L'union médicale du Canada, 1 octobre 1949, Octobre
[" » Tome 78 \u2014 Numéro 10 MONTREAL, OCTOBRE 1949 \\ Bulletin de l\u2019'Hssociation des (IDédecins de Langue Française ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union lBDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT SEC T \u2018 128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Quél Montréal Tél.: LAncaster 9888 RECHERCHE QUI SUBVIENT A SES PROPRES DEPENSES Le commerce, par ses efforts constants, stimule le progrés car la concurrence exige la fabrication de produits nouveaux et de meilleure qualité.La recherche qui subvient à ses propres dépenses dans le domaine de l\u2019industrie pharmaceutique fournit des armes plus redoutables dans la guerre aux maladies et à la douleur entreprise par la médecine.Le développement commercial de l'insuline, de produits antianémiques, aussi bien que de sédatifs, antiseptiques, antihistaminiques et antibiotiques de qualité supérieure sont seulement quelques uns des exemples du progrès réalisé au point de vue pharmaceutique dans les Laboratoires de Recherches Lilly.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO Lo 4 OVAGINAL ACTION ANTIPARASITAIRE ET ANTISEPTIQUE ACTION MODIFICATRICE DU MILIEU BIOLOGIQUE comprimés à O g.25 de STOVARSOL \"Poulenc\" flacons de 20, 100, 500 et 1,000 poudre pour insufflation & 0 g.25 de STOVARSOL \"Poulenc\" par gramme \u2018flacons de 30 et 200 grammes annoncé uniquement au Corps Medical POULENC LIMITÉE MONTRÉAL » OMENTOUTES LES LEUCORRHÉES L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 I Caractérisé par une activité uniforme et un mini- , Un Remarquable mum de douleur a l'injection, le Complexe Streptomycine Chlorure de Calcium Merck est devenu, depuis P « C t son introduction sur le marché, la forme préférée du rogres on re précieux antibiotique.Le procédé Merck de cristallisation garantit un produit chimiquement pur.L T b Î Le Sulfate de Dihydrostreptomycine Merck, a U ercu ose ee produit par l\u2019hydrogénation catalytique du com- A plexe streptomycine chlorure de calcium sous 4 sa forme cristallisée, constitue par lui-même ° or un produit chimique et une entité phar- Ef Ï icacite macologique distincte d\u2019une pureté et d\u2019une > ° stabilité uniformément élevées.Th erap eutique Ces deux antibiotiques sont de > > précieux auxiliaires, capables de ' epro uvee rendre service dans tous les cas où la streptomycinothérapie peut s'appliquer efficacement.Dihydrostreptomycine (sulfate) Merck Streptomycine Merck Complexe Chlorure de Calcium SC ÿ 7777777 5 \"MERCK & CO.LIMITED GAomiks Fubricanss MONTREAL - TORONTO - VALLEYFIELD SOMMAIRE © BULLETIN Roma AMYOT De nouveau sur l'aspect financier des hopitaux .1161 L.LAMOUREUX et M.BOURGEOIS-GAVARDIN A propos d'un nouveau curarisant de synthèse, le Flaxedil (3697 R.P.).Rapport de 50 cas d'anesthésies De Guise VAILLANCOURT Exploration biochimique de la fonction gastrique .1173 Jean-N.DAMBASSIS Quelques considérations sur le mécanisme de l'ictére et une explication de sa présence et de son absence .iii.1182 RECUEIL DE FAITS J.-Émile SIMARD A propos de perforations d'ulcus peptique .1188 Gaston LAPOINTE L'agranulocytose .01000000 02e eee a a eee ae ee ea a a ee a aa a aa en» 1191 INDICATIONS: ARTHRITISME ! Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS | MALADIES DES VOIES URINAIRES | Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit : graveleux Un verre à jeun.Cystites.\u2014_ Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.zo .2 Un verre le soir.¥ Artério-sclérose au début A Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.| Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal.| L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrern A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 II u anti-asihmatique = dans une solution stabilisée L'Eupnogène peut être recommandé à titre de tonique cardiaque pour combattre la dyspnée et stimuler la diurèse.Il est particulièrement efficace dans l'asthme, l\u2019emphysème, la bronchite chronique et l\u2019artériosclérose.e lodure de caféine .+ + + + » Benzoate de soude + + 2 + + = Teinture de café + + + se eo 6 par cuillerée à thé ROUGIER FRÈRES + 350, RUE LE MOYNE MONTREAL Spécialités de prescription médicale. SOMMAIRE (Suite) e » REVUE GÉNÉRALE Gilles MARCEAU Maladie de l'opéré et ses complications .1196 Gaston LEDUC | Sédimentation .o.a ALL 1202 Raymond LARICHELLIERE Etude sur les os surnuméraires du pied .1206 EDITORIAL Valmore LATRAVERSE Le probléme de l'épistaxis nasale .c00o 000m.1208 HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE L'organisation mondiale de la Santé .1210 REE Pour les cas ou le ré- gime alimentaire habituel renferme suffisamment de vitamine A et de vitamines du groupe B: \u201cOSTOFORTE\u201d (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\u201d) Chaque capsule contient 50,000 unités int.de vitamine D.IMPORTANT : Le Composé d'Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne doivent pas être donnés aûx sujets dont le rein ne fonctionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.FORMULE: Dans chaque Dans la dose quotidienne moyenne capsule (4 capsules) VitamineD .50,000 unités int.200,000 unités int.Vitamine A.1,666 unités int.6,664 unités int.Vitamine B, (chlorhydrate de thiamine) 0.67 mg.2.67 mg.Riboflavine (vitamine B3) \u2026 1.00 mg.4.00 mg.Niacine (acide nicotinique) .6.67 mg.26.67 mg.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).DOSE: Jusqu\u2019a concurrence de six capsules par jour.Posologie complète à la demande des intéressés.Charles &.Frooot &Co.MONTREAL CANADA .par Panalgésie génito-urinaire sûre et efficace - LIMITED Un grand nombre de malades ambulants sont rapidement soulagés des symptômes urinaires douloureux par la simple administration de 2 comprimés de Pyridium £.i.d.L'administration orale du Pyridium produit un effet analgésique bien marqué sur la muqueuse génito-urinaire.Cette action palliative contribue au soulagement rapide et efficace, si bienfaisant au malade souffrant de symptômes pénibles tels que mictions douloureuses, impérieuses et fréquentes, nycturie et ténesme.Le Pyridium est pour ainsi dire non toxique et on peut l'administrer à doses thérapeutiques avec une sécurité quasi complète pendant toute la durée du traitement de la plupart des infections génito- urinaires non compliquées.Documentation sur demande A.Vtt N Chimistes fabricant MONTREAL +.TORONTO _ RS 1253 REVUE DES LIVRES .020222000 000 e nana sea ana eee ee eee 00e 1254 se er on 1 A - i Une Action de Graces ss À cette époque de l'année, il est généralement d'usage de reconnaître ses bienfaits et d'en rendre grâce.La profession médicale s'est acquis des droits indubitables à notre reconnaissance.L'année qui vient de s'écouler a été témoin d'efforts considérables dans le domaine des recherches et des développements thérapeutiques, développements qui ont contribué à amoindrir les maux de l\u2019'humanité.La maison Charles E.Frosst & Co.est fière de la part qu\u2019elle a prise à cette oeuvre en collaborant avec la profession médicale dans ses recherches essentielles, et en lui offrant les produits pharmaceutiques nécessaires à ses fins. 8 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014BuLLETIN A.M.L.F,C.\u2014 Montréal, oct 1949 \u2019 4\" © : ir + Se facteurs causent CETTE SENSATION DE BIEN-ETRE .DES HORMONES NATURELLES + # * LES VITAMINES DU GROUPE B ET LES VITAMINES C ET D comme facteurs \u201cpdd\u201d L'administration d\u2019oestrogènes snaturels pro- À | duit 1 ane sensation de bien-étre physique et 2 | moral que ne produisent pas les prépara- Hons synthétiques.Avec administration du Composé \u201cQuestrin\u201d, cet heureux effet est 5 LE coloré en rose -: Chaque tablette renfer ; encore plus marqué par suite de l\u2019action une quantité de uestrin\u201d éq jalant à l\u2019activité de 1.25 mg.de sulfate d'oégtrone # .sodique; des vitamines du groupe B, soit de favoriser \u201cle maintien intégral de l\u2019habileté du foie à levure de bière concentrée.\u2026.Lo, , .chlorhydrate de thiamine.3 .\u2018opérer le métabolisme des hormones riboflavine.sd Dir icxime 111 chlorhydrate de pyridoxine d-pantothénate de calcium.stér oïdes.Ff niacinamide.ä vitamine Te res Le dosage du médicament en deux concen- POSOLOGIE: de 1 à 3 tablettes par jour.COMPOSÉ \u2018\u2019QUESTRIN 5 M S.C.T.No 429 \"root coloré en orange Chaque tablette renferme: une quantité de \u201cQuestrin\u2019\u201d équivalant à l\u2019activité de 0.625 mg.de sulfate d\u2019oestrone À .® plus : trations, facilite l\u2019administration de la quantité convenant à chaque individu.les mêmes facteurs énumérés au produit MONTRÉAL CANADA S.C.T.No 430 POSOLOGIE: une tablette, 1 à 3 fois par jour.& PRESENTATION: Flacons de 20 et de 100 tablettes. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BuureTin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 IX LA DIATHERMIE Un à ondes Courtes X-85 à fréquence contrôlée par cristal Pour de plus amples renseignements, veuillez nous retourner la formule ci-dessous: LA ES CASGRAIN & CHARBONNEAU Ltée Dépt des Rayons X, 445, rue St-Laurent, Montréal 1, P.Q.Je désire obtenir des renseignements supplémentaires sur l\u2019appareil à Diathermie Burdick modèle X-85.Votre représentant passera.(.) Expédiez par malle.(.) WW WE WWW WWW WWW ww + appareil incomparable CONÇU par le génie moderne Possibilités de traitements illimitées .Vous obtenez une grande variété d'applications avec ce nouveau modèle Burdick X-85 et sa puissance permet tous les traitements à diathermie pratiqués en médecine.Peu importe la quantité de traitements donnés quotidiennement, la construction scientifique de son circuit électrique élimine tout surchauffage.La construction rigide de l'appareil en assure l'efficacité pour des années à venir.| EFFICACITÉ.maximum de rendement en chaleur PRÉCISION.avec simplicité de contrôle PUISSANCE .au dela de la demande STABILITÉ.parfaite permettant la durée complète du traitement, sans interruption déclenchée par des mouvements du patient.Entièrement approuvé par le Département du Transport, Division de la Radio, Ottawa, Canada.Enregistrement No 5.Représentants exclusifs pour l\u2019Est du CANADA: CASGRAIN & CHARBONNEAU LIMITÉE Bureau chef: 445, boul.ST-LAURENT, MONTRÉAL Succursale: 518, rue ST-VALLIER, QUEBEC L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Bulletin de l'Association des (Dédecins de Langue Francaise ou ¢anada Fondée à Québec en 1902 IL Union lDédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris), Edmond Dubé, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal) Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins .Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Secrétaire adjoint à Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, M.Gervais, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Petti- grew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Le plus récent et le plus largement utile des antibiotiques Pd CHLORHYDRATE D'AUREOM Y CINE LEDERLE Il y a, de nos jours, presqu\u2019unanimité pour considérer que l\u2019Auréomycine est, de tous les antibiotiques isolés, l\u2019un de ceux qui couvrent la gamme d'indications la plus étendue.Outre la grande activité qu\u2019il manifeste contre les \u201ccocci\u201d à Gram positif, le produit est encore utile pour combattre de nombreux germes à Gram négatif, particulièrement ceux qui appartiennent à la famille des \u201ccoli-aérogènes\u201d.L'Auréomycine a aussi donné des résultats dans des infections à rickettsies et certaines affections d\u2019étiologie inconnue, notamment dans la pneumonie primaire atypique.En collyre à un-demi pour cent, associée au borate de sodium, l\u2019Auréomycine s\u2019est montrée extrêmement active en applications dans l\u2019œil.Elle agit contre le diplobacille de Morax- Axenfeld, le bacille de Friedländer, le staphylocoque, le pneumocoque et l\u2019Hemophilus influenzae.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamyd Limited, 7335, boul.St-Laurent, Montréal 14, P.Q.XI XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Bulletin de Association des MDédecins de Tangue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 TL Union liDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Jean Saucier Vice-présidents: Gustave Lacasse et L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.Jean Saucier, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Gustave Lacasse.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); ]-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est.boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 > fd 2 ix, id 21 A AERIS Er IN H Go 3% Co se _ Leu É Zo Asal NED-8 PAS MYL Le NEO-SPASMYL agit comme tonique du système nerveux central, dont il modère l\u2019excitabilité.| Dans la journée, il prédispose au calme les malades surexcités, anxieux.La nuit, il les aide à obtenir un sommeil naturel et réparateur.Il n'occasionne pas de mauvais réveil ni de prostration le lendemain.Laboratoires * NVational Limitée Agents généraux au Canada : MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTRÉAL, P.Q.XIII XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 OFFICIERS l'Association des (Dédecins de Xangue Française DIRECTEUR GÉNÉRAL Donatien MARION, ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.A.-L.RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.Pierre SMITH, Montréal 1980 est, rue Rachel, Montréal, e COMITÉ DU XXe CONGRÈS J.-A.VIDAL, président.A ENG ler vice-président.Pierre SMITH, secrétaire, À.ONCOURT, 2e 300, carré Saint-Louis Richard GAUDET, 3e \u201c Montréal, Edmond POTVIN, 4e « Gustave LACASSE, 5e \" Hermile TRUDEL, trésorier, J.-M.LAFRAMBOISE, 6e « 1990 est, rue Rachel, Auray FONTAINE, 7e \" Montréal.© ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, Chs VÉZINA.J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD, J.-A.JARRY.MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.¥52 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.Q.1952 LECOURS, J-A., 538, avenue King Edward, Ottawa .1952 BAILLY, Roland, St-Pie de Bagot, P.Q.1952 LEMIEUX.J.-R., 17, rue Sainte-Ursule, Qu 1952 BEAUCHEMIN, L.-0., Calgary, Alberta .1950 MANSEAU, Ceor lee, 244a, rue Principaie, Ville Saint- BELIVEAU, Pierre Méthég an, N.-E.1952 Laurent, P.Q eee + 1952 BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q .1952 MERCILLE, Jean, 316, Parc G.-Etienne-Cartier, Montréal 1952 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 MICHAUD, 170 est, rue Laurier, Ottawa .1950 BLANCHET Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 MILOT, isd \"1017, Stafford Road, Fall River.Mass.1952 ONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1950 MORR D, Pierre, Saint-Georges, Beauce, P.Q 1952 BROUSSEAU L.- -Philippe, Malartic, P Q .1950 PELLETIER, A, Winchendon, Mass, .1950 CARON, Sylyio, Mastaï, Québec .1952 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CHOLETTE, A.-M, 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1950 PERRON, los.Shawinigan pols, P.Q .1950 COUTURIER, Alphonse, Riviere-du-Loup.P.Q .1950 PIETTE.Edmond, Joliette, .1950 DANDURAND, René, 847, rue Cherrier, Montréal .1952 POWE 11, rue Front.P.Q.1950 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q .1950 RIOUX, Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.1950 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal 1952 ROULEA J.-Maurice, St-Crégoire, £té Nicolet, P.Q.1952 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1952 SORMANY, Albert, Edmunston, .1950 DOMINGUE, Albert, Granby, PQ .1952 TANGUAY, Rodoiphe.Sudbury, Ontario .1950 DUBE, Edmond, 6055, rue Saint-Denis, Montréal .1950 TETRAU LT, Adélard, 429, Laviolette.T T-Rivitres, 8 .1950 GAUTHIER, C.-A., eG rue Saint- Louis, Québec .1950 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, .1950 GAUTHIER, Henri-E.Woonsoket, R Rol.oon.1950 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1950 5 ee Ces dans les états spasmodiques e 22 Sal vs associés pg Imi be au surmenage émotif , = et a la tension nerveuse + Ea * 3 spécifiez yr i association Ciba de phénobarbital et d'adiphénine LIMITEE MONTREAL comrac NI] IE (A) Marque déposée Avec chaque nouveau rapport, le cercle des application) cliniques de la PYRIBENZAMINE va sans cesse s'élargissan; Introduit tout d'abord comme un agent efficace dans le traitement de la fièvre des foins saisonnière, sur la foi di preuves qui s'accumulent cet antihistaminique sûr, puissant | s'est révelé efficace toute l'année durant dans une grande variété d'autres allergies.Parmi ses applications \u2018non-saisonnières\u2019 nombreuses il en est une qui prend une importance grandissante, c'est l\u2019atténuatioi et, dans certains cas, la prévention de certaines réactions second produites par les antibiotiques, les sérums et les vaccins.| Qu'il permette l'usage de ces merveilleux agents thérapeutiques chez des malades qui ne pourraient par ailleurs les tolérer, est un fait digne par lui-même de mention.Îl est tout intéressant de remarquer, cependant, que le rôle de la PYRIBENZAMINE s'exerce ces allergies et dans d'autres avec tant de sûreté et d'absence presque d'effets secondaires propres que cela en fait l'antihistaminiqr de choix parmi un nombre sans cesse grandissant de médecins Canadiens durant tout le cours de l'année.° MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 XVII Le traitement au Succinate-Salicylate est actif dans 95% des cas d\u2019 Ostéoarthrite \u201c.sur 208 cas (d\u2019ostéoarthrite) le pourcentage moyen de ceux qui ont montré une amélioration est de 95, le laps de temps au bout duquel une amélioration marquée s\u2019est produite de huit jours en moyenne.Le plus souvent, le nombre des articulations atteintes est de deux, les genoux étant en cause le plus fréquemment, les épaules ensuite.\u201d* VOICI LA COMPILATION DES RÉSULTATS OBTENUS Gravité Temps jusqu\u2019a au début à la fin l\u2019amélioration max.Douleur .4 plus.0.8 jours Rigidité .4plus.1plus.14 jours Enflure .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.2plus.0.RR 5 jours Limitation des mouvements .3 plus.Oa 11 jours Incapacité fonctionnelle .3 plus.0.11 jours * \u201cLie traitement de l\u2019Arthrite par le Succinate-Salicylate\u201d, par M.M.Szucs, M.D., Ohio State Medical Journal, oct.1947.Un exemplaire de cet article et d\u2019autres littératures médicales vous seront adressés sur demande.: © BEREX est le sEUL produit au Succinate-Salicylate qui soit VÉRIFIÉ ® BEREX est indiqué pour toutes les formes d\u2019Affections rhumatismales- et arthritiques, Arthrite infectieuse, Arthrite rhumatoïde, Fièvre rhumatismale et Sciatique © BFREX est NON-TOXIQUE et ne produit aucun effet nocif sur le cœur où sur tout autre organe © BEREX soulage la douleur promptement @ BEREX tend à restaurer l\u2019action physiologique normale © BEREX agit sur les troubles du métabolisme @ BEREX (par voie buccale) est d\u2019un prix de revient raisonnable BEREX est le nom de commerce de ce produit.Déposé aux E.-U.et en instance au Canada et dans les pays étrangers.BEREX Pharmacal Company - 36-48 Caledonia Road - Toronto, Canada XVIII L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 TONIQUE RESPIRATOIRE Gaiacol .Acide phosphorique ons Codéine pulmonaires LABORATOIRES A.BAILLY 4a 5 y .4 7 \\ SPELY-EXPORT es a | I9 RUE DU ROCHER - PARIS cafe ar Jour Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL ?d para-amino-phényl-sulfamide éphédrine élycaïne LABORATOIRES A.BAILLY mskellalc SPELY-EXPORT ,.J I9 RUE DU ROCHER - PARIS pul ations | Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL MNOS (VITA MINERAL OVALS) L\u2019anémie hypochrome constitue une affection d'oc- curence quotidienne en pratique médicale, se présentant à l\u2019état simple ou secondaire à d\u2019autres conditions pathologiques.De patientes investigations ont démontré que l'anémie hypochrome peut résulter de causes plus complexes que la simple carence en fer.Les relations entre l\u2019anémie hypochrome et les insuffisances de la nutrition sont maintenant bien établies.Une ingestion déficiente de vitamines essentielles provoque une pauvre absorption du fer au niveau de la muqueuse intestinale ou une assimilation insuffisante à la synthèse de l\u2019hémoglobine.L'adolescence, les pertes sanguines, la convalescence, la grossesse et la lactation sont autant de circonstances particulières où le besoin de fer et de vitamines atteint un tel niveau que la diète seule ne peut le combler.L'organisme exige alors un apport supplémentaire.V.M.0's comble tous ces besoins.La formule apporte une quantité adéquate de fer, vitamines essentielles, cal cium et phosphore.b : ( ie p ™ 7 TY - / R20: Y / OVALS 0 SUPPLEMENT VITAMINIQUE ET MINÉRAL DES ALIMENTS VF ule : | Chaque comprimé contient :\u2014 ! Vitamine A 1250 unités Int.; {Vitamine D 125 unités Int.Hcl.de Thiamine (Vitamine B,) 0.710mg ee Riboflavine (Vitamine B.) 10m yy « | Niacinamide 5.00 mg ®Pyridoxine (Vitamine Be) 0.25 mg.®Pantothenate de Calcium 1.25 mg.Sulfate ferreux 3 grs ; MS | Phosphate de Calcium 1.5 grs.ru, Rp Co ep gris ; , .\u2014Mowa Moore =.M ad d'Emploi : 2 comprimés matin et soi-.PAI ob Arid signification de ces vitamines dans la nu- genes j Yrition de l'homme n\u2019est pas encore définie. XX L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014Buierin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 POMMADE MID SUPPOSITOIRES MIDY EPINEPHRINE STOVAINE ANESTHESINE EX* DE MARRONS PRINCIPES D'INDE FRAIS STABILISE ACTIFS LABORATOIRES MIDY, 67 AVENUE DE WAGRAM, PARIS, (France) | Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL \u201cRÉGULATEUR DE LA CIRCULATION VEINEUSE \" TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE ; 2 à 6 comprimés per jour.LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL Dans 1 quasi-totalité des cas, le traitement pénicillé peut s\u2019admi- nistfer au malade non hospitalisé par l\u2019emploi de l\u2019une ou j'autre des préparations \u201c\u201cCillenta\u201d.Elles sont à base de Pénicilline G (cristallisée) et entièrement préparées dans les laboratoires de la maison Ayerst.Grâce à leur variété de formes et de dosages, le médecin est en mesure de choisir le produit qui s\u2019adapte aux exigences de son malade.P q P g at (a 77 , 7 Comprimés Pommade Pastilles pour la gorge Pommade oculaire Comprimés (Enfants) Comprimés solubles Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens e Montréal, Canada } | Puissante medication des carences de vitamines | BÉMINAL (Fortis) Li j Préparation recommandée pot corriger le déséquilibre alimentaire causé par l\u2019insuffisance prolongé&|u régimé ou une maladie organique.Pris avant ou après l\u2019intervention c gicale, ou durant la phase aigué ou la convalescence des maladies, le \u2018\u2018Béminal\u201d avec Vitamine C (Fortis) peut largement contribuer à hâter la guérison.Il se montre aussi très utile pour rétablir l\u2019équilibre alimentaire chez les alcooliques chroniques.Chaque capsule dure renferme: Chlorure de thiamine \u2026\u2026 25 mg.Riboflavine 12.5 mg.Niacinamide .cccccceenin.100 mg.Pyridoxine .1 mg.d-pantothénate de calcium 10 mg.Vitamine C (acide ascor- bique) .ooceeiriiiiiiiiin 100 mg.Bouteilles de 30 et 100 capsules \u201cBEMINAL\u201d\u2019 facteurs de la vitamine B AVEC FER ET FOIE- CONCENTRE - INJECTABLE (FORTIS) GRANULES - COMPOSE - INJECTABLE - LIQUIDE - COMPRIMES Canada McKenna & Harrison Limitée + Biologistes et Pharmaciens ¢ COLLIER L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 XXIII Pour la première fois \u2014 un bronchodilatateur plus puissant administré PAR VOIE SUBLINGUALE\u2026 pour le SOULAGEMENT DE L'ASTHME Isuprel Jue! est le nouveau et remarquable bronchodilatateur \u2014 1-(3\u2019, 4\u2019-dihy- droxyphényl) -2-isopropylaminoéthanol \u2014 qui offre aux asthmati- A, / ques un soulagement efficace et rapide.sufore Pour la première fois, ces COMPRIMÉS permettent aux asthmatiques d\u2019enrayer ou d\u2019arrêter une attaque, dans quelque endroit que ce soit .& la maison ou au travail.en voyage.le jour ou la nuit .par VoIB SUBLINGUALE, le mode d\u2019administration d\u2019une facilité in- A, comparable.On obtient d\u2019ordinaire le soulagement en 1 à 3 minutes, La SOLUTION, placée dans un vaporisateur à main et administrés sous forme d\u2019aérosol, procure souvent le soulagement après quelques respirations.: Comprimés pour administration sublinguale, contenant 10 = .mg.de chlorhydrate d\u2019Isuprel, en flacons de 60.PRESENTATION: Solution de chlorhydrate d\u2019Isuprel 1:200, en fioles de 10 et 60 cm\u2019.vemension L050 Soria ve professionnelle me d NEW YORK 13, N.Y.WINDSOR.ONT.sur demande 1019 ouest, rue Elliott, Windsor, Ontario.423 est, rue Ontario, Montréal, P.Q. XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Composition: Propriétés: Indications : Posologie : Présentation : ANTIGRIPPINE MIDY \"°5:225;20= Phenacetine, Aspirine, Gelsemium, Codéine base, Vitamine C.Par le Gelsemium, supprime la douleur de tête, de reins, des membres; par la Codéine, arrête la toux, décongestionne les muqueuses respiratoires, facilite l'expectoration; par l'Aspirine, abaisse la température; par la Vitamine C, combat l'infection et les toxines bactériennes, stimule l'appétit.Etat grippal.Un comprimé toutes les quatre heures, jusqu'à concurrence de cinq par jour.Boîte de 12 comprimés.Laboratoires MIDY, Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.ae PIPÉRAZINE EFFERVESCENTE MIDY (Granulé effervescent) ANTI-URIQUE TYPE THIODERAZINE MIDY (in jectable) (Ampoules 5 cc.) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODERAZINE MIDY (buvable) (Gouttes) Traitement général du RHUMATISME CHRONIQUE THIODACAINE MIDY (Ampoules 20 cc.) Traitement local de la DOULEUR RHUMATISMALE Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 XXV cd - LA NOTION FOURNIE PAR L'EXAMEN DU MALADE DICTE LE CHOIX DE LA MEDICATION Grâce à un procédé dont nous , spécifigue) du glycéré Dohow sa teneur en eau, alcool et avons l'exclusivité, la densité (gravité est la plus haute Qu\u2019on puisse obtenir\u2014 CONTRE L'OTITE | MOYENNE AIGUË ENLÈVEMENT DES CONCRÉTIONS CÉRUMINEUSES ORGANIQUE CONTRE CERTAINS AGENTS INFECTIEUX (PÉNICILLINE, etc.) CONTAGIEUSES SERVEZ- Vous i Parce que ses propriétés puissamment anal- | gésiques et déshydratantes diminuent la congestion, calment promptement la douleur, et soulagent l'inflammation, dans tous les cas qui intéressent un tympan encore intact.FORMULE: Glycéré DOHOW.+.» .17.90-g (la plus haute densité qui puisse etrê obtenue) { Phénazone.08B7g COMME ADJUVANT D'UNE MÉDICATION OTOPATHIES ASSOCIÉES AUX MALADIES acides, est, pour ainsi dire, nulle.CONTRE L'OTITE MOYENNE SUPPURANTE CHRONIQUE, LA FURONCULOSE ET LA DERMATOMYCOSE AURICULAIRE, \u201c SERVEZ- \u201cVOUS T0105 0-5 .» parce que cette combinaison chimique des plus efficaces (et non pas une simple mixture), qui réunit le sulfathiazole et l\u2019urée dans un | excipient de glycéré AURALGAN (DOHOW), \u201c exerce une puissante action dissolvante sur les protides, liquéfie et dissout les granulations | tissulaires exubérantes, nettoie le conduit auditif, supprime la fétidité, et tend à activer la réparation normale des tissus en présence d'une otite moyenne suppurante chronique, FORMULE: Urée.La La Lac ua nues.2.09 Sulfathiazole.+++++++000000.1.69 Glycéré DOHOW (base) \u2026\u2026.1649g Documentation et échantillons enovyés é la demande de MM.les médecins.THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.- fabricants de l'AURALGAN et de l\u2019O-TOS-MO-SAN Montréal New York-13 Londres X XVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Cher docteur, Nous désirons vous remercier pour le temps précieux que vous avez si généreusement, par le passé, accordé à nos représentants.Durant le mois d'OCTOBRE, ceux-ci solliciteront de nouveau votre bienveillance et se feront un plaisir de vous familiariser davantage avec quelques-unes de nos spécialités: AURICRINE (gouttes) Décongestionnant osmotique.Antiseptique et Analgésique dans l'Otite moyenne aiguë.| BENZOCODE (sirop) ; Traitement de la Toux Sédatif-Expectorant-Antiseptique.RHINOS OL o.oo | Vasoconstricteur et Décongestionnant nasal.R E C T 0 C R | N E (suppositoires) Traitement de la Toux Sédatif-Expectorant-Antiseptique.Faites donc votre demande en conséquence sur la carte réponse que nous vous adressons régulièrement.LES LABORATOIRES [ASGRAIN & [HARBONNEAU UNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL QUÉBEC MONTRÉAL OTTAWA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 X XVII Suspensions salivaires de Streptocoques hémolytiques\" et de Staphylocoques dorés, exposés pendant une demi-heure à l\u2019action de diverses concentrations da Tyrothricine.Degré de concentrations salivaires produites par un Lozille contenant 2 mgm.de tyrothricine, administré selon les recommandations une demi-heure.MICRO _80 70 pendant environ _60_ _50 _40 0 PAR CC.vg i» y RTE TS SA STAPHYLOCOQUE [i DORE \u2014 doses nécessaires pour provoquer une inhibition légère B jusqu\u2019à WE une inhibition JN importante.§ STREPTOCOQUE HEMOLYTIQUE i \u2014 doses nécessaires pour A produire NB une inhibition importante jusqu\u2019a une inhibition complète.Concentrations salivaires actives de Tyrothricine Quand il est administré comme il se doit, un Lozille conserve pendant environ une demi- heure les concentrations salivaires indiquées sur le graphique.La concentration salivaire prolongée assure une action antibactérienne générale contre les organismes gram-positifs, causes des infections oropharyngées aiguës.La Tyrothricine, contrairement à la pénicilline pour usage topique, se distingue par une absence de toxicité locale.D\u2019un goût agréable, les Lozilles contiennent aussi de la propésine, qui produit une analgésie non- toxique et durable.Chaque Lozille contient 2 mgm.de tyro- thricine et 2 mgm.de propésine.Se vend en fioles de 15 Lozilles.LOZILLES PASTILLES DE TYROTHRICINE-PROPESINE WHITE LABORATORIES of Canada, Ltd., 64-66 Gerrard Street East, Toronto, Ont. Ar lr ogee fe XXVIII L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 / / Dans le traitement des / affections inflammatoires de la poitrine, entorses, engorgements glandulaires, foulures, contusions \u2014 MOTIZINE Médicament topique analgésique et décongestif Soulage la douleur.Diminue la congestion.L'action de la Numotizine est si prolongée qu\u2019une application de 1/8 de pouce d'épaisseur dure huit heures ou davantage.Il n'est pas nécessaire de réchauffer.En pots de 4, 8 et 30 onces.Fabriquée au Canada Représentants: Wingate Chemical Co.Ltd.378 ouest, rue St-Paul, Montréal. L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 XXIX de longues files de fourmis noires Les longues files de fourmis noires qu\u2019attirait la madhumeha, ou \u201curine de miel\u201d, amenèrent les sages de l\u2019Inde antique à remarquer et à reconnaître l\u2019urine de diabétique qu\u2019ils décrivirent comme étant \u201castringente, sucrée, blanche et piquante\u201d.L\u2019avidité des insectes devint donc une méthode reconnue de diagnostic.Pour déceler la présence de sucre dans l\u2019urine, on continua pendant vingt siècles et plus de recourir à des moyens presque aussi primitifs, jusqu\u2019au jour où l\u2019on réussit à mettre au point, perfectionner et simplifier les tests modernes de la réduction du cuivre.Aujourd\u2019hui, rien n\u2019est plus simple ni plus sûr que d\u2019employer la méthode du comprimé-réactif de Ames, le test qui n\u2019exige que quelques secondes.Les taux de glycosurie sont déterminés par des opérations directes et faciles à apprendre.Grâce aux comprimés Clinitest (Marque de commerce), on a éliminé les inconvénients inhérents à l\u2019application de la chaleur extérieure.Dans l'épreuve courante de glycosurie, l\u2019interprétation s\u2019obtient immédiatement par comparaison directe de la coloration.CLINITEST, nom déposé aux E.-U.et au Canada.des millénaires d'études\u2019.résumés en quelques secondes ! - Clinitest F = pour l\u2019analyse glycosurique IR XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Laisse subsister le réflexe de la toux qu\u2019il lui faut CINCINNATI, U.S.A.Assure le soulagement de la toux que votre patient desire.Dans un cas ordinaire, il est habituellement possible d\u2019enrayer la toux du patient\u2014mais c\u2019est souvent un vrai problème de le faire sans faire disparaître le réflexe tussigène nécessaire pour garder les bronchioles et la gorge dégagées.C\u2019est sous ce rapport que vous constaterez que le Mercodol, au goût agréable,est unique! Car Mercodol contient le narcotique! qui enraye la toux tout en ayant une meilleure action anti- tussigène que la codéine ou l\u2019héroine et qui, pourtant, maintient un réflexe tussigène salutaire .un bronchodilatateur par excellence?qui relâche les bronchioles obstruées .un expectorant3 efficace qui liquéfie les sécrétions.Et vous constaterez que le Mercodol se distingue par une absence remarquable des effets suivants \u2014nausées, constipation, rétention des crachats, stimulations nerveuses et cardiovasculaires.MERCODOL\u2019 UNE COMMANDE SPÉCIALE POUR NARCOTIQUE EST EXIGÉE Le sirop antitussigène qui enraye la toux \u2014et maintient le réflexe tussigène Chaque 30 cc.contient: yy! 1Mercodinone* 10.0 mg.erre TORONTO 9, CANADA 2Nethamine* 0.1 gm.1828 3Citrate de Soude 1.2 gm.*Marque Déposée = S.NS = se = Ne = 8 RRR 33 se A = = ES ST Spa = 19 RY = = = S 2 Fi a 2 S8 2 SB x ss ne | = HR = ss EE ESHA 055 2 = EN ce SE EN = Re 5 = = = CONTENU NET té ONCES FLUIDES ; 2 Li 2/4 NE LE EEE ve IT ; sa ee = = i Ait.À 7 7 7 | 2 =r 2 is 5 2 7 Une Etes ; = dd 14.21 al 2 2 Si yd i A E.rT UnBixidme TUTTE TE PLS ET i aa de 196 de benzoate de\u2019 5 dd aa] vi oi or 3 table BU = apres les 7 1] 2 ay al 2 2 vy 2 2 4 TYPE Ai 5 EE Pétrolagar simple IMITED y Pétrolagar a la phénolphtaléine .ONTARIO - 7 and 7 = 7 2 5 Pétrolagar au lait de magnésie 2 2 2 Ve 7 cascara Pétrolagar au 37 a / 7 or esse 5 7 Zu HH 7 a 2 Zi 7 LE 7 A ar 7 2 UE Ge 5 , a Zi i 7 5 ZE 7 7 Ge A 6 7 2 FU 2 7% a a or 2 i 2 (a %: 7 7 i PÉNICILLINE POTASSIQUE CRISTALLISÉE Activite triplement protégée Le Pénioral arrive au malade aussi frais qu\u2019en sortant du laboratoire, parce qu\u2019il est protégé de trois façons contre l\u2019humidité\u2014cet ennemi insigne de la pénicilline.® Le tube est scellé à l\u2019abri de l\u2019air, par une fermeture hermétique.e Il contient une substance siccative absorbant l\u2019humidité « après la rupture du sceau.e Lesiccatif renferme un indicateur bleu dont le virage indique le danger que fait courir l\u2019humidité à l\u2019activité du produit.Le Penioral bleu est une garantie de protection de l\u2019activite 25,000 U.I.\u2014tube de 12 comprimés 50,000 U.I.\u2014tubes de 8 et 12 comprimés Vyell 100,000 U.1.\u2014tube de 12 comprimés Marque déposée JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED < WALKERVILLE, ONTARIO L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 XXXIII Dans PPamygdalite eryptique aigué.\u201cAspergum toutes les trois heures pour mal de gorge.\" DILLARD'S Aspergum \u2014 fournit 31% grains d\u2019acide acétylsalicylique dans chaque comprimé présenté sous forme de gomme à mâcher de goût agréable.Convient tout particulièrement pour l\u2019administration d\u2019aspirine aux enfants et aux malades qui ont de la difficulté à avaler les comprimés.*Rehfuss, M.E., Albrecht, F.K.et Price, A.H.: A Course in Practical Therapeutics, Baltimore, The Williams & Wilkins Co., 1948, p.371.WHITE LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ont. ed 2 de ; i RA ee 5 BEC No ao don ob ito \u2014 a ATHLETE DIMANCHE MALADE LUNDI Tout aussi efficace contre la douleur et la rigidité musculaire à de l\u2019Athlète du dimanche que contre les souffrances causées par À les affections rhumatismales et concomitantes, l\u2019Arthralgen provoque un soulagement rapide et prolongé des malaises et de l'incapacité.Vasodilatation par le chlorure de métacholine, rubéfaction par le thymol et le menthol, analgésie par le salicylate de méthyl \u2014 tout contribue à l\u2019action efficace et prolongée de I'Arthralgen.Concessionnaires exclusifs pour le Canada: Laurentian Agencies, Registered, Montréal 1, P.Q \\RTHRALGEN Oguent Arthralgésique pour le soulagement rapide des gouleurs articulaires et musculaires _r = À contenant pas d\u2019histamine, Arthralgen ne provoque aucune dé- | | .| | 9 1 angeaison ou lésion de la peau.Commode à employer, c\u2019est ù onguent ayant une base d\u2019une élégance inédite, facilement deable à l\u2019eau.: Athralgen se vend en tubes pliants d\u2019une once et en pots dine demi-livre.LABORATORIES Division Nutrition Research Laboratories * Chicago 30, Illinois XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 TIN Ae mm ! / eu = = 177 Reman, om v Sommets Dangereux PN y 4 Lh i en ti 2%; lage & RE 00 CNN gid SE a J mms ORY pr Se \\ Er \u2014 he ye 4, ~~ 20 Te y Tag: Woe ; \"as, we TE Va; £9 Yay \\ Ww, IN we \u201ciy ~~, Ways, eC 2 ad 2 ° Vy ogy - va 278 > 000 =.ay, bed Ju 7x 4% (7 PER \u2018of vay, 2 7 _X 5 8 s \\ ta LL] 3 hail Yay Pr 279 ne w; .nis vd vy J Ap) va Sa ; ye Cx IYPERTO re ee a ta] ea mme Laboratoires DESAUTELS Limitée 200 ouest, rue Craig - Montréal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 XXXVII Dhimioprophylaxie ending, contre les x Py a a > ue =x =, \\ > == =n: \u201cA 3) ffections pharyngées Dans l'étude de Neiman* sur la chimioprophylaxie au moyen de la Gomme au Sulfathiazole White, poursuivie pendant une période de neuf mois chez 199 étudiants en médecine: 1.L'incidence de pharyngite primaire dans le groupe traité fut de moins de la moitié de celle des sujets de contrôle.Une diminution moins notable mais significative au point de vue statistique, fut aussi observée quant a incidence des rhumes et des pharyngites irrationnelles.2.\u201cIl est à remarquer que les bouches de plus de 100 personnes furent exposées au médicament sous forme concentrée, quotidiennement pendant huit mois, sans provoquer d\u2019incidents.\u201d Tout comme dans le cas de l\u2019emploi thérapeutique de la Gomme au Sulfathiazole, l\u2019application prophylactique est sans danger parce qu\u2019elle est topique.Dans le groupe étudié, par exemple, l\u2019examen répété d\u2019échantillons sanguins prélevés sur des sujets non-sélectionnés n\u2019a jamais donné un résultat positif de l\u2019épreuve pour le sulfathiazole.Au cours de ces expériences, la dose administrée fut de un à trois comprimés par jour \u2014 un traitement économique, de toute évidence.Aucun incident n\u2019a été observé.SULFATHIAZOLE GUM CHIMIOTHERAPIE TOPIQUE SURE Se vend en boîtes de 24 comprimés dosés à 334 grains (0 g 25) chacun, enveloppé dans le sanitape.Boîtes de format commode bien adapté à l\u2019ordonnance.como tte WHITE LABORATORIES of Canada Ltd., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ont.*Neiman, I.S.: Valeur prophylactique du Sulfathiazole.Archives d\u2019Otolaryngologie, 47: 158-164 (fév.) 1948. XXXVIII Somme( APAISEMENT POSITIF SANS AUCUN MALAISE L'apaisement psychique à l\u2019aide de la scopolamine précède l'action d\u2019une dose minime de barbituriques bien éprouvés.Des expériences cliniques, opérées même sur des patients très difficiles à calmer, ne laissent voir aucun effet de drogue, aucune excitation première .mais plutôt une sensation naturelle de fatigue suivie d\u2019un sommeil profond et sans rêves.On croit que le catabolisme complet des ingrédients peut occasionner un regain de vigueur au réveil, \u2014 remplaçant le malaise qui suit d'habitude l'absorption des barbituriques seuls.FORMULE: REFERENCES: Bromhydrate de scopolamine 1/200 gr.1.Lehmann, H.: C.M.A.J., février, 1949.Chlorhydrate d\u2019apomorphine 1/70 gr.2.Hershenson, B.B., Brubaker, E.R.: Am.Niacine 3/4 gr.J.Obstet.& Gynec., 53: 307, 19417.Hexobarbital 3/4 gr.3.Lehmann, H.: C.M.A.J., 51: 558, 1944.Phenobarbital 3/8 gr.FRANK W.HORNER LIMITED MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 XXXIX \u201cEmprisonné dans chaque obèse un homme mince proteste énergiquement de son désir d\u2019être libéré.\u201d C.C.Palinurus, cite dans le Bull.New York Acad.Med.24:2 (fevrier) 1948.La suralimentation emprisonne \u201cl'homme mince\u201d, et il aura beau protester jusqu'au jugement dernier, il n'en sortira jamais à moins que \u201cl\u2019obèse\u201d ne cesse de se suralimenter.Le Sulfate de Dexédrine refrène l\u2019appétit, facilite l\u2019arrêt de la suralimentation chez le malade obèse, et diminue ainsi le poids sans danger tout en évitant l\u2019usage (et le risque) de médicaments susceptibles de comporter certains dangers, tel que la thyroide.» ° Comprimes de Sul Î ate de DD ex édrine L'agent le plus efficace pour refréner l\u2019appétit et diminuer le poids.Smith Kline & French Inter-American Corporation Concessionnaires pour le Canada: The Leeming Miles Co., Ltd., Montréal XL L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Pour un niveau salivaire de penicilline eleve et soutenu\u2026 une activation de la circulation et du flot salivaire.PÉNICILLINE Bristol Formule NOUVELLE et ESSENTIELLEMENT ORIGINALE\u2014 spécifique des infections intrabuccales.AGRÉABLE Dans ces nouvelles pastilles de gomme pure et délicatement aromatisée à la menthe, il est impossible de déceler \u2014soit par le goût soit par l\u2019odeur\u2014la présence de la médication de pénicilline G cristallisée.Cette préparation plaira d\u2019emblée 4 vos patients de tous les âges par sa nouveauté et sa similitude avec l\u2019un des bonbons des plus à la mode.EFFICACE Une mastication lente et continue assure dans la cavité buccale une distribution généreuse de pénicilline.La Gomme Pénicilline BRISTOL est indiquée dans la stomatite chancriforme (Angine de Vincent) et dans toutes les infections causées par des organismes pénicillino-sensibles.Chaque pastille de Gomme-Pénicilline contient 3,000 unités internationales de pénicilline G potassique cristallisée.En flacons de 16 pastilles.Se trouve dans toutes les bonnes pharmacies d'ordonnance.Renseignements\\ complémentaires fournis sur demande par Bristol Laboratories of Canada, Lid., 286 rue Saint-Paul ouest, Montréal.LABORATORIES OF CANADA, LTD. a ee - x 5 & - vs 4 as > a 0rd Li 2 #.À 2 y 4 Rg A ui es % oR DES # = A « NE Al 3 2 ft | æ = i P 3 2 # 2 > ; a 5 Ray > > / EY = 3.2 4 % a 1 4 y Pe = Se RASE 5 Hi > Xe 2 = gi HR x { ¥y 5 # Z M: = 5 IR » Sa dr, = = se ce À ; a # es ae = Ji Sa AR 3 a % NS x BY = e $ S > Ti hE 7.~ 5 ok 2 \u20ac ES SR Ah 6/4 > A iv he a wg REA : 6 x = > = i 2k 7 ad 7 ; 2 Su Gé A = 8 S & ss % É en iki ge Zz SF ok a Es Es 5 BS, 7 %, i = 4 2.> SE sé cs Es 2X se Se a = a % > + 2m + En N 3 ay #2 Ses S38 A 7 sde: = a a 5 ot sa 5 5 5 pere 5 + £3 A SRE = pr} 2 = = 7 5 # iF 44 ¥ 7 Œ Al 5 7 Ke TE se 5 per es 5235) Re 4, A £2 2e Hh 2 7 = 9 35 5 oH of pr 5 2 ve BE ne a feu té Se Se.ae, sa 2 A i 52 2 RN s = x ès i 7 By A x o Ee 7 i a .i 2 2 7 + oF 2 oR # © + > 435 Se BE ik = i HE 5 Aon.Es i 5 oy 5 2 3 = ZE 5 2 # i i ® és.à i © Re, 2 se #.= a bE 5 sl % 7 se Te 23 2 2 pons Cons Ses io Ge \u2018 5 Ps 5 TE SRE sas 2 an ÿ A ae RS GE 2 5 3 y x Sh i 8.7 ik A = 5 % 2 5 iE = .A # RE ve Si 25 sn 5 25 # Hii 2 25 # SE = = 2 f 2) .ih = = 5 % i Yi HG i 2 8s Pe =.A § GE > i 2 A E = > 2 Li x i ir i = fo 2 2 2 = 2 D sc 4 Si i 2 oS 5 = $ a 5 a Zio asl .Est SE CR > Bae = 5 a 2 x mes es = 15 a = i 5 = 4 a 7 NN se Ê 7 dé si pi ot ds 6 Hy W Ys 7: La # IE i Se or i WN he hs Le 23 oy SE 5 iE @ 5 i i 5 ii Be: Gd A LE es - 3 ss .She - = i.es = \u2018 æ a une Déficience Vitaminique Madame Léplucheur manie un couteau dangereux, Quand donc apprendra-t-elle\u2014et avec elle, les millions de ses soeurs qui commettent la même erreur\u2014 qu\u2019une quantité considérable des vitamines présentes dans les aliments disparaît quand on jette les pelures à la poubelle .quand on envoie à l\u2019égout l\u2019eau qui a servi à faire cuire les légumes .quand on surchauffe les aliments?Bien entendu, les façons fautives d\u2019appréter les aliments ne sont pas l\u2019unique cause des déficiences vitaminiques subcliniques si répandues aujourd\u2019hui, mais elles sont un facteur contributif.Et quand il vient s'ajouter aux facteurs tels que la vie trépidante, les tracas, l\u2019abus du tabac et de l\u2019alcool auxquels sont sujets une foule de Canadiens, il est facile de comprendre que vous entendiez si souvent les doléances de gens qui ne sont \u201cni malades ni bien portants.\u201d Votre première pensée sera de mettre ces cas à un régime rationnel.N\u2019est-ce pas aussi une bonne précaution à prendre contre les mauvaises habitudes ancrées que de prescrire un supplément de vitamines?Une autre mesure sage: spécifiez Abbott.Vous avez tout un choix de produits vitaminiques convenant à presque tous les âges ou les goûts, pour administration orale ou parentérale, pour usage thérapeutique ou prophylactique\u2014 présentés en capsules, en comprimés ou sous forme liquide.Vous pouvez être certain que le produit sera frais, pleinement actif et titré rigoureusement.Abbott s\u2019est maintenu au premier rang en fait de recherches et de nouveaux développements dans le domaine des vitamines depuis l\u2019époque de l\u2019huile de foie de flétan.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE, Montréal 9.PRESCRIVEZ LES PRODUITS VITAMINIQUES Abbott 1.Barborka, Clifford J.(1948), Diet in Health, Treatment by Diet, J.B.Lippincott Company, Philadelphia, P.31.2.Food Chart 7941 (1946), Getting Full Value from Food, General Foods Corporation, New York City.VAAN MM.Amyot Bulletin de l\u2019Association des (Dédecins de Nangue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 W'TUlnton liDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 77: (Roma) ; Arcand (Arthur); Archam- (Jules); Archambault (Laurent); Ar- chambault (P.-R.); Autotte (Esdras); Baissette (Gaston); Beauregard (J.-M.); Bélisle (Maurice); Bernier (Alphonse); Bertrand (A.); Boucher (Roméo); Boulais (F.- L.); Boulanger (J.-B.); Boulanger (Jacques) ; Bourbonnais (Earl); Bourgeois (Paul); Boutin (J.-R.) ; Brahy (J.) ; Brien (Jules-A.) ; Brosseau (Victor) ; Burckel (jean); Cabana (}.-Ernest) ; Cabana (L.-P.); Cantero (Antonio); Caumartin (Paul) ; Cazal (Pierre); Champoux (G.-Roger) ; Charbonneau (René); Charest (G.); Charland (Richard-A.) ; Choquette (G.); Cloutier (G.-E.) ; Cousineau (A.); Dargis (Jean); David (Paul) ; Desranleau (Jean-Marc) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Louis) ; Dhotel (Yves) ; Dionne (Paul); Dorion (}.-Ed.); Duchesne (Laurent); Dufresne (Roger-R.) ; Dufresne (0.); Dussault (Fernand) ; Duvalier (François) ; Faure (Jacques) ; Foisy -(J.-P.) ; Forté (Lionel); Fortier (Marcel); Frappier (Armand); Fugére (Paul); Gagnon (Jacques) ; Gariépy (J.-U.) ; Gariépy (L.-Henri) ; Gauthier (Bernard); Gauthier (C.-A.) ; Gauthier (Gérard) ; Gauthier (Jacques); Gélinas (Réal) ; Genest (Jacques); Gervais (Maurice); Gingras (Gustave); Grenier (E.-P.); Grignon (R.); Groulx (Ad.); Guilbeault (Albert); Heim de Balsac (R.\\; Hood (A.J.G.); Jarry (J.-A.) ; Joly (Pacifique) ; Joncas (Fernand); Jutras (Albert) ; Kozlowski (Francois Bratek); Labelle (Arcade); Lacerte (Jean): Ladouceur (L.); bault Lambert (A.); Lamoureux (Louis); Landreville (J.-A.) ; Laperrière (Vincent) ; Laplante (Aimé) ; Laporte ().-N.) ; Latraverse (V.) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire); Leblond (Wilfrid); Leclerc (Georges); Lecours (J.-A.); Legault (Jean- Paul); Legault (Léonard); Léger (Jacques) ; Léger (Jean-Louis); Léger (Lucien); Léonard (Gérard); Lépine (Edgar); LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Lessard (Jean-Marc) ; Letellier de Saint-Just (E.); Longtin (Léon); Lortie (Edouard) ; Lussier (Roger) ; Mantha (Léopold) ; Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric) ; Martin (L\u2019hon.Paul); Masson (Anne-Marie) ; McCormick (W.J.); Meloche (Lorenzo); Ménard (Raymond) ; Meunier (Robert) ; Monfette (Claude); Moreno (Manuel); Morissette (Léopold) ; Nadeau (Gabriel) ; Panisset (Maurice) ; Panneton (Philippe) ; Paquette (J.-P.); Parent (Honoré) ; Patel (Jean); Pelletier (Emile); Pemberton (Ralph) ; Perras (C.); Pesant (Julien); Petti- grew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Plichet (André) ; Plouffe (Adrien) ; Poirier (Paul) ; Prévot (A.-R.) ; Ricard (Hector) ; Richard (A.-L.) ; Riopelle (J.- L.) ; Robert (Paul); Robillard (Rosario); Rolland (P.-E.); Rouqués (Lucien); Royer (Albert); Saint-Martin (Maurice) ; Samson (].-Ed.) ; Saucier (Jean); Simard (L.-C.); Simard (Roland); Smith (Henri); Smith (Pierre) ; Thévenard (André) ; Torré (Pierre) ; Tremblay (Jacques) ; Tremblay (Jean) ; Trudel (Hermile) ; Vaillancourt (De Guise); Vallée (A.-F.); Vallée (Ls-Yvan) ; Valois (A.-B.) ; Vézina (Norbert) ; Vidal (J.-A.). « J\u2019ai montré qu\u2019à l\u2019état normal, sauf dans la période qui s\u2019étend approximativement de la naissance jusqu\u2019au moment où la marche devient correcte, l\u2019excitation de la plante du pied, quand elle détermine, ce qui est la règle, un mouvement réflexe des orteils, provoque toujours une flexion.Or, en cas de perturbation du système pyramidal, l\u2019excitation de la plante du pied provoque ordinairement l\u2019extension des orteils, en particulier du gros orteil.» \u2026L\u2019abolition des réflexes pupillaires et plus particulièrement du réflexe à la lumière, lorsqu'elle est permanente, lorsqu'elle est l\u2019expression d\u2019une lésion limitée à l\u2019appareil des réflexes pupillaires, c\u2019est-à-dire qu\u2019elle n\u2019est liée à aucune altération du globe oculaire et du nerf optique et n\u2019est pas associée à une paralysie de la IIIe paire, constitue un signe de syphilis acquise ou de syphilis héréditaire presque, sinon tout à fait, pathognomonique.» (BABINSKI) BULLETIN 6-6 ++ DE NOUVEAU SUR L\u2019ASPECT FINANCIER DES HÔPITAUX Les hôpitaux américains s'inquiètent de leur situation financière, comme les nôtres d\u2019ailleurs et pour les mêmes raisons.Les difficultés sont de même ordre, elles impliquent les mêmes problèmes dont on désire trouver une solution avantageuse dans le plus bref délai possible.C\u2019est qu\u2019on se rend parfaitement compte que les conditions actuelles ne peuvent durer et que procéder de déficits en déficits plus massifs, c\u2019est s\u2019acheminer vers le gâchis économique.On appréhende la survenue imminente d\u2019une période financièrement beaucoup plus tendue et on voudrait éviter, en autant qu\u2019il est possible, sinon l\u2019écroulement du moins un fléchissement sérieux de l\u2019organisation scientifique des hôpitaux et éventuellement un contrôle de l'état sur leur administration.Les préoceupations portent là comme ici surtout sur deux faits: le coût d\u2019opération qui s\u2019élève sans cesse en conséquence de la complexité de la médecine actuelle, de la hausse des salaires et du prix des denrées, et de la surabondance des services et des recherches de laboratoire; la hausse continuelle des tarifs imposés aux malades hospitalisés, qui supportent de la sorte une part importante des frais d\u2019opération et se trouvent dans la quasi impossibilité d\u2019assumer ces tarifs.Il résulte de cela qu\u2019on se voit incapable soit de solder les déficits en cours, soit encore moins d\u2019acquitter ceux qui seront forcément moins accessibles dans l'avenir.Aussi voit-on l\u2019impérieux besoin d\u2019amorcer une étude d\u2019ensemble sur la situation actuelle des hôpitaux américains, étude comportant comme corollaire des changements drastiques dans leur organisation et leur administration.Il est opportun de rappeler que le coût quotidien d'entretien et de maintien d\u2019un malade, dans les hôpitaux américains, est en moyenne de $13.09.Et dans plusieurs hôpitaux généraux où pourtant la majorité des admissions comprenait des malades privés, or constata que la somme versée par chacun d'eux était inférieure au montant dépensé pour ses soins. 1162 .L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Cette situation est la même ici, du moins dans certaines de nos institutions hospitalières qui ont atteint un statut scientifique respectable.Et nous trouvons dans la lecture d\u2019un très récent éditorial du « Journal of the American Medical Association » les mêmes idées que nous émettions dans notre Bulletin de juin 1949.Nous citons ce passage sans le traduire: \u201cPractically every hospital is today an educational and research institution; many hospitals are equally devoted to preventive medicine and interest of the public health.These activities contribute inevitably to the size of the patient\u2019s bill.Analysis of these costs and proper allocation to responsible agencies may yield reductions in the charges to the individual recipient of hospital care.Study of these factors may result in the provision of more adequate income to hospitals from sources other than the patient himself.Such financing would strenghten the financial economy of the hospital and reduce the costs of care to the individual patient\u201d.\u2026\u201cÀ comprehensive study of the entire situation is needed immediately; such research should yield more efficient operation, lessened demand for personnel and diminution of cost to the individual patient\u201d.Cet aspect de la question hospitalière est de primauté indéniable; il touche directement le malade qui demeure la raison première de l'institution hospitalière elle-même.Quand on l\u2019exprime et qu\u2019on dénonce une situation intenable, on est conduit par la simple équité.par un principe de justice.En somme, le malade privé ne devrait payer que pour les soins que son état requiert et non pour ceux de patients indigents dont l\u2019Etat doit se charger.Il contribue ainsi doublement: par les taxes indirectes ou directes auxquelles il est soumis comme tout le monde et par ce deuxième supplément qu\u2019il verse à l'hôpital qui le surtaxe pour alléger son déficit.Au surplus il ne devrait pas être tenu, en tant que malade dans tel hôpital, de défrayer les dépenses qu\u2019encourent des travaux de recherches ou des services de médecine sociale ou préventive.Ces frais de traitement aux indigents, d'investigation et de médecine à portée sociale relèvent des gouvernements ou d\u2019institutions à mission phi- lantropique. BULLETIN Si on désire vraiment, en haut lieu, établir en médecine des mesures de sécurité sociale, qu\u2019on commence donc par aider généreusement les hôpitaux, afin que leurs opérations n\u2019aboutissent pas a des déficits catastrophiques et afin que leurs administrateurs ne soient pas forcés de placer sur les épaules de leurs clients une lourde part du fardeau financier.Ce serait commencer par un acte juste et approprié aux circonstances.Ce serait aussi établir sur une base plus solide une situation qui pourrait bien être ébranlée sérieusement dans un avenir prochain.Roma AMYOT 1163 A PROPOS D'UN NOUVEAU CURARISANT DE SYNTHÈSE LE FLAXEDIL (3697 R.P.) RAPPORT DE 50 CAS D\u2019'ANESTHÉSIES L.LAMOUREUX, Directeur du Service d\u2019Anesthésiologie.et M.BOURGEOIS-GAVARDIN, Anesthésiste.Queen Mary Veterans\u2019 Hospital (Montréal).La première expérience de Griffith et Johnson, en 1942, sur l\u2019emploi du curare en anesthésie humaine a eu un retentissement important sur les méthodes d\u2019ancsthésie générale.Sans supprimer la rachianesthésie, qui conserve sa place et ses indications, le curare s\u2019associe à tous les anesthésiques généraux, eyclo- propane, éthylène, protoxyde d\u2019azote, éther, pentothal-sodium, et à lui seul apporte un relâchement musculaire profond que l\u2019on n\u2019atteignait autrefois qu\u2019en gagnant le troisième plan du troisième stage de l\u2019anesthésie.L\u2019adjonction d\u2019un curare ou curarisant à l\u2019anesthésie générale ne demande donc qu\u2019une narcose légère maintenue à la limite du deuxième stage ou au premier plan du troisième stage.Les conséquences de cette action physiologique sont multiples.Au point de vue des méthodes, il n\u2019est plus nécessaire de recourir avec le protoxyde d\u2019azote a la saturation secondaire de McKesson, de pousser la narcose au cyclopropane jusqu\u2019a l\u2019apnée, d\u2019utiliser l\u2019anesthésie profonde à l\u2019éther dont on connaît les inconvénients.Au point de vuc physiologique, l\u2019anesthésiste peut conduire la narcose en maintenant constamment un haut degré d\u2019oxygénation de son malade et cette conséquence est sans doute une des qualités les plus importantes de l\u2019anesthésie moderne.Avant de devenir un médicament indispensable, le curare a connu une longue période au cours de laquelle son nom n\u2019évoquait que le mystère de la jungle et l\u2019action mortelle d\u2019un poison.1.Nous remercions les Laboratoires Poulenc de Montréal qui ont eu l\u2019obligeance de mettre à notre disposition les quantités de Flaxédil nécessaires à notre expérimentation.En 1516, D\u2019Anghera fut le premier à rapporter l\u2019existence dans les jungles de l\u2019Amérique du Sud de flèches empoisonnées ou « mort volante ».Quelques années plus tard, en 1584, Sir Walter Raleigh rapporta le curare en Angleterre.Le curare, appelé woura!i par les Indiens, est encore utilisé dans la région du bassin de l\u2019Orénoque et du bassin de l\u2019Amazone.Sa fabrication assez empirique est accompagnée de cérémonies mystérieuses, sa qualité est irrégulière et varie suivant les tribus qui le conservent soit dans des pots, dans des écorces de fruits déssèchés soit dans des tubes de bambou.Ce n\u2019est qu\u2019au 18ème siècle que le curare cemmença à intéresser les physiol!ogistes et en 1844, Claude Bernard fut le premier à démontrer les effets physiologiques du curare.Le chimiste allemand Boehm en isola, en 1896, les principaux alcaloïdes et en fit l\u2019étude pharmacologique.La première application à l\u2019homme fut tentée en 1866 par des médecins français, Tierce- lin et Bénédict, dans l\u2019épilepsie, puis par Voi- son et L'onville, Un Anglais, en 1878, décrivit l\u2019usage du curare dans la spasticité du tétanos et de la rage.Plus près de nous, en 1932, le médecin anglais West reprit l\u2019étude du curare dans la tétanie, la maladie de Parkinson et l\u2019épilepsie.Pas plus que ses prédécesseurs West n\u2019obtint de bons résultats, l\u2019effet était transitoire, s\u2019accompagnait d\u2019une sensation désagréable et d\u2019une chute de tension artérielle.La préparation d\u2019un curare purifié et dosé ne devait apparaître que quelques années plus tard.L\u2019explorateur et naturaliste américain, Richard Gill, avait fait dans la jungle équa- torienne plusieurs expéditions scientifiques où il avait pu se rendre compte des étranges pro- LAMOUREUX er BOURGEOIS-GAVARDIN: LE FLAXEDIL priétés du curare.De son dernier voyage, après avoir gagné la confiance des Indiens et appris leurs secrets de fabrication du curare, il ramena aux Etats-Unis d'innombrables spécimens botaniques qui furent étudiés par le docteur McIntyre de l\u2019Université du Nébras- ka et en 1939, la compagnie Squibb fabriqua l\u2019intocostrin qui fut le premier curare du com- cours d\u2019une anesthésie au syclopropane.Le nouveau curare fut d\u2019abord appliqué à l\u2019homme par Bennett au cours de la convul- sio-thérapie au Métrazol.Cullen, en 1941, l\u2019expérimenta sur le chien au cours d\u2019une anesthésie et en 1942, l\u2019anesthésiste canadien Griffith en fit les premiers essais sur l'homme au cours d'une anesthésie au cyclopropane.Le mécanisme de la « mort volante » était resté pendant des siècles un mystère jusqu\u2019à ce que Claude Bernard ait démontré l\u2019action paralysante du curare sur les muscles moteurs, expliquant ainsi la mort par paralysie respiratoire, et localisé l\u2019action du curare au niveau de la plaque motrice, au niveau de la jonction du nerf et du muscle.MÉCANISME DE LA CURARISATION Les travaux modernes se sont attachés à éclaircir le mécanisme physiologique de la curarisation.Les faits énoncés par Claude Bernard subsistent cependant, le curare agit bien au niveau de la plaque motrice, à la jonction neuro-museulaire, à condition, comme le dit Halpern, de considérer la jonction neuro- musculaire comme une entité fonctionnelle et non comme un organe anatomique.Ce que l\u2019on appelle en effet curarisation, qui est le fait des curares végétaux et des médicaments curarisants, est une perte de l\u2019excitabilité du muscle par l\u2019intermédiaire de son nerf moteur, alors que le nerf et le muscle demeurent séparément, directement excitables.La théorie de Lapicque fait intervenir les propriétés physiques d\u2019excitabilité du nerf et du muscle.Lapicque a prouvé, dans une série d\u2019expériences, que le muscle et son nerf moteur possèdent la même chronaxie et a édicté la loi de l\u2019isochronisme du nerf et du muscle.1165 Si la chronaxie du nerf et celle du muscle varient l\u2019une par rapport à l\u2019autre dans certaines proportions, il y a hétérochronisme et il devient impossible d'obtenir une contraction du muscle par la stimulation de son nerf.Cet état équivaut à la curarisation.Le curare réalise cet hétérochronisme en augmentant la chronaxie musculaire sans modifier celle du nerf.Le décalage est assez grand entre les deux chronaxies pour qu\u2019il y ait interruption complète de l\u2019influx nerveux au niveau de la plaque motrice et paralysie flasque totale du muscle qui perd non seulement sa possibilité de contraction, mais également son tonus normal.A côté de cette théorie purement physique de la curarisation, les travaux anglo-saxons ont insisté sur les mécanismes chimiques.Différents auteurs ont contribué à établir la théorie que la stimulation nerveuse déclenche au niveau de la plaque motrice la formation d\u2019acetylcholine.Cette dernière substance serait responsable de la contraction musculaire et Jouerait en somme le rôle de médiateur chimique entre l'influx nerveux et la réponse musculaire.Les expériences de Brinkmann et Ruiter, de Dale, Feldberg et Vogt, par perfusion du muscle, ont montré la présence dans le sang veineux de la perfusion, d\u2019acetylcholine ou d\u2019une substance acetylcholinique, apparaissant après que le muscle a répondu à la stimulation nerveuse.Dale et Feldberg avec Brown ont reproduit la contraction musculaire par injection intra-artérielle d\u2019acetylcholine et ont: montré que l'injection de curare diminuait considérablement ou abclissait la contraction musculaire.La section physiologique entre le nerf et le muscle au niveau de la jonction myo-neurale serait donc due à une augmentation du seuil de contraction du muscle à la stimulation d\u2019a- cethylcholine.A l\u2019appui de cette théorie viennent s\u2019inscrire les effets antagonistes de la physostigmine sur le curare.Il existe en effet dans les muscles striés un enzyme appelé cho- linesterase localisé essentiellement au voisinage des terminaisons nerveuses.Lorsque l\u2019ace- tylcholine a été libérée par la stimulation du 1166 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 nerf et a déclenché la contraction musculaire, elle est hydrolysée sur place par la cholines- terase et transformée en choline.Les anti-cho- linestérases dont font partie l\u2019eserine et la physostigmine ont la propriété d\u2019inhiber la cholinesterase qui ne peut done plus détruire l\u2019acetylcholine.Celle-ci s\u2019accumule et se trouve bientôt en quantité suffisante pour produire la contraction du muscle curarisé.C\u2019est sur cette notion qu\u2019est basé l\u2019emploi de la physos- tigmine comme antagoniste du curare et des curarisants.CURARES ET CURARISANTS ACTUELLEMENT EMPLOYES EN CLINIQUE La première tentative de production commerciale d\u2019une préparation de curare a été faite à partir des alcaloïdes extraits du Chon- dodendron tomentosum, plante qui appartient comme toutes celles dont les Indiens tirent leur curare, à la famille des strychnées.Les chercheurs ont ensuite tenté de reconnaître et d\u2019utiliser les propriétés curarisantes de substances extraites de plantes, comme la quinine et l\u2019erythroïdine.D\u2019autres enfin, suivant l\u2019évolution naturelle de la chimie moderne, ont tenté de réaliser la synthèse de substances possédant les mêmes effets pharmacologiques.La plus ancienne en date des préparations utilisées actuellement est l\u2019Intccostrin (Cie Squibb).C\u2019est un extrait purifié du Chondro- dendron tomentosum dosé à raison de 3 mg.par c.c.Ses propriétés en anesthésie sont connues depuis la première expérience de Griffith et Johnson en 1942.La d-tubocurarine dont il existe plusieurs _préparations commerciales (Squibb, Abbott, Burroughs-Wellcome, Brent) de valeur sensiblement égale, est l\u2019alcaloïde actif de l\u2019In- tocostrin, cristallisé sous forme de sel d\u2019ammonium quaternaire.Elle possède les propriétés de l\u2019Intocostrin.Son dosage est de 3 mg.par c.c.correspondant à 20 unités.Les dérivés de la quinine ont été expérimentés en raison des propriétés faiblement curarisantes que l\u2019on avait reconnues à la quinine depuis de longues années.On a utilisé surtout des dérivés ammoniés quaternaires et, principalement, le methyl-chlorure de quinine.Il a été étudié surtout par Harvey qui en démontra l\u2019action curarisante.Le dosage semble difficile à établir et l\u2019on a noté dans certains cas des troubles gastro-intestinaux et de l\u2019hypotension.La di-hydro-beta-erythroïdine est un des alcaloides extraits de la plante Erythrana Americana.Elle a été expérimentée dans 215 cas par Dripps et Sergent.La résolution musculaire fut excellente mais s\u2019accompagna, dans 86% des cas, d\u2019hypotension marquée.La Myanesin connue également sous le nom de Relaxar occupe dans cette énumération une place à part.Ce n\u2019est pas en effet un curare, ni un curarisant au sens propre du mot, puisque son action n\u2019est nullement périphérique et s\u2019exerce sur le neurone moteur intercalaire au niveau de la moelle.Sa composition chimique elle-même est différente, c\u2019est l\u2019éth>r de la glycérine et son antidote est la strychnine.La Myanesin exerce une action puissante sur le relâchement musculaire sans modifier la pression artérielle, ni la respiration.Elle a cependant dans certains cas une action sur la circulation et les auteurs anglais ont ranporté des troubles coronariens et des thromboses vasculaires.Griffith, aprés une étude comparative avec le curare, a conclu à l\u2019efficacité de la Myanesin mais en signalant la possibilité d\u2019effets locaux et d\u2019hémoglobinurie avec albuminurie.Les recherches sur la préparation d\u2019un curarisant entièrement synthétique, poursuivies dans différents pays, ont abouti actuellement en France au 3697 R.P.ou Flaxedil, pour lequel nous allons rapporter notre expérience dans 50 cas d\u2019anesthésie.Avant la naissance du Flaxedil, Bovet et ses collaboreteurs avaient étudié des dérivés quaternaires de la quinoléine (3381 R.P., 3602 R.P.) et Halpern avait fait en 1934 des travaux sur les 10do- méthylates d\u2019urotre-ine et da spartéine.Ë LAMOUREUX er BOURGEOIS-GAVARDIN: LE FLAXEDIL LE CURARISANT DE SYNTHESE 3697 R.P.Ce nouveau curarisant synthétique est le triidoéthylate de tri-(diéthylamino-éthyloxy) 1-2-3 benzène de formule abrégée CaoH(003N27 I, avec un poids moléculaire de 891.Sa formule développée répond au schéma suivant: 2H5 - CHe- CHz- , I - C2H5 | 2H5 H CaHs H 7 je-o - cH- CHz- ¢ , 1- CH, C2H5 CoH HC C-0 - CHp- a { , I - CpHy CH 2H5 Il se présente à l\u2019état pur sous l\u2019aspect d\u2019une poudre blanche amorphe et inodore.Il est très soluble dans l\u2019eau, l\u2019acétone aqueuse, les alcools éthylique et méthylique.Les recherches pharmacodynamiques et physiologiques furent conduites en France sous la direction de D.Bovet et ses collaborateurs, qui conclurent à l\u2019absence de toxicité du produit, à l\u2019absence d\u2019effets secondaires, tout en retenant que les effets curarisants du 3697 R.P.sont un peu moins marqués que ceux de la d-tubocurarine.La première expérimentation clinique en anesthésie fut entreprise en 1947-1948 par Huguenard et Boué qui firent un rapport de 127 cas, ou ils mentionnaient d\u2019excellents résultats sur le relâchement musculaire et l\u2019absence d'effets secondaires.Le Flaxedil se présente en ampoules de verre scellées contenant 2 c.c.soit 40 mg.de produit, qui doit être injecté par voie intraveineuse.1167 Notre expérience personnelle se résume à 50 cas que nous avons eu l\u2019occasion de réaliser dans le Service d\u2019Anesthésiologie du Queen Mary Veterans\u2019 Hospital de Montréal.Les 50 opérations pour lesquelles nous avons employé le Flaxedil étaient de types variées et se répartissent comme suit: Chirurgie orthopédique Chirurgie abdominale Chirurgie intra-thoracique Chirurgie vasculaire Neuro-chirurgie Ce Chirurgie plastique .1 Urologie Ophtalmologie Chirurgie dentaire Otho-rhino-laryngologie : Divers cas de chirurgie générale Ot =H = WN WH Oto O&O Nos patients étaient tous des sujets du sexe masculin, vétérans de l\u2019armée canadienne de l\u2019une ou l\u2019autre guerre.La plupart d\u2019entre eux étaient en pleine force de l\u2019âge, comme le montre le tableau suivant, et en parfaite vigueur physique: Patients âgés de moins de 239 ans .2 ?vom 0 \u201d 30as .26 7 \u201d \u201d \u201d40ans .138 \u201d VON?\u201d50am .4 \u201d voor 760 ans .1 ?\u201d plus \u201d70 ans .4 Le Flaxedil est venu compléter les associations anesthésiques suivantes: Pentothal-Flaxedil protoxyde d\u2019azote .18 Pentothal-Flaxedil cyclopropane .25 Pentothal-Flaxedil protoxvde d\u2019azote éther 1 Pentothal-Flaxedil cyclopropane éther .5 Pentothal-Flaxedil utilisés en complément d\u2019une rachianesthésie dont l\u2019effet était terminé 2.222 A 1168 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Sur nos 50 patients, 47 ont reçu une intubation endotrachéale; 37 ont été intubés par voie orotrachéale; les 10 autres par la voie naso- trachéale.Toutes les intubations ont été réalisées à l\u2019aide du 3697 R.P.LE FLAXEDIL DANS L\u2019INTUBATION ENDO-TRACHÉALE Dans une première partie de notre travail, nous avons expérimenté la valeur du Flaxedil comme adjuvant de l\u2019intubation endo-tra- chéale.La grande majorité des interventions pratiquées au Queen Mary Veterans\u2019 Hospital sous anesthésie générale sont précédées d\u2019une intubation endo-trachéale par voie orale ou nasale.Nous avions l'habitude d\u2019utiliser pour l\u2019intubation le mélange Pentothal-curare connu sous le nom de « Knight\u2019s Mixture ».La mixture était préparée dans une seringue de 20 c.c.à l\u2019aide de 10 c.c.de Pentothal sodium à 5%, de 5 c.c.d\u2019eau distillée et de 5 c.c., soit 100 unités, de d-tubocurarine Abbott ou d\u2019In- tocostrin Squibb, ce qui constituait une solution de Pentothal à 215% contenant 100 unités de curare.Nous avons tenté de réaliser une mixture semblable en remplaçant le curare par le Fla- xedi'.Nous n\u2019avons pas observé de précipité par ce mélange.La solution obtenue est parfaitement claire et stable.Nous avons préparé et conservé une telle solution à l\u2019air libre pendant 30 heures sans modification apparente.Dans une série de 10 cas, nous avons intégré à la solution à 244% de Pentothal 5 c.e., soit 100 mg., de 3697 R.P.Sur les 10 malades qui ont reçu cette solution, 5 ont reçu une quantité de curarisant comprise entre 100 et 120 mg., sur lesquels 4 n\u2019ont pas eu de reprise spontanée de la respiration et ont été mis en respiration contrôlée pour une durée allant de 3 à 18 minutes.Un seul a repris spontanément sa respiration.Les 4 autres sujets ont reçu des doses de 45 à 75 mg de Flaxedil et ont repris spontanément leur respiration.Dans tous les cas où la solution de Pento- thal à 214% contenant 100 mg.de curarisant a été employée, le relâchement des muscles de la mâchoire: était absolument complet et l\u2019on pouvait réaliser l\u2019extension de la tête sur le cou au maximum.La mise en place du laryngoscope et l\u2019intubation ont été extrêmement aisées.Un seul cas a été un échec complet dans lequel l\u2019intubation a été réalisée par un autre moyen.Devant ces premiers résultats et la proportion d\u2019arrêts respiratoires enregistrée, nous avons modifié le dosage de notre mélange en lui incorporant seulement 60 mg.de curarisant pour 20 c.c.de Pentothal a 214%.20 patients ont été intubés a l\u2019aide de cette nouvelle solution dont ils ont regu en moyenne 20 c.c., soit une dose moyenne de 60 mg.de Flaxedil.La mise en place du tube a pu étre réalisée sans difficulté dans tous les cas.Cependant le relachement musculaire nous a paru incomplet chez certains malades pour lesquels l\u2019intubation a dû être effectuée avec rapidité.Tous ont repris spontanément leur respiration après la mise en place du tube.Ces conclusions nous ont conduits à adopter un dosage intermédiaire consistant en 80 mg.de curarisant dans une solut:on de 23 c.c.de Pentothal à 215%.Nous avons intubé dans ces conditions 17 sujets qui ont en moyenne reçu toute la dose, soit 80 mg.de Flaxedil.Au point de vue du relâchement musculaire, nous avons obtenu des résultats comparables à ceux que nous avaient donnés des doses plus fortes de 100, 120 mg, l\u2019intubation a été dans tous les cas facile et tous nos malades ont eu une reprise spontanée de la respiration.Ce dernier dosage nous a paru le dosage optimum auquel nous nous rallions définitivement.Tl\u2019EMPLOI DU FLAXEDIL AU COURS DE L\u2019INTERVENTION CHIRURGICALE Nous avons utilisé le Flaxedil dans différentes interventions où l\u2019action curarisante était particulièrement nécessaire au travail du chirurgien.| gi LAMOUREUX Er BOURGEOIS-GAVARDIN: LE FLAXEDIL Dans un de ces cas, nous avons employé le mélange Pentothal-Flaxedil contenant 100 mg.de curarisant avec un résultat moyen au point de vue du relâchement des muscles abdominaux.Nous ne pensons pas que l\u2019association dans la même solution du Pentothal et du Flaxedil soit indiquée autrement que pour l\u2019intubation et, dans nos 12 autres cas, le 3697 R.P.a toujours été injecté seul dans le tube de réinjection d\u2019une solution intraveineuse, sang, plasma ou sérum physiologique.Il nous a semblé plus facile par cette méthode de contrôler les effets du médicament.Nous avons obtenu dans chaque cas un effet rapide et constant sur le relâchement museu- laire.La technique que nous employons est la suivante: Lorsque le malade a reçu au préalable du Flaxedil pour faciliter l\u2019intubation, nous injectons au moment de l\u2019incision de la peau une dose de 2 à 3 c.c.de curarisant, soit 40 à 60 mg., pour comp'éter le relâchement musculaire abdominal.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une opération de peu de durée, de 30 à 40 minutes, cette dose suffit en général à assurer le relâchement abdominal et la rétraction des anses intestinales au moment de la fermeture du péritoine.Le plus souvent nous avons affaire à des interventions de plus longue durée et nous avons coutume en pareils cas, quelques minutes avant la fermeture du péritoine, de réinjecter une nouvelle dose de 2 à 4 c.c.de curarisant.Mais nous ne saurions trop insister sur la nécessité de faire les injections de 3697 R.P.«à la demande ».L\u2019expérience nous a maintes fois montré que, dans l\u2019injection de curare ou de curarisant, ni l\u2019âge, ni le poids, ni la musculature, ni la.taille du sujet ne pouvaient ncus faire préjuger de la dose qui serait nécessaire.Nous avons souvent entendu le Dr.HR.Griffith insister sur les variations individuelles quelquefois considérables à l\u2019action du curare et l\u2019on peut admettre, d\u2019après les cas dont nous avons eu l\u2019expérience, que pour une intervention d\u2019une durée de 1.30 heure il peut y avoir des variations de doses du Flaxe- 1169 dil oscillant entre 90 et 180 mg.suivant la réponse du sujet.Lorsque le malade n\u2019a pas été intubé avant l'opération et n\u2019a donc eu aucune injection préalable de curarisant, nous injectons au moment de l\u2019incision de la peau une dose de 4 à 5 cc, soit 80 à 100 mg.de Flaxedil qui peut être complétée le cas échéant.Cette injection préliminaire nous sert de témoin et nous nous en servons pour préjuger des doses suivantes.L'administration du Flaxedil au cours d'une anesthésie au cyclopropane ne nous a paru nécessiter aucune précaution particulière.Dans un certain nombre de cas, ncus avons observé l\u2019absence ou le retard d'apparition de la bradycardie qui survient dans la règle au cours de la narcose au cyclopropane.Nous n\u2019avons noté aucune irrégularité du pouls.Lorsque le Flaxedil est associé à l\u2019éther dans une anesthésie par inhalation, nous administrons le curarisant avec plus de prudence, étant donné l\u2019action légèrement curarisante que possède l\u2019éther lui-même, et sur laquelle plusieurs auteurs ont insisté.Dans l\u2019ensemble nous avons été amenés à réduire nos doses d\u2019un tiers par rapport aux doses que nous donnons habituellement.Dans l\u2019association anesthésique connue sous le nom de « méthode de Knight» qui comprend l\u2019emploi simultané de protoxyde d'\u2019azote, de Pentothal sodium et d\u2019une préparation de curare, nous avons remarqué, comme Baird l\u2019avait signalé pour la d-tubocurarine et comme nous l\u2019avions nous-mêmes observé, que le Flaxedil permet de réduire sensiblement la dose de Pentothal employée pour entretenir l\u2019anesthésie.EFFETS GÉNÉRAUX DU FLAXEDIL Action sur le système musculaire Le relâchement musculaire que nous avons obtenu avec les doses convenables de Flaxedil est rapide.Lors de l\u2019intubation endo-trachéa- le, le relâchement des masticateurs survient le premier, précocément, et est suivi du relâ- 1170 chement des muscles de la nuque et du cou.Dans plusieurs essais de mise en place du laryngoscope que nous avons faits, il elt été possible, en raison du relâchement musculaire d'effectuer une intubation extrêmement précoce, la légèreté du sommeil du malade seule nous a fait retarder de quelques instants le passage du tube.Le relâchement des muscles abdominaux est obtenu 3 à 5 minutes environ après l\u2019in- jecticn du curarisant.Non contents de l\u2019apprécier nous-mêmes par la vue, nous avons dans tous les cas demandé l\u2019appréciation des chirurgiens.Bien que ceux-ci soient habitués à effectuer leurs interventions abdominales sous anesthésie rachidienne haute à la nuper- caïne, le relâchement obtenu avec le Fla- xedil a toujours été jugé excellent.La flaccidité de la paroi est complète et permet toutes les explorations intra-abdominales.Les anses intestinales sont rétractées, peu mobiles et ne gênent pas les manœuvres du chirurgien dans le champ opératoire.Action sur la respiration Il est impossible que l\u2019action d\u2019un curarisant sur le système musculaire n\u2019interfère pas avec l\u2019amplitude et le rythme de la respiration.Les résultats que nous avons eus sur ce point avec le Flaxedil nous ont cependant paru satisfaisants.La dépression respiratoire qu\u2019il est habituel de constater dans l\u2019emsloi du curare est compensée dans un premier temps par une plus grande excursion du diaphragme, qui permet de maintenir une venti'ation satisfaisante.Lorsque la paralysie gagne les muscles abdominaux, il persiste une certaine amplitude respiratoire que l\u2019on peut augmenter par la respiration assistée.Mais, dans tous les cas, la marge existant entre la paralysie des abdominaux et la paralysie du diaphragme entraînant l\u2019apnée nous a paru plus grande qu'avec les produits dont nous avions l\u2019habitude jusqu\u2019à présent.En chirurgie intra-thoracique, il nous a été possible de réaliser une diminution importante L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 de l'amplitude des mouvements du diaphragme et dans un cas d\u2019obtenir par une injection poussée rapidement l\u2019arrêt de la respiration diaphragmatique.Action sur le système cardio-vasculaire La tension artérielle n\u2019est nullement modifiée par l\u2019injection intraveineuse de Flaxe- dil, même par l\u2019injection de doses massives.Dans 40% de nos cas, nous avons pu noter au moment de l'induction avec le mélange Pentothal-Flaxedil et à l\u2019occasion des injections suivantes, une certaine accélération du pouls dont le rythme atteint 100 à 110 pulsations à la minute.Dans certains cas, cette élé- vat'on du pouls faisait partie de la tachycardie qui est habituelle au cours de l\u2019induction de toute anesthésie, mais elle a été engendrée également de façon passagère par des injections isolées de Flaxedil.Nous n\u2019avons remarqué aucune altération de la régularité des pulsations.La couleur de l\u2019opéré reste inchangée.Il n\u2019y a aucune modification vaso-motrice périphérique.Le saignement au niveau de la plaie opératoire est normal.Action sur les sécrétions À l\u2019exception d\u2019un de nos opérés qui subissait une pneumonectomie pour tuberculose, aucun de nos patients n\u2019a nécessité d\u2019aspiration intra-trachéale durant l\u2019opération.17 de nos malades ont reçu comme prémédication l\u2019association morphine-hyoscine.11 d\u2019entre eux ont présenté à la fin de l\u2019opération des sécrétions qui ont pu être considérées comme anormalement abondantes.| Sur les 33 malades dont la prémédication associait la morphine et l\u2019atropine, 6 ont nécessité une aspiration intratrachéale et pharyngée attentive.Dans l\u2019ensemble de ces cas l\u2019abondance des mucosités était due principalement à la sécrétion salivaire.Nous avons pu noter par ailleurs l\u2019absence de sécrétion sudorale. \u2014 \u2014_\u2014 a LAMOUREUX er BOURGEOIS-GAVARDIN: LE FLAXEDIT, | 1171 EFFF1S LOCAUX Tous nos malades ont reçu le Flaxedil par voie intraveineuse soit au membre supérieur, soit au membre inférieur, sans aucun effet local immédiat ni ultérieur.EFFETS HISTAMINOÏDES La littérature médicale a rapporté quelques observations à la vérité peu nombreuses d\u2019incidents survenus au cours de l\u2019administration du curare.Ces incidents qui ont consisté essentiellement en une chute de tension artérielle accompagnée de bronchospasme ont été identifiés au choc histaminique.L'expérience a en effet prouvé que l\u2019action du curare sur le muscle déclenche la libération d\u2019histamine dont la mise en circulation engendre un choc histaminique authentique avec hypotension accentuée et spasme des petites bronches.Il a été possible de reproduire les mêmes effets par injection d\u2019histamine, mais, que ces accidents soient occasionnés par le curare ou par l\u2019histamine, ils disparaissent par l\u2019administration de médicaments antihistaminiques.Il est possible également, comme l'indique Cullen, de faire disparaître ces accidents par une dose supplémentaire de curare.On a démontré en effet que seule la première dose de curare, en libérant toute l\u2019histamine disponible, occasionnait le choc histaminique qui ne se répétait pas aux doses suivantes.En ce qui concerne le Flaxedil, des expériences cent été poursuivies sur l\u2019animal par Courvoisier et Ducrot en comparaison avec d\u2019autres préparations de curare.Ils \u2018ont pu avec ces dernières reproduire les éléments du choe histaminique chez le chien et chez le cobaye; dans aucun cas ils n\u2019ont pu les créer par l'administration du 3697 R.P.Notre expérience 'imitée sur le 3697 R.P.en clinique humaine ne nous a permis d\u2019observer aucun effet de ce genre.Nous n\u2019avons jamais enregistré d\u2019hypotension, ni de bronchospasme.ACTION SUR LE SYSTÈME NERVEUX Nous n\u2019avons observé aucun effet particulier du 3697 R.P.sur le système nerveux central de nos opérés.Nous l\u2019avons administré dans 7 cas de chirurgie intracrânienne pour faciliter intubation sans aucun effet spécial.La pression intra-crânienne n\u2019a paru ni augmentée ni diminuée.En ce qui concerne le système nerveux autonome, Huguenard et Boué ont vérifié l\u2019action vagolytique du 3697 R.P.par son action inhibitrice sur la toux.Il est possible d\u2019admettre que cette action vagolytique soit à l\u2019origine de la tachycardie que nous avons observée chez certains de nos opérés.SUITES OPÉRATOIRES Le réveil a toujours été facile et agréable.Tous nos malades ont été suivis dans les journées pcst-opérataires par les examens cliniques et les épreuves de laboratoire habituelles.Aucune anomalie n\u2019est à signaler qui soit imputable à l\u2019emploi du curarisant.MÉDICAMENTS ANTAGONISTES Dans aucun de nos cas nous avons eu à utiliser d\u2019antidote du 3697 R.P.L\u2019amplitude respiratoire fut toujours suffisante à la fin de l\u2019opération pour que le malade soit envoyé sans autre précaution à la salle de réanimaticn afin d\u2019y recevoir l\u2019oxygéno-thérapie qui est administrée systématiquement après chaque anesthésie générale.Nous avions cependant toujours à portée de la main des ampoules de prostigmine (phy- sostigmine) qui est considérée d\u2019après les travaux de Burke, Linegar, Frank et McIntyre, comme le produit anticurarisant le plus efficace.Huguenard et Boué l\u2019ont utilisé 18 fois avec succès à des doses comprises entre 14 et 3 mg.CONTRE-INDICATIONS À notre sens et selon notre expérience, il n\u2019en est pas d\u2019autres que celles qu\u2019il est classi- 1172 que de donner à tous les curares ou curarisants et dont la principale est la myasthénie.De même il est particulièrement contre-indiqué d\u2019utiliser le 3697 R.P.sans avoir sous la main le matériel a intubation endo-traché- ale complet.L\u2019intubation suivie de respiration artificielle avec oxygène est le principal traitement du surdosage de tous les produits curarisants et la Prostigmine n\u2019est qu\u2019un adjuvant de ce traitement.Elle ne fait que raccourcir le temps pendant lequel la respiration artificielle est nécessaire.Conclusions.Nous avons rapporté notre expérimentation avec le curarisant de synthèse 3697 R.P.dans 50 cas d\u2019anesthésie.La solution de Pentothal à 215% contenant 20 mg.de 3697 R.P.pour 0 g.50 de Pentothal sodium nous a donné d\u2019excellents résultats dans intubation endo-trachéale.Le relâchement musculaire obtenu en chirurgie par les doses de 3697 R.P.injectées «à la demande » peut être considéré comme excellent.L\u2019absence d\u2019effets secondaires notables est à signaler.D'après notre expérience limitée à 50 cas, nous pouvons juger les résultats obtenus avec le 3697 R.P.comme très encourageants.BIBLIOGRAPHIE 1.BAIRD, J.W.: « Pentothal-Curare Anesth., 8: 75-79, 1947.2.BOVET, D, DEPIERRE, F., deLESTRANGE, Y.: «Propriétés curarisantes des éthers phénoliques à fonction ammonium quaternaire.» CR.Académie des Sciences, 225: 74, 1947.3.BURKE, J.C.,, LINEGAR, C.R., FRANK, M.N., McINTYRE, A.R.: «Eserin and Neostigmine antagonism to d-tubocurarine.» Anesth.9: 251-257, 1948.4.COURVOISIER, S., DUCROT, R.: «Sur leffet Mixture.» L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 histaminoïde de la d-tubocurarine et des curares de synthèse.» C.R.Société de Biologie, 142: 1209, 1948.5.CULLEN, S.C.: «Curare: its past and present.» Anesth., 8: 479-488, 1947.6.CULLEN, S.C.: «Clinical and laboratory observations on the use of curare during inhalation anesthesia.» Anesth.5: 166, 1944.7.DRIPPS, R.D, SERGENT, W.'F.: «Use of a new curarizing agent dihydro-beta-erythroidine for the production of muscular relaxation during anesthesia in surgery» Anesth., 8: 241-251, 1947.8.GRIFFITH, H.R., JOHNSON, G.E.: «The use of curare in general anesthesia.» Anesth.3: 418, 1942.9.GRIFFITH, H.R.: «Curare: a new tool for the anesthetist.» Can.Med.Ass.Journal., 52: 391 (avril) 1945.10.GRIFFITH, H.R.: JAMA, 127: 242, 1945.11.GRIFFITH, H.R.: Communications personnelles.12.GRIFFITH, H.R., STEPHEN, C.R., CULLEN, W.G., BOURNE, W.: « Myanesin as a muscle relaxant.» Anesth.10: 61-65, 1949.13.HALPERN, B.N.: «Curares et Curarisants.» Cours d\u2019Anesthésie et de réanimation de la Faculté de Médecine de Paris sous la direction du professeur P.Moulonguet.1947-1948.Librairie des Escholiers.Paris.14.HUGUENARD, P., BOUE, A.: «Un nouvel ortho-curare français de synthèse, le 3697 RP.» Rapport à la Société d\u2019Anesthésie de Paris, Séance du 17 juin 1948.15.ROBBINS, B.H, LUNDY, J.S.: «Curare and curare-like compounds: a review.» Anesth, 8: 252-265 et 348-358.1947.«Curare in anesthesia.» 16.ROUX, M.: «Un nouvel ortho-curare français de synthèse, le 3697 R.P.Doses et technique chirurgicale.» Presse Médicale, 57: (ler janv.) 1949.17.STEINMAN, S.E.: « Neuro-muscular transmission in the simple nerve and muscle fiber preparations.» Am.J.of Phys, 140: 269, 1943.18.WIEN, R.: «The curarisings properties of RP.3697.» Arch.Intern.Pharm., 1948, LXXVII, No IL. EXPLORATION BIOCHIMIQUE DE LA FONCTION GASTRIQUE de Guise VAILLANCOURT, Service de Médecine, Aucun bilan digestif ne saurait être complet sans un examen chimique sérieux du contenu gastrique, surtout si la pathologie digestive soupçonnée a trait au rôle sécrétoire ou moteur de l\u2019estomac.Dans quelques maladies d\u2019origine digestive ou non, les méthodes de laboratoire seront les seules à permettre de trancher un diagnostic d\u2019une façon irréfutable, car elles mettront en évidence l\u2019existence de produits bien identifiés et caractéristiques de certains états pathologiques.La chimie pathologique, bien qu\u2019à ses débuts, n\u2019en a pas moins fait ses preuves et ne demande qu\u2019à assister l\u2019internis- te dans son rôle difficile à la seule condition toutefois que l\u2019on veuille bien lui accorder une confiance éclairée et raisonnée et ne pas lui demander plus qu\u2019elle ne peut donner.NOTIONS PRÉLIMINAIRES L\u2019interprétation intelligente des données de la chimie pathologique repose sur des notions fondamentales d\u2019anatomo-histologie et de physiologie de l\u2019organe que l\u2019on se propose d\u2019explorer.Anatomie.Au point de vue physiologique, l\u2019anatomie de l\u2019estomac comprend trois régions non rigoureusement délimitées les unes par rapport aux autres.La région du cardia est constituée par un mince anneau de glandes a mucus prolongeant le sphincter sur une longueur de 5 à 30 mm.La région fundique, comprenant la grosse tubérosité, s\u2019étend de la zone du cardia jusqu\u2019au tiers inférieur de l\u2019estomac.C\u2019est dans cette région que l\u2019on trouve les glandes de l\u2019estomac proprement dites qui assurent la sécrétion de l\u2019acide chlorhydrique et des enzymes gastriques.Enfin, la région pylorique occupe le tiers distal de l\u2019estomac et se prolonge au sein même du pylore.Histologie.Quatre groupes de substances concourent à la composition du sue gastrique Hôtel-Dieu de Montréal.de l\u2019estomac normal; ce sont: 1) l\u2019acide chlorhydrique sous toutes ses formes, 2) les enzymes: rennine, lipase et surtout la pepsine, 3) le mucus, 4) les autres constituants, tels que les acides aminés, l\u2019histamine, l\u2019urée, l\u2019ammoniac, les sels inorganiques, particulièrement les ions chlore.On sait que l\u2019acide chlorhydrique est sécrété au niveau de la région fundi- que de l\u2019estomac par les cellules pariétales du corps des glandes tubuliformes.Les mêmes cellules assurent probablement la production de la rennine et de la peu importante lipase du suc gastrique (4).Les autres cellules de cette région, les cellules principales ou zymogènes sécrètent la pepsine.Le mucus est sécrété à la fois au niveau de la région fundique par les cellules du col de la glande et par les cellules des régions pylorique, œsophagienne et du cardia (15).\u2018 Physiologie.Depuis les travaux de Ivy (18), on admet généralement que la sécrétion gastrique se fait en trois phases.La phase céphalique est constituée par une sécrétion réflexe de suc gastrique conditionnée par l\u2019acte de la mastication chez un individu ou un animal qui a bon appétit.Parvenu à l\u2019estomac, le bol alimentaire déclanche la seconde phase ou phase gastrique qui est due aussi bien à une distension mécanique qu\u2019à une stimulation chimique.Enfin, on attribue à l\u2019absorption et au transport humoral de produits chimiques qui agissent spécifiquement sur les glandes de l\u2019estomac la dernière phase de la sécrétion gastrique, la phase intestinale.Les stimuli tant mécaniques que chimiques sont à l\u2019origine de plusieurs mécanismes physiologiques que nous n\u2019avons pas à étudier ici; qu\u2019il suffise de dire que l\u2019ensemble de tous les phénomènes physiologiques produisent ce qu\u2019Ivy a appelé plus ou moins justement, mais avec beaucoup d\u2019élégance, «l\u2019état digestif du sang» (10). 1174 La sécrétion gastrique normale peut être modifiée qualitativement aussi bien que quantitativement par l'ingestion de substances alimentaires ou médicamenteuses (8).Ainsi, par l\u2019entremise du vague, l\u2019insuline à dose légèrement hypog'ycémiante excite la sécrétion gastrique totale et favorise surtout la formation d\u2019acide chlorhydrique; la nicotine et la pilocarpine augmentent considérablement la quantité de suc gastrique, l\u2019alcool en augmente et le volume et l'acidité.Par ailleurs, plusieurs médicaments., dont l\u2019atropine, dépriment la fonction sécrétoire de l\u2019estomac.Nombre d\u2019aliments influencent d\u2019une façon assez spécifique la sécrétion stomacale.La viande, par exem- p'e, produit un suc particulièrement acide et pauvre en pepsine, le pain a une influence exactement contraire.Le lait favorise la sécrétion d\u2019un suc modérément acide et faible en pepsine.Les graisses amoindrissent considéra- b'ement l\u2019activité peptique.CONTENU GASTRIQUE (1, 8) L\u2019estomac normal au repos renferme une certaine quantité de liquide que l\u2019on est convenu d\u2019appeler le « contenu gastrique.» Quantité.Chez l'individu normal, à jeun, on recueille de 20 à 100 ce de liquide gastrique.Un chiffre supérieur à 100 ce signifie le plus souvent soit de l\u2019hypersécrétion, de la rétention ou un reflux venant du duodénum.Le dia- enostic différentiel! de ces états sera fourni par la recherche de particules alimentaires dans les cas de rétention, par la présence d\u2019une quantité exagérée de bile ou d\u2019enzymes duodénales dans les reflux, enfin, l\u2019absence de ces éléments diagnostics impliquera une simple hypersécrétion d\u2019un contenu gastrique essentiellement normal.Couleur.Le suc gastrique de sécrétion récente est incolore.Toutefois, dans environ la moitié des cas, le contenu gastrique est jaune ou même légèrement verdâtre.Cette coloration est due à un reflux de bile provoqué ou non par le tubage, ou encore à la présence de certains microorganismes chromogènes; il n\u2019y a pas lieu d\u2019y voir un phénomène pathologique.Cepen- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 dant, lorsque la quantité de bile est sensiblement augmentée, il faut évidemment penser à une obstruction ou à une stase intestinale.Les colorations rouge, brune ou noire, nous le verrons plus loin, indiquent la présence de sang.Odeur (1).Le suc gastrique n\u2019a normalement pas d\u2019odeur bien marquée.Une odeur piquante est due à l\u2019acide acétique, une senteur rance à l\u2019acide butyrique; l\u2019hyperchlorhydrie s'accompagne quelquefois d\u2019une production exagérée d\u2019acide acétique, tandis que l\u2019acide butyrique est fréquemment formé à !a faveur de l\u2019hypochlorhydrie.Les odeurs de putréfaction sont presque toujours associées à un liquide de stase, le plus souvent d\u2019origine néoplasique.Consistance.Le contenu gastrique normal est très légèrement visqueux, ne contient pas de particules alimentaires et très peu des sécrétions mucoïdes du nasopharynx.L\u2019augmentation des sédiments accompagne généralement la rétention, tandis que l\u2019inflammation catarrhale de l\u2019estomac donne un mucus abondant.Sang.La recherche du sang se fait par l\u2019épreuve à la benzidine; cette méthode est sensible à de très faibles traces de sang.On constate quelquefois dans le contenu gastrique des stries de sang clair qui sont le plus souvent causées par un traumatisme produit par le passage du gastroscope dans les voies digestives supérieures.À l\u2019exception de cette cause accidentelle, la présence de sang dans le contenu gastrique est toujours d\u2019ordre pathologique; le sang aura une coloration plus ou moins fencée selon que l\u2019hémorragie sera plus ou moins récente.Par exemple.le liquide «mare de café », que l\u2019on constate dans les cancers d\u2019estomac, est dû à un sang qui a stagné et coagulé sur place.Les néoplasmes gastriques ne sont pas les seules causes d\u2019hémorra- gles gastriques; les ulcères, les varices, plusieurs dyscrasies sanguines, certaines gastrites sont autant d\u2019autres facteurs étiologiques.Cytologie gastrique.Il est une importante question qui, à proprement parler, n\u2019entre pas dans le cadre de cette présentation mais sur laquel'e çn nous permettra un mot.Il v a moins VAILLANCOURT: FONCTION HÉPATIQUE de dix ans, Papanicolaou et ses collaborateurs (19) préconisaient la recherche des cellules néoplasiques sur un frottis de suc gastrique.La technique employée alors n\u2019était pas entièrement satisfaisante et, bien qu\u2019améliorée depuis, laisse encore à désirer (10).Cependant le cyto-d'agnostic du cancer, autant en gastro- entérologie qu\u2019en gynécologie ou qu\u2019en d\u2019autres spécialités, mérite qu\u2019on s\u2019y intéresse, car, dans bien des cas, la recherche des cellules néoplasiques permet de faire un diagnostic précoce du cancer.Si le frottis est positif, il est presque certain qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cancer puisque Graham et ses collaborateurs (11) ont trouvé, dans leurs statistiques, seulement 4% de malades faussement positifs.Si, au contraire, le frottis est négatif, le nécplasme ne doit pas être éliminé car environ le tiers des épithé- liomas, toujours d\u2019après Graham, donnent un frottis faussement négatif avec la technique employée de nos jours.Enzymes.À toutes fins pratiques, on recherche la présence de deux enzymes dans le contenu gastrique: la rennine et surtout l\u2019enzyme protéolytique pepsine.Dans certaines maladies, l\u2019anémie pernicieuse par exemple, le suc gastrique ne contient ni enzymes, ni acide chlorhydrique.L\u2019absence de ces deux facteurs constitue l\u2019achylie; s\u2019il n\u2019y a pas eu st:mula- tion gastrique par une dose adéquate d\u2019histamine, l\u2019achylie n\u2019est qu\u2019apparente; si, au contraire, il y eut stimulation satisfa\u2018sante, on a ce qu\u2019on est convenu d\u2019appeler l\u2019achylie vraie.L\u2019achylie gastrique vraie serait l\u2019absence complète, si tant est qu\u2019elle existe, de suc gastrique dans l'estomac (6).Acides organiques.La recherche des acides organiques dans le contenu gastrique n\u2019a que peu d'importance clinique.On croit généralement que la formation des acides gras est en quelque sorte proportionnelle à la stagnation alimentaire dans l\u2019estomac; on a également remarqué que l\u2019hypochlorhydrie favorise la production des acides organiques.En conséquence, si on trouve à la fois de l\u2019hypochlorhydrie, de la stagnation gastrique et un taux 1175 exagéré d'acides gras dans l'estomac, on a lieu de soupçonner le néoplasme.Acidité totale-Acidité libre (4,8).Normalement on trouve dans l\u2019estomac de l\u2019acide chlorhydrique scus deux formes: 1)l\u2019acide combiné, c\u2019est-à-dire cette faible quantité d\u2019HCI lié aux protéines alimentaires et au mu- eus que le reflux duodénal tend à neutraliser (cette donnée est cliniquement peu importante), 2) l\u2019acide libre qui est beaucoup plus abondant.L\u2019acidité totale est la somme de l\u2019acide chlorhydrique combiné et libre, plus tous les autres constituants acides du contenu gastrique.On exprime les résultats de ces différentes acidités en unités cliniques ou en degrés, c\u2019est-à-dire le nombre de ce de NaOH O.IN.nécessaire à neutraliser 100 cc de suc gastrique.Dans certains milieux, on préfére exprimer les résultats en grammes pour cent ou (à l\u2019Hôtel-Dieu) en grammes au litre (il suffit de multiplier le nombre d\u2019unités cliniques.par le facteur 0.00365 et de ramener au litre).Les normalités sont les suivantes: Unités cliniques gm.d\u2019HCl% gm.d\u2019HCI au litre Acidité totale: 10 à 50 0.365 à 1.825 à 1.095 HCI libre: 0 à 30 0 N.B.Cantarow et Trumper (8) font remarquer qu\u2019il y a rarement de l\u2019HC' libre lorsque l\u2019acidité totale est inférieure à 10 unités cliniques.0.0365 à 0.1825 à 0.1095 0 Le mécanisme de production de l\u2019acide chlorhydrique n\u2019est pas connu.Plusieurs théories ont été mises de l\u2019avant et la plus généralement acceptée est celle de Davenport (9); pour cet auteur, il s\u2019agit d\u2019un «chloride shift » à rebours.ANALYSES GASTRIQUES FRACTIONNÉES (4, 8) L\u2019exploration chimique de l\u2019estomac n\u2019aura vraiment de valeur qu\u2019en autant que les repas d\u2019épreuves ou l\u2019administration de substances stimulantes seront employés.Parmi les repas qui, d\u2019une façon générale, tendent à perdre de l'importance, le mieux connu et le plus employé est certes le repas d\u2019Ewald (2 tranches de pain sec, soit environ 35 gm.et 1176 250 cc ou 8 onces de thé faible sans sucre, ni lait, ni crème).Le repas d\u2019Ewald stimule modérément la sécrétion totale de l\u2019estomac.On a préconisé l\u2019emploi de plusieurs autres repas dont les moins ignorés sont peut-être le repas de Boas (400 ce de gruau), le repas d\u2019alcool (50 ce d\u2019une solution d'alcool à 7%), le repas fictif de Carnot (le malade mastique la nourriture sans l\u2019avaler).Aujourd\u2019hui, cependant, on a tendance à considérer que l'épreuve à l\u2019histamine est le seul test pouvant donner des résultats fiables.Portis (19) suggère que pour la majorité des malades chez qui on recherche l\u2019acide ch'orhy- drique libre, on devrait commencer par le repas d\u2019Ewald et seulement, si cette méthode ne donne pas d\u2019HCI libre, recourir alors à l\u2019épreuve à l\u2019histamine.Cette façon de procéder év1- terait à plusieurs malades les malaises inhérents à l\u2019administration d\u2019histamine.Qu\u2019on veuille bien nous permettre de rappeler la technique de l\u2019épreuve hstaminique (19).Le malade doit être au repos et à jeun tout comme pour l\u2019évaluation d\u2019un métabolisme basal.On passe un tube de Levine ou de Rehfuss dont l\u2019extrémité distale doit reposer au niveau de la partie déclive de l\u2019estomac; on le maintient en place à l\u2019aide de diachylons.Le malade doit être averti à plusieurs reprises de ne pas avaler sa salive; on lui fournit un haricot et on l\u2019encourage à expectorer.Dès que le tube est en place, on aspire le contenu gastrique avec une seringue appropriée de 50 ce.Toutes les dix minutes, à deux ou trois reprises, on recueil!e la sécrétion de l\u2019estomac à jeun.Lorsqu\u2019il y a peu ou plus de sécrétions, on fait une injection sous-cutanée de chlorhydrate d\u2019histamine à raison de 0.01 mg.par kilo de poids.Cette dose semble suffisante et ne produit généralement pas d\u2019autres ennuis qu\u2019une réaction locale plus ou moins importante et des bouffées de chaleur.Une fois l\u2019injection faite, on aspire le contenu gastrique après chacune de cinq ou six périodes de dix minutes.Rivers et ses collaborateurs (20) ont préconisé un double test a l\u2019histamine qui consiste à injecter, à intervalle déterminé, deux doses L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 semblables d\u2019histamine.Chez l'ulcéreux, 14 courbe d\u2019acidité se maintient constamment élevée, tandis que chez l\u2019individu normal, l\u2019acidité tend à revenir à la normale dans l\u2019in- terva'le des deux injections.En 1939, Babkin (3) préconisa 'emploi de l\u2019épreuve à l\u2019insuline.Chez un individu à jeun qui a une glycémie normale on injecte douze à vingt unités d'insuline cristallisée de façon à produire une légère hypoglycémie qui stimule le vague; on recueille le produit de sécrétion, résultat d\u2019une action exclusivement vaguale.On peut donc ainsi évaluer le rôle du vague dans l\u2019hyperchlorhydrie des ulcéreux, de plus, chez les vagotomisés, on peut, au moins théoriquement, contrôler la valeur de l\u2019intervention chirurgicale.Toutes ces épreuves dont on se sert pour mettre en évidence la présence de l\u2019acide chlorhydrique peuvent être faussées par un reflux probablement normal du contenu alcalin du ducdénum dans l\u2019estomac.Pour obvier à cet inconvénient, on a suggéré de faire le dosage des chlorures gastriques (8).Cette technique donnerait une idée plus exacte de l\u2019activité sécrétoire de l\u2019estomac puisqu'elle dose le chlore sous toutes ses formes, c\u2019est-à- dire l\u2019HCI libre, l'HCI combiné et les sels de l\u2019acide chlorhydrique qui ont une réaction neutre au tournesol.La recherche des chlorures est particulièrement précieuse pour différencier la vraie achlorhydrie de la fausse.Dans la vraie achlorhydrie on ne trouve pas, après stimulation histaminique, d\u2019HCI libre et la courbe des chlorures est basse; dans la fausse achlerhydrie, la sécrétion normale d\u2019acide chlorhydrique est neutralisée et ne peut donner d\u2019HCI libre, mais par contre, la courbe des chlorures est normale.Après injection d\u2019histamine, les chlorures gastriques, exprimés en ions chlore, peuvent atteindre un maximum de 600 mg.par 100 ce du contenu gastrique ou 172 m.Eg.au litre.La teneure en chlorure gastrique varie beaucoup moins que celle de IHC\"; en effet, la normale pour les chlorures de l\u2019estomac oscil'e entre 0.5 a 0.6 gm.de Cl%. VAILLANCOURT: EXPLORATION BIOCHIMIQUE GASTRIQUE HYPOCHLORHYDRIE ET ACHLORHYDRIE On sait que l\u2019achlorhydrie est plus fréquente chez les vieillards que chez les jeunes; l\u2019achlorhydrie est extrêmement rare chez les enfants (moins de 2%) (6).Les deux sexes sont à peu près également susceptibles d\u2019a- chlorhydrie.Il est intéressant de constater que Bockus et ses collaborateurs (6) ont trouvé un taux de 5.7% d\u2019achlorhydrie parmi 1,075 patients se présentant à leur clinique à cause d\u2019un syndrome digestif quelconque.Causes (6).La majorité des auteurs insistent sur le fait que l\u2019achlorhydrie n\u2019est pas toujours due à une atrophie de la muqueuse gastrique; dans bien des cas, il y aurait un facteur héréditaire important.Ainsi, on a prétendu, sans toutefois le démontrer bien clairement, que lorsque l\u2019achlorhydrie est familiale, on retrouvait, parmi les membres de la famille, tantôt de l\u2019anémie pernicieuse, tantôt des néo- plasies de l\u2019estomac, bref tous les états pathologiques généralement associés à une déficience d\u2019HCI.On ne connaît pas encore la cause exacte de l\u2019achlorhydrie; pour les uns il s'agirait d\u2019un simple processus d\u2019usure gastrique, pour les autres l\u2019achlorhydrie serait\u2018due aux nombreux traumatismes infligés à la muqueuse gastrique au cours de la vie d\u2019un individu.Schindler, Palmer et leurs collaborateurs (22) ont relevé des signes d\u2019inflammation gastrique chez tous moins cinq de cent vingt malades présentant de l\u2019achlorhydrie.Syndrome de l\u2019achlorhydrie.La plupart, des auteurs admettent l\u2019existence d\u2019un syndrome clinique associé à l\u2019achlorhydrie.Une déficience d\u2019HCI peut produire une diarrhée («diarrhée gastrogène » d\u2019Einhorn) qui ne s\u2019accompagne pas de crampes intestinales ni d\u2019émission de mucus.Cette diarrhée gastrogè- ne se rencontre fréquemment à la suite des interventions chirurgicales pratiquées sur l\u2019estomac ou le vague.Les autres principaux symptômes d\u2019achlorhydrie sont la flatulence postprandiale, la dyspepsie qui souvent ressemble à s\u2019y méprendre à celle que l\u2019on ren- 1177 contre dans l\u2019ulcère d\u2019estomac, et le nervosis- me.L\u2019achlorhydrie serait responsable de bon nombre d\u2019infections chroniques des voies respiratoires supérieures; on connaît en effet le pouvoir bactéricide de l\u2019acide chlorhydrique.L\u2019administration per cs d\u2019HCI fait quelquefois rapidement disparaître le syndrome.Certains auteurs, dont Brummer (7) des pays scandinaves et Palmer (18) de Chicago, nient l\u2019existence d\u2019un syndrome clinique associé à l\u2019achlorhydrie.Brummer est très catégorique et affirme que la dyspepsie et la tendance à la diarrhée ne sont pas plus fréquentes dans l\u2019achlorhydrie que dans d\u2019autres états pathologiques.L'auteur scandinave va jusqu\u2019à écrire que les résultats thérapeutiques que l\u2019on prétend obtenir avec l\u2019administration d\u2019HCI ne prouve pas que l\u2019acide soit nécessaire à la digestion, parce que les doses employées n\u2019ont pas d\u2019effets sur les réactions du contenu gastrique.Ainsi, conclut Brummer, l\u2019achlorhydrie n\u2019a pas grande importance dans la digestion et dans les troubles de la digestion.Palmer et ses collaborateurs endossent sans réserve cette fa- con de voir.Nous croyons que, pour le moment, il faille adopter une ligne de conduite qui soit intermédiaire entre l\u2019opinion intransigeante de Brum- mer et de Palmer, et les vues de ceux qui accordent trop d\u2019importance au syndrome clinique de l\u2019achlorhydrie.Etats pathologiques associés à l\u2019achlor- hydrie ou à l\u2019hypochlorhydrie.Plusieurs états pathologiques s\u2019accompagnent d\u2019hypo ou d\u2019achlorhydrie.Ici encore, il ne faut pas étre trop absolu et ne pas éliminer, par exemple, le néoplasme de l\u2019estomac parce que l\u2019on retrouve de l\u2019HCI libre à l\u2019occasion d\u2019un chimisme gastrique.La statistique de Bockus et de ses collaborateurs (6) révèle que 50% des malades souffrant d\u2019un cancer d\u2019estomac ont de l\u2019HCI libre dans leur contenu gastrique lorsqu\u2019ils sont vus pour la première fois.L\u2019achlorhydrie et l\u2019hypoclorhydrie ne sont pathogneumoniques d\u2019aucune maladie à l\u2019exception peut-être de l\u2019anémie pernicieuse.Cependant, nous estimons que le malade pré- 1178 sentant de l\u2019achlorhydrie doit êcre très minutieusement étudié, et on devrait, dans la plupart des cas, pouvoir expliquer le symptôme.Il est utile de se rappeler que certains états pathologiques tendent à donner de l\u2019hypochlorhydrie ou de l\u2019achlorhydrie franche.La plus importante de ces maladies est certes l\u2019énithé- lioma de l\u2019estomac qui n\u2019est pas incompatible, retenons-le, avec la présence d\u2019acide chlorhydrique libre dans le contenu gastrique.Toutefois, l\u2019absence d\u2019HCI libre après stimulation histaminique suggère fortement le néoplasme gastrique; on a en effet constaté qu\u2019environ 40% des cancers d\u2019estomac s\u2019accompagnent d\u2019achlorhydrie vraie (24).Par tous les procédés de diagnostic mis à notre disposition au- jourd\u2019hui, il est encore impossible, dans au moins 10% des cas, de faire le diagnostic différentiel entre ulcus et cancer de 'estomac (24).L'hypochlorhydrie ou l\u2019ach!orhydrie accompagne souvent, en outre, les gastrites spécifiques (bacillaires ou syphilitiques), les différentes variétés d\u2019arthrite, le diabète, la néphrite chronique.On a remarqué que les né- phritiques aussi bien que les diabétiques souffrent rarement d\u2019uleus; nous y voyons un autre argument en faveur de ceux qui affirment que l\u2019acide chlorhydrique est un facteur essentiel à la pathogénie de l\u2019ulcus.Certaines affections dermatologiques de même que plusieurs maladies carentie!les favorisent l\u2019'hypo ou l\u2019achlor- hydrie.On rencontre l\u2019hypo ou l\u2019achlorhydrie dans presque toutes les anémies, mais particulièrement et d\u2019une façon presque constante dans deux variétés bien connues.L\u2019anémie microcytaire anacide de Faber serait consécutive à une gastrite chronique; d\u2019ailleurs les auteurs s\u2019entendent pour attribuer à une déficience gastrique quelconque presque toutes les anémies hypochromes simples.L\u2019achlorhydrie est un des principaux symptômes de l\u2019anémie pernicieuse, on sait également qu\u2019il arrive assez souvent de rencontrer une dégénérescence sub-aiguë combinée de la moelle associée à de l\u2019achlorhydrie avant même que l\u2019anémie soit présente.Enfin, il y a tendance à l\u2019achlor- hydrie dans l\u2019hyperthyroïdie, l'insuffisance L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLierin AMLYF.C.\u2014 Montréa', octobre 1949 adrénal enne, et la plupart des ma'acdies fébriles ou cachectisantes.Hypo ou achlorhydrie post gastrectomique.La gastrectomie ou la gastro-entérostomie pratiquée chez les ulcéreux donne rarement lieu à de l\u2019achlorhydrie vraie mais plutôt à une achlorhydrie apparente ou à de l\u2019hypochlor- hydr.e.Si, à la suite des gastrectomies dites totales, on rencontre rarement l\u2019anémie pernicieuse, c\u2019est que l'intervention n\u2019est jamais aussi radicale que son appellation le laisse supposer et ce qui reste d\u2019estomac produit encore le facteur intrinsèque de Castle (21).Toutefois, à la suite d\u2019une gastrectomie partielle suivie d\u2019une double vagotomie, on remarque une diminution très appréciable d\u2019HCI libre et même une achlorhydrie complète (15).L'absence d\u2019HCI peut n\u2019être que passagère puisque, expérimentalement chez le chien, on a trouvé que la section du vague associée à la gastrectomie produisait une achlorhydrie temporaire de 6 mois à 1 an (22).Pronostic de l\u2019hypo et de l\u2019achlorhydrie.Nous estimons que le chimisme gastr:que n\u2019a une valeur pronostique qu\u2019en autant que la sécrétion gastrique proprement dite est concernée et ne constitue pas un élément pronostique au cours des maladies généralement associées à une déficience de sécrétion d\u2019HCI.Selon Bockus et ses collaborateurs (6), une absence d\u2019acide chlorhydrique et de rennine dans l\u2019estomac deux heures après l\u2019injection suffisante d\u2019histamine indique généralement une suppression complète et permanente de la fonction sécrétoire de l\u2019estomac.Au contraire, lorsqu\u2019il y a sécrétion d\u2019enzymes ou d\u2019HCI à la suite d\u2019une stimulation histaminique, la fonction sécrétoire peut être améliorée pourvu que les facteurs responsables de l\u2019achylie apparente ou de l\u2019hypochlorhydrie puissent être éliminés.Il est bon de se souvenir que l\u2019achlorydrie augmente la susceptibilité d\u2019un malade envers certains états pathologiques tels que les anémies par manque de fer et peut-être de l\u2019anémie macrocytaire, le néoplasme de l'estomac et !a sclérose postérolatérale. VAILLANCOURT: FONCTION HÉPATIQUE Traitement de l\u2019hypo ou de l\u2019achlorhydre.Si, pour une raison ou une autre, on envisage une thérapeutique de substitution, on prescrit de 2 à 4 ce, plus rarement 8 ce d\u2019une solution d\u2019HCI diluée (U.S.P.) ; il y a avantage à faire prendre cette médication au milieu du repas.HYPERACIDITÉ GASTRIQUE (6, 19) Lorsqu\u2019on envisage le problème de l'hyperacidité gastrique, il faut insister, croyons- nous sur le fait que l'acidité du suc gastrique ne peut expliquer d\u2019une façon adequate et ne doit pas désigner le syndrome clinique caractérisé par une sensation de plénitude gastrique, de gaz et de brûle- ments épigastriques souvent associés à des éructations et même à du pyrosis.On a cru longtemps que, parce que l\u2019acide brûle, les brû- lements d\u2019estomac sont dus à une trop grande quantité d\u2019acide dans l\u2019estomac.Pour se convaincre de l\u2019inexactitude de ce concept populaire, il suffit de se rappeler que !es brûlements d\u2019estomac se rencontrent dans une foule d\u2019états pathologiques dont l\u2019achlorhydrie.On a maintenant démontré que la sensation de brû- lement épisgastrique est due à une perturbation de la fonction motrice de l\u2019æsophage inférieur, de l\u2019estomac ou du duodénum, et n\u2019a aucune relation avec le degré d\u2019acidité de l\u2019estomac ou de l\u2019æsophage.Les travaux de Bloomfield (5) à ce sujet sont concluants.Le terme d\u2019hyperacidité gastrique devrait être réservé, jusqu\u2019à preuve contraire, à ce groupe de malades à jeun chez qui l\u2019on trouve dans le suc gastrique, à la suite d\u2019un repas d\u2019épreuve ou d\u2019une stimulation histaminique, un chiffre, en unités cliniques, supérieur à celui que l\u2019on trouve chez les individus normaux placés dans les mêmes conditions.C\u2019est ce genre d\u2019hyperacidité que l\u2019on rencontre chez les malades souffrant d\u2019ulcères peptiques, moins souvent chez ceux qui souffrent de cho- lélithiase, de cholécystite et quelquefois chez ceux qui abusent du tabac (14).L\u2019hyperchlorhydrie est très fréquente mais non constante dans l\u2019uleus.Welch (24) prétend que 90% des malades souffrant d\u2019ulcère bén:n de l\u2019estomac présentent de l\u2019acide chlor- 1179 hydrique libre.Selon, Palmer et ses collaborateurs (17), l\u2019ulcère peptique est toujours associé à une sécrétion gastrique acide et l\u2019achlor- hydrie se prolongeant au moins trois mois produit, dans tous les cas, guérison complète de l\u2019ulcère.La grande majorité des gastroentéro- logues partagent les idées du groupe Palmer.Toutefois, ils s\u2019en trouvent de moins catégoriques; ainsi, tout récemment, Appleby (2) rapportait, dans le \u201cJournal of the Inter- naticnal College of Surgeons\u201d, le cas de 37 malades âgés de 22 à 69 ans présentant de l\u2019achlorhydrie malgré le fait que 23 d\u2019entre eux souffraient d\u2019ulcère de l\u2019estomac et 9 d\u2019ulcus duodénal.INFLUENCE DE L\u2019HCI SUR L\u2019EQUILIBRE AcipE-BASE (4) L\u2019acide chlorhydrique dans les conditions normales influence peu l\u2019équilibre acide-base.Chez l\u2019individu normal, à la suite d\u2019un repas, il y a une poussée alcaline (alkaline tide) qui est attribuée à une diminution de la teneur du suc gastr\u2018que en HCI.Plus tard, au cours du processus digestif, il y a une poussée acide (acid tide) qui correspond à une neutralisation du suc pancréatique fortement alcalin.Ces phénomènes de physiologie normale ont cl\u2018niquement très peu d\u2019importance.Toutefois, il n\u2019en est évidemment pas de même chez le malade qui vomit.La perte importante de suc: gastrique à l\u2019occasion des vomissements causés, par exemple, par une obstruction pylorique ou intestinale, entraîne une perturbation de l\u2019équilibre acide-base; on assistera alors à, une chute des chlorures sanguins qui aura tôt: fait de produire l\u2019alcalose et, secondairement, la déshydratation et une augmentation de l\u2019azote non protéinique.Incidemment, nous ai- mericns insister sur le fait que l\u2019on peut et do:t pratiquer sur les vomissements les mêmes recherches que sur le contenu gastrique; les résultats obtenus peuvent, dans bien des cas, être très précieux (8).ACTIVITÉ PEPTIQUE (8).La recherche de la pepsine et des autres enzymes normalement présents dans le suc gastrique tranche le diagnostic différentiel entre: œ qe de\u201d 1180 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 l\u2019achylie et l\u2019achlorhydrie; on se souvient qu\u2019il y a achylie lorsqu\u2019il y a absence et d\u2019HCI et d\u2019enzymes gastriques.Plusieurs auteurs ne veulent pas admettre un diagnostic d\u2019anémie pernicieuse à moins de constater de l\u2019achylie vraie.Le syndrome neuro-anémique et l\u2019anémie secondaire sont souvent accompagnés d\u2019achylie.EVACUATION GASTRISUE (8).À la suite d\u2019un repas d\u2019épreuve, l\u2019estomac normal se vide en deux ou trois heures environ.On considère qu\u2019il v a rétention lorsque, sept heures après l\u2019ingestion alimentaire, l\u2019estomac n\u2019est pas complètement évacué (23).On évalue facilement la vitesse de l'évacuation stomacale en aspirant le contenu gastrique et en constatant ou non la présence d\u2019un résidu alimentaire.On a vu plus haut que le cancer de l\u2019estomac est l\u2019une des principales causes de Tétention gastrique.Conclusion et résume Nous nous sommes proposés, au cours de ce travail, de mettre en valeur les méthodes d\u2019exploration biochimique de la fonction gastrique; nous avons cru bon d\u2019insister sur le fait que les données de la chimie pathologique doivent toujours être interprétées en fonction des sciences de base et, pour employer une expression bien connue danñs notre hôpital, restent toujours soumises à*Tà clinique.Le contenu gastrique, avons-nous vu, doit être d\u2019abord examiné macroscopiquement avant que d\u2019y faire la recherche du sang, des enzymes et des acides organiques.Nous avons eru bon de dire un mot de l\u2019importance et de la valeur relative du cyto-diagnostic du cancer en gastro-entérologie.Nous nous sommes arrêtés plus longuement sur les résultats fournis par la recherche des enzymes et plus particulièrement des acides inorganiques du contenu gastrique.Nous avons\u2019 vu que les différents repas d\u2019épreuve perdent de leur popularité et sont graduellement remplacés par le test à l\u2019histamine dont nous avons donné une technique, et en certains cas par le test à l\u2019insuline.Nous avons fait écho à la suggestion de certains auteurs américains qui préconisent l\u2019emploi du test à l\u2019histamine seulement si le repas d\u2019Ewald ne donne pas d\u2019acide chlorhydrique libre dans l\u2019estomac.La recherche des chlorures du contenu gastrique a, pour quelques gas- tro-entérologues, plus de valeur que le dosage de l\u2019acide chlorhydrique qui est souvent faussé par plusieurs facteurs dont le principal semble être le reflux normal du duodénum dans l\u2019estomac.Plusieurs états pathologiques dont l\u2019anémie, en particulier celle du type pernicieux, et à un degré moindre, le néoplasme de l'estomac s\u2019associent à de l\u2019hypo ou à de l\u2019achlorhydrie.L\u2019hyperchlorhydrie, au contraire, accompagne fréquemment l\u2019uleus.Pour la majorité des auteurs et à notre humble avis, l\u2019achlorhydrie donne quelquefois lieu à un syndrome digestif assez bien caractérisé; cette entité clinique est cependant loin d\u2019être admise par tous les gastro-entérologues.Nous avons dit un mot de l\u2019inexactitude du concept populaire de l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac; la sensation de plénitude gastrique, de brûlements épigastriques et de pyrosis n\u2019est pas due à un haut degré d\u2019acidité stomacale, mais à une perturbation de la motricité de l\u2019esophage inférieur, de l\u2019estomac ou du duodénum.Nous aimerions bien, en terminant et pour résumer d\u2019une façon succinte, écrire que le chimisme gastrique est indispensable à l\u2019établissement de plusieurs diagnostics gastro- entérologiques ou autres.Nous ne le pouvons pas.Il nous faut bien admettre que l\u2019examen chimique du contenu gastrique n\u2019a qu\u2019une valeur clinique bien limitée.En effet, s\u2019il nous est précieux dans l\u2019anémie pernicieuse, dans l\u2019uleus et, à un degré moindre, dans le cancer de l'estomac, les résultats obtenus dans les autres états pathologiques sont très aléatoires et, par conséquent, de peu d\u2019utilité.Le plus souvent, la constatation d\u2019une modification bio- chimique du contenu gastrique doit attirer l'attention du clinicien, le mettre sur ses gardes et l\u2019encourager à pousser sans relâche ses recherches jusqu'à ce qu\u2019il soit capable de poser un diagnostic compatible avec les données du chimisme gastrique.Le chimisme gastrique VAILLANCOURT: EXPLORATION BIOCHIMIQUE GASTRIQUE ne doit pas, croyons-nous, être un procédé de routine en médecine interne; on doit l\u2019employer occasionnellement d\u2019une façon judicieuse ou, plus souvent, à titre expérimental, car il se peut que la médecine clinique expérimentale parvienne un jour à lui donner une importance qu\u2019il n\u2019a certes pas aujourd\u2019hui.Nous remercions les docteurs Gaston Gosselin, chef des laboratoires, et Paul Letendre, gastro-enté- rologue à l\u2019Hôtel-Dieu, de leur collaboration à la préparation de ce travail.BIBLIOGRAPHIE 1.AGASSE-LAFONT, E.: Les Applications Pratiques du Laboratoire à la Clinique.5e édition, 1945.Vigot Frères, Paris.2.APPLEBY, L.H.: Journ.of Int.Coll.of Surg., 11: 443 (sept.) 1948.3.BABKIN, B.P.: Am.Journ.of Digest.Dis., 5: 753 (jan.) 1939.4.BEST, C.H.& TAYLOR, N.B.: Physiological Basis of Medical Practice, 4e édition, 1945.The Williams & Wilkins Company, Baltimore.5.BLOOMFIELD, A.L.: Am.Journ.of Digest.Dis, 6: 700, 1939.6.BOCKUS, H.L.: Gastro-Enterology.1ère édition, 1944.W.B.Saunders Company, Philadelphia.7.BRUMMER, cité par PALMER, W.L.et AL Arch.of Int.Med., 81: (avril) 1948.8.CANTAROW, A.; 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QUELQUES CONSIDÉRATIONS SUR LE MÉCANISME DE L\u2019ICTÈRE ET UNE EXPLICATION DE SA PRÉSENCE ET DE SON ABSENCE Jean N.DAMBASSIS (Montréal).INTRODUCTION L\u2019ictère est l\u2019expression d\u2019une concentration anormale de bilirubine dans les liquides humoraux, vue par la teinte des téguments, d\u2019un degré léger ou foncé.Aucun doute que les nombreux travaux expérimentaux, classifications et théories de l\u2019ictère, basées sur les progrès de l\u2019histophysio-pa- tholegie du foie et des organes hémopoïétiques, ont fait avancer ncs connaissances actuelles et ont contribué à une meilleure compréhension de ce thème; mais, pourtant, !e problème n\u2019est pas encore résolu.En outre, il y a un certain nombre d\u2019atteintes hépatiques, prouvées par différentes épreuves fonctionnel'es et par biopsie, sans jaunisse; comme, e.g., certains cas d\u2019hépatite chronique (cirrhose) (25) (12) (23), hépatite infectieuse (dite sans jaunisse) (17 a et b), mononucléose infectieuse (1) (10) (3), maladie de Weil (forme anictérique) (4) (22), ete., dans lesquels la dysfonction du foie est évidente.Aucune explication du mécanisme dans ces phénomènes anictériques n\u2019a été donnée jusqu\u2019à présent.Dans cet article, nous allons discuter brièvement de quelques explications déjà données du mécanisme de l\u2019ictère et soumettre nos conceptions sur sa classification et sur la présence ou l\u2019absence de ce syndrome.Discussion Tous les efforts des travailleurs ont pour but de donner une solution diagnostique poss:b'e au problème de l\u2019ictère.Ainsi, Van Den Bergh (2), divise en: a) ictère mécanique dû à l\u2019obstruction biliaire et b) ictère dynamique, dû à d\u2019autres causes.La première dénomination explique seulement le facteur étiolcgique, tandis que la seconde est plutôt vaguc.La classification de McNee (21) en: a) ictère hépatique obstructif, b) ictère hépatique toxique et infect:eux et c) ictère hémolytique, est utile cliniquement, mais le premier et le second types d\u2019ictère sont pathogénéti- quement les mêmes, i.e., parenchymateux; la différence entre eux dépendant de leurs facteurs étiologiques.R\u2018ch (20) classifie en: a) ictère par rétention, dû à une hyperproduction d\u2019hémobiliru- bine et anoxémie et b) ictère par régurgitation, dû à un reflux d\u2019hépatobilirubine causé par cholangiolyse.Il est vrai que la bilirubine du sérum est cu retenue ou régurgitée; mais, cette classification n\u2019explique pas le mécanisme de l\u2019ictère familial non-hémolytique et, en outre, elle devient obscure dans les cas de coexistence de la bilirubine retenue et régurgitée.Fiessinger (9) divise en: a) ictère hémolytique, b) ictère hépatolytique, dû à une effraction de la travée cellulaire du lobule hépatique et c) ictère cholostatique, dû à une stase biliaire.Dans cette distinction des types d\u2019ic- tére, les termes « hémolytique» \u2014 comme il arrive pour tous les auteurs qui l\u2019emploient \u2014 et «cholostatique » expliquent 1\u2019ét:ologie et non pas la pathogénie et la jaunisse.En ce qui concerne le terme «hépatolytique », Fies- singer croit que l\u2019effraction de la travée cellulaire (clivage) fait passer la bile des canal - cles biliaires dans les sinusoides hématiques intralobulaires.Mais le revétement canalicu- laire est la cellule hépatique même (24) (16) et si la travée lobulaire est atteinte à un tel degré qu\u2019une interruption de sa continuité propre se produise, la cellule hépatique, étant déjà nécrosée, ne contient plus de bilirubine à être ve ee RES.MI rtcrmrrn, ao.rise mere EE.DAMBASSIS: MÉCANISME DE L\u2019'ICTÈRE excrétée dans les s'nusoïdes hématiques du lo- bule.Fiessinger lui-même admet « grande jaunisse, petite maladie », comme l'inverse peut être observé dans quelques cas anictériques de nécrose aiguë du foie (27) (19).With (28) classifie en: a) ictère product f, dû à une hyperproduction de bilirubine, b) ictère rétentionnel, dû à une rétention de bilirubine dans la circulation sanguine et c) ictère lymphogène, dû à une fuite de bilirubine dans les espaces lymphatiques endolobulaires.Dans cette classification, le terme « productif » \u2014 comme celui déjà vieux d\u2019ictère « catarrhal » \u2014 prête plus ou moins à confusion ; cependant, le terme « lymphogène » couvre les conceptions modernes de la régurgitation de bile.L\u2019Ecole Française (11) distingue en: a) ictère hémolytique, b) ictère par hépatite et c) ictère par rétention, dû à une obstruction b\u2019- liaire.Cette division peut être utile au point de vue clinique; mais, le terme «ictère par rétention », signifiant ictère dû à la rétention d\u2019écoulement de bile, est apte à causer de la confusion avec le terme « retention jaundice » des auteurs américains, qui signifie la rétention d\u2019hémcbilirubine.Duceci (6) classifie en: a) ictère pré-hépa- tique; hémolytique et non hémolytique, b) ictère hépatique; hépatocellulaire et hépato- canalicu'aire et c) ictère post-hépatique; incomplètement obstructif et complètement obstructif.Cette class fication anatomique simplifie quelque peu le thème de l\u2019ictère; mais, le terme « hépatocellulaire » est le même que le terme «hépatocanaliculaire », parce que, comme nous l\u2019avons déjà mentionné, la cellule hépatique même forme le canalicule.Le terme «ictère chclangiolitique » de Watson (26a) est plus exact, s: nous nous rendons compte que l\u2019obstacle cholangiolique est situé aux ampoules biliaires post-lobulaires et au-delà, où nous pouvons trouver un revêtement épithélial tubulaire.1183 LES FACTEURS ICTÉRIGÈNES ET ANICTÉRIGÈNES.L\u2019HYPOTHÈSE DES SURFACES FONCTIONNELLES SPÉCIFIQUES DE LA CELLULE HÉPATIQUE.Pour expliquer la présence de l\u2019ictère, nous admettons l\u2019existence d\u2019un facteur étiolog:que ictèrigène et d\u2019un trouble fonctionnel conséeu- tif, comme nous admettons l\u2019existence d\u2019un facteur anictérigène dans certains cas d\u2019atteinte hépatique définie sans ictère.Encore d\u2019après Watson (26b), nous avons à distinguer entre trois unités anatomo-fonc- tionnelles, i.e., l\u2019unité réticuloendcthéliale hépatique, l\u2019unité de la cellu!e hépatique parenchymateuse et l\u2019unité cholangiolique.Cette dernière unité est importante et surtout aux points des ampoules biliaires post-lobulaires d\u2019Eppinger (8) et des canaux de Hering (18) qui subissent tant la compression que l\u2019atteinte morbide dans certains cas.En outre, selon l\u2019hypothèse d\u2019Elton (7), la zone périphérique de la travée cellulaire du lobule hépatique est abscrptive, tandis que la zone centrale est sécrétoire.En partant de cette théorie, nous considérons la travée cellulaire du lobule comme une unité dont les cellules sont en relation anatomo-fonctionnelle coopérante et réciproque, et la cellule hépatique comme ayant, théoriquement, quatre surfaces fonctionnelles spécifiques.La première surface, en relation avec le revêtement des sinusoïdes sanguins intra-lobu'aires, exécute les échanges métaboliques: surface-métabolique absorp- tive-sécrétoire.La seconde, en relation avec la cellule de V.Kupffer, qui existe peut-être dans quelques cellules de la travée, absorbe l\u2019hémo- bilirubine: surface bilioabsorptive.L\u2019hémo- bilirubine (bilirubine-globine), absorbée par la cellule hépatique, subit une conversion intracellulaire à l\u2019hépatobilirubine, par libération de la molécule de globine.La troisième, faisant le revêtement des canalicules biliaires, excrète l\u2019hépatobilirubine dans le canalicule biliaire: surface canaliculaire bilio-excrétoire.La bilirubine.contenue dans les canalicules, se trouve sous forme de bilirubinate de sodium, d\u2019après Larson et al (13).La quatrième, en 1184 relation avec les espaces intralobulaires lymphatiques, agit comme un mécanisme compensateur d'urgence en excrétant l\u2019hépatobiliru- bine dans ces espaces: surface lymphatique bilio-excrétoire.Les espaces lymphatiques in- tralobulaires, appelés espaces de Diesse (18), quoiqu\u2019ils ne soient pas démontrés histologi- quement, sont pourtant admissibles au moins comme potentiellement existants (16).L\u2019hémobilirubine (bilirubine-globine combinée), élaborée dans le filet réticuloendothé- lial systémique de l\u2019hémoglobine des globules rouges, détruites ou extravasées, circule dans le courant sanguin et de là est saisie par la cellule de V.Kupffer.II nous paraît probable que \u2019hémobilirubine ne passe pas à travers le revétement endothélial indifférencié du sinu- soide intra-lobulaire, comme elle ne passe pas non plus a travers la capsule de Bowman des corpuscules de Maipighi.Au contraire, l\u2019affinité de la cellule de V.Kupffer pour les colorants vitaux, comme il a été observé expérimentalement (14) (5) (16), est une indication supportant la conception que l\u2019hémobili- rubine est transmise à la cellule hépatique par la cellule de V.Kupffer.Que I\u2019hémobilirubine est formée surtout par le filet réticuloendo- thélial systémique, cela a été démontré chez les animaux hépatectomisés (15) qui présentaient de la jaunisse à foie absent.En cas de destruction anormale des globules rouges, le taux élevé d\u2019hémobilirubine cir- eulant bloque la cellule de V.Kupffer qui devient engorgée et incapable de supporter le fardeau surpassant son activité fonctionnelle.C\u2019est ainsi que le trouble réticuloendothélial hépatique contribue à une rétention élevée d\u2019hémobilirubine dans le sang, produisant ainsi l\u2019ictère.Dans ces incidences de rétention d\u2019hé- mobilirubine, le facteur ictérigène, que nous appelons hémolytique, agit directement sur les globules rouges et indirectement sur les cellules de V.Kupffer, en épuisant leur réserve fonctionnelle.Ainsi, ce premier type d\u2019ictère peut être appelé, pathogéniquement, réticu- loendothélial et, étiologiquement, hémolytique: ictère réticuloendothélial hémolytique.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.MLF C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Si le facteur hémolytique, seul ou avec un autre facteur, affecte, d\u2019une manière concomitante ou secondaire, la cellule hépatique, nous pouvons avoir un type d\u2019ictère mixte que nous appelons ictère réticulo-parenchymateux.L'autre type d\u2019ictère, l\u2019ictère parenchymateux, présente des variétés qui dépendent des qualités des facteurs que nous allons qualifier.Ainsi, lorsqu\u2019un facteur ictérigène, que nous appelons constitutionnel, affecte la surface bi- lioabsorptive de la cellule hépatique, sa fone- tion est dérangée et elle n\u2019absorbe pas la quantité normale d\u2019hémobilirubine apportée à la cellule hépatique par la cellule de V.Kupffer, quoique les autres fonctions de la cellule hépatique ne soient pas altérées et que l\u2019hémolyse ne soit pas présente.Alors, une rétention modérée d\u2019hémcbilirubine en résulte et une variété d\u2019ictère se produit que nous appelons ictère parenchymateux constitutionnel.Dans cette variété d\u2019ictère, une assertion spéculative d\u2019une insuffisance de la cellule de V.Kupffer \u2014 et cet ictère devra donc être appelé réticuloen- dothé'ial constitutionnel \u2014 paraît être très difficile à exclure, parce que la preuve expérimentale manque.Si un autre facteur ictérigène, que nous appelons hépatotique ou hépatitique (produisant une hépatose ou une hépatite), affecte la surface métabolique de même que la canaliculai- re bilio-excrétoire de la cellule hépatique, les fonctions, remplies par ces surfaces, sont dérangées.La cellule hépatique devrait être engorgée de bile, a moins qu'un mécanisme d\u2019urgence ne se mette en marche.Ce mécanisme divertit l\u2019excrétion de l\u2019hépatobilirubine dans les espaces lymphatiques intra-lobulaires à travers la surface lymphatique bilio-excrétoire de la cellule hépatique.Ainsi la bilirubine, transmise par les routes lymphatiques dans la circulation sanguine, produit une autre variété d\u2019ictère que nous appelons ictère parenchymateux hépatotique ou hépatitique.Dans cette variété, l\u2019atteinte de la surface métabolique de la cellule hépatique est manifestée par les épreuves positives de turbidité (thymol) et de DAMBASSIS: MÉCANISME DE L\u2019ICTÈRE floculation (céphaline-cholesterol, thymol, or colloidal), par la baisse du temps de prothrombine et par la diminution du taux de l\u2019albumine serique (cette derniére, dans des cas prolongés et chroniques).Il n\u2019y a pas de doute que la surface bilio-absorptive de la cellule hépatique participe, en cas d\u2019urgence, à l\u2019effort peur soulager le mécanisme bilio-excrétoire diverti et à éviter l\u2019engorgement de bile de la cellule hépatique.Cette participation inhibitrice se voit dans des cas de maladies aiguës du foie où, avec la régurgitation d\u2019hépatobili- rubine, la rétention d\u2019hémobilirubine est présente et dont la baisse est un signe de bon pro- nostie, indiquant le commencement du rétablissement fonctionnel de la cellule hépatique.Si, encore, un autre facteur ictérigène, que nous appelons biliovasculaire, affecte les voies biliaires intra ou extra-hépatiques, il agit comme obstacle à l\u2019écoulement de la bile et provoque une stase biliaire qui détermine une augmentation conséeutive de la tension intra- canaliculaire.Il est évident que, dans ces circonstances, la fonction de la surface bilio- excrétoire de la cellule hépatique est dérangée et le mécanisme de la diversion compensatrice de l\u2019excrétion de la bile à travers la surface lymphatique bilio-excrétoire intervient.Ainsi nous avons une autre variété d\u2019ictère, que nous appelons parenchymateux bili- ovasculaire intra ou extra-hépatique.Cette variété, communément appelée «ictère par obstruction », est en réalité une variété d\u2019ictère parenchymateux, car de la dysfonction bilio-excrétoire de la cellule hépatique résulte sa pathogénèse; la différence entre celui-ci et l\u2019ictère hépatotique ou hépatitique étant que dans l\u2019ictère d\u2019étiologie biliovasculaire, on n\u2019observe pas d\u2019autre dysfonction primaire de la cellule hépatique, que celle de la surface bi- lio-excrétoire.Mais, si un facteur hépatotique ou hépatiti- que, ordinairement secondaire, est présent, nous pouvons observer une autre variété mixte que nous appelons ictère parenchymateux bilio-vasculaire hépatotique ou hépatitique.Il est important de souligner que les fac- 1185 teurs ictérigènes peuvent être primaires ou secondaires, simples ou associés, monodynami- ques ou polydynamiques.Lorsque, e.g., le facteur biliovasculaire est primaire, le facteur hépatotique ou hépatitique est, en général, secondaire et rarement concomitant.Encore, tandis que le facteur biliovasculaire est mo- nodynamique, affectant seulement la fonction bilio-excrétoire de la cellule hépatique, le facteur hépatotique ou hépatitique est polydyna- mique, affectant tant la fonction bilio-excré- toire que métabolique et bilio-absorptive de la cellule hépatique.Maintenant, prenons l'opposé.La possibilité d\u2019altérations définies de la cellule hépatique sans jaunisse, prouvées par des épreuves fonctionnelles et biopsie, est bien connue (17) (10) (3) (1) (4) (22) (25).Dans ces cas, le facteur hépatotique* ou hépa- titique est anictérigène et affecte seulement les fonctions métaboliques de la cellule hépatique (épreuves de turbidité et de floculation positives), sans toucher ses fonctions bilio-ex- crétoires.Une question peut-être posée: le facteur anfctérigène est-il une entité distincte du facteur ictérigène, ou les deux sont-1!s des composants d\u2019un même facteur?(Ainsi: le même cas de cirrhose hépatique durant son activité pourrait être ictérique pendant une certaine période et anictérique pendant une autre période, ou inversement).Ceci est d\u2019un intérêt académique.CRITIQUE L\u2019objection à nos idées pourrait être soutenue sur le point que les facteurs étiologiques sont arbitraires, et que les surfaces fonctionnelles de la cellule hépatique sont hypothétiques.Encore, l\u2019exclusion faite que le revêtement endothélial indifférencié des sinusoïdes absorbe l\u2019hémobilirubine et sa comparaison avec la capsule de Bowman pourraient être contestées.Néanmoins, la coordination étiologique, ou causale, et pathogénétique pour expliquer le 1186 mécanisme de l\u2019ictère, dans notre classification et nomenclature, pourrait être utile pour différencier le type ou la variété donnée d\u2019ictère, de même que pour expliquer les instances de la dysfonction hépatique sans jaunisse.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuieTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Résumé Les tableaux ci-joints (A, B, C) peuvent être considérés comme un résumé.T'ABLEAU I TYPES D\u2019ICTÈRE A) Réticuloendothélial - chées Facteur ictérigène hémolytique Destruction anormale des globules rouges Dysfonction de la cellule de V.Kupffer Rétention d\u2019hémobilirubine Fonctions de la cellule hépatique primairement non tou- 7 (b) B) Parenchymateux < L C) Mirte | Hémolytique: Constitutionnel : Hépatotique : Hépatitique : a) Ictérigène - Biliovasculaire : Combiné: Hépatotique b) An\u2018cté- ou hépatitique: rigène (¢) Dysfonction de la surface canaliculaire bilio-excré- Réticulo-parenchymateux Bilio-hépatotique ou hépatitique (a) Dysfonction de la surface bilio-absorptive de la cellule hépatique Facteur ictérigène constitutionnel Rétention modérée d\u2019hémobilirubine Pas de présence d\u2019hémolyse Autres fonctions hépatiques primairement non touchées Dysfonction des surfaces métabolique, canaliculaire \u201d bilio-excrétoire et bilio-absorptive de la cellule hépatique Facteur ictérigéne hépatotique ou hépatitique Hépatose ou hépatite Compression transitoire des voles biliaires post et inter-lobulaires Diversion de \u2019excrétion d\u2019hépatobilirubine dans les espaces lymphatiques Rétention préventive d\u2019hémobilirubine A peu près toutes les fonctions hépatiques touchées Activation compensatrice de la surface lympha- L tique bilio-ex- crétoire de la cellule hépati- toire de la cellule hépatique que Facteur ictérigéne biliovasculaire Stase biliaire Diversion de l\u2019excrétion de l\u2019hépatobilirub:ne dans les espaces lymphatiques Obstacle des voies biliaires intra (spécialement des post et inter-lobulaires) ou extra-hépatiques Autres fonctions hépatiques primairement non touchées.A Concomitant ou secondalre TABLEAU II TYPES DES FACTEURS Maladies du sang, poisons, toxines, allergie, ete.Non hémolytique.Altérations dégénératives de la cellule hépatique.Œdème et infiltration polynucléaire du parenchyme.Infiltration lvmphocytaire des interstices et prolifération fibroblasti- que des espaces portaux.(Fdème, catarrhe, bouchons, sténose, cicatrisation, calculs, tumeurs.pression extrinsèque ou invasion secondaire des voies biliaires intra ou extra-hépatiques.Dysfonction résiduelle de la surface canaliculaire bilio-excrétoire de la cellule hépatique.Combinaison primaire ou secondaire d\u2019un à l\u2019autre de ces facteurs.Dérangement de l\u2019activité de la cellule hépatique, avee préservation de sa fonction bilio-excrétoire. a) b) c) .ANGLE, R.M.: Gastroent., .BERGH, Van Den, H.: Der Gallensfarbstoff DAMBASSIS: MECANISME DE L'ICTERE TABLEAU II NOMENCLATURE SIMPLIFIÉE DE L\u2019ICTÈRE Réticuloendothélial \u2014 Hémolytique ( Constitutionnel Parenchymateux | Biliovasculaire Mixte | Réticulo-parenchymateux BIBLIOGRAPHIE 12: 617, 1949.in Blute.Leiden Van Doesburg, 1928.BERK, J.E, RITTER, J.A.and SIPLET H.: 4%h Ann.Meet.Amer.Gastroenter.Assoc., Atlantic City, N.J.1948.BROOM, J.C.and ALSTON, J.M.: Lancet, No 6516: 96, 1948.CAPPELL, D.F.: J.Path.and Bact., 32: 595, 1929.6.DUCCI, H.: JAM.A., 135: 694, 1947.ELTON, N.W.: Am.J.Cl.Path., 5: 40, 1935.EPPINGER, H.: Beitr.Z.Path.Anat., 31: 230, 1902.FIESSINGER, N.et WALTER, H.: Nouveaux procédés d\u2019exploration fonctionnelle du fore.Masson et Cie, Paris, 1934.GALL, E.: Am.J.Cl.Path, 17: 592, 1947.JOURNEES DES GASTROENTEROLOGUES DE LA LANGUE FRANCAISE: Arch.Mal.App.Dig.et 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RECUEIL DE FAITS e + e + A PROPOS DE PERFORATIONS D\u2019ULCUS PEPTIQUE ].-Emile SIMARD, Chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu St-Vallier, de Chicoutimi.Une des comp'ications de l\u2019uleus peptique qui amène le plus souvent le malade sur la table d\u2019opératicn, c\u2019est bien la perforation de l\u2019ulcère.Point n\u2019est besoin de rappeler ici la symptomatologie, non plus que le diagnostic différentiel de ce drame abdominal.L\u2019anamnèse de troubles digestifs antérieurs, la douleur en coup de poignard et la contracture abdominale en sont les symptômes les plus importants, sans compter tous les autres signes révélés par l\u2019examen clinique et les épreuves de laboratoire qui se grouperont rapidement dans l\u2019esprit du chirurgien pour établir le diagnostic.Notre époque moderne n\u2019a rien modifié de tout cela.Ce qui est changé, c\u2019est le traitement et le pronostic de la maladie.Le malade qui perfore son ulcère a beaucoup plus de chances de guérir actuellement qu\u2019autrefois, grâce au diagnostic précoce, à une chirurgie éclairée, à une anesthésie parfaite et à une thérapeutique rationnelle qui corrige les troubles métaboliques et met en œuvre la chimio-thérapie moderne et les antibiotiques.Nous avons cru vous intéresser en vous communiquant quelques considérations sur le traitement des perforations d\u2019ulcères peptiques, basées sur une série de 26 cas consécutifs que j'ai eu l\u2019avantage de traiter, depuis quelques années, à l\u2019Hôtel-Dieu St-Vallier de Chicou- timi.L'âge de nes malades varie entre 20 ans et 72 ans, la moyenne étant de 39 ans.Quant à la localisation de l\u2019ulcère, les constatations opératoires ont révélé que 19 étaient situés au duodénum (soit 73.1% ), cinq à l\u2019estomac (soit 19.2%), et deux dans une bouche de gastro-entérostomie antérieure, ulcère jé- junal (soit 7.7%).1.Communication au 2ième Congrès régional de lA.M.LF.C., Chicoutimi, 2-3 juin 1949.Les malades furent opérés en moyenne 1234 heures après l\u2019établissement de la perforation.Celui que nous avons eu l\u2019avantage d\u2019opérer le plus rapidement le fut trois heures après sa perforation, alors que quarante-huit heures se furent écoulées chez celui que nous avons vu le plus tardivement.Dans vingt-trois cas (soit 88.5%), nous avons pratiqué une suture simple de la perforation, que nous avons recouverte ensuite d\u2019une greffe épiploïque; dans trois cas (11.55%), nous avons pratiqué d\u2019emblée une gastrectomie d'urgence.La durée moyenne d\u2019hospitalisation a été de 14 jours.Deux malades quittérent l'hôpital la huitième journée; ceux qui y séjournèrent le plus longtemps sont deux patients chez qui une péritonite compliqua l\u2019évolution de la maladie et les retint à l\u2019hôpital quarante et quarante-huit jours respectivement.Comme complication nous avons noté ces deux cas de péritonite (7.7%) qui sortirent guéris, et un cas d\u2019urémie; celui-ci représente notre mortalité, soit un cas sur vingt-six, et en moyenne (3.8%).Ce malade qui est décédé était âgé de 72 ans et nous arriva dix-huit heures après une perforation d\u2019un uleus duodénal.Il fut pratiqué une laparatomie pour suture et greffe épiploïque.Malheureusement, malgré une thérapeutique intense, le malade fit de l\u2019urémie; son azotémie de 0.50 qu'elle était à son arrivée remonta à 1.01 après deux jours, pour continuer de s\u2019élever progressivement jusqu\u2019à 3.05 grms 0/00.Le malade est décédé, quinze jours après l\u2019opération, d\u2019une urémie rebelle à tout traitement.Le malade qui arrive à l'hôpital avec une perforation d\u2019ulcère est ordinairement très souffrant et en état de choc.Les premières heures de son hospitalisation sont très précieuses et le chirurgien doit en profiter pour calmer la SIMARD: PERFORATIONS D'ULCUS PEPTIQUE douleur ct traiter ce choc.Il est souvent déshydraté et les vomissements lui ont fait perdre des chlorures; on doit donc le réhydrater et corriger sa perte d\u2019électrolytes afin de l\u2019amener sur la table d\u2019opération dans un état satisfaisant.Comme anesthésie, nous avons fréquemment employé la rachidienne qui donna d\u2019excellents résultats.De plus en plus, nous utilisons l\u2019anesthésie générale: Penthotal, cyclo- propane, protoxide d\u2019azote, curare, dont nous n\u2019avons qu\u2019à nous féliciter.La collaboration d\u2019un anesthésiste expert n\u2019est pas sans apporter un élément important pour améliorer le pronostic.Dans tous nos cas, nous avons eu le soin d\u2019aspirer le liquide d\u2019épanchement intra-abdo- minal le mieux possible, et toujours nous avons laissé, dans la cavité péritonéale, de 2.50 à 5 grammes de cristaux de sulfamidés.Dans aucune circonstance et chez aucun de nos malades n\u2019avons-nous établi un drainage abdominal; une toilette soignée du péritoine, la défense naturelle de l\u2019organisme, l\u2019adjonction de sulfamidés pendant et après l\u2019intervention et l\u2019administration à haute dose d\u2019antibiotiques durant les premiers jours, nous dispensent de tout drainage; celui-ci n\u2019offre d\u2019ailleurs aucun avantage et peut sûrement être la cause d\u2019ennuis.L\u2019évolution de nos malades fut d\u2019ailleurs une preuve de l\u2019opportunité de notre ligne de conduite sous ce rapport.L\u2019alimentation liquide est reprise au bout de quarante-hu.t heures et augmentée progressivement.Chez tous nos malades, nous avons pratiqué le lever précoce, soit de 24 à 48 heures après l'intervention.Nous croyons que ce procédé offre de mu!tiples avantages.d\u2019ailleurs admis généralement.Nous aimerions attirer votre attention sur trois cas particuliers qui ont été traités par une gastrectomie d\u2019emblée et dont les suites opératoires et l\u2019évolution subséquente ont été singulièrement faciles.Observation 1.Ie premier, Monsieur C.M., est un patient 1189 âgé de 38 ans que nous avons vu le 5 juillet 1948.Il avait été opéré ailleurs en 1941, pour un ulcère du duodénum; on avait pratiqué alors une gastro-entérostomie.En 1948, il nous arrivait environ six heures après l\u2019établissement d\u2019une perforation d\u2019un ulcère peptique.Les examens de routine nous ont révélé un malade en bon état, en dehors de sa perforation.Trois heures après son arrivée à l\u2019hôpital, il a été opéré et l\u2019on a constaté la perforation d\u2019un ulcère gastro-jéjunal et la présence d\u2019un ulcère duodénal.Nous avons effectué une dégastro-entérostomie et la résection de l\u2019anse jéjunale où était p'acée la bouche d\u2019anastomose; puis nous avons pratiqué une gastrectomie enlevant les deux-t'ers de l\u2019estomac, terminant le tout par une gastro-anastomose antérieure de toute la tranche gastrique au jéjunum.L'intervention a duré deux heures et demie; l\u2019anesthésie a été obtenue par une rachidienne suppléée par du Penthctal.Durant I'intervention, le malade a recu 1.000 cc de soluté glucosé à 5% et 1.000 cc de sang total.Les suites opératoires ont été très faciles et le malade est sorti de l\u2019hôpital douze jours après son intervention.Revu a plusieurs reprises depuis, 1l est en excellente santé.Observation 2.Monsieur V.B., 4gé de 55 ans, est hospitalisé le 25 janvier 1949 pour une perforation d\u2019ulcère remontant à douze heures.La formule sanguine révèle une leucocytose à 15.900; les urines sont normales; l\u2019azotémie à 0.95 et l\u2019é- lectro-cardiogramme montre des troubles myo- cardiques ventriculaires et une insuffisance coronarienne probables; la tension artérielle est à 120/80 et le pouls à 80.Quatre heures après son hospitalisation, il est opéré; voici les constatations opératoires: « Liquide épais dans le péritoine; perforation à l\u2019emporte-pièce d\u2019un large ulcère par où on pénètre facilement l\u2019index, entouré d\u2019une forte réaction œdéma- teuse et situé à la face antérieure de l\u2019estomac, tout près du pylore.» Le diamètre et la situation de la perforation sont tels qu\u2019on ne peut la fermer à moins d\u2019obturer totalement le pylo- 1190 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burreriv A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 re et on doit envisager une gastrectomie.Cette gastrectomie est faite, enlevant la moitié de l\u2019estomac, et complétée par une anastomose antérieure.On laisse 5 grammes de sulfamidé dans l\u2019abdomen.L'intervent:on a duré 134 heure; le malade a reçu, pendant l\u2019opération, 500 cc de sang.1.000 cc de soluté glucosé salé et 1.000 cc de soluté glucosé.La tension artérielle s\u2019est maintenue constamment à 125/80.Anesthésie: Penthotal, cvelo-propane, proto- xide d\u2019azote par intubation intra-trachéale, le tout suppléé par 8 ce de curare en injection i.v.Les suites opératoires ont été très faciles et le malade a quitté l\u2019hôpital dix jours après son intervention.Observation 3.Monsieur D.B., âgé de 32 ans, est hospitalisé le 4 avril 1949 alors qu\u2019une perforation d\u2019ulcère est survenue sept heures auparavant.L\u2019état général est bon et l\u2019examen du malade ne révèle aucune pathologie importante, en dehors de sa perforation.Il est opéré d\u2019urgence et l\u2019on découvre une perforation d\u2019un ulcère pylorique et la présence d\u2019une grande quantité de liquide séro-purulent dans l\u2019abdomen.On pratique une gastrectomie d\u2019emblée, enlevant les deux-tiers de l\u2019estomac, et complétée par une gastro-entéro-anastomose antérieure; appendicectemie; cinq grammes de sulfamidé dans l\u2019abdomen.L'opération a duré deux heures durant lesquelles le malade a reçu 500 ce de sang total et 2.000 ce de soluté glucosé salé.Anesthésie: cyclo-propane, protoxide d\u2019azote par intubation intra-tra- chéale.Onze jours après l\u2019intervent:on, le malade quittait l\u2019hôpital en bon état.Ces trois derniers cas nous ont fait une bonne impression et nous ont fait réaliser la possibilité d\u2019envisager, chez un certain nombre de perforés, une intervention étendue qui, en plus de parer à l\u2019état d\u2019urgence, offre au malade une cure radicale de son ulcère.Certains auteurs, qui ont traité des séries assez considérables de malades ont affirmé que la gastrectomie chez des malades sélect:onnés ne com- perte pas une mortalité opératoire supérieure à celle de la simple suture non plus qu\u2019elle augmente le taux de morbidité post-opératoi- re.Une telle ligne de conduite ne peut toutefois être mise en pratique que dans des circonstances favorables; il faut que le chirurgien soit bien entraîné à la chirurgie gastrique, que l\u2019anesthésie soit parfaite et que le malade puisse bénéficier d\u2019une hospitalisation adéquate comportant entre autres choses la facilité de recevoir des transfusions.L\u2019en doit aussi mettre en œuvre une médication appropriée pour juguler dés le début l'infection péritonéale; enfin, l\u2019on doit choisir les cas dont la perforation est plutôt récente, chez des pat/ents relativement jeunes et dont l\u2019état général permet de les soumettre à une longue intervention.Comme il arrive très souvent que toutes ces conditions se réalisent, 1! est logique de penser que, de plus en plus, les ulcéreux qui font une perforation pourront dans l\u2019aven:r bénéficier immédiatement d\u2019une traitement radical qui n\u2019augmentera en aucune manière le risque opératoire.Et je crois que, sur ce point particulier, la chirurgie de ces dernières années a ouvert de nouveaux horizons remplis de promesses.REFERENCES 1.STRAUSS, A.: «Primary Gastric resection for perforated gastro-duodenal ulcers ».Annals of Surgery 60: 120, 1944.2.GRAHAM, R.R.: «The Surgeon\u2019s Responsability in the treatment of Duodenal Ulcer».Canadian M.J., 35: 263, 1936.3.OLSON, H.B.and NORGORE, M.: «Perforated duodenal Ulcers».Annals of Surgery, 479: 124.1946.4.TIMONEY, F.X.: «Perforated Peptic Ulcers».Annals of Surgery, 117: 710, 1943.5.GRAHAM, R.R.: «The treatment of Acute Perforation of Duodenal Ulcer».The American Journal of Surgery, 72: 1946.i L\u2019AGRANULOCYTOSE Gaston LAPOINTE L\u2019agranulocytose est un syndrome caractérisé par une diminution des polynucléaires \u201c neutrophiles qui peuvent même entièrement disparaître du sang.Cette formule hématologique est accompagnée ordinairement d\u2019un mauvais état général, de fièvre et d\u2019un état néerctique des muqueuses.La muqueuse la plus fréquemment intéressée est la muqueuse pharyngée.La lésion se traduit par une angine agranulocytaire.À l\u2019encontre des leucopénies que l\u2019on retrouve dans certains syndromes infectieux et dans l\u2019aplasie médullaire, la neutropénie de l\u2019agranulocytose s\u2019installe brusquement.À la suite de l\u2019absorption ou de l\u2019ingestion de certains médicaments, les polynucléaires disparaissent de la circulation en quelques heures.Les médicaments incriminés sont par ordre de fréquence les dérivés de l\u2019amidopyrine dont les plus employés sont: le pyramidon, l\u2019antipyrine, la phénacétine et autres préparations où l\u2019amidopyrine est associée à des barbituriques, puis viennent le dinitrophénol, les sulfamidés et enfin plus récemment le thiouracil.Malgré la grande consommation de ces médicaments, l'agranulocytose est une maladie relativement peu fréquente.Il semble donc qu\u2019un facteur constitutionnel jeue un rôle important dans l\u2019éclos:on de la maladie ou qu\u2019il existe une atteinte antérieure de la moelle; ce qui amène certains hématologistes, dont G.Hemmeler, Kracke et Wintrobe, à penser que le phénomène de l\u2019agranu'ocytose serait peut-être rat- tachable à un choc anaphylactique.L\u2019agranulocytose surviendrait chez des sujets prédisposés, lesquels ayant déjà antérieurement utilisé les médicaments incriminés plus haut, présenteraient brusquement de l\u2019agranulocytose lers d\u2019une absorption ultérieure du même médicament.Il y aurait destruction brutale des 1.Communication au 2ième Congrès régional de l\u2019A.M.LF.C., Chicoutimi, 2-3 juin 1949.(Chicoutimi).neutrophiles et arrêt de la néo-formation des polynucléaires au niveau de la moelle.Les opinions sont partagées au sujet de la pathogénie de cette affection.D\u2019autres hématologistes ont signalé l\u2019arrêt de la néo-formation des granulocytes au niveau de la moelle comme ratta- chable à l\u2019effet toxique que les médicaments cités plus haut auraient sur la myélopoièse.Cette fonction serait régénérée après l\u2019élimination du médicament toxique en cause.Le but de notre travail n\u2019étant pas de vous donner une étude complète de l\u2019agranulocytose et au point de vue hémato'ogique, médullaire et clinique, mais bien de rapporter pour vous nos constatations sur le traitement de quelques cas d\u2019agranulocytose que nous avons eu à traiter ici à l\u2019'Hôtel-Dieu; nous vous présentons les suivants: Observation 1.Mme C.E.-C.\u2014 31 ans, toxicomane, est admise en O.R.L.O.pour gêne de la déglutition avec état fébrile.Je la vois trois jours après son admiss\u2019on alors qu\u2019une formule sanguine ré- vele 34 globules blancs dont 2% de polynucléaires, son état général est excessivement mauvais et la température est & 103° et 104° F.Elle est soumise a de petites transfusions de 250 c.c.de sang total avec séances de radiothérapie profonde sur les os longs.Nous ne pouvons commencer le traitement au pentnu- cléotide que 4 jours plus tard alors que la for- ; mule blanche est de 27 éléments avec toujours 2% de polynucléaires.Elle succombe deux jours plus tard de broncho-pneumonie; toutefois le jour de sa mort elle avait 110 globules blancs dent 10% de polynucléaires.A noter qu'au temps de l\u2019hospitalisation de cette malade soit en 1941, nous ne disposions ni de pyridoxine ni d\u2019antibiotes. 1192 Observation 2.S.S.L.\u2014 59 ans, est une religieuse qui présente un état fébrile avec signes de pleuro- congestion quand je la vois à la communauté.48 heures plus tard elle est admise dans notre service avec une angine, un état fébrile à 102° F.et des signes d\u2019intoxication urémique.Les urines contiennent de l\u2019albumine avec cylindres granuleux, l\u2019azotémie est à un gramme 0/00 et la formule blanche est à 925 éléments dont 0% de granulocytes.Done agranulocytose grave avec participation rénale et atteinte profonde de l\u2019état général.En questionnant la malade et son entourage surtout, car elle présente une obnubilation mentale marquée, on découvre qu\u2019elle prenait assez fréquemment des dérivés d'amidopyrine pour soulager des poussées migraineuses d\u2019origine hépatique qui furent confirmées par une cholécystographie ultérieure.E'le fut soumise au traitement suivant: a) Traitement de base: pentnucléotide, pyridoxine, pénicilline.b) Traitement de soutien: transfusions de sang total 250 c.c.tous les jours, solu- camphre spartéiné.Après 7 jours seulement de ce traitement intensif, avons-nous pu réveiller l\u2019activité médullaire alors qu\u2019une cytologie sanguine révèle 3.050 globules blancs dont 2% polynucléaires.Le lendemain sa formule blanche accuse la présence de 9.860 éléments dont 40% de polynucléaires neutrophiles, 6% de promyélocytes, 14% de myélocytes neutrophiles.Treize jours après le début de cette thérapeutique, nous obtenions une leucocytose à 32.916 éléments avec encore la présence de formes jeunes de la lignée myéloide.Nous cessons alors le traitement et graduellement la leucocytose devient normale pour s\u2019établir définitivement à 8.875 globules blancs dont 40% de polynucléaires neutrophiles; l\u2019état général s\u2019améliore progressivement et la malade, revue 6 mois plus tard, présentait une formule sanguine normale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuL1ETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Observation 3.Mme A.G.\u2014 62 ans,.vieille asthmat:que hospitalisée à maintes reprises pour pclype nasal et crises d\u2019asthme, se présente à l\u2019hôpital le 7 mai 1948 pour dysphagie.El'e accuse depuis 5 jours des frissons, de la courbature, de la céphalée et une asthénie profonde.Un hémogramme fa\u2019t à son entrée nous révèle une anémie à 2.880.000 globules rouges.68% d\u2019hémoglobine et 1.100 globules blanes dont 1% de polynucléaire neutrophiles.Elle est scumise au traitement suivant: Pentnucléotide 1 ampoule de 10 grammes I.M.toutes les 4 heures, pyridoxine 1 amp.I.M.aux 8 heures, elle reçoit 300.000 unités de pénic:lline par jour et une transfusion de sang total de 250 c.c.tous les jours.Cette médication est administrée durant 13 jours.Nous voyons les signes cliniques s'amender proporticnnellement à l\u2019amélioration des s'gnes hématologiques, lesquels à la 14e journée révèlent 70% de polynucléaires neutrophiles.La médication est suspendue et des contrôles leucocytaires ultérieurs nous révèlent la stabilité de la lignée granulocytaire.La malade quitte l'hôpital guér:e.Observation 4.Mme P.A.M.\u2014 25 ans, entrée à l\u2019hôpital le 23 janvier 1947 pour un état grippal qui a débuté 24 heures auparavant par de la dyspha- gie et une céphalée frontale.Cette malade, porteuse d\u2019une hydronéphrose droite, présente alors un état fébrile à 101° F.et elle a à son entrée 1.200 globules blancs dont 32% de polynucléaires.Dans les 48 heures qui suivent on voit s\u2019établir une angine banale avec une chute des polynucléaires à 4% sur 1.300 leucocytes.Le lendemain la formule blanche dénote une absence totale de granulocytes.On la soumet au traitement par pénicilline, pentnuclé- otide et Vitamine Bs; le tout est associé à des petites greffes globulaires de 200 c.c.L\u2019amélioration de l\u2019hémogramme débute 4 jours apres l\u2019institution du traitement.On note alors 1.500 leucocytes dont 3% de polynucléaires neutrophiles et 3% de myélocytes.Cette améliora- t'on va en progressant et 10 jours plus tard la LAPOINTE: L\u2019AGRANULOCYTOSE formule blanche se lisait comme suit: 2.600 globules blancs dont 48% de polynucléaires neutrophiles.À noter que cette malade au cours de son hospitalisation a toujours conservé une leucopénie aux environs de 3.000.Revue lors d\u2019un stage ultérieur à l'hôpital, elle présentait alors une formule sanguine normale.Observation 5.Mme A.T.est le cas d\u2019une malade insoumise, alcoolique et aspirinomane.Elle est admise à l\u2019Hôtel-Dieu le 7 juillet 1946 en O.R.L.O.pour température élevée, gêne a la déglutition et angine pseudo-membraneuse.Je la vois en consultation deux jours plus tard.À ce moment, le diagnostic d\u2019agranulocytose avait été porté par le spécialiste qui nous demanda d\u2019instituer le traitement adéquat.Elle reçut du pentnucléotide, de petites transfusions de sang total répétées et des séances d\u2019irradiation des os longs.Elle quitte l\u2019hôpital sans au- tor:sation, se disant guérie, 4 jours après le début du traitement alors que le laboratoire nous annonçait l\u2019heureuse nouvelle d\u2019une amélioration progressive de sa formule blanche, soit 2.708 globules blancs, dont 34% de polynucléaires et 8% de myélocytes, alors qu\u2019à son entrée elle avait 1.041 leucocytes dont 4% de polynucléaires neutrophiles.Observation 6.Mais comme il faut des insuccès pour confirmer la valeur d\u2019un traitement, le cas suivant à men avis est bien démonstratif de l\u2019état réfractaire de certaines agranulocytoses à la médication citée et de l'existence d\u2019agranulocytose évoluant par cycle ou par récidive.Il s\u2019agit d\u2019une dame de 54 ans, Mme J.C., souffrant d\u2019hypertension artérielle depuis plus de 15 ans; malade habituée à tous les calmants à base de pyramidon et de barbiturique.Cette dame est admise à l\u2019Hôtel-Dieu le 22 juin 1947 pour douleurs pharyngées, état fébrile et une asthénie invincible.A l\u2019examen, elle présente un état phlegmoneux péri-amyg- dalien droit avec ganglions satellites.L\u2019exa- 1193 men physique est négatif par ailleurs.Une première formule blanche est à 3.450 éléments avec 19% de polynucléaires neutrophiles, ce qui ne cadre pas avec l\u2019état général gravement atteint.Nous pensons immédiatement à la possibilité d\u2019une agranulocytose, le traitement, aussitôt institué, eut raison de cette angine en l\u2019espace de 10 jours comme l\u2019attestent d\u2019ailleurs la courbe thermique et les formules sanguines répétées.Mme J.C.quitte l'hôpital le 7 juillet 1947 avec 6.500 globules blanes dont 71% de polynucléaires neutrophiles.Le ler avril 1948 elle est hospitalisée pour un ulcère du septum nasal avec perforation.Nous lui faisons faire par curios.té un contrôle hématologique et, à notre surprise, nous sommes en présence d\u2019une leucopénie à 2.500 globules blancs dont 59% de polynucléaires.Nous demandons un contrô'e de cet hémogramme 3 jours plus tard, lequel nous donne le résultat suivant: 2.250 leucocytes avec 13% de polynucléaires neutrophiles.La malade refuse les dérivés de l\u2019acide nucléique et la pyridoxine.Nous lui faisons donner 2 transfusions de sang total et elle quitte l\u2019hôpital sans autorisation se disant guérie.Une formule sanguine faite au départ avait approximativement la même cytologie qu\u2019à l\u2019entrée.Le 31 juillet 1948 cette même malade revenait dans le service d\u2019O.R.L.O.avec une angine agranulocytaire.L\u2019examen du sang donne alors 900 globules blancs dont 1% de polynucléaires.Elle est soumise alors à une thérapeutique: par des extraits hépatiques, l\u2019acide folique, des petites transfusions de sang total, streptomycine, pénicilline et pyridoxine.La malade, durant 8 jours, refuse la pentnucléotide prétextant qu\u2019elle faisait une trop forte réaction à ce médicament.Après 8 jours du traitement décrit plus haut, l\u2019hémogramme révèle un statu quo, soit 1.800 globules blancs avec absence totale de granulocytes.Devant l\u2019alternative d\u2019un échec fatal, cette dame se résigne alors à accepter une série de pentnucléotide et pyridoxine combinée.Deux jours après le début de cette médication elle a déjà 2.650 globules blancs dont 24% de polynucléaires.La cyto- 1194 logie sanguine va s\u2019améliorant jusqu\u2019à son départ dix jours après, alors que l\u2019ascension du nombre des globules blancs se chiffre à 12.950 dont 67% de polynucléaire neutrophiles, 4% de myélocytes et 1% de promyélocytes.Nous étions prêts à crier victoire alors que 3 mois plus tard cette pauvre malade nous revenait le 28 novembre 1948 dans le même état décrit à l\u2019admission antérieure, sauf que l\u2019état général est de beaucoup plus déficient qu\u2019auparavant.La cytologie urinaire dénote la présence de cylindres granuleux et de globules rouges, l\u2019azotémie se lit à 0.55 0/00, la sédimentation globulaire est à 96 mm., la leu- cceytose est à 700 globules blancs avec absence totale de polynucléaire, absence qui se maintiendra durant tout son séjour à l\u2019hôpital, malgré l\u2019institution immédiate du traitement par des solutés glucosés associés à la pénicilline, la pyridoxine et au pentnucléotide.Vu l\u2019état rénal, nous nous étions abstenus de lui administrer du sang total.La 5e journée de son hospitalisation, elle présente un collapsus cardio-vasculaire et de l\u2019anurie.La mort survient dans les 24 heures qui suivent.L\u2019autopsie nous a été refusée.* * J'aimerais maintenant analyser avec vous la valeur du traitement que nous avons éprouvé à l\u2019Hôtel-Dieu au sujet de l\u2019agranulocytose.Nous avons eu six cas dont un cas semblait cyclique.Sur ces six cas observés, cinq malades ont pu bénéficier de la médication décrite plus haut.Une d\u2019elles est décédée dans les 36 heures après que le diagnostic eut été porté, il reste donc quatre cas d\u2019agranulocytose classique qui ont survécu et guéri définitivement.Comme vous l\u2019avez noté au cours de l\u2019observation, notre cas d\u2019agranulocytose cyclique, tout en ayant bien répondu au traitement au point de vue hématelogique, est décédé d\u2019une cemplication rénale; cette malade en effet souffrait depuis longtemps de néphrite chronique hypertensive.Nous n\u2019avons pas la prétention de vouloir imposer nos opinions sur Ja valeur thérapeutique du traitement que nous avons L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014Buureris A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 institué chez nos malades car nos statistiques sont encore trop faibles.Notre intention était de vous faire part des résultats que nous avons obtenus à l\u2019Hôtel-Dieu St-Vallier depuis quelques années avec ce mode de traitement combiné dans les états agranulocytaires.À remarquer que toutes nos agranulocytaires étaient des femmes, ce qui confirme les statistiques que le sexe féminin est le plus souvent atteint par cette affection.Il résulte de nos observations que l\u2019emploi combiné des dérivés de l'acide nucléique (la Pentnucléotide), de la pyridoxine ou Vit.Bg, de la pénicilline et de petites transfusions de sang total a certainement eu un effet thérapeutique favorable sur l\u2019amélioration sinon la guérison de nos agra- nulocytaires.Il résulte de plus que seuls, les nucléinates de sodium et la pentnucléotide sont redevables du réveil de la myélopoièse.La pénicilline est administrée pour contrôler ou prévenir l\u2019aggression microbienne.Je crois qu\u2019on doit toujours l\u2019associer pour aider l\u2019agranu- locytaire, qui est une porte ouverte à toute infection, déserté qu\u2019il est de son principal élément de défense: le polynucléaire.Le sang total en petites doses fractionnées apporte à l\u2019organisme des polynucléaires adultes et le soutient en attendant le déversement de nouveaux granulocytes dont la néo-forma- tion sera déclenchée par la pentnucléotide.Comme il n\u2019y a ordinairement pas d\u2019anémie concomitante dans l\u2019agranulocytose, les transfusions trop généreuses sont à proscrire pour éviter la pléthore sanguine.La pyridoxine, acquisition thérapeutique plus récente, semble avoir donné certains résultats dans la stimulation de la leucopoïèse.On ne peut pas lui n\u2018er sa valeur thérapeutique comme on ne peut pas non plus lui donner une place prépondérante dans ce domaine.Il serait à conseiller de l\u2019employer sans pentnucléotide pour éprouver sa réel!e valeur.La radicthérapie profonde sur les os longs nous semble sans valeur thérapeutique appréciable.* 5 > La littérature nous rapporte de multiples essais thérapeutiques au sujet de l\u2019agranulo- LAPOINTE: L\u2019AGRANULOCYTOSE cytose.Maxwell Wintrobe dans son manuel d\u2019hématologie clinique émet les opinions suivantes: la thérapeutique de l\u2019agranulocytose comporte comme médication myélopoiétique: 1.Les dérivés de l\u2019acide nucléique; 2.Les petites transfusions de sang total; 3.L\u2019injection d'extraits leucocytaires (leu- kocytic cream).4.L\u2019administration per os d\u2019extraits médullaires.5.L'irradiation des os longs, ingestion et injection parentérales d'extraits hépatiques.6.L'administration d\u2019acide folique, de b:o- tine et de pyridoxine.Mais sa préférence, quoique paradoxale, va aux sulfamidés et aux antiblotes.Il s'explique en disant qu\u2019il faut juguler l\u2019infection chez un malade privé de ses principaux moyens de défense que sont les granulocytes, lesquels réapparaîtront dans le torrent circulatoire dès que l\u2019effet toxique du médicament en cause sera éliminé.Kracke, autre hématologiste américain contemporain, fait à peu près les mêmes constatations thérapeutiques tout en appuyant particulièrement sur la valeur des extraits hépatiques.Son expérience, dit-il, est trop limitée dans l\u2019usage des pentnucléot:des pour pouvoir émettre une opinion définitive sur la valeur de ce médicament.Il nie à l\u2019irradiation des os longs la possibilité de favoriser la néo-forma- tion de granulocytes.Il admet la valeur du sang total comme traitement de soutien mais ncn comme traitement spécifique.Isaacs et son école en viennent à la conclusion que le traitement idéal de l\u2019agranulocytose serait la combinaison thérapeutique suivante: 1.Pentnucléotide à haute dose; 2.Traitement des lésions buceo-pharyngées; 3.Transfusions de sang total mais seulement chez les malades présentant de l\u2019anémie.Jackson et Tighe résument les résultats thérapeutiques de 390 cas d\u2019agranulocytose traités, ils en viennent à la conclusion que le taux 1195 de mortalité décroit en proportion de l\u2019emploi des traitements suivants: 1.Si la transfus:on de sang total est employée seule, le taux de mortalité sera de 74% ; 2.Irradiation des os longs employée seule; 67% de mortalité 3.Administration des extraits hépatiques seuls, 62% de mortalité 4.Administration des pentnucléotides seuls, 37% de mortalité 5.Administration de sulfate d\u2019adénine seul, 20% de mortalité 6.Administration d\u2019extraits leucocytaires seuls, 17% de mortalité 7.Administration d\u2019extraits de moelle seuls, 10% de mortalité.Muller et Meryeux, deux cliniciens fran- cals, rapportent dans la revue (Le Sang), numéro d\u2019avril 1949, deux cas d\u2019agranulocytose illustrant de façon définitive la guérison obtenue par l\u2019assoc:ation de pénicilline \u2014 nucléotide de pentose.Voici en résumé leurs considérations: l'association pénicilline-nucléc- tide de pentcse donne des succès mais l\u2019hypoplasie de la moelle osseuse demeure prolongée laissant aux agranulocytaires un moyen de défense réduit pour l\u2019avenir.H.W.Fullerton et Duguid, dans la revue américaine d\u2019hématologie « Blood », numéro de mars 1949, rapportent un cas d\u2019agranulocytose à évolution cyclique qui a bénéficié d\u2019une splénectomie.Les examens sanguins répétés ont d\u2019ailleurs prouvé chez leur malade une amélioration continue redevable à la splénec- tomie.G.Hammeler, hématologiste suisse, fervent partisan de l\u2019opinion que l\u2019agranuloeytose est un phénomène d\u2019ordre anaphylactique, rapporte dans son précis d\u2019hématologie la conclusion suivante au sujet du traitement de cette affection: la thérapeutique de l\u2019agranulocytose devrait se résumer à des transfusions quotidiennes de sang total jusqu\u2019à la reprise de la myélopoïèse.Les résultats obtenus par une médication d\u2019extraits de moelle, de pentnu- cléotides et de préparations vitaminées sont discutables d\u2019après lui. REVUE GÉNÉRALE MALADIE DE L\u2019OPÉRÉ ET SES COMPLICATIONS Gilles MARCEAU, Hôpital des Anciens Combattants, Québec.Tout opéré est un malade fragile qui a besoin d\u2019être étroitement surveillé.Il est en quelque sorte comme trois malades dans un.a) A la suite de l\u2019anesthésie générale, on peut le comparer à un patient qui reprendrait peu à peu connaissance après un coma toxique provoqué.b) Par le traumatisme opératoire, que ce soit des membres, du ventre ou de la tête, il est devenu un grand blessé.c) Enfin l\u2019opéré garde comme tout individu ses tares héréditaires, ses malformations, ses séquelles de maladies antérieures qui en font un troisième malade à un degré plus ou moins grave.Les soins postopératoires relèvent du chirurgien ; il a un contrat moral avec son patient, lui devant non seulement l\u2019intervention mais tous les soins couvrant les risques de cette intervention.Ceci l\u2019engage personnellement.En l\u2019absence du chirurgien, c\u2019est à l\u2019interne qu\u2019incombe ce devoir.Une opération abdominale, si bien faite soit- elle, peut être suivie d'accidents imprévisibles qui mettront en danger la vie du malade.Tout accident apparaît dans un ordre chronologique assez bien établi.D'abord, le médecin doit surveiller la maladie de l\u2019opéré qui, d\u2019après Leriche, est actuellement « une maladie d\u2019origine traumatique, nerveuse dans son mécanisme et déterminée par des réflexes vasomoteurs partis de la plaie ».Il surveillera ensuite les signes du choc considéré comme la forme principale de cette maladie.Trois grandes causes concourent à déclencher ce choc: a) l\u2019anesthésie, b) la douleur, c) l\u2019hémorragie.Le signe capital est une chute de la pression artérielle, et toute pression maxima inférieure à 80 mm.de mercure nécessite un diagnostic étiologique précis et une thérapeutique énergique.La substance nerveuse est le terrain le plus sensible à l\u2019anoxémie donnant des lésions irréversibles.Il faut donc comme traitement général d\u2019abord faciliter l\u2019irrigation du cortex avec le sang le plus oxygéné possible, et pour ce, placer le patient la tête basse et le pied du lit levé, donner l\u2019O?du masque ou à la sonde avec un débit de 5-6 litres minute et réchauffer le malade.Puis vient le diagnostic étiologique du choc qui déterminera la thérapeutique spécifique.Quelle est la cause du choc?Tant que le malade n\u2019a pas repris sa connaissance, on peut suspecter un choc anesthésique.Au cours de l\u2019anesthésie régionale ou locale, l\u2019étiologie ne fait pas de doute car le choc précède tout acte chirurgical.Cependant, une chute de pression peut s\u2019installer dès le début d\u2019une intervention, être bien jugulée pendant la durée de l\u2019opération et se réinstaller lorsque le malade est à son lit, s\u2019il ne reçoit pas les soins nécessaires.En général, les barbituriques intraveineux à petites doses, tels que le Pentotal, ete, sont indiqués; c\u2019est ce qu\u2019on donne généralement à la salle d\u2019opération.Au lit du malade il faut garder O2?en permanence et quelquefois l\u2019on sera tenu d\u2019injecter 15 mg.de méthédrine intraveineux qui seront répétés de demi-heure en demi-heure jusqu\u2019à ce que la pression maxima ait atteint le palier au-dessus de 100 mm.de Hg.L\u2019adrénaline peut remplacer la méthé- drine à la dose de 14 à 1 c.c.sous-cutané seulement.L\u2019anesthésie générale peut conduire au choc par la longueur de intervention ou par l'importance du degré d\u2019anesthésie.Les anesthésistes contrôlent assez facilement ce danger en oxygénant largement leurs malades et en maintenant le degré d\u2019anesthésie juste suffisant à 1 | MARCEAU: MALADIE DE L\u2019OPÉRÉ l'acte opératoire.Là où il peut y avoir embêtement, c\u2019est lorsqu\u2019à la suite d\u2019un excès anesthésique à la fin d\u2019une intervention, pour permettre un meilleur relâchement à la fermeture du ventre, le malade est retourné à son lit avant l\u2019élimination suffisante de l\u2019anesthésique et privé d\u2019une thérapeutique adéquate: il peut entrer dans le choc.Il faut veiller à ce que le malade respire librement et instituer le même traitement qu\u2019après une anesthésie locale ou régionale: O?, sérum, soins généraux.En second lieu, la douleur peut aussi pro- vequer l\u2019état de choc.Voici qu\u2019un malade subit une intervention majeure sous anesthésie générale; l\u2019anesthésiste s\u2019acquitte merveilleusement bien de sa tâche, si bien qu\u2019il éveille quasi complètement son malade avant de le retourner à son lit.Le patient peut alors devenir surexcité, se plaindre, ne rien vouloir entendre à ce qu\u2019on lui dit, il veut tout arracher, tubes, syphose, pansement.Résultat: la plaie saigne, l\u2019entourage devient inquiet; le malade entre dans un choc sérieux dont la cause est la dou'eur.Que faire?Si vous donnez 4 de morphine sous-cutanée, vous aurez un résultat dans 34 d\u2019heure et quelquefois pas du tout, et les incidents fa- cheux déjà cités peuvent revenir de nouveau.Il faut donc agir promptement et prendre la voie intraveineuse.Lorsqu'il s\u2019agit d\u2019évaluer la dose suffisante, 11 faut tenir compte du poids et de l\u2019âge du malade.Il n\u2019est pas bon de toujours dire indifféremment: 14 de morphine sous-cutanée et si c\u2019est insuffisant répétez-le.Un accident en particulier peut arriver et le voici.On donne une première injection sous-cutanée de 1/6 de morphine et n\u2019obtenant pas de résultat, devant l\u2019excitation croissante du malade, on la répète, même trois fois en dedans d\u2019une heure.La pression artérielle étant basse à ce moment et la circulation veineuse insuffisante, la résorption du médicament ne se fera pas.Par ailleurs, une heure plus tard, avec le retour de la pression artér.elle à la normale, le malade présentera des signes nets d\u2019intoxication, princi- 1197 palement du côté de sa respiration, et inspirera à nouveau des craintes.Il ne faut pas oublier que la morphine est plus dépressive que l\u2019héroïne et qu\u2019on ne doit pas les prescrire indifféremment.Le Demerol peut remplacer les opiacés chez ceux qui ne tolèrent pas ces derniers.On est quelquefois surpris de voir une pression maxima de 80 mm.monter à 120, 130 sous l\u2019effet d\u2019un sixième de morphine I.V.Reste à étudier la 3ème cause du choc, l\u2019hémorragie.Le choc hémorragique peut se présenter sous deux formes.Il peut d\u2019abord s\u2019installer à la salle d\u2019opération et se continuer au lit du malade; mais il peut encore survenir dix ou douze heures après l'intervention et frapper un opéré apparemment bien.Pour apprécier l\u2019importance de cette cause dans l\u2019étiologie du choc postopératoire, il faut évaluer la quantité de sang perdu au cours de l\u2019inter- tervention.Ce n\u2019est pas là chose facile; sachez que, chaque fois qu\u2019on a essayé d\u2019apprécier à peu près cette quantité et qu\u2019ensuite l\u2019on a fait des recherches quantitatives exactes, il a fallu le plus souvent multiplier par deux et méme par trois nos données approximatives, pour atteindre la mesure réelle.Deux cents à quatre cents c.c.de sang sont habituellement perdus au cours d\u2019une petite intervention comme dans une appendicite, et cette quantité peut aller jusqu\u2019à 1,000 c.c.dans l\u2019excision d\u2019un cancer.Si l\u2019on fait maintenant le bilan des liquides totaux perdus, il faut débuter par 1,000 et 1,500 c.c.pour une intervention mineure et augmenter en proportion pour une majeure.En général, on prescrit pour tous les opérés du ventre 2,000 c.c.de solutés dans 1 mixte et un glucosé pendant tout le temps que le malade ne peut prendre par la bouche la quantité de liquide nécessaire par jour, soit 2,000 c.e.environ.Cependant, à cette quantité de sang doit s\u2019ajouter une transfusion.Si la perte de sang dépasse 800 c.c., de nouveaux solutés doivent être donnés si le malade vomit ou transpire abondamment.Il faudra donner 1198 avec prudence les solutés contenant du chlorure de sodium en tenant compte de la quantité de sel perdue durant la journée et en se souvenant que l\u2019apport journalier ne doit pas dépasser 7-8 grammes.En chirurgie pas plus qu\u2019en médecine, il ne faut se contenter de porter des diagnostics de défaillance cardiaque chaque fois que l\u2019on trouve un opéré dans un état syncopal et s\u2019acharner à stimuler son myocarde par toute la médication toni-cardiaque.Cette médication dans les deux tiers des cas n\u2019en est pas une du tout.Il faut avant tout judicieusement étudier la cause.S\u2019il s\u2019agit bien d\u2019un myocarde malade manifestant nettement de l\u2019insuffisance (cas qui se présente assez rarement), on doit se rappeler que seules la digitaline et la ouabaïne sont des toni-cardiaques spécifiques.La digitaline avant d\u2019exercer son action demande d\u2019avoir saturé complètement l\u2019organisme, soit 1.5 grain par 10 livres de poids, quantité qu\u2019on peut, en cas d\u2019extrême urgence, donner à dose fractionnée pendant le premier jour.La dose d\u2019entretien sera de 1.5 grain pour les jours suivants.Il n\u2019est évidemment pas question de saigner un opéré qui serait menacé d\u2019œdème aigu même si l\u2019accident se présentait à la suite de sérum donné trop rapidement.La ccramine, le camphre, la spartéine, l\u2019éther sont avant tout des stimulants respiratoires et ce n\u2019est qu\u2019indirectement qu\u2019i!s ont une action sur le cœur.La plus grave erreur que l\u2019on pourrait faire serait de stimuler un myocarde et de passer à côté d\u2019une hémorragie.À la fin d\u2019une intervention, toute hémorra- gle doit être jugulée.Cependant, quelquefois, au cours de l\u2019intervention, le chirurgien, malgré une grande minutie, ne réussit pas à dépister tous les vaisseaux qui saignent parce que la pression est trop basse: au retour de celle-ci à la normale il y aura hémorragie; d\u2019autres fois, un pédicule lâche sous la pression artérielle entraînant encore une perte 1m- portante de sang.Nous voici donc en présence du choc de la seconde partie de la première journée après l\u2019opération.Le malade manifes- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 te alors pâleur, refroidissement des extrémités, agitation, angoisse, état syncopal, petitesse et rapidité progressive du pouls, hypothermie.Quelquefois ce sont là les seuls signes.Surveiller le pansement n\u2019est pas suffisant.Les hémorragies par la plaie sont d\u2019ailleurs les hémorragies les moins importantes; on s\u2019alarme souvent trep vite d\u2019une perte de 50 à 100 c.c.de sang par la plaie, ce qui pourrait s'arranger même sans thérapeutique aucune.alors qu\u2019une hémorragie intra-abdominale ou encore intraviscérale cest beaucoup plus sé- r.euse.La caractéristique d\u2019une hémorragie intra- péritonéale rest® une défense musculaire quelque peu coussinée sur toute l\u2019étendue de l\u2019abdomen.Il y a toujours, après une intervention intra-abdominale, une certaine défense musculaire a la région opératoire, dans l\u2019hémo- péritoine elle sera généralisée à tout l\u2019abdomen.Quelquefois, 11 y a matité dans les flancs.Il peut n\u2019y avoir rien du tout à part les signes généraux du choc.Un siphon qui ramène du sang clair après une gastrectomie signe l\u2019hémorragie intraviscérale.Il faut toujours réopérer un malade qui saigne dans son ventre et le plus vite le diagnostic sera porté, le mieux ce sera pour le malade.Une thérapeutique adjuvante: l\u2019hémo- stop (une ampoule intraveineuse seulement car la répéter peut entraîner un effet contraire) ou encore du coagulen intraveineux ou intramusculaire, l'O, associé aux transfusicns, doit évidemment être employée.Si, dans les premières dix heures qui suivent l\u2019opération, le malade n\u2019a présenté aucun signe de choc, il est raisonnable de croire que la « maladie de l\u2019opéré » évoluera vers la guérison.Restent les complications proprement dites qui apparaissent dans un ordre chronologique assez défini comme je l\u2019ai dit plus haut.Au tout début, c\u2019est-à-dire dans les premières vingt-quatre heures, peuvent se déclarer l\u2019atélectasie pulmonaire, la dilatation aiguë d\u2019estomac et la rétention aiguë d\u2019urine. L\u2019atélectasie pulmonaire est une complication relativement fréquente, survenant peu de temps après l'intervention.Elle résulte de l\u2019oblitération mécanique d\u2019une bronche plus ou moins grcsse par un bouchon muqueux constitué au cours de l\u2019anesthésie \u2018alors que le malade a perdu tout réflexe tussigène.Ses signes caractér:stiques sont une dyspnée intense, cyanose de la face, transpiration profuse, toux avec expectorations et une ascension thermique modérée.S\u2019ajoute parfois un silence respiratoire dans une aire pulmonaire plus ou moins grande, accompagné d\u2019immobilité et de rétraction du côté malade.Sans thérapeutique elle tourne à la broncho-pneumonie ou à la pneumonie franche; c\u2019est pourquoi il faut par mesure de prudence associer la pénicilline au traitement spécifique, qui consiste en des aspirations bronchiques répétées toutes les deux ou trois heures tant que la sonde ramène des sécrétions abondantes.1] faut faire des exercices respiratoires au malade et le changer fréquemment de position.Une habitude excellente est de faire tousser le malade pendant qu\u2019un aide maintient son ventre et soulage la tension des points tiraillés par le réflexe de toux.On peut encore le placer en position déclive de façon à faciliter le drainage de ses bronches.En général, avec une telle thérapeutique les symptômes disparaissent en dix ou douze heures et le malade de nouveau respire librement.La dilatation aiguë d\u2019estomac peut survenir à peu près au même temps, mais généralement elle est plus tardive et se présente après 24 heures.Elle est malheureusement méconnue et peut être mortelle.Il est d\u2019une juste prudence de laisser aux opérés du tractus digestif leur tube de Wan- gensteen pendant les premiers jours après l\u2019intervention; ces malades sont donc à l\u2019abri d\u2019une telle complication.Mais ce sont les autres opérés pour une hystérectomie, une splé- nectomie ou une simple herniotomie qui nous donnent souvent des embêtements.Les signes sont des vomissements bilieux MARCEAU: MALADIE DE L\u2019OPERE 1199 verdâtres, quelquefois noirâtres ou teintés de sang mais jamais fécaloïdes, accompagnés d\u2019une tension douloureuse à l\u2019épigastre.Ils surviennent si fréquemment qu\u2019on est porté à les attribuer à l\u2019anesthésie alors qu\u2019il n\u2019en est rien.Surviennent la soif, la dyspnée, la rapidité du pouls et toujours une température normale.Si l\u2019on passe le siphon au malade, l\u2019on voit immédiatement l\u2019eau de retour se souiller de liquide et de mucus verdatres mélés & une tres grande quantité de gaz, et le malade, du fait même, est soulagé.Il est bon de laisser le tube en place pour 24 heures et de le fermer avec une pince.Le malade peut alors s\u2019alimenter quand même et en cas de récidive en lächant la pince la chose est vite arrangée.Un mot sur la rétention aiguë d\u2019urine, qui survient généralement !e lendemain matin.Un symptôme seulement: le besoin aigu d'uriner avec un ventre ballonné.Avant de passer une sonde, manœuvre qui doit être toujours faite avec le plus grand soin d\u2019asepsie, il faut essayer la chaleur Iccale et la prostigmine.On peut encore, si c\u2019est un homme, essayer de le faire uriner debout à côté de son lit.Mieux vaut, s\u2019il vous faut sonder le malade, employer une sonde molle No 18 qu\u2019une plus petite, en ayant soin de bien la lubrifier.| Quelquefois, on est obligé de sonder le malade 2, 3 et 4 fois pendant les premiers jours, puis tout rentre dans l\u2019ordre.Ce qui est plus grave, c\u2019est l\u2019oligurie ou l\u2019anurie.Elles surviennent rarement et généralement chez un grand malade avec atteinte rénale antérieure.Elles peuvent être dues à une transfusion de mauvais groupe ou à une lyse sanguine d\u2019origine quelconque.Elles sont le plus souvent mortelles.Comme traitement 1l n\u2019y a que le sérum glucosé hypertonique et la novocaïne que l\u2019on donne à la dose de 20 c.c.à une solution de 1 ou 2% deux fois par jour.La bradycardie est le grand signe d\u2019intolérance du médicament.Certains médecins préfè- 1200 rent ne donner que 1,000 à 1,500 c.c.de soluté mixte isotonique et attendre.Si la diurèse apparaît vers le 4ème ou 5ème jour, le malade peut guérir.L\u2019azotémie est toujours très élevée.À la fin de la 2ème journée et plus souvent à la 3ème, apparaissent toutes les infections contractées au cours de l\u2019intervention.Le premier signe à nous y faire penser est la température qui se tient généralement autour de 100, 101°F.mais peut atteindre 103 et plus au cours des broncho-pneumonies.L'état infectieux aigu ou chronique des voies respiratoires est la grande cause des infections pulmonaires postopératoires.Les opérés de l'estomac y sont plus particulièrement prédisposés.Une très haute température reste le signe caractéristique de cette complication.On ÿ voit aussi une dyspnée associée à un état général mauvais.Les signes stéthacoustiques témoignent de toutes les formes d\u2019infections pulmonaires depuis une congestion simple jusqu\u2019à une pneumonie franche lobaire aiguë ou une broncho-pneumonie typique.Les formes les plus graves conduisent aux suppurations pleuro-pulmcnaires tels qu\u2019abcès du poumon ou pleurésie.Les antibiotiques sont tout indiqués.On donne de préférence de la pénici!line à la dose de 25,000 unités aux trois heures jour et nuit, intramusculaire, pendant tout le temps que dure la température et pour deux jours après que celle-ci est redevenue normale.Un petit moyen d'éviter des piqûres au malade est d\u2019additionner aux solutés qu\u2019il doit recevoir 100,- 000 unités de pénicilline aqueuse et de donner les solutés lentement.Vous pouvez ainsi remplacer deux piqûres par une.Toute infection additionnelle peut encore être associée à la prostigmine ou à tout autre médicament aqueux que le patient doit recevoir.La température peut encore être amenée par l\u2019inflammation de la plaie.Ici un simple coup d\u2019œil sous le pansement, à la suite de douleurs subjectives et objectives du malade, fait le diagnostic.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BuuiErin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Il faut, en plus des antibiotiques généraux, mettre sur la plaie un pansement humide chaud de préférence au sérum physiologique pour faciliter la résolution ou la résorption du foyer.Les doses de pénicilline seront proportionnées à l'intensité des phénomènes infectieux.Dans les cas bénins 25,000 unités aux trois heures suffisent.Mais, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une cellulite grave ou d\u2019un érysipèle, on sera tenu de donner 30 à 40,000 unités aux trois heures.À la 4ème journée, généralement, peut apparaître une parotidite consécutive à l\u2019introduction de germes pathogènes par le canal de Stenon au cours de l\u2019anesthésie.La douleur derrière la mâchoire avec gêne de la déglutition et de la mastication est le signe capital.Elle survient tantôt dans les états septicémiques, tantôt de façon imprévue chez un malade par ailleurs très bien.Comme traitement, on associe les gargarismes, tel le strep- tocide, à la pénicilline à la dose de 25,000 unités aux trois heures.Outre ces phénomènes infectieux des premiers jours, peuvent se présenter deux phénomènes mécaniques: l\u2019éventration et l\u2019éviscé- ration.L\u2019éventration, synonyme d\u2019une hernie abdominale dans la plaie, et l\u2019éviscération, qui est l\u2019issue des viscères à travers l\u2019incision, surviennent dans les premiers jours par infection massive de la paroi ou défaillance particulière des tissus.Elles peuvent encore survenir s\u2019il s\u2019agit de catgut entre le septième et le quatorzième jour à la suite de la digestion de ce catgut.Diagnostiquées, elles demandent d\u2019étre réparées toutes les deux aussitôt que possible par une réfection adéquate des plans.Dans l\u2019éviscération le traitement d\u2019urgence consiste à couvrir les anses intestinales d\u2019un pansement humide chaud au sérum physiologique et de les maintenir le plus possible à l\u2019intérieur de la cavité par un bandage circulaire élastique.A la suite de toute intervention, si bénigne soit-elle, deux autres complications restent à MARCEAU: MALADIE DE L\u2019OPÉRÉ craindre: 1° \u2014 la phlébite des membres inférieurs; 2° \u2014 l'embolie pulmonaire.Elles surviennent généralement entre la 8ème et la 12ème journées; cependant, toutes deux peuvent arriver avant le 8ème jour ou après le 13ème.| L\u2019embolie pulmonaire est l\u2019arrêt, dans une branche de l\u2019artère pulmonaire, d\u2019un caillot plus ou moins gros parti d\u2019un foyer de phlébite généralement situé aux membres inférieurs.Elle survient sans qu\u2019on s\u2019y attende du tout.Elle peut être mortelle d\u2019emblée; quand elle ne l\u2019est pas, elle peut se répéter dans les jours qui suivront.Ses deux principaux symptômes sont la douleur sous forme de points de côté très douloureux et la dyspnée intense.Comme expérimentalement l\u2019on a prouvé que l\u2019ischémie pulmonaire due aux spasmes artériels était beaucoup plus importante que celle entraînée par le caillot lui-même, la thérapeutique employée sera la papavérine intraveineuse à la dose de 14 grain à la première injection et de 14 de grain aux trois heures pour les jours suivants.Il faut toujours mettre l\u2019oxygène pour prévenir la suffocation et donner de la morphine pour calmer la douleur.On pourra substituer à la papavérine la novocaïne intraveineuse, l\u2019atropine, l\u2019éphédrine ou l\u2019adrénaline.Quant à la phlébite on lui connaît trois grands facteurs: 1° \u2014 l\u2019augmentation de la coagulabilité sanguine qui engendre principalement tout traumatisme cellulaire; 2° \u2014 le ralentissement de la circulation lié pour une part à la tension artérielle qui ba/sse quasi toujours au cours et à la suite de l\u2019intervention chirurgicale et pour une autre part à l\u2019hydrostatique de la masse sanguine congestionnée par l'immobilité et les mauvaises postures du malade; 3° \u2014 l\u2019altération de l\u2019intima des vaisseaux qui existerait plus souvent qu\u2019on ne le croirait et principalement due à l\u2019artériosclérose.La phlébite est quelquefois prévisible.Elle débute par de la douleur au mollet, signe que tout chirurgien doit régulièrement rechercher.Elle survient plus fréquemment à gauche qu\u2019à droite.Elle est infectieuse ou pas.À la période d\u2019état, nous avons, en plus de la douleur, la 1201 température et l\u2019œdème du membre atteint.La veine quelquefois peut se palper.Que faire?Est-ce qu\u2019on doit lever le malade, mobiliser son membre, permettre les massages et les infiltrations lombaires à la novocaïne au risque d\u2019avoir une embolie pulmonaire ou bien faut-il maintenir le malade dans la plus stricte immobilité?Les deux théories sont à la mode et chacun avec scn expérience adopte l\u2019une plutôt que l\u2019autre.Je passe la fistule purulente, survenant généralement le 5ème jour.Elle relève de l\u2019acte chirurgical lui-même.Je finirai par l\u2019occlusion intestinale et l\u2019iléus paralytique.A la suite de tout traumatisme intra-abdo- minal, s\u2019installe une paralysie réflexe qui dure généralement 24 à 48 heures.Rarement cette paralysie se continue après le 2ème jour.Si c\u2019est le cas, apparaissent la température, un pouls rapide, une langue sèche, des vomissements et un ventre ballonné.Voici le tableau de l\u2019iléus paralytique.C\u2019est dans le but de prévenir cette complication qu\u2019on prescrit généralement de la pros- tigmine aux 8 heures, à commencer la 2ème journée.Si elle s\u2019installe quand même, il faut mettre le siphon et tâcher d\u2019exciter la contraction intestinale par de petits lavements, des sérums, ou quelquefois encore une transfusion.Généralement, l'intestin reprend sa motilité sans conséquence grave.Une complication plus sérieuse sera l\u2019occlusion intestinale.Je ne parle pas des occlusions par brides qui surviennent plusieurs mois après l\u2019opération.Je parle de celle qui arrive au cours des suites opératoires, habituellement entre le 8ème et le 15ème jour.Elle peut survenir dans les tout premiers jours, s\u2019il y a eu anastomose et que les stomas sont insuffisantes.La cause habituelle est une péritonite plastique.Le malade accuse des douleurs, il vomit et ses vomissements deviennent rapidement fécaloïdes.On peut temporiser 24 ou 48 heures avec le siphon et des solutés intraveineux; cependant, rapidement il faudra réintervenir et rétablir le courant intestinal. SEDIMENTATION! Gaston LEDUC, Chef de Service au Sanatorium Saint-Michel Le nombre de travaux paraissant chaque année sur la sédimentation sanguine est considérable mais le problème est loin d\u2019être résolu.Ces publications scientifiques variables dans leur expression et dans leur technique ont laissé croire au médecin, en général, que la sédimentation était une analyse spécifique au laboratoire et qu\u2019elle était destinée à un nombre restreint de malades.De jour en jour nous voyons que son utilité s'avère dans le diagnostic, le pronostic, et la thérapeutique des maladies infectieuses et plus particulièrement en T.B.pulmonaire.Dans les circonstances, il me sera permis de vous exposer très brièvement ces applications cliniques et de condenser les notions actuelles sur ces explications théoriques des phénomènes.Nous passerons donc en revue l\u2019histoire de la sédimentation \u2014 son mécanisme les facteurs influençant le taux de la sédimentation \u2014 la méthode pour déterminer le taux de la sédimentation \u2014 et enfin, par des statistiques établ'es au Sanatorium St-Michel de Roberval, nous vous démontrerons que l\u2019augmentation du taux de sédimentation est directement proportionnel à la gravité de la maladie.HISTOIRE Les Grecs avaient remarqué que le sang en dehors de ses vaisseaux se séparait en quatre niveaux.Leur opinion était que le sang se ccmposait d\u2019un mélange de quatre fluides analogues qui correspondaient à quatre principales substances: Air, Eau, Feu, Terre.On croyait que le flegme formait le caillot dans le sang normal, mais, dans le sang anormal qui se ramassait sur la partie supérieure du caillot, ceci était interprété par les anciens comme une augmentation du flegme.La mala- 1.Communication au 2ième Congrès Régional de VA.MLFC.; Chicoutimi, 2-3 juin 1949.(Roberval).die survenait parce qu\u2019il y avait un mauvais mélange des quatre fluides du sang, la faute la plus commune était l\u2019augmentation du flegme.Comme la couenne ou le flegme était plus fortement développé dans les maladies avec une quantité d\u2019expression venant de la surface du corps et des poumons, cette théorie de la maladie, développée par les Grecs, régna pendant plusieurs années et l\u2019examen du sang devint l\u2019ordre du jour pour le diagnostic et la thérapeutique.Avec la découverte de la circulation du sang par Harvey en 1628 et des globules rouges par Malpighi en 1661, de nouvelles théories apparurent mais toujours l\u2019ancienne théorie gardait des adeptes et cela jusqu\u2019au dix- neuvième siècle.Hewson, un pionnier de la chimie du sang, reconnut l\u2019importance des trois constituants, globules rouges, sérum et lymphe.Il considérait que la rapidité d\u2019agglomération des globules rouges exerçait une grande influence.Je vous ferai grâce de tous les auteurs qui ont parlé du sujet; mais celui qui a fait un magnifique travail sur la sédimentation est Fahraeus de Stockholm en 1917.Il redécouvrit accidentellement le fait antérieurement connu, mais oublié, que le taux de sédimentation est augmenté dans la grossesse, dans les maladies infectieuses et malignes.Depuis ce temps, !a littérature médicale est inondée d\u2019articles de toute sorte.Quelques uns ont essayé d\u2019expliquer le phénomène, d\u2019autres s\u2019adressent aux difficultés techniques et d\u2019autres enfin ont cherché une application clinique du test pour le diagnostic et le pronostic.Fahraeus comprit que les lois physiques de la chimie colloïdale s\u2019appliquaient au sang.Il démontra que !e taux de sédimentation des globules dans le plasma est directement proportionnel à leur grosseur et inverse- LEDUC: SÉDIMENTATION ment proportionnel à la viscosité du milieu.Dans n\u2019importe quel sang, qu\u2019il soit normal ou pathologique, la vitesse de la chute dépendra du diamètre des particules et de leur nombre en suspension.La différence de sédimentation entre un sang normal et un sang pathologique dépend de la grosseur des parti- eules puisqu\u2019il remarque que les globules rouges se groupent plus facilement dans la maladie.Il est un fait bien connu en chimie colloïdale que le nombre des particules dans une suspension concentrée descend plus lentement qu\u2019une seule particule, parce que les particules liées ensemble ne peuvent se mouvoir.Le même phénomène se passe dans le sang.La variation dans la grosseur des érythrocytes repose sur le changement de l\u2019état électro- physique du sang.Les érythrocytes transportent une charge négative.Quand cette charge diminue, les corpuscules sont attirés les uns les autres et s\u2019agglutinent.Si quelque chose augmente la charge positive du plasma, la charge négative des globules rouges diminue et ceci augmentera l\u2019agglutination et l\u2019agglomération des globules rouges.D\u2019un autre côté, si on ajoute des substances dans le sang qui absorbent les particules pos:tives, leur charge négative est augmentée, les globules se repoussent les uns les autres, la stabilité du sang est accrue et le taux de sédimentation est plus lent.Le degré de viscosité d\u2019une solution de protéine est indirectement proportionnel à sa charge électrique.Les globulines ont une haute viscosité, l\u2019a'bumine a une viscosité lente.En d'autres mots, la charge négative des érythrocytes est plus grande dans une solution d\u2019albumine que dans une solution de globuline ou de fibrine.FACTEURS QUI INFLUENCENT LA SÉDIMENTATION L'interaction de ces forces tend à garder un système stable et dans la santé c\u2019est, remarquablement constant.Dans la maladie, plusieurs facteurs troublent cette balance en produisant un changement dans la stabilité 1203 du système.Un des facteurs les plus importants, tendant à augmenter l\u2019agglutination et l\u2019agrégation des érythrocytes et conséquemment le taux de sédimentation, est une variation dans la composition du plasma et ce sont les protéines.Le mode d\u2019action des protéines du plasma est très discuté.Certa/ns observateurs croient que cela serait dû à la tension superficielle en diminuant les charges électriques négatives.Les Lipides, le cholesterol et la lécithine du plasma influenceraient le taux de sédimentation.Kurten montra que la lécithine diminue le taux, le cholesterol l\u2019augmenterait.Leucocyte Bland et ses associés constatèrent que la femme enceinte qui a une leucocytose de 15.000 montre une sédimentation plus rapide et si le taux de sédimentation décroît, les globules blancs diminuent aussi.Dans le rhumatisme, il existe aussi un parallélisme entre leucocytes et sédimentations.Parfois la fièvre et le leucocyte disparaissent avant que la sédimentation soit redevenue normale.Ceci indique que la sédimentation est un indicateur plus sensible de la persistance de l'infection Dans un certain nombre de cas de T.B.pulmonaire, il y a augmentation des globules blancs et du taux de sédimentation en même temps, mais les phénomènes sont différents.Parfois nous rencontrons aussi une sédimentation presque normale chez des tuberculeux très avancés avec une formule leucocytaire très mauvaise.Le mécanisme causant une augmentation du taux de sédimentation dans les cas minimes et dans les cas très avancés est différent.Certains observateurs expliquent que la sédimentation pathologique est une expression de destruction de tissu et son absorption; alors que, dans les cas minimes, les leucocytes ne .progressent pas assez ou qu\u2019ils ne sont pas capables de produire un trouble constitutionnel dans la suspension stable du sang. PE L FORE 1204 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 Dans les cas très avancés, la texemie paralyserait la fonction des organes responsables de la production des substances qui augmenteraient le taux de sédimentation.Pour illustrer cette théorie passons en revue la statistique établie sur 400 patients ayant été hospitalisés au Sanatorium St-Mi- chel de Roberval.Pour ne pas rendre les statistiques trop arides, prenons seulement les grandes c'assifica- tions.La classification de nos malades est faite après lecture radiologique et examen clinique.Voici un tableau comparatif de nos sédimentations chez les femmes et chez les hommes.Sur 250 femmes ou filles, voici leur sédimentation : 92 cas de T.B.minime: Le sexe Il existe une différence entre l'homme et la | femme.Il n\u2019y a pas de différence entre le garçon et la fille avant la puberté.Après la puberté le sang mâle est plus stable que le sang femelle et Fahraeus suppose que sela serait dû | au plus petit nombre d\u2019erythrocytes chez la | femme.Age | Chez le jeune enfant la sédimentation est basse et s\u2019accroîtrait avec l\u2019Âge parce qu\u2019il y aurait augmentation de fibrinogène.M enstruations Durant les menstruations on remarque une augmentation.Plaso et Rourke ont cherché à Sédimentation: 0-10 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80-90 Nombre de cas: 43 25 11 9 2 94 cas de T.B.modérément avancée: 1 1 Sédimentation : 0-10 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80-90 100 Nombre de cas: 5 8 22 15 10 54 cas de T.B.très avancée: 16 8 6 3 1 Sédimentation: 0-10 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80-90 90-100 100 Nombre de cas: 1 1 4 2 4 10 cas de pleurésie séro-fibrineuse : 13 13 6 5 2 3 Sédimentation: 0-10 10-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 90-100 100 Nombre de cas: 0 0 2 1 2 Sur 150 hommes, voici leur sédimentation : 34 cas de T.B.minime: 2 1 1 1 Sédimentation: 0-8 8-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80-90 90-100 100 Nombre de cas: 18 10 4 - - 89 cas de T.B.modérément avancée: 1 1 - - - C Sédimentation: 0-8 8-20 20-30 30-40 40-3\" 50-60 60-70 70-80 80-90 90-100 100 Nombre de cas: 9 18 9 13 20 27 cas de T.B.trés avancée: 6 5 5 - 3 1 Sédimentation: 0-8 8-20 20-30 30-40 40-50 50-60 60-70 70-80 80-90 90-100 100 Nombre de cas: - 1 1 4 1 5 6 5 1 2 1 LEDUC: SÉDIMENTATION déterminer une relation entre le cycle menstruel et la sédimentation.Grossesse La seule condition physiologique qui affecte le taux de sédimentation, c\u2019est la grossesse.Fahraeus constata que la sédimentation s\u2019élève durant le premier mois et atteint son maximum à la fin du terme et dure encore deux mois après la délivrance.Pour Badin et Conas, il est possible de tirer une application pratique de la constatation d\u2019un tel syndrome humoral qui est presque sûrement témoin d\u2019une complication du postpartum même cliniquement non évidente.Fièvre Westergren dit que la sédimentation est toujours pathologique quand la fièvre est produite par la tuberculose.Digestion Une grande quantité de protéines peut causer temporairement une augmentation de fibrinogène dans le plasma et conséquemment une augmentation du taux de sédimentation.Facteurs techniques Comme la sédimentation est une mesure dans le changement de l\u2019état colloïdal du sang produite par la maladie, tous les facteurs qui peuvent influencer cette stabilité doivent être éliminés.Parmi ces facteurs techniques il v a les anticoagulant employés (héparine, citrate de soude, oxalate de potassium, une mixture d\u2019ammonium et d\u2019oxalate de potassium, la longueur et le diamètre du verre, la position du tube, la température.) MÉTHODES POUR DÉTERMINER LE TAUX DE SÉDIMENTATION Plusieurs méthodes ont été employées pour 1205 déterminer le taux de sédimentaticn.Ces méthodes diffèrent dans l'instrument employé, l\u2019anti-coagulant et la manière de faire la lecture.Nous vous ferons grâce de toutes ces techniques, nous contentant de vous énumérer les noms: Westergen, Linzenmeier, Cutler, Rourke et Ernstern, Wintrobe, Barbier et Piquet.Retenons celle de Cutler, celle que nous employons actuellement.Comme anticoagulant, citrate de sodium 3%.Une partie de solution de citrate pour une partie de sang 45 à 5 ce.Tubes de 20 MM de longueur gradués en millimètres, diamètre 2 m.m.La sédimentation est lue après une heure.La normale est de 8 pour les hommes et 19 pour les femmes.Il peut sembler curieux qu\u2019une méthode aussi précieuse dans l\u2019évolution des maladies infectieuses ne soit employée que rarement.Faut-il ajouter que beaucoup de médecins ne l'ont jamais pratiquée et disent qu\u2019ils peuvent se dispenser facilement de cet examen.La sédimentation sanguine comporte donc des modifications physiologiques ou pathologiques qu\u2019il importe de connaître.Mais ce n\u2019est pas une raison pour ne pas reconnaître à la méthode l\u2019intérêt pronostique énorme qu'elle garde en T.B.pumonaire.Aussi cite- rens-nous en manière de conclusion l\u2019op:nion du Dr Lelong, médecin des Sanatoriums de la Se.ne: «Il est indiscutable qu\u2019il y a un rapport constant entre l\u2019amélioration clinique et l\u2019abaissement de la sédimentation et inversement.Parfois même on a vu celle-ci pré- \u2018céder une rechute et attirer notre attention avant que les phénomènes évolutifs aient pu provoquer une modification thermique et sté- thacoustique.De même la persistance d\u2019une vitesse de sédimentation exagérée, après guérison, doit faire douter une évolution favorable malgré l\u2019amélioration clininue.» \\ Raymond LARICHELLIERE (Montréal).Pour des raisons qu\u2019il serait superflu d\u2019analyser ici, les tribunaux, les compagnies d\u2019assu- sique.Or, comme pour la majorité des auteurs rances, les commissions d\u2019accident du travail ont de plus en plus recours à l\u2019opinion médicale dans l\u2019établissement d\u2019une incapacité phy- les os surnuméraires du pied existent chez vingt-cinq pour cent des individus normaux tieuse que toute autre entité osseuse, il nous a paru intéressant de vous présenter cette étude personnelle de 2,516 radiographies! du pied qui illustreront les cas rencontrés le plus souvent dans la pratique courante.Le pied normal est composé de vingt-huit os en incluant les deux sésamoïdes du premier métatarsien.Conséquemment, toute formation osseuse aperçue en plus de ceux-ci sera considérée comme surnuméraire et composera le sujet de cette analyse.Nous avons étudié une série de deux mille cinq cent seize radiographies prises les unes à la suite des autres pendant environ quatre ans à notre bureau.De ce nombre nous avons constaté l\u2019existence d\u2019os surnuméraires sur huit cent soixante-douze rad'ographies, ce qui nous rapproche de la moyenne rencontrée par la plupart des auteurs.Vous me permettrez de vous décliner immédiatement les noms et de vous produire le dessin des os surnuméraires tels que présentés dans le numéro 22 de Archives of Surgery.juin 1931, qui contenait en plus, des pages 936 ct qu\u2019il est admis que ces os sont susceptibles 0 de la même pathologie traumatique ou infec- 20 à 975, un article intitulé \u201cFunctional disturbances caused by inconstant bones of the foot\u201d Fig.1.\u2014 1.Os trigone.et écrit par N.S.Burman et W.P.Lapidus.ÉTUDE SUR LES OS SURNUMÉRAIRES DU PIED 2.Scaphoïde surnuméraire.3.Os péronéum.4.Epiphyse styloide ou os vé- salianum.5.Os intermétatarsien.6.Calcanéum Ce dernier a beaucoup contribué à la chirurgie secondaire.7.Os supranaviculare.8.Astragalus .secondaire.9.Os paracunéiforme.10.Os inter- du pied.cunéiforme (non visible au R.X).11.Cuboide Nous avons pour notre part vu, sur les deux tants.14.Sésamoide moide interphalangien.surnuméraire.12.Os unci.13.Sésamoides cons- interphalangien.15.Sésa- 16, 17, 18, 19.Sésamoides 1.Statistiques en date du 5 avril 1945.inconstants.20.Os non décrit. LARICHELLIERE: OS SURNUMERAIRES DU PIED mille cinq cent seize radiographies du pied, deux cent soixante-douze cas de scaphoides surnuméraires, ce qui représente une moyenne d\u2019environ dix pour cent de toutes les pellicules étudiées.Cette proportion monte jusqu\u2019à douze pour cent chez certains auteurs.Les os sésamoïdes surnuméraires, en incluant les divisions des sésamoïdes du premier métatarsien, ont atteint le nombre de quatre cent quarante et un et de ce chiffre les sésamoïdes du cinquième métatarsien sont les plus fréquents, soit quinze.L\u2019os intermétatarsien s\u2019est montré dix fois et nous avons aussi vu dix-neuf os péronéum, un os trigone, cinq astragales surnuméraires, neuf vésalianum, quarante inter- phalangiens, un tibial, trois sub-tibiaux, deux de la basse du cinquième métatarsien, deux paracunéiformes, un calcanéum secondaire, deux sésamoïdes incomplets et un os intereu- néiforme.On nous permettra de présenter ici un os surnuméraire que le hasard nous a offert et qui n\u2019a pas encore été décrit dans toute la littérature consultée.Il est situé sur le bord interne de la tête du premier métatarsien.Nous l'avons vu avec joie et il n\u2019a pas encore reçu de nom officiel.Les os surnuméraires existent aussi bien chez l\u2019homme que chez la femme; ils ne s\u2019ossifient que vers l\u2019âge de douze ans et peuvent indifféremment se rencontrer sur un pied seulement ou sur les deux à la fois.Ils peuvent être intimement liés à un os ou encore en être tout à fait indépendants et dans ces cas ils sont contenus habituellement dans les tendons.La radiographie ne permet pas d\u2019établir leur grosseur exacte parce que ce sont des centres d'ossification contenus dans une enveloppe cartilagineuse assez épaisse.Cette explication permet de concilier l\u2019aspect radiologique d\u2019un sésamoide du premier métatarsien qui parai- trait fracturé, mais que la dissection présente comme un seul os.Les os surnuméraires du pied se transmettent des parents aux enfants, mais à un moindre degré que d\u2019autres caractè- 1207 res tels que l\u2019hypermcbilité et le raccourcissement du premier métatarsien.Les os surnuméraires sont des vestiges accidentels d\u2019un caractère ancestral dans la grande évolution de l\u2019espèce animale.Nous ne voulons pas, par les présentes, entreprendre une discussion trop élaborée sur ce sujet parce que cette étude ne s\u2019y étend pas, mais nous croyons qu\u2019il serait intéressant, tout en restant dans les limites de cette question, d\u2019étudier l\u2019évolution du pied à travers les temps.Le pied est une partie du corps humain où l\u2019évolution de l\u2019espèce animale peut le plus facilement être suivie, et en suivant les étapes reptilienne, am- phibienne, arboréale et enfin plantigrade, il est possible de retrouver à chacune de ces phases les éléments qui constituent encore chez l\u2019homme les moyens physiques de locomotion.Or c\u2019est dans l\u2019époque pléistocène que le pied humain a pris ses caractères définitifs chez les plantigrades d\u2019alors, qui eux-mêmes avaient déjà perdu ces formations osseuses que nous appelons surnuméraires.Par ailleurs, la phase intermédiaire entre l\u2019anthropoïde et l\u2019homme n\u2019a laissé que des vestiges sous forme d\u2019empreintes sur le sol et c\u2019est Félix Trombe qui prétend les avoir découvertes dans la cave du château de Montespan à Gentil les Bains, en Haute-Garonne.Nous pourrions maintenant ajouter que, dans la série animale, c\u2019est le pied du gorille qui ressemble le plus à celui de l\u2019homme et parmi les anthropoïdes, suivant les évolutionnistes, la division se serait faite du chimpanzé vers l\u2019orang-outang d\u2019une part et le gorille d\u2019autre part.Nos prétentions et nos connaissances se limitent à peu près à ceci, tous voudront croire que nous ne voulons pas les mettre en cage.En définitive, les os surnuméraires du pied tirent leurs noms d\u2019os retrouvés dans les organes de locomotion des poissons, des reptiles, des oiseaux, et des autres animaux.(à suivre) 1208 Bulletin de l\u2019Hssoctation des (Dédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union(MDédicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 78, No 10 \u2014 Montréal, octobre 1949 LE PROBLÈME DE L\u2019ÉPISTAXIS NASALE L\u2019épistaxis veut dire: saignement de nez.Le sang provient le plus souvent de la tache vasculaire antéro-inférieure de la cloison, juste en arrière du vestibule nasal: c\u2019est la zone d\u2019épistaxis de Kisselbach ou de Little: cependant, toute partie de la muqueuse du nez et des sinus peut donner naissance à l\u2019é épistaxis et l\u2019artère maxillaire interne est l\u2019artère nourricière de tout ce territoire.L'hémorragie nasale abondante place toujours le médecin devant un double problème: en rechercher l\u2019origine locale et éloignée, instituer le traitement urgent direct et direct, En pratique, comme dit Laurens: \u2026 le plus souvent, le traitement primera la recherche de la cause ».Ogura et Sentu- ria tracent un tableau complet de la question.Dans son étude anatomo-pathologi- que de la zone d\u2019épistaxis, Dohlman résume les signes locaux à ce qui suit: thrombose du plexus veineux sans atteinte de l\u2019endothélium ; absence de réaction inflammatoire, mais altération de l\u2019épithélium externe des capillaires d\u2019où vient leur fragilité.Cette fragilité capillaire représente souvent une manifestation associée à des facteurs tantôt endogènes: inflammation aiguë ou chronique, surtout le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreriN A.MLE .C.\u2014 Montréal, octobre 1949 rhumatisme, dyscrasie sanguine, hypertension, hépato-néphrite, télangiecta- sie, avitaminose, tumeur bénigne ou maligne : tantôt exogènes ce.à d.locaux ou de voisinage: fracture du nez, traumatisme facial ou crânien, ulcération ou perforation de la cloison, hémorra- gle post-opératoire, corps étranger, ma- nœuvres endonasales, sinusite, adénoi- dite.Peu importe la cause, le premier geste à poser, consiste à arrêter l\u2019hémorragie nasale.Parmi les méthodes thérapeutiques anciennes et récentes, les tamponnements antérieur et postérieur restent toujours le moyen le plus efficace.Tamponnement.On pratique le tamponnement antérieur à l\u2019aide de coton absorbant ou de gaze; la gaze s\u2019applique en accordéon dans la fosse nasale, les deux extrémités distale et pro- xymale s\u2019extériorisant en dehors de la narine.On peut le remplacer par un ballon de caoutchouc ou un doigt de gant de chirurgien.Pour le tamponnement postérieur, 11] vaut mieux employer un tampon de gaze; l\u2019otite en est la complication la plus fréquente.Coagulants.La thrombine topique (P.& D) est le plus efficace ; on l\u2019instille en surface ou dans le tamponnement.L\u2019oxycel (P & D) et le gel-foam (Up- John) sont des bandes ou bâtons de cellulose ; employée seule, la cellulose peut se montrer inefficace dans un cas rebelle, par le manque de compression suffisante, 1l faudra donc l\u2019accompagner du tamponnement.Il ne faut pas trop compter sur l'action exclusive du coagulène et de la vitamine K.Injections sclérosantes.Fox pré- ÉDITORIAL tend qu\u2019avec l'injection sous-muqueuse de substance sclérosante au niveau de la zone hémorragipare, il a pu maîtriser la plupart des hémorragies de cette zone: il emploie le psylliate de sodium (Sylnasol Searle); on pourra aussi se servir d\u2019agents tels que quinine-uretha- ne, morrhuate de soude, ete.Vaso-constricteurs.L\u2019action de l\u2019é- phédrine 1% est moins violente et plus durable que celle de l\u2019adrénaline 1/1000.McLaurin, J.W., a constaté que l\u2019injection I.M.d\u2019extrait pituitaire (pitressin) favorise l\u2019hémostase après l\u2019amygdalectomie.Il devrait en être de même dans l\u2019épistaxis.Cautérisation.On doit y recourir avec précaution et modération, ne jamais agir en profondeur; elle peut produire une ou des ulcérations d'où un plus grand nombre de capillaires atteints qui deviendront des robinets difficiles à fermer.Agents chimiques: à l\u2019aide d\u2019un petit tampon imbibé ou d\u2019une perle, on pratiquera un attouchement superficiel ; le nitrate d\u2019argent 5 à 15%, l'acide chromique, l\u2019acide trichloracétique sont devenus d'usage classique.Galvano-électro-coagulation: appliquée superficiellement, elle agit favorablement; elle semble moins efficace chez les personnes âgées, car la croûte nécrotique, lors de sa chute, facilite la récidive de l\u2019hémorragie en\u2019 laissant parfois une ulcération plus large, surtout si on a exécuté une cautérisation un peu trop généreuse.R.S.\u2014 M.Rainey et Lyman ont démontré que le décollement de la muqueuse hémorragipare à la façon de l\u2019opération sous-muqueuse s\u2019est avéré un moyen efficace, particulièrement 1209 en présence d'une ulcération surmon - tant un éperon.Dans quelques-uns de nos cas, nous avons été témoin de la régénération de la muqueuse après application combinée de pommade vitaminée et d\u2019un tampon légèrement compressif; 1l s\u2019'agissait d\u2019ulcération de la cloison ayant dénudé le cartilage.Ligature de la carotide externe.En présence d\u2019une situation désespérée après l\u2019échec des moyens ci-haut mentionnés, seule la ligature de la carotide externe deviendra la planche de salut.Nous l\u2019avons pratiquée souvent comme temps préliminaire à la chirurgie majeure de la face et comme mesure préventive de l\u2019'hémorragie dans certains cas de cancers nécrosants de la bouche.Mais le procédé s\u2019est montré salutaire chez deux malades moribondes presque saignées à blanc par une épistaxis rebelle, réfractaire aux tamponnements, aux médicaments et aux transfusions.Chez un autre malade en état d\u2019épistaxis abondante ayant nécessité des transfusions, l\u2019opération Caldwell-Luc a fait cesser l\u2019hémorragie nasale définitivement, le patient souffrant de sinusite chronique.Ogura et Senturia affirment que la gravité et la fréquence de l\u2019épistaxis se manifestent surtout avant l'âge de 25 ans et après l\u2019âge de 50 ans, que dans 80% des cas, elle siège à la partie inférieure de la cloison.A la suite de cet aperçu actuel de la question, on peut donc répéter que la solution du problème de l\u2019épistaxis relève en premier lieu du médecin tral- tant aidé au besoin de l\u2019oto-rhinola- ryngologiste.Valmore LATRAVERSE HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE L\u2019ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ A l\u2019occasion de la deuxième Assemblée mondiale de la Santé, dont les assises se sont ouvertes le 13 juin 1949 et ont été tenues à Rome dans l\u2019enceinte de Palazzio Venizia, nous paraît opportun de faire connaître à nos lecteurs ce qu'est l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, ses fins, ses travaux et ses accomplissements depuis sa fondation.Nous continuerons d\u2019ailleurs à les renseigner sur les activités de cet organisme sans porter aucun jugement dé- fimitif sur son utihté réelle et les résultats pratiques de ses opérations.D\u2019ailleurs, ce que peut obtenir en réalisation un organisme d\u2019une telle ampleur d\u2019application, nécessite le temps qui permet la coordination objective des renseignements parvenant aux comités chargés des vérifications.(R.A.) Dans un monde où les distances ne comptent plus, la santé sera désormais un bien inaccessible aux nations comme aux individus si les gouvernements et les peuples ne joignent pas leurs efforts en une coopération d\u2019une ampleur inconnue jusqu\u2019ici.Il ne sera plus possible, dorénavant, de compter sur de simples mesures de défense contre les maladies du corps humain pour sauvegarder efficacement la santé des peuples.Se défendre ne suffit plus et les maladies du corps ne sont pas le seul ennemi à combattre.Si l\u2019on veut que l\u2019homme jouisse d\u2019un meilleur état de santé et d\u2019une plus grande somme de bonheur \u2014 ou même simplement que la race humaine survive, il faut mener sans trêve et sur tous les points du globe une offensive acharnée, non seulement contre les maladies du corps, mais aussi contre celles de l\u2019esprit et contre les inégalités sociales, sources de conflits.S'appuyant sur ces principes, l\u2019Organ:sation Mondiale de la Santé est résolue à adopter une politique positive et militante pour garantir à tous les peuples le meilleur état de santé possible.LES ORIGINES Certaines formes de coopération entre pays, dans le domaine sanitaire, sont très anciennes.Les mesures de quarantaine, par exemple, ex'stent depuis plusieurs siècles et les Etats appliquent depuis de longues années des conventions sanitaires internationales destinées à empêcher la propagation des maladies.Sous les auspices de la Société des Nations, la collaboration internationale s\u2019est étendue à divers domaines tels que l\u2019information épidémiologique, l\u2019_échange des renseignements techniques les plus divers et la lutte contre certaines maladies.Toutefois, une ère entièrement nouvelle s\u2019ouvrit pour la collaboration dans le domaine sanitaire lorsque, le 22 juillet 1946, les représentants de plus de soixante pays, réunis à New-York en une Conférence internationale de la Santé, décidèrent, 4 I'unanimité, d\u2019adopter la Constitution de l'OMS.Ce document, véritable déclaration des droits de l'homme à la santé, est maintenant connu sous le nom de « Grande charte de la santé».Les fonctions et la structure de la nouvelle organisation telles qu\u2019elles étaient déf nies dans le projet de constitution, furent examinées, discutées et revisées, au cours de cinq semaines de travail, par la Conférence internationale de la Santé \u2014 la première de cette importance qui eût été convoquée sous l\u2019égide des Nations Unies.Antérieurement, au cours de la même année, un avant-projet de constitution avait été élaboré par une Commission technique préparatoire, réunie à Paris sur les instructions du Conseil Econo- mique et Social des Nations Unies.Dès 1945, d\u2019ailleurs, l\u2019établissement de la nouvelle organisation avait fait l\u2019objet d\u2019une recommandation de la part des délégations du Brésil et de la Chine, lors de la Conférence des Nations Unies à San Francisco.Telles sont, brièvement résumées, les diverses étapes qui ont marqué la création de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.La commission intérimaire de OMS Après avoir approuvé la Constitution de l\u2019OMS, les délégués à la Conférence internationale de la Santé de 1946 décidèrent de créer une Commission Intérimaire, composée de représentants de dix-huit Etats.Ils confièrent à cette Commission la double tâche de préparer l\u2019établissement de l\u2019organisation permanente et, dans l'intervalle, d\u2019assurer les principales fonctions qui incombaient auparavant à certaines institutions telles que l\u2019Organisation d\u2019Hygiène de la Société des Nations, l\u2019Office International d\u2019Hygiène Publique (Paris) et la Division sanitaire de l'UNRRA.Au cours de ses deux années d\u2019existence, la Commission Intérimaire a progressé sur une vaste front, en s'attaquant à un grand nombre des problèmes sanitaires mondiaux les plus urgents.Des comités d\u2019experts ont déployé leur activité gill fr de te Qu \u2026e\u2026 es 5 953 L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ dans des domaines tels que l\u2019épidémiologie et la quarantaine, la standardisation biologique, l'unification des pharmacopées, la paludisme, la tuberculose, les maladies vénériennes, les statistiques démograph ques, etc.Un programme d'aide sanitaire, comportant une assistance d\u2019ordre technique et pédagogique aux autorités nationales de quatorze pays d\u2019Europe, d\u2019Afrique et d\u2019Asie qui recevaient auparavant une aide de l'UNRRA, a été repris et cont nué.Les services de renseignements épidémiologiques, créés par des organisations précédentes, ont été maintenus et améliorés, et une série de publications sanitaires internationales de caractère technique ou général ont paru.Le r\u2018sultat le plus impressionnant dont puisse s\u2019enorgueillir la Commission Intérimaire de l'OMS a été le succès de son assistance au Ministère de la Santé d'Egypte pendant l\u201d\u201cpidémie de choléra de 1947.La demande d\u2019aide adressée par l\u2019Egypte rencontra un accueil si chaleureux que la colleboration internationale sans précédent qui s\u2019établit ensuite aboutit à une victoire complète sur l\u201cp'démie dans les six semaines qui suivirent la notif'cation du premier cas.Il fut ainsi possible d\u2019épargner des milliers de vies humaines et, par surcroît, en évitant les bouleversements économiques et sociaux qui auraient néces\u201cai- rement résulté d\u2019une pareille calamité, de réaliser nne économie d\u2019une importance incalculable.Dans l'intervalle.les travaux préparatoires en vne de l\u2019établissement de l\u2019organisation permanente se poursuivaient.Toutefo\u2019s, les dispositions d{finitives ne pouvaient être prises avant que la Const\u2018tution eût été ratifiée par vingt-six Etats Membres des Nations Unies.Au début du printemps de 1948, le nombre de ratifications requis fut enfn dépasré.Moins de trois mois après, le 24 juin 1948, la première Assemblée Mondiale de la Santé se réunit à Genève pour établir l\u2019organisation mondiale unique dont la création avait été prévue deux ans auparavant à New-York.CE QU\u2019EST L\u2019ORGANISATION Aujourd'hui, l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, qui réunit plus de cinquante nations de toutes les parties du monde, compte parmi les principales institutions spécialisées des Nations Unies et, étant accessible à tous les Etats, elle comprendra, en définitive, des représentants de l\u2019humanité tout entière.Mais ce qui importe plus encore que son envergur > et son rayon d'action, c\u2019est ça conception des devoirs et des responsabilités qui lui incombent en tant qu\u2019institution internationale chargée des questions de santé.Le but de l\u2019Organisation, tel qu\u2019il est défini dans la Constitution, n\u2019est rien moins que d\u2019assurer à tout être huma/n le «meilleur état de santé qu\u2019il est capable d\u2019atte'ndre ».1211 Cependant, ce but à lui seul ne justifierait pas entièrement le terme de « Grande Charte de la Santé » par lequel on a désigné la Constitution de l'OMS.L\u2019importance véritablement révoluticnnaire de ce document réside dans le fait: de définir la santé comme «un état de complet bien-être physique, mental et social» qui ne « consiste pas seulement en une absence de maladie ou d\u2019infirmité > ; d\u2019affirmer que la santé ainsi déf nie « constitue l\u2019un des droits fondamentaux de tout être \u2018humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale D, et de reconnaître que la santé de tous les peuples- est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité» et qu\u2019elle « dépend de la.coopération la plus étroite des individus et des: Etats».Ces principes, (noncés dans le préambule de sa Constitution, sont les bases mêmes sur lesquelles l\u2019Organisation Mondiale de la Santé a été édifiée.Ils trouvent un écho dans le cœur des hommes.Plus que toute autre caractér:stique, ils font de l'OMS ce qu\u2019elle est, c\u2019est-à-dire une arme nouvelle et puissante dans: la lutte séculaire de l\u2019humanité contre la m'sère, la.souffrance et le besoin.CE QUE FAIT L'ORGANISATION Comme toute autre institution du même ordre.l\u2019OMS doit être considérée non seulement d\u2019après: l'idéal qu\u2019elle se propose, mais aussi d\u2019après ses actes.La tâche essentielle qui incombait à la première Assemblée Mondiale de la Santé, lorsqu\u2019elle se réunit à Genève, au cours de l\u2019été de 1948, était moins de- déterminer les activités à entreprendre par l'OMS que de décider celles qu\u2019elle ne serait pas en mesure d\u2019assumer en raison de la modicité de ses ressources.Les problèmes sanitaires pour lesquels une action internat\u2018onale efficace pouvait et devait être \u2018nstituée étaient des plus nombreux, et l\u2019Assemblée dut, par conséquent, choisir ceux auxquels il convenait de donner la priorité.Se fondant sur les pronositions soumises par la Commision Intérimaire, l\u2019Assemblée de la Santé aboutit à un accord unanime sur le nombre et la nature des projets à mettre en œuvre ainsi que sur le montant à dépenser.Le budget total, pour la prem ère anrés complète d\u2019existence de l'OMS en tant qu\u2019organisme permanent, fut fixé exactement à 5 m'llions de dollars.Cette somme, qui représente les contributions versés par les membres d\u2019après un barème fixe, est plus modi - que encore qu\u2019elle ne le paraît.En effet, une anné- d\u2019activité intégrale de l'OMS dans le monde entier 1212 revient ainsi, en moyenne, à environ 1/5 de cent des Etats-Unis par tête.Parmi les principales tâches assumées aujourd\u2019hui par l\u2019Organisation Mondiale de la Santé figurent : six programmes ayant une priorité de tout premier rang \u2014 chacun relevant d\u2019une section spéciale du Secrétariat \u2014 et concernant: le paludisme, la tuberculose, les maladies vénériennes, l'hygiène de la maternité et de l\u2019enfance, la nutrition et l\u2019alimentation et l'hygiène du milieu ; une action de grande envergure dans le domaine de l\u2019administration de la santé publique, comprenant les hôpitaux et les dispensaires, l\u2019hygiène industrielle, les travaux d\u2019ordre médico-social, les soins infirmiers, l\u2019enseignement de l'hygiène, la rééducation médicale et l\u2019hygiène des gens de mer; des recherches sur les maladies parasitaires, telles que la schistosomiase qui, dans certaines régions agricoles de l\u2019Afrique, de l'Asie et de l\u2019Amérique, met, chaque année, des millions d\u2019individus hors d\u2019état de travailler; et la filariose, maladie importante qui n\u2019a jamais encore été étudiée sur le plan international; des études spéciales sur les maladies à virus, telles que la paralysie infantile, la rage, le trachome et la grippe.Le programme de l\u2019OMS relatif à la grippe comporte, pour la première fois dans Phis- toire, l\u2019établissement d\u2019un Centre mondial de la Grippe; un programme tendant à développer l\u2019hygiène mentale, en général, ainsi qu\u2019au point de vue de certains problèmes, tels que l\u2019alcoolisme et la toxicomanie.Les six programmes prioritaires sont élaborés et coordonnés au siège de l\u2019Organisation, compte tenu des avis donnés par des comités internationaux d\u2019experts; ils sont mis en œuvre, principalement par des équipes envoyées sur place pour donner des conseils et faire des démonstrations et, d\u2019une manière générale, pour prêter leur assistance aux autorités sanital- res nationales dans la solution de problèmes paticuliers.Ces activités, qui font partie des opérations d\u2019aide sanitaire de l'OMS, sont complétées par un programme de bourses assurant un échange international de médecins et d\u2019hygiénistes, et par un service spécial chargé de donner des renseignements et des avis concernant la documentation médicale et le matériel d\u2019enseignement ainsi que l\u2019obtention de fournitures médicales, en temps normal aussi bien que dans des circonstances exceptionnelles, comme l\u2019épidémie de choléra qui a sévi en Egypte.Outre un grand nombre d'init'atives entièrement nouvelles touchant à la coopération internationale L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 dans le domaine sanitaire, l'OMS progresse dans d\u2019autres sphères où des organisations précédentes avaient déjà fait œuvre utile: la standardisation biologique et l'unification des pharmacopées se poursuivent ; un système uniforme de statistiques sanitaires pour tous les pays est mis en vigueur.C\u2019est la première fois que des mesures législatives sont prises dans le domaine de la santé par une institution internationale; la Règlementation quarantenaire internationale est actuellement revisée à la lumière des connaissances scientifiques modernes; elle est destinée à faire partie, avec d\u2019autres règlements, d\u2019un code sanitaire international; la réunion et la diffusion de renseignements et de statistiques épidémiologiques sont en voie de perfectionnement.Enfin pour une grande diversité de questions intéressant les normes sanitaires, l\u2019Organisation maintient, soit par voie d\u2019accords, soit sur des bases moins formelles, une collaboration et une liaison étroites avec les divers organes des Nations Unies, avec un certain nombre d\u2019autres institutions spécialisées des Nations Unies (notamment, l\u2019Organisation pour l\u2019Alimentation et l\u2019Agriculture, l'UNESO et l\u2019Organisation Internationale du Travail), avec le Fonds International Secours à l\u2019Enfance et avec un nombre croissant d\u2019organisations internationales non gouvernementales exerçant une activité dans le domaine de la santé.COMMENT FONCTICNNE L'ORGANISATION Les organes de l\u2019OMS et leurs principales fonctions sont: l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé qui est composée de délégués représentant les Etats Membres et qui se réunit en sessions annuelles ordinaires pour fixer les grandes lignes de la politique générale de l\u2019Organisation, pour décider de ses programmes et de son budget et pour adopter tous règlements sanitaires internationaux qui pourraient être nécessaires; le Conseil exécutif qui est composé de 18 membres appartenant à un nombre égal de pays, désignés par l\u2019Assemblée, et qui se réunit au moins deux fois par an pour appliquer les décisions et directives de l\u2019Assemblée, pour préparer l\u2019ordre du jour des sessions de l\u2019Assemblée et pour prendre des mesures d'urgence en cas d\u2019événements exigeant une intervention immédiate ; ere A fl lle jus dir Sub I\u2019ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ le Secrétariat qui comprend le Directeur général et le personnel technique et administratif de l\u2019Organisation et qui expédie tout le travail courant.Il existe déjà, ou 1l sera créé, des Bureaux régionaux dans six grandes zones géographiques du monde (Méditerranée orientale, Pacifique occidental, Asie du Sud-Est, Afrique, Europe et les Amériques) pour répondre aux besoins spéciaux des différentes régions et éviter les dangers d\u2019une centralisation trop poussée.En outre, à partir du ler janvier 1949, un bureau administratif spécial sera créé, à titre temporaire, pour les régions d\u2019Europe dévastées par la guerre.Au cours de sa première session, tenue en juillet 1948.le Conseil de l'OMS a élu Sir Alv Tewfik SHOU- SHA, Pacha (Egypte) en qualité de Président; d\u2019autre part, l\u2019Assemblée de la Santé a nommé le premier Directeur général de l'OMS en la personne du Dr Brock CHISHOLM (Canada).PUBLICATIONS DE I\u2019OMS Bulletin de l'Organisation Mondiale de la Santé.contient des articles techniques relatifs à l\u2019activité de l'OMS et de ses Comités d\u2019experts\u2026 éditions séparées, en anglais et en français.Chronique de l'Organisation Mondiale de la Santé\u2026 renferme des renseignements d\u2019ordre général sur l\u2019Organisation\u2026 paraît tous les mois en anglais, en fran- cals.en espagnol, en russe et en chinois.Recueil international de législation sanitaire.contient le texte intégral ou des extraits de lois et règlements sanitaires de différents pays.éditions séparées, en anglais et en français.Actes officiels de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.contiennent les procès-verbaux des séances ainsi que les rapports et documents de l'OMS et de ses principaux organes.éditions séparées, en anglais et en français.Relevé Epidémiologique Hebdomadaire.contient des notifications en anglais et en français sur les maladies qualifiées de « pestilentielles» dans les conventions sanitaires internationales.destiné principalement aux usages officiels.Rapport Epidémiologique et Démographique.contient des statistiques sur les maladies infectieuses, les taux de mortalité, etc, ainsi que divers articles et notes sur des questions d\u2019épidémiologie et de démographie.publication bilingue (anglais et français) paraissant tous les mois.Tous les détails complémentaires relatifs à ces publications peuvent être fournis sur demande.Les demandes de renseignements sur les activités de l\u2019Organisation doivent être envoyées aux adresses suivantes: 1213 Bureau d\u2019Information, Organisation Mondiale de la Santé, Palais des Nations, Genève, Suisse, ou Public Information Office, World Health Organization, 350 Fifth Avenue, New York 1, New York, US.AUNE ANNÉE DE PROGRÈS DA NS LE DOMAINE DE LA SANTÉ Le ler septembre 1948, l\u2019Organisation Mondiale de la Santé devenait une institution spécialisée permanente des Nations Unies.Depuis lors, elle a accompli de rapides progrès vers la mise en œuvre du programme global d'amélioration de la santé, décidé quelques semaines auparavant par la Première Assemblée Mondiale de la Santé.Cette Première Assemblée, à laquelle participaient médecins et experts de la santé publique de soixante- dix pays, avait tenu ses assises à Genève, au Palais des Nations, du 24 juin au 24 juillet 1948.Les délé gués présents à cette réunion historique se trouvèrent placés devant deux tâches principales: tout d\u2019abord établir le statut permanent de l'OMS, ensuite déterminer dans leurs grandes lignes les activités que l\u2019Organisation devait entreprendre au cours de la période initiale de son existence.Parmi la multitude de grands problèmes de santé qui peuvent et qui doivent, tôt ou tard, être abordés à l\u2019échelle mondiale, il convenait d\u2019établir certaines priorités en vue du travail à accomplir.Un accord fut atteint sur six problèmes de cet ordre qui constituèrent le programme principal pour 1949.Il fallut, en outre, continuer d\u2019assurer un certain nombre de services déjà fournis à des gouvernements.Enfin, un groupe d\u2019autres projets à longue échéance, dont l\u2019urgence était à peine moindre que celle des six problèmes faisant l\u2019objet de programmes prioritaires, vint s\u2019y ajouter.Le budget total pour la première année d\u2019activité fut fixé à 5 millions de dollars.Qu\u2019a fait OMS au cours des quelques mois qui se sont écoulés depuis sa majorité »?Quels ont été les progrès accomplis dans l\u2019application des décisions prises par la Première Assemblée Mondiale de la Santé?LA COMMISSION INTÉRIMAIRE DE L\u2019OMS Certaines fonctions et activités fondamentales lui furent transmises par la Commission Intérimaire de l'OMS.Elles comprenaient des services tels que la communication aux autorités sanitaires des renseignements les plus récents sur l\u2019apparition et la propagation de maladies épidémiques.un travail important dans le domaine des statistiques sanitaires et l\u2019établissement d\u2019étalons internationaux pour les produits biologiques et pharmaceutiques.En outre.la Commission Imtérimaire de l'OMS avait élaboré et, parfois même, déjà commencé d\u2019appliquer des 1214 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 plans détaillés dans les domaines du paludisme, de la tuberculose, des maladies vénériennes et de l\u2019hygiène de la maternité et de l\u2019enfance.Tout en continuant et en développant les activités ainsi reprises de la Commission Intérimaire, l'OMS se trouva également placée en face de problèmes d'organisation considérables et devant la nécessité d\u2019établir des plans nombreux dans des directions entièrement nouvelles en vue d\u2019une vaste collaboration internationale portant sur les questions de santé.Ici encore, des progrès ont été accomplis en ce qui concerne plusieurs projets d\u2019une extrême importance sociale.Ces projets se rapportant à la nutrition, à l'hygiène du milieu, à la santé mentale et à certains aspects de l\u2019administration de la santé publique.Le travail de la Division des Opérations d\u2019aide sanitaire, complété par les différentes prestations de services aux gouvernements et par diverses activités, déjà mentionnées, de la Division d\u2019Epidémilogie, a été d\u2019une valeur immédiate pour les Etats Membres.Les opérations d\u2019aide sanitaire de l'OMS prennent les formes suivantes: envoi d\u2019équipes de démonstrations, d\u2019experts-conseils et de techniciens chargés de donner des avis, échanges de publications et de renseignements sur les acquisitions récentes de la science et de la technique.En outre, par un programme de bourses d\u2019études largement international, des médecins.des spécialistes de la santé publique et des infirmières se trouvent en mesure d\u2019étudier les méthodes appliquées dans des pays autres que le leur.ACTIVITÉS ET PROGRAMMES PRINCIPAUX Le paludisme.la tuberculose et les maladies vénériennes sont des ennemis publics responsables de souffrances humaines et de pertes économiques incalculables.La science médicale moderne dispose d\u2019armes puissantes pour attaquer ces trois ennemis qui ne peuvent, toutefois, être vaincus que par une action vigoureuse.L\u2019amélioration récente survenue en de nombreux pays dans les domaines de l\u2019hygiène de la maternité et de l\u2019enfance, de la nutrition et de l\u2019hygiène du milieu, est le résultat direct d\u2019une conception meilleure de la responsabilité qui incombe à l\u2019administration de la santé publique.Importante en elle-même, cette amélioration est particulièrement significative, car elle montre ce que l\u2019on peut attendre d\u2019une application future toujours plus large des principes de «santé positive» au point de vue d\u2019un bien-être humain accru et d\u2019une plus grande joie de vivre.Considérant ces faits importants et universellement reconnus, la Première Assemblée Mondiale de la Santé décida, l\u2019an dernier, que l'OMS devrait conférer une priorité de premier rang à l\u2019aide accordée aux services nationaux de santé en vue de détruire ces trois fléaux \u2014 le paludisme, la tuberculose et les maladies vénériennes \u2014 tout en organisant, en même temps, la défense individuelle de la santé par de meilleurs soins donnés aux mères et aux enfants, par une meilleure alimentation, un meilleur logement et, d\u2019une façon générale, par de meilleures conditions d\u2019existence.Paludisme « Le paludisme, qui atteint encore des millions d\u2019individus dans certaines parties du monde, qui diminue leur capacité de travail et cause de nombreux décès, mais qui peut être efficacement combattu par de nouvelles méthodes prophylactiques et thérapeutiques, est l\u2019une des premières questions auxquelles l'OMS a accordé une attention particulière.L\u2019'OMS a aidé les gouvernements à mener la lutte contre cette maladie.Elle a conduit l\u2019opinion publique à envisager, pour la première fo:s peut-être, la suppression du paludisme sur le plan mondial.» Cette déclaration est extraite du rapport sur les activités de l'OMS en 1948.présenté par le Directeur général à la Deuxième Assemblée Mondiale de la Santé qui se réunit à Rome.En Italie et en Grèce, ainsi que dans plusieurs autres pays, une guerre totale a été déclarée aux anophèles, insectes vecteurs du paludisme.L\u2019OMS se tient en étroit contact avec le Gouvernement italien à qui elle a donné des conseils et fourni une assistance technique pour l\u2019exécution d\u2019un programme antipaludique quinquennal.En 1948, pour la première fois de son histoire, l\u2019Italie n\u2019a enregistré durant toute cette année que quatre décès dus au paludisme.alors qu\u2019on en comptait des milliers quelques années plus tôt.La Sardaigne a procédé à une expérience qui fait époque, afin d\u2019extirper complètement les moustiques vecteurs de ce fléau.En Grèce, la campagne antipaludique a obtenu un.succès si complet que la fréquence de cette maladie est tombée dans certaines régions de 85% à 5%.Pas moins de 4,733 localités grecques ont été traitées au DDT, arme principale utilisée dans la lutte contre le paludisme, et plus de 285,000 hectares de terrain infecté par les moustiques ont reçu des pulvérisations opérées par avion.Dans l\u2019intervalle, une action antipaludique de grande envergure a commencé ou doit débuter prochainement dans de nombreux autres pays parmi lesquels l\u2019Afghanistan, la Bulgarie, la Hongrie, l\u2019Inde, le Pakistan, la Palestine, la Roumanie, la Thaïlande, la Turquie et la Yougoslavie.Partant, le rôle fondamental de l'OMS consiste à donner des avis et des consultations et à démontrer les techniques les plus récentes. L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ Améliorer la santé des travailleurs de la terre c\u2019est accroître la production des denrées alimentaires, à la condition que des méthodes agricoles convenables soient aussi appliquées.Dans maintes parties du monde, des régions immenses qui ne sont pas utilisées pour l\u2019agriculture ou l\u2019élevage pourraient être rendues habitables si le paludisme en était banni.L'Organisation des Nations Unies pour l\u2019Alimentation et l\u2019Agriculture porte donc un intérêt vital aux plans de lutte contre le paludisme considérés comme l\u2019un des moyens de vaincre la dangereuse pénurie mondiale d\u2019aliments.Ainsi, 'OAA et l'OMS collaborent, sur ces bases, à un certain nombre de projets, qui comprennent des plans destinés à aider l\u2019Inde, le Pakistan.la Thaïlande et la Yougoslavie à s\u2019affranch\u2019r du paludisme.Tuberculose Par suite de la guerre et des conditions d\u2019après- guerre, la tuberculose a atteint les proportions d\u2019une véritable épidémie dans de nombreux pays.Les décès d'origine tuberculeuse qui intéressent une grande partie des deux milliards d\u2019êtres humains que compte le monde, ou bien ne sont pas reconnus comme tels, ou bien ne sont pas dénombrés.ou encore ne sont ni reconnus ni dénombrés.« Il est impossible \u2014 dit un expert de réputation internationale \u2014 d\u2019obtenir mieux que l\u2019estimation la plus grossière du tribut prélevé par cette maladie.On peut dire avec certitude que chaque année.plus de trois millions de décès sont dus à la tuberculose sous toutes ses formes et que leur nombre total dépasse probablement cinq millions.» Dans la lutte qu\u2019ils mènent contre la tuberculose, les pays reçoivent, comme dans d\u2019autres domaines, une aide directe de l'OMS sous forme d\u2019équipes de démonstrations ainsi que d\u2019instructions données par des experts-conseils.L\u2019'OMS apporte également sa contribution à l\u2019organisation de cours de formation spéciale pour personnel infirmier et auxiliaire, en diffusant des renseignements sur les plus récents progrès médicaux et en standardisant les nouveaux agents thérapeutiques, tels que la streptomycine, utilisés pour le traitement de la tuberculose.Cependant.la science médicale moderne insiste maintenant plutôt sur les mesures préventives de toute nature que sur les méthodes curatives.En ce qui concerne la tuberculose, la vaccination au BCG (bacille de Calmette-Guérin) permet aujourd\u2019hui aux bébés, aux enfants et aux jeunes adultes de bénéficier d\u2019un degré relativement élevé de sécurité et de protection contre la «peste blanche».Pour cette raison, l\u2019Organisation Mondiale de la Santé collabore étroitement avec la Croix-Rouge danoise et les organisations scandinaves qui lui sont associées, 1215 ainsi qu\u2019avec le Fonds international des Nations Unies pour les Secours à l\u2019Enfance (UNICEF) en vue d\u2019exécuter un programme de dépistage par tubereu- lino-réaction et de vaccination au BCG; ce programme déjà vaste s\u2019élargit constamment.En Europe seulement.9 millions d\u2019enfants et d\u2019adolescents ont ainsi été examinés et 3,500.000 d\u2019entre eux environ ont été vaceinés.La campagne est actuellement étendue à des pays d\u2019Asie, de la Méditerranée orientale, de l\u2019Afr\u2018que du Nord et de l\u2019Amérique latine.Au total cette campagne atteindra probablement cent mil- liona d\u2019individus.Une quantité de données et d'informations statistiques de haute valeur sont actuellement réunies au cours de cette campagne de vaccination en série, la plus vaste qui ait jamais été entreprise.C\u2019est là une occasion unique d\u2019effectuer des études médicales et épidémiologiques fondamentales sur de nombreux aspects de la tuberculose.Afin d\u2019utiliser pleinement cette occasion, l'OMS a établi un programme de recherches sur la tuberculose ; il comporte des bureaux à Copenhague et un personnel d\u2019experts de réputation internationale spécialisés dans les recherches sur la tuberculose.Tout cela s\u2019ajoute à l'aide que l'OMS a apportée aux gouvernements dans leur action anti-tuberculeu- se.Parmi les pays qui, dans ce domaine, ont reçu une assistance et des conseils techniques de l'OMS.on trouve Ceylan, la Chine.l\u2019Egypte.l\u2019Ethiopie la France, la Grèce, l\u2019Inde, l\u2019Italie, la Pologne et la Tchécoslovaquie.Maladies vénériennes La situation d'\u2019après-guerre présente deux faits particulièrement remarquables en ce qui concerne les maladies vénériennes.Le premier est l'augmentation alarmante du nombre de personnes atteintes de ces maladies.Les pertes de travail, aux Etats-Unis seuls, se chiffrent, suivant une estimation, par plus de 100 millions de dollars pour l\u2019année 1946.Le second fait est l\u2019importance primordiale de l\u2019introduction de la pénicilline pour le traitement des maladies vénériennes et la reconnaissance croissante de l\u2019efficacité de ce nouvel antibiotique comme moyen de combattre ces maladies.La Pologne, après avoir consulté l'OMS, a été le premier pays d\u2019Europe à lancer, contre les maladies vénériennes, une attaque massive fondée sur le traitement à la pénicilline.En quelques mois, plus d\u2019un demi-million de personnes ont été examinées, et 70,000 environ traitées.Des quantités de pénicilline et un équipement représentant une valeur totale de 385,000 dollars ont été fournis par l'UNICEF pour le traitement des enfants et des femmes enceintes.alors que l'OMS envoyait une abondante documen- 1216 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 tation et un matériel important destiné, entre autres, à l\u2019enseignement.Au cours du mois de mai 1949, un expert vénéréologue de l\u2019OMS s\u2019est rendu en Pologne à cette occasion.Des campagnes du même genre sont en cours en Bulgarie, en Tchécoslovaquie, en Finlande, en Italie, en Hongrie et en Yougoslavie, avec les conseils techniques de l'OMS, et certaines fournitures promises par le FISE.En Yougoslavie, le programme est particulièrement remarquable.tant du point de vue national qu\u2019international, en raison de la fréquence de syphilis endémique ou \u201cconstante » en Bosnie-Herzégovine, où les tentatives précédentes de résoudre le problème en recourant aux anciennes méthodes ont échoué.Hors d\u2019Europe, l\u2019aide prêtée par l'OMS à la lutte contre les maladies vénériennes s\u2019est déjà étendue à l'Ethiopie et aux Philippines et des plans sont actuellement \u2018élaborés en vue d\u2019apporter une assistance commune de l\u2019OMS et de l'UNICEF à des campagnes dans l\u2019Inde, en Thaïlande, en Birmanie et au Pakistan.De surcroît, des bourses ont été accordées en 1948 à des spécialistes pour étudier la dermatologie et la vénéréologie dans des institutions située: en dehors de leur propre pays.Entre temps, le travail de rédaction d\u2019un nouveau règlement sanitaire international des maladies vénériennes a également été entrepris.Cette nouvelle législation internationale, qui.à son stade final, sera soumise à l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé pour adoption, doit englober l\u2019Arrangement de Bruxelles de 1924 concernant les moyens de traitement des marins atteints de maladies vénériennes.Un programme international de lutte anti- vénérienne visant les ports du Rhin est également en préparation.Hygiène de la maternité et de l\u2019enfance Sur dix enfants nés vivants, trois meurent aujour- d\u2019hui au cours du premier âge dans de nombreuses parties du monde.Dans d\u2019autres, où l\u2019on ne dispose pas de statistiques dignes de confiance, le taux de la mortalité infantile est vraisemblablement encore plus élevé.Il a été prouvé que cette situation désastreuse peut être radicalement modifiée.En un délai relativement court, le nombre des décès d\u2019enfants du premier âge est tombé, dans un certain nombre de pays, d\u2019environ 30 à 3 pour cent naissances.Des résultats de ce genre sont dus, en une large mesure, à l\u2019amélioration des services d\u2019hygiène publique et de maternité et à l\u2019enseignement populaire des principes élémentaires de l\u2019hygiène.L'Organisation Mondiale de la Santé aide et encourage les Gonverrements dans leurs efforts pour diminuer la mortalité infantile et pour élever, d\u2019une manière générale, le niveau sanitaire familial.La morbidité chez les enfants et les adolescents est presque toujours indûment élevée.De surcroît, les parents et d\u2019autres personnes ignorent souvent les questions touchant au processus du développement mental et les causes auxquelles les difficultés de comportement de l\u2019enfant sont imputables.Des esprits sains sont aussi nécessaires que des corps sains et des foyers sains si les enfants doivent se développer d\u2019une manière satisfaisante.Les connaissances spéciales de l'OMS en matière d\u2019hygiène mentale, de nutrition, de logement et d\u2019assainissement, ainsi que sur les maladies infantiles de tout genre, sont mises en œuvre pour obtenir des résultats maxima dans le programme élaboré pour la santé des mères et des enfants.En janvier 1949, un comité international d\u2019experts de l\u2019hygiène de la maternité et de l\u2019enfance, convoqué par l'OMS, a siégé pour la première fois.Après une semaine de débats, le comité a recommandé l\u2019extension d\u2019une campagne commune d\u2019immunisation en série contre la tuberculose (voir plus haut) et l\u2019organisation de campagnes analogues contre la diphtérie, la coqueluche et d\u2019autres maladies contagieuses de l\u2019enfance.Le comité a souligné l\u2019importance d'encourager la production de lait pur et insisté sur la publication de monographie faisant autorité et traitant de toute une série de questions qui concernent les mères et les enfants.En outre, les experts ont unanimement approuvé le principe suivant lequel un enseignement de la santé mentale devrait être incorporé aux cours de formation du personnel de toutes les catégories, qui s\u2019occupe de l\u2019hygiène de la maternité et de l\u2019enfance.L\u2019OMS collabore avec l'UNICEF à l\u2019exécution d\u2019autres plans de grande envergure, qui intéressent directement les mères et les enfants, et parmi lesquels figurent des campagnes antisyphilitiques ainsi que des projets destinés à combattre le paludisme et les insectes.Ces deux organisations, en ag'ssant ensemble ont pu accorder en Europe et dans l\u2019Asie- du Sud-Est un grand nombre de bourses pour l\u2019étude de l\u2019hygiène de la maternité et de l\u2019enfance et de questions connexes.Dans l\u2019intervalle des progrès ont également été accomplis en vue de la réunion de renseignements essentiels envoyés par des gouvernements au sujet de leurs besoins d\u2019assistance dans ces domaines.Nutrition La relation étroite entre la nutrition et la santé.déjà démontrée par des enquêtes statistiques effectuées en temps de paix, est devenue d'une évidence manifeste dans toute une série de pays, pendant ef après la guerre.Une alimentation insuffisante et qui je ?tel velo id able as up L' qt Hi fil hor Re mi fu L\u2019ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ pauvre est un facteur déterminant de la tuberculose et d\u2019autres maladies; elle est également directement responsable de nombreux décès et d\u2019un développement insuffisant de l\u2019enfance.Une meilleure répartition et une production accrue sont indispensables pour que des quantités suffisantes d\u2019aliments sains et nutritifs soient mises à la disposition des populations.L\u2019objectif «de bons aliments pour une bonne santé» est commun à l\u2019Organisation pour l\u2019Alimentation et l\u2019Agriculture et à l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.Elles ont déjà commencé à collaborer par l\u2019entremise d\u2019un comité consultatif mixte.Reconnaissant que tous les programmes pratiques de nutrition présentent des aspects qui intéressent l\u2019une et l\u2019autre organisation, l'OMS et l'OAA établissent actuellement un comité mixte permanent d\u2019experts qui donneront des avis sur le vaste programme que doit entreprendre la section de la nutrition actuellement en voie de création dans le cadre de l'OMS.Assainissement (Hygiène du milieu) Plus des trois-quarts des habitants du globe qui peuplent de vastes territoires dans toutes les régions sont encore victimes de maladies provoquées directement ou indirectement par une mauvaise évacuation des matières usées, des approvisionnements en eau impure, la présence d\u2019insectes et une protection inadéquate du lait et des aliments.Aucun progrès durable vers la diminution des taux de mortalité infantile ou dans la lutte contre les maladies telles que la fièvre typhoïde, la dysenterie, l\u2019an- kylostomiase ou la peste ne peut être obtenu sans de profondes transformations du milieu environnant.Dans ce domaine où, plus que dans n\u2019importe quel autre, il est possible d\u2019obtenir, par unité de dépenses, un meilleur rendement, la tâche essentielle et à longue échéance de l'OMS consiste à éduquer et à préparer la population, tant urbaine que rurale, à un changement de ses habitudes sanitaires.Pour de nombreuses questions ressortissant au domaine de l'hygiène du milieu, un travail préliminaire indispensable a déjà été effectué par l'OMS en collaboration avec l'UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l\u2019Education, la Science et la Culture), et avec l\u2019Organisation des Nations Unies pour l\u2019Alimentation et l\u2019Agriculture (OAA).Ces derniers mois, l'OMS a fourni des conseils et une assistance pratique dans ce domaine à l\u2019Ethiopie, la Grèce et la Chine.Les dispositions prises, sur l\u2019avis d\u2019un expert de l'OMS, envoyé au début de 1949 pour contrôler les services médicaux et sanitaires organisés en liaison avec l\u2019œuvre de secours des Nations Unies aux réfugiés de Palestine, ont permis de 1217 combattre le danger d'épidémie parmi les 800.000 hommes, femmes et enfants qui se trouvent dans les camps de réfugiés du Liban, de Palestine, de Syrie et de Transjordanie.Santé mentale Ce que l\u2019on appelle, de nos jours, l\u2019hygiène mentale est resté pendant des siècles le domaine de la morale et de la religion.Trop souvent, et dans trop de parties du monde, les personnes atteintes de maladies mentales étaient emprisonnées et soumises à un traitement scandaleux.Il a fallu arriver au siècle dernier pour qu\u2019une attitude plus humaine supplantât, par degrés, les anciennes méthodes: ce n\u2019est que tout récemment, et dans un petit nombre de pays, que le corps médical a commencé à manifester un intérêt pour la santé mentale (en tant que distincte de la question des maladies mentales), ainsi que pour les installations qu\u2019exige l\u2019application de mesures préventives.Ce déplacement d\u2019intérêt se reflète dans la Constitution de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, qui définit l\u2019une des fonctions de l\u2019Organisation dans les termes suivants: «Favoriser toutes activités dans le domaine de l\u2019hygiène mentale, notamment celles se rapportant à l\u2019établissement de relations harmonieuses entre les hommes».Les questions de santé mentale interviennent dans presque toutes les parties de la médecine.Aussi, l'OMS applique les principes de la santé mentale, non seulement lorsqu\u2019elle s\u2019occupe d\u2019aberrations telles que l\u2019alcoolisme et la toxicomanie, mais également lorsqu\u2019elle établit des programmes de lutte contre la tuberculose, les maladies vénériennes ou le paludisme.Du point de vue de la santé de la maternité et de l\u2019enfance et, d\u2019une façon générale, de l\u2019enseignement de l\u2019hygiène, l\u2019éducation en matière de santé mentale est d\u2019une importance capitale.Le sujet a été peu exploré.Jusqu'ici, une seule enquête sur les psychonévroses a été organisée selon des méthodes statistiques et pratiquée dans une collectivité industrielle.Cette enquête a révélé que les troubles névropathiques causent une perte d\u2019heures de travail supérieure à celle qu'occasionnent les refroidissements ordinaires.Une des tâches immédiates de l'OMS est donc de rassembler des renseignements complets sur la fréquence et les effets d\u2019un mauvais état de santé mentale dans un grand nombre de domaines.Une autre tâche importante est d\u2019examiner les possibilités existantes de travail qui s\u2019offrent du point de vue de la santé mentale.L'Organisation Mondiale de la Santé favorisera également l\u2019application de méthodes améliorées dans le traitement et la prévention des affections nerveuses et contribuera à élever le niveau de la formation technique, dans de 1218 nombreuses professions où les principes de la santé mentale ont un rôle à jouer.Le Directeur général de l'OMS a assisté au Congrès international de la Santé mentale, qui s\u2019est tenu à Londres en août 1948.Il en a rapporté une série de recommandations qui ont été adoptées, en principe, par le Conseil Exécutif de l'OMS.Des représentants de l'OMS ont pris part aux réunions convoquées par l'UNESCO pour étudier les « Tensions affectant la compréhension internationale ».Maladies « pestilentielles » La peste, la variole, le choléra, le typhus et la fièvre Jaune constituent, de nos jours encore, une menace permanente pour des millions d\u2019étres humains, dans les pays où de vastes populations vivent dans des condit'ons d'hygiène défectueuses.Il y a des années qu\u2019existent des conventions internationales pour empêcher la propagation de ces cinq maladies dites pestilentielles, au moyen de mesures de quarantaine de différentes catégories.L\u2019Organisation Mondiale de la Santé s\u2019est chargée de continuer les services de notifications épidémiologiques créés depuis longtemps; ces services centralisent des renseignements et envoient des rapports télégraph'aues sur l\u2019apparition des nouveaux cas de maladies épidémiques, ainsi que sur les modifications apportées aux règlements de quarantaine dans les ports principaux.Depuis 1924, les administrations sanitaires en Asie et en Afrique orientale ont reçu, en sus de ces not/fi- cations télégraphiques, des bulletins radiophoniques quotidiens diffusés à partir d\u2019une bureau spécial installé à Singapour; ces émissions sont relayées par douze stations.En 1949, un nouveau service a été créé à Genève: 1l émet chaque jour, en anglais et en franrais.des bullet/ns en morse.sur ondes courtes; ces bulletins s\u2019adressent à l\u2019Europe, à la Méditerranée, à l\u2019Asie du Sud-Est, à l\u2019Australie, à la Nouvelle-Zélande, au Nord-Ouest du Pacifique, à l\u2019Afrique Occidentale.à l\u2019Amérique du Nord, à l\u2019Amérique centrale et à Amérique du Sud.T\u2019Organisat:on Mondiale de la Santé a créé un Comité d\u2019experts de l\u2019Ep:démiologie internationale et de la Ovarantaine qui non seulement conseille le ser- vire d\u2019nformations épidémiologiques, mais ausri travaille à des plans visant à mener une lutte généralisée contre les maladies contagieuses en les attaquant dans leurs foyers d\u2019origine.Si les centres d\u2019infection peuvent être assainis, la nécessité de prévoir de coûteuses mesures de quarantaine en sera cons*- d\u2018rablement diminuée., Autres travaux scientifiques Standardisation biologique: Pour que les résultats obtenus soient satisfaisants, particulièrement dans L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, octobre 1949 les vaccinations et les immunisations, les divers vaccins et sérums utilisés doivent être conformes à des étalons reconnus.L'Institut sérologique d\u2019Etat de Copenhague, l\u2019Institut National de Recherches médicales de Hampstead à Londres ainsi que d\u2019autres laboratoires aux Etats-Unis, dans l\u2019Inde et ailleurs, accomplissent un travail coordonné, conformément aux recommandations du Comité d\u2019experts de l'OMS pour la Standardisation biologique.Unification des pharmacopées: Les pharmacopées nationales qui contiennent la liste des médicaments utilisés par le corps médical dans un pays donné et définissent les normes de pureté correspondantes, les méthodes de préparation, la posologie ete, constituent, depuis longtemps, des ouvrages-types essentiels.Mais il y a, de pays à pays, de nombreuses inconséquences dans les nomenclatures et les pratiques adoptées.Le Comité d\u2019experts de l'OMS pour l\u2019Unification des Pharmacopées a rédigé la première édition d\u2019une pharmacopée internationale qui donnera des renseignements de base sur plus de 180 substances.Cet Juvrage sera publié sous peu.Statistiques sanitaires: Avant même que fiit créé le Comité d\u2019experts de l'OMS pour les Statistiques sanitaires, un « Manuel de la Classification statistique internationale des maladies, traumatismes et causes de décès» avait été achevé.Ce Manuel a ét\u201c publié par l'OMS en 1948.En février 1949, vingt mille exemplaires avaient été vendus.Une nouvelle édition est en cours de préparation ; en attendant, le Comité d'experts nouvellement créé s\u2019est réuni pour la première fois à Genève à la fin du mois de mai 1949.Médicaments engendrant laccoutumance: Avec l\u2019invention de nouveaux analgésiques tels que le métopon, la dolantine, le méthadone.ete, de nouveaux problèmes ont surgi.car ces médicaments risquent, peut-être de provoquer la toxicomanie.Le Comité d\u2019experts des Médicaments engendrant l\u2019Accoutumance conseille les Nations Unies sur les aspects m\u2018dicaux de ces problèmes et propose les médicaments qu\u2019il conviendrait de placer sous contrôle international.Administration de la santé publiaue: Une partie intégrante du programme à longue échéance de l'OMS est l\u2019amélioration des services nationaux de santé publique et leur extension de manière à inclure.dans leur activité, l\u2019assistance sociale.l'enseignement de l\u2019hygiène, la santé mentale, l\u2019hygiène professionnelle.ete, Une étude sur les administrations de la santé publique est actuellement en cours et des expertises sont faites sur demande.Fournitures médicales: Bien que l'Organisation Mondiale de la Santé ne soit pas une agenre de secours, elle a à faire face à de nombreuse: demandes de prestations, lorsque les services nationaux de L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ santé publique, par suite de l\u2019impossibilité où ils se trouvent de se procurer le matériel et les produits nécessaires (pénicilline, streptomycine, équipement technique, etc.), sont incapables d\u2019exécuter les campagnes de lutte contre la maladie, qui ont été organisées par les consultants ou les équipes de démonstrations de l'OMS.En liaison avec la Commission Economique de l'ONU pour l\u2019Europe, l'OMS poursuit activement l\u2019établissement d\u2019une série de programmes pour la remise en marche et la modernisation des usines de pénicilline, installées dans certains pays européens par l'UNRRA, au cours de la période qui a immédiatement suivi la guerre.Coordination des congrès médicaux: Un « Conseil pour la coordination des congrès médicaux» a été créé, en avril 1949, par l'UNESCO et l'OMS conjointement.Il a pour objet d\u2019empêcher les activités des divers congrès de chevaucher et rendra de précieux services techniques aux organismes médicaux non gouvernementaux qui convoquent les congrès.Une réunion du Comité régional de l\u2019OMS pour l\u2019Europe est actuellement en cours de préparation: elle aura pour objet de créer un bureau régional permanent pour l'Europe entière, qui remplacera le Bureau spécial temporaire.QUELQUES PROBLÈMES SANITAIRES INTERNATIONAUX Autres points du Programme et du Budget de 1950 Le programme et le budget de 1950 qui seront examinés par l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé \u2014 dont la session s\u2019ouvre à Rome le 13 juin \u2014 portent sur de grands projets, tels que ceux qui ont été conçus pour lutter contre le paludisme, le choléra, la peste, le typhus, la tuberculose et les maladies vénériennes.Ils abordent aussi les questions importantes de l\u2019assainissement, de la santé mentale et de l\u2019hygiène de la maternité et de l\u2019enfance.En outre, les plans pour 1950 envisagent l\u2019étude approfondie des maladies ci- après qui frappent un grand nombre d\u2019êtres humains et ils préconisent une action pour les combattre : Schistosomiase.Connue également sous le nom de bilarziose, cette infection qui pénètre dans le corps par des parasites aquatiques, sévit dans des régions étendues de l\u2019Afrique, de l\u2019Asie et de l\u2019Amérique: on estime qu\u2019elle affecte 150 millions d'êtres humains.Dans certaines régions, jusqu\u2019à 90 pour cent de la population rurale en est atteinte, aussi l\u2019affaiblissement physique et la diminution de la capacité de travail qu\u2019elle entraîne compromettent sérieusement la production de denrées alimentaires.Parmi d\u2019autres maladies à parasites qui occasionnent de graves pertes de production, et, souvent, de vies humaines, on citera les suivantes: 1219 Frlariose.On estime à 189 millions le nombre de cas existant en Afrique, en Amérique centrale et méridionale et en Océanie.Certaines formes provoquent l\u2019éléphantiasis et la cécité.Trypanosomiase.Fréquemment mortelle, une de ses formes \u2014 la maladie dite de Chaga \u2014 est fort répandue dans l\u2019Amérique centrale et dans les parties tropicales de l\u2019Amérique du Sud.Une autre forme \u2014 la maladie du sommeil \u2014 a détruit des populations entières en Afrique, où elle s\u2019attaque également au bétail, empêchant ainsi l\u2019élevage.Leishmaniose.Par leur fréquence, leur longue durée et, dans un cas (Kala-azar), la mortalité élevée qu\u2019elles entraînent, les formes méditerranéenne, indienne et sud-américaine posent un grave problème international de santé publique.Ankylostomiase.Largement répandue dans presque tous les pays chauds, cette maladie peut également exister dans les régions tempérées.Par son effet profondément anémiant, elle diminue considérablement la capacité de travail des populations agricoles qui en sont atteintes.Les maladies pestilentielles du genre de la variole et de la fièvre jaune exigent des mesures systématiques sur le plan international, afin de prévenir la propagation de l\u2019infection.Parmi les maladies à virus qui posent un problème international on signalera les suivantes: Poliomyélite.Aussi appelée « paralysie infantile», cette grave maladie s\u2019est répandue au cours des quarante dernières années.Trachome.C\u2019est une maladie des yeux, fort commune dans certaines régions, grave et chronique, qui se termine souvent par une cécité complète; sur les 20 millions d\u2019habitants que compte l\u2019Egypte, 90 pour cent en sont atteints.Elle n\u2019a pas un caractère uniquement tropical et peut également se présenter sous des climats tempérés.Rage.La rage demeure une infection répandue en Europe orientale, en Afrique, en Asie et dans certaines parties de l\u2019Amérique, chez les animaux sauvages et domestiques; elle constitue une sérieuse menace pour l'homme.Dans de nombreux pays des zones tempérées, les maladies infectieuses ordinaires de l\u2019enfance, telles que la diphtérie, la coqueluche et la rougeole, sont les causes principales de mortalité chez les enfants d\u2019âge pré-scolaire.Lèpre.Cette maladie est toujours extrêment fréquente dans les pays tropicaux où elle provoque de longues souffrances et une invalidité progressive chez plusieurs millions de personnes.L\u2019importance de administration de la santé publique tient à ce qu\u2019elle constitue la base essentielle sur laquelle reposent tous les programmes de développe- 1220 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin AMLFC.\u2014 Montréal, octobre 1949 ment sanitaire.Les plans de l'OMS pour 1950 comprennent une aide aux administrations nationales de la santé en vue de porter le niveau de leurs services aussi haut qu\u2019il est pratiquement possible.La nutrition sera étudiée et des mesures seront prises pour élever le niveau alimentaire de divers groupes de population dont certains ont des habitudes alimentaires qui provoquent des maladies évitables, telles que le béri-béri et la pellagre.C\u2019est une alimentation inadéquate qui est responsable de la faible productivité de millions de travailleurs.Comme le soutien du public et son instruction sont essentielles en vue du succès des programmes de santé publique, l\u2019enseignement populaire de l\u2019hygiène est important pour tous les peuples.Le but de l'OMS est d\u2019aider les gouvernements à appliquer les méthodes et les techniques d\u2019éducation sanitaire les plus efficaces.La formation du personnel médical et auxiliaire joue un grand rôle pour atteindre l\u2019objectif que constitue la protection de la santé mondiale, en raison spécialement de l\u2019inégale répartition actuelle de ce personnel.L'Amérique du Nord, l\u2019Europe et l'URSS comptent, en moyenne, un médecin pour 1,200 habitants.Dans I'Amérique latine, dans l\u2019Union Sud- Africaine.en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon, ce chiffre est.en moyenne.de un médecin pour 1,700 habitants.Dans le reste du monde, le taux ne dépasse pas un médecin par 12,000 habitants ou même plus.Ces régions mal dépourvues de personnel englobent la plus grande partie de l\u2019Afrique et de l\u2019Asie: elles sont habitées par plus de la moitié de la race humaine et comprennent précisément les territoires où les conditions sanitaires sont généralement les plus mauvaises, où de nombreuses maladies épidémiques ont leur foyer et où de riches ressources naturelles pourraient être mises en exploitation.Le programme de bourses de l'OMS pour 1950 représente l\u2019un des efforts entrepris par l\u2019Organisation pour permettre au personnel médical et auxiliaire d\u2019acquérir la compétence voulue.Une aide sera également apportée à différentes régions pour améliorer leurs normes de formation technique et augmenter les moyens éducatifs dont elles disposent.Les quantités limitées de pénicilline qu\u2019il est possible de se procurer et leur inégale répartition dans le monde font des recherches sur les antibiotiques l\u2019une des tâches essentielles de l'OMS.Les connaissances scientifiques et techniques dans ce domaine seront rassemblées, analvsées et rénandnes; l\u2019étude des moyens qui permettraient de maintenir une production satisfaisante sera évalement encouragée.Indépendamment de projets spéciaux, tels que ceux qui viennent d\u2019être mentionnés, les services de statistique et d\u2019information nécessaires seront élargis.Des statistiques sanitaires adéquates sont indispensables pour l\u2019élaboration de plans d'action complets et mûrement étudiés, destinés à combattre les maladies, infectieuses ou non.La classification et la mise en tableau des maladies est devenue une tâche internationale.Les statistiques épidémiologiques, en particulier, appellent la réunion de données provenant de toutes les parties du monde et leur transmission rapide à toutes les administrations sanitaires, avec des commentaires appropriés sur la valeur et la signification des informations recueillies.Une utilisation accrue de ces services importants est envisagée, en attendant l\u2019acceptation du programme et du budget de 1950 par l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé, laquelle examinera non seulement les principaux projets et prestations de services, mais aussi l\u2019organisation de recherches indispensables à cette fin.Tout en donnant une impulsion supplémentaire directe à la campagne antituberculeuse, on envisage d\u2019étayer fortement celle-ci grâce au travail complémentaire de l\u2019organe spécial de recherches créé en 1949 pour évaluer les résultats de la « campagne internationale contre la tuberculose» entreprise, sous la direction technique de l\u2019OMS, par les organisations scandinaves et le Fonds international des Nations Unies pour les Secours à l\u2019Enfance.La tuberculose prélève encore, chaque année, un tribut d\u2019environ 5 millions de vies dans le monde.Sur la base des recherches entreprises en 1949, on compte pouvoir disposer de renseignements pour diriger contre cette maladie une attaque plus efficace d\u2019envergure mondiale en recourant à la fois à des méthodes d\u2019immunisation et à d\u2019autres procédés de lutte.Il est prévu, avec cet objectif, que le Groupe de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé pour les Recherches sur la Tuberculose continuera, en 1950, à recueillir, à analyser et à évaluer les observations médicales se rapportant à la lutte antituberculeuse sur le plan international.LA VICTOIRE REMPORTÉE PAR L'ITALIE SUR LE PALUDISME La deuxième Assemblée Mondiale de la Santé, qui doit s'ouvrir à Rome le 13 juin, va avoir lieu dans un pays affligé, depuis le commencement de l\u2019histoire, par le paludisme, l\u2019une des maladies largement répandues et contre laquelle l\u2019Organisation Mondiale de la Santé mène actuellement une lutte intensive.Au- jourd\u2019hui le paludisme est en voie d\u2019être rapidement éliminé de l'Italie tout entière et cette victoire donne une valeur symbolique au fait que l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé se tiendra cette année à Rome.Cette maladie a frappé cruellement la population de l\u2019Italie, probablement durant la deuxième guerre L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ 1221 punique (218-201 avant Jésus-Christ).Depuis lors, Temportée par l\u2019Italie fait augurer le succès final, elle a été l\u2019un des plus importants facteurs sous-jacents de l\u2019histoire italienne.Elle a tué des empereurs et des capitaines, des papes et des cardinaux.Elle a transformé en déserts des régions autrefois abondamment peuplées par les anciens Etrusques et elle a sapé l\u2019énergie des habitants des zones impaludées, par contraste avec l'énergie et l\u2019activité de la population des régions exemptes de la maladie.Mais en 1948, pour la première fois dans l'histoire, on a enregistré seulement quatre décès dûs au paludisme, au cours de toute une année.En outre, l\u2019une des grandes îles de l'Italie, la Sardaigne a été le théâtre d\u2019une expérience marquante: il s\u2019agit de l\u2019éradication complète des anophélinés, ces moustiques qui transportent le paludisme d\u2019une personne à l\u2019autre.Ce résultat a été obtenu par une campagne intensive menée conjointement sous les auspices du Gouvernement italien et de la Fondation Rockefeller.L\u2019arme principale dans le combat mené en Sardaigne contre le moustique vecteur du paludisme, a été le DDT.Ce puissant insecticide a été soumis à des épreuves approfondies et s\u2019est révélé inoffensif pour l\u2019homme et les mammifères, lorsqu\u2019il est utilisé convenablement.Des règles relatives à son utilisation ont été récemment fixées par le Comité d\u2019experts de l'OMS pour les Insecticides.Tenant leur première réunion à Cagliari, capitale de la Sardaigne, les experts internationaux ont eu la possibilité, au printemps dernier, d\u2019observer sur place les résultats de la Campagne entreprise.Une intéressante conséquence de la victoire remportée sur le paludisme a été.comme ils Pont signalé, une diminution marquée du taux de mortalité infantile.Ce fait a été attribué à la destruction.par les insecticides, des mouches et autres insectes domestiques.Les remarquables succès remportés sur le paludisme par l\u2019Italie doivent encourager les autres régions qui souffrent encore de cette maladie et 1ls soulignent la sagesse de la Première Assemblée Mondiale de la Santé qui, l\u2019année dernière, à Genève, a décidé que le principal effort de l'OMS serait consacré à assister les gouvernements dans la lutte contre le paludisme.Dans le monde entier le paludisme ne tue pas moins de trois millions de personnes par an.Particulièrement répandu dans les régions agricoles il cause en outre, d'après les estimations, une perte annuelle de deux milliards de journées de travail, contribuant ainsi à la pénurie actuelle de denrées alimentaires dans tous les pays.Parallèlement.il élève le coût de la vie, même dans les pays exempts de paludisme, car il augmente naturellement le prix de revient des exportations provenant des régions impaludées.La campagne antipaludique de l\u2019OMS, dont la victoire portera ses fruits non seulement pour les peuples du monde les plus immédiatement atteints, mais également pour le reste de l\u2019humanité.AUTOUR DE L\u2019OMS: QUELQUES FAITS IMPORTANTS Plus de cinquante spécialistes médicaux, infirmières, ingénieurs sanitaires et autres experts de l'OMS sont actuellement au travail dans onze pays différents où ils ont été envoyés à la demande des gouvernements intéressés.Ils enseignent et démontrent au personnel sanitaire local les techniques les plus récentes pour prévenir et combattre la tuberculose, les maladies vénériennes, le paludisme et des maladies auxquelles les femmes enceintes et les enfants sont particulièrement exposés.Les ex- nerts de l'OMS sont actuellement à l\u2019œuvre en Chine, en Ethiopie en Grèce.dans l\u2019Inde, en Iran.en Italie, en Turquie.au Pakistan.en Palestine, aux Philippines.et en Yougoslavie.En outre.des ex- perts-conseils de l'OMS s\u2019occupent de différents problèmes sanitaires sur les bases régionales, en Europe, dans la Méditerranée orientale.dans l\u2019Asie du Sud-est et en Amérique du Sud.+ * + Au cours de ces deux dernières années, OMS a accordé plus de 500 bourses d\u2019études à des membres du corps médical de huit pays européens, de la Chine, de la Corée et des Philippines.Les bourses d\u2019études permettent à des experts médicaux particulièrement distingués, ressortissants de pays dévastés par la guerre ou de pays peu développés, de se familiariser avec les derniers progrès des sciences médicales.En quelques mois, après l\u2019établissement de l'OMS comme institution spécialisée des Nations Unies, 34 pays ont adressé des demandes d\u2019assistance technique de services, de consultations et de fournitures.x # ok Pour la première fois dans l\u2019histoire de la médecine, un programme de santé mentale est formulé sur une base internationale à côté de projets qui visent la santé physique.Sur l'initiative de OMS, des études, des démonstrations et des campagnes éducatives dans ce domaine font l\u2019objet de plans méthodiques qui visent tout spécialement certaines catégories d\u2019étudiants, certains milieux industriels et les collectivités rurales.Une récente enquête industrielle effectuée en Gran- de-Bretagne a montré que, dans les fabriques étudiées, les psycho-névroses provoquaient une perte de refroidissements ordinaires.C\u2019est pour des raisons production légèrement plus forte que celle due aux 1222 L'UNION MÉDICALE DU CANADA de ce genre que l\u2019OMS porte un intérêt primordial à la question de la santé mentale.x % % En Europe seule, huit millions d\u2019enfants ont été examinés dans le courant de cette année pour dépister une infection tuberculeuse éventuelle et trois millions d\u2019entre eux ont été vaccinés au BCG.Cette vaste campagne antituberculeuse est actuellement étendue à l\u2019Asie, à l\u2019Afrique et au Moyen-Orient.Il s\u2019agit d\u2019un effort commun de la Croix-Rouge danoise et de ses organisations scandinaves associées, de l'UNICEF et de l'OMS.EI Le taux mondial de mortalité diminue constamment, d\u2019après un rapport récemment publié par l'OMS.La diminution est particulièrement marquée dans les pays dévastés par la guerre et dans les pays latins d\u2019Europe et d\u2019Amérique.LE Trois fois par jour, dix postes de radiodiffusion émettent de Genève des bulletins de l'OMS et donnent des informations sur les maladies épidémiques dans toutes les parties du monde.Ces émissions, sur antennes orientées vers l\u2019Europe, l\u2019Afrique et les Amériques, sont destinées aux services nationaux de santé, aux fonctionnaires sanitaires des ports et aéroports, aux navires en mer et aux avions en vol.Un service supplémentaire de radiodiffusion de l'OMS est émis de Singapour; il couvre l\u2019Asie et le Pacifique.& % x Le gouvernement égyptien a décerné à l'OMS une médaille d\u2019or pour l\u2019
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