L'union médicale du Canada, 1 janvier 1950, Janvier
[" ome 79 \u2014 Numéro 1 TB, MONTREAL, JANVIER 1950 {ASSOCIATION Re x * * * + Bulletin de ['Elssociation des Medecins de Langue Française ou Canada | (Fondée à Québec en 1902) 1 'Ulnton (BDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) XXe conqres be UA.ML.F.C., Montréal les 25.26, 27 et 28 septembre 1950 ADMINISTRATION SECRÉTARIAT ET SECRÉTARIAT .128, rue Sainte-Anne 326 est, boul.Saint-Joseph Québec Montréal Tél.: LAncaster 9888 La recherche améliore les produits déja existants La recherche est un travail de tous les instants.L'amélioration des produits actuels est profitable au malade et donne satisfaction au médecin.Il est aussi important de parfaire des produits existants que d'en découvrir de nouveaux.Pureté plus grande, standardisation plus précise, économies dans la fabrication, études cliniques plus approfondies amèneront de meilleurs résultats.La perfection est le but permanent des Laboratoires de Recherches Lilly.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED © TORONTO, ONTARIO SZ lly est le cholérétique préféré des médecins Poulenc Mmitée INDICATIONS: ictère hépatique \u2014 engorgement du foie == cholécystite \u2014 angiocholite \u2014 insuffisance biliaire \u2014 radiographie de la vésicule biliaire COMPRIMÉS; dosés à O Gm.30 (5 grains) d'acide déhydrocholique pur, cristallisé.Tubes de 20 et flacons de 100, 500 et 1,000 AMPOULES: de 5 c.c.de déhydrocholate de soude à 209%, soit 1 gramme par ampoule: pour injection intraveineuse.Boites de 6 et de 100 ampoules le DYCHOLIUM augmente nettement le débit biliaire l'Hérature et échantillons sur demande all] MONTREAL An -gn rl L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzeriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Caractérisé par une activité uniforme et un mini- Un Remarquable mum de douleur à l'injection, le Complexe Streptomycine Chlorure de Calcium Merck est devenu, depuis Pr O fr A C t son introduction sur le marché, la forme préférée du 8 es on re précieux antibiotique.Le procédé Merck de cristallisation garantit un produit chimiquement pur, La Tub er cul O S e Le Sulfate de Dihydrostreptomycine Merck, eo.produit par l\u2019hydrogénation catalytique du complexe streptomycine chlorure de calcium sous sa forme cristallisée, constitue par lui-même E ff i Cac i t é un produit chimique et une entité pharmacologique distincte d\u2019une pureté et d\u2019une Th , ° stabilité uniformément élevées.erap eutique Ces deux antibiotiques sont de > > précieux auxiliaires, capables de ep rouvee rendre service dans tous les cas ou la streptomycinothérapie peut s'appliquer efficacement.Streptomycine Merck Dihydrostreptomycine (sulfate) Merck Complexe Chlorure de Calcium MERCK & CO.LIMITED Ghonäts Fabricant, MONTREAL - TORONTO - VALLEYFIELD A a.i, \u2014 ee + SOMMAIRE BULLETIN Edouard DESJARDINS A propos de l'enseignement de la médecine .Ch.DEBRAY, M.ROUX, R.CHEVILLOTTE, S.SEGAL Gastrectomie pour ulcus et cancer du moignon gastrique .RECUEIL DE FAITS Roma AMYOT Paralysie cubitale tardive secondaire & un traumatisme du coude .Rosaire LAUZER \u2019 Contribution au traitement post-opératoire de la péritonite aigué .J.PREVOST et J].DIONNE Abcès pulmonaire .+» « +.+ 5 4 \u20ac + » + © » » .= 0s se 0 .+ se = + 14 18 22 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Goutte Diabète arthritique > > US - .® - yes - VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Albuminurie des goutteux et des graveleux Cystites.\u2014 Néphrites Artério-sclérose au début Une bouteille par jour, soit: un verre à jeun, un verre à chaque repas \u201cgt um, LUT, le; ue _ # 25 a La LA S ar 3 ar.+, de Yas Une bouteille par jour comme ci-dessus.Une demi-bouteille par jour, soit: Un verre a jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal.ee | as prone L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLieriy A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 III wv dan ler) pour un rien Voici une pénicilline liquide au goût délicieux .« A Vos jeunes malades prendront volontiers l\u2019ESKACILLIN, à cause de son gout délicieux et sa dégustation facile.De plus, les parents préfèrent énormément la posologie de l\u2019ESKACILLIN à l\u2019ennui d\u2019écraser des comprimés et aux cajoleries nécessaires à persuader l\u2019enfant malade d\u2019avaler un mélange désagréable.Une cuillerée à thé (5 cc.) d\u2019EsKACILLIN renferme 50,000 unités de pénicilline-G cristallisée\u2014et produit une hémoconcentration équivalente à celle provoquée par un comprimé à 50,000 unités.L\u2019EsKACILLIN est présentée en flacon de 2 onces liq., contenant 600,000 unités de pénicilline.E S k @acC 1 1 1 1 I la penicilline liquide au gout délicieux.Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal 1 Maurice GERVAIS SOMMAIRE (Suite) e REVUE GÉNÉRALE A propos des infiltrations sympathiques .24 René GRIGNON La fistule thyréoglosse .28 EDITORIAL Paul LETONDAL A propos du diagnostic de la toxoplasmose .31 HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE Hon.Paul MARTIN Le progrès de l'hygiène publique .0.34 Ad.GROULX Le Service de Santé et la nutrition \u2014 L'hygiène mentale au Service de Santé Pour les cas où le régime alimentaire habituel renferme suffisamment de vitamine A et de vitamines du groupe B: \u201cOSTOFORTE\u201d (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\u201d) Chaque capsule contient 50,000 unités int.de vitamine D.IMPORTANT: Le Composé d\u2019Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne doivent pas étre donnés aux sujets dont le rein ne fonctionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.37 FORMULE: Dans la dose quo- Dans chaque tidienne moyenne capsule (4 capsules) Vitamine D .cooovveevvvuneeen 50,000 unités int.200,000 unités int.Vitamine A \u2026\u2026.\u2026.\u2026.cuncrnnre 1,666 unités int.6,664 unités int.Vitamine B: (chlorhydrate de thiamine).0.67 mg.2.67 mg.Riboflavine (vitamine Bs) .1.00 mg.4.00 mg.Niacine (acide nicotinique).6.67 mg.26.67 mg.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).DOSE: Jusqu\u2019a concurrence de six capsules par jour.Posologie complète à la demande des intéressés.Charles © Frocot & C0.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buzterin A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 } AMINO-BESMIN COLCHICINE HOUDÉ DIGITALINE NATIVELLE DYSPNÉ-INHAL EUPNOGÈNE LIPOTROPE or.ES NITRINOSE Lp a.ne = 74 { > SY SG / XANTOPHEN 20) ax oo TE oe cos 33 S Wi 23 Son dé FIRES Nae pe BA YE) aa S be 1 FRERES SPECIALITES DE PRESCRIPTION MEDICALE Siege social: 350, RUE LE MOYNE, MONTREAL 1.151801 SOMMAIRE (Suite) e VARIÉTÉS Antonio LECOURS Hommes et mondes chirurgicaux de Paris .L-F.DUBE La spécialisation vs la pratique médicale.Où allons-nous?.Roma AMYOT Pourquoi \"L'Union Médicale du Canada\u201d?.M.ROCH Discours prononcé à la séance inaugurale du XXVIIème congrès français de médecine tenu à Genève, les 29, 30 septembre et ler octobre 1949, par le professeur M.Roch, président .CORRESPONDANCE André PLICHET Lettre de Paris .ciiii a aa a aa a aa a AL CONGRÈS Vingt-septième congrès français de médecine (Genéve) .Léon GERIN-LAJOIE Quatrième congrès des médecins catholiques (Rome) .e © © \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1881 .ANALYSES .2.111 LL LL LL LL LL ALL MÉDECINE La biopsie aspiratrice du foie par voie transthoracique (82).L'utilisation du BAL dans le traitement des empoisonnements par l'arsenic, le mercure et autres poisons métalliques (82).Le traitement des nausées et des vomissements consécutifs aux injections de streptomycine par les antihistaminiques de synthèse (83).PHTISIOLOGIE De l'emploi de l'acide para-amino-salicylique dans la tuberculose pulmonaire chronique (83).Quatre-vingt-dix cas de tuberculose pulmonaire traités par la streptomycine et le pneumothorax combinés (83).Tuberculose incipiens chez les adultes de plus de 40 ans (84).Lavage des bronches dans la tuberculose pulmonaire (84).Empyème, complication de la tuberculose pulmonaire chronique (85).CARDIOLOGIE Nouvelles bases d'interprétation de l'électro-cardiogramme normal et pathologique (86).Changements électro-cardiographiques dans un cas de syndrome de Wer- nicke (88).NEURO-PSYCHIATRIE L'électro-choc: une mise au point (89).Sur les mouvements volontaires et involontaires (90).PÉDIATRIE La fibro-cystite du pancréas (90).SOCIÉTÉS .LL La La aa ana ana a a ana aan La Société Médicale de Montréal: séance du 10 octobre 1949 (92), séance du 8 novembre (93).La Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: séance du 16 septembre 1949 (94), séance du 30 septembre 1949 (94), séance du 4 novembre 1949 (95).Réunion scientifique du Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame: séance du 29 septembre 1949 (96).Réunions scientifiques des internes de l'hôpital Notre-Dame: séances des 11, 18 et 25 octobre 1949 (101).1 (© 20 > À > RS REVUE DES LIVRES .2222222LL Lean anna nana ananas LIVRES REÇUS 111211 Learn anna nana 43 47 ol 52 59 61 75 80 82 92 L'HIVER à \u2014 La saison de la neige, des patins étincelants, des trai- neaux qui fendent l'air .Mais, malheureusement, aussi une saison de rhumes et d\u2019affaiblissement, saison de veilles et d'alertes pour le médecin, une époque où il sera heureux d\u2019avoir à sa disposition la grande série de spécialités pharmaceutiques qui portent l\u2019étiquette \"Frost\u2019.Une documentation et des échantillons de chaque produit \"Jos\" sont à sa disposition.Chartes &.Frosst &Co, MONTREAL CANADA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, jan 1950 \u201cTRULFACILLIN Marque \"Sos!\" de comprimés de trois sulfamides et de pénicilline Une préparation combinant la PÉNICILLINE et les SULFAMIDES dans le but d'accroître les effets thérapeutiques de chacune de ces drogues.\u201cTRULFACILLIN\u201d C.T.N° 818 \u2018Fon\u2019 Sulfadiazine.0.Sulfaméthazine.0.Sulfamérazine.0 G.G.(124 gr.) G POSOLOGIE de 1 à 2 comprimés toutes les quatre heures.PRÉSENTATION Flacons de 20 comprimés.AVERTISSEMENT La trulfacillin est une méthode de traitement efficace comportant une bonne marge de sûreté dans tous les cas où la chimiothérapie aux sulfamides et à la pénicilline est indiquée.Bien qu'avec l'emploi de cette préparation le danger des phénomènes fâcheux généralement associés à la médication par les sulfamides soit grandement réduit, il ne faut pas cesser d'exercer une constante vigilance dans la recherche et le diagnostic de ces phénomènes, tels que l'agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cutanées, etc.L\u2019action synergique des composés chimiothérapeutiques On reconnaît depuis longtemps que l\u2019effet d\u2019une combinaison d\u2019agents thérapeutiques à activité pharmacologique similaire, agissant de concert, excède souvent les effets additifs prévus de la combinaison.Il a été démontré que l\u2019action d\u2019une association de pénicilline et de sulfamides est synergique in vitro et in vivo.En effet, Bigger! signalait, déjà en 1944, que la présence du sulfathiazole augmentait considérablement le point de dilution auquel on peut démontrer l\u2019action inhibitrice de la pénicilline sur les staphylocoques et les streptocoques.Dans le même mémoire, il suggérait l\u2019utilisation chez l\u2019homme de cette action synergique des sulfamides et de la pénicilline pour le traitement d\u2019infections qui n\u2019opposent pas de résistance à ces agents.Stewart?a démontré qu\u2019une action synergique similaire résulte de l\u2019association de pénicilline et de sulfamides en traitement contre certaines bactéries Gram-négatif.Le résultat d\u2019expérimentations établit que l\u2019inhibition de certains micro-organismes se fait à des taux de concentration bien moins élevés lorsque le sulfathiazole et la pénicilline agissent de concert que lorsque ces agents agissent isolément.Kolmer* donne une excellente analyse de la synergie des agents TRULF ACHLLIN- BRAND or TRPLE N SULFA AJENICH Loy >, T¥statly, 6.1 Pe regi! br tami eur sp Che SE Tress, poo Mea 8 3 &Co Yaris UT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 chimiothérapeutiques et met en lumière de nouvelles expérimentations pratiquées sur la souris, qui démontrent sans laisser beaucoup de doute que l\u2019action synergique de l'association de la pénicilline et des sulfamides observée im vitro se produit aussi iz vivo dans les infections à pneumocoque type 1, à staph.aureus, les infect\u2018ons à strep.hémolytique et à typhoïde.Il est plus difficile d\u2019établir des données cliniques.Toutefois, nous possédons de nombreux rapports indiquant la valeur de la thérapeutique combinée dans la pneumonie causée par le pneumocoque.Dowling, Hussey, Hirsh et Wilhelm* ont observé un taux de mortalité de 9.6 p.c.sur 94 cas traités exclusivement à la sulfadiazine, mais seulement 4.3 p.c.sur 94 cas traités à la pénicilline et à la sulfadiazine.Dans la méningite pneumococcique, le taux de mortalité observé a varié entre 58 et 65 p.c.lorsque le traitement consistait en des composés de sulfamide.Ce taux se chiffre à environ 48 p.c.lorsque la pénicilline est employée seule comme traitement.Waring et Smith5 ont signalé la guérison de 12 patients sur 13 avec la médication combinée de sulfamides et de pénicilline.Dans les cas d\u2019endocardite aiguë causée par des infections à streptocoques beta hémolytiques, pneumocoques, gonocoques et méningocoques, le traitement au moyen d\u2019une combinaison de pénicilline et de sulfamides semble évidemment tout indiqué, tandis que dans les cas de fièvre typhoïde, l\u2019essai semble judicieux.® Dans le traitement de la blennorragie, Hargreaves\u2019 rapporte de meilleurs résultats avec l\u2019utilisation d\u2019une combinaison de pénicilline et de sulfamides.Les comprimés \u2018\u2019TRULFACILLIN\u201d présentent l\u2019avantage, démontré ci-haut, de l\u2019activité synergique de la pénicilline et de sulfamides dans le traitement de certaines infections.Ils possèdent cet avantage additionnel que la Trulfa-Zine, une combinaison de sulfadiazine, de sulfamérazine et de entièrement le danger de lésions rénales par sulfaméthazine, élimine presque suite de précipitation de cristaux, et comporte une réduction marquée du danger de réactions d\u2019intolérance aux sulfamides.1 IX Sources à consulter \u201cSynergic action of penicillin and sulphona- mides.\u201d Bigger, Lancet, 2, 142, le 29 juillet 1944.\u201cStudies on the effect of penicillin on Gram- negative bacteria.Penicillin-sulfonamide synergy.\u201d Stewart, J.of Hygiene, 45, 282, août 1947.3.\u201cThe synergistic or additive activity of chemo- 10.11.12.13.14.15.therapeutic compounds.\u201d Kolmer, Am.J.Med.Sciences, 215, 136, 1948.\u201cPenicillin and sulfadiazine compared with sulfadiazine alone in the treatment of pneumo- coccic pneumonia.\u201d Dowling, Hussey, Hirsh and Wilhelm, Ann.Int.Med., 25, 950, 1946.\u201cCombined penicillin and sulfonamide therapy -in the treatment of pneumococcic meningitis.\u201d Waring and Smith, J.A.M.A., 126, 418, 1944.\u201cSulfathiazole and penicillin in typhoid fever; report of 6 cases.\u201d McSweeney, Lancet, 2, 114, 1946.\u201cSynergic action of penicillin and sulfathiazole in gonorrhoea.\u201d Hargreaves, Brit.J.of Venereal Diseases, 23, 85, juin 1947.\u201c \u2018Sulfa-Combination\u2019 \u2014 New chemotherapeutic principle.\u201d Frisk, Hagerman, Helander and Sjogren, Brit- Med.J.p.7, le 4 janvier 1947.\u201cInhibition of drug precipitation in the urinary tract by the use of sulfonamide mixtures.\u201d Lehr.Proc.Soc.Exper.Biol.& Med.vol.58, No.11, 1945.\u201cPrevention of renal damage by use of mixtures of sulfonamides.\u201d Lehr, Brit.Med.J., le 13 décembre 1947, p.943.\u201cLowered incidence of sensitization through use of sulfonamide combinations.\u201d Lehr, Brit.Med.Journ., le 18 septembre 1948, p.543.\u201cPresent-day usage of sulfonamides and antibiotics in various diseases.\u201d Long, New Eng.J.Med., le 4 décembre 1947.\u201cPrognosis and treatment of pneumonia in children.\u201d King, Arch.Dis.Childh.19, 122, 1944.\" \u201cSulfonamides in treatment of infections in infancy.\u201d Henderson and Couper, Arch.Dis.Childh., 21, 23, 1946.\u201cPneumonia\u2019\u2019.Scadding, Practitioner, 157, 333, 1946.16.\u201cNeurosurgery in the Eastern Theatre of War.\u201d 17.Johnson and Dick, Lancet, 2, 193, 1945.\u201cA survey of the outcome of 20 cases of H.influenzae meningitis related to bacterial type.\u201d Zinnemann, Brit.Med.Journ., 2, 931, 1946.Chartes & Frosst & Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutertn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Tangue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union lIDédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris), Edmond Dubé, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal) Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, Albert Bertrand, Roméo Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, LC.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint & Montréal Secrétaire adjoint & Québec Roger Dufresne Maurice Beaudry 326 est, boulevard Saint-Joseph.128, rue Sainte-Anne.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, Maurice Beaudry, P.Bourgeois, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, H.Gélinas, M.Gervais, Pierre Jobin, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, J.LeSage, Léon Lonatin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Petti- grew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. dans les Pneumonies L'Auréomycine possède un large champ d'activité.Son emploi est notamment recommandé dans les pneumonies à pneumocoque, à streptocoque, à staphylocoque et dans les pneumonies dites \u201cà virus\u201d.Elle s\u2019est révélée très efficace contre V'Hemophilus influenzae, et est indiquée dans les infections attribuables à ce germe.L'Auréomycine est avantageusement employée dans les septicémies à bactéroïdes, les brucelloses, les infections à Gram négatif \u2014 y compris celles provoquées par le streptocoque, le staphylocoque et le pneumocoque.De même, l\u2019Auréomycine se montre efficace dans les infections suivantes: granulome inguinal, lympho-granulomatose inguinale subaiguë, angine monocytaire, coqueluche, psittacose, fièvre à rickettsies (C.Burnetti) (fièvre Q) , vérole à rickettsies, fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, endocardite infectieuse subaiguë réfractaire à la pénicilline, tularémie, typhus, et infections de l'œil (bactériennes et à virus).Dans les états où la pénicilline est indiquée, la médication idéale est le produit Lederle, LEDERCILLIN *, pénicilline G procainique \u201cpec- tinized\u201d et pénicilline G cristallisée dans l\u2019huile.Injecté par voie intramusculaire, le produit réalise des hémoconcentrations rapides et prolongées.Présentation: Chlorhydrate d\u2019AUREOMYCINE Lederle en capsules: Flacons de 25 capsules, à 50 mg.par capsule.Flacons de 16 capsules, 3 250 mg.par capsule.pour injection intraveineuse: fiole de 100 mg.livrée avec ampoule de 10 cc.de solvant de 1 (\u2014) leucine 3 1.950.en onguent: Tube de 1 once contenant 30 mg.en solution ophtalmique: Fiole de 25 mg.avec compte-gouttes; on prépare la solution par addition de 5 cc.d\u2019eau distillée.; en pastilles: Flacons de 25 pastilles à 15 mg.par pastille.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 7335, Boulevard Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q.*Enrg.au U.S.Pat.Off. XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutertn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Bulletin de l'Association des Médecins de Tangue Francaise Ou Canada Fondée à Québec en 1902 1L' Union lIDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Jean Saucier Vice-présidents: Gustave Lacasse et L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.Jean Saucier, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Gustave Lacasse.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XIII Entrainent une decalcification intense chez la maman qui doit pourvoir aux besoins calciques du foetus et du nourrisson.Il importe donc au praticien de combler cette déficience en utilisant une médication calcique entièrement assimilable.GLANDOPLEX par ses composés calciques, minéraux et organiques apporte à la femme enceinte et à la nourrice l\u2019excédant de calcium dont elles ont besoin.|! facilite l\u2019ossification et la dentition et en combat les états pathologiques.GLANDOPLEX Laboratoires \u201cNational\u201d Limitée Agents généraux au Canada : MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTREAL, P.Q. XIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurertn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 OFFICIERS l'Association des fiDédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph Montréal.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.A.-L.RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.Pierre SMITH, Montréal.COMITÉ DU XXe CONGRÈS J.-A.VIDAL, président.J.-B.JOBIN, ler vice-président.J.-A.DENONCOURT, 2e Richard GAUDET, 3e \" Edmond POTVIN, 4e \" Gustave LACASSE, 5e \u201d J.-M.LAFRAMBOISE, 6e \u201c Auray FONTAINE, 7e \"\u201d Pierre SMITH, secrétaire, 300, carré Saint-Louis, Montréal.Hermile TRUDEL, trésorier, 1990 est, rue Rachel, Montréal.ANCIENS PRÉSIDENTS Chs VÉZINA, Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, A.L.RICHARD.J.-A.JARRY, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Gérard, Henryville, P.Q.1952 LECOURS, JA 538, avenue King Edward, Ottawa .1952 BAILLY, Roland, Saint-Pie de Bagot, P.Q.1952 LEMIEUX, J.-R., 17, rue Sainte-Ursule, Québec ee 1952 BEAUCHEMIN, L.-0., Calgary, Alberta .1950 MANSEAU, trees, 244a, rue Principale, Ville Saint- BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-E.2.220000 00000 1952 Laurent, PQ.1.100.LL a ananas anna + 1952 BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q .952 MERCILLE, Jean, 316, Parc G.-Etienne-Cartier, Montréal 1952 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 MICHAUD, | 170 est, rue Laurier, Ottawa .1950 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec eo.1952 MILOT, J.- \"1017, Stafford Road, Fall River, Mass, .1952 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1950 MORRISSETTE, Pierre, Saint- Georges, Beauce, P.Q.19 BROUSSEAU, L.- -Philippe, Malartic, P.Q iii.1950 PELLETIER, A, Winchendon, Mass.1950 CARON, N.Syivio, Mastal, Québec .1952 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CHOLETT A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1329 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.950 COUTURIER.Alphonse, Rivière-du- Loup, P.Q.1050 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1950 DANDURAND, René, 847, rue Cherrier Montréal .1952 POWERS, 1, rue Front, Hull, P.Q.1950 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.50 RIOUX, |.mile.Sainte- Anne-des-Monts, P.Q .1950 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté Nicolet, P.Q.1952 DESMEULES, Roland, 167, Grande- Allée, Québec .1952 SORMANY, Albert, Edmundston N.-B.1950 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.111222210040 e 1952 TANGUAY, Rodoiphe, Sudbury, Ont.1950 DUBE, Edmond, 6055, rue Saint-Denis, Montréal .1950 TET RAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.Q.1950 GAUTHIER, C.-A., 53 1, rue Saint-Louis, Québec .1950 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1950 GAUTHIER, Henri E., Woonsocket, .1950 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1950 UN CONCEPT MODERNE DE LA Maitrise Active ) PYRIBENZAMINE EXPECTORANT a été conçu pour la maîtrise active de la toux y compris ausst bien celle d'origine bronchique qu'allergique.Chaque once fluide de PYRIBENZAMINE EXPECTORANT contient: Citrate de Pyribenzamine - - 240 mg.Sulfate d\u2019Ephédrine - - - - 80 mg.Chlorure d\u2019Ammonium - - - 640 mg.La teneur en PYRIBENZAMINE combat l'effet congestif de l'histamine, diminue la sensibilité de la membrane muqueuse et agit d'une façon synergétique avec l\u2019éphédrine pour amener la décongestion de l'arbre respiratoire tout entier.En plus de son efficacité thérapeutique, PYRIBENZAMINE EXPECTORANT possède un goût et une couleur bien appréciés des patients de tout Âge.16 FL.025.MONT SVD Iv NZAM 439118 i wg thon Une tu Hiene ae \u2026.#10 Len Le : mE titrate itate da PYRIBENDUE cr 30 mg.5 i HKU chiorige Chlorure AMO i 3 80 mg.mis EMINE suttate Sultate d' EPHEDE a .10 mg ha sex Lacs à : HIG (fripelennamine) coupAGIE Ciba courant UMNÉE LIMITES REAL COMPAGNIE (PE GLI \u2018ae LIMITEE MONTREAL ILS SONT TOUS D\u2019ACCORD! Pour une description plus détaillée de l'application clinique, mode d'emploi et posologie de la PRISCOLINE, demondez la nouvelle brochure Cibo \u2018\u2018l'Usage Clinique de la PRISCOLINE (autrefois PRISCOL).\u2019 COMPAGNIE Les spécialistes et les praticiens à travers le pays s'accordent tous à reconnaître les services quotidiens que la PRISCOLINE* leur rend dans leur travail.Parce que fondamentalement l'effet de la PRISCOLINE consiste à dilater les artérioles et parce que cet effet s'exerce à toutes les parties du corps, son usage couvre un champ d'action presque illimité tant dans les spécialités les plus variées que dans la pratique de tous les jours.Au nombre des champs d'action dans lesquels la PRISCOLINE a démontré vne efficacité transcendante, on peut citer : UT A UN 0 © Le traitement des affections vasculaires périphériques !* 3.© La prévention des complications dans le diabète sucré 8,4.® Le soulagement de la douleur dans la poliomyélite antérieure aiguë 5 © Diagnostic et traitement en ophtalmologie 6.Grimson, K.S., Reardon, M.S., Marzoni, F.A., and Hendrix, J.P.: Ann.Surg., 127: 968, 1948.+ .Grimson, K.S., Hendrix, J.P., and Reardon, M.S; JAMA.139: 154, 1949.Rogers, M.P.: J.A.M.A.: 140: 272, 1949.À .Singer, R.: Vien.Klin.Wschr.56: 260, 1943.Smith, E., Graubard, D.J., Goldstein, N., and Rosenblatt, P.: feed 7 Paper presented May 5, 1949 at Med.Soc.State of N.Y., 143rd Annual Meeting._ Fanta, H.: Archiv f.Ophthalmologie, 149: 199-219, 1949.M + * + Driscoline (autrefois PRISCOL) * Chlorhydrate de benzazoline Ciba.LIMITEE MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XVII LORSQU\u2019UNE SALICYLOTHÉRAPIE EST INDIQUEE.les effets toxiques, tels que la diminution de la prothrombine dans le sang et la prédisposition aux hémorragies, sont évités grâce à l'administration de \u2014le produit NON TOXIQUE de choix parce qu'il procure, sous forme de comprimés, une combinaison d'administration facile et scientifiquement équilibrée de succinate de calcium et d'acide acétylsalicylique.Tous les détails concernant l'emploi de BEREX dans le traitement du rhumatisme aigu et chronique, ainsi qu\u2019une abondante bibliographie, peuvent être obtenus sur demande.Bouteilles de 100 et de 500 comprimés.BEREX est le nom déposé de ce produit.Breveté aux Etats-Unis.Demandes de brevets au Canada et pays étrangers.B E R E X Pharmacal Co., 36-48 Caledonia Road, Toronto, Canada XIX L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buiierin AM.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Lr EH LI : AE ) NS 4 = LER RE Lo i 4 ER SN Ra au RO F1 re ry TONIQUE RESPIRATOIRE Gaïacol Acide phosphorique Codéine GG échons G P monauies OHVALlEScehnces 0 dà 5 cuillerées a cafe par Sout LABORATOIRES A.BAILLY SPELY-EXPORT 19 RUE DU ROCHER - PARIS fe Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL Prolongement de | lActitisE dan: Angine de Poitrine, | Thrombose des Coronaires, Sclérose des Coronaires, Décompensation f Cardiaque, Asthme Cardiaque | et Bronchique, © Qlatus | isfhmaticus dSguré par son actlon Vaso-dil&tatrice et Diirétique.COROPHYLLIN (Aminophylline M&M) est un vasodilatateur et un diurétique de première valeur.La sécrétion rénale, stimulée par son emploi, amène une diurèse massive.Le relâchement du spasme des artères coronaires produit une diminution de la douleur.Son action dilatatrice puissante sur les petites bronches et les bronchioles provoque le reldchement de la musculature bronchique et ES M eZ Ltd améliore la respiration.Corophyllin est aussi présentée en association ut 177 Prat avec les barbituriques pour la commodité de la prescription.Dans les états cardiaques et bronchiques, l\u2019expérience clinique a reconnu l\u2019efficacité de l\u2019administration de Corophyllin par e vole rectale (suppositoires).LES SUPPOSITOIRES SONT :\u2014 COROPHYLLIN\u2014 Adultes (No 2879) Corophyllin (Aminophylline M&M) 7Y, grs.Les comprimés glutinisés trouvent leur indication dans les cas où il est préférable d\u2019éviter l\u2019action des sucs gastriques et d\u2019obtenir une action retardée.COROPHYLLIN 11, grs.E.C.T.3046 COROPHYLLIN 3 grs.EC.T.2914 Ces préparations d\u2019Aminophylline en association, éprouvées par l'expérience sont aussi présentées pour la commodité de la COROPHYLLIN \u2014Enfants (No 3038) Corophyllin (Aminophylline M&M) 334 grs.HYPNOMIN\u2014Adultes (No 2941) Corophyllin (Aminophylline M&M) 74% grs.Pentobarbital sodique .11, grs.HYPNOMIN\u2014Enfants (No 2940) oO Corophyllin (Aminophylline M&M) 33/4 gts.Pentobarbital sodique =~ = Ÿ gr.8 prescription.DIG-AMINOPHYLLINE \u2026(C.T.2183) Aminophylline .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 11/9 grs.Phénobarbital 1.114 grs.Digitale poudre BP.34 gr.PHEN-AMINOPHYLLINE (C.T.2130) Aminophylline 43., gts Phénobarbital \u2026 LL.vi gr XX L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLierin AM LF.C.\u2014 Montréal odd., janvier 1950 ow e de \\a sé Digest | AA % eq et?ment Schmidt 1938 piliairé 6\\ 3- atiau Dis dans \\ arte! y\\ 51, ) 94) tion A À Wy ct we \\a © ou UE roCH peNYD ok pcp .CONSTI NT DE .{ MN CHOLI LP ILE AVEC LE CASCARA SAGRADA ET LA VITAMINE B! est donc @ Cholécystite \u2014 Cholangite CON indiqué @ Jaunisse \u2014 Insuffisance hépatique dans @ Anorexie \u2014 Constipation LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.MONTREAL {ontréal BULLETIN A M.LF.C+X ALE ged LA & \u201cCette préparation (la \u2018\u201cPrémarine\u2019\u201d) est de beaucoup supérieure aux stéroïdes non conjugués, parce qu\u2019elle est hydrosoluble et assure un taux d'absorption plutôt rapide au niveau de l'appareil gastrointestinal.\u201d Neustaedter, T.: Am.J.Obst.& Gynec.46:530 (oct.) 1943._CN WP rémarine substances oestrogènes conjuguées (équines) COMPRIMES.\u2014 No 865\u20142.5 mg.par comprimé No 866\u20141.25 mg.par comprimé No 867\u20140.625 mg.par comprimé Bouteilles de 20 et de 100 No 868\u20140.3 mg.par comprimé Bouteilles de 100 LIQUIDE\u2014 No 869\u20140.625 mg.par cuillerée à thé Bouteilles de 4 onces fluides Si l\u2019on désire aussi apaiser les troubles nerveux: COMPRIMES.\u2014 No 877\u20140.625 mg.par comprimé plus 1/, grain de phénobarbital.Bouteilles de 100.Le traitement par la \u201cPrémarine\u201d se montre en outre efficace dans d'autres affections causées par la carence d'oestrogènes, telles que la vaginite, le prurit vulvaire, l'aménorrhée, l'hémorragie utérine fonctionnelle et I'engorgement laiteux post partum.à a rst McKenng & ale Ja te F2954 CIE continue des infections buccales et pharyngées ~ ne ve ELOY p a a ) Sun AE FAIA EAN a C 2 son WIS RO) Bu ; , - LRA ve Ce A > a AIR 0 \\ n A pastilles pour la gorge Les Pastilles \u201cCillenta\u2019\u201d\u2019 procurent d'excellents résultats dans le traitement de diverses formes de l'infection de Vincent affectant la bouche et la gorge.Leur emploi en chirurgie buccale, avant ou après l'intervention, tend à maintenir l\u2019asepsie de la région.Lorsque la douleur est un facteur important, on recommande la formule No 859 pour l'effet anesthésique ze qu'elle produit grâce à son contenu en benzocaine.ACTION LENTE No 850\u20141,000 unités int.de pénicilline par pastille.ACTION RAPIDE No 849\u20141,000 unités int.de pénicilline par pastille.No 858\u20143,000 unités int.de pénicilline par pastille.\u2014d No 857\u20145,000 unités int.de pénicilline par pastille.No 859-\u20145,000 unités de pénicilline plus 2.5 mg.de benzocaine par pastille.No 860\u201410,000 unités int.de pénicilline par pastille.Bouteilles de 20 et de 100 pastilles S\u2019obtient aussi: = \u201cCILLENTA\u201d COMPOSÉ\u2014-COMPRIMÉS No 891 Chaque comprimé contient: Pénicilline G potassique (cristallisée).\u2026 25,000 U.l.j Ayo Sulfamérazine .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026scceuss 2.5 grains Sulfaméthazine .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ssescsescrasascnss 2.5 grains ù Sf Sulfadiazine .ea 2.5 grains pr Tubes de 12 et flacons de 50 comprimés py \" Met & Harrison Limitée, » Biologistes et Pharmaciens a Montréal, Canada L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buirerin AM.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XXIII efficacité exceptionelle dans un grand nombre d\u2019affections cutanées vulgaires Le Pragmatar est particulièrement avantageux dans la dermatite séborrhéique, et pour le soin général et l\u2019hygiène du cuir chevelu séborrhéique.Le Pragmatar occasionne souvent une amélioration frappante des fongosités vulgaires\u2014 méme de \u201cpied d\u2019athléete\u201d.Le Pragmatar est énormément efficace contre les éruptions eczémateuses, surtout celles d\u2019une tendance séborrhéique.Smith Kline & French Inter- American Corporation, Montréal 1 P r a g m a ia r remarquable onguent à base de goudron-soufre-acide salicylique XXIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLertn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Cafergone (E.C.110) Traitement Oral de la crise de Migraine | Le CAFERGONE est le premier medicament efficace par voie buccale dans la crise de migraine.Chaque dragée contient: 1 mg.tartrate d\u2019ergotamine 100 mg.caféine (pure).auparavant le tartrate d\u2019ergotamine pour avorter ou soulager leur migraine, et tous constatérent que E.C.110 était plus efficace que l\u2019ergotamine employée seule\u2019 » .+ « \u201c\u201cPratiquement tous les malades de ce groupe avaient employé (Horton, Ryan & Reynolds, Proc.Staff Meet., Mayo Clin.23: 105, 1948).pour le traitement de la crise de migraine, il est tout aussi efficace et peut être employé dans d\u2019autres céphalées, surtout la céphalée histaminique typique et atypique\u201d.(Hansel, Ann.Allerg.6: 155 \u2014 161, 1949).à .\u201cQuoique E.C.110 (CAFERGONE) fut développé surtout ) \u201cLe CAFERGONE .semble être une préparation excellente pour l'avortement des maux de tête, surtout ceux du type de la migraine et de la céphalée histaminique\u201d (Ryan, Postgrad.Med., 5: 330, 1949).Littérature et échantillons sont a la disposition du Corps Médical.SANDOZ PHARMACEUTICALS LIMITED SANDOZ 391, SAINT-JACQUES OUEST MONTREAL, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuterinN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XXV Le MALADE sous TRAITEMENT Les pénibles symptômes de l\u2019infection des voies urinaires, tels les mictions fréquentes, douloureuses et cuisantes, peuvent être rapidement soulagés dans un pourcentage élevé de cas par la simple administration orale du Pyridium.Grâce à cet analgésique urinaire, sûr et facile à administrer, les médecins peuvent souvent procurer à leurs malades le soulagement presque immédiat des symptômes urinaires douloureux, cependant que d\u2019autres mesures thérapeutiques sont mises en œuvre pour corriger l'affection efficiente.A doses thérapeutiques, le Pyridium est pour ainsi dire atoxique et peut être administré en même temps que la streptomycine, la pénicilline, les sulfamidés ou autres thérapies spécifiques.L'historique complet du Pyridium et de son emploi clinique sera envoyé sur demande.ÉPROUVE un soulagement bienfaisant à ses pénibles SYMPTÔMES URINAIRES a Go XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 l'activité ciliaire dans le RHUME la SIN USITE la FIÈVRE des FOINS La motilité ciliaire a pour effet de débarrasser les voies respiratoires supérieures des reliquats d\u2019exsudation.Cette action ne doit pas être entravée par un médicament servant au traitement d\u2019un rhume banal, d\u2019une sinusite ou de la fièvre des foins.Les solutions isotoniques de chlorhydrate de Néo- Synéphrine n\u2019empêchent pas l\u2019action efficace des cils vibratiles, tandis que la congestion est diminuée par la vasoconstriction.Li COUMEIR OX qu PHARMACY ee [HEMISTRY 5 4, MITC ANY 2 \u201cAlign 5 Présentation: Solution à 149% (ordinaire et aromatisée), flacons de 1 once.Aussi en solution à 19% (si une concentration plus forte est nécessaire), flacons de 1 once, et en gelée hydrosoluble à 15%, tubes de 56 d\u2019once.Néo-Synéphrine, marque de commerce hiniliteb Events me.| enregistrée aux E.-U.et au Canada.NEW YORK 13,N.Y.WINDSOR, ONT.443 Sandwich Street, West, Windsor, Ontario. de Tyrothricine.| Degré de concentrations salivaires produites par un Lozille contenant 2 mgm.de tyrothricine, administré selon les recommandations pendant environ une demi-heure.ee Suspensions salivaires de Streptocoques hémolytiques et de Staphylocoques dorés, exposés pendant une demi-heure à l\u2019action de diverses concentrations STAPHYLOCOQUE DORÉ \u2014 doses nécessaires pour provoquer une [SN inhibition légère PR jusqu\u2019à une inhibition (gif importante.STREPTOCOQUE HÉMOLYTIQUE si \u2014 doses néces- of saires pour produire une inhibition importante jusqu\u2019a une inhibition complète.Concentrations salivaires actives de Tyrothricine Quand il est administré comme il se doit, un Lozille conserve pendant environ une demi- heure les concentrations salivaires indiquées sur le graphique.La concentration salivaire prolongée assure une action antibactérienne générale contre les organismes gram-positifs, causes des infections oropharyngées aiguës.\u2018 La Tyrothricine, contrairement à la pénicilline pour usage topique, se distingue par une absence de toxicité locale.D\u2019un goût agréable, les Lozilles contiennent aussi de la propésine, qui produit une analgésie non- toxique et durable.Chaque Lozille contient 2 mgm.de tyro- thricine et 2 mgm.de propésine.Se vend en fioles de 15 Lozilles.LOZILLES PASTILLES DE TYROTHRICINE-PROPESINE WHITE LABORATORIES of Canada, Ltd., 64-66 Gerrard Street East, Toronto, Ont. XXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutertn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 ANTIGRIPPINE MIDY MEDICAMENT COMPLET DE LA GRIPPE e ;.COMPOSITION Phénacétine .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.eee 100 mg.Acide Acétylsalicylique.300 mg.Acide Ascorbique .ci.50 mg.Poudre de Gelsémium .10 mg.Codéine .cirri iii iii.7.5 mg.| pour une dragée de 50 ctg.PROPRIETES Supprime la douleur \u2014 Arrête la toux\u2014Reléve les forces\u2014 Décongestionne les muqueuses respiratoires \u2014 Facilite l\u2019expectoration \u2014 Abaisse la température.INDICATIONS Traitement de la grippe sous toutes ses formes \u2014 Etats congestifs pulmonaires \u2014 Oppressions respiratoires \u2014 Maux de tête \u2014 Asthénie grippale.; POSOLOGIE Une dragée toutes les, 4 heures, jusqu\u2019à concurrence de 5 par jour, avec une béisson trés chaude et alcoolisée.PRESENTATION Boite de 12 dragées de 50 ctg.© ÉCHANTILLONS ET LITTÉRATURE SUR DEMANDE © LABORATOIRES MIDY - PARIS Au service du Corps médical depuis 1718 Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin A.M.LF.G.\u2014 Montréal, janvier 1950 XXIX le \u201cdégel\u201d biliaire Dans l\u2019angiocholite non calculeuse, la stase qui se produit à l\u2019intérieur du cholédoque occasionne souvent une infection ascendante.L\u2019inflammation et le rétrécissement du conduit créent un terrain favorable à l\u2019obstruction partielle et à l\u2019accumulation de matières purulentes.L'action énergique du Decholin Sodium et du Decholin \u2014 une action hydrocholérétique \u2014 a raison de cette stase biliaire.Sous la pression hépatique, une bile abondante, plus fluide, s\u2019écoule par les voies biliaires tel un dégel printanier, emportant avec elle, le pus, les débris, le mucus et la bile stagnante.Grâce au drainage qu\u2019on a ainsi rétabli, on obtient une amélioration de l\u2019état général.On devrait commencer le traitement avec de faibles doses de Decholin Sodium administrées par voie intraveineuse; ces doses sont progressivement augmentées et on les fait suivre d\u2019un traitement aux comprimés Decholin.Decholin marque d\u2019acide déhydrocholique En comprimés de 334 grains, dans des flacons de 25, 100, 500 et 1,000 Decholin Sodium R (marque de déhydrocholate de sodium) en solution aqueuse à 20% ; en ampoules de 3 cm8, 5 cm3 et 10 cm3; paquets de 3 et de 20 ampoules.DECHOLIN et DECHOLIN SODIUM, marques déposées aux Etats-Unis et au Canada. XXX L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burien AM.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Le SPASME engendre la DOULEUR ROPHENR lève le SPASME FORMULE INDICATIONS | © Novatropine .1 mg.® Douleur spastique | ® Phénobarbital .20 mg.® Dysménorrhée ® Acide Acétylsalycilique .150 mg.® Coliques biliaire et rénale © Vitamine K 0.25 mg.© Pyloro- et entéro-spasme LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.MONTRÉAL Efficacité accrue de , Les solutions injectées se diffusent | hypodermoclyse aisément dans les tissus préparés à l'HYDASE.et de Un plus grand volume de liquide y .e ; , .| anesthésie coe peut être infusé plus rapidement.en toute sécurité.La tuméfaction avec et la douleur dues a la distension sont éliminées.L\u2019HYDASE est aussi un adjuvant de choix dans l\u2019anesthésie locale ou par infiltration.Atoxicité complète aux doses thérapeutiques.HYALURONIDASE PRESENTATION: Fioles stériles de 150 unités TR (turbidito-réductrices) \u2014la ire 7 préparation d'hyaluronidase la plus pure.Marque Déposée JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED « WALKERVILLE, ONTARIO À .couvre admirablement les besoins B-PLEX B-COMPLEX ELIXIR WYETH Durant la période aigue, les besoins en éléments vitaminiques B augmentent considérablement et c\u2019est justement à ce moment que le régime \u2014 souvent restrieüf \u2014en apporte le moins.La quantité de ces facteurs importants est done vite réduite à un niveau inférieur à la normale.Chez la plupart des malades, on peut s\u2019attendre à une convalescence plus rapide, si on leur ordonne des quantités idoines d\u2019une préparation complexe de vitamines B, à la fois puissante.compléte et judicieusement équilibrée.Présenté sous formes de Capsules, et d\u2019injections.prête à * .we | : r \u20ac.$7 y À go % Ee Be, # Pa £ \u201cti - wR 34 > ¥ past eR aa\u201d FE meet ue 6% l'emploi immédiat aucun solvant à ajouter + SUSPENSION DE WYCILLIN Re le - ir EN TUBEX PENICILLINE-G PROCAINIQUE POUR INJECTION AQUEUSE, 300,000 UNITES PREPARATIONS ADDITIONELLES DE PIENICILLINE INJECTABLE ; : WYCILLIN LENTOPEN x Wells Marque Déposée - WYCILLIN FORTIFIED LIENTOPEN ALL PURPOSE JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED WALKERVILLE - ONTARIO Fe L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiter AM.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XXXIII ON fw | 24) iY GE a\" > a in = SN E a 0 XE fr ; ; .Dans chaque département du domaine des recherches scientifiques, on s'efforce constamment de découvrir des moyens de réduire ou d'éliminer la marge d'erreur.DIGOXINE, un glycoside crystallin pur * fournit justement à la profession médicale un tel moyen.Parceque c\u2019est une substance chimique définie, d'une composition constante et d'activité uniforme, elle peut être prescrite vec précision en poids de la drogue pure et ses avec résultats prédits avec exactitude.Littérature sur demande.* Isolée des feuilles de Digitalis lanata par ellcome Chemical Works (Angleterre).ar voie digestive: \u2018Tabloid\u2019 Digoxine o.25 mgm.(1/260 grain approx.).Flacons de 25, 100 et 500.Solution Digoxine (B.W.& Co.) o.5 mgm.(1/130 grain approx.) par c.c.Flacons de 30 c.c.Hntraveineusement; Injection de Digoxine \"Wellcome\u2019 0.5 mgm.(1/130 approx.) dans un c.c.Boîtes de 12 et 100.- DIGOXIN C O.(The Wellcome Foundation id).MONTREAL Fr ~~ Les sources les plus autorisées\u201d**S sont d\u2019accord que \u201cla guérison [de la fièvre rhumatismale] dépend non seulement de l\u2019obtention mais du maintien d\u2019un niveau salicylé élevé dans le plasma.\u201d5 La corrélation entre ces niveaux sanguins et l\u2019amélioration symptomatique est indiquée dans le tableau en bas à droite.° Le Pabalate \u2014Ile produit le plus nouveau résultant des recherches de Robins\u2014aide maintenant à obtenir et à maintenir des niveaux salicylés plus élevés dans le sang avec des doses plus faibles de salicylate.Ce résultat est rendu possible par la réunion dans le Pabalate de l\u2019acide para-aminobenzoïque atoxique et du salicylate de sodium.Ainsi qu\u2019on peut le voir sur le graphique en bas à droite, l\u2019acide para-aminobenzoïque (lui-même un anti- rhumatismal)\u201d exerce une action réciproque lorsque les deux drogues sont administrées simultanément\u2014provoquant une élévation brusque des niveaux salicylés dans le sang (à doses constantes de salicylate),\"* avec augmentation sensible de son propre niveau.\u2018 La signification clinique de cette synergie offre un avantage important dans la thérapeutique des affections arthritiques.Le Pabalate \u2018Robins\u2019 est annoncé exclusivement au corps médical.On peut se le procurer dans toutes les bonnes pharmacies.A.H.ROBINS CO.INC., RICHMOND 20, VA.Produits pharmaceutiques de qualité depuis 1878 indications: Arthrite rhumatismale; fievre rhumatismale aiguë; fibrosite ; goutte ; ostéo-arthrite.posologie: Deux ou trois comprimés glutinisés toutes les | em pom oes trois ou quatre heures, sans bicarbonate de soude.| puss : QC oye ., ., .CLINIQUES' composition: Chaque comprimé glutinisé contient : AS : Salicylate de sodium U.S.P.(5 grains) 0.3 gramme; Acide para-aminobenzoique (sel sodique) (5 grains) 0.3 gramme.cr présentation: Flacons de 100 comprimés glutinisés.\\ Pour un niveau salicylé élevé dans le sang avec des doses peu élevées de salicylate\u2014 Paha ate - Les comprimés de Pabalate sont glutinisés le Canada évenir l\u2019irritation gastrique et assurer une tolérance optimum.THE LEEMING MILES CO., LTD.1 Notre Dame St.West, Montreal 1, Quebec ms IN NOUVEAU JALON IMPORTANT dans la thérapeutique des affections arthritiques.Bl her a on ti + &® > » go \"7 _ > bibliographie: 1.Bélisle, M Union Médicale du Canada, 77:392, 1948.2.Brodie, B.B.et al.: J.Pharmacol.and Exper.Therap., 80:114, 1944.3.Coburn, A.F.: Bull Johns Hopkins Hosp., 73:435, 4.Dry, T.J.ot al.roe .Staff Meetings Mayo Clin, 21: 497, 1946.5.Editorial: J.A.M.A,, 138:367, 1948, 6.Reid, J.: oyuarterly J.Med., 17: 139, 1948.1.Rosenblum, H.and Fraser, L.E.: Proc.Soc.Exper.Biol.and Med.65:178, 1947, a oor ax l'addition PAT EE à une dève constante de salicylate (10 gm.- par jour) prevaque une brusque augmentation du niveau salicylé dans le sang.?EP) U = Br wy XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiterin AML.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 TRAITEMENT DES TROUBLES DU FOIE PAR LES DRAGEES ENTERIQUES ENTERYDINE Recommandées contre les hépatites aiguës ou chroniques, et toute insuffisance biliaire, cause éventuelle de la constipation et de la jaunisse.Effectuent une dérivation nécessaire aux engorgements du foie, prévenant ainsi la lithiase biliaire qui en découle.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT: Boldine .001 gm.Sels biliaires 052 gm.Eukinase .026 gm.Pancréatine 026 gm.Cascara sagrada 026 gm.Ext.artichaut 026 gm.Phénolphtaléine 026 gm.Podophyline 006 gm.Ext.Noix vomique .003 gm.MODE D\u2019EMPLOI; Une ou deux dragées entre les repas ou deux dragées au coucher, suivant l\u2019avis du médecin.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 DRAGEES GLUTINISEES PyéliosE DIURÉTIQUE ACIDIFIANT MICROBICIDE INDICATIONS: Pyélites, pyélonéphrites, lithiases, cystites, cholécystites.Réalise la désinfection des voies biliaires et urinaires.CHAQUE DRAGÉE CONTIENT: Mandal.de Calc.0.060 gm.Phos.d\u2019ammonium 0.060 gm.Hydr.de Terpine 0.030 gm.Acide Nicotinique 0.004 gm.Benzo-Méthyl-Oxyquinoléine 0.04 gm.: PosoLOoGIE: Deux dragées trois fois par jour suivant l\u2019avis du médecin.CIRCULAIRES ET ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE.LABORATOIRES DESAUTELS LIMITÉE 200 ouest, rue Craig, MONTRÉAL, - - CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuutemiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XXXVII pour les examens de routine lors de l\u2019admission à l\u2019hôpital conçu pour simplicité, précision et efficacité.,_ Le Photocron Keleket s'adapte soit à l\u2019appareil Fairchild pour bobines de 70 millimètres, soit au Fairchild Fluoro-Record utilisant le \u201ccut film\u201d (tel qu'\u2019illustré).Le chronomètre photo-électrique de Morgan-Hodges (tel qu'illustré) assure la constance de la densité radio- graphique.Le générateur du Photocron peut être fourni avec une capacité de 100 ou 200 milliampères.Avec l'un ou l\u2019autre des appareils mentionnés plus haut, le Photocron Keleket répondra à toutes les exigences requises pour l\u2019examen des poumons, soit comme unité indépendante, soit comme complément à un appareil préexistant.Nous serons heureux de vous envoyer un de nos représentants qui vous suggérera l\u2019installation appropriée à votre hôpital ou votre clinique.261 DAVENPORT RD.- TORONTO 5 MONCTON \u2014 MONTRÉAL \u2014 WINNIPEG \u2014 RÉGINA \u2014 CALGARY \u2014 EDMONTON \u2014 VANCOUVER XXXVIII L\u2019'UNON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeTIN A.M.LFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 |) epuis plusieurs années, de nombreux chercheurs ont démontré que l\u2019usage clinique de la Gomme au Sulfathiazole se montrait très efficace pour enrayer les infections de la bouche et de la gorge \u2014 et sans provoquer d'effets secondaires toxiques.Neiman,* dans une étude poursuivie pendant une période de huit mois sur l\u2019emploi prophylactique de la Gomme au Sulfathiazole, rapporte une diminution appréciable de l\u2019incidence des rhumes, aussi bien que de la pharyngite primaire.SÉCURITÉ Le même auteur\u201c déclare: \u201cIl est à noter que les bouches de plus de 100 personnes furent exposées au médicament, sous forme concentrée, tous les jours pendant huit mois, sans aucun effet fâcheux.\u201d White Laboratories of Canada Ltd, 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Canada.Chimiothérapie bucco-pharyngienne topique d'efficacité et de sécunté reconnues Sulfathiazole Gum CHIMIOTHERAPIE SURE ET EFFICACE Présentation: Boîtes à coulisse pour ordonnance, contenant 24 dragées \u2014 scellées individuellement dans un ruban transparent.Chaque dragée contient 3.75 grains (025 gm.de sulfathiazole.* Neiman, I.S.: Prophylactic Value of Sulfa- thiazole.Arch.Otolaryngol., 47: 158 (fév.) 1948. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XXXIX LA NOTION FOURNIE PAR L'EXAMEN DU MALADE DICTE LE CHOIX DE LA MEDICATION Grâce à un procédé dont nous spécifigue) du glycéré Dohow sa teneur en eau, alcool et avons l'exclusivité, la densité (gravité est la plus haute Qu'on puisse obtenir\u2014 acides, est, pour ainsi dire, nulle.CONTRE L'OTITE MOYENNE SUPPURANTE CHRONIQUE, LA : FURONCULOSE ET LA DERMATOMYCOSE AURICULAIRE, CONTRE L'OTITE MOYENNE AIGUË _ ENLEVEMENT DES CONCRETIONS CERUMINEUSES | COMME ADJUVANT D'UNE MEDICATION ORGANIQUE CONTRE CERTAINS AGENTS SERVEZ- INFECTIEUX (PÉNICILLINE, etc.) vous : OTOPATHIES ASSOCIÉES AUX MALADIES a 0 108 s.MO- S AN CONTAGIEUSES ane parce que cette combinaison chimique des - plus efficaces (et non pas une simple mixture), qui réunit le sulfathiazole et l\u2019urée dans un excipient de glycéré AURALGAN (DOHOW), \u201cexerce une puissante action dissolvante sur les protides, liquéfie et dissout les granulations Parce que ses propriétés puissamment anal- - gésiques et déshydratantes diminuent la con- Montréal gestion, calment promptement la douleur, et soulagent l\u2019inflammation, dans tous les cas qui intéressent un tympan encore intact.FORMULE: Glycéré DOHOW.:,.200000217.90 9 i {la plus haute densité qui puisse etré obtenue) Phénazone.c.cvvvvesvsnees.0.87 g Benzocaine.ase + ees ne.0.23 g : tissulaires exubérantes, nettoie le conduit auditif, supprime la fétidité, et tend à.activer la réparation normale des tissus en présence d\u2019une otite moyenne suppurante chronique.FORMULE: po : Urée.\u2026.0.000000h000000s 209 Sulfathiazoie.2000000000000021.69 Glycéré DOHOW (base).164g Documentation et échantillons enovyés à la demande de MM.les médecins.THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.- fabricants de l\u2019'AURALGAN et de l\u2019O-TOS-MO-SAN New York-13 Londres L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Pourquoi l\u2019acné disparaît si rapidement après l\u2019emploi de l\u2019Acnomel La rapidité d'action de l\u2019Aenomel est due, en grande partie, aux qualités exceptionnelles de son véhicule.Ce véhicule spécial, grâce à un principe entièrement nouveau, assure l\u2019efficacité complète des éléments éprouvés de l\u2019Acnomel.Il possède tous les avantages d\u2019une émulsion d\u2019huile aqueuse, tout en étant absolument exempt de cire, d'huile ou de graisse.L\u2019Acnomel est stable, non-graisseux, et de couleur chair.Il contient 2% de résorcinol et 8% de soufre.Disponible, sur ordonnance seulement en tubes de 145 onces spécialement enduits à l\u2019intérieur.Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal | Ac n oO m e réalise un notable progres, a la fois clinique et cosmétique, dans la therapeutique de l\u2019acncé LS 5 oy 5 22 23 by 2 2 5 A = ES A: tg ; a \u20ac © 4 : a # Hs 8 ge 2 2 5 ver Sa ès i = tx SR a *VMIDAR 2 a: i pe So 2 se a à = se 25 i 3 7 a 0 se en = TE in RE se ; ; 2 + se ne a The Ze 1 nl - x a 5 + 220 Es a So En 7%, on 2 FREDE ä = oe 78 so ab Sa - 5 er 5 Ei Cg à se 2 SARE : a 4 ce x 2 is 2 Ë on 2.ey i; Po 2 æ \u20ac î BY $ x ga = 5 5 45 2 [on oF = ga = Le $ ; WE Ne oo © sr i 8 3.= £5 = & es 0 cL EERE Fy a 5 HE RA 5 3 os As 4 > tn Erg a) = a es > Zn 7% = PAINTED: - 5 5 A 2 = = 2 se = i hi \u2019 Shp 3 % A * ce 2 i ¢ vi SE i .= ; Le 5 53 Ee \u201c3 2 Sh.2 = a Ok .= SL i = i i Sp ?4 SF: thi oF Be 81%.y ee 22 > 28 Xa +: 5 > ve 2 5 ZR a #5 3e sus .= kid Ja a se Se ig CS se = £37 .3 we 2 3 a se 5 2 93 Se 23 Se 5 5 2e a 2 2 i 2; = $ 2 3 # \u2018 x 5 > = or 3 > Es i: æ a 5 © 7 $ a En CE = + a > SE 5 = = a 5 i i 4 » Se Pa = js = > = i wa i = = Ex 5.ne La 3 5 Le Sa ER Le sn i 3 5 + a 3 Ls oe opi Gari RS = ; SE 5 3% far Le A = i 1 a = = Pa oF 2%: i \u201c* 7 i = = Pa = 2 33 > se BE: ne i > che % + a % 5 2 x a 3 =.A > Pas fey 25 Fa i sr Ce 2 3 i a = = ba Es = ON ; 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x, ver HE 0 Fu it % 5 Ca EAE 2 a Si Rp &, SX 12 À HE o} ht ey 55 2 co EY + ua cs 4 ts = Ei, 55 ° vi 2 2 a i 3 = i 5 Sax EY ks pe a oo Sa 1 DE es > 5 ae HR SCENE Fo He he Eh 2 HR * 8 2 + tz A 5% 3 gh 0 2 4 NE % Een or i es oo\u201d Le x, 7 DE a TER .; 3 x Si + wi » a 4 dx a a 3 = sve = i 2 3% = ; He 5 pS a e 3 2 a Le od 74 = Ex Hi « 5 a 5 i oe i GS = A rel hs 72 a 4 Da x = 2 5 = Fe Le 7 25 = j 5 $ a 3 3 - st a ag Se % 3 = Be or ea se 2 + 4 3 ge a 3 = + IE ores a + æ of Ge a ES 2e = S a i ha = a A ve Gi ; 4 # SR 5 5 2 A 4 SE > i a 5 2 a & + 3 us ÿ 03 % a5 si i 5 .rs 24 Ë HS E A 34 Sy ie i i 2 0 PE 2 sa = = * i.2 CE À i by Te 5 rf x a a @ ee -t.1 i oF Ge Es a A = 3 a © x -e 2 5 Xi Ë 27 x a 38 N 4 i ea 5 es gat on 3 5 ad a se 2 RF i a sa 2e 2% 2 pis va; ed 24 2 i oN Ro: eS 72 5 # Ru a} i a ve 7 aR 2 4 i Hs a dec A es es 2 a.25 7 se i i Er i i Le, = & 7 i a ais sun 8 5 4 Le - i ae a à ce x as æ es Se 5 gn or Ze Bi i: i es sé à LA 5 as fx Es = = ve i ba 8 Ÿ 5 4 at jee YS es Fa CGR 23 7 Ze a = Allo Fla x a .of oy > \u20ac 5 a ih on x 2 4 sut we % 2 = ak % F BE A aR 4 i GH 335 5% an! 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Sages = ra Ÿ La 5 af 2 = res E pe Se ak > RA æ = % ps = > ve 3 a > # = = WC = & 4 > We oy 680 EK: = À = ne * en a ; Ly ay aim.424 + = $ à 2e A x > cuis = ie si SA = MH Sl Fp x i Hr 5s 3 fi es de es pe A a = gl 5% La ria\u2019 RE pis Fos 2 7 Ci CA 2% Ex Pa are =\u2014 partout > a chirurgie moderne .comin FLAGSTAFF, ARIZONA P LUS DE 1200 rapports publiés constituent un guide induction rapide et douce de l\u2019anesthésie sans anxiété chez sûr et précis qui permet d'obtenir sans danger les meilleurs le patient, période de réveil courte et agréable, complica- résultats possibles du Pentothal Sodique pour l\u2019anesthésie tions postopératoires moins nombreuses, absence de tout intraveineuse.Cette documentation clinique mondial danger d\u2019explosion ou d'incendie.Aimeriez-vous en provenant de tous les coins de l\u2019univers et servant dans apprendre plus long sur le tous les pays, traite en détail de tous les aspects de l\u2019em- Pentothal Sodique ?Adressez- r 3 ploi du Pentothal Sodique\u2014ses avantages et ses incon- nous simplement une carte et vénients, les précautions a prendre et les techniques nous vous ferons parvenir une entoth al d\u2019administration.littérature détaillée.Parmi les nombreux avantages du Pentothal Sodique LABORATOIRE ABBOTT e qui sont énumérés signalons: simplicité de l'équipement, LIMITEE, MONTREAL 9.sodique (Thiopental Sodique Stérile, \u20ac» COMME ADJUVANT DU PENTOTHAL SODIQUE Abbott) Chlorure de d-TUBOCURARINE, Abbott LA » so» À .en fioles de 10 cc.et de 20 cc.contenant 3 mg.de frour l'anesthésie chlorure de d-tubocurarine pentahydraté par cc.Demandez intraveineuse la littérature. Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Jfrancaise du Canada Fondée à Québec en 1902 1 Union aédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 78: MM.Albert-Weil (Jean); Allard (Eugène); Amyot (Roma); Archambault (Paul-René); Attendu (C.-A.) ; Autoniotti (U.) ; Baillargeon (Bernard) ; Beaulieu (Emile); Bédard (O.); Béique (Léon); Bégin (B.-G.); Bélanger (Léonard-F.); Bélisle (L.-P.) ; Bellefeuille (Paul de) ; Bertrand (Albert) ; Bertrand (Claude); Besançon (L.Justin); Blain (Emile) ; Boulanger (Jacques) ; Boulanger (J.-B) ; Bourgeois (Paul); Bourque (Jean-Paul); Boutin (J.-R.) ; Boyer (F.); Brahy (Jules) ; Brault (Jean- Paul) ; Brodeur (Paul) ; Burckel (J.) ; Cabana (J.- Ernest) ; Cazal (P.); Charbonneau (Jean); Cha- rest (G.); Charest (Fernand); Charette (H.); Charland (Richard-A.); Chenevert (Robert); Clermont (Moise) ; Codounis (A.); Cornil (Lucien) ; Corriveau (A.-R.); Cyr (Donat-Paul) ; Daguet (G.); Dambassis (Jean-N.); Dargis (jean); David (Paul); Derome (L.) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Léon) ; Dontigny (Paul); Doré (Réal); Dubé (Edmond); Dubé (Louis-Félix) ; Dubeau (Marius) ; Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger-R.) ; Dumas (Paul) ; Dupuis (Ronald) ; Forget (Ulysse); Fortier (De la Broquerie) ; Fortier (Marcel); Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques) ; Gagnon (Roméo); Gallie (W.E.); Gareau (J.- Roger) ; Gaulin (Eugène) ; Gavardin (Michel Bourgeois) ; Gérin-Lajoie (Léon); Gervais (Maurice) ; Giraud (G.) ; Gobeil (L.-J.) ; Grenier (E.-P.) ; Grignon (René) ; Grobon (Pierre) ; Groulx (Adélard) ; Hallé (Jules); Handfield (J.-P.); Hébert (Auguste) ; Henry (François); Jarry (J.-A.); Jean (André) ; Johnson (Réginald) ; Julien (P.-E.) ; Ju- tras (Albert) ; Lafond (Guy) ; Laframboise (Georges) ; Lamoureux (Louis); Lamy (Rouville) ; La- perrière (Vincent); Lapierre (Jeanne); Lapointe (Gaston) ; Larichellière (Raymond) ; Lasalle (G.) ; Latraverse (Valmore) ; Lauian (Robert) ; Laurendeau (Edmond) ; Laurier (Ruben) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René) ; Leclerc (G.) ; Leduc (Gaston); Legault (Jean-Paul); Léger (Jean-Louis) ; Léger (Lucien) ; Léonard (Claude) ; Lépine (Edgar) ; Lépine (Pierre) ; LeSage (Jean) ; Letienne (René) ; Letondal (Paul) ; Liberson (W.T.) ; Loignon (Gaston) ; Longpré (Daniel) ; Longtin (Madeleine); Lortie (Edouard); Mantha (Léo- pold); Marceau (Gilles); Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric) ; Marion (Donatien); Martin (Hon.Paul); Massé (Philippe): Masson (Gaston); Millet (Joseph); Mirouze ().); Mondello (Roméo) ; Monfette (C.); Newman (E.V.); Noél (J.-Ovila); Ostiguy (Marcel) ; Panet-Ray- mond; Panneton (Philippe) ; Paquette (J.-P.) ; Paradis (Bernard) ; Pilon (J.-Louis) ; Pinsonneault (G.) ; Plichet (A.) ; Poirier (Paul) ; Pothier (André) ; Potvin (Edmond) ; Pouliot (Antoine) ; Prud\u2019- homme (Jean) ; Ricard (Hector) ; Ricard (P.-M.) ; Rinfret (Lucien); Robillard (Eugéne) ; Robillard (Rosaire); Rossignol (J.-C.); Roy (Francois) ; Saint-Martin (M.) ; Saucier (Jean) ; Séguin (Fernand) ; Simard (J.-Emile) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Stahl (A.) ; Tormey (Léonard L.) ; Tremblay (Gérard-O.) ; Trudel (Hermile) ; Turcot (Jacques); Turcot (Roland); Turcotte (Maurice) : Vaillancourt (De Guise); Valin (R.-E.): Vézina (Norbert). me 2 im effet, tandis que dans la première édition de son Traité de l\u2019auscultation médiate, Laënnec, faisant connaître le bruit de « soufflet » qu\u2019il avait constaté chez les sujets atteints de maladie du cœur, le donnait comme une conséquence directe, comme le signe le plus sûr et le plus constant des lésions qui affectent les orifices, et ajoutait que « le lieu et le temps dans lesquels on les entend indiquent évidemment quel est l\u2019orifice affecté »; dans la seconde édition qu'il publia en 1826, c\u2019est-à-dire sept ans après, revenant sur sa première affirmation et faisant en quelque sorte amende honorable, il avoue que, « depuis ses premiers écrits, il a vu mourir un assez grand nombre de sujets ayant présenté le bruit du « soufflet » et « a l\u2019ouverture desquels il ne se trouva aucune lésion.qui ne se rencontre fréquemment chez les sujets qui n\u2019ont présenté aucun souffle ».Il conclut que, ce bruit existant très fréquemment chez des gens qui wont aucune affection organique du cœur, c\u2019est apparemment à tout autre chose qu\u2019à la lésion même qu\u2019il le faut attribuer.Les souffles anorganiques qui se font entendre au-devant du cœur prennent naissance dans les parties du poumon dont cet organe est entouré.\u2026On voit qu\u2019il y a nombre de cas où l\u2019observation et l\u2019expérimentation ont pu démontrer de la manière la plus formelle le siège pulmonaire des bruits de souffles ancrganiques.Il est certainement logique d\u2019admettre que cette démonstration est également valable pour ceux des souffles anorganiques qui, sans apporter avec eux les mêmes éléments de démonstration, se présentent néanmoins avec des caractères identiques à ceux des premiers.Or, on à vu qu\u2019il en est ainsi pour l'immense majorité des bruits anorganiques et que ceux qui font exception sous ce rapport sont en nombre véritablement infime.Il est par conséquent exact de dire d'une façon générale que les souffles cardiaques anorganiques sont à peu près exclusivement des bruits cardiopulmonaires.Et cette interprétation des faits s\u2019impose d\u2019autant plus inévitablement qu\u2019il n\u2019en est, ainsi qu\u2019on l\u2019a vu, aucune autre qu\u2019il soit permis de lui substituer.\u2026Le souffle cardiopulmonaire est donc produit te plus souvent, sinon.cons- tammeent, par une sorte d\u2019aspiration que déterminent les mouvements du cœur.Il reste établi que les souffles cardiopulmonaires sont à peu près des bruits aspiratifs déterminés par le retrait systolique ou diastolique de la surface du cœur.(Potain) BULLETIN À PROPOS DE L'ENSEIGNEMENT DE LA MÉDECINE Le professeur Roger Dufresne, dans un Bulletin paru dans L'Union Médicale du Canada, numéro de novembre 1949, attire l\u2019attention sur l\u2019enseignement de la médecine aux Etats-Unis et au Canada; les propos qu\u2019il tient à ce sujet sont de nature à inspirer de sérieuses réflexions et à susciter des commentaires appropriés.L\u2019évolution de la médecine n\u2019a peut-être pas la vigueur et les résultats qu\u2019à cette fin de demi-siècle on serait porté à lui attribuer.Un nouveau cinquantenaire commence; verra-t-il les progrès définitifs ou n\u2019assistera-t-il qu\u2019à un recommencement de théories ou d\u2019expériences, les unes vieilles d\u2019Hippocrate, les autres reprises, re- Jetées, redécouvertes pour n\u2019en mourir que mieux.Un observateur sceptique croit parfois que les découvertes médicales se présentent, disparaissent et reviennent par cycles.En ce premier mois de la seconde partie du 20e siècle, 1l est opportun de formuler le vœu qu\u2019un jour prochain la médecine franchisse l\u2019ère expérimentale et soit classée au rang des sciences appelées ou présumées exactes.Pour arriver à ce but, il faut que les facultés de médecine forment, non seulement d\u2019excellents praticiens, mais préparent d\u2019habiles chercheurs.Le professeur Roger Dufresne signale les difficultés que rencontrent ceux qui ont choisi la mission d\u2019éduquer et qui aiment leur magistère; ces difficultés sont nombreuses et portent pour la plupart sur le facteur pécuniaire; qu\u2019un mécène s'annonce, porteur de la menue monnaie nécessaire et le problème entrevu n\u2019est déjà plus, d\u2019emblée, insoluble.Les facultés de médecine, certaines tout au moins, sont lourdement blämées et même parfois accusées en public de n\u2019avoir pas su s\u2019adapter aux circonstances de temps et de lieux; la préparation qu\u2019elles donnent à leurs élèves serait inadéquate et incapable de leur offrir ce qu\u2019il faut pour qu\u2019ils se fassent justice et rendent au patient ce que celui-ci attend d\u2019eux.Le professeur Roméo Pépin, dans une conférence récente qui paraîtra sous peu dans L\u2019Union Médicale du Canada, a fait une L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Mise au point qui s'imposait et appris à certains des faits 1gnorés, mais sur lesquels néanmoins on portait jugement sans les connaître.Il est hors de doute que les facultés de médecine peuvent pécher par omission ; elles ne sont pas et ne se prétendent pas infaillibles.Leurs dirigeants ne craignent pas la critique, quand ils la savent constructive; ils la reçoivent avec intérêt lorsqu\u2019elle est mue par des motifs spirituels élevés.Certaines initiatives peuvent paraître osées et intempestives; elles ne sont toutefois que la transposition locale de faits éprouvés ailleurs et reconnus effectifs.Pourquoi ce qui est vrai au delà ne l\u2019est-1l plus en deca?Les facultés de médecine s'inquiètent de la préparation à donner au médecin qui n\u2019aura aucune attache hospitalière; elles tâchent de modifier certains de leurs programmes en les orientant de manière que toutes les catégories de futurs médecins y trouvent matière à glaner.La Faculté de Montréal a même invité en 1949 deux médecins, qui exercent l\u2019un à la ville, l\u2019autre à la campagne, pour dire aux élèves en quoi consiste la pratique extra-hospitalière.Ces cours seront même repris et augmentés en 1950.Les facultés américaines veulent même aller plus loin; pour le moment, la grande majorité se contente de consacrer la dernière année du cours, soit la quatrième, au travail de clinique externe.L\u2019élève finissant fait sa cléricature aux différents dispensaires; ic1 encore, éternel recommencement: il y a trois quarts de siècle chez nous, l\u2019élève faisait un stage chez un médecin de quartier et suivait l\u2019enseignement direct de celui-ci; bon ou mauvais, il lui en restait toujours quelque chose.L\u2019étudiant de certaines universités américaines a un contact direct avec le malade de la consultation externe et, sous la surveillance d\u2019un clinicien, 1l en a la charge, diagnostic et traitement.Cette confrontation avec les malades ambulants représente ce qui se passera, l\u2019an suivant, dans son propre cabinet.L'enseignement idéal en médecine, c'est l\u2019enseignement individuel; les leçons magistrales sont utiles, si elles servent de mises à date et comportent de clairs aperçus d\u2019une question difficile; les cliniques sont indispensables, mais pour qu\u2019elles soient fructueuses, elles doivent conférer à l\u2019élève un rôle actif: l'examen du malade et la rédaction de son histoire.Les cours théoriques cèdent la place de plus en plus.Si, au lieu de l\u2019être à la Faculté, ils sont donnés à l\u2019hôpital, ils permettent l\u2019illustration, par la présentation de malades dont l\u2019histoire clinique s\u2019appa- BULLETIN rente ou se superpose même aux syndromes ou à l\u2019entité pathologique étudiée.La Faculté de Montréal en a fait l\u2019essai à la chaire de pathologie chirurgicale.Les élèves y gagnent un enseignement ob- jJectif, quelques heures libres et les professeurs y trouvent plus d'agrément et de satisfaction, car ils ont l'impression de faire œuvre différente de celle des manuels.Les facultés françaises ont reconnu l'importance de l\u2019enseignement clinique direct par la présence constante à l\u2019hôpital de leurs externes et de leurs internes; ceux-ci ne quittent leurs services que pour certains stages obligatoires en sciences basales; les heures et les jours de garde ne sont pour eux que travail surajouté.Pourquoi n\u2019en serait-il pas de même chez nous?La transition pourrait se faire facilement quand s\u2019ouvrira l\u2019hôpital universitaire et lorsque les hôpitaux de Montréal qui ne l\u2019ont pas encore fait demanderont leur affiliation à la Faculté.Il y aura alors une grande demande et, la liste épuisée des élèves de cinquième année, il faudra nécessairement recourir à la formule de l\u2019externat dirigé qui jouera au bénéfice des étudiants de quatrième ou même de troisième.Puissent ces modifications souhaitables se réaliser incessamment pour le plus grand bien de nos étudiants et pour le bénéfice ultérieur du patient.Edouard DESJARDINS. GASTRECTOMIE POUR ULCUS ET CANCER DU MOIGNON GASTRIQUE ' Ch.DEBRAY, M.ROUX, R.CHEVILLOTTE, S.SÉGAL (France) L'intérêt des cancers de la partie haute de l\u2019estomac s\u2019est singulièrement accru au cours de ces dernières années du fait des progrès de leur diagnostie et de leur traitement chirurgical.Mais il en est certains parmi eux qui semblent jusqu'ici avoir peu retenu l\u2019attention: ce sont les cancers développés de façon primitive sur des moignons d\u2019estomac après qastrectomie.Nous avons pu rassembler dans ces derniers mois six observations de tels cancers.Dans tous ces cas, il s\u2019est agi de néoplasmes survenus plusieurs années après une gastrectomie nécessitée par un ulcère certain, duodéna! ou gastrique.Ont été éliminés de cette étude les cas beaucoup plus fréquents de cancers du moignon développés après une résection gastrique pour cancer: il ne s\u2019agit plus en effet, dans ces cas, de cancer primitif de l\u2019estomac.Ces observations nous ont semblé intéressantes pour plusieurs raisons: \u2014 tout d\u2019abord la difficulté du diagnostic.Chez un gastrecto- misé qui souffre, le diagnostic s\u2019oriente volontiers d\u2019emblée vers des, lésions de la bouche anastomotique, si bien que la lésion néoplasique plus haut située, très souvent difficile à mettre en évidence, risque de passer inaperçue.\u2014 d\u2019autre part les difficultés thérapeutiques.L'existence de la bouche de gastrectomie vient compliquer l\u2019exérèse de la tumeur, éxérèse déjà difficile par elle-même en raison du siège de la lésion.\u2014 enfin.d\u2019un point de vue général, le fait que nous ayons pu recueillir en peu de temps six observations de ce genre permet de se demander si cette relative fréquence n\u2019est que l\u2019effet d\u2019une coïncidence ou s\u2019il n\u2019y a pas dans 1.Présentation faite à une réunion conjointe des Sociétés de Radiologie, de Gastro-entérolnoie et de Chirurgie de Montréal (Canada), tenue à l\u2019hôpital Saint-Luc, le 24 octobre 1949.l\u2019estomac réséqué des conditions favorisant le développement du cancer.Observation 1.Madame Thu., Marie, 41 ans, a subi une gastrectomie en 1937 pour ulcére du bulbe, gastrectomie qui amena une guérison satisfaisante.En 1945, elle aurait présenté un diabète rénal avec glycosurie importante (57 g.par |.) alors que la glycémie n\u2019était qu\u2019à 0,92 g., & plusieurs reprises.Au début de septembre 1948, 11 ans après sa gastrectomie, apparaissent une anorexie progressive intense, des douleurs postprandiales précoces durant 2 ou 3 heures et bientôt un amaigrissement important.Une première série de radiographies est pratiquée le ler octobre 1948: la bouche de gastrectomie est parfaite et fonctionne normalement; l\u2019étude du moignon gastrique ne semble rien montrer de particulier au premier abord; toutefois, il existe un doute sur la région du cardia.Une gastroscopie est décidée ; elle confirme l\u2019intégrité de la partie basse du moignon gastrique; par contre, toute la petite courbure sur 4 ou 5 cm.au dessus du cardia est le siège d\u2019une importante lésion: ulcération recouverte de -faussses membranes, irrégulière, limitée par des bords très rouges présentant des hémorragies capillaires sus- muqueuses; forte saillie de la petite courbure qui Fra.1.\u2014 (Cliché Puyaubert) \u2014 Mme Thu.\u2014 Bouche de gastrectomie normale.Dans la clarté de la poche à air, on distingue le dégradé de la tumeur.Celle-ci se prolonge en bas tout le long de la petite courbure et des faces adjacentes qui ont un aspect vermoulu.I\u2019abouchement du cardia dans 'estomac est curieusement trifurqué.Fic.2.\u2014 (Cliché Mme Tedesco) \u2014 Mme Rond.\u2014 Bouche de gastrectomie normale.Moignon gastrique exigu.Aspect irrégulier, lacunaire de la petite courbure sous-cardiale.Dilatation de l\u2019œsophage terminal. DEBRAY ET COLL.\u2014 GASTRECTOMIE POUR ULCUS ET CANCER, etc.7 vient presque au contact de l\u2019objectif; l\u2019aspect est celui d\u2019un épithélioma sous-cardial étendu.De nouvelles radiographies, spécialement centrées, pratiquées le 21 octobre 1948, montrent cette fois des lésions manifestes: dans la partie interne de la poche à air existe un dégradé correspondant au cancer; l\u2019ombre de la terminaison de l\u2019æsophage a un curieux aspect trifurqué.Enfin, la petite courbure sous-cardiale a, sur 4 ou 5 em., un aspect irrégulier et l\u2019ombre gastrique voisine est de tonalité irrégulière, marécageuse (fig.1).Le diagnostie de néoplasie juxta et sous-cardiale est certain.Intervention le 5 novembre 1948.Laparotomie exploratrice; grosse tumeur dure de la partie haute de l\u2019estomac envahissant en partie l\u2019'œsophage inférieur; adénopathies rétrogastriques de la chaîne splé- nique et du mésocôlon; foie normal; nombreuses adhérences périgastrocoliques; prélèvement d\u2019un fragment de ganglion; fermeture.L\u2019examen histologique confirme bien qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un épithélioma cylindrique.Les suites de l\u2019intervention sont simples, mais l\u2019apparition et l\u2019accentuation d\u2019une dysphagie importante, qui aggrave de jour en jour l\u2019état de la malade, font poser l\u2019indication d\u2019une anastomose palliative.Elle est pratiquée le 22 novembre 1948 (Prof.Sénèque, Prof.Agr.M.Roux).Abord transpleuro- diaphragmatique par résection de la 8ème côte gauche, agrandi secondairement en thoraco-phréno-lapa- rotomie.Isolement de l\u2019æsophage-thoracique inférieur; isolement d\u2019une anse jéjunale prise suffisamment bas pour pouvoir être amenée sans trop de traction au contact de l\u2019æsophage; section de l\u2019intestin; anastomose en Y termino-latérale en deux plans; anastomose latéro-latérale jéjuno-cesophagien- ne en deux plans & points séparés.Suspension de l\u2019anse.Mise en place d\u2019une sonde œsophagienne.Les suites sont malheureusement rapidement mauvaises et la malade, très affaiblie, s\u2019éteint le 29 novembre 1948.La vérification n\u2019a pu être pratiquée.Observation 2.Madame Rond., Jeanne, âgée de 57 ans, a subi àl y a 17 ans une gastrectomie pour ulcère de l\u2019estomac (Dr R.Toupet) qui a été suivie d\u2019une guérison parfaite jusqu\u2019à ces derniers mois.Depuis deux mois (janvier 1949), apparaissent des douleurs épigastriques violentes dès la moindre ingestion d\u2019aliments; ces douleurs irradient vers Phypochondre gauche et sont calmées par des vomissements qui ramènent des aliments non digérés.Appétit diminué; ni constipation, ni diarrhée, ni mélæna.Amaigrissement de 6 kg.Examen par ailleurs négatif.Examen radiologique le 17 février 1949.La bouche de gastrectomie est normale et fonctionne bien.Mais le moignon gastrique est remarquablement petit et rigide; la poche à air est minuscule.La petite courbure sous-cardiale est irrégulière, déchiquetée.La partie terminale de l\u2019œsophage est nettement dilatée (fig.2).Le cardia paraît rétréci, ne se dilatant sur aucun des clichés; sa direction est horizontale et irrégulière.Le diagnostic de néoplasie du moignon est porté.Un essai de gastroscopie montre l\u2019impossibilité de franchir le cardia.Après une préparation soigneuse en raison de l\u2019état d\u2019anémie (2.870.000 GR) et d\u2019hypoprotidémie de la malade, l\u2019intervention est pratiquée le 25 mars 1949 (Prof.Agr.M.Roux) : abord thoracique par résection de la 8ème côte, agrandi secondairement en thoraco-phréno-laparotomie; nombreuses adhérences pleurales que l\u2019on doit cliver; la partie basse de l\u2019æœsophage est saine; le diaphragme est envahi par la masse et l\u2019on doit inciser très en arrière, ce qui mène à ouvrir la loge rénale; on a beaucoup de mal à repérer l\u2019anse grêle efférente.Section du grêle à 20 em.en aval de la gastrectomie; libération du mésentère par 3 ligatures pédiculaires; anastomose en Y termino-latérale en deux plans; on amène le gréle dans le thorax et on réalise en deux plans une anastomose œsojéjunale.Suspension de l\u2019anse; fermeture de la paroi en trois plans.Malgré un traitement post-opératoire et une réanimation très suivie, la malade meurt le 28 mars 1949.La vérification immédiate note: liquide séro-héma- tique très abondant intra-pleural et intra-abdominal : l\u2019anse jéjunale dans son trajet intra-pleural est épaissie, violacée et œdématiée; il existe une fuite à la partie antéro-inférieure de l\u2019anastomose, vraisemblablement par sphacèle.Observation 3.Monsieur Bill, Fernand, 59 ans, a subi une gastrectomie en août 1947 pour ulcère de la petite courbure, au niveau de l\u2019angle (Dr Bouvier) ; ce malade souffrait depuis 20 ans, par périodes.Suites opératoires normales.En novembre 1947, apparaissent pour la première fois des troubles dysphagiques; radiographies et œsophagoscopie pratiquées alors sont normales.La dysphagie disparaît, puis reprend presque un an apres et, le 20 septembre 1948, une nouvelle œso- phagoscopie (Dr Tilman, de Charleville) montre une muqueuse un peu boursouflée et un peu rétrécie à 25 em.des arcades dentaires.Dès lors, l\u2019amaigrissement et les troubles dyspha- giques s\u2019accentuent.Le 3 mars 1949, un examen radiologique montre, en aval de l\u2019æsophage un peu dilaté, le cardia irrégulier, rigide.La petite courbure sous-cardiale est encastrée, irrégulière (fig.3).La partie interne de la poche à air dans la région juxta- cardiale est comblée.La bouche de gastrectomie est normale. 8 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Le 12 mars 1949, une gastroscopie est pratiquée.Le passage du cardia est très difficile.Un saignement immédiat brouille l\u2019objectif.Le moignon ne se dilate pas; on a l'impression d\u2019un certain gonflement sous- cardial; pas de bourgeonnement décelable.En avril 1949, une gastrectomie totale est pratiquée (Dr Bouvier) .Intervention par voie abdominale se prolongeant sur le bord gauche du sternum; libération sans trop de difficulté du moignon gastrique; après quoi, l\u2019æsophage est attiré sous le diaphragme et abaissé sur une longueur de 10 cm.La tumeur intéresse le cardia et se propage sur la petite courbure du moignon.Quelques rares ganglions.Section de l\u2019esophage à 4 bons centimètres au-dessus de la tumeur; puis section du grêle en aval de l\u2019anastomose gastro-jéjunale.Le bout distal monté sous le diaphragme est fixé au niveau des piliers par des points séparés, puis suturé bout à bout avec l\u2019æsophage.Le bout proximal (duodénal) est enfin implanté en Y sur l\u2019Iléon.On termine par une iléostomie.Fie.3.\u2014 (Cliché M.Ségal) \u2014 M.Bill.\u2014 Cardia irrégulier.Encadrement et lacune de la petite courbure sous-cardiale.Partie interne de la poche à air mal remplie.Fra.4.\u2014 (Cliché M.Ségal) \u2014 M.Led.\u2014 Volumineuse lacune de la petite courbure sous cardiale.Observation 4.Monsieur Led, âgé de 60 ans, a subi en 1987, à la suite d\u2019un long passé douloureux, une gastrectomie pour uleus bulbaire; les suites opératoires furent satisfaisantes et le malade mena une vie normale jusqu\u2019en 1948.À ce moment (décembre 1948), apparaissent des troubles dysphagiques qui s\u2019accentuent progressivement jusqu\u2019à ne plus laisser passer que les liquides.Le malade n\u2019est vu que quelques mois plus tard, alors que son état général a beaucoup décliné.Une radiographie est pratiquée le 31 mai 1949; elle montre la présence d\u2019une énorme lacune (fig.4) qui intéresse la petite courbure sous-cardiale et remonte jusqu\u2019au cardia.Une intervention exploratrice est décidée.Par médiane sus-ombilicale on découvre une tumeur intéressant toute la grosse tubérosité jusqu\u2019à l\u2019orifice œsophagien, avec adhérence intime à la rate qui est œdémateuse, infiltrée ; elle adhère également au pilier du diaphragme.Devant l'importance des lésions, l\u2019abstention est décidée.Observation 5.Monsieur Rob, âgé de 60 ans, est opéré en 1945 d\u2019ulcus duodénal par le Dr Bouvier, avec des suites normales.En mars 1949, alors que l\u2019état général reste satisfaisant, apparaît une dysphagie qui croît progressivement.Des radiographies sont successivement pratiquées en mars et en juillet 1949: sur les premiers clichés, on peut déjà voir un cardia rétréci avec un aspect lacunaire de la partie sus-cardiale de la grosse tubérosité; mais, en fait, ce n\u2019est que 4 mois plus tard que la lésion fut nettement identifiée; les clichés montraient alors un cardia irrégulièrement rétréci, lacunaire, se poursuivant par une petite courbure d\u2019aspect rigide et irrégulier; en même temps, la poche à air semble remplie par une masse tumorale saillante (fig.5).L\u2019intervention est décidée le 13 juillet 1949 (Dr Bouvier).Malgré importance de la tumeur qui siège sur la partie postérieure du moignon gastrique depuis le cardia jusqu\u2019à la bouche gastro-jéjunale, infiltrant le pancréas, la rate et même la paroi du diaphragme, l\u2019ablation est réalisée.L\u2019examen de la pièce montre qu\u2019il s\u2019agit bien \u2018d\u2019un épithélioma cylindrique.Observation 6.Monsieur Angel, Paul, 66 ans, a présenté une longue histoire de dyspepsie de type ulcéreux depuis 1917, avec crises douloureuses post-prandiales, évoluant par périodes et survenant deux heures après les repas, environ, jusqu\u2019en 1924, date à laquelle il fut Fic.5.\u2014 (Cliché M.Ségal) \u2014 M.Rob.\u2014 Rétrécissement excentré de l\u2019œsophage terminal.Dilatation de l\u2019æsophage sus-jacent.Frc.6.\u2014 (Cliché Hôpital de Vaugirard) \u2014 M.Angel.\u2014 Moignon gastrique exigu.Dans la poche à air, opacité en demi-teinte correspondant à la tumeur à bords polveycliques.Aspect rigide des bords de l\u2019estomac. DEBRAY ET COLL.\u2014 GASTRECTOMIE POUR ULCUS ET CANCER, etc.9 opéré par le Dr Monod: gastrectomie pour ulcus bulbaire.Au mois de juin 1949, il vient consulter pour des troubles dysphagiques apparus progressivement depuis un mois et ne laissant plus passer alors que les liquides.Le malade a maigri considérablement depuis 6 mois.Fxamen radiologique le 11 juin 1949.Le cardia et la partie terminale de l\u2019œsophage abdominal sont irrégulièrement rétrécis.L\u2019œsophage sus-jacent est dilaté.Dans la clarté de la poche à air, tranche en demi-teinte une volumineuse ombre polycyclique.Enorme lacune irrégulière de la petite courbure sous- cardiale (fig.6).Sur tous les clichés, même aspect rigide.Devant l\u2019étendue de cette énorme néoplasie et l\u2019état cachectique du malade, on renonce à intervenir.Le premier fait qui se dégage de l\u2019analyse de ces observations est le volume important de ces tumeurs qui en font de mauvais cas chirurgicaux.Dans un seul de nos six cas (observation 3), l\u2019éxérèse fut relativement aisée ; il n\u2019y avait que de rares ganglions, et on peut espérer une survie d\u2019une certaine durée.Même dans ce cas la guérison définitive est peu probable car la tumeur, déjà volumineuse, envahissait la partie inférieure de l\u2019æsophage et se propageait le long de la petite courbure du moignon.Dans tous les autres cas, l\u2019exérèse fut soit non tentée (observation 6), soit impossible (observation 1 et 4), soit très difficile (observation 2 et 5).Dans l\u2019observation 2, la tumeur avait envahi le diaphragme, et son extirpation nécessita l\u2019ouverture de la loge rénale; la malade mourut trois jours après l\u2019opération.Dans l\u2019observation 5, l\u2019éxérèse fut pratiquée malgré des adhérences aux organes voisins, mais il est certain que la récidive ne tardera guère.Ces mauvais résultats opératoires tiennent, comme dans toute la chirurgie du cancer et du cancer de l\u2019estomac en particulier, à un diagnostic trop tardivement porté.Deux raisons associées expliquent ce fait: l\u2019une est le siège du cancer, dans une région peu propice à un diagnostic précoce, l\u2019autre est qu\u2019il s\u2019agit de sujet gastrectomisé et qu\u2019on a tendance à rattacher tous les troubles aux séquelles de l\u2019intervention antérieure.Cliniquement, chacun sait que les tumeurs de la grosse tubérosité et de la partie haute du corps gastrique sont longtemps latentes.Longtemps leur symptomatologie est discrète, et, en particulier, point sur lequel ont encore insisté récemment F.Moutier et Nemours- Auguste dans un remarquable article, la dys- phagie est un signe souvent tardif qui témoigne de tumeurs déjà largement envahissantes et dépassant fréquemment la possibilité d\u2019une thérapeutique efficace.Ce symptôme fut pourtant le seul qui commença à inquiéter nos 4 derniers malades et les décida à venir consulter.Chez les deux premiers, par contre, la dysphagie fut précédée pendant assez longtemps de douleurs postprandiales, d\u2019anorexie, d\u2019amaigrissement.Mais, chez ces malades, le premier réflexe fut de penser à des troubles de la bouche anastomotique; or celle-ci était ra- diologiquement normale, dans son aspect et son fonctionnement, et chez ces deux malades on conclut à l\u2019intégrité du moignon gastrique et de la bouche, alors que la lésion déjà volumineuse était nettement visible pour peu qu\u2019on ait eu l\u2019attention attirée.Ainsi, ces cancers du moignon sont de « mauvais cancers cliniques », car leur traduction symptomatique est tantôt tardive, tantôt non caractéristique et rattachée presque automatiquement à des troubles de la bouche anasto- motique.- Ces tumeurs sont également de « mauvais cancers radiologiques ».Comme plusieurs auteurs l\u2019ont souligné avec insistance récemment, de nombreux pièges jalonnent le chemin du diagnostic; et, comme l\u2019écrivent Gally, Arvay, Moutier, Shemann et beaucoup d\u2019autres, pour les découvrir il faut y penser et régler la technique radiologique de manière à explorer élec- tivement le haut estomac et non pas seulement la bouche.Rappelons simplement à ce propos l\u2019importance de l\u2019examen de face ou en léger O.A-D., de façon à bien séparer l\u2019æsophage de la grosse tubérosité, l\u2019intérêt de l\u2019examen ra- dioscopique après ingestion d\u2019une bouillie épaisse succédant à la baryte liquide de façon à obtenir par sa lente progression un véritable 10 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burremin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 moule œsophagien permettant de découvrir de légères irrégularités, de minimes rigidités seg- mentaires que l\u2019on fixera aussitôt sur des clichés, l\u2019importance enfin que l\u2019on doit attacher à l\u2019étude de la poche à air au niveau de laquelle, sur des clichés au contraste peu poussé, on décèlera l\u2019ombre de la tumeur qui peut faire saillie au-dessus du point d\u2019abouchement du cardia, ombre irrégulière, se différenciant bien de l\u2019ombre du cœur ou d\u2019un sein, et qui ne peut être confondue, semble-t-il, comme l\u2019ont montré Moutier.Nemours-Au- guste et Mme Houdard, avec l\u2019ombre d\u2019un lobe gauche du foie.Dans les cas difficiles, l\u2019insufflation d\u2019air dans l\u2019estomac ou la méthode récente du pneumopéritoine de Porcher pourront être utilisées avec profit.Signalons encore deux conditions défavorables supplémentaires chez le gastrectomisé du point de vue radiologique.L\u2019anastomose gas- tro-jéjunale haute laisse fuir rapidement la baryte dans le grêle et il est souvent difficile de distendre suffisamment l\u2019estomac et de bien mouler son contenu.D\u2019autre part, chacun sait qu\u2019au voisinage de la bouche, surtout sur la petite courbure, existent des irrégularités des contours et de l\u2019ombre gastrique, irrégularités tenant aux froncements réalisés par la suture chirurgicale, à de la gastrite, à de l\u2019ædème, à des invaginations intra-gastriques de la muqueuse grêle, etc.Mais ces images peuvent être aussi celles d\u2019un néo juxta anastomoti- que.Il y a là une difficulté de diagnostic supplémentaire que l\u2019on peut, en général, dans les cas difficiles, trancher par une étude gas- troscopique.Reconnaissons toutefois que, dans tous nos cas, dès que l\u2019examen radiologique fut bien orienté sur la région juxta-cardiale, des images nettes.indiseutables, furent parfaitement visibles.«Mauvais cancers cliniques et radiologiques », ce sont aussi de mauvais « cancers gas- troscopiques ».Parfois, en effet, l\u2019endoscopie est impossible à réaliser: soit que, le bas œsophage ayant été sténosé ou coudé par l\u2019envahissement de la tumeur, le gastroscope ne puisse entrer dans l\u2019estomac, soit que le bout de l\u2019appareil bute contre la tumeur dès l\u2019entrée dans l\u2019estomac.Dans tous ces cas il faut d\u2019ailleurs, avant tout, ne pas forcer; la prudence est de rigueur, car la paroi, fragilisée par le cancer, peut céder sous une trop forte pression; c\u2019est presque toujours à ce niveau et dans ces conditions que se sont produites les quelques exceptionnelles perforations gastriques imputables au gastroscope flexible.Il faut savoir d\u2019ailleurs que, en soi, le fait de ne pouvoir franchir le cardia avec l\u2019endoscope est très anormal: il indique presque toujours une lésion et, 9 fois sur 10, cette lésion est un cancer du cardia.Quand le gastroscope a pénétré dans l\u2019estomac, l\u2019endoscopiste n\u2019est pas au bout de ses peines: quelquefois, la lésion est saillante et saignante; elle souille l\u2019objectif de sang, ou bien la tumeur vient au contact de l\u2019objectif.rendant toute vision impossible.Parfois, l\u2019appareil est coudé sur le cancer et toute vision est impossible, la déviation maxima permise étant dépassée.Dans certains cas cependant, l\u2019endoscopie est fructueuse, comme dans l\u2019observation 1, où le gastroscope fit le diagnostic de tumeur sous-cardiale.Pour éviter ces écueils, nous avons coutume, dans l\u2019étude de ces lésions, de faire précéder le passage du gastroscope par un cathétérisme sous écran radiologique, avec une sonde de Camus armée.Celle-ci nous montre si le passage cardial est facile ou non, si la sonde bute et se recourbe dès son arrivée dans l\u2019estomac.Ces renseignements sont essentiels et permettent de prévoir les difficultés de l\u2019examen gastroscopique.>k * ES Si les difficultés du diagnostic sont grandes, celles de la thérapeutique chirurgicale ne le sont pas moins.Ces difficultés découlent essentiellement de importance des lésions.Nous avons vu que deux seulement de nos malades, sur six, ont été justiciables d\u2019une gastrectomie totale, qui a été assez bien supportée, mais que, même dans ces cas, le pronostic lointain DEBRAY ET COLL.\u2014 GASTRECTOMIE POUR ULCUS ET CANCER, etc.11 était bien sombre, étant donnée l\u2019étendue des lésions.Il n\u2019est pas dans nos intentions de reprendre ici toutes les méthodes thérapeutiques et les discussions qu\u2019elles ont suscité à propos du cancer de la partie supérieure de l\u2019estomac; qu\u2019il nous suffise d\u2019insister sur deux points particuliers: la voie d\u2019abord, puis le mode d\u2019anastomose.1 \u2014 En ce qui concerne la voie d\u2019abord, un premier temps d\u2019exploration abdominale nous semble indispensable.Il permet d\u2019abord, outre une vérification du diagnostic, ce qui, dans ces cancers difficiles à reconnaître, n\u2019est pas négligeable, un bilan rapide de l\u2019extension du néoplasme, bilan dont dépend la tactique opératoire.La gastrectomie totale peut être possible par voie abdominale, comme dans deux de nos cas opérés par le Dr Bouvier.Si l\u2019importance des lésions nécessite la résection de l\u2019æsophage terminal, ou si l\u2019on doit se résoudre à une- anastomose palliative, un temps thoracique devient obligatoire.Il suffit alors de brancher sur l\u2019incision abdominale une incision thoracique vers la 8ème côte, transformant ainsi la voie d\u2019abord en thoraco-phréno-laparotomie.D'autre part, chez ces gastrectomisés, un long travail abdominal sous-mésocolique est nécessaire.En effet, si la gastrectomie totale est possible, il faut libérer du mésocôlon le mo:gnon gastrique, sectionner l\u2019anse intestinale près de l\u2019angle duodénal-jéjunal, et faire enfin l\u2019anastomose jéjuno-jéjunale termino- latérale.Si on fait seulement une anastomose palliative, il faut pouvoir choisir une anse assez longue et assez éloignée de la bouche de gastrectomie.Dans les deux cas, seul un abord abdominal permet de réaliser rapidement les temps sous-mésocoliques.2.\u2014 La réalisation de l\u2019anastomose æso- Jéjunale reste le temps délicat de l\u2019intervention; elle fut faite dans tous nos cas après section de l\u2019anse jéjunale et réanastomose en Y, selon la technique de Roux.Toute la difficulté réside dans la conservation d\u2019une bonne vaseu- larisation de la branche jéjunale ascendante de l\u2019Y et l\u2019un de nos décès semble bien dû à la précarité de cette vascularisation; elle est d\u2019autant plus précaire que le segment de l\u2019anse à anastomoser devra être plus long et nécessitera, par conséquent, plus de ligatures de branches nourricières venues de la mésentérique supérieure.Reynolds, s\u2019appuyant sur les travaux de Rienhoff et sur son expérience personnelle, admet que c\u2019est la première branche intestinale de la mésentérique qui doit être conservée pour nourrir l\u2019arcade bordante et accuse sa section dans le procédé de l\u2019Y de Roux classique, pour expliquer plusieurs échecs personnels, par sphacèle, de telles anastomoses; il propose donc, pour y remédier, de monter vers l\u2019œsophage non plus le segment distal de l\u2019anse choisie, mais le segment proximal dont l\u2019arcade bordante est restée en continuité avec la première artère jéjunale; le bout distal est alors anastomosé à la partie inférieure du segment proximal, ce qui donne ainsi un Y renversé.En fait, ces données nous semblent assez théoriques; le type de vascularisation des anses intestinales varie d\u2019un sujet à l\u2019autre, et il semble difficile d\u2019édicter des règles formelles; dans la majorité des cas, il semble que ce soit la quatrième ou cinquième artère jéjunale, la plus volumineuse, qui conserve la meilleure vascularisation à l\u2019anse anastomosée; encore faut-il que celle-ci soit suffisamment longue pour ne pas être soumise à des tractions extrêmement préjudiciables à sa vitalité.Il reste encore un dernier détail qui nous semble important, c\u2019est de pratiquer l\u2019anastomose sur la partie latérale de l\u2019anse jéju- nale, et non à son extrémité; c\u2019est un moyen de plus d\u2019obtenir une bonne vascularisation de la bouche; cela permet en outre de mieux fixer l\u2019anse aux organes du voisinage, aux piliers du diaphragme, par exemple, ainsi que le pratique Rudler dans ses gastrectomies totales, ou à la plèvre médiastine.en cas d\u2019anastomose intra-thoracique.* * * Ces cancers développés sur un moignon de gastrectomie pour ulcère ont sans doute déjà 12 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 été observés à plusieurs reprises; pourtant, le nombre de cas publiés est fort restreint: nos recherches bibliographiques nous ont permis d\u2019en retrouver deux observations seulement: l\u2019une récente de Pascual, de Madrid, chez un malade gastrectomisé 20 ans auparavant pour uleus, l\u2019autre de Busset, de St Lo (1931), concernant un malade qui avait subi une pylo- rectomie pour uleus 7 ans plus tôt.Sans doute a-t-on considéré ces cancers du moignon comme de simples coïncidences, un gastrectomisé pouvant, comme tout autre sujet, être atteint d\u2019un cancer du haut estomac.Pourtant, on ne peut manquer d\u2019être frappé du fait que nous avons pu réunir en peu de temps six observations, alors que le cancer de la région du cardia n\u2019est pas extrêmement fréquent (12 p.100 des cancers gastriques pour Moutier).Il y a là une circonstance assez troublante et on peut se demander, au moins à titre d\u2019hypothèse de travail, si la gastrectomie ne favorise pas le développement du cancer.Les conditions prédisposant au cancer gastrique sont depuis longtemps en discussion, et, dès 1896, Dubreuil posait déjà le problème de l\u2019état précancéreux.On sait qu\u2019ont été invoqués surtout, outre une certaine prédisposition individuelle.2 facteurs: la gastrite et l\u2019achlo- rhydrie.Il est certain que dans l\u2019anémie de Biermer, où gastrite et achlorhydrie sont constantes, la fréquence du cancer de l\u2019estomac est plus grande qu\u2019ailleurs.Jenner trouve, sur 180 biermériens, 7 cancers gastriques, soit 3,88 p.100, alors que chez des sujets non biermériens de même âge la probabilité statistique ne dépasserait pas 0,3 p.100.De même, Wilkinson sur 370 anémies biermériennes compte 22 cancers gastriques.D\u2019un autre côté, entre cancer de l\u2019estomac, anémie de Biermer et achlorhydrie on constate des rapports génétiques fort curieux.Il est classique de rappeler le groupement familial relaté par Martinez où l\u2019on trouve en 4 générations successives: un cancer gastrique chez l\u2019aïeul, puis un autre chez sa fille, puis une anémie de Biermer chez le petit-fils, et, à la quatrième génération, sur 13 descendants, 5 achlorhydriques.De même, Borowarska-Fe- klova relate le cas du père mort d\u2019un cancer gastrique, tandis que ses trois frères sont tout trois achlorhydriques et qu\u2019une anémie de Biermer survient chez deux d\u2019entre eux.Dans tous ces cas, l\u2019achlorhydrie a pu être considérée comme le « sol » commun sur lequel germerait anémie de Biermer ou cancer.Or la gastrectomie n\u2019aboutit-elle pas à l\u2019achlorhy- drie ou a une forte hypochlorhydrie?D\u2019ailleurs, n\u2019est-ce pas là le but recherché que cette suppression de tout contact chlorhydro-pep- tique sur une muqueuse trop sensible?Ne pourrait-on alors invoquer, comme le faisaient précédemment certains auteurs, cette achlo- rhydrie provoquée comme un terrain favorable au cancer?Certes, nous n\u2019ignorons pas que le rôle cancérigène de la gastrite et de l\u2019achlo- rhydrie a été fortement combattu par de nombreux auteurs, et non des moindres, et nous nous garderons de conclure.Il nous a paru bon cependant de verser cette hypothèse de travail au débat des séquelles de la gastrectomie.Seule une étude systématique d\u2019un grand nombre de gastrectomisés suivis pendant assez longtemps autorisant une étude statistique comparative valable, permettra de l\u2019admettre ou de la rejeter.Quoiqu\u2019il en soit, il faut retenir du point de vue pratique 1 \u2014 la possibilité de développement de cancer sur des gastrectomies pour ulcère, gastrectomies parfois très anciennes, remontant dans nos observations à 2, 17, 11, 2, 4 et 25 ans; 2 \u2014 la difficulté de leur diagnostic précoce clinique, radiologique et gastroscopique; 3 \u2014 la difficulté de leur thérapeutique chirurgicale.BIBLIOGRAPHIE ALLAINES (d\u2019): « Œsophago-gastrostomies palliatives sous résection dans le cancer de l\u2019æsophage et du cardia.» Journal de Chirurgie, no 6.1949. DEBRAY ET COLL.\u2014 GASTRECTOMIE POUR ULCUS ET CANCER, etc.13 Henri BOCKUS: Gastroenterology.Saunders, Phi- ladelphie, 1947.BUSSET: « Cancer développé sept ans après pylo- rectomie pour uleus.» Mémoires de l\u2019Académie de Chirurgie, 1932.DIEULAFE: « Conséquences physiologiques des opérations gastriques.» Semaine des Hôpitaux, 1949.GALLY, ARVAY : « Sur le cancer de la grosse tubérosité à retentissement sur le cardia.» Archives des Maladies de l\u2019Appareil Digestif, 37, 1948.KREMEN : « Une incision adbomino-thoracique combinée, particulièrement adoptée pour être utilisée dans la gastrectomie totale et l\u2019œsophago-gastros- tomie.» Surgery, 24: 1948.MOUNIER-KUHN et Cl.BERAUD: «Signes radiologiques des cancers de la région cardio-tubé- rositaire.» Lyon Médical, 176, 1946.MOUTIER: «Le cancer de l\u2019estomac.» EF.M.C, Estomac, 9.027 A, 4 et 9.027 C, 3.MOUTIER, NEMOURS-AUGUSTE: «Le cancer sus-cardial et juxta-œsophagien de la grosse tubérosité gastrique.» Archives des Maladies de l\u2019Appareil Digestif.37, 1948.PASCUAL: «Cancer du moignon vingt ans après gastrectomie pour ulcus.» Médicina, Madrid, An., 16: 1, 1948.REYNOLDS: «The use of the Roux Y in extending the operability of carcinoma of the stomach and of the lower and of the oesophagus.» Surgery, 24: 239, 1948.RUDLER: «Un procédé de rétablissement de la continuité intestinale après gastrectomie totale.» Journal de Chirurgie, 65, 393.SANTY: Gastrectomies totales par vore sus et sous- diaphragmatique.SENEQUE: «A propos de l\u2019æœsophago-gastrectomie dans le cancer inextirpable de l\u2019œsophage.» Archives des Maladies de l\u2019Appareil Digestif, 37, 1948.SHERMANN: «The Roentgen diagnosis of cancer of the cardiac region of the stomach.» Surgery, 25: 874, 1948.SWEET: « The treatment of carcinoma of the oesophagus and cardiac end of the stomach by surgical extirpation.» Surgery, 23: 952, 1948. RECUEIL DE FAITS e + à + PARALYSIE CUBITALE TARDIVE SECONDAIRE À UN TRAUMATISME DU COUDE Roma AMYOT, Chef du service de Neurologie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).11 est rare d\u2019observer les effets d\u2019une névrite mécanique par traction, élongation ou arrachement, par contusion, dilacération ou section plus ou moins complète, au delà d\u2019une période qui se mesure en jours et parfois en semaines.Tel n\u2019est pas le fait d\u2019un type de névrite du cubital par traction, de tension répétée ou d\u2019enserrement dans sa gouttiére épitrochléen- ne consécutive à un traumatisme du coude.Le plus souvent ce traumatisme a entraîné une fracture produite durant l\u2019enfance; ailleurs il s\u2019est produit plus tard et peut entraîner les mêmes conséquences neurologiques éloignées, même si on ne découvre pas sur les clichés radiographiques une image typique d\u2019ancienne fracture du coude, plus précisément d\u2019une fracture sus-condylienne de l\u2019humérus.À tout événement, nous présentons, par ce court article, deux exemples d\u2019un tel syndrome neurologique par névrite du cubital très tardive, secondaire à un traumatisme du coude.Observation 1.Delphis Rob., 70 ans.Sans occupation.Malade admis dans le service pour faiblesse et amyotrophie de la main droite.Ces phénomènes ont débuté il y a un an environ par des picotements et engourdissements ressentis à la main.Il fut victime d\u2019un accident il y a 35 ans, au cours duquel il lui fut infligé un traumatisme sérieux au coude droit.A l\u2019examen neurologique, 1l fut constaté une limitation importante de l\u2019extension de l\u2019avant-bras et une impossibilité du mouvement de supination, actif ou passif.Il existait une déformation prononcée du coude dont l\u2019olécrâne se projetait anormalement en arrière.Il fut noté de l\u2019atrophie des interosseux de la main et des muscles hypothénariens.Les mouvements d\u2019adduction-abduction des doigts étaient très difficilement exécutés.Les trois derniers doigts étaient maintenus en demi- flexion.Le signe du journal était présent.Les dernières phalanges des doigts montraient une certaine faiblesse dans leur mouvement d\u2019extension.Le cubital antérieur se contractait avec vigueur et les sensibilités étaient normales à la main.Les réflexes osso-périostés étaient présents et symétriques aux deux membres supérieurs.Le B.W.du sang fut négatif.Le \u2018liquide céphalo-rachidien était normal.L\u2019azotémie et la glycémie étaient également normales.L\u2019acide chlorhydrique gastrique fut trouvé en concentration normale.Radiographie du coude droit.Elle révéla une image d\u2019une ancienne fracture du coude droit très incomplètement réduite avec productions exophytiques marquées autour des surfaces articulaires et une pseudarthrose permettant un certain degré de flexion de l\u2019avant-bras sur le bras.(Résumé du rapport du Dr P.Brodeur.) (fig.1 et 2) Conclusion.Paralysie incomplète du nerf cubital droit.Ancienne fracture \u2014 luxation du coude droit, avec déformation de l\u2019articulation.Ce malade fut soumis à un traitement galvanique localement appliqué.La paralysie cubitale était améliorée de moitié après 30 séances d\u2019électrothérapie. AMYOT, R.\u2014 PARALYSIE CUBITALE TARDIVE 15 Xx * Observation 2.Emile P., 35 ans.Manœuvre.Malade admis à Notre-Dame pour faiblesse et amyotrophie de la main droite.Les troubles localisés ont débuté il y à un an par des engourdissements dans le petit doigt.Quelques mois plus tard, le malade constatait une dimi- nuticn de force dans sa main droite.Depuis deux mois, il observa un amaigrissement des muscles de sa main.Il y a une vingtaine d\u2019années, il fut d\u2019objet d\u2019un accident qui traumatisa sévèrement son coude droit.La supination de la main était impossible et l\u2019extension de l\u2019avant-bras était limitée.Le muscle cubital antérieur se contractait plutôt normalement.Les réflexes osso-périostés étaient d\u2019intensité normale et symétriques.Le coude était déformé avec saillie de l\u2019olé- crâne.Radiographme du coude.Elle révéla des signes d\u2019arthrite hypertrophique avec de multiples exostoses marginales sur tout le contour osseux.On signala la présence de fines petites images de soustraction ou ostéoporose sur le condyle huméral externe et dans les tissus mous; en regard de Fig.1.\u2014 Incidence latérale du coude du malade de la première observation.Déformation de l\u2019articulation.Productions ostéophytiques.A l'examen neurologique, on trouva les signes d\u2019une paralysie incomplète du cubital avec amyotrophie des interosseux et des hy- pothénariens, sans position vicieuse des doigts.Le signe du journal était présent, les mouvements d\u2019adduction-abduction des doigts étaient difficiles; il existait une hypoesthésie à la main dans le domaine d\u2019innervation cubitale.Fig.2.\u2014 Incidence antéro-postérieure du coude du malade de la lère observation.Cubitus valgus.Exostoses.ce dernier, existe un tout petit ossicule de la grosseur d\u2019une tête d\u2019épingle qui semble y être libre.(Résumé du rapport du Dr P.Brodeur.) (fig.3) Conclusion.Paralysie incomplète du cubital droit.Ancien traumatisme du coude droit, ayant occasionné une déformation de l\u2019articulation. 16 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuirTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Le malade fut confié au Dr Claude Bertrand pour traitement chirurgical.Ce dernier découvrit un épaississement du cubital au niveau de l\u2019épitrochlée.Cette partie du nerf Fig.3.\u2014 Articulation du coude du malade de la seconde observation.fut libérée et ramenée légèrement plus en dedans; un fragment d\u2019aponévrose et la partie supérieure du muscle cubital antérieur servirent à former un nouveau lit au nerf.COMMENTAIRES Ces deux observations relatent deux syndromes identiques: une paralysie cubitale partielle.Et ce qui les rapproche encore plus intimement réside dans l\u2019étiologie.Les deux malades subirent un traumatisme du coude il y a plusieurs années.En fait, chez l\u2019un le traumatisme remonte à 35 ans, chez l\u2019autre à 20 ans.Ce traumatisme a provoqué dans les deux cas un bouleversement important de l\u2019articulation, apparent maintenant par des séquelles morphologiques et dynamiques: la déformation comportant surtout la saillie de l\u2019olécrâne, la limitation de l\u2019extension de l\u2019avant-bras et l'impossibilité de la supination.Que la lésion du cubital siège bien au coude, l\u2019intégrité fonctionnelle du cubital antérieur concourt à la confirmer, car c\u2019est le propre de la lésion moyenne de ce nerf de respecter la fonction de ce muscle et du fléchisseur profond des doigts du moins dans ces faisceaux internes.Dans nos deux cas, la névrite du cubital fut une conséquence tardive du traumatisme du coude, nous le croyons.Le phénomène est connu.On a rapporté des cas où le traumatisme remontait à 30, 40 ans dans le passé et, tout récemment, Mouchet rapportait un tel syndrome apparu 59 ans après la fracture du coude.C\u2019est d\u2019ailleurs cet auteur qui attira le premier l\u2019attention sur cette paralysie tardive du nerf cubital, dans sa thèse de Paris, en 1898.Des publications ultérieures confirmèrent, depuis, l\u2019existence de ce type et surtout de ce mécanisme assez surprenant de névrite.Il semble bien, dans l\u2019opinion de Mouchet, que, dans la majorité des cas, il s\u2019est agi d\u2019une fracture humérale sus-condylienne et plus particulièrement du condyle externe.Cette fracture s\u2019effectuerait avec prédilection durant l\u2019enfance et le cubitus-valgus proviendrait en très grande partie d\u2019une ostéogénèse ultérieurement désaxée.Cependant tout traumatisme du coude provoquant un bouleversement anatomique important qui amène la formation ultérieure d\u2019ostéophytes, d\u2019un cal ou d\u2019un processus fibreux qui rétrécissent la gouttière épi- trochléo-olécranienne, compriment le cubital ou encore qui déterminent une élongation constante du nerf par le cubitus-valgus, peut causer le processus névritique.Les tractions répétées sur le nerf au cours des mouvements de l\u2019avant-bras et plus spécialement les mouvements de flexion, les frictions, les frôlements réitérés pendant des années finissent par entraîner une réaction fibreuse du périnèvre et de l\u2019endonèvre aboutissant à la souffrance des fibres nerveuses elles- mêmes.Au cours de l\u2019intervention effectuée sur le second malade, il fut constaté un épaissis- ment du nerf au niveau même de la gouttière qui correspond bien à cette réaction fibreuse secondaire aux micro-traumatismes fréquemment et longtemps répétés. AMYOT, R.\u2014 PARALYSIE CUBITALE TARDIVE 17 D'autant plus que, dans certains cas, le nerf est littéralement tendu sur le chevalet que devient la gouttière épitrochléenne en conséquence du déplacement du cubitus.Le traitement de ce genre de névrite, si elle est peu sévère, s\u2019il se trouve chez un sujet non soumis à un travail physique et qui peut donner du repos à son membre, pourrait être palliatif et physiothérapique.Dans notre premier cas, sujet âgé, à sa retraite, un traitement galvanique a amélioré la condition d\u2019au moins 60% et nous n\u2019envisageons pas d\u2019autre thérapeutique pour le moment en conseillant au malade de n\u2019imposer à son membre aucune fatigue inutile.Dans d\u2019autres cas, si on désire intervenir d\u2019une façon plus radicale, on pourra recourir à la chirurgie.On a conseillé la transposition du nerf en avant sur les muscles épitrochléens, afin de supprimer la traction du nerf au cours des mouvements de flexion et l\u2019ostéotomie cunéiforme sus-condylienne de l\u2019humérus, afin de corriger le cubitus-valgus et conséquemment de libérer le nerf de la tension à laquelle 1l était soumis du fait du déplacement articulaire.Chez notre second malade dont le coude n\u2019offrait pas une déformation excessive et dont l'articulation ne montrait pas de perturbation morphologique trop marquée, on a effectué une intervention chirurgicale moins complète qui a consisté dans une simple libération du tronc nerveux.Il est possible qu\u2019elle ne soit pas suivie d'amélioration sensible.Il faudra, dans cette dernière éventualité, pour ce sujet jeune obligé à un travail physique quotidien, faire plus et recourir à un de ces deux types d'interventions mentionnées plus haut et plus électivement à la transposition antérieure du nerf.BIBLIOGRAPHIE À.MOUCHET: Thèse de Paris, 1898.In Traité de chirurgie orthopédique, tome III.page 2315.Masson, édit, Paris, 1937.La Presse médicale, 57: 197 (5 mars) 1949.H.ROGER: In Traité de médecine, tome XVI.page 836.Masson et Cie.édit, Paris, 1949. CONTRIBUTION AU TRAITEMENT POST-OPÉRATOIRE DE LA PÉRITONITE AIGUË Rosaire LAUZER, Hôpital Saint-Luc (Montréal).Nous avons eu l\u2019avantage de traiter par la streptomycine, associée à la pénicilline, plusieurs cas de péritonite aiguë que nous avons opérés récemment.La simplicité des suites opératoires immédiates, chez ces malades, nous a fortement impressionnés, et les consolations que nous avons éprouvées à suivre l\u2019évolution heureuse de cette grave maladie nous incitent à en résumer quelques observations.Les sulfamidés et la pénicilline nous ont certes déjà donné de bons résultats, mais l\u2019association streptomycine-pénicilline est encore plus efficace.À l\u2019aide de cette médication puissante, dès le lendemain de l\u2019opération, nous sentons déjà poindre la victoire.La température tombe et le pouls s\u2019améliore.Dans la suite, les nausées, les vomissements cessent.Les mictions s\u2019établissent spontanément et le malade n\u2019est pas incommodé par les gaz intestinaux.L\u2019abdomen est moins tendu, moins ballonné; bref, il n\u2019y a plus, ou à peu près plus, de péritonisme, contrairement à ce que nous observions autrefois.Observation 1.(Dossier 119194, Hôpital St-Luc) André T.âgé de 12 ans, admis le 13 septembre 1948.Diagnostic.Appendicite aiguë avec péritonite généralisée.Opération d\u2019urgence, la nuit.Incision de Mac-Burney.À l\u2019ouverture du péritoine, le pus s\u2019écoule en jet; l\u2019appendice est en position ré- tro-cæcale, perforé, gangréné.On trouve deux caleuls stercoraux libres dans la cavité abdominale.Rupture de l\u2019appendice en voulant serrer la ligature; reprise du moignon en rasant le cœcum.Drainage du Douglas, de la gouttière cæco-pariétale et du nid appendiculaire.Traitement post-opératorre.Position de Fowler, glace sur l\u2019abdomen, diète liquide.Streptomycine, un gramme par jour, divisé en six injections, toutes les quatre heures.Pénicilline G procaïnée 300.000 unités par jour.Sérum mixte, 1.000 c.c.en injection intraveineuse.Vitamine C, 500 mg.matin et soir.Evolution post-opératoire de la maladie.La température, qui était & 104° Far.avant l\u2019opération, tombe à 101° dans les premiers 24 heures.Le pouls, de 130, 140, revient à 100.L\u2019abdomen est plus souple, moins ballonné.Le malade est heureux, il se sent déjà soulagé; plus de nausée ni vomissement.Pas de rétention d\u2019urine ni de gaz.Selles le surlendemain, après lavement.Les sérums sont discontinués le troisième jour et l\u2019alimentation reprise régulièrement.Les drains sont retirés, un, à un, à partir du quatrième jour.La streptomycine est cessée le sixième jour et la pénicilline le dixième jour après l\u2019opération.Observation 2.(Dossier 119416, Hôpital St-Lue) Gérald L., âgé de 21 ans, admis le 22 septembre 1948.Diagnostic.Appendicite aiguë, évoluant depuis 72 heures.Opération d\u2019urgence, la nuit.Incision de Mac-Burney, abcès localisé, laté- ro-cæcal, appendice perforé gangréné, intimement adhérent à la paroi postérieure du cæcum, libération difficile.Résection de l\u2019appendice et drainage de l\u2019abdomen.Traitement post-opératoire.Le même (voir cas numéro I).Evolution post-opératoire.La température à 101 le soir de l\u2019opération, monte à 1083 le lendemain matin, mais tombe à 100 le soir.Elle oscille au voisinage de la normale les jours suivants.Le pouls, à 112 avant l\u2019opération, descend à 80 le lendemain.Pas de douleur, pas de nausée ni vomissement.Les sérums sont dis- continués le troisième jour et l\u2019alimentation LAUZER.\u2014 TRAITEMENT POST-OPÉRATOIRE DE LA PÉRITONITE AIGUË 19 reprise.Les drains sont retirés le quatrième jour.La streptomycine est supprimée le sixième jour et la pénicilline le septième.Lorsque le malade reçoit son congé, après quinze jours d\u2019hospitalisation, la plaie opératoire est cicatrisée, exceptée en un point de la grosseur d\u2019une tête d\u2019allumette.Observation 3.(Dossier 119465, Hôpital St-Luc), Raymond L., âgé de 16 ans, admis le 24 septembre 1948.Diagnostic.Appendicite aiguë, évoluant depuis à peine 24 heures, mais le malade à déjà subi une laparotomie iliaque droite, pour drainage d\u2019une péritonite appendiculaire, dans un autre hôpital, il y a sept ans.Opération d\u2019urgence.Incision de Jalaguier, appendice en position sous-cæcale, turgescent, recouvert de fausses membranes et présentant deux plaques noirâtres de sphacèle.Résection de l\u2019appendice et drainage de l\u2019abdomen.Traitement post-opératoire.\u2014 Le même.Evolution post-opératoire de la maladie.La température de 102,2 tombe à 98 le deuxième Jour.Le pouls de 120 baisse à 92.Pas de douleur, pas de ballonnement, pas de nausée ni vomissement.Les sérums sont supprimés le troisième jour, les drains le quatrième jour après l\u2019opération.La streptomycine est discon- tinuée le neuvième jour ainsi que la pénicilline.Observation 4.(Dossier 119474, Hôpital St-Luc), Marguerite P., âgée de 23 ans, admise le 25 septembre 1948.Diagnostic pré-opératoire.Péritonite aiguë tuberculeuse.Traitement.Repos au lit, diète liquide, glace sur l\u2019abdomen.Pénicilline 50.000 unités toutes les trois heures.La température de 99 à l\u2019arrivée, monte à 103 le 27 septembre.La douleur, le météorisme, le ballonnement de l\u2019abdomen augmentent également et les vomissements commencent.La streptomycine est alors ajoutée au traitement.La température tombe à 100 après 24 heures, mais les vomissements, la douleur, le ballonnement persistent.On perçoit aussi de la matité dans les flancs, matité qui se déplace avec les changements de position de la malade.Laparotomie para-médiane droite, sus et sous-ombilicale, le 28 septembre.A l\u2019ouverture du péritoine, un liquide jaune citrin sort en jet et s\u2019écoule en abondance à l'extérieur.L\u2019épiploon est rempli de granulations et partiellement accolé au péritoine pariétal.Au niveau du ligament gastro-colique les granulations sont plus nombreuses, plus denses, et la congestion est plus intense.Nous drainons à ce niveau et fermons la paroi plan par plan.Trarntement post-opératoire.Le même.Evolution post-opératoire: Les vomissements cessent immédiatement.Le lendemain la malade ne souffre presque plus.La température tombe à la normale le troisième jour; elle oscille un peu dans la suite, jusqu\u2019au douzième jour.Le pouls oscille également en suivant une courbe descendante rapide.La malade à des mictions spontanées et des selles par lavement.Les sérums sont supprimés le troisième jour, les drains le cinquième et les points le dixième jour.Lorsque la malade reçoit son congé de l\u2019hôpital, le quinzième jour après l\u2019opération, la plaie est entièrement cicatrisée.Un fragment d\u2019épiploon, prélevé à la fin de l\u2019opération, révèle des lésions de stéato-né- crose.Il s'agissait, dans ce cas, de pancréatite aiguë à forme péritonitique et non de péritonite tuberculeuse aiguë.Ce cas a déjà fait l\u2019objet d\u2019une publication antérieure.Observation 5.(Dossier 120893, Hôpital St-Luc), Jean H., âgé de 41 ans, admis le 24 novembre 1948.Diagnostic.Appendicite aiguë avec abcès rétro-cæcal.La crise a débuté il y a 72 heures, après bombance \u2014 perdrix au chou, avalée après force « cocktails» \u2014 suivie d\u2019indiges- 20 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutenin AMLFU.\u2014 Montréal, janvier 1950 tion aiguë.Un médecin, mandé le lendemain, avait fait renaître l\u2019optimisme dans l\u2019entourage du malade.Toutefois, le troisième jour, avant d\u2019entreprendre un voyage d\u2019une centaine de milles en automobile, ce monsieur, très affairé, vint nous faire part de ses malaises.La douleur était localisée au cæcum et à la fosse lombaire droite.Les muscles, à ces niveaux, étaient en état de défense continue.La température à 102, le pouls à 88 et la respiration à 20.Il n\u2019en fallait pas plus pour faire dévier le voyage vers l\u2019hôpital et opérer immédiatement.À l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, par l\u2019incision de Mac-Burney, le cæcum apparaît adhérent au cul-de-sac péritonéal et œdématisé.L\u2019appendice est en position rétro-cæcale, gangréné, rupturé à sa base.La libération de l\u2019appendice est difficile et doit être faite avec grandes précautions, sous la menace de déchirure du cæ- cum.Drainage du Douglas et du nid appendiculaire.Traitement post-opératoire.\u2014 Le même.Evolution post-opératoire de la maladie.La température se maintient entre 99 et 100, le pouls à 90, durant les quatre premiers jours.Le malade nous répète sa surprise de ne pas souffrir, en établissant une comparaison avec un membre de sa famille, opéré récemment pour une affection semblable.Le 26 novembre, soit le deuxième jour après l\u2019opération, le malade a une petite selle spontanément, mais il reste avec un peu de ténesme rectal.Le 27 au soir, l'abdomen devint ballonné et le malade vomit.Le 28, par lavement huileux, on provoque des selles abondantes, contenant du chou non digéré.La température et le pouls reviennent à la normale le 29 et l\u2019alimentation est reprise régulièrement.Les sérums sont alors supprimés.Les drains cigarettes, au nombre de six, sont retirés un à un, chaque jour.La pénicilline et la streptomycine sont discontinuées le huitième jour.Le 10 décembre, quand le malade quitte l\u2019hôpital, la plaie opératoire est entièrement cicatrisée.Observation 6.(Dossier 123330, Hôpital St-Luc), Robert B., âgé de 26 ans, admis le 11 mars 1949.Diagnostic.Péritonite d\u2019origine appendiculaire.Opération d\u2019urgence.Incision de Mac-Bur- ney, abondance de pus dans l\u2019abdomen, appendice suppuré, perforé.Résection de l\u2019appendice et drainage de l\u2019abdomen.Traitement post-opératoire.Le même.Evolution post-opératoire.Le pouls à 120 et la température à 103, lors de l\u2019opération, descendent à la normale le 16 mars, soit le cinquième jour après l\u2019opération.Pas de vomissement ni forte douleur.La streptomycine est alors supprimée et le lever permis.Mais la température remontant à 100, le 18, la streptomycine est reprise jusqu\u2019au 23, et, à cette date, la température se maintenait à la normale.Observation 7.(Dossier 124519, Hôpital St-Luc), Laurier N., âgé de 24 ans, admis le 2 mai 1949.Diagnostic.Péritonite généralisée; température 100, pouls à 64.Opération d\u2019urgence, incision de Jalaguier, abondance de pus dans l\u2019abdomen, appendice phlegmoneux, amputé à sa base; ligature, résection de l\u2019appendice, drainage de l\u2019abdomen.Traitement.Le même.Evolution post-opératoire.Les vomissements cessent après l\u2019opération et la douleur s\u2019atténue rapidement; pas de morphine.La température descend en lysis et reste à la normale lc 10 mai.Congé le 14, soit 12 jours d\u2019hospitalisation.* Observation 8.(Dossier 125321, Hôpital St-Luc), Claude D., âgé de 19 ans, admis le 4 juin 1948.Diagnostic.Appendicite aiguë.évoluant depuis deux jours.Opération d\u2019urgence dès l\u2019arrivée.L\u2019appeu- dice est gangréné, et l\u2019abdomen contient du LAUZER.\u2014 TRAITEMENT POST-OPÉRATOIRE DE LA PÉRITONITE AIGUË 21 liquide purulent en petite quantité.L\u2019appendice est enlevé et la cavité abdominale drainée avec soin.Traitement post-opératoire.Le méme excepté la streptomycine toutes les quatre heures, qui est remplacée par la dihydrostreptomy- cine, à raison de 0,50g.toutes les douze heures.Evolution post-opératoire de la maladie.La température de 105 tombe à la normale le deuxième jour; le pouls suit la température.La dihydrostreptomycine est alors supprimée.Mais, le soir du troisième jour, la température remonte à 100; elle oscille à 101, jusqu\u2019au douzième jour, malgré la reprise de la dihydro- streptomycine.L\u2019abdomen reste légèrement ballonné et tendu.Le toucher rectal nous permet de percevoir alors un énorme abcès du Douglas.A l\u2019ouverture du cul-de-sac, par le rectum, le pus s\u2019écoule en jet abondant.Deux jours après, la température est à la normale et le malade reçoit son congé le 25 juin, soit 20 jours après l\u2019opération de l\u2019appendice.x > pe En particulier, dans les suites opératoires des péritonites d\u2019origine appendiculaires, nous serions tenté de conclure, à la lumière des cas traités, qu\u2019à l\u2019aide de la streptomycine associée à la pénicilline, nous entrons dans une ère absolument nouvelle et que le pronostic de cette grave et fréquente maladie se trouve changé du tout au tout.Pour notre part, nous croyons ne plus avoir le droit de laisser souffrir les malades en les privant de cette médication salutaire.Nous la prescrirons dorénavant pour tous nos cas privés et, chaque fois que l'hôpital voudra bien la donner, aux patients de l\u2019Assistance Publique. ABCÈS PULMONAIRE ! J.PRÉVOST et J.DIONNE Hôpital Notre-Dame (Montréal).La patiente a été admise d'urgence le 23 juin pour fracture ouverte de la cheville.À ce moment, elle ne présente rien de pathologique en dehors de son traumatisme, si ce n\u2019est un assourdissement des bruits cardiaques et des roncus localisés au tiers moyen du poumon dro:t, que signale l\u2019examen pré-anesthésique.Tout évolue très bien jusqu\u2019au 14 juillet, alors qu\u2019à la suite d\u2019un refroidissement, la patiente commence à tousser et à cracher.Sa température atteint 101,4°.L\u2019examen révèle une condensation pulmonaire du lobe supérieur droit.En continuant le traitement aux anti-bioti- ques, tout semble rentrer dans l\u2019ordre à tel point que l\u2019on cesse complètement la pénicilline le 19 juillet.Cette nouvelle pathologie chez cette patiente semblait tout à fait contrôlée, lorsque, le 14 août, la température se met à monter pour atteindre 103,3° le 17 août, malgré la pénicilline en injection et en aérosol.À ce moment, le 19 août, on fait une enquête en médecine qui répond: congestion pulmonaire de la base gauche.On continue la pénicilline, la température baisse un peu après quelques jours pour reprendre 7 à 8 jours plus tard.La patiente tousse.parfois présente des expectorations sanglantes.Le 29 août une radiographie pulmonaire présente une image caractéristique d\u2019un abcès du lobe supérieur du poumon droit.Le 9 septembre, la patiente devient apyrétique et se maintient ainsi encore aujourd\u2019hui.La pénicilline en injection est cessée le 14 septembre ct en aérosol le 24 septembre.Toutes les recherches de B.K.sont négatives, même l\u2019inoculation au cobaye.Le 16 septembre, on prend un nouveau film pulmonaire de contrôle qui présente la même image.Le 20 septembre, on fait une bronchoscopie.Le rapport revient comme suit: poumon droit, hyperhémie de la muqueuse ulcérée, rares sécrétions muco-pu- rulentes.Réaction inflammatoire secondaire banale.Opinion: \u2014 Propose bronchographie 1.Clinique du Thorax de l\u2019hôpital Notre-Dame.après consultation avec la clinique-thorax pour pneumotomie de drainage.Le 3 octobre, on fait une requête à la clinique thoraco-pulmonaire pour prendre cette malade sous sa directive pour conduite ultérieure.Le 5 octobre, un nouveau film pulmonaire de contrôle: les images persistent.Le 15 octobre, tomographie: la cavité est située à 7,5 em.du plan dorsal.I y a toujours de la pachypleurite apicale.Actuellement, le plâtre est enlevé et tout évolue pour le mieux du point de vue chirurgical.28-10-49: \u2014 CONSULTATION GÉNÉRALE Cas présenté par le Dr Jules Prévost.Histoire de cas présentée par le Dr J.Dionne.Commentaires du Dr Jules Prévost.Présentée pour trois raisons: 1° \u2014 Pour montrer une des premières tomographies du Dr P.Brodeur.2° \u2014 Ce qu\u2019il y a moyen de faire chez cette malade qui est floride et bien, malgré la présence sur les films de lésions cavitaires indiscutables.3° \u2014 Que penser du mécanisme de son abcès.Accident métapneumonique, embolie graisseuse suppurée?Les choses se sont comportées anormalement bien.Elle ne présente aucun symptôme depuis deux semaines.Devons-nous la laisser partir et la suivre ou devons-nous l\u2019opérer?Qu\u2019en pensent les chirurgiens?Interprétation des films par le Dr J.-L.Léger.29 août 1949: zone de condensation avec image hvdro-aérique au sommet du poumon droit.5 octobre 1949: cette cavité toujours présente est un peu diminuée, la condensation périphérique est notablement diminuée.Une radiographie prise en position couchée montre une cavité à contour polycyclique, mais pas de niveau liquide à cause de la position.Tomographie: cette cavité est visible à 7,5cm.du plan dorsal, la cavité est à 7,5cm.du PRÉVOST ET DIONNE.\u2014 ABCÈS PULMONAIRE 23 plan postérieur, c\u2019est-à-dire de la table et les côtes étaient à 6 em.de ce plan; la cavité se trouve done à 1,5 em.des côtes postérieures, donc à l\u2019union à peu près du tiers moyen et postérieur du poumon.Le Dr Latraverse demande s\u2019il y aurait lieu d\u2019instituer un traitement médical endoscopique avec pénicilline?A son avis, il y aurait lieu de faire une pneumotomie.Le Dr David a l\u2019impression qu\u2019il y a une amélioration radiologique constante et considérable.Dr P.Brodeur: « Nous l\u2019avons toujours affirmé.» Le Dr David croit qu\u2019on doit continuer avec des traitements médicaux et des anti-biotiques.Le Dr Prévost: « L'état général et local est stationnaire depuis le mois de septembre.» Le Dr Gélinas-Mackay note que, pour un processus de guérison sur une lésion de cette étendue, il ne s\u2019est pas écoulé un temps très long.Le Dr Prévost: «Nous constatons l\u2019amélioration générale et locale, mais y aurait-il lieu quand même de faire un traitement chirurgical?» Le Dr Gagnon: « En comparant le premier ct le dernier film, y a-t-il non seulement de la fibrose, mais aussi de l\u2019atélectasie et de l\u2019emphysème.» Le Dr P.Brodeur croit qu\u2019il y a surtout une différence de technique par l\u2019augmentation des K.V.La rétraction costale ne semble pas plus marquée sur le deuxième film que sur le premier.La trachée n\u2019est pas attirée vers la droite, il y a certainement un peu de fibrose.En réponse à une question du Dr Gagnon, le Dr Prévost: « L\u2019examen des crachats à plusieurs reprises n\u2019a pas montré de B.K.La flore microbienne était variée.Un cobaye inoculé a été sacrifié et est négatif pour tuberculose.» Le Dr Gagnon: « Je crois que, pour pouvoir répondre au Dr Prévost, il faudrait savoir combien cela prend de temps pour guérir un abcès pulmonaire chronique.Il me semble qu\u2019on peut considérer un abcès pulmonaire comme passé à la chronicité si, au bout de quatre ou six semaines après la phase aiguë, cet abcès n\u2019est pas guéri et disparu radiolo- giquement.L'histoire clinique fait remonter le début de l\u2019abcès au 14 juillet, soit il y a trois mois passés; il persiste encore une cavité bien démontrée à la tomographie.Je suis convaincu qu\u2019il doit y avoir un abcès chronique avec une coque scléreuse épaisse et ceci répond un peu à la question du Dr P.Brodeur qui demandait si l\u2019on fait encore le plombage à la paraffine.Ces abcès ne sont pas accessibles à ce traitement à cause de cette coque.La pneu- motomie, pour répondre au Dr V.Latraverse, est un bon traitement à la période sub-aiguë de ces abcès au moment où le processus est- assez mou (après trois ou quatre semaines).A ce moment, avec le drainage, on peut espérer s\u2019il est suffisamment prolongé, avoir une réussite et collaber la cavité.Cependant Rien- hoff et Neuhoff, après révision de leurs cas, après 10 à 12 ans, sont d\u2019avis qu\u2019au maximum, à la sixième semaine, ce drainage peut être indiqué.Mais après cela, on devrait procéder à une lobectomie.» En conclusion, le Dr E.D.Gagnon croit que cette patiente devrait subir au moins une tentative de lobectomie.Le Dr J.U.Gariépy croit que l\u2019on doit craindre la dégénérescence amyloïde éventuelle à cause de la suppuration et que la patiente devrait être opérée.Cependant, il serait d\u2019avis d'attendre trois ou quatre mois pour voir si la guérison n\u2019arriverait pas médicalement.Le Dr A.Mackay fait remarquer que la patiente a 67 ans, qu'elle est obèse et que son état général, tout en étant bon, est loin d\u2019être idéal pour une cure chirurgicale.Le Dr V.Latraverse demande si une pneu- motomie n\u2019aiderait pas cette patiente sans augmenter le risque opératoire.Le Dr J.-U.Gariépy craint que cette pneu- motomie n\u2019amène une infection secondaire et n\u2019aide pas du tout cette malade.Le Dr E.-D.Gagnon, après avoir appris que la malade a 67 ans, croit qu\u2019il vaudrait mieux attendre encore quelque temps.11 est contre la pneumotomie.CoNcLUsIoN.\u2014 Renvoyer la malade chez elle et la suivre à la clinique des Maladies du Thorax pour quelque temps encore. REVUE GÉNÉRALE À PROPOS DES INFILTRATIONS SYMPATHIQUES Maurice GERVAIS, Chirurgien à l\u2019Hôpital Général de Verdun (Montréal).La valeur de plus en plus grande en thérapeutique des infiltrations de la chaîne sympathique est un fait connu de tous.Cette méthode, préconisée par M.le Prof.R.Leriche en 1925, est à l\u2019origine de presque tous les travaux publiés sur les effets de l\u2019inhibition du système nerveux organo-végétatif et, conséquemment, sur la chirurgie du sympathique.De janvier 1947 à janvier 1949, nous avons pratiqué 636 infiltrations lombaires et 422 infiltrations du glanglion étoilé combinées ou non à l\u2019infiltration du deuxième thoracique, ce qui fait, au total, 1.058 infiltrations de la chaîne sympathique.Nous avons donné ces infiltrations en majeure partie à la consultation de M.Leriche à Paris et à l'Hôpital Général de Verdun.Près de cent infiltrations furent pratiquées à l\u2019Hôpital Américain de Paris, à la Clinique Lyautey, au bureau et dans divers hôpitaux de Montréal.Nous voulons dire quelques mots de la technique employée, des indications, mais surtout insister sur les incidents et les accidents qui peuvent arriver au cours de ces traitements et sur ceux que nous avons observés.TECHNIQUE La première technique d\u2019infiltration du ganglion étoilé fut décrite par M.Leriche.Elle consiste à piquer au-dessus de la clavicule, à un centimètre en-dedans de son tiers moyen avec un angle de 45 degrés vers l\u2019apophyse transverse de la septième cervicale et de la première dorsale.Cette voie est abandonnée aujourd\u2019hui, car, avec elle, on risque de piquer la plèvre, la sous-clavière, la vertébrale et même le trou de conjugaison.Personnellement, nous avons toujours utilisé la deuxième méthode de M.Leriche que nous combinons, quand l\u2019indication s\u2019impose, a la méthode d\u2019Arnulf.Le patient est allongé sur le dos, la tête basse et légèrement tournée du côté opposé.Nous repérons au doigt la face antérieure des apophyses transverses.Il est possible ainsi de sentir le tubercule de Chassaignac et quelquefois, chez les sujets maigres, l\u2019apophyse transverse de la septième cervicale qui est au-dessous Nous injectons à deux travers de doigt au-dessus de la clavicule, un peu au-dessous de l\u2019angle formé par le bord externe du muscle sterno-cléido-mas- toïdien et le bord interne de la jugulaire externe jusqu\u2019au plan osseux, en donnant à l\u2019aiguille une direction oblique en bas.À ce point, nous injectons de 15 & 20 ce.de solution \u2018anesthésique.Quand nous voulons obtenir une action sur le membre supérieur, nous injectons à cet endroit 5 cc, nous retirons un peu l\u2019aiguille, nous la plaçons plus parallèle au cou et nous la faisons glisser en avant du plan osseux tout en injectant le reste du contenu de la seringue.Ainsi nous obtenons une inhibition du ganglion étoilé et en même temps du deuxième thoracique, puisqu\u2019il est connu que le premier ganglion thoracique forme le pôle inférieur du ganglion étoilé et qu\u2019ainsi ces deux ganglions se confondent.Pendant cette période de deux années, nous n\u2019avons jamais utilisé la voie postérieure.Pour l\u2019infiltration lombaire, le patient est assis sur le bord du lit, très légèrement courbé en avant.Nous repérons l\u2019apophyse épineuse de la deuxième lombaire et nous piquons à deux travers de doigt du bord supérieur de cette apophyse, perpendiculairement au plan du dos, et nous butons sur l\u2019apophyse trans- GERVAIS.\u2014 INFILTRATIONS SYMPATHIQUES 25 verse.Ce repère est important et nous devons sentir l\u2019apophyse transverse à une distance de 3 à 5 centimètres de la peau, suivant la maigreur ou l\u2019adiposité du patient.Si, à 5 centimètres, aucune résistance osseuse n\u2019est perçue, il faut alors diriger l\u2019aiguille plus haut ou plus bas pour sentir cette apophyse.Une fois l\u2019apophyse transverse localisée, nous dirigeons l\u2019aiguille au-dessus ou au-dessous de l\u2019apophyse, avec un angle de 30 degrés, vers la face antérieure du corps vertébral et nous injectons de 15 à 20 ce.de solution.Dans les cas de thrombophlébite aiguë avec évidence de spasme, où nous avons employé cette méthode, nous avons placé le patient en décubitus latéral sur le côté du membre atteint.L\u2019injection doit se faire sans résistance.Si le liquide est difficile à injecter, c\u2019est probablement que le bout de l\u2019aiguille est dans le ligament vertébral commun antérieur et alors il suffit de retirer l\u2019aiguille un peu.La solution employée fut la procaïne à 1% sans adrénaline.INDICATIONS Les indications de l\u2019infiltration sympathique sont très fréquentes.Il serait trop long de détailler ici tous les cas où l\u2019anesthésie du sympathique est à conseiller.Les livres ou les publications de MM.Leriche (1, 2, 3, 4, 5), Luzuy (6), Arnulf (7), White (8) et Mandl (9), abondent en explications et en justifications physiologiques et devraient être consultés plus souvent.Parmi les indications de nos 422 infiltrations de l\u2019étoilé, combinées ou non à l\u2019infiltration du deuxième thoracique, nous relevons les troubles suivants: maladie de Raynaud et syndrome de Raynaud, 19 cas; moignon douloureux et membre fantôme des amputés, 9 cas; thrombophlébite axillaire, 1 cas; asthme, 4 cas; état causalgique ou troubles réflexes post-traumatiques, 14 cas; angine de poitrine, 2 cas; lymphœdème chronique, 4 cas; thrombose de la veine centrale de la rétine, 1 cas; douleur par métastase cancéreuse, 3 cas; sclé- rodermie, 3 cas; syndrome de Volkmann, 1 cas; divers, 12 cas.Les indications des infiltrations lombaires furent les suivantes: artérites, 42 cas; throm- boangéite oblitérante, 12 cas; gelures et séquelles de gelures, 5 cas; moignon douloureux et moignon fantôme, 14 cas; thrombophlébite, 12 cas; dolichomégacolon, 4 cas; embolie artérielle, 4 cas; ulcère postphlébitique et séquelles de thrombophlébite, 20 cas; état cau- salgique ou troubles réflexes post-traumati- ques, 22 cas; lymphœdème chronique, 9 cas; anévrisme poplité, 1 cas; suites d\u2019hémiplégie, 3 cas, ostéoporose tuberculeuse, 1 cas; douleur par métastase cancéreuse, 3 cas; troubles arthritiques, 3 cas; divers, 9 cas.Ces infiltrations furent données soit à titre thérapeutique, soit comme épreuve de diagnostic ou comme épreuve préopératoire.ACCIDENTS A\u2014 Nous parlerons brièvement et séparément des incidents et des accidents de l\u2019infiltration de la chaîne cervicale et de la chaîne lombaire.On peut classer les accidents de l\u2019infiltration stellaire et du deuxième dorsal en accidents pleuro-pulmonaires, bulbo-cérébraux, vasculaires et nerveux.Ces accidents ont été bien étudiés dans un article récent d\u2019Arnulf (10).1) Accidents pleuro-pulmonaires.Sachant que le ganglion étoilé est situé sur la face postérieure du dôme pleural, il est facile de comprendre pourquoi la piqûre de la plèvre et parfois aussi du poumon est l\u2019accident le plus fréquent.Nous sommes ainsi en présence d\u2019un pneumothorax partiel.Dès que la plèvre est piquée, le patient se plaint de violents points de côté accompagnés d\u2019une quinte de toux et parfois d\u2019expectorations striées de sang.Habituellement, la douleur disparaît au bout de deux ou trois jours avec des calmants.Toutefois, cet accident est déplorable, le malade étant moins calme pour les traitements ultérieurs souvent nécessaires.Nous avons causé trois pneumothorax partiels et tous trois à gauche.Ceux-ci n\u2019ont été 26 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLenin AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 suivis d\u2019aucun trouble particulier et nous avons pu infiltrer de nouveau ces malades.Cet accident est dû à une faute de technique; 1l faut toujours rester au contact de l\u2019os.2) Accidents bulbo-cérébraux.Quand l\u2019aiguille pique le trou de conjugaison et quand la procaïne est injectée dans le liquide céphalo-rachidien, il y a un arrêt de la respiration d\u2019origine bulbaire.Nous n\u2019avons jamais observé cet accident presque toujours mortel.On ne doit jamais éviter d\u2019aspirer ou de constater s\u2019il n\u2019y a pas un écoulement de liquide au bout de l\u2019aiguille, avant d\u2019injecter la procaïne.3) Accidents vasculaires.Ces accidents sont fréquents, car l\u2019on sait qu\u2019il existe plusieurs petits vaisseaux dans les plans superficiels de cette région.Le plus souvent, c\u2019est une veine qui est piquée et il se forme un petit hématome sous-cutanée sans importance.Nous avons souvent atteint un vaisseau sanguin mais jamais une artère.Il faut toujours éviter d\u2019injecter quand la serin- cue a été souillée par un reflux sanguin et, une fois l\u2019aiguille en bonne position, nous employons une autre seringue avec une nouvelle solution.Arnulf met en garde contre la piqûre de l\u2019artère vertébrale, car l\u2019injection de procaïne dans cette artère est suivie d\u2019anesthésie bulbaire.Nous n\u2019avons jamais causé cette complication.4) Accidents nerveux.Ceux-ci surviennent quand les racines du plexus brachial sont piquées.Ils sont faciles à reconnaître, car le patient ressent toujours la douleur caractéristique de la piqûre d\u2019un nerf, douleur en éclair et très vive dans tout le membre supérieur.Cet accident, qui est toujours sans conséquence, nous est arrivé souvent au début.Il suffit de retirer l\u2019aiguille de quelques millimètres et de la diriger dans une autre direction en reprenant ses points de repère.B.\u2014Les accidents de l\u2019infiltration lombaire sont moins fréquents et les patients sont, en général, beaucoup moins craintifs.Ici encore on peut classer ces accidents en accidents nerveux et vasculaires.1) Accidents nerveux.Ceux-ci apparaissent au cours de la piqûre d\u2019une racine nerveuse et le patient se plaint d\u2019une douleur en éclair dans le membre inférieur ou dans la fesse.T! suffit de retirer l\u2019aiguille.Ici encore, il ne faut pas piquer dans le trou de conjugaison et causer une rachianesthésie.Ceci peut survenir quand l\u2019aiguille est trop inclinée vers la colonne lombaire.Nous n\u2019avons jamais vu cet accident.2) Accidents vasculaires.Les vaisseaux qu\u2019il est possible de piquer sont surtout les veines lombaires, ce qui peut parfois causer un hématome paravertébral important.Si l\u2019aiguille est trop longue, il y a danger d\u2019atteindre la veine cave ou l\u2019aorte, mais ceci est très rare.Tous les accidents sérieux des infiltrations peuvent être évités si nous suivons une technique précise, si nous ne perdons pas le contact osseux au moment de l\u2019injecter, si nous avançons l\u2019aiguille avec douceur et si nous évitons d\u2019injecter quand il y a reflux de sang ou de liquide clair dans la seringue après aspiration.La toxicité et parfois l\u2019intolérance de la procaine sont toujours à surveiller.Nous avons noté que l\u2019infiltration à la région cervicale donne plus de malaises que l\u2019infiltration à la région lombaire.Assez souvent, environ un cas sur six, le patient devient pâle, ce que nous attribuons à l\u2019effet toxique de la procaïne.Douze malades ont eu des nausées et ont vomi à la suite d\u2019infiltrations et nous avons observé quatre pertes de connaissance.N\u2019oublions jamais que l\u2019intolérance à la procaïne existe et que, parfois, des accidents mortels peuvent survenir.Nous donnons maintenant de cinq à dix centigrammes d\u2019un barbiturique quelconque trente minutes avant une infiltration et nous évitons d\u2019en pratiquer au bureau.Nous n\u2019avons jamais eu d\u2019accident mortel à la suite d\u2019infiltration sympathique.Malheu- GERVAIS.\u2014 INFILTRATIONS SYMPATHIQUES 27 reusement, nous déplorons un décés par intolérance a la novocaine.En février 1948, chez un cardiaque diabétique de 63 ans, gravement touché et qui souffrait de sub-occlusion intestinale avec un hoquet continu depuis huit jours, nous avons injecté le nerf phrénique et la quatrième racine cervicale droite, quelques minutes plus tard, la mort survint avec arrêt respiratoire et cardiaque.L\u2019autopsie fut refusée par la famille.Nous terminerons en citant les paroles de MM.Gautier et Bacquart (11), prononcées lors d\u2019une communication faite le 16 décembre 1948 à la Société de Chirurgie de Lyon, à propos d\u2019un accident mortel survenu à la suite d\u2019une infiltration stellaire : «Ce fait s\u2019ajoute au bilan des accidents de l\u2019infiltration stellaire dressé, il y a quelques mois, par Arnulf et qui mériterait sans doute d\u2019être accru d\u2019un certain nombre de cas dont la relation n\u2019est faite que timidement ou insidieusement murmurée dans la tiédeur des confidences.L\u2019usage de l\u2019infiltration stellaire et les résultats qui ont consacré sa valeur n\u2019ont rien à redouter d\u2019un jugement franc et loyal et ce n\u2019est pas attaquer la méthode que d\u2019en signaler les risques.Bien que mineure, l\u2019infiltration stellaire demeure une intervention chirurgicale; en tant que telle, elle ne doit être pratiquée qu\u2019en milieu hospitalier et selon les disciplines d\u2019une technique rigoureuse trop souvent ignorée ou transgressée.» BIBLIOGRAPHIE 1.R.LERICHE: Physiologie pathologique et chirurgie des artères.Masson et Cie, Editeurs, Paris, 1943.2.R.LERICHE: Physiologie pathologique et traitement chirurgical des maladies de la vaso-motri- cité.Masson et Cie, Editeurs, Paris, 1945.3.R.LERICHE: Thromboses artérielles.Masson et Cie, Editeurs, Paris, 1946.4.R.LERICHE: Les embolies de l\u2019artère pulmonaire et des artères des membres.Masson et Cie, Editeurs, Paris, 1947.5.R.LERICHE: La chirurgie de la douleur.3e édition.Masson et Cie, Editeurs, Paris, 1949.6.M.LUZUY: Les infiltrations du sympathique.Masson et Cie, Editeurs, Paris, 1946.G.ARNULF: L\u2019infiltration stellaire.Masson et Cie, Editeurs, Paris, 1947.8.J.C.WHITE: «Procaine block of the sympathetic nerves in the study of intractable pain and circulatory disorders.» Surg.Clin.N.A., 1263, (octobre) 1947.9.F.MANDL: Paravertebral block.Grune et Strat- ton, New-York, 1947.10.G.ARNULF: «Les accidents graves de l\u2019infiltration stellaire.» Rev.Chir, 67: 73, 1948.11.GAUTHIER et BACQUART: « A propos des accidents graves de l\u2019infiltration stellaire.» Lyon Chir., 44: 358, 1949. LA FISTULE THYRÉOGLOSSE René GRIGNON, Chirurgien à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).La glande thyroïde naît d\u2019un diverticule du plancher du pharynx dont le vestige est le foramen cœcum.Ce diverticule s\u2019allonge vers le bas et en arrière, forme un tube, le canal thyréoglosse qui se bifurque plus bas pour former les lobes thyroïdiens.Durant sa descente, le canal passe dans ou en arrière d\u2019un endroit où sera situé l\u2019os hyoïde.La partie distale du tube correspond au lobe pyramidal de la glande thyroïde.Ce canal épithélial s\u2019atrophie généralement vers la 6e semaine de la vie fœtale; nous avons alors le ligament suspenseur de la glande thyroïde si l\u2019oblitération est fibreuse et le muscle « Levator glandulæ thyroïdæ » si l\u2019oblitération devient musculaire.Si le canal ne s\u2019atrophie pas et reste ouvert au foramen cœcum, on a une fistule thyréo- glosse borgne interne, si le canal s\u2019oblitère à l\u2019extrémité interne et ne s\u2019oblitère pas ou en partie sur le reste du trajet, on a un kyste thy- réoglosse pouvant s\u2019infecter, se fistuliser spontanément ou chirurgicalement à la peau et donner une fistule thyréoglosse borgne externe.Il est possible d\u2019avoir une fistule complète à la suite d\u2019une infection d\u2019une fistule borgne interne, après ouverture spontanée ou chirurgicale de la peau.La fistule thyréoglosse a donc une origine embryologique.Le but de ma communication est d\u2019attirer l\u2019attention sur la localisation de cette lésion afin d\u2019éviter les erreurs de diagnostic, sur les trajets possibles de ces fistules et sur la technique chirurgicale adéquate afin d\u2019éviter les récidives, quand ce ne sera pas des complications quelquefois irréparables.Les lésions chirurgicales du cou les plus fréquentes sont les fistules et les tumeurs.Selon leur topographie.elles peuvent être divisées en 2 groupes: Thyroïdes non descendues, Kystes thyréoglosses, Fistules thyréoglosses, Lobes pyramidaux, Adénome de l\u2019isthme thyroïdien.Lésions médianes : r Kystes bronchiaux, Fistules bronchiales, Tumeurs du corps carotidien, Neuro-fibrome, Lymphosarcome, Uniques: Thyroides aberrantes, Glande T.B.Glandes inflammatoires non spécifiques Inflammations variées.Lésions latérales: d Multiples: \u2014\u2014\u2014 Uniques ou Goitres.| Multiples: Observation 1.Monsieur R.L.âgé de 23 ans, se présente pour une fistule cervicale médiane sous hyoïdienne.Ce patient avait été opéré, en 1940, pour un kyste thyréoglosse suppuré et fistulisé, il avait eu une ablation du kyste avec résection de la fistule.Lors de la première opération, le rapport anatomo-pathologique se lisait comme suit: « Cavité de revêtement stratifiée présentant çà et là des follicules lymphoïdes.Par places, au voisinage de ce revêtement, on trouve, dans le tissu conjonctif, de petits amas de tissus thvroïdiens embryonnaires ou adultes.» (Dr.L.-C.Simard) Le patient sembla guéri pour quelques mois, puis il nota, au même niveau, la présence d\u2019une petite tuméfaction qui se fistulisa de nouveau.Pi GRIGNON.\u2014 FISTULE THYRÉOGLOSSE 29 Il se présente pour traitement, 6 ans et demi après la récidive.Opération: 23-7-47.Protocole opératoire Anesthésie: pentothal, éther intra-trachéale, \u2014 coloration de la fistule, \u2014 résection de la cicatrice cutanée, dissection du trajet fistuleux lequel est indépendant du lobe pyramidal de la glande thyroïde et remonte vers le milieux de l\u2019os hyoïde.Résection de la portion médiane de cet os à travers lequel passe la fistule.Résection en masse du septum lingual jusqu\u2019à la base de la langue.Drain sous hyoïdien \u2014 fermeture de la membrane hyoglossienne \u2014 agrafes sur la peau.Les suites opératoires sont sans incident.Le 4e jour, le drain est retiré et les agrafes sont enlevées.Congé le 5e jour avec une plaie guérie.Pas de récidive actuellement.Observation 2.Mademoiselle J.B., âgée de 22 ans, se présente pour une fistule cervicale médiane sous hyoïdienne qui existe depuis l\u2019âge de 5 ans.On note, à ce niveau, la présence d\u2019une cicatrice horizontale mais la patiente prétend n\u2019avoir jamais été opérée.Opération: 1-4-48.Protocole opératoire Anesthésie: pentothal, ether, C3H6 intra- trachéale, \u2014 coloration de la fistule.\u2014 Incision horizontale sous hyoïdienne \u2014 après la section du peaucier du cou, à cause de la diffusion du colorant dans les tissus mous, la dissection de la fistule, rendue possible par la traction, nous conduit à l\u2019os hyoïde.\u2014 Résection de la partie médiane de celui-ci ainsi que du septum lingual jusqu\u2019à la base de la langue.Drainage sous hyoïdien \u2014 fermeture de la membrane hyoglossienne.Soies sur la peau.Les suites opératoires sont sans incident si ce n\u2019est un léger suintement aqueux qui dura quelques jours.Le 4e jour, le drain est retiré ct les points sont enlevés.La patiente quitte l'hôpital le 6e jour avec une plaie en voie de œuérison.Pas de récidive actuellement.Observation 3.Monsieur A.L., âgé de 23 ans, m\u2019est, dirigé pour un kyste sébacé infecté, cervical, médian, sous hyoïdien, qui suppure depuis 6 mois.Avant la suppuration, le patient avait noté la présence d\u2019une tuméfaction du volume d\u2019une petite olive, puis survint de la rougeur, de la douleur et finalement de la suppuration qui persista jusqu\u2019à maintenant.Opération: 24-8-48.Protocole opératoire Anesthésie: pentothal, C8H6 intra-traché- ale, \u2014 coloration du trajet fistuleux, \u2014 incision en V englobant la fistule et une petite dépression cutanée qui remonte à la déglutition.Dissection de la fistule qui nous conduit en bas jusqu\u2019au lobe pyramidal de la glande thyroïde et en haut jusqu\u2019à l\u2019os hyoïde.La partie supérieure est oblitérée mais la traction nous permet de suivre facilement le trajet.Résection de la partie médiane de l\u2019os hyoïde ainsi que du septum lingual jusqu\u2019à la base de la langue.Drainage sous hyoïdien \u2014 fermeture de la membrane hyoglossienne \u2014 soies sur la peau.Les suites opératoires sont sans incident.Les points sont enlevés le 3e jour et le drain retiré.Le patient quitte l\u2019hôpital le 5e jour.Pas de récidive actuellement.Examen Anatomo-pathologique Quatre coupes ont été prélevées au niveau de la pièce opératoire.La première, au niveau de la fistule, révèle un tissu conjonctivo-musculaire et adipeux.Je n\u2019ai pu mettre de fistule en évidence à ce niveau.La deuxième, prise à la partie supérieure près de l\u2019os hyoïde, montre un cordon fibreux dense.La troisième, prise à la partie inférieure près du lobe pyramidal, montre un petit tra- Jet fistuleux entouré d\u2019une réaction inflammatoire chronique et d\u2019un tissu conjonctif dense.La quatrième, prise au niveau du petit ré- cessus cutané, montre que ce recessus est le 30 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Butzerix A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 point d\u2019arrivée d\u2019une fistule dont les bords sont constitués par un tissu de granulation en réaction inflammatoire chronique abondante.Le tissu conjonctif du pourtour est dense et en réaction inflammatoire chronique.(Dr Claire Gélinas MacKay.) * * x La présentation de ces trois observations nous montre un premier cas avec une opération incomplète, un deuxième cas qui fut probablement traité comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un kyste sébacé infecté et un troisième dont le diagnostic de kyste sébacé infecté avait été posé.J\u2019attire done l\u2019attention sur les faits suivants: 1.\u2014 Importance de bien examiner les tuméfactions et les suppurations cervicales médianes afin d\u2019éviter les erreurs de diagnostic.2.\u2014 Dans tous les cas, la dissection doit au moins dépasser, après résection de sa partie médiane, l\u2019os hyoïde sinon se rendre jusqu\u2019au foramen cœcum.3.\u2014 Ne jamais oublier d\u2019explorer vers le lobe pyramidal de la glande thyroide.4.\u2014 La chirurgie du cou, en général, doit être faite minutieusement avec les instruments adéquats et l\u2019anesthésie appropriée; On évitera ainsi les récidives souvent irréparables.Le traitement des lésions thyréoglosses est toujours chirurgical.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un kyste non infecté, on peut tenter de le disséquer avec son vestige embryonnaire jusqu\u2019au foramen cæ- cum.Si le kyste est suppuré, il vaut mieux faire une petite incision, drainer et réséquer plus tard la fistule, comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une complication. ÉDITORIAL 31 Bulletin de l'Association des (Dédecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 79, No | \u2014 Montréal, janvier 1950 À PROPOS DU DIAGNOSTIC DE LA TOXOPLASMOSE De toutes les branches de la médecine, la pédiatrie est l\u2019une de celles qui à le plus progressé dans ces vingt dernières années, et de tous les chapitres de la pédiatrie, celui qui concerne les maladies infectieuses est l\u2019un de ceux qui ont le plus évolué depuis dix ans.Il suffit de jeter un coup d\u2019œil sur la table des matières d\u2019un Traité récent de Médecine Infantile, comme celui de Mitchell-Nelson *, pour s\u2019en convaincre.On se rend compte qu\u2019on y décrit maintenant, non seulement des infections bactériennes et à spirochètes, mais également des maladies infectieuses causées par des virus, des rickettsies, des champignons, des parasites et des protozoaires, dont il n\u2019était pas fait mention jusqu'ici.Tel est le cas de la toxoplasmose, maladie nouvelle en clinique humaine, mais dont l\u2019agent pathogène était connu depuis un peu plus de quarante ans.Le parasite, en effet, fut découvert en 1908 par Charles Nicolle et L.Man- ceaux \u201c chez un rongeur de Tunisie, le 1.Mitchell-Nelson: Textbook of Pediatrics.Edité par Waldo E.Nelson.4e édition, revisée.W.B.Saunders Co., Philadelphie et Londres, 1947.2.C.Nicolle et L.Manceaux: « Sur un protozoaire nouveau du Gondi: toxoplasma n.g.» Archives de PInstitut Pasteur de Tums, 2: 97.1900.gondi (Clenodactylus gondi).Par la suite, le toxoplasme a été trouvé chez un grand nombre d\u2019animaux dans la plupart des pays.Ce n\u2019est que depuis 1939 que l\u2019on salt reconnaître la maladie dans l\u2019espèce humaine, grâce aux travaux de À.Wolf, D.Cowen et B.H.Paige (de New-York)?et Albert B.Sabin (de Cincinnati)\u201c, à qui nous devons la plupart de nos connaissances sur le sujet.En France, à la suite d\u2019une revue générale de G.Lavier en 1945 °, des observations de toxoplasmose humaine, en particulier chez l\u2019enfant, ont été rapportées.Au surplus, il y a lieu d\u2019attirer l'attention sur les mises au point de Raymond Turpin ®, Roger Pluvinage \u2019 et Stéphane Thieffry °.Aux Etats-Unis, il faut signaler l\u2019article de Albert Sabin dans le Brennemann\u2019s Practice of Pediatrics et celui de Joseph S.D'Antoni dans le Traité de Pédiatrie, de Mit- chell-Nelson.Ce qui frappe en lisant ces travaux, c\u2019est que le domaine de la toxoplasmose humaine est beaucoup plus vaste qu\u2019on ne le croyait au début.S'il est vrai, comme l\u2019a souligné Raymond Turpin 3.A.Wolf, D.Cowen et B.H.Paige: « Toxoplasmose humaine; accident chez les enfants tel que l\u2019encéphalomyélite.Vérification par transmission animale.» Science, 89: 226, 1939.« Encéphalomyélite à toxoplasme.III.Un nouveau cas d\u2019encéphalomyélite dû à un protozoaire.» Am.J.Path.15: 657, 1939.« Encéphalomyélite toxoplasmique.IV.Transmission expérimentale de l'infection d\u2019un enfant à des animaux.» J.Exp.Med.71: 187, 1940.4.A.B.Sabin: «Toxoplasmose, une maladie reconnue récemment chez l\u2019homme.» In Advances in Pediatrics.Intersciences, édit, New-York, 1942, 1.5.G.Lavier: «La toxoplasmose.» La Presse Médicale, 53: 107-109 (3 mars) 1945.6.R.Turpin: «La toxoplasmose du nourrisson.» Les Actualités Médico-Chirurgicales Pratiques de C.Lian, 3: 239, 1949.Editions R.Lépine, Paris.7.R.Pluvinage: «La toxoplasmose.» La Presse Médicale, 57: 705-708 (30 juillet) 1949.8.S.Thieffry: « Encéphalo-myélite toxoplasmique et toxoplasmose humaine.» Encyclopédie Médico- Chirurgicale, Pédiatrie, Seconde Enfance, 1ère édit 1949, 26595, 1-6. 32 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 en parlant de la forme du petit enfant, qui est considérée à l'heure présente comme la plus fréquente, « qu'il faudra dorénavant penser à la toxoplasmose chez tout nourrisson atteint d\u2019hydrocéphalie, de méningo-encéphalite de nature indéterminée, chez tout enfant épileptique, aveugle ou même arriéré, quand ces états morbides ne sont rat- tachables à aucune étiologie précise », ce serait une erreur de croire que la toxoplasmose ne s\u2019extériorise cliniquement que par des troubles nerveux et oculaires.En réalité, l\u2019on peut observer, chez l'adulte il est vrai, d\u2019autres manifestations: une colite ulcéreuse avec selles muco-hémorragiques, de l\u2019ictère avec hépato-splénomégalie, une éruption papulo-maculeuse associée à un syndrome de pneumonie atypique.Il est actuellement impossible de présenter une étude d\u2019ensemble complète de la toxoplasmose au point de vue clinique, le nombre des observations publiées n'étant pas suffisamment considérable pour en donner un tableau général.Mais on a décrit à date quelques formes cliniques: forme intra- utérine, forme du nourrisson, forme du grand enfant, forme de l\u2019adulte, formes inapparentes.1° Forme antra-utérine.Le diag- nostie n\u2019a pu en être fait encore pendant la vie.La seule observation publiée est celle d\u2019un nouveau-né chez lequel l\u2019hydrocéphalie a été reconnue pendant la grossesse, mais le volume du crâne était tel que l\u2019on dut avoir recours à la crânioclasie.L'examen anatomique a révélé des lésions diffuses d\u2019encépha- lomyélite avec calcifications, de la cho- riorétinite et de très nombreux toxoplasmes.2° Forme du nourrisson et du petit enfant.Elle est de beaucoup la plus fréquente et se traduit par la tétrade: a) hydrocéphalie; b) convulsions; c) choriorétinite; d) dépôts calcaires in- tracérébraux visibles à la radiographie.Le syndrome peut avoir une évolution suraiguë et fatale ou bien être compatible avec la vie et donner lieu à des séquelles graves avec retard du développement psychomoteur.d° Toxoplasmose de l\u2019enfant.Il faut y penser en présence d\u2019une « encéphalite », dont la cause n'apparaît pas très clairement et qui s'accompagne de convulsions, de fièvre, sans hydrocéphalie et sans atteinte oculaire.4° Toxoplasmose de l'adulte.Différente des précédentes et caractérisée par des accidents respiratoires et cutanés: un syndrome de pneumonie atypique, avec éruption maculo-papuleuse que l\u2019on a comparée à la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses.5° Formes légères et inapparentes.Elles font actuellement l\u2019objet de recherches et leur fréquence apparaîtra plus grande dans quelques années, lorsqu\u2019il sera devenu possible, dans la plupart des pays, de les reconnaître durant la vie grâce au laboratoire.Et ceci m\u2019amène à dire un mot, en terminant, du diagnostic biologique de la toxoplasmose par la «réaction de neutralisation » de Sabin.Elle consiste à mettre en présence, in vivo, le sérum du malade avec une suspension de toxoplasmes.L\u2019on injecte dans le derme du lapin plusieurs mélanges de concentrations différentes et un liquide témoin ne contenant que des toxoplasmes sans addition de sérum.La réaction est dite positive si, au bout d\u2019une semaine, l\u2019animal n\u2019a réagi qu\u2019au témoin.C\u2019est alors seulement qu\u2019on peut affirmer du ÉDITORIAL 33 vivant du malade qu\u2019il s\u2019agit de toxoplasmose.Le concours du laboratoire est donc indispensable au praticien pour faire un diagnostie précoce de la maladie.Aussi serait-il souhaitable qu\u2019un service de sérodiagnostic soit mis a la disposition des cliniciens dans l\u2019un de nos centres scientifiques, comme on l\u2019a fait récemment à l\u2019Institut Pasteur de Paris sur l'initiative du professeur P.Molla- ret, pour permettre aux médecins, non seulement de reconnaître la toxoplasmose à ses débuts, mais également d\u2019en dépister les formes frustes et latentes.Ces conditions sont nécessaires pour progresser dans l\u2019étude de cette maladie nouvelle, dont on ne connaît pas encore le mode de transmission et la prophylaxie, et dont on doit chercher à améliorer le traitement.Paul LETONDAL. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE + LE PROGRÈS DE L\u2019HYGIÈNE PUBLIQUE ! L\u2019honorable Paul MARTIN, Ministre de la Santé nationale et du Bien-étre Social.1.NOTRE BUT: LA BONNE SANTÉ UNIVERSELLE Je tiens tout d\u2019abord à vous remercier de la résolution que cet organisme a adoptée l\u2019an dernier, à savoir que le Programme national d\u2019hygiène constitue \u201cune mesure qui rendra l\u2019année 1948 mémorable dans les annales de l\u2019hygiène publique sur ce con- timent.L\u2019orientation donnée par l\u2019«American Public Health Association» depuis plus de trois quarts de siècle a été d\u2019une si haute inspiration que l\u2019hygiène publique aux Etats-Unis et au Canada offre, pour le demi-siècle à venir, d\u2019incomparables promesses.Après avoir lutté longtemps pour bien faire comprendre au public quelles étaient leurs intentions et obtenir pour leurs programmes l\u2019appui voulu, les membres de cette Association doivent avoir conscience d\u2019avoir accompli quelque chose de concret.À titre de pionniers sur ce continent et, sous maints rapports, d\u2019inspirateurs mondiaux dans ce champ vital de l\u2019effort humain, vous avez développé un programme d\u2019hygiène publique proportionné aux immenses besoins de nos populations.Nous savons que l\u2019hygiène publique, qui s\u2019occupait d\u2019abord, par des interventions isolées, de combattre les épidémies et les maladies contagieuses, s\u2019est oceu- pée ensuite, d\u2019une façon permanente, de la salubrité du milieu et de la quarantaine; puis qu\u2019elle s\u2019est intéressée à tous les aspects de la mauvaise santé, et, de plus en plus, à la prophylaxie.Dans le prochain demi-siècle, nous devons viser à rien de moins que la bonne santé universelle, cette santé que la constitution de l\u2019Organisation mondiale de la santé définit comme \u201cun état de bien-être physique, mental et social, et non pas seulement l\u2019absence de maladie ou d\u2019infirmité.» 2, LA PROSPÉRITÉ EST LA CLEF DE LA SANTÉ L\u2019hygiène publique est affaire d'intérêt publ.Ainsi que les membres de cette Association l\u2019ont répété avec tant d\u2019insistance, elle embrasse tout ce qui, dans notre société, touche à la santé physique ct mentale.La santé nationale repose sur la prospérité nationale.La pauvreté et la mauvaise santé sont étroitement 1.Traduction d\u2019un discours prononcé au banquet du 77e congrès annuel de l*\u201cAmerican Public Health Association\u201d.à l'hôtel New Yorker.New-York, le mardi 25 octobre 1949.alliées: pour que la bonne santé ait l'occasion de s\u2019épanouir, nous devons donc faire en sorte que notre prospérité soit partagée.Il y a relation étroite entre la sunté et le bien-être, deux questions d'importance nationale.Le Gouvernement a prouvé, il y a cinq ans, qu\u2019il était convaincu de cela, en créant un nouveau ministère de la Santé nationale et du Bien-être social et en plaçant un membre du cabinet à la tête de ce ministère.Nous croyons qu\u2019en assurant la sécurité économique, ce qui facilite la voie à des normes acceptables d\u2019alimentation, de logement, de vêtement et de soins médicaux, nous assurons, par le fait même, un meilleur état de santé.Au cours des derniers vingt ans, particulièrement, le Gouvernement canadien a consacré une part de plus en plus grande des ressources nationales au bien- être de la population, dans le but d\u2019ajouter aux mesures de prévoyance sociale que les provinces, les municipalités et les organismes bénévoles maintiennent depuis longtemps.À l\u2019heure actuelle, le Canada dépense chaque année près d\u2019un milliard de dollars pour la santé et le bien-être, ce qui correspond, aux Etats-Unis, à une dépense de 11 milliards ou plus.Il était possible et impérieux, à la suite d\u2019un degré de prospérité et de sécurité économique jamais atteint par nos deux pays de porter notre effort d\u2019hygiène publique à un niveau encore inconnu.Il convient de puiser dans le trésor national pour compenser les frais que la mauvaise santé et la maladie imposent à la nation.Vers la fin de la guerre, nous avons constaté, à la suite de relevés sanitaires, que nous sommes l\u2019un des peuples les plus sains de la terre, grâce à l\u2019initiative et au dévouement des services de santé fédéraux.provinciaux et municipaux, des organismes d\u2019hygiène bénévoles, des médecins, des dentistes, des infirmières et de nos préposés à l\u2019hygiène.Mais nous nous sommes trouvés aussi en présence de statistiques sanitaires dont nous n\u2019avons guère à nous enorgueillir.Nous avons décidé de remédier à cela.De nouveaux progrès dans cette voie auraient obéré les budgets sanitaires des provinces, déjà sextuplés au cours des derniers vingt ans.Aussi avons- nous décidé de puiser dans le trésor fédéral afin de suppléer à l\u2019action sanitaire provinciale et municipale et de faciliter à un plus haut degré.dans toutes HON.MARTIN.\u2014 LE PROGRÈS DE L\u2019HYGIÈNE PUBLIQUE 35 les régions du Canada et pour tous les Canadiens, l\u2019accès à la bonne santé.Nous en sommes venus à la conclusion que le moment était arrivé de porter un grand coup.C\u2019est pourquoi le Gouvernement a inauguré l\u2019an dernier, le Programme national d\u2019hygiéne du Canada, en vertu duquel 165 millions de dollars sont mis à la disposition des provinces, pendant les premiers cinq ans, dans le but de les aider à poursuivre des relevés d'hygiène, à construire un plus grand nombre d\u2019hôpitaux et à donner plus d\u2019expansion à leur effort sanitaire.Afin d\u2019arriver au but que nous nous sommes fixé, nous avons approprié par tête, en vertu de notre Programme, plus du double que ne le prévoit l\u2019excellent système de subventions d\u2019hygiène des Etats- Unis.3.LE PROGRÈS DU CANADA EN HYGIÈNE PUBLIQUE Cette intervention du Gouvernement canadien dans le champ de l\u2019hygiène a une importance majeure, étant donné que, dans le passé, notre action sanitaire fédérale s\u2019est limitée à des services traditionnels, comme la quarantaine, l'immigration, la régie des stupéfiants, les marins malades, la santé des Indiens, la surveillance des aliments et des drogues, en plus de toutes les mesures de prévoyance sociale qui touchaient indirectement à l\u2019hygiène.Déjà, après un peu plus d\u2019une année de pleine mise en vigueur du Programme, nous constatons une remarquable activité sanitaire dans chacune des provinces canadiennes.Nous pouvons désormais espérer que le soin donné à la santé en notre pays atteindra un degré auquel nous n\u2019avions jamais encore songé.Un nouvel enthousiasme, des idées neuves, de nouveaux progrès surgissent de partout.Permettez- moi de vous citer quelques faits saillants de l\u2019an dernier: Ces \u2018subventions ont donné naissance à 1.400 projets au moins d\u2019hygiéne publique.On a aidé d\u2019une manière importante à la construction d\u2019hôpitaux dont le besoin se faisait sérieusement sentir et qui auront plus de 15.000 lits.L\u2019effectif des préposés à l\u2019hygiène publique a augmenté de 1.500.Il a été possible à 1.200 de ces hygiénistes de compléter leur formation.On rapproche le soin de la santé à la campagne du niveau qu\u2019il a atteint dans les villes.Du sang nouveau a été infusé aux campagnes provinciales destinées à réduire la mortalité maternelle et infantile, à combattre des affections comme la diphtérie et la typhoïde, et à tenir en échec les grands fauteurs d\u2019infirmité comme la poliomyélite, l\u2019arthrite et Te rhumatisme.Les gouvernements provinciaux créent de nouveaux services afin de donner plus d\u2019expansion à leurs services d\u2019hygiène publique.On crée, en nombre impressionnant, des centres et des dispensaires d\u2019hygiène publique.Il y a 22 nouveaux dispensaires d\u2019hygiène mentale.Quand le besoin sen fait sentir, on fournit du matériel scientifique aux hôpitaux, aux sanatoriums et aux dispensaires.Les campagnes provinciales contre les affections mentales, le cancer, la tuberculose, les maladies vénériennes et les conditions déformantes chez les enfants, prennent de l\u2019ampleur.4.ACTION NATIONALE ET PROGRÈS DE LA SANTÉ Le nouveau Programme national d\u2019hygiène est la preuve de l'intérêt que nous portons au progrès de la santé.Grâce à ces initiatives nouvelles des Etats- Unis et du Canada, la logique prend en main la direction de l\u2019organisation sanitaire, là où le hasard l\u2019avait laissée.Nous voulons marcher de front avec les progrès de la médecine et nous ne tolérons pas que quoi que ce soit empêche notre population de recevoir les meilleurs soins possibles pour sa santé.Nous devrions faire tout ce qu\u2019il faut pour prévenir la maladie, pour mettre les soins médicaux et hospitaliers à la portée, de quelque façon, de tous nos citoyens, en quelque endroit qu\u2019ils soient domiciliés, quel que soit leur revenu, et cela aussi vite que nos ressources le permettront.Dans des pays comme les nôtres, où le niveau de vie est le plus élevé de l\u2019univers, nous ne devons pas permettre que le manque d\u2019argent entraîne la négligence de la santé.Ne nous imaginons pas que cet objectif est à portée de notre main ou que nous l\u2019atteindrons sans un redoublement d'efforts.L\u2019hygiéne publique ne se limite plus aux soins rudimentaires à donner à la famille ou à la localité; elle voit maintenant aux soins d\u2019hygiène de régions entières.À la suite du progrès de lu médecine et des mesures d\u2019hygiène publique qui l\u2019ont accompagné, il faut que les gouvernements centraux, à cause du fardeau de plus en plus grand découlant de ces responsabilités, appuient en fin de compte, de nos jours, l\u2019œuvre des administrations provinciales et d\u2019Etat.Ainsi, l\u2019accès à la bonne santé devient une affaire nationale.Pendant plusieurs générations, les men:vres de cette Association ont soutenu ce qui était en réalité un combat d\u2019arriére-garde contre la maladie.Aujour- d'hui les populations de nos deux pays, impressionnées par vos efforts passés, viennent de vous confier par l\u2019intermédiaire de leurs gouvernements, des ressources qui permettront de faire de plus grands et de plus rapides progrès.5.LE PARTAGE DES FRAIS DE MALADIE A mesure que l\u2019hygiène publique est plus largement soutenue, son concept devient toujours de plus en plus compréhensif et c\u2019est, là, ce que cette Association 36 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 a recherché si longtemps et si efficacement.Il embrasse aujourd\u2019hui tout ce qui touche à l\u2019hygiène physique et mentale.L\u2019intérét dont l\u2019« American Public Health Association» a fait preuve, au cours des dernières années, en assurant des soins médicaux, en est la preuve.Après avoir réussi à améliorer les facilités et les services d\u2019hygiène, nous devons maintenant mettre à la portée de toute la population ces facilités et ces services pour l\u2019installation desquels cette même population a payé.Nous voulons aussi faire en sorte que nul de nos concitoyens ne soit privé, pour des raisons d\u2019ordre économique, des soins que sa santé requiert.C\u2019est là, je le crois, le problème actuel qui se présente à tous ceux qui s'occupent d\u2019hygiène et qui ont consacré leur vie à la lutte contre la mauvaise santé et contre la maladie, obstacles au progrès humain.On s\u2019intéresse donc davantage aux moyens de répartir, d\u2019une manière équitable, les frais de la maladie.Au Canada, par exemple, les principales associations d\u2019hygiéne et d\u2019hommes de profession, ainsi que tous les grands partis politiques, ont approuvé le principe de l\u2019assurance-santé.Les enquêtes, faites en 1944 et cet été auprès du public, démontrent que huit Canadiens sur dix sont en faveur de quelque sorte d\u2019assurance-santé publique.Actuellement, deux provinces canadiennes ont l\u2019assurance obligatoire contre les frais hospitaliers.Il y à aussi une assurance contre les frais médicaux et hospitaliers dans une petite région de l\u2019Ouest canadien.Les programmes d'assurance volontaire contre ces frais sont aussi très encouragés au Canada.Il y a quatre ans déjà que le Gouvernement canadien a offert d\u2019aider les provinces à répartir sur toute la population les frais que cause la maladie.Notre Programme national d\u2019hygiène, dont je vous ai un peu parlé ce soir, pose les assises d\u2019un système national d\u2019assurance-santé.Le développement de nouveaux services et la construction d\u2019hôpitaux hâtent le jour où il sera possible, dans chacune des provinces, de préparer les voies à l\u2019assurance contre les frais médicaux et hospitaliers, assurance que le Gouvernement fédéral subventionnera à la suite d\u2019ententes satisfaisantes avec les administrations provinciales.Au point de vue constitutionel au Canada, l\u2019action sanitaire relève d\u2019abord des provinces.C\u2019est pourquoi le premier ministre du Canada disait récemment: «Il appartient à la population et au gouvernement de chaque province d\u2019élaborer eux-mêmes des plans d\u2019assurance-santé qui tiennent compte de leurs conditions locales et de leurs traditions ».6.LA SANTÉ MONDIALE L\u2019accès à la bonne santé est un droit fondamental de l'homme que les gouvernements se doivent de protéger par-dessus tout.À cause de l\u2019intelligence que nous avons du problème et des moyens que nous prenons pour le résoudre, nous n\u2019avons pas besoins de cräindre pour l\u2019avenir de l'hygiène publique sur ce continent.Mais ce droit devrait faire partie de l\u2019héritage de tous les peuples.Aussi, regardons au delà de nos frontières et pensons à la santé des autres peuples de l\u2019univers.Sous un régime de collaboration mondiale, les nations fortes doivent prêter de leur force et les favor:sées du sort partager leur bonne fortune.Des nations comme les nôtres, qui ont une solide organisation d\u2019hygiène publique et où l\u2019état de santé a atteint un niveau supérieur, devraient conseiller et aider les pays dont les programmes sont moins avancés ou qui ont de la difficulté à appliquer ces programmes.Dans le programme des Nations Unies, rien, certes, ne donne plus d\u2019espoir à l\u2019'humanité que l\u2019activité d\u2019organismes comme l\u2019Organisation mondiale de la santé, qui permettent de traduire en actes efficaces le principe contenu dans le quatrième point du Président Truman.Aux yeux de tous ceux qui travaillent dans le champ de l\u2019hygiène publique, le prochain demi-siècle sera le témoin de grands progrès.Il faudra s'imposer un effort spécial, faire preuve d\u2019une particulière perspicacité.Envisageons l\u2019ampleur et la complexité de notre tâche.De tous les problèmes qui confrontent l'humanité, le problème de la santé est celui qui peut se contenir le moins facilement en d\u2019étroites limites.Tout ce qui touche au bien-être humain touche aussi à la santé.La maladie ne connaît ni classes sociales, ni frontières nationales.En nous fortifiant contre la maladie, en encourageant de solides programmes qui assurcront un bon état de santé, en plaçant à la portée de toute notre population les moyens d\u2019améliorer sa santé, nous pouvons continuer de jouer un rôle important dans la création, sur ce continent, d\u2019un mode incomparable de vie.Sous nos régimes démocratiques, négliger de quelque facon le droit du citoyen à la santé, c\u2019est violer le principe sur lequel nos pays ont été édifiés, à savoir que notre société doit fonctionner pour le bien général.C\u2019est affaiblir la solidarité mondiale que de négliger de faire notre part pour aider les autres peuples à acquérir la santé.À la suite des progrès récents, nous espérons que, avant que ce siècle ne s\u2019achève, nous aurons réussi dans nos pays à triompher de la maladie, tout en aidant à créer l\u2019unité au sein d\u2019un monde à la recherche de la santé. LE SERVICE DE SANTÉ ET LA NUTRITION ! L\u2019HYGIÈNE MENTALE AU SERVICE DE SANTÉ ! Ad.GROULX, M.P.H., Directeur du Service de Santé, Ville de Montréal.Parmi les problèmes de santé publique à la solution desquels le Service de santé de Montréal travaille sans répit et obtient des résultats, il y a celui des aliments et de l\u2019alimentation rationnelle.L\u2019alimentation est, en effet, le premier besoin fondamental de l\u2019individu et de la collectivité.Déjà, depuis nombre d\u2019années, le Service de santé de la ville de Montréal s\u2019occupe d\u2019assurer à la population des aliments sains par un contrôle sanitaire adéquat et par l\u2019adoption de mesures législatives telles que la filtration et la chlorination de l\u2019eau, la pasteurisation et l\u2019inspection du lait, pour ne citer que les deux principales.L'enseignement de l\u2019alimentation rationnelle et les directives données à ce sujet sont très importantes pour assurer la croissance normale et le développement physique de l\u2019individu et prévenir les maladies secondaires à une mauvaise alimentation.La nutrition est surtout un problème de l\u2019enfance et de la mère, sans cependant négliger les gens d\u2019Âge adulte.Déjà, depuis plusieurs années, un grand travail a été fait en ce qui regarde le nourrisson dont toute l\u2019hygiène, en somme, repose sur l\u2019alimentation.Les améliorations apportées dans l\u2019enseignement de la puériculture et l\u2019œuvre des consultations de nourrissons ont été et demeurent d\u2019un grand secours.Le Service municipal de santé, par l\u2019entremise de certaines de ses divisions, s\u2019intéresse aux problèmes des aliments et de l\u2019alimentation.Les statistiques permettent l\u2019étude de la mortalité chez les nourrissons et chez l\u2019enfant d'âge préscolaire et scolaire, défavorisés par une nutrition défectueuse et permet d\u2019élaborer 1.Causeries prononcées à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers de CKAC».« Quart d\u2019heure de Con- cordia », les 16 octobre 1949 ot 21 novembre 1949.un programme d\u2019action.La dénutrition est fréquente chez le jeune enfant et l\u2019écolier.Les laboratoires effectuent les analyses nécessaires du lait et de ses sous-produits, de l\u2019eau, des viandes et- autres aliments, pour s\u2019assurer de leur qualité de façon à procurer à la population des aliments sains.L'inspection des aliments, dont nous vous avons déjà entretenus à ces émissions, contribue: 1° \u2014 à faire l\u2019inspection des aliments, surveiller bien attentivement leur préparation et leur manipulation pour en assurer la qualité et salubrité, et 2° \u2014 à faire l\u2019éducation en matière de nutrition dans les endroits où l\u2019on produit et prépare les aliments pour le commerce, surtout dans les industries de produits alimentaires, fermes, laiteries, restaurants, salles à manger, etc.Une grande proportion de la population prend ses repas dans les restaurants.Il importe donc de voir à ce que ces clients aient des aliments sains, ayant conservé leur valeur nutritive.Certains endroits emploient des spécialistes en diététique dont la fonction est de contrôler la valeur alimentaire des menus.Le système d\u2019émission de la carte de santé aux manipulateurs d\u2019aliments, à la suite d\u2019un examen médical incluant la radiographie pulmonaire et la prise de sang, prévient la transmission des infections par les aliments, dont le lait, les viandes, etc., en ne permettant pas aux contagieux, malades ou porteurs de germes, la manutention des aliments.La Division de la tuberculose assure l\u2019enseignement d\u2019un meilleur régime alimentaire au malade et à sa famille et, au point de vue (2) Causeries prononcées à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers de CKAC», «Quart d'heure de Concordia », les 15 mars, 19 avril et 21 juin 1948.à 10 heures 30 du soir et publiées dans « I Union médicale du Canada ».juillet, septembre et octobre 1948. 38 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTiN A.MLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 prévention, diffuse au public les notions d\u2019alimentation rationnelle.La Division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance joue le plus grand rôle dans l\u2019enseignement des règles de l\u2019alimentation.Ses fonctions sont intimement liées aux régimes que doivent suivre la mère et l\u2019enfant; l\u2019alimentation les concerne davantage.Enseigner aux mères enceintes l\u2019alimentation qui convient à leur état est l\u2019une des fonctions de la consultation prénatale et de l\u2019hygiène maternelle.Cet enseignement est de la plus grande importance pour la future mère elle-même, pour assurer son état général de santé, conserver sa dentitition et la préparer à l\u2019allaitement dont elle gratifiera son enfant; il est aussi très nécessaire pour assurer la venue d\u2019un bébé normal et en santé, l\u2019évolution de sa denture normale et prévenir chez lui le rachitisme par la formation normale du système osseux.L\u2019hygiène infantile est avant tout un problème d\u2019éducation et d\u2019alimentation.C\u2019est le rôle de la consultation municipale de nourrissons et préscolaire de s\u2019en préoccuper.Elle à pour but, en ce qui concerne la nutrition: 1° \u2014 de promouvoir et d\u2019encourager l\u2019alimentation maternelle, condition essentielle au développement de l\u2019enfant: 2° \u2014 de diriger l\u2019alimentation artificielle, procurer à l\u2019enfant une alimentation suffisante et lui assurer une croissance normale; 3° \u2014 d'indiquer le régime alimentaire qui convient à l\u2019enfant, en tenant compte de son âge et de son poids.Cet enseignement des principes alimentaires aux mères joue un grand rôle dans la prévention de la dénutrition chez les enfants d\u2019âge préscolaire, i.e.de 1 à 6 ans, période où il doit être continué.L'examen médical des élèves dans les écoles, qui a pour but de surveiller le développement physique de l\u2019enfant, permet la recherche des défauts physiques, en particulier l\u2019état de dénutrition qui peut exister chez lui.Les médecins et les infirmières du Service de santé, au cours de leurs visites dans les écoles et des examens médicaux, enseignent les principes de l\u2019alimentation rationnelle et don- dent des causeries aux élèves sur l\u2019art de bien manger et sur les principes essentiels de l\u2019alimentation.La contribution des instituteurs à cet enseignement est d\u2019une aide précieuse.Des conférences organisées avec les parents sont aussi très utiles.L'enseignement fait par les infirmières dans les familles au cours des visites à domicile rend de grands services.Elles sont préparées à ce rôle par leur entraînement et les séries de cours qu\u2019elles ont à suivre à ce sujet.Ce travail d\u2019éducation fait à domicile, dans les consultations et dans les écoles, est une partie importante de leur travail.Il faut attacher une grande importance à l\u2019alimentation rationnelle de l\u2019écolier, à la régularité de ses repas et à la variété des aliments qui doivent être donnés en quantité suffisante.On doit éviter entre les repas tout ce qui peut intervenir avec son appétit.L\u2019enfant a d\u2019abord besoin d\u2019un déjeuner substantiel et bien balancé, avant son départ pour l\u2019école.Le midi, il doit prendre un repas chaud.Ce repas, pour lui être profitable, doit contenir en quantité suffisante des vitamines, des sels minéraux, etc, nécessaires à sa croissance normale.Le lait complet pasteurisé est pour lui un aliment excellent.Le Service de santé dans son travail général d'éducation doit profiter de tous les éléments mis à sa disposition pour organiser l\u2019enseignement de la nutrition.C\u2019est pourquoi, en 1942, une mutritionniste avait été nommée à titre d\u2019aviseur, pour faciliter cet enseignement spécial, contribuer à l\u2019entraînement technique et pratique des infirmières et à la préparation des programmes d\u2019éducation publique; cette première titulaire a quitté le Service en 1947.Le Service de santé, de plus, distribue des tracts concernant l\u2019alimentation rationnelle; il a organisé et organise des cours et conféren- GROULX.\u2014 LA NUTRITION ET L\u2019'HYGIÈNE MENTALE AU SERVICE DE SANTÉ 39 ces aux mères dans les consultations prénatales, les consultations municipales de nourrissons, les garderies, etc, des conférences et réunions publiques dans les districts sanitaires, des leçons aux élèves dans les écoles, etc.Rappelons ici, à ce sujet, la campagne entreprise en 1942 et celle poursuivie de 1942 à 1947, avec la coopération du Comité de nutrition de Montréal, que j'avais l\u2019honneur de présider, et la campagne conjointe d\u2019alimentation et d\u2019hygiène dentaire qui se poursuit depuis plusieurs années dans les écoles, avec la collaboration des autorités scolaires et de la Ligue d'hygiène dentaire de la Province de Québec; des concours de nutrition ont aussi été organisés, avec la collaboration du Bureau des œu- vres sociales scolaires.Mademoiselle Fernande Durand Récemment, (le 11 août 1949) pour remplir cette vacance, mademoiselle Fernande Du- rand a été nommée en qualité de « nutritionniste » grade 2, à la Division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance.Après de brillantes études et l\u2019obtention de son brevet lettres-sciences en 1940, mademoiselle Durand entrait, en 1942, à l\u2019Institut de diététique et de nutrition de l\u2019Université de Montréal et y obtenait, après 4 années d\u2019étude, le baccalauréat és sciences (nutrition).Au cours des deux années suivantes, elle fit des études post-scolaires au même Institut et recevait, en 1948, sa maîtrise ès sciences (nutrition).« Nutritionniste » d\u2019expérience, mademoiselle Durand a rempli des emplois au Ministère de l\u2019agriculture, à l\u2019Institut de diététique et nutrition de l\u2019Université de Montréal, ainsi qu\u2019à l\u2019Institut de chimie de la même institution.De plus, elle a été professeur de nutrition aux hôpitaux Notre-Dame, St-Luc et St.Mary\u2019s et à l\u2019Ecole supérieure de pédagogie familiale.Mademoiselle Durand rendra au Service de santé des services signalés dans le domaine de l\u2019enseignement de la nutrition et toute la population de Montréal en bénéficiera.Projet nouveau: une section de la nutrition À titre de projet nouveau, il y aurait lieu, pour compléter le programme actuel de l\u2019enseignement de l\u2019alimentation rationnelle dans le Service de santé, et à cause de l\u2019importance de ce problème, de créer une section de la nutrition dans la Division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance.Le personnel de techniciens entraînés qui y seraient attachés, en plus de la « nutritionniste » (grade 2) actuelle, dont je viens de parler.consisterait en un médecin-hygiéniste (D.P.H.) spécialisé en nutrition, à titre de consultant et d\u2019un certain nombre de « nutritionnistes » (grade 2 ou grade 1), selon les besoins, attachées à chacun des districts sanitaires de la ville.Les fonctions de cette section nouvelle ont été décrites brièvement au cours d\u2019une causerie?que j'ai prononcée déjà sur ce sujet, en 1944, dans les termes suivants: « Etudier le problème de la nutrition et de l\u2019alimentation, rechercher les cas de malnutrition et les corriger en améliorant l\u2019alimentation, contrôler la valeur nutritive des aliments et améliorer l\u2019alimentation, de façon à prévenir la dénutrition, préparer les programmes d\u2019éducation publique et assurer la préparation et l\u2019entraînement du personnel: médecins et infirmières, préparer le matériel éducatif: articles pour les journaux, textes pour la radio, conférences et matériel devant servir dans les écoles, et organiser des exhibits; avoir des conférences dans les écoles avec les professeurs pour leur indiquer ce qu\u2019ils doivent enseigner aux élèves, organiser des repas offrant une alimentation balancée et des conférences avec les parents, organiser des cours pour les mères dans les consultations prénatales, guider le personnel et voir à l\u2019entraînement des infirmières visiteuses.» (3) «L'enseignement de la nutrition dans un service municipal de santé» \u2014 Causerie prononcée à la conférence régionale annuelle des infirmières de la Metropolitan Life Insurance Company.Hôtel Mont- Royal le 13 octobre 1944 et publiée dans « L'Union médicale du Canada ».Tome 74.février (174) 1943. 40 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burremn AMLFC \u2014 Montréal, janvier 1950 La santé mentale joue un rôle prépondérant chez l\u2019individu et dans la société, à titre égal, sinon supérieur, à celui de la santé physique.La prévention des maladies mentales est aussi importante que celle des maladies physiques.De plus en plus on doit aussi se préoccuper du comportement de l'enfant dès son jeune âge.L\u2019hygiène mentale est donc appelée à jouer un rôle primordial et, dans le plan fédéral de santé actuel, on lui accorde un rang de première importance.En mai 1929, le Comité d'hygiène mentale du Canada, section du Québec, étudiait l\u2019opportunité d\u2019élaborer un programme d\u2019hygiéne mentale dans la province.Ce programme consistait dans: 1.\u2014 l\u2019organisation du travail de dépistage des anormaux dans les écoles (sous-doués intellectuels et instables) et leur classification ; 2.\u2014 la formation des classes auxiliaires et écoles spéciales; 3.\u2014 la fondation d\u2019institutions spéciales où une certaine classe de sous-doués intellectuels seraient placés pour y recevoir un enseignement technique et sensoriel ; 4.\u2014 l\u2019organisation de consultations d\u2019hygiène mentale ou psychiatriques.Le dépistage des sous-doués est un des nombreux objectifs prévus.De fait c\u2019est par là que le travail a commencé.À Montréal, à la suite de l\u2019adoption du programme que je viens de citer, une « section de l\u2019hygiène mentale » a été créée dans le service de santé comme complément de la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance; elle fut inaugurée le 18 septembre 1929, avec un personnel composé de deux médecins psychiatres, engagés à temps partiel, et de deux infirmières psy- chologistes à temps complet.Ces deux médecins psychiatres, pionniers ici dans ce domaine, tous deux de l'hôpital St-Jean-de-Dieu, étaient le Dr L.de Bellefeuille, chef de service, décédé il y a quelques années, et le Dr O.Noël, surintendant médical de la même institution, qui a pris sa retraite récemment.Je rends un hommage particulier à ces deux collègues distingués qui, dès le début, nous ont prêté leur concours précieux, leur savoir et leur expérience.La première année les dépenses furent réparties également entre le Comité d\u2019hygiène mentale du Canada et le service de santé.A partir de l\u2019année financière 1930-31, elles ont été absorbées totalement par la Cité.A ce moment, le personnel a été augmenté d\u2019un troisième médecin et d\u2019une infirmière, tous deux à temps complet.Depuis, il a été porté à 4 médecins psychiatres permanents, dont 3 à temps partiel et 1 à temps complet, 8 infirmières hygiénistes dont une chef de groupe.Si nous ajoutons une sténo-dactylo, le personnel actuel de cette section est de 13 employés.Son budget pour l\u2019année financière 1949-50 est de $36.828.Inauguré dans les classes de la Commission des écoles catholiques, le dépistage des sous- doués n\u2019avait pas encore été entrepris dans les écoles protestantes.Seulement, à la suite d\u2019une entente conclue entre la Commission des écoles protestantes et le service de santé, ce travail a été commencé en septembre 1931, dans les écoles anglaises protestantes, par un médecin psychiatre à temps partiel et une infirmière v.siteuse à temps complet, tous deux de langue anglaise.FONCTIONS \u2014 CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES De 1929 à 1934 (juin), les activités de la section de l\u2019hygiène mentale ont surtout consisté dans un travail de recherches dans les écoles et la publication d\u2019un rapport (4) du travail accompli pendant cette période de 5 ans.Le programme a consisté dans: 1.\u2014 l\u2019organisation et le dépistage des sous- 4.Section de l'hygiène mentale.Organisation et fonctionnement \u2014 1929-35.Rapport par le Dr Ad.Groulx, le 18 février 1935. GROULX.\u2014 LA NUTRITION ET L\u2019'HYGIÈNE MENTALE AU SERVICE DE SANTÉ 41 doués et leur classification, dans les écoles.2.\u2014 l\u2019organisation, en 1933, d\u2019une clinique municipale d\u2019hygiène mentale; 3.\u2014 l\u2019ouverture de classes auxiliaires qui ont commencé à opérer en 1935.À cette fin, en 1933, la Commission des écoles catholiques de Montréal envoie M.l\u2019abbé Irénée Lussier en Europe se spécialiser comme psychologue.À son retour on lui confie l\u2019organisation des classes auxiliaires.Il est actuellement visiteur pour ces classes.En 1948, on signale l\u2019organisation de 85 classes auxiliaires dans les écoles catholiques et 13 dans les écoles protestantes.Il y a une école spécialisée, l\u2019école Marie-Tavernier.En résumé le travail consiste dans la recherche des sous-doués et des enfants qui présentent des problèmes de comportement dans les écoles et le travail de la clinique.TI] est complété par certaines enquêtes familiales faites par les infirmières.Un travail d\u2019éducation est fait dans les écoles auprès des instituteurs sur la façon de procéder auprès des enfants.Les cas sont d\u2019abord dépistés par les instituteurs ou le principal de l\u2019école et ensuite référés à notre personnel.Les écoles sont visitées selon les directives des préposés, dans les Commissions scolaires, à l\u2019organisation des classes auxiliaires et en coopération intime avec eux.Sur le nombre d\u2019enfants référés pour examen psychométrique, la moitié peut être considérée comme cas anormaux et l\u2019autre moitié comme cas émotifs ou ayant des problèmes à résoudre.La clinique municipale d\u2019hygiène mentale est ouverte à tout le monde.Les cas lui sont référés par les écoles, les hôpitaux, la Cour juvénile et le service municipal du bien-être social.En plus, le personnel de cette section est appelé à visiter certaines institutions sous les auspices de la « Société d\u2019adoption et de protection de l\u2019enfance » pour fins de placement et d\u2019adoption d\u2019enfants: ce sont les crèches et orphelinats tels Marieville, Huberdeau, Chambly, le Mont Saint-Antoine, etc.Les rapports des tests psychométriques dans les écoles, pour l\u2019année scolaire 1947-48 et de la clinique pour 1948, montrent le travail accompli dans une année, qui a consisté dans l\u2019examen de 3636 élèves dans les écoles et 562 à la clinique d\u2019hygiène mentale.Le travail prend un aspect préventif comme dans les autres domaines de la santé publique.Il s\u2019agit de dépister de bonne heure certaines déviations de comportement, certains troubles de caractère et de la personnalité et au moyen de la psychothérapie, on peut enregistrer d\u2019excellents résultats.Je suis heureux de dire mon appréciation pour le dévouement, la collaboration et le travail de nos médecins psychiatres, les docteurs J.-E.-A.Marcotte et R.Richard (il y a 2 vacances à combler présentement) et par les infirmières hygiénistes attachées à cette section.Ils accomplissent une grande somme de travail en regard de la tâche considérable à faire et des demandes nombreuses en suspens.Les autorités scolaires et le personnel enseignant nous prêtent un concours qu\u2019il m\u2019est agréable de souligner et de louer.Les résultats obtenus à date démontrent que le service de santé dans le domaine de l\u2019hygiène mentale ne répond cependant qu\u2019à 60% des demandes à Montréal.Il importe donc de développer davantage le programme de l\u2019hygiène mentale dans le service de santé de Montréal, d\u2019accentuer le travail de dépistage des sous-doués dans les écoles et, en particulier, l\u2019aspect clinique de l\u2019hygiène mentale, par la création d\u2019une division autonome dans le service, d\u2019un centre clinique municipal et de 5 cliniques volantes dans les districts sanitaires, et par l\u2019augmentation de son personnel spécialisé composé de psychiatres, psychologues, infirmières hygiénistes et auxiliaires sociales.Ce bref exposé vous démontre une fois de plus l\u2019expansion prise par votre service de santé dans l\u2019intérêt de la santé de la population de Montréal.Il illustre l\u2019intérêt des administrateurs de la Cité à toutes les questions de bien-être physique et mental. 42 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bo: Læ1v A.M.L H'C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Je désire profiter de cette occasion pour signaler à votre attention deux nominations importantes, parmi le personnel des infirmières attachées à cette section, qui ont été faites il y a quelque temps.La premiére concerne Mlle B.Laliberté, l\u2019une des deux premières infirmières nommées en 1929, qui, d\u2019assistante-infirmiére en chef, a été promue infirmière en chef à la section du nursing (3).Mlle Laliberté fut diplômée comme garde- malade de l\u2019hôpital St-Jean-de-Dieu, en 1927, et de l\u2019Université de Montréal.Elle a fait un stage de 2 ans au « Greystone Park Hospital » du New-Jersey.Elle est entrée au service de santé le ler septembre 1929, à titre temporaire, et, le 8 avril 1931, elle était nommée en permanence infirmière psychologue.Pour les années académiques 1942-43 et 1943-44, elle a bénéficié de deux bourses d\u2019étude octroyées par la Ville de Montréal, pour lui permettre de suivre des cours à l\u2019Université Columbia de New-York.A son retour, elle était promue assistante de l'infirmière en chef, le 14 mars 1945.3.Bulletin d'hygiène.Vol.35, no 3, mai-juin 1949, page 2.En septembre 1946, la Fondation Rockefeller lui a octroyé une troisième bourse pour poursuivre des études à l\u2019Université Columbia, où elle obtenait le titre de « Master of Arts » en nursing.Le remplacement de Mlle B.Laliberté par Mlle G.Hubert, infirmière hygiéniste comme «infirmière chef de groupe », dans la section de l\u2019hygiène mentale, constitue la seconde promotion.Mlle Hubert est entrée au service de la Ville le 10 mars 1932.Pour l\u2019année académique 1941-42, à titre de boursière de la Ville, elle a suivi des cours d\u2019hygiène publique à l\u2019Université de Montréal et y a obtenu son diplôme d\u2019infirmière hygiéniste.Par la suite, elle fut promue comme telle.À ce titre, elle est attachée à la section d'hygiène mentale de la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, depuis 7\u2019 ans.Durant les absences de Mlle Laliberté à New- York, elle agissait comme infirmière chef de groupe.Ses années de service, sa compétence et son dévouement lui méritaient la promotion qu\u2019elle vient d\u2019obtenir. VARIÉTÉS ++ HOMMES ET MONDES CHIRURGICAUX DE PARIS Antonio LECOURS, F.R.C.S.(C), F.A.C.S.Il est peut-être plus facile au visiteur qu\u2019au stagiaire de se faire une opinion objective sur le monde médical de Paris, comme 1l est de promener ses regards sur l\u2019ensemble d\u2019un paysage pour en percevoir les reliefs.On pourrait par contre classifier et même redouter les impressions de notre récent séjour à Paris comme celles d\u2019un reporter de passage.Cet écueil est facile à éviter chez un chirurgien de langue française, de plusieurs années de métier, qui veut voir ce qui se passe ailleurs, dans sa spécialité.Il nous semble qu\u2019alors moins de choses échappent à son entendement et que des comparaisons sont au moins possibles, dans le domaine qui l\u2019intéresse.Disons tout de suite que, du point de vue chirurgical, nous avons été immédiatement rassurés.Non pas que, pendant la guerre, nous ayons douté des hommes et de leur enseignement, mais plutôt que nous ayons ressenti un malaise aux récits de leurs moyens de travail, de recherche et d\u2019atteinte des cadres universitaires et hospitaliers.Car, après avoir vu ces hommes évoluer dans leurs milieux, il ne semble pas plus possible qu\u2019il y ait en France un fléchissement de l\u2019esprit médical que de l\u2019esprit tout court; trop de manifestations le tiennent en alerte et assurent la vigueur de sa santé.Quant aux conditions matérielles, le redressement actuel laisse au visiteur peu à évoquer des difficultés passées.De cette période de recueillement, le monde médical français est sorti en un élan qui se mesure de nouveau à l\u2019échelle du monde.Les HÔPITAUX Les Canadiens qui ont fait un séjour à Paris savent combien ses vieux hôpitaux, l\u2019Hôtel- Dieu.la Salpêtrière.Saint-Louis.la Charité.(Ottawa).la Pitié, sont essentiels au paysage architectural et historique de la ville.Leurs vieux murs racontent dans le style de l\u2019époque la gloire des maîtres qui s\u2019y sont illustrés; ils sont des monuments à la pensée médicale française.Il n\u2019est donc pas question de toucher à ce riche patrimoine artistique que le visiteur retrouve toujours avec attendrissement.Les exigences de la médecine contemporaine trouvent pourtant leur compte dans la modernisation graduelle de leurs intérieurs, aussi bien que dans l\u2019édification, encore récente, de nouveaux centres hospitaliers comme Beau- jon, Broussais et Bichat.Nous avons vu, par exemple, à Ja Pitié, dans le service du professeur Petit-Dntaillis, une installation qui révolutionne l\u2019éclairage des salles d\u2019opération.Ici, le plafond est remplacé par une coupole en béton armé où sont encastrés une soixantaine de projecteurs.Ceux-ci fonctionnent en groupes de 7 à 12 et leurs rayons convergent tous en un cône lumineux vers le champ opératoire.Ce svstème élimine les ombres sur la table d\u2019opération, de même que la chaleur des réflecteurs qui se dégage à l\u2019extérieur de la coupole.Ce dispositif évite les dénlacements de la table d\u2019onération pour l\u2019éclairage des cavités profondes puisque la direction des rayons peut s\u2019abaisser jusqu\u2019à 30° sur l\u2019horizontale.Enfin, plusieurs fenêtres rectangulaires, aménagées dans la coupole entre les pro- Jecteurs, donnent aux spectateurs une vue plongeante et rapprochée sur le champ opératoire.Par ailleurs l\u2019instrumentation dans les hôpitaux de l\u2019assistance publique est adéquate.mais on se plaint des lenteurs de l\u2019administration.Pour obtenir la moindre amélioration.il faut mettre en branle un tel organisme que parfois on v renonce.Nous ne pensons pas 44 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLettn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 qu\u2019on puisse parler, cependant, d\u2019outillage démodé ou incomplet, comme on semble en avoir souffert pendant la guerre.LE TRAVAIL CHIRURGICAL Au hasard de nos journées, nous avons remarqué le travail intense qui se fait sur le sympathique, toujours sous l'inspiration de l\u2019école de Leriche: dénervation des sinus ca- rotidiens pour la libération de cortisone dans le rhumatisme, section des nerfs cardiaques du plexus pré-aortique dans l\u2019angine de poitrine, splancnicectomie thoraco-lombaire dans l\u2019hypertension essentielle.Sur le tube digestif, nous avons vu faire avec beaucoup de succès plusieurs résections de cancer de la portion moyenne de l\u2019æsophage.La chirurgie gastrique est, dans l\u2019ensemble, assez radicale, surtout depuis les progrès de l\u2019anesthésie.Quant à celle du cancer du rectum, on s\u2019efforce, en bien des milieux, de la rendre plus conservatrice surtout en ce qui concerne le sphincter anal.Le dernier livre du professeur d\u2019Allaines, très riche d\u2019expérience, en fait foi.La chirurgie des voies biliaires reçoit un traitement de plus en plus sélectif grâce à la radio-manométrie per-opératoire, comme nous l\u2019avons vue pratiquée à Vaugirard dans le service du professeur Sénèque.La table d\u2019opération à pied excentrique facilite les procédures.On sait que cette méthode d\u2019exploration peut épargner certaines vésicules biliaires, déceler certains caleuls du cholédoque, certains blocages soit au canal cystique soit au sphincter d\u2019Oddi.La substance employée est le Tene- bryl, parfaitement miscible à la bile et qui donne de ce fait « des images finement cons- trastées ».On a créé à Broussais, dans le service du professeur d\u2019Allaines, un « Centre des maladies bleues », où les cas de Fallot, de canal artériel et de rétrécissement de l\u2019aorte sont traités depuis deux ans.On y fait progresser, grâce à certaines modifications de techniques et d\u2019instrumentations et d\u2019échanges de vues avec l\u2019étranger, les interventions classiques de Bla- lock et de Pott.Le succès de ce centre est assuré par une magnifique coopération entre les médecins de province et les cardiologues, anesthésistes et chirurgiens du service.L\u2019ostéosynthése par enclouage médullaire parait en faveur, dans les fractures diaphy- saires fraiches, les fractures anciennes, les fractures ouvertes, les retards de consolidation, les cals vicieux, les pseudarthroses, les fractures pathologiques et même, à titre préventif, dans les ostéoses comme le Paget et le Recklinghausen.La modification française du clou de Kuntscher lui a donné une forme pleine et une certaine\u2019 malléabilité qui permet de le raccourcir ou de l\u2019incurver légèrement en cours d\u2019intervention en évitant les ruptures.Le traitement chirurgical des varices ne semble pas être appliqué de façon aussi systématique qu\u2019en Amérique.Peut-être sont-elles traitées dans les cliniques privées; toujours est-il que nous en avons rarement vu dans les hôpitaux de l'assistance publique.L\u2019angiographie se pratique au Diodone, substance di- iodée de la pyridone et de l\u2019éthanolamine.Enfin, dans le domaine de l\u2019instrumentation, nous avons remarqué l\u2019emploi très répandu du matériel de suture non-résorbable, des plaques de nylon dans les éventrations à cause de la grande tolérance des tissus pour ce matériel, de multiples appareils d\u2019aérosols et de magnifiques modèles de tables d\u2019opération.Pour le canadien, le coût est à peu près le même que sur le marché amérigain.LS LES CONGRÈS Le mois d\u2019octobre ramène à Paris la série des congrès médicaux.Même dans la Ville- Lumière on veut tenir compte de la saison et des évènements sociaux pour assurer le succès des réunions médicales.C\u2019est ainsi qu\u2019on fait coincider toutes celles d\u2019octobre avec le Salon de l\u2019Automobile, la saison fraîche, les expositions artistiques, la rentrée théâtrale, la relâche touristique des hôtels, la présentation des collections des grands couturiers. LECOURS.\u2014 HOMMES ET MONDES CHIRURGICAUX DE PARIS 45 Tous ces congrès se tiennent à l\u2019Ecole de Médecine.Le grand amphithéâtre y reçoit les communications scientifiques tandis que les couloirs sont bordés d\u2019étalages commerciaux.Nous avons suivi le 52e Congrès français de Chirurgie du 3 au 8 octobre, les Entretiens de Bichat du 10 au 15 octobre et les séances du Centenaire de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris du 21 au 22 octobre.C\u2019est au cours du Congrès de chirurgie que se fit avec beaucoup de succès, à l\u2019Hôpital des Enfants Malades, la première transmission en France d\u2019une opération chirurgicale télévisée; il s\u2019agissait d\u2019une résection avec reconstruction de la hanche par le docteur J.Judet.Pendant ces journées, trois grandes questions ont été étudiées: le traitement radical du cancer du pancréas, le traitement de l\u2019ostéomyélite aiguë à staphylocoque doré, et l\u2019electro-chirurgie en chirurgie générale.Une vingtaine de communications y furent aussi faites dans les diverses spécialités chirurgicales.La chirurgie du cancer du pancréas est encore grevée d\u2019une mortalité de 45%, mais donne quand même certains espoirs.L\u2019ostéomyélite aiguë demande une étude minutieuse de chaque cas en particulier avant de décider du traitement chirurgical ou conservateur.Quant à l\u2019électro-chirurgie, elle ne semble pas avoir retenu la faveur des chirurgiens français, même si elle garde certaines indications bien spéciales.Ce congrès donne une bonne vue d\u2019ensemble sur la chirurgie française, car la majorité des rapporteurs sont de province.L'initiative des « Entretiens de Bichat » revient aux professeurs Guy Laroche et Justin Besançon.Celui-ci nous explique à notre arrivée à Paris, que le groupe de l\u2019hôpital Bichat a inauguré, il y a deux ans, ces « Entretiens » en collaboration avec les médecins des hôpitaux de Paris.L\u2019an dernier, dix-neuf cents médecins ct spécialistes s\u2019y sont inscrits et, devant le succès remporté alors, ces journées sont en train de devenir une tradition.Deux facteurs en ont assuré la popularité: le premier tient à la variété et le second à la publication des communications.Les organisateurs ont réussi ce tour de force de présenter en 6 jours, avec profit pour les auditeurs, 200 conférences de 5 minutes chacune.Nous disons « avec profit » pour les raisons suivantes: chaque conférence intéresse le praticien ou le médecin de quartier, elle est répétée pendant la semaine, et enfin se continue sous forme d\u2019« entretien » du rapporteur et des auditeurs intéressés dans un local de l\u2019hôpital désigné à l\u2019avance et adjacent à l\u2019amphithéâtre.De sorte que les 300 sièges de celui-ci sont suffisants à chaque moment, en dépit du nombre des inscriptions.Les horaires indiqués dans le programme étaient strictement respectés afin de permettre aux auditeurs de ne venir qu\u2019aux entretiens qui les intéressaient.L\u2019autre facteur de succès est la publication, avant le congrès, des communications.Celles-ci tiennent dans deux volumes de quelque 400 pages chacun, un de médecine et l\u2019autre des spécialités.On conçoit l\u2019avantage qui en résulte pour l'auditeur de pouvoir lui aussi «se préparer ».Admirons, en passant, le cran des rapporteurs et de quelles expérience et références ils doivent se munir.Des films médicaux français et étrangers « doublés » en français, présentés aux heures des repas, assuraient la continuité des séances.On pouvait y voir en outre une série d\u2019ex- positions-cliniques avec radios, schémas et documents sur des découvertes ou des techniques récentes.Une ligne téléphonique directe de douze appareils était à la disposition des praticiens pour leurs appels d\u2019urgences.Enfin, chaque auditeur de ce cours de perfectionnement recevait un diplôme témoignant de son assiduité.La vénérable Société Médicale des Hôpitaux de Paris est entré dignement et solennellement dans sa cent unième année.Grâce à son dévoué secrétaire, le professeur Netter, dont nous avions suivi les cours à Lariboisière, nous avons pu assister aux manifestations du centenaire.Des rapporteurs étrangers ont présenté des communications scientifiques; c\u2019est ainsi que les sociétés savantes de vingt-huit pays 46 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLierin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 y ont participé, rendant a la médecine française un hommage international.Le Canada était représenté par le docteur C.-A.Gauthier de Québec qui a parlé du « Rôle de l\u2019université en regard de la responsabilité médicale ».Enfin la Presse médicale a publié une magnifique édition de luxe pour marquer cet événement.Nos À titre de renseignement, nous avons appris au Secrétariat de la Faculté que l\u2019admission des bacheliers canadiens en première année est facile; ils reçoivent pour leurs études secondaires une équivalence complète.Le cours est de cing ans, mais ils ne peuvent pas s\u2019engager bien avant dans la voie des concours et on leur explique bien qu\u2019ils n\u2019auront jamais droit de pratique en France.Quant au médecin canadien d\u2019expérience qui arrive en France, il doit faire preuve lui d\u2019éclectisme et prendre son bien là où il le trouve et l'adapter aux besoins de sa pratique, à plus forte raison s\u2019il s\u2019adresse aux hôpitaux de province.Mais, surtout s\u2019il est universitaire, il ne peut manquer d\u2019envier l\u2019énorme matériel clinique dont on dispose pour l\u2019enseignement.Les services hospitaliers de cent lits avec chacun toute une hiérarchie enseignante ne se comptent plus; en quelques mois, ce personnel peut y puiser une vaste expérience sur un su- Jet donné, édifier des statistiques, tirer des conclusions cliniques et publier largement.Finalement, le cas des stagiaires, boursiers ou autres, est l\u2019objet d\u2019études spéciales de part et d\u2019autre depuis quelques mois.L\u2019Union médicale a déja rapporté les heureuses initiatives de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada en faveur de nos médecins en France, de même que la réunion que son directeur général, le docteur Marion, a organisé et présidé en octobre à la Maison Canadienne à Paris.On y a étudié plusieurs problèmes, en particulier les moyens de concilier les études en France avec les périodes d\u2019internat et de résidence requises pour l\u2019admission aux examens des divers diplômes de spécialités au Canada.On se rend très bien compte là-bas com- MÉDECINS-ÉTUDIANTS À PARIS me ici que, de retour au pays, ces médecins veulent être en mesure de faire état de leurs stages.Il semble que toute la question en soit une d'entente, de régularisation et d\u2019équivalence, surtout en ce qui concerne les hôpitaux de province, et que seul le trait d\u2019union soit nécessaire.C\u2019est pourquoi certains amis du Canada comme les professeurs Kourilsky, Besançon et autres, très au fait de la question, sont déjà en pourparlers avec les Collèges et Associations canadiens.Le problème de la «résidence» exigée pour certains concours semble le plus épineux.Il se peut que, dans ce cas, le titre français « d\u2019assistant étranger » soit celui qui réponde le mieux à ces desiderata.En effet, si on admet que, pour le médecin canadien, un séjour aux Etats-Unis ou ailleurs est également désirable et même nécessaire dans certaines spécialités, ce poste d\u2019assistant étranger est accessible et peut être complété dans le temps raisonnable de un à un an et demi.On peut se procurer tous les renseignements sur ce sujet en écrivant au bureau de l\u2019A.D.R.M., Faculté de Médecine, 12 rue de l\u2019Ecole de Médecine, Paris (6e).La Maison Canadienne reste le point de ralliement dans la vie des nôtres à Paris.Son directeur, monsieur Rioux, en est l\u2019âme rayonnante, hospitalière et toujours jeune.Son grand chagrin est de ne pouvoir abriter tous les étudiants canadiens à Paris.Il se propose de venir bientôt au pays trouver le mécène qui voudrait agrandir la Maison et attacher son nom à cette magnifique réalisation universitaire.' A la fin de la journée, les étudiants sont heureux de se retrouver à la Maison et, semble- t-il, n\u2019en repartent pas volontiers pour la soirée.La fatigue, le budget, les intérêts communs, les discussions les y retiennent.« Qu\u2019on ne vienne pas nous dire, protestait l\u2019un d\u2019eux, que les étudiants à Paris perdent leur temps; surtout avec les sacrifices que la plupart de nos parents font pour nous».Un autre, marié et père d\u2019un enfant, qui demeure en dehors de la Maison Canadienne, nous confiait que le coût de la vie avait doublé à Paris depuis un an. DUBÉ.\u2014 SPÉCIALISATION ET PRATIQUE MÉDICALE 47 «Ce n\u2019est plus cent dollars mais deux cents par mois que ceux de chez nous doivent m\u2019envoyer à présent ».Mais tous ont le feu sacré et on les sent prêts à consentir plus encore pour retarder leur départ de Paris.Quelle aisance cependant si on la compare à la situation des quelque six mille étudiants inscrits à la Faculté de médecine, dont une enquête récente de Paris-Soir a montré une grande partie subsistant au prix des occupations les plus pénibles.Jamais, depuis la fin de la guerre, le nombre des médecins-étudiants canadiens en France n\u2019a été aussi grand que cette année.Sans doute parce qu\u2019ils s\u2019y sentent spécialement bienvenus.Ils profitent ainsi de l\u2019excellente impression créée par nos militaires, nos universitaires, le personnel de notre ambassade et nos touristes, et représentent les meilleurs espoirs de la pensée médicale française au sein des diverses cultures du Canada.LA SPÉCIALISATION vs LA PRATIQUE MÉDICALE OÙ ALLONS-NOUS ?Le développement des sciences médicales a amené la spécialisation en médecine.Cette division de la médecine s\u2019est faite par la force même des choses, un seul cerveau ne parvenant plus à assimiler toutes les connaissances que comporte cette science toujours en progrès.Il importe de déterminer ce qu\u2019on doit entendre par « spécialité » en médecine.En réalité, il existe deux groupes différents de spécialisations.Spécialisation technique Les techniques particulières sont devenues extrêmement nombreuses.Tous les médecins ne peuvent se familiariser avec chacune d\u2019elles.Les médecins ayant acquis la connaissance de ces techniques sont devenus des spécialistes.La stomatologie, l\u2019ophtalmologie, la chirurgie, la radiologie, etc\u2026 sont des « spécialités techniques ».La médecine générale, elle aussi, se développe chaque jour davantage.L\u2019interniste doit connaître la physiologie et la pathologie générale; sa culture médicale doit être complète, aucun domaine de la médecine interne ne doit lui rester étranger.Spécialisation clinique Par suite de son expérience particulière ou de travaux personnels poussés dans un sens déterminé, des internistes peuvent acquérir sur certains points des connaissances supérieures à celles de la plupart de leurs confrères.Alors, une division arbitraire, une «spécialisation clinique » s\u2019est ainsi imposée.Un cardiologue, par exemple, pouvant très bien avoir sur les affections cardiaques des connaissances supérieures à celles de ses confrères.Dans le langage courant, ce sont ces derniers qui sont.considérés comme étant des spécialistes.On ne dit pas spécialiste en stomatologie, mais dentiste, etc, mais on dit un spécialiste des poumons, du cœur, etc.La médecine interne, aux yeux du public, s\u2019est morcelée en une série de spécialités avec ce résultat déplorable que les malades vont de spécialiste en spécialiste suivant la localisation qu\u2019ils attribuent aux symptômes qu\u2019ils ressentent.D'autre part, le jeune médecin qui, sortant de l\u2019Université ou arrivant d\u2019une course de trois mois en Europe, s\u2019intitule spécialiste dans une des branches de la médecine interne, affirme une chose inexacte.À ce moment de sa carrière il ne peut être plus spécialiste 48 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 que son voisin.Bien plus, s\u2019il se cantonne trop tôt dans la pratique d\u2019une spécialité clinique, il ne sera jamais qu\u2019un mauvais spécialiste.La médecine est UNE.C\u2019est là une notion fondamentale que je vous demande de défendre avec énergie.C\u2019est l\u2019interniste qui doit être le pivot de la pratique médicale.L'enseignement d\u2019une spécialisation doit se limiter au domaine technique.La spécialisation clinique ne doit pas résulter d\u2019un enseignement particulier, mais d\u2019une expérience ou de travaux personnels.C\u2019est le jugement de ses pairs qui fait considérer le médecin comme étant une autorité dans une question particulière.Même une licence octroyée à la suite d\u2019un examen n\u2019ajoutera rien à l\u2019opinion du corps médical.| Médecine sociale Si les spécialisations cliniques ont eu pour effet un morcellement et, par conséquent, une limitation du domaine de la médecine interne, bien plus dangereuses sont les divisions d\u2019une autre sorte de médecine.Nous avons vu distinguer une médecine préventive d\u2019une médecine curative; on a parlé d\u2019une médecine du travail opposée, sans doute, à une médecine « des loisirs »; voici maintenant une médecine sociale antagoniste, peut- être, d\u2019une médecine non sociale.Ce terme de médecine sociale est profondément regrettable.Il paraît réserver un aspect social à une médecine particulière.Or, la médecine est essentiellement sociale dans tous ses aspects.Tous les médecins, tant qu\u2019ils sont, font de la médecine sociale.Cette médecine sociale n\u2019est-pas une nouvelle forme de médecine comparée à la médecine ordinaire; elle résulte simplement du fait que, de curative uniquement, la médecine tend à devenir de plus en plus préventive et que, par conséquent, le milieu social dans lequel vit le malade, prend une importance de plus en plus grande.Les connaissances nécessaires pour rendre la médecine toujours plus préventive, ne doivent pas être réservées à des médecins spécialisés.C\u2019est tout le corps médical qui doit en être instruit.L\u2019envergure du domaine social dépasse d\u2019ailleurs le champ d\u2019action du médecin.Vous voulez des résultats sur le taux de morbidité générale?Eh bien! pour obtenir des résultats réels, il faut le concours du législateur qui doit faire des lois pour améliorer la situation sanitaire du pays; il faut des œuvres sociales pour aider ceux dont les ressources sont insuffisantes; il faut des hygiénistes pour diriger l\u2019organisme; il faut le corps médical de cette province.Une diminution de la morbidité générale peut résulter de cette large collaboration.Celle-ci seule permettra de réaliser la véritable médecine préventive.Donner & cette politique sociale le nom de médecine sociale ne peut que créer une regrettable confusion.En d\u2019autres termes ce qui est social c\u2019est l\u2019organisme, la médecine : est et reste UNE, Etatisation de la médecine L\u2019évolution sociale a profondément modifié la composition de la clientèle médicale.De plus en plus, le médecin est appelé à donner ses soins à des collectivités organisées.Jadis, en dehors de sa clientèle privée, le médecin consacrait une partie de son temps à la charité, en soignant gratuitement les malheureux.| Aujourd\u2019hui, I'assistance a remplacé la charité; puis la prévoyance s\u2019est organisée.Les grands organismes: manufactures, chantiers, les assurances, etc.ont créé des services médicaux pour leur personnel, l\u2019état a mis sur pied un organisme énorme qui s\u2019étend partout et la clientèle privée voit chaque jour diminuer ses effectifs.Plus que cela, les œuvres, et elles sont légions, ont organisé leurs services médicaux propres et le médecin est devenu le fonctionnaire des œuvres d\u2019assistance, de prévoyance des grands organismes.De là, à la fonctionnarisation complète du corps médical, le chemin n\u2019est pas long.L\u2019étatisation de la médecine présentera certains avantages pour certains médecins, mais il est également sûr qu\u2019elle sera funeste pour l\u2019avenir de l\u2019exercice de la médecine.u$ DUBÉ.\u2014 SPÉCIALISATION ET PRATIQUE MÉDICALE 49 Certes, la médecine n\u2019est pas parfaite, mais le fait d\u2019introduire dans la pratique médicale la paperasserie administrative, est corollaire inévitable d\u2019une étatisation et, restreindre la responsabilité professionnelle à celle d\u2019un fonctionnaire vis-à-vis de son administration, ne saurait engendrer le progrès.La médecine, par suite des responsabilités qu\u2019elle comporte, doit s\u2019exercer dans une at- mosphére de liberté, elle doit conserver son caractère de profession libérale.Le médecin qui entre dans l\u2019engrenage d\u2019un service d\u2019assistance quelconque prend le monopole de la clientèle.Mais le monopole engendre l\u2019inertie scientifique.Le progrès, au contraire, est favorisé par la concurrence saine et libre qui est source d\u2019émulation, d\u2019initiative et d\u2019enthousiasme, qualités sans lesquelles il n\u2019est pas de vrais médecins.Le rôle de l\u2019Etat, dans ma conception des choses médicales, est de coordonner, de promouvoir, éventuellement de subventionner, il n\u2019est pas d'organiser la médecine.Comme je vous l\u2019ai dit précédemment, la médecine est UNE.On ne sépare pas plus la médecine préventive de la médecine curative, que le diagnostic du traitement.Je vois un grand danger dans la manière actuelle de procéder.La médecine préventive et curative sont si intimement liées que la distribution gratuite de l\u2019une conduira fatalement le public à exiger, un jour, la gratuité de l\u2019autre.C\u2019est du reste ce qui se pratique en maints endroits et, quand on aura étendu le bénéfice de la médecine préventive à de nouvelles catégories d\u2019usagers, on amputera d\u2019autant la clientèle du médecin praticien.Lors d\u2019une conférence donnée, tout récemment, par M.le docteur Alphonse Bernier, de l'hôpital St-Luc, à Montréal, devant les membres de l\u2019Association des médecins de l\u2019Est, sous la présidence de l\u2019actif docteur Paul Le- tondal, le conférencier déclarait: « Quoi que l\u2019on fasse la spécialisation restera et le médecin de famille également.» Pour sûr que le spécialiste restera.C\u2019est également notre avis.Mais on admettra qu\u2019il était nécessaire de bonifier les moyens de conquérir ce titre.C\u2019est ce qu\u2019a compris le Bureau Provincial de médecine, l\u2019an dernier.Oui, le spé- claliste restera et pour bien des raisons.Tout d\u2019abord il cst très utile, nécessaire et souvent indispensable.De plus, personne ne niera que notre profession a besoin de plus nombreuses compétences dans toutes les branches de la médecine et de la chirurgie, afin de donner du solide à notre profession et rogner les appels à l\u2019étranger.Toutes ces raisons sont dans l\u2019ordre.Elles expliquent que l\u2019Université, le Gouvernement, les philantropes, etc, encouragent la formation de spécialistes par le moyen de bourses d\u2019étude ou de toutes autres manières.La nécessité d\u2019un tel mouvement s\u2019avère utile si on en juge par le nombre croissant de noms sur la liste, chaque année.Mais pour le Médecin de Campagne, M.le docteur Bernier est-il aussi certain qu\u2019il résistera?Pas dans la forme actuelle, ça c\u2019est certain.Qui peut vous dire comment se fera la pratique médico-chirurgicale, à la campagne, dans un demi-siècle?C\u2019est court, cinquante ans, lorsque l\u2019on s'arrête pour regarder en arrière.Il y a toute une organisation qui s\u2019est formée, graduellement, sans faire de bruit, peut-être même sans s\u2019en douter, dont il est facile de suivre le programme qui s\u2019exécute à un rythme accéléré.Et remarquez bien que le programme, s\u2019il y en a, n\u2019est pas mauvais dans tous les articles.Pour le moment, posons des jalons prophétiques en ce qui a trait à la pratique médicale-rurale.Dans cinquante ans, il y aura pléthore d'hôpitaux régionaux égrenés, ici et là, à travers la Province, autour desquels les Médecins de Campagne se grouperont.Le cri d'alarme: que les paroisses rurales manquent de médecins sera alors une réalité.Le groupe médical-rural aura tendance à se spécialiser.La radio, la télévision seront portées à un haut degré de perfection.De notre bureau, sans même nous déranger, il sera possible et méme pratique.d\u2019examiner un mala- 50 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 de, de le questionner, de le percuter, de l\u2019ausculter, de lire une radiographie même si votre patient est à cinquante milles.Dans les cas urgents, il sera facile d\u2019aller quérir le malade, le blessé ou la femme en travail car les voies de communication seront parfaites pour l\u2019auto, l\u2019auto-neige ou l\u2019aéroplane.Le médecin se déplacera rarement \u2014 c\u2019est le malade qui sera transporté à la consultation.De la sorte, nécessairement, le nombre des Médecins de campagne qui est d\u2019environ quatre cents (400) actuellement, ira en diminuant.Ils seront remplacés, dans tous les centres où il n\u2019y a plus de médecins, pour combler les vides, par des gardes-malades.Elles sont actuellement à la besogne, plus nombreuses que vous le croyez.Ceci vous surprend ?.Dans un discours de fin de banquet, pour créer une impression d\u2019admiration pour le Médecin de Campagne, ça paraît bien de déclamer: qu\u2019on l\u2019admire! qu\u2019on le loue! qu\u2019on en fasse quasi un grand homme! On lui répète qu\u2019il faut qu\u2019il tienne.on va même jusqu\u2019à dire qu\u2019il est indispensable.ici applaudissements.Qu\u2019a-t-on fait pour l\u2019aider?\u2026 Qui va répondre?.On veut qu\u2019il tienne, alors que de cent manières on le tue.On le tue dans l\u2019œuf, le temps le plus dangereux, durant ses études médicales.On le tue plus tard par des procédés que nous n\u2019analyserons pas aujourd\u2019hui.Nous n\u2019écrivons pas pour critiquer mais pour cxalter la plus belle figure dans la lignée médicale de notre Province.On crée toutes les catégories inimaginables de spécialités; on les encourage; on distribue des facilités d\u2019études.Tout ceci est très bien et parfaitement dans l\u2019ordre et mérite que l\u2019on continue, que l\u2019on amplifie le mouvement.Mais la spécialité de Médecin de Campagne, voulez-vous nous nommer le titulaire de la Première Bourse d\u2019Etude de perfectionnement?Pourtant ces cours seraient bien utiles.Le Médecin de Campagne est loin d\u2019avoir bonne presse et bonne tribune.| La pratique médicale, à la campagne, il faut l\u2019avoir vécue pour en parler et l\u2019enseigner.Nous avons horreur des flagorneurs.À la campagne, le médecin soigne la famille non l\u2019individu.Même non héréditaire, la maladie est lc plus souvent familiale et s\u2019explique par la souche comme par l\u2019entourage et le milieu.En poussant l\u2019analyse de la situation du Médecin de Campagne plus loin, nous tombons dans le domaine de l\u2019intervention de l\u2019Etat\u2026 Ouf!.Sous ce rapport, depuis quelque temps, Ottawa nous fournit un fichu exemple de ce que l\u2019on peut faire, avec l\u2019argent, même dans un domaine qui ne lui appartient pas.Louis-Félix DUBÉ.Médecin de Campagne Re La POURQUOI \u201cL\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d ?La lecture de l\u2019histoire de la « Société médicale des hôpitaux de Paris» qui vient de fêter son centième anniversaire de fondation nous a grandement intéressé.Nous l\u2019avons lue dans une récente livraison de « La Presse Médicale », éloquemment exposée par le docteur E.Rist, ancien président.Un fait a plus particulièrement saisi notre attention.Et la connaissance de ce fait a immédiatement permis un rapprochement entre ce qui s\u2019est passé alors à Paris et ce qui s\u2019accomplit à Montréal en 1872, lors de la fondation de la « Société Médicale de.Montréal » et de l\u2019« Union Médicale du Canada.» \u2018On doit savoir que le même groupe de médecins furent les fondateurs de ces deux organismes.Or voici le fait rapporté par Rist.Durant les premières années de son existence, soit presque jusqu\u2019en 1885, la « Société médicale des hôpitaux de Paris » publia ses comptes rendus dans un journal français hebdomadaire, à l\u2019époque assez répandu, l\u2019« Union Médicale ».Il est certain que nos médecins fondateurs connaissaient ces rapports étroits entre la Société et le journal français.Il est plus que probable que, cherchant une dénomination du journal qu\u2019ils désiraient établir, ils ne trouvèrent mieux à faire qu\u2019à le qualifier du nom de celui qui servit de bulletin de la « Société médicale des hôpitaux ».\u2018L\u2019hypothèse est d\u2019autant plus vraisemblable que l\u2019« Union Médicale du Canada » était destinée à publier les comptes rendus de la « Société médicale de Montréal », ce qu\u2019elle fit d\u2019ailleurs et fait encore après 77 années.Nous ne connaissions pas la genèse de la dénomination de notre journal; la génération des fondateurs est disparue, aucune transmission orale de leurs décisions n\u2019est parvenue jusqu\u2019à nous et les documents parus dans les premiers numéros de «l\u2019Union Médicale du Canada » ne révèlent aucun indice à cet effet.Ce coin obscur de notre petite histoire médicale peut étre éclairée par cette analogie entre le fait parisien préalable et le fait canadien auquel participa un groupe de nos prédécesseurs bien au sus des institutions francaises et admirateurs de leurs activités.Notre hypothése posséde au moins une vraisemblance qui respecte parfaitement les processus habituels des initiatives humaines dans des organisations similaires.Roma AMYOT. DISCOURS PRONONCÉ À LA SÉANCE INAUGURALE DU XXVIIÈME CONGRÈS FRANCAIS DE MÉDECINE TENU À GENÈVE LES 29, 30 SEPTEMBRE ET ler OCTOBRE 1949, PAR LE PROFESSEUR M.ROCH, PRÉSIDENT.Pourquoi sommies-nous réunis ic1?Pour nous réjouir de quelques heures de délassement qui, je le souhaite, seront agrémentées par les rayons d\u2019un soleil automnal.Pour avoir le plaisir de nous rencontrer entre confrères afin d\u2019apprendre à mieux nous connaître, et sans douté aussi à mieux nous apprécier.Pour échanger des propos aimables, des notions nouvelles et des idées suggestives.N\u2019avez-vous pas expérimenté, les uns et les autres, qu\u2019un mémoire dont vous connaissez personnellement l\u2019auteur, vous le lisez avec un plaisir et un intérêt bien plus grand que si le signataire, même illustre, n\u2019a pas de visage pour vous.À plus forte raison béné- ficierez-vous de audition d\u2019exposés vivants, présentés par des savants particulièrement compétents.En fait, nos assises vont être des journées d\u2019instruction mutuelle, elles vous seront riches d\u2019enseignement, je vous en donne l\u2019assurance avec la conviction que m\u2019a apportée la lecture des rapports.Je tiens dès maintenant à féliciter les auteurs de ces mémoires, à les remercier de la collaboration qu\u2019ils nous ont apportée et qui parera d\u2019un prestige nouveau les sciences médicales et la clinique des pays de langue francaise.Nous sommes aussi réunis parce que nous formons une communauté linguistique, Canadiens, Belges, Luxembourgeois, Suisses romands serrant les rangs -\u2014 ce qui nous apparaît aujourd\u2019hui plus nécessaire que jamais \u2014 autour de nos confrères français, que nous eussions désiré voir plus nombreux.Certes, nous comprenons que ceux qui vivent dans un grand centre médical, en respirant l\u2019atmosphère tonifiante, bénéficiant de sociétés locales fort actives, ne comprennent pas comme d\u2019autres l\u2019utilité du travail accompli par l\u2019Association des Médecins de Langue française.Ils ne ressentent pas la nécessité des réunions périodiques qu\u2019elle organise, comme l\u2019éprouvent beaucoup d\u2019entre nous qui occupons les marches du domaine linguistique français.Les séances que nous allons tenir durant ces trois journées feront, j'en suis persuadé, dans le domaine médical, une belle et réconfortante manifestation du génie français.Nous sommes heureux de sentir auprès de nous, et avec nous, des amis de langue latine, parlant l\u2019italien, l\u2019espagnol, le portugais, le roumain, et je ne peux oublier le romanche qui est l\u2019une des quatre langues nationales suisses.Ces confrères viennent en quelque sorte nous étayer moralement de leur présence; tout à l'heure, plusieurs d\u2019entre eux vont nous apporter les résultats de leurs recherches et de leurs observations.Nous nous réjouissons de les entendre parler français avec un accent ensoleillé qui ne dépare pas notre langue, et avec des tournures de phrases toujours correctes, parfois exceptionnelles, dont nous savons apprécier la saveur.Je salue aussi, bien amicalement, ceux qui se trouvent ici sans être ressortissants de contrées de langue latine et qui, par leur présence, et mieux encore par leur participation active à nos travaux, témoignent de leur estime pour la culture médicale française et nous montrent qu\u2019en tant que langue internationale, le français ne doit pas perdre ses prétentions.En votre nom à tous, j'adresse une pensée de sympathie aux habitués de nos congrès que des circonstances adverses et parfois tragiques tiennent éloignés de nous.Je pense particulièrement aux Tchèques et aux Roumains.En cette séance inaugurale, un usage 26 fois respecté réclame du président un discours traitant d\u2019un sujet d\u2019ordre général.\u2018Considérant la ville où nous sommes réunis et l\u2019une des questions à l\u2019ordre du jour, j'ai été tenté de vous exposer le rôle joué par les médecins gene- vois dans le développement de nos connaissances concernant le goitre: en 1820, l\u2019iode étant découvert depuis peu, Jean-François Coindet eut \u2018l\u2019idée de l\u2019utiliser pour traiter le goitre endémique.Jean-Louis Prevost avant Chatin, proposa d\u2019administrer l\u2019iode à petites doses à titre préventif, ces petites doses dont, sans vous en douter, vous bénéficiez à chacun des repas que vous prenez ici.En 1858, Frédéric Rilliet présenta à l\u2019Académie de Médecine de Paris \u2014 non sans y rencontrer beaucoup de sceptiques \u2014 un mémoire sur ce qu\u2019il nommait l\u2019iodisme constitutionnel qu\u2019aujourd\u2019hui nous savons être une hypertyréose provoquée par la fonte de la thyroïde hypertrophiée.Jacques Reverdin le premier, en 1882, signala l\u2019existence du myxœdème post-opératoire.Mes confrères suisses m\u2019ont déjà entendu relater ces quelques chapitres de l\u2019histoire médicale dont, à Genève, nous conservons une légitime fierté.Par égard pour eux.J'ai choisi un autre sujet.Je traiterai de la valeur pratique de l\u2019examen cli- ROCH.\u2014 DISCOURS 53 nique.Puisse-t-il ressortir de ce que je vais vous exposer un encouragement au travail pour nous tous qui sommes pour la plupart cliniciens, de culture latine et de tempérament individualiste ! Depuis qu\u2019il y a des congrès de médecine, je suis certain que tous les présidents auraient pu dire avec une conviction sincère: « Les sciences médicales sont à une période passionnément intéressante de leur développement; nous sommes enthousiasmés, grisés par l\u2019importance des découvertes faites au cours de ces dernières années.Mais aussi l\u2019exercice de l\u2019art de guérir se trouve à un moment critique d\u2019une évolution qui en modifie beaucoup les conditions, en sorte que se posent au médecin des questions d\u2019adaptation auxquelles il lui est difficile de répondre.» Or, j'ai la naïveté de croire que ces propositions.sans doute maintes fois formulées en ces termes ou en d\u2019autres meilleurs, n\u2019ont jamais été aussi vraies qu\u2019au- jourd\u2019hui.Je vais tout d\u2019abord tenter de vous exposer trois des causes \u2014 celles qui me semblent les plus importantes \u2014 qui, durant ce siècle, ont considérablement changé les conditions de la pratique, en sorte que des problémes angoissants se présentent devant chacun de nous, particulièrement devant ceux qui sont en contact journalier avec les malades.Ces causes sont la spécialisation, le développement de la médecine sociale, le crédit toujours croissant accordé par le public aux réclames les plus éhontées et aux fineries charlatanesques les plug niaises.* * * L\u2019impossibilité de se tenir au courant dans tous les domaines de la médecine a provoqué, au siècle dernier déià, les premières spécialisations.Aujourd\u2019hui, les difficultés des techniques utilisées, soit pour préciser un diagnostic, soit pour exécuter certaines interventions thérapeutiques, l\u2019obligation d\u2019employer des appareils coûteux et compliqués dont le maniement demande un long entraînement, ont engendré d\u2019une part la prolongation des études et du temps d\u2019an- prentissage.nécessité contre quoi je ne vois pas de remède.d\u2019autre part un fractionnement excessif des spécialités elles-mêmes.En médecine interne.il ne suffit nlus d\u2019être gas- tro-entérologue.cardiologue ou nhtisiologue ni de se cantonner dans l\u2019étude et le traitement des maladies infectieuses, des affections du foie ou de celles des glandes endocrines; chez ces snécialistes, on voit dé\u2018à se dessiner des nrédilections: des gastro-enté- rologtnes s\u2019occunent exclhisivement de l\u2019estomac et du duodénum.tandis ave d\u2019autres s'intéressent aux affections du côlon.Vonés à l\u2019analvse des élertro-cardio- grammes ou à l\u2019étude des pressions artérielles.veineuses, intraventriculaires.des cardiologues onblieront de palner le pouls de leurs malades et ne tiendront pas grand compte d\u2019un bruit de souffle valvulaire.Bien sûr, ici, je charge un peu, mais à peine.La neurologie et la neuro-psychiatrie, que pour ma part je me refuse à laisser sortir du domaine de la médecine générale, ne se subdivisent-elles pas maintenant selon les conceptions plus ou moins métaphysiques de ceux qui les cultivent.Par ailleurs, la spécialisation ne s\u2019arrête pas à l\u2019établissement du diagnostic.Elle sévit aussi pour les applications thérapeutiques: C\u2019est bien commode.Commode pour le médecin; dangereux pour le malade.Celui-ci choisit son traitement en choisissant son médecin.S\u2019il ne guérit pas, c\u2019est lui qui s\u2019est trompé.Si maintenant nous considérons le champ de la pathologie dite externe \u2014 devenue bien assez interne pour que nous osions y jeter un regard \u2014 nous voyons des spécialisations plus poussées encore.En certains grands centres, un chirurgien ne fera que des thoracoplasties, tandis que son voisin, à longueur de Journée, rabotera des hernies discales; d\u2019autres seront entraînés à cureter la pelle turcique, d\u2019autres encloueront des cols fémoraux ou consacreront leur temps à réparer des pieds bots.Est-ce que j\u2019exagère?Pas beaucoup ! Sans chercher bien loin.je pourrais vous montrer ici un spécialiste de la greffe de la cornée, un spécialiste du traitement chirurgical du diabète sucré, un spécialiste de la cholinestérase et un spécialiste des lésions traumatiques du méso-diencéphale, un spécialiste de la cardio-vectographie, un spécialiste des arthropathies allergiques et un autre, spécialiste du rhumatisme neuro-endocrinien, un spécialiste de la thérapeutique par le canotage qui paie d\u2019exemple avec conscience.La nécessité de svécialisations toujours plus étroites va créer, crée déjà, pour les facultés des netites villes, des problèmes insolubles de recrutement.Trou- ve-t-on maintenant des individus capables de dominer et d\u2019enseigner toutes les disrinlines qui dépendent d\u2019ine chaire de clinique médicale ou de clinique chirurgicale ?eu Tous, nous estimons que la spécialisation est un mal.Néanmoins, nous gardons notre considération à ceux qui limitent \u2014 même exagérément \u2014 le champ de leur activité.Dans un domaine narticulier, ils acavièrent des connaissances approfondies et une maîtrise dans les actes qu\u2019ils exécutent quotidiennement, dont nous sommes disposés à faire profiter nos clients, les membres de notre famille, dont nous- mêmes à l\u2019occasion nous désirons profiter aussi.Nous rions de la sotte confiance que tant d\u2019ignorants man'festent en recherchant avant tout l\u2019intervention du spécialiste; en fait, nous faisons comme eux.I] n\u2019en reste pas moins que, par accoutumance et en vertu de la loi du moindre effort, le spécialiste tend à ne voir que l\u2019organe dont on lui demande de s\u2019occuper ou le genre d\u2019affection qu\u2019il est entraîné 54 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtertn AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 à traiter.Il en arrive ainsi à pratiquer avec des œillères, une médecine que l\u2019on pourrait appeler «parcellaire», une médecine qu\u2019il exerce sur un ensemble composé de beaucoup de parcelles dont aucune ne devrait être considérée comme indépendante des autres.Cette vue bornée risque d\u2019entraîner des erreurs bien regrettables.J\u2019ose croire que les enseignements que nous allons retirer de ces trois journées de travail vont nous montrer à quel point l\u2019exclusivisme manifesté par certains spécialistes est peu scientifique, peu raisonnable.Elles montrent aussi l\u2019utilité, que dis-je, la nécessité de nos congrès dans lesquels sont traités des sujets d\u2019intérêt général.* % * Jen arrive à la deuxième cause du malaise actuel.La nécessité où se trouvent beaucoup de pays d\u2019armer et d\u2019exercer tous les hommes valides et d\u2019en augmenter le nombre, le développement de la grande industrie au détriment de l\u2019artisanat, la généralisation des assurances de toutes espèces, comportant le désir légitime d\u2019éviter les mauvais risques et de dépister les simulateurs, une meilleure connaissance des maladies épidémiques et contagieuses et des moyens d\u2019en empêcher l\u2019extension, entraînent la médecine vers une pratique collective, standardisée et obligatoire: vaccinations nombreuses et variées, radiophotographies, isolement forcé, traitements omnibus appliqués parfois en dehors de la présence du médecin.entorses toujours plus fréquentes à la règle millénaire du secret professionnel et, dans bien des cas, impossibilité pour beaucoup de malades de s\u2019adresser au médecin de leur choix.Ces mesures collectivistes, le médecin, individualiste par vocation, les tient pour détestables et pourtant il n\u2019ose ni ne doit s\u2019insurger contre elles tant leurs conséquences pour la santé publique sont favorables; les statistiques le prouvent pour les pays tempérés et d\u2019ancienne civilisation presqu\u2019autant que pour les pays tropicaux et neufs.Il faut néanmoins reconnaître que ces mesures ont contribué à faire perdre aux relations entre malades et médecins le caractère amical qui les rendait autrefois si agréables et si bienfaisantes.Fondu dans la masse, l\u2019individu ne compte plus guère.et pas seulement dans les pays dits totalitaires.Il est permis de le regretter car -chaque être humain a ses réactions propres, qui dépendent de sa constitution, de l\u2019état chimique particulier de ses humeurs, en sorte qu\u2019il nc répond pas toujours comme le ferait son voisin, voire son propre frère, à une cause morbide déterminée, ou à tel vaccin, à tel remède administré selon des règles systématisées et codifiées.Quant aux réactions psychiques de l\u2019individu, qui sont d\u2019importance primordiales, la pratique standardisée n\u2019en peut tenir compte.La résurgence de la médecine psychosomatique, qui n\u2019a de nouveau que le nom, ne serait-elle pas une manière de compensation à la médecine collective et matérialiste?Cette façon prétendue nouvelle d\u2019envisager le rôle du psychisme dans l\u2019étiologie des troubles fonctionnels, et même comme cause première de lésions organiques, n\u2019a-t-elle pas été récemment remise en honneur dans les pays où la socialisation de la pratique médicale est la plus avancée?* * % La troisième cause de nos préoccupations doit être encore évoquée.Jamais les procédés de diagnostic mis à notre disposition n\u2019ont été aussi perfectionnés et surabondants; jamais leurs réponses n\u2019ont été aussi sûres, aussi précises, jamais nous n\u2019avons possédé des moyens de guérir aussi nombreux et d\u2019une efficacité aussi certaine, jamais l\u2019instruction «publique, laïque et obligatoire » n\u2019a été aussi largement répandue dans la population de nos pays respectifs; et pourtant.à notre étonnement attristé ou à notre indignation parfois véhémente, jamais les charlatans n\u2019ont eu autant de succès auprès des malades, les charlatans et les pratiques les plus sottes de la sorcellerie moderne.Il y a peu de temps, à Genève, siège d\u2019une faculté de médecine, siège de l\u2019Organisation mondiale de la Santé, j'ai vu une mère de famille, diabétique.qui s\u2019est laissée mourir pour avoir remplacé ses injections d\u2019insuline par l\u2019enterrement, au fond d\u2019un jardin, d\u2019une ficelle nouée selon des rites que j'ignore.Je pourrais aisément \u2014 et vous le pourriez sans doute aussi \u2014 multiplier les exemples d\u2019une conduite aussi absurde.On ne se console pas de pareils malheurs en y voyant un mode de sélection éliminant les imbéciles.Nous ne pouvons pourtant pas, nous autres médecins, désirer rester seuls au monde.Il faut conclure que l\u2019esprit scientifique n\u2019a pas éclairé la masse de nos concitoyens, et aussi que le malade a besoin d\u2019entrer en relations sympathiques et jusqu\u2019à un certain point mystiques avec celui de qui il attend la guérison.Il a besoin d\u2019être considéré avec amitié, comme une personne et pas seulement comme un assuré numéroté, il désire qu\u2019on écoute ses doléances, il réclame qu\u2019on étudie avec intérêt son cas singulier et qu\u2019on en déduise des prescriptions thérapeutiques adaptées à son état, des prescriptions qui ne lui paraissent pas trop dépourvues d\u2019originalité.* * * Il existe donc un désarroi dans l\u2019état actuel de la pratique médicale, un désarroi créant un malaise que l\u2019on perçoit davantage dans nos pays latins que dans d\u2019autres où pourtant les causes qui le provoquent existent, me semble-t-il, à un degré encore plus accentué.Ces causes.j'ai cherché à vous en montrer les ROCH.\u2014 DISCOURS 55 principales: la spécialisation faisant perdre de vue que l\u2019organisme est un tout, la médecine sociale qui.au bénéfice de l\u2019organisme-collectivité, amène à négliger les cellules-hommes qui le composent; le développement extraordinairement rapide de nos procédés de diagnostic et de nos moyens de traitement, qui vient compliquer l\u2019exercice de notre art non sans éloigner encore davantage le malade de son médecin.La maladie étant diagnostiquée, son étiologie déterminée, il importe maintenant d\u2019en chercher le remède.Ce remède, je crois le connaître et vais vous le proposer.Il s\u2019agit tout simplement de se remettre à pratiquer avec sérieux et conscience l\u2019examen clinique comprenant l\u2019interrogatoire du malade, l\u2019observation attentive des symptômes qu\u2019il présente, la recherche des signes faite tout d\u2019abord avec les moyens les plus simples, les plus directs et le moins d\u2019appareils possible: une serviette, un stéthoscope, un appareil à mesurer la tension artérielle, une montre marquant les secondes et une épingle, n\u2019oublions pas l\u2019épingle; on le voit, il n\u2019est besoin que d\u2019outils que tout médecin possède, mais dont, trop souvent, il néglige de se servir comme il néglige d\u2019exercer ses veux, ses oreilles et ses mains.Certes.il faut consacrer du temps à cet examen.surtout lorsqu\u2019on a affaire à un individu qu\u2019on ne connaît pas encore.Un bon médecin ne devrait jamais laisser voir qu\u2019il est pressé.Il doit se comporter comme s\u2019il n\u2019avait qu\u2019un malade: celui en face duquel il se trouve au moment présent.Sans manifester d\u2019humeur, il laissera parler son patient, tout en l\u2019empêchant de se perdre en digressions et en lui posant des questions destinées à provoquer les précisions nécessaires.Il faut ensuite observer avec perspicacité, jouir d\u2019une ouïe fine et s\u2019en servir, posséder une main capable de palper avec une douceur insistante.Il faut encore connaître les positions à faire prendre au malade afin de pouvoir l\u2019examiner dans les meilleures conditions, en particulier lorsqu\u2019il s\u2019agit de rechercher les réflexes tendineux.Cette technique de l\u2019examen iliaque, on néglige trop de l\u2019enseigner aux étudiants, qui ne cachent pas leur mépris pour ces procédés élémentaires, et qui cessent de les employer dès qu\u2019ils savent lire une \u2018radiographie, interpréter un frottis de moelle, voir des microbes agglutinés sur la platine d\u2019un miero- scope.Ces jeunes, et les vieux qui font comme eux, ont grand tort, non pas d\u2019étudier les microbes, de dénombrer des leucocytes, d\u2019enregistrer des granhiques, mais d\u2019oublier que des procédés d\u2019investigation bien plus simples ont aussi leur valeur.* * * En bien des cas, l\u2019interrogatoire apporte des renseignements essentiels et suffisants à l\u2019établissement du diagnostic.Il ne faudra pas une longue conversation pour soupçonner une paralysie générale à son début, un tabes provoquant des douleurs fulgurantes, une artériosclérose des membres inférieurs, un ulcère d\u2019estomac, des accès de paludisme, une hypertrophie de la prostate, de l\u2019insuffisance cardiaque.Un observateur pénétrant tirera déjà bien des conclusions \u2014 des conclusions à vérifier, j'entends bien \u2014 de petites choses significatives: étoiles vasculaires, cicatrice sur le gland, orthopnée, tremblement, doigts hippocratiques.\u2026 Une plus longue énumération serait fastidieuse et superflue.Qui, une fois ou l\u2019autre, n\u2019a pu reconnaître d\u2019un coup d\u2019œil une néphrite aiguë, une aortite, une maladie de Basedow, une sciatique, une cirrhose.Pour les hommes, une cigarette sur la table de nuit annoncera la guérison de même que, pour les femmes, un miroir.Il m'arrive de faire sourire mes élèves lorsque je leur parle de ce que l\u2019on peut tirer de l\u2019inspection d\u2019un pan de chemise: la bilirubinvrie, l\u2019hématurie se révèlent bien sûr avec évidence, mais aussi l\u2019urobilinurie qui fait des taches rose-saumon, et l».glycosurie qui empoisse le linge.Et je ne mentiorae que pour mémoire l\u2019indécence du paralytique général qui, brusquement découvert, n\u2019a jamais /e réflexe pudique d\u2019abaisser son vêtement.Tous les sens doivent être mis à contribution.J\u2019excepte pourtant le goût: contrairement aux principes que je défends, j\u2019admets que la réaction de Fehling puisse remplacer la dégustation des urines.Les sensations olfactives, dont on ne peut guère se protéger, ont un intérêt qui n\u2019est pas négligeable : l\u2019odeur de l\u2019haleine de Purémique, celle des sueurs provoquées par une atteinte de rhumatisme articulaire aigu, celle du cancer ulcéré de l\u2019utérus permettent de faire des diagnostics, en quelque sorte, à vue de nez aussi bien que le parfum d\u2019acétone du coma diabétique et la puanteur de la gangrène pulmonaire.! J'ai vu mon maître Mayor obtenir des résultats étonnants de la palpation de ventres enduits de vaseline.Rien ne peut remplacer, dans le diagnostic des ptoses abdominales, la recherche du signe de Glénard.Quant à l'appréciation de la température, J'ai pu me convaincre, en examinant des malades souffrant de thromboses artérielles, que la main était presque aussi sensible à de petites différences de température que le thermomètre.On va m\u2019objecter que ces notions obtenues directement sont veu exactes, parfois tromneuses et qu\u2019elles sont corrigées et même remnlacées avee avantage par les renseignements provenant d\u2019examens spéciaux.endosconies, analvses.enregistrements graphiques ete.aui donnent des rénonses sûres et précises.Je n\u2019en disconviens pas.T\u2019apprécie les compléments d\u2019infor- cL - 56 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 mation, les contrôles et la précision.Toutefois, une précision trop minutieuse est fort souvent superflue pour le clinicien.Quant aux décimales que nous indiquent avec conscience nos collaborateurs scientifiques, elles ne nous donnent qu\u2019une illusion de précision.Un automobiliste n\u2019a que faire qu\u2019on lui indique en centimètres la distance d\u2019une ville à une autre.L\u2019examen clinique simple, il est bon d\u2019y insister, fournit souvent des renseignements que ne peuvent donner d\u2019autres modes d\u2019exploration.Des frottements pleuraux, des râles bronchiques perceptibles à l\u2019auscultation, ne coïncident pas nécessairement avec des images radiologiques.La dyspnée, la cyanose, l\u2019anasarque, des souffles valvulaires se rencontrent souvent chez des individus dont l\u2019électro-cardiogramme apparaît à peu près normal et l\u2019ombre cardiaque à peine modifiée.Une hypertension décapitée n\u2019est pas toujours reconnaissable au manomètre.L\u2019interrogatoire d\u2019un anémique révèle des déficits fonctionnels ou au contraire une tolérance sans rapport avec le taux de l\u2019hémoglobine.Une cirrhose peut être cliniquement très manifeste, un foie peut être infarci de métastases cancéreuses, sans que les épreuves hépatiques décèlent la moindre insuffisance.On observe parfois un tableau clinique de méningite avec un liquide céphalo-rachidien normal, et le contraire se rencontre aussi bien.La palpation d\u2019un ventre n\u2019est pas suppléée par des analyses de suc gastrique, et pas beaucoup mieux par les radiographies d\u2019un transit gastro-intestinal.Un toucher rectal, me dira-t-on, ne remplace pas une rectoscopie.J\u2019en suis certain, mais la proposition inverse est tout aussi vraie.Dans le vaste domaine des maladies infectieuses aiguës, qui obligent à prendre incontinent des mesures prophylactiques et thérapeutiques, les réponses du laboratoire parviennent souvent avec retard au médecin, alors qu\u2019il n\u2019en a plus besoin.Neuf fois sur dix, le diagnostic de la rougeole, de scarlatine, de diphtérie et même de fièvre typhoïde aura été posé d\u2019après les seuls symptômes cliniques.Il est d\u2019ailleurs remarquable que l\u2019individualisation de nombreuses entités infectieuses ait été l\u2019œuvre de cliniciens du siècle dernier qui appuyaient, il est vrai, leurs observations sur des contrôles anatomiques.Louis, dont Ameuille a rappelé qu\u2019il passait deux heures dans le service de Chomel pour prendre une seule observation, Louis a décrit la fièvre typhoïde un demi-siècle avant la découverte du bacille d\u2019E- berth.Bretonneau a observé et isolé la « diphtérite » sur laquelle il a publié des mémoires entre 1821 et 1826.Il soupçonnait déià l\u2019existence de l\u2019agent spécifique et transmissible, alors que Loeffler a trouvé le bacille qui porte son nom en 1884.Les affections pulmonaires que nous considérons auiourd\u2019hui comme étant des pneumonies à virus, ont été bien séparées des pneumonies franches.il v a cent ans.par Fournet et Woillez.Quant à la tuberculose, «on avait d\u2019elle, nous dit Edouard Rist, depuis l\u2019antiquité, une notion très obscure.Laënnec découvrit l\u2019enchaînement et l\u2019évolution de ces lésions, leur identité essentielle dans leur diversité, les signes qui les font reconnaître pendant la vie à chaque étape de la maladie ».C'était près d\u2019un demi-siècle avant les expériences de Ville- min et plus de 60 ans avant la découverte du bacille de Koch.C\u2019est encore l\u2019observation clinique qui a révélé à Landouzy que la pleurésie séro-fibrineuse est le plus souvent « monnaie de tuberculose » et c\u2019est elle encore qui a permis à Fournier d\u2019affirmer que l\u2019ataxie locomotrice et la paralysie générale sont d\u2019origine syphilitique, trente-deux ans avant la découverte du tréponème, trente ans avant la mise en pratique de la réaction de Bordet-Wassermann, réaction précieuse sans doute, mais comme tant d\u2019autres souvent en défaut.Je crois avoir suffisamment souligné la valeur de g l\u2019examen clinique dans l\u2019exercice de l\u2019art médical.Est-il possible d\u2019estimer numériquement cette valeur?Un cardiologue américain de grande et légitime réputation, P.D.White, l\u2019a tenté: il accorde 50% aux anamnestiques, 30% à la recherche des signes physiques, 10% à l\u2019électro-cardiographie, 5% aux examens radiologiques, le 5% restant aux diverses analyses, épreuves fonctionnelles, etc.Bien entendu.il s\u2019agit d\u2019une appréciation toute personnelle qui concerne les cardiopathies et rien d\u2019autre.Malgré les idées que je professe, je crois que j'aurais moi- même été moins généreux que White.Toutefois j'ai plaisir à souligner la part considérable faite à l\u2019inves- tiration clinique par un médecin distingué des Etats- Unis \u2014 le pays où le laboratoire tient une si grande place que le diagnostic est, dit-on, posé parfois «sur fiches» en dehors de la présence du malade qui m\u2019apvaraît être pourtant la principale pièce à conviction.* + * J\u2019aurais voulu encore montrer l\u2019importance de l\u2019exa- mén clinique dans le développement et la progression de la physiologie et de la pathologie, importance plus grande que ne le pensent ceux que je nomme avec respect, reconnaissance, admiration et un peu d\u2019envie «les scientifiques», ici représentés par d\u2019éminents savants dont quelaues-uns ont bien voulu mettre À notre portée le fruit de leur travail.Cette thèse a été défendue en 1922 au XVIème Congrès francais de Médecine.par son président.Fernand Widal, avec une autorité et une éloquence que je ne possède nas.W'idal rappelait les notions précises que la méthode anatomo-clinique avait apportées sur les localisations cérébrales, les voies et les centres de la sensibilité, les fonctions des noyaux centraux: tout ce que la physiologie avait pu retenir ROCH.\u2014 DISCOURS 57 des études cliniques faites sur le foie et le rein malades.Il soulignait que les premières avitaminoses furent découvertes chez l\u2019homme, de même que les méiopragies des glandes endocrines et leurs relations avec le système nerveux végétatif.Il n\u2019y a rien à retrancher à l\u2019exposé de ce grand maître; ce qu\u2019au- jourd\u2019hui on y pourrait ajouter nécessiterait des développements qui nous éloigneraient trop de notre propos.Je me bornerai à dire ceci: j'ai souvent participé comme parent pauvre à des sortes de conseils de famille composés en majorité de «scientifiques» devant décider de l\u2019attribution d\u2019une récompense ou d\u2019une bourse de travail.J\u2019ai parfois constaté le dédain avec lequel les physiciens, les chimistes, voire les physiologistes et les zoologues, considéraient les travaux des cliniciens et les mémoires sortis des services hospitaliers lorsque le laboratoire n\u2019avait pas été mis largement à contribution.Il existe chez quelques-uns de nos collègues, ce qu\u2019on pourrait appeler un \u201ccomplexe de supériorité » qui s\u2019accompagne par voie de conséquence, chez les cliniciens d\u2019un complexe d\u2019infériorité, dont je voudrais tâcher de les guérir par quelques mots de psychothérapie rationnelle.Le clinicien doit être constamment prêt à profiter des occasions qui lui sont offertes par le hasard.Il ne peut modifier à son gré les conditions de son observation car, pour lui, l\u2019expérimentation est limitée par le respect dû à l\u2019homme, loi morale dont certaines transgressions ont suscité une indignation qu\u2019on ne doit pas laisser s\u2019éteindre.Combien plus confortable est la situation du chercheur qui, à loisir, dans son laboratoire, choisit l\u2019objet de ses recherches en ayant la possibilité de renouveler, de contrôler et de varier ses expériences.Je prétends qu\u2019un médecin qui observe un fait l\u2019amenant à poser avec clarté un problème nouveau a déjà du mérite, et que s\u2019il parvient, par ses propres moyens.par les moyens du bord, dirais-je, à apporter la solution de ce problème, il est digne de tout encouragement et de toute récompense.Que les cliniciens redressent donc l\u2019échine et relèvent la tête! * * * L\u2019examen clinique étant terminé, il peut ne pas suffire.Je le reconnais, cela n\u2019est pas rare.Des confirmations, des précisions, s\u2019avèrent nécessaires, des épreuves fonctionnelles aussi, et des examens complémentaires qu\u2019on doit laisser faire par un confrère spécialisé.Mais ces suppléments d\u2019information, ils seront demandés à bon escient et non pas par routine, « pour avoir tout fait».Il en résultera une épargne appréciable pour les finances et la force de résistance du patient.L\u2019examen clinique simplifie donc l\u2019exercice de la pratique médicale qui en devient moins dispendieuse et moins éprouvante pour ceux qui en ont besoin.Mieux encore, il rend plus intimes les rapports entre malades et médecins.Pour ceux-ci, il constitue le moyen le plus naturel, le plus humain, le plus efficace de mériter et de retenir la confiance.Le médecin qui aura lui-même percuté, ausculté, palpé son homme, il l\u2019aura véritablement pris en main.Il ne risquera pas d\u2019avoir la pénible surprise d\u2019entendre objecter à ses conseils l\u2019opinion d\u2019un masseur ou les allégations d\u2019un tortilleur de vertèbres.Quant au problème de l\u2019enseignement.la revalorisation de l\u2019examen clinique doit permettre aux professeurs des grandes disciplines médicales de voir dans le malade un tout, un ensemble d\u2019organes étroitement dépendants les uns des autres, en corrélation constante non seulement par contiguïté, mais encore par l\u2019intermédiaire du système nerveux et des humeurs circulantes.Que le maître se fasse aider par des assistants ayant des intérêts spécialisés, c\u2019est aujour- d\u2019hui indispensable, mais que lui-même sache garder la vision synthétique et qu\u2019il use de son autorité pour en montrer l\u2019importance fondamentale & ses collaborateurs.Qui sait si, dans quelques années, on ne verra pas apparaître une nouvelle spécialité : celle du médecin général ensemblier.* * * Les anamnestiques étant recueillis, les symptômes et les signes cliniques observés et enregistrés, les renseignements du laboratoire et des spécialistes lui étant parvenus, le médecin se trouvera assez éclairé pour discuter en lui-même \u2014 ou avec un confrère mandé en consultation \u2014 de l\u2019établissement du diag- * nostic et des mesures à prendre.Ce n\u2019est pas la partie la plus aisée de la pratique médicale, mais c\u2019en est, à mon avis, la plus passionnante, que de grouper en son esprit les symptômes et les signes, que de les classer en discriminant ceux qui sont essentiels et ceux qui ne le sont pas, ceux qui ont une valeur parlante et ceux qui ne disent rien et ensuite, par un raisonnement déductif, que de parvenir à une conclusion satisfaisante.C\u2019est alors surtout qu\u2019il faut considérer l\u2019ensemble.redouter les idées préconcues, ne pas se laisser impressionner par un seul signe prétendu pathognomonique, par un dosage, par un granhique ou par \u2018opinion trop catégorique d\u2019un radiologue ou de quelqu\u2019autre spé- -* cialiste à œillères.S'il est permis d\u2019être juge et partie, j\u2019estime que c\u2019est dans ce domaine de l\u2019observation et de 1a dialectique clinique que peut le mieux se manifester Ja supériorité des médecins de culture latine.Nous sommes ici, en quelque sorte, entre nous.aussi pouvons-nous avouer que nous sommes effrayés de la puissance matérielle des grandes nations qui cernent le monde latin, et en même temps transportés d\u2019ad- 58 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 miration par le succès des recherches scientifiques réalisées par les pays anglo-saxons, dans ces pays aux ressources presque illimitées où les laboratoires sont généreusement dotés et où le travail en équipe se montre si fructueux.Or, nos laboratoires à nous \u2014 en Europe continentale tout au moins \u2014 sont souvent misérables, nos collaborateurs peu nombreux, pauvrement rémunérés, ne pouvant consacrer tout leur temps au travail désintéressé; de plus, il faut savoir le reconnaître, nos tempéraments insubordonnés ont peine à s\u2019adapter au travail en équipe.En présence des difficultés dans lesquelles nous nous débattons, n\u2019avons-nous pas, les uns et les autres, éprouvé quelques sentiments défaitistes?Ne nous prenons-nous pas à douter de l\u2019efficacité de nos efforts et de la valeur de notre production?Je suis persuadé que médecins français et belges vous oubliez trop la part honorable que, durant cette dernière décade, dans des conditions matérielles défavorables et dans une ambiance morale accablante, vous avez prise au développement des sciences médicales.En tant que citoyen d\u2019un pays providentiellement épargné au sein d\u2019un continent tourmenté, je tiens à rappeler ici le réconfort et le sentiment de joie profonde que nous apportaient à nous autres Suisses, en dépit des fermetures de frontières, les indices que, malgré les horreurs de la guerre et l\u2019oppressante occupation ennemie, votre volonté de travail n\u2019était pas abattue.; Si je suis certain de l\u2019importance et de la valeur de vos recherches d\u2019ordre scientifique, je suis tout aussi convaincu que vous avez maintenu très haut le niveau de la pratique médicale parce que, dans l\u2019ensemble, moins que d\u2019autres, vous avez négligé l'examen clinique et la dialectique intelligente dans la discussion du diagnostic.* % sk Je voudrais bien n\u2019être pas mal compris.Si je ne me trompe, c\u2019est le médecin et physiologiste Henri Roger qui a dit: «Celui qui oppose la clinique et le laboratoire n\u2019a rien compris ni à la clinique ni au laboratoire.» Je demande avec force qu\u2019on ne me considère pas comme un minus habens incompréhensif.Je ne méconnais aucun des enseignements, que nous ont apportés les recherches expérimentales.et je proclame que beaucoup des notions que nous fournissent les analyses chimiques, les enregistrements graphiques, les radio- et endoscopies, sont pour le clinicien des compléments d\u2019information d\u2019une grande utilité, très souvent même indispensables.Mais je ne m\u2019éléve que contre cette foi naïve et exclusive que professent trop de nos contemporains, bourdons balourds du corps médical, dans les chiffres qu\u2019inscrivent sur des papiers diversement colorés nos gracieuses libellules de laboratoire.* * + J\u2019ai terminé.Maintenant, mes chers confrères, au travail! Pour trois jours, je vous permets, je vous recommande même, délaissant vos occupations coutumières, d\u2019écouter les maîtres éminents qui vont vous instruire des découvertes les plus modernes de la science.A vous, il appartiendra d\u2019en tirer les conséquences pratiques.Les malades qui vous attendent ne pour- - ront qu\u2019y gagner. CORRESPONDANCE e- © 6 + LETTRE DE PARIS Du 24 au 30 septembre dernier, s\u2019est tenu à Rome, le IVème Congrès des médecins catholiques sous la présidence du Professeur Gedda.L\u2019ouverture du Congrès eut lieu au Capitole, en présence de Son Eminence le cardinal Piz- zardo, du maire de Rome et des ministres de la Santé Publique et de l\u2019Instruction publique.Congrès important puisqu'il réunissait 400 médecins appartenant à 32 nations différentes.Le thème du Congrès portait sur la personne humaine envisagée du point de vue médical.Le prochain Congrès aura lieu en France, à Lourdes, en 1951.Le 21 et 22 octobre 1949, la « Société médicale des hôpitaux de Paris » a célébré son centenaire.C\u2019est en effet le 25 juillet 1849 que prit naissance cette Société.Le gouvernement de la IIème République, issue de la Révolution de 1846, avait réuni en un seul organisme les trois institutions jusque là indépendantes qui, depuis l\u2019ancien régime, présidaient à l\u2019assistance aux malades, aux infirmes, aux vieillards et aux enfants abandonnés.Jusqu\u2019alors les médecins des hôpitaux étaient nommés par le gouvernement.La loi du 10 janvier 1849, qui réorgamisait les hôpitaux, établit que les médecins et chirurgiens des hôpitaux seraient nommés au concours.Le nouveau régime créait donc un corps hospitalier homogène.Les médecins de ce corps furent tout naturellement amenés à se grouper en une société.Les statuts de cette société lui assignaient un triple but: l\u2019étude des progrès de la médecine pratique, l\u2019examen de toutes les questions relatives aux établissements hospitaliers, la défense des intérêts du corps médical hospitalier.C\u2019était donc à la fois une société scientifique et une association corporative.Grâce au président actuel de la « Société médicale des hôpitaux », le professeur Pasteur Vallery-Radot, le centenaire fut célébré avec tout l\u2019éclat désirable.La séance solennelle d\u2019ouverture eut lieu dans le grand amphithéâtre de la Faculté de Médecine rempli des représentants les plus éminents de la clinique française et des délégations de plus de 30 nations, sous la présidence du ministre de la Santé.Dans son discours d\u2019ouverture, le professeur Pasteur Vallery-Radot a évoqué les grandes figures de la médecine parisienne qui ont, de- purs cent ans, illustré la « Société médicale des hôpitaux ».Puis le Dr Rist a retracé les étapes de la vie de la Société au cours de ce siècle.Le directeur de l\u2019Assistance Publique, le Dr Leclainche, rappela que l\u2019Assistance Publique devait son prestige aux médecins de la « Société médicale ».Enfin le ministre de la Santé, dans une brève allocution, souligna le rôle primordial que les médecins français auront à.jouer dans la vie sociale de leur pays.Les réunions scientifiques eurent lieu à l\u2019hôpital Beaujon, à l\u2019hômtal Bichat, à hôpital Broussais, à l\u2019hôpital Laënnec, à la Salpêtrière.Les communications des membres des Sociétés médicales étrangères, des Sociétés de province et, des Sociétés parisiennes de différentes disciplines ont rempli ces séances.La célébration de ce centenaire a pratiquement absorbé l\u2019activité de la « Société médicale des Hôpitaux » pendant le mois d\u2019octobre.Dans les autres Sociétés, signalons qu\u2019à l\u2019Académie de chirurgie (1), le professeur d\u2019Al- laines, les Drs Lenègre, Dubost, Scebat et Ma- thivat sont venus apporter les résultats de leurs premières interventions palliatives pour le rétrécissement mitral.Cette intervention s\u2019adresse à une forme spéciale de cardiopathie.le rétrécissement mitral œdémateux bien individualisé par Gallavardin.1.Académie de Chirurgie, 26 octobre 1949. 60 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buiremx AML.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Ce rétrécissement mitral est caractérisé essentiellement par des symptômes pulmonaires (crises d\u2019œdème, hémoptysies).IL revêt une physionomie radiologique un peu spéciale: le ventricule droit n'est pas dilaté, l\u2019artère pulmonaire est saillante, les hiles pulmonaires chargés.Ces symptômes correspondent à des phénomènes d\u2019artérite et d\u2019æœdème pulmonaires, en rapport avec une hypertension importante dans le domaine de la petite circulation, contrastant avec une pression veineuse périphérique normale.Il est essentiel, pour poser l\u2019indication opératoire, d\u2019avoir précisé ces données par la mesure des pressions intracardiaques.L\u2019intervention palliative consiste à établir un ccurË-circuit entre la petite et la grande circulation.Amrès thoracotomie droite une anastomose est réalisée entre la veine azugos et la veine pulmonaire supérieure droite.Onze cas furent onérés, trois sont morts, il s\u2019agissait de malades entre 30 et 50 ans oui présentaient une distension vasculaire droite.Ce facteur est maintenant considéré comme mme contre- indication.Tous les outres malades ont bien sunrorté l\u2019omération.Chez un malade, on ne mut cenendant réaliser l\u2019anastomose, on'dut se contenter d\u2019une simmle liaature de la veine mul- monmire.Il reste donc 7 malades anastomiosés et auérig de leur intervention: 5 ont eu un bon résultat, les deux autres ont eu une amélioration massaaère.Ces échecs sont dûs vraisem- bloblement à une thrombose secondaire de l\u2019anastomose.Ces premiers résultats montrent que, dans les cas bien choisis de rétrécissement pulmonaire a forme cedémateuse avec retentissement pulmonaire sans distension ventriculaire.une opération malliative de dérivation mermet une amélioration spectaculaire et transforme le pronostic de cette affection, jusaue là souvent mortelle, avant même que ne s\u2019installent les phénomènes d\u2019asystolie.A l\u2019Académie de médecine, le professeur R.Debré et H.E.Brissaud (2) ont insisté à nou- 2.Académie nationale de médecine, 18 oct.1949.veau sur le danger des doses excessives de vitamine D.chez l\u2019enfant.Si la vitamine D, est excellente dans le traitement et la prévention du rachitisme et de la tétanie, par contre, on la donne trop souvent dans le cas de fatigue, de pâleur, de maigreur, d\u2019anorexie à des doses trop importantes telles que 600.000 unités ou 15 milligrammes que certains même font répéter plusieurs jours de suite.Aux 254 cas d\u2019intoxication sérieuse et aux 68 cas d\u2019intoxication grave déjà signalés, les auteurs ajoutent 27 observations personnelles.16 décès ont été observés, dont 12 chez des enfants, parmi lesquels 9 nourrissons de 1 à 2 ans.Le tableau de l\u2019intoxication, qui est due à la vitamine elle-même et non à des impuretés, doit être connu: l\u2019anorexie, la pâleur, l\u2019amaigrissement, la déshydratation, les vomissements, les douleurs abdominales, parfois la fièvre sont les symptômes principaux auxquels s\u2019ajoutent l\u2019huvertension, l\u2019azotémie.la calciurie intermittente, les troubles du fonctionnement rénal.Les erreurs de diagnostic avec la méningite tuberculeuse, l\u2019anrrexie nerveuse, la némhropathie chronique, le diabète insinide sont fréquentes.Lies petits enfants sont les plus sensibles: le régime lacté.l\u2019exvosition au soleil et aux rayons ultraviolets augmentent le danaer.T\u2019administration de doses massives de vita- mîne D.est rarement indiquée, elle doit être réservée aux cas où elle est indismensable et sons surveillance médicale attentive.En cette fin d\u2019année 1949, nous n\u2019oublierons nas d\u2019évoouer le centenaire de la naissance du orond médecin Sir William Osler.À cette occasion, la Presse Médicale a vublié dans un de ses derniers numéros un article en hommage à sa mémoire.Nous savons tous en France la arande voleur scientifioue du savant et la profonde valeur morale de l\u2019homme.Son caractère autant que son savoir ont fait de Sir William Osler une des plus grandes figures médicales du siècle dernier.André PLICHET. CONGRES VINGT-SEPTIÈME CONGRÈS FRANÇAIS DE MÉDECINE Genève 29-30 septembre, 10 octobre 19409.1 \u2014 LES PROTIDES DU PLASMA À L\u2019ÉTAT NORMAL ET PATHOLOGIQUE Les protéines du plasma humain normal.Professeur MACHEBŒUF (Paris).Le plasma contient un mélange de très nombreuses protéines difficilement isolables, car leurs propriétés physiques et chimiques sont voisines.L'idéal serait d'obtenir chacune d\u2019elles à l\u2019état de pureté qui, seul, permet la définition d\u2019une espèce chimique.Une protéine pure répondrait de façon parfaite à divers critères d\u2019homogénéité que le rapporteur étudie brièvement: critère de solubilité, critère d\u2019homogénéité électrophorétique, critère d\u2019homogénéité d\u2019ultra-centrifugation.Mais c\u2019est seulement pour de très rares protéines que l\u2019on approche de cet idéal dans le cas du plasma.Cependant les biochimistes sont parvenus à subdiviser les protéines plasmatiques en fractions bien différenciées contenant chacune un groupe restreint de protéines.Les méthodes modernes de fractionnement permettent de ne pas dénaturer les protéines et de leur laisser par conséquent les diverses propriétés physiologiques ou bio- chimiques que chacune d\u2019elles présente dans le plasma.Chacune de ces propriétés se trouve localisée dans une seule des fractions, celle qui contient la protéine correspondante Certaines des fractions obtenues ont déjà reçu de fructueuses applications médicales et sont préparées en grandes quantités; sérum-albumine cristallisée, fractions globuliniques contenant les anticorps, globuline anti-hémophilique, fibrine, fibrinogène, thrombine, isoagglutinines diverses (anti A, anti B, anti Rh) etc.D\u2019autres fractions qui n\u2019ont pas encore reçu d\u2019application pratique présentent un grand intérêt théorique: lipoprotéines B et a, transferrine, Ac-globuli- ne, haptoglobine, antilipfanogéne glucoprotéines plasmatiques, hémocupréine, plasminogène, prothrombine, enzymes plasmatiques divers, etc.Le rapporteur expose les principes des diverses méthodes de fractionnement: 1) Relargage simple par des sels.Ici le rapporteur insiste particulièrement sur les récents travaux de Derrien qui sont pleins de promesses.2) Relargage avec variations de pH.Le rapporteur rappelle ici l\u2019obtention déjà ancienne de la cristalbumine, puis ses propres travaux qui ont conduit à l\u2019obtention de la première lipoprotéine.3) Précipitations fractionnées par variations simulia- nées de la force tonique, du pH, de la température et de la teneur en alcools ou en solvants orgam- ques divers.Le rapporteur expose ici les magnifiques travaux en cours de l\u2019école américaine de E.J.Cohn.Ultracentrifugation et hyperglobulinémie, J.WALDENSTROM (Upsala) L\u2019ultracentrifugation se propose d\u2019étudier les variations de poids moléculaire des constituants protéini- ques du plasma.Etant donné sa complexité cette méthode n\u2019est pas encore très utilisée en clinique.Dans son rapport W.s\u2019efforce de comparer les résultats obtenus par l\u2019ultracentrifugeuse avec des méthodes plus simples.1.Méthode de gélification.a.formolgel: le temps de gélification est proportionnel aux taux des globulines.Cette réaction est malheureusement d\u2019une durée trop longue dans les cas douteux.b.l\u2019alcacido-réaction est une méthode plus rapide aux résultats comparables à ceux du for- molgel.2.La réaction d\u2019euglobuline (très simple et rapide) a une grande valeur pour l\u2019étude des protéines sériques pathologiques.3.La viscosimétrie peut être une réaction très intéressante si le taux des albumines ne change pas.Une viscosité plus élevée\u2019 que le taux de globulines indique la présence d\u2019une globuline pathologique; cela nous amène à procéder à l\u2019ultracentrifugation.4.L\u2019accélération de la vitesse de sédimentation trahit bien la présence d\u2019une hyperglobulinémie.Dans ces, l\u2019ultracentrifugation a montré que la fraction gamma est celle qui a la constante de sédimentation la plus élevée.La définition exacte des macroglobulines aide alors l\u2019auteur à poser un diagnostic précis.Normalement, pour les fractions glo- buliniques, ces chiffres sont tout à fait différents et 62 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeniN A.M.LFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 on trouve à l\u2019aide de l\u2019ultracentrifugeuse une variabilité de globulines beaucoup plus grande que par d\u2019autres méthodes.l Ç - 1.Les hypoprotéinémies.Francis TAYEAU et Eugéne NEUZIL (Bordeaux).Depuis quelques années, un certain nombre de publications ont envisagé les aspects sémiologique et thérapeutique des hypoprotéinémies; les auteurs se sont donc attachés au côté plus physiologique de la question: ils ont cherché à montrer comment des travaux purement expérimentaux avaient pu servir de guide à l\u2019interprétation des symptômes cliniques.Après avoir montré les renseignements que pouvait fournir l\u2019étude de la protéinémie dans le métabolisme azoté, T.et N.envisagent l\u2019étiologie patho- génique des hypoprotéinémies.Ils passent rapidement sur les hypoprotéinémies par dilution sanguine et étudient en détail les troubles du métabolisme des protéines; ils sont ainsi amenés à envisager successivement les hypoprotéinémies par insuffisance d\u2019apports protidiques (carences, troubles digestifs), par troubles de la synthèse des protéines (affections hépatiques) et par déperdition exagérée de protéines (néphrites, néphroses, hyperthyroïdie, etc.) Ils exposent et discutent les conséquences des hypo- protéinémies (œdèmes, hyperlipémie, hyporésistance aux infections, etc.).Enfin, T.et N.envisagent le traitement des diverses hypoprotéinémies: ils discutent les avantages et les inconvénients des diverses thérapeutiques (injection d\u2019eau physiologique, transfusion, injection de plasma, de fractions protéidiques, de polymè- res synthétiques, d\u2019aminoacides, suralimentation, etc.).T.et N.terminent leur rapport en attirant l\u2019attention sur les problèmes, encore inexplorés, posés par les hypoprotéinémies.Les hyperprotéinémies.Méthodes d'investigation et signification clinique.E.LOFFLER, F.WUHRMANN, Ch.WUNDERLY, (Zürich) Les recherches que nous poursuivons depuis plus de 10 ans ont montré que toute modification du spectre des protéines sériques se répercute nécessairement sur l\u2019ensemble des constituants protéiques du plasma.Quelle que soit la transformation première on voit toujours que le taux des albumines s\u2019abaisse, tandis que celui des globulines s\u2019élève, le taux des protéines totales pouvant rester inchangé, s\u2019élever ou s\u2019abaisser.On peut donc parler d\u2019un mécanisme inverse et unilatéral de la régulation de l'équilibre albumine- globuline: les albumines semblent devoir s'adapter ct assurer ainsi une certaine compensation des variations du taux des globulines.Dans l\u2019étude de milliers de cas, appartenant aux domaines les plus divers, nous n\u2019avons jamais pu déceler, même dans les hyperprotéinémies les plus fortes aucune augmentation pathologique de la fraction albumine.(Whurmann et Wunderly).Les globulines seules sont responsables des hyperprotéiné- mies, l\u2019augmentation pouvant intéresser une seule ou plusieurs des sous-fractions globuliniques (a 8 ou vy).On peut en outre affirmer, surtout en se basant sur sur des études sérologiques récentes, qu\u2019un grand nombre de modifications quantitatives des protéines sériques s'accompagne d\u2019une transformation de la structure de ces corps, c\u2019est-à-dire d\u2019une modification qualitative: dysprotéinémie (troubles pathologiques du comportement fonctionnel des protéines) ou pa- raprotéinémie (présence dans le sang de paraprotéi- nes).A l\u2019origine de l\u2019élévation du taux des globulines responsables de toutes les formes d\u2019hyperprotéinémie on trouve les états les plus divers.L\u2019organisme réagit à la plupart des inflammations chroniques par une production accrue de globulines, avant tout de la sous-fraction, corps ayant le caractère et la fonction d\u2019anticorps.L\u2019étude de l\u2019immunité active chez les animaux de laboratoire a permis de suivre ce phénomène avec une grande précision.En pathologie humaine on a trouvé des hyperprotéinémies par augmentation de la sous-fraction globulinique y dans la maladie de Nicolas-Favre, l\u2019endocardite lente, la tuberculose pulmonaire, la maladie de Besnier-Boek- Schaumann, des cas particuliers de polyarthrite rhumatismale chronique et dans les maladies tropicales telles que la lèpre, le paludisme et la schistosomaase.Mais c\u2019est dans la maladie de Kahler que l\u2019on trouve les exemples les plus frappants d\u2019une atteinte exclusive de l\u2019une des sous-fractions des globulines.Nous basant sur l\u2019étude de 60 cas de plasmocy- tome, nous avons montré qu\u2019on peut distinguer cinq groupes bien caractérisés par l\u2019électrophorèse, la réaction de Weltmann, le néphélogramme et la réaction au sulfate de cadmium.(Pour plus de détails voir le travail original.) Discussions sur les rapports principaux.ler sujet: Les protides du plasma à l\u2019état normal et pathologique.Gasnos: démontre les difficultés qu\u2019il a eues pour l\u2019identification de protides, avec des méthodes non spécifiques et les résultats qu\u2019il a obtenus.HoMBURGER: demande au Prof.LoFFLER si, dans l\u2019évolution d\u2019une myélomatose, il a vu les caractères spécifiques électrophorétiques changer. CONGRÈS 63 LoFFLER: répond que non.WALDENSTROM : Signale qu\u2019en Suède la répartition des myélomes alpha, bêta et gamma est toute différente de celle de Zurich, il n\u2019a jamais eu, sur 50 cas, de myélomes alpha.DELBART: a trouvé sur 25 cas, une répartition encore différente.Cet auteur a analysé, dans les cas de myélomatose, les acides aminés et a noté l\u2019absence complète de méthionine, comme on le voit dans les maladies à virus, dans l\u2019albumose de Bence-Jones.COMMUNICATIONS L'analyse du sérum sanguin par la méthode polarographique.H.KUSKE et G.RIVA (Berne) Sur la base de 750 analyses, dont 85 combinées avec un examen complet de la formule des protéines sériques (vitesse de sédimentation, Weltmann, Ta- kata, protéinémie totale et diagramme d\u2019électrophorèse), les auteurs ont pu établir une relation intéressante: dans les dysprotéinémies du type de la néphrose avec Weltmann raccourei, Takata négatif et augmentation des globulines, le polarogramme est positif.Dans les dysprotéinémies du type de la cirrhose avec Takata positif, Wieltmann allongé et augmentation des globulines le polarogramme est normal.Une exception remarquable qui révèle une spé- cifité intéressante de la réaction de polarographie concerne la grossesse et les toxicoses gravidiques: ces cas qui s\u2019accompagnent d\u2019une dysprotéinémie du type de la néphrose ont un polarogramme normal.Le polarogramme fut positif dans 98 (83%) sur 118 cas de tumeurs malignes, la valeur pratique de la polarographie pour le diagnostic sérologique du cancer est très limitée.(R.A.) Etude de la formule glycoprotéidique du sérum sanguin dans 200 cas normaux et pathologiques.M.F.JAYLE (Paris) La méthode proposée est fondée sur la détermination de l\u2019azote et du sucre protéidique des fractions globuliniques et albuminiques du sérum sanguin.On en retire la concentration des 4 fractions protéiques distinctes dénommées: globulines A, glo- boglycoïdes, albumine C et séroglycoide.Les 163 sérums étudiés sont groupés en 9 catégories.Après avoir défini les normes de la formule glycoprotéidique chez le sujet sain, on constate que l\u2019amplitude et la sensibilité de ses variations pathologiques sont plus grandes que celles des albumines et des globulines totales.La détermination de l\u2019albumine C est particulièrement intéressante dans les affections hépatiques et rénales, où le quotient albumine C/ sérum globulines exprime le degré de l\u2019insuffisance hépatique ou la gravité de l'atteinte rénale.! si i : Tue - .Constitution chimique et concentration sérique de l'haptoglobine.M.F.JAYLE et G.CONAS (Paris) L\u2019haptoglobine est une globine sérique qui a la propriété de se combiner à l\u2019hémoglobine dans un rapport stoechiométrique.L\u2019étude du complexe formé a montré qu\u2019une molécule-gramme d\u2019hémoglobine (70.000 g.) se combine à 110.880 g.de protéines hap- toglobiniques et à 5440 g.de sucres haptoglobiniques.Il en résulte que l\u2019unité clinique d\u2019haptoglobine correspond en moyenne à 138.6 mg.% de protéines et à 68 mg.d\u2019hydrates de carbone.Un sérum pathologique ayant un indice égal à 5 aura donc le 1/10 de ses protéines constituées par de l\u2019hapto- globine.La physiopathologie de l'action antistéa- togène des protides et de certains facteurs dits lipotropes.H.BENARD et À.GAJDOS (Paris) Les a.rappellent l\u2019action préventive et curative des protéines alimentaires sur la stéatose et la cirrhose hépatique expérimentales.Cette action des protides repose essentiellement sur leur teneur en méthionine.Cet aminoacide, contrairement à l\u2019opinion classique, ne semble pas agir comme précurseur de la choline.Dans certaines conditions expérimentales.cette dernière substance est dépourvue d\u2019action.alors que la méthionine se montre efficace.Le mécanisme de l\u2019action antistéatogène des protides est encore mal connu.A côté de l'amélioration du métabolisme des phospholipides par ces corps on doit également tenir compte du fait que la méthionine faëilite l\u2019estérification du cholestérol.La cystine contrairement à la méthionine favorise la stéatose hépatique.Cette action s\u2019explique peut- être par l\u2019inhibition de la désaturation des acides gras.L'hypoprotéinémie des cancéreux.F.HOMBURGER (Boston) Les études de Whipple ont démontré qu\u2019il existe dans l\u2019organisme un nombre de «compartiments protidiques », comme par exemple le foie, les muscles. 64 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLenn AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 les globules rouges, les autres organes parenchymateux et le plasma sanguin.Nous considérons que les tumeurs malignes sont des «compartiments protidiques pathologiques» qui participent au métabolisme général des protéines.Lorsqu\u2019elles élaborent des protéines pathologiques, il y aura paraprotéinémie, lorsqu\u2019elles utilisent des protéines plasmatiques il y aura hypoprotéinémie et, en plus, elles peuvent influencer la synthèse pro- téinique des autres compartiments.Etude des paraprotéinémies du plasmocytome et de celles, frustes, des malades atteints de cancer de l\u2019estomac.Dans le premier cas: constatation d\u2019une régénération très rapide des protéines pathologiques.L\u2019étude de l\u2019hypoprotéinémie des porteurs de Ca.de l'estomac, par l\u2019électrophorèse, a démontré que cette hypoprotéinémie n\u2019est pas due à la dénutrition, ni à la perte excessive de protéines, mais à des mécanismes différents: il s\u2019agit ou bien de diminution des processus de synthèse, ou de modifications de distribution des fractions.Les protides au cours des dénutritions sévères.M.LAMOTTE et S.LAMOTTE-BARILLON (Paris) Les a.rapportent quelques-uns des résultats qu\u2019ils ont obtenu dans l\u2019étude des protéides chez les récupérés de camps de concentration.Ils signalent l\u2019absence d\u2019un rapport obligé entre l\u2019hypoprothéinémie et I'cedéme de famine.La baisse importante de la pression oncotique développée par certains sérums, malgré un taux protidique voisin de la normale, les orienta vers la recherche d\u2019une anomalie physico- chimique.Des ultracentrifugations vérifièrent cette hypothèse, montrant dans le sérum des dénutris, des fractions protidiques anormales, à poids moléculaire très élevé, une polydispersité plus grande de la fraction albumine.Ces protides anormaux auraient une origine musculaire et seraient à la base des lésions rénales rencontrées chez ces malades.Les a.insistent enfin sur la persistance très longue de l\u2019anomalie protidique qualitative (plus de 19 mois dans un cas) après le retour à des conditions normales- de vie.Le rôle des plasmocytes dans la formation des globulines plasmatiques.H.DUBOIS-FERRIÈRE (Genève) Les recherches de l\u2019auteur démontrent que les plasmocytes remplissent une fonction de résorption de déchets de protéolyse tissulaire et d\u2019albumines étrangères et que, s\u2019ils participent à la formation des pa- raprotéines du myélome et à celle des anticorps lors des réactions immunologiques, ils ne jouent pas de rôle dans la production des globulines physiologiques.Hémoplasmopathies expérimentales.E.POLI (Milan) Les hémoplasmopathies expérimentales hyper-dis- globulinémiques réactives peuvent être provoquées par l'activation du réticule et de sa fonction plasma- protidopoiétique.Les A.en examinent les caractéristiques hématochomiques, hémocytologiques et morphologiques.Séparation des protéines plasmatiques intervenant dans la formation de la thrombine.R.FEISSLY (Lausanne) La méthode proposée par Doladilhe et Bierry pour le fractionnement du sérum peut être appliquée au plasma lorsqu\u2019il s\u2019agit de séparer les générateurs de la thrombine.On constate en effet que l\u2019homoglobu- line correspond à la prothrombine, alors que la protéine visqueuse contient le thromboplastinogène et d\u2019autres principes intervenant dans la formation du ferment coagulant.Le fractionnement du plasma d\u2019hémophile permet de déceler, dans les albumines, un facteur inhibant la thrombinoformation.Ce facteur est inactivé à 67°.Les protéines du sérum dans les maladies du foie.G.VIOLLIER et H.STAUB (Bale) Texte non parvenu.Sur une relation possible entre l'hypo- albuminémie et la teneur du foie en acide ribonucléique au cours des hépatites.J.WARTER, P.MANDEL, P.METAIS et J.TOUILLIER (Strasbourg) Les relations étroites qui existent entre l'acide ribonucléique tissulaire et les synthèses protéiques ont incité les auteurs à rechercher dans l\u2019appauvrissement du foie en cet acide nucléique une cause de l\u2019hypoal- buminémie caractéristique des atteintes du parenchyme hépatique.Ils ont étudié à cet effet la teneur du foie en.acide ribonucléique, constituant essentiellement cytoplasmique, et en acide désoxyribonu- CONGRÈS 65 cléique, constituant nucléaire, dans les cirrhoses humaines et dans des cirrhoses expérimentales du rat.Des résultats concordants obtenus chaque fois, se dégage la conclusion suivante: il existe une diminution manifeste de l\u2019acide ribonucléique, sensiblement parallèle à la diminution de la sérum-albumine.Les auteurs ont également établi, à l\u2019aide du dosage de Pacide désoxyribonucléique joint à l'appréciation sur les coupes histologiques du pourcentage des cellules hépatiques restantes, un procédé permettant d\u2019évaluer quantitativement le nombre de cellules hépatiques existantes et contenues dans le foie tout entier.Cette évaluation permet d\u2019apprécier la baisse de l\u2019acide ribonucléique d\u2019une façon plus rigoureuse.Hyperprotéinémies au cours de certaines affections hépatiques.J.WARTER, P.MANDEL, P.METAIS et J.TOUILLIER (Strasbourg) Les auteurs rapportent 22 cas d\u2019hyperprotéinémie relevés chez 169 malades atteints d\u2019affections diverses du foie, ce qui représente une proportion de 13 p.cent.13 d\u2019entre eux ont été constatés chez des cir- rhotiques, et c\u2019est dans ces cas que les chiffres [es plus élevés de protéines ont été notés.Ces hyperpro- téinémies sont dues à une majoration des globulines, qui atteignent parfois des taux considérables rappelant ceux des malades du système réticulo-endo- thélial et du kala-azar.Les auteurs distinguent deux groupes parmi ces hyperprotéinémies: l\u2019un avec sé- rum-albumine normale; le second, avec une sérum- albumine abaissée, ce dernier se voyant surtout dans les cirrhoses.Ces deux groupes ont un pronostic très différent, et il apparaît que l\u2019hyperglobulinémie souvent très forte du 2e groupe a, par elle-même, une signification péjorative.Les auteurs discutent le mécanisme de ces hyperprotéinémies en se basant essentiellement sur les données fournies par le fractionnement des globulines.La protidémie dans le diagnostic de l'insuffisance parenchymateuse et mésenchymateuse du foie.A.GAMBIGLIANI ZOCCOLI (Turin) La prolifération conjonctivale diffuse du foie (maladie de Banti, certaines cirrhoses) avec faible ou nulle compromission du parenchyme, amène une hy- perglobulinémie sans hypoalbuminémie.Dans ces cas le bilan de l\u2019azote est négatif, et les lipotropes le rendent positif.La lésion parenchymateuse diffuse comporte (en valeurs pour cent cc.de plasma) une hypoalbuminémie avec hypoprotidémie totale.Comme dans ces cas il y a habituellement une augmentation de la masse plasmatique, la quantité totale des protéines circulantes est supérieure à la normalité; l\u2019albuminémie est cependant basse aussi en valeurs absolues.Dans ces cas le bilan de l\u2019azote est positif.Syndromes liposcléreux par dysprotéinémie.W.BLANC (Genève) Il faut considérer certaines hyalinoses, à l\u2019égal des amyloïdoses et paramyloïdoses, comme un dépôt de protides: une paraprotéinose.Elles sont aussi associées a des modifications de globulines sériques.Parmi les diverses formes de hyalinoses extensives évoluant dans le tissu adipeux (liposcléroses progressives), celles qui frappent le médiastin ou l\u2019espace rétropéritonéal réalisent des syndromes pseudotumo- raux de compressions multiples.La similitude de ces hyalinoses avec les chéloïdes fait penser au rôle possible du terrain dysprotéinique dans la genèse de ces dernières.Réactions de floculation dans le sérum déglobulinisé.G.PIOTROWSKY (Genève) Par la déglobulinisation du sérum on peut étudier les modifications de l\u2019albuminémie au moyen des réactions de floculation.Ces réactions, particulièrement celles basées sur la floculation d\u2019un complexe lipoïdo-résineux (cholestérol-teinture de benjoin p.ex.) sont les moyens les plus sensibles pour apprécier ces altérations que l\u2019on trouve plus particulièrement dans les affections hépatiques.A côté des dysglobuli- némies quantitatives et qualitatives, il y aura lieu d'envisager des dysalbuminémies.Etude électrophorétique des sérums d'hyper et d'hypothyroïdiens.Premières observations.E.WIEDEMANN et J.MAHAUX (Bruxelles) Texte non parvenu.Le métabolisme protidique dans le pemphigus.P.CERUTTI et P.CACCIALANZA (Modène) Avec l\u2019appareil de distillation de Parmas-Wagner- Pregl, pour déterminer les différentes fractions pro- téiniques, les a.ont confirmé que, dans le pemphigus bulleux, il y a une hypoprotidémie constante, avec di- 66 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutertn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 minution des albumines, les globulines restant au total inchangées.Mais il y a diminution des pseudo- globulines I et augmentation des pseudoglobulines II.En outre on constate une élévation de l\u2019azote incoagulable.Les épreuves de la labilité sérique sont positives, dans les cas où il y a les plus fortes hypoprotéiné- mies.Ces altérations sont d\u2019autant plus marquées que le pronostic est plus grave, ces tests ont plus de valeur pour le pronostic que pour le diagnostic.L\u2019hy- poprotéinémie serait en rapport avec la plasmorrhée.Ces modifications des protéinémies sont accompagnées, à l\u2019analyse du médullogramme dans plusieurs cas, d\u2019une augmentation des plasmocytes murs, petits et fortement basophiles, mais pas d\u2019une augmentation des plasmocytes hystioïdes.Régime hyperprotéiné et bilan azoté.M.DEMOLE et D.ALBRECHT (Genève) L'établissement d\u2019un bilan azoté est la seule manière précise d\u2019apprécier l\u2019importance d\u2019une carence en protides et doit servir de guide pour contrôler l\u2019efficacité des régimes hyperprotéinés.Les auteurs citent quelques exemples du bilan azoté, pratiqués chez des anémiques graves et des cirrhotiques au cours du traitement diététique.Cette méthode sert également à établir le «minimum azoté > indispensable à un individu donné, et permet de trouver la meilleure utilisation par l\u2019organisme des protides de haute valeur biologique.Etude électrophorétique des protéines seri- ques chez le fœtus, dans le placenta et chez le nourrisson.R.MARTIN DU PAN, D.MOCRE et Ed.H.FISCHER (Geneve) L\u2019analyse de prés de 60 électrophorèses du sérum de femmes au cours de leur grossesse, de fœtus et de nourrissons a démontré les faits suivants: 1) une baisse de l\u2019albumine chez la femme au cours de la grossesse: sans doute par insuffisance de protéines alimentaires, 2) une élévation de l\u2019alpha et la bêta-globuline mais pas de modifications de la famma-globuline pendant la grossesse, 3) chez le fœtus: une augmentation de l\u2019albumine, pas de modifications de l\u2019alpha et de la bêta-globu- line, une forte élévation de la gamma-globuline.4) Chez le nourrisson: une brusque élévation de l\u2019alpha et de la bêta-globuline lorsqu\u2019il est nourri au colostrum, une baisse de la gamma-globuline pendant les 2 premiers mois de la vie.La forte élévation de la gamma-globuline est due sans doute au passage de cette protéine porteuse d\u2019anticorps au travers du placenta.Fondements physico-chimiques et applications pratiques du gel au formol.G.MILHAUD (Genève) La réaction au formol permet de mettre en évidence une hyperglobulinémie gamma même légère si l\u2019on prend soin de l\u2019exécuter à 40° et d\u2019attendre 48 h.À l\u2019extrême simplicité de son exécution, qui la met à la portée de chaque praticien, elle joint l\u2019avantage de la spécificité.Dans le passé, on limitait son emploi à la détection des perturbations protidiques considérables que réalisent certaines maladies tropicales; en fait, la réaction au formol-gel mérite une large diffusion.II \u2014 LES HYPERTHYROIDIES Histophysiologie de la thyroide normale et pathologique.Prof.P.A.BASTENIE (Bruxelles) 1.Histophysiologie normale: grâce aux découvertes de ces dernières années dans le domaine de l\u2019hypophyse, des substances goitrigènes, et de l\u2019iode radioactif on a pu éclaircir beaucoup de problèmes de l\u2019histophysiologie normale de la thyroïde.Action de l'hormone hypophysaire thyréotrope: sous l\u2019action de la thyréostimuline, le colloïde se fluidifie et disparaît, les vésicules thyroïdiennes s\u2019affaissent, les cellules deviennent cylindriques, de nombreuses mitoses apparaissent.L\u2019iode thyroïdien diminue en faveur de l\u2019iode sanguin.En cessant cette administration de thyréostimuline, on observe un retour rapide à la normale.Ces observations ont permis d\u2019expliquer certaines hyperactivations saisonnières, l'activation par le froid.Le parenchyme activé détermine donc hyperplasie et hypertrophie: multiplication cellulaire, hypertrophie de l\u2019appareil de Golgi, apparition de granules d\u2019oxydase et de peroxydase.Action des produits goitrigènes: la thiourée et ses dérivés bloquent le système enzymatique, qui préside à la fixation de l\u2019iode sur la thyrosine.Ils provoquent en même temps que des phénomènes thy- réoprivés un tableau histologique d\u2019hyperactivité.Avec l\u2019iode radioactif on observe que, si le parenchyme a perdu la faculté de fixer l\u2019iode organique, il garde la propriété d\u2019absorber l\u2019iode qui passe dans le sang.Puis l\u2019auteur se livre à quelques considérations sur la thyroïde humaine en dehors des syndromes CONGRÈS.67 thyroïdiens, insistant sur la fonction essentiellement endocrine des cellules cylindriques, enfin il analyse les phénomènes de la sécrétion thyroïdienne.2.Histologie thyroïdienne dans l\u2019hyperthyroïdie.Hyperplasie diffuse dans les cas non remaniés par le traitement.Les cellules éosinophiles et les amas lymphoïdes ne seraient pas un élément spécifique de diagnostic de la thyrotoxicose.Ces cellules ne sont que phénomènes dégénératifs et, avec l\u2019infiltration du stroma, témoignent d\u2019un processus de thyroïdose involutive.La thyroïde, traitée à l\u2019iode, présente des manifestations d\u2019involution, celle traitée aux anti- thyroïdiens une hyperplasie, mais pas constante.3.Histologie du myxœdème.Perte de stimulation du parenchyme thyroïdien par suite d\u2019une déficience en hormone thyréotrope.Disparition parfois du parenchyme.Prolifération singulière, non exceptionnelle, de vestiges du canal thyréoglosse.C\u2019est le type de la «thyroïdose involutive ».Sur 400 autopsies, l\u2019a.a relevé 100 cas où le parenchyme présentait des dégénérescences de nature éosinophile du parenchyme et des réactions inflammatoires du stroma.Dans les cas de goitre hypothyroïdien, on voit parfois des adénomes circonserits, micro-macrofolliculaires, pouvant faire admettre l\u2019idée d\u2019une hyperactivité sécrétoire.Toutefois le plus fréquemment ce sont des goitres colloïdes.L\u2019a.signale enfin le «myxœdème hypophysaire », ce qui signifie que la maladie de Simmonds peut prendre l\u2019allure d\u2019un myxœdème.(8 observations personnelles).L\u2019examen de l\u2019histophysiologie thyroïdienne est une bel exemple des rapports notés entre fonction et structure.Les hyperthyroïdies d'origine nerveuse.L.LANGERON (Lille) Admise par Charcot puis par les tenants des théories sympathiques, abandonnée ensuite pour les idées endocriniennes pures, cette origine nerveuse des hyperthyroïdies est de nouveau à l\u2019ordre du jour à la suite des acquisitions de ces dernières années.Il existe des centres diencéphaliques spécialisés réglant l\u2019activité thyroïdienne, le métabolisme basal et l\u2019exophtalmie; le sympathique se comporte comme un excitateur, le parasympathique comme un modérateur de l\u2019activité thyroïdienne.Inversement la thyroxine est remarquable par son affinité nerveuse, tant à la périphérie qu\u2019au niveau des centres.La majeure partie des signes hyperthyroïdiens sont d\u2019origine nerveuse; si généralement il s\u2019agit d\u2019une réponse nerveuse à une excitation thyroïdienne primitive, il n\u2019est pas exclu qu\u2019une excitation nerveuse initiale ne puisse mettre en branle l\u2019activité thyroïdienne.De.fait, de nombreuses affections nerveuses, périphériques ou centrales, encéphalites parkinsoniennes et choc émotionnel particulièrement, s\u2019accompagnent fréquemment d\u2019hyperthyroïdie: la coïncidence pure étant peu probable, on peut admettre qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une excitation thyroïdienne à point de départ nerveux, d\u2019une hyperthyroïdie d\u2019origine nerveuse par mise en branle initiale du système nerveux.Dans certains cas (M.Roch) tout se passe comme si cette excitation nerveuse était capable de créer un syndrome clinique d\u2019hyperthyroïdie, sans participation du corps thyroïde, constatation susceptible de faire réviser nos conceptions nosologiques de l\u2019hyperthyroïdie.Ces hyperthyroïdies d\u2019origine nerveuse ont une physionomie clinique variable, de la forme complète «goitre exophtalmique », aux aspects mono-symp- tomatiques.On peut se demander s\u2019il ne conviendrait pas d\u2019y intégrer les cas étiquetés « parabase- dow, instabilité thyroïdienne, syndrome pseudobase- dowien de la puberté, états sympathicotoniques ».Les séquelles de la thyroïdectomie et certaines actions thérapeutiques nerveuses peuvent s\u2019expliquer par cette notion.Dans le cadre actuel des hyperthyroïdies, celles d\u2019origine nerveuse peuvent être classées comme témoignant d\u2019un trouble du mécanisme régulateur thyroïdien.L\u2019intérêt de ces faits est de fournir un nouvel exemple d\u2019endocrinopathie d\u2019origine nerveuse et d\u2019une maladie débutant dans la sphère neuro-psychique pour intéresser ensuite un territoire organique avec création de lésions irréversibles.On peut les rapprocher des phénomènes « d\u2019irritation sympathique ».Les hyperthyroïdies d'origine ovarienne.J.HOET et J.LEDERER (Louvain) Dans le cadre complexe de la maladie de Basedow, certains cas éclatent à la suite de la castration ou de la ménopause.Dans ces cas et dans ces cas seuls, la folliculine à haute dose est capable de guérir tous les symptômes y compris le goitre et l\u2019exophtalmie.Cette méthode, seul procédé physiologique, agit par l\u2019intermédiaire du relai hypophysaire.Le foie des hyperthyroïdiens.G.BICKEL et E.RUTISHAUSER (Genève) Dans les cas légers d\u2019hyperthyroïdisme, ce n\u2019est que par l\u2019examen fonctionnel du foie qu\u2019on arrive à déceler des troubles de la fonction hépatique chez plus de la moitié des malades observés.L\u2019hyperthyroïdie plus importante, avec manifestations hépatiques plus graves, se traduit par des poussées d\u2019ictère, bénignes, 68 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burterin AM.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 mais pouvant aller dans quelques cas jusqu\u2019à l\u2019atrophie jaune aigüe du foie.Dans les cas chroniques, la souffrance hépatique prend le type de la cirrhose, plutôt trouvaille d\u2019autopsie que constatation clinique évidente.L'étude anatomo-pathologique démontre que les altérations morphologiques du foie sont plus fréquentes encore que les manifestations fonctionnelles.Les foies sont franchement atrophiques et les altérations histologiques varient suivant le stade évolutif de la maladie.Lésions de type aigu: nécroses à point de départ centrolobulaire, accompagnées de vasodilatation capillaire et d\u2019ædèmes péricapillaires (hépatose séreuse).Lésions réversibles.Lésions chroniques: scléroses de topographie irrégulière, prédominant dans la région sous-capsulaire et pénétrant dans les lobules.Ces lésions sont alors irréversibles.Ces lésions hépatiques, souvent au second plan, ont une \u2018signification clinique importante, parce qu\u2019elles sensibilisent le malade à toutes sortes de facteurs traumatisants: narcoses, infections, chocs opératoires et même traumatismes psychiques.En conséquence thérapeutique de protection nécessaire : régimes riches en hydrates de carbone et en protéines, vitamines, glucose et aussi extraits hépatiques, choline et méthionine.Le traitement antithyroïdien a une répercussion secondaire favorable sur le foie.Mais il n\u2019est pas exclu que, si cet organe est touché, le patient soit sensibilisé à toutes sortes de chimiothérapies et qu\u2019alors surviennent avec une plus grande fréquence chez ces malades les accidents d\u2019ictère thyro-théra- peutique et l\u2019agranulocytose.Ce sont alors plus phénomènes d\u2019intolérance que véritable action toxique.Nouveaux traitements médicaux de l'hyperthyroïdie.G.LAROCHE et Y.BARRÉ (Paris) Le rapport passe en revue les différents traitements de l\u2019hyperthyroïdie en développant particulièrement la question des antithyroïdiens de synthèse et en indiquant les données actuelles sur l\u2019iode radio-actif, pour dégager des indications thérapeutiques générales et apprécier les résultats actuellement obtenus.La description clinique et expérimentale d\u2019anti- thyroïdiens est suivie de l\u2019étude clinique de l\u2019efficacité de la thiourée, du thiouracile, de l\u2019amino-thiazol et de leurs dérivés, méthyl-thiouracile, propyl-thiou- racile, benzyl-thiouracile et tétra-méthyl-thiourée.Les auteurs notent l'efficacité sur les grands signes cliniques et biologiques de l\u2019hyperthyroïdie.marquent une réserve sur l\u2019action des médicaments, d\u2019une part sur l\u2019exophtalmie et le goitre lui-même et, d\u2019autre part, dans les goitres nodulaires volumineux.Dans ces derniers cas, l\u2019action est moins rapide et l\u2019existence de noyaux durs et augmentant rapidement de volume doit faire craindre la possibilité de dégénérescence et préférer la chirurgie.Les doses moyennes seront de 0.40 à 0.80 pour la thiouracile, de 0.15 à 0.30 pour le méthyl, le propyl et le benzyl thiouracile ainsi que la tétra-méthyl- thiourée.Les doses, faibles au début du traitement, seront ensuite adaptées à l\u2019effet recherché.Il faut surtout souligner la nécessité de traitements prolongés sur un ou deux ans, pendant lesquels l\u2019adjonction de faibles doses de corps thyroïde est recommandée.Les incidents thérapeutiques sont passés en revue: incidents mineurs cutanés, digestifs ou généraux et majeurs: les troubles sanguins avec la leucopénie et l\u2019agranulocytose.Celle-ci surviendrait dans 2% des cas traités au thiouracile, plus souvent assez précocement, parfois annoncée par les signes précédents ou parfois latente, et c\u2019est dire la nécessité des examens systématiques répétés de la série blanche.La mortalité reste de 25% malgré la pénicillothérapie intensive et les adjuvants: acide folique, vitamine Be.Les dérivés propyl-thiouracile et tétra-méthyl- thiourée paraissent nettement moins toxiques encore que justifiant la même surveillance.Les auteurs passent ensuite en revue les différentes indications particulières aux antithyroïdiens: grossesse pendant laquelle le traitement médical ne paraît plus contre-indiqué, à condition de sevrer l\u2019enfant à la naissance \u2014 cardiothyréose où les antithy- roïdiens jugulent le plus souvent les accès paroxystiques de la tachycardie et même l\u2019hyposystolie base- dowienne qui a pu être médicalement améliorée mais qui justifie mieux l\u2019exérèse chirurgicale du corps thyroïde \u2014 hyperthyroïdie de l\u2019enfance, où des succès sont enregistrés, diabète, acromégalie et autres affections associées à propos desquelles la littérature est passée en revue.Les indications médicales et chirurgicales sont alors discutées en tenant compte de la forme du goitre exophtalmique, de son siège, de l\u2019âge, du sexe, des complications dues à l\u2019hyperthyréose ou aux médicaments, de la possibilité sociale, d\u2019examens suivis, ete.Si l\u2019intervention chirurgicale est décidée, soit d\u2019emblée, soit après essai médical, l\u2019intérêt d\u2019un traitement antithyroïdien de 3 à 6 semaines en moyenne, puis iode pré-opératoire sur une période de 15 jours, est développé.Enfin, les auteurs font place aux travaux américains, déjà étendus, concernant l\u2019iode radio-actif 1,30 \u20act 1,51 Et qui ouvrent une possibilité nouvelle et extrêmement féconde tant dans l\u2019étude approfondie de la physiopathologie du corps thyroïde et du métabolisme de liode que dans l'usage thérapeutique de ces isotopes qui paraissent particulièrement CONGRÈS 69 efficaces, sans cependant que l\u2019on soit encore assuré de leur innocuité à longue échéance.Les auteurs concluent en écrivant que les traitements modernes de l\u2019hyperthyroïdie, tout en constituant un progrès clinique, ne s\u2019attaquent pas encore véritablement à la cause du mal, mais doivent permettre, pendant les rémissions prolongées qu\u2019ils obtiennent, de préciser cette cause elle-même, organique, génitale ou psychique, pour tenter d\u2019y remédier.Discussion des rapports principaux.MM.JUSTIN-BESANÇON, KLOTZ et GRIVAUX présentent un cas de Basedow après castration chirurgicale.Traitement à l\u2019Œstradiol, observation d\u2019une nette diminution des stimulines thyréotropes et des 17-cé- tostéroïdes.À côté de cela les a.insistent sur la présence des poussées thyroïdiennes au cours des syndromes hyperfolliculiniques.Traitement alors au testostérone.M.HUGUENIN relève quelques points importants a propos des cas traités chirurgicalement: présence dans les thyroïdes traitées de petits foyers latents, source possible de récidive.Insiste en outre sur la discordance des faits anatomo-cliniques, enfin les cas traités aux antithyroïdiens de synthèse ont une image anatomo-pathologique propre qu\u2019il décrit.M.JENTZER signale l\u2019existence de goitres hyper- thyroïdiens micro-sporadiques et en démontre quelques exemples.Il attire l\u2019attention sur l\u2019existence des tests à la procaïnestérase et sur les particularités de l\u2019élimination urinaire des isotopes de l\u2019iode, pour le diagnostic de l\u2019hyperthyroïdie.M.H.WeLT1 prend la défense de la chirurgie et déclare n\u2019avoir pas vu d\u2019exophtalmie augmenter après l\u2019opération.Pour lui l\u2019œdème basedowien que l\u2019on rencontre aux chevilles est de même type que celui de la région orbitaire, mais après l\u2019opération cet œdème est de régression plus rapide aux chevilles qu\u2019à l\u2019orbite.W.a.vu des exophtalmies qu\u2019il croyait irréductibles finir par disparaître dans un laps de temps très prolongé.M.R.JUNET attire l\u2019attention sur la présence de l\u2019ophtalmoplégie chez certains hyperthyroïdiens, persistant après un traitement anti-thyroïdien.M.LEDERFR: ces ophtalmoplégies sont dues à des lésions des noyaux de la base.M.LANGERON est du même avis et pense avec M.Welti que l\u2019opération ne peut rien y changer.MM.May Nerter et BLocH-MrcHeL.La ponction et la ponction-biopsie du corps thyroïde rendant les plus grands services est couramment pratiquée par ces auteurs.Ils annoncent leurs bons résultats dans la ponction des kystes, la ponction-biopsie des hypertrophies thyroïdiennes diffuses.Il semble que l\u2019utilité clinique dans le domaine restreint de l'hypofonction et de l\u2019hyperthyroïdie ne soit pas encore démontrée, mais elle permettra de distinguer peut-être les hyperthyroïdies d\u2019origine primitive de celles d\u2019origine hypophysaire.COMMUNICATIONS Le souffle continu thyroïdien supérieur, signe caractéristique de la maladie de Graves-Basedow.C.LIAN, H.WELTI et H.DEBEDES (Paris) Un souffle continu thyroïdien s\u2019observe dans 20% des goitres exophtalmiques exclusivement dans la maladie de Basedow, jamais dans les adénomes toxiques.Dans la quasi-totalité des cas il s\u2019agit d\u2019un souffle continu thyroïdien supérieur, ayant son maximum d\u2019intensité en dedans du pôle supérieur du lobe latéral.Il est facile de distinguer ce souffle de celui d\u2019un anévrisme artério-veineux traumatique et du souffle continu jugulaire siégeant dans le triangle sus-claviculaire.Il est la conséquence d\u2019une grande hyperactivité thyroïdienne allant de pair avec une grande vasodilatation active, réalisant en quelque sorte de larges et rapides communications capillaires entre artères et veinules.Le souffle est alors trouvé dans les cas où existe une très grosse veine thyroïdienne totalisant les vibrations nées en de multiples points intra-thyroïdiens.Variations de l'eau liée aux protéines globulaires et tissulaires au cours des syndromes dysthyroidiens.G.GIRAUD, H.LATOUR H.LEVY et P.ABOUDARAM.La méthode de Cristol et Benezech permettant la détermination de l\u2019eau totale, de l\u2019eau libre et de l\u2019eau liée d\u2019un volume donné de globules, apporte des conclusions très intéressantes dans les maladies thyroïdiennes.D\u2019une part elle permet de découvrir une déperdition d\u2019eau libre des globules au profit du plasma, aussi bien chez les hyperthyroïdiens que chez les hypothyroïdiens.Les thérapeutiques opposées qui corrigent ces deux états redressent aussi les déviations initiales de la répartition hydrique globulaire.Le déroulement de ces transferts d\u2019eau est remarquablement parallèle à celui qui a été récemment étudié entre les cellules et le compartiment extra-cellulaire, au cours des mêmes maladies.Des conclusions d\u2019un autre ordre peuvent être apportées, concernant l\u2019eau libre liée aux protéines globulaires.Si celle-ci ne varie pas d\u2019une façon franche chez les basedowiens, elle est considérablement 70 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTiN A.M.LEF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 élevée chez les hypothyroïdiens, comme chez les addisoniens traités.Cet enrichissement en eau liée, \u2018osmotiquement inutilisable, nous prouve que, si les fluctuations hydriques des hyperthyroïdiens et des hypothyroïdiens nous offrent à première vue un parallélisme qui ne laisse pas d'être surprenant, elles n\u2019en sont pas moins différentes dans leur mécanisme intime.L\u2019appréciation exacte de la valeur de l\u2019eau liée aux protéides globulaires dans les maladies thyroïdiennes exige en fait la détermination constante du volume moyen des hématies.Dès maintenant les résultats apportés ne paraissent pas négligeables mais ils doivent dans l'avenir s\u2019appuyer sur cette notion.Les liquides extracellulaires dans l'hyperthyroïidie.R.CACHERA et M.LAMOTTE (Paris) Le volume des liquides extra-cellulaires a été mesuré par la méthode au thiocyanate de sodium chez une série de malades avant et après traitement de leur thyréotoxicose.Une augmentation notable de ce volume liquide a été observée.La moyenne des résultats s\u2019établit à 285% du poids du corps dans l\u2019hyperthyroïdie, chez les sujets normaux à 211%.Bien qu\u2019ayant maigri, les hyperthyroïdiens ont plus de liquides extra-cellulaires que n\u2019en comportait leur poids antérieur.Dans les amaigrissements d\u2019autres origines le volume de ces mêmes liquides diminue par rapport au poids de départ.L'effet des divers traitements, surtout des antithy- roïdiens de synthèse, a été contrôlé chez 13 malades: une réduction du volume du liquide extra- cellulaire a été constatée dans tous les cas.Cet effet paraît une conséquence directe de la suppression de l\u2019hyperthyroïdie.Formes digestives des hyperthyroïdies.J.DUBARRY et J.RIVIERE (Bordeaux) Les auteurs rapportent 48 cas d\u2019hyperthyroïdie à forme digestive.Ils insistent sur la fréquence relative de ces troubles, à condition de savoir les dépister précocément, en particulier chez la femme, sur leur sensibilité au traitement thyro-frénateur qui permet par la suite de reprendre un traitement jusque-là purement inopérant.Ils soulignent l\u2019aspect clinique très différent de celui des troubles digestifs de la maladie de Basedow classique et, notamment, la fréquence des états biliaires et des constipations avec méga-dolichocolon.Pathogénie: allusion à l\u2019hyperpituitarisme qu\u2019il est classique d\u2019admettre à la période préménopausi- que de la vie génitale de la femme.Un nouveau test de dosage biologique de la thyréo-stimuline dans le sang et les urines des hyperthyroïdiens.J.RIVIÈRE et J.L.JAUBERT (Bordeaux) Les auteurs passent en revue les travaux publiés sur le dosage biologique de l'hormone thyréotrope de la pituitaire antérieure.Ils constatent que la qua- si-totalité des auteurs qui se sont intéressés a cette question ont utilisé des animaux entiers, non hypo- physectomisés, le plus souvent à cause des difficultés techniques de l\u2019hypophysectomie.Ils proposent l\u2019emploi de la banale grenouille des marais comme ani- mal-test, à cause surtout de la facilité de son hypo- physectomie.Ils insistent sur la nécessité absolue de se servir uniquement d\u2019animaux pituitoprivés et donnent le résultat de leurs investigations à l\u2019aide de leur technique chez 17 hyperthyroïdiens.Hyperthyroïdies massives dans la population française et chez les personnes déplacées en Tyrol.L.J.TAMALET (Innsbruck) L\u2019a.a observé dans la population française du corps civil d\u2019occupation en Tyrol, une endémie goitreuse de grosse importance.Les sujets étaient frappés parfois quelques jours après leur arrivée.La plupart en moins de 2 ans.Le M.B.montre une élévation de + 15 à + 45% en moyenne.Les Français de régions montagneuses ont éié les plus sensibles.Cette congestion thyroïdienne peut disparaître spontanément.Les personnes déplacées dans des camps du Tyrol voient survenir les mêmes symptômes encore plus rapidement.Seules des influences géo-physiques, peuvent en partie expliquer ces phénomènes dans un pays où 55% des enfants des écoles présentent un goitre avec presque toujours une hyperthyroïdie.Le basedowisme ou l'hyperthyroïdie de l'imprégnation bacillaire.P.CLÉMENS (Bruxelles) Rapports entre le terrain et l\u2019hyperthyroïdie.Influence directe ou indirecte du sympathique cervical, intercorrélation avec l\u2019antéhypophyse et les centres nerveux.Action sur ces divers facteurs de la toxine bacillaire.Syndrome en général bénin.Traitement: Vit.M.et D.se méfier de: iodures, hormones, anti- thyroïdien. CONGRÈS 71 HyperthyroidiSme et manifestation neu- rovégétatives en pathologie nord-africaine.G.GELIN (Oran) L\u2019a.attire l\u2019attention sur les états parabasedowiens réalisés par l\u2019infestation amibienne chronique, de plus en plus fréquente en Afrique du Nord.En cas de défaillance des examens biologiques, l\u2019auteur préconise la mise en œuvre d\u2019un traitement, prudemment institué, d\u2019épreuve et étroitement surveillé par les examens cliniques et les investigations biologiques.Inconvénients et dangers des antithyroi- diens de synthèse.H.WELTI (Paris) La médication par les antithyroïdiens de synthèse, dans de nombreuses circonstances, ne permet pas de guérir les hyperthyroïdiens.Le chirurgien, sollicité par les malades non améliorés qui viennent le consulter pour intervention chirurgicale, est particulièrement bien placé pour s\u2019en rendre compte.L\u2019auteur en se basant sur une série de 8000 thyroïdectomies qu\u2019il a faites depuis 1930, cherche à préciser les limites des tentatives médicales raisonnables et les circonstances dans lesquelles la chirurgie doit être envisagée.La communication de Mr.H.Welti a été l\u2019occasion d\u2019un échange de vues, entre les partisans du bistouri et les internistes, qui fut par moments assez vif.Relevons les interventions de: Prof.van Goidsen- hoven (Louvain), qui insiste sur le fait suivant: avant de parler d\u2019échecs, il faut bien individualiser les cas, voir aussi si le traitement a été sagement conduit et bien suivi.L'a.est persuadé qu\u2019alors on obtient des guérisons définitives par les antithyroïdiens de synthèse, combinés à l\u2019iode, sauf pour les goitres nodulaires avec hyperthyroïdie, qui, eux, relèvent de la chirurgie.Dr.R.S.Mach (Genève): Les échecs sont souvent dus à l\u2019emploi d\u2019une préparation de mauvaise qualité, ou à une mauvaise conduite du traitement.Il y a une grande responsabilité à entreprendre un tel traitement et il faut le suivre jusqu\u2019au bout.Recommande l\u2019usage du Thiomidil Wander.Essai de traitement de la maladie de Basedow par la paraoxypropiophénone M.PERRAULT et J.VIGNALOU (Paris) La composante hypophysaire de la maladie de Basedow résiste beaucoup au traitement antithyroi- dien.La frénation hypophysaire par les œstrogènes ne paraît pas intéresser plus de 10% des cas.La pa- raoxypropiophénone (corps H365), dont la formule correspond à la moitié de celle du diéthylstilboestrol, se présente comme un frénateur hypophysaire de synthèse, pratiquement dépourvu du pouvoir œstro- génique périphérique.Sa toxicité est nulle.Son action a été manifeste dans de nombreuses observations de bouffées de chaleur et d\u2019hyperfolli- culinisme.Elle a permis encore d\u2019améliorer un chorio- épithéliome malin avec métastases pulmonaires.Dans la maladie de Basedow les résultats ont été des plus encourageants contre l\u2019exophtalmie et vis-à-vis de l\u2019hyperoestrogénie.L\u2019action est nette dans les exophtalmies récentes et contre les poussées.Absence d\u2019action antithyroidienne, qui permet d\u2019associer ce médicament à ceux dirigés contre l\u2019hyperthyréose.Le testostérone dans le traitement des hyperthyréoses.J.OLMER, ERLANDE et GUARRIGUES (Marseille) Texte de la communication non parvenu.Contribution anatomo-clinique à l'étude du syndrome iode-Basedow.L.COPELMAN, L.CAMPEANU et A.DIACONU (Bucarest) Le traitement intensif iodé avec le sel de Plummer chez un malade de 64 ans, détermina l\u2019apparition d\u2019un goitre diffus homogène.Sections microscopiques du goitre: une puissante lame de tissu fibreux, largement vascularisée traverse les lobes glandulaires et divise la glande en plusieurs lobules de forme et dimension variées.La plupart des lobules, surtout ceux du lobe droit, présentent des vésicules hyperplasiques, dont l\u2019épithélium est formé par des cellules cylindriques, hautes, tassées.Excrétion aussi des réserves colloïdales.Conclusions: précautions à prendre en cas de traitement iodé intensif surtout chez des vieillards.L'hyperthyroïdie post-thérapeutique, suivant l'iode radio-actif dans le traitement des cancers de la thyroide.F.HOMBURGER et J.P.TRUNNEL (Boston et New-York) On a vu chez les malades traités par l\u2019iode pour des cancers de la thyroïde, des crises post-thérapeu- tiques d\u2019hyperthyroïdie aiguë grave.Elles résultent 72 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burieriy AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 de la destruction des tumeurs avec libération d\u2019iode lié aux protéines dans la circulation.Alors que cette hyperthyroïdie, une fois établie, ne répond pas aux mesures thérapeutiques, elle peut être prévenue par le traitement au propylthiouracil avant l\u2019administration d\u2019iode radio-actif.Action antithyroïdienne des dérivés du thiouracile.D.BARGETON, J.COTTET et C.KRUMM-HELLER (Paris) 1) Les différents tests expérimentaux d\u2019activité antithyroidienne sont de valeur trés inégale.Le plus satisfaisant utilise l\u2019abaissement du métabolisme basal chez le Rat en fonction du temps.Les signes histologiques sont d\u2019interprétation difficile.2) Le facteur temps joue un rôle important dans la manifestation de l\u2019action antithyroïdienne.Six semaines sont nécessaires pour le développement d\u2019un effet maximal.La dose influe sur l\u2019ampleur de l\u2019effet final obtenu, non sur sa vitesse d\u2019installation.3) L\u2019action obtenue est réversible.La thyroïde peut retrouver son intégrité anatomique et fonctionnelle après arrêt du traitement.Action des vitamines C et B, sur l'hyperthyroïdie.J.VINAS-ESPIN (Toulouse) Dans la maladie de Basedow, par suite de l\u2019accroissement du métabolisme hydrocarboné-BI, se produirait une carence relative en aneurine.Un accroissement du métabolisme de l\u2019acide ascorbique est compensateur de la carence relative en Vit.BI.L'administration de Vit.B1, en satisfaisant les besoins accrus de son propre métabolisme, facilite, avec une meilleure utilisation de la vitamine C, la correction de l\u2019hyperthyréose.L\u2019administration de Vit.C.jusqu\u2019à saturation, en compensant la relative carence en Vit.Bl., s\u2019oppose au syndrome hyperthyroïdien.III \u2014 LE TRAITEMENT DU CANCER PAR LES HORMONES Résultats expérimentaux du traitement des cancers par les hormones.A.LACASSAGNE (Paris) L\u2019a.énumère dans son rapport les diverses recherches expérimentales sur le cancer, les cancers provoqués de la peau et, plus particulièrement, ceux qui | sont provoqués à la suite d\u2019hypophysectomie, à la suite d'administration d\u2019hormones: cestrogénes et androgènes.Il passe ensuite en revue les travaux sur les recherches expérimentales du carcinome mammaire de la souris et des possibilités qu\u2019on a de les modifier avec l\u2019hormonothérapie: androgènes d\u2019une part, progestérone et extraits de l\u2019ante-hypophyse d'autre part.Il mentionne encore les travaux expérimentaux sur les tumeurs mammaires du rat ainsi que les travaux plus particuliers sur les fibromes utérins chez la lapine et la souris et l\u2019hypertrophie de la prostate chez le chien.La chimiothérapie dans ces différents cancers n\u2019a pas obtenu de résultat très brillant, probablement parce qu\u2019on oublie la notion de multiplicité et de disparité des tumeurs.Toutefois, deux faits acquis restent: la certitude d\u2019une action hormonale antagoniste et le rôle de l\u2019hypophyse.C\u2019est dans des tumeurs bénignes ou de faible malignité qu'on a pu\u2019le mieux les étudier.Comment agissent ces facteurs?Est-ce un effet direct sur la cellule réactive ou bien y a-t-il une sécrétion hypophysaire particulière qui joue un rôle dans la pathogénie de certains cancers?Tout cela reste dans le domaine de l'hypothèse.L\u2019a.envisage pour terminer l\u2019action possible d\u2019an- ti-hormones.Le traitement hormonal des cancers du sein.L.De GENNES (Paris) À la lumière des très nombreux travaux expérimentaux et cliniques ayant trait à cette question et de leurs constatations personnelles, MM.L.de Gennes et C.Laroche ont essayé de fixer la place que doivent prendre la castration et l\u2019'hormonothérapie dans le cancer du sein.Elles ne constituent qu\u2019une mesure thérapeutique de complément qui ne peut nullement se substituer à la cure radicale du cancer.Dans les cancers inopérables, la castration, surtout chirurgicale, permet d\u2019obtenir des survies prolongées et de diminuer les souffrances pendant un laps de temps d'ailleurs imprévisible.L'administration des androgènes à forte dose permet d\u2019obtenir des résultats analogues; plus facile à faire accepter par des femmes jeunes, elle présente de larges indications parmi lesquelles les métastases osseuses occupent la première place.Les œstrogènes, enfin, beaucoup plus actifs sur la tumeur mammaire, seront utilisés chez la femme âgée, ménopausée depuis plusieurs années, où ils pourront influencer l\u2019évolution des métastases cutanées et viscérales.Leur action sur les localisations osseuses paraît.par contre, moins constante.Chez l\u2019homme, enfin, la castration et les œstrogè- CONGRÈS 73 nes peuvent donner des résultats analogues à ceux obtenus dans le cancer prostatique.Quant à l\u2019intérêt prophylactique de ces méthodes, il reste très discuté et la conduite thérapeutique dépendra de multiples facteurs dans lesquels rentrent des considérations non seulement médicales mais encore psychologiques.Le traitement hormonal des cancers de la prostate.J.GIBERT (Lyon) Ce travail est limité à l\u2019étude de 80 observations dont la plupart ont été régulièrement suivies, en général, par le même observateur.Il y a maintenant un recul de 4 ans depuis le début du traitement du cancer de la prostate par les œstrogènes.Les a.énumèrent les différents médicaments utilisés sans qu\u2019il y ait une grande différence entre eux, toutefois, à la période terminale on obtient encore parfois un soulagement des douleurs en changeant d\u2019œstrogènes.Les a.énumèrent en détail leurs observations pour conclure de la façon suivante: l\u2019efficacité du traitement hormonal est évidente; elle soulage la plupart des troubles déclenchés par l\u2019évolution du cancer de la prostate.Est-il possible d\u2019apprécier si le traitement hormonal qui donne certainement une survie plus confortable amène aussi une survie plus longue?En 1943, la durée moyenne de la maladie appréciée chez 100 malades était de 3 ans.Nous avons vu qu\u2019actuellement on peut estimer à 4 ans la durée moyenne de l\u2019évolution totale.Les œstrogènes permettent donc d\u2019obtenir un gain d\u2019une année et sur cette évolution de 4 ans ils donnent l\u2019illusion de la guérison pendant 3 ans environ.Discussion.JENTZER et CHANAL énoncent les bons succès obtenus dans le cancer dela prostate: prolongation de la vie, illusion de la guérison, cessation des douleurs métastatiques, amélioration de l\u2019état général, mais pas de rétrocession des métastases osseuses confirmées par la biopsie et la radiologie.Le produit employé est un œstrogène de synthèse (Hormoestrol Siegfried ).PERRIER note l\u2019influence des œstrogènes sur la dy- suric, la consistance et le volume de la tumeur, les algies pelviennes et l\u2019état général.HoMBURGER.HuUGUENIN.COMMUNICATIONS Les métastases osseuses des cancers prostatiques.J.A.LIÈVRE (Paris) Texte non parvenu.Résultats obtenus par les hormones de synthèse dans le traitement des cancers et des métastases cancéreuses.M.ALBEAUX-FERNET, M.GELINET et S.TCHEKOFF (Paris) Les a.rapportent les résultats d\u2019essais thérapeutiques effectués avec le Dinœstrol en injections de suspensions aqueuses cristallines, dans 11 cas de cancers inopérables du sein après la ménopause.En dehors d\u2019une action manifeste sur l\u2019état général, ils observent une sédation des douleurs, particulièrement remarquable et utile.une diminution des signes locaux et des métastases; les métastases des parties molles paraissent particulièrement sensibles.Il ne s\u2019agit que d\u2019amélioration temporaire, mais dont la réalité conduit à des interprétations pathogéniques intéressantes.L'action locale des œstrogènes hydrosolubles dans les maladies prénéoplasi- ques, néoplasiques et dystrophiques de la peau.A.AGOSTINI et G.TONIOLO (Sienne) Texte non parvenu.Les œstrogènes dans l'ostéose cancéreuse prostatique.H.SERRE et G.VALLAT (Montpellier) 9 malades ont été étudiés en 2 ans.Les métastases se sont manifestées par des douleurs et des signes de compression, rarement par des tumeurs osseuses.Le 74 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureniN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Diéthylstilbœstrol aux doses quotidiennes de 5 à 35 mg.fut bien toléré.Les signes de féminisation constants ne sont pas une contre-indication à son emploi.L\u2019amélioration fut très bonne dans 8 cas sur 9.L\u2019évolution radiologique des lésions par contre se poursuit, marquée par une densification progressive, aboutissant à l\u2019œstéomarmoréose, et par l'apparition d\u2019opacités arrondies \u201cen tache de bougie».L\u2019ilio- gramme permet d\u2019objectiver l\u2019activité du processus néoplasique malgré la sédation clinique.En l\u2019absence de dosages des phosphatases acides, la vitesse de sédimentation globulaire, bien que non spécifique, présente un intérêt diagnostic et évolutif.Action du testostérone sur une métastase vertébrale de cancer thyroïdien opéré: arrêt radiologique du processus destructeur avec recalcification.E.MERLE, L.DURAND et P.MERLE (Clermond-Ferrand) Une femme de 40 ans, opérée en 1945 d\u2019un cancer thyroïdien, fait en 1948 une métastase vertébrale au niveau de D8.Un traitement ininterrompu par le propionate de testostérone à doses moyennes, associé à la vitamine B2 et à la calcithérapie, a rapidement fait disparaître les douleurs en même temps que se relevait l\u2019état général.La vertèbre D8 en voie de destruction, avec tassement progressif, s\u2019est peu à peu recalcifiée et le disque aplati résultant du tassement a repris, sur les clichés radiographiques, une densité osseuse normale.(Projection de films réduits). 4ÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DES MÉDECINS CATHOLIQUES \u2014 ROME \u2014 (du 24 septembre au 2 octobre 1949)! Léon GERIN-LAJOIE, Vice-doyen de la Faculté de Médecine, Université de Montréal.Le 4ème Congrès International des Médecins Catholiques, tenu à Rome du 24 septembre au 2 octobre, sous la présidence honoraire de son Altesse Eminentissime in principe Lu- dovico Chigi Albani, a été un véritable succès.Le président général, le professeur Luigi Gedda, le secrétaire général, le docteur Agostino Mal- tarello, et leur Comité d\u2019organisation se sont dépensés sans compter pour assurer un programme scientifique intéressant et un programme social qui a laissé bien peu de temps aux congressistes pour des visites non-officiel- les.L'ouverture solennelle a eu lieu dans la salle de la Prothomoteca, au Capitole le samedi 24 septembre, à 18 heures et trente.Des discours de bienvenue et l\u2019annonce de l\u2019ouverture officielle ont été fort applaudis.Le lendemain dimanche, 25 septembre, la messe du Saint- Esprit fut célébrée, en l\u2019Eglise Saint-Marc, par son Excellence le cardinal Joseph Piz- zardo, président de la Congrégation des Séminaires et des Universités; elle fut suivie par l\u2019inauguration de l\u2019exposition « Le christianisme dans la médecine », dans la salle royale du Palais de Venise où avaient lieu les réunions scientifiques.Comme le titre de l\u2019exposition l\u2019indique, une série de tableaux, de maquettes, de statues et de livres anciens, reproduisant la part que le christianisme a occupé dans la médecine, illustraient, de façon vivante, le rôle que la religion a joué auprès des malades.Après la visite de l\u2019exposition eut lieu la première séance scientifique sur: « La création de l\u2019âme » que le rapporteur, le Docteur Albert 1.Publié conjointement dans le Bulletin de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, automne 1949.Niedermeyer de Vienne, a traité d\u2019une façon magistrale.(Annexe À) A 15 heures, une première promenade touristique à travers la Ville Eternelle, avait été organisée et, à 18 heures, une réception des congressistes à l\u2019Université Pontificale Grégorienne, suivie par un concert polyphonique de la Chapelle Sixtine, dirigé par son Excellence Monseigneur Lorenzo Perosi.Les artistes de la Chapelle Sixtine ont une réputation mondiale et l\u2019éloge de Monseigneur Perosi n\u2019est plus à faire.Nous avons été très fortunés d\u2019avoir eu l\u2019occasion d\u2019entendre ce chœur qui nous servit un concert de toute beauté.Le lundi, 26 septembre, un deuxième rapport fut présenté par le professeur Joao Maria Porto, de Lisbonne, et le docteur Antonio Castillo de Lucas, de Madrid, sur « L\u2019eugénique pré-matrimoniale ».(Annexe B) A 16 heures, une séance fut organisée par les soins du Centre de Déontologie et de Recherches médicales de Pax Romana sur des problèmes de déontologie.Le professeur Portes, de Paris, a analysé le code de déontologie médicale préparé par l\u2019Ordre des Médecins de France, conjointement avec le Gouvernement français; il a disserté sur l\u2019action morale et les limites d\u2019un code de déontologie médicale.Le docteur Oberlin, également de Paris, a traité des buts de la recherche et de la déontologie médicale et a été suivi par le Révérend Père Larere, aumônier de la Compagnie de Jésus, directeur de la Conférence Laënnec et des Cahiers de Laënnec qui nous dit: « Comment étudier et faire connaître les problèmes de déontologie ». 76 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Le mardi, 27 septembre, eut lieu la présentation du troisième rapport: « La narco-ana- lyse du point de vue médico-moral et d\u2019éthique sociale », par les professeurs V.M.Palmier], de Naples, et Prick, de Nimègue.(Annexe C).Une deuxième promenade touristique eut lieu à travers la ville ce même jour et à 16 heures une réception fut offerte par le « Souverain Ordre Militaire de Malte » à la villa l\u2019Aventin.C\u2019est dans un cadre d\u2019une richesse extraordinaire et de souvenirs précieux que les congressistes furent reçus par le Grand Maître de l\u2019Ordre de Malte.Le mercredi, 28 septembre, fut présenté le quatrième rapport sur: « L\u2019insémination artificielle », par le docteur Jésus Bacala de Manille.(Annexe D) Enfin le docteur Henri Grenet, de Paris, en collaboration avec la « Société Belge de Saint- Luc », présenta un mémoire intitulé « Droits et limites de la médecine sociale vis-à-vis de la personne humaine ».(Annexe E) Soulignons que la présentation des rapports était suivie de discussions et qu\u2019un certain nombre de communications ont été présentées en fin de séances scientifiques durant ces quatre jours de congrès.(Annexe F) Les langues officielles étaient le français, l'anglais, l\u2019italien, l\u2019espagnol, et l\u2019allemand.Nous avons éprouvé quelque difficulté à suivre tous les exposés; les traductions étaient forcément très succinctes, ce qui ne permettait pas une discussion universelle.Nous avons tout de même été très impressionnés par l\u2019esprit religieux profondément senti et par l\u2019expression de foi de ceux qui ont adressé la parole.Le jeudi, 29 septembre, nous avions la très grande joie d\u2019être reçus par Sa Sainteté le Pape Pie XII, à Castelgandolfo.Ce fut évidemment le clou de la réunion et nous avons reçu à cette occasion un enseignement précieux dans les paroles que Sa Sainteté a bien voulu nous adresser.(Annexe G) Nous avons eu le grand privilège de baiser la bague pontificale et de recevoir des paroles encourageantes pour le peuple canadien et catholique.Après cette visite, nous avons continué vers Naples et, le lendemain, vendredi 30 septembre, nous visitions les ruines de Pom- peï, les thermes de Castellamare, la ville de Salerne où fut bâtie la première faculté médicale au monde, qui fut en même temps le berceau de l\u2019hygiène et de la médecine préventive.Le lendemain, ler octobre, une excursion avait été organisée à Capri.Le congrès s\u2019est terminé par une séance de clôture à l\u2019université de Naples, au retour de Capri.C\u2019est alors que l\u2019assemblée choisit la France, pour lieu de réunion dans 2 ans, et le Canada pour l\u2019année 1953.Enfin le traditionnel banquet final eut lieu dans l\u2019un des chics restaurants de Naples, sur les bords de la Méditerranée.Le lendemain, dimanche, nous revenions à Rome en autocar, en passant par Cassino où, sur le sommet du Mont-Cassin, les Moines Bénédictins ont commencé la reconstruction de leur monastère, qui avait été détruit, comme on s\u2019en souvient, au cours de la dernière grande guerre.S\u2019étaient inscrits au Congrès, le prof.C.-A.Gauthier de Québec, délégué officiel de l\u2019Université Laval, le prof.Léon Gérin-Lajoie, de Montréal, délégué officiel de l\u2019Université de Montréal et de la Faculté de Médecine, le prof.Fabien Gagnon, de Québec, qui présenta un travail sur « le cancer du col chez les religieuses », le docteur Henri Lapointe de Québec, le docteur J.-E.Lemieux, de Mont-Laurier.Lors de l\u2019audience papale nous avons remarqué en plus, le prof.Rosario Fontaine, méde- cin-légiste, le docteur Claude Bertrand, neurochirurgien à l\u2019hôpital Notre-Dame.Les pays suivants avaient des représentants: Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Tchecoslovaquie, Chili, Colombie, Egypte, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Liban, Luxembourg, Malte, Nouvelle- Zélande, Hollande, Pérou, Philippines, Pologne, Portugal, Espagne, Suéde, Suisse, Etats- Unis, Hongrie, Gréce, Indes, Irlande, Italie.Environ 800 congressistes prirent part aux CONGRÈS 77 réunions scientifiques et en comptant les épouses et les membres de famille il y eut tout près de 1.400 inscriptions.LA CRÉATION DE L'ÂME Résumé du travail du docteur Albert Niedermeyer, de Vienne.1.L'ancienne distinction entre un fœtus animatus et non animatus resp.formatus et informis ne peut plus être soutenue.Il n\u2019y a pas de fœtus non animatus resp.informis, au contraire dès le moment de la fécondation le fœtus est vivant et animé.2.L'ancienne controverse était de savoir si, chez le fœtus humain, l\u2019animation avec l\u2019anima rationalis résulte dès le premier moment ou si l\u2019infusio animæ rationalis a lieu après l'information avec des formes intermédiaires (anima vegetativa, sensitiva).Au- jourd\u2019hui la théorie presqu\u2019universellement admise est celle de l\u2019animation instantanée (simultanée) avec l\u2019anima rationalis (doctrine de l\u2019animation simultanée) .3.Néanmoins la question controversée entre la théorie de l\u2019animation simultanée (St Albert) et l\u2019animation successive (St Thomas) n\u2019est pas encore résolue définitivement.4.Les tenants de l\u2019animation simultanée prétendent que cette théorie s\u2019accorde mieux avec les doctrines de la biologie moderne: le fœtus étant dès le premier moment de la fécondation vivant et animé.5.La théorie de l\u2019animation simultanée s\u2019accorde mieux, mais en apparence, avec les intuitions biologiques, l\u2019évolutionisme biologique ne connaissant point de différence principale entre l\u2019anima rationalis et les formes plus basses, de même qu\u2019entre l\u2019homme et les formes sous-humaines.6.Aussi il y a, de la part de la biologie, des arguments pour la théorie de l'animation successive, spécialement de la part de l\u2019embryologie et de la morphologie \u2014 les idées actuelles de l\u2019évolutionisme sont ici à corriger.Du point de vue de la théorie de l\u2019hérédité et de la psychologie de l\u2019inconscient, le doctrine de l\u2019animation successive semble fondée.7.La plupart des savants croient aujourd\u2019hui Ja théorie de l\u2019animation successive comme surmontée définitivement: c\u2019est une erreur.Maintenant comme auparavant, elle reste à discuter, au moins comme sententia probabilis et aussi comme æque probabilis à côté de la doctrine de l\u2019animation simultanée.8.La portée pratique de cette question controversée est sans doute considérable; mais on a exagéré cette portée particulièrement pour la question de la permission juridique et morale de produire l\u2019avortement avant l\u2019infusio animæ rationalis; c\u2019est une erreur de prétendre que l'avortement n\u2019est pas un meurtre en cas de l\u2019animation successive.9.En tout cas, le fœtus, même avant l\u2019infusio anime rationalis, est un homo in potentia \u2014 son meurtre étant au moins un homicidium attentatum s.anticipatum: du point de vue de la justice un délit d\u2019assassinat, du point de vue de la morale un pecca- tum grave contra V.præceptum \u2014 en certain sens aussi contra I.præceptum.EUGÉNIQUE PRÉ-MATRIMONIALE Résumé du travail du Professeur Joao Maria Porto, de Lisbonne.S1 les populations sont la plus flagrante expression de l\u2019existence des nations, il est nécessaire que les gens soient sains et vigoureux, physiquement et moralement.Or, c\u2019est en suivant simultanément trois chemins que s\u2019effectue la valorisation des sociétés: 1.Par l'amélioration individuelle des éléments qui, actuellement, les composent ; 2.Par l\u2019utilisation, de la part de la société actuelle et de la part de chacun de ses éléments, de moyens suivant lesquels les sociétés progressent numériquement ; 3.Par l\u2019utilisation de moyens selon lesquels le progrès s\u2019effectue par la qualité des éléments des générations à venir.Ce sont ces dernières mesures qui étaient proprement dans l\u2019esprit de celui qui, pour la première fois, a défini l\u2019eugénisme et ce sont elles qui exigent le recours aux études de l\u2019hérédité.Pour une personne d\u2019âme bien formée, rien ne pourra constituer un plus grand motif d\u2019orgueil que de se voir être surpassée par ses enfants en robustesse, beauté physique et qualités intellectuelles, morales et affectives.L\u2019eugénique pré-matrimoniale a pour objectif de préparer les jeunes gens et les jeunes filles, qui contractent mariage, non pas pour qu\u2019ils aient beaucoup d\u2019enfants, mais bien pour qu\u2019en les ayant, ils deviennent physiquement parfaits et pourvus d'un psychisme sain.Toutes les pratiques et tous les conseils tendant à obtenir de tels objectifs sont utiles et louables du moment qu\u2019ils ne sont pas contraires à la dignité de la personne humaine, ou, plutôt, du moment qu\u2019ils ne contrarient pas la conception chrétienne de la vie quant à son origine, sa nature et son destin surnaturel et éternel.Par les temps qui courent d\u2019égoïsme et de matérialisme éhonté, le jeune homme (ou la jeune fille) recherche dans un mariage riche une sorte de mise à la retraite, et méprise ou oublie que pour la fidélité du ménage, dans une hiérarchie de valeurs, les intellectuels et les moraux occupent une place supérieure aux matériels.Que chaque «futur» (jeune homme 78 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 ou jeune fille) recherche entre ceux, ou celles, qui peuvent constituer leur conjoint, celui ou celle qui réunit les meilleurs dons physiques et psychiques, et il y aura là une mesure eugénique salutaire.Toutefois, le champ principal de conseil et de pratiques eugéniques sont la maladie et la tare morphologique ou mentale.Quant à la maladie (tuberculose, paludisme, crétinisme endémique, alcoolisme, syphilis, etc.) je dirai ce qui suit: les affections de type toxi-infectieux n\u2019ont pas de caractère héréditaire au sens biologique du terme.Quelques-unes, par exemple la tuberculose, ne provoquent pas la dégénérescence, car les enfants de parents tuberculeux, écartés immédiatement après la naissance au sein d\u2019une famille saine, se développent selon une courbe pondérale normale et parfaite comme si ils provenaient de parents en parfaite santé.Pour d\u2019autres, par exemple l\u2019alcoolisme et la syphilis, il peut survenir pour la descendance des stigmates de dégénérescence.Ce sont de simples caractères de dégénérescence; et, puisqu'ils atteignent le « soma » et non le germe, l\u2019alcool aboli et la syphilis traitée, les propres dégénérés peuvent reproduire des individus qui ressembleront plus aux grands parents qu\u2019à leurs parents, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils retournent au type primitif de l\u2019espèce.Si les éléments fondamentaux du phénomène héréditaire sont la similarité et la continuité, il n\u2019y a pas eu là hérédité au sens biologique du terme.Le stigmate dégénératif ne se perpétue que si l\u2019agent morbide a intéressé le germe et, dans l\u2019enceinte chromosomique, a provoqué le phénomène de mutation du gène.Par conséquent, si l\u2019alcoolique ou le syphilitique désire contracter mariage, sa ségrégation ne se justifie pas si elle est faite après le traitement ou la suppression des toxiques.Quant a la tare, l\u2019expression tare suppose que l\u2019affection a un support génétique.Il faut alors distinguer selon qu\u2019il s\u2019agit de tare morphologique ou mentale.Tare morphologique comme par exemple: polydactylie, sinédactylie, ptose palpébrale unilatérale ou bilatérale, pied bot équin, etc.Ce sont des tares de nature génétique et monomère, d\u2019hérédité mendélienne, doctrine tant certifiée par les faits (quoique l\u2019espèce humaine ne soit pas le meilleur champ d\u2019observation du fait du petit nombre d\u2019enfants de chaque famille) qu\u2019elle ne craint pas l\u2019apparente victoire du biologiste russe Lisenko, dans le champ scientifique de la génétique, car elle repose sur les faits positifs et non sur des conceptions primaires d\u2019ordre philosophique.L'opposition faite par celui-ci provient, non pas de l\u2019observation sereine et froide des faits, mais bien de ce que ses conclusions pratiques, résultant de la déduction théorique de la doctrine mandélienne, ne donnent pas satisfaction à ses objectifs sociaux et politiques.L\u2019observation montre que la descendance de couples, dans quelqu\u2019une de ces tares, est de type dominant et se transmet dans la proportion approximative de 50%.' Vu qu\u2019elles ne portent pas tort aux facultés supérieures de l\u2019âÂme et qu\u2019elles intéressent seulement un défaut physique ou un autre, il n\u2019y a pas de raison, par conséquent, pour que la société se sente diminuée par sa présence car elle lui assure un travail normal et c\u2019est là ce qui est la base de la civilisation.Ce qui importe, c\u2019est d\u2019informer celui (ou celle) qui souffre du défaut et celui (ou celle) qui doit se lier avec par le mariage, sur les risques probables que court la progéniture.: En face des éclaircissements, c\u2019est eux qui seront juge de la décision à prendre.CS * * Quant au morbus hémoliticus neonatorum, quel- qu\u2019un propose le diagnostic systématique du signe Rh du futur ou de la future, comme objectif d\u2019opposition au mariage, au cas où le Rh serait positif pour le jeune homme et négatif pour la jeune fille.Rien ne le justifie: 10 Parce que, si Rh est positif dans 85% des hommes et 15% des femmes, une moyenne de 12% des mariages s'effectue où l\u2019homme est Rh plus et la femme Rh moins, et, malgré tout, l\u2019érythroblastose figure seulement dans la proportion de 2% entre les familles ainsi constituées et ainsi l\u2019erythroblastose est plutôt rare; 20 Parce que il y a des cas d\u2019éritroblastose dans les descendances de mère Rh plus; 30 Non seulement parce qu\u2019on connaît des mesures de prophylaxie contre la maladie hémolytique (les travaux qui se font dans ce sens nous donnent l\u2019espérance de succès progressifs), mais encore parce qu\u2019il y a déjà des mesures de traitement de la maladie propre dans le néonatorum.* * > Les choses sont différentes quant au mariage de ceux qui possèdent quelque tare psychique, car ce sont là des valeurs négatives qui offrent un risque de procurer également des valeurs négatives.La société ne bénéficiera que s\u2019ils sont infécondés.Ce que l\u2019on recherche, c\u2019est que seulement soit distribuée la bonne semence dans le champ de la voie collective.Cependant, si l\u2019empêchement au mariage ne supprime pas chez les intéressés les impulsions imprévoyantes et réussit seulement la substitution de la légitimité de la descendance par la bâtardise, pourrait-on obtenir la solution du problème par ce qu\u2019on appelle la stérilisation eugénique? CONGRÈS 79 Une telle pratique, outre d\u2019être préjudiciable aux droits de la personne humaine, ne fournit pas la suppression de la tare, soit du fait de son caractère caché qui fait que des individus, même quand ils sont phénotypiquement normaux, soit génétiquement tarés, soit parce qu\u2019on n\u2019évitera pas la mutation qui, en génétique c\u2019est monnaie courante, ferait de telle sorte que les mesures eugéniques d\u2019effets irréversibles seraient comparables au tonneau des Danaïdes.Il est prouvé que du mariage d\u2019individus, l\u2019un d\u2019entre eux porteur de schizophrénie, psychose maniaco- dépressive, épilepsie, peut descendre d\u2019un individu parfaitement normal; d\u2019un autre côté d\u2019individus phénotypiquement normaux peut dériver une descendance pourvue de cette tare.Les descendants de deux conjoints hétérosigotes phénotypiquement normaux, mais avec un gène allelomorphe morbide, courent le risque, dans un pourcentage raisonnable de près de 25%, de recevoir par hérédité le gène morbide des deux sources paternelle et maternelle et d\u2019être génotypiquement taré.Toutefois, personne ne penserait à stériliser les parents qui phénotypiquement se confondent avec les individus les plus normaux du monde.Qu\u2019une telle ségrégation ne s\u2019effectue pas par des moyens violents, mais bien par des conseils et des mesures persuasives.Et que, dans l\u2019impossibilité de dissuader une personne tarée de constituer une famille, on tente de la convaincre, pour son bénéfice propre et celui de la société, qu\u2019elle le fasse pour le moins avec une personne qui ne souffre pas du moindre vestige de tare et n\u2019en possède pas dans toute son ascendance ou sa collatéralité.Bien qu\u2019ainsi, on n\u2019évite pas l\u2019hérédité du génotype, on évite, malgré tout et avec un pourcentage notable, celle du phénotype.Conclusions du Dr Antonio Castillo DeLucas, de Madrid.1.L\u2019eugénésie pré-matrimoniale est la plus importante pour la vigorisation intégrale de l\u2019espèce humaine.2.L\u2019eugénésie positive est la seule vraiment scientifique et chrétienne.3.L\u2019hérédité des caractères somatiques n\u2019est pas suffisante pour l\u2019eugénésie intégrale.4.L'eugamie en s\u2019occupant de la sélection bio- psychique des fiancés complète l\u2019eugénésie pré-ma- trimoniale.5.Les facteurs social, éducatif et du milieu collaborent indispensablement dans l\u2019eugénésie.6.La chasteté est la base de l\u2019eugénésie pré-ma- trimoniale.{.Le certificat pré-matrimonial doit être volontaire et son utilisation dirigée par la conscience médicale chrétienne.8.Les traitements organiques sont insuffisants dans la préparation des futurs époux.9.C\u2019est une nécessité absolue de suivre les doctrines de l\u2019Eglise catholique pour aboutir à la parfaite eugénésie pré-matrimoniale.(à suivre) \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1881 Le \u201cCanada Medical Record\u201d et l'Université Laval à Montréal.Janvier 1881.Jusqu\u2019en 1871 il n\u2019y avait à Montréal que deux écoles de médecine: la faculté de l\u2019Université McGill et l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, affiliée à l\u2019Université Victoria de Cobourg, Ontario.En 1871, l\u2019Université du Collège Bishop, de Lennox- ville, ouvrit une troisième faculté de médecine à Montréal, laquelle, après neuf années d\u2019existence, nous annonce tout ingénument, par son organe le Canada Medical Record, qu\u2019elle a surmonté tous les obstacles dressés sur sa route et y a même trouvé les éléments du succès qui couronne aujourd\u2019hui ses travaux.Nous sommes vraiment charmés d\u2019apprendre cela.Mais voilà qu\u2019en 1879 l\u2019Université Laval de Québec vient ouvrir une quatrième faculté de médecine à Montréal.Pour le coup, s\u2019écrie le Canada M edical Record, c\u2019est trop fort; que l\u2019Université Bishop ait doté Montréal d\u2019une faculté de médecine alors qu\u2019il en existait déjà une de la même dénomination religieuse et une autre catholique, c\u2019est parfait (n\u2019a-t-elle pas réussi, en dépit des difficultés ou plutôt grâce aux obstacles qu\u2019on lui a opposés?) .Mais que le Laval vienne fonder une quatrième faculté de médecine, ce n\u2019est plus nécessaire depuis que nous y sommes, deux universités protestantes et une école catholique sont bien suffisantes pour les étudiants canadiens-français et catholiques romains qui suivent les cours de médecine à Montréal.Ce qu\u2019en dit le Canada Medical Record n\u2019a pas pour but de faire de la réclame en faveur du Bishop! mais de donner un exposé impartial des difficultés qui existent entre l\u2019Université Laval et l\u2019Ecole de médecine Victoria.On ne s\u2019en serait pas douté.Nos confrères du Record paraissent manier mieux l\u2019encensoir que la plume.N'est-ce pas la notion la plus élémentaire du journalisme que pour parler sensément d\u2019une question en litige, il faut en connaître le pour et le contre et ne pas se tenir satisfait des informations puisées auprès d\u2019une seule des parties intéressées, c\u2019est cependant ce qu\u2019a fait notre confrère, aussi son écrit n\u2019est-il qu\u2019un tissu d\u2019appréciations fausses, comme chaque lecteur qui connaît un peu la question pourra en juger in petto, ou à haute voix suivant ses intérêts et ses convictions.Notre confrère ne voit dans toute cette question qu\u2019un complot tramé par le Pape, Mgr Conroy et l\u2019Université Laval contre l\u2019Ecole de Médecine (a trap set for them unsuspiciously).Nous ne voulons pas même effleurer les difficultés qui existent entre nos deux institutions médicales, l\u2019Union Médicale a toujours gardé sur cette question ce qu\u2019elle croit être une sage réserve.Quant au reste, il nous est bien permis d\u2019en manifester notre appréciation.Le Record voit dans l\u2019établissement de la faculté de Laval à Montréal une insulte et un défi aux trois écoles déjà existantes en cette ville et prétend que deux facultés protestantes et une catholique sont bien suffisantes pour l\u2019éducation médicale de nos étudiants canadiens-français et catholiques romains.L\u2019accusation d\u2019égoisme et d\u2019arrogance qu\u2019il lance contre le Laval, parce qu\u2019il ignore absolument les faits, s\u2019il ne les dénature volontairement, pourrait ici lui être appliquée avec plus de raison.Mais vraiment, va-t-on nous faire un erime d\u2019avoir la prétention d\u2019enseigner nous-mêmes la médecine à nos coreligionnaires et à nos compatriotes d\u2019origine canadienne-française, de trouver regrettable que nos compatriotes suivent des cours de médecine donnés dans une langue étrangère qu\u2019ils ne comprennent qu\u2019imparfaitement, des leçons basées sur des principes religieux qui ne sont pas les leurs, de faire la lutte en un mot pour que dans une province catholique et canadienne-française nos compatriotes trouvent assez d\u2019avantages et de garanties dans les institutions catholiques et françaises pour les dispenser d\u2019aller puiser l\u2019enseignement dans d\u2019autres qui n\u2019ont ni leur croyance ni leur langue.Cela se nomme-t-il de la prétention et de l\u2019égoïsme?La théologie et la médecine se touchent de trop près pour vouloir les séparer.La crâniotomie en est une preuve entre mille.Et puis nous sommes jaloux de notre langue, n\u2019est-ce pas légitime?et, de même que nous trouvons ridicule Dupuis qui, de retour de la république voisine, s\u2019appelle M.Wells, Larocque, M.Stone, Leblanc, M.White, de même nous ne pouvons sans une arrière-pensée entendre un médecin canadien- français, presque inévitablement destiné à vivre et à pratiquer parmi les gens de sa propre nationalité, ne pouvoir parler médecine dans sa langue maternelle et ahurir à tout instant ses confrères et ses compatriotes de termes et d\u2019accent étrangers.Si nous étions perdus dans l\u2019élément anglais, notre langue pourrait devenir une objection, mais grâce à Dieu, dans la province de Québec, nous pouvons nous instruire, pratiquer la médecine, vivre et mourir en français.Ainsi donc quatre ou six universités anglaises et protestantes ne rencontreraient pas plus nos besoins que deux, et nos confrères du Record peuvent en prendre leur parti, nous saurons maintenir le droit que nous avons de pourvoir nous-mêmes aux besoins de l\u2019enseignement médical de nos compatriotes, et cela sans que personne ait le droit de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA EN 1881 81 s\u2019en plaindre, du moment que nous nous conformons aux lois établies.Quant à l\u2019opportunité d\u2019avoir à Montréal deux écoles catholiques françaises au lieu d\u2019une, cela concerne si peu nos confrères du Record et intéresse tellement l'élément canadien-français, qu\u2019ils seraient bien aimables de ne pas s\u2019immiscer dans nos affaires de famille; si pourtant ils y tiennent nous leur reconnaissons leur droit d\u2019en parler à leur aise, quitte à nous de leur rappeler de temps à autre ce que l\u2019on entend en français par un exposé impartial des faits.Quand le Bishop parut en 1871 il existait déjà à Montréal une université anglaise et protestante qui, nous sommes heureux de le dire, donnait alors comme aujourd\u2019hui un excellent enseignement à ses élèves.Personne pourtant, parmi nous, ne s\u2019insurgea contre la nouvelle faculté.Et si, comme le dit le Record, ce sont les difficultés qui l\u2019ont rendue si prospère, nous n\u2019avons aucun droit de nous enorgueillir de son succes.Pendant ses neuf années d\u2019existence, personne parmi nous ne lui a jamais contesté son droit d\u2019exister, nà discuté son opportumté.Nous avons même été si réservés à son égard que nous ne savions même pas qu\u2019elle fût si florissante.Dans cette charge à fond de train contre la faculté de médecine de Laval à Montréal, le Record a peut- être aussi un autre mobile que l\u2019amour de la justice et les intérêts de la science, et nous comprenons à demi-mot qu\u2019il n\u2019aime pas à voir deux écoles françaises de médecine à Montréal.L\u2019élément anglais trouvant depuis longtemps à l\u2019Université McGill un enseignement médical aussi complet que possible, nous comprenons les inquiétudes de notre confrère lorsqu\u2019il voit les Canadiens français se mettre eux aussi en mesure de rencontrer sous ce rapport tous les besoins de leurs étudiants.Dans un pays comme le nôtre, composé d\u2019éléments hétérogènes, il faut savoir respecter les droits et les opinions de caste et pouvoir regarder briller le soleil sur la flèche de vingt temples où Dieu est servi et adoré de manières différentes.Que nos confrères anglais aient deux écoles, qu\u2019ils en aient quatre, peu nous importe.Quant à l\u2019opportunité d\u2019avoir ici deux écoles canadiennes-françaises, le Record devrait avoir la générosité facile de laisser décider cette question par ceux qu\u2019elle concerne immédiatement.Nous ne suivrons pas nos confrères du Record dans le voyage légal qu\u2019ils entreprennent avec si peu de documents, nous préférons nous en rapporter à la sagesse de ceux qui ont mission pour régler ces questions. ANALYSES à + & © Dans le but d\u2019uniformiser les indications biblio- W.T.LONGCOPE et J.A.LUETSCHER.\u2014 graphiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE L.BERTRAND.\u2014 La biopsie aspiratrice du foie par voie transthoracique.\u2018Semaine des Hôpitaux de Paris\u2019, 25: 769 (6 mars) 1949, L\u2019endroit de la ponction transthoracique se fait en 7\u2019 ou 8 espace intercostal sous la ligne axillaire antérieure.L\u2019anesthésie locale est pratiquée avec 10 ce.d\u2019une solution de pro- caïne à un pour cent.La canule, munie d\u2019un trocart, a une longueur de 16 cm.par 1,5 à 2 mm.de diamètre.Il est bon de s\u2019enquérir du temps de saignement, de coagulation et de la prothrombine avant la ponction.En 8 mois, l\u2019auteur a pratiqué 34 biopsies aspiratrices sur le foie chez des malades souffrant de tuberculose pulmonaire miliaire.À leur arrivée, quelques malades avaient un foie légèrement hypertrophié, chez la plupart le foie n\u2019était pas gros.Toujours avec la streptomycine, on vit ces petites hypertrophies fondre rapidement en plus d\u2019une amélioration pulmonaire.Chez deux malades, on fit la ponction du foie au cours d\u2019un P.N.O.thérapeutique et cela sans aucun incident.Lorsque la ponction est faite, le malade ressent parfois une douleur qui irradie du point ponctionné vers l\u2019épaule.Cette douleur toujours insignifiante peut durer quelques heures sans nécessiter de narcotiques.Il n\u2019y a jamais eu d\u2019hémorragie du foie et encore peut- on toujours la prévenir en faisant les examens de routine sur la qualité du sang.Jamais l\u2019auteur n\u2019a raté une ponction.Paul-René ARCHAMBAULT.L'utilisation du BAL dans le traitement des empoisonnements par l'arsenic, le mercure et autres poisons métalliques.(The use of BAL (British anti-lewisite ) in the treatment of the injurious effects of arsenic, mercury and other metallic poisons.) \"Ann.of Int.Med.\"\u201d, 81: 545 (octobre) 1949.Le BAL est un produit découvert par Stoc- ken et Thompson dans les laboratoires du professeur Peters, d'Oxford.Le BAL s\u2019allie à l\u2019arsenic de l\u2019organisme pour donner une substance non toxique.Le BAL s\u2019emploie de préférence par voie I.M.Solution à 5 ou 10% de BAL et de 20% de benzylbenzoate dans de l\u2019huile d\u2019arachide (peanut).Si la dose administrée est trop forte, le BAL peut produire des smyptômes d\u2019intolérance: nausée, vomissement, céphalée, brûlure des lèvres, constriction de la gorge, etc\u2026 Résultats très encourageants dans le traitement de la dermatite arsénicale dont la durée est d\u2019environ 20 jours au lieu de 65 Jours.Les auteurs essaient ensuite le BAL dans le traitement des intoxications mercurielles en particulier par le bichlorure de mercure dont on se sert assez souvent pour se suicider.Ils ont soigné 61 patients.Les résultats démontrent clairement que le BAL est un antidote effectif du bichlorure de mercure quand le traitement peut être commencé dans les quelques heures après l\u2019empoisonnement.Les patients avalèrent une quantité de bichlorure de mercure qui a varié entre 0,5 et 20 g.et 41 ont absorbé 1 g.ou plus.Les auteurs ont perdu seulement deux patients.Deux facteurs importants de réussite: début précoce du traitement, quantité de BAL administrée.Sur 38 patients qui ont reçu le BAL dans les 4 heures après ingestion de bichlorure, aucun décès, sur 86 traités par les méthodes anciennes sans BAL, 27 morts. ANALYSES 83 La première dose de BAL était de 300 mg.puis 150 mg.toutes les 4 h.pendant 24 à 36 h., puis 150 à 300 mg.par jour suivant l\u2019évolution clinique.En plus les auteurs utilisèrent les lavages gastriques contenant du « sodium formaldehyde sulfoxylate » et de grandes quantités de liquide.Le BAL semble donner des résultats favorables dans le traitement des intoxications par l\u2019or et l\u2019antimoine.Par contre, ce produit ne semble pas efficace et peut être dangereux pour combattre l\u2019intoxication par le plomb.Paul DAVID.J.R.BIGNAIL et J.CROFTON.\u2014 Le traitement des nausées et des vomissements consécutifs aux injections de streptomycine par les antihistaminiques de synthèse.(Anti-histamin Drugs for nausea and vomiting due to streptomycin.) \"British Medical Journal\u201d, 4591: 13 (ler janv.) 1949.Les auteurs ont traité 3 malades avec de la streptomycine.Or, après un temps plus ou moins variable, ces malades ont eu des nausées et des vomissements après chaque injection.Pour parer à ces inconvénients, ils ont donné du benadryl 0,5 toutes les 8 heures.Ces troubles disparurent rapidement après la prise de cet antihistaminique.Pour contrôle, les A.ont substitué du lactose au benadryl, ce qui ne calma aucunement les troubles.Alors les auteurs reprirent le benadryl (ou antistine), avec le même succès.S\u2019il y a des vertiges qui accompagnent les nausées et vomissements, les antihistaminiques n\u2019ont aucun effet.Ces troubles toxiques seraient donc secondaires à une hypersensibilité ou à des impuretés.Paul-René ARCHAMBAULT.PHTISIOLOGIE Chester EASTLAKE, Jr.et Alvan L.BARACH.- \u2014 De l'emploi de l'acide para-amino-sali- cylique dans la tuberculose pulmonaire chronique.(Use of para-aminosalicylic acid in chronic pulmonary tuberculosis.) \"Diseases of the Chest\u201d, 16: 1 (juillet) 1949.La croissance du bacille tuberculeux sur milieu de Dubos est inhibée d\u2019une façon marquée par le sérum de malades ou d\u2019individus sains qui ont ingéré 2 à 4 grammes d\u2019acide para-amino-salicylique.Les bacilles employés provenaient de malades et de la souche H 37 Rv.I\u2019acide para-amino-salicylique fut administré à 12 malades souffrant de tuberculose pulmonaire chronique avancée.Le dosage employé fut de 10 à 11 grammes par jour, par périodes de trois semaines chacune avec un intervalle d\u201dune semaine entre chaque période.Chez sept malades dont les symptômes d'infection active étaient assez marqués pour juger de l\u2019efficacité du médicament, on observa une amélioration clinique.Trois malades présentèrent une récurrence des symptômes à la fin du traitement.Les effets caractéristiques de l\u2019administration de l\u2019acide para-amino-salicylique furent une réduction rapide de la toux et des expectorations, de même qu\u2019une diminution de la fièvre.Ces résultats favorables apparurent généralement au cours de la première semaine de traitement.Les effets secondaires furent des nausées intermittentes, des vomissements et des selles diarrhéiques.Chez trois des douze malades ces symptômes furent assez graves pour faire cesser l\u2019administration du médicament.Les résultats cliniques favorables dans le.traitement de la tuberculose pulmonaire chronique par l\u2019acide para-amino-salicylique suggèrent que ce médicament est un agent utile dans le traitement des exacerbations de la maladie.Léo LAMARRE.G.A.HYMAN et S.H.HOFFMAN.\u2014 90 cas de tuberculose pulmonaire traités par la streptomycine et le pneumothorax combinés.(90 consecutive cases of pulmonary treated by a combination of streptomycin and pneumothorax.) \"Amer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 59: 539 (mai) 1949.Etant donné le fort pourcentage de strep- tomycinorésistance et la rapidité de son apparition chez les porteurs de cavité, les auteurs firent l\u2019expérience du traitement combiné du pneumothorax et de la streptomycine chez 90 de leurs patients.Les doses de streptomycine 84 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerix AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 employées varièrent de 0,5 g.à 2 g.par jour.La durée moyenne du traitement par l\u2019antibiotique fut de 4 mois.Dans 50 cas la streptomycine précéda le pneumothorax.26 patients devinrent B.K.négatifs et l\u2019on obtint 5 fermetures de cavités par la streptomycine seule.Lorsque le pneumothorax fut institué, le nombre des B.K.négatifs atteint 34 et celui des cavités fermées 24.L\u2019on observe une amélioration radiologique excellente dans 13 cas, et importante dans 33 cas.Le pneumothorax et la streptomycine furent donnés concurremment dans 15 cas.De ce nombre 11 devinrent B.K.négatifs et présen- talent une fermeture de cavités.L\u2019amélioration radiologique était excellente dans 6 cas, et importante dans 6 autres.Les 25 autres patients reçurent le pneumothorax avant la streptomycine.Dans ce groupe 5 fermetures de cavités et 5 négativations des expectorations furent obtenues par le pneumothorax seul.Ces chiffres furent portés respectivement à 17 et à 18 lorsque la streptomycine fut ajoutée au traitement.La radiographie fut améliorée d\u2019une façon excellente dans 5 cas, et d\u2019une façon importante dans 11.Les auteurs reconnaissent la difficulté d\u2019attribuer ce qui revient à l\u2019une ou l\u2019autre de ces thérapeutiques.Ils constatèrent toutefois que leur emploi simultané donne des résultats bien supérieurs à ceux que l\u2019on obtient habituellement par leur usage séparé.Il y aurait avantage à faire précéder le pneumothorax par la streptomycine; l\u2019on serait ainsi plus à l\u2019abri des complications du pneumothorax.Les auteurs conseillent 1 mois de streptomycine à raison de 1 g.par jour, amorce du pneumothorax, suivie de 2 autres semaines de streptomycine à la même dose.Il est très important, s\u2019il y a lésion endobronchique, de faire précéder le pneumothorax par la streptomycine.En plus de donner un fort pourcentage de guérison, ce mode de traitement a l\u2019avantage de ne pas nuire à une thérapeutique plus active que l\u2019évolution de la maladie pourrait nécessiter.Maurice DORAY.A.D.CHAVES.\u2014 Tuberculose incipiens chez les adultes de plus de 40 ans.(Incipient pulmonary tuberculosis in persons over forty.) \"Amer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 59: 469 (mai) 1949.La conception voulant que les personnes indemnes de tuberculose pulmonaire à 40 ans le deviennent toute leur vie est plus ou moins juste.Depuis 1940, sur environ 6.000 cas de contacts tuberculeux examinés périodiquement, l\u2019auteur en découvre 5 cas.Il ajoute ces cas aux 17 cas rapportés par Reisner (Amer.Rev.of Tuberculosis, février 1948).De ces 22 cas, 19 étaient porteurs d\u2019une radiographie négative ne datant pas de plus d\u2019un an.L'âge varie entre 40 et 75 ans.A date 8 patients sont décédés; 4 présentent des lésions très avancées; 2 des lésions minimes et 8 des lésions apparemment arrêtées.L\u2019évolution des lésions est sensiblement la même que chez les gens moins âgés.L\u2019auteur conclut qu\u2019il y aurait avantage à faire des radiographies en série et des épreuves à la tuberculine chez les gens de plus de 40 ans.Maurice DORAY.Juan T.CASTILLO.\u2014 Lavage des bronches dans la tuberculose pulmonaire.(Bronchial lavage in pulmonary tuberculosis.) \"Diseases of the Chest\u201d, 16: 81 (juillet) 1949.2.214 lavages des bronches furent faits à Cuba pendant les années 1945 à 1948.De ce nombre 614 ont été faits avec la technique propre à l\u2019auteur.Par le lavage des bronches on a trouvé du bacille tuberculeux: dans 45,4 pour cent des cas modérément avancés, considérés comme guéris et conservant des images radiologiques de fibrose; dans 17 pour cent des cas modérément avancés, considérés comme guéris avec des images radiologiques négatives; dans 90 pour cent des cas de lésions minimes sans expectoration; dans 10 pour cent des cas de contact avec.des images radiologiques négatives. ANALYSES 85 Dans un groupe de 90 patients comprenant des cas d\u2019asthme, de cancer du poumon et de bronchiectasie, le lavage des bronches n\u2019a démontré aucun bacille tuberculeux.Technique.Le patient, assis sur une chaise droite, sort la langue et la tient lui-même dans cette position avec une compresse.Il devra alors respirer par la bouche pendant toute l\u2019opération.On fait alors une légère anesthésie locale en badigeonnant les amygdales, la luette et la paroi postérieure du pharynx avec une solution de pontocaïne à 1 pour cent.On passe alors par le nez une sonde Nélaton No 14 et on la pousse jusqu\u2019à ce qu\u2019elle atteigne le bucco-pharynx; cependant, la sonde ne va pas dans le larynx ou la trachée.Au moyen d\u2019une seringue de 20 cc.abouchée au cathé- tère on instille alors 5 ce.d\u2019une solution de pontocaïne, de manière à ce que le liquide tombe goutte à goutte sur la paroi postérieure du pharynx; ceci pour réduire le réflexe tussi- gène, pas trop cependant puisque le patient doit pouvoir tousser au bon moment.Pour que l\u2019anesthésique atteigne les bronches, il est essentiel que le patient respire fortement par la bouche et évite de tousser.Le patient se couche alors sur le côté correspondant aux lésions, la tête plus haute que le thorax.Dans cette position on instille alors 15 à 30 cc.de solution salée isotonique tiède.Quand la solution a séjourné dans les bronches quelque 2 à 3 minutes, le patient sent un fort besoin de tousser ; on lui donne alors un verre gradué et on lui demande de tousser vigoureusement.Le liquide de retour est alors concentré et la recherche du bacille est faite.Léo LAMARRE.Oscar AUERBACH.\u2014 Empyème, complication de la tuberculose pulmonaire chronique.\u2018Amer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 5: 601 (Guin) 1949.L\u2019auteur, pour éclaircir certaines controverses au sujet de l\u2019empyème comme une complication de la tuberculose pulmonaire, a revisé mille huit cent soixante-quatorze (1.874) autopsies de personnes mortes de tuberculose pulmonaire chronique.Sur ce nombre, on trouva 311 cas d\u2019empyème dont 250 (81%) chez des malades ayant eu un pneumothorax artificiel et 59 (19%) chez des malades n\u2019ayant reçu aucun traitement.Il est donc justifiable de dire que l\u2019empyème est la complication principale du pneumothorax artificiel.L\u2019auteur ensuite étudie la durée de la maladie avant l\u2019amorce d\u2019un pneumothorax artificiel ainsi que la période de temps durant laquelle le pneumothorax artificiel a été maintenu et cite que dans 180 cas (72%) le pneumothorax artificiel fut commencé au début de la maladie, i.e.pendant les 7 premiers mois.L\u2019empyème est donc, en général, une complication de début du pneumothorax artificiel, mais peut survenir à n\u2019importe quel moment aussi longtemps que le collapsus est maintenu en présence d\u2019une cavité ouverte.Se basant sur la découverte de 153 cas (491%) de fistules broncho-pleurales, après examen macroscopique et microscopique, l\u2019auteur est d\u2019avis que l\u2019empyème constaté dans chacun de ces cas était dû à une fistule bron- cho-pleurale.Enfin, en discussion, l\u2019auteur prouve que l\u2019empyème est bien dû à une fistule broncho- pleurale.En effet, dit-il, dans les cas de cette série où on n\u2019a pas pu trouver la présence de fistule broncho-pleurale à l\u2019autopsie, il y avait en cependant, alors que le patient vivait, des signes révélant la présence d\u2019une fistule bron- cho-pleurale tels que: une déviation marquée du médiastin au côté opposé; des pressions pleurales fortement positives du côté malade; l\u2019expectoration de bleu de méthylène injecté auparavant dans la cavité pleurale; la dyspnée et la douleur du côté atteint.De plus, dans cette série de cas, les autopsies ne révélèrent aucune rupture d\u2019adhérences dans le pneumothorax artificiel ayant pu occasionner l\u2019'empyème, et on n\u2019a pas pu prouver que l\u2019infection de la cavité pleurale venait de l\u2019extérieur.René POIRIER. 86 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bucterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 CARDIOLOGIE Marcel SEGERS.\u2014 Nouvelles bases d'interprétation de 1'électro-cardiogramme normal et pathologique.\u2018Acta Cardiologica\u201d, Supplementum IV, p.1-93, 1948.L\u2019auteur apporte des données nouvelles d\u2019interprétation de l\u2019électro-cardiogramme normal et pathologique.Le résumé d\u2019un travail aussi considérable (93 pages) ne permet qu\u2019un exposé très sommaire des théories qu\u2019il a énoncées, des faits qu\u2019il a recueillis et des conclusions qu\u2019il en a tirées.Ses recherches sont basées sur une méthode d\u2019investigation nouvelle et sur un matériel d\u2019étude bien défini: 1.Emploi de plusieurs dérivations simultanées permettant la corrélation des différentes courbes obtenues; 2.Etude détaillée de toutes les activités électriques du cœur par les dérivations classiques d\u2019Einthoven et par 28 dérivations uni- polaires thoraciques, dont 3 postérieures, et 18 antérieures; 3.Etude comparative entre les processus de conduction normaux et anormaux, chez un même sujet, condition réalisée dans les blocs intraventriculaires intermittents et dans les troubles passagers de la conduction à l\u2019occasion d\u2019une extrasystole auriculaire.L\u2014Interprétation de VE.C.G.normal Partant du principe généralement admis que toute dérivation des potentiels électriques du cœur représente en fait la somme algébrique d\u2019un lévo- et d\u2019un dextro-cardiogramme, il reconstitue, par un nouveau procédé de calculs, la forme exacte des courbes du lévo- et du dextro-cardiogramme.Une étude minutieuse de ces courbes lui permet de tirer ces conclusions: 1.La morphologie du lévo- et du dextro- cardiogramme est à peu de choses près la même.Son contour général est semblable à celui de l\u2019E.©.G.global, sauf que le voltage est plus faible; 2.L\u2019analyse de ces deux courbes du lévo- et du dextro-cardiogramme démontre les faits suivants: a) ces courbes traduisent essentiellement le processus d\u2019invasion dans les parois latérales du cœur et il y a concordance entre la direction moyenne du processus d\u2019invasion et l\u2019orientation de l\u2019axe électrique aux différents moments de l'activation ; b) l'invasion septale ne modifie que très peu la forme de la courbe électro-cardiogra- phique normale; c) la présence de Q en D, traduit une prédominance de l\u2019activation gauche, mais non nécessairement une précocité d\u2019invasion gauche; d) l\u2019onde S en D, répond à une activité ventriculaire droite et l\u2019onde R résulte de l\u2019activation gauche et droite.II.\u2014Interprétation de VE.C.G.précordial La même méthode d\u2019investigation appliquée à la détermination du lévo- et du dextro- cardiogramme dans les dérivations précordiales a permis à l\u2019auteur de vérifier et de confirmer la théorie classique de la négativation cellulaire, et rejoignant en cela les idées de Wilson, de conclure: 1.Que dans une dérivation unipolaire la traversée de l\u2019onde sous l\u2019électrode exploratrice donne d\u2019abord naissance à la branche montante de l\u2019onde R, puis à sa branche descendante; 2.Que l\u2019activation d\u2019autres territoires myo- cardiques, soit avant, soit après celui qui est sous l\u2019électrode exploratrice, donne une onde Q ou une onde S.IIT.\u2014Les différents types de blocs intraventriculaires.L\u2019auteur passe à l\u2019étude de l\u2019E.C.G.pathologique en abordant le chapitre du bloc intra- ventriculaire.Il rejette totalement, par une série d\u2019arguments et de faits fort variés, l\u2019hypothèse du blocage de l\u2019une des branches hi- siennes pour expliquer certaines images pathologiques connues jusqu\u2019ici sous le nom de bloc de branche .Par une étude détaillée, chez le même sujet, dans un même enregistrement, de complexes normaux alternant avec des complexes anormaux, et par l\u2019établissement précis de la mo- ANALYSES 87 dification initiale du complexe ventriculaire par les différents types de blocs intraventri- culaires, il a apporté de nouveaux documents relatifs aux blocs intraventriculaires: 1.Ils se développent soit au sein de la paroi latérale du cœur, soit au niveau du septum médian.2.Les blocs de la paroi intéressent soit toute l\u2019épaisseur, soit la seule couche sous- endocardique, ou sous-épicardique; ces 3 types correspondent aux images qualifiées jusqu'ici de bloc de branche.3.Le bloc septal correspond aux images dites de prépondérance.4.Les troubles de la conduction limités à une surface restreinte de la paroi myocardique se classent sous le type « bloc focal ».5.Chacun de ces types peut intéresser l\u2019un ou l\u2019autre des ventricules, et selon la durée du bloc, supérieure ou inférieure à 0,12 seconde, il est dit majeur ou mineur.6.Le point où siège habituellement le bloc se situe au niveau des jonctions des tissus de structure et de chronaxie différentes 1.e.au niveau de la jonction purkinio-myocardique.Voilà l\u2019explication physiologique à la base des différents types de bloc proposés par Segers.IV \u2014Le bloc sous-épicardique.\u2026 Le blocage de la conduction est localisé au niveau de la jonction purkinio-myocardique dans les couches sous-épicardiques gauche ou droite, et se vérifie notamment dans certains cas de bloc de Wilson intermittents.Il ne peut s\u2019agir d\u2019un bloc de branche: 1.Seule la partie terminale du complexe QRS est modifiée.2.L\u2019image en M des précordiales droites montrent des indentations et un retard de la déflection intrinsèque dans sa branche terminale, raisons qui plaident en faveur d\u2019un trouble de la conduction sous la couche la plus près de l\u2019électrode exploratrice, la couche sous-épicardique.3.L\u2019image RS enregistrée dans les précordiales gauches montre un encochage siégeant dans la seconde moitié de ce complexe, de sorte que seule la partie terminale du QRS est élargie.Le trouble de la conduction est localisé dans la région sous-épicardique gauche.4.L\u2019exploration électrokymographique dans ces cas montre qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019asynchronisme important entre l\u2019éjection ventriculaire gauche et droite.V.\u2014Le bloc pariétal.Il n\u2019existe pas de différences fondamentales entre le type sous-épicardique et le type pariétal et les formes intermédiaires entre les deux types sont très fréquentes.Ici cependant le complexe QRS est modifié dès le début, il est constitué d\u2019une seule onde de négativa- tion survenant nettement plus tard que normalement, signant ainsi l'invasion en une seule étape de la paroi myocardique et une extension plus grande de l\u2019altération de la conduction que dans le type sous-épicardique.Des indentations apparaissent dans les précordiales qui regardent le ventricule intéressé par le bloc.De ces faits, Segers conclut à un trouble de la conduction intéressant toute la paroi myocardique, par un blocage des jonctions synaptiques.Des preuves électro-cardioky- mographiques plaident aussi contre l'interprétation classique de bloc de branche que l\u2019on donne à ces images.D'ailleurs aucune donnée anatomo-pathologique n\u2019a pu encore apporter de preuves décisives pour confirmer cette notion de bloc de branche.De nombreux auteurs ont observé dans ces cas de bloc de branche des lésions diffuses au sein des parois ventriculaires, mais pas d\u2019interruption systématique de la branche hissienne.Les lésions peuvent atteindre une branche du faisceau de His, mais c\u2019est exceptionnel.VI.\u2014Bloc focal.Segers place dans cette catégorie les blocs qui ont une zone de projection thoracique limitée à une ou plusieurs dérivations précordiales, les autres ayant des complexes normaux.Selon qu\u2019ils sont sous-épicardiques ou pariétaux, ils épousent les différentes morphologies de ces deux types. 88 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLierin AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 VII.\u2014Bloc sous-endocardique.Ce type correspond au bloc concordant, considéré d\u2019ordinaire comme un bloc de type commun survenant dans un cœur vertical.L\u2019auteur suggère, comme interprétation de ce type de bloc, un trouble de la conduction au niveau des synapses purkino-myocardiques des couches endocardiques de la paroi ventriculaire.Le processus d\u2019invasion des zones sous- endocardiques dans ces cas se fait de l\u2019extérieur vers l\u2019intérieur, explication des deux caractères essentiels de ces blocs: 1.Développement d\u2019une onde intrinsèque prématurée dans les dér:vations précordiales.2.Dérivation de l\u2019axe électrique de R du côté hétérolatéral dans les dérivations périphériques.Le fait qu\u2019on puisse rencontrer alternativement, chez le même sujet, un bloc de type commun et un bloc de type homophasique est encore une autre preuve contre l\u2019hypothèse du bloc de branche.VIII.\u2014Bloc septal.L\u2019auteur interprète les images électro-car- diographiques de prépondérance comme des images dues à un blocage au niveau du septum.A l\u2019appui de cette conception 1l apporte les arguments suivants: 1.Le mode brusque d\u2019apparition et de disparition de ces images ne peut s\u2019expliquer que par un blocage de la conduction.2.L\u2019absence de retard de l\u2019onde intrinsèque signifie que le blocage ne peut se produire qu\u2019au niveau du septum.3.L\u2019aspect du septum, visualisé par l\u2019angiocardiographie dans ces cas de « prépondérance », où l\u2019on note une déformation nette du septum, est un argument en faveur de cette interprétation.4.Les images de « prépondérance » se transforment souvent en une altération typique de la conduction intraventriculaire.IX \u2014 Blocs intraventriculaires mixtes.T1 peut exister plusieurs zones de blocage et toutes les associations des différents types de blocs sont possibles.X.\u2014FEtude des zones muettes.Segers donne cette appellation aux zones myocardiques altérées par l\u2019infarctus et ses séquelles anatomiques.A l\u2019aide des précordiales multiples il apporte des faits nouveaux, utiles dans l\u2019établissement du diagnostic des ondes Q.1.Zones muettes antérieures: Q pathologique: son amplitude va en diminuant de gauche à droite.Q physiologique: son amplitude va cn croissant de gauche à droite.2.Zones muettes postérieures: Q pathologique: diminution graduelle de son amplitude de bas en haut le long de la colonne vertébrale.Q physiologique: augmentation régulière de son amplitude de bas en haut.XI\u2014Ftude du syndrome Wolff- Parkinson-W hite.Cette anomalie électrique est due à la présence d\u2019une onde supplémentaire venant empiéter sur l\u2019espace P-Q.Cette invasion précoce correspond à une modalité de conduction analogue à celle qui apparaît au cours d\u2019un bloc intraventriculaire.Il existe un faisceau de conduction purement myocardique reliant directement l\u2019étage auriculaire à l\u2019étage ventriculaire au niveau du septum médian du cœur.L'auteur termine son travail en soulignant l'intérêt pratique de cette nouvelle interprétation des blocs.Réginald JOHNSON.L.WALLACE et E.CLARK.\u2014 Changements électro-cardiographiques dans un cas de syndrome de Wernicke.(Electrocardio- graphic changes in a case of Wernicke's syndrome.) \"Ann.of Int.Med.\u201d, 31: 675 (octobre) 1949.On sait que le cœur est touché dans l\u2019avitaminose B, pellagre et beriberi.Le cas présenté par les auteurs montre des changements électro-cardiographiques imposants chez un patient dont tout le reste du bilan cardiaque est négatif.Cet homme de 40 ans a un syn- ANALYSES 89 drome de Wernicke typique (polioencéphalite hémorragique).Les signes électriques disparurent rapidement après'une cure de chlorure de thiamine.Paul DAVID.NEURO-PSYCHIATRIE L.B.KALINOWSKY.\u2014 L'électro-choc: une mise au point.(Present Status of Electric Shock Therapy.) \u2018Bulletin of the New York Academy of Medicine\u201d, 25: 541 (septembre) 1949.L'auteur, un pionnier dans l\u2019expérimentation clinique de l\u2019électro-choc, présente ici une synthèse de nos connaissances actuelles sur cette forme particulière de traitement psychiatrique, après un recul d\u2019une dizaine d\u2019années.Le mécanisme physio-psychiatrique de l\u2019é- lectro-choc reste à trouver; toutefois, l\u2019auteur attribue aux convulsions, et non au passage du courant, l\u2019efficacité thérapeutique.L\u2019hypertension et les lésions du myocarde, la tuberculose, l\u2019arthr:te, l\u2019épilepsie ne représentent pas des contre-indications au traitement s\u2019il s'impose, pas plus d\u2019ailleurs que la grossesse ou l\u2019âge du malade.Les seules complications à craindre sont les fractures, celles des os longs (humérus et fémur surtout), et celles, rares mals souvent bilatérales, de la cavité cotyloïde.Les fractures intéressant la partie moyenne de la colonne dorsale n\u2019exigent pas l\u2019arrêt du traitement.Ces accidents, quoique imprévisibles, sont moins fréquents si l\u2019on n\u2019exerce pas sur le malade de contrainte excessive au cours de la crise.L'auteur obtient un relâchement musculaire en provoquant d\u2019abord une absence, avant de déclencher les convulsions: c\u2019est la mesure prophylactique de routine qu\u2019il recommande.I] n\u2019autorise l\u2019emploi du curare que dans les cas de maladie osseuse antérieure, comme chez les pagétiques et les porteurs de fractures récentes.Les états d\u2019agitation postcomitiaux demandent l\u2019administration intraveineuse, à une dose de 0,5 g.d\u2019amytal; dans les cas d\u2019agitation, l\u2019on peut injecter par la même voie, avant le choc.4 ou 5 ce.de coramine.L'on note après une série d\u2019électro-chocs des réactions organiques, d\u2019ordre affectif et mnésique, et des modifications électro-encé- phalographiques; ce sont là des changements réversibles de courte durée.Un psychiatre peut donner des électro-chocs à son cabinet, pourvu qu\u2019il y puisse traiter une syncope respiratoire ; que le malade vienne accompagné et qu\u2019il soit constamment surveillé à la maison.C\u2019est dans les psychoses affectives, principalement dans les dépressions de tout genre, que l\u2019électro-choc trouve son indication la plus formelle.Trois à cinq traitements suffisent en général à faire disparaître les symptômes dépressifs; mieux vaut en ajouter un ou deux, mais guère plus, un chiffre plus élevé ne donnant pas de meilleurs résultats.Les dépressions d\u2019allure modérée présentent un risque plus grave de suicide que les mélancolies qui abolissent toute initiative; le médecin doit savoir que l\u2019électro-choc constitue dans ces cas le traitement de choix et référer au psychiatre ces malades aux premiers signes d\u2019insomnie, d\u2019amaigrissement et de malaises vagues qu\u2019ils accusent.La manie ne cède parfois qu\u2019à un rythme de trois traitements quotidiens.Les épisodes maniaco-dépressifs ont toujours tendance à se renouveler: l\u2019électro-choc ne prévient pas les récidives, mais diminue la durée et la souffrance de la crise; on a réussi à soutenir l\u2019effet de l\u2019électro-choc, après guérison, en le répétant tous les mois.L'électro-choc ne donne pas les mêmes résultats dans la schizophrénie.Le type cata- tonique agité, puis le type paranoïde en phase aiguë répondent le mieux.Le type catatonique stuporeux résiste davantage et le type hébéphrénique encore plus.Le traitement doit être précoce: dans le premier semestre de la maladie, il y à rémission dans 60 à 70% des cas: après un an, il y a chute brusque et rapide du pourcentage d\u2019améliorés.L\u2019échec est de règle dans la paraphrénie, les syndromes paranoïdes tardifs et l\u2019hypocondrie, dont les victimes sont d'âge mûr.Si l\u2019état schizoïde persiste après le quarantième traitement, on associe la cure de 90 GROULX.\u2014 LA NUTRITION ET L\u2019HYGIÈNE MENTALE AU SERVICE DE SANTÉ Sakel à l\u2019électro-choc, qu\u2019on administre à la fin du coma insulinique.Ce n\u2019est qu\u2019après ces tentatives restées vaines que l\u2019on doit songer à la chirurgie.L\u2019électro-choc se donne à un rythme d\u2019entretien chez les schizophrènes internés.L\u2019électro-choc contrôle souvent les traits psychotiques de certaines maladies organiques telles que la paralysie générale, le parkinso- nisme et l\u2019épilepsie.On peut utiliser les effets immédiats de l\u2019électro-choc pour mettre une fin au grattage de lésions cutanées, éviter la crise de désintoxication chez les morphinomanes en cure.Il n\u2019y a qu\u2019une indication de l\u2019électro-choe en dehors des psychoses, la dépression de type réactionnel: encore faudra-t-il traiter ensuite la névrose sous-jacente.Il y a même, après électro-choc, exaspération de l\u2019angoisse des névrosés.Les psychonévroses relèvent de la psychothérapie; l\u2019auteur condamne l\u2019usage abusif qu\u2019on a fait de l\u2019électro-choc dans ce domaine.Il croit que les indications de la psychothérapie et celles du traitement de choc ne sont pas les mêmes et qu\u2019elles se chevauchent rarement.J.-B.BOULANGERA.M.RABINER.\u2014 Sur les mouvements volontaires et involontaires.(Concerning Voluntary and Involuntary Movements.) \u201cBull.New York Acad.Med.\u201d, 25: 566 (septembre) 1949.Cette étude porte sur le rôle des mécanismes pyramidaux et extrapyramidaux dans la genèse des mouvements.L\u2019auteur s\u2019y propose d\u2019interpréter d\u2019après les données actuelles de l\u2019anatomie et de la physiologie nerveuses, l\u2019aspect paradoxal de certains phénomènes qui se présentent couramment en neurologie clinique.Voici les conclusions qui se dégagent de la communication.Les faisceaux pyramidal et extrapyramidaux cheminent ensemble, parcourant le centre ovale, la capsule interne, le tronc cérébral et la moelle, pour aboutir au neurone périphérique qui transmet aux muscles l\u2019action conjuguée des centres supérieurs (« final common path » de Sherrington).Toute activité motrice provient, en dernière analyse, d\u2019excitations afférentes qui pénètrent dans les régions sensitives du cerveau et qui déterminent, par l'intermédiaire de la voie pyramidale, le passage de stimulations efférentes du cortex moteur aux cornes antérieures de la moelle.La destruction totale des voies motrices efférentes amène une paralysie spasmodique, de l\u2019hyperréflectivité, le signe de Babinski et parfois l\u2019abolition des réflexes superficiels.Comme ces modifications fonctionnelles dépendent chacune d\u2019actions indépendantes transmises par des fibres distinctes, il sera possible, au cours d\u2019un processus pathologique incomplet, de trouver certaines fonctions disparues et d\u2019autres restées indemnes, conservées.L\u2019intégrité des noyaux gris centraux est essentielle au bon fonctionnement du cortex moteur.D\u2019autre part, dans les cas d\u2019une atteinte soit du cortex moteur, soit du faisceau pyramidal, les lésions des noyaux gris centraux n\u2019auront pas nécessairement de manifestation musculaire telle que des troubles du tonus ou des mouvements involontaires anormaux.Exception faite des crises convulsives, il ne se produit pas de mouvements involontaires anormaux en présence de noyaux gris centraux intacts.Les centres sous-corticaux bloqueraient les déplacements moléculaires qui gagnent les centres sensitifs et n\u2019en permettraient pas l\u2019issue par les voies pyramidales.Lorsque ces noyaux sont malades, ils ne mettent plus obstacle à la forme particulière de dyscinésie qui, échappant au contrôle sous- cortical, se rend à la voie pyramidale pour donner des mouvements involontaires anormaux typiques de la lésion.J.-B.BOULANGER.PEDIATRIE Paul et André BERTOYE (de Lyon).\u2014 La fibro-cystite du pancréas.\"Pédiatrie\", 3: 648 (novembre-décembre) 1948.Dans cette revue générale, les auteurs sont d\u2019avis de ranger la fibro-cystite du pancréas ANALYSES 91 dans les syndromes cœliaques, à.côté de la forme idiopathique et de l'intolérance congénitale aux amidons.Avec Anderson, ils désignent sous le nom de syndrome cœliaque des «états cliniques survenant chez le nourrisson ou l\u2019enfant, caractérisés par une intolérance chronique aux graisses ou à l\u2019amidon alimentaire, ou aux deux, par l\u2019émission de volumineuses selles boueuses et par une augmentation du volume de l\u2019abdomen ».Dans la forme idiopathique ou maladie cœliaque proprement dite, l\u2019affection débute après la première année; la digestion des graisses et des hydrates de carbone est défectueuse, mais le tubage duodénal révèle des ferments pancréatiques intacts.Il n\u2019en est pas de même dans la fibro-cystite du pancréas, dont le début est beaucoup plus précoce, le plus souvent de la naissance à l\u2019âge de quatre mois.Les graisses et l\u2019amidon ne sont pas digérés.Surtout les ferments pancréatiques sont absents ou fortement diminués.Ajoutons qu\u2019il existe d\u2019ordinaire, associés au syndrome digestif, des accidents respiratoires, en particulier de la dilatation des bronches.Le diagnostic de l\u2019intolérance congénitale aux amidons, qui apparaît entre le troisième et le douzième mois, est beaucoup plus facile.On trouve dans les selles une quantité appréciable de grains d\u2019amidon et dans le suc pancréatique une diminution ou une absence d\u2019amylase.L\u2019état général est beaucoup moins atteint que dans les deux formes précédentes, si bien que la croissance est le plus souvent normale.D\u2019importants progrés ont été réalisés dans le traitement de la fibrose-cystite du pancréas dans ces dernières années.Grâce à une diététique plus appropriée, mieux adaptée à la capacité digestive de l\u2019enfant, grâce à l\u2019emploi des sulfamides d\u2019abord, puis de la pénicilline contre les infections des voies respiratoires, qui compliquent si souvent la maladie, le pronostic de cette grave affection s\u2019est transformé, ainsi que le démontrent les statistiques.L'une des plus concluantes est celle du «Babies Hospital», de New-York.Avant 1938, la mortalité était de 75% au cours de la première année et les quelques survivants mouraient avant l\u2019âge de cinq ans.De 1939 a 1944, sur 28 cas, 6 seulement survécurent.Mais de 1944 à 1946, avec les améliorations apportées à la thérapeutique, sur 27 cas traités, 21 sont encore vivants.Ces chiffres sont particulièrement éloquents et montrent l\u2019intérêt de cette différenciation des syndromes cceliaques et de la lutte contre l\u2019infection par les antibiotiques, en particulier par la pénicilline.Paul LETONDAL. SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 10 octobre 1949 Tenue au Jardin Botanique.Présidence conjointe de MM.Origène Dufresne et Adélard Groulx.Mortalité chez l'enfant d'âge scolaire.M.Antoine VALOIS \u201cMonsieur Valois étudie, à l\u2019aide de graphiques, la mortalité scolaire de 4 à 14 ans.De 10 à 14 ans, la mortalité est plus basse.Il rapporte également le taux de mortalité par quartier pour différentes maladies.Parmi les principales causes de mortalité chez les enfants d\u2019âge scolaire viennent les accidents et les maladies contagieuses.Contrôle des maladies contagieuses à l'école.M.G.CHAREST M.Charest nous donne l\u2019historique du département de Santé de la ville de Montréal, ainsi que la raison d\u2019existence du contrôle dans les écoles.Ces visites scolaires ont pour but de limiter les maladies contagieuses, trouver les défauts physiques et organiques apparents, voir à ce que la vaccination soit faite.Ce travail requiert la coopération du médecin praticien, de l'infirmière et du méedcin visiteur.Autres aspects des problèmes de santé de l'écolier.M.B.PRIMEAU M.Primeau insiste de nouveau sur la coopération nécessaire entre médecins praticiens et service de santé dans le dépistage et le contrôle des maladies contagieuses.M.Primeau suggère l\u2019examen médical et dentaire périod!l- que dans le but de mieux orienter les enfants atteints de maladies organiques.Une diététicienne serait également précieuse, afin de corriger l\u2019alimentation des enfants.En discussion.M.ADÉLARD GROULX, ERNEST SYLVESTRE, A.-R.Forry, B.PRIMEAU, G.CHAREST et ANTOINE VALOIS: De la discussion il ressort les principaux points suivants: 1° \u2014 Examen scolaire tous les six mois; 2° \u2014 Les médecins praticiens déclarent les maladies contagieuses graves et négligent les autres; 3° \u2014 Les accidents surviennent principalement à la périphérie de la ville, à cause des excès de vitesse; 4° \u2014 La vente du lait au chocolat dans les écoles est condamnable: 19 \u2014 en raison de la mauvaise habitude donnée à l\u2019enfant à l\u2019école.car 60% des enfants prennent du lait au chocolat à l\u2019école et ne veulent plus prendre de lait entier à la maison; 2° \u2014 parce que le lait au chocolat comporte une soustraction importante de Ca et de Vitamine A, éléments importants dans la croissance de l\u2019enfant; 5° \u2014 Des classes spéciales pour les enfants porteurs de rhumatisme et de cardiopathie s'imposent, de même que pour les infirmes, les épileptiques et les arriérés mentaux.6° \u2014 Tous les écoliers devraient être radiographiés et avoir une épreuve tuberculinique.Le secrétaire des séances, Pierre MARION.\u201c # *% SOCIÉTÉS 93 Séance du 8 novembre 1949.Tenue à l'hôpital Sainte-Jeanne d'Arc Présidence de M.Albert Jutras.Les maladies lymphocytaires traitées par le gaz moutarde.M.Eug.BALANGÉRO Le gaz moutarde a une action rapide.Il trouve son indication dans les maladies lympho- citaires, là où la radiothérapie est inefficace.La contre-indication réside dans la leucopénie.Les signes de toxicité consistent dans l\u2019apparition de nausées, vomissements, nécroses, phlébothrombose.M.Balangéro présente cinq cas de lymphosarcome traités avec le gaz moutarde et mentionne les bons résultats obtenus dans quelques cas.Quelques cas de chirurgie chez le nourrisson.M.Lucien JULIEN M.Julien nous a fait un brillant exposé de l\u2019occlusion intestinale, des sténoses pyloriques, des hernies ombilicales et inguinales.Il rapporte les statistiques américaines en rapport avec la fréquence des malformations congénitales du tube digestif.Il importe de poser le diagnostic précocement, en faisant un bon examen clinique et, au besoin, avoir recours aux R-X simples de l\u2019abdomen.Dans la plupart de ces cas, il faut combattre la déshydratation, intervenir rapidement et combattre l\u2019infection.Puis, M.Julien passe en revue les différentes techniques opératoires de l\u2019atrésie intestinale, de la sténose pylorique, des hernies ombilicales et inguinales.Un grand briilé.M.Geo.LANDRY M.Landry présente un grand brûlé traité - Avec du plasma et des greffes multiples de peau de prépuces de nouveau-nés.Le propionate de testosterone a été employé à la dose de 20 à 40 mg.par jour.M.Landry déconseille l\u2019emploi du tanin, du violet de gentiane ou du « triple dye ».Le meilleur traitement du début consiste à combattre le choc par l\u2019injection de plasma et l\u2019application locale de gaze enduite de vaseline boriquée.Constipation chez les enfants.M.Gérard JONCAS M.Joncas passe en revue les différentes causes de la constipation.Il condamne l\u2019usage intempestif de laxatifs.Il suggère l\u2019examen des selles, le toucher rectal et l\u2019examen radiologique du tube digestif.Chirurgie cardiaque.M.Mercier FAUTEUX M.Fauteux nous a fait un long exposé de ses travaux sur la chirurgie cardiaque.Il a mentionné quelques cas opérés à Montréal, dont un cas de tétralogie de Fallot, un cas de coarctation de l\u2019aorte, un cas de persistance du canal artériel, ainsi que deux cas de ligature de la grande veine coronaire.M.Fauteux a présenté les pièces anatomiques d\u2019un cœur biloculaire.Chez une malade, M.Fauteux est réin- tervenu afin de dilater avec le doiet l\u2019orifice pulmonaire.Cette manœuvre fut un succès, car la malade se porte bien.Diagnostic précoce du cancer utérin (technique de \u201cSurface Biopsy\u201d) M.Pierre RABIL M.Rabil rappelle brièvement l\u2019historique de la question depuis les débuts de M.Papanico- laou et présente un film tourné dans les laboratoires du professeur Ayre, de McGill.Le secrétaire des séances, Pierre MARION. 94 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin A.MLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUÉBEC Séance du 16 septembre 1949 Tenue à l'Hôtel-Dieu de Québec.Cancer du cardia.Traitement chirurgical par voie endo- thoracique (sept observations) M.François ROY L'auteur rapporte sept cas de cancer du cardia qui ont pu être opérés avec succès par voie endo-thoracique.L'âge de ces malades varie entre 56 et 70 ans et la durée d\u2019évolution clinique de la maladie entre 2 et 10 mois.Trois sont décédés.La survie a été de 13 mois et de 3 ans.Deux ne présentent aucun signe clinique de récidive ou de métastase après deux ans.Un est mourant de métastases abdominales après vingt mois.Le dernier vient d\u2019être opéré.Il est important de noter qu\u2019on a pu enlever les tumeurs des sept malades qui se sont soumis à l\u2019opération et, sur ce nombre, un seul avait des métastases ganglionnaires discrètes.D\u2019après ces quelques cas, il semble que le cancer du cardia ne soit pas un trop mauvais cancer.D'ailleurs les statistiques démontrent que 23% des malades, vus à l\u2019autopsie, présentaient des néoplasmes résectables.La précocité du diagnostic est la chance essentielle qui doit être donnée au malade.La dysphagie vraie est déjà un symptôme tardif.La moindre gêne rétro-sternale, au moment de l\u2019alimentation, le moindre trouble digestif, surtout chez un sujet ayant dépassé la cinquantaine, commandent un examen sérieux de l\u2019æsophage et de l\u2019estomac.Une fois que le diagnostic du cancer du cardia ou de l\u2019æsophage a été porté, la chirurgie s\u2019impose.Ces quelques cas rapportés, tous avec des suites opératoires faciles, montrent la con- flance que médecins et malades doivent lui accorder, à condition que les uns et les autres aient le courage de l\u2019accepter avant qu\u2019il ne soit trop tard.Anesthésie en pédiatrie.MM.Fernando HUDON et A.JACQUES Après quelques considérations anatomiques et physiologiques spéciales à l\u2019enfant, les auteurs étudient les soins et la médication préopératoire, soulignent les avantages et les désavantages des anesthésiques habituels, préconisent l\u2019intubation, passent en revue l\u2019adaptation des différentes méthodes et les techniques anesthésiques variées pour le jeune malade, expliquent le protocole de la dissection veineuse et résument les soins post-opératoi- res.* = ® Séance du 30 septembre 1949.Tenue à la Clinique Roy-Rousseau.L'alcoolisme chronique et ses traitements.M.Lionel-H.LEMIEUX L\u2019alcoolisme chronique est devenu un problème médical depuis le milieu du XIXe siècle.On a préconisé des cures d\u2019abstinence et d\u2019isolement, des cures morales, psychologiques et psychiatriques, des cures médicamenteuses et biologiques et, enfin, diverses cures de dégoût dont la plus récente est la cure par l\u2019Antabuse.On rapporte de nombreux incidents survenus au cours du traitement par l\u2019Antabuse de 32 alcooliques chroniques: principalement quatre cas de réactions allergiques cutanées, deux cas de pollakiurie durable, dont un avec énurésie et impuissance sexuelle, un cas d\u2019épilepsie généralisée et deux cas d\u2019excitation maniaque.Les résultats thérapeutiques rapportés par d\u2019autres auteurs tendent à se rapprocher de ceux de toutes les autres cures, soit 40% de guérisons et 60% d\u2019échecs.Cette proportion semble s\u2019expliquer par l\u2019existence d\u2019une constitution psychopathique chez 60% des alcoolo- manes.es 00 te rt te tant eb Ar DESIRE Er PSUS SOCIÉTÉS 95 Traitement du vertige de Ménières.(Emploi des antihistaminiques) MM.Charles-A.MARTIN et A.BEAUDRY Le vertige labyrinthique a des caracteres bien définis et objectifs.C\u2019est un syndrome de localisation qui peut être symptomatique ou cryptogénétique.On en connaît des formes passagères et des formes paroxystiques de longue durée.Ce sont ces dernières formes, surtout quand elles sont cryptogénétiques, qui présentent un problème médical étiopathogénique et thérapeutique.Chaque théorie explicative est à l\u2019origine de thérapeutiques spéciales.Les principales sont: celle des accidents vasculaires, celle des infections focales, celles des troubles métaboliques, vasomoteurs et allergiques.On présente l\u2019observation de deux malades qui ont été guéries par le Phenergan et on rapporte les succès obtenus par la Dramamine (Gravol).L'action de ces médicaments n\u2019est pas rapportée à leur propriété antihistaminique.Le ménièrisme psychosomatique est considéré comme une erreur de diagnostic.*% * * Séance du 4 novembre 1949.Présentation de classification d'interprétations radiologiques des pneumoconioses.M.Jules GOSSELIN Etude faite des différentes classifications déjà proposées et explications du mode de travail de la classification qui a présenté le plus d'avantages lors d\u2019un travail d\u2019interprétations radiologiques de dossiers de pneumoconioses.Voici les divisions générales qui ont été utilisées: a) Aspect normal (négatif), b) Aspect réticulaire, c) Aspect micro-nodulaire, d) Aspect nodulaire, e) Aspect nodulaire et ombres diffuses, f) Ombres diffuses généralisées, | g) Accentuation du dessin broncho-vascu- laire, h) Tuberculose (cavernes).Fistulisation bronchique d\u2019un abcès pottique dorsal.MM.J.-P.ROGER et M.BEAULIEU Les auteurs présentent un malade souffrant d\u2019une tuberculose vertébrale étendue à toute la colonne dorso-lombaire et compliquée d\u2019un abcès ossifluent fistulisé dans la bronche-sou- che gauche.Cette observation met en lumière deux faits principaux.Tout d\u2019abord, il est souvent difficile de faire le diagnostic d\u2019un mal de Pott à forme diffuse superficielle.Les lésions vertébrales sont très discrètes et seules les couches osseuses sous-périostées participent au processus inflammatoire.Ce n\u2019est souvent qu\u2019à l\u2019occasion de la prise d\u2019une radiographie démontrant l\u2019existence d\u2019un abcès en fuseau ou simplement un élargissement des masses paravertébrales qu'on peut localiser un foyer pottique.La constatation de nombreux becs de corbeau ou de ponts ostéophytiques réunissant les corps vertébraux peut prêter à confusion et en imposer pour un rhumatisme vertébral surtout en l\u2019absence de complications nerveuses ou de fistules.Enfin la fistulisation d\u2019un abcès pottique dans les voies respiratoires constitue une complication grave contre laquelle le chirurgien est pratiquement désarmé.Toutefois, depuis l\u2019apparition de la streptomycine, il semble qu\u2019on puisse espérer la guérison dans certains cas.Dilatations bronchiques des lobes supérieurs.M.Roland DESMEULES, F.R.C.P.(C) L\u2019auteur rapporte cinq observations qui sont une nouvelle preuve de la fréquente étiologie tuberculeuse des bronchectasies des lobes supérieurs. 96 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Le diagnostic de dilatations bronchiques est suspecté avant l'introduction du lipiodol mais il faut reconnaître que la bronchographie lip1- odolée est le procédé qui permet d\u2019établir le diagnostic de certitude.Les antibiotiques peuvent être utilisés lorsque l\u2019infection bronchique présente des signes d\u2019évolution aiguë ou sub-aiguë.L\u2019auteur hésite à croire que la lobectomie puisse trouver une indication fréquente chez des malades qui souffrent peu de leurs ectasies bronchiques et qui ont le plus souvent une histoire ancienne ou actuelle d\u2019infection tuberculeuse.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 29 septembre 1949.Présidence de M.Georges Hébert.A propos d'un kyste pseudo-mucineux d'origine brennérienne accompagné d'une hyperplasie de la muqueuse utérine.MM.Roland SIMARD et Simon LAUZÉ Mme M.C., 69 ans, ménopausée depuis 20 ans, se présente le 17 juin 1949, pour suintement sanguin, sans cause apparente, depuis environ 4 mois.De plus, troubles digestifs intenses avec sensation de plénitude et de ballonnement ayant débuté 6 mois auparavant.Le poids est stationnaire depuis 10 ans et l\u2019état général est bon sauf une azotémie à 0,62 mg.Examen gynécologique Abdomen: on palpe une masse médiane, sus- pubienne remontant à l\u2019ombilic, régulière, lisse, très mobile et du volume d\u2019un melon.Vagin: atrophique, du type sénile.Utérus: petit, en antéversion, régulier et mobile, indépendant de la masse abdominale.Col: au spéculum, aucune particularité eli- nique.Diagnostic clinique.Epithélioma des ovaires.Kyste de l\u2019ovaire.Opération le 23 juin 1949 (L.M.S.0.) À l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, on constate la présence d\u2019un kyste de l\u2019ovaire gauche, du volume d\u2019un gros melon, parfaitement libre dans la cavité abdominale.L\u2019utérus, en rapport avec l\u2019âge de la malade, est légèrement augmenté de volume et ramolli.En présence des signes cliniques, on procède d\u2019emblée à une hystérectomie totale et à une annexectomie bilatérale.Fermeture de la paroi en quatre plans, sans drainage.Constatations macroscopiques L\u2019ovaire gauche est le siège d\u2019un kyste biloculaire de la grosseur d\u2019un melon (une des loges contient un liquide clair, peu filant; l\u2019autre contient une substance épaisse de coloration chamoirée).Dans l\u2019un des pôles du kyste, on trouve une masse de tissu plein.; A Thistologie, ce massif est constitué de nombreux îlots cellulaires brennériens typiques.La partie kystique est tapissée par un épithélium cylindrique à mucus (kyste pseu- do-mucineux).Entre ces deux formations bien différentes, il existe des micro-kystes bordés sur une partie par un épithélium brennérien et sur une autre partie par un épithélium à mucus et cela sans discontinuité.Il y a donc plus qu\u2019une association de deux tumeurs; ces images de passages d\u2019un épithélium brennérien & un épithélium & mucus suggèrent fortement que l\u2019un engendre l\u2019autre.No- vak est d\u2019avis que certains kystes pseudo- mucineux prennent naissance ainsi.L\u2019examen des organes génitaux de cette femme est également intéressant, par un autre côté sans relation avec cette tumeur ovarienne.La muqueuse utérine est en hyperplasie: de 8 mm.d\u2019épaisseur, elle possède des glandes micro-kystiques au niveau desquelles on voit des mitoses.(Swiss Cheese).Une telle image d\u2019hyperplasie est considérée comme résultat d\u2019une hypersécrétion follicu- linique: lorsqu\u2019elle accompagne les tumeurs fonctionnelles de l\u2019ovaire (folliculome et thé- come) elle est facilement explicable.Dans les autres cas (comme ici), elle pose un problème. SOCIÉTÉS Ce cas est rapporté: a) à cause de la coexistence d\u2019une tumeur de Brenner et d\u2019un kyste pseudo-mucineux dans un ovaire; fait qui peut jeter de la lumière sur la genèse de certains kystes pseudo-mucineux; b) à cause de l\u2019existence d\u2019une muqueuse utérine hyperplasique en l\u2019absence d\u2019une tumeur ovarienne fonctionnelle.Discussion.M.RoLAND SIMARD: Ce cas est présenté à cause de la rareté de la tumeur brennérienne.Novak aurait observé seulement 16 cas.M.Simon Lauzé: Les kystes pseudo-muci- neux sont des kystes d\u2019origine endo-dermique.Il s\u2019agit d\u2019un cas de tumeur de Brenner ce qui est très rare et il y à en plus un kyste pseudo- mucineux ce qui est plus rare encore.M.Paur DonTieny: L\u2019hyperplasie de la muqueuse utérine vient apparemment d\u2019une stimulation continuelle par une substance œstrogène.Il est possible que la surrénale sécrète une substance œstrogène qui aurait stimulé la muqueuse utérine.Il aurait été intéressant de faire le dosage des substances œstro- gènes avant et après l\u2019intervention.Si cela-n\u2019a pas été fait, il serait encore intéressant d\u2019y procéder et si ce dosage est élevé, il y aurait lieu de croire que les substances œstrogènes viennent de la surrénale.M.Jacques GAUTHIER: Il est maintenant reconnu qu\u2019il y a des cas d\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre sans tumeur de l\u2019ovaire.Dans ces cas, les œstrogènes viendraient du métabolisme ou du cholestérol.M.Lours-CHARLES SIMARD: Dans les tumeurs de la granulosa, il y a une différenciation thécale assez importante.Dans certaines tumeurs ovariennes, comme dans la tumeur de Brenner, à partir du moment où il y a prolifération, il y a une différenciation thécale.M.JEAN-Lovrs LÉGER demande si la malade aurait pu recevoir des injections de substances œstrogènes après sa ménopause.M.ROLAND SrMARD répond au docteur J.-L.Léger que la malade n\u2019avait pas pris de médication endocrinienne.97 Cas d'invagination intestinale.M.Esdras AUTOTTE L\u2019enfant F.L., 515 ans, se plaignait de douleurs abdominales diffuses, depuis 2 jours, lorsqu\u2019à minuit trente, le médecin est appelé, parce que le pauvre petit n\u2019en pouvait plus de vomir.Cet état durait depuis le souper.À l\u2019inspection, le médecin est en face d\u2019un enfant bien constitué qui ne semble pas trop intoxiqué, mais qui présente un facies douloureux et inquiet.Le ventre n\u2019est pas ballonné mais il est peu mobile.À l\u2019examen, le médecin perçoit la présence d\u2019un boudin douloureux, d\u2019environ 3 pouces de longueur, à droite et un peu au-dessus de l\u2019ombilic.L'enfant a eu de petites selles sans présence de sang.II vomit un liquide vert sale durant l\u2019examen.Il est impossible de savoir s\u2019il passe des gaz.- Le diagnostic d\u2019invagination intestinale est cependant posé et l\u2019hospitalisation proposée n\u2019est acceptée que le lendemain matin.Après hospitalisation, à la demande des parents, une radiographie d'urgence ne montre pas l\u2019occlusion intestinale.On y voit un appendice allongé, sinueux, douloureux et le diagnostic radiologique en est un d\u2019appendicite (petite crisette).Le chirurgien consulté décide de remettre l\u2019opération à plus tard, étant donné qu\u2019on ne voit plus le boudin et que la région appendiculaire n\u2019est pas trop douloureuse.Le ventre est surtout douloureux dans la région sous- hépatique et légèrement rigide à ce niveau.La glace, la pénicilline et les sérums sont prescrits.Le lendemain, le chirurgien qui a vu le malade de bonne heure, semble disposé à retarder encore une fois l\u2019opération, mais le médecin, après un nouvel examen, insiste pour une opération d\u2019urgence.L\u2019état du patient l\u2019inquiète.Son ventre est plus douloureux, le malade qui n\u2019a pris aucune alimentation depuis son arrivée continue à vomir, il n\u2019a pas eu de selle, il est plus intoxiqué, il y a réaction péritonéale.De plus, la formule sanguine montre une 98 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 polynucléose de 72% avec 17.900 globules blancs.L'enfant est opéré par le Dr R.Dionne qui signe le protocole opératoire suivant: « Anes- thésie-Cyclopropane.Incision iliaque droite et prolongation vers le haut.A l\u2019ouverture du péritoine, liquide séreux, abondant et sous pression.1) Appendicectomie.A l\u2019exploration, sensation d\u2019un boudin dans la région iléo-ccecale.Invagination sur une longueur d\u2019environ 4 pouces, non réductible.Résection du grêle dans la partie terminale de l\u2019iléon à environ 3 pouces du cœcum.2) Entérostomie termino-terminale.Hémostase.Fermeture des différents plans.Agrafes sur la peau.» Au retour de la salle d\u2019opération, on prescrit des stimulants cardiaques, pénicilline 50.000 unités toutes les 4 heures, streptomycine 125.000 unités toutes les 6 heures, prostigmine 14 amp.toutes les 6 heures, béclysyl et auri- gène I.V., tube de levine.L\u2019enfant commence à boire le soir de l\u2019opération.Les sérums sont cependant donnés durant 6 jours; la pénicilline, la streptomycine et la prostigmine sont abandonnées le 10ème jour, alors que l\u2019enfant a une selle normale.Du 4ème au 6ème jour, l\u2019enfant présente une T° de 101 à 103°, causée par un abcès de la paroi qui, après débridement, guérit rapidement.Une radiographie de contrôle, 3 semaines après l\u2019opération, se lit comme suit: «Repas baryté (23/11/48): la traversée de l\u2019æsophage et le remplissage gastrique s\u2019effectuent normalement.L\u2019estomac est de type orthotonique, ne contient pas de liquide au moment de l\u2019examen, et les plis de sa muqueuse ont partout une apparence normale.Les parois et les courbures gastriques ne sont pas déformées.Les passages pyloriques dessinent un bulbe et un duodénum d\u2019aspect normal.Le transit du grêle s\u2019effectue normalement.Après 2 heures, l\u2019estomac est à moitié vide, le baryum occupe tous les groupes d\u2019anses grêles qui présentent un aspect tout à fait normal.Il n\u2019y a pas de fragmentation du repas.Il n\u2019y a pas de boudinage ni distension d\u2019anses grêles.La tête du repas est au bas-fond cœcal.Après 4 heures, l\u2019estomac est tout à fait vide, le baryum occupe les derniers groupes d\u2019anses grêles et le cœco-ascendant.Après 24 heures, il ne reste que des traces de baryum dans tout le cadre colique.Il n\u2019y a pas de rétention dans le grêle.La région 1léo- cœcale est tout à fait souple au palper et indolore.» (Dr J.-L.Léger).L\u2019enfant reçoit son congé après 27 jours d\u2019hospitalisation.Il est guéri.Il a été vu à diverses reprises depuis, et il est en parfaite santé.Commentaires.L\u2019invagination intestinale est surtout fréquente chez les enfants de moins de 3 ans, plus particulièrement chez les nourrissons et on y trouve surtout les variétés iléo-cœcales et coliques.La forme iléale est la plus rare.La présence de melaena est presque la règle et signe le diagnostic lorsqu\u2019on y trouve une tumeur abdominale douloureuse avec vomissements et arrêt des gaz.La récidive est possible de même que la guérison spontanée qui peut se faire par élimination de la partie de l\u2019intestin invaginée.Le diagnostic doit être précoce, la radiographie ne sera qu\u2019un autre moyen de diagnostic et le traitement chirurgical avec ses techniques opératoires améliorées doit être le traitement de choix.Discussion.M.EsprAs AUTOTTE: Il s\u2019agit ici d\u2019un cas d\u2019invagination intestinale.C\u2019est un cas plutôt rare dans les premières années de la vie.Le diagnostic est difficile.Ici la radiologie nous a plutôt induits en erreur.Tout ce que l\u2019on voyait, d\u2019après le rapport radiologique, était un appendice plutôt long.M.Pauu Davip: Y avait-il danger, avant l\u2019opération, de faire un lavement baryté?M.Jean TreMBLAY demande des explications sur le fait que l\u2019on a pas vu l\u2019invagination sur les clichés radiologiques.I] mentionne qu\u2019il existe une méthode de désinvagination SOCIÉTÉS 99 sous écran radiologique.Il s\u2019informe si le toucher rectal avait été fait.M.JEAN-Louis LÉGER: Non seulement le lavement baryté n\u2019est pas un danger, mais il est souvent indiqué pour réduire l\u2019invagination et ainsi éviter une intervention chirurgicale.Au point de vue radiologique parfois on ne pose pas le diagnostic d\u2019invagination parce que l\u2019on n\u2019y pense pas, mais si on examine de nouveau les clichés radiologiques après avoir été informé du diagnostic post-opéra- toire, on note que l\u2019image est assez typique.M.Pau Bropeur: L'image radiologique est ici suffisamment classique pour suggérer l\u2019invagination.C\u2019est moi qui ai examiné le cliché radiologique et j'aurais dû mentionner la possibilité d\u2019un diagnostic d\u2019invagination, dans le rapport.Il demande au chirurgien quelle était la localisation.exacte de l\u2019invagination.M.RENÉ DIONNE répond au docteur P.Brodeur que l\u2019invagination était située à environ 3 ou 4 pouces de la partie terminale de l\u2019iléon.M.ALBERT BERTRAND demande pourquoi on a prescrit de la pénicilline plutôt que de la streptomycine, avant l\u2019intervention.M.CLaupe LÉoNARD s\u2019informe si la tentative de réduction par lavement baryté peut être dangereuse.M.PauL BRODEUR répond au docteur C.Léonard que teut ce qui entre dans l\u2019intestin par lavement peut également en sortir par lavement, sans danger.M.EsprAS AUTOTTE répond au docteur J.Tremblay que le toucher rectal avait été fait.Il dit au docteur A.Bertrand que la streptomycine n\u2019a pas été donnée à cause des difficultés au point de vue de la prescription de ce médicament.Nouvel appareil à pression positive pour usage post-trachéotomique.\u2014 Démonstration.M.Valmore LATRAVERSE Hudon (Québec) a expérimenté l\u2019appareil de Barach à l\u2019aide de longue tubulures et de vases d\u2019eau placés près du lit du malade.Nous avons été témoins du fonctionnement de ce montage qui nous a paru plutôt encombrant quoique très utile.Aussi, depuis 5 ans, songions-nous à un appareil compact, même ambulant, de manipulation et d\u2019entretien faciles pour les gardes- malades ou leurs auxiliaires.Au printemps dernier, avec l\u2019aide d\u2019un machiniste bénévole, nous avons condensé dans un cylindre en aluminium de 2 p.x 15 p.le mécanisme du masque à pression positive de Barach (Meter Mask) dont on vous présente ici un exemplaire.Tout le dispositif de notre appareil est démontable.Chez notre dernier cas de laryngectomie, l\u2019appareil s\u2019est démontré efficace; à peu près pas de sécrétions; done, diminution 'appréciable du nombre des aspirations trachéo-bron- chiques; toux réflexe beaucoup moins fréquente; sommeil plus paisible; pansement renouvelé 5 jours après l\u2019opération.Grâce à notre appareil, hous osons espérer et prévoir que les trachéotomisés et les laryn- gectomisés pourront dorénavant occuper une chambre à plusieurs lits sans incommoder les autres patients comme ce fut le cas du patient ici présenté.Habituellement, nos malades étaient isolés dans une chambre.Le gain réalisé avec ce nouveau dispositif est que l'horreur des gardes-malades pour le soin de cette catégorie d\u2019opérés s\u2019est transformée en attention souriante au grand bénéfice des patients dont le psychisme demande à être soutenu.Discussion.M.VALMORE LATRAVERSE montre des transparents sur l\u2019écran et explique le principe du masque de Barach.Il applique le nouvel appareil à un malade afin de mieux en montrer le fonctionnement.Leucoplasie et cancer.M.Adrien LAMBERT C\u2019est un fait bien connu que la leucoplasie buccale favorise éminemment le cancer.De 100 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 cette notion découlent certaines données qu\u2019il faut remettre en lumière de temps en temps.La présente observation n\u2019a donc pour but que d'illustrer, une fois de plus, la possibilité de cancérisation d\u2019une leucoplasie et de rafraîchir la mémoire sur Ies erreurs à éviter et la conduite à tenir en l\u2019occurrence.Observation A.L., 58 ans, présentait depuis 10 ans, à la partie antérieure dorsale droite de la langue, une plaque leucoplasique pour laquelle il entretenait une parfaite indifférence.Sans doute savait-il que, trente âns auparavant, il avait souffert d\u2019un chancre à la verge, banalement cautérisé au nitrate d\u2019argent.Egalement se rappelait-il qu\u2019en 1930 il avait dû subir un traitement anti-syphilitique pour un Wasserman positif.Mais tout cela ne l\u2019impressionnait guère, au point qu\u2019il se refusa à toute surveillance médicale jusqu\u2019au jour ou (août 1949) apparut sur la leucoplasie une petite ulcération douloureuse qui s\u2019obstina à ne pas guérir.Accouru chez un médecin, il lui raconta son histoire de syphilis, vieille de trente ans, \u2014 traitée médiocrement \u2014 et consentit à prendre deux injections d\u2019arsenic et de bismuth, en attendant le résultat de la sérologie sanguine.Or deux a trois semaines plus tard la minuscule ulcération s\u2019était transformée en une lésion proliférante, de la grandeur d\u2019une pièce de cinquante sous et du volume d\u2019un œuf de pigeon! Ch C\u2019est à ce moment \u2018que nous le voyons et constatons ce qui suit: la plaque leucoplasique, couvrant la moitié antérieure droite de la langue est presque dans sa totalité envahie par une ulcération bourgeonnante, mamelonnée, fissurée, reposant sur une masse indurée qui intéresse toute l\u2019épaisseur de la langue.Les bords sont relevés en vague et forment comme un anneau autour de l\u2019ulcération à laquelle ils donnent un aspect cratériforme.Une biopsie confirme le diagnostic clinique d\u2019épithélioma spino-cellulaire et, le jour même, dix milligrammes de radium sont implantés en quinconce dans la tumeur et y demeurent durant six jours.De ces faits peuvent être tirées les déductions classiques suivantes: 1) La syphilis négligemment traitée expose aux pires conséquences.2) La leucoplasie linguale est une dégénérescence épithéliale assez souvent en relation étroite avec la syphilis.3) Si la leucoplasie liée au tabagisme, à l\u2019infection et à la carie dentaire, à des appareils de prothèse défectueux, à des courants galvaniques émanant de métaux à polarité dissemblable contenus dans les obturations, sont de nature plutôt bénigne et guérissent par de simples moyens prophylactiques, par contre la leucokératose à point de départ syphilitique ne rétrocède pas et laisse la porte ouverte à l\u2019épi- théliomatisation.4) Il est inutile et dangereux de traiter par l\u2019arsenic et le bismuth une leucoplasie derrière laquelle on soupçonne une vieille syphilis: c\u2019est une méthode inopérante et qui, par le coup de fouet qu\u2019elle provoque, peut amorcer la transformation maligne.5) La leucoplasie légère, discrète, inactive ne demande qu\u2019une surveillance prolongée et des mesures d\u2019hygiène buccale et générale.6) La leucoplasie en activité, extensive, fissurée, papillomateuse ou verruqueuse commande une biopsie immédiate et un traitement approprié, qui sera l\u2019exérèse, s\u2019il n\u2019y a pas de cancer décelable, ou la radiumthérapie dans le cas contraire.Discussion.M.AprIEN LAMBERT: Le traitement antisyphilitique chez un malade qui présente de la leucoplasie doit être tout au moins remis à plus tard.Sur toute leucoplasie évolutive, il faut d\u2019abord faire une biopsie.Si on a éliminé d\u2019une façon certaine le diagnostic d\u2019épithé- lioma on peut tenter le traitement de la syphilis.M.VALMORE LATRAVERSE: Lorsque la leucoplasie est située au voisinage d\u2019une corde vocale ou sur le larynx, il faut la considérer comme une lésion pré-cancéreuse.Le traitement est l\u2019extirpation chirurgicale large avec une partie du tissu sain. \u2018 NOUVELLES M.Paur Bropeur: Il n\u2019y a pas de doute que les arsenicaux donnent un coup de fouet à la tumeur.Il faut toujours traiter d\u2019abord le cancer avant de songer à traiter la syphilis.M.Lours-CHARLES SIMARD: Il y a 10 ans, le docteur A.Marin a montré un cas de large tumeur du coin des lèvres.Un diagnostic ana- tomo-pathologique d\u2019épithélioma spino-cellu- laire caractéristique a été posé.Comme le malade était un syphilitique, le traitement antisyphilitique avait été commencé avant le résultat de l\u2019examen anatomo-pathologique.La lésion a rétrocédé rapidement en quelques jours.Le malade a été revu quelques années plus tard et il était complètement guéri.Le secrétaire adjoint du B.médical, | Georges LECLERC.REUNIONS SCIENTIFIQUES DES INTERNES DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Séance du 11 octobre 1949 Le 11 octobre dernier, les internes de l\u2019Hôpital Notre-Dame présentèrent leur quatrième après-midi d\u2019études de la présente saison.Ils avaient invité comme conférencier le docteur Yves Chaput qui traita des maladies du côlon chez les malades qui se présentent au bureau.Ce dernier avertit ses auditeurs qu\u2019il ne s\u2019arrêterait qu\u2019aux troubles fonctionnels à cause de leur grande fréquence.Après avoir rappelé quelques notions essentielles d\u2019anatomie, d\u2019histologie et de physiologie, il insista sur l\u2019importance du toucher rectal et de l'anuscopie.Par la suite, il s\u2019arrêta successivement à la constipation, à la diarrhée, à la flatulence, aux gaz intestinaux et à la colopathie spasmodique, au côlon irritable.Il énuméra les principaux facteurs étiologiques de ces affections et en indiqua la thérapeutique.Il termina par quelques considérations sur le dolichocôlon et sur la valeur de la psychothérapie dans les troubles digestifs non organiques.Au cours de la même séance, le docteur Georges Jolivet parla d\u2019une façon brillante sur les hématuries.Le docteur Jean Gratton rapporta le cas d\u2019une jeune femme enceinte, hypertendue et ayant présenté déjà deux crises de toxémie de la grossesse.La discussion porta sur le pronostic et sur l\u2019orientation de la thérapeutique.Séance du 18 octobre 1949 Le 18 octobre, le docteur Jean-Louis Léger, revenu du congrès européen de Neurochirurgie et de Neuro- radiologie, fut le médecin invité au «mardi des 101 internes».Il présenta à l\u2019assemblée les films les plus intéressants de la semaine: un diverticule de Zenker, six niches au niveau de l\u2019estomac ou du duodénum, une occlusion du grêle, une atrésie complète du côlon chez un nouveau-né, deux kystes rétropéritonéaux appartenant vraisemblablement au rein, un néo du rectum, une méningocèle, une tumeur du cervelet et deux tumeurs cérébrales.Er Cette initiative du docteur Léger fut si goûtée que, quelques jours plus tard, après une délégation d\u2019internes, les autorités de l\u2019hôpital et du département de Radiologie décidèrent que, dorénavant, tous les jeudis après-midi de 4.30 à 5.30 hres, les radiogram- mes les plus suggestifs des derniers jours seraient in- terpréités à l\u2019amphithéâtre.Un travail intéressant fut offert par le docteur Gaétan Lemire sur les urgences au cours des conias par les dépresseurs.Il rappela les complications possibles et indiqua le traitement à suivre devant un coma alcoolique, un coma à la suite d\u2019une intoxication par le monoxyde de carbone, un coma barbiturique et un coma par la morphine.Le docteur Lafleur rapporta un cas d\u2019anémie pernicieuse traitée avec la vitamine BI2 et le docteur Jean Prud\u2019homme, après avoir décrit un cas de purpura non-thrombocytopénique essentiel, demanda des suggestions thérapeutiques.Séance du 25 octobre 1949 Ce fut le docteur Charles-Emile Grignon qui fut l\u2019invité d\u2019honneur à l\u2019après-midi des internes, le 25 octobre.Le docteur Grignon avait choisi de nous parler de la stérilité.Il rappela que de 25 à 40% des hommes étaient en cause dans les cas de stérilité conjugale.Il énuméra les principales causes générales de celle-ci, soit: l\u2019hy- poprotéinémie, l\u2019avitaminose A, les infections générales, les fièvres prolongées et les troubles circulatoires.Quant aux causes particulières, elles peuvent être: les anomalies des organes génitaux, les infections du testicule et des vésicules séminales chez l\u2019homme, l\u2019anovulation, les anomalies et les infections de la vulve, du vagin, de l\u2019utérus et des annexes chez la femme.En terminant, le docteur Grignon insista sur l\u2019importance de l\u2019examen du sperme, de la biopsie du testicule, de la biopsie de l\u2019endomètre et de l\u2019insufflation des trompes pour le diagnostic et le pronostic de la stérilité.Au cours d\u2019une communication subséquente, le docteur Armand Trépanier traita des urgences en urologie.Il s\u2019arrêta notamment aux lésions aiguës du rein, de l\u2019uretère, de la vessie et de l\u2019urètre ainsi qu\u2019aux rétentions complètes.Puis le docteur Marc Geoffroy présenta un patient souffrant d\u2019une affection cardio-rénale dont l\u2019auditoire discuta longuement. NOUVELLES oo \u2014 À LA COMMISSION ROYALE D'ENQUÊTE SUR L'AVANCEMENT DES ARTS, DES LETTRES ET DES SCIENCES AU CANADA (le 10 novembre 1949) Le docteur Philippe Panneton, professeur à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, déposant en son nom personnel, attire l\u2019attention de MM.les Commissaires sur le règlement suivant du Ministère de l\u2019Impôt sur le revenu: Pour les médecins, les dépenses encourues dans un voyage à un congrès médical à l\u2019étranger ne sont déductibles de l\u2019Impôt que si tel congrès a lieu aux Etats-Unis.J\u2019attire l\u2019attention de MM.les Commissaires sur un fait qui semble avoir été négligé par les autorités; à savoir que le Canada est pays britannique et non américain.Comment se fait-il que les dépenses encourues pour assister à un congrès en Grande-Bre- tagne ne sont pas déductibles de l\u2019impôt; de même qu\u2019aux congrès en France, qui pourtant est la source de l\u2019une de nos deux grandes cultures! L\u2019évolution vers l\u2019américanisation et l\u2019éloignement graduel de nos sources britannique et française sont des faits que l\u2019on peut regretter et qui sont malheureusement encouragés par de tels règlements.ee LE COMITÉ FRANCE-CANADA Le comité France-Canada de l\u2019A.D.R.M.a appris à sa dernière réunion, avec une profonde émotion, la mort tragique du professeur Legrand, et des docteurs René Dandurand et Azarie Cousineau, survenue le 9 octobre.Il charge l\u2019« Association des Médecins de Langue Française du Canada », de transmettre, aux familles de ses confrères et à tout le corps médical canadien, ses condoléances confraternelles.Le secrétaire: Docteur CHIGOT.ee ve ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L'EST DE MONTRÉAL L\u2019assemblée générale annuelle de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal avait lieu le mardi 13 + décembre 1949, au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur Paul Letondal.Cette réunion coïncidait avec le dernier dîner-causerie organisé par l\u2019Association en 1949.A Tissue de la conférence du docteur J-Roméo Pépin, de l\u2019Hôtel-Dieu, sur «le Praticien et l\u2019Université », des vœux furent adoptés pour améliorer l\u2019enseignement dans les Facultés de Médecine, dans l'intérêt de la santé publique.On appuya fortement sur la nécessité de modifier les programmes en vue de préparer avant tout des praticiens de médecine générale.Dans ce but, on suggéra même l\u2019institution d\u2019un internat de deux ans dans les hôpitaux universitaires, sous le contrôle des Facultés de Médecine, pour la formation immédiate d\u2019omnipraticiens, destinés aux centres ruraux ou éloignés de la province.L'importance pratique des cours de perfectionnement pour les médecins est telle qu\u2019on a émis le vœu que soit fondé un Institut d\u2019enseignement médical postscolaire dans la province de Québec, qui serait exclusivement consacré à ce genre d\u2019enseignement.Enfin, l\u2019on a suggéré que l\u2019enseignement officiel des maladies contagieuses soit donné à l'hôpital Pasteur aux étudiants en médecine de l\u2019Université de Montréal.Cet hôpital, situé dans l\u2019est de la ville \u2014 et qui est un modèle du genre, \u2014 comprend 350 lits exclusivement pour les maladies contagieuses.Le Prix de l'Association des Médecins de l\u2019Est, fondé en 1949, pour récompenser le meilleur travail sur «la profession médicale et I'Etat », a été accordé au docteur Conrad Gagnon.Ce Prix, au montant de $100.00, était un don de la Pharmacie Sarrazin et Choquette.Dans son rapport annuel comme secrétaire, le docteur Julien Pesant souligna que l\u2019Association avait inauguré la formule des diners-causeries qui s'est révélée particulièrement heureuse.Les sujets traités, les conférenciers et les laboratoires qui ont coopéré, au cours de l\u2019année 1949, furent les suivants: « Le Praticien et le Laboratoire », par le docteur Eugène Robillard, de l\u2019Université de Montréal (Laboratoire Marois) ; «Le Praticien et les Hôpitaux», par le docteur Emile Blain, de l\u2019hôpital Notre-Dame (Laboratoire Lancet) ; «Le Praticien et les Spécialistes», par le docteur Alphonse Bernier, de l\u2019hôpital Saint-Luc (Anglo-French) ; enfin, «Le Praticien et l\u2019Université », par le docteur J.-Roméo Pépin, de l\u2019Hôtel-Dieu (Laboratoire Nadeau) .Après ces conférences, il y eut discussion et des vœux furent adoptés pour améliorer les conditions de la pratique médicale.En voici la teneur: NOUVELLES 19 Que les associations médicales soient consultées à l\u2019avenir pour la nomination des médecins qui feront partie des commissions ou comités destinés à éclairer le Gouvernement en matière d\u2019hygiène et de médecine préventive.2° Que les pouvoirs publics contribuent à augmenter le nombre de nos compétences dans le laboratoire et les rayons X par l\u2019octroi de bourses d\u2019études à des médecins désireux de se spécialiser dans ce domaine et qu\u2019on leur accorde par la suite une situation convenable avec une juste rémunération.3° Qu\u2019un hôpital général de 600 lits soit fondé dans l\u2019est de la ville de Montréal.Les autorités compétentes sont instamment priées de voir à sa réalisation prochaine dans le plus bref délai possible.49 Que les programmes de l\u2019enseignement médical, dans les hôpitaux de langue française de la ville de Montréal, soient publiés régulièrement dans nos revues de médecine et que les praticiens soient invités à bénéficier de cet enseignement.Dans ce but, un comité a été formé et chargé de recueillir .les renseignements nécessaires pour les transmettre à la direction de nos revues médicales.C\u2019est avec joie et un sentiment de légitime fierté que les membres de l\u2019Association ont appris la décision du Gouvernement provincial d\u2019accorder l\u2019octroi depuis si longtemps demandé pour un hôpital général dans l\u2019est de Montréal.Il est indéniable que le travail effectué par les différents conseils qui se sont succédés et que le dernier vœu adopté au mois de mai 1949 et adressé à l\u2019honorable Maurice Duplessis, ont aidé sonsidérablement à la réalisation du projet.En terminant son rapport annuel, le docteur Pesant a rendu hommage au président sortant de charge, le docteur Paul Letondal, pour son esprit d\u2019initiative et sa compréhension des problèmes du praticien.Il a donné à l\u2019Association une heureuse impulsion et le Conseil qu\u2019il a dirigé a réalisé le programme qu\u2019il s\u2019était tracé au début de l\u2019année.En quittant la présidence, le docteur Letondal remercia ses collègues de leur coopération et souligna le fait que l\u2019Association terminait l\u2019année avec un excellent état financier, malgré les dépenses occasionnées par l\u2019organisation des dîners-causeries, ainsi que l\u2019atteste le rapport du trésorier, le docteur René Major.Avant de clore l\u2019assemblée, l\u2019on procéda à lélec- tion des membres du nouveau Conseil pour l\u2019année 1950 avec les résultats suivants: président, le docteur L.-René Dionne; ler vice-président, le docteur Gérard Rivard; 2e vice-président, le docteur Viateur Archambault; 3e vice-président, le docteur Origène Dufresne; secrétaire, le docteur Julien Pesant; trésorier, le docteur René Major; conseiller, le docteur Paul Letondal, président sortant de charge; directeur: les docteurs Lucien Amyot, Léon Ledoux, Conrad Gagnon et J-E.Limoges.103 CONFERENCE DU DOCTEUR ALPHONSE BERNIER SUR LE PRATICIEN ET LES SPECIALISTES Allocution de l'hon.Marc Trudel Au troisième dîner-causerie de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est qui avait lieu le 15 novembre 1949, au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur Paul Letondal, président de l\u2019Association, le docteur Alphonse Bernier, de l'hôpital Saint-Luc, prononça une conférence sur \u201cle Praticien et les Spécialistes».Après avoir exposé cette délicate question d\u2019éthique médicale, le docteur Bernier exprima son opinion sur les tendances actuelles de la médecine vers la spécialisation.Il est aujourd\u2019hui très difficile, pour ne pas dire impossible, dit-il, à un seul homme d\u2019emmagasiner et de retenir toutes les connaissances nouvelles, souvent indispensables à un exercice serupuleux et logique de la médecine.Alors le praticien limite son champ d\u2019action.Il se spécialise.D\u2019aucuns se sont élevés contre cette tendance.Ici le conférencier tente de faire la part des choses.Cette spécialisation, on ne pourra jamais l'arrêter et si jamais on tentait de le faire, on risquerait gros jeu, tout l\u2019avenir de la médecine.Quoi que l\u2019on fasse, la spécialisation restera et se développera davantage.Mais est-ce à dire pour cela que le praticien général est voué à une disparition plus ou moins rapprochée.Le docteur Bernier ne le croit pas, mais est d\u2019avis que dans quelques années, la tâche du praticien de médecine générale sera probablement la plus lourde à porter.Au cours de la discussion qui suivit cette conférence, l\u2019honorable Marc Trudel, président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec, invité à prendre la parole, expliqua le but du Bill qui accorde au Collège le privilège de donner des certificats de compétence dans les différentes spécialités médicales et chirurgicales.Ce que l\u2019on veut, dit-il, c\u2019est que le médecin spécialiste soit certifié par ses pairs, c\u2019est-à-dire ses collègues dans la spécialité.C\u2019est une protection non seulement pour le public, mais même pour le praticien de médecine générale.Le docteur Trudel profite de la circonstance pour féliciter le conférencier et les organisateurs de ce dîner-causerie pour le succès remporté et souligna l\u2019intérêt de ces réunions où sont étudiés les problèmes du praticien.2-0 ee CONFÉRENCE DU PROFESSEUR J.-ROMÉO PÉPIN SUR LE PRATICIEN ET L'UNIVERSITÉ Le professeur J-Roméo Pépin, de l\u2019Hôtel-Dieu, était l\u2019hôte d\u2019honneur et le conférencier de l\u2019Asso- 104 ciation des Médecins de l\u2019Est, lors du dernier dîner- causerie de l\u2019année 1949, qui avait lieu le mardi 13 décembre, au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur Paul Letondal, président de l\u2019Association.A cette occasion, le docteur Pépin parla du « Praticien et de l\u2019Université ».Ce dîner, gracieusement offert aux membres de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est par le Laboratoire Nadeau, terminait une série de quatre diners-cau- series consacrés à l\u2019étude des problèmes du praticien au cours de l\u2019année 1949.Voici les conclusions de la causerie du professeur Pépin: «1° L'Université doit assurer l\u2019enseignement en fonction de l\u2019orientation de la majorité de ses élèves: 2° 75% d\u2019entre eux se destinent à la pratique de la médecine générale, soit dans les milieux urbains, ou ruraux; 3° l\u2019évolution rapide de la médecine lui crée le devoir impérieux d\u2019organiser des cours de perfectionnement (refreshing courses), ainsi que le disent nos confrères américains, qui permettent à tous les médecins de se tenir à la page sans le souci d\u2019un séjour d\u2019études à l\u2019étranger; 4° la Faculté de Médecine doit accepter comme une nécessité l\u2019adoption d\u2019un plan décennal, d\u2019après lequel on assurera aux chaires de clinique et de matières de base des assistants de première valeur; 5° le fonctionnement de ce plan devrait pourvoir à l\u2019octroi de bourses par le gouvernement non pas au postulant lui-même, mais à la Société d\u2019administration qui, à son tour, se baserait sur les recommandations de la Faculté pour leur attribution; 6° il est désirable de conseiller fortement aux boursiers de puiser à la culture fraicaise comme à la culture américaine.» LE DOCTEUR CONRAD GAGNON OBTIENT LE PRIX DE L'ASSOCIATION DES ME- DECINS DE L'EST DE MONTREAL POUR SON TRAVAIL SUR LA PROFESSION MEDICALE ET L'ETAT Le Conseil de l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal, à la suggestion de son président, le docteur Paul Letondal, avait fondé en 1949 un Prix, pour récompenser le meilleur travail sur «la profession médicale et l\u2019Etat ».Ce prix au montant de $100.00, gracieusement offert par la Pharmacie Sar- razin et Choquette, a été accordé au docteur Conrad Gagnon, le 13 décembre 1949, lors de l\u2019assemblée générale annuelle des membres de l\u2019Association.SYMPOSIUM SUR LES SYNDROMES CCŒ- LIAQUES À LA SOCIÉTÉ DE PÉDIATRIE DE MONTRÉAL La Société de Pédiatrie de Montréal tenait sa première réunion de l\u2019année 1950, le jeudi 12 jan- L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burretin AM.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 vier dernier, au Cercle Universitaire, sous la présidence du docteur Paul Letondal.Cette séance était entièrement consacrée à l'étude des acquisitions récentes sur les syndromes cœlia- ques.Le sujet fut présenté, sous forme de symposium, de la façon suivante: a) Les syndromes cœliaques.Classification.Etude clinique et thérapeutique.\u2014 docteur Paul Letondal; b) Les syndromes cœliaques.Coprologie clinique.\u2014 docteur N.-R.Bouziane; c) Les syndromes cœliaques.La fibrose kystique du pancréas.\u2014 docteur Raymond Labrecque.ee \u2014\"< ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Mardi, le 20 décembre 1949, eurent lieu à l\u2019hôpital Saint-Luc de Montréal les élections de la Société Médicale de Montréal.Le résultat en est le suivant: Président: docteur Origène Dufresne; premier vice- président: docteur Paul-René Archambault; second vice-président: docteur Albert Bertrand, de l\u2019hôpital Notre-Dame; conseiller: (le président sortant de charge) docteur Albert Jutras; secrétaire-général: docteur Paul Robert; trésorier: docteur René Rolland; secrétaire des séances: docteur Pierre Marion.ee NOMINATION DU DOCTEUR ROGER DU- FRESNE COMME PROFESSEUR TITULAIRE Le Conseil de la Faculté de Médecine a nommé le docteur Roger Dufresne, de l\u2019hôpital Notre-Dame, professeur titulaire de matière médicale et de thérapeutique; l\u2019élection a eu lieu à la séance de novembre 1949.+ NOMINATION, COMME PROFESSEUR AGRÉGÉ, DU DOCTEUR JEAN-LÉON DESROCHERS Le Conseil de la Faculté de Médecine a, sur recommandation du jury, nommé, après concours, le docteur Jean-Léon Desrochers, attaché à l\u2019Hôtel-Dieu et à Sainte-Justine, professeur agrégé en neurologie.ee ÉLECTIONS DU BUREAU DU SANATORIUM PRÉVOST A l\u2019assemblée annuelle tenue le 19 décembre 1949, les membres du bureau médical du Sanatorium Pré- vost ont fait le choix de leurs officiers pour l\u2019année L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XLIII Comment la double action de Par-Pen vous aide à combattre l\u2019infection intra-nasale Par-Pen exerce: Par-Pen exerce: 1.Une constriction plus rapide et plus prolongée par la solution de bromhydrate de Parédrine.La Parédrine avance la ventilation et l\u2019écoulement et ainsi assiste la bactériostase au siège de l\u2019infection.2.La puissante action anti-bactérienne de la pénicilline sodique cristallisée dont la concentration de 500 unités par ce.est l\u2019optimum.Par-Pen n\u2019empêche pas l\u2019action des cils vibratiles et n\u2019irrite pas la muqueuse nasale.Par-Pen est présenté en flacon de 1 once liq.Smith Kline & French Inter-American Corporation Montréal 1 Pa | - Pe | le vasoconstricteur-pénicillin pour emploi intra-nasal 106 1950.Ont été élus: président, le docteur Roma Amyot; secrétaire, le docteur Paul Larivière; conseillers, les docteurs Léon Gérin-Lajoie, Alcide Pilon et Jean Saucier, directeur médical.6e ++ CONSEIL MÉDICAL DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DE L'ARTHRITE ET DU RHUMATISME | (DIVISION DE QUEBEC) Lors d\u2019une séance du comité exécutif et des directeurs de la Société Canadienne de l\u2019arthrite et du rhumatisme (division de Québec) , tenue à l\u2019Hôtel Windsor, sous la présidence de M.Paul Vaillancourt, le docteur H.P.Wright, son vice-président, a fait connaître la liste des médecins appelés à faire partie du comité médical consultatif.Les voici: docteurs Albert Jutras, Gaston Gosselin et Roland Dussault, de l\u2019Hôtel-Dieu; Eugène Robillard, professeur de physiologie; E.S.Mills, professeur de médecine à McGill; G.R.Brow, du Royal Victoria; Charles H.Létourneau, de l'hôpital de la Reine Marie; Lyman Duff, doyen de McGill; Louis Johnson, du Royal Victoria; S.Dworkin, assistant professeur de physiologie à McGill; G.J.Petrie, orthopédiste; J.Turner, surintendant médical du Royal Victoria: E.R.Watson, du Montreal General Hospital; Adé- lard Groulx, médecin-chef du Service de Santé; Edmond Dubé, doyen de la Faculté de Montréal; Jean Grégoire, sous-ministre de la Santé; Roger Gariépy, de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur; Roméo Pépin, de l\u2019Hô- tel-Dieu; Henri Charbonneau, de l\u2019hôpital Pasteur; Charles Vézina, doyen de Laval; Georges Hébert et Jules Prévost, de l\u2019hôpital Notre-Dame; Berchmans Paquette, chef du service de Santé de Québec; J- Baptiste Jobin, de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, et Jean Bouchard, du Royal Victoria Hospital.Des centres pour la lutte contre le rhumatisme seront maintenus par la Société à l\u2019Hôtel-Dieu et à l'hôpital Royal Victoria de Montréal et à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec.ee RÉUNION À MONTRÉAL DES RADIOLOGISTES Les 4, 5 et 6 janvier 1950, se tiendront à l\u2019Hôtel Windsor de Montréal, les séances annuelles de l\u2019Association canadienne des Radiologistes.Le docteur E.M.Spencer, de Saskatoon, est le président actuel de l\u2019Association; les secrétaire-tré- sorier et assistant secrétaire-trésorier en sont les docteurs E.M.Crawford et Jean Bouchard, de Mont- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buen AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 réal; les conseillers du district de Montréal sont les docteurs Origène Dufresne et D.L.McRae.Les séances auront également lieu à l\u2019Institut Neurologique, à l\u2019hôpital de la Reine Marie, à Saint-Luc et à Notre-Dame.ee ++ ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE SAINT-SAUVEUR Le 14 décembre, la Société Médicale de Saint-Sau- veur de Québec tint son assemblée générale annuelle, au cours de laquelle eurent lieu les élections du bureau pour 1950.Le docteur Jacques Tremblay a été élu président, en remplacement du docteur Rosaire Rainville.Le premier vice-président est le docteur Adrien Pouliot, le second vice-président est le docteur Emilien Ma- randa, le secrétaire est le docteur Roland Gingras et le docteur Jean-Louis Létourneau a été nommé trésorier.ee ee CONFÉRENCE DU PROFESSEUR AGRÉGÉ HENRI GASTAUT À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL \"Mardi, le 20 décembre 1949, sur invitation du professeur Jean Saucier, le professeur agrégé Henri Gastaut, de Marseille, donna une conférence à l\u2019Hô6- tel-Dieu de Montréal sur l\u2019épilepsie et le rôle de la lumière dans sa production, vu à l\u2019électro-encépha- lographie.La leçon a été suivie d\u2019un film sonore sur le même sujet.2e + LA SOCIÉTÉ NATIONALE DE CRIMINOLOGIE Vendredi, le 16 décembre 1949, le Sanatorium Pré- vost fut l\u2019hôte d\u2019un conférencier français chargé de l\u2019organisation de comités nationaux devant faire partie de la Société Internationale de Criminologie, le docteur Pierre Piprot, d\u2019Alleaume.Cette société a été fondée à Rome en 1938 et tiendra un Congrès à Paris en septembre 1950.Le Comité local canadien a été choisi à l\u2019issue de la causerie.Le docteur Paul Larivière en a été élu président; les docteurs Ewen Cameron et Rosario Fontaine en sont les vice-présidents; le Père Noël Mailloux, o.p., en est le secrétaire.ee ee SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE La Société de Chirurgie de Montréal a tenu sa séance de décembre à l\u2019hôpital Notre-Dame sous la présidence du professeur Paul Bourgeois.Les com- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurtemiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XLIV afin.qu'ils resplendissent de santé HEMO-BEX Tonique efficace et agréable au goût, ° spécialement indiqué pour enfants.VITAMINE \u201cD\u201d Sels de Calcium, Glycérophosphate de Fer, Manganése plus facteurs de VITAMINE \u201cB\u201d.ANGLO-FRENCH DRUG Cie, Ltée, Montréal 18, P.Q.Généreux échantillons à Messieurs les Médecins. 108 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 munications au programme étaient au nombre de deux.La première, faite par le professeur Bourgeois, portait sur l\u2019évolution d\u2019un cancer du rectum, et, la seconde, présentée par le docteur Jean Tremblay, était intitulée: Diagnostic d\u2019élimination.e-e- ++ LES DERMATOLOGISTES EN CONGRÈS Les docteurs Paul Poirier, Georges Leclerc, Jean- Paul Foisy et Henri Smith ont assisté au congrès de P« American Academy of Dermatology », tenu à Chicago du 4 au 8 décembre 1949.2-0 + L'ÉCOLE D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Messieurs les professeurs Lépine et Simonnet ont repris leurs cours sur les Virus et la Nutrition respectivement.L'Ecole remplit son rôle national en recevant les étudiants de langue française du Canada désireux de se perfectionner dans l\u2019hygiène publique et boursiers des différents ministères provinciaux.Parmi eux se trouvent le docteur Léonard Marcoux, boursier de la province du Manitoba, et le major Paul Ba- zinet, M.D., boursier de l\u2019Armée canadienne.Le rayonnement international et la mission culturelle franco-latine de l\u2019Ecole se trouvent aussi affirmés du fait que le gouvernement français y tient un boursier, le docteur vétérinaire Jean Haag.L\u2019Ecole des infirmières-hygiénistes est maintenant intégrée dans l\u2019Ecole.Les cours que tous les groupes suivent en commun constituent une économie et préparent les hygiénistes à leur futur travail d\u2019équipe.2e ++ LE PROFESSEUR PIERRE LÉPINE À L'INSTITUT DE MICROBIOLOGIE Le retour du professeur Pierre Lépine a coïncidé avec l\u2019établissement définitif du Service des Virus.Le Service des Virus s\u2019est enrichi de précieux instruments de laboratoire: une supercentrifugeuse « Sharples» tournant à 50.000 tours autostérilisable, une centrifugeuse «International» réfrigérée.ob ++ LES PROFESSEURS PANISSET ET FORTÉ DE RETOUR M.le docteur vétérinaire Maurice Panisset et M.Lionel Forté, B.Ph, M.Sc., sont revenus de divers congrès scientifiques dont l\u2019un à Istamboul où M.Panisset a présenté des travaux.Sur le chemin du retour, il a donné quelques leçons en France et M.Forté a procédé à des démonstrations.CONFÉRENCE DU PROFESSEUR ARMAND FRAPPIER Récemment, le docteur Armand Frappier a été invité comme conférencier par «Trudeau School of Tuberculosis », N.-ŸY., école qui a formé la plupart des spécialistes phtisiologues des Etats-Unis.ee ee NOUVEAU BOURSIER À L'INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE L'Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène a accueilli un boursier de la « Lady Davis Foundation », le docteur Sherman-Warezewski, autrefois du service du professeur Pasteur Vallery-Radot, à Paris.ee + VISITEURS DISTINGUÉS À L'ÉCOLE D'HYGIÈNE L'Institut a reçu la visite du Dr Herman Hilleboe, Commissioner of Health pour l\u2019Etat de New-York, une autorité mondiale dans les questions de tuberculose; le docteur Oliver, de la « Rockefeller Foundation», et M.Pierson, de la «Paderewski Foundation ».2e ve ÉLECTIONS À L'HÔPITAL SAINT-LUC Les récentes élections à l'hôpital Saint-Luc, pour l\u2019année 1950, ont donné le résultat suivant: Conseil médical: président, docteur Alphonse Ber- nier; vice-président, docteur Alfred LeRoy ; secrétaire, docteur Marcel Ostiguy; représentant du Conseil à l\u2019Administration, docteur W.Tremblay.Bureau médical: président, docteur L.-Ivan Vallée ; vice-président, docteur Adrien Tremblay; secrétaire, docteur René Major; secrétaire aux assemblées scientifiques, docteur Laurent Pesant; représentant du Bureau médical au Conseil médical, docteur C-E.Roy.Od CONFERENCE DU DOCTEUR F.W.CLEMENT A L'UNIVERSITE DE MONTREAL La Société des Anesthésistes de la province de Québec a été l\u2019hôte d\u2019un distingué collègue des Etats- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurterIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 XLV Nouveau Traitement Scientifique pout les ULCÈRES GASTRIQUES et DUODENAUX VOIE BUCCALE et INJECTABLE Société suisse de gastro-entérologie Dragées à base d\u2019EXTRAITS Ampoules injectables à base Genève 22-23 juin 1946 .d\u2019EXTRAITS d\u2019ESTOMAC , MA d\u2019INTESTIN (Voir Médecine et Hygiène, no 78) d'ESTOMAC et et d\u2019INTESTIN GRELE.préparés de diverses GRÊLE, préparés de diverses Suite des résumés des communications méthodes il méthodes P.-d.Dr H.Kapp (Bâle) 1.Le traitement de l\u2019ulcère gastrique et duodénal par le Robuden.L'accroissement, ces dernières années, des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L'étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.Rapport sur le traitement avec le Robuden.Sur 30 cas d\u2019ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d\u2019ulcères duodénaux, la niche, après le traitement, avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire, cinq sixièmes des cas et succès durable, deux tiers des cas.On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux du traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.- Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BÂLE, SUISSE Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL - MONTRÉAL 110 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Unis, le docteur F.W.Clement, de Toledo (Ohio), mardi, le 15 novembre, à l\u2019Université de Montréal.Le docteur Clement est l\u2019élève du docteur McKes- son et il est un protagoniste convaincu de l\u2019anesthésie générale au protoxyde d\u2019azote associé à l\u2019inhalation d\u2019oxygène.Il a d\u2019ailleurs écrit un volume bien coté sur le sujet de ce mode d\u2019anesthésie et il en a fait l\u2019objet de sa conférence.Il a été présenté par le professeur Edouard Desjardins et remercié par le docteur Moïse Clermont.ee ++ CERTIFICATS DU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Les examens d'automne du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada se sont tenus à peu près simultanément pour l\u2019obtention du certificat de spécialiste et pour le Cfellowship ».Au nombre des candidats qui ont obtenu leur certificat, on note les noms des docteurs Germain Bigué, d\u2019Amos et Montréal, Conrad Saint-Jean, de Granby, Jules Lavoie et J.Marceau, de Québec, en chirurgie générale; des docteurs Claude Monfette, Gaston Duclos, Rol.Cloutier, René Charbonneau et Michel Mathieu, de Montréal, en ophtalmologie; du docteur Jean-Paul Jean, de Montréal, en électroradiologie; des docteurs Paul Guertin et Raymond Blais, de Montréal et Hubert Tougas, de Verdun, en oto-rhino-laryngologie; du docteur Albert Royer, de Montréal, en pédiatrie; du docteur Jacques Olivier, de Sherbrooke, en bactériologie et anatomie pathologique ; du docteur Maurice Saint-Martin, de Montréal, en bactériologie.+ + ASSOCIATION DES MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE Composition du comité de l\u2019Association des Médecins canadiens en France, fondée à la Maison canadienne à Paris, le 27 octobre 1949: Président honoraire à titre français: professeur Raoul Kourilsky; président honoraire à titre canadien: docteur Donatien Marion; membres honoraires: docteurs Eugène Thibault, Richard Gaudet, Jean Champeau.Comité: président-fondateur, docteur Paul Vigneau; secrétaire, docteur Flavien Melanson; trésorier, docteur François Brisson ; conseillers, docteur Vincent Gauthier, docteur Benoît Boucher, docteur Caron et docteur Powers.COMITÉ PERMANENT DE LA SURVIVANCE FRANÇAISE EN AMÉRIQUE Lors de la dernière réunion plénière tenue à Québec, en novembre dernier, le docteur Wilfrid LeBlond a été nommé membre et élu directeur du Comité Permanent de la Survivance Française en Amérique.ÉLECTIONS AU BUREAU MÉDICAL DE L'HOPITAL DE L'ENFANT-JESUS \\ DE QUÉBEC Le docteur Wilfrid LeBlond a été élu président du Bureau médical de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus.Il succède au docteur Paul Rochette.Le docteur Le- Blond est directeur du laboratoire de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus; il est également professeur titulaire à la Faculté des Sciences Sociales, professeur agrégé à la Faculté de Médecine et chargé de cours à l\u2019Ecole de Commerce de l\u2019Université Laval.ee ++ PLUS DE 320.000 ÉCHANTILLONS EXAMINÉS AUX LABORATOIRES DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ Le nombre des échantillons examinés au laboratoire de sérologie, pour la recherche et le contrôle des maladies vénériennes, a atteint les chiffres de 314.272 pour le sang et 6.470 pour le liquide céphalo-rachidien, au cours de l\u2019année 1948.L\u2019augmentation sur l\u2019année précédente fut de 10,8%, et, comme une diminution de 10,3% avait été notée en 1947, alors que le licenciement des forces armées était terminé, le total des échantillons se trouve être à peu près le même en 1948 qu\u2019en 1946.Par contre, la somme de travail accompli a été plus considérable du fait que sur 4.905 échantillons de sang, une réaction quantitative de Kahn fut pratiquée avec 8 dilutions croissantes de sérum et qu\u2019une réaction quantitative de Wasser- man fut ajoutée comme contrôle sur 1.555 échantillons.Tels sont les renseignements qui paraissent dans le rapport annuel de la division des maladies vénériennes du ministère provincial de la Santé que dirige l\u2019honorable docteur J-H.-A.Paquette.«La division des maladies vénériennes considère l\u2019éducation comme le facteur principal de sa campagne antivénérienne et elle poursuit ses efforts pour répandre les notions de prévention et de guérison des maladies vénériennes, dit le rapport.«Dans ce but, des conférences sont organisées à l\u2019intention de la population médicale, industrielle, scolaire, etc.Ces conférences, illustrées de films, sont données à des groupes différents réunissant des audi- vo lO lias facilement absorbé & pants and adults, idiopathic, hype spomis, anpemin ob preguanty fo i tos, amenor : mméno qi | oring influsnz QT a SULTING TE LS + HE E.B.SHUTTLEWORTH CHEMICAL COMPANY.LIMITED = a Re Na Ci LE CHLORURE FERREUX EST LA FORME SOUS LAQUELLE LE FER EST LE PLUS FACILEMENT ABSORBE* LIQUIDE Chaque once liquide COMPRIMÉ Chaque comprimé fournit 16 grains de chlorure ferreux équivaut à 2Y2 grains de chlorure fer- et 6 mg.de Vitamine B,.Présenté en reux combiné avec 1.0 mg.de Vitamine bouteilles de 1 livre, 80 onces et 1 B,.Présenté en flacons de 100, 500 et gallon.1000 comprimés.*Documentation sur demande.THE 2,13.OuurrLEworTs CHEMICAL CO., LTD.TORONTO, CANADA Représentants: M.Paul Busseau, 4904, rue Wellington, Verdun, P.Q.\u2014 M.A.A.Summers, Morrisburg, Ont.M.J.L.Vallerand, 1055, Mont St-Denis, Wolfestield Park, P.Q.M.Léon Viens, 9510, rue Saint-Hubert, Montréal, P.Q.\u2014 M.P.E.Thibaudeau, 385, boul.Charest, Québec, P.Q. 112 toires du même âge, du même sexe, afin que chaque groupe reçoive les renseignements appropriés.« Un grand nombre de publications éducationnelles sont continuellement distribuées, des causeries a la radio sont données périodiquement et des nouvelles éclairs, qui frappent l\u2019imagination des auditeurs, sont fréquemment irradiées.» + + 53.967 EXAMENS D'ENFANTS DE 6 ANS OU MOINS Pour vivre longtemps, il faut vivre sans excès, ni abus.Modération en toutes choses.Les hommes ne vivent pas longtemps parce qu\u2019ils veulent vivre trop vite, écrit un homme du XVIIème siècle.La vie a besoin d\u2019être entretenue avec une extrême modération; tout ce qui la surexcite est nuisible à sa fin.Pour vivre longtemps, il faut vivre doucement; de même que pour marcher longtemps, il faut aller selon son pas ordinaire, et non courir.Ce sont là des conseils que donnent les hygiénistes L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 de tous les temps.Une vie sage et régulière contribue assurément pour beaucoup à la prolongation de l\u2019existence.Il faut commencer dès le jeune âge.Bien plus, il faut que les parents y préparent soigneusement leurs enfants dès avant qu\u2019ils aient eux-mêmes l\u2019âge de le faire.C\u2019est pourquoi, dès sa naissance, l\u2019enfant doit être habitué aux pratiques que prescrivent l'hygiène et la médecine préventive.Les Unités sanitaires procurent aux familles de la province de Québec le complément nécessaire à toute éducation à cet égard.Grâce aux cliniques de puériculture, les mères de famille peuvent se renseigner auprès des hygiénistes provinciaux sur l\u2019état de santé de leurs petits.Au cours d\u2019octobre, dans les territoires desservis par nos Unités, on a tenu 779 cliniques de puériculture, examinant plus de seize mille nourrissons et plus de dix mille enfants d\u2019âge préscolaire.Les nourrissons visités à domicile ainsi que les moins de six ans ont également bénéficié des avantages que procurent les Unités sanitaires puisque 11.303 nourrissons et 15.359 enfants de six ans ou moins ont eu la visite des hygiénistes.C\u2019est ainsi que le ministère de la Santé s\u2019efforce de répandre les notions d\u2019hygiéne et de médecine préventive et d\u2019en faire profiter nos nombreuses familles.J L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurern AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 XLVII E R A I R Ï E Dans l'hypertension FORMULE: Chaque tablette contient: Veratrum Viride (titré biologiquement), 3 Unités Craw, Nitrite de Soude, 1 gr., Phénobarbital, Y4 gr.ACTION: Il est aujourd\u2019hui prouvé que le Veratrum Viride administré oralement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.Le Veratrum Viride produit un effet plus constant et de plus longue durée.(Dr.Edouard D.Freis, Medical Clinic of North America, Boston, numéro septembre 1948).La vaso-dilatation neurogénique, observée en premier lieu par Wilson & Smith, relativement à l\u2019action du Veratrum Viride, est d\u2019un avantage considérable dans le traitement de l\u2019hypertension.POSOLOGIE: Administrer une tablette 2 heures aprés chaque repas durant la premiére semaine.Augmenter ou diminuer la dose selon la réaction du patient.Documentation et échantillons envoyés aux médecins sur demande.Fabriqué par IRWIN NEISLER & CO., Decatur, lll., U.S.A.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, localise sûrement l'infection 2027, Avenue du College McGill, Montréal, P.Q.FORMULE: OSMOPAK est un pansement osmotique émollient composé de 58% de sulfate de magnésie, de 1-2% de benzocaine et de 1-25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d\u2019infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc., et dans le traitement d\u2019inflammation ou d'infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L'OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.|| est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation: Pots de 115 et 577 grammes.Echantillon médical et documentation sur demande.Manufacturé par Irwin Neisler Co., Decatur, Ill.U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.\u2014 \u2014 co REVUE DES LIVRES E.BRUMPT, membre de l'Académie de Médecine, prof.honoraire à la Faculté de Médecine de Paris, directeur honoraire de l'Ecole de Malariologie de l'Université de Paris.\u2014 Précis de parasitologie.Sixième édition entièrement remaniée.Deux volumes, 2.138 pages; 1.305 figures, 4 planches dont 2 en couleurs.Collection de Précis Médicaux.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.Depuis la 5e édition de cet ouvrage, en 1936, les études parasitologiques ont été nombreuses et ont pris une importance pratique des plus grandes du fait de la seconde guerre mondiale.Il a fallu à l\u2019auteur beaucoup de temps pour compulser l\u2019immense accumulation de documents publiés sur les divers aspects de la parasitologie théorique et appliquée.De nombreux voyages lui ont d\u2019autre part permis de rapporter des milliers de photographies concernant l\u2019épidémiologie des maladies parasitaires et un abondant matériel scientifique, vivant ou mort.D\u2019importantes découvertes et de remarquables progrès ont été faits depuis 1936 dont nous rappelons les principaux: rôle des arthropodes vecteurs établi sur des bases expérimentales; identification de diverses fièvres récurrentes déterminées par des spirochètes ; distribution géographique de l\u2019amibe dysentérique: leishmanioses cutanées et viscérales; lutte contre les trypanosomoses humaines; lutte contre la maladie de Chagas; sporozoaires (recherches sur la toxoplasmose et sur le cycle évolutif des piroplasmes et des hepatozoon d\u2019animaux divers); maladies à rickettsia (Q.Fever principalement) ; parmi les rickettsioses récemment décrites: la fièvre pourprée sibérienne, le typhus du Kenya, les fièvres boutonneuses de Sibérie et du Queensland septentrional, la rickettsiose varicelliforme des Etats-Unis.En helminthologie: découverte, chez les Tréma- todes, du cycle évolutif complet du Dicrocoelium dendriticum ; thérapeutique et prophylaxie des bilharzioses; chez les Cestodes: découverte du cycle évolutif des anoplocéphalidés chez les Oribatidés.L\u2019oncho- cercose a été beaucoup étudiée en Afrique et en Amérique; le cycle évolutif du strongle géant a été découvert en 1945.L\u2019entomologie médicale a fait l\u2019objet de très importantes recherches: rôle de nouveaux acariens (dermanyssus sanguineus, divers ixodinés) ; étude plus poussée des trombiculidés; lutte contre les réduvidés, les simulies; rôle vecteur de diverses pa- e + e © rasitoses par les phlébotomes; rôle des culicidés et des moustiques dans la transmission de nouvelles maladies à ultravirus; rôle très important de l\u2019actif insecticide D.D.T.La partie de l\u2019ouvrage consacrée à l\u2019étude de la mycologie a été entièrement remaniée et simplifiée.Le chapitre des champignons auxiliaires a bénéficié de certains développements.L'ouvrage, qui tient compte de ces nouvelles acquisitions, mentionne toutes les espèces parasitaires observées chez l\u2019homme, tout en proportionnant leur description à l'importance qu\u2019elles possèdent dans l\u2019état actuel des connaissances.Outre la biologie des parasites, il étudie leur mode de destruction et l\u2019épidémiologie des maladies qu\u2019ils déterminent ou transmettent, afin de lutter efficacement contre eux à tous les stades de leur existence.C\u2019est pourquoi les maladies parasitaires y sont étudiées surtout au point de vue étiologique et prophylactique.De nombreuses figures nouvelles sont venues s\u2019ajouter a l\u2019iconographie déjà très abondante.513 figures sur les 1.300 de l\u2019ouvrage sont originales et proviennent des collections recueillies par l\u2019auteur au cours de ses voyages et des photographies qu\u2019il a prises.Au cours de ses éditions successives, ce livres qui était à l\u2019origine un Précis, est devenu un véritable Traité, que seuls le travail considérable de l\u2019auteur, la grande richesse de ses collections et sa compétence indiscutée pouvaient mener à bonne fin.Michel DECHAUME, prof.de Clinique Sto- matologique à la Faculté de Médecine, stomatologiste des Hôpitaux de Paris.\u2014 Précis de stomatologie.2e édition, revue et augmentée.Un vol.de 832 pages, avec 256 figures.Collection de Précis Médicaux.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.La stomatologie trouve naturellement sa place parmi les spécialités médicales.Elle est nécessaire à la formation médicale, aux recherches scientifiques et aux progrès de la thérapeutique dentaire.D\u2019autre part, si la pathologie dentaire participe aux règles de la pathologie générale, il est non moins certain que la thérapeutique chirurgicale des affections maxillaires gagne à être conçue et réalisée par un médecin connaissant minutieusement toutes les modalités et les répercussions des affections dentaires, les écueils et les ressources de la prothèse. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLETIN A.M.L.F.C, \u2014 Montréal, janvier 1950 XLVIII description Le Prothricin est un décongestif antibiotique, topique, isotonique, efficace et non toxique, contenant de la tyrothricine (0.02%), et du chlorhydrate de Propadrine (1.5%).Le coryza, la sinusite, la rhinite, et la congestion nasale.Le Prothricin est un décongestif nasal qui conserve son efficacité bactéricide même en présence de pus et de mucus.Présenté en flacons d\u2019une once avec compte-gouttes.SHARP & DOHME (Canada) Ltd., Toronto 5, Ontario 116 Aussi l\u2019auteur rappelle-t-il, au début de son ouvrage, l\u2019essentiel de la discipline médicale: en stomatologie, même pour une simple affection dentaire, il ne faut jamais entreprendre un traitement sans avoir formulé un diagnostic précis.Ceci implique la nécessité d\u2019un examen systématique qui ne se limite pas toujours exclusivement à la denture, mais comprend aussi l\u2019exploration des territoires voisins de la bouche et un examen général.Cet examen complet est indispensable pour formuler un pronostic; c\u2019est ainsi, pour ne prendre qu\u2019un exemple, que telle ulcération tuberculeuse de la muqueuse buccale, chez un sujet indemne de bacillose viscérale, est une affection moins grave que s\u2019il existe une tuberculose pulmonaire.La seconde édition de ce Précis a été revue et augmentée.Il répond toujours à ce triple but: 10 instruire le médecin non spécialisé d\u2019une pathologie dont la fréquence et la gravité lui échappent trop souvent; 20 grouper pour le stomatologiste, à côté de la pathologie courante buccale, dentaire, maxillaire, salivaire., les maladies plus exceptionnelles de la bouche, de la face et du cou, notamment celles qui constituent la localisation primitive, parfois unique, d\u2019une maladie générale; 30 exposer, pour le chirurgien-dentiste, les questions de pathologie dentaire sous un angle médical.Ces notions ont été groupées de façon aussi rationnelle que possible en cinq grands chapitres.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE I.Maladies des parties molles de la cavité buccale.\u2014 Maladies de la muqueuse buccale.Maladies des lèvres, des gencives, du palais, du plancher de la bouche, de la langue.Autres maladies de la cavité buccale.TI.Maladies de la dent et du ligament alvéolo- dentaire.\u2014 Embryologie pathologie de la dentition.Maladies des dents; de la pulpe; du ligament alvéo- lo-dentaire.Septicité bucco-dentaire.Hygiène et thérapeutique bucco-dentaire.II.Maladies des mazxillaires, de l\u2019articulation tem- poro-maxillaire, des glandes salivaires, de la face et du cou.IV.Les grandes maladies générales en stomatologie.\u2014 Syphilis de la cavité buccale.Tuberculose et cavité buccale.Mycoses cervico-faciales.Cancer de la bouche.Avitaminoses et cavité buccale.Généralités.Troubles endocriniens, leurs répercussions bucco-dentaires.V.Maladies professionnelles.\u2014 Lésions buccales, dentaires et maxillaires dans les maladies professionnelles.Maladies professionnelles du stomatologiste et du chirurgien-dentiste.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1930 ASCHKENASY, P.BOULANGER, E.CHAIN, P.FOUCHE, A.HOREAU, B.-P.JANSEN, H.-A.KREBS, J.LAVOLLAY, A.LESPA- GNOL, J.NEUMANN, J].ROCHE, F.TA- YEAU.\u2014 Exposés annuels de biochimie médicale.Publiés sous la direction de Michel POLONOVSKI, prof.de Chimie médicale à la Faculté de Médecine de Paris, membre de l'Académie de Médecine.10e série.Un volume de 390 pages, avec \u2018i- gures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.Cette nouvelle série rassemble 11 conférences de chimie médicale faites par des biochimistes réputés à la Facultés de Médecine de Paris.Ces conférences portent sur des sujets d\u2019actualité intéressant, au premier chef, le physiologiste et le médecin.CHAPITRES DE L\u2019OUVRAGE Etudes sur la structure et la synthèse de la pénicilline (E.Chain).\u2014 Le cycle des acides tricarboxy- liques (H.-A.Krebs).\u2014 Méthodes nouvelles de dosage dans le domaine des vitamines et des acides aminés (B.-P.Jansen).\u2014 Les substances actives contre la fragilité vasculaire (J.Lavollay et J.Neumann).\u2014 Arginase et déguanidases (J.Roche).\u2014 Aspects et problèmes en génétique biochimique (P.Fouché) .\u2014 Sur les récents œstrogènes de synthèse (M-A.Horeau).\u2014 Considérations sur le métabolisme intermédiaire des acides aminés (P.Boulanger) .\u2014 La structure des dérivés naturels à travers quelques méthodes et hypothèses chimiques (A.Lespa- gnol) .\u2014 Biochimie des acides biliaires (F.Tayeau).\u2014 Biochimie de l\u2019hépatopoïèse (A.Aschkenasy).Sujets traités dans la neuvième série Les protéines musculaires (M.Dubuisson) .\u2014 Les isotopes stables.Leur utilisation (L.Bugnard).\u2014 Un facteur nouveau, présent dans le beurre d\u2019été, activant la croissance chez le rat (J.Boer).\u2014 Iodoprotéines thyroïdiennes, protéines iodées par voie chimique et mécanisme de formation de la thyroxine (J.Roche et R.Michel).\u2014 Les saponosides (Ch.Sannie).\u2014 Récentes acquisitions biochimiques obtenues par l\u2019emploi analytique de l\u2019acide périodique (J.Courtois) .\u2014 Les poisons mitotiques: activité mitoclasique et constitution chimique (P.Boulanger).\u2014 Biochimie de l\u2019inositol (P.Fleury et P.Balatre) .Sujets traités dans la huitième série La synthèse biologique de l\u2019urée (F.Leuthardt).\u2014 Déterminisme chimique des réactions cellulaires au sein des foyers d\u2019infection bactérienne (A.Boivin et A.Delaunay) .\u2014 Action des vésicants et toxiques de guerre sur les protéines et les enzymes (Z-M.Bacq et V.Desreux).\u2014 Hypothèses et expériences sur le mécanisme d\u2019action des hydrocarbures cancérigènes (A.Lacassagne) .\u2014 Lésions biochimiques (M.Flor- kin).\u2014 La méthionine (M.Polonovski et A.Gajdos) . XLIX L\u2019 NION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 = RN = = = 2 x 3 2 a 5 * => 25 2 Ne e.gd 8 55 RU = À # \u20ac ol ë og Ë ES Ë & Fa 3 Sk a ; = oF + ¥ = e 5 = >, = & $ ; $2 He 7 = Ya, # 5 = px oo = > 2 : 3 = \u20ac = = iE or ~~ 00 4 .Ë ge a ô % 4 sa & i 2 SR By 2 a = o¥ Ta a 4 SA 7 2 % 5 a 8 CE 4 # He 2 = .§ 35 5 % i % 2 3 4 5 5 ë 5 Wd 7e x A & or i 5 M s 65 %* #8 2 5 # x & 2 75 % 24 & x) 7% ar né, i gy 2% a, À 24 SLE % = % Pi A p- 3 5 2 Ce 2 ro FE za i $ PE a 7 # J: + 5 £2 us 2 ) NTIPYRETI G E Si + + 4 hi # Ft, a INDIC ONS Gi = mprimés gup vient ur soulager 3 mptémes sccompagnant 2S 1 hu mes ie coryts, ronch sthme des foins asthm onchique, Ez Es smen au te of le evraigies % 0 i om ON 24 2 = Sr 7 7: 7 Z %: a tophénétid ine Acide acéthylsalic 77 7% de GE i He i io hi ra min de 7 opine RE CEE 2 2 2 Yi.% H a Ho LON M E UMENTATIO COMPLET SUR DEM D.5 Z 5 2 +, Fes 5 GES, 7% & 2 % LÉ ; 2 ; a 4 ; 2 2 i A » EDI QUE 7 E GE Mc Gl 55 2027, AVENUE D U COLL 3 ZE vs Ab iS 118 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLerIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 \u2014 Structure chimique et activité pharmacodynamique (A.Lespagnol).\u2014 PBiogénèse, métabolisme intermédiaire et, élimination des hormones ovariennes (M-F.Jayle)-+ Les ferments jaunes, anciens et nouveaux (P; Boulanger) .\u2014 Conceptions modernes ; sur la structure des anticorps (M.Machebœuf).\"- Les glucosides, cardiotoniques (Ch.Sannie et M.Frèrejacque).\u2014 Let effecteurs des enzymes (J.Roche et Nguyen-Van Thaal).prets \u2014 = wie TR 5.\u20ac af CE ek, ; M.ALBEAUX-FERNET, L.BÉTLOT, J.DERI- # BREUX, M.GELINET.\u2014 L'année endocri- \u2018 nologique.Première année.Un volume de 148 pages.\u2014 Masson et Cle, édit., Paris, 1949.Cette nouvelle collection, dont paraît la première série, se propose d\u2019exposer les questions concernant Fendocrinologie qui ont fait l\u2019objet de travaux récents.Les auteurs de l\u2019Année Endocrinologique ont voulu donner non pas le résumé sec et strict des observations et des travaux endocrinologiques parus dans l\u2019année, mais des exposés complets de sujets à l\u2019ordre du jour, appuyés sur une bibliographie française et étrangère.Ils ont cherché la clarté et la précision en même temps que la solidité Ÿes faits rapportés.Ils s'adressent ainsi, à la fois, aux spécialistes soucieux d\u2019être «à la page», aux étudiants voulant moderniser leurs dossiers et aux praticiens désireux de maintenir leurs moyens de diagnostic et de thérapeutique à la hauteur des récentes \u2018découvertes.DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE \"> Surrénales: Diagnostic de la maladie d\u2019Addison.Hypertension sèche d\u2019origine surrénale et syndrome d\u2019adaptation de Selye.Traitements actuels de la maladie d\u2019Addison.Arthrites au cours de traitements par la désoxycorticostérone.\u2014 Corps thyroïde: Anti- thyroïdiens de synthèse dans le'.traitement des hy- perthyréoses.Indications actuelles de la chirurgie dans le traitement des hyperthyréoses.Iode radioactif.\u2014 Hypophyse: Le test de l\u2019intolérance à l\u2019insuline.Les nanismes d\u2019origine cérébrale.\u2014 Ovaires: Frottis vaginaux.Œstrogènes de synthèse.Troubles de la ménopause et leur traitement.Traitement des rhumatismes de la ménopause par les œstrogènes de synthèse.Obésités spongieuses féminines.\u2014 Testicules: Hormonothérapie masculine dans la gynécomastie.Arthroses au cours de traitements par la testostérone.\u2014 Seins: Hormonothérapie du cancer du sein par la testostérone.Hormonothérapie du cancer du sein par les œstrogènes de synthèse.\u2014 Parathyroïdes: L\u2019hormone parathyroïdienne.Tests d\u2019insuffisance parathyroïdienne.Maurice DEPARIS, prof.agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, médecin des Hôpitaux de Paris.\u2014 Neévralgies du glosso- pharyngien.Un vol.de 156 pages, avec doutes, \u2014 Masson et Cie, édit.Paris, Les névralgies du glosso-pharyngien ont été l\u2019objet, en raison de la variété des faits, de très nombreux travaux qui ont donné une description clinique à laquelle il a été peu ajouté depuis, en même temps qu\u2019ils apportaient la technique chirurgicale de ces redoutables névralgies.Dès le début, on a pu montrer que la résection du nerf glosso-pharyngien pouvait supprimer là névralgie si douloureuse; les nombreuses recherches ultérieures ont permis de préciser les résultats phy- siopathologiques des névrotomies effectuées par voie exocrinienne ou des radicotomies endocrâniennes.Après de nombreuses années d\u2019observation, il fallut bien reconnaître que dans certains détails de séméiologie dans l\u2019évolution et dans les récidives, de nombreux éléments demeuraient obscurs.De même, dans l\u2019étude de la séméiologie des troubles postopératoires après section externe et interne, il existait certaines variations.L\u2019auteur, qui a consacré depuis plus de vingt ans des travaux à l\u2019étude des névralgies faciales (et spécialement au «tic douloureux du trijumeau»), a jugé intéressant de faire le point sur les acquisitions concernant la clinique et la thérapeutique des névralgies de type paroxystique du glosso-pharyngien.La \u2018plupart des chirurgiens français qui s\u2019y sont intéressés ont montré l\u2019intérêt qu\u2019il y avait à aceu- muler les données pratiques sur ce problème.Ils ont insisté sur les caractères cliniques de cette affection qui intéresse les médecins, les neurologistes, les oto- rhino-laryngologistes, les stomatologistes.C\u2019est en apprenant à la connaître qu\u2019on peut mieux dépister cette névralgie qui n\u2019est pas aussi rare qu\u2019on pourrait d\u2019abord le penser, mais qui est souvent confondue avec d\u2019autres algies et par conséquent très mal traitée.Si cette étude présente avant tout une incidence pratique: s\u2019efforcer de soulager les malheureux algiques, elle apporte en outre une nouvelle contribution à la physiologie du nerf chez l\u2019homme et à la recherche de l\u2019origine si mystérieuse des tics douloureux.L'auteur rappelle brièvement quelques données élémentaires concernant l\u2019anatomie du nerf et sa physiologie, puis aborde l\u2019étude clinique et thérapeutique des divers types d\u2019algies du glosso-pharyn- gien.0 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuretin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 NOUVELLE FORMULE ÉPROUVÉE THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) TORONTO LE SUPPLÉMENT DIÉTÉTIQUE - B.DH contient maintenant PLUS de CALCIUM, PLUS de FER, ainsi que des ÉLÉMENTS CATALYSEURS Lorsque le \u201crégime mixte ordinaire\u201d ne fournit \u201cpas suffisamment\u201d d\u2019aliments essentiels au cours d\u2019une période où les besoins sont plus grands, l\u2019administration quotidienne du Supplément Diététique B.D.H.procure une marge étendue de sécurité.Chaque capsule contient: Vitamine A 1,500 U.1.Pro-vitamine À (carotène-Bêta) 1,500 U.I.Chlorure de Thiamine 1.2 mg.Riboflavine 1.0 mg.Nicotinamide 10.0 mg.Acide Ascorbique 25.0 mg.Vitamine D 600 U.I.Phosphate de calcium bicalcique (21% grains) 165.0 mg.Iode 0.2 mg.Chaque comprimé contient l\u2019équivalent de: Sulfate ferreux B.P.(5 grains) 330.0 mg.Cuivre 1.5 mg.Manganese 2.0 mg.L\u2019administration d\u2019une capsule et d\u2019un comprimé constitue une seule dose.LIMITED CANADA 120 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 DIVISIONS DE L\u2019OUVRAGE Anatomie du nerf glosso-pharyngien.Physiologie du nerf glosso-pharyngien.Étude clinique des mévralgies du glosso-pharyn- gien.\u2014 Névralgies essentielles.Description préliminaire.Etiologie.Début.Phase de névralgie constituée.Evolution.Formes cliniques.\u2014 Névralgies symptomatiques.Etiologie.Symptomatologie.\u2014 Sympa- thalgies.\u2014 Diagnostic des névralgies du glosso-pha- ryngien.Diagnostic positif.Diagnostic différentiel.\u2014 Etude thérapeutique.\u2014 Névralgies essentielles.Thérapeutique médicale.Thérapeutique chirurgicale.Névralgies symptomatiques.\u2014 Sympathalgies.\u2014 Pronostic.Parallèle entre les névralgies trigéminales et glosso-pharyngiennes.Données physiologiques.Phy- sio-pathologie et pathogénie.Conclusions.By FY non A\u201d es BLANCHE 8 4 PN) an A ald rm oy > Sa pour ba somm la Cibalgine petites doses produira souven res 174 sible cu ati A Lu doblen me re foroE doses d'un es La ide da l\u2019aétion eee + Dial et synergetiqué des-ingrédients.d Ye 2 3 | Ke RE minopyrine, l'effet calmant du premier amenant le HE mieux\u2019 a [a analgésique du Second La C alginé co IR e Dia gr.: eK CY SL AT me oy [3] a ncé mai 1) Co: ampoule CL v ES > * Le COMPAGNIE Ciba , IM TEE M ONTEEA AL Det fm d'aminopyrine ei frame dalylborbituriaue LIVRES REÇUS ee ve Cardiologie.Daniel Routier.Vol.de 367 pa- Les ostéites des maxillaires.Friez, Marie, ges.\u2014 Librairie Maloine, Paris, 1949.Lepoivre, Lambert, Vrasse, Hénault, Cer- néa, Lebourg, Hennion.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.L'acide oxalique (Physio-pathologie de.Le sexe.Vera Dantchakoff.\u2014 Presses Universitaires de France.Paris, 1949.Canada 1949 (Edition française), \u2014 Bureau chez l'homme).Joseph Khouri.\u2014 Masson Fédéral de la Statistique, Ministère du et Cie, édit, Paris, 1948.Commerce, Ottawa.Précis de bactériologie médicale.Pierre Gas- Oral Bacterial Infection \u2014 Diagnosis and tinel.Collection de Précis Médicaux.\u2014 Treatment.Lyon P.Strean.\u2014 Henry Kimp- Masson et Cie, édit, Paris, 1949.ton's Publishing House, Great Britain.Manuel de radiodiagnostic clinique.R.Le- (Dental Items of Interest Publishing Co.\u2019 doux-Lebard et Guy-R.Ledoux-Lebard.\u2014 Inc., Brooklyn 7, N.Y.) \u2026 Masson et Cie, édit, Paris, 1949.L'asepsie.Maurice Terrillon.\u2014 Masson et Précis de parasitologie (Tomes I et ID.E.Brumpt.Collection de Précis Médicaux.\u2014 Cie, édit, Paris, 1948.\\ ee \u201c.Co Masson et Cie, édit., Paris, 1949.Thrombo-phlébites cérébrales.Raymond Précis de stomatologie.Michel Dechaume.Garcin et Maurice Pestel.\u2014 Masson et * Collection de Précis Médicaux.\u2014 Masson Cie, édit Paris, 1949.et Cie, édit, Paris, 1949.Groupes sanguins (Techniques de détermi- L'année endocrinologique.Albeaux-Fernet, nation des).Jean Moullec.\u2014 Masson et L.Bellot, J.Deribreux et M.Gélinet.\u2014 > > Cie, édit, Paris, 1949.Masson et Cie, édit., Paris, 1949.J Exposés annuels de biochimie médicale.Pu- Jeux musculaires et expressions du visage.bliés sous la direction de Michel Polo- Roger Ermiane.\u2014 Lib.Le François, Paris, novski.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1949.1949.Névralgies du glosso-pharyngien.Maurice Cours de médecine du travail.Henri Desoille.Deparis.\u2014 Masson et Cie.édit, Paris, \u2014 Librairie Le François, Paris, 1949.1949. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buzzer A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 LII Dans L'ASTHME BRONCHIQUE l'utilisation précoce de la thérapeutique la plus efficace assure non seulement un soulagement mais encore un regain de confiance chez le malade.L'AÉROSOLTHÉRAPIE avec la SOLUTION VAPONEFRIN RÉSULTE en une augmentation plus marquée de la capacité vitale chez l'asthmatique, sans s'accompagner d'effets secondaires ni d'accoutumance \u2026 ® PROMPTE ACTION LOCALE DANS LES BRONCHIOLES ET LES ALVEOLES.® SOULAGEMENT RAPIDE DU BRONCHOSPASME.® DOSAGE MINIMUM.® COUT RELATIVEMENT PEU ÉLEVÉ (2\u20ac par traitement).La rousse AEROSOL VAPONEFRIN' contient: le nébuliseur breveté VAPONEFRIN * avec poire, 15 cc.de solution VAPONEFRIN ! et une pochette pour le transport.THÉRAPEUTIQUE RAPIDE ET EFFICACE.FACILITÉ D'ADMINISTRATION.1.VAPONEFRIN est notre marque déposée pour une solution comparable à une solution à 1.25% d'épinéphrine référence standard canadien et contenant 2.25% de chlorhydrate d'épinéphrine RACEMIQUE pour 100 cc.et 0.5% de chlorbutanol.2.Le nébuliseur breveté VAPONEFRIN produit un aérosol volumineux et d'une extrême finesse dont les particules mesurent entre 0.5 et 2.5 microns.ÉCHANTILLONS ET LITTÉRATURE SUR DEMANDE VAPONEFRIN COMPANY 2515, VAN HORNE MONTRÉAL LIIT L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Bucerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 I MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE ® PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX* \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Épreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Pigûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.\u2014 Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc,, 43: 581, 1941.R.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863 - 1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL - 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q.Zone 26 (sans but lucratif) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrern A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 LIV Un nouveau comprimé | offrant Î un soulagement plus rapide avec 2 une meilleure tolérance gastrique BUFFERIN, le nouvel analgésique antiacide de Bristol-Myers, soulage plus rapidement la douleur que l'acide acétylsalicylique seul parce qu\u2019il est plus vite absorbé dans le courant sanguin.Des essais cliniques ont démontré que 10 minutes seulement après l\u2019ingestion de BUFFERIN, les niveaux sanguins de salicylate sont approximativement 20% plus élevés que 20 minutes après l\u2019ingestion d'acide acétylsalicylique seul.BUFFERIN est mieux toléré, particulièrement chez les patients qui ont déjà subi des embarras gastriques occasionnés par l'acide acétylsalicylique seul.INDICATIONS: \u2014 Pour le soulage- BUFFERIN ne contient pas de sodium.ment des céphalées et névralgies sim- On peut le prescrire sans crainte aux ples, des douleurs musculaires et des malaises éprouvés au cours de la grippe, des rhumes, des infections légères, et particulièrement pour ces cas de _ malades astreints à un régime exempt de sodium.Un comprimé de BUFFERIN associe rhumatisme et d\u2019arthritisme qui exi- 5 grains d'acide acétylsalicylique à des gent une salicylo-thérapie intensive et proportions optima de carbonate de prolongée.magnésie et de glycinate d\u2019aluminium.BUFFERIN est offert en fioles de 15 et de 45 comprimés.Echantil- lons gratuits et documentation descriptive sur demande.BUFFERIN est un nom déposé par BRISTOL-MYERS Company of Canada Limited Un produit de BRISTOL-MYERS \u2014 3035 rue St-Antoine, Montréal 30, P.Q. LV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtetin AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 NATORIUM PRÉVOST | FAÇADE SUD \u2014, @ Personnel hospitalier ex- & 7 \u2019 L'établissement de- périmenté.Cures de repos.meure toujours con- p Physiothérapie complète.sacré au traitement INDIVIDUEL des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Jean-Léon Desrochers, Paul Larivière, Gaston Loignon, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, J.-A.Vidal.4455 OUEST, BOULEVARD GOUIN, TÉLÉPHONE: BYwater 2405 x L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 LVI Facteur Antianémique Pur et Cristallisé BAISSE DE PRIX IMPORTANTE Le nouveau bas prix du COBIONE* fait de ce thérapeutique puissant une substance d\u2019emploi très économique.A poids égal, le plus puissant agent thérapeutique connu.Non toxique \u2014 Stable \u2014 Ne produit pas de sensibilisation.Efficace et bien toléré chez les sujets sensibles aux préparations et aux concentrés de foie.ACTION THÉRAPEUTIQUE RAPIDE Vu le fait que les injections de COBIONE ne provoquent presque pas d\u2019irritation, on peut avec ce facteur anti- anémique pur et cristallisé, administrer de fortes doses, capables d\u2019amener un prompt soulagement aux manifestations neurologiques de l\u2019anémie pernicieuse.EFFET DURABLE Afin de prolonger l\u2019effet thérapeutique du COBIONE, on peut l\u2019administrer à doses massives sans irritation des tissus ou induration.La Commission Consultative de la Pharmacopée américaine, section des préparations anti- anémiques, vient de déclarer que \u2014 exception faite des préparations à base de vitamine Br cristallisée \u2014 l\u2019intérêt supérieur des malades comme celui des médecins et pharmaciens exige que l\u2019on s\u2019abstienne d'indiquer les résultats de titrages non officiels de la vitamine Bi sur les étiquettes de préparations antianémiques de la pharmacopée américaine.*COBIONE est le nom déposé par Merck & Co.Inc.pour leur marque de Vitamine Bi cristallisée.MONTRÉAL TORONTO VALLEYFIELD MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants J Cobione: Vitamine B,, cristallisée Merck 100000000000 ogg \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014s \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 =\u2014\u2014 \u2014_\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 I | les nouvelles [ib ÉPONGES (à pince) type sphérique font gagner du temps, et s\u2019avèrent d\u2019une extrême utilité dans toutes \u2018[ les divisions d\u2019un hôpital.aw on Les nouvelles éponges RONDIC CURITY sont du type sphérique, et analogues 3 celles qu\u2019on faisait jadis à la main dans la plupart des hôpitaux.Offertes en 4 formats commodes, elles se composent de coton à longues fibres, solidement recouvert de gaze à mailles fines.Ces éponges RONDIC peuvent être utilisées avec des pinces dans toutes les différentes branches de la chirurgie \u2014 on y a eu recours, avec succès, dans les in- + terventions abdominales, vaginales, rectales, etc.Dans tous les cas où l\u2019on se sert d\u2019une pince à éponge, les éponges RONDIC sont toujours prêtes.sur-le- champ.Leurs destinations sont innombrables, dans toutes les divisions d\u2019un Ô hôpital.Citons, entre autres \u2014 comme éponge et tampons (amygdalectomies) ; apprêt et badigeonnage; pour essuyer l\u2019épiderme après une hypodermoclyse ou une injection hypodermique ou intra-vasculaire; à toutes autres fins où l\u2019on utilise une = éponge à pince (plateaux-utilité à chaque étage de l\u2019hôpital, voiturettes de pansements, laboratoires, salles d'examen \u2018et de soins d\u2019urgence, etc.) Ces nouvelles éponges sphériques \u2018toutes prêtes\u2019\u2019 font gagner aux infirmières un temps précieux, qu\u2019elles peuvent ainsi consacrer à leurs fonctions professionnelles.Tous les hôpitaux connaissent les avantages des autres pansements \u2018\u2018tout ; faits\u2019 (éponges en gaze CURITY, éponges \u2018 LISCOX, éponges RADIOPAQUE* .) ; | ce n\u2019est qu\u2019à compter d\u2019aujourd\u2019hui que des éponges sphériques permettent de bénéficier des mêmes avantages.+ Demandez au représentant de la marque CURITY de vous démontrer les propriétés des nouvelles éponges RONDIC.| *Maque déposée au Canada.PRODUIT DE LA SOCIÉTÉ (BAUER & BLACK) DIVISION DE THE KENDALL COMPANY (CANADA) LIMITED TORONTO, ONTARIO L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 LVIII Vos aczonhayes, Vos dyspeptisneg, | | Ley petits hépatiques Seront heureux \u2026 NORMOGASTRYL Médication alcalino-sédative des gastro-hépatiques fonctionnels Je Vous Lux paéscuog_ UN COMPRIMÉ DANS UN 1/2 VERRE D'EAU Littérature et échantillons sur demande e Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE 200, rue Vallée :-: Montréal | PASSITONYL FORMULE pour 100 grammes: Thiamine (By) .6 mgm.Riboflavine (Bz) .8 mgm.Acide nicotinique .«.12 mgm.Nucléinate de Manganése 0.20 gm.Glycérophosphate de Soude 1.\u2014 gm.Arthénal .0.14 gm.Fluorure de Sodium .0.05 gm.Extrait mou de Passiflore .3.60 gms Extrait mou de Saule .1.80 gm.Teinture de Cratoegus .2.70 gms Teinture de Primevére .0.90 gm.Excipient q.s.p.100 gms Adultes: 1 cuillerée à dessert avant les repas, midi et soir.Enfants: 2 cuillerées à thé par jour.SÉDATIF et TONIQUE NERVIN Passitonyl est a la fois un tonique et un sédatif du syste me nerveux destiné à ramener rapidement un équilibre normal.Les éléments toniques de la formule évitent les sensations de lassitude et de dépression que peuvent donner les sédatifs, même légers.CALME et TONIFIE Laboratoires Jean Olive, 200, rue Vallée, Montréal. LIX Fo 8 WY 1 La 04° 045 00 044 0 RSS LL AAA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrern A.MLF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 ur Lu a A : La Librairie Beauchemin Limilée imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MEDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS de cette revue pour tous travaux d'impression et de reliure.| ® Son outillage le plus perfectionné, @ Son personnel des plus avisés, @ Sont garantie de qualité, © À des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITÉE LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL MONTRÉAL Tél.: LAncaster 4236 > \u2014 P \u2014 UN \u2014 (= « \"= \u2014 \u2014 di > \u2014 \u2014 i = = = y 2) al al | Es» GS SONT HORS DE MODE maintenant que nombre de chercheurs !-3 ont rapporté les résultats remarquables obtenus par la thérapie antihistaminique pour le rhume banal.La toux, l\u2019éternuement et la sécrétion nasale \u2014 occasionnés par le rhume \u2014 deviennent démodés.\u2018hui le COMPOSÉ CAUBRE combat le rhume LE COMPOSÉ CAUBREN ENRAYE LE RHUME EN diminuant la contagion soulageant les symptômes abrégeant la durée Le composé Caubren Posologie: contient: Citrate de chloroth 25 un a deux comprimés toutes les 3 à 4 heures durant Irrate de chlorothen .eg A antihistaminique de oneue 48 heures au MOINS, en commençant aussitôt que durée et de faible toxicité.possible dès l\u2019apparition des premiers symptômes.Phénacétine .320 mg.: Caféine .32 mg.Enfants: selon le poids.Analgésique et antipyrétique Présentation: Flacons de 20 et de 100 comprimés.comme adjuvants.Bibliographie: (1) Brewster, J.M.: U.S.Nav.M.Bull, 49:1, 1949.(2) Gordon, John S.: The Laryngoscope, 39: 100513, 1948.(3) Murray, H.G.: Indust.Med., 18: c{tifs{s{;}i DIVISION NUTRITION RESEARCH LABORATORIES * CHICAGO 30, ILLINOIS LABORATORIES Concessionnaires exclusifs pour le Canada: Laurentian Agencies, Registered, Montréal 1, P.Q Vous pouvez maintenant employer les Sutures Ethicon avec aiguille Atraloc™ sans frais supplémentaires.Les boîtes métalliques \u201c\u2018Sterile Pack\u201d renferment les sutures Ethicon avec aiguille Atraloc*, prêtes à servir.Au même prix que les sutures ordinaires.Les chirurgiens et les hôpitaux ont applaudi l\u2019annonce disant que les prix des sutures Echicon avec aiguille Atraloc* étaient les mêmes que pour les sutures ordinaires.(Les sutures avec deux aiguilles sont aussi réduites).Ces économies substantielles ont favorisé chez plusieurs l\u2019adoption de nos sutures avec aiguilles et ont permis de profiter d\u2019une technique perfectionnée et d\u2019une manipulation Les hôpitaux économisent de plusieurs façons.Les sutures Ethicon en boîtes métalliques \u201cSterile Pack\u201d permettent aux hôpitaux de réaliser des économies substantielles.Et maintenant, les chirurgiens peuvent employer les sutures Ethicon avec aiguille Atraloc*, destinées aux interventions générales, gastro-intestinales, obst., et gynéc., amygdales et circoncision, présentées en boites \u201cSterile Pack\u201d \u2014 au méme prix que les sutures ordinaires.Les sutures Ethicon avec aiguille Atraloc* suppriment la nécessité d\u2019enfiler et facilitent au plus haut degré la tache du chirurgien.Quant aux hôpitaux, ils n\u2019ont plus à se préoccuper du problème d\u2019acheter, d\u2019emmagasiner et de préparer les aiguilles.Des sutures avec aiguille Atraloc* sont constamment disponibles pour usage immédiat.Dans la salle d\u2019opérations, la garde-malade gagne du temps précieux.L'opération se fait rapidement et sans interruption.Demandez les sutures Ethicon avec aiguille Atraloc*.* Atraloc \u2014 désigne les aiguilles sans chas, \u201cEthicon\u201d.fie. Dans le monde entier, on a reconnu l\u2019\u2019Elastoplast' comme le pansement chirurgical moderne et idéal.La masse adhésive particulière, employée dans la fabrication de 1\u201dElastoplast\u2019, combinée aux propriétés d\u2019élasticité remarquable, offre un degré précis de COMPRESSION et d\u2019ADHÉSION, deux qualités essentielles pour le succès de la technique.L Elastoplast\u2019 est aussi d\u2019emploi économique.Comme pansement, l\u201dElastoplast\u2019 protège les granulations de formation récente et pourvu qu\u2019aucune douleur sérieuse ne se fasse sentir, il devrait être laissé en place aussi longtemps que possible.Les bandages adhésifs élastiques Elastoplast\u2019 se vendent en bandes de 2, 21/5, 3 et 4 pouces de largeur par 5-6 verges de longueur (éten- SMITH & NEPHEW LIMIT 378 ouest, rue Saint-Paul Montréal, P.Q.hier 8 e010 it as it wo LXV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 Le nouveau spécifique PRÉSENTATION Gravol est présenté en flacons de 25 et de 100 comprimés striés d\u2019une force de 50 mg.NOTE: A date, il n\u2019existe aucune évidence de réactions toxiques imputables à Gravol.Toutefois, certains individus peuvent très bien éprouver un certain affaissement ou une légère confusion à la suite d\u2019une posologie élevée ou continue.Références: 1.Carliner, P.E., Radman, H.M.et Gay, L.H.: Science, 110: 215 (août 26/49).2.Gay, L.H.et Carliner, P.E.: The Prevention and Treatment of Motion Sickness.Bull.Johns Hopkins Hosp., mai 1949.3.Beeler, J.W., Tillisch, J.H.et Popp, w.C.: Proc.Staff Meet.Mayo Clinic (sept.14/49).contre les nausées ravol dans LA GROSSESSE LE MAL DE MOUVEMENT LA MALADIE DES RADIATIONS et autres conditions ayant comme facteurs les nausées et les vomissements Comptes rendus tirés de la bibliographie sur le 8-chloro théophyllinate de l\u2019éther diphénylméthy- lique du béta-diméthylaminoéthanol (GRAVOL).GRAVOL DANS LA GROSSESSE \u201cSur quarante-trois patientes souffrant de symptômes depuis 4-6 semaines, trente-et-une (729) furent complètement soulagées dans une période de trois heures après le traitement.Douze patientes (28%) n\u2019éprouvèrent pas de soulagement\u201d.(1) GRAVOL DANS LE MAL DE MOUVEMENT 98.6 efficace comme prophylaxie du mal de mer.élimine les symptômes dans une proportion allant jusqu\u2019à 97.69 des cas déjà déclarés.(2) GRAVOL DANS LA MALADIE DES RADIATIONS Sur 82 patients souffrant de la maladie des radiations à un degré grave ou modéré, 65 ont rapporté des résultats bons ou excellents.(3) FORMULE DE GRAVOL: Chaque comprimé strié contient: 8-chloro théophyllinate de l\u2019éther diphénylmé- thylique du béta-diméthylaminoéthanol 50 mg.FRANK W.HORNER LIMITED MONTRÉAL CANADA - L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuieTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 LXVI CALCITHÉRAPIE PAR VOIE RECTALE Utilisation maximum du calcium sous sa forme la plus assimilable, \u2018le levulinate\u201d, rehaussée par l'action fixatrice des autres composants de la formule REC.CA.VitamineD .20,000 U.I.Vitamine A .121211L2 LL a ana 6,000 U.I.Acide ascorbique (vitamine C) .30mgm.Lévulinate de Calcium .0.60 gm.Inosito-hexaphosphate Ca et Mg .0.15 gm.LABORATOIRES JEAN OLIVE 14, rue des Minimes, PARIS 3e 200, rue Vallée, MONTREAL, P.Q.< Première réalisation d'un produit détersif qui mousse - et qui est acide - pH 3.6 - remplace les savons tous alcalins en présence d'eau - rétablit le pH de la peau - pH 45 e DERMACIDE e élaboré à l'instigation et sur les conseils du professeur Darier © DERMACIDE eo réalise le traitement moderne des affections cutanées - dans la plupart des cas son action est complétée par e VITA-DERMACIDE © pâte acide - grasse - vitaminée - soluble à l'eau.LABORATOIRES M.PORCHER \u2014 35, rue des Blancs Manteaux \u2014 PARIS AU CANADA: LABORATOIRES JEAN OLIVE \u2014 200, RUE VALLÉE, MONTRÉAL, P.Q. LXVII L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buiemn AMLFC.\u2014 Montréal, LZ LA le?dm a et fos Ea rue vray LTB, Windeor, Ont.Les contrôles complets qui régissent la fabrication de l'Aspirin assurent une efficacité uniforme.En tout, plus de soixante-dix vérifications et essais différents sont faits au cours de la fabrication du mieux connu de tous les analgésiques.La renommée de l'Aspirin, et son acceptation comme I analgésique pour usage à la maison, font l'objet d'une surveillance jalouse.Dans l\u2019une des plus belles usines de produits pharmaceutiques au monde, où l\u2019Aspirin est fabriqué, l'excellence est le prototype de qualité.Pourrions-nous vous envoyer une bonne provision d\u2019échantillons médicaux?Ecrivez à: The Bayer Company Ltd., 1019 Elliott Street, W., Windsor, Ontario \u201cAspirin\u201d est la marque déposée au Canada de The Bayer Company Ltd.janvier 1950 2% L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 LXVIII supprime la rancon du bon marché Lorsqu\u2019elle s\u2019applique a un délicat instrument de précision, \u201cla qualité\u201d suppose l\u2019emploi de matières premières les meilleurs, l\u2019oeuvre d\u2019un art jamais surpassé, ainsi que des méthodes et des conditions supérieures essentielles à une.production de qualité.Evidemment, il en coûte davantage pour produire un instrument de qualité supérieure .et, logiquement, une telle qualité justifie un prix de vente apparemment plus élevé, en raison de l\u2019usage prolongé et de la satisfaction plus complète qu\u2019elle assure.LES LAMES RIB-BACK nous en fournissent un excellent exemple car, dans leur fabrication, on vise à la qualité\u2014non au prix.Même si le coût initial d\u2019une douzaine est légèrement plus élevé, une analyse du prix effectuée pendant une période déterminée révèlera souvent qu\u2019en comparaison, le coût par lame individuelle est véritablement moindre.Dans chaque douzaine de lames Rib-Back qu\u2019il se procure, l'acheteur est assuré de trouver 12 lames parfaites.Le degré d'efficacité supérieure de leur tranchant, ainsi.que les plus longues durées d\u2019un usage satisfaisant, constituent des facteurs qui, du point de vue économique, réduisent la consommation des lames à un minimum.Dans nombre d\u2019hôpitaux où l\u2019on a le culte de la qualité, on sait maintenant que la qualité de Rib-Back supprime la rançon du bon marché.Demandez-les à votre fournisseur BARD-PARKER COMPANY, INC.Danbury, Connecticut, U.S.A.de ES LH] po i > { A # ¥ + ni, À ea oo % Lx 5 Wie 5 gy - 22 te ra 5.Fe > id Hy 3 ¥ on \u201ca oo Lo Ts qe Sn, BL + > 3% = se, x 3 2 a 2 2 a =, A # 3 # Fall > 2 ES f nd AR ahs So» ¥ & + a 7% Es À 2 He, eu aps > 2 a 5 A i 6 2 2 BE a 7% a io fi 2 2 ag A Se es D i : es Es a 3% se ge $5 %3 A ox 5 2% Ji 5 F % + ee ec?Sa wn = Aliments Our d yous i, a es.us éb fiten ites es cell a At qu' jles CS z les al + h tifs Xl = RE 516 2 i iches des poîtes e, ss dans Co Vancouver pre LPE5> Wi erica 2 Am Toro GE 2 & lt Hamt a \u20188 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuurmIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 ILX'X De nouveau à la disposition du corps médical canadien CYSTOCONES Suppositoires Cyclopenténylallylmalonylurée associée à son sel d\u2019Ephédrine et à la Belladone totale MÉDICATION DES ALGIES ET DES SPASMES DOULOUREUX DE L\u2019APPAREIL GENITO-URINAIRE.Prostate - Vessie DECONGESTIONNANT LOCAL \u2014 SÉDATIF GÉNÉRAL ASSURE LE REPOS NOCTURNE Elimination rapide permettant des cures prolongées sans aucun effet d\u2019accoutumance.Boîtes de 6, et boîtes de 18 suppositoires Laboratoires SITSA, Paris, France \"J.EDDÉ Limitée, New Birks Bldg., Montréal, Agent général pour le Canada.ANEMIES = CONVALESCENCES __ B ANEMIES CONVALESCENCES DU Da DEBAT S SIROP EXTRAITS, F REINE SEE RATE SURRÉNALE : 9, , donnes à s Agent Général J.EDDE Ltée MONTRÉAL nem, pat \u20180.PARIS PANCRINOL Ampoules buvables 5 cc.TONI-PANCRINOL (Elixir, flacon 240 cc.) Le Collège Kopal des Hédecins et Chiruraiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS ASSOCIE (FELLOW) EN MEDECINE L\u2019examen peut étre passé en MEDECINE, ou en médecine en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Dermatologie et syphiligraphie Psychiatrie Radiodiagnostic Neurologie Pédiatrie Radiothérapie ASSOCIE (FELLOW) EN CHIRURGIE L\u2019examen peut être passé en CHIRURGIE ou en chirurgie en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Neuro-chirurgie Ophtalmologie Otolaryngologie Obstétrique et gynécologie Chirurgie orthopédique Urologie CERTIFICATS EN SPÉCIALITÉS L'examen peut être passé sur l\u2019une des spécialités suivantes, approuvées pour le certificat: SPÉCIALITÉS MÉDICALES Anesthésie Psychiatrie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Santé publique Médecine interne Pathologie Radiodiagnostic Neurologie Bactériologie Radiothérapie SPÉCIALITÉS CHIRURGICALES Chirurgie générale Ophtalmologie Chirurgie plastique Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Chirurgie thoracique Obstétrique et/ou gynécologie Otolaryngologie Urologie Les demandes concernant les examens de 1950 doivent être présentées avant le 30 avril 1950.Il ne sera tenu aucun compte des demandes faites après cette date.Copies des règlements concernant les examens pour le titre d\u2019Associé, et pour le certificat d\u2019examen, ainsi que des formules de demande peuvent être obtenues en s\u2019adressant Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada.Pratiquée chez soi ou ailleurs L\u2019ÉPREUVE \u201cÉCLAIR\u201d Simplifie la recherche du sucre et de l\u2019acétone dans les urines PAS D'ÉPROUVETTES - PAS DE DOSAGE - PAS D'ÉBULLITION Les diabétiques accueilleront avec plaisir l\u2019épreuve \u201cÉclair\u201d (réactif sec prêt à utiliser), en raison de sa simplicité et de sa facilité d\u2019emploi.Pas d\u2019éprouvettes, pas d\u2019ébullition, pas de dosage; simplement un peu de poudre, un peu d'urine \u2014 s\u2019il y a présence de sucre ou d\u2019acétone, la modification de couleur se produit à l\u2019instant.Galatest Réaotif à l'Acétone om Pour la recherche du sucre pour la recherche de l\u2019acétone dans l\u2019urine dans l\u2019urine Nécessaire contenant une fiole a z 2 de réactif d'acé D t LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR LES DEUX ÉPREUVES une fole de Galatest maintenant disponible.Très commode pour la trousse du médecin ou du diabétique.Le nécessaire contient aussi un stilligoutte médical et une échelle de couleurs.Ce 2.Un peu d\u2019urine nécessaire si commode ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez les marchands d\u2019instruments chirurgicaux.ge .2 Accepté pour publicité dans le Modification de couleur instantanée \u201cJournal of the American Notices descriptives sur demande.Medical Association\u201d.1.Un peu de poudre set dés L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 LXXII Toutes les Indications de | le l'IODE et des IODURES loDoGÉNoL HINT enn PE Pl N Pas d'lodisme AGENT GENERAL: J.EDDE L* - MONTREAL Le Soufre et I'lode dans la thérapeutique du RHUMATISME.Laboratoires BRISSON, Paris.F \u2014_\u2014,\u2014 Ampoules jumelées de soufre et d\u2019iode pour injections intramusculaires ou intraveineuses.NEO-SETI Solution buvable de soufre et d\u2019iode.SÉTIPYRINE Comprimés sédatifs des douleurs.Traitement des Rhumatismes aigus et chroniques.Rhumatismes déformants.Sciatiques-Lumbago.J).EDDÉ LIMITÉE, Edifice New Birks, MONTRÉAL, Agents pour le Canada LXXIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemtn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1950 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.6 irritables finement divisé afin d'obtenir un maximum d'efficacité., Sans odeur et sans goût.N'est pas sujet à accoutumance.PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS: Un léger calmant du système nerveux central.Indiqué dans les cas de troubles émotifs, états d'anxiété, insomnie nerveuse, ainsi que dans le syndrome nerveux de la ménopause et dans certains cas d'artériosclérose.| ou 2 comprimés au besoin ou 3 comprimés au coucher.En flacons de 50, 100 et 500.er 3 STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC.1123 Broadway, New York Ee A ace TT .Distributeur au Canada: LYSTER CHEMICALS, Ltd.222 Hospital St., Montreal 1, Canada DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIECLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits LIMITÉE JI \u2014\u2014 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burietix AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 LXXIV TRAITEMENT DE LA TOUX?SUPPOSITOIRES RECTOCRINE Formule: Adulte et enfant.Echantillons et littérature à Messieurs les Médecins seulement.Deux spécialités des Laboratoires.[ASGRAIN & [HARBONNEAU UNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL\u201d OTTAWA MONTRÉAL QUEBEC PRINCIPAUX COMPOSANTS Vitamine B Tonique et Aliment | (chlorure de Thiamine) Riboflavine .avec les autres facteurs de la Nervin Vitamine B complexe Bs, Bs, Bs, Bs Lécithine d\u2019œufs , , , , Avénine Pertes d'énergie et d'appétit \u2014 Anémie Glycérophosphat , 16 ve Se 65 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux.de Calcium | de Potassium Déséquilibre nerveux.de Strychnine (1/60 gr.à l'once) Saveur agréable \u2014 Tolérance parfaite. LXXV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuienin AMLFC.\u2014 Montréal, janvier 1950 FORMES AMPOULE BUVABLE A: Adultes Z | Tabercleun CRINHEMOL., E: Enfants Haute concentration de FOIE DE VEAU.! PRESENTATION Très agréable au goût.: .Dépositaire: i Boite de 20 .207 ouest, rue Notre-Dame, ampoules Maison GALLO Montréal.\u2014 HArbour 4658 vos SERVICES PROFESSIONNELS SONT APPRÉCIÉS MAIS NE SONT PAS TOUJOURS PAYES PROMPTEMENT Notre service consiste a percevoir vos créances d\u2019une manière efficace tout en sauvegardant la bonne entente entre vous et votre patient.© vous, a vole famille, nos voeux de Bonne et Deureuse Année Nous obtenons des résultats en établissant un contact personnel et en insistant surtout sur la responsabilité morale.SAVARD & HART MEMBRES DE LA BOURSE DE MONTRÉAL MEMBRES DU CURB DE MONTRÉAL UN ESSAI DE NOTRE SERVICE VOUS CONVAINCRA.276 ouest, rue Saint-Jacques Téléphone PLateau 9501 PROFESSIONAL REVISION BUREAU 1466, rue Drummond, Montréal 25, P.Q.MONTRÉAL QUÉBEC \u2014 TROIS-RIVIÈRES \u2014 SHERBROOKE SAINT-JEAN, P.Q.Le Collège Moval des Médecins et Chivurgiens du Canada : AVIS DE PRIX ANNUELS Deux prix annuels, la \u2018Médaille du Collège Royal des Médecins du Canada\u201d et la \u2018\u201cMédaille du College Royal des Chirurgiens du Canada\u2019, sont offerts pour les meilleurs travaux originaux en sciences fondamentales ou en recherches cliniques, effectués par des Canadiens, dans les domaines de la médecine ou de la chirurgie.Ces prix ont pour objet de stimuler l\u2019esprit de recherche chez les jeunes.Une limite d\u2019âge de 40 ans a donc été imposée.Les gagnants seront invités, aux frais du Collège, à présenter leurs travaux à sa réunion annuelle.Les nominations pour ces prix, accompagnées de manuscrits, doivent être faites par des Associés (Fellows) du Collège seulement et doivent parvenir au bureau du Collège au plus tard le ler avril 1950.Les candidats qui ont l\u2019intention de prendre part à ce concours pourront s\u2019adresser au bureau du Secrétaire pour plus amples renseignements au sujet de la longueur et du genre de manueccrit désiré.Aucun prix ne sera décerné si, de l'avis du Conseit du Collège, les travæux soumis n\u2019ont pas suffisamment de valeur.Pour plus amples détails quant aux règles établies, s'adresser au bureau du: Secrétaire honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada. TABLE DES ANNONCEURS + Pages Abbott Laboratories (Pentothal Sodique) -.-.- XLI - XLII American Can Co.(Aliments pour bébés) .LXIX Ames Company of Canada Ltd.(Decholin) .XXIX Anglo-French Drug Co.(Hemo-bex) -.XLIV Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (Prémarine) \u2014 (Cillenta) ++ «+ ve oe eevee eee eee XXI - XXII Bard-Parker Co., Inc.(Rib-Back) -.LXVIII Bauer and Black (Eponges Rondic) .- «vo.ooo.LVII Bayer Co.Lid.The (Aspirin) .ohn LXVII Berex Pharmacal .22020240 24e ae ea aa es Lane XVII Bristol-Myers Company of Canada Ltd.(Bufferin) .LIV British Drug Houses (Canada) Ltd., The (Supplément diététique B.D.H.) oor iii e eee eee a eee e ee L Burroughs Welcome & Co.(Digoxin) -.oot.XXXIII Canada Drug Co.(Betagen) -.coon.LXXIV Canada Drug Co.(Pavéral) .0000 0000 LXXIII Casgra\u2019n & Charbonneau Ltée .LXXIV Collège Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) .LXXI College Roval des Médecins et Chirurgiens (Avis) .LXXV Compagnie Ciba Ltee (Pyribenzamine) \u2014 (Priscoline) XV - XVI Compagnie Ciba Ltee (Cibalgine) .LI Denver Chemical Manufacturing Co\u2026 The (L'épreuve : Eclair) 2.040200 2040 44 aa a a ee ea ee LXXI Dohow Chemical Co.Lid\u2026 The (Auralgan, O-Tos-Mo-San) XXXIX Dupuis Frères (Examen de la vue) .LXXVI Eddé, 1., Ltée (Iodogénol) \u2014 (Séti) \u2014 (Néo-Séti) \u2014 (SEHPYTING) «vv vt ve teeta LXXII Eddé, ]J.Ltée (Cystocones) \u2014- (Pancrinol) .LXX Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.Première page de la couverture Frosst, Charles E.& Co.(Trulfacillin) .VII - VIII - IX Frosst, Charles E.& Co.(Ostoforte) .IV Gallo, Maison (Crinhémol) .02404 144412 LXXV Herdt & Charton, Inc.(Robuden) .XLV Herdt & Charton, Inc.(Veratrite) \u2014 (Osmopak) .XLVII Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .-.coins.XLIX Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) .I Horner Ltd., Frank W.(Gravol) .LXV Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal (Vaccin BCG) .LIII Johnson & Johnson Lid.(Ethicon) .LXI Joubert.Ltée, J.J.202022000 111 LL LL LXXII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Rhiniphen) .XXX Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Cholibile) .XX Laboratoires Désautels (Entérydine) \u2014 (Pyélose) .XXXVI Laboratoires Desbergers Ltée (Coryzal) occscsce0c0c0c000001.Quatrième page de la couverture Laboraioires Jean Olive (Rec .ca) \u2014 (Dermacide) .LXVI Laboratoires Jean Olive (Normogastryl) \u2014 (Passitonyl) LVIII Lederle Laboratories (Auréomyc'ne) .000000 XI Leeming Miles Co., Ltd.The (Pabalate) .XXXIV - XXXV Librairie Beauchemin Limitée .LIX Mead Johnson & Company of Canada Lid.(Oleum percomorphum) .Troisieme page de la couverture Merck & Co.Ltd.(Dihydrostreptomycing) .I Merck & Co.Ltd.(Pyridium) - vvoveeeinienennn.XXV Merck & Co.Ltd.(Cobione) .0111110 11e LVI Millet, Roux & Cie (Glandoplex) «woven.XII Mowatt & Moore Ltd.(Corophyllin) .XIX Phillips Co.Division, The Chas.H.(Lait de miagnésie) LXIII Poulenc Limitée (Dycholium) .20200 00e eee ses ee Deuxième page de la couverture Professional Revision Bureau (Recouvrement.de créances) .020005 0044 s aa aa aa ee aa see LXXV Rougier Frères (Spécialités) .«ei.Vv Sanatorium Prévost .2020420 ee LV Sandoz Pharmaceuticals Lid.(Cafergone) .XXIV Savard & Hart .«cc ieee LXXV Sharp & Dohme (Canada) Ltd.(Prothricin) .XLVI Shuttleworth Chemical Co.Ltd., The E.B.(Ferrochlor) .XLVI Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Eskacillin) «+ vv vv oe ee III Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Par-Pen) eerie ee eee ess ea ee XLII Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Pragmatar) Ce ee ee XXII Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Acnomel) .000 220002 L A La ea a se ea ee ee ne XL Smith and Nephew (Elastoplast) .LXIV Spencer Supports (Canada) Lid.(Supports Spencer) LXII Standard Pharmaceutical Co., Inc.(Valerianets- Dispert) «vorrei sa ae ea aa ea ee a een» LXXIN Usines Chimiques du Canada Inc.(Sal Iodum Valor) LXXVII Vaponefrin Co.(Aérosol) «+c vvvei ni aa ea aa eee LII Vinant Limitée (Pulmo-Bailly) .XVIII Vinant Limitée (Antigrippine Midy) .XXVIH White Laboratories of Canada (Lozilles) .XXVII White Laboratories of Canada (Sulfathiazole Gum) .XXXVIII Whittier Laboratories (Division Nutrition Research Laboratories) (Caubren) ee ee eee LX Winthrop-Stearns Inc.(Néo-Synéphrine) .XXVI Wyeth & Bros.(Canada) Ltd., John (Hydase) \u2014 (WYCLN) «vee veeene eee eee XXXI - XXXII X-Ray and Radium Industries Ltd.(Keleket Photocron) XXXVII wns op Gues Examen de la vue ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTÉ D'OPTOMÉTRISTES ET QPTICIENS DIPLOMES BUREAU CHEZ MONTREAL À AD, UV Dodo , L\u2019injection intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est non seulement la « méthode idéale » d\u2019administrer les salicylates et les iodures; mais encore elle i IN semble être la seule également bien tolérée par tous les sujets.Elle est le plus sûr et le plus prompt moyen d\u2019obtenir des résultats tangibles dans l\u2019administra- \" tion de ces deux médicaments.~y L\u2019injection de SAL-IODUM V ALOR est a la fois indolore SPECIFIQ VE et sans danger, les médicaments, étant introduits instantanément dans le courant circulatoire, ne subissent pas l\u2019action de sucs gastriques et de plus fortes doses sont tolérées; leur élimination est rapide et ne cause aucune irritation du filtre rénal.DU Il nous suffit de mettre sous les yeux du médecin les services que la médication intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est appelée à rendre et d\u2019en signaler les bienfaits si grands et si remarquables.C\u2019est, au RHUM ATISME dire dun grand nombre de cliniciens distingués, la meilleure médication dans les cas de Rhumatisme aigu et chronique, dans la Goutte et toutes les formes d\u2019 Arthritisme.Posologie: Une injection (20 cc.) peut être donnée tous les deux jours, jusqu\u2019à l'obtention des résultats désirés.\u2014 Echantillons sur demande.> ote hs 5141/44, } Supplément de soleil\u2026 écarte le danger du RACHITISME Le rachitisme peut se trouver chez des jeunes enfants apparemment sains et bien nourris mais qui n\u2019ont pas reçu l'apport de vitamine D et n\u2019ont pas été suffisamment exposés aux rayons ultra-violets.Il est maintenant généralement admis qu\u2019un supplément de vitamine D doit être donné non seulement aux nouveaux-nés, mais aux enfants plus âgés et aux adolescents.L\u2019Oleum Percomorphum de Mead.Avec Autres Huiles de Foies de Poissons et Viosterol répond à ce besoin.Oleum Percomorphum de Mead 1.Est une source extrêmement riche* en vitamines naturelles À et D.2.Peut être donné sous forme de gouttes facilement administrées et bien tolérées; est aussi fourni sous forme de capsules.3.À une réputation de 16 ans de succès en usage clinique.\u201cActivité: 60.000 unités U.S.P.de vitamine A et 8500 unités U.S.P.de vitamine D au gramme.Chaque goutte fournit 1250 unités de vitamine A et 180 unités de vitamine D; chaque capsule renferme 5000 unités de vitamine À et 700 unités de vitamine D.Offert en flacons de 10 cc et de 50 cc; et en bocaux de 50 et de 250 capsules. DESBERGERS CORYZAL est la médication Antihistaminique tout particulièrement indiquée dans: RHUME - CORYZA - RHINITE Formule pour un comprimé: Chlorure de thénylpyramine 35 mgm.Chlorure d'éphédrine 20 mom.Acide acétylsalicylique 225 mgm.Phénacétine 150 mgm.Caféine 35 mgm.POSOLOGIE: Un ou deux comprimés aussi pres que possible de l'apparition des premiers symptômes.Puis un comprimé une heure plus tard, ensuite un comprimé à toutes les trois ou quatre heures.CONDITIONNEMENT: Flacons de 25 et 100 comprimés.MONTRÉAL CANADA > er "]
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