Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1950-07, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ome 79 \u2014 Numéro 7 MONTREAL, JUILLET 1950 Bulletin de I'Fssociation des (Médecins de Langue Jrangaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) LUAnion aAdédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boul.Saint-Joseph \u2014 Tél.: LAncaster 9888 Montréal XXe congrès de l'A.ML.F.C., Montreal leg 25, 26, 27 et 28 septembre 1950 PRINCE OU INDIGENT\u2026.Peu importe leur fortune ou leur position sociale, tous les êtres humains sont égaux devant la maladie.Prince et indigent ont le même désir \u2014 retrouver la santé.N'est pas encore né le malade qui préfèrerait mourir en ne payant qu\u2019un dollar pour une ordonnance plutôt que de payer trois dollars et vivre.Il n\u2019y a pas de demande réelle pour des médicaments de qualité inférieure.Aucun pharmacien ne peut se permettre d'exécuter des ordonnances avec des produits achetés sur simple considération de leur prix.Sa responsabilité est beaucoup trop grande.La marque Lilly symbolise tout ce qu\u2019il y a de supérieur en fait de qualité lorsque les éléments suivants se trouvent associés: méthodes scientifiques, effort consciencieux et outillage excellent.Le respect public et le prestige professionnel en résultent.~ ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED © TORONTO, ONTARIO ae, # A hv Bh pu FLAXEDIL (3697 R.P.) \u201cle relâchement musculaire obtenu en chirurgie par les doses de 3697 R.P.(injectées à la demande) peut être considéré comme excellent .\u201d* DESCRIPTION: le FLAXEDIL |triiodoéthylate de tri- (diéthyl-amino- éthoxy) 1-2-3 benzène] est une découverte des Laboratoires Rhône- Poulenc-Spécia, de France.Le FLAXÉDIL possède des propriétés curarisantes voisines de celles des curares naturels et une marge de sécurité beaucoup plus grande.AVANTAGES: activité standard constante; pas de retentissement sur l'appareil cardio-vasculaire; légère activité antihistaminique; moins de chutes de la pression sanguine; solution aqueuse, stable, miscible au thiopentone sodique; la néostigmine est un antidote efficace.INDICATIONS: chirurgie abdomino-pelvienne \u2014 chirurgie thoracique et pulmonaire \u2014 interventions sous narcose intraveineuse \u2014 anesthésie endo-trachéale.MODE D\u2019ADMINISTRATION: posologie essentiellement individuelle.Injection intraveineuse \u2018à la demande\u2019, sitôt après l\u2019anesthésie d\u2019induction, de 40 à 80 mg.(1 à 2 ampoules).PRÉSENTATION: ampoules de 2 c.c.et flacons-ampoules de 10 et de 30 c.c.dosés 3 20 mg.par c.c.Comme les autres curares, le FLAXÉDIL ne doit être employé que si l\u2019on dispose du matériel nécessaire pour intubation trachéale, oxygénothérapie et narcose en circuit fermé.*LAMOUREUX, L.et BOURGEOIS-GAVARDIN, M.: \u2018\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d, octobre 1949, p.1164.Voir aussi: \u201cThe Lancet\u201d, 3 juin 1950.p.1043.Montréal POULENC Limitée | | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 1 MAINTENANT.dans le traitement de la tuberculose Sur Merc g Se hlorure Sid Calcium \\\"¥4 MERCK & CO.LIMITED | Y Chimistes fubricands MONTREAL + TORONTO + VALLEYFIELD 1 Streptomycine Merck PAS Dihydrostreptomycine Complexe Acide para-aminosalicylique (sulfate) Chlorure de Calcium Merck .Merck (et le sel sodique) ] WHHOREIDIIE SOMMAIRE © BULLETIN Roma AMYOT Réalisations et projets de 1'O.ML.S.737 © e © W.J.McCORMICK La poliomyélite, maladie infectieuse ou trouble du métabolisme?.739 Edgar LÉPINE et Raymond LANGEVIN Luxation récidivante de l'épaule .Lana 750 Jacques BLAGDON Considérations sur le cancer du corps utérin .752 RECUEIL DE FAITS Roma AMYOT Céphalée orbito-frontale et ophtalmoplégie par anévrysme carotidien Ha {0 (es de 1 1 7: RAR ee ea 756 \u2014\u2014 INDICATIONS : ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique 17 2010099, 4 C8 VA Verre, LES fir.> .2 * ) 633 >, : VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Cystites.\u2014 Néphrites Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.| Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuierin AM.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 IIT chez les malades atteints de A e d ep ression.réaction au sulfate de \u2018Benzedrine\u2019 est souvent impressionnante.Le sulfate de \u2018Benzedrine\u2019 est spécialement indiqué dans les cas de dépression : | consistant en Une fatigue matinale qui accompagnent une douleur persistante ayant l\u2019aspect de troubles organiques caractérisés par une fatigue chronique qui accompagnent la vieillesse accentués par la ménopause suite d\u2019accouchement dans la convalescence opératoire associés à Une Maladie chronique Sulfate de Benzedrine+ comprimés *Marque Déposée au Can.Pat.Off.Un des médicaments de base Smith Kline & Frerth Inter-American Corporation, Montréal 9 SOMMAIRE (Suite) Jean-Paul BOURQUE et J.-P.BRAULT Les hydronéphroses à symptomatologie gastro-intestinale .761 Gérard LEONARD Grossesse et tuberculose .765 REVUE GENERALE Roland CLOUTIER Le fond de I'ceeil des hypertendus .769 Jean-Louis LEGER L'angiographie cérébrale .LL 774 EDITORIAL V.LATRAVERSE Valeur des médications nouvelles dans I'ofite externe .778 le COMPOSE \u201cQUESTRIN\u201d AMELIORE LE METABOLISME DES HORMONES PROCURE UNE SENSATION DE BIEN-ETRE L'expérience clinique* a pesitivement démontré que lorsqu\u2019il n\u2019y a pas un apport suffisant de vitamines du groupe B, le foie ne peut opérer efficacement le métabolisme des.hormones œstrogènes.* - Dans le composé \u201cQuestrin\u201d, les facteurs du groupe B Sources a consulter sont combinés avec les cestrogénes naturels, hydro-solubles, qui sont rapidement absorbés et plus complètement utilisés 1.Biskind and Biskind, Endocrinology, 31, 109, 1942.au cours du métabolisme.Le composé \u201cQuestrin\u201d est actif \u201cper os\u201d et rapidement 2.Sutton and Ashworth, Arch.Int.Med, 69, 15, efficace.Il soulage promptement les manifestations d'in- \u2018 suffisance œstrogénique: symptômes de la ménopause, 3.Segaloff and Segaloff, Endocrinology, 34, 346, hémorragie utérine fonctionnelle, vaginite, kraurosis de 1944.la vulve, aménorrhée, engorgement des seins après l\u2019accouchement.4.Ayre, Am.Jour.Obs.and Gyn., 53, 609, 1947, ; | Toute documentation désirée vous sera envoyée 5.Hertz, \u2018Recent Progress in Hormone Research\u201d, .sans délai.Vol.2, Academic Press Inc.New-York, N.Y.Chartes & Frost & Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 AMINO-BESMIN COLCHICINE HOUDÉ L NATIVELLE DIGITALINE DYSPNÉ AL EUPNOGENE LIPOTROPE Go He EY) 28 ; ç AS J KES BEY VE 2) 2 NITRINO SE vs 7 7) sx Ye iQ ES oan ir on da NF 3 5 Se $2 PX: 3 OUABAINE ARNAUD es Pn Py By: HAN Du: x ds 47 fo! ERAN 2 = Was WP\u201d LOR Tar * 7 FRERES SPECIALITES DE PRESCRIPTION MEDICALE Siège social: 350, RUE LE MOYNE, MONTRÉAL 1.151803 SOMMAIRE (Suite) HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Quelques faits au sujet des subventions fédérales d'hygiène .781 Ad.GROULX L'organisation actuelle du Service de Santé de Montréal .785 L-P.CABANA La salubrité dans les endroits de villégiature .789 VARIETES Antonio LECOURS La médecine française d'hier et d'aujourd'hui au Canada .792 Urgel GARIÉPY \u2018\u2019Mors aut vita\u201d ee eee ieee 797 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Jacques-N.GAGNON Contrôle du poids, de la diète et de l'équilibre osmotique durant la GTOSSESSE LL.LL LL 2222 aa ea a ea a a ea ae ea a ea a a a a a ee a ae aa ann 808 Charles-H.TRUDEAU Convulsions et poussée dentaire .810 Roma AMYOT Courts extraits .202020000 00110 La LL LL AAA a ea a a a ne 812 © e e \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1881 .02000000 813 ANALYSES 11111 LL LL LL Aa aa a a a a a a a a ee a aa a a a aa a ee 814 MÉDECINE Le pneumothorax spontané \u2014 étude de 105 cas (814).Pathologie de la \u201cmaladie vasculaire diffuse\u201d ou maladie du collagéne (814).Tumeur kystique de la région du thymus et myasthénie grave (815).Le benadryl contre les crampes nocturnes des membres inférieurs (816).PHTISIOLOGIE Réactions fébriles à l'acide para-aminosalicylique (816).Pneumonie a Friedlander (817).Le traitement médical des abcès pulmonaires aigus et chroniques (817).CARDIOLOGIE Résurrection cardiaque, défibrillation ventriculaire (817).CHIRURGIE La gastrectomie totale pour tout cancer opérable de l'estomac (818).NEURO-PSYCHIATRIE Myasthénie d\u2019Erb-Goldflam très sévère chez une jeune fille.Enervation sinu-caroti- dienne bilatérale (5e cas publié).Guérison clinique en 6 mois et développement simultané d\u2019une tumeur médiastinale (819).LABORATOIRE Valeur comparée des méthodes de culture et d\u2019inoculation pour le diagnostic de la tuberculose (820).SOCIÉTES oii tte tet ett eee re ea 822 Société de gastro-entérologie: séance du 30 mars 1950 (822).Réunion scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 24 novembre 1949 (823).L'Association des médecins canadiens en France (836).Journée médicale à Shawinigan: samedi 27 mai 1950 (837).NÉCROLOGIE 22222222 a ea a aa aa a ess aa a a a ea na aa aa ace ee 840 (0101 '/5 4 À = i ities 841 REVUE DES LIVRES .0.202020 00e sa aa ea sea eee aa ea ea ea ee ee» 856 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014Montréal, juillet 1950 7 \"PAXIL\" additionné de \"NOCTINAL\" POUR LE SOULAGEMENT DES SPASMES \"PAXIL\" ® posséde de bons effets anti-spasmo- diques sur l'intestin, la vésicule biliaire, l'uretère, la vessie et l'utérus, tel que démontré par des expériences pratiquées in vivo et sur des préparations isolées; © est relativement non toxique; @ ne cause pas de mydriase lorsque pris par voie buccale; © ne supprime pas de façon alarmante les sécrétions salivaires.\"PAXIL\" additionné de 'NOCTINAL\" S.C.T.NO 426 \u201cGost\u201d PAXIL.ooo eee eee 50 mg (marque \u201cSwsst\u2019 d\u2019*adiphénine) NOCTINAL oon.15 mg.(marque \u2018&os de butabarbital N.N.R.) \u201cPAXIL\u201d S.C.T.NO 425 \u201cSroosl\u201d PAXIL.75 mg (marque \u201cSos! d'*adiphénine) POSOLOGIE 1 ou 2 tablettes trois fois par jour.PRÉSENTATION Flacons de 30 et 100 tablettes.* chlorhydrate de diphénylacétyldiéthylaminoéthanolester.Renseignements thérapeutiques \"PAXIL\" additionné de \"NOCTINAL\u2019 Les indications de l\u2019emploi des drogues qui détendent les muscles lisses sont très précises.Elles comprennent: 1.LA VAGOTONIE GENERALISEE.2.LE SPASME GASTRO-INTESTINAL ASSOCIE A L'ULCERE GASTRIQUE ET AU MAUVAIS FONCTIONNEMENT NON- SPÉCIFIQUE GASTRO- INTESTINAL.3.LES SPASMES DE LA VÉSICULE ET DES CANAUX BILIAIRES DANS LA CHOLÉ- LITHIASE.2; 2, 4 LE SPASME URETERAL ASSOCIE A L\u2019'URETEROLITHIASE.5.LE TENESME VESICAL.6.LE SPASME UTERIN DANS CERTAINS CAS DE DYSMENORRHEE.L\u2019atropine, de méme que d\u2019autres alcaloides de la famille des solanées, ont été communément employés dans le traitement de ces cas, mais la mydriase et l\u2019assèchement des sécrétions salivaires qui y sont associés ont stimulé la recherche et la synthèse d\u2019autres composés qui, tout en possédant les mêmes propriétés antispasmodiques de l\u2019atropine, ne présentent pas les risques qui l\u2019accompagnent.Entreautres préparations trouvées utiles, PAXIL est probablement la plus satisfaisante.En certaines circonstances, particulièrement dans les cas de vagotonie généralisée et dans les états spasmodiques associés à l\u2019instabilité émotive, l\u2019administration d\u2019une faible quantité de barbiturate est à conseiller.Ce barbiturate doit avoir une durée d\u2019action intermédiaire entre ceux d\u2019action très rapide, tel que le pentobarbital, et ceux d\u2019action très prolongée, tel que le phénobarbital.Le \u201cNoctinal\u201d (butabarbital N.N.R.\"Ho') possède une telle action, et, combiné au \u201cPAXIL\u201d, a des propriétés thérapeutiques très utiles.ADMINISTRATION ET POSOLOGIE: Pour le relâchement des muscles lisses et le soulagement de la douleur des spasmes gastro-intestinaux, vésiculaires, vésicaux et utérins, administrer PAXIL per os à la dose de 75 à 150 mg.trois fois par jour. Prophylaxie et traitement des ACCIDENTS VASCULAIRES associés à la fragilité augmentée des capillaires en présence d\u2019HYPERTENSION, de DIABÈTE et d\u2019autres affections.\u201cCÉRUTIN\u2019 Marque de rutine et de vitamine C Les accidents vasculaires sont au nombre des complications que l\u2019on redoute le plus en présence d\u2019hypertension et de diabète.On a constaté, dans une forte proportion de ces cas, une augmentation de l\u2019indice de fragilité des capillaires (Gothlin), et l\u2019on conjecture qu\u2019en l\u2019occurrence il y a aussi augmentation de la tendance à l\u2019hémorragie cérébrale et rétinienne.Obvier à cette fragilité est conséquemment un problème thérapeutique fort important.Szent-Gyorgi a suggéré que les sources naturelles de la vitamine C étaient associées à une substance qui maintenait la résistance normale des capillaires, et a isolé un \u201ccomplexe\u201d qui, en effet, amenda des cas d\u2019augmentation de la fragilité des capillaires, provoqués expérimentalement.L\u2019épuration de ce complexe produisit deux composés cristallisés, l\u2019hespéridine et l\u2019ériodictyol, dont l\u2019activité fut trouvée douteuse, et l\u2019on doit présumer que cette activité physiologique était probablement attribuable à la présence d\u2019un autre composé dans ce complexe.On croit aujourd\u2019hui que ce composé est la rutine, un glucoside dont la source commerciale est le sarrasin.Durant les trois dernières années on a étudié intensivement la rutine au triple point de vue chimique, pharmacologique et clinique.Apparemment, la rutine n\u2019est pas toxique et son administration continue et en fortes doses, aux animaux utilisés expérimentalement, n\u2019est suivie d\u2019aucune réaction.Chez l\u2019homme, l\u2019on n\u2019a constaté aucune toxicité à la suite de son administration ininterrompue et prolongée; le principal effet physiologique observé chez l\u2019homme est le retour à la normale des capillaires anormalement fragiles.L\u2019emploi clinique de la rutine s\u2019appuie sur cette propriété qu\u2019elle possède de diminuer la fragilité des capillaires dans certains états hémorragiques où l\u2019on est en présence de perméabilité et de fragilité des capillaires.Le rapport préliminaire traitait de 255 cas qui présentaient, d\u2019après la mensuration de Gothlin, une augmentation de cette fragilité.Une dose quotidienne de 60 à 120 mg.de rutine fut administrée à ces malades.Il a fallu plus de 60 mg.à 29 sujets seulement.Le seul phénomène consécutif ficheux fut la réaction anaphylactique d\u2019un malade que l\u2019on savait allergique au sarrasin.Sur ces 255 cas, 173 continuèrent d\u2019être observés et c\u2019est à ceux-là que se rapportent les chiffres ci-dessous.En certains cas, cette étude a duré deux ans et demi.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014Montréal, juillet 1950 Un amendement des symptômes, bien défini, fut observé chez quelques-uns de ces malades.72 des cas étudiés (42 p.c.) ne présentèrent pas de symptômes initiaux; 51 accusèrent une amélioration bien définie, 23 (13 p.c.) une amélioration probable, tandis qu\u2019il n\u2019y eut pas d\u2019amélioration perceptible chez 27 (15 p.c.).Certains communiqués affirment que la rutine enraye les progrès de la rétinite diabétique; d\u2019autres ne confirment pas ces observations.Ainsi, dans un groupe de 50 cas, un seul fut réfractaire à la rutinothérapie.On a obtenu des résultats analogues dans un autre groupe de 5.Un troisième groupe ne présenta aucun résultat qui pût justifier la théorie voulant que l\u2019administration de la rutine représente une certaine protection contre le développement de la rétinite diabétique.Nous insistons sur le fait qu\u2019il faut continuer d\u2019administrer la rutine même après le retour à la normale de la fragilité des capillaires.Des rechutes ont été observées après cessation de la médication, sans récidiveaprès sa reprise.Certains sont d\u2019opinion que la rutine est beaucoup moins efficace en présence d\u2019une avitaminose C concomitante; on conseille donc de veiller à ce que le malade obtienne cette vitamine C en quantités suffisantes.\u2018CÉRUTIN C.T.NO 388 \"shosst\u2019 Rutine.20 mg.POSOLOGIE: 1 comprimé trois fois par jour.PRESENTATION: Flacons de 40 et de 100 comprimés.\u201c'CERUTIN' R60 C.T.NO 389 \"Swost\u2019 POSOLOGIE: 1 comprimé trois fois par jour.PRESENTATION: Flacons de 40 et de 100 comprimés.Sources à consulter 1.\u201cEffect of rutin on increased capillary fragility in man.\u201d Griffith, Couch and Lindauer, Proc.Soc.Exper.Biol.& Med., 55: 228, 1944.2.\u201cRutin: A new drug for the treatment of increased capillary fragility.\u201d Shanno, Am.J.Med.Sci., 211: 539, 1946.3.\u201cThe Chemistry and Therapeutic Use of Rutin.\u201d Couch, Krewson, Naghski and Copley, Eastern Regional Research Laboratory, Philadelphia.4.\u201cCapillary fragility studies in diabetes mellitus and the use of rutin in diabetic retinitis.\u2019\u2019 Barnes, Am.J.Med.Sc., 219: 368, avril 1950.Charles & Frost &Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurerinN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 IX POUR obtenir un effet thérapeutique rapide a pénicillne G sodique cristallisée Merck, en raison de sa prompte absorption après injection de la solution aqueuse, produit un effet thérapeutique rapide.Il est sans conteste que cette forme de péni- ng.=500,0 | 1 cilline est indiquée dans les cas d'infections foudroyan- MCILLIN G SOI Ni) ii tes graves, où l'effet rapide du médicament est de la ; plus grande importance.D'une pureté parfaite \u2014 elle convient à toutes les voies d'administration \u2014 et elle est d'un emploi très facile.MERCK & CO.LIMITED Chimistes Fabricants Documentation sur demande.MONTREAL @ TORONTO VALLEYFIELD WU LT Pénicilline G Sodique Cristallisée Merck (A hnmnnmn L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuenx AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 Bulletin de l'Association des \u2018(Dédecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union liSédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: MM.Assistant-rédacteur en chef Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris): Edmond Dubé, doyen , Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec., Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint à Montréal Roger Dufresne, 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION MM.Maurice Beaudry, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, M.Gervais, Pierre Jobin, Paul Lari- vière, V.Latraverse, Rôsaire Lauzer, Sylvio Leblond, Jean-Louis Léger, J.LeSage, Léon Lonatin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. L\u2019AURÉOMYCINE dans les infections post-chirurgicales et autres états infectieux De plus en plus, les chirurgiens en viennent à la conclusion que l\u2019emploi pré- et post-opératoire de l\u2019Auréomycine est une sage mesure de précaution contre tout risque d\u2019infection.Ceci s\u2019applique particulièrement aux cas d\u2019infection du péritoine.D\u2019autre part, l\u2019Auréomycine s\u2019est révélée efficace dans le traitement des infections suivantes: la fièvre africaine par morsure de tique, l\u2019amibiase aiguë, les infections oculaires à bactéries ou à germes de la nature du virus, la septicémie bactéroïde, la fièvre boutonneuse, la brucellose aiguë, les infections dues à des germes à Gram-positif (y compris celles dues aux streptocoques, staphylocoques et pneumocoques), les infections dues à des germes à Gram-négatif (y compris celles du groupe coli-aerogenes), la lymphogranulomatose inguinale sub-aiguë, les infections à H.influenzae, la pneumonie atypique primaire, la psittacose (fièvre des perroquets), la fièvre Q (fièvre du Queensland), la vérole à rickettsies, la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, les endocardites chroniques malignes réfractaires à la pénicilline, la tularémie et le typhus.PRÉSENTATION: Capsules: Flacons de 25 capsules à 50 mg.Flacons de 16 capsules 3 250 mg.Forme ophtalmique: Fiole de 25 mg.avec compte-gouttes; solution à préparer par addition de 5 cc.d\u2019eau distillée.{.EDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN CYANAMID LIMITED 7335, boulevard Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q. XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Boutenn AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 Bulletin de \"Association des (Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée à Quebec en 1902 1L Union lIDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Gustave Lacasse Vice-président: L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.Gustave Lacasse, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Léon Gérin-Lajoie.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018\u2019ex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 XIII UNE*MEDICATIO TRINITRINE, SCILLE, PHENYLETHYLMALONYLUREE CRISES d\u2019Angor, d\u2019'Hypertension paroxystique, de Tachycardie paroxystique, d\u2019Asthme, d\u2019Aérogas- trie, d\u2019Aérocolie, des Faux Cardiaques, le Hoquet, les Quintes de Toux.Les dragées de SCILLITRINE renfermant un noyau mou l\u2019absorption a lieu instantanément à travers la muqueuse buccale et l\u2019action est immédiate lorsqu\u2019on les croque lentement.PEIN MONTREAL.P.Q.gave MILLET \" XIV L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLietin AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 OFFICIERS 'Elssociation des (Dédecing de Langue Francaise ou Canada Fondée a Québec en 1902 DIRECTEUR GENERAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.A.L.RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.Pierre SMITH, Montréal.COMITÉ DU XXe CONGRÈS T.-A.VIDAL, président.J.-B.JOBIN, ler vice- -président.J.-A.DENONCOURT, 2e Richard GAUDET, 3e _ Edmond POTVIN, de \" Gustave LACASSE, 5e \" J.-M.LAFRAMBOISE, 6e \" Auray FONTAINE, 7e \u201c Pierre SMITH, secrétaire, 300, Carré Saint-Louis, Montréal.Hermile TRUDEL, trésorier, 1990 est, rue Rachel, Montréal.© ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, T.-H.LAPOINTE, AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .ARCHAMBAULT, Gérard, 75, boul.St- Joseph, Saint-Jean, BAILLY, Roland, Saint-Pie de Bagot, P.Q.BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-E.BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, Pp, Q CARON, Sylvio, Mastai, Québec.CHOLETTE, A.- COUTURIER, A honse, Riviére-du-Loup, P |[DANDURAND, René.]847, rue Cherrier, Montréal .D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P, .DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal DESMEULES, Roland, 167, Grande- Allée, \u2018Québec cee DOMINGUE, Albert, Granby.ce DUBE, Edmond, 6055, rue saint.Denis, Montréal .GAUTHIER, C.-A.53 ih, rue Saint-Louis, Québec .GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.| eo as es eae ev ee meee Albert PAQUET.Chs-N.DeBLOIS, Charles VEZINA, A.-L.RICHARD.J.-A.JARRY, MEMBRES DU CONSEIL 1950 , 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1950 1050 1952 1950 JOANNETTE, Albert Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.LECOURS, |.A 538, avenue King Edward, Ottawa LEMIEUX, J.-R., 17, rue Sainte-Ursule, Québec MANSEAU, Georges, Deux- Montagnes, I rue Labrie, St- Eustache, Comté MERCILLE, Jean, 316, Pars G.-Etienne-Cartier, Montréal 1 MICHAUD, oR 170 est, rue Laurier, Ottawa .MILOT, J.- 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.EE, Pierre, Saint-Ceorges, Beauce, P.Q.PELLETIER, A., Winchendon, Mass.PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.PIETTE, Edmond, Joliette, P.POWER s, A., 11; rue Front, Hull, Q.RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des- Monts, Po .ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté Nicolet, P.Q.SORMANY, Albert, Edmundston, N-B.TANGUAY, Rodolphe, Sudbury, ont.ill TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Riviéres, P.Q.THIBAULT, Eugéne, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont room 75 Cas No.No.2473.=, Rp 5/9 L eee ET DANS LE Applique dedi sons le nez ou dans les yeux, foyers principaux des symptômes allergiques saisonniers, l'ANTISTINE-PRIVINE* apporte un soulagement rapide et prolongé.Trois à quatre gouttes, suivant le besoin, dans le nez ou une goutte dans le cul-de-sac conjonctival provoquent une décongestion marquée de la muqueuse, et l'effet en est rapide, intense et prolongé.L'efficacité de l\u2019ANTISTINE-PRIVINE dans la Fièvre des foins et autres allergies saisonnières est la résultante de l\u2019action synergétique de ses deux principaux composés.L'ANTISTINE, un antihistaminique puissant, et la PRIVINE, bien connue pour ses propriétés vasoconstrictives, se complètent si bien l\u2019un l'autre que des quantités minima** produisent des résultats maxima sans irritation et en toute sûreté.ANTISTINE-PRIVINE || Association \u2018Cita\u2019 de sulfate de 2-phénylbenzyl-aminométhyl-imidazoline et de nitrate de naphazoline COMPAGNIE Ci IR LIMITÉE MONTRÉ ds Ou Pour un a vm re # É $ 2 = SOULAGEMENT certes mere an 5 5 = SS \u2014 oe a 2A / rolonge ih in 2 A des piqures d\u2019insectes brise, ; Ë a ANNAN PP ASA, i 7 % # fis | des brilures is i oi > cu i sue, re Ë Se ; Nai oe PIE BEN BN OX = RC 2 | ¢ ; A LA des brolures | de sol .eil | car *ONGUENT DE DIBUCAINE \u2018 CIBA COMPAGNIE AF LIMITÉE MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLetiN AM.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 XVII Administré à doses thérapeutiques, le Pyridium est très peu toxique.On peut I'employer sans danger aux doses recommandées pendant toute la durée du traitement de la plupart des cas d'infections génito-urinaires non compliqués.L'administration orale du Pyridium, à raison de 2 comprimés t.i.d.est bien tolérée, et apporte un soulagement rapide aux symptômes urinaires douloureux dans un pourcentage élevé de cas.L'administration orale du Pyridium produit un effet analgésique sur la muqueuse des voies urinaires.Cette action contribue au soulagement rapide et efficace, si agréable aux malades affligés de symptômes urinaires douloureux.Documentation sur demande.(Phenÿlaze a Res ANS ONU BI lo ide) une qualité importante du PYRIDIUM XVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 vaginite à trichomonas Soulagement rapide et moins de danger de récidive L'extermination rapide des trichomonas et la disparition de la leucorrhée désagréable, de la cuisson et du prurit s'effectuent ordinairement par l'emploi du Devegan.En outre de ces propriétés trichomonicides, le Devegan contient des hydrates de carbone particuliers qui favorisent la croissance de lactobacilles et le rétablissement a la normale de l'acidité vaginale, diminuant ainsi de beaucoup le danger d'une récidive.(Devecan Marque de commerce enregistrée Poudre pour insufflation en flacons de 1 once (le filetage s'adapte à l'insufflateur Holmspray No 3662) Comprimés vaginaux.Ya 7 Stent we K 13, N.Y.WINDSOR, ONT.443 Sandwich Street, West Windsor, Ontario. Srolongement à l'Aci ote hs Angine de Poitrine, Thrombose des Coronaires, Sclérose des Coronaires, Décompensation Cardiaque, Asthme Cardiaque et Bronchique, Status Asthmaticus suré par son agtion Vaso-dlatatrice et Mfurétique.COROPHYLLIN (Aminophylline M&M) est un vasodilatateur et un diurétique de première valeur.La sécrétion rénale, stimulée par son emploi, amène une diurèse massive.Le relâchement du spasme des artères coronaires produit une diminution de la douleur.Son action dilatatrice puissante sur les petites bronches et les bronchioles provoque le relachement de la musculature bronchique et améliore la respiration.Corophyllin est aussi présentée en association avec les barbituriques pour la commodité de la prescription.man \u2019 A Phormoceutic.es owatt &Moore Ltd ji A LV: 17/} 4] PHARMACEUTIQUES + DE.CHOIX \u20ac MONTREAL 2 g Dans les états cardiaques et bronchiques, l\u2019expérience clinique Les comprimés glutinisés trouvent leur indication dans les cas a reconnu l\u2019efficacité de l\u2019administration de Corophyllin par © où il est préférable d'éviter l\u2019action des sucs gastriques et voie rectale (suppositoires).d\u2019obtenir une action retardée.\u2019 .COROPHYLLIN 11, grs.E.C.T.3046 LES SUPPOSITOIRES SONT :\u2014 COROPHYLLIN 3 grs.ECT.2914 COROPHYLLIN\u2014Adultes (No 2879) : .A Ces préparations d\u2019Aminophylline en association, éprouvées par Corophyllin (Aminophylline M&M) 7V, grs.l\u2019expérience sont aussi présentées pour la commodité de la COROPHYLLIN \u2014Enfants (No 3038) prescription.Corophyllin (Aminophylline M&M) 3% grs.DIG-AMINOPHYLLINE (C.T.2183) HYPNOMIN\u2014Adultes (No 2941) Aminophylline .22200 115 grs.Corophyllin (Aminophylline M&M) 715 grs.Phénobarbital .2100000 144 grs.Pentobarbital sodique .11 grs.Digitale poudre B.P.\u2026\u2026.\u2026\u2026 3/, gr.HYPNOMIN\u2014Enfants (No 2940) PHEN-AMINOPHYLLINE (C.T.2130) Corophyllin (Aminophylline M&M) 33/ grs.® Aminophylline .11, grs.Pentobarbital sodique .== 34 gr.Phénobarbital .\u2026 1 gr. y L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 CALME ET APAISEMENT PSYCHIQUE résultent toujours de l'administration du NEUROPHEN le médicament par excellence du SPASME et de la DOULEUR NOV ATROPINE AC.ACETYLSALICYLIQUE VITAMINE K Novatropine .ccccccvveevivieeenn.1 mag.Phénobarbital 20 mo.Ac.acétylsalicylique \u2026\u2026\u2026\u2026 150 mg.Ménadione (vit.KJ) .0.25 mo.par comprimé LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE 178 est, rue Jean-Talon, Montréal 10 PHÉNOBARBITAL INC. Soulagement satisfaisant dans une _- proportion de / ~ , n rémarine dans la ménopause Ce haut pourcentage d'efficacité est fondé sur les comptes rendus de: Freed, S.C., Eisin, W.M.et Greenhill, J.P.: J.Clin.Endocrinol.3:89 (fév.) 1943.Fried, P.H.et Hair, Q.: J.Clin, Endocrinol.3:512 (sept.) 1943.Glass, S.J.et Rosenblum, G.: J.Clin.Endocrinol.3:95 (fév.) 1943.Gray, L.A.: J.Clin.Endocrinol.3:92 (fév.) 1943.Harding, F.E.: West.J.Surg.Obst.& Gynec.52:31 (janv.) 1944.Perloff, W.H.: Am.J.Obst.& Gynec.58:684 (oct.) 1949.Sevringhaus, E.L.et St.John, R.: J.Clin.Endocrinol.3:98 (fév.) 1943.La \u201cPrémarine\u201d, a base de substances oestrogènes conjuguées (équines), est présentée sous forme de comprimés dosés a 0.3 mg., 0.625 mg.(simple ou avec 15 grain de phénobarbital), 1.25 mg.et 2.5 mg.et en liquide a 0.625 mg.par cuillerée a thé.S'ajoutent à la gamme des préparations endocrines Ayerst: \u2018'A.P.L.\u2019 (gonadotrophine choriale), PROGESTÉRONE et TESTOSTÉRONE sous différentes formes et à différents dosages.ANNIVERSAIRE Ayerst, McKenna & Harrison Limitée e L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montré t 1950 XXI, G % ¥ % hy 2 FACTEURS VITAMINIQUES B Ra © à plusieurs dosages @ sous diverses formes @ en différentes combinaisons © pour traiter toutes les avitaminoses B © a IXY; M No 924 Ÿ > >, Ck en % \u201c 4 A e > NS we Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens % Yor e Montréal, Canada \u201c /'ANNIVERSAIRE / | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuertn AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 XXIII LA NOTION FOURNIE PAR L'EXAMEN DU MALADE DICTE LE CHOIX DE LA MEDICATION Grace a un procédé dont nous spécifigue) du glycéré Dohow sa teneur en eau, alcool et avons l'exclusivité, la densité (gravité est la plus haute Qu'on puisse obtenir\u2014 acides, est, pour ainsi dire, nulle.Montréal CONTRE L'OTITE MOYENNE AIGUË ENLÈVEMENT DES CONCRÉTIONS CERUMINEUSES cE COMME ADJUVANT D'UNE MEDICATION ORGANIQUE CONTRE CERTAINS AGENTS INFECTIEUX (PÉNICILLINE, etc.) | OTOPATHIES ASSOCIÉES AUX MALADIES , CONTAGIEUSES .parce que ses propriétés puissamment analgésiques et déshydratantes diminuent la congestion, calment promptement la douleur, et soulagent l'inflammation, dans tous les cas qu intéressent un tympan encore Infact, FORMULE: Glycéré DOHOW.22.000000 17.90 g (la plus haute densité qui puisse etrê obtenue) Phénazone.087g CONTRE L'OTITE MOYENNE - SUPPURANTE CHRONIQUE, LA \u2026 FURONCULOSE ET LA DERMATOMYCOSE AURICULAIRE, | SERVEZ- \u2018d'0-T0s-Mo-SaN i.parce que cette combinaison chimique des plus efficaces (et non pas une simple mixture), qui réunit le sulfathiazole et l\u2019urée dans un excipient de glycéré AURALGAN (DOHOW), exerce une puissante ciction dissolvante sur les protides, liquéfie et dissout les granulations i flssulaires exubérantes, nettoie le conduit auditif, supprime la fétidité, et tend à activer la réparation normale des fissus en présence d'un otite moyenne suppurante chronique.FORMULE: Unde.ive isis 20g Sulfathiazole.0.1.69 \u201c Glycéré DOHOW (base).| 64g Documentation et échantillons enovyés â la demande de MM.les médecins.THE DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD.- fabricants de l\u2019AURALGAN et de l\u2019O-TOS-MO-SAN New York-13 Londres XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuieTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 +.bf en % OX a on > = = Re pa » Eat >.TÏ un soulagement plus rapide avec ) une meilleure tolérance gastrique BUFFERIN, le nouvel analgésique antiacide de Bristol-Myers, soulage plus rapidement la douleur que l\u2019acide acétylsalicylique seul parce qu\u2019il est plus vite absorbé dans le courant sanguin.Des essais cliniques ont démontré que 10 minutes seulement après l\u2019ingestion de BUFFERIN, les niveaux sanguins de salicylate sont approximativement 209, plus élevés que 20 minutes après l\u2019ingestion d\u2019acide acétylsalicylique seul.: BUFFERIN est mieux toléré, particulièrement chez les patients qui ont déjà subi des embarras gastriques occasionnés par l\u2019acide acétylsalicylique seul.INDICATIONS: \u2014 Pour le soulagement des céphalées et névralgies simples, des douleurs musculaires et des malaises éprouvés au cours de la grippe, des rhumes, des infections légères, et particulièrement pour ces cas de rhumatisme et d\u2019arthritisme qui exigent une salicylothérapie intensive et prolongée.BUFFERIN ne contient pas de sodium.On peut le prescrire sans crainte aux malades astreints à un régime exempt de sodium.Un comprimé de BUFFERIN associe 5 grains d'acide acétylsalicylique à des proportions optima de carbonate de magnésie et de glycinate d\u2019aluminium.BUFFERIN est offert en fioles de 15 et de 45 comprimés.Echantillons gratuits et documentation descriptive sur demande.Un produit de BRISTOL-MYERS \u2014 3035 rue St-Antoine, Montréal 30, P.Q.Fabricants du laxatif Sal Hepatica L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BoureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 XXV Quand la vie se compte en jours Ce ne sont ni des années, ni des mois, mais des jours, qui mesurent la vie du nouveau-né.C\u2019est au cours des premiers trente jours, quand la mortalité infantile est la plus élevée, qu\u2019il faut s\u2019efforcer de réduire au minimum les dangers qui menacent son existence.À cette période critique, un bon début dans l\u2019alimentation est d'importance vitale.Le \u2018Dexin\u2019 a fait la preuve de sa valeur comme \u201cpremier hydrate de carbone\u201d.En raison de sa richesse en dextrine, \u201cDexin\u2019 (1) ne se prête pas à la fermentation par les microorganismes habituels de l\u2019intestin; (2) tend à réduire au minimum la production de gaz intestinaux avec distension abdominale et diarrhée; (3) favorise la formation de grumeaux mous, floconneux, se digérant avec facilité.Rapidement préparé avec du lait chaud ou froid, le \u201cDexin\u2019, riche en hydrates de carbone dextriniques, possède une saveur agréable qui n\u2019est pas trop sucrée.Le \u2018Dexin\u2019 est différent.u / 6 X [ Nn RICHE EN HYDRATES DE CARBONE DEXTR NIQUES MARQUE DE FABRIQUE Composition : Dextrine 75% + Maltose 249% + Cendres minérales 0.25% « Eau 0.75% e« Hydrate de carbone disponible 999, « 115 calories par once (environ 3 30 grammes) e 6 cuillérees à entremets rases représentent 30 grammes eo ; Boîtes de douze onces (environ 340 g.) et de trois livres (environ 1 kg.360).+R BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Ltd.) Montreal XXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuenn AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 Efficacité.Les travaux de recherches de Warner ont eu pour résultat la mise au point d\u2019un produit de choix le Chlorhydrate de Diatrin* Le chlorhydrate de Diatrin* \u2018Warner\u2019 offre aux médecins un moyen efficace pour soulager rapidement les symptômes allergiques occasionnés par la libération d\u2019histamine dans les tissus.Minimum d'effets secondaires.Les réactions secondaires désagréables telles que: somnolence, léthargie, vertiges, nausées et vomissements sont rarement observées après l\u2019administration du chlorhydrate de Diatrin.Faible toxicité.Des études effectuées sur la toxicité de certains produits ont démontré que le chlorhydrate de Diatrin est la moitié à trois fois environ moins toxique que d\u2019autres substances antihistaminiques.Votre pharmacien possède un stock suffisant de chlorhydrate de Diatrin pour lui permettre de remplir vos ordonnances rapidement et économiquement.On peut se procurer le chlorhydrate de Diatrin en flacons de 100 comprimés.Indications: Urticaire, particulièrement dans la forme aiguë; fièvre des foins; rhinite allergique vasomotrice; prurit; eczéma atopique et dermatites; dermatites de contact; neurodermatoses; éruptions médicamenteuses et dermatites dues à la pénicilline ou autres médicaments; érythème polymorphe; conjonctivite printanière.William R.Warner & Co.Ltd.727 ouest, rue King Toronto, Ont.*Nom déposé. L\u2019ANTIACIDE ORIGINAL Fourni en bouteilles de 16 onces, 80 onces et en gallons.Aussi sous forme de poudre.DILAXOL E.B.S.Each fluid ounce contains: Bismuth Subsalicylate - 425 / Diastase - - 1er Magnesium Trisilicate, Carbonate and Hydroxide combined 75 BTS: Dose\u2014One to two teaspoonfuls.Antacid-Digestive-Laxative pp dicated in Dyspepsia, Duodenitis: atulence, Hyperacidity, Nausea.PMiting of Pregnancy and other Gastro-Intestinal Disorders.ontrol Keep in a Cool Place SHAKE WELL D'UN LITTORAL À L'AUTRE LEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA Représentants: M.Paul Busseau, 4904, rue Wellington, Verdun, P.M.A.A.Summers, Morrisburg, Ont M.J.L.Vallerand, 1055, Mont Saint-Denis, Wolfesfield, P.Q.M.Léon Viens, 9510, rue Saint-Hubert, Montréal, P.Q.\u2014 M.P.E.Thibaudeau, 385, boul.Charest, Québec, P.Q. XXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 ATORIUM PREVOST | ® Personnel hospitalier ex- L'établissement de- périmenté.Cures de repos.meure toujours con- Physiothérapie complète.| sacré au traitement ; LS il INDIVIDUEL des ~~ Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- «chocs.Insulinothérapie.Psy- | psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- | cure libre.thérapie; régimes confiés à | une diététicienne.| BUREAU MÉDICAL Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Jean-Léon Desrochers, Paul Larivière, Gaston Loignon, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, |.-A.Vidal.4455 OUEST, BOULEVARD COUIN, TÉLÉPHONE: BYwater 2405 * L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 XXIX le \u2018\u2019dégel\u201d\u2019 biliaire Dans l\u2019angiocholite non calculeuse, la stase qui se produit à l\u2019intérieur du cholédoque occasionne souvent une infection ascendante.L\u2019inflammation et le rétrécissement du conduit créent un terrain favorable à l\u2019obstruction partielle et à l\u2019accumulation de matières purulentes.L\u2019action énergique du Decholin Sodium et du Decholin \u2014 une action hydrocholérétique \u2014 a raison de cette stase biliaire.Sous la pression hépatique, une bile abondante, plus fluide, s\u2019écoule par les voies biliaires tel un dégel printanier, emportant avec elle, le pus, les débris, le mucus et la bile stagnante.Grace au drainage qu\u2019on a ainsi rétabli, on obtient une amélioration de l\u2019état général.On devrait commencer le traitement avec de faibles doses de Decholin Sodium administrées par voie intraveineuse; ces doses sont progressivement augmentées et on les fait suivre d\u2019un traitement aux comprimés Decholin.Decholin marque d'acide déhydrocholique En comprimés de 334 grains, dans des flacons de 25, 100, 500 et 1,000.Decholin SodiumR (marque de déhydrocholate de sodium) en solution aqueuse à 20% ; en ampoules de 3 cm*, 5 em® et 10 cm\u201d; paquets de 3 et de 20 ampoules.DECHOLIN et DECHOLIN SODIUM, marques déposées aux Etats-Unis et au Canada. XXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 FORMAT POUR ENFANTS - ASPIRIN MARQUE DÉPOSÉE AU CANADA Ces comprimés d\u2019Aspirin Format Spécial pour Enfants permettent aux mamans de donner les doses que vous prescrivez.Le format pour enfants est présenté en comprimés bisséqués de 2% grains que l\u2019on casse facilement pour donner des doses de 14 grain.Le comprimé se désagrège rapidement pour se mélanger avec le véhicule que le médecin recommande pour l\u2019administrer.(D 2/2 grs.1% grs.D THE BAYER COMPANY LIMITED, 1019 ELLIOTT STREET W., WINDSOR, ONTARIO La pectine\u2014 active les propriétés hydrophiles Dispensé à l\u2019état de colloide dans un gel absorbant spécial à base d\u2019alumine Kaolin purifié Le soulagement est obtenu rapidement .Le Kaomagma à la pectine adoucit et protège la muqueuse intestinale enflammée.Les crampes et la distension sont promptement soulagés.Raffermit les selles .enraye la déshydratation .restitue son bien-être au patient.Flacons de 12 onces liq.EN OUTRE KAOMAGMA SIMPLE Via 7 KAOMAGMA A L'HUILE MINERALE F Marque Déposée Traitement et prophylaxie, 7m situ, des infections de la bouche dont sont responsables des germes sensibles à l\u2019action de la pénicilline.Saveur délicieuse qui plaît à tous\u2014 petits et grands.Très concentrés\u20143,000 unités de pénicilline lentement libérée de son enveloppe de candi.Efficacité prolongée pendant une-demi heure.forme d'un bonbon délicieux Pondets a la penicilline Présenté en jarres de > 20 Pondets, emballés Yigoilé individuellement de cellophane brillante.Marque Déposée E.L.KEENEY a démontré les effets létifères prononcés du pro- pionate de sodium sur les fongus dermaphytes.Le Fungol E.B.S.PRESENTE SOUS met a votre disposition du propionate de sodium sous forme prati- 3 FORMES PRATIQUES : que d\u2019onguent, de poudre et de liquide, pour combattre de nom- Onguent Fungol, en tubes de 1 once, et breux genres de dermatomycoses.L\u2019Epidermophyton interdigital en pots de 4 onces et de | livre.(pied d\u2019athlète), le trichophyton barbae (teigne sycotique) et Foudre poste en boîtes de | once avec beaucoup d\u2019autres infections caractérisées par une mycose réa- Solution Fungol, en bouteilles de 16 et de gissent favorablement au traitement avec Fungol.80 onces.La base de l'Onguent est hydrosoluble.Pour les infections des cavités du corps ca- *Bull.Johns Hopkins Hosp., 73: 379.ractérisées par une mycose, l\u2019otomycose par exemple, nous recommandons la solution Fungol.TLEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA AN ALL CANADIAN COMPANY .SINCE 1879 Représentants: M.Paul Busseau, 4904, rue Wellington, Verdun, P.Q.\u2014 M.A.A.Summers, Morrisburg, Ont.M.J.L.Vallerand, 1055, Mont Saint-Denis, Wolfesfield, P.Q.M.Léon Viens, 9510, rue Saint-Hubert, Montréal, P.Q.\u2014 M.P.E.Thibaudeau, 385, boul.Charest, Québec, P.Q. XXXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN B CG PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX\" \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J, A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q.\u2026.Zone 26 (sans but lucratif) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 XXXV ANTACID LAKATINE an BY © pmo oh Sagres rene THE CHAS NW PHILLIS CA a: envie PRVMPS HYPERACIDITE CONSTIPATION Depuis plus de 75 ans, le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est accepté d\u2019une façon générale par le corps médical.comme agent thérapeutique standard pour soulager la constipation et l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac.Comme laxatif\u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u2019, quoique très efficace, est doux et sans danger pour les adultes et les enfants.Comme antiacide\u2014 Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 soulage rapidement et efficacement.Ne contient pas de carbonates; pour cette raison, il n\u2019occasionne pas de malaises dus à la flatulence.Laxatif: 2 à 4 cuillerées à soupe < Antiacide: 1 à 4 cuillerées à thé, ou 1 à 4 tablettes DOSE: LAIT DE MAGNÉSIE Préparé exclusivement par THE CHAS.H.PHILLIPS CO.DIVISION, 1019 Elliott Street, West, Windsor, Ont.of Sterling Drug Inc. XXXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Efficace contre certains microorganismes appartenant au groupe des virus, des rickettsies, des protozoaires et des bactéries lerra Terramycin est le plus souvent tolérée alors que d\u2019autres antibiotiques ne le sont pas Posologie: 2 à 3 g.par jour, voie orale, toutes les + ou 6 heures.Ce mode d'administration est conseillé dans les cas d'infection sévère par des germes sensibles a la Terramvein.Présentation: Capsules a 250 mg., flacons de 16 et 100; Capsules à 100 et à 50 mg, flacons de 25 (Pfizer L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 XXXVII Alors que d\u2019autres antibiotiques échouent Terramycin peut contrôler l'infection myorn UTILIZATION SUGGEREE: infections pneumococciques aigiies, y compris la pneumonie lobaire; bactériemie; infections streptococciques aigiies, y compris l\u2019érysipèle; amygdalite streptococcique; infections staphylococciques aigties ; certaines infections à bacillus, y compris la maladie du charbon; infections des voies urinaires dues au E.coli, A.aerogenes, Staphylococcus albus ou aureus et autres germes sensibles à la Terramycin; brucellose (abortus, melitensis, suis); les infections à hemophilus, y compris la coqueluche (méningite exceptée); infections gonococciques aigües; syphilis: lymphogranuloma venereum; granulome ulcéreux des organes génitaux; pneumonie primaire atypique; herpes zoster; typhus (epidémique, murin, acarien); fièvre pourprée à rickettsies; amibiase (Endamoeba histolytica).CHAS.PFIZER & CO., INC., EXPORT DEPT.81 Maiden Lane, New York 7, N.Y. XXXVIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLerin AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 5 (ASS IN La Librairie Beauchemin Limitée 4 \u201cCA imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre | | \u2019 ZA ses services à tous les MÉDECINS, | 4 4 À ( ANNONCEURS et LECTEURS PE EE I; de cette revue pour tous A travaux d'impression et de of 2 .EN reliure.® Son outillage le plus perfectionné, @ Son personnel des plus avisés, @ Sont garantie de qualité, © À des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL MONTRÉAL Tél.: LAncaster 4236 | LIBRAIRIE BEAUCGHEM IN LIMITÉE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 XXXIX SALICYLNA VITAMINE K B! \u201cL\u2019adjonction des Vitamines K et B; au Salicylate de Na dans toutes les indications, doit devenir une règle, parce qu\u2019elle complète la médication salicylée, et en prévient l'inconvénient majeur.\u201d R.H.Monceaux.Communication à la Conférence Internationale du Rhumatisme 1948 (Aix-les-Bains).dragées dosées à 0 Gr.50 de Salicylate de Na dans un enrobage spécial qui évite tout contact avec l\u2019estomac.Tolérance parfaite \u2014 Activité régulière \u2014 Commodité d\u2019emploi.Laboratoires du Dr LAVOUÉ, Dinard, France.J.EDDÉ Limitée \u2014 MONTRÉAL \u2014 Agent général.DESANXYL dragées MEDICATION REGULATRICE DU TONUS VAGO SYMPATHIQUE d\u2019une efficacité remarquable dans le traitement des ÉTATS SPASMODIQUES ET ANXIEUX 2 à 6 dragées par jour avant les repas.J.EDDÉ Limitée \u2014 MONTRÉAL \u2014 Agent général.ARTICHOBYL pilules EXTRAIT ALCOOLIQUE DE FEUILLES D\u2019ARTICHAUT L\u2019Artichobyl se caractérise par l\u2019extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ Limitée \u2014 MONTRÉAL \u2014 Agent général. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLemy AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 70/30 core 50/50 Aminophylline © ACET-AMINOPHYLLINE Théophylline .70 PS Théophylline 50 Ethylènediamine .30 e Ac.amino-acétique .50 © v © v Solubilisant irritant e Solubilisant anodin malgre l'enrobage ° sans enrobage ACET-AMINOPHYLLINE GLYCINATE DE THEOPHYLLINE SODIQUE représente un progrès notable dans la médication à la théophylline INDICATIONS Asthme bronchique Respiration de Cheyne-Stokes \u2014 Insuffisance cardiaque \u2014 Œdème pulmonaire \u2014 Asthme cardiaque Thrombose coronarienne Angine de poitrine \u2014 Hypertension \u2014 Comme diurétique dans l'œdème d'origine cardiaque.\u2014 -\u2014 PRESENTATION ET POSOLOGIE Comprimés a 5 grains: 1 & 2 comprimés 3 fois par jour.Chez l'enfant: proportionnellement à l'âge et au poids.Suppositoires 10 grains: Adultes: 1 suppositoire toutes les 4 & 6 heures.Enfants: V2 suppositoire toutes les 4 à 6 heures.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, Montréal 10 28 \u201cess: pr 72 £27 _ vu SR 5 at a pe 5 WY I 0 8 0 7 x = w A a 2 # 7 5 3 LN ol 5 72 a, & = ste eu Si: i = Wms Ÿ 2 # eg.by 2 x i se a 7.Fr i as % .> i Ze ; 0] & An 3k LE, D > 5 S a 3 get 53 25 = 3 ir 7 Ye 7 i D © ~ SE ea dar A \u201ci = cs nt FED & $ = a en = fi 5%; Le 5 x RN ce cu de % Le Le + Z BS & G3 Re \u201ca cé gs om 5 > =; AR il cs oe 7 ww gl a as 2 4 3, 8 555 ox Ao 2 = 2 5 bi 5 7 2 ou A se x [7 tli 5 Hi bin i ; Ta is 7 A , 25% $ ; 25 Gs 5 rol, 2 CLÉ ha Gé G fe 65 5 1p i 7 22 7 ied AR > 0 by 7 DLL 5 a ene 5 Gr % a io, A of 4 4 Pa 4, pe: a 2 GS 2 > ak 5 5 ; a v % 7 i 2 Si >.2 ty Wo ta 5e » 7 < a i vy.iv $ \u20ac dé i 2° pa I di a 7 5 Yi À i CE, 7 15 i = \u201c> + %, 2% 2 1% i\u201d : 57 5% = Fi a se i; 7 % x got ok i 3 4 ne THY \u201c a 2 .Fe 5 7 FE GOA Ui cs # Si de 2 = Wn LA Wed HET D 7 a A 5 i @ D oi gs ar, 4, \u201c5 \u20ac 28 7: or 5 a a Æ 5 2% 2 i) = oh EE i sk 2 4 2 i A 2 bs : 5 i: I ohn 2 ik A Æ # Es 3 i a jac: 3 i Hin ss 2 Ÿ À ie \u201c4 27 A a FRE pS A % 7 ots DA = A 8 7 Ge TE ii es Ré 2 > i Ÿ cn ss 2 i 25 LE 7 2 ze hx Le EE pa je se Yih 7% 17: 7 ee OI CRE 5 i Es a 6 ie a oN vn a Ho A 4 2.À Rd de 4 Si 4s % Ye i ay bes 2a .= 5 i i 7; 4 2 de 52; HL = 2 7 5 5 2 5 gr: A ol hi = ce se ue 5 pr ox rca 2 5.pa i is ; aes LE PRG A ZA _ 2e ay 2 & 5 S = oi i Te UE A ed EY ; Hs x 2 ER 7 LE, 2 HR, se 2 Gis Fo ae ; 5 5 £5; 2 Fe 2 or He i, 2 EH i es = 27 a ee.5 Se 5 cs = 4 Ge oy er 7 @ a Bi di 7; ; : a 255 4 } Ger 7%; Ben = te né 5 Ÿ i > 7 3 ?.dé 2 & 2 x 2 os WES Es = Ta 2 i 5 i 2e x & ge 5 Ë ds 5 Gi 7 ie A 2 % A \u20ac 5 i hx 2 a 3 0 4 SE 7 2 £ 4 5 Z oo æ a % 2 2 BY len ok 2 25 or eS ae nm sa = 2 Rng, : yond eg æ = 5 5 + te Su oN CE % % ot i = Se 2, 3 re Ls Es me 55% #5 74 ee 2 le PE iw A or 7 i 2 5 Es >.2 GH = 5 7 ES Ph 2 ti a = S # i oo £5 hs a 55 i ea = = i Ho 2 of a 5 Sao ne rd Sa 2% 7 = or sh fo = Sa = es Ga a, ped a = EE 2 5e 7 53 5 Lx a = \u20ac ih 2 CA > va i ey 0 A = 5 7s 5 2 2 2 i 2 A i ë fn = A Ze gs de ZA = bs = on hr ee ns 2 5 gi 5 5, & 2 A 2 5.% 5 se 2 25 i 2 £7 oe 55 5 8 3 Yk i 2 étre I Ee 7 Ls i a nt iii 2 Le Gas 2 Si 4 i i is Gi Es a, = Sg % 2 Se a 5 A as 2 2 Es Ze 22 3 fs = i i Gi ê nea Sn & SE LS La i a iy Os a SE les 2 de 5 RE 2 oi oF 5 Rae id Ke 2 = = # Ae wr 7 a 2 2 4 À e 2 > 2 oy Lo iy A 4 2 = 4 = 2 3 a RE i 5e = a sr GS passe a ss 3 a = 5 5 2 2, SE 2e ES 5 5 = SE a = 20 i Ee 7 Se fs = ce se 435 a # LE A # = 2 > 5 = = 2 = Es 55 3 Rs 2 7 25: 2 = =.Ce i \u20ac ¥ 5 2e 5e se 4 5 2.Gé @ es ge dc f Ey = a we ne = se ; 5 = a i fo 2 = 5 7 oi i 5 aa 2 XE 1e ce = i: 2% x sa es ès i En a =: 2 2 = = Si Rx: = = = ae s10% Bel : = = i 2 5 5 i Le = 2e = i 55 East £2 2 es es 5 LE AT 7% Fe ow ek i 2 2 2 2 2 pe SE 2 a Ee = 5 2 SE \u2026 > es oe : = 25 ee = Te i i i = So 5 cl en 2 5.= = 5 2 i se ge 7 ge ge so, 2 2 = = = sn pa = 3 > 2 5 = i 2 & 5 54 2 æ 7 Z = i 5 Ta 2 se = © 2 i a 2e Ss = En 2 5.2e gt oh 8 278 5 i a 4 = = 2 GS 5 es 53 se BE = == = ee = = 2 at i = = 2 a = A on oo Æ.ae oh Z = Sh i oo fs Sm Sa bes 3 va = = = Es > = = a 3 se 55 Se Le = = = i 2 ses ie 5 2 A i \u201c Te $ SE \u20ac ET os 5 2 Le = Hé de PB Rs ho ses Ë \u2014es SEN = 2 i = AE ib f 55 5 = = = fn * 2 x EK & Se Ref Se #2 5 = ES sa ci vx 50 4 2 Si ae - 5 Ss = =.= Se 0 ; = 5 2 Ne 3 i 2 a i 8 Se FQ 52 a aed 5 i mo & 2 a os ges oF a wk as 2 4 a A = na i i 2 2 i 5 2 a a La = = 5 se = 2 Na = 2e .ses 2 ve TIN 5: e 3; 1 a .Kes #4 A se GE \u201cgi il faudrait un pâté de maisons pour loger tous les malades qui représentent chacun des nombreux états dans lesquels le NEMBUTAL, barbiturique d\u2019action brève peut être employé avec succès Avr le NemBUTAL d'action brève on peut obtenir n'importe quel degré voulu de dépression cérébrale\u2014depuis la sédation légère jusqu'à l'hypnose profonde.Vingt ans d'expérience clinique et plus de 500 rapports ont démontré les avantages suivants: 1.Les doses de NEMBUTAL requises sont environ la moitié de celles de beaucoup d'autres barbituriques.2.À cause de la petitesse des doses, il y a moins de drogue à inactiver et moins de risque de reliquat d'effet barbiturique.3.En l'absence de lésions rénales sérieuses, le NEMBUTAL est détruit rapidement et complètement dans l'organisme, et par conséquent il n'a aucune tendance à produire des effets cumulatifs.4.L'action est de courte durée et la marge de sécurité clinique est élevée.5.À doses orales égales, aucun autre barbiturique ne réunit un effet plus rapide, plus court, plus profond que le NEMBUTAL.® Pour l'insomnie ordinaire: Une dose de 30 mg.(14 grain) a 60 mg.(1 grain) de Nem- BUTAL provoque rapidement, chez la moyenne des malades, une léthargie qui ne tarde pas à être suivie d\u2019un sommeil normal.® Pour l'hypnose vraie: Une dose aussi faible que 0.1 gramme (114 grain) suf\u2026it dans la I» we AJ D OIRES ABBOTT plupart des cas pour assurer six à huit heures de sommeil reposant, sans pesanteur ou reliquat d'effet barbiturique.@ Comme médication préopératoire: Dans les cas ordinaires il suffit généralement de donner 0.1 gramme (115 grain) la veille et 0.1 gramme à 0.2 gramme (3 grains) le lendemain matin une couple d'heures avant l'opération.© Pour l'amnésie obstétricale: On peut obtenir l'effet désiré chez la plupart des patientes avec deux ou trois capsules de 0.1 gramme (114 grain), avec ou sans scopolamine, administrées quand le col est nettement dilaté et que les douleurs se répètent régulièrement à intervalles de pas plus .de cinq minutes.qe À doses orales égales, aucun autre barbiturique ne réunit UN EFFET PLUS RAPIDE, PLUS COURT, PLUS PROFOND que le.Nembutal NOM DEPOSE (PENTOBARBITAL, ABBOTT) LIMITEE - Si MONTREAL 9 DES USAGES CLINIQUES DU NEMBUTAL SEDATIF Cardio-vasculaire Hypertension Affection coronaire Angine Décompensation Affection vasculaire périphérique Troubles Endocriniens Hyperthyroidie Ménopause Nausées et Vomissements Affection fonctionnelle ou organique (émotive et gastro- intestinale aiguë) Mal des radiations Grossesse Mal de mouvement Troubles Gastro-intestinaux Cardiospasme Pylorospasme Spasme des voies biliaires Spasme du côlon Ulcère peptique Colite Dyscinésie biliaire Troubles Allergiques Irritabilité Pour combattre la stimulation de l'éphédrine seule, etc.Irritabilité Associée aux Infections Agitation et Irritabilité avec Douleur Système Nerveux Central Paralysie agitante Chorée Hystérie Delirium tremens Manie Anticonvulsif Traumatisme Tétanos Strychnine Eclampsie Status epilepticus Anesthésie HYPNOTIQUE Pour provoquer le sommeil OBSTETRIQUE Nausées et Vomissements Eclampsie Amnésie et Analgésie CHIRURGIE Sédation Préopératoire Anesthésie de Base Sédation Postopératoire PEDIATRIE Sédation pour: Examens spéciaux Transfusion de sang Administration parentérale de liquides Réactions aux procédés d'immunisation Petites opérations Sédation Préopératoire Bulletin de l'Association des (IDédecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 W'Tlnion lIDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 78: MM.Albert-Weil (Jean); Allard (Eugene); Amyot (Roma); Archambault (Paul-René); Attendu (C.-A.) ; Autoniotti (U.) ; Baillargeon (Bernard) ; Beaulieu (Emile); Bédard (O.) ; Béique (Léon) ; Bégin (B.-G.); Bélanger (Léonard-F.); Bélisle (L.-P.) ; Bellefeuille (Paul de) ; Bertrand (Albert) ; Bertrand (Claude); Besançon (L.Justin); Blain (Emile) ; Boulanger (Jacques); Boulanger (}.-B); Bourgeois (Paul); Bourque (Jean-Paul); Boutin (J.-R.) ; Boyer (F.); Brahy (Jules); Brault (Jean- Paul) ; Brodeur (Paul); Burckel (}.); Cabana (].- Ernest) ; Cazal (P.); Charbonneau (jean); Cha- rest (G.); Charest (Fernand); Charette (H.); Charland (Richard-A.); Chenevert (Robert); Clermont (Moïse); Codounis (A.); Cornil (Lucien) ; Corriveau (A.-R.) ; Cyr (Donat-Paul) ; Daguet (G.); Dambassis (Jean-N.) ; Dargis (Jean) ; David (Paul) ; Derome (L.) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Léon) ; Dontigny (Paul); Doré (Réal); Dubé (Edmond); Dubé (Louis-Félix) ; Dubeau (Marius) ; Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger-R.) ; Dumas (Paul) ; Dupuis (Ronald) ; Forget (Ulysse) ; Fortier (De la Broquerie) ; Fortier (Marcel): Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques) ; Gagnon (Roméo); Gallie (W.E.); Gareau (J.- Roger) ; Gaulin (Eugène) ; Gavardin (Michel Bourgeois) ; Gérin-Lajoie (Léon); Gervais (Maurice) ; Giraud (G.); Gobeil (L.-J.) ; Grenier (E.-P.) ; Grignon (René) ; Grobon (Pierre) ; Groulx (Adélard) ; Hallé (Jules); Handfield (J.-P.); Hébert (Auguste); Henry (François); Jarry (J.-A.) ; Jean (André) ; Johnson (Réginald) ; Julien (P.-E.): Ju- tras (Albert) ; Lafond (Guy) ; Laframboise (Georges) ; Lamoureux (Louis); Lamy (Rouville) ; La- perrière (Vincent) ; Lapierre (Jeanne); Lapointe (Gaston) ; Larichellière (Raymond) ; Lasalle (G.) ; Latraverse (Valmore) ; Laulan (Robert); Laurendeau (Edmond) ; Laurier (Ruben) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René); Leclerc (G.); Leduc (Gaston); Legault (Jean-Paul); Léger (Jean-Louis) ; Léger (Lucien) ; Léonard (Claude) ; Lépine (Edgar) ; Lépine (Pierre) ; LeSage (Jean) ; Letienne (René) ; Letondal (Paul); Liberson (W.T.) ; Loignon (Gaston) ; Longpré (Daniel) ; Longtin (Madeleine) ; Lortie (Edouard); Mantha (Léo- pold); Marceau (Gilles); Marchand (}.-C.-A.); Marin (Albéric); Marion (Donatien); Martin (Hon.Paul); Massé (Philippe); Masson (Gaston) ; Millet (Joseph); Mirouze (J.); Mondello (Roméo); Monfette (C.); Newman (E.V.); Noël (J.-Ovila); Ostiguy (Marcel); Panet-Ray- mond: Panneton (Philippe); Paquette (J.-P); Paradis (Bernard) ; Pilon (].-Louis); Pinsonneault (G.) ; Plichet (A.) ; Poirier (Paul); Pothier (André) ; Potvin (Edmond) ; Pouliot (Antoine) ; Prud\u2019- homme (Jean); Ricard (Hector) ; Ricard (P.-M.) ; Rinfret (Lucien); Robillard (Eugène) ; Robillard (Rosaire); Rossignol (J.-C.); Roy (François) ; Saint-Martin (M.) ; Saucier (Jean); Séguin (Fernand) ; Simard (].-Emile); Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Stahl (A.) ; Tormey (Léonard L.) ; Tremblay (Gérard-O.) ; Trudel (Hermile) ; Turcot (Jacques): Turcot (Roland): Turcotte (Maurice): Vaillancourt (De Guise) ; Valin (R.-E.): Vézina (Norbert). \u2026 Après ces trois réflexes, rritabilité des protozoaires, réflexe simple des invertébrés inférieurs, réflexe composé des invertébrés supérieurs et des vertébrés, tous trois de complication croissante, se montre enfin le tout-puissant réflexe psychique des vertébrés, surtout des vertébrés supérieurs.Chez ceux-ci, les éléments anatomiques non nerveux et nerveux ne sont plus à la seule disposition d\u2019une excitation venue du dehors; ils sont aussi, et cela est peut-être également vrai pour les invertébrés, quoique sans doute à un bien moindre degré, sous la dépendance d\u2019excitations émanées des sphères directrices de l\u2019individu lui-même.C\u2019est qu\u2019un facteur dynamique nouveau est apparu, accompagnant la cellule pyramidale du cerveau; ce facteur c\u2019est l\u2019enregistrement des impressions sensitivo-sensorielles recueillies dans le monde ambiant et leur métamorphose en idées et volitions.L\u2019excitation sensorielle, la sensation visuelle, par exemple, n'est plus entièrement employée à se réfléchir sur les muscles; elle ne s\u2019épuise plus tout entière en une réaction motrice automatique; une partie de son énergie est absorbée, à son passage, par les neurones cérébraux, grâce à une transformation encore ignorée de leur contenu; et voilà l\u2019excitation fixée d\u2019une façon indéfinie.Plus tard, très tard même, cette excitation emmagasinée pourra, sous le coup de nouvelles excitations extérieures ou d\u2019impulsions internes, souvent d\u2019essences très différentes, se réveiller et donner lieu à des manifestations motrices.C\u2019est donc bien un réflexe, mais fort compliqué et à longue échéance, ayant son substratum probable dans l\u2019ensemble des neurones d\u2019association de l\u2019écorce cérébrale, c\u2019est- à-dire des cellules qui établissent des liens associatifs entre tous les foyers sensitifs et sensoriels moteurs et centraux.Ce réflexe, d\u2019un ordre plus élevé que le réflexe automatique à qui il commande, assure à un bien plus haut degré la conservation et la défense de l\u2019animal; car l\u2019absorption sensorielle ou sensitive qua en est l\u2019origine, et sur laquelle Forel a tout particulièrement insisté, est une des conditions indispensables à la genèse de la mémoire, de la pensée, du jugement et de la volonté, ces puissants facteurs de supériorité dans la lutte organique.S.Ramon CAJAL BULLETIN ee ++ RÉALISATIONS ET PROJETS DE L'O.M.S.L'Organisation Mondiale de la Santé (O0.M.S.), édifiée au sein de l\u2019Organisation des Nations Unies (0.N.U.) en 1946, possède une activité qui porte ses fruits et qui ne dément pas les promesses contenues dans le programme originairement tracé.Et par une juste distribution de ses bienfaits, ce sont les pays les plus péniblement exposés à de permanentes et mortelles endémies qui bénéficient le plus de la science et des qualités administratives de cet organisme.| Améliorer les conditions sanitaires des nations constitue son but et pour l\u2019atteindre il met en pratique les moyens les plus efficaces, et les plus aptes à assurer sur place, d\u2019une façon définitive, un statut hygiénique favorable: la santé sociale et individuelle.L\u2019O.M.S.délègue des conférenciers et des experts-conseils, elle organise des centres de formation professionnelle, elle accorde des octrois consacrés à des bourses d\u2019études pour l\u2019étude des techniques sanitaires modernes.Bien plus, des experts sont envoyés en vue de favoriser l'installation de centres de recherches.Elle s'intéresse à l\u2019alimentation, à l\u2019hygiène industrielle, de la maternité et de l\u2019enfance, à la santé mentale.Elle porte son attention encore plus particulièrement sur certaines maladies infectieuses transmissibles contre lesquelles la médecine peut actuellement agir en toute connaissance de leur cause et en grande efficacité d'armes préventives et curatives: les maladies vénériennes, la tuberculose, le paludisme, la peste, le typhus, la brucellose.L\u2019O.M.S.s\u2019est aussi attribué le rôle de compléter une pharmacopée internationale, de standardiser un étalonnage biologique des vaccins, sérums, vitamines et antibiotiques.Elle se propose de contribuer vigoureusement au contrôle des toxicomanies en étudiant l\u2019action des stupéfiants synthétiques et leurs dérivés.Tout ce programme d\u2019action dont nous ne mentionnons ici que l\u2019essence n\u2019est pas encore réalisé ; le plan qu\u2019il comporte n\u2019est actuellement qu\u2019à l\u2019état de projet, du moins pour ce qui est de la mise en train définitive et de l\u2019exécution complète jusqu\u2019aux derniers objectifs dans chaque pays où il doit s'appliquer.En Amérique du Nord où l\u2019hygiène et la médecine sanitaire sont bien développées, on ne 738 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 peut juger sensiblement de l'action de l'O.M.S.Certains pays moins partagés que nous à ce point de vue, en ont déjà bénéficié largement et leurs populations pourront, grâce à elle, se libérer de pénibles maux qui les maintiennent dans la misère, la souffrance et l\u2019imminence d\u2019épidémies dévastatrices.L\u2019O.N.U., comme d\u2019ailleurs la Société des Nations, aura eu le mérite, sinon de maintenir la paix, du moins d\u2019améliorer la santé et la jole de vivre.En conclusion de tout cela et à la lumière des évènements qui se sont produits depuis, nous pourrons reproduire ce que nous écrivions dans un Bulletin de février 1947 par lequel nous soulignions la création de l'O.M.S.: « Les nobles aspirations de l'homme, ses généreuses cogitations, sont le produit de l'esprit et du coeur opérant dans le silence des cabinets de travail ou dans l'enthousiasme collectif des assemblées d\u2019experts; la réalisation de ces aspirations et de ces cogitations rencontre malheureusement les appétits des hommes animés par des idéologies extrémistes ou entraînés par des intérêts de groupes.Il en résulte un choc et l\u2019élan des appétits est trop souvent d\u2019une force qui arrête la marche des idées fécondes et humanitaires.Les oeuvres de santé habituellement n\u2019éprouvent pas ces malheureuses entraves.Mais, en contre-partie, leurs bienfaisants résultats sont annihilés par des tueries en masse et des malheurs inconcevables qui résultent des échecs de la politique de conciliation entre les nations.» Mais, malgré tout, il résultera des entreprises de l'O.M.S.un gain réel qui servira dès maintenant et sera pour l'avenir un jalon que l\u2019humanité pourra dépasser en direction du but ultime : le plaisir de vivre dans les meilleures conditions possibles d\u2019hygiene et .de santé.Les œuvres de la médecine sont à l\u2019honneur de l\u2019homme; elles le servent pour son bonheur et il s\u2019en sert pour survivre.Qu'en pensent les politiques, les dictateurs, les ambitieux, les fanatiques, les mégalomanes et les cupides?Entre les superbes et les humbles, la lutte est trop souvent inégale.Mais on ne doit pas douter que, lorsque la science, le désintéressement et la charité habitent ces derniers, l\u2019ultime combat leur sera une victoire sans réplique.Roma AMYOT. LA POLIOMYÉLITE, MALADIE INFECTIEUSE OU TROUBLE DU MÉTABOLISME ?W.J.McCORMICK, M.D.(Toronto, Canada).On reconnaît généralement que la poliomyélite est une maladie infectieuse et contagieuse, depuis que Flexner et Lewis en Amérique, et Landsteiner et Levatidi en Europe ont montré, vers 1909, que l\u2019on pouvait la provoquer chez le singe par inoculation intracérébrale d\u2019un extrait du système nerveux central d\u2019un poliomyélitique.On est venu ensuite & incriminer un virus filtrant et l\u2019on s\u2019est perdu en vaines et coûteuses recherches consacrées au mode de propagation, à la « porte d\u2019entrée » à l\u2019immunologie, à la prophylaxie et la thérapeutique.On s\u2019est servi, sans résultats certains, du sérum de convalescent, de vaporisation intra-nasale d\u2019astringent, de chimiothérapie et d'isolement.Le fait est qu\u2019on limite présentement l'isolement à la période fébrile.Comme l\u2019écrivait Davison (1), «la majorité des hygiénistes exige depuis 1916 que l\u2019on isole pendant trois semaines les malades et les contacts, mais rien ne prouve aujourd'hui que cette précaution soit valable.La maladie atteint rarement plus qu\u2019un membre d\u2019une famille à la fois, et les cas rattachables à des contacts sont remarquablement rares.Sur 2 070 individus indiscutablement exposés à la maladie, 14 seulement en furent atteints.Les patients présentant la forme non paralytique de la maladie doivent être si nombreux qu\u2019il faudrait bien isoler toute la population.» Et puis, la fréquence de la poliomyélite augmente progressivement (les chiffres de 1949 sont les plus élevés que l\u2019on ait jamais enregistrés), cette évolution prouve bien qu\u2019il y a quelque chose de radicalement faux dans notre conception du problème étiologique de la maladie en cause.On dit habituellement des victimes de la poliomyélite qu\u2019elles ont été « frappées » terrassées ou « attaquées » et l\u2019on cherche naturellement des facteurs exogènes à cette maladie comme, par exemple, dans le titre « lorsque la polio frappe ».Il est aisé d\u2019incriminer la mouche ou le maringouin.Il n\u2019est pas physiologiquement rationnel de vouloir guérir ou prévenir les maladies par les médicaments ou le vaccin.La maladie dépend de certaines conditions de vie anormales et si l\u2019on n\u2019intervient pas sur ce point, on ne peut espérer des résultats thérapeutiques et prophylactiques.Nous cherchons les solutions rapides mais c\u2019est parfois le détour le plus long qui nous conduit au but le plus rapidement.Nous ne sommes plus à l'époque des miracles et de la magie.Après l\u2019épidémie de poliomyélite à Toronto en 1937, nous avons fait une étude comparative détaillée du béribéri et de la paralysie infantile et nous avons émis l\u2019hypothèse que l\u2019avitaminose B était l\u2019un des facteurs étologiques de base de cette dernière maladie.Par la suite, nous avons écrit d\u2019autres articles dans le même sens (3-4-5-6-7).Au point de vue historique, le béribéri et la poliomyélite se rapprochent remarquablement.l\u2019un de l\u2019autre.Depuis plusieurs siècle, le béribéri sévissait dans les régions les plus peuplées des pays d\u2019Orient.Mais il n\u2019est devenu un mal épidémique que depuis qu\u2019en décortiquant le riz, on lui a enlevé les différents éléments de la Vitamine B.Et la poliomyélite qui a fait des ravages sporadiques depuis l\u2019époque égyptienne, n\u2019a pris allure d\u2019épidémie qu\u2019à partir de 1840.C\u2019est à ce moment que Heine (Vienne 1839) attira l\u2019attention sur cette maladie, immédiatement après que l\u2019on eût commencé à moudre la farine de telle façon que l\u2019on éliminait le son et le germe qui contenaient les éléments de la vitamine B.Aux points de vue épidémiologie, symptomatologie et pathologie le béribéri et la poliomyélite se ressemblent étrangement; on pourrait en conclure qu\u2019elles relèvent d\u2019un facteur 740 étiologique commun, probablement l\u2019avitaminose B, surtout si l\u2019on songe que les points de ressemblance trouvent une explication physiologique dans l\u2019augmentation des besoins de l\u2019organisme en vitamine B.L\u2019on sait, par exemple, que les taux du métabolisme règlent la consommation de vitamine B; celui de l'enfant et de l\u2019adolescent est plus élevé que celui de l\u2019adulte; celui de la femme enceinte est également augmenté.On sait également que la température chaude et humide qui provoque une diaphorèse et une diurèse accrue, augmente le besoin en vitamine B.Tous ces facteurs ci-haut mentionnés expliquent physiologiquement certaines caractéristiques épidémiologiques de la poliomyélite demeurée jusqu'ici mystérieuse, soit la prédominance remarquable de la maladie chez l\u2019enfant et la femme enceinte, aux périodes de chaleur humide, et chez le mâle et l\u2019individu qui se surmènent physiquement.Depuis que nous avons, en 1937, mis de l\u2019avant l\u2019hypothèse plus haut mentionnée, on a donné de la vitamine B aux cas de poliomyélite en Amérique et en Europe (3-5-8-9-10) et les résultats ont été presque aussi bons que ceux obtenus dans le béribéri avec les extraits d\u2019écorce de riz.Nous avons étudié l\u2019alimentation de plus de deux cent malades, Toronto 1937 \u2014 Winnipeg 1941 \u2014 Los Angeles 1944 et dans chaque cas, existait une avitaminose B marquée.Voici deux exemples de résultats surprenants que nous a donnés la vitamino- thérapie.Observation 1.Le 15 octobre 1938, un garçon de 14 ans demeurant dans le district de Guelph fut atteint de poliomyélite aiguë.Après la fièvre, la céphalée, les vomissements, l\u2019angine, la raideur de la nuque et les douleurs dans les membres supérieurs et inférieurs, il présenta le 18 octobre une paralysie des 2 jambes, du dos et d\u2019un bras; le 20 octobre le patient arrivait à Guelph et la ponction lombaire faite à ce moment révéla une lymphocytose à 36 et une globuline + +.On donna immédiatement de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenn AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 vitamine B, 50 mg.par voie sous-cutanée la lère journée, 20 mg.par jour pendent les 3 Jours suivants et 10 mg.le 5e jour.On y ajouta, dès le début, 12 g.d\u2019extrait de levure de bière par jour.Durant la 1ère journée les myalgies furent assez pénibles pour exiger de la codéine, mais au 3e jour elles étaient déjà plus supportables et elles cessèrent complètement le 5e jour.On immobilisa les jambes le 2e jour, et on laissa le bras libre en demandant au patient de ne pas le bouger.Le 2 novembre, le patient déclarait qu\u2019il y avait quelque chose de nouveau dans ses jambes; le lendemain il affirmait que son bras était mieux et on se rendit compte que ce membre avait récupéré sa capacité normale.Le 6 novembre, on enleva l\u2019immobilisation et l\u2019on constata que les jambes ne présentaient plus rien d\u2019anormal.Le patient reçut son congé le lendemain.Observation 2.Le 18 octobre 1941, un ga: connet de 6 ans de Niagara Falls était atteint de poliomyélite aiguë.Il présenta de la fièvre, de la raideur de la nuque, des douleurs musculaires et de la parésie.La ponction lombaire fut franchement positive.On lui donna dès le 20 octobre de la vitam'ne B à haute dose; soit 40 mg.par voie sous-cutanée tous les jours.« En moins de 24 heures les douleurs musculaires et la rigidité étaient considérablement diminuées et en moins de 3 jours l\u2019enfant semblait revenu à la normale sans séquelles aucunes.» Le surmenage physique joue un rôle de premier plan dans le béribéri et la poliomyélite.Les individus atteints le sont surtout aux périodes de grande activité physique et les garçons, habituellement plus actifs que les filles sous ce rapport, sont plus souvent touchés.On relève dans la plupart des cas une histoire nette de surmenage au jeu ou à l\u2019ouvrage.Dernièrement Levinson et Sabin (11) ont rapporté que les singes atteints de poliomyélite expérimentale faisaient des paralysies plus graves lorsqu\u2019on les soumettait à un exercice prolongé ou qu\u2019on les plongeait dans l\u2019eau froide. McCORMICK: LA POLIOMYÉLITE Derudder et Peterson (12) ont signalé récemment une épidémie localisée de poliomyélite qui atteignit un groupe de garçons de 13 à 19 ans, peu de temps après un concours sportif qui dura 2 jours.On compta parmi les participants à ce concours 5 cas de paralysie et 8 cas frustes, tandis que les simples spectateurs appartenant à la même école également exposés et plus vulnérables encore à cause de leur âge s\u2019en tirèrent tous indemnes.De plus on ne releva aucun cas de poliomyélite dans cette localité avant ou après cette épidémie.Guerrant et Dutcher (13) ont observé que des iats en croissance privés de vitamine B étaient enclins à faire spontanément plus d\u2019exercices dans les cages tournantes que leurs semblables pourvus d\u2019une quantité normale de vitamine B.Quand l\u2019avitaminose devenait plus marquée, les rats atteints devenaient beaucoup moins actifs jusqu\u2019à ce que la paralysie les touche.Ceci expliquerait peut-être à la fois l\u2019activité débordante que certains enfants manifestent en jouant l\u2019été et leur vulnérabilité à l\u2019égard de la poliomyélite.De plus dans la poliomyélite et le béribéri les groupes de muscles les plus actifs sont habituellement les plus atteints par la paralysie.Chez les cyclistes ou les marcheurs, les jambes seront touchées de préférence; tandis que chez les dactylos, les musiciens, les peintres, ete., les muscles des bras et de la main sont les plus gravement atteints.On peut peut-être exnliquer de cette façon pourquoi chez le bipède hrmain les symptômes apparaissent surtout aux jambes dans le béribéri et la poliomyélite, tandis que chez les singes, la maladie touche surtout les bras et la queue.Le métabolisme des hydrates de carbone in- te: vient directement dans les phénomènes d\u2019activité physique, et il influence les besoins de l\u2019organisme en vitamine B!.\u2014 Nous avons vu récemment en Californie deux cas qui illustrent d\u2019une manière frappante, la prédilection que la poliomyélite manifeste pour certains groupes de muscles.Le ler malade M.L., un garçon de 11 ans avait, pendant les quelques semaines qui précédèrent le début de la mala- 741 die, aidé son père à cueillir des abricots, à les faire sécher et à les mettre en boîtes.I] s\u2019était done servi surtout de ses bras et de ses mains ct la paralysie et la fonte musculaire qui suivirent la phase aiguë de la maladie atteignirent surtout les segments plus haut mentionnés.L\u2019autre malade R.J.R.un garçon de 12 ans avait consacré beaucoup de temps aux barres parallèles et au câble au cours des séances de culture physique à l\u2019école.Il s\u2019agissait de grimper le long du câble à force de bras sans l\u2019aide de jambes à une hauteur de 15 pieds en 9 secondes.Ici encore, la paralysie résiduelle atteignait surtout les bras et les mains et au bout de 3 mois la déformation caractéristique de la main « en griffe » était encore marquée.Une autre caractéristique commune intéressante du béribéri et de la poliomyélite c\u2019est leur prédilection pour les femmes enceintes.Aycock (14) rapporte qu\u2019il y a 450% plus de cas de poliomyélite durant la grossesse qu\u2019à l\u2019état normal.Top (15) a sousigné qu\u2019à Détroit on avait trouvé 4 fois plus de cas de poliomyélite chez les femmes enceintes que chez leurs compagnes appartenant au même groupe d\u2019âge et si l\u2019on songe au témoignage de Shute (16) qui prétend que la grossesse quadruple les beso'ns de l\u2019organisme en vitamine B! on verra l'importance qu\u2019il faut accorder à l\u2019avitaminose B, comme facteur étiologique possible.Un autre point de ressemblance entre le béribéri et la poliomyélite, c\u2019est l\u2019influence pré- disposante que peuvent avoir les traumatismes et l\u2019acte chirurgical.Bradden (17) parlant de cas de béribéri constatés dans la zone méditerranéenne durant la première grande guerre déclarait: « On rencontre assez souvent des symptômes de béribéri, à la phase aiguë, dans la plupart des cas après un accident ou du surmenage.Après une intervention, nous avons vu à plusieurs reprises, la manifestation fatale de la maladie apparaître chez des individus qui semblaient indemnes jusque là.» On a également fait assez souvent mention à propos de la poliomyélite de l'influence dé- clenchante des actes chirurgicaux.\u2014 Au cours 742 de l\u2019épidémie de 1937 à Toronto, nous avons observé des malades dont trois avaient subi des amygdalectomies et les autres une appendicectomie, une mastoïdotomie et une extraction dentaire.Aycock (18) a cité plusieurs cas du même genre, surtout après amygdalectomie.Francis jr et ses collaborateurs (19) ont rapporté cinq cas graves de paralysie à forme bulbaire, dont trois mortels, tous membres de la même famille, peu de temps après des amygdalectomies et des extractions dentaires.Le seul rescapé, fut un garçonnet de 21, ans qui avait pourtant été en contact intime avec les malades et que son âge rendait encore plus vulnérable que les autres.Kessell (20) a déclaré que l\u2019un des cas de poliomyélite rencontré au cours de l\u2019épidémie de 1943 en Californie avait fait immédiatement suite à une extraction dentaire.L\u2019amygdalectomie, qui est l\u2019opération la plus souvent.pratiquée chez les enfants, peut être logiquement associée a la poliomyélite.Il semblerait, comme nous l\u2019avons déjà souligné (6) que le facteur déclenchant dans tous ces cas de béribéri et de poliomyélite post-opératoire réside dans l\u2019augmentation de besoin de vitamine B* créé par le traumatisme chirurgical et anesthésique.Cette hypothèse nous semble plus défendable que la théorie de la porte « d\u2019entrée » pour le virus, créée par la surface « cruentée » résultant de l\u2019acte opératoire, et de toute facon cette dernière théorie n\u2019est pas applicable au béribéri post-opératoire.Un mot maintenant des constations ana- tomo-pathologiques faites au cours du béribéri et de la poliomyélite.Dans les deux cas, il y a un œdème marqué du système nerveux cérébral et des extrémités atteintes.Cet œdème est souvent tellement important qu\u2019il masque temporairement la fonte musculaire et il s\u2019agit alors d\u2019un « wet beriberi ».Certains auteurs attribuent en grande partie la paralysie passagère de la poliomyélite à l\u2019ædème médullaire, provoquant à la fois de la compression et des troubles circulatoires.L\u2019ædème que l\u2019on rencontre au cours de la poliomyélite peut expliquer les constatations souvent rapportées que L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuetin AAMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 les malades sont « grassouillets et bien nourris.» Plusieurs des victimes de l\u2019épidémie de Nauru présentèrent, paraît-il, une « obésité spongieuse ».Dans le béribéri infantile, l\u2019œdè- me est tel que le poids du malade augmente à mesure que la mort approche.Dans les deux maladies les paralysies résiduelles affectent le même type, celui de varus equin résultant de l\u2019atteinte des muscles antérieurs de la jambe et de la spasmodicité de leurs antagonistes.Lorsque les membres supérieurs sont atteints, ce qui arrive rarement dans les deux cas, les petits muscles de la main et de l\u2019avant-bras sont habituellement atteints, provoquant l\u2019apparition de « la griffe » caractéristique.Un autre caractère anatomo-pathologique commun aux 2 affections, c\u2019est la réaction lymphocytaire ou « mesodermo-gliale ».Dans le béribéri, I'infiltration lymphocytaire diffuse atteint habituellement les gaines des nerfs \u2014 Dans la poliomyélite, cette infiltration est plus aiguë et les éléments se groupent en amas périvasculaires, appelés « cuffing ».\u2014 Cette distribution particulière de lymphocytes extravasés (rencontrée également dans l\u2019encéphalite et les autres dégénérescences aiguës du système nerveux) est observée souvent à l\u2019autopsie parce que c\u2019est là que se termine souvent la phase aiguë d\u2019une courte maladie, avant le stage de dissémination de l\u2019infiltration lymphocytaire rencontrée dans le béribéri qui tue plus lentement ses victimes.\u2014 Dans la polio, on note également une lymphocytose marquée dans le liquide céphalo-rachidien.Au début de la maladie on trouve surtout une polynucléose neutrophile et, plus tard, une lymphocytose.Dans le béribéri, on manque de précision sur ce point, en ce qui concerne le liquide céphalo-rachidien, mais l\u2019évolution de la formule leucocytaire se rapproche de ce que nous venons de décrire.Il semblerait donc que cette réaction lymphocytaire variable au cours des deux maladies puisse traduire tout simplement la différence d\u2019intensité de la réponse de l\u2019organisme à un facteur étiologique commun, l\u2019avitaminose B'!. McCORMICK: LA POLIOMYÉLITE Howe et Bodian (21) ont vu dans la réaction lymphocytaire de la polio, une défense prompte de l\u2019organisme et dans 1\u2019élimination massive des lymphocytes par lintestin un moyen de se débarrasser du virus durant la convalescence.Mais comme les autres dégénérescences du système nerveux, l\u2019encéphalite, la syphilis nerveuse, la sclérose médullaire, le béribéri, ete.provoquent à peu près la même réaction lymphocytaire, on peut alors penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un processus lié à l\u2019atteinte du système nerveux en général plutôt que d\u2019une réponse spécifique de l\u2019organisme.On a trouvé récemment dans un cas d\u2019intoxication par le monoxyde de carbone, une réaction lymphocytaire et une augmentation de protéines dans le liquide céphalo-rachidien (22).Cette constatation vient à l\u2019appui de notre hypothèse, si l\u2019on admet que la réaction mésodermo-gliale plus haut mentionnée représente l\u2019amorce d\u2019une récupération du système nerveux ainsi attaqué, et que les lymphocytes extravasés servent peut-être à préparer le terrain en vue de la formation de névroglies qui viendront combler la brèche.Selon cette théorie, la réaction lymphocytaire au cours de la polio peut témoigner du degré d\u2019avitaminose et peut étre interprétée comme un processus de réparation contrecarrant l\u2019effet destructeur de cette déficience.On a trouvé des altérations histo-patholo- giques identiques à celles de la polio, dans l\u2019anoxémie expérimentale, après les envolées à haute altitude et après inhalation de gaz qui déplacent l\u2019oxygène, tel que l\u2019oxyde nitreux, le tétrachlorure de carbone, le monoxyde de carbone, etc.Gérard (23) a montré que l\u2019activité respiratoire tissulaire et la consommation d\u2019oxygène étaient environ trente fois plus considérables au niveau du système nerveux central que dans tout autre tissu de l\u2019organisme.Van Liere (24) dit: « On peut alors interpréter la tachycardie constatée au cours de ces affections comme une réaction compensatrice du cœur à l\u2019anoxémie provoquée par l\u2019avitaminose B', et même ainsi fournir une explication au mystère de l\u2019hyperthophie cardiaque 743 constatée dans le béribéri, résu!tat ultime d\u2019une tentative de compensation.» Cette étude comparative des altérations pathologiques constatées au cours du béribéri et de la poliomyélite nous incite à conclure que le processus destructif qui caractérise cette dernière maladie dépend plutôt d\u2019une perturbation du métabolisme des hydrates de carbone que d\u2019une réaction inflammatoire et l\u2019on devrait alors parler de « poliomyélopathie », ce qui traduirait mieux la véritable nature de cette maladie.Cette conception d\u2019ailleurs n\u2019exclut pas la possibilité de la coexistence d\u2019un processus infectieux qui se manifesterait à la phase dite initiale ou fébrile de la maladie.Cette phase fébrile revêt tous les caractères de la majorité des infections aiguës.Elle peut même témoigner de la coexistence de cette infection même, la grippe très souvent, et alors les troubles paralytiques deviennent des conséquences du manque de vitamine B! provoqué par l\u2019accélération du métabolisme amené par l\u2019épisode infectieux du début.Sur 566 cas de polio, Holt (27) en a vu 12% au cours desquels la paralysie est apparue immédiatement après une infection aiguë de l\u2019enfance, le plus souvent diarrhée, scarlatine ou rougeole.Nous avons eu personnellement connaissance de plusieurs cas de polio apparus après des pneumonies et d\u2019un cas survenu à la suite d\u2019une otite moyenne.On a assisté à la même évolution dans les idées à propos des séquelles de l\u2019alcoolisme (polynévrite, paralysie, syndrome de Korsakoff et encéphalite de Wernicke).On a cru pendant longtemps qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un effet spécifique de l\u2019alcool sur le système nerveux; on attribuait de même les paralysies post diphtériques et post typhiques directement à l\u2019activité spécifique des toxines tandis qu\u2019aujourd\u2019hui on parle plutôt d\u2019avitaminose B*\u2018 résultant du processus infectieux.Les travaux de Flexner consacrés à la transmission expérimentale de la poliomyélite satisfaisaient à tous les postulats de Koch, à part la culture de l\u2019agent infectieux spécifique; l\u2019on en avait conclu, selon les principes à l\u2019honneur 744 en bactériologie à cette époque, que la maladie devait être spécifique et contagieuse.Mais si l\u2019on fait du virus une substance biochimique retrouvée au cours de la maladie, on peut alors lui reconnaître une origine endogène et il devient alors le résultat plutôt que la cause de la maladie et l\u2019on n\u2019a plus à se préoccuper du problème de la contagiosité, du mode de propagation et du mode des portes d\u2019entrée.Et le fait même que cette substance chimique extraite du système nerveux du sujet atteint par la maladie puisse reproduire la même paralysie chez l\u2019animal dans le système nerveux duquel on l\u2019inocule, ne représente pas en soi une preuve évidente que la maladie soit transmissible selon les conditions ordinaires.Il est possible que la même substance biochimique ou virus soit extraite du système nerveux atteint dans le béribéri et soit également capable de transmettre la maladie chez l\u2019animal.À date, aucun travail expérimental ne s\u2019est attaqué à cet aspect de la question.Mentionnons, toutefois, les expériences de Pinkerton et Swank (28).Ces auteurs ont tiré du système nerveux de pigeons saïns, mais souffrant d\u2019avitaminose BY, une substance identique au virus de psittacose et capable de transmettre la maladie par inoculation chez des oiseaux normaux.Il ne fait pas de doute aujourd\u2019hui que le béribéri est causé par l\u2019avitaminose B* et pourtant on le considérait encore, il y a 50 ans à peine, comme une maladie infectieuse et contagieuse tout comme l\u2019on fait actuellement pour la poliomyélite.En 1902, Manson (29) écrivait: «la preuve de la nature infectieuse « du béribéri vient du fait que la maladie peut «atteindre un pays jusque là indemne et s\u2019y « répandre.Cela revient à dire que la cause de «la maladie peut se multiplier.La multiplica- « tion spontanée est une propriété particulière « aux organismes vivants; donc, l\u2019agent respon- « sable de la toxine du béribéri est un être vi- « vant, un germe.La toxine du béribéri n\u2019est «pas transportée dans l\u2019eau potable et il est « facile de le prouver.Dans deux institutions «voisines l\u2019une de l\u2019autre, par exemple dans «les prisons pour hommes et pour femmes à L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLFC \u2014 Montréal, juillet 1950 «Singapour, on a vu le béribéri s\u2019attaquer «aux hommes et respecter les femmes.Nous « devons done conclure que le virus de cette « maladie s\u2019introduit dans l\u2019organisme soit par «les voies respiratoires, soit par contact cu- «tané, soit par le truchement d\u2019un insecte ou « d\u2019un animal quelconque qui le fait pénétrer « sous la peau, soit par la combinaison de ces « différentes portes d\u2019entrée.Jusqu\u2019à date nous «n\u2019avons pu déceler l\u2019identité de la toxine ou «du germe qui la produit et nous ne savons «pas non plus là ou elle prend naissance, et «par quelles voies elle pénètre dans l\u2019orga- « nisme.» L'histoire de la pellagre, une autre avitaminose ressemble beaucoup à celle du béribéri.On a cru pendant des années que l\u2019agent responsable était un champignon que l\u2019on retrouvait dans le maïs et aussi longtemps que cette conception a régné, le taux de mortalité de la maladie atteignait jusqu\u2019à 57%.Ce même taux est aujourd\u2019hui réduit pratiquement à zéro avec la vitaminothérapie et l\u2019amélioration de la nutrition.Quelque soit l\u2019étiologie de la poliomyélite et ses modes de propagation, s\u2019il y en a, nous ne devons pas nous inquiéter surtout de l\u2019existence de cet agent biochimique que nous appelons un virus, même si l\u2019on peut grâce à lui reproduire la maladie, mais nous intéresser surtout à prévenir et corriger les facteurs prédispo- sants; car si le virus est aussi répandu qu\u2019on le croit aujourd\u2019hui et qu\u2019on peut le retrouver dans les excrétions d\u2019un bon nombre de porteurs de germes hypothétiques, dans les réservoirs, dans les égouts et dans l\u2019eau potable, il devient évident qu\u2019on peut difficilement lui échapper et l\u2019on en vient alors à croire que la majorité de la population oppose au développement de la maladie une barrière physiologique quelconque.I! faudrait alors tendre à développer chez tous ce moyen de défense.Signalons ici quelques caractères particuliers de l\u2019épidémie récente de poliomyélite observée dans la région arctique canadienne, qui fut l\u2019une des plus considérables dans l\u2019histoire de l\u2019Amérique du Nord au point de vue McCORMICK: LA POLIOMYÉLITE morbidité et mortalité.Hrolv (30) en avait.rapporté une en 1914 au Groenland qui fit 37 morts sur une population de 700 esquimaux.Toute la colonie avait souffert à ce moment d\u2019une maladie à allure grippale qui précéda les symptômes paralytiques.Au cours de l\u2019épidémie récente survenue dans le district du Chesterfield Inlet sur la côte nord-ouest.de la Baie d\u2019Hudson, Adamson et ses collaborateurs (31) ont rapporté au moins 78 cas de paralysie et 14 mortalités sur une population de 275 esquimaux au cours d\u2019une période de 3 semaines allant du 14 février au 7 mars 1949.On a estimé qu\u2019au moins 50% de la population avait manifesté des symptômes quelconques de la maladie.Et pour satisfaire aux théories conventionnelles, on fit remonter cette épidémie par des jalons assez douteux, en incriminant des porteurs de germes et des réservoirs hypothétiques, jusqu\u2019à un cas apparu à Churchill à près de 400 milles de distance au cours de l\u2019été précédent! L\u2019épidémie dont nous parlons est survenu au cours d\u2019un hiver rigoureux où le baromètre oscilla entre \u201421 et \u201449 et ce n\u2019est pas là, la saison habituelle de la polio.Les victimes appartenaient en proportion à peu près égale à tous les groupes d\u2019âges de 5 à 60 ans.Les moins de 5 ans furent les moins touchés avec 2 cas sur 53 individus et aucun malade en bas de 3 ans.Cette distribution semble assez significative au point de vue nutrition, si l\u2019on se souvient que chez les esquimaux, la mère nourrit son enfant jusqu\u2019à la 2e ou 3e année ou jusqu\u2019à la naissance d\u2019un autre enfant.(Comme nous l\u2019avons déjà écrit (32) nous croyons que la diminution progressive de la fréquence de la polio tout comme de la tuberculose, de la dipthérie, de la scarlatine, ete, chez les enfants depuis les 5 dernières décades dépend de l\u2019augmentation dans la consommation des aliments riches en vitamine comme le jus d\u2019orange et des céréales additionnées de germe de blé.) La période critique pour la poliomyélite qui se situe maintenant entre 5 et 15 ans, survenait il y a un demi siècle au cours de la 2e année et l\u2019on ne devrait plus maintenant parler de la paralysie infantile.745 Au point de vue nutrition, il nous semble intéressant d\u2019attirer l\u2019attention sur une particularité du régime des esquimaux qui est peut- être responsable de l'importance de l\u2019_épidémie observée à Chesterfield.Il s\u2019agit de la consommation importante de poissons crus séchés au soleil.En 1941, Green et autres (33) faisaient mention d\u2019une épidémie étendue d\u2019encéphalite paralytique dans les renardières du Minnesota.On l\u2019attribua à la consommation de poissons crus et l\u2019on constata qu\u2019on pouvait en venir à bout avec de fortes doses de vitamine B*.Les auteurs plus haut cités en vinrent à la conclusion que le poisson cru renfermait un élément quelconque neutralisateur de la thiamine.Signalons un autre facteur probablement responsable de l\u2019avitaminose constatée chez les esquimaux et par conséquent de la fréquence de la poliomyélite.Depuis quelques années l\u2019existence primitive de cette population a été bouleversée par diverses mesures gouvernementales destinées à améliorer son sort: allocations familiales, allocations aux pauvres, pensions de vieillesse, etc.Chez plusieurs familles nombreuses, ces prestations rétroactives apportèrent une aisance inattendue qui leur permit de consacrer plusieurs centaines de dollars à l\u2019achat des aliments raffinés de « l\u2019homme blanc » aux ma- casins de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudson.Les indigènes se groupèrent donc autour de ces centres de distribution, et au cours de l\u2019hiver, profitèrent ainsi de leur bonne fortune.Dans le district de Chesterfield l\u2019hiver dernier, 200 des 275 esquimaux qui forment la population totale demeuraient à moins de 10 milles du Poste.Leurs achats consistaient surtout en farine, sucre blanc, sirop de maïs, graisse, bonbons, thé et tabac, tous aliments à peu près complètement dépourvus de vitamines et de minéraux.Moore et autres (34) ont fait une enauête récente au sujet de l\u2019alimentation des indiens du Nord du Manitoba et ils ont trouvé entre autres lacunes que la consommation de vitamine C représentait moins de 1/71 de la quantité requise.(Il est plus que probable que 746 le régime des esquimaux qui habitent plus au nord soit encore plus pauvre sur ce point).Ces auteurs ont conclu de leur étude qu\u2019il fallait peut-être rendre surtout la mauvaise nutrition responsable du taux élevé de mortalité par la tuberculose et les autres maladies infectieuses qui atteignent ces indiens.Ces conclusions semblent applicables à la population esquimaude.Il y a eu une autre épidémie importante cette année dans le grand Nord canadien, au cours du mois de janvier 1950 alors que le mercure se maintenait sous zéro.On a relevé 29 cas dont 4 mortalités dans le petit village de pêcheurs à St-Augustin, isolé sur la côte du Labrador.On transporta par avion 8 des victimes dans les hôpitaux de Montréal; au Labrador jusqu\u2019ici le béribéri sévissait à l\u2019état épidémique.La population du Labrador tient peut-être à changer de maladie; au fond, est-ce un changement?Un mot maintenant au sujet d\u2019une autre épidémie bizarre de poliomyélite qui ressemble de près à celle de la région arctique.En 1910 il y eut, en moins de 2 semaines sur une population de 1750 indigènes, 690 cas et 38 décès sur la petite ile de Nauru dans le sud du Pacifique.Le seul médecin résidant dans l\u2019île le Dr Muller hésita au début à croire qu\u2019il s\u2019agissait de poliomyélite parce que la dissémination rapide et l\u2019apparition simultanée de la maladie rappelait plutôt l\u2019influenza.Un bon nombre des cas toutefois présentaient une atteinte neu- romusculaire et quelques années plus tard on délégua sur I'tle une Commission d\u2019experts qui examinerent plusieurs des victimes de cette épidémie et conclurent, devant les séquelles paralytiques et les déformations caractéristiques de la poliomyélite, qu\u2019il s\u2019était réellement agi de cette affect'on.On n\u2019a jamais expliqué comment la maladie avait pu atteindre l\u2019île.Les navires venant d\u2019Australie mettaient 11 jours à toucher l\u2019île et n\u2019avaient pas eu de cas rapportés à bord.Les vapeurs qui mettaient trois semaines à venir de Hong Kong à Nauru n\u2019en avaient pas non plus et aucun de leurs points L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuern AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 d\u2019escale n\u2019avait été touché par la maladie.Les indigènes qui firent la traversée sur ces navires étaient en bonne santé et échappèrent tous à l\u2019épidémie.Tout comme dans l\u2019arctique, les enfants en bas de 10 ans s\u2019en tirèrent pratiquement indemnes et la plupart des victimes avaient entre 12 et 40 ans.Les enfants étaient probablement mieux nourris.On peut également rapprocher les habitudes alimentaires et la situation économique des indigènes de Nauru de celle des Esquimaux.L'industrie principale à Nauru c\u2019était les mines de phosphate, développées par les Allemands et la plupart des habitants de l\u2019île touchaient de l\u2019argent comptant à titre de royautés, comme propriétaires des territoires exploités.Cette richesse facilement acquise servait immédiatement à acheter de la farine, du riz décortiqué, du sucre blanc et des viandes en conserve.Les femmes de l\u2019île prirent l\u2019habitude de boire de l\u2019eau sucrée et les hommes profitèrent de leur nouvelle opulence pour acquérir des habitudes de paresse et consommer moins de poissons, moins de fruits frais et moins de noix.Après l\u2019_épidémie dont nous avons parlé et d\u2019autres qui furent également dévastatrices, l\u2019hygiè- niste en charge corrigea radicalement le régime alimentaire de la population.On interdit la vente de la farine et du riz décortiqué au profit de la farine entière et du riz brun, et l\u2019on encouragea la vente du pain de blé entier, la consommation des patates sucrées, des œufs et du lait condensé.On ne vendit qu\u2019une livre de sucre blanc par adulte, par semaine.Grâce à ces mesures le taux de la mortalité chez les enfants de moins d\u2019un an passa rapidement de 50 à 7% et il n\u2019a pas varié depuis, et non seulement a-t-on vu disparaître la poliomyélite et le béribéri infantile mais aussi la lèpre et la tuberculose qui faisaient de grands ravages dans l\u2019île.Ces dernières constatations vont de pair avec celles de Takaki qui observa que chaque fois que l\u2019on venait à bout du béribéri dans la marine japonaise en corrigeant l\u2019alimentation, on améliorait la santé des matelots et l\u2019on voyait diminuer la fréquence des autres maladies.Le lecteur qui désire avoir McCORMICK: LA POLIOMYÉLITE plus de détails sur l\u2019épidémie de Nauru pourra consulter notre premier article sur la poliomyélite.(2) Cet exposé ne seiait pas complet si nous ne mentionnons pas les constatations apparemment paradoxales des groupes de chercheurs qui se sont attaqués aux problèmes des rapports entre le taux de thiamine et la fragilité des animaux de laboratoire à l\u2019égard de la poliomyélite expérimentale.En 1944, Foster et autres (35) rapportaient que chez la souris en avitaminose B! ou privée de nourriture, la résistance au virus de la souche « Lansing » semblait augmenter; ils admettaient toutefois que leurs constatations s\u2019interprètaient difficilement et qu\u2019il faudrait consacrer d\u2019autres recherches à la solution de ce problème.Un peu plus tard, au cours de la même année, Toomey (36) et ses collaborateurs faisaient mention d\u2019une série de recherches expérimentales qui venaient à l\u2019encontre des constatations de Foster.Ils concluaient « qu\u2019il semblait qu\u2019au premier abord un plus petit nombre des animaux privés de nourriture contractait la maladie.Cette constatation n\u2019avait peut être pas une grande valeur puisque l\u2019on ne pouvait certainement pas prouver que l\u2019avitaminose rendait ces animaux indemnes.L\u2019on pourrait même conclure dans le sens opposé et estimer que les souris saturées de vitamine B* offraient un peu plus de rés'stance à l\u2019infection.» En 1945, Clark et autres tiraient d\u2019une étude de l'influence de l\u2019avitaminose B* sur la fragilité des singes à l\u2019égard de la poliomyélite, la conclusion « que cette espèce privée de Thiamine n\u2019offre pas plus de résistance au virus de la poliomyélite ».En 1946, Weaver (38) soulignait, à propos de l\u2019influence de l\u2019apport vitaminique sur la résistance des rats à coton au virus de la poliomyélite, que la différence dans la réaction des souris et des rats soumis aux mêmes conditions de dénutrition et inoculés avec un virus provenant de la même souche montre bien le danger qu\u2019il y a à appliquer à la pathologie humaine les résultats de l\u2019expérimentation chez l\u2019animal.Et puisque l\u2019homme est plus près, anthropo- 747 logiquement, du singe que des rats ou des souris, on peut conclure que les expériences ci- haut mentionnées ne viennent pas affaiblir notre hypothèse.L\u2019épidémie de 1937 à Toronto démontre de façon plus évidente l'influence de la dénutrition sur la fréquence de la poliomyélite et cette fois la preuve a trait à des humains et repose sur l\u2019observation d\u2019un grand nombre de sujets.En 1937, 50 000 habitants de Toronto étaient nourris gratuitement par la municipalité et le régime qu\u2019ils recevaient fut plus tard étudié par des experts en nutrition et déclaré très insuffisant.Les autres 600 000 Torontois qui peuvent servir de sujets témoins ne recevaient pas de secours de la ville et bé- nificialent d\u2019un régime plus abondant et plus riche en thiamine.On compta 562 cas de poliomyélite chez les non secourus et 184 chez les secourus, ce qui donne une proportion de cas 4 fois plus forte chez ces derniers.Citons pour conclure le passage d\u2019une lettre adressée au rédacteur en chef du journal de l\u2019American Medical Association: « Dans son article sur l\u2019épidémiologie de la poliomyélite (J.A.M.A.28 juin 1947) Sabin se demande pourquoi la paralysie infantile est devenue épidémique seulement depuis plus de 50 ans et pourquoi elle semble affecter surtout les pays où la pratique de l\u2019hygiène est la plus à l\u2019honneur et où le niveau de vie est le plus élevé, tandis qu\u2019elle épargne à peu près des régions très importantes de notre globe situées à des latitudes variables.Voici ma réponse: supposons que l\u2019avitaminose B prédispose à la paralysie infantile.L\u2019avitaminose B entraînée par l\u2019apparition de la farine blanche et d\u2019autres changements dans les habitudes alimentaires précède chronologiquement l'apparition de la 1ère épidémie de poliomyélite, sans compter que les pays où l'hygiène est le plus à l\u2019honneur sont justement ceux où l\u2019avitaminose est le plus marquée.Et ceci ne représente qu\u2019un des aspects du problème.De toute façon il vaudrait la peine d'utiliser votre remarquable champ d\u2019expérimentation offert par vos écoles, etc., pour étudier l\u2019influence de l\u2019apport supplémentaire de vitamine B» \u2014 Signé C.Braendli-Wyss, M.D.Burgdorf, Suisse (39). «48 Nous pensons comme Braendli-Wyss que la meilleure façon de résoudre le problème consiste à rechercher sur la masse quel effet prophylactique pourrait avoir l\u2019apport optimum de vitamine B!' au régime des humains que leur âge rend le plus fragiles à l\u2019égard de la maladie.Cette recherche serait certainement moins dangereuse que l\u2019expérience que l\u2019on fit à Toronto en 1937 en soumettant tout le monde à des vaporisations intra-nasales de sulfate de zinc.Et tout le monde y gagnerait de toute façon, puisque l\u2019avitaminose B' est reconnue comme la lacune la plus importante de notre alimentation moderne.Résumé.Nous avons insisté sur la ressemblance marquée que l\u2019on constate, au point de vue épidémiologie symptomatologie et pathologie, entre le béribéri et la poliomyélite et nous en avons tiré un argument en faveur de notre hypothèse qui reconnaît l\u2019avitaminose B!* comme facteur étiologique de base dans la poliomyélite.Nous avons à titre de preuve additionnelle, comparé au point de vue nutrition les circonstances de l\u2019épidémie récente dans l\u2019Are- tique canadien avec celles de l\u2019épidémie survenue en 1910 dans l\u2019Île de Nauru.Notre conception moderne du virus qui en fait une substance chimique, et une molécule protéinique de dimensions connues, plutôt qu\u2019un organisme ultra-microscopique comme on l\u2019a cru longtemps, cette conception exige que l\u2019on revise l\u2019interprétation que l\u2019on peut donner aux expériences de Flexner concernant la spécificité, la transmissibilité de la maladie et que l\u2019on considère comme possible l\u2019origine endogène ou métabolique du virus.Nous croyons que les phénomènes paralytiques de la poliomyélite peuvent être attribués à l\u2019avitaminose B* aiguë dont l\u2019apparition dépend de l\u2019action combinée de plusieurs facteurs contribuant à augmenter le métabolisme général et, de ce fait.les besoins de l\u2019organisme en vitamine B'.Citons parmi ces facteurs les maladies féb:iles, l\u2019âge, le sexe, le climat.le surmenage physique au jeu ou au travail et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutetin A.ML.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 la grossesse.La paralysie représenterait alors une manifestation métabolique plutôt qu\u2019une entité infectieuse autonome.Selon notre conception le virus doit être considéré comme une substance biochimique produite au cours de la maladie.Cette substance quoique susceptible de reproduire expérimentalement la paralysie chez l\u2019animal par action catalytique sur le système nerveux ne représente pas nécessairement le mode de transmission de l\u2019affection dans les conditions ordinaires.Nous croyons que l\u2019on pourrait extraire du système nerveux des victimes du béribéri une substance ressemblant au virus; cette expérience n\u2019a pas encore été tentée.BIBLIOGRAPHIE (1) W.C.DAVISON: « Poliomyelitis, a Resume.» Am.J.Dis.Child, 52: 1158, 1936.(2) W.J.McCORMICK: « Poliomyelitis: Vitamin- B Deficiency as possible factor in Susceptibility.» Can.Med.Ass.J., 38: 260, 1938.(3) W.J.McCORMICK: « Vitamin-B Therapy in Inflammatory and Degenerative Diseases of the Nervous System.» Med.Rec.150: 302, 1939.(4) W.J.McCORMICK: «The 1941 Outbreak of Poliomyelitis and Encephalitis in the Midwest.» Med.Rec, 155: 89, 1942.(5) W.J.McCORMICK : « The Mechanism of the Kenny Method and its Correlation with Vitamin- B Therapy in Poliomyelitis.» Med.Rec, 155: 525, 1942.(6) W.J.McCORMICK : « Tonsillectomy and Poliomyelitis.» Med.156: 164, 1943.(7) W.J.McCORMICK: «Les affinités pathologiques du Beriberi et de la poliomyélite.» L'Union Médicale du Canada, 73: 638, 1944.(8) H.BROEKEMA: « Review of Some Cases treated in Leiden in 1938.» Maanschr.v.Kinder- geneesk, 8: 193, 1939.(9) A.GIAMONDI: «Vitamin B; in Children\u2019s Diseases.» Pediatra, 48: 48, 1940.(16) S.STONE: « Artificial Fever and Vitamin Therapy in Poliomyelitis.» Arch.Phys.Therapy, 24: 350, 1943.(11) S.O.LEVINSON et A.B.SABIN, cité par P.LEWIN: Infantile Paralysis.Philadelphie, W.B.Saunders Co.1941, p.38. McCORMICK: LA POLIOMYÉLITE (12) B.De RUDDER et G.A.PETERSEN : « Does Physical Overexertion increase Disposition to Poliomyelitis?» Klin.Wchnschr.17: 699, 1938.(13) N.B.GUERRANT et R.A.DUTCHER: « The influence of Exercice on the Growing Rat in the Presence and Absence of Vitamin Bi.» Jour.Nutr, 20: 589, 1940.(14) W.L.AYCOCK: « Frequency of Poliomyelitis in Pregnancy.» New Eng.Med.J., 225: 405, 1941.(15) F.H.TOP: «Incidence of Poliomyelitis in Pregnancy.» Detroit Public Health Rep, comme cité par W.L.AYCOCK, New Eng.Med.J., 225: 405, 1941.(16) E.SHUTE: « Association of Deficiency of Vitamins B: and E during pregnancy.» Can.Med.Ass.J., 47: 350, 1942.(17) L.BRADDEN: « Beriberi in the Mediterranean Area.» Med.Res.Comm.Rep.38: p.55.(18) W.L.AYCOCK: «Tonsillectomy and Poliomyelitis.» 21: 65, 1942.(19) T.FRANCIS, Jr, C.E.KRILL, J.A.TOO- MEY et W.N.MACK: « Poliomyelitis following Tonsillectomy in five members of a Family.» J.A.M.A, 119: 1932, 1942.(20) J.F.KESSEL: « Poliomyelitis as Sequel of Tooth Extraction.» Personal Communication.(21) H.A.HOWE et D.BODIAN: Neural Mechanism in Poliomyelitis.New York Commonwealth Found, 1942.(22) A.GIRAULT et A.RICHARD: « Intoxication par l\u2019oxyde de carbone.» Presse Médicale, 30: 556, 1922.(23) R.W.GERARD: « Anoxia and Neural Metabolism.» Arch.Neurol.and Psychiat., 40: 985, 1938.(24) E.J.Van LIERE: Anoxic, its Effect on the Body.Univ.of Chicago Press, 1942.(25) H.W.KINNERSLEY et R.A.PETERS: « Carbohydrate Metabolism in B'rds.» Biochem.J.23: 1126, 1929.(26) A.ROSENBOHM: «Effect of Tissue Lactic Acid Concentration on Nerve Ce!l Proteolysis.» Biochem.Ztschr., 289: 279, 1936.(27) L.E.HOLT: Diseasc: of Infancy and Chld- hood.New-York, D.Appleton & Co., 1902, p.817.749 (28) H.PINKERTON et R.L.SWANK: « Recovery of Virus morphologically \u2018identical with Psittacosis from Vitamin-B: deficient Pigeons.» Proc.Soc.Exper.Biol.and Med., 45: 704, 1940.(29) MANSON: « Beriberi.» British Med., J., 2: 530, 1902.(30) K.HROLYV: « Poliomyelitis Epidemic in Greenland.» Can.Pub.Health J.décembre 1935.(31) J.D.ADAMSON, J.P.MOODY, A.F.W.PEART, R.A.SMILLIE, J.C.WILT et W.J.WOOD: « Poliomyelitis in the Arctic.» Can.Med.Ass.J., 61: 339, 1949.(32) W.J.McCORMICK: «Influence de la nutrition sur la fréquence des maladies infectieuses et leur taux de mortalité.» L\u2019Union Médicale du Canada, 76: 1287, 1947.(33) R.G.GREEN, W.E.CARLSON et C.A.EVANS: « Deficiency Disease of Foxes produced by feeding Fish, B: avitaminosis analogous to Wernicke\u2019s Disease in Man.» Jour.Nutr, 21: 243, 1941.(34) P.E.MOORE, H.D.KRUSE, F.F.TISDALL et R.S.C.CORRIGAN: «Survey of Nutrition among Northern Manitoba Indians.» Can.Med.Ass.J., 54: 223, 1946.(35) C.FOSTER, J.H.JONES, W.HENLE et F.DORFMAN: « Effect of Vitamin-B Deficiency and restricted food intake on the Response of Mice to Lansing Strain of Poliomyelitis Virus.» J.Exper.Med.79: 221, 1944.(36) J.A.TOOMEY, W.O.FROHRING et W.S.TAKACS: « Vitamin-B Deficient Animals and Poliomyelitis.» Yale J.Biol.and Med., 15: 477, 1944, et 16: 784, 1944.(37) P.F.CLARK, H.A.WAISMAN, H.C.LICH- STEIN et E.S.JONES: «Influence of thiamine Deficiency in Macaca Mulatta on Susceptibility to Experimental Poliomyelitis.» Soc.Exper.Biol.and Med.58: 42, 1945.(38) H.M.WEAVER: « Resstance of Cotton Rats to Poliomyelitis Virus as influenced by Intake of Vitamins.» Am.J.Dis.Child., 72: 6, 1946.(39) C.BRAENDLI-WYSS: «Letter to the Editor regarding B Avitaminosis as a Disposing Factor in Poliomyelitis.» J.Am.Med.Ass, 135: 531, 1947. LUXATION RÉCIDIVANTE DE L'ÉPAULE Edgar LÉPINE, F.R.C.S.(C), Chirurgien orthopédiste à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur (Cartierville).Le but de cette brève présentation est de faire connaître la ligne de condu:te du serv.ce d\u2019orthopédie de Cartie: vilie dans les cas de luxation récidivante de l\u2019épauie et d\u2019exprimer nos préférences pour la technique de Bankart.Les différentes techniques opératoires concernant cette lésion et que l\u2019on peut lire résumées dans le traité d'orthopédie «Campbell\u2019s Operative Orthopaedic » ont été successivement pratiquées dans le se: vice d\u2019orthopédie de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.1° \u2014 Greffe osseuse servant de butée à la tête humérale (technique de Oudart).2° \u2014 Procédé plastique utilisant des tendons (technique de Nicolas).3° \u2014 Procédé plastique sur la capsule (technique de Putti-Platt, technique de Bankart).En revoyant les cas traités dans notre service par les différents chirurgiens depuis 1941, on peut dresser le tableau suivant: 39 cas opérés: 8 greffes osseuses, selon la technique de Oudart; 16 tendino-plasties selon la technique de Nicolas; 15 capsulorrhapies selon la technique de Bankart.La greffe osseuse a été mise de côté pour les deux raisons principales que voici: 1) la durée (trois mois) d\u2019immobilisation post-opératoire; 2) la nécessité de prélever un greffon tibial.La tendinoplastie de Nicolas, qui a été substituée a la greffe osseuse en 1943, a aussi été abandonnée, à cause de la fréquence des récidives.En effet, dans 16 cas ainsi traités, il y eut 4 récidives connues (25%); ceci correspond aux récentes statistiques telles que (36% ) publiées dans « The Journal of Bone and Joint Surgery » (British) de février 48, par Adams de Londres, Angleterre, dans une revue de 156 cas traités dans l\u2019armée anglaise durant la derrière guerre.et Raymond LANGEVIN, Résident.Depuis 1947, nous avons traité 15 cas par le procédé opératoire décrit par monsieur Ban- kart, procédé que nous avons modifié par l\u2019emploi de crampes métalliques.Bankart a utilisé les crampes comme moyen de fixation du bourrelet glénoïdien, il y a vingt ans, nous n\u2019avons cependant pas pu trouver dans la littérature pourquoi il ne les emploie plus, mais nous croyons qu\u2019avec elles le premier but de l'intervention, soit la fixation du bourrelet glénoïdien détaché au rebord antérieur de la glénoïde, est atteint d\u2019une façon satisfaisante.De plus, la technique devient beaucoup moins compliquée, si l\u2019on connaît la difficulté qui réside dans la suture de la brèche capsulaire, selon le procédé original de Bankart.Voici quelques détails au sujet de la technique elle-même.Nous employons l\u2019incision de Thompson et Henry en forme de J renversé, contournant d\u2019avant en arrière l\u2019extrémité externe de la clavicule jusqu\u2019à l\u2019acromion.On peut sectionner l\u2019extrémité de la coracoïde pour récliner en dedans les deux muscles qui s\u2019y attachent.Au moment de réparer la lésion capsulaire nous prenons soin de faire chevaucher les lambeaux de la capsule et du sous-capsu- laire, en maintenant le membre en position neutre ou en légère rotation interne, pour ne pas limiter indûment la rotation externe.Nous ne croyons pas nécessaire de suturer le lambeau capsulaire externe au bourrelet, comme le fait Bankart, ceci limitant trop la rotation externe.Nous utilisons une ou deux crampes, selon l'importance du décollement du bourrelet et selon le degré de déchirure capsulaire, pour fixer le premier au rebord préalablement avivé.Dans quinze cas opérés selon ce procédé depuis 1947 et dont le dernier remonte à six mois, LEPINE ET LANGEVIN: LUXATION RECIDIVANTE DE L'ÉPAULE nous n\u2019avons pas de récidive connue, après enquête par voie de correspondance ou de contrôle clinique.Nous savons l\u2019excellence des résultats quant à la stabilité et la mobilité.Cependant, cette période d\u2019observation post-opé- ratoire est encore trop courte pour quelques- uns de nos cas, pour nous permettre d\u2019insister sur ce point.Mais nous nous croyons justifiés d\u2019affirmer que cette technique est sûre par le fait que nous réparons la lésion causale d\u2019une façon adéquate avec un minimum de difficulté.Cette lésion que l\u2019on trouve décrite pour la première fois dans les Bulletins de la Société Anatomique de Paris, 5e série, tome 4, 312, 1890, nous l\u2019avons trouvée dans 13 cas sur 15.Elle consiste en un décollement du bourrelet glénoïdien du rebord de la cavité glénoïde, avec ou sans déchirure de la capsule adjacente et avec ou sans décollement du périoste en dedans, en avant du col de l\u2019omoplate.Le défaut osseux de la surface postérieure de la tête humérale, reconnu pour une cause de luxation récidivante, n\u2019a pas été recherché d\u2019une façon systématique soit par radiographie ou au cours de l'intervention.Cependant, une radiographie prise en rotation interne à 60° environ, a certainement son utilité comme.renseignement pré-opératoire.Il n\u2019y a toutefois pas d\u2019intérêt pour le malade, comme le dit Bankart « à étendre la dissection au cours de l\u2019intervention pour visualiser ce défaut de la tête».Dans l\u2019ensemble, nous suivons les trois principes suivants; 1° \u2014 Si le décollement du bourrelet avec déchirure capsulaire existe ou plutôt est trouvé à l\u2019opération, ce décollement doit être suturé ou fixé.2° \u2014 Qu'il y ait défaut capsulaire ou non, la rotation externe doit rester limitée.751 3° \u2014 Plus le défaut osseux de la surface postérieure de la téte humérale est important, plus la rotation externe doit-être limitée et contrôlée.Nous avons l'impression que la technique telle que nous la pratiquons répond bien à ces principes.A la suite d\u2019Osmond-Clark de Londres « nous ne prétendons pas que cette technique est la seule qui soit efficace, mais il nous apparait bien clair que toute opération qui donne le résultat le plus persistant, le résultat le plus satisfaisant, doit avoir pour but de constituer un obstacle au déplacement de la tête en avant de la cavité.» Dans tous les cas de luxation récidivante vus et traités à Cartierville, on trouve une histoire de luxation traumatique au début.Il appert que cette première luxation une fois réduite est imparfaitement immobilisée et pour quelques Jours seulement.Nous nous permettons d\u2019insister ici sur la nécessité d\u2019immobiliser le membre au thorax pour une période de quatre semaines environ, après toute luxation traumatique de l\u2019épaule si l\u2019on veut éviter la luxation récidivante.BIBLIOGRAPHIE Campbells Operative Orthopaedic.Vol.I, p.154; Vol.I, p.319.Mosby, édit., 1949.A.S.BANKART et BLUNDELL: British Medical Journal, 2: 11, 1932.A.S.BANKART et BLUNDELL: British Journal of Surgery, 26: 23, 1938.C.ADAMS: The Journal of Bone and Joint Surgery, 30 B: 26 (février) 1948.O.CLARK: The Journal of Bone and Joint Surgery, 30 B: 19 (février) 1948. CONSIDÉRATIONS SUR LE CANCER DU CORPS UTÉRIN * Jacques BLAGDON ! De tous les cancers de l'organisme, celui du corps utérin est un des plus favorables.La variété rencontrée le plus fréquemment est l\u2019adénocarcinome.Protégé par la musculature utérine, l\u2019épithélioma s\u2019étend d\u2019une façon plus lente et les métastases sont tardives.Ces deux facteurs sont pour le gynécologue d\u2019une aide très précieuse et gratifient les patientes atteintes par ce néoplasme d\u2019un pourcentage de survie impressionnant.Ici, comme dans tous les cancers, la question du diagnostic précoce a une importance primordiale.Toute patiente, quel que soit son âge, accusant des pertes sanguines, même très peu abondantes et de courte durée, doit avoir un bilan gynéco'ogique complet; en d\u2019autres termes, il faut toujours avoir présent à l\u2019esprit le vieil axiome suivant: «'Toute personne, se présentant à la consultation avec une histoire d\u2019hémorragie, doit être considérée comme porteuse d\u2019un épithélioma et, lorsqu\u2019après avoir épuisé tous les moyens de diagnostic on ne peut mettre en évidence le cancer, c\u2019est alors que l\u2019on recherchera une autre cause à l\u2019explication du syndrome génital dont il s\u2019agit.» La question de l\u2019étiologie du cancer de l\u2019endomètre est un sujet de grande actualité mais malheureusement non encore résolue.Les théories ralliant le plus de suffrages sont celles qui prétendent que le fibrome et l\u2019hyperplasie de l\u2019endomètre d\u2019origine hyper-œstrogénique seraient les causes favorisant le développement de l\u2019adénocarcinome.Cependant, si l\u2019on consi- ère le nombre de patientes qui sont opérées pour fibromes sans que l\u2019endomètre ne démontre aucune néoplasie et si l\u2019on constate que, malgré le nombre imposant de cas d\u2019hyperplasie, rares sont ceux qui reviennent plus tard * Travail du service de Gynécologie de l\u2019hôpital Notre-Dame \u2014 Prof.L.Gérin-Lajoie, chef de service.1.Ex-résident du service de Gynécologie de l\u2019hôpital Notre-Dame.Assistant-résident dans le département de gynécologie et d\u2019obstétrique à l'hôpital Jefferson, de Philadelphie.pour adénocarcinome, ces théories laissent daus notre esprit une forte impression de doute.La théorie de l\u2019hyperplasie doit tout de même retenir notre attention.S\u2019il est généralement admis que l\u2019hyperplasie se développant au cours de la vie génitale est sans importance et que ces malades guérissent le plus souvent par un simple curettage, il n\u2019en n\u2019est pas de même de l\u2019hyperplasie se développant aux environs de la ménopause ou après celle-ci.Cros- sen et Crossen soulignent avec emphase la relation hyperplasie-adénocarcinome.Ils citent quelques cas de patientes ayant eu un curettage dont les débris se sont révélés hyperplasiques.Un an plus tard ces mêmes malades revenaient pour un second curettage et cette fois il s\u2019agissait d\u2019un adénocarcinome.Les opinions des auteurs modernes sont partagées quant à la fréquence de la relation hyperplasie-adénocarcinome.Bien plus, selon plusieurs, la présence de l\u2019hyperplasie après la ménopause ou aux environs de celle-ci ne serait pas si fréquente.Evidemment, il est généralement admis qu\u2019il y a toujours hyperplasie quand il y a présence concomitante d\u2019une tumeur de la granulosa par exemple, mais en l\u2019absence de tumeur féminisante, il y a controverse.Sur 804 cas d\u2019hyperplasie rapportés par Novak et Yui seulement 40 de ces malades étaient en ménopause.Taylor, de l\u2019hôpital Roosevelt, à suivi 85 patientes chez lesquelles un diagnostic d\u2019hyperplasie avait été porté.Sur ce nombre imposant, seulement deux, plus tard, ont développé un cancer de l\u2019endomètre.Si le point de vue étiologique est encore confus, il en est de même du point de vue sympto- matologique.En effet, le cancer du corps de l\u2019utérus n\u2019offre aucun signe caractéristique.Les pertes sanguines continuelles ou intermittentes, les hémorragies excessives, les écoulements séro-sangu'nolents peuvent faire partie du tableau symptomatologique de nombreux états pathologiques en gynécologie.Les sen- BLAGDON : CONSIDÉRATIONS SUR LE CANCER DU CORPS UTÉRIN sations de lourdeur et de tiraillements sont également rencontrées dans bien d\u2019autres maladies.Quant à l\u2019élément douleur il est le plus souvent absent, ne faisant son apparition que dans les phases tardives de la maladie.Les pertes « d\u2019eau rouille » sont cependant à retenir; il semble que ce symptôme soit le plus régulièrement observé.Il faut cependant toujours être très prudent avec les patientes en pleine ménopause ou aux environs de celle-ci qui n\u2019offrent comme signe clinique que l\u2019irrégularité menstruelle ou de légères pertes sanguines de temps à autre et ne pas attribuer ce symptôme aux variations hormonales qui se produisent invariablement à cet âge.Bien souvent en faisant le bilan gynécologique de ces malades trouvera-t-on un cancer du corps au début.Il ne faudrait pas non plus se fier au volume de l\u2019utérus.Celui-ci, dans bien des cas, est de volume normal ou très légèrement augmenté; d\u2019autre part, la présence d\u2019un myome ne doit pas nous enlever de l'esprit la possibilité d\u2019un adénocarcinome concomitant.I\u2019association des deux se rencontrent et c\u2019est avec raison que, dans plusieurs cliniques de gynécologie, toutes les patientes porteuses de myomes ont un curettage pré-opératoire de routine.Il ne faudrait pas enfin se laisser influencer par l\u2019âge de la malade.S'il est vrai que le cancer de l\u2019endomètre se rencontre surtout après la cinquantaine, certaines malades jeunes en sont également atteintes.Sur 92 cas de cancer du corps de l\u2019utérus traités à l\u2019hôpital Notre-Dame de 1942 à 1949, cinq de ces malades étaient dans la vingtaine, soit 55% et huit étaient dans la trentaine, soit 8,2%.Comme on le constate, les signes cliniques dans le cancer du corps de l\u2019utérus sont vagues, imprécis.Ils varient avec chaque malade.Ils ne permettent pas de porter un diagnostic précis.Certains moyens adjuvants peuvent aider, mais les uns sont imprudents à utiliser et les autres non satisfaisants.L\u2019hystérographie en effet.si on la pratique, donnera bien une image 753 suggestive, mais cet examen n\u2019est pas à recommander si on a le moindre doute d\u2019une néoplasie possible à cause de la possibilité du transport de cellules cancéreuses dans les trompes et dans la cavité abdominale par la substance opaque.Quant au test de Papanicolaou, il est à mon avis insuffisant dans le diagnostic du cancer et ce serait une grave erreur que de s\u2019y fier uniquement pour confirmer où infirmer la néoplasie.Ce qu\u2019il y a de malheureux dans ce test ce sont les rapports négatifs alors que des biopsies subséquentes reviennent positives.Cet état de choses laisse trop souvent le clinicien dans un état de doute et de fausse sécurité.La seule façon d\u2019être certain d\u2019une néoplasie de l\u2019endomètre, c\u2019est par un curettage utérin complet suivi de l\u2019examen microscopique.Trois armes sont à notre disposition pour traiter le cancer du corps de l\u2019utérus: ce sont le radium, la radiothérapie et la chirurgie.La chirurgie seule donnera d\u2019excellents résultats dans certains cas favorables où la lésion est au tout début, mais bien souvent elle est insuffisante par elle-même.Le radium seul également ne suffit pas pour guérir le cancer de l\u2019endomètre dans au moins 55% des cas.Sur 46 cas de cancer du corps utérin traités par radiumthérapie et chirurgie, Donavan et Warren rapportent qu\u2019ils ont trouvé la présence de cellules cancéreuses dans 41 de ces utérus.Corscaden, dans 70 cas traités de la même façon, a retrouvé des cellules néoplasiques dans 51 cas.Des rapports de ce genre abondent dans la littérature et nous forcent à conclure que pour traiter le cancer du corps de l\u2019utérus d\u2019une façon adéquate, il faut se servir et du radium et de la chirurgie.La radiothérapie également est très utile mais la plupart des auteurs modernes ne sont pas d\u2019accord quant au moment de son emploi.Certains ne s\u2019en servent qu\u2019après le temps opératoire, d\u2019autres l\u2019utilisent à la place du radium; d\u2019autres enfin ne s\u2019en servent que dans les cas ou la chirurgie est impossible.Présentement, les meilleurs résultats proviennent des cliniques de gynécologie qui ont adopté comme plan de traitement l\u2019application de radium suivi de l\u2019hystérectomie totale et de la sal- 754 pingo-oophorectomie double, le temps opératoire prenant place 4 à 6 semaines après l\u2019application de radium.Dans cet article, je discute évidemment des malades opérables.Le radium chez ces dernières prépare bien à l\u2019acte opératoire.Il ag:t dans un double sens.Sous son action, il se produit une destruction progressive de la cellule cancéreuse: le noyau de celle-ci se fragmente, devient granuleux, vacuolaire, et bientôt la cellule meurt.Quant au stroma, le radium agit sur ce dernier comme un irritant, une substance toxique.Sous l\u2019effet de la radiation il se produit une réaction inflammatoire intense avec présence de lymphocytes, plasmocytes, polynucléaires avec, comme effet consécutif, une fibrose marquée.Les vaisseaux et lymphatiques du stroma sont également atteints et subissent des phénomènes d\u2019endartérite avec disparition partielle ou totale de leur lumière.Enfin, le radium détruisant toute activité bactérienne possible, prépare favorablement le terrain à l\u2019acte opératoire.Le traitement chirurgical consistera dans I'hystérectomie totale et dans la salpingo- oophorectomie double.Deux détails sont à souligner.Avant la laparotomie, l\u2019orifice cervical sera fermé à l\u2019aide de quelques points puis aussitôt l\u2019abdomen ouvert, avant de faire toute manipulation sur l\u2019uté:us ou les annexes, on ligaturera les deux trompes à leurs extrémités.Ces deux manœuvres ont pour but d\u2019empêcher le passage de cellules néoplasiques dans le vagin et la cavité abdominale.STATISTIQUES DU SERVICE DE GYNÉCOLOGIE DB L'HÔPITAL NOTRE-DAME?À l'hôpital Notre-Dame de 1942 à 1949, 92 cas de cancer du corps utérin ont été traités.Cinq de ces malades étaient dans la vingtaine soit 55%.Huit étaient dans la trentaine soit 8,2%.Ving-cinq étaient dans la quarantaine soit 28,1%.Les autres, qui représentent 58,2% 2.Je remercie les membres du service de gynécologie de l\u2019hôpital Notre-Dame ainsi que le docteur L.-C.Simard, directeur du Centre Anticancéreux, pour m\u2019avoir permis de consulter leurs dossiers.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuULzETIN A.MLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 avaient cinquante ans et plus.Sur ces 92 cas, 34 peuvent être discutés quant au point de vue de survie de cinq ans.Ces 34 malades représentent celles qui furent traitées de 1942 à 1945.Sur ce groupe de 34 malades, 21 sont encore vivantes, ce qui donne un pourcentage de survie de 61,7%.Ces malades n\u2019ont pas tous eu le même traitement.Un premier groupe n\u2019a été traïté que par radiumthérapie.Un second groupe a été traité par radium et radiothérapie.Un troisième groupe n\u2019a reçu que de la radiothérapie.Enfin, un quatrième groupe, que je désignerai sous le nom de groupe chirurgical, comprend les malades qui ont subi une hystérectomie totale, certaines d\u2019entre elles ayant reçu en plus soit du radium pré-opératoire soit de la radiothérapie post-opératoire ou soit les deux traitements par radiation.Le pourcentage de survie varie énormément selon le traitement donné.Cependant il faut considérer que, dans les trois premiers groupes, certaines malades étaient inopérables, présentant des signes cliniques évidents de métastases.Vivantes Cas Traitement en 1950 % ler groupe 4 radium 2 50 % 2e groupe 7 radium et rayons X 3 42 8% 3e groupe 3 rayons X 1 33.3% 4e groupe 20 groupe chirurgical 14 70 % Le pourcentage de survie de 70% dans le groupe chirurgical est impressionnant et encourageant.Ce pourcentage se compare avec celui des autres cliniques de gynécologie.(Corscaden, 729%.Arneson, 79%.Miller et Handerson, 77%.Heyman, 61,9%).Deux cliniques de gynécologie, celle de Scheffey (Jefferson Hospital of Philadelphia) et celle de Hundley et Diggs (University of Maryland) ont récemment publié des statistiques de 91,4% et 84,4% de survie après cinq ans.La raison de ce pourcentage élevé réside, je crois, dans le fait que ces cliniques ont adopté « un plan de traitement » pour tous les malades opérables.Dans ces cliniques même si la lésion est au tout début, on pratique d\u2019a- BLAGDON : CONSIDÉRATIONS SUR LE CANCER DU CORPS UTÉRIN bord une application de radium (5000 mg.heure).Puis, quatre à six semaines après, on procède à l\u2019hystérectomie totale et à la sal- pingo-oophorectomie double.Ils ne se servent jamais de radiothérapie ni avant ni après l\u2019acte opératoire.Résumé et conclusion.1 \u2014 La question de l\u2019étiologie, de la symptomatologie et des moyens de diagnostic du cancer de l\u2019endomètre est discutée.2 \u2014 Toujours rechercher le cancer chez une malade qui saigne, quel que soit l\u2019âge et la quantité de sang perdu.3 \u2014 La seule façon de mettre en évidence le cancer du corps de l'utérus c\u2019est par le curettage utérin complet suivi de l\u2019examen microscopique des débris.4 \u2014 Pour tous les cas opérables, même si la lésion est au tout début, toujours suivre un plan de traitement qui doit consister en une application de radium suivi de l\u2019hystérectomie totale et de la salpingo-oophorectomie double, quatre à six semaines plus tard.755 BIBLIOGRAPHIE 1.DONAVAN et WARREN: Surg., Obst.and Gynec., 74: 1106, 1942.2.J.A.CORSCADEN: J.4.M.A, 126: 11134, 1944.3.L.C.SCHEFFEY, D.M.FARRELL et G.A.HAHN: J.A.M.A, 127: 76, 1945.J.V.MEIGS: Am.J.Roentgenol., 57: 679, 1947.5.L.C.SHEFFEY, A.E.RAKOFF et J.HOFFMAN: Am.J.Obst.and Gynec.55: 453, 1948.6.W.BOYD: Text book of pathology.« The effect of radiation on tumors.» 7.CROSSEN et CROSSEN: Diseases of women.« Carcinoma, of the uterus.» 8.E.NOVAK et F.RUTLEDGE: Am.J.Obst.and Gynec., 55: 46, 1948.9.A.N.ARNESON: Am.J.Roentgenol.and Rad.Therapy, 36: 461, 1936.10.L.C.SHEFFEY, W.J.THUDIUM, D.M.FARRELL et G.A.HAHN: Am.J.Obst.and Gynec.,.52: 529, 1946.3: 11.J.V.MEIGS: «Vaginal smears.Practical application in diagnosis of cancer of the uterus.s.J.A.M.A, 133: 75 (11 juin) 1947.12.TeLINDE: Operative gynecology.« Carcinoma: of corpus uteri.» RECUEIL DE FAITS CÉPHALÉE ORBITO-FRONTALE ET OPHTALMOPLÉGIE PAR ANÉVRYSME CAROTIDIEN INTRACRÂNIEN Roma AMYOT, Chef du service de Neurologie, Hôpital Notre-Dame (Montréal).L'artériographie cérébrale est une méthode d\u2019exploration d\u2019une grande objectivité et très généralement d\u2019une innocuité certaine.Cette méthode qui visualise les vaisseaux cérébraux, artères et veines, est due à l\u2019inventivité et à l\u2019esprit réalisateur de Egaz Moniz, neurologiste portugais.Pendant plusieurs années, soit de 1926 jusqu\u2019à 1945-46, elle était un acte chirurgical comportant l\u2019incision de la peau et la dissection de la carotide dans laquelle on injectait la substance de contraste, soit au début de l\u2019iodure de soude, puis du thorotrast puis maintenant du diodrast en solution à 35%.Depuis quelques années, la méthode fermée, aveugle ou percutanée, s\u2019est répandue et a rendu ce procédé infiniment plus accessible à tous et surtout en a développé considérablement l\u2019usage.À tel point que tout service de neurologie doit maintenant pouvoir l\u2019utiliser de routine.De la sorte, à la pneumo-encéphalo- graphie, à la ventriculographie gazeuse, à l\u2019élec- tro-encéphalographie s\u2019ajoute, comme moyen d\u2019exploration intracrinienne complémentaire très objective, l\u2019artériographie cérébrale.Elle consiste à injecter rapidement, dans la carotide primitive, du diodrast à 35% et à radiographier rapidement le crâne au cours des trois derniers centimètres cubes des 10 cc que comporte l\u2019injection.Ainsi le réseau artériel sera surpris contenant la substance opaque aux rayons X; trois secondes plus tard un second film sera pris qui pourra illustrer le réseau veineux.Cette méthode peut objectiver des lésions expansives intra-crâniennes comme des hématomes, des tumeurs, des abcès.Dans cet ordre de choses, elle ne surpasse pas en général la valeur des explorations pneumo-encé- phalographiques et ventriculopathiques; elle ne peut que les compléter.Où elle se montre supérieure à elles c\u2019est quand il s\u2019agit d\u2019explorer le réseau vasculaire cérébral lui-même et d'y rechercher certaines anomalies soit congénitales soit acquises, comme angiome, télan- giectasie, hémangiome, obstruction embolique ou thrombosique, comme anévrysme cérébral.Et c\u2019est surtout grâce à l\u2019angiographie cérébrale que l\u2019on connaît maintenant la fréquence assez imposante de l\u2019anévrysme cérébral, son existence à tout âge, même chez l\u2019enfant et que l\u2019on a pu en établir la symptomatologie la plus courante.Ainsi en fut-il de l\u2019hémorragie sous-ara- chnoïdienne que l\u2019on avait bien attribuée, dans le passé, à l\u2019anévrysme mais d\u2019une façon occasionnelle.Aujourd\u2019hui, grâce aux renseignements fournis par l\u2019artériographie, on sait que ce type d\u2019hémorragie méningée, parfois céré- bro-méningée, est la conséquence habituelle de la rupture d\u2019un anévrysme intra-crânien, d\u2019un anévrysme soit de l\u2019hexagone de Willis ou de ses branches, soit de la carotide interne.Mais on peut trouver d\u2019autres phénomènes moins dramatiques et qui prennent beaucoup moins l'allure d\u2019une réelle complication d\u2019une telle lésion qui s\u2019était rupturée.Et ces phénomènes sont des signes et des symptômes neurologiques; ils intéressent tout particulièrement la fonction de certains nerfs crâniens et tout particulièrement des nerfs oculo-moteurs.Ils sont aussi les signes radiologiques qui tout en n\u2019étant pas spécifiques peuvent suggérer l\u2019anévrysme carotidien.Le plus souvent ces derniers indices se montrent au niveau de la selle turcique modifiant la morphologie des AMYOT: CÉPHALÉE ORBITO-FRONTALE apophyses clinoïdes, surtout postérieures, également des antérieures comme on le verra plus loin.Puis la petite aile du sphénoïde peut s\u2019éroder sous l'impulsion constante et rythmée de l\u2019anévrysme, donnant lieu à un aspect radiologique anormal, assez net cependant, et fournissant un autre signe de présomption d\u2019un anévrysme intra-crânien de la région de la fente sphénoïdale.Nous verrons plus loin qu\u2019une telle éventualité existe réellement et que son illustration peut servir d\u2019indice précieux si on l\u2019ajoute aux renseignements cliniques et au caractère évo- lutionnel du syndrome.Voyons donc maintenant un exemple assez démonstratif de tout cela.Observation L'histoire de cette malade de 52 ans est brève et sans complexité.La voici en quelques mots.Elle n\u2019a jamais eu de maladie importante.Depuis un an, elle éprouvait occasionnellement de la diplopie accompagnée d\u2019une légère ptose de la paupière supérieure gauche.Elle croit que la fatigue provoquait ce phénomène oculo-pal- pébral passager.Puis, vers le milieu d'octobre 1949, s\u2019installa une céphalée violente ressentie du côté gauche du crâne.Trois jours plus tard, s\u2019ajoutèrent des vomissements et apparut une paralysie du globe oculaire gauche couplée à une ptose de la paupière supérieure et à de la diplopie.Lorsque je l\u2019examinai, environ 15 jours plus tard, la céphalée persistait, à localisation fronto-pariétale gauche, les vomissements avaient cessé et je notai les signes oculaires suivants: ptose complète de la paupière supérieure gauche; ophtalmoplégie gauche portant sur tous les muscles et plus particulièrement sur le droit externe qui ne bougeait plus; une pupille gauche plus grande que la droite; un réflexe photo-moteur très diminué à gauche aussi bien par éclairage direct que par illumination de l\u2019œil droit.L\u2019acuité visuelle semblait normale et surtout 757 symétrique.Le fond de l\u2019œil était normal bila- téralement.Il n\u2019y avait pas d\u2019hémianopsie.La sensibilité des globes était intégralement conservée.Dès lors, un anévrysme intracrânien fut suspecté.La malade fut hospitalisée pour examens complémentaires comprenant: ponction lombaire, radiographie du crâne et artériographie intracränienne.La ponction lombaire ne révéla aucune anormalité.La radiographie du crâne montra des signes discrets, accessibles cependant à un œil exercé comme celui du Dr J.-L.Léger, et d\u2019un grand intérêt.Voici son rapport et je vous montrerai les clichés: « Rien à signaler aux os de la voûte du crâne, la glande pinéale n\u2019est pas calcifiée.Il existe un souminement de l\u2019apophyse cli- noïde antérieure à gauche (Fig.1).Il existe également une érosion de la petite aile gauche du sphénoïde tout près de son insertion.Cette érosion agrandit la moitié interne de la fente sphénoïdale (Fig.2).Le diagnostic d\u2019anévrysme au niveau du siphon carotidien gauche est fort plausible étant donné le souminement de l\u2019apophyse clinoïde antérieure et l\u2019érosion de la petite aile gauche du sphénoïde.Nous conseillons une artériographie.» Notre impression clinique était renforcée par les constatations radiographiques.Il faut ajouter que ces indices décelés méritent d\u2019être soulignés comme pouvant dépendre d\u2019un anévrysme de la région, mais qu\u2019ils ne sont pas spécifiques de cette lésion.Une artériographie fut effectuée dans le but d'apporter, si possible, une preuve incontestable.Nous disons « si possible » car un anévrysme, très rarement cependant, pourrait se trouver et ne pas révéler sa présence par l\u2019artériographie cérébrale.À tout évènement, nous avons demandé au Dr Claude Bertrand de procéder à une injection intra-carotidienne de Diodrast en vue de l\u2019artériographie.Voici le rapport du Dr J.-L.Léger: « L\u2019injection révèle la présence d\u2019un important anévrysme de l\u2019artère carotide in- 158 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buwerin AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 terne au niveau du coude antérieur du siphon.Il est situé du côté externe par rapport à la carotide.» (Fig.3 et 4) Nous vous ferons voir ces clichés qui sont une illustration parfaite d\u2019une telle lésion vasculaire.La preuve devenait dès lors incontestable.Que devions-nous conseiller comme traitement?Soit l\u2019exclusion de l\u2019anévrysme par ligature intracranienne ou la ligature extracréa- nienne de la carotide interne.En vue de quel objectif ce traitement?Surtout en vue de prévenir une complication sérieuse, trop souvent mortelle, de l\u2019anévrysme intracränien: l'hémorragie sous-arachnoïdien- Fig.1.\u2014 Souminement de l\u2019apophyse clinoïde antérieure à gauche.ne, parfois l\u2019hémorragie cérébro-méningée, par rupture du fuseau ou du sac anévrysmal, beaucoup plus que pour faire régresser les accidents - de paralysie oculo-motrice comme on les trouvait dans notre cas.Notre malade fut donc confiée du Dr Claude Bertrand qui jugea, vu la situation de l\u2019ané- viysme, d\u2019effectuer une ligature extracranienne de la carotide interne.Ce genre d\u2019opération moins radical abaisse la circulation sanguine dans le segment anévrysmal et d\u2019autant la pression intra-artérielle et de ce fait concourt à prévenir la rupture.Mais encore faut-il agir avec grande précaution et par gradation; une ligature d\u2019emblée de la carotide interne pourrait, surtout chez un sujet d\u2019un certain Âge, déclencher une encé- phalomalacie par thrombose; l\u2019accident a été observé assez fréquemment pour la craindre avec raison.Aussi le Dr C.Bertrand exigea- t-il, comme mesure pré-opératoire et pour éprouver la tolérance du cerveau gauche à des arrêts passagers de circulation carotidienne, que l'on exerçat une compression digitale sur la carotide, deux fois par jour, pendant une semaine.Aucun incident notable ne s\u2019étant produit, il opéra d\u2019abord une ligature partielle de la carotide interne puis il la rendit totale deux jours plus tard.Auparavant, il avait exécuté une aitériographie intracrânienne à droite, afin de se rendre compte du degré de communication sanguine entre les régimes artériels Fig.2.\u2014 Erosion de la fente sphénoïdale gauche.droit et gauche et de la suppléance que le cerveau droit pouvait apporter au cerveau gauche une fois privé de sa circulation carotidien- ne.T'out se passa sans incident.La malade quitta l\u2019hôpital 14 jours après l\u2019opération.La céphalée p:é-existante montra une régression importante quelques jours avant le congé; la ptose était presque totalement disparue, les mouvements oculaires se faisaient bien dans les directions de la contraction des muscles innervés par le moteur oculaire commun, seule persistait encore la paralysie du droit externe innervé par le 6e nerf crânien (moteur oculaire externe).RSI AMYOT: CÉPHALÉE ORBITO-FRONTALE * * * Les anévrysmes intracrâniens sont connus depuis longtemps, les investigations nécropsi- ques les avaient mis en lumière.Ils siègent presque toujours sur le réseau de l'hexagone de Willis ou sur ses branches primitives, sur la carotide interne et, dans presque les 34 des cas, sur la moitié antérieure de '\u2019hexagone.On admet que leur origine est le plus souvent congénitale, et qu\u2019ils se développent alors aux points de bifurcation artérielle.Fig.3.\u2014 Artériographie cérébrale.Incidence antéro- postérieure.Anévrysme carotidien intracranien, a gauche.Depuis l\u2019usage de l\u2019artériographie cérébrale, on est généralement d\u2019opinion que la très grande majorité des hémorragies sous-arachnoï- diennes est due à une rupture d\u2019un anévrysme intracrânien, le plus souvent de genèse congénitale, parfois d\u2019origine artério-scléreuse, dans d\u2019autres cas par embolie infectieuse et artérite segmentaire.L\u2019angiographie cérébrale a également placé l\u2019anévrysme intracrânien à un rang d\u2019importance dans l\u2019étiologie des paralysies oculo-mo- trices et plus particulièrement de la paralysie de la 3e paire.Quand cet accident se produit ~clon des conjonctures comme celles qui furent observées chez notre malade, la clinique seule 759 peut déclarer l'intervention d\u2019un anévrysme intracranien.L\u2019érosion de la fente sphénoïdale et de la face externe de la selle turcique, la paralysie du moteur oculaire commun et du moteur oculaire externe, l\u2019atteinte du trijumeau, peuvent être causées par un anévrysme de la carotide interne intracrânienne dans le sinus caverneux ou à sa proximité immédiate.Un tel syu- drome s\u2019apparente au syndrome de la fente sphénoïdale de Rochon-Dervigneaud ou même Fig.4.\u2014 Artériographie cérébrale, Incidence latérale.Anévrysme carotidien intracrânien au niveau du siphon.à celui de la paroi externe du sinus caverneux.(Pluvinage).Notre cas illustre bien une telle situation de l\u2019anévrysme carotidien établi par l\u2019observation clinique, par l\u2019investigation de la radiographie simple du crâne, complétées par l\u2019artériographie.Bramwell, cité par Jaeger, affirmait dès 1933 qu\u2019une paralysie oculaiie périodique et la migraine ophtalmoplégique de Charcot étaient probablement toujours, ou presque toujours, des syndromes d\u2019origine vasculaire dus à une compression sur le nerf oculaire moteur, soit par un anévrysme fissuré, soit par un anévrysme intact ou encore par une artére anormalement située, cet anévrysme et cette artère étant 760 distendus temporairement par une variation vaso-motrice passagère.Au cours d\u2019une communication récente à la « Philadelphia Neurological Society », Alpers et J.J.Ryan rapportaient que leur expérience de 60 cas vérifiés d\u2019anévrysme intracrânien leur permettait d\u2019affirmer que l\u2019anamnèse d\u2019accès répétés de céphalée habituellement unilatérale, de localisation supraorbitaire et frontale, que l\u2019installation progressive du syndrome d\u2019une paralysie des nerfs oculo-moteurs associée à une céphalée orbito-frontale devaient incliner à ce diagnostic d\u2019un anévrysme intracrânien.De telles opinions confirmées par la majorité des auteurs, porte naturellement à envisager l\u2019indice de fréquence de l\u2019anévrysme dans la production de la migraine.En ce qui concerne la migraine ophtalmoplégique, même Wolff qui est pour le moins réservé sur les rapports de l\u2019anévrysme et de la migraine, croit que le syndrome combiné peut être la conséquence de l\u2019action d\u2019un anévrysme intracrânien.Et plus particulièrement, soit la paralysie oculaire périodique seule, soit la céphalée orbitaire ou fronto-orbitaire précédant, accompagnant l\u2019ophtalmoplégie ou même parfois lui succédant, sont l\u2019effet de l\u2019anévrysme carotidien immédiatement avant sa bifurcation en cérébrale antérieure et cérébrale moyenne.La paralysie oculaire intéresse surtout la troisième paire, elle peut aussi impliquer le sixième nerf crânien ; elle peut être périodique et durer quelques semaines, régresser et disparaître pendant quelques semaines et mêmes des mois (Jeager).Mais alors la migraine simple?Quels pourraient être ses rapports avec l\u2019anévrysme in- tra-cranien?Ici les avis sont partagés et nous pourrons ajouter que méme les auteurs qui reconnaissent un rapport de cause à effet entre l\u2019anévrysme et la migraine sont moins catégoriques et moins convaincants.Dandy, Buerki, Rowbotham, Fearnsides, Magee, Critchley et Ferguson, Goldflam, Adie croient vraisemblable l\u2019efficience d\u2019un ané- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutemix A.MLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 vrysme intra-crânien dans la production de crises migraineuses.D\u2019autre part, Jefferson, Richardson et Hyland, Wolff ne sont pas d\u2019avis que l\u2019on doive attribuer à la présence d\u2019un anévrysme l'apparition de crises migraineuses typiques, surtout si elles ont duré pendant plusieurs années, alternant la douleur d\u2019un côté à l\u2019autre du crâne.Mais quels seraient les motifs qui peuvent rendre plausible l\u2019étiologie anévrysmale de la migraine?C\u2019est que, selon Wolff d\u2019après les compilations de Goldflam, de Richardson et Hyland, de Magee et des siennes propres, la migraine ou des accès périodiques de céphalée ont été observés dans le passé de sujets à hémorragie sub-arachnoïdienne par rupture d\u2019anévrysme, dans une proportion de 16 à 41%.D'autre part, l\u2019indice de fréquence de la migraine dans la population en général serait de 8%.Sans doute, à priori, un tel décalage dans ces deux indices porterait à accepter l\u2019étiologie de l\u2019anévrysme chez un nombre important de migraineux.Mais Wolff se refuse à accepter une telle conception et explique un tel rapport par un mécanisme inverse, les crises vaso-mo- trices de la migraine amenant des modifications structurales des parois artérielles et favorisant de cette façon la formation d\u2019anévrysmes sur des artères déjà congénitalement apla- siques.Cette question de corrélation entre anévrysme intra-crânien et migraine est loin d\u2019être résolue; on peut affirmer qu\u2019il est possible que certaines migraines soient l\u2019effet de l\u2019action d\u2019un anévrysme intra-crânien.À tout événement, les observations de Frankel et de Bayley, cité par Frankel, démontrent qu'un changement important dans la nature et le caractère, dans la sévérité et la fréquence de la céphalée, surtout si s\u2019y ajoutent des signes d\u2019atteinte des nerfs oculo-moteurs, doit faire suspecter la présence d\u2019un anévrysme qui se dilate, grossit par fissure et hémorragie circonscrite, ou même en définitive se rupture.Ce phénomène surajouté est venu compliquer l\u2019évolution d\u2019un processus migraineux qui préexistait.Sans doute, des artériographies cérébrales BOURQUE ET BRAULT: LES HYDRONÉPHROSES systématiquement effectuées chez les migraineux pourraient encore mieux nous éclairer sur le taux de conjonction entre l\u2019anévrysme intracrânien et la migraine ou les céphalées périodiques.; BIBLIOGRAPHIE Roger PLUVINAGE: « Etude anatomique des anévrysmes cérébraux.» La Semaine des Hôpitaux de Paris, 25: 2671 (30 août) 1949.J.JEAGER: « Aneurysm of intracranial carotid artery.» J.A.M.A.142: 304 (4 fév.) 1950.761 Kolman FRANKELL: «Relation of migraine to cerebral aneurysm.» Arch.Neur.Psy.63: 195 (février) 1950.H.H.HYLAND: «Prognosis in spontaneous sub- arachnoid hemorrage.» Arch.Neur.Psy.63: 61 (janvier) 1950.Harold G.WOLFF: Headache and other head pain.Oxford University Press, édit., New-York, 1948.Bernard J.ALFERS et James J.RYAN: « Aneurysm of the internal carotid artery with normal arter- iogram.Report of two cases.» Philadelphia Neurological Society.Arch.Neur.Psy., 62: 520 (oct.) 1949 et (avril) 1947.LES HYDRONÉPHROSES À SYMPTOMATOLOGIE GASTRO-INTESTINALE ! J.-P.BOURQUE, F.R.C.S.(C.), F.A.C.S., F.I.C.S., Professeur Agrégé d\u2019Urologie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, Chef de Service en Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu; et | J.-P.BRAULT, Résident dans le Service d\u2019Urologie à l\u2019Hôtel-Dieu.L\u2019hydronéphrose est certainement une des affections chirurgicales du rein les plus fréquentes.Toutefois, même aujourd\u2019hui, cette affection est une dont le diagnostic est souvent méconnu surtout dans les débuts.Nous savons tous a quel point la pathogénie de cette entité pathologique a été discutée depuis des années, mais malheureusement ce problème n\u2019est pas complètement résolu; aussi nous n\u2019avons pas l\u2019intention de la discuter ici.Deepuis le Congrès de la Société Internationale de Chirurgie tenu à Madrid en 1930, où le sujet a été discuté longuement, une multitude d\u2019articles s\u2019attaquant à l\u2019aspect urinaire et aux divers symptômes de cette affection ont été écrits.Nous sommes donc tous familiers avec la symptomatologie habituelle de l\u2019hydronéphrose.Par contre, les troubles gastro-intestinaux sont moins souvent mentionnés qu\u2019ils le de- 1.Travail du Service d\u2019Urologie à l'Hôtel-Dieu.vraient dans la symptomatologie de cette affection.À notre avis, ils constituent un symptôme fréquent et important qui est trop souvent négligé, d\u2019autant plus que c\u2019est souvent le symptôme d\u2019alarme des hydronéphroses qui débutent.En fait, nous avons tous et très souvent, en interrogeant des malades qui présentaient une hydronéphrose, constaté dans l\u2019histoire de la maladie de ces sujets des ennuis relatifs à la digestion, au mauvais fonctionnement de l\u2019intestin.Trop souvent aussi, ces malades ont été traités comme des gastro-intestinaux, sans amélioration.En fait, plusieurs autres affections rénales peuvent donner des troubles digestifs réflexes.Mais nous croyons que l\u2019hydronéphrose tient le premier plan.Bien souvent, ces troubles digestifs, flous, mal identifiés, qui restent négatifs à toutes les explorations cliniques et radiologiques, sont souvent la première manifestation subjective des hydronéphroses.Il faut donc les connaître de façon à poser le diagnos- 762 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuzeriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 tic précocement, car la thérapeutique chirurgicale ou autre nous permettra d\u2019être beaucoup plus conservateur et d'éviter un grand nombre de néphrectomies.La plupart des troubles gastro-intestinaux rencontrés chez les malades porteurs d\u2019hydronéphroses sont des nausées ou des états nauséeux, des vomissements, du ballonnement, des douleurs abdominales mal définies, des malaises gastriques qui vont parfois même jusqu\u2019à simuler la symptomatologie de l\u2019ulcus, de la cholécystite, ete.Tous ces symptômes gastro-intestinaux, l\u2019anatomie et la physiologie peuvent nous les expliquer.En fait, le rein droit en position normale est en relation très intime avec la deuxième portion du duodénum.Plus précisément, le bassinet et la moitié interne de la face antérieure du pôle inférieur du rein droit sont recouverts par le péritoine et, par l\u2019intermédiaire de celui-ci, sont en contact quasi direct avec la deuxième portion du duodénum.Ceci explique donc assez facilement que s\u2019il v a dilatation du bassinet ou réaction de celui-ci, il puisse y avoir répercussion sur le duodénum par voisinage, à la suite de poussées inflammatoires.Très souvent, aussi, 1l se formera des brides reliant le rein ou le bassinet et le péritoine qui recouvre la deuxième portion du duodénum.Celles-ci sont souvent la cause de coudures duodénales par traction, quand le rein est ptosé, et ces conditions seront beaucoup plus marquées quand le sujet sera en position debout.Ces formations pathologiques qu\u2019on rencontre souvent au cours des interventions sur le rein droit, expliquent bien le point d\u2019origine rénale des troubles digestifs manifestés par ces malades surtout en position debout.D'ailleurs, les troubles disparaissent à peu près en position horizontale, car le rein, rentrant dans sa loge, n'occasionne plus de tiraillements à ce niveau.Autre point important, le rein, l\u2019estomac, tout le tube digestif jusqu\u2019à la moitié gauche du côlon transverse, le foie, le pancréas ainsi que la rate et les surrénales ont une innervation commune; le vague et les splanchniques \u2014 grands, petits et inférieurs \u2014 avec, comme centre de relai, le plexus solaire (« celiac plexus » des auteurs anglais).Ce plexus solaire, plaqué sur l\u2019aorte dans la région du tronc cœliaque, de la mésentérique supérieure et des rénales, est formé d\u2019un lacis de fibres nerveuses denses parmi lesquelles on peut dist'nguer de chaque côté, trois masses ganglionnaires bien individualisées: le ganglion semi-lunaire, le ganglion aortico-mésentérique supérieur et le ganglion aortico-rénal.Chacun de ces ganglions reçoit une innervation propre.Ainsi le grand splanchnique fournit d\u2019abord et surtout le semi-lunaire et n\u2019envoie que quelques filets au ganglion aortico-mésentérique supérieur.Le splanchnique donne à ce dernier la majeure partie de ses fibres et quelques-unes au ganglion aortico-rénal.C\u2019est ce ganglion et les filets qui l\u2019accompagnent qui forment, avec de fins rameaux des deux premiers ganglions lombaires, le plexus rénal! Quant au vague, qui aborde le ganglion semi-lunaire par sa corne interne, ses fibres traversent le plexus solaire sans s\u2019y arrêter, alors que pour le sympathique c\u2019est le contraire: les cellules des fibres post-ganglion- naires des splanchniques se trouvent dans le plexus solaire.Cette promiseuité nerveuse éve'lle à elle seule l\u2019idée d\u2019interrelation entre les divisions du système végétatif d\u2019une part et, d'autre part, l\u2019idée d\u2019interdépendance des viscères abdominaux.La notion du réflexe médullaire ou du réflexe d\u2019axone utilisant les courts trajets du sympathique (échelonnés le long de la chaîne latéro-vertébrale de D6 a L2 inclusivement) ou la longue voie du pneumogastrique justifie et explique I'hypothese.Or, la clinique nous en prouve le bien fondé.Ceci étant démontré, il est donc très facile de constater, comme l\u2019ont montré Davis et O\u2019Neil, que l\u2019innervation sympathique du rein et du tube digestif ont beaucoup de points communs.D'ailleurs, pour s\u2019en rendre compte.il suffit de se rappeler les nausées, les vomissements.ete, occasionnés par une crise de gramme eee DST BOURQUE ET BRAULT: LES HYDRONÉPHROSES colique néphrétique ou urété: ale.Il va done de soi que des tractions sur ces filets nerveux qui passent au niveau du pédicule rénal, lesquelles tractions occasionnées soit par une ptose du rein ou encore par une dilatation du bassinet, peuvent amener des douleurs réflexes et des ennu\u2019s du côté digestif.Ceci, comme dans le cas des tractions du duodénum par brides, est tellement vrai, que la plupart de ces malades qui présentent des troubles digestifs dus à une ptose rénale ou à une petite hydronéphrose, voient ces ennuis disparaître complètement ou à peu près, dès qu\u2019ils sont en décubitus dorsal, c\u2019est-à-dire en horizontal.Dans cette position, le rein remonte dans sa loge, le drainage se fat mieux, le bassinet se vide et 11 n\u2019y a plus aucune traction ou irritation des filets nerveux.Plusieurs auteurs ont rapporté ce genre d\u2019observations et parmi celles-ci, nous avons les cas de Sher- win, Roskey, Stiller, Konster, Scholl, Ver- brugge.Davis, O'Neil.Mercier, Vézina, Bé- dard, Marion, Gauthier, Clavel, etc.Nous n\u2019avons done pas la prétention d\u2019a- menrr quelque chose de nouveau à la question.mas nous voulons tout simplement attirer l'attention du médecin sur la possibilité de la ptose rénale et de l\u2019hydronéphrose comme cause de troubles digestifs, car nous voyons encore malheureusement tron de malades présentant des hydronéphroses qui ont été opérés au préalable, sans exploration rénale, pour appendicite, cholécystite et autres syndromes digestifs.Nous avons inclus quelques observations qui illustrent bien ce que nous venons d\u2019avancer.Observation 1.Mlle G.P.V., 25 ans, Dossier No 1772, se plaint d\u2018asthénie, de perte de poids, de nausées et de sensation de plénitude au creux épigastrique qui durent depuis 5 ans.Tous ces troubles digestifs sont exagérés dans la position verticale, ils sont diminués ou disparaissent dès que la malade est en position horizontale.L\u2019exploration complète du tube di- 763 vestif a été faite sans décel>r dv lésions.Le traitement médical n\u2019a arené aucune am \u2018lio- ration.Elle a subi une appendicectomie 3 ans au préalable.A l\u2019examen urologique, nous trouvons une ptose dro\u2018te très marquée avec hydronéphrose du 2e degré.A gauche aucune lésion.Les analyses sont normales, sauf pour les urines qui contiennent du colibacille et du streptocoque fœcalis.Nous prat'quons chez elle une néphropexie haute.Nous avons depuis revu la malade et ses ennuis sont à peu près disparus.Observation 2.Mlle M.M.C., 38 ans, Dossier 1121, se plaint d\u2019é:uctations, de gaz, de douleurs au creux épigastrique après les repas et de constipation.Cette malade présente aussi de la po'yurie qui a duré quelques jours.L\u2019examen est négatif.mais la pyélographie nous montre une hydronéphrose droite du 2e degré.A l\u2019intervention, nous constatons que l\u2019'hydronéphrose est causée par un vaisseau anormal du pôle inférieur qui comprime l\u2019uretère.Nous ligaturons et sectionnons ce vaisseau et pratiquons une né- phropexie haute.Depuis ce temps, tous les troubles digestifs de cette malade ont disparu, et elle se sent très bien.Observation 3.Mlle M.O., 17 ans, Dossier 891.Depuis un an cette malade se plaint de nausées et de vomissements sans cause apparente.Elle se sent très nerveuse et présente souvent des céphalées.Elle ne présente aucun trouble urinaire.Tous ses symptômes sont digest'fs.Les examens sont négatifs à tous les points de vue, sauf au point de vue urologique, car la pyélo- graphie nous montre une ptose rénale droite marquée avec une hydronéphrose au début.À l\u2019opération, nous trouvons un rein adhérant au péritoine antérieur et nous pratiquons une né- phropexie.La malade a été revue, e'le est complètement guérie. 764 Observation 4.Monsieur B.T., 36 ans, Dossier No 987 présente des troubles digestifs sous forme de douleurs épigastriques sans horaire fixe, des sensations de lourdeur, de gonflement, des nausées et des vomissements.Tous ces troubles sont augmentés par la station debout et le décubitus latéral gauche.L'examen clinique et radiologique du tube digestif est négatif.On note un rein droit très mobile et fortement ptosé, mais non douloureux.La pyélographie ne montre aucune dilatation du bassinet ni des calices qui sont normaux, mais confirme la ptose.À cause de la négativité des examens digestifs et ne pouvant expliquer ces troubles que par la ptose rénale, nous décidons d\u2019intervenir.À l\u2019intervention, le rein est normal mais très mobile.Nous pratiquons une néphropexie.La guérison a été complète; nous avons revu le malade depuis et la guérison persiste.Il est à noter que dans ces quatre cas rapportés et observés au cours de l\u2019année, la symptomatologie digestive est seule manifeste et que la symptomatologie urinaire est à peu près inexistante.Ceci ne veut pas dire que ce soit toujours le cas, car, règle générale, les deux symptomatologies \u2014 digestive et urinaire \u2014 existent concomitamment, mais, par contre, ces données illustrent bien ce qui précède.Il n\u2019y à pas de doute que ces trouvailles diagnostiques soient difficilement réalisables par un examen purement clinique, mais ce qui est important c\u2019est de savoir que ces choses existent.Donc, chez tous les malades qui présentent des troubles digestifs non expliqués par des examens cliniques et radiologiques complets du tube digestif, il faut toujours penser à une lésion urinaire et surtout à une lésion du rein droit, soit une ptose ou une hydronéphrose.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Le diagnostic sera facilement tranché par une pyélographie.Il est donc très important chez les malades, chez qui les explorations digestives sont négatives, de compléter celles-ci par un examen urologique qui permettra de poser le diagnostic et indiquera le traitement, qui, dans la majorité des cas, pourra être conservateur, car les lésions seront prises au début.De plus, on verra moins de malades opérés pour appendicite, cholécystite ou autre intervention, sans soulagement aucun.BIBLIOGRAPHIE J.C.BOILEAU: Atlas of Anatomy, 2e édition, pages 137 et 144.GAUTHIER et CLAVEL: Journal d\u2019Urologie, 30: 37, 1930.G.MARION: Le Traité d\u2019Urologie, Tome L, éd.1940, p.530-38.MILTON et ONEIL: Texas State J.Med, 43: 567-569, 1948.H.ROUVIERE: Anatomie Humaine, tome I, p.772, édition 1924.A.SAMUEL et Kern HOWARD: Urological and Cutaneous Rev.30: 644-645, 1926.A.J.SCHOLL et J.VERBRUGGE: Journal d\u2019Urologie, 26: 275, 1928.B.SHERWIN et E.ROSKEY: N.Y.State J.of Med, 46: 414-416, 1946.Société des Hôpitaux de Paris: Presse Médicale, 58: 1146, 1942.Chs VEZINA et A.BEDARD: Laval Médical, 6: 451-456, 1941.H.WARREN et J.T.MASSON: U.S.Navy Med.Bull, 46: 1907-1909, 1946.WHITE et WINSBURY : British Medical J., No 3336, 1943, 1924. GROSSESSE ET TUBERCULOSE Gérard LEONARD, Hôpital de la Miséricorde (Montréal).Il est, je crois, opportun de revoir les effets néfastes de la tuberculose sur la grossesse (et vice-versa) étant donné que cette terrible maladie fauche tant de monde tous les jours.En obstétrique cette affection doit être envisagée avec un double intérêt et une double ardeur, car il s\u2019agit toujours de deux vies.Nous verrons en résumé: 1 \u2014 Influence de la grossesse sur la tuberculose.IT \u2014 Influence de l\u2019accouchement sur la tuberculose.IIT \u2014 Influence de l\u2019allaitement sur la tuberculose.IV \u2014 Influence de la tuberculose sur l\u2019état puerpéral.V \u2014 Influence de la tuberculose sur le fœtus.VI \u2014 Le pronostic.VIT \u2014 La conduite à tenir.VIII \u2014 Enfin trois cas de tuberculeuses enceintes que j\u2019ai observés.I INFLUENCE DE LA GROSSESSE SUR LA TUBERCULOSE Il est actuellement admis que la grossesse peut soit aggraver une tuberculose en activité, soit réveiller une tuberculose latente, soit présider aux débuts d\u2019une tuberculose aiguë.On peut dire que la tuberculose débute dans 15 des cas pendant l\u2019état puerpéral et les différentes formes cliniques de la tuberculose réagissent différemment durant la puerpéralité.Les lésions anciennes cicatrisées, les formes fibreuses apyrétiques sans expectoration bacillaire sont rarement aggravées.On observe cependant assez souvent dans ces cas des hémop- 1.Communication au Bureau médical de l\u2019hôpital de la Miséricorde, le 17 avril 1950.tysies passagères ou des petits phénomènes congestifs.Les tuberculoses ulcéro-caséeuses, en activité, même si leurs lésions sont discrètes, évoluent rapidement vers le ramollissement, la température s\u2019exagère et la teneur de bacilles augmente dans les crachats.On peut dire que ces formes sont aggravées dans 75% des cas.La tuberculose qui débute pendant la grossesse semble la variété la plus redoutable.Ces tuberculoses tournent souvent en granulie ou en broncho-pneumonie.On peut dire que 50 malades sur 100 meurent de suite après l\u2019accouchement et les autres femmes qui dépassent les suites de couches meurent dans l\u2019année.Quant aux pleurésies tuberculeuses, quoique rares au cours de la grossesse, elles peuvent évoluer en gagnant le parenchyme pulmonaire et sont à surveiller.À quel moment de la gestation la tuberculose s\u2019aggrave-t-elle?C\u2019est dans les premiers mois que les signes physiques et généraux s\u2019exagèrent pour diminuer ensuite d\u2019intensité au milieu de la grossesse.Mais la pire aggravation se manifeste surtout lors des dernières semaines de la gestation, quoique dans les cas très graves il est exceptionnel que la femme succombe avant d\u2019être accouchée.Au cours du travail dans les formes avancées l\u2019on peut rencontrer soit une hémoptysie foudroyante, soit un pneumothorax spontané se créant sous l'influence de l\u2019effort.Dans certains cas, la mort survient par collapsus au moment même de l\u2019expulsion.Durant les suites de couches les tuberculoses en activité voient, après une période d\u2019accalmie trompeuse de 3 à 4 jours, l\u2019aggravation se produire subitement: les signes généraux et physiques s\u2019exagèrent, les lésions s\u2019étendent et se disséminent ou la maladie évolue vers la granulie et les malades meurent entre le 15e et 766 le 30e jour après l'accouchement.Pa: fois l'aggravation ne se produit qu\u2019au bout de quelques mois, mais à partir de ce moment l\u2019évolution prend également une allure rapide.Multiples sont les causes qui expliquent cette accélération de la tuberculose durant la grossesse.Il y en a deux principales: la décalcification physiologique et la déminéralisation surtout dans les derniers trois mois de la grossesse et pendant l\u2019allaitement.II INFLUENCE DE L\u2019ACCOUCHEMENT SUR LA TUBERCULOSE Cette influence est encore plus marquée que celle de la grossesse.Le plus souvent, même quand la grossesse a été assez ben supportée, se déclarent immédiatement après l\u2019accouchement des accidents aigus qui emportent la malade en quelques semaines soit par pneumonie caséeuse, soit par granulie.On rencontre surtout la granulie chez les patientes ayant déjà eu une lésion tuberculeuse des annexes.IIT INFLUENCE DE L\u2019ALLAITEMENT SUR LA TUBERCULOSE Chez la mère: La marche de la tuberculose s\u2019accélère chez les nourrices.Plusieu:s auteurs français, comme Grisolles, Landouzy et Martin ont noté que la marche de la maladie est beaucoup plus rapide.En effet, l\u2019allaitement augmente la dénutrition et la décalcification chez la mère.Chez le bébé: Celui-ci court de grands risques d\u2019être contaminé par sa mère et de devenir tuberculeux.IV INFLUENCE DE LA TUBERCULOSE SUR L\u2019ÉTAT PUERPÉRAL La tuberculose n\u2019exerce que peu d\u2019action sur la grossesse.L\u2019avortement est extrêmement rare mais l\u2019accouchement prématuré est fréquent.Quant à l\u2019accouchement lui-même, il n\u2019est pas influencé du tout: il n\u2019y a pas plus d\u2019hémorragies que chez une femme normale.Il n\u2019y a également pas d\u2019action directe de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuULLETIN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 tube: culose sur les suites de couches.De plus la tuberculose ne prédispose pas à l\u2019infect'on puerpérale, mais il faut remarquer que l\u2019association de la tuberculose et de la fièvre puerpérale est extrêmement grave et l\u2019on peut dire que 90% de ces patientes meurent dans l\u2019espace de 10 à 12 jours.En résumé, on peut croire que dans les formes localisées et surtout s\u2019il s\u2019agit de formes fibreuses, la grossesse se rend à terme dans la grande majorité des cas.D\u2019autre part, dans les formes graves, l'interruption spontanée de la grossesse se produit dans la moitié des cas et surtout dans la période de gestation qui s\u2019étend du ler au 3e mois et du 6e au 9e mois.V INFLUENCE DE LA TUBERCULOSE SUR LE FŒTUS Le passage du bacille de Koch dans l\u2019organisme fœtal est exceptionnel et on l\u2019a nié longtemps.Mais les recherches de Bar et Renon en établissent la possibilité.D\u2019après ces auteurs, pour que le bacille de Koch puisse infecter directement le fœtus, il doit se trouver dans le sang maternel, ce qui existe en cas de septicémie tuberculeuse ou de granulie.Ces enfants, ainsi contaminés meurent dans les quelques heures ou jours qui suivent la naissance.Cependant on admet dans le plus grand nombre des cas l\u2019hérédité de terrain, c\u2019est-à-dire le passage de toxines et non de bacilles.En effet, l\u2019enfant naît faible, mal développé, mais ne présente pas de bacille de Koch.Enfin, si le père est tuberculeux, l\u2019influence sur l\u2019enfant est très fâcheuse, mais si celui-ci est soustrait de tout contact et est bien alimenté, il peut se développer normalement.VI LE PRONOSTIC Le pronostic sera établi d\u2019après les caractères cliniques de la tuberculose dont il importe de bien définir le type par les moyens suivants: ] \u2014 Recherche quotidienne du pouls, de la température et de la pression artérielle.2 \u2014 Pesée régulière, qui renseigne sur la rapidité de l\u2019amaigrissement. LÉONARD: GROSSESSE ET TUBERCULOSE 3 Auscultation attentive et radiographie aui permettent de dépister le ramollissement ou l'extens:on des lésions.4 \u2014 Naissance des complications en part:- cul\u2018er la tube: culose laryngée d: proncs ic très grave.5 \u2014 Enfin l'épreuve de la tuberculine en in- tra-dermo-réaction: dans les formes fibreuses où la grossesse peut être tolérée, la réaction est en général positive alors qu\u2019elle est négative dans les formes évolutives ou de granulie.Pour établir le pronostic on dev:a aussi tenir compte de la condition d'hygiène et de la situation sociale de la malade.VII CONDUITE À TENIR Le traitement sera toujours médical sauf de très rares exceptions où 1l sera en plus obstétrical.A) Le traitement médical sera strictement le même qu\u2019en dehors de la grossesse, mais encore plus actif et plus sévère si possible.Le repos, l'hygiène, le grand air, la suralimentation, la recaleification, l\u2019auréomycine, la streptomycine et le P.A.S.En tout premier lieu et dès les premières heures après l\u2019accouchement il faut se souvenir que l\u2019on doit administrer un pneumothorax artificiel, qui compensera la décompression suivant la délivrance.En plus, le pneumothorax sera largement utilisé à tous les stades de la puerpéralité suivant ses indications habituelles.B) Traitement obstétrical 1] \u2014 Durant la grossesse, à aucun stade il n\u2019est permis d\u2019intervenir soit par avortement provoqué, soit par hystérectomie dans le but d\u2019arrêter la grossesse.2 \u2014 Pendant le travail on aidera la femme en ne la laissant pas pousser et, sauf si l\u2019accouchement est très rapide, on appliquera un forceps dès que la dilatation sera complète.3 \u2014 Pendant les suites de couches, l\u2019allaitement est formellement contre-indiqué tant 767 pour la mère, parce qu\u2019il augmente sa dénutrition, que pour l\u2019enfant que l\u2019expectoration maternelle ensemence.Quant au lait lui-même on n\u2019a pas pu y déceler de bacilles de Koch ma sil contient certainement des toxines.Il est de même indiqué d\u2019éloigner l\u2019enfant de sa mère et du foyer tuberculeux.Enfin, on aura recours à la vaccination anti-tuberculeuse par le B.C.G.dans tous les cas où l\u2019état de l\u2019enfant le permettra et dès les premières 8 à 12 heures après la naissance.Observations.Tout ceci m\u2019amène au souvenir de trois patientes qui ont souffert d\u2019une tuberculose en rapport avec une grossesse.La première, 28 ans, primipare, qui a déclenché une tuberculose avant sa grossesse.Elle rendit son enfant à terme et malgré le traitement elle mourut d\u2019une granulie sept mois après son accouchement.La deuxième, 23 ans, primipare, devint tuberculeuse durant sa grossesse, apparemment vers le 5e ou le 6e mois.Elle fut suivie à l\u2019Institut Bruchési durant les trois derniers mois avant son accouchement, puis elle eut son bébé à terme et normalement.Mais un mois après la naissance du bébé, elle fit une pleurésie tuberculeuse et mourut 15 jours après.Enfin, la troisième, 24 ans, multipare, cinq grossesse en quatre ans, a accouché à la Miséricorde le 5 octobre 1949.Ses trois grossesses à terme se passèrent très normalement.Deux mois après son dernier accouchement, elle se sentit très fatiguée, avec un violent point douloureux au sommet droit.Le lendemain elle fit une hémoptysie qui se répéta le surlendemain.Elle fut hospitalisée immédiatement au Sacré-Cœur.Elle avait une infiltration du lobe supérieur droit, avec une petite cavité.Elle fut mise au grand repos et reçut comme traitement: auréomycine en injections intra-muscu- laires a raison d\u2019une tous les jours durant trois semaines, puis streptomycine en injection à raison de 60 grammes en trois semaines et enfin du P.A.S.qui est un acide para-amino-salicy- 768 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuenn A.ML.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 lique, 2 cuillères à thé de ce granulé 8 fois par jour.La patiente est encore hospitalisée, mais va beaucoup mieux et est en bonne voie de guérison, car on croit qu\u2019elle sortira complètement guérie d\u2019ici un mois ou deux.x LS * Je conclus ici en énumérant les quatre idées domirantes dont on doit toujours se souvenir lorsqu'on a un doute d\u2019infection tuberculeuse chez nos patientes enceintes.1 \u2014 La grossesse aggrave toujours la marche de la tuberculose.2 \u2014 L'enfant est menacé par l\u2019hérédité de terrain plus que par l\u2019infection bacillaire directe.3 \u2014 L\u2019allaitement est absolument contre-indiqué dans l\u2019intérêt de la mère et de l\u2019enfant.4 \u2014 Enfin, durant les visites prénatales des patientes à nos bureaux, nous devrions, chaque fois qu\u2019il y a le moindre doute, adjoindre au dossier de ces patientes le résultat d\u2019une récente radiographie.Et ceci nous éviterait beaucoup d\u2019erreurs dans le meilleur intérêt de nos patients.RE SE at EEE REVUE GÉNÉRALE à LE FOND DE L'ŒIL DES HYPERTENDUS Roland CLOUTIER, Ophtalmologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Depuis de nombreuses années, l\u2019interniste s\u2019est tourné vers l\u2019ophtalmologiste pour l\u2019éclairer au cours d\u2019une maladie hypertensive.De plus en plus, cette coopération devient nécessaire et efficace.C\u2019est pourquoi j'ai pensé qu\u2019il serait bon de tenter de mettre au clair toutes ces données plus récentes qui en tout cas me paraissent confuses.Je n\u2019ajouterai rien de nouveau aux immenses travaux beaucoup plus scientifiques déjà publiés, mais je tenterai d\u2019élaborer une ligne de conduite à suivre dans l\u2019appréciation des différentes rétinopa- thies hypertensives.D\u2019ailleurs nous le devons à nos collègues qui de plus en plus se prévalent d\u2019un examen aussi sérieux que l\u2019ophtalmoscopie.Sans doute il ne nous est pas toujours possible de poser un diagnostic précis et un pronostic sans appel, mais l\u2019examen du fond de l\u2019œil est devenu aussi nécessaire chez l\u2019hypertendu que les examens usuels.La définition de quelques termes et la revision de certains faits anatomiques nous permettront de mieux saisir, leur relation avec les phénomènes pathologiques.Nous savons que l\u2019artère centrale de la rétine naît de l\u2019ophtalmique, elle-même branche de la carotide interne.Elle pénètre dans le nerf optique par sa partie inférieure à 10 ou 15 mm.en arrière du globe oculaire.Elle chemine dans le nerf du côté nasal par rapport à la veine, jusqu\u2019à la papille.Au niveau de la lame criblée elle se divise en branches supérieure et inférieure.Dans cette portion du nerf optique l\u2019artère centrale de la rétine constitue une artère de moven calibre.Sa lumière est petite 0,1 mm.environ mais elle possède une intima, une media et une adventitia développées.Mais à partir de la lame criblée « sans changement appréciable dans le diamètre de sa lumière » d\u2019après Friedenwald ou «avec un léger 1étrécissement » d\u2019après Adams l\u2019épaisseur des parois diminue brusquement de plus de moitié pour les artérioles de la rétine.Ces dernières présentent une media mince et une adventitia à peine existante.| Dans la rétine les artérioles et les veines cheminent dans la couche des fibres nerveuses et dans un plan situé entre la couche nucléaire interne et la couche plexiforme externe.Se rencontrant dans ce court espace que constituent les différentes couches de la rétine, l\u2019artère et la veine se font place comme l\u2019une à l\u2019autre.À ce point de rencontre comme l\u2019a montré con- clusivement Sallman, il est impossible de distinguer même microscopiquement les parois vasculaires de l\u2019artériole et de la veine.Selon Friedenwald leur paroi commune est constituée de l\u2019intima et de la média de l\u2019artère et de l\u2019endothélium de la veine de sorte que normalement si la veine et l\u2019artère cheminent toutes deux dans la couche des fibres nerveuses, la veine sera forcée de se déplacer pour passer au dessous de l'artère et par conséquent nous aurons un déplacement en profondeur.Ce n\u2019est donc pas l'hypertension, comme l\u2019avaient suggéré Kowanagi et Salus, qui amène un déplacement de la veine en profondeur; et ce déplacement artério-veineux marqué vu à l\u2019ophtalmoscope, est dû uniquement à un changement d\u2019indice de réfraction des parois vaseu- laires.Et c\u2019est un point important \u2014 nous savons que les parois des vaisseaux rétiniens normaux sont transparentes de même que le tissu qui les englobe \u2014 la rétine.De sorte que l\u2019ophtalmoscope ne nous fait voir que la colon- 770 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 ne sanguine qui y circule et non les parois vasculaires elles mêmes.Nos premières informations, à l\u2019examen du fond de l'œil, nous viendront done de la lumière du vaisseau observé, et indirectement de la paroi de ce même vaisseau, laquelle paroi ne devient visible qu\u2019au moment ou son indice de réfraction est changé par un processus quelconque, pathologique ou sénile.Quels sont les signes ophtalmoscopiques à rechercher dans l\u2019appréciation d\u2019un fond de l\u2019œil chez un hypertendu.1 \u2014 Le calibre des artérioles Le calibre des artérioles rétiniennes est normalement les deux tiers ou les trois quarts du calibre des veines, et est à peu près régulier.Il semble bien qu\u2019un des premiers signes d\u2019hypertension soit cette diminution du calibre, sur toute la longueur de l\u2019artériole ou par endroits seulement.Les parois vasculaires élastiques semblent se raidir, se dresser sous l\u2019injure du fouet sanguin.Les artérioles se rétrécissent, et présentent des foyers où le spasme est encore plus évident; elles deviennent tortueuses, se branchent à angles plus aigus.Et de fait, c\u2019est ce que nous voyons au début des hypertensions essentielles ou secondaires à une glomérulonéphrite aiguë, toxémie de la grossesse, rein atrophique unilatéral, etc.2 \u2014 Reflet artériolaire Les parois vasculaires, nous l\u2019avons vu, sont normalement transparentes; au travers de celles-ci nous voyons la colonne sanguine.Si la paroi capillaire, pour une raison quelconque, est envahie par un processus de sclérose, son indice de réfraction est changé et elle devient visible comme un petit liséré blanchâtre.Ce processus pathologique peut s\u2019étendre jusqu\u2019au point de faire paraître l\u2019artériole comme un fil de cuivre ou un fil d\u2019argent.Que se passe-t-il?La média surtout est en proie à une dégénérescence hyaline d\u2019abord, puis li- poïdique ensuite.Cette dégénérescence à rendu la paroi artériolaire visible; l\u2019hypertension semble devoir accélérer cette visibilité de la paroi et par conséquent exagère le reflet arté- riolaire.II est bien logique que l\u2019hypertension aiguë à type angiospasme ne soit pas accompagnée de ce phénomène; en effet, si la cause est enlevée, l\u2019injure hypertensive ne vient plus concourir à l\u2019accélération de l\u2019artériosclérose.Et de fait, nous voyons des rétinopathies ai- guês, comportant: a) étroitesse des artérioles; b) foyers de constriction locale; c) œdème de la rétine et de la papille, hémorragies, mais pas de reflet artériolaire exagéré s\u2019amender ou passer rapidement au stade d\u2019hypertension maligne selon qu\u2019un rein atrophique a été enlevé ou non.3 \u2014 Croisements artérioveineux Nous savons que l\u2019artériole et la veine présentent une paroi commune à leurs croisements.Il est facile de s\u2019imaginer que dès qu\u2019il s\u2019organise une dégénérescence hyaline ou lipoï- dique à ce niveau l\u2019indice de réfraction va changer, et à l\u2019ophtalmoscopie nous allons perdre un court trajet de la veine, d\u2019abord immédiatement sous l\u2019artériole, puis de chaque côté de celle-ci à mesure que le processus s\u2019accentue.D\u2019après Sallus le croisement artérioveineux marqué serait le signe le plus certain de l\u2019existence de l\u2019hypertension.Par contre Sall- man, Moore et Friedenwald l\u2019associent plutôt à l\u2019artériosclérose: on peut probablement dire que ce signe ne se rencontre pas au début de l\u2019hypertension, mais d\u2019un autre côté je ne crois pas qu'il existe dans l\u2019artériosclérose vasculaire sans hypertension.Il serait donc présent dans l\u2019hypertension qui dure depuis quelque temps, assez longtemps en tout cas pour présenter des parois vasculaires à reflet artériolaire exagéré c\u2019est-à-dire une dégénérescence pathologique de la média.4 \u2014 Exsudats \u2014 hémorragies \u2014 cedéme rétinien \u2014 œdème papillaire.Les exsudats sont de deux sortes: il sont soit a) Floconneux, séro-fibrineux, ce sont ces placards blancs, jaunâtres plutôt situés superficiellement, assez larges, à contours mal définis; b) Durs \u2014 Ce sont des piquetés, plus petits, plus brillants, réfringents qui repré- CLOUTIER: LE FOND DE L'ŒIL DES HYPERTENDUS senteraient une dégénérescence lipoïdique et qui seraient plutôt un stage ultérieur de l\u2019exsudat floconneux.Les hémorragies: elles peuvent prendre tous les aspects selon le lieu de leur production i.e.1) à niveau (rares) si pré-rétiniennes; 2) en flammèches, si de la couche des fibres nerveuses; 3) pointillées, si des couches nucléaires.Est-ce que les hémorragies et les exsudats sont des signes comportant toujours un pronostic grave dans l'hypertension?Non.Sans doute si les exsudats et les hémorragies accompagnent un arbre vasculaire présentant des artérioles petites, tortueuses, à reflet artério- laire exagéré, avec \u2018croisements artérioveineux marqués, le pronostic se complique.Parce que dans ces cas il s\u2019agit d\u2019une hypertension qui doit durer depuis assez longtemps mais si l\u2019arbre vasculaire paraît normal, les exsudats et les hémorragies sont des signes avertisseurs.Ils viennent d\u2019une maladie aiguë: toxémie de la grossesse, etc, à laquelle il faut mettre un frein sans quoi l\u2019hypertension s\u2019érigera en entité sans chance de réversibilité.Combien de fois, au cours de toxémie de la grossesse par exemple, n\u2019avons-nous tous pas vu de ces fonds de l\u2019œil remplis d\u2019hémorra- gles, d\u2019exsudats, avec un cedéme rétinien et papillaire assez intense pour constituer franchement un état alarmant.Et pourtant quelques semaines après la délivrance tout rentre dans l\u2019ordre, la vision revient à la normale de même que l'hypertension.Cependant si les grossesses sont multipliées, la réversibilité est de moins en moins rapide et de moins en moins complète: à chaque fois l\u2019état vasculaire présente des signes plus évidents d\u2019artériosclérose et de dommage rénal.« Ce n\u2019est pas tant la sévérité mais la durée de la toxémie qui est responsable de la persistance de l\u2019hypertension » (Dexter et Weiss).Œdème rétinien et papillaire: Ex\u2019stant souvent en compagnie des hémorrag'es et des exsudats, et ayant en somme la même importance que ces derniers c\u2019est-à-dire en relation avec l\u2019état vasculaire scléreux.En effet, dans 771 l'hypertension aiguë l\u2019ædème rétinien et papillaire peut-être très abondant, mais si on remédie à la cause aiguë cet œdème disparaît sans laisser de traces.Par contre si l\u2019ædème papillaire est accompagné de petites artérioles à reflet artériolaire exagéré avec croisements arté- rioveineux marqués, le pronostic est beaucoup plus grave; il s\u2019agit vraiment alors de la phase terminale d\u2019une hypertension maligne.En résumé je crois qu\u2019il est utile pour bien s'entendre de diviser en trois groupes les détails à noter dans toute classification du fond de l\u2019œil des hypertendus.1 \u2014 Le calibre des vaisseaux: étroitesse des artérioles, foyers de constrictions locales dans les artérioles.| 2 \u2014 Le reflet artériolaire: les croisements artérioveineux, lesquels constituent les signes d\u2019artériosclérose.3 \u2014 L\u2019œdème papillaire et rétinien, les exsudats et les hémorragies.Examinant un fond de l\u2019œil et ayant bien en mémoire ces trois en-têtes, il nous sera plus facile d\u2019en venir à des conclusions plus précises.Dans les hypertensions aiguës essentielles ou secondaires, les principaux signes présents seront l\u2019étroitesse des artérioles, les constrictions locales, les œdèmes, les exsudats et hémorragies avec absence de reflet artériolaire exagéré et de croisements artérioveineux marqués.| Dans les hypertensions chroniques il y aura toujours des reflets artériolaires exagérés, des croisements artérioveineux marqués; à des degrés bien moindres s\u2019il s\u2019agit d\u2019une hypertension bénigne, à des degrés plus marqués s\u2019il s\u2019agit d\u2019une hypertension progressive.L'analyse de ces données nous permettra d\u2019être d\u2019un très utile concours à nos confrères internistes pour orienter le diagnostic et le pronostic.Nous ne serons plus surpris alors de trouver des rétinites albuminuriques sans albuminurie, ces désignations étant évidemment impropres (Routier).La classification des hypertendus d\u2019après Keith, Wagnener et Barker en quatre groupes nous est d\u2019un très utile 772 concours, mais je crois qu'il vaudra\u2019t mieux pour l\u2019ophtalmoscopiste qu\u2019il se guide sur la classification du comité de l\u2019American ophtal- mological Society, et qui est plus récente.Cette dernière classification tient plus compte de l\u2019étiologie hypertensive, ainsi dans l\u2019hypertension aiguë, à cause secondaire, il est difficile de faire entrer dans un quelconque des groupes de Wagener certains fonds d\u2019yeux à aspect malin.Par contre dans la nouvelle classification, dont je résume en entier les d'fférents aspects, tout nous permet de figurer l\u2019évolution; la rétinopathie hypertensive sera aiguë ou chronique, bénigne ou progressive ou maligne terminale.CLASSIFICATION DE L\u2019HYPERTENSION VASCULAIRE Terminologie: Lésions de la rétine.Hypertension neurogène: Aucune, même dans les cas de longue durée, peut-être parfois un léger rétrécissement des artérioles.Hypertension aiguë (angiospasme): Pas d\u2019artériosclérose.Rétrécissement généralisé des artérioles.Foyers de constrictions locales au niveau des artérioles.Œdème de la rétine, exsudats floconneux, hémorragies (habituellement).Œdème de la papille (souvent).Peut évoluer vers complet rétablissement, vers l\u2019hypertension chronique ou rapidement vers l\u2019hypertension progressive maligne (fulminante).Hypertension chronique (non progressive bénigne) : Si dans les premières années seulement, léger rétrécissement des artérioles.Si, après plusieurs années que hypertension dure, légère artériosclérose généralisée.Parfois infarctus ischiémiques ou hémorragiques de la rétine.Hypertension chronique (progressive) : Toujours artériosclérose généralisée.Rétrécissement généralisé des artérioles.Foyers de constrictions locales au niveau des artérioles.Parfois foyers localisés d\u2019artériosclérose.Parfois exsudats floconneux et hémorragie de la rétine.Hypertension maligne (terminale): Toujours artériosclérose généralisée.Toujours pa- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 pillædème.Rétrécissement généralisé des artérioles.Foyers de constriction locale dans les artérioles.Parfois foyers locaux d\u2019artériosclérose.Habituellement œdème de la rétine, exsudats floconneux et hémorragies.Souvent résidus d\u2019œdème sous forme d\u2019étoile ma- culaire ou de dépôts durs distribués un peu partout.Et maintenant avant de terminer j'aimerais à ajouter un mot sur la sympathectomie comme traitement de l\u2019hypertension.Ma petite expérience personnelle se résume à trop peu de cas, pour en tirer des conclusions définitives.Cependant l\u2019analyse de la littérature sur le sujet semble confirmer le résultat qu\u2019ont obtenu les quelques cas que j'ai eu l\u2019occasion de voir: le grand avantage de la sympathectomie serait la disparition des symptômes subjectifs: céphalées et vertiges.Quels sont les cas les plus susceptibles de bénéficier de la sympathectomie?Chose curieuse, il semble que les hypertensions du groupe neurogénique ne répondent pas très bien à la sympathectomie tandis que les hypertensions rénales en autant que le dommage rénal n\u2019est pas trop avancé répondent plus favorablement (G.de Takots AEF.Fowler).En conclusion, il semble que tous les hypertendus pour lesquels le traitement médical ne donne aucun résultat et qui continuent de se plaindre de céphalées tenaces sont des sujets pour la sympathectomie; en autant qu\u2019ils ne dépassent pas 54 ans, que leur cœur est bon, et que leur azotém'e ne dépasse pas 0 g.45 (Peet).Résumé.Les différents signes qui dans le fond de l\u2019œil nous permettent de classifier les différentes rétinopathies hypertensives sont passés en revue.1 \u2014 Etroitesse des artérioles, foyers de constrictions locales.9 \u2014 Reflet artériolaire, croisements artério- veineux. CLOUTIER: LE FOND DE L'ŒIL DES HYPERTENDUS 3 \u2014 Œdème, exsudats et hémorragies.A chacun de ces signes on tente de donner sa valeur dans les -différentes hypertensions aiguës, chroniques bénignes, chroniques progressives, malignes terminales.Un mot de la sympathectomie qui semble surtout soulager les symptômes subjectifs: céphalées, vertiges; la sympathectomie serait indiquée chez tous les gens hypertendus avec certaines restrictions: bon état cardiaque, azotémie pas plus élevée que 0 g.45.BIBLIOGRAPHIE 1.D.ROUTIER: Le fond d\u2019œil des hypertendus et des cyanosés.2 A.ANDREASSIAN: « L\u2019hypertension artérielle permanente dite solitaire ou essentielle.» M onde Médical, No 957, p.251, juin 1949.3.E.Maurice HELLER: Canadian M.À.J., 61: 203, 1949.4.P.BAILLIARL: Presse Médicale, 55: 1101, 1947.5.A.S.ROGEN: Lancet, 1: 103 (janv.) 1947.6.J.R.BECKWITHLE: Virginia M.Monthly, 74: 249 (juin) 1947.7.R.MAYOUX et G.PIGONIOL: Ann.d\u2019oto- laryng, 13: 316 (juillet-août) 1946.13 8.K.A.EVELYN: McGill M.J, 16: 185 (avril) 1947.9.W.F.ROGERS et R.S.PALMER: Am.Pract.1: 459 (mai) 1947.10.M.M.PEEL: New England J.Med, 236: 270 (février) 1947.11.R.H.SMITHWICK: New England J.Med.236: 662 (mai) 1947.12.W.M.CRAIG et K.H.ABBOTH: Ann.Swig., 125: 608 (mai) 1947.13.R.S.PALMER: J.A.M.A, 134: (9 mai) 1947.14.M.M.PEEL et E.M.ISBERG: Am.Heart J., 33: 735 (mai) 1947.15.G.de TAKOTS et E.F.FOWLER: Surgery, 21: 773 (juin) 1947.16.M.COHEN: Archophthal., 37: 491 (avril) 1947.17.Jonas S.FRIEDMWALD: Archophthal, 37: 403 (avril) 1947.18.H.C.VORIS: 8.Clin.N.America.27: 139 (février) 1947.19.N.M.KERTLE, H.P.WAGENER et N.W.PARKER: Am.J.M.Sc, 197: 332 (mars) 1939.20.The retina in the presence of vascular hypertension.\u2014 American ophthalmological Society.21.Duke ELDER: Text Book of Ophthalmology.Vol.III. L\u2019ANGIOGRAPHIE CÉRÉBRALE ! Jean-Louis LÉGER, = Electro-radiologiste à La technique de l\u2019angiographie cérébrale DÉFINITION L\u2019angiographie cérébrale consiste à rendre visibles aux rayons X les vaisseaux cérébraux.Il s\u2019agit done d\u2019injecter une substance de contraste et a prendre des films dans le temps qui est nécessaire à cette substance pour accomplir le circuit de la circulation cérébrale.Egaz Moniz de Lisbonne a été le premier à pratiquer l\u2019angiographie cérébrale chez l\u2019homme en 1927.Engeset d\u2019Oslo et l\u2019école de Stockholm ont cependant popularisé la méthode en préconisant de routine la voie percutanée.Cette voie percutanée rend l\u2019angiographie accessible à plus de médecins et par le fait même à plus de malades.Cette méthode prend de plus en plus d'importance en neurologie, parce qu\u2019elle augmente grandement nos possibil\u2018tés de diagnostic.ANATOMIE L\u2019irrigation de l\u2019encéphale est fournie par quatre artères principales: les deux carotides internes et les deux vertébrales.La carotide interne est l\u2019une des branches terminales de la carotide primitive.Après avoir pénétré le crâne par le canal carotidien, creusé dans le rocher, elle longe la selle turei- que en franchissant le sinus caverneux.Ses branches principales sont l\u2019ophtalmique, la communicante postérieure, la cérébrale antérieure, la cérébrale moyenne et la choroïdienne antérieure.La cérébrale antérieure se divise en péri- calleuse et calloso-marginale après avoir donné la fronto-polaire et surtout la communicante antérieure.1.Travail lu devant l\u2019Association des Techniciens en Rayons X, le 18 mars 1950, en l\u2019Hôpital Notre- Dame.l'hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019artère cérébrale moyenne chemine dans la scissure de Sylvius et donne bientôt trois branches principales: la pariétale postérieure.la temporale postérieure et l\u2019artère du pli courbe.Les deux artères vertébrales après avoir franchi les trous transversaires pénètrent le crâne par le trou occipital pour s\u2019unir sur la ligne médiane dans le tronc basilaire qui longe la face antérieure de la protubérance.Le tronc basilaire se termine par les artères cérébrales postérieures alors qu\u2019il vient de donner les cérébelleuses moyennes et supérieures.Ces deux circulations sont étroitement unies par ce que l\u2019on appelle l\u2019Hexagone de Willis, où les communicantes postérieures unissent les carotides internes aux cérébrales postérieures et où la communicante antérieure unit les deux cérébrales antérieures.Il y a donc union entre la circulation antérieure et la postérieure de même qu\u2019union entre la cireula- tion droite et la gauche.Les méninges sont irriguées en grande partie par des branches de la carotide externe.autre branche terminale de la carotide primitive.La seule artère méningée d\u2019intérêt angio- graphique est la méningée moyenne, branche de la maxillaire interne.La circulation de retour s\u2019effectue comme suit: Les veines cérébrales ascendantes se jettent dans le sinus longitudinal supérieur et de là dans le sinus latéral.Les veines descendantes se jettent dans le sinus sphéno-pariétal et de là aux sinus caverneux et latéral.Les veines de la face interne de l\u2019Hémisphère se jettent dans le sinus longitudinal inférieur.sinus droit et sinus latéral. LEGER: L\u2019ANGIOGRAPHIE CEREBRALE L\u2019ampoule de Galien draine les veines de la base et les déverse dans le sinus droit.Le sinus latéral se déverse dans la veine jugulaire interne.Deux grandes veines anastomotiques sont d\u2019intérêt angiographique: la veine de Trolard, dans la scissure de Rolando et la veine de l\u2019Abbé.BUT DE L\u2019ANGIOGRAPHIE Dans quel but utilise-t-on l\u2019angiographie?Cette méthode d\u2019examen nous permet de déceler d\u2019importantes anomalies vasculaires telles que les anévrysmes artériels et les anévrysmes artério-veineux.En plus d\u2019en permettre le diagnostic, l\u2019artériographie localise parfaitement ces lésions et facilite grandement le traitement chirurgical, s\u2019il y a lieu.Il est toujours de mise d\u2019étudier la circulation cérébrale provenant de chaque carotide interne dans le cas d\u2019anévrysme, à cause de la possibilité de lésions multiples.La compression de la carotide du côté malade pendant l'injection du côté sain nous fera connaître dans quelle mesure la ligature d\u2019une carotide interne entravera la circulation cérébrale de ce côté.Elle nous permet également de localiser des tumeurs cérébrales ou lésions expansives intra-crâniennes telles que abcès et hématome intra- ou extra-cérébraux.Cette localisation est rendue possible par le déplacement des vaisseaux comme le déplacement des ventricules, dans l\u2019encéphalographie, permet la localisation de ces mêmes lésions expansives.Bien plus, l\u2019angiographie peut parfois nous faire un diagnostic de nature de la lésion.En effet, la découverte de vaisseaux anormaux dans une tumeur peut nous faire reconnaître la variété de tumeur à laquelle l\u2019on a affaire.Par exemple, une tumeur qui sera irriguée par la méningée moyenne, pourra être un méningiome (une tumeur méningée) et non une tumeur cérébrale.Pour pratiquer une angiographie, il faut être sûr du côté où siège la lésion.775 Si donc l\u2019on a des signes certains de latéralisation, l\u2019on peut faire une artériographie.Sinon, il faut commencer par l\u2019encéphalographie ou la ventriculographie.L\u2019injection de Diodrast n\u2019opacifie qu\u2019un seul côté à la fois, tandis que l\u2019injection d\u2019air visualise les deux ventricules latéraux et donc le côté droit comme le côté gauche.Les patients supportent beaucoup mieux l\u2019anglographie que l\u2019encéphalographie et c\u2019est pour cela que les neurochirurgiens l\u2019emploient de plus en plus.SUBSTANCES DE CONTRASTE Les substances de contraste à notre disposition sont le Diodrast, le Thorotrast et récemment le Diiodostéarate d\u2019Ethyle.Nous employons personnellement le Dio- drast à 35% malgré que ce soit une substance irritante pour la paroi vasculaire.À tort ou à raison, je me suis toujours opposé à l\u2019emploi du Thorotrast, à cause de sa radioactivité reconnue, pouvant amener des accidents tardifs, hépatique ou autres.Il faut reconnaître au Thorotrast qu\u2019il n\u2019est pas irritant pour l\u2019endartère et qu\u2019alors, il ne provoque pas de spasme vasculaire, ni de douleur au moment de l\u2019injection, comme le fait le Dio- drast.Le Thorotrast offrirait encore l\u2019avantage d\u2019une plus grande densité ou meilleur contraste de l\u2019image radiologique, ce qui n\u2019est pas certain, du moins à mon avis, car je crois que la densité de l\u2019image vasculaire dépend du calibre de l\u2019aiguille employée et de la vitesse de l\u2019injection.Masy de Louvain a présenté au congrès de neuroradiologie de Rotterdam en septembre 1949, une substance colloïdale, le Diiodostéa- rate d\u2019Ethyle.Cette substance étant de nature colloïdale comme le Thorotrast en offre tous les avantages sans être radioactive.PRÉPARATION DU MALADE Comme prémédication sédative, le Démérol est employé par voie intra-museulaire. 776 L'UNION MÉDICALE DU CANADA L\u2019angiographie à l\u2019Hôpital Notre-Dame est toujours faite sous anesthésie générale au Pen- tothal.Et ce sont probablement cette médication sédative et cette anesthésie générale qui ont prévenu tous les accidents, car dans une série de plus de 100 examens, rien n\u2019est survenu.Lindgren à Stockholm préfère faire ses injections sous anesthésie locale seulement, car il désire avoir la collaboration du patient, qui d\u2019après la douleur ressentie peut lui indiquer s\u2019il est ou non dans l\u2019artère qu\u2019il veut ponctionner.| Un test oculaire contrôle toujours la sensibilité du patient au Diodrast.Ce test consiste à verser une goutte ou deux sur la conjonctive oculaire et à observer la réaction après quelques minutes.Le neurochirurgien complète l\u2019anesthésie générale par une anesthésie locale à la Nupercaïne.\u2014 BurrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 porte-cassette.Cette grille élimine tout rayonnement secondaire, et améliore grandement la qualité du film.INJECTION (de la carotide primitive) Lindgren conseille de ponctionner l\u2019artère à l\u2019endroit le plus haut où les battements peuvent être perçus.Il n\u2019y a donc pas de point de repère à retenir.Il va sans dire qu\u2019il s\u2019agit ici de la ponction de la carotide primitive car la ponction de la vertébrale est une chose plus difficile et ne donne pas autant de renseignements, car elle ne visualise que les artères cérébrales postérieures et les vaisseaux de la fosse postérieure.Une aiguille avec mandrin peut suffire à toutes fins pratiques, mais nous croyons préférable d\u2019adjoindre à l\u2019aiguille un tube de caoutchouc solide.Ce tube éloignera d\u2019abord INCIDENCES DE POSE ET FACTEURS RADIOLOGIQUES LATÉRALE 65 K.V.\u2014 200 M.A.AP, 75 KV.\u2014 200 M.A.OBLIQUE 70 K.V.\u2014 200 M.A.HIRTZ 75 KV.\u2014 200 M.A.Cette anesthésie locale sert à diminuer la dose de Pentothal et diminuerait vraisemblablement l\u2019irritabilité du sinus carotidien en éloignant ainsi le danger de spasme artériel.INSTALLATION DU MALADE La table radiographique étant en position horizontale, le malade est couché sur le dos.Ses épaules sont soulevées par un ou deux oreillers.La tête retombe ainsi en arrière pour faciliter la palpation de la carotide.Le tube est amené à côté de la table et le rayon central dirigé horizontalement sur la selle turcique.La tête est ensuite posée sur le porte-cas- sette fabriqué à notre demande.Ce porte-cas- sette de fortune (en attendant mieux) soulève la tête quelque peu et permet d\u2019avoir le crâne au complet sur la radiographie.Une grille fixe de Lysholm est attachée au \u2014 14 seconde \u2014 40 pouces de distance \u2014 14 seconde \u2014 40 pouces de distance \u2014 14 seconde \u2014 40 pouces de distance \u2014 14 seconde \u2014 40 pouces de distance les mains de l\u2019opérateur du champ et par le fait même lui épargnera une trop grande exposition aux rayons X.Enfin le tube peut prévenir le mouvement de l\u2019aiguille au moment de l\u2019injection et ainsi empêcher une injection en dehors de l'artère.10 ce.de Diodrast à 35% sont'injéctés le plus rapidement possible et le signal de pose doit être donné avant la fin de l\u2019injection alors qu\u2019il reste 2 à 3 ce.dans la seringue.Notre technique incomplète consiste à prendre deux films, le deuxième étant exposé entre 4 et 6 secondes après le premier.Sur le premier film, nous avons la phase artérielle et sur le second, la phase veineuse.Cette injection de 10 cc.peut être répétée à volonté pour toutes les incidences.Nous avons décrit plus haut la position du malade pour la prise des clichés en latéral. LÉGER: L\u2019ANGIOGRAPHIE CÉRÉBRALE Les deux premiers films sont examinés le plus rapidement possible en chambre noire ou à la lumière pour voir si les vaisseaux cérébraux sont bien opacifiés et pour décider de la poursuite de l\u2019examen.Pendant ce temps, l\u2019aiguille est laissée en place dans l\u2019artère.L\u2019on peut alors répéter le latéral ou procéder à l'incidence A.P.Cette incidence n\u2019est pas toujours facile à réussir parfaitement dans les conditions actuelles de travail.Le porte-cassette est enlevé de même que les oreillers sous les épaules du patient.Celui-ci est alors à plat sur la table radiographique.L\u2019on peut alors utiliser le Bucky de la table.Le tube est ramené en position verticale et le rayon central doit être parallèle à la ligne de base, mais le point d\u2019entrée est situé à un travers de doigt au-dessus du soureil.Si un anévrisme est perçu, des films en incidence oblique sont pris.Cette incidence consiste à anguler la tête à 45° vers le côté sain et à faire entrer le rayon central à travers l\u2019orbite et à le diriger vers le rocher.Cette incidence permet de dégager la cérébrale antérieure de la cérébrale moyenne et de dérouler le siphon carotidien.Nous n\u2019employons personnellement jamais la stéréoradiographie.Nous préférons plutôt faire des clichés à des moments différents de l\u2019injection pour essayer de visualiser des vaisseaux différents si possible ou, sinon, les mêmes vaisseaux mais à des phases différentes de remplissage.| 777 BIBLIOGRAPHIE 1.T.BROMAN et O.OLSSON : « The Tolerance of cerebral blood Vessels, to a contrast medium of the Diodrast group.» Acta Rad, 30: 326-341, 1948.2.T.BROMAN et O.OLSSON: «Experimental study of contrast media for cerebral angiography with references to possible injurious effects on the cerebral blood Vessels.» Acta Rad.31: 321- 334, 1949.3.A.ENGESET: « Cerebral angiography with Per- abrodil.» Acta Rad.Supp.56, 1944.4.E.LINDGREN: « The technique of direct (per- cutaneous) cerebral angiography.» British Journal of Rad.20: 326, 1947.5.C.F.LIST, H.B.BURGE et F.J.HODGES: « Intracranial angiography.» Radiology, 46: 1-14, 1945.6.C.F.LIST et F.J.HODGES: « Intracranial an- giography.1) The diagnosis of vascular lesions.» Jour.of Neurosurg.4: 25-45, 1946.7.C.F.LIST et F.J.HODGES: « Angiographic diagnosis of expanding intracranial lesions by vascular displacements.» Radiology, 46: 319- 333, 1946.8 S.MASY: «Expérience personnelle avec le Diiodostéarate d\u2019Ethyle dans l\u2019artériographie.» Communication au Symposium Neuroradiologi- cum, Rotterdam, 1949.9.E.MONIZ: L\u2019angiographie cérébrale.Masson et Cie, édit, Paris, 1934.10.WICKBOM: « Angiography of the carotid artery.» Acta Rad.Supp.72, 1948. 778 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerinN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Bulletin de l\u2019'Hssoctation des (Dédecins de Tangue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) X'Union(MDédicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 79, No 7 \u2014 Montréal, juillet 1950 VALEUR DES MÉDICATIONS NOUVELLES DANS L\u2019OTITE EXTERNE L\u2019otite externe localisée au conduit auditif externe a pour origine tantôt une infection mixte associée ou non à une otite moyenne, tantôt une mycose (champignons), tantôt une dermatose locale accompagnant une affection générale (dermatose, dermatite, déficience endocrinienne ou vitaminique, allergie).Nettoyage de l\u2019oreille.Avant de tenter un traitement quelconque, il faut bien nettoyer le conduit auditif externe, sans trop insister toutefois en présence d\u2019un furoncle.Nous recommandons la conduite suggérée par les divers otologistes particulièrement intéressés à cette affection et, qu'a notre avis, McLaurin semble résumer de la facon suivante: traiter l\u2019otite externe comme une lésion locale, car 25% des cas seulement relèvent d\u2019une affection générale; avant de décider l\u2019application d\u2019un médicament, extraire les débris (cérumen, pellicules épidermiques, corps étrangers, grumeaux de muco-pus ou de cholestéato- me) à l\u2019aide d\u2019un porte-coton et d\u2019une curette fenêtrée mousse; au besoin, imbiber la tige montée d\u2019alcool: en certains cas, quelques auteurs recommandent l'irrigation à l'alcool, puis assécher.Au préalable ou après le premier traitement, faire un prélèvement pour culture en vue de connaître l\u2019agent pathogène, ensuite continuer le traitement local avec l\u2019un des médicaments suivants appropriés à chaque cas.Les agents le plus souvent en cause sont le staphylocoque, le streptocoque, le pyocyanique et le pneumocoque.Les champignons rencontrés sont: asper- gillus fumigatus niger, monilia, torula, blastomycose, actynomycose, sporotrix, pénicillium, saccharomyces.Retenir que, contre la furonculose du conduit, souvent la RXthérapie sera l\u2019adjuvant qui conduira le plus sûrement à la guérison.Sulfamylon (para-amino-éthyl-ben- zene-sulfonamide).McLaurin rapporte deux puissantes études décrivant l\u2019usage de ce médicament dans l\u2019otite externe associée ou non à l\u2019otite moyenne ; c\u2019est une substance blanche cristalline, très soluble dans l\u2019eau, inoffensive.Selon Brewer et Lawrence, in vitro, le sulfamylon serait plus puissant que le sulfamilamide et le sulfathiazole contre les aérobies et les anaérobies; localement, il serait même plus efficace que la streptomycine, la pénicilline et la tyrothricine.Son action bactéricide ne se modifie pas par les variations du milieu.Mode d\u2019emploi: nettoyage du conduit auditif externe; \u2014 instillation de 5 à 10 gouttes de la solution 1% dans l\u2019oreille malade, le patient étant couché du côté opposé pendant 5 minutes; application d\u2019un petit tampon d\u2019ouate vaselinée à l\u2019entrée du conduit.Résultats heureux, après 2 à 10 jours de ape te éd UE ÉDITORIAL traitement quotidien.Diehl et Morris préfèrent une solution combinée de sulfamylon et de streptomycine 1/500 dans l\u2019otite moyenne chronique, avec la même restriction pour le pyocyani- que.Sulfanilamide-sulfathiazole (onguent a 5%).P.S.Spence prétend à la suite de Senturia et de Wolf que le sulfani- lamide agit efficacement à la fois sur les bactéries et les champignons, bien que parfois, il faille ajouter le médicament presque spécifique des mycoses, c.-à-d.la cresatin.À la pommade sulfamidée 5%, il est nécessaire d\u2019a- Jouter une mèche de 14 ou 1, pouce introduite dans le conduit; nous l\u2019imbibons souvent de glycérine ichtyolée à 10%.Pénicilline.Contre l\u2019otite externe compliquant l\u2019otite moyenne chronique suppurée avec perforation, W.J.Aagen applique le traitement suivant: 2 500 unités I.M.t.1.3 h., jour et nuit, pour former une dose totale oscillant entre 3 et 4145 millions d\u2019unités.Dans certains cas, on associe l\u2019instillation locale d\u2019une solution de 25 000 unités au ce.: 5 à 10 gouttes t.1.3 h.le jour, de la façon décrite plus haut.Dans 50% des cas.guérison, l\u2019otorrhée ayant persisté entre 2 mois et 8 ans auparavant.Nous avons noté chez quelques-uns de nos malades que les instillations prolongées de pénicilline ou de sulfamidés en solution entretenaient de l\u2019otite externe par réaction médicamenteuse.Il faut alors changer de médicament.Dibromosalicylaldehyde.Chez 100 cas d\u2019otite moyenne chronique suppu- rée avec ou sans otite externe, M.B.Hayes et C.F.Hall confirment l\u2019efficacité du traitement précédent à la pénicilline contre les infections à gram- 779 positif.Mais en présence de microbes gram-négatif, tel le pyocyanique, on obtiendrait de bons résultats par l\u2019irrigation de l'oreille avec une solution 19 de dibromosalicylaldehyde; puis par l'insufflation de la poudre suivante: dibromosalicylaldehyde 2%, borate de soude 3%, poudre de tale 95%; ou encore, introduire dans le conduit une petite gaze imprégnée de « Carbowax » contenant 2% du médicament et la garder en place entre 24 et 72 heures.Il agit efficacement contre les champignons.Furacin-nitrofuran (5-nitro-2-fural- dehyde semi-carbazone).Le staphylocoque, le streptocoque, le diphtéroide, le bacterium coli rencontrés dans l\u2019otite externe sont très sensibles au furacin tandis que les champignons ne le sont pas.C.C.Douglass rapporte des résultats heureux à la suite de l\u2019emploi de la solution 0,2% à base de glycols, à raison de 5 gouttes dans l\u2019oreille malade, 3 f.p.J.; dans six des 105 oreilles traitées, il utilise une mèche imbibée de la même façon.Cet auteur constate une réaction du conduit au médicament dans 4% des cas.Anderson et Steele décrivent ainsi leur solution de furacin (soit 1:500) contenant: 2% de nitrofurazone (fu- racin); 3% de polyéthylène glycol de mono-iso-octyl phenyl ether; 95% d\u2019eau distillée.Ils l\u2019ont surtout appliquée au traitement de l\u2019otite externe ajoutant au besoin la cresatin contre les champignons.Voici leur méthode d\u2019emploi : nettoyage du conduit; mise en place d\u2019une mêche; décubitus latéral opposé: instillation de 8 à 10 gouttes de furacin 1/500, 4 fois par jour; maintient du décubitus latéral pendant 5 minutes.Ex- 780 traction de la mèche le lendemain.Introduction d\u2019une deuxième mèche imbibée de cresatin-thymol de la même façon.Extraction de cette dernière mè- che le 3e jour et la remplacer par une autre imprégnée de furacin.Alterner pendant 3 à 5 jours en tout.Les auteurs affirment 84% de leurs cas guéris.Cresatin (acétate de metracresyl).C\u2019est là un médicament presque spécifique de l\u2019otomycose dont l\u2019aspergillus niger, flavus et fumigatus sont les plus résistants aux divers médicaments à l\u2019exception de la cresatin contenue dans une solution de thymol à 2%.Ici encore, se servir de la méthode de la mè- che, imbibée de la solution par instillations; renouveler la mèche t.1.jours ou t.I.2 jours; 3 à 5 traitements suffisent.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 McBurney, Searcy, Gill et Stokes ont amplement démontré l\u2019efficacité de cette thérapeutique.Whalen emploie la mèche imbibée le ler jour, et les instillations seulement les jours suivants.Le médecin possède donc maintenant un arsenal thérapeutique qui lui permet de lutter efficacement contre l\u2019otite externe autrefois si souvent le désespoir du patient et du médecin.Se rappeler qu\u2019il faudra parfois conduire le traitement t.1.2 ou 3 jours pendant plus d\u2019un mois.La chloromycétine nous apporte des résultats merveilleux dans l\u2019otite moyenne chronique suppurée mais non d\u2019usage journalier à cause de son prix prohibitif: bientôt elle aussi entrera dans le giron commun.V.LATRAVERSE. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE QUELQUES FAITS AU SUJET DES SUBVENTIONS FÉDÉRALES D'HYGIÈNE !.HISTORIQUE 1.Le très hon.W.L.Mackenzie King proclame le Programme à la Chambre des communes, le 14 mai 1948.2.Le Conseil canadien d'hygiène publique, qui représente toutes les provinces, se réunit les 7 et 8 juin 1948 sous la présidence du Dr G.D.W.Cameron, sous-ministre de la Santé, afin d\u2019étudier les détails de l'exécution du Programme.3.Les décrets du conseil contenant les détails administratifs sont adoptés le 28 juillet 1948.4.Le Dr F.W.Jackson, ancien sous-minis- tre de la Santé et du Bien-être publie au Manitoba, est nommé directeur de l\u2019administration des subventions, le 1er août 1948.5.Le premier chèque, qui constitue le premier versement de la subvention aux relevés en hygiène, est émis le 7 septembre 1948 en faveur de la province d\u2019Ontario.6.Terre-Neuve a droit aux subventions à partir du ler avril 1949.7.Les directeurs adjoints suivants sont nommés en avril 1949: le docteur Marcel Lan- glois, ancien professeur de pédiatrie à l\u2019Université Laval, de Québec, puis spécialiste en pédiatrie au ministère fédéral de la Santé, à Ottawa, et le docteur E.Wride, de Regina, anclen directeur de l\u2019organisation et de l\u2019administration des hôpitaux et vice-président de la Health Services Planning Commission de la Saskatchewan.1I.ASPBCT FINANCIER 1.Montants disponibles, par subventions et par provinces, en 1950-1951 (Voir le tableau ci-joint) 2.Montants dépensés en 1948-1949 et en 1950-1951.(Voir les tableaux ci-joints) III.ASPECT PRATIQUE 1.Centres d'inscription, établis ou agrandis, des enfants infirmes.2.Achat de matériel de physiothérapie et d\u2019autres appareils spéciaux pour les hôpitaux d'enfants ou pour les ailes d\u2019hôpitaux généraux réservées aux enfants.3.Etablissement de centres d\u2019entraînement pour enfants atteints de paralysie cérébrale.4.Extension des programmes de traitement pour enfants infirmes.5.Etablissement de cliniques mobiles de diagnostic pour enfants infirmes.6.On aide plus de 1 300 personnes à se spécialiser en quelque branche de l\u2019hygiène publique: Personnel médical autre que les psychiatres 155 Hygiène publique .2 1 .27 Radiologistes .12 Pathologistes .10 Autres 220 .106 Préposés a l\u2019hygiène mentale .233 Psychiatres .2.T9 Psychologues Cee 42 Infirmiéres d\u2019hygiéne mentale .62 Travailleurs sociaux psychiatres .50 Dentistes .6 Infirmières Ce .399 Professeurs et suiveillantes .103 Hygiéne publique Lo.215 Autres .81 Ingénieurs de la salubrité publique .32 Inspecteurs de la salubrité publique .75 Vétérinaires .2 .+ + .12 Thérapeutes .7 MONTANTS DES DÉPENSES EFFECTUÉES EN VERTU DES SUBVENTIONS À LA SANTÉ PUBLIQUE POUR L'ANNÉE FINANCIÈRE 1949-1950 Formation SUBVENTIONS ANNUELLES Recherches Santé Subvention non renouvelable Relevés sur les services Enfan : ctio - iè i- ss Lutte anti- ; Province Pres projession- ve émérite tale Pboreuleuse en hygiène Dbl ; cancéreuse Total(w) de sane) C.P.2058 np eos C- P.2060 C.P.2061 C.P.2062 C.P.2063 Pp 0c, C.P.2066 C- P- 2067 C.P.3408 C.P.2065 l'erre-Neuve $ 481991 $ 1133389 $ 202 096.92 $ 1594400 § 54 789.60 $ 150 799.96 $ \u2014 $ 11719529 $ 45415.13 $ 602 394.70 $ 15 651.57 l.-du-P-E.5 000.00 701124 36 163.45 7356.00 3402075 43 793.32 25000 3655502 10582.11 18048189 1050391 Nouv.-Ecosse 16 635.50 21 936.98 12547164 26 913.00 85270.04 172 286.04 6 649.33 140 447.06 61 157.96 650 118.22 20 097 81 N.-Brunswick 22 147.22 21 794.74 64 812.77 16 994.61 34 728.23 122 455.52 8248.23 131 698.86 29 924.62 444 556.57 18 950.61 Québec 1254861 111 634.00 263224245 13050259 69935083 636 077.62 23 325.71 460799.66 246 069.46 4 929 225.22 60 226 42 Ontario 4807024 8781386 205785321 157 677.48 46803059 56873428 8151674 41733180 17434624 3979857.70 75164.27 Manitoba 23 376.86 24 017.30 356 458.26 31 315.00 62 439.04 94 639.68 6 517.52 106 173 12 4211107 740 535.35 8 300 41 Saskatchewan 30 663.54 30 762.00 355 699.31 28 496.53 188 211.93 165 587.91 18 103.93 23135122 232 444.00 1 263 716.41 37 252.73 Alberta 6 309.99 29663.30 576 695.09 3452700 13125702 25200141 7 41881 14339495 206 821.21 1380 66997 35 136.43 C -Britannique 17 895.07 3474644 39697414 4304300 17073234 221 567 41 734028 295 276 36 86 465.50 1266 700.20 14 560.55 187 466.94 380 713.75 6 804467.24 49276921 1928 830.37 2427 943.15 159370.58 2080 728.34 1 135 337.30 15597 626.88 295 314 81 (a) La subvention aux recherches en hygiène publique n\u2019est pas comprise dans les totaux provinciaux mais elle est incluse dans le total de toutes les provinces.La subvention aux relevés sur les services de santé n\u2019est pas comprise dans cette colonne.(b) Les chiffres ci-dessus sont les montants dépensés en 1949-1950 pour Terre-Neuve (C.P.2068) et les montants dépensés en 1948-1949 (C.P.3408) et en 1949-1950 (C.P.2065) pour les neuf autres provinces.DÉPENSES GLOBALES AU COURS DE L\u2019ANNÉE FINANCIÈRE 1948-1949 EN VERTU DU PROGRAMME NATIONAL D'ITYGIÈNE Province I-P-E.N -Ecosse N.-B.Québec Ontario Manitoba Sask.Alberta C.-B.Total NATURE DE LA SUBVENTION ET NUMÉRO DU DÉCRET Formation Kelevés sur Construction x blique Lutte anti- Hygiène Lutte anti- Enfants profession- Lutte antt- de santé opilaur an général tuberculeuse mentale vénérienne infirmes nelle cancéreuse OC P'sagg CP.3403 C0 \"5400 C- P.3406 C.P.3405 C.P.1690 C.P.3404 C.P.3401 © D gagp C- P- 3410 $ 576381 $ 3822758 $ 23777.03 $ 3401570 $ 34 664.06 $ 542485 $ 2058.00 $ 5000.00 $ 734703 $ 5009.51 5 009.85 91 873.82 61 075.55 163 116.60 47 46187 13 588.61 \u2014 \u2014 9 812.85 36 380.17 5 126.43 3 284.66 7011093 130 985.45 70439.72 11287.74 10 752.00 19 934.28 21 196.13 121 742.16 34 649.50 1 103 243.29 76 485.83 1 068 236.83 8490.00 60738.72 17 994.80 11 570.00 58 955.96 170 418.32 52 791.32 28189261 101893.19 71142388 5512846 6643641 2938440 2272195 O 68 664.00 56 750.00 5947.75 209 822.02 62 127.07 72 162.42 23 971.25 15 535.95 6 092.63 3462.57 14 175.40 38 336.24 18 066.83 71 331.44 83 591.04 170 923.49 39163.51 16 948.43 2 140.82 11 364.06 12095.24 234 671.00 15 883.41 14 821.73 35 745.09 24 648.03 23 72753 1658524 12 087.45 \u2014 15 61641 154 978.78 1093601 40885920 26672929 21009120 13608039 1965971 18591.32 29 863.28 24 600.46 48 355.33 154 17491 2223356.35 781 535.02 2585 603.60 439 126.79 226 205.66 9910142 10391614 23236348 866 641.51 rt cie Ae rr rr rin Sirs TUTOR Re en is EEE Recherches en hygiène ( $ publique !, P.3407 7 050.00 28 158.80 200.00 2 205.16 4 925.07 42 539.03 Total $ 161 187.57 428 319.32 464 859.50 2 617 833.25 1 475 245.02 451 833.30 662 501.02 314 093.67 1178 691.26 7 754 563.91 c8L = 0561 Jorrmf \u201cTepiquoN \u2014 D'ATINV NILITING \u2014 VOYNVO NC HIVOIQHN NOINA(I MONTANTS A LA DISPOSITION DES PROVINCES EN VERTU DU PROGRAMME NATIONAL DE SUBVENTIONS A LA SANTÉ, Enfants infirmes l'erre-Neuve S$ 16255 1le-du-P.-B.7 310 Nouv.-Ecosse 26 715 N -Brunswick 22 172 Québec 140 886 Ontario 159 339 Manitoba 31 398 Saskatchewan 34 321 Alberta 34 673 C -Britannique 43 231 Ensemble des provinces 516 300 l\u2019rovince (a) Représente un reliquat non encore réclamé par les provinces à même le montant de $644 779, ainsi qu'une augmentation de $401, pour Terre-Neuve.sur son allocation primitive de $19 779.(b) A la centaine de dollars près.(c) La subvention aux recherches en hygiène publique n\u2019est pas comprise dans les totaux provinciaux, mais elle est incluse dans le total de toutes les provinces.Alberta Saskatchewan Colombie-Brit res pour quatre cliniques.établies; personnel et facilités supplémentai- éjà \u201c annique pd pk santé et les écoles d\u2019arriérés mentaux 12.Achat de matériel spécial médical, chirurgical et de laboratoire pour les maisons de > 11.Achat de matériel pour six cliniques d r achat ANNÉE FINANCIÈRE 1950-1951 .n Lutte Recherches Relevés sur Hygiène : profession- Construction M aladies H Van le antitu- en hygiène les services publique Lutte antt- Total nelle oputaur vVéneriennes mentale berculeuse publique de santé (a) en général CANCéTeuSe $ 16255 § 343 338 $ 16255 $ 151235 § 220283 $ 401 $ 156 600 $ 92438 $1 013 060 7 310 92 740 7 310 59 098 56 032 4 332 42 300 24 969 301 401 26 715 636 359 26 715 258 969 230 049 13 315 290 250 171 329 1 680 416 22 172 509 087 22 172 212 175 186 717 10 472 232 200 137 063 1 354 230 140 886 3 834 924 140 886 1 434 982 1437 431 65 712 1 749 150 1 032 491 9 997 348 159 339 4 351 904 159 339 1 625 060 1011174 57 435 1 984 950 1171679 10690219 31 398 767 577 31 398 307 214 246 222 15 492 350 100 260 657 1 987 456 34 321 849 465 34 321 337 322 228 043 11 931 387 450 228 705 2 145 879 34 673 859 331 34 673 340 949 246 053 12 527 391 950 231 361 2 186 190 43 231 1 099 075 43 231 429 096 363 995 19 609 501 300 295 908 2 838 677 Formation 516300 13 343 800 516 300 5156 100 4 226 000 308 000(¢) 221 226 6086 300(b) 3592600 34482 926 \u2014\u2014 = \u2014 ne 2e = Autres ladi les di Commis et sténographes Techniciens Québec Ontario Saskatchewan Alberta ispensai Nouveau-Brunswick Ont Québec Nouveau-Brunswick Manitoba 7.Subventions approuvées pour fins d\u2019installation de 19800 lits d\u2019hôpitaux, répartis les vénériennes ario Terre-Neuve Colombie-Brit SUBVENTIONS FEDERALES D'HYGIÈNE Manitoba Hyg'énistes alimentaires Travailleurs sociaux ainsi par provinces: Nouvelle-Ecosse Hygiénistes éducateurs Ile du Prince-Edouard Nouvelle-Ecosse res de malad Ile du Prince-Edouard 9.Salaires de personnel supplémentaire pour annique d\u2019hygiéne mentale, comme suit Total 10.Etablissement de 31 nouvelles cliniques , .8.Extension du traitement gratuit des ma- a la pénicilline.Total 1 OU OS Hx UT = N 127 14 6 551 1114 1 5338 24 les vénériennes.1263 % 1229 % 1808 4 19831 % 766 349 5 1283 % 783 .120 36 .241 1351 784 d\u2019appareils de thérapeutique professionnelle et récréative.13.Assistance aux universités pour aider à la formation de plus de psychiatres, de psychologues cliniques, de travailleurs sociaux psychiatres, etc.14.Gratuité de la streptomycine pour tous les tuberculeux en mesure de bénéficier de ce traitement.15.Achat de matériel spécial médical, chirurgical et de laboratoire pour aider les sanatoriums à améliorer leurs services de diagnostic et de traitement; achat d\u2019équipement de thérapeutique professionnelle pour aider à la réadaptation.16.Achat de matériel radiographique mobile pour examens collectifs et de matériel radio- graphique fixe pour les hôpitaux qui font l\u2019examen radiographique des poumons de tout malade admis.17.Développement des services de réadaptation et de bien-être à l\u2019intention des tuberculeux et de leurs familles.18.Aide aux programmes provinciaux de dépistage et de traitement du cancer.19.Financement de nouvelles unités sanitaires; emploi de personnel supplémentaire et achat de matériel supplémentaire pour les unités sanitaires actuelles.20.Achat de matériel et emploi de personnel pour les nouveaux laboratoires provinciaux d'hygiène publique et pour l\u2019agrandissement des laboratoires actuels.21.Subventions pour l\u2019extension des programmes d\u2019immunisation chez les enfants, et pour la tenue de tests destinés à découvrir les imperfections de la vue et de l\u2019ouïe chez les enfants d\u2019âge scolaire.22 Achat de matériel de laboratoire et de rayons X pour les services provinciaux d\u2019hy- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buwerin AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 giène industrielle, dans le but surtout de combattre la silicose.23.Subventions pour aider l\u2019œuvre de la Société canadienne de l\u2019arthrite et du rhumatisme.24.Achat d\u2019ACTH et de cortisone pour fins de recherche clinique au Canada.25.Subventions pour aider à l\u2019établissement d\u2019écoles d\u2019aides-infirmières; pour fournir aux écoles de soins infirmiers des professeurs supplémentaires et du matériel d\u2019instruction.26.Extension des programmes de dentisterie préventive, grâce à l\u2019emploi de dentistes dans les unités sanitaires et à l\u2019achat de cliniques dentaires mobiles destinées aux régions rurales.27.Subventions, pour fins de certaines recherches en hygiène publique, à des chercheurs scientifiques des principales universités canadiennes et de plusieurs ministères provinciaux de la Santé.28.Paiement des salaires de préposés supplémentaires d'hygiène publique employés par les ministères provinciaux de la Santé qui veulent augmenter leurs services: Personnel méd.autre que les psychiatres 308 Personnel d\u2019hygiène mentale .231 Dentistes .25 Infirmières d\u2019hygiéne publique 333 Ingénieurs de salubrité publique .5 Inspecteurs de la salubrité publique .50 Vétérinaires .2 © 6 Thérapeutes .62 Techniciens de laboratoire 192 Hygiénistes éducateurs .28 Hygiénistes alimentaires .19 Travailleurs sociaux .44 Commis et sténographes 277 Autres 452 Total 2029 L'ORGANISATION ACTUELLE DU SERVICE DE SANTE DE MONTREAL (suite)! Ad.GROULX, M.P.H., Directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal.Dans mes trois dernières causeries, je vous ai parlé de questions d\u2019hygiène à Montréal depuis les tout débuts de la colonie jusqu\u2019à l\u2019organisation actuelle du Service de santé de la ville de Montréal, ce dont je vous parlais la dernière fois.Nous en étions rendus à la division des maladies contagieuses.IX \u2014 LES MALADIES CONTAGIEUSES Le contrôle des maladies contagieuses est l\u2019une des fonctions capitales du Service de santé.Il est confié à la Division des maladies contagieuses et de l\u2019épidémiologie dont le travail consiste à aider au diagnostic précoce de ces maladies, à obtenir la déclaration des cas, à faire l'isolement et la mise en quarantaine, la recherche des foyers de contagion par les enquêtes épidémiologiques et à voir à l\u2019observance des règlements provinciaux concernant le contrôle de ces maladies.Elle fait des études épidémiologiques.C\u2019est aussi sa fonction de vulgariser la vaccination et l\u2019immunisation contre la variole, la diphtérie et la coqueluche.Elle fait la distribution gratuite des produits biologiques pour la prophylaxie et le traitement de ces maladies.Dans le chapitre intitulé « Epidémies d\u2019autrefois », je vous ai fait part des désastres causés par les maladies contagieuses et leurs épidémies et les résultats obtenus dans les cas de maladies sérieuses comme la variole, la typhoïde, la diphtérie, etc, par l\u2019application des mesures de contrôle qui ont été prises, dont les plus importantes sont la vaccination et l\u2019immunisation.Le personnel de cette division, sous la di- 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Con- cordia », lundi, le 15 mai 1950, à 10 heures et demie u soir.rection d\u2019un surintendant, médecin épidémio- logiste qualifié, est composé de deux médecins dont l\u2019un assistant-surintendant et l\u2019autre médecin hygiéniste, chargé des enquêtes épidé- miologiques spéciales, ainsi que de quatre employés de bureau, chargés de la réception et de l\u2019enregistrement des déclarations de maladies contagieuses et leur transmission aux districts sanitaires.Le personnel médical et les infirmières attachés à ces différents districts sont responsables du contrôle de ces maladies dans leur territoire respectif.Section de la carte de santé Le système d\u2019émission de la carte de santé aux manipulateurs d\u2019aliments a été établi en 1927; il faisait partie de la Division du contrôle médical et en 1946, il a été réorganisé et confié à la Division des maladies contagieuses.L\u2019émission de la carte de santé, à la suite d\u2019un examen médical, est requise en vertu des règlements provinciaux et municipaux dans le but d\u2019éliminer les cas de contagion.Des examens de laboratoire pour la recherche des porteurs de germes typhiques (analyses du sang, des selles et des urines) sont requis dans le cas de manipulateurs de lait.Dans ces cas et dans les autres, la politique du Service est de généraliser l'examen des poumons aux rayons X et la prise de sang pour la recherche de la syphilis.En plus, toutes ces personnes doivent être vaccinées contre la variole et revaccinées quand il est jugé nécessaire.Le personnel de cette section se compose de 10 employés: 4 médecins, 2 infirmières chargées de faire les prises de sang et 4 employés de bureau.Il est divisé en deux groupes dont l\u2019un affecté au bureau même et un second groupe appelé « équipe mobile » va dans les industries. 786 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 N \u2014 LA TUBERCULOSE La Division de la tuberculose, dirigée par un médecin phtisiologue qui en est le surintendant, assisté d\u2019un assistant-surintendant, aussi phtisiologue et médecin hygiéniste et de 8 in- firmiéres hygiénistes, dont une surveillante et de 5 employées de bureau, a pour fonctions de diriger la lutte antituberculeuse à Montréal, de coordonner le travail des différents organismes de la lutte antituberculeuse et de voir à l\u2019uniformisation en autant que possible des méthodes de diagnostic et de lutte pour obtenir le plus haut degré d\u2019efficacité.Cette division maintient un «fichier central » de tous les cas de tuberculose et consigne toute information sur l\u2019évolution et les déplacements éventuels des malades et un service d\u2019infirmières pour la visite des malades.Elle maintient, en plus, à la clinique Laurier, une consultation radiologique pour venir en aide aux médecins praticiens auprès de leurs clients peu fortunés; elle \u2018sert aussi pour des fins de service: examen radiologique des candidats à une fonction municipale, les malades référés par le contrôle médical, les manipulateurs d\u2019aliments, etc.XI\u2014 LES MALADIES VÉNÉRIENNES La Division des maladies vénériennes est un organisme de liaison dont la fonction consiste à collaborer avec la division provinciale des maladies vénériennes dans l\u2019application de la Loi sur la prévention des maladies vénériennes (S.R.Q.1941, ch.186) dans le contrôle de ces maladies, le dépistage des cas, les enquêtes épidémiologiques et la compilation des statistiques qui les concernent pour la ville de Montréal.C\u2019est aussi son rôle de faire l\u2019éducation publique par des conférences, campagnes, ete.Son personnel est limité et se compose de quatre employés: un médecin hygiéniste, à titre de surintendant, deux infirmières hygiénistes et une sténodactylo.XII \u2014 L\u2019HYGIÈNE DE L'ENFANCE Le Service de santé, par la Division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, attache une grande importance à la santé de la mère et de l\u2019enfant, aux problèmes de la mortalité maternelle, de la mortalité infantile, de la morbidité préscolaire et de la morbidité scolaire.Les attributions de cette division sont: l\u2019hygiène prénatale, la lutte contre la mortalité infantile, l\u2019hygiène préscolaire.l\u2019inspection médicale des écoles, l\u2019hygiène mentale, l\u2019hygiène dentaire et la nutrition qui sont l\u2019objet d\u2019autant de sections qui assurent la surveillance de l\u2019enfant à tous les âges.Le personnel de cette division, sous la direction d\u2019un des directeurs adjoints du Service, se compose de deux médecins hygiénistes dont l\u2019un est assistant-surintendant et l\u2019autre « Pédiatre consultant»; 15 médecins praticiens (à temps partiel) pour faire les consultations, 3 infirmières spéciales chargées de l\u2019inspection des hôpitaux privés et des pensions pour enfants et une nutritionniste.Ajoutons à cela, cinq employés de bureau.Quant au personnel dentaire et de l\u2019hygiène mentale, nous les retrouverons plus loin.Concernant la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, le Service de santé maintient six consultations prénatales et 60 consultations de nourrissons et pour enfants d\u2019âge préscolaire; deux garderies de nourrissons dans le Parc Lafontaine et l\u2019Ile Sainte-Hélène durant l\u2019été.Avec l\u2019aide des infirmières, il assure l\u2019éducation à domicile et la visite des mères et des bébés, l\u2019organisation de classes d\u2019hygiène et la distribution de publications sur l\u2019hygiène de l\u2019enfance.Cette division fait la surveillance de 18 maisons de pension pour enfants et 19 hôp'taux privés et de 300 foyers nourriciers avec la collaboration des agences sociales intéressées.L\u2019inspection médicale des écoles?a pour objet essentiel d\u2019enseigner les préceptes de l\u2019hygiène et d\u2019exercer une surveillance assidue de la santé des élèves, de veiller à leur développement par la recherche et la correction des 2.« L'inspection médicale des écoles », par le docteur Ad.Groulx \u2014 Bulletin d'hygiène, mars-avril 1947. GROULX: SERVICE DE SANTÉ DE MONTRÉAL défauts physiques et mentaux, de prévenir la propagation des maladies contagieuses et d\u2019assurer à l\u2019enfant un milieu scolaire salubre.Les visites à domicile par les infirmières permettent l\u2019éducation à domicile, le contrôle des absents par maladies contagieuses et permettent aussi l\u2019importance de faire traiter les enfants.Le fonctionnement de l\u2019inspection médicale des écoles comprend: 1° \u2014 l\u2019enseignement de l\u2019hygiène; 2° \u2014 la surveillance sanitaire des écoles; 3° \u2014le contrôle des maladies contagieuses par l\u2019examen des cas suspects, le contrôle des absents et l\u2019observance des règlements qui les concernent, l\u2019immunisation combinée contre la diphtérie et la coqueluche; 4° \u2014 inspection générale des élèves et le contrôle de la vaccination au début de l\u2019année scolaire et les visites des élèves dans les classes au cours de l\u2019année par les infirmières; 5° \u2014 l\u2019examen médical périodique et complet des élèves fait trois fois durant le stage scolaire, suivi d\u2019un quatrième examen à l\u2019entrée à l\u2019Ecole supérieure, au collège et même à l\u2019Université.Cet examen est complété par la tenue de la fiche individuelle, l\u2019avis et la présence des parents et un examen de contrôle ou réexamen de fin d\u2019année pour noter les résultats; 6° \u2014 des examens complémentaires de l\u2019ouïe à l\u2019aide d\u2019un appareil appelé « Audiomètre » faits par une infirmière spécialement entraînée et de la vue chez les élèves que l\u2019on doit diriger vers la classe spéciale de prévention de la cécité; 7° \u2014 les visites à domicile par les infirmières dans les districts sanitaires pour contrôler les absences, enseigner à la maison les préceptes de l\u2019hygiène, obtenir la correction des défauts physiques et obtenir des conditions de vie hygiénique; 8° \u2014 l\u2019examen médical bi-annuel des instituteurs avec examen radiologique des poumons au premier examen d\u2019embauchage.787 L\u2019examen mental et l\u2019examen dentaire font l\u2019objet de deux sections spéciales.XIII \u2014 HYGIENE MENTALE La Section de l\u2019hygiène mentale, dont le personnel spécialisé, composé de médecins psychiatres (2) et d\u2019infirmières hygiénistes (8), dont une surveillante, procède dans les écoles, auprès d\u2019une certaine catégorie d\u2019enfants, à la recherche de ceux qui sont sous-doués et à leur orientation vers les écoles ou classes spéciales, ceux qui présentent certaines déviations de comportement, certains troubles de caractère et de la personnalité.Ce travail prend dans notre Service un aspect préventif.Une clinique municipale d\u2019hygiène mentale est ouverte au Centre d\u2019hygiène de Lorimier, situé au numéro 2165 est, de l\u2019avenue Mont- Royal, où sont vus les cas référés par les écoles, les hôpitaux, le Service municipal du Bien- Etre Social, etc.En plus, le personnel de cette section visite certaines Institutions sur demande.XIV \u2014 L\u2019HYGIÈNE DENTAIRE La Section de l\u2019hygiène dentaire, sous la direction d\u2019un dentiste chef de section, comprend 10 dentistes à temps complet et 6 dentistes à temps partiel, incluant le chef de la clinique d\u2019orthodontie, onze infirmières, un technicien spécialisé en orthodontie et une sténodactylo.Ses fonctions consistent dans l\u2019enseignement de l\u2019hvgiène dentaire et l\u2019examen des dents des élèves dans les écoles et le fonctionnement de 14 cliniques dentaires municipales, dont une spéciale d\u2019orthodontie; le travail accompli dans ces cliniques consiste à faire de la pro- phvlaxie, de l\u2019extraction et de l\u2019obturation des dents chez les écoliers et les enfants d\u2019âge préscolaire.XV \u2014 LA NUTRITION Le Service de santé s\u2019intéresse toujours aux problèmes de l\u2019alimentation rationnelle.Nous avons pu nous rendre compte, au cours de ces deux dernières causeries, comment certaines de ses divisions y étaient intéressées, en par- 788 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTin A.MLF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 ticulier, celles de la démographie, par l\u2019étude des causes de mortalité favorisées par une nutrition défectueuse, du laboratoire qui effectue les analyses nécessaires du lait, de l\u2019eau et des aliments divers, des maladies contagieuses par l\u2019émission de la carte de santé aux manipulateurs d\u2019aliments, de la tuberculose en enseignant et vulgarisant, dans le public, les notions d\u2019alimentation rationnelle et de l\u2019inspection des aliments par l\u2019inspection.La Division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance joue le plus grand rôle dans l\u2019enseignement de la nutrition par ses activités diverses que nous venons de voir, auprès de la mère, des parents et de l\u2019enfant à tous les âges.La nutrition fait aussi l\u2019objet, dans cette division, d\u2019une « Section » confiée à une technicienne avertie nommée «nutritionniste » dont c\u2019est la fonction d\u2019étudier les problèmes de la nutrition, de faire l\u2019enseignement technique au personnel des infirmières et au public par des cours et des conférences.1 XVI \u2014 LE CONTRÔLE MÉDICAL La Division du contrôle médical, aussi rattachée à l\u2019Administration générale du Service, a pour fonction le contrôle des absences par maladie chez les fonctionnaires pour en vérifier la nature et la cause et, depuis 1946, l\u2019examen médical périodique des employés muniei- paux.Le bureau médico-légal est partie de cette division.Le personnel de cette division se compose de trois médecins, dont le sur*ntendant, une infirmière secrétaire et deux employées de bureau.Le surintendant de cette division est aussi conseiller médico-légal.En plus de diriger le travail, il doit examiner les accidentés du travail parmi le personnel et faire des expertises pour le Contentieux municipal.Il fait, en plus, partie du Comité médical de la Commission du Fonds de pension des fonctionnaires et de celui du Service des Incendies.La Commission municipale d\u2019hygiène En vertu de la Section I du règlement municipal numéro 1671, modifiant le règlement ne 105, concernant la santé, adopté le 21 décembre 1876, le Conseil municipal, sur recommandation du Comité exécutif, nomme, le ler mai de chaque année, une commission consultative, désignée sous le nom de Commission d\u2019hygiène, composée de 21 membres, dont S.H.le Maire, le président du Comité exécutif et le directeur du Service de santé sont membres ex- officio; le Conseil municipal est représenté par 6 de ses membres.Les autres membres sont des représentants universitaires de la faculté de médecine, de la faculté de chirurgie dentaire, de celle du génie sanitaire ; elle compte également deux pharmaciens pratiquants.Cette Commission constitue un corps consultatif qui doit aviser les autorités municipales sur toute matière du domaine de l'hygiène et soumettre toute suggestion et recommandation qu\u2019elle juge a propos de faire sur les questions relatives à la santé publique.C\u2019est, en somme, un groupe de conseillers qui commandent la confiance et le respect des administrateurs et de la population et qui les tiennent au courant de l\u2019organisation du Service dont je vous ai fait la description, de ses activités, de son efficacité et des résultats qu\u2019il obtient.Flle étudie les grands problèmes d\u2019hygiène qui lui sont soumis: la question des maladies vénériennes, de la tuberculose, celle de la poliomyélite, etc.En plus, cette Commission est d\u2019un grand appui à la direction du Service, prévient l\u2019isolement dans lequel son directeur peut se trouver et contribue à une meilleure connaissance et à une meilleure compréhension des activités du Service.Voilà brièvement décrite, Mesdames et messieurs, toute l\u2019organisation du service de santé de la ville de Montréal.Au cours des causeries antérieures, je vous ai parlé plus longuement de quelques-unes de ses divisions.Nous aurons l\u2019occasion, plus tard, de vous entretenir des autres. LA SALUBRITÉ DANS LES ENDROITS DE VILLÉGIATURE ! L.-P.CABANA, ing.Pes Surintendant et ingénieur sanitaire de la division de l\u2019inspection sanitaire (Ville de A Montréal, comme vous le savez, la Cité fournit aux citoyens, grâce à un système élaboré de filtration et de chloration, une eau saine et potable.Cette eau ne présente aucun danger, car les Services municipaux concernés veillent constamment à en assurer la qualité.À la campagne, dans les endroits desservis par un aqueduc, l\u2019eau est généralement bonne et peut être bue sans aucun risque.Mais, dans les camps d\u2019été, en rase campagne, sur le bord des rivières et des lacs, il en va tout autrement; une grande prudence s\u2019impose dans l\u2019utilisation de l\u2019eau destinée à la consommation et avant de s\u2019en servir il faut être parfaitement sûr qu\u2019elle est exempte de toute contamination possible pour éviter de contracter des maladies infectieuses, telles que la fièvre typhoïde, la dysenterie, la diarrhée, etc.Il ne faut pas oublier que l\u2019eau est un véhicule idéal pour le transport des germes de maladies.À la campagne, on obtient ordinairement l\u2019eau d\u2019alimentation des puits, des sources, des cours d\u2019eau et des lacs.Si elle provient d\u2019un cours d\u2019eau ou d\u2019un lac, une enquête rapide permet de s\u2019assurer que ces derniers ne reçoivent aucune eau d\u2019égout et ne sont pas pollués par des personnes ou des animaux.Si l\u2019eau est fournie par une source, elle doit être captée à son origine dans une boîte étanche, de préférence en béton, dépassant la surface du sol d\u2019au moins deux pieds et fermée au cadenas.On ne doit jamais prendre l\u2019eau d\u2019une source loin de l\u2019endroit où elle jaillit de terre pour éviter qu\u2019elle se contamine sur le terrain.N\u2019oublions pas aussi que la limpidité d\u2019une source n\u2019est pas une garantie de pureté, les microbes ne se voient pas à l\u2019æil nu.Les puits, par ailleurs, doivent être placés 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Concor- ia».Montréal).dans un endroit élevé et à plus de 100 pieds de distance de toute source de contamination, comme les puisards, les fosses, les écuries et les dépotoirs; car ils peuvent devenir pollués par les eaux souterraines ou par le drainage en surface.Pour éliminer la contamination en surface, il faut que le dessus du puits soit étanche, de préférence en béton, et qu\u2019il soit muni d\u2019une pompe parfaitement jointe au couvercle du puits.Les parois devront être rendues étanches jusqu\u2019à une profondeur d\u2019au moins 5 pieds, en les enduisant d\u2019une couche de ciment si elles sont fabriquées de pierres sèches.En résumé, on prendra les précautions nécessaires pour empêcher quoi que ce soit d\u2019atteindre la nappe d\u2019eau et de la contaminer.Inutile d\u2019ajouter qu\u2019on ne puise pas l\u2019eau dans un puits avec un seau et qu\u2019on ne doit jamais se servir d\u2019un puits comme d\u2019un réfrigérateur pour conserver au froid la nourriture et les breuvages.Si, accidentellement, un puits devient contaminé, il est facile de le désinfecter.Les puits neufs, comme les vieux d\u2019ailleurs, doivent être désinfectés chaque année.Pour cela on peut employer du chlorure de chaux.L'opération est relativement simple, on verse environ 14 livre de chlorure dans une chaudière d\u2019eau, on permet au solide de se déposer au fond pendant quelques minutes et on jette la partie liquide dans le puits en ayant soin d\u2019en arroser les parois.On laisse séjourner cette solution dans le puits pendant 12 heures ou plus et on pompe ensuite l\u2019eau jusqu\u2019à ce que le goût du chlore disparaisse complètement.Avant de se servir d\u2019une eau pour boire, qu\u2019elle provienne d\u2019un puits, d\u2019une source ou d\u2019un cours d\u2019eau, il est préférable de la faire analyser par les différents laboratoires mis à notre disposition.A Montréal, on peut s\u2019adres- 790 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 ser au Service municipal de santé et à la campagne au ministère provincial de la santé, Il ne faut pas oublier cependant, de prendre les échantillons d\u2019eau dans des bouteilles stérilisées et de conserver ces dernières dans la glace lors de leur transport aux laboratoires.De plus, l\u2019analyse n\u2019est pas la seule méthode pour porter un jugement équitable sur la qualité d\u2019une eau, l\u2019étude du milieu d\u2019où elle provient comptant beaucoup plus.Si, pour une raison quelconque, on doute - de la qualité d\u2019une eau, on ne doit jamais la boire sans la faire bouillir, ni sans la conserver dans des récipients appropriés et préalablement stérilisés.Enfin, 11 ne faut jamais boire d\u2019eau trop froide, lorsqu'on est en transpiration.Quant aux eaux usées provenant de la cuisine ou des cabinets d\u2019aisances, elles doivent être déversées dans des puisards d\u2019absorption situés à plus de cent pieds de tout puits ou toute source d\u2019eau à boire, de préférence dans des fosses septiques en béton pourvues d\u2019un trop plein s\u2019égouttant dans la terre vers la partie basse des terrains.L\u2019usage des latrines extérieures, qui se résument à une cabane posée au-dessus d\u2019un trou creusé dans la terre n\u2019est pas recommandable, à moins que l\u2019on prenne les précautions suivantes pour prévenir les nuisances: Assurer une bonne ventilation au moyen de grillage et construire de manière à ce que les insectes ne puissent venir en contact avec les déchets; à cet effet les murs seront construits de planches embouvetées prolongées jusqu\u2019au niveau du sol et la porte sera posée de manière à fermer hermétiquement à l\u2019aide d\u2019un poids et d\u2019une poulie.De temps à autre, 1l faudra Jje- ter de la chaux sur les déchets et faire usage d\u2019un larvicide contre les mouches.Les divers organismes de santé se feront un plaisir de vous donner tous les renseignements désirés pour la construction et l'entretien de latrines hygiéniques.Un mot maintenant sur la manière de disposer des déchets à la campagne où 1l n\u2019y à pas de collecte.On peut se servir d\u2019un petit incinérateur; sinon, \u2018on n\u2019a qu\u2019à creuser un trou dans la terre à quelque distance du camp et à y enfouir les déchets qu\u2019on recouvre ensuite de terre.De cette façon, on él:mine toute mauvaise odeur et on éloigne les mouches et les rats.Jamais, on ne doit jeter les déchets putrescibles en tas dans un coin désert, et jamais doit- on les lancer dans un cours d\u2019eau.La glace est employée pour conserver les aliments au froid et en prévenir la décomposition, mais on ne doit jamais en mettre des morceaux dans les breuvages, à moins que ce ne soit de la glace artificielle ou de la glace naturelle prise dans un cours d\u2019eau où l\u2019eau est de bonne qualité.D'ailleurs, 11 vaut mieux laisser les boissons dans la glacière durant un certain temps avant de servir.Il ne faut pas boire de la glace fondue.La natation est une des meilleures formes d\u2019exercice et de récréation ; elle tonifie le système et donne de la vigueur au corps humain.C\u2019est un excellent stimulant de la circulation sanguine qui n\u2019entraîne pas une dépense d\u2019énergie trop considérable et elle est adoptée à tous les âges.Cependant, pour en retirer tous les avantages, on doit être en bonne santé car, chez un malade, elle peut entraîner des suites fâcheuses.Il est de toute évidence que ceux qui sont en villégiature près d\u2019un cours d\u2019eau doivent savoir nager et, s\u2019ils ne le savent pas, l\u2019apprendre, pour rendre leur séjour à la campagne plus agréable.Certaines précautions sont de rigueur cependant, si l\u2019on veut éviter des accidents souvent déplorables et il est prudent de mettre en pratique les quelques préceptes suivants: Ne jamais se baigner dans des cours d\u2019eau suspects ou dont la pollution est reconnue ou à proximité des égouts.Ne jamais se baigner dans des endroits dangereux et inconnus où l\u2019eau est trop profonde et le courant trop rapide.Ne jamais se ba:gner lorsqu\u2019on est en transpiration, attendre au moins deux heures après CABANA: LA SALUBRITÉ DANS LES ENDROITS DE VILLÉGIATURE les repas, de préférence trois, avant de se jeter à l\u2019eau.Ne pas se baigner seul, ne pas nager trop loin du bord sans avoir une personne qui nous accompagne dans une embarcation même si on est un excellent nageur; ne pas oublier qu\u2019il faut revenir au point de départ.| Ne jamais plonger dans un endroit dont on ignore la profondeur.Ne pas avaler d\u2019eau en se baignant.Ne pas se risquer sur l\u2019eau dans des embarcations peu sûres, ni par grand vent ni durant une tempête.Tout baigneur devrait connaître la respiration artificielle et en cas d\u2019accident la pratiquer sur la victime sans se lasser pendant une heure et même plus s\u2019il le faut; en somme tant que tout espoir n\u2019est pas irrémédiablement perdu.Ne pas négliger non plus d\u2019appeler le médecin dès le début, la vie du noyé en dépend.Les bains de soleil peuvent être avantageux pourvu qu\u2019on n\u2019en abuse pas.Il est préférable 791 de laisser le corps brunir graduellement, plutôt que d\u2019un seul coup, en alternant les expositions au soleil et à l\u2019ombre.D'ailleurs, plus l\u2019épiderme est bronzé, moins 1l devient réceptif aux rayons solaires.À ceux qui passent l\u2019été en ville, nous conseillons de fréquenter les bains publics, aux plus jeunes les bassins de pataugeage.Dans tous ces endroits, l\u2019eau est d\u2019excellente qualité et soumise à une surveillance constante de la part des inspecteurs du Service de santé.Un personnel expérimenté, sous la juridiction du Service des travaux publics, est d\u2019ailleurs à la disposition des baigneurs dans nos piscines.Partout, les règles de l\u2019hygiène sont observées et mises en avant.L\u2019an dernier plus de deux millions de baigneurs ont fréquenté les bains publics et semi-publics de même que les bassins de pataugeage pour enfants à Montréal.En terminant, le Service de santé rappelle à la population de Montréal qu\u2019il est interdit de se baigner dans les limites de la Cité dans le fleuve St-Laurent, le.Canal Lachine et une partie de la rivière des Prairies. VARIÉTÉS LA MÉDECINE FRANÇAISE D'HIER ET D\u2019AUJOURD'HUI AU CANADA\" Antonio LECOURS, F.A.C.S., F.R.C.S.(C.), Membre de la Faculté de Médecine d'Ottawa, Chirurgien de l\u2019Hôpital Général.HIER C\u2019est en écrivant l\u2019histoire de la Médecine au Canada qu\u2019on peut savoir de quoi elle est faite, tout comme le médecin canadien qui veut prendre conscience de lui-même doit se demander d\u2019où il vient.Et à chacune des étapes qui rapproche de la réponse on y rencontre le rayonnement de la France.C\u2019est pourquoi ces journées médicales historiques de La Rochelle sont pour nous, cana- diens-français, une présence d\u2019un passé vieux à peine de quatre cents ans, que tant de contacts au cours de ces siècles ont gardé près de nous.Elles nous ramènent littéralement au point de départ de la magnifique épopée de la Médecine française au Canada et nous montre le premier chirurgien français sur le bateau du malouin Jacques Cartier ouvrant la page de ce beau livre.Jacques Cartier allait découvrir le Canada; le Canada allait découvrir, entre autres choses, la médecine française.Sans doute celle-ci s\u2019amenait au pays sous le signe de l\u2019empirisme et ne dépassait pas de beaucoup la médecine antique; mais il faut reconnaître et admirer sans réserve le courage, l\u2019intrépidité et l'initiative des hommes qui, les premiers, vinrent la pratiquer en Nouvelle-France, dans des conditions aussi incertaines.En 1654, en pleine paix, un des trois chirurgiens de Montréal ne fut-il pas enlevé par les Onneyouts en tendant 1.Communication présentée au Congrès de l\u2019Histoire de la Médecine Française d\u2019Outre-Mer, à La Rochelle, le 26 mai 1949.des trappes aux environs et gardé en otage jusqu\u2019à ce que leur capitaine eut excusé, par des présents et le retour du docteur, cet aête d'hostilité de ses sujets.C\u2019est aussi grâce à ces qualités que les premiers médecins français contribuèrent à développer la colonie en se faisant à l\u2019occasion explorateurs, découvreurs, défricheurs, et fondateurs.Alors qu\u2019entre 1608 et 1628, le Canada, c\u2019est-à-dire le poste de Québec, ne comptait que vingt personnes du sexe masculin, nous y trouvons déjà deux médecins français l\u2019un, Adrien Duchêne, était chirurgien de l\u2019habitation de Champlain.Venu au Canada vers 1616, il était de Dieppe en Normandie et oncle de Charles Le Moyne, de la même ville, dont la postérité s\u2019est couverte de gloire en Nouvelle- France.En 1646 nous le retrouvons aux Trois- Rivières en qualité d\u2019interpréte.Il paraît avoir été le premier possesseur d\u2019une partie des Plaines d\u2019Abraham, à Québec, où se décidèrent en 1759 les destinées de la France au Canada.L\u2019autre médecin était Robert Giffard, qui devait en 1632 fonder Beauport à quelques milles de-là sur la rive nord du Saint-Laurent.Et puis le premier colon canadien, c\u2019est-à- dire le premier à semer au pays du grain pour se nourrir, ne fut-il pas un apothicaire français: Louis Hébert.On peut se demander quel mobile poussait ces hommes vers la Nouvelle-France: Zèle missionnaire, devoir patriotique, esprit de lucre ou simple goût de l\u2019aventure. LECOURS: LA MÉDECINE FRANÇAISE AU CANADA Louis Hébert en mourant à Québec le 25 janvier 1627 dit à ceux qui l\u2019entouraient: « J\u2019ai passé les mers pour venir secourir les sauvages plutôt que pour aucun autre intérêt particulier et mourrais volontiers pour leur conversion.Je vous supplie de les aimer et assister selon votre pouvoir.Ils sont des créatures raisonnables comme nous et peuvent aimer un même Dieu que nous s\u2019ils en ont connaissance ».Le souci constant de la santé de l\u2019âme et du corps des indigènes faisait d\u2019ailleurs partie du climat général de la colonie.Pendant que la réception enthousiaste que lui font les Micmacs fait estimer à Jacques Cartier que « ces gens seront faciles à convertir à notre saincte foy »; il fait ouvrir le corps d\u2019une des vingt- cinq victimes du scorbut de son équipage pour tenter d\u2019en enrayer les ravages.Il semble bien cependant qu\u2019à côté de motifs aussi élevés, les restrictions imposées vers 1600 par la Faculté de Médecine de Paris sur la pratique de la Médecine décidèrent, par la suite, certains chirurgiens à émigrer au Canada, et comme ce monopole de la Faculté coïneidaiït avec son déclin, la compétence des premiers médecins français du pays peut s\u2019évaluer jusqu\u2019à un certain point en fonction de ces évé- nements.Il n\u2019est que de lire le sujet de certaines thèses de candidats à cette époque pour juger du sérieux de leurs études: « De l\u2019influence des astres sur les maladies », \u2014 « Le médecin doit-il porter une barbe », \u2014 « L\u2019éternuement est-il un phénomène naturel», \u2014 « Le fœtus ressemble-t-il davantage à son père ou à sa mère », \u2014 « Les héros sont-ils fils de héros », \u2014 « La femme ne peut-elle pas se métamorphoser en homme ».D'ailleurs certaines luttes stériles en France, comme celle de l\u2019antimoine et celle du Collège des Chirurgiens avec la Faculté de Médecine, obscurcissaient alors les plus beaux esprits et eurent sûrement une influence néfaste sur la formation des premiers chirurgiens, et leur destinée ne voulait-elle pas que leur bagage scientifique restât modeste pour permettre à leur civisme les autres initiatives de la colonisation.793 Sans cette disposition de l\u2019esprit, un Jacob Bourgeois, chirurgien du sieur d\u2019Aulney, aurait-il eu le courage de s\u2019embarquer ici-même, à La Rochelle, de suivre l\u2019organisateur de l\u2019Aca- die et, plus tard, avec ses dix enfants, de fonder, en 1672, cet établissement de la baie française, avec un succès tel que, dix ans après, on y comptait déjà cent vingt-sept habitants, tous issus ou parents de ce brave Français.D\u2019où cette distinction à faire entre la valeur et l\u2019influence de la médecine française au Canada à cette époque, et la valeur et l\u2019influence des médecins et chirurgiens au pays: celles-ci ont sûrement dépassé les premières.Le dévouement, l\u2019esprit de clarté, la méthode, le raisonnement et l\u2019ingéniosité de ces hommes de l\u2019art suppléaient en partie et compensaient souvent les déficiences scientifiques du diagnostic et du traitement exercés dans des conditions aussi difficiles.Ainsi on peut s\u2019imaginer les premières impressions de ces Français devant les victimes du scalp, qui avaient survécu à cette coutume.L'hémorragie et l\u2019infection menaçaient ceux que le coup de tomahawk n\u2019avait pas tués: d\u2019autant plus que le but essentiel du scalp n\u2019était pas d\u2019enlever la vie, puisque seul le cuir chevelu était arraché, sans que l\u2019os fut lésé.En effet, les dimensions du scalp variaient, l\u2019essentiel était qu\u2019il comprit « l\u2019épi », c\u2019est-à- dire la partie du cuir chevelu où les cheveux divergent (Catlin).Ces blessures superficielles guérissaient vite, heureusement, mais la surface restait chauve.La nature, comme de nos jours, aidait donc le médecin.Mais ne lui en demandait-on pas trop parfois?Les conséquences d\u2019un malheureux accident survenu à Jeanne Mance, la fondatrice de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, semblent b'\u2018en l\u2019indiquer.Lors d\u2019une chute sur la glace, en janvier 1657, elle subit « une double fracture du bras droit avec luxation ».À cette occasion elle fut traitée par le chirurgien français Etienne Bou- chard, assisté de Jean Madrid, le lieutenant des chirurgiens de Québec, que le gouverneur, Monsieur d\u2019Ailleboust lui avait adressé.Les fractures furent reconnues, mais non la luxation.Deux ans après, son bras et sa main s\u2019é- 794 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L FC.\u2014 Montréal, juillet 1950 taient « desséchés » et « atrophiés » et elle présenta jusqu\u2019à la fin de sa vie une difformité et des douleurs intenses.À son arrivée à La Rochelle, en janvier 1659, venant du Canada solliciter argent et personnel hospitalier, elle fut conduite aux sommités médicales de Paris, qui déclarèrent que «si quelques charlatans osaient entreprendre sa guérison, au lieu de la soulager, ils attireraient et irriteraient les humeurs qui la rendraient paralysée de la moitié du corps ».On pourrait spéculer sur l\u2019influence de cet état de santé sur l\u2019échec partiel de sa mission; ces douleurs et son apparence l\u2019au- ralent-elles rendue moins convaincante et auraient-elles ébranlé la confiance de ses bienfaiteurs?La grande figure de Jeanne Mance se présente aussitôt à l\u2019esprit dès que l\u2019on pénètre dans l\u2019histoire de la Médecine française au Canada.L\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, qu\u2019elle fonda, devait être, avec celui de Québec, les forts d\u2019où rayonneraient médecine et médecins français en Nouvelle-France.C\u2019est ici même, à La Rochelle, que Jeanne Mance s\u2019embarqua pour la colonie, au printemps de 1641, avec Monsieur de Maisonneu- ve et le Père Laplace.Envers et contre tous les empêchements de santé et de sa famille, exaltée par son zèle missionnaire et grâce à la générosité de la riche veuve, Madame de Bullion, que le Supérieur des Récollets, le Père Rapin, lui avait fait connaître, Jeanne Mance allait établir un hôpital à Ville-Marie.Elle fut secondée admirablement par un gentilhomme champenois, Monsieur Louis d\u2019Ailleboust de Coulonge, dont la famille avait donné d\u2019illustres médecins à François ler et Henri IV.Ensemble, ils assurèrent « la fondation d\u2019un hôpital, au nom et en l'honneur de Saint-Joseph, pour nourrir, traiter et médicamenter les pauvres malades du pays et les faire instruire des choses nécessaires à leur salut », suivant les instructions de leur généreuse bienfaitrice.Le gouverneur, Monsieur de Maison- neuve, retarda même la construction de la maison des Jésuites en faveur de cette œuvre.Il n\u2019est que de lire les instructions expresses de Madame de Bullion sur l\u2019emploi exclusif de ses dons à la fondation et à l\u2019entretien de cet hôpital, pour réaliser les soucis de cette Française pour la santé et les soins médicaux de la colonie: « L'hôpital avant tout », disait- elle.Quinze ans après, à bout de ressources, malade et infirme, Jeanne Mance n\u2019hésite pas à entreprendre, en compagnie de sœur Bour- geoys, un voyage en France pour venir y chercher assistance.On voit ces deux femmes héroïques débarquer à La Rochelle le 6 janvier 1659, se soumettre à des pérégrinations multiples et pénibles à Paris et à La Flèche, subir sur le chemin du retour un séjour forcé de plusieurs mois à La Rochelle et se buter à toutes sortes d\u2019embûches morales et finançières.Elles ramenaient enfin, le 2 juillet, trois sœurs hospitalières de Saint-Joseph de La Flèche et cent-dix personnes engagées.Au cours du voyage de retour, qui dura deux mois, la peste se déclara sur le bateau et les hospitalières eurent à se dévouer à la limite des ressources humaines, au milieu des dangers de la contagion et privées de tout les secours.Jeanne Mance passa ainsi les trente-deux dernières années de sa vie au Canada et y mourut.À cette vie se rattache celle du bon docteur Souart, de Montréal, le « médecin des cœurs et des corps ».À l\u2019instar de la plupart de ses confrères de la colonie, la pratique de sa profession était marquée au coin de la plus grande charité.Il dépensa à Montréal une fortune de quatre-vingt mille livres à soulager les pauvres, et vint souvent à l\u2019aide des hospitalières de La Flèche.Les chroniques du temps nous le montrent « entrant à l\u2019improviste dans leur cuisine, et, saisi par le froid de la pièce et des autres appartements, jetant à brassées le bois dans leur pauvre fournaise ».D'ailleurs on ne laissait pas de le taquiner gentiment sur la concurrence des petits remèdes de mère de Bresoles.Ce fut le docteur Souart qui disposa des dernières volontés de Jeanne Mance.Ces anecdotes disent mieux que les grands traits de l\u2019histoire de la Médecine française au Canada, les sentiments qui animaient ses LECOURS: LA MÉDECINE FRANÇAISE AU CANADA premiers artisans et quelle influence leur dévouement avait sur la santé physique et morale de la colonie.Et si on parcourt les annales de cette époque, on y retrouve les mêmes caractérist:ques, et la vie et l\u2019œuvre de tous et de chacun est un long chant hé: oïque à la gloire de ces pionniers.Nous croyons fermement que leurs traditions de respect et de dignité de leur profession ont fait plus pour implanter sous le régime francais et pour conserver sous le régime anglais la médecine française au Canada que les acquisitions scientifiques subséquentes.Mais c\u2019est au moment de la chute du Canada aux mains des Anglais que se décida l\u2019avenir de la médecine française au Canada.L\u2019ariivée des médecins anglais avec les gouverneurs et les troupes allait-elle instaurer une médecine exclusivement anglo-saxonne, soit par la force des circonstances, soit par des édits royaux.Mais le miracle de la survivance française en Amérique, opéra également dans le monde médical.Après la cession du Canada à l\u2019Angleterre, malgré l\u2019offre que les Anglais leur avaient faite de les rapatrier, très peu de médecins français rentrèrent en France, à commencer par le docteur Adrien Duchesnes, le premier chirurgien de l\u2019Habitation de Champlain, qui resta à Québec avec sa femme, et lorsque l\u2019immigration anglaise les eut placés en minorité, ils imposèrent à leurs confrères anglo-saxons le respect et l\u2019estime.On en trouve des expressions non équivoques dans les chroniques de médecins du temps, aussi bien que dans les compte-rendus des journaux, comme celui des funérailles du docteur François Bodélard dans la Gazette de Québec de février 1802.AUJOURD'HUI Et c\u2019est ainsi que les quelques dizaines de médecins Français et Canadiens de 1760 sont devenus une puissante organisation de quelque 4000 membres, avec ses hôpitaux et ses facultés de médecine au sein de la profession 795 médicale canadiennc.Ils y coopérent en apportant les qualités de leurs origines et restent des missionnaires de l'esprit français sur ce continent.Ils sont réunis en une association fondée a Québec en 1902, par le docteur D.Brochu, sur le modèle de l\u2019association des Médecins de Langue Française d\u2019Europe.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada tint son premier Congrès à Québec même, le 25 juin 1902, à l\u2019Université Laval.L\u2019enthousiasme qui salua ces assises devait amener la tenue d\u2019un Congrès semblable tous les deux ans.Et de ce fait, depuis la fondation de l\u2019Association, les Congrès se sont succédés sans interruption à Québec, Montréal, Trois-Rivières, Sherbrooke et Ottawa.En plus d\u2019un Comité Central, l\u2019Association comprend un Conseil de 60 membres, représentant chaque région du Canada Franca's et des Etats-Unis.Enfin, la tenue de chaque Congrès est assurée par un Comité local où celui-là a lieu.Outre ses Congrès, l\u2019Association à un autre moyen d\u2019expression dans sa revue mensuelle « L'Union Médicale du Canada » depuis 1937.Cette revue publie les travaux scientifiques présentés aux Congrès et sert de trait d\u2019union entre les membres de l\u2019Association en dehors de ses assises.Tous les membres en règle la reçoivent régulièrement.Ils y trouvent également une foule de renseignements sur le mouvement médical français et d\u2019excellentes traductions en résumé sur la médecine angla*se et américaine (Etats-Unis).Depuis deux ou trois ans, l\u2019Association s\u2019intéresse aux divers projets d\u2019assurance-santé.Un Comité a été chargé d\u2019étudier où se trouve le meilleur intérêt de ses membres et de leurs patients, et fera rapport au Conseil lors du Congrès Ottawa-Hull de 1948.Une des plus récentes initiatives de l\u2019Association, en voie d\u2019accomplissement, est la création d\u2019un Comité de Relations Médicales entre la France et le Canada, destiné à faciliter les études de médecins et étudiants dans les servi- 796 ces hospitaliers français et canadiens.Un courant d\u2019échanges d\u2019internat et d\u2019études supérieures pourra ainsi s\u2019établir avec des avantages réciproques.On peut donc se rendre compte, par ce qui précède, de l'influence de l\u2019Association des Médecins de Langue Française et de la culture française en général en Amérique.Imbus de cette culture au cours de leurs études médicales, de leurs lectures et de voyages en France, ses membres la diffusent du geste et de la parole au sein de populations où se maintient leur prestige.Les personnalités les plus marquantes de l\u2019Eglise, de l\u2019Etat, de la Magistrature et du Monde Médical du pays ont accordé dans le passé leurs patronage d\u2019honneur à l\u2019Association.Le gouvernement français a envoyé régulièrement des délégués officiels à ses Congrès et les sociétés scientifiques françaises, américaines et canadiennes ont admis dans leurs rangs un grand nombre de ses membres.Plusieurs anciens présidents ont été décorés de la Légion d\u2019honneur.Appuyée sur un passé fructueux d\u2019un demi siècle, l\u2019Association est aux avant-postes des fronts économiques et scientifiques du monde médical et regarde l\u2019avenir avec confiance.Divers autres groupements \u2018entretiennent au Canada le climat français, si nécessaire au développement et à l\u2019éclosion de la médecine française: les Alliances Françaises, l\u2019Institut Franco-Canadien, le Comité des relations médicales France-Canada.L\u2019Âme de ces foyers de culture est souvent encore un médecin français, tel le docteur Paul Villard, Secrétaire Général de l\u2019Alliance Française à Montréal depuis 35 ans, et dont le gouvernement français vient de couronner le mérite en le créant officier de la Légion d'honneur.Le rayonnement de la pensée francaise en médecine, comme ailleurs, a éclairé derniére- ment les milieux universitaires et professionnels de Montréal, Québec et Ottawa lors de exposition de livres scientifiques d\u2019apres- guerre.D\u2019un coup, la médecine francaise a répondu une fois de plus à la confiance que les Canadiens lui avaient conservée pendant ces L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuieTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 années de silence.Quelle promesse que ces œuvres des heures d\u2019infortune, et que ne doit- on pas attendre des cadres réformés.Son Excellence Monsieur Francisque Gay, Ambassadeur de France au Canada, et Monsieur Jean Mouton, Attaché Culturel, ont bien voulu rendre possible et rehausser de leur présence le prestige de ces expositions à Québec, Montréal et à l\u2019Hôpital Général d\u2019Ottawa.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada fournit, à chacun de ses Congrès, l\u2019occasion de faire l\u2019étalage et la diffusion des publications françaises.Le résidu des recettes du Congrès Ottawa-Hull de septembre 1948 servira à doter la bibliothèque de la Faculté de Médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa de traités et de publications de Médecine Française.Les Facultés de Médecine des Universités de Montréal, Québec et Ottawa recommandent finalement certains auteurs français à leurs étudiants.Enfin, certaines agences commerciales n\u2019ont pas hésité à accepter certains risques financiers et à consentir les sacrifices nécessaires de change et de transport pour reprendre pied sur ce plan culturel et contribuer à son relèvement.Tout en coopérant avec ses confrères de langue anglaise, le médecin Canadien-Français se sent à une croisée de chemins où il lui est facile et profitable de faire la synthèse des écoles française et américaine.S\u2019il emprunte à ses voisins certaines techniques, certaines valeurs artistiques et certaines méthodes d\u2019organisation, il garde l\u2019interprétation clinique, la clarté d\u2019exposition, les procédés d\u2019analyse et de synthèse, la philosophie pour tout dire de l\u2019école française.BIBLIOGRAPHIE 1.BENJAMIN SULTE: Histoire des Trois-Rivières, p.87.9.BENJAMIN SULTE: Mélanges historiques, Vol.I-IT.3.P.SAGARD: Histoire du Canada.p.590.4.P-CG.ROY: Bulletin des recherches historiques: juillet 1943, p.204.E.LARIVIERE: La tragédie d\u2019un peuple, p.175.A.LEBLOND: Jeanne Mance.» P-G.ROY: Bulletin des recherches historiques: juillet 1942, p.243.2 On \u201cMORS AUT VITA\u201d! Urgel GARIÉPY, F.R.C.S.(C.), F.A.C.S., Chirurgien honoraire de l\u2019hôpital Notre-Dame, Membre (associé étranger) de l\u2019Académie de Chirurgie de Paris.\u2014 Monsieur le gouverneur de la prison commune?\u2014 Oui, monsieur.À qui ai-je l'honneur de parler?\u2014 Au professeur Legure, de l\u2019Université de Montréal et chirurgien à l\u2019hôpital Saint-Jean- l\u2019Evangéliste.\u2014 Que puis-je faire pour vous?dit le docteur Alfred Dorion.\u2014 Voici, Monsieur le gouverneur.Je viens, déclara le docteur Legure, m\u2019entretenir avec vous d\u2019une question fort délicate.Vous avez dans votre pénitencier plusieurs condamnés à mort.N\u2019y aurait-il pas moyen de les faire servir à la science, en exécutant sur eux des expériences qui seraient concluantes, parce qu\u2019elles se feraient sur du matériel humain?\u2014 Hein?Quoi?Comment?s\u2019écria le gouverneur, excité, presque indigné.Le docteur Legure demeura impassible.\u2014 Je m'explique, dit-il.Depuis toujours à ceux qui commettent des attentats criminels vitaux, la société a ou prend le droit de demander raison.L'Ecriture a proclamé: « Tu ne tueras point ».La société rétablit l\u2019équilibre en prenant vie pour vie.Mais c\u2019est la loi du talion dans toute sa sévérité: « Œil pour œil, dent pour dent ».La loi publie dans ses textes l\u2019aphorisme suivant: «Nul n\u2019a droit de se faire justice soi-même ».Ainsi le veut le concensus général.Le docteur Legure enchaîna : « Certains pays ont supprimé la peine de mort et lui ont substitué l\u2019emprisonnement à perpétuité.C\u2019est plus cruel.D\u2019après la coutume et la servitude qui en découle, je suis pour la peine capitale.Suivrai-je en cela la tradition ances- 1.Extrait d\u2019un roman en préparation: Quand la nuit tombe.trale, est-ce que je subis l\u2019influence de tout le monde, consciemment ou inconsciemment, est- ce que ma conscience se révolte après un délit criminel, est-ce que le meurtrier est passible de mon courroux personnel, ce en quoi je ne représente qu\u2019une unité dans la masse de l\u2019espèce humaine, est-ce que je me dis qu\u2019ayant forfait aux lois de la vie, il est juste que l\u2019auteur s\u2019acquitte en nature du méfait qu\u2019il a perpétré?Quoi qu\u2019il en soit, le fait brutal est là.Il doit expier.Mais son trépas sera complètement inutile à cette société qui semble tirer vengeance de lui.\u2014 En quoi cette mort est-elle stérile?demanda le gouverneur qui prenait maintenant intérêt à la conversation.\u2014 Voici.La société a exercé son recours, mais l'humanité n\u2019en a retiré aucun gain.La tragédie est finie, il n\u2019y a pas de déductions pratiques.C\u2019est un geste d\u2019envergure qui est posé, pas nécessairement un exemple qui intimidera les scélérats.C\u2019est l\u2019accomplissement de la loi.L'horreur du supplice devrait retenir les bandits au bord de la pente fatale.Et pourtant, comment se fait-il qu\u2019un meurtre soit suivi d\u2019autres meurtres si le châtiment était si exemplaire?Les passions déchaînées sont sans doute comme les tornades furieuses qui dévastent tout sur leur passage.Le meurtrier n\u2019est pas initialement porté à l\u2019homicide.Les ambitions et les convoitises déforment les faits, aveuglent les malheureux et les rendent en quelque sorte déséquilibrés.Même l'assassinat doit être examiné sérieusement.Malgré que ce soit la plus infâme des infractions, il faudrait étudier les éventualités qui en ont amené l\u2019exécution, l\u2019éducation de ce criminel, l\u2019évolution de sa jeunesse, ses fréquentations, ses chances dans l\u2019existence, les conseils qu\u2019ils a reçus.Peut-être a-t-il été sans direction et.par conséquent, livré 798 seul aux écueils de la route.Je ne les stigmatise pas comme des irresponsables, ce serait aller trop loin, mais ils sont des dévoyés.Dans cet ordre de choses, je spécifie celui qui a fauté gravement dans un moment d\u2019affolement, sans avoir eu le temps de réfléchir aux conséquences de son acte et qui, emporté par le tourbillon imprévu et soudain des occasions, s\u2019est porté à un assaut mortel.Ce sont ces aléas qu\u2019il faut avoir présents à la mémoire pour juger sainement et froidement la situation.\u2014 Mais la justice tient toujours compte des circonstances atténuantes, affirma le gouverneur.\u2014 Oui, sans doute, reprit le docteur Legure, et pourtant, qui peut attester avec certitude où commencent les circonstances atténuantes et où elles finissent?Il faudrait pénétrer assez avant dans l'âme de ces délinquants pour en scruter tous les détours, s\u2019introduire dans leur esprit pour en connaître l\u2019ordonnance et les dispositifs, mesurer la volonté pour savoir quelles en sont la tension et la teneur, être au courant de tous les désirs pour en délimiter les formes, discriminer les vices des bonnes qualités, il faudrait, en un mot, lire dans leurs cœurs pour en sonder la profondeur et les affectivités.\u2014 Toutes ces considérations sont on ne peut plus vraies, docteur, attesta le gouver- mneur, mais où voulez-vous en venir?\u2014 À ceci, monsieur le gouverneur.Les êtres humains sont des polichinelles et des marionnettes dont la destinée tient les fils entre ses mains.Ça ne signifie pas que je crois au fatalisme, car, avec cela, où serait le libre-arbitre?C\u2019est justement cette question du franc-arbitre qui est à la tête de nos actes et je dis que, chez les criminels, nous ne savons aucunement s\u2019il s'exerce affranchi de toute contrainte, s\u2019il n\u2019est pas assujetti au code de l\u2019hérédité, s\u2019il n\u2019est pas dépendant des conjonctures qui mènent la vie, car on ne commande pas aux événe- ments, on en subit les vicissitudes, heureux si l\u2019on n\u2019est pas balayé par elle comme des fétus de paille par le vent.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 \u2014 Mais vous paraissez fataliste quand mé- me, docteur, constata le gouverneur.\u2014 Pas du tout.J'émets simplement des op-nions qui ont déjà eu cours avant moi et qui sont appuyées sur l\u2019ordre courant des choses.Je ne cherche pas à philcsopher.Je suis trop habitué à déchiffrer l\u2019écheveau emmêlé des symptômes chez les malades.Il m\u2019a fallu pour cela cultiver en moi l\u2019esprit d\u2019observation et forcément les considérations morales sont les corollaires naturels de nos constatations.S1 l\u2019on pense à l\u2019état social, familial, économique, religieux, grégaire, mental, dans lesquels vivent les patients, on peut généraliser ensuite et se rendre compte de bien des faits qui se ressemblent tous plus ou moins dans un groupe d\u2019individus, dans une race, dans une nation.Mais toutes ces réflexions, monsieur le gouverneur, m\u2019ont éloigné du but de ma vis.te.J\u2019énonçais l\u2019idée, au début de cette entrevue, que les condamnés à mort devraient, avec leur acquiescement, servir de sujets d\u2019expériences physiologiques.\u2014 Et les antivivisectionnistes, docteur ?Qu'est-ce que vous en faites?Vous supposez bien que, s\u2019ils s\u2019objectent à la vivisection chez l\u2019animal, ils s\u2019emballeront contre la vivisection humaine.\u2014 Oui, je les vois se lever en phalanges serrées et me poursuivre de leurs anathèmes et de leurs imprécations.Ces illuminés ne sont pas logiques.Ils ne songent pas, malgré leur opposition, à toutes les expériences sur les animaux, qu\u2019ils ne regardent pas à se chausser de cuir pris à un animal tué, que les dames portent des fourrures enlevées à des bêtes occises par le trappeur.Ces hommes consomment des viandes abattues par des chasseurs, etc.La mort nous environne sous une forme ou une autre.Néanmoins, tel qui est antivivi- sectionniste n\u2019hésite pas à utiliser des vaccins ou des sérums préparés parfois au prix de la vie animale.Les bêtes ont été créées d\u2019une façon ou d\u2019une autre, pour le service de l\u2019homme.Les chevaliers de l\u2019antivivisectionnisme arguent que les animaux endurent, durant l\u2019ex- GARIÉPY: MORS AUT VITA périmentation, des souffrances atroces.Cet argument ne tient pas debout devant la vérité.J\u2019ai été témoin d\u2019expériences et n\u2019en entreprends jamais moi-même sur les bêtes sans l\u2019anesthésie générale.Pour qui nous prend-on?Quelle créature humaine serait insensible au point de s\u2019adonner-a des pratiques répugnantes et à faire subir à nos frères inférieurs des traitements qui comportent un état de veille douloureux?L\u2019on sait quelle mémoire implacable gardent les chiens des sévices exercés contre eux.Eh! bien, ces mêmes bêtes viennent à la rencontre de leurs prétendus bourreaux avec des gambades, des signes de joie, frétillent de la queue, aboient de plaisir et manifestent leur contentement de mille manières.Ils ne gardent donc aucun souvenir des épreuves qu\u2019ils ont traversées.En serait-il ainsi si les chiens n\u2019avaient pas perdu le contact complet avec la réalité?Au contraire, les savants de laboratoires assimilent les animaux à des collaborateurs et ils le sont dans toute l\u2019acception du mot.Aussi les comblent-ils d\u2019attentions et d\u2019affection même.Du reste, où en serait la science si les animaux n\u2019avaient pas apporté leur contribution a l'étude des maux dont se plaint le genre humain?Il est vrai que les conditions physiologiques ne se superposent pas toujours aux états pathologiques, mais, par analogie, on peut déduire des conclusions qui se rapprochent de l\u2019exactitude.Ce qu\u2019il y a de réel, c\u2019est l\u2019étude des sécrétions organiques en fonction normale.Là, tous sont d\u2019accord pour prôner la véracité des réactions dont ils fournissent les preuves.Ils sont sincères ces chercheurs et leurs expériences ont fait faire quelquefois des enjambées à la maturation des connaissances sur les viciations organiques.\u2014 Mais les antivivisectionnistes, par leurs menées, ne sont pas à dédaigner.Ils tentent de soulever l\u2019opinion publique, remarqua le gouverneur.\u2014 Je qualifie les manifestations des anti- vivisectionnistes de sensiblerie.Aucune législature n\u2019a défendu leurs prétentions.En Angleterre et aux Etats-Unis, ils ont tenté de 799 faire légiférer contre la vivisection.Les législateurs ont eu plus de sagesse et de prudence.C\u2019est en ces pays-là que ces énergumènes ont fait le plus de vacarne pour appuyer leurs requêtes qui ont forme d\u2019obsession chez eux.Ils ont organisé des spectacles pour attirer et susciter la réprobation générale contre les expérimentateurs.On peut même se demander jusqu\u2019à quel point ils sont sincères.En tout cas, ils sont désaxés et partent d\u2019un faux principe.Les faits démentent leurs assertions.Du reste, pour moi, la cause est jugée.Ces cerveaux exaltés peuvent mettre le feu aux poudres, car il faut toujours se garder de la crédulité des gens.Une théorie, plus ou moins prouvée, trouve toujours des supporteurs.Le danger serait que ces hypothèses se disséminent.Mais le sentiment général s\u2019est abstenu de prendre fait et cause pour eux.Il a compris l\u2019importance et la nécessité d\u2019entreprendre le grand œuvre de l\u2019expérimentation pour sauver les vies humaines, même au prix de sacrifices vitaux dans le régne animal.\u2014 J\u2019approuve pleinement vos idées, docteur; elles cadrent avec les vues du bon sens.Que demandez-vous de moi alors?dit le gouverneur.En quoi puis-je vous aider?\u2014 Je désirerais que vous me mettiez en rapport avec un condamné à mort pour essayer de l\u2019amener à consentir à ma proposition.\u2014 Très bien, dit le gouverneur.Et sonnant un tourne-clefs: \u2014 Conduisez, ordonna-t-il, le docteur Le- gure à la cellule 187.Et se tournant vers le docteur: \u2014 Je crois que vous réussirez plus facilement près de celui-ci, car tout bon sentiment ne semble pas éteint en lui.Il a, en outre, un regret énorme de sa faute.Vous trouverez là un terrain tout préparé pour recevoir la semence que vous voulez faire germer.Le docteur suivit le gardien qui lui fit traverser une enfilade des corridors et l\u2019introduisit dans une partie retirée de l\u2019établissement.Ils firent face d\u2019abord à une porte de fer, ayant vue sur une antichambre où se dressait un autel simple, sur lequel la messe 800 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 était célébrée une fois la semaine.À droite, dans un coin, un lavabo.À côté de l'autel, une table, une chaise, un cadran à poinçon pour le garde.Ensuite, à gauche, une grille montant jusqu\u2019au plafond et laissant accéder à une cellule de condamné à mort.Là, sur le mur du fond, une image du Sacré-Cœur, collée à dix \u2018pieds de hauteur.Au-dessous, un prie- Dieu.Dans un coin, près de la grille, une table-panneau en bois et une chaise.Le long du mur, un petit lit de métal, avec matelas et accessoires.L\u2019éclairage, sommaire, se faisait par la pièce voisine.Cette cellule avait un aspect monastique et donnait le frisson du tombeau par la froideur et la nudité de ses parois.Une autre porte ouvrait sur un petit hall et de là l\u2019on arrivait à la plate-forme de l\u2019échafaud.Quelques pieds séparaient le temporel \u2018de l\u2019éternité.AUDACE ET VICTOIRE.\u2014 Bonjour, Monsieur Antoine Lessard.\u2014- Bonjour, Monsieur.\u2014 Je suis le docteur Legure et je suis venu causer quelques instants avec vous.Le prisonnier, auquel s\u2019adressait le docteur, était un homme trapu, fortement charpenté, dans les trente ans, et portant sur sa figure un air de douceur qui contrastait avec la condamnation dont il était l\u2019objet.Il était châtain et dans ses yeux, d\u2019un bleu profond, s\u2019allumait une lueur de bon augure pour le docteur.Il avait commis un crime passionnel.Sous l\u2019empire de la colère et de la déception, il avait tué celle qui l\u2019avait abandenné pour s\u2019enfuir avec un autre homme.Les traits étaient réguliers et le docteur fut frappé de la politesse de ses manières, de son éducation et de son instruction.La douleur, la honte et le repentir avaient gravé leurs marques sur ce visage énergique et franc.\u2014 Je suis, dit le docteur Legure, un professeur de l\u2019Université de Montréal.Je m\u2019intéresse tout particulièrement à votre sort.Il est digne \u2018de commisération, parce que la peine capitale que vous subirez vous atteint en pleine jeunesse.Comme à mon service de l\u2019hôpital ou dans ma clientèle, j'ai toujours regretté la disparition de jeunes gens sur lesquels la société fondait, à bons droits, les plus grands espoirs.Les jeunes symbolisent le futur.Dans les différentes carrières qu\u2019ils ont ou auraient embrassées, leur apport social constitue un capital avec lequel on bâtit l\u2019édifice du bien commun.La société, de par la législation et en vertu des droits que lui ont conférés les âges, la coutume, l\u2019expérience et les nécessités de la vie, est forcée d\u2019établir des sanctions contre ceux qui prennent la justice entre leurs mains.Vous avez commis un crime qu\u2019excuse, a mes yeux, votre emportement.Votre recours en loi a été refusé.Il vous faudra donc en subir les conséquences auxquelles aucune puissance ne peut vous soustraire.Le temps paraît bien long à celui qui attend le moment où il sera rayé du registre des vivants.Vos pensées sont amères, j'en suis certain, et que ne donneriez- vous pas pour racheter votre faute, maintenant que la réflexion a repris possession de vous.Eh! bien, je viens vous fournir le moyen de réparer le préjudice dont la collectivité vous tient responsable.\u2014 Comment cela, docteur?Ce moyen, quel est-il?\u2014 Vous n\u2019ignorez pas ou apprenez qu\u2019il existe des laboratoires où se font des expériences sur différentes fonctions des organes.Il en est une principalement qui me serait chère, celle de la greffe d\u2019organes.Or, jusqu\u2019à ce jour, l\u2019expérimentation l\u2019a menée à b.en chez les animaux, mais ne l\u2019a jamais essayée sur l\u2019être humain.C\u2019est une tentative dangereuse.Le sujet qui s\u2019y soumettrait prendrait un risque qui, cependant, servirait à sauver ou à prolonger des vies humaines.Il n\u2019est rien moins que certain que les conclus:ons répondent aux espérances que l\u2019on peut fonder sur ces prémisses.Avant d\u2019établir une technique sûre, les échecs prédomineraient-ils?Je n\u2019en sais rien.En échange de cette vie que vous prêteriez à la science, celle-ci exigerait, ou du moins gel GARIÉPY: MORS AUT VITA demanderait que la vôtre soit sauve en retour.Ce serait un prêté pour un rendu.Avant d\u2019entreprendre des démarches auprès de la justice et des pouvoirs publics, j'ai voulu obtenir votre assentiment.Je ne crois pas à la réussite infaillible de ma requête.Toutefois, soutenu par ma foi, j'espère convaincre les autorités de la justesse de mes prétentions.Qu\u2019en dites- vous, Monsieur Lessard?\u2014 Vous me prenez, docteur, par surprise, répartit le condamné.Je sais qu'une mort inflexible m\u2019attend.Veuillez donc me donner quelques jours de réflexion.\u2014 C\u2019est juste, reprit le docteur Legure.Après avoir fortement encouragé le prisonnier, le docteur le quitta et repassa par les bureaux du gouverneur à qui il fit part de son entretien avec le condamné.Quand la nuit tombe sur les condamnés à mort, quelle doit être leur frayeur de se retrouver devant eux-mêmes, devant leur conscience.Le soleil chasse la peur, mais, quand il disparait, les objets extérieurs et intérieurs revétent des aspects anormaux.Le panorama de leur vie se déroule devant leurs yeux, ils voient la faillite de leurs aspirations qui se terminent fatalement.Leurs songes se peuplent d\u2019hallucinations.Ils aperçoivent avec horreur le gibet fatal, l\u2019exécuteur des hautes- œuvres avec ses aides; ils se sentent enfoncer sur la tête le bonnet noir qui leur dérobe la vue du monde, la corde passée autour du cou, leurs pieds plongent dans le vide, sous le déclic de la trappe léthifère et ils sont lancés dans l\u2019au-delà.Leur corps se crispe, se détend et se balance avec les derniers soubresauts \u2018de l\u2019agonie.Ils se réveillent, baignés de sueurs, et réalisent l\u2019horreur de leur état.Ils voudraient n\u2019être jamais nés.Ils se rendorment pour rechuter dans d\u2019autres rêves aussi effrayants.Le jour, ils sont là, tout à leurs pensées.Ils roulent dans leur cerveau des idées dépressives.Ils comptent le temps qu\u2019il leur reste à vivre.Les uns se résignent, les autres s\u2019insurgent contre leur sort, maudissant la destinée qu\u2019ils rendent responsable de leur infortune.Tous voient approcher avec terreur 801 le moment où il leur faudra s\u2019acquitter de leur dette envers le corps social.Les uns cherchent la consolation dans la religion, les autres se réfugient dans un stoïcisme que démentent les affres de leurs regards.Qui peut connaître à fond les angoisses, les inquiétudes, les remords, les souvenirs cuisants, les ressauts nerveux, les désespérances ou les illusions d\u2019un condamné à mort?Il faudrait être voyant ou confesseur ou ministre du culte \u2014 mais ils sont muets \u2014 pour enregistrer et publier les sensations qui assaillent l\u2019esprit de ce condamné à mort.Le dernier mot de ce chapitre ne sera probablement jamais dit.Quelques jours se passèrent et le docteur Legure retourna à la prison pour prendre la réponse de Lessard.\u2014 J'ai, dit celui-ci, pesé vos considérations.Je n\u2019ai rien à perdre.Mort pour mort, elle est inévitable.J'ai péché, je suis prêt à expier, je veux redresser le tort que j'ai fait.Quand vous voudrez, je suis à votre disposition.Si je meurs, ma fin n\u2019aura pas été inutile.J'aurai servi la cause du ben, heureux si je puis contribuer à la restitution ou à la restauration de la santé chez mes semblables.Fort de cette approbation, le docteur Le- gure revit le gouverneur de la prison qui fut stupéfait d\u2019apprendre la décision du condamné.Il était dépassé par la générosité de cet homme qui, malgré la menace officielle contre sa vie, ne tâtonnait pas pour l\u2019exposer dans une aventure pour le moins douteuse.Le docteur Legure convint avec le gouverneur d\u2019une rencontre avec le député du comté.Celui-ci, approché, ne s\u2019enthousiasma pas outre mesure du projet.Il fallait en référer au Ministre de la Justice.Le député et le ministre prévoyaient des complications et des difficultés.Quoiqu\u2019ils fussent avocats tous les deux, le plan battait tellement en brêche les conceptions préétablies, les usages et la tradition qu\u2019ils doutèrent du triomphe de cette théorie.Mais le docteur Legure plaida sa cause avec une telle chaleur et une telle conviction, y apportant tous les arguments scientifiques et 802 en faisant ressortir tous les avantages qui naîtraient d\u2019un tel procédé, que le ministre se laissa convaincre.Pourtant, il fit remarquer que le Conseil des Ministres devait être saisi de cette proposition.Là, les avis furent partagés.Les uns, surpris par son étrangeté, ne formulèrent aucune opinion, d\u2019autres comprirent de suite les bénéfices d\u2019un tel échange, d\u2019autres enfin restèrent sur la défensive.Toutefois, tous furent d\u2019accord pour entendre le docteur Legure qui, après plusieurs audiences, où furent débattus les postulats positifs et négatifs, finit par rallier la majorité des suffrages.Le Conseil des Ministres ne pouvait assumer la responsabilité d\u2019une telle traite.Il fallait attendre une session du parlement pour présenter un bill spécial à cet effet.Le temps marchait et la date de l\u2019exécution approchait.Le Ministre de la Justice, consulté, était d\u2019avis qu\u2019un sursis devait être accordé au condamné.D\u2019accord avec ses collègues, il fut accordé.Le docteur Legure eut, à maintes reprises, des entretiens avec son sujet, comme il l\u2019appelait.Il se réjouissait de ce que le condamné à mort se rivait de plus en plus à sa résolution.Celui-ci comprenait la thèse proposée par le docteur.Il y concourait pleinement et il s\u2019inquiétait, à chaque entrevue, du progrès des négociations.Il avait déjà fait le sacrifice de sa vie dans le sens de la condamnation ou de l\u2019expérience.Enfin, arriva la session du parlement fédéral, où le bill fut présenté.Jamais bill ne souleva autant de discussions.C\u2019est dans une atmosphère surchauffée que les députés prirent la parole.D\u2019aucuns opinaient qu'il ne fallait pas modifier la formule antique et consacrée par les ans du code criminel; d\u2019autres, plus ouverts à une situation et à une idée neuves, acceptaient le principe du bill, parce qu\u2019il s\u2019adaptait à une circonstance particulière.Ils trouvaient le Code Criminel trop rigide dont les statuts étaient trop péremptoires et manquaient d\u2019élasticité.Les premiers ripostaient que l\u2019ordre social serait bouleversé par une législation aussi inopportune et aussi L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin A.MLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 révolutionnaire.Les gens, en général, se sentaient rassurés parce qu\u2019ils étaient appuyés par la loi.Les seconds répondaient que ce n\u2019était qu\u2019une question d\u2019espèce et que les condamnés à mort, en vertu de l\u2019appréhension humaine et de l'incertitude des expériences, ne seraient pas si nombreux à offrir leurs corps aux expérimentateurs.Des raisonnements captieux ou francs, des invocations à la morale, des spéculations sur le retentissement de cette conception dans le public, la dérogation à l\u2019expérience et aux coutumes, le danger de la remise en liberté de ce criminel, toutes sortes de raisons furent mises de l\u2019avant, selon que les uns ou les autres admettaient ou niaient la justesse, la justice ou l\u2019opportunité du bill.Durant cette controverse, les journaux s\u2019emparèrent de l\u2019idée.Certains d\u2019entre eux la favorisaient, tandis que d\u2019autres la condamnaient.Les arguments s\u2019opposaient les uns aux autres.Après plusieurs semaines de contestations, pendant lesquelles les uns prétendaient que le meurtrier ne s\u2019appartenait plus, et que la société pouvait disposer de lui à son gré, les autres déclamaient que la vivisection était attentatoire à la liberté, qu\u2019un homme vivant ne pouvait s\u2019apparenter à un lapin, à un chien ou à un cobaye.Quelques-uns, plus à droite, proclamaient l\u2019idée humaine, utile et philanthropique.Aux Communes, la majorité des oui finit par l\u2019emporter sur les non, surtout quand le ministére se rangea carrément en faveur de l\u2019adoption du bill qui fut voté.Il fut ratifié par le Sénat, après des débats aussi orageux qu\u2019à la Chambre.Il y eut désaccord au début, mais le leader finit par grouper la pluralité des voix qui amena l\u2019entente finale.Il n\u2019y avait plus de suppositions ou de supputations légales, puisque le bill était devenu loi.Restait la sanction du gouverneur général à cette loi, décrétant qu\u2019un condamné à mort pourrait engager sa vie dans l\u2019intérêt de la science en général, tel que le cas du prisonnier actuel.Et le Gouverneur général signa le bill.Après la terminaison des épreuves scienti- GARIÉPY: MORS AUT VITA fiques, le péril mortel que le condamné à mort aurait couru l\u2019absoudrait de son crime et il pourrait reprendre sa place dans le monde sans aucun recours nouveau du code légal contre lui pour ses fautes passées.Il y avait aussi le point de vue social.Quelle garantie donnerait le condamné de son retour au bien?Quelles assurances seraient assez fortes pour contre-balancer l\u2019effet de la libération d\u2019un assassin?Qui répondra:t de celui- ci?Comment pourrait-on jurer que, placé dans les mêmes circonstances, il ne recommencerait pas et ne se rendrait pas passible d\u2019une autre sentence de mort?Autant de questions sans réponse, car le cas était unique.C'était une tentative hasardeuse, audacieuse et téméraire qui ne pouvait s\u2019appuyer sur aucun précédent, sur le bon sens ou sur la pratique des choses.Le bill rebondit dans le public.Les anti- vivisectionnistes entrèrent naturellement en lice.Leurs piaillements ressemblaient aux cris d\u2019un troupeau d\u2019oies effarouchées.Ils organisèrent des démonstrations monstres, clamant sur tous les tons leur opposition à l\u2019expérimentation du docteur Legure.Ils trouvèrent des publicistes pour les seconder.Ils voulaient créer une tempête de désaveu et agencèrent un déploiement de force allant jusqu\u2019à la violence.Ils se mirent à la tête d\u2019un groupe d'individus qui jetèrent des pierres dans les fenêtres de la résidence du docteur Legure.Quelques journaux blâmèrent leur conduite.L\u2019ébullition fut à son comble quand ils montèrent un défilé de protestations avec pancartes ainsi conçues: « Pas de vivisection humaine! Honte au docteur Legure! Que font les pouvoirs publics?On devrait mettre sous arrêt un criminel de cet acabit! » La police fut forcée d\u2019intervenir, car la manifestation s\u2019enflait jusqu\u2019à l\u2019émeute.II y eut des arrestations.Leur représentation matée, ils déchaînèrent, par l\u2019entremise de gazettes à leur solde, une campagne qui vilipendait le chirurgien et lui lançait de la boue à la face.Ils avaient l\u2019injure facile: c\u2019est pourquoi ils en usaient largement avec celui qu\u2019ils dénommaient l\u2019ennemi public 803 no 1.Ils publiérent des pamphlets fielleux et venimeux.Sous l\u2019effet de cette agitation, l\u2019expérimentation devint la conversation de la rue.Ils étaient trop rusés pour s\u2019en prendre au gouvernement fédéral, qui ne pouvait se dédire et abroger la loi.Elle faisait partie maintenant des statuts.Les antivivisectionnistes s\u2019efforcèrent de pousser les dirigeants municipaux à s\u2019interposer.Ils ne bronchèrent pas.Il faut déclarer à leur louange qu\u2019ils n\u2019émirent qu\u2019une proclamation cherchant à rétablir l\u2019ordre troublé.Le parlement provincial, presque sommé de s'ingérer dans la question, refusa carrément de se prononcer, alléguant qu\u2019il appartenait à l\u2019administration urbaine de prendre l\u2019affaire en considération et d\u2019appliquer les mesures, coercitives s\u2019il le fallait, pour restaurer l\u2019équilibre détruit.Le conseil de ville aborda la scène pour calmer les agitateurs, mais n\u2019entra aucunement dans le litige, se retrancha derrière une question de principes, statuant qu'il se récusait et ne se disait nullement qualifié pour juger sainement et judicieusement de l\u2019altercation en cause.Enfin, comme tous les ouragans rendus à leur point culminant, le vent tomba, il s\u2019épuisa de sa propre véhémence.Quelques journalistes réagirent dans une série d\u2019articles pour apaiser l\u2019opinion publique ameutée.D\u2019autres se rangèrent à leur suite et, après quelque ressac, la fermentation populaire se dégonfla parce que d\u2019autres nouvelles passèrent au premier plan et détournèrent ainsi l\u2019attention des gens.Mais la pacification des\u2019 esprits fut accomplie lorsque quelques journaux sonnèrent la note juste en insistant que le condamné à mort avait, suivant l\u2019acte du parlement fédéral, le droit de décider de sa personne et que nul ne pouvait s\u2019y objecter.Le consentement du criminel qui avait frappé l'esprit des députés et des sénateurs fut commenté favorablement.La voix de la raison prévalut.L'opinion publique gagnée fut touchée du courage et de la grandeur d\u2019âme de l\u2019homme qui s\u2019était remis si complètement entre les mains de l\u2019expérimentateur.Le docteur Legure laissa descendre l\u2019effer- 804 vescence.Il attendit que l\u2019orage et l\u2019agitation s\u2019apaisent pour procéder à la greffe qu\u2019il avait l\u2019intention de pratiquer.Il voulait prélever, immédiatement après le décès d\u2019un patient, un rein sain qu\u2019il transplanterait sur le condamné à mort.Celui-ci fut transféré à l\u2019hôpital et attendit patiemment l'heure de l\u2019équation solennelle, vu que la rédemption de sa vie ne prendrait pleinement effet qu\u2019après l\u2019opération.L'occasion s\u2019offrit bientôt au docteur Legure d\u2019exécuter son projet.Un malade chez qui tous les tests de laboratoire et l\u2019examen clinique avaient démontré la condition normale des reins mourut et, de suite après, le docteur enleva un des reins qu\u2019il mit dans une solution de Ringer, aux trois chlorures, calcium, sodium et potassium.Ce fut le rein droit qui fut amputé près de l\u2019aorte, en masse, avec ses Vaisseaux, son appareil nerveux, ses lÏymphatiques et son atmosphère graisseuse.Le condamné dont tous les examens avaient révélé une santé parfaite, se trouvait prêt, au moment opportun, à affronter l\u2019intervention de cette greffe dont la réussite tenait tant au cœur du chirurgien.Le rein droit de Lessard \u2014 et ce fut le rein droit parce que les pédi- cules vasculaires étaient plus longs, donc plus faciles à anastomoser \u2014 fut enlevé avec toute son ambiance anatomo-physiologique et remplacé par celui du mort.L\u2019opération ne présenta pas de difficultés particulières au point de vue technique et le volontaire fut reporté dans son lit.On mit en jeu immédiatement les anticoagulants, tel que l\u2019héparine et le dicou- marol durant plusieurs jours pour abaisser le taux de la prothrombine, ferment hépatique qui contrôle la coagulation du sang et, par là, prévenir la formation d\u2019un caillot dans les vaisseaux suturés.Les suites opératoires ne furent pas trop mouvementées.Il y eut choc postopératoire qui fut combattu par des méthodes appropriées.Malgré le mot d\u2019ordre donné, la nouvelle transpira dans les journaux et le public.Des reporters avaient même supplié le docteur Le- gure de leur permettre d\u2019assister à l\u2019intervention, mais il fut inflexible.Il ne travaillait L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burierin AM.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 pas pour la publicité, mais dans un but exclusivement scientifique.Les reporters, cependant, lui proposèrent d\u2019afficher un bulletin quotidien à la porte de l\u2019hôpital, pour tenir le public au courant de l\u2019évolution de ce haut fait opératoire.La foule se pressait tous les soirs, si dense qu\u2019il fallut organiser un service d\u2019ordre.La convalescence s\u2019annoncait sans heurts ni à-coups, lorsqu\u2019il se produisit une complication; l\u2019opéré commença à faire des hématuries, c\u2019est-à-dire à passer du sang dans ses urines qui devenaient de plus en plus foncées.La température du malade monta.Les urines prirent une odeur de gangrène.La médication antigangréneuse fut mise en œuvre.La septicémie se déclara.Et, malgré tous les efforts et la science du docteur Legure, le malade mourut.Mais, avant sa mort, il exprima sa satisfaction au chirurgien de s\u2019être racheté vis-à-vis de la société.Comme l\u2019expérimentateur avait une mine désolée, le mourant le réconforta et lui prédit qu\u2019un jour la victoire honorerait son initiative.Malgré les ordres formels, la nouvelle suinta dans les journaux et le public.Il était malaisé, d\u2019ailleurs, de celer les détails de l\u2019évolution postopératoire à cause du bulletin de santé journalier.L'opinion publique s\u2019enflamma de nouveau Les sociétés savantes s\u2019en mélèrent et le docteur Legure fut blâmé de son audace que l\u2019on qualifia d\u2019imprudence criminelle.Mais il tint bon devant l\u2019orage.Devant les associations médicales, il plaida son point de vue, le défendit avec un tel accent de persuasion qu\u2019il fit adopter une résolution l\u2019excusant et le poussant à continuer dans ce sentier non encore foulé.Les membres de ces sociétés ne pouvaient prendre feu comme le peuple en général.Ils comprenaient le but poursuivi et savaient par expérience que des recherches de ce genre créaient nécessairement des victimes et que la mort pouvait servir à la santé, pourvu que l\u2019on ait la persévérance et la science et que toutes les mesures soient prises pour mettre de son côté toutes les chances de \u2018 succès.Du reste, l\u2019analyse des insuccès servait souvent plus les intérêts de l\u2019'humanité, parce qu\u2019ils révélaient les manquements ou les in- GARIÉPY: MORS AUT VITA suffisances de la technique et permettaient de l\u2019améliorer.Le principe était sauf.Le docteur Legure ne perdit pas confiance.Il avait la ferme conviction d\u2019être dans la bonne voie.Il conservait une foi inébranlable en l\u2019avenir de cette opération de greffe.Restait, et ce n\u2019était pas peu dire, à trouver un autre sujet qui consentirait à se soumettre à l\u2019entreprise cruciale.Il retourna visiter le gouverneur de la prison qui lui apprit qu'un autre condamné à mort se mettrait à sa disposition pour ses expériences.Celui-ci avait su et connu l\u2019épreuve osée du docteur Legure.L\u2019innovation l\u2019avait ému et, emporté par un grand désir de dévouement, avait pensé que, lui aussi, pouvait vouer sa personne au service de l\u2019expériencce scientifique.L'exemple est contagieux pour le bien comme pour le mal.Tant il est vrai que, dans un coin occulte du cœur même le plus endurci, sommeillent de nobles sentiments que peut réveiller l\u2019envie de seconder un but honorable et profitable aux humains.Ce deuxième condamné à mort fut admis à l\u2019hôpital et l\u2019opération eut lieu avec la même publicité.Elle fut aussi infructueuse que la première et se termina par le décès de l\u2019opéré.Ce fut un tolle général.Le branle-bas de combat contre le docteur Legure fut sonné.Certains journaux s\u2019acharnèrent contre lui.Il fut stigmatisé comme un illuminé, mais une partie de la presse prit partie pour lui.Certains journalistes soutenaient l\u2019opinion du chirurgien et, plus avertis, insistaient sur la continuation de l\u2019expérimentation.Durant ces polémiques, le docteur Legure revisait sa technique et cherchait à établir les raisons de ses achoppements.Il finit, de déduction en déduction, par découvrir que, malgré la reprise de la circulation dans l\u2019artère et la veine rénales, l\u2019échec devait résider dans une déficience du système nerveux.L\u2019on sait que celui-ci est le grand régulateur de toutes les fonctions de l\u2019économie.Il commande aux échanges intercellulaires et au mécanisme vasculaire.Il reprit contact avec le gouverneur de la 805 prison.Celui-ci se montra réservé et ne semblait guère disposé à l\u2019aider.Mais, avec l\u2019Âme d\u2019un zélateur, le chirurgien fit valoir aux yeux du gouverneur les gains ou bénéfices à tirer de sa tentative.Il parlait en vain, puisqu\u2019il n\u2019y avait pas, dans le moment présent, de condamné à mort.Dans ces conditions, le docteur Legure ne pouvait réaliser ses aspirations.Il ne désespérait pas, cependant.Néanmoins, il devait tourner les yeux ailleurs.Il lui fallait se rabattre sur des prisonniers moins notoires.Il s\u2019adressa alors au préfet d\u2019un pénitencier.Le préfet, à la première visite, reçut très mal le docteur Legure.Il lui déclara, sans détour, qu\u2019il n\u2019avait pas dans son institution de sujets d\u2019expérience et, tant qu\u2019il serait là, il s\u2019opposerait à ce qu\u2019on expérimentât sur ses détenus.D'ailleurs, deux opérations avaient échoué et rien ne prouvait qu\u2019une troisième serait plus heureuse.Mais le docteur Legure revint à la charge et fit tant et si bien que le préfet se laissa toucher.Il se rendit enfin aux motifs scientifiques et sociaux qu\u2019invoqua le docteur.Il le mit donc en relation avec un prisonnier condamné à quinze ans de réclusion, pour vol avec violence.Maintenant, la question était toute autre.Il ne s\u2019agissait plus d\u2019échanger une vie pour une vie.Il fallait troquer des années de prison contre la mort possible.Là, le docteur pensa échouer.Le délinquant refusa net et dit ne se sentir aucune disposition à devenir un animal de laboratoire.De plus, il espérait, avec une bonne conduite, raccourcir le terme de sa détention, tandis que l\u2019aventure, dans laquelle voulait l\u2019embarquer le docteur, pouvait se terminer fatalement.Le docteur Legure revit ce détenu à plusieurs reprises et finit par l\u2019emporter en faisant miroiter à ses yeux la grandeur de son sacrifice, si utile à l\u2019homme, en appelant à son orgueil pour lui représenter que son nom serait inscrit aux fastes de la science et sur- teut lui démontra qu\u2019ayant transgressé les lois sociales, il était juste qu\u2019il réparât les dommages causés à ses prescriptions. 806 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buttery AMLF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Quand il eut obtenu l\u2019adhésion du condamné, le docteur Legure s\u2019entendit avec le préfet pour que tout fut consommé en silence.Il en fut de même à l'hôpital.Seuls le docteur Chalut et garde Gervas eurent vent de ses démarches.Ce n\u2019était pas une mince affaire que de dérober aux oreilles et aux yeux ouverts du personnel médical, hospitalier et autres cette nouvelle reprise du docteur Legure.Le prisonnier entra à l'hôpital sous une fausse étiquette et sous un diagnostic supposé.Le docteur Legure se mit d\u2019accord avec le chef du service de médecine, le docteur Boiteau, pour profiter, dans des conditions idéales, de la première autopsie circonscrite dans les mêmes frontières de sûreté et de garanties scientifiques.| Le prisonnier, converti, attendait, avec calme, le moment du grand sacrifice.Enfin, sonna le jour de cette troisieme opération.Le personnel médical de la salle d\u2019opération fut 1éduit au strict minimum; tous jurèrent de conserver le secret absolu.Pour tous, ce devait être une intervention courante sur le rein.Le docteur Legure soigna, si possible, encore plus sa technique.Il s\u2019était muni, ainsi que ses assistants, de loupes ajustées à leurs yeux.Ces loupes magnifiaient le volume des éléments anatomiques d\u2019environ cent fois.La suture des vaisseaux, artère et veine, ne présenta pas de difficultés particulières.Au moyen de ses verres grossissants, il découvrit un certain nombre de filaments nerveux qu\u2019il relia ensemble par des fils de tantalum, de la ténuité des brins d\u2019une toile d\u2019araignée.Une maison de commerce les avait fabriqués spécialement pour lui.Le procédé opératoire, par ailleurs, ne différa pas de celui de la première opération.En plus, il inséra, non au contact, mais à quelques millimètres des sutures vasculaires, un cathéter ou tube de caoutchouc qui, sortant de la plaie, serait utilisé pour porter dans la continuité des tissus la solution de Ringer aux trois chlorures.Cette solution plaçait ces tissus en milieu physiologique, c\u2019est-à-dire un milieu de vitalité normale, imitant en cela Carrel qui y avait fait vivre durant des années un embryon de cœur de poulet.Entourant la plaie opératoire, une petite cage en plastique avec opercule adhérait intimement à la peau, etc.Le pansement fait, l\u2019opéré fut ramené dans son lit.Héparine et dicoumarol furent remis en jeu, comme anticoagulants.Le docteur Legure venait lui-même, ganté et stérilisé comme à la salle d\u2019opération, soulever l\u2019opercule toutes les deux heures et pousser par petites quantités la solution dans le cathéter.L'infection serait désastreuse et prendrait figure de catastrophe.Un nouvel échec serait suivi, dans l\u2019opinion publique, de telles manifestations qu\u2019il serait absolument impossible de prolonger les essais.La pénicilline et la streptomycine furent administrées à l\u2019opéré.Le docteur Chalut et garde Gervas relevaient leur maître dans sa vigile.Les urines se teintèrent de sang pendant les premières journées, tandis que la fièvre qui avait monté jusqu\u2019à 100 degrés Fahrenheit, redescendit à la normale au bout de quatre ou cinq jours.La coloration rougeâtre de l\u2019urine disparut graduellement, pour prendre une teinte claire dans le même laps de temps.Dans l'attente des événements, le docteur Legure vivait des alternatives d\u2019anxiété et d'espérance.Enfin, une semaine s\u2019écoula dans un calme complet.L\u2019opéré ne ressentait aucune douleur et les malaises dont il se plaignait avaient cessé.Les perspectives étaient de bon augure.Un deuxième septénaire s\u2019ajouta au calendrier de l\u2019évolution postopératoire.La situation rayonnait de promesses.La troisième semaine confirma la réussite.Au bout d\u2019un mois, un examen séparé de la fonction rénale fut pratiqué.Les tests du laboratoire confirmèrent les constatations de la clinique.L\u2019opéré avait des émissions un peu plus fréquentes, mais celles-ci continuaient de ne plus contenir de sang.Le prisonnier fut congédié de l\u2019hôpital avec sa grâce plénière émise par le département de la Justice.Il fut revu mensuellement, durant six mois, par le docteur Legure et, chaque fois, l\u2019examen séparé des reins démontra la condition normale du rein en cause.Les visites furent remises à trois mois durant six autres mois.La guérison se maintint et le succès fut complet. GARIÉPY: MORS AUT VITA Alors seulement, le docteur Legure publia les détails de son intervention étonnante.Cette opération d\u2019homogreffe eut une répercussion mondiale.Des savants de toutes les parties de l\u2019univers le félicitèrent de son audace raisonnée et du succès qui en avait été le corollaire glorieux.La nouvelle fut connue du grand public et même les journaux qui avaient le plus accablé le docteur Legure firent amende honorable.Ils voulurent savoir le nom du prisonnier qui avait offert son corps et avait prété un concours si héroïque à la science.Des philanthropes s\u2019intéressèrent à lui et on lui donna une position dont il se montra digne.Il devint, comblé de ces marques de confiance, par la suite un citoyen honorable.Le docteur Legure fit de nombreuses communications devant les sociétés savantes, indigènes et étrangères.Partout, cn le complimenta sur son esprit d\u2019entreprise et sur sa ténacité.807 Les honneurs lui furent conférés de tous côtés.Il devenait une célébrité universelle et sa gloire enveloppait son hôpital, son université, ses concitoyens et son pays.Pour lui, il se complaisait hautement à son œuvre.Il démontrait au monde savant qu\u2019une épreuve expérimentale, possible chez l\u2019animal, valait la peine d\u2019être tentée chez l\u2019être humain, dans des conditions épineuses sans doute, mais réalisables quand même.T1 avait défriché une route neuve, où les laboureurs scientifiques creuseraient des enrues d\u2019où lèveraient de superbes mesures chirurgicales, entre autres celle de remédier à l\u2019usure des organes.Les perspectives étaient illimitées et l\u2019on s\u2019appliquerait à la greffe d\u2019autres organes, conséquences de l\u2019acte hardi qu\u2019avait posé le docteur Legure.Un jour radieux se levait sur l'humanité souffreteuse et au firmament scientifique s\u2019allumait une nouvelle étoile dont le scintillement n\u2019était pas près de s\u2019éteindre. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES CONTRÔLE DU POIDS, DE LA DIÈTE ET DE L\u2019ÉQUILIBRE OSMOTIQUE DURANT LA GROSSESSE ! Jacques N.GAGNON, Hôpital Général de la Miséricorde (Montréal).Le sujet dont je veux vous entretenir au- jourd\u2019hui n\u2019est pas nouveau.Cependant, à cause de son importance en vue de diminuer davantage la mortalité maternelle et fœtale, il est nécessaire de le répéter et le vulgariser de plus en plus, afin que, simplifié, il vienne de routine dans l\u2019esprit de celui qui entreprend un cas de maternité.Bien comprises et mises en pratique, ces données ouvrent définitivement une large porte sur la pathologie de la parturiente, pathologie autrefois si déprimante et hasardeuse pour le praticien.En effet, depuis déjà plusieurs années, l\u2019obstétricien et le praticien en général ont été impressionnés par certains faits évidents durant la grossesse.Ainsi pourquoi la parturiente d\u2019un poids excessif devient une hantise pour son médecin et se dirige habituellement vers la toxémie gravidique ou la dystocie, tandis que celle qui maintient un poids raisonnable ou même sous la moyenne, accouche ordinairement sans complication après un travail peu laborieux.Bien plus les efforts pour contrôler l\u2019augmentation du poids de la mère en vue de réduire le poids du bébé sont restés vains.La progéniture d\u2019une parturiente ayant souffert de privation, n\u2019est-elle pas en général plus vigoureuse et plus robuste que celle de ses sœurs plus fortunées.Après tout le bébé n\u2019est-il pas un parasite?De récentes statistiques le démontraient dans un rapport des médecins de Grèce où les conditions de reproduction sont actuellement des plus pitoyables: malnutrition, travaux ex- 1.Conférence donnée au congrès régional de l\u2019Association Médicale Canadienne (Québec), à Rouyn- Noranda, le 18 février 1950.ténuants, conditions anti-sociales de vie.Dystocie obstétricale cependant, très peu: progéniture en général vigoureuse.Mais maladie et malaises du post-partum aggravés, dus à la persistance de la mauvaise nutrition et surtout à l\u2019absence de médications anti-infectieu- ses.Enfin pour la jeune femme, cette éternelle coquette, quel désarroi à la pensée des derniers mois de grossesse ; quel réconfort aussi et quelle satisfaction personnelle attend-elle de son médecin en vue de retrouver et sa taille et ses charmes.Se basant done sur des théories actuellement bien établies et prouvées, nous pouvons résumer comme suit les points importants qui guideront le médecin et la parturiente en vue de l\u2019évolution heureuse de la grossesse.1) Augmentation du taux de protéines étrangères en vue de protéger le foie et les reins et de maintenir le taux sanguin des protéines.Il est aujourd\u2019hui bien établi que la déperdition d\u2019albumine par les urines doit être compensée par un apport d\u2019albumine étrangère, sinon le phénomène se poursuiva aux dépens des parenchymes rénaux et hépatiques.Quoique en pensent encore certains médecins, la viande ne prédispose pas à la toxémie gravidique.Au contraire nous savons aujourd\u2019hui que même en état de toxémie aiguë, il n\u2019existe pas de déficience rénale dans l\u2019excrétion des substances nitrogènes et que l\u2019urée est facilement éliminée.2) Equilibre osmotique, i.e.équilibre des liquides ingérés et excrétés, basé sur le pouvoir d\u2019élimination ou de rétention aqueuse et chlo- rurémique de chacune. GAGNON: POIDS, DIÈTE ET ÉQUILIBRE OSMOTIQUE DURANT LA GROSSESSE 3) Enfin exercices physiques appropriés, et contrôlés, non violents, tels le golf, la natation, la marche, etc.En vue de ce résultat, il est important d\u2019expliquer à chaque parturiente ce qu\u2019on attend d\u2019elle et ce qu\u2019elle attend de nous, car la coopération est absolument nécessaire.Durant toute la grossesse, 1l lui sera permit une augmentation de 15 livres, au maximum 20 livres, à partir de son poids normal.Ainsi celle qui débute en bas de son poids normal acquièrera davantage et inversement, à celle qui est au-dessus de son poids moyen, il sera autorisé peu à pas d\u2019augmentation.Ainsi après la naissance, éliminant le poids du bébé et des suites, la patiente retrouvera son poids moyen.La diète sera donc riche en protéines, sous forme de viande, poisson, œuf, fromage et lait, riche aussi en légumes surtout verts et en fruits de toutes sortes.Par contre restriction pour le sel, les hydrates de carbone et les lipides, tels les tartes, patisseries, gâteaux, sauces, gras de viande, sirop et confitures.À ajouter les céréales, le pain (4 tranches par jour) et les complexes vitaminiques au besoin.Exemple du régime de base par jour: Viande ou poisson: 8 à 10 onces en 2 repas.Légumes mélangés: 3 tasses (sauf pomme de terre).Lait: 1 pinte.Fruits en quantité et au besoin (sauf banane).Œuf: un.Fromage: 1 once.Céréales: 1 tasse.Pain: 4 tranches.Beurre: raisonnablement.Les liquides sont des plus importants et seront dosés suivant que l'organisme peut les métaboliser en totalité ou en partie.En ce dernier cas, l\u2019ædème et l\u2019augmentation éxagérée du poids apparaissent: ils sont les signes avant-coureurs de troubles futurs.L\u2019éli- 809 mination est alors aidée par des petites doses de sulfate de magnésie ou les préparations de laxatifs et de diurétiques associés.En général les patientes qui présentent de l\u2019ædème appartiennent à 2 groupes: celles qui mangent insuffisamment de protéines et celles qui antérieurement à la grossesse étaient des ferventes des albumines et ne nécessitent temporairement un apport plus important.Ce phénomène peut aussi être associé à un mauvais fonctionnement du foie et du rein par rétention chlorurémique et ou destruction parenchymateuse.L'augmentation de l\u2019apport de protéines associées au plasma complet i.v.règle en général la s'tuation.Il est important de ne pas utiliser les plasmas préparés avec des solutions salines, afin de ne pas augmenter le taux des chlorures sanguins.Chez les hypothyroïdiennes, il est indiqué d\u2019ajouter une petite dose d\u2019extrait thyroidien et méme le sulfate de Benzédrine, en vue de contrôler l\u2019excès d\u2019appétit.En résumé donc, il faut une diète riche en protéines, fruits et légumes verts et pauvre en sucre, gras et sel, associée à un équilibre des liquides ingérés et excrétés.Chez plus de 200 patientes coopérantes suivies depuis 3 ans, il m\u2019a été permis de constater les bienfaits de cette procédure: aucun cas d\u2019éclampsie, quelques cas limites de façon générale un travail obstétrical facile et rapide.Le poids des bébés a varié entre 6 et 815 Ibs.À ce sujet il est remarquable de constater que les patientes obèses accouchent de petits bébés contrairement aux petites patientes.Avant de terminer, permettez-moi de vous rapporter 2 cas particuliers d\u2019hypothyroïdie prononcée (210 à 230 livres) qui présentèrent toutes deux, chacune deux avortements des premiers mois et qui, après traitement approprié et beaucoup de coopération, rendirent leur bébés à terme (une à eu 2 bébés) et terminèrent leur grossesse l\u2019une à 170 livres, l\u2019autre à 155 livres, sans œdème, ni complication. CONVULSIONS ET POUSSÉE DENTAIRE Charles-H.TRUDEAU (Montréal).La poussée dentaire est responsable de bien des méfaits, du moins lui en attribue-t-on un grand nombre.Peut-elle occasionner des convulsions?Il peut arriver au praticien d\u2019attendre longtemps avant que son expérience lui fournisse l\u2019occasion de trouver la réponse à cette question.Ce soir-là un médecin était seul chez lui, praticien de quartier qui a bureau et logis sous le même toit.Début d\u2019août 1947, temps clair et calme, il faisait très chaud et tout le monde était à la campagne.Soudain, un coup de sonnette bref et, par la porte restée ouverte, des gens font irruption dans la pièce éclairée.C\u2019est un jeune couple qui apporte un bébé: le père échevelé, la face pâle, les yeux grands, anxieux, tient dans ses bras un paquet de linge en désordre contenant un enfant; la mère presque en larmes, essoufflée, inspire et parle en sanglotant.Le désarroi des deux se comprend sans plus de paroles.L'enfant a été déposé, presque jeté sur le sofa, il est agité de secousses cloniques.Ce n\u2019est pas la grande crise de convulsions qui remue tout l'être, fait se cambrer la petite tête, met l\u2019écume à la bouche, présente un tableau de grand drame; non, quelque chose de plus discret: agitation d\u2019un membre ou d\u2019un autre, membre supérieur, membre inférieur, un rictus unilatéral, parfois tout un côté du corps est intéressé, aucun réflexe du côté de l\u2019œil, l\u2019enfant est inconscient.Que faire, seul ainsi, et rien sous la main?Le plus simple: envoyer ces gens à l\u2019hôpital tout proche, où il y a des internes, du personnel et tout un matériel organisé.Mais ces parents affolés vous ont cherché et trouvé, ils sont là, à la fois pitoyables, suppliants et impérieux.Allez-vous les renvoyer?Une brève investigation donne les renseignements suivants: Claudine, 2 ans, enfant unique, est gardée à la campagne tout le jour, par une petite bonne qui réside dans le voisinage.Les parents du bébé ont loué une maison de villégiature non loin de Montréal.Le matin, le père et la mère s\u2019en viennent en ville exploiter ensemble un commerce improvisé d\u2019articles dits surplus de l\u2019armée.Le soir, ils s\u2019en vont à la campagne refaire leur vie de famille.Ce soir-là, ils ont trouvé la petite agitée et qui ne semblait plus les reconnaître.La bonne à juré sur ses grands dieux qu\u2019elle ne lui avait donné à manger rien de défendu.Ils ont porté en hâte l\u2019enfant chez le médecin du village, qui leur a prescrit un traitement, et leur a dit que cela pouvait dépendre de la digestion ou des vers intestinaux, des dents ou peut-être de la chaleur.Les parents fournissent ces renseignements dans des phrases incohérentes et pêle-mêle au milieu de leur excitation.De six à huit heures et demie l\u2019enfant n\u2019aurait pas cessé d\u2019être agitée.Les convulsions ont fini par se calmer, mais elles ont repris; elles ont cessé encore et ont réapparu: « c\u2019est comme ca depuis l'heure du souper » disent-ils.Tout en examinant, palpant le bébé, le médecin essayait de mettre de l\u2019ordre dans ces renseignements disparates.Il imaginait bien comment les choses avaient pu se passer.Sans doute que la petite bonne, en promenant le bébé, pouvait ainsi le conduire soit au restaurant, ou dans sa propre famille, ou même chez des amis.Quoi de plus tentant que de donner à un jeune enfant de la crème glacée ou autre friandise, ou même des aliments interdits.La crise de convulsions accompagne si souvent l\u2019embarras gastro-intestinal, surtout à une période de grandes chaleurs comme celle-ci, où les journaux sont remplis d\u2019intoxications alimentaires.Sans doute que ce jeune enfant a ingéré des aliments qu\u2019il n\u2019aurait pas dû toucher.En reconstituant cette trame dans son esprit, le médecin continuait à palper l\u2019abdo- TRUDEAU: CONVULSIONS ET POUSSÉE DENTAIRE ment du bébé et n\u2019était pas particulièrement impressionné de le trouver souple, alors que dans les embarras gastro-intestinaux on le trouve plutôt ballonné, tendu par les gaz.Pendant ce temps, un suppositoire antispasmodique, échantillon qui se trouvait par hasard dans le tiroir, avait semblé produire un effet favorable et ramené le calme dans le petit organisme, et dans l\u2019âme des parents.Et ceux- ci sont partis avec leur paquet de bébé, non pour la campagne, mais pour passer la nuit dans leur maison de ville.Plus tard dans la soirée s\u2019amène l\u2019ami dentiste, qui est seul lui aussi ce soir, sa famille étant dans les Laurentides pour l\u2019été, et, en parlant du cas, opine que les dents peuvent bien être en cause.Comment un dentiste penserait- il autrement?Mais, après son départ, un appel téléphonique avertit le médecin que les convulsions 811 ont 1epris comme avant.C\u2019est alors la sortie nocturne, la visite à domicile au milieu de la nuit.La fillette présente encore les mêmes secousses cloniques, limitées à certains segments du corps.L\u2019abdomen est encore souple.Avec un abaisse-langue et un réflecteur de poche, le médecin va explorer la bouche de l\u2019enfant.Qu\u2019a- perçoit-il?Aux deux bouts du maxillaire inférieur, à gauche et à droite, de chaque côté, une molaire à demi-découverte.Le tissu qui la recouvre en partie est dur, non élastique, ne se laissant ni repousser ni briser par l\u2019abaisse- langue, présentant un peu la consistance d\u2019un tendon.Avec des ciseaux, les tissus qui recouvrent ces deux dents sont débridés alternativement.Au bout de quelques minutes, la petite Claudine était calme, et n\u2019a plus jamais présenté de convulsions.| 812 Succinate de sodium dans l'intoxication barbiturique aiguë.R.Barrett expérimenta l\u2019influence du succi- nate de sodium sur l\u2019action anesthésique et hypnotique de certains barbituriques.Il ex- ploya une solution aqueuse à 30% de disodium succinate hexahydrate.Puis, après constatations favorables, il appliqua ce traitement à des intoxiqués par différents barbituriques.Il effectua une injection endoveineuse rapide de 3 à 5 ce.de la solution de succinate de sodium, puis injections lentes successives, jusqu\u2019à _retour de la conscience.Cent à 150 ce.de la solution injectée en 15 à 20 minutes sont les doses habituellement utilisées.Quatorze comas traités par cette méthode, 14 guérisons obtenues par Barrett.Comment agit le succi- nate, dans cette conjoncture?On ne le sait encore, bien qu\u2019on soupçonne une activité favorisant le métabolisme du glucose dans le cerveau, profondément perturbé par les barbituriques.Thérapeutique intéressante dont on devra suivre avec attention le développement.(F.Lhermitte \u2014 Semaine des Hôpitaux, 26: 835, 6 mars 1950 ).Extrait de muscle de bœuf dans l'anémie pernicieuse.Vingt milligrammes d\u2019extrait concentré de muscle de bœuf équivalant à 125 grammes de substance crue contiennent environ 1 micro- gramme de vitamine B,.\u2026.Cet extrait injecté tous les jours apparaît comme aussi actif que l\u2019extrait de foie et cela selon toute probabilité, en conséquence de la vitamine B,, que le muscle de bœuf contient.(E.H.Morgan et all: Proc.Staff Meet, Mayo Clin, 24: 594 23 nov, 1949) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Seins périodiquement douloureux.On conseille un comprimé de 10 mg.de mé- thyl testosterone par jour et par la bouche.Cette médication devra être administrée chaque mois pendant plusieurs mois et durant les dix jours qui précèdent la période menstruelle.Egalement, si les seins douloureux sont gonflés ou accompagnés d\u2019autres manifestations de tension prémenstruelle, on pourra prescrire du chlorure d\u2019ammonium à la dose de 15 mg.3 fois par jour durant les 14 jours qui s\u2019écoulent avant les règles.Durant cette période, on devra réduire le sel de table.(J.A.M.A., 142: 1037, 1er avril, 1950) Contre la crise de migraine.1.Le tartrate d\u2019ergotamine (Gynergène) : en hypodermique ou intramuseulaire à la dose de 15 milligramme (1cc) par attaque, pas plus que 2 fois durant un jour, pas plus que 4 cc dans une semaine; en ingestion ou en absorption sublinguale, 4 la dose de 5 (ou moins) comprimés de 1 milligramme d\u2019emblée, suivis de 2 comprimés par heure si indiqué jusqu\u2019à 11 comprimés, pas plus qu\u2019une fois par 24 heures et deux fois par semaine.Suppositoires rectaux contenant 2 mg.de tartrate d\u2019ergota- mine, 1/4 mg.de bellafoline et 20 centigrammes de caféine appliqués toutes les deux heures jusqu\u2019à 3 suppositoires si nécessaires.2.La dihydroergotamine ou sous-cutanée ou intramusculaire & la dose de 1-2 ce (1 mg.par ce.) doit être limitée dans la même mesure que le tartrate d\u2019ergotamine.3.Le Cafergone contenant par comprimé 1 mg.de tartrate d\u2019ergotamine associé à 10 centigrammes de caféïne, doit être prescrit à la quantité de 2 à 5 comprimés, soit 2 d\u2019emblée - et 1 comprimé toutes les demi-heures si nécessaire (J.A.M.A., 142: 769, 11 mars, 1950) Roma AMYOT «3 Wnion Medicale pu Canada\u2019 en 1881 Les opérations chirurgicales a la ville et a la campagne.«La passion de l\u2019étude doit être subordonnée aux droits de l\u2019humanité.» \u2014 Dr Barnes.MM.les Rédacteurs, \u2026Au cours de votre article éditorial (numéro de mai dernier), vous dites: « Cette question importante de la supériorité de la campagne sur nos villes, devons-nous la résoudre dans « un sens affirmatif »; puis vous entreprenez courageusement de faire de Montréal un Eden, un bocage embaumé, pur, frais, ombragé, délicieux enfin; nullement vicié par les miasmes et les émanations nocives; « qu\u2019il n\u2019est pas dans l\u2019ordre divin que «la vie y soit plus exposée qu\u2019à la campagne ».Elle n\u2019est pas seulement poétique votre entreprise, elle a presque des prétentions métaphysiques; c\u2019est trop brillant, je n\u2019ose vous suivre si haut et si loin, je me contente des froides et arides régions de la science réelle.Je vous concède très volontiers qu\u2019il n\u2019est jamais entré dans le plan providentiel que, dans le petit coin de terre que M.de Maisonneuve a choisi pour y établir Montréal, la vie y fût plus exposée qu\u2019ailleurs; mais ce que je ne vous concède pas du tout c\u2019est que la ville de Montréal ait été construite d\u2019après un plan providentiel.Il n\u2019est rien de moins providentiel que la distribution de ses rues étroites et trop souvent d\u2019une propreté fort contestable; que son système de drainage; que son organisation sanitaire; que ses hôpitaux qui ne peuvent légitimement avoir de prétentions scientifiques et hygiéniques dans leurs bizarres dispositions architecturales.Il y aurait un travail important et très utile à faire sur ce sujet.Vous le savez, Montréal ne figure pas très avantageusement dans la statistique comme centre sanitaire.Il a la mauvaise habitude de choyer les épidémies qui le visitent assez souvent et de leur permettre des ravages qui font le désespoir des familles et des médecins qu\u2019il abrite.Ce n\u2019est pas faire acte de dévouement personnel et scientifique que de prétendre que les opérations chirurgicales doivent réussir aussi bien à Montréal ou dans les grandes villes qu\u2019à la campagne.C\u2019est dans mon humble opinion une faute grave (pour ne pas dire plus) que de chercher à entraîner les malades de la campagne à se faire opérer dans les hôpitaux des grands centres de population.Habitué à vivre dans une atmosphère saine, 1l est toujours dangereux pour la santé et la vie de l'habitant de la campagne de se soumettre à l\u2019insalubrité des grandes villes.Il me serait bien facile de prouver ce que j\u2019avance Ici, si J'en avais le temps et l\u2019espace.Ce changement de milieu et de conditions sanitaires est surtout et particulièrement fatal aux malades.Ce n\u2019est certainement pas mon intention de déprécier dans un but de dénigrement les secours nosocomiaux que Montréal prodigue généreusement aux malades; mais y a-t-il un seul établissement qui mérite judicieusement et scientifiquement le nom d\u2019hôpital?Il suffit de jeter un coup d\u2019œil sur vos établissements de ce genre pour se convaincre fortement que le maçon et l\u2019architecte ont eu plus à faire dans leurs dispositions générales que les médecins, les chirurgiens et surtout les hygiénistes.Le métier s\u2019y est substitué à la science.L'enseignement de Barnes peut contrarier l\u2019ambition, mais il est trop solide et trop judicieux pour qu\u2019il soit permis de le méconnaître.Ce qu\u2019il dit de l\u2019ovariotomie s'applique à toutes les grandes opérations chirurgicales, vous le savez.Dr D.MARCIL Saint-Eustache.27 mai 1881. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE L.A.ROTTENBERG et R.GOLDEN.\u2014 Le pneumothorax spontané \u2014 étude de 105 cas.(Spontaneous pneumothorax: study of 105 cases.) \u2018Radiology'\u2019, 53: 157 (août) 1949.Les auteurs font l'historique de 105 cas de pneumothorax spontané.Chez 8 de ces malades, ils ont pu constater que cet accident est survenu secondairement à des maladies pulmonaires internes dont 6 à de la tuberculose pulmonaire, 1 à du carcinome pleural et 1 à de la pleurésie purulente.Quant aux 97 autres, le pneumothorax spontané semble être survenu chez des personnes en bonne santé apparente.L\u2019âge moyen est de 30 ans et la grande majorité de ces victimes sont des hommes.Les deux principaux symptômes sont la dyspnée et le point de côté thoracique subit avec assez souvent des irradiations soit à l\u2019épaule, soit à l\u2019abdomen.Ces deux signes presque toujours terrifiants, disparaissent par le repos absolu en moins de deux jours ordinairement.La réexpansion pulmonaire se fait en 4 semaines la plupart du temps.Les auteurs ajoutent que parmi les 97 patients, six avaient un PNO spontané bilatéral tandis que chez 46 autres, une pleurésie avec épanchement est apparue.À noter que cet épanchement pleural se résorbe spontanément.Mais l\u2019hémopneumothorax chez 3 malades a nécessité des thoracentèses.Quant au pronostic il est toujours bon, exception faite pour les complications.Ce qui présente de la gravité.c\u2019est l'hémopneumothorax et le PNO bilatéral à cause de l\u2019hypertension intra-pleurale allant jusqu\u2019à occasionner la mort, comme cela est survenu pour deux des 105 malades.Paul-René ARCHAMBAULT.K.YARDUMIAN et J.KLEINERMAN.\u2014 Pathologie de la \u201cmaladie vasculaire diffuse\u201d ou maladie du collagène.(Pathogen- esis of so-called diffuse vascular or collagen disease.) \u2018Archives of Internal Medicine\u201d\u2019, 83: 1 (janvier) 1949.Depuis vingt ans on a fait de louables efforts pour établir un lien entre les différentes maladies de système qui comportent des lésions vasculaires, comme, par exemple, la périartérite noueuse, le lupus érythémateux disséminé, la thromboangéite oblitérante, la sclérodermie, la fièvre rhumatismale, la der- matomyosite, l\u2019endocardite verruqueuse et la maladie du sérum.Les auteurs tentent dans cette publication de faire ressortir certaines similitudes entre ces maladies et le processus normal du vieillissement, et ils veulent prouver que ce vieillissement précoce des vaisseaux d\u2019abord, et du collagène ensuite est à la base de la « maladie vasculaire diffuse » ou «maladie du collagène ».Il s\u2019agit donc de panartériolite (processus aigu ou chronique qui attaque la paroi toute entière des petits et des moyens vaisseaux et des vasa vasorum des gros vaisseaux), et de dégénérescence « fibrinoïde » ou « collagène » (processus de réparation chronique des vaisseaux atteints).Puis vient la présentation de cas: 1) lupus érythémateux; 2) arthrite rhumatoïde; 3) péri- artérite noueuse; 4) thrombo-angéite oblité- rante viscérale généralisée; 5) sclérodermie.Ce sont 5 cas intéressants, mais aucun diagnostic spécifique ne peut être appliqué.Les lésions parenchymateuses sont proportionnelles ANALYSES aux lésions vasculaires, et les organes les plus atteints sont par ordre de fréquence: les reins, les membranes séreuses, le myocarde, le poumon, la rate, le foie et la peau.Les tissus n\u2019ont pas tous le même âge au même moment dans l\u2019organisme : c\u2019est ce qu\u2019ont révélé les examens de placentas, d\u2019appendices, les artérioles des utérus et des ovaires.Les processus dégénératifs ne sont pas uniformes dans tout l\u2019organisme.L\u2019opinion des auteurs est que ces maladies n\u2019ont pas un, mais plusieurs facteurs étiologiques toxiques travaillant de concert.Ces facteurs, alliés à la facon particulière de réagir de chaque personne vont créer un tableau clinique spécifique.J.-Roger GAREAU.Charles B.FULGHUM.\u2014 Tumeur kystique de la région du thymus et myasthénie grave.(Cystic tumor of the Thymic Region and Myasthenia Gravis: report of a case in which the tumor was removed.) \"Ann.of Int.Med.\u201d, 32: 327 (février) 1950.C\u2019est Blalock en 1936, qui le premier a pratiqué l\u2019exérèse d\u2019une tumeur de la région thymique dans le but d\u2019agir sur l\u2019évolution de la myasthénie grave.On en est maintenant rendu à explorer tous les cas de myasthénie grave pour faire l\u2019exérèse de tout le tissu thymique qu\u2019il est possible de trouver.Résultats: 1.On trouve des thymus pathologiques dans 50% des cas de myasthénie grave qui sont autopsiés.2.Le thymus n\u2019est pas seul en tant que glande endocrine à pouvoir agir sur la myasthénie grave; il y a aussi la thyroïde, les surrénales et même la grossesse.3.On a reproduit expérimentalement la myasthénie grave chez le chien par des greffes de thymus jeune et par des infusions d\u2019extraits thymiques.Chez l\u2019homme, l\u2019exérèse des tumeurs du thymus ou même de tout le tissu thymique normal ne réussit pas à guérir la maladie.815 4.Dans quelques cas il y a eu rémission rap:de et prolongée de la myasthénie grave à la suite de la thymectomie totale ou de la résection de tumeurs thymiques.Dans les cas d\u2019exérèse de tumeurs du thymus, l\u2019évolution n\u2019a pas été meilleure que dans les cas où il n\u2019y avait pas de tumeurs et qui avaient subi la thymectomie totale.3.La chirurgie du thymus ne produit pas toujours des rémissions de la myasthénie grave.L\u2019étude des résultats postopératoires tend à prouver que la guérison est plus sûre si la maladie n\u2019a pas évolué pendant trop longtemps: il se formerait des changements irréversibles.6.Presque 100% des tumeurs primitives du thymus opérées ou autopsiées sont associées a la myasthénie grave.Ces tumeurs, adhérentes au péricarde, peuvent étre encapsulées, solides, dégénérées, ou kystiques, à contenu amorphe.Ces tumeurs peuvent être envahissantes.Les métastases, rares, se font généralement au-dessus du diaphragme.Il est impossible de faire un pronostic par l\u2019image histologique.L\u2019auteur rapporte ensuite le cas d\u2019un fermier de 30 ans qui a subi l\u2019exérèse chirurgicale d\u2019une tumeur du médiastin antérieur et qui a été de ce fait guéri d\u2019une myasthénie grave qui l\u2019empéchait de travailler et même de manger (impossibilité de mastiquer), mais qui avait tout de même été étiquetée par le neurologue: myasthénie grave peu avancée se manifestant à l\u2019effort.Anatomo-pathologie.Mascroscopie: pièce de 4 cm.de dia.et de 5 mm.d\u2019épaisseur.Il s\u2019agit de la paroi d\u2019un kyste qui contient un liquide brun-jaunâtre apparemment nécro- tique ou coagulé.Microscopie: la paroi du kyste est formée de vieux tissu fibreux contenant des cristaux de cholestérol et tapissé à l\u2019intérieur par du tissu de granulation.Pas de corpuscule de Hassall apparent.Il est impossible de dire s\u2019il s\u2019agit de thymus.Six mois après l\u2019opération, soit 11 mois après le début de la maladie, le patient reprenait 816 son ouvrage malgré quelques symptômes résiduels.Un an après l\u2019opération, il est en parfaite santé.Il reste toutefois avec une mâchoire inférieure fatigable.Il ne peut non plus bûcher car les muscles du cou se fatiguent et il ne peut retenir sa tête en position verticale.Il n\u2019y a pas d\u2019évidence radiologique de récidive de la tumeur.Commentaires.Il semble s\u2019agir d\u2019une tumeur congénitale qui aurait commencé brusquement à donner des symptômes de myasthénie grave vers la 3ème décade.L'auteur admet que la coexistence de la tumeur et de la myasthénie de même que la disparition des symptômes après son exérèse ont pu être simples coincidences.Avant 1936, le traitement de choix de ces tumeurs était l\u2019irradiation, et on croyait, à tort, que l\u2019état kystique était dû au traitement.J.-Roger GAREAU.MEYER et NAIDE.\u2014 Le benadryl contre les crampes nocturnes des membres inférieurs.(Benadryl for nocturnal leq cramps.) TIA.M.A\", 142: 1140 (15 avril) 1950.Nombreuses sont les personnes qui conna/s- sent et redoutent cette douleur aiguë de la contracture musculaire qui tire brusquement du sommeil.La cause exacte des crampes musculaires est encore inconnue.Longtemps on l\u2019a attribuée à un trouble circulatoire, mais sa présence chez des gens indemnes de toute pathologie des artères et des veines fit chercher ailleurs.Meyer et Naide, de Philadelphie, devant l\u2019échec de la quinine ou sulfate de quinidine à soulager un de ses malades, essaya le bena- dryl.Comme le soulagement se fit sentir dès la première capsule il décida de faire l\u2019expérience sur une plus grande série de patients.Sur un total de 17 malades atteints de crampes, la rémission complète des symptômes se produisit dans cent pour cent des cas et cela dès le début du traitement.Le mode d\u2019action du benadryl contre ce malaise est inconnu; cependant cette action serait plus que sédative et antispasmodique L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuierin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 puisque des médicaments comme le phénobarbital, le calcium et la priscaline n\u2019agissent aucunement contre ces douleurs.Le benadryl est tout indiqué dans les crampes musculaires de la grossesse, la quinine ne pouvant être employée pendant cette période.Chez certains patients, les crampes disparaissent pour de bon même après cessation du traitement; chez d\u2019autres, au contraire, les douleurs reprirent dès l\u2019arrêt du benadryl.La dose moyenne de benadryl ou hydro- chlorure de diphenhydramine est de 50 mg.au coucher.Maurice COMEAU.PHTISIOLOGIE DAVIS et ROGERS.\u2014 Réactions fébriles à l'acide para-aminosalicylique.(Febrile reactions to para-aminosalicylic acid.) Loge Rev.of Tuberc.\u2019, 61: 643 (mai) 1950.L\u2019action bactériostatique du P.A.S.multiplie de plus en plus ses indications contre les méfaits du bacille de Koch.En six mois, Davis et Rogers ont traité 85 patients au moyen du P.A.S.par des doses quotidiennes variant de 12 à 20 g.sous forme de mixture effervescente associée à du bicarbonate de sodium et du sucre en poudre.On connaît les réactions d\u2019intolérance au P.A.S.telles que nausées, diarrhée, vomissements et plus rarement les réactions dermiques et les leucopénies qui toutes régressent vite une fois le traitement cessé.Ces auteurs rapportent des cas plus rares réagissant par de la fièvre.Sur 85 cas, 4 cas dont 2 prenant uniquement du P.A.S.et 2 autres prenant P.A.S.et streptomycine, firent jusqu\u2019à 103 degrés F.On attribua d\u2019abord cette fièvre à des complications tuberculeuses telles que empyème, disséminations bronchogéniques ou hématogè- nes ou encore à la méningite.L'observation des patients montra l\u2019absence de ces complications.Cependant, dès que l\u2019on cessa l\u2019ad- ministraticn du P.A.S.la fièvre cessa aussitôt.Chez ceux auxquels on donnait simultanément ANALYSES P.A.S.et strepto, les mêmes incidents apparurent.Bien plus, à la reprise du P.A.S.chez 3 malades, l\u2019on observa les mêmes clochers de fièvre disparaissant avec la cessation du traitement, ce qui démontre qu\u2019il ne s'agit pas simplement de coïncidence.Maurice COMEAU.R.H.WYLIE et P.A.KIRSCHNER.\u2014 Pneumonie à Friedlander.(Friedlander's pneumonia.) \u2018Amer.Rev.of Tuberc.\u201d, 61: 465 (avril) 1950.Les auteurs soulignent d\u2019abord l\u2019orientation définitivement favorable du traitement de la pneumonie à pneumocoques depuis l\u2019avènement des antibiotiques.Malgré que la pneumonie à Friedlander ne se rencontre que dans 0,6 à 4 pour cent de tous les cas de pneumonie, les auteurs rapportent 16 cas vus à l\u2019hôpital Bellevue de New- York.Facteurs prédisposants: âge moyen 52 ans.Le rapport femme-homme est de 1 pour 8, la moitié était des alcooliques avérés.Manifestations cliniques: toux, frisson, point de côté, cyanose et prostration marquées.Les erachats sont tantôt visqueux incolores, tantôt jus de pruneaux.Les rayons X montrent dans la majorité des cas une infiltration lobaire massive.L'évolution se fait vers la nécrose des tissus pulmonaires atteints, la cavitation et l\u2019abcès.Thérapeutique: la streptomycine se montre actuellement l\u2019agent de choix, étant plus efficace que la sulfadiazine.Cependant, des essais avec la chloromycétine laisse prévoir que celle-ci supplantera les deux autres en efficacité.La chirurgie viendra aussi aider dans les complications par le drainage dans les empyèmes, ou par la lobectomie ou la pneumo- nectomie dans les cas de cavité ou de bronchectasie.Sur les 16 cas, on eut recours à la chirurgie 11 fois dont 8 fois pour drainage d\u2019abcès.Maurice COMEAU.817 D.T.SMITH.\u2014 Le traitement médical des abcès pulmonaires aigus et chroniques.(Medical treatment of acute and chronic pulmonary abcesses.) \u2018Journal of Thoracic Surgery, 17: 72 (février) 1948.L\u2019auteur passe en revue 2166 cas d\u2019abcès du poumon et constate malheureusement que la mortalité pourrait diminuer du tiers si les praticiens et les internes des hôpitaux voulaient mettre en pratique ses conseils.En effet, ces malades même traités chirurgicale- ment meurent dans la proportion de 32,7 pour cent, et c\u2019est trop élevé.Ce résultat médiocre est dû, pour une grande part, au fait que le traitement médical antérieurement à l\u2019opération a été pratiqué trop longtemps.On a trop attendu.Quand une suppuration pulmonaire apparaît, il faut que le praticien ou l\u2019interne conseille le repos au lit.Si l\u2019abcès est constitué, il faut drainer soit par le drainage postural, soit par des aspirations bronchoscopiques.Chez les patients au-dessus de 30 ans, afin d\u2019exclure toute néoplasie, il est bon de faire une bronchoscopie.Dans les abcès bronchiques, il est prouvé que le traitement médical est nul avec les antibiotiques comme avec les sulfamidés.Inutile de tergiverser, il faut sauver du temps en confiant ces malades aux chirurgiens.Enfin, si au bout de 4 à 6 semaines les radiographies prises en séries ne montrent aucune amélioration constante chez ceux qui souffrent d\u2019abcès pulmonaires aigus, c\u2019est encore le chirurgien qui doit en hériter.Ainsi il sera possible d\u2019abaisser le taux de la mortalité.Paul-René ARCHAMBAULT.CARDIOLOGIE P.SANTY et P.MARION.\u2014 Résurrection cardiaque.défibrillation ventriculaire.\"Lyon Chirurgical\u201d\u2019, 45: 59-75 (janv.) 1950.L\u2019arrêt du cœur et la fibrillation ventriculaire sont des accidents qui peuvent parfois compromettre le succès du traitement chirurgical de certaines cardiopathies.Les auteurs, dont l\u2019un (P.Marion) a étudié avec feu le 818 Prof.Mercier Fauteux, de l\u2019Université de Montréal, analysent les diverses méthodes, expérimentales et cliniques, de réanimation cardiaque et de défibrillation ventriculaire.L\u2019arrêt du cœur en diastole et la fibrillation ventriculaire sont envisagés.L'arrêt du cœur en systole est considéré comme exceptionnel.Le cœur arrête en diastole.Massage ventriculaire du cœur après ouverture du péricarde, adrénaline intra-auriculaire et hyper- oxygénation.Pour être efficace, le traitement doit être précoce, i.e.qu\u2019il faut bien reconnaître l\u2019arrêt du cœur de même que les contractions inefficaces du myocarde, où le battement aortique est disparu.Certaines conditions peuvent entraver la résurrection: l\u2019atonie du myocarde qu\u2019on doit tenter de combattre avec 1 à 2 ce.d\u2019une solution de chlorure de baryum à 5% (Mercier Fauteux) ; le cœur flasque vide de sang (Mercier Fauteux) auquel on peut opposer une transfusion artérielle rétrograde; la fibrillation ventriculaire; les lésions cérébrales définitives qui viennent annihiler le succès opératoire.Il y a fibrillation ventriculaire.Les auteurs ont fait fabriquer, sous les données de Mercier Fauteux, un défibrillateur.Les électrodes, placées aux extrémités d\u2019un diamètre du cœur, laissent passer un courant faradique de 132 volts, 1,5 ampère.Le contact dure moins d\u2019une seconde et est reproduit par une série de 4 à 5 chocs.Si l\u2019on craint une nouvelle fibrillation, on fait une injection endo-veineuse de novocaïne.Certains échecs sont mentionnés: la défibrillation est impossible et ceci serait dû à l\u2019hyperirritabilité et à l\u2019hyperthermie du cœur (M.Fauteux).On peut prévenir l\u2019irritabilité cardiaque par la cocaïne et la procaine (Frank, Beck, M.Fauteux, etc.) et l\u2019hyperthermie en plaçant des cubes de glace sur le myocarde (M.Fauteux).D\u2019autres fois, il y a défibrillation mais le cœur cesse de battre, soit par troubles coronariens, soit à la suite d\u2019un choc périphérique ou d\u2019une hémorragie.Lorsque l\u2019atonie du cœur est due à ces derniers facteurs, Mercier Fauteux réalise la réanimation par des transfusions intracardiaques.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Les auteurs mentionnent l\u2019hyperoxygénation pour prévenir la fibrillation postanesthésique, l\u2019infiltration péricoronarienne de procaïne (M.Fauteux) et l\u2019injection intramusculaire de co- caîne (Prof.Jourdan) comme prophylaxie de la fibrillation au cours d\u2019interventions chirurgicales sur le cœur.En résumé, les auteurs préconisent, en présence d\u2019une syncope cardiaque peropératoire, la thoracotomie d\u2019urgence.La dilatation aiguë du cœur sera traitée par le massage ventriculaire et par l'injection intra-auriculaire d\u2019adrénaline, la fibrillation ventriculaire sera bloquée par la méthode des chocs électriques ou sera prévenue par infiltration péricorona- rienne de procaïne et par injection intramusculaire et cocaine.Guy MARCOUX.CHIRURGIE F.H.LAHEY.\u2014 La gastrectomie totale pour tout cancer opérable de l'estomac.(Total gastrectomy for all patients with operable cancer of the stomach.) 'Surg., Gynec.and Obst.\u201d, 90: 246 (février) 1950.L\u2019unique procédé thérapeutique que nous possédons en face d\u2019un cancer de l\u2019estomac est l\u2019exérèse chirurgicale.Les résultats sont peu encourageants et rien n\u2019a été proposé depuis des années pour les améliorer.La survie de cinq ans ne dépasse pas 20% des cas opérables.Les patients consultent quand la lésion est déjà avancée car les troubles digestifs du début ne sont pas assez graves.La gastrectomie partielle couramment utilisée n\u2019est pas suffisante car elle n\u2019enlève pas tous les ganglions lymphatiques avoisinants.L'auteur rapporte une série de 133 gastrectomies totales pour cancer de l\u2019estomac avec une mortalité dans les deux dernières années de 8,3% tandis que la mortalité de la gastrectomie partielle est de 92% pour les douze dernières années.L\u2019auteur affirme que les patients qui ont subi une gastrectomie totale peuvent se nourrir normalement et que leur formule sanguine reste bonne.Il cite un cas opéré il y a douze ans. ANALYSES La gastrectomie totale est beaucoup plus difficile que la partielle et l\u2019auteur propose cette intervention aux chirurgiens expérimentés.Après avoir amélioré les résultats dans les cancers du rectum, du côlon, de la vessie, de l\u2019utérus, de la thyroïde et du poumon, non seulement par un diagnostic précoce mais en pratiquant une exérèse plus large, nous devrions appliquer les mêmes principes au cancer de l\u2019estomac.La gastrectomie totale comprend l\u2019exérèse de l\u2019épiploon gastro-hépatique et de ses ganglions, l\u2019exérèse des ganglions péri-æsopha- giens, l\u2019exérèse de la rate et des ganglions entre celle-ci et l'estomac, l\u2019exérèse de tout l\u2019épiploon et de l\u2019estomac en entier et la résection basse du duodénum afin d\u2019enrayer l\u2019envahissement sous-muqueux des cancers parapyloriques.Etant donné le pronostic des cas opérés partiellement, les patients soumis à cette large intervention n\u2019ont rien à perdre et tout à gagner.Maurice GERVAIS.NEURO-PSYCHIATRIE André THEVENARD.\u2014 Myasthénie d'Erb- Goldflam très sévère chez une jeune fille.Enervation sinu-carotidienne bilatérale (5e cas publié.) Guérison clinique en 6 mois et développement simultané d\u2019une tumeur médiastinale.\u2018\u2019Revue Neurologique\u201d, 81: 36 (juin) 1949.Il s\u2019agit d\u2019une observation un peu extraordinaire.En effet, une jeune fille de 18 ans souffrant de myasthénie grave aiguë subit une énervation sinu-carotidienne bilatérale, et guérit progressivement de sa myasthénie, tandis que dans le même temps, apparaît une tumeur médiastinale qui se développe encore.L'auteur croit, d\u2019après son aspect radiologique et le contexte clinique, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un thymome.Si la supposition est juste, il faudrait donc admettre qu\u2019une myasthénie apparue avec un thymome, disparaît pendant que 819 celui-ci s'accroît.Et cette disparition coïncide avec une double énervation sinu-carotidienne.L\u2019auteur parle par ailleurs d\u2019un autre cas de thymome avec myasthénie où la myasthénie disparut en même temps que fondait aux 4/5 le thymome traité par radiothérapie.Il faut donc conclure que si le traitement radiothé- rapique ou chirurgical du thymome guérit parfois la myasthénie, il n\u2019existe pas entre ces deux entités pathologiques un rapport strict de causalité.Il lui paraît vraisemblable que l'hypertrephie ou la tumeur thymique qui sont s! fréquentes parmi les altérations endocriniennes qui accompagnent la myasthénie tiennent peut-être dans cette maladie la place qu\u2019oceupent les lésions du cortex surrénal dans la basophilie hypophysaire de Cushing.Le complexe hypophyso-tubérien prendrait une place éminente dans un circuit physiopatho- logique neuro-endocrinien encore mal connu et il y a de fortes raisons de croire que c\u2019est par son action directe sur la région hypophyso- tubérienne que l\u2019énervation sinu-carotidienne- guérit la myasthénie.- Vo.ci en bref le résumé de l\u2019évolution.Début de la maladie au début de 1947, par accès de fatigue qui I\u2019empéchaient de faire une marche de 50 mètres, puis dysphagie pour les liquides, nasonnement de la voix, ét diplopie.ns oo À l\u2019examen: présence d\u2019un petit goitre charnu avec nodule (chataigne) près de l\u2019isthtie dans le lobe gauche.Le diagnostic de myasthénie a été posé immédiatement à cause de l\u2019influence de la fatigue sur la dysphagie et la dysphonie \u2018et à cause de l\u2019aspect clinique des troubles oculaires (association de l\u2019affaiblissement \u201cdès orbiculaires des paupières à l\u2019altération \u2018des mouvements des globes).7 Confirmation du d'agnostic: d\u2019abord par le test électrique, puis par le test à la prostig- mine.Enervation en deux temps, droite d\u2019abord, puis gauche environ 1 mois et demi plus tard.Incident pcstopératoire: après la première opération, inondation séreuse de l\u2019appareil 820 respiratoire combattue par de petites injections répétées de prostigmine et un séjour de \u20ac6 heures dans le poumon d'acier.J.-Roger GAREAU.LABORATOIRE Paul HAUDUROY.\u2014 Valeur comparée des méthodes de culture et d\u2018inoculation pour le diagnostic de la tuberculose.\u2018Annales de Biologie clinique\u201d, 8: 36 (janv.-fév.) 1950.On discute encore sur la valeur respective des méthodes de culture d\u2019une part, d\u2019inoculation d\u2019autre part pour le diagnostic des bacilles tuberculeux dans les produits pathologiques.Deux auteurs danois, Holm et Vera Lester, basant leurs affirmations sur l\u2019examen, par les deux procédés, de 20 090 échantillons, ont, par inoculation, tuberculinisé 2 092 cobayes, et par culture, obtenu 3 408 résultats positifs; soit 18,05% de positivité avec les deux méthodes combinées, 16,96% de positivité avec la culture seule et 14,44% de positivité avee l\u2019inoculation seule.Si comme l\u2019a fait Hauduroy, on reprend le calcul en partant de 100 cas positifs, la différence entre les deux méthodes est encore plus évidente: inoculation et culture donnent 100% de résultats positifs, inoculation pratiquée seule donne 91,43% de résultats positifs.D\u2019où pour les auteurs danois, supériorité de la culture sur l\u2019inoculation.D'autres auteurs, se basant sur un nombre d\u2019examens beaucoup plus restreint soutiennent au contraire que l\u2019inoculation au cobaye est nettement supérieure à la culture.En présence de ces opinions contradictoires que doit penser l\u2019homme de laboratoire?Ensemencer, inoculer ou pratiquer les deux méthodes?Pour tenter de résoudre le problème, Hau- duroy étudie d\u2019abord les milieux de culture puis les méthodes d\u2019ensemencement et d\u2019inoculation.Il semble bien que presque tous les milieux se valent pratiquement pourvu qu\u2019ils soient préparés avec minutie et que les produits L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 employés soient purs et frais.Toutefois il ne faut pas oublier que si ces milieux se prêtent bien au développement du B.de Koch ils favorisent également le développement des germes banaux associés qui existent très souvent dans les produits pathologiques.Il faut donc entraver la croissance des germes banaux sans nuire à la vitalité et à la virulence du B.de Koch.Dans ce but on a d\u2019abord ajouté aux milieux de culture certaines matières colorantes mais les résultats ont été médiocres et decevants.À l'heure actuelle on traite les produits pathologiques avec une substance qui théoriquement doit tuer tout germe autre que le B.de Koch.Ici l\u2019auteur résume dans un tableau les principales méthodes préconisées indiquant la substance utilisée, la concentration, la durée de contact puis, selon les techniques, la centrifugation, le lavage, la neutralisation des produits traités.Il va de soi que le B.de Koch se comportera différemment selon qu\u2019il est mis en contact avec de la soude à 4%, de l\u2019acide sulfurique à 6% ou 15%, de l\u2019antiformine à 4% ou à 30%, et cela pendant des temps qui varieront de quelques minutes à quelques heures.Le milieu de culture de Dubos, sur lequel on fondait beaucoup d\u2019espoir, ne s\u2019est pas montré supérieur aux autres milieux sauf qu\u2019il a permis d\u2019obtenir des résultats plus rapidement.La préparation des produits pathologiques contenant des germes associés se heurte aux mêmes difficultés lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019inoculer ces produits au cobaye.Si tous les germes secondaires ne sont pas tués, souvent les animaux meurent d\u2019infection intercurrente, et le dia- gnostif sera impossible; si au contraire tous les germes associés sont tués, il arrive aussi que le B.Koch est également mort d\u2019où résultat négatif.Avant d\u2019admettre la supériorité apparente de la culture sur l\u2019inoculation l\u2019auteur cherche à en connaître la raison et fournit une explication qui semble bien plausible.Des cobayes inoculés avec des produits tuberculeux traités par la soude ou d\u2019autres ANALYSES substances se tuberculinisent dans une proportion de 28,5% des cas seulement, alors que des cobayes inoculés avec les mêmes produits non traités se tuberculinisent dans une proportion de 85% des cas.La tuberculose expérimentale du cobaye ne se réalise pas dans le premier cas parce que les B.Koch ne sont plus capables de le faire.Cependant ces produits traités donnent des cultures positives.Pourquoi?Les bacilles de Koch lésés par la soude ne sont plus capables de vaincre la résistance naturelle du cobaye, alors qu\u2019ils trouvent sur les milieux de culture des conditions favorables à leur développement.Et l\u2019auteur conclut: 1\u2014 Les produits non 821 surinfectés seront inoculés ou ensemencés directement; 2\u2014les produits contenant des germes banaux seront ensemencés sur milieux contenant un ou plusieurs antibiotes n\u2019ayant pas d\u2019action sur le Bacille de Koch; 3 \u2014 ils seront inoculés directement au cobaye, l\u2019animal recevant un traitement préventif, anti- biote ou sulfa, contre une infection secondaire possible; 4 \u2014 on fera toujours des ensemencements et des inoculations; 5 \u2014 les ensemencements seront toujours faits sur milieux glycérinés et non glycérinés afin de dépister les bacilles tuberculeux type humain et type bovin.A.BERTRAND SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada» publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIÉTÉ DE GASTRO-ENTÉROLOGIE Séance du 30 mars 1950 Tenue à l'Hôpital Général de Verdun Présidence de M.Yves Chaput Une trentaine de médecins y assistaient dont de nombreux membres du bureau médical de l\u2019hôpital de Verdun.Au début de la séance, le président, le docteur Yves Chaput remercie d\u2019abord les autorités de Verdun de leur accueil et annonce qu\u2019à l\u2019avenir une nouvelle politique sera suivie pour la tenue des réunions de la société.Il a décidé de faire le tour de tous les hôpitaux canadiens français de Montréal afin de rehausser l\u2019intérêt autant par la diversité des travaux présentés que par le nombre des assistants qui sera toujours plus grand dans les hôpitaux qu\u2019au traditionnel Cercle Universitaire.La première communication scientifique est celle du docteur RoLAND GarEaU.Il s\u2019agit d\u2019un cas de polypose gastrique.Une religieuse souffre depuis 2 ans de la sensation de trop plein épigastrique.Elle n\u2019éprouve aucun malaise si elle est à jeûn.Mais son appétit disparaît dès les premiers instants de son repas.Elle a subi antérieurement de nombreuses interventions chirurgicales: appendicectomie, hystérectomie, thyroïdectomie et 2 laparoto- mies pour adhérences.Un examen radiologique met en lumière de multiples images lacunaires arrondies et mousses répandues sur presque toute la hauteur de l\u2019estomac.Une gastroscopie suggérée par le radiologiste établit le diagnostic de polypose gastrique\u2019 et une biopsie faite au moyen d\u2019un œsopha- goscope confirme le diagnostic du docteur Gareau.Prennent part à la discussion les docteurs Rocer DurresnEe, Ronan Dupuis, Yves CxaruT, BEAULIEU et CANTÉRO.Le docteur RonALD DuPurs présente ensuite un cas de pancréatite cedémateuse traitée par la novocaïne intra-veineuse.Il passe d\u2019abord en revue les traitements proposés antérieurement: blocage paraverté- bral, infiltration des splanchniques, splan- chnicectomie et sympathectomie.Cette pancréatite œdémateuse a été découverte lors d\u2019une intervention pour lithiase vésiculaire.Le pancréas était au moins doublé de volume.Le chirurgien n\u2019a alors fait qu\u2019une cholécystostomie dans le but de se réserver un moyen de drainage à cause de la possibilité d\u2019obstruction consécutive du cholédoque.La novocaïne par la vasodilatation provoquée, amènerait une évacuation de la glande.Elle a été administrée au moyen d\u2019une injection de 500 ce.d\u2019une solution au 1/1 000 pendant 4 jours.Prennent part à la discussion les docteurs Rocer DUFRESNE, BERNARD LEsacE, L.-P.BÉ- LISLE et YvEs CHAPUT.Le docteur Rocrr DUFRESNE présente un cas d\u2019ulcère géant de la petite courbure guér1 depuis 1944 et profite de l\u2019occasion pour préconiser une attitude conservatrice à l\u2019égard de certains ulcères d\u2019estomac.Prennent part à la discussion les docteurs RENÉ ROLLAND, O.LAFORTUNE, JULES LABER- GE, Yves CHAPUT, ROLAND GAREAU et Lau- RENT ARCHAMBAULT. SOCIÉTÉS Le docteur Yves CHAPUT termine la séance en présentant un cas de cancer d\u2019estomac avec métastases osseuses.Son malade est porteur d\u2019une importante image lacunaire de la grande courbure de l\u2019antre accompagnée de métastases osseuses généralisées du type mixte (ostéolytiques et ostéo- blastiques).Le malade est décédé le matin même et l\u2019autopsie confirme le diagnostic radiologique.Prennent part à la discussion les docteurs CAUMARTIN et BÉLISLE.Le secrétaire Jean-Louis LEGER RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 24 novembre 1949 Syndrome de Pancoast.MM.J.PREVOST, A.PARENTEAU et R.JOLICŒUR Hospitalisation: du 10 juillet au 11 novembre 1949.Patient qui nous est envoyé pour arthrite de l\u2019épaule droite.Symptômes subjectifs: 1° \u2014 Douleurs vertébrales, dorsales hautes, irradiées à la nuque, aux épaules, dans les bras et avant-bras droits jusqu\u2019au poignet.Ces douleurs durent depuis un an et sont devenues intolérables depuis janvier.2° \u2014 Absence de sudation à l\u2019hémiface droite et au membre supérieur droit, (constatation du patient).3° \u2014 Ama/grissement de 20 livres en 1 an.4° \u2014 Toux fréquente.La nuit, il est éveillé brusquement et pris d\u2019une violente quinte de toux suivie d\u2019expectoration mêlée de sang clair.5° \u2014 Accentuation de la douleur par une température humide et à la toux.823 Apparels: AN.Céphalée \u2014 Emotivité \u2014 Insomnie.AD.Gaz \u2014 éructations \u2014 flatulence.Constipation rebelle.Antécédents personnels: En 1938 \u2014 traité pour anémie de nature X.En 1937 \u2014 névrite du plexus brachial gauche.En 1948 \u2014 violente crise douloureuse à l\u2019hypocondre droit, accompagnée d'\u2019ictère.Antécédents héréditarres: Mère morte à 79 ans d\u2019un cancer d\u2019estomac.Examen objectif: A son arrivée, le patient présente une bonne coloration des tissus.Il est maigre mais encore robuste.Tête \u2014 Blépharoptose avec myosis et enoph- talmie droites.Cou \u2014 Flexion antérieure \u2014 douloureuse.Thorax \u2014 P.A.144/94 \u2014 Cœur normal.Point de Sergent positif à droite.Poumon droit: matité et disparition presque complète du murmure vésiculaire au sommet.Saillie en épine de l\u2019angle antérieur de la Se côte droite (séquelle d\u2019une ancienne fracture).Abdomen \u2014 Foie percutable sur une largeur de 12 ce.T.R.Prostate bien limitée, dure, à surface irrégulière et dont le sillon médian est imperceptible.Membre supérieur droit \u2014 Mouvement douloureux d\u2019abduction et de rotation de l\u2019épaule.Hypoesthésie au tact et à la douleur à la face palmaire des doigts et à la face antérieure de l\u2019avant-bras.Anesthésie presque complète face palmaire du majeur, index et pouce.Réflectivité normale.Diagnostic: Syndrome de Pancoast.Hernie discale (C6-C7).Choléeystite chronique. 824 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buureriv A.MLF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Rayons X 19/7/49.70 mm révèle condensation du sommet droit avec disparition de l\u2019arc postérieur de la 2e côte.20/7/49: Une radiographie prise pour vérifier l\u2019état de la colonne cervicale révèle une rectitude des segments verticaux; pincement des disques inter-vertébraux entre C5-C6 et C6-C7 avec formation d\u2019ostéophytes antérieurs et postérieurs.En outre, opacité triangulaire de l\u2019apex droit avec destruction de l\u2019are postérieur de la 2e côte droite et érosion du bord droit des corps de 1ère et 2e dorsales.Le pédicule droit de la 2e vertèbre dorsale est disparu de même que l\u2019apophyse transverse de cette 2e vertèbre.Le Dr J.-L.Léger conclut à l'existence d\u2019un syndrome clinico-radiologique de Pancoast.28/7/49: Des radiographies que nous obtenons, prises antérieurement dans une autre institution, révèlent qu\u2019en 1948 existait déjà un voile homogène de l\u2019apex droit, qui laisse déjà supposer une infiltration du parenchyme.15/8/49: Radiographie pulmonaire (14 x 17) Dr P.Brodeur note que l\u2019image pulmonaire est identique à celle du 20 juillet.Un cliché en oblique antérieur gauche lui permet, en outre, de mettre en évidence l\u2019extension du processus à tout le lobe supérieur droit.14/9/49: Radiographie de contrôle: il semble que les traitements de roentgenthérapie au lobe supérieur droit ont entraîné de la fibrose.Ces traitements doivent être continués de manière à obtenir une saturation de la tumeur apexiale.Consultation en chirurgie le 27 juillet.Le Dr Gagnon conclut lui aussi à l\u2019existence d\u2019un syndrome de Pancoast, mais il juge que le processus est trop avancé pour autoriser une intervention chirurgicale, d\u2019autant plus qu\u2019il note la présence d\u2019une masse ganglionnaire profonde à la région cervicale antérieure droite, recouverte du sternum.Laboratoire: 19/7/49: Sédimentation globulaire à 30.20/7/49: Examen des crachats en anatomie pathologique: l\u2019examen révèle la présence de cellules kératinisées et desquamées, de cellules à poussière, des polynucléaires, du mucus et de zooglées microbiennes.Pas de cellules néoplasiques.Signée: Dr C.Gélinas-Mackay.Traitement : Séances de radiothérapie depuis le 31 juillet jusqu\u2019au 2 septembre inclusivement.Pyroxine \u2014 Analgésiques et sédatifs.Nouvelle radiothérapie du 19 septembre au 14 octobre.8/10/49: Requête au Dr Y.Chaput pour tenter l\u2019aspergillumthérapie qui est instituée du 10 au 24 octobre.22/10/49: Requête en neuro-chirurgie: Dr A.Parenteau propose une cordotomie haute.27/10/49: Cordotomie haute (C2-C3) à gauche.Les résultats semblent des plus satisfaisants.Rapport du Dr À.Parenteau: Le malade accusait des douleurs intenses de l\u2019épaule droite jusqu\u2019à la 3e et 4e vertèbres thoraciques.Nous avions le choix, pour soulager sa douleur, entre: 1° \u2014 Cordotomie haute.2° \u2014 Une rhizotomie postérieure de C4 et D4, c\u2019est-à-dire neuf racines.3° \u2014 Une myélotomie de C3 et D2.La cordotomie semblait l\u2019opération de choix parce que: 1° \u2014 Opération moins choquante, moins étendue que les deux autres.9° \u2014 Le membre supérieur reste utile, seules les sensations de douleur et température étant abolies.Avec la rhizotomie, la sensibilité profonde est aussi abolie, et le malade n\u2019auraiït pas pu se servir de sa main droite.3° \u2014 La myélotomie, pour être effective, aurait dû être très étendue et aurait été suivie d\u2019analgésie des deux membres supérieurs et peut-être de troubles respiratoires. SOCIÉTÉS Une hémilaminectomie à C2, C3 et C4 fut pratiquée et le quadrant antérieur sectionné à C3.La sensation persistait dans le pouce.Une section fut alors pratiquée à C2 et le niveau sensitif monta à C4.Les suites opératoires se passèrent sans incident.Signé: Dr A.Parenteau.On cesse tout narcotique et il a son congé le 9 novembre 1949 avec le bilan suivant: Note finale du point de vue neurologique par Dr Lafia: Le patient va trés bien depuis la cordotomie.Il ne ressent plus aucune souffrance.Il faut signaler, cependant, qu\u2019il a une paresse du bras et de la jambe gauches.Examen: Motricité: jambe droite normale.Paresse du bras et jambe gauches.Ceci n\u2019est pas trop évident, mais est décelable lorsque le malade essaye de serrer le poignet ou d\u2019étendre les jambes.Dorsi-flexion du pied gauche \u2014 faible.Sensibilité: Hémi-anesthésie droite à partir de C2 et C3 pour piqûre et température: tact, position, vibration normales.En arrière: hyperesthésie à droite entre C2 et C8.Anesthésie DI et en bas.Réflexes: plus vifs à gauche sans Babinski.Remarque: syndrome de Horner persiste à droite avec chaleur, sécheresse du bras droit.Le 8 novembre 1949: cliché plus ou moins superposable, en somme, avec celui du 14 septembre.En O.A.D.impression d\u2019arrêt du processus de destruction osseuse au niveau des premières côtes droites.Formule sanguine: gl.r.2625 000 \u2014 gl.bl.8000 \u2014 Hb.57% \u2014 v.g.1.\u2014 poly.84% \u2014 gm.6% \u2014 lympho.8% \u2014 poly.éosino.2%.Sédimentation: 30 mm.825 N.B.: Des microfilms, faits en 1947, montrent une opacité homogène de l\u2019apex droit, ce qui laisse supposer que déjà, à ce moment, il y avait une infiltration parenchymateuse.Nous avons revu le patient, le 17 novembre 1949, il se porte très bien et circule chez lui.Il ne persiste que quelques petites douleurs dans le dos.Il n\u2019a aucune douleur à droite.L'hémiparésie gauche est améliorée, mais depuis une semaine, il a accusé des douleurs progressives à gauche, au niveau de la moitié supérieure de l\u2019omoplate.Notes complémentaires: On donne souvent comme synonyme de « Syndrome de Pancoast » les termes « Tumeur de Pancoast» ou particulièrement chez les américains, « Superior Pulmonary Sulcus Tumor ».Or, le syndrome de Pancoast qui nous intéresse ici, est essentiellement une entité cli- nico-radiologique consistant en: 1° \u2014 De la douleur sur la distribution de la 8e racine nerveuse cervicale et des 2 premières racines dorsales, avec atrophie des muscles de la main.2° \u2014 Un syndrome de Horner.3° \u2014 De la matité à la percussion du sommet intéressé.4° \u2014 Une ombre apicale bien délimitée à la radiographie avec érosions de l\u2019are postérieur d\u2019une ou des 3 premières côtes et des apophyses transverses adjacentes avec ou sans atteinte des corps vertébraux.Le tableau clinique dans toute sa plénitude avait cependant été décrit par Edward Gel- leck Hare longtemps avant Pancoast, en 1868, à l'hôpital Bellevue en Angleterre.II peut étre causé par toute néoformation de la région, comme l\u2019ont prouvé des cas plus tard rapportés: Tumeur pulmonaire primitive comme le carcinome bronchique.Tumeur provenant de la plèvre, du périoste, des jonctions osseuses de la région ou des tissus médiastinaux (on en à vu un cas originant du thymus). 826 Tuberculose apicale, anévrysme de l\u2019aorte, traumatisme, ostéoarthrite.Métastases de toutes provenances.La contribution de Pancoast, en 1932, fut de révéler une entité non seulement clinico-ra- diologique, mais pathologique.En effet, sans amener de preuves microscopiques de son assertion, il affirma l\u2019existence d\u2019une tumeur du sommet thoracique indépendante du poumon et de la plèvre, de nature épithéliale provenant probablement des restes branchiaux embryonnaires avec les manifestations symptomatiques plus haut énumérées.Malheureusement, il ne put obtenir de nécropsie dans aucun des 5 cas qu\u2019il rapportait.Ce n\u2019est que plus tard, que d\u2019autres auteurs firent la preuve; en effet, ils produisirent des pièces des néoplasies épithéliales malignes et présentant la disposition usuelle d\u2019épithéliums pavimenteux, à cellules hyperchromatiques et faiblement différenciées avec évidence ici et là d\u2019un patron glandulaire.Ces pièces étaient indépendantes du poumon et de la plèvre et avaient été tirées d\u2019une région où normalement l\u2019on ne trouve pas de tissu épithélial.Nous sommes donc en présence de deux faits entièrement différents; un syndrome clinico- radiologique qui peut être créé par divers processus, sans relation de l\u2019un à l\u2019autre, le « Syndrome de Pancoast ou de Hare » et « une entité pathologique: la tumeur de Pancoast ou Superior Pulmonary Sulcus Tumor.» Cette derniére comporte un pronostic fatal A2 \u2014 clangor de P2 et dédoublement \u2014 Frémissement cataire de pointe \u2014 Eclat de MI \u2014 Souffle systolique d'intensité moyenne à la pointe \u2014 Roulement diastolique très intense \u2014 P.A.120/80 \u2014 Epanchement pleural droit \u2014 Ascite \u2014 Hépatomégalie marquée \u2014 (Edème s\u2019étendant jusqu\u2019au diaphragme.Labo.: Urée 39 \u2014 Glycémie 86 \u2014 Protéines 5,5.R.X.: D.T.T.30 em.\u2014 D C.T.19,5 cm.\u2014 Cœur très augmenté de volume.E.C.G.: Contractions prématurées nombreuses \u2014 Accès de tachycardie paroxystique \u2014 Lésions myocardiques.Diagnostic: Maladie cardiaque rhumatismale \u2014 Sténose mitrale et insuffisance mitrale \u2014 Fibrillation auriculaire \u2014 Insuffisance ventriculaire gauche et droite.Evolution: La médication usuelle et surtout la répétition de paracentèses abdominales et de mercuriels I.M.maintiennent le patient dans un état d\u2019équilibre précaire \u2014 Le 9 janvier, Vitamine E, 400 mg.par jour jusqu\u2019au L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 24 janvier \u2014 L\u2019état du patient s'aggrave et une ponction pleurale qui a soustrait 1 000 cc.de liquide de la base droite le soulage quelque peu \u2014 Oligurie presque complète qui nous fait revenir aux mercuriels \u2014 Il meurt le 27 mars 1949.Résultat: \u2014 Aucune amélioration même temporaire par la Vitamine EF \u2014 Aggravation nette qui a nécessité le retour aux mercuriels.Cas no 4 Monsieur P.B., âgé de 60 ans, dossier 12 124, est hospitalisé le 2 déc.1948.Sympt.: Douleurs rétro-sternales survenant à l\u2019effort, s\u2019irradiant dans le cou, l\u2019épaule gauche et le bras gauche.Chaque crise dure environ dix minutes et elle est soulagée par le repos ou la prise d\u2019élixir de nitroglycérine.Les crises deviennent de plus en plus fréquentes pour des efforts de moins en moins considérables.Ce syndrome douloureux a fait son apparition il y a 10 ans et depuis, périodes d\u2019accalmie et de recrudescence.Signes: R.C.rég.à 68 \u2014 Bruits normaux \u2014 Aucun souffle \u2014 P.A.170/95 \u2014 130/70.Labo.: Urée 35 \u2014 Glycémie 116 \u2014 B.W.négatif.R.X.: \u2014 Cœur de volume normal.E.C.G.: Tracé normal au repos, positif à l\u2019effort.Diagnostic: Maladie cardiaque artériosclé- rotique \u2014 Angine de poitrine.Evolution: Avec le repos les crises cessent \u2014 Le 12 décembre, Vitamine E, 400 mg.par jour \u2014 Congé de l\u2019hôpital le 23 \u2014 Il continue cette médication pendant 22 jours \u2014 Le 11 janvier, nous arrêtons cette médication parce que les crises douloureuses deviennent de plus en plus fréquentes \u2014 De lui-même, le patient reprend son élixir de nitroglycérine.Résultat: La Vitamine E a été incapable d\u2019empêcher la reprise des crises douloureuses.Cas no 5 Monsieur G.B., 4gé de 46 ans, dossier 11 371, est hospitalisé le 12 novembre 1948. SOCIÉTÉS Sympt.: Il y a deux ans, hémiparésie droite dont il se rétablit presque complètement \u2014 Modifications du caractère.Au début d\u2019octobre, crise douloureuse rétrosternale très intense avec vomissements accompagnés d\u2019une dyspnée très marquée \u2014 Plusieurs crises de dyspnée et de douleur \u2014 Quelques expectorations hémoptoïques \u2014 Au début de novembre, à l\u2019occasion d\u2019un pélerinage, répétition de l\u2019épisode douloureux, dyspnée, hémoptysies, température, œdème des membres inférieurs.Signes: Rythme cardiaque rég.à 100 \u2014 Impression de galop protodiastolique \u2014 Roulement diastolique probable à la pointe \u2014 souffle systolique râpeux au foyer pulmonaire \u2014 P.A.100/80 \u2014 Signes de condensation sommet gauche \u2014 Foie légèrement augmenté \u2014 Œdè- me discret aux malléoles et jambes.Labo.: B.K.dans crachats nég.à 6 reprises \u2014 Urée 49 \u2014 Glycémie 104 \u2014 B.W.négatif.E.C.G.: Infaretus de la paroi antérieure du myocarde.R.X.: Plusieurs zones de condensation.Diagnostic: Maladie cardiaque artériosclé- rotique \u2014 Thrombose coronarienne avec infarctus de la paroi antérieure du myocarde \u2014 Embolies pulmonaires \u2014 Insuffisance cardiaque globale.Evolution: Tout en maintenant un traitement anticoagulant, nous prescrivons 400 mg.de Vitamine E par jour du 1 au 13 fév.1949 \u2014 À ce moment, nous devons suspendre cette médication devant une augmentation rapide et nette des symptômes d\u2019insuffisance \u2014 Quelques injections de mercuriel et une nouvelle digitalisation rétablissent l\u2019équilibre et le patient a son congé le 19 février.Résultat: Echec total qui est corrigé par la médication classique.Cas no 6 Monsieur J.S., âgé de 56 ans, dossier 412, est hospitalisé le 12 janvier 1949.Sympt.: Dyspnée d\u2019effort, œdème considérable des membres inférieurs \u2014 Ballonnement abdominal important \u2014 Ces symptômes se 829 sont succédés depuis 1 an et il a déjà été hospitalisé à deux reprises dans les derniers 6 mois.Signes: Poids 19514 \u2014 Rythme card.régulier à 100 \u2014 Aucun souffle \u2014 P.A.164/124 \u2014 118/86 \u2014 Epanchement pleural bilatéral \u2014 Hépatomégalie très marquée \u2014 Ascite considérable \u2014 (Edéme du scrotum, de la verge et des membres inférieurs.Labo.: Urée 48 \u2014 Glycémie 70 \u2014 B.W.négatif.R.X.: D.T.T.33 em.\u2014 D.C.T.20,1 em.\u2014 Cœur très augmenté de volume.E.C.G.: Infarctus antéro-septal ancien \u2014 Bloc auriculo-ventriculaire du ler degré \u2014 Lésions myocardiques.Diagnostic: Maladie cardiaque artériosclé- rotique \u2014 Infarctus myocardique ancien probable \u2014 Insuffisance ventriculaire gauche et droite.Evolution: Le 21 janvier soit 9 jours aprés son entrée dans le service, le patient a perdu 56 livres 15 \u2014 R.C.à 76 \u2014 Râles à la base gauche \u2014 Il n\u2019y a plus d\u2019ascite cliniquement décelable et l\u2019ædème des organes génitaux a disparu \u2014 Léger godet prétibial \u2014 Nous commençons la Vitamine E à raison de 400 mg.par jour le 24 janvier et le patient part avec ce médicament le 3 février \u2014 Le 14 février, nous cessons cette médication car le cœur devient rapide et irrégulier, l\u2019ædème et l\u2019ascite réapparaissent et le patient prend du poids rapidement \u2014 La reprise de la digitale et des mercuriels redonnent rapidement un état d\u2019équilibre très satisfaisant.Résultat: Echec de la Vitamine E qui ne maintient pas en équilibre un patient qui avait très bien répondu à la thérapeutique classique.Cas no 7 Mme G.F., âgée de 68 ans, dossier 11 940, est hospitalisée le 27 novembre 1948.Sympt.: Douleur rétro-sternale d\u2019effort s\u2019irradiant dans l\u2019épaule gauche et le bras gauche \u2014 Ce syndrome a débuté 1l y à 11 ans, mais des périodes d\u2019accalmie assez longues, de 830 3 à 4 ans, ont séparé les paroxysmes \u2014 Depuis quelques mois, les crises se répètent beaucoup plus souvent.Signes: Rythme card.rég.à 80 \u2014 3e bruit à la pointe \u2014 A2 claqué \u2014 Aucun souffle \u2014 Aucun signe d\u2019insuffisance \u2014 P,A.200/125 \u2014 145/70.Labo.: Urée 41 \u2014 Glycémie 100 \u2014 BW.négatif.R.X.: Cœur de volume normal \u2014 Elargisse- ment et déroulement portion ascendante de l\u2019aorte.E.C.G.: Ischémie de la paroi antérieure du myocarde \u2014 Epreuve d\u2019effort, faiblement positive.Diagnostic: Maladie cardiaque artériosclé- rotique \u2014 Angine de poitrine.Evolution: Le 3 janv.soit 37 jours après l\u2019admission, la malade se plaint toujours d\u2019un point dans le dos, malaise associé à une gêne rétro-sternale qui persiste toute la journée \u2014 La nitroglycérine soulage ce syndrome qui ne cède pas à l\u2019aspirinme \u2014 Vitamine E (400 mg.par jour) \u2014 Après 16 jours de traitement, la patiente se sent mieux, le malaise a diminué et elle est plus vigoureuse \u2014 La pression demeure à 170, systolique \u2014 Congé.Résultat: Amélioration subjective \u2014 Nous avons par la suite perdu cette patiente de vue.Notre étude porte sur un nombre beaucoup trop limité de cas pour avoir une importance de statistique \u2014 La Vitamine E ne donna aucun résultat dans 6 cas \u2014 Le dernier cas fut perdu de vue et nous ignorons si le mieux- être s\u2019est prolongé \u2014 La Vitamine E ne doit pas remplacer les médicaments qui ont fait leur preuve: digitale, mercuriel, nitroglycérine.Notre expérience confirme celle de nombreux centres de cardiologie.En résumé: la Vitamine E, entre nos mains, n\u2019a donné aucun résultat dans le traitement des maladies cardio- vasculaires.Discussion.M.Paur Davip fait allusion à un article paru dans le « Times Magazine » au sujet d\u2019un L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buwerin AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 traitement soi-disant infaillible des maladies cardio-vasculaires.C\u2019est ce qui l\u2019a incité à préparer le présent travail.Il ajoute que non seulement la vitamine E n\u2019a pas amélioré les symptômes, mais qu\u2019elle n\u2019a pas pu même maintenir les améliorations obtenues avec la médication conventionnelle.M.JuLes Prévost demande le mécanisme d\u2019action.M.JACQUES FOURCAND répond au docteur J.PRÉvOST que les auteurs n\u2019ont absolument rien expliqué.Ils n\u2019ont même pas fait d\u2019électrocardiogramme, ni d\u2019orthodiagramme.Ils n\u2019ont par conséquent donné aucune explication physiologique de cette médication.M.Rocer DurresNE: Les docteurs SHUTE ont prétendu que la vitamine E agissait sur le métabolisme de la fibre cardiaque sans aucune explication.M.Epouarp-D.Gagnon: Le Collège des médecins et chirurgiens d\u2019Ontario a créé un comité de 9 cardiologues compétents qui fit une enquête au sujet de la découverte des doec- teurs SHuvre.Le comité a fait une tournée et a examiné les malades traités par les docteurs SHUTE.Le rapport a été donné à une séance spéciale qui a duré toute une semaine, à Toronto.Le comité a rapporté qu\u2019il n\u2019y avait aucune preuve que la vitamine E avait de la valeur.M.Paur Davip conclut la discussion en disant qu\u2019il a employé le dosage recommandé par les docteurs SHUTE.Il ajoute qu\u2019il est bien possible que dans la vitamine E on découvre un principe actif, mais on ne l\u2019a pas trouvé à date.Un cas de thrombo-phlébite sous-cutanée abdominale.M.René GRIGNON Mme M.L., 25 ans, se présente à mon bureau, le 10 novembre 1949, pour douleurs localisées à l\u2019abdomen droit. SOCIÉTÉS L'histoire de cette malade révèle que, le 10 octobre 1949, elle mit au monde une fille de 5 livres, actuellement en bonne santé: c\u2019était une primipare.L'accouchement fut absolument normal et les suites de couche sans incident, sauf qu\u2019au départ de l'hôpital, la patiente accusa une sensibilité au membre inférieur gauche, qui disparut au bout de dix jours.Elle fut très bien pour quelques jours après quoi, elle nota l\u2019appaiition d\u2019une douleur assez vive dans le flanc droit, qui graduellement se généralisa à l\u2019'hémiabdomen avec évolution vers la racine de la cuisse.Actuellement la douleur est très vive, continuelle et s\u2019étend à toute la partie droite du ventre sans hyperthermie et sans participation du membre inférieur droit.A l\u2019examen, on note la présence de deux magnifiques cordons sinueux, très douloureux, correspondant au trajet des veines épigastrique, superficielle et thoraco-épigastrique que l\u2019on peut suivre jusqu\u2019à la crosse de la saphène.A l\u2019admission, le 13 novembre, les cordons sont augmentés de volume et, à l\u2019épine iliaque antéro-supérieure, on note une zone rouge longitudinale; la crosse de la saphène est maintenant dure, douloureuse et facilement palpable.La patiente accuse, en plus, une sensibilité diffuse au membre inférieur droit.Le lendemain, le 14 novembre, le signe de Homans est positif du côté droit et on note de l\u2019œdème à la jambe.Il n\u2019y a pas de cordon palpable.Le traitement des thrombo-phlébites est institué et la maladie évolue vers la guérison.J'ai présenté ce cas uniquement dans le but d'attirer l\u2019attention sur la localisation et l\u2019évolution atypique de la maladie.Cette malade semble avoir fait une phlébo- thrombose du membre inférieur gauche puis une thrombo-phlébite sous-cutanée abdominale droite avec propagation au membre inférieur du même côté.Pas de discussion.831 Echec du traitement de la dermite atopique par un antihistaminique.MM.A.MARIN, J.-P.FOISY et G.LECLERC Matériel.Treize malades en poussée active de dermite atopique ont été observés, durant une période variant de 2 à 8 mois.Il y avait 4 malades du sexe mâle et 9 malades du sexe féminin.Trois malades avaient une éruption généralisée à tous les téguments.Les dix autres avaient une éruption localisée à l\u2019une ou plusieurs des régions suivantes: cou, nuque, visage, espaces antécubitaux, poignets, mains et creux poplités.Chez tous les malades il n'y avait absolument aucun doute sur le diagnostic de dermite ato- pique, affection qui est aussi connue sous le terme de neurodermite disséminée.Six malades avaient fait de l\u2019eczéma infantile des nourrissons pour des périodes variant de quelques mois à une ou deux années.Ces six malades avaient tous eu un deuxième épisode d\u2019« eczéma » d\u2019une durée de quelques années entre les âges de 7 à 16 ans.Ils en étaient maintenant à leur troisième épisode.Une malade avait eu un seul épisode antérieur entre les âges de 13 et 16 ans.Trois malades avaient la dermite atopique depuis 3 à 5 ans.Une malade âgée de 17 ans disait avoir fait de l\u2019eezéma durant toute sa vie.Chez les deux autres malades, l\u2019histoire antérieure était inconnue.Tous les malades avaient déjà reçu des traitements antérieurs variés.Chez onze des malades, la période d\u2019observation en vue du présent travail a commencé au mois d\u2019octobre ou de novembre 1947 et chez les deux autres, la période d\u2019observation a commencé en février 1948.Méthode.D\u2019abord les malades ont été soumis à une période d\u2019observation préliminaire de deux à quatre semaines.Durant cette période d\u2019observation préliminaire, toutes les médications anté:ieures ont été suspendues et les malades 832 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutemin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 n\u2019ont employé que des traitements anodins tels que lotion à la calamine, huile minérale, pâte de type Lassar et mica panis.Le traitement a consisté dans l\u2019ingestion de comprimés de Néoantergan par la bouche à la dose de 100 mg.3 ou 4 fois par jour durant une période variant en général de 1 à 2 mois.Durant ce temps, les malades ont continué à employer les médicaments topiques anodins mentionnés ci-haut.Les malades ont été vus anviron une fois par semaine.Réactions.Tous les malades excepté deux ont accusé le Néoantergan de certains inconvénients.Dix se sont plaints de somnolence à peu près continuelle durant le jour.Le médicament a provoqué des étourdissements chez trois malades et de la céphalée également chez trois malades.Cinq malades ont blamé le traitement pour des troubles digestifs tels que nausées, vomissements et même diarrhée.Résultat.Aucun des treize malades n\u2019a eu une rémission de sa dermite atopique durant la période du traitement.Deux malades ont été améliorés.L'un d\u2019eux a eu une amélioration légère qui a persisté durant toute la période d\u2019observation.Il a accusé une diminution de son prurit et un meilleur sommeil.Chez l\u2019autre, il y a eu amélioration remarquable après 3 mois de traitement et cette amélioration a persisté durant un an.Chez sept malades, il n\u2019y a pratiquement pas eu de changement.D\u2019une visite à l\u2019autre on avait parfois une impression d\u2019amélioration légère, mais la fois suivante il y avait exacerbation évidente.Chez quatre malades, il y a eu exacerbation de la dermite atopique durant la période de traitement par le Néoantergan.Pommade.Une pommade au Néoantergan a été employée localement chez sept malades.Le malade avait instruction d\u2019appliquer la pommade au Néoantergan sur un seul membre supérieur et d'appliquer une pâte de type Lassar sur l\u2019autre membre.Une seule malade, la même chez qui une amélioration remarquable avait coincidé avec l\u2019ingestion des comprimés de Néoantergan, a été améliorée localement par la pommade.Chez les six autres malades, il y a eu exacerbation de l\u2019éruption aux endroits où la pommade au Néoantergan avait été appliquée et non aux autres parties des téguments.Commentaires.Comme la dermite atopique est une maladie qui, indépendamment de tout traitement, passe normalement par des périodes de rémission et d\u2019exacerbation, on aurait pu probablement s\u2019attendre à des rémissions par pure coïncidence durant la période de traitement par le Néoantergan.Or, il n\u2019y a pas une seule rémission durant la période d\u2019observation chez les treize malades.Si les malades avaient été traités à la fin du printemps ou au début de l\u2019été, il est moralement certain qu\u2019il y aurait des cas de rémission complète et qu\u2019il aurait été difficile de conclure sur la valeur des antihistaminiques dans la dermite atopique.Conclusion.Les antihistaminiques n\u2019ont aucune valeur dans le traitement de la dermite atopique.Discussion.M.Jures PrévosT demande si la dermite atopique est une maladie allergique.M.ArBÉéric MARIN explique la conception actuelle de la dermite atopique.M.JEAN-PAUL Forsy rapporte les résultats des épreuves allergiques faites chez 7 malades.Chez une malade, toutes les réactions ont été très fortement positives.Chez une autre malade, toutes les réactions ont été négatives.Chez quatre malades, on a obtenu des réactions douteuses. SOCIÉTÉS Céphalée allergique.MM.C.BERTRAND et J.LÉGER Il est admis d\u2019emblée qu\u2019une sensibilité spécifique à une protéine peut être la cause d\u2019urticaire, d\u2019asthme ou de rhinite.Ces manifestations impliquent un processus œdémateux à localisation sélective.En fait, la sensibilisation à une protéine est susceptible de déclencher chez un individu, une réaction œdéma- teuse au niveau de n\u2019importe quel tissu de l\u2019organisme.Les symptômes varient selon l\u2019endroit atteint.Chez le patient dont nous rapportons ici l\u2019observation, il s \u2018agit d\u2019ædème cérébral donnant lieu à un ensemble de signes suggérant de prime abord la présence d\u2019une tumeur.Monsieur A.L., âgé de 44 ans, souffre de céphalée apparue brusquement le 20 juin 1949: quelques heures plus tôt, il avait noté des malaises digestifs assez vagues.La douleur, localisée à la région occipitale droite, se fait plus intense et atteint un paroxysme après deux jours; à ce moment, vomissements non alimentaires; l'état est suffisamment sérieux pour justifier l\u2019hospitalisation.À l\u2019examen, il n\u2019y a rien de particulier à noter si ce n\u2019est hypertension du liquide céphalo- rachidien à 450.L\u2019abaissement de la tension par soustraction de liquide amène d\u2019ailleurs une disparition complète de la céphalée.La ventriculo- graphie montre une dilatation ventriculaire légère, l\u2019artériographie est négative.Au cours de son stage à l\u2019hôpital, il présente, à deux reprises, des signes d\u2019hémiparésie droite.De juin à octobre, deux autres paroxysmes sont observés, soulagés eux aussi par un abaissement de pression du liquide céphalo-rachidien au cours de la ponction.Devant la négativité des signes neurologiques, une enquête allergique est instituée.On constate d\u2019abord que l\u2019administration d\u2019une quantité adéquate d\u2019histamine, par voie sous-cutanée, produit rapidement une cépha- 833 lée de même type que celle déjà observée par le patient; l\u2019administration subséquente, par voie parentérale, d'antihistaminiques de synthèse amène de plus une rémission complète.Une première série d\u2019épreuves cutanées de sensibilité à des protéines alimentaires (par scarification) donnent des résultats négatifs.Par voie intra-dermique, des réactions positives sont cependant notées avec les allergènes suivants: lait, pomme, chocolat.L'ingurgitation généreuse de lait et de pommes donne lieu, au cours des jours suivants, à une céphalée intense laquelle s\u2019accompagne de malaises digestifs tels que coliques et diarrhée.| ne Voici donc que nous avons quatre arguments en faveur de l\u2019étiologie allergique de la.céphalée: LL in 1° \u2014 reproduction par administration d\u2019histamine; 2° \u2014 rémission par administration d'antihistaminiques; 3° \u2014 épreuves cutanées positives; 4° \u2014 intolérance à certains aliments.Etant donné que l\u2019intensité d\u2019une douleur est un phénomène qui ne se jauge pas objectivement, nous avons tenté de mettre en évidence le rôle de l\u2019histamine par l\u2019épreuve diagnostique suivante: le malade est en position de décubitus latéral; une ponction lombaire est pratiquée et le trocart laissé en place; un sérum glucosé isotonique (550 cc.) contenant 2,75 mg.de diphosphate d\u2019histamine, est administré en goutte à goutte lent, par voie intraveineuse.Très tôt après le début de l\u2019injection, le patient accuse une céphalée violente et la pression du liquide céphalo-rachidien, prise à intervalles fréquentes, accuse une hausse marquée (280 à 450).Le syndrome tel qu\u2019observé chez notre patient ne mérite pas l\u2019étiquette de migraine.Il n\u2019en reste pas moins que cette céphalée semble régie par un phénomène d\u2019œædème cérébral.Certains auteurs sont d\u2019avis que de telles céphalées allergiques ne se distinguent de la migraine que par leur localisation. 834 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin A.M.L'F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Il semble que nous soyons ici en présence d\u2019un cas analogue à ceux classifiés à date comme œdème cérébral essentiel, et la présence d\u2019un facteur étiologique probable est digne de mention.Il nous a semblé de plus qu\u2019il était intéressant de rapporter une méthode inédite pour faire la preuve du rôle joué par l\u2019histamine dans l\u2019apparition de la céphalée et de l\u2019hypertension intra-crânienne.À notre connaissance il n\u2019est nulle part fait mention de cette épreuve diagnostique.Discussion.M.CLAUDE BERTRAND: Ce malade avait une allergie au lait, aux pommes et au chocolat, qui se manifestait par de la céphalée.On a pu provoquer le même type de céphalée par une injection d\u2019histamine.L\u2019allergie serait donc un facteur causal dans certains cas de céphalée.M.Jacques LÉcER: Ce malade savait qu\u2019il était allergique à certains aliments.En effet, depuis des années, il se privait de boire du lait parce que cela lui donnait de la céphalée et de la diarrhée.M.RoLAND CLOUTIER demande comment il se fait que les épreuves cutanées ont donné des résultats négatifs, alors que les épreuves intradermiques ont été positives.M.Yves CHAPUT demande si ce type de céphalée ressemble au syndrome d\u2019Horton.M.Jacques LÉGER répond au docteur R.CLOUTIER que les épreuves intra-dermiques sont infiniment plus sensibles que les épreuves cutanées.C\u2019est la raison de commencer par scarification.Ce malade avait un seuil qui ne pouvait pas être éprouvé par scarification.Au docteur Y.CHAPUT, il répond que le syndrome d\u2019Horton est à l\u2019état de discussion et qu\u2019il n\u2019est pas admis par tous.Un cas de giardiase.M.Jean PIETTE L\u2019enfant A.B., âgé de 6 ans, est hospitalisé dans le service de pédiatrie le 22 avril 1949 avec l\u2019histoire suivante: Né le 4 avril 1943, nous ne savons rien de lui jusqu\u2019à son admission à la Crèche d\u2019Youville en juillet 1945.Comportement de 1945 à 1948: Manque d\u2019appétit, facies pâle, longs épisodes de diarrhée tous les 2 ou 3 mois.Trop faible pour suivre ses compagnons.Admissions fréquentes à l\u2019infirmerie.Soumis à différentes diètes sans succès.Aspect rachitique.En décembre 1948, il est référé à un hôpital local, pour sa diarrhée récidivante, où il demeure deux mois.Le seul point intéressant révélé à cette admission c\u2019est la présence d\u2019un dolichocôlon.La recherche des parasites dans les selles donne un rapport négatif.Au début d\u2019avril 1949, sa diarrhée récidive et cette fois il est hospitalisé ici, après 3 semaines de selles fréquentes et liquides.Il se plaint de douleurs abdominales non localisées.A l\u2019examen, il s\u2019agit d\u2019un enfant très hypo- threpsique, pesant 35 livres.Il est apyrétique, très pâle et apathique.Comme seuls signes positifs, il présente de la douleur para-ombilicale à la palpation et un abdomen très ballonné avec météorisme.Nous émettons alors les hypothèses suivantes: 1° \u2014dysenterie forme chronique; 2° \u2014 maladie cœliaque; 3° \u2014 recto-colite ulcéreuse.La formule sanguine montre de l\u2019anémie hypochrome.Le patch test est négatif.L\u2019analyse d\u2019urine montre: de rares cylindres hyalins et fortes traces d\u2019albumine.Présence de sang dans les selles.Recherche de salmonella et shigella: négative.À la radiographie un repas baryté montre un dolichocôlon important.Après avoir éliminé toute infection à salmonella et shigella, nous éliminons la maladie cœliaque par l\u2019épreuve du traitement pour 15 jours durant lesquels il ne fut alimenté qu\u2019avec des bananes et du lait écrémé.La diarrhée continue sans modification.La dernière hypothèse de recto-colite ulcéreuse est alors éliminée par la rectoscopie fai- a We ER AE io SOCIÉTÉS te par le Dr Y.Chaput.Il trouve une muqueuse normale ne saignant pas et ne montrant pas d\u2019ulcération.Le Dr Chaput suggère de reprendre la recherche de parasites faite, en vain , à un autre hôpital.L\u2019examen alors demandé donne un résultat fortement positif pour le Giardia Lamblia.Le patient est soumis à la thérapeutique spécifique: Atabrine 115 grains, 2 fois par jour pendant une semaine.Au cours du traitement, la diarrhée cesse complètement.Un contrôle d\u2019analyse est fait avant le départ: l\u2019enfant est libéré de son infection.Déjà 1l reprend du poids.Nous avons communiqué avec l\u2019enfant la semaine dernière et il se porte bien, demeurant asymptomatique.Discussion.M.ALBERT BERTRAND: Le rôle des giardias dans les troubles intestinaux est discuté.On les rencontre très fréquemment.Il y a peut-être une question de quantité.M.Rocer DUFRESNE: Même en présence du résultat thérapeutique obtenu, je doute encore que les giardias aient été en cause.M.Paur Davin: L\u2019Atabrine est-il un médicament spécifique de la giardiase?M.JEAN PIETTE répond au docteur P.DA- vID que l\u2019Atabrine est spécifique de la giar- diase comme il l\u2019est d\u2019ailleurs d\u2019une autre infection parasitaire, la malaria.M.Yvrs CHAPUT rapporte deux cas de diarrhée chez des adultes où on n\u2019a pas trouvé de cause mais où on a trouvé la présence de giar- dias dans les selles.Ces deux adultes ont été traités par l\u2019Atabrine et ont guéri.C\u2019est probablement l\u2019infiltration massive et l\u2019infection secondaire de la muqueuse qui amènent le syndrome.M.ANDRÉ MacKay se demande si l\u2019Atabrine n\u2019aurait pas un effet particulier sur l'intestin.835 Amyotrophie familiale de la première enfance type Werdnig Hoffmann.M.Albert GUILBEAULT Les deux enfants G.sont le frére, agé de 2 ans 15, et 1a sceur, âgée de 5 ans 14.Ils ont été admis dans le service de pédiatrie pour paralysie des membres inférieurs.L'étude des antécédents familiaux ne révèle aucune maladie de la sorte chez les ancêtres et les parents collatéraux.Le père et la mère sont en bonne santé.Ils ont eu quatre enfants: une fillette de 9 ans en bonne santé, une autre fille est décédée en 1947, à l\u2019âge de cinq ans, atteinte de la même maladie.Le reste de la famille est composé des deux malades que nous vous présentons.La fillette a commencé à marcher à l\u2019âge d\u2019un an; jusqu\u2019à cet âge, elle fut un nourrisson en bonne santé.À 14 mois, elle commença à trébucher pour ne plus pouvoir marcher à l\u2019âge de 16 mois.Le garçon suivit la même évolution.Les faits principaux à noter chez ces deux malades sont: 1° \u2014 histoire familiale positive; 2° \u2014 l\u2019apparition d\u2019une faiblesse progressive vers l\u2019âge d\u2019un an chez un enfant qui auparavant était en bonne santé; 3° \u20141le début par l\u2019atteinte sélective des muscles de la racine des membres inférieurs: 4° \u2014 l\u2019évolution rapide conduisant à la mort vers l\u2019âge de cing ans; 5° \u2014 la présence de tressaillements musculaires perceptibles chez nos malades surtout pendant le sommeil; 6° \u2014 la tendance à la cachexie; 7° \u2014 l\u2019absence de troubles sensoriels, de lésion des sphincters et de retardement mental.Pronostic: Fatal \u2014 ces patients vivent rarement au dela de cing ans.Traitement: Illusoire. 836 Diagnostic: 1° \u2014 Traumatisme obstétrical de la moelle épinière; histoire familiale absente; paralysie des membres inférieurs depuis la naissance; perte de sensibilité.2° \u2014 Poliomyélite antérieure aiguë; histoire familiale absente; absence de cachexie \u2014 non progressive après le stage aigu.3° \u2014 Myatonie congénitale d\u2019Appenhein; histoire familiale absente; existe dès la naissance; mouvements passifs exagérés des articulations; à tendance vers l\u2019amélioration spontanée.Discussion.M.Roma Amyor félicite le docteur ALBERT GUILBEAULT d\u2019avoir présenté deux cas de maladie très rare.Ces malades sont vus surtout par les pédiatres plutôt que par les neurologues.Ici, il semble bien que le diagnostic s\u2019impose.Il fait une revue rapide des diagnostics différentiels.Le secrétaire adjoint du Bureau médical Docteur Georges LECLERC L'ASSOCIATION DES MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE Le 16 mars 1950, à 9 heures, avait lieu à la Maison Canadienne, 29 Boulevard Jourdan, la réunion mensuelle de l\u2019Association des Médecins Canadiens en France.Une vingtaine de médecins étaient présents.On procède à l\u2019élection d\u2019un nouveau Bureau de direction, élection nécessitée par le départ de plusieurs directeurs pour le Canada.L\u2019Exécutif est ainsi constitué: Président: Dr J.-Flavien Melanson ; Vice-prés.: Dr L.-P.La- gassé; Secrétaire: Dr Roland Saucier; Trésorier: Dr F.-X.Brisson; Conseillers: Dr Benoît Boucher, Dr Robert Powers, Dr Roger Dunne.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Le Dr VINCENT GAUTHIER suggère que l\u2019Association demande aux chirurgiens des hôpitaux de Paris de préparer une liste opératoire qui serait affichée dans les centres universitaires, de façon que chacun sache ce qui se passera, pendant la semaine, dans les différents hôpitaux.Le Professeur Kourirsky accepte la suggestion du Dr GAUTHIER et prépare une note officielle, à cet effet, à l\u2019Académie de Chirurgie.Le Dr SÉNÉCHAL propose que l\u2019Association, en plus du but qu\u2019elle poursuit d\u2019orienter les médecins canadiens à Paris, organise, pour les séances, une partie scientifique de façon à permettre à ceux que la chose intéresse d\u2019acquérir l\u2019habitude de s\u2019exprimer facilement en public.Après discussion, le Professeur Kourirsxy demande au Dr SÉNÉCHAL de préparer un projet plus détaillé pour la séance de mai.Cette dernière se tient le 17 mai, à l\u2019heure et au lieu habituels.Le président propose que la réunion de juin, qui sera la dernière de l\u2019année, ait lieu le 26 juin.Le Professeur KourILsKY ajoute que le principe de cette réunion est le suivant: « Fonder une sorte de tradition, une réunion générale de tous les médecins canadiens à Paris, à la Maison Canadienne, sous l\u2019égide de l\u2019Association des Médecins Canadiens en France, avant la dispersion des vacances, et de donner à cette réunion beaucoup plus de solennité qu\u2019à celles que nous tenons régulièrement, qui sont des séances de «travail.» La proposition est acceptée à l\u2019unanimité.Le Dr FAvVREAU suggère que l\u2019Association adresse une lettre à l\u2019Union Médicale afin que les médecins canadiens désirant venir étudier en France sachent où s\u2019adresser en arrivant à Paris.Il suggère aussi que l\u2019on affiche, près du registre des inscriptions à l\u2019Ambassade, un avis indiquant aux arrivants l\u2019adresse du Secrétariat de l\u2019A.D.M.C.Enfin, comme dernière suggestion, le Dr FAVREAU propose que le Secrétaire envoie chaque mois un compte rendu de la séance à l\u2019Union Médicale, au Laval Mé- SOCIÉTÉS dical, à l\u2019'Information Médicale et à la Canadian Medical Association.Le Professeur KouURILSKY dicte aussi une lettre pour Mlle Hure, Secrétaire de l\u2019A.D.- R.M., Faculté de Médecine, pour lui demander de vouloir bien adresser les médecins qui viennent lui demander informations et renseignements & I\u2019Association des Médecins Canadiens en France.Puis trois dossiers sont examinés.Ceux du Dr JEAN CHoqUET (gynécologie médicale) recommandé à Mme Moricard-Saulnier, service du Professeur Mocquot à l\u2019hôpital Broca; du Dr RoBERT FAvrEAU (chirurgie) recommandé au Dr Chigot, Chirurgien des Hôpitaux; du Dr Rocer R.LEMIEUX (neuro-psychiatrie) dirigé vers les services des Professeurs Garcin (Salpétriére) et Jean Delay (Ste-Anne).Le secrétaire, D.-Roland SAUCIER JOURNÉE MÉDICALE À SHAWINIGAN Samedi 27 mai 1950.Nous sommes heureux de signaler cet événement qui a une grande importance scientifique dans les Annales de la Fédération des Sociétés Médicales de la province de Québec.Et c\u2019est la généreuse contribution de la Société Médicale qui réunit les médecins de Shawinigan, de Grand-Mère et des environs.L\u2019initiative en est due au dévoué président, le docteur Maurice Chrétien qui a été secondé par son exécutif et notamment par un secrétaire qui ne sait méconnaître aucune besogne, si ardue soit- elle, le docteur André Legendre.Il était tout naturel d\u2019inviter le docteur Mare Trudel qui est le président du Collège des Médecins et.Chirurgiens et qui, en plus, habite Shawinigan.Nous l\u2019y avons rencontré et il y était dès la toute première minute; d\u2019inviter aussi le président de la Fédération, le docteur Eugène Thibault, mais ce dernier retenu ailleurs, à eu l\u2019amabilité de déléguer un digne représentant, le docteur Adélard Tétreault des Trois-Riviè- res, l\u2019un des directeurs de la Fédération.837 L'Association des Médecins de Langue Française du Canada a, elle aussi, reçu l\u2019honneur d\u2019une invitation en les personnes de son Directeur général, le docteur Donatien Marion, et du soussigné, le secrétaire-trésorier général.Nous avons vu nos hôtes à la tâche et le rendement a été tel que nous imaginions facilement un mécanisme précis qui exécutait comme par enchantement un programme bien élaboré, vous l\u2019allez voir.La présidence des assises a été confiée au docteur J.-M.Perron, directeur pour cette région de la province de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, et les séances se sont tenues dans l\u2019amphithéâtre de l\u2019hôpital Sainte-Thérèse de Shawinigan.Au cours de l\u2019avant-midi, nous avons entendu l\u2019exposé des constatations de six médecins, puisées dans l\u2019expérience de leur pratique médicale.Le docteur Victor Potvin de la Tuque à parlé des «abdomens aigus »; le docteur André Pothier des Trois-Rivières, de l\u2019« évaluation des moyens thérapeutiques en T.B.pulmonaire»; le docteur Lasalle Mondor de Grand\u2019Mère, de « psychopathologie de tous les jours » ; le docteur Joseph Douville de St-Sta- nislas, de l\u2019« obstétrique en pratique générale»; le docteur Adrien Paradis, des « insuffisances cardiaques et leurs complications; données récentes en thérapeutique » ; et le docteur Gérald Kaine de Shawinigan, du « traitement moderne des brûlures ».Et nous avons aussi apprécié les observations de ceux qui ont respectivement pris part à la discussion : les docteurs J.-A.Denoncourt des Trois-Rivières, vice-président du XXe congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada; Hervé Beaudoin des Trois-Rivières; André Legendre, secrétaire de la Société Médicale; Camille Michaud de St- Paulin; Adélard Tétreault et Jos.Normand, des Trois-Rivières.À l\u2019issue de cette séance, le docteur M.Chrétien lut un télégramme venant du docteur Eugène Thibault, président de la Fédération des Sociétés Médicales, qui s\u2019excuse de ne pas 838 être au milieu de nous et qui présente aux organisateurs ses meilleurs vœux de succès.Ponctuellement à midi trente, le président de la séance nous convie à un buffet froid offert par les religieuses de l\u2019hôpital Sainte-Thérèse et tous savent apprécier les délicieux mets qu\u2019elles ont préparés pour nous et qui ont été si délicieusement présentés par les gardes-malades de l\u2019institution.L\u2019atmosphère y était vraiment hospitalière, c\u2019est le cas de le dire.Deux heures de l\u2019après-midi nous avertissent que commence un « symposium sur les maladies du foie et de la vésicule biliaire » présenté sous la présidence du docteur Adélard Té- treault, par les docteurs Eugène Robillard, professeur de physiologie à l\u2019Université de Montréal Physiologie du foie et de la vésicule biliaire: valeur des tests de laboratoire ; Paul Robert, médecin à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, Pathologie et traitement médical des cholécystites ; Jacques Bruneau, chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, Traitement chirurgical des cholécystites; syndrome de post- cholécystectomie .Plusieurs questions posées par l\u2019auditoire à ces maîtres témoignèrent de l\u2019intérêt qu\u2019ont apporté les conférenciers.Pendant ce temps, les épouses des médecins se réunissaient au Cascade Inn où elles ont écouté avec avidité et intérêt une conférence de Madame Julia Richer, collaboratrice à Notre Temps .Le titre du sujet ne devait être mieux choisi « Le rôle social de l\u2019_épouse du médecin ».Quand les dames présentes reportent leurs pensées à ce moment, elles revoient encore le sourire obligeant de madame Richer qui sait puiser dans son cœur de femme cultivée les arguments qui font accepter avec plus d\u2019empressement encore le rôle de la femme du médecin.+ x A 6 heures, les médecins rencontrent leurs épouses à l\u2019Hôtel-de-Ville où ils sont reçus à un vin d'honneur par le distingué Maire de Shawinigan, M.François Roy.C\u2019est le temps de commenter le régal scientifique qui a été servi et de renouer nos connaissances avec les L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.MLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 confrères de la Mauricie, tandis que les dames expriment généralement leur satisfaction de vivre de belles heures dans cette intéressante région de notre province.Un banquet nous appelle maintenant au club « Curling » sous la présidence du docteur Maurice Chrétien.Prenaient place à la table d'honneur, outre le président, M.François Roy, maire de Shawinigan et Mme Roy; le docteur Marc Trudel, président du Collège des Médecins; Madame Mare Trudel; Docteur Donatien Marion, directeur général de l\u2019A.M.L.F.C.; Madame Maurice Chrétien; le docteur Jean Saucier et madame Saucier; le docteur Adélard Tétreault, représentant la Fédération des Sociétés Médicales de la province; le docteur Jacques Bruneau de Montréal; et le secrétaire-trésorier général de 'A.M.L.F.C.Dans la salle, tous les confrères et leur épouse s\u2019égayaient à qui mieux mieux; les plus âgés, les plus jeunes fraternisaient ensemble dans une belle atmosphère de cordialité.Après le repas, le docteur Maurice Chrétien, avec une modestie toute franche, a exprimé publiquement ses remerciements à tous ses confrères de Shawinigan, pour le mérite qu\u2019ils ont eu à préparer cette journée médicale, à tous les organisateurs, aux visiteurs, aux conférenciers et aux maisons de produits pharmaceutiques, car sans ces dernières, le succès financier n\u2019aurait pas permis un aussi beau déploiement.Les souhaits de bienvenue nous furent ensuite adressés par M.le maire François Roy, qui se dit heureux, ainsi que toute la population de la ville, d\u2019avoir reçu les médecins de la Mauricie et d\u2019ailleurs.Après avoir adressé ses louanges et ses félicitations aux conférenciers qui ont fait dignement une preuve d\u2019intérêt public, le président du Collège des Médecins, le docteur Marc Tru- del, souligne le rapprochement qu\u2019il faut faire entre les médecins praticiens et les médecins d\u2019hôpitaux, la coopération plus intime que ces deux groupes doivent réaliser.La Société Médicale de Shawinigan et Grand\u2019Mère, a pris l\u2019initiative d\u2019un tel geste, dit-il, et il faut l\u2019en SOCIÉTÉS remercier, car elle établit une collaboration nécessaire vis-à-vis de la population.Et le docteur Trudel ajoute que le Collège des Médecins aura plus d\u2019influence auprès des gouvernants en autant que ses membres seront des compétences.Il a même formulé un vœu: que la Société Médicale de Shawinigan-Grand\u2019 Mère organise, sous les auspices de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, dans un avenir rapproché, un congrès régional dans la Mauricie.Le Directeur général de l\u2019Association, le docteur Marion, rappelle que notre Association a réuni depuis un demi-siècle, dans un groupe imposant, les médecins de Langue Française du Canada et même de l\u2019Amérique du Nord.Il se dit pleinement heureux d\u2019un grand réconfort, celui de s\u2019être rendu compte depuis longtemps déjà du trésor que renferme la Mauricie.Et aujourd\u2019hui, ajoute-t-il, l\u2019ont prouvé les conférenciers praticiens qui ont défendu l\u2019honneur de la profession médicale.En terminant, le Directeur général convie dans une invitation pressante tous les médecins de la région au vingtième congrès de l\u2019'A.M.L'F.C., en septembre, où nous assisterons vraiment à l\u2019apothéose du médecin praticien.Ensuite, le docteur Adélard Tétreault demande d\u2019excuser le président de la Fédération et se fait l'interpréte des directeurs de l\u2019organisme qu\u2019il représente pour souhaiter à la Société Médicale de Shawinigan et Grand\u2019 Mère longue vie et progrès car elle célèbre au- jourd\u2019hui son dixième anniversaire.Il adresse ses félicitations aux conférenciers et insiste sur le fait que c\u2019est le vœu ardent de la Fédération des Sociétés Médicales de voir s\u2019organiser des journées comme celle d\u2019aujourd\u2019hui.Si la Fédération réussit dans sa mission, souligne le docteur Tétreault, nous le devons en grande partie au Collège des Médecins, notamment à son président qu\u2019il remercie de son généreux octroi.Le docteur Tétreault se fera le porte-parole à l\u2019exécutif de la Fédération à qui il fera part du succès de la mémorable journée médicale de la Société de la Mauricie.839 Le conférencier invité n\u2019était autre que le docteur Jean Saucier, neurologiste à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, présenté par le docteur L.-A.Frénette de Grand\u2019Mère et remercié par le docteur P.-E.Julien de Shawinigan.Dans une causerie intitulée « les médecins et la musique », le docteur Saucier a présenté une fine analyse de certains genres de la musique: triste, gaie, déprimante, enlevante, avec preuve à l\u2019appui il a terminé sa conférence sur une note comique.Rappelons que le maître de cérémonie fut le secrétaire de la Société, le docteur André Legendre, qui a su présenter chacun des orateurs d\u2019une façon succinte mais précise.Il n\u2019a pas manqué de dire que le docteur Maurice Chrétien était le premier responsable de la journée à laquelle nous avons assisté même si le docteur Chrétien en a assumé la portée à ses collaborateurs.En résumé, quelles conclusions devons-nous tirer de cette journée médicale?Nous pouvons tout de suite dire que la publicité a été organisée avec précision et esprit de suite.Par cela, Shawinigan a su s\u2019attirer un auditoire de choix (les séances ont été suivies avec un intérêt religieux) de plus de cent médecins qui venaient non seulement de la région mauricienne mais aussi de Berthier, de St-Grégoire et d\u2019ailleurs.Les travaux présentés reflètent la besogne quotidienne de nos confrères de cette partie de la province.Des médecins d\u2019hôpitaux, des praticiens nous ont élégamment fait part de leurs observations qui peuvent rivaliser avantageusement avec les communications faites par tout autre confrère.Est-ce que se réalisera le vœu du président du Collège des Médecins?C\u2019est, je dirais, la conclusion ultime que nous pourrions tirer de cet événement qui se classe dans la catégorie de ceux qui nous laissent le meilleur souvenir, médical et social, que l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada aille tenir dans la Mauricie un congrès régional.H.TRUDEL Secrétaire-trésorier général NÉCROLOGIE LE DOCTEUR RAYMOND DORAY Le docteur Raymond Doray est décédé à la fin de mai 1950 à Montréal, à l\u2019âgs de 63 ans.Depuis sa graduation en 1908, à l\u2019Université Laval de Québec, le docteur Doray avait pratiqué dant le quartier Saint-Henri de Montréal.Nos condoléances à son fils, le docteur Maurice Doray.LE DOCTEUR PIERRE HÉBERT Le docteur Pierre Hébert, coroner adjoint du district de Montréal et médecin de la Sûreté Provinciale, est décédé récemment à Montréal, à l\u2019âge de 65 ans.Il avait terminé ses études de médecine à l\u2019Université Laval en 1912.LE DOCTEUR HECTOR CYPIHOT Le docteur Hector Cypihot, médecin, phi- lantrope et homme d\u2019affaires, est décédé le 27 mars 1950, à Montréal, à l\u2019âge de 64 ans.Il avait terminé ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Montréal en 1909 et exercé jusqu\u2019en 1916.LE DOCTEUR AZARIE PAQUETTE Le docteur Azarie Paquette est décédé le 7 mai 1950, à Montréal, à l\u2019âge de 54 ans.Il avait terminé ses études de médecine en 1932 à l\u2019Université de Montréal.+ + LE DOCTEUR HENRI GOSSELIN Le docteur Henri Gosselin est décédé récemment à Montréal, à l\u2019âge de 71 ans.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal en 1905.Il était attaché au Service Municipal de Santé depuis 1930.LE DOCTEUR JEAN-MARIE PELLERIN Le docteur Jean-Marie Pellerin est décédé le 19 mai dernier à Montréal, à l\u2019âge de 71 ans.Il avait terminé ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Montréal en 1904.Nos condoléances à son fils, le docteur Roland Pellerin.LE DOCTEUR ALPHONSE BARABÉ Le docteur Alphonse Barabé est décédé au cours du mois de mai 1950 à Hull, à l\u2019âge de 52 ans.Il avait terminé ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Québec en 1925.LE DOCTEUR ERNEST-ALFRED DUSSAULT Le docteur Ernest-Alfred Dussault est décédé le 19 mai dernier à Sainte-Perpétue, à l\u2019âge de 66 ans.Il avait terminé ses études de médecine à l\u2019Université Laval de Québec en 1919. NOUVELLES OUVERTURE DE L'HÔPITAL SAINT-JOSEPH DE ROSEMONT L\u2019hôpital-sanatorium Saint-Joseph de Rosemont vient d\u2019ouvrir ses portes.Il s\u2019agit d\u2019une institution très importante de 522 lits, dirigée par les Sœurs de la Miséricorde.Le but des autorités est d\u2019en faire un centre ultra- .moderne de thérapeutique antituberculeuse ; la section de physiologie cardio-respiratoire est particulièrement développée.Le personnel médical sera de quinze médecins, dont huit à plein temps.Le docteur Marcel Verschelden a été nommé directeur médical de l\u2019hô- pital-sanatorium.LE DOCTEUR JULES BRAHY La Société d\u2019Ophtalmologie a tenu récemment une réunion à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.À l\u2019issue de celle-ci eurent lieu les élections.Le docteur Jules Brahy, de l'hôpital Notre-Dame, a été élu président.LE DOCTEUR LOUIS-CHARLES SIMARD, PRÉSIDENT DE SECTION À LA SOCIÉTÉ ROYALE Le docteur Louis-Charles Simard, directeur de l\u2019Institut du Cancer de l'hôpital Notre-Dame et professeur agrégé d\u2019anatomie pathologique à l\u2019Université de Montréal, vient d\u2019être élu président de la section des sciences biologiques de la Société Royale du Canada.LE PROFESSEUR ÉMILE GAUMOND, ÉLU PRESIDENT DE LA \u201cCANADIAN DERMATOLOGICAL ASSOCIATION\u201d L\u2019assemblée annuelle de la « Canadian Dermatological Association » vient d\u2019avoir lieu à Québec.On y a procédé au choix d\u2019un nouveau président en remplacement du docteur George Williamson, d\u2019Ottawa, dont le terme était expiré.Le professeur Emile Gaumond, professeur de dermatologie à l\u2019Université Laval et chef de service à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, a été choisi comme président.Le docteur Paul Poirier, chef de service à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal et professeur agrégé de dermato-syphiligraphie a été élu vice-président.Le docteur S.Grimes, d\u2019Ottawa, a été réélu comme secrétaire.NOUVEL EXÉCUTIF DE LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE Les membres de la Société de Phtisiologie de Montréal viennent de faire le choix de leur nouvel exécutif, qui est ainsi constitué: président, le docteur Marcel Verschelden; vice-président, le docteur Gaétan Jarry; secrétaire général, le docteur B.-G.Bégin ; trésorier, le docteur Ruben Laurier; secrétaire- archiviste, le docteur Gérard Leclaire, et secrétaire- archiviste adjoint, le docteur Jean-Jacques Laurier.L'HÔPITAL LAFLÈCHE DE GRAND'MÈRE L'hôpital Laflèche, de Grand\u2019Mère, a été béni solennellement par Monseigneur Georges-Léon Pelletier, évêque des Trois-Rivières, le 25 juin 1950.Le bureau médical de l'hôpital vient de choisir ses officiers; ce sont: président, le docteur Louis- Alexandre Frenette; vice-président, le docteur Victor Brassard; secrétaire, le docteur Lasalle Mondor, et trésorier, le docteur André Poisson.La première réunion se tint sous la présidence du docteur Ovila Ricard, doyen des médecins de Grand\u2019- Mère.CLINIQUES MOBILES DE LA CROIX-ROUGE La Croix-Rouge vient d\u2019organiser trois cliniques mobiles médico-dentaires qui ont pour but de desservir pendant l\u2019été 38 petits centres de l\u2019Abitibi, du Témiscamingue, de Pontiac et de la Gaspésie.Les chefs de ces cliniques médico-dentaires sont les docteurs J.-P.Nadeau, Hervé Deschênes, J.-P.Couture et J.-P.Lantier.Parmi les membres du personnel médico-dentaire, on note les noms des docteurs J.À.MeDuff, Hubert Saint-Pierre, Gilles Hébert, P.W.Genier, Guy Girardin, Marc Geoffroy, R.Desilets, Bernard Desmarais, Jean Therrien, D.Kennedy, François Cloutier et Pierre Langevin.ELECTIONS A LA \u201cCANADIAN PUBLIC HEALTH ASSOCIATION\" Le Congrès annuel de la « Canadian Public Health Association » vient d\u2019avoir lieu à Toronto.À cette occasion, plusieurs officiers médicaux de la Province de Québec ont été élus à des postes importants.Le docteur Adélard Groulx a été élu président de la 842 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 section de l'administration de l'hygiène publique, avec, comme secrétaire, le docteur J.-A.Landreville.Le docteur C.W.McMillan, de McGill, a été élu président de la section des statistiques; le docteur David Beaulieu s\u2019est vu confier la présidence de la section des maladies vénériennes.Les docteurs Adélard Groulx, R.Foley et Jules Gilbert ont été réélus membres de l\u2019exécutif.ÉLECTION À L'HÔPITAL SAINT-JOSEPH DE LACHINE Le bureau médical de l'hôpital Saint-Joseph de Lachine vient de se choisir les officiers suivants: président, le docteur R.-G.Archambault; vice-président, le docteur J.Lewis; secrétaire, le docteur Marc Lachance.Le Comité exécutif est composé des docteurs L.-Henri Gatien, président; Charles Decarie, secrétaire; Maurice Lacharité et A.-D.Archambault, conseillers.POSTES OUVERTS À L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ De nombreux postes n\u2019attendent qu\u2019un titulaire à l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.Parmi ceux-ci, on note les positions suivantes offertes: 1 consultant médical régional pour la malaria; 1 officier médical à l\u2019organisation d\u2019hygiène publique (à Genève) ; des experts en hygiène maternelle et infantile; 1 officier médical comme assistant-chef de la section de la tuberculose (à Genève) ; 1 officier médical consultant en vénéréologie ; 1 officier médical en charge de la standardisation biologique (à Genève) ; 1 consultant en hygiène sanitaire ; des spécialistes en malaria ; des consultants en tuberculose.Ces postes comportent les avantages suivants: 1.Salaires.Le salaire de base des officiers médicaux seniors et des aviseurs régionaux varient entre $6 050 et $7450 (en dollars américains).Les chefs de section débutent habituellement avec un salaire de base de 88300 (en dollars américains) ; les assistants en recherches ont un salaire de base de $3 210 (américains).Tous les postes comportent des possibilités d\u2019avancement et d\u2019augmentation de salaire en rapport avec le travail accompli.2.Allocations.Les officiers qui quittent leur pays d\u2019origine pour un emploi de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé ont droit aux allocations suivantes: a) frais d\u2019installation consistant en une allocation variant de $5.à $7.00 par jour pendant les premiers deux mois avec un montant additionnel pour la famille; b) un octroi d\u2019installation de $125.(américains) pour les célibataires et de $200.(américains) pour ceux qui ont de la famille; c) une allocation dite d\u2019expatriement allant de $250 à $500 (américains) par an, pendant les deux premières années de l\u2019emploi; d) une allocation familiale de $200 (américains) par an pour chaque enfant dépendant ; e) un octroi éducatif de $200 (américains) par enfant dans certaines circonstances.Transport.L'Organisation paie les frais de transport de ses officiers et de leur famille, aller et retour.Congés.L'Organisation accorde à chacun de ses membres une vacance de 30 jours par année, à laquelle s\u2019ajoutent tous les deux ans deux autres semaines pour faciliter le voyage au pays d\u2019origine pour eux et pour leur famille.Les congés pour maladie sont amplement prévus.Déménagement.Sauf certaines limites, l\u2019Organisation encourt les frais de déménagement des meubles de ses membres pour l\u2019aller et le retour.INAUGURATION DE L'HÔPITAL DE VAL D'OR L\u2019inauguration du nouvel hôpital de Val d\u2019Or a eu lieu le 28 mai 1950.La cérémonie a été présidée par Son Exe.Mgr J-Aldée Desmarais, évêque d\u2019Amos, qui a consacré l'hôpital au Sacré-Cœur.L\u2019honorable docteur Paquette, ministre de la Santé, était présent.Il a annoncé que le gouvernement avait décidé d\u2019accorder un octroi supplémentaire de $50 000, ceci en plus du demi-million de dollars que la Province a déjà donné pour la construction de cet hôpital.Une importante réunion eut lieu après la cérémonie religieuse.Le docteur Jean Matton agissait comme maître de cérémonies.Des discours furent prononcés par Mgr Desmarais, l\u2019hon.docteur Paquette, MM.Jacques Miquelon, député d\u2019Abitibi-Est à l\u2019Assemblée législative, et Armand Dumas, député de Villeneuve, à Ottawa.Le soir, le docteur et Madame Paquette furent les hôtes de l\u2019Association médicale de l\u2019Abitibi à un banquet à Val d\u2019Or.Mgr Desmarais a remercié le gouvernement provincial d\u2019avoir doté l\u2019Abitibi de nombreux hôpitaux et d\u2019un sanatorium des plus modernes.Le ministre de la Santé souligna l\u2019œuvre du ministère de la Santé à travers la Province et particulièrement en Abitibi.En 1945, dit-il, il n\u2019existait pas NOUVELLES 843 un seul lit d'hôpital entre Montréal et Rouyn, à toria antituberculeux et 47% à d'autres groupes | l'exception d\u2019un poste d\u2019urgence & Amos, qui contenait quelques lits seulement.Les temps ont changé.Nous avons maintenant à Rouyn, à Amos, à Val d\u2019Or, à Macamic, à Mont-Laurier, à Saint-Jérôme, comté de Terrebonne, des hôpitaux d\u2019une capacité totale de près de 1000 lits, dans une région où il n\u2019y avait aucune possibilité d\u2019hospitalisation, il y à cinq ans.ÉLECTION DE NOUVEAUX MÉDECINS REVISEURS A leur réunion annuelle de mai, les médecins revi- seurs des Compagnies et sociétés d\u2019assurance de langue française se sont choisi comme président le docteur Lucien Sylvestre, de l\u2019Union du Commerce, pour remplacer le docteur J.-E.Desrochers, de la Sauvegarde, décédé récemment.Les deux vice-présidents sont les docteurs Albert LeSage, de l\u2019Association nationale de bénéfices mutuels et Jules Gagnon, de l\u2019Association canado-amé- ricaine, de Manchester, N.H.Le docteur Lionel Patoine, de la Société des Artisans, a été maintenu à son poste de secrétaire pour la septième année.Les autres directeurs sont les docteurs Henri Ber- thiaume, de La Caisse nationale d\u2019assurance-vie; Léger, de la Société l\u2019Assomption, de Moncton, N.B.; Henri Lespérance, de la Mutuelle-vie de l'U.C.C.; Damien Saint-Pierre, de l\u2019Union Saint-Joseph du Canada, Ottawa, et Antoine Turcotte, de l\u2019Union Saint-Joseph de Drummondville.CONSULTATION GÉNÉRALE DE LA CLINIQUE DES MALADIES DU THORAX 5 mai 1950 « Lympho-sarcome du médiastin.» \u2014 Drs J.Pré- vost et Y.Martineau.« T.B.pulmonaire, osseuse et génitale.» \u2014 Drs P.Bourgeois, J.Prévost et Y.Martineau.« Epithélioma bronchique.» (Pièces) \u2014 Dr Claire Gélinas-Mackay.« Malformation branchiale.» \u2014 Drs E.-D.Gagnon, S.Lauzé et Luc Lafortune.HOPITAUX AMERICAINS EN 1949 Voici quelques faits concernant l\u2019activité hospitalière aux Etats-Unis durant 1949: 16659973 admissions dans les hôpitaux, surplus de 237199 sur 1948; ces admissions furent réparties selon un pourcentage qui attribue 928% aux hôpitaux généraux, 18% aux hôpitaux psychiatriques, 0,7% aux sana- hospitaliers.Les hôpitaux psychiatriques contiennent en 1949 675096 malades, soit 75% de la capacité des hôpitaux américains, alors que les sanatoria pour tuberculeux ne figurent que pour 57%.Le nombre d\u2019hôpitaux immatriculés par l\u2019« American Medical Association » fut de 6572, comparativement à 6 335 en 1948, portant le nombre de lits à 1 439 030.Quarante pour cent (40%) de ces lits sont distribués dans les hôpitaux généraux, 49% dans les hôpitaux psychiatriques, 58% dans les sanatoria.La moyenne d\u2019hospitalisation quotidienne fut de 85,1% de la capacité comparativement à 85,5% en 1948.La durée d\u2019hospitalisation fut de 10,1 jours, de 10,5 jours en 1948, soit de 17,2 jours dans les hôpitaux généraux du gouvernement et de 8 jours dans les hôpitaux généraux ne lui appartenant pas.Aucun commentaire à ces chiffres qui possèdent un intérêt documentaire.LE CONSEIL EXÉCUTIF DE L'OMS ÉLABORE UN PLAN QUADRIENNAL Une série de réunions se sont tenues au siège de l'OMS, de janvier à février dernier, en prévision de la Troisième Assemblée Mondiale de la Santé qui a débuté le 8 mai dernier.Le Conseil Exécutif, notamment, s\u2019est réuni pendant trois semaines sous la présidence de Sir Arcot Mudaliar (Inde), tandis que le Comité permanent des Questions administratives et financières a tenu diverses séances avant et pendant cette session, sous la direction du Dr H.S.Gear (Afrique du Sud).La principale décision du Conseil, sur laquelle l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé est appelée à se prononcer, porte sur un plan de quatre ans, qui, dès 1952, aura pour objet d\u2019aider les pays à développer leurs services sanitaires, et cela, grâce à l\u2019assistance que leur apporteront les Bureaux régionaux de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, dont l\u2019autonomie et les possibilités d\u2019action seront considérablement accrues à l\u2019avenir.Et c\u2019est dans le cadre de ce plan quadriennal que seront exécutés les divers programmes sanitaires annuels de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé.Les programmes d\u2019ensemble, qu\u2019élabore l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé, doivent être adaptés, en effet, aux exigences et aux conditions locales.Ce qui relève plus particulièrement de la compétence des autorités régionales.Enfin, ce plan sanitaire à long terme présentera l\u2019avantage d\u2019associer à une réelle continuité une suffisante souplesse pour répondre aux mesures d\u2019urgence qui peuvent s\u2019imposer tôt ou tard, aux changements qui peuvent intervenir et aux nouvelles découvertes des sciences et de la médecine. 844 Dans ce plan quadriennal figurent, notamment, des programmes réalisables à l\u2019échelle internationale, qui entraînent de rapides améliorations en matière de santé publique.Le Conseil Exécutif, en recommandant ce plan à l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé, entend également souligner la sensible disproportion entre les fonds disponibles pour sa réalisation et l\u2019ampleur de la tâche qui incombe à l'OMS.Aussi a-t-il décidé que seuls seraient entrepris les programmes sanitaires entraînant un minimum de frais et un maximum de résultats concrets.C\u2019est notamment le cas des campagnes contre le paludisme entreprises par l'OMS en Asie et des campagnes de lutte contre les maladies vénériennes menées en Europe avec l\u2019appui de cette même organisation et de l'UNICEF.Les résultats rapides que permettent d\u2019atteindre, aujourd\u2019hui, les moyens modernes de lutte contre ces maladies, se sont imposés à l\u2019attention des gouvernements et des populations et n\u2019ont pas manqué de donner une impulsion nouvelle en d\u2019autres domaines de la santé publique.Or, c\u2019est là un principe qui s\u2019applique également aux divers programmes d'action qui figurent dans le plan quadriennal de l'OMS.Après avoir procédé à l\u2019examen de ce projet essentiel, le Conseil Exécutif s\u2019est vu réduit à prendre la décision de diminuer les dépenses courantes de l'OMS de 1200000 dollars \u2014 12 des 68 états-mem- bres de l\u2019Organisation étant redevables d\u2019arriérés, en ce qui concerne leurs contributions au budget.Cette décision pourra être annulée par l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé, si, entre temps, la situation financière de l'OMS s\u2019améliore.Le niveau actuel des dépenses annuelles de l\u2019Organisation est fixé à 6 300 000 dollars.D\u2019ici là, on escompte que des fonds supplémentaires seront disponibles dans le cadre du Programme des Nations Unies pour l\u2019Assistance technique aux pays peu développés.Ces fonds, selon le Conseil Exécutif, seront utilisés pour améliorer les services sanitaires des pays, intensifier les campagnes de lutte contre le paludisme, la tuberculose et les maladies vénériennes, développer l\u2019assainissement, multiplier les écoles de médecine et de soins infirmiers et réaliser d\u2019autres tâches de première importance.Plusieurs projets spéciaux figurent également au Programme d\u2019assistance technique, qui répondent aux conditions locales particulières à certaines régions et permettront de lutter au mieux contre les maladies qui prévalent dans les régions tropicales: schistosomiase, choléra, peste et autres.Ces projets ainsi que d\u2019autres recommandations portant sur le programme de l\u2019an prochain, seront soumis à l\u2019approbation de l\u2019Assemblée Mondiale de la Santé, qui déjà fait l\u2019objet de maints préparatifs.Et c\u2019est au siège même de l'OMS, à Genève, que se tiendra cette grande réunion annuelle, au cours de L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN AMLFC.\u2014 Montréal, juillet 1950 laquelle des médecins du monde entier prendront des dispositions pour qu\u2019à l\u2019avenir chacun connaisse un meilleur état de santé.L'HÔPITAL DE VILLE SAINT-LAURENT REÇOIT UNE SUBVENTION FÉDÉRALE L\u2019honorable Paul Martin, ministre fédéral de la Santé, annonce que l\u2019hôpital Notre-Dame-de-l\u2019Espérance, de Ville Saint-Laurent, reçoit une subvention fédérale de $42 500, ce qui l\u2019aidera à augmenter de 102 le nombre de ses lits.Etant donné que les travaux de la nouvelle aile étaient commencés au moment de inauguration des subventions fédérales destinées à encourager la construction d\u2019hôpitaux, cet hôpital n\u2019a pas droit à la pleine subvention fédérale de $1 000 par lit.Il recevra cependant une subvention partielle, calculée d\u2019après les travaux qui restaient à terminer au ler avril 1948.Le Gouvernement fédéral verse une part égale à celle des subventions provinciales pour la construction d\u2019hôpitaux, jusqu\u2019à concurrence de $1 000 par lit dans le cas des hôpitaux pour traitement des maladies aiguës, et de $1 500 par lit dans le cas des hôpitaux pour maladies chroniques.Ces subventions sont payées à même un fonds fédéral dont la quote- part annuelle réservée à la province de Québec s\u2019élève à plus de $3 800 000.ee ee MAGNIFIQUE JOURNÉE DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE L'OUTAOUAIS La journée annuelle de la Société Médicale de l\u2019Outaouais tenue le 27 avril dernier à l'hôpital du Sacré-Cœur, à Hull, a remporté un succès sans précédent.Le président de la Société et de la journée était le docteur Gérald Brisson, de Hull.Rappelons que la Société groupe les médecins canadiens-fran- çais d\u2019Ottawa, de Hull et d\u2019une vingtaine de localités environnantes dans un rayon de soixante milles.La section de Québec de l\u2019Association Médicale du Canada et la Fédération des Sociétés Médicales avaient délégué deux conférenciers chacune; les Drs Renaud Lemieux et Florian Trempe, de Québec, et le docteur Paul Dumas, de Montréal, s\u2019y sont rendu et leurs conférences ont assuré le succès de ces assises.Le midi, un dîner-causerie réunissait les médecins et leurs épouses au Salon d\u2019Or à l\u2019hôtel Chez-Henri.Le conférencier était le docteur Jean-Marie Roussel, médecin légiste, de Montréal.A l\u2019issue de la « Journée », on procéda à l\u2019élection des officiers de la Société pour l\u2019année 1950-51, et suivant la tradition établie depuis la fondation d\u2019alterner la présidence entre Hull et Ottawa, le docteur L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Tout médecin connaît bien les malades qui ont besoin d\u2019un tonique efficace Pour réveiller l\u2019appétit, rétablir la vigueur et la bonne santé, Eskay\u2019s Neuro Phosphates et Eskay\u2019s Théranates sont vos meilleurs moyens.La fréquence d\u2019ordonnances rend témoignage de leur efficacité.> Neuro- Phosphates Eskay tonique fortifiant et agréable La dose d\u2019adulte, 2 drachmes liq.(2 cuillerées à thé) contient: Alecool .22 2211 LL 4 4 LCL 4 LL LL 10 pour cent Glycérophosphate de strychnine anhydre .1/64 grain Glycérophosphate de sodium ., .2 grains Glycérophosphate de calcium .2 grains Acide phosphorique, 75% .1.7 minimes Theranates Eskay meme formule que le fameux Neuro-Phosphates plus la vitamine B1 (.075 mg.chaque dose adulte) Chacun présenté en flacon de 6 onces liq.Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal 1 XLIII 846 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 Horace Viau fut élu pour le prochain terme.Celui-ci verra donc la « Journée» de la Société se tenir à Ottawa.Les autres officiers élus sont: ler vice-président: Dr Henri Robinson; 2e vice-président: Dr Antonio Lecours; secrétaire: Dr J.-A.Dufresne; assistant- secrétaire: Dr Gaston Isabelle; trésorier: Dr Jean Therrien; directeurs: Drs Gérald Brisson, Léopold Mantha, Ephrem Perras, Marcel Langlois, N.Coutu, J.-M.Laframboise, Jos.Tittley, Bernard Fortier, Arthur Powers et Edouard Laverdure.Programme 9 h.30 A.M.\u2014 Président: Dr Gérard Gagné, Hull.Conférencier: Dr Renaud Lemieux, Québec.Sujet: « Mononucléose infectieuse.» Collaborateurs: Drs Mantha et Isabelle.10 h.30 A.M.\u2014 Président: Dr H.Racine, Hull.Conférencier: Dr Paul Dumas, Montréal.Sujet: « Tension prémenstruelle.» Collaborateurs: Drs J.Tittley et B.Fortier.Midi \u2014 Diner-causerie; président: Dr G.Brisson.Conférencier: Dr Jean-Marie Roussel, Montréal.Sujet: « Médecine légale, illustrée par Sherlock Holmes.» 2 h.30 P.M.\u2014 Président: Dr Lorenzo Lamy, Ottawa.Conférencier: Dr Florian Trempe, Québec.Sujet: « Syndromes appendiculaires.» Collaborateurs: Drs Lecours et Coutu.3 h.30 P.M.\u2014 Président: Dr Couture, Ottawa.Sujet: « Lever précoce en obstétrique.» Collaborateurs: Drs Saint-Victor et Brisson.5 h.P.M.\u2014 Election de la Société pour 1950-51, sous la présidence du docteur Dufresne.ee ee BOURSIERS DU QUÉBEC ET DU NOUVEAU-BRUNSWICK L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que l\u2019on offre six autres bourses d\u2019étude à des personnes du Québec et du Nouveau-Brunswick, afin de se spécialiser en diverses branches de l\u2019hygiène publique.Dans Québec, deux médecins, une infirmière et deux techniciens bénéficient de ces bourses.Le docteur E.Samson, de la ville de Québec, suit un cours de cinq mois à l\u2019Institut du cancer, de Paris, France.Le docteur Jean-Paul Dumouchel, de Montréal, suit un cours de trois ans en radiologie de l\u2019Université de Montréal.Ces études terminées, le docteur Samson reviendra enseigner à la faculté de médecine de l\u2019Université Laval et exercer la chirurgie à l\u2019Hôtel- Dieu; quant au docteur Dumouchel, il assumera la direction du dispensaire anticancéreux de l\u2019hôpital Saint-Charles, de Saint-Hyacinthe.Mlle Marguerite Daigle, de Montréal, suit un cours de six semaines en physiothérapie au « Bellevue Medical Centre » et à l\u2019Université de New-York.Les deux techniciens qui reçoivent de l\u2019aide sont François-Xavier Bouchard, du sanatorium Saint- Georges, qui suit un cours de 18 mois à titre de technicien radiographique, et Eric LeBlanc, de Montréal, qui étudie la bactériologie à l\u2019Université McGill.Ces deux boursiers seront ensuite attachés au personnel du sanatorium de Gaspé.Mlle Joséphine K.Searle, de Saint-Jean (N.-B.), qui suit un cours de cinq mois au « Manhattan Eye, Ear and Throat Hospital» de New-York, a reçu également une bourse.Une fois son cours terminé, elle reprendra sa place, parmi le personnel de la salle d\u2019opération, à l\u2019Hôpital Général de Saint-Jean.Le plan national d\u2019hygiène, déclare M.Martin, prévoit une dépense annuelle de plus de $500 000, dans le but d\u2019aider les personnes qui veulent se spécialiser en hygiène publique.Dans chaque cas, l\u2019octroi de bourses a été recommandé à Ottawa par le ministère provincial de la Santé.2-2 ++ PROGRAMME PRÉLIMINAIRE DU ler CONGRÈS INTERNATIONAL DE MÉDECINE INTERNE Paris, 11 - 14 septembre 1950 Ce programme est seulement préliminaire et les titres d\u2019un petit nombre de rapports, dont les auteurs ont envoyé leur acceptation, sont sujets à modifications.LES ANTIBIOTIQUES Rapports: J.Tréfouel et René Martin (Paris) L\u2019évolution de la sulfamidothérapie.S.A.Waksman (New Brunswick) Streptomycine et néomycine: vers une chimiothérapie de la tuberculose par les antibiotiques.Etienne Bernard (Paris) Etudes cliniques sur la streptomycine.Dugger (New-York) Recherches sur l\u2019auréomycine.Communications : R.Dubois (Bruxelles) Observations recueillies au cours d\u2019un essai de traitement de la méningite tuberculeuse poursuivi depuis novembre 1946.K.Tederevic (Belgrade) La streptomycine et le traitement de la méningite tuberculeuse. | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuretN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, juillet 1950 XLIV HEMO TONIQUE COMPLET pour bébés et enfan ts chez adulte aussi DONNE DE,L'ÉNERGIE et ACCROÎT LA RÉSISTANCE HEMO-BEX VITAMINE D ERGOSTEROL IRRADIE associe aux sels de calcium, de fer, et de manganèse PLUS COMPLEXE DE LA VITAMINE B TONIQUE GENERAL ENERGETIQUE CHAQUE C.C.CONTIENT Vitamine D.83 UL Chlorure de Thiomine.0.15 mg Riboflavine.015 mg Niacinomide.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.