L'union médicale du Canada, 1 août 1950, Août
[" L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 Un extrait de la série des rapports sur le La clef d\u2019une ère nouvelle en science médicale Synthétisé pour la première fois à partir d'un acide biliaire dans les laboratoires de recherche de Merck en 1946, le Cortone* fut tout d\u2019abord employé à la clinique Mayo avec des résultats spectaculaires dans le traitement de l\u2019arthrite rhumatoïde.Depuis ce temps, des études cliniques entreprises par des milliers de chercheurs ont indiqué que l\u2019utilité de cette substance hormonale couvrait un champ très vaste.La production allant sans cesse en augmentant, il en résulte que le médecin peut maintenant obtenir des quantités suffisantes de Cortone pour fins thérapeutiques.Au nombre des affections où le Cortone a produit une amdlioration chimique frappante, on compte: L\u2019ARTHRITE RHUMATOIDE et les affections rhumatismales connexes *L\u2019acétate de CORTONE (acé- LE RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU tate de Cortisone Merck) est L'ASTHME BRONCHIQUE offert aux hôpitaux où fonctionnent certains services essentiels LES MALADIES DE L\u2019ŒIL, comprenant l\u2019iritis sous la conduite de techniciens non spécifique, l\u2019irido-cyclite, l\u2019uvé:te et entraînés et sous la surveillance l\u2019ophtalmie sympathique de médecins qualifiés.Pour le moment, seuls les malades hos- LES AFFECTIONS DE LA PEAU, notamment le pitalisés peuvent recevoir cette pemphigus, l\u2019ædème angioneurotique, la drogue au cours de la péricde dermatite atopique et la dermite exfolia- initiale de traitement trice, comprenant des cas qui découlent de réactions causées par des médicaments.: MERCK & CO., LIMITED Montréal - Toronto - Valleyfield TRADE-MARK ACÉTATE (Acétate de CORTISONE MERCK) *Nom déposé par Merck & Co.; Limite .(Acétate de 11-Déhydro-17-hydroxycorticostérone-21) Limited pou leur marque de SOMMAIRE © BULLETIN Edouard DESJARDINS A l'horizon, du nouveau .LL A ALL LL 863 Pierre SMITH Le XXe congrès : programme scientifique préliminaire .865 Jean-Louis PILON Le XXe congrès et le programme des spécialités .868 Programme des dames .a a aa ea aa na La nn 871 e e e Gustave GINGRAS et Maurice MONGEAU Medecine physique et réhabilitation .873 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES | Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre à jeun.Cystites.\u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Artério-sclérose au début | Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal.Eee OF a ia\u201c. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 III pour présenter Nouveau remède plein de promesses contre les douleurs d\u2019angine de poitrine.L'action thérapeutique prolongée de l\u2019Eskel en fait le vaso-dilatateur de choix des vaisseaux coronaires.Des expériences poursuivies in vitro sur le coeur, il ressort que l\u2019Eskel est un vaso-dilatateur des coronaires beaucoup plus puissant que l\u2019aminophylline.(l\u2019Eskel aurait une action dilatatrice au moins cinq fois celle de l\u2019aminophylline)! .L\u2019Eskel n\u2019a pas d\u2019effet sensible sur le myocarde et un effet négligeable sur la pression artérielle et le pouls.Différents auteurs ont établi que l\u2019Eskel apporte un soulagement considérable dans la grande majorité des cas d\u2019angine de poitrine\u201d et que ce médicament est également très utile en cas d'asthme bronchial chronique.?PRÉSENTATION \u2014en flacon de 50 comprimés.Chaque comprimé contient un mélange de principes actifs, principalement la khelline, extraits d\u2019une plante, l\u2019Ammi visnaga, et équivalent à 40 mg.de khelline cristallisée.AUCUNE CONTRE-INDICATION Smith Kline & French Inter-American Corp, Montreal 9 1.Killam, K.R., and Fellows, E.J.: Federation Proc.9:291 (March) 1950.2.Rosenman, R.H., et al.: J.A.M.A.143:160 (May 13) 1950.3.Osher, H.L., and Katz, K.H.: Boston M.Quart.1:11 (March) 1950.4.Kenawy, M.R,, et al.: Eye, Ear, Nose & Throat Monthly 29:79 (Feb.) 1950. À SOMMAIRE (Suite) Jacques DURIVAGE A propos d'A.C.T.H.et Cortisone et leur application en rhumatologie .878 J.-René ROUX Le sarcome fibroblastique du grand épiploon._.886 RECUEIL DE FAITS Roma AMYOT De la psychiatrie à la neuro-chirurgie par la neurologie .892 Paul LABBE et Antoine PETTIGREW Absence congénitale de la vésicule biliaire .896 Léon LEBEL et Ghislaine GILBERT Un cas de maladie de Lutembacher .0 902 le COMPOSE \u201cQUESTRIN\u201d AMÉLIORE LE MÉTABOLISME DES HORMONES PROCURE UNE SENSATION DE BIEN-ÊTRE * L'expérience clinique* a pesitivement démontré que * lorsqu\u2019il n\u2019y a pas un apport suffisant de vitamines du groupe B, le foie ne peut opérer efficacement le métabolisme des hormones œstrogènes.Dans le composé \u201cQuestrin\u201d, les facteurs du groupe B - *Sources a consulter sont combinés avec les œstrogènes naturels, hydro-solubles, qui sont rapidement absorbés et plus complètement utilisés 1.Biskind and Biskind, Endocrinology, 31, 109, 1942.au cours du métabolisme.Le composé \u201cQuestrin\u201d est actif \u201cper ns\u201d et rapidement 2.Sutton and Ashworth, Arch.Int.Med., 69, 15, efficace.Il soulage promptement les manifestations d\u2019in- \u2018 suffisance œstrogénique: symptômes de la ménopause, 3.Segaloff and Segaloff, Endocrinology, 34, 346, hémorragie utérine fonctionnelle, vaginite, kraurosis de 1944.la vulve, aménorrhée, engorgement des seins après l\u2019accouchement.4.Ayre, Am.Jour.Obs.and Gyn., 53, 609, 1947.Toute documentation désirée vous sera envoyée 5.Hertz, \u2018Recent Progress in Hormone Research\u201d, sans délai.Vol.2, Academic Press Inc., New-York, N.Y.Charles 8 Troost &Co.MONTREAL, CANADA \u2014\u2014 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 AEROSOL DE POCHE UN MICRO-BROUILLARD formé de particules d'une extrême finesse, de la limite de la vision jusqu'aux dimen- #0 hy sions microscopiques extrêmes.| S = FOURNIT UN MICRO- BROUILLARD SANS GOUTTELETTES a SEE x VIA LES AERO-BRONCHES \u2014 Une particule de grosseur 5 mu chemine aisément jusqu'aux fines terminaisons alvéolaires pour y exercer son action thérapeutique.A LA PORTEE DE TOUS SOULAGEMENT RAPIDE - de la FIÈVRE DES FOINS de 'EMPHYSEME des CRISES ASTHMATIQUES pour les INHALATIONS de PÉNICILLINE-AEROSOL.Un MICRO-BROUILLARD, sans gouttelettes.La désintégration mécanique fournit un brouillard très actif, dont l'efficacité thérapeutique peut aller jusqu'à 50 doses orales.Pour l'administration d'épinéphrine, de pénicilline, etc, Dyspné-Inhal fournit la nébulisation la plus ténue pour un résultat thérapeutique optimum.Tout asthmatique peut se traiter n'importe quand et n'importe où, dans les meilleures conditions de commodité et d'économie.Le micro-brouillard fourni par le pulvérisateur Dyspné-Inhal prévient les dosages excessifs et leurs suites fûcheuses.FORMULE Une solution à 3.5 75 d\u2019épinéphine, stabilisée par un procédé spécial ROUGIER FRERES SPÉCIALITÉS DE PRESCRIPTION MÉDICALE 350, rue Le Moyne - MONTREAL FABRICATION INDIVIDUELLE pour assurer un dosage rigoureux et un maximum d'efficacité. SOMMAIRE (Suite) e ÉDITORIAL Edouard DESJARDINS Le cancer du sein .0202000000 0022 aa Lee A a a a a a ee Le ae aa aa aan 908 HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Hon.Paul MARTIN Discours prononcé au diner annuel de la section de Quebec de l'Association médicale canadienne et des étudiants en médecine de l'Université Laval .eee es ae sa eee eee a eee sa aa annee ee all H.G.HUGHES Progrès de l'organisation hospitalière VARIÉTÉS Gabriel NADEAU Histoire de la médecine dans la Nouvelle-France \u2014 l'Alkermès et le Kermès minéral .102000000L Le LL LL La La a aa a aa a aa eee ee 924 Louis-Félix DUBÉ * Trois hommes, trois théories, trois erreurs?René GUENETTE Variations sur un thème de Maurice Chevalier \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1881 ANALYSES MÉDECINE Sarcoïdose (941).La streptomycine dans la tuberculose méningée (942).Traitement de la tuberculose intestinale par le P.A.S.(942).Anoxie par le monoxyde de carbone (942).Cancer et tabac (943).L'\u2018érythème noueux (943).L'Organisation Mondiale de la Santé et la tuberculose (943).PHTISIOLOGIE P.A.S.et tuberculose pulmonaire: étude clinique (944).NEURO-PSYCHIATRIE L'asthénie neuro-circulatoire (944).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Dermatomyosite (945).LABORATOIRE Une épreuve nouvelle et pratique de cuti-réaction au B.C.G.pour déceler l'allergie tuberculeuse totale (946).To] © 1 % y * tte eee ee 948 Réunion Scientifique du bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 26 janvier 1950 (948).NECROLOGIE .2222000 20 La aa aa aa aa aa ea a eee 957 NOUVELLES o.oo tt ee ea a aa a a ee ae ea sa ea 0 a 00 6 959 REVUE DES LIVRES .202002 000200 s Lea aa aa se ae eee an es 974 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014Montréal, aout 1950 7 Deux combinaisons de trois sulfamides qui joignent l\u2019efficacité à l\u2019absence relative d\u2019aleas.lTRULFA-ZINE \"TRULFA\u2019 Marques de trois sulfamides.1 e Activité antibactérienne additive.® Aléas de réactions toxiques minimisés, particuliére- ment les précipitations cristallines.e Inutilité d'administration adjuvante d\u2019alcalis.© Action rapide \u2014 les substances de la mixture passant promptement dans les fluides organiques.© Action prolongée \u2014 par suite de taux sanguins soutenus.\\\\ it TRULFA-ZINE Une combinaison de sulfaméthazine, sulfadiazine et sulfamérazine.: SUSPENSION © (coloration jaune} Chaque drachme (3.5 cc.) renferme un total de 5 gr.; (0.3 G.) de sulfamides.PRÉSENTATION: flacons de 16 onces liquides.COMPRIMES C.T.No 810 \"Sos Coloration jaune \u2014 marqués pour le fractionnement Chaque comprimé contient un total de 0.5 G.(7% gr.) ; de sulfamides.PRÉSENTATION: flacons de 100 comprimés.COMPRIMES C.T, No 811 \"Sroost Coloration jaune demi-concentration pour les enfants Chaque comprimé contient un total de 0.25 G.(3% gr.) JL de sulfamides.PRESENTATION: Flacons de 100 comprimés.\u201cTRULFA La formule de la suspension \u2018\u201cTrulfa\u201d et des comprimés \u201cTrulfa est semblable à la formule ci-dessus sauf que le sulfathiazole remplace le sulfaméthazine.| Echelles posologiques sur demande.i Données thérapeutiques \u201cTRULFA-ZINE \u201cTRULFA Les avantages résultant de l\u2019utilisation d\u2019une combinaison de trois sulfamides sont maintenant universellement reconnus.!23 La réduction considérable d\u2019aléas de lésions rénales causées par la précipitation de cristaux dans les tubes urinifères, de même que la réduction marquée de réactions d\u2019intolérance, sont deux faits bien prouvés.* Ces observations ont servi à rétablir la valeur des sulfamides comme médication de premier choix dans le traitement de plusieurs infections.\u2019 Le choix des sulfamides les plus utiles dans une préparation combinant trois de ces drogues est plutôt restreint.La valeur thérapeutique et la possibilité de toxicité de chaque sulfamide, ainsi que la modification que chacun d\u2019entre eux subit lorsqu'il est administré en combinaison avec d\u2019autres, sont naturellement les facteurs qui entrent en considération.Le choix du sulfadia- zine, du sulfamérazine et du sulfathiazole dans la combinaison \u2019Trulfa semble avoir été très heureux.De ces trois sulfamides, toutefois, il ne fait pas doute que le sulfathiazole, à cause de son faible taux de solubilité et de sa tendance à produire des réactions d\u2019intolérance, pourrait être avantageusement remplacé par un sulfamide d\u2019une valeur thérapeutique au moins égale et d\u2019une solubilité supérieure, mais dont la tendance à s\u2019accompagner de phénomènes fâcheux serait atténuée.Parmi les nouveaux sulfamides, le sulfaméthazine \u2014 qui a fait l\u2019objet d\u2019une étude approfondie en Angleterre \u2014 possède ces très utiles caractéristiques.Le sulfaméthazine est très efficace dans le traitement d\u2019infections à pneumocoque chez les enfants, 67 et les adultess, de la méningite traumatique?; de la méningite causée par le virus de l\u2019influenza\"°, des infections à streptocoque hémolytique!! et des infections du tractus urinaire (pyélite causée par B.Coli et d\u2019autres organismes du groupe coli-thyphoïde)!*.De tous les sulfamides étudiés, le sulfamétha- zine est le moins toxique.Un observateur!3 rapporte que sur 1,000 cas étudiés, aucune mort n\u2019a pu être attribuée à cette drogue.Les complications rénales sont très rares.La solubilité du sulfaméthazine excède considérablement celle du sulfathiazole.Son absorption est rapide et les taux de concentration dans le sang sont bien maintenus.!5 Ces considérations nous engagent naturellement à incorporer le sulfaméthazine dans une préparation de trois sulfamides, préparation que nous présentons maintenant sous le nom de \u201cTRULFA-ZINE\u201d.(Bibliographie au verso) L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014BuUrLETIN A.M.L.F.C.\u2014Montréal, aout 1950 \u201cTRULFA-ZINE\u201d « TRULFA\u201d Bibliographie \u201cSulfa- Combination\u201d \u2014 New chemotherapeutic principle.\u201d Frisk, Hagerman, Helander and Sjogren, Brit.Med.\u2018Journ.le 4 janvier 1947, p.7.\u201cInhibition of drug precipitation in the urinary tract by the use of sulfonamide mixtures.\u201d Lehr, Proc.Soc.Exper.Biol.& Med., vol.58, N° 11, 1945.\u201cPrevention of renal damage by use of mixtures of sulfonamides.\u201d Lehr, Brit.Med.Jr., le 13 décembre 1947, p.943.\u201cLowered incidence of sensitization through use of sulfonamide combinations.\u201d Lehr, Brit.Med.Journ., le 18 septembre 1948, p.543.\u201cPresent-day usage of sulfonamides and antibiotics in various diseases.\u201d Long, New Eng.J.Med., le 4 décembre 1947, \u201cPrognosis and treatment of pneumonia in children.\u201d King, Arch.Dis.Childh., 19: 122, 1944.\u201cSulfonamides in treatment of infections in infancy.\u201d Henderson and Couper, Arch.Dis.Childh., 21: 23, 1946.10.12.13.14.15.16.17.\u201cPneumonia.\u201d Scadding, Practitioner, 157, 333, 1946.\u201cNeurosurgery in the Eastern Theatre of War.\u201d Johnson and Dick, Lancet, 11: 193, 1945.\u201cA survey of the outcome of 20 cases of H.influenza meningitis related to bacterial type.\u201d Zinnemann, Brit.Med.Journ., 11: 931, 1946.\u201cThe medical use of sulfonamides.(1945).\u201d Medical Research Council, War Memorandum No.10.\u201cThe treatment of pyelitis and cystitis.\u201d Rosenheim, Practitioner, 159: 147, 1947.\u201cPrevention and treatment of toxic effects of sulfonamides.\u201d Luxton, Medical Press, 217: 517, 1947.\u201cSulfonamides in combination.\u201d Annotation, Lancet, 1: 876, 1947.\u201cRecent advances in treatment\u2014chemotherapy.\u201d Whitby, Practitioner, 155: 264, 1945.\u201cSulfamethazine, Clinical Trial of a New Sul- fonamide.\u201d McCartney and others, Lancet, 1: 639, 1942.\u201cSulfamethazine (2-4\u2019 aminobenzenesulfonyl- amino 4:6 dimethylpyrimidine).A new heterocy- clic derivative of sulfanilamide.\u201d Rose, Martin and Bevan, J.Pharm.& Exp.Ther.,77:127,1943.LE COMPOSE \"PYRITHEN\" Une préparation antihistaminique pour le soulagement de la fièvre des foins L\u2019étude de la documentation traitant des drogues antihistaminiques couramment employées pour le traitement de la fièvre des foins révèle que le citrate de Chlorothen (Pyrithen Sosa\u201d) procure un soulagement des symptômes dans environ 70 p.c.des cas.Ses avantages additionnels comprennent la possibilité d\u2019administration de légères doses, la rareté de réactions toxiques \u2014 particulièrement la somnolence, et l\u2019appréciabilité de la durée de l\u2019effet antihistaminique.Bon nombre des malaises associés à la fièvre des foins peuvent être atténués par l\u2019administration simultanée de Pyrithen et d\u2019analgésiques et antipyrétiques, comme dans le Composé Pyrithen.LE COMPOSE 'PYRITHEN' C.T.NO 814 \"Sont Pyrithen (marquedecitratedeChlorothen) 25 mg.Acétophen (marque d\u2019acide acéyl- salicylique) .Ce .200 mg.Phénacétine.150 mg.Caféine.30 mg.\"PYRITHEN\" S.C.T.NO 436 \"Shosst\u2019 Pyrithen (marque de citrate de Chlorothen) 25 mg.POSOLOGIE de 25 a 50 mg., quatre fois par jour.PRESENTATION Flacons de 12, 100 et 500 tablettes.AVERTISSEMENT Sources a consulter \u2018\u20185-halo-2-thenyl derivatives of N, N-dimethyl- N'-2-pyridyl-ethylenediamine as antibistami- nics.\u201d Litchfield et al., Bull.Johns Hopkins Hosp., 81:55, juillet 1947.\u201cHistamine antagonists.IX.N, N-dimethyl-N'- 2 pyridyl) - N'- (5-chloro-2- thenyl)- ethylenedi- amine hydrochloride (Chlorothen).A new antibistaminic and antiallergic agent.\u201d Fine- berg, Quart.Bull.Northwest.Univ.M.Sch., 22 (Spring Quarter) 1948.Occasionnellement, il peut y avoir tendance a la somnolence; dans ce cas, on doit éviter la conduite d\u2019une auto, l\u2019actionnement d\u2019un mécanisme compliqué ou tout travail exigeant une grande application de l\u2019esprit.Charles &.Frost Co | MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 IX SCC TABLET CHLOR-TRIPOLO me ca sono ne i\u201c mio 0 La dose de CHLOR-Trip olo suffiante pour être efficace, est de beaucoup inférieure à celle de n'importe quel autre antihistaminique actuellement employé en thérapeutique.Le Maléate de CHLOR- TRIPOLON* se prend à la dose de seulement 4 mgm.ou moins, au lieu de 25 à 100 mgm.pour les autres antihistaminiques.Etant le seul à s\u2019employer a si faible dose, le CHLOR-Tripolon prouve que son activité antihistaminique est supérieure.À la dose de 2 4 4 mgm.trois ou quatre fois par jour, le CHLOR-TRIPOLON s\u2019est montré très efficace pour tenir sous contrôle les malaises dûs à la fièvre des foins.Il apporte de plus, un soulagement sensible dans plusieurs autres manifestations allergiques, telles que: l\u2019urticaire, la rhinite vaso-motrice, l\u2019oedème angioneurotique et la sensibilité vis-à-vis de certaines drogues, y compris la pénicilline.Son effet est rapide et soutenu; le soulagement s\u2019obtient entre une demi et une heure, et dure de quatre à six heures.Le\u2019 grand avantage de recourir au CHLOR- PRÉSENTATION: TRIPOLON, c\u2019est le faible taux d\u2019incidence des réactions MALÉATE DE secondaires, surtout l\u2019assoupissement.Chlor-Tripolon (maléate de chlorprop npyridami- ne) en comprimés de 4 mgm.striés, \u201cCHLOR-TRIPOLON est connu aux Etats-Unis comme CHLOR-TRIMETON de couleur jaune.Bouteilles de 50 et de 500.Sirop de Maléate de CHLOR-TRIPO- LON contenant 2 mgm.de maléate de chlorprophenpyridamine par cuillerée à thé (4 c.c.) dans un véhicule de goût agréable.Bouteilles de 4 et 16 onces.es god [ao Pommade de Maléate de Tripolon contenant 3% de Maléate de prophenpyridamine dans la base Procutan qui s\u2019enléve à l\u2019eau.Elle se recommande pour le soulagement des états allergiques de la peau, démangeaisons d\u2019origine non fonctionnelle, échauffements, dermatites vénéneuses et des piqures d\u2019insectes.Tubes de 20 gm.Se #((7 CORPORATION LIMITED MONTREAL 1 X L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLenin A.MLFC.\u2014 Montréal, août 1950 Bulletin de l'Association des \u2018(Dédecins de Langue française ou Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union lIDédicale ou Canada Fondée en 1872 e DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris); Edmond Dubé, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal.Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Pierre Smith Secrétaire adjoint a Montréal Roger Dufresne, -326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION MM.Maurice Beaudry, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, M.Gervais, Pierre Jobin, Paul Lari- vière, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Sylvio Leblond, Jean-Louis Léger, J.LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina. 117/74 CRISTALLISEE dans les infections puerpérales CONDITIONNEMENT En capsules: Flacon de 25 capsules à 50 me.Flacon de 16 capsules à 250 mg.Forme ophtalmique: Ficle de 25 mg.avec compte-gouttes; la solution s\u2019effectue par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée, L\u2019AURÉOMYCINE Depuis un an, les obstétriciens ont manifesté un intérêt toujours croissant à l\u2019égard de l\u2019Auréomycine pour sa propriété de prévenir ou d'arrêter le développement des infections puerpérales.Le fait est que cet antibiotique, dont la gamme thérapeutique est considérable, se révèle extrêmement utile chaque fois que l\u2019on redoute une infection ou que celle-ci a fait son apparition.Son administration donne rarement lieu à de la bactério- résistance ou à des phénomènes allergiques.L'efficacité de l\u2019Auréomycine a encore été démontrée dans les états infectieux suivants: Fièvre africaine par morsure de tique, amibiase aiguë, infections bactériennes accompagnant l\u2019influenza par virus, infections oculaires dues à des bactéries et à des germes apparentés aux virus, septicémie à bactéroïdes, fièvre boutonneuse, brucellose, chancre mou, infections de Fried- lander (pneumonie à Klebsiella), infections à Gram- négatif (y compris celles qui dépendent de germes du groupe coli-aerogenes), infections à Gram-positif (y compris celles dont les germes pathogènes sont les streptocoques, les staphylocoques et les pneumocoques), blennorragie rebelle à la pénicilline, granulome inguinal, infections a H.influenzae, lymphogranulomatose inguinale sub-aigué, péritonite, coqueluche (aigué et sub-aigué) pneumonie atypique primaire, psittacose (fièvre du perroquet), fièvre du Queensland (fièvre Q), vérole à rickettsies, fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, sinusite, endocardite infectieuse sub-aiguë rebelle à la pénicilline, infections post-chirurgicales, tularémie, typhus et états infectieux courants de l\u2019utérus et des annexes.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American CYANAMID Limited 7335, boul.Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q. XII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutetin A.MLF.C.\u2014 Montréal, août 1950 Bulletin de l'Association des \u2018Dédecins dDe Langue Francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 1' Union ADEdicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Gustave Lacasse Vice-président: L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITÉ EXÉCUTIF MM.Gustave Lacasse, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Léon Gérin-Lajoie.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018ex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutarin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 XIII | 4 dL qe UILF Ti COMPLEXE NEVROSTHENIQUE _ RECONSTITUANT * ve æ pe | ou SNS 5 13 XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AML.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 OFFICIERS l'Association des (Médecins de Langue Ffrançaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GÉNÉRAL Donatien MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Hermile TRUDEL, 1990 est, rue Rachel, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Donatien MARION, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.A.-L.RICHARD, Ottawa.J.-A.VIDAL, Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.Pierre SMITH, Montréal.COMITÉ DU XXe CONGRÈS J.-A.VIDAL, président.J.-B.JOBIN, ler vice- président.J.-A.DENONCOURT, 2e Richard GAUDET, 3e \" Edmond POTVIN, de \u201d Gustave LACASSE, Se \" J.-M.LAFRAMBOISE, 6e \"\u201d Auray FONTAINE, 7e v Pierre SMITH, secrétaire, 300, Carré Saint-Louis, Montréal.Hermile TRUDEL, trésorier, 1990 est, rue Rachel, Montréal.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, 1.-H.LAPOINTE, AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .ARCHAMBAULT, Gérard, 75, boul.St-Joseph, Saint-Jean, : Q.BAILY.Roland, Saint-Pie de Bagot, P.Q.BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-E.BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec BONIN, Wilbrod, 2620.boul.Pie IX, Montréal BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q CARON, Sylvio, Mastaï, Québec.CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St- Joseph Montréal 1 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- Loup, P.Q [DANDURAND, René.1847, rue Cherrier, Montréal .D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal .DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec Co DOMINGUE, Albert, Granby.P.Q.DUBE, Edmond, 6055, rue Saint- Denis, Montréal .GAUTHIER, -A.53ÿ, rue Saint- Louis, Québec .CAUTHIER, Sok E., Woonsocket, R.|.Albert PAQUET.Chs-N.DeBLOIS, Charles VEZINA, A.L.RICHARD.I-A.JARRY, MEMBRES DU CONSEIL 1950 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.LECOURS, }.-A., 538, avenue King Edward, Ottawa LEMIEUX, J.-R., 17, rue Sainte-Ursule, Québec FE MANSEAU, Georges, 1, rue Labrie, St-Eustache, Comté Deux- Montagnes, PQ 111211211121 LL LL MERCILLE, Jean, 316, Parc C.-Etienne- Cartier, Montréal ! MICHAUD, R., 170 est, rue Laurier, Ottawa .MILOT, J.-D , 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.MORRISSETTE, Pierre, Saint-Georges, Beauce, P.Q.PELLETIER, A., Winchendon, Mass.PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.PERRON, jos., Shawinigan Falls, P.Q.PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q .POWER RS, A., 11.rue Front, Hull, Q.RIOUX, j.-Emile, Sainte-Anne-des- Monts, P.Q.ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté Nicolet, P.Q.SORMANY, Albert, Edmundston, N.-B.TANGUAY, Rodolphe, Sudbury, Ont.TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.Q.THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont. Oeil gauche 120 dupliqut dinectomeit dans le nez ou dans les yeux, foyers principaux des symptômes allergiques saisonniers, l'ANTISTINE-PRIVINE* apporte un soulagement rapide et prolongé.Trois à quatre gouttes, suivant le besoin, dans le nez ou une goutte dans le cul-de-sac conjonctival provoquent une décongestion marquée de la muqueuse, et l'effet en est rapide, intense et prolongé.L'efficacité de l'ANTISTINE-PRIVINE dons la Fièvre des foins et autres allergies saisonnières est la résultante de l'action synergétique de ses deux principaux composés.L'ANTISTINE, un antihistaminique puissant, et la PRIVINE, bien connue pour ses propriétés vasoconstrictives, se complètent si bien l'un l'autre que des quantités minima** produisent des résultats maxima sans irritation et en toute sûreté.ANTISTINE-PRIVINE .|] Mon Cita\u2019 de sulfate de 2-phénylbenzyl-ominométhyl-imidazoline et de nitrate de naphazoline QM PA N i | à à É \"eus Tr PT Æ v L'efficacité de la PYRIBENZAMINE dans le soulagement de la FIEVRE DES FOINS et autres allergies saisonnières est enregistrée dans les annales medicales.Sa réputation lui vient ] non pas de manchettes spectaculaires des journaux mais de la preuve solide de quelque 350 rapports médicaux publiés couvrant des centaines de milliers de cas.Il n'y a donc rien d\u2019étonnant que dans une profession, qui sait faire la distinction entre un fait reconnu et de simples réclames publicitaires, la PYRIBENZAMINE reste l'antihistaminique de choix § Priest) Ginylanedio % tg, ANTI A nciqué réf MPAGNIE creat medical.PYRIBENZAMINE* \u201cMarque, I _chlorhydrate de Al iA ® OMPAGNIE LIMITEE, MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLetIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 XVII.DEMANGEAISON Une application topique de cALADRYL est rapidement suivie d\u2019un soulagement durable \u2014 CALADRYL, la nouvelle lotion adoucissante, antipruritique, genre calamine, à base de BENADRYL*.LADRY NOM DÉPOSÉ efficace: CALADRYL soulage effectivement les coups de soleil et les démangeaisons.Le chlorure de Benadryl (1%), la calamine, le camphre, la glycérine et attres ingrédients forment par leur mélange une lotion adoucissante, douée de vertus antihistaminiques et antipruritiques efficaces.agréable: CALADRYL est d\u2019emploi agréable.Légèrement parfumée, elle présente une couleur chair pâle très peu voyante sur la peau.Elle ne s\u2019enlève pas par frottement, mais se lave facilement.usages multiples: CALADRYL peut servir de nombreuses façons.Æle calme la démangeaison et la brûlure du coup de soleil.Elle soulage immédiatement la miliaire et l\u2019exanthème causé par les couches ou les cosmétiques, de même que les démangeaisons associées à l\u2019urticaire, piqûres d\u2019insecteg, sumac vénéneux, herbe à la puce, rougeole, varicelle, dermatoses idiosyncrasiques et affections cutanées bénignes.CA% - mr © 11) \u2014 PARKE, DAVIS & COMPANY [* = ] D TE ; CL, 11 À oy - XVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buen AM.LFC.L\u2019action extraordinairement prolongée du chlorhydrate de Néo- Synéphrine permet, au moyen de doses peu fréquentes, d\u2019enrayer les symptômes de la fièvre des foins.Le malade peut alors bénéficier d\u2019un bien-être pendant le jour et d'un sommeil réparateur pendant la nuit.Dose moyenne: 2 ou 3 gouttes dans chaque narine.L'action des cils vibratils n\u2019est pratiquement pas entravée.Virtuellement dénuée d\u2019effets secondaires.443 Sandwich Street, West Windsor, Soulagement tea FIEVRE des FOINS NEW YORK 13,'N.Y.WINDSOR, ONT.Ontario.jour et nuit.POUR USAGE NASAL: solution à 149% (ordinaire et aromatisée), flacons de 1 once; solution a 19%, flacons de 1 once; gelée hydrosoluble à 149%, tubes de 54 once.POUR USAGE OPHTALMIQUE: solution aqueuse à V%, à faible tension superficielle, isotonique avec les larmes, flacons de 15 cc.Néc-Synéphrine, marque de commerce erregistrée aux E.-U.et au Canada.\u2014 Montréal, août 1950 relâchement du ose NEURO-SPASEX .0 gar.im contents eee 1/20 imé ient: .mprimé con ne 6 ur.rimé contien®™ e\u2026\u2026 1/24 oF Chaque cor matroping ane 1/ char \u201ca Méthyl Homatropiné 77 1/4 gr- Bromure de Méthyl Home rene seri e eee peel Lee .Brsnobarbital nr s 3 fois par phénobarbital 6 à chaque boire OU tel que P omprimés Un comprim e: Un ou deux ¢ nt les repas- .logie: Posologi Posolog jour avo lorsque le GPASEX rove é contient: vremsereene primé contient: _ 1/24 gr.SPASEX cee on i so rim 1 0008050 re de Méthyl Homatropine Chaque Co sthy! Homatropine - u d'eau sucrée Brome rimés promure de \u2026 dissout dans Un P° logie: Un à deux comp Un comprimé dissou e boire.NC 3 fois par jours Posologie: fois par jour avant chaqu a À t avant les repas.cinq à sep Spasex (Bromure de Méthyl Homatropine) est un antispasmodique efficace sans n cumulative, Il agit en déprimant les terminaisons du vague et des autres ramifications du système parasympathique, soulageant ainsi les douleurs spasmodiques.Il contrôle les hypersécrétions du mucus et des sucs gastriques.L'activité du Spasex équivaut à la moitié de celle de l\u2019Atropine mais sa toxicité est 30 fois moindre que l\u2019Atropine.Il cause rarement de la sécheresse ou du trouble à la vision.Le Phénobarbital y a été ajouté à cause de son action sédative aussi bien que doucement spasmolytique.Neuro-Spasex trouve ses indications là où le spasme s'accompagne de douleur et de malaise.Il est particulièrement efficace dans les cas de Dysménorrhée, pour faciliter l'examen en Gynécologie, pour éliminer le Ténesme Vésical et aussi pour soulager les douleurs dues aux spasmes associés aux Ulcères Peptiques et Duodénaux, aux Colites du Mucus, aux Spasmes du Pylore, à la Constipation Spasmodique et aux autres états spasmodiques associés aux conditions inflammatoire du tractus gastrointestinal.Des rapports récents indiquent que Neuro-Spasex est hautement | efficace dans certains cas de Vomissements de la Grossesse et aussi que l'Enurésie peut être contrôlée par un comprimé de Neuro-Spasex (Bébés) donné au coucher.TM an a Fhormoceuvtoues pl Mowatt &Moore Ltd; ooh ae \u201c ¥ .x tds - | a oo : ;y = | E X I G E Z le fonctionnement superieur propre au materiel \u201c\u201cAmerican\u2019\u2019 \u2018 Caractéristiques hardies du dessin et de la construction, l'accomplissement du savoir-faire technique .exécution et opération précises l'oeuvre d'ouvriers expérimentés .û sûreté du fonctionne ment, le résultat de la supériorité des ma- | tériaux et des méthodes de production.Au point de vue économique, le matériel \u201cAmerican\u201d assure de plus longues périodes d'un service éminemment sati faisant, Au point de vue clinique, chaque \u201cunité est conçue poure aider le chirurgien Conrien! égatement pour fos ÉTLBES GYNECOL vile Bn RUD.AWRY ps ; + oo Ww MINAIRE WO d'après-gaert on te BUCAD STERILISATEURS CHIRURGICAUX pour tous les besoins de l'hôpital, offrant en exclusivité le Contrôle Cyclomatique.TABLES CHIRURGICALES opérations majeures ou d'importance secondaire, obstétrique, orthôpédie, chirurgie thoracique.LUMIERES CHIRURGICALES majeures, mineures, obstétriques, d'urgence, germicides.APPAREILS SPÉCIAUX unités de laboratoire pour formules de lait, meubles en acier inoxydable, chaises d'invalides, lits à bassin automatique, matelas à points de compression alternatifs, ozona- teurs.Êts \u201cge cut bis top constater slags à qe ds AGE 4 hry dos RE Anal \u2019 .\\ .Ecrivez des maintenant pour plus de renseignements AMERICAN STERILIZER COMPANY Erie, Pennsylvanie SIN G EAN a hid SEE à We ACOA Accroissement de l'absorption et de la rétention des vitamines chez les nourrissons et les jeunes enfants Es {f » Où 11 | h 37 11 | * JJ Aiphamette\u201dAqueux no 929 Gouttes \u201cSupplavite\u201d no 931 Chaque.goutte renferme approximativement: 10 gouttes (0.6 cc.) représentent approxi- Vitamine A.22222 ass a as ee 1,000 U.I.mativement: Vitamine D.500 U.I.Vitamine A.o vive viene.5,000 U.IL Dose journalière conseillée: 2 gouttes.Vitamine D.ace ee 0 0000000 2,400 U.l.Flacons de 8, 15 et 30 cc.munis de compte- cide ascorbique Terre Ry me.Hes.AMINE.ovine nnnnns .5 mg.gouttes Riboflavine.cvevveven.I mg.Niacinamide.20 mg.à Pyridoxine.\u2026.1 mg.d-Pantothénate de calcium.5 mg.Tocophérols naturels mixtes.2 mg.(antioxydant) Dose journalière conseillée: 5 à 10 gouttes.Flacons de 8,15 et 30 cc.munis de compte- gouttes./ ANNIVERSAIR / Préparations miscibles à | Peu eau Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada XXII IMLUNIONR MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.L.F.Nr rE TE.ri 4 [Irs diversité de formes CL FOTO tacilitant, le choix \"IN traitement CULE (5) R.C.SPRAGUE et M.H.POWER: Ider, 1.378.(6) F.L.ENGLE: iden.p.105.(7) ¥.ALBRIGHT: The Harve: Lecture.Science Press, édit.Lancaster, Pa., 1413.(8) C.A.PERERA.K.L.PINES, H.B.HAMILTON ct K.VISRLOCKY: /.Clin.Invest, 28: (juillet) 1949.(9) M W.ROPES: Proceedings of the First Clin- «eut ACT H.Conference, p.346.iNGLE: lem, 105.\u201c1; T wu.BENNETT, A.SLESSOR et G.W.THORN: J.Clin.Endocr., 9: (juillet) 1949.(12: A.L.CALDWELL, J.W.ADAMS, J.F.C.ANDERSON et A.A.DICK: Canad.M.A.J., 62: (mai) 1950.(13) P.S.HENC \u20181 CUMB et HE \" 85: (avril «50.( i()) F.14 .C.KENDALL, C.H.SLO- POLLEY: Arch.Internal Med., (14) C.A rRERA, K.L.PINES, H.B.HAMILTON «1 KL.VISLOCKY: J.Chn.Invest, 28: (juillet; 1949 (15) P F.A HOEFER et G.H.GLASER: Proceed 1s of the First Clinical A.C.T.H.Conference, p.588.(16) C.RAGAN, E.L.HOWES, C.M.PLOTZ, K.MEYER, J.W.BLUNT et R.LATTES: Bull.N.Y.Acad.Med., 26: (avril) 1950.(17) R.C.SPRAGUE et M.H.POWER: Proceedings of the First Clinical A.C.T.H.Conference, p.378.(18) J.W.CONN: idem., p.86.(19) W.BAUER, idem.p.355.(20) W.P.HOLBROOK, D.F.HILL, C.A.L.STEPHENS, jr, L.J.KENT et A.BORDEN: idem, p.391.(21) C.H.LI, M.E.SIMPSON et H.M.EVANS: Arch.Biochem.23: (août) 1949.(22) Observation personnelle.(23) H.L.MASON, M.H.POWER, E.H.RYN- EARSON, L.C.CIARAMELLI, C.H.LI et H.M.EVANS: J.Clin.Endocr., 8: (janv.) 1948. DURIVAGE: A.C.T.H.ET CORTISONE EN RHUMATOLOGIE (24) C.A.PERERA: Proceedings of the First Clinical A.C.T.H.Conference, p.287.(25) E.SHORR: idem, p.100.(26) C.TORDA et H.G.WOLFF: Proc.Soc.Exper.Biol.and Med., 71: (juillet) 1949.(27) J.E.BORDLEY, R.A.CAREY, A.HARVEY, J.E.Mc.C.HOWARD, A.A.KATTUS, E.V.NEWMAN et W.L.WINKEWERDER: Bull.Johns Hopkins Hosp.85: (novembre) 1949.(28) C.H.TRAEGER: Proceedings of the First Clinical AC.T.H.Conference, p.356.(29) C.H.ADAMS, idem, p.9.(30) B.F.MASSELL, J.E.WARREN et G.P.STURGIS: idem, p.410.885 (31) Observation personnelle.(32) W.Q.WOLFSON et C.COHN: Proceedings of the First Clinical A.C.T.H.Conference, p.280.(33) P.S.HENCH, E.C.KENDALL, C.H.SLO- CUMB et H.F.POLLEY: Arch.Int.Med., 85: (avril) 1950.(34) R.H.FREYBERG: Bull.N.Y.Acad.Med.26: (avril) 1950.(35) P.H.FORSHAM, G.W.THORN, T.H.FRAWLEY et L.W.WILSON: Am.Soc.Clin.Invest., (mai) 1950.(26) D.J.INGLE: Ann.N.Y.Acad.Sc., 50: 576- 595 (juin) 1949. LE SARCOME FIBROBLASTIQUE DU GRAND ÉPIPLOON! J.-René ROUX, Chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Un malade observé et suivi dans le service du Professeur de Gaudard d\u2019Allaines nous a fourni l\u2019occasion de revoir la littérature originale sur le sarcome fibroblastique du grand épiploon.Les manuels de pathologie chirurgicale mentionnent l\u2019existence de tumeurs malignes primitives du grand épiploon, mais ne suggèrent pas les caractéristiques de ces néo- plasies.Nous imputons cette abstention à la rareté de l\u2019affection dont nous avons relevé seulement 96 cas depuis que Leudet en a présenté la première observation en 1853.Benivieni, au quinzième siècle, avait déjà pressenti l\u2019existence de tumeurs développées aux dépens du mésentère et de l\u2019épiploon, mais son assertion fut, par la suite, mise en doute et il nous faut remonter à Robin en 1852 pour voir réapparaître le débat sur cette question.Les discussions amorcées à ce moment se continuèrent à propos de la classification exacte de ces tumeurs.Ces polémiques contribuèrent à édifier une nomenclature de prototypes histologiques qui est, selon Ewing, le résultat d\u2019interprétations diverses.Malgré le nombre de cas, obscurs et discutables, qui ont été rapportés, Ransom et Samson ont pu colliger 76 observations classées suivant les dénominations suivantes: Sarcomes: 33 cas Fibrosarcomes: 13 cas Myxofibrosarcome: 1 cas Angiosarcomes: 9 cas Endothéliomes: 7 cas Autres dénominations (épithélioma?): 5 cas On sait que le grand épiploon dérive du mésoderme par allongement du repli gastro-coli- 1.Travail exécuté dans le service du Professeur de Gaudard D\u2019Allaines, à l\u2019hôpital Broussais (Paris).que du mésogastre postérieur et qu\u2019il est formé de tissu conjonctif lâche recouvert d\u2019un endothélium.Toute lésion maligne primitive de cette formation anatomique ne saurait être qu\u2019un sarcome.Ce critérium n\u2019a pas toujours été reconnu clairement puisqu\u2019on trouve des tumeurs épithéliomateuses décrites comme cancers primitifs du grand épiploon.Il s\u2019agissait, selon toute vraisemblance, de tumeurs secondaires.Aussi ajouterons-nous, avec Guernsey, que seuls les sarcomes authentiques peu- vert être reconnus comme tumeurs primitives de l\u2019épiploon.McDonald n\u2019avait-il pas suggéré de réunir les conditions suivantes pour accepter un sarcome comme néoplasme primitif du tablier épiploïque: 1°\u2014 La tumeur doit incontestablement avoir son origine dans l\u2019épiploon 29 \u2014 La malignité doit être reconnue par l'examen microscopique et par l\u2019observation clinique.Anatomie pathologique: Strauss et Simon attestent que les tumeurs bénignes du grand épiploon sont moins communes que les sarcomes.Ces derniers comptent néanmoins parmi les plus rares des lésions intra-abdominales: Strauss n\u2019en découvre que deux spécimens dans une série de 14 455 autopsies, et Rasmussen, après avoir opéré 42 000 malades, n\u2019en trouve que trois.Le sarcome fibroblastique représente près de la moitié du groupe de ces néoplasmes puis- qu\u2019aux 33 cas de Ransom et Samson on peut en ajouter 7 rapportés depuis la publication de leur intéressante étude.Il se trouve élective- ment 3 fois sur 5, chez la femme, et peut se rencontrer à tout âge.Il est pourtant le fait d'adultes de 30 à 50 ans, bien que les observations de Conforti et de Segers concernent des enfants âgés respectivement de 9 et de 10 ans. ROUX: SARCOME FIBROBLASTIQUE DU GRAND ÉPIPLOON On en décrit généralement deux variétés macroscopiques: 1° \u2014 La tumeur solitaire ou forme circonscrite, 2° \u2014 De nombreux nodules, petits ou gros, ou forme diffuse.La tumeur solitaire, forme la plus fréquente, affecte une apparence ronde ou ovale dont la surface lisse ou bosselée présente une teinte rouge bleuâtre due à une vascularisation très abondante.Ces vaisseaux nombreux et de calibre important sont d\u2019une fragilité remarquable.Le volume de cette tuméfaction est très variable, allant de la grosseur d\u2019un pamplemousse à celui d\u2019une masse pesant jusqu\u2019à dix kilogrammes, et sa consistance ferme n\u2019exclut pas une grande friabilité.Il se produit généralement des zones de nécrose centrale et des hémorragies intra-tumorales responsables de la formation de pseudo-kystes pleins d\u2019un liquide rouge noirâtre.L'association d\u2019une ascite séreuse ou séro-hémorragique est très fréquente.: L\u2019accroissement, rapide en général, se fait en quelques mois.Les auteurs ont rapporté des observations où l\u2019évolution couvrait une période allant jusqu\u2019à 7 ans; mais l\u2019assertion d\u2019une croissance rapide succédant à un accroissement progressif, mais lent, nous incite à croire avec Tavares qu\u2019il s\u2019agissait de tumeurs bénignes ayant subi la dégénérescence sarcomateuse.La propagation de ces sarcomes reste confinée le plus souvent à la cavité abdominale, et d\u2019ailleurs, l\u2019épiploon, par sa situation, n\u2019oc- \u2019 cupe-t-il pas une place idéale pour la dissémination précoce et pour une implantation métastasique au péritoine?L\u2019essaimage se fait directement aux organes voisins, comme le côlon transverse, l\u2019estomac, le petit intestin et même la vessie.L\u2019infiltration des cellules cancéreuses se fait entre les cellules adipeuses, les vaisseaux ou les formations glandu'aires qui subissent alors l\u2019atrophie.887 Il faut compter aussi sur les métastases par voie sanguine qui se font au foie, à la rate et aux poumons.Elles sont moins fréquentes, quo\u2018que le nombre des vaisseaux et leur éros'on par le néoplasme les favorisent.La structure histologique de ces sarcomes fibroblastiques est très variable et parfois même si atypique, dans les différentes parties, pour inciter à l\u2019emploi de plusieurs termes impropres dans le diagnostic pathologique.Les cellules ressemblent vaguement aux fibroblas- tes fusiformes: ce sont des masses de cellules polvmorphes disposées par foÿers et composées d\u2019éléments polyédriques petits ou gros ou de \u2018cellules rondes.Le cytoplasme est granuleux, opaque et acidophile; les noyaux vésiculaires, dont quelques-uns laissent voir des mitoses, présentent une ou deux petites nucléoles.Entre les pôles de ces cellules, de fines fibrilles sont tendues, et lorsque ces fibrilles sont prédominantes et de type adulte, la tumeur est relativement bénigne et prend le.nom de fibrosar- come.On rencontre en plus de nombreux vaisseaux sanguins et des zones de nécrose entourées d\u2019une infiltration de polynucléaires.À la lumière de ces données, nous présenterons maintenant l\u2019observation d\u2019un malade et res réunions les caractéristiques cliniques des sarcomes primitifs du grand épiploon.Oheervation clinique: Un homme âgé de 37 ans, pesant 65 kilos, consulte en janvier 1946 pour des crises aiguës douloureuses du creux épigastrique, une augmentation de volume de l\u2019abdomen et un affaiblissement progressif.Les crises abdominales aiguës intermittentes.anrarues dix mois auparavant, ne s\u2019accom- \u201c parnent jamais de nausées ni de vomissements, - mais sont de plus en plus fréquentes.Ces épi- sades douloureux surviennent à l\u2019occasion d\u2019un effort ou d\u2019un changement brusque de position, ne durent qu\u2019une heure ou deux et sont calmés par le décubitus latéral gauche.T\u2019aerroissement du volume abdominal et l\u2019affa*hlissement ne sont apparus que dans les 888 derniers six mois, mais sont rapidement croissants.À ces symptômes, s\u2019associent un amaigrissement de 13 kilos et, depuis deux mois, des douleurs et des brûlures gastriques post-prandia- les non calmées par l\u2019ingestion d\u2019alcalins.Son appétit est excellent et le rythme de son évacuation intestinale ne s\u2019est nullement modifié.À l\u2019examen, le patient conserve un état général excellent mais présente une tumeur volumineuse, de siège abdominal, médiane, indolore, et dont la surface est bosselée.Cette masse, mobile dans le sens transversal, l\u2019est beaucoup plus à son pôle inférieur, au niveau de la région périombilicale.Elle est séparée du foie par un sillon et par une zone sonore.L'examen somatique est essentiellement négatif pour le reste.Leg examens radiologiques montrent un cholécyste normal et n\u2019apportent aucune contribution additionnelle.Le diagnostic pré-opératoire reste hésitant entre le kyste du mésentère et le kyste du pancréas.Opération: A l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, on aperçoit une tumeur volumineuse qui semble développée dans le grand épiploon et dont l\u2019ablation est aisée; les pédicules vasculaires viennent uniquement de l\u2019épiploon.Il existe toutefois une adhérence à l\u2019estomac au niveau de la grande courbure, qui nécessite quelques points d\u2019enfouissement après la libération.Anatomie pathologique: Pièce pesant 4,1 kilogrammes.Tumeur multibosselée dans l\u2019ensemble, noire par suite d\u2019hémorragies importantes.L\u2019incision dans les bosselures laisse écouler du sang, mais la paroi est formée de masses un peu fongueuses, d\u2019un rouge vineux, analogues aux coupes d\u2019un sarcome.Examen histo-pathologique: Il s\u2019agit d\u2019une tumeur d\u2019aspect très particulier et qui varie suivant les points.Sur des plages entières, l\u2019aspect est celui d\u2019une tumeur, lobulée, très L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 bien limitée, encerclée par un tissu conjonctif très lâche et abondamment vascularisé.Les lobules sont formés par des cellules volumineuses, polygonales, engrenées les unes dans les autres, à cadre cellulaire très appa- 1ent; le cytoplasme est souvent vacuolaire, les noyaux montrant une chromatine finement dessinée.Ces lobules sont cloisonnés par de très minces axes conjonctifs, pauvres en collagène et contenant parfois un capillaire.En d'autres points, on voit des lobules s\u2019effriter sur les bords; les cellules se détachent, s\u2019isolent, deviennent étoilées ou ramassées, multicolorées dans un réseau fibrillaire.L\u2019atypie indique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une tumeur maligne.Diagnostic: Sarcome fibroblastique du grand épiploon.Les suites opératoires furent bénignes, sans aucun incident.Le patient, revu le 16 juin 1946, avait repris son service; l\u2019état général est très bon et l\u2019examen de l\u2019abdomen est normal.Le toucher rectal est négatif.Le 15 novembre 1946, le patient fut réexaminé, de même que le 10 mai 1947.Il pèse actuellement 78 kilos, n\u2019accuse absolument aucun trouble et l\u2019examen abdominal est heureusement toujours normal.Etude clinique: Au début de leur développement, les sarcomes fibroblastiques primitifs du grand épiploon sont latents.Cet état éphémère ne dure que quelques semaines, car l\u2019accroissement de ces néoplasmes est rapide.On s\u2019étonne de ne trouver aucun trouble fonctionnel et aucune manifestation douloureuse qui ait pu signaler leur extension; en fait, la pénurie de symptômes contraste étrangement avec le volume déjà considérable de la tumeur au moment de sa découverte.Elle ne naît pas d\u2019un organe proprement dit et ne produit.de signes que lorsqu'elle a atteint une dimension suffisante pour causer des phénomènes de compression ou d\u2019obstruction des organes adjacents.C\u2019est, le plus souvent, la découverte d'une ROUX: SARCOME FIBROBLASTIQUE DU GRAND ÉPIPLOON masse abdominale ou simplement l\u2019augmentation du volume de son ventre qui inquiètera x le patient et l\u2019amènera à consulter.L\u2019atteinte de l\u2019état général se traduit par de l\u2019amaigrissement, une faiblesse croissante et un léger degré d\u2019anémie.Ménétrier a considéré ces signes comme une conséquence des compressions bien plus que le résultat d\u2019une action toxique spéciale des cellules néoplasiques.Mais les hémorragies intra-tumorales répétées sont responsables de l\u2019anémie.Les autres signes subjectifs peuvent se limiter à de vagues malaises abdominaux secondaires à l\u2019existence et au développement d\u2019une masse dans la cavité péritonéale: sensation de lourdeur abdominale, douleur sourde, troubles gastro-intestinaux vagues et même vésicaux.Ces symptômes sont de nature et d\u2019intensité très variables: tantôt les douleurs sont sourdes, continues, localisées à l\u2019emplacement tumoral, tantôt elles sont vives, récurrentes et à irradiations diverses.Les signes gastro-intestinaux peuvent consister en constipation ou en diarrhée et parfois même, dans les cas de tumeur volumineuse ou enclavée dans le bassin, en un certain degré de sub-occlusion attesté par de longs arrêts de transit et un ou deux vomissements.Enfin les troubles urinaires, causés par la compression de la vessie et représentés par de la pollakurie ou de la dysurie, se rencontrent très rarement.Les résultats de l\u2019examen de l\u2019abdomen sont conditionnés par le volume de la tumeur.On peut constater une voussure abdominale localisée, immobile aux mouvements respiratoires et à laquelle correspond une zone de matité absolue.Le palper permettra de préciser les caractères de la tumeur, son siège médian tantôt péri-ombilical, tantôt abdomino-pelvien, mais toujours superficiel.Cette palpation ne réveille aucune douleur et permet d\u2019apprécier la netteté du contour du néoplasme qui n\u2019est facile à délimiter qu\u2019à la partie inférieure.La consistance variable, mais en gé- 889 néral dure, peut être rénitente au niveau des pseudo-kystes.La surface est lisse, arrondie ou irrégulière, bosselée.En pratique, le volume de la masse est le facteur essentiel qui régit la mobilité; mais il faut aussi compter sur les adhérences fréquentes, multiples et solides, avec les organes voisins.Elle peut être très grande si la tumeur est de dimension moyenne, et possible dans toutes les directions.La mobilité est toutefois plus considérable dans le sens transversal que dans le sens vertical; elle est en outre plus étendue au pôle inférieur qu\u2019à la partie supérieure de la masse à cause de l\u2019attache au niveau de l'implantation de l\u2019épiploon.À partir d\u2019un certain stade, la taille du néoplasme peut entraîner son enclavement dans une cavité naturelle comme la fosse iliaque ou le bassin.Les sarcomes volumineux qui occupent tout l'abdomen n\u2019ont évidemment plus aucune possibilité de changer de place.Les signes d\u2019un épanchement abdominal libre sont souvent associés à ceux que nous venons d\u2019énumérer.Nous ne saurions mieux résumer la symptomatologie qu\u2019en reproduisant le tableau de Ransom et Samson sur la nature et la fréquence des signes.Tumeur 67 fois Tuméfaction et sensation de pesanteur à l\u2019abdomen 35 fois Douleurs épigastriques ou abdominales 35 fois Ascite 34 fois hémorragique 23 fois non hémorragique 11 fois Faiblesse et perte de poids 32 fois Augmentation du volume de l\u2019abdomen 28 fois Constipation ou diarrhée 22 fois Nausées avec ou sans vomissement ou indigestion ou anorexie 22 fois Anémie 10 fois Troubles d\u2019évacuation vésicale 7 fois L\u2019évolution de ces tumeurs est variable, mais leur marche naturelle est l\u2019accroissement tantôt lent et progressif, tantôt rapide selon le degré de malignité de la tumeur.Les hé- 890 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuueTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 x morragies intra-tumorales à répétition peuvent laisser croire à une croissance par poussées.Les complications dues au sarcome de l\u2019épiploon sont, comme nous l\u2019avons dit plus haut, des hémorragies intra-tumorales, de l\u2019occlusion intestinale ou une torsion du néoplasme sur son pédicule épiploïque.On peut assister à des crises de douleurs abdominales aiguës accompagnées de nausées et de vomissements.Ces épisodes simulent parfois une crise d\u2019appendicite ou une torsion d\u2019un kyste ovarien, d\u2019autant plus que l\u2019examen local révèle souvent à ce moment une sensibilité et une rigidité de la paroi associées à une hyperthermie et à une hyperleucocytose.Le diagnostic est très difficile à poser avant l\u2019intervention chirurgicale et c\u2019est parfois à l\u2019examen post-mortem qu\u2019on reconnaîtra la nature et la provenance du néoplasme.Le diagnostic précis n\u2019a été fait que dans de rares exceptions.Il existe pourtant des signes distinctifs et suggestifs des tumeurs malignes du grand épiploon: 1° \u2014 Les symptômes sont accusés depuis moins d\u2019un an; 2° \u2014 Les troubles ne sont pas en rapport avec le volume de la tumeur; 3° \u2014 La masse dure, mobile, médiane et superficielle, est séparée de la matité hépatique par une zone tympanique concave vers le haut; 4° \u2014 L'association fréquente d\u2019une ascite hémorragique.L'étude radiologique pourra nous apporter quelques renseignements supplémentaires.Sans préparation, elle nous permettra d\u2019apercevoir, de localiser et de délimiter l\u2019ombre tumorale.Le repas baryté et le lavement opaque permettront d\u2019affirmer l\u2019intégrité des parois du tube digestif, mais ajouteront aux signes que nous possédons déjà la notion du déplacement des organes sis au-dessus ou en arrière de la tumeur.On a confondu ces sarcomes avec les tumeurs développées aux dépens des organes génitaux féminins, avec les tumeurs du gros intestin ou les néoplasmes pancréatiques et mésentériques.Le siège médian et superficiel nous aidera à les distinguer des tumeurs rénales et spléni- ques.Celles-ci se développent dans le flanc et font quelquefois saillie dans la région lombaire.Les tumeurs épiploïques sont en outre beaucoup plus mobiles.La tumeur du foie suit les mouvements respiratoires et se continue sans interruption avec la matité hépatique.Les tumeurs mésentériques peuvent aussi être médianes et elles ne suivent pas les mouvements respiratoires; mais à cause de leur situation plus profonde, des anses intestinales se glissent entre elles et la paroi, de sorte que nous trouvons à la percussion une zone de tympanisme paradoxal.De plus, l\u2019ascite est moins abondante, les crises abdominales plus fréquentes et les troubles gastro-intestinaux plus graves.Si la tumeur se développe et descend dans le bassin, il faudra éliminer les néoplasmes utérins et ovariens.L'historique de l\u2019accroissement sera dans ce cas d\u2019importance primordiale: la tumeur épiploïque croît du haut vers le bas en faisant pression sur les organes pelviens, tandis que la tumeur des annexes se développe du bas vers le haut et tend à entraîner l\u2019utérus avec elle.De plus, dans le plus grand nombre des néoplasmes de l\u2019épiploon, on trouve une bande sonore entre le pubis et la tumeur.Les tumeurs intestinales présentent rarement une masse aussi définie et l\u2019ascite est associée moins souvent.Dans l\u2019épithélioma péritonéal généralisé, on ne perçoit pas de masse et l\u2019état général est plus gravement atteint.Le pronostic est sombre du fait de l\u2019exten- s\u2018on de la tumeur dans l\u2019épiploon et aux organes voisins.Le degré de malignité de la lésion et la tendance à la récidive locale ne l\u2019améliorent certes pas.Sans traitement, ces sarcomes entraînent inexorablement la mort dans un ROUX: SARCOME FIBROBLASTIQUE DU GRAND ÉPIPLOON 891 délai plus ou moins rapproché par métastases et cachexie.Le traitement des sarcomes fibroblastiques du grand épiploon relève exclusivement de la chirurgie, puisque la radiothérapie s\u2019est révélée totalement inefficace.Il va de soi que dans un stade pré-opératoire on tentera de corriger le déséquilibre humoral, causé par les hémorragies répétées, les vomissements et l\u2019anorexie.Nous n\u2019avons pas à insister sur cette partie du traitement qui est aujourd\u2019hui bien connue.Toute tumeur maligne de l\u2019épiploon reconnue ou présumée requiert l\u2019intervention au plus tôt.Plus on la retarde, plus on s'expose à la voir devenir impossible.On devra pratiquer la résection de tout l\u2019épiploon qui sera facile dans les cas où la tumeur siège près de son bord libre, mais qui s\u2019avèrera particulièrement délicate lorsque le néoplasme avoisinera la racine, à cause de l\u2019hémostase des vaisseaux dont la fragilité nous est maintenant connue.Il faut, reconnaître que certaines exérèses ne sont possibles qu\u2019associées à une résection intestinale.Les récidives sont fréquentes, avons-nous dit, mais plusieurs guérisons définitives ont été rapportées et le patient dont nous avons relaté l\u2019observation est en excellente santé plus de deux ans après son opération.Nous avons tout lieu d\u2019espérer sa guérison.BIBLIOGRAPHIE 1.AIMES: Progrès Médical, 4 janvier 1920, no 1, p.1.2.BONAMY: Thèse de Paris, 1906-1907, no 405.3.CONFORTI: Zentralbl.f.Allgem.Pathol.u.path.anat., Gena, 1906.4.CONHAULT (Rapport de M.A.LENA) : Bullet Mém.de la Soc.de Chir.de Marseille, T.19, no 5-6, 1946.COPHER: Annals of Surgery, 77: 721, 1923.6.DELANNOY, DRIESSENS, VERHAEGHE et GAUTIER: Lille Chirurgical, 11, sept.-oct.1947.7.EWING: Neoplastic disease, 38me édition, Saunders.8.GREIG: Edinburgh Med.Journal, 37: 237, 1930.9.GUERNSEY: Proc.Staff Meet.Mayo Clinic, 14: 694-698 (nov.) 1939.10.JARRETT et GATCH: Quart.Bull, Indiana Univ.Med.Center, 6: 79-82, oct.1944.11.LAWLER, FOX et COHEN: Am.Journal of Surg., 69: 135-136 (juillet) 1945.12.LEUDET: Bull.Soc.Anat.de Paris, 1853, vol.28, p.251.13.McDONALD: Arch.of Surgery, 14: 1245, 1927.14.MEUNE et BRIGE: Arch.of Pathol., 22: 823- 828, 1936.15.PASCOLI: Archivio Ital.di anat.& Ist.pathol.Bologne, vol.19, no 1-2, 1942.16.POUS ROCA: Bol.Med.d.Hosp.inf., Mexico, 1: 37-44 (nov.) 1944.17.RANSOM et SAMSON: Annals of Surg.100: 523-534 (sept.) 1934.18.RASMUSSEN: Acta Chir.Scandinavia, 77: 61-89, 1935.19.ROBIN: J.Anat.et Phys.norm.et pathol., 1869.20.SAUES et KENNY: Am.Journ.Cancer, 21: 795, 1934.21.SEGERS: J.A.M.A., 80: 285, 1923.22.STRAUSS: Deutsch.Ztschr.f.Chir, 213: 254, 1929.23.TAVARES et MANGANO: Ann.d\u2019Anat.path.et d\u2019anat.norm.méd.chir, 6: 231, 1929.24.VON STAPELMOHR: Nord.Med.Arkiv, 7: 21, 1918.Or RECUEIL DE FAITS à + + + DE LA PSYCHIATRIE À LA NEURO-CHIRURGIE PAR LA NEUROLOGIE Roma AMYOT, Chef du service de neurologie à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).On n\u2019aurait pas eru, il y a quelques mois, que l\u2019épilogue prendrait cette allure, comporterait une issue favorable en passant par la mise en œuvre de tels moyens thérapeutiques.Mais nous devons ajouter sans délai que le malade n\u2019eut pas à regretter la fin heureuse de son affection.Au surplus, 1 n\u2019exprima jamais d\u2019opinion bien définie sur l\u2019origine et la nature de sa maladie et il fut encore moins en état de montrer sa surprise de la tournure des événements de la dernière heure.Pourtant ils le concernaient à un tel point que sa vie même y était directement rattachée.Ce malade était, paraît-il, sujet à des maux de tête depuis deux ans.Dans son passé aucune maladie sérieuse n\u2019était venue troubler le cours de ses occupations.Mais, depuis quelques mois, il s\u2019inquiétait de l\u2019état de ses finances, de la condition de sa femme malade.En septembre 1949, il suspendit son travail.Sa céphalée était devenue plus sévère, 1l se sentait accablé, las; il perdait le sommeil et l\u2019appétit, il s\u2019attristait et ne paraissait ainsi conserver aucun ressort pour surmonter l'abattement moral dont il était l\u2019objet.Aussi fut-il hospitalisé et traité dans un hôpital de Montréal pour un syndrome dépressif dont on ne trouva d\u2019autre origine que les facteurs plus haut mentionnés et d\u2019influence psychogéne.D\u2019ailleurs, l'examen somatique n\u2019aurait révélé aucun signe d\u2019organicité et l\u2019examen clinique avait été complété d\u2019investigations courantes de laboratoire.On avait même pris soin, vu la céphalée importante et tenace, de vérifier le fond d\u2019œil; il s\u2019était montré normal, n\u2019offrant, entre autres anomalies possibles, aucun indice de stase papillaire.Aussi n\u2019avait-on pas cru bon d\u2019effectuer une ponction lombaire.Cette première hospitalisation dura 15 jours; elle ne lui fut d\u2019aucun profit.Et il semble bien que les chcses allèrent en s\u2019aggravant jusqu\u2019à la mi-novembre.Le malade ne quittait pas son lit, était devenu gâteux, désorienté et même stuporeux.Nous soulignons en plus qu\u2019on ne pouvait le maintenir en position verticale et l\u2019inciter à marcher, par défaut d\u2019équilibre.On le conduisit une seconde fois à l\u2019hôpital, et cette fois c\u2019était dans une institution d\u2019une petite ville, à proximité de son village.Il y arriva en état de sommeil pathologique profond qui dura 3 jours et dont il sortit en confusion et inertie psycho-motrice.De là, il fut amené à l'hôpital Notre-Dame.Le médecin qui l\u2019avait traité lors de sa première hospitalisation, fut très désagréablement surpris de revoir son malade dans une condition aussi lamentable et de gravité réelle, dans un état qui marquait une aussi profonde transformation en regard de ce qu\u2019il avait observé quelques semaines auparavant.Il n\u2019avait sûrement pas envisagé alors une telle évolution.Et nous le comprenons bien, quand tout semblait plutôt montrer les effets psycho-affectifs d\u2019une dépression nerveuse, encore mieux d\u2019une mélancolie d\u2019involution.Il nous demanda donc en consultation.Nous nous sommes enquis de son passé.On nous apprit qu\u2019il n\u2019eut aucune affection sérieuse, qu\u2019il ne fut l\u2019objet d\u2019aucun traumatisme, d'aucune intoxication.Et nous étions en présence d\u2019un malade en sommeil pathologique profond, en inconscience dont il était presqu\u2019impossible de le tirer.L\u2019examen somatique ne révéla aucune par- LE nom AMYOT: DE LA PSYCHIATRIE À LA NEURO-CHIRURGIE PAR LA NEUROLOGIE ticularité.La pression artérielle était de 120/70, le pouls de 60-68, le cœur normal.L\u2019examen neurologique par ailleurs fut plus riche de renseignements, car il décela les signes de Babinski et de Rossolimo des deux côtés, l\u2019abolition des réflexes abdominaux et mésen- tériens, un réflexe photo-moteur paresseux.Les réflexes tendineux étaient symétriques et de qualité normale.Il n\u2019existait pas de signes méningés.L\u2019état du malade ne permit par d\u2019explorer plus avant.Et nous nous empressâmes de demander l\u2019assistance du laboratoire.En fait, celui-ci nous apprit que l\u2019azotémie, la glycémie étaient normales, que le B.W.sanguin était négatif, que l\u2019urine contenait de l\u2019acétone et des cylindres hyalins et du glycose à 4,6 °/oo correspondant à une première glycémie de 2,12°/o0.qui était par ailleurs à 1,10°/o9 deux jours plus tard.En fait, nôtre collègue et nous-même n\u2019accordâmes aucune importance à cette anomalie passagère.Nous demandâmes une ponction lombaire.L\u2019interne de notre collègue l\u2019effectua; il trouva une pression de 30 mm.et un liquide sanguinolent qu\u2019il attribua au traumatisme par le trocard.Nous étions loin d\u2019être fixé sur l\u2019origine et la nature du syndrome.Nous ne formulâmes aucune opinion diagnostique, nous réservant le privilège d\u2019observer étroitement le malade après lui avoir prescrit une médication de soutien.a : Six jours plus tard, le malade était plus éveillé, mais confus et désorienté.L\u2019examen pouvait être complété par une collaboration plus utile On pouvait constater un léger nystagmus horizontal vers la droite, les épreuves de Barré et de.Mingazzini étaient négatives.Il n\u2019existait pas d\u2019incoordination- aux épreuves de l\u2019index-nez-oreille.La\u2018 diadoco- cinésie était bonne, l\u2019audition semblait normale et il n\u2019existait pas d\u2019hémianopsie.Le malade devint de plus en plus conscient et, deux jours plus tard, poursuiväht l\u2019examen, nous trouvons un fond d\u2019œil normal, le malade pouvait écrire d\u2019une calligraphie mal formée et avec certaines anomalies psychographiqués.Il n\u2019existait pas d\u2019aphasie ni d\u2019apraxie.Le cdlenl était bon: Le malade se montrait tou- 893 Jours confus et aspontané.Il manifestait une certaine euphorie, devenait très familier, tutoyant et se permettant certains calembours assez faciles.Il était instable dans son lit y prenant les positions les plus inconfortables et les plus saugrenues.En position verticale, aidé par des aides, il déviait irrésistiblement vers la gauche et en arrière et tombait inévitablement si on ne le soutenait vigoureusement.Les sensibilités étaient normales.Puis, observant toujours, réexaminant, une semaine après le premier examen, nous crûmes trouver un Barré positif à gauche, un Mingazzini à droite, une chute plus rapide du bras gauche dans la position du serment, une déviation vers la droite de la bouche qui sourit, le malade remuant plus les lèvres du côté droit à l\u2019articulation des mots.Il était jovial, toujours familier.À vrai dire, nous étions convaincu d\u2019une lésion cérébrale, mais nous étions perplexe quant à la localisation exacte de cette lésion vu la bilatéralité de certains signes neurologiques surtout d\u2019ordre moteur et pyramidal.Nous étions aussi mal assuré de sa nature.Nous risquâmes, cependant, de formuler l\u2019opinion qu\u2019il pourrait s\u2019agir d\u2019une lésion frontale justifiée par le syndrome mental et par l\u2019atasie-abasie couplée à la déviation sévère vers la droite et en arrière.De quel côté cette lésion frontale?Peut-être bien du côté droit, si on donnait l\u2019importance sémiologique au plus grand nombre de signes déficitaires moteurs du côté gauche.| Une pneumoencéphalographie nous parut très opportune pour aider à résoudre ce problème neurologique.D\u2019autant plus que cette investigation allait nous instruire une fois de plus sur le liquide céphalo-rachidien et sur les conditions endocraniennes.Dès l\u2019introduction du trocart, la\u2018 pression se montra à 60 mm: donc en hypotension.Mais, qui plus est, il était franchement xan- thochromique et sen albuminose était de 0 gramme 90 °/00- Une partie du problème semblait se résou- 894 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 dre: nous étions en droit de croire à un hématome sous-dural.La pneumoencéphalographie pourrait nous révéler son siège.Sur le champ nous injections 30 ce d\u2019oxygène.A notre grande déception, aucune trace d'oxygène dans le.vencricules et aucun indice radiogra- phique utile par ailleurs.Nous décidâmes donc de confier le malade au docteur C.Bertrand, neuro-chirurgien, en vue d\u2019une ventriculographie, car il s'agissait encore, avant d\u2019intervenir, de connaître exactement le côté de l\u2019endocrâne où se trouvait l\u2019hématome suspecté.La ventriculographie visualisa une déviation du septum lusidum de 4 millimètres vers la droite, les ventricules latéraux étaient petits, le gauche un peu plus grand, non déformés.Le troisième ventricule était dévié vers la droite, dirigé obliquement de haut en bas et de droite vers la gauche.L\u2019aqueduc de Sylvius et le 4e ventricule n\u2019étaient pas injectés.Le docteur J.-L.Léger, radiologiste, conclut de cela qu\u2019il existait une lésion expansive de l\u2019hémisphère cérébral gauche.Ces renseignements d'importance majeure ne confirmaient pas notre impression, clinique sur la localisation de la lésion expansive.Mais la participation bilatérale du syndrome neurologique nous avait laissé hésitant et sur ce point nous avions raison d\u2019être réservé.La preuve était cependant donnée par l\u2019investigation ventriculogra- phique.Mais s\u2019agissait-il bien d\u2019un hémato- \u2018me?Le docteur Bertrand voulut s\u2019en rendre compte en procédant à une artériographie cérébrale au diodrast.Il pouvait maintenant d\u2019autant mieux procéder avec sûreté, que la ventriculographie préalablement effectuée lui indiquait maintenant le côté où il devait injecter la carotide.Le cliché latéral ne révéla pas l\u2019anomalie vasculaire.Sur le cliché AP, il fut constaté que les vaisseaux corticaux étaient éloignés de la table interne d\u2019environ 2 centimètres, la cérébrale antérieure \u2018étant déplacée vers la droite.Et le docteur Léger conclut que ces constatations lui faisaient porter le diagnostic d\u2019hématome sous-dural gauche.* * * Cette histoire d\u2019un malade, dont le début fut marqué d\u2019un diagnostic de mélancolie et dont le cours aboutit à la découverte d\u2019un hématome tous-dural eut son épilogue logique entre les mains du neuro-chirurgien.Il trouva un hématome organisé étendu du lobe frontal au lobe pariétal ayant environ un pouce d\u2019épaisseur.L\u2019examen anatcmo-pathologique du tissu enlevé confirma qu'il s\u2019agissait bien d\u2019un hématome en voie d'organisation, entouré d\u2019une capsule scléreuse épaiste qui contenait des macrophages à pigments ferrugineux, tel que le rapporta le docteur Claire Gélinas- Mackay du laboratoire d\u2019anatomie pathologique de Notre-Dame.Fig.1.\u2014 Ventriculographie \u2014 Déplacement du système ventriculaire vers la droite.Fig.2.\u2014 Artériographie cérébrale à gauche.\u2014 Déplacement vers la droite de la cérébrale antérieure.Les artères de la corticalite sont refoulées par l\u2019hématome sous-dural.Le malade quitta l\u2019hôpital 22 jours après l\u2019opération, sur ses deux pieds, en bonne voie de guérison, après une période assez mouvementée d\u2019inconscience, d\u2019agitation, de confusion et d\u2019épilepsie jacksonienne.La pression intracranienne demeura trés basse durant cette période postopératoire jusqu\u2019au départ du malade.* % L\u2019hématome sous-dural est d\u2019origine traumatique dans 74% des cas, d\u2019après les compilations de Groff et Grant, comportant 223 observations, ce qui donne un pourcentage de 26% pour l\u2019hématome spontané.L\u2019hématome de notre malade entrerait dans cette dernière + -» 7 re cv.yy oF AMYOT: DE LA PSYCHIATRIE À LA NEURO-CHIRURGIE PAR LA NEUROLOGIE catégorie.À cet effet, on doit ce rappeler que l\u2019attention médicale a été portée sur l\u2019étiologie traumatique prédominante de l\u2019'hématome sous-dural, plus particulièrement depuis le travail de Trotter en 1914, et que le point de départ de l\u2019hémorragie se trouve, soit dans la couche interne de la dure-mère où siège un plexus capillaire, soit plus vraisemblablement aux veines perforantes allant de la dure- mère vers les couches plus profondes et plus précisément vers le sinus longitudinal supérieur (Gardner-Leary).Ces veines perforantes se ruptureraient dans l\u2019espace sous-dural sous l\u2019effet du déplacement subit du cerveau lors du choc traumatique.IL\u2019hématome se constitue, il s\u2019entoure rapidement d\u2019une membrane interne et externe, les protéines de l\u2019hématome se désintègrent amenant une pression osmotique élevée.La membrane interne devient membrane dialisante entre cette solution concentrée et le liquide céphalo-rachidien, ce dernier dialisé donc vers l\u2019hématome, ce qui constitue le facteur important de son expansion.Cette hypothèse de Gardner est vraisemblable et explique bien l\u2019augmentation ultérieure du volume de I\u2019hématome.Le liquide céphalo-rachidien est xantho- chromique comme celui de notre malade dans environ 60 pour cent des cas d\u2019hématome sous-dural et ce caractére devient important en vue du diagnostic.D'autre part, il n\u2019est pas toujours hypertendu; il peut même être en hypotension comme dans le cas dont il s\u2019agit ici.Il serait, en fait, de pression non.augmentée 895 dans un tiers des cas.Il arrive trés souvent, que la pupille homolatérale à l\u2019hématome soit dilatée, soit dans environ 60% des cas, signe qui peut être éventuellement appréciable pour situer la lésion d\u2019un côté ou de l\u2019autre.Enfin, les troubles mentaux sont un phénomène clinique d\u2019une fréquence impressionnante dans l\u2019hématome, soit dans 90% des 75 cas de Voris, comportant de la confusion allant jusqu\u2019à la stupeur et au coma.Une particularité de ces accidents mentaux est leur variabilité d\u2019intensité dans le temps, se montrant en effet d\u2019une journée à \u2018l\u2019autre légers ou profonds sans qu\u2019intervienne l\u2019action apparente d\u2019aucun facteur déterminant un tel changement.* * * Notre malade est un bel exemple de ce que peut découvrir la neurologie dans le champ de certains syndromes psychiatriques et ce que peut y accomplir la neuro-chirurgie.BIBLIOGRAPHIE H.C.VORIS: « Subdural hematoma.» Surgery, 8: 99 (juillet) 1945.Robert A.GROFF et Francis GRANT: « Chronic subdural hematoma.» International abstracts of surgery, 79: 9, 1942.W.TROTTER: «Subdural hemorrage of traumatic origin and its relation to pachymeningitis hemor- ragica interna.» Bnt.I.Surg., 2: 771, 1914.R.I.COBLENTZ: «Chronic subdural hematoma, acute and \u2018chronic with some remarks about treatment.» Surgery, 4: 211; 1938.: ABSENCE CONGÉNITALE DE LA VÉSICULE BILIAIRE Paul LABBE et Antoine PETTIGREW, F.A.C.S., Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, Québec.L'absence congénitale de la vésicule biliaire chez l\u2019homme est un fait digne d\u2019attirer l\u2019attention bien que cette anomalie ait été décrite déjà à quelques reprises dans la littérature médicale.Alors que la vésicule est absente normalement chez certains animaux et qu\u2019elle est ou présente ou absente dans une proportion à peu près égale chez plusieurs espèces animales, son agénésie dans l\u2019espèce humaine est considérée comme rare.Cette anomalie se voit fréquemment associée à d\u2019autres défauts congénitaux tels que malformation du palais, des oreilles, la présence de rates surnuméraires, d\u2019un megacôlon, d\u2019une imperforation anale, etc.L\u2019anatomie comparative nous apprend que, chez l\u2019embryon de rat et de pigeon, le diverticule vésiculaire existe mais disparaît au cours de sa croissance.L\u2019agénésie vésiculaire est de règle chez la girafe, le chameau, l\u2019éléphant.Selon Mentzer, la vésicule est inexistante chez 36 espèces de mammifères comprenant la chèvre, le cerf, le rat, le rhinocéros, le pécari, la baleine, l\u2019hyrax, le cheval, l\u2019âÂne et le mulet.Cette malformation se retrouve chez 17 espèces de poissons et 9 espèces d\u2019oiseaux dont le pigeon et la colombe.Il est intéressant de noter qu\u2019à l\u2019exception de la baleine, les mammifères qui ne possèdent pas de vésicule sont à prédominance végétariens et que leurs graisses se font aux dépens des hydrates de carbone.FRÉQUENCE Courvoisier fut le premier en 1890 à tirer de la littérature 25 cas d\u2019absence congénitale de la vésicule décrits avant ce temps.J.O.Bower, en 1928, en rapporte 35 cas dont un personnel.Max Dansis, en 1935, compléta le travail de Bower en ajoutant 27 cas à cette série, ce qui portait le nombre à 96.Depuis Dansis, plusieurs auteurs se sont intéressés à cette question dont Dixon et Lichtman qui, en 1945, réussirent à relever 50 cas parus avant 1900 et auxquels ils ajoutèrent dix autres cas parus après cette date.On pourrait mentionner aussi une revue de 71 cas présentés par Latimer, Mendez et Hage, dont trois leur étaient personnels; Dans une série de 7 919 autopsies rapportées par Smith, Hall, Mentzer et Nagel, 6 cas d\u2019absence congénitale de la vésicule furent notés, ce qui donne une incidence de 0,075%.Kirsh- baum en trouve 1 cas sur 3 661 autopsies, soit un pourcentage de 0,03.D\u2019après Falmadge sur 18 350 autopsies l\u2019incidence est de 0,065%.De toutes ces statistiques nous devons donc conclure avec ces auteurs à la rareté de cette malformation.SEXES ET RACES Nous trouvons que l\u2019absence de la vésicule est deux fois plus fréquente chez la femme que chez l\u2019homme et ce taux correspond à celui de la cholélithiase dans les deux sexes.De tous les travaux parus sur le sujet aucun ne fait mention de races ni de pays.PATHOGÉNIE Les causes pouvant expliquer cette anomalie sont multiples et des auteurs différents ont incriminé à tour de rôle la syphilis, l\u2019inflammation catarrhale du tractus biliaire, la péritonite fœtale, les toxines maternelles et même certains facteurs mécaniques.Deux théories cependant méritent d\u2019être mentionnées et toutes deux sont en rapport avec le développement embryonnaire du foie et des voies biliaires.D\u2019après Keibel et Mall, auteurs américains, et Branca, auteur français, l\u2019ébauche du foie LABBÉ er PETTIGREW: ABSENCE CONGÉNITALE DE LA VÉSICULE BILIAIRE est indiquée chez l\u2019embryon humain de 4 mm.par une gouttière émanée de la face antérieure du duodénum.Cette gouttière constitue le conduit hépatique primitif.Plus tard le conduit hépatique paraît s\u2019être divisé en deux parties accolées, l\u2019une crâniale très longue donne le bourgeon hépatique; l\u2019autre caudale, plus petite n\u2019est autre que le bourgeon cystique et vésiculaire.Sur l\u2019embryon de 7,5 mm.la paroi antérieure du duodénum s\u2019invagine en quelque sorte.Elle constitue un pédicule large et court qui représente l\u2019ébauche du cholédoque.Ce canal recevra par l\u2019une de ses extrémités le canal cystique et le canal hépatique.Une première théorie met en cause un défaut de développement du bourgeon cystique et vésiculaire, d\u2019où absence de la vésicule et du cystique.Le trouble peut intéresser ou non le bourgeon de l\u2019hépatique et du cholédoque.Une deuxième théorie est basée sur le fait que les canaux biliaires passent successivement par une phase de bourgeon creux, suivie d\u2019une phase solide et enfin de recanalisation.Les partisans de cette théorie invoquent un défaut de passage du stage solide au stage canalicu- laire.La présence d\u2019un résidu solide à l\u2019opération ou à l\u2019autopsie favoriserait cette hypothèse.ANATOMIE PATHOLOGIQUE Les traités de pathologie sont avares de détails sur cette anomalie, et aucun ne la décrit de façon classique.Nous nous voyons donc contraints d\u2019extraire, des différentes revues sur le sujet, les constatations opératoires et autop- siques afin d\u2019établir les variantes anatomiques de cette malformation.Latimer, Mendez et Hage, dans une étude faite tant sur des sujets opérés qu\u2019à l\u2019autopsie, rapportent les constatations suivantes.1 \u2014 Cas opérés au nombre de 34.Absence de la vésicule 34 Absence du cystique 15 Cholédoque mentionné 18 a) Dilaté et contenant des caleuls 11 897 b) Normal 7 Foie décrit 13 a) Atrophique 3 b) Lobe de Riedel hypertrophié 1 c) Absence totale de lobe gauche 1 2 \u2014 Cas trouvés à l\u2019autopsie au nombre de 37 Absence du cystique 18 Cholédoque dilaté 4 Cholédoque contenant des calculs 1 Foie atrophique 7 Foie hypertrophique 3 Lobe quadrangulaire indistinet 2 Lobe quadrangulaire absent 1 Pas de séparation entre les deux lobes 1 Voici les constatations d\u2019une étude de 96 cas, faite par Dansis Absence de vésicule 38 Absence de vésicule et du cystique 26 Absence de vésicule et de canaux hépatiques 15 Pas de vésicule mais un calcul hépatique conduisant au duodénum 2 Pas de vésicule, de cystique, ni cholédoque mais deux canaux hépatiques séparés 1 Petite vésicule intra-hépatique 2 Vésicule rudimentaire 6 Absence du lobe gauche du foie 1 SYMPTOMATOLOGIE Il n\u2019existe aucun groupe de symptômes de valeur certaine pouvant déceler une absence de vésicule biliaire.Les troubles prennent habituellement la forme de dyspepsie avec intolérance pour les graisses.Il existe parfois, chez certains sujets, des crises douloureuses paroxystiques dans le quadrant supérieur droit de l\u2019abdomen, avec irradiation de l\u2019omoplate du même côté.L\u2019ictère se retrouve occasionnellement.Cependant, dans un grand nombre de cas, la malformation est une trouvaille opératoire ou d\u2019autopsie, sans que l\u2019on puisse noter cliniquement aucun signe d\u2019insuffisance hépato-vési- culaire. 898 Auteur Emmert 1931 Melville 1937 Meyer 1929 Robertson et Bower 1945 Dansis 1935 Auteur Gordon et Dragutsky 1942 Hoffman et Jackson 1910 Mackmull 1930 Miller 1936 Dixon 1945 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurzeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 Age Sexe 20 F 48 F 21 M 45 M 53 F Age Sexe 76 M 65 F 57 M 74 M TABLEAU SYNOPTIQUE DE CINQ CAS OPÉRÉS Symptômes Diagnostic Motif de ., | ot durée.Ans préopér.l'opération Constatations opératoires Preuve Douleur à la 3 Syndrome Troubles Pas de vésicule.Canaux bi- Non région droite appendico- hépato- liaires normaux.Foie aug- R.X.de l\u2019abdomen.biliaire.biliaires.menté de volume et rouge.Douleur épigas- 7 Cholécystite Maladie de Absence de la vésicule.Non trique, ictère, chronique.la vésicule.R.X.vomissements.Sclérotique, 5 Cholé- Maladie de Absence de la vésicule.Non sub-ictérique, cystite.la vésicule.Bande scléreuse entre la R.X.malaises épi- situation normale de la vési- gastriques et cule et le duodénum.douleur.Douleur post- 2 Cholécystite Maladie de Absence de la vésicule et Oui brandiale, ictè- et obstruc- la vésicule.du cystique.Adhérences a re et selles tion du importantes à l\u2019endroit de l\u2019autopsie blanches.cholédoque.la vésicule.Vomissements, 3 Cholécys- Maladie de Absence de la vésicule et Preuve douleur dans le mois tite quadrant s rieur droit la vésicule.upé- calculeuse.du cystique.Cholédoque a dilaté et contenant des a l\u2019autopsie.calculs.avec irradiation dans le dos.TABLEAU SYNOPTIQUE DE CINQ CAS TROUVÉ S À L\u2019AUTOPSIE Symptômes Symptômes uri- anorexie et constipation.naires, Pneumonie.T.B.pulmonaire, Constatations à l\u2019autopsie.Absence de la vésicule et du cystique.Cholédoque dilaté a 1 em.de diamètre.Absence de la vésicule et du cystique.Cholédoque dilaté.Absence de la vésicule et du constipation et cystique.nausées.Insuffisance Absence de la vésicule.Cysti- cardiaque.que obstrué et situé dans du tissu fibreux.Lobe quadrangulaire indistinct.Malaises épigas- Absence de la vésicule.Cho- triques.Diabète.lédoque normal.Foie normal.Preuves.Remarques Sections microscopiques du foie.Etude macroscopique seulement.Examen rétrograde des canaux biliaires chez le cadavre.Lipiodol rétrograde, injection du foie.Vestiges du canal cystique.Etude macroscopique seulement.Etude macroscopique seulement. LABBÉ rr PETTIGREW : Dixon et Lichtman, dans une revue de 60 cas, divisent ceux-ci en trois groupes.Le premier groupe comprend les cas ou les patients sont des enfants.Dans ce groupe l\u2019ictère est le symptôme commun et l\u2019absence de la vésicule est trouvée à l\u2019autopsie.Le second groupe comprend les patients allant de l\u2019enfance à 45 ans.La mort dans ce groupe résulte souvent d\u2019une affection pulmonaire et l\u2019anomalie est trouvée habituellement à l\u2019autopsie.Enfin 73% du groupe des patients après 45 ans présentent des symptômes de cholécystite et la découverte est opératoire.DIAGNOSTIC Le diagnostic ne semble jamais avoir été fait cliniquement.Le tableau synoptique suivant, présentant cinq cas opérés et cinq autres cas où le diagnos- tie fut fait à l\u2019autopsie, met bien en évidence la variabilité des symptômes et l\u2019impossibilité du diagnostic clinique.COM MENTATRES Lorsqu\u2019un patient présente des troubles se rapportant à une maladie de la vésicule nous devons porter une attention particulière à la cholécystographie.Le défaut de remplissage de la vésicule après absorption de substance opaque, signe évident de dysfonctionnement vésiculaire, peut exceptionnellement être dû à l\u2019existence d\u2019une vésicule rudimentaire ou à une absence totale de vésicule.Dans plusieurs des cas rapportés par Dansis la preuve d\u2019une absence de la vésicule n\u2019est pas établie d'une façon certaine.Le diagnostic fut fait à l\u2019ouverture du ventre et le chirurgien dit avoir été incapable de trouver la vésicule.Nous devons avoir présent à l\u2019esprit qu\u2019une telle constatation ne veut pas dire nécessairement absence du viscère.Dans certains cas cette difficulté opératoire est due à des adhérences inflammatoires importantes couvrant la vésicule, qui souvent est ABSENCE CONGENITALE DE LA VESICULE BILIAIRE 899 réduite au volume d\u2019un petit canal fibreux à la suite des poussées successives de cholécystite.La situation intra-hépatique de la vésicule, bien que d\u2019une rareté extrême, doit aussi être envisagée lorsque le chirurgien malgré une dissection soigneuse ne peut mettre en évidence le viscère.Il est possible que plusieurs des cas rapportés dans la littérature médicale comme agénésie vésiculaire fussent en réalité des cas de la vésicule intra-hépatique.Cette hypothèse fut même prouvée à quelques reprises dans le passé alors qu\u2019une radiographie ou une réopération mit en évidence une vésicule en situation anormale.Dans un tel cas une cholécystographie postopératoire montrait une opacité en forme de saucisse dans la région hépatique.Dans un autre, deux chirurgiens compétents, à l\u2019ouverture du ventre, firent le diagnostic d\u2019agénésie de la vésicule.Deux semaines après l\u2019intervention les mêmes troubles réapparurent, et le diagnostic de cholédocoduodén:te ou de pancréatite fut posé.Après réadmission du patient à l'hôpital l\u2019épreuve de Meltzer Lyon montra trois spécimens de bile de coloration différente: A.B.C.Ce patient aurait donc eu une vésicule située profondément dans le foie ce qui expliquerait l\u2019impossibilité pour le chirurgien de la localiser.Kehr rapporte quatre cas semblables.Dans le premier le diagnostic d\u2019absence de la vésicule fut fait à l\u2019opération mais, dans la suite, des crises de colique hépatique réapparurent.Deux ans plus tard le patient fut réopéré, le foie excisé, et le chirurgien trouva une vésicule enfouie profondément et contenant deux calculs.Instruit de cette expérience il procéda de la même façon dans trois autres cas et fit les mêmes constatations.Dans un de ces cas il y eut une hémorragie profuse qui menaça la vie du patient.Cependant à l\u2019opération il y a peu d\u2019autres moyens sûrs de mettre en évidence la présence d\u2019une vésicule intra-hépatique, car la ponction 900 est aveugle et peut retirer une bile venant d\u2019un canal biliaire dilaté.Nous parlerons plus loin de la visualisation rétrograde des canaux biliaires.Mauro met en garde contre toute choléeys- tectomie intra-hépatique à cause de ce danger d\u2019hémorragie incontrôlable.I est intéressant de noter que la grande majorité des vésicules intra-hépatiques contiennent un ou plusieurs calculs.Pour des raisons évidentes, un diagnostic pré-opératoire d\u2019absence congénitale de vésicule est donc extrêmement difficile sinon impossible.La visualisation du tractus biliaire par les rayons X est la meilleure méthode connue jusqu\u2019à présent.L'efficacité de ce test quand il est bien fait est de 90 à 95%.Cependant, lorsque cette méthode ne produit pas d'ombre vésiculaire, l\u2019absence de la vésicule est un fait si rare que cette anomalie n\u2019est pas soupconnée.Quand une absence de la vésicule est constatée à l\u2019opération, l\u2019hypothèse d\u2019une vésicule intra-hépatique doit être éliminée.Ceci peut se faire par la cholégraphie rétrograde.Ce procédé n\u2019est rapporté que trois fois dans la litté- 1ature.Mackmull injecta les canaux biliaires chez le cadavre.Drenckhaln, Rogers, Dixon et Lichtman illustrèrent l\u2019emploi de cette méthode chez le patient.Ce procédé de visualisation rétrograde du tractus biliaire fut réussi de façon satisfaisante dans un cas et aucune évidence de vésicule ou de cystique ne fut notée.Observation.Raison d\u2019entrée Une demoiselle âgée de 44 ans se présente à l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus le 25 novembre 1949, se plaignant de pesanteur à l\u2019hypochon- dre droit, de nausées, vomissements, céphalée.Maladie actuelle Les troubles débutèrent environ quinze ans auparavant sous forme de pesanteur à l\u2019hypo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN AMLFC.\u2014 Montréal.août 1950 chondre droit survenant après ingestion d\u2019un repas gras.Peu à peu apparurent des crises douloureuses d'intensité modérée, s\u2019accompagnant de nausées, de vomissements bilieux, d\u2019ictère léger avec selles pâles et urines hypercolorées aux dires de la malade.La douleur à l'hvpo- chondre s\u2019irradie à l\u2019omoplate homonyme.La patiente se plaint aussi de céphalée fréquente, de somnolence post-prandiale et de constipation habituelle.Hramen subjectif L\u2019examen subjectif des autres systèmes ne révèle rien de particulier.Examen physique Il est négatif sauf que la palpation de la région vésiculaire révèle un point douloureux.Antécédents personnels La malade a fait une typhoïde, à l\u2019âge de 14 ans, et une tuberculose pulmonaire, à l\u2019âge de 40 ans, qui nécessite une cure de deux ans dans un sanatorium.Evolution: En relevant l\u2019ancien dossier de la patiente nous trouvons que, lors d\u2019une hospitalisation antérieure pour prurit vulvaire, une consultation fut faite en médecine pour troubles digestifs.Le diagnostic posé alors est celui de dyspepsie hépato-biliaire.Une choléeystographie faite à cette date (8-9-47) ainsi qu\u2019un Sands- trohm donna une vésicule non visualisée.A sa derniére hospitalisation une nouvelle cholécystographie de controle ainsi qu\u2019un Sandstrohm donnent encore le même résultat.L'intervention est alors proposée et acceptée.A l\u2019ouverture du ventre on trouve un foie grisâtre, basculé en avant avec un péritoine présentant de multiples adhérences.Il n\u2019existe pas de lit vésiculaire ni de vésicule si ce n\u2019est un petit vestige de moignon de cystique.Le cholédoque est très friable un peu dilaté.Il est exploré et ne contient pas de calcul. LABBÉ er PETTIGREW: ABSENCE CONGENITALE DE LA VESICULE BILIAIRE 901 Le diagnostic posé est alors celui d\u2019absence probable de vésicule, ainsi qu\u2019un état assez important d\u2019hépatite et d\u2019angiocholite.Apres exploration des voies biliaires un tube de drainage est laissé en place.Les suites opératoires furent normales et la patiente quitta l\u2019hôpital quinze jours plus tard.Résumé Nous avons présenté un cas d\u2019absence congénitale de vésicule biliaire trouvée à l\u2019opération, ainsi que des considérations générales sur le sujet.Nous attirons l\u2019attention sur la possibilité d\u2019une vésicule intra-hépatique et sur la valeur de la cholangiographie à la table d\u2019opération afin d\u2019éliminer cette hypothèse.La symptomatologie est variable et le diagnostic pré-opératoire est impossible.BIBLIOGRAPHIE 1.R.E.GROSS: « Congenital Anomalies of the Gallbladder.» Arch.Surg., 32: 131-162, 1936.2.G.G.FINNEY et J.K.OWEN: « The Surgical Aspect of Congenital Absence of the Gallbladder.» Am.Surg., 115: 736-744, 1942.3.L.VILLAREAL: «Congenital Absence of the Gallbladder.» Annals of Surgery, 127: 475-750, 1948.4.W.C.GORDON et D.DROGUTSKY: «Congenital Absence of the Gallbladder and Cystic Duct.» J.Lab.and Clin.Med., 27: 594-597, 1942.5.F.K.FALMADGE: «Congenital Absence of the Gallbladder.» Arch.Path., 26: 1060-1062, 1938.6.C.F.DIXON et A.L.LICHTMAN : « Congenital Absence of Gallbladder.» J.A.M.A.114: 1514- 1517, 1940.7.J.O.BOWER: « Congenital Absence of Gallbladder.» Annals of Surgery, 88: 80-90 (juillet) 1928.8.J.D.KIRSHBAUM : « Congenital absence of Gallbladder and Extrahepatic Duct.» Am.J.Dis.Child, 47: 1080-1086 (mai) 1934.9.J.K.MILLER: «Congenital Absence of Gallbladder.» Amer.J.Surg.\u2026 33: 315-316 (août) 1936.10.G.MACKMULL: «Congenital Absence of Gallbladder in Man.» Annals of Surgery, 91: 789- 792 (mai) 1930.11.C.H.DRENCKHALM et J.C.F.ROGERS: «Congenital Absence of Gallbladder.» Rev.Gas- tro-enterol., 10: 128-130 (mars-avril) 1943.12.BEST et TAYLOR: Physiologie Basis of Clinical Practice.3e édition.13.M.DANSIS: « Congenital Absence of Gallbladder.» Am.J.Surg.29: 202-207 (août) 1935.14.J.J.HOFFMAN et J.A.JACKSON: «Congenital Absence of the Gallbladder.» New York Medical J., 91: 338, 1910. UN CAS DE MALADIE DE LUTEMBACHER L.-Léon LEBEL et Ghislaine GILBERT, Hôtel-Dieu de Montréal.Nous rapportons un cas de maladie de Lutembacher, d\u2019une part, pour faire un rappel de ce syndrome consistant en la coexistence d\u2019une sténose mitrale et d\u2019un défaut du septum auriculaire, se présentant assez fréquemment et, d\u2019autre part, parce que le diagnostic est souvent difficile à établir, lorsque nous voyons le malade à la période terminale de la maladie.Observation clinique.Mme A.M., 63 ans, admise à l\u2019hôpital le 25 septembre 1949, se présente avec l\u2019histoire suivante: Le 19 septembre 1949, la malade se plaignit d\u2019une douleur lancinante entre l\u2019omoplate et la colonne vertébrale, avec température à 101°, toux et expectorations rougeâtres et dyspnée.Dans les jours qui suivirent, la température monta à 103°, pendant que la dyspnée s\u2019accentuait et s\u2019accompagnait de cyanose.Au cœur, on notait une tachv-arythmie complète.La malade fut digitalisée et recut pénicilline, etc.À son arrivée à l\u2019hôpital, le 25 septembre 1949, la malade présente les mêmes symptômes mais la température est redevenue normale, la tachv-arythmie est remplacée par du bigé- minisme avec fréquence à 52/min.Dans les antécédents, on relève une hospitalisation en 1947, pour ménorragie secondaire à une métrite atrophique.Au cours de cette hospitalisation, on avait noté: 1° Une hyper- troph'e cardiaque \u2014 une arythmie complète \u2014 un gros souffle svstolique avec maximum à la pointe.2° Une hépatomégalie.3° Des varices aux membres inférieurs.Les analyses de laboratoire étaient normales, il n\u2019y avait pas eu d\u2019autres examens complémentaires.Comme antécédents familiaux: père et mère morts de cardiopathie.Frères et sœurs bien portants.La malade a toujours eu des habitudes de vie régulière.Au repos depuis quelques années, elle suit une diète hypo-graisseuse et hypo- azotée.Subjectivement: La malade se plaint de céphalée, de nervosité pour laquelle elle prend des sédatifs depuis des années.Au point de vue cardio-vasculaire, elle présente de la dyspnée au moindre effort avec cyanose, des palpitations, un cedéme intermittent aux membres inférieurs pouvant être secondaire à des varices importantes.On note aussi des troubles digestifs: anorexie, nausées et gonflement après les repas, constipation opiniâtre avec un amaigrissement progressif.Oligurie depuis quelques mois.Dans les antécédents gynécologiques de la malade, on relève dix grossesses normales et deux fausses-couches.Ménopausée à 40 ans, la malade présente des méno-métrorragies depuis deux ans.Une biopsie de la muqueuse utérine a révélé qu\u2019il s\u2019agissait de métrite atrophique.Fxramen objectif: Apparence générale: malade décharnée, de stature moyenne et présentant une ossature fréle; elle est hyperémotive et dvspnéique.Tête: cyanose des lèvres et des pommettes.Cou: jugulaires turgescentes présentant un double battement systolique et diastolique.Thorax: seins atrophiques, thorax décharné, la cage thoracique se soulève avec chaque battement cardiaque.Poumon: percussion \u2014 sub-matité à la base gauche, matité à la base droite.Auscultation \u2014 râles de congestion au niveau des deux plages pulmonaires.Diminution du murmure vésiculaire, a la base droite.Cœur: la pointe est abaissée et bat au niveau du 7e espace intercostal gauche, bien = LEBEL Er GILBERT: MALADIE DE LUTEMBACHER 903 en dehors de la ligne médio-claviculaire, près de la ligne axillaire antérieure.Choc étalé de la pointe \u2014 thrill au niveau du 3e espace intercostal s\u2019étendant à la pointe.Claquement du 2e bruit au foyer pulmonaire \u2014 bigéminisme \u2014 fréquence cardiaque 58/min.T.A.128/68.Abdomen: légère circulation collatérale \u2014 foie augmenté de volume, dépassant les fausses côtes de 4 tiavers de doigt, douloureux à la pression.Pouls hépato-jugulaire.Fig.1.\u2014 Radio pulmonaire.Membres: inférieurs \u2014 œdème plus marqué à droite avec présence de varices importantes.Analyses de laboratoire: Cytologie: GR 3820000; HB 70%; GB 5200; VG 0.91; Sédimentation: 7; Prothrombine: normale; Azotémie: normale; Kahn: négatif; Urines: normales.Radiographie: Poumons: les deux plages pulmonaires sont très congestionnées surtout à droite.Epanche- ment à la base droite.Les artères pulmonaires sont augmentées de calibre et le cœur est beaucoup plus gros que normalement.Cette augmentation de volume semble porter sur toutes les cavités cardiaques.Conclusion: cardiopathie décompensée.(Dr Marcel Longtin) Electrocardiogramme: 1) Fibrillation des oreillettes.2) Bloc de la branche droite du faisceau de His.3) Déviation de l\u2019axe électrique à droite (Dr R.Lefebvre) Evolution: la malade sembla\u2019t s\u2019améliorer.Après cessation de la dig\u2018tale, la fréquence cardiaque était de 70/min.mais l\u2019arythmie complète persistait.La malade décéda subitement le 29 septembre 1949, au cours de son petit déjeliner, soit quatre jours après son hospitalisation.Le diagnostic clinique état le suivant: maladie mitrale avec fibrillation auriculaire et insuffisance cardiaque, a prédominance ventriculaire droite.L\u2019examen post-mortem nous révéla une maladie de Lutembacher.Rapport anatomo-pathologique: Endocardite fibro-plastique rhumatismale de la mitrale avec maladie mitrale.Persistance du trou de Botal.Enorme dilatation du cœur droit.Hypertrophie du ventricule droit.Poumons, foie, reins, rate: cardiaques.Petit hydro-thorax bilatéral.Petit hydro-péricarde 150 cc.Ascite (200 cc.).Arthrite hypertrophique.Riopelle) Cœur \u2014 ventricule droit \u2014 1 centimètre; ventricule gauche \u2014 1 centimètre; valvule mitrale \u2014 8 centimètres; valvule tricuspide \u2014 22 centimètres; valvule pulmonaire \u2014 11,5 centimètres.(Dr Gareau et 904 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 Standards Unipolaires des membres.EE RE 1a YA ® ca AE ea a JA ® Unipolaires précordiales a IA =z A 56 Pe on CA GA .2 F5 Pie .EE Fy te ironies Ts S Les eA 3] NY Fig.2.\u2014 Madame A.M., 63 ans \u2014 Electrocardiogramme. LEBEL Er GILBERT: MALADIE DE LUTEMBACHER COMMENTAIRES: Définition: Le syndrome de Lutembacher consiste dans un défaut du septum inter-auri- culaire coexistant avec une sténose mitrale congénitale ou acquise.Historique: dans la littérature médicale, le premier cas a été publié par Martineau en 1865.En 1933, McGinn et White en relévent 93 cas.Plusieurs auteurs rapportérent par la suite des cas analogues.Etiologie: ouverture dans le septum est habituellement assez grande (2 à 3 cms de diamètre) et localisée près du foramien ovale.Il peut s\u2019agir d\u2019une persistance du trou de Botal ou encore d\u2019un arrêt dans la croissance du septum primum.Cette condition isolée qui existe dans 5 à 25% des cas selon Helen Taussig ne doit pas être considérée comme une véritable malformation.Aussi longtemps que la pression dans l\u2019oreillette gauche est égale à celle de l\u2019oreillette droite, le cours de la cireu- lation est normal.\u2014 La sténose mitrale peut être congénitale ou acquise.Elle cause une augmentation de, pression dans l\u2019oreillette gauche.Fréquence: le syndrome de Lutembacher est une des cardiopathies congénitales les plus fréquentes.Il se rencontre surtout chez la femme.Physio-pathologie: après la naissance, les pressions auriculaires étant égales, le courant sanguin normal est maintenu, même s\u2019il y a un défaut du septum auriculaire.Aveë une sténose mitrale surajoutée, le sang passe forcément de l\u2019oreillette gauche à l\u2019oreillette droite, puis va vers le circuit pulmonaire.Alors le travail du cœur droit est augmenté pendant que le débit du sang est réduit au minimum dans la grande circulation.Conséquemment on a une dilatation et une hypertrophie du ventricule et de l\u2019oreillette droites, tandis que le ventricule gauche est petit.Malgré la sténose mitrale, l\u2019oreillette gauche est ordinairement de volume normal ou légèrement augmentée, parce que le courant sanguin.bien qu\u2019obstrué au niveau de l\u2019orifice 905 mitral, va librement à travers l\u2019ouverture du septum auriculaire.L\u2019artère pulmonaire est augmentée de volume et dilatée de même que ses branches.L\u2019aorte est souvent hypoplasi- que.Signes subjectifs: Il peut n\u2019y avoir aucun symptôme précis durant toute la vie.Les sujets sont ordinairement frêles, peu développés avec peau fine et ossature fragile.Avec la croissance et les mauvaises conditions de vie, surtout à la suite d\u2019infections respiratoires, des signes tels que dyspnée d\u2019effort, palpitations, fatigabilité apparaissent.La défaillance du cœur droit qui se manifeste plus ou moins tardivement, donne de l\u2019œædè- me, un foie hypertrophié, de l\u2019ascite, des hy- dro-thorax, ete.Au cours de cette maladie, on ne rencontre ordinairement pas de cyanose, car la circulation du sang va du côté artériel au côté veineux du cœur.Une cyanose terminale ou tardive peut cependant apparaître, si la pression dans l\u2019oreillette droite dépasse celle de l\u2019oreillette gauche, par suite de complications pulmonaires, ou de la défaillance cardiaque.On ne rencontre pas de doigts hippocratiques.Signes objectifs: Dans la maladie de Lu- tembacher on observe un pouls petit et une P.A.basse, car il y a peu de sang, dans la grande circulation.Les veines cervicales se dilatent.On peut avoir une déformation du côté gauche du thorax due à la pression du ventricule droit contre la paroi.Le cœur est énorme et globuleux.La pointe est déplacée vers le bas et en dehors.L\u2019augmentation de l'oreillette droite donne une imatité, à droite du sternum.On peut avoir un\u2018thrill au nivéau du foyêr pulmonaire.À l\u2019auscultation on perçoit parfois un souffle systolique au mênie niveau ou bien à la pointe.Dans les cas avancés on peut avoir un souffle diastolique d\u2019insuffisance pulmonaire avec claquement du 2e bruit.Dans au moins un tiers des cas on entend le roulement pré-systolique de la sténose mitrale, mais Lutembacher insiste sur la faiblesse du roulement pré-systolique attribuable au petit 906 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuiLieny AMLFC.\u2014 Montréal, août 1950 volume de l\u2019ondée sanguine qui pénètre dans le ventricule gauche.Le diagnostic est difficile à établir par l\u2019auscultation, car les souffles sont inconstants et ne sont pas toujours caractéristiques.Les radiographies nous révèlent une saillie de l\u2019arc pulmonaire, une grande dilatation de l\u2019oreillette et du ventricule droits, une aorte petite avec une oreillette gauche normale ou peu dilatée.On a aussi une augmentation des ombres hilaires, car dans le syndrome de Lu- tembacher les branches de l\u2019artère pulmonaire sont dilatées.OE SORHAGE PF LEZ To \u2014, > CULL rr 7/43 Fig.3, \u2014 Cœur normal.Fig.4 \u2014 Maladie de Lutembacher.Le fluoroscope nous fait voir la danse des vaisseaux du hile par pulsations exagérées des branches de l\u2019artère pulmonaire; ce dernier fait se rencontre également dans la persistance du canal artériel.L'électrocardiogramme nous montre une déviation de l\u2019axe électrique à droite.Les complexes QRS peuvent être déformés et de haut voltage, les ondes P, élevées.L'espace PR est souvent prolongé.À la fin de a.maladie, fibrillation auriculaire est fréquente de même que la tachycardie paroxystique.On peut aussi rencontrer des bloes de la branche droite de méme que des extra-systoles.La cathétérisation intra-cardiaque nous indique une concentration en oxygène plus élevée dans l\u2019oreillette droite que dans la veine cave supérieure et une pression plus haute dans l'oreillette gauche que dans la droite.L\u2019angio-cardiographie, qui est de plus en plus importante, nous révèle, avec plus de certitude que la radiologie, les cavités ou les vaisseaux affectés par la dilatation.Pronostic: Le pronostic est relativement bon, comparé aux autres lésions congénitales du cœur.La circulation vicariante, en amont de l\u2019obstacle mitral, semble favorable.Si les complications ne sont pas trop sévères, les malades peuvent atteindre la vieillesse.On rapporte le cas d\u2019une malade qui a véeu jusqu\u2019à 74 ans avec onze grossesses.Complications: Ces malades ne sont pas sujets à des épisodes d\u2019œdème aigu du poumon ou d\u2019hémoptysies, rencontrés dans d\u2019autres cardiopathies.Le sang qui s\u2019échappe par l\u2019orifice du septum interauriculaire exerce un équilibre contre le développement de l'hypertension pulmonaire.Les complications habituelles sont les troubles du rythme tels que tachycardie paroxystique, fibrillation ou flutter auriculaire, extra-systoles et dissociation auriculo- ventriculaire.Les infections pulmonaires, pneumonie, broncho-pneumonie, de méme que les infarctus pulmonaires sont aussi rencantrés.Il peut y avoir des embolies même paradoxales, par suite de stase veineuse dans l\u2019oreillette droite.La stase amène en effet la formation de thrombus susceptibles de se détacher et de causer des embolies.L\u2019endocardite bactérienne sub-aiguë se rencontre rarement.Diagnostic différentiel: Le diagnostic est difficile à établir autant dans l\u2019enfance où l\u2019on n\u2019a.ordinairement, aucun symptôme, que dans la phase terminale.On peut alors confondre cette maladie avec le rhumatisme cardiaque, 18: Ja persistance du canal artériel, une dilatation idiopathique de l\u2019artère pulmonaire, la tuberculose pulmonaire et les tumeurs médiastina- LEBEL er GILBERT: MALADIE DE LUTEMBACHER les qui donnent un hile chargé comme dans le syndrome de Lutembacher.Traitement: Des sutures du septum inter- auriculaire ont déjà été tentées.Mais il est surtout intéressant de noter que Blund et Sweek ont récemment trouvé une opération pour les sténoses mitrales avancées dont le procédé repose sur une ouverture dans le septum inter-auriculaire.Il s\u2019agit de créer un shunt veineux identique à celui que la nature a établi dans le syndrome de Lutembacher.On peut s\u2019étonner, après la lecture de notre observation, que cette affection congénitale n\u2019ait pas ici été diagnostiquée.A la lumière des commentaires rapportés plus haut, nous pensons que le diagnostic aurait pu, sinon être posé, du moins être soupçonné.Le temps nous a cenendant manqué pour pratiquer certains examens complémentaires puisque la malade a été dans le service seulement quatre jours.907 Il faut signaler aussi que des méthodes telles que l\u2019angiocardiographie et la cathétérisation intra-cardiaque sont d\u2019un grand secours dans le diagnostic des cardiopathies congénitales.BIBLIOGRAPHIE 1.Helen TAUSSIG: Congenital Malformations of the Heart, pp.358-384.2.R.LUTEMBACHER : Les lésions organiques du cœur, pp.151-158, 1936.3.Charles FRIEDBERG : Diseases of the Heart, pp.644-647.4.Maud ABBOTT: Atlas of Congenital Cardiac Disease, p.58.5.SHERF et BOYD: Cardiovascular Diseases, p.199, 1947.6.Irving INNERFIELD : « Lutembacher\u2019s Syndrome.» Archives of Internal Medicine, 5: (mars) 1950. 908 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 Bulletin de l\u2019Hssoctation des Médecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union (Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 79.No 8 \u2014 Montréal, août 1950 LE CANCER DU SEIN D\u2019année en année, les étapes thérapeutiques dans le cancer du sein se succèdent sans que le résultat définitif éloigné ne paraisse s\u2019en améliorer sensiblement.Les travaux expérimentaux, les observations cliniques et les modalités de traitement s\u2019amoncèlent ; il n\u2019en demeure pas moins que le néoplasme du sein demeure un des écueils de la cancérothérapie moderne, parce que très souvent de diagnostic précoce difficile et à cause dans bon nombre de cas d\u2019une approche thérapeutique hésitante, marquée d\u2019une timidité chirurgicale et d\u2019une radiothérapie accessoire mal dirigée et trop faible.Le diagnostic n\u2019est pas toujours très simple, car la tumeur ne saute pas nécessairement aux yeux et les doigts qui palpent ne peuvent apprécier qu\u2019en toute relativité.La perception des atteintes ganglionnaires de l\u2019aisselle ne permet qu\u2019une appréciation approximative et ne peut porter à un diagnostic ferme que dans les formes avancées, où alors il est tard pour agir avec efficacité; la métastase ganglionnaire est de diagnostic spéculatif dans les lésions qui débutent, et c\u2019est là que l\u2019action curatrice peut se faire valoir.Quand la tumeur du sein est petite, de constatation récente, non adhérente et bien délimitée, 11 y a tendance a adopter une attitude optimiste et à pencher vers une tactique opératoire qui se laisse guider par les soucis esthétiques; l\u2019expérience montre que ce genre de tumeurs n\u2019est pas exempt de la transformation néoplasique.C\u2019est pourquoi, pour notre part, nous ne faisons jamais une ablation de tumeur du sein sans qu\u2019une biopsie extemporanée ne soit pratiquée immédiatement par un pathologiste averti et d\u2019un jugement inattaquable; si la réponse, qui ne retarde que très peu l\u2019intervention, indique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une tumeur bénigne, il ne reste plus qu\u2019à terminer l\u2019opération et, dans le cas contraire, nous procédons à l\u2019amputation radicale du sein avec curage axillaire minutieux.La malade n\u2019est pas prise au dépourvu, car elle a été mise au courant de la possibilité d\u2019une exérèse totale, si la tumeur s\u2019avérait à l\u2019histologie comme cancérogène.L'Ecole de Stockholm * est d\u2019avis que la biopsie s'impose et qu\u2019elle n\u2019est pas inquiétante, à condition que la mam- mectomie radicale soit faite dans les trois jours qui la suivent, quand la réponse histologique indique l\u2019anarchie cellulaire.Le jour où une méthode infaillible permettra de déceler le cancer du sein au début, la thérapeutique en sera victorieuse.Les causes d\u2019échec sont dues à l\u2019apparition des métastases parfois simultanée, tantôt même antérieure à la connaissance de la lésion primitive.Certaines conditions aggravent singulièrement le pronostic ; parmi celles- ci, il faut noter la grossesse et la lac- 1.Nohrman, Bengt A.: « Some views on the diagnosis and treatment of cancer of the Breast.» Acta Chirurgica Scandinavica, 99: 424 (avril) 1950.\u2014_ \u2014 LL oe.\u2014 \u2014 ÉDITORIAL tation.Un travail remarquable de M.Dargent, M.Mayer et A.Archambault le signale, preuves à l\u2019appui, a 'attention du monde médical *.S\u2019il est très rare, le cancer du sein est à la période puerpérale très grave.Sur 92 cas relevés par ces auteurs, 7 ont une survie de 5 ans: 7,6% ; 4 seulement peuvent être considérés comme guéris sans récidives: 4,3%.S'agit-il d\u2019un «climat hormonal » particulier de la grossesse et certaines hormones ont-elles un rôle can- cérogène à ce moment?Le rôle du facteur lait (Bittner, 1936) paraît fort admissible, bien que les tumeurs apparues pendant la grossesse semblent plus graves que celles des suites de couches.Chez la parturiente, les indications thérapeutiques varient.Dans les premiers mois de la grossesse, l\u2019exérèse large est sans histoire immédiate; une évolution dans le sein opposé ou des métastases à distance peuvent survenir six à sept mois après.Le problème est plus lourd de conséquences dans les derniers mois; affaire d\u2019espèces: ou attendre le retour de couches ou radiothérapie intensive mammaire et sus- claviculaire.Les auteurs du Lyon Chirurgical résument ainsi leur travail : « Les notions physio-pathologiques sur les modifications hormonales au cours de la grossesse et sur l\u2019action des produits cancérogènes qui peuvent être en circulation à cette période tendent à faire admettre que la sécrétion lactée, lorsqu\u2019elle est installée, apparaît comme un élément frénateur de la poussée cancéreuse.Les observations cliniques semblent corroborer ces conceptions ex- 2.Dargent, M.Mayer et À Archambault: « 'Traitement du cancer du sein survenant à l\u2019occasion de la grossesse.Indications et résultats.» Lyon Chirurgical.45: 434-452 (mai-juin) 1950.909 périmentales.Aussi les solutions d\u2019exé- rèse hâtive et de sevrage sont-elles à refuser.» Les travaux de physiologie pathologique apportent des éléments précieux d\u2019espoir en cancérologie mammaire °.Ils se consacrent surtout à l'influence thérapeutique des hormones sexuelles.Histoire ancienne que celle de la stérilisation, puisqu\u2019elle date de 1896 et de Beatson qui le premier fit une ovariectomie pour tenter de guérir un cas de cancer du sein; méthode qu\u2019il continua, tout en la limitant aux femmes non ménopausées et dans les cancers du sein à évolution lente.Wintz et Ahlbom ont, en 1920, supprimé la fonction ovarienne par la radiothérapie.Grantley Taylor, en 1939, a montré que la stérilisation avait dans le tiers des cas un effet palliatif défini et des résultats probants dans les métastases osseuses.Si la radiothérapie réussit, il ne faut pas négliger les effets bienfaisants de l\u2019hormonothérapie par l\u2019administration d\u2019œstrogènes et d\u2019androgènes.Il est vrai que le propionate de testostérone peut donner de l\u2019hirsutisme, un épaississement cutané, de l\u2019acné, la masculinisation du masque facial, une voix grave, mais ces ennuis sont largement compensés par l\u2019amélioration subjective et une transformation objective réelle.Les malades y acquièrent une sensation de bien-être et un renouveau d\u2019activité physique, cependant que les phénomènes douloureux s\u2019amendent; bien plus, on constate la diminution ou la disparition des nodules ou des masses palpables, les ulcérations se regénèrent 3.C.D.Haagenson: «Surgical physiology of the breast.» Surg.Clin.N.Am., 1664 (déc.) 1949. 910 et les métastases osseuses deviennent indolores, si elles ne régressent pas.Il est encore trop tôt pour expliquer en toute clarté le mécanisme des effets bienfaisants de l\u2019'hormonothérapie dans le cancer du sein.Il n\u2019empêche que, si la lésion reste grave, elle n\u2019en demeure que plus digne de toute la perspicacité médicale.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.MLFC.\u2014 Montréal, août 1950 Reconnu au début, le cancer du sein peut guérir, si la procédure choisie est la bonne.Celle-ci demande d\u2019associer à la chirurgie radicale la radiothérapie locale, la stérilisation et l\u2019hormonothérapie ; thème général, dosage de chaque méthode à établir par le spécialiste en la matière.Edouard DESJARDINS. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE DISCOURS PRONONCÉ AU DÎNER ANNUEL DE LA SECTION DE QUEBEC DE L\u2019ASSOCIATION MEDICALE CANADIENNE ET DES ETUDIANTS EN MEDECINE DE L'UNIVERSITE LAVAL, AU CHATEAU FRONTENAC, QUEBEC, LE VENDREDI 5 MAI 1950 L\u2019honorable Paul MARTIN, Ministre de la Santé nationale et\u2019 du Bien-être social.1\u2014LE PROGRAMME NATIONAL D\u2019HYGIENE C\u2019est un honneur et un privilège pour moi que d\u2019être invité à adresser la parole devant les membres de la Section de Québec de l\u2019Association médicale canadienne, et les étudiants de la faculté de médecine de l\u2019Université Laval qui jouit d\u2019une si haute réputation.L'occasion est propice, je crois, de traiter devant vous quelques-uns des aspects du programme national de Santé, surtout de ceux qui intéressent plus particulièrement la profession médicale.Ce programme est en bonne part un témoignage rendu à la médecine.Par ses efforts persévérants et par ses victoires constantes sur la maladie et la mort, cette profession a fait comprendre à toute la nation canadienne l'importance de la santé.Et que dire maintenant des pouvoirs publies qui sont conscients de cette importance et qui reconnaissent avoir pour premier devoir de ne rien épargner.C\u2019est donc en partie, la contribution de la médecine et la conscience des gouvernements qui ont permis ce programme national de santé.Jusqu'à maintenant, au pays, quelque forme qu\u2019ait revêtu cette aide ou cette particpation des pouvoirs publics, toujours ont été respectés les désirs, les vues, le désintéressement, le dévouement, et les plus nobles et légitimes aspirations de la profession médicale.A mon sens, le respect de ces facteurs est la condition essentielle de la pleine efficacité d\u2019un programme national de santé.Grâce à ce respect aussi, je l\u2019ai déjà dit et le soutiens encore, chacun des médecins sera intéressé à contribuer à ce programme de Santé pour le plus grand bien de la population à qui il est appelé à donner ses services.Jamais il aura à craindre l\u2019emp'ètement du Gouvernement fédéral dans ce domaine sacré de la médecine qui permet à chaque malade de choisir son médecin ou le médecin son malade.Le caractère privé et privilégié de ce lien est essentiel au maintien de la dignité humaine et toute brèche faite à celle-ci serait le pire attentat commis contre la santé.même sous prétexte de la mieux servir.A la sauvegarde de ce principe, je tiens à répéter ce que j'ai dit en novembre 1948 en m\u2019adressant au College Royal des Médecins et Chirurgiens: «N\u2019est-ce pas un de nes plus légitimes désirs que les médecins continuent d\u2019être libres de servir leurs malades sans être asser- VIS.» 2\u2014LE MODELE CANADIEN DE SERVICES D'HYGIÈNE.Le point de départ de notre programme d'hygiène, c\u2019est l'individu.Comme l\u2019organisation de la santé doit tenir compte des conditions de travail et de vie de l\u2019individu, elle sera créée sur place ou par régions.Sauf en ce qui regarde d\u2019anciens services fédéraux d\u2019hygiéne comme l'inspection des aliments et des drogues, les services de quarantaine, le traitement des marins et des Indiens malades, il serait absurde de vouloir administrer d\u2019Ottawa des services de santé disséminés dans le Canada tout entier.L\u2019hygiéne publique concerne tout le pays, mais la responsabilité en repose d\u2019abord sur 912 les provinces.Et 1l est bon qu\u2019il en soit ainsi.Les services de santé sont établis dans chaque province sur des bases solides; étant donné que ce sont des besoins locaux et des conditions locales qui ont inspiré leur création, il est bon qu\u2019ils relèvent de chaque localité, de chaque province.C\u2019est aussi prudent que sensé.L\u2019administration de la santé au Canada est un vaste réseau de toutes les initiatives prises tant par des organismes bénévoles que par des administrations municipales, provinciales et fédérales.Si, dans le but d\u2019obtenir des succès allu- soires, nous cherchons à centraliser, nous ne ferons que semer la confusion dans le domaine de l\u2019hygiène.Une telle centralisation servirait mal le citoyen canadien.À ce sujet, qu\u2019il me soit permis d\u2019intercaler ici ce qu\u2019a dit il y a deux semaines le très honorable Louis Saint-Laurent qui représente si dignement votre historique cité.« La route que nous voulons suivre est celle de la coopération et non celle de la centralisation.Une telle centralisation découragerait l\u2019initiative généreuse de plus d\u2019un citoyen, qui aujourd\u2019hui consacre gratuitement une partie de son temps à promouvoir la santé publique.» 3.\u2014AIDE AUX PROGRAMMES PROVINCIAUX D\u2019HYGIENE.Il reste, cependant, des tâches importantes qui incombent à tout gouvernement canadien.Par l\u2019entremise du ministère que j'ai l'honneur d\u2019administrer, le Gouvernement fédéral, en plus de maintenir ses propres services, a évidemment le devoir de coopérer avec les administrations provinciales dans le but de coordonner de si généreux efforts qui tendent au progrès de l\u2019hygiène publique au Canada.Au cours des dernières années, le Gouvernement fédéral a étudié l\u2019ensemble de la situation sanitaire au Canada.Il a constaté partout qu\u2019il y avait progrès.Les provinces ont fait un travail admirable; elles ont multiplié leurs services de santé et agrandi leur pouvoir d\u2019hospitalisation.Mais l\u2019on a constaté que l\u2019aide financière du fédéral serait essentielle pour maintenir et accélérer ce progrès et pour répondre aux besoins des régions L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 les moins bien partagées.C\u2019est pour reconnaître cette responsabilité et s\u2019en acquitter que le programme national de santé a été inauguré en 1948.Depuis son inauguration, la formule adoptée en guise de programme national de santé a permis au Ministère fédéral de mettre à la disposition des provinces des montants importants.Avant d\u2019entrer dans le détail des résultats obtenus, dans cette province, je passerai en revue les buts principaux de ce programme et les dispositions prises pour y arriver: 1.On est en train de parachever des enquétes approfondies et complétes sur la situation sanitaire au Canada.A cette fin, le gouvernement fédéral a accordé en subventions, $625 000.2.Les services de santé provinciaux sont en voie de consolidation et d\u2019extension.On a encouragé les nouvelles initiatives.Des campagnes concertées ont étendu le champ de la médecine préventive et ont facilité la lutte contre la maladie.Chaque année, des subventions atteignant $23 000 000 permettent d\u2019effectuer des recherches en hygiène publique, de développer l\u2019hygiène générale, de former des hygiénistes professionnels, de venir en aide aux enfants infirmes, de lutter contre les maladies vénériennes, la tuberculose, le cancer et les maladies mentales.3.Des subventions annuelles de plus de $13 000 000 aux provinces permettent d\u2019accroître de beaucoup les facilités d\u2019hospitalisation.Déjà ces octrois ajoutés à ceux des provinces ont contribué à l\u2019extension et à la construction de 264 hôpitaux et à l\u2019addition de plus de 20 000 lits au Canada.Pour vous donner une idée de l\u2019ampleur de ce programme, permettez-moi de mentionner que pour l\u2019exercice financier courant des octrois de plus de $10 000 000 sont disponibles pour le Québec.Parmi les plus considérables, notons: $1 435 000 pour l\u2019hygiène mentale; $1 437 000 pour la lutte antituberculeuse ; $1 749 000 pour la santé publique en général.Ces octrois sont accordés en part fédérale exclusive.De plus, il y a trois subventions données à la condition que la province fournisse un montant égal.Ce sont les subventions à la construction d\u2019hôpitaux, à la lutte antivénérienne et à la lutte contre le cancer.Le plus consi- MARTIN: DISCOURS PRONONCÉ AU DÎNER ANNUEL.dérable de ces octrois est celui dédié à la construction d\u2019hôpitaux.Au cours des deux dernières années, Québec s\u2019est vu allouer au delà de $6 000 000; ce montant a été utilisé à l\u2019établissement de tout près de 6 500 lits.4 \u2014 DEUX IMPORTANTS ET NOUVEAUX PROJETS D'HYGIÈNE.Le programme national de santé a donc déjà donné des résultats dans le Québec et chaque mois apporte son progrès.A titre d\u2019exemple, j\u2019éprouve un vif plaisir à vous dire que le gouvernement fédéral vient d'approuver deux très importants projets pour l\u2019amélioration de la santé dans la province.L'un a trait à l\u2019hygiène industrielle, l\u2019autre à la lutte anticancéreuse.a) Une grande expansion des services d\u2019hygiène industrielle du Québec.La province de Québec est en plein essor industriel et compte maintenant comme un des plus importants centres d\u2019industrie du Canada.Ce développement rapide pose des problèmes dont les principaux sont l\u2019amélioration des conditions de travail et la prévention des maladies propres à certaines industries.Ces problèmes demandent la réorganisation des services déjà existants en hygiène industrielle.Ils devront pouvoir s\u2019étendre à toute la province, afin d\u2019y atteindre ouvriers et industriels.Une telle expansion demandera des médecins compétents qui trouveront dans ce domaine un champ où exercer un des plus féconds aspects de leur carrière.Le pays ne peut et ne doit se passer de la santé de ses travailleurs.Votre gouvernement provincial l\u2019a très vite compris et c\u2019est avec joie qu\u2019a été approuvée à même la subvention à la santé publique une somme considérable pour cette réorganisation.En plus du personnel spécialisé, médical ou autre, il permettra d\u2019équiper des laboratoires, et des cliniques fixes ou mobiles et d'accorder des bourses d\u2019étude.C\u2019est un projet destiné à être soutenu d\u2019année en année et la Division d\u2019hygiène indus- 913 trielle recevra cette année du gouvernement fédéral $126 431.b) Nouvel Institut du Cancer à l\u2019Université Laval.L\u2019autre projet que j'annonce en primeur ce soir concerne plus directement votre université puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un octroi fédéral d\u2019environ $147 000 à la fondation du nouvel Institut du Cancer de l\u2019Université Laval.C\u2019est une reconnaissance de la valeur de cet Institut en même temps qu\u2019un hommage qui lui est rendu.Cette fondation offre aux malades toutes les garanties de sécurité et leur permet de profiter des acquisitions les plus récentes en cancérologie.Si nos armes contre le cancer deviennent de plus en plus puissantes, leur application ne saurait se passer de certaines garanties.Avec l\u2019aide du programme national de santé, des cliniques du cancer opéreront dans des hôpitaux non seulement de la ville de Québec, mais dans ceux d\u2019une partie de la province.Des recherches seront poursuivies, des savants étrangers apporteront les dernières découvertes en ce domaine, un équipement moderne pour le dépistage et le traitement sera installé, et les malades, hospitalisés ou non, recevront les soins appropriés.Cette subvention du programme national de santé à la lutte anticancéreuse s\u2019ajoute à « d\u2019autres déjà consenties à Montréal et à Québec.5.\u2014 APPUI FÉDÉRAL AUX INITIATIVES SANITAIRES DU QUÉBEC.D\u2019autres réalisations se précisent dans tous les domaines de la santé dans la Province: \u2014Déjà des bourses d\u2019étude ont été données dans le Québec à près de 200 personnes comprenant 60 médecins, 70 infirmières et aides-infirmières et autres spécialistes; \u2014Sans parler de la construction d\u2019hôpitaux, trente-deux projets d'envergure ont été approuvés pour accroître la lutte contre la tuberculose, si bien dirigée et si efficace dans cette province.Ces projets ont permis entre autres, l\u2019extension de la vaccination par le B.C.G.et assurent quatorze sanatoria dans la province de l\u2019engagement de directeurs médicaux. 914 Dans l\u2019expansion du programme national de santé, le nom de l\u2019Université Laval revient fréquemment.Par exemple, votre université administre des octrois fédéraux considérables visant au développement de services et à la poursuite d\u2019un programme intensif de formation en hygiène mentale.Les chiffres que je viens de citer constituent un témoignage à la vérité des faits, plus qu\u2019à la vaine gloire d\u2019un gouvernement ou d\u2019un parti.Leur valeur absolue nous autorise à s\u2019en servir comme d\u2019un point de comparaison pour permettre l\u2019étalonnage graduel de l\u2019activité dans le domaine de la santé publique.Jamais l\u2019idée ne m'est venue de les opposer à ceux de chacune des provinces en particulier depuis longtemps soucieuses de leurs propres intérêts et dont la générosité à l\u2019endroit de la santé publique n\u2019a jamais été contestée.Comme tout le monde le sait, le programme national de santé n\u2019en \u2018est qu\u2019à \u2018sa première étape.Chaque étape nous a permis d\u2019entrevoir les suffisances et les insuffisances dans tout le pays, mais elle nous a surtout révélé que la formule des subventions aux provinces s'était avérée la plus respectueuse de toutes les libertés, la plus contraire à toute centralisation et la plus féconde en réalisation.Un autre point que je désire souligner, c\u2019est que la formule adoptée est très couple.Grâce à elle, il nous a été permis de suivre l\u2019évolution de la médecine qui, de plus en plus, s\u2019oriente vers la prévention.Aujourd'hui, plus que jamais, la santé a pris un aspect positif, c\u2019est-à-dire que l\u2019on cherche plus à conserver la bonne santé qu\u2019à obtenir un traitement trop tardif à un mal plus ou moins permanent.Les moins jeunes parmi vous ont eu à cet égard le mérite d\u2019avoir pressenti cette évolution et le génie de s\u2019y conformer dans son meilleur.Les plus jeunes, vous aurez vous aussi à subir dans ce domaine plus d\u2019une adaptation.Vous aurez à faire face à' des orientations qu\u2019on ne peut pas soupconner à l\u2019heure actuelle.Votre Université, qui est en quelque sorte le foyer du savoir universel, vous a déjà fait part de l\u2019évolution de la science, et si vous L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTIN AMLF.C.\u2014 Montréal, août 1950 voulez conserver tous les fruits de votre culture humaniste, vous devez, d\u2019ores et déjà, envisager chez vous une grande souplesse.Je sais, messieurs les étudiants, que parmi vous un grand nombre feront leur carrière en hygiène publique.Elle a besoin d'hommes compétents.Selon les besoins de l\u2019heure, je puis vous assurer que mon Ministère considérera toujours favorablement ceux parmi vous qui se seront qualifiés.En cela, ils suivront l\u2019exemple de l\u2019un de vos professeurs qui fait bénéficier mon Ministère de la formation qu\u2019il a reçue à Laval.Je veux parler du docteur Marcel Langlois.Depuis ses deux ans au Ministère, les qualités du docteur Langlois se sont manifestées de si évidente façon qu\u2019un poste important dans l\u2019administration et l\u2019étude du programme de santé vient de lui être confié.6.\u2014LE PROGRES SOCIAL ET L\u2019ORGANISATION DE SERVICES D'HYGIÈNE.Votre profession a toujours suivi l\u2019évolution sociale, parce que ses contacts avec les humains et sa culture lui ont tôt permis de se rendre compte que le cadre social n\u2019est pas statique.C\u2019est en vertu de cette évolution médico- sociale que la seconde étape du prcgramme national de santé ne sera qu\u2019un corollaire de la première.Il faut venir en aide à tous ceux pour qui la maladie est un fardeau dont le coût s\u2019accroît sans cesse et qui est capable à lui seul de nuire à l\u2019effort productif du pays.Il s\u2019agit aussi de fournir une nouvelle technique à la charité, technique plus conforme aux exigences contemporaines et plus apte à satisfaire aux besoins de l'heure.N'\u2019est-il pas significatif qu\u2019au cours même de cette Année Sainte, Sa Sainteté Pie XII ait inclus, dans sa prière, ces mots: « Que votre grâce excite en tous les hommes l\u2019amour pour tant de malheureux, que la pauvreté et la misère réduisent à des conditions de vie indignes d\u2019êtres humaines.Avivez, dans les âmes de ceux qui vous appellent du nom de Père, la faim et la soif de la justice sociale et de la charité fraternelle: dans les œuvres et dans la vérité.» MARTIN: DISCOURS PRONONCÉ AU DÎNER ANNUEL.Est-ce que justice et charité exigent que ce soit toujours aux mêmes, médecins et hôpitaux, à supporter l'incapacité croissante qu\u2019ont les gens à rencontrer les frais encourus par la maladie?Quels que soient les facteurs responsables d\u2019un pareil état de choses, le degré d\u2019indigence en regard de la médecine s\u2019accroît de jour en jour.Serait-ce conforme à la dignité humaine et à la charité bien comprise d\u2019admettre qu\u2019une partie de la société mieux partagée demeurât indifférente à ce qui se passe autour d\u2019elle sans vouloir faire quelque chose pour y remédier.Une des meilleures et des plus importantes défenses contre le communisme consiste à améliorer le mode de vie au Canada.Qu'on me permette à ce sujet les mots mêmes du Premier Ministre qu\u2019il prononçait à Wallace- burg, Ontario, il y a deux semaines: « Je suis convaineu \u2014 et j'ai souvent exprimé cette conviction \u2014 que lorsque nous sommes assez forts pour résister à une agression venant de l\u2019extérieur, nous avons peu à craindre du communisme.Ceci demeurera vrai aussi longtemps que notre peuple saura que notre libre démo- crat:e constitue un meilleur mode de vie.« Non seulement nous assure-t-il de la force économique et industrielle et de l\u2019abondance des biens matériels, mais il nous communique un sens de justice sociale et une foi, de nature à inspirer hommes et femmes à vivre ensemble en paix et en toute satisfaction.» En ce qui a trait à la santé, il est donc du devoir de la nation de voir à ce que quelque- 915 chose soit fait.À cette fin, dans notre pays, deux conditions sont essentielles.En premier lieu, 1l nous faudra nous assurer de la pleine participation et collaboration de la profession médicale et des professions connexes.En second lieu, chacune des provinces devra rester libre d\u2019exprimer son désir, et de fixer la limite de sa participation, au plus grand bénéfice de la santé de son peuple.Avant de vous quitter, je veux vous assurer que je me souviendrai toujours de cette soirée, et Je tiens à en remercier les deux organisations conjointement responsables.Votre formation sous l\u2019égide des grands maîtres de la clinique française, dont Bichat et Laénnec ont été le grand exemple, vous place dans une position privilégiée, qui vous permet de subir, de comparer plus d\u2019une discipline et d\u2019en bénéficier .pleinement.A mon sens, et bien qu\u2019il ne fût pas médecin, c\u2019est Pasteur qui a le mieux exprimé cette mystique sociale de la médecine.Aux délégués des nations étrangères, venus de partout pour l\u2019honorer à l\u2019occasion de ses soixante-dix ans, 1l faisait dire à son fils: « Vous m\u2019apportez la joie la plus profonde que puisse éprouver un homme qui croit invinciblement que la science et la paix triompheront de l'ignorance et de la guerre, que les peuples s\u2019entendront, non pour détruire, mais pour édifier, et que l\u2019avenir appartiendra à ceux qui auront le plus fait pour l'humanité souffrante.» Puissent ces mots prophétiques toujours conserver leur pleine valeur. PROGRÈS DE L'ORGANISATION HOSPITALIÈRE : H.G.HUGHES, A.R.1.B.A., M.R.A.I.C., Chef du Service des plans d\u2019hôpitaux, Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, Ottawa.L'histoire de l\u2019art de guérir les maladies en est une de conservatisme, car c\u2019est avec lenteur que les changements sont survenus dans ce domaine.La science et la compréhension ont fait peu à peu leur chemin à travers les courants de la superstition et de la magie.Nous savons que les Egyptiens, il y a quatre ou cinq mille ans, exerçaient la médecine.C\u2019était, il est vrai, un mélange de religion, de superstition et de certaines mesures d\u2019ordre pratique.Par exemple, s\u2019ils faisaient des opérations grossières, comme l\u2019éclissage d\u2019os fracturés, ils croyaient aussi qu\u2019on devenait rusé en mangeant certains organes internes du renard, ou brave en mangeant du lion.Cependant.ils avaient un grand nombre de drogues, y compris l\u2019opium.Ils donnaient du bouillon de crapauds à ceux qui souffraient d\u2019affections du cœur.Nous savons aujourd\u2019hui que la peau du crapeau renferme un certain montant de digitaline, drogue qui, me dit-on, soulage les cardiaques.On sait que la civilisation minoenne de Crete, vers l\u2019an 4000 avant J.-C, possédait des établissements de refuge où l\u2019on essayait de guérir les maladies par des moyens médicaux.Aux Indes, les vieux livres de loi hindous mentionnent que chaque village doit avoir un hôpital, et que cet hôpital sera bien aéré, à l\u2019abri de la poussière, des odeurs et du bruit.Ils demandent que la salle d\u2019opération soit propre et bien éclairée, le chirurgien taciturne et expéditif.Il est intéressant de remarquer que les chirurgiens de cette époque avaient jusqu\u2019à 125 instruments divers à leur disposition, alors que le français Paré, l\u2019un des plus grands chirurgiens de tous les temps, qui a véeu au XVIe siècle, ne disposait que de 5 instruments différents.Avant l\u2019ère chrétienne, les hôpitaux étaient 1.Causerie prononcée à l\u2019assemblée de l\u2019Association des hôpitaux catholiques, à Québec, le 27 juin 1950.la plupart du temps des temples des dieux de la médecine.Il était tout naturel que le christianisme, qui enseigne l\u2019amour et la charité envers le prochain, s\u2019occupât du soin des malades.Il était naturel, également, que les premiers chrétiens fussent plus portés aux soins infirmiers et à la religion que vers la science et la médecine.L\u2019Hôtel-Dieu de Paris, fondé il y a 1290 ans, est le plus vieil hôpital, et ses portes sont toujours ouvertes.Il avait quatre salles principales, de 36 pieds de large par 240 de long.On mettait de 3 à 6 malades par lit, et il n\u2019était pas rare de voir un malade étendu auprès d\u2019un cadavre, jusqu\u2019au moment où celui-ci soit découvert et retiré du lit.Les soins hospitaliers ont fait beaucoup de chemin depuis cette époque reculée, mais ce n\u2019est que depuis une date assez récente que l\u2019on a fait des changements radicaux.Le premier hôpital du nouveau monde a.été construit par Cortez, il y a 425 ans, dans la ville de Mexico, à l\u2019intention de ses soldats.Mais c\u2019est dans notre cité historique que le premier hôpital général a été édifié.Il n\u2019est, pas nécessaire de vous faire l\u2019historique de l\u2019Hôtel-Dieu, qui dessert la population de Québec depuis 1869, ni celui de l\u2019Hôtel-Dieu de Jeanne Mance qui, depuis 1644, rend des services semblables à la population de Montréal.Ce n\u2019est pas avant l\u2019avènement de la révolution industrielle du 19ème siècle que l\u2019organisation hospitalière a fait de réels progrès.Car c\u2019est à cette époque que les inventions modernes, dans le domaine de la mécanique, ont donné, par exemple, le chauffage à vapeur, les ascenseurs, les stérilisateurs, et fait comprendre ce que l\u2019on pouvait tirer de la ventilation mécanique.Il était donc naturel que nos hôpitaux profitassent de ces découvertes, découvertes qui donnent plus de latitude aux ER.-\u2014 AAA Vs ln 2 Ms.14 D AR Min 0 AE Ande 11 4 on HUGHES: PROGRES DE L\u2019ORGANISATION HOSPITALIERE 917 architectes et les libéraient des entraves qui, dans le passé, avaient paralysé leurs confreres.Bien entendu, ces changements ne sont pas survenus tous ensemble, et nos hôpitaux n\u2019en ont pas tous profité immédiatement.À ce sujet, il est intéressant de mentionner la description que feu le docteur F.J.Shepherd nous à faite de ce qu\u2019était, en 1867, l\u2019Hôpital Général de Montréal.I] nous dit qu\u2019à cette époque les hôpitaux étaient, en général, des endroits où les gens venaient mourir.Dans cet hôpital, il y avait peu d\u2019air frais, mais il n\u2019était pas rare de trouver des rats dans les salles.La qualité des soins infirmiers était très médiocre; les chirurgiens faisaient leurs opérations avec des mains et des instruments sales.Ils avaient l\u2019habitude d\u2019opérer revêtus de leur redingote qui, dit le docteur Shepherd, était arrosée du sang de leurs victimes.PLANS D\u2019HÔPITAUX Au début du siècle présent, les plans de nombre d'hôpitaux avaient été conçus dans le but de présenter une façade agréable et souvent extravagante, au détriment du confort intérieur.On aurait dit que leurs plans avaient été tracés autant pour frapper les passants et satisfaire l\u2019orgueil municipal que pour servir les malades et faciliter le travail du personnel hospitalier.On a fait, sous ce rapport, des progrès certains.Aujourd\u2019hui, nous comprenons tous que, pour tracer les plans d\u2019un hôpital, il faut commencer par déterminer le nombre de lits destinés aux malades et intégrer convenablement tous les départements divers qui constituent un hôpital moderne.Cette manière de préparer les plans d\u2019un édifice, en tenant compte des besoins de l\u2019intérieur et, en même temps, de l\u2019orientation, du profit de l\u2019emplacement et des possibilités d\u2019expansion future, est, je crois, l\u2019une des plus grandes contributions qui aient été faites à l\u2019amélioration actuelle des hôpitaux et qui aient marqué de notre part un progrès considérable.Avec l\u2019avènement d\u2019ascenseurs rapides et aussi du coût élevé de l\u2019immeuble dans beaucoup de nos villes, il était tout naturel de projeter la construction en hauteur de quelques-uns de nos hôpitaux les plus importants.Tout d\u2019abord, ce genre de construction a l\u2019avantage d\u2019économiser, dans une grande mesure, le temps du personnel, qui peut se rendre en quelques secondes dans n\u2019importe quelle salle (à condition qu\u2019il y ait un nombre suffisant d\u2019ascenseurs) ; ensuite, il y a économie à.installer, en hauteur plutôt qu\u2019en largeur, le matériel mécanique comme le matériel de plomberie, de chauffage et de ventilation; il faut aussi moins de terrain et, probablement, le panorama est plus joli et l\u2019air plus pur quand on se trouve à une certaine hauteur au-dessus des rues des villes.D'autre part, dans le cas d\u2019un édifice à plusieurs étages, l\u2019architecte doit se conformer à une disposition générale, commune à chaque étage, qui empêche souvent de réserver l\u2019aménagement idéal à un département en particulier.Il est difficile d\u2019ajouter une aile à une construction de ce genre, et il y a un manque de flexibilité qui est si désirable dans tout hôpital qui veut et qui doit se tenir au niveau des perpétuelles exigences du progrès médical.| Les architectes, en consultation avec les autorités hospitalières et la profession médicale, ont trouvé d\u2019innombrables solutions au problème de la meilleure forme à donner aux plans d\u2019hôpitaux.Les plans ont pris la forme d\u2019un T, d\u2019un L, d\u2019un U, d\u2019un X, d\u2019un H, d\u2019un double H, de carrés et de combinaisons de ces formes.Il y a aussi les hôpitaux qui comprennent de nombreux édifices, dont le plus typique est peut-être l\u2019hôpital Rudolph Vir- chow, de Berlin, avec ses 59 bâtiments distincts.Au Canada, la majorité de nos hépitaux ont moins de 50 lits.Il vaut mieux, dans le cas des hôpitaux de cette grandeur, que l\u2019accommodation pour les malades et les facilités de diagnostic se trouvent sur le même étage.Pour eux, le plan le plus commode, c\u2019est un plan en forme de croix.Dans la majorité de nos centres, l\u2019idéal, ce sont probablement des hôpitaux de 100 à.250 lits, et nous constatons que, dans leur cas, 918 UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buutemix A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 des édifices de 4 à 6 étages sont très satisfal- sants.La forme que prendra un édifice dépend d\u2019un certain nombre de facteurs, mais l\u2019on constate habituellement qu\u2019on a beaucoup plus besoin d\u2019espace au rez-de-chaussée qu'aux étages supérieurs.En tracant les plans d\u2019un hôpital moderne, il faut s\u2019effurcer de prévoir ce qu'on attendra de cet hôpital dans l\u2019avenir, à la suite du progrès perpétuel de la science médicale et, aussi, de l\u2019évolution de notre société, qui comprend de mieux en mieux les avantages de la médecine préventive et de l'hygiène publique en général.De plus en plus, nous regardons nos hôpitaux comme des centres préposés à la santé collective.On recommande que nos hôpitaux les plus importants étudient la possibilité d\u2019admettre les malades qui doivent recourir, pendant une brève période de temps, aux services d\u2019un psychiatre et que l\u2019on pourrait soumettre à un traitement actif, ce qui épargnerait ainsi à ces malades la flétrissure de devenir pensionnaires d\u2019une maison de santé provinciale.MALADES CHRONIQUES A mesure que la médecine continue de prolonger la durée de notre vie, le problème des vieillards et des infirmes devient de plus en plus difficile à régler.Ne serait-ce que pour des motifs égoïstes, nous devrions mettre des aménagements à la disposition des malades chroniques, afin de libérer les lits qu'ils occupent à l'heure actuelle dans nos hôpitaux généraux.On peut donner de bons soins à ces malades dans des hôpitaux organisés à ces fins, et à un taux beaucoup plus bas que le tarif quotidien des hôpitaux généraux.On pourrait les installer dans une aile d\u2019hôpital général ou dans un endroit rapproché où ils pourraient recevoir les soins médicaux requis.Un hôpital de ce genre fonctionne à Windsor (Ont.), à un tarif quotidien de $3.91 par malade.La modicité de ce prix s'explique de plusieurs façons.L\u2019effectif du personnel est moins élevé, mails on ne lésine pas sur les salaires.Au contraire.Le chef, par exemple, reçoit $350 par mois.Plus de 40 menus différents donnent de la variété aux repas.On achète tout ce qu'on peut directement des manufacturiers, des fabricants de salaisons et de conserves.Des appareils de télévision sont installés dans toutes les salles occupées pendant le jour et dans la salle des enfants.Ils sont très populaires et permettent d'amener le monde extérieur auprès de ces malades qui, autrement, n\u2019auraient pas d\u2019autres horizons que les terrains de l'hôpital.Ce n\u2019est peut-être là qu\u2019un avant-goût de ce que nous pouvons attendre dans l\u2019avenir, spécialement dans les hôpitaux où les malades restent longtemps.Des hôpitaux des Etats-Unis télévisent lez opérations chirurgicales, parfois en couleurs.On est en train de fabriquer une lampe spéciale qui permettra de prendre des films en couleurs d'opérations chirurgicales.LA THÉRAPEUTIQUE DE LA MUSIQUE La musique a une valeur thérapeutique.Des recherches et des expériences récentes poursuivies aux dispensaires de l\u2019Université de Chicago démontrent que la musique qui parvient aux malades au moyen d\u2019écouteurs, dans les salles d\u2019opération, aide à réduire la crainte et réussit à étouffer les bruits malencontreux de la salle d\u2019opération.L\u2019anesthésiste s\u2019aper- coit que le malade est moins agité et qu'il emploie moins d\u2019anesthésique.Les chirurgiens constatent que les malades sont plus calmes, ce qui facilite leur travail.Ils peuvent aussi faire plus facilement de l\u2019enseignement à haute voix.Il s\u2019agit, bien entendu, des anesthésies locales et rachidiennes.L\u2019expérience dira peut-être s\u2019il faut faire appel plus souvent à la musique dans nos hôpitaux.ACCOMMODATION DES MALADES On bâtit des hôpitaux pour servir la population, et c\u2019est le malade qui est la personne HUGHES: PROGRÈS DE L'ORGANISATION HOSPITALIÈRE 919 la plus importante dans un hôpital.C\u2019est pour le bien des malades, quels que soient les détours que l\u2019on prenne, que nous devons nous efforcer d\u2019améliorer nos institutions.La tranquillité, le repos et la bonne nourriture feront beaucoup pour guérir les malades.Nous avons fait du progrès en ce qui regarde les plans des chambres de malades.Nous n\u2019aimons plus à nous voir en présence de grandes salles.On préfère des chambres d\u2019au plus quatre lits, où les lits sont parallèles au mur extérieur et où il n\u2019y a pas plus de deux lits éloignés de la fenêtre.Le malade jouit ainsi de plus d\u2019intimité.C\u2019est plus tranquille, et l\u2019hôpital peut ainsi accommoder plus facilement les malades.L\u2019unique argument en faveur des anciennes grandes salles, c\u2019est le coût.Elles coûtent moins cher à ccens- truire et à munir de personnel.Nous avons fait du progrès en ce qui regarde la disposition des cabinets réservés aux malades.Un grand nombre d\u2019hôpitaux projettent, à l\u2019heure actuelle, d\u2019installer des cabinets juste à côté de chaque salle, ce qui mettra un terme au défilé des bassins de lit dans les corridors.C\u2019est là un facteur important, puis- qu\u2019on fait lever vite les malades, mais il ne faut pas oublier que l'infirmière est souvent obligée d\u2019aider les malades à se rendre aux cabinets.Par conséquent, il ne faut pas que cet espace soit trop étroit.Deuxième point: les cabinets modernes sont installés à 16 ou 18 pouces, au plus, du plancher, ce qui est trop bas pour ceux qui ont subi certaines opérations abdominales ou pour les gens qui sont très faibles.On pourrait facilement installer les cabinets sur une élévation de 2 ou 3 pouces en tuile ou en ciment.On pourrait aussi installer des barres d\u2019appui de chaque côté des cabinets.SERVICE DE COMMISSIONNAIRE ET SYSTÈME D\u2019APPEL On a fait beaucoup de progrès, au cours des dernières années, en ce qui regarde les systèmes d\u2019appel des médecins et des infirmières.Deux principaux systèmes reposent sur la vue et le son.Il y a ensuite des systèmes qui combinent les deux.Beaucoup d\u2019hôpitaux de cette province ont installé des systèmes sonores de communication entre malades et infirmières, et tous ceux qui les ont utilisés sont enchantés des résultats.Hospitals, livraison de mai, contient un intéressant article sur l\u2019installation d\u2019un système sonore au «St.Luke\u2019s Hospital », de Cleveland.Ce système permet à l\u2019infirmière de replacer le haut-parleur à deux sens, sans se rendre au chevet du malade.Le malade appuie sur le bouton d\u2019appel; la veilleuse du lit, la lumière du corridor au- dessus de la porte et la lumière du signal au poste des infirmières s\u2019allument en même temps.En apercevant la lumière du malade dans la boîte de contrôle, l\u2019opératrice ferme le circuit et parle avec le malade afin de savoir ce qu\u2019il veut et de dépêcher auprès de lui la personne qu\u2019il faut.Les malades aiment ce système parce que la promptitude avec laquelle on leur répond apaise leur esprit, même s\u2019il n\u2019est pas possible de leur rendre immédiatement le service qu\u2019ils demandent.L\u2019hôpital est également satisfait parce qu\u2019il y a moins de va-et-vient dans les corridors et, aussi, parce que la moitié des appels ont trait à des services qui peuvent être rendus par une autre personne qu\u2019une infirmière diplômée et consistent en questions auxquelles la secrétaire de la salle peut répondre de vive voix.L'ambiance de l\u2019hôpital doit être aussi familiale et riante que les conditions le permettent.Par exemple, le « Charlottetown Hospital », dans l\u2019Ile du Prince-Edouard, qui a fait récemment d'importants agrandissements, a mis dans toutes les salles un papier- tenture spécial à dos de toile et à surface en plastique.Quand vous \u2018sortez de l\u2019ascenseur, l\u2019ambiance qui vous accueille est très agréable et comme familiale.ISOLEMENT ACOUSTIQUE Aujourd'hui, l'isolement acoustique est indispensable dans un hôpital bien conçu.Les corridors et tous les endroits d\u2019où vient du 920 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLienin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 bruit doivent être à l\u2019épreuve du son.On ne voit pas pourquoi les salles d\u2019opération et d\u2019accouchement ne seraient pas isolées.De fait, beaucoup d\u2019hôpitaux, aux Etats-Unis, ont isolé ces salles.La seule précaution à prendre, c\u2019est de poser les matériaux isolants, sur les plafonds de ces salles, avec des attaches et non pas seulement avec de la colle.PLANCHER CONDUCTEUR L'usage de plus en plus fréquent de gaz anesthésiques explosifs crée un risque d\u2019explosion à l\u2019endroit où on les utilise.Le danger le plus fréquent vient de l\u2019électricité statique.On y remédie en égalisant le potentiel électrique de tout ce qu\u2019il y a dans la salle, y compris les membres du personnel.C\u2019est au moyen du plancher qu\u2019on y arrive logiquement.Aussi s\u2019est-on livré à beaucoup de recherches à l\u2019aide de diverses substances, afin de satisfaire aux normes établies par la « National Fire Protection Association ».Récemment, à la « Upper Midwest Hospital Conference »y, un membre du comité nommé pour étudier le problème nous a dit que, jusqu\u2019ici, les Laboratoires des assureurs avaient approuvé les trois matériaux de parquetage suivants: 1.Conducote \u2014 Manuf.: W.G.Legge Co., 101 Park Ave., N.Y.17.2.Plancher conducteur en matière plastique à Dépreuve de l\u2019électricité statique: Federal Flooring Corp., 82 West Dedham Street, Boston 18, Mass.3.Une sorte de peinture conductrice.Vous noterez que le plancher de tuiles quadrillées n\u2019est pas inclus.Tout, dans la salle, doit être relié au plancher.Si vous voulez avoir des détails sur cette question, je vous renvoie à la brochure No 56, intitulée Recommended Safe Practice for Hospital Operation Room, 1949, acceptée par la « N.F.P.A.» et la « N.B.of F.U.» Elle se vend au prix de 25¢ et on peut se la procurer en s\u2019adressant à la « N.F.P.A, 60 Battery- march Street, Boston 10, Mass.» Un mot d\u2019avertissement: faire les choses a moitié sous ce rapport est inutile; de plus, même en prenant toutes les précautions voulues, il faut surtout que le personnel de la salle d\u2019opération soit en constant état d\u2019alerte devant le risque d\u2019explosion.A la suite des rapides progres de la science chirurgicale et d\u2019une meilleure appréciation des techniques aseptiques, les plans des salles de chirurgie se sont améliorés.Les hôpitaux de 150 lits et plus devraient inclure dans leurs plans une salle de rétablissement située dans les pièces réservées à la chirurgie.Un personnel expérimenté surveille les malades pendant la période critique; l\u2019oxygène et l\u2019appareil aspirateur sont à portée de la main et, en cas d\u2019urgence, il est facile de mander l\u2019anesthésiste.APPROVISIONNEMENT CENTRAL Un endroit central réservé à la stérilisation des accessoires de tout l'hôpital donne de meilleurs résultats, car le personnel qui s\u2019y trouve est spécialisé dans cet ouvrage.La responsabilité se trouve concentrée dans un même endroit, et on économise sur le matériel d\u2019autoclave, qui est dispendieux.Il convient qu\u2019un centre de stérilisation et d\u2019approvisionnement soit contigu aux salles de chirurgie, car c\u2019est ce département qui emploie le plus d\u2019articles stérilisés.On fabrique maintenant des autoclaves avec parois isolées, ce qui permet de ne pas les enchâsser dans les murs.Un des plans les plus récents de ce service, prenant exemple sur l\u2019industrie, place le bureau de l\u2019infirmière responsable dans un endroit central, d\u2019où elle peut voir et surveiller toutes les opérations du département.On recherche en ce moment le moyen de fabriquer un équipement qui permettra à cette infirmière de surveiller de son bureau, entièrement et directement, toutes les opérations des autoclaves.NOUVEAUX MATÉRIAUX On a découvert, au cours des dernières années, de nouveaux matériaux de construction, surtout en ce qui regarde le fini.= HUGHES: PROGRÈS DE L'ORGANISATION HOSPITALIÈRE L'industrie du bâtiment a connu, au cours des âges, une longue et lente évolution, alors que de nouvelles méthodes sont venues se greffer sur le recours traditionnel aux matériaux et méthodes de base.L'emploi de solives préfabriquées, de nouveaux métaux, de béton léger, de planches murales, de panneaux en contreplaqué, de verre et de matière plastique de construction est, dans tous les cas, de date assez récente dans l\u2019industrie du bâtiment, bien que nous les regardions, à l\u2019heure actuelle, comme d\u2019usage courant.RISQUES D\u2019INCENDIE Il y a ensuite le progrès accompli dans le domaine des peintures ignifuges, qui sont très bonnes et qui ont décidément leur place dans tous les petits hôpitaux qui ne sont pas à l\u2019épreuve du feu.Il n\u2019est pas nécessaire que j\u2019insiste auprès de cet auditoire sur les risques d\u2019incendie dans nos hôpitaux, quand vous avez encore présents à la mémoire des incendies comme ceux d'Effingham et du « Mercy Hospital » de Davenport, Iowa.| L'idéal, c\u2019est une construction résistante à l\u2019action du feu, tout en prenant le moyen de découvrir un incendie à ses débuts et de le combattre avant qu\u2019il ait fait des progrès.Il faut ensuite une méthode sûre de déménager les malades si l\u2019incendie devient incontrôlable.Il est aussi très important d\u2019installer dans les hôpitaux des coupe-feu, surtout pour préserver les appartements des malades de la fumée et de la chaleur.Un bon système de gicleurs, surtout dans le sous-sol, où les incendies sont susceptibles d\u2019éclater, est une grande protection.Il devrait y avoir au moins deux issues distinctes à chaque étage et dans chaque section distincte d\u2019étage, et les escaliers intérieurs devraient être isolés et construits de matériaux résistants à l\u2019action du feu.Il y a à l\u2019heure actuelle, sur le marché, plusieurs excellents systèmes d\u2019alarme actionnés par la chaleur qui vous aideront à assurer aux malades la protection voulue.Vous ne vou- 921 lez pas vous permettre de risquer leurs vies.On a fait beaucoup de progrès en ce qui regarde le matériel de lutte contre l\u2019incendie, mais ce qui importe surtout sous ce rapport, c\u2019est que le personnel de l'hôpital surveille toujours les risques possibles d\u2019incendie.OxYGÈNE Un hôpital moderne devrait avoir une canalisation d\u2019oxygène.Une installation de ce genre paiera ses frais avec les années, en économisant le gaz ainsi que la main-d'œuvre obligée de transporter de lourds cylindres d\u2019un bout à l\u2019autre de l\u2019hôpital.Elle élève le coût initial de la construction, mais elle économise les frais d\u2019exploitation dans une mesure telle que, au bout de quelques années, l\u2019argent épargné aura défrayé le coût de la canalisation.Je recommanderais une canalisation d\u2019oxygène dans les endroits suivants: salles d\u2019opération et d\u2019accouchement ; salles de rétablissement; pouponnière de prématurés et de suspects; département des cas d\u2019urgence, et certaines salles, spécialement celles de médecine et de pédiatrie.ASPIRATION On devrait établir un endroit central d\u2019aspiration dans les salles d\u2019opération et d\u2019accouchement, les salles de rétablissement; le département des cas d\u2019urgence; les pouponnières de prématurés; le département d\u2019oto- rhino-laryngologie, et les laboratoires.TUBES PNEUMATIQUES L\u2019efficience d\u2019un hôpital dépend, en grande partie, de la minutie et de l\u2019exactitude de travaux de bureau qui doivent être transmis d\u2019un département à l\u2019autre.L'installation d\u2019un système de tubes pneumatiques, surtout dans nos hôpitaux les plus importants, constitue un service rapide et fiable de commissionnaire 922 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 qui épargne au personnel du temps et du travail.LAMPES ULTRA-VIOLETTES On a beaucoup discuté sur l\u2019utilité et le danger de recourir aux lampes ultra-violettes \u2018pour réduire les miasmes qui flottent dans l\u2019air, surtout dans les pouponnières.Il est intéressant de souligner ce qu\u2019on a décidé sous ce rapport au nouvel hôpital pour enfants malades, à Toronto.On continuera à cet hôpital, dans les cas des jeunes enfants jusqu\u2019à l\u2019âge de deux ans, de traiter chaque cas individuellement.Les salles de ce groupe d\u2019âge sont divisées par des cloisons de 7 pieds qui descendent jusqu\u2019au plancher et dont la partie supérieure est vitrée.Les lampes germicides ultra-violettes sont installées sur le dessus des cloisons et jettent de rayons horizontaux dans l\u2019espace supérieur du cempartiment, tand's qu\u2019une autre lumière située en haut de la porte jette un rideau de lumière de haut en bas de la porte.On a mis ce système à l\u2019essai dans cet hôpital, avec le résultat que, dans les endroits où ces lampes sont installées, la fréquence de l\u2019infection par contamination est deux fois moindre que dans les endroits non protégés.On emploie également ces lampes dans les réfrigérateurs afin d\u2019empêcher la formation de moisissures sur les aliments.Une installation de ce genre que j'ai vu au « Bethseda Naval Hospital» de Washingten donne de bons résultats.DÉPARTEMENT DE LA DIÉTÉTIQUE Enfin, j'aimerais à dire un mot sur le progrès que l\u2019on a réalisé pour assurer une bonne nourriture aux malades et aux membres du personnel.On admet qu\u2019il est de première importance de dresser les plans de la cuisine en fonction de l\u2019emplacement du magasin, des salles à manger, et du transport rapide aux garde- manger des salles.Le tracé des plans de la cuisine, que l\u2019on divisera en fonction des diverses phases de la préparation des aliments: cuissSon,: réfrigérateurs, lavage de.vaisselle, récurage des casseroles, bureaux des diététiciennes et succursales du magasin, est aussi d\u2019une très grande importance.Si l\u2019espace alloué est trop étroit, Al y aura inefficacité et sautes d'humeur; s\u2019il est trop vaste, il y aura gaspillage de temps et d\u2019énergie.Aujourd'hui, dans le plan des cuisines d'institutions modernes, on trouve mcins de compartiments, plus de lumière naturelle et d\u2019aération, ce qui facilite la surveillance.On réserve moins d\u2019espace pour les régimes spéciaux, car il y a tendance à utiliser davantage les aliments ordinaires et à rapprocher le plus possible les régimes spéciaux des régimes normaux.On se sert de plus en plus de métaux inoxydables pour les fours, les réfrigérateurs, les fourneaux à vapeur, etc.La mode est au matériel aux angles arrondis et aux pattes tubulaires ajustables.Les manufacturiers fabriquent sans cesse du nouveau matériel afin d\u2019aider à préparer les aliments de la manière la plus efficace possible.Au récent congrès de la « National Restaurant Association », à Chicago, on a montré un grand nombre de nouveaux articles d\u2019équipement, par exemple: a) des fours tournants qui distribuent la chaleur plus également; b) des bouilloires à vapeur complètement recouvertes, qui dennent un meilleur rendement, avec une pente intérieure qui facilite l'écoulement; c) des autoclaves à vapeur automatiques dont chaque compartiment est contrôlé par un chronomètre électrique; d) une nouvelle sorte de laveuse de vaisselle mécanique qui, au lieu de paniers, a une courroie sans fin; les plats sont séchés à l\u2019air et ensuite retirés de la courroie; e) une nouvelle laveuse et sécheuse entièrement automatique pour l\u2019argenterie, qui lave, rince, stérilise et sèche.En 3 minutes et demie, elle complète toute la besogne.\u2014_\u2014 On nous a montré une nouvelle sorte de poêle-combinaison; une machine à nettoyer la batterie de cuisine, mue à l\u2019électricité; un écailleur électrique de poissons et jusqu\u2019à une machine pour faire les petits pâtés à la viande, au taux de 20 à la minute, tous de 4 pouces de diamètre.Il y avait aussi des nouvelles scrtes de chauffe-plats à chaleur radiante pour les cafétérias, des wagonnettes chauffées pour le transport des aliments cuits, des fontaines à café et des tables pour le transport des plats chauds.Ceux qui fabriquent ce genre de matériel, aiguillonnés par la concurrence, s\u2019efforcent sans cesse de produire un meilleur outillage; aussi constatons-nous du progrès dans ce domaine particulier des besoins hospitaliers.RADIOLOGIE À la suite de l\u2019augmentation spectaculaire des tensions dans le domaine de la thérapeutique radiologique et de l\u2019utilisation des isotopes radioactifs pour le traitement médical, la protection contre les effets malfaisants de la radiation constitue un problème de plus en plus important.Afin d\u2019éviter le haut coût de cette prctection, il faudra peut-être installer sous terre les départements de radiologie.Il est difficile de prévoir quels seront, dans l'avenir, les besoins de la radiologie.On trouvera peut-être le moyen de guérir le cancer, ou le moyen d\u2019utiliser d\u2019autre façon la thérapeutique radiologique, ainsi que les isotopes radioactifs.Dans cette sphère particulière, le progrès, nous le savons, est continuel.On propose, en prévision de l\u2019avenir, de placer le département de radiologie entre des services qu'il ne serait pas trop difficile ou trop dis- HUGHES: PROGRES DE L'ORGANISATION HOSPITALIÈRE 923 pendieux de transporter ailleurs, au cas ou une expansion s\u2019imposerait.Je ne saurais terminer sans mentionner un progrès qu\u2019aucun d\u2019entre nous n\u2019est heureux de constater, je veux dire l'évaluation du coût de presque tout ce qui a rapport à la construction et à l\u2019exploitation des hôpitaux.Le coût élevé des soins hospitaliers oblige tous les établissements à bien calculer, afin de les rendre plus efficaces.C\u2019est vrai surtout en ce qui regarde la liste de paie des membres du personnel, qui retient 60 pour cent de chaque dollar.Les difficultés commencent quand l\u2019architecte et le surintendant de l'hôpital étudient leurs plans, car ils doivent fournir un édifice qui rénondra sous tous les rapports à ce qu\u2019on attend de lui; mais ils doivent surtout empêcher que ceux qui dirigent l'hôpital et soignent les malades gaspillent leur énergie.On doit étudier les divers économiseurs de travail que l\u2019on a trouvés au cours des dernières années, et comparer leur coût à l\u2019économie que leur exploitation réalisera.Il s\u2019agit de comparer le coût initial à celui du maintien ou de l\u2019exploitation, car on ne peut les séparer l\u2019un de l\u2019autre.Avant de conclure, je tiens à rendre un hommage sincère aux hommes et aux femmes des hôpitaux confessionnels de tout le pays, qui consacrent leur vie à la noble cause de l\u2019allègement des souffrances humaines.Ils savent les grands progrès que les soins médicaux ont réalisés, comme le prouvent les nombreux et magnifiques hôpitaux qu\u2019ils ont édifiés, mais ils n\u2019ont pas oublié non plus ce que représentent les bons soins donnés au chevet des malades.C\u2019est là que l\u2019on voit le dévouement aller de pair avec le progrès. VARIÈTES + + à.+ HISTOIRE DE LA MÉDECINE DANS LA NOUVELLE-FRANCE L\u2019Alkermès et le Kermès minéral Gabriel NADEAU Un chercheur, qui signait G.A., posait en 1922 la question suivante aux lecteurs du Rapport de l\u2019Archiviste: «L\u2019alkermès ou aurifique de Glauber est-il un remède, une composition scientifique quelconque?Le 2 décembre 1721, le Conseil de Marine s\u2019occupait d\u2019une lettre de MM.de Vaudreuil et Bégon où il était question de ce remède.Ceux-ci informaient le Conseil que le docteur Sarrazin et un Frère Jésuite travaillaient à faire ce remède.Comme ils n\u2019étaient pas certains de réussir dans leur composition, ils demandaient d\u2019en faire venir au moins une livre.Le Conseil de Marine décida gravement d\u2019en acheter une livre à l\u2019hôpital de Rochefort et de l\u2019envoyer à M.de Beauhar- nois.Celui-ci devait en faire la distribution au prix coûtant à ceux qui en auraient besoin dans toute l\u2019étendue de la colonie » (1).Sous les deux lettres de G.A.se cachait le Dr Georges Ahern, de regretté mémoire, qui a compilé en collaboration avec son père cet ouvrage si utile, les Notes pour servir à l\u2019His- towre de la Médecine dans le Bas-Canada, depuis la fondation de Québec jusqu\u2019au commencement du XIXe siècle.Comme sa question est restée sans réponse, nous allons faire connaître ce qu\u2019on entendait par Alkermès et par Aurifi- que de Glauber.LE KERMÈS MINÉRAL En 1720, sur le conseil de Gilles-François Bouldue, apothicaire à la Cour, le Régent achetait un remède secret, connu sous le nom de Poudre des Chartreux, et en faisait publier la composition.Cette poudre s\u2019appelait aussi Alkermès minéral, Kermès minéral, Poudre aurifique, Au- rifique de Glauber, Panacée universelle.C\u2019était un sulfate d\u2019antimoine.Cette préparation remonte à Glauber, cé!è- bre chimiste du XVIe siècle qui vécut à Amsterdam.Un de ses disciples, apothicaire à Landau, ville d\u2019Allemagne, en donna la formule à Chastenai, Lieutenant du roi, et cet officier à son tour la transmit au chirurgien La Ligerie.« N.de la Ligerie, écrit Eloy, se fit un grand nom par la publication d\u2019un remède dont il possédait le secret.C\u2019est le Kermès Minéral.La découverte de cette poudre fait une sorte d\u2019époque dans la Médecine; on a souvent tiré bon parti de ce médicament dans les maladies les plus graves.Voici ce qu\u2019on lit, au sujet du Kermès, dans l\u2019Histoire de l\u2019Académie des Sciences de Paris, année 1720.Il parut, en 1714, un remède nouveau qui fit beaucoup de bruit dans la Capitale et qui continue d\u2019y être en vogue.On l\u2019appelle la Poudre des Chartreux, parce qu\u2019un certain Dominique, frère de cet Ordre, étant tombé dans ce tems-là dans une grosse fluxion de poitrine qui alloit enfin l\u2019emporter, malgré tous les remèdes connus et placés avec toute l\u2019attention possible, le frère Simon, du même Ordre, demanda en grâce que, puisqu\u2019on n\u2019espéroit plus rien, il lui fût permis de faire prendre au malade le nouveau remède dont il avoit fait l\u2019acquisition, et qui réussit alors si parfaitement, que bientôt après le frère Dominique se trouva guéri au grand étonnement des assistans qui avoient été témoins de sa situation.Ce remède étoit auparavant entre les mains de M.De La Ligerie, de qui le frère Chartreux reconnoit de bonne foi qu\u2019il le tient; mais faute de quelque cure brillante, en un mot de quelque concours heureux de circons- NADEAU: L\u2019ALKERMÈS ET LE KERMES MINERAL tances, la poudre n\u2019avoit pas fait alors la même fortune qu\u2019elle a faite depuis entre les mains du Chartreux.Comme le remède ne tarda pas à se répandre, le secret de sa composition fut bientôt découvert par d\u2019habiles Médecins, entre autres par Lémery, qui compta si fort sur son efficace, de même que sur la certitude de sa découverte, qu\u2019il l\u2019employa, en 1718, pour la guérison du Marquis de Bayers qui en ressentit tous les meilleurs effets possibles.Cette cure qui surprit par l\u2019état dangereux dans lequel avoit été le malade, acquit une si grande réputation à la poudre, que le Roi acheta enfin le secret de M.De La Ligerie en 1720, et le rendit public » (2).C\u2019est Louis Lémery qui se chargea de faire connaître à l\u2019Académie des Sciences, dont il était membre, la composition du kermès minéral (3).Le court historique que nous venons de résumer corrige une erreur du P.Le Jeune dans son Dictionnaire général du Canada, erreur commise d\u2019abord par Edouard Richard dans un Rapport sur les Archives canadiennes, et que plus tard, à sa suite, répéta Régis Roy dans le Bulletin des recherches historiques.Le P.Le Jeune attribue à Simon Boulduc ou à son fils Gilles-François l\u2019invention du Kermès minéral.«C\u2019est lui, écrit-il en parlant de Gilles-François, lui ou son père, qui inventa en 1721, avec un certain La Serre, une poudre nommée Alkermès ou Aurifique de Glauber, spécifique pour les fièvres, les vertiges, l\u2019hydropisie, etc.» (4).Le rôle de Gilles-François Boulduc et de La Serre s\u2019est borné simplement à l\u2019étude du Kermès, de sa préparation, de son emploi.Il convient de nous arrêter ici un moment sur Simon Bouldue et son fils.Le frère de Simon.Louis, passé au Canada vers 1664, fut l\u2019ancêtre de nos Bolduc.Pierre Boulduc, leur père, était maître apothicaire de Paris.Simon, apothicaire lui aussi, fut démonstrateur de chimie au Jardin des Plantes et membre associé de l\u2019Académie royale des sciences.Gilles- François fut apothicaire de Louis XV et, comme son père, enseigna la chimie au Jar- 925 din des Plantes.Ami de Saint-Simon, il est souvent question de lui dans les mémoires du temps.Il a lu à l\u2019Académie royale des sciences, dont il était membre, des mémoires sur les purgatifs, sur le frai des grenouilles, sur le sel d\u2019Epsom, sur le sel polychreste de Seignette, sur les eaux de Passy, de Bourbon-l\u2019Archam- bault et de Forges.Il mourut à Versailles le 17 janvier 1742 (5).Le souci du Régent, en achetant le secret du kermès minéral, était d\u2019en faire profiter le public.On s\u2019empressa done de distribuer des instructions sur la manière de le préparer.Ces imprimés furent envoyés dans les ports de mer, aux chirurgiens majors des armées, jusque dans les colonies, avec demande de faire connaître les résultats que l\u2019on obtiendrait.Le 25 octobre 1720 le Conseil de Marine adressait au gouverneur de Vaudreuil et à l\u2019intendant Bégon un exemplaire de ces instructions, pour l\u2019usage du Médecin du roi, Michel Sarrazin.Le gouverneur et l\u2019intendant, dans une lettre conjointe, répondaient l\u2019année suivante: «Nous avons reçu cette année la lettre que le Conseil nous a fait l\u2019'honneur de nous écrire, le 25 octobre de l\u2019année dernière, avec un imprimé qui contient la manière de composer l\u2019Alkermès ou l\u2019Aurifique de Glauber.«Le sieur Sarrazin, à qui nous en avons donné une copie, nous a dit qu\u2019il travailleroit incessamment à en faire, et qu\u2019un frère jésuite, qui est ici, lui a aussi promis d\u2019y travailler, ma\u2018s que n\u2019étant pas assuré qu\u2019ils puissent, l\u2019un ou l\u2019autre, réussir dans cette composition, \u2018] seroit nécessaire d\u2019en faire venir, l\u2019année prochaine, au moins une livre, ce remède lui paroissant très utile.« Le sieur Bégon en demandera cette année une livre de l\u2019hôpital de Rochefort à M.de Beauharnois dont il fera faire la distribution au prix coûtant à ceux qui en auront besoin dans toute l\u2019étendue de cette colonie, suivant les avis du dit sieur Sarrazin » (6).Cette lettre, lue au Conseil de Marine le 2 décembre 1721, fut apostillée: « Approuvé l\u2019envoi d\u2019une livre ». 926 Avant d\u2019aller plus loin, disons que le Frère Jésuite qui assistait Sarrazin dans la préparation du kermès, était Jean-Jard Boispineau, appelé aussi Boispineau l\u2019Ancien, pour le distinguer de son frère (7).L\u2019intendant de Rochefort, en 1721, était M.de Beauharnois, qui avait occupé le même poste à Québec.A Rochefort il remplaçait Michel Bégon, père de notre intendant et qui a donné son nom à la plante des bégonias (8).Le premier médecin de l\u2019hôpital de Rochefort était Jean Cochon-Dupuy.Son fils, Gas- pard, docteur régent de la Faculté de Paris et successeur de son père comme premier médecin à Rochefort, devait plus tard, en 1753, - épouser la veuve de Charles des Herbiers, qui avait été gouverneur de l\u2019Ile Royale ou Cap Breton.Jean Cochon-Dupuy avait reçu lui aussi de la Cour des instructions sur la préparation du kermès.« En 1720, écrit Lefèvre, M.Dupuy remit à l\u2019autorité un rapport sur l\u2019emploi d\u2019une nouvelle préparation d\u2019antimoine qu\u2019on désignait sous le nom de poudre des Chartreux (kermés minéral, hydrosulfate d\u2019antimoine), dont le Régent avait acheté le secret.On en avait fait expédier une certaine quantité dans les ports, accompagnée d\u2019une instruction sur les movens de la préparer et de l\u2019employer.On signalait ses effets favorables particulièrement dans le traitement des fièvres intermittentes, et on la vantait comme un puissant sudorifique.Le rapport de M.Dupuy fut favorable à l\u2019emploi du nouveau remède; il constatait les bons résultats qu\u2019on avait obtenus de son administration dans le traitement des maladies habituelles au climat de Rochefort pendant l'hiver.» (9) Quels résultats Sarrazin obtint-il, lui, avec le kermès que Dupuy lui fournit?Nous ne le savons pas.De même que nous ignorons si le Médecin du roi et Boispineau finirent par fabriquer eux-mêmes de ce remède à Québec.Quelques années plus tard il en vint dans la colonie, avec les médicaments que Jean-Clau- de-Adrien Helvétius faisait distribuer (10).L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.ML.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 Un auteur qui écrivait peu après la fin du régime français, va nous dire quelles étaient les propriétés du kermès minéral et ses indications.« Le kermès minéral est une panacée universelle qui convient dans tous les cas où il faut fondre et atténuer les humeurs.Il est diaphorétique, altérant, diurétique; on dit qu\u2019il suit la nature dans ses mouvements, c\u2019est-à-dire, qu\u2019il est vomitif, purgatif ou sudorifique, suivant que la nature est disposée à pousser par quelqu\u2019une de ces excrétions.Cela est en quelque façon vrai, je m\u2019explique: si un malade a quelques acides et saburre dans l\u2019estomac, le kermès s\u2019y combine et devient vomitif; si ces acides sont dans les intestins, il est facile de voir qu\u2019il sera purgatif; et s\u2019il n\u2019en trouve ni dans l\u2019estomac ni dans les intestins, il passe dans nos humeurs, les atténue, et pousse par la transpiration.Malgré toutes ces vertus, je ne trouve pas son usage sûr dans tous les cas; par exemple, la sueur se manifeste chez un malade, on lui donne le kermès pour le soutenir; qu\u2019arrive-t-11?Comme dans les maladies les digestions sont viciées, il y aura des acides végétaux dans l\u2019estomac, le kermès deviendra vomitif; ainsi au lieu de faciliter la sueur, elle est entièrement supprimée.« Le kermès convient dans les maladies inflammatoires, comme pulmonie, pleurésie, pé- ripneumonie, et la fausse pleurésie spécialement, quand on a désempli les vaisseaux, détendu les fibres, délayé les humeurs; alors il atténue la lymphe, facilite le crachement, et procure autant d\u2019avantages, spécialement dans la fausse pleurésie, que la saignée trop multipliée y fait de mal.On ne le prescrit pas à forte dose, de crainte qu\u2019il ne devienne émétique; mais on en met un demi-grain à la fois dans la tisane du malade, et on réitère quatre fois par jour: si on en donne un grain, on ne réitère que trois fois.«Il convient dans les maladies longues, jaunisse, squirrhe, tumeurs lymphatiques, obstructions du bas ventre: Huxham et Schroder le recommandent dans les fièvres intermittentes; pour moi je le fais entrer à petite dose NADEAU: L\u2019ALKERMÈS ET LE KERMES MINERAL dans mes opiats fébrifuges, quand je soupçonne les viscères engorgés.Il est bon dans la cachexie, les pâles couleurs, la suppression des règles, et dans les métastases de l\u2019extérieur à l\u2019intérieur.» (11) Les remèdes ont la vie dure, plus que les maladies peut-être.Croirait-on qu\u2019on pouvait lire encore en 1890, dans le Traité élémentaire de Matière médicale des Sœurs de la Providence, la composition du kermès minéral ou poudre des chartreux, avec ses qualités, propriétés, usage et dose?(12) L\u2019ALKERMES L\u2019alkermès, bien plus ancien que son homonyme minéral, n\u2019a guère de commun avec lui que sa couleur qui est d\u2019un rouge foncé éclatant.Ce mot vient de l\u2019arabe et a fini par se transformer en celui de cramoisi.L\u2019Alkermès simple a longtemps passé pour un produit végétal, parce qu\u2019il était tiré de la cochenille qu\u2019on prenait pour une graine ou pour un fruit.| «On use de la cochenille presque dans les mêmes maladies pour lesquelles on se sert du kermés [minéral]; elle est néanmoins plus stimulante, et bien moins astringente; elle chasse vivement le gravier des reins et de la vessie.On en use très rarement en substance, et quand on le fait, c\u2019est depuis quelques grains jusqu\u2019à un demi-serupule; mais on la fait ordinairement entrer en petite quantité dans les poudres, les électuaires, les pilules, les infusions, dans le vin et l\u2019eau.Les femmes grosses, menacées d\u2019avortement, usent quelquefois avec succès du kermès [minéral], en apportant toutes les précautions nécessaires, à cause de sa médiocre vertu astringente: mais il convient de s'abstenir entièrement de la cochenille, parce que sa qualité stimulante est plus dangereuse que celle du kermès [minéral].» (13) On l\u2019employait aussi contre l\u2019ischurie, contre les diarrhées, dans les maladies cachectiques, enfin dans l\u2019incontinence d\u2019urine.Cette drogue se prescrivait surtout sous forme de deux préparations: le sirop d\u2019alkermès et la confection royale d\u2019alkermès.927 Pour le sirop, on mêlait la pulpe avec du sucre en poudre du Brésil, qu\u2019on faisait fondre.La confection royale comprenait entre autres du jus de pomme reinette, de l\u2019eau de rose, de la soie « crue, mondée et incisée bien menue », du sucre blanc, de la poudre de perle orientale, du bois de santal, de la cannelle, de l\u2019or en feuille (14).« Cette confection, dit Charras, est sans contredit un des meilleurs cordiaux, que la médecine Galénique ait jamais inventé; car elle répare et recrée les esprits vitaux et animaux; elle fait cesser les palpitations de cœur et les syncopes, elle fortifie beaucoup le cerveau et toutes les parties \u201cnobles, elle est ennemie de la pourriture, conserve la chaleur naturelle, rétablit les forces languissantes, chasse la mélancolie et la tristesse, remet et entretient le corps et l\u2019esprit en fort bon état » (15).| L\u2019alkermès semble avoir été d\u2019un usage plus fréquent chez nous que son parent, le kermès minéral.Du moins, nous trouvons plus d\u2019exemples de son emploi.Dans un « Estat des medicamens necessaires qu\u2019il faut faire venir de France pour les troupes qui sont en Canada », état daté de Versailles le 8 mars 1688, nous relevons: 2 livres de Confection de khermes, au prix de 64 livres (16).Dans un « Mémoire des Medicaments ne- cessaires pour les trouppes du Roy en Canada a envoyer en 1692 À achepter des fonds faits pour ce pays », nous trouvons: 1 livre de confection alkermes Royalle et 2 livres de Sirop l\u2019alkerme (17).Le 13 septembre 1707, Jacques Duguay, chirurgien des Trois-Rivières, poursuit en justice Noël Carpentier pour la somme de 8 livres, « pour être allé le visiter à Champlain, lui avoir saigné le pied et lui avoir donné une poudre d\u2019Alkermès» (18).Féret, apothicaire de Dieppe, était le fournisseur de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.En 1734 Sœur Duplessis de l\u2019Enfant-Jésus, dépositaire des pauvres, lui adresse un « Memoire des re- medes ou drogues Compose que monsicur feret aura la bonté d\u2019envoyer sur le compte des 928 pauvres de lhotel dieu de Quebec en 1735 ».Nous notons dans cette liste: 3 livres de sirop de Kermes (19).Les Anglais employaient eux aussi l\u2019alkermès.Citons-en un exemple.On connaît la désastreuse expédition de Sir William Phips contre Québec en 1690.Un chirurgien du nom de Jackson l\u2019accompagnait.A son retour à Boston, Jackson rédige un « Acco of Medecions used out of the Chest of George Jackson, chy- rurgeon in the expedition to Canada, August, 1690 », et à la fin de ce mémoire on lit: « Lost at the Campe Confectio Alkenne 2 oz and several spirits» (20).Il évalue cette perte à une livre.BIBLIOGRAPHIE 1.Pierre-Georges ROY: Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec pour 1921-1922, Québec, 1922, 398-399.2.N-F-J.ELOY: Dictionnaire historique de la Médecine ancienne et moderne, Mons, 1778, III, 75.3.Mémoires de l\u2019Académie des sciences de Paris, année 1720, p.542.Cité par Kurt SPRENGEL: Histoire de la Médecine, Paris, 1815, V.515.Louis Lémery fut l\u2019élève de Tournefort, le correspondant de Michel Sarrazin.Pour l\u2019histoire du kermès on peut aussi consulter une étude de M.BOUVET, intitulée: «La Poudre des Chartreux », dans Paris Médical, 1929, 72: annexe, 589.4.LE JEUNE: Dictionnaire général du Canada, à l\u2019article Bolduc.Voir aussi: Edouard RICHARD: Supplément du Rapport du Dr Brymner sur les Archives canadiennes, 1899, Ottawa, 1901, 121.Et Bulletin des recherches historiques, 1920, 13.5.JOURDAN: Dictionnaire des sciences médicales.Biographie médicale, Paris, 1820, II, 446-467.6.Documents historiques.Correspondance échangée entre les Autorités françaises et les Gouverneurs et Intendants, Vol.I (le seul paru), Québec, 1893, 178.Le 8 juin 1721, un long mémoire du roi à Vaudreuil et à Bégon contient un passage sur le kermès, que Richard résume ainsi (Loc.cit): «Détail de la composition d\u2019une poudre très estimée dans les maladies.Vient d\u2019être rendue publique.(Alkermes ou Aurifique de Glaubec, préparée par Bouldue et La Serre, appothicaires du roi).Vertu et usage de la dite poudre, doses L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 pour les fièvres, l\u2019hydropisie, les vertiges, l\u2019apoplexie, la dysenterie, la gravelle, la petite vérole, etc, etc.» C\u2019est sans doute à ce mémoire que réfèrent Vaudreuil et Bégon dans leur réponse au Conseil de Marine.Le ler juin 1722, le Conseil approuve Bégon d\u2019avoir demandé à M.de Beau- harnois «une livre d\u2019Alkermes ou d\u2019aurifique de Glanbec ».(RICHARD: Rapport concernant les Archives canadiennes pour l\u2019année 1904, Ottawa, 1905, 37).L\u2019imprimé sur l\u2019alkermès, envoyé à Sarrazin, ne Se retrouve pas dans l\u2019inventaire de ses livres.AHERN: Notes pour servir.57.8.Yvonne BEZARD: Fonctionnaires maritimes et coloniaux sous Louis XIV.Les Bégon, Paris, 1932.9.Amédée LEFEVRE: Histoire du Service de santé de la Marine militaire et des Ecoles de médecine navale en France, depuis le règne de Louis XIV jusqu\u2019à nos jours, 1666-1867, Paris, 1867, 63-64.10.Gabriel NADEAU: «Les Remedes des Helvétius dans la Nouvelle-France », L\u2019Union Médicale du Canada, mai 1945, 621 ss.Chaque envoi d\u2019Helvé- tius contenait deux gros « d\u2019Alkermès ou Poudre Aurifique, à la manière de Glauber, dans les Pleurésies, Fluxions de Poitrine, etc.».11.Dictionnaire raisonné-universel de matière médicale, Paris, 1773, I, 346-347.12.Traité élémentaire de matière médicale et Guide pratique des Sœurs de Charité de l\u2019Asile de la Providence, 3e édition, Montréal, 1890.On trouve le kermès jusque dans la littérature.Flaubert, dans L\u2019Education sentimentale.fait prendre une « potion kermétisée » à l\u2019enfant de Mme Arnoux, qui se meurt du croup.13.Dictionnaire raisonné-universel, II, 95-96.14.Pierre POMET: Histoire générale des drogues.traitant des plantes, des animaux et des minéraux, Paris, 1694.Laurent Catelan, apothicaire de Montpellier, fit paraître en 1609 un ouvrage qui avait pour titre: Démonstration des ingrédiens de la confection alchermès.C\u2019était un libelle dirigé contre Jacques Fontaine qui avait écrit un traité sur le même sujet en 1601.15.P-E.LE MAGUET: Le Monde médical parisien sous le Grand Roi, Paris, 1899, 371.16.RICHARD: Supplément du Rapport du Dr Brym- ner., 272.17.RICHARD: Ibid, 281.Voir aussi Arthur VAL- LEE: Un Biologiste canadien, Michel Sarrazin, Québec, 1927, 272 ss.18.AHERN: Notes pour servir., 193.19.Nova Francia, juillet-aofit 1929, 237.20.Ernest MYRAND: Sir William Phips devant Québec, Québec, 1893, 296.I \u201csilos TROIS HOMMES \u2014 TROIS THÉORIES TROIS ERREURS?ROTTOT ET LA THÉORIE CELLULAIRE Il n\u2019est pas nécessaire de regarder bien loin pour se rendre compte qu\u2019il faut changer d\u2019idée, de temps à autre, sur l\u2019art de découvrir puis de guérir les maladies.Si nous comparons le passé, pas très loin, avec le présent, il est facile de constater que la médecine n\u2019est pas demeurée dans le « statu quo » d\u2019il y a cinquante ans.Comme toutes les autres branches de l\u2019activité humaine, l\u2019industrie, les arts, les sciences, elle a évolué et fait des pas de géants depuis un demi-siècle.Parmi les grandes figures canadiennes de la médecine que nous avons connues, en est-il une plus intéressante, plus instructive que celle du professeur Rottot, il y a cinquante ans?Instructive pour la belle raison que le professeur Rottot avait vu naître, évoluer puis disparaître plusieurs théories médicales et, vers notre époque, il était encore saturé des idées de Virchow.= Il se trouvait, en quelque sorte, coincé à la bifurcation de la théorie cellulaire de Vir- chow et de la théorie microbienne de Pasteur.Nous avons présent à la mémoire les visites, peu fréquentes, mais toujours appréciées, du distingué ex-doyen de la faculté de médecine Laval-Montréal.Le professeur J.-P.Rottot logeait sur la rue Sainte-Catherine, près de la rue Saint- Denis.Il venait, de temps à autre, à l\u2019hôpital Notre-Dame, alors près de la gare Viger.Il parlait peu, mais en imposait par toute la dignité de sa personne.Il ne donnait plus de clinique.Il se contentait de palper le pouls du malade pendant que le professeur Demers donnait la clinique.Le professeur Rottot, vers 1900, était encore partisan convaincu de la théorie cellulaire de Virchow et un expert en les qualités du pouls.Nous ignorons s\u2019il croyait, même un petit peu, à la théorie microbienne.Il ne disait « pas de mal » contre Pasteur, mais il ne pouvait admettre que le microbe fut la seule cause de toutes les maladies.« Ce n\u2019est certainement pas nuire à la réputation de Pasteur, disait-il, que d\u2019écrire ou déclarer que les microbes ne peuvent pas servir de base à une théorie médicale, parce que les microbes ne sont qu\u2019une cause de maladie, et il y en a plusieurs ».: « À l\u2019avenir, disait-il, tout ce qu\u2019il faudra pour pratiquer sera un microscope et du sérum.» Toujours est-il qu\u2019il nous déclarait en avoir vu bien tomber des théories et que celle des microbes pourrait bien y passer.avec un petit air de.« Attendez un peu».MIGNEAULT ET LA THÉORIE DES LOCALISATIONS CÉRÉBRALES.Qui de nous a oublié la brillante théorie des localisations cérébrales, enseignée et prônée avec tant de brio par Broca, Charcot et leurs élèves, à Paris, que nous étudiions avec tant d\u2019ardeur il y à quelque cinquante ans, à Laval-Montréal.C\u2019était le regretté et savant professeur Migneault, alors professeur d\u2019anatomie, qui avait la tâche de nous enseigner et de nous détailler tous les plis, toutes les scissures, toutes les bosses et dépressions, sans oublier le plus important les circonvolutions du cerveau, lequel il allait «pêcher » au fond d\u2019un bocal rempli d\u2019alcool.Il nous indiquait, avec un petit crochet qu\u2019il tenait entre le pouce et l\u2019index, et en se mettant la bouche en c\u2026 (il prononçait son français à l\u2019anglaise) : « ici, mesciés, on trouve le centre du langage articulé\u2026 voyez.la troisième circonvolution frontale à gauche »\u2026 et toutes les têtes s\u2019avançaient pour bien voir ce fameux centre.Tous nous faisions Oui de la tête, et pourtant, pas un ne voyait ce fameux centre puisqu\u2019il n\u2019existait pas.Bélanger, J.E., qui avait son siège sur la première rangée de l\u2019amphithéâtre, s\u2019avançait 930 davantage et, invariablement, posait une question au professeur Migneault.Dufresne Eug., allait voir de plus près et revenait à son siège pas très convaineu d\u2019avoir vu le centre.Martin, Aug, jurait qu\u2019il l\u2019avait vu et qu\u2019il fallait prendre la parole du professeur comme une vérité.Et le soir, les quatre copains se réunissaient dans notre chambre, où toutes les objections étaient passées au crible séparateur de la critique et, l\u2019étude du sujet épuisée, le centre du langage resplendissait dans tout son éclat de vérité (77).Lorsque le professeur Migneault expliquait la localisation et les rapports de tel ou tel centre nerveux, il avait une manière à lui de lancer un pan de sa toge, en arrière, et le temps que durait ce manège, nous ne voyions que son toupet frisé et les deux touffes de barbe, à la Farabeuf, qu\u2019il conservait avec fierté, et nous, nous pensions aux Voices of the night.Le regretté professeur Migneault, lui si chrétien, il était bien loin de penser que Charcot, Broca et toute l\u2019Ecole de la Salpêtrière d\u2019alors en était une de matérialistes qui cherchaient Dieu dans le neurone qu\u2019ils découvraient au bout de leur scalpel.Peu de temps apres la disparition de Char- cot un de ses élèves les plus brillants \u2014 Pierre Marie \u2014 dans un rapport devant les sociétés médicales et de l\u2019Académie de Médecine, à Paris, renversa la théorie des localisations cérébrales du langage articulé avec preuves irréfutables.Ce fut un beau tapage, quasi une révolution.Il fallait rengainer devant la vérité.| Aujourd\u2019hui, la fameuse théorie de Charcot, de Broca, du centre du langage n\u2019est plus qu\u2019un souvenir lointain qui nous a coûté bien des soirées d\u2019études.Le temps a tout balayé: la théorie, les circonvolutions, le centre du langage avec tout le matérialisme et l\u2019athéisme de la Salpêtrière d\u2019alors.On nous informe que dans nos Ecoles de Médecine, dans notre Province, on enseigne encore cette histoire à dormir debout, de [UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 centre du langage articulé.Si c\u2019est vrai, des réformes s\u2019imposent et ça presse!\u2026 PELLETIER ET LA THÉORIE DE LA DÉSINFECTION.Médecins de campagne, chers confrères, qui de nous a oublié l\u2019organisation de la lutte aux maladies contagieuses, «il y a cinquante ans».Un bouton suspect!\u2026 mon vieux, je crois que c\u2019est la « picote ».(Nous n\u2019avions pas vu un seul bouton de variole tout le long de nos études médicales.) Vite, nous inoculions toute la maisonnée méme ce bon vieux grand-père de 85 ans qui nous criait dans les oreilles: « Moé, la picote d\u2019aujourd\u2019hui, j'ai pas peur de ça.» Puis, suivant la leçon sur l\u2019observance de la quarantaine, avec texte de la Loi en mains, il fallait parler au gardien à travers les vitres de la fenêtre.Les effets que le gardien allait quérir au village, il les déposait sur la « galerie ».Arrivé au placard à poser, ici, les cris avec les menaces.Le pis, c\u2019est qu\u2019il fallait y retourner, pour faire soi-même la désinfection des personnes et des lieux.au soufre S.V.P.Généralement le gardien nous avertissait que « chez Baptiste tout le monde se porte bien ».Le matin nous partions en « buggy », emportant: un sac de soufre, un pot à colle, des ciseaux et un rouleau de papier-gazette, un thermomètre et un baromètre.Le médecin ne restait pas témoin, dans le grenier, du bain général de toute la famille, dans l\u2019unique baquet familial.Il fallait prendre une chance et supposer que tous les microbes cu-tannés étaient bel et bien noyés dans le jus.Un chaudron au milieu de la « place » posé sur trois cailloux, un peu de papier et 25 à 50 livres de soufre.Avant de mettre le feu au soufre, il fallait faire l\u2019examen des murs et des planchers à la découverte des «cracks» et des trous.Toutes les fissures du bas et celles du haut étaient passées à la colle et avec les ciseaux nous découpions une lisière de papier que nous « collions » sur les trous du plancher.Il ne fallait pas perdre une « goutte » de gaz. DUBE: TROIS HOMMES \u2014 TROIS THEORIES \u2014 TROIS ERREURS?Ainsi le voulait ce regretté et cher docteur Elzéar Pelletier, alors secrétaire des maladies contagieuses, assis dans son bureau d\u2019hygiène, d\u2019où, seul, il contrôlait toutes les maladies contagieuses de la Province.Mais il fallait suivre à la lettre ses infaillibles calculs : maison tant de long, tant de large, tant de haut, ca prend tant de soufre pour produire tant de gaz, pour tuer tant de m'crobes.Nous ignorons où il avait puisé ce mode de caleul.Il avait dû l\u2019inventer dans ses moments de loisir.Tout est prêt, il fallait vérifier la température au thermomètre et l'humidité au baromètre.Il ne restait plus qu\u2019à mettre le feu au soufre, de fermer la porte et de laisser fumer tant d\u2019heures.Ca!\u2026 c\u2019était la vraie désinfection, celle des gens et celle des lieux.Si les punaises ne mouraient pas toutes, toutes étaient frappées! Aujourd\u2019hui, avec l\u2019hygiène pratiquée à la moderne on nous a «garroché » toutes nos belles théories par les fenêtres avec tout le « bataclan » qui accompagnait la mise en cpé- ration de notre désinfection.Aujourd\u2019hui, une fesse « piquée » et quelques gouttes de sérum ont remplacé tout ca.Tout de même, si notre désinfection n\u2019était pas parfaite (nous suivions les règlements) il fallait bien avouer, pour être franc, une grande amélioration si nous comparions avec la méthode du Colonel Calvert, lors de l\u2019épidémie de typhus en 1847.Lui, il imbibait ses malades, jour et nuit, d\u2019une solution de nitrate de plomb.Résultat: il en enterra 10 000, lui avec, durant l\u2019été, à Grosse-Isle.Pour notre part, nous avons toujours regretté ce bon, ce beau, ce brillant soufre, le dieu des désinfectants d'il y à un demi-siècle.Pour sûr nous ne pouvions spéculer sur le prix de vente, car le forgeron du coin contrôlait tout le « stock » de la région et « s\u2019obstinait » a le vendre trois sous la livre.Aujourd\u2019hui, il paraît que c\u2019est différent et que l\u2019on use de noms scientifiques en « syls » ete.aprés avoir détroné la formaline.Est-ce que tout ceci est appelé à disparaître?pour être remplacé par l\u2019humble piqûre?Qu\u2019en résultera-t-il, dans un quart de siè- 931 cle, de ces organismes sensibilisés?D'autres réfractaires?avec des bacilles résistants?ou hypersensibles?ou méme indifférents!.CONCLUSION Nous n\u2019aurions pas besoin d\u2019écrire une conclusion aux remarques à l\u2019égard des trois théories que la plupart de nous avons étudiées durant nos études médicales.Il paraît que c\u2019est plus élégant, que c\u2019est plus fini.Pour notre part, nous avons toujours craint les fins de discours.La plus belle conclusion que nous pourrions tirer est que l\u2019on est encore loin de la vérité sur quantité de questions médicales et qu\u2019il faut être très prudent dans nos affirmations.Il ne fut pas si facile que cela de démontrer que la théorie cellulaire de Virchow était erronée.Virchow, médecin allemand, contemporain de Pasteur, n\u2019était pas le premier venu, et, à cette époque, jouissait d\u2019une grande renommée.Il fallut, ni plus ni moins, que le génie de Pasteur pour abattre tout cet échafaudage.La théorie pasteurienne, une fois comprise et prouvée, renversa tout sur son passage.En peu d\u2019années, Pasteur triomphait.La théorie des centres du langage et de tous les autres centres du cerveau est née, a évolué et est classée depuis belle lurette comme une utopie.Nous ne pouvons comprendre que des professeurs perdent leur temps a ergoter sur ces balivernes et fassent perdre un temps précieux à leurs élèves à écouter leurs sornettes.En ce qui regarde la théorie de la « Désinfection Pelletier » nous pouvons dire qu\u2019elle était admise mais elle a évolué depuis, et rapidement, dans les procédés à employer pour arriver au but que l\u2019on recherche.La dégringolade fut si rapide que l\u2019on n\u2019a même pas eu le temps ni d\u2019amender la loi, ni de changer les règlements au Service provincial d\u2019hygiène.Il ne faut pas croire, cependant, que, si les règlements au sujet de la désinfection, à la suite des maladies contagieuses, n\u2019ont pas changé, nous en sommes encore au mode de procéder d\u2019il y a 50 ans! Loin de là.Depuis vingt-cinq ans, l\u2019Etat a organisé des bureaux 932 connus sous le nom de Unité Sanitaire dans la presque totalité des comtés de la Province.Un des premiers devoirs des Umtés Samtaires fut de s\u2019organiser pour la recherche des contagieux.L\u2019Etat a donc créé un Service Central d\u2019examens bactériologiques pour toute la Province.À ce bureau sont expédiés, pour examens, tous les échantillons: sang, liquides, urines, membranes, etc., susceptibles de fixer un diagnostic.La chose se fit, sans bruit, dans le but de venir en aide au médecin de campagne, disait-onl!.Mais le praticien rural s\u2019aperçut, très tôt, que les rapports du laboratoire central étaient adressés, en premier lieu, directement à l\u2019officier en charge de l'Unité Sanitaire du comté au lieu de les faire tenir au médecin traitant.Quand ce dernier recevait le rapport du laboratoire, 11 y avait bien, en certains cas, de 24 h.à 36 h.que l\u2019officier de l\u2019Unité Sanitaire était au courant, s\u2019était emparé de votre ma- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 lade et que toute la maisonnée était vaccinée.En d'autres termes, l\u2019Etat, par le truchement du Bureau bactériologique, s\u2019était emparé de votre malade, de toute la maisonnée et d\u2019une partie du faubourg.Telle fut la méthode employée pour venir en aide au Médecine de Campagne.Mais quelle réaction auprès du corps médical de la Province?Quelle réaction?.mais nulle! auprès du corps médical des villes.À peu près nulle, à la campagne, & part quelques bradlards.J'étais du nombre.Au lieu de protester le médecin de campagne préféra s\u2019adresser ailleurs.Il faut avouer que depuis quelques années, il y eut des améliorations dans le mode de procéder, ce qui nous permet, en certains domaines, de jouer notre rôle de médecin de campagne, non celui d\u2019indicateur.Louis-Félix DUBÉ. VARIATIONS SUR UN THÈME DE MAURICE CHEVALIER René GUENETTE, Secrétaire adjoint de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal.Les chansons françaises ne sont pas toutes, tant s\u2019en faut, stupides ou immorales.Il en est qui témoignent d\u2019un humanisme authentique et qui dégagent, pour la conduite de la vie, des leçons profondes et d\u2019autre part si simples que le peuple peut les comprendre et en faire son profit.Celle-ci, par exemple, de Maurice Chevalier: Il faut rester, mesdames et messieurs, Tels que nous a faits le Bon Dieu.On est comme on est, On est beau, on est laid, On est gras ou maigrelet, C\u2019est à ça qu\u2019on nous reconnaît.On a, c\u2019est.selon, Un nez court, un nez long, On a des petits petons Ou bien de très gros ripatons.Pourquoi modifier?Pourquoi rectifier?Au lieu de se glorifier De ce dont on nous a gratifiés.On est comme on est, On est beau, on est laid, Faut rester comme l\u2019on est.Votre dévoué président, le docteur Dufres- ne, m\u2019a demandé une causerie humoristique.« L'humour, dit Larousse, c\u2019est une gaîté qui se dissimule sous un air sérieux et qui est pleine d\u2019ironie, d\u2019imprévu.» Une causerie humoristique est une forme de discours assez périlleuse, et le moniteur des cours d\u2019apprentissage de la parole publique à la Chambre de Commerce des Jeunes et à l\u2019école d\u2019Hygiène ne saurait en ignorer les dangers.Gresset, dans la comédie « Le Méchant », a écrit ce que tout le monde va répétant: « L'esprit qu'on veut avoir gâte celui qu\u2019on a », et l\u2019auteur des « Lettres persanes » a dit à son tour: «Quand on court après l\u2019esprit on attrappe la sottise ».Je vous raconterai, assez brièvement, quelques épisodes de la vie d\u2019un homme que je connais, plutôt que je crois connaître, car le conseil du Sage: « Connais-toi toi-même », toujours d\u2019actualité, reste quand 1 méme d\u2019application difficile.Il naît \u2014 pas Socrate mais mon héros \u2014 dans les dernières et paisibles années de ce siècle que Léon Daudet a qualifié de stupide.Et, heureusement pour la maman, quelques Jours avant Noël, exactement à la Saint- Thomas, l\u2019apôtre incrédule, celui qui sera le patron de tous ceux qui ne croient à une chose qu\u2019à bon escient, après s\u2019être assurés par eux- mêmes de sa réalité.Pourvu qu\u2019elle demeure dans les limites autorisées, cette attitude est une des conditions du progrès.Au baptême, on ne lui donne pas, ainsi qu\u2019il arrive souvent dans les pays de langue espagnole, le nom de Jésus bien que, plus tard, dans un langage trop cher à nos compatriotes, ses amis ou ses ennemis le traiteront parfois de « p'tit Chr.» Au lendemain des élections de 1896 qui ont hissé Laurier au pouvoir, il passe à un cheveu de s'appeler comme le grand homme.Mais le bon sens des parents l\u2019a emporté sur leur idolâtrie politique.Les noms célèbres, pensent- ils, sont bien lourds à porter.Comme tous les enfants, il va à l\u2019école, celle de son village, le plus beau des Laurentides, au nord de Montréal, mais qui ne connaîtra la véritable gloire que le jour encore lointain, il faut l\u2019espérer, où l\u2019on érigera une plaque commémorative aux lieux de sa naissance dont l'inscription, j'imagine, sera ainsi conçue: Ici, en l\u2019an de grâce 1897, naquit le plus petit et le plus grand tout à la fois des enfants de Saint-Jovite, x.V.Z.Lu » = 934 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 On n'est jamais mieux servi que par soi- même.Au couvent des Filles de la Sagesse que fréquentent naturellement des fillettes, notre Don Juan en herbe s\u2019éprend d\u2019elles toutes.Hab tude qui lui sera fatale.Adulte, il ne se décidera jamais a se marier.Un peu comme dans cette autre chanson francaise: « Y a des jours où toutes les femmes sont jolies », lui les trouve toutes jolies, tous les jours.Plus tard, il aimera jusqu\u2019aux femmes de ses amis les plus chers auxquelles il adressera des sonnets dans le genre de celui-ci et qui feront loucher les maris: J'ai lu dans un auteur qu\u2019un bourgeois gentilhomme, Epris d\u2019une marquise et de ses jolis yeux, Se torturait l'esprit pour dire de son mieux Les élans de son cœur.Je te comprends, pauvre [homme! L'histoire a retenu le nom de ce bonhomme, Monsieur Jourdain, puis des six tours ingénieux Qu\u2019imagine le cœur, quand il est amoureux.Mais de l\u2019amour, ce soir, n\u2019écrivons pas la somme.Madame Bruchési, je voudrais bien pourtant Vous dire et répéter, je suis impénitent, Que parmi ces messieurs, il n\u2019est pas de plus digne De vous, de vos charmes, de ce grisant carmin Que moi.Ils vous offrent des fleurs.Faveur insigne, Permettez qu\u2019en leur nom, je vous baise la main.Mais les éducatrices de l\u2019enfant, qui sont d\u2019authentiques relig.euses françaises que l\u2019exil a amenées sur les rives canadiennes, lui inoculent le désir d\u2019aller un jour voir cette France qu\u2019elles ne cessent d\u2019aimer, même si elle ne les reconnaît plus pour ses enfants.Et une bonne fois, l\u2019écolier confiera à ses parents abasourdis le rêve qu\u2019il a formé de voir la France.Il s\u2019agit bien d\u2019un rêve, pensent les auteurs de ses jours.Même si le papa est un marchand général, dont les affaires grandissent au rythme du développement des pays d\u2019En-haut, il reste que la France est trop loin, comme le répétaient les Polonais au moment des guerres napoléoniennes, que personne dans sa famille n\u2019a voyagé, qu\u2019un pareil déplacement représente un luxe que seuls les Masson, de Terre- bonne, ou les Prévost, de Saint-Jérôme, peuvent se payer.Heureux enfant: ses père et mère, au lieu de se révolter ou tout simplement de s\u2019esclaffer, s\u2019étonnent, sans rien dire, ou plutôt laissent les religieuses le marquer plus profondément encore de leur influence de Fran- ça.ses.Si bien que, contrairement à toutes les prévisions, le rêve, vingt ans plus tard, deviendra une réalité.Messieurs et chers parents, ce n\u2019est pas à des hommes de votre culture et de votre milieu qu\u2019un éducateur de profession devrait rappeler qu\u2019il est criminel de souffler sur les enthousiasmes, même les plus étourdissants, des enfants, pour ravager ces enthousiasmes, les tuer.Mais ouvrez donc les pages de notre histoire.Repassez donc l'histoire de votre prepre vie.Il n\u2019y a pas de honte à l\u2019avouer, les Canadiens français, à une ou deux générations près, sont fils d'habitants ou d\u2019ouvriers.A mon avis, il n\u2019est qu\u2019une aristocratie véritable, celle de l\u2019intelligence et du cœur.Nos pères en étaient indiscutablement.Et c\u2019est pour cela que partis de rien, les Canadiens français, chacun suivant ses aptitudes, ses goûts, ses ambitions, ont donné et continuent de donner à l\u2019Eglise et à l\u2019Etat, aux professions libérales, à l\u2019industrie, à la finance et au commerce, dans le monde des lettres, des sciences et des arts, au haut fonctionnarisme et à l\u2019éducation, des hommes de haute valeur et d\u2019un rare mérite.L'orientation qui entre peu à peu dans les mœurs scola res tiendra un compte encore plus exact des ressources humaines de notre peuple et en indiquera une plus rationnelle utilisation.Mais revencns au petit garçon de tout à l'heure.Dans ce couvent où avec la permission des religieuses 1l va partout, de la cuisine jusqu\u2019au dortoir (mais s\u2019il mange avec les sœurs il ne va pas toutefois jusqu\u2019à dormir chez elles), il est inévitable qu\u2019il prenne goût au sacerdoce.Il joue au prêtre.Son excellente mère lui a confectionné à même des pièces d\u2019indienne du magasin des vêtements liturgiques.Nouvelles diaconesses, ses compagnes de classe qu\u2019il a revêtues de surplis et de soutanes, prises dans les vestiaires de la sacristie, font office d\u2019enfants de chœur.Avec elles, il chante la messe, fait des processions, organise même des GUENETTE: SUR UN THÈME DE MAURICE CHEVALIER cérémonies extraordinaires comme ces baptêmes de cloches.à vaches que lui prête son père inimaginablement bon.Les fameuses campagnes politiques de l\u2019époque sont aussi une occasion pour le gamin de rencontrer dans le salon de son père, devenu maire, des personnages considérables: libéraux, conservateurs, voire nationalistes avant le nom.L\u2019éloquence du lion du nord, Tit-Jean Prévost, fait une formidable impression sur l\u2019enfant et lui donne l\u2019envie d\u2019entrer plus tard dans la politique.Comme 1l manifeste aussi certaines aptitudes musicales, 11 apprendra le p'ano.Sacerdoce, politique, arts, quelle voie prendra cet enfant non pas prodigieux, non pas extraordinaire, mais tout simplement semblable à des milliers d\u2019autres enfants de chez nous dont une plus grande observation dans la famille, une orientation plus scientifique à l\u2019école primaire et au collège pourraient découvrir les aptitudes afin de les mettre plus tôt et plus sûrement sur la vraie voie de leur avenir; que des sacrifices encore plus généreux de la part des parents, de la parenté, de mécènes, de l\u2019Etat, achemineraient vers le plein épanouissement des qualités morales et intellectuelles.Le temps est donc venu de placer l\u2019enfant au collège.Par bonheur, les parents n\u2019ont pas lésiné.De son côté, le rejeton profite de ses études si lui ne profite pas.Phénomène assez étrange, il ne grandit pas, il ne grandira pas.Problème d\u2019hérédité?Mais non, ses parents ont une taille normale et même son père et la plupart de ses oncles et tantes, du côté paternel comme du côté maternel, mesurent six pieds ou peu s\u2019en faut.Vraisemblablement une question de glandes.La médecine du temps n\u2019avait pas encore compris leur rôle dans le développement de la charpente humaine.On en sait davantage maintenant sur le sujet.Aussi, devant les résultats étonnants de la recherche scientifique et particulièrement dans le domaine médical, il importe que le publie, comprenant la nécessité de cette recherche, encourage les savants et fonde des laboratoires qui aideront à pénétrer les mystères de la vie et, partant, 935 à résoudre les problèmes parfois très douloureux que ces mystères présentent.Un éducateur de professien ne saurait se désintéresser de l\u2019avenir de la nation.Le développement de la personnalité de l'enfant est une des responsabilités de l\u2019école.Or, toutes sortes d\u2019éléments font obstacle à ce développement.Par exemple, des troubles d\u2019ordre physiologique, souvent occas ons d\u2019émotions périlleuses pour la santé de l\u2019esprit et la paix de l\u2019âÂme, compromettent ou du moins retardent l\u2019épanouissement de la personnalité.A cause d\u2019un insignifiant grain de sable dissimulé dans l\u2019engrenage, trop de gens non seulement n\u2019auront pas donné ce que la scciété pouvait en attendre mais l\u2019auront plutôt desservie par leur inaptitude à s'adapter, à s\u2019incorporer.Que de souffrances morales la médecine est appelée à guérir peut-être, à soulager sûrement, pourvu qu\u2019on facilite ses recherches et que le peuple bénéficie de ses découvertes! A défaut de la famille, trop souvent 1gno- rante ou distraite, l\u2019école doit s\u2019intéresser tous les jours à la santé des écoliers.Mais comme 11 n\u2019est ni de son ressort ni dans ses aptitudes de découvrir leur tares physiques, l\u2019école doit s\u2019en remettre à des médecins et à des infirmières.Or, plus les uns et les autres seront nombreux et compétents, plus efficace sera le dépistage des défectuosités d\u2019ordre physiologique plus prompt et plus sûr leur traitement, voire leur guérison.Partant, meilleure sera la santé des enfants.Ils auront ainsi plus de chances de progresser intellectuellement et moralement.Dans la vie, au lieu d\u2019être un fardeau pour la société, ces enfants seront un actif.La médecine devra donc pousser ses recherches dans les domaines assez nouveaux de la pédiatrie, de la psychiatrie et autres sciences que j'ignore.Et une opinion publique éclairée encouragera de son argent les recherches dans cet ordre d\u2019idées.La mobilisation de toute une armée de savants occupés à ces travaux, la création de riches laboratoires ne sont pas, pour une nation, une occasion de nouvelles dépenses mais plutôt l\u2019assurance de nou- 936 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 velles conquêtes de l\u2019homme au bénéfice de l\u2019homme.Les années passent \u2014 comme d\u2019ailleurs le temps qui m\u2019est alloué \u2014.Le collégien a terminé ses études.Rare distinction, il sera le seul de tous ses confrères et même de tous ses condisciples à les avoir toutes faites.en culottes.Et, pour se déplacer de la maison au collège et du collège à la maison, au tarif de 10 billets pour trente sous.Heureuse époque! A la fin de ses études, se croyant destiné au sacerdoce, notre philosophe entre au Grand Séminaire.Il est encore évidemment le plus petit des grands-séminaristes.Et tout le temps des dix-huit mois qu\u2019il passera rue Sherbrooke, pas une seule fois, le préposé aux cérémonies liturgiques, M.François, sulpicien pieux mais pas psychologue pour deux sous, ne l\u2019admettra à servir à la grand\u2019messe, même comme acolyte.« T\u2019es ben trop petit mon ami! T\u2019es ben trop petit, dame oui! » Le séminariste en vient à se demander comment, une fois devenu sous-diacre, diacre et prêtre, s\u2019ajusteront à sa petite taille les vêtements sacerdotaux dont la confection doit sans doute se faire selon des mesures communes et moyennes.Il se voit déjà tout embarrassé dans les aubes, les chasubles, les chapes surtout.Une solution.Il aura sa propre garde- robe.C\u2019est une dépense.Et 1l faudra la transporter chaque fois qu\u2019il se déplacera.C\u2019est bien pesant.A moins qu\u2019il ne soit nommé évêque et peut-être cardinal.Ces hauts dignitaires ecclésiastiques ont, évidemment, secrétaire, camérier, gentilhomme.Dieu l\u2019appelle ailleurs.Les études et l\u2019ardeur qu\u2019il y met, la règle austère qu\u2019il suit en toute conscience ont ébranlé sa santé.Il quitte le séminaire.Vite remis, il entre dans l\u2019enseignement.Première année, fiasco monumental.Certes, l\u2019instituteur ne connaît pas encore à fond son métier et d\u2019ailleurs il comprend trop les gosses qu\u2019il a devant lui pour user à leur endroit des méthodes traditionnelles de discipline: « Assis-toé, pis té-toé ».La véritable raison de son congédiement, par deux fois, s\u2019il vous plaît, c\u2019est que le Visiteur ecclésiastique de son district a considéré le gringalet de la hauteur de ses six pieds et de la majesté de sa bedaine.A quoi peut tenir la destinée! Des imbéciles aux postes de commande, quel malheur pour les individus et quel dommage pour la société! Heureusement que la Commission scolaire n\u2019a plus de semblables Visiteurs à son service.Et heureusement qu\u2019il n\u2019y a pas qu\u2019un district scolaire dans cette vaste Commission.Le jeune instituteur passe dans un autre arrondissement et, après quelques années, ses études à l\u2019étranger l\u2019ayant servi, il est promu à l\u2019enseignement primaire supérieur ou il enseignera le français à des grands garçons de 17, de 18 et même de 20 ans.Chaque première journée de l\u2019année scolaire va mettre à l\u2019épreuve l\u2019autorité du petit professeur.Les élèves, dont chaque année renouvelle le nombre et la physionomie, le caractère et les aptitudes, les tours aussi \u2014 les enfants en ont des milliers dans leur sac \u2014 les élèves, dis-je, se promettent bien, à leur premier contact avec lui, de lui en faire voir de toutes les couleurs.Mais, connaissant les jeunes, il a deviné leurs intentions.Aussi se hâte-t-il, dès sa première classe, de donner son plein rendement.Il ne s\u2019exprime pas trop mal; il connaît assez bien sa matière, il a lu, voyagé.Il a quelque expérience de la vie.Surtout il aime la jeunesse.Dans l\u2019art bien délicat d\u2019élever les hommes, il n\u2019est pas de moyen plus puissant que de les aimer, quelles que soient leurs déficiences.Et les jeunes, plus perspicaces qu\u2019on ne le croit généralement, se prendront eux aussi à aimer leur petit professeur, à lui obéir presque à la lettre, au grand étonnement de supérieurs préjugés, à la grande confusion de certains collègues, je dirais.inquiets, pour ne pas être méchant.Mais on le reconnaîtra, ce n\u2019est pas toujours chose commode d\u2019être petit.Dans les tramways, dans les autobus, aux heures d\u2019affluence, notre bout d'homme ne voit rien du paysage, du mouvement des rues; alors il se contente de regarder des voyageurs GUENETTE: SUR UN THÈME DE MAURICE CHEVALIER en général assez quelconques, ou se plait à examiner les jambes des voyageuses! Quand il a repéré une place, il s\u2019empresse de s\u2019en emparer et la garde, au risque de passer pour un malappris \u2014 sauf quand une vieille dame ou une jeune maman ou une religieuse se trouvent là debout.Aussi, pour éviter tous les inconvénients du tram et de l\u2019autobus, s\u2019est-il procuré une vo.ture; mais là encore, comme il ne pouvait rejoindre les pédales, il a dû les faire hausser.Dans les nombreux hôtels où il descend, si les lits sont toujours trop grands, les penderies, les glaces sont toujours trop hautes.Et quand il lui faut se faire la barbe, c\u2019est par un effert étonnant d\u2019imagination et d\u2019industrie qu\u2019il réussit à se monter une installation pas trop chancelante, pas trop dommageable non plus pour le propriétaire.Dans la rue, les enfants font des réflexions sur son passage: Oh! le petit monsieur! regarde le petit nomme! pourquoi t'es petit, toi?Jusqu\u2019à sa nièce, une fillette délurée, qui dit à ses petites amies: « Mon oncle est haut comme trois pommes ».Comme les mamans en compagnie de marmots bavards se sentent embarrassées, gênées! Elles rougissent, elles tâchent de faire taire les espiègles ou veulent expliquer.« Mais, madame, votre enfant n\u2019est pas aveugle que je sache?Eh bien! il voit ce qu\u2019il voit et il dit ce qu\u2019il voit.» La maman est toute rassérénée.Parfois des jeunes gens et des jeunes filles font des commentaires, plus crus et plus indigestes.Le petit monsieur serait porté à en prendre du chagrin s\u2019il ne savait pas depuis longtemps que la jeunesse n\u2019est pas méchante mais irréfléchie.Il faut quand même faire son éducation dans la famille et à l\u2019école, la mettre en garde contre toutes les tentations qu\u2019elle peut éprouver de faire de la peine en donnant, par exemple, des sobriquets, quelquefois drôles et de bonne frappe, la plupart du temps cruels et indélébiles.Dans les réunions publiques: à l\u2019église, au théâtre, à moins de se placer tout à fait en avant, le petit monsieur ne voit rien ou pres- 937 que.Les larges carrures, les tailles élancées, les chapeaux de ces dames font écran.Si, a des dîners officiels, on l\u2019a invité à la table d'honneur, il s\u2019y rend immanquablement encadré de deux colosses qui font figure de gardes du corps.Mais, dans les convois funèbres, les journalistes ne s\u2019inquiètent pas de lui demander ses noms et qualités.Dans les magasins: merciers, bott ers, gantiers, chemisiers, on n\u2019a jamais sa pointure.Heureusement qu\u2019il a fini par découvrir un excellent tailleur.Chez les marchands d\u2019articles de sport, il trouvera, évidemment, des raquettes de tennis, des skis, des patins, mais au rayon des enfants.Une fois, il s\u2019est fait faire une paire de bottes d\u2019équitation \u2014 c\u2019est, évidemment, un petit cheval qu\u2019il monte \u2014 mais une fois terminées, ces bottes eussent plutôt accommodé un homme de taille moyenne.Quelle chose que la compétence en toute espèce de domaine! Dans les salons, dans les clubs, il ne peut s\u2019asseoir comme tout le monde, c\u2019est-à-dire n\u2019importe où.Les chesterfields sont trop profonds, les chaises droites trop hautes.Pour qu\u2019il soit confortable, il lui faudrait apporter son fauteuil.Il aime passionnément la danse.Si, pour la valse, il est libre de choisir sa partenaire, il ne se risque jamais à danser un « paul jones ».Et l\u2019on citera de lui cette réplique plutôt mordante, alors qu\u2019une jeune fille à qui il a demandé la faveur d\u2019une danse lui a cruellement répondu qu\u2019elle ne dansait pas avec un enfant: « Pardon, mademoiselle, je ne savais pas que vous étiez enceinte.» Au téléphone ou à la radio, les gens qui ne le connaissent pas ou qui ne l\u2019ont jamais rencontré pensent volontiers qu\u2019il mesure au moins six pieds.C\u2019est une revanche.Ses photos, quand elles ne présentent que le buste, le font ressembler à Camilien Houde ou au défunt Fernand Rinfret., en mieux, évidemment.Au fond, tous ces désagréments, que je viens de vous narrer, ne sont pas si pénibles qu\u2019il faille en gémir plus qu'il ne convient.Car si toute médaille a son revers, c\u2019est parce qu\u2019elle a un avers.Certes, au jour de sa jeu- 938 nesse, quand le bonhomme s\u2019est rendu compte qu\u2019il ne grandissait pas, pis qu\u2019il ne grandirait pas, il en éprouva du chagrin et même une certaine angoisse.Quel serait son avenir?Mais, se ressais ssant, il se fera à lui-même la gageure de changer ce handicap en atout.Et c\u2019est ce tour de magie qu\u2019il faut enseigner aux gens, en particulier, à la jeunesse encline à se décourager parce qu\u2019il y a des obstacles à la poursuite de son bonheur.« L\u2019épreuve est plus moralisante que la bonne fortune», a dit Lacordaire.La souffrance physique et surtout la souffrance morale sont des sortes de bienfaits.« Ceux qui n\u2019ont pas souffert ne savent rien, lisons-nous dans Télémaque; ils ne connaissent ni les biens ni les maux; ils ignorent les hommes; ils s\u2019ignorent eux-mêmes.» À plus forte raison quand, par ailleurs, il y a des raisons d\u2019espérer.On a eu la chance de faire des études?Pourquoi ne pas les poursuivre toute sa vie pour pouvoir devenir un jour un homme cultivé?On est entré dans la carrière par la petite porte, comme il convient?On n\u2019aura de cesse qu\u2019on en sorte par la grande.Les voyages contribuent à l\u2019épanouissement de la personnalité?Pourquoi ne pas voyager?On n\u2019a pas toujours compris la jeunesse?Educateur, on voudra devenir l\u2019un de ses amis les plus fidèles, les plus désintéressés, les plus attentifs.Et, par un juste retour des choses, on conquerra la confiance des jeunes, leur gratitude, leur dévouement.La jeunesse nous rendra peut-être le service de nous garder jeune, même sous nos cheveux blancs.ou du moins ce qu\u2019il en reste.On blaguera, évidemment, et tous les jours que le Bon Dieu amène, sur votre étonnante petite taille.Vous garderez votre bonne humeur et vous vous ferez ainsi de nombreux amis dans tous les milieux.Et puis, après tout, l\u2019histoire enseigne qu\u2019un certain nombre de grands hommes furent plutôt petits: Napoléon, surnommé le Petit Caporal, devint l\u2019Empereur.On disait de Thiers, libérateur du territoire français après 1870, qu\u2019il était le tiers d\u2019un homme; il était haut comme un jockey.Windthorst, petit et illustre L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 politique allemand, tint tête, pour défendre les droits de l\u2019Eglise, au haut et puissant chancelier de fer, Bismarck.L\u2019Autriche garde pieusement le souvenir du petit chancelier Dolfuss qu\u2019Hitler fit lâchement assassiner.Et notre Tit-Coq?Et puis, après tout, la promesse du ciel vaut pour les petits comme pour les grands.On se souvient de la chanson de Botrel: « Le petit Grégoire », qui « À seize ans est haut tout comme Notre huche à pain ».Quand il mourut, frappé d\u2019une balle entre les deux yeux, Jésus « Entr\u2019ouvrit son manteau rose pour qu\u2019il s\u2019y cachât, et dit: « Mon ciel de gloire, En vérité, je vous le dis, Est pour les petits, Dame oui! » De son vivant même, le Christ eut des attentions pour eux.Vous vous souvenez de Zachée, ce petit publicain, qui était monté dans un sycomore \u2014 une variété d\u2019érable \u2014 pour voir Jésus traversant Jéricho.Jésus, rapporte l'Evangile, ayant levé les yeux, lui dit: « Zachée, hâte-toi de descendre car il me faut aujourd\u2019hui même loger dans ta maison.Et, continue le Christ, aujourd\u2019hui le salut est entré dans cette maison, parce que celui-ci aussi est fils d\u2019Abraham.» Le même Seigneur Jésus-Christ aux disciples qui lui demandaient: « Quel est donc le plus grand dans le royaume des cieux?» et Jésus, ayant placé un petit enfant au milieu d\u2019eux, de répondre: « En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez et ne devenez comme des petits enfants, vous n\u2019entrerez point dans le royaume des cieux.» Messieurs, voilà plus de raisons qu\u2019il n\u2019en faut pour être content de son sort.On est comme on est, On est beau, on est laid, Faut rester comme l\u2019on est. \u201c3 Wnion Medicale du Canada\u2019 en 1881 Fracture composée du crane, avec dépression.Hôpital Notre-Dame, Montréal, Service du Dr Brosseau.Août 1881.E.St-H ., âgé de 35 ans, est, le 13 avril, vers 6 h.p.m,, frappé à la tempe par une pièce de bois lancée par une machine.Il y a lacération des téguments et du muscle temporal et fracture du frontal à peu près au niveau de la suture qui unit cet os au pariétal gauche.La fracture a environ un pouce et demi de longueur et le frontal est déprimé de toute l\u2019épaisseur de l\u2019os.En introduisant le doigt dans la plaie on constate parfaitement cette dépression et l\u2019on touche le bord rugueux du fragment postérieur qui paraît soulevé.Le malade a perdu complètement connaissance lors de l\u2019accident.Cependant, étant ensuite un peu revenu à lui, il a pu recevoir les derniers sacrements et se confesser, puis est retombé de nouveau dans un état d\u2019insensibilité complète pendant lequel il a eu quelques mouvements convulsifs ressemblant à de légères contractions tétaniques.Au bout d\u2019une heure le malade reprend ses sens et vomit abondamment.Il est alors transporté à l'hôpital (salle Saint-Joseph, no 13, service du Dr Brosseau).Le pouls est petit filiforme, la respiration affaiblie.Il n\u2019y a aucun symptôme de paralysie.Pas d\u2019intolérance de la lumière ou des sons.Mais le malade est dans l\u2019impossibilité absolue de parler.L\u2019aphasie est complète.Le malade cependant comprend et entend bien.Il peut écrire aussi, mais d\u2019une façon peu intelligible.Ainsi il commence à écrire une phrase et ne la termine pas, il répète souvent les mêmes mots.Il veut donner l\u2019adresse de ses parents, à Québec.Il indique le nom de ceux-ci, mais s\u2019embrouille sur le nom de la rue.Pouls normal, ainsi que la température.Vu l\u2019absence de symptômes de compression on n\u2019intervint pas autrement que pour panser la blessure par un simple morceau de charpie sèche et exercer un peu de compression pour arrêter l\u2019hémorragie qui est assez considérable.Comme le pouls reste toujours petit et faible, on donne du Brandy de demi-heure en demi- heure, jusqu\u2019à ce que le pouls se soit relevé.14 avril.Le pouls est redevenu meilleur et plus fort.Température 99 degrés.En demandant au malade de montrer sa langue, on constate qu\u2019il y a une légère déviation de cet organe.Mais comme le patient fait mouvoir celui-ci à volonté et des deux côtés, il est facile de voir que la paralysie n\u2019est pas considérable.L\u2019aphasie continue toujours.Le malade écrit d\u2019une façon plus intelligible qu\u2019hier.Ainsi, après la visite du chirurgien de service il écrit ce qui suit: « S: vous ne choisissez est pour satisfaire j'aimerais à ce que j'avais.s\u2019il n\u2019y a rien de quelque danger.» 7 heures p.m.\u2014 Il y a eu consultation au sujet du malade cette après-midi et l\u2019on a cru à propos de ne pas intervenir encore, vu l\u2019absence à peu près complète de signes de compression.Pouls 80.Température 100 degrés.La respiration est un peu faible encore.Pas de convulsions, ni de nausées, ni vomissements.On ne constate pas non plus d\u2019intolérance des sons ou de la lumière.L\u2019examen ophtalmoscopi- que ne révèle rien autre chose qu\u2019une congestion assez forte des veines de la rétine.La pupille n\u2019est pas œdématiée.Les milieux de l\u2019œil sont intacts.On remarque que l\u2019œil gauche est dévié en dedans, et le malade écrit qu\u2019il ne voit rien que d\u2019un seul œil, ainsi: « Je ne vois rien du seul que je louche.» Cependant en interrogeant ses amis, on apprend qu\u2019il s\u2019est toujours plaint d\u2019une diminution de l\u2019acuité de la vision dans l\u2019æœil dévié.On prescrit des applications froides sur la tête; les sinapismes aux pieds, et 15 gr.de bromure de potassium toutes les 3 heures.Le malade peut marcher dans la salle.Il se lève de temps à autre.15 avril, a.m.\u2014 Le malade a dormi cette nuit, n\u2019a eu ni vomissement, ni mouvements convulsifs, il urine bien.Pas d\u2019autres signes de paralysie que ceux constatés hier à la langue et aux yeux.L\u2019aphasie continue.Le patient écrit d\u2019une manière plus comprise qu\u2019hier et semble plus affaissé.Pouls 74.Temp.100 degrés.On continue les applications froides à la tête.L\u2019ophtalmoscope ne révèle rien de plus qu\u2019hier.On prescrit 10 grains de calomel suivi d'un purgatif salin après deux heures.Soir.\u2014 Etat général à peu près le même.Pouls 92.Temp.101 degrés.Le purgatif a produit un bon effet.Pas de symptômes de paralysie.L\u2019aphasie continue.Le malade dort bien.On continue les applications froides et le bromure.16 avril, a.m.\u2014 Nuit a été assez bonne.Le malade s\u2019est levé ce matin.L'intelligence semble plus libre.Le malade écrit ces mots: « J'aimerais d\u2019avoir du bouillon.» Il est toujours aphasique.Pas de vomissements ni de convulsions.La blessure qui rend maintenant du pus est pansée à l\u2019acide phénique au 40e.L\u2019examen ophtalmoscopique donne encore des résultats négatifs.Pouls 74.Temp.98 degrés.Le malade sourit.Après-midi.\u2014 Même état que ce matin.Pouls 82.Température 100 degrés.17 avril, a.m.\u2014 Bonne nuit.Sommeil.Pouls 74.Température 98 degrés.L\u2019aphasie continue.Le malade mange et boit bien.On continue le froid à la tête.Etat général le même.Après-midi.\u2014 Pouls 82.Température 101 degrés.Même état. 940 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 18 avril, a.m.\u2014 Pouls 84.Température 98,3 degrés.Toujours aphasique.On prescrit une diète généreuse.De plus: Pot Bromid, 10 g.et Pot Iorlid, 7 g.à prendre trois fois par jour, avec 3i de Tinct.Cin- chonoe.Pansement phéniqué pour la plaie à la tempe.Après-midi.\u2014 Même état: pouls 84; température 100,3 degrés.19 avril, a.m.\u2014 Même état se continue.Le malade mange mieux et avec plus de goût, mais il est toujours aphasique.À l\u2019ophtalmoscope on voit les veines du fond de l\u2019œil gonflées, tandis que les artères sont filiformes.Il n\u2019y a pas d\u2019œdème de la papille.On introduit dans la plaie un tube à drainage, par lequel on fait les injonctions à l\u2019acide phénique.Pouls 86.Température 98,3 degrés.Après-midi.\u2014 Pouls 96.Température 100,3 degrés.20 avril, \u2014 Le pouls est à 80 le matin et à 96 le soir.La température à 98,2 degrés le matin et 99,3 le soir.Le malade est toujours aphasique.21 avril.\u2014 Le malade dit oui et non très distinctement.L'état général s\u2019améliore considérablement depuis deux jours.Le pouls est à 74 et la température à 98,3 degrés.Du 22 au 26, l\u2019état général s\u2019est de plus en plus amélioré, le pouls est revenu à 72 et la température se montrait entre 98,3 et 992 degrés.La parole revient peu à peu et le 26 le patient parle fort bien.: Les facultés mentales sont intactes.L\u2019œil gauche reste toujours dévié comme il l\u2019était, du reste, avant l\u2019accident.La plaie suppure abondamment, on y introduit des crins de cheval pour établir le drainage, et le malade laisse l\u2019hôpital le 28.Un mois et demi après son départ le patient se présente à la clinique.En examinant la plaie on aperçoit au fond de celle-ci un point qui offre une certaine résistance et qui est évidemment un corps étranger.On en tente l\u2019extraction et on retire trois morceaux de feutre d\u2019environ un pouce carré en tout, et un petit morceau de ruban, le tout faisant partie du chapeau que le malade portait lors de l\u2019accident et que le morceau de bois avait enfoncé dans la profondeur du muscle temporal.Depuis l\u2019ablation de ces corps étrangers, la plaie s\u2019est fermée rapidement.La guérison du patient est complète.Dr H.E.Desrosiers, Médecin interne de l\u2019hôpital Notre-Dame.Cd et om Em ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.< Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Arthur C.CURTIS et Robert H.GREKIN.\u2014 Sarcoïdose.(Sarcoidosis.) \"Medical Clin.of North America\u2018, 3: 31 (janv.) 1949.Voici la définition adoptée par la Conférence sur la sarcoïdose sous les auspices du Conseil National des Recherches à Washington: « La sarcoïdose est une maladie d\u2019étiologie inconnue, caractérisée au point de vue microscopique par des tubercules à cellules épithélioïdes avec ou sans nécrose apparente survenant dans n\u2019importe quel organe ou tissu, et par la présence fréquente de corps réfringents ou apparemment calcifiés dans les cellules géantes des tubercules.Les lésions peuvent être remplacées par de la fibrose, de l\u2019hyalinisation ou par les deux à la fois.« Cliniquement, les lésions peuvent être très répandues.Les tissus ordinairement atteints sont les ganglions lymphatiques, la peau, les yeux et les os (surtout aux extrémités.C\u2019est une maladie à évolution chronique affichant peu ou pas de symptômes.Toutefois, il peut y avoir des phases aiguës caractérisées par un malaise accompagné de fièvre, avec présence possible de symptômes provenant des organes atteints.Le test à la tuberculine est fréquemment négatif.Les globulines plasmatiques sont fréquemment augmentées.L'évolution de la maladie peut se faire vers la « résolutio ad in- tegrum », vers la perte fonctionnelle de l\u2019organe ou vers la chronicité.» C\u2019est réellement un résumé de la maladie.Etiologie: inconnue, mais d\u2019aucuns ont voulu l\u2019apparenter à la tuberculose, la lèpre, la leishmaniase, ou en faire une complication de traumatisme avec présence de silice dans les plaies.Caractéristiques cliniques : Fièvre: rare sauf dans l\u2019uvéo-parotidite.Perte de poids, douleur, symptômes pulmonaires, rares.Malaise général, et fatigabilité, parfois chez ceux qui font de l\u2019hypercalcémie ou une élévation de l\u2019azote non protéique.Tissu lymphoïde: le plus souvent atteint.Les ganglions peuvent s\u2019hypertrophier au point d\u2019apparaître sous forme de tumeurs visibles.Distribution capricieuse.Rate: souvent hypertrophiée.Les poumons sont souvent infiltrés, et les ganglions bronchiques hypertrophiés.La peau: on y distingue trois groupes de lésions: le sarcoïde de Boeck, le sarcoïde de Darier-Roussy, et le lupus pernio de Besnier.Il faut aussi mentionner la fièvre uvéo- parotidienne et le syndrome de Mikulicz.Ce dernier consiste en l\u2019atteinte bilatérale des glandes lacrymales et salivaires.Os: lésions connues sous le nom de Osteitis tuberculosa multiplex cystica.En un mot tous les organes peuvent être pris.Examens de laboratoire: Je nlus souvent, monocytose, élévation de la fraction globuline, d\u2019où une augmentation des protéines totales et une inversion du rapport sérum-globuline.L\u2019azote non protéique, le calcium et le phosphore sériques sont souvent élevés.L\u2019urea clearance test est souvent diminué.La sédimentation est fréquemment accélérée durant les stades actifs de la maladie.Seul le diagnostic microscopique est certain.Peut-être y aura-t-il plus tard un test cutané 942 basé sur l\u2019antigène de Kveim quand les travaux seront complétés.Traitement: empirique.Calciferol ou Dihy- drotachystérol à hautes doses.J.-Roger GAREAU.\u2014 EDITORIAL.\u2014 La streptomycine dans la tuberculose méningée.(Streptomycin in Tuberculous Meningitis.) \"British Medical Journal\u201d, No 4605; 628 (9 avril) 1949.| Il s\u2019agit d\u2019un rapport intérimaire d\u2019un comité écossais où l\u2019on rapporte 81 cas de tuberculose méningée et son traitement.Chez 77 malades, on est parvenu à isoler le bacille dans le L.C.R.Des 81 malades 45 sont morts, 5 ont eu des rechutes, tandis que 31 ont guéri.À noter cependant que ces cas n\u2019ont pas été uniquement traités par la streptomycine parce que la streptomycine seule ne semblait pas agir favorablement.Tout le monde parait d\u2019accord sur ce sujet.Paul-René ARCHAMBAULT Ivar KALLQUIST.\u2014 Traitement de la tuberculose intestinale par le P.A.S.(Para-amin- osalicylic acid therapy in intestinal tuberculosis.) \"Amer.Rev.of Tuberculosis\u201d, 61: 621 (mai) 1950.L\u2019auteur rapporte 22 cas de tuberculose intestinale traités avec le P.A.S.à l'hôpital So- derley.Le diagnostic radiologique fut obtenu dans chaque cas.Une régression complète des images intesti- na'es nathologiques fut obtenue dans 10 cas et une régression presque complète dans 1 cas.Il v eut régression considérable dans 7 cas.Après une période d\u2019observation variant de 8 à 16 mois, 13 patients n\u2019ont aucun symptôme, 3 présentent de légères douleurs abdominales, 5 sont décédés.Des 5 morts, 1 mourut de leucémie aiguë à monocytes non attribuable au traitement par le P.A.S.Les 5 étaient améliorés quant à leurs symptômes abdominaux lors de leur décès.L\u2019auteur conclut que le P.A.S.est la médication de choix dans le traitement de la tuberculose intestinale.Il la préfère à la streptomy- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 cine surtout s\u2019il considère que la résistance au P.A.S.ne s\u2019établit pas avant 6 mois et que cette médication est presque toujours bien tolérée et inoffensive.Maurice DORAY.AMYES, RAY et BROCKMAN.\u2014 Anoxie par le monoxyde de carbone.(Carbon monoxide anoxia.) \u201cJ.A.M.A.\", 142: 1054 (8 avril) 1950.Justin Besancon et Laroche en France avaient employé avec avantage la procaine par voie intraveineuse dans le coma dû au monoxyde de carbone.Aux Etats-Unis, comme on constatait que le traitement déjà employé n\u2019était pas satisfaisant, on tenta l\u2019essai de la nouvelle thérapeutique.A Los Angeles, l\u2019on administra 500 ce de soluté glucosé à 5%, ou 500 ce de solution 1isotonique dans laquelle on avait mêlé 500 mg.de procaïne par la voie intraveineuse durant deux heures.Auparavant l\u2019on avait tâté la sensibilité du patient par des épreuves cutanées à la procaïne.Des 23 patients qui furent l\u2019objet de cette étude (tous amenés inconscients à l\u2019hôpital) 17 reprirent conscience et manifestèrent des signes évidents d\u2019amélioration de quelques minutes à une heure après le début du traitement.Il n\u2019y eut aucune réaction (convulsion, allergie, ete.) durant l\u2019administration du traitement.On n\u2019administra jamais cependant d\u2019é- pinéphrine avec la procaïne.Les effets du traitement se manifestèrent d\u2019autant plus vite qu\u2019on avait administré la procaïne plus rapidement après le début des symptômes.La procaïne est un analeptique et un anesthésique local et doit exercer son action comme stimulant respiratoire.Maurice COMEAU. ANALYSES LEVINE, GOLDSTEIN et GERHARDT.\u2014 Cancer et tabac.(Cancer and tobacco smoking.) \u2018\u2019J.A.M.A.\u201c, 143: 336 (27 mai) 1950., Durant les années passées, une revue de la littérature nous montre qu\u2019on a tenté vainement de mettre en évidence une relation de cause à effet entre l\u2019usage du tabac et le cancer.Sur cette question, les auteurs étudièrent 1650 cas d\u2019admission au Roswell Park Memorial de Buffalo chez qui une histoire de cas détaillait la variété de tabac, la quantité consommée et la façon de le consommer (pipes, cigares, cigarettes).Voici ce que révèlent leurs statistiques: le cancer de la lèvre serait beaucoup plus fréquent chez le fumeur de pipes et cigares que chez les fumeurs de -cigarettes.D\u2019un autre côté, on a rencontré deux fois plus de cancers du poumon chez les fumeurs de cigarettes que chez les autres et aussi deux fois plus chez ceux qui fument depuis 25 ans que chez les autres fumeurs ou non fumeurs du même âge.La variété de tabac ne modifierait en rien l\u2019apparition du cancer.De ces statistiques les auteurs mettent au moins un point en évidence, et c\u2019est celui du facteur associé, i.e.si le tabac est consommé sous forme de cigares, cigarettes ou pipes, sur le site d\u2019apparition du cancer.Maurice COMEAU.J.H.MIDDLEMISS.\u2014 L'érythème noueux.(Erythema nodosum.) \u201cBritish Journal of Radiology\u201d, 22: 375 (juillet) 1949.L\u2019auteur a observé 124 cas d\u2019érythéme noueux dont 99 sont considérés comme des tuberculeux.Parmi ces 99, on a pu les classer comme des cas d\u2019infection tuberculeuse primaire.Un fait particulier à noter; il y avait 2 fois plus de femmes atteintes de cette maladie que d'hommes.Il est généralement admis 943 aujourd\u2019hui que l\u2019érythème noueux n\u2019est pas une maladie spécifique, mais plutôt une réaction non spécifique à diverses infections et à divers agents toxiques.Elle survient le plus souvent en association avec une infection tuberculeuse primaire.Il faut se méfier, car il y a parfois des cas où l\u2019érythème noueux survient secondairement à l\u2019emploi des sulfamides et à une maladie que l\u2019on appelle coceidioido- mycose.Paul-René ARCHAMBAULT.Fra + | HE = : ! Le ad J.B.McDOUGALL.\u2014 L'Organisation Mondiale de la Santé et la tuberculose.(WHO and Tuberculosis: World Health Organization.) \"Brit.Med.Journal\u201d, No 4623: 379 (13 août) 1949.Cette Organisation Mondiale de la Santé considère la tuberculose comme un problème de très grande importance et recommande au monde entier des programmes de très grande envergure.Chaque pays doit faire un relevé de l\u2019étendue de son propre problème, de ses moyens de lutter contre cette terrible maladie.Pour aider efficacement cette lutte on a distribué 34 bourses d\u2019études pour atteindre la cinquantaine bientôt.On choisit les officiers seniors qui ont une situation-clef auprès des gouvernements.On s\u2019efforce aussi de les mettre au courant des efforts qui se fait dans chaque pays puis, avec le temps, on cherche à améliorer la lutte antituberculeuse aussitôt que le personnel bien entraîné peut se qualifier.C\u2019est ainsi que 8000 000 d\u2019Européens ont pu avoir un test à la tuberculine tandis que l\u2019on en a vacciné au B.C.G.3 000 000.Ce comité mondial veut travailler conjointement avec l\u2019Office International contre la T.B.au moyen d\u2019une agence internationale.Ce qui est fort louable.Paul-René ARCHAMBAULT. 944 PHTISIOLOGIE COMITÉ DES ESSAIS THÉRAPEUTIQUES DE L'ASSOCIATION NATIONALE SUEDOISE CONTRE LA TUBERCULOSE.\u2014 P.A.S.et tuberculose pulmonaire, étude clinique.(P.A.S.treatment in Pulmonary Tuberculosis.Comparison between 94 treated and 82 untreated cases.) \"American Rev.of Tuberculosis\u201d, 61: 597 (mai) 1950.Le comité rapporte les expériences faites avec le P.A.S.chez 94 patients souffrant de tuberculose pulmonaire.82 patients servant de contrôle reçurent des placebos.Même les médecins chargés d\u2019administrer le médicament ne savaient pas quel patient recevait le P.A.S.ou le placebo.La dose employée fut de 10 grammes par jour par voie orale sous forme de granulé.La durée du traitement fut de 3 mois.Les expériences portèrent sur la température, le poids, la sédimentation globulaire, la quantité et la positivité des expectorations, la formule sanguine et la radiographie pulmonaire.Dans tous les cas, les patients traités avec le P.A.S.s\u2019améliorèrent beaucoup plus rapidement que ceux du groupe contrôle et les résultats sont très significatifs.Maurice DORAY.NEURO-PSYCHIATRIE Edwin O.WHEFLER, Paul O.WHITE, Eleanor W.REED, Mandel O.COHEN, Boston.\u2014 L'asthénie neuro-circulatoire.(Neurocircul- atory asthenia \u2014 anxiety neurosis, effort syndrome, neurasthenia.) \u201c].A.M.A.\u201d, 142: 878 (25 mars) 1950.L\u2019asthénie neuro-circulatoire (névrose d\u2019angoisse, syndrome d\u2019effort ou neurasthénie) est une maladie fréquente.Bien qu\u2019elle ait été l\u2019objet de nombreuses publications plus ou moins récentes, la littérature médicale n\u2019avait pas abordé, à date, l\u2019étude de cette maladie sous l\u2019aspect particulier de l\u2019évolution médicale et médico-sociale des patients chez qui le diagnostic en avait été posé.La présente étude est le fruit des informations recueillies auprès de 173 patients, chez L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLFC.\u2014 Montréal, août 1950 qui le diagnostic d\u2019asthénie neuro-cireulatoire avait été porté vingt ans auparavant et qui n\u2019avaient alors été soumis à aucune autre thérapeutique si ce n\u2019est celle de la sédation médicamenteuse et du : éconfort ou soutien moral.Du point de vue médical, cette étude tend à démontrer que ces patients se sont comportés raisonnablement bien et qu\u2019ils n\u2019ont pas été plus que leur prochain sujet à d\u2019autres maladies.Du point de vue familial et social, ils ont semblé être des citoyens convenablement bien adaptés.Une question se pose: ces patients souf- fraient-ils bien de la même maladie que celle appelée par les psychiatres neurose d\u2019angois- ne, état anxieux et neurasthénie?La revue de la littérature sur ce sujet a amené les auteurs du présent travail à la conclusion que les différents termes employés s\u2019appliquaient à la même maladie.De plus, c\u2019est l'impression de l\u2019un des auteurs (M.E.C.), un psychiatre, qu\u2019il est incapable de faire la distinction entre les patients chez qui le diagnostic d\u2019asthénie neu- ro-circulatoire a été posé par des cardiologues et ceux chez qui le diagnostic de névrose d\u2019angoisse ou de neurasthénie a été porté par des psychiatres.T.A.Ross, dans un article paru en 1936 dans La Presse universitaire de l\u2019Université de Cambridge, Mass., et s\u2019intitulant « Enquête sur le pronostic des névroses » avait démontré qu\u2019un bref traitement psychothérapi- que produisait d\u2019aussi bons résultats qu\u2019un traitement prolongé.La présente étude va plus loin dans ces conclusions et soutient qu\u2019une psychothérapie encore moins profonde, soit le simple réconfort aidé du facteur temps, peut amener d\u2019aussi bons résultats que le traitement abrégé de psychothérapie préconisé par Ross.Plus encore, l\u2019on est porté à penser que toutes les études faites à date sur cette maladie, même la présente, indiqueraient beaucoup plus l\u2019évolution naturelle de la maladie que les résultats obtenus par l\u2019une ou l\u2019autre des formes de psychothérapie. i ANALYSES 945 Que l\u2019anxiété soit à l\u2019origine de nombreuses maladies, chez les humains, c\u2019est une hypothèse sur laquelle l\u2019on spécule beaucoup de nos jours.Ainsi, certains pensent que l\u2019ulcère peptique, l'asthme, l\u2019arthrite rhumatoïde, la colite ulcéreuse, l'hypertension artérielle et le diabète sont les résultats d\u2019une entité mal définie que l\u2019on appelle anxiété.En ce qui concerne cette théorie, il faut noter que dans le groupe des patients qui ont souffert durant 20 ans de symptômes d\u2019appréhension, de nervosité, de palpitations, de tremblements, tous symptômes classiquement considérés par les psychiatres comme des manifestations d\u2019anxiété, il n\u2019y a pas eu, du moins à un degré évident, aucune de ces maladies que l\u2019on aura\u2019t dû s\u2019attendre à voir se développer chez eux.Dans ce groupe, le taux de mortalité a même été plus bas que dans la population en général.Ce fait pourrait s\u2019expliquer de deux façons: ces patients appartenaient à un groupe social dont l\u2019éducation et les revenus dépassaient la moyenne et peut-être aussi portaient- ils plus d\u2019attention à leur santé que l\u2019individu ordinaire.Ces faits concernant le pronostic au sujet de la santé et de la mortalité peuvent être employés à réconforter les patients inquiétés par les symptômes qu\u2019ils présentent.En résumé, cette étude faite auprès de 173 patients et portant sur une période de 20 années d\u2019observation, apporte les conclusions suivantes: 1 \u2014 L\u2019asthénie neuro-cireulatoire (neurasthénie \u2014 syndrome d\u2019effort \u2014 névrose d\u2019angoisse) est une maladie le plus souvent chronique, qui ne cause ni ne précipite la mort, et qui n\u2019a pas de répercussion importante sur la vie familiale et sociale des patients non plus que sur leur travail.Cette conclusion s\u2019appuie sur le fait que, des 173 patients faisant l\u2019objet de ce travail, 12% ont guéri, 35% ont présenté des symptômes mais son incapacité, 38% ont présenté des symptômes s\u2019accompagnant d\u2019une légère incapacité, et seulement 15% ont présenté des symptômes s\u2019accompagnant d\u2019une incapacité modérée ou considérable.2\u2014 Cette étude ne permet pas d\u2019affirmer que ces patients atteints d\u2019asthénie neuro-cir- culatoire ont développé, avec une fréquence particulière, des maladies telles que l\u2019ulcère peptique, l\u2019asthme, l\u2019arthrite rhumatoïde, la colite ulcéreuse, l\u2019hypertension artérielle.Cependant, ces patients ou un groupe étaient tous des anxieux.Il faudrait donc affirmer qu\u2019il n\u2019est pas évident que ces maladies soient le fruit de l\u2019anxiété.3 \u2014 L\u2019asthésie neuro-circulatoire ne comporte pas une élévation du taux de mortalité.4 \u2014 Les résultats publiés, concernant des cas semblables, soumis à un traitement prolongé de psychothérapie, à la méthode psycho- analytique, et à d\u2019autres traitements tels le traitement électro-convulsif, le tartrate d\u2019er- gotamine, l\u2019énervation des surrénales, ne permettent pas de conclure que les patients ainsi traités se sont mieux comportés par suite que ceux qui n\u2019ont reçu que le simple traitement de sédation et de réconfort aidé du facteur temps.Les auteurs signalent qu\u2019il est toujours possible quand on veut bien recourir aux moyens nécessaires (indiqués dans l\u2019article original) de localiser les patients et de s\u2019assurer leur collaboration même 20 ans après le premier examen et diagnostic.Ernest-R.TETREAULT.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Paul A.O'LEARY.\u2014 Dermatomyosite.(Der- matomyositis.) \u201cMedical Clinics of North America\u201d, Chicago, No 21 (janv.) 1949.Le syndrome connu sous le nom de derma- tomyosite est une entité complexe caractérisée par une inflammation non suppurée accompagnée de dégénérescence de plusieurs muscles 946 squelettiques.De plus, il y a présence ou absence de lésions cutanées qui, si elles sont présentes peuvent varier de la petite tache d\u2019érythème ou d\u2019æœdème à un genre de poikilodermie généralisée.Le début peut coïncider avec un processus infectieux quelconque tel que amygdalite.Cas bénins: Les muscles sont d\u2019abord fermes, pâteux, puis ils s\u2019atrophient et il y a alors cessation de la douleur et diminution de l\u2019érythème et de l\u2019ædème.Cas graves: Douleur musculaire généralisée et mouvements douloureux et limités.Plaques érythémateuses sur la peau, la pigmentation succède à l\u2019érythème ; elle se caractérise par une couleur brunâtre et des lividités.Evolution finale: Les muscles sont réduits à des bandes fibreuses.Les articulations se fixent alors en flexion plus ou moins marquée ce qui donne une allure grotesque.Parfois mort par la paralysie diaphragmatique.Symptômes spéciaux à certaïnes localisations musculaires: Dysphasie ou raucité de la voix ou dysphagie.Dyspnée (muscles intercostaux et diaphragme) avec évolution possible vers la pneumonie.Parésie des muscles de l\u2019expression.Manifestations constitutionnelles.Foie: Hépatomégalie légère parfois.Rate: Parfois, splénomégalie légère.Cœur: Myocardite avec hypertrophie cardiaque qui cause parfois la mort.Vaisseaux: Troubles du type Raynaud.Anatomie pathologique.Biopsie: Région de l\u2019épaule.Grand pectoral.Gastrocnémien.Lésions: Prolifération des noyaux des faisceaux musculaires, effacement de la striation transversale, séparation des myofibrilles et occasionnellement, coagulation ou hyalination du sarcoplasme.Plus tard, fragmentation des fibres, dégénérescence granuleuse, fibrineuse et vacuolaire des fibres, métachromasie basophile, et phagocytose par de gros histiocytes.L\u2019infil- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 tration cellulaire peut être infime même dans les cas graves.Dans les cas évoluant depuis longtemps, la destruction cellulaire est considérable et étendue.On observe des collections de lymphocytes, d\u2019histiocytes, de « plasma cells» et de fi- broblastes situés autour des vaisseaux ou envahissant diffusément.Les vaisseaux sont dilatés et congestifs.Dans les cas évoluant depuis longtemps, la sclérose apparait.Peau: Lésions atypiques pouvant s\u2019accompagner d\u2019homogénéisation et de condensation du tissu conjonctif (selérodermie) ou de coloration homogène du collagène avec léger œdè- me qui en sépare les fibres (sclérédème des adultes).Etiologie: Inconnue.Diagnostic différentiels: Sclérodermie diffuse, sclérédème des adultes, trichinose, lupus érythémateux disséminé, pellagre.Parfois: polynévrite, myasthénie grave, éré- sypèle, maladie d\u2019Addison, rhumatisme articulaire aigu, périartérite noueuse, ete.Traitement: Symptomatique.Vitamines, repos au lit mitigé.Prévenir la fixation des jointures, Néostigmine.Vaccin si la culture est positive.Pyrétothérapie.J.-Roger GAREAU.LABORATOIRE Armand FRAPPIER et Roland GUY.\u2014 Une épreuve nouvelle et pratique de cuti-réaction au B.C.G.pour déceler l'allergie tuberculeuse totale.\"Can.J.of P.H.\u201d, 41: 72, 1950.Les auteurs décrivent et proposent une épreuve cutanée, nouvelle et pratique, la cuti- réaction au BCG, pour déceler l\u2019état d\u2019allergie totale, c\u2019est-à-dire, l\u2019allergie à la tuberculine, l\u2019allergie aux corps et aux protéines bacillaires et l\u2019allergie infratuberculinique.Cette épreuve est basée sur l\u2019accélération de la réponse locale à l\u2019introduction transeuta- née de BCG chez des individus allergiques à la tuberculine ou en état d\u2019allergie infratuber- culinique.Elle consiste à faire simultanément ANALYSES deux scarifications cutanées, la première comme contrôle, l\u2019autre à travers une goutte d\u2019une émulsion spéciale de BCG, et à comparer la réaction due au BCG seulement et celle due au seul traumatisme, toute différence en faveur de la première, à 24 ou 48 h., étant considérée comme une forte présomption de spécificité.72 heures après l\u2019épreuve, la réaction spécifique persiste encore à l\u2019endroit de la scarification vaccinale alors que la réaction à l\u2019endroit de la scarification contrôle est disparue.La concentration optimum de BCG, vivant ou tué, pour les besoins de l\u2019épreuve, \u2014 c\u2019est- à-dire la concentration suffisante pour provoquer une réaction chez les individus les moins sensibles, incluant ceux qui ne présentent qu\u2019une allergie infratuberculinique, mais incapable de provoquer des réactions cicatricielles parmi les sujets fortement allergiques \u2014 n\u2019est pas moins de 10 mg.et pas plus que 25 mg.par cm3, préférablement moins.Chez 626 individus négatifs à la dose forte de tuberculine (0,005 mg.P.P.D.), 22,9% étaient encore positifs à la cuti-réaction au BCG, montrant par là un état d\u2019allergit infratuberculinique, c\u2019est-à-dire une réaction locale accélérée à l\u2019introduction cutanée du BCG, et le phénomène de Willis (raccourcissement de la période antéallergique et intensification de la réactivité à la tuberculine).Quelques auteurs ont 947 rapporté semblables résultats après avoir utilisé la méthode intradermique ou la méthode par piqûres multiples.Ces cuti-réactions au BCG pourraient être employées pour les fins suivantes: recherche de l'allergie infratuberculinique, enquête épi- démiologique sur la distribution absolue de l\u2019infection tuberculeuse, et comme un substitut économique et efficace aux épreuves sériées à la tuberculine, en vue d\u2019une vaccination immédiate par le BCG.Les auteurs, employant leur cuti-réaction au cours d\u2019un vaste programme de vaccinations par le BCG, ont trouvé bon de vacciner immédiatement avec le BCG (6 scarifications d\u2019un centimètre) tous ceux qui ne montraient, après 24 heures, qu\u2019une réaction de 2 mm.ou moins à la cuti-réaction au BCG.L\u2019emploi de BCG vivant pour la cuti- réaction peut servir vraisemblablement de dose de rappel chez les sujets déja allergisés, particulièrement chez ceux dont l\u2019allergie tuberculinique, faiblement positive, reprend ainsi une plus grande intensité et chez ceux dont l\u2019allergie évanouie, mais à l\u2019état infratuber- culinique, réapparaît dans un délai plus précoce que chez les sujets absolument non allergiques.Probablement que la résistance elle- même se trouve alors renforcée.L.R. SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada» publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 26 janvier 1950 Présidence de M.Georges Hébert.Diagnostic d'élimination.M.Jean TREMBLAY Madame Sarah P., âgée de 59 ans, entre à l'hôpital Notre-Dame le 5 septembre 1949.Elle se présente pour ballonnement, troubles digestifs vagues et pour tumeur abdominale qui s\u2019est développée depuis environ quatre mois.Pas d\u2019amaigrissement mais elle sent quelques douleurs et quelques malaises abdominaux.Antécédents: Rien à signaler sauf une constipation légère, l\u2019appétit est bon, il n\u2019y a pas d\u2019intolérance des graisses, aucune maladie.Questionnaire gynécologique : Quatre grossesses à terme, ménopause depuis quatre ans, aucune perte.L'examen gynécologique est demeuré négatif.Examen: Bonne apparence, pupilles égales, pas d\u2019adénopathie, pression artérielle 120/80.Le cœur: les bruits sont réguliers, pas de souffle.Abdomen: Il y a ballonnement abdominal par tuméfaction, ventre en obusier sans péristaltisme, il y à matité dans le cadran supérieur gauche de l\u2019abdomen.Examens demandés: 1° \u2014 Le 9 septembre 1949, lavement baryté: «Le remplissage du côlon est impossible.La malade renvoie la plus grande partie du baryum sur la table.Nous ne parvenons pas à dépasser l\u2019angle splénique du côlon.La partie injectée c\u2019est-à-dire les côlons gauchez sont le siège de multiples images dive:ticulaires avec état identique au niveau du sigmoïde.L'on note de plus une augmentation de la densité abdominale avec refoulement de certaines anses grêles vers la droite.Le transverse est également relevé vers l\u2019hypocondre.Il semble donc s\u2019agir d\u2019une importante stase extra-colique.Les ombres rénales ne sont pas identifiables et nous suggérons de pratiquer une urographie.Conclusion: Stase extra-colique et sigmoidi- te diverticulaire.» 2° \u2014 Le 10 septembre, repas baryté: « Conclusion: Le transverse ainsi que plusieurs groupes d\u2019anses 1iléales se trouvent refoulés par une masse extra-colique occupant et débordant le flanc gauche.Une urographie a été suggérée à la suite du lavement baryté.» 3° \u2014 Le 15 septembre, urographie I.V.« Sur le cliché avant l'injection I.V., l\u2019on note que l\u2019intestin semble refoulé de bas en haut et de gauche vers la droite par une masse qui occuperait le flanc gauche, cependant les deux images des psoas-iliaques sont assez bien visibles et on a même l'impression d\u2019une bonne visibilité de la loge rénale gauche.De nombreuses petites images, type diverticulaire de stases barytées sont notées à gauche, portion périphérique, c\u2019est-à-dire vraisemblablement dans le côlon descendant.» SOCIÉTÉS « Début d\u2019excrétion bilatérale sur le cliché 5 minutes après I.V.à gauche, l\u2019uretère n\u2019est assurément pas dévié.I] est en grande partie visible.À droite, nous n\u2019avons pas d\u2019image de l\u2019uretère.» «Sur les clichés 10 et 20 minutes après injection I.V.et alors qu\u2019il y a compression du petit bassin par le ballon, l\u2019on obtient des images de réplétion très incomplète du bassinet et des calices des deux reins.Traces de colorant dans la vessie.Le cliché en position debout ne révèle pas de ptose des images rénales et il y a évacuation complète du colorant.» « Enfin le dernier cliché pris en position couchée montre deux images rénales de forme, de situation et de contours tout à fait normaux.Le côlon descendant est visible sous la forme d\u2019un mince cordon aérique, en même temps qu\u2019on y note de multiples petites images type diverticulaire de stases barytées.» D\u2019après ces examens nous portons le diagnostic de tumeur rétropéritonéale ou de tumeur du mésentére.Il peut s\u2019agir également d\u2019un kyste ou d\u2019un pseudo kyste du pancréas.Pour éliminer ce diagnostic nous demandons un examen de la vésicule biliaire le 19 septembre.«Il y a bonne coloration de la vésicule après administration de 6 grammes de Prio- dax.Elle est de petit volume et semble accolée à la face inférieure du foie.Après repas gras, elle évacue environ 10% de son contenu.Elle ne paraît pas contenir d\u2019image suspecte de calcul.» Examens de laboratoire: Globules rouges 4 800 000 \u2014 globules blancs 10750 hémoglobine 82% \u2014 polynucléaires 88% \u2014 glycémie 100 mg.\u2014 azotémie 38 mg.Urines : Traces d\u2019albumine \u2014 présence d\u2019acétone.Alors nous sommes demandés en consultation pour voir cette malade et nous portons le diagnostic de tumeur du mésentère.Kyste: a) congénital ou acquis; 949 b) une tumeur solide: sarcome ou lympho-sarcome ou lymphadé- nome ou sarcome mélanique.Alors escomptant sur la radio-sensibilité des tumeurs du mésentère, la patiente est soumise à cinq séances de radiothérapie profonde, il n\u2019y a aucun changement de la tumeur.Il nous reste à proposer une intervention chirurgicale et nous annonçons une laparotomie pour tumeur du mésentère.Opération : Le 5 octobre 1949, rachis pento.Laparo-para-médiane gauche sus et sous- ombilicale.A l\u2019ouverture, nous trouvons une cavité péritonéale, cloisonnée par des membranes formant de nombreux kystes multiloculaires contenant du liquide brunâtre, visqueux, gélatineux par endroit.Nous isolons un petit kyste qui est individualisé au complet, pièce au labo.Les anses sont bridées.L\u2019appendice est amputé, filiforme, prélèvement à un bout de celui-ci pour analyse.Nous retirons en tout la valeur de deux gallons de liquide dans l\u2019abdomen.La vésicule est cloisonnée mais de coloration normale.Les organes génitaux semblent normaux.L'intestin présente des granulations par endroit.Drainage par Mickuliecz.Fermeture en trois plans.Evolution: L\u2019évolution est normale et nous recevons, le 13 octobre, le rapport du laboratoire d\u2019anatomie pathologique au sujet de la pièce enlevée: « Nous avons prélevé deux tranches au niveau de la pièce kystique.Nous avons aussi prélevé l\u2019appendice ainsi que quelques tranches au niveau des fragments de péritoine.» Rapport anatomo-pathologique: «La paroi du kyste est constituée par un tissu conjonctif bordé à l\u2019intérieur par des cellules monstrueuses atypiques, la plupart du temps très grandes et à noyaux multiples.Ces cellules sont souvent en mitoses et quelquefois picnotiques.Dans le cytoplasme d\u2019un 950 certain nombre existent des granulations noires de toutes dimensions.Dans d\u2019autres, il se creuse des cavités qui sont bordées de cils.Ces cellules infiltrent diffusément le tissu conjonctif.L\u2019intérieur du kyste est rempli par une substance gélatiniforme.L\u2019appendice est oblitéré sur toute sa longueur par du tissu conjonctif et le péritoine appendiculaire est recouvert d\u2019une couche de ces mêmes cellules qui infiltrent de dehors en dedans.Enfin, les fragments séparés de péritoine contiennent la même infiltration.Il s\u2019agit très certainement d\u2019une tumeur maligne très atypique, probablement d\u2019un méso- théliome.» Il s\u2019agit donc de mésothéliome, c\u2019est-à-dire d\u2019une tumeur maligne du péritoine.La patiente quitte l\u2019hôpital vingt jours plus tard, l\u2019état général est toujours satisfaisant.Pour les tumeurs du péritoine.Classification: Traité Pathologie Externe \u2014 les agrégés (Patel).A) Tumeurs bénignes: 1° \u2014 Solides: lipome et fibrome.2° \u2014 Tumeurs bénignes liquides: angiomes, tumeur vasculaire, lÏymphangiomes.3° \u2014 Kystes: dermoïdes, hématiques, chy- leux et séreux.B) Tumeurs malignes: 1° \u2014 Les tumeurs épithéliales secondaires sont fréquentes.2° \u2014 Les tumeurs mésodermiques généralement primitives: endothéliomes, c\u2019est-à-dire cancer primitif du péritoine.Les endothéliomes se développent aux dépens de l\u2019endothélium lamelleux péritonéal ou de l\u2019endothélium des lymphatiques, c\u2019est le lymphangio-endothéliome.Formes: aiguë, chronique.Traitements: laparotomie en général, exploratrice.L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerix AMLFC.\u2014 Montréal, août 1950 symptomatique: ponction d\u2019ascite.la radiothérapie ne donne pas de résultat.Bibliographie: Le seul cas que nous avons trouvé, rapporté depuis dix ans, est celui publié en 1946 par le docteur Jan Hamilton dans le Medical Journal of Australia.Discussion.M.JEAN-Lours LÉarr.Radiologiquement, c\u2019est une tumeur multicentrique.Le petit bassin est occupé par une masse.Tous les organes du bassin sont refoulés par cette masse.Ce n\u2019est pas une tumeur rétro-péritonéale.M.LÉon GérIN-LAzJoIR demande si l\u2019utilisation du fil de plomb pour encercler la tumeur n\u2019aurait pas aidé à une localisation plus précise de celle-ci et à une estimation de son volume.M.Lours-CHARLES SIMARD fait des remarques au sujet de la classification des tumeurs du péritoine.Il suggère une classification d\u2019hyperplasies et de tumeurs du mésothélium lui-même.Voici Simard: la classification du docteur L.-C.Hyperplasies et tumeurs du mésothélium Lésions hyperplasiques Hyperplasies du revêtement péritonéal au contact ou au voisinage de foyers d\u2019irritations, (inflammations, hémorragies).Tumeurs néoplasiques bénignes Mésothéliomes bénins, surtout de la sphère génitale (utérus, testicule, trompe).Tumeurs néoplasiques malignes Mésothéliomes malins (de la plèvre et du péritoine).M.JEAN TREMBLAY répond au docteur L.GérIN-LAzorB qu\u2019au lieu d\u2019employer un fil de plomb on a fait une application de ballon pour voir si la tumeur était péritonéale ou rétro- péritonéale. SOCIÉTÉS Artériographies cérébrales (ler juin 1949 au 31 décembre 1949).M.Jean-Louis LÉGER a) Percutanées 69 b) Dissections 16 Total 85 (nombre de malades) - Echec 11 (toutes percutanées) \u2014 Total 74 N.B.: \u2014 Au moins 15 malades ont eu deux et même trois artériographies.Artères opacifiées Carotide externe 7l Cérébrale antérieure 60 Cérébrale moyenne 70 Communicante post.18 Basilaire 6 Méningée moyenne 14 Lésions expansives \u2014 tumeurs ou abcès Glioblastomes 14 Astroblastomes 2 Astrocytome 1 Métastases 3 Méningiomes 2 Cranio-pharyngiomes 2 Papillome choroïdien (IV ventricule) 1 Epithélioma de l\u2019'hypophyse 1 Pinéalome ectopique 1 Abcès 2 Tumeur calcifiée (infundibulum) 1 Oligodendrogliome 1 Total 31 Résumé des constatations artériographiques 1.\u2014 Tumeurs vascularisées: type glioblastome 5 dont un astroblastome type méningiome 2 dont une métastase 7 2.\u2014 Tumeurs localisées: 22 (15 plus 7) 3.\u2014 Négatives: 9-4 occipitales 2 frontales 951 1 cranio-pharyngiome 1 tumeur du IV ventricule 1 de la base - calcification 9 Résultats d\u2019après localisation des tumeurs hémisphériques Frontales 13 dont 2 manquées Pariétale 1 dont 0 manquée Temporales 8 dont 0 manquée Occimitales 4 dont 4 manquées 26 6 Hématomes ou anomalies vasculaires Hématomes intra-cérébraux: 5 Anévrysmes artériels 5 Hématomes sous-duraux 3 Thromboses : 3 Anévrysme artério-veineux: 1 Total 17 N.B.: \u2014 26 autres artériographies ont été négatives, pratiquées chez des malades où le diagnostic varie de la sclérose en plaques à l\u2019épilepsie généralisée, etc.Discussion.Dans cette communication il s\u2019agit de statistiques sur les artériographies cérébrales faites par le rapporteur entre juin 1948 et décembre 1949.Il est à noter que sur 8 tumeurs temporales, 8 ont été localisées par la radiographie.Sur 4 tumeurs occipitales, 4 ont été manquées par la radiographie.M.Rocer DurresNE demande au docteur J.-L.Léger quelles sont les raisons de faire une artériographie plutôt qu\u2019une encéphalographie ou une ventriculographie.Ÿ a-t-il des accidents ou des incidents?M.JEAN-Lours LÉGER répond au docteur R.DUFRESNE que les neurochirurgiens préfèrent l\u2019artériographie lorsqu\u2019il y a des signes de localisation.S\u2019il n\u2019y en a pas, on fait, de préférence, une encéphalographie qui va donner la localisation.Les malades supportent beaucoup mieux l\u2019artériographie que l\u2019encéphalographie.Certains dangers existent, mais ici nous n\u2019a- $52 vons eu aucun accident grave tel que mortalité ou hémiplégie transitoire.Ce qui évite les accidents, c\u2019est le fait que !\u2019artériographie telle que pratiquée dans notre institution se fait sous anesthésie générale au Pentothal.Ophtalmoplégie par anévrysme carotidien.M.Roma AMYOT L'histoire de cette malade de 52 ans est brève et sans complexité.La voici en quelques mots.Elle n\u2019a jamais eu de maladie importante.Depuis un an, elle éprouvait occasionnellement de la diplopie accompagnée d\u2019une légère ptose de la paupière supérieure gauche avec diplopie passagère.Elle croit que la fatigue provoquait ce phénomène oculo-palpébral passager.Puis, vers le milieu d\u2019octobre 1949, s\u2019installa une céphalée violente ressentie du côté gauche du crâne.Trois jours plus tard, s\u2019ajoutèrent des vomissements et apparut une paralysie du globe oculaire gauche couplée à une ptose de la paupière supérieure et à de la diplopie.Lorsque je l\u2019examinai, environ 15 jours plus tard, la céphalée persistait, à localisation fronto-pariétale gauche, les vomissements avaient cessé et je notai les signes oculaires suivants: ptose complète de la paupière supérieure gauche: ophtalmoplégie gauche portant sur tous les muscles et plus particulièrement sur le droit externe qui ne bougeait plus; une pupille gauche plus grande que la droite; un réflexe photo-moteur très diminué à gauche aussi bien par éclairage direct que par illumination de l\u2019œæil droit.L\u2019acuité visuelle semblait normale et surtout symétrique.Le fond de l'œil était normal bilatéralement.Il n\u2019y avait pas d'hémianopsie.La sensibilité des globes était intégralement conservée.Dès lors, un anévrysme intracränien fut suspecté.La malade fut hospitalisée pour examens complémentaires comprenant: ponction lombaire, radiographie du crâne et artériographie intracrâänienne.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN AMLF.C.\u2014 Montréal, août 1950 La ponction lombaire ne révéla aucune anomalie.La radiographie du crane montra des signes discrets, accessibles cependant à un œil exercé comme celui du Dr J.-L.Léger, et d'un grand intérêt.Voici son rapport et Je vous montrerai les clichés: « Rien à signaler aux os de la voûte du crâne, la glande pinéale n\u2019est pas calcifiée.Il existe un souminement de l\u2019apophyse cli- noïde antérieure à gauche.Il existe également une érosion de la petite aile gauche du sphénoïde tout près de son insertion.Cette érosion agrandit la moitié interne de la fente sphénoi- dale.le diagnostic d\u2019anévrysme au niveau du siphon carotidien gauche est fort plausible étant donné le souminement de l\u2019apophyse clinoïde antérieure et l\u2019érosion de la petite aile gauche du sphénoïde.Nous conseillons une artériographie.» Notre impression clinique était renforcée par les constatations radiographiques.Il faut ajouter que ces indices décelés méritent d\u2019être soulignés comme pouvant dépendre d\u2019un anévrysme de la région, mais qu\u2019ils ne sont pas spécifiques de cette lésion.Une artériographie fut effectuée dans le but d\u2019apporter, si possible, une preuve incontestable.Nous disons « si possible » car un anévrysme, très rarement cependant, pourrait se trouver et ne pas révéler sa présence par l\u2019artériographie cérébrale.A tout évènement, nous avons demandé au Dr Claude Bertrand de procéder à une injection intra-carotidienne de Diodrast en vue de l\u2019artériographie.Voici le rapport du Dr J.-L.Léger: « L'injection révèle la présence d'un important anévrysme de l\u2019artère carotide interne au niveau du coude antérieur du siphon.Il est situé du côté externe par rapport à la carotide.» Nous vous ferons voir ces clichés qui sont une illustration parfaite d\u2019une telle lésion vasculaire.La preuve devenait dés lors incontestable.Que devions-nous conseiller comme traitement?Soit l\u2019exclusion de l\u2019anévrysme par liga- SOCIÉTÉS ture intracrânienne ou la ligature extracrâ- nienne de la carotide interne.En vue de quel objectif ce traitement?Surtout en vue de prévenir une complication sérieuse, trop souvent mortelle, de l\u2019anévrysme intracrânien: l\u2019hémorragie sous-arachnoïdien- ne, pa: fois 'hémorragie cérébro-méningée, par rupture du fuseau ou du sac anévrysmal, beaucoup plus que pour faire régresser les accidents de paralysie oculo-motrice comme on les trouvait dans notre cas.Notre malade fut donc confiée au Dr Claude Bertrand qui jugea, vu la situation de l\u2019anévrysme, d\u2019effectuer une ligature extracrânien- ne de la carotide interne.Ce genre d\u2019opération moins radicale abaisse pratiquement à néant la circulation sanguine dans le segment ané- vrysmal et d\u2019autant la pression intra-artérielle et de ce fait concourt à prévenir la rupture.Mais encore faut-il agir avec grande précaution et par gradation; une ligature d\u2019emblée de la carotide interne pourrait, surtout chez un sujet d\u2019un certain âge, déclencher une encéphalomalacie par thrombose; l\u2019accident a été obse:vé assez fréquemment pour la craindre avec raison.Aussi le Dr C.Bertrand exi- gea-t-il, comme mesure pré-opératoire et pour éprouver la tolérance du cerveau gauche à des arrêts passagers de circulation carotidienne, que l\u2019on exerçât une compression digitale sur la carotide, deux fois par jour, pendant une semaine.Aucun incident notable ne s\u2019étant produit, il opéra d\u2019abord une ligature partielle de la carotide interne puis il la rendit totale deux jours plus tard.Auparavant, il avait exécuté une artériographie intracrânienne à droite, afin de se rendre compte du degré de communication sanguine entre les régimes artériels droit et gauche et de la suppléance que le cerveau droit pouvait apporter au cerveau gauche une fois privé de sa circulation caro- tidienne.Tout se passa sans incident.La malade quitta l'hôpital 14 jours après l\u2019opération.La céphalée pré-existante montra une régression importante quelques jours avant le congé; la 953 ptose était presque totalement disparue, les mouvements oculaires se faisaient bien dans les directions de la contraction des museles innervés par le moteur oculaire commun, seule persistait encore la paralysie du droit externe innervé par le 6e nerf crânien (moteur oculaire externe).Les anévrysmes intracrâniens sont connus depuis longtemps, les investigations nécropsi- ques les avaient mis en lumière.Ils siègent presque toujours sur le réseau de l\u2019hexagone de Willis ou sur ses branches primitives, sur la carotide interne et, dans presque les 34 des cas, sur la moitié antérieure de l\u2019hexagone.On admet que leur origine est congénitale, et ils se développent aux points de bifurcation artérielle.Depuis l\u2019usage de l\u2019artériographie cérébrale, on est généralement d\u2019opinion que la très grande majorité des hémorragies sous-ara- chnoïdiennes est due à une rupture d\u2019un anévrysme intracranien le plus souvent de genèse congénitale, parfois d\u2019origine artério-scléreu- se, dans d\u2019autres cas par embolie infectieuse et artérite segmentaire.L\u2019angiograph\u2018e cérébrale a également placé Panévrysme intracrânien à un rang d\u2019importance dans l\u2019étiologie des paralysies oculo- motrices et plus particulièrement de la paralysie de la 3e paire.Quand cet accident se produit selon des conjonctures comme celles qui furent observées chez notre malade, la clinique seule peut déclarer l\u2019intervention d\u2019un anévrysme intracrânien.À cet effet voici la pensée de deux auteurs américains, émise à l\u2019occasion d\u2019une communication récente à la « Philadelphia Neurological Society »: «Experience with over 60 verified cases of aneurysm has indicated that the diagnosis is based on two factors: (1) The history of recurrent bouts of head pain, usually unilateral and often frontal or supraorbital and (2) the development of progressive or acute paralysis of cranial nerves, associated often with head pain and involving one or more of these oculomotor nuclei.So charac- 954 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 terist'c is this clinical picture in our experience that its occurrence in 2 suspected cases of cerebral aneurysm led to exploration for this disorder, despite negative evidence in the arteriogram » (Bernard J.Alpers et James J.Ryan).Telle fut l\u2019histoire de notre malade qui confirme bien l\u2019opinion de ces auteurs.Discussion.M.RomA AMmyoT montre les clichés radio- graphiques de ce malade.M.J.-UrGeL GArIÉPY: Y a-t-il déplacement du 4e ventricule droit?M.Rocer DUFRESNE: Il est surprenant que le malade ait présenté un épisode aigu.Qu\u2019est- ce qui a provoqué cet épisode?Y a-t-il eu augmentation de l\u2019anévrysme?M.Roma Amyor répond au docteur J.-U.GaArrÉPY qu\u2019il ne croit pas qu\u2019il y ait déplacement du 4e ventricule droit.Au docteur R.DUFRESNE: s\u2019il y a eu aggravation, c\u2019est probablement parce qu\u2019il y a eu expansion de l\u2019anévrysme.Traitement du zona par la Protamide.M.Georges LECLERC Premier cas Histoire \u2014 Jean-Baptiste- Duf., homme âgé de 76 ans, s\u2019est présenté au dispensaire de dermatologie de l\u2019H.N.-D.le 5 janvier 1950 pour éruption cutanée à l\u2019hémithorax gauche avec de vives douleurs sous la peau.L\u2019éruption était apparue dix jours auparavant et la douleur avait débuté le lendemain.Examen \u2014 (5 janvier 1950).On note sur la peau du dos, à gauche des vertèbres D5, D6 et D7, quatre petits placards érythémateux avec groupes de lésions nécrotiques et croûteuses secondaires à des vésicules desséchées.L\u2019éruption se prolonge le long des côtes, en une bande d\u2019environ 3 travers de doigts, jusqu\u2019à la région de la pointe du sternum.Elle consiste en groupes de vésicules et de petites bulles à contenu semi-purulent avec base érythémateuse diffuse.Diagnostic \u2014 Zona intercostal gauche.Evolution \u2014 Le malade est hospitalisé et traité au moyen de la vitamine B', acide acé- tyl salicylique et lotion à la calamine.Le 10 Janvier, il ne ressent plus de douleur à la peau de la région paravertébrale gauche, mais il accuse encore une douleur exquise à la peau de la région thoracique antérieure gauche.Tous les médicaments sont discontinués et on donne au malade une injection I.M.de 1,3 ce de pro- tamide.Le lendemain, la douleur à la peau de la région thoracique antérieure gauche disparaît complètement.On donne une deuxième injection de protamide.Dans les jours qui suivent, le malade ne ressent aucune douleur et les lésions cutanées guérissent graduellement.Deuxième cas Histoire \u2014 Alfred Pay., homme âgé de 52 ans, est sous traitement pour syphilis-la- tente-ancienne, au dispensaire de dermato- syphiligraphie de l\u2019H.N.D.depuis le 25 mai 1948.Il à reçu sa dernière injection de Novar (0,75) le 27 décembre 1949 et sa dernière injection de sous-salicylate de Bismuth le 5 janvier 1950.Le 12 janvier, il présente une éruption à la nuque et à l\u2019épaule droite ayant débuté le 6 janvier.Examen \u2014 (12 janvier 1950).Au côté droit de la nuque, au côté droit du cou, à l\u2019épaule droite, à la partie tout à fait supérieure du dos, à droite, à la région sterno-cléido-mas- toïdienne droite, au menton et à la joue droite, on note une trentaine de petits placards caractérisés par des groupes de vésicules à contenu semi-purulent sur une base érythémateuse.À la région occipitale et à la nuque plusieurs lésions ont un centre nécrotique.Le malade accuse une vive douleur au côté droit du cou et une raideur marquée de la nuque.Diagnostic \u2014 Zona cervical droit.Evolution \u2014 Le traitement consiste en une injection intramusculaire quotidienne de 1,3 SOCIÉTÉS ce de protamide durant 4 jours.Le lendemain de la première injection, la douleur du cou et la raideur de la nuque disparaissent complètement pour ne plus revenir.Le 14 janvier, on note plusieurs bouquets de vésicules nouvelles sur le bord droit de la région de la base du sternum et à la joue droite, mais il n\u2019y a aucune douleur, ni même aucune sensation de brûlure.Le 21 janvier, l\u2019éruption est en bonne voie de guérison.Troisième cas Histoire \u2014 Laurent Trot\u2026, homme âgé de 48 ans, est sous traitement pour syphilis-ner- veuse-asymptomatique, au dispensaire de der- mato-syphiligraphie de l\u2019H.N.-D.depuis 1943.Il a regu sa dernière injection de Novar (0,75) le 10 janvier 1950.Le 17 janvier, il présente, a la cuisse gauche, une éruption cutanée ayant débuté 4 jours auparavant.Le deuxième et le troisième jours, il avait éprouvé une sensation de piqûre et de brûlure à la peau de la cuisse gauche.Examen \u2014 A la face antérieure et à la face externe de la cuisse gauche, on note des agglomérations de vésicules et de petites bulles disposées en petits placards sur base érythémateuse.Les placards ont une tendance à disposition parallèle au pli inguinal gauche.Quelques lésions à la partie supéro-interne de la cuisse gauche, de même que sur la hanche gauche et à la fesse gauche.Le malade n\u2019accuse aucune sensation subjective.Dragnostic \u2014 Zona crural gauche.Evolution \u2014 Le malade n\u2019a pas reçu de pro- tamide et il n\u2019a pas eu de douleur à la cuisse gauche.Le 23 j janvier, toutes les lésions étaient en voie de guérison.Commentaire La « Protamide » est une solution aqueuse colloïdale d\u2019un enzyme protéolitique.Cette préparation a été recommandée pour le soulagement des douleurs fulgurantes du Tabes dorsal et des douleurs du Zona.Dans le premier cas rapporté ci-haut, il 955 semble que la protamide ait contribué au soulagement d\u2019une douleur exquise à la région thoracique antérieure gauche.Mais, comme le zona duraït déjà depuis deux semaines et comme la douleur de la région paravertébrale gauche avait disparu quelques jours auparavant, il est fort possible que la douleur de la région thoracique antérieure aurait été soulagée spontanément, même si le malade n\u2019avait pas reçu de protamide.Dans le deuxième cas, il n\u2019y a pas de doute que la protamide ait apporté un soulagement rapide à la douleur du cou et à la raideur de la nuque.De plus, dans les jours qui ont suivi, les nouvelles lésions qui sont apparues n\u2019ont pas été accompagnées de symptômes subjectifs.Dans le troisième cas, les symptômes subjectifs ont été soulagés avant même que l\u2019on ait eu le temps de donner la protamide.Discussion.M.Roma Amyor: Est-ce que d\u2019autres auteurs ont rapporté des résultats dans le traitement du Zona par la Protamide?Quel est le mécanisme d\u2019action?M.ANDré Macxay: Est-ce que le résultat du traitement par Protamide se compare avec celui du traitement par radiothérapie?La Protamide agit-elle dans les cas de douleurs tardives?M.JuLEs Braurr: La Protamide est-elle effective dans les cas de Zona ophtalmique?M.L.MorisseTTE: Y a-t-il des inconvénients dans l\u2019administration de la Protamide?M.EspRAS AUTOTTE fait remarquer qu\u2019il y a beaucoup de Zonas sans douleur.M.ALBÉRIC MARIN: Il est toujours difficile de déterminer la valeur d\u2019un médicament employé pour le soulagement de symptômes subjectifs tels que la douleur.Dans le Zona, la radiothérapie donnée au début amène généralement un soulagement de la douleur.M.J.-Urcer GAriéPy fait remarquer qu\u2019il y eut dernièrement, dans l\u2019Union médicale du Canada, un article publié par un auteur qui 956 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtemin AMLFC.\u2014 Montréal, août 1950 préconisait l\u2019injection intra-dermique de pro- caïne pour le soulagement de la douleur du zona.M.GrorcEs LECLERC répond au docteur R.AnMyoT que la protamide est un nouveau médicament qui a été employé pour le soulagement des douleurs fulgurantes du Tabes.Parmi les malades il y en avait deux qui avaient fait du zona et dont la douleur du zona aurait été soulagée par l'injection de protamide.Il ajoute qu\u2019il ne croit pas qu\u2019il y ait eu, jusqu\u2019à date dans la littérature, des articles sur le traitement du zona par la protamide.Le mécanisme d'action n\u2019est pas expliqué.Il dit au docteur A.MAcxay que le docteur A.MARIN a répondu à sa question.Au docteur J.BRAULT: auucun cas de zona ophtalmique n\u2019a été traité ici jusqu\u2019à présent.Groupes sanguins \u2014 Développements récents \u2014 Système C.D.E.M.Albert BERTRAND Discussion.M.ALBERT BERTRAND résume l\u2019état actuel du programme des groupes sanguins.Il existe actuellement 7 systèmes différents de groupes sanguins qui sont: 1\u2014 A.B.O.2\u2014 Rh.3\u2014 M.NS.4\u2014 P.5 \u2014 Lewis.6 \u2014 Kell.7 \u2014 Lutheran.Le docteur Bertrand donne quelques explications sur chacun de ces systèmes.Le secrétaire adjoint du bureau médical Docteur Georges LECLERC NECROLOGIE ALPHONSE BERNIER Jamals nous avions ressenti, avec autant de douleur peut-étre, ce mot que Francois de Malherbe écrivait à un gentilhomme d\u2019Aix, à l\u2019occasion d\u2019un deuil cruel qui le frappait.«La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles.» Jamais nous n'avions compris, avec autant d\u2019amertume peut-être, l'impuissance où nous sommes parfois de protéger contre elle ceux qui nous sont chers, ceux qu\u2019elle vient fruster des années pendant lesquelles ils se seraient plus parfaitement réalisés, tant pour eux-mêmes que pour la science, la société et le pays tout entier.Jamais nous n\u2019avions senti, avec autant d\u2019angoisse peut- être, le vide immense que vient de créer autour de nous la disparition de notre collègue, le docteur Alphonse Bernier.En effet, il nous a quittés! I] n\u2019est plus! Ce départ s\u2019est accompli dans des circonstances d\u2019une brutalité jusqu\u2019ici inconnue.Tous en ont été consternés.Il avait quitté l'hôpital plein de vie et plein d\u2019espoir, pour préparer les vacances de sa famille à la campagne, sur les bords du lac Saint-Louis.Quelques heures plus tard, on le transportait d\u2019urgence a l\u2019hôpital, où malgré tous les soins, malgré toutes les amitiés, où malgré tout, et tout, 1l s\u2019éteignait doucement, alors que son cœur pourtant si généreux, si ardent, si dévoué pour tout et pour tous, refusa brusquement de lui continuer le miracle de la vie.Il n\u2019est plus! Nous aussi, nous voulons refuser de le croire.Et pourtant, nous trouvons la place vide derrière les filtres, les étuves, les mortiers; au-dessus des microscopes ou il passait les plus longues heures de sa vie.Alphonse Bernier est mort à deux pas du laboratoire témoin de son activité intense, témoin aussi des services immenses qu\u2019il a su rendre à tous, tant à l\u2019hôpital Saint-Luc, qu\u2019à la science en général, et à de nombreux confrères et e © & + collègues, dans diverses sphères de la science médicale.Il avait très vite compris qu\u2019il deviendrait le collaborateur immédiat du chirurgien, le protecteur inconnu de quantité de patients qui ne seraient pas opérés, grâce à ses diagnostics précis, et aussi, par un juste retour des choses, le sauveteur de quantité d\u2019autres qu\u2019il confierait au chirurgien pour être opérés, l\u2019ultime moyen de leur conservation à la vie.Il jouait done, auprès de malades qu\u2019il ne connaissait pas toujours, un double rôle de « pour ou contre l\u2019opération », lorsque la science pathologique était mise à contribution pour guider le chirurgien, l\u2019éclairer, le rassurer sur un doute, ou le confirmer dans une certitude.C\u2019est en 1929 qu\u2019il prêta le serment d\u2019Esculape.Tous ceux qui l\u2019ont connu savent jusqu\u2019à quel point il a été fidèle à ce serment.Jamais son intérêt personnel, ses loisirs, son repos, ne furent un obstacle à son devoir.Si le mal est venu le frapper, sournoisement, à sa maison de campagne, c\u2019est qu\u2019il venait à peine d\u2019y arriver après une semaine de travail écrasant à l\u2019hôpital.Il avait amplement droit à ce repos au sein de la verte campagne, auprès du lac Saint-Louis, toujours agité par le moindre vent, au milieu de son jardin qu\u2019il chérissait comme un maraîcher, avec sa famille qu\u2019il aimait d\u2019un amour fier et spontané.Alphonse Bernier avait reçu sa première formation pathologique à l\u2019école du professeur Pierre Masson.Il ne négligea rien pour atteindre au sommet de cette science.Il étudia à Strasbourg et à Paris, de 1932 à 1934.Cette science, il la posséda si bien qu\u2019il devait, une fois de retour au pays, l\u2019enseigner à d\u2019autres.Il fut donc professeur de pathologie à l\u2019université de Montréal et, en même temps, pa- | thologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame.C\u2019est en 1943 que l\u2019hôpital Saint-Luc l\u2019accueillait.Il en devenait le pathologiste attitré. 958 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrenn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 Dans la période de transition, il sut conserver tous les amis qu\u2019il avait à l\u2019hôpital Notre- Dame et s\u2019en faire de nombreux autres à Saint- Luc.Il avait le don de se faire des amis.Il n\u2019a jamais eu la maladresse de se faire un ennemi.Il savait comment travailler.Homme d'ordre, il trouvait facilement ce qu\u2019il cherchait.Il cherchait avec ténacité ce que d\u2019autres ne trouvaient pas.Ce médecin-patholo- giste était doublé d\u2019un homme du monde dont on recherchait la compagnie.On pouvait être sûr de le trouver à deux places, deux seules: au laboratoire ou chez lui, auprès des siens.S'il dérogeait à cette magnifique ligne de conduite, c'était peut-être en temps de période électorale.Ardent libéral, défenseur de cette cause et de ses principes, il s\u2019adonnait bien à discouiir pour ce parti auquel il croyait et adhérait de toute sa vigueur et de toute sa conviction.Fin causeur, linguiste, conférencier à ses heures, il était aussi à l\u2019aise dans une bibliothèque, un salon, un meeting de polyglottes, que dans son laboratoire.Il croyait aussi à la famille, la première cellule de la société.Il était le père de sept enfants.Il consacrait à leur éducation les heures qu\u2019il arrachait à la science et aux malades, car il lui était toujours pénible de quitter son premier devoir pour s\u2019absorber en l\u2019autre, aussi important, aussi méritoire, aussi magnifique.Alphonse Bernier possédait donc l\u2019une de ces personnalités saisissantes, admirables, je dirais même accaparantes, si l\u2019on peut s\u2019exprimer ainsi! Nous ne savons pas si nous pourrons nous habituer à ne plus le voir au-dessus de ses microscopes, à ne plus l\u2019entendre dire d'une voix ferme, autorisée: « C\u2019est un cancer! » Nous ne savons pas si nous pourrons nous habituer à ne plus l\u2019entendre discuter de médecine, de littérature, de politique, et autres sujets qu\u2019il touchait avec une facilité déroutante.Non, vraiment, nous ne le savons point.Mais ce que nous savons, c\u2019est que son souvenir ne périra jamais! Il nous a montré \u2014 en un temps relativement court \u2014 ce que c\u2019est qu\u2019une présence comme la sienne.Il nous aura aussi montré ce que c\u2019est que la perte d\u2019un ami.Devant sa tombe à peine refermée, nous déposons l'hommage de notre plus amical et plus fervent respect, avec notre admiration profonde pour ce qu\u2019il a été, pour ce qu\u2019il restera.Louis BERNARD.\u2014 © ras cet. NOUVELLES LE BUREAU DES GOUVERNEURS DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL Suivant les dispositions de sa nouvelle charte, l\u2019Université doit avoir un Bureau de douze gouverneurs, dont quatre nommés par l\u2019archevêque de Montréal, quatre par le Lieutent-gouverneur en conseil et quatre choisis par les huit premiers désignés.Le Bureau des Gouverneurs est ainsi composé: Le chancelier de l\u2019Université, l\u2019archevêque de Montréal, S.Exc.Monseigneur Paul-Emile Léger, l\u2019évêque de Joliette, S.Exec.Monseigneur Papineau, l\u2019évêque de Saint-Hyacinthe, S.Exec.Monseigneur Douville et le recteur, Monseigneur Olivier Maurault, l\u2019honorable Alphonse Raymond, l\u2019honorable Olier Renaud, le notaire Poirier, le docteur Donatien Marion, S.Exc.Mgr Percival Caza, auxiliaire de Valleyfield, l\u2019hon.Wilfrid Gagnon, M.Etienne Crevier et l\u2019hon.Esioff Patenaude.LE COMITÉ EXÉCUTIF DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL En vertu de la nouvelle charte, le Comité exécutif de l\u2019Université de Montréal se compose du recteur et de quatre autres personnes désignées par le conseil ou bureau des gouverneurs et choisies parmi ses membres.L\u2019exécutif vient d\u2019être désigné.Il comprend Mgr Olivier Maurault, S.Exc.Mgr Percival Caza, l\u2019hon.Olier Renaud, le docteur Donatien Marion et M.Etienne Crevier.LISTE DES MEMBRES DE LA COMMISSION DES ETUDES DE L'UNIVERSITE DE MONTREAL La Commission des études, qui se compose du recteur, du vice-recteur, du secrétaire général, du directeur des études de chaque faculté ou école ou de son substitut et de quatre autres personnes choisies par le conseil des gouverneurs parmi le personnel dirigeant ou enseignant des écoles affiliées.La Commission des études, sous la surveillance du conseil, a pour rôle d\u2019assurer la coordination, sur le plan pédagogique, de toutes les forces intellectuelles de l\u2019Université.+ + Les directeurs des études de chacune des facultés ou écoles appelés à siéger à la Commission sont: théologie, M.Roland Fournier, p.ss.; philosophie, le T.R.P.Ceslas Forest, o.p.; droit, Me Maximi- lien Caron; médecine, le docteur Wilbrod Bonin; lettres, M.le chanoine Arthur Sideleau; sciences, M.Abel Gauthier; pharmacie, M.Alfred-F.Larose; chirurgie dentaire, le docteur Ernest Charron; Ecole d\u2019hygiène, le docteur Armand Frappier; polytechnique, M.Ignace Brouillet; Ecole des Hautes Etudes commerciales, M.Esdras Minville; arts, M.J.-Paul Laurence, p.s.s.; optométrie, M.Armand Messier.Cette commission des études a été constituée le 13 juillet.Comme le stipule la charte, le directeur des études doit être doyen ou vice-doyen.+ + LE DOCTEUR ARMAND FRAPPIER À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE PARIS Récemment, la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, sur la proposition de son Conseil d\u2019Administration, a élu à l\u2019unanimité le docteur Armand Frap- pier, au titre de membre correspondant étranger.C\u2019est le professeur Pasteur Valléry-Radot, président de la Société, qui a fait part de cette nouvelle.C'est à l\u2019occasion du Centenaire de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, l\u2019une des plus anciennes sociétés médicales françaises, que l\u2019on a honoré notre compatriote.Le docteur Frappier est directeur de l\u2019Institut de Microbiologie et d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.Il est professeur à la Faculté de Médecine, membre de la Société Royale du Canada, « Fellow » de la Société américaine d\u2019Hygiène Publique, Officier de l\u2019Ordre de l\u2019Empire Britannique et membre de nombreuses autres sociétés scientifiques nationales et internationales.Le docteur Frappier et ses collègues de l\u2019Institut et de l\u2019Ecole d Hygiène ont, par leurs publications, leurs travaux et leurs œuvres, contribué à répandre la réputation de ces institutions et à la porter hors des frontières de notre pays.Le docteur Frappier devait se rendre en septembre prochain à Copenhague, \u2018au Congrès de l\u2019Union Internationale de la Tuberculose, où il avait été invité comme co-rapporteur.Malheureusement, lui et ses collègues seront empêchés de participer à ce Congrès. Bm EI 960 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buuwerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, aoit 1950 NOUVEAU DOYEN A L'UNIVERSITE D'OTTAWA Les journaux d\u2019Ottawa nous apprennent la nouvelle de la nomination récente d\u2019un nouveau doyen à la Faculté de Médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa.C\u2019est l\u2019ancien secrétaire de cette Faculté, le professeur A.L.Richard qui a été choisi comme doyen.ee + FORMATION DES ANESTHÉSISTES Le docteur Harold Griffith, qui vient d\u2019être nommé directeur du département d\u2019anesthésie de l\u2019Université McGill en remplacement du professeur Wesley Bour- ne, admis à la retraite, a déclaré au Congrès d\u2019Halifax en juin 1950 qu\u2019en matière d\u2019anesthésie, on a plus besoin d\u2019anesthésistes que de nouveaux médicaments.2e ve HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR JACQUES DURIVAGE Lors de sa réunion tenue à San-Francisco, le 23 juin 1950, l\u2019« American Rheumatism Association » a élu parmi ses membres le docteur Jacques Durivage, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le docteur Jacques Durivage, ancien élève du docteur Richard Freyberg, de New-York, vient également d\u2019être nommé secrétaire de la Société du Rhumatisme, filiale de la « Montreal Medico-chirur- gical Society ».Le docteur Durivage est membre de l\u2019Académie des Sciences de New-York.ee LE CANADA AU CONGRÈS INTERNATIONAL DU CANCER Le Canada a été représenté largement lors du Congrès International du Cancer qui s\u2019est tenu à Paris en juillet 1950.24 médecins canadiens étaient au nombre des congressistes; plusieurs même étaient dans les rangs des rapporteurs.Le docteur Origène Dufresne, était délégué du Ministère provincial de la Santé.Le docteur Louis-Charles Simard, de l\u2019Institut du Cancer de Montréal, était au nombre des participants.ee + LE CONGRÈS D'OPHTALMOLOGIE DE LONDRES Un grand congrès international d\u2019Ophtalmologie s\u2019est tenu en juillet 1950 à Londres.Parmi les centaines de congressistes, on notait le docteur François Henry, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.FORMULE À DÉCOUPER DE RÉSERVATIONS POUR LE XXe CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.Hôtel Mont-Royal, Montréal les 25, 26, 27 et 28 septembre 1950 Vous êtes priés de réserver immédiatement vos chambres surtout si vous désirez être logés à l\u2019Hôtel Mont-Royal.Vous n\u2019avez qu\u2019à utiliser cette page et la faire parvenir à qui de droit.Monsieur le Gérant de l\u2019Hôtel Mont-Royal, rue Peel, Montréal, Canada.Auriez-vous l\u2019obligeance de me réserver une chambre pour le congrès de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada (25, 26, 27 et 28 septembre 1950), durant .___.__.jours.Chambre simple ._._.Chambre avec lit double.\u2026 Chambre avec lits jumeaux.Ou je partageral ma chambre avec un autre congressiste, Dro eeaeann J\u2019arriverai à Montréal le._.sept.à ___.hres a.m.ou p.m.Je quitterai l\u2019hôtel le.sept.à __._.hres a.n.ou p.m.Veuillez confirmer 8.oan NOUVELLES HONNEUR POUR L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL L\u2019hospitalière en chef de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, la révérende Sœur Jeanne Mance, a été élue membre titulaire de l\u2019« American College of Hospital Administrators ».LE DOCTEUR GASTON LEDUC, NOMMÉ À MONTRÉAL Le docteur Gaston Leduc, assistant surintendant du Sanatorium Saint-Michel de Roberval depuis 1942, vient d\u2019être nommé directeur médical adjoint du Sanatorium Saint-Joseph de Rosemont, à Montréal.LE 6e CONGRÈS DE RADIOLOGIE À LONDRES Le 6e congrès international de radiologie s\u2019est tenu à Londres du 24 au 28 juillet.Les délégués de l\u2019Association Canadienne des Radiologistes au Congrès de Londres étaient les docteurs A.C.Singleton, de Toronto, Origène Dufresne, de Montréal, D.Wheeler, E.M.Crawford, de Montréal, C.M.Jones, de Kingston, délégués en titre, et Edmour Perron, de Québec, E.-A.Petrie, de Saint-Jean, N.-B.et J.W.McKay, substituts des délégués.INAUGURATION DE L'HÔPITAL DE MATANE Dimanche, le 23 juillet, eut lieu l\u2019inauguration solennelle de l\u2019Hôpital Général du Saint-Rédemp- teur de Matane.C\u2019est un édifice de 6 étages et comprenant 150 lits, 2-e ee RÉUNION D'ANESTHÉSISTES À LUCERNE La Société Canadienne d\u2019Anesthésie a tenu en juin une réunion au Club Seigneurial de Lucerne en Québec.A l'issue des séances scientifiques, on a présenté au docteur Harold Griffith une magnifique peinture de lui-même faite par A.Sherriff Scott, R.C.A.Le tableau a été présenté par le docteur Moïse Clermont, président de la Division de Québec de la Société Canadienne d\u2019Anesthésie.LE DOCTEUR LUCIEN-L.COUTU, BOURSIER M.J.K.MacDonald, président du Comité de la Santé Publique de la «Canadian Life Insurance Officers Association » a récemment annoncé l\u2019octroi 961 d\u2019une bourse au docteur Lucien-L.Coutu.Celui-ci fait des recherches depuis septembre 1949 sur l\u2019arthrite rhumatoïde.e-e- ee COMITÉ FRANCO-CANADIEN DES MÉDECINS POUR ENFANTS La suggestion de créer un Comité franco-canadien de pédiatres est maintenant une réalité.Le président de l\u2019Association des pédiatres de la province de Québec, le docteur Paul Letondal, vient de recevoir une lettre du professeur Robert Debré, titulaire de la chaire de clinique médicale des enfants à l\u2019Université de Paris et président de l\u2019Association des pédiatres de langue française où il se dit heureux de la suggestion venue du Canada et donne les noms des membres français désignés sur le comité.La section française du comité franco-canadien aura donc comme représentants les docteurs Edmond Lesné, président de l\u2019Académie de médecine; Louis Ribadeau-Dumas, membre de l\u2019Académie de médecine, et Jacques Odinet, secrétaire de l\u2019Association des pédiatres de langue française, qui assurera le secrétariat.La section canadienne qui a pris cette heureuse initiative en mars dernier, comprend les docteurs Paul Letondal, de la Broquerie Fortier et Albert Guilbeault, respectivement président, secrétaire et directeur de l\u2019Association des pédiatres de la province de Québec.Il n\u2019est pas sans intérêt de souligner que le Comité franco-canadien inaugura ses activités le 18 juillet, à l\u2019occasion d\u2019une séance spéciale de la Société de pédiatrie de Paris, organisée pour les pédiatres canadiens, auxquels se joignaient tous les Nord-Américains se rendant au sixième congrès international de pédiatrie, qui a eu lieu cette année à Zurich, Suisse, du 21 au 31 juillet, sous la présidence du professeur G.Fanconi.Grâce à ce comité, les pédiatres canadiens ont été mis au courant des déplacements des pédiatres français et pouvaient les inviter, à leur tour, à prononcer des conférences ou à présenter des communications en notre pays.ee ee POUR UN INSTITUT DE PÉDIATRIE Le docteur Albert Guilbault vient de faire une causerie au Kiwanis Saint-Laurent, où il préconise la fondation d\u2019un Institut de Pédiatrie.Sa causerie a paru dans l\u2019hebdomadaire Notre Temps, les 8 et 15 juillet 1950.ee.++ LE DOCTEUR FRANK BURNET À MONTRÉAL Le docteur Frank Burnet, professeur de médecine expérimentale à l\u2019Université de Melbourne, Australie, 962 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buiter A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 et directeur de l'Institut Walter et Eliza Hall, de Melbourne, a été récemment l'invité d\u2019honneur de l\u2019Institut de Microbiologie de l\u2019Université de Montréal, dirigé par le docteur Armand Frappier, et du laboratoire de bactériologie de l\u2019Université McGill, placé sous la direction du professeur J.O.Murray.ee ee JUBILÉ DU DOCTEUR IRMA LEVASSEUR Le docteur Irma Levasseur, qui a l\u2019honneur d\u2019avoir été la première femme à exercer la médecine dans la province de Québec, vient de fêter le cinquantenaire de son admission à la pratique médicale.A cette occasion, elle a été nommée membre à vie de l\u2019Association des Femmes diplômées de l\u2019Université Laval de Québec.Le docteur Levasseur a collaboré à la fondation de l\u2019hôpital Sainte-Justine de Montréal et à celle de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec.-e- ++ ÉLECTIONS DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE D'OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE Lors du Congrès de l\u2019Association Médicale Canadienne à Halifax se sont tenues également les réunions annuelles de nombreuses sociétés spécialisées.La Société Canadienne d\u2019Oto-rhino-laryngologie a tenu à cette occasion, ses élections.Le docteur W.J.McNally a été élu président et le docteur Jules Brahy, secrétaire; tous deux sont de Montréal.2-0 ee PASSAGE À MONTRÉAL DU PROFESSEUR A.GINGLINGUET Le docteur A.Ginglinguet, professeur agrégé d\u2019obstétrique et de gynécologie de l\u2019Université de Strasbourg, a profité de son passage à Montréal, en juillet, \u2018pour visiter les principaux hôpitaux de cette ville, ainsi que les laboratoires de ses deux Universités.L'Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales de l\u2019Université de Montréal, le laboratoire du docteur Ayre, de McGill et du Victoria, l\u2019hôpital Notre-Dame, l\u2019Hôtel-Dieu et les deux divisions du « Montreal General Hospital » ont fait l\u2019objet de son voyage d\u2019études.6-6 0 LE DOCTEUR J.EDOUARD MORIN À LA SOCIETE ROYALE DU CANADA Le docteur J.-Edouard Morin, chef des laboratoires de l'hôpital du Saint-Sacrement de Québec, et professeur de bactériologie à l\u2019Université Laval, vient d\u2019être élu membre de la Société Royale du Canada, dans la section de biologie.NOUVEAU POSTE POUR LE DOCTEUR EUGÈNE THIBAULT Les autorités de l\u2019Hôpital Général du Christ-Roi de Verdun viennent d\u2019annoncer la nomination comme directeur médical de cet hôpital du docteur Eugène Thibault, président du Comité exécutif et chef du service de médecine.Le docteur Thibault, qui est président de la Fédération des Sociétés Médicales, doit dorénavant consacrer tout son temps à la direction médicale et scientifique de l\u2019hôpital de Verdun.OCTROI À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Le premier ministre de la province de Québec, l\u2019hon.Maurice Duplessis, vient d\u2019annoncer que son ministère a accordé une subvention de six cent mille dollars à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, en vue de permettre à cette institution la lutte contre le rhumatisme et les maux qui l\u2019engendre.ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE QUÉBEC Le docteur J.-A.L\u2019Espérance, directeur médical et surintendant de l'hôpital Laval, vient d\u2019être élu président de la Société Médicale de Québec.Le docteur Charles Laflamme a été choisi comme secrétaire.HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR GEORGES DUMONT, DE CAMPBELLTON, N.-B.Le Consul de France à Halifax vient de décorer le docteur Georges Dumont, de Campbellton, d\u2019une médaille de bronze en reconnaissance de sa contribution à la diffusion de la langue française dans les provinces maritimes.BOURSE ACCORDÉE AU DOCTEUR ANDRÉ DESMARAIS La Fondation Rockefeller a décerné une bourse d\u2019études en biologie humaine au docteur André Des- marais, de l\u2019Université Laval.Celui-ci s\u2019inscrira à l\u2019Université Harvard.x ee es .es VBC u\u2014 as NOUVELLES HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR ALBERT KIMPTON Le docteur Albert Kimpton, spécialiste agréé du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec en maladies pulmonaires et tuberculose et chef de service au Sanatorium Saint-Georges de Mont-Joli, vient d\u2019être nommé « fellow» de l\u2019« À- merican College of Chest Physicians », lors du Congrès de cette Association tenu à San-Francisco, les 22, 23 et 24 juin dernier.LE 4e CONGRÈS PANAMÉRICAIN D'OPHTALMOLOGIE On nous fait savoir que le 4e Congrès Panaméricain d\u2019Ophtalmologie se tiendra dans la ville de Mexico du 6 au 12 janvier 1952.Les organisateurs de ce congrès, le directeur de la publicité, le docteur Teodulo Aguadis et le secrétaire général, le docteur Luis Sanchez Bulnes comptent sur la participation de tous les ophtalmologistes du continent américain.NOUVEAUX ÉLUS DU CONSEIL MÉDICAL DU CANADA Le Conseil Médical du Canada annonce que les médecins dont les noms suivent ont subi avec succès les examens tenus à Montréal en juin 1950 pour les candidats de langue française : Armand Arsenault, Ruisseau-le-Blanc, P.Q.; René Auger, Québec; Louis Beaudoin, North Bay, Ont.; Dominique Bédard, Québec; Jean-Marie Bélanger, Québec; Raymond Bélanger, La Sarre, P.Q.; Jean- Jacques Bernier, Notre-Dame-du-Nord, P.Q.; Marcel Boisvert, La Sarre, P.Q.; Alcide-Alfred Casaubon, Verner, Ont.; René Chagnon, Trois-Rivières, P.Q.; Paul Charbonneau, Hawkesbury, Ont.; Benoît Cloutier, Notre-Dame-du-Lac, P.Q.; Bernard Comtois, Sudbury, Ont.; Dollard-Camille Cormier, Saint-Jo- seph, N.-B.; Jean-Marie Côté, Saint-Augustin, P.Q.Laurent Croteau, Sherbrooke, P.Q.; J.-Eugène-Mau- rice Dubois, Hawkesbury, Ont.; J-M.-Armand Du- fresne, Hull, P.Q.; Jean Francœur, Sillery, P.Q.; Camille Gagnon, Saint-Denis, P.Q.; Pierre-Paul Gagnon, Charny, P.Q.; Robert Garneau, Québec; Claude Gaudreau, Saint-Léonard, N.-B.; Gilles Gosselin, Montréal; Lucien-Albert Huot, Québec; Jean-Guy Laurin.Montréal; Joseph-Alphonse-Clément Lavoie, Dupré.Man.; G.-Anatole Lebel, Aylmer, P.Q.963 Gilles Leduc, Montréal; Eugène Léger, Memram- cook Ouest, N.-B.; Paul L\u2019Espérance, Québec; Ivan Lessard, Rivière-du-Loup, P.Q.; Louis Levasseur, Québec; Joen Tche Lou, Kowloon, Hong Kong; Jean Mathieu, Montréal; James Roderick McDougall, Brandon, Man.; Ovila-J.-Paul Millette, Sherbrooke; Sask.; Lomer Monty, Montréal; Fernand-William Normandeau, Moncton, N.-B.; Edmond Paquet, Québec.Yves Piette, Joliette, P.Q.; Alcime Pineau, Kent Junction, N.-B.; Pierre Pomerleau, Loretteville, P.Q.; J-Raoul Roberge, Québec; Jean-Yvan Rouleau, Outremont, P.Q.; Edgar Roy, Saint-Anselme, P.Q.; Lucien Roy, Québec; Adrien Ruel, Montmagny, P.Q.; Hubert Saint-Pierre, Drummondville, P.Q.; Gaston Sauvé, Montréal.Charles-Henri Schmidt, Calgary; Roger Séguin, Hawkesbury, Ont.; Léopold Sirois, Rivière-du-Loup, P.Q.; Elie Therrien, Saint-Patrice, P.Q.; Armand Trépanier, Montréal.+ + ASSOCIATION DES MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE MAISON CANADIENNE 31 boul.Jourdan (Cité Universitaire) Nous rappelons, pour tout médecin canadien devant travailler à Paris, que l\u2019Association des Médecins Canadiens en France est actuellement organisée pour pouvoir, avec l\u2019aide de professeurs français, faire sur place l\u2019orientation des médecins canadiens vers les différents services, les différentes spécialités dans lesquels ils doivent travailler.Quelles que soient leurs recommandations initiales, l\u2019Association des Médecins Canadiens en France demande instamment aux médecins canadiens de prendre contact avec elle, dès leur arrivée à Paris, à la Maison Canadienne où ils verront le Président de l\u2019Association.L'orientation ainsi faite leur fera gagner beaucoup de temps, car ils seront dirigés en fonction des certificats de spécialité ou du fellowship qu\u2019ils doivent acquérir.De plus, il nous fait plaisir de vous apprendre que le Directeur de la Maison Canadienne est entièrement à la disposition des nouveaux arrivants pour leur trouver une chambre ou un logement.En lui écrivant à l\u2019avance, il peut même faire les réservations nécessaires.Pour tous renseignements à ce sujet, s'adresser à 326, boul.Saint-Joseph, à Montréal (Canada), à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada \u2014 HArbour 8076. 964 L'UNION MÉDICALE DU CANADA LE MÉDECIN DE FAMILLE ET LA LUTTE ANTITUBERCULEUSE L'efficacité de la lutte antituberculeuse pose une première condition fondamentale: le dépistage.Pour avoir son importance réelle, le dépistage doit s\u2019exercer sur le plus grand nombre possible de personnes.C\u2019est la raison des cliniques pulmonaires où sont examinés gratuitement ceux qui se sentent malades et ceux qui ont des doutes sur leur état, ceux qui sont venus en contact avec un tuberculeux.C\u2019est la raison des dépistages massifs dans des agglomérations humaines importantes, coups de rateau qui amènent tout pour un premier triage.Raison aussi de la radiographie pulmonaire inaugurée dans plusieurs hôpitaux généraux pour tous les malades qui s\u2019y présentent.Des Statistiques récentes établissent que dans les hôpitaux des Etats-Unis, où cette pratique est courante depuis plusieurs années, le pourcentage des cas de tuberculose dépistés parmi des malades de tous genres varie de 7 à 8,1.Il y a cependant un autre champ plus riche que tout autre pour le dépistage des tuberculeux: le bureau de consultations du médecin de famille.Y passent au cours d\u2019une année bien des tuberculeux qui ne présentent aucun symptôme, bon nombre de cas de contact dans des familles tuberculeuses, bien des gens qui ne se sentent pas en bonne santé mais ignorent où siège leur mal.Il est reconnu que parmi ces consultants le taux de morbidité tuberculeuse est plus élevé que dans la population en général.Le médecin de famille a une merveilleuse occasion de collaborer à la lutte contre la tuberculose, en participant lui aussi dans une grande mesure au dépistage.L'intérêt de ses consultants réclame cette participation.Le médecin doit toujours penser à la tuberculose; même quand il s\u2019agit d\u2019autres affections.Dépister un tuberculeux au tout début de sa maladie est beaucoup plus efficace que de diagnostiquer un bacillaire qui mourra bientôt et qui a déjà contaminé bien du monde dans son entourage.De même que dans les hôpitaux, les examens radiographiques pulmonaires ont causé des surprises dans le bureau du médecin, un rayon X révèlera souvent une autre voie à suivre.Il y a donc intérêt à ce que chaque malade qui passe à sa consultation ait dans son dossier une radiographie ou un rapport radiographique.Il est clair que le médecin ne peut pas avoir tout l\u2019outillage d\u2019une clinique spécialisée.Il n\u2019est pas encore entraîné à l\u2019interprétation exacte et complète d\u2019un film.De même, il n\u2019a pas sous la main les possibilités d\u2019un laboratoire et il ne peut non plus toujours compter Sur son examen, pour poser un diagnostic différentiel.Mais, c\u2019est aussi pour l'aider dans l\u2019examen et le \u2014 BuLLerin AMLFC.\u2014 Montréal, août 1950 diagnostic de ses clients que la clinique pulmonaire existe et qu\u2019elle lui offre sa collaboration la plus entière.Du reste cette collaboration mutuelle que Nous avons réussi à établir entre les médecins de famille et l\u2019Institut Bruchési, s\u2019est avérée très féconde Nous avons tout mis en œuvre pour donner satisfaction.Nos radiographies sont interprétées et discutées aussitôt qu\u2019elles quittent la chambre noire et les rapports médicaux sont envoyés au plus tard le lendemain.Les examens de laboratoire nécessaires sont commencés et, à la demande du médecin, continués pour établir un diagnostic décisif.Quand l\u2019image radiographique du consultant laisse un doute sérieux, le rapport médical en fait mention et nous sommes toujours prêts à faire les examens subséquents nécessaires pour arriver à une certitude.L'on fait trop de tuberculeux.On en fait aussi trop peu.Il existe un milieu qui serre de très près la réalité.Tout de même faut-il pour cela épuiser dans une mesure raisonnable tous les moyens de recherches et de diagnostic.Le médecin peut attendre de nous\u2019 cet effort total.La participation du médecin de famille à la lutte contre la tuberculose consistera encore à rechercher à son bureau de consultation, les cas qui ne répondent pas à la réaction tuberculinique.Il y a aujourd\u2019hui un grand nombre d\u2019enfants et même d\u2019adolescents qui n\u2019ont jamais été en contact avec des tuberculeux.Leur manque d'allergie les expose toujours, surtout à l\u2019époque de la puberté et du travail, à être dangereusement contaminés.Il importe de tarir la source de la tuberculose pour la vaincre; chez les tuberculeux, par un diagnostic et un traitement précoces; chez les non contaminés, par la vaccination au B.C.G.Aujourd\u2019hui les réactions tuberculiniques sont très faciles.Il y a lieu de commencer par le Vollmer, collé sur le bras comme un simple diachylon, le Mantoux au 1000ème et au 100ème sera réservé pour obtenir plus de certitude chez les réacteurs négatifs.La vaccination par le B.C.G.est également de pratique facile.Mais si le médecin de famille ne peut pas commodément la faire, nous lui offrons l\u2019aide de notre clinique du B.C.G.Au reste cette offre a déjà été faite il y a quelques mois à tous les médecins de Montréal.Nous la renouvelons.Le médecin doit être convaincu qu\u2019il a comme tout citoyen, une part à faire dans la lutte contre la tuberculose, part proportionnée à ses connaissances et à ses possibilités, part déterminée par ses fonctions de clinicien et d\u2019hygiéniste.Sa double responsabilité est de rechercher le tuberculeux parmi les malades et de prévenir la maladie chez ceux qui n\u2019ont pas ry\u201d .\u2019 encore été contaminés.Gaétan JARRY, Directeur médical. NOUVELLES Il est bien reconnu, mais pas assez largement apprécié, que le médecin de famille est, dans sa pratique quotidienne, une des plus grandes forces, sinon la plus importante dans le contrôle de la tuberculose.Herman E.HILLEBOE, Assistant chirurgien général, Bureau des Statistiques des Etats-Unis.CENTRE FRANÇAIS DE DOCUMENTATION SCIENTIFIQUE Section française de l'Association Claude Bernard L\u2019Association des Médecins de Langue Francaise du Canada recevait récemment du docteur F.Bour- lière, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris et secrétaire du centre de documentation scientifique Claude Bernard, une lettre exposant les buts que cette organisation poursuit: « faciliter les contacts personnels et l\u2019échange de documentation bibliographique entre personnes s\u2019intéressant à la recherche médicale dans les pays latins de l\u2019Amérique et du Nouveau Monde ».Durant son séjour à Paris, le docteur Emile Blain, président de la section canadienne du comité médical conjoint France-Canada, avait rencontré le docteur Bourlière qui l\u2019avait mis au courant de cette organisation.Les renseignements qu\u2019on veut obtenir du centre sont envoyés rapidement par microfilms.Et de plus, nous pourrons obtenir sous peu des «digests» sur certains problèmes d\u2019actualité susceptibles d\u2019intéresser médecins et biologistes.Les Laboratoires Pharmaceutiques français ont contribué à la diffusion en Amérique latine de quelques ouvrages biologiques et médicaux récents de langue française (2600 exemplaires pour le compte du Canada).Tous les médecins de l\u2019Association qui sont désireux d\u2019entrer en relation avec le Centre français de documentation scientifique peuvent s\u2019adresser directement au professeur agrégé: F.BOURLIERE, 19.rue Picot, Paris (XVIe), France.LE \u201cSALON DES MÉDECINS\u201d À HALIFAX C'est dans la ville de Halifax que s\u2019est tenue avec succès la sixième édition du « Physicians\u2019 Art Salon », une exposition de photographies et de peintures, œu- 965 vres de médecins et étudiants en médecine canadiens, que commandite chaque année la maison Frank W.Horner Limited, fabricants de produits pharmaceutiques à Montréal.Cette année, plus de cent participants, médecins et étudiants en médecine, avaient soumis leurs travaux dans trois sections différentes, à l\u2019étude d\u2019un jury \u2018de sélection composé de monsieur Donald Mac- Kay, A.N.S.C.A., de monsieur W.R.MacAskill et du docteur J.W.Reid.Les pièces d\u2019exposition furent _ montrées en l'hôtel Nova Scotian, alors que des centaines de délégués purent visiter le Salon durant la semaine du 19 juin.Cette année marquait l'inauguration d\u2019un nouveau groupe d\u2019exposants surnommé « Palette Club ».Dans cette classe, exposaient les médecins et étudiants en médecine qui s\u2019étaient vu décerner un premier prix aux cours d\u2019éditions précédentes de ce Salon.Le « Palette Club » comprenait des peintures, des photographies en blanc et noir et des photographies translucides.Des prix et mentions furent décernés dans les trois sections à des gagnants originaires de différentes parties du Canada.La présentation fut faite par Madame Angus L.MacDonald, lors du garden-party, qui eut lieu le 21 juin.Tout comme en 1949, les œuvres primées seront reproduites par la maison Frank W.Horner Limited, sous forme d\u2019un calendrier quadricolore qui sera distribué à chaque médecin du Canada pour orner sa table de travail.L\u2019an prochain, le 7ème « Physicians\u2019 Art Salons aura lieu à Montréal conjointement avec la convention annuelle de la « Canadian Medical Association ».Voici la liste des gagnants de 1950: Peintures ler prix: M.D.G.Watson, Port Credit, Ont.\u2014 The Mill, Meadowvale.2ème prix: Dr F.Dean Kemper, Toronto, Ont.\u2014 Cinderella.3ème prix: Dr T.E.Brown, Lethbridge.Snow Fence.Alta \u2014 Mention honorable: Dr G.H.H.Booth, Agassiz, B.C.\u2014 Deserted Village Street.Mention honorable: Dr Nathan Freedman, Montréal, P.Q.\u2014 Rockport Beach.Mention honorable: Dr J.K.Moss, Dundas, Ont.\u2014 Newfoundland Scene.Mention honorable: Dr James Calder, Alta \u2014 Roche Miette, Jasper.Mention honorable: Dr L.R.Morse, Lawrence- town, N.-S.\u2014 Fishing Village, Port Lorne.Edmonton, 966 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 Photographies monochromes ler prix: Dr A.L.Murphy, Halifax, N.-S.\u2014 Crisis.2ème prix: Dr F.E.Wait, Saskatoon, Sask.\u2014 Farm in Wales.3ème prix: Dr E.V.Spackman, Lethbridge, Alta \u2014 Morning Shadows.Mention honorable: Dr W.K.Blair, Oshawa, Ont.\u2014 Tools of the Apothecary.Mention honorable: Dr A.B.Walter, West Saint John, N.-B.\u2014 Harvest Evening.Mention honorable: Dr B.S.W.Brown, Granby, P.Q.\u2014 Silver Birches.Mention honorable: Dr L.J.Notkin, Montréal, P.Q.\u2014 Snow Fantasy.Mention honorable: Dr Wm.P.Goldman, Vancouver, B.C.\u2014 Mountain Majesty.Photographies translucides.ler prix: Dr H.S.Everett, St.Stephen, N.-B.\u2014 Rainbow.2ème prix: Dr R.Matiko, Port Alice, B-C.\u2014 .Winter Quiet Storm Approache.3ème prix: Dr Hugh Stansfield, Vancouver, B.-C.\u2014 Promise.Mention honorable: Dr E.A.Petrie, Saint John, N.-B.\u2014 Seining a Cove.Mention honorable: Dr R.E.Ives, Stayner, Ont.\u2014 Luna Moth.Mention honorable: G/C A.A.G.Corbet, Ottawa, Ont.\u2014 Master Painter.Mention honorable: Dr W.W.Hughes, Embro, Ont.\u2014 Oceans of Gold.Mention honorable: Dr Harold D.Ames, Beaver- ton, Ont.\u2014 Poinsettia.2e > 9 CORTISONE A LA DISPOSITION DES HOPITAUX Merck & Co.Limited, chimistes fabricants, ont annoncé qu\u2019on est en train de mettre à la disposition des hôpitaux du Canada la cortisone sous le nom commercial de « Cortone ».Cette compagnie manufacture actuellement « Cortone » dans son usine canadienne de Valleyfield, dans la province de Québec, a-t-on également annoncé.La première synthèse chimique de cette hormone si importante a été réalisée aux Laboratoires Merck.Temporairement, « Cortone » ne sera fournie qu\u2019aux hôpitaux munis d\u2019un minimum de facilités confiées à des techniciens d\u2019expérience soumis à la surveillance de médecins qualifiés.On trouve de ces hôpitaux dans toutes les grandes villes et dans plusieurs petites villes canadiennes.Tel qu\u2019indiqué dans la posologie qui accompagne chaque fiole de « Cortone », ce remède ne doit, durant la période initiale du traitement, être prescrit qu\u2019aux patients hospitalisés dans les institutions précitées.On considère, dans le monde des autorités médicales canadiennes, que cette mesure est essentielle pour le moment à un usage sûr de ce produit.A la suite d\u2019une quatrième réduction dans le prix, « Cortone » se vend maintenant au Canada pour $110.00 le gramme, ce qui est environ la moitié du prix original, lors des recherches cliniques d\u2019il y a un an.La production croissante de « Cortone» et les données qu\u2019on a acquises sur son usage pour l\u2019arthrite rhumatismale, certains malaises des yeux qui engendrent la cécité, certains symptômes asthmatiques et autres maladies, ont permis cette distribution restreinte.Bien que la nature chimique complexe de cette substance et que la rareté des matières premières alent créé des difficultés de fabrication sans pareilles, l\u2019approvisionnement de ce médicament est plus que suffisant à l\u2019heure actuelle pour répondre à tous les besoins de recherches cliniques et autres.Dans le domaine des traitements, il faut malheureusement dire que les quantités en réserve et la production de ce composé sont loin de suffire au traitement de tous les patients atteints de maladies contre lesquelles « Cortone » est efficace.Depuis la publication des résultats impressionnants obtenus à la clinique Mayo, « Cortone » a fait l\u2019objet de recherches actives de la part de toutes les écoles médicales canadiennes et des hôpitaux associés.De même, plusieurs spécialistes des sciences fondamentales, grâce à des fonds obtenus à la suite du programme canadien de la Santé nationale, ont étudié ce produit.Le résultat de tout ce travail, on le trouve dans plusieurs données précieuses recueillies sur l\u2019action biologique et sur les usages thérapeutiques de cet agent médicinal.ee CONSTRUCTION D'HÔPITAUX DANS ONTARIO ET QUÉBEC L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui que le nouvel hôpital municipal de North Bay, Ont.et le « Catherine Booth Mother\u2019s Hospital» de Montréal viennent de recevoir des subventions en vertu du | plan fédéral destiné à encourager la construction d\u2019hôpitaux.CSP eee SF NOUVELLES A North Bay, on construit un nouvel hôpital pour le traitement des maladies aiguës.Cet.hôpital offrira les soins les plus modernes en médecine, en chirurgie et en obstétrique à la population d\u2019environ 35 000 âmes de North Bay et de la région avoisinante.Cette institution, dont les travaux de construction doivent être terminés le printemps prochain, aura 93 lits et une pouponnière de 20 moiïses.Le « Queen Victoria Hospital» actuel, une fois rénové et les risques de feu éliminés, abritera 44 lits pour malades chroniques.La « North Bay Hospital Commission » administrera ces deux hôpitaux comme une seule unité.Les gouvernements fédéral et provincial contribuent chacun $132 666; le solde sera payé par la ville de North Bay et au moyen de dons privés.Au troisième étage du « Catherine Booth Mother's Hospital», de Notre-Dame-de-Grâce de Montréal, on fera disparaître les appartements des infirmières pour y loger 19 nouveaux malades.Cet hôpital, sous la direction de l\u2019Armée du Salut, n\u2019admet que des cas de maternité.Les gouvernements fédéral et provincial contribuent chacun $19 000 aux frais de construction.Le gouvernement fédéral verse, pour encourager la construction d\u2019hôpitaux, une subvention égale à la contribution provinciale, jusqu\u2019à concurrence de $1 000 par lit dans le cas des hôpitaux réservés au traitement des maladies aiguës, et de $1 500 par lit quand il s\u2019agit des hôpitaux où l\u2019on soigne les malades chroniques.68 484 ENFANTS BÉNÉFICIENT DES UNITÉS SANITAIRES Plus de soixante-huit mille enfants ont profité des leçons d'hygiène et des cliniques de puériculture au cours du mois de mai 1950, mois pour lequel le ministère provincial de la Santé vient de publier un rapport.Durant cette période, les médecins hygiénistes des Unités sanitaires ont tenu 823 cliniques de puériculture, examiné 15774 enfants d\u2019un an ou moins et 10 052 enfants de six ans ou moins.Ils ont visité à domicile 16 943 nourrissons et 25715 enfants d'âge préscolaire.L'enseignement de l'hygiène de l\u2019âge scolaire a nécessité 1163 conférences auxquelles assistèrent 34 901 personnes.Plus de douze mille enfants subirent soit l\u2019examen physique, soit l\u2019examen médical, 2 537 reçurent l\u2019immunisation antidiphtérique complétée et 4 557 l\u2019immunisation de rappel.Hygiène maternelle L\u2019hygiène maternelle, outre qu\u2019elle a donné lieu à toute une série de conférences et causeries, a fait 967 l\u2019objet de 2056 démonstrations à domicile et de 2 311 visites prénatales.Tuberculose Au cours de mai, il y a eu dans les territoires desservis par des Unités sanitaires 233 cliniques antituberculeuses auxquelles se présentèrent 11831 personnes et 10198 subirent l\u2019épreuve à la tuberculine.Par ailleurs, dans les Unités sanitaires du ministère provincial de la Santé, on procéda à Ia vaccination antituberculeuse (B.C.G.) de 5635 personnes.EMPLOI D'UNE NOUVELLE DROGUE CONTRE LA TUBERCULOSE DANS LE QUÉBEC Le Gouvernement fédéral vient d\u2019affecter une somme de $60 000, prise à même ses subventions à l\u2019hygiène, pour aider à lutter contre la tuberculose dans la province de Québec.Avec cette somme, on achètera de l\u2019acide para-aminosalicylique, drogue nouvelle que l\u2019on emploie avec la streptomycine dans le traitement de la tuberculose.C\u2019est ce que vient d\u2019annoncer, à Ottawa, l\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, qui a ajouté que cette subvention fait.suite à un projet inauguré au cours du dernier exercice financier, et dont le coût s\u2019élevait à près de $50 000.Les médecins du ministère fédéral de la Santé déclarent que l\u2019emploi d\u2019acide para-aminosalicylique \u2014 ordinairement désigné par l\u2019abréviation P.A.S.\u2014 constitue maintenant une méthode bien établie dans le traitement de la tuberculose.Bien que les recherches sur la totalité de son effet se poursuivent encore, les derniers rapports indiquent que le P.AS.ralentit le développement du bacille de Koch.L\u2019emploi de cette substance avec la streptomycine a plus d\u2019effet que l\u2019administration de chaque produit séparément.Par conséquent, si l\u2019on se sert du P.AS., les doses de streptomycine peuvent être plus faibles et la possibilité d\u2019effets toxiques de cet antibiotique est moins à craindre.En vertu du plan fédéral pour l\u2019expansion des mesures de lutte antituberculeuse, la streptomycine est déjà mise gratuitement à la disposition des sanatoriums de tout le pays pour le traitement des malades qui pourraient en bénéficier.Quelques provinces, y compris l\u2019Ontario, la Saskatchewan et l\u2019Alberta, emploient aussi des deniers fédéraux pour acheter du P.AS.CONSTRUCTION D'HÔPITAL À SAINT- JEAN (QUÉBEC) L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que l'hôpital Saint- 968 L'UNION MEDICALE DU CANADA Jean, de Saint-Jean, P.Q., recevra une subvention fédérale pour fins de construction d\u2019hôpitaux, au montant de $11 000, afin de l\u2019aider à accroître ses facilités.On a construit une nouvelle résidence à l'intention des garde-malades, et les anciens appartements de ces gardes sont mis à la disposition des malades.Cet hôpital, dirigé par les Sœurs Grises de Montréal, dessert une population d\u2019environ 50000 âmes de Saint-Jean, d\u2019Iberville et des comtés environnants.Ce projet a été recommandé à Ottawa par l\u2019hon.Dr J.-H.-A.Paquette, ministre de la Santé de la province de Québec, conformément aux dispositions du plan fédéral d\u2019hygiène.ee + NOMINATIONS Le docteur Georges Leclerc a été nommé président de la « Montreal Dermatological Society», à sa dernière réunion tenue à l\u2019Hôtel-Dieu, le 22 avril 1950.Le docteur Emile Gaumond, de Québec, a été nommé président de la « Canadian Dermatological Association », et le docteur Paul Poirier, de Montréal, vice-président, à sa dernière réunion tenue à Québec en juin 1950.2-e- ee UN DEMI-SIÈCLE DE PROGRÈS SANITAIRE Un prolongement de 20 années dans la longévité moyenne des Canadiens depuis 1900 démontre le remarquable progrès que le Canada a accompli dans le domaine de la santé, au cours de la première moitié du vingtième siècle.C\u2019est ce que l\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a déclaré récemment en portant la parole à l\u2019occasion de l\u2019assemblée annuelle de la Ligue de santé de Vancouver et de la banlieue.On enregistre aussi, au cours de ces 50 années, une diminution d\u2019un tiers dans le taux général de mortalité, tandis que, au cours des 25 dernières années, le taux de la mortalité infantile a baissé de 50 pour 100, et celui de la mortalité maternelle de 60 pour 100.Ce progrès réalisé dans le domaine de la santé n\u2019est qu\u2019une manifestation du progrès social général, puisque la santé et le bien-être sont choses inséparables.M.Martin poursuit: « En même temps que l\u2019hygiène publique, orientant ses formes vers de nouvelles directions et élargissant ses horizons, embrassait tout ce qui touche à la vie humaine, nous en sommes venus à la conclusion que le bien-être social est une condition indispensable et fondamentale d\u2019un état de vie sain.Le progrès réalisé à la faveur de nos divers programmes d\u2019hygiéne vient s\u2019ajouter à la \u2014 BurretiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 contribution importante apportée par des mesures sociales qui permettent à nombre de Canadiens de mieux s\u2019alimenter, de se procurer de meilleurs services de santé, d\u2019être mieux logés, habillés et soignés.» Abordant la question du progrès sanitaire au Canada pendant le demi-siècle, M.Martin énumère un grand nombre de découvertes faites par la science médicale \u2014 sulfamidés, insuline, antibiotiques, radium, radiographies et immunisations collectives, cortisone et ACTH \u2014 qui ont aidé à triompher de la maladie.Grâce au perfectionnement de la science médicale et de meilleures facilités, le taux de la tuberculose a baissé de 80 pour cent depuis 1900.Il a diminué de 40 pour 100 environ, au cours des six dernières années, chez les Indiens et les Esquimaux.Il y a eu réduction de 40 pour cent dans le taux des maladies vénériennes au cours des cinq dernières années, et l\u2019immunisation a réduit le taux de mortalité par la diphtérie, pendant le dernier quart de siècle, de 80 pour 100.On estime que les gouvernements canadiens, dans leur ensemble, consacreront cette année un montant de 200 millions de dollars et plus aux hôpitaux et aux soins d\u2019hygiène publique.Quant au Programme national d\u2019hygiène, que dirige le ministère dont M.Martin est titulaire, il a permis aux dix provinces, depuis son inauguration il y a deux ans, d\u2019examiner de nouveau toutes leurs positions dans le domaine de l\u2019hygiène publique ainsi que de consolider leurs services hospitaliers et sanitaires.Il leur a permis de retenir les services de plus de 2000 nouveaux préposés à l\u2019hygiène et d\u2019en former environ 1 500 autres.Les subventions fédérales pour fins de construction d\u2019hôpitaux aident à installer 21 000 lits de plus.Plus de 3 000 projets provinciaux ont bénéficié de subventions se chiffrant à 38 millions de dollars.Au sujet de la précieuse contribution fournie par les professions médicales et connexes de même que par les organismes bénévoles, M.Martin fait allusion à cette «grande valeur humanitaire du service bénévole sur laquelle on ne peut pas légiférer et qui est sans prix.Il ne faut jamais que l\u2019ampleur des efforts des gouvernements rejette dans l\u2019ombre ce qu\u2019accomplissent les organismes bénévoles d\u2019hygiène ».« A cette moitié du siècle, dit M.Martin, en terminant, le progrès de l\u2019hygiène publique au Canada a atteint un point culminant.Nous pouvons espérer.en veillant constamment à l'orientation de notre action sanitaire, maintenir nos programmes, dans une société en perpétuelle évolution, au diapason des besoins de notre population.» SUBVENTION FÉDÉRALE D'HYGIÈNE POUR LES ENFANTS ARRIÉRÉS L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale, annonce aujourd\u2019hui que, dans le but d'améliorer >> lt eh w= L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 Xx1,5\"\" C \u201cUn surcroit de poids de quelques kilos.et après?\" C\u2019est pourtant manquer de prévoyance que de ne pas s\u2019en préoccuper.Si l\u2019excès en tout nuit, c\u2019est en physiologie surtout qu'on ne s\u2019écarte pas impunément du juste milieu.La nature est un impitoyable comptable: quelques kilos de trop se paient souvent par quelques années de moins .Réduire son poids\u2014ne serait-ce que de quelques livres\u2014 est souvent le meilleur moyen de prévenir la maladie et de prolonger sa vie.Smith Kline & French Inter-American Corporation < Montréal 9 ulfate de \u2018Dexedrine\u2019 Produit des plus efficaces pour diminuer l\u2019appétit.comprimés élixir 970 L'UNION MÉDICALE DU CANADA les services de traitement destinés aux enfants mentalement retardés dans la province de Québec, le Gouvernement fédéral accorde une subvention d\u2019hygiène de plus de $122 800 à l\u2019Institut médico-pédagogique de Mont-Providence, à Riviére-des-Prairies, près de Montréal, institution qui possède actuellement plus de 1200 lits pour le soin des enfants arriérés.Cette subvention fédérale pourvoira au paiement du traitement d\u2019un psychiatre et d\u2019un psychologue, de deux travailleurs sociaux, de six infirmières et de 30 instituteurs spécialisés, tous employés d\u2019une façon permanente.Elle servira aussi à rémunérer les services intermittents d\u2019un psychiatre, d\u2019un médecin, de deux chirurgiens, d\u2019un dentiste et de spécialistes en anesthésie, en radiologie et en affections des yeux, des oreilles, du nez et de la gorge.De plus, la subvention pourvoit aux traitements de 12 nouveaux membres du personnel, dont quelques-uns sont employés dans le département de la thérapeutique professionnelle.On a dépensé plus de $8 500 en matériel de thérapeutique professionnelle, comme des outils de jardinage, de couture, de charpenterie, de menuiserie et de cordonnerie.M.Martin fait remarquer que les progrès de la thérapeutique professionnelle non seulement aident beaucoup à la guérison des enfants, mais aussi permettent souvert à ces enfants d\u2019apprendre des métiers qui les aident à gagner leur vie, une fois qu\u2019ils sont retournés chez eux.L'INSTITUT BRUCHÉSI DE MONTRÉAL L'observation clinique des cas suspects.Le diagnostic de la tuberculose n\u2019est pas toujours si facile qu\u2019on puisse le poser avec certitude en 48 heures ou même en 8 jours.A l\u2019examen radiogra- phique certaines images portent d\u2019emblée la signature de la tuberculose.C\u2019est, en général, dans les cas de lésions avancées.Pour d\u2019autres qui ont des images discrètes, avec les marques d\u2019une apparente bonne santé il est prudent de ne pas hâter les conclusions.Il est possible que nous tombions alors sur des consultants qui manifestent un symptôme plutôt anodin, dont ni l\u2019histoire antérieure ni l\u2019histoire de famille ne renseigne sur quelque épisode tuberculeux ou pleurétique ou sur l\u2019existence d\u2019un contact familial.Peut-être avons-nous sous la main un tuberculeux.C\u2019est possible; mais ce n\u2019est pas sûr.Et s\u2019il n\u2019est pas tuberculeux, avons-nous le droit de jeter dans sa .vie ce grave souci au risque de le détromper dans la suite?Nous avons fait un relevé de 131 consultants portant aux premiers examens une étiquette de «suspects » et qui ont dans la suite porté un diagnostic de tuberculose.Ce diagnostic a été posé en moyenne \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 7 mois et 25 jours après, avec une moyenne de 2% visites.Ces diagnostics vont de la tuberculose minime à la tuberculose modérément avancée.Le temps est compris entre deux mois et deux ans.Au dispensaire, ce n\u2019est pas comme à l\u2019hôpital, l\u2019observation s\u2019espace forcément sur plusieurs semaines.Le consultant ne peut pas toujours revenir à la date fixée.Quand il demeure à la campagne, il ne bouge pas toujours au premier appel.Dès lors qu\u2019il ne porte pas un diagnostic défini, le doute ne l\u2019inquiète pas.Et cela explique que des patients auraient pu être informés de leur état bien longtemps avant cette limite de deux ans que nous avons signalée, s'ils avaient consenti à répondre à l\u2019appel de notre service de poste.Les examens de laboratoire en série exigent du temps.Une culture de liquide gastrique ne livre pas son résultat avant un mois, un mois et demi.Les modifications pulmonaires ne sont pas tellement rapides qu\u2019on soit justifié de faire des radiographies tous les mois pour les contrôler.Il y a aussi la question d\u2019activité: pour la déterminer, à part les symptômes évidents et les examens cliniques et de laboratoire, il y a les observations comparatives.Normalement elles exigent un laps de temps convenable.Il faut aussi, bien se rendre compte que dans le diagnostic de la tuberculose comme dans celui de beaucoup d\u2019autres maladies, la collaboration du médecin et du patient est nécessaire.Devant un cas douteux, réservons notre jugement.C\u2019est sage.Le consultant s\u2019attend à une décision de son médecin, c\u2019est pour cela qu\u2019il vient le consulter.À ce moment, l\u2019éducation doit donc commencer.Il faut expliquer le doute, en donner les raisons, faire naître une sage inquiétude qui ne sera calmée qu\u2019avec une décision future et faire consentir le consultant à revenir à la clinique ou au bureau, aussi longtemps qu\u2019il le faudra pour confirmer ou détruire ce doute.Le malade n\u2019a pas l\u2019impression, quand on le renvoie à son médecin de famille, avec la recommandation de le garder sous observation, qu\u2019une épée de Damoclès puisse être suspendue sur sa tête.Et c\u2019est ce qui fait qu\u2019un grand nombre de suspects ne reviennent jamais plus se faire examiner.Sur le nombre, les tuberculeux évolués sont plus tard repris dans le triage d\u2019un dépistage massif et c\u2019est heureux pour eux, quand ce n\u2019est pas trop tard.En conclusion la prudence conseille de ne poser que des diagnostics certains et pour cela de prendre le temps voulu, mais un temps d\u2019action employé à multiplier les observations, les examens cliniques et de laboratoire.Il n\u2019est pas permis au médecin par une insouciance quelconque, de mettre en danger de se perdre ou de s\u2019amoindrir les chances de guérison des malades.Il faut se convaincre que les moyens mécaniques L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuieTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 XLIV pour bébés et enfan ts HEMO-BEX VITAMINE D ERGOSTEROL IRRADIE associe aux sels de calcium, de fer, et de manganèse PLUS COMPLEXE DE LA VITAMINE B TONIQUE GENERAL ENERGETIQUE CHAQUE C.C.CONTIENT chez adulte aussi Vitamine D.83UL Chlorure de Thiamine.0.15 mg Riboflavine.0.15 mg Niacinomide.4.1.10 mg \u201cPyridoxine.22020220.0.22 mg *Acide D- Pantothénique - +\u2026.1.10 mg Lactate de Calcium.10.0 mg Citrate de Fer et d'Ammonium.54 m Nucléinote de Manganese (Catalyseur) Excipient.0c0.QS.*La valeur nutritive de ces vitamines n'est pos encore établie, POSOLOGIE A prendre avant le repas Enfants: Xe à 3 cuillerées à thé par jour suivant l'âge.Adultes: 1 à 3 cuillerées à dessert par jour DONNE DE L'ÉNERGIE et ACCROÎT LA RÉSISTANCE Ou selon l'avis du médecin.(Voir instructions à l'intérieur) BOUTEILLE \u2014 180 ce.Anglo-French Drug Cie Ltée |'ANGLO-FRENCH DRUC 972 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA dont dispose le médecin ne déterminent pas automatiquement un diagnostic de tuberculose.La radiographie est nécessaire; mais elle doit être interprétée non seulement selon les données de la phtisiologie mais en fonction d\u2019une observation méthodique et prolongée.Le médecin praticien, notre collaborateur de toujours veut avoir un rapport sans délai et nous sommes en général en mesure de le faire la journée même qu\u2019il nous envoie son client à la consultation.Mais de là à pouvoir lui affirmer immédiatement qu\u2019il y a ou n\u2019y a pas de tuberculose c\u2019est une autre histoire.Nous demandons un délai et une période d\u2019observation raisonnable afin de ne porter préjudice à qui que ce soit.Gaétan JARRY, MBE, Directeur médical.+ + UN COMITÉ ENTREPREND L'ÉTUDE DES AFFECTIONS CARDIAQUES «.Le Gouvernement fédéral vient d\u2019accorder, au Comité ontarien de cardiologie, une subvention prise à même les deniers de la santé nationale en vue d\u2019aider à élaborer un programme visant à réduire le taux de la mortalité attribuable aux affections cardiaques.C\u2019est ce que vient d\u2019annoncer, à Ottawa, l\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, qui a ajouté que ce projet avait été recommandé par le ministère ontarien de la Santé comme partie du programme national d\u2019hygiène.La subvention paiera les appointements du médecin et du personnel de bureau, qui seront chargés de coordonner, développer et étendre les recherches cliniques ainsi que l\u2019éducation publique et professionnelle en ce qui concerne les maladies de cœur.Le médecin en charge collaborera avec le comité de cardiologie, le ministère provincial de la Santé, la profession médicale, les chirurgiens, les organismes de recherche et le grand public.Les maladies de cœur sont au premier rang des causes de décès au Canada, a fait observer M.Martin, et dépassent même le cancer.Elles sont aussi une des principales causes d\u2019invalidité totale ou partielle, surtout chez les plus de 50 ans.Plusieurs progrès ont été réalisés, cependant, dans le traitement de ces affections, et la subvention servira en partie à mettre ces renseignements à la disposition des médecins.On élaborera également un programme édu- - catif à l\u2019intention du grand public sur les précautions \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 à prendre pour éviter la maladie de cœur et en atténuer l'invalidité résultante le cas échéant.Le comité ontarien de cardiologie est commandité par la section de cardiologie de I\u2019 « Ontario Medical Association ».La subvention fédérale, cette année, dépassera $12 000.ÉVITEZ COUPURES, POISONS, BRÛLURES ET BLESSURES «Jl survient plus d\u2019accidents dans nos demeures que sur les places publiques et dans nos cuisines, que sur nos grandes routes, il ne se passe pas vingt-quatre heures sans que les journaux ne nous rapportent qu\u2019un enfant a été ébouillanté ou qu\u2019une mère de famille s\u2019est brisé une jambe en tombant », observent les hygiénistes du ministère provincial de la Santé.On l\u2019oublie trop fréquemment au cours de la vie quotidienne.C\u2019est pourquoi les hygiénistes du département mettent la population en garde contre quatre dangers qui reviennent chaque jour: les coupures et blessures légères qui peuvent s\u2019infecter, les brûlures et les poisons.Ni les allumettes, ni le pétrole, ni les insecticides, ni les polis ne doivent être laissés à la portée des enfants.On ne doit pas non plus placer les poudres à base de poison auprès du sucre, du sel, du poivre, de la farine ou de la poudre à pâte, de crainte qu\u2019une distraction ne vienne opérer un mélange funeste.« N\u2019oubliez pas, disent les hygiénistes, le vieux proverbe qui dit qu\u2019il ne faut pas jeter d\u2019huile sur le feu; quand il s\u2019agit de précautions cet axiome est plus vrai que jamais: tenez donc le pétrole loin du poêle, en dehors de la cuisine si possible.Que les allumettes, les chandelles, les lampes ne soient jamais à la portée des enfants.Dans les villes, qu\u2019il ne leur soit pas permis d\u2019aller à la cave où les gaz de fournaise abondent trop souvent.Attention à l\u2019ouvre-boîte qui pique et aux couteaux sur lesquels on se blesse si vite.Ne laissez jamais de morceaux de verre sur le plancher; si vous brisez une porcelaine, ramassez les débris et enveloppez-les avant de les jeter à la poubelle.Faites-en autant des lames de rasoir.«Ce sont là des conseils qui paraîtront superflus à plusieurs, concluent les hygiénistes, mais de récents accidents dont le dernier épisode s\u2019est souvent déroulé à l\u2019hôpital démontrent que, dans certains milieux, on oublie par trop souvent, les notions élémentaires de la prudence et de la circonspection.» a.», 4. i | | P .une nouvelle preparation dans le | \" y - = traitement de l'hypertension essentielle Il Chaque tablette contient 10 Unités Craw de Veratrum Viride contrôlé biologiquement par les Laboratoires de recherches Irwin Neisler & Co., Decatur, lil.Les expériences faites dans de nombreuses cliniques ont démontré que le Veratrum Viride titré biologiquement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression | artérielle.(The Medical Clinics of North America, septembre 1948; Doctor Freis, page 1253.) | Les tablettes Vertavis doivent être prises à une heure d\u2019intervalle et de préférence après les repas.La dose doit être augmentée ou diminuée graduellement selon les résultats obtenus.POSOLOGIE: Donnez une tablette VERTAVIS (10 unités Craw) aux heures ci-dessous mentionnées: Dose quotidienne SEMAINE VERTAVIS MATIN SOIR Unités Craw lère semaine 1 tablette à 7 heures 7 heures 20 2iéme semaine 1 tablette a 7 & 8 heures 7 heures 30 Sième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 & 8 heures 40 | 1 1 | tablette a 7, 8 & 9 heures 7 & 8 heures 50 tablette à 7, 8 & 9 heures 7, 8 & 9 heures 60 dième semaine Sième semaine Documentation complète et échantillon envoyés à MM.les médecins sur demande.Manufacturé par IRWIN NEISLER CO., Decatur, Ill, U.S.A.I Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.| + \u2014 localise sûrement l'infection 0SMOPA FORMULE: OSMOPAK est un pansement osmotique émollient composé de 58% de sulfate de magnésie, de 1-2% de benzocaïne et de 1-25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d'infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc., et dans le traitement d\u2019inflammation ou d'infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L'OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.|| est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation: Pots de 115 et 577 grammes.Echantillon médical et documentation sur demande.Manufacturé par Irwin Neisler Co., Decatur, Ill.U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., 2027, Avenue du Coliège McGill, Montréal, P.Q. REVUE DES LIVRES Edmund BERGLER, M.D.\u2014 The Battle of the Conscience.\u2014 Psychiatric Study of the Inner Working of the Conscience.\u2014 Washington Institute of Medicine, Washington, D.C., 1950.L\u2019auteur se propose d\u2019abord une définition plus précise du Super Ego: celui-ci comporte deux tendances opposées correspondant aux instincts de la vie et de la mort: l\u2019Ego Idéal et le «Daimon » (Socrate).Cette distinction ressort d\u2019une conception de la conscience intime qui en fait une manifestation de la dualité Eros-Thanatos (Freud).L\u2019Ego Idéal \u2014 L\u2019Ego Idéal, surtout à base de narcissisme, est l\u2019œuvre d\u2019Eros.Grâce à Eros une partie de l\u2019instinet destructeur de la mort est projetée à l\u2019extérieur, sur les parents.Le Daimon.Les forces d\u2019agression qu\u2019Eros n\u2019a pas réussi à projeter au dehors, Thanatos les dirige de nouveau sur l\u2019Ego.Par quel procédé?C\u2019est toujours en se servant de l\u2019Ego Idéal que le Super Ego punit l\u2019Ego.Toute sa vie il le punira en lui montrant du doigt l\u2019écart entre lui, l\u2019Ego, et l\u2019Ego idéal, idéal formé durant la petite enfance, dans l'ignorance des difficultés de la vie.L\u2019adulte aura à payer bien cher l\u2019illusion, si brève, qu\u2019a eu l\u2019enfant d\u2019être le maître du monde.La psychiatrie a été lente à reconnaître - l'importance dans la névrose du sentiment de culpabilité; c\u2019est que dans l\u2019analyse on a d\u2019abord insisté sur le contenu sexuel du Id.(l\u2019instinet).Le Super Ego était le censeur que la névrose trompait en déguisant l'impulsion réprimée sous un symptôme névropathique.Ce n\u2019est que plus tard qu\u2019on en vint à attacher plus d\u2019importance au Super Ego et à l\u2019Ego mécanisme de défense.L'auteur nous expose par quel enchaînement d\u2019expériences il s\u2019est vu forcé à la conclusion suivante: Dans la névrose le symptôme ne sa- 2e + tisfait jamais le désir refoulé mais bien la défense contre ce désir.; C\u2019est l\u2019action du Super Ego dans sa tendance auto-destructrice qui déclenche la névrose.Le névropathe tente désespérément de distraire le Super Ego par des combats spécieux.(Notons que chez le névropathe le Super Ego ne fait aucune distinction entre le désir et l\u2019action.) L'auteur donne ici une description subtile et difficile à comprendre pour les non initiés, mais qui peut être exposée schématiquement de la façon suivante: dans l\u2019élaboration du symptôme de névrose, un désir du Id est manifesté, le Super Ego proteste, l\u2019Ego oppose une défense.le Super Ego proteste contre la défense, l\u2019Ego oppose une seconde défense et c\u2019est le symptôme névropathique.Mais plutôt que de renoncer à la satisfaction défendue le névropathe accepte incons- sciemment le châtiment: c\u2019est l\u2019auto-punition, phénomène bien connu.Cependant il ne faut pas oublier que le névropathe a, comme moyen de défense dans ce dernier retranchement, la sexualisation du châtiment, \u2014 c\u2019est-à-dire que de la souffrance même il tirera une jouissance, et nous avons le masochisme.Toute sa vie le névropathe projette dans sa vie extérieure le mot'f (rattern) du conflit émotionnel qu\u2019enfant il wa pu résoudre.Dee là son manque à peu près complet d\u2019objectivité devant la vie.De là ses conflits perpétuels avec son entourage.Or ces pseudo-com- bats nous le révèlent sous la tyrannique domination de son Super Ego car il devient, vite évident qu\u2019il ne s\u2019engage dans ces combats que dans le seul but de perdre; nar des rationalisations, en se payant de fausses raisons, il fait servir les circonstances extérieures à son besoin d\u2019auto-punition.Il est bon de se rapneler également qu\u2019entre celui aue l\u2019on appelle normal et le névropathe la différence n\u2019est qu\u2019une ouestion de degré. M M ce ES.\u2014 .Paul Busseau, 4904, rue Wellington, Verdun, P.- J L.Vall erand, 1055, Mont Saint-Denis, Wélfestéld, P.Q.Beaucoup des premiers efforts entrepris pour le traitement de l\u2019ulcère de l\u2019estomac en utilisant les hydrolysats de protéine ont échoué pour l\u2019une des deux raisons suivantes: : La dose n\u2019était pas suffisamment élevée.Peu de médecins se rendaient compte que la dose minimum d\u2019hydrolysat de protéine requise pour le traitement efficace de ce genre d\u2019ulcère est de 150 grammes par jour.2 Beaucoup de médecins aussi employaient des hydrolysats incomplets, en ce sens que certains des amino-acides essentiels faisaient défaut ou manquaient d\u2019efficacité.pour le traitement del\u2019ulcère de l'estomac Avec Ebsam E.B.S., il est possible d\u2019administrer toute la dose quotidienne requise de 150 grammes, parce que c\u2019est un hydrolysat de protéine qui est presque pur, non dilué par des véhicules ou des substances ayant pour but de masquer le goût de protéine.En outre, Ebsam E.B.S., dans la dose quotidienne recommandée de 150 grammes, fournira au moins 100% de la ration quotidienne requise de chacun des amino-acides essentiels connus.Pour les autres carences de protéines aussi, Ebsam E.B.S.constitue un excellent moyen d\u2019assurer l\u2019équilibre protéique.Il est non seulement recommandé pour les ulcères d\u2019estomac, mais aussi dans les cas de fractures compliquées, plaies et brûlures profondes \u2014 dans tous les cas où un suintement considérable de plasma menace de causer une hy- poprotéinémie.Présenté sous forme granulaire, en bouteilles de 16 onces, Si vous ne l'avez pas encore reçue, écrivez pour recevoir la brochure descriptive intitulée: \u201cEbsam\u201d.1LEWORTH CHEMICAL CO.LTD.; TORONTO, CANADA AN ALL CANADIAN COMPANY .SINCE 1879 Représentants: A.A.Summers, Morrisburg, Ont.\u2014_ M.M.P.E.Thibaudeau, 385, boul.Charest, Québec, P.Q. 976 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burn A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 Tout le monde subit done la domination du Super Ego mais, chez le névropathe, à l\u2019Ego faible, Eros n\u2019ofre pas une résistance adéquate.Que l\u2019instinet de la mort soit un élément actif de l\u2019inconscient voilà qui explique la disproportion à priori inexplicable que l\u2019on peut si souvent constater chez le malade entre les causes insignifiantes auxquelles il attribue consciemment ses souffrances et l\u2019intensité de celles-ci: dépression, angoisse, obsessions, etc.Le fonctionnement de la conscience est selon l\u2019auteur une preuve éclatante de la plausibilité de la théorie Eros-Thanatos.Le sentiment de culpabilité au niveau de l\u2019inconscient se retrouve dans toutes les innombrables manifestations de la névrose, de l\u2019hystérie théâtrale au suicide sérieusement tenté.Ici l\u2019auteur fournit d\u2019abondantes études de cas à l\u2019appui; la technique de l\u2019analyse confirme la formule énoncée plus haut de l\u2019élaboration du symptôme de névrose.L\u2019application qu\u2019il en fait donne des résultats dans l\u2019ensemble intéressants au point de vue thérapeutique.Fort heureusement l\u2019instinct de la mort n\u2019aboutit pas souvent au suicide.Il peut dévier de sa direction naturelle, l\u2019auto-destruc- tion.Ainsi, la souffrance inhérente à une grave maladie, à un malheur subi, peuvent se substituer pour les fins de l\u2019auto-punition au sentiment de culpabilité (qui s\u2019affaiblira ou disparaîtra).D\u2019autres dérivatifs \u2014 les mêmes que pour la libido \u2014 s\u2019offrent encore pour l\u2019utilisation des forces d'agression transformées en forces de destruction.Ces dérivatifs sont entre autres le travail, l\u2019art, l\u2019amour et en particulier les rationalisations.Tl s\u2019agit toujours de déplacer le danger, de le porter au dehors.Ces rationalisations, entre autres avantages importants, contribuent à maintenir chez le malade le contact avec la réalité et servent à son intégration dans la société.Chez l\u2019individu normal la conscience intime est.subordonnée à la conscience collective à laquelle la relie l\u2019appareil logique qu\u2019il appelle sa conscience.Ainsi chez lui les actions immorales ou criminelles sont arrêtées à la source.Il n\u2019en est pas de même chez le névropathe.Mais ce n\u2019est qu\u2019en désespoir de cause qu\u2019il est asocial et il en souffre.Autant que possible il cherche à tout concilier, à satisfaire en même temps à son inconscient déséquilibré et aux lois communes.Dans un grand nombre de cas cela devient possible au moyen de compromis et au moyen des rationalisations (ou fausses raisons).Grâce encore aux rationalisations, le névropathe, jouet de ses conflits, se croit guidé par sa raison, illusion précieuse pour lui, évidemment.Comme autres moyens de défense, l\u2019auteur cite encore les «identifications » et les rêves réussis, c\u2019est-à-dire les rêves qui accordent par un mécanisme symbolique la réalisation du désir sexuel émanant du Id.La théorie de Bergler, que nous venons de résumer, est ingénieuse mais, comme toutes les théories bâties sur une hypothèse, elle cherche trop à ramener les problèmes psychiatriques à une même cause.Disons cependant qu\u2019au point de vue pratique le psychothérapeute a souvent besoin de se rattacher à une théorie.Mais le succès du psychothérapeute n\u2019est pas nécessairement la preuve que sa théorie est juste, car des théories très différentes ont apporté des succès thérapeutiques identiques.Le livre de Bergler demeure très intéressant et peut ouvrir le chemin à beaucoup d\u2019autres hypothèses et à de nouveaux modes thérapeutiques.Il est sans doute difficile à lire même pour des initiés et on peut souvent reprocher à l\u2019auteur de tomber dans la casuistique psy- chanalytiqué et d\u2019oublier le côté pratique.Mais ces réserves faites il reste que The Battle of the Conscience est un des livres les plus vivifiants qui ont été écrits en psychiatrie.Un lecteur attentif, même s\u2019il ne suit pas toujours toutes les sinuosités de la pensée de l\u2019auteur, en tirera grand profit pour la compréhension du mystérieux problème de la pathogénie des névrosés.Paul LARIVIERE. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuremin A.MLFC.\u2014 Montréal, août 1950 XLVI Nouveau Traitement Scientifique pour les ULCÈRES GASTRIQUES et DUODENAUX UD VOIE BUCCALE et INJECTABLE Société suisse de gastro-entérologie Dragées 3 base d\u2019EXTRAITS Genève 22-23 juin 1946 Ampoules injectables à base (Voir Médecine et Hygiène, no 78) \u2019 RAI \u2019ESTOM d'ESTOMAC et d\u2019INTESTIN giéne, d'EXTRAITS d'ESTOMAC et d\u2019INTESTIN GRÊLE.GRÊLE, préparés de diverses Suite des résumés des communications préparés de diverses méthodes I méthodes P.-d.Dr H.Kapp (Bile) 1.Le traitement de l\u2019ulcère gastrique et duodénal par le Robuden.L\u2019accroissement, ces dernières années, des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L'étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.Rapport sur le traitement avec le Robuden.Sur 30 cas d'ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d'ulcères duodénaux, la niche, après le traitement, avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire, cinq sixièmes des cas et succès durable, deux tiers des cas.On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux du traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BÂLE, SUISSE Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL - MONTRÉAL 978 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Gaston RAMON.\u2014 Le principe des ana- toxines et ses applications.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1950.| Ce livre du grand savant français Ramon paraît moins d\u2019un an après la commémoration, à Paris, du 25e anniversaire de la découverte des anatoxines.L'auteur laisse savoir que c\u2019est le premier d\u2019une série de volumes qui seront consacrés à l\u2019exposé de l\u2019ensemble de ses tra- Vaux.Cet ouvrage se divise en deux parties.La première partie traite de la découverte du principe des anatoxines et de ses conséquences d\u2019ordre théorique.Les propriétés essentielles des anatoxines, innocuité, stabilité, irréversibilité, valeur antigénique intrinsèque et spécificité, sont souvent rapidement de même que leur mode d\u2019action et le mécanisme de l\u2019immunité provoquée.Dans la deuxième partie, sont énumérées les applications d\u2019ordre pratique: les vaccinations simples contre la diphtérie et le tétanos et les vaccinations associées contre la dipthérie, le tétanos les fievres typhoides et paratyphoïdes et la coqueluche.Les résultats de l\u2019immunisation chez les humains et les animaux, obtenus dans tous les pays du monde, sont compilés avec soin.L'auteur consacre ensuite quelques pages à l'emploi de l\u2019anatoxine staphylococcique dans la thérapeutique des affections dues au staphylocoque et à la séro-anatoxithérapie des toxi-infections diphtérique et tétanique.Une brève étude immunologique sur les ana- virus de la vaccine et de la fièvre aphteuse est suivie de quelques lignes sur l\u2019usage courant des anatoxines pour la production des sérums antitoxiques.En conclusion, l\u2019auteur considère que le principe des anatoxines constitue la base principale de tout un système immunologique dont les différentes parties ont été édifiées au fil des années.Finalement, on trouve la liste des 622 publications de Ramon, parues de 1922 à 1949.\u2014 BurLerin AMLFC.\u2014 Montréal, août 1950 Voilà un livre d\u2019immunologie à la portée de tous ceux qu\u2019intéressent la médecine et l\u2019hygiène.Lionel FORTE.Planches d'Hématologie Sandoz.\u2014 Sandoz S.À.Bâle, Suisse, 1949.Un volume de 93 pages, avec 228 illustrations et 38 planches en couleur.Prix: $5.00, chez Sandoz Pharmaceuticals Limited, 391 ouest, rue Saint- Jacques, Montréal 1., Robertson PRATT, Ph.D., et Jean DUFRENOY, D.Sci.(Paris) \u2014 \u201cAntibiotics\u201d.\u2014 Un volume.J].B.Lippincott Co., édit., 1949.Les intéressés qui se procureront ce livre s\u2019en féliciteront sûrement.La lecture en est facile, le style, clair et simple.Les nombreux schémas, graphiques et tableaux facilitent la bonne compréhension du texte, Les gens de laboratoire dans la clinique, la recherche, l\u2019enseignement ou l\u2019industrie, les médecins, les pharmaciens, les médecins vétérinaires, les étudiants peuvent tous tirer profit de cet ouvrage.Le livre débute par l\u2019exposé des généraux: définition de l\u2019antibiose, étude de l'influence biologique subie par les êtres vivants lorsqu\u2019ils sont dans le champ d\u2019influence d\u2019autres vivants et de l\u2019altération de la vie par les accélérateurs ou les inhibiteurs de croissance.Ce premier chapitre se termine par des données sur l'importance des doses optima pour une action antibiotique efficace.Le chapitre suivant est consacré à la production industrielle et au contrôle des antibiotiques.Successivement, la préparation de l\u2019inoculum, ou semence, la biosynthèse, l\u2019extraction et la purification et les diverses épreuves de contrôle du produit sont étudiées.Les auteurs indiquent ensuite les exigences légales de la mise sur le marché des produits de cette industrie.A cet exposé d\u2019ordre plutôt général, fait suite l\u2019étude des antibiotiques connus à date.Chaque antibiotique fait l\u2019objet d\u2019une monographie particulièrement détaillée.Les auteurs étudient successivement la pénicilline principes L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 XLUVIII Pendant la grossesse et la lactation, il est de bonne - coutume d\u2019ajouter au régime alimentaire de la mère un supplément de fer, de calcium, de phosphore et de vitamine D.Les Comprimés CADROSON, une nouvelle préparation de Sharp & Dohme, fournissent tous ces éléments en proportion et en teneur appropriées, en outre d\u2019une autre substance minérale essentielle .le fluor .reconnu -d\u2019importance dans la prophylaxie efficace de la carie dentaire.De plus, le supplément de fluor s\u2019est montré d\u2019une grande valeur pour enrayer la névralgie dentaire, les crampes et les douleurs aux jambes pendant la grossesse.Des Mineraux pour la Mere Chaque comprimé contient : Six comprimés contiennent : 0.250 Gm.Calcium.1.5 Gm.0.125Gm.Phosphore .0.75 Gm 0.083 mg.Fluor .0.5 mg.2500 mg.Fer.15.0 mg 166 U.I.Vitamine D .1,000 U.I Les Comprimés Cadroson sont offerts en flacons de 100 et de 1,000.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario. 980 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buuuerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, août 1950 et ses dérivés, la streptomycine et ses dérivés, la chloromycétine, l\u2019auréomycine, la polymy- xine, la tyrothricine et un grand nombre d\u2019autres antibiotiques de moindre importance.Plus de cent cinquante pages sont consacrées à ces monographies.L\u2019avant-dernier chapitre rassemble d\u2019une façon rationnelle les données actuellement acquises sur le mécanisme de l\u2019action antibiotique.Les auteurs terminent le livre par une vue historique de la question des antibiotiques et montrent aux chercheurs quelques voies vers l\u2019inconnu qui s\u2019élargit inexorablement devant le flot des découvertes.Bernard MARCII.Dr.Maurice ROCH: Dialogues cliniques, Xe série.\u2014 Un volume de 128 pages, 14 x 22, broché.\u2014 Librairie Payot, édit, Lausanne.La Xe et dernière série des Dialogues prouve que le champ de la médecine et de la pathologie est encore loin d\u2019être exploré entièrement.Les lecteurs du Docteur Roch seront heureux de le voir ajouter un chaînon à cette œuvre d\u2019une valeur à la fois scientifique et humaine.Dans sa postface, également dialoguée, l\u2019auteur nous fait part de quelques réflexions émouvantes sur le vieillissement et fait un plaidoyer en faveur de la pratique clinique.On retrouve dans cette dixième série les qualités qui ont fait le succès des précédentes; même intelligence dans l\u2019examen de chaque cas et la recherche du dignostic, et même façon spirituelle et vivante de conduire la discussion.Aux médecins elle apportera des faits nouveaux et des considérations sur des affections très diverses; certains chapitres, tels que « Maladie de Friedreich », « Succès et méfaits de la streptomycine » montrent que ces dernières histoires de malades ont fourni à l\u2019auteur l\u2019occasion de s\u2019appuyer sur les expériences les plus récentes faites en pathologie.Mais ces Dialogues ne s\u2019adressent pas qu\u2019au spécialiste.L\u2019étudiant y apprendra beaucoup de choses et pourra se convaincre des progrès réalisés en médecine et du souci qu\u2019a le clinicien d\u2019aboutir à des conclusions aussi proches que possible de la réalité, tant pour le bien du malade que pour l\u2019honneur de la science.Emile SERGENT et MM.Francis BORDET, P.COTTENOT, Paul GEORGE, René HAZARD, Raoul D'HEUCQUEVILLE, Clément LAUNAY, Camille LIAN, René MIGNOT, Pierre OURY, Pierre PRUVOST, L.RIBA- DEAU-DUMAS.\u2014 Traité élémentaire d'exploration clinique médicale \u2014 Quatrième édition entièrement revue, avec la collaboration de MM.R.Benda, R.Coliez, P.Fabiani, Y.Kerbrat, Ch.Ribadeau-Dumas, Mme Roux-Berger-Blanchy, Guy Tardieu.\u2014 Un volume de 1.310 pages, 556 figures, 8 planches en couleurs; broché en 2 vol., cartonné en 1 vol.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1950.S'il est un ouvrage qu\u2019un long succès a trop fait connaître pour qu\u2019il soit nécessaire de le présenter, c\u2019est bien celui du Professeur Sergent.Au cours de sa carrière, il a pu changer de nom et croître en importance, mais l\u2019esprit avec lequel le grand clinicien l\u2019avait conçu, et qui fit dès le début son succès, s\u2019est toujours maintenu.C\u2019est à cet esprit que sont restés fidèles les nouveaux collaborateurs qui sont venus s\u2019ajouter, pour cette édition, aux anciens élèves de l\u2019Auteur.On ne pourrait mieux exposer les idées et les intentions du Professeur Sergent qu\u2019en citant ces quelques phrases extraites de sa préface à l\u2019édition de 1936: « L\u2019enseignement clinique élémentaire, tel que je le comprends et tel que je me suis efforcé de le réaliser dans mon service, comporte: deux parties: « D\u2019abord, l\u2019enseignement de la technique, c\u2019est-à-dire des procédés d\u2019examen dont l\u2019ensemble constitue ce qu\u2019on pourrait appeler l\u2019arsenal de l\u2019exploration clinique, tant au lit du malade qu\u2019au laboratoire.« Ensuite, l\u2019enseignement de la séméiologie, c\u2019est-à-dire de la signification des signes et. dl j ry 0-04 RH At je TN 2 \"3 ps 3 3 = We ill AC due NÉ ff Lid MY Pa ye 7 & rs H M Pl iE » ce LE Le Canada \u20ac - LES LABORATOI RE xd 0 SPART L, PARIS France CHARTON, Montréal © i a R ve UE 982 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burtenn A.MLFC.\u2014 Montréal, août 1950 des symptômes morbides observés au lit du malade et des constatations faites au laboratoire.« I1 doit viser, en un mot, non pas l\u2019étude descriptive des maladies réservée à la pathologie, mais l\u2019étude des procédés d\u2019exploration qui permettent d\u2019en rechercher et d\u2019en constater les signes et les symptômes ».Cette 4e édition a été entièrement revue afin de tenir compte des dernières acquisitions.Les nouveaux auteurs ont apporté les compléments ou les nouveaux chapitres qui s\u2019imposaient, en mettant à contribution leur expérience et leur recherches personnelles.Divisions de l\u2019ouvrage I.Appareil respiratoire, par E.Sergent.Bronchoscopie, par Mme Roux-Berger-Blanchy.Radiologie de l'appareil respiratoire, par P.Pruvost.Examen radiologique en coupe, par P.Cottenot.\u2014 II.Appareil circulatoire, par C.Lian.Méthodes nouvelles d\u2019examen radiologique, par P.Cottenot.\u2014 III.L\u2019abdomen.par R.d\u2019Heucqueville.\u2014 IV.Appareil digestif, par R.d\u2019Heucqueville et P.Oury.\u2014 V.Foie et fonctions hépatiques, par L.Ribadeau-Dumas et G.Tardieu.Radiologie du foie et des voies biliaires, par R.Coliez.\u2014 VI.Le pancréas, par Francis Bordet.\u2014 VII.Rate et ganglions, par R.Benda.\u2014 VIII.Rein et fonctions urinaires, par L.Ribadeau-Dumas et G.Tardieu.Radiologie des reins, des uretères et de la vessie, par R.Coliez.\u2014 IX.Système nerveux, par P.George et Cl.Launay.Séméiologie neuro- chirurgicale, par Ch.Ribadeau-Dumas.Système nerveux sympathique, par R.Mignot.\u2014 X.Glandes endocrines, par CI.Launay et P.Fabiani.\u2014 XI.Les tégüûments cutanés, par F.Bordet.\u2014 XII.Examen du sang, crase sanguine, éléments figurés et centres hématopoiétiques, par R.Benda.Analyse chimique du sang, par R.Hazard.Particularités biologiques propres à certaines maladies, par P.Pruvost et F.Bordet.Recherches bactériologiques et parasitologiques, par P.Pruvost et F.Bordet.\u2014 XIII.Recherches élémentaires faites au laboratoire, par P.Pruvost et Y.Kerbrat>\u2014 XIV.Examens para-cliniques et méthodes de laboratoire appliquées aux affections de l'appareil digestif, par P.Oury.\u2014 XV.Analyse des urines, par R.Hazard.\u2014 XVI.Radiologie des membres et de la colonne vertébrale, par P.Pruvost.\u2014 XVII.Tomographie du squelette, par P.Cottenot.Index.Ch.LAUBRY, professeur de clinique cardio- logique à la Faculté de Médecine de Paris, membre de l'Institut et de l'Académie de Médecine, et P.SOULIE, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Paris, médecin des Hôpitaux de Paris.\u2014 Les maladies des coronaires \u2014 l'infarctus du myocarde, l'insuffisance coronarienne \u2014 Deuxième édition entièrement refondue.Un volume de 618 pages, avec 299 figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.La première édition de cet ouvrage parut en 1943, durant l\u2019occupation.En dépit des difficultés qui avaient accompagné sa réalisation et de l\u2019isolement intellectuel dans lequel les Auteurs avaient dû travailler, l'ouvrage.fut très favorablement accueilli.- Cette seconde édition reflète bien l\u2019essor qu\u2019a pris depuis dix ans la technique électrocardio- graphique sous la poussée irrésistible de l\u2019E- cole américaine et principalement de Wilson.Entièrement refondu, son chapitre électro- cardiographique témoigne des immenses répercussions des théories électrophysiologiques soutenues par le Cardiologue d\u2019Ann Arbor et ses élèves.Les Auteurs, tout en reconnaissant les éternelles fluctuations et les critiques qui sont le lot de toute pathogénie, soulignent que, sur le plan pratique, l\u2019exploration semi-directe unipolaire cadre avec la quasi totalité des vérifications.Le chapitre électrocardiographique n\u2019est pas le seul à subir une argumentation serrée et minutieuse.Les innombrables aspects du problème coronarien sont tour à tour abordés.À chaque page, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019anatomie « utilitaire » des vaisseaux cardiaques, de leur vaso- motricité, de la clinique surtout, le lecteur trouvera l\u2019exposé impartial des données classiques qu\u2019il convient de critiquer avec circonspection et des acquisitions nouvelles, toujours séduisantes, mais qui invitent à la prudence.En matière d\u2019étiologie, les Auteurs mettent en garde.contre l\u2019effet « de masse » des statistiques écrasantes et soulignent le rôle capital des facteurs neurotoniques et allergiques.À la clinique, qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019infarctus ou de l'insuffisance coronaire, c\u2019est le cadre noso- rer mr me OS\u201d L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 i t= Naturellement .Ie produit de choix VIBELAN B.D.H.LE COMPLEXE VITAMINIQUE B ENTIER Naturel (non renforcé) \u201cPas essentiellement en raison de la teneur en thiamine, niacine et riboflavine, mais bien plutôt comme source d\u2019autres éléments nutritifs du Complexe Vitaminique B pas encore synthétisés.\u201d \u2014 Jolliffe, Norman, J.A.M.A., 129: 9, 613.Chaque dose quotidienne de trois cuillerées à thé de Vibelan B.D.H.repré- i sente des quantités proportionnées de tous les facteurs qui se rencontrent dans les sources naturelles suivantes :\u2014 | teneur standardisée: Sonderiz .300 gm.Thiamine naturelle .1.80 mg.Foie frais .15 gm.Riboflavine naturelle .2.25 mg Levure de biére .3 gm.Nicotinamide naturelle.15.0 mg.POSOLOGIE : Une cuillerée a thé trois fois par jour.Vendu en flacons de 4 et 16 onces liquides.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA 984 L'UNION MÉDICALE DU CANADA logique d\u2019une affection « fleuve» qui est mis en question, sans esprit partisan, afin de mettre en garde le lecteur contre la mode actuelle qui voit partout la maladie coronarienne sous l\u2019influence de la dictature instrumentale, ran- con de nos progres techniques.S\u2019ils ont d\u2019immenses mérites, ils ne doivent en aucune façon inhiber l\u2019esprit critique du clinicien et lui faire oublier l\u2019extrême complexité de la douleur cardiaque.Au chapitre des lésions, à côté des descriptions classiques, les Auteurs s\u2019attachent particulièrement à l\u2019histo-pathologie des premiers signes de souffrance de la cellule myocardi- que, à un stade où la destruction du muscle n\u2019est pas encore consommée, et rénovent ainsi un chapitre apparemment fixé, en fait indissociable de celui qui est consacré au trouble vaso-moteur.Le même esprit caractérise la conclusion thérapeutique et s\u2019efforce d\u2019établir un juste milieu entre les acquisitions de la pharmacodynamie moderne et les audaces de la chirurgie cardiaque.Une large place est réservée au \u2014 BurLETIN A.M.L FC.\u2014 Montréal, août 1950 traitement piophylactique de la maladie coronarienne et surtout aux considérations hygié- no-diététiques qu\u2019inspire la fréquence inquiétante des formes précoces et redoutables de l'infarctus.À notre époque, où l\u2019anxiété et la vie trépidante de chaque jour soumettent le moteur humain à un régime épuisant, ce chapitre met en valeur la série des piescriptions de cette période prémonitoire et qui concernent la discipline de la vie, de l'horaire, de l\u2019activité professionnelle, du régime et des diverses intoxications.Tous ces facteurs efficients ou déclenchants d\u2019une usure artérielle précoce sont longuement discutés avant l\u2019exposé critique des médicaments p:oprement dits de la paroi vasculaire et de son appareil vasomoteur .Grandes divisions de l\u2019ouvrage 1.Rappel anatomique et physiologique de la circulation coronarienne; 2.Etudes étiologique, clinique et électrique des syndromes coronariens; 3.Etude physio-pathologique de l'obstruction coronarienne et de la douleur angineuse ; 4.Anatomie pathologique des diverses variétés de sclérose; 5.Thérapeutique des syndromes coronaires.A VENDRE A HULL, par suite de décés, un important cabinet de médecin oculiste et oto-rhino-laryngologiste, en plein centre des affaires.Bureau très spacieux, entièrement équipé à neuf il y a 3 ans et demi.S\u2019adresser soit à Me A.Lesage, notaire, rue Principale, Hull, P.Q., soit 3 Madame Vve Alphonse Barabé, Deschaillons, P.Q. = 2 7 i Sa \u2014 Poy - 7 = = 2 = i ox A He 25 = 7 Ks S » Th 5 5 3 a 7.a fx = ag La a = 5 AS i # por 7% 5 \\ 5 5 Re $ 5 = ss ne À 22 2 24 2 = se 3 » x Ÿ i x $ S A Es J: vd ï ae 7 i i a Vioforme i Ek ine) = 533 +Saps # (Viofo 1m rs Se A F 2 + i 5 Zi = %; A \u20ac 7 i Tk 2 a % ei W Fs a ol YE 1x; a 4 5 3 CE alll) 2 4 |) Ce lore intest.nale od i x Bid 2 i 7 7 7 fo ps GE % 2 atholog iquement ue % a 7 7 fl A De nt ntestinal % septiqu 5 a 7 25 re i 5 Désinfectant interne 7 i i EE à 7 GE a 7; A %; 3 GA 3 iE < # 5 4 5 0 2e 7 # Be i i 2 je a + =2 7 = i 7 ë = 5 % 2 % i i 4 25 AE 2 = i 7 gi % 5 7 i = 55 25 i SR 7 FE 7 ii 2 7 7 PE 7 i 77 i 7, i 7 RÉ 7 LIMITÉE, Ww 7 Z Ge 7 4 i 7 7 22 de GE 25 GE 7 # 77 Gi 7 i % 7 Ze % 2 7 œ 7 CE 7 5 7 5 ZE Ë 2 i GE 7 % > 5 2 % Pp ne = 7 & 7% 5 7 Fe 7: Ze \u20ac di i % x 7 7 7 on 2 7 4 27 i 7 = 7% 4 72 Gi ii; 7 LE 7 wh } LE 4 7 A oy \u20ac es 7 5 4 7 2 2 7.7 Zz 2 4 Æ 4 # # ; ; \u2018i # 7 i 7 7 GES J CE = 5 2 % ENE LII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenn AMLFOC.\u2014 Montréal, août 1950 Libby, McNeill & Libby of Canada Limited.Journaux médicaux.EXTRAITS DUN COMPTE RENDU D\u2019ETUDES EXPERIMENTALES ET CLINIQUES SUR LA VALEUR NUTRITIVE DES FRUITS, DES LEGUMES ET DES CEREALES HOMOGENEISES EN ALIMENTATION INFANTILE par le docteur John A.KILLIAN, Ph.D.Le fait que l\u2019'homogénéisation augmente la digestibilité des fruits, des légumes et des céréales, s\u2019appule sur les nombreuses séries d\u2019expériences que l\u2019on a faites in vitro et en alimentation humaine et animale.Les paragraphes suivants passent brièvement en revue quelques-unes de ces expériences.TAUX COMPARATIFS DE LA DIGESTION DES AMIDONS (1) Aux laboratoires du docteur Carlson, on a comparé les taux de digestion des amidons des légumes tamisés et homogénéisés en se servant de la méthode in vitro de Wohlge- muth.À certains intervalles, au cours de la période d\u2019incubation des légumes avec de la pancréatine ou de la salive, on a prélevé des échantillons qu\u2019on a passés au tamis afin de déterminer la proportion d\u2019amidon non digéré.Les taux de digestion déterminés par cette méthode prouvèrent que l\u2019amidon des légumes homogénéisés était digéré plus rapidement que celui des légumes tamisés.Après une incubation de 40 ou de 45 minutes, la quantité d\u2019amidon non digéré dans les légumes homogénéicés était environ la moitié de celle qui se trouvait dans les légumes tamisés.(2) La première série d\u2019expériences in vitro qu\u2019on a entreprises dans les laboratoires Killian afin de déterminer les taux comparatifs de la digestion des amidons contenus dans les aliments homogénéisés est semblable aux expériences de Carlson, exception faite des trois modifications suivantes: (1) Les légumes subirent l\u2019incubation en présence d\u2019échantillons de liquide prélevé dans le duodénum humain.(2) Au cours de l\u2019incubation, on préleva à certains intervalles des échantillons de ces mélanges qui furent mis sur des lames pour examens microscopiques, qui furent tamisés et microphotographiés.(3) On acheta au hasard des légumes tamisés en conserves pour les comparer ensuite aux légumes homogénéisés de Libby.Les légumes, sous les deux formes, et contenant à peu près la même auantité d\u2019amidon.furent soumis à des essais comparatifs.Grâce à Deuxième partie ces études, on découvrit que presque tout l\u2019amidon des légumes tamisés restait enveloppé dans des cellules végétales intactes et qu\u2019il fallait de 2 à 4 heures pour obtenir la digestion complète de cet amidon.Par contre, dans les légumes homogénéisés, on ne put découvrir de cellules intactes.Tout l\u2019amidon était extra-cellulaire et, en moins d\u2019une heure, la digestion en était complètement terminée.(3) En plus d\u2019avoir été prouvé par ces expériences in vitro, le fait que la digestibilité des amidons des légumes homogénéisés soit plus grande que celle des légumes tamisés a été confirmé en clinique par le docteur Giblin et ses associés au cours de leurs essais en alimentation à l\u2019hôpital New York Foundling.Au cours d\u2019une période de 2 mois pendant laquelle l\u2019alimentation se composait de de légumes homogénéisés, le docteur Giblin a fait des examens microscopiques de 1712 selles provenant de 143 enfants.Il ne trouva aucune cellule ou fibre.végétale entière et ne découvrit de dextrines ou d\u2019amidon que dans 0.14 pour cent des selles.Par contre, 6.5 pour cent des 793 selles provenant de 57 enfants nourris aux légumes tamisés contenaient de l\u2019amidon ainsi que des cellules et des fibres végétales entières.MISCIBILITÉ DES LÉGUMES HOMOGÉNÉISÉS AVEC LE LAIT Des expériences faites dans les laboratoires Killian ont démontré que les légumes homogénéisés de Libby, ajoutés à du lait, passent à travers des tétines adaptées à des bouteilles pour bébés, tout comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un mélange homogénéisé à du lait.A lhôpital New York Foundling, le docteur John Giblin a maintenant adopté cette méthode de donner des légumes homogénéisés aux bébés de 4 à 8 semaines.Les résultats obtenus au cours de ces expériences en alimentation seront discutés dans une partie subséquente de ce rapport.Le docteur Giblin et ses collègues ont trouvé qu\u2019il était impossible de donner des légumes tamisés dans les mêmes conditions.(A suivre) ee te MPAA?BYR Plus de deux milliards \u2014 tel est le nombre de tampons TAMPAX achetés au cours des douze dernières années.Ces achats renouvelés, ajoutés à des essais cliniques intensifs*, confirment pleinement la sécurité inhérente à ces tampons de ouate à usage intravaginal.TAMPAX ne cause ni érosion, ni vaginite et n\u2019enraye pas le flux menstruel.Offert en trois degrés d'absorption (Régulier, Super, Junior), TAMPAX répond facilement à tous les besoins particuliers.Il est merveilleusement confortable, commode et efficace.«West.J.Surg, Obstet.& Gynec., 51: 150, 1943; J.A.M.A., 128: 490, 1945; Am.J.Obst.& Gynec., 48: 510, 1944, etc.CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.BRAMPTON, ONTARIO À potelion menstiuelle intone de choix TAMDAX PUBLICITÉ ACCEPTÉE PAR THE JOURNAL OF THE AMERICAN MEDICAL ASSOCIATION LIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burzetin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, aolt 1950 Un cas intéressant pour tout médecin Joan Dianne, Joyce Carol, Janice Barbara et Jennifer Ann Hargreaves (photographiées à l\u2019âge de 4 mois).Nées le 13 octobre 1949, à Sault-Sainte-Marie, Ont.Seul le médecin de famille s\u2019est toujours occupé des enfants.Les quatre jumelles Hargreaves sont nourries avec des Aylmer Baby Foods.riches en vitamines et en sels minéraux Pesant à peine au-dessus de trois livres à la naissance, étant nées plusieurs semaines prématurément, les jumelles Hargreaves furent tenues 7 semaines dans des incubateurs.Bien qu\u2019encore en-dessous de la moyenne, leur gain de poids fut très satisfaisant, et toutes les quatre sont très bien, selon les derniers rapports.Des infirmières entraînées s\u2019en occupèrent dès le début; mais Madame Hargreaves a pris une part active dans le soin de ses filles.Et elle fut enchantée lorsqu\u2019on leur recommanda les Aylmer Strained Baby Foods, car ses deux aînés avaient profité largement des produits Aylmer.Les Aylmer Baby Foods sont préparés quelques heures après que les plus beaux fruits et légumes canadiens sont cueillis\u2026.frais et savoureux.La cuisson et la vapeur sous pression retient également les vitamines et les sels minéraux essentiels à la croissance et à la bonne santé.Les produits Aylmer tamisés au 27/1000 de pouce, sont des aliments très faciles à assimiler.Les futurs citoyens du Canada méritent la qualité Aylmer CANADIAN CANNERS LTD, HAMILTON, ONT.On ne connaît aujourd'hui dans le monde qu'environ 18 groupes de quadrijumeaux.LA FORMULE D'\u2019ALIMENTATION DES JUMELLES comprendra bientôt la plupart de ces VARIÉTÉS AYLMER SOUPES Asperges \u2014 tomates \u2014 légumes \u2014 foie \u2014 bœuf et légumes.VIANDES Poulet, légumes et farine \u2014 bœuf gratté avec farine \u2014 agneau.LEGUMES Betteraves \u2014 carottes \u2014 haricots verts \u2014 pois \u2014 pois et carottes \u2014 épinards \u2014 citrouille et carottes \u2014 tomates et farine \u2014 haricots jaunes \u2014 jus de tomate.DESSERTS Compote de pommes \u2014 péches \u2014 poires \u2014 pruneaux \u2014 crème à l'orange \u2014 crème à l'ananas \u2014 crème aux pruneaux \u2014 crème aux abricots.iE TR : IF a Température Voulue Ne Suffit Pas! La température voulue ne répond qu\u2019à l\u2019une des trois exigences d\u2019un système de réfrigération parfaitement adéquat.Il faut aussi une humidité proportionnée et une circulation d\u2019air appropriée.- ms = + Température Voulue /7 Frigidaire voit à vous fournir les trois ! Humidité appropriée à La gamme la plus complète de produits commerciaux dans l\u2019industrie I] n\u2019y a jamais de gaspillage dû à l\u2019à peu près, lorsque vous installez un système de réfrigération Frigidaire.En effet, dans toute l'industrie, c\u2019est Frigidaire qui offre l\u2019assortiment le plus complet de produits commerciaux ! La suprématie Frigidaire est un atout pour vous puisque vous obtenez l'équipement approprié à vos exigences.Frigidaire peut spécifier à la lettre ce dont vous avez besoin, ni plus ni moins.L'assortiment complet de produits Frigidaire comporte un autre avantage énorme.Il vous vaut un équipement conçu et construit pour donner un rendement économique, de tout repos grâce à l'harmonisation parfaite des unités.Et naturellement, en tout et partout, vous bénéficiez de la qualité Frigidaire.Circulation Renseignez-vous dès maintenant d\u2019air Obtenez de votre marchand local F rigidaire de réfrigé- requise ration commerciale des renseignements complets sur l'équipement Frigidaire le plus récent.Ou postez ce coupon aujourd\u2019hui.Frigidaire Products of Canada Limited, Montréal, P.Q.= RIG Fabriqué exclusivement par General Motors FRIGIDAIRE PRODUCTS OF CANADA, LIMITED, ADRESSEZ CE COUPON Dépt.i POUR AVOIR Montréal, P.Q.TOUS LES DETAILS \u2019 T .° \u201d » » .* Veuillez me renseigner sur l\u2019équipement de réfrigération requis pour EEE eee (usage) LVI L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuutErin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, août 1950 PRINCIPAUX COMPOSANTS \u2014\u2014\u2014\u2014 Vitamine Bi Tonique et Aliment (chlorure de Thiamine) Riboflavine .avec les autres facteurs de la Nervin Vitamine B complexe Bs, Bs, Bs, Be Lécithine d'œufs , ., , , Avénine Pertes d'énergie et d'appetit \u2014 Anémie Glycérophosphates _.de So or Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux.de Calcium de Potassium Déséquilib , ese re nerveux.de Strychnine (1/60 gr.a I'once) Saveur agréable \u2014 Tolérance parfaite.Dans les douleurs musculo-articulaires et tendineuses, la chaleur prolongée d'un cataplasme se montre d\u2019une valeur réelle.Le CATAPLASME D'ANTIPHLOGISTINE est un produit éprouvé par le temps; son application sur la région affectée apporte un soulagement rapide de la douleur et des courbatures.|| contribue à diminuer la tuméfaction et favorise le rétablissement fonctionnel normal.Le CATAPLASME D'ANTIPHLOGISTINE peut être employé associé à la physiothérapie.dans les douleurs U4 ARTHRITE \u2014 BURSITES ENTORSES \u2014 FOULURES gr Lf TR al Le cataplasme au kaolin et glycérine le plus largement employé au monde.The Denver Chemical Mfg., Co., Montréal, P.Q. Carnation donne un controle uniforme de 1.PHASE DE LA FORMULE \u2014 Carnation .permet d'associer lait, eau et hydrates de I | t tion dans carbone, pour répondre aux besoins de chad imen d que bébé \u2014 avec la garantie que le Lait Evaporé Carnation ne varie jamais.Et vous savez qu\u2019il est de toute sécurité.Car il n\u2019est pas seulement pasteurisé, mais également ses 3 hases stérilisé aprés que la boîte est scellée.Il n\u2019y a pas d'inconnu dans la formule qui puisse amener des complications à ce stage critique de la vie de l\u2019enfant.3.PHASE DU GOBELET \u2014 Voici quelque chose que les médecins (et les mères) apprécient : Le goût familier de Carnation permet la transition radicale du biberon au gobelet, avec beaucoup moins de résistance.Et, ici encore, la teneur constante de Carnation en matières grasses, en minéraux, en principe coagulant et en viscosité, est un facteur certain d\u2019éliminer toute possibilité de troubles digestifs.2.PHASE DE L\u2019ALIMENTATION SANS FORMULE \u2014 Le système digestif délicat des petits peut facilement être dérangé lorsque la formule est abandonnée.C\u2019est pour cette raison que l\u2019uniformité absolue de Carnation continue d\u2019être une importante sauvegarde.Et Carnation, dilué avec une égale quantité d\u2019eau, est un lait entier nutritif, sous sa forme la plus digestible.Car Carnation est homogénéisé et épuré par la chaleur.C\u2019est un lait qui coagule d\u2019une façon facilement assimilable pour le bébé.Un contrôle complet, voici le secret de l\u2019uniformité absolue de Carnation.Chaque goutte provient de vaches examinées par les propres inspecteurs de Carnation .est analysée dans les postes de réception de Carnation .et est pasteuri.ée et manipulée avec la précision d\u2019une ordonnance, dans les usines d\u2019évaporation de Carnation.Il n\u2019y a pas de lait p'us agréable et plus sûr pour les enfants.Aucun ne donne un aussi bon contrôle des trois phases de l\u2019alimentation du bébé.Lorsque vous recommandez Carnation par son nom, vous mentionnez le leic qui a été le modèle n\u2026- +- leg médecins, depuis plus d\u2019un demi-siècle.FES BT Me | AN PRODUIT DANS LE QUÉBEC ~ TINT TE Le Lait Que Tout Médecin Connait TMC BRS \u201cProvenant de vaches bien nourries\u201d reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .+ COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.\u201cSE RAPPROCHE ÉTROITEMENT DU LAIT HUMAIN { x + ts = LENT PRES AR ; an cal.pa 1 quillerée ms once lin.) à table rasé Kia.CEP a \u201c0 tal.) (TULL raie LIEV IS LALLY Toutes les déclarations concernant l\u2019alimentation qui sont contenues dans cette annonce ont l\u2019abbrobation du Comité des Aliments et de la Nutrition de I\u2019 Association Médicale Américaine, Ep SW 1 F T .\u2026 la première marque en fait de viandes .la première maison à préparer et à éprouver au point de vue clinique les Viandes 1007 pour Bébés, TABLE DES ANNONCEURS Pages XLI - XLIT i Abbott, Laboratories (Chlorhydrate de Désoxyne).| XX i American Sterilizer Co.(Equipement American\u2019) ; Ames Company of Canada Ltd.(Clinitest) \u2014 (Acetest) \"~~ (Hematest) .\u2026 | Anglo-French Drug, Co.(Hemo-bex) | Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Alphamette aqueux) \u2014 (Gouttes Supplavite) \u2014 (Béminal) .- .XXI- XXII .| Barnes Co.Limited, A.C.(Argyrol) .XXIV .Bristol-Myers Company of Canada Ltd.(Resistab) .XXV - Bristol-Myers Company of Canada Lid.(Sal Hepatica) .LXI | British Drug Houses (Canada) Limited, The (Vibelan B.D.H.) «viii ee a, L Canada Drug Co.(Betagen) .LVI Canada Drug Co.(Pavéral) .LVIII - Canada Drug Co.(Tri-Sulfa) .LVII | Canada Starch Co., Limited (Sirop de maïs) .\u2026.LXII Canadian Tampax Corporation Limited (Tampax) .\u2026.LIII Canadian Canners Limited (Aliments tamisés) LIV | Carnation Co.Limited (Lait évaporéd) .LVII | Compagnie Ciba Limitée (Pyribenzamine) \u2014 (Antistine- Privine) .ool LL , XV - XVI Compagnie Ciba Limitée (Entéro-Vioforme) .LI Denver Chemical Mfqg., Co., The (Antiphlogistine) .LVI Dupuis Frères (Examen de la vue) .Cee ee LX Eddé, J., Limitée (Desanxyl) \u2014 (Artichobyl) \u2014 (Pancrinol) 200110 Lea aa LL XXXII | Eddé, J.Limitée (Sterogyl 15) \u2014 (Neurinase) \u2014 (Alepsal) 00.10 Lana aa aa LL XXX i Eli Lilly and Company Limited .TN Première page de la couverture {Frigidaire Products of Canada, Limited .LV !Frosst, Charles E.& Co.(Trulfa-zine) \u2014 (Trulfa) \u2014 (Composé Pyrithen) .VII - VIII Frosst, Charles E.& Co.(Composé Questrin) .IV Heinz Co.of Canada Limited, H, J.(Aliments pour bébés) LL LL LL a Lea a AAA AA LIX Herdt & Charton, Inc.(Vertavis) \u2014 (Osmopak) .XLV Herdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .XLIX Herdt & Chariton, Inc, (Robuden) .XLVII Herdt & Charton, Inc, (Vichy Célestins) .II Hoffmann - Laroche Limitée (Prostigmine \u2018\u2019Roche\u2019\u2019) XXXVII > Pages Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal (Vaccin BCG) .2.212111 LL a.XXVIII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Neurophen) .XL Laboratoires Desbergers Limitée (Nevro-denal) -.\"ee a ae ee Lea LL 26 Quatrième page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Porfirine) \u2014 (Triglobine) .XXXVI Laboratoires Jean Olive (Passitonyl) \u2014 (Rec.ca) .XXXVIII Lederle Laboratories (Auréomycine) .XI Libby, McNeil & Libby of Canada Limited (Homogénéisation) Ce ee LL LL LÀ LIN Librairie Beauchemin Limitée .XXXIV Mead Johnson & Company of Canada Limited (Vitamines) Troisième page de la couverture Cr te ee es aa, Merck & Company Limited (Cortone) .iL.I Millet, Roux & Cie (Toni-Spasmyl) .XIII M M Bureau (Perception de comptes) oui.LXV Mowatt & Moore Limited (Neuro-Spasex) .XIX Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Limited (Lactogen) .LVIII Parke, Davis & Co.(Caladryl) «eevee XVII Pfizer & Company Inc., Chas.(Terramycin) .XXXV Poulenc Limitée (Phénergan) Deuxième page de la couverture Rougier Frères (Dyspne-Inhal) .o.ovovon Vv Rougier Fréres (Timarol Aster) .LX Sanatorium Prévost .XXVI Schering Corporation Limited (Chlor-Tripolon) .\u2026.IX Schieffelin & Company (Estivin) .LXI Sharp & Dohme (Canada) Limited (Cadroson) -.XLVII Shuttleworth Chemical Co.Lid., The E.B.(Ebsam) .XLVI Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Eskel) .III Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Dexamyl) XXXIX Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Sulfate de Dexedrine) .oiiiinn XLII Swift Canadian Co.Limited (Viandes pour bébés) .LXIV Usines Chimiques du Canada Inc.(Sal Iodum Valor).LXVI Vaponefrin Company (Vaponefrin) .LXIII White Laboratories of Canada Limited (Mol-iron) XXIII Wingate Chemical Co.Limited, The (Alumina Gel-MRT) vue ee Lee aa LL XXVII Winthrop-Stearns Inc.(Neo-Synefrin) .XVIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Amphojel) \u2014 (Tubex de pénicilline) «v.XXXI - XXXII X-Ray and Radium Industries Limited (Nomination) .LXII Nous offrons, 3 Messieurs RAPPORT MENSUEL ASSERMENTE IVE IVE B OU 266 ouest, rue NOTRE-DAME, A Montréal MARCEL MARISSEAU, prop.-gérant les Médecins et Chirurgiens, un service compétent et confidentiel dans Ia PERCEPTION DE COMPTES TAUX SPECIAL ET METHODE UNIQUE POUR TOUS LES MEMBRES DU CORPS MEDICAL.\u2014 BUREAUX LEGAUX DE REPUTATION RECONNUE.REE A U Enr, HA.6419 Ch.41 al A, un Doté L\u2019injection intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est non seulement l « méthode idéale » d\u2019administrer les salicylates et les iodures; mais encore elle | UN semble être la seule également bien tolérée par tous les sujets.Elle est le plus sûr et le plus prompt moyen d'obtenir des résultats tangibles dans l\u2019administration de ces deux médicaments.L\u2019injection de SAL-IODUM VALOR est à la fois indolore SPE CIF1Q VE et sans danger, les médicaments, étant introduits instantanément dans le courant circulatoire, ne subissent pas Paction de sucs gastriques et de plus fortes doses sont tolérées; leur élimination est | DU rapide et ne cause aucune irritation du filtre rénal.Il nous suffit de mettre sous les yeux du médecin les services que la médication intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est appelée a rendre et den | signaler les bienfaits si grands et si remarquables, RHUM ATISME C\u2019est, au dire d\u2019un grand nombre de cliniciens distin- |.gués, la meilleure médication dans les cas de Rhuma- ||: tisme aigu et chronique, dans la Goutte et toutes les formes d Arthritisme.Posologie: Une injection (20 cc.) peut étre donnée tous les deux jours, | jusqu\u2019à Pobtention des résultats désirés.\u2014 Echantillons sur demande.+ Vitamine À 5000 unités int.Vitamine D 1000 unités int.Acide Ascorbique 50 mg.Thiamine 1 mg.Riboflavine 0.8 mg.BOUNCES «85 6H Niacinamide 5.0 mg.Mead\u2019s «\u2014 Mead\u2019s Polyvitamin Dispersion Une cuillerée à thé (2.8 Gm.) fournit : Mixed Vitamins Capsules => ros, V8 Chaque capsule fournit : A £5 au .3 Vitamine A 10.000 unités int.resis acOnS EE M.DIN À WATER SOLUBLÉ Vitamine D 1.000 unités int.3 TAD Jounson & C0 Acide Ascorbique 100 mg.FLSANADA, LIMITED Thiamine 3 mg.: Riboflavine 4 mg.Niacinamide 25 mg.Judicieusement formulées comme complement sûr et commode du régime Pour les bébés et les jeunes enfants.MEAD\u2019S Polyvitamin Dispersion 6 vitamines importantes minutieusement dispersées dans une poudre soluble à l\u2019eau.Facilement mélangée avec la formule, du jus de fruit, des céréales ou autres aliments solides.Dose journalière suggérée: 1 cuillerée à thé pour les bébés; de 1 à 2 cuillerées à thé pour les enfants.Disponible en pots de 3 onces.es MEAD JOHNSON & COMPANY OF CANADA.LIMITED Pour enfants plus âgés et adultes.MEAD\u2019S Mixed Vitamins Capsules Quantités supplémentaires généreuses de 6 vitamines importantes.Destinées aux malades dont l\u2019ingestion diététique de vitamines est insuffisante.Une capsule par jour répond aux exigences de la plupart des malades.Disponible en flacons de 50 capsules.La publicité de ces produits vitaminiques ne parait que dans les journaux professionels.=D BELLEVILLE.ONTARIO NEVRO-DENAL | } MÉDICATION SEDATIVE et ANTISPASMODIQUE NON-DEPRESSIVE Tubes de 30 et flacons de 100 dragées FORMULE POUR UNE DRAGEE Sulfate de Spartéine .10 mgm.Extrait de passiflore .60 mgm.B Extrait de crataegus .30 mgm.Tr.de belladone.50 mgm.Phenyl-Ethyl-Barbital .20 mgm.INDICATIONS: Tous les éréthismes nerveux et spasmes organiques tels que: nervosité, anxiété, neurasthénie et émotivité.NEVRO-DENAL est aussi indiqué comme médication symptomatique de certains troubles digestifs, troubles respiratoires, palpitations, nausées fréquentes d\u2019origine nerveuse ainsi que dans les cas d\u2019insomnie nerveuse.POSOLOGIE: COMME SÉDATIF : Une ou deux dragées après les repas.CONTRE L\u2019INSOMNIE : 2 à 4 dragées le soir au coucher.[ DESBERGERS Pharmaciens \u2014 Chimistes \u2014 Biologistes MONTRÉAL CANADA "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.