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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juin
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1950-06, Collections de BAnQ.

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[" ome 79 \u2014 Numéro 6 MONTREAL, JUIN 1950 Bulletin de I'Elssociation des edecing de Langue Française ou Canada (Fondée & Québec en 1902) Whnion AdEdicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boul.Saint-Joseph \u2014 Tél.: LAncaster 9888 Montréal XXe congres de UA.ML.F.C., Montréal les 25, 26, 27 et 28 septembre 1950 NI TROP IMPORTANTE, NI TROP MODESTE Aucune pharmacie n\u2019est si importante ou si modeste qu'elle ne puisse retirer profit de l'application constante de la Politique Lilly.Grâce à la Politique Lilly, le pharmacien peut établir une balance satisfaisante entre son inventaire et ses ventes et maintenir un stock suffisant pour pouvoir exécuter toutes prescriptions avec un investissement minimum.Le grossiste est toujours prêt et désireux de satisfaire aux besoins du pharmacien.La méthode de distribution Lilly est pratique, économique et incontestablement juste.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED ° TORONTO, ONTARIO Gu, » 0edème et ascite consécutifs à l'insuffisance cardiaque cirrhose hépatique avec ascite > néphrite chronique accompagnée d'oedème AMPOULES COMPRIMÉS SUPPOSITOIRES posologie selon les indications du médecin littérature et échantillons sur demande .\u2018les circonstances où l\u2019on doit employer les diurétiques sont connues mais il est important de savoir quelle préparation il est préférable de prescrire et sous quelle forme .En comparant les effets diurétiques de cinq préparations différentes, chez un groupe de patients, NEPTAL s'est révélé l'une des meilleures.\u2018\u2019 Traduit de la page 239 du volume: CARDIOLOGY\" par William Evans, M.D., D.§S,, F.R.C.P., Londres, publié en 1948 par Paul B.Hoeber, Londres, New York, 310 pages., MONTRÉAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin A.MLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 I Comment maintenir l\u2019antisepsie urinaire sans déprimer le malade Des études cliniques poussées ont démontré l'efficacité de la MANDELAMINE (mandélate de méthenamine) contre l'escherichia coli, le staphylococcus aureus et albus, et certains streptocoques.Des expériences par méthode comparative indiquent que son efficacité bactériostatique et bactéricide est pour ainsi dire identique & celle des sulfonamides ou de la streptomycine.\u2018La MANDELAMINE est tellement bien tolérée que les patients acceptent volontiers de se conformer au régime prescrit.POSOLOGIE: L'administration adéquate du médicament est essentielle afin d'obtenir le maximum d'effet: adultes 3 ou 4 comprimés trois fois par jour; enfants, proportionnellement.Documentation complète et échantillons envoyés aux médecins qui en feront la demande.G caractéristiques remarquables @ Champ d'activité antibactérienne très étendu.@ Pas d'acidification supplémentaire requise (excepté s'il existe des organismes ayant la propriété de dédoubler l'urée).@ Aucun danger de résistance au médicament.@ Exceptionnellement bien tolérée.@ Pas de régime solide ou liquide.@ Simplicité du mode d'emploi \u2014 3 ou 4 comprimés, trois fois par jour.PANNE Marque d\u2019Hexydaline (mandélate de méthenamine) NOM DÉPOSÉ NEPERA CHEMICAL CO.Seuls distributeurs MERCK & CO.Limited, Montréal INC. SOMMAIRE BULLETIN Roma AMYOT Le praticien .200000002 04 ea sea sea see ne a a ea ae eee a aa aan 617 © e Guido BASSI Application de nouvelles méthodes et de nouveaux concepts à l'étude de la collagénopathie sclérodermique.aan» 623 Paul-M.LARIVIÈRE Cancer, 1928-1948.L.LL 022 LL LL Le ae ea sea aa a ea a nana eee 635 RECUEIL DE FAITS Jean LAPOINTE et Fernand CROISETIÈRE Exophtalmie .2002000 0202 e a sa ae as aa iii 638 INDICATIONS : ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Albuminurie des goutteux et des graveleux Cystites.\u2014 Néphrites Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal.Une bouteille par jour comme ci-dessus.Une demi-bouteille par jour, soit: Un verre à jeun.; Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.7 + Re - L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 HI pour la somnolence due aux produits antihistaminiques Le Sulfate de \u2018Dexédrine\u2019 dissipe la torpeur qui accompagne si fréquemment l\u2019ingestion de produits antihistaminiques.Il est facile de régler la dose selon chaque cas particulier.La dose habituelle est de 5 mg.de \u2018Dexédrine\u2019 (1 comprimé ou une cuiller à café de potion) prise en même temps que l\u2019antihistaminique.Répéter les doses durant la journée suivant les besoins.Smith Kline & French Inter-American Corporation Montréal 9 Le Sulfate de \u2018Dexedrine\u2019 comme potion L'anti-asthenique de choix \u2018Dexédrine\u2019 Marque Déposée au Can. SOMMAIRE (Suite) Paul LABBE, John FISHER et Antoine PETTIGREW Diverticule de l'uréthre avec calcul chez la femme.647 Claude MONFETTE Choroïdite quttata.EE 652 Léon LEBEL et Gérard MIGNEAULT Les syncopes.0.0.00000 0 a LL aa AE 653 MOUVEMENT MÉDICO-CHIRURGICAL Dominique GAUDRY Hernioplasties avec gaze de tantalum.658 e COMPOSE \u201cQUESTRIN\u201d .AMÉLIORE LE MÉTABOLISME DES HORMONES x PROCURE UNE SENSATION DE BIEN-ÊTRE L'expérience clinique* a positivement démontré que * lorsqu\u2019il n\u2019y a pas un apport suffisant de vitamines du groupe B, le foie ne peut opérer efficacement le métabolisme des hormones œstrogènes.* «, Dans le composé \u201cQuestrin\u201d, les facteurs du groupe B Sources à consulter sont combinés avec les œstrogènes naturels, hydro-solubles, qui sont rapidement absorbés et plus complètement utilisés 1.Biskind and Biskind, Endocrinology, 31, 109, 1942.au cours du métabolisme.Le composé \u201cQuestrin\u201d est actif \u201cper os\u201d et rapidement efficace.Il soulage promptement les manifestations d\u2019insuffisance œstrogénique: symptômes de la ménopause, 3.Segaloff and Segaloff, Endocrinology, 34, 346, hémorragie utérine fonctionnelle, vaginite, kraurosis de 1944.la vulve, aménorrhée, engorgement des seins après l'accouchement.2, Sutton and Ashworth, Arch.Int.Med, 69, 15, 1942.4.Ayre, Am.Jour.Obs.and Gyn., 53, 609, 1947.Toute documentation désirée vous sera envoyée 5.Hertz, \u2018\u2019Recent Progress in Hormone Research\u201d, sans délai.Vol.2, Academic Press Inc.New-York, N.Y.Chartes &.Froost & Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.MLE.C.\u2014 Montréal, juin 1950 cm Des expériences cliniques ont prouvé que l'administration des recul a coronaire peut doubler en et augmente ss Se s = co comp chaque AA Es 10 g- meer | A298 THéophy ine : Ÿ n ne.Lara vee gis ç.OÙ qnéobromt aan potassiv™® gr.) 2 QA Aol eer ) 8 nobarh @ phe! de 100 picarbon® ons NIO ROUGIER FRERES, 350, rue Le Moyne, MONTREAL (1) SOMMAIRE (Suite) ÉDITORIAL Maurice GERVAIS L'examen des artéritiques.Roma AMYOT Le ministre fédéral de la santé et le praticien.HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE L'hon.Paul MARTIN Le médecin de famille et le progrès de la santé.\u2026\u2026 Ad.GROULX L'organisation actuelle du Service de Santé de Montréal.VARIÉTÉS Wilfrid Le BLOND La Semaine du praticien \u2014 1950.O.M.S.Cinquante ans de médecine et de santé publique.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1881 .ANALYSES o.oo, i MEDECINE Traitement des goitres toxiques par liode radio-actif (679).Résultats de la thérapeutique par l'ACTH (680).PHTISIOLOGIE La streptomycino-résistance du bacille tuberculeux mesurée \u201cin vitro\u201d correspond- elle à une réalité clinique?Est-elle définitivement acquise?(681).La tuberculose pulmonaire débutant chez des sujets âgés de plus de 40 ans (681).L'apparition de la streptomycino-résistance aux bacilles tuberculeux dans la T.B.pulmonaire caverneuse (682).Un demi-gramme de streptomycine dans le traitement des tuberculoses pulmonaires et extra-pleurales (682).La tuberculose pulmonaire des lobes inférieurs (682).CHIRURGIE Traumatisme de l'épitrochlée (683).NEURO-PSYCHIATRIE Dyslexie chez les enfants (683).La psychiatrie devant le surréalisme (684).SOCIETES iii NOUVELLES REVUE DES LIVRES La Société Médicale de Montréal: séance clinique du 7 mars 1950 (685).© eo .a se + 8 + + + + +» + + » + + e se s + 6 » 6 + ss + ss + ss ss oa se 2 os es => use, vous recevrez mentation complète de ces préparations \u2018 # | | t \u2019 La saison des vacances au pays des \u201cDingbats L'école est fermée pour l'été, et les jeunes \u201cDingbats\u201d sont ravis d'abandonner, temporairement, \u201cle chemin des écoliers\u201d.De temps à autre, il est bon d'interrompre le développement intellectuel chez l'enfant, mais son développement physique et sa croissance normale ne peuvent pas échapper à une surveillance constante.De là la grande popularité et la haute estime dont jouissent les produits \"Sroso!', des préparations qui favorisent une conformation saine et le maintien en bonne santé de l'enfant, conditions essentielles d'un esprit actif et éveillé chez l'écolier .\u201cNeo-Chemical'\u2019 Food; gouttes \u201cOstoco\u201d, \u201cOstogen\u201d et\u201c\u201cOstogen-A\u201d.* Charles &.Frost &Co.MONTRÉAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1950 fai 4, Médication multivitaminée pour bébés et enfants Les GOUTTES \"OSTOCO Une préparation aqueuse Les GOUTTES OSTOCO contiennent les vitamines A, D, B1 et C qui préviennent le rachitisme et le scorbut et favorisent la croissance et le métabolisme normal, de même que de l'iode pour la prophylaxie de I'hypoiodémie.FORMULE Chaque cc.contient: vitamine A.8,000 U.l.vitamine D.4,000 U.L CIH.de thiamine.4 mg.acide ascorbique.120 mg *niacinamide .10 mg.iodure de sodium.0.02 mg *omis sur I'étiquette MODE D'EMPLOI BÉBÉS \u2014de 5 à 10 Gouttes Ostoë (0.25 à 0.5 cc.) au moyen du compte-gouttes de précision, ajoutées à un des biberons de la ration quotidienne du bébé lorsque le liquide est froid.Bien agiter ce biberon et l'utiliser pour la prochaine tétée.ENFANTS\u2014de 5 à 10 Gouttes Ostoco (0.25 à 0.5 cc.) par jour, mélangées au contenu d'un verre de lait ou de chocolat.Les gouttes Ostoco sont agréablement aromatisées et peuvent, à volonté, être administrées directement dans la bouche de l'enfant ou du bébé.PRÉSENTATION Flacons de 8, 15 et 30 cc, accompagnés d'un compte-gouttes de précision.bo 4 Renseignements thérapeutiques LES GOUTTES \"0STOCO\" Une préparation aqueuse Dans un récent rapport!, la Division de Pédiatrie du Collège de Médecine de l\u2019Université de New York, le Service Médical pour les Enfants de l\u2019hôpital Bellevue et le Service de Pédiatrie de l\u2019hôpital Beth Israel, présentent des résultats d\u2019expériences cliniques qui prouvent que l\u2019administration de vitamine sous forme aqueuse s\u2019accompagne d\u2019une absorption beaucoup plus efficace que les préparations oléagineuses.On a observé une élévation des taux de vitamine À dans le sang, une meilleure absorption dans le foie et une moindre élimination dans les matières fécales.Ces découvertes sont importantes, tout particulièrement pour l\u2019enfant, plutôt rare, qui absorbe mal les gras, de même que dans les cas peu fréquents de stéarrhée et de fibrome du pancréas où l\u2019absorption des gras ne se fait pas sans grande difficulté.Dans les Gouttes Ostoco nous présentons une préparation aqueuse des vitamines A et D qui renferment du chlorhydrate de thiamine, de l\u2019acide ascorbique, du niacinamide et de l\u2019iodure de sodium.Cette préparation est soluble dans le lait, les jus de fruits et autres liquides, et, étant d\u2019un goût très fin, les palais même les plus délicats la prennent très facilement.1.Lewis, Bodansky, Birmingham and Cohlan, Jour.Pediatrics, 31, 496, 1947.Charles & Frosst & Co.MONTREAL CANADA ! L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuiLetin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 IX Veuillez noter QU\u2019ON PEUT MAINTENANT SE PROCURER les ISOTOPES RADIO-ACTIFS pour utilisation clinique IODE PHOSPHORE Toure commande de ces isotopes est sujette a I'approbation de la Commission de I'Energie Atomique.En vertu des présents réglements, seules les institutions autorisées ont le droit d\u2019employer les isotopes radioactifs pour fins cliniques.Les expéditions se feront les 15 et 30 de chaque mois.Pour plus amples renseignements, veuillez vous aboucher avec Chanles & Frosst & Co.MONTREAL CANADA Fabricants et Distributeurs exclusifs L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 Bulletin de l'Association des Médecins dDe Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 IL Union liSédicale ou Canada Fondée en 1872 © DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris): Edmond Dubé, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint a Montréal Roger Dufresne, 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION MM.Maurice Beaudry, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, M.Gervais, Pierre Jobin, Paul Lari- vière, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, Jean-Louis Léger, J.LeSage, Léon Lonatin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. L\u2019'AURÉOMYCINE dans les infections bactériennes rebelles Conditionnement : Capsules : à 50 mg., flacon de 25 capsules \u2014 à 250 mg., flacon de 16 capsules.Forme ophtalmique : Fiole de 25 mg.avec compte-gouttes; la solution se prépare par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.Actuellement, on prescrit largement l\u2019Auréomycine comme traitement des infections qui sont restées réfractaires aux autres agents chimiothérapiques ou à l\u2019association de certains d\u2019entre eux.Il est rare que l\u2019Auréomycine provoque une bactério-résistance.D\u2019autre part, sa capacité de pénétrer les membranes cellulaires et de se diffuser dans les liquides organiques assure la présence de l\u2019ingrédient thérapeutique partout où il peut être efficace.L\u2019Auréomycine s\u2019est révélée efficace dans le traitement des infections suivantes: Fièvre africaine par morsure de tique, amibiase aiguë, infections oculaires dues à des bactéries et à des germes apparentés aux virus, septicémie à bactéroïdes, fièvre boutonneuse, brucellose aiguë, blennorragie réfractaire à la pénicilline, infections à Gram-positif (y compris celles qui sont causées par des streptocoques, des staphylocoques et des pneumocoques) infections à Gram-négatif (y compris celles qui sont causées par des germes du groupe coli-aero- genes), granulome inguinal, infections à H.influenzae, lymphogranulomatose inguinale sub-aiguë, péritonite, pneumonie atypique primaire, psittacose (fièvre du perroquet), fièvre Q (fièvre du Queensland), vérole à rickettsie, fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, endocardite infectieuse sub-aiguë rebelle à la pénicilline, tularémie et typhus.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American CYANAMID Limited 7335 boulevard Saint-Laurent, Montréal, 14, P.Q. XII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buctenn A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 Bulletin de I\u2019 Association des Médecins de Xangue Francaise Ou Canada Fondée à Québec en 1902 1L Union lIVédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Gustave Lacasse Vice-président: L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.Gustave Lacasse, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Léon Gérin-Lajoie.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 XII NN EN A ; V2 : ; tn 4 y ns 9 yds Th in À 4 EU TN S nee aan ii / a je * N + > TR Ra HY Ginn : te er vf el NEU-SPASMYL Le NEO-SPASMYL agit comme tonique du systéme nerveux central, dont il modère l\u2019excitabilité.Dans la journée, il prédispose au calme les malades surexcités, anxieux.La nuit, il les aide à obtenir un sommeil naturel et réparateur.Il n'occasionne pas de mauvais réveil ni de prostration le lendemain.Laboratoires \u201cNational Limitée Agents généraux au Canada : MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTRÉAL, P.Q.ES a XIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenn AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 OFFICIERS l'Association des (Dédecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GENERAL Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.A.-L.RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.Pierre SMITH, Montréal.COMITÉ DU XXe CONGRÈS J.-A.VIDAL, président.J.-B.JOBIN, ler vice-président.J.-A.DENONCOURT, 2e \" Richard GAUDET, 3e Edmond POTVIN, 4e \" Gustave LACASSE, 5e \u201d J.-M.LAFRAMBOISE, 6e \" Auray FONTAINE, 7e \" Montréal.© ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, Charles VEZINA, T.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD.J.-A.JARRY, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Gérard, 75, boul.St-Joseph, Saint-Jean, LECOURS, J.- 538, avenue King Edward, Ottawa .1952 P.Q.eee 1952 LEMIEUX, J.Re 17, rue Sainte-Ursule, Québec Cea 1952 BAILLY, Roland, Saint-Pie de Bagot, P.Q.1952 MANSEAU, Georges, 1, rue Labrie, St-Eustache, Comté BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta .1950 Deux- Montagnes, P.Q .LL LL 1952 BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-E.1952 MERCILLE, Jean, 316, Parc G.-Etienne-Cartier, Montréal 1952 BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.1952 MICHAUD, R., 170 est, rue Laurier, Ottawa .19 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 MILOT, J.-D., 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.1952 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec Cee 1952 MORRISSETTE, Pierre, Saint-Georges, Beauce, P.Q.1952 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal eee 1950 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.1950 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.1950 PERRAS, ].-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CARON, Sylvio, Mastaï, Québec.1952 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1950 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1950 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1950 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.1050 POWERS, A 4 11, que Front, Hull, P oi Se plo : 1950 p : z mile, Sainte-Anne-des-Mon [DANDURAND; René.|847, rue Cherrier, Montréal .1952 ROULEAU, |.\u201cMaurice, st- Grégoire Cté Nicolet, p.Qo.1952 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1950 SORMANY, Albert, Edmundston, N.-B.1950 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 TANGUAY, Rodolphe, Sudbury, ont 1115515000 1950 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1952 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.©.1950 BORE Cimon aogs.ros Sarit Denis \u2018Montréal | 1980 JHIBAULT, Eugéne, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1950 GAUTHIER, C-A.551, rue Saint-Louis, Québec 1950 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.195 GAUTHIER, Son.E., Woonsocket, R.|.Lu Pierre SMITH, secrétaire, 300, Carré Saint-Louis, Montréal.Hermile TRUDEL, trésorier, 1990 est, rue Rachel, L'efficacité de la PYRIBENZAMINE dans le soulagement de la FIEVRE DES FOINS et autres allergies saisonnières est enregistrée dans les annales medicales.Sa réputation lui vient non pas de manchettes spectaculaires des journaux mais de la preuve solide de quelque 350 rapports médicaux publiés couvrant des centaines de milliers de cas.ll n'y a donc rien d'étonnant que dans une profession, qui sait faire la distinction entre un fait reconnu et de simples réclames publicitaires, la PYRIBENZAMINE ce Ce oi x a Prridyl) aihylonedio™ ANTI.ALLERGIQUÉ wire PAGNIE CIBA !! [ ONTRE reste l'antihistaminique de choix medical.PLAT 1e *Marque de chlorhydrate de tripelennamine Lee Le ete Ait EE LIMITÉE, MONTRÉAL OMPAGNIE A D'un we Pour un ey me ë a 2 SOULAGEMENT cs ARRAS nt cave es eS a 2 & )¢ 2 Ë sit sats go oe os; 1 isi Za 5 des PY d\u2019insec ron i i des brélures 3 Ë « 7 Sassi ; @ : ose an ® Len à puce vl?de l'herbe ARR # > 5 ro 80 2 % des brilures de soleil = ES We wii iid *ONGUENT DE DIBUCAINE CIBA COMPAGNIE Ciba LIMITÉE MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuiLemin AM.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 XVII DANS L\u2019ARTHRITE RHUMATOIDE LORSQU\u2019UNE SALICYLOTHÉRAPIE INTENSIVE EST INDIQUÉE .Spécifiez BEREX Dans l\u2019ARTHRITE RHUMATOÏDE, on doit soulager la douleur sans risque de réactions toxiques ou autres effets indésirables.Des expériences qui font autorité ont démontré que le BEREX, le produit non toxique de choix en salicylothérapie, a apporté un soulagement marqué aux symptômes douloureux et qu\u2019il a agi promptement, sans effets secondaires indésirables, tels que toxicité ou prédisposition aux hémorragies, même dans les cas graves et chroniques où un dosage intensif et soutenu s'impose afin de maintenir dans le sang les niveaux requis de salicylate.| BEREX offre sous forme de comprimés un composé bien équilibré, facile à administrer, renfermant du succinate de calcium et de l\u2019acide acétylsalicylique.Dans un groupe de cas d\u2019Arthritisme Rhumatoïde, pendant une période moyenne de trois mois, le traitement au BEREX' a apporté un soulagement marqué chez 81% des malades, avec arrêt apparent de l\u2019activité arthritique et sans réactions secondaires.\u201cLes mremiers signes d\u2019amélioration consistaient ordinairement Dp g en une diminution de la fièvre, de la douleur, de la sensibilité et de Uenflure.\u201d *Une abondante bibliographie sur le BEREX dans le traitement des affections rhumatismales et arthritiques, aiguës et chroniques, sera mise à la disposition du médecin sur demande.BEREX est présenté en flacons de 100 comprimés et en formats de 500 comprimés pour service d\u2019ordonnances.Si votre pharmacien ne peut vous procurer le BEREX, écrivez directement à BEREX Pharmacal Company - 36-48 Caledonia Road - Toronto, Canada Déposé en 1949.Fabriqué sous licence des propriétaires.BEREX est le nom déposé de ce produit. XVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLemx AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 Pour la première fois \u2014 un bronchodilatateur plus puissant administré PAR VOIE SUBLINGUALE.Aa pour le SOULAGEMENT DE L'ASTHME Isuprel Srehrel Juprel Jhuprel Documentation professionnelle sur demande est le nouveau et remarquable bronchodilatateur \u2014 1-(3', 4'-dihy- droxyphényl) -2-isopropylaminoéthanol \u2014 qui offre aux asthmatiques un soulagement efficace et rapide.Pour la première fois, ces COMPRIMÉS permettent aux asthmatiques d\u2019enrayer ou d\u2019arréter une attaque, dans quelque endroit que ce soit .à la maison ou au travail .en voyage.le jour ou la nuit.par VOIE SUBLINGUALE, le mode d\u2019administration d\u2019une facilité incomparable.On obt:ent d\u2019ordinaire le soulagement en 1 à 3 minutes.La SOLUTION, placée dans un vaporisateur-à main et administrée sour forme d\u2019aérosol, procure souvent le soulagement après quelques respirations.Comprimés pour administration sublinguale contenant 10 = .mg.de chlorhydrate d\u2019Isuprel, en flacons de 50.PRESENTATION: Solution de chlorhydrate l\u2019Isuprel 1:200, en fioles de 10 et 50 cm\u2019.NEW YORK 13, N.Y.WINDSOR, ONT.443 Sandwich Street, West Windsor, Ontario. SE cd prescription de choix dans\u2019le traitement des cas 'd\u2019in- EVEL lL De pour \u201cstimuler Cd ALTE [LI eo sensation de bien-être si essentielle Cl (CLE 1¥P So are selon les meilleures res cars A Goût pet Jers is JL, ne KA Stimule, AP - Cu NC OT NL 9, RAISONS SLI lesquelles.I \u2018est, la, Hy habituellement ee bg 6.pre) ey \"dose\" (Er pour \u2018adultes est A deux us re par jour zg Enfants, selon ACC | 8 oi une ML FRE 8.ea ul] ECTS (LIEN ne CEN LH les, dents.Ag od CELLS on pry Jr ITT yo entf RS CN RO INT ET OT TIRE cioux dans les cos Pr) Malnutrition § ANE XA enfants, FL TE: a PR Anorexie et pot LU gide à biker smi by à la.ei : XX L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1950 .o .CONSTITUANT DE .CHOLI AVEC LE CASCARA SAGRADA ET LA VITAMINE B! EST INDIQUÉ DANS : Cholécystite - Angiocholite - Jaunisse Insuffisance hépatique - Anorexie - Constipation FORMULES CHOLIBILE FORTE CHOLIBILE FAIBLE Acide déhydrocholique .0.25 gm.Acide déhydrocholique .0.10 gm.Cascara sagrada .0.05 gm.Cascarasagrada .0.02 gm.Chlor.de Thiamine .5 mg.Chlor.de Thiamine .2 mg.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.MONTREAL NAUAUNH / ANNIVERSAIRE / .Perloff, W.H.: Am.J.Obst.& Gynec.58:684 (oct.) 1949.Freed, S.C., Eisinn W.M.et Greenhill, J.P.: J.Clin.[77 Fried, P.H.et Hair, Q.: Clin.Endocrinol 3:512 (sept.) 1943.Oz ne .Gray, L.A.: J.Clin.Endocrinol.3:92 (fév.) 1943.Harding, F.E.: West.J.Surg.Obst & Gynec.52:31 (janv.) 1944.Sevringhaus, E.L.et St.John, R.: J.Clin.Endocrinol.3:98 (fév.) 1943.Glass, S.J.et Rosenblum, G.: J.Clin.Endocrinol.3:95 (fév.) 1943.Endocrinol.3:89 (fév.) 1943.La \u201cPrémarine\u201d\u2019, a base de substances oestrogénes conjuguées (équines), est présentée sous forme de comprimés dosés à Omg.3, 0mg.625 (avec ou sans phénobarbital, 1/7 grain), 1mg.25 et 2mg.5, ou en liquide à Omg.625 par cuillerée à thé.Merrrie rer error Sr Er 1e) XXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, juin 1950 lication tres efficace Résine polyaminée (wd ] Promptement la neutralisation de l\u2019acide Efficacement l\u2019inactivation de la pepsine Alcalinisation Hypersécrétion réactionnelle d\u2019HCI Modification de l\u2019équilibre acido-basique des humeurs Perte de phosphore ni de chlorure de sodium Destruction des facteurs nutritifs importants Action nocive sur l\u2019intestin Toxicité (même à doses massives) Traitement des e ; Hyperacidité gastrique Ulcère gastrique et duodénal Pyrosis de la grossesse Présentation / ANNIVERSAIRE / Comprimés (No 373) dosés a 0g.25 (4 grains) Flacons de 100 et 500 Ayerst, McKenna & Harrison Limitee Poudre (No 375) Biologistes et Pharmaciens Bocaux de 2 onces Montréal, Canada F 3015 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buurern A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 XXIII MAINTENANT.des doses completes de PENICILLINE dans ces préparations de goût agréable rop-cillin 50,000 unités* par compte-gouttes pour bébés et jeunes enfants \u2014 a bon goût lorsque pris seul, peut être ajouté à la formule pour bébés ou autres liquides \u2014 une solution concentrée; pas de comprimés à écraser; évite très souvent de recourir aux injections douloureuses.ram-cillin 100,000 unités* par cuillerée à thé pour enfants et adultes \u2014 une pénicilline liquide vraiment délicieuse \u2014 facile à administrer, facile à prendre, évite très souvent la nécessité de recourir aux injections, assure de la part du malade une adhésion totale au régime prescrit.DROP-CILLIN \u2014 en flacons de 9 cm®, contenant 600,000 unités de pénicilline \u201cpour prendre à la goutte\u201d.La solution est rose.Le compte-gouttes calibré qui accompagne le flacon, lorsque rempli jusqu\u2019à la marque, fournit environ 20 gouttes (0.75 em*) renfermant 50,000 unités de pénicilline.* DRAM-CILLIN \u2014 en flacons de 60 cm* contenant 1,200,000 unités de pénicilline \u201cpour prendre à la cuillerée à thé\u201d.La solution est couleur de rubis.Une cuillerée à thé (environ 5 cm*) fournit 100,000 unités de pénicilline.\u201d * (pénicilline G potassique tamponnée) Hele LABORATORIES OF CANADA, LTD., 64-66 GERRARD STREET, EAST, TORONTO, ONTARIO. XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutertn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 L'AMINOPHYLLINE FRANÇAISE CARENA SÉDO-CARENA CARENA COMPRIMES INTRAMUSCULAIRE Caréna \u2014 Phénobarbital \u2014 Papavérine Théaphylline éthylène diamine Neurodystonies cardiaques Syndromes Cardio-rénaux Œdèmes cardiaques, rénaux et hépatiques.Spasmes vasculaires, Algies des cardiaques., Dyspnées | L CARENA-OUABAINE TRINITRINE-CARENA AMPOULES |.V.\u2014 COMPRIMÉS COMPRIMÉS VASO-DILATATEUR \u2014 CORONARIEN Algies paroxystiques, état de mal angineux, Défaillance cardiaque, cœur sénile crises d\u2019angine de poitrine.Laboratoires DELAGRANGE \u2014 Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL PARTURIOL Lara (OCYTO-NARGÉNOL RM 206) Composition : Campho-Sulfonate de dihydroxycodéinone, Campno-Sulfona- te de scopolamine, Campho-Sulfonate d'éphédrine, Sulfate de Spartéine, Phénylpropionate de dihydroxycodéinone, Sérum physiologique.P roprtétés : Hâte le travail \u2014 Atténue la douleur \u2014 Conserve la lucidité \u2014 Ne provoque jamais d\u2019apnée.Indications : Accouchements.Posologie : 4 cc.en injection intramusculaire quand la dilatation est a 5 francs.2 cc.en injection de rappel au besoin.Présentation : Boîte de 3 ampoules 2 cc.Boîte de 50 ampoules 2 cc.Laboratoires Associés F ranco-Anglais Licence Laboratoires CLIN, Paris Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burzerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 XXV Une application topique de CALADRYL est rapidement suivie d\u2019un soulagement durable \u2014 CALADRYL, la nouvelle lotion adoucissante, antipruritique, genre calamine, à base de BENADRYL*.LADRYL NOM DEPOSE efficace: CALADRYL soulage effectivement les coups de soleil et les démangeaisons.Le chlorure de Benadryl (1%), la calamine, le camphre, la glycérine et autres ingrédients forment par leur mélange une lotion adoucissante, douée de vertus antihistaminiques et antipruritiques efficaces.agréable: CALADRYL est d\u2019emploi agréable.Légèrement parfumée, elle présente une couleur chair -pâle très peu voyante sur la peau.Elle ne s\u2019enlève pas par frottement, mais se lave facilement.usages multiples: CALADRYL peut servir de nombreuses façons.Elle calme la démangeaison et la brûlure du coup de soleil.Elle soulage immédiatement la miliaire et l\u2019exanthème causé par les couches ou les cosmétiques, de même que les démangeaisons associées à l\u2019urticaire, piqûres d\u2019insecteg, sumac vénéneux, herbe à la puce, rougeole, varicelle, dermatoses idiosyncrasiques et affections cutanées bénignes.1\u20ac An \u2014 meer 9 D * \u2014 [ PARKE, DAVIS & COMPANY J IP J | \u201c> ° ER\u201d - une contribution distincte qui pourrait bien faire plus pour les malades allergiques de ce pays, que tout ce qui a été mis au point durant ces derniers vingt ans.\u2019 Dr.Jonathan Forman, Prés.American College of Allergists.THERANUTRITIVE-MRT Offrant les facteurs protéiniques et vitaminiques de grande efficacité, que l\u2019on obtenait auparavant dans le \u201cComposé à Trois Eléments MRT\u201d. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuietin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 \u201cLes taux d\u2019hémoglobine augmenterent de facon.Constatations caractéristiques: 1.Dieckmann, W.J., et Prid- dle, H.D.: American J.Obstet.& Gynec., 57: 541-546 (mars) 1949.2.Chesley, R.F., et Annitto, J.E.: Bull.Margaret Hague Maternity Hospital 1: 68-75 (sept.) 1948.3.Healy, J.C.: Journal Lancet, 66: 218-221 (juillet) 19486.4.Kelly, H.T.: Pennsylvania M.J., 51: 999 (juin) 1948.XXVII frappante\u2026hapide.\u2026\" Des recherches comparées, faites indépendamment les unes des autres, viennent confirmer que le sulfate ferreux-molybdène (Mol-Iron) est plus efficace et mieux toléré dans le traitement de l\u2019anémie par carence de fer.994 3 tres .1caces °° 1g eV d'av usst etfi s \\à de on avon sels \u201cNous Per \u201cRéponse.- plus pr le sulfate ferreux\u201d\u201d\u201d de 9 .r Paction thérapeutique du fers a \\ol-1ronz Complexe Sulfate ferreux-Molybdéne \u2014un complexe stable, spécialement préparé, co-précipité, contenant 3 mg.d\u2019oxyde de molybdène (1/20 gr.) et 195 mg.de sulfate ferreux (3 gr.).Dose recommandée pour adulte: 2 comprimés t.i.d.S\u2019obtient en flacons de 100 et de 1,000 comprimés.Aussi présenté sous forme d\u2019un liquide très agréable au goût, en bouteilles de 12 onces mesurées.LABORATORIES OF CANADA LTD., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario. XXVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buiieriy AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 réduit au minimuy Des rapports cliniques®, publiés à la suite de l'administration de THEPHORIN à 2,564 patients souffrant du rhume des foins ou d'allergies diverses, indiquent que seulement 2.92% des patients traités éprouvèrent une légère somnolence.Contraire- .ment aux autres antihistaminiques, la Thephorin peut donc étre administrée aux automobilistes et autres patients qui doivent continuer & vaquer & leurs occupations habituelles.INDICATIONS: Rhume des foins, asthme, rhinite vasomotrice, rhinite allergique, réactions médicamenteuses, allergies gastro- intestinales, maladie sérique, dermatites, eczéma allergique, prurit anal ou vulvaire, sumac vénéneux, piqûres d'insectes.CONDITIONNEMENTS: La Thephorin est présentée en dragées à 25 mg., flacons de 50, 100, 500 et 1000: en sirop contenant 10 mg.de Thephorin par cuillerée à thé (4 cc.), flacons de 4 et 16 onces; en onguent à 5%, tube de 1Yz once et pot de 1 livre; en lotion à 5%, flacons de 2 et 16 onces.* T.H.Aaron et L.H.Criep, J.Allergy, 19.304, 1948 E.B Cohen, H.P.Davis et W.A.Mowry, Am.].Med., 5:44, 1948.Etc.® Marque \u2018Roche\u2019 de la phénindamine (2-méthyl-9-phényl-2,3.4,9- tétrahydro-1-pyridindène) \"HOFFMANN - LA ROCHE LIMITEE * MONTREAL oa L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 XXIX double idéal dans le diabete DIAGNOSTIC PRECOCE \u201cLe cabinet du médecin est le centre de dépistage par excellence.\u2019l Ce moyen de généraliser le diagnostic précoce ne vaudra que si chaque examen de routine de chacun des patients comporte une analyse des urines.Cette analyse de routine est à son tour plus pratique pour le médecin qui emploie \u201cles comprimés réactifs Clinitest\u201d (Marque déposée).L\u2019épreuve est facile, rapide, complète par elle-même.(Nul besoin de chaleur extérieure.) Elle fournit le résultat sur le champ.COMPRIMES REACTIFS pour déceler le sucre dans l'urine MEILLEUR CONTRÔLE \u201cGénéralement, seul le diabétique bien contrôlé peut s'attendre à vivre une vie normale et sans dégénérescence prématurée de ses artères.\u201d 2 Ici aussi, l\u2019expérience recommande l\u2019emploi de Clinitest.Le nécessaire Clinitest (Marque déposée) pour la recherche du sucre dans l\u2019urine se glisse dans la poche.Il permet au patient de faire, sous l\u2019orientation du médecin, des vérifications quotidiennes, d\u2019une façon simple, précise et commode.C\u2019est une garantie pratique de la coopération du patient sans laquelle le médecin ne peut exercer un contrôle adéquat.Clinitest, marque déposée.Bibliographie: (1) Wilkerson, H.L.C.: New York State |.Med., 49-2945 (15 déc.) 1949.(2) Sweeney, J.S.: Texas State J.Med., 45-623 (sept.) 1949.AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO (A AMES COMPANY, INC - ELKHART, INDIANA XXX L\u2019UNION MÉDICALE DU hig ortent: \u201cUrokon ui eactions que chez 199% des patients, Pourcentage bien inférieyr à ceux du Médium B (36%) ou du Médium A (6 .UROKON\" SODIUM 30x iiss a .0 Montréal, juin 195 IN AMLFC.\u2014 ) CANADA \u2014 BuLLET POINTS IMPORTANTS ® CONCERNANT U ROKON | cellents, alors e éme ex.que ceux réalisés âvec d'autres mediums ne donnaient que 53% et 470, : 5 Réactions Topides.Les ga 'viciens de l\u2019Ecole de .wiographie édecine de \"Universita d ashington rappor de companration en ent: \u201cUroko Ppäraît plus t6t après l'injection et disparaît lus vite que le m B, même AIRES lorsque la durée d'injection est d 4 minutes,\u201d ÉACTIONS SECOND es chercheurs Signalent que -dl\u2019emploi d'u PEU DE R | te que l\u2019on TOKon permet d éférence croissan Adi de La Bren Urokon comme médium ém i ique est due, our re.args par 5 us toxicité minime, Les rciogues et les mans radiologues qui emploi constatations Jrokon Tue à l\u2019effet qu\u2019avec jres oe kon es réactions secondair oo extrémement minimes (voir le premier point).DT MALLINCKRO CHEMICAL WORKS LIMITED | Montréal: 378 ouest, rue aint Pau st 183 Front Street, mn USINE À VILLE LA SALLE, QU UN plus bref élographique, 4.Toxicité mini Rime.Des tests faits sur l\u2019animal âvec Urokon à l\u2019Université du ichigan n\u2019ont e 3 Ymptéme toxique ê Utilisant de 4 à 8 » Même en is la Guantité, par kilogramme de Poids, nécessaire Pour me évidence l\u2019arbre Urinai Ompare des autres médiums.iciens Pourront bénéficier de la sécurité et du ren ement de aute qualité d'Urokon Sans payer Plus cher 6.Disponibilité, On peut se immédiatement en cing et vingt amp Drocurer Urokon paquets Commodes d'une, oules de 25 cc.chacune @ \u2018Parmi les personnes qui viennent consulter, au moins le tiers, et jusqu\u2019aux deux-tiers, ont comme cause de leur mauvais état de santé un trouble émotif ou nerveux .la nervosité et la fatigue apparaissent comme les symptômes les plus courants.\u201d ! 1.Wilbur, D.L.: J.A.M.A.141:1199, 24 décembre 1949.ELIXIR VITAMINIQUE AU COMPLEXE B AVEC PHENOBARBITAL WYETH Constituants par ml.(c.c.) Par cuillerée à thé Phénobarbital 0.062 gr.0.25 gr.Thiamine 0.25 mg.10 mg.Riboflavine 0.5 mg.2.0 mg.Pyridoxine 0.1 mg.0.4 mg.Vitamine B12 0.417 microg.1.67 microg.Alcool dérivé de I\u201d acide pantothénique 0.5 mg.2.0 mg.POSOLOGIE: Une cuillerée à thé (4 c.c.) dans un quart J .! de verre d\u2019eau, avant les repas, ou suivant les conseils du médecin.DANS UN VEHICULE APERITIF DELICIEUX A BASE DE VIN Marque Déposée Dispensé à l\u2019état de colloide dans un gel absorbant spécial à base d\u2019alumine Kaolin purifié AER TA la diarrhee + Le $e a 7 re sa La pectine\u2014active les propriétés hydrophiles Le soulagement est obtenu rapidement Le Kaomagma à la pectine adoucit et protège la muqueuse intestinale enflammée.Les crampes et la distension sont promptement soulagés.Raffermit les selles .enraye la déshydratation restitue son bien-être au patient.Flacons de 12 onces liq.hi EN \u201c > 5 : EN OUTRE KAOMAGMA SIMPLE > KAOMAGMA A L'\u2019HUILE MINERALE Yell Marque Déposée TTT 0 meme om A ban mm eas amt + L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtetn AMLEOC.\u2014 Montréal, juin 1950 XXXIII efficacité exceptionelle dans un grand nombre d\u2019affections cutanées vulgaires Le Pragmatar est particulièrement avantageux dans la dermatite séborrhéique, et pour le soin général et l\u2019hygiène du cuir chevelu séborrhéique.Le Pragmatar occasionne souvent une amélioration frappante des fongosités vulgaires\u2014 méme de \u201cpied d\u2019athléte\u201d.Le Pragmatar est énormément efficace contre les éruptions eczémateuses, surtout celles d\u2019une tendance séborrhéique.Smith Kline & French Inter- American Corporation, Montréal 1 P Y a g m a id r remarquable onguent à base de goudron-soufre-acide salicylique XXXIV L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuiLeriNn AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PREVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG 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angionévritique, de la fièvre des foins, de la dermatite médicamenteuse, de l\u2019eczéma atopique, du prurit, de la rhinite allergique vasomotrice, troubles dont les manifestations sont attribuées à la libération d\u2019histamine dans les tissus.*Nom déposé William R.Warner & Co., Ltd, 727 King St.West, Toronto. XL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurern AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 LES 3 ARMES FOIE ESSENTIELLES FER CONTRE , | MI | L\u2019ANEMIE SECONDAIRE VITAMINES et la DENUTRITION HEMAREXIN ORAL (HEMATINIQUE NON-ALCOOLIQUE) Une cuillerée a thé renferme: EXTRAIT DE FOIE (équivalent 3 8.75 gm.de foie frais).FER (Gluconate ferreux) .45 mg.VITAMINES \u2014 1 cc.représente: Chlor.de thiamine (vit.By) .125 mg.Riboflavine (vit.Bs) .075 mg.Pyridoxine (vit.Bg) .0625 mg.Niacinamide .5625 mg.HEMAREXIN INJECTABLE INDOLORE \u2014 Fiole de 30 c.c.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon Montréal, P.Q. $ = io.px 25 & ie % 2 F ig Le = $ 5 be 5 3 Ma 3 Aw Sh 2 = Le 5 3 san ss 55 5 Re i ae SRE ses ae a RE RR fe Bl i % = Se TR 3 = = = 5 Di Ee SK 3 3 es 5 5 5 = y ge 2 5 os ia 2 = cuisses 5 se = Lo 5 55 4 Si ; A Gi Sa = .Iss Tos se 55 5 se CEL ss 2 a] 5 i Ga 3 = Si = 5 ek = 2: \"ta se & i .A So Se Ps se es = ; = A ue Ë 5 a., a.2% SR SS 5 ts os > s a SR i at = = Le AAG og 5 oe > x 5 ae & = ns È = HR a a Rol el S 4 = = 2 4 i = = 3 : .a i > SN = Hy: = x © Le = = = # = \u20ac EX rn We a Es > a oh if = 5 5 Fak oS RS 2 Ed = i % x Ph 3 he A a wi wil 88 = = = = au .ie 3 Riri Fo $ i mn si = 5 SHEER E CX # $ RE Es of x, i % rs i = 2 asi ii i ; 5 ee GE Sas + Les so ses x a £ EN ot 7 5 gere RR 2 = se oe KR & 5 5 25 Wx = ar 5e 2 & A4 ES Re S # Mas 55 2 ii SES x = & & w= X SN 3 a = = $ i or Nes >.tas à.& bs iat = = AR a $ es = ù > = 2, = S i ~ Re SR .a 1 i .A A pag ES Es Ÿ Ap raté ln tp x wn A x oH us 2 a ie Gi près 2 heii Hoan LV = 2 5 es = _ = a th ze es he pri = a so A on ae ges cé 2e a os 21 so ps HE Dus gag pe À & #4 es Re va * + a a e 5 esi tire SE 3 3 7 og IY = OM ES / = RE sa près SN X rd 43 ol ea 0 out as = ee ir os Vi mE = = ge\u201d qu po GH i = A a 4 4 = À \u20ac es $ A 4 i I aie pa i en 3 4 Ws ws \u201cis WR a ERS Gis H i es A ih a I jo ® gr 7 5 .7 nl, 2 % 3 bid 2 Led ns 1 Cam qe 2 sou cs Se L ii?ts a ss ; 5e Wy # rt x 1 a £: 7 su 7 >, sr Jb i 7 = Me #5 7 5 © te, HE cu a + * ne ae 3 ft Se, y= 1078 2 et SA Te ES 3 oe 7 \u2018 ha es ; ar a ig se Fon 1 Sa err ph ae %.3 RST: wed & » ; ¥ # rE nil i A i E a ee f & g a Veh % finn tree OHNE Ho 2 mss me thea\u201d eee BRC wf A RAI FASE pr HS % © A & i ik k mil PENDANT COMBIEN DE | \\ oo soe TEMPS POURRA-T-ELLE RESISTER ?LLE N'a jamais décroché le premier prix de volonté.Et maintenant que la faim la tenaille elle pourrait fort bien succomber à l'attrait du \u2018\u2018fruit défendu\u2019.@ C'est alors que beaucoup de médecins prescrivent le Chlorhydrate de Desoxyne.La DesoxyNe calme les affres de la faim tout en conférant une sensation de bien-être.L'administration d\u2019un seul comprimé de 2.5 mg.avant le déjeuner et un autre environ une heure avant le lunch suffit généralement pour réprimer l'appétit.Un troisième comprimé peut être pris au milieu de l'après-midi pourvu qu'il ne provoque pas l'insomnie.@ Ces petites doses sont possibles parce que, à poids égal, le Chlorhydrate de DesoxyNE est plus actif que d'autres amines sympathi- comimétiques.Des investigateurs ont également démontré que la DEsoxYNE agit plus rapidement et plus longtemps et produit relativement peu d\u2019effets secondaires.COMPRIMES @ Vous verrez que la DEsOxYNE peut servir à de nombreux autres usages, oralement comme stimulant central et parentéralement pe comme vaso-moteur.Pour obtenir la littérature sur les M0 y, ; Æ x indications et la posologie, adressez-vous aux \u201cELIXIR Laboratoires Abbott Limitée, Montréal 9.(Abbott) 20 mg.par once fluide {2.5 mg.par 3 \\reenme fe / Fhescrivez le muy DESOXYNE 20 mg.par cc.(CHLORHYDRATE DE METHAMPHETAMINE, ABBOTT) LABORATOIRES ABBOTT LIMITEE - MONTREAL 9 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 PT Anton Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ MM.Albert-Weil (Jean); Allard (Eugène) ; Amyot (Roma); Archambault (Paul-René); Attendu (C.-A.) ; Autoniotti (U.) ; Baillargeon (Bernard); Beaulieu (Emile); Bédard (O.); Béique (Léon) ; Bégin (B.-G.); Bélanger (Léonard-F.) ; Bélisle (L.-P.) ; Bellefeuille (Paul de) ; Bertrand (Albert) ; Bertrand (Claude); Besançon (L.Justin) ; Blain (Emile) ; Boulanger (Jacques); Boulanger (].-B) ; Bourgeois (Paul); Bourque (Jean-Paul); Boutin (J.-R.) ; Boyer (F.); Brahy (Jules); Brault (Jean- Paul) ; Brodeur (Paul); Burckel (J.) ; Cabana (J.- Ernest) ; Cazal (P.); Charbonneau (Jean); Cha- rest (G.); Charest (Fernand); Charette (H.); Charland (Richard-A.); Chenevert (Robert); Clermont (Moise) ; Codounis (A.); Cornil (Lucien) ; Corriveau (A.-R.); Cyr (Donat-Paul) ; Daguet (G.); Dambassis (Jean-N.); Dargis (Jean); David (Paul) ; Derome (L.) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Léon) ; Dontigny (Paul); Doré (Réal); Dubé (Edmond); Dubé (Louis-Félix) ; Dubeau (Marius) ; Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger-R.) ; Dumas (Paul) ; Dupuis (Ronald) ; Forget (Ulysse) ; Fortier (De la Broquerie) ; Fortier (Marcel); Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques) ; Gagnon (Roméo); Gallie (W.E.); Gareau (].- Roger) ; Gaulin (Eugène) ; Gavardin (Michel Bour- - geois) ; Gérin-Lajoie (Léon); Gervais (Maurice); Giraud (G.) ; Gobeil (L.-J.) ; Grenier (E.-P.) ; Grignon (René) ; Grobon (Pierre) ; Groulx (Adélard) ; Hallé (Jules); Handfield (J.-P.); Hébert (Auguste) ; Henry (François); Jarry (J.-A.); Jean (André) ; Johnson (Réginald) ; Julien (P.-E.) ; Ju- tras (Albert) ; Lafond (Guy) ; Laframboise (Geor- AU VOLUME 78: ges) ; Lamoureux (Louis); Lamy (Rouville) ; La- perrière (Vincent); Lapierre (Jeanne); Lapointe (Gaston) ; Larichellière (Raymond) ; Lasalle (G.) ; Latraverse (Valmore) ; Laulan (Robert) ; Laurendeau (Edmond) ; Laurier (Ruben) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René); Leclerc (G.) ; Leduc (Gaston); Legault (Jean-Paul); Léger (Jean-Louis) ; Léger (Lucien) ; Léonard (Claude) ; Lépine (Edgar) ; Lépine (Pierre) ; LeSage (Jean) ; Letienne (René) ; Letondal (Paul) ; Liberson (W.T.) ; Loignon (Gaston) ; Longpré (Daniel) ; Longtin (Madeleine) ; Lortie (Edouard); Mantha (Léo- pold); Marceau (Gilles); Marchand (J.-C.-A.); Marin (Albéric); Marion (Donatien); Martin (Hon.Paul); Massé (Philippe); Masson (Gaston) ; Millet (Joseph); Mirouze (J.); Mondello (Roméo); Monfette (C.); Newman (E.V.); Noël (J.-Ovila); Ostiguy (Marcel); Panet-Ray- mond; Panneton (Philippe) ; Paquette (J.-P.); Paradis (Bernard) ; Pilon (].-Louis) ; Pinsonneault (G.) ; Plichet (A.) ; Poirier (Paul) ; Pothier (André) ; Potvin (Edmond) ; Pouliot (Antoine) ; Prud\u2019- homme (Jean) ; Ricard (Hector) ; Ricard (P.-M.) ; Rinfret (Lucien); Robillard (Eugène) ; Robillard (Rosaire); Rossignol (J.-C.); Roy (François) ; Saint-Martin (M.) ; Saucier (Jean); Séguin (Fernand) ; Simard (].-Emile) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Stahl (A.) ; Tormey (Léonard L.) ; Tremblay (Gérard-O.) ; Trudel (Hermile) ; Turcot (Jacques); Turcot (Roland); Turcotte (Maurice); Vaillancourt (De Guise); Valin (R.-E.); Vézina (Norbert). L'anaphylazie signifie le contraire de la protection (phylazie).C'est le mot que jai créé en 1902 pour désigner la curieuse propriété que possèdent certains poisons d\u2019augmenter, ou heu de diminuer, la sensibilité de l'organisme à leur action.Le premier mémoire où une description méthodique du phénomène essentiel ait été donnée date du 15 février 1902.Ce travail établissait ceci, qui est la base même de l\u2019'anaphylaxie, qu\u2019une substance, insuffisante à tuer ou même à rendre malade un animal normal.détermin des accidents joudroyants et mortels chez un animal qui, longtemps auparavant, avait reçu cette même substance.Nous avons, dès ce premier travail, pu prouver que l\u2019accumulation ne peut être invoquée comme cause; car, au bout de 3, 4 ou 5 jours, il n\u2019y a pas d\u2019anaphylazie: il faut attendre au moins deux ou trois semaines pour qu\u2019elle appararsse.Ces deux éléments: sensibilité plus grande à un poison par l\u2019injection antérieure de ce même poison, et période d\u2019incubation nécessaire pour que cet état de sensibilité plus grande se produise, constituent les deux conditions essentielles et suffisantes de Uanaphylazie.On verra plus loin à quel point ce phénomène est intense et facile à vérifier.Il n\u2019est donc pas étonnant qu\u2019on retrouve, épars dans divers travaux de physiologie et de pathologie expérimentales, des faits se rapportant à l\u2019anaphylaxie, observés avant que la constatation formelle du phénomène ait été établie \u2026 \u2026 Ainsà en 1902, avant qu\u2019eussent été faites mes expériences sur le virus des actinies, la seule notion scientifique précise, relative à la sensibilité des animaux aux injections secondes, C\u2019était que quelquefois des animaux.au lieu de s\u2019immuniser par les injections premières, se sensibilisent, et que quelquefois on voit succomber, à des doses faibles de toxine, des ammaux dont le sang contient de grandes quantités d\u2019antitoxine.Avant d\u2019aborder l\u2019étude même de l\u2019anaphylaxie, je mentionnerai d\u2019abord les principales données établies dans mes mémoires de 1902.1.Il faut un certain temps d\u2019incubation pour que l\u2019anaphylazie s\u2019établisse.2.L\u2019état d\u2019anaphylazie persiste pendant plusieurs semaines.8.Il peut y avoir parallèlement anaphylaxie et immunité.4.L\u2019anaphylazie est dans une certaine mesure spécifique, c\u2019est-à-dire que l'injection seconde doit être de même nature que l\u2019injection première.5.Les symptômes de l\u2019anaphylazie sont immédiats et foudroyants, tandis que les symptômes de l\u2019intoxication première sont très lents.6.La substance anaphylactisante est thermostable.7.Le poison anaphylactisant est un poison du système nerveux central, et le phénomène essentiel est une sidération du système nerveux avec abaissement considérable de la pression artérielle.Les travaux ultérieurs de divers savants, de 1908 à 1910, ont étendu énormément le domaine de Uanaphylaxie.Je mentionnerai brièvement les principaux résultats obtenus.1.Plusieurs injections premières de sérum normal développent, chez l\u2019amimal qui les a reçues, un état anaphylactique.Il n\u2019est donc pas besoin d\u2019une toxine pour créer l\u2019anaphylaxie.L\u2019anaphylaxie est consécutive à l\u2019injection de substances non toxiques, inoffensives ; il suffit qu\u2019elles soient de nature albuminoïde (Arthus, 1908).2.Les accidents observés chez l\u2019homme, à la suite des injections de sérum, sont des phénomènes d\u2019anaphylaxie (Pirquet et Schick, 1908).8.Une seule injection de sérum antitoxique amène l\u2019anaphylazie pour une injection seconde de sérum normal, même quand la dose de cette injection seconde est extrêmement faible (Théobald Smith, 1906).fût-ce de Occ, 00001 (Rosenau et Anderson, 1906).Le sérum norme! a tout à fait les mêmes effets, en injection première, que le sérum antitoxique (Otto, 1906).4.On peut, par des injections intercurrentes, faire disparaître l\u2019état anaphylactique (Otto, 1906).C\u2019est l\u2019anti-anaphylaxie (Besredka et Steinhardt, 1906).6.Les animaux inoculés avec un microbe déterminé sont, d\u2019une manière rigoureusement spécifique, anaphylactisés pour la toxine de ce microbe déterminé.6.La spécialité de l\u2019anaphylazie est si précise qu\u2019on peut au point de vue médico-légal, déterminer, par la présence ou l\u2019absence d\u2019une réaction anaphylactique, l\u2019espèce animale dont le sang a été injecté, fût-ce à une dose extrêmement faible (Rosenau et Anderson, 1907, Besredka, Uhlenhuth, 1909).7.Il y a une anaphylazie passive; c\u2019est-à-dire que le sang des animaux anaphylactisés, injecté à des animaux normaux, leur confère l\u2019anaphylaxie après un grand nombre d\u2019injections (Nicolle, 1907), voire après une seule injection première (Ch.Richet, 1907).8.On peut réaliser l\u2019anaphylaxie in vitro en mélangeant le sérum des animaux anaphy- lactisés avec l\u2019antigène ; ce aur détermine (dans certains cas) des accidents anaphylactiques foudroyants (Ch.Richet, 1907).9.Il y a un rapport entre la production de la toxogénine anaphylactisante, ln formation de précipitine et la déviation du complément (Friedberger, 1909).10.Les animaux sensibilisés par une substance anaphylactisante sont, dans une certaine mesure, sensibilisés pour tous les poisons, même cristalloïdes (Ch.Richet.1910).(Charles RICHET) BULLETIN LE PRATICIEN Depuis longtemps je m'étais proposé d'écrire ce bulletin ; au moins depuis que furent prononcées à l\u2019Association des Médecins de l\u2019Est de Montréal quatre conférences destinées à souligner les liens qui unissent le praticien à certains autres groupes médicaux et à certaines institutions de caractère médical.Les thèmes de ces conférences reflétèrent et transposèrent en propos les problèmes les plus importants de l\u2019exercice de la médecine.Et du fait même qu\u2019ils abordent les préoccupations du praticien, du médecin de famille, qu\u2019ils exposent quelques-unes de ses difficultés, ses griefs et les obstacles à sa pratique, ils dépassent les confins des intérêts d\u2019un groupe dans la profession et ils englobent le bien-être de la population.Ce n\u2019est pas mon intention de faire le procès du médecin praticien ; il est fait depuis longtemps.Ce n\u2019est pas non plus que je veuille, comme fin définitive, appuyer ses doléances, soutenir ses revendications, étayer ses demandes et satisfaire sa vanité en gonflant démesurément son importance dans la société.Le seul but de ce bulletin est d\u2019appuyer toute mesure ou toute institution qui favorise une pratique humaine, compréhensive et éclairée de la médecine.Et cela.ne sera pas déchoir au but que ce journal poursuit depuis sa fondation: accorder son entier appui au bon équilibre et au progrès de la médecine dans notre Province, dans notre pays.Et ici je souligne un des propos du docteur Eugène Robillard au cours de la première des quatre conférences et dont le texte a paru dans cette revue en avril 1949: « Le praticien général est en effet l\u2019unité fondamentale de la société médicale » Si on accepte cette déclaration en tant que postulat, comme il se doit, sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019en édifier l\u2019argumentation, on en vient à la conclusion que traiter du statut du praticien est envisager l\u2019exercice de la médecine en commençant par la base même.| Le docteur Robillard physiologiste, étudiant les rapports entre le laboratoire et le praticien, démontra que l\u2019œuvre du praticien est gravement entravée dans la poursuite du diagnostic, étape majeure dans la série de ses opérations professionnelles, par le coût prohibitif des examens biochimiques et radiologiques.-Et pourtant ils sont essen- 618 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 tiels, et pourtant il s'en prive beaucoup trop souvent, et pourtant son client qui ne peut débourser en souffre péniblement.Que faire?Médecine étatisée où tout est gratuit?Non, car abus de toutes sortes, secret professionnel implacablement violé, bureaucratie étouffante, abrutissement du médecin et détérioration de l'exercice de la médecine.SI nos gouvernants sont prêts à débourser des sommes 1mpres- slonnantes pour établir une réelle sécurité sociale qui atteint les soins médicaux, qu\u2019ils organisent la gratuité des examens de laboratoire et de radiologie les plus courants.Et, de la sorte, le médecin praticien pourra appliquer auprès de ses clients pauvres les mêmes avantages diagnostiques qu\u2019il peut proposer aux plus fortunés.Si on admet que l\u2019Etat doit soutenir les médecins, si l\u2019Etat est prêt à le faire généreusement, voilà une suggestion constructive qui mérite d'être étudiée et dont l\u2019application sera sûrement profitable.Elle donnera au praticien, dans sa pratique courante, les mêmes avantages dont peuvent bénéficier les médecins d\u2019hôpitaux aussi bien auprès de ses clients privilégiés que de ses malades indigents.Cette facilité accordée au praticien favorisera certes son travail, rendant sa tâche plus facile et plus agréable, son travail plus éclairé et son rendement plus efficace.Mesure, au profit de l\u2019institution même de la médecine du praticien, dont on déplore l\u2019affaiblissement, et à celui du malade.Le docteur Emile Blain, au début de la seconde conférence publiée dans L'Union Médicale de juin 1949 et comportant les rapports entre les praticiens et les hôpitaux, admet lui aussi que le praticien: « C\u2019est un homme aux avant-postes de la pratique.C\u2019est lui qui répond le premier à tous les appels de détresse de ceux qui souffrent; il traite et guérit lui-même les affligés, ou les dirige ailleurs, s\u2019il le juge à propos.C\u2019est l'homme de confiance du peuple, son directeur médical, quand ce n\u2019est pas son directeur de conscience ou son conseiller en affaires.» Ces considérations rejoignent l\u2019assertion du docteur Robillard ; elles placent le praticien aux positions stratégiques de la pratique médicale et je retiens, par dessus tout, en plus de sa fonction de guérisseur et de modérateur de la souffrance, son rôle de conseiller, d\u2019aiguilleur éclairé vers des consultations auprès de spécialistes, quand elles s'imposent.Le conférencier envisage les plus importantes récriminations des praticiens contre les organisations hospitalières.Les groupant en BULLETIN sept paragraphes, il les éclaire de certaines notions et de circonstances actuelles propres à les rendre moins aiguës et plus acceptables de part et d\u2019autre.Mais je ne puis trouver pour cela moins pénible et déplorable la situation dans laquelle les conditions matérielles actuelles ont placé le praticien quant à l\u2019hospitalisation de leurs malades.Les hôpitaux, et plus particulièrement ceux des grands centres, ont fermé les uns après les autres leurs portes au praticien.On peut admettre que cette situation est passagère, que c\u2019en est une d\u2019urgence pour la plupart d\u2019entre eux, mais il n\u2019en reste pas moins vrai que cette politique pro domo crée un malaise au sein de la profession, qu\u2019elle risque de provoquer une cassure dans les liens de solidarité entre les groupes hospitaliers et non hospitaliers et qu\u2019elle cause un réel préjudice au praticien.Si on désire sauvegarder le bon équilibre de la pratique de la médecine, si on désire vraiment transposer dans la réalité ce que tous admettent en principe et en paroles: sauver le médecin de famille de la déchéance, qu\u2019on s\u2019empresse de lui rendre certains privilèges, mieux des droits réels, comme celui de pouvoir traiter ses propres malades dans les services semi-privés et privés de nos hôpitaux.Certains sacrifices de classe, une sollicitude plus attentive des Ministères de la Santé pourraient apporter une atténuation opportune et rapide à ce réel danger qui menace l\u2019exercice loyal et juste de la médecine.Dans une troisième conférence, le docteur Alphonse Bernier confronte praticiens et spécialistes.Le texte en parut dans l\u2019édition de février 1950.Le conférencier ne peut nier l\u2019existence et l\u2019utilité incontestable de la spécialisation.Il en déplore cependant la surabondance en apportant à l\u2019appui certaines statistiques américaines qui démontreraient un besoin réel de 18% de spécialistes chez les diplômés, alors que certaines promotions en donnent jusqu\u2019à 96%.Il reconnaît en termes, dont l\u2019objectivité ne manque pas de saveur, que le praticien est le « fantassin », le « private » de l\u2019armée médicale, qu\u2019on ne peut concevoir une armée sans «private », que la rareté du praticien est, en fait, un facteur de défaillance au sein de la profession.Certes, le spécialiste, eu égard au statut actuel de la médecine, est une nécessité.Mais on peut ajouter que la spécialisation est ce qu\u2019il y a de pire et de meilleur.Quand elle est enseignée avec les œillères de l'ignorance et du fanatisme, avec la morgue de la fatuité, elle empoisonne l\u2019esprit du futur praticien en lui infusant la perfide 619 620 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burierin AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 pensée qu\u2019en dehors de la spécialité, on ne peut rien réaliser de scientifique et de profitable.Quand elle est pratiquée dans un superbe isolement sans tenir compte, par désintérêt ou par insouciance, des corrélations qui unissent tous les appareils et les systèmes de l\u2019organisme, elle dessert la médecine, parce qu\u2019elle nuit au client qui court d\u2019un cabinet à un autre à la recherche de la connaissance de son mal, du temps perdu et de l'argent versé.Une saine spécialisation, superstructure d\u2019une culture médico- chirurgicale solide, exercée avec jugement et une humaine clairvoyance peut cependant se montrer l\u2019auxilliaire le plus précieux du praticien.Le docteur Bernier cite dans sa conférence cette phrase d'un discours de son confrère, le docteur L.-H.Gariépy: « Ils (praticiens) doivent au moins couvrir en surface ce que les spécialistes exploitent en profondeur.» Cela implique que, dans les cas litigieux, les cas de pathologie rarement observés, les cas où on doit partager la responsabilité professionnelle, le spécialiste vient en aide au praticien.Mais jamais ce dernier ne doit être départi de l\u2019orientation de son malade, jamais on ne devrait priver le malade des conseils judicieux qu\u2019un praticien éclairé et consciencieux peut lui donner à cet égard et du service incalculable qu\u2019il est en mesure de lui rendre.Et, à mon avis, sur ce plan des entretiens constants entre praticiens et spécialistes, c\u2019est ce qui me paraît primordial, et c\u2019est le jeu de tous les jours qui, bien ordonné, équilibre équitablement les forces entre deux groupes importants de médecins.Cette série de 4 conférences se termina élégamment par celle du docteur Roméo Pépin qui parut dans la livraison de mars de ce Journal.Le docteur Pépin est titulaire de clinique médicale et membre du Conseil de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.C\u2019est dire qu\u2019il est bien au courant des grandeurs et des misères de la Faculté.En termes parfois directs, parfois voilés, toujours élégants et corrects, il expose le douloureux labeur d\u2019administration matérielle et scientifique d\u2019une de nos écoles de médecine.Le praticien, bien entendu, doit connaître ce qui se passe dans la Faculté d\u2019où il est sorti parchemin en main et vaillance au cœur, il est en droit également d\u2019apprendre l\u2019essor réalisé et les progrès qu\u2019on y édifie pour l\u2019avenir.Le caractère de l\u2019enseignement, qu\u2019on prodigue aux futurs médecins, l\u2019intéresse au plus haut point, car de cet enseignement découle SO Ss UVa sp ety BULLETIN en très grande partie le sort du médecin praticien en temps qu\u2019institution dans la profession.Mon propos a ce sujet ne pourrait comporter que cette citation d\u2019Osler contenue dans la conférence du docteur Pépin: « Tout étudiant en médecine devrait se rappeler que le but de ses études est non de devenir un chimiste, un physiologiste ou un anatomiste, mais bien d\u2019apprendre à bien diagnostiquer et à traiter les malades, puis à devenir un praticien.» Et ce serait suffisant pour exprimer ma pensée.En changeant quelques mots on pourrait avec autant de pertinence adresser cette claire vérité aux professeurs.Non pas qu'ils l\u2019oublient, mais pour qu\u2019ils en soient constamment pénétrés, qu\u2019ils poussent sans cesse vers l\u2019application de mesures qui permettent la réalisation de la fin qu\u2019elle formule.- C\u2019est la clinique, c\u2019est la clinique bien coordonnée, préparée, illustrée par des malades que l\u2019on touche, que l\u2019on examine, dont on commente en consultation réciproque les symptômes et les signes, pour en discuter le diagnostic, pour lequel on établit un traitement et que l\u2019on suit dans l\u2019évolution de son mal; c\u2019est la clinique étayée par le laboratoire, qui forme l\u2019étudiant et le prépare à une pratique intelligente de sa profession, qui l\u2019_éduque et l\u2019instruit en vue de pouvoir exercer sans servitude, sans esclavage, riche d\u2019expériences sensoriellement assimilées, dans quelque lieu que ce soit, loin ou près des centres hospitaliers ou universitaires.Pour tout dire, un étudiant qui a reçu une telle formation clinique médico-chirurgicale, complétée par un stage en laboratoire clinique où il aura pu se familiariser avec certaines techniques de recherches courantes, devient un praticien averti, conscient des services qu\u2019il va rendre à la population et de la vigueur qu\u2019il peut infuser à la profession médicale.C\u2019est le fantassin, le « private » pour me servir de l\u2019expression du docteur Bernier, bien outillé, bien préparé à toutes les ruses et les embûches de la pratique, l\u2019occupant de la place, celui sur lequel on compte par-dessus tout pour le partage équitable des forces dans l\u2019exercice de notre art et de notre science.Le docteur Pépin est d\u2019ailleurs entièrement de cet avis.La difficulté se trouve dans la matérialisation de ce concept, elle résiderait aussi dans le fait qu\u2019on l\u2019oublie et qu\u2019on s\u2019en laisse distraire par d\u2019autres considérants, d\u2019importance secondaire ou par des modes ou des courants d\u2019idées migrateurs et fugaces.* * * 621 622 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 Ces quatre conférences à l'Association des Médecins de l\u2019Est, organisées par le docteur Paul Letondal au cours de sa présidence, furent une initiative qui ne pouvait mieux s'adapter aux temps actuels.On doit féliciter organisateurs et conférenciers; car leur concours a permis de projeter solidement au premier plan une classe de médecins dont l\u2019existence est ébranlée, qui doit cependant survivre pour le plus grand bien et la stabilité de la profession, au bénéfice des malades.Ces remarques en marge de ces quatre conférences, remarques trop incomplètes, je le sens bien, que je voudrais plus lucides et d\u2019un entrain plus vigoureux, ont été écrites avec la plus grande sincérité et dans le seul but de manifester l\u2019esprit de L'Union Médicale du Canada et de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, à l\u2019égard du praticien.De la sorte, le courant de sympathie qui n\u2019a cessé d\u2019exister entre ce dernier et le journal depuis 1872 ne pourra que se maintenir sans restriction aucune.Par-dessus tout, L\u2019Union Médicale du Canada aura satisfait à son désir de soutenir une cause qu\u2019elle considère essentielle à la structure et à la vitalité de la profession toute entière.Et c\u2019est son ferme espoir que les événements et les hommes conserveront plus solidement établie que jamais parmi nous la très honorable institution du médecin de famille.Roma AMYOT. APPLICATION DE NOUVELLES MÉTHODES ET DE NOUVEAUX CONCEPTS À L\u2019ÉTUDE DE LA COLLAGÉNOPATHIE SCLÉRODERMIQUE Prof.Guido BASSI, Instituto di Clinica Medica Generale e Terapia Medica dell\u2019 Universita di Bologna, Bologne \u2014 Italie.De nombreuses observations dans le domaine de la pathologie expérimentale et de la physico- chimie biologique ont démontré que les fibres collagènes et les faisceaux fibrillaires du derme doivent être considérés comme des structures microcristallines; ces structurés auraient une orientation et une polarité bien définies et seraient, de plus, réunies en agrégats de micelles colloïdales, dans une phase assez voisine du gel, facilement altérables et réversibles dans certaines limites, suivant les modifications du milieu ambiant.La sensibilité des états colloidaux aux variations si légères soient-elles du pH, de même que les modifications du degré d\u2019hydrophilie et d\u2019imbibition des colloïdes sont connues déjà depuis longtemps.Qu'il suffise de rappeler l\u2019expérience classique du cube de gélatine qui se gonfle dans un milieu alcalin pour diminuer de volume dans un milieu acide.De même nous connaissons la réactivité très grande de la gélatine au chaud et au froid.La spectographie, et particulièrement la spectographie aux rayons X, ont amené d\u2019importants progrès dans la connaissance de ces réactions fondamentales.On a pu ainsi étudier spectrographiquement la structure du collagène, sa transformation possible en gélatine par hydrolyse, et sa constitution protidique pseu- docristalline, comprenant 15 acides aminés ou plus, ces derniers ayant un poids moléculaire et des groupes fonctionnels très variés, avec des molécules à longue chaîne, spécifiquement orientées dans le sens de la tension.De plus l\u2019examen aux rayons Xi des cristaux de collagène, examen rendu possible par l\u2019agencement très particulier des atomes et des molécules, au sein de ces cristaux, a mis en évidence (Clark, Parker, Schaad et Warner, 1935) des variations structurelles profondes en rapport avec le degré d\u2019imbibition.Ainsi l\u2019on a observé que la distance dans le sens longitudinal entre les fibres collagènes est une des plus longues que l\u2019on ait mesuré avec telle méthode; par contre, cet espacement manque complètement dans la gélatine dont l\u2019organisation moléculaire est bien différente de celle du collagène.Nous avons mentionné plus haut que les hautes températures modifient la structure du collagène; 11 acquiert dans ces conditions un aspect élastique, visqueux et perd sa structure cristalline.L\u2019action sur les fibres collagènes de l\u2019eau chaude, des solutions alcalines, des sels ou des solvents organiques en général, produit une transformation caractéristique de celles-ci.Dans ces conditions, on a pu mettre en évidence une substance semblable à de la cire et dont les molécules sont orientées radiairement au sein des fibres collagènes des tissus pariétaux comme par exemple au niveau de l\u2019intestin (Clark et Schaad, 1936) ; une telle substance aurait une double fonction; de lubrification et de protection du collagène vis-à-vis des enzymes.Cependant, le collagène ne semble pas posséder uniquement une structure destinée à une fonction générale et passive de soutien; bien au contraire, on peut lui attribuer plusieurs fonctions spécifiques telles que l\u2019indiquent les observations faites (Clark, 1947) sur la constitution de l\u2019élastoïdine et de l\u2019ichtyocolle chez les poissons, celle de l\u2019élastine de la paroi vasculaire des vaisseaux sanguins, etc.L\u2019importance des quelques observations que nous venons de passer en revue est évidente, même si jusqu\u2019à présent, elle est restée surtout théorique.Cependant les méthodes récentes de 624 L'UNION MÉDICALE DU CANADA recherche que nous venons de rappeler plus haut laissent entrevoir la possibilité d\u2019applications pratiques et d\u2019interprétations plus exactes dans l\u2019étude de la structure moléculaire des tissus normaux et pathologiques.MODIFICATIONS PHYSICO-CHIMIQUES DU COLLAGÈNE ET LÉSIONS SCLÉRODERMIQUES L\u2019étude des propriétés physico-chimiques du collagène nous suggère des hypothèses nouvelles quant à l\u2019interprétation des altérations sclérodermiques.Les variations du pH tissulaire pourraient jouer un rôle pathogène.En effet, depuis longtemps déjà, la précipitation de sels de calcium au voisinage des glandes cutanées et des alvéoles pulmonaires avait été mise en rapport avec l\u2019activité fonctionnelle de ces organes; la sécrétion de la sueur et les échanges respiratoires produisant une utilisation de O2?et une libération de CO?qui entraînerait des variations du pH dans les tissus environnants.De même l\u2019hydrophilie tissulaire pourrait être considérée comme une des causes des altérations du collagène; et, bien que le problème de l\u2019influence des modifications métaboliques soit des plus complexes, il semble possible, tout au moins dans certains cas, de rattacher le premier stade des lésions sclérodermiques à une altération du métabolisme hydrique.L'hypothèse d\u2019une altération spécifique d\u2019un type déterminé de collagène pourrait aussi être invoquée et pourrait nous expliquer l\u2019inconstance et la variabilité de la participation des parois artérielles et des parois du tube digestif au processus sclérodermique.Ainsi l\u2019examen histologique de l\u2019æsophage dans certains cas de sclérodermie ne révèle aucun aspect pathologique caractéristique; or on sait que le plus souvent, dans cette affection, il existe des altérations fonctionnelles de l\u2019æsophage.En relation avec les lésions œsophagiennes fréquemment observées dans la sclérodermie, nous avons mis en évidence, dans notre Institut, grâce à l\u2019examen radio-kymographique, un comportement pathologique des parois de \u2014 BurretiN A.M.LFO.\u2014 Montréal, juin 1950 l\u2019æsophage, bien que l\u2019œsophagoscopie n\u2019indiquait, dans les mêmes conditions, aucun aspect anormal.L\u2019œsophagographie (méthode plé- thysmographique) mettait en évidence l\u2019inertie de l\u2019œsophage.Nous savons d\u2019autre part que les variations brusques et intenses de la température semblent influencer fortement la sclérodactylie, nous permettant aussi d\u2019envisager une action en- dommageante du froid et bienfaisante de la chaleur sur le collagène directement ou par l\u2019intermédiaire de la circulation sanguine.À côté de ces observations d\u2019ordre morphologique, il en est d\u2019autres qui ont une signification plus étroitement fonctionnelle.Ainsi, dans le cadre des études anatomiques et physiologiques, la « position » particulière des faisceaux collagènes mérite d\u2019être rappelée.En effet ces faisceaux forment un réseau apparemment désordonné mais qui en réalité constitue un système lamellaire ou lacunaire (lymphatique) qui doit être considéré comme l\u2019origine et la racine du système lymphatique proprement dit.La conception du vor-Niere de Vohlard peut trouver aussi une application dans la composition et dans le comportement de cette structure lacunaire dans laquelle s\u2019accumulent les produits métaboliques et au niveau de laquelle se déroulent, dans les deux sens, des échanges continuels entre le sang capillaire et la lymphe.C\u2019est pourquoi cet ensemble de lacunes, étroitement attaché au réseau circulatoire exercerait une influence capitale sur la vitalité de chacune des structures qui les délimitent et les entourent aussi bien que pour l\u2019ensemble qu\u2019elles constituent.En dernière analyse, ce système correspondrait à la totalité de l\u2019appareil collagène.L'intégrité anatomique d\u2019un tel système et son rendement fonctionnel sont étroitement dépendants et fonctionnellement conditionnés par l\u2019intégrité de la fonction capillaire qui peut également jouer un rôle pathogène non seulement primitif mais aussi secondaire, indirect et passif.L\u2019accumulation de substances toxiques endogènes et exogènes et, par la suite, leur élimi- BASSI: COLLAGÉNOPATHIE SCLÉRODERMIQUE 625 nation font partie des activités les plus connues et les plus importantes de la peau (Robert, 1949).Une élimination normale des métabolites à travers la lumière vasculaire implique la possibilité d\u2019échanges réciproques: tout d\u2019abord entre les cellules et les lacunes, ensuite entre celles-ci et les vaisseaux.Il est évident qu\u2019un dérèglement dans l\u2019élimination des métabolites toxiques peut représenter un facteur pathogène pour les éléments collagènes avec lesquels les métabolites continuent à rester en contact à l\u2019intérieur des espaces lacunaires.L\u2019intégrité morphologique et fonctionnelle du filtre vasculaire neutralise un autre facteur pathogène possible; c\u2019est-à-dire qu\u2019elle prévient le passage du sang vers les tissus et de certaines protides qui agiraient comme des substances exogènes.Le premier stade de certaines dermopathies peut donc être caractérisé par une altération de la perméabilité envers le sérum ou le plasma sanguin ou des constituants isolés de ceux-ci.La vasopathie peut précéder la dermopathie et les altérations successives peuvent être secondaires à ce mécanisme initial et pathologique de transudation plasmatique ou, pour mieux dire, de transudation de substances plasmatiques plus facilement diffusibles, comme les albumines et capables de produire dans le collagène des modifications importantes d\u2019origine physique, chimique ou structurelle.Les manchons périvasculaires, l\u2019état de re- plétion des espaces lacunaires (phénomènes qui, quoique de très courte durée, sont bien manifestes dans la phase initiale de la maladie) constituent un dommage mécanique qui se manifeste par une compression des petits vaisseaux sanguins créant surtout un sérieux dérangement fonctionnel; comme conséquence il se produit ce que l\u2019on peut appeler une asphyxie tissulaire provoquée par l\u2019action de blocage et d\u2019isolement qu\u2019exerce le transudat sur les éléments du derme.ALTÉRATIONS SCLÉRODERMIQUES DU COLLAGÈNE ET ALLERGIB Cependant les altérations initiales de la dermopathie ne sont pas toutes de nature physico-chimique.Elles dépendent aussi, en partie, d\u2019autres conditions encore plus graves, de caractère bio-pathologique.Nous voulons faire allusion à l\u2019inflammation séreuse dans le sens de la sérose Enzundung de Rôssle et de Eppin- ger, qui, dans ce cas, doit présenter des aspects non encore analysés mais dignes cependant de la plus grande considération.Le mécanisme plasmorragique primitif que l\u2019on peut supposer être à la base de la scléro- dermie et des dermopathies voisines répète, en ligne générale, quelques-uns des agents essentiels de l\u2019allergie; altération de la perméabilité vasculaire et réactivité variée des tissus.De nombreuses observations semblent le confirmer.Le fait même que la sclérodermie peut être considérée comme le résultat ultime de conditions pathologiques d\u2019un autre type (traumatismes physiques, psychiques ou émotionnels, agents physiques, infections de tout genre, rhumatisme, états hérédopathologiques, etc.) peut présenter un autre argument, si indirect soit-il, en faveur de la base allergique de la sclérodermie.Du reste nous savons que dans les manifestations produites par une réactivité altérée, les substances qui se libèrent au niveau des tissus et qui peuvent en déterminer les réactions caractéristiques ont un double mécanisme pathogène.Le premier est celui de la réaction anti- gène-anticorps (base de l\u2019allergie vraie) tel qu\u2019on peut le retrouver dans quelques cas, assez rares, de sclérodermie ou il est possible de démontrer une véritable étiologie allergique.L\u2019autre mécanisme comprend de nombreux agents pathogènes comme les trauma, les agents physiques, les endocrinopathies, les altérations du tonus végétatif, ete.ceux-ci sont les agents les plus fréquents et les plus communs dans l\u2019étiopathologie de la sclérodermie et des syndromes du même groupe.Dans chacun de ces deux phénomènes il se produit des altérations métaboliques consécutives à des conditions d\u2019anoxémie des tissus et d\u2019accumulation de ca- tabolites de différents types et de diverses activités qui reproduisent plus ou moins exacte- 626 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurents AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 ment les conditions pathologiques sus indiquées.En faveur de l\u2019hypothèse d\u2019un facteur allergique dans l\u2019étiologie de la sclérodermie, nous pouvons faire mention de l\u2019exemple fréquemment invoqué de l\u2019endocraniose (hyperergie chronique frontobasilaire de Lunedei, 1948) telle qu\u2019elle nous est révélée par la radiographie.Dans ce cas, la compression de la région hypophysaire et des centres neuro-végétatifs, souvent présente, peut être considérée aussi comme responsable du développement des symptômes sclérodermiques attribuables en l\u2019occurrence à une action du système nerveux ou à des altérations cynétiques des vaisseaux.RÔLE DES ALTÉRATIONS VASCULAIRES DANS L'ÉTIOLOGIE DES LÉSIONS SCLÉRODERMIQUES Les protéines plasmatiques elles-mêmes pourraient prendre part à des mécanismes d\u2019imbibition directe des fibres du derme.Cette hypothèse nous est suggérée par l\u2019existence des altérations morphologiques et fonctionnelles que nous venons de rappeler.En effet, les fibres collagènes montrent, dans les cas que nous avons observés, un aspect hypertrophié, homogénéisé, hyalin, avec des zones basophiles du derme; elles sont souvent complètement an- histes.(Figures 1 et 2) Fig.1.\u2014 Aspect de la peau à faible agrandissement dans un cas de sclérodermie.Dans le domaine de la clinique, le sclé- rœdème de Buscke, la première phase (œdé- ° mateuse) de la dermato-myosite et de la sclé- rodermie, offrent comme caractéristique commune la présence de liquide périvasculaire et interstitiel.L\u2019emploi de la radio-diffraction dans l\u2019étude de la composition de ce liquide et des phases successives de transformation physico-chimique du collagéne devrait nous permettre d\u2019individualiser les lésions spécifiques de ces affections.Plus difficile en sera, à notre avis, l\u2019étude chimique.Plus difficile encore en est l\u2019étude histologique à cause de la rétraction par suite de la fixation des tissus prélevés et la disparïtion inévitable des accumulations liquidiques interstitielles et du manque actuel de méthodes adéquates de coloration.Ces observations et notre connaissance de l\u2019aspect histologique des lésions sclérodermiques nous permettent d\u2019affirmer que l\u2019examen histologique ne représente pas un moyen d\u2019investigation indispensable dans l\u2019étude de la sclérodermie.Dans la phase du regonflement (et dans cette phase, l\u2019histologie nous donne des indications utiles) l\u2019on peut observer déjà une a'tération des vaisseaux; cette vasopathie présente des caractères assez voisins de ceux observés dans les premiers stades de la périartérite noueuse (Volini et Popper, 1948).En effet, à la désintégration de la structurè pariétale des vaisseaux, correspond un épanchement, autour des vais- Fig.2.\u2014 Le même à plus fort agrandissement.seaux et dans les espaces lacunaires, des substances plasmatiques que nous avons mentionnées plus haut.Celles-ci agiraient comme des BASSI: COLLAGÉNOPATHIE SCLÉRODERMIQUE substances étrangères et toxiques, soit sous forme de produits du métabolisme altéré soit sous forme de bactéries pathogènes; dans les deux cas, la lésion primitive se localise toujours au niveau du collagène.La transudation pathologique initiale (plasmorragie) est suivie d\u2019altérations des structures qui délimitent les espaces interstitiels, suivant les modalités que nous venons de résumer.Cependant, alors qu\u2019à la périphérie, les rapports entre tissus et système circulatoire semblent jouer un rôle prépondérant dans la pathogénèse initiale de la sclé- rodermie, il n\u2019en est pas de même en ce qui concerne l'influence des altérations circulatoires dans les vaisseaux de plus gros calibre.Une altération vasculaire ultérieure peut faire suite à la vasopathie initiale (origine de la plas- morragie) ou aux altérations hypertrophiques, fibreuses et sclérotiques qui caractérisent les phases successives de la sclérodermie.Une telle altération vasculaire peut être démontrée histologiquement par l\u2019examen biopsique; elle se caractérise par la réduction du calibre et du nombre des petits vaisseaux du derme mais n\u2019est cependant pas confirmée fonctionnelle- ment, comme on le voit lorsque l\u2019on recourt aux méthodes de photoplethysmographie.Le problème des altérations primitives vasculaires du derme dans la selérodermie constitue encore aujourd\u2019hui un sujet de controverse surtout en ce qui concerne le rôle de la réduction de la circulation dans la genèse de cette affection (théorie acroangiodistonique de la scléroder- mie et acrosclérose de Sellei).L\u2019étude de la photoplethysmographie digitale (étude exécutée sur plus de 20 patients atteints de sclé- rodermie) nous a indiqué que même dans des cas où les manifestations cliniques de la maladie sont bien évidentes, les altérations de la circulation des petites artères de la main peuvent parfois manquer; quand elles existent, elles sont généralement assez inconstantes et facilement réversibles.D\u2019autre part, de nombreux cas d\u2019hyposphygmie ou d\u2019absence complète de pulsation artérielle, n\u2019ont montré aucune lésion sclérodermique.Dans notre Institut, des- expériences actuellement en cours 627 sont basées sur l\u2019étude des petits vaisseaux et des capillaires cutanés selon la méthode de Pos- teli.Quelque soit l\u2019importance des altérations circulatoires sur l\u2019étiologie de la sclérodermie, il semble que ces altérations puissent agir aussi par d\u2019autres mécanismes différents de ceux, dynamiques, que nous venons de décrire.Il existe assurément des tableaux cliniques dans lesquels la lésion primitive est de nature physico-chimique, agissant d\u2019abord sur les protéines par l'intermédiaire exclusif d\u2019agents physiques (Wintrobe et Buell, 1933) ; ces agents doivent naturellement agir sur un terrain pathologiquement prédisposé.Hansen et Faber (1947) ont décrit un cas de maladie de Reynaud dont l\u2019origine ne devait pas être de nature vasculaire, mais pouvait être attribuée à la présence, dans le sang, d\u2019une globuline anormale capable de précipiter «in vivo» sous l\u2019action du froid avec formation d\u2019embolies artérielles; celles-ci étaient réversibles sous l\u2019action de la chaleur.Cette observation, malheureusement isolée, semble jeter une lumière nouvelle sur l\u2019étiologie de la sclérodermie.En effet, dans cette dernière affection, ce mécanisme pourrait revêtir une Importance plus considérable encore; il pourrait nous permettre d\u2019en interpréter plus clairement certains aspects surtout si nous tenons compte de l\u2019étroite relation entre les .basses températures et le début des altérations sclé- rodermiques.Nous connaissons d\u2019autre part la sensibilité au froid du tissu collagène.Ces observations sembleraient nous indiquer un mécanisme pathologique commun pour la maladie de Raynaud et la sclérodermie, mécanisme qui consisterait en un comportement particulier des protéines ou d\u2019une protéine vis-à-vis du froid (Bianchi, Giampalmo et Marmont, 1949).SYSTEME NERVEUX ET LESIONS SCLERODERMIQUES Nous connaissons l\u2019importance fondamentale du système nerveux dans le maintien des fonctions tissulaires normales.Cette influence nerveuse sur la genèse des altérations des tissus trouve son application dans l\u2019étude des phéno- 628 L'UNION MÉDICALE DU CANADA mènes qui caractérisent la plasmorragie pres- clérodermique, ainsi que dans les stades plus avancés de la sclérodermie.Les lésions des nerfs doivent toutefois être considérées comme secondaires à l\u2019induration de la peau.Dans le stade précoce de la maladie, les fibres nerveuses peuvent subir des altérations analogues à celles des fibres du derme.Cependant, l\u2019interprétation exclusivement nerveuse de l\u2019étiologie de la sclérodermie semble avoir été aujourd\u2019hui entièrement abandonnée.Toutefois, l\u2019influence de l\u2019innervation végétative ne peut être exclue.Et bien qu\u2019actuellement la sympathecto- mie comme moyen de traitement de la scléro- dermie ne soit plus pratiquée, il ne faut pas oublier que le bloc novocaïnique du sympathique peut nous fournir quelques données intéressantes sur la pathologie de cette affection.Les résultats obtenus grâce à cette méthode semblent nous indiquer que le rôle des stimuli neuro-végétatifs est limité aux premiers stades de la sclérodermie, c\u2019est-à-dire au stade du re- gonflement (et non pas de l\u2019ædème).D'autre part il est possible d\u2019obtenir, ainsi que nous l\u2019avons observé chez un de nos malades, une régression presque complète des symptômes, déjà quelques heures après la sympathectomie ; cette prompte régression des symptômes (accompagnée par des modifications du métabolisme et de la circulation) semble suggérer que l\u2019intervention agit surtout sur la composition chimique des tissus, plutôt que sur leur structure histologique.Une telle réversibilité des lésions sclérodermiques peut, du reste, s\u2019obtenir aussi en réalisant d\u2019autres conditions thérapeutiques et expérimentales; l\u2019on a employé ainsi de nombreux autres facteurs agissant directement sur la respiration, le métabolisme et le trophisme du collagène pour en augmenter le rendement chimio-biologique.Des conditions respiratoires et nutritives capables de modifier l\u2019état chimique des tissus ont été réalisées; il en est ainsi pour les enzymes, les hormones, surtout celles de la thyroïde et des glandes génitales, pour quelques vitamines, etc.Il est à noter que tous ces facteurs n\u2019agissent que transitoirement, d\u2019une façon inconstante et \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 toujours fugace.Il serait intéressant d\u2019appliquer les effets d\u2019une telle thérapie dans l\u2019étude de la roentgen-diffraction.Une autre observation intéressante au sujet des rapports entre échanges tissulaires, conditions circulatoires et innervation végétative, nous est fournie par l\u2019étude de la novocaïnisa- tion du ganglion étoilé; grâce à une telle intervention, il est possible d\u2019obtenir expérimentalement une régression des lésions sclérodermi- ques sans toutefois modifier le plethysmo- gramme.Chez quelques sujets, chez lesquels nous avons étudié l\u2019influence de l\u2019infiltration novocaïnique du ganglion étoilé, nous avons observé des modifications significatives du tracé photoplethysmographique; cependant, chez d\u2019autres sujets soumis au même traitement ces modifications manquaient complètement.Elles semblent être indépendantes du type, de l\u2019âge et de la gravité des lésions sclérodermiques.SCLÉRODERMIE ET PARATHYROÏDES Un autre facteur étiopathologique très important, décrit pour la première fois par Selye (1948) et confirmé successivement par Leriche, Jung et Syrreya (1935), est représenté par l\u2019influence des parathyroïdes sur le déterminisme de la sclérodermie (mais non du sclérædème de Buscke ni de la dermatomyosite).Nous avons répété les expériences de Selye, en nous mettant exactement dans les conditions expérimentales décrites par cet auteur; nous croyons cependant qu\u2019une partie au moins des lésions cutanées observées chez le rat après l\u2019administration de fortes doses d\u2019hormone parathyroïdienne peuvent être attribuées à des phénomènes non spécifiques (toxiques?) d\u2019ordre général et non pas exclusivement à une action spécifique de cette hormone.En effet il faut tenir compte des énormes doses d\u2019hormone parathyroïdienne (300 u.en deux jours) qui sont administrées à un animal (rat) de petite taille (poids moyen des animaux en expérience: 100 gm.).Les rats qui reçoivent un tel traitement montrent ainsi, quelques heures après le début de l\u2019expérience, des signes géné- BASSI: COLLAGÉNOPATHIE SCLÉRODERMIQUE raux de souffrance (diminution de la motilité, anorexie, perte rapide de poids) et, au niveau des poils et de la peau (particulièrement des oreilles et du museau) des altérations extrêmement graves mais qui ne sont pas caractéristiques de la sclérodermie.L'examen histologique ne nous révèle aucune altération digne d\u2019être rapportée au niveau de l\u2019épiderme.Dans le derme, et surtout dans les couches les plus profondes, nous avons observé (Figures 3 et 4) Fig.3.\u2014 Lésions cutanées chez le rat après injections de fortes doses d\u2019hormone parathyroïdienne.des altérations évidentes représentées par l\u2019épaississement, la condensation et l\u2019homogénéisation des faisceaux collagènes; ceux-ci sont en outre plus espacés les uns des autres que chez les animaux normaux et délimitent ainsi des espaces lacunaires apparemment vides.Nous avons noté de plus au niveau de ces faisceaux profonds une affinité plus grande pour les colorants acides.Nous n\u2019avons pu observer aucun déposition de sels de calcium ni d\u2019infiltrats parvicellulaires.Par contre les vaisseaux apparaissaient vides de sang et, surtout dans la couche subpapillaire, ils étaient collabés et, souvent, difficilement reconnaissables.Autour de ces vaisseaux, nous avons noté de modestes infiltrations périvasculaires.Les parois artérielles étaient légèrement hyalini- sées et acidophiles.En résumé: l\u2019examen histologique nous indique la présence de lésions de sclérose et d\u2019hyalinisation du derme, avec œdè- me interstitiel.Le tableau histologique que nous venons de décrire répète, de très près, 629 quelques-uns des principaux aspects du stade initial de la sclérodermie, c\u2019est-à-dire la transition de la phase plasmorragique à celle de la sclérose.Fig.4.\u2014 Le même à plus fort grossissement.La précipitation éventuelle des sels de calcium au niveau de la peau du rat après administration d\u2019hormone parathyroidienne ne doit pas être considérée comme un phénomène actif ; c\u2019est plutôt le résultat de l\u2019action bien connue d\u2019un métabolisme altéré sur un tissu en proie à des modifications de caractère régressif.Ainsi Selye a décrit les lésions cutanées observées chez le rat traité avec de fortes doses d\u2019hormone parathyroïdienne comme traversant trois phases successives: la phase aiguë de l\u2019ædème, celle de la nécrose du derme et enfin celle de la calcification.LA SCLÉRODERMIE DANS LE CADRE DU SYNDROME GÉNÉRAL D\u2019ADAPTATION Les résultats des expériences de Selye et leur 630 application à la pathologie humaine par Leri- che ont dominé, pendant quelque temps, la thérapie chirurgicale de la sclérodermie (parathy- roïdectomie ) sans toutefois donner les résultats favorables espérés.Cependant, malgré cet échec thérapeutique dans le traitement de la sclérodermie, il est impossible de ne pas faire mention du syndrome général d\u2019adaptation de Selye et de ne pas essayer d\u2019y intégrer plus ou moins étroitement les altérations sclérodermi- ques.En effet, dans le syndrome général d\u2019adaptation nous trouvons toute une série de manifestations telles que l\u2019allergie, l\u2019inflammation séreuse, l\u2019action du froid, l\u2019infection rhumatismale, la périartérite noueuse et de nombreux syndromes endocriniens qui ont assurément leur place aussi dans la sclérodermie.La théorie de l\u2019adaptation de Selye pourrait représenter un lien commun à toutes ces manifestations.Enfin, dans le premier stade du syndrome général d\u2019adaptation.C\u2019est-à-dire que dans la réaction d\u2019alarme, il y a une condition de transudation vers les espaces périvas- culaires et cellulaires qui ressemble beaucoup à des aspects analogues observés dans la phase de plasmorragie qui précède la selérodermie.Notre conception de la pathologie de l\u2019adaptation, exposée indépendamment de celle de Selye (Bassi, 1946) s\u2019efforce de mettre en relief, dans le cadre de la lutte entre l\u2019individu et le milieu qui l\u2019entoure, des agents qui ne sont pas pathogènes au sens étroit (mot « stress» de Selye) ainsi que toute variation, de si courte durée soit-elle, d\u2019un état vital à un autre.Ainsi, chez un animal adapté à la chaleur, suffit-il d\u2019un brusque déplacement, souvent assez rapide, de la température vers le froid pour produire des manifestations pathologiques.La même observation peut être faite au cours des variations de pression, du passage du froid vers la chaleur et ainsi de suite.La difficulté que présente le système neuro-végétatif à s\u2019adapter à ces variations et l'impossibilité pour les glandes endocrines (thyroïde, surrénales, etc.) de répondre adéquatement à des besoins accrus, peuvent être considérées comme le primum moyens de ce mécanisme.hypophyso-surréna- L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Briers AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 lien qui produit les modifications biochimiques caractéristiques de la pathologie de l\u2019adaptation.Dans cette conception plus large de l\u2019adaptabilité des organismes vivants l\u2019on peut faire rentrer facilement quelques-unes au moins des conditions étiopathologiques les plus fréquentes de la sclérodermie.Il est en effet à noter que Selye, dans son travail pourtant si complet sur le syndrome d'adaptation ne fait aucune mention des lésions sclérodermiques ni des altérations éventuelles de la peau au cours des trois phases de ce syndrome.Cela nous a semblé d\u2019autant plus singulier qu\u2019il a été démontré depuis longtemps déjà que la peau participe activement à toutes les modifications des conditions sécrétoires ct humorales qui sont à la base des manifestations cliniques qui caractérisent le syndrome d\u2019adaptation.C\u2019est seulement à propos de la production expérimentale des arthrites sous l'influence de l\u2019administration d\u2019hormones (acétate de déso- xycorticostérone) que Selye a rapproché les nodules sous-cutanés, caractéristiques des manifestations articulaires rhumatismales de l\u2019homme, des lésions analogues observées chez le rat; cependant chez ce dernier, les nodules auraient tendance à confluer et à former des infiltrats diffus dans le derme rappelant le stade prolifératif de la sclérodermie (Selye, Sylvester, Hall et Leblond, 1944).Ainsi la sclérodermie pourrait entrer dans le cadre du syndrome général d\u2019adaptation à côté de la fièvre rhumatismale et de la périartérite noueuse pour ne citer que deux conditions pathologiques qui, d\u2019après Selye, seraient très étroitement liées entre elles.Le concept de l\u2019allergie que nous avons discuté plus haut pourrait ainsi rentrer dans cette nouvelle catégorie de manifestations pathologiques.En effet, Selye lui-même (communication personnelle, 1949) semble considérer l\u2019ensemble des manifestations allergiques comme un facteur pathogène du syndrome d\u2019adaptation.Cependant, il n\u2019a pas encore été démontré \u2014 quoique la possibilité en ait été plusieurs fois envisagée \u2014 que les phénomènes de sensibilisation puissent re- BASSI: COLLAGÉNOPATHIE SCLÉRODERMIQUE produire l\u2019action d\u2019un excès de corticoïdes sur les tissus, surtout sur les vaisseaux et, dans notre cas, sur le conjonctif.Ce concept a été développé en détail dans une autre communication, aussi ne voulons- nous, dans le présent travail, que passer en revue rapidement quelques faits qui semblent confirmer les théories que nous venons d\u2019exposer.Ainsi il est bon de rappeler que dans les nombreux dosages pratiqués chez nos patients, les 17-kétostéroïdes ont montré, dans beaucoup de cas, des valeurs au-dessous de la normale, ce qui correspondrait aux observations faites par Selye dans un des stades de son syndrome.La théorie de Selye pourrait en outre nous expliquer deux conditions fréquemment observées chez les sclérodermiques: la réaction des glandes endocrines et la participation des viscères au processus d\u2019induration du collagène.Pratiquement depuis plus de 80 ans, toutes les glandes endocrines ont été mises en cause dans l\u2019étiologie des manifestations scléroder- miques.Ont été invoquées-le plus fréquemment, la thyroïde, la surrénale, l\u2019ovaire tandis que l\u2019hypophyse, le thymus et le testicule ne sembleraient jouer qu\u2019un rôle secondaire.Mais, en vérité, l'examen de la littérature, depuis les premières descriptions (1870) de la scléroder- mie ne nous donne que très peu de faits nous permettant de juger l\u2019importance des facteurs endocriniens.En ce qui concerne la thyroïde, qui est certainement la glande qui a été le plus souvent mise en cause, des conditions étiologiques et pathologiques complètement opposées ont été invoquées: hyperfonction (allant jusqu\u2019au Basedow) et hypofonction (allant jusqu\u2019au myxœdème).L'influence des surrénales a été aussi suggérée pour expliquer la pigmentation qui souvent accompagne les lésions sclé- rodermiques.Cependant, les rapports d\u2019autopsie \u2014 très rares malheureusement \u2014 montrent souvent des glandes endocrines complètement normales et dans quelques cas même nettement hyperplasiques.La mise en cause de l\u2019ovaire dans l\u2019étiologie de la sclérodermie serait due au fait que cette affection se retrouve plus souvent dans le sexe 631 féminin et qu\u2019elle apparaît surtout chez des su- Jets atteints de dysfonctions sexuelles ou à la ménopause.Dans ces conditions encore mal définies et que d\u2019autres auteurs ont amplement décrites et critiquées, on à avancé de nombreuses hypothèses mais celle de Selye semble pouvoir justifier le comportement fonctionnel aussi bien que la structure anatomique des glandes endocrines qui varient dans des directions opposées selon les phases du syndrome d\u2019adaptation dans lesquelles elles se trouvent.Ainsi, en ce qui concerne la thyroïde, nous assistons à une hy- pofonction initiale suivie de l\u2019hyperfonction de la phase de résistance.Le rôle des surrénales est plus complexe et plus important encore au cours du syndrome d\u2019adaptation.Dans les deux premières phases il existe une hyperfonction de ces glandes tandis que dans la phase d\u2019épuisement, on assiste à une diminution de leur activité.Dans la sclérodermie, ce dernier stade pourrait correspondre à la phase terminale de la maladie, difficilement régressible et présentant une élimination réduite des 17-ketostéroïdes.De même, l\u2019hypo- fonction des gonades \u2014 allant parfois jusqu\u2019à l\u2019atrophie complète, toujours présente dans la sclérodermie, représente un des aspects endocriniens du syndrome général d\u2019adaptation.De ces observations, il faut rapprocher le problème de la participation des viscères au phénomène sclérodermique.Cependant un examen minutieux de la littérature de même que notre collection de cas déjà considérable, semblent démontrer qu\u2019il n\u2019existe pas une généralisation constante et obligatoire des lésions scléroder- miques viscérales; celles-ci, du reste, ne présentent que bien rarement un intérêt clinique; les observations autopsiques confirment l\u2019inconstance des lésions pathologiques viscérales dans la sclérodermie.En effet, il est naturel que la sclérodermie, affectant le tissu collagéne en général, puisse frapper toutes les régions où il y à du collagène.Mais ceci n\u2019est pas obligatoire.Les observations que nous venons de rapporter plus haut 632 tendent à prouver que la peau est certainement le siège le plus fréquent sinon le seul de la sclé- rodermie.Nous ne nous croyons donc pas autorisés à classifier la sclérodermie parmi les maladies systémiques même si elle doit être considérée comme une affection d\u2019un syndrome déterminé (collagène).Un exemple de la participation inconstante du système collagène tout entier aux altérations sclérodermiques est représenté par les cas de sclérodermie circonscrite, c\u2019est-à-dire limitée à quelques districts cutanés, parfois selon une distribution constante et ordonnée, mais bien plus souvent, d\u2019une façon irrégulière et sans topographie fixe.Dans ces cas, dans lesquels peuvent coexister tous les aspects morphologiques de la scléro- dermie circonscrite (ponctiforme, en bandeau, en plaques.) les lésions viscérales sont très rares.Le mécanisme pathogénétique de la sclé- rodermie circonscrite semble être le même que celui des formes généralisées.De même, il existe une similitude d'aspect entre la pathogé- nèse de la selérodermie cutanée et viscérale.La participation plus précoce et étendue de la peau aux manifestations selérodermiques doit être attribuée à des facteurs qui ne sont pas pathogéniques mais qui sont étiologiques, et auxquels les téguments sont plus souvent exposés.La structure pathologique des viscères dans la sclérodermie n\u2019a été étudiée que d\u2019une façon incomplète et partielle, sans recherche vraiment systématique.Goetz (1945) nous en décrit minutieusement un cas.L\u2019examen du rein, chez bon nombre de patients, nous montre dans le rein des lésions semblables à celles de la néphropathie d\u2019adaptation déjà décrite dans notre Institut (Bassi 1946) et bien étudiée par Selye (hyalinose glomérulaire, hypertrophie marquée de l\u2019intima de presque tous les petits Vaisseaux).À l\u2019examen histologique les grosses artères sont normales, l\u2019aorte comprise (exception faite pour l\u2019artère radiale dans le cas dé- erit par Goetz).Dans les artères de plus petit calibre, on observe des altérations au niveau des trois tuniques avec soit un dépôt de maté- L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buieny AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 riel acellulaire « fibrinoide », soit de la dégénérescence mésenchimateuse ou mucoide, soit un aspect trés voisin de celui de la péri-artérite noueuse.Cette observation anatomopatholo- gique de méme que la néphropathie « d\u2019adaptation » expérimentalement reproduite par Se- lye pourrait être considérée comme le trait d'union anatomique et pathologique entre le syndrome d\u2019adaptation et la sclérodermie.La nature non-spécifique des altérations anatomiques viscérales de la sclérodermie est encore démontrée par l\u2019étude histologique du cœur (Figure 5) chez un de nos patients chez lequel Fig.5.\u2014 Aspect du cœur dans un cas de scléroder- mie.les espaces interstitiels lymphatiques étaient dilatés, et chez lequel il y avait un décollage du sarcolemme.Cet ensemble de lésions vaseu- laires et conjonctivales représente la base ana- tomofonctionnelle de la sclérodermie.Ces manifestations sont semblables aux conditions réalisées par la plasmorragie, observées au niveau de la peau et elles sont responsables de toutes les transformations successives physiques, chimiques et physico-chimiques du collagène.RÉSUMÉ 1) L\u2019étude de la composition du collagène suggère que la sclérodermie \u2014 tout au moins dans ses premiers stades \u2014 consiste en une modification chimique du collagène.Le passage d\u2019un état chimique à un autre (du sol au BASSI: COLLAGÉNOPATHIE SCLÉRODERMIQUE gel et vice versa) est, comme on le sait, réversible dans une certaine mesure.Et cette réversibilité pourrait nous expliquer la régression rapide des symptômes sclérodermiques au cours des premiers stades de la maladie.2) La modification chimique du collagène peut être provoquée par des altérations du métabolisme (altérations respiratoires ou trophiques) ; celles-ci seraient dues à l\u2019envahissement des espaces interstitiels entre les fibres collagènes par des substances plasmatiques passant des vaisseaux aux espaces lacunaires.Ces substances forment ainsi des manchons périvaseu- laires et remplissent les espaces lacunaires.Cette plasmorragie joue un rôle essentiel dans la pathogénèse de la sclérodermie.Elle se rattache à l\u2019inflammation séreuse et à l\u2019allergie avec lesquelles cependant elle ne doit pas être confondue.Mais ce processus plasmorragique éclaire d\u2019une lumière nouvelle la participation des vaisseaux à la pathogénèse de la scléroder- mie., 3) Cependant la photoplethysmographie appliquée à l\u2019étude de la sclérodermie démontre que la participation des vaisseaux cutanés aux manifestations sclérodermiques présente de grandes variations.De plus, lorsque ces altérations plethysmographiques existent, elles peuvent facilement être modifiées par l\u2019action de la chaleur ou du froid de même que par l'infiltration novocaïnique du ganglion étoilé.4) Le facteur allergique dans la scléroder- mie, sous de nombreux aspects assimilables à une condition rhumatismale, est confirmé par la présence constante d\u2019une inflammation fron- to-basilaire hyperergique ou endocraniose fron- to-basilaire.5) Parmi les lésions anatomo-pathologiques, à côté de certaines altérations spécifiques du rein, il existe au niveau du cœur des altérations plasmorragiques périvasculaires et in- terstitielles en rapport avec des lésions du collagène.6) L'étude du radio-kymogramme de l\u2019æso- rhage et de l\u2019æsophagographie décèle l\u2019existence d\u2019une inertie motrice de cet organe sans 633 que toutefois l\u2019œsophagoscopie ne démontre simultanément de manifestations objectives.7) Il existe une ressemblance étroite entre ces lésions anatomopathologiques sclérodermi- ques observées au niveau de la peau, des vaisseaux et des viscères (surtout au niveau du cœur et du rein) et les lésions analogues que l\u2019on retrouve au cours du syndrome général d\u2019adaptation.Le taux d\u2019élimination des corti- coïdes, le comportement fonctionnel et le tableau anatomo-pathologique offerts par la thyroïde, les gonades et les surrénales confirment cette hypothèse.Summary 1) The study of collagen composition suggests that the scleroderma \u2014 at least in its first stages \u2014 is due to a chemical modification of the collagen.The transition from one chemical state to another (from the sol to the gel and inversely) is reversible, as we know, within certain limits.And this reversibility could explain the rapid regression of the sclerodermic symptoms in the first stages of this disease.2) The chemical modifications of the collagen can be produced by a metabolic derangement of a respiratory or nutritional nature; this derangement could result from the infiltration of plasmatic material into the interstitial spaces.This material could form, in this way, a perivascular sheet and could fill the lacunar spaces.This plasmatic transudation plays an essential rôle in the pathogenesis of the scleroderma.It is related to serous inflammation and to allergy with which it must not be confused.However, this plasmatic trans- udation gives a new interpretation to the participation of the vessels in the pathogenesis of scleroderma.3) The participation of the cutaneous vessels to the sclerodermic manifestations undergoes great variations as shown by photoplethysmographic methods.Furthermore, when present, these alterations can be easily modified by the action of cold or heat or novocainic infiltration of the ganglia stellatum.4) The allergic factor in scleroderma similar in many aspects to rheumatic conditions is confirmed by the presence of a fronto-basilar inflammation or from to basilar phlogosis.5) Besides some specific alterations of the kidney, the anatomo-pathologic examination shows alterations of the heart which are characterized by perivascular and interstitial collagen lesions.6) The radiokymogram of the oesophagus and the oesophagography showed a motor inertia, while the 634 oesophagoscopy did not show any objective manifestation.7) There is a close relationship between the an- atomo-pathologic alterations observed in scleroderma in the skin, the vessels and the viscera (especially the heart and the kidney) and the analogous lesions described in the general adaptation syndrome.The corticoid excretion, the functional and anatomo- pathologic alterations of the thyroid, gonads and adrenals confirm this hypothesis.BIBLIOGRAPHIE G.BASSI: « Nefropatie postipogee da adattamento.» Il Policlinico (Sez.Prat.), 53: 656, 1946.G.L.CLARK: «Rontgen Rays: Analysis of Ultimate Structures of Living Materials.» In Glasser O.: Medical Physics, page 1835.Edit.The Year Book Publ.Inc.Chicago, 1947.CLARK et J.A.SCHAAD: «X-Ray diffraction Studies of Tendon and Intestinal Wall Collagen.» Radiology, 27: 339, 1936.CLARK, PARKER, J.A.SCHAAD et WARNER: « New Measurements of previously unknown large Interplanar Spacings in natural Materials.» J.Amer.Chem.Soc., 57: 1509, 1935.V.BIANCHI, A.GTAMPALMO et A.MARMONT: « Contributo alla conoscenza della gelificazione plasmatica «a frigore » e della plasmocitosi aleu- cemica con emogelificazione (gel=plasmocitoma- tosi).» Minerva Medica, 60: 101, 1949.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buriemx AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 R.H.GOETZ: « The pathology of Progressive Systemic Sclerosis.» Clin.Proceed., 4: 337, 1945.P.¥.HANSEN et M.FABER: «Raynaud\u2019s Syndrome originating from reversible precipitation of protein.» Acta Med.Scandinav.1: 129, 81, 1947.R.LERICHE, JUNG et C.SYRREYA: «Ls peau dans l\u2019hyperparathyroïdisme expérimental.» La Presse Médicale, 43: 777, 1935.A.LUNEDEI: « Sulle Flogosi croniche fronto-ba- silari iperergiche.» Riv.di Clinica Medica, 81, 1948.P.ROBERT: «Le rôle de la peau en pathologie générale.» Schweiz.Med.Wchschr., 79: 309, 1949.H.SELYE: Textbook of Endocrinology.Ed.Acta Endocrinologica.Université de Montréal, Canada, 1948, pages 557 et 837 et segg.H.SELYE, O.SYLVESTER, C.E.HALL et C.P.LEBLOND: « Hormonal Production of Arthritis.» J.A.M.A, 124: 201, 1944.I.VOLINI et H.POPPER: « Periarteritis Nodosa.» Clinical History Med.Clin.North America, 32: 161, 1948.M.M.WINTROBE et M.W.BUELL: « Hyper- globulinemia associated with multiple myeloma, with report of a case in which an extraordinary hyperproteinemia was associated with thrombosis of the retinal veins and symptoms suggesting Raynaud\u2019s disease.» Bull.J.Hopkins Hospital, 52: 156, 1933. CANCER \u2014 1928-1948\" Paul-M.LARIVIERE, Pédiatre à l\u2019hôpital Sainte-Justine Il me fait plaisir, en tant que représentant du groupe de Sainte-Justine, d\u2019apporter notre contribution dans ce symposium général sur le cancer.Comme pédiatres et consultants en pédiatrie, nous vous rapporterons des faits relevant de l\u2019observation de 20 années de cancer chez l\u2019enfant, à l\u2019hôpital Ste-Justine, soit de 1928- 1948.Nous n\u2019avons pu pousser cette étude d\u2019une façon aussi détaillée que nous l\u2019eussions voulu, car il aurait fallu 2 ou 3 mois de plus de préparation, ceci surtout au point de vue «follow up ».Il nous aurait alors fallu aller faire enquête dans chaque famille après l\u2019avoir retrouvée.Nous nous en tiendrons donc à l\u2019observation personnelle et au relevé des dossiers.J\u2019aimerais tout d\u2019abord vous dire que tous les cas rapportés ont été contrôlés positivement par l\u2019autopsie ou la biopsie; nous avons volontairement écarté les cas qui ne l\u2019ont pas été.Ceci change nécessairement nos statistiques à tout point de vue; mais le même problème se pose un peu pour toutes les compilations et en particulier pour le cancer, car souvent à ce seul mot de cancer, les parents préfèrent ramener leur enfant à domicile et attendre les événements; on perd ainsi la trace de plusieurs cas.Nous avons aussi éliminé, dans notre étude, les maladies de type leucémique et la maladie de Hodgkin pour nous en tenir au néoplasme proprement dit de type tumoral; je (Montréal).crois que c\u2019est l\u2019idée générale des symposiums qui vous sont présentés au cours de ce congrès.* * :k Si nous passons maintenant au point de vue clinique, le pédiatre, tout comme l\u2019interniste, se sent passablement isolé et perdu devant un cas de cancer réel ou possible, ceci tant au point de vue diagnostic qu\u2019au point de vue traitement.Il doit de toute nécessité avoir recours à divers consultants; en somme c\u2019est le travail d\u2019équipe qui doit s\u2019organiser.HÉRÉDITÉ Les opinions varient beaucoup pour ce qui est de l\u2019influence héréditaire dans le cancer infantile et les compilations n\u2019ont pu apporter de solution à cette question.Cependant Dar- gean observe « qu\u2019en général il semble que la majorité des tumeurs de l\u2019enfant sont congénitales plutôt qu\u2019héréditaires.» INCIDENCE Le cancer est certes une maladie plutôt rare chez l\u2019enfant si nous considérons son pourcentage par rapport à la morbidité générale; mais sil nous en observons le pourcentage par rapport au taux de mortalité générale, il se trouve par ce fait multiplié singulièrement, ceci chez nous en dépit de nombre de cas qui, comme je l\u2019ai mentionné auparavant, sont sortis sans congé ou avec congé forcé qui auraient gonflé la statistique d\u2019autant.Mentionnons quelques chiffres pour illustrer ce point: 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 % Morbidité: 01 01 01 005 007 005 005 01 06 0,09 % Mortalité: 07 07 13 05 07 08 06 12 06 09 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 Général 0,04 001 004 006 01 002 01 006 005 004 0,064 05 02 06 1 17 03 18 11 1 09 0855 ie.13,4 de la mortalité générale.1.Communication au Congrès de l\u2019A.M.L.F.C, Ottawa-Hull, septembre 1948. 636 Comme on peut le voir, le cancer n\u2019est certes pas une quantité négligeable.Passons maintenant à la distribution de nos cas de 1928-38 que je comparerai à celle de Ritvo et Houghton, de Boston 1915-39 et du « Memorial Hospital », New-York 1930-1938.Sainte- Boston Memorial Justine Hospital Hospital Intra-cranien 17 23 37 Yeux et orbites 10 4 37 Reins et voies urinaires 18 13 17 Surrénales 6 2 41 Os 13 11 79 Tissus mous 7 6 Gastro-intestinal 0 2 Poumons 1 1 Machoire 2 1 Foie 3 0 T.lymphoide 5 1 33 Génital 4 0 6 Parotide 0 1 Thymus 0 1 Mésentérique 0 1 Diffus 1 Peau et muqueuse 1948 (incomplète) 4 5 Total 93 72 213 Pour ce qui est du type histologique, je laisserai ce soin au Dr Martin, à qui, soit dit en passant, nous devons beaucoup pour le travail qu\u2019il a accompli dans cette compilation, et je passerai immédiatement à l\u2019étude clinique.Un fait domine dans cette étude ou plutôt deux, dont l\u2019un découle de l\u2019autre: 1° d\u2019une façon générale le néoplasme chez l\u2019enfant évolue rapidement, et 2° nous voyons ordinairement, pour ne pas dire presque toujours, le patient quand la maladie est à un stage trop avancé.La symptomatologie précoce est assez vague en raison du pouvoir qu\u2019a le cancer d\u2019envahir n'importe quel tissu et à n\u2019importe quel niveau; elle se précisera quelque peu quand celui-ci aura atteint un développement suffisant pour nous donner des symptômes secondaires indirects.Ce qui domine parmi ces symptômes c\u2019est: la tuméfaction, la compression, la douleur.D\u2019après Dargean, il ne faut pas trop se fier à l\u2019anorexie, l\u2019asthénie, la ca- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 chexie, car ces signes représentent plus l\u2019exception que la règle dans le cancer infantile.En ce qui nous concerne voici la distribution des symptômes dominants: 1.\u2014 Tuméfaction 50 sur 93 2.\u2014 Compression 29 3.\u2014 Douleur 15 4.\u2014 Asthénie et cachexie 13 5.\u2014 Puberté précoce 2 (1 ovarien, 1 hypothalamique) Il va sans dire que les symptômes de compression se manifestent de façons bien différentes selon leur localisation: Votes resp.sup: Dyspnée, Dysphagie, tirage.Abdomen: Vomissements, constipation.Dyspnée diaphragmatique.Troubles urinaires.(Edéme des membres inférieurs.Signes neurologiques.Hypertension intra-crânien- ne.Exophtalmie, mydriase.Cerveau: (Fl: La tuméfaction ne peut être recherchée, il va sans dire, dans les tumeurs intra-crânien- nes; mais dans les autres localisations elle se trouve si elle est recherchée avec attention par un examen minutieux.La douleur doit être analysée avec détail, surtout pour ce qui est des os, car un sarcome au début peut très bien passer inaperçu et être étiqueté soit arthrite banale, soit douleur de croissance, soit rhumatisme.Si nous attendons dans ce cas la tuméfaction palpable ou visible, il est malheureusement un peu tard.Quant aux signes de l\u2019atteinte générale, comme je viens de le dire, il ne faut pas trop s\u2019y fier au début.Il est évident qu\u2019à la période avancée, ils y sont tous.LABORATOIRE Celui-ci, malheureusement, ne peut nous apporter de solution positive comme il le fait dans plusieurs autres processus pathologiques.Il ne faut cependant pas l\u2019ignorer, car il peut compléter et diriger le travail diagnostique. LARIVIÈRE: CANCER L\u2019étude du sang peut aider dans les formes lymphoïdes: (allure de leucémie aleucémique) dans les métastases osseuses (moelle leucémique avec sang périphérique non leucémique).De plus il aide à surveiller et à parer aux effets de la radiothérapie.L\u2019étude du métabolisme calcique peut donner quelques renseignements dans les néoplasmes osseux, mais n\u2019a rien de spécifique: la calcémie, phosphatémie, et la phosphatase alcaline aident à éliminer l\u2019hyperparathyroiï- die.Pour ce qui est de la phosphatase acide, elle est surtout utile pour déceler les métastases carcinomateuses du sein, poumon, prostate (très rares chez l\u2019enfant) et du rein.MÉTABOLISME PROTÉINIQUE Le Bence-Jones n\u2019a rien de constant dans le myélome.En ce qui nous concerne il a été retrouvé à Ste-Justine dans l\u2019urine de patients qui ne souffraient aucunement de néoplasme.Shallow, Thomas et autres le trouvent dans moins de 40% de leurs cas.Par contre ils trouvent l\u2019hyperprotéinémie due à la fraction globulaire dans plus de 60% de ces mêmes cas.MÉTABOLISME GÉNÉRAL Topper trouve un métabolisme basal de \u2014 3 à \u2014 21 dans les tumeurs du cerveau malignes, et de 4-27 a + 59 dans les tumeurs malignes ailleurs, augmentation qui serait fournie par le métabolisme cellulaire de la tumeur elle-même.N.B.\u2014 Ne pas oublier que le M.B.peut varier beaucoup chez l\u2019enfant normal.Les rayons X sont une aide indispensable dans tous les cas comme ils sont un complément indispensable aussi dans la conduite du traitement.Il ne faut pas oublier le laboratoire d\u2019anatomie pathologique qui vient poser le point final dans le diagnostic et, pour ce faire, il ne faut pas hésiter à avoir recours à la biopsie 637 soit par excision soit par aspiration, cette dernière étant moins traumatisante.Je ne parlerai pas de la conduite du traitement ni du pronostic dans les différentes formes et dans les diverses localisations; je laisserai à nos consultants en pédiatrie la tâche de développer cette partie.Je me contenterai de mentionner que la survie chez quelques cas avec « follow up » varie entre 1 mois et 2 ans (1 cas a survéeu 6 ans).Nous sommes encore loin des survies moyennes de 6 et 7 ans rapportées à Boston et à New-York, mais nous essaierons d\u2019aller de l\u2019avant.En conclusion à ces quelques observations vues & vol d'oiseau, il faut faire ressortir quelques points dominants: 1er point \u2014 Gravité extrême du cancer avec un taux de mortalité effarant; deux facteurs qui nous font considérer la lutte comme perdue d\u2019avance, mais 2ème point \u2014 il ne faut pas oublier que quelques formes de néoplasmes infantiles sont susceptibles, théoriquement de guérison, si 8ème point \u2014 le diagnostic est établi d\u2019une façon très précoce; et pour ce faire il faut, 4ème point \u2014 de toute nécessité, avoir recours à un travail d\u2019équipe bien organisé où chaque consultant a son importance particulière.: BIBLIOGRAPHIE HOLT et McINTOSH: Diseases of infancy and childhood.RITVO, HOUGHTON et autres: « Cancer in childhood.» Radiology, 39: 278, 1942.HENFIELD: «Cancer in the young.» Radiology, 18: 1063, 1932.SHALLOW et autres: «Primary sarcoma of bone.» Penn.Med.J., 50: 233, 1946.TUPPER: «Cancer in children.» A.J.D.C., 74: 669 (déc.) 1947. RECUEIL DE FAITS ©-&- ++ EXOPHTALMIE Jean LAPOINTE et Fernand CROISETIÈRE, Hôpital Sainte-Justine (Montréal).A \u2014 DÉFINITION ET FACTEURS ANATOMIQUES L\u2019exophtalmie est une saillie en avant du globe oculaire; c\u2019est un syndrome qui se rencontre dans.des affections diverses et multiples et dont le diagnostic différentiel est souvent très difficile.Il faut d\u2019abord s\u2019assurer qu\u2019on est bien en présence d\u2019exophtalmie et non d\u2019augmentation de volume du globe, d\u2019une hydroph- talmie ou de pseudo-exophtalmie causée par une grandeur anormale de la fente palpébrale, soit à la suite de paralysie faciale ou de rétraction cicatricielle par brûlure.Terson recommande dans ces cas de placer une source lumineuse au-dessus du front du côté de l\u2019exophtalmie pour mettre en évidence une très légère saillie du bord des cils.Le globe oculaire est maintenu dans l\u2019orbite, comme l\u2019explique Therrien dans son précis, par des muscles rétracteurs et protracteurs qui l\u2019enserrent à la manière d\u2019une sangle et maintiennent son équilibre.: Avant d\u2019aborder toute classification des exophtalmies, il faut penser que le changement de position de l\u2019œil peut être influencé par la largeur de la fente palpébrale, par l\u2019abondance du tissu graisseux, par l\u2019attitude de la tête, par l\u2019état de la circulation orbitaire et par la respiration.Les excitations et les paralysies sympathiques peuvent jouer aussi un certain rôle.Il faut également tenir compte des asymétries crâniennes, de celles des parties molles et des différences considérables de dimension des veux.À moins d\u2019une exophtalmie manifeste et indiscutable, il peut être souvent difficile de se prononcer sur une protusion pathologique du globe oculaire; y a-t-il vraiment protusion ou simplement modification de forme ou de tonus?L\u2019exophtalmie peut être oblique ou directe.B \u2014 ÉTIOLOGIE Les causes de l\u2019exophtalmie sont variables et le diagnostic causal ne s\u2019avère pas toujours facile; elle peuvent être d\u2019ordre local ou symétrique.Les causes d\u2019ordre symétrique sont certainement les plus difficiles à déceler et un clinicien averti aura en l\u2019occurence le loisir de revoir les divers chapitres de la pathologie tumorale, endocrinienne, hématologique, vasculaire, inflammatoire et même allergique.Nous nous bornerons à une classification générale suffisante pour nous aider au diagnostic différentiel.| I \u2014 Les tumeurs qui peuvent causer l\u2019exophtalmie sont d\u2019origine osseuse, musculaire, nerveuse, conjonctivale, graisseuse ou vasculaire; en un mot, tous les tissus contenus dans l\u2019orbite ou dans son voisinage peuvent donner naissance à ces tumeurs; elles sont tantôt bénignes.telles les myomes, les nævi vasculaires, les kystes, les exostoses; tantôt malignes, telles les sarcomes, les ostéo-sarcomes, les épithéliomes.ete.Une autre maladie, celle de Mikulicz.prend un caractère spécial qui se manifeste par une tuméfication bilatérale des glandes lacrymales, en même temps que de la parotide et des autres glandes salivaires.Les tumeurs de l\u2019orbite peuvent évoluer rapidement ou lentement selon leur nature parti- culiére, le déplacement du globe en avant ou de côté n\u2019arrive que lorsque la tumeur a atteint le volume du globe oculaire lui-même.I] faut toujours penser aussi que les tumeurs de l\u2019orbite ne sont souvent que des expansions d\u2019autres masses tumorales intra-crâniennes.telles les endothéliomes, les hémangiomes, etc.: dans tout acte chirurgical, il faut ouvrir large- LAPOINTE er CROISETIERE: EXOPHTALMIE ment en vue d'enlever complètement ces tumeurs et leurs expansions.De 1907 à 1947, à la Clinique Mayo, 3 190 patients furent traités pour tumeurs de l\u2019œil ou des annexes ou des deux à la fois; 740 patients souffraient de tumeurs de l\u2019orbite de trente-trois types différents.Sur 48 cas opérés de 1933 à 1947, 28 tumeurs étaient intra-orbi- taires et 18 avaient une expansion crânienne, 3 envahissaient l\u2019os environnant et 1 seule montrait une expansion vers le nez.Le diagnostic différentiel entre les tumeurs intra-orbitaires et les tumeurs intra-crâniennes est de grande importance en vue de choisir le mode opératoire qui convienne; plusieurs nous sont offerts, tels la radiographie du crâne, de l'orbite ou du foramen optique, la biopsie aspi- ratrice, la biopsie chirurgicale et les injections rétrobulbaires d\u2019air et même la pneumo-encé- phalographie.Mais une nouvelle méthode s\u2019offre à nous par l\u2019angiographie cérébrale.On injecte du thoro- trast ou de l\u2019iodure de sodium ou autres substances semblables dans l\u2019artère carotide commune, soit en traversant la peau ou en disséquant les plans adjacents; l\u2019angiographie nous indique la localisation de la tumeur.Voici un cas d\u2019exophtalmie d\u2019origine tumorale.Observation 1.Enfant de 4 ans, de sexe masculin, admis le 2 septembre 1938 et sorti le 9 décembre 1938, apparemment guéri de sarcome du globe oculaire gauche sans complications immédiates.Antécédents héréditaires: Mère: 30 ans, bonne santé, 8 grossesses, 2 fausses couches, enceinte de 7 mois.Père: 34 ans, bonne santé.Enfants: 5 vivants.Maladie actuelle: Début le 29 août par un gonflement.L'enfant se présente pour exophtalmie du globe oculaire gauche.Depuis huit Jours, les parents remarquaient que l\u2019œil gauche semblait plus gros et que de jour en jour le gonflement des paupières augmentait graduel- 639 lement sans que l'enfant en fut incommodé; aucune douleur et pas de diminution de l\u2019acuité visuelle.Cependant, l\u2019enfant paraissait très nerveux, impatient et très coléreux.Antécédents personnels: C\u2019est un enfant né à terme, normal, pesant 9 livres et en bonne santé depuis la naissance, n\u2019ayant eu que la rougeole et la coqueluche.Il a été vacciné pour la variole mais n\u2019a pas reçu de B.C.G.ni d\u2019a- natoxine.Examen médical: Thorax: Cœur: souffle systolique, surtout prédominant au foyer mitral et s\u2019irradiant vers l\u2019aisselle gauche.Poumons: aucun râle ni matité.Abdomen: souple, aucune douleur à la pression et palpation.: Membres: rien d\u2019anormal.Examen O.R.L.: Fosses nasales: végétations adénoïdes hypertrophiées; Pharynx: amygdalite chronique; Larynx: examen négatif; Sinus: normaux; Oreilles: pas de modifications otoscopiques.Examen oculaire: L\u2019acuité visuelle, les réflexes pupillaires, la tension oculaire et le fond de l\u2019œil sont normaux.On note une légère exophtalmie oblique externe de l\u2019œil gauche.Nous étions en présence d\u2019une exophtalmie non inflammatoire et nous pouvions éliminer la sinusite, la cellulite ou le phlegmon orbitaire.Quoiqu'il en soit, nous devions demander au laboratoire les renseignements qu\u2019il pouvait nous fournir pour compléter et préciser notre diagnostic. 640 Examen de laboratoire: Radiographie pulmonaire: La radiographie ne montre pas de signes évidents de pathologie pulmonaire (Dr L.-A.Gagnier).Radiographie de l\u2019orbite: Pas de pathologie osseuse, ni d\u2019image de sinusite.On note des signes légers d\u2019hypertension intra-crânienne (Dr L.-A.Gagnier).Liquide céphalo-rachidien: Le liquide est légèrement trouble, 0,15 albumine, 1,10 sucre, 7,31 chlorures, 1 cellule.Pas de pus ni bactéries.Réaction de Meyer positive (Dr N.-R.Bouziane).Analyse d\u2019urine: normale.Bordet-Wassermann: négatif.Glycémie: 1 gramme au litre.Analyse sécrétions nez et gorge: négative.Rapport neurologique: (Dr Jean Saucier).« Il n\u2019existe pas de signes de compression intracrânienne.Il semble qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une tumeur de l\u2019orbite.» .Evolution: En présence des signes cliniques mentionnés, de l\u2019exophtalmie oblique et étant donné l\u2019absence de signes inflammatoires et ne pouvant rattacher apparemment cette lésion locale à une maladie générale telle que la syphilis, la tuberculose, le diabète, le rhumatisme ou toute affection glandulaire, ne pouvant pratiquement appliquer aucun traitement médical préventif ou curatif et ayant bien déjà l\u2019impression d\u2019une tumeur du globe oculaire ou de l\u2019orbite, nous demandons l\u2019autorisation aux parents d\u2019intervenir chirurgicalement.Après avoir pratiqué une ponction exploratrice de l\u2019orbite qui ne révéla ni liquide kystique, ni présence de pus, nous décidons de pratiquer une orbitotomie exploratrice.À ce moment, l\u2019œdème avait déjà progressé et l\u2019exophtalmie augmentait rapidement.Le 14 septembre 1938, sous anesthésie générale, nous procédons à l\u2019intervention: incision curviligne sur le rebord externe de l\u2019orbite et, après ouverture de la conjonctive et de la capsule de Tenon, nous explorons la cavité et nous L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1950 reconnaissons à la palpation une tuméfaction à la partie supérieure et interne de l\u2019orbite dont nous prélevons une partie pour fins de biopsie.Cette masse n\u2019est pas délimitée, elle est très adhérente et très dure; la recherche de cette tuméfaction, probablement néoplasique, qui semble s\u2019étendre en profondeur fut assez longue et laborieuse, puisque, commencée à 11 h.45, elle se termine à 1 h.45, soit une durée de 1 h.55.La pièce fut envoyée au laboratoire; il s\u2019écoula quelques jours avant d\u2019obtenir le résultat de l\u2019examen histologique.Le pathologiste nous informait verbalement que le tissu examiné répondait à une prolifération néoplasique de type sarcomateux dont la nature restait à préciser par des techniques spéciales.L'intervention aggrava l\u2019état local, des signes inflammatoires apparurent et la prolifération néoplasique s\u2019accentua considérablement.La radiothérapie fut appliquée, un traitement local et général fut institué.Une nouvelle intervention fut pratiquée le 20 février 1938.Nous procédons cette fois à une orbitotomie interne complétant ainsi la première incision, et nous atteignons plus facilement une tumeur géante, adhérente au globe oculaire et envahissant toute la partie postérieure de l\u2019orbite.Le docteur Paul Martin, pathologiste, nous fit parvenir quelques jours plus tard le rapport histo-pathologique de la masse enlevée: « La biopsie est constituée de tissus de nature variable: 1° une masse adipeuse normale; 2° un amas de tissu glandulaire présentant les caractères d\u2019une glande lacrymale normale; 3° une masse cellulaire compacte qui fait l\u2019intérêt principal du prélèvement dont voici les caractéristiques.L\u2019examen au faible grossissement montre une densification et une disposition vaguement concentrique des couches cellulaires périphériques par refoulement.Au sein de la masse se voient des vaisseaux parfois thrombosés, parfois entourés d\u2019un magma nécrotique.À un grossissement plus fort les caractères cytologiques des cellules répondent à la description suivante: les noyaux sont de forme LAPOINTE Er CROISETIÈRE: EXOPHTALMIE variable mais généralement ovalaires ou allongés, pâles, pourvus d\u2019un nucléole ou souvent de deux nucléoles acidophiles, les monstruosités nucléaires volumétriques ne sont pas particulièrement nombreuses, de même que les divisions cellulaires qui se font par mitoses.Là où les noyaux apparaissent différenciés, c\u2019est-à- dire vers la périphérie du prélèvement, ils sont denses, hyperchromatiques, étroits et allongés.En somme, il s\u2019agit d\u2019une prolifération néoplasique maligne manifeste dont la nature reste indéterminée.Il semble toutefois que l\u2019on soit en présence d\u2019un rhabdomyosarcome.» Nous pratiquons une exantération complète de l\u2019orbite le 2 novembre.Les paupières sont débarrassées de leur tissu conjonctif et l\u2019extirpation du sac lacrymal est pratiquée suivie d\u2019une galvanocautérisation au niveau du sac et au trou orbitaire; les suites opératoires furent normales.Le 24 novembre cependant, l\u2019enfant allait moins bien, présentant de la fièvre et des vomissements, toutefois le docteur Jean Saucier fut consulté et craignant à ce moment une généralisation, il conseilla de continuer la radiothérapie; tous ces signes s\u2019amendèrent.Une hémoculture revint négative et le traitement général hygiéno-diététique et médical fut favorable, et notre patient put quitter l'hôpital apparemment guéri le 9 décembre 1938.Le 20 février 1939, une biopsie du tissu cicatriciel de l\u2019orbite ne révéla, selon le docteur Paul Martin, qu'un tissu de granulation en général cicatriciel revêtu en surface par un épithélium pavimenteux, stratifié, malpighien à type de muqueuse.Absence d\u2019élément néoplasique.* * * II \u2014 Parmi les principales réactions inflammatoires qui causent l\u2019exophtalmie, nous reconnaissons les myosites, les cellulites, les abcès rétrobulbaires, les ténonites; ces réactions sont tantôt aiguës, tantôt chroniques.Elles sont accompagnées d\u2019exophtalmie plus ou moins marquée avec processus inflammatoires différents: pour les uns nous pouvons déceler des causes spécifiques, telles la syphilis, la tu- 641 berculose ou quelque lésion du voisinage comme les sinusites frontales ou maxillaires, les abcès dentaires, etc.; pour les autres, ces réactions inflammatoires semblent primitives.Les myosites orbitaires aiguës et chroniques primitives sont des affections très rares; leur fréquence augmente, si elles sont associées à d\u2019autres inflammations orbitaires: cellulite, phlegmon de l\u2019orbite, ténonites, etc.Les inflammations de l\u2019orbite sont caractérisées par une exophtalmie axile et directe, par des symptômes palpébro-conjonctivaux importants, par l\u2019apparition ou l\u2019accentuation de la limitation des mouvements oculaires et souvent par l\u2019existence de complications du côté de l\u2019œil; ces complications portent surtout sur le nerf optique qui peut être atteint purement par compression ou par l\u2019envahissement d\u2019éléments inflammatoires; l\u2019inflammation de la cornée peut aller jusqu\u2019à l\u2019ulcération et même la perforation, des troubles trophiques s\u2019ajoutant à l\u2019infection.Ces complications sont plutôt rares, et par la présentation des cas suivants, nous verrons une évolution plus heureuse.Observation 2.Exophtalmie d\u2019origine inflammatoire.Une fillette de 11 ans est admise dans le service le 16 septembre 1948.Elle présente alors une masse rouge, douloureuse à la pression, située entre l\u2019œil et le plafond de l\u2019orbite; on note une exophtalmie très marquée et du ché- mosis; le globe oculaire est immobile; la température s\u2019élève à 102° F.L\u2019examen ne révèle aucune lésion de l\u2019œil, cornée, milieux réfringents, réflexes pupillaires; une légère congestion du fond de l\u2019œil existe (papillite) ; l\u2019acuité visuelle reste normale.Cette tuméfaction avait débuté cinq jours auparavant par une simple rougeur de la paupière supérieure.Le processus inflammatoire de la tumeur ne faisant aucun doute et à cause de la situation de la lésion, le diagnostic de phlegmon de l\u2019orbite est posé.L\u2019unilatéralité de la lésion nous pousse à 042 chercher un foyer infectieux du voisinage; le 16 septembre, l'examen radiologique démontre une sinusite maxillaire gauche avec ethmoïdite du même côté.Le 18 septembre, nous décidons d\u2019intervenir par une ouverture transpalpébrale supérieure.Le phlegmon est incisé, un drain est laissé en permanence; de plus, une ponction de l\u2019antre maxillaire est pratiquée suivie d\u2019un lavage du SINUS.Le 8 octobre, nous pratiquons une cure radicale du sinus maxillaire gauche avec curettage des cellules ethmoidales antérieures par voie transmaxillaire rétablissant un drainage direct de la cavité orbitaire.Des lésions d\u2019ostéite et de nécrose des parois sinusales s\u2019étendent jusqu\u2019à la cavité orbitaire et on constate l\u2019existence d\u2019une fistule laissant s\u2019échapper une quantité considérable de pus franc et odorant.Durant son hospitalisation, la patiente re- eut de la pénicilline en injection intramuseu- laire et en aérosol, associée aux sulfamidés; des lavages antiseptiques du sinus furent faits et l\u2019on maintint pendant huit jours un gros drain caoutchouté spécial dirigé vers la fistule orbitaire dans la fosse nasale au niveau de la contre-ouverture pratiquée dans le méat inférieur.Le 16 septembre 1948, la formule sanguine était de 21 750 globules blancs avec polynuclé- ose à 93% ; le 22 septembre, les globules blancs tombent à 5 000 avec polynucléaires à 71%.Les antécédents personnels et héréditaires de cette fillette ne révélaient rien d\u2019anormal et l\u2019examen des divers systèmes fut négatif.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 Enfin, le 21 octobre, la patiente a son congé; l\u2019exophtalmie a régressé et le sinus maxillaire est en bonne voie de guérison.Nous étions en présence d\u2019une exophtalmie causée par l\u2019inflammation des tissus environnants, en l\u2019occurence, une sinusite maxillaire gauche qui a provoqué une ethmoïdite avec ostéite des parois de la cavité orbitaire et formation de pus dans l'orbite.Ces signes oculaires accompagnent le plus souvent une affection sinusienne et, dans la plupart de ces cas de sinusite compliquée, c\u2019est l\u2019ophtalmologiste qui est le premier consulté.Ces signes comprennent généralement de l\u2019œ- dème des paupières, de l\u2019épiphora, une douleur oculaire, une acuité visuelle diminuée, une altération du champ visuel, de la diplopie, de l\u2019exophtalmie, de la cellulite et enfin un abcès.Ces signes ne sont pas toujours tous présents comme dans le cas actuel et souvent 1ls posent un problème assez délicat quant au diagnostic différentiel.Le diagnostic différentiel était donc à faire dans ce cas entre les différentes inflammations de l\u2019orbite parmi lesquelles nous trouvons surtout: les ténonites, les myosites, les cellulites, les thrombo-phlébites et les conjonctivites purulentes.a) Dans la ténonite ou inflammation de la capsule de Tenon, l\u2019immobilité du globe oculaire est moins accusée, l\u2019exophtalmie est moins marquée et l\u2019infection a tendance à fuser dans les gaines des muscles droits plutôt que de s\u2019abcéder.b) Dans la myosite de l\u2019un des muscles droits ou obliques, l\u2019inflammation est localisée, le globe demeure plutôt mobile.c) Dans les thrombo-phlébites de la cavité orbitaire, les symptômes généraux de toxémie sont plus accusés, la bilatéralité de la lésion est très fréquente; en plus, dans la majorité des cas, des symptômes infectieux oculaires précèdent les réactions de la cavité orbitaire.L\u2019ceil garde une bonne mobilité et l\u2019exophtalmie est moins notable.d) Enfin, ce qui caractérise les conjonctivi- LAPOINTE ur CROISETIÈRE : EXOPHTALMIE tes purulentes, c\u2019est le peu d\u2019exophtalmie comparativement aux réactions inflammatoires.Observation 3.Le 10 septembre 1949 est hospitalisée une fillette de 3 ans qui présente depuis 12 jours environ des signes inflammatoires; à son arrivée à l\u2019hôpital, la région orbitaire droite est très douloureuse; l\u2019œdème envahit les paupières et les conjonctives bulbaires et palpébrales; il y à rougeur de la région orbitaire et péri- orbitaire; la température s\u2019élève à 102°; de plus, 1l y a exophtalmie.Nous sommes en face d\u2019une infection des tissus orbitaires.Le 13 septembre 1949, par ponction exploratrice de la cavité orbitaire, nous tirons une sérosité purulente; l\u2019examen bactériologique simple du pus nous révèle des bâtonnets de Gram positifs et des cocobacilles Gram négatifs; la culture montre des diphtéroïdes (xérosis) et des hemophilus conjonctivæ.Le 20 septembre 1949, une culture des sécrétions de l\u2019œil révèle la présence de staphylocoques.La formule sanguine est passée de 15 250 globules blanes, avec polynucléose à 75%, à 8 560 globules blancs le 22 septembre 1949.À la suite du traitement intensif à la pénicilline et aux sulfamidés, les symptômes se sont vite amendés et le 23 septembre, la patiente partait guérie; cette cellulite orbitaire avait bien réagi à la médication précitée.o 2.x pa III \u2014 Les troubles vasculaires, tels la fragilité vasculaire, l\u2019artérite, l\u2019artério-sclérose, les anévrysmes artério-veineux, les veines variqueuses amènent de l\u2019exophtalmie soit par hémorragie dans la cavité orbitaire, soit par thrombose ou par dilatation considérable des Vaisseaux.Si l\u2019exophtalmie résulte des veines variqueuses, elle sera plus marquée quand le patient penchera la tête en avant.Dans les exophtalmies causées par les anévrysmes artério-vei- neux, il y aura exophtalmie pulsatile; en même temps que cette anomalie, nous entendons un 643 bruit au stéthoscope placé sur la tempe ou en bas de l\u2019œil.IV\u2014Les maladies du sang et surtout les leucémies ont des localisations orbitaires assez fréquentes pouvant donner les lymphomes, des lympho-sarcomes, ete.Les purpuras hémorragiques, les autres dyscrasies sanguines peuvent aussi produire des hémorragies assez appréciables de l\u2019orbite pour amener de l\u2019exophtalmie.C\u2019est ainsi que, dans le scorbut, apparaîtra de l\u2019exophtalmie dans 27% des cas d\u2019après Griffith-Mitchell; elle sera causée par une hémorragie de l'orbite due à des troubles capillaires.On peut diviser les manifestations leucémiques oculaires en trois stages: dans le premier apparaît de l\u2019engorgement des vaisseaux rétiniens; au second stage, les vaisseaux rétiniens deviennent pâles, les veines éclatent, des exsudats périvaseulaires apparaissent et enfin des hémorragies se forment avec un centre pâle.Au dernier et troisième stage, 1l y a des formations tumorales leucémiques de la conjonctive ou de l'orbite; de temps à autre apparaît un réflexe de coloration jaundtre du fundus par infiltration leucémique de la choroïde et de la rétine; les champs visuels se contractent et l\u2019acuité visuelle nocturne diminue.Le cas suivant démontre une localisation tumorale d\u2019une état leucémique.Observation 4.Cas d\u2019exophtalmie d\u2019origine sanguine Le 30 août 1948 est hospitalisé un garçon de 7 ans pour exophtalmie bilatérale, qui avait débuté vers la fin de juillet 1948.A l\u2019examen, on trouve deux masses dures, mobiles, non douloureuses, situées entre le plafond de l\u2019orbite et l\u2019œil; la peau des paupières est tendue.L\u2019exophtalmie des deux yeux est considérable.L\u2019état général du patient est bon.La bilatéralité de la tumeur orbitaire nous fait rechercher une cause d\u2019ordre systémique plutôt que locale; les examens des divers systèmes sont négatifs et nous ne trouvons aucune chaîne ganglionnaire hypertrophiée.L\u2019hémogram- 644 me cependant nous met sur la piste; fait à intervalles différents, il montre une progression rapide des globules blancs avec prédominance de lymphocytes.De 11 600 le 31 août 1948, les globules blancs passent à 16 450 le 11 septembre 1948; les lymphocytes prédominent dans une proportion de 60% ; on y trouve des blas- tes de la série blanche et quelques basket cells.Les globules rouges se maintiennent autour de 2 500 000 malgré les transfusions; on y rencontre quelques globules rouges nucléés.Une biopsie est pratiquée le 14 septembre 1948 sur l\u2019une des masses orbitaires; le rapport histologique suivant nous est transmis: tissu conjonctif au sein duquel on reconnaît une infiltration cellulaire à caractère à la fois leucémique et sarcomateux.Il s\u2019agit de cellules à protoplasme peu abondant, à noyaux arrondis, d\u2019une uniformité de taille étonnante, pauvre en chromatine; ces éléments cellulaires sont les homologues de ceux des sarcomes à cellules rondes ou lympho- blastes et grands lymphocytes des leucémies.(Dr Paul Martin) I s\u2019agit là de l\u2019une de ces proliférations exubérantes localisées, que l\u2019on rencontre parfois au cours de certaines leucémies.Diagnostic: Leuco-sarcome.Malgré des transfusions de sang, l\u2019état du patient n\u2019a été qu\u2019en s\u2019aggravant rapidement et sur l\u2019insistance des parents et devant l\u2019inutilité de toute thérapeutique, nous laissons partir le patient; quelques semaines après, il mourait.Dans ce cas, il y avait un diagnostic différentiel à établir entre les diverses tumeurs de l\u2019orbite.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1950 a) Les tumeurs osseuses, malignes ou bénignes, de méme que les malformations osseuses sont plus dures, non mobiles, 3 progression moins rapide et unilatérales.b) Les tumeurs vasculaires n\u2019ont pas la même consistance que le leuco-sarcome, elles sont dépressives, souvent pulsatiles, à localisation plutôt postérieure.c) Les tumeurs purement conjonctives ou graisseuses pouvaient plus facilement donner le change pour une lésion leuco-sarcomateuse ; mais la bilatéralité de la lésion, les analyses du sang et enfin l\u2019examen histologique enle- valent tout doute.d) Les tumeurs nerveuses sont plutôt postérieures, provenant du nerf optique.e) Enfin, ce qui pouvait prêter le plus à confusion, c\u2019était de prime abord le diagnostic \u2018différentiel entre cette tumeur et la maladie de Mikuliez qui est une tumeur bénigne des glandes lacrymales; encore ici, le laboratoire et les analyses du sang devraient trancher la question.Mais ce qui auparavant devait influencer le diagnostic, c\u2019était la bilatéralité de la tumeur qui était la signature d\u2019une maladie d'ordre systémique que les examens de laboratoire ont confirmé.* V \u2014 II ne faut pas oublier les œdèmes allergiques de la cavité orbitaire qui arrivent au cours des œdèmes aigus de Quincke mais qui ont comme principale caractéristique de disparaître aussitôt la phase allergique passée.VI I ne reste que quelques mots à dire des exophtalmies d\u2019origine endocrinienne, dont le goitre toxique décrit par Basedow, en 1840.Différentes théories ont été avancées pour expliquer cette exophtalmie; la plus plausible semble être celle de l\u2019ædème des tissus de la cavité orbitaire causé par l\u2019hormone thyréotrope de l\u2019hypophyse antérieure et non, comme semble l\u2019affirmer certaine autre école, par des troubles sympathiques; Smelser a fait plusieurs expériences favorisant la première donnée.L\u2019exophtalmie unilatérale peut être un signe LAPOINTE rr CROISETIERE: EXOPHTALMIE précoce et unique de goitre.D\u2019autres glandes, d\u2019aprés Justin-Besangon, pourralent produire l\u2019exophtalmie telle l\u2019hypophyse sans atteindre la thyroïde; même on a dévolu à la surrénale un certain rôle.On a rapporté d\u2019autres cas d\u2019exophtalmie en relation avec les menstruations et la ménopause.Et pour montrer la complexité du système endocrinien, il est reconnu que le traitement à la folliculine améliore certains cas de maladie de Basedow sans que nous en sachions exactement la cause.Plutôt rare dans le jeune âge, le goitre toxique apparaîtra surtout chez les jeunes filles, au moment de la puberté.Observation 5.Dans le service d\u2019endocrinologie du docteur J.-Alcide Martel, nous avons pu suivre une enfant de 11 ans, admise le 16 septembre 1949.La maladie a débuté il y a un an par une sensation de tuméfaction a la base du cou avec gêne à la déglutition; pour compléter le syndrome, la patiente se plaignait de palpitations et de diarrhées occasionnelles.Examen objectif: 1) Yeux: exophtalmie 2) Signe de Mœbius: présent 3) Signe de Joffroy: présent 4) Signe de Stellwag: présent Conclusion: Hypertrophie de la glande thyroïde intéressant surtout le lobe droit et l\u2019isthme; légère hypertrophie du lobe gauche.Système cardio-vasculaire: tachycardie, tremblement des mains Systéme génital: normal Autres systémes: nil Analyses de laboratoire: 19-9-49: Métabolisme basal + 31% 19-9-49: Glycémie 0,70 g.au litre Azotémie 0,600 g.au litre Cholestérol 1,39 g.au litre.17-9-49: Urines: normales 17-9-49: Globules rouges 3 870 000 Globules blancs 5 250 Rien à noter dans l\u2019analyse qualitative de la formule sanguine.645 Cette patiente fut sous traitement médical: iode, radiothérapie, sédatifs nerveux.Vu la toxicité du goitre, on décida d\u2019intervenir.TRAITEMENT.Le traitement des exophtalmies sera pratiquement toujours causal; il est assez rare de ne pas en trouver la cause.Il faudra enlever les tumeurs chirurgicalement ou associer à la chirurgie la radiothérapie dans les cas de tumeurs radio-sensibles.Dans les réactions inflammatoires, il faudra tenter, surtout si nous pouvons déceler l\u2019agent causal, de donner de la pénicilline, des sulfa- midés ou de la streptomycine associés au traitement local antiseptique, à la glace ou aux pansements humides suivant la phase de l\u2019infection; cependant, malgré cette médication, nous devons souvent pratiquer l\u2019acte chirurgical soit en ouvrant un phlegmon, soit en cu- 646 rettant l\u2019ethmoïde ou le sinus maxillaire.Devant des troubles vasculaires graves, 11 faudra aussi tenter la ligature des vaisseaux nuisibles et leur extirpation.Dans les cas d\u2019exophtalmie d\u2019origine sangul- ne, allergique ou endocrinienne, le traitement médical sera indiqué; cependant, dans certains cas d\u2019exophtalmie hyperthyroïdienne maligne, il est nécessaire d\u2019enlever le plafond de l\u2019orbite surtout si la radiothérapie ne donne aucun résultat.Conclusion Après cet exposé sommaire des exophtalmies et la présentation de quelques.cas, il est surtout important de noter que l\u2019exophtalmie, s1 elle est bilatérale, n\u2019est souvent que la manifestation d\u2019une maladie systémique; si elle est unilatérale, 11 faudra plutôt chercher une affection locale inflammatoire, tumorale ou autre.Pour arriver à un diagnostic précis, il faut non seulement recourir à la clinique, qui sou- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.MLF.C.\u2014 Montréal, juin 1956 vent nous laisse perplexe, mais aussi aux examens radiologiques et de laboratoire et même à la biopsie.BIBLIOGRAPHIE 1.« Surgical Treatment of Tumors and Cysts of the Orbit.» Am.J.Ophth., 32: (juin) 1949.2.Antonio GRIND et Edwin BILLET: « The Diagnostic of Orbital Tumors by Angiography.» Am.J.Ophth., 32: (juillet) 1949.3.Docteur VALIERE-VIALEIX: « Myosite et cellulite orbitaire subaigué.» Ann.d\u2019ocul., 181: 1-31 (janv.) 1948.4.GRIFFITH-MITCHELL: Textbook of Pediatrics.5.F.THERRIEN: Traité d\u2019ophtalmologie.Tome VI, p.201.6.RUBENS et ZUCKERMAN : Diagnostic Examination of the Eye.7.William BENEDICT: « Causes and Treatment of Exophtalmos.» Quart.Review of Ophthalmology, 4: (juin) 1948. DIVERTICULE DE L\u2019URÈTHRE AVEC CALCUL CHEZ LA FEMME Paul LABBE, John FISHER et Antoine PETTIGREW, F.A.C.S., Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec.En présence de troubles urinaires chez la femme, n\u2019oublions-nous pas trop souvent de diriger nos recherches vers une affection de l\u2019urè- thre?Folsom fut un des premiers à noter ce fait et à attirer l\u2019attention de l\u2019urologiste sur l\u2019importance de certains éléments glandulaires de l\u2019u- rèthre postérieur chez la femme pouvant, lors d\u2019une infection, amener des symptômes urinaires.Le but de ce tiavail est donc de présenter une cause assez fréquente mais peu mentionnée de troubles urinaires chez la femme en rapport avec une lésion des glandes uréthrales.HISTORIQUE ET FRÉQUENCE Les cas rapportés dans la littérature médicale de diverticules de l\u2019urèthre chez la femme sont relativement peu nombreux.La première description de cet état pathologique fut publiée par Sir Charles Mansfield Clark, en 1814, et l'article de Bozeman, en 1871, fut la première contribution américaine sur le sujet.À la Clinique Mayo, Parmenter en releva 19 cas sur une période de 10 ans et, à la Clinique de Cleveland, on rapporta 7 cas de 1921 à 1943.Menville et Mitchell, de la Nouvelle-Or- léans, présentèrent un travail en 1944 dans.lequel ils rapportaient 69 cas parus antérieurement dans la littérature médicale et auxquels ils ajoutaient 11 cas personnels.Si les diverticules de l\u2019urèthre sont rares les cas compliqués de caleuls sont encore plus clairsemés.Avant 1939, Gaston et Ferruci en ont rapporté 33 cas dont un des leurs; et depuis 7 cas ont été décrits dont le nôtre.Les traités de chirurgie laissent beaucoup à désirer dans les descriptions de cette affection.Cependant le traité d\u2019urologie de Lowsley et Kirwin décrit cette condition pathologique en détail.Il n\u2019en reste pas moins vrai que la littérature sur cette affection est pauvre.DÉFINITION Le diverticule vrai est une cavité néo-formée communiquant directement avec l\u2019urèthre et tapissée inté:leurement par la paroi même de l\u2019urèthre avec toutes ses couches.Il est à distinguer du pseudo-diverticule qui, lui aussi, possède une paroi propre mais dont les caractères et l\u2019origine diffèrent de la précédente.SA Fig.1.\u2014 Dessin schématique d\u2019un large diverticule de l'urèthre.Le diagnostic en est difficile car un faux diverticule bien drainé peut acquérir un épithélium alors qu\u2019un diverticule vrai, en présence 648 L'UNION MÉDICALE DU CANADA d'infection ou de traumatisme par calcul, peut perdre son recouvrement épithélial.En pratique nous ne faisons pas de distine- tion entre les deux variétés.ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE L\u2019étiologie des diverticules de l\u2019urèthre chez la femme est très discutée et des théories ont été préconisées tant en faveur d\u2019une origine congénitale qu\u2019acquise.Les partisans de la première tels Johnson et Parmenter ont suggéré les canaux de Gartner, le canal de Wolfe, et des kystes congénitaux comme causes possibles.Fig.2.\u2014 Radio simple du pelvis montrant un gros caleul.Les autres et parmi ceux-ci Gorowitz et Fur- niss croient que la majorité des diverticules sont d\u2019origine acquise et c\u2019est leur théorie qui prévaut.Lorsque le diverticule est d\u2019origine acquise deux causes principales sont invoquées, le traumatisme et l\u2019infection: 1 \u2014 Un traumatisme affaiblira la paroi uré- \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 thrale en un point et par la suite la muqueuse fera hernie à cet endroit.La lésion peut aussi se faire par le passage d\u2019un calcul ou d\u2019un instrument & la suite de cathétérismes répétés.D'après certains auteurs, mais cette opinion est très partagée, l\u2019accouchement dystorique serait la cause primordiale.2 \u2014 Un processus inflammatoire des tissus péri-uréthraux sera souvent à l\u2019origine d\u2019un diverticule.Un canal glandulaire obstrué par l\u2019infection donne lieu à la formation d\u2019un kyste de rétention.Ce phénomène se répétant à plusieurs glandes voisines le sac purulent augmente graduellement de volume et s\u2019il se rupture dans l\u2019urèthre on aura alors un diverticule.L\u2019infection pourra parfois être secondaire à une dilatation kystique des glandes.Il est reconnu que les canaux excréteurs des glandes de Littré, des follicules de Morgani et probablement d\u2019autres formations glandulaires inconstantes autour de l\u2019urèthre peuvent s\u2019obstruer facilement.Ces structures sont donc des formations logiques de dilatations kystiques, pouvant ultérieurement s\u2019infecter, il en résulte alors un abcès péri-uréthral, puis un diverticule.Cette association étroite entre un sac infecté, ou un diverticule, et un abcès peut expliquer leur confusion dans la littérature.Nous adoptons done cette interprétation pathologique des diverticules de l\u2019urèthre chez la femme comme le plus plausible.ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE DES CALCULS Deux facteurs concourent conjointement à la formation d\u2019un caleul dans un diverticule: la stase urinaire, et l\u2019infection qui favorise la précipitation des sels dissous dans l'urine.Donc, en théorie, la présence de calcul présuppose un pertuit étroit entre l\u2019urèthre et le diverticule.Si la présence de calcul est rare cela est probablement dû au fait que le diverticule se vide à l\u2019occasion d\u2019un coït ou d\u2019un simple changement de position. LABBÉ, FISHER er PETTIGREW : Il n\u2019est pas impossible qu\u2019un caleul migratoire des voies urinaires supérieures vienne se loger dans un diverticule où il augmentera de volume par accrétion de sels urinaires.Bibus fait remarquer que dans un tel cas nous trouverons le plus souvent plusieurs calculs plutôt qu\u2019un seul.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Vu le nombre restreint de pièces anatomiques mises à la disposition des pathologistes ceux-ci n\u2019ont que peu de données classiques à nous présenter.Cependant ils sont d\u2019avis que la plupart des diverticules ont une paroi fibreuse épaisse.Fig.3.\u2014 Le calcul vu par cystogramme.L\u2019épithélium de revêtement quand il existe est de type variable; cuboïde cylindrique, stratifié, de transition ou endothélial.Des fibres musculaires ont parfois été notées, mais on trouve presque toujours un processus inflammatoire chronique de type fibreux ou de granulation.DIVERTICULE DE L'URETHRE 649 Les calculs sont le plus souvent composés de phosphates d\u2019ammonium.SYMPTOMATOLOGIE La symptomatologie du diverticule avec ou sans calcul est celle d\u2019une infection de l\u2019appareil urinaire inférieur, cependant tous les diverticules ne donnent pas nécessairement de troubles surtout au stade de début.Dans une histoire typique la patiente présente les symptômes suivants: a) Signes fonctionnels Pollakiurie, dysurie intermittente, myctu- rie, parfois incontinence partielle et décharge de pus dans les urines.Quand la douleur est sévère la patiente note aussi un certain malaise à la marche et en position assise.Les douleurs sus-pubiennes, lombaires et périnéales ne sont pas rares.Lorsque le diverticule contient un caleul, une hémature transitoire peut apparaître mais le trouble principal est la dyspareunie qui rend les rapports sexuels pratiquement impossibles.Une obstruction avec rétention survient exceptionnellement et le calcul est de volume 1m- portant.b) Signes physiques La palpation révèle une tuméfaction de forme et de volume variable dans la paroi antérieure du vagin, en arrière du méat urinaire.En l\u2019absence de calcul, cette masse est fluctuante et se vide à la pression.Ceci est un signe pathognomonique lorsqu\u2019il existe.Une patiente avertie peut aussi noter un élargissement de la masse après miction.S'il y a calcul la tuméfaction est dure, lisse, arrondie, et la palpation est plus douloureuse.DIAGNOSTIC Une anamnèse détaillée des troubles fait souvent soupçonner la lésion et un bon examen physique confirme le diagnostic.Cependant il est des examens spéciaux qui sont le complément de l\u2019examen clinique. 650 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuietiN A.MLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 Ce sont: L\u2019uréthroscopie permettant de localiser l\u2019orifice du diverticule et d\u2019en déterminer le diamètre.Elle permet aussi le passage d\u2019une sonde afin d\u2019y injecter une substance opaque aux rayons X! c\u2019est l\u2019uréthro-divertieu- lographie.Enfin, une radiographie simple sera indiquée si on soupçonne la présence de calcul.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Bien que le diagnostic soit relativement facile, il faudra distinguer le diverticule des affections suivantes: cystocèle, prolapsus de la paroi vaginale antérieure, kyste vaginal, abcès péri-uréthral, uréthrite granuleuse, kyste et abcès des glandes de Skene et retrécissement de l\u2019urèthre.TRAITEMENT Le traitement du diverticule de l\u2019urèthre chez la femme, avec ou sans calcul, est uniquement chirurgical et, sauf de rares exceptions, le diverticule doit être enlevé par le vagin d\u2019après la technique classique décrite par Kunner.Celui-ci, après introduction d\u2019un cathéter Foley dans l\u2019urèthre, fait l\u2019exposition du sac à travers une incision adéquate de la paroi antérieure du vagin.Il dissèque alors le sac jusqu\u2019à son collet l\u2019excise près de l\u2019urèthre ferme l'orifice et suture la paroi vaginale.Le drainage de l\u2019urèthre est un point capital et doit être maintenu pendant une semaine et plus.Parfois une cystostomie sus-pubienne de dérivation est nécessaire.Cette technique est celle qui donne les meilleurs résultats et dans tous les cas rapportés la cicatrisation est apparue rapidement sans formation de fistule uréthro-vaginale.Observation.Mme G.âgée de 46 ans consulte dans notre service pour douleurs sus-pubiennes et périnéales intermittentes.Elle souffre de dysurié et éprouve la sensation d\u2019une masse, d\u2019une boule dit-elle, au niveau de son uréthre.Ses troubles ont débuté il v a trois ans mais, depuis quelques mois, une dyspareunle est apparue graduellement.Aujourd\u2019hui les rapports sexuels sont devenus impossibles et c\u2019est la raison qui la fait consulter.Elle est mère de deux enfants et le premier accouchement fut difficile avec application de forceps.Depuis elle a fait deux avortements.Il y a environ dix ans, elle aurait présenté quelques crises de coliques hépatiques disparues avec un régime approprié.L\u2019examen physique est négatif sauf à la région génitale.L\u2019inspection révèle une tuméfaction faisant bomber la paroi vaginale antérieure.La palpation permet de délimiter une masse dure, arrondie, lisse, de la grosseur d\u2019une prune.L\u2019examen au cystoscope montre une vessie normale et des urines claires.Les orifices urétéraux sont normaux.En retirant l'instrument, on aperçoit un orifice sur la ligne médiane à peu près au tiers moyen de l\u2019urèthre.Un cathéter introduit dans cet orifice butte sur une surface dure.Une radiographie simple en antéro-posté- rieur montre une image arrondie d\u2019environ 3 x 3 mm.située au-dessous de la symphise pubienne (Cliniquement: entre la vessie, l\u2019urè- thre et le vagin).Les urines contiennent de légères traces d\u2019albumine, environ 25-30 globules blancs par champs microscopiques et quelques globules rouges.Le diagnostic, calcul dans un diverticule de l\u2019urèthre est donc posé.L'intervention se fait sous anesthésie générale, le sac et son contenu sont enlevés par vole vaginale d\u2019après la technique décrite plus haut.Un tamponnement laissé dans le vagin est enlevé après quatre jours.Un cathéter est maintenu en place pendant neuf jours.Les suites opératoires furent normales et la cicatrisation complète se fit en dix jours. lie LABBE, FISHER er PETTIGREW : BIBLIOGRAPHIE 1.HIGGINS et ROEN: «Calculus containing Urethral diverticulum in a woman.» J.of Urol.49: 714.720, 1943.2.ANGLADA : «Diverticular calculi of female urethra.» Vida Nueva, 48: 277-282, 1941.3.De SOUSA et CAMPOS de PAZ: «Urethral calculus in female.» Rec.de gynec.et d\u2019obst., (421) 1939.4.F.EDWARDS et L.DEDDENS: « Calculus in diverticulum of female urethra.» J.A.M.Georgia, 28: 449-451, 1939.5.A.I.FOLSOM: « The female urethra: Clinical and Pathological study.» J.A.M.A., 97: 1345-51, 1931.6.E.GASTON et J.FERRUCI: « Calculus formation in urethral diverticulum in Woman.» New Eng.J.Med., 721: 379-383 (sept.) 1939.7.N.J.PARMENTER: « Diverticulum of Female urethra.» J.Urol., 45: 476-496, 1941.8.Hugh K.YOUNG et D.M.DAVIS: Young\u2019s Practice of Urology.W.B.Saunders Co., Phila- delphie, 1926.9.D.N.EISENDRATH et H.C.REOLNICK : Textbook of Urology.J.B.Lippincott Co., Phi- ladelphie, 1938.10.J.MENVILLE et J.D.MITCHELL: « Diver- ticulum of Female urethra.» J.of Urol, No 51, pp.410-424, 1044.DIVERTICULE DE L'URETHRE 651 11.12.13.14.15.16.17.18.19.20.H.CABOT et R.SHOEMAKER: « The role of glands of the female urethra in the production of infection of the urinary tract.» Trans.Am.Assn.Genito-urin.Surg.29: 461, 1936.G.L.HUNNER : «Calculus formation in a urethral diverticulum in woman.» Urol.and Cut.Rev.42: 3367, 1938.A.I.FOLSOM: « Discussion of sub-urethral ab- cesus and diverticula in the female urethra by H.D.Furniss.» J.Urol, 33: 4981, 1935.J.A.HYANS et M.N.HYANS: « A new operative procedure for the treatment of diverticulum of the Female urethra.» Urol.and Cut.Rev.43: 573, 1939.R.V.B.SHIER: « Disease of diverticulum of the urethra in the female.» Canad.Med.J., 22: 539, 1930.C.H.SHIVERS et C.J.COONEY: « The formation of calculi in urethra diverticul of the female.» J.A.M.A., 102: 997, 1934.W.C.LOWER et T.W.FORMY: « Diverticulum of the female urethra.» Am.Surg, 107: 933, 1938.L.HYMAN et L.GREENE: « Divert.of the female urethra.» J.of Urol, 52: 599, 1944.C.HIGGINS et R.RAMBOUSECK : « Diver- ticula of the urethra in Woman.» J.of Urol., 53: 732, 1945.Ira.G.DOWNER et VIRGILIO: « Divert.of the Fem.» J.of Urol.54: 53, 1945. CHOROÏDITE GUTTATA Claude MONFETTE (Montréal).Observation.La patiente, âgée de 53 ans, nous a consulté le 23 octobre.Sa vision était de: O.D.15/20 avec 0.50-2.x 170 , O.U.+ 2.25 pour presbyopie.O.S.15/200 avec 0.50-2.x 180 Pas d\u2019histoire de trouble de la vision dans sa famille.Les milieux des deux yeux sont clairs, mais les fonds d\u2019œil présentent les particularités suivantes: O.D.: 10 à 15 nodules jaunâtres de forme ronde, les uns en forme d\u2019hémidisques, la plupart dans la région maculaire d\u2019un diamètre de @ à 745 du diamètre du disque optique.O.S.: Les nodules jaunâtres sont moins nombreux que dans l\u2019œil droit et il y à hémorragie para-maculaire sous les vaisseaux rétiniens.L\u2019hémorragie a la forme de deux triangles unis par leurs apex.En médecine interne, on n\u2019a pas trouvé de cause pour expliquer l\u2019hémorragie.À la lampe à fente nous constatons un manque de pigmentation au bord libre de iris.Les champs visuels sont normaux.Il y a un scotome paracentral positif à l\u2019œil droit.La patiente est admise à l\u2019Hôtel Dieu, le 11 novembre.Les examens suivants sont faits: W'assermann: négatif.Numération globulaire et cystologie: normales.Analyse d\u2019urine: trace d\u2019albumine.Radiographie de la vésicule et du tube digestif: normales.La patiente se rappelle une ancienne infection tuberculeuse et la radio des poumons montre des calcifications des deux lobes supérieurs.Le « patch-test » est fortement positif.Nous pensons alors à une choroïdite tuberculeuse localisée et une première série de vieille tuberculine est alors donnée.La vision de l'œil gauche est montée a 15/40 et la patiente se plaint de métamorphosie.Il n\u2019y a aucun changement dans la forme, le nombre et la pigmentation des nodules.La tuberculine et le diagnostic de choroïdite tuberculeuse possible sont alors abandonnés.Nous voyons la patiente à intervalles.Le repos et des verres fumés sont prescrits.La vision centrale de l\u2019œil gauche est montée a 15/30 + 2, mais la patiente se plaignait et se plaint encore de fatigue oculaire, de douleurs derrière l\u2019æœil, de micropsie de l\u2019œil gauche et de métamorphosie de l\u2019œil droit.De l\u2019œil droit, elle voit le test, objet de 8 millimètres, comme deux rectangles séparés par un espace noir.Dans l\u2019œil gauche, l\u2019objet lui paraît beaucoup plus petit.* x st Nous croyons que c\u2019est un cas de choroïdite guttata, ainsi appelée par Tay ou Drusens, ou corps hyalins de la membrane de Bruchs.Selon Elwin, les Drusens se présentent dans les cas suivants: 1\u2014 dans les yeux qui sont le siège d\u2019une maladie inflammatoire de la choroïde.2 \u2014 Dans l\u2019âge avancé.3 \u2014 En association avec les maladies heré- do-dégénératives de la rétine, telles que les rétinites pigmentaires, Kunt-Junius ou dégénérescence maculaire, etc.La pathogénie selon Verhoeff est que les nodules s\u2019accumulent sous les cellules de la lame basale et que les sels gras et quelquefois le cholesterol s\u2019y déposent.À notre avis, l\u2019intérêt de ce cas se trouve dans la présence de l\u2019hémorragie qui, selon Troncoso, n\u2019apparaît jamais dans le Drusen ordinaire et dans la présence de nombreux troubles visuels graves. REVUE GÉNÉRALE LES SYNCOPES' Léon LEBEL et Gérard MIGNEAULT, Hotel -Dieu de Montréal.1 \u2014 DEFINITION La syncope est un état caractérisé par la perte de conscience partielle ou totale soudaine, habituellement transitoire et s\u2019accompagnant d\u2019une suppression totale de mouvement et parfois de convulsion.En d\u2019autres termes c\u2019est l\u2019image de la mort ou le tableau d\u2019une mort imminente.9 _\u2014 DESCRIPTION GÉNÉRALE La syncope peut être brutale ou précédée de malaises multiples de courte durée, tels vertiges, bourdonnements d\u2019oreilles, troubles de la vue, nausées, diaphorèse abondante et sensation de défaillance.À cette sensation de défaillance succède la perte de connaissance, le malade est insensible, d\u2019une pâleur cadavérique, le regard est éteint, la respiration est abolie ou superficielle, le pouls est presqu\u2019imperceptible, les battements du cœur paraissent suspendus ou tout au moins considérablement affaiblis ou ralentis.A ce tableau clinique pourrait se surajouter les convulsions et l\u2019incontinence.3 \u2014 FACTEURS PRÉDISPOSANTS Comme facteurs prédisposants des syncopes l\u2019on reconnaît surtout: position verticale prolongée; l\u2019effort extrême; la chaleur excessive ; l\u2019altitude; les changements de position brusques: les variations de pression atmosphérique.4 \u2014 CLASSIFICATION Selon leur origine, on pourrait classifier les 1.Travail présenté à la Société médicale de Montréal, séance du 20 décembre 1949.syncopes sous deux seules dénominations car, en définitive, elles sont soit d\u2019origine respiratoire soit d\u2019origine circulatoire.D'origine respiratoire, elles résultent de la diminution des mouvements de la respiration en fréquence ou en amplitude ou de l\u2019arrêt complet de la respiration avec production d\u2019anoxémie brusque et cyanose secondaire.D'origine circulatoire, elles résultent soit d\u2019une chute rapide et marquée de la pression artérielle, soit d\u2019un ralentissement très prononcé de la fréquence cardiaque, soit encore d\u2019un arrêt complet des contractions cardiaques.Pour la fin pratique de l\u2019exposé, j\u2019emploierai la classification suivante: I \u2014 Syncope vaso-dépressive a) d\u2019ordre neurogénique ou psychique; b) syndrome du sinus carotidien.IT \u2014 Syncope posturale et hypotension orthostatique chronique.ITT \u2014 Syncope cardiaque.IV \u2014 Syncope par anoxie.V \u2014 Syncope hystérique.VI \u2014 Autres types de syncope.I \u2014 La Syncope vaso-dépressive A \u2014 d\u2019ordre psychique 1° \u2014 définition est la simple perte de connaissance d\u2019origine neurogénique réflexe et est souvent appelée vaso-vagale.2° \u2014 symptômes prémonitoires Cette syncope présente en général des symptômes prémonitoires tels: a) une asthénie soudaine accompagnée de: nausées, diaphorèse, pâleur, étourdissements, 654 vertiges, bourdonnements d\u2019oreille et de trouble de la vue qui devient embrouillée.b) très souvent un ralentissement du pouls et quelquefois même un bloc auriculo-ventri- culaire fonctionnel.Il est à noter que ces deux facteurs ne sont pas responsables de la syncope mais plutôt conséquence de la syncope.3° \u2014 Facteurs étiologiques Les principaux facteurs étiologiques sont les suivants: la position verticale, la peur, la douleur, des émotions violentes, les exercices trop violents, la saignée rapide chez les donneurs en B.S., les vaso-dilatateurs puissants et autres.4° \u2014 Pathogénie Comme pathogénie, la syncope neurogénique ou psychique reconnaît surtout une chute aiguë de la tension artérielle associée à une diminution correspondante de la résistance périphérique avec vaso-dilatation secondaire.Le « cardiac output » est en général inchangé ou légèrement diminué car le réflexe de vasodilatation périphérique augmente la vitesse de circulation et par le fait même assure un retour du sang veineux presque normal.Cette syncope est classée comme entité car, bien que quelques auteurs admettent que le sinus carotidien en est responsable, plusieurs diffèrent d\u2019opinion.B \u2014 Syndrome du sinus carotidien 1° \u2014 Définition Ce syndrome est caractérisé par des attaques d\u2019étourdissements, de syncope et de convulsions, le tout secondaire à l\u2019hyperactivité ou hypersensibilité du sinus carotidien.2° \u2014 Symptômes prémonitoires Ici la syncope se produit ordinairement sans aucun symptôme prémonitoire et s\u2019installe d\u2019une façon plutôt brusque.3° \u2014 Facteurs prédisposants Comme facteurs prédisposants il faut envisager d\u2019abord l\u2019âge, qui en général est de 40 ans et plus, puis l\u2019hypertension artérielle et, enfin, l'artériosclérose.Ces derniers facteurs sont très importants car chez les sujets jeunes et chez les gens normaux L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 le massage du sinus carotidien ne ralentit la fréquence cardiaque que de 5 à 10 battements par minute et n\u2019abaisse la pression artérielle que 10 à 15 minutes et même, dans certains cas, on n\u2019observe aucune modification.4° \u2014 Facteurs étiologiques Au point de vue étiologique, l\u2019attaque syncopale peut survenir sans cause apparente ou être produite par la moindre pression au niveau du sinus carotidien, par le simple passage du rasoir sur la peau au niveau de l\u2019angle de la mâchoire, par le déplacement brusque et forcé de la tête en flexion ou rotation, par la pression d\u2019un collet trop serré et très rarement par la compression du sinus carotidien exercé par un ganglion où une tumeur du cou.En somme, l\u2019étiologie de la syncope de ce syndrome est due à l\u2019augmentation de pression au niveau du sinus carotidien hypersensible et hyperactif.Dans la plupart de ces cas, le sinus carotidien responsable de ce syndrome ne présentera aucune anomalie mais dans quelques cas, on a mis en évidence la présence d\u2019une dilatation anévrysmale du sinus ou d\u2019une compression par un ganglion ou une tumeur du voisinage.5° \u2014 Pathogénie Le mécanisme de production de la syncope est le suivant: la pression du sinus carotidien hypersensible provoque une vasodilatation avec chute rapide de la tension artérielle et un ralentissement du pouls.Le ralentissement de la fréquence cardiaque peut aller jusqu\u2019au bloc auriculo-ventriculaire fonctionnel où à l\u2019arrêt cardiaque momentané amenant une ischémie cérébrale et la syncope.IT \u2014 Syncope posturale et hypotension orthostatique chronique (hypotension posturale) A) La syncope posturale est celle qui résulte de la position verticale prolongée méme chez les sujets normaux et, en particulier, chez les malades qui se lèvent après un long séjour au lit et surtout chez les sympathectomisés.Comme, par son mécanisme de production, la syncope posturale s\u2019identifie avec l\u2019hypoten- LEBEL er MIGNEAULT: LES SYNCOPES 655 sion posturale ou hypotension ortho-statique chronique, je décrirai cette dernière.B) Hypotension posturale ou ortho-statique chronique 1° \u2014 Définition Ce syndrome est caractérisé par des étourdissements, une chute extrême de la pression artérielle et la syncope dès que le malade reste debout sans mouvement.2° \u2014 Symptômes prémonitoires La syncope se produisant d\u2019une façon brusque, 1] n\u2019existe pas en général de symptômes prémonitoires.3° \u2014 Facteurs étiologiques Cette syncope posturale serait probablement secondaire: a) à une déficience du tonus veineux capillaire.b) ou à une maladie sérieuse sous-jacente du système nerveux central que l\u2019on rencontre dans le tabès, la syringomyélie, la maladie d\u2019Addison et de Simmonds.e) Par ailleurs, il existe des cas d\u2019hypotension posturale idiopathique chez lesquels on note une absence de toute transpiration suggérant un trouble de l\u2019innervation sympathique et l\u2019hypotension serait due à une asympathicoto- nie.d) Fast, Brigden et autres ont aussi décrit certains cas d\u2019âge moyen susceptibles de présenter des syncopes et montrant la triade symptomatique suivante: dysidrose, hypotension, impuissance.Dans ces cas d\u2019hypotension, on retrouverait souvent des lésions au niveau de l\u2019hypothalamus où il existerait un centre de diaphorèse et un centre vaso-moteur sous-cortical.4° \u2014 Facteurs pathogéniques Dans le cas de syncopes posturales, la chute brusque de T.A.est responsable.Cette dernière serait produite par un retour déficient du sang veineux occasionné par un tonus veineux capillaire tres bas.Au moment de la syncope il se fait un emmagasinage du sang dans les parties dépendantes des capillaires à tonicité déficiente, ce qui entraîne une chute de la pression artérielle et du « cardiac input » et, secondairement, la réduction du « cardiac output » avec ischémie cérébrale.Il est à noter que, sauf dans les cas de sym- pathectomie, le pouls en général demeure inchangé bien que l\u2019on rapporte certains cas ou l\u2019on a retrouvé à l\u2019électrocardiogramme de la tachycardie orthostatique, de la fibrillation auriculaire ou un abaissement du segment ST.ITT \u2014 Syncope cardiaque 1° \u2014 Définition Ce type de syncope est caractérisé par une perte de connaissance chez des gens présentant des lésions ou des troubles cardiaques.2° \u2014 Symptômes prémonitoires Cette perte de connaissance se produit avec ou sans légers symptômes prémonitoires.3° \u2014 Facteurs étiologiques Elle est due a une absence de systole ventriculaire.Cette asystolie reconnait comme cause: a) bloc auriculo-ventriculaire complet avec syndrome de Stokes-Adams.b) tous les autres troubles du rythme tels: l\u2019arrêt du sino-auriculaire; bloc sino-auriculai- re; fibrillation auriculaire paroxystique et autres.c) Sténose aortique calcifiée.4° \u2014 Facteurs pathogéniques La syncope cardiaque est occasionnée par l\u2019ischémie cérébrale secondaire à l\u2019arrêt cardiaque.Dans le bloc auriculo-ventriculaire avec syndrome de Stokes-Adams il y a arrêt du cœur soit par déficience des centres régulateurs ventriculaires intracardiaques, soit par fibrillation ventriculaire.Dans les autres troubles du rythme, l\u2019asystolie serait due à un réflexe vagal ou sino-carotidien.Dans la sténose aortique calcifiée, la syncope résulte d\u2019une ischémie cérébrale relative au cours d\u2019un exercice ou par arrêt cardiaque réflexe par l\u2019intermédiaire du sinus carotidien ou encore par bloc auriculo-ventriculaire avec pause ventriculaire.IV \u2014 Syncope anoxique 1° \u2014 Définition La syncope anoxique est celle qui résulte d\u2019ischémie cérébrale secondaire à une déficience d\u2019oxygénation.| 656 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 2° \u2014 Facteurs prédisposants Altitude.Efforts physiques extrêmes chez les sujets normaux ou chez les malades avec lésion cardiaque, congénitale, avec sténose aortique ou maladie pulmonaire chronique décompensée.3° \u2014 Etiologie La syncope la plus commune de ce type est la syncope des aviateurs.Lors d\u2019une étude faite, 60% des cas de syncope était d\u2019origine émotive ou neurogénique, mais 31% des cas d\u2019origine cardio-vaseulaire et 3% n\u2019a reçu aucune classification.4° \u2014 Pathogénie Dans la syncope des aviateurs, l\u2019anoxie cérébrale produit la syncope soit à cause d\u2019une pression atmosphérique très basse, soit par une accélération positive dans le grand axe du corps (block out).Durant la montée d\u2019un avion, la décompression produit souvent une libération de corps azoté avec embolie gazeuse entraînant la syncope et quelquefois la mort.V \u2014 Syncope hystérique Pour en parler seulement, est un type spécial de perte de connaissance d\u2019origine psychique.Elle apparaît sans aucune altération du pouls et de la pression et sans aucune anomalie élec- tro-encéphalographique.VI \u2014 Autres types de syncope Reste encore toutes les autres syncopes incluant: 1°\u2014Jles cas neurologiques, traumatismes crâniens graves, lésions vasculaires graves et localisées telles ruptures d\u2019anévrysmes.2° \u2014 comprenant aussi les allergies médicamenteuses: cocaïne et ses dérivés, arsenics et alimentaires, les chocs hypoglycémiques \u2014 métrazol \u2014 électrochoc et tous les états où il y a déficience aiguë du retour du sang veineux et emmagasinage du sang dans les petits vaisseaux.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Pour ce qui est du diagnostic différentiel, je n\u2019entrerai pas dans les détails, ce qui nous entraînerait trop loin mais qu\u2019il me suffise de \u2014 BurLETrIN A.M.L.FC.\u2014 Montréal, juin 1950 dire que le diagnostic différentiel peut être fait par une étude soignée des événements précédents, accompagnant et suivant l'attaque.Un examen physique soigneux et des tests spéciaux, tels que pression du sinus carotidien, E.C.G.\u2014 E.E.G., et effet de différents médicaments, aideront aussi à confirmer le diagnostic étiologique.TRAITEMENT Venons-en maintenant au traitement.Il variera nécessairement selon la gravité de la syncope.Si elle est bénigne et brève, le traitement souvent ne pourra être appliqué car le malade, surtout s\u2019il est en position horizontale, reprendra conscience assez vite.Si elle est grave et mortelle, le traitement sera inadéquat.En pratique, l\u2019on ne sait pas toujours si la syncope sera bénigne ou fatale et il y a toujours lieu d'appliquer un traitement.1°) Dans la syncope bénigne vaso-dépressive, il s\u2019agit de coucher le malade ou de lui mettre la tête basse, d\u2019enlever toutes les entraves à la circulation et à la respiration, de pratiquer la respiration artificielle si nécessaire et de donner en injection les médicaments susceptibles d\u2019exciter les centres respiratoires et cardiaques, oxygénation avec Os chez les noyés et avec Carbogène chez les asphyxiés.2° \u2014 Dans le syndrome du sinus carotidien on donnera au moment de la syncope des sympa- thicomimétiques ou vaso-constricteurs tels qu\u2019adrénaline, éphédrine, parédrine, néosyné- phrine, auxquels on pourra associé les inhibiteurs du vague (belladone, atropine).Il faudra continuer le traitement après la syncope pour prévenir les attaques subséquentes.3° \u2014 Dans l\u2019hypotension posturale: au moment de la crise, on emploiera les moyens ordinaires, surtout la position couchée, qui rétablit immédiatement la circulation cérébrale.Comme thérapeutique préventive, il faut essayer de traiter la cause et l\u2019on conseillera au malade de s\u2019habituer à coucher la tête haute, de porter des bandages élastiques aux jambes LEBEL Er MIGNEAULT: LES SYNCOPES et de les mettre avant de se lever le matin, si ce n\u2019est pas suffisant, le port d\u2019une bande abdominale.Les médicaments sympathomimétiques (Pari- drine, néosynéphrine, éphédrine) aideront aussi à prévenir les attaques syncopales et quelquefois on pourra leur associer les sédatifs légers pour diminuer l\u2019excitabilité du système nerveux.4° \u2014 Le traitement de la syncope cardiaque est souvent sans effet mais doit toujours être tenté.Dans les cas graves, on peut toujours recourir à l\u2019injection d\u2019adrénaline intracardiaque mais la plupart du temps elle n\u2019a donné aucun résultat très encourageant.Dans les « Stokes- Adams », les blocs auriculo-ventriculaires avec ou sans Stoke-Adams, on donnera, au moment des crises, des injections soit de sympathi- comimétiques (adrénaline, éphédrine, parédri- ne, novatrine, ete.), soit des médicaments inhibiteurs du vague tel que l\u2019atropine.Comme thérapeutique préventive les mêmes médicaments per os et à dose filée seront donnés.Le chlorure de baryum, à la dose de 20 à 60 mg.peut quelquefois aider.657 La digitale, en général contre-indiquée, peut quelquefois éliminer le bloc auriculo-ventri- culaire ou les symptômes associés en augmentant l\u2019efficacité myocardique.La quinidine, dangereuse lorsqu\u2019il y a arrêt cardiaque, sera un merveilleux adjuvant si le Stoke-Adams résulte d\u2019une fibrillation ventriculaire.Dans les autres types de syncopes, il faudra s\u2019attaquer à la cause et s\u2019il s\u2019agit de cas avec atteinte cérébrale, il faudra le référer au neurologiste ou neuro-chirurgien.BIBLIOGRAPHIE 1.LEAMAN: Management of Cardiac Potient, pp.6-728-499-500.Lippencott, éditeur, 1941.2.P.D.WHITE: Heart Disease, pp.16-30-277-827- 870-918-931.MacMillan Co., édit.,, N.Y., 1946.3.E.C.WARNER: Saviel's System of Clinical Medicine, pp.41-42-280-894.E.Arnold & Co.London, 1945.4.Paul SOY: Traité de thérapeutique civique, pp.1100 à 1110, Tome II.Masson et Cie, édit, 1938.5.BEST et TAYLOR: Physiological Basis of Medical Practise, pp.236-319-409-483.Williams and Wilkins, 1943.6.FRIEBERG: Cardiovascular Diseases, p.454.Saunders, 1949. MOUVEMENT MÉDICO-CHIRURGICAL HERNIOPLASTIES AVEC GAZE DE TANTALUM Dominique GAUDRY (Chicoutimi).L\u2019ingéniosité des chirurgiens s\u2019est appliquée, depuis très longtemps, au problème de la cure de certaines hernies, en particulier de hernies incisurales et de récidives de hernie inguinale.Dans certains cas, l\u2019orifice herniaire est tellement large qu\u2019il est rigoureusement impossible de coapter les bords de cet orifice.Dans d\u2019autres cas, cette coaptation est possible, mais les tissus scléreux et atrophiques de ces bords se prêtent mal à une réfection solide et les récidives apparaissent précocément.Ces récidives augmentent la dévitalisation des tissus et le succès d\u2019une nouvelle réparation, par des procédés ordinaires, devient très incertain.La solution logique de ce problème a toujours consisté à combler la paroi déficiente par divers procédés, les plus connus sont les greffes aponévrotiques, pédiculées ou non, les greffes épidermiques, l\u2019implantation de corps résorba- bles comme l\u2019aponévrose de bœuf, le tendon de kangourou.Ces procédés ont à leur crédit des succès intéressants et une proportion importante d\u2019insuccès.La gaze de tantalum, mise sur le marché par la maison Johnson & Johnson, à l\u2019été 1948, est un matériel qui paraît remplir une fonction des plus intéressantes dans la réparation de ce genre de hernie.Le tantalum est un élément simple, découvert en 1802.Il a été étudié au point de vue biologique par Burch et Carney, de New-York (1), et par le canadien Burke (2).Les propriétés physico-chimiques de ce métal sont intéressantes.Il est malléable, ductile, il peut facilement être laminé en fil très ténu, 11 est inoxydable.Biologiquement, il paraît parfaitement bien toléré par les tissus.Le tissu, préparé par la maison Johnson, est une pièce de 6 x 12 pouces, dont les brins sont de 0,003 pouce de diamètre, tissés à raison de 50 x 50 brins par pouce carré.Ce matériel a été étudié expérimentalement et cliniquement par Throekmorton (3), Koontz (4) et Lam (5).Ces chirurgiens ont publiés leurs observations sur cette gaze de tantalum en janvier, mai et août 1948 respectivement.Ils rapportent, dans leurs communications, que cette maille de tantalum devient encapsulée dans Fig.1.\u2014 Fragmentation de la gaze de tantalum signalée par les premiers observateurs Throck- morton, Koontz et Lam.Radiographie prise après implantation d\u2019une gaze de tantalum chez un de nos sujets.une forte gaine de tissus scléreux, très denses.C\u2019est ce tissu, de nouvelle formation, qui donne la résistance à la réparation.Le métal en effet subit, par les flexions répétées, des phénomènes dits de fatigue et il se fragmente au GAUDRY: HERNIOPLASTIES AVEC GAZE DE TANTALUM bout de quelques mois.Les radiographies, prises 8 à 12 mois après implantation de gaze de tantalum, révèlent des fragmentations de cette gaze.Cette fragmentation cependant ne paraît pas diminuer la solidité de la hernioplastie.L'application technique de ce matériel est toute simple: le sac herniaire est libéré, suturé s\u2019il le faut, la dissection du tissu cellulaire est poussée assez loin autour de la hernie pour atteindre un plan musculo-aponévrotique sain et solide.La pièce de tantalum est taillée de façon à pouvoir être repliée sur tout le pourtour pour une largeur de 45 à 1 centimètre et ce bord replié est suturé au plan aponévrotique par points séparés ou surjet au fil de tantalum.\u2014 Le fil de tantalum, à multiples filaments, de calibre 000, se manipule aussi facilement que le catgut ou la sole.La peau est suturée ensuite par les procédés usuels.Lam (6) décrit une technique un peu plus élaborée qui semblerait augmenter encore la solidité de la réparation.Il recommande de placer la gaze de tantalum entre le plan péritonéal et le plan aponévrotique et de recouvrir la gaze avec une greffe libre d\u2019aponévrose.Depuis juin 1948, j'ai eu l\u2019occasion de pratiquer 7 cas de hernioplastie à l\u2019aide de cette gaze de tantalum.Le docteur Emile Simard m\u2019a gracleusement permis d'ajouter à ces cas, 4 cas personnels qui portent à 11 le total des observations dont la description suit: Ces cas peuvent être divisés en deux groupes distincts.Premier groupe: 3 cas.La coaptation du pourtour herniaire est impossible à effectuer et la déficience des tissus est comblée par la gaze de tantalum.Deuxième groupe: 8 cas.La coaptation des bords herniaires est possible et l\u2019implantation de tantalum est destinée à assurer une réparation plus \u2018sûre et moins sujette aux récidives.Trois de ces derniers cas, près de la moitié, se présentent pour des récidives.Un de ces malades était très maigre, 6 de poids assez normal, 4 étaient très obèses.Les âges variaient de 22 à 64 ans.Aucun de ces malades n\u2019a pu percevoir le corps étranger, deux ont accusé certaines douleurs bien localisées qui ont persisté pendant quelques semaines et ont disparu spontanément.Tous ces 659 cas n\u2019ont pas été drainés.Il m'a fallu cependant évacuer une fois un peu de sérosité dans deux cas.Conclusions.Nous pouvons conclure de ces quelques observations, en considérant les résultats immédiats et les résultats éloignés.Les résultats immédiats ont été très favorables, le corps étranger, quoique paraissant assez volumineux, est parfaitement bien toléré, ne cause pas de réaction anormale et, en fait, n\u2019est pas perçu par le malade.Chez certains sujets assez maigres, le palper révèle la gaze de tantalum sans provoquer cependant de douleurs.Chez les malades un peu obèses, le tissu de tantalum n\u2019est pas perceptible.Les résultats éloignés de cette série de cas ne peuvent pas être évalués actuellement parce qu\u2019ils sont tous trop récents, le premier date de près de un an seulement; cependant, d\u2019après les quelque 30 cas publiés dans des rapports préliminaires mentionnés au début de cette communication, les premiers de ces cas datent de 4 ans, ces résultats éloignés paraissent excellents.Ce matériel nouveau nous paraît donc un adjuvant précieux dans la réparation de certaines hernies.Il permet, dans certains cas, de combler facilement des lacunes de tissus de la paroi abdominale.Dans d\u2019autres cas, il assurera une réparation plus solide et moins sujette aux récidives.BIBLIOGRAPHIE (1) Cité par Charles S.VENABLE et Walter G.STUCK dans: «A General Consideration of Metals for Burried Appliances in Surgery.» S.G.0, 76: 297-304 (avril) 1943.(2) Gerald L.BURKE: « The Corrosion of Metals in Tissues » and « An Introduction to Tantalum ».Can.M.À.J., 43: 125 (août) 1940.(3) Tom Dercum THROCKMORTON: « Tantalum Gauze In the Repair of Hernias Complicated by Tissue deficiency.» Surgery, 23: 32-46 (janv.) 1948.(4) Amos R.KOONTZ: Ann.Surgery.127: 1079- 1085 (mars) 1948.(5) Conrad R.LAM: « Tantalum Gauze in the Repair of Large Postoperative Ventral Hernias.» Arch.Surg.37: 234 (aolit) 1948.(6) Conrad R.LAM: Ibid. 660 Bulletin de l\u2019HAsgsoctation des (DB \u2014 GROULX: ÉVOLUTION ET ORGANISATION ACTUELLE DU SERVICE DE SANTÉ l'ouverture des « consultations de nourrissons » et l\u2019inspection médicale des écoles.De 1918 à 1928, le travail d\u2019examen médical des élèves dans les écoles a été stabilisé et a constitué une activité permanente de notre Service.En 1919, le Service de santé a établi les premières consultations municipales de nourrissons avec service d\u2019infirmières visiteuses à domicile.Depuis 1929, à la suite d\u2019une intensification de la lutte contre la mortalité infantile, leur nombre a été porté à 37 et a été graduellement augmenté à 60.Dès 1916, la Ville avait adopté un règlement municipal permettant la surveillance des maisons de pension pour enfants, amendé et complété par la suite en 1930 (Règlement no 1096).Un second règlement était adopté en 1932 pour assurer le contrôle des hôpitaux privés et des maternités privées (Règlement no 1204).Notons qu\u2019au début du siècle, en 1900, ce taux était de 301,5, par 1000 naissances vivantes.Les premières consultations prénatales municipales datent de 1921 et le maintien de deux garderies de nourrissons, l\u2019une au Parc Lafontaine et l\u2019autre à l\u2019Ile Sainte-Hélène, ont été organisées par le Service de santé en 1925 et maintenues depuis.En 1927, au seul point de vue hygiène, la Ville dépensait $281 174.39, soit $0.39 per ca- pita et le personnel du Service de santé se chiffrait à 175 employés.La même année, un « survey » a été fait, à la suite de l\u2019épidémie de typhoïde sur les conditions de la santé à Montréal.À la suite de cette enquête, le Service s\u2019est développé rapidement, selon la conception que l\u2019on avait alors de l\u2019organisation de l\u2019hygiène publique et les connaissances scientifiques de la maladie et de sa prévention.Parmi les améliorations mentionnées, soulignons une réorganisation complète de la division des maladies contagieuses; de la division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, par l\u2019intensification de la lutte contre la mortalité infantile, en ouvrant plusieurs autres consultations municipales de nourrissons, par la vulgarisation de l\u2019im- 669 munisation contre la diphtérie dans ces cliniques et les écoles, par l\u2019organisation du test mental dans les écoles et une clinique spéciale d'hygiène mentale, par l\u2019ouverture de cliniques dentaires, par l'examen médical des professeurs.| L\u2019épidémie de typhoïde de 1927 a fait réaliser la nécessité d\u2019avoir un plus grand nombre d\u2019inspecteurs sanitaires, médecins vétérinaires ou autres, pour surveiller les fermes et les usines de pasteurisation et pour prélever un plus grand nombre d\u2019échantillons de lait et de ses sous-produits pour analyses bactériologiques et chimiques.Avec la réorganisation de la division de l\u2019inspection des aliments en trois sections: lait, viandes et établissements de produits alimentaires, le nombre des inspecteurs de lait a été porté à 25, répartis comme suit: 11 médecins vétérinaires inspecteurs pour la surveillance des fermes et 14 pour inspection du lait en ville, dont 8 pour les usines de pasteurisation et les laiteries.En 1937, lorsque j'ai été nommé directeur, les dépenses se chiffraient à $553 171.08, ou $0.63 per capita et le personnel comprenait 316 employés.Depuis 1938, le budget et le personnel du Service ont augmenté dans une grande proportion: pour l\u2019année financière 1949-50, le budget du Service de santé était de $1 543 710.00, ou environ $1.50 per capita et le personnel se chiffrait à 500 employés.Ceci a permis plusieurs améliorations dans les méthodes de travail et la création de nouvelles divisions, telles la division de la tuberculose, la division des maladies vénériennes, le développement de la division de l'hygiène de l\u2019enfance, de la section d\u2019hygiène mentale, des cliniques dentaires, la nutrition; la section du « Nursing» a grandi et le nombre des infirmières hygiénistes a été porté à 185.D\u2019autres divisions ont été réorganisées, telles la division de la démographie, de l\u2019inspection sanitaire, des laboratoires, de l\u2019émission de la carte de santé aux manipulateurs d\u2019aliments. 670 L'UNION MÉDICALE DU CANADA En 1938, on a, de nouveau, réorganisé entièrement la section de l\u2019inspection du lait, selon son fonctionnement actuel, divisée en deux sous-sections d\u2019inspection, l\u2019une à la campagne et l\u2019autre en ville, de façon à assurer dans ces établissements une inspection constante et plus stricte.La tendance actuelle due à la complexité de l\u2019administration sanitaire d\u2019une grande ville a entraîné une décentralisation du Service dans les problèmes d\u2019ordre médico-social par l\u2019organisation des districts sanitaires et des centres d'hygiène, ce qui répond à une nécessité de l\u2019heure.: Le projet pour Montréal est de diviser la Ville en 10 districts sanitaires: 8 sont présentement organisés.La direction de chaque district est confiée à un « médecin chef de district », assisté d\u2019un personnel composé de médecins et d\u2019infirmières.Actuellement, un Comité technique est à faire une enquête en marge du plan national de santé \u2014 sur l\u2019organisation du service municipal de Montréal, afin de faire ressortir quels sont les besoins, conformément aux nouvelles données de la santé publique.Les octrois fédéraux permettront d\u2019améliorer l\u2019organisation du service de santé et de donner à la population des services plus adéquats, en vue d\u2019améliorer les standards d'hygiène publique.se sk % La fonction essentielle du Service de santé consiste à conserver le bon état de la santé publique par tous les moyens légaux, éducatifs et scientifiques mis à sa disposition.Son organisation est établie selon les données modernes de l\u2019hygiène publique et de façon à accorder à la population une protection adéquate contre la maladie et les épidémies.Dans une grande ville, les problèmes sanitaires sont nombreux et variés; il s\u2019ensuit que les fonctions d\u2019un service municipal de santé sont multiples et requièrent dans son organisation la formation d\u2019un certain nombre de divisions dont le travail consiste à apporter les solutions qui conviennent.Au cours de cette causerie, je vous les pré- \u2014 BuLLETIN A.M.L FC.\u2014 Montréal, juin 1950 senterai brièvement dans leur ensemble en vous donnant l\u2019essentiel de leurs attributions et activités.I\u2014 La première à considérer est celle de l\u2019Administration générale du Service ct de la Direction 2 L'Administration du Service de santé est confiée à un Directeur de Service, responsable de l\u2019état de santé de la population et des conditions de la salubrité publique dans la ville.Il élabore le programme d\u2019action, maintient la collaboration et le contact avec le public et surveille les activités générales de son Service.Il est le trait d\u2019union entre les administrateurs de la Ville, le public et les diverses divisions du Service.Il assure la direction scientifique et administrative de son personnel.Il doit préparer le budget annuel et veiller au contrôle des dépenses, de façon à en assurer une répartition justifiable en accord avec les besoins.Le « Cabinet du directeur », qui est la cellule principale de toute l\u2019organisation, comprend deux directeurs-adjoints, le secrétariat et la finance.A l\u2019un des directeurs-adjoints, sont confiés l\u2019enseignement de l\u2019hygiène et l\u2019éducation du public, objets d\u2019une section spéciale attachée à la Direction; au second, est confié le contrôle du travail et de la discipline.Le Secrétariat comprend un personnel de 12 employés divisés en trois groupes sous la surveillance d\u2019un surintendant qui est aussi le chef du secrétariat.Ces trois groupes sont répartis ainsi: a) le personnel du bureau chargé de la correspondance, des appels téléphoniques, de la dictée des rapports, des archives, etc.; b) les préposés à la finance du Service: un chef de bureau et préposé au budget et son assistant, chargés de la prépa:ation du budget, du contrôle des dépenses, des réquisitions, de l\u2019inventaire du matériel, ete.; ce) le magasin central du Service, qui comprend trois employés.2.« Le Service de Santé de la Ville de Montréal __ son organisation et son fonctionnement », par le docteur Ad.Groulx, 1948. GROULX: ÉVOLUTION ET ORGANISATION ACTUELLE DU SERVICE DE SANTÉ 671 Le budget du Service pour la prochaine année financière 1950-1951, commençant le ler mai 1950, sera de $1 730 786.00, alors que celui de l\u2019année qui se termine le 30 de ce mois était de $1 543 710.00, soit une augmentation de $187 076.00.Le personnel actuel du Service de santé se compose de 492 employés composés de médecins, dentistes, ingénieurs, médecins vétérinaires, bactériologistes, chimistes, infirmières, inspecteurs sanitaires et d\u2019employés de bureau.Dans le choix du personnel, le Service de santé cherche à s\u2019assurer des compétences, c\u2019est-à-dire, des candidats qualifiés en hygiène publique et dans les spécialités qui l\u2019intéressent.Dans ce but, la Ville octroie chaque année un certain nombre de bourses d\u2019étude, sans compter celles dont nous avons été gratifiés par la Fondation Rockefeller.Depuis 1931, la Ville a accordé 68 bourses d\u2019étude, dont 27 à des médecins, 34 à des infirmières et 2 à des ingénieurs pour des études spécialisées dans les universités canadiennes et américaines.De plus, 96 inspecteurs dont 18 médecins vétérinaires ont obtenu le diplôme C.S.I.(Certificate in Sanitary Inspection) octroyé par la Canadian Public Health Association.Notons aussi que 60 infirmières sont qualifiées comme infirmières hvgiénistes.11 \u2014 Education et enseignement de l\u2019hygiène L\u2019hygiéne est avant tout un probléme d\u2019éducation et le Service de santé est d\u2019abord un service éducatif.L\u2019enseignement de l\u2019hygiène à la population est une mesure essentielle dans tout programme de santé publique.Toutes ses activités convergent vers ce but.C\u2019est pourquoi il y a, attachée à l\u2019Administration même du Service de santé et au Cabinet du directeur, une « Section de l\u2019enseignement de l\u2019hygiène » confiée à un des directeurs-adjoints, dont la fonction est de faire l\u2019éducation de la population par des campagnes d\u2019éducation de toute nature, conférences publiques, articles et communiqués aux journaux, publications diverses, causeries à la radio, cinéma, publication du rapport annuel et du « Bulletin d\u2019Hygiène ».III \u2014 Les Districts sanitaires Il y a une division importante aussi attachée à l\u2019Administration générale du Service; celle des districts samtarres* confiée à un « Officier spécial » du Cabinet du directeur et « chef des districts sanitaires » ; il est assisté d\u2019un adjoint et d\u2019un personnel de 183 employés comprenant les 8 médecins hygiénistes chefs de districts, 24 médecins, 140 infirmières et 11 employées de bureau, répartis dans les différents centres d'hygiène.Les fonctions d\u2019un district sanitaire comprennent la mise en application des programmes de l\u2019enseignement de l'hygiène, de la lutte contre la mortalité maternelle et la mortalité infantile, des services du contrôle des maladies contagieuses, de la tuberculose et des maladies vénériennes; de la vaccination contre la variole et de l\u2019immunisation combinée contre la diphtérie et la coqueluche auxquelles s\u2019ajoutera la vaccination par le BCG.Chaque district est dirigé par un médecin hygiéniste « Chef de district» et est pourvu d\u2019une unité administrative appelée « Centre d'hygiène », située au point stratégique d\u2019un district et qui comprend ses quartiers généraux: le bureau du médecin, celui de l\u2019infirmière surveillante, une salle pour les infirmières, le bureau des sténographes et les locaux pour les diverses consultations prénatales, du nourrisson et des enfants d\u2019âge préscolaire, cliniques dentaires, etc.IV \u2014 La Section du nursing* Les 140 infirmières que j'ai signalées plus haut composent le personnel de la « Section du nursing »; avec les 46 autres infirmières attachées aux divisions de I\u2019hygiéne de l\u2019enfance, de l\u2019hygiène mentale, dans les cliniques dentaires, à la carte de santé et à la salubrité, leur nombre actuel est de 186.3.«Les Districts Sanitaires », causerie prononcée par le docteur Ad.Groulx, à l\u2019émission de la « Tribune des Conférenciers de CKAC », le 17 mars 1947.4.«Le Nursing et les Infirmières du Service de Santé », causerie prononcée à l\u2019émission «le Quart d\u2019heure de Concordia », au poste CKAC, les 23 août, 20 et 27 septembre et 18 octobre 1948. 672 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 Dans les districts sanitaires, les infirmières font du « service généralisé » au point de vue hygiène publique; leurs fonctions sont variées: visites à domicile, consultations prénatales, consultations du nourrisson et préscolaire, inspection médicale des écoles, visites de contrôle des maladies contagieuses à domicile, enquêtes familiales, etc.Leur fonction essentielle consiste au cours de leurs « visites à domicile » à faire l\u2019éducation de la famille \u2014 raison principale de l\u2019établissement du système du « service généralisé de l\u2019infirmière ».V \u2014 La Démographie\u201d La démographie joue un rôle important dans un Service de santé et lui fournit tous les renseignements statistiques dont il a besoin pour élaborer son programme d\u2019action.La démographie est la division où sont collectées et compilées les statistiques vitales.Elle est un véritable service de comptabilité humaine, chargée de l\u2019enregistrement, de la classification et de la vérification des certificats de mariages, naissances et décès.Son personnel se compose de douze employés.VI \u2014 L\u2019inspection sanitaire Je vous ai appris dans ma dernière causerie, que la division de l'inspection sanitaire avait été la première organisée et créée en 1908.Elle assure le contrôle de la salubrité des milieux, bâtiments, logements, etc.L\u2019ingénieur sanitaire du Service de santé en est le surintendant.Son personnel se compose de 77 employés, dont 5 ingénieurs professionnels et 1 architecte, 58 inspecteurs sanitaires et deux infirmières attachées à l\u2019inspection des salons de beauté.Les attributions de cette division sont réparties en quatre sections: 1° \u2014 La section no 1 concerne la construction, la plomberie et les plaintes; elle est responsable de l\u2019étude des plans et devis des constructions nouvelles ou modifiées, de l\u2019émission des permis de construction et de plomberie et de la surveillance de l\u2019installation des systèmes de plomberie.Elle s\u2019occupe aussi de l\u2019élimination des nuisances et de la salubrité des cours, des ruelles, des hangars, des espaces libres et répond aussi aux plaintes reçues chaque jour.Ce travail est fait par 15 inspecteurs sanitaires.2° \u2014 La section no 2 se compose de 12 inspecteurs sanitaires s\u2019occupant du casier sanitaire du logement et de l\u2019inspection périodique de l\u2019habitation pour la recherche des causes d\u2019insalubrité.3° \u2014 La section no 8 concerne l\u2019application des règlements spéciaux dont le travail est confié à 13 inspecteurs sanitaires qui y sont attachés.Parmi ces règlements dont ils ont à surveiller la mise en application, il y a celui qui concerne le double approvisionnement de l\u2019eau dans certaines industries, celui qui permet le contrôle des bains publics et semi-publics: d\u2019autres concernent les boutiques de barbiers, les salons de beauté et de massage, les buanderies, la confection des matelas, des teintureries et établissements de nettoyage à sec, des mauvaises herbes, des directeurs de funérailles, etc.A cela, ajoutons l\u2019inspection des écoles, théâtres, refuges, salles publiques.4° \u2014 La section no 4 comprend un personnel de 10 inspecteurs sanitaires chargés de l\u2019inspection et du contrôle de l\u2019enlèvement et de la disposition des déchets domestiques et de la mise en vigueur du règlement qui les concerne, de façon à assurer la propreté générale de la ville et de la voie publique.Je me propose dans une prochaine série de causeries à cette émission, à partir de juin, de vous parler plus longuement de chacune des activités de cette division importante de notre Service.VII \u2014 L\u2019inspection des aliments La division de l\u2019inspection des aliments® 5.«La Division de la Démographie », causerie a la radio, par le docteur Ad.Groulx, à l\u2019émission « Hygiène et Santé », au poste CKAC, le 5 mars 1948.- \u2014\u2014 GROULX: ÉVOLUTION ET ORGANISATION ACTUELLE DU SERVICE DE SANTÉ par ses activités permet au Service de santé d\u2019assurer à la population un lait et des aliments sains.Elle est responsable de la surveillance et du contrôle de l\u2019approvisionnement salubre du lait et de ses sous-produits, des viandes et des aliments de toute nature; elle est chargée de l\u2019inspection des fermes et des troupeaux, des laiteries et des usines de pasteurisation, des marchés et des étaux de bouchers et de tous les établissements de produits alimentaires.Ses attributions sont réparties entre trois sections et partagées par un personnel de 82 employés dont 24 médecins vétérinaires et 46 inspecteurs sanitaires dirigés par un surintendant, médecin vétérinaire.Les trois sections d\u2019inspection sont d\u2019abord la section no 1 du lait à la campagne et en ville avec trois groupes d\u2019inspecteurs, 1°) les médecins vétérinaires qui visitent les 5000 fermes qui produisent le lait transporté et consommé à Montréal; 2°) les inspecteurs sanitaires du Groupe À chargés de la surveillance du transport du lait en ville et de sa livraison chez le consommateur et ceux du Groupe B responsables de la surveillance des 37 laiteries et usines de pasteurisation.La section no 2 concerne l\u2019inspection des viandes et l\u2019observance des règlements qui les concernent faites par 10 médecins vétéri- 6.Référer aux causeries sur « L\u2019inspection des aliments » prononcées par le docteur Ad.Groulx, à l\u2019émission radiophonique « Le Quart d\u2019heure de Con- cordia », au poste CKAC, les 15 mars, 19 avril et 21 juin 1948.673 naires et 13 inspecteurs sanitaires dans les quatre stations d'inspection situées aux marchés Jean-Talon, Atwater, Maisonneuve et Bonsecours et dans les 1 649 étaux de bouchers, magasins de volailles, entrepôts frigorifiques, manufactures de saucisse, salaisons, charcuteries, fumoirs, etc.Une troisième section composée de 15 inspecteurs sanitaires qui font l\u2019inspection de tous les autres établissements de produits alimentaires dont le nombre est d\u2019environ 7 000, sans compter plus de 1 500 véhicules, ce sont: les boulangeries, les pâtisseries, les industries de chocolat, bonbons, biscuits et pâtes alimentaires; les salles à manger, restaurants, cuisines, magasins de bonbons et hôtels; les épiceries, tavernes, établissements d\u2019eaux gazeuses, etc.VIII \u2014 Les Laboratoires municipaux\u201d Les laboratoires municipaux constituent une autre division et contribuent au dépistage des maladies infectieuses et au contrôle de la salubrité de l\u2019eau, du lait et des aliments par les analyses chimiques et bactériologiques du sang, des sécrétions et excrétions, et des aliments divers qui sont soumis.Les laboratoires sont sous la direction d\u2019un médecin bactériologiste, assisté de onze employés dont un autre médecin bactériologiste, d\u2019un ingénieur chimiste, de chimistes, analystes, etc.7.« Les services rendus par le laboratoire municipal », causerie à la radio par le docteur Ad.Groulx, à l\u2019émission « Le Quart d\u2019heure de Concordia », poste CKAC, le 18 avril 1949. VARIÉTÉS di 2 LA SEMAINE DU PRATICIEN \u2014 1950 Plus de deux-cent-cinquante médecins praticiens et autres se sont trouvés réunis à Québec pour cette première « Semaine du Praticien » du 17 au 22 avril.C\u2019est dire que le succès d\u2019assistance a dépassé complètement les espoirs les plus hardis des organisateurs; quant à l\u2019intérêt porté aux travaux, entretiens et cliniques présentés par les « Semainiers » on a pu en juger par les « présences » aux diverses séances: sans avoir recours à l\u2019appel nominal on a établi par un décompte une assistance moyenne de quatre-vingt-quinze à cent-deux auditeurs à chacune des dix réunions.La formule de ces entretiens «sans prétentions », comme l\u2019a fait remarquer le Professeur F.Gagnon, suivis de discussions très poussées, de questions non moins poussées, a semblé répondre à une aspiration très légitime de la part des Praticiens, en même temps qu\u2019elle a fourni à un très grand nombre d\u2019entre eux l\u2019occasion de montrer que l\u2019« Omnipraticien » ça existe en qualité, en profondeur et en quantité, chez nos collègues de la Pratique générale.Nous garderons longtemps l\u2019écho de ces voix des pays lointains du Québec, voix de l\u2019Abitibl, voix de la Gaspésie, voix de la Côte Nord du St-Laurent, voix des « marches » de la Beauce et des «hauts » des Comtés de Kamouraska, l\u2019Islet et Montmagny, voix dont l\u2019expression claire, nette et pertinente nous ont convaineus que la flamme de la science médicale brûle d\u2019un éclat aussi ardent que celle du dévouement professionnel dans ces régions où le plus proche confrère réside parfois à cinquante milles et plus.Nous n\u2019entreprendrons pas de faire ici le recensement des travaux présentés durant cette « Semaine du Praticien »; ils paraîtront dans une publication autonome qui sera distribuée aux médecins inscrits.Ces journées médicales se sont terminées par un dîner auquel assistalent le Recteur de l\u2019Université Laval, Mgr F.Vandry, le président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province, l\u2019hon.Mare Trudel, les Gouverneurs et ex-Gouverneurs régionaux: MM.C.-À.Gauthier, Eug.Bissonnette, Jules-Ed.Dorion, Gus- tive Beaudet et quelque cent-soixante convives.Mgr le Recteur s\u2019est dit très heureux de l\u2019initiative prise par les organisateurs de la « Semaine du Praticien », et les a assurés de tout l\u2019appui de l\u2019Université dans cette œuvre destinée à maintenir un lien d\u2019échange scientifique et d\u2019intime confraternité entre les Praticiens et les médecins des hôpitaux.Dans sa réponse à la santé portée au Collège des Médecins et Chirurgiens \u2019hon.Marc Tru- del a fait une déclaration dont l'importance n\u2019a échappé à personne: les hôpitaux qui refusent aux Praticiens l\u2019accès auprès de leurs malades se verront refuser les octrois du Gouvernement Provincial.Cette déclaration a soulevé les applaudissements enthousiastes des Praticiens.Nous n\u2019avons pas mission de faire l\u2019éloge ou l\u2019apologie de la déclaration de l\u2019hon.Marc Trudel; nous devons cependant lui reconnaître une belle triade de qualités, elle est claire, nette et sans ambiguïté.En parlant de théâtre, Shakespeare fait dire à son héros Hamlet: \u201cThe play is the thing.\u201d De méme en parlant d\u2019hospitalisation et de facilités d\u2019hospitalisation, l\u2019hon.ministre d\u2019Etat a fait comprendre que l\u2019élément important c\u2019est le malade et non les réglements plus ou moins byzantins ou féodaux de certains hôpitaux.L'idée que les Prat\u2018ciens devaient être admis comme médecins traitants dans les Asiles d\u2019aliénés et autres institutions spécialisées n\u2019est venue à aucun esprit sérieux ou impartial, et encore moins à nos collègues praticiens eux-mêmes.Ce serait également enfantin ou malhonnête de voir dans la déclaration du Ministre un ultimatum aux Le BLOND: LA SEMAINE DU PRATICIEN 675 hôpitaux d'avoir à fermer les yeux et à ouvrir toutes grandes les portes des salles d'opération à toutes les expériences d\u2019apprentis-sorciers.Il y aurait là une injure gratuite au bon sens de nos Praticiens qui savent mieux que quiconque: « Chacun son métier.» Ce qui est clairement inadmissible, corroboré ou non par la déclaration de l\u2019hon.Ministre, c\u2019est que, dans un pays ou les hôpitaux sont maintenus avec les deniers des contribuables, dont les Praticiens portent une lourde part du fardeau fiscal, un citoyen portant le diplôme de médecin-chirurgien et dûment en règle avec son Collège provincial recoive d\u2019un hôpital général, auquel il s\u2019adresse pour l\u2019hospitalisation d'urgence d\u2019un cas d\u2019accouchement qui se complique, la réponse suivante: « Docteur Un Tel, mais vous n\u2019avez pas le droit d\u2019accoucher vos malades ici.» Dans ce cas particulier le malheureux Praticien avait tout simplement négligé de demander sa « carte de compétence » en accouchements! Des situations de cet ordre seraient tout simplement ridicules et sans danger dans des cénacles où le ridicule ne tue pas.si ce n\u2019était de la situation tragique créée au malade.\u201cThe patient is the thing\u2026\u201d.L'avis donné aux hôpitaux généraux est clair, net et élémentaire dans son interprétation: au nom de la charïté qui doit s'exercer envers un malade, au nom de la justice et du respect qui est prescrit dans le Bon Livre envers le Médecin, admettez sans discussion le patient et son Praticien de confiance.Et parce que vous aurez fait confiance au Praticien, et que celui-ci voudra garder votre confiance ainsi que celle de son patient dont il veut avant tout sauver la santé ou la vie, le Praticien ne s\u2019engagera pas avec son malade dans des avenues chirurgicales ou médicales qu\u2019il doit s\u2019interdire lui-même, sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019y poster des gendarmes ou des pancartes aussi impertinentes qu\u2019inutiles pour lui en fermer l'accès.Wilfrid Le BLOND.50 ANS DE MEDECINE ET DE SANTE PUBLIQUE! S'1l est un domaine des sciences qui connut un développement sans précédent, en cette première moitié de siècle, c\u2019est bien celui de la médecine et de la santé publique.Dès le début du siècle, la prophylaxie des maladies transmissibles, dites sociales, en raison de leur influence sur la santé de la population, bénéficie largement des acquisitions nouvelles de la science médicale.Les principes énoncés par les hygiénistes font bientôt l\u2019objet d\u2019applications courantes, et déjà se multiplient les services nationaux de santé publique, les centres sanitaires pour la prophylaxie du paludisme, de la tuberculose et des maladies vénériennes, les cliniques populaires, les consultations d'enfants.Cette évolution a sa répercussion sur le plan international, où diverses organisations à mandat limité se succèdent pour faire 1.Organisation Mondiale de la Santé.place, finalement, à une institution dont la tâche constitutionnelle touche à tous les domaines de l\u2019activité humaine: l'Organisation Mondiale de la Santé.L\u2019ère pastorienne La pathologie infectieuse, notamment, connaît une brillante série de découvertes, consécutives aux travaux de Pasteur, et dont il est aujourd\u2019hui possible de mesurer toute la portée pratique.Ce sont, successivement, la découverte par von Pirquet de la cuti-réaction à la tuberculose, en 1903; celle du tréponème pâle, agent causal de la syphilis, par Schau- dinn et Hoffmann en 1905, puis d\u2019une méthode de diagnostic sérologique de cette maladie, par Bordet et Wassermann, l\u2019année suivante.Ce sont également la découverte, par Vincent, du vaccin anti-typhoïdique, dont l\u2019efficacité se confirmera au cours de la première guerre 9) mondiale, puis en 1926 celle du BCG, vaccin aujourd\u2019hui employé par l'OMS, le FISE et les organisations de secours scandinaves, dans la plus vaste campagne antituberculeuse entreprise jusqu\u2019à ce jour.Autres maladies contagieuses De nombreuses maladies nouvelles sont isolées, au cours de ce demi-siècle, et les germes responsables de maintes infections sont identifiés: notamment le bacille de la coqueluche, par Bordet et Gengou, les spirilles des fièvres récurrentes, par Obermeier, le trypanosome de la maladie du sommeil, par Castellani, le vecteur du typhus exanthématique, par Nicole, et son microbe, la rickettsia, par Rocha-Lima, en 1916.Ce vaste mouvement de recherches entraîne désormais l\u2019application courante de méthodes de laboratoire au diagnostic des maladies microbiennes: culture du sang, préparation de séro-réactions du type Widal pour la typhoïde, de cuti et dermo-réactions pour la tuberculose.Mise au point, sous l\u2019impulsion d\u2019Ehrlich, de nombreux médicaments chimiques, d\u2019anti-pa- ludiques, de sulfamides et, plus récemment, d\u2019antibiotiques, dont la pénicilline et la streptomycine ont ouvert la liste.Révolution médicale L'introduction des antibiotiques dans le domaine de la thérapeutique, au cours de la deuxième guerre mondiale, n\u2019a pas manqué de provoquer une révolution dont on ne peut encore prévoir l\u2019ampleur, mais qui semble justifier les plus grands espoirs.La pénicilline, découverte par Alexander Fleming, la streptomycine, isolée en 1944 par le Dr Selman A.Waksman, la chloromycétine, spécifique de la typhoïde et toute la gamme des nouveaux antibiotiques: telles sont quelques-unes des plus récentes acquisitions de la médecine, dont l'usage aura une portée décisive sur l\u2019épidémiologie de maintes maladies infectieuses.Et déjà, aujourd\u2019hui, les biochimistes s\u2019orientent résolument vers la recherche systématique de substances capables de s\u2019opposer à la multiplication des microbes.Mais il est tout un groupe de maladies «6 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burien AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 manifestement contagieuses et qui, faute de moyens techniques suffisants, ont longtemps échappé aux investigations des bactériologistes.Dès 1917, date de la fameuse épidémie d\u2019encéphalite léthargique, les médecins s\u2019attachent à identifier la nature exacte de ces agents d\u2019infection que sont les virus.La récente mise au point du microscope électronique est une précieuse contribution à la connaissance de ces agents, jadis infravisibles, responsables de maladies telles que la grippe, la poliomyélite, la rage, la variole.Est-il besoin de souligner tout ce que la médecine moderne doit à la chimie et à la physique \u2014 sciences qui ont connu un développement considérable au cours de ce demi- siècle?Qu'il suffise de citer ici la chimiothérapie, les antibiotiques, ou dans le domaine de la physique, la radio et la radiumthé- rapie, dont les possibilités se multiplient singulièrement depuis la récente découverte des isotopes radioactifs.Enfin, l\u2019avènement du DDT et d'autres insecticides puissants permet d\u2019espérer qu\u2019à plus ou moins brève échéance, certains fléaux séculaires seront à tout jamais extirpés: le paludisme, la peste humaine et la fièvre jaune sont de ceux-là.Il faudrait également mentionner les progrès réalisés en chirurgie, en obstétrique, en génétique ou encore en psychiatrie, science qui, dès 1914, vient compléter l\u2019arsenal de la thérapeutique.Développement de la santé publique Sous l'impulsion de ces multiples découvertes se développent considérablement les services de santé publique, tandis que la collaboration internationale s\u2019étend au domaine de l\u2019hygiène.Le succès de ces mesures est illustré par la diminution de la mortalité, notamment de la mortalité infantile, dans une mesure que nul n\u2019eût osé prédire au début du siècle.Constatation réjouissante, s\u2019il en est une, et combien éloquente de la validité des mesures de prophylaxie internationales, qui caractérisent ce demi-siècle de santé publique et sont la raison d\u2019être d\u2019une Organisation Mondiale de la Santé. \u201cFS'Uinion Médicale LA PUSTULE MALIGNE La théorie de Pasteur et la médication nouvelle Juin 1881 Pasteur, travaillant toujours à sa théorie des germes, vient de faire une nouvelle découverte au sujet des maladies charbonneuses qui ravagent si souvent nos campagnes, jetant la désolation et le deuil sur nos fermes.Cette découverte peut se résumer dans la formule suivante, qui est la conclusion de son rapport à l\u2019Académie des Sciences.« De la terre recueillie au-dessus des fosses où sont enfouis des animaux charbonneux depuis plusieurs années, convenablement traitée, est susceptible de produire le charbon par inoculation.Les vers de terre sont les agents qui ramènent constamment les germes morbides de la profondeur des fosses à la superficie du sol, au moyen de leurs excréments.M.Colin, si souvent incrédule, a nié le fait; une commission académique a été organisée, et M.Ville- main a fait le rapport suivant: Trois sortes de terre ont été expérimentées: 1.Une terre recueillie sur une fosse où des animaux charbonneux avaient été enfouis depuis douze ans.2.Une terre recueillie sur une fosse où des animaux charbonneux avaient été enfouis depuis trois ans.3.Une terre vierge, c\u2019est-à-dire, recueillie sur du terrain où, de mémoire d'homme, il n\u2019avait pas été enfoui d\u2019animaux charbonneux.Des expériences ont été pratiquées en outre avec des excréments de vers de terre provenant des deux premières fosses.Huit séries d\u2019expériences ont été instituées par la commission, avec tout le soin et toutes les précautions exigées en pareille matière.Toutes furent concluantes en faveur de Pasteur.Il résulte de ces faits, qui doivent venir à la connaissance publique, par tous les moyens et le plus vite possible, que nous n\u2019avons à notre disposition qu\u2019une seule ressource contre un mal qui semble pousser avec l'herbe de nos champs, c\u2019est l\u2019incinération, c\u2019est le feu.Les autorités, \u2014 le conseil d\u2019agriculture, je suppose, \u2014 devraient voir à ce que des circulaires soient envoyées dans chaque localité, recommandant la destruction immédiate par le feu de tout animal charbonneux.Il faut se mettre à l\u2019œuvre, guetter les travaux de la science et mettre en pratique, sans hésitation, ses commandements.du Canada\u201d en 1881 Je profiterai de l\u2019occasion, qui se présente tout naturellement au sujet de ces expériences, pour dire un mot du charbon tant au point de vue pathogénique que thérapeutique.La pustule maligne est si souvent désespérante qu\u2019il faut signaler sans retard les différents points de vue nouveaux auxquels, il faut se placer d\u2019une manière rationnelle, pour pouvoir espérer un triomphe sur cette terrible maladie.Ce qui constitue la bactéridie est bien la bactérie, c\u2019est-à-dire, le développement d\u2019un germe qui empoisonne l\u2019organisme par un travail prolifique prompt.Or, nous devons viser à la destruction de ce germe qui constitue l\u2019empoisonnement.Les caustiques ordinaires jusqu\u2019ici ont été les seuls agents destructeurs de la pustule que la thérapeutique inquiète et hésitante nous conseille contre elle.Les notions nouvelles sur la nature de cette maladie et de nouveaux agents médicamenteux ont fait penser à un nouveau traitement.En effet, n\u2019existe-t-il pas de substances qui détruisent la formation des germes, qui détruisent le germe lui-même?Le caustique a bien ce but, mais l\u2019atteint- il aussi sûrement qu\u2019il est nécessaire?Non.L\u2019on sait que certains désinfectants agissent par la destruction des germes qui se développent dans les substances agissant comme infectants.Pourquoi l\u2019acide carbolique, qui agit de cette manière, ne jouerait- il pas le même rôle dans la pustule?Destruction done de l\u2019élément virulent.Injectons, hypodermique, de l\u2019acide carbolique pur dans la vésicule elle-même; injection de l\u2019acide car- bolique dilué, solution forte, dans la zone voisine de la pustule ; injection de l\u2019acide carbolique dilué, solution faible, dans toute l\u2019étendue des tissus œdémateux.Un auteur conseille en place de l\u2019acide carbolique l\u2019iode intus et extra: .grs V Ib i Ajoutez iode pot.grs X pour empêcher la précipitation de l\u2019iode.Injection hypodermique et à l\u2019intérieur.Le système nerveux, subissant une.prostration profonde, recevra de l\u2019assistance de l\u2019acétate d\u2019ammoniaque et des stimulants qui ne doivent pas être épargnés.Puis la période d\u2019épuisement indiquera l\u2019emploi des toniques les plus énergiques.La saison où nous sommes est la saison des maladies charbonneuses, ou plutôt de la bactéridie; en attendant que la médication préventive soit mise en pratique et fasse disparaître ce fléau redoutable, qu\u2019on mette à l\u2019épreuve la nouvelle médication qui semble offrir les garanties qui ont fait défaut jusqu\u2019ici à toute médication.Iode pulv Aqua Séverin LACHAPELLE. 678 Variétés.Nécrologie.\u2014 Nous avons la douleur d\u2019apprendre la mort de M.Emile Littré, sénateur, membre de l\u2019Académie française et de l\u2019Académie des Inscriptions et belles-lettres, associé libre de l\u2019Académie de médecine.M.Littré était né en 1801, il avait done quatre-vingt ans; mais il avait conservé jusqu\u2019au dernier jour une force et une lucidité d\u2019esprit, une habitude et une puissance de travail dont la collection de la Philosophie positive témoigne éloquemment.Il était de ces héros du labeur intellectuel que la mort seule arrête.Contrairement à l\u2019opinion commune, M.Littré n\u2019était pas docteur en médecine ; il avait été seulement interne des hôpitaux et s\u2019était tourné aussitôt après vers les recherches philologiques et historiques pour lesquelles il étudia à fond le grec, le sanscrit, l\u2019arabe et les principales langues anciennes et modernes.En même temps il traduisait Hippocrate, entrait dans le mouvement philosophique inauguré par Auguste Comte.L\u2019œuvre capitale de sa vie, le Dictionnaire de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin AMLFOC.\u2014 Montréal, juin 1950 langue française, commença à paraître en 1853 et a été poursuivi sans interruption jusqu\u2019en 1872.C\u2019est un véritable et magnifique monument élevé à notre idiome et qui est maintenant dans toutes les mains, car cette œuvre d\u2019érudition a eu cette bonne et rare fortune de devenir aussitôt populaire.On n\u2019a pas oublié ses démêlés avec Mgr Dupan- loup, qui réussit pendant huit ans à lui fermer les portes de l\u2019Académie française, sous prétexte d\u2019athéisme; on sait aussi qu\u2019après sa réception, le fougueux évêque d\u2019Orléans refusa de reparaître sous la coupole de l\u2019Institut.M.Littré aurait été baptisé quelques instants avant sa mort, dans des circonstances mystérieuses.Citons, parmi les plus importants des nombreux ouvrages de cet écrivain encyclopédique, le Dictionnaire de médecine en collaboration avec M.le Dr Ch.Robin, une Histoire de la langue française, une traduction de la Vie de Jésus de Strauss, diverses publications se rattachant à la doctrine positiviste, un grand nombre d\u2019articles réunis en volumes, enfin une édition des Oeuvres complètes de son ancien collaborateur et ami Armand Carrel.\u2014 Le Siècle Médical. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE E.M.CHAPMAN, R.D.EVANS.\u2014 Traitement des goîitres toxiques par l\u2018\u2019iode radioactif.(Treatment of toxic goiters with radioactive iodine.) \"M.Clin.North America\u201d, 33: 1211 (sept.) 1949.En 1901, le professeur Henri Becquerel, de Paris, donnait une conférence à Londres.Il avait apporté dans la poche de son veston une petite quantité de radium.Quelques semaines plus tard, il remarque sur lui-même une réaction cutanée et en parle à son ami Ernest Bes- nier.C\u2019est alors que l\u2019idée lui vint de détruire des tissus malades au moyen des radiations émanant du radium: tel fut le début de la radioactivité en médecine.En 1934, l\u2019italien Fermi réussit à produire de l\u2019iode radioactif.En 1936, Karl T.Compton et Robley D.Evans attirent l\u2019attention des médecins sur cette découverte.N\u2019est-il pas vrai que la thy- roide fixe électivement l\u2019iode?Le degré d\u2019affinité de la glande vis-à-vis l\u2019iode peut être mesuré au moyen des radiations qui émanent de l\u2019iode radioactif et devenir un indice diagnostic précieux, car une thyroïde hyperplasiée s\u2019accaparera d\u2019une plus grande quantité d\u2019iode, d\u2019où son emploi comme traceur.De plus, ces radiations, à doses plus fortes, peuvent détruire le tissu thyroïdien et devenir thérapeutiques.Les rayons bêta ont une pénétration tissulaire de quelques millimètres seulement et agissent donc sur la glande in situ.Par contre, les rayons gamma qui peuvent parcourir une grande distance, mais ont peu d\u2019action sur les tissus, permettent au moyen d'un Geiger de mesurer in vivo la quantité d\u2019iode radioactif retenue et fixée par la thyroïde.Deux substances furent employées dans cette étude: ,, 1130 dont la période est de 12 heures et ,, 1131 dont la période est de huit jours.Les auteurs, depuis six ans, ont traité avec l\u2019iode radioactif 200 patients souffrant de goitre toxique diffus ou nodulaire.De 1943 à 1947, 65 reçurent per os ,, 1 130, à la dose moyenne de 32 millicuries: tous virent leur goitre diminuer de volume ou même disparaître, et leurs symptômes rétrocéder.Une patiente mourut cinq ans plus tard d\u2019un cancer bronchique avec métastases multiples.Pendant un à deux jours après l\u2019ingestion de ss 1 130, les réactions suivantes furent parfois observées: nausée, légère température, légère douleur et gonflement thyroïdien.De 1946 à juin 1949, 135 patients reçurent 53 1181.Les doses employées: 0,16 mc par gramme de thyroïde (le poids normal de la thyroïde se chiffrant à 20 grammes environ), ont semblé donner les meilleurs résultats.Il y a certes là un facteur d\u2019erreur possible, basé sur l\u2019appréciation personnelle du poids de la thyroïde traitée.En général, les doses totales varièrent entre 6 et 10 millicuries données en une seule fois, per os.Chez cinquante et un patients qui revinrent à un état thyroïdien normal après une seule ingestion d\u2019iode radioactif, 31% de l\u2019iode ingéré fut recueilli dans les urines des 48 heures, soit une rétention de 0,11 me par gramme de tissu thyroïdien traité.Huit patients devinrent myœdémateux à cause de doses trop fortes d\u2019iode radioactif : chez eux, la rétention se chiffra à 0,13.me gramme, 680 Avant de donner une dose thérapeutique, les auteurs s\u2019appliquèrent à rechercher le degré de rétention thyroïdienne au moyen de traceur d\u2019iode radioactif.Dans 40 cas, les urines contenalent 29% de la dose traceur ingérée, et 28,7% de la dose thérapeutique donnée par la suite.Il est donc possible de prévoir assez bien la quantité d\u2019iode radioactif qui sera retenue au niveau de la glande.Le choix des patients n\u2019est pas sans intérêt, et depuis un an, il s\u2019échelonne sur tous les âges, vieux comme jeunes.À cette clinique, 15 des malades sont opérés pour leur goitre, 14 traités médicalement et l\u2019autre tiers reçoit de l\u2019iode radioactif, à condition que, dans ce dernier groupe, les patients consentent, après traitement, à subir une biopsie thyroïdienne.25% de leurs cas traités par l\u2019iode radioactif avaient déjà été thyroïdectomisés.Si-l\u2019état du patient en fait un mauvais risque opératoire ou qu\u2019il existe des troubles oculaires, l\u2019iode radioactif apparaît des plus indiqué comme traitement.I] n\u2019existe pas de contre-indication définie à cette thérapeutique.Cependant, faut-il savoir qu\u2019une insuffisance rénale ou cardiaque retarde l\u2019élimination de l\u2019iode.Le goitre nodulaire répond, en général, moins bien à cette thérapeutique que le goitre diffus.Chez la femme enceinte, jusqu\u2019au quatrième mois de sa grossesse, il ne paraît pas y avoir, pour l\u2019enfant, de danger à donner de l\u2019iode radioactif à la mère.Les résultats peuvent se résumer ainsi avec 5 1181.La fonction thyroïdienne redevient normale entre 6 à 12 semaines après l\u2019ingestion d\u2019iode radioactif.Les grosses thyroïdes, de quatre à cinq fois le volume normal, en arrivent, après traitement, à ne mesurer qu\u2019une à deux fois la normale.Les signes cardiaques répondent très vite à la thérapeutique.Les symptômes oculaires (œdème, chémosis, spasme et rétraction de la paupière) disparaissent, bien que l\u2019exophtalmie elle-même ne varie pas beau- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuzemin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 coup.Il est possible que cela soit dû à l\u2019action directe de l\u2019iode radioactif sur l\u2019hypophyse antérieure que l\u2019on a tendance, maintenant, à considérer comme un centre régulateur du métabolisme de l\u2019iode.En effet, l\u2019'hypophyse humaine contient environ 80 gamma % d\u2019iode.Pour que l\u2019iode radioactif puisse agir avec le maximum d'efficacité, les auteurs recommandent de cesser toute thérapeutique d\u2019iode stable, au moins 12 jours avant, et tout thiouracil, 4 jours avant l\u2019ingestion de ,, 1 131.Quant aux biopsies thyroïdiennes après ingestion d\u2019iode radioactif, elles ont révélé au début des lésions avec œdème, puis, après un mois, de la fibrose.Les auteurs ne croient absolument pas que l\u2019iode radioactif, qui émet 97% de ses radiations en 30 jours, puisse être carcinogénique.Maurice BELISLE.J.R.ELKINSON, A.D.HUNT, Jr.L.GOD- FREY, W.W.McCROREY, A.G.ROGER- SON et J.STOKES, Jr.\u2014 Résultats de la thérapeutique par l'ACTH.(Effects of ACTH Therapy.) \"].A.M.A.\"\u201d, 141: 1273 (31 décembre) 1949.La découverte par Hench et ses collaborateurs d\u2019une guérison dramatique d\u2019un cas d\u2019arthrite rhumatoïde par l\u2019'ACTH ont poussé bien des chercheurs vers des investigations pa- thogéniques très intéressantes.Les auteurs repassent en revue les résultats brillants obtenus jusqu'ici dans diverses affections: arthrite rhumatoïde, fièvre rhumatismale, lupus érythémateux disséminé et goutte.Il faut souligner que l\u2019enthousiasme du début a été quelque peu refroidi par des résultats inconstants et d\u2019une durée plutôt éphémère.Et le problème devient d\u2019autant plus compliqué que l\u2019explication fondamentale de la réaction du médicament reste inconnue, d\u2019une part, et que, d\u2019autre part, le même médicament expose à de sérieuses complications.L'article actuel est une preuve de plus de cet avancé.L\u2019étude clinique des auteurs porte sur 8 observations: 2 cas d\u2019arthrite rhumatoïde, 2 de -\u2014\u2014 ANALYSES lupus érythémateux disséminé, 1 de dermato- myosite, 2 de fièvre rhumatismale aiguë et 1 d\u2019asthme.Sur les 8 cas, il y eut une régression rapide des symptômes, excepté dans les 2 cas de fièvre rhumatismale.Un patient souffrant de lupus érythémateux et un autre de dermatomyosite, considérés comme moribonds avant l\u2019administration de la thérapeutique ont vu leurs symptômes disparaître même après la cessation de la médication.Les complications survenues au cours du traitement imposent une très grande prudence dans son application.Emile THERRIEN.PHTISIOLOGIE F.TISON.\u2014 La streptomycino-résistance du bacille tuberculeux mesurée \u2018\u2019in vitro\u201d cor- respond-elle à une réalité clinique?Est-elle définitivement acquise?\u2018Bulletin et Mémoires de la Société Médicale de Passy\", numéro 28, p.64, 1949.Il faut généralement un traitement de 60 jours (1 g.par jour) de streptomycine pour faire apparaître une résistance supérieure à 10y.Mais on ne peut à l\u2019avance déduire la résistance de la longueur du traitement.L'auteur cite un cas de sensibilité à 10y après 180 g.de streptomycine en 180 jours.Après un traitement prolongé il est possible d\u2019observer des souches dépendantes de la streptomycine, c\u2019est-à-dire poussant mieux en présence de l\u2019antiblotique.Poussée à bout cette « dépendance » devient une « exigence » : le bacille de Koch refusant de pousser en l\u2019absence de streptomycine.L\u2019auteur rapporte un cas d\u2019amélioration clinique et radiologique considérable après 80 g.de streptomycine.La résistance du germe s\u2019établissait alors à 100y et la dépendance à 10y.Du 80e au 120e jour de traitement l\u2019on assiste à une rechute rapide avec apparition de cavités et d\u2019infiltrations nouvelles.Mauvais état général.Au 120e l\u2019arrêt du 681 traitement amène une amélioration radiologique et une reprise de poids.Du point de vue bactériologique une souche devenue résistante l\u2019est définitivement.En clinique le problème est autre.Le degré de résistance se mesure à toute une flore qui comprend des éléments sensibles et des éléments résistants en proportion variée.La prédominance des uns ou des autres établit la sensibilité ou la résistance au bacille.Après cessation du traitement, cette proportion peut être inversée par le développement des germes sensibles.Il faut être prudent lorsque l\u2019on veut reprendre la médication parce que la proportion des germes résistants peut s\u2019accroître de manière rapide.L\u2019apparition de la résistance pourrait être retardée par l\u2019association de P.A.S.à la streptomycine mais, une fois la résistance apparue, la présence de P.A.S.ne peut en rien rendre un regain d\u2019action à la streptomycine par association.Du point de vue pratique l\u2019auteur dégage cette règle approximative de conduite: Résistance inférieure à 10y \u2014 Traitement classique Résistance supérieure à 10y \u2014 Doses fortes \u2014 surveillance étroite Résistance supérieure à 50y \u2014 Abstention Dépendance \u2014 exigeance.Maurice DORAY G.CHAVES.\u2014 La tuberculose pulmonaire débutant chez des sujets âgés de plus de 40 ans.(Incipient Pulmonary Tuberculosis in persons over forty.) \u201cAmer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 5: 469 (mai) 1949.L\u2019auteur rapporte l\u2019histoire de 5 patients souffrant de tuberculose pulmonaire.Cette maladie a débuté chez des personnes âgées de plus de 40 ans.À noter que les radiographies prises antérieurement chez ces 5 sujets étaient toutes normales.Un premier patient est mort d\u2019un infarctus du myocarde à la suite d\u2019un premier temps de la thoracoplastie.Un autre fit de la tuberculose active et évolutive, tandis que 682 deux autres firent en plus du diabète.Un seul guérit.Comme conclusion, l\u2019auteur suggère que chez tous les sujets de plus de 40 ans on fasse, en série, des radiographies et des tests tuberculiniques.Paul-René ARCHAMBAULT R.S.MITCHELL.\u2014 L'apparition de la strep- tomycino-résistance aux bacilles tuberculeux dans la T.B.pulmonaire caverneuse.(Relation of cavity to development of streptomycin resistant tubercle bacilli in pulmonary tuberculosis.) \"New England Journal of Medicine\u201d, 241: 450 (22 septembre) 1949.Le mécanisme de l\u2019apparition de cette strep- tomycino-résistance particulièrement lorsqu\u2019il y a caverne, est loin d\u2019être clair.Tout de même il semblerait que plus il y a de la caséification pulmonaire, plus la résistance est habituelle.Si la concentration médicamenteuse est trop faible, cette résistance semblerait se développer plus facilement.En effet, ces faibles concentration médicamenteuses apporteraient dans le torrent circulatoire, dans le tissu caséeux, un dosage trop faible de streptomycine.Il pourrait aussi arriver que le nombre de bacilles tuberculeux serait tellement imposant que l\u2019apport médicamenteux serait insuffisant.Au sanatorium Trudeau l\u2019auteur a traité 116 cas de T.B.pulmonaire active avec des doses de streptomycine variant de 0,5 à 2 g.par jour.La dose la plus habituellement employée était de 1 gramme par jour, donnée en 2 fois à douze heures d\u2019intervalle.Or, quelque temps avant de terminer la streptomycinothérapie, l\u2019auteur a trouvé des crachats et des cultures gastriques positifs chez 100 des 116 cas ainsi traités.Dans vingt cas chez 51 qui avaient radio- logiquement, avant tout traitement, des cavernes et chez lesquels on n\u2019avait pu faire du collapsus efficace en même temps que la strep- tomycinothérapie, la streptomycino-résistance est apparue.Il est intéressant de noter la différence qui existe dans les deux conditions suivantes alors que la streptomycino-résistance est plutôt rare.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 Voyons: il s\u2019agit de 29 patients sans caverne avant tout traitement, trois seulement voient leur résistance apparaître.Enfin chez 20 autres tuberculeux qui profitent d\u2019un collapsus satisfaisant et qui ont une ou des cavernes avant tout traitement, deux seulement sont victimes de cette résistance.C\u2019est avec discernement qu'il faut savoir choisir les cas susceptibles de développer cette résistance par un dosage approprié.À cause de cela aussi il faut savoir se servir efficacement des effets mécaniques de la collapsothérapie.Paul-René ARCHAMBAULT H.DICKMANN.\u2014 Un demi-gramme de streptomycine dans le traitement des tuberculoses pulmonaires et extra-pleurales.(One half gram of streptomycin in the treatment of pulmonary and extrapulmon- ary tuberculosis.) \"Diseases of Chest\", 4: 422 (avril) 1949.L'auteur a traité 120 cas de tuberculose pulmonaire et extra-pleurale avec la streptomycine à la dose de 0,25 injectée toutes les douze heures par voie intramusculaire.Les résultats obtenus ont été les suivants: abaissement marqué de l\u2019hyperthermie, poids augmenté, taux de la sédimentation amélioré.Les B.K.ont disparu chez plus de la moitié des patients.Les radiographies ont donné des images améliorées chez un grand nombre de ces malades.Au point de vue T.B.extra-pleurale, l\u2019auteur a constaté des améliorations remarquables dans les lésions suivantes: T.B.laryngo-bron- chique, fistules cervicales, anales, rectales épi- didymaires, lésions thoraciques secondaires à la chirurgie.Enfin, d\u2019après cet auteur, la strep- tomycinothérapie à cette dose n\u2019a donné aucun signe de toxicité.Paul-René ARCHAMBAULT J.ROOTHSTEIN.\u2014 La tuberculose pulmonaire des lobes inférieurs.(Pulmonary tuberculosis involving the lower lobes.) \u201cAmer.Rev.of Tub.\u201d, 1: 39 (janvier) 1949.Le diagnostic et le traitement de la tuberculose des lobes inférieurs du poumon présentent ANALYSES des difficultés sérieuses.Au point de vue diagnostic, il faut faire des analyses bactériologiques, des cultures, des lavages gastriques, des radiographies en série.La bronchoscopie met en évidence la présence ou l\u2019absence d\u2019une lésion bronchique.S\u2019il y a des lésions bronchiques, le pneumothorax n\u2019est d\u2019aucune utilité; il peut même devenir dommageable.Le pneumopéri- toine, la phrénicectomie, le repos semblent les traitements logiques.S\u2019il se produit un échec \u2014 ce qui est assez fréquent \u2014 la lobectomie, accompagnée de streptomycinothérapie est indiquée.Paul-René ARCHAMBAULT CHIRURGIE Frederick M.SMITH.\u2014 Traumatisme de l'épitrochlée.(Medial epicondyle injuries.) \u201cI.A.M.A.\u201d, 142: 396 (11 février) 1950.Les lésions de l\u2019épitrochlée arrivent en 2e lieu après la fracture sus-condylienne parmi les traumatismes du coude chez les enfants.Elles se produisent lors d\u2019une chute sur la main en supination, le poignet et le coude étendus.Souvent, en plus, ce dernier est forcé en abduction et l\u2019arrachement de l\u2019épitrochlée est plus marqué.On les classe d\u2019après le déplacement : a) Traumatisme sans déplacement radiolo- giquement visible de l\u2019épitrochlée.b) Léger déplacement de l\u2019épitrochlée.ec) Déplacement plus important avec ou sans luxation du coude.d) Déplacement de l\u2019épitrochlée dans l\u2019articulation du coude.e) Fracture de l\u2019épitrochlée chez l\u2019adulte.Le traitement doit être conservateur à moins qu'il n\u2019y ait déplacement du fragment libre dans l\u2019articulation, ou lésion du nerf cubital.Le traitement chirurgical, d\u2019après l\u2019auteur, consiste dans la fixation ou l\u2019ablation du fragment mobile.683 D\u2019après l\u2019analyse des résultats obtenus dans les 143 cas rapportés dans cet article, le pronostic serait excellent.L\u2019ensemble de ce travail corrobore les données classiques sur le sujet.Guy LAFOND NEURO-PSYCHIATRIE (EDITORIAL).\u2014 Dyslexie chez les enfants.(Reading disabilities in children.) \"].AM.A.\u201d, 142: 1218 (15 avril) 1950.La dyslexie est une difficulté à lire.TI paraît que 12% des enfants américains souffriraient de ce trouble.Des lésions neuro-organiques seraient rarement la cause de la dyslexie.Parfois des troubles de la lecture peuvent être associés à la persistance de l\u2019usage de la main gauche, surtout si on a tenté maladroitement de faire un droitier de l\u2019enfant.Le plus souvent il semble que la dyslexie soit associée à des troubles émotionnels: crainte, anxiété, hostilité, etc, consécutifs à des mésadaptations.Certains auteurs prétendent que la nouvelle méthode pédagogique dite «flash méthod » (qui semble être la méthode dite globale en français) serait une cause de dyslexie.Cette méthode consiste à développer chez l'enfant des associations visuelles entre des mots complets et des images correspondantes.L\u2019écolier se forme rapidement un vocabulaire qui lui permet de lire beaucoup plus vite.Il apprend plus tard à décomposer les mots en syllabes et en lettres.Cette méthode tend à demander d\u2019avantage à la faculté de concentration, d\u2019attention.Elle insiste d\u2019avantage sur la vitesse d\u2019acquisition que sur la précision.Les enfants qui ont des troubles de la vue sont plus handicapés par cette méthode que par l\u2019ancienne technique pédagogique.Or on prétend que chez les enfants apprenant par la méthode globale, on observe trois fois plus de dyslexie que chez ceux qui apprennent par la méthode phonétique ancienne. 684 L'UNION MÉDICALE DU CANADA De toute façon, il faut tâcher de reconnai- tre aussi rapidement que possible ces troubles et traiter ces enfants avec sympathie, leur rendre confiance en eux-mêmes, chercher le problème causal et le résoudre au mieux possible, donner à ces enfants un entraînement phonétique et un enseignement thérapeutique de la lecture.Les parents et les instituteurs réguliers ou sans entraînement spécial peuvent rarement réussir une cure parfaite de la dyslexie.Il convient de placer l\u2019enfant dans des institutions spécialisées.Quelques-unes existent aux Etats-Unis.| Jean DARGIS Henri EY.\u2014 La psychiatrie devant le surréalisme.''L'Evolution Psychiatrique\u201d, 4: 3, 1948.Henri EY met en regard le surréalisme et la folie pour en constater les ressemblances et en établir les rapports.L\u2019œuvre du surréaliste émane d\u2019une intention libre.Cette forme d\u2019expression est un objet qui se détache de l\u2019auteur et s\u2019inscrit dans un cadre artificiel, ce qui en fait un objet d\u2019art.C\u2019est l\u2019effet d\u2019une puissance de création.\u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 Le surréalisme ne saurait donc faire l\u2019objet de la psychiatrie, cet objet pouvant se définir: tout ce qui est régression forcée vers l\u2019automatisme, donc impuissance.L\u2019automatisme du surréalisme est d\u2019ailleurs consenti et ordonné selon un idéal.Cet art, qu\u2019on dit décadent, rejette avec violence tout ce qui n\u2019est pas le contact direct avec l\u2019irréel, avec ce fonds d\u2019images commun à l\u2019humanité où l\u2019art vient naturellement se réfracter.Le surréaliste invite les autres humains à ce délire car l\u2019art est essentiellement communication.Le délire de la psychose, pure poésie, est conforme à l\u2019idéal surréaliste, mais n\u2019est pas une œuvre d\u2019art, le malade étant incapable de choix.Sa production fait corps avec lui, il est lui-même objet esthétique.Moins aiguë ou intermittente, la psychose peut coexister avec des aptitudes artistiques naturelles qu\u2019elle affecte peu ou pas.En résumé, la folie n\u2019éngendre ni génie ni chef-d\u2019œuvre.Dans l\u2019ensemble, la production artistique des malades est inférieure à celle des surréalistes de talent; elle est limitée dans son inspiration et surtout elle n\u2019éveille pas de ré- sonnance chez les autres.Paul LARIVIERE SOCIÉTÉS + + « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance clinique du 7 mars 1950 tenue à l'hôpital Notre-Dame et organisée par son Bureau Médical.SECTION DE MÉDECINE Quelques conditions associées rencontrées au cours du traitement du diabète.MM.L.-H.GARIÉPY, A.GRATTON et F.JONCAS Les diabétiques sont susceptibles, comme la plupart des individus, de souffrir d\u2019une autre maladie simultanée, v.g.: goitre, obésité, appendicite, insuffisance cardiaque, tuberculose pulmonaire, etc.Ils se trouvent alors dans un cercle vicieux: le diabète aggrave la maladie concomitante et celle-ci, à son tour, retentit sur le diabète.Il est important, cependant, de se rappeler que la partie n\u2019est pas perdue pour tout cela et qu\u2019il suffit de traiter l\u2019une et l\u2019autre maladie concurremment pour rétablir l\u2019équilibre et ramener le diabétique à un état de santé passablement satisfaisant.Il ne faut donc pas négliger ni le traitement du diabète ni celui de la maladie concomitante.Les résultats seront alors parfois surprenants.Cancer du côlon droit simulant l'appendicite sub-aiguë chez un homme de 30 ans: confrontation anatomo-radiologique.M.Yves CHAPUT Un homme de 30 ans est admis le 2-8-48 avec un syndrome douloureux de la fosse iliaque droite diagnostiqué « appendicite sub-aiguë».Intervention : appendice macroscopiquement normal avec réaction inflammatoire marquée de la région iléo-colique.Diagnostic différentiel à considérer: Maladie de Khron \u2014 tuberculose iléo-colique \u2014 cancer.Diagnostic final: cancer primitif du cœco-côlon propagé de dehors en dedans à l\u2019iléon terminal.Présentation de nombreux clichés radiologiques et de la pièce opératoire.Malade décédé le 10 octobre 1949.Cachexie et métastases généralisées.Commentaires.15% des patients atteints de cancer du côlon droit subissent une intervention motivée par un diagnostic d\u2019appendicite; chez tout patient au- dessus de 30 ans, penser au cancer du côlon droit lorsqu\u2019on opère pour appendicite et examiner méticuleusement le côlon.Biopsie au moindre doute.Cancer du pôle supérieur de l'estomac.M.René ROLLAND Monsieur E.T.nous est adressé pour gastroscopie.Radiographié en dehors de l'hôpital, le radiologiste remarque quelques points suspects sur le pôle supérieur de l\u2019estomac et suggère une gastroscopie.Depuis six semaines environ, le malade ne peut prendre que des liquides ou des aliments semi-soli- des, les solides lui occasionnent beaucoup de douleur.Cependant, il ne vomit pas.Amaigrissement considérable.; Nous tentons alors de pratiquer la gastroscopie.Impossibilité de franchir le cardia malgré les techniques d\u2019usage.Autre série radiographique qui démontre un néoplasme du pôle supérieur de l\u2019estomac avec envahissement du cardia et de l\u2019æsophage.Consultation en chirurgie.On décide: gastrectomie totale transthoracique.Syndrome de Sheehan chez une diabétique.MM.C.-E.GRIGNON, J.GRIGNON et P.DONTIGNY Houssaye, dans une de ses nombreuses expériences, enlève le pancréas à un chien pour le rendre diabétique.Plus tard, enlève l\u2019hypophyse à ce même chien pour constater que le diabète devient moins sévère.Une patiente reproduit les résultats cliniques de cette expérience. 686 Depuis quelques années, elle faisait du diabète.À la suite d\u2019un accouchement avec choc hémorragique, elle développe une insuffisance pituitaire, qui se traduit par une hypothyroïdie, une insuffisance ovarienne et surrénalienne.Le sucre disparaît de son urine.Elle reste quand même diabétique grade I (i.e.contrôlée par le régime seul); c\u2019est bien commode pour elle, car ainsi elle évite les hypoglycémies fréquentes chez les insuffisants pituitaires.Tétanie post-thyroïdectomie.MM.C.-E.GRIGNON, J.GRIGNON et P.DONTIGNY Avant l\u2019arrivée des substances antithyroïdiennes, la tétanie postopératoire, dans les opérations sur la thyroïde, était chez nous assez fréquente.Actuellement, cette complication est exceptionnelle.Nous la trouvons surtout après thyroïdectomie pour un volumineux goitre polyadénomateux rétro- sternal ou non.Nous présentons un cas typique avec le traitement approprié et l\u2019évolution.Un cas de thyrotoxicose et gigantisme.MM.C.-E.GRIGNON, J].GRIGNON et P.DONTIGNY Une thyrotoxicose au moment de la puberté peut causer du gigantisme par augmentation du métabolisme tant au niveau des tissus que de la pituitaire qui va sécréter davantage son hormone de croissance, à la condition que la diète soit adéquate.Nous avons actuellement un patient qui a présenté, à sa puberté, un Basedow et qui mesure six pieds et cinq pouces tout en ne pesant, à son admission, que 120 livres.Traitement médico-chirurgical du goitre.MM.C.-E.- GRIGNON, R.GRIGNON et J.GRIGNON Nous présentons le traitement médico-chirurgical du goitre, que nous employons actuellement; ce traitement requiert la coopération du médecin et du chirurgien et nous permet d\u2019obtenir les meilleurs résultats.Le médecin prépare le patient à l\u2019opération par un traitement général et spécial adéquat.Le chirurgien s\u2019oceupe de l\u2019acte chirurgical et des complications chirurgicales.Le médecin continue à surveiller le malade après l'opération, durant sa convalescence et pendant quel- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenn A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 ques mois, afin d\u2019éviter les complications tardives souvent méconnues.Péritonéoscopies.(50 cas) M.A.MACKAY Présentation de l\u2019appareillage.Présentation de quelques cas démonstratifs et de biopsies représentant les indications les plus fréquentes de cette méthode d\u2019examen: hépatomégalie, hé- mochromatose, hépatose diabétique, métastases hépatiques, ictère, tumeur abdominale, kyste de l\u2019ovaire, cancérose abdominale.Un cas d'adénome du col utérin et d'arthrite rhumatoïde.M.E.MÉNARD Une jeune femme de 25 ans présente une symptomatologie variée et intéressant plusieurs appareils: 10 troubles du métabolisme général se manifestant par une arthrite rhumatoïde probablement secondaire ; 20 troubles gynécologiques: fibrome endo-cervical utérin avec rétention (hématométrie), dysménorrhée et stérilité; 30 troubles digestifs et urinaires: iléite terminale, cholécystite chronique, hydronéphrose droite.Présentation du dossier de la malade et des clichés radiographiques.Céphalée allergique.M.Jacques LÉGER M.A.L.,, 4gé de 44 ans, souffre de céphalée manifestée brusquement et à quelques reprises depuis juin 1949.Cette céphalée est accompagnée d\u2019une hypertension du liquide céphalo-rachidien à 450; l\u2019abaissement de cette tension par soustraction du liquide apporte un soulagement complet.Cet individu avoue mal supporter l\u2019ingurgitation de certains aliments tels le lait et les pommes.Les cutiréactions sont positives au lait, aux pommes et au chocolat.On peut provoquer la céphalée par l'administration généreuse de ces facteurs alimentaires.De plus, une rémission est observée après administration d\u2019antihistaminiques.II nous a semblé qu\u2019il s\u2019agit bien ici d\u2019un œdème cérébral à mécanisme allergique. SOCIÉTÉS L'asthme non allergique.M.Jacques LÉGER L\u2019asthme est un syndrome qui n\u2019est pas toujours régi par des causes allergiques.Le cas présent est celui d\u2019une femme âgée de 56 ans, ancienne bronchitique, qui fait des crises d\u2019asthme depuis 6 ans.Au moment du premier examen, elle est en status asthmaticus lequel se répète d\u2019ailleurs très fréquemment depuis plusieurs années.Elle présente également des troubles digestifs suggestifs de cholécystite.Une cholécystographie révèle la présence de nombreux calculs.Elle est cholécys- tectomisée et deux jours après l\u2019opération, la respiration redevient normale.Ceci se passait il y a au delà de deux mois et encore à date, elle digère et respire comme elle ne l\u2019avait jamais fait auparavant.Lymphosarcome.M.L.MORISSETTE Pleurésie à éosinophiles.M.B.BAILLARGEON SECTION DES MALADIES DU THORAX Cancer du poumon (carcinome bronchique) MM.J.Prévost, P.Brodeur, P.David, E.-D.Gagnon, V.Latraverse, J.Léger, J.-L.Léger, S.Lauzé, A.Mackay, Claire-G.Mackay, P.-M.Ricard, L.-C.Simard.A\u2014Début par bronchite.P.L., homme de 56 ans.Bronchitique depuis 10 ans.Décembre: Température 102, dyspnée, douleur thoracique gauche, toux, expectorations.Examen clinique: Matité base gauche.Respiration diminuée et râles sommet gauche.Radiographie: Condensation lobe supérieur gauche.Condensation augmente avec le temps.En mars: lipiodol \u2014 bronchiectasie lobe supérieur gauche.Thoracotomie: Lobe supérieur gauche induré, contient plusieurs masses dures.Pneumonectomie.Histologie: Epithélioma spino-cellulaire.Evolution: Après 11 mois, vivant et bien portant.687 B\u2014Début par grippe.R.M., homme de 52 ans.Août, grippe: toux rebelle, expectorations, inappé- tence.| Asthénie progressive, arrêt du travail en novembre.Décembre et janvier: amaigrissement de 29 livres.Janvier: 3 hémoptysies.Examen: 98 livres, matité base droite, respiration soufflante à gauche.Radiographie: Atélectasie segmentaire du lobe supérieur droit.Bronchoscopie: Infiltration bronches droites et tumeur de la bronche lobaire inférieure.Biopsie: Epithélioma spino-cellulaire -caractéris- tique.Thoracotomie: à venir.C\u2014Début par hémoptysie.W.B.,, homme de 54 ans.Bronchite depuis 34 ans.Hémoptysie et dyspnée, puis douleur, amaigrissement rapide.Examen clinique: Compression tronc brachio-cé- phalique gauche.Râles broncho-pulmonaires aux deux plages \u2014 épanchement pleural gauche.Radiographie: Opacité débordant médiastin supérieur à droite \u2014 épanchement pleural droit.Evolution: Décès subit après quelques jours d\u2019hospitalisation.Autopsie: Epithélioma bronchique (type: oat cell) du lobe supérieur droit envahissant le médiastin.D\u2014Début par suppuration.A.P., femme de 62 ans.Asthénie, amaigrissement, point de côté avec toux productive fétide suivie de vomiques après, 1 mois et demi.Examen clinique: Matité et abolition murmure vésiculaire à Ja base droite.Bronchoscopie: Pus dans la bronche lobaire inférieure droite.Radiographie: Opacité de tvpe pleural tiers inférieur droit.Thoracotomie: Masse dure avec abcès multiples à la moitié inférieure du poumon: inopérable.Biopsie: Epithélioma bronchique (type: oat cell).E\u2014-Début par atélectasie.A.D., homme de 55 ans.Bronchite chronique depuis 35 ans.Juin 1948: toux augmente.Amajigrissement rapide.Février 1949: signes cliniques et radiologiques d\u2019atélectasie base droite.Bronchoscopie: Masse framboisée bronche segmen- taire basale interne droite.Biopsie: Epithélioma atypique. 688 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Thoracotomie: Masse dure occupant les lobes moyens et inférieurs droits et envahissant le péricarde.Pneumonectomie palliative.Evolution: Après 11 mois \u2014 vivant.F\u2014Début par syndrome de la veine cave supérieure.M.H.G., homme de 63 ans.Arrivé ici avec œdème en pèlerine et circulation collatérale considérable.Radiographie: Grosse masse para-hilaire droite avec infiltration en éventail.Biopsie ganglion cervical: Métastase néoplasique.Evolution: Décès en 6 semaines.Autopsie: Epithélioma bronchique droit ayant envahi le médiastin supérieur.G\u2014 Début par syndrome digestif.C.F., homme de 21 ans.Sensation de géne épigastrique.Dyspnée et épisodes grippaux.Examen clinique: Gros foie bosselé (34 em).Vibrations diminuées aux bases.Radiographie: Masse arrondie base pulmonaire droite.Evolution: Décès en 15 jours.Autopsie : Epithélioma bronchique indifférencié (oat cell) base droite avec métastases au foie, surrénales, thyroïde, pancréas.H\u2014Début par fausse angine.L.C., homme de 47 ans.Douleur rétrosternale avec orthopnée, suivie, apres 1 mois, d\u2019asthénie, anorexie et amaigrissement (17 livres en 3 mois).| Examen: Respiration rude plage pulmonaire gauche.Radiographie: Condensation du segment supérieur du lobe inférieur gauche.Tomographie: Sténose de la bronche souche par compression.Bronchoscopie: Masse polypoïde de la bronche inférieure gauche.Thoracotomie: Epithélioma bronchique atypique (biopsie), inopérable.I\u2014Début par hémiplégie.R.C., homme de 44 ans.Monoparésie bras droit depuis 15 jours, puis hémiplégie droite.Radiographie : Infiltration juxta-hilaire discréte lobe supérieur gauche.Crâniotomie: Tumeur cérébrale métastasique à gauche.Biopsie: Métastase typique d\u2019un épithélioma bronchique.Evolution: Radiothérapie.Mort en 6 mois.\u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 J\u2014Début par arthrite de l\u2019épaule.E.A., homme de 44 ans.Depuis 1 an, douleur vertébrale haute s\u2019irradiant au bras droit.Examen: Mouvements de l\u2019épaule droite douloureux.Anesthésie régionale membre supérieur droit.Matité et disparition du murmure vésiculaire au sommet droit.Radiographie: Condensation du sommet droit.Destruction 2ème côte droite et érosion C5, C6, C7 \u2014 Syndrome clinico-radiologique de Pancoast.Evolution: Douleurs augmentent malgré radiothérapie et cordotomie.Décès après 6 mois.Nécropsie: Epithélioma bronchique du sommet droit avec envahissement considérable du voisinage.Tumeurs thoraciques.MM.J.Prévost, P.Brodeur, P.David, E.-D.Gagnon, V.Latraverse, J.Léger, J.-L.Léger, S.Lauzé, A.Mackay, Claire-G.Mackay, P.-M.Ricard, L.-C.Simard.A\u2014Goitre intra-thoracique.G.L., homme de 40 ans.Symptômes: Dysphagie, toux improductive, somnolence et diaphorèse.Examen: Bon état général.Masse palpable et douloureuse sus-sternale.Radiographie: Masse tumorale supérieure droite déplaçant latéralement vers la gauche la trachée, dans sa portion intrathoracique tout à fait supérieure.Opération: Hémi-thyroïdectomie droite sub-totale.Histologie: Goitre adénomateux.Evolution: Guérison.B\u2014Hamartome pulmonaire.R.R., homme de 19 ans.Symptômes: aucun.Découverte radiologique lors d\u2019un examen de routine.Radiographie de routine à Bruchési, en août 1946.Septembre 1948: même masse.Août 1949: augmentation de volume de l\u2019opacité.Etat général inchangé.Examen: Le tiers moyen de la région postérieure gauche, zone de matité, diminution du murmure vésiculaire et de la voix parlée haute.Adénopathie aisselle gauche mobile, du volume d\u2019un pois.Radiographie: Masse tumorale région hilaire droite supérieure, à point de départ de la gouttière costo- vertébrale.Opération: Exérèse d\u2019une tumeur kystique, située au lobe inférieur, en dehors des plèvres pariétales et viscérales.Histologie: Malformation congénitale pulmonaire et bronchique: masse pulmonaire non développée SOCIÉTÉS entourée par une capsule qui lui constitue une plèvre.Evolution: Bien portant.C\u2014Sarcome d\u2019Ewing.A.F., homme de 17 ans.Symptômes: Dyspnée, douleurs thoraciques à droite, élancements sous le sein droit.Examen: Adénopathie sous-maxillaire.Enfoncement des premières côtes au-dessus du sein droit, cette région suit les mouvements respiratoires.Murmure vésiculaire aboli à la base droite avec matité à la base et au sommet.Souffle pleural, égophonie.A gauche, respiration rude.Radiographie: Opacité homogène sur toute la plage droite.Les trois premières côtes sont à demi-détrui- tes.Raréfaction sur l\u2019omoplate droite.Traitement: Radiothérapie.Evolution (depuis 7 ans): Très bien.D\u2014Myélome plasmocytaire.A.M., homme de 45 ans.Symptômes: Douleurs base de l\u2019hémithorax droit postérieur.Fracture de deux côtes à la suite d\u2019une chute de 7 à 8 pieds.Examen: Tuméfaction de la région scapulo-verté- brale droite.Radiographie: Aspect lacunaire de la côte douloureuse.Opération: Résection de la 8ème côte droite.Histologie: Myélome plasmocytaire.Evolution: Bien portant.E-\u2014\u2014-Xanthome costal.L.S., homme de 36 ans.Symptômes: Douleur région thoracique postérieure droite moyenne (8ème côte) avec irradiation trans- thoracique antérieure.Examen: négatif.Radiographie: Petite image lacunaire du 8ème arc costal postérieur droit.Opération: Ablation sous périostée de 5 pouces de la partie postérieure de la 8ème côte.Histologie: Au centre, dépôt de cristaux (cholestérol?) entouré de cellules géantes macrophagiques.Au pourtour, il existe une couche de cellules xan- thélasmisées.Cholestéato-xanthome.Evolution: Bien portant.F\u2014Hypernéphrome costal.D.B., homme de 63 ans.Symptômes: Douleur thoracique à droite dans l\u2019aisselle, accentuée aux mouvements du membre supérieur droit.Examen: Aucune adénopathie.Douleur à la palpation de l\u2019aisselle droite.Frottement pleural à droite.689 Radiographie: Opacité marquée de la région axillaire à la partie moyenne du poumon droit avec destruction de la 6ème côte dans cette région.Perte de substances osseuses à la clavicule droite, aux premières côtes gauche et droite.Les cavités rénales droites ne sont pas toutes bien remplies par la substance opaque.Opération: Thoracotomie (exérèse partielle, 5e, 6e, 7e côtes droites).Néphrectomie droite.Histologie: Rein droit: épithélioma hypernéphroïde avec métastases à la 6ème côte.Complications subséquentes: droit.Evolution: Perdu de vue.Fracture du fémur G\u2014Sympathicoblastome.Y.M., garçon de 9 ans.Symptômes: Toux productive, gêne respiratoire, hyperthermie, inappétence.Examen: Circulation collatérale: bras grauche, cou, partie supérieure du thorax.Voussure à la partie supérieure du thorax.À gauche, abolition de la respiration à l\u2019apex; râles sous-crépitants tiers inférieur.Matité du tiers supérieur.Fluoroscopie et radiographie: Diaphragme mobile.Cul-de-sac libre à droite.Cœur et trachée déviés vers la droite.Masse non pulmonaire: demie supérieure de l\u2019hémithorax gauche.Opération (biopsie): sympathicoblastome.Traitement: Radiothérapie.Evolution: sous traitement.H\u2014Tumeur d\u2019origine digestive de la gouttière postérieure.N.J., fillette de 8 ans.Symptômes: Malade depuis 1 an.Céphalée, inap- pétence, asthénie, amaigrissement, toux improductive au moindre effort.Examen: Matité et diminution du murmure vésiculaire au sommet droit.Radiographie: Masse bien limitée occupe la plus grande partie de la demie supérieure de l\u2019hémithorax droit postérieur.Opération: Thoracotomie postéro-latérale droite.Ablation d\u2019une tumeur de la gouttière postérieure.Histologie: Diverticule d\u2019origine digestive?Evolution: Bien portante.I\u2014Kyste mésothélial du médiastin.D.C., homme de 40 ans.Symptômes: Grande fatigue.Toux, expectorations blanchâtres.Dyspnée.Examen: Douleur localisée à l\u2019'hémithorax inférieur droit se dirigeant obliquement vers la trachée.Foie un peu augmenté de volume.Douleur assez vive à la palpation profonde. 690 Radiographie: Epanchement pleural de la grande cavité droite.Opération: Thoracotomie antérieure droite: exé- rèse de kyste dermoïde médiastinal.Histologie: Kyste mésothélial.Evolution: Bien portant.J\u2014Lympho-sarcome du médiastin antérieur.M.S., fillette de 14 ans.Symptômes: Dyspnée et orthopnée depuis 1 mois.Examen: Syndrome d\u2019obstruction de la veine cave supérieure.Epanchement pleural bilatéral.Ascite.Radiographie: Tumeur du médiastin antérieur \u2014 épanchement.Electrocardiogramme: Signe de péricardite.Traitement: Radiothérapie, ponction pleurale.Evolution: Les œdèmes régressent partiellement, mais la gêne respiratoire persiste.Décédée trois semaines plus tard.Autopsie: Thrombose de la veine jugulaire droite et de la veine cave supérieure.Lympho-sarcome du médiastin antérieur.Hémopéricarde.Métastases hépatiques, osseuses et diaphragmatiques.K\u2014Abcès froid thoracique antérieur.G.G., femme de 43 ans.Symptomes: Consulte pour une voussure sous- claviculaire droite qui augmente de volume depuis quelques semaines.Examen: Masse aplatie non douloureuse sous- claviculaire droite.Rugosité et irrégularité distale de la première côte.Opération: Résection partielle de la clavicule et de la première côte droite.Evacuation de l\u2019abcès.Histologie: Granulomes nombreux à centre caséeux, bordés de cellules épithéliales et géantes.Evolution: Bien portante.L\u2014Hodgkin pulmonaire.S.F.fille de 38 ans.Symptômes: Adénopathie axillaire et cervicale gauche, douloureuse.Amaigrissement de 54 livres depuis 8 mois et demi.Asthénie.Examen: Légère exophtalmie.Adénopathie cervicale et sus-claviculaire.Douleur à la pression.Région axillaire gauche empâtée; masse dure, mobile, douloureuse à la pression et à la mobilisation.Tachycardie.Radiographie: Infiltration parenchymateuse du lobe supérieur gauche dans sa moitié interne avec images cavitaires.Bronchoscopie: Bronche souche gauche: muqueuse très hypertrophiée, lumière remplie aux trois quarts par une masse bourgeonnante mobile d\u2019environ 1 em de diamètre.Compression par un anévrisme probable de l\u2019aorte.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 Biopsie (ganglion de l\u2019aisselle) : Hodgkin à forme suppurée avec péri-adénite considérable.Conditions associées: Anémie hypochrome.Lues tertiaire asymptomatique.Traitement: Radiothérapie.Evolution: Vivante, sous traitement périodiquement.M\u2014Hodgkin médiastinal.C.B., femme de 19 ans.Symptômes: Douleurs au thorax postérieur et à la racine du bras droit.Toux sèche.Dyspnée importante.Amaigrissement (15 livres).Examen: Petits ganglions dans les aines.Sensibilité et submatité à la région parasternale droite.Radiographie: Masse tumorale d\u2019origine probablement ganglionnaire, à la région médiane et supérieure du médiastin.Radiothérapie (49 séances): sans résultat.Opération: Exérèse de la demie de la tumeur.Histologie: Hodgkin.Evolution: vivante, sous traitement périodiquement.N\u2014Adénome bronchique.Z.C., homme de 35 ans.Symptômes: Toux rebelle depuis 1 an.Examen clinique: Négatif.Radiographie: Opacité non homogène de la base droite.Bronchoscopie: Tuméfaction hémorragipare, bronche lobaire inférieure droite.Biopsie: Adénome bronchique.Traitement: Refuse lobectomie.Tentative infructueuse d\u2019ablation endoscopique.Electrocoagulation à 5 reprises.Evolution: Deux ans après traitement: radiographie non modifiée; bronchoscopie: diminution de la masse.Examen clinique: patient se sent très bien.C\u2014Métastase d\u2019un séminome de l\u2019ovaire.S.C., fillette de 10 ans.Symptômes: Augmentation de volume de l\u2019abdomen, douleur à l\u2019hypocondre gauche, asthénie progressive, pesanteur à la région lombo-sacrée.Examen: Masse dure, grosse comme une tête d\u2019enfant et descendant dans le flanc gauche jusqu\u2019à Pombilie.Laparotomie exploratrice: Tumeur de l\u2019ovaire droit (grosse comme une orange).Tumeur de l\u2019ovaire gauche (grosse comme un pamplemousse).Utérus remplacé par un ligament de la largeur d\u2019une cigarette.Ovariectomie bilatérale.Histologie: Séminome de l\u2019ovaire. SOCIÉTÉS Evolution (5 ans plus tard): Toux sèche, hyperthermie, dysphagie, douleurs rétrosternales avec irradiation.Tumeur de la région sus-claviculaire (grosse comme un œuf de poule), non mobile.Biopsie: Métastase d\u2019un séminome de l\u2019ovaire.Radiothérapie: Fonte rapide de la masse.Aucune métastase osseuse à la colonne cervico-dorsale.Maladies cardio-vasculaires chirurgicales.MM.J.Prévost, P.Brodeur, P.David, E.-D.Gagnon, V.Latraverse, J.Léger, J.-L.Léger, S.Lauzé, À.Mackay, Claire-G.Mackay, P.-M.Ricard, L.-C.Simard.A\u2014Coarctation de laorte.Monsieur M.C., dossiers 1233-49, 5059-49, 10196- 49 et 7231-49, âgé de 25 ans, a été hospitalisé d\u2019urgence le 4-2-49, pour épistaxis rebelle à la médication usuelle.Formule sanguine: globules rouges 1 825 000 et 35% hémoglobine.10 transfusions.Histoire antérieure à peu près négative.L\u2019examen objectif montre tous les signes d\u2019une coarctation de l\u2019aorte.P.A.aux membres supérieurs 155/95, aux membres inférieurs 0/0.Souffle systolique dans le 2ème espace intercostal gauche et le long de la colonne vertébrale.Palpations d\u2019artéres intercostales.Erosion radiologique du bord inférieur des côtes.Opéré le 2-6-49 par le docteur P.-M.Ricard.Résection de l\u2019isthme aortique et anastomose de l\u2019artère sous-clavière gauche à l\u2019aorte.Tous les signes de la coarctation ont rapidement disparu.Complication pleuro-pulmonaire postopératoire.Présentation du malade.B\u2014Thrombose de la veine cave supérieure.Monsieur L.D., dossiers 1968-48 et 3014-48, âgé de 45 ans, a subitement ressenti un étourdissement, de la chaleur à la tête et un gonflement du visage pendant une partie de cartes.Œdème du cou, de la face et des membres supérieurs.À l\u2019examen: facies œdématié et cyanosé.Circulation collatérale thoracique importante.Œdème des membres supérieurs.Tension veineuse très augmentée: 420 mm.La radiographie montre une turgescence marquée de la veine cave supérieure.Angiographie: absence d\u2019opacification de la veine cave supérieure et développement très marqué d\u2019un réseau veineux collatéral.Pouvons- nous chirurgicalement aider ce patient dont les symptômes persistent deux ans après l\u2019accident thrombo- sique?Présentation du malade.C\u2014Anévrysme artério-veineux pulmonaire.Mlle P.G., dossier 12795-48, âgée de 13 ans, a été référée à la clinique des maladies pulmonaires pour asthme.Depuis deux ans.dvspnée d\u2019effort et crises du 691 type asthmatiforme, cyanose des lèvres et des doigts.A l\u2019examen, on observe une augmentation de la cyanose à l\u2019effort; des doigts en baguettes de tambour.À la pointe de l\u2019omoplate droite, on entend un double souffle qui augmente à l\u2019inspiration forcée.En fluo- roscopie, présence d\u2019une opacité située au maximum du souffle.Ces constatations permettent de poser un diagnostic certain d\u2019anévrisme artério-veineux pulmonaire.Malheureusement le traitement chirurgical est refusé par les parents.D\u2014Péricardite constrictive.Monsieur G.T., dossier 7999-47, 4gé de 25 ans, a été hospitalisé en aolit 1947.Les troubles actuels datent de trois ans et ont déjà nécessité trois hospitalisations antérieures, une à Shawinigan et deux à Québec.Il se plaint avant tout de dyspnée, de palpitations, d\u2019ædème malléolaire et de douleurs abdominales.L\u2019examen montre un cœur augmenté de volume et un souffle systolique de la pointe.Tension veineuse 200 mm.Foie énorme, ascite abondante qui a déjà été ponctionnée à plusieurs reprises.Circulation collatérale.Œdème marqué des membres inférieurs.Un examen fluoroscopique attentif montre des calcifications péricardiques le long du contour cardiaque.La dynamique cardiaque est médiocre.Le diagnostic de péricardite est posé.Péricardectomie par le docteur P.-M.Ricard le 16-9-47.Le malade a été revu il y a six mois, tous les symptômes cardiaques ont disparu.SECTION DE GASTRO-ENTÉROLOGIE Gastrectomie totale abdomino-thoracique.MM.C.-E.Hébert, F.Archambault, E.-D.Gagnon, R.Rolland, R.Décarie, M.Lamoureux, B.Laforest.A\u2014Sœur Saint-Constant, 34 ans, religieuse.Symptômes: Hématémèses très fréquentes et abondantes depuis septembre 1940.Amaigrissement de 30 livres depuis 8 mois.Douleur à la région épigastrique depuis 8 mois.Asthénie, lassitude.Boulimie.Mœlena à quelques reprises.Examen objectif: Maigreur \u2014 anémie (2 400 000) \u2014 sensibilité diffuse abdominale.Repas baryté: Pathologie tumorale bénigne à forme polypoïde intéressant tout l\u2019estomac depuis la région sous-cardiaque jusqu\u2019au pylore.Lavement baryté: Polypose colique au niveau du cœcum et du transverse.Traitement: Gastrectomie totale abdomino-thora- cique. 692 Trouvailles opératoires: 1) Cœcum: masse polypoi- de grosseur d\u2019un citron, mobile.2) Transverse: 2 masses intra-luminales sur pédicules, mobiles, grosseur de pruneaux.3) Rate: hypertrophie du tiers.4) Estomac: volumineux à paroi épaisse, à nombreux polypes, pylore très élargi et polypes font hernie dans le duodénum.Anatomie pathologique: Polypes de la muqueuse extrêmement œdémateux contenant des glandes stomacales dont le collet est très allongé.Dans l\u2019un de ceux que nous avons examinés, existent des formations glandulaires plus abondantes.Les cellules de ces glandes sont plus tassées, plus basophiles, plus atypiques et contiennent très souvent des mitoses.Cette lésion est suspecte.Evolution: Etat amélioré actuellement.Digère bien.B\u2014Florian Caron, 47 ans, colon.Symptômes: Depuis 4 ans, brûlements d'estomac avec élancements à la région épigastrique, période d\u2019accalmie durant 1 an.Actuellement: douleurs continuelles et amaigrissement de 24 livres depuis 1 mois, inappétence, anorexie, dégoût pour les viandes.Examen: négatif, sauf maigreur.Repas baryté: Lésion néoplasique étendue, infil- trante et végétante, intéressant toute la petite courbure et la grande courbure horizontale.Sécrétions gastriques: Sur 5 échantillons, l\u2019un est suggestif d\u2019un épithélioma.Traitement: Gastrectomie totale abdomino-thora- cique.Trouvailles opératoires: Tumeur gastrique, mobile, infiltrant l\u2019estomac, de la région pylorique le long de la grande courbure jusqu\u2019à la portion verticale et le long de la petite courbure jusqu\u2019à 1 pouce du cardia.Anatomie pathologique: Epithélioma trabéculaire.Les différentes couches de la paroi stomacale sont plutôt infiltrées que détruites par l\u2019épithélioma.Par plusieurs de ses caractères cet épithélioma se rapproche de la linite plastique.Les ganglions lymphatiques du méso sont envahis.Rate sensiblement normale.Evolution: Son médecin nous dit qu\u2019il est bien.C\u2014Eugène Tremblay, 59 ans, charpentier.Voir article \u201c3\u201d.D\u2014Armand Paradis, 63 ans, journalier.Symptômes: Gastro-entérostomie en 1930, pour ulcus gastrique.Après l\u2019opération, les douleurs avaient disparu, mais il vomissait fréquemment surtout après repas quelque peu copieux.Cet état a duré 18 ans.Sensation de boule douloureuse au creux épigastrique, continuelle mais surtout grave depuis 1 mois.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 Jeûne presque complet depuis 5 mois.Amaigrissement.Examen objectif: Maigreur (100 livres).Palper de la région épigastrique douloureux.Tube digestif complet: Impression \u2014 Lésions néoplasiques étendues, de type mixte, infiltrant et végétant, intéressant la grosse tubérosité, le cardia et la région sous-orificielle de la petite courbure, la région hypocardiaque et épicardiaque, de l\u2019æsophage.Assez bon fonctionnement de la bouche anastomotique de gastro-jéjunostomie.Biopsie de l\u2019œsophage: Epithélioma glanduliforme de l\u2019estomac.Traitement: Gastrectomie totale abdomino-thora- cique.Exploration: La tumeur remonte à environ 1 pouce au-dessus du diaphragme et occupe tout le pôle supérieur de l\u2019estomac.Il y a adhérence et envahissement de la surface abdominale gauche du diaphragme et du péritoine pariétal postérieur dans un diamètre d\u2019une pièce de cinquante sous.Toute la chaîne aortique abdominale contient de nombreux ganglions dont plusieurs sont prélevés.On trouve en plus quelques ganglions au mésentère du grêle dont un est prélevé.Anatomie pathologique: Masse en chou-fleur d\u2019environ 8 cm.de diamètre.Macroscopiquement: épithé- lioma de forme papillaire et glandulaire.Ganglions non envahis.Evolution: Complications postopératoires: pleurésie purulente gauche, péritonite purulente, hépato- néphrite toxi-infectieuse, péricardite fibrino-purulente.Décès 10 jours après intervention.E\u2014Emile Landry, 69 ans, journalier.Symptômes: Anorexie et inappétence totales depuis 2 mois.Vomissements alimentaires 1 heure après les repas à 4 ou 5 reprises.Hoquet fréquent.Amaigrissement de 5 livres depuis 1 mois.Dégoût pour le tabac.Repas baryté: Néoplasie gastrique.Traitement: Gastrectomie totale abdomino-thora- cique.Trouvailles opératoires: Masse de la grosseur des deux poings, englobant tout l\u2019estomac, mobile.Anatomie pathologique: Epithélioma glanduliforme à grandes cellules acidophiles qui prolifèrent au delà des musculeuses dans la graisse.Un ganglion situé tout près est envahi par l\u2019épithélioma.En un point, la graisse est diffusément envahie par l\u2019épithélioma.Evolution: Patient allait très bien quand, au 3ème jour, il se leva et arracha accidentellement son tube de drainage thoracique, amenant un pneumothorax spontané fatal.Nécropsie: Endocardite.Congestion du myocarde.Congestion et œdème pulmonaire, légère bronchiolite, foie cardiaque au début. SOCIÉTÉS Gastrectomie d'urgence.MM.R.DUFRESNE, F.ARCHAMBAULT et M.LAMOUREUX Ulceres perforants post-gastro-entérostomie.MM.R.DUFRESNE et F.ARCHAMBAULT A\u2014Fistule gastro-jéjuno-colique (Post-gastro- - entérostomie).M.J.P., 42 ans.Histoire ulcéreuse datant d\u2019au moins 15 ans.À subi, en 1945, une gastro-entérosto- mie.S\u2019en est très bien trouvé jusqu\u2019à la fin de 1948.A ce moment, s\u2019est installée une diarrhée rebelle, avec malaises abdominaux vagues et amaigrissement progressif.Radiographie (5-5-49): fistule gastro-jéjuno-coli- que.Intervention (24-5-49): résection en bloc de la fistule, rétablissement de la continuité digestive.Malade bien portant \u2014 Documents radiologiques et photographiques.B\u2014Ulcère gastro-jéjunal (Post-gastro-entérostomie).M.P.C., 40 ans.Histoire ulcéreuse depuis 23 ans.Gastro-entérostomie en 1947.Amélioration de quelques mois, puis en août 1948, hématémèses importantes et réintervention exploratrice, puis depuis cette date jusqu\u2019à son entrée à H.N.-D.(mai 1949), douleurs de plus en plus violentes, avec atteinte marquée de l\u2019état général.Radiographie (26-4-49): énorme ulcère gastro-jé- junal, niche gastrique prépylorique, niche bulbaire.Intervention (10-5-49) : uleus gastro-jéjunal perforé dans le mésentère dégastro et gastrectomie sub- totale.Malade bien portant.Documents radiologiques.Ulcère gastrique perforé et cloisonné.MM.R.DUFRESNE et M.LAMOUREUX M.J.B., 53 ans.Histoire ulcéreuse datant de 15 ans.Hématémèses considérables en 1948, puis accalmie jusqu\u2019à l\u2019automne 1949.A ce moment, reprise des douleurs plus violentes, s\u2019irradiant dans le dos et nécessitant narcotiques.Défense musculaire dans hypocondre droit et épigastre, fièvre légère, polynu- cléose.Diagnostic: perforation cloisonnée.Rayons X (10-1-50): énorme ulcère dans région pyloro-duodénale, apparemment perforé.Intervention: Perforation de la grandeur d\u2019une pièce de cinquante sous, à la région prépylorique.693 Tapissée par la face inférieure du foie.Gastrectomie subtotale.Malade bien portant.Documents radiologiques.SECTION DE CHIRURGIE Ulcère du bulbe et cancer d'estomac associés.M.Roland DÉCARIE M.B.P., âgé de 37 ans, souffre d\u2019ulcère du bulbe depuis douze ans, résistant au traitement médical.R.X.: positif re: ulcère.Opération: ulcère du bulbe et petite tumeur de la face antérieure de l\u2019estomac intéressant la séreuse : gastrectomie subtotale.Macroscopiquement: néo probable envahissant les différents plans.A l\u2019examen histologique: pancréas aberrant.Luxations récidivantes de l'épaule.M.M.LAMOUREUX A propos de la migration des calculs M.L.BERGERON Trois éventualités se présentent: 10 La plus fréquente, soit migration d\u2019un ou plusieurs calculs vésiculaires dans le cholédoque.20 Beaucoup plus rarement, migration d\u2019un caleul dans le petit intestin amenant l\u2019iléus biliaire.30 Enfin très rarement, migration d\u2019un calcul dans le côlon.Nous présentons des cas illustrant ces trois pathologies.Chirurgie réparatrice et reconstructive.M.G.-E.CLOUTIER 10 Lymphœdème du membre supérieur.20 Greffe osseuse du nez.30 Greffe tendineuse.40 Pédicules cutanés.Cas de nécrose aseptique post traumatique.MM.R.GRIGNON et J.PHANEUF Hernie diaphragmatique.MM.R.GRIGNON et J.PHANEUF 694 Paralysie de la jambe post-phlébitique.MM.R.GRIGNON et J.PHANEUF Thrombose de la veine axillaire.M.Luc LAFORTUNE La thrombose des veines du membre supérieur est une entité clinique moins fréquente que celle du membre inférieur.De 1945 à 1950, nous avons rencontré 3 cas de thrombose de la veine axillaire, à l'hôpital Notre-Dame.Suivant la littérature, cette maladie se rencontre surtout à droite, le sexe masculin en est le plus atteint.Son étiologie est principalement : 10 Traumatique 85% « Effort thrombosis ».20 Anomalies anatomiques 13%.30 Stase circulatoire par défaillance cardiaque 2%.Nous présentons le dernier cas observé ici.M.A.C., 47 ans, hospitalisé pour une thrombose par effort de la veine axillaire droite.SECTION DES FRACTURES Fractures du col fémoral et fractures intertrochantériennes.M.L.ARCHAMBAULT Enclouage par clou de Smith Petersen (Vitallium) seul ou associé a la plaque de McLaughlin.1\u2014Avantages immédiats.a) Prévenir les complications survenant chez les patients âgés (pulmonaires, rénales, etc.).b) L\u2019ostéosynthèse est faite dans les huit jours qui suivent l\u2019accident, après contrôle de l\u2019état général.c) Meilleure réduction et meilleur maintien des fragments.d) Mobilisation rapide dans le lite) Disparition des douleurs.f) Lever sur chaise dès le 20ème jour environ.g) Béquilles vers le 25ème jour.2\u2014 Avantages lointains.a) Prévention de l\u2019ankylose et de l\u2019atrophie musculaire.b) Marche permise vers 5ème - 6ème mois si consolidation radiologique et absence de nécrose aseptique de la tête.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin AMLEC.\u2014 Montréal, juin 1950 Tendance actuelle du traitement des fractures.Fracture de la diaphyse fémorale.MM.J.TREMBLAY et L.-R.DIONNE Actuellement, on tend a traiter les fractures de la diaphyse fémorale par ostéosynthèse avec prothèse interne: plaque et vis.Etant donné la fréquence de l\u2019interposition musculaire, la longueur du traitement, six mois au moins, par immobilisation plâtrée ou traction et l\u2019hospitalisation prolongée.Même avec ostéosynthèse avec plaque et vis parfois il se produit des fractures itératives: les plaques sont brisées à cause de certains défauts de technique par électrolyse, par immobilisation trop courte, les plâtres étant enlevés avant six mois.Pour avoir une immobilisation suffisante et efficace, actuellement nous posons deux plaques métalliques et douze vis (Vitallium) et un appareil plâtré; croyant par cette méthode pouvoir réduire le temps de consolidation et enlever plus tôt l\u2019application plâtrée pour commencer une mobilisation plus précoce des articulations.Fractures de la diaphyse des os de la jambe.M.R.CHAMPOUX Il n\u2019existe pas de traitement standardisé pour toutes les fractures de la diaphyse du tibia.Les fractures transversales peuvent être presque toutes traitées par réduction fermée et immobilisation plâtrée avec d\u2019excellents résultats.: D\u2019autre part, les fractures obliques et spiroides nécessitent un moyen de contention pour maintenir la réduction; nous avons tendance aujourd\u2019hui à remplacer la traction squelettique, Broche de Kirsch- ner ou autre appareil, par une réduction sanglante.d\u2019emblée, avec ostéosynthèse par vis ou plaques de Vitallium.Voici les principaux avantages que présente cette méthode : a) Réduction anatomique presque parfaite.b) Diminution de la période d\u2019hospitalisation.e) Plus grand confort pour le patient.d) Contrôles radiologiques moins fréquents.Fixation intra-médullaire des fractures récentes.M.G.-R.BOILEAU A\u2014Fracture du col chirurgical de l\u2019humérus \u2014 8 cas.Indication: Fracture avec déplacement.Technique: Réduction immédiate sous anesthésie et insertion d\u2019une Broche de Kirschner intramédul- SOCIÉTÉS laire à travers la tête et la diaphyse sous écran fluo- roscopique.Avantages: Congé immédiat ou précoce, avec une écharpe de Maillard.Mobilisation immédiate des doigts, du poignet et du coude.Exérèse de la broche trois semaines après son insertion et mouvements actifs de l\u2019épaule immédiats.Aucun appareillage ou plâtre n\u2019est requis.Tout ceci est un grand avantage étant donné que ces fractures surviennent surtout chez les personnes âgées.Précaution : Danger de brûlures radiologiques pour le malade et le chirurgien.B\u2014Fracture de la diaphyse fémorale \u2014 1 cas.Réduction sanglante et insertion d\u2019un clou de Kuntzner par voie intramédullaire, de la diaphyse fémorale.SECTION DE NEURO-CHIRURGIE Tumeurs cérébrales et médullaires.MM.C.BERTRAND et B.MELOCHE A\u2014Pinéalome atypique occipital droit.Mme L.B., âgée de 25 ans, se présente pour céphalée et nausées intermittentes, diplopie et diminution de l\u2019acuité visuelle des deux yeux, étourdissements intermittents et bourdonnements de l\u2019oreille droite.Ces troubles durent depuis un mois.Examen: Œdème papillaire bilatéral; hémianopsie gauche avec incongruité et conservation de la vision centrale.Diagnostic anatomo-pathologique: pinéalocytome.Evolution: 8 jours après l\u2019opération, la malade s\u2019en allait avec une amélioration marquée de son hémianopsie; elle reçoit actuellement de la radiothérapie et elle va bien.B\u2014Glome frontal gauche.M.R.V., âgé de 34 ans, se présente pour: 10 crises d\u2019épilepsie généralisée, à la fréquence de 1-2 par mois, depuis deux ans; 20 diplopie, vue embrouillée, céphalée et vomissements, depuis quatre mois; 30 affaiblissement progressif du membre supérieur droit puis du membre inférieur droit, depuis quatre mois; 40 bourdonnements d\u2019oreilles, depuis deux mois.Examen: (Edéme papillaire intense bilatéral; parésie faciale droite; parésie et atrophie des membres droits; réflexes ostéo-tendineux plus vifs à droite.L\u2019artériographie gauche révèle un léger abaissement du groupe sylvien, une déviation vers la droite de la cérébrale antérieure.695 Diagnostic multiforme.anatomo-pathologique : glioblastome Evolution: 2 semaines après l\u2019opération, le malade pouvait marcher seul avec une légère parésie des membres droits et tous les autres symptômes sub- Jectifs ont disparu.C-\u2014Crâniopharyngiome.M.Y.P., âgé de 10 ans, se présente pour: 10 parésie flasque des membres droits, depuis un mois; 20 diminution de l\u2019acuité visuelle, depuis quelques années; 30 pollakiurie, polyurie et frilosité.Examen: paralysie faciale droite de type central ; hémianopsie bitemporale; œdème papillaire bilatéral surtout gauche; Babinski droit; parésie des membres droits; hyperréflexie droite.Les radiographies démontrent un kyste occupant la presque totalité de l'hémisphère crânien gauche et débordant du côté droit en passant sous la faux du cerveau.Elles révèlent aussi une masse solide occupant toute la selle turcique.Métabolisme basal: \u201431.Très bas dosage des 17 kétostéroïdes avec augmentation des gonadotropines.L\u2019exérèse du crâniopharyngiome a été pratiquée avec succès et l\u2019enfant s\u2019en porte bien: son hémia- nopsie s\u2019est beaucoup améliorée.D\u2014 Maladie de Hodgkin paravertébrale lombaire.M.A.R., âgé de 22 ans, se présente pour douleur paralombaire gauche, s\u2019irradiant dans la fosse iliaque gauche et dans le membre inférieur gauche d\u2019une façon diffuse.La douleur existe depuis six mois, est apparue en jouant à la balle au camp, est augmentée par la toux et par l\u2019effort.Le patient a maigri de 16 livres depuis six mois.L\u2019examen révèle une hypotomie de fesse gauche, une diminution des réflexes achilléens et rotuliens gauches, un Lasèque bilatéral à 60°, une diminution de force de dorsiflexion du pied et des orteils gauches.Diagnostic provisoire: Hernie discale gauche au niveau de LA - L5 - S1, La formule sanguine était de 4200000 globules rouges, 13 500 globules blancs, dont 93% de polynucléaires neutrophiles.Une myélographie fut tentée avec insuccès et le liquide céphalo-rachidien retiré était sanglant et coagulait très rapidement.Le Queckenstedt montrait un blocage partiel.La radiographie de la colonne lombo-sacrée a montré une lésion ostéolytique du corps vertébral de LA dans sa moitié gauche.Une laminectomie a été pratiquée et une tumeur nécrotique faisant manchon autour de la moelle au niveau de LA fut enlevée. 696 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Lésions vasculaires cérébrales.MM.C.BERTRAND et B.MELOCHE A\u2014Anévrisme carotidien.Mlle S.A., âgée de 28 ans, se présente pour: lo ptose subite de paupière; 2° paralysie subite des mouvements de l\u2019œil gauche sauf pour mouvements externes; 30 vue embrouillée de l\u2019æœil gauche; 4° céphalée légère.Ces troubles durent depuis un mois.L\u2019artériographie révèle un anévrisme sur paroi externe du siphon carotidien.Une ligature de la carotide primitive gauche fut pratiquée, ce qui diminua beaucoup les chances de rupture de l\u2019anévrisme.B\u2014Anévrisme artérioveineux.M.H.M.âgé de 30 ans, se présente pour: 10 hémiplégie droite d\u2019apparition subite; 20 aphasie.La ponction lombaire donne une pression de 300 mm et un liquide céphalo-rachidien xanthochromique.L\u2019artériographie révèle un anévrisme artérioveineux de la région frontale gauche, sous-cortical, et fait supposer la présence d\u2019un hématome frontal intra- cérébral.Une crâniotomie a été pratiquée, avec succès, l\u2019anévrisme excisé et l\u2019'hématome intracérébral évacué.Le patient, encore hospitalisé, commence à bouger ses membres droits et nous en sommes au 8ème jour après l\u2019opération.Il est à remarquer que le B.W.sanguin est + + + +.Lésions vertébrales.MM.C.BERTRAND et B.MELOCHE A\u2014Hernie discale cervicale.M.A.C.,, âgé de 42 ans, se présente pour: 10 douleur dans région scapulaire gauche s\u2019irradiant dans le membre supérieur gauche, dans le cou, dans la région précordiale; 20 amaigrissement de plusieurs livres depuis le début des douleurs, i.e.depuis 3 mois.L\u2019examen révèle une légère diminution de force du triceps gauche et un réflexe tricipital un peu augmenté.L'opposition de la flexion latérale gauche de la tête diminue l\u2019amplitude du pouls radial gauche.Trois diagnostics furent envisagés: un Pancoast gauche, un syndrome du scalène antérieur et enfin un disque cervical.Les radiographies et la myélographie ont permis de voir une hernie discale bilatérale au niveau de C6 - C7 et une autre au niveau de C5 - C6.Une discoidectomie fut pratiquée avec succes et les symptômes ont régressé.\u2014 BurretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1950 B\u2014Tumeur à myéloplares de l\u2019axis.L\u2019enfant Y.B., âgé de 8 ans, se présente pour une légère douleur à la nuque depuis 4 mois, surtout quand le malade tente de se renverser la tête en arrière.La palpation de la région cervicale droite permet de sentir une tumeur dure, immobile.La radiographie montre une tumeur ovoïde s\u2019implantant dans l\u2019apophyse épineuse de l\u2019axis et se ramifiant dans les lames vertébrales et dans le corps surtout du côté gauche.L\u2019exérèse chirurgicale fut pratiquée avec succès.C\u2014Fracture de l\u2019apophyse odontoïde avec luxation postérieure de la 2e cervicale.Mme E.L., âgée de 25 ans, se présente à la suite d\u2019un accident d\u2019auto, pour douleurs violentes au cou.La radiographie montre une fracture à la base de l\u2019apophyse odontoïde avec luxation postérieure de la 2ème vertèbre cervicale.La malade a subi la traction par pince à glace, pour quelques jours, puis une fusion cervicale supérieure de l\u2019occiput à la 4ème cervicale avec deux greffons de côte.Actuellement la patiente a de bons mouvements de la colonne cervicale.SECTION D\u2019ANESTHESIE M.L.LAMOUREUX et ses assistants Nécessité de maintenir les voies respiratoires supérieures libres.La nécessité de maintenir les voies respiratoires libres en anesthésie est un fait reconnu depuis quelques années et nous présenterons d\u2019abord l\u2019anesthésie intratrachéale proprement dite avec deux types de laryngoscope; le Flagg et le McIntosh, ainsi que la manière de s\u2019en servir, puis nous aurons l\u2019intubation nasale et l\u2019intubation bronchique et nous présenterons aussi les différentes sortes de tubes utilisées à cet effet.L'anesthésie rachidienne.Démonstration des solutions hypo.- iso.-hyperbares.Les solutions isobares, hypobares et hyperbares feront l\u2019objet d\u2019une étude in vitro de la densité du liquide céphalo-rachidien en comparaison avec les densité des médicaments employés en rachianesthésie, tels que la Novocaïne, la Pontocaïne et la Nuper- caïne. SOCIÉTÉS L'anesthésie régionale.L\u2019anesthésie régionale présentera deux types d\u2019infiltrations, celle du plexus brachial et celle du nerf dorsal de la verge, avec film et clichés à l\u2019appui.Dossiers et statistiques en anesthésie.Les dossiers en anesthésie seront étudiés et un nouveau type de carte trouée sera présenté, de façon à pouvoir faire des statistiques de valeur au point de vue scientifique et économique.* * x SECTION DE PEDIATRIE Les vomissements mécaniques du nourrisson.M.Albert GUILBEAULT a) Athrepsie de l\u2019æsophage et fistule œsophago- bronchique.b) Bouche, cesophage.c) Sténose hypertrophique du pylore.Des films radiologiques montrent un exemple de chacune de ces catégories de vomissements.Les pleurésies purulentes.M.E.AUTOTTE Il s\u2019agit de deux cas de pleurésie purulente, traités par la pénicilline et les sulfamidés.Le -premier cas n\u2019a eu que deux ponctions exploratrices; la première montrant la présence d\u2019un pus épais dans lequel on identifia le pneumocoque et la seconde ne donna qu\u2019un liquide séreux louche avec absence microbienne.La série des radiographies est des plus intéressantes concernant l\u2019évolution.Le deuxième cas est une petite fille de 4 ans, qui, à son entrée, eut une ponction pleurale évacuatrice de 1000 c.c.de pus épais à pneumocoques, injection de 100 000 unités de pénicilline intrapleurale.Traitée par pénicilline I.M.et ponctions.Rougeole durant son hospitalisation.Voir série de radiographies.Hypothrepsie et athrepsie du nourrisson.(Présentation de cas) M.Norbert VÉZINA Durant les premiers mois de la vie, le nourrisson doit engraisser de 5 onces en moyenne par semaine.697 Un nourrisson qui cesse d\u2019engraisser est sûrement un enfant malade, même s\u2019il paraît en bonne santé.Causes les plus fréquentes d\u2019un poids stationnaire ou d\u2019une chute de poids: I\u2014Infection trainante.Infection \u2014 anorexie \u2014 perte de poids.La température reste normale le plus souvent.II\u2014Vomissements persistants.a) Pylorospasmes.Ces nourrissons engraissent habituellement, si on les nourrit avec repas épais.b) Sténose du pylore ou du duodénum.c) Insuffisance cortico-surrénalienne (?) III\u2014Infection traînante et vomissements dus à pylorospasmes ou sténose.IV\u2014Malformation congénitale.N\u2019importe quelle malformation peut causer de l\u2019hypothrepsie ou de l\u2019athrepsie.V\u2014Insuffisants constitutionnels.Conclusion.En présence d\u2019un nourrisson qui n\u2019engraisse pas, il s\u2019agit rarement d\u2019une question d\u2019alimentation, mais le plus souvent d\u2019une infection non reconnue, l\u2019otite par exemple.Les convulsions chez l'enfant.M.Claude LEONARD 1.Classification d\u2019aprés Peterman.2.Traitement.Cataractes congénitales.M.Claude LEONARD Présentation d\u2019un cas de cataractes congénitales avec cardiopathie chez un nouveau-né, à la suite de rubéole chez la mère au début de la grossesse.Mongolisme et crétinisme.M.Gilles HUARD Nous proposons une étude comparative de ces deux états pathologiques d\u2019ordre mental et physique.Il y a sans doute des ressemblances entre ces deux types.Un œil non averti pourrait parfois les confondre, mais la clinique et surtout le laboratoire y trouvent des différences précises écartant toute erreur de diagnostic.Les principaux points de ressemblance sont: I'hy- pertélotisme, Vextériorisation de la langue et le 698 L'UNION MÉDICALE DU CANADA retard de développement mental.Par ailleurs, chez le mongol, la croissance physique est normale, les points d\u2019ossification sont présents, la peau, les cheveux ont un caractère normal, le taux du métabolisme basal n\u2019est pas modifié et le cholestérol sanguin a une teneur normale.L\u2019étiologie de ces deux types de déficience mentale est totalement différente: le mongolisme ayant des causes imprécises, sinon inconnues et le crétinisme dépendant exclusivement d\u2019une insuffisance thyroïdienne.Le traitement est illusoire dans le premier cas et très encourageant dans le second; c\u2019est une thérapeutique de remplacement par la glande thyroïde desséchée.Tétralogie de Fallot MM.J.PIETTE et P.DAVID \u2018Trois patients souffrant de tétralogie de Fallot, opérables, seront présentés.La technique de l\u2019opération sera démontrée.Une petite patiente de 7 mois opérée avec succes à l\u2019été fera partie du programme.Persistance du canal artériel.MM.J.PIETTE et P.DAVID Deux fillettes souffrant de persistance du canal artériel sont présentées.Les deux patientes ont été opérées respectivement à l\u2019âge de 4 et 5 ans, qui sont les âges d\u2019élection.L\u2019opération qui consiste dans la ligature du canal a été faite avec succès dans les deux cas.Un troisième enfant présentant la symptomatologie classique de la même malformation sera présenté le même soir.Ce dernier devra être opéré incessamment.SECTION DE DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Dermatoses diverses.MM.A.MARIN, F.-L.BOULAIS, A.LAMBERT, J.-P.FOISY et G.LECLERC.Démonstration d\u2019environ trente malades présentant des dermatoses diverses: a) Eruption médicamenteuse fixe.b) Granulome pyogénique.c) Epithéliomas spino-cellulaires (oreille, joue, lèvre).d) Teigne.\u2014 BurLetin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 e) Xanthélasma.f) Dermite artificielle.g) Kyste muqueux de la lèvre.h) Lupus érythémateux.Ete., etc.Echec du traitement de la dermite atopique par un antihistaminique.MM.A.MARIN, J.-P.FOISY, G.LECLERC D\u2019octobre 1947 à mai 1948, treize malades en poussée active de dermite atopique furent traités par le Néoantergan.Les sujets ont d\u2019abord été soumis à une période d\u2019observation préliminaire de deux à quatre semaines, durant laquelle toutes les médications antérieures ont été suspendues et remplacées par des traitements anodins tels que lotion calamine, huile minérale, pâte Lassar, mica panis.Le traitement a consisté dans l\u2019ingestion de comprimés de Néoantergan à la dose de 100 mg.3 ou 4 fois par jour durant une période variant de 1 à 2 mois.Les résultats obtenus furent: Rémission, 1.Amélioration évidente, 1.Amélioration légère, 1.Aucun changement, 7.Aggravation, 4.Une pommade au Néoantergan a été employée localement chez 7 atopiques.Ceux-ci devaient appliquer la pommade au Néoantergan sur un seul membre supérieur et une pâte Lassar sur l\u2019autre membre.Chez 6 malades, l\u2019éruption s\u2019aggrava aux seuls endroits où la pommade au Néoantergan fut appliquée et non aux autres parties du tégument.Syphilis cardiovasculaire avec anévrisme aortique et anévrisme de la sous- clavière gauche.MM.A.MARIN, J.-P.FOISY, Paul DAVID Histoire.Israel Char\u2026, homme âgé de 72 ans, s\u2019est présenté à l\u2019hôpital en août 1949 pour les symptômes suivants: a) tuméfaction de la région clavi- culaire gauche; b) douleurs lancinantes à l\u2019épaule gauche avec irradiation au pouce gauche et aggravation par l\u2019exercice; c) engourdissements des doigts.Il n\u2019y avait aucune douleur rétro-sternale, ni dyspnée, ni œdème.Début 2 ans auparavant par légère douleur et petite tuméfaction de la région sous-clavi- culaire gauche.Examen.Sous la clavicule gauche, on note une large masse pulsatile ayant environ 6 cm de diamètre et s\u2019étendant vers l\u2019aisselle gauche.P.A.160/90 aux bras.La fluoroscopie montre un anévrisme à la jonction de l\u2019arche et de la portion descendante de l'aorte.Il n\u2019y a aucune relation entre l\u2019anévrisme aortique et la masse pulsatile sous-claviculaire. SOCIÉTÉS Wassermann + + + + + + + +, Kahn + + + +, dil 1: 128, 512 unités.L.C-R.: Wassermann positif.tomographie.Radiographies et Traitement du zona par la \u201cProtamide\u201d.M.Georges LECLERC Premier cas \u2014 (10 janvier 1950).J.B.Duf., âgé de 76 ans, présente un zona intercostal gauche depuis 15 jours avec douleur exquise à la peau du thorax.Il reçoit 2 injections I.M.quotidienne de protamide.Le lendemain, la douleur disparaît.Douze jours plus tard, récidive de la douleur.Il reçoit 2 autres injections de protamide et la douleur disparaît pour ne plus revenir.Deuxième cas \u2014 (12 janvier 1950).Alfred P., âgé de 52 ans, présente un zona cervical droit ayant débuté 6 jours auparavant.Il reçoit 4 injections I.M.quotidiennes de protamide.Le lendemain de la première injection, la douleur du cou et la raideur de la nuque disparaissent complètement.Troisième cas \u2014 (17 janvier 1950).Laurent T., âgé de 48 ans, présente un zona crural gauche depuis 4 jours.Le malade n\u2019a pas reçu de protamide et n\u2019a pas eu de douleur à la cuisse gauche.Quatrième cas \u2014 (ler février 1950).Madame J.Beau., âgée de 56 ans, présente un zona ophtalmique gauche depuis 7 jours et accuse une douleur aux paupières gauches, à la tempe et à la nuque ainsi que céphalée intense.Elle reçoit 4 injections quotidiennes I.M.de protamide.Disparition complète de la douleur et de la céphalée après la 3ème injection.Cinquième cas \u2014 (23 février 1950).Marcel V.âgé de 30 ans, présente un zona cervico-brachial droit depuis 10 jours avec douleur intense.Il reçoit 4 injections de protamide.Après cinq jours, la douleur n\u2019a presque pas diminué.Lupus érythémateux.M.F.-L.BOULAIS Mme R.G., 36 ans.Aux 4 canthus, placards éry- thémato-squameux, à squames adhérentes avec prolongements cornés folliculaires.Les lésions ont débuté, il y a 1 an, au canthus interne gauche et au droit, enfin au canthus externe droit et au gauche.Biopsie: Lupus érythémateux.Protéines totales: 6% gr.Sérine: 3809 gr.Globuline: 2,20% gr.Rapport: 1,7%.Traitement: Bivatol.699 Neurosyphilis asymptomatique avec L.C.-R.groupe I.M.Georges LECLERC Histoire.Noélla De.fille âgée de 23 ans, a été traitée l\u2019an dernier pour syphilis-latente-récente dans une autre institution.Du 13 décembre 1948 au 4 fév.1949, elle a reçu 6 000 000 d\u2019unités de pénicilline G huileuse avec monostéarate d\u2019al., 20 injections de mapharsen et 10 injections de bivatol.Les épreuves sérologiques de la syphilis, qui étaient positives lors du traitement, ont graduellement diminué de positivité.Le 30 mars 1949, le Wassermann et le Kahn étaient négatifs, et ils sont demeurés négatifs depuis.Examen.Aucun signe physique de syphilis.L.C-R.30 janvier 1949 14 février 1949 Wassermann négatif négatif Or colloïdal normal normal Pandy négatif négatif Eléments 27 16 > sk x SECTION DE NEUROLOGIE Hernie discale lombaire Algie lombo-sacrée.(Documents radiographiques) M.Roma AMYOT Georges N., 4gé de 33 ans.Il y a 5 ans, douleur lombaire subite en soulevant un poids de 300 livres.Persistance de la douleur qui depuis 4 mois l\u2019empêche de travailler.Aucun signe neurologique, sauf de l\u2019hypotonie et légère atrophie du quadriceps et du mollet gauche.Sacralisation de l\u2019apophyse transverse gauche de la 5ème lombaire, sans autre anomalie radiographique.Myélographie au pantopaque: Encoche constante à grand rayon au niveau du 5ème corps vertébral ; il y a même déviation de la colonne opaque vers la gauche.Hernie discale postérieure à LA - L5 à droite.Disque séquestré?(Dr J.-L.Léger).Opération le 13-1-50 (Dr C.Bertrand): Ablation d\u2019une hernie discale bilatérale à L4-L5 \u2014 discoï- dectomie.Disparition de la douleur lombo-sacrée.Conclusion: Douleur lombo-sacrée par hernie discale par traumatisme indirect sans projection algique à type radiculaire. 700 Neurosyphilis - Méningo-myeélite Paralysie générale probable associée.(Présentation de malade) M.Roma AMYOT Paul P., âgé de 48 ans.Hospitalisé pour troubles urinaires depuis 5 mois et pour faiblesse des membres inférieurs.Réflexes tendineux exagérés; signe de Babinski bilatéral; signe de Rossolimo bilatéral; absence de réflexes abdominaux et crémastériens; inégalité pupillaire et absence de réflexe photo-moteur.Dysarthrie; légère déficience de la mémoire, de fixation ; indifférence affective.Liquide céphalo-rachidien: 29,4 éléments; plus de 1 gramme au litre; Wasserman + + + + (0,4 antigène cholestériné) Pandy + + + ; or colloïdal positif à courbe de paralysie générale.Wassermann du sang: négatif.Diagnostic: Neuro-syphilis: méningo-myélite chronique.Traitement: pénicilline \u2014 mapharsen.Hémiplégie gauche.Syndrome de lésion tumorale intra-cranienne.Ramollissement cérébral par thrombose carotidienne.(Présentation de malade) M.Roma AMYOT Oscar J., âgé de 63 ans.Hémiplégie gauche progressive durant le cours de 2 mois, qui s\u2019est précipitée 8 jours avant l\u2019hospitalisation.Anamnèse d\u2019une perte de connaissance il y a un mois; chute sans inconscience il y a 8 jours.Une semaine après son hospitalisation, accès fruste d\u2019épilepsie localisée au membre supérieur gauche avec forte céphalée frontale.Examen: P.A.130/60.Urée, 90.Glycémie, 110.B.W.négatif.Hémiplégie gauche complète.Pas d\u2019hémianopsie.Malade lucide sans aphasie ni apraxie.Euphorie; familiarité; gros humour.(Edéme papillaire.L.C.-R.: tension 220 mm; par ailleurs, normal.Pneumo-encéphalographie: Déviation du septum pellucidum vers la droite (d\u2019au moins 3 mm); petitesse du ventricule latéral droit.Artériographie (Dr C.Bertrand) : Image d\u2019obstacle sur la carotide interne (thrombose ?) (Dr J.-L.Léger).Crâniotomie frontale droite (11-11-49): Dégénérescence massive du lobe frontal droit (Dr C.Bertrand).L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuretin A.ML.F.C.\u2014 Montréal, juin 1950 Conclusion: Cliniquement et par pneumo-encépha- lographie: syndrome d\u2019une lésion expansive frontale.Par artériographie, image d\u2019une thrombose caro- tidienne.Une encéphalomalacie peut prendre l\u2019aspect d\u2019une lésion tumorale ou hémorragique intracérébrale.S\u2019en souvenir.Hernies discales lombaires multiples Sciatique droite.(Documents radiographiques) M.Roma AMYOT Mme Frank F., âgée de 26 ans.En septembre 1948, sciatique durant 3 semaines.Depuis 2 mois, 15-12-49, douleur à la fesse droite Sirradiant au membre inférieur droit jusqu\u2019à la malléole externe.Il y a 3 ans, chute sur le côté droit et fracture costale.A la toux et à l\u2019effort, douleur vive à la région sacro-iliaque droite.Pression para-vertébrale à L5- SI douloureuse.Scoliose lombaire à concavité gauche.Signe de Lasèque droit.Réflexe rotulien gauche aboli.Réflexes achilléens faibles.Amyotrophie légère à la cuisse et mollet droits.Myélographie au pantopaque: Encoches à droite à LA - L5 et à L5 - S1.Possibilité d\u2019une bilatérale à L4 - L5 et L5 - S1 ; possibilité de hernie gauche à LA - L5 (Dr J.-L.Léger).Opération le 9-1-50 (Dr C.Bertrand): Ablation d\u2019une hernie discale à droite et à gauche à L4-L5 et L5-SI.Conclusion: Discopathie à LA - L5 et L5-SI donnait lieu à une sciatique droite.L\u2019aréflexie rotulienne gauche suggérait une hernie également à gauche ce qui fut confirmé par la myélographie et surtout par l\u2019opération.Guérison immédiate.sk sk SECTION D'OPHTALMOLOGIE MM.J].BRAULT, A.GODIN, L.GELINAS, R.CLOUTIER et R.CHARBONNEAU Exentération avec ou sans greffe cutanée.Patients opérés pour néoplasme ayant envahi l\u2019orbite.La greffe cutanée chez une patiente hâte de plusieurs semaines le processus de guérison de la plaie. SOCIÉTÉS Strabisme Indications et résultats opératoires.Plusieurs cas de strabisme sont présentés, certa.ns opérés dans un but physiologique, certains opérés dans un but purement esthétique.Importance de voir les enfants dès l\u2019apparition des premiers symptômes, pour éviter ou traiter l\u2019amblyopie exanopsia, cause fréquente de cécité.Cataracte.Quelques résultats opératoires chez des malades opérés par les méthodes d\u2019extraction intracapsulaire et extracapsulaire.Iridectomie p{riphérique: avantages et désavantages.Glaucome - scléro-iridectomie.Dacryocystorhinostomie.Technique modifiée de Dupuy-Dutemps.Résultats opératoires.Présentation de dessins décrivant les différents temps de la technique.Rétinite pigmentaire Lawrence Moon - Biedl.Névrite rétro-bulbaire familiale.(Maladie de Leber) Un cas heureux présentant une atrophie optique très blanche avec 20/20 de vision.Influence du tabac et de l\u2019alcool, mise en cause.Corps étrangers intra-oculaires.Technique de localisation précise.Présentation de films radiologiques et de malade+.Avantages d\u2019une localisation précise permettant d> conserver de plus nombreux globes et une meilleure vision.Exposé de la technique avec le verr: de contact.Fond de l'œil \u2014 Hypertension \u2014 Diabète.* * > SECTION D\u2019OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE ET DE BRONCHO-ŒSOPHAGOLOGIE MM.Jules BRAHY, Valmore LATRAVERSE et Paul GUERTIN Otorrhée muco-purulente aiguë guérie par la chloromycétine.M.A.C., 18 ans, se présente la premiere fois le 31 octobre 1949, avec une otorrhée purulente abondante 701 datant de quelques.jours, survenue a la suite d\u2019un traumatisme du canal auditif externe et du tympan, 4 droite (par branche d\u2019arbre).Traitement.Une injection intra-musculaire de pénicilline aux 24 heures (300 000 unités) pendant six jours, sans aucun résultat.Alors (ce qui aurait dû être fait dès le début), analyse du pus et test de résistance: « Staphylocoques et diphtérimorphes résistant à la pénicilline et à la streptomycine, sensibles à l\u2019auréomycine et à la chloromycétine.Bacilles gram-négatif légèrement sensibles seulement à la Chloromycétine.» Le 22 novembre, chloromycétine 0,05 ctgr.toutes les 3 heures pendant une semaine.Résultat.Otorrhée complètement tarie et perforation tympanique obturée, guérie.Audition normale.Evidement mastoidien par voie endaurale.Premier cas.H.L., 46 ans.Otalgie et otorrhée chronique fétide depuis près de deux ans.Dix ans auparavant, otite moyenne suppurée intermittente.Oreille droite, examen local: tympan à peu près détruit; muco pus; caisse remplie de granulations et cholestéatomes.Audition très réduite.Opération: Evidement partiel 4-1-50, par voie en- daurale; contre l\u2019infection post-opératoire: poudre composée de pénicilline et de sulfamidés.Deuxième cas.M.P., 18 ans.Histoire: Oto-mastoïdite chronique suppurée droite depuis l\u2019enfance et granulations dans la caisse.Rebelle à tout traitement médical: récidive.Opération: Evidement partiel endaural droit.Risultat: Guérison.Fistule rétro-auriculaire post-opéra- toire ancienne.(Fermeture grace a la chirurgie endaurale) Premier cas.H.T., 24 ans, depuis l\u2019âge de 4 ans, souffre de fistule rétro-auriculaire postopératoire.Signes cliniques: 1) Otorrhée, côté gauche, intermittente depuis l\u2019enfance.2) Fistule rétro-auriculaire du même côté et mastoïdite chronique avec ostéite.3) Surdité prononcée du côté gauche et otalgie.4) Anorexie, asthénie et amaigrissement (environ 7 livres) depuis quelques mois.Les épreuves de laboratoire (B.W., azotémie et glycémie, métabolisme basal, temps de sédimentation, formule sanguine, etc.) et les radiographies pulmonaires ne révèlent rien de bien spécial. ms 702 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Admission à l'hôpital Notre-Dame en novembre 1949.Le 17 novembre 1949, curettage de la mastoïde gauche par la méthode endaurale ainsi que fermeture réparatrice de la fistule rétro-auriculaire.Deuxième cas.R.J., 22 ans, consulte pour: 1) Otorrhée côté gauche.2) Large fistule rétro-auriculaire du même côté.3) Surdité prononcée.4) Céphalée sise à l\u2019hémicrâne gauche depuis deux mois.Histoire: Antrotomie à l\u2019âge de 3 ans; depuis, otite et fistule rétro-auriculaires suppurées.Admission à l\u2019hôpital Notre-Dame le 29 octobre 1949.Curettage de la mastoïde par la méthode endaurale ainsi que fermeture réparatrice de la fistule rétro- auriculaire le 2 novembre 1949.Traitement radical de la pansinusite associée à la polypose nasale ou a un épithélioma papillaire ethmoidal.Histoire.R.R., 73 ans, se présente le 7-1-46, pour polypose nasale droite.Polypectomie: type en chou-fleur, très hémorragique.Biopsie: épithélioma végétant papillaire.Radiothérapie: a) avant l\u2019opération: 14 010 r (du 25-6-47 au 26-9-47); b) après l\u2019opération radicale, 2860 r du 29-4 au 28-5-48.Traitement chirurgical, 21-1-48: Antro-ethmoïdec- tomie droite, c\u2019est-à-dire évidement de la fosse nasale, du sinus maxillaire et de l\u2019ethmoïde par la voie de trépanation de la fosse canine (Caldwell Luc).28-7-48: Idem à gauche.Complication: Hémorragie massive.N.B.: Ce qu\u2019on peut prévenir par la ligature préliminaire de l\u2019artère carotide \u2018externe du même côté.Résultat: Sous contrôle.Séquelle: croûtes atro- phiques.Nouveau procédé de soutien de l'orbite après ablation du maxillaire supérieur et de l'ethmoïde pour épithélioma spino- cellulaire.M.A.B., 38 ans.Depuis plus de deux ans, sinusite ethmoidale et maxillaire gauche avec rhinorrhée muco- purulente, fétidité et élimination de tissu nécrotique; fistule ethmoïdo-frontale externe de 1 cm de diamètre.Biopsie: Août 1949.\u2014 BucieTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 Diagnostic: Epithélioma spino-cellulaire des sinus ethmoïdaux et maxillaire gauche et sinusite frontale gauche, confirmé par radiographie.Radiothérapie: 8584 r (du 11 août au 9 septembre 1949).Traitement chirurgical \u2014 opération de Moure : Ablation totale du maxillaire supérieur et de l\u2019ethmoï- de gauche.Trépanation large du sinus frontal gauche.Une plaque de tantalum supporte les globes oculaires et leurs annexes; une autre ferme la cavité buccale.Résultat: Très favorable.Vision binoculaire conservée sans strabisme ni diplopie.Traitement chirurgical du cancer du larynx.A\u2014Cas de la corde: cordectomie.R.P., 57 ans.Histoire: Dysphonie intermittente depuis trois ans sans hémoptysie.Son médecin (Dr Léopold Carle) nous l\u2019adresse le 12-4-49 pour diagnostic.Laryngoscople: Tumeur sessile du tiers moyen de la corde vocale gauche sans adénite.Opération: Laryngofissure et cordectomie gauche sous anesthésie locale.Biopsie de contrôle le 20-1-50.Résultat: Pas de récidive.Bonne sonorité vocale.très utilisable et convenable.B\u2014Cas exigeant la laryngectomie totale.1.\u2014 H.M.58 ans (ler cas de laryngectomie à I\u2019hopital Notre-Dame).Histoire: Dysphonie depuis trois mois.Tumeur de la corde vocale droite et gauche.Se présente en février 1941 sur recommandation du docteur Lucien Gélinas.L.M.: Lésion bourgeonnante des deux tiers antérieurs de la corde vocale droite, de la commissure antérieure et du tiers antérieur de la corde vocale gauche.Gêne de la mobilité des cordes.Pas d\u2019adénite.Biopsie: Epithélioma spino-cellulaire.Opération : Laryngectomie totale le 25-3-41.Résultat: Aucune récidive.Voix utilisable bucco- œsophagienne.Le patient a repris et continue constamment son travail.2.\u2014 1.L., 63 ans.Histoire: Se présente le 1-9-49 pour dysphonie de trois mois.Tumeur de l\u2019hémi- larynx constatée par le docteur Luc Mailloux, qui nous adresse pour traitement.Tomographie du larynx (104921).Biopsie: Epithélioma spino-cellulaire.Opération: Laryngectomie totale le 13-10-49.Hospitalisation postopératoire, 10 jours.Résultat: Pas de récidive.Reprise de son travail habituel.3.\u2014 J.T., 46 ans.Histoire: Dysphonie intermittente depuis la grippe de 1918, mais tenace depuis trois mois.En septembre, consulte le docteur Jules I SOCIÉTÉS Brault qui constate une tumeur infiltrante de la corde vocale gauche.L.D.(15-9-49) : Infiltration bourgeonnante du tiers moyen de la corde vocale gauche sans adénite.Biopsie: Epithélioma spino-cellulaire.Opération : Laryngectomie totale le 27-10-49.Suites opératoires sans complication; hospitalisation postopératoire, 15 jours.Résultat: Pas de récidive.Reprise du travail \u2014 rééducation vocale.Instruments nouveaux.x a) Appareil à pression positive pour trachéoto- misés ou laryngectomisés.Un sujet normal maintient dans son poumon une pression de 4 à 6 cms d\u2019eau.Après trachéotomie, il se produit une chute de la pression positive intra- pulmonaire qui atteint la pression négative, d\u2019où chute de la P.A.et ralentissement du pouls qui peuvent descendre à zéro comme il est arrivé chez un de nos cas.Nous inspirant des principes de Mask de Barack, nous en avons modifié le dispositif de façon à obtenir le présent appareil: efficace, non encombrant, démontable, léger, portatif.But et résultat: réduire ou éliminer l\u2019hypersécrétion bronchique.Simplifier les soins post-opératoires.Favoriser le lever précoce.Eliminer les complications pulmonaires.Rendre les trachéotomisés non incommodants pour leurs voisins.b) Electro-aimant endoscopique pour extraction de corps étrangers.Avantage sur l\u2019aimant permanent (Alnico) en usage depuis 1945 pour l'extraction des corps étrangers métalliques logeant dans les voies digestives supérieures ou respiratoires: abandonner sans difficulté une mauvaise prise pour en réaliser une idéale.Il en fut ainsi dans ce cas ici présenté: une épingle de sûreté ouverte et un petit aimant en fer à cheval retenus dans l\u2019estomac pendant près d\u2019un mois.SECTION DE GYNÉCOLOGIE Hystérographies comme aide-diagnostic dans les hémorragies utérines.MM.L.GÉRIN-LAJOIE, L-A.MAGNAN, R.SIMARD et J.GAUTHIER Certaines hémorragies utérines avec lésions évidentes sont faciles de diagnostic.Dans les cas de 703 lésions apparemment inexistantes à l\u2019examen clinique, l\u2019'hystérographie nous permet de présumer la cause intra-utérine par la présence de lacunes indices de pathologie corporéale ou endo-cervicale.Des clichés et des confirmations par pièces macroscopiques illustrent ces affirmations.Fibrome libre en dégénérescence kystique et nécrotique.M.Roland SIMARD Les torsions de kystes ovariens sont bien connues, celles des fibromes sous-séreux sont plus rares.Que ces torsions entraînent la séparation de la tumeur de son point d\u2019origine est un fait exceptionnel.Le cas actuel représente un fibrome, du volume d'un ballon, logé dans le cul-de-sac vésico-utérin sans apparence du lieu d\u2019origine et du lieu d\u2019insertion du pédicule.Photos en couleurs.SECTION D\u2019UROLOGIE Les diagnostics différentiels en urologie.MM.P.BOURGEOIS, L.SYLVESTRE, L.-E.FOURNIER et J.-P.ÉTHIER SECTION DE RADIOLOGIE Exhibit de films divers.M.Paul BRODEUR Artériographies cérébrales.M.Jean-Louis LÉGER Présentation des clichés les plus démonstratifs de lésions tumorales ou vasculaires.Ces clichés ont été choisis parmi une série d\u2019environ 100 artériographies faites depuis le ler juin 1948.Prolapsus transpylorique de la muqueuse gastrique.MM.Jean MICHON et Jules LABERGE 704 Rœntgenthérapie intra-vaginale dans le cancer utérin.(Rapport préliminaire sur 14 malades traitées au cours de l'année 1949) M.Paul BRODEUR Des 14 malades, 8 avaient été opérées antérieurement et nous furent référées avec le diagnostic de métastases vaginales.Les 6 autres malades nous furent confiées, soit après des applications de radium ou soit comme traitement d\u2019attaque pour faire fondre les masses cancéreuses, alors que le gynécologue s\u2019était trouvé dans l\u2019impossibilité de faire une application intra-utérine de radium.Les doses ont varié de 5900 à 7 900 r espacées sur une période de 3 semaines.La technique employée 200 K.V.\u2014 10 M.A.50 cms de distance, filtration 1 cu.plus l al \u2014 H.V.L.\u2014 1,5 mm.cu.cônes applicateurs diamètre 3, 3% ou 4 cms.Résultats immédiats: Fonte rapide des masses dans le vagin, cessation des hémorragies, disparition des ulcérations et assouplissement des parois vaginales envahies.Seul l\u2019avenir permettra de juger de l\u2019apport de cette technique rœntgenthérapique dans la guérison du cancer utérin.SECTION DU LABORATOIRE Tests de sensibilité aux antibiotiques.M.Albert BERTRAND 1.Cultiver les bactéries contenues dans le produit pathologique.2.Isoler les diverses espèces bactériennes en culture pure.3.Ensemencer chaque variété microbienne sur milieu approprié en boîte de pétri.4.Déposer sur chaque boîte ensemencée des disques de papier d\u2019un diamètre déterminé (6 mm) imbibés de solution d\u2019un antibiotique ayant une concentration déterminée.5.Porter à l\u2019étuve à 37 C.18-24 heures.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 6.Mesurer zones d\u2019inhibition.Démonstration d\u2019appareils, de matériel et des résultats.Microculture sur lames du bacille de Koch dans le plasma humain pour déterminer la streptomycino-résistance.(Bernard et Kreis) M.André LEDUC 1.Faire des frottis sur lames (sectionnées longitudinalement) du produit tuberculeux à analyser.2.Laisser sécher, puis plonger dans l\u2019acide sulfurique à 6% (6-7 min.) pour détruire la flore d\u2019infection secondaire et fixer le frottis.3.Plonger les lames successivement dans deux tubes remplis d\u2019eau distillée stérile pour les laver.Eviter de solubiliser le frottis en neutralisant l\u2019acide.4.Immerger les lames dans des tubes à essai contenant uniquement du plasma sanguin pour la première, puis du plasma et des quantités progressives, soit 1-5- 10 unités de streptomycine pour les autres.Placer ces tubes à l\u2019étuve à 37 degrés C.6.Au septième jour, retirer les lames, les flamber pour les stériliser puis les colorer au Zhiel.7.Comparer le degré de croissance des microcolo- nies relativement aux concentrations de streptomycine dans chaque tube.Ou sk k sk INSTITUT DU CANCER DE MONTREAL Film en couleurs, sonore, version francaise, de l\u2019« American Cancer Society », distribué par l\u2019Association canadienne du Cancer et l\u2019Institut du Cancer.Ce film fut présenté toutes les demi-heures, à partir de 8.30 heures, à l\u2019amphithéâtre du premier étage.Tableau statistique des cas de cancer, de janvier 1942 à janvier 1950.M.Louis-Charles SIMARD NOUVELLES NOMINATIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Le bureau d\u2019administration de l'hôpital Notre- Dame élisait dernièrement ses officiers pour l\u2019année 1950-51.Le docteur J-A.Rouleau a été élu président; Me Ernest Tétreau, C.R., ler vice-président ; M.Henri Geoffrion, 2e vice-président et M.Paul- Emile Bonnier, trésorier.Le nouveau comité exécutif se compose de M.Henri Geoffrion, président, et de MM.P.-A.Bonnier, Bernard Couvrette, CR., A-H.Paradis et J.-A.Rouleau, M.D.LE DOCTEUR P.-M.RICARD, PRESIDENT DU BUREAU MEDICAL A NOTREDAME | Le docteur Paul-M.Ricard a été élu président du bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame.Ont également été élus: le docteur Léopold Morissette, vice- président: le docteur Esdras Autotte et le docteur Georges Leclerc, secrétaires conjoints, et les docteurs Emile Ménard et Jacques Léger, bibliothécaires.REUNION DE MEDECINS A GRANBY L\u2019Association des médecins de langue francaise des Cantons de l\u2019Est tenait récemment une assemblée régulière, au cours de laquelle le docteur Simon Bru- nelle.de Granby, a été nommé vice-président.Les autres membres de l\u2019exécutif sont les docteurs Lionel Groleau.de Sherbrooke, président; S.Bru- nelle, de Granby, et Roméo Grégoire, d\u2019Asbestos, vice-présidents; Clovis Daigneault, de Sherbrooke, secrétaire, Réal Lafond, de Sherbrooke, trésorier, et J.-H.Gratton, de Valcourt, conseiller.LA FONDATION HECTOR CYPIHOT Les autorités de l\u2019Université de Montréal ont fait connaître qu\u2019un legs important a été attribué à Ja Faculté de Médecine par le docteur Hector Cypihot, qui vient de mourir après une longue maladie.La somme capitale, d\u2019un montant fort apréciable, servira à établir la Fondation; seuls les intérêts de cette somme seront utilisés aux fins jugées utiles par la Faculté.NOUVEAUX DIRECTEURS DU COMITÉ DE DÉFENSE CONTRE LA TUBERCULOSE A l\u2019occasion de l\u2019assemblée générale annuelle du Comité provincial de défense contre la tuberculose, tenue au Cercle Universitaire, on a procédé aux élections des directeurs pour la prochaine année.Les docteurs J'-A.Jarry, J.-A.Couillard, J-A.Vidal, Roland Desmeules, Fernand Hébert, Jean Grégoire, G.-J.Wherrett, ont été nommés directeurs ex-officio.Les autres directeurs seront les docteurs Hugh E.L\u2019Espérance, A.-R.Foley, Armand Frappier, Georges Grégoire, Hervé Beaudoin, Gérard Michaud, Lasalle Laberge, Léo Ladouceur, Marcel Verschelden, C.W.MacMillan, Learn Phelps, Marc Bergeron et Hermann Gauthier.\u201c Le docteur Burke demeure président, le docteur L\u2019Espérance, vice-président et le docteur Georges Grégoire, secrétaire.M.Jean-Marie Turgeon a été également confirmé dans ses fonctions de publiciste.BOURSE DÉCERNÉE AU DOCTEUR ANNA KARA Le docteur Anna Kara, membre du service de médecine de l\u2019hôpital Saint-Luc, de Montréal, vient de se voir décerner une bourse fédérale-provinciale qui lui permettra de poursuivre à l\u2019étranger pendant une période de trois ans, des études commencées à Montréal, sur la gérontologie, en rapport avec la tuberculose et le cancer, et la méthode sociologique la plus apte à rendre service aux victimes de ces fléaux.ee LE DOCTEUR J.BOUCHARD, PRÉSIDENT HONORAIRE À l\u2019occasion du congrès annuel, tenu récemment en l'hôtel Windsor, la Société des techniciens en rayons X de la province de Québec a élu le docteur Jean Bouchard, radiologiste de l\u2019hôpital Royal Victoria, président honoraire.Les autres officiers élus sont: M.Albert Cheffins, de l\u2019hôpital des Vétérans Queen Mary, président; Mlle Germaine Violette, de l\u2019Hôtel Dieu, vice-présidente; Mlle Joan Griffith, de l\u2019hôpital Général, se- crétaire-trésorière; Mlle Rosina McHardy, de l\u2019hôpital Général, division ouest, registraire; Mesdemoi- 106 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuieTN A.MLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 selles Agnès Muirhead, de l\u2019hôpital Général, division ouest, Germaine Perry, de l\u2019hôpital Herbert Reddy et Madeleine Archambault, de l\u2019Institut Bruchési, conseillères; Mlle Donalda Campbell, de la Canadian Car and Foundry, directrice provinciale.2e ++ LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La Société de Chirurgie de Montréal tenait, le 10 mai 1950, à l\u2019Hôtel-Dieu, une séance sous la présidence du docteur Paul Bourgeois.Les communications suivantes furent présentées: a) Cancer du duodénum: docteur Roger Champoux; b)Considérations sur la prostatectomie rétro-pu- bienne: docteur Jean Charbonneau.UN HÔPITAL SERA ÉRIGÉ À BEDFORD M.Henri Gosselin, député de Brôme-Missisquoi au fédéral, vient d\u2019annoncer officiellement, à Bedford, la construction prochaine d\u2019un hôpital à cet endroit et d\u2019un sanatorium dans l\u2019un de ces deux comtés.Il n\u2019a toutefois pas précisé l\u2019endroit où le sanatorium serait élevé, ni la part que le fédéral accepterait de verser pour ce faire.On sait, d\u2019autre part, qu\u2019une pression sera exercée au provincial par Me J.-J.Bertrand, député de Missisquoi, pour les mêmes fins.Bedford serait dotée d\u2019un hôpital moderne de 50 lits et les médecins de Bedford, ainsi que des spécialistes de Montréal, auraient la direction de l\u2019institut où l\u2019on traiterait surtout des cas généraux.Les cas particuliers, les opérations importantes et les cas d\u2019urgence seraient plutôt référés aux hôpitaux spécialisés de la métropole.+ + LES 10 ANS D'UNE SOCIÉTÉ MÉDICALE La Société médicale de Shawinigan et Grand\u2019Mère célèbre cette année le dixième anniversaire de sa fondation.C\u2019est en effet le 11 octobre 1939 que se réunissaient pour la première fois les médecins des villes-sœurs et leurs confrères de la région.Pour célébrer dignement cet évènement notoire, l\u2019exécutif a décidé d\u2019offrir à tous les médecins de la région une grande Journée médicale qui eut lieu le samedi 27 mai, à l'hôpital Sainte-Thérèse.Les docteurs V.Potvin, de La Tuque, H.Beaudoin et A.Pothier, des Trois-Rivières, Joseph Douville, de Saint-Stanislas, L.Mondor, de Grand\u2019Mère, G.Kaine et A.Paradis, de Shawinigan ont prêté leur concours.Les docteurs Eugène Robillard, professeur à l\u2019Université de Montréal, Paul Robert, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, et Jacques Bruneau, chirurgien au même hôpital, ont participé à la séance sur les affections du foie et de la vésicule biliaire.LE DOCTEUR JEAN-MARC MORIN, ÉLU Les membres de la Société Médicale de Drummond- ville se sont réunis récemment, pour procéder à l\u2019élection annuelle.Ont été élus: le docteur Jean-Marc Morin, président; le docteur Pierre-Paul Pion, vice- président; le docteur Laurent Massé, secrétaire; le docteur J.-B.Michaud, le docteur Aristide Gendron, et le docteur Rodrigue Dugré, directeurs, avec le docteur Gilles S.-Onge, président sortant, ex-officio.HONNEUR AU DOCTEUR J.-J.LAURIER Le docteur J.-J.Laurier a été nommé récemment assistant du directeur médical de l\u2019hôpital du Sacré- Cœur, à Cartierville.Il était déjà secrétaire du bureau médical.+ + LES DOCTEURS GÉRIN-LAJOIE ET MAGNAN AU CONGRÈS INTERNATIONAL DE NEW-YORK La Société Internationale de Gynécologie a tenu son Congrès à New-York du 14 au 19 mai 1950.Parmi les rapporteurs et les participants au programme, on remarque les noms du professeur Léon Gérin-Lajoie, vice-doyen de la Faculté de Médecine de Montréal et du professeur agrégé Arthur Magnan tous deux de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal.pw ++ ASSEMBLÉE ANNUELLE, À QUÉBEC, DE LA \"CANADIAN DERMATOLOGICAL ASSOCIATION\u201d La 4e assemblée annuelle de la « Canadian Dermatological Association » aura lieu à Québec au Château Frontenac les 8, 9 et 10 juin 1950.2e ++ NOMINATION DU DOCTEUR JEAN- PIERRE JEAN Le docteur Jean-Pierre Jean, membre du service de radiologie et d\u2019électrothérapie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, vient d\u2019être élu membre de l\u2019« American College of Radiology ». NOUVELLES NOMINATION DU DOCTEUR MARCEL LONGTIN Le docteur Marcel Longtin, membre du service d\u2019électro-radiologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, vient d\u2019être nommé, après épreuve, assistant à titre enseignement à la chaire d\u2019électro-radiologie de l\u2019Université de Montréal.RÉUNION À L'HÔTEL-DIEU DE LA SOCIÉTÉ D'OPHTALMOLOGIE La Société d\u2019ophtalmologie de Montréal a tenu une séance clinique, le 22 avril 1950 à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal au cours de laquelle de nombreuses communications ont été offertes.Le professeur François Badeaux est le chef du service d\u2019Ophtalmologie de l\u2019Hôtel-Dieu.+ + LA \"MONTREAL DERMATOLOGICAL SOCIETY\u201d A L'HOTEL-DIEU La 49e réunion de la « Montreal Dermatological Society » s\u2019est tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal le 22 avril 1950.\u2018 Le programme comportait, entr\u2019autres, des démonstrations cliniques avec présentations de malades et des discussions sur les cas.Les membres des services de dermatologie firent les frais de la séance, relevaient des hôpitaux suivants: Notre-Dame, Montréal General, Royal Victoria.St-Mary\u2019s et Hôtel-Dieu.ee + CONFÉRENCE DU DOCTEUR ALBERT JUTRAS À HARTFORD Le professeur agrégé Albert Jutras, chef du service d\u2019électro-radiologie, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a donné le 12 mai 1950 une conférence intitulée: The lower œæsophagus in health and disease devant les membres de la « Connecticut Valley Radiological Society » à une séance spéciale de cette société tenue au St Francis Hospital de Hartford, Conn.SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE CARDIOLOGIE La Société de Cardiologie de Montréal, a tenu le 17 mai 1950 une séance à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal sous la présidence du professeur agrégé Rodrigue Le- febvre.707 Parmi les rapporteurs au programme, on note les noms des docteurs Paul Letendre, G.-E.Cartier, J.Bruneau, Pierre Marion, Fernand Séguin.ee ++ LE DOCTEUR ALBERT JUTRAS, CONFÉRENCIER D'HONNEUR Le club Kinsmen\u2019s Alouette de Montréal était lhôte, le 1er mai 1950, au Club Canadien d\u2019un groupe de médecins montréalais, à l\u2019occasion d\u2019une conférence prononcée par le professeur agrégé Albert Jutras et qui portait comme titre: Nos fils seront-ils médecins?ob LE DOCTEUR ANTONIO LECOURS ELU PRESIDENT L\u2019élection du Bureau Médical pour l\u2019année 1950-51 a été tenue récemment à l\u2019hôpital Général d\u2019Ottawa et a donné les résultats suivants: Président: docteur Antonio Lecours; Vice-président: docteur Arthur Powers; Secrétaire-trésorier : docteur J.P Gilhooly.Le comité d\u2019élection était composé des docteurs J.-C.Rossignol, J.Coupal et A.Fidler.Le comité des dossiers comprend les docteurs J.R.Tittley, Henri de Saint-Victor, J.Therrier, E.Brunet et L.Julien.ee BÉNÉDICTION DU SITE DE L'HÔPITAL MAISONNEUVE Un rêve depuis longtemps caressé, en particulier par la Société des hommes d\u2019affaires de l\u2019est et les médecins de la région, deviendra bientôt une réalité.En effet, le nouvel hôpital Maisonneuve, un vaste immeuble de douze étages, s\u2019élèvera d\u2019ici peu entre le boulevard Rosemont et la rue Sherbrooke, dans les limites de la Cité-Jardin.L\u2019inauguration officielle des travaux s\u2019est faite récemment, en présence de représentants du gouvernement provincial, de l\u2019administration municipale, des Sœurs Grises et de la Société des hommes d\u2019affaires de l\u2019Est.M.l\u2019abbé René Bachand, curé de Notre-Dame- du-Foyer, a d\u2019abord béni les terrains où s\u2019érigera la nouvelle construction.La présence, en particulier, du ministre provincial de la santé, l\u2019hon.Albini Paquette, soulignait bien la collaboration du gouvernement de Québec à la réalisation de ce projet.Le coût approximatif de l\u2019édifice est de $5 000 000; il pourra contenir cinq cents lits.La direction en sera 708 L'UNION MÉDICALE DU CANADA confiée aux Révérendes Sœurs Grises de Montréal.A l\u2019érection de cet immeuble contribueront et le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral.Le premier versera la somme de $2,000,000 et le second $1,000,000.La communauté des Sœurs Grises défraiera également une partie du coût de la construction et les citoyens seront aussi invités à faire leur part.LA LUTTE À LA MALADIE PULMONAIRE L'hôpital du Sacré-Cœur demeure le centre par excellence de la résistance à la tuberculose dans la province.Depuis sa fondation, l\u2019institution a formé un contingent innombrable de spécialistes en maladies pulmonaires.L'hôpital a fait école dans cette spécialité, ainsi qu\u2019en orthopédie, et chaque année, des médecins de ce centre sont appelés à prendre la direction des nouvelles institutions qui s\u2019ouvrent un peu partout dans notre province en vue de combattre la terrible maladie qui fait encore tant de ravages chez nous, et qui semble conserver son funeste titre de « grande faucheuse ».Cette année, quatre médecins du Sacré-Cœur ont été appelés à prendre la directtion des nouveaux centres de combat.Le docteur Georges Cousineau est le nouveau directeur de l\u2019hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance de Ville Saint-Laurent: le docteur Marcel Verschelden prendra charge du nouveau sanatorium de Rosemont.Le docteur Léo Lynch sera le directeur du nouveau sanatorium de Gaspé, et le docteur Vincent Laperrière à été nommé chirurgien orthopédiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi.Ils ont été l\u2019objet, tous quatre, à l\u2019occasion de leur départ, d\u2019une manifestation d\u2019estime de la part des membres du personnel de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.ee.0e LE PREMIER BUREAU MÉDICAL DE L'HÔTEL-DIEU DE SAINT-JÉRÔME Mercredi, 15 mars dernier, l\u2019Association des Médecins de St-Jérôme se réunissaient à l\u2019Hôtel-Dieu de St-Jérôme, sous la présidence du Dr Rosaire Lapointe.Après l\u2019adoption des règlements de l'hôpital, on procéda à l\u2019élection du 1er bureau médical de l\u2019Hôtel- Dieu.Les officiers élus resteront en fonctions jusqu\u2019en octobre 1952.Ce sont: le docteur Rosaire Lapointe, président et directeur médical; le docteur Hector Dubuec, vice-président; le docteur Bernard Tremblay, secrétaire; le docteur Alfred Duval, ler conseiller; le docteur Paul-Mare St-Pierre, 2e conseiller.Le docteur Paul-Mare St-Pierre, chirurgien de Ni- \u2014 BuureTIiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 colet, devient chirurgien-en-chef de l\u2019Hôtel-Dieu de St-Jérôme.Les chefs des autres services seront: Médecine: le docteur Alfred Duval, assistant: le docteur Taillon ; Service d\u2019obstétrique: le docteur R.Lapointe, assistant: le docteur M.Groleau; Anesthésie: le docteur R.Joly, assistant: le docteur B.Tremblay ; Dermatologie: le docteur M.Hamel; Pédiatrie: le docteur Albert Laplante; Laboratoire : le docteur B.Rochon.2-e.+ CLINIQUE DU DIABÈTE À L'HÔPITAL : SAINT-LUC Dans le service de médecine de l\u2019hôpital Saint-Luc.dirigé par le docteur Roméo Boucher, s\u2019est ouverte, ces temps derniers, une clinique du diabète, dont l\u2019organisation permet aux malades souffrant de cette maladie de recevoir un traitement et des conseils qui leur sont individuellement donnés.C\u2019est le docteur Rosario Robillard, spécialiste reconnu en médecine interne et membre de l\u2019« American Diabetes Association », qui a la direction pratique et scientifique de cette clinique.Le docteur Robillard a fait de longs stages en France et aux Etats-Unis où, grâce aux connaissances qu\u2019il y a acquises et perfectionnées, il a pu réussir à mettre sur pied une organisation très au point et fort à la page.Le but de cette clinique est de faire de l\u2019enseignement aux diabétiques pour leur permettre de mieux connaître leur maladie et de recevoir, malades ambulants comme malades hospitalisés, le régime et le traitement appropriés, de même que des conseils sur le mode de vie qu\u2019ils doivent suivre pour ne pas tom- à la charge de leur famille ou de l\u2019Etat.À LA SOCIÉTÉ DE GASTRO-ENTÉROLOGIE A une séance de la Société de Gastro-entérologie tenue récemment sous la présidence du docteur Yves Chaput, les communications suivantes furent présentées: a) Polypose gastrique; rapport préliminaire: docteur Roland Gareau; b) Un cas de pancréatite œdémateuse, traité par la novocaïne intraveineuse: docteur Ronald Dupuis; c) Ulcère géant de la petite courbure: docteur Roger R.Dufresne; d) Cancer de l\u2019estomac avec métastase osseuse; rapport préliminaire: docteur Yves Chaput.AIDE AU MÉDECIN DURANT LES MOIS D'ÉTÉ Alertée par la poussée toujours croissante vers la spécialisation, l\u2019Association Canadienne des Etudiants en Médecine et des Internes s\u2019est déclarée en faveur NOUVELLES du principe de stimuler un intérêt plus grand pour la pratique générale en médecine.L'Association juge que ceci est une question d\u2019éducation et plus spécialement de connaissance plus grande et plus intime de la fonction, du besoin et de la valeur du médecin de famille dans la société.Elle a institué un projet par lequel cette éducation pourrait être transmise aux étudiants en médecine grâce à la coopération des praticiens de médecine générale.Nous exhortons les praticiens de médecine générale à accepter un étudiant en médecine de deuxième ou troisième année (années cliniques) comme apprenti durant les mois d\u2019été.Veuillez écrire au soussigné en donnant vos nom et adresse et les qualifications spéciales que doit avoir l\u2019étudiant si les services de celui-ci sont désirés.Ces renseignements seront transmis aux étudiants des facultés de médecine du Canada.Ils adresseront personnellement leur demande aux médecins qui nous \u2018auront écrit.Pour faire suite à la politique de l\u2019'A.C.E.M.1.et au travail efficace déjà accompli dans ce domaine par nos prédécesseurs, l\u2019Exécutif National de 1949-50 continue le projet d\u2019emploi d\u2019été.La coopération de toute la profession médicale du Canada est essentielle à la réussite de ce projet, c\u2019est pourquoi nous faisons appel à celle-ci afin que le plan soit un succès complet.En instituant ce projet, l\u2019'A.C.MI.a pour buts principaux: 1.de stimuler chez les étudiants un plus grand intérêt pour la médecine générale; 2.d\u2019aider l\u2019étudiant en médecine à acquérir une plus grande connaissance pratique de la clinique faite, soit dans les hôpitaux, soit dans le cabinet du praticien de médecine générale; 3.de fournir à l\u2019étudiant en médecine un moyen de se tenir en rapport intime avec la science médicale durant ses vacances d\u2019été.L\u2019atteinte de ces buts ne sera obtenue que par la collaboration intense des organisations médicales suivantes: a.Les hopitaux canadiems.Voilà des éléments très importants dans la formation de l'étudiant en médecine.Conséquemment, nous lançons un appel à ceux-ci dans l\u2019espoir qu\u2019ils favoriseront notre projet.Les étudiants en médecine sauront apprécier tout travail médical, fut-ce la clinique ou le laboratoire.b.Les collèges provinciaux des médecins et chirurgiens.Dans chaque province, le Collège des médecins et chirurgiens se montrerait d\u2019une aide précieuse en fournissant à l\u2019A.C.E.M.I.le nom des praticiens de 709 médecine générale qui consentiraient à employer un étudiant en médecine durant les vacances d\u2019été.c.La section des praticiens de l\u2019Association Médicale Canadienne.d.Le Conseil Canadien des Hôpitaux.Il serait fort désirable que chaque association ci- \u2018haut mentionnée nous écrive le plus tôt possible afin que nous puissions mettre notre projet en marche.Une publicité adéquate sera faite dans les diverses revues médicales canadiennes en ce qui concerne ce projet.Adressez toute correspondance à : M.Guy Lemieux, Officier national des Relations Extérieures, Le comité national de l\u2019'A.CE.M I, Faculté de médecine, Université de Montréal, 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal 26.+ + CONSULTATION GENERALE DE LA CLINIQUE DES MALADIES DU THORAX DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Le 24 mars 1950 Tumeurs bénignes de la trachée et des bronches: docteur C.Gélinas-Mackay.Tumeur du médiastin (Evolution post-opératoire.) : docteurs E.-D.Gagnon, A.Mackay, S.Lauzé et A.Péloquin.Carcinome bronchique: docteurs A.Mackay, E.-D.Gagnon et G.Gauthier.Cas pour diagnostic: docteurs J.Prévost et Y.Mar- tineau.Asthme cardiaque et hypertension: docteurs J.Léger et Choquette.x x * Le 30 mars 1950 Mycose pulmonaire: docteurs Morrissette, A.Bertrand, A.Mackay et Y.Martineau.Mycose pulmonaire: docteurs C.Gélinas-Mackay, E.-D.Gagnon et G.Gauthier.Cas pour diagnostic: docteurs A.Mackay et L¢- pine.Tumeur intra-thoracique: docteurs P.Brodeur et G.Cousineau.Tétralogie de Fallot: docteurs P.David et Y.Tré- panier.* * * Le 21 avril 1950 Sarcoidose pulmonaire: docteurs J.Prévost et C.Lépine. 710 Tumeur cervico-médiastinale: docteurs E.-D.Gagnon et Luc Lafortune.Asthme d\u2019origine idiopathique : docteurs J.Léger et Choquette.x * * Le 28 avril 1950 Pneumopathie a B.Friedlander: docteurs A.Leduc, A.Mackay et G.Choquette.Adénome bronchique: docteurs E-D.Gagnon et Luc Lafortune.T.B.et amylose du foie: docteurs P.Dontigny et W.Lockhead.NOMINATION DU DOCTEUR MARCEL LANGLOIS L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui que la Commission du service civil a nommé le Dr Marcel Langlois, de Québec et d\u2019Ottawa, au poste de directeur adjoint des études sur l\u2019assurance-santé.Le Service des études sur l\u2019assurance-santé, dont le Dr F.W.Jackson est le directeur, est chargé de l\u2019administration du plan en vertu duquel le Gouvernement fédéral met annuellement 34 millions de dollars à la disposition des provinces, dans le but de créer de nouveaux services d\u2019hygiène publique.Le Dr Langlois fait partie du ministère fédéral de la Santé depuis le mois d\u2019octobre 1948.Il a d\u2019abord été attaché, à titre de spécialiste en pédiatrie, au Service de l\u2019hygiène maternelle et infantile.Il fut prêté ensuite à la direction des études sur l\u2019assurance-santé.Avant de venir.s\u2019établir à Ottawa, le Dr Marcel Langlois exerçait la médecine à Québec depuis 1929.Né dans la ville de Québec, où il a fait ses études, il a reçu son B.A.au séminaire de Québec en 1922 et son doctorat en médecine de l\u2019Université Laval, en 1927.En 1928, il a fait une année de laboratoire comme adjoint du Dr A.Vallée, à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Puis il a passé un an à Paris comme assistant à la Faculté de médecine de Paris.De retour au Canada en 1929.Successivement, d'assistant à la Crèche St-Vincent-de-Paul de Québec, il devient professeur de pédiatrie à l\u2019Université Laval et à l\u2019Hôpital du St-Sacrement.II est nommé, en 1944, chef du département de la pédiatrie à la faculté de médecine de Laval.Le Dr Marcel Langlois détient un diplôme en pédiatrie du Collège royal des médecins (Canada); est membre correspondant de la Société française de pédiatrie; membre de la Société médicale de Québec, de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada et de la Société médicale des hôpitaux universitaires.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin AMLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 SOCIÉTÉ MÉDICALE DE SHAWINIGAN ET GRAND'MÈRE Programme scientifique de la \u2018Journée médicale\u201d du Saint-Maurice.27 mai 1950 Matinée : Les abdomens aigus: Docteur V.Potvin (La Tuque).Evaluation des moyens thérapeutiques en TB.pulmonaire: Docteurs Hervé Beaudoin et André Pothier (Trois-Rivières).Psychonévroses et maladies psychosomatiques: Docteur La Salle Mondor (Grand\u2019Mère).L'obstétrique en pratique générale: Docteur Joseph Douville (Saint-Stanislas).Les insuffisances cardiaques et leurs complications ; données récentes en thérapeutique: Docteur Adrien Paradis (Shawinigan Falls).: Traitement moderne des brûlures: Docteur Gérald Kaine (Shawinigan Falls).A midi trente: Buffet froid offert aux médecins par les religieuses de l\u2019hôpital Ste-Thérèse.A une heure trente p.m.\u2014 Au Cascade Inn: Déjeuner-causerie offert par la Société Médicale aux épouses des médecins, Madame Julia Richer traitera « Le rôle social de l\u2019épouse du médecin ».Après-midi: SYMPOSIUM SUR LES MALADIES DU FOIE ET DE LA VÉSICULE BILIAIRE Physiologie du foie et de la vésicule biliaire : valeur des tests de laboratoire: Docteur Eugène Robillard, professeur de physiologie à l\u2019Université de Montréal.Pathologie et traitement médical des cholécystites : Docteur Paul Robert, médecin à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Traitement chirurgical des cholécystites ; syndromes de post-cholécystectomie: Docteur Jacques Bruneau, chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Soirée : Un dîner-causerie clôturera la journée; le docteur Jean Saucier de l\u2019Hôtel-Dieu sera le conférencier invité: Les médecins et la musique.+\u2014e L'INSTITUT DE MICROBIOLOGIE FAIT DON DE VACCIN CONTRE LA TYPHOIDE AU MANITOBA Le 4 mai dernier, l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal offrait à l\u2019Honorable Ivan Schultz, Ministre de la Santé du Manitoba, une quantité de vaccin antityphique suffisante NOUVELLES pour 10 000 personnes, en vue de venir en aide à cette province éprouvée.Dans un télégramme qu\u2019il a adressé au docteur Armand Frappier, directeur de l\u2019Institut, le Ministre de la Santé du Manitoba accepte avec reconnaissance cette marque de courtoisie.Le vaccin est déjà rendu sur place, en vue de prévenir la typhoïde par la vaccination des personnes vivant dans les régions exposées à l\u2019épidémie.Les Ministères fédéral et provinciaux de santé publique du Canada, de même que l\u2019Armée, ont reçu de l\u2019Institut la réponse qu\u2019il dispose d\u2019une quantité considérable de ce vaccin essentiel dans les circonstances tragiques que traverse le pays.L'ORDRE DU JOUR DE LA TROISIÈME ASSEMBLÉE MONDIALE DE LA SANTÉ Tandis que l\u2019Organisation Mondiale de la Santé entre dans sa troisième année d\u2019existence, une nouvelle Assemblée Mondiale de la Santé va se réunir, qui s\u2019attachera à prendre des mesures visant à développer les programmes actuels de l\u2019Organisation et à jeter les bases de diverses activités nouvelles.Sans doute ne saurait-on mieux évaluer l\u2019œuvre accomplie jusqu\u2019à ce jour par l'OMS, qu\u2019en consultant le compte-rendu des deux premières Assemblées et en examinant l\u2019ordre du jour de celle qui débutera le 8 mai prochain, à Genève.La Première Assemblée Mondiale de la Santé qui s\u2019est tenue en 1948.a rédigé le dernier chapitre de l\u2019activité de la Commission intérimaire de l'OMS, qui a assuré, au lendemain de la guerre.la continuation de divers services sanitaires internatirnavx hérités d\u2019organisations plus anciennes.Mais 1l importe surtout de rappeler que cette dernière As-emblée a jeté les bases de l\u2019activité future de l\u2019Organisation : qu\u2019elle a choisi, parmi les nombreuses activités qui s\u2019imposaient alors, les six principaux domaines d'action suivants: compagnes internationales contre le palvdisme.la tnber- culose et les maladies vénériennes, réalisation de programmes portant sur l\u2019hygiène de la maternité et de l\u2019enfance.sur l'alimentation et sur l'assainissement.Enfin, la Première Assemblée Mondiale de la Santé a procédé à la répartition, dans le monde, de six zones déterminées, groupant les pays selon les similitudes qu\u2019ils présentent dans le domaine sanitaire et épidé- miologique.chaque zone relevant de la compétence d\u2019un bureau régional de l'OMS.L'année 1949 a vu la création de deux Bureaux Régionaux: l\u2019un à la Nouvelle Delhi.pour l\u2019Asie du Sud- est, l\u2019autre à Alexandrie, pour la Méditerran(e orientale.Cette même année, le Bureau sanitaire pan-amé- ricain de Washington devint le Bureau régional de l'OMS pour les Amériques, tandis qu'à Genève.au siège permanent de l\u2019Organisation.était constitué le 711 Bureau spécial pour l\u2019Europe, qui aura dès lors pour principale fonction d\u2019apporter sa contribution au relèvement des pays qui ont souffert de la guerre.Ces divers bureaux ont rendu possible la réalisation de maintes campagnes sanitaires préconisées par la Première Assemblée Mondiale de la Santé, tandis qu\u2019une coopération efficace avec d\u2019autres organisations, dont l'UNICEF, élargissait le champ d\u2019activité de l'OMS.En 1949, la Seconde Assemblée Mondiale de la Santé a passé en revue le travail accompli au cours de l\u2019année précédente.Elle a également décidé d\u2019étendre l\u2019activité de l'OMS au Programme des Nations Unies d\u2019Assistance technique, qui porte sur les régions sous- évoluées.La plupart de ces dernières, dont les richesses demeurent inexploitées, ne sauraient être développées tant que leurs populations sont la proie de maladies qu\u2019aujourd\u2019hui la science et la médecine peuvent combattre.Il appartient à l'OMS d'apporter également son aide aux pays qui, jusqu\u2019ici, n\u2019ont pas encore adopté les nouvelles techniques sanitaires.Et c\u2019est précisément ce qu\u2019a décidé la 2e Assemblée Mondiale de la Santé, qui s\u2019est attachée à élaborer un programme visant à développer, en tous pays, les administrations de santé publique, à encourager la formation professionnelle des médecins et des infirmières, à créer de nouveaux centres de formation technique.à multiplier les bourses qu\u2019octroie l'OMS et à intensifier l\u2019échange des connaissances techniques entre les pays.Premiers résultats Dès le début de 1950, de nombreux résultats concrets ont été observés, qui ont confirmé la validité des décisions prises voici un an.La lutte contre le paludisme est assurée par des équipes de l'OMS en Inde.dans le Pakistan et en Thaïlande.La Campagne internationale contre la tuberculose, entrenrise conjointement par l'UNICEF, l\u2019OMS, la Croix-Rouge danoise et ses associés scandinaves, a déjà porté sur quelque 20 millions d\u2019enfants en Europe et en Méditerranée orientale.et elle s\u2019étend aujourd\u2019hui à l\u2019Asie, à l\u2019Afrique du Nord et à l\u2019Amérique latine.Divers programmes de lutte contre les maladies vénériennes ont également été entrepris à l\u2019échelle nationale en maints pays, avec l\u2019appui de l'UNICEF et de l'OMS.tandis qu\u2019en Inde.à Sarawak, à Bornéo et en Corée.des infirmières et des médecins introdu*\u2018sent les notions modernes d\u2019hygiène de la maternité et de l\u2019enfance.Enfin, des centres de formation professionnelle et technique pour médecins et infirmières ont été créés récemment.en d'vers pays d\u2019Eurone et d\u2019Asie.sous les auspices de l'OMS, afin de mieux frire connaître les nouvelles méthodes de lutte contre la tuberculose et les maladies vénériennes.Ces centres ne font d\u2019ailleurs qu\u2019en précéder d'autres, actuellement à l\u2019étude. 712 L'UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019ordre du jour imposant qu\u2019a préparé le Conseil Exécutif de l'OMS pour la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé, témoigne du rapide développement de l\u2019Organisation et des demandes d\u2019assistance toujours plus nombreuses que lui adressent les Etats- membres.Dans le programme actuel, l\u2019assistance de l'OMS aux gouvernements s\u2019inscrit dans deux catégories générales: les Services techniques centraux, qui relèvent principalement de la compétence du siège permanent de l\u2019Organisation, et les services consultatifs, qui sont essentiellement du ressort des bureaux régionaux.Leur activité sera passée en revue par le Comité du Programme de la prochaine Assemblée.Service technique Les Services techniques centraux déploient une activité considérable dans le domaine sanitaire international, assurant ainsi la continuation de l\u2019œuvre accomplie par diverses organisations antérieures, aujour- d\u2019hui remplacées par l'OMS.Il convient de mentionner en particulier les Services épidémiologiques, d\u2019une ampleur véritablement mondiale, puisqu\u2019ils assurent notamment l\u2019administration de diverses Conventions Sanitaires internationales, des règlements de la quarantaine et d\u2019un réseau de stations épidémiologiques captant et transmettant toutes informations sur l\u2019apparition des maladies épidémiques qui se déclarent ça et là.Enfin, ces Services épidémiologiques règlent les différends internationaux soulevés par l\u2019application des mesures de quarantaine.Il appartiendra à cette Troisième Assemblée Mondiale de la Santé d\u2019envisager des mesures visant à remplacer les Conventions Sanitaires en vigueur \u2014 dont on sait qu\u2019elles présentent aujourd\u2019hui maints inconvénients et qu\u2019elles sont incompatibles avec les exigences actuelles \u2014 par un ensemble unique de règlements sanitaires formulés par l'OMS, qui, on l\u2019espère, pourront être adoptés en 1951.D\u2019autres projets, qui seront examinés par l\u2019Assemblée, portent sur diverses maladies transmissibles contre lesquelles il y aurait lieu d\u2019entreprendre une action sanitaire internationale.Il en est ainsi de la peste, du choléra et du typhus, et le principe qui sera soumis à l\u2019approbation de l\u2019Assemblée prévoit l\u2019extirpation de ces maladies à partir de leurs foyers d\u2019endémicité \u2014 régions bien définies où l\u2019infection est permanente et d\u2019où elle rayonne pour menacer les pays avoisinants ou plus éloignés.Or, il est aujourd\u2019hui possible, selon les experts de l\u2019OMS, de nettoyer ces foyers d\u2019infection et, à la longue, d\u2019extirper à tout jamais ces maladies.Une première initiative de ce genre est prévue pour 1951 contre la peste et le typhus.Un autre problème, nouveau celui-là, doit être également examiné par la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé: c\u2019est en effet la première fois que l\u2019on se propose d\u2019organiser une action sanitaire interna- \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 tionale contre la fièvre ondulante ou brucellose.Cette fièvre, transmise à l\u2019homme par ses animaux domestiques, prévaut en maintes régions, frappant tout particulièrement les populations rurales de l\u2019Europe, des pays méditerranéens, de l\u2019Afrique du Nord et du Sud, et de certaines régions d\u2019Asie et des Amériques.C\u2019est ainsi qu\u2019on évalue à plus de 40.000 le nombre annuel de personnes atteintes de brucellose aux Etats-Unis, pays où plus de 80% du lait est pasteurisé et où la brucellose ne se signale, chez les animaux, que beaucoup plus rarement qu\u2019en certains autres pays.L\u2019action préconisée dans ce domaine prévoit des mesures appropriées, tant sur le plan médical que vétérinaire, compte tenu de la portée économique et sociale de ce problème.Autre service technique d\u2019une grande importance, la Division des Statistiques sanitaires déploie une activité déterminante, notamment dans le cadre du Programme d\u2019Assistance Technique.L\u2019Assemblée examinera le projet d\u2019extension de ce service dont l\u2019efficacité se confirme quotidiennement.Ce projet prévoit notamment la constitution de comités nationaux de statistiques sanitaires, afin de permettre aux pays de déterminer assez exactement leurs problèmes et de réaliser au mieux leurs programmes d\u2019action dans le domaine de la santé publique.Divers aspects de la production, de la prescription et du contrôle des médicaments sont également de la compétence de l\u2019OMS, et ce n\u2019est pas la moindre de ses responsabilités.Trente-huit étalons biologiques (sérums, vaccins, vitamines, antibiotiques) seront soumis pour adoption définitive à la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé.D\u2019autre part, l\u2019on prévoit de compléter, en 1951, la Pharmacopée Internationale que publie cette année l\u2019OMS, tandis que le problème important des drogues engendrant la toxicomanie continuera à faire l\u2019objet des recherches qu\u2019ont entreprises les experts de l\u2019OMS, qui s\u2019attachent à déceler les dangers que peuvent présenter les substances synthétiques et leurs nombreux dérivés.Opérations: Plan quadriennal Les services consultatifs de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé ont fait récemment l\u2019objet d\u2019un regroupement et comportent trois principales divisions: Services de Santé publique, Maladies transmissibles, Formation professionnelle et technique.La bonne organisation d\u2019un service de santé publique, en tout pays, est une condition essentielle de la prospérité et du bien-être de la nation.Aussi l'OMS aide-t-elle les pays à développer leurs administrations sanitaires, notamment dans des domaines tels que l\u2019assainissement, l\u2019éducation sanitaire du public et les soins infirmiers.L\u2019Organisation leur envoie des conférenciers et des experts-conseils, elle met à leur disposition des centres de formation professionnelle et NOUVELLES technique elle leur octroie des bourses d\u2019étude permettant à leur personnel de s\u2019initier aux techniques sanitaires modernes \u2014 soit dans le pays même, soit à l\u2019étranger.Des spécialistes en alimentation, en hygiène de la maternité et de l\u2019enfance, en santé mentale et en hygiène industrielle font également partie des missions médicales de l'OMS.Des experts-conseils de l\u2019Organisation sont également mis à la disposition des gouvernements pour des démonstrations, des conférences, des études spéciales et des travaux de recherches.L\u2019Assemblée examinera également les projets qui.envisagent l\u2019adoption de « zones de démonstration sanitaire », dans les Amériques et en Méditerranée orientale, qui serviront de stations d\u2019essai où l\u2019on adoptera les nouvelles techniques sanitaires aux conditions locales.Plus importantes encore sont les campagnes menées par l'OMS contre certaines maladies transmissibles qui sévissent dans des régions entières, font de nombreuses victimes et constituent, dans la plupart des pays, un sérieux obstacle à leur développement économique.La tuberculose, le paludisme et les maladies vénériennes sont incontestablement celles dont les conséquences sont les plus graves, sous ce rapport.Déjà les mesures préliminaires à ces campagnes internationales, menées sous les auspices de l'OMS, ont été approuvées par les deux dernières Assemblées.Il appartient à la Troisième Assemblée de la Santé d\u2019envisager un sensible accroissement des efforts sur tous les fronts, qu\u2019il s\u2019agisse de la campagne internationale de vaccination au BCG, du programme de lutte contre le paludisme \u2014 dont l\u2019OMS et la FAO ont pris conjointement initiative pour élever le niveau de la santé des populations et développer la production agricole \u2014 ou des campagnes de traitement à base de pénicilline, qui portent sur les maladies vénériennes et les tréponé- matoses, telles que la syphilis, le pian, le béjal et le pinta.L'assistance apportée par l\u2019Organisation aux institutions de formation professionnelle et aux laboratoires, sera intensifiée dans le cadre de ce programme, qui porte également sur des maladies telles que la fièvre récurrente et la bilharziose, cette dernière aussi grave que fréquente dans les régions tropicales.Enfin, la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé examinera un nombre considérable de nouveaux projets portant sur la formation professionnelle et technique.Tout service sanitaire national doit pouvoir disposer d\u2019un personnel technique compétent: administrateurs, médecins, infirmières, ingénieurs sanitaires et autres spécialistes.Peu de pays disposent d\u2019un personnel réellement qualifié en nombre suffisant, de sorte que l'OMS s\u2019est fixé un double objectif: assister les pays intéressés en assurant la formation d\u2019un personnel médical plus nombreux; élever les niveaux 713 de formation professionnelle et technique des.diverses catégories d\u2019institutions.Comme le prévoit le plan quadriennal qu\u2019entend examiner cette même Assemblée Mondiale de la Santé (voir Nouvelles No 2, février-mars 1950), les services d\u2019opérations décrits plus haut relèveront de plus en plus de la compétence des Bureaux Régionaux, qui sont appelés à connaître un développement considérable.C\u2019est également dans le cadre de ce plan de quatre ans, qui débutera en 1952, que seront exécutés les divers programmes annuels de l\u2019Organisation.La question budgétaire Les questions financières figurent également en bonne place à l\u2019ordre du jour de cette prochaine Assemblée.On sait que le Conseil Exécutif s\u2019est vu dans l\u2019obligation de réduire le budget de 1950 de 7 500 000 dollars à 6 300 000 \u2014 12 des 68 Etats-mem- bres de l\u2019Organisation étant redevables d\u2019arriérés, en ce qui concerne leur contribution au budget.Cette décision pourra toutefois être annulée par l\u2019Assemblée, s\u2019il s'avère que la situation financière s\u2019est améliorée entre temps.Il est prévu, d\u2019autre part, que les 22% des fonds dont disposent les Nations Unies pour leur programme d\u2019Assistance technique, seront mis à la disposition de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.Deux pays, la Yougoslavie et Ceylan, ont versé des contributions au budget supplémentaire de l\u2019OMS, et cela en plus de leurs contributions régulières.Enfin, le Conseil Exécutif a recommandé à l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé d\u2019approuver un budget de 7 300 000 dollars pour 1951.Questions constitutionnelles Diverses questions d\u2019ordre constitutionnel seront examinées par le Comité des questions administratives, financières et constitutionnelles de l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé: il convient de mentionner, notamment, des amendements à la Constitution de l'OMS proposés par plusieurs gouvernements, divers règlements et conventions, et le problème que pose pour l\u2019Organisation le retrait de trois états-membres: la Bulgarie, la Roumanie et l\u2019Albanie.L\u2019Assemblée devra également examiner la demande d\u2019admission, en qualité d\u2019états-membres, de quatre nouveaux pays: l\u2019Indonésie, le Viet Nam, le Cambodge et le Laos.Tels sont, brièvement, les divers aspects du programme qu\u2019examinera cette Troisième Assemblée Mondiale de la Santé, et qui sont éloquents de la diversité des problèmes que l\u2019OMS estime pouvoir résoudre par une action internationale dûment concertée. 714 LES PREMIÈRES JOURNÉES PÉDIATRIQUES DE MONTRÉAL La Société de Pédiatrie de Montréal inaugurait, les 25, 26, 27 avril 1950, ses « Premières Journées Pé- diatriques », qui étaient désignées sous le nom de « Journées Pédiatriques de Montréal ».Ces assises, dont le Dr Paul Letondal, président de la Société, avait pris l\u2019initiative, obtinrent un éclatant succès.Nombreux étaient les pédiatres et les praticiens de médecine générale à ces journées, qui eurent lieu, le matin dans les hôpitaux, successivement à l\u2019hôpital St-Justine, à l\u2019hôpital Pasteur et à l\u2019hôpital Notre- Dame.Le programme comprenait l\u2019étude de trois grandes questions d\u2019actualité en pédiatrie: le métabolisme phospho-calcique et la vitamine D, la poliomyélite, la maladie rhumatismale.Des rapports sur ces sujets furent présentés par les docteurs N-R.Bouziane, Paul-M.Lariviére, Raymond Labrecque, Henri Char- bonneau, V.Pavilanis, Gustave Charest, Gustave Gingras, Jean Beauregard, Paul David et Albert Guil- beault.Des conférences pédiatriques, d\u2019intérêt général pour la profession médicale, furent prononcées par le Dr Marcel Langlois, d\u2019Ottawa, sur « Le pédiatre et l\u2019hygiène publique »; par le Dr de la Broquerie For- tier, de Québec, sur « La formation du pédiatre »; par le Dr Paul Letondal, de Montréal sur « L\u2019évolution de la pédiatrie ».Chacune de ces journées a débuté par la visite de l\u2019hôpital ou du service de pédiatrie de l\u2019institution, au cours de laquelle il y eut présentations de malades et démonstrations pratiques des derniers procédés de diagnostic et de traitement.Les « Premières Journées Pédiatriques de Montréal » étaient.sous le haut patronage du ministre de la santé, l\u2019honorable Albiny Paquette, et avaient comme présidents d\u2019honneur: à l\u2019hôpital Ste-Justine, les docteurs Edmond Dubé, J.-A.Leduc, Gaston Lapier- re et J.A.Léveillé; 4 I\u2019hopital Pasteur, les docteurs Roméo Boucher, Henri Charbonneau, Armand Frap- pier et Adélard Groulx; à l\u2019hôpital Notre-Name, les docteurs Albert de Guise, Paul-M.Ricard, Albert Guilbeault et J.-R.Boutin.+ + PRUDENCE ET RÉSERVE DANS L'EMPLOI DE LA STREPTOMYCINE Nous recevons du docteur G.D.W.Cameron.Sous-Ministre de la Santé Nationale, Ottawa, la communication suivante et nous nous empressons de vous la transmettre.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A.MLFC.\u2014 Montréal, juin 1950 «L\u2019 Organisation Mondiale de la Santé, à la cinquième session de son Comité Exécutif, tenue à Genève du 16 janvier au 2 février 1950, a pris en considération un autre rapport du Comité d\u2019Experts en Tuberculose sur l\u2019usage de la streptomycine.» On recommande d\u2019attirer l\u2019attention sur les mesures de prudence à prendre relativement à la distribution non restreinte de cette drogue, ainsi que de son emploi sans discernement, et ceci pour les raisons suivantes.(I) Malgré la toxicité réduite dans les nouvelles formules de la Streptomycine, cette drogue doit être tenue comme présentant encore du danger.(II) Une connaissance précise, quant à ses indicu- tions cliniques, particulièrement dans le traitement de la tuberculose pulmonaire, demeure encore à acquérir.(III) On doit se garder de diriger l\u2019attention du public sur cette drogue à un degré hors de proportion avec sa valeur thérapeutique dans la campagne globale contre la tuberculose » Nous comptons donc sur cette précieuse collaboration et votre prudence dans l\u2019usage opportun de la Streptomycine.+ e SÉANCE CLINIQUE DE LA SOCIÉTÉ DE PÉDIATRIE DE MONTRÉAL À L'HÔPITAL NOTRE-DAME La dernière séance clinique de la Société de Pédiatrie de Montréal avait lieu le jeudi 13 avril 1950.à l\u2019hôpital Notre-Dame, sous la présidence du docteur Paul Letondal.Le programme, qui ne comprenait que des présentations de malades, était le suivant: a) Un cas de crétinisme très amélioré par l\u2019extrait thyroïdien : docteur Jean Piette ; b) Syphilis congénitale précoce, maligne, traitée par la pénicilline: docteur Jean-Paul Foisy; c) Syphilis congénitale tardive: docteur Georges Leclerc; d) Absence congénitale des canaux biliaires: docteur Norbert Vézina; e) Tetrade de Fallot: docteurs Paul-M.Ricard et Claude Léonard.LE DOCTEUR PAUL LETONDAL RÉÉLU PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION DES PÉDIATRES DE LA PROVINCE DE QUEBEC L'Association des Pédiatres de la Province de Québec a tenu sa première assemblée générale annuellr. NOUVELLES samedi le 13 mai dernier, à Québec, au Château Frontenac.Après l\u2019étude des questions à l\u2019ordre du jour et la présentation des rapports annuels du secrétaire et du trésorier, tous les membres de l\u2019Exécutif qui dirigent l\u2019Association depuis sa fondation ont été réélus.Le bureau pour 1950-51 se compose donc comme soit: président, le Dr Paul Letondal, de Montréal; ler vice-président, le Dr Alton Goldbloom, de Montréal; 2e vice-président, le Dr Donat Lapointe, de Québec; secrétaire, le Dr de la Broquerie Fortier, de Québec; trésorier, le Dr Alan Ross, de Montréal; directeurs, les Drs Albert Guilbeault, de Montréal; Edmond Potvin, de Chicoutimi; Graham Ross, de Montréal; et Roland Thibaudeau, de Québec.Fondée le 14 mai 1949 par le Dr Paul Letondal, de Montréal, l'Association des Pédiatres de la Province de Québec est un syndicat professionnel, constitué au début uniquement par les pédiatres certifiés du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, pratiquant dans la province de Québec.Par la suite, l\u2019Association comprendra tous les certifiés en pédiatrie du Collège des Médecins de la Province.L'idée qui a présidé à la fondation de ce syndicat professionnel est de réunir, en une même association, tous les médecins spécialistes en pédiatrie du Québec, qu\u2019ils soient de langue française ou de langue anglaise.Pour solutionner les problemes de Penfance, l\u2019union des races et la bonne entente sont indispensables.L'Association voit également à maintenir, à un degré aussi élevé que possible, le niveau scientifique et moral des représentants de cette branche de la médecine.Comme le signalait le Dr de la Broquerie Fortier, de Québec, dans son rapport comme secrétaire, l\u2019Association a déjà accompli, au cours de sa première année d\u2019existence, une somme considérable de travail et étudié des sujets importants, tels que: 1) les qualifications nécessaires et exigibles pour l'obtention du certificat de spécialiste en pédiatrie; 2) la formation du pédiatre et l\u2019enseignement post-universitaire de la pédiatrie.Des voeux ont été adoptés sur ces questions et transmis aux autorités compétentes, c\u2019est-à-dire, au ministère de la Santé et au Collège des Médecins.Il n\u2019est pas douteux qu\u2019une telle association est destinée, non seulement à rendre service à ses membres, mais à jouer un rôle très utile.pour la protection de l\u2019enfance dans la Province de Québec.À L'HÔPITAL DU SACRÉ-CŒUR M.J-Jacques Laurier, médecin attaché à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur depuis 1945, a été nommé assistant- directeur médical à cette institution.Il consacrera tout son temps à cette tâche à l\u2019avenir.715 FÊTE INTIME À L'HÔPITAL DU SACRÉ-CŒUR A l\u2019occasion du départ de cinq médecins pour des postes nouveaux, les religieuses et les médecins de l\u2019hôpital ont voulu souligner de façon tangible la solidarité et l\u2019amitié bien comprises qui existent en cette institution.Au départ de ces cinq médecins il y eut un banquet d\u2019adieu offert par l'hôpital.Les médecins ont offert un souvenir à chacun d\u2019eux.Ceux qui nous quittent sont: M.le Dr Emile Mathieu, médecin in- terniste, quittant l\u2019hôpital pour raison de santé; M.le Dr Georges Cousineau, chef anesthésiste qui devient directeur-médical et chef anesthésiste à l\u2019hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance de St-Laurent; M.le Dr Marcel Verschelden devient directeur-médical du Sanatorium St-Joseph de Rosemont; M.le Dr Léo Lynch qui devient directeur-médical du Sanatorium de Gaspé et M.le Dr Vincent Laperrière nommé chef orthopédiste à l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi.\u201cCANADIAN UROLOGICAL ASSOCIATION\" Tes 28 et 29 avril derniers, eut lieu à Toronto l\u2019assemblée générale annuelle de la « Canadian Urological Association ».Le comité local d\u2019organisation sous la direction du docteur McClelland, assisté des docteurs Ross Flett, D.R.Mitchell, Robin Pearse, N.W.Roome n\u2019avait rien ménagé pour rendre intéressant, pour les congressistes et leurs épouses, leur court séjour dans la Ville-Reine.Toutes les séances scientifiques furent tenues à l\u2019hôtel « Royal York » dans de spacieux salons réservés à cet effet.Des 98 membres réguliers qui font partie de cette association, qui est maintenant âgée de cinq ans et englobe tout le Canada, soixante et sept se sont inscrits et donnèrent une présence de 70%.Plusieurs urologues américains s\u2019y sont également rendus à titre d\u2019invités.Les travaux présentés furent très intéressants et suivis de discussions fort animées auxquelles prirent part les représentants des différentes écoles du pays.La place importante que prennent, dans l\u2019évolution de l\u2019urologie, les sciences de base, démontre de plus en plus le souci que tous apportent à se documenter et profiter des rapports intéressants que peuvent nous fournir les adeptes de la recherche.La simple lecture du programme donne une excellente idée de l\u2019essor que prend cette association. © MN 8 Nee a 716 L'UNION MEDICALE DU CANADA PROGRAMME SCIENTIFIQUE vendredi 28 avril 1960 9.30 a.m.\u2014 Chronic Perinephritic Abscess: Jean-Paul Brault, Toronto.Partial Resection of the Kidney for Calculous Diseases E.W.Barootes, Toronto.An Evaluation of the Various Prostatic Operative Procedures: J.Sydney Ritter, New York.AC.T.H.and Cortisone in Various Diseases: J.S.L.Brown, Montreal.2.00 p.m.\u2014 Complications from Millin\u2019's Urethral Sling Operation: Paul Bourgeois, Montreal.Urinary Calculi Associated with Recumbency: David Swartz and J.Reid Taylor, Winnipeg.The Bacteriology of Urinary Tract Infections: Ernest Witebsky, Buffalo, N.Y.Transurethral Ureteral Lithotomy: Max Ratner and Clarence Schneiderman, Montreal.Statistical Survey of Bladder Tumours and the Relationship of Grade of Tumour to Curability: C.B.Stewart, Winnipeg.samedi 29 avril 1950 9.00 a.m.\u2014 FEpispadias.Operative Treatment: Nathan E.Berry, Kingston.A New Surgical Procedure for Cure of Scrotal Hypospadius: Jean-Paul Bourque, Montreal.Reaction of the Vascular Bed to Trauma (Sludge Blood).Including Moving Picture Presentation: W.G.Bigelow, Toronto.Wilms Tumours: A.B.Hawthorne, Montreal.2.00 pm.\u2014 Acute Renal Failure: Kenneth L.Me- Kinnon, Montreal.The Lesser Circulation in Renal Arcuate Sponge: H.J.Barrie, Toronto.Hypertension: W.S.Hartroft, Toronto.A la fin de la séance du samedi après-midi, l\u2019assemblée générale convoquée par le Président en charge prit connaissance du rapport du secrétaire.L'es comités du tarif, des relations avec le Collège Royal des Chirurgiens du Canada firent part des énormes progrès accomplis dans ces différents domaines.Le nouveau comité, qui devra faire enquête sur la qualification des services susceptibles d\u2019établir des cours de préparation à la certification et qui est composé des docteurs J.C.McClelland de Toronto, S.A.Mac- Donald de Montréal et J.Campbell de Saskatoon, a déjà commencé à fonctionner et fera rapport à brève échéance.Le lieu de la prochaine réunion annuelle fut alors mis à l\u2019ordre du jour et, malgré l\u2019attrait qu\u2019offre à tous l\u2019Ouest de notre pays, il parut plus sage, pour une année encore, de rester dans un centre universi- \u2014 BurretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1950 taire.À la majorité du vote des membres présents, Montréal fut choisi pour l\u2019année 1951.Le représentant de l\u2019Association à la Société internationale d\u2019urologie, le docteur Paul Bourgeois, donna ensuite lecture de la correspondance échangée avec le Secrétaire général le professeur Bernard Fey et invita tous les intéressés au Congrès de New-York en 1952.Le Président sortant de charge, le docteur Ralph E.Powell de Montréal, dit alors son discours d\u2019adieu et demanda au Comité de nomination de soumettre à l\u2019élection générale les nouveaux officiers pour l\u2019exercice 1950-1951.Ont alors été élus: Président: J.C.McClelland, Toronto, Ont.Président élu: Paul Bourgeois, Montréal, Qué.Secrétaire: S.A.Macdonald, Montréal, Qué.Trésorier: H.R.Elliott, Hamilton, Ont.Représentants à l\u2019exécutif : MM.J.K.Sullivan, St.John, NB.E.Hall, Vancouver, B.C.C.B.Stewart, Winnipeg, Man.Le grand dîner annuel à l'hôtel York termina la réunion et tous et chacun se séparèrent heureux et contents, avec l\u2019intention de se revoir à Montréal au printemps de 1951.+ ® DIMINUTION DE LA MORTALITE QUEBECOISE La mortalité décroit dans la province de Québec.Elle est passée de 8,8 qu\u2019elle était en 1948 à 8,3 en 1949 tandis que, pour la seconde fois, la mortalité infantile n\u2019atteint pas six mille décès et que son taux se chiffre à 50,5, taux encore jamais vu dans notre province.En 1948, ce taux avait dépassé 54,0.On attribue cette diminution aux progrès de l\u2019hygiène générale, de la propreté, de l'instruction, de la médecine ainsi qu\u2019à l\u2019élévation sans cesse grandissante du niveau de vie dans les classes populaires.Le nombre total des décès survenues en 1949 se chiffre à 32 304 ; il était de 33 603 en 1948.Beaucoup de maladies infectieuses, fréquentes et mortelles il y a quelques années, diminuent en nombre chaque année.Par exemple, en 1949, d\u2019après les chiffres préliminaires que publie le ministère provincial de la Santé, la tuberculose n\u2019a fait que 1851 victimes cependant que durant 1948 les décès attribués à la peste blanche atteignirent 2 216.C\u2019est un record, car c\u2019est la première fois que ce total des décès est inférieur à deux mille.Des progrès ont eu lieu: il faut s\u2019en réjouir et les poursuivre. NOUVELLES Natalité et nuptialité diminuent Par ailleurs, la natalité et la nuptialité enregistrent de légers reculs.Du côté des naissances, malgré un excédent brut, le taux accuse une régression.Le taux de 1948 qui était de 30,1 par mille passe à 29,8 pour 1949 bien que les naissances se soient élevées à 115 653 l\u2019an dernier contre 114 709 en 1948.Les mariages, en 1949, sont au nombre de 33 226, taux 8,5, et, en 1948, il y en a eu 34 646, taux 9,1.C\u2019est là une diminution appréciable.En somme, à l\u2019heure actuelle, dans l\u2019état présent des statistiques recueillies, l\u2019un et l\u2019autre de ces mouvements de population marquent une régression que les chiffres définitifs peuvent, soit augmenter, soit diminuer, mais non pas modifier sensiblement.+ + LE SUJET DU CONCOURS SCHERING DE 1950 EST ANNONCÉ « L\u2019emploi clinique des hormones stéroïdes dans le cancer », problème d\u2019une grande actualité qui fascine aujourd\u2019hui ceux qui s\u2019adonnent à la recherche médicale, sera le sujet du concours Schering de 1950.Le Concours Schering est ouvert tous les ans aux élèves des écoles de Médecine au Canada et aux Etats- Unis.Pour prendre part à ce concours les étudiants en médecine doivent présenter un écrit sur un sujet désigné dans le domaine de l\u2019endocrinologie.Les manuscrits sont jugés par trois endocrinologistes de renom.Les prix sont de $1000.00, $300.00 et $300.00.Tout en acquérant une connaissance approfondie du sujet sur lequel il doit écrire, l\u2019étudiant en médecine se forme le jugement en prévision des cas qu\u2019il rencontrera plus tard dans la pratique.Les doyens des écoles de médecine reconnaissent aussi bien que les concurrents eux-mêmes les bienfaits qu\u2019en retirent les étudiants.On s\u2019attend à ce que, pratiquement, toutes les écoles de médecine soient représentées dans le concours.Ce concours est une initiative de la Schering Corporation de Bloomfield, N.J., pionniers dans la recherche et la fabrication de produits endocriniens.Le Concours Schering est ouvert chaque année dans le but d\u2019étendre les connaissances en endocrinologie chez les étudiants en médecine.Pour plus amples renseignements s\u2019adresser à: Schering Corporation Limited, 137, rue St-Pierre, Montréal 1.717 LES HOMMES NE MEURENT PAS, ILS SE SUICIDENT 5202 vaccinations antituberculeuses.« Les hommes ne meurent pas, ils se suicident, a cause d\u2019une vie sans hygiéne ».Cette phrase de Buffon frappe quiconque s\u2019occupe de santé publique.Elle souligne en quelques mots l\u2019importance de la médecine préventive et le devoir que nous avons tous de respecter les règles à suivre pour la conservation de la santé dans les différents âges, les différentes constitutions, les différentes conditions de la vie et les différentes professions.La lutte contre les maladies contagieuses fait d\u2019ailleurs partie de ces précautions qu\u2019enseignent les hygiénistes.C\u2019est pourquoi il importe de déclarer et de dépister les cas de maladies infectieuses.Au cours de mars, selon un rapport qui vient de paraître, on en a déclaré 724 dans les territoires des servis par des Unités sanitaires cependant que l\u2019on en dépistait 1 522.Il a fallu visiter 1919 maisons et procéder à l\u2019examen de 8548 contacts et cas suspects.Les hygiénistes ont visité 898 écoles et 972 enfants en ont été exclus par mesure épidémiologique.Par ailleurs, on a effectué 5 202 vaccinations contre la tuberculose (BCG), 2515 immunisations antidiphtériques complétées et 1945 immunisations de rappel.Toutefois, la collaboration des parents est essentielle.Les hygiénistes en ont besoin.Il ne faut jamais oublier ce mot d\u2019un écrivain du XVIIIe siècle: « Encore l\u2019hygiène est-elle moins une science qu\u2019une vertu!» Il importe de s\u2019en souvenir et de pratiquer cette vertu indispensable à la bonne santé comme à la salubrité générale.+ + QUE DEVEZ-VOUS FAIRE EN PRÉSENCE D'UN EMPOISONNEMENT?Antidotes et contrepoisons Il ne se passe guère de semaine sans que les journaux ne nous apportent la nouvelle de quelque empoisonnement.Voici ce que conseille en pareil cas un hygiéniste du ministère provincial de la Santé: Trois principes dominent le traitement domestique des empoisonnements, affirme-t-il: toujours faire appel au médecin et, en l\u2019attendant, se servir des antidotes domestiques comme suit: les alcalins pour les empoisonnements acides; les acides contre les empoisonnements par alcalins.Faire vite, garder son sangfroid, rassurer le malade.Les poisons se rangent dans quatre classes, quelle que soit leur origine, minérale, végétale ou animale: 718 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA irritants quand ils produisent une inflammation dans les parties du corps avec lesquelles ils viennent en contact; stupéfiants quand ils affectent les fonctions du système nerveux; infectieux quand ils causent une infection de l\u2019organisme par des bactéries pathogènes ou leurs produits toxiques; venimeux comme les morsures ou les piqûres.Si le poison a été pris par la bouche, il y a trois choses indispensables à faire: provoquer le vomissement du poison par le moyen d\u2019un émétique ; neutraliser les effets du poison par son contrepoison ou un antidote approprié.S\u2019il est trop tard, essayer de réparer les dommages causés à l\u2019organisme.\u2014 BULLETIN A.M.L.FC.\u2014 Montréal, juin 1950 Emétiques: les trois émétiques sont la moutarde, le sel de table, le lait ou l\u2019eau chaude (pas bouillante) ; l\u2019eau chaude se donne dans tous les cas, la moutarde quand le poison amène un état de sédation, le sel de table dans le cas d\u2019un effet irritant.Les antidotes alcalins sont l\u2019eau de chaux.l'eau de savonnage, l\u2019ammoniaque dilué.Les antidotes acides sont le vinaigre, le jus de citron ou fruits analogues.S1 l\u2019acide est concentré, ne pas se servir de craie ou d\u2019autres carbonates; pas d\u2019émétiques.Dans tous les cas où les organes respiratoires sont affectés, la respiration artificielle (méthode Schaefer) est indiquée sans retard.Ne manquez jamais d\u2019appeler un médecin dans les cas d\u2019empoisonnement. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurern AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 XLIII sex 9 Déjà en 30 6° Pour sa commodité, sa posologie réduite mais suffisante, et sa meilleure tolérance, la tendance actuelle va au sulfate ferreux .°° Sielke, E.L.: Rhode Island M.J.21:61, avril 1938 9 Enc ore én 48 \u20ac¢ Aucune préparation a base de fer n\u2019a surpassé le sulfate ferreux, ou en économie, ou en efficacité.\u201d® Emerson, C.P., Jr.: M.Chir.North America 32:1264, septembre 1948 Eg ale ment Il existe de nombreuses préparations à base de ., .fer, mais seuls les comprimés Fesofor renfer- au] ou rd hui ment le sulfate ferreux dans ce véhicule spécial, unique à SKF et cet enduit, qui ensemble\u2014 1.empêchent la transformation par oxydation du sulfate ferreux au sulfate ferrique moins efficace.2.assurent une désagrégation rapide dans le milieu acide de l\u2019estomac et du duodenum supérieur, à l\u2019endroit de la meilleure absorption.Un comprimé Fesofor renferme 3 grains de sulfate ferreux desséché, représentant environ 5 grains de sulfate ferreux cristallisé.Comprimés Fesotor la sidérothérapie classique Smith Kline & French Inter-American Corporation Montréal 1 REVUE DES LIVRES Edouard RIST.\u2014 Les symptômes de la tuberculose pulmonaire et de ses complica- ions.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1949, Fort volume de près de mille pages, divisé en trois grandes parties; 1° \u2014 Symptômes fonctionnels; 2° \u2014 Symptômes généraux; 3° \u2014 Symptômes aberrants et complications.Cinquante chapitres couvrent la pathologie au point de vue clinique descriptive, depuis l\u2019interrogatoire jusqu\u2019aux réactions psychiques des tuberculeux et de l\u2019entourage.Dans la préface l\u2019auteur parle de ce livre comme de son « testament scientifique ».Si le mot est juste en ce qui concerne l\u2019ampleur du travail, nous espérons que le « testament » actuel sera suivi de nombreux codicilles scientifiques, aussi judicieux que cette première partie qui vient de nous être présentée.Est-il besoin de présenter aux lecteurs de ce journal M.Edouard Rist, figure internationale de la phtisiologie, connu au Canada tant par ses écrits que par les nombreuses conférences qu\u2019il a faites au pays.Muni d\u2019une vaste expérience et de grandes possibilités d\u2019expression, M.Rist fournit dans cet ouvrage un tableau complet et parfait de la symptomatologie en tuberculose pulmonaire.Il laisse couler sa plume alerte sur chaque sujet, l\u2019agrémente des réflexions d\u2019un sage et d\u2019un observateur disert, ne s\u2019arrêtant qu\u2019à l\u2019épuisement du sujet.Et cela sans fatigue pour le lecteur, car les détails ou les remarques sont judicieux.À tel point qu\u2019on eut regretté que ces remarques ne fussent pas exprimées tant elles contiennent de sens pratique.En parlant de symptomatologie, il pourrait sembler que l\u2019énumération quelque peu agrémentée pourrait suffire quand on parle de tuberculose pulmonaire, M.Rist nous démontre le contraire à son mode de penser et à sa façon ee ++ d\u2019expliquer les symptômes, lui qui écrit de si belles pages sur les sujets comme: la toux, l\u2019interrogatoire, les crachements de sang, les douleurs thoraciques, etc.Livre complet, que tout médecin devrait connaître et consulter.Véritable « Somme Phtisio- logique » où l\u2019on peut puiser qu\u2019on soit étudiant ou phtisiologue.Certains aperçus des problèmes que présente la tuberculose pulmonaire sont brossés avec tellement de vérité et de clarté qu\u2019il semble impossible au lecteur de ne pas maîtriser dans la suite ces mêmes problèmes qu\u2019il vient d\u2019étudier avec M.Rist.Tels nous paraissent les chapitres si importants de l\u2019interrogatoire, la toux, les douleurs thoraciques, l\u2019hippocratisme digital, etc.; il faudrait citer les cinquante chapitres.Ce livre offre de l\u2019intérêt non seulement au point de vue séméiologie mais aussi au point de vue physiologie.En effet tout en faisant l\u2019étude des conformations thoraciques l\u2019auteur consacre deux chapitres à la respiration et étudie les mouvements respiratoires à l\u2019état sain et aux divers états pathologiques: pneumothorax, pleurésie, fibrose, processus cavitaire, miliaire, sténoses.Le chercheur est servi à souhait: physiologie, pathologie, mécanique respiratoire, études cliniques et discussions radiologiques se complètent à chaque chapitre.J\u2019ai bien dit « discussions radiologiques ».Il n\u2019y a pas de clichés.L\u2019auteur discute de phénomènes radiologiques et des découvertes que la radiologie permet en phtisiologie.Doit-on le regretter?Je ne le crois pas.Je comprends l\u2019ouvrage de M.Rist tel qu\u2019il l\u2019a présenté.Il n\u2019a pas voulu faire de démonstrations radiologiques.Il se sert d\u2019expériences radiologiques comme références bien acquises et reconnues par la science sans que le texte ne commande de preuves.[on ; : L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buiierin AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 XLIV TONIQUE pour bébés et enfan ts HEMO-BEX VITAMINE D ERGOSTEROL IRRADIE associe aux sels de calcium, de fer, et de manganèse PLUS COMPLEXE DE LA VITAMINE B TONIQUE GENERAL ENERGETIQUE CHAQUE C.C.CONTIENT chez adulte aussi Vitamine D.B83UL Chlorure de Thiomme.0.15 mg Riboflavine .0.15 mg Niacinomide.1.10 mg *Pyridoxine.0.22 mg *Acide D-Pantothénique.1.10 mg Loctate de Colcium.10.0 mg Citrate de Fer et d\u2019Ammonium.54 mg Nucléinote de Mangonèse (Catalyseur) Excipient.QS.*La valeur nutritive de ces vitomines n'est pas encore établie, POSOLOGIE A prendre avant le repas Enfants: 14 à 3 cuillerées à thé par jour suivant l'âge.Adultes: 1 à 3 cuillerées à dessert par jour DONNE DE L'ÉNERGIE et ACCROÎT LA RÉSISTANCE Ou selon l'avis du médecin.(Voir instructions à l'intérieur) BOUTEILLE \u2014 180 ce.Anglo-French Drug Cie Ltée * ANGLO-FRENCH-DRUG 722 Pour l'avenir peut-être, comme codicille, un atlas de radiologie pulmonaire?Nous remercions M.Rist d\u2019offrir un tel travail à la profession et nous souhaitons qu\u2019il continue d\u2019enrichir la littérature médicale des fruits de sa longue expérience et de son remarquable talent.J.-Philippe PAQUETTE Michel SERVAN.\u2014 Le cas des chiroprati- ciens.\u2014 Publié sous les auspices du Collé- ge des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, Montréal 1950.Ce fut une belle et bonne enquête jetant de la clarté, nettoyant les esprits et exposant magistralement ce qu\u2019est la médecine dans ses œuvres, ce qu\u2019est la chiropratique dans ses vaines prétentions.Il était souhaitable qu\u2019on en fit la relation; il est heureux que le soin en fut confié à Michel Servan, au docteur Roméo Boucher.C\u2019était s\u2019assurer que ce reportage gagnât en saveur, en pittoresque et en intérêt.sur ce qu\u2019un monotone et textuel compte-rendu des témoignages aurait offert dans sa rigidité et sa sécheresse.Nous avons déjà lu dans «L\u2019 Information Médicale et Pära-Médicale », en tranches successives, ce que cette brochure offre d\u2019une seule venue.Les exposés des médecins qui sont venus témoigner à cette enquête sont incontestablement de première valeur.Leur qualité, leurs titres et les postes qu\u2019ils occupent dans notre monde médical étaient une garantie de la haute portée de leur expertise.Ils ont fait le procès de la médecine en quelques réponses concrètes et synthétiques.Nous ne connaissons pas les chiropraticiens qui ont comparu.Ils ont probablement donné à plein rendement; il est excellent que leurs témoignages puissent être confrontés avec ceux des experts médecins.Le litige, si litige il y a, pourra être plus intégralement jugé par les lecteurs de ce reportage.Et nous espérons qu\u2019ils seront nombreux, qu\u2019ils seront non pas les médecins, les étudiants en médecine, ceux en fait qui connais- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juin 1950 sent bien la cause et ont déjà jugée, mais le grand public, les profanes, les ignorants en santé et maladie, les prédisposés, à quelque classe qu\u2019ils appartiennent, aux préjugés et aux superstitions dans le domaine de la cure des maladies.Nous félicitons notre confrère de son excellent travail et de son très vivant reportage.Nous sommes sûrs qu\u2019il rendra un réel service à la profession, par-dessus tout à la cause de la raison et de la santé.Roma AMYOT.Pierre DUREL, médecin de l'hôpital Saint- Lazare.\u2014 La blennorragie.\u2014 Blennorragie uro-génitale chez l'homme et chez la femme \u2014 Etude anatomo-clinique \u2014 Conceptions et traitements modernes.Un volume de 650 pages, avec 279 figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.La blennorragie qui, avant les antibiotiques, réclamait toute la spécialisation de l\u2019urologue ou du gynécologue, peut maintenant être facilement guérie \u2014 tout au moins à son début \u2014 par le médecin non spécialisé.Celui-ci, cependant, doit appliquer le traitement initial sans hésitation, savoir quelles sont les limites de ses possibilités et, au-delà, faire appel à des connaissances plus spécialisées.D'autre part, la blennorragie subsiste principalement parce que les couples atteints ne guérissent pas en même temps, et les chances de guérison simultanée sont bien plus grandes si c\u2019est le même médecin qui prend la responsabilité du traitement, à la fois pour l\u2019homme et pour la femme.C\u2019est dans cet esprit que l\u2019Auteur a rédigé ce traité, où le praticien trouvera un guide précis sur les indications et l\u2019emploi des antibiotiques, où le spécialiste revisera toutes les finesses de \u2019examen et du traitement des cas difficiles, et ceci, avec un égal développement pour chacun des deux sexes.L\u2019ouvrage se divise en quatre parties: La première partie traite des généralités et du laboratoire, si profondément rénové par les T\u2014 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burterix AMLF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 XLV F R T une nouvelle préparation dans le [ traitement de l'hypertension essentielle Chaque tablette contient 10 Unités Craw de Veratrum Viride contrôlé biologiquement par les Laboratoires de recherches Irwin Neisler & Co., Decatur, Ill.Les expériences faites dans de nombreuses cliniques ont démontré que le Veratrum Viride titré biologiquement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.(The Medical Clinics of North America, septembre 1948; Doctor Freis, page 1253.) Les tablettes Vertavis doivent être prises à une heure d\u2019intervalle et de préférence après les repas.La dose doit être augmentée ou diminuée graduellement selon les résultats obtenus.POSOLOGIE: Donnez une tablette VERTAVIS (10 unités Craw) aux heures ci-dessous mentionnées: Dose quotidienne SEMAINE VERTAVIS MATIN SOIR Unités Craw lére semaine 1 tablette a 7 heures 7 heures 20 2i¢me semaine 1 tablette a 7 & 8 heures 7 heures 30 Sième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 & 8 heures 40 4ième semaine 1 tablette à 7, 8 & 9 heures 7 & 8 heures 50 bi¢me semaine 1 tablette à 7, 8 & 9 heures 7, 8 & 9 heures 60 Documentation complète et échantillon envoyés à MM.les médecins sur demande.Manufacturé par IRWIN NEISLER CO., Decatur, Iil., U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.localise sûrement l'infection 0SMOP FORMULE: OSMOPAK est un pansement osmotique émollient composé de 58% de sulfate de magnésie, de 1-2% de benzocaïne et de 1-25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d'infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc., et dans le traitement d\u2019inflammation ou d'infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L'OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.|| est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation: Pots de 115 et 577 grammes.Echantillon médical et documentation sur demande.Manufacturé par Irwin Neisler Co., Decatur, Ill.U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q. 724 récents procédés de culture: Fragilité du gonocoque.Différents types de germes.Blennorragie expérimentale.Conditions de la contamination.Colorations.Cultures.Pseudo-gonoco- ques.Agents des parablennorragies.Réaction du complément, etc.Le deuxième partie analyse la clinique des différentes manifestations, et de nombreuses études originales y prennent place: Symptomatologie des différentes formes cliniques.Urétrite de réensemencement.Formes prolongées.Impuissance.Urétroscopie, etc.Cette analyse clinique est reprise en un exposé synthétique suivi lui-même de la description détaillée de la conduite d\u2019un bon examen systématique.La troisième partie, thérapeutique, est sans doute la plus importante.Le premier rang est donné aux antibiotiques: pénicilline et streptomycine; les données théoriques facilitent l'application pratique.La sulfamidothérap\u2019e, la vaccinothérapie, sont ramenées à leur juste place.Malheureusement, ces traitements généraux n\u2019ont pas supprimé les interventions locales pour les cas rebelles.Il en est fait une étude très soigneuse, tant pour l\u2019homme que pour la femme, selon une classification didactique.La diathermo-coagulation est, en parti- eulier, très détaillée (théorie, appareils, techniques, originales pour beaucoup, étude du risque annexiel chez la femme, etc.).Un résumé des indications et des techniques de la chirurgie annexielle rendra service au médecin amené à discuter d\u2019un cas chirurgical.La quatrième partie est une suite d\u2019exemples concrets \u2014 cliniques, thérapeutiques et pronostiques \u2014 qui permettent à l\u2019auteur d\u2019indiquer ses préférences pour chaque cas, et dont la lecture est particulièrement profitable.C\u2019est dans cette dernière partie que sont étudiés les critères de guérison (trop peu observés), les questions épidémiologiques ou sociales.Une importante iconographie, largement originale, de nombreux tableaux ou schémas, une vaste bibliographie française et étrangère, font de ce traité un livre complet mais personnel, L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AM.LF.C.\u2014 Montréal, juin 1950 très au courant de l\u2019actualité, mais respectueux de l\u2019expérience classique.Maurice AUBRY et André LEMARIEY, laryngologistes des hôpitaux de Paris.\u2014 Précis d'oto-rhino-laryngologie.Troisième édition revue et corrigée.Un volume de 1316 pages, 405 figures et 16 planches \u2014 Collection de Précis Médicaux.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.Le « Précis d\u2019oto-rhino-laryngologie » a été écrit à l\u2019origine pour les praticiens, les étudiants et les jeunes laryngologistes.Le but de cette édition est resté le même: L'ouvrage contient toutes les connaissances qu\u2019embrasse la spécialité et, pour chacune d\u2019elles, l\u2019étude de chaque affection: pathogénie, étiologie, pronostic, diagnostic et traitement sont successivement envisagés.Des théories pathogéniques, seules celles qui sont classiques et quelques-unes d\u2019actualité ont été retenues.La technique de l\u2019examen de chaque appareil a été amplement développée, spécialement pour l\u2019oreille interne.L\u2019étude de chaque maladie a été faite d\u2019une façon clinique: c\u2019est une sorte de « pathologie vécue ».La thérapeutique est celle qui a paru aux auteurs réunir la plupart des suffrages, à l\u2019heure actuelle.Toutes les acquisitions dont s\u2019est enrichi depuis la seconde édition le domaine de l\u2019oto- rhino-laryngologie ont été intégrées dans l\u2019ouvrage.Et ce nouvel apport est d\u2019importance: c\u2019est ainsi que les notions anatomo-physiologi- ques qui ont amené à une meilleure connaissance des fonctions cochléaire et vestibulaire, font l\u2019objet d\u2019une centaine de pages.La même étendue est réservée à l\u2019endoscopie trachéo-bron- chique et œsophagienne.D\u2019autres chapitres nouveaux concernent la tuberculose trachéale.les tumeurs des bronches, le méga-œsophage.ete.La plupart des autres chapitres ont été remaniés ou refondus. UNE NOUVELLE Base PRATIQUE POUR One juent TELE _ POUR ONGUENTS
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