949.M.Léchelle rapporte 6 observations de malades présentant un syndrome méningé clinique complet avec examen négatif du L.C.-R.au cours d'infections pelviennes: salpingites, séquelles infectieuses d\u2019accouchement, avortement, grossesse extra-utérine en voie de rupture.Cliniquement, les signes card\u2018naux du svn- drome méningé sont au complet: constipation à peu près constante; raideur de la nuque, signes de Kernig, de Brudzinski, de Lasègue régulièrement observés; photophobie presque constante; état d\u2019indifférence, raie vaso-mo- trice; hyperalgésie cutanée; réflexes ostéo-ten- dineux nouveaux.Par contre jamais de paralysie des nerfs crâniens ni des membres.L\u2019hyperthermie est constante, assez modérée à 38-39°.Le L.C.-R.est rigoureusement normal.La ponction lombaire soulage la céphalée.Le germe causal le plus souvent retrouvé est le streptocoque hémolytique parfois associé à des anaérobies.Les traitements chirurgicaux (curettage, colpotomie) et médicaux amènent une régression parallèle des symptômes et des troubles méningés: chute de la température et cessation du syndrome méningé sont synchrones.La pathogénie de ces réactions est obscure elles ne se rencontrent pas chez l\u2019homme atteint de syndrome infectieux pelvien.Y-a-t-il une méningite que ne reflète aucune altération du L.C.4R.?S'agit-il d\u2019une altération hormonale d\u2019origine infectieuse ou non, susceptible d\u2019entrai- ner, par l'intermédiaire.du système neuro- végétatif, une réaction méningée?Conclusion.11 est intéressant de connaître ces réactions méningées qui simulent la méningite tuberculeuse au début.Leur curabilité par une thérapeutique dirigée contre l\u2019affection génitale, cause du syndrome nerveux, permet de porter un pronostic constamment favorable.G.DAGUET J.H.BUCHENAL, W.P.L.MYERS, L.F.CRAVEN et D.A.KARNOFSKY.\u2014 Les gaz moutarde dans le traitement des leucémies.(The Nitrogen Mustards in the Treatment of Leukemias.) \u2018Cancer\u2019, 2: 1 (janvier) 1949.Des six gaz moutarde utilisés en clinique.c\u2019est le Tri-(B-chloroéthyl) amine (HN3) qui a été le premier employé en 1941.C\u2019était pour traiter le lymphosarcome.Depuis, le biméthyl (B-chloroéthyl) amine (HN2) a été utilisé dans le traitement des leucémies et des lymphomes.Les résultats ont été trouvés à peu près nuls dans les cas de leucémie myéloïde aiguë, mais par contre ont été définitivement bienfaisants dans la leucémie myéloïde chronique.\u2014\u2014\u2014 ANALYSES Ces expériences ont été reprises ici sur 38 cas de leucémies: 16 étant des leucémies myé- loïdes chroniques, 17 des leucémies lymphoïdes chroniques et 5 seulement des leucémies myé- loïdes aiguës.De plus, 33 cas de leucémie ont été traités avec 4 autres variétés de gaz moutarde avec les résultats suivants: Le SK 134 a été trouvé trop toxique pour le système nerveux central.Le SK 437 favorisait la thrombophlébite et causait des nausées et des vomissements marqués.Le SK 596 devait être employé à dose trop élevée.Le SK 136 donnait des résultats à peu près identiques à ceux du HN2.De sorte qu\u2019il est recommandé ici de n\u2019utiliser que le HN2, le HN3 ou le SK136.Le HN2 a été le plus employé et trouvé le moins toxique avec le SK136.En moyenne, 0.1 mg./kg de poids a été administré par voie intraveineuse au rythme d\u2019une injection quotidienne durant 4 jours.Quelle place ces composés doivent-ils oceu- per dans le traitement des leucémies et quel est leur avantage sur les autres formes de traitement des leucémies?Un bref exposé des désavantages inhérents aux autres moyens thérapeutiques est consigné: 1) L\u2019arsenic sous forme de solution de Fowler entraine quelquefois des troubles gastro- intestinaux à dose thérapeutique.2) Le benzène provoque souvent une leucopénie marquée et une anémie aplastique.3) L\u2019uréthane devant être employé quotidiennement pendant un mois ou plus, la dose cumulative et utile prolonge trop les vomissements.4) La rœntgenthérapie et le phosphore radioactif n\u2019étant pas à la portée de tous les cliniciens, ces formes de traitement nécessitent des déplacements.Le HN2, le HN3 et le SK 136 eux ont l\u2019avantage de se donner au cabinet de consultation par voie intraveineuse (toujours par 1127 cette voie).Le traitement étant de quelques jours au plus, les vomissements et les malaises ne sont pas prolongés.Une seule injection de HN2 peut être donnée si la tolérance du patient à ce produit est connue.Une dose d\u2019entretien de 0.2 mg./kg.de poids administrée à intervalles de deux à dix semaines suffit habituellement à maintenir le patient en rémission.Un patient qui répond favorablement aux gaz moutarde, cependant, réagit également bien en général avec les autres modes de tral- tement.Ceci est vrai pour les leucémies myé- loïdes chroniques, surtout si l\u2019état général est bon au début du traitement.Les résultats sont moins heureux dans les leucémies lymphoïdes chroniques et il semble que la rœntgenthérapie et le phosphore radioactif doivent ici être utilisés de préférence.Quant aux leucémies myéloïdes aiguës, elles ne répondent à peu près pas aux traitements par les gaz moutardes.Bien que les leucémies soient toujours mortelles après une ou plusieurs périodes de rémission, quel que soit le mode de traitement employé, la thérapeutique par les gaz moutarde est avantageuse à cause de son action rapide et de son maniement relativement facile.Ils ne sont pas sans dangers toutefois et doivent être administrés par quelqu\u2019un d\u2019expérimenté.André JEAN PHTISIOLOGIE M.M.STEINBACK, A.S.DOONEIEF et À.S.BUCHBURG.\u2014 L'emploi de l'auréomycine en tuberculose pulmonaire.(The use of Aureomycine in pulmonary tuberculosis.) \u201cAm.Rev.of T B.\u201d, 6: 624 (juin) 1949.A cause de la résistance de certaines cultures à la streptomycine et de l\u2019incidence assez fréquente de troubles vestibulaires, des recherches pour un produit tuberculo-statique et non toxique se poursuivent. 1128 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrern A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 L'auréomyeine, antibiote dérivé d\u2019une moisissure, le « streptomyces aurea faciens », est apparu comme drogue à essayer dans le traitement de la tuberculose.C\u2019est un chlorhydrate cristallin, jaune, très soluble, plus effectif en milieu acide, rapidement absorbé dans le tractus intestinal et excrété par les urines.Il se donne per os.In vitro, il semble avoir une bonne action contre le bacille de Koch.Les A.l\u2019ont essayé chez trois tuberculeux dont deux cas de pneumonie tuberculeuse et un de tuberculose exsudative; donc, 3 cas d\u2019évolution récente.Chez ces 3 cas, l\u2019'auréomycine, administrée par voie parentérale et per os, n\u2019a donné aucun résultat appréciable, alors que subséquemment la streptomycine ou la collapsothérapie cnt eu des effets rapides.Ainsi, cette nouvelle drogue tentée dans les formes actives et évolutives pour des périodes de 34 à 90 jours n\u2019a pas donné de résultats appréciables.La voie orale semble préférable à la voie parentérale à cause d\u2019une meilleure concentration sanguine et d\u2019effets moins toxiques.L\u2019auréomycine, comme d\u2019autres drogues, a démontré de bons effets bactériostatiques in vitro mais nuls in vivo chez ces trois patients.J.-Philippe PAQUETTE.André MEYER.\u2014 Les principes actuels de la collapsothérapie aux Etats-Unis.\"Rev.de la Tuberc.\u201d, 12: 370, 1948.L\u2019auteur fait un résumé de tout ce qu\u2019il a vu et entendu au cours d\u2019un séjour de six semaines à New-York et dans les alentours.Le pneumothorax.\u2014 On l\u2019emploie moins aux Etats-Unis qu\u2019en France parce que la cure de repos total et prolongé est plus en vogue, ce qui donnerait d\u2019aussi bons résultats, surtout dans les cas d\u2019infiltrats non excavés et découverts précocement.Puis, on craint l\u2019absence de réexpansion du poumon après la cessation du PNO.Le PNO ambulatoire est aussi plus commun.Thoracoplastie.\u2014 On le fait sur une très haute échelle et très souvent d\u2019emblée surtout si le repos n\u2019a rien donné.Pneumothorax extrapleural.\u2014 On le fait excessivement rarement.Phrénicectomie.\u2014 Abondance.Pneumopéritoine est plus employé qu\u2019en France, surtout chez les bilatéraux avec lésions aux bases où il est impossible de faire autrement.Lobectomie et pneumonectomie ne sont pas des exceptions aux Etats-Unis.Paul-René ARCHAMBAULT CARDIOLOGIE J.LENEGRE et B.COBLENTZ.\u2014 L'influence du cycle menstruel sur les troubles fonctionnels des cardiaques.\u2018Bull.Mém.Soc.Méd.Hôp.Paris\u201d, 63: 224, 1947.Dans cet article les auteurs abordent un sujet très peu étudié et très peu connu: l\u2019influence du cycle menstruel sur les troubles fonctionnels des cardiaques.L\u2019étude porte sur 57 observations et conduit aux conclusions suivantes: La sensibilité de l\u2019appareil circulatoire à l\u2019influence de la fonction sexuelle se manifeste surtout chez les mitrales (48 cas sur 57).Les troubles fonctionnels sont soit permanents, avec exacerbations au moment des reé- gles, soit intermittents, mais toujours périodiques, cycliques et nettement rythmés par les règles, quoique très variables d\u2019un cas l\u2019autre quant à leur durée, à leur intensité, à leur mode d\u2019apparition.Les symptômes cardiaques sont, dans l\u2019ordre de fréquence de leur apparition: © 1.Dyspnée.2.Œdème pulmonaire aigu ou subaigu.3.Tcuv et hémoptysies.4.Tachycardie paroxystique.Douleurs angineuses.La ménopause a un effet variable sur les troubles fonctionnels des cardiaques: soit exacerbation, soit disparition.Les accidents gra- Qu \u2014 [RS NE \u2014 ANALYSES vido-cardiaques apparaissent plus fréquemment chez les patientes qui souffrent du syndrome menstruel.(6 cas avec syndrome menstruel: toutes ont eu des accidents gravido- cardiaques.11 cas sans syndrome menstruel: 10 cas sans incident notable.) La pathogénie relève à la fois d\u2019une pathologie circulatoire et d\u2019une pathologie endocrinienne.D\u2019une part, un appareil circulatoire dans un état d\u2019équilibre très instable et d\u2019autre part une influence hormonale indiscutable prouvée par les faits suivants: 1.L\u2019apparition périodique des troubles à la période de l\u2019imprégnation maxima de l\u2019organisme féminin par les hormones sexuelles.2.La coexistence fréquente de troubles dus à l\u2019hyperfolliculinie (v.q.turgescence des seins).3.L\u2019exacerbation des troubles par l\u2019injection de folliculine.4.L\u2019apparition très fréquente de troubles gravido-cardiaques chez ceux qui ont un syndrome menstruel.Le mode d\u2019action hormonal est possiblement multiple: 1.Action sur un système nerveux-végétatif qui contrôle toute la régulation vasomotrice.2.Action possible sur la fibre myocardique.3.Modification du milieu hormonal: surcharge hydrochlorurée prémenstruelle, attestée par l\u2019augmentation du poids corporel.Une thérapeutique appropriée a d\u2019heureux effets: 1.Traitement ordinaire de l\u2019affection cardiaque (digitaline).2.Traitement humoral: régime déchloruré, restriction des liquides, mercuriels (au besoin), selon la chronologie des accidents (v.q.10 jours avant les règles).3.Traitement hormonal.Seul l\u2019acétate de testostérone semble avoir une action notable.Réginald JOHNSON.1129 CHIRURGIE René LERICHE et Jean KUNLIN.\u2014 Possibil té de greffe veineuse de grande dimension dans les thromboses artérielles étendues.\"Lyon Chir.\u201d, 44: 13, 1949.Ces auteurs rapportent les résultats de huit greffes veineuses effectuées chez des malades gravement atteints de thrombose artérielle.Les dimensions de ces greffes varient de 15 em.à 47 cm.et, une fois la greffe veineuse terminée, les battements reparaissent, les pieds se réchauffent, les douleurs disparaissent et on peut percevoir les pouls périphériques.La greffe de 47 cm.allant de l\u2019iliaque à la poplitée s\u2019est oblitérée le troisième jour malgré l\u2019emploi de l\u2019héparine.Toutes les autres sont restées perméables, les ulcérations se sont cicatrisées et la claudication est disparue.La plus ancienne greffe date de cinq mois.Voici la conclusion de ces auteurs: «Il y a dans ces faits quelque chose d\u2019absolument nouveau dans l\u2019histoire de la greffe veineuse.Etant donné le temps qui s\u2019écoule entre le prélèvement du greffon et sa mise en place, on pouvait craindre des altérations de l\u2019endothélium veineux, exposant à une thrombose.Il n\u2019en a rien été dans sept cas sur huit.Ces faits sont donc encourageants.Ils permettent de penser qu'il y a là une méthode nouvelle qui transformera l\u2019avenir des malades que les sym- pathectomies n\u2019auront pas améliorés suffisamment.» Maurice GERVAIS NEURO-PSYCHIATRIE Sir Charles SYMONDS.\u2014 Les troubles vasculaires cérébraux chez les jeunes.\u2018Rev.Neurol.\u201d, 80: 401 (juin) 1948.Dans ce rapport, présenté l\u2019an dernier à la réunion commune de la section neurologique de la « Royal Society of Medicine » et de la Société de neurologie de Paris, l\u2019auteur ne traite que des lésions organiques du cerveau 1130 chez les sujets âgés de moins de trente-cinq ans et non hypertendus.Il est assez facile d\u2019établir un diagnostic d\u2019embolie, manifestation d\u2019une endocardite infectieuse ou d\u2019une sténose mitrale, ou d\u2019une thrombose, greffée sur la syphilis ou sur une maladie congénitale du cœur.Il n\u2019en va pas de même des hémorragies cérébrales dues à un anévrysme congénital: c\u2019est la plupart du temps une découverte d\u2019autopsie.L\u2019artériographie cérébrale est ici d\u2019un secours précieux qu\u2019on ne saurait négliger: il est rare en effet qu\u2019une hémorragie cérébrale, chez un sujet âgé de moins de trente-cinq ans, ne soit pas causée par un anévrysme, lequel se situe habituellement à la base ou aux faces latérales du cerveau.L\u2019angiome entre d\u2019ordinaire dans la catégorie des lésions envahissantes intracriniennes; il peut toutefois provoquer un accident cérébral de caractère soudain et grave: par angiome l\u2019auteur entend aussi bien les tumeurs que les malformations congénitales, et il réunit les angiomes artériels et veineux.En dehors d\u2019une hémorragie, d\u2019allure brutale ou progressive, les angiomes capillaires et les télangiectasies sont asymptomatiques; la protubérance est leur site d\u2019élection, et un traumatisme des plus minimes est souvent la cause déclenchan- te de l\u2019hémorragie.Les côtes cervicales sont parfois à l\u2019origine d\u2019une hémiplégie gauche, résultat d\u2019une embolie cérébrale; un thrombus se forme dans l\u2019artère sous-clavière droite, qui est comprimée, passe à la carotide primitive et gagne le cerveau.Une fracture de la clavicule peut amener une complication d\u2019ordre analogue, mais avec une topographie particulière.Il faut inser.re, parmi les causes d\u2019hémorragie cérébrale ou cérébelleuse, la leucémie et le purpura.Une embolie survenant après une thrombose coronarienne est toujours possible, même chez les jeunes.L\u2019auteur mentionne également les embolies gazeuses et graisseuses post-traumatiques.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLernin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Viennent ensuite les affections des artères cérébrales, qui produiraient: soit une hémiplé- gle brusque, comme dans la maladie en plaques des artères ou à la suite d\u2019une grossesse, d\u2019une extraction dentaire; soit l\u2019installation progressive ou rémittente d\u2019un syndrome à type disséminé, comme il arrive dans la throm- bo-angéite oblitérante cérébrale, élimination faite, bien entendu, de tout processus tumoral.La périartérite noueuse serait responsable de ces deux genres de troubles neurologiques.L\u2019auteur étudie, en dernier lieu, les thromboses des veines intracrâniennes, qui évoluent généralement vers une guérison spontanée et complète.On distingue trois groupes: un premier, comportant des signes d\u2019hypertension intracrânienne, et résultant d\u2019une thrombose du sinus longitudinal supérieur ou des sinus latéraux; un deuxième groupe, caractérisé par des accès bravais-jacksoniens, des paresthésies et des parésies, traduisant une thrombose des veines cérébrales superficielles; et un dernier groupe qui comprend les paralysies des nerfs crâniens, de la troisième à la onzième paire, selon le sinus intéressé.Lorsqu\u2019elles ne sont pas associées à une autre thrombo-phlébite, souvent gravidique, les thrombo-phlébites in- tracriniennes sont des complications d\u2019otites, de sinusites, de pharyngites et d\u2019infections de l\u2019orbite ou de la face.J.-B.BOULANGER DERMATO-SYPHILIGRAPHIE P.POPCHRISTOFF, G.GHEORGHIEFF et A.LEVCOFF.\u2014 Traitement mixte massif de la syphilis par pénicilline-arsénobenzol- bismuth.\u201cAnnales de Dermatologie et de Syphiligraphie\u201d, 9: 290 (mai-juin) 1949.Rapport préliminaire sur des expériences cliniques commencées en janvier 1947 et tendant à démontrer: 1° que des doses massives d\u2019arsénobenzol et de bismuth peuvent être bien tolérées sous la protection de la pénicilline; 2° que l\u2019arsénobenzol et le bismuth peuvent augmenter l\u2019effet bactériostatique et bac- tériolytique de la pénicilline. ANALYSES Trente-trois syphilitiques reçurent un traitement mixte pénicillino-arsénico-bismuthique à raison de 500-600-800 u.O.de pénicilline, 4 gr.5 à 5 gr.5 d\u2019arsénobenzol et de 12 à 15 cm.?de bismuth en solution, injectés en 48 à 72 heures.Les auteurs rapportent en détail quelques observations typiques de 13 malades.On peut dégager de la lecture de ces observations et de ce tableau les impressions suivantes: 1.Chez les malades qui dans le passé ont b:en supporté les préparations arsenicales, le traitement massif a été parfaitement toléré.2.Cinq malades qui, auparavant, avaient montré des signes d\u2019intolérance ou d\u2019intoxication par les arsénobenzols (crises nitritoïdes et ictères) ont pu, à l\u2019exception d\u2019un, poursuivre le traitement jusqu\u2019au bout.3.Dans 3 cas de résistance au traitement habituel arséno-bismuthique, le traitement mixte massif s\u2019est montré particulièrement efficace tant au point de vue clinique que sé- rologique.4.Le traitement a été essayé dans 4 cas de syphilis nerveuse.Dans tous les cas, il a été bien supporté et certains symptômes fonctionnels se sont améliorés rapidement.Cependant, il est encore trop tôt pour porter un jugement définitif sur la valeur du traitement.5.Dans 2 cas de syphilis secondaire non traitée, la tolérance au traitement a été excellente.Les manifestations cliniques sont disparues rapidement et les réactions sérologi- ques se sont négativées en 42 jours dans un cas, en 28 jours dans l\u2019autre.Les auteurs recommandent d\u2019injecter l\u2019ar- sénobenzol (novarsénol, néosalvarsan, néoja- col, néo J.C.J.) 30 à 60 minutes après la piqûre de pénicilline.Le schéma de traitement sur lequel ils se sont arrêtés pour le moment est le suivant: { Pénicilline: 20,000 à 30,000 u.O.toutes les 3 heures pendant 3 ou 4 jours.Arsénobenzol: 1ère dose, 0.15; 2ième, 0.30; 3ième, 0.45; éventuellement, 0.60 toutes les 6 heures pour une dose totale de 4 gr.5 à 5 gr.5 en 72-96 heures.1131 Bismuth: chaque dose de 1 em.?5 toutes les 6 heures, en tout 15 ¢m.?en 3 jours.Henri SMITH ANATOMIE PATHOLOGIQUE Edward ROBBINS et Gertrude SILVERMAN.\u2014 Tuberculose pulmonaire aclive et cancer bronchique coexistant.(Coexistent bron- chogenic carcinoma and active pulmonary tuberculosis.) \u201cCancer\u201d, 2: 65 (janv.) 1949.Bayle, le premier, a rapporté en 1810 un cas de cancer dans un poumon atteint de tuberculose active.L'augmentation apparente des cas de cancer pulmonaire depuis quelques décades a permis de mettre davantage en évidence la coexistence de ces deux lésions pulmonaires.Actuellement, la tuberculose pulmonaire compliquée de cancer bronchique se rencontre dans 1.5% des cas.L\u2019incidence de cancer bronchique compliqué de tuberculose pulmonaire est beaucoup moins nettement établie et varie, selon certains, de 2 à 12%.On a beaucoup discuté sur la nature d\u2019une relation ou d\u2019un antagonisme entre ces deux processus morbides et la conclusion semble être présentement que toute association de cancer et de tuberculose dans un poumon doit être considérée comme pure coïncidence.Robbins et Silverman ont étudié 11 cas de cancer primitif du poumen compliqué de phtisie pulmonaire active.Tous étaient des hommes, dont la moyenne d\u2019Âge était de 54 ans.Cliniquement, tous présentaient une expectoration productive et de la température.Æu- cun n\u2019a manifesté d\u2019hémoptysies.Huit se plaignaient de douleurs thoraciques, dont deux du côté opposé à la lésion cancéreuse.Sept avaient des crachats positifs.Cinq ont été soumis à un examen bronchoscopique qui n\u2019a pas révélé de cancer.A l\u2019autopsie tous ont présenté les deux lésions associées.Les auteurs de ce travail sont d\u2019avis que le cancer était ici primitif et s\u2019est compliqué de 1132 tuberculose.Ils émettent les opinions suivantes: (1) Le cancer, en plus d\u2019être débilitant pour l\u2019organisme en général, favorise localement la dissémination d\u2019une lésion tuberculeuse latente par ses effets destructeurs sur le parenchyme pulmonaire.D\u2019abord, en détruisant un foyer encapsulé il libère ainsi des bacilles tuberculeux.Puis en obstruant une bronche en amont, il peut déclencher en aval la formation d\u2019abcès ou favoriser une nécrose tissulaire favorable à l\u2019exacerbation d\u2019une lés:on tuberculeuse latente.Enfin, une tumeur hilaire (la plupart originent dans les grosses bronches) comprime les gros vaisseaux et entraîne une anoxémie plus ou moins grave du parenchyme, facteur qui entraîne une destruction tissulaire.(2) La tuberculose pulmonaire favorise-t- elle le développement du cancer?Non.La métaplasie épidermoïde de la muqueuse bronchique se rencontrant quelquefois dans la tuberculose pulmonaire comme dans toute lésion pulmonaire chronique ne serait pas le point de départ d\u2019un néop'asme.Ainsi la bronchectasie, si souvent compliquée de métaplasie épider- moïde, n\u2019est pas considérée comme un état pré- cancéreux.Dans aucun des cas ici présentés n\u2019a-t-il pu être démontré que l\u2019épithélioma a débuté dans la paroi d\u2019une caverne tapissée L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 ou non par un épithélium pavimenteux stratifié.De même, il semble que la métaplasie cubique alvéolaire toujours rencontrée dans les fibroses pulmonaires d\u2019origine tuberculeuse ou non n\u2019est pas associée à la formation d\u2019adénocarcinomes.Quant au groupe d\u2019épithéliomas de type indifférencié, les auteurs doutent fort que l\u2019irritation et inflammation de 1\u2019épithélium bronchique dues à la tuberculose soient le point de départ du cancer.En conclusion: (1) Lorsqu'il y a coexistence de cancer bronchique et de tuberculose pulmonaire, le phénomène est purement accidentel.(2) Le cancer pulmonaire primitif (ou mé- tastatique) favoriserait la naissance ou le réveil d\u2019une lésion tuberculeuse du poumon.(3) La tuberculose pulmonaire primitive ne favoriserait pas la formation d\u2019un épithélioma au poumon.(4) Une douleur thoracique persistante chez un tuberculeux doit faire penser à un cancer associé.(5) La rœntgenthérap:e pulmonaire pour cancer active la dissémination d\u2019une tuberculose coexistente. SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 24 mars 1949 Présidence de M.Paul-M.Ricard.Syndrome de Pancoast Carcinome bronchique de l'apex pulmonaire.M.Roma AMYOT Observation.Le malade avait 57 ans et avait été hospitalisé pour un syndrome algique du membre supérieur droit.C\u2019est d\u2019ailleurs la douleur qui l\u2019avait amené dans le service de neurologie.Cette douleur durait depuis 4 - 5 mois, elle était ressentie à la face postéro-externe du bras droit et à la région de l\u2019omoplate droite.Elle était intolérable et quasi constante, devenait plus violente durant la nuit et quand le malade se couchait.Pour l\u2019atténuer, il demeurait assis, le tronc fléchi et la tête appuyée sur son lit.Il toussait et expectorait; il avait remarqué qu\u2019il ne transpirait pas à droite, sur l\u2019hémiface, sur le membre supérieur et la partie supérieure du thorax.Le membre supérieur droit lui paraissait plus chaud.Examen neurologique à l\u2019admission Aucun signe neurologique, sauf absence de transpiration à droite sur l\u2019hémiface, sur le membre supérieur et la partie supérieure du thorax (contrôlée par l\u2019_épreuve du bain de chaleur) et une oscillométrie plus ample au membre supérieur droit de l\u2019ordre de 2 à 4 divisions.Examen somatique Amaigrissement du malade, submatité à la région du poumon droit.Examen radiologique Poumons: opacité de densité homogène et assez marquée obscuroissant complètement l\u2019apex droit (Dr P.Brodeur).Colonne cervicale: images pathologiques au niveau des 2iéme et 3ième ares costaux droits dans leur portion postérieure ainsi que, sem- ble-t-il, sur le corps de D?, zone d\u2019ostéoporose qui intéresse aussi les apophyses transverses droites de D?et D (Dr P.Brodeur).Œsophage: très minime degré d\u2019inflexion gauche de la colonne barytée à la hauteur de D! (Dr J.-L.Léger).Myélographie: refoulement par une masse extradurale d\u2019origine osseuse de la colonne de Pantopaque au niveau de D?- D8 donnant l\u2019image d\u2019une encoche à grand rayon à concavité droite.Formule sanguine et sédimentation sanguine: normales.Liquide céphalo-rachidien: normal.Evolution Trois semaines après son admission, soit le 24 septembre, on constata l\u2019installation d\u2019un 1134 syndrome de Claude Bernard-Horner à droite.Vers la même époque, apparition de douleurs à l\u2019omoplate et au bras gauches.Vers le 21 novembre, on observa une paraplégie avec rétention urinaire et anesthésie de bas en haut jusqu'à D\u201d; au membre supérieur droit, il existait alors une hypoesthésie à la main et à l\u2019avant-bras et de l\u2019amyotrophie à la main.Tous les réflexes osso-tendineux y étaient con- serveés.Une ponction lombaire démentra la présence d\u2019un blocage complet et une hypera'bumi- nose de plus de 1 gramme au litre.Le malade s\u2019émacia et mourut le 21 décembre 1948 en cachexie, ayant souffert jusqu\u2019à la fin et n\u2019ayant obtenu aucun bénéfice de la radiothérapie.Durant le cours de sa maladie, le malade toussa et expectora.Autopsie Epithélioma bronchique.Envahissement de la colonne vertébra!e.Néphr:te.Foie cardiaque.Epithélioma pulmonaire spino-cellulaire à globes cornés dans un stroma très dense et abondant, envahissant et détruisant les grosses bronches.Lobe supérieur gauche: image de broncho- pneumonie.Glomérulo-néphrite (deuxième stade).Foie de stase.(Dr S.Lauzé) Il ne fut pas trouvé de métastases dans les poumons ni dans les autres organes, le cerveau excepté, qui ne fut pas exploré.Ccmmentaires Ce syndrome fut décrit par Pancoast en 1924 avec les éléments cl\u2018niques suivants: douleur à l\u2019épaule ct au bras; syndrome de Horner, amyotrophie à la main; image radiographique d\u2019une opacité homogène à l\u2019apex pulmonaire L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenix AMLFC.\u2014 Montréal, septembre 1949 et de destruction osseuse loca'e aux côtes et aux vertèbres.L'auteur tenta même d\u2019en faire une entité histologique particulière, plus spécialement distincte du carcinome primitif de l\u2019apex pulmonaire, ne provoquant pas d\u2019ailleurs de développement de métastases et présentant l\u2019as- et de destruction osseuse locale aux côtes et cellulaire, comme on identifia ultérieurement la tumeur d\u2019une première observation publiée en 1929 et de nouveau en 1932, qu\u2019on avait prim.tivement classée comme étant un endo- théliome pleural.Il erut qu'il s\u2019agissait d\u2019une tumeur se développant à partir de certains vestiges embryonnaires comme ceux de la cinquième poche pharyngienne, projection interne du cinquième arc branchial.Nous rappelons qu'une observation de ce syndrome fut présentée ici et publiée dans L'Union Médicale du Canada en 1945 par les docteurs Jules Prévost et Jacques Léger.Pan- coast crut bon de dénommer ce type de tumeur «tumeur de la scissure supérieure du poumon » pour la différencier de tout autre processus tumoral: carcinome bronchique, métastase néoplasique, endothéliome pleural, ete.situé dans cette région apicale du poumon.Cette différenciation n\u2019a pas été acceptée comme étant conforme aux faits.Si on admet le syndrome de l\u2019apex pulmonaire avec son cortège de signes neurologiques et radiologiques groupés par Pancoast, on est d\u2019avis, d\u2019après l\u2019étude d'observations assez nombreuses, qu'il est la conséquence seule de la localisation assez précise d\u2019une tumeur pulmonaire primi- t.ve ou métastatique.Des signes sympathiques, le syndrome de Claude Bernard-Horner est le plus cité.Mais, l\u2019anhidrose fut également rencontrée et, si on se donne la peine de la rechercher, on la constatera fréquemment à disposition comme chez notre malade. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Discussion.M.JEAN-Louis LÉGER explique les radiographies et fait des considérations sur le dia- gnostie différentiel, au point de vue radiologique.M.RENÉ GriGNON demande au docteur R.Amyot ce qu\u2019il pense des tests de la résistance cutanée.M.JuLes PrévosT fait remarquer qu'il aurait été intéressant de rechercher les cellules néoplasiques dans les expectorations.Il rappelle un cas récent ou les cellules néoplasiques ont été montrées dans les expectorations.M.Epouarp GagyoN: \u2014 Malheureusement les cas de syndrome de Pancoast sont le plus souvent diagnostiqués trop tard pour pouvoir hénéficier de la chirurgie pulmonaire.M.RomA AMYOT répond au doctéur R.Grignon que le test de la résistance cutanée est une épreuve intéressante pour distinguer s\u2019il y a participation des fibres sympathiques.Ce test permet de limiter assez rigoureusement les zones anhydrotiques des autres.Il admet, avec le docteur J.Prévost, l\u2019importance des examens des crachats pour un diagnostic précoce qui permettrait d\u2019opérer certains malades en temps opportun.126 appendicectomies pratiquées en 1946 et 1947 et 112 examens histologiques.M.François ARCHAMBAULT J'ai cru intéressant de faire part aux membres du Bureau médical de l\u2019hôpital Notre- Dame des résultats histo'ogiques de 112 appendicectomies pratiquées pendant deux ans.Il n\u2019est pas tenu compte ici des appendicectomies qui auraient pu être pratiquées au cours d'interventions chirurgicales pour d\u2019autres lésions.1135 Age et sexe AGE NOMBRE F.M 0- 9 ans 2 1 1 10-19 ?\u201d 35 20 15 20-29 \u201d 56 34 22 30-39 \u201d 26 14 12 40-49 7\u201d 1 0 1 50-59 \u201d 4 2 2 60-69 \u201d 2 0 2 70-99 \u201d 0 0 0 126 71 55 Dans cette série l\u2019appendicite est incontestablement une maladie de l\u2019adolescence ou du jeune adulte.Toutefois cette maladie ne respecte pas l\u2019âge.Quant au sexe, dans cette série toujours, cette affection semble plus fréquente chez la femme.Hospitalisation Série totale: 11.2 jours, postopératoire: 9.8 jours; malades privés: 10.7 jours, postopératoire: 9.4 jours; malades publics: 12.5 Jours, pestopératoire: 11 jours.La différence de la moyenne d\u2019hespitalisa- tion chez les cas publics ou privés n\u2019est pas grande.Voici l\u2019explication que j'en donne: \u2014 Pour le cas pr.vé le chirurgien est souvent appelé à domicile ou il est prévenu à l\u2019avance par téléphone du médecin de famille.Quant au cas de salle il n\u2019est souvent vu que le lendemain de son admission à l'hôpital.Drainage 25 malades ou 20% de la série ont été drainés.La moyenne d\u2019hospitalisation de ces malades a été de 15.3 jours, soit 27% du nombre total des jours d\u2019hospitalisation de toute la série.Ceci se passait en 1946 et en 1947.Je dois dire que les indications pour le drainage di- 1136 minuent de plus en plus, ce qui devrait améliorer d\u2019autant la moyenne d\u2019hospitalisation.Mortalité Dans cette série aucun cas de mortalité opératoire.Aucun cas de mortalité postopératoire.Examens histologiques Sur les 126 appendicectomies, il y a eu 112 examens histologiques de faits.Actuellement, l\u2019examen histologique est demandé de tout appendice enlevé.Appendicites \u2014 Examen positif 73 ou 65% Appendicites \u2014 Examen négatif 10 ou 9% 29 ou 26% Sous la rubrique appendicite, nous incluons toutes les variétés d'infection depuis la simple appendicite catarrhale jusqu\u2019à l\u2019appendicite perforée avec péritonite.Sous la rubrique appendicopathie, nous incluons une série d\u2019appendices où le pathologiste n\u2019a trouvé aucune trace d\u2019infection mais par contre des modifications anatomiques ou des parasites pouvant expliquer le syndrome douloureux de la fosse iliaque droite, pour lequel ces malades ont été opérés.Appendicopathies \u2014 Ci-dessous une nomenclature avec fréquences de ces appendicopathies.Dilatation par matières fécales (fécalome) : 10 Hyperplasie des nerfs de la muqueuse: 10 Névrome: 6 Oblitération par tissu conjonctif: 7 Oxyures: 3 Evidemment ce qui manque dans l\u2019appréciation des résultats de ces interventions c\u2019est le « follow-up ».Car le diagnostic clinique et même le diagnostic histologique ne sont pas tout.Ce qui compte, en somme, c\u2019est le résultat éloigné.Comme conclusion, je formule le vœu que l'hôpital organise, au plus tôt, un service social qui nous renseigne sur les résultats éloignés.L\u2019UNOIN MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN AMLFC.\u2014 Montréal, septembre 1949 Discussion.M.LÉoN-GÉRIN LAJOIE fait allusion à un travail du docteur B.G.Bourgeois qui aurait démontré, il y a quelques années, qu\u2019une proportion importante des opérations d\u2019appendicite était inutile.Dans la série du docteur F.Archambault seulement 9% des cas auraient été opérés inutilement.M.RENÉ GRIGNON demande s\u2019il y avait des adénites mésentériques.M.ANDRE MAckAY s\u2019informe si la statistique porte sur tous les cas de l\u2019hôpital Notre- Dame ou seulement sur ceux du docteur F.Archambault.M.Yves CHAPUT: \u2014 ŸY avait-il eu examen radiologique préopératoire?Il dit que le docteur L.P.Bélisle a récemment souligné l\u2019intérêt de ces examens radiologiques préopératoires.M.Rocer DUFRESNE: \u2014 Avant de faire des considérations sur l\u2019utilité ou non des appendicectomies, il faudrait faire une distinction entre les cas aigus et les cas chroniques.M.Georces HEBERT: \u2014 Dans les appendicectomies de routine pratiquées à l\u2019occasion d\u2019une laparotomie pour une autre intervention, y avait-il des cas où l\u2019anatomie pathologique a révélé des lésions appendiculaires?M.JuLEs PrÉévosT demande la définition des appendicites chroniques.M.CHarLEs-E.HÉBERT rapporte avoir fait beaucoup de prélèvements de ganglions mésentériques pour examens avec, presque toujours, des résultats négatifs.M.FRANÇOIS ARCHAMBAULT répond au docteur R.Grignon qu\u2019il n\u2019a pas souvent vu d\u2019adénites mésentériques.Au docteur A.Mackay, il explique que la statistique présentée s\u2019applique seulement à ses cas personnels d\u2019appendicite et non pas à tous les cas du service.Au docteur Y.Chaput: \u2014 Quelques cas seulement ont eu un examen radiologique préopératoire, lequel n\u2019a rien démontré la plupart du temps. SOCIÉTÉS Au docteur G.Hébert: \u2014 Ici il est seulement question de malades opérés pour appendicite et non d\u2019appendices enlevés au cours d\u2019une autre opération.Le docteur F.Archambault admet la difficulté de poser un diagnostic d\u2019appendicite chronique.Il donne en détail l\u2019observation de deux malades qui, au point de vue clinique, avaient apparemment une appendicite chronique et où l\u2019examen anatomo-pathologique a révélé une appendicite aiguë en voie de guérison.Il en est venu maintenant à faire un dia- gnostif clinique d\u2019appendicite tout court et à laisser au pathologiste le soin de préciser s\u2019il s\u2019agit d\u2019appendicite aiguë ou chronique.Prolapsus transpylorique de la muqueuse gastrique.MM.Roger DUFRESNE, Jean MICHON et Edouard-D.GAGNON 1) Histoire clinique Monsieur M.F., âgé de 60 ans, cultivateur, entre à l'hôpital le 24 septembre 1948, pour douleurs intermittentes à la fosse iliaque gauche, accompagnées de nausées et parfois de vomissements, alimentaires ou muqueux, de constipation et de selles noires.Les malaises durent depuis 10 jours environ et ont été précédés par des troubles digestifs plus vagues apparus 1 mois auparavant.L\u2019état général est bon quoique le malade assure avoir maigri d\u2019au moins 10 livres depuis 1 mois et semble anémique.A l\u2019examen de l\u2019abdomen, en crise, on provoque une douleur assez vive dans la fosse illaque gauche, sans masse \u2014 sans contraction pariétale \u2014 sans dilatation colique ou jéjuna- le appréciable.Le toucher rectal est négatif; il y a du sang dans les selles.La numération globulaire est 4 2,300,000.L\u2019analyse d\u2019urine ne montra que des traces d\u2019albumine.L\u2019azotémie est normale.2) Radiologie Diagnostic 1137 Le diagnostic de l\u2019exclusion ou prolapse transpylorique de la muqueuse gastrique relève essentiellement de la radiologie.Depuis que nous nous sommes intéressés à cette question de la hernie muqueuse, c\u2019est-à- dire depuis quelque deux ans, nous en évaluons la fréquence à un peu moins de 1% de tous les estomacs examinés radiologiquement.La «redondance » muqueuse simple, sans mobilité anormale ou décollement de la muqueuse sur la muscularis mucosæ, en d\u2019autres termes, sans dissociation fonctionnelle de ces deux éléments, n\u2019a aucune expression radiologique permettant le diagnostic à la phase du préprolapse.À ce stage, l\u2019imprégnation en couche mince ne saurait que révéler une hypertrophie des plis à des degrés divers.Une certaine laxité de la muqueuse est donc la condition obligée de l\u2019extrusion et en explique les modalités rœntgénographiques.Les signes radiologiques sont de deux ordres: 1.\u2014 Morphologique 2.\u2014 Fonctionnel 1.Morphologique: deux types d\u2019images.a) Le type polypoide, le plus fréquent, se traduit par une lacune à contours lobulés, obligatoirement de la base du bulbe, essen- tellement plastique, transitoirement réductible.La concavité de la base du cap regardant le pylore confère au bulbe des aspects divers d\u2019ailleurs très voisins: tantôt «en champignon », tantôt «en parasol » ou encore «en chou-fleur », «en dôme rosacé ».L'image est surtout bien manifeste en O.A.D.ventral, bien que sa démonstration soit possible dans toutes les positions; elle est parcourue par des lignes denses que l\u2019on peut suivre jusque dans l\u2019estomac, en continuité avec les plis muqueux gastriques.Souvent, on peut y décrire un bouquet de plis radiés convergeant de la périphérie de la base du bulbe sur l\u2019axe pylorique (simulant la niche étoilée).D\u2019autres sillons muqueux courbes courent parallèlement à la base du bulbe. 1138 Le bulbe reste cependant le plus souvent bien moulé, sans irritabilité ni spasme, à moins que ne s\u2019y greffe secondairement l\u2019ulcère ou la duodénite.Du côté gastrique, la muqueuse antralé perd son dessin normal; le relief en est saillant, intriqué, cahotique et souvent se dispose en plis franchement circulaires, au lieu de courir horizontalement ou verticalement selon \u2018la phase physiologique de contraction ou de relâchement.Le pylore peut paraître allongé et même rétréci, ce qui fera surtout songer à l\u2019hypertrophie.b) Quant au 2e type, dit du rétrécissement ou réduction de calibre du prépylore, il est constant sans donner cependant l\u2019impression de la vraie sténose et n\u2019oppose pas un obstacle franc au passage de l\u2019onde péristaltique.Le pylore présente encore, \u2018ci, une apparente élongation mais il est peut-être plus large que normalement.La base du bulbe est concave avec ou sans lacune.2.Phénomènes d\u2019ordre fonctionnel On observe de l\u2019hyperkinésie quoique d\u2019une façon inconstante.Nous avons personnellement constaté que c\u2019est au cours de la systole antrale que l\u2019intussusception muqueuse est au maximum.Dans le premier type, un résidu baryté gastrique après la 6e heure est l\u2019exception.Dans le 2e type, un certain retard à la vidange est fréquent avec occasionnellement un syndrome occlusif récidivant.Diagnostic différentiel 1.\u2014 Toute tumeur gastrique prolabante.2.\u2014 L\u2019hypertrophie pylorique bénigne de l\u2019adulte bien que cependant les deux conditions puissent coexister.3.\u2014 La duodénite.4, \u2014 L\u2019ulcère duodénal dont l\u2019association avec la hernie muqueuse, comme d\u2019ailleurs la duodénite, est assez fréquente.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 5.\u2014 La gastrite hypertrophique.Il s\u2019agirait pour certains de la lésion primaire ou pré- disposante.6.\u2014 La polypose bulbaire.Le 2e type est sûrement d\u2019un diagnostic différentiel plus délicat puisque l\u2019on doit y envisager d\u2019abord: 1) Le cancer précoce (diagnostic souvent impossible à faire).2) La pylorite hypertrophique associée à la sténose pylorique.3) Le spasme antral.4) L\u2019ulcère pylorique et prépylorique avec infiltration périulcérative.5) Le myome annulaire.3) Trouvailles opératoires Laparotomie sus- ombilicaleé gauche.Anest.: rachi-pentothal.(Dr L.Meloche) Il y a un petit nombre d\u2019adhérences au niveau du pylore et du bulbe.La partie prépy- lorique de l\u2019estomac est congestionnée et légèrement œdémateuse.Cette portion de l\u2019estomac a tendance au volvulus axial et la grande courbure doit être maintenue par l\u2019assistant.A travers la paroi de la première portion du duodénum, on sent une masse non adhérente et mollasse, la paroi elle-même roule sur la masse dans toutes les directions.Le duodénum immobilisé entre les doigts de la main gauche, \u20181 est possible de réduire la masse dans l\u2019estomac en faisant une traction légère sur la portion prépylorique de l\u2019estomac.Gastrectomie sub-totale avec abouchement gastro-jéjunal antécolique.L'intestin grêle et les côlons ne présentent rien d\u2019anormal.4) Discussion Le prolapsus trans-pylorique de la muqueuse gastrique semble être une entité clinique relativement nouvelle et que l\u2019on doit aux radiologistes.Les analyses de cas publiés à date semblent grcuper les malades atteints de ce syndrome en trois catégories: 1.\u2014 à symptômes minimes; 2.\u2014 à symptômes moyennement graves; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 3.-\u2014 à symptômes graves avec ou sans complications (dont la plus fréquente est l\u2019hémorragie comme dans notre cas).Quoique le recul du temps soit encore insuffisant pour tirer des conclusions bien nettes re: traitement et conduite à suivre, il semble à l'heure actuelle que l\u2019on dcive tenter le traitement médical dans les deux premières catégories de cas et réserver le traitement chirurgical aux cas à symptômes graves ou avec complications.Quant au traitement chirurgical lui-même, il existe deux écoles: I.\u2014 Antrotomie avec ablation de la muqueuse redondante et pyloroplastie.2.\u2014 Gastrectomie sub-totale.Etant donné la mortalité opératoire tres peu élevée de la gastrectomie aujourd\u2019hui, il nous semble que c\u2019est le traitement logique surtout lorsqu'on opère un malade pour le soulager de symptômes graves ou pour le guérir d\u2019une complication, v.g.: hémorragies, volvulus ou autre.d) Pathogénie Encore à l\u2019étude et indéterminée.Relève probablement du manque de développement d'une des couches sous-muqueuses (non prouvée).D\u2019aucuns croient qu\u2019il existe dans tous ces cas une gastrite proliférative très marquée de la portion prépylorique de l\u2019estomac.Notre malade présentait au contraire une gastrite atrophique marquée de cette portion de l\u2019estomac.6) Résultat à mois après l\u2019opération, le malade travaille, mange n\u2019importe quoi et se sent très bien.Discussion.M.JEAN Microx explique, au moyen d\u2019un dessin au tableau noir, la pathogénie du prolapsus de la muqueuse gastrique et de ses diverses variétés.Il explique aussi l\u2019image radiologique lacunaire qui en résulte et démontre les clichés du malade présenté.M.Yves CHAPUT: \u2014 Y a-t-il eu vérification pathologique, car ce malade a été opéré?1139 M.Jacques LÉGER demande quel est le traitement médical.M.GEorces HEBERT: \u2014 Y a-t-il des signes cliniques qui font penser à ce diagnostic?Y a-t-il des cas qui saignent?M.Enouarp GaGxoN répond au docteur Y.Chaput que la vérification pathologique est mentionnée au chapitre 5 de l\u2019observation.Il ajoute que le malade montrait une gastrite atrophique très marquée.Au docteur J.Léger: \u2014 Le traitement médical n\u2019est pas encore bien connu.La gastrectomie est probablement la meilleure opération.Il dit que la complication la plus fréquente est l'hémorragie.Le volvulus n\u2019a pas encore été rapporté.Au docteur Georges Hébert: \u2014 Les signes cliniques ne sont pas typiques.Il y a dans certains cas une histoire d\u2019ulcère atypique sans périodicité, en somme c\u2019est un diagnostic radiologique et un diagnostic d\u2019exclusion.M.RocEr DUFRESNE souligne qu\u2019il ne faut jamais porter le diagnostic de prolapsus trans- pylorique de la muqueuse gastrique avant d'avoir exploré tout le tube digestif.Qu\u2019il ne faut pas se laisser attirer par la nouveauté du syndrome.Clou de Sm'th-Petersen d'urgence dans les fractures du col fémoral.M.Laurent ARCHAMBAULT La fracture du col du fémur survient surtout chez les patients âgés de cinquante ans et plus.Par les complications qu\u2019elle entraîne, il s'agit souvent d\u2019un accident fatal dans les Jours ou les mois qui suivent.Les traitements jusqu\u2019à date employés vis- à-vis de ces fractures sont ou étaient: 1°) l\u2019immobilisation simple par deux coussins ou sac de sable; 2°) la traction sur le membre par divers appareils; 3°) le caleçon plâtré.Ces trois méthodes, bien intentionnées et souvent acccmpagnées de bons résultats, comportent par suite de leur application les dangers et ennuis suivants: troubles cardio réno- 1140 pulmonaires, plaies de lit, troubles circulatoires périphériques, douleur au moindre mouvement, ankylose du genou, réduction des fragments difficiles à maintenir, etc.Vu les facilités et améliorations techniques d\u2019aujourd'hui, la tendance est de réduire ces fractures dans les heures qui suivent l\u2019accident ou dès que le malade peut subir l\u2019intervention.La technique, en résumé, est simple à suivre.Par une incision cutanéo-musculaire, en projection du grand trochanter et à la face su- péro-externe de la cuisse, on introduit le clou de Smith-Petersen trans-cervicalement.Ceci se fait évidemment après avoir réduit au préalable la fracture sur la table orthopédique et avec l\u2019aide indispensable des rayons X pour contrôler l\u2019orientation du clou dans le bon axe.Les avantages de cette méthode se résument comme suit: 1° \u2014 Localement Réduction parfaite ou presque.Immobilité des fragments.Disparition quasi totale de la douleur.Infection postopératoire réduite à rien grâce aux antibiotiques et la technique du «no touch ».2° \u2014 Etat général Mobilité précoce du membre qui n\u2019est pas soutenu par appareils ou plâtre.Le patient peut s\u2019asseoir, remuer dans son lit, changer de position.Au bout de quinze jours, lever, adaptation progressive à l\u2019emploi des béquilles.D\u2019un impotent au lit souvent fatalement, faire un malade en voie de guérison, qui se meut.Congé en dedans de 20-25 jours.On ne permet de marcher sur le membre atteint que vers les 4-5e mois, suivant l\u2019évolution radiologique du col qui peut aller jusqu\u2019à 12-15 mois.Dans le service de chirurgie de l\u2019hôpital, on peut relever une quinzaine de cas traités avec L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLemiN A.MLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 avantage par cette méthode durant la dernière année.Discussion.M.LAURENT ARCHAMBAULT présente un malade de 68 ans qui a été opéré il y a 20 jours.Il démontre plusieurs radiographies de malades opérés dernièrement.M.Roma Amyor: \u2014 Y a-t-il contre-indication d\u2019intervention lorsqu\u2019il y a ostéoporose?M.FRANÇOIS ARCHAMBAULT souligne que toutes ces interventions doivent être faites par la méthode «no touch ».M.Yves CHAPUT demande des précisions sur le métal employé dans cette intervention.M.LAURENT ARCHAMBAULT répond au docteur R.Amyot que l\u2019ostéoporose n\u2019est pas une contre-indication.Au docteur Y.Chaput: \u2014 On emploie un clou en vitallium.Il faut que ce soit un métal non oxydable.La suppuration, lorsqu\u2019elle se produit, est due non pas au clou mais au chirurgien ou à la technique.Il est absolument essentiel que cette intervention soit faite par la méthode « no touch ».Localisation précise des corps étrangers intraoculaires avec le verre de contact.M.Roland CLOUTIER Il ne s\u2019agit pas d\u2019une méthode nouvelle, mais d\u2019une méthode où la coopération de l\u2019ophtalmologiste et du radiologiste amène des résultats vraiment efficaces.Dans le cas particulier qui nous intéresse, je peux affirmer que, grâce à une localisation très précise, il nous a été possible de sauver l\u2019œil d\u2019un acei- denté, et de le retourner à son travail avec 100% de vision.M.A.D.nous arrive, un matin de juin dernier, avec l\u2019histoire suivante: alors qu\u2019il était à travailler en frappant sur un poinçon d\u2019acier, il sentit subitement une douleur vive à son O.D.La douleur ne dura qu\u2019un moment mais SOCIÉTÉS depuis ce temps, soit environ 1 heure, l\u2019O.D.reste brouillé et larmoyant.L'examen objectif de l\u2019O.D.montre un ceil un peu rouge avec une petite hémorragie de la C.A., une pupille réagissant bien a la lumière, mais légèrement excentrique du côté interne.Le fond de l\u2019œil paraît un peu brouillé, l\u2019acuité visuelle est de 20/100.L\u2019histoire, l\u2019excentricité de la pupille et le sang dans la C.A.me font évidemment penser à un corps étranger intraoculaire.La recherche à l\u2019ophtalmoscope reste totalement négative même si le fond de l\u2019œil se voit très bien.Je décide donc de me servir du verre de contact utilisé par Pfeiffer.C\u2019est un verre de contact en plastique muni de quatre plombs a 12 hres, 3 hres, 6 hres et 9 hres.Ces plombs sont donc placés aux deux extrémités des 2 diamètres vertical et horizontal du verre de contact.Pour imiter une cornée normale, le diamètre horizontal mesure 12 mm.et le diamètre vertical mesure 11 mm.Sur les radiographies les plombs seront donc au niveau du limbe scléro-cornéen.Le verre de contact est introduit selon la méthode ordinaire en ayant soin de ne pas laisser de bulbe d\u2019air sous la coquille.Avec le verre en position, c\u2019est-à-dire avec les plombs bien placés à 12 hres, 3 hres, 6 hres et 9 hres, 2 radiographies sont prises, une an- téro-postérieure et une latéro-latérale; le patient regarde toujours bien droit en avant.Le rapport radiologique confirme la présence d\u2019un corps étranger intraoculaire mesurant 2 mm.environ en longueur et 34 de mm.en largeur, situé sur le diamètre horizontal à peu près exactement à 3 hres.L\u2019extrémité postérieure du corps étranger est à 2 mm.du limbe, tandis que son extrémité antérieure est exactement au limbe, par conséquent dans l'iris et dans la chambre postérieure.Il ne nous restait qu\u2019à ouvrir la C.A.de 1 à 5 hres et de saisir le corps étranger avec une petite pince.Le corps étranger était bien à l\u2019endroit précis localisé.Sachant exactement où nous allions, 1l nous fut facile d\u2019éviter tout traumatisme Inutile 1141 toujours présent quand on se sert de l\u2019électro- aimant pour localisation.Les suites opératoires furent tout à fait normales, et le patient aujourd'hui voit O.D.20/20 avec une correction de 0.80 x 1 axe 110 et 0.G.20/20 avec 0.50 x 1 axe 90.Discussion.M.RoLAND CLOUTIER montre le verre de contact dont il se sert.Il fait voir la radiographie du malade en question et explique brièvement le principe de la méthode de localisation du corps étranger intraoculaire.M.Jures Braurr: \u2014 La méthode de localisation du corps étranger intraoculaire est connue depuis 20 ans mais elle n\u2019avait jamais pu être utilisée jusqu\u2019à dernièrement à cause de l\u2019épaisseur des verres employés à cet effet.Il félicite le docteur R.Cloutier d\u2019avoir introduit la nouvelle méthode avec verres de contact minces.Cette méthode permet une localisation très précise du corps étranger à 1 millimètre près.Il est alors plus facile de l\u2019extraire et on peut conserver la vision à une grande proportion de malades.M.RoLAND CLOUTIER fait remarquer que le verre dont il s\u2019est servi est beaucoup plus mince et beaucoup plus facile à appliquer que les appareils anciens.Avantages de l'incision endaurale dans la chirurgie mastoidienne.(Présentation de 5 malades) M.Valmore LATRAVERSE Au cours des trois dernières années, nous avons exécuté notre chirurgie oto-mastoïdien- ne par voie endaurale, ayant abandonné l\u2019incision rétro-auriculaire.L\u2019incision originale de Lempert ne conserve pas le lambeau de la paroi postérieure du conduit; celle de Shambaugh maintient l\u2019attache du lambeau à la conque et permet la bascule de celui-ci en arrière dans la cavité mastoïdienne. 1142 Voici les avantages de cette incision endau- rale: 1) Visibilité entière de la topographie de la mastoïde incluant l\u2019attique et la caisse.2) Accès facile à l\u2019antre et à l\u2019attique, foyer principal de l'infection souvent indépendamment de la mastoide.3) Suture réduite à sa plus simple expression: 2 points à la soie aux lèvres de la plaie pré-auriculaire.4) Pansement unique à la fin de l\u2019opération, qu\u2019on enlève d\u2019ailleurs le 5e jour, sans le renouveler, le remplaçant par un tampon d\u2019ouate vaseliné, appliqué à l\u2019orifice du conduit.5) L'emploi de la fraise électrique raccourcit la durée de l\u2019opération et permet d\u2019obtenir une surface osseuse plus mousse et d\u2019atteindre des zones difficiles d\u2019accès a la gouge ou à la curette.6) Meilleure épidermisation postopératoire de la cavité mastoïdienne \u2014 le lambeau cutané de l'incision endaurale servant de greffe.7) Complications rares: sténose cicatricielle du conduit et périchondrite.8) Réduct/on considérable de la durée d\u2019hospitalisation, soit 5 ou 6 jours contre 2 à 5 semaines autrefois.9) Absence de déformation rétro-auriculai- re si particulière à l\u2019incision rétro-auriculaire ct él'mination des fistules rétro-auriculaires.10) On peut réintervenir sans multiplier les cicatrices ni porter atteinte à la paroi eu- tanéo-périostée rétro-auriculaire.Présentation de 5 malades tirés d\u2019un groupe de 3C cas a/nsi opérés: No 1.\u2014 Mlle M.P.: otite moyenne chronique suppurée droite avec mastoïdite et arrêt de développement de la mastoïde.No 2.\u2014 Mme E.: cholestéatome géant compliquant une vieille mastoïdite déjà opérée et associée à une large fistule rétro-auricu- laire.Traitement actuel: curettage de la mastoïde et fermeture de la fistule.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1919 No 3.\u2014 M.J.P.L.: otite moyenne chronique, rebelle avec poussées aiguës ne cédant pas aux myringotomies.Antro-atticectomie sans mastoïdectomie.No 4, \u2014 M.R.L.: maladie de Ménière gauche (patient du docteur Roma Amyot).Trépanation et électro-coagulation du canal semi- cireulaire externe.No 5.\u2014M.L.D.: mastoïdite subaiguë dreite avec paralysie faciale lors de la poussée aiguë.Discussion.M.RoLAND CLOUTIER remarque que le prin- c:pal avantage de cette méthode d\u2019intervention est de ne pas avoir de cicatrice.M.JuULEs PrauLT demande au docteur La- traverse s\u2019il a tenté cette intervention chez l\u2019enfant.; M.Roma Anyor s\u2019informe si le malade opéré pour la maladie de Ménière a été amélioré.M.VALMORE LATRAVERSE répond au docteur Brault qu\u2019il ne sait pas si l\u2019opération a été tentée chez l\u2019enfant.Au docteur R.Amyot: \u2014 Le malade opéré pour maladie de Mén:ère est légèrement amélioré mais il y à encore des bourdonnements.M.Claude BERTRAND Hémorragie ou tumeur cérébrale.Le diagnostic différentiel entre l\u2019hémorragie et la tumeur cérébrales n\u2019est pas toujours facile.L\u2019examen objectif peut être le même dans les deux cas et c\u2019est surtout l\u2019histoire de la maladie qui permet de faire un diagnostic de présomption.Sauf chez l\u2019hypertendu qui fait une hémorragie massive après quelques accidents vasculaires, et même dans ce cas, la présence d\u2019une tumeur doit être éliminée chaque fois que le pronostic vital est bon à d\u2019autres points de vue: v.g.cardiaque, vasculaire ou rénal.Il faut rechercher soigneusement dans l\u2019anamnèse l\u2019histoire de troubles progressifs qui = us =: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 auraient précédé la phase aiguë; parfois, ces troubles n\u2019ont pas été notés ou ne sont pas relatés.Dans le cas d\u2019hémorragie, la cause peut être un anévrysme ou une tumeur vasculaire à moins qu\u2019il n\u2019existe une raison évidente pour expliquer le saignement.Les cas suivants sont assez démonstratifs quant à la difficulté de poser un diagnostic clinique avec certitude: c\u2019est pourquoi, dans les cas où il existe le moindre doute, l\u2019on do.t cempléter l\u2019examen clinique et radiologique par: 1° \u2014 le pneumogramme, 2° l\u2019artériogram- me, 3° la biopsie locale à l\u2019endroit de la masse.ler cas \u2014 O.B.(54 ans).Le patient se présente pour parésie du côté gauche à début soudain, un mois auparavant, sans céphalée ni autre trouble.La ponction lombaire et la radiographie simple sont normales, mais l\u2019artério- gramme révèle la présence d\u2019un glioblastome pariétal droit.Cette tumeur a été enlevée et le patient est retourné à son travail il y a un an.2e cas \u2014 P.M.(53 ans).Début progressif d\u2019hémiplégie gauche qui devint complète en trois semaines.L\u2019artériogramme révèle un déplacement postéro-inférieur du groupe syl- vien.Aspiration d\u2019un hématome intra-céré- bral, par trou de vrille, sans amélioration.Evacuation de l\u2019hématome quelques jours plus tard à travers une petite craniectomie avec récupération complète il y a 5 mois.3e cas \u2014 R.S.(46 ans).Accident vasculaire chez un hypertendu avec régression spontanée des symptomes.Une semaine aprés son admission, la glande pinéale est encore déplacée de 7 millimètres.Le patient est bien mais il devrait avoir une nouvelle radiographie un mois plus tard.Je cas \u2014 I.G.(45 ans).Accident vasculaire le ler janvier 1948.Aphasie partielle qui pers'ste enccre au mois d\u2019août avec légère céphalée.Pression artérielle 170/100.La ponction lombaire donne une pression à 220 millimetres d\u2019eau, l\u2019artériogramme démontre la présence d\u2019une tumeur vasculaire temporale gauche.Toutefois, à la biopsie, il s\u2019agit d\u2019une tu- 1143 meur kystique.L\u2019exérèse intra-kystique de cette tumeur suivie de radiothérapie a soulagé complètement la malade jusqu\u2019à cette date.5e cas \u2014 L.H.(47 ans).Accident vasculaire le 12 février 1948.Inconscience avec urémie et tendance à la décérébration lorsqu\u2019on la voit le 18 février 1948.L\u2019artériogramme révèle une masse frontale qui est drainée chi- rurgicalement le 19 février 1948.Actuellement, la patiente est bien sauf pour une légère hém1- parésie gauche.Ge cas \u2014 G.D.(63 ans).Histoire de troubles mentaux progressifs, remontant à 4 mois avant son admission, avec hémiplégie gauche depuis 3 semaines.Histoire d\u2019opération pour hypernéphrome, 4 ans auparavant.La biopsie révèle un hématome intra-cérébral droit.A cause de l\u2019état du patient et de l\u2019absence de signes d\u2019hypertension intracränienne, aucune intervention n\u2019est pratiquée.L'autopsie, faite le 26 octobre 1948, révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une large hémorragie dans une métastase d'une tumeur rénale.7e cas \u2014 L.C.(51 ans).Hémiplégie droite progressive avec aphasie depuis six semaines.Ponction lombaire et radiographie normales.Le pneumogramme met en évidence une tumeur fronto-pariétale gauche.La biopsie ne rejoint pas la tumeur.A l\u2019opération, il s\u2019agit d\u2019un glioblastome dont l\u2019exérèse amène une récupération fonctionnelle presque complète.8e cas \u2014 M.C.(12 ans).Histoire d\u2019étourdissements soudains, le 6 janvier 1949, suivis rapidement d\u2019une hémiplégie droite avec aphasie.L\u2019artériogramme fait 10 jours plus tard révèle une trombose complète de la carotide interne.Récupération fonctionnelle partielle avec la physiothérapie.9e cas \u2014 H.P.(47 ans).Aphasie et hémiparésie soudaines à la fin de décembre 1948.Persistance des symptômes avec légère céphalée.L\u2019artériogramme révèle la présence d\u2019une tumeur vasculaire temporale gauche et la biopsie démontre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un glioblastome.Le patient est retourné sans traitement. 1144 10e cas \u2014 D.C.(52 ans).Histoire d\u2019un léger malaise avant paralysie soudaine d\u2019un membre supérieur droit avec aphasie à la mi-janvier 1949.Pas d\u2019histoire de progression des symptômes.Radiographie du crâne négative.Ponction lombaire, pression 180 millimètres d\u2019eau en position couchée.Le pneumoarté- riogramme révèle une tumeur pariétale gauche.11e cas \u2014 A.M.(42 ans).Histoire de légers troubles de l\u2019écriture depuis 3 mois.Inconscience soudaine il y a un mois.À ce moment, la pression artérielle était de 220/140 et le liquide céphalo-rachidien était sanguinolent.Régression des symptômes, sauf pour une hé- mianopsie droite.Le pneumoartériogramme suggère un léger déplacement vers la droite.Le patient doit revenir un mois plus tard pour compléter les examens, mais une semaine avant cette nouvelle admission, il devient inconscient.L\u2019opération révèle la présence d\u2019un large épithélioma qui envahit tout le lobe occipital à gauche.Le patient se réveille peu après l\u2019opération.12e cas \u2014 M.A.(52 ans).Aphasie progressive qui s\u2019installe en 24 heures avec hémiparésie droite.La ponction lombaire révèle un liquide clair avec pression normale.Blocage stellaire à gauche avec régression des symptômes.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin AMLFC.\u2014 Montréal, septembre 1949 Discussion.M.CLAUDE BERTRAND montre les clichés radiologiques de ces malades et donne des explications supplémentaires.M.RoGEr DUFRESNE demande si l\u2019infiltration stellaire pourrait aider pour le diagnostic différentiel.M.PAur DaviD remarque que chez le malade no 11, l\u2019hypertension artérielle était venue rapidement et que la tension est revenue à la normale en peu de jours.M.JEAN-Lours LÉGER croit qu\u2019il aurait été possible de faire le diagnostic sur les films radiologiques, avant l\u2019intervention.M.RoMA AMYOT mentionne que ce malade avait une hémianopsie et des troubles de l\u2019écriture.Il écrivait mal, bien avant l\u2019hémorragie cérébrale.Ce qui pouvait faire soupçonner la présence de l\u2019hémianopsie avant l\u2019ictus et celle d\u2019une tumeur.M.CLaunpE BERTRAND répond au docteur R.Dufresne qu\u2019il ne croit pas que l\u2019infiltration stellaire puisse être appréciée assez bien pour aider le diagnostic différentiel dans ces cas.Le secrétaire adjoint du bureau médical, Georges LECLERC.# NOUVELLES 18e RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D'OPHTALMO-OTOLARYNGOLOGIE SAMEDI, 17 SEPTEMBRE 1949, À L'HÔTEL-DIEU ST-VALIER, CHICOUTIMI SÉANCE SCIENTIFIQUE Présidence: Dr William Tremblay (Chicoutimi) 9.00 heures am.\u2014 a) Présentation de malades: Drs W.Tremblay, G.-T.Gauthier et A.Plante.b) Présentation d\u2019instruments nouveaux.9.30 heures am.\u2014 Discussion des cas présentés.9.45 heures am.\u2014 «Indications cliniques de la fenestration du labyrinthe.» \u2014 Dr Paul Fugére (Québec).10.00 heures a.m.\u2014 «Le fond d\u2019œil des hypertendus.» \u2014 Dr Roland Cloutier (Montréal).10.15 heures a.m.\u2014 « Abcès cérébral ou extradural: observation.» \u2014 Dr Ernest Plante (Sherbrooke).10.30 heures a.m.\u2014 «L\u2019antro-ethmoïdectomie et la trépanation eth- moïdo-frontale externe : technique, observations.» \u2014 Dr V.Latraverse (Montréal).10.45 heures a.m.\u2014 «À propos de nouvelles techniques opératoires des voies lacrymales.» \u2014 Dr Camille Gélinas (Lévis).11.00 heures a.m.\u2014 « Quelques considérations sur l\u2019examen de la vue.» \u2014 Dr Adrien Plante (Roberval).SÉANCE PLÉNIÈRE Présidence: Dr L.de G.Joubert (Montréal) 1) «Considérations sur la formule d\u2019adhésion à la S.C.O.O.et le certificat du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec.» 2) «Projet d\u2019un cours de perfectionnement en O- O.R.L.: rôle de la S.C.O.O.» 1.00 heure p.m.\u2014 Déjeuner traditionnel.V.LATRAVERSE, secrétaire.L'ASSOCIATION NATIONALE DE LA SANTÉ Un nouvel organisme philanthropique visant à la protection de la santé et à l\u2019expansion de la médecine préventive par une meilleure publicité vient d\u2019être créé à Montréal.L\u2019Association Nationale de la Santé, dont l\u2019assemblée d\u2019inauguration eut lieu à l\u2019hôtel Windsor, mardi le 23 août 1949, a été organisée par un groupe de citoyens et de médecins de la province et avec le concours des Universités Laval, de Québec, Montréal et McGill, ainsi que l\u2019appui de l\u2019Association Médicale Canadienne, division de Québec.La séance d\u2019inauguration fut tenue sous la présidence d\u2019honneur du maire de Montréal, M.Camillien Houde, et sous la présidence active conjointe de M.de Gaspé Beaubien et de Madame Paul Hamel.Cette séance fut marquée par l\u2019élection des membres du Comité honoraire, du Conseil d\u2019administration et du Comité exécutif.Les doyens des trois universités du Québec, les docteurs Charles Vézina, Edmond Dubé et Frederick Smith furent élus présents conjoints de l\u2019Association.Le docteur Léon Gérin-Lajoie, vice-doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, fut choisi comme président du Comité consultatif médical, dont font partie les docteurs J.-A.Vidal, Albert Guilbeault, Calixte Favreau, J.C.Meakins et plusieurs autres.Le docteur Albini Paquette, ministre de la Santé, a été élu président honoraire.On remarque parmi les membres du Conseil d\u2019administration les noms des docteurs J.-A.Beaudoin, David Beaulieu, Calixte Favreau, Armand Frappier, Léon Gérin-Lajoie, Adélard Groulx, Graham Ross et Percy Vivian.2-e CONGRÈS INTERNATIONAL DE NEUROLOGIE Le Congrès International de Neurologie doit avoir lieu à Paris à partir du 5 septembre 1949.Deux neurologistes de Montréal ont été choisis comme vice-présidents de Jl\u2019Association Internationale de Chirurgie; ce sont les docteurs Wilder Penfield et Jean Saucier.Plusieurs neurologues et neuro-chirur- giens du Canada participeront à ce congrès.Le docteur Claude Bertrand a été délégué de l\u2019hôpital Notre-Dame au congrès de Paris, de même qu\u2019à celui de neuro-radiologie qui se tiendra à Rotterdam. 1146 LE DOCTEUR ALBERT LeSAGE DÉLÉGUÉ AU CONGRÈS DE GENÈVE Le docteur Albert LeSage, ancien doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, représentera le min \u2018stère de la Santé de la Province de Québec et le Collège des Médecins au Congrès de Genève de l\u2019Association des Médecins de Langue Française.Le docteur Albert LeSage est depuis longtemps le représentant officiel du Canada au sein du Comité de l\u2019Association.ee + LE DOCTEUR ALBERT JUTRAS EN EUROPE Le docteur Albert Jutras, chef du service de rad o- logie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, et président de la Société Médicale, quittera Montréal par avion le 2 septembre pour participer à divers congrès.En plus du rapport qu\u2019il doit présenter sur le cardia, au Congrès de radiologie de Paris avec ses collaborateurs Marcel Longtn et Paul Levrier, le docteur Jutras a été invité à exposer ses méthodes d\u2019exploration des voies digestives et biliaires à la Faculté de Lille et devant la Société Belge de Gastro-entérologie.Notre collègue sera aussi reçu aux Universités de Bordeaux, Toulouse, Montpellier et Lyon.Le docteur Albert Jutras partic pera également au congrès de l\u2019Association des Médec:ns de Langue Française qui se tiendra à Genève, du 29 septembre au premier octobre.++ ++ LE DOCTEUR ROSARIO FONTAINE, DÉLÉGUÉ AUX CONGRÈS DE PARIS ET DE CLERMONT-FERRAND Le docteur Rosario Fontaine, médecin légiste de la Province de Québec et professeur de toxicologie et de science médico-légale à l\u2019Université de Montréal.représentera officiellement cette université au congrès de médecine légale et de toxicologie, qui se tiendra, en septembre, à Paris, et au congrès de psychiatrie, qui aura lieu à Clermont-Ferrand.ee ++ LE DOCTEUR LÉON GÉRIN-LAJOIE EN EUROPE Le vice-doyen de la Faculté de Médecine, le professeur de gynécologie Léon Gérin-Lajoie, quittera Montréal par avion le ler septembre pour l\u2019Angleterre, où il prendra une part active aux réunions de l\u2019Association Mond'ale de la Santé et à celles de la Société Médicale Mondiale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreniN AMLF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 LE DOCTEUR LUCIEN BROUHA, À ARVIDA Le docteur Lucien Brouha, professeur à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval, et spécialisé en hygiène industrielle, est revenu faire des études sur les conditions de travail de l\u2019usine d\u2019Arvida.Le docteur Brouha étudie les réactions des travailleurs qui doivent accomplir leur tâche dans un degré de chaleur extrêmement élevé.LES DOCTEURS JEAN MICHON ET GILLES BERTRAND, BOURSIERS Le docteur Jean Michon, assistant du service de, radiologie de l\u2019hôpital Notre-Dame, vient d\u2019être choisi comme boursier de la Société Canadienne du Cancer.Le docteur Gilles Bertrand, fils de notre collègue, le docteur Albert Bertrand, chef de laboratoire à l\u2019hôpital Notre-Dame, vient d\u2019obtenir une bourse pour poursuivre des études en neurologie et en neurochirurgie.te ++ INSTRUCTIONS POUR LES BOURSES DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS Le professeur Raoul Kourilsky nous fait savoir que les demandes de bourses d\u2019études du Gouvernement franca\u2019s doivent être adressées à M.Jean Mouton, attaché culturel à l\u2019Ambassade de France, à Ottawa, avant avril de chaque année.Le dossier du postulant doit comprendre: a) un curriculum vitæ; b) un curriculum universitaire; c) les certificats des médecins, directeurs du travail; d) les publications et e) les renseignements d\u2019état civil.Il est dans l\u2019intérêt des candidats d\u2019entrer également en correspondance avec le docteur Raoul Kourilsky, 7, rue Bayard, Paris (VIIIe).++ ++ CONGRÈS DE CHIRURGIE AUX ÉTATS-UNIS Plusieurs congrès de chirurgie sont au programme des mois d\u2019octobre et de novembre 1949.Le 10 octobre s\u2019ouvrira, à la Nouvelle-Orléans, le Congrès de la Société Internationale de Chirurg'e; le 17 octobre commencera, à Chicago, le Congrès de l\u2019« American College of Surgeons»; les 21, 22 et 23 octobre, aura lieu, également à Chicago, le Congrès de l\u2019Association Interaméricaine de Chirurgie.Le chapitre américain du Collège International des Chirurgiens tiendra son congrès à Atlantic City, les 8.9, 10 et 11 novembre. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 XLUITI A afin e oo oo 2.qu'ils resplendissent «a.° > 6 de santé ( \u2019 Û \u2018 Tonique efficace et agréable au goût, spécialement indiqué pour enfants.| VITAMINE \u201cD\u201d Sels de Calcium, ;\u2018 Glycérophosphate de Fer, Manganèse plus facteurs de VITAMINE \u201cB\u201d.\u201cSanté et Maladie\u201d ANGLO-FRENCH DRUG Cie, Ltée, Montréal 18, P.Q.Généreux échantillons à Messieurs les Médecins. 1148 LE DOCTEUR JEAN BOUCHARD, À L'INSTITUT DU CANCER L'Institut du Cancer du Canada vient de s\u2019adjoindre un nouveau membre dans la personne du docteur Jean Bouchard, assistant radiologiste de l\u2019hôpital Royal Victoria de Montréal.-e ++ L'UNION INTERNATIONALE CONTRE LE PÉRIL VÉNÉRIEN La XXVIème Assemblée Générale de l\u2019Union Internationale contre le Péril Vénérien se tiendra à Rome, du 12 au 16 septembre, sous le patronage de M.le docteur Cotelessa, Haut-Commissaire pour l\u2019Hygiène et la Santé Publique de la République Italienne et avec le concours du Comité Italien.La Séance inaugurale aura lieu le 12 septembre à 10 heures, au Capitole, et les séances de travail se tiendront aux Istituti Fisiotérapici Ospitalieri, 295, Viale Regina Margherita.A PARIS, pour tous renseignements s\u2019adresser au secrétariat de l\u2019Union Internationale contre le Péril Vénérien, Institut FOURNIER, 25, Boulevard Saint- Jacques, PARIS XIVe.A ROME, s\u2019adresser au Secrétariat pour l\u2019organisation de l\u2019Assemblée de l\u2019Union Internationale contre le Péril Vénérien, Viale Regina Margherita, 295, Istituti Fisiotérapici Ospitalieri, ROME.L'ASSOCIATION NATIONALE DE GASTRO-ENTÉROLOGIE La «National Gastro-enterological Association » tiendra sa 14e session scientifique à Boston ( Mass.) les 24, 25 et 26 octobre 1949.Pour informations: Secrétaire de la « National Gas- tro-enterological Association », 1819 Broadway, New York 23, N.Y.ee ++ BOURSES POUR L'ÉTUDE DES MALADIES RHUMATISMALES Bourses octoyées par l\u2019intermédiaire de la Société Canadienne du Rhumatisme et de l\u2019Arthrite pour des études post-scolaires sur les maladies rhumatismales dans des centres universitaires en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et au Canada.Ces bourses sont pour une année d\u2019étude et varient de $2,000.00 à $4,000.00.Elles seront accessibles, pour les Etats-Unis, à partir du ler octobre 1949 et du ler janvier 1950 pour l\u2019Angleterre.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Pour plus amples informations s\u2019adresser au Executive Director, Canadian Arthritis and Rhumatism Society, 74 Sparks St.Ottawa, ou aux Doyens des Facultés de Médecine.Py © ELECTIONS A LA SOCIETE DE PEDIATRIE DE MONTREAL Le 5 mai dernier, avait lieu au Cercle Universitaire la premiére assemblée générale annuelle de la Société de Pédiatrie de Montréal.Au cours de cette réunion, l'on procéda à l\u2019élection des membres de l\u2019Exécutif pour 1949-1950, avec les résultats suivants: président, le Dr Paul Letondal; vice-président, le Dr Daniel Longpré; secrétaire-trésorier, le Dr Edmond Baril.Après la lecture des rapports résumant les activités de l\u2019année, le Dr Albert Guilbeault, président sortant de charge.remercia tous ceux qui lui avaient facilité la tâche et présenta ses meilleurs vœux de succès au nouvel Exécutif.La Société de Pédiatrie de Montréal est incorporée.Fondée le 19 janvier 1948, elle groupe les pédiatres de langue française de la métropole.Ses séances ont lieu le premier jeudi de chaque mois, sauf pendant l\u2019été.Elle compte des membres actifs et des membres adhérents.Son secrétariat est maintenant à 301, Carré St-Louis, app.1, Montréal.2e ++ LE DOCTEUR PAUL LETONDAL DÉLÉGUÉ À PARIS Le docteur Paul Letondal, membre du Bureau de Direction de L'Union Médicale du Canada, était le délégué officiel de la Faculté de Médecine et de la Société de Pédiatrie de Montréal.au XIIème congrès des pédiatres de langue française qui avait lieu à Paris, les 1, 2 et 3 juin dernier.Ce congrès, auquel assistaient plus de 500 médecins d\u2019enfants, coïncidait avec le cinquantenaire de la Société de Pédiatrie de Paris.e-e ee PRÉCISIONS SUR LE RÈGLEMENT TOUCHANT LES ORDONNANCES Les fonctionnaires du ministère de la Santé nationale font remarquer que la récente revision des règlements des aliments et drogues (C.P.1536, 5 avril 1947) précise le règlement qui interdit autrement que sur ordonnance la vente au grand public de certaines drogues.Une commande donnée par téléphone ne constitue 1.On a éclairci un point en donnant la définition de l\u2019ordonnance.Celle-ci doit être donné par écrit.pas une ordonnance; mais, en cas d'urgence.un phar- TE V/ 74 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 XLIV localise sûrement l'infection OSMOPA FORMULE: OSMOPAK est un pansement osmotique émollient composé de 58% de sulfate de magnésie, de 1-2% de benzocaïne et de 1-25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d\u2019infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc, et dans le traitement d\u2019inflammation ou d'infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L'OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.|| est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation: Pots de 115 et 577 grammes.Echantillon médical et documentation sur demande.Manufacturé par Irwin Neisler Co., Decatur, Ill.U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.meena \u2014_m mer remem.VO une nouvelle préparation dans le traitement de l'hypertension essentielle Chaque tablette contient 10 Unités Craw de Veratrum Viride contrôlé biologiquement par les Laboratoires de recherches Irwin Neisier & Co., Decatur, lil.Les expériences faites dans de nombreuses cliniques ont démontré que le Veratrum Viride titré biologiquement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.(The Medical Clinics of North America, septembre 1948: Doctor Freis, page 1253.) Les tablettes Vertavis doivent être prises à une heure d\u2019intervalle et de préférence après les repas.La dose doit être augmentée ou diminuée graduellement selon les résultats obtenus.POSOLOGIE: Donnez une tablette VERTAVIS (10 unités Craw) aux heures ci-dessous mentionnées: Dose quotidienne SEMAINE VERT AVIS MATIN SOIR Unités Craw 1ère semaine 1 tablette à 7 heures 7 heures 20 2ième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 heures 30 3iéme semaine 1 tablette a 7 & 8 heures 7 & 8 heures 40 4iéme semaine 1 tablette a 7, 8 & 9 heures 7 & 8 heures 50 biéme semaine 1 tablette à 7, 8 & 9 heures 7, 8 & 9 heures 60 Documentation complète et échantillon envoyés à MM.les médecins sur demande.Manufacturé par IRWIN NEISLER CO., Decatur, Ill., U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.un \u2014 1150 macien peut remplir une commande donnée par téléphone et fournir les drogues demandées pourvu que, dans les 24 heures qui suivent, on lui remette une ordonnance écrite.S'il ne réussit pas à se procurer cette prescription, il commet une infraction à la Loi des aliments et drogues: il a vendu certaines drogues sans ordonnance.2.Les règlements des aliments et drogues définissent une ordonnance (A.02.016) «un ordre écrit, fait et signé par toute personne autorisée à traiter des malades au moyen de drogues dans toute province du Canada, et spécifiant la dispensation d\u2019une quantité déclarée de toute drogue ou mélange de drogues au malade nommé dans ladite ordonnance ».Par cette définition.les renouvellements sont interdits, mais celui qui prescrit peut spécifier par écrit le nombre de fois que l\u2019ordonnance peut être exécutée, par exemple, deux fois, cing fois ou dix fois.selon le besoin, et le pharmacien est autorisé à suivre ces instructions.Mais l'ordonnance originale doit spécifier le nombre exact des renouvellements.3.Un pharmacien a le droit de refuser d\u2019exécuter une ordonnance s\u2019il a quelque raison de croire qu\u2019elle n\u2019est pas présentée de bonne foi.qu\u2019elle représente une tentative de circonvenir la loi ou qu\u2019elle a été altérée.Dans ces circonstances.des questions posées avec tact permettent d'habitude de découvrir la vérité.4.Etant donné qu\u2019un pharmacien est tenu d\u2019avoir en sa possession, et dûment autorisées les ordonnances émises pour les drogues de cette liste qu\u2019il a vendues, ceux qui prescrivent ont le devoir de fournir immédiatement ces ordonnances.De même qu\u2019un marchand, confiant dans l\u2019honnêteté de l\u2019acheteur, vend ses produits à crédit, de même un pharmacien qui, en cas d'urgence, accepte par téléphone une ordonnance pour ces drogues, s\u2019attend que celui qui prescrit lui remettra une ordonnance dans les 24 heures qui suivront la communication téléphonique de ladite ordonnance.Par conséquent, on prie instamment ceux qui prescrivent de coopérer avec le pharmacien et de ne pas négliger cet important détail.+ + LA PROPRETÉ: EXCELLENTE PUBLICITÉ Conseils des hygiénistes aux commerçants Le respect des prescriptions de l\u2019hygiène dans l\u2019achat, la vente et la manutention des marchandises est la plus belle publicité que puisse se faire un établissement de commerce.Rien n\u2019est plus propre à fortifier la confiance de la clientèle.Le marchand, soucieux d\u2019accroître ses affaires, n\u2019accepte pas de marchandises en mauvais état.garde L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeniv A.M.LF.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 d'une manière sanitaire les denrées en vente et ne livre jamais de produits avariés.Le premier devoir social du marchand envers sa clientèle est de ne pas mettre en circulation des marchandises contaminées par des germes infectieux, partant il n\u2019en vend jamais.Le second devoir social du marchand.c\u2019est de se prémunir lui-même et sa famille contre les maladies contagieuses évitables.Il y va de son intérêt et de celui de ses clients.Dans toutes les professions et dans tous les états, l'examen médical périodique est indispensable.Quand on entretient des relations quotidiennes avec le grand public, il faut être encore plus prudent.Que le marchand et ses employés veillent donc sur leur santé avec soin, qu\u2019ils ne négligent jamais de prendre les précautions que suggère la médecine préventive et le succès couronnera leur entreprise.PLUS DE SIX MILLE IMMUNISATIONS ANTIDIPHTÉRIQUES EN JUIN 7,938 épreuves à la tuberculine en juin L\u2019être bien portant n\u2019a pas conscience de sa santé.peut-on dire.L\u2019inquiétude n\u2019apparaît que si notre organisme nous donne un signe d\u2019alarme.Alors on comprend qu\u2019il vaut mieux prévenir que guérir.étouffer le feu qui couve que disputer la maison aux flammes.C\u2019est précisément ce qu\u2019enseignent les hygiénistes surtout quand il s\u2019agit des maladies contagieuses.Aussi nos Unités sanitaires font-elle une lutte quotidienne aux infections qui nous menacent.C\u2019est ce qu\u2019indique le dernier rapport mensuel de la division des Unités sanitaires au ministère provincial de la Santé.que dirige I'hon.Dr J.-H.-A.Paquette ministre de la Santé.Au cours du mois de juin.on a déclaré 342 cas de maladies infectieuses cependant que l\u2019on en dépistait sent cents.Le nombre des maisons visitées a atteint 942 et il a fallu en afficher (placarder) quatorze.Le nombre des contacts et cas suspects exam'nés dépasse sept mille six cents.Il v a eu 132 enquêtes pour maladies vénériennes.Par ailleurs.les cliniques anti-tuberculeuses tenues dans les territoires desservis rar les Unités sanitaires ont permis d\u2019atteindre 6.299 personnes et de faire 7.938 épreuves à la tuberculine.Les visiteuses d\u2019hygiène ont fait de ce chef 1796 visites à domicile.et 2602 personnes, en outre, ont bénéficié du BCG ou vaccination contre la tuberculose.Quant a la lutte contre la dipht{rie, elle se poursuit régulièrement dans les soixante-quinze comtés provinciaux que desservent nos 65 Unités sanitaires LE CHLORURE FERREUX EST LA FORME SOUS LAQUELLE LE FER EST LE PLUS FACILEMENT ABSORBÉ* LIQUIDE COMPRIMÉ Chaque once liquide fournit 16 grains de Chaque comprimé équivaut à 2% grains chlorure ferreux et 6 mg.de Vitamine B,.de chlorure ferreux combiné avec 1.0 mg.Présenté en bouteilles de 1 livre, 80 onces de Vitamine B,.Présenté en flacons de et | gallon.100, 500 et 1,000 comprimés.*Documentation sur demande COMPAGNIE ESSENTIELLEMENT CANADIENNE .DEPUIS 1879 LEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA Représentants: M.Paul Busseau, 4904, rue Wellington, Verdun, P.Q.M.A.A.Summers, Morrisburg, Ont.M.J.L.Vallerand, 1055, Mont St-Denis, \"Wolfesfield Park, P.Q.M.Léon Viens, 1875, boul.Pie IX, Montréal, P.Q.\u2014 M.p.E.Thibaudeau, 385, boul.Charest, Québec, P.Q. 1152 et durant le mois de juin on a donné 2,178 immunisations complétées et 4,063 immunisations de rappel.Cet excellent travail démontre que la lutte contre l\u2019usure précoce de l\u2019organisme et la mort prématurée reçoit des hygiénistes provinciaux la collaboration scientifique indispensable.Ils exercent avec soin une surveillance épidémiologique de tous les instants, mettant ainsi à la portée de tous les moyens essentiels de prévention et de dépistage.o-e ++ NOMS DES GAGNANTS DU \u201cPHYSICIANS\u2019 ART SALON 1949\u201d L\u2019une des attractions régulières à la convention de la «Canadian Medical Association» qui vient de se terminer fut le « Physicians\u2019 Art Salon », commandité par la maison Frank W.Horner Limited.Situé 3 I'étage des assemblées, le Salon, en sa cinquième année, rassemblait plus de 300 pièces d\u2019exposition venant de toutes les parties du Canada.Voici la liste des gagnants: Section Beaux-Arts Premier prix: «The New Scarf», par Dr Anna D.Gelber, Toronto, Ont.Deuxième prix: « Heart of Darkness», par Dr John H.Toogood, Montréal, P.Q.Troisième prix: «The Green Vase», par Dr H.J.Laudan, Saskatoon, Sask.Mentions honorables: «Late Afternoon Near Ste.Agathe », par Dr G.E.Tremble, Montréal, P.Q.; «The Three Sisters», par Dr Robert C.Riley, Calgary, Alta; «Social Security », par Dr Anna Wilson, Winnipeg, Man; « Market \u2014 St.Vincent», par Dr Harvey Agnew, Toronto, Ont.; «Portrait », par Dr A.E.Robertson, Essondale, B.C.Section Photographie Monochrome Premier prix: « Lachesis », par Lt.Col.C.G.Wood, Ottawa, Ont.Deuxième prix: «Peaceful Valley», par Dr Stuart M.Rose, Lethbridge, Alta.Troisième prix: « Fragile Icing », par Dr L.J.Notkin, Montréal, P.Q.Mentions honorables: «Between Catches», par Dr Stanley Greenhill, Edmonton, Alta; « Song at Twilight», par Dr G.B.White, Port Colborne, Ont.; «Porthole View of New York », par Dr D.C.Eaglesham, Guelph, Ont.; « Enchanted Forest», par Dr W.P.Goldman, Vancouver, B.C.Section Photographie Translucide Premier prix: « Three Children», par Dr Griffith Binning, Saskatoon, Sask.Deuxiéme prix: « Autumn in B.C.», par Dr T.M.Jones, Victoria, B.C.Troi- siéme prix: « Coprinus », par Dr J.F.Burgess, Montréal, P.Q.Mentions honorables: «Suzan\u2019s Bath», par Dr L.M.Edmunds, Smoky Lake, Alta; « Thunderhead », par Dr F.E.Wait, Saskatoon, Sask.; « Oxteam », par Dr D.C.MacDonald, North Battle- ford, Sask.; « Water-lilies», par Dr J.T.MacKay, Saskatoon, Sask.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin AMLFC.\u2014 Montréal, septembre 1949 Section des étudiants.Section Beaux-Arts Premier prix: «Old Barn \u2014 Bonaventure Island », par John S.Henry, Montréal, P.Q.Deuxième prix: «June \u2014 Stoney Lake», par D.G.Watson, Port Credit, Ont.Mentions honorables: « Old Friends», par Robert A.Love, Québec, P.Q.; «Cabane», par Claude Jutras, Montréal, P.Q.; « Black Explosives », par J.Allister Weir, Toronto, Ont.Section Photographie Monochrome Premier prix: No.300 est le conte r « \u2019 .j é ., ho ontena Cal \u201c ployé 9 des fins shérapeutiques).ol al au bureau, pou nt.hopes bse 1 produit garde 50\" pouvoir pactéricide ee le temps de destruction 5.Stable - - - ce s longtemps: Comparez de cet agent pactéricide supérieur.Demane 10% sang Pas de | PA RKE NH à votre détaill desséché \u201c om om Danbur Y: Connectic ut | ei io Strept.hémolytique | WN tre Bactérie A WI \u2018LVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Nouveaux Résultats Cliniques obtenus avec l\u2019Acide Undécylénique dans le Psoriasis Nouvelle serie de cas traités par les capsules Declid © L'administration buccale de l\u2019Acide Undécylénique dans les cas de psor ass.d'abord ctudiée .n cl'entèle privée 1, est examinée plus en détail dans un nouvel article 2 consacré à une série de cas de cliniques.Quarante malades qui jusque là s'étaient montiés réfractai cs à toute autre thérapeutique ont été traités exclusivement par l'Acide Undécylénique (Capsules Declid), pendant une période de 2 à 27 semaines.Degré d'amélioration Douze patients (30%) ont vu leur état \u201camélioré\u201d, quinze (837%), \u201cquelque peu amélioré\u201d; dix (25%), \u2018inchangé\u2019 et trois (7%).\u201cpire\u201d.\u201cAmélioré\u201d 1eprésente une amélioration importante; \u201cquelque peu amélioré\u201d veut dire une amélioration moins spectaculaire quoique très nette; dans c.rtains cas, une régression a précédé un résultat favorable.On n'a observé aucun effet toxique important ou durable.Tolérance Les capsules Dectid d'Acide Undécyl\u2018nique ont cté administiées à doses massives et quotidiennes pendant de longues périodes de temps sans produire aucun symptôme d'intolérance ou incident sérieux.Quelques malades se plaignent d'un goût amer dans la bouche, de nausées bénignes, ou d\u2019éructations.Les antiacides soulagent ces malaiszs.On note quelquefois une augmentation du péristaltisme intestinal.Sil y a lex.en © ns-lile de diminuer ou do susrendr: t: t aite- ment.Dans la plupart des cas, ces réactions secondaire ne se reproduisent pas quand en errant l'emploi ds uoses thérapeutiques.Posologie On ne doit pas s'attendre à des résultats immédiats ou constants.Dans chaque cas, la posologie doit être adaptée aux résultats.Les capsules peuvent être prises entre les repas, après avoir mangé, ou avec des alimen:s, selon la meil- Jeure tolérance du malade.Posologie suggérée: Première semaine: Quatre capsules Declid, trois fois par jour.Cette dose peut être maintenue, si les résultats sont satisfaisants.Deuxième semaine: Six capsules Declid, trois fois par jour, si nécessaire.Après la deuxième sema'ne: Huit à dix capsules, trois fois par jour, s\u2019il y a lieu, et continuer jusqu\u2019à d'spa- rition complète des lésions.On obtiendra une meilleu:e tolérance en prenant les capsules avec une boisson gazeuse.Adjuvant Quand l'effet de l'Acide Undécylénique tarde, les traitements ordinaires du psoriasis sont des adjuvants utiles.Un régime faible en matières grasses et des applications locales peuvent accélérer les résultats.Contre-indications Le traitement par voie buccale au moven de l'Acid: Undécylénique est nouveau.Ses effets sur le métabolisme sont enco.e peu connus.On s\u2019abstiendra donc de le prescrire aux malades débiles, diabétiques, hypertendus ou à ceux qui présentent des symptômes d'altec- tions des vaisseaux coronaires ou de la vésicule biliaire.Les capsules d'Acide Undécylénique Declid ne doivent être administrées que jar un mé ecin eu sur ordonnance médicale.Flacons de 100 et de 1,000 capsules de 0.14 g.chacune.Littérature complète sur demande.REFERENCES 1.Perlman, H.H.: Administration buccale de l\u2019Acide Undé- cylénique dans le psoriasis et la néviodermite.J.A.M.A, 139: 444 (12 février) 1949.2.Perlman, H.IH.et Milberg.I.L.: Administration buccal: de 1'Acide Undécylénique dans le Pscriasis.J.A.M.A, 140 865 (9 juillet) 1949.Acide Undecylénique Declid DECYL PHARMACAL CO.distributeurs, PRINCETON.New Jersey.Au Canada: LAURENTIAN AGENCIES LIMITED.Montréal.A centrer eds L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 'LVII ACBT-AMINOPHYLLINE COMPRIMES ET SUPPOSITOIKES Nouveau composé à base de théophylline destiné à la médication par voie orale ou rectale.COMPOSITION: L'ACET-AMINOPHYLLINE est à la base de glycinate de théophylline sodique et renferme 50% de théophylline.Ce composé constitue un progrès considérable dans la thérapeutique à la théophylline.En effet, la théophylline, en raison de sa faible solubilité, doit, pour pouvoir être conservée en solution, être associée à d'autres substances.L'ACET- AMINOPHYLLINE peut être administrée sans aucun enrobage et à des doses que l'estomac du malade ne tolérerait pas s'il recevait des doses équivalentes de théophylline sous d'autres formes.PHARMACOLOGIE: L'ACET-AMINOPHYLLINE exerce une action stimulatrice directe sur le myocarde, dont il améliore le rendement.Par action spécifique sur le centre respiratoire cérébral, il normalise la respiration du Cheyne- Stokes.Les artères coronariennes et périphériques subissent une dilatation temporaire.L'ACET-AMINOPHYLLINE relâche les fibres de la musculature lisse, spécialement des bronchioles.Il possède une action diurétique prononcée.INDICATIONS: L'ACET-AMINOPHYLLINE est indiqué dans les cas suivants: Asthme bronchique \u2014 Respiration de Cheyne-Stokes \u2014 Insuffisance cardiaque \u2014 Œdème pulmonaire \u2014 Asthme cardiaque \u2014 Trombose coronarienne \u2014 Angine de poitrine \u2014 Hypertension \u2014 Comme diurétique dans l'œdème d'origine cardiaque.PRÉSENTATION ET POSOLOGIE RECOMMANDÉE: Comprimés à 5 grains: Un ou deux comprimés trois fois par jour.Chez l'enfant: proportionnellement à l'âge et au poids.SUPPOSITOIRES: Adultes (10 grains): | suppositoire toutes les 4 à 6 heures.SOURCES À CONSULTER: 1.Bubert, H.M.et Cook, S.: J.South.Med.Ass, 41: 146, 1948.2.Bubert, H.M.et Cook, S.: Bull.School of Med., Univ.of Maryland, 32: 175, 1948.3.Paul, W.D.et Montgomery, A.E.: ].Iowa State M.S.4.Krantz, Holbert et al.: J.A.Ph.A., 36: 8, 1947, LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, MONTRÉAL, P.Q.Te a re LVIII Un nouveau comprimé offrant L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLetix AMLFC.\u2014 Montréal, septembre 1949 RH ALERT Kcest vrac\u201d patates y = * = Le & = Les Fa a ga WT RL VE I un soulagement plus rapide avec 2 une meilleure tolérance gastrique BUFFERIN, le nouvel analgésique antiacide de Bristol-Myers, soulage plus rapidement la douleur que l'acide acétylsalicylique seul parce qu\u2019il est plus vite absorbé dans le courant sanguin.Des essais cliniques ont démontré que 10 minutes seulement après l\u2019ingestion de BUFFERIN, les niveaux sanguins de salicylate sont approximativement 20% plus élevés que 20 minutes après l'ingestion d'acide acétylsalicylique seul.BUFFERIN est mieux toléré, particulièrement chez les patients qui ont déjà subi des embarras gastriques occasionnés par l'acide acétylsalicylique seul.INDICATIONS: \u2014 Pour le soulagement des céphalées et névralgies simples, des douleurs musculaires et des malaises éprouvés au cours de la grippe, des rhumes, des infections légères, et particulièrement pour 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HE + or xs 7 > 3, md CA js A, i 2 gl £3 à at i + is a ps À is Fa \u201c37 3 Ces = \u20ac LE 7 ba sn.# 50 as # BANDAGES ET ECLISS 4 xs 3 : ie 5 var \u201ca 5 a A SURFACE DUR oR ; & A sé pr Ta, K LÉ ses À ve 3 - ou CAT 3 A 95 py iy Wo By eh ve, + ros ae Toy ES 4 4 % { He 3 as PR He EN PLATRE 0 x 3 ooh Yarn 74 \u201ca x A ok Rd 2 4 > PS Pe a ak d = EE SE LME 24 Lk y pe =, 2 fad 4 3 er \u20ac # ef LS Le 2 2e 7 ek ih 4 5 ue $ x a ak Le Fes * 8 As a 4 Kt # GS > 2 ce 4 1e ve 9 rh 3, Tr # Sed Br, ge x 27 \u20ac = slag fat LE RADICA I ( YCINE, qui joue u \u201cdans la régénération J ine et, en outre, ssimilable sensiblemen tutre préparation a base: TRES AVANTAG rreux\u2014 MRT est si peu se mélange de façon idéale Les Caps le ferreux en.s sp traverser.malaise lycinate ferreux \u2014 MRT renfei n dans une huile comestible.Elle sans y provoquer de réaction ni, s .Absorption efficace dans l'int Dem a brochure explicative contenant une SE me source de références remarquable REFERENCE: Shemin, D.et 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Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL MONTREAL Tél: LAncaster 4236 | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuemin AMLFC \u2014 Montréal.septembre 1949 LXXV POULEBNE IIMITÉF En vertu de lettres patentes émises à Ottawa, le 8 août 1949, les Laboratoires Poulenc Frères du Canada, Limitée, porteront désormais le nom de POULENC LIMITÉE.Cette nouvelle raison sociale, plus moderne et plus commode, ne change en rien la direction, l'administration, ni la politique de la maison POULENC qui, depuis bientôt trente ans, distribue dans tout le Canada des spécialités thérapeutiques de grande réputation.Ces préparations, toutes fabriquées ici à Montréal, ne sont mises sur le marché qu\u2019après de sérieux travaux de recherche effectués par les plus hautes personnalités scientifiques de tous les pays, et des tests rigoureux de laboratoire et de clinique.Il est d\u2019ailleurs reconnu que la marque \u201cPOULENC\u201d est une garantie de sécurité et d'efficacité.POULENC LIMITÉE continuera, comme par le passé, à se dévouer entièrement aux intérêts des médecins et des pharmaciens.Toujours à l'avant-garde du progrès, POULENC LIMITÉE s'intéresse aux travaux scientifiques du monde entier et fait tout en son pouvoir pour l'avancement de la médecine moderne et de la médecine canadienne en particulier.Le Collège Kopal des Médecins et Chituraiens du Canada Avis CONCERNANT les EXAMENS ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE L\u2019examen peut être passé en MÉDECINE, ou en Médecine en accentuant l\u2019une des spécialités suivantes: Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Neurologie et/ou psychiatrie Radiologie ASSOCIÉ (FELLOW) EN CHIRURGIE L'examen peut être passé en CHIRURGIE, ou en Chirurgie en accentuant l\u2019une des spécialités suivantes: Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Obstétrique et gynécologie Otolaryngologie Ophtalmclogie Urologie CERTIFICATS EN SPECIALITES Les Spécialités approuvées pour le certificat sont les suivantes: Anesthésie Obstétrique et/ou gynécologie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Ophtalmologie Chirurgie plastique Chirurgie générale Chirurgie orthopédique Santé publique Médecine interne Otolaryngologie Radiologie: Diagnostique et/ou Neurologie et/ou psychiatrie Pédiatrie thérapeutique Neuro-chirurgie Pathologie Chirurgie thoracique Bactériologie Urologie Copies des règlements concernant les examens pour le titre d\u2019Associé et pour le certificat de spécialiste, de même que des bulletins de demande, peuvent être obtenus en s\u2019adressant au: Secrétaire honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada. LXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 Régulateur de la digestion.De grande valeur et de saveur agréable I agit contre les fermentations et I'acidité.Il ne produit pas de gaz douloureux et, à ce point de vue, son action est plus efficace que celle des carbonates et des bicarbonates.Renferme par once fluide: Papaïne .1 grain Magnésie hydratée Pancréatine .1 grain (fraichement pré- Diastase .1 grain cipitée) représen- Oxyde de bismuth hy- tant en magnésium draté (fraîchement l\u2019équivalent de précipité) représen- Carbonate de matant en bismuth gnésium _.100 grains l\u2019équivalent de Sali- Sulphocarbolate de cylate de bismuth.4 grains Soude .5 grains DOSE: Une 3 deux drachmes.La Compagnie J.F.HARTZ Limitée Fabricants de Produits Pharmaceutiques Toronto - - Montréal Demandez les Produits pharmaceuliques HARTZ Pratiquée chez soi ou ailleurs L\u2019EPREUVE \u201cECLAIR\u201d\u2019 Simplifiz la recherche du sucr: et de l\u2019acétone dans les urines PAS D'ÉPROUVETTES - PAS DE DOSAGE - PAS D'ÉBULLITION Les diabétiques accueilleront avec plaisir l'épreuve \u201cÉclair\u201d (réactif sec prêt à utiliser), en raison de sa simplicité et de sa facilité d'emploi.Pas d\u2019éprouvettes, pas d\u2019ébullition, pas de dosage; simplement un peu de poudre, un peu d\u2019urine \u2014 s\u2019il y a présence de sucre ou d\u2019acétone, la modification de couleur se produit à l\u2019instant.Galatest Réacï à l'Acélane (Deno) Pour la recherche du sucre pour la recherche de l\u2019acétone dans l\u2019urine dans l\u2019urine Nécessaire contenant une fiole a z Z de réactif d\u2019acétone (Denco) et LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR LES DEUX EPREUVES une fiole de Galatest maintenant \u2014\u2014 ~~ disponible.Très commode pour \u2014 = la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire contient aussi un stilligoutte médical et une échelle de couleurs.Ce 2.Un peu d\u2019urine nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d'ordonnances et chez les marchands d'instruments chirurgicaux.Modification de couleur instantanée Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Notices descriptives sur demande.Medical Association\u201d.\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 mere \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014 remet \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 metre \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014_ 1.Un peu de poudre COMPOSE \u201cQUESTRIN\u201d \u201cQuestrin\u201d \u2014 marque \u201cFrosst\u201d de substances) (Œs:10G-N°5 naturedes ronjuguées (équines), hydro-solubles et actives \u201cper os\u201d standardi- | | ses colorimétriquement et biologiquement.| Il est définitivement établi que le foie requiert un apport suffisant de vitamines du groupe B pour opérer convenablement le métabolisme des hormones wstro- gènes.Certaines indications nous permettent de croire qu'un grand nombre de femmes n\u2019absorbent pas toujours suffisamment de vitamines du g oupe B, du moins à l'âge de la ménopause.Aussi, considérons-nous qu\u2019il est thérapeutiquement judicieux de combiner avec les Œœstrogènes naturels hydro-solubles les facteurs du groupe B.Actif \u201cper os\u201d, hautement efficace et bien toléré, le composé \u201cQuestrin\u201d apaise promptement les symptômes de la ménopause et les autres manifestations d\u2019insuffisance cestrogénique.Les patientes éprouvent une sensation de bien-être physique et moral que ne procurent pas les préparations synthétiques.COMPOSÉ \u201cQUESTRIN\u201d 10 M S.C.T.N° 430 \u201cFrosst\u201d coloré en rose Chaque comprimé contient : une quantité de \u2018\u2018Questrin\u201d équivalente, en activité biologique, à 1.25 mg.de sulfate d'œstrone sodique, plus levure de bière concentrée .2.2 1 1 , .100 mg.chlorhydrate de thiamine .44 44 3 mg, riboflavine .21 1 | | PT 2 mg.niacinamide Cee 1 à .10 mg.chlorhydrate de pyridoxine .1241 a 6 1 mg.d-pantothénate de calcium .eee A 5 mg.acide ascorbique see, 25 mg.vitamine D .- \u2026 500 un.int.Posologie: 1 à 3 \u2018comprimés par jour.COMPOSE \u201cQUESTRIN\u201d 5 M S.C.T.N° 429 \u201c\u2018Frosst\u201d coloré orange Chaque comprimé contient : une quantité de \u2018\u2019Questrin\u2019\u2019 équivalente, en activité biologique, à 0.625 mg.de sulfate d'æstrone sodique plus les mêmes facteurs énumérés à la formule S.C.T.No 430.POSOLOGIE : 1 comprimé 2 à 3 fois Chartes &.Erosst &Co.par jour.MONTREAL CANADA PRÉSENTATION : flacons de 20 et de 100 SN ME comprimés.ANNIVERSAIRE O Veuillez aussi voir notre annonce A la page IV TRAITEMENT LOCAL EFFICACE ET NON TOXIQUE DE LA \u201cFièvre des \u201cFoins En exergant une action anti-congestive et adoucissante sur les membranes irritées.enraye rapidement la démangeaison et la sensation de brûlure des yeux, le larmoiement excessif et l\u2019éternuement spasmodique.Estivin peut être employé associé à un autre médicament pour soulager la fièvre des foins.Une goutte dans chaque œil, 2 ou 3 fois par jour, suffit ordinairement pour que le malade ne soit pas incommodé durant la saison entière de la fièvre des foins.Dans les cas plus graves, lorsque les symptômes réapparaissent, des applications supplémentaires assureront un soulagement pendant toute la journée.\u201d Echantillons et documentation sur demande.Concessionnaires pour le Canada: LAURENTIAN AGENCIES 429, rue St-Jean-Baptiste Montréal LXXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 ButetIN A.M.L.EGC.\u2014 Montréal, septembre 1949 d'hanonre de ualre confiance Depuis longtemps la profession médicale honore les produits BABY'S OWN de sa confiance.Et les fabricants de BABY'S OWN sont convaincus que c\u2019est la pureté, scrupuleusement contrôlée, de leurs produits qui leur vaut cet honneur.Nous nous renseignons constamment sur les nouvelles méthodes thérapeutiques approuvées par les médecins afin de conserver à nos produits leur qualité incomparable.La pureté et la douceur du savon, de l'huile (libre de tout antiseptique) et de la poudre BABY'S OWN sont d\u2019une importance capitale pour l\u2019épiderme des bébés.Si vous désirez utiliser ou recommander en toute confiance des articles de toilette pour les soins de l'épiderme des bébés, vous ne trouverez mieux que BABY'S OWN.Baby Oum - SAVON - HUILE - POUDRE The J.B.Williams Co.(Canada) Limited La Salle, P.Q.DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIECLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits LIMITÉE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal.septembre 1919 M.Donal Saulnien, à qui les autorités suisses de la maiscn HOFFMANN -LA ROCHE viennent de confier la direction de la maison Roche canadienne.M.Saulnier a travaillé comme attaché scientifique pour la maison HOFFMANN - LA ROCHE pendant 10 ans.Il est pharmacien diplômé de l\u2019Université de Montréal et est bien connu dans le monde médical du Québec.reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .+ COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.- AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL - LXXIX Votre tâche \u2014 et la nôtre: CONSTITUER UNE BASE SOLIDE Vos soins attentifs donnent aux enfants cette structure osseuse et dentaire saine, si nécessaire à une croissance normale.Nous sommes heureux de prendre une certaine partie de cette responsabilité en vous fournissant le Lait Evaporé Nestlés \u2014 reconnu par le Monde médical comme élément essentiel pour une «ossature robuste ».Chaque comprimé contient 0.05 Gm.d'extrait de valériane finement divisé afin d'obtenir un maximum d'efficacité.Sans odeur et sans goût.N'est pas sujet à accoutumance.PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS: Un léger calmant du système nerveux central.Indiqué dans les cas de troubles émotifs, états d'anxiété, insomnie nerveuse, ainsi que dans le syndrome nerveux de la ménopause et dans certains cas d'artériosclérose.| ou 2 comprimés au besoin ou 3 comprimés au coucher.En flacons de 50, 100 et 500.STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC.1123 Broadway, New York / 7 Distributeur au Canada: LYSTER CHEMICALS, Ltd.222 Hospital St., Montreal 1, Canada ASSOCIATION RATIONNELLE DES SULFAS.CRISTALLISATION ET CALCUL RÉNAL ÉVITÉS PAR L\u2019ALCALINISATION DE LA FORMULE: Aussi TRI-SULFA SULFATHIAZOLE Aussi TRI-SULFA en suspension SULFAMERAZINE sans bicarbonate, à 0.50 gram.contient par comprimé et 0.30 gram.SULFADIAZINE 0.30 gram.par comprimé par cuillerée à thé.0.50 gram.du mélange par comprimé.pour enfant, \u201cLa Cie CANADA DRUG CO., Montréal: | N L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 LXXXI PRINCIPAUX COMPOSANTS Vitamine B (chlorure de Thiamine) | Riboflavine avec les autres facteurs de la Vitamine B complexe {j Bs, Bi, Bs, Bs Lécithine d\u2019ceufs Avénine 1 Glycérophosphates de Calcium de Potassium de Strychnine (1/60 gr.à l'once) Tonique et Aliment Pertes d'énergie et d'appétit \u2014 Anémie de Sodium Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux.Saveur agréable \u2014 Tolérance parfaite.i ET GLYCEROPHOSPHATES 7 Nervin Déséquilibre nerveux.Lyxanthine Astier lodo-propano! sulfonate de sodium, bitar trate de lysidine, gluconate de calcium \u201cpar son action bienfaisante dans les cas de desordres physiologiques, amene frequem- ment un soulagement sympa- tomatique et objectif.\u201d Tarsy, 1.M.: M.Times 73: 101 (Avril) 1945.Granulés effervescents d\u2019un goût agréable, en flacons de 60 grammes Flacon-Echantillon (suffisant pour 10.jours) sur demande à: ROUGIER FRERES, 350 rue LE MOYNE, MONTRÉAL 1 Fabricants et Concessionnaires au Canada pour les Laboratoires du Dr.P.Astier, Paris, France Examen de la vue ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTE DOPTOMETRISTES ET QPTICIENS DIPLOMES BUREAU CHEZ Dupuis Srères MONTREAL LXXXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 | SANATORIUM PRÉVOST | Façade Sud du nouveau Sanatorium Prévost.Tous les pavillons sont maintenant ouverts * a aux malades a l'exception du \u2018\u2018pavillon bleu\u201d, a I'extréme droite, que l'on aménage présentement pour abriter des laboratoires et quelques chambres.@ Personnel hospitalier ex- L'établissement demeure toujours consacré au traitement INDIVIDUEL des affections neuro- psychiatriques en cure libre.thérapie; régimes confiés a une diététicienne.périmenté.Cures de repos.Physiothérapie complète.Pyrétothérapie.Electro- chocs.Insulinothérapie.Psychothérapie.Bientôt: radio- BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Jean-Léon Desrochers, Paul Lariviere, Emile Legrand, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, René Dandurand, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, J.-A.Vidal.4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN.TELEPHONE: BYwater 2405 * \u201cMon médecin l\u2019a recommandé\u201d, disent la plupart des mamans qui se servent de Carnation pour leurs bébés.Afin d'être à la hauteur de cette responsabilité \u2014 envers le médecin, la maman et le bébé \u2014 la fabrication du Lait Carnation est contrôlée avec la même précision qu\u2019une ordonnance.L'évaporation, l'homogénéisation, l\u2019augmentation de la teneur en vitamine D et la stérilisation du Lait Carnation sont constamment soumises à un contrôle sévère.Des tests sans cesse répétés ct une surveillance étroite assurent la conformité du produit aux normes les plus élevées de sécurité, d\u2019uniformité et de valeur nutritive.normes auxquelles vous pouvez vous fier.Quand vous prescrivez le Lait Carnation par son nom, vous pouvez donc être assuré que chaque boite qui porte ce nom est digne de votre confiance.La Carnation Company Limited estime que cette confiance du corps médical est son bien le plus précieux.qui doit être conservé à tout prix.Le Lait Que Tout Médecin Connaîït D VITAMIN D INC \u2014 lait évaporé bien nourries\u201d À [OUT TARN te = u Ta *Des relevés portant sur toute la population indiquent qu\u2019il y a plus de Lait Carnation employé dans l\u2019alimentation des bébés que toute autre marque de lait évaporé.de vaches LXXXIV Viand Swift\u2019 Bébés Naturellement, seuls les produits éprouvés méritent votre recommandation pour l\u2019alimentation infantile.Les Viandes Swift's pour Bébés sont des produits éprouvés.Eprouvés au cours d\u2019essais cliniques alimentaires.Des bébés de six semaines acceptèrent et tolérèrent une formule à laquelle il avait été ajouté des Viandes Swift\u2019s Passées au Tamis et profitèrent à merveille.Ces études indiquè- [dy Lid NUTRITION Toutes les déclarations concernant l'alimentation qui sont contenues dans cette annonce ont l\u2019abproba- tion du Comité des Aliments et de la Nutrition de l'Association Médicale Américaine.Morceaux de viande tendres de la grosseur d'une bouchée\u2014 suffisamment fermes bour encourager la mastication, aider la dentition.La saveur tentante des Viandes Swift's Conpées en Dés aide à prévenir l'anorexie chez les bébés plus âgés et chez les jeunes enfants.2 N #7 broduiT VA DITES à L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, septembre 1949 rent que les protéines de la viande sont tout aussi facilement digérées que les protéines du lait par les enfants de cet âge.Les bébés nourris avec de la viande étaient dans un meilleur état physique et plus satisfaits que ceux du groupe-témoin.La viande, un aliment reconnu comme étant hématopoïétique, aide à prévenir l\u2019anémie infantile.La Viande\u2014un aliment protéique, riche en vitamines B et en fer Spécialement préparées, douces et lisses, les Viandes Swift\u2019s Passées au Tamis facilitent la première alimentation carnée.Les viandes étant parées d\u2019un façon experte, le gras est réduit au minimum.Une cuisson tion des éléments nutritifs de la viande \u2014les protéines complètes et de haute qualité nécessaires pour la croissance, les vitamines B naturelles et le fer.Aliment protéique complet, les Viandes Swift\u2019s Passées au Tamis font que fous les amino-acides essentiels sont utilisables simultanément pour une synthèse protéique optimum.Six viandes\u2014boeuf, agneau, porc, veau, foie, coeur\u2014 fournissent une variété d\u2019aliments et donnent à bébé de bonnes habitudes alimentaires.Pratiques pour la maman\u2014prêtes à faire chauffer et à servir.Pour de plus amples renseignements en ce qui concerne les Viandes Swift\u2019s pour Bébés, écrivez à Swift Canadian Co.Limited, Dept.B.M.F., Toronto 9, Ontario.\u2026 la première marque en fait de viandes \u2026la première avec Viandes 100% pour Bébês experte assure le maximum de conserva-. TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories .XLI-XLII Ames Company of Canada Ltd.(Decholin) .XXIX Anglo-French Drug Co.(Hemo-Bex) .XLII Aspirin.SP LXVIII Ayers: McKenna & Harrison Ltée (Premarin) - (Supplavite Drops) cv tre oe XXI-XXII Bauer & Black (Bande élastique Tensor) .L Berex Pharmacal Co.(Berex) .XVII Bristol Laboratories of Canada Ltd.(Gomme pénicilline) .XL Bristol-Myers Company of Canada Ltd.(Bufferin) .LVIII British.Drug Houses (Canada) Ltd.The (Anghaemin) .LIN Borden Co.Lid.(The) (Aliments) .LXXII Burroughs, Wellcome & Co.(Digoxin) -.XXV Canada Drug Co.(Betagen) .LXXXI Canada Drug Co.(Pavéral) .LXXIX Canada Drug Co.(Tri-Sulfa) .120111011110 100 LXXX Carnation Company Ltd., The .LXXXIII Casgrain & Charbonneau Ltée (Amyg-Bis) \u2014 (Asthmagyl) \u2014 (Neurex) \u2014 (Stomagel) «vv viv XXVI Casgrain & Charbonneau Ltée (Rayon « X») .XXVIII College Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) .LXXV Compagnie Ciba Ltée .XV-XVI Denver Chemical Manulacturing Co., The (Galatest) \u2014 (Réactif à l'acétone) .LXXVI Dupuis Frères (Examen de la vue) .1221100 LXXXI Eddé, J.\u2026 Ltée (Artichobyl) \u2014 (Aminophyl) \u2014 (Desanxyl) \u2014 (Sulforazine) LXIX Eddé, )., Ltée (Hamostyl) \u2014 (Neurinase) \u2014 (Alepsal) .LXVII Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.(Service éthique aux médecins) .Première page de couverture Frigidaire Producis of Canada Ltd .LXVI Frosst, Charles E.& Co.(Composé « Questrin ») 22.LXXVII * Frosst, Charles E.& Co.(Composé « Questrin ») .IV + Frosst, Charles E.& Co.VII-VIII : Hariz Ltée.La compagnie J.F.(Hydroxyl) .LXXVI Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) -.II | Herdt & Charton, Inc.(Osmopak) \u2014 (Vertavis) .XLIV Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .XLVI ee Herd: & Charton, Inc.(Crésopirine) \u2014 (Dépurogene) \u2014 (Fénu- grène) \u2014 (Fucusol) \u2014 (Muthanol) .XLVIII Heftmann-La Roche, Limitée .LXXIX Hoffmann-La Roche, Limitée (Syntrogel) .XXVII : Homer (Frank W.) Ltd.Somnol) «o.oo XXXVI Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de de Montréal (Vaccin BCG) .1112100 111110 LX Johnson & Johnson Ltd.(Bandages et éclisses) .LXII Jouberi, Limitée, LJ.LXXVIII : Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Neurophen) .LI Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Nomination) .LII ~ Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Acet-Aminophylline) .LVII Laboratoires Desautels Ltée (Vitogyl) .XXXVIH Laboratoires Desbergers Ltée (B-Totum concentré et vitamine C) Quatrième page de la couverture Pages Laboratoires Jean Olive (Specialités pharmaceutiques fran- Çaises) 1.442022 2 La ea LL ee 4 a ee LXXII Laboratoires Jean Olive (Passitonyl) \u2014 (Neurosolène) .LXV Laboratoires Lafayette .LIT Laurentian Agencies Ltd.(Acide undécylénique) .LVI Laurentian Agencies Ltd.(Estivin) .LXXVII Lederle Laboratories (Facteurs alimentaires essentiels) .XI Libby McNeil & Libby of Canada Ltd.(Aliments homogénéisés) 24 A LE 4 8 4 8 4 0 4 8 4 A 4 4 4 4 0 4 4 4 4 4 4 4 4 a a A LL La LE LIV Librairie Beauchemin Ltée .LXXIV Mead Johnson & Compagny of Canada Ltd.(Rétrospective) Ce Troisième page de la Couverture Merck & Co.Lid.(Streptomycine et Dihydrostreptomycine) I Merck & Co.Ltd.(Mandelamine) .20220000000 Vv Merck & Co.Ltd.(Pyridium) .-.coool.XXXIII Merck & Co.Ltd.(Cobione) .22222000000 XXXV Merck & Co.Ltd.(Pénicilline G.Sodique cristailisée) \u2014\u2014 Pénicilline G.Procaïnique cristallisée) .LIX Merrell (Decapryn) .100000 00000 a La LA XXX Millet, Roux & Cie.(Scillitrine) .XIII Mowait & Moore Ltd.(Magnesed) .12020202000 XIX Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Ltd.(Lait évaporé) .LXXX Philipps.Co.(The Chas.H.) (Lait de magnésie) .LXXI Parker, While & Heyl, Inc.(Chlorophenyl) .LV Poulenc Limitée .LL a aa LL LL LXXV Poulenc Limitée (Dycholium) Deuxième page de couverture Reed et Carnick (Canada) Ltd.(Substances œstrogénique, R.et C.) .1001 111 LL LL Le LL LL LL LL AL LL LL LL LXX Rougier Fréres (Lyxanthine Astier) .LXXXI Rougier Frères (Nitrinose) .21201 1111111 LL I Sarrazin & Choquetie (Analyses complètes) .XLIX Sanatorium Prévost .022 11111 LL LL LL LXXXII Sandoz Pharmaceuticals Ltd.(Calcium-Sandoz) \u2014 (Calcibronat- Sandoz) .00000 004 LL LL LA LA a a XXXIV Sharp & Dohme (Canada) Ltd.(Prothricin) .XLVII Shptileworth Chemical Co.Ltd., The E.B.(Ferrochlor) .XLV Smith, Kline and French-American Corp.(Sulfate de dexédrine) Ce XXXIX Smith & Nephew Ltd.(Gangrène des orteils) .\u2026.XXXVII Spencer Supports (Canada) Ltd.(Supports Spencer) .LXI Squibb & Sons (Canada) Limited, E.R., (Rubramin) .IX Standard Pharmaceutical Co.(Valerianets-Dispert) .LXXX Swifi Canadian Co.Ltd.(Aliments) .LXXXIV Upjhon (Les Vitamines) .Ce LXIV Usines Chimiques du Canada Inc.(Sal Iodum Valor) .LXXXVI Vinant Ltée (Antigrippine Midy) .222200000 00 XVIII Vinant Ltée (Rhinamide Bailly) \u2014 (Pulmo Bailly) .XX Venant Ltée (Pipérazine Midy) \u2014 (Pommade Midy) .XXIV Williams Co.(Canada) Ltd.The J.B.(Baby's Own) .LXXVIII Wingate Chemical Company, The (Glycinate ferreux) .LXIII Winthrop-Stearns Inc.(Neo-Synéphrine) .XXII Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Neohetramine) .XXXI Wyeth & Bros.(Canada) Lid., John (B.Plex) .XXXII ail Ooctum Dt, L\u2019injection intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est non seulement la : « méthode idéale » d\u2019administrer les salicylates et les iodures; mais encore elle | UN semble être la seule également bien tolérée par tous les sujets.Elle est le plus b sûr et le plus prompt moyen d'obtenir dcs résultats tangibles dans l\u2019administra-\" sf tion de ces deux médicaments.+ L\u2019injection de SAL-IODUM V ALOR est à la fois indolore « 5 SPE CIFIQUE et sans danger, les médicaments, étant introduits instan- | : tanément dans le courant circulatoire, ne subissent pas ° l\u2019action de sucs gastriques et de plus fortes doses sont tolérées; leur élimination: est rapide et ne cause aucune irritation du filtre rénal.DU Il nous suffit de mettre sous les yeux du médecin les services que la médication intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est appelée à rendre et d'en signaler les bienfaits si grands et si remarquables.C\u2019est, au A .oo .Le .; RHUM ATISME dire dun grand nombre de cliniciens distingués, la meilleure médication dans les cas de Rhumatisme aigu et chronique, dans la Goutte et toutes les formes d Arthritisme.| Posologie: Une injection (20 ce.) peut être donnée tous les deux jours, jusqu'à obtention des résultats désirés.\u2014 Echantillons sur demande.! F | i , atviere , MMuisguore tr oneig i} Ki a ER ALES AR SE * aio SAS Vie SESE Ae Serica gh TV bc Ë .ak ik 4 JOEY LEN he ps By Jai TROSPECTIVE VIT M \"EMPLOI du lait de vache, de I\u2019 méthode unique d\u2019alimentation infantile qui, sans interruption, depuis plus de trois décades, a été favorablement accueillie par les pédiatres.dans cette méthode d\u2019 expérience clinique renommée, que le Dextri-Maltose de Mead.eau et des hydrates de carbone mélangés représente la Aucun hydrate de carbone employé alimentation infantile ne jouit d\u2019un passé aussi riche et fécond, en HAUTE CONCENTRATION DU COMPLEXE VITAMINIQUE B SUPPLÉMENTÉE PAR 160 MGM.VITAMINE C PAR COMPRIMÉ B-TOTE Wd COLCENTR et VITALE C FORMULE: Chaque comprimé contient: RU LUN SU | N à wy # ™ «> LS LL + CL M Ps rs 073 CALCIUM RARE TURN CRIA 9) INDICATIONS: Toutes les manifestations nerveuses, digestives, cutanées, imputables directement ou indirectement à la déficience des vitamines B et C, telles que névrites, perte d'appétit et de poids, nutrition post-opératoire.Conditionnement: Posologie: Flacons 2 -3 comprimés de par jour 50 dragées selon le cas "]
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