L'union médicale du Canada, 1 décembre 1950, Décembre
[" Tome 79 \u2014 Numero 12 MONTRÉAL, DÉCEMBRE 1950 Bulletin de l'Association des (IDédecins de Langue jfrançaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) W'Unton (BDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boul.Saint-Joseph \u2014 Tél.: LAncaster 9888 Montréal Le code Lilly Placer à la disposition de la profession médicale des médicaments de haute qualité.Contribuer au progrès de la médecine par des recherches scientifiques.Donner des renseignements sur les préparations aux seules fins professionnelles.\u20ac« 7 EL! LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ONTARIO Sie, vomissements de la grossesse et antihistaminiques à la suite d'essais cliniques effectués dans ces cas avec le Néo- Antergan et le Phénergan, T.DOUGRAY conclut dans le Br.Med.Journ., 1949, p.1081, que.\"IL EST DIFFICILE DE NE PAS ETRE IMPRESSIONNE PAR LES RESULTATS OBTENUS\u201d, on découvrit en 1943 que les TOXÉMIES DE LA GROSSESSE sont probablement dues à une INTOXICATION PAR L'HISTAMINE (Kappller-Adler, R., J.Obst.Gynaec.Brit.Emp., 1943, 50, 177) : en conséquence, PLUS L'ANTIHISTAMINIQUE SERA ACTIF MEILLEURS SERONT LES RÉSULTATS.le NEO-ANTERCAN est reconnu comme l'un des antihistaminiques les plus actifs et les moins toxiques MAINTENANT sur le marché en comprimés à 25 mg.là où le Néo-Antergan échoue, nous suggérons l'emploi du \u2018PHENERGAN, LE plus puissant de tous les antihistaminiques MAINTENANT sur le marché en comprimés à 10 mg.à la suite de rapports soulignant que la médication est parfois perdue au cours des vomissements, nous avons, LES PREMIERS, PRÉCONISÉ L'ADMINISTRATION RECTALE avec les SUPPOSITOIRES NÉO-ANTERGAN à 50 et à 150 mg.(Beaumont, F.K., Médecin de l'Empress of Canada, Br.Med.]., déc./49, p.1472), dans les vomissements de la Grossesse et le mal des transports Echantillons sur demande POULENC Limitée Montréal L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 I Un extrait de la série des rapports sur le Cortope YRADE- MARR La clef d'une ère nouvelle en science médicale La récente baisse de prix réduit le coût du traitement au Cortone d\u2019environ 50% LA RÉPONSE CLINIQUE dans l\u2019'ARTHRITE RHUMATOÏDE et ses VARIANTES Au nombre des affections où le Cortone a produit une amélioration clinique marquée, on compte: L\u2019ARTHRITE RHUMATOÏDE et les affections rhumatismales connexes.LE RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU.L\u2019ASTHME BRONCHIQUE.LES MALADIES DE L'OEIL, comprenant l\u2019iritis non spécifique, l\u2019iridocyclite, l\u2019uvéite et l\u2019ophtalmie sympathique.LES AFFECTIONS CUTANÉES, notamment le pemphigus, l\u2019oedème angioneurotique, la dermatite atopique et la dermatite exfolia- trice, comprenant des cas qui découlent de réactions causées par des médicaments.CORTONE S\u2019'OBTIENT MAINTENANT SANS RESTRICTION \u2014 par l\u2019entremise de votre fournisseur habituel de produits pharmaceutiques.Votre pharmacien est prêt à remplir vos ordonnances pour l\u2019usage de cette substance hormonale remarquable dans votre pratique quotidienne.Le Cortone est produit au Canada dans notre usine de Valleyfield.MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants Montréal - Toronto - Valleyfield L.réponse du traitement au CoRTONE se traduit ordinairement dès le début par la diminution de la raideur subjective, soit entre 24 et 48 heures, mais parfois en moins de 6 heures après la dose initiale.Dans nombre de cas, ce symptôme est complètement ou du moins remarquablement soulagé dans l\u2019espace de quelques jours.Puis, la sensibilité et la douleur, provoquées par le mouvement, s\u2019atténuent.Et finalement, le gonflement des articulations diminue rapidement et parfois complètement, bien que dans certains cas le soulagement est moins rapide et incomplet.Chez nombre de malades, la difformité des tissus mous des genoux et des coudes a disparu en 7 à 10 jours.Une augmentation de la force musculaire a été signalée.Comme on devait s\u2019y attendre, les conditions normales n\u2019ont été rétablies que dans la mesure permise par l\u2019ampleur des modifications pathologiques permanentes pré-existantes.Ordinairement l'appétit augmente assez rapidement et plusieurs malades ont déclaré que la sensation de fatigue qui accompagne cette affection avait disparu pour faire place à une réelle sensation de bien-être, parfois une heure environ après l\u2019administration initiale du médicament.Lorsque l\u2019on cesse le traitement au CORTONE, les symptômes peuvent réapparaître dans les 24 ou 48 heures et s'aggraver pendant 2 à 4 semaines consécutives.La gravité de la rechute varie et n\u2019a apparemment aucun rapport avec la durée du traitement.Chez certains malades cependant, la majeure partie du soulagement s\u2019est prolongée durant plusieurs semaines et même des mois.Si l\u2019on reprend l'administration du CORTONE au moment où les manifestations de l'affection réapparaissent, une rémission rapide se fait de nouveau sentir.Corton TRADE-MARK *Nom déposé par Merck & Co.Limited pour leur marque de cortisone.ACÉTATE (Acétate de CORTISONE MERCK) (Acétate de 11-Déhydro-17-hydroxycorticostérone-21) SOMMAIRE © Table alphabétique des matiéres .1389 Table alphabétique des analyses .1399 Table alphabétique des auteurs .1403 BULLETIN Roma AMYOT Nos vœux .122020000 012 L ALL a a a a a a aa ee a aa aa a a ee 1406 e © e Raoul KOURILSKY, M.BIDERMANN et ETTEDGUI Etude critique de la primo-infection tuberculeuse.1408 Armand VOYER Ulcère peptique gastro-jéjunal après gastrectomie.1422 J.CHARPY Essai étio-pathogénique du psoriasis., .1436 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte | un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: graveleux Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Cystites.\u2014 Néphrites | Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuuemiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.III as se ello: pour un rien .Ce medicament ci est hon L\u2019EsKACILLIN a si bon goût que même les jeunes enfants l\u2019apprécient.Mais ce n\u2019est pas le seul avantage: contrairement à beaucoup de mélanges faits avec les sirops de fruit l\u2019EsKACILLIN maintient sa stabilité pendant une semaine sous réfrigération.Chaque cuillérée à café d\u2019EsKACILLIN contient 50,000 unités internationales de pénicilline G potassique\u2014et produit une concentration équivalente à celle obtenue avec un comprimé de 50,000 unités.PRÉSENTATION\u2014 En flacons de 2 onces liquides (60 cc.) contenant 600,000 unités internationales de pénicilline.E S k ac il 1 1 n forme orale de péniciline liquide de goût exceptionnellement agréable.Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal 9 SOMMAIRE (Suite) © RECUEIL DE FAITS Henri SMITH Un cas d\u2019embolie veineuse pénicillinique.1443 Jacques GAUTHIER La grossesse ectopique itérative.1444 Ulysse FORGET Absence congénitale de l'utérus et des organes annexes.1448 G.GINGRAS et Kay BRADY Monoplégie supérieure et prothése.1449 Victor POTVIN Les \u201cabdomens aigus\u201d chirurgicaux.1451 Jules LAVOIE et Richard FORTIN Cause exceptionnelle de perforation du rectum.1455 \u2026 COMPOSÉ \u201cQUESTRIN\u201d AMÉLIORE LE MÉTABOLISME DES HORMONES PROCURE UNE SENSATION DE BIEN-ÊTRE * L'expérience clinique* a positivement démontré que * lorsqu\u2019il n\u2019y a pas un apport suffisant de vitamines du groupe B, le foie ne peut opérer efficacement le métabolisme des hormones œstrogènes.Dans le composé \u201cQuestrin\u201d, les facteurs du groupe B * a Sources a consulter sont combinés avec les œstrogènes naturels, hydro-solubles, qui sont rapidement absorbés et plus complètement utilisés 1.Biskind and Biskind, Endocrinology, 31, 109, 1942.au cours du métabolisme.oS Le composé \u201cQuestrin\u201d est actif \u201cper os\u201d et rapidement + Ditton and Ashworth, Arch.Int.Med, 69, 15, efficace.Il soulage promptement les manifestations d'insuffisance œstrogénique: symptômes de la ménopause, 8.Segaloff and Segaloff, Endocrinology, 34, 346, hémorragie utérine fonctionnelle, vaginite, kraurosis de 1944, la vulve, aménorrhée, engorgement des seins après l'accouchement.4.Ayre, Am.Jour.Obs, and Gyn., 53, 609, 1947.Toute documentation désirée vous sera envoyée 5.Hertz, \u201cRecent Progress in Hormone Research\u201d, sans délai.Vol.2, Academic Press Inc., New-York, N.Y.Chanles & Frost &Co.MONTREAL CANADA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Un anti-asthmatiq dans une solution stabilisée L'Eupnogène peut être recommandé à titre de tonique cardiaque pour combattre la dyspnée et stimuler la diurèse.Il est particulièrement efficace dans l'asthme, I'emphyséme, la bronchite chronique et l'artériosclérose.Gormule lodure de caféine .+ + + à + Benzoate de soude e + + + + + + .Ogr.08 Teinture de café 2.+ + + ».O gr.25 par cuillerée à thé Le.ROUGIER FRÈRES e 350, RUE LE MOYNE e MONTREAL Spécialités de prescription médicale. SOMMAIRE (Suite) © REVUE GÉNÉRALE J.DOUVILLE \u201cL'héro-scopo\u201d dans la tempête obstétricale en rase campagne.1457 Gerald KAINE Traitement moderne des brilures.1462 EDITORIAL Jean-Louis LEGER Les rayons X au service de I'anatomie.1465 VARIETES | XXe Congrès de l'A.M.L.F.C.: séance d'ouverture .1468 Allocution du docteur Hermile Trudel, sec.-trésorier de l'A.M.LF.C.1468 Allocution du docteur J.-A.Vidal, président du XXe Congrès.\u2026.\u2026.1470 Allocution du docteur D.Marion, directeur de l'Association.\u2026.\u2026.1472 Allocution de Son Excellence Monseigneur Paul-Emile Léger .\u2026.1474 Allocution du Professeur agrégé Raoul Kourilsky, délégué du Gouvernement Francais .oii aa ea a ana ana un 1476 CORRESPONDANCE André PLICHET Lettre de Paris.020200000L LL LL eee a ana ane 1481 © ® e \u201cL'Union Médicale du Camada\u201d en 1881 .1485 BN ALY SES oie te ee a aa a aa a a aan 1487 MÉDECINE Le traitement de l'abcès pulmonaire par la pénicilline introduite par ponction intra- pleurale (1487).Réactions neurotoxiques à la dihydrostreptomycine (1487).Abces tuberculeux traité avec succès par aspiration et injection de streptomycine (1488).Méningite due à la crysothérapie (1488).La moutarde nitrogène dans le traitement du carcinome bronchogénique inopérable (1488).PHTISIOLOGIE Les complications tardives non tuberculeuses des noyaux lymphatiques calcifiés des hiles (1489).Pathogénie de certaines formes de T.B.extrapulmonaires (1489).La tuberculose et les antihistaminiques (1490).CHIRURGIE Le cancer de la portion cervicale et thoracique haute de l'œsophage, opéré en un temps par œsophagectomie et œsophago-gastrostomie cervicale: deux cas (1490).GYNÉCOLOGIE Les vasodilatateurs dans le traitement de la dysménorrhée fonctionnelle (1491).UROLOGIE Le rein atrophique et l'hypertension (1492).Néphroptose (1492).NEURO-PSYCHIATRIE Le diagnostic et le traitement moderne de la sciatique (1493).Signes électro-encépha- lographiques des néoformations des hémisphères (1493).ANATOMIE PATHOLOGIQUE Lésions ressemblant au sarcoïde de Boeck localisées dans les ganglions tributaires .d'une région contenant un épithélioma (1495).Le pronostic des mélanomes (malins) de la peau et de l'œil: une étude de 222 cas (1495).SOCIETES .ooo eee eee 1497 Siocieté Médicale de Montréal: séance du 2 mai 1950 (1497).Réunion scientifique du Bureau Médical de l'Hôpital Notre-Dame: séance du 25 mai 1950 (1497).NÉCROLOGIE 11121100 ET a a LL 1506 NOUVELLES oo ooo A AAA aa 1509 REVUE DES LIVRES .0002002 0020 s a es a ea aa ea a ana ne sa ee 1518 | \u201cque the by 0 UN SIROP CONTRE LA TOUX .& POUR BÉBÉS et ENFANTS = Administration à la Goutte Les \u201d \u2018Gouties Zéphadon L'administration de médicaments au bébé ou à l\u2019enfant que la toux rend nerveux, harassé et irritable peut être une tâche assez difficile, et toute technique tendant à la simplifier devrait être précieuse.A cette fin on présente contre la toux un sirop agréable au goût et dont l\u2019administration peut se faire à la goutte.Le choix des ingrédients convenant à une telle formule doit faire l\u2019objet d\u2019une certaine discrimination et l\u2019étude des différentes drogues efficaces dans ces cas fait opter en faveur du méthadone et de la scille.Depuis plusieurs générations les médecins emploient la scille avec succès pour liquéfier les sécrétions bronchiales tenaces.Le méthadone est un analgésique de synthèse et un sédatif relativement nouveau, dont l\u2019action pharmacologique se compare à celle de la morphine.Il à fait l\u2019objet d\u2019une étude approfondie en Allemagne durant la dernière guerre, étude qui a depuis lors été poursuivie minutieusement en Amérique où l\u2019on à prouvé ses propriétés analgésique, sédative et antitussigène.L\u2019on a aussi établi que le méthadone possédait les avantages suivants sur la morphine.\\ i © Milligramme pour milligramme, le méthadone\\est plus efficace.e Le méthadone ne tend pas à causer la constipation ni à produire le spasme des muscles lisses.; © Action myotique minime.® Un excellent analgésique.\\ @ Un narcotique très léger dont la propension à l\u2019accoutumance est presque nulle.@ Le méthadone est un excellent sédatif du centre respiratoire.© Très grande marge entre la dose efficace et la dose toxique.@ À l'encontre de la morphine, le méthadone est aussi bien toléré chez les jeunes que chez les adultes.k SOURCES A CONSULTER 1.\u201cA comparison of the toxicity of methadon and 3.\u2018Effect of age upon toxicity of hadon.\u201d some related compounds.\u201d \u2019 ge We OXIrLy Of methadon.Hoppe et al, Fed.Proc.Soc.Pharmacol.& Exp.Henderson Sod Chen, roc.Soc.Exp.Biol.& Ther.7, 1, 228, mars 1948, \u2019 \u2019 \u2019 : 2.\u201cOn the mechanism of the antitussive action of 4.\u2018Comparison of Methadone and morphine.\u201d amidone.\u201d Buell et al., Fed.Proc.Soc.Pharma- Van Dyke, Bull.N.Y.Acad.Med.25, 152, mars col & Exp.Ther.Part 11, vol.7, p.208, mars 1949.1948.EN VENTE CHEZ VOTRE PHARMACIEN VERS LE 10 DECEMBRE \u201c £ r POSOLOGIE Les GOUTTES ZEPHADON , BEBES: Chaque cc.contient: de 6 mois à 1 an.0.25 cc.(environ 5 gouttes), méthadone.1.2 mg.de là2ans.0.5 cc.(environ 10 gouttes), un extrait représentant les constituants actifs de 2 a ; ans.> Ces (environ 15 gouttes), delascille.7.5 mg.de3aSans.1.cc.(environ 20 gouttes), toutes les quatre heures.PRESENTATION ENFANTS: Flacons de 15 cc., accompagnés du compte-goutte Dose maximum pour enfants de 5 à 10 ans \u2014 gradué.2 cc.(2 cuillerée à thé) toutes les quatre heures.Chartes 6.Frost &@ MONTRÉAL ANADA Sulfaméthazine Sulfadiazine Sulfamérazine Sulfaméthazine.64 mg.(1 gr.) 2 rn o! = ho or Sulfadiazine.64 mg.(1 gr) Coroner 0.1 G.(17 or) Sulfamérazine.64 mg.(1 gr.) Pénicilline-G potassique cristallisée 25,000 U.I.Pénicilline-G potassique cristallisée 50,000 ULL.> POSOLOGIE are tFACIEE POSOLOGIE De trois-quarts à un grain de sulfamides par livre Be SULFAMIDES et PENICILLINE | en association: ACCROISSEMENT DES EFFETS THERAPEUTIQUES \u2014 PLUS DE SURETE \\ aTrulfacillin 9] Marque de comprimés de trois sulfamides et de pénicilline - e à Pour Enfants(350 ourEntants(3 L'action de la pénicilline et des sulfamides en association s\u2019est avérée synergique in vitro et in vivo.La préXence de concentrations minimes de sulfamides augmente considérablement le Jegré de dilution auquel on peut démontrer l\u2019action inhibitrice de la pénicillide sur les staphylocoques et les streptocoques.On a observé une action synergique semblable sur certaines bactéries à Gram- négatif.Le résultat d\u2019expérimentaNons établit que l\u2019inhibition de certains micro-organismes se fait a des colcentrations bien moins fortes lorsque les sulfamides et la pénicilline agissknt de concert que lorsque ces agents agissent isolément.Les comprimés Trulfacillin produisent celte activité synergique de la pénicilline et des sulfamides démontrée ci-dessus.Il possèdent un avantage additionnel: le mélange de sulfamides utilisés \u2014 sulfaméthazine, sulfadiazine et sulfamé- razine \u2014 élimine presque entièrement le da iger de lésions rénales par suite de précipitation de cristaux, et diminue considékablement le danger de réactions d\u2019intolérance aux sulfamides.BIBLIOGRAPHIE 1.~Synergic action of penicillin and sulphona- s.pPenici in and sulfadiazine compared with sul- 1CES.zindalone in the treatment of pneumococc Bigger, Lancet, 2, 142, le 29 juillet 1944.pneumiOn > \u20ac © \u20ac pneumococcic 2.\u201cStudies on the, effect of penicillin on Gram- Dowling, Hussey, Hirsh and Wilhelm, Ann.Int.negative bacteria.Penicillin-sulfonamide syn- Med., 25, 850, 1946.Seay rt J.of Hygiene, 45, 282, août 1947.6.\u201cCombined Renicillin and sulfonamide therapy > on in the treatmknt of pneumococcic meningitis.\u201d 3.\u201cThe combined effect of penicillin and of sul- Waring and ith, J.A.M.À., 126, 418, 1944.fonamides in infections with gram-negative ; ue © .organisms.\u201d 7.\u201cSulfathiazole apd penicillin in typhoid fever: El Borolossy and Buttle, J.Ph.& Pharmacol., report of 6 casey.\u201d 2: Nos 2 et 3, 1950.McSweeney, Lancet, 2, 114, 1946.4.\u201cThe synergistic or additive activity of che- 8.\u201cSynergic action of\\penicillin and sulphathiazole motherapeutic compounds.\u201d Kolmer, Am.J.Med.Sciences, 215, 136, 1948.AVERTISSEMENT Bien qu'avec l\u2019emploi de Trulfacillin le danger des phénomènes fâcheux énéralement associés à la sulfamidothérapie soit grandement réduit, il ne faut pas cesder d'exercer une constante vigilance dans les recherches et le diagnostic de ces ions cuthaé tels que in gonorrhoea.\u201d l\u2019agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cut ee tC. $ S = FS = = = = = SS a a S$ = = = = = - = oo § SS 8& S S$ Er 2 SS SsssSsss OS 2 => a a = SS © S >= 2 = S ~~ = > SN = = Ts ST © Ss TT = = == = > == = = = ~ > = = ~ == = SS SS S SS § = S = sa AA => S$ = = 3 = TF = TE = = S$ TS = SE = Ss = FX =X Ss S$ SN = SZ = = Ss s = Ss SS = S = : SX 2: E SX $ $ S IS § Ss TX OF = = § Ss 2 S EE Ss S Es = = a SS S = & S ES = = a SS 3 = à S SS © SS S : > 38 = S = SY § = § § 8 = = = S$ s\u2014 S S = = = $ == SS °F > > Il est d\u2019autres entités morbides où l\u2019Auréomycine s\u2019est révélée parfaitement efficace et notamment: l\u2019amibiase aiguë, la fièvre africaine par morsure de tique, les infections oculaires à virus ou provoquées par des germes apparentés aux virus, la septicémie à bactéroïdes, la fièvre boutonneuse, la blennorragie, les infections à Gram-positif (y compris celles dépendant des streptocoques, des staphylocoques et des pneumocoques), les infections à Gram-négatif (et notamment celles Conditionnement En capsules: à 50 mg.Flacons de 25 et de 100 capsules; à 250 mg.Flacons de 16 et de 100 capsules.Forme ophtalmique: Flacon compte-gouttes contenant 25 med\u2019Auréomycine; solution à préparer extemporanément par addition de 5 c.c.d'eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North causées par les germes du groupe coli-aerogenes), le granulome inguinal, les infections à H.influenzae, les infections à Klebsiella pneumoniae, la lymphogranulomatose inguinale sub-aiguë, la pneumonie primaire atypique, la psittacose, les infections puerpérales, la fièvre Q (fièvre du Queensland), la vérole à rickettsies, la fièvre pourprée des Montagnes Rocheuses, les infections post-chirurgicales, l'endocardite végé- tante pénicillino-résistante, la tularémie et le typhus.American Cyanamid Limited 7335, boul.Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q. XII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.Bulletin de l'Association des \u2018(Médecins de Langue francaise ou Canada Fondée à Québec en 1902 1L Unton lIDédicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: Gustave Lacasse Vice-président: L.Gérin-Lajoie Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.Gustave Lacasse, R.Amyot, J.-A.Vidal, D.Marion, Léon Gérin-Lajoie.COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris); Louis-E.Phaneuf (Boston); Charles P.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u201cex-officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, boul.Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 XIII = | pee \u2014\u2014 vs ( Epa HIF MIR) CUITS récoming ~~ _ RECONSTITUANT Eau _ a MILLE ROUX 5 Ho [TRS XIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 OFFICIERS UElssociation des Médecins de Langue Francaise ou Canada Fondée a Québec en 1902 DIRECTEUR GÉNÉRAL HONORAIRE R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GENERAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION 326 Donaltien Sm h Donatien MARION.Montréal.est, Montréal.Hoseph, Hermile TRUDEL, Montréal.® A.-L.RICHARD, Ottawa.a 2.\u2014 A.AL, Montréal.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GENERAL I-A.VID ontrea Hermile TRUDEL J.-B.JOBIN, Québec.ermile .7 1990 est, rue Rachel, Pierre SMITH, Montréal.Montréal.© COMITÉ DU XXe CONGRÈS J.-A.VIDAL, président.J.-B.JOBIN, ler vice-président.Pierre SMITH, secrétaire, J.-A.DENONCOURT, 2e \" 300, Carré Saint-Louis, Richard GAUDET, 3e \" Montréal.Edmond POTVIN, de \" Gustave LACASSE, 5e \" Hermile TRUDEL, trésorier, J.-M.LAFRAMBOISE, 6e \" 1990 est, rue Rachel, Auray FONTAINE, 7e \" Montréal.° ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, Charles VEZINA, 1.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, AL.RICHARD.J.-A.JARRY, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1950 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Gérard, 75, boul.St-Joseph, Saint-Jean, 1952 LECOURS, J.-A., 538, avenue King Edward, Ottawa .1952 PQ 1001114 LL ea ae La eee eee a na va a aan + LEMIEUX, ].-R., 17, rue Sainte-Ursule, Québec .1952 BAILLY, Roland, Saint-Pie de Bagot, P.Q.1952 MANSEAU, Georges, 1, rue Labrie, St-Eustache, Comté BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta .1950 Deux-Montagnes, P.Q.52 BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-E.1952 MERCILLE, Jean, 316, Parc G.-Etienne-Cartier, Montréal 1952 BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.1952 MICHAUD, R., 170 est, rue Laurier, Ottawa .1950 BLAIN, Emile, 444 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 MILOT, J.-D., 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.1952 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 MORRISSETTE, Pierre, Saint-Ceorges, Beauce, P.Q.1952 BONIN, Wilbrod, 2620, boul.Pie IX, Montréal .1950 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.195 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.1950 PERRAS, ).-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CARON, Sylvio, Mastai, Québec.o.o.1952 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1950 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1950 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1950 COUTURIER, Alphonse, Riviére-du-Loup, P.Q.1050 ROUX] As ] |, rue Front, Hull, 5 Q Br o cea 1229 : z , J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.JANDURAND, René }847, rue Cherrier, Montréal .1952 ROULEAU, |.-Maurice, St-Crégoire.Cté Nicolet, P.Q.1982 ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.Cee ee 1950 SORMANY, Albert, Edmundston, N.-B.1950 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal .1952 TANGUAY, Rodolphe, Sudbury, Ont.LT 1950 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1952 TETRAULT, Adélard, 429, Laviolette, T.-Rivières, P.Q.1950 DUBE, Edmond 6055.rue Saiit-Denis.Montréal ::!! 1950 J ABAULT; Eugene, 4070, Boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1950 GAUTHIER, C-A.53 Vy, rue Saint-Louis, Québec .1950 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.195 GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.I.1950 J TSN TT a ra pos = ges at: En à a dispo NEURO-TRASENTINE FORTE\u2019 : 25h ai en pl EURO-IR états spas iqu O1 iL TI TI.SW ERG SY PRS Tee I ppt PRR A Cla Hr, EN ui CPP doulewr Fime la YY.[1] ALE e; quand A gro sans la NEURO- SENTINE NITE 4% NEURO.bx SE = INE em de INEUROSTRASEN LS ba Cu SF DRE **Chaqué comprimé de ALS FREE \u201cFORT abd de mg e ad COMPAGNIE LIMITÉE, MONTRÉAL * Association phénobarbital-adiphenine \u201cCiba\u201d UN CONCEPT MODERNE D LA Maitrise Active ) de la loOUX PYRIBENZAMINE EXPECTORANT a Été conçu pour la maîtrise active de la toux y compris aussi bien celle d'origine bronchique qu'allergique.Chaque once fluide de PYRIBENZAMINE EXPECTORANT contient: Citrate de Pyribenzamine - - 240 mg.Sulfate d\u2019Ephédrine - - - - 80 mg.Chlorure Ammonium - - - 640 mg.La teneur en PYRIBENZAMINE combat l'effet congestif de l'histamine, diminue la sensibilité de la membrane muqueuse et agit d'une façon synergétique avec l'éphédrine pour amener la décongestion de l'arbre respiratoire tout entier.En plus de son efficacité thérapeutique, PYRIBENZAMINE EXPECTORANT possède un goût et une couleur bien appréciés des patients de tout âge.16 FL.02S.134138 A .: WB LM CTORAN 21% a iy À \u201cduo Une ete ane c: come : NE cute ale Citrate de pra : me - MUNONIUN chionde Chlorure AMD ; ) i 80 mg.x.} 3 : , PHEBAINE sultate Sulfate d con\u201d ; 5 , \\ ; .10 mg A gh .64 Alcoot .0000s- ee ; {i NEC D (tripelennamine) A 3 2 1) E ; YT © R a N T COMPAGNIE HY COMPANY LUMITEE LIMITED MONTREAL A } L PHEDRI IN Eg COMPAGNIE LIMITÉE MONTRÉAL _hlorhydrate de tripelennamine \u201cCiba\u201d A. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 XVII POURQUOI l'agent de choix est le BEREX .traitement buccal pour | ARTHRITE et le RHUMATISME La SALICYLOTHÉRAPIE est l\u2019unique traitement éprouvé par le temps que l\u2019on peut employer avec sécurité pour soulager rapidement la douleur et amener une diminution prolongée des symptômes de l'ARTHRITE et du RHUMATISME.Les autorités médicales s\u2019accordent sur ce point, même si certains produits nouveaux, qui n\u2019ont pas encore subi l\u2019épreuve du temps, ont reçu dernièrement une publicité considérable.\u2018 Les médecins canadiens démontrent par l'augmentation constante de leurs ordonnances, que le BEREX est leur produit de choix parmi les salicylates pour le traitement de l\u2019arthrite, du rhumatisme et autres affections analogues.BEREX a été le premier produit à base de succinate-salicylate mis à la disposition de la profession médicale il y a plusieurs années, après des recherches et des épreuves cliniques démontrant que le succinate de calcium, en combinaison équilibrée avec l\u2019acide salicylique, supprime le danger de toxicité même lorsque des doses massives et prolongées doivent être employées.BEREX.peut être prescrit sans crainte dans toutes les formes d\u2019arthrite et de rhumatisme, pour les raisons suivantes: @ BFREX apporte un soulagement rapide des symptômes douloureux.@ BEREX prévient l\u2019anaphylaxie et l\u2019artérite allergique expérimentale.@ BEREX.empêche la formation d'anticorps.@ BFREX peut être administré en doses massives et pendant une période prolongée sans danger de réaction toxique .de diminution de la prothrombine ou diathèse hémorragique.@ BERFEX est facile à administrer, sous forme de comprimés commodes.@ DBEREX est peu coûteux.Votre pharmacien peut remplir vos ordonnances pour Berex, en flacons de 100 comprimés et en format économique de 500 comprimés à l'usage des institutions.Documentation sur le Berex envoyée sur demande.BEREX Pharmacal Company - 36-48 Caledonia Road - Toronto, Canada woe ow no: eu -.8 Vasoconstriction associée à la thérapeutique antibiotique dans la NEO-SYNEPHRINE (marque de la phényléphrine) avec PÉNICILLINE CRISTALLISÉE Dans les infections des voies respiratoires supérieures, l'application locale de pénicilline dans la cavité nasale a une action bactériostatique décisive contre les micro- organismes pathogènes.Afin de faciliter un tel traitement, la Néo- Synéphrine est associée à la pénicilline, pour décongestionner les muqueuses et permettre l'accès libre à l\u2019antibiotique.La Néo-Synéphrine, vasoconstricteur puissant, ne perd pas son efficacité malgré les applications répétées.Elle est remarquable parce qu'elle ne produit pas de sensation de brûlure lors de l\u2019application et par l\u2019absence de congestion compensatrice.NEO-SYNEPHRINE avec PENICILLINE CRISTALLISEE Stable - Plein rendement Présentation: Empaquetages combinés pour préparation de 10 c.c.de solution tamponnée de 0.25 de chlorhydrate de Néo-Synéphrine et 5,000 unités de pénicilline par c.c.NEW YORK 13, N.Y.WINDSOR, ONT.443 Sandwich Street \u2014 Windsor, Ontario.Néo-Synéphrine, marque de commerce enre E.-U.et au Canada.gistrée aux 454M Prolongement de l'Activité dens Angine de Poitrine, Thromhose des Coronaires, Sclérose des Coronaires, Décompensation Cardiaque, Asthme Cardiaque et Bronchique, tatus thmaticus dssuré par son action Vaso-dAgtatrice et Dfurétique.COROPHYLLIN (Aminophylline M&M) est un vasodilatateur et un diurétique de première valeur.La sécrétion rénale, stimulée par son emploi, amène une diurèse massive.Le relôchement du spasme des artères coronaires produit une diminution de la douleur.Son action dilatatrice puissante sur les petites bronches et les oe EE .bronchioles provoque le relâchement de la musculature bronchique et (UREN LACIE N TI CIEL améliore la respiration.Corophyllin est aussi présentée en association Shall Vy i ae avec les barbituriques pour la commodité de la prescription.man Phormaceutiques MONTREAL Dans les états cardiaques et bronchiques, l\u2019expérience clinique Les comprimés glutinisés trouvent leur indication dans les cas a reconnu l\u2019efficacité de l\u2019administration de Corophyllin par e où il est préférable d\u2019éviter l\u2019action des sucs gastriques et voie rectale (suppositoires).d\u2019obtenir une action retardée.COROPHY d ; COROPHYLLIN 3 grs.E.C.T.2914 PHYLLIN\u2014Adultes (No 2879 Ces préparations d\u2019Aminophylline en association, éprouvées par Corophyllin (Aminophylline M&M) 75 l\u2019expérience sont aussi présentées pour la commodité de la COROPHYLLIN \u2014Enfants (No 3038) prescription.Cétophyllin (Aminophylline M&M) 3%; grs.DIG-AMINOPHYLLINE .(C.T.2183) HYPNOMIN\u2014 Adultes (No 2941) Aminophylline .11, grs.Corophyllin (Aminophylline M&M) 71%, .Phénobarbital .=.144 grs.Pentobarbital sodique 11/9 .Digitale poudre B.P.oo 3 gr.HYPNOMIN\u2014Enfants (No 2940) PHEN-AMINOPHYLLINE (C.T.2130) Corophyllin (Aminophylline M&M) 33; grs.Aminophylline .1/5 grs.Pentobarbital sodique 3 gr.Phénobarbital .112: 1/, gt. XX L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Butieriy A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 ms Isovalerianate Neutre de Spartéine SEDATIF CARDIO - VASCULAIRE ANTISPASMODIQUE Dragees de Spartoval (dosees a O gr, 05,) 2 à 6 par jour.Ethylphenylbarbiturate Neutre NEURO-SEDATIF & HYPNOGENE du Système de Spartéine « EQUILIBRANT » 4 \u2018 .nerveux vegetatif Dragees de Génistenal (0.035 d'eéthylphenylmalonyluree et 0.015 de sparteine).Adultes: 1 à 6 dragées par jour.Enfants: 14 à 4 a a a a LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS Agents, pour le .Canada: VINANT Ltée; ° .LI) .LA - .LI A .v + 9% oe * ve a, .- \u201cod .\u2026.» \"CAVE A Les REA OA 200, rue Vallée, MONTREAL | PRE PE) n°50095 .-.«Poy 480 ° 5 a es DS 5 AGE TE TT AA NE EVE TS Eee H \u2018 \u201d atteint une haute moyenne 1 95% soulagement complet \u2014 Perloff, W.H.: Am.J.Obst.& Gynec.58:684 (oct.) 1949.2 88% amélioration symptomatique \u2014 Fried, P.H.et Hair, Q.: J.Clin.Endocrinol.3:512 (sept.) 1943.3 72% soulagement complet \u2014 Gray, L.A.: J.Clin.Endocrinol.3:92 (fév.) 1943.4 79% amélioration satisfaisante \u2014 Harding, F.E.: West.J.Surg.Obst.& Gynec.: 52:31 (janv.) 1944.5 88% soulagement complet \u2014 Sevringhaus, E.L.et St.John, R.: J.Clin.Endocrinol.3:98 (fév.) 1943.6 82% bons résultats \u2014 Glass, S.J.et Rosenblum, G.: J.Clin.Endocrinol.3:95 (fév.) 1943.7 83% résultats satisfaisants \u2014 Freed, S.C,, Eisin, W.M.et Greenhill, J.P.: J.Clin.Endocrinol.3:89 (fév.) 1943.La \u201cPrémarine\u201d, à base de substances oestrogènes conjuguées (équines) est présentée sous forme de comprimés dosés à 0.3 mg., 0.625 mg.(simple ou avec 1/, grain de phénobarbital), 1.25 mg.et 2.5 mg.et en liquide à 0.625 mg.par cuillerée à thé.S'ajoutent à la gamme des préparations endocrines Ayerst: \u201cA.P.L.\u2019_ (gonadotrophine choriale), PROGESTERONE et TESTOSTÉRONE sous différentes formes et à divers dosages.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada [ANNIVERSAIRE / chez les les enfants ANNIVERSAIRE nourrissons et \u201cAlphamette\u201d Aqueux no 929 Une goutte contient approximativement: Vitamine A.00.00000000 1,000 ULL Vitamine D.0000000 500 U.Dose journalière conseillée: 2 gouttes.Flacons de 8, 15 et 30 cc.munis de compte- gouttes.Gouttes \u201cSupplavite\u201d no 93 10 gouttes (0.6 cc.) représentent approximativement: Vitamine A.00000000000 5,000 U.L Vitamine D.0.000000 2,400 Ul.Acide ascorbique.50 mg.Thiamine.\u2026.\u2026.\u2026.1.5 mg.Riboflavine.\u2026.000000000 1 mg.Niacinamide.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.20 mg.Pyridoxine.000000000 1 mg.d-pantothénate de calcium.3 mg.Tocophérols naturels mixtes.2 mg.(antioxydant) Dose journalière conseillée: 5 à 10 gouttes.Flacons de 8, 15 et 30 cc.munis de compte- gouttes.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada | selon tous les critères cliniques Dans le Robitussin \u2018Robin\u2019, le gaiacolate de glycéryl, (qui, d\u2019après les rapports, est celui des expectorants qui exerce l'action la plus intense et la plus prolongée**), a été associé à la désoxyéphédrine, (qui a pour but de relâcher les bronchioles* et d\u2019améliorer l'humeur et la sensation de bien-être du malade\u201d), dans un excipient sirupeux aromatique.Ainsi, par un heureux contraste avec l'ancienne méthode empirique, le Robitussin est éminemment rationnel et efficace, tout en n\u2019étant ni toxique ni narcotique.Il aide à rendre I'expectoration plus facile et plus libre et soulage la toux sèche et irritante.INDICATIONS: Cas aigus de rhumes de cerveau et de poitrine, bronchite, laryngite, trachéite, pharyngite, coqueluche, grippe, rougeole, etc.; sert aussi de palliatif dans la toux des tuberculeux, la sinusite paranasale chronique, la toux des fumeurs.COMPOSITION: Dans chaque 5 em (une cuillerée à thé ) d\u2019un sirop aromatique au goût agréable: 100 mg.de gaïacolate de glycéryl et 1 mg.de chlorhydrate de désoxyéphédrine.AAA Enfants: Une demi à une cuillerée à thé selon l\u2019âge, trois fois par jour ou plus souvent.Adultes: Une ou deux cuillerées à thé au besoin, toutes les deux ou trois heures.RAI AS 1.Connell, W.F.et al.: Canadian M.A.J., 42:220, 1940.2.Foltz, E.E.etal.: J.Lab.& Clin.Med., 28:603, 1943.3.Novelli, A.and Tainter, M.L.: J.Pharmacol., 77:324, 1943.4.Perry, W.F.and Boyd, E.M.: J.Pharmacol.Exper.Therap., 73:65, 1941.A.H.RoBINs Co., INC., RICHMOND 20, VIRGINIA Produits pharmaceutiques de qualité depuis 1878 Agents pour le Canada: THE LEEMING MILES CO., LTD.1 ouest, rue Notre Dame, Montréal, P.Q.PEND: RTE Pour taciite une foux bienfaisante ee pour minimiser une toux nuisible / XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLterin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.GENOSCOPOLAMINE POLONOVSKI et NITZBERG Maladie de Parkinson Composition:Bromhydrate de Génoscopolamine.Propriétés: Les mêmes que celles de la Scopolamine, sans en avoir les inconvénients.Sa toxicité est environ 200 fois plus faible que celle de la Scopolamine.Indications: Maladie de Parkinson, Paralysie agitante, Syndromes post-encé- phalitiques.Posologie: De 2 à 6 granules, ou de 20 à 60 gouttes par jour, prises en deux à trois fois dans la journée, de préférence entre les repas.Commencer par la dose minimum, et augmenter progressivement pour s'en tenir à la dose utile.L'injection sous-cutanée d'une ampoule dè 1 mar.donne des résultats plus rapides, mais n'est pas souvent nécessaire.Présentation: Granules au % mor, flacon de 60 granules.Gouttes, solution à 1.5 p.1000, flacon de 20 cc.Ampoules dosées à 1 mar., 10 amp.de 1 cc.{ Laboratoires AMIDO \u2014 PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.surpositoires E.G.|.Composition: Fucalyptol, Gaïacol, lode.Propriétés : Antiseptique broncho-pulmonaire des voies respiratoires.Indications: Grippe, Bronchite, Pneumonie, Broncho-Pneumonie, Coqueluche, Catarrhe, Dilatation des bronches.2.Adultes, 1 & 5 par jour.Posologi ¢: Enfants et Bébés, 1 & 3 par jour.Présentation : Formats : Adultes, Enfants, Bébés.Boîtes de 12 suppositoires.Laboratoires Adrian & Cie, Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.XiX V \u2019 Voies res paitatoires I, 5 upétieu res \u2014 asper gum offre un soulagement Pour les rhumes de l\u2019enfance, les maux de gorge, et les autres états fébriles ou douloureux, Aspergum fournit l\u2019acide acétylsalicylique sous forme de gomme à mâcher, aromatisée, facile à prendre.La médication analgésique et antithermique est rapidement absorbée, atteint la circulation sanguine rapidement, produisant un bien-être général, et une baisse de la température chez l\u2019enfant.Idéal pour les cas d\u2019amygdalectomie, Aspergum offre un soulagement immédiat de la douleur, permet une alimentation normale plus rapide et hâte la convalescence.Exactement 345 grains d'acide acétylsalicylique par comprimé.Présentation et dosage uniques pour les besoins de l\u2019enfant.Préconisé selon les principes de l\u2019éthique professionnelle.WHITE LABORATORIES OF CANADA LTD, 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario. PSE PR ER Le plus ancien problème en médecine! Le plus ancien problème en médecine est bien l\u2019anémie hypochrome.Pp Le traitement actuel de prédilection en médecine est le GLYCINATE FERREUX-MRT.Le GLYCINATE FERREUX-MRT est la combinaison de fer ferreux!, et de glycine génératrice de porphyrine?3, Cette préparation, éprouvée par le temps, est présentée sous une forme qui offre des quantités considérables de fer assimilable essentiel à la régénération de l\u2019hémoglobine, PLUS l\u2019action spécifique de la glycine.L'action redoublée de cette préparation moderne favorise la régénération rapide de l\u2019hémoglobine sans aucune irritation ou malaise gastrique.e GLYCINATE FERREUX-MRT est présenté sous deux formes faciles à administrer.CAPSULES DE GLYCINATE FERREUX-MRT.Glycinate ferreux en suspension dans une huile comestible, conçu pour traverser l'estomac sans provoquer de réaction, et favoriser une absorption efficace.Chaque capsule contient: 160 mg.de glycinate ferreux (dans l'huile) équivalant à 25 mg.de fer ferreux.Posologie: Deux capsules par jour, ou plus, au moment des repas.ELIXIR DE GLYCINATE FERREUX-MRT.Dépourvu de sucre.Non-astringent.Idéal pour ajouter au lait ou à l\u2019Elixir du Complexe Vitaminique \u201cB\u201d-MRT.Chaque cuillerée à thé (5 c.c.) contient: 183 mg.de glycinate ferreux et de glycine équivalant à 50 mg.de fer ferreux et 10 mg.de glycine libre.Posologie: Bébés \u2014 20 gouttes dans la formule quotidienne.Enfants et adultes \u2014 une cuillerée à thé par jour, ou plus, après les repas. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 XXVII double idéal dans le diabète DIAGNOSTIC PRÉCOCE \u201cLe cabinet du médecin est le centre de dépistage par excellence.\u201d Ce moyen de généraliser le diagnostic précoce ne vaudra que si chaque examen de routine de chacun des patients comporte une analyse des urines.Cette analyse de routine est à son tour plus pratique pour le médecin qui emploie \u201cles comprimés réactifs Clinitest\u201d (Marque déposée).L\u2019épreuve est facile, rapide, complète par elle-même.(Nul besoin de chaleur extérieure.) Elle fournit le résultat sur le champ.\u201cGénéralement, seul le diabétique bien contrôlé peut s\u2019attendre à vivre une vie normale et sans dégénérescence prématurée de ses artères.\u201d\u201d2 Ici aussi, l\u2019expérience recommande l\u2019emploi de Clinitest.Le nécessaire Clinitest (Marque déposée) pour la recherche du sucre dans l\u2019urine se glisse dans la poche.Il permet au patient de faire, sous l\u2019orientation du médecin, des NN vérifications quotidiennes, d\u2019une facon simple, précise et commode, C\u2019est une garantie pratique de la coopé- tation du patient sans laquelle le médecin ne peut exercer un contrôle adéquat.Clinitest, marque déposée.Bibliographie: (1) Wilkerson, H.L.C.: New York State J.Med., 49-2945 (15 déc.) 1949.(2) Sweeney, J.S.: Texas State J.Med., 45-623 (sept.) 1949.(A AMES COMPANY, INC - ELKHART, INDIANA AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO XXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BucLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.MIDALGAN MIDY \u201cGit BAUME AMPOULES Composition : Histamine.p Nicotate de Méthyl.Histamine.Salicylate de Glycol.Histidine.Capsicine.Pro niétés : Révulsif.Anti-Algique.P Vaso-Dilatateur.Désensibilisant.Décontracturomt.Indications: Douleurs d'origine Toutes les algies et rhumatismale, mus- allergies, rhumatis- culaire, nerveuse ou me, asthme, urticaire, vasculaire.etc.Mode d \u2018emploi : Simple friction.Injections intradermiques.Présentation : Tube de 45 ar.Boîte de 6 amp.1 cc.Laboratoires MIDY, Paris Agents pour le Canada : VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL MÉDICAMENT COMPLET | DE LA GRIPPE Composition: Phenacetine, Aspirine, Gelsemium, Codéine base, Vitamine C.Par le Gelsemium, supprime la douleur de téte, de reins, des membres; par la Codéine, arrête la toux, décongestionne les muqueuses respiratoires, facilite l'expectoration; par l'Aspirine, abaisse la température; par la Vitamine C, combat l'infection et les toxines bactériennes, stimule l'appétit.Indications: Etat grippal.Un comprimé toutes les quatre heures, jusqu'à concurrence de cinq par jour.Propriétés: Posologie : Présentation : Boîte de 12 comprimés.Laboratoires MIDY, Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.Le PAS DE a son importance On peut comparer de puissants agents thérapeutiques à une épée à deux tranchants \u2014 d\u2019un côté l\u2019efficacité clinique, de l\u2019autre un degré variable de toxicité.CHLOROMYCETIN est une puissante épée, mais elle n\u2019a qu\u2019un seul tranchant.Elle exerce un effet antibiotique remarquable sur une grande variété d\u2019infections (dont plusieurs ne sont pas affectées par la pénicilline, la streptomycine ou les sulfamidés).De plus, elle est extraordinairement bien tolérée.On a publié des rapports qui soulignent son inocuité relative.= 0 P AS DE réactions indésirables chez ceux de nos malades à qui nous avons administré du chloramphenicol.\u201d Smadel, J.E.: J.A.M.A.142: 315, 1950 (discussion) iL ° ° ° > 2 ,; > P AS DE traces d\u2019irritation rénale.Aucune défectuosité de la fonction rénale .Pas de changement dans le nombre des hématies et des leucocytes.il n'y eut pas non plus d\u2019ictére.On n\u2019enregistra pas de fièvre médicamenteuse .Les réactions secondaires furent légères et rares.\u201d Hewitt, W.L.et Williams, B., Jr.: New England J.Med.242: 119, 1950 6 P AS DE réactions de toxicité ou de signes d\u2019intolérance au cours de nos observations.\u201d Payne, E.H.; Knaudt, J.A, et Palacios, S.: J.Trop.Med.& Hyg.51: 68, 1948 ù PAS DE symptômes ou de syndromes de toxicité pouvant être attribués à la drogue.\u201d Ley, H.L., Jr.; Smadel, J.E., et Crocker, T.: Proc.Soc.Exper.Biol.& Med.68: 9, 1948.CHLOROMYCETIN CHLORAMPHENICOL, PARKE-DAVIS CHLOROMYCETIN administré par voie buccale est efficace Présentation: dans les infections des voies urinaires, les pneumonies primaires bactériennes et atypiques, la fièvre ondulante aiguë, la CHLOROMYCETIN fièvre typhoïde, d\u2019autres fièvres intestinales causées par des est offert en salmonellae, la dysenterie (bacille de Shiga), la méningite cérébro-spinale des Rocheuses, le typhus exanthématique, le typhus Kapseals de 0.25 gm.tropical, le granulome inguinal et la lymphogranulomatose in- (250 mg.) et en guinale suba.guë.capsules de 50 mg.XXIX XXX L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 EXIGEZ 1e le fonctionnement supérieur propre au matériel American\u201d\u201d | Caractériatiques hordies du déssin et de la construction, l'accomplissement du { savoir-faire technique: - = : exécution et 7 expérimentés .sûreté A fonetionne | ment, le résultat dela supériorité des ma \u2014 tériaux et des méthodes de production.: Au point de vue économique, le matériel American\u201d assure de plus longues - périodes d'un service éminemment satisfaisant.Au point de vue clinique, chaque \u2018unité est conçue pour aider le chirurgien à atteindre pleinement son objectif Conpient également pour les | is ETURES aN 8 ARURD RY ws: om a MIN AIRE 2 se A d'après-que À Hails pac Pas STERILISATEURS CHIRURGICAUX pour tous les besoins de l'hôpital, offrant en exclusivité le Contrôle Cyclomatique.TABLES CHIRURGICALES opérations majeures ou d'importance secondaire, obstétrique, orthopédie, chirurgie thoracique.LUMIÈRES CHIRURGICALES majeures, mineures, obstétriques, d'urgence, germicides.APPAREILS SPÉCIAUX unités de laboratoire pour formules de lait, meubles en acier inoxydable, chaises d'invalides, lits & bassin automatique, matelas à points de compression alternatifs, ozona- teurs.Lente dut à aires ma Ga biasing Gis MISREL ze asie da, ne taper dance KR d'une UREA pitésantes had , Ecrivez dès maintenant pour plus de renseignements AMERICAN STERILIZER COMPANY Erie, Pennsylvanie Représentée au Cegnada par INGIRAM & SIT SEVER J ¥- = TORONTO TR Tren Q WINNIPEG - CALGARY - VAN VER Te we ne + A { = ne?BA \u20ac > = ~ ) _ £12, Fe : + 347 a ; | NED qu LES A Hey vs gr gs dau ES .NUL 0- &f NN WN ves © ri carsÙ WY 4 \\QUES EU YANN CR d'u e © pe sg g1mê * pov Comp reux 4 15 3 A .Glue\u201d pical que Phos?9 m8 ne 10 mg That ne poña 1de \u2018 Niac pique 2000 It Ac10© 500 ia fox à oe NV rami?U © ap 9 qonnan®* avan P os) % our» \u2019 de ep Thi LES MINULES SONT PARTICULIEREMENT RECOMMAN- | DEES PENDANT LA GROSSESSE ET L'ALLAITEMENT Us 2 > a i MINULES MINULES Vitamin.Mineral Capsules WYETH pon, le deta ln, contains.| Thiam Nerina : FLACONS DE 100 ET DE 1000 MINULES Heyl.Ti 22m Marque Déposée { | petite Mad Il n\u2019est pourtant pas le seul à être sur les dents.La petite Madame qui s\u2019occupe des mioches, fait le magasinage, prépare les repas et voit aux mille et un détails d\u2019un ménage impeccablement tenu, a sa tâche encore plus compliquée durant le temps des fêtes.Les innombrables problèmes qui sont le lot d\u2019une ménagère accomplie peuvent causer chez elle des ravages redoutables.Pour tenir tête à la situation, il faut des nerfs d\u2019acier.Pourtant, même une \u2018\u2018femme de fer\u201d peut se sentir à bout et lorsqu'il en est ainsi, on doit parfois incriminer un manque de fer dans le sang.Les spécialistes en nutrition de l\u2019Université Cornell estimaient récemment que, pour maintenir un juste équilibre, une femme doit pouvoir trouver, dans son alimentation, un minimum de 10 à 11 milligrammes de fer.Or, un régime riche en fer n\u2019est pas facile à réaliser.Aussi quand l\u2019anémie sidéroprive vient saper la résistance de la femme et épuiser son énergie nerveuse, est-il logique de s\u2019adresser aux Plastules Hématinic qui peuvent faire merveille pour lui rendre un bien-être normal.PLASTULES HEMATINIC Vyell Marque Déposée SIMPLES e AU FOIE ee A L'ACIDE FOLIQUE JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED WALKERVILLE, ONTARIO DANS CETTE POSITION toutes les manettes de contrôle so portée Le NOUVEAU KELEKET vertical 500 MA Multicron 125 K.V.à 500 M.A.\u2014 140 K.V.à 10 M.A.PREMIER à réussir le choix automatique de la technique et le contrôle précis du kilovoltage, quel que soit le milliampérage.PREMIER à réussir les kilovoltages élevés .125 kilovolts exactement pour techniques radiographiques quel que soit le milliampérage.Dans un service de radiologie moderne, l\u2019acquisition du nouveau Keleket 500 M.A.Multicron est la garantie d\u2019un service efficace et rapide pour les patients.Avec le nouveau chronomètre de contact Keleket Thyr-x électronique et, si désiré, le nouveau PHOTO-TIMER KELEKET, vous pouvez automatiquement obtenir un film de densité optima quel que soit l\u2019organe à radiographier.Sur demande, on vous fera parvenir des descriptions sur tout détail qui pourrait vous intéresser.Voyez notre représentant ou écrivez directement à 9 .n\u2019importe quelle succursale de X-Ray and Radium Industries Limited.Seuls distributeurs des appareils et accessoires Sanborn et des appareils @ diathermie Raytheon.; 261 Davenport Road \u2014 Toronto 5 MONCTON - QUÉBEC - MONTREAL - WINNIPEG - CALGARY - RÉGINA - EDMONTON - VANCOUVER ENFIN LE VOICI.era ERILOID Un produit de Riker Research ?\u2019 #%NOM DEPOSE DE RIKER LABORATORIES, INC.Un puissant alcaloide, extrait du Veratrum viride\u2014 standardisé biologiquement pour une action hypo- tensive chez les mammiferes\u2014un principe actif pour le traitement de I\u2019 hypertension sous toutes ses formes, que lon ne pouvait se procurer avant aujourd\u2019hui. DANS TOUTES LES FORMES DE L'HYPERTENSION un nouveau traitement plus efficace Des recherches pharmacologiques poursuivies pendant trois ans, comprenant plus de 2000 expériences individuelles sur des mammifères, et des études cliniques comportant l\u2019administration ininterrompue pendant un an à un grand nombre de patients, ont établi la valeur thérapeutique du Veriloid.* Ainsi la réussite d\u2019avoir isolé les principes hypotenseurs de Veratrum viride a fourni une contribution remarquable au traitement de l\u2019hypertension.@ UN MÉDICAMENT ENTIÈREMENT NOUVEAU.L'usage de Veri- loid rend disponible pour la première fois les principes hypotenseurs du Veratrum viride, obtenus par un procédé exclusif d\u2019extraction qui élimine toute matière inerte et les alcaloides moins désirables.Une fois fini, le produit ne représente qu\u2019un faible pourcentage du poids du médicament brut d\u2019où il est dérivé.@ UN PRINCIPE HYPOTENSEUR FIABLE.L'action pharmacologique de Veriloid est connue et fiable.Le médicament exerce une action sélective de vasodilatation des petits vaisseaux, amenant ainsi une chute de la tension artérielle.@ EFFICACITÉ UNIFORME.La standardisation biologique du produit pur sur des chiens, chez lesquels la chute de la pression artérielle est utilisée comme point de repère, assure une constance absolue de l\u2019activité pharmacologique.@ EFFET CLINIQUE RAPIDE ET PROLONGÉE.Bien qu\u2019un dosage individuel soit essentiel pour un effet thérapeutique maximum, la dose moyenne de Veriloid (2.0 mg.à 5.0 mg.trois ou quatre fois par jour après chaque repas et au coucher) produit dans la plupart des cas une baisse soutenue de la pression artérielle.La détermination du dosage est décrite au complet en page 7 de la brochure intitulée: \u2018\u201cVeriloid in the Management of the Hypertensive Patient.\u201d Il est préférable que le médecin lise celte brochure avant de prescrire Veriloid; de cette façon, le meilleur résultat possible sera obtenu.Veriloid peut être obtenu sur prescription seulement, dans toute les pharmacies, en flacons de 100 comprimés rayés, de 1.0 mg.chacun.*BIBLIOGRAPHIE Wilkins, R.W.; Stanton, J.R., and Freis, E.D.: Essential Hypertension, Therapeutic Trial of Veriloid, a New Extract of Veratrum Viride, Proc.Soc.Exper.Biol.& Med.72:302 (Nov.) 1949.Wilkins, R.W.: Veratrum Viride and Essential Hypertension, New England J.Med.242:535 (Apr.6) Bauer, R.O.; Maison, G.L., and Stutzman, J.W.: Acute Toxicity of Veriloid for Some Laboratory Animals, Federation Proc.9:257 (Mar.) 1950.Maison, G.L., and Stutzman, J.W.: Bioassay Method for Derivatives of Veratrum Viride, Federation Proc.9:299 (Mar.) 1950.Stearnes, N.S.: Action of Veriloid Upon the Isolated Mammalian Heart, Federation Proc.9:319 (Mar.) 1950.Stutzman, J.W., and Maison, G.L.: Hypotensive Action of Veriloid, an Extract of Veratrum Viride, Federation Proc.9:318 (Mar.) 1950.Stutzman, J.W.; Maison, G.L., and Kusserow, G.W.: Veriloid, a New Hypotensive Extract of Vera- trum Viride, Proc.Soc.Exper.Biol.& Med.71:725 (Sept.) 1949.RIKER PHARMACEUTICAL CO., LTD.68 BROADVIEW AVENUE TORONTO 8, ONTARIO XXXVI L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 ) 4 7 WN ) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 | mais garde le réflexe tussigène i Arrête la toux déchirante.\u2026 a E MERCODOL apporte un soulagement rapide et approprié sans nuire au réflexe tussigène requis pour garder libres les passages de la gorge et les bronchioles.Cette ordonnance, complète et agréable au goût, contient un narcotique! anti- tussigène sélectif qui ne nuit aucunement au réflexe tussigène .un broncho- dilatateur?efficace pour le relâchement des bronchioles obstrués .un expectorants qui liquéfie les sécrétions.Ne cause pas de nausées, constipation, rétention de sputum ou stimulation cardiovasculaire ou nerveuse.\u2018 È LE SIROP ANTITUSSIGENE QUI ENRAYE LA TOUX-\u2014 GARDE LE REFLEXE TUSSIGENE : Une commande spéciale pour narcotique:s est exigée MERCODOL avec DECAPRYN® 30 cc.contiennent: pour le rhume a M Il 1Mercodinone* 100 ge.éacti 1 scifi erre 2Chlorhydrate de Nethamine* 0.1 Gm.réaction allergique spécifique TT Ot ee a CINCINNATI ® U.S.A.7 \u2019 Succursaie Canadienne: 44 Osler Street, Toronto 9, Ontario *Marque Déposée M E RCOD OL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 XXXVII C\u2019est pour mieux vous aider à venir en aide aux bébés que LES FAMEUSES PURÉES GERBER NOUS SOMMES PERSUADES COMME VOUS que les bébés sont notre capital le plus prometteur.Et nous savons quel rôle important vous échoit, celui d\u2019inculquer aux mamans le souci de toujours mieux nourrir leurs bébés.C\u2019est pourquoi, afin de vous aider, nous fabriquons maintenant dans notre usine canadienne, à Niagara Falls, un bel assortiment de purées.toni maintenant préparées au Canada NOUS vous avons présenté D'ABORD les 3 bouillies Gerber.MAINTENANT, nous vous offrons une grande variété de purées de fruits et de légumes, des soupes purées et des desserts en purée, tous prêts à servir.22 ANNÉES D\u2019EXPÉRIENCE DANS L\u2019ALIMENTATION des bébés américains garantissent chaque boîte de purée Gerber que nous préparons.Notre expérience nous a permis d'élaborer une méthode exclusive, la METHODE DES 2 GARANTIES.1\u2014Elle assure aux aliments leur saveur naturelle et pulvérise toutes les particules de ces aliments.2\u2014Elle conserve à la nourriture le maximum possible de sa valeur nutritive.Pour échantillons gratuits de nos trois bouillies et dépliant sur l'analyse des aliments servis aux bébés, écrire à Gerber-Ogilvie Baby Foods, Ltd., Niagara Falls, Canada.NOUS NOUS OCCUPONS UNIQUEMENT DE L'ALIMENTATION DES BÉBÉS.erber\u2019s Nourritures pour bébés XXXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.Présentation de la Nouvelle Pommade Antiphlogistine RUB A-535 Une nouvelle pommade émolliente et analgésique dans un excipient spécial, conçu pour faciliter l\u2019action rapide des médicaments.Mise au point et préparée par les fabricants de l\u2019Antiphlogistine bien connue.L\u2019ANTIPHLOGISTINE RUB A-535 a été parfaitement éprouvée en clinique de même que dans plus de 6,000 foyers.Elle a été préparée pour le soulagement symptomatique des douleurs et des malaises causés par: Rhumes de poitrine, arthrites, rhumatismes, névrites, foulures, douleurs musculaires et maux de tête.RUB l'EXyÿ renferme quatre ingrédients actifs: camphre, menthol, huile d\u2019eucalyptus, salicylate de méthyle.Wh : : TL stimule la circulation locale, apporte une chaleur bienfaisante par la production d\u2019une hy- perémie dans les régions où on l\u2019applique.I: : NE l'E xtP est offerte sous forme d\u2019une pommade émolliente et analgésique dans un excipient genre nouveau, qui favorise l\u2019absorption et facilite une meilleure activité des médicaments.s\u2019emploie aussi bien chez les enfants que chez les adultes.Cette pommade, d\u2019une blancheur parfaite, ne graisse pas, ne tache pas et possède une odeur agréable et rafraîchissante.A535 Re utilisée après des traitements par dia- thermie, rayons infra-rouges, bains de chaleur et autres formes de physiothérapie.Elle est particulièrement appropriée au traitement à la maison, entre les visites au médecin.IL NOUS FERAIT PLAISIR DE VOUS ENVOYER, À TITRE GRACIEUX, UN TUBE ORIGINAL DE 2 ONCES DE RUB A-535 POUR EN FAIRE L'ESSAI.Ecrivez au Dépt.U-2 THE DENVER CHEMICAL MFG.CO., MONTREAL 1, P.Q. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurtemIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.XXXIX Protection coe Tout comme la coquille du nautilus le protege contre les périls ambiants, ainsi le Gelusil*, associant un hydroxyde d\u2019aluminium inerte, spécialement préparé au trisilicate de magnésium, protège les régions enflammées ou ulcérées de la muqueuse gastrique contre les effets nuisibles du suc gastrique acide.Gelusil* est une préparation de goût agréable.un adsorbant antiacide efficace.Le Gelusil* procure un soulagement rapide et prolongé dans les cas d'hyperacidité gastrique et son efficacité est particulièrement remarquable lorsqu\u2019on l\u2019emploie comme adjuvant dans le traitement médical de l'ulcère de l\u2019essomac ou du duodénum.Le Gelusil* s'obtient sous forme de comprimés d\u2019un goût agréable.Comprimés \u2014 enveloppés séparément dans de la cellophane \u2014 boîtes de 50, 100 et 1,000.Aussi en flacons de 500.William R.Warner & Co.Ltd.727 King St.West, Toronto, Ontario Comprimés Gels von: *Nom déposé XL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 RHINIPHEN CORYZA GRIPPE MIGRAINE Chaque comprimé renferme: Acide Acétylsalicylique .5 grains Chlor.de Désoxéphédrine .0.625 mg Ménadione (Vit.K) .0.25 mg.Dans les affections ci-dessus, lorsqu\u2019il existe de la fiévre, 2 comprimés en une seule prise, suivie d'un comprimé toutes les quatre heures en cas de besoin.Dans les autres cas, 1 a 4 comprimés par jour.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, - - Montréal 10 avt | À avec BISULFA CEE 3 avec Î R S U L e I, ° .e J) les polysulfamidés de \u201cBio-Chimique vous garantissent une ® Toxicité réduite @ Cristallisation rénale réduite © Efficacité thérapeutique intégrale LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, - - Montréal 10 pe ses nt ent cl Bd Fe Eu 2% 7 Je LP a Br ht va Wa, a fey a 2 a \\ ee \u2026 5, Sr SEEN 2 tr e ; * es = Les i g A a A - a.0 > pere ccaittatt cad ; @ rr o © EN y ST os Hae, nh £3 rc em st 2 LL ota nan Wo i i i # bu an 5 = ss .se Ss ea > 7 ee 2 a se 2 = a 2e 5% pS is 5 RI & 8 ay .3 ce Sips - oY Lh Lo ee po i on ur Rs > , 2 a 2 Seon oR 457 ay 2 \u2018 N anni Ko ne goes a NS \u2014 ti 2 > 2] Co a2 ers Xi = oF 4 Le ser sa Rs pe io 8 fs & X ke ns LA A as fon] 3 = > 5 Ë fy ¢ 8 ; If pet, & 7 { ae 2 + i 3 f CARE 7 * cadeau complait vraimen o: » a in a > [2 7 oh 0 ers / HO fa > HE # vis A LE, Si I 2 : Px) ue La je ES 178 5 4 ss $ NR 4% # 5 à RN Ë Ne Bee ne + En ps 3 \u20ac #2 he 5 À f wa = > id oe a A a S is a a a CP Pe Ane 2 Lia pe NF É 2 Se, di 4.+ cé 6 ë eh A ey } \\ a a als un seu # a a Rs 24 # as $ 3 o ES : \u20ac 23 a 7 > Ars Tn A \u2018a 2 42 Sic E ea a ry a be = a 2 4 E à aE x A2 { 452 6 gs À a i LS a Éf 2 ; * Manis # Cu a i a A Hes ~ & =\u201c wr Fr i #.= 4 vi a bd ky : 3 2e 2e HY at ve, a Eel Fa ka A\u2014 | 5 nes rid ow\u2019 % I pat en à | Lu 3 SA \u2014_e ie dr 9 > = cer ei ri Le Fig at ta \u2018 du art 3 ie a, $ a 2 8 os.i wy = = 3 A = NT PAR RAYMON PRATS Ll A 2° 25 a x Cow mi q py, > Eros Lei Une vie nouvelle cl Heureuse pour l'enfant atteint du Petit Mal Use VIE LIBRE des entraves de crises fréquentes.Elle est maintenant possible pour une proportion élevée des victimes du petit mal\u2014et c'est grâce à deux drogues qui étaient inconnues il y a à peine quelques années.Ce sont la TRIMEDONE et son homologue la PARADIONE, produits résultant des recherches étendues et continues poursuivies par Abbott pour découvrir des antiépileptiques efficaces.Peu de temps après l'introduction de la TRIMEDONE en 1946, on l\u2019a désignée comme étant \u2018\u2019nettement la drogue de choix dans le traitement de la triade du pet mal.\" C'est là une affirmation bien catégorique, mais elle était basée sur de fortes preuves.Des 166 malades traités par la TRIMEDONE dans cette étude, 83 pour cent ont vu leur état s'améliorer.Certains d'entre eux furent débarrassés complètement de leurs crises, et le demeurèrent longtemps après la cessation du traitement.Puis, vers la fin de 1949, après trois ans d'essais cliniques la PARADIONE s\u2019avéra un anticonvulsif tout aussi efficace.Bien que son action remarquable soit semblable à celle de la TRIMEDONE, la PARADIONE a donné les résultats recherchés dans bien des cas où l'absence de réponse ou l'intolérance rendait impraticable le traitement par la TRIMEDONE.La valeur de ces deux drogues pour enrayer les symptômes du pet;t mal, les secousses cloniques et les crises acinétiques est clairement établie.VOYEZ TOUTEFOIS LA LITTERATURE avant d\u2019administrer la TRIMEDONE et la PARADIONE, Car il y a certaines précautions à prendre.Labora- a toires Abbott Limitée, Montréal 9.Cats tadione NOM DÉPOSÉ 1.Lennox, W.G.(1947), J.Amer.Med.Assn, 134: 138, May 10. Bulletin de \"Association des (Médecins de Langue Française ou Canada Fondée à Québec en 1902 T'Tlnton lIDédicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 78: MM.Albert-Weil (Jean) ; Allard (Eugène); Amyot (Roma); Archambault (Paul-René); Attendu (C.-A.) ; Autoniotti (U.) ; Baillargeon (Bernard) ; Beaulieu (Emile) ; Bédard (O.); Béique (Léon) ; Bégin (B.-G.); Bélanger (Léonard-F.) ; Bélisle (L.-P.) ; Bellefeuille (Paul de) ; Bertrand (Albert) ; Bertrand (Claude); Besançon (L.Justin); Blain (Emile) ; Boulanger (Jacques) ; Boulanger (J.-B) ; Bourgeois (Paul); Bourque (Jean-Paul); Boutin ().-R.) ; Boyer (F.); Brahy (Jules); Brault (Jean- Paul) ; Brodeur (Paul); Burckel (}.); Cabana (].- Ernest) ; Cazal (P.); Charbonneau (Jean); Cha- rest (G.); Charest (Fernand); Charette (H.); Charland (Richard-A.); Chenevert (Robert); Clermont (Moïse); Codounis (A.); Cornil (Lucien) ; Corriveau (A.-R.) ; Cyr (Donat-Paul) ; Daguet (G.); Dambassis (Jean-N.) ; Dargis (Jean); David (Paul) ; Derome (L.) ; Desjardins (Edouard) ; Desrochers (Jean-Léon) ; Dontigny (Paul); Doré (Réal); Dubé (Edmond); Dubé (Louis-Félix) ; Dubeau (Marius) ; Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger-R.) ; Dumas (Paul) ; Dupuis (Ronald) ; Forget (Ulysse); Fortier (De la Broquerie) ; Fortier (Marcel) ; Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques); Gagnon (Roméo); Gallie (W.E.); Gareau (J.- Roger) ; Gaulin (Eugène) ; Gavardin (Michel Bourgeois) ; Gérin-Lajoie (Léon); Gervais (Maurice) ; Giraud (G.) ; Gobeil (L.-J.) ; Grenier (E.-P.) ; Grignon (René) ; Grobon (Pierre) ; Groulx (Adélard) ; Hallé (Jules); Handfield (J.-P.); Hébert (Auguste) ; Henry (Francois); Jarry (J.-A.) ; Jean (André) ; Johnson (Réginald) ; Julien (P.-E.) ; Ju- tras (Albert) ; Lafond (Guy) ; Laframboise (Georges) ; Lamoureux (Louis); Lamy (Rouville) ; La- perriere (Vincent) ; Lapierre (Jeanne); Lapointe (Gaston) ; Larichellière (Raymond) ; Lasalle (G.) ; Latraverse (Valmore) ; Laulan (Robert) ; Laurendeau (Edmond) ; Laurier (Ruben) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René); Leclerc (G.) ; Leduc (Gaston); Legault (Jean-Paul); Léger (Jean-Louis) ; Léger (Lucien) ; Léonard (Claude) ; Lépine (Edgar) ; Lépine (Pierre) ; LeSage (Jean) ; Letienne (René) ; Letondal (Paul) ; Liberson (W.T.) ; Loignon (Gaston) ; Longpré (Daniel) ; Longtin (Madeleine) ; Lortie (Edouard); Mantha (Léo- pold); Marceau (Gilles); Marchand (J.-C.-A.) ; Marin (Albéric); Marion (Donatien); Martin (Hon.Paul); Massé (Philippe); Masson (Gaston) ; Millet (Joseph); Mirouze (J.); Mondello (Roméo); Monfette (C.); Newman (E.V.); Noël (J.-Ovila); Ostiguy (Marcel); Panet-Ray- mond; Panneton (Philippe); Paquette (J.-P.); Paradis (Bernard) ; Pilon (J.-Louis) ; Pinsonneault (G.) ; Plichet (A.); Poirier (Paul); Pothier (André) ; Potvin (Edmond) ; Pouliot (Antoine) ; Prud\u2019- homme (Jean) ; Ricard (Hector) ; Ricard (P.-M.) ; Rinfret (Lucien); Robillard (Eugène) ; Robillard (Rosaire); Rossignol (J.-C.); Roy (François) ; Saint-Martin (M.) ; Saucier (Jean); Séguin (Fernand) ; Simard (}.-Emile) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre) ; Stahl (A.) ; Tormey (Léonard L.) ; Tremblay (Gérard-O.) ; Trudel (Hermile) ; Turcot (Jacques); Turcot (Roland); Turcotte (Maurice); Vaillancourt (De Guise); Valin (R.-E.); Vézina (Norbert). 1390 Cancer du corps utérin.Considérations sur le (Jacques Blagdon) .752 Cancer du moignon gastrique.Gastrectomie pour ulcus et (Ch.Debray, M.Roux, R.Chevil- lotte, S.Ségal) -.oi ane 6 Cancer du rectum.Le (J.-René Roux) .1151 Cancer du sein.Critique des données actuelles et esquisse d\u2019une classification pratique.Le (Germain Pinsonneault et Albert Jutras) 1131 Cancer du sein.Le (Edouard Desjardins) 908 Cancer.Notre cause commune contre le (Hon.Paul Martin) .4220000 00412 144 a 12040 555 Cancer primitif de la plèvre chez l\u2019enfant.Le (Paul Giraud, René Bernard et Jean Coignet) 1254 Cardiaques.La réadaptation des (Pierre Marion) 266 Cardiologie.Nouveautés en (Paul David) 279 Carie dentaire.Nutrition et.\u2014 Interprétation du rôle de l\u2019alimentation dans la pathogénie de la carie dentaire.(H.Simonnet) .500 Carte de santé.L\u2019émission de la (Ad.Groulx) 172 Castration ovarienne bi-latérale pour métastases néoplasiques douloureuses.Trois cas de (P.Smith et Gérard Duprat) .256 Cervicites en clientèle.Le traitement des (Léo- nide Reid) iii a 1043 Chaire de cancérologie 3 la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Paris.Une (Roma Amyot) .1000 010 e eee eee ae ee see» 450 Chloromycétine.Auréomycine et (Henri Char- bonneau) ee 1033 Chloromycétine dans le traitement de la fièvre typhoïde de l\u2019enfant.La (G.Mouriquand, N.Boulez et Mme Miloutinowitch) .1250 Choroïdite guttata.(Claude Monfette) 652 Cinquante ans de médecine et de santé publi- («A o ove eee 675 Collagénopathie sclérodermique.Application de nouvelles méthodes et de nouveaux concepts a Pétude de la (Guido Bassi) .623 Comité médical conjoint France-Canada constitué.ee ee 370 Congrès: A propos du prochain congrès.(B.-G.Bégin) 239 Cinquième Congrès International du Cancer.(Origène Dufresne) .1182 Le XXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.1113 Le XXe Congrès des Médecins de Langue Française du Canada et l\u2019Hygiène publique.(Ad.Groulx) .498 Le XXe Congrès et le programme des spécialités.(Jean-Louis Pilon) .868 Le XXe Congrès: programme scientifique L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 préliminaire.(Pierre Smith) .865 Le programme scientifique du XXe Congrès.Vue d\u2019ensemble (Pierre Smith) .367 L'esprit du XXe Congrès des Médecins de Langue Française du Canada (Pierre Smith) 2.222011 LL LL LL LL 237 XXe Congrès de l\u2019'A.M.L.F.C.Allocutions des docteurs Hermile Trudel, J.-A.Vidal, D.Marion, R.Kourilsky, de Mgr Paul-Emile LGEr.«+ vv eee 1468 Message du Président du XXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada (J.-A.Vidal) 987 Programme du XXe Congrès.(Pierre Smith) 988 Quatrième congrès des médecins catholiques (Rome).(Léon Gérin-Lajoie) .75, 182 Vingt-septième congrès français de médecine (Genève) ov, 61 Convulsions et poussée dentaire.(Charles-H.Trudeau) .810 Coqueluche.Vaccination contre la variole et immunisation contre la diphtérie et la (G.Charest) oii LL LL 1056 Cortisone.À propos d\u2019A.C.T.H.et C.et leur application en rhumatologie.(Jacques Du- rivage) -.200 22212 a aa Le eee a aa aa ee 878 Criminologie, science profondément humanisan- te.La (Roma Amyot) .125 Cubitale.Paralysie c.tardive secondaire à un traumatisme du coude.(Roma Amyot) 14 Correspondance: Lettres de Paris.(André Plichet) ee 59, 298, 561, 1070, D Dégénérescence hépato-lenticulaire.Le syndrome neurologique et hépatique de la (Roma Amyot) .220 011 LA Le LL Lee as Lee 372 Déontologie médicale universelle.Code de (Léon Gérin-Lajoie) .1047 Dermite atopique par un antihistaminique.Echec du traitement de la (A.Marin, |.-P.Foisy, G.Leclerc) .2001200 0410024 381 Diarrhées du nourrisson.La farine de caroube dans le traitement des (De la Broquerie Fortier) .00 020204 LL 44 4 4 4 4 4 4e a Lee 241 Diarrhée épidémique des nouveau-nés.(Esdras Autotte) .2020024 401011414114 270 Diarrhées spécifiques de l\u2019enfant.Etude bactériologique des (Maurice Saint-Martin) 405 Diphtérie et la coqueluche.Vaccination contre la variole et immunisation contre la (G.Charest) .00242 004044 aa a 1 Le tee 1056 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTiN A.MLFC.\u2014 Montréal, décembre 1950 Discours prononcé à la séance inaugurale du XXVIIème congrès français de médecine, tenu à Genève, les 29, 30 septembre et ler octobre 1949, par le professeur M.Roch, président.(M.Roch) Discours prononcé au dîner annuel de la section de Québec de l\u2019Association Médicale Canadienne et des étudiants en médecine de l\u2019Uni- (L\u2019hon.Paul Martin) {Fernand Séguin) versité Laval.Diurétiques.Les Editoriaux: A propos du diagnostic de la toxoplasmose.(Paul Letondal) Biopsie et cancer de la peau.(Henri Smith) a +1 + 0 8 0 0 = + 0 0 0 8 4 + 1 0 0 02 0 Cinquième congrès international du cancer.(Origène Dufresne) Code de déontologie médicale universelle.(Léon Gérin-Lajoie).La chirurgie du pancréas.(Pierre Smith) Le beau rôle de la pédiatrie.(Roma Amyot) Le cancer du sein.(Edouard Desjardins) Le ministre fédéral de la Santé et le praticien.(Roma Amyot) Les analeptiques.(Roger-R.Dufresne) Les rayons X au service de l\u2019anatomie.L.Léger) L\u2019examen des artéritiques.(Maurice Ger- V1 Nouveautés en cardiologie.(Paul David) Valeur des médications nouvelles dans l\u2019otite externe.(V.Latraverse) E.E.G.en pédiatrie.Indications de I\u201d (J.Panet- Raymond) Enseignement de la médecine.A propos de I\u2019 (Edouard Desjardins) Enseignement.Propos sur I\u2019 dins) Epaule.Luxation récidivante de l\u2019 (Edgar Lépine et Raymond l.angevin) (Edouard Desjar- Tt ea Ee ee ee ae se es aa ae se ee na ee ke as a (Ad.Groulx) Epilepsie jacksonienne causée par une malformation hypertrophique de la pie-mère.Un cas d\u2019 (Paul-H.Crevier) Estomac.Le malade qui (Saint-Jean Desrosiers) Epidémies d\u2019autrefois.Les se plaint de son Estomac.Volvulus de I\u2019 (Lucien Julien) Estrogénique.Etude biologique d\u2019un complexe e.actif par voie buccale.(Christian Champy) Exercice de la médecine.Rôle prépondérant du praticien.Suggestions concernant I\u2019 (Roma Amyot) 52 911 550 31 553 1182 1047 429 1311 908 661 169 1465 660 279 778 1302 495 750 558 1023 1163 537 523 Exophtalmie.(Jean Lapointe et Fernand Croi- setiére) Fièvre des foins approche.L\u2019herbe à poux est en train de se ranger en bataille; détruisons- la avant qu\u2019elle fasse pleuvoir sur nous ses pollens.Le temps de la (Roméo Mondello) G Gastrectomie pour ulcus et cancer du moignon gastrique.(Ch.Debray, M.Roux, R.Che- villotte, S.Ségal) (Réal Doré) Goutte.Pathogénie de Ia #0 0 0 0 0 3 1 0 0 6 0 0 0 3 1 3 0 0 0 0 Goitre infantile.(François Françon) Grossesse.Contrôle du poids, de la diète et de l\u2019équilibre osmotique durant la (Jacques- N.Gagnon) Tt ee se ee as ss ss ss ae se er ee ee se Grossesse et tuberculose.(Gérard Léonard) Grossesse ectopique itérative.La (Jacques Gauthier) .0201020102101 LL LL LL LL H Hématome sous-dural chez l\u2019enfant.Le traitement de I\u2019 (Claude Bertrand) .Hémorragies rectales.A propos d° (Roland Gareau) Hernioplasties avec gaze de tantalum.(Dominique Gaudry) .LL Le \u201c\u201cHero-scopo\u201d dans la tempête obstétricale en rase campagne.(|.Douville) Histoire de la médecine dans la Nouvelle- France \u2014 l\u2019alkermès et le kermès minéral.(Gabriel Nadeau) Hommes et mondes chirurgicaux (Antonio Lecours) de Paris.Hôpital Sainte-Justine.Un grand hôpital pour enfants: I\u2019 ().-Alcide Martel) Hydronéphroses a symptomatologie gastro-intestinale.Les (Jean-Paul Bourque et J.-P.Brault) Hygiène de l\u2019enfance au Service de Santé de Montréal: son histoire et son programme actuel.La division de l\u2019 (Ad.Groulx) Hygiène publique.Le progrès de I\u2019 (Hon.Paul Martin) oo LL LE Hypertendus.Le fond de l\u2019œil des (Roland Cloutier) .110201001 LL LL LL Intestin.Le malade qui vient consulter, se plaignant de son (Jean LeSage) Intubation.Avantages et désavantages de I\u2019 (Jacques Lambert) 1391 638 1058 6 396 1173 808 765 1444 1274 1021 658 1457 924 43 1356 761 1323 34 769 1154 1392 K Kystes intrathoraciques chez l\u2019enfant (d\u2019origine: 1.digestive; 2.branchiale).Deux (Edouard- D.Cagnon) 00000000 ea aa aa ee 1280 L Lactarium de l\u2019Ecole de puériculture de la Faculté de Médecine de Paris.Le (Donat Lapointe) ie eee 1313 Lait à la campagne et en ville.(A.-J.-G.Houde) ci eee a ee 1061 Livres reçus .ua.122, 612 Lutembacher.Un cas de maladie de (Léon Lebe! et Chislaine Gilbert) .902 M Malformations congénitales des voies digestives dans la première enfance.Etude radiologique des (Arthur-F.Vallée) .1308 Médecin de famille et le progrès de la santé.Le (Hon.Paul Martin) .663 Médecine et chirurgie pratiques: Contrôle du poids, de la diète et de l\u2019équilibre osmotique durant la grossesse.(Jacques-N.Gagnon) .808 Convulsions et poussée dentaire.(Charles-H.Trudeau) 2220120042 i i 0 ea a a ane + 810 L\u2019insulinothérapie est le traitement actuel le prédilection dans la schizophrénie.301 Le Conteben contre la tuberculose.301 Les crampes musculaires des femmes enceintes.2022040202 4e eee eee sen 302 Le Cortisone et 'A.C.T.H.dans l\u2019arthrite rhumatoide.«vii iii iii i 0 000006 302 Chorée de Sydenham.302 La maladie de Dupuytren.302 Succinate de sodium dans 'intoxication barbiturique aigué.Extrait de muscle de bœuf dans l\u2019anémie pernicieuse.Seins périodiquement douloureux.Contre la crise de migraine.812 La lobotomie transorbitaire.190 La cortisone d\u2019origine végétale.191 La méningite tuberculeuse traitée par la streptomycine intraventriculaire.190 La peste.(Georges Blanc) .190 L'électro-encéphalographie découvre des formes larvées de l\u2019épilepsie.101 Le syndrome de Ménière: syndrome de carence vitaminique.-.01000000 190 Méningite pneumococcique guérie par la pénicilline.220220021000 04 ea La La ae 191 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Médecine française d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui au Canada.La (Antonio Lecours) .792 Médecins de langue française.Demande de .369 Métastases néoplasiques douloureuses.Trois cas de castration ovarienne bi-latérale pour (P.Smith et Gérard Duprat) -.256 Mononucléose infectieuse.Considérations à propos d\u2019un cas de (Henri Charbonneau) 1273 Monoplégie supérieure et prothèse.(G.Gingras et Kay Brady) .PR 1449 \u201cMors aut vita\u201d.(Urgel Gariépy) .797 Mortalité infantile dans la province de Québec.La (Paul Parrot) .1317 Mortalité infantile.Pédiatrie.Médecine sociale.(Albert Guilbeault) .285 Myélome décalcifiant ou maladie de Kahler.Un cas de (Roméo Boucher et Mlle Claude La- prade) ooo 529 N Nécrologie: Authier, le docteur J.-H.1508 Barabé, le docteur Alphonse .840 Bernard, le docteur Jean-Marie.(Maurice Gervais) .1202001 LL a aa an 208 Bernier, le docteur Alphonse.(Louis Bernard) 00002411 0e aa ea ee a a Aa ae ca anne 957 Caron, le docteur Thomas .209 Carreau, le docteur Armand .1508 Cliche, le docteur Ernest .208 Cypihot, le docteur Hector .240 Daviault, le docteur Stanislas (Maurice Ger- vais) 2.000020 000 eee 1508 Delage, le docteur Charles .1508 Desrochers, le docteur Emile (Roma Amyot) 591 Doray, le docteur Raymond .840 Dussault, le docteur Ernest-Alfred .\u2026.840 Faribault, le docteur J.-H.208 Fauteux, le docteur Mercier (Edouard Desjardins) .22222002 e 0 ae ea aa ass 0 006 1506 Gosselin, le docteur Henri .840 Hébert, le docteur Pierre .840 Landry, le docteur Philippe .209 Lapointe, le docteur Arthur .209 Lavigne, le docteur L.-F.1508 Lemieux, le docteur }.-P.-C.209 Lessard, le docteur Arthur (Albert LeSage) 1217 Millette, le docteur P.1508 Mousseau, le docteur J.-O.209 Ostiguy, le docteur Paul .1508 Paquette, le docteur Azarie .840 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Pellerin, le docteur Jean-Marie .Perrin, le docteur Louis-Georges .Saint-Germain, le docteur J.-E.Seers, le docteur Léopold PS Smith, le docteur Harry P.Trudeau, le docteur Arthur .Nouveau-nés.Diarrhée épidémique des (Esdras Autotte) Nouvelles: 102, 210, 325, 465, 593, 705, 841, 959, 1083, 1219, 1384, 1510.o O.M.S.Réalisations et projets de I\u2019 Amyot) (Roma Organo-dynamisme en psychiatrie.L\u2019 (François Cloutier) Otite externe.Valeur des médications nouvelles dans I\u2019 (V.Latraverse) es ss 8 sc 6 soa 4 + 60 6 0 1 0 0 6 2 5 2 1 0 0 010 0 (Pierre Smith) Paralysies congénitales et hygiène mentale.(J.Chs Miller et Ant.Blais) P.A.S.: historique, étude clinique et expérimentale à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur.(J.-P.Paquette, R.Laurier, J.-P.Milot et Maurice Doray) Pancréas.La chirurgie du Pédiatrie canadienne d\u2019expression française ?Existe-t-il une (Paul Letondal) .Pédiatre.La formation du (De la Broquerie Fortier) +.2020000 0000 0 00 a 0 a 0 0 ea eee 0 Pédiatrie.Le beau rôle de la (Roma Amyot) Pénicillinique.Un cas d\u2019embolie veineuse (Henri Smith) .2002002 000010 ae 0000 + Contribution au traitement (Rosaire Lauzer) Péritonite aiguë.postopératoire de la Peste.La (Georges Blanc) +.Plexus brachial.Traitement direct et traitement indirect.Lésions traumatiques du (Paul Vigneau) «iii iii Poliomyélite, maladie infectieuse ou trouble du métabolisme?La (W.J.McCormick) Poliomyélite.Médecine physique et (G.Gingras et Kay Brady) Posologie infantile.Conceptions françaises actuelles sur la (René Fabre) ® 0 se 8s + 8 se BE se ss se ee sr ee a .Le +.\"0.\" .Praticien et les spécialistes.(Alphonse Bernier) Praticien et l\u2019Université.Le (|.-Roméo Pépin) (Wilfrid +.20 + 8 1 4 + 01 4 0 + 5 0 + 4 » à + 4 + 0 4 1 0 + 5 Praticien.La semaine du \u2014 1950 Leblond) Praticien.Le (Roma Amyot) 277 778 429 1289 509 1243 1347 1311 1443 18 189 386 739 1017 439 175 287 Praticien.Le ministre fédéral de la Santé et le (Roma Amyot) Praticiens.Les spécialités et les médecins Prématurité: problème d\u2019hygiène publique.La (Bertrand Primeau) .\u2026.(G.-E.Cartier) Progrès de l\u2019organisation hospitalière.Hughes) Psoriasis.Essai étio-pathogénique du (J.Char- py) 1120 et Psychiatrie à la neuro-chirurgie par la neurologie.De la (Roma Amyot) Pression artérielle.La (H.G.\u2026 8 5 0 4 0.8 400 1 0 1 00 0 00 08 0 0 0 000 8 6 6 oe 8 ss es Te se BE ss ee vase a Psychologie moderne au service de la pédiatrie.La (].-E.-Alexandre Marcotte) Pylore.Sténose hypertrophique du Dubé) (Edmond .++ ++ + a ee woe 0 5 6 0 0 0 os» ee eae ave (Gé- Radiographie puimonaire à domicile.La rard Leclaire) Rayons X au service de l\u2019anatomie.Les (J.-L.Léger) -.coir ses Rectum.Cause exceptionnelle de perforation du (|.Lavoie et R.Fortin) Rédacteur en chef.Rapport du (Roma Amyot) \u2026.\u2026.Réhabilitation.Médecine physique et (Gustave Gingras et Maurice Mongeau) Revue des livres: 114, 230, 346, 480, 600, 720, 856, 974, 1228, 1519.Royaume de Maître Gaster.Le (Roger-R.Du- fresne) © ° 89 ae ss es ss 0s ss 00 es EE GL Eee ee se Salubrité dans les endroits de villégiature.La (L.-P.Cabana) Santé.Pour le progrés de la (Hon.Paul Martin) + .e.:.Sarcome fibroblastique du grand épiploon.Le (J.-René Roux) Service de Santé de Montréal.L'organisation actuelle du (Ad.Groulx) Service de Santé de Montréal.L'organisation actuelle du (Ad.Groulx) Service de Santé et la nutrition.Le \u2014 L\u2019hy- 0.s giène mentale au Service de Santé.(Ad.Groulx) .24200000 0840030 00 0 0 ea 8 10 a 06 Sociétés: L\u2019Association des Médecins canadiens en France, 16 mars 1950 .Journée Médicale à Shawinigan, 27 mai 1950.1 LLaa Lena ana Réunions scientifiques des Internes de l\u2019hôpital Notre-Dame.Séances des 11, 18 et 25 octobre 1949.a.s 208.6 1393 661 239 1338 546 916 1436 892 1331 1262 274 1465 1455 294 873 1094, 1064 789 283 886 668 785 37 836 837 1394 Réunion scientifique du Bureau médical de l\u2019Enfant-Jésus (Québec) : Séance du 11 février 1950: Sarcome secondaire du poumon.(H.Laliberté et M.Turcotte) Réunion scientifique du Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame: Séance du 27 septembre 1949: A propos d\u2019un kyste pseudo-mucineux d\u2019origine brennérienne accompagné d\u2019une hyperplasie de la muqueuse utérine, (Roland Simard et Simon Lauzé) Cas d\u2019invagination intestinale.(Esdras Au- totte) .120202200444 20 4 0 4 4 a 0 0 a à Nouvel appareil à pression positive pour usage post-trachétomique.\u2014 Démonstration.(V.Latraverse) .Leucoplasie et cancer.(Adrien Lambert) Séance du 27 octobre 1949: Séminome ou dysgerminome de l\u2019ovaire avec métastases tardives intrathoraci- ques.(J.Prévost et R.Chénier) (Frs Ar- .Fistule gastro-jéjuno-colique.chambault et R.Dufresne) A propos du symposium neuroradiologicum.(J.-Louis Léger) Rœntgenthérapie intravaginale du cancer utérin.(Paul Brodeur) Séance du 22 décembre 1949: Un cas de nanisme.(C.-E.Grignon et J.Grignon) oot eee Méningite aiguë.(Un cas).(André Mac- Kay et R.Lapointe) (C.-A.(Esdras Autotte) Syndrome oculo-glandulaire de Parinaud.(Jules Brault et R.Charbonneau)\u2019 .Grossesse et occlusion intestinale.Attendu) Angine toxique.Maladie d\u2019Addison à début inusité.(Ch.- E.Grignon et J.Grignon) .Séance du 24 novembre 1949: Syndrome de Pancoast.(J.Prévost, A.Parenteau et R.Jolicœur) Vitamine E dans le traitement des ma- {Paul David ladies cardio-vasculaires.et J.Fourcand) Un cas de thrombo-phlébite sous-cutanée abdominale.(René Grignon) Echec du traitement de la dermite ato- pique par un antihistaminique.(A.Marin, J.-P.Foisy et G.Leclerc) (C.Bertrand et |.Céphalée allergique.Léger) Un cas de giardiase.(Jean Piette) 589 96 97 99 99 200 203 205 206 576 578 581 583 584 586 823 827 830 831 833 834 Amyotrophie familiale de la première enfance type Werdnig Hoffmann.(AI- bert Guilbeault) Séance du 26 janvier 1950: Diagnostic d'élimination.(Jean Tremblay) Artériographies cérébrales.Léger) (Jean-Louis Ophtalmoplégie par anévrysme carotidien.(Roma Amyot) Traitement du zona par (Georges Leclerc) Séance du 20 avril 1950: Traitement chirurgical de la sténose mitrale.Commissurotomie.(E.-D.Gagnon et Paul David) Cancer muco-érosif de l\u2019estomac.(Laurent Archambault) Neuro-syphilis vasculaire avec liquide céphalo-rachidien négatif ou hémiplégie droite chez un cas de syphilis latente ancienne.(Roma Amyot et Georges Leclerc) Séance du 25 mai 1950: Prothèses artificielles chez des enucléés.(Roland Cloutier) Recherche et dosage des protides.(Etude de quelques causes d\u2019erreurs) (Paul Riopel) FR a A 4 4 LA A A A a La Le etes Un cas de shock.(G.-A.Cloutier) Sténose pylorique et ulcères gastriques récents.(R.Dufresne, R.Grignon, R.Gélinas et Y.Rouleau) la protamide.La grossesse ectopique itérative.(Jacques Gauthier) Diabète et grossesse.(D.Marion, A.Guil- beault, A.Gratton et F.Joncas) Société de Gastro-Entérologie de Montréal: Séance du 30 mars 1950: Un cas de polypose gastrique.Gareau) (Roland Un cas de pancréatite œdémateuse traitée par la novocaïne intraveineuse.(Ronald Dupuis) Un cas d\u2019ulcère géant de la petite courbure guéri.(Roger-R.Dufresne) Un cas de cancer d'estomac avec métastases osseuses.(Yves Chaput) La Société Médicale de Montréal: Séance du 10 octobre 1949: Mortalité chez l\u2019enfant d'âge scolaire.(Antoine Valois) Contrôle des maladies contagieuses à l\u2019école.(G.Charest) L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buremn AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1950 835 948 951 952 954 1212 1213 1215 1497 1499 1501 1503 1503 1504 822 822 822 823 92 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 1395 Autres aspects des problèmes de santé de l\u2019écolier.(B.Primeau) Séances du 8 novembre 1949: Les maladies lymphocytaires traitées par le gaz moutarde.(Eug.Balangero) Quelques cas de chirurgie chez le nourrisson.(Lucien Julien) Un grand brûlé.(G.-O.Landry) .Constipation chez les enfants.Joncas) .22211 La a La Chirurgie cardiaque.(Mercier Fauteux) \u2026 .Diagnostic précoce du cancer utérin (technique de \u2018\u201c\u2018Surface biopsy\u201d).(Pierre Rabil) +.10202011 La LL LL LA LL Séance du 22 novembre 1949: Traitement médical du goitre.(C.-E.Grignon) 0202020100 a aa La LL Traitement chirurgical du goitre.(Réal Doré) .Cee ee.Traitement radiothérapique du goitre.(Origéne Dufresne) .Séance du 6 décembre 1949: Lichen.(Roland Blais) .Nouveau traitement du psoriasis.(Roland Blais) .Résultats tardifs de deux cas de néphro- pexie.(J.-P.Bourque) Diverticules pharyngo-cesophagiens.Diverticules de Zenker.(|.Bruneau et GC.Parenteau) -.Les traitements de l\u2019asthme.(Gérard Cas- grain).00221 LL LL LL Le LA Lan Un cas de tumeur de vessie: traitement chirurgical.(Jean Charbonneau) Un cas d'\u2019infantilisme génito-statural.(Paul Dumas).Trois cas d\u2019énucléation avec prothèse de Cutler.(Frs Henry et C.Monfette) La radiothérapie de contact.Principes \u2014 Démonstration.(A.Jutras, C.-A.Lan- glois et J.-P.Jean) .Varices cesophagiennes et gastriques.Syndromes radiologiques.(A.Jutras et M.Longtin) .Persistance d\u2019une portion notable de membranes pupillaires bilatérales chez une fillette de deux ans et demi.(Roland Lapointe) Embolie artérielle.(Léon Lebel et G.Mi- gnault) .LL LL Médiastino-péricardite.(R.Lefebvre et P.Marion) Péricardite constrictive.(R.Lefebvre et P.Marion) .93 93 93 93 93 93 199 199 199 314 314 315 315 315 315 316 316 316 318 319 319 319 Un cas d'iléite de colite segmentaire (Maladie de Crohn).(Charles Lefran- COIS) .22 202221 L LA Le La aa a a LL LL 322 Tumeurs du bassinet.(J.-P.Legault) .322 Un cas de nanisme rénal.(P.Letendre).322 Un cas d\u2019hémorragie intracérébrale opéré.(André Parenteau) .324 Séance du 7 février 1950: Un cas de tumeur présacrée.(R.Grondin et René Roux) .574 A propos de vitamine Bi.(Léopold Morissette) .22020 1201112 A AL ea LL 574 Les fistules ano-rectales.(Réginald et Paul Archambault) .574 Un cas de division palatine.(Gérard Hé- bert) .574 Considérations sur la thrombose coronarienne et l\u2019emploi du Dicoumarol.(P.Marion) 12001101 LL LL LL LL 574 Séance du 21 février 1950: Le rôle des carences en vitamines dans la production des anomalies de développement.(A.Giroud) .575 Quelques aspects de la distribution des soins médicaux, (Jules Gilbert) .575 Séance du 7 mars 1950: Quelques conditions associées rencontrées au cours du traitement du diabète.(L.-H.Gariépy, A.Gratton et F.Joncas) 685 Cancer du côlon droit simulant l\u2019appendicite sub-aiguë chez un homme de 30 ans: confrontation anatomo-radiologi- que.(Yves Chaput) .685 Cancer du pôle supérieur de I\u2019estomac.(René Rolland) .685 Syndrome de Sheehan chez une diabétique.(C.-E.Grignon, J.Grignon et P.Dontigny) PE LL LL LL EC 4e Le A LL LL LS 685 Tétanie post-thyroidectomie.(C.-E.Grignon, J.Grignon et P.Dontigny) .686 Un cas de thyrotoxicose et gigantisme.(C.-E.Grignon, ].Grignon et P.Don- tigny) 2201111 LL LL LL LL LL 686 Traitement médico-chirurgical du goitre.(C.-E.Grignon, R.Grignon et |.Grignon) .200211 LL LA LL LL LL 686 Péritonéoscopies.(A.Mackay) .686 Un cas d\u2019adénome du col utérin et d\u2019arthrite rhumatoide.(E.Ménard) .686 Céphalée allergique.(Jacques Léger) .686 L\u2019asthme non allergique.(Jacques Léger) Ce 4 4 4 4 4 A a LL LL LL LL LL LL LS 687 1396 Lymphosarcome.(L.Morissette) .687 Pleurésie à éosinophiles.(B.Baillargeon) 687 Cancer du poumon (carcinome bronchique) 687 Tumeurs thoraciques.-.688 Maladies cardio-vasculaires chirurgicales.691 (J.Prévost, P.Brodeur, P.David, ED.Gagnon, V.Latraverse, ].Léger, J.-L.Léger, S.Lauzé, A.MacKay, Clai- re-G.MacKay, P.-M.Ricard, L.-C.Simard).Gastrectomie totale abdomino-thoracique.(C.-E.Hébert, F.Archambault, E.-D.Cagnon, R.Rolland, R.Décarie, M.La- moureux, B.Laforest) .691 Castrectomie d\u2019urgence.(R.Dufresne, 'F.Archambault et M.Lamoureux) .693 Ulcéres perforants post-gastro-entérosto- mie.(R.Dufresne et F.Archambault) 693 Ulcère gastrique perforé et cloisonné.(R.Dufresne et M.Lamoureux) .693 Ulcère du bulbe et cancer d\u2019estomac associé.(Roland Décarie) .693 Luxations récidivantes de l\u2019épaule.(M.Lamoureux) .0.200.LL 693 A propos de la migration des calculs.(L.Bergeron) .\u2026.\u2026.220200000000 0 693 Chirurgie réparatrice et reconstructive.(G.-E.Cloutier) .00000200 693 Cas de nécrose aseptique post-traumati- que.) (R.Grignon et J.Phaneuf) 693 Hernie diaphragmatique.(R.Grignon et J.Phaneuf) .693 Paralysie de la jambe post-phlébitique.(R.Grignon et J.Phaneuf) .694 Thrombose de la veine axillaire.(Luc Lafortune) .viii i.694 Fractures du col fémoral et fractures in- tertrochantériennes.(L.Archambault) 694 Tendance actuelle du traitement des fractures.Fracture de la diaphyse fémorale.(J.Tremblay.et L.-R.Dionne) -.694 Fractures de la diaphyse des os de la Jambe.(R.Champoux) .694 Fixation intra-médullaire des fractures récentes.(G.-R.Boileau) .694 Tumeurs cérébrales et médullaires.(C.Bertrand et B.Meloche) .695 Lésions vasculaires cérébrales.(C.Bertrand et B.Meloche) .696 Lésions vertébrales.(C.Bertrand et B.Meloche) «+ ev eee 696 Nécessité de maintenir les voies respiratoires supérieures libres.(L.Lamoureux et ses assistants) .696 L\u2019anesthésie rachidienne.Démonstration des solutions hypo-iso-hyperbares.(L.Lamoureux et coll.) .L'anesthésie régionale.(L.Lamoureux et coll.) AAA Dossiers et statistiques en anesthésie.(L.Lamoureux et ses assistants) © esa eee.Les vomissements mécaniques du nourrisson.(Albert Guilbeault) Les pleurésies purulentes.(E.Autotte) Hypothrepsie et athrepsie du nourrisson.(Présentation de cas.) (Norbert Vézi- na) 451120 nee a ee ee ea aa seen à Convulsions chez l\u2019enfant.(C.Léonard) Cataractes congénitales.(C.Léonard) Mongolisme et crétinisme.(Gilles Huard) Tétralogie de Fallot.(].Piette et P.David) Persistance du canal artériel.().Piette et P.David) «veer.Dermatoses diverses.(A.Marin, F.-L.Boulais, A.Lambert, J.-P.Foisy et G.Leclerc) Echec du traitement de la dermite ato- pique par un antihistaminique.(A.Marin, J.-P.Foisy et G.Leclerc) Syphilis cardiovasculaire avec anévrysme aortique et anévrysme de la sous- clavière gauche.(A.Marin, J.-P.Foisy et Paul David) Traitement du zona par la \u2018\u201c\u2018Protamide\u201d.(Georges Leclerc) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.(F.-L.Boulais) Neurosyphilis asymptomatique avec L.- C.-R.groupe 1.(Geo.Leclerc) .=.Lupus érythémateux.Hernie discale lombaire.Algie lombo- sacrée.(Roma Amyot) .Neurosyphilis \u2014 Méningo-myélite.Paralysie générale probable associée.(R.(Amyot) .w.w.w.Hémiplégie gauche.Syndrome de lésion tumorale intra-crânienne.Ramollissement cérébral par thrombose caroti- dienne.(R.Amyot) .Hernies discales lombaires multiples.Sciatique droite.(R.Amyot) Exentération avec ou sans greffe cutanée.Strabisme.Indications et résultats opératoires.\u2026 ++» 0 2% 4 u 68 5 0 0 0 2 0 4 4 6 0 0 0 2 0 50 Cataracte.20200020 ee Glaucome scléro-iridectomie.Dacryosysto- rhinostomie.\u2014 Technique modifiée de Dupuy-Dutemps.020000000 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 697 697 697 697 697 697 697 697 698 698 698 698 698 699 699 699 699 700 700 700 700 700 700 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Rétinite pigmentaire.Lawrence Moon- Bied!.\u2014 Névrite rétro-bulbaire familiale.(Maladie de Leber).701 Corps étrangers intra-oculaire.Technique de localisation précise.701 Fond de l\u2019œil \u2014 Hypertension \u2014 Diabète.(J.Brault, A.Godin, L.Gélinas, R.Cloutier et R.Charbonneau) .701 Otorrhée muco-purulente aigué guérie par la chloromycétine, .701 Evidement mastoidien par voie endau- rale.«oi eee eee 6 701 Fistule rétro-auriculaire post-opératoire ancienne.2.20020040 0000000000 701 Traitement radical de la pansinusite associée à la polypose nasale ou à un épi- thélioma papillaire ethmoidal.702 Nouveau procédé de soutien de l\u2019orbite après ablation du maxillaire supérieur et de l\u2019ethmoïde pour épithélioma spino- cellulaire.«vivir iii eee eee 702 Traitement chirurgical du cancer du larynx.702 Instruments nouveaux.703 (Jules Brahy, V.Latraverse et Paul Guertin.) Hystérographies comme aide-diagnostic dans les hémorragies utérines.(L.Gérin-Lajoie, L.-A.Magnan, R.Simard et J.Gauthier) .703 Fibrome libre en dégénérescence kystique et nécrotique.(Roland Simard) .703 Les diagnostics différentiels en urologie.(Paul Bourgeois, L.Sylvestre, L.-E.Fournier et J.-P.Ethier) .703 Artériographies cérébrales.(Jean-Louis Léger) .oi es 703 Prolapsus transpylorique de la muqueuse gastrique.(Jean Michon et Jules La- berge) o.oo L a ea een 703 Rœntgenthérapie intravaginale dans le cancer utérin.(Paul Brodeur) .704 Tests de sensibilité aux antibiotiques.(A.Bertrand) .2.220220 L aa ee aa 704 Microculture sur lames du bacille de Koch dans le plasma humain pour déterminer la streptomycino-résistance.(André Leduc) .202000000 704 La Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec: Séance du 18 septembre 1949: Cancer du cardia.Traitement chirurgical par voie endothoracique.(Sept observations).(Francois Roy) .94 Anesthésie en pédiatrie.(Fernando Hudon et A.Jacques) oii Séance du 30 septembre 1949: L\u2019alcoolisme chronique et ses traitements.(Lionel-H.Lemieux) .Traitement du vertige de Ménières.Emploi des antihistaminiques.) (Charles- A.Martin et A.Beaudry) .Séance du 4 novembre 1949: Présentation de classification d\u2019interprétations radiologiques des pneumoconioses.(Jules Gosselin) .Fistulation bronchique d\u2019un abcès potti- que dorsal.(J.-P.Roger et M.Beau- lieu) 2.22 24 LL LA LA LL a a 0 4 a aa a a aa ue Dilatations bronchiques des lobes supérieurs.(Roland Desmeules) .Séance du 3 février 1950: Encéphalite non suppurée avec dissociation albumino-citologique.(G.Desro- chers, À.Pelletier et L.Bourgoin) Leuco-encéphalite.(Alph.Pelletier et Jean Delage) .«iii eue Rupture spontanée du cœur.(G.-H.Larue et Yves Rouleau) .Obésité post-encéphalopathique.(J.-C.Miller et A.Blais) .Séance du 3 mars 1950: Revue des cas d\u2019arthrite depuis juillet 1949.(Jean Rousseau et C.Delisle) La Maladie d\u2019Alhers-Schonberg.(Ostéo- pétrose \u2014 ostéomarmoréose).(S.Le- blond, P.-E.Côté et R.Pichette) Confusions mentales.(C.-Chs Miller) Deux cas d\u2019hématémèse grave.(J.-L.Petitclerc et G.Marceau) .Séance du 14 avril 1950: Considérations sur l\u2019acide para-amino- salicylique en tuberculose pulmonaire.(C.-H.Dorval) iver.Application de divers traitements de la tuberculose pulmonaire.(R.Desmeules, R.Dion et L.Montminy) .Streptomycino-résistance et corollaire thérapeutique.(M.Giroux) .Soins de santé au Canada et l\u2019avenir.Les (Hon.Paul Martin) .0202000002 sacs ace» Sous le règne du médecin.(Roger Duhamel) Spécialisation vs la pratique médicale.Ou allons-nous?La (L.-F.Dubé) .Sténose mitrale.Commissurotomie.Traitement chirurgical de la (E.-D.Gagnon et Paul David) iii ee ee cree 1397 94 94 95 95 95 95 575 575 576 576 1210 1210 1210 1211 1211 1211 1211 1050 1195 47 1398 Stérilité chez la femme.Quelques considérations sur le facteur tubaire dans le problème de la (Samuel Letendre) Stérilité.(Roland Si- mard) .2221 LL LL LL LL LL LL LL Le facteur ovarien en Stérilité masculine.Aspect endocrinien de la (Paul Dumas) Streptomycine en tuberculose.La (Ruben Laurier) «vii ee Streptomycine.Traitement de l\u2019invasion tuberculeuse du nourrisson par la (Robert Debré, P.Mozicconacci, H.-E.Brissaud, S.Kaplan et G.Bouveau) \"0.Subventions fédérales d'hygiène.Quelques faits au sujet des © se ek + + #8 + 4 + 4 + + 4 6 0 6 4 0 8 5 6 2 0 10 6 Sympathiques.A des infiltrations (Maurice Gervais) propos Syncopes.Les (Léon Lebel et Gérard Migneault) Syphilis congénitale.Quelques notes concernant La (Albéric Marin) T \u2018 Thyréoglosse.La fistule (René Grignon) (Paul Dufault) Toxoplasmose.À propos du diagnostic de la (Paul Letondal) Toxoplasmose infantile.La (Roland Thibodeau) Toux qui persiste.Une «60 0 0 6 0 4 4 4 4 8 6 0 + 6 5 2 1 4 0 8 Trois hommes, trois théories, trois erreurs ?(Louis-Félix Dubé) Tuberculeuse.Etude critique de la primo-infection (R.Kourilsky et coll.) \"+1 + 6 0 2 5 0 0 + 0 0 1 6 8 8 0 4 00 .Tuberculeuse.Traitement de l\u2019invasion t.du nourrisson par la streptomycine.(Robert Debré, P.Mozicconacci, H.-E.Brissaud, S.Kaplan et G.Bouveau) .Tuberculose.Dépistage en série de la (Philippe Landry) .aan Tuberculose.Dépistage systématique de la (G.Jarry) (Gérard Léonard) Tuberculose.La recherche du bacille de Koch, élément essentiel du diagnostic, de la conduite du traitement et de la guérison de la (Maurice Saint-Martin) Tuberculose.Grossesse et 132 142 127 1169 1246 781 24 653 1285 28 261 31 1294 929 1408 1246 1184 1011 765 Tuberculose.La streptomycine en (Ruben Laurier) Tuberculose pulmonaire, osseuse et génitale.(J.Prévost et F.Lafleur) Typhoïde.La chloromycétine dans le traitement de la fièvre t.de l\u2019enfant.(G.Mouriquand, N.Boulez et Mme Miloutinowitch) U Ulcère peptique gastro-jéjunal après gastrectomie.(Armand Voyer) Ulcère gastrique perforé chez un nouveau-né avec survie.(Jean-Louis Léger, Paul-M.Ricard, Claude Léonard et Jean Piette) Ulcères gastro-duodénaux.Opothérapie nerveuse et (Pierre Grobon) viii.Ulcus.Gastrectomie pour u.et cancer du moignon gastrique.(Ch.Debray, M.Roux, R.Chevillotte, S.Ségal) .\u201cUnion Médicale du Canada\u201d en 1881.L\u2019 80, 192, 303, 452, 564, 677, 813, 939, 1202, 1485.Union Médicale du Canada?Pourquoi L\u2019 (R.Amyot) Urèthre avec calcul chez la femme.Diverticule de I\u2019 (Paul Labbé, John Fisher et Antoine Pettigrew) «vcore e eee Urologie.L\u2019examen clinique en (Jean Char- bonneau) .0200000 00040 ee a ses a es 0 Utérus et des organes annexes.Absence congénitale de l (Ulysse Forget) Vv Vaccination antidiphtérique.Mémoire sur la (Gaston Lapierre) Variations sur un thème de Maurice Chevalier.(René Guénette) Variole et immunisation contre la diphtérie et fa coqueluche.Vaccination contre la (CG.Charest) .00000 00450 aa a aa 41e ee Veine cave supérieure.Syndrome de la (Paul David et |.Gratton) Vésicule biliaire.Absence congénitale de la (Paul Labbé et Antoine Pettigrew) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 1169 144 1250 1422 1277 1177 1073, 51 647 417 1448 1265 933 1056 257 TABLE ALPHABÉTIQUE DES ANALYSES A Abcès tuberculeux traité avec succès par aspiration et injection de streptomycine.ree se Abcés pulmonaire par la pénicilline introduite par ponction intrapleurale.Le traitement de I\u2019 Abcès pulmonaires aigus et chroniques.traitement médical des Acide para-amino-salicylique.Réactions fébriles à |\u201d ACTH.Résultats de la thérapeutique par I\u2019.Actinomycose pulmonaire.L\u2019 Adénite sub-aigué bénigne de nature inconnue.Sur une épidémie familiale d\u2019 Adénopathies par Nouveau cas d\u2019 griffes du chat.Adénopathies régionales sub-aiguës et spontanément curables avec intradermoréaction et lésions ganglionnaires particulières.Sur une Alimentation et santé Aliments.Le besoin d\u2019a.exprimé par le nourrisson.Allergie bactérienne, étiologie fréquente de l\u2019asthme infantile, surtout de enfance.L\u2019 la première Anévrismes.Le traitement chirurgical des Angiocardiographie chez l\u2019enfant.Contribution\u2019 à étude de I\u2019 Anorexie chez les tuberculeux.L\u2019insuline dans le traitement de I\u2019 \u2014 Une technique modifiée Appendicite aigué: facteurs contribuant au déclin de la mortalité durant une période de vingt ans.L\u2019 Artère vertébrale.Angiographie percutanée de I\u2019 Athrepsie du nourrisson.Recherches sur l\u2019opothérapie thymique dans I\u2019 Arthrite rhumatoïde.Les effets du pregneno- lone dans I\u2019 Arythmies cardiaques.L\u2019emploi de la quinidine dans le traitement des Asphyxie fatale causée par la rupture intra- trachéale d\u2019un ganglion tuberculeux.L\u2019 .Asthénie neuro-circulatoire.L\u2019 Asthmatique.Le traitement de l\u2019état de mal Asthme infantile, surtout de la première enfance.L\u2019allergie bactérienne, étiologie fréquente de I\u2019 Asthme (syndrome de Loeffler).Foyers de nécrose disséminés avec éosinophilie et artérite dans un cas d\u2019 1488 1487 817 816 680 1205 1361 1361 1361 1366 1364 1362 309 1370 568 1208 1208 1363 1074 1207 1077 944 1362 Auréomycine.L'action de l\u2019a.sur la flore bactérienne du tractus intestinal de l\u2019homme: contribution à la préparation préopératoire BAL dans le traitement des empoisonnements par l\u2019arsenic, le mercure et autres poisons métalliques.L'utilisation du Barbituriques.Traitement de choix dans l\u2019empoisonnement par les B.C.G.La vaccination sous-cutanée et cutanée par le B.C.G.Une épreuve nouvelle et pratique de cuti-réaction au B.C.G.pour déceler l\u2019allergie tuberculeuse totale contre nocturnes des membres inférieurs.Benadryl les crampes Le Bronchectasie apicale.La Bronchiques.Etude expérimentale d\u2019anastomoses C Cancer de la portion cervicale et thoracique haute de l\u2019æsophage, opéré en un temps par œsophagectomie et œsophago-gastrosto- mie cervicale: deux cas.Cancer et tabac Carbone.Anoxie par le monoxyde de Carcinome du poumon.Analyse clinique et étude de 502 cas de Carcinome bronchogénique inopérable.La moutarde nitrogène dans le traitement du Cardiaque.Etude statistique de 500 autopsies de sujets morts d\u2019une hypertension artérielle ou d\u2019une affection c.dans les services hospitaliers parisiens.Cardiaques congénitales.Diagnostic des maladies c.c.les plus fréquentes.Cathétérisme du cœur et l\u2019étude des gaz respiratoires dans les cardiopathies congénitales.Le Cétostéroïdes.L'interprétation clinique des dosages urinaires des ]7- Chirurgie thoracique en pédiatrie.Chloromycétine dans le traitement de la fièvre typhoïde.La Choanes.Atrésie congénitale des Cholédocotomie.Le drainage biliaire après c.selon le procédé de Voelcker modifié.Cholédoque: observation.du Dilatation kystique \"58 \u20ac 55 8 0 0 0 1 6 00 0 3 6 0 6 3 0 1 5 8 3 1 4 0 0 4 0 00 0 0 569 82 1075 194 946 816 1077 1207 1490 943 942 1204 1488 305 307 1364 1204 1376 1076 197 458 1400 Coarctation de l\u2019aorte durant la première enfance.La Collagène.Pathologie de la laire diffuse\u2019\u2019 ou maladie de = ++ + 2 + 0 2 0 4 + 0 0 6 5 1 0 0 0 2 1 0 000 00 \u2018\u2018maladie vascu- +.Coqueluche chez le jeune enfant.La Traite- +.0.Coqueluche par le chloramphenicol.ment de la Coqueluche.Valeur de la rœntgenthérapie dans le traitement de la .Corps étrangers non-opaques: cause d\u2019hémoptysie et de suppuration pulmonaire fréquente chez les enfants.Les Coxa-vara.Le traitement du c.-v.de l\u2019adolescence.Etude des résultats de 42 cas.Crampes nocturnes des membres inférieurs.Le benadryl contre les © so 8 8 6 8 se ss es es se es 2s ee Craniosténoses.Classification des Dermatomyosite 4a 8 2 ee 4 ss es ee es se ss ss ee vs en Diabète juvénile.ccc Diverticule de Meckel, cause de moelena chez l\u2019enfant.Hémorragie d\u2019un Duodénale.Obstruction d.d\u2019origine extrinsèque chez le nourrisson.PT Dyslexie chez les enfants.Dysménorrhée fonctionnelle.Les vasodilatateurs dans le traitement de la .\u2026 .0.Electro-cardiogramme normal et pathologique.Nouvelles bases d\u2019interprétation de l\u2019 oe os an Electro-cardiographiques dans un cas de syndrome de Wernicke.Changements .Electro-choc: une mise au point.L\u2019 Electro-encéphalographiques des néoformations des hémisphéres.Signes +.0 1 + #4 5 2 0 = 0 0 0 40 Embolie artérielle des membres.L\u2019 Encéphalite et mononucléose infectieuse.Epitrochlée.Traumatisme de I\u2019 Erythème noueux, L\u2019 Fièvre des foins.La pyribenzamine en instillation nasale pour le soulagement de la Fièvre typhoïde.La chloromycétine dans le traitement de la Foie.Etudes électrophorétiques des maladies du Foie.La biopsie aspiratrice du f.par voie trans- thoracique.ee ++ ++ ++ 0 +4 46 0 +1 00 + 5 2 5 0 0 6000 Castrectomie totale pour tout cancer opérable de l\u2019estomac.La .- 1370 814 1363 312 1382 194 457 816 1380 945 193 1374 1376 683 1491 86 88 89 1493 1078 1378 683 943 311 1076 566 82 Glomérulonéphrose: une manifestation morphologique de l\u2019ischémie du cortex rénal dans l\u2019oligurie toxique et la néphrose du néphron distal.Goitres toxiques.Traitement des g.t.par l\u2019iode radio-actif.- +.5 a 008 0 + 0 +45 4 6 4 6 0 2 5 a + se ea Golgi.La nature de I'appareil de Griffes du chat.La maladie des Griffures du chat Un nouveau cas de polyadé- nopathie sub-aigué paraissant consécutive a des ss se ab ca usa se.» 606% 2 00 0 6 0 8 5 60 5 0 1 4 460 4 6 + 9 as Hématome sous-dural calcifié.+ + + + + 2 60 + 0 Hémochromatose exogène par suite de transfusions multiples.Hépatique.Pronostic et traitement de l\u2019insuffisance \u2026.8 + ae 68 8 8 as ss Te se es ve es es ees ee Hépatostéatose massive.pancréas et Fibrose kystique du Hernie de l\u2019hiatus.\"0.0 ++ +0 + 0 0 8 40 0 6 1 0 0 0 0 0 Hernie inguinale chez l\u2019enfant.Traitement de Hernie inguinale chez le nourrisson et l\u2019enfant.Le traitement de la +0.02 60 0 0 sass se Hypertension artérielle.Etude statistique de 500 autopsies de sujets morts d\u2019une h.a.ou d\u2019une affection cardiaque dans les services hospitaliers parisiens.Hypertension.Le rein atrophique et I\u2019 Intolérance chez les enfants.Les réactions d\u2019 \u2026.\u2026.lode radio-actif.Traitement des goitres toxiques par I\u2019 eo 8 ss tt 2 8 8 .w.°.+.Loeffler.Syndrome de 8 4 4 se es et se se es se ee Loeffler.Syndrome de L., infiltrations pulmonaires et éosinophilie périphérique.Loeffler.Syndrome de \u2014 Périartérite noueuse.Looser-Milkman.Syndrome de L.-M.avec neurofibromatose et décalcification généralisée du squelette.Lymphatiques calcifiés des hiles.Les compli- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 573 679 313 1361 1361 1380 1074 456 1368 1205 1376 1374 305 1492 1366 679 1080 1206 1205 567 cations tardives non tuberculeuses des noyaux 1489 M Mastoïdectomie radicale modifiée.Indications et technique.Mastoïdectomie type Bondy.Meckel.Hémorragie d\u2019un diverticule de M, cause de moelena.Médiastinite aiguë suppurée après perforation traumatique de l\u2019œsophage chez un enfant de 28 mois.Intervention.Guérison. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLeTIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Mégacôlon chez l\u2019enfant.Le traitement sélectif du Mélanomes (malins) de la peau et de l\u2019œil: une étude de 222 cas.Le pronostic des .Mélanomes.Une orientation nouvelle de l\u2019his- togénèse et de la signification clinique des naevi et des Méningite due à la crysothérapie.\".2% +1 + + 6 0 66 0000 08 68 6 0 0 0 1 1 + 8 0 0 0 0 0 21 6 © 0 2 6 ss es se ts ee ee tere te esas Microscopie électronique des tissus.1) Tissu normal.2) Tissu néoplasique.Notes sur la Mongolien issu de mére mongolienne.Monoxyde de carbone.Anoxie par le Mouvements volontaires et involontaires.Sur les Myasthénie d\u2019Erb-Goldflam très sévère chez une jeune fille.Enervation sinu-carotidien- ne bilatérale (5e cas publié).Guérison clinique en 6 mois et développement simultané d\u2019une tumeur médiastinale.Myasthénie grave.Rapport du thymus et de la de la .Myasthénie grave.Tumeur kystique région du thymus et Myocardite interstitielle à la suite de l\u2019emploi clinique et expérimental des sulfamidés.\u2026 .et ss sv cs er ss ee re es en Myxœdémateuse.Folie Naevi pigmentaires: facteurs d'âge et de localisation.L'histoire nouvelle des Naevi.Une orientation nouvelle de l\u2019histogé- nèse et de la signification clinique des net des mélanomes.Néo-synéphrine dans l\u2019anesthésie et le choc.Le chlorhydrate de Néphroptose.200200000000 a a en ae ane ee Néphrose lipoïdique chez deux jumeaux univitellins.\u201d.#0 ee.2 80 0 0 1 0 0 0 6 0 6 6 66 0 0 5 0 8 4 5 5 Noyaux d\u2019ossification du membre inférieur chez l\u2019enfant jusqu\u2019à deux ans.O .s Otosclérose et grossesse.Pancréas.La fibro-cystique du Pancréas.La pseudo-hypertrophie graisseuse du p.avec absence du parenchyme exocrine.-.Pancréatectomie partielle.La .P.A.S.et tuberculose pulmonaire: étude clinique.P.A.S.Traitement de la tuberculose intestinale par le Pédo-psychiatrique.Contribution p.à l'étude d\u2019un groupe d'enfants issus de parents tuberculeux.Sf Se soe 0 0 0 0 3 0 3 0 0 1 1 4 0 2 6 0 0 0 1 3 5 0 0 0 0 0 0 » + + * + \u20ac + 5 6 5 4 6 5 1 0 0 4 6 2 + 3 6 0 6 0 6 2 1 6 1 0 0 00 Sa rs ss ta ee se ae assess ae se se esa 460 1488 462 1360 942 90 819 1076 815 1208 571 461 460 462 1492 1361 1382 311 90 313 457 944 942 Périartérite noueuse.102000102020000 + 4 + # + 6 6 4 6 + 1 6 4 2 0 2 4 0 Pneumonie 3 Friedlander Pneumothorax spontané compliquant un pneu- mopéritoine artificiel.Un Pneumothorax spontané \u2014 étude de 105 cas.Le Polypose recto-colique familiale.Ponction biopsie du foie dans les tuberculoses miliaires.La .0000 00041 LL LL LL Psychiatrie devant le surréalisme.La .Q Quinidine dans le traitement des arythmies cardiaques.L\u2019emploi de la S Sarcoide de Boeck localisées dans les ganglions tributaires d\u2019une région contenant un épi- thélioma.Lésions ressemblant au Sarcoïdose.Sciatique.Le diagnostic et le traitement moderne de la ++\" 8 0 6 1 6 0 5 2 6 0 0 0 0 6 6 0 2 2 4 0 0 00 6 Shock pleural.Le .Sous-nitrate de bismuth.Cyanose par intoxication après absorption buccale de Sphincter d\u2019Oddi.Analyse de 70 observations nouvelles recueillies de 12-7-45 au 7-5-49.Maladie du Stéatorrhée.Sur un cas de s.infantile, accompagnée de troubles respiratoires graves.Guérison par un régime pauvre en graisses et par l\u2019emploi de ferments pancréatiques.Sténose hypertrophique du pylore du nourrisson Les indications du traitement médical et du traitement chirurgical de la Sténose hpertrophique du pylore du nourrisson traitée médicalement.Etude de 300 cas de ® ee 0 es 00 a0 ce se 1401 1205 817 1077 814 460 1074 684 1207 1495 941 1493 1078 1368 459 195 1370 Streptomycine dans la tuberculose méningée.La 942 Streptomycine dans le traitement des tuberculoses pulmonaires et extra-pleurales.Un demi-gramme de .02200002 aa aus Streptomycine.Le traitement des nausées et des vomissements consécutifs aux injections de s.par les antihistaminiques de synthèse.Streptomycino-résistance du bacille tuberculeux mesurée \u2018\u2018in vitro\u2019\u2019 correspond-elle à une réalité clinique.Est-elle définitivement acquise?La .ii ii Streptomycino-résistance.L\u2019apparition de la s.-r.aux bacilles tuberculeux dans la T.B.pulmonaire caverneuse.Streptomycine.Réactions neurotoxiques à la dihydro- 220020 ea aa aan ane Sulfathiazole.Mort au cours du traitement de Surrénal.Rôle du cortex s.et des gonades dans le contrôle de la distribution des poils sexuels.Syphilis congénitale.La 682 83 681 682 1487 1075 1402 T Tabac.L'influence du t.sur l'apparition d\u2019un ulcère peptique.305 Technique modifiée.L\u2019insuline dans le traitement de l\u2019anorexie chez les tuberculeux.Une 568 Tétanos après application d\u2019un appareil plâtré chez l\u2019enfant.A propos de deux cas de 1380 Thymus et myasthénie grave.Tumeur kystique de la région du -.a Lean 815 Thymus humain en principe actif.Essais d\u2019évaluation de la teneur du .1359 Thymus humain en principe actif.Essais d\u2019évaluation de la teneur du .1360 Thymus.Rapport du t.et de la myasthénie grave.20200 22 LL LL La LL a Lee es 1076 Tuberculeuse.L'analyse de l'infection t.depuis la naissance jusqu\u2019au vieil âge.Relation avec la tuberculose clinique et la mortalité par tuberculose.20000 000404 a ne 1207 Tuberculeuses.Etude sur 510 observations de cavernes t.du poumon chez l'enfant.455 Tuberculeuses.Les complications tardives non t.des ganglions hilaires calcifiés.455 T.B.extrapulmonaires.Pathogénie de certaines formes de «i ee 1489 Tuberculose avec le conteben.Etat actuel de la chimiothérapie en .454 Tuberculose et carcinome du poumon .1077 Tuberculose et les antihistaminiques.1490 Tuberculose expérimentale.La streptomycine et l\u2019acide para-amino-salicylique (P.A.S.) dans la ee ee LL AL LL aa a aa aa 307 Tuberculose incipiens chez les adultes de plus de 40 ans.20221010 LL LL LL LL 84 Tuberculose intestinale.Traitement de la t.i.par le PAS.12022000 a aa aan 942 Tuberculose.Les étudiants en médecine et la 1077 Tuberculose.L'Organisation Mondiale de la Santé et la .122001100 10e La La 943 Tuberculoses miliaires.La ponction biopsie du foie dans les .22221110 11101100 1074 Tuberculose pulmonaire chronique.De l\u2019emploi de l'acide para-amino-salicylique dans la Tuberculose pulmonaire chronique.Empyème, complication de la Tuberculose pulmonaire débutant chez des sujets âgés de plus de 40 ans.La Tuberculose pulmonaire des lobes inférieurs.La Tuberculose pulmonaire.Etat de l\u2019inflammation pulmonaire non tuberculeuse sur la Tuberculose pulmonaire: étude clinique.P.A.Set .22 42040444 4 4 4 4 4 0 4 4 La 4 4 4 0 2 1 1 a 4 1 a a à Tuberculose pulmonaire.La thoracoplastie dans le traitement de la t.p.Une analyse des résultats 5 à 26 ans après l'opération.Tuberculose pulmonaire.Lavage des bronches dans la Tuberculose pulmonaire.Quatre-vingt-dix cas de t.p.traités par la streptomycine et le pneumothorax combinés.Tuberculose.Valeur comparée des valeurs de culture et d\u2019inoculation pour le diagnostic de la Ulcère gastro-duodénal.Remarques sur la conduite à tenir dans les cas d\u2019 Ulcére peptique de l\u2019xæsophage avec hémorragie p profuse, contrôlée avec\u2019 l\u2019oxycel = #1 + 2 0 6 5 2» Ulcère peptique.L'influence du tabac sur l\u2019apparition d\u2019un Veine-cave supérieure: revue de la littérature et rapport de deux cas personnels.Obstruction de la Ventriculomastoïdostomie: technique et observations.La Vitamine Bi.Traitement de cieuse par la l\u2019anémie perni- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 83 85 681 682 267 944 193 84 83 820 570 457 305 308 1380 TABLE ALPHABÉTIQUE DES AUTEURS A AMYOT, Roma, 14, 51, 125, 190, 294, 301, 302, 346, 372, 450, 591, 617, 661, 722, 737, 756, 812, 856, 892, 1113, 1117, 1311, 1406.ARCHAMBAULT, Paul-René, 82, 83, 193, 194, 305, 307, 567, 681, 682, 814, 817, 913, 942, 1074, 1076, 1077, 1078, 1204, 1205, 1207, 1208, 1487, 1488, 1489, 1490.AUTOTTE, Esdras .0.270 B BARIL, Edmond .1359, 1363 BASSI, Guido over 623 BEGIN, B.-G.«oni.239 BELISLE, Maurice .566, 679 BERNARD, Louis .0020000000000 957 BERNARD, René .122222100 200 1254 BLANC, Georges .2222002 112 e es 189 BERNIER, Alphonse .175 BERTRAND, A.«eevee.820, 1028 BERTRAND, Claude -.1274, 1380 BISSON, Christophe .1378, 1380 BLAGDON, Jacques -.752 BLAIS, ANt.«nme 1289 BONNIER, Maurice .202400000000 1299 BOUCHER, Roméo .0202000000 529 BOULANGER, J.-B.89, 90 BOULEZ, N.2202 0e ea aan 1250 BOURQUE, Jean-Paul .761 BOUVEAU, G.«oon 1 21e 1246 BRADY, Kay .oooiiii in, 1017, 1449 BRAULT, J.-P.-.20022 2e eee 761 BRISSAUD, H.-E.«vuoi 002000 1246 C CABANA, L-P.112212102 002 789 CANTERO, A.«veo.456, 457, 462 CARTIER, G.-E.iii 546 CASGRAIN, Gérard .1306, 1362 CHAMPY, Christian .523 CHARBONNEAU, Henri .1033, 1273 CHARBONNEAU, Jean .417 CHAREST, G.1221211111 L nn 1056 CHARLAND, Richard-A.194, 195, 197, 311 CHARPY, J.«oo 1120, 1436 CHEVILLOTTE, R.in.6 CLOUTIER, François .277 CLOUTIER, Roland .769 COIGNET, Jean .2222022 eee ee 1254 COLLIN, Pierre-Paul .1372 COMEAU, Maurice .816, 817, 942, 943, 1074, 1075, 1488, 1489.CREVIER, Paul-H.1023, 1094 CROISETIERE, Fernand .638 D DARGIS, Jean «o.oo nan 683 DAVID, Paul .82, 88, 257, 279, 305, 308, 1142 DEBRAY, Ch.iii.6 DEBRE, Robert - .«oii 1246 DESJARDINS, Edouard .3, 495, 863, 908, 1506 DESMARAIS, Bernard .454 DESROSIERS, Saint-Jean .1163 DION, Yvan .iii 1374 DIONNE, J.i 22 DIONNE, Paul .i.230 DORAY, Maurice 83, 84, 454, 455, 509, 681, 942, 944, DORE, Réal .iii.396 DOUVILLE, J.2.2000 LL Lee e Lee 1457 DUBE, Edmond .viii inn.1262 DUBE, L.-F.47, 929 DUFAULT, Paul .i 261 DUFRESNE.Origéne .1182 DUFRESNE, Roger-R.169, 1064 DUHAMEL, Roger -.1191 DUMAS, Paul .ee 127 DUPRAT, Gérard .it.256 DURIVAGE, Jacques -.878 F FABRE, René .439 FISHER, John .647 FOISY, J.-P.«i LL aan 381 FORGET, Ulysse oii.1448 FORTE, Lionel .978 FORTIER, De la Broqeurie -.241, 1347 FORTIN, R.210 11e Lee sa a sense 1455 FRANCON, François .1173 G GAGNON, E.-D.\u2026.1142, 1280 GAGNON, Jacques-N.808 1404 GAREAU, J.-Roger 567, 572, 573, 814, 815, 819, 941, 945, 1075, 1076, 1079, 1080, 1205, 1206, 1208.GAREAU, Roland .1021 GARIEPY, Urgel .443, 797 GAUDRY, Dominique .658 CAUTHIER, Jacques .1444 GERIN-LAJOIE, Léon .61, 182, 1047 GERVAIS, Maurice 24, 208, 309, 457, 570, 600, 660, 818, 1078.1508.GILBERT, Ghislaine .902 GINGRAS, Gustave .873, 1017, 1449 GIRARD, Armand-E.1358 GIRAUD, Paul -.oeoeeie eee 1254 GRATTON, J.\u2026.\u2026.\u2026.12200000e 257, 307 GRIGNON, Jean .0000022 200 419 GRIGNON, René .iin.28 GROBON, Pierre .22020000000 1177 GROULX, Ad.37, 172, 432, 498, 558, 668, 785, 1323, GUENETTE, René .20200200200 0000 933 GUILBEAULT, Albert .285 H HAMEL, Pierre-Claude .1376 HOOD, A.J.CG.«vee en nn 1061 HUGHES, H.GCG.916 J JARRY, Gaétan .11222 1020 ann 1011 JOHNSON, Reginald .86 JULIEN, Lucien .537 JUTRAS, Albert .1131 K KAINE, G.1.220 LL aan nana na 1462 KAPLAN, S.212111L2 La nn 1246 KOURILSKY, Raoul .1408 L LABBE, Paul .c i ivn.647, 896 LABOUCEUR, Paule .856 LAFLEUR, F.202202 Lena Lane 144 LAFOND, Guy .\u2026.457, 683 LAMARRE, Léo .\u2026.\u2026.\u2026.12221202 ee 83, 84 LAMBERT, Jacques .\u2026.\u2026.\u2026.427 LANDRY, Philippe .\u2026.1184 LANGEVIN, Raymond .750 LAPIERRE, Gaston .1265 LAPOINTE, Donat .\u2026.1313 LAPOINTE, Jean .2220002 0 cause 638 LAPRADE, Claude .0022000000 529 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurteTiN AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 LARIVIERE, Paul .684, 974 LARIVIERE, Paul-M.635 LATRAVERSE, V.414, 778 LAURIER, R.509, 1169 LAUZE, Simon .250, 313, 460, 461, 1495 LAUZER, Rosaire .18, 310, 458, 1490 LAVOIE, Jules .1455 LEBEAU, René .462 LEBEL, Léon .653, 902 LEBLANC, Loyola .1363 LEBLOND, Wilfrid .435, 674 LECLAIRE, Gérard -.274 LECLERC, G.11111111 LLLL 381 LECOURS, Antonio -.43, 792 LEFEBVRE, René .1204, 1207, 1491, 1492, 1493 LEGER, Jean-Louis .774, 1208, 1277, 1465 LEONARD, Claude .1277 LEONARD, Gérard .10020200200 765 LEPINE, Charles .455, 568 LEPINE, Edgar .750 LESAGE, Albert .1217 LESAGE, Jean .c.couiiiriii anne 1154 LETENDRE, Samuel .132 LETONDAL, Paul .31, 90, 195, 1243 LEVEILLE, Antonio .1364, 1370 LONGPRE, Daniel .1269, 1358, 1366 M MARCIL, Bermard .978 MARCOTTE, J.-E.-Alexandre .1331 MARCOUX, Guy .civvniiinnnannn.817 MARIN, A.ooo.381, 1285 MARION, Pierre oii iii.266 MARTEL, ).-Alcide .1356, 1360 MARTIN, Hon.Paul 34, 283, 555, 663, 911, 1050 McCORMICK, W.J.cco.739 MELOCHE, Bernard-H.1376, 1378, 1380 MIGNEAULT, Gérard .653 MILLER, J.-Chs «eevee.1289 MILOT, J.-P._.222222e Lena 509 MILOUTINOWITCH, Mme .1250 MONDELLO, Roméo .1058 MONFETTE, Claude .co.652 MONGEAU, Maurice .-.oon.873 MORIN, Gaspard .1366, 1368 MORISSETTE, Léopold .534 MOURIQUAND, G.200000000e ue 1250 MOZICCONACCI, P.1246 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 N NADEAU, Gabriel .924 O ODINET, Jacques .eee 1353 P PANET-RAYMOND, J.\u2026.1302 PAQUETTE, J.-P.00220u.509, 720 PARROT, Paul «viverra.1317 PEPIN, J.-Roméo .cit, 287 PETTIGREW, Antoine .647, 896 PIETTE, Jean .22220 eee eee eee 1277 PILON, Jean-Louis .4420000000000 0e 868 PINSONNEAULT, Germain ._\u2026.1131 PLICHET, André .59, 298, 561, 1070, 1481 POTVIN Victor .2212 2200.1451 PREVOST, J.22220 22, 144 PREVOST, Yves .\u2026.2222220022 00000 1370 PRIMEAU, Bertrand .1388 POIRIER, René .200000 01 ea aa 85 PRUD\u2019HOMME, Jean .193 R REID, Léonide .20000002 00e.1043 RICARD, Paul-M.2212112L nan 1277 ROBILLARD, Gaston .1374 ROCH, M.oir, 52 1405 ROUX, J.-René .000000 0e 886, 1151 ROUX, M.oii Las 6 ROYER, Albert .cco, 1361 S SAINT-MARTIN, Maurice .405, 999 SEGAL, S.22222 22e e een a anna anne 6 SEGUIN, Fernand -.424, 550 SIMARD, Roland .ut, 142 SIMONNET, H.PAR 500 SMITH, Henri .cco.533, 1443 SMITH, Pierre 237, 256, 367, 429, 459, 460, 569, 570, 865, 988, 1148.STARKEY, Hugh .1038 T TETREAULT, Ernest .571, 944 THERRIEN, Emile .cca 680 THIBAUDEAU, Roland .1294, 1361, 1370 TRUDEAU, Charles-H.810 Vv VALLEE, Arthur-F.1308 VASQUEZ, J.ovine 1493 VEZINA, Norbert .0000000 00000 312 VIDAL, J.-A.220000 0e Lana 987 VIGNEAU, Paul .222220 000000.386 VOYER, Armand .citi.1422 BULLETIN NOS VŒUX Encore quelques jours et nous entrerons dans la seconde moitié du siècle.Notre planète en a vu bien d\u2019autres; mais à nous dont l'existence a la durée d\u2019un instant, ces termes prennent une importance ou plutôt une résonnance qui impressionne et fait paraître au front des plis qui expriment la perplexité et la réflexion.Réflexion et perplexité bien plus de surface que pénétrante: l\u2019esprit, affrontant le problème du temps et l\u2019inexorable phénomène de notre usure et de notre anéantissement matériel, ne peut qu\u2019ergoter, se perdre dans des considérations et des hypothèses tenant plus du jeu que de la pénétration, même ébauchée, de ce mystère.L'immensité du temps (pour employer ce vocable arbitraire qui ne définit rien de ce qu\u2019on voudrait exprimer) et celle de l\u2019espace dépassent notre entendement et nous écrasent de leur poids infini.Cependant que le calendrier nous avertit un beau jour que l\u2019année est terminée.Et pourtant ce jour de la fin paraît si proche de celui qui fut le commencement! Avec les ans, autant on s\u2019aggripe à la vie, autant cet intervalle entre le début et la fin d\u2019une année se raccourcit.Le temps fuit; il nous fuira bientôt.Et ce sont les souhaits à offrir.Oh! certes, ce n\u2019est pas le déplaisir de cet agréable office qui porterait à ces réflexions; ce n\u2019est pas non plus l'absence ou la paucité de sujets de vœux à présenter à nos lecteurs, à nos collègues.Nous pourrions volontiers choisir deux suggestions récemment proposées à la profession par la « Canadian Medical Association » dans un de ses feuillets mensuels: « En Devoir ».A vrai dire, nous souhaitons que notre profession, soit par l\u2019action de ses groupements et de ses sociétés, soit encore mieux par l\u2019influence agissante de chacun de ses membres, éclaire et renseigne le public sur les avantages d\u2019une médecine non étatisée, peut-être aidée par l'Etat, mais ne comportant aucun élément de contrainte sur la population non plus que sur la profession médicale; d\u2019une médecine librement acceptée et librement exercée. BULLETIN Aucune initiative ne serait plus opportune; aucune ne serait plus efficiente, que si la profession montrait sa sincérité et sa conviction, en une telle campagne, bien plus par les gestes et la conduite de ses membres auprès de sa clientèle et de son milieu social, que par des paroles et des discours que contredirait une attitude malséante.Cela implique un zèle attentif et consciencieux, un esprit de charité, un esprit scientifique et éclairé au service des malades.Cela oblige aussi à de la mesure et à de la souplesse dans les honoraires professionnels que « des individus en marge de la société » haussent excessivement, causant de la sorte un préjudice intolérable à toute la profession.| Nous souhaitons aussi que la profession encourage, méme organise et soutienne des entreprises d\u2019assurance-maladie & contribution forfaitaire et volontaire.Cette politique paraît être, à tous les esprits sérieux qui se sont oceupés d'économie médicale, la seule mesure apte à éviter l\u2019étatisation de la médecine et conséquemment son avilissement au détriment de la population et de la profession.Nos vœux sont donc que nos collègues canadiens veillent à la survivance du libre exercice de la médecine tout en s\u2019organisant de façon à rendre leurs offices accessibles à toutes les classes de la société.Quoi encore?Les mots d\u2019usage, conventionnels dans leur forme, mais moins formalistes quand ils expriment de réels sentiments.À nos directeurs, à nos collaborateurs, à nos annonceurs, nous exprimons les souhaits les plus sincères de Bonne et Heureuse Année.Que le bien-être de leurs parents, de leurs amis et de leurs semblables soit le premier motif de leurs pensées et de leurs actions.Qu\u2019ils contribuent ainsi au bonheur des hommes, et ils porteront en eux-mêmes une joie réelle, durable, la seule qui vaille sur cette terre ridée par le temps et usée par la ronde de ses habitants exigeants.et capricieux.Roma AMYOT.1407 ÉTUDE CRITIQUE DE LA PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE Professeur Raoul KOURILSKY, M.BIDERMANN et ETTEDGUI.I.\u2014 RAPPEL HISTORIQUE.Quelles que soient les conceptions des différentes écoles concernant le cycle évolutif de la tuberculose humaine et le sort lointain du bacille de Koch dans l\u2019organisme, la doctrine des cliniciens paraît bien fixée, quant au mécanisme de la primo-infection tuberculeuse.Les bacilles de Koch, contenus dans les gouttelettes de PFLÜGGE, projetées par les secousses de toux des malades bacilliféres et aspirées dans les conduits respiratoires, vont coloniser dans un groupe d\u2019alvéoles, de préférence dans les lobes inférieurs, principalement à droite.Un foyer d\u2019alvéolite exsudative se forme, conformément à ce qui se passe lors de l\u2019inoculation expérimentale chez le cobaye; les bactéries gagnent les ganglions satellites homologues, péri, interbronchiques et intertra- chéobronchiques.Dès lors, se trouve réalisé l\u2019ensemble anatomique, connu sous le nom de « complexe primaire », comportant le chancre d\u2019inoculation et les adénopathies satellites qui constituent la lésion essentielle de la primo- infection tuberculeuse.Cette conception, patiemment élaborée, est basée principalement sur les travaux de PARROT qui, dès 1876, formulait la loi dite des « adénopathies similaires », établissant que, chaque fois qu\u2019un ganglion bronchique était le siège d\u2019une lésion tuberculeuse, on trouvait simultanément un nodule tuberculeux dans le poumon homologue; et, surtout, sur le travail mémorable de Küss, en 1898, intitulé: « SUR L\u2019HÉRÉDITÉ HUMAINE DE LA TUBERCULOSE PULMONAIRE », Küss démontra qu\u2019il pouvait retrouver, chez des sujets morts de tuberculose aiguë ou avancée, dans les lobes inférieurs, le foyer initial de la primo-infection, sous forme d\u2019un nodule unique, arrondi, bien limité, souvent enkysté, renfermant une matière caséeuse dure ou molle, ou calcifiée.Les remarquables recherches né- cropsiques de GHON, d\u2019ALBRECHT ont confirmé ces constatations.D\u2019autre part, les ganglions hilaires correspondant au foyer présentent des signes histologiques de « moindre maturation », en comparaison avec la lésion parenchymateuse et seraient, de ce fait, postérieurs au foyer alvéolaire.Lorsque les cliniciens purent explorer les malades atteints de primo-infection tuberculeuse, au moyen de l\u2019appareil radiologique, ils retrouvèrent le « complexe primaire», sous forme d\u2019une localisation ganglionnaire importante et d\u2019un foyer pulmonaire généralement en éventail, à point de départ hilaire \u2014 image considérée comme caractéristique de la primo- infection tuberculeuse.II.\u2014 MÉTHODES DE RECHERCHE.Telles sont les idées reçues avec lesquelles nous avons commencé l\u2019étude clinique et radiologique méthodique de la primo-infection tuberculeuse, en utilisant la tomographie comme procédé d\u2019exploration essentiel.71 observations d\u2019enfants, d\u2019adolescents et surtout de jeunes adultes ont été ainsi recueillies \u2014 l\u2019âge variant de 3 à 25 ans.Seuls ont été retenus les cas indiscutables; ceux dans lesquels il a été possible d\u2019être le témoin du virage de la cuti-réaction et de la négativité des cuti-réactions préalables; de fixer aussi précisément que possible la date de contage et sa modalité.Beaucoup de cas, pourtant considérés comme certains pour les besoins de la clinique courante, ont, de ce fait, été écartés.Cette recherche a été rendue possible par la diffusion, maintenant générale en FRANCE, des explorations systématiques de Pullergie tuberculeuse, à l\u2019école, dans les colonies de vacances, dans tous les emplois publies; des examens périodiques de santé, effectués par la SÉCURITÉ SOCIALE. KOURILSKY Er cour.\u2014 PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE Tous les malades ont été radiographiés, à plusieurs reprises, de face et de profil, au cours de l\u2019évolution de leur maladie et tomographiés ; la formule sanguine et la vitesse de sédimentation étant contrôlées simultanément.ITI.\u2014 RÉSULTATS DES RECHERCHES RADIOLOGIQUES.A) Les résultats ont été les suivants: sur 71 cas, 24, soit 33,8% des malades, n\u2019ont présenté, au cours de leur évolution, que des images radiographiques d\u2019intumescence ganglionnaire de l\u2019arbre trachéo-bronchique, sans qu\u2019aucune image parenchymateuse n\u2019ait existé simultanément ou soit apparue par la suite.Le contrôle pratiqué, au début, de 10 en 10 jours, puis tous les mois, a été poursuivi durant plusieurs années ensuite (3 à 5 ans).Nous insistons sur cette proportion relativement élevée de primo-infections, dont la traduction radiologique est purement ganglionnaire.La mise en évidence des ganglions demande, du reste, des précautions importantes: le groupe intertrachéobronchique est, en effet, masqué par les organes du médiastin et ne peut être vu sur les radiographies de face et, même, sur les tomographies frontales.Ce n\u2019est que lorsqu\u2019ils ont atteint un certain volume qu\u2019ils repoussent, à droite seulement, la bronche souche et la font émerger de derrière l\u2019opacité auriculaire.Sur les coupes situées à 9 et 11 cm.de la paroi postérieure, on constate alors une image en «marche d\u2019escalier», assez raide, apparaissant en dedans de la clarté de l\u2019axe bronchique droit.À gauche, cette modification est marquée par l\u2019opacité cardiaque.De profil aussi \u2014 sauf en tomographie \u2014 les ganglions intertrachéobronchiques sont difficiles à mettre en évidence.Quant aux autres ganglions \u2014 seuls, sur tomographies frontales, les ganglions interbron- chiques inférieur et moyen, sont difficilement v\u2018sibles parce qu\u2019ils sont dissimulés derrière le relief cardiovasculaire; et le ganglion péri- bronchique supérieur est masqué par l\u2019aorte et l\u2019artère pulmonaire.1409 Sur les radiographies normales, il est fréquent que les ganglions soient rigoureusement invisibles, alors que la tomographie les décèle.D'autre part, même lorsqu\u2019il paraît ne pas y avoir de ganglions sur les radiographies et même sur les tomographies de face, il est fréquent que les ganglions intertrachéobronchi- ques soient visibles sur les tomographies de profil.La topographie générale des adénopathies est donnée ci-dessous: ce sont les ganglions interbronchiques qui sont le plus souvent pris et deux fois plus à droite qu\u2019à gauche.Dans cette fréquence relative, les conditions topographiques de visibilité jouent un rôle prédominant.TaBLEAU 1 PRIMO-INFECTIONS PUREMENT GANGLION NAIRES.Topographie des ganglions.Droit Gauche Ganglions paratrachéaux 1 1 Ganglions interbronchiques 22 10 Ganglions intertrachéobronchiques 3 \u2014 Ganglions pré-aortiques 1 \u2014 ToTAL 27 11 B) En regard de ces 24 cas, 47, soit 66,1%, présentaient simultanément une image parenchymateuse et une image ganglionnaire.Précisons que nous ne considérons pas comme Image ganglionnaire quelques « arborisations hilaires », lorsqu\u2019elles ne s\u2019accompagnent ni de taches isolées ou confluentes, ni de diminution de transparence, aussi légère soit- elle.La tomographie montre, en effet, dans de tels cas, un dessin bronchique accusé, comme celui qu\u2019on observe au cours des infections catarrhales saisonnières.De fait, la bronchoscopie montre un épaississement des éperons lobaires ou de division secondaire, avec œdème ou légère télangiecta- sie.Récusant toute classification fondée sur des considérations pathogéniques, tels que « Infiltrats tardifs, précoces, tertiaires, épitu- berculoses, etc.» nous avons fait une classification purement topographique et morphologique des images parenchymateuses vraies 1410 avec les catégories groupées dans le tableau suivant: TasLEAU 11 PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE.Aspect radiologique des images parenchymateuses.Pourcen- No Types Nombre tage I Nodules isolés 7 14,8 II Images scissurales, avec ou sans nodules périscissuraux 7 14,8 III Dissémination nodulaire non systématisée 2 42 IV Image de dissémination mul- tinodulaire localisée à un segment ou à un lobe 14 29,6 V Opacités homogènes localisées à un segment ou à un lobe 14 29.6 VI Halo péri-hilaire 3 6,3 ToTAL 47 C) Une première remarque s\u2019impose: le complexe gangliopulmonaire classique, composé d'une opacité homogène floue associée à une image ganglionnaire, se localiserait dans la catégorie V et ne correspond, par conséquent, qu\u2019à 29,6% des cas, 30% en comptant les 3 cas de halo périhilaire.Encore, parmi ces opacités homogènes, faut-il remarquer que la plupart correspondent à des segments et à des lobes qui ne sont pas péri-hilaires.Il n\u2019y a done aucun doute que les conceptions radiologiques qui ont cours, quant à la primo-infection, doivent être revisées, lorsqu\u2019on constate que les images multiples (dissémination nodulaire) localisées à un segment ou à un lobe, ou voisines d\u2019une scissure, groupent 48,6% des cas.D) Si, d\u2019un autre côté, (Tableau III) nous étudions la topographie des lésions, une autre surprise nous attend: en accord avec les récents travaux français de CANETTI, nous constatons que les lobes supérieurs, à eux seuls, réunissent la majorité globale des localisations, 16 cas! alors que les lobes inférieurs ne sont intéressés que dans 6 cas.Dans le lobe supérieur, ce sont les segments apicaux et antérieurs, des 2 côtés, qui sont intéressés et l\u2019axillaire droit.IL UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 La fréquence de l\u2019atteinte du lobe moyen et de son homologue gauche, la lingula est nette: 16 cas dont 11 à droite.Tapceau III PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE.Topographie segmentaire des images parenchymateuses.Lobes Segments Nombre Total % 5 Segment apical 3 3 (sens antérieur 2 = )Segment postérieur > Segment axillaire 2 3 Totalité du lobe 1 8 17 S a = > Segment Post.Ext.3 59 E {Segment Ant.Int.2 S28 Se Totalité du lobe 6 11 BA =\u201c .2 Segment apical 5 )Segment antérieur 5 5 Segment Ext.© 8 Segment Post.5 10,6 5 Topographie juxta-scissurale 7 7 148 (+ Segment apical 2 E samen antérieur = | Segment Post.1 wn © Segment Ext.< E Totalité des segments 1 8 17 : 24 = Segment supérieur 1 8 = Segment inférieur 4 5 10,6 S A Q A, = D \u2018= (Segment apical ,.£ (Segment antérieur 1 1 2,1 D £0 Qo = Images bilatérales 2 2 4,2 E) Quant aux ganglions, (Tableau IV) ils sont loin d\u2019être toujours exactement satellites.Le plus souvent, ils siègent à droite (38 sur 47).Souvent, aussi, les ganglions sont bilatéraux, malgré l\u2019unilatéralité (11 fois sur 47).Cette KOURILSKY Er cour.\u2014 PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE conclusion est, du reste, conforme à ce que permettait de prévoir l\u2019anatomie des lymphatiques (ROUVIÈRE).TaBLeEAU IV PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE.Topographie ganglionnaire des primo-infections avec image parenchymateuse.Localisation Nombre Total 1411 groupe initialement tuméfié a considérablement régressé ainsi que l\u2019image pulmonaire; ou, encore des récidives d\u2019intumescence ganglionnaire, après une période de régression constante et régulière.Enfin, on peut constater l\u2019apparition d'images pulmonaires succédant à des tuméfactions purement ganglionnaires.(Supérieur 3 ; Droit J Moyen 33 38 IV.\u2014 INTERPRÉTATION DES IMAGES RADIO- Ganglions (Inférieur 2 LOGIQUES PARENCHYMATEUSES.interbronchiques [Supérieur 5 0.i .i , Gauche] Moyen 12 17 Il était de toute nécessité, pour interpréter (Inférieur ces faits, de vérifier l\u2019état des bronches, ce qui Ganglions ; { Droit 8 fut fait systématiquement.paratrachéaux | Gauche ! Dans 13 cas sur 47, la présence d\u2019une fistule Ganglions intertrachéobronchiques 8 8 ., Ganelions bilatéraux 11 11 bronchique ganglionnaire fut découverte: cette Par la tomographie et la bronchoscopie.fréquence (29,7% des cas) confirme les travaux TapLeau V PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE.Siège des fistules par rapport à la topographie des images parenchymateuses.Siège des fistules Segment intermédiaire Paroi int.bronche souche droite Paroi ant.lobe inférieur droite Paro1 int.souche droite Paroi int.bronche souche droite Segment intermédiaire Lobaire supérieur gauche Paroi Ant.Int.lob.inf.gauche Paroi ext, lobe inf.gauche Segment intermédiaire droit Eperon trachéal Face ant.bronche lob.sup.droite No Noms Image parenchymateuse 1 Al, Chérif Lobe moyen 2 Car, Colette Seg.Post.Ext.lobe moyen 3 Mar, Antoine Lobe moyen 4 Our, J.Lobe moyen 5 Rou., Roger Lobe moyen 6 Sow.Lobe moyen 7 Des, René Lobe supérieur gauche 8 Nad., Georges Lobe inférieur gauche 9 Gil, Antoinette Lobe inférieur gauche 10 Lab, Huguette Nodules disséminés dans les deux poumons 11 Pin., Andrée Lobe supérieur gauche et dissémination bilatérale 12 Mai., Ginette Segment post.ext., lobe moyen 13 Fel., Andrée Lobe supérieur gauche halo péri-hilaire ToTAL 13 fistules vérifiées se répartissant ainsi: On peut voir, du reste, les ganglions se prendre à des stades successifs dans le temps et à des intervalles éloignés (6 mois) alors que le Bord sup.lob.supérieur gauche Eperon trachéal Bronche souche droite Lobaire sup.droite Lobaire inf.droite Segment intermédiaire Lobaire sup.gauche Lobaire inf.gauche DN DD DD = mt QO \u2014= de DUFOURT en FrANCE, des auteurs britanniques, américains, hongrois et tures et nos observations personnelles antérieures éta- 1412 blissant la fréquence de la fistule ganglionnaire, considérée autrefois comme exceptionnelle.Il existe, du reste, un parallélisme incontestable entre l\u2019emplacement de la fistule et la topographie des images pulmonatres (Tableau V).Or, ces fistules peuvent accompagner tous les types radriologiques décrits et ne sont l\u2019apanage d\u2019aucun d\u2019entre eux: (Tableau VI) nodules isolés; multiples; dans un segment ou dans les deux poumons, opacification homogène d\u2019un lobe, halo péri-hilaire.Toutes se sont accompagnées d\u2019une élimination de bacilles de Koch, soit au tubage, soit après la bronchoscopie, dans les 4 ou 5 jours qui suivent, comme MaAx FOURESTIER l\u2019a montré dans notre Service.TABLEAU VI PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE.Aspect radiologique des images parenchymateuses dans les fistules.Pourcen- No Types Nombre tage % I Nodules isolés 3 11,1 IT Nodules multiples disséminés dans un segment ou dans un lobe 12 44 4 111 Nodules disséminés sans systématisation dans les deux poumons 2 74 IV Image d\u2019opacification homogène segmentaire ou lobaire 7 25 Vv Halo péri-hilaire 3 11,1 ToTAL 27 Cependant, la comparaison minutieuse des images des autres cas avec celles des fistules vraies et les images récemment données par divers auteurs, montre que la fréquence des fistules est plus forte encore.La stéréotypie est si parfaite que l\u2019on peut, dans 14 cas, présumer la fistule, soit qu\u2019il y ait eu élimination bacillaire isolée, coïncidant avec une image analogue, soit que l\u2019évolution ait ultérieurement montré la même dissémination.Il faut toujours se souvenir qu\u201d! n'est pas toujours possible de déceler la fistu!e au bron- choscope.Parmi ces 14 cas, les uns n\u2019ont pas L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 été bronchoscopés parce que le malade ou la famille s\u2019y opposait; les autres l\u2019ont été.On a constaté alors une modification importante de la bronche (œdème, inflammation) sans que la fistule elle-même ait été effectivement décou- TaBLEAU VII PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE.Topographie des images fistulaires.Nombre Total % 5 Segment axillaire 2 a segment antérieur 1 © = / Segment postérieur © Segment axilaire £0 3 Totalité du lobe 1 4 148 23 = > Segment post.ext.3 S 4 g Segment ant.int.1 S| 8 S| Totalité du lobe 4 8 296 RA + = Segment apical E Segment antérieur 4 A { Segment postérieur &£ Segment externe Qe .LA \\Segment interne 4 14,8 Segment apical 3 5 Segment antérieur 3 [> , oe 5 Segment postérieur £ Segment extérieur © Totalité des segments 1 2 .3 Lingula Segment supérieur 1 8 29,6 5 (Segment apical E Segment antérieur 2 \u2018= { Segment extérieur 2 Segment postérieur S Segment interne 2 74 Dissémination bilatérale non systématisée 2 2 74 verte.Il s\u2019agit des états « pré-fistuleux » décrits par les auteurs anglais.HUTCHINSON et GRAHAM, sur 28 observations, ont trouvé 17 fistules, soit 60,7% et 9 état préfistuleux. KOURILSKY Er cour.\u2014 PRIMO-IN FECTION TUBERCULEUSE De toute façon, il faut ajouter, aux 183 cas démontrés, 14 dans lesquels la fistule était « probable » et, en tous les cas, dans lesquels il existait une modification de la bronche.Il faut noter (tableau VIT) la fréquence de la topographie des images fistulaires dans le lobe moyen (29,6%) et dans !e lobe supérieur gauche (29,6).Il faut, d\u2019autre part, constater que dans 44% des cas, elles donnent lieu 3 des nodules disséminés; dans 25% de cas, seulement, s\u2019accompagnent d\u2019une image homogène segmentaire, lobaire ou périhilaire.Il existe donc, dans 57,4% des cas, un rapport étroit entre les images (de types différents) constatées en liaison avec l\u2019image ganglionnaire et l\u2019atteinte de la bronche.Or, celle-ci est due \u2014 qu\u2019il y ait fistule ouverte ou probable \u2014 à une réaction bronchique autour d\u2019un ganglion contigu à la bronche.Par conséquent, 57,4% des images parenchymateuses ne peuvent être considérés comme traduisant une infection du poumon existant préalablement à l\u2019adénopathie, dite théoriquement satellite de l\u2019image.Quant aux autres images parenchymateuses, elles sont sans rapport avec une atteinte bronchique fistulaire; mais elles ne peuvent être considérées uniformément comme des infiltrations banales.Après une étude minutieuse de leur condition d\u2019apparition et de leur évolution, nous pensons que certaines relèvent de deux mécanismes différents: 1) un mécanisme obstructif sans fistule lorsqu\u2019il existe une opacité segmentaire topographique précise.2) un mécanisme catarrhal lié à un œdème inflammatoire bronchique diffus démontrable après bronchoscopie, lorsqu\u2019il existe des images floues, périhilaires ou touffues intra-parenchy- mateuses (8 cas).Tous deux sont en rapport avec la présence de ganglions juxta-bronchiques.12 images rentrent dans ces deux catégories probables.Il resterait donc une minorité de 830% de cas où l\u2019image parenchymateuse n\u2019a, apparem- 1413 ment, aucun rapport avec une intumescence ganglionnaire bronchique ou avec une réaction de la bronche.V.\u2014 CONCLUSIONS GÉNÉRALES DE L\u2019ÉTUDE RADIO-TOMOGRAPHIQUE, BRONCHOSCOPI- QUE ET CLINIQUE.Dans le poumon, comme dans le reste de l\u2019organisme, la tuberculose, à son début, se présente, en premier lieu, comme une maladie du système lymphatique.En effet, dans tous les cas sans exception, les ganglions sont pris: ganglions inter, péri- bronchiques et intertrachéobronchiques et avec une fréquence jusqu\u2019ici insoupçonnée (66%), des accidents bronchiques apparaissent qui traduisent, eux-mêmes, la réaction bronchique à des ganglions visibles ou invisibles, par nos moyens d\u2019exploration.Pour déceler les premiers, la radio-tomogra- phie est un bon moyen d\u2019exploration à droite; elle est plus difficile pour le côté gauche qui est tout aussi souvent pris.Corrélativement à cette évolution essentiellement ganglionnaire, l\u2019étude clinique minutieuse \u2014 généralement négligée par les phti- slologues \u2014 montre la fréquence de l\u2019atteinte générale du système hémolymphatique: la tuméfaction de la rate est fréquente, les adénopathies cervicales et de la base du cou manquent rarement, Dans 25 des cas, la maladie infectieuse s\u2019arrête au stade de tuméfaction ganglionnaire.Les ganglions régressent et se calcifient lentement.Ce processus de régression doit être suivi avec le contrôle de la vitesse de sédimentation et est beaucoup plus lent que les radiographies ne le laisseraient supposer.La bronchoscopie permet de détecter des signes résiduels de la maladie ganglionnaire, de nombreux mois après la régression des signes cliniques et radiologiques.Pendant tout ce temps, les adénopathies diminuent et constituent un réservoir de bacilles, susceptibles d\u2019essaimage dans le voisinage ou à distance, ou de généralisation.Un 1414 long repos doit être exigé.Il constitue la meilleure prophylaxie contre les récidives et les reprises évolutives.Les délais se chiffrent par mois et l\u2019immobilisation doit être beaucoup plus rigoureuse qu\u2019on ne l\u2019exige habituellement.Dans les 2/3 des cas, la tuméfaction gan- olionnaire s\u2019accompagne de localisations pulmonaires décelables aux rayons X.Dans la majorité de ceux-ci (70%), ces localisations résultent de complications intraparenchyma- teuses dont l\u2019organe conducteur est la bronche.L\u2019état inflammatoire d\u2019un ganglion provoque des troubles de ventilation dans la bronche au carrefour de laquelle il siège ainsi que des troubles circulatoires inflammatoires et secré- toires de cette bronche.Cet état se traduit par un catarrhe localisé avec légères modifications radiologiques du parenchyme.Mais, si le ganglion augmente et subit la nécrose caséeuse, l\u2019extension de son processus à la bronche produit des opacifications étendues de son territoire de ventilation.Ces opacifications traduisent un processus généralement bénin, malgré leur étendue.La fistulisation de ces masses caséeuses dans les bronches est remarquablement fréquente (plus de la moitié des cas) et ajoute, aux troubles précédemment décrits, un ensemencement des alvéoles.Elle s'accompagne d\u2019une élimination pauci-bacillaire à l\u2019extérieur; elle échappe quelquefois à l\u2019examen endoscopique, surtout lorsqu\u2019elle intéresse des ganglions secondaires.Les « splénopneumonies », les « épitubercu- loses » de la primo-infection paraissent être étroitement liées à des phénomènes analogues, mais avec une diffusion et une manifestation fluxionnaire très étendue.Dans la minorité des cas, existent, avec les ganglions, des localisations parenchymateuses nodulaires uniques ou multiples, que rien ne permet de rattacher à des atteintes bronchiques, mais des observations précises nous ont permis de constater que ces atteintes peuvent être postérieures à Uatteinte ganglionnaire et non simultanées.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 VI.\u2014 CONSEQUENCES NOSOLOGIQUES ET PA- THOGENIQUES.Une conclusion s\u2019impose d\u2019emblée: alors que, hâtivement et un peu naïvement, lorsqu\u2019on y réfléchit bien \u2014 les cliniciens découvrant, grâce à l\u2019exploration radiologique chez les sujets atteints de primo-infection, la juxtaposition de lésions ganglionnaires et pulmonaires \u2014 avaient identifié les secondes comme représentant le chancre d\u2019inoculation et les premières comme l\u2019adénopathie satellite \u2014 l\u2019étude minutieuse des faits, sur le seul terrain tomographi- que et avec les moyens d\u2019exploration les plus précis, montre qu\u2019il en est tout autrement: les images parenchymateuses étant le plus souvent la conséquence et non la cause des lésions gan- glionnarres.Inversement, l\u2019existence d\u2019une lésion pulmonaire décelable radiologiquement, si minime soit-elle, n\u2019est pas nécessaire à la constitution d\u2019une adénopathie dans les territoires inter- bronchiques et intertrachéobronchique.Enfin, la chronologie: image parenchymateuse précédant le ganglion est souvent inexacte, l\u2019inverse ayant lieu dans la grande majorité des cas étudiés.Il n\u2019y a aucun doute qu\u2019il faille dorénavant s\u2019abstenir, de façon absolue, de calquer la description radiologique sur la conception du chancre d\u2019inoculation avec adénopathie sat- tellite; de parler de chancres « géants » (alors que ceux-ci résultent, en réalité, de fistules bronchiques compliquées de caséification d\u2019une fraction du parenchyme infecté) ; de chancres « multiples » (alors qu\u2019on sait que des fistules bronchiques peuvent produire des lésions mul- ti ou paucibacillaires, localisées à un segment ou disséminées).Cette terminologie doit disparaître car elle est interprétative et l\u2019interprétation est inexacte.Elle doit laisser place à une nomenclature strictement topographique et descriptive.Mais ces faits constituent un tel renversement des conceptions acquises que l'on doit aller plus loin encore et se demander si la con- KOURILSKY Er cour.\u2014 PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE 1415 Fig.1, 2.\u2014 Primo-infection ganglionnaire pure.Pas de chancre d\u2019inoculation visible.g.6.\u2014 Nodule isolé.Fistule.Fig.7, 8.\u2014 Nodules disséminés dans un segment.stule._ Co Fig.9, 10.\u2014 Opacité homogène d\u2019un segment.Fig.3, 4.5.\u2014 Apparition et régression d\u2019une image Fistule.parenchymateuse consécutivement à une tumé- ig.11.\u2014 Dissémination nodulaire bilatérale.faction ganglionnaire initiale.Fistule L'UNION MÉDICALE DU CANADA - Borner ANC 1416 - Montréal, décembre 1950 2 A | A 2 ; 2 ge 2 7 : A 2 Ci 2 a 2 # i REE: Hag 52324154 % Cu an 2 £.* HY 2 Fig.12.13.\u2014 Opacité homogène juxta-scissurale.Fistule.Fig.14.15.\u2014 Halo périhilaire.Fistule.2 = ct 3 on gig e x R BRAG Ne * Fig.15.\u2014 Début à atélectasie gauche.Fistule.17, 18 \u2014_\u2014_\u2014_ Infiltrat discret du lobe inférieur Fig.gauche.Tistule. KOURILSKY =r cor.\u2014 PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE ception biologique, qui a servi de base à leur interprétation en clinique, est elle-même valable dans tous ses éléments \u2014 l\u2019inoculation du bacille de Koch par les voies respiratoires étant suivie de chancre d\u2019inoculation et d\u2019une adénopathie satellite.Il est évident que les signes radiologiques seuls n\u2019autorisent pas à mettre en doute le chancre d\u2019inoculation.S\u2019il existe, dans 15 des cas, une adénopathie radiologiquement isolée, il ne s\u2019ensuit pas qu\u2019il n\u2019existe pas de nodules de primo-inoculation: les examens sont imparfaits et peuvent ne pas l\u2019avoir décelée, même avec des tomographies en coupe.Tout ce qu\u2019on peut dire, c\u2019est que le chancre est, en tous les cas, de dimension si restreinte, qu\u2019on le décèle avec difficulté aux rayons X.Il faut bien admettre, d\u2019autre part, que les preuves anatomiques de l\u2019existence du chancre sont des preuves « à posteriori », recueillies à l\u2019autops!e.Il est incontestable que l\u2019on recontre, sur des sujets décédés de tuberculose pulmonaire, grave ou généralisée, un nodule très ancien, semi-calcifié ou calcifié, entouré d\u2019une coque fibreuse et qui est contemporain de l\u2019infection primaire.Comment savoir s\u2019il représente effectivement la lésion primaire?ou si, au contraire, il représente une inoculation secondaire à une intumescence ganglionnaire initiale, soit par fistule, soit par dissémination sanguine intrapulmonaire ou, même, par blo- quage lymphatique rétrograde?Il faut également admettre que c\u2019est par analyse stricte, sans preuve précise que l\u2019on dit que le ganglion est satellite du chancre qui le précède.On s\u2019appuie, en général, sur l\u2019argument développé par Küss, ALBRECHT ou GHoN, que le foyer pulmonaire est anatomiquement en état de «maturation » plus avancée que le foyer ganglionnaire.Mais rien ne prouve la similitude et le parallélisme d\u2019évolution de la tuberculose dans des tissus différents: en l\u2019occurence le poumon et le tissu lymphatique; et ce, d\u2019autant plus qu\u2019à des adénopathies considérables peuvent correspondre des lésions pulmonaires minimes et qu\u2019il est 1417 évident qu\u2019un gros ganglion tuberculeux évolue plus lentement vers la résorption et la calcification, que de petits foyers pulmonaires, sans que ces derniers soient, pour cela, plus anciens.Du reste, la streptomycine réalise, dans ses effets comparatifs, des dissociations du même ordre, l\u2019infiltration pulmonaire se résorbant plus rapidement que l\u2019inflammation ganglionnaire.Tout ce que l\u2019on peut dire, c\u2019est que la coexistence de ganglions tuberculeux et d\u2019une localisation pulmonaire tuberculeuse a été rencontrée avec une certaine fréquence: c\u2019est par analogie avec l\u2019expérimentation que cette constatation a été transformée en la conception du chancre d\u2019inoculation avec son adénopathie satellite.Mais, d\u2019un autre côté, même à l\u2019autopsie de sujets morts avec des bacilles de Koch dans les ganglions mésentériques, E.PROSPERT n\u2019a pas trouvé de localisation pulmonaire, dans 3 cas qui présentaient des adénopathies tra- chéobronchiques simultanées; de même, à l\u2019autopsie de malades atteints de tuberculose osteo- articulaire, le « chancre » manque souvent.Le terrain expérimental, d\u2019autre part, lui- même, n\u2019est pas inaccessible à la critique.Il faut se souvenir que Nocarp et Rossi- GNOL après l\u2019injection directe de bacilles de Koch dans la trachée des bovins, n\u2019observent pas de lésions pulmonaires, mais des granulations autour du traumatisme et un infarcisse- ment général des ganglions rétropharyngés, bronchiques et œsophagiens.Des nodules crus analogues au chancre d\u2019inoculation ont été obtenus par ARMAND DELILLE, en 1936, sur les singes, mais par l\u2019inoculation trans-pariétale.Or celle-ci est très différente des inoculations spontanées dans l\u2019espèce humaine.TROISIER et Mlle SIEFFERLIN, en 1939, décèlent, trois minutes après l\u2019installation narinaire de bacilles de Koch, la présence de ceux-ci dans les poumons de singe, du côté instil'é et un mois ou deux mois après la présence d\u2019un « complexe ganglio- pulmonaire », mais les autres viscères sont en même temps infectés, la chronologie entre la lésion pulmonaire et ganglionnaire n\u2019est pas 1418 étudiée; la première pouvant être contemporaine de la phase de dissémination.Lorsqu\u2019on injecte le bacille par d\u2019autres voies (CouLAuD 1933), chez le lapin, on obtient une localisation pulmonaire typique, presque toujours unique, après inoculation sous-cutanée, intraveineuse, digestive, oculaire et vaginale, de bacilles peu virulents.Elle siège dans le lobe inférieur droit avec adénopathie caséeuse médiastinale et se comporte comme un chancre d\u2019inoculation; la même lésion ne peut pas être reproduite par inoculation intratrachéale directe.En fait, tout ce que l\u2019expérience autorise à dire c\u2019est que: 1) quelle que soit la voie d\u2019inoculation ex- tra-pulmonaire ou bronchique, l\u2019appareil respiratoire se trouve atteint.2) les ganglions sont toujours infectés, leur évidence variant avec leur topographie différente suivant les espèces.3) le poumon est souvent pris d\u2019une façon concomitante \u2014 généralement par une lésion unique, arrondie, à tendance caséi- fiante centrale; mais aussi par des lésions multiples ou de type différent.La succession de la lésion pulmonaire et du chancre n\u2019est par prouvée de façon probante; on la déduit par analogie avec l\u2019inoculation sous-cutanée et c\u2019est par analogie aussi que l\u2019on affirme l\u2019identité du foyer pulmonaire, basal unique, constaté anatomiquement, avec le chancre d\u2019inoculation.Or, les constatations cliniques et radiologiques démontrent que les localisations pulmonaires cliniquement décelables manquent dans 15 des cas et sont consécutives à l\u2019atteinte ganglionnaire dans 40% des autres.CHABAULT (1946) s\u2019étonnait déjà de ce que \u2014 depuis les perfectionnements de l\u2019exploration radiologique et la généralisation des examens systématiques \u2014 on n\u2019ait pas signalé la succession dans le temps du chancre d\u2019inoculation, puis l\u2019apparition de l\u2019adénopathie hilaire, alors qu\u2019il a constaté dans deux cas la chronologie contraire.COUVE, AUDUBERT et L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 BAroN (1949), observant en millieu préven- torial, signalent des faits analogues chez des enfants de moins de 6 ans.D\u2019dutre part, notre collaborateur Max FOURESTIER, au cours de 4500 vaccinations d\u2019enfants par le B.C.G., constate dans 12 cas des adénopathies médiastinales, bénignes, régressives et transitoires, sans aucune autre adénopathie et sans réaction pulmonaire concomitante après inoculation intra-dermique.De quelque côté qu\u2019on aborde la question, du point de vue clinique, il nous paraît acquis: 1) que la réaction ganglionnaire bronchique et médiastinale est constante dans la primo-infection.2) que la réaction pulmonaire concomitante n\u2019est pas obligatoire.3) qu\u2019elle est le plus souvent consécutive et non préalable à la tuméfaction ganglionnaire.Ces considérations se rapprochent donc de celles qu\u2019une étude critique de l\u2019expérimentation permet de déduire.Comment dès lors les faits doivent-ils s\u2019interpréter ?VII.\u2014 VERS UNE DOCTRINE PLUS EXACTE DE LA PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE DU POUMON.Il faut pour comprendre les faits anatomiques en revenir à la connaissance (MILLER- POLICART) des conditions de la circulation lymphatique dans le poumon.Que les bactéries parviennent dans l\u2019alvéole par voie bronchique ou par voie sanguine \u2014 si, comme c\u2019est le plus souvent le cas en clinique humaine, elles y arrivent en petites quantités \u2014 elles sont reprises par les formations lymphatiques juxta-alvéolaires et transportées par le circuit lymphatique jusqu\u2019aux ganglions in- terbronchiques à tous les échelons.Ce transit est plus facile lorsque les bactéries ne quittent pas la voie sanguine, que si elles doivent être reprises dans l\u2019alvéole par les phagocytes pour être réintroduites dans le circuit lymphatique.Ce transit, qui doit se renouveler chez Pr EE ETES rt EE Sy .KOURILSKY ET cour.\u2014 PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE 1419 l\u2019homme à plusieurs reprises au cours de la primo-contamination, entraîne deux conséquences: 1) Normalement les bactéries parviennent automatiquement aux ganglions, même si elles ne s\u2019arrêtent pas dans un réseau alvéolaire.2) Au cours du transit, il peut arriver qu\u2019en un point quelconque, elles se trouvent bloquées dans un réduit alvéolaire et y provoquent une alvéolite.Celle-ci évoluera, ou vers la résorption progressive (dont les produits aboutiront encore au ganglion correspondant), ou vers la nécrose limitée.Dans les deux cas, un nodule sera constitué; il sera contemporain de l\u2019infection ganglionnaire, mais non obligatoirement antécédent.Il faut bien se persuader que, dans l\u2019infection humaine, il s\u2019agit non pas d\u2019inoculation massive comme dans l\u2019expérimentation animale, mais presque toujours d\u2019infection pauci- bacillaire.Or, nous avons montré avec ONG- SIAN-GWAN, que dans ces conditions, en inoculation sous-cutanée, le chancre ulcéreux manquait.D'autre part, les alvéolites localisées peuvent ne pas être décelables aux rayons X chez l\u2019homme et ne se révéler que tardivement, à posteriori par la calcification.Elles peuvent acquérir au contraire un développement notable, mais tout paraît indiquer que ce dernier cas est rare.C\u2019est le ganglion qui s\u2019hypertrophie de préférence, du fait de la réaction particulière du tissu lymphatique; l\u2019alvéolite restant limitée.Par contre, lorsque le ganglion a atteint un certain volume au contact d\u2019une bronche, des réactions parenchymateuses importantes se produisent, du fait des répercussions alvéolaires de l\u2019appareil nerveux et circulatoire inclus dans la péribronche.Ces réactions sont beaucoup plus étendues et diffuses que la localisation alvéolaire initiale: ce sont celles que l\u2019examen clinique et radiologique décèle le plus souvent.Cette description qui est en accord avec la clinique; avec les résultats réels de l\u2019expérimentation; avec l\u2019anatomie et la physiologie; elle nous paraît serrer de beaucoup plus près la vérité, que la conception trop simple du chancre d\u2019inoculation.VIII.\u2014 LE MODE D\u2019INFECTION DU POUMON.La modification que nous apportons implique une dernière conséquence: c\u2019est que le mode d'infection du poumon ne saurait être limité même chez l\u2019homme à la voie bronchique.C\u2019est rouvrir la querelle qui durant trente ans a divisé les médecins, d\u2019une part \u2014 les vétérinaires et les expérimentateurs, d\u2019autre part.Il est cependant nécessaire de le faire.Il est indiscutable en effet que, chez l\u2019homme, des contaminations par voie digestive ont été observées, avec des signes cliniques et radiologiques identiques à ceux de la primo- infection habituelle.CALMETTE a démontré que les bactéries passent dans la lymphe après le repas et sont retrouvées dans le canal thoracique, d\u2019où elles gagnent les veines jusqu\u2019au cœur droit, puis vont ensuite au poumon par voie artérielle pulmonaire.Or, dans deux de nos observations, la contamination s\u2019est faite, à coup sûr, par une autre voie que la voie respiratoire.Dans un premier cas, un enfant de trois ans ingère du lait cru, avarié et est atteint quelques heures après d\u2019une gastro-entérite qui faillit être mortelle.À ce moment, l\u2019intradermo-réaction est négative.Trois semaines après, l\u2019enfant reste pâle et l\u2019intradermo-réaction commence à virer.La radiographie décèle l\u2019apparition d\u2019une image ganglionnaire avec halo périhilaire.Toutes les recherches concernant l\u2019entourage sont négatives.Une primo-infection grave se développe alors et durera des mois.L\u2019observation fut recueillie en 1944.Sans doute, on peut objecter qu\u2019il peut y avoir un simultanéité, que l\u2019enfant a été contaminé ailleurs, mais quand on connaît les conditions de recueil et de préparation du lait à cette époque, l\u2019inoculation digestive paraît difficile à récuser. 1420 Le contrôle bactériologique du lait n\u2019a pu être fait.Miais plusieurs enfants dans le même lieu ont été contaminés de la même façon, avec le même lait, les mêmes symptômes de gastro- entérite aiguë: plusieurs sont morts, deux ont été par la suite atteints de primo-infection dans les mêmes délais.La seconde observation concerne une enfant de quatre ans, parfaitement suivie, qui présenta une primo-infection sévère avec fistule bronchique, dont l\u2019origine reste mystérieuse.Toutes les enquêtes étant négatives, jusqu\u2019au jour (un an après) ou chez l\u2019une de ses tantes fut découverte une tuberculose rénale.Or, un mois 15 avant la primo-infection, l'enfant avait été envoyé en vacances chez cette tante, qui avait pris l\u2019habitude de la faire coucher dans son lit.Le linge de toilette était commun.Il est clair qu\u2019ici la contamination aérienne n\u2019a jas joué.Par contre la contamination orale, par les doigts introduits dans la bouche, comme le font si souvent les enfants, paraît hautement probable.Nous pourrions citer bien d\u2019autres observations dont les suivantes: un phtisiologue se blesse au cours de l\u2019autopsie d\u2019un tuberculeux, présente un panari banal qui est incisé et guérit.Mais l\u2019adénopathie axillaire secondaire à la lymphangite initiale, persiste trois semaines plus tard.Un mois après, l\u2019examen radiologique montre une localisation pulmonaire du lobe supérieur droit, du même côté que l\u2019inoculation.Le transfert s\u2019est fait ici par voie lymphatique puis sanguine.Nous possédons une observation analogue chez un préposé aux autopsies dans un hôpital parisien.Nous reviendrons sur d\u2019autres observations L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 tout aussi suggestives, notre but étant simplement de démontrer que le dogme de la contamination par inhalation n\u2019est pas intangible, non plus que la doctrine du chancre d\u2019inoculation pulmonaire avec son ganglion satellite, qui lui a servi de support essentiel.Même l\u2019inoculation par empoussiérage des animaux d\u2019expérience n\u2019est pas une preuve absolue de la pénétration exclusive par voie bronchique: Küss lui-même en 1922 a montré avec l\u2019acide stannique, que les quantités de poussière dégluties représentent 80% à 85% des quantités totales et atteignent 90, 96% lorsqu\u2019il s\u2019agit de poussière en suspension très fine.L'étude clinique minutieuse et bien interprétée conduit donc à une conception plus précise des faits: le poumon peut être atteint par n\u2019importe quelle voie; la voie aérienne est la plus plausible, encore doit-elle être plus minutieusement analysée.Il nous paraît difficile que les particules pénètrent jusqu\u2019aux alvéoles dans les conditions habituelles en suivant les bronches, alors qu\u2019elles sont enrobées dans un mucus lourd.Il paraît plus probable qu\u2019elles sont au contraire déposées autour des narines et de la bouche, puis acheminées par le pharynx et dégluties par les mouvements automatiques.Il paraît certain que la contamination orale, digitale chez les enfants, chez les adultes qui entourent les tuberculeux ignorés et ne se lavent pas les mains, est éminemment dangereuse.Nous développerons ces faits ultérieurement; mais d\u2019ores et déjà, la primo-infection chez l\u2019homme apparaît, à la lumière de nos recherches, sous un jour bien différent des conceptions habituellement reçues. KOURILSKY Er cou.\u2014 PRIMO-INFECTION TUBERCULEUSE BIBLIOGRAPHIE CALMETTE: L\u2019infection bacillaire et la tuberculose chez l'homme et les animaux, (Masson, 1928).E.PROSPERT : Soc.Biologie, 91: 552, 1924.NOCARD et ROSSIGNOL: Rapport à la Société de médecine vétérinaire pratique, 1901.COULAUD: « Lésions bronchiques obtenues chez \u2018le lapin par inhalation de bacilles morts».Revue de la Tuberculose, 14: 1-2, 1950.« Recherches expérimentales sur le chancre d\u2019inoculation pulmonaire du lapin ».Revue de la Tuberculose, 4ème série 1: 8, (octobre) 1933.Armand DELILLE Soc.de Pédiatrie, novembre 1936.PARROT: Soc.de Biologie, Paris 1876 \u2014 28 \u2014 308.HERVOUET: Thèse de Pars, 18817.1421 KUSS: Thèse de Paris, 1898.ALBRECHT: Frankf.Zeit-Path, Klinishe Wochenschrft.GHON: 1 vol.chez Urban, Berlin, 1912.American Review of Tuberculosis, juillet 1923.GHON et WINTERNITZ: Zeitsch.fin Tuberk., mai 1924.GHON et KUDLICH et WINTERNITZ: Zeitsch.fin Tuberk., mai 1925.DEBRE et PERRAULT: Annales de Médecine, octobre 1935.TROISIER et SIEFFERLEN : Académie de Médecine, 14 février 1939.COUTENIN : Edition française, 1882.CHABAUD: Revue de la Tuberculose, 1946 No 3-4.COUVE, AUDIBERT et BARON: Revue de la Tuberculose, 1949 No 5-6.1907.Wiener ULCÈRE PEPTIQUE GASTRO-JÉJUNAL APRÈS GASTRECTOMIE ! Armand VOYER (Magog).Cette affection, plutôt rare, occupe une place très importante dans la chirurgie de l\u2019ulcère gastrique, parce qu\u2019elle en constitue sa principale complication et, par ricochet, un des grands reproches que l\u2019on puisse faire à la gastrectomie à l\u2019heure actuelle.Nous allons étudier successivement sa fréquence, son étiologie et son traitement.FRÉQUENCE Il est classique d\u2019admettre que la fréquence de l\u2019ulcère peptique gastro-jéjunal après gastrectomie est de 1 à 3%, tandis qu\u2019elle est de 5 à 10% après gastro-entérostomie.Demirleau relève à Phôpital de Tunis un cas d\u2019ulcère récidivant chez les uns (gastrec- tomisés) contre douze chez les autres.En réalité, cette fréquence est bien difficile à évaluer, ce qui fait dire à Pfeiffer que la récidive après gastro-entérostomie varie, suivant les auteurs, de 2 à 30%.En 1926, Birgfel en rapporte 55 cas; en 1927, Nystrom: 62; en 1930, Starlinger publie une statistique importante bien connue portant sur 25 647 gastrectomies faites par 89 chirurgiens, avec 173 ulcus post-opératoires, soit un pourcentage de 0,6 environ.Finsterer en 1936, rapporte un pourcentage de 2 à 4.Une statistique argentine, datant de 1936, relève un total de 36 ulcères peptiques sur 238 cas (15%).Dans la thèse de Moreno-Tinagero, en 1937, il est rapporté les observations inédites de 10 cas d\u2019ulcères jéjunaux survenus après gastrectomies larges (0,7%).En 1946, R.de Vernejoul, sur 3000 gastrectomies exécutées la plupart suivant la technique de Finsterer, quelques-unes suivant la méthode de Péan, a observé 8 cas d\u2019ulcères peptiques contrôlés par 1.Travail du Service de chirurgie de l\u2019hôpital Bichat, sous la direction du docteur Jean Charrier.une nouvelle intervention (0,26%).De 1919 - à 1947, Pauchet et Luquet ont pratiqué 1 200 gastrectomies avec 6 récidives, soit 0,5%.De- mirleau, sur près de 1000 gastrectomies des deux tiers, a eu un cas d\u2019ulcère peptique; Santy a eu un insuccès sur 200 anastomoses duodéno-gastriques avec exérèse très large de l\u2019estomac.Carajod, sur 250 gastrectomies des deux tiers, à eu 2 récidives.Aux Etats-Unis, Fallis et Warren prétendent que la fréquence varie de 0,5 à 10%.St.John et Harvey, sur 373 gastrectomies, ont eu 2 cas d\u2019ulcères récidivants prouvés par ré- intervention et 3 cas possibles, soit 0,5 à 14%.Ransom: 4 cas sur 138 gastrectomies, soit 3% ; Schoemaker, qui fait le Péan ou le Billroth I modifié, a eu 2 échecs sur 102 gastrectomies durant les années de guerre.Sureda est intervenu dans 96 ulcères peptiques, dont 17 secondaires à la gastrectomie.Charrier déclare que sur 42 cas d\u2019ulcères peptiques après gastrectomies rapportés en France en 1946, dont 17 opérés par lui et provenant de diverses sources, 6 seulement étaient consécutifs à des gastrectomies bien faites.Dans la gastrectomie avec conservation du pylore, Finsterer, en 1930, a eu 6% de récidives sur 90 cas; Denk, en 1931, 4,3% sur 398 cas; et Monsaingeon, 5,6% sur 365 cas (cas rapportés dans sa thèse).La gastro-duodénectomie large enlevant les deux tiers de la petite courbure, le pylore et Pulcus duodénal, avec anastomose termino- latérale de l\u2019estomac dans l\u2019intestin grêle, assurant une évacuation complète, fournit moins que 1% de récidives.Certes, beaucoup diront que ces statistiques n\u2019ont qu\u2019une valeur relative, les malades qui recommencent à souffrir ne retournent pas toujours voir le chirurgien qui les a opérés et échappent ainsi à sa statistique.Le chirurgien réintervient souvent pour la même raison chez VOYER \u2014 ULCÈRE PEPTIQUE GASTRO-JÉJUNAL APRÈS GASTRECTOMIE des malades qu\u2019il n\u2019a pas opérés la première fois et les mauvais cas ainsi recueillis viennent grever ses pourcentages.D\u2019ailleurs un opéré qui ne va pas, revient généralement une ou deux fois revoir son chirurgien et ce n\u2019est que lorsque ce dernier lui propose une nouvelle intervention qu\u2019il se dérobe.ÉTIOLOGIE L\u2019étiologie véritable de l\u2019ulcère gastro-jé- junal est inconnue au même titre que celle de l\u2019ulcère gastro-duodénal.Il y a cependant certains facteurs qui l\u2019accompagnent d\u2019une façon assez constante pour les considérer comme des causes, de valeur toutefois très inégale.1° \u2014 Sexe.La femme n\u2019est atteinte qu\u2019exceptionnellement (Charrier: 1 sur 79; Paolucei: 4 sur 75; Santy: 1 sur 62).Cette disproportion est due, d\u2019une part, chez la femme à la rareté des ulcères gastro-duo- dénaux et à la moindre fréquence de l\u2019ulcère duodénal ou juxtapylorique (si on le compare à l\u2019ulcère de la petite courbure), d\u2019autre part, chez les deux sexes, à la plus grande fréquence de l\u2019ulcère duodénal ou juxtapylorique comme lésion primitive dans les cas d\u2019ulcère peptique post-opératoire.2° \u2014 Age.Ces ulcères se voient, comme les autres, vers la quarantaine surtout et les âges extrêmes sont, pour Balfour, 15 et 74 ans.Cependant Fallis mentionne, dans ses statistiques, que la moitié de ses cas sont au-dessous de 35 ans et que 2 seulement sont au-dessus de d0 ans.3° \u2014 Race.Les Méditerranéens et les Orientaux ont une prédisposition pour l\u2019ulcère post-opératoire et c\u2019est habituellement chez eux que l\u2019on rencontre les formes les plus extensives ct réeidivan- tes.4° \u2014 Hygiène.I\u2019habitude de vie, le travail, la nourriture, 1423 le boire et le tabac ne sont pas des facteurs négligeables dans l\u2019étiologie de l\u2019ulcère peptique (Pfeiffer, Hillemand, Dauwe).Voici l\u2019avis de Santy: «Je crois pouvoir affirmer que l\u2019éthylisme et l\u2019intempérance alimentaire sous toutes ses formes jouent un rôle certain dans la genèse de l\u2019ulcère peptique.Ces différents éléments figurent dans la presque totalité des observations étudiées, sauf de rares exceptions ».5° \u2014 Terrain.Les patients qui font un ulcère jéjunal sont des « fabricants d\u2019ulcères »; ils font partie d\u2019un groupe spécial où le premier ulcère a été particulièrement sévère et réfractaire au traitement médical, où le dossier révèle une histoire de complications graves et menaçantes telles qu\u2019hémorragies massives ou perforation en péritoine libre.L\u2019ulcère se rencontre chez les adultes plutôt jeunes, chétifs et nerveux (Pfeiffer), sujets d\u2019autre part souvent.favorables à l\u2019artérite, la thrombo-angéite, le déséquilibre du système vaso-moteur.Fallis a remarqué que le tiers des opérés pour ulcère gastro-jéjunal avaient eu antérieurement une perforation d\u2019ulcère gastro- duodénal.En outre, il arrive assez souvent qu\u2019un patient, souffrant d\u2019ulcère post-opéra- toire perforé, présente dans ses antécédents une histoire de perforation d\u2019ulcus gastro-duo- dénal.Les perforations multiples d\u2019ulcères gastro-duodénaux sont relativement rares; par contre, les ulcères gastro-jéjunaux sont plus sujets aux perforations répétées.Il semble done que certains individus présentent, non seulement une tendance à l\u2019ulcération, mais aussi une tendance à la perforation.De son côté, Demirleau se demande avec Blondin, si un premier ulcère peptique ne constitue pas une sensibilisation aux récidives.L\u2019importanee de l\u2019hyperchlorhydrie comme facteur étiologique, est admise en général.Et le fait que les ulcères post-opératoires sont rarement rencontrés chez les chlorhydriques normaux milite en faveur de cette opinion; on ne les voit guère chez les gastrectomisés d\u2019ulcère gastrique ou de cancer d\u2019estomac et on 1424 ne les rencontre presque jamais sur l\u2019anse afférente, à cause de la présence du contenu duodénal fortement alealin.D\u2019ailleurs la supériorité de la gastrectomie sur la gastro-entéros- tomie dans le traitement chirurgical de l\u2019ul- cus duodénal repose essentiellement sur ce principe que la résection large diminue considérablement l\u2019acidité gastrique.Toutefois, selon Blondin, 30% des gastrectomies conservent une acidité gastrique, ce qui joue un rôle important dans les récidives.Certains malades ont un potentiel ulcéreux élevé; ils font des ulcères à répétition, sans qu\u2019on ne puisse jamais arriver à en rompre le cycle: c\u2019est à leur affection que convient alors le terme de «maladie ulcéreuse ».Pourquoi ces malades agissent-ils ainsi?Nous n\u2019en avons pas d\u2019explication pathogénique satisfaisante.Quand on opère un patient, la maladie ulcéreuse n\u2019est pas pour autant guérie et l\u2019opéré reste sujet à des troubles humoraux qui peuvent se traduire cliniquement par une nouvelle ulcération.6° \u2014 Passe gastrique.A) Lésion initiale.L\u2019ulcère jéjunal est plus fréquent chez ceux qui étaient porteurs d\u2019un uleus pyloro-duo- dénal que chez ceux qui présentaient un ulcère de la petite courbure (Balfour: 130 contre 9; Charrier: 59 contre 5; Santy: 58 contre 2).L\u2019ulcère post-opératoire est rare dans les cas de gastrite, de sténose pylorique, et exceptionnel dans le cancer.B) Intervention première.Erreurs de tactique ou de technique.La nature de la première opération joue un rôle capital dans l\u2019étiologie de l\u2019ulcère peptique.M.Charrier insiste à maintes reprises sur ce facteur important: « Les mauvais résultats de la chirurgie de l\u2019ulcère sont dus, le plus souvent, à la prise d\u2019un mauvais départ; dans cette chirurgie de l\u2019ulcère, il faut faire large et bien, d\u2019emblée ».Et d\u2019ailleurs: « L\u2019opération primaire insuffisante ou incorrecte, déclenche la cascade des récidives et des complications L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreniN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 et crée le terrain ulcéreux; en chirurgie gastrique, il ne faut pas manquer le premier temps ».Et maintenant, passons aux diverses interventions, aux erreurs de tactique ou de technique responsables des fâcheuses récidives.a) Les interventions qui laissent persister la sécrétion acido-gastrique sont: 1°) les pylorectomies qui évoluent fatalement vers l\u2019ulcère peptique; 2°) les gastrectomies étroites ou en d\u2019autres termes trop basses, où la résection gastrique est inférieure aux deux tiers.Si la résection est trop petite, elle provoque presque sûrement l\u2019ulcère récidivant (Charrier, Moutier, Buck, Hollender).Chez certains malades, tant qu\u2019il existe un peu de la petite courbure, il reste de l\u2019hormone antrale, et tant qu\u2019il reste un fragment de muqueuse fundique, il y a acidité.b) Les interventions qui ne font pas disparaître le point de départ du réflexe acido-sé- crétoire: Gastrectomies larges pour exclusion (de U'U.D.) pylore restant.Si les opinions sont à peu près unanimes pour pousser la résection très haut vers la gauche, il n\u2019en est pas de même sur l\u2019étendue que cette résection doit porter du côté du duodénum.Von Haberer est d\u2019avis que la cause de l\u2019ulcère peptique gastro-jéjunal est le pylore conservé bien qu\u2019exclu, le qualifiant de « fabrique d\u2019acidité ».« Le mode d\u2019action de la muqueuse pylorique restante se ferait accessoirement par voie hormonale et habituellement par voie réflexe ce qui explique que même un petit fragment de muqueuse pylorique, abandonné du côté du segment exclu, suffirait à provoquer la sécrétion ».Hillemand conseille de faire passer la résection non seulement en aval du pylore, mais le plus loin possible sur le duodénum.Il se fonde sur l\u2019analogie histologique de la portion duodénale située entre le pylore et la grande caroncule et la région -antro-pylorique dont on connaît la fonction sécrétoire sur les VOYER \u2014 ULCÈRE PEPTIQUE GASTRO-JÉJUNAL APRÈS GASTRECTOMIE glandes du fondus.N\u2019existerait-il pas une hormone duodénale comme il existe une hormone antro-pylorique?c) Gastrectomies avec anastomose en Y ou avec jéjuno-jéjunostomie complémentaire.Ce sont des opérations qui dérivent les sucs duodénaux pancréatiques en aval de l\u2019anastomose gastro-jéjunale, privent ainsi l\u2019estomac de leur action alcaline et neutralisante et donnent un pourcentage élevé de récidives: 100% dans l\u2019anastomose en Y et 30 à 100% dans la jéjuno-jéjunostomie complémentaire.M.Charrier qualifie cette dernière d\u2019opération néfaste qui transforme une gastrectomie normale en gastrectomie en Y, opération définitivement rejetée comme génératrice d\u2019ulcère peptique jéjunal.d) Gastrectomies avec mauvaises anastomoses.1° \u2014 Les opérations qui laissent dans l\u2019estomac un cul-de-sac de stase, telles que les gastrectomies avec bouche non déclive ou rétrécie, les torsions ou inversions ou coudure de l\u2019anse efférente.2° \u2014 les anastomoses à anse jéjunale afférente trop longue: opération qui entrave le drainage.Sureda souligne qu\u2019une anse longue est fréquente dans les interventions pour ulcère jéju- nal.A la Clinique de Wangensteen, Lannin a pratiqué sur différents chiens des anastomoses gastro-intest'nales sur toute la longueur de l\u2019intestin grêle, à partir de l\u2019anse courte jéju- nale, et il a conclu que la fréquence de l\u2019ulcère anastomotique croît avec chaque centimètre d\u2019anse afférente.D'ailleurs, c\u2019est un fait établi que la susceptibilité de la muqueuse intestinale aux sécrétions gastriques augmente proportionnellement à sa distance du pylore.Que penser des divers types d\u2019anastomoses employées pour rétablir le transit gastro-intestinal?Le Péan.Il laisse le malade dans les conditions ou 1425 s\u2019est produit le premier ulcère; les mêmes réflexes acidogènes, à point de départ duodénal, peuvent jouer.Pour peu que la partie restante de l\u2019estomac sécrète de l\u2019acide, l\u2019accident initial réapparaîtra, car la disposition anatomique n\u2019est pas changée.Lambling et Soullard, sur les 6 échecs qu\u2019ils ont eus, 5 étaient des Péan.Hillemand et Lambling rejettent le Péan comme une intervention entraînant la gêne de l\u2019évacuation et des troubles de dystonie duodénale.Dans le Polya-Reichel et l\u2019Hofmeister- Finsterer, le duodénum n\u2019est plus en contact avec le chyme gastrique, d\u2019où impossibilité de réapparition de l\u2019ulcus duodénal; l\u2019ulcère peptique de la bouche ou de l\u2019anse afférente est rare, parce que les sécrétions biliaire et pancréatique qui y passent contrecarrent l\u2019action nocive du chyme gastrique supposé qu\u2019il y ait encore acidité.Le Polya-Reichel.Dans le Polya-Reichel, l\u2019anastomose se fait sur toute la hauteur de la tranche gastrique, de sorte que la bouche est fréquemment trop large, bien que certains prétendent qu\u2019il se forme une néo-sphincter, et alors nous assistons au «dumping syndrome » qui survient après les repas, surtout le petit déjeuner, et qui est caractérisé par les malaises suivants d\u2019une durée de dix à soixante minutes: nausées intenses, faiblesse, sensation de chaleur généralisée, diaphorèse, palpitations, parfois borboryvgme, diarrhée et vomissements; le repas de baryum montre qu\u2019il y a reflux du contenu gastrique dans l\u2019anse afférente.A la clinique Mayo, Custer a rencontré 28 cas de « dumping syndrome » & forme sérieuse dans 500 résections faites selon la technique Polya-Reichel.Hofmeister-Finsterer.C\u2019est une anastomose à anse courte après section oblique de l\u2019estomac et fixation des lèvres de la brèche mésocolique au moignon gastrique, anastomose dans la partie toute déclive de la tranche gastrique, sur une largeur 1426 de 3 travers de doigt, laissant ainsi une raquette sur laquelle on fixe l\u2019anse afférente par deux points de suspension (procédé à éperon).Roscoe Graham utilise cette technique de méme que Lahey qui dit: «Le type d\u2019anastomose Hofmeister-Finsterer, avec points de suspension sur l\u2019anse afférente, retient les aliments d\u2019une façon beaucoup plus prolongée que l\u2019anastomose type Polya ».Au Congrès de Gastro-Entérologie de Lausanne, en 1948, Charrier expose les avantages de l\u2019Hofmeister-Finsterer sur le Polya-Reichel en ces termes: « L\u2019évacuation gastrique est moins brutale, l\u2019inondation jéjunale est moins brusque, la résection de la petite courbure peut être plus large et, en compensation, on peut être plus économe sur la grande, réalisant au maximum les conditions de la bonne gastrectomie, anacidité, suppression des zones ulcé- rophiles et réflectogènes, conservation d\u2019un es- tomaec réduit au tiers vidangé au point déclive et sans stase ».c) Gastrectomies avec suites compliquées.Si le malade a été opéré en pleine poussée ulcéreuse, des troubles de stase gastrique, favorisant les récidives, apparaissent rapidement: régurgitations ou vomissements, gêne, douleur et tension épigastrique, donc mauvaise évacuation causée par l\u2019ædème et la sténose temporaire de la bouche, la péristomite et la péritonite plastique subaiguë au niveau de l\u2019anastomose.Ces symptômes sont plus ou moins accusés selon la virulence du processus infectieux ulcéreux.f) Suture simple dans la perforation.L\u2019ulcère gastrique ou duodénal perforé requiert, autant que possible, la gastrectomie d\u2019emblée, car la gastrectomie après suture fournit un chiffre élevé de récidives.g) Matériel de suture non résorbable, clamps traumatisants.Sur 120 gastrectomisés suturés à la soie, neuf ont présenté de la stomite ou gastrite, ou L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuieTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 des petits foyers de suppuration pariétale, mais pas d\u2019ulcère peptique (C.Auguste).Delore, Gabrielle et Luquet sont d\u2019opinion que le matériel de suture joue un rôle peu important dans la formation de la nouvelle ulcération.Toutefois Moutier souligne que Bucsch de la Clinique Mayo avait observé fréquemment des fils non résorbables au fond d\u2019ulcères gastro-jéjunaux.Fergusson a fait des anastomoses gastro- jéjunales sur le lapin et maintes fois il a constaté une ulcération de la bouche suturée à la soie, sans jamais en rencontrer lors des sutures au catgut.Il faut, en outre, que les clamps ne soient que modérément serrés si l\u2019on veut éviter tout traumatisme sérieux pouvant être le point de départ d\u2019un ulcère peptique.h) Absence de régime post-opératoire.Pfeiffer affirme que l\u2019ulcère jéjunal survient souvent après des gastrectomies demeurées sans surveillance compétente.L\u2019opéré doit être suivi au moins un an par un médecin compétent (Haak).TRAITEMENT Devant le problème de l\u2019ulcère jéjunal quelle attitude prendre?La réponse appartient indubitablement au chirurgien.Fig.1.\u2014 Après libération des adhérences pariétales, décollement coloépiploïque ; l\u2019ulcère est ici antérieur et on distingue les adhérences entre la zone ulcéreuse et le mésocôlon.Fig.2.\u2014 Les faces supérieure et inférieure du méso- côlon ont été dégagées jusqu\u2019à l\u2019anastomose; on voit l\u2019ulcère perforé et le tracé de la résection du grêle (les clamps inférieurs sont souples). A) Prophylactique.En présence de tout ulcère que l\u2019on se propose de traiter chirurgicalement, il faut donc pratiquer une intervention qui mette, autant que possible, le malade à l\u2019abri de l\u2019ulcère récidivant.Ce chapitre découle en grande partie de ce que nous avons dit précédemment en analysant les facteurs que nous croyions susceptibles de jouer un rôle dans la genèse de l\u2019ulcère.Nous décrirons donc les qualités essentielles d\u2019une bonne gastrectomie.a) Gastrectomie large avec anse afférente courte.Fig.3.\u2014 Résection de l\u2019anse grêle et anastomose termino-terminale en trois plans.Fig: 4.\u2014 La bouche anastomotique est repassée dans l\u2019étage sus-mésocolique et le duodénum libéré.La gastrectomie doit être haute; il faut se rendre compte de visu de la longueur de l\u2019estomac restant.Ce n\u2019est pas ce qu\u2019on enlève qui est important à considérer, c\u2019est ce qui reste.Une petite résection peut être une résection haute et une large résection peut être une résection basse.Tout dépend de la longueur de l\u2019estomac essentiellement variable.Il est raisonnable toutefois de considérer la résection des deux tiers comme un minimum; il y a intérêt à les dépasser chaque fois que le patient peut être considéré comme un candidat particulièrement désigné pour faire un ulcère jéjunal en raison du siège de son ulcère (bulbe ou pylore) et de la gravité exceptionnelle des accidents antérieurs.L\u2019efficacité de la gastrectomie pour ulcère croît en même temps que l\u2019étendue de la résection gastrique, même si le chirurgien dépasse les deux tiers, limite habituellement considérée comme suffisante.VOYER \u2014 ULCÈRE PEPTIQUE GASTRO-JÉJUNAL APRÈS GASTRECTOMIE 1427 « Devant le spectre de l\u2019ulcère post-opéra- toire, il faut s\u2019acheminer vers les grandes résections jusqu\u2019à la généralisation de la sub- totale, que personne ne pourrait déterminer et qui n\u2019est que la plus grande résection atteinte par l\u2019habileté de chaque opérateur en fonction d\u2019une mortalité opératoire qu\u2019il estime raisonnable », nous dit Sureda.En face d\u2019une résection trop large, il y a bien la menace du syndrome de « petit estomac », mais c\u2019est un ennui beaucoup moins sérieux et d\u2019ailleurs inconstant que la perspective d\u2019une récidive.Fig.5.\u2014 Fermeture du duodénum sectionné ; pince et protecteur de J.Gosset sur la tranche de section du duodénum du côté de l\u2019estomac.Fig.6.\u2014 Libération haute de la petite courbure au- dessus de la crosse de la coronaire stomachique qui est liée.b) Gastrectomie large sans exclusion.Van Haberer a pratiqué l\u2019exclusion dans 6% des cas, Garcia-Moran dans 7% et Wan- gensteen dans 20% et il est vrai que Luquet et Desplas ont bien dit qu\u2019il faut couper le duodénum dans sa première portion libre, sans s\u2019inquiéter de la lésion qui est enlevée ou reste en place suivant son siège et que jamais aucun ennui n\u2019a été signalé; cependant, des diverses opinions relevées depuis 1947, il ressort que la résection duodénale doit être poussée plus ou moins loin vers la droite suivant les chirurgiens, et que le pylore doit être enlevé, ainsi que la lésion, si possible.Si l\u2019on est contraint de pratiquer l\u2019exclusion, tl faut enlever au moins le pylore et une partie du bulbe en amont de l\u2019ulcère pour faire disparaître la zone réflectogène. 1428 Si l\u2019uleus duodénal est adhérent au cholédoque, Lahey conseille d\u2019introduire dans le cholédoque un drain en T dont la branche inférieure pénètre dans le duodénum; ainsi on peut toujours répérer le siège de l\u2019ampoule de Vater et les rapports de l\u2019uleus avec le cholédoque, ce qui est, dans les cas très difficiles un procédé de grande valeur.Si, comme le recommande Bancroft, la présence de tissu fibreux autour d\u2019ulcères duodénaux multiples ou Pexistence d\u2019un trajet fistuleux entre un ulcère de la paroi postérieure du duodénum et le cholédoque provoque une réaction périduodénale telle qu\u2019il sera impossible ou téméraire de pratiquer la mo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrrmin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Cette intervention est le corollaire de ce que nous avons dit au paragraphe c) de B) Intervention première, erreurs de tactique ou de technique.d) Gastrectomie large déclive, avec anastomose Hofmeister-Finsterer et sutures type Ro- bineau.Nous en décrirons la technique plus loin dans le traitement de l\u2019ulcère peptique gas- tro-jéjunal constituée) Gastrectomie large aseptique, avec traitement adéquat et surveillance prolongée.Il ne faut pas opérer en pleine poussée inflammatoire et il faut évidemment pratiquer Fig.7.\u2014 La lèvre gauche de la brèche du mésocôlon est suturée à la face postérieure de l\u2019estomac très haut.Fig.8.\u2014 Le jéjunum en aval de l\u2019anastomose de résection est fixé sur la face postérieure .de l\u2019estomac à l\u2019union du quart supérieur et des trois quarts inférieurs; incision musculo-séreuse et pincement des vaisseaux de la sous-muqueuse.bilisation du duodénum, on pourra alors avoir recours au procédé suivant: Manceuvre de Bancroft.\u2014 Section de l\u2019antre à 4 ou 5 centimètres en amont du pylore, dissection de toute la muqueuse antrale jusqu\u2019au sphincter pylorique, pince courbe sur le sommet du cône, ligature, section, surjet sur le bout ligaturé, deux bourses dans la séro-mus- culaire de l\u2019antre et invagination de l\u2019antre par deux surjets; si le moignon n\u2019est pas très solide par suite de l\u2019ædème de la paroi et que l\u2019on redoute une fistule, on peut l\u2019extrapé- ritoniser en le fixant au péritoine pariétal de l\u2019incision abdominale.ec) Gastrectomie large sans jéjuno-jéjunos- tome complémentaire ni anastomose en Y.Fig.9.\u2014 Premier surjet postérieur musculo-séreux.Fig.10.\u2014 Deuxième surjet postérieur muco-muqueux ; on trace la partie supérieure de l\u2019incision gastrique postérieure (croix); on pince les vaisseaux; on incise la muqueuse et on lie les vaisseaux.l\u2019intervention d\u2019une façon aussi aseptique que possible en protégeant la grande cavité par de grands champs introduits après la recherche de la première anse jéjunale.Dans les jours qui suivent l\u2019opération, si les suites sont compliquées, on doit corriger la rétention temporaire due à l\u2019ædème, l\u2019infection locale et l\u2019atonie musculaire par l\u2019aspiration continue et l\u2019emploi de pénicilline, de dihy- drostreptomycine et de sulfamidés.Et lorsque la perméabilité s\u2019est rétablie, veiller sur l\u2019alimentation.Comme nous le disions au chapitre de l\u2019étiologie, le malade doit être sous surveillance compétente pour une période d\u2019un an au minimum.B) Traitement de l'ulcère peptique gastro- jéjunal constitué. VOYER \u2014 ULCÈRE PEPTIQUE GASTRO-JÉJUNAL APRÈS GASTRECTOMIE 1er cas.\u2014 La première opération a été mauvaise.Si la première intervention a été vicieuse, faire une gastrectomie large en'evant en un seul bloc, les trois-quarts de l\u2019estomac, 1a bouche anastomotique portant ou non l\u2019ulcère avec le segment de jéjunum adjacent, uleéré ou non, suturé bout à bout du grêle rétablissant l\u2019anatomie normale, anastomose gastro-jéjunale type Hofmeister-Finsterer, ablation du pylore, d\u2019un moignon trop grand du duodénum et de l\u2019ulcère s\u2019ils existent encore; s\u2019il y a une anastomose en Y ou à anse longue ou une jéju- no-jéjunostomie complémentaire, reconstituer le jéjunum normal et faire une anastomose à anse courte.Ces malades ont été opérés 1térativement, de sorte que l\u2019intervention est difficile et longue, et l\u2019étendue des adhérences est telle que certains opérateurs abandonnent la partie faute de ne pouvoir libérer les lésions: blocs inflammatoires péri-ulcéreux parfois énormes, eng'obant la bouche anastomotique et adhérant aux organes voisins.La dissection de proche en proche est souvent pénible et dangereuse.De plus, c\u2019est un malade que vous n\u2019avez pas opéré habituellement vous-même et il faut comprendre ce qu\u2019a fait le chirurgien précédent, ce qui demande du temps et de l\u2019adresse.Si la résection plus haute est possible, il est cependant parfois difficile d\u2019abaisser le moignon gastrique, surtout chez les sujets à thorax étroit et c\u2019est un travail en profondeur à bout de doigts sous les fausses côtes.Cette opération judicieusement effectuée, donne toutefois des résultats satisfaisants puis- qu\u2019elle procure une guérison définitive dans 85% des cas.1) Préparation.Equilibre des protides, réhydratation et re- chloruration ; ne pas opérer en période de crise aiguë révélée par la douleur, la fièvre et la leucocytose; vaccination polyvalente, vérification du résultat de la vaccination par Pé- tude de la leucocytose; nettoyer le côlon com- 1429 plètement, parce que l\u2019ulcère peut être adhé- rent au côlon et pendant sa libération, 1l peut être ouvert par mégarde.2) Anesthésie.Soit générale en circuit fermé avec ou sans intubation intratrachéale, soit rachidienne entre les 1ère et 2e vertèbres lombaires avec une solution de nupercaïne hypobare faite lentement et à la demande.Charrier, Fallis et Lahev recommandent cette dernière anesthésie.3) Technique de l\u2019exérèse d\u2019un ulcère peptique gastro-jéjunal avec gastrectomie complémentaire.Je décrirai la technique suivie dans le service de M.le docteur Jean Charrier, à l\u2019Hôpital Bichat de Paris, où j'ai eu l\u2019occasion de faire un stage tout récemment.Les figures jointes à ce travail sont les croquis des dessins originaux de l\u2019article de MM.les docteurs J.Charrier et J.Loygue: « Ulcères peptiques post-opératoires » publié en 1948 par l\u2019Encyclopédie Médico-Chirurgicale, 18, rue Séguier, Paris (6e).Elles ne peuvent être ni reproduites ni publiées.Premier temms.\u2014 Libération des adhérences.Inventaire.Libération de la bouche.\u2014 La paroi sera ouverte avec prudence, car elle est doublée du côlon, de l\u2019estomac et du foie presque toujours adhérents; libérer le foie en suivant son bord inférieur et aussi la vésicule si nécessaire; sectionner au milieu le ligament falciforme, libérer la face inférieure du foie pour exposer l\u2019estomac et libérer le grand épiploon s\u2019il existe encore.Nous aurons alors un bloc formé par le grand épiploon (s\u2019il existe), le côlon transverse, le moignon gastrique, la bouche et le jéjunum; protéger la cavité abdominale par quatre champs, examiner le moignon gastrique, le libérer vers le haut, voir s\u2019il reste un moignon pyloro-duodénal et s\u2019attaquer à la bouche.Pratiquer d\u2019emblée le décollement côlo-épiploïque (si! n\u2019a pas été fait antérieurement) pour dégager ensuite la face 1430 supérieure du méso-côlon jusqu\u2019à l\u2019anastomose puis la face inférieure de même.Il faut séparer la bouche du méso au point le plus souple de son pourtour et introduire l\u2019index dans la brèche pour faire le dégagement sur toute la circonférence en ménageant l\u2019arcade de Riolan; si l\u2019ulcère est ouvert, il faut le fermer par un surjet.La bouche est, du fait, libérée.Deuxième temps.\u2014 Résection de l\u2019anse grêle avec anastomose termino-terminale.\u2014 En trois plans, dont au moins le muqueux au catgut.Le fragment du grêle attenant à l\u2019estomac est repassé dans l\u2019étage sus-mésocolique et s\u2019il y a lieu: Fig.11.\u2014 L\u2019estomac est rabattu et l\u2019incision antérieure séro-musculaire tracée.Fig.12.\u2014 On achève la résection gastrique et on ferme la queue de la raquette par un aller et retour.Troisième temps.\u2014 Ablation du moignon pyloro-duodénal.\u2014 Section et fermeture du duodénum par écrasement: enlever le pylore, le bulbe et la partie anciennement ulcérée du duodénum; après mise en place de l\u2019écraseur, mener un surjet perforant au lin par-dessus le clamp et nouer les deux extrémités, compléter l\u2019enfouissement par deux surjets au lin séro-séreux.Quatrième temps.\u2014 Gastrectomie très large des trois-quarts.\u2014 Pour rendre l\u2019estomac anacide, avec anastomose Hofmeister-Fins- terer, type Robineau.Libération haute de la petite courbure, au- dessus de la crosse de la coronaire stomachique qui est liée; un clamp souple est appliqué sur l\u2019estomac en amont de la future section et si le moignon gastrique est long, un autre est L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 placé à environ 5 centimètres en aval du premier; la lèvre gauche de la brèche du méso- côlon est suturée à la face postérieure de l\u2019estomac, assez haut.Le jéjunum, en aval de l\u2019anastomose termino-terminale, est fixé sous faible tension à un point situé sur la face postérieure de l\u2019estomac, à 3 travers de doigt de la grande courbure et à 1 centimètre en aval de la lèvre mésocolique: pour cela, on saisit le jéjunum avec une pince de Chaput, sur son bord libre, et on l\u2019amène au contact de la face postérieure de l\u2019estomac; on fixe de la même façon le jéjunum à la grande courbure.La séreuse et la musculeuse sont incisées sur l\u2019estomac et le jéjunum, à l\u2019endroit de la future bouche; les vaisseaux de la sous-muqueuse sont pincés; on fait le premier surjet postérieur séro-musculaire bord à bord (aa\u2019); les muqueuses sont incisées et le contenu gastrique aspiré.On ligature les vaisseaux de la sous-muqueuse et on fait alors le deuxième surjet postérieur muco-muqueux, peu serré, au catgut 00 et à l\u2019aiguille demi-cercle sertie (cc\u2019).Puis, on s\u2019apprête à pratiquer la fermeture de la queue de la raquette: pour cela, on continue l\u2019incision musculo-séreuse jusqu\u2019à la petite courbure; les vaisseaux de la sous-mu- queuse sont pincés et la muqueuse incisée; rabattant l\u2019estomac et faisant de même sur la face antérieure, on achève la résection gastrique et on ligature les vaisseaux.On ferme la queue de la raquette par un aller et retour au catgut c\u2019 (muqueuse à l\u2019aller, séro-musculeuse au retour) ; le surjet c ferme la muqueuse antérieure de la bouche de bas en haut et rejoint la suture de la raquette; le surjet a unit les séro-museuleuses bord à bord et rejoint le fil superficiel a\u2019 à l\u2019angle supérieur de la bouche.Trois ou quatre points enfouissent la queue de la raquette, deux points de suspension de l\u2019anse afférente sont fixés à l\u2019estomac en chargeant le jéjunum à deux reprises (points de suspension de Finsterer) et pour terminer on suture la lèvre droite de la brèche méso-coli- que à la face antérieure de l\u2019estomac à 1 centimètre en amont de l\u2019anastomose.Si la largeur du moignon gastrique n\u2019est que de 6 ou 7 centimètres, on peut se contenter VOYER \u2014 ULCÈRE PEPTIQUE GASTRO-JÉJUNAL APRÈS GASTRECTOMIE d\u2019une gastrectomie type Polya.Le rétablissement de la continuité se fait donc par une gastro-jéjunostomie termino- latérale; l\u2019anastomose doit être directe, sans eul-de-sac de stase, sans coudure de l\u2019anse efférente et les fils de suture en matériel ré- sorbable (catgut à résorption lente).Bloc inflammatoire adhérentiel.S'il existe un bloc inflammatoire adhéren- tiel où l\u2019on craint de rencontrer des difficultés trop grandes pour une intervention radicale, on pourra mettre le segment sus-jacent au repos en pratiquant une jéjunostomie temporaire avec alimentation par la méthode d\u2019Evy (calme les douleurs et remonte l\u2019état général) ; on permettra ainsi aux lésions de «se refroidir », de cicatriser même, pour pratiquer au bout de quelques semaines une opération radicale.Fistule gastro-jéjuno-colique.Les petites sont traitées par la fermeture du colon et la résection de Pestomac et du jéjunum; les larges par la résection gastrique, colique et jéjunale.Etant donnée la gravité de cette opération chez des cachectiques, il est préférable de pratiquer dans un premier temps un anus sous-angulo-colique droit pour dériver les matiéres et rendre plus facilement opérables des lésions qui ont intérêt à être mises en sommeil.Plus tard, on pourra donc faire la résection d\u2019une partie du côlon transverse ainsi que celle de l\u2019estomac et du jéjunum dans de meilleures conditions sur une bouche désinfectée.Perforation.Dans la perforation en péritoine libre, on ne pratiquera que la suture, laissant l\u2019opération complète pour plus tard, car ces malades sont, en général, dans un état de dénutrition sérieux.Un bon moyen de les remettre en meilleur état est de pratiquer une jéjunosto- mie temporaire avec alimentation permanente comme ci-dessus.1431 Suites et complications post-opératoires.Les suites opératoires sont fonction de l\u2019hémostase et des sutures; diète hydrique pendant dix-huit heures seulement.Les complications post-opératoires sont rares chez les sujets bien préparés.La plus fréquente est la sténose temporaire par œdème de la bouche; elle cède à la diète, glace, sérum et belladone.Si elle ne disparaît pas, il faut pratiquer une jéjunostomie sous-jacente temporaire.Les complications pulmonaires sont exceptionnelles si l\u2019on a recours à l\u2019anesthésie rachidienne ou à une anesthésie générale en Fig.13.\u2014 Le surjet muco-muqueux antérieur sera bientôt terminé.Fig.14.\u2014 Le surjet séro-musculaire rejoint le fil superficiel a\u2019 à l\u2019angle supérieur de la bouche.circuit fermés avec ou sans intubation intra- rachidienne, si l\u2019on choisit le moment de l\u2019opération et si l\u2019on vaccine le malade; enfin, elles sont facilement traitables par les antibiotiques.- Régime post-opératoire.Prescrire des repas petits et nombreux; supprimer les acides, l\u2019alcool et le tabac.Etudier l\u2019action des sucres sur l\u2019éclosion d\u2019un dumping syndrome.Ze cas.\u2014 La première opération a été bonne.Si la première gastrectomie a été suffisante, il faut étudier l\u2019acidité gastrique.1°) Si l\u2019acidité est notable, on pourra faire une gastrectomie sub-totale avec des risques toutefois de récidives; quelques-uns conseillent la gastrectomie totale grevée d\u2019une certaine mortalité, variable suivant les opérateurs. 1432 2°) Si l\u2019acidité est faible ou nulle, nous aurons deux moyens à notre disposition: la double vagotomie et la gastrectomie totale.Double vagotomie ou opération de Dragstedt.Il est préférable de la pratiquer par voie abdominale: résection de 3 centimètres des pneumogastriques droit et gauche, au niveau de la partie inférieure de l\u2019œsophage thoraci- Fig.15.\u2014 Quelques points enfouissent la queue de la raquette.Fig.16.\u2014 Points de suspension de Finsterer.Fig.17.\u2014 Fixation de la lèvre droite du mésocôlon à la face antérieure de l\u2019estomac.que abaissé et de l\u2019æsophage abdominal.Les résultats sont bons tant sur la diminution de l\u2019acidité gastrique que sur la disparition des douleurs et des signes radiologiques, mais elle n\u2019est pas sans inconvénients; elle cause parfois de la dilatation gastrique, des troubles diarrhéiques et cardiaques.Dragstedt, Woodward et Bigelow ont récemment observé, par des études biologiques sur le chien, que la sécrétion gastrique se répartit grosso modo, comme suit: 40% après excitation du vague, 40% après stimulation de l\u2019antre et 20% après stimulation de l\u2019intestin.L\u2019'IINION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1950 Au Congrès de Lausanne, en 1948, à propos du traitement de l\u2019ulcère peptique gastro-jéju- nal, 10 cas de Dragstedt ont été rapportés avec 8 succès, et à l\u2019Académie de Chirurgie de Paris, 9 succès ont été rapportés, ce qui fait 17 succès sur 19 cas.Dragstedt affirmait, en octobre 1949, qu\u2019il n\u2019avait pas eu un échec ou une récidive dans les ulcères duodénaux traités par double va- gotomie complète; il a eu des insuccès après vagotomie incomplète, chez des patients où une réponse positive de la sécrétion gastrique à l\u2019hypoglycémie insulinique a été obtenue sur des épreuves répétées et où l\u2019hypersécrétion nocturne n\u2019a pas été réduite.Et plus loin, il dit ceci: «Il est clair que la pathogénie de l\u2019ulcère gastro-jéjunal est la même que celle de l\u2019uleus duodénal; la résection de l\u2019antre ne prévenant pas l\u2019ulcère, 11 est évident qu\u2019il y a là un facteur nerveux plus important que les autres facteurs et une telle conclusion s\u2019impose du fait de la réponse favorable de ces ulcères à la vagotomie.Nous sommes maintenant convaineus que la vagotomie empêche l\u2019apparition de l\u2019ulcère gastro-jéjunal ».Dragstedt a traité avec succès 14 ulcères gastro-jéjunaux; la mortalité de la vagotomie est basse, car sur 160 ulcères duodénaux opérés par cette méthode, il n\u2019a eu qu\u2019une mort de dilatation gastrique et de broncho-pneumonie secondaire à l\u2019aspiration du contenu gastrique.Depuis 11 fait l\u2019aspiration continue pendant trois ou quatre jours ou jusqu\u2019à résidu de 200 centimetres cubes.Beaucoup d\u2019auteurs américains sont d\u2019avis que le Dragstedt est indiqué comme traitement préventif et comme traitement curatif de l\u2019ulcère post-opératoire; nous n\u2019en mentionnerons que quelques-uns.« La plus grande indication de la vagotomie selon notre expérience est l\u2019ulcère marginal ou récidivant.» (Gardiner) « Théoriquement, la gastrectomie subtotale avec vagotomie bilatérale devrait diminuer l\u2019incidence de l\u2019ulcère jéjunal.» (Colp) VOYER \u2014 ULCÈRE PEPTIQUE GASTRO-JÉJUNAL APRÈS GASTRECTOMIE « La vagotomie procure de fait une protection définitive contre l\u2019ulcère.» (Wangensteen) Contre-indications de la double vagotome.1°) Etats diarrhéiques.2°) Etats sympathicotoniques (hyperthy- roidisme).3°) Les cas où une atonie post-opératoire ou la manipulation avec le tube de Wangen- steen peut être nuisible (hématémèse).4°) Les lésons intrathoraciques intéressant les pneumogastriques (adhérences pleurales, médiastinales des parties inférieures).Gastrectomie totale.La gastrectomie totale est une opération grave même entre des mains expertes.Finsterer, de 1941 à 1946, a fait 52 gastrectomies totales avec une mortalité de 43%.R.de Vernejoul a rapporté, en 1948, 10 morts sur 39 gastrectomies totales, soit 26% ; de ce nombre les 5 opérés pour ulcère récidivant ont survéeu.Lahey, en juin 1949, nous affirme que 115 gastrectomies totales ont été pratiquées à sa clinique; dans les 48 premiers cas, la mortalité a été de 40% ; dans les 67 derniers, de 13,6%.A son avis, le cancer seul relève de la gastrectomie totale.F.d\u2019Allaines estime que l\u2019ulcère jéjunal sur moignon court requiert la gastrectomie totale et que l\u2019anémie hypochrome consécutive, péril plus théorique que réel, est facilement.réduite par le traitement hépato-ferrique.Si, en voulant faire un Dragstedt par voie abdominale, les adhérences barrent la route à l\u2019abord de l\u2019æsophage inférieur, il y a I'eu de faire une jéjunostomie tempora're de mise au repos, pour envisager, après amélioration suffisante, une gastrectomie totale indispensable (Hepp).Traitement médical.Il n\u2019est que palliatif: médicaments anti- géniques en injection intraveineuse (staproly- sat ou lactoclase).1433 CONCLUSIONS 1°) Les ulcères duodénaux sont dans la grande majorité des cas de lésion primitive.2°) Le pourcentage des cas d\u2019ulcères gastro- jéjunaux après gastrectomie large bien faite ne s\u2019élève pas à 1%.Il importe donc de bien débuter dans la chirurgie de l\u2019ulcère: c\u2019est de la prémière opération que dépendra souvent le sort lointain de ces malades.3°) En présence d\u2019un ulcère gastrique ou duodénal perforé, 1l faut, autant que possible, pratiquer la gastrectomie d\u2019emblée, car la gastrectomie effectuée dans un deuxième temps est responsable de fréquentes récidives.4°) L\u2019ulcère post-opératoire survient la plupart du temps chez des sujets ayant subi une gastrectomie trop étroite ou en Y ou complétée par une jéjuno-jéjunostomie ou après une résection-exclusion le pylore restant.Le traitement de l\u2019ulcère peptique gastro-jéjunal étant essentiellement chirurgical, on est autorisé à réintervenir en dehors d\u2019une poussée ulcéreuse pour pratiquer une gastrectomie itérative haute et déclive avec fils résorbables; enlevant le pylore s\u2019il avait été conservé et faisant disparaître les mauvaises anastomoses si elles existent.5°) Si malgré cela l\u2019ulcère récidive (maladie ulcéreuse), il faut recourir soit à la gastrectomie totale, soit de préférence à la double va- gotomie.6°) Dans les cas graves (bloc inflammatoire adhérentiel, ulcère gastro-jéjunal perforé et suturé) la jéjunostomie envisagée comme intervention palliative d\u2019attente permettra de réintervenir après mise au repos du segment sus-jacent et relèvement de l\u2019état général.Pour la même raison, les cas de fistule gas- tro-jéjuno-colique bénéficieront grandement d\u2019un anus sous-angulo-colique droit préalable.7°) On ne saurait trop insister, en terminant, sur la nécessité de prescrire à ces malades un régime post-opératoire convenant à leur nouvel état qui requiert d\u2019ailleurs une surveillance compétente et prolongée. 1434 BIBLIOGRAPHIE A.ADRIANOPOULOS: « Contribution à l\u2019étude du traitement chirurgical de l\u2019ulcère du duodénum.» Thèse Paris, 1937.A.ALLEN et WELCH: « Gastrectomie subtotale pour ulcére duodénal.» Ann.Surg., 124: 688-706 (octobre) 1946.C.AUGUSTE et J.PARIS: « Role des sutures.» Arch.Mal.App.Dig.35: 1946.F.W.BANCROFT et P.A.WADE: « Traitement chirurgical de l\u2019abdomen.» 1947, 554-556 et 592- 600.P.BANZET: A propos de la communication de S.Blondin: « Ulcère peptique après gastrectomie.» Mém.Acad.Chir, 71: 466-467, 1945.BASTIEN: « Perforation d\u2019un uleus peptique post- op{ratoire apres gastrectomie pour ulcus pylorique.Gastro-jéjunectomie large; guérison.» Lille Chir, 1: 63, 1946.S.BLONDIN: « Ulcère peptique après gastrectomie.Cinq observations.» Acad.Chir, 71: 462-46 , 1945.G.BROHEE: «Le traitement de l\u2019uleus gastro- duodénal.Synthèse chirurgicale.Congrès de Gastro-Entérologie, Lausanne, 291-300, 1948.CHAMPENOIS: «A propos de 12 cas d\u2019ulceres peptiques après gastrectomie.Thèse Paris, 1947.J.CHARRIER: « Résultats éloignés du traitement chirurgical de 64 ulcéreux de l\u2019estomac.» Soc.de Gastro-Entérol.de Paris, in Arch.Mal.App.Dig.21: (décembre) 1931.J.CHARRIER: « Deux pylorectomies limitées pour uleus pyloro-duodénaux suivies à brève échéance d\u2019uleus peptiques sur les bouches d\u2019anastomoses.» Rapport de M.le Pr.A.Gosset, Soc.Chir., séance du 4 mai 1932, in B.M.Acad.Chir\u2026 58: 716 1932.J.CHARRIER: « Etiologie et traitement de l\u2019ulcère peptique gastro-jéjunal post-opératoire.» Bull.gén.Thérapeutique, 185: 148, 1934.J.CHARRIER: « Complications portant sur les anastomoses gastro-intestinales pour ulcères gastro- duod(naux.Leur traitement chirurgical.» Science Méd.Pratique, ler juillet 1934, no 13, p.428.J.CHARRIER: « L\u2019avenir des malades opérés pour ulcères peptiques gastro-jéjunaux, d\u2019après 28 cas opérés (avec le docteur J.Baumann).» Arch.Mal.App.Dig, 25: 337 (avril) 1935.J.CHARRIER: «La jéjunostomie utilisée comme traitement des troubles du transit alimentaire après gastrectomie.» Arch.Mal.App.Dig, 25: 288 (mai) 1935.J.CHARRIER: «L\u2019ulcére peptique post-opératoire gastro-jéjunal.» Documentaire Méd., janv.1936.J.CHARRIER: « Ulcère peptique gastro-jéjunal L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 après gastrectomie.» Mém.Acad.Chair, 72: 550 (4 décembre) 1946.J.CHARRIER: « Données récentes sur l\u2019étiologie, le diagnostic et le traitement de l'ulcére peptique gastro-jéjunal post-opératoire.» Presse Méd., supp.au numéro 21, du 7 avril 1948.J.CHARRIER: « Pathogénie de l\u2019ulcère peptique.» Les entretiens de Bichat, 1948.J.CHARRIER: « Double vagotomie dans le traitement de l\u2019ulcère peptique.» Les entretiens de Bichat, 1948.: J.CHARRIER: « Considérations sur les échecs du traitement médico-chirurgical des ulcères gastro- duodénaux.» Congrès de Gastro-Entérologie Lausanne, 1948, pp.316-324.J.CHARRIER et J.LOYGUE: « Ulcères peptiques post-opératoires.» Extrait de l\u2019Encyclopédie Mé- dico-chirurgicale, septembre 1948, 2e édit.CUSTER, BUTT et WAUGH : « Dumping syndrome.» Ann.Surg., 123: 410, 1946.F.DAUWE: « Traitement de l\u2019ulcère gastro-duodé- nal.» Congrès de Gastro-Entérologie, Lausanne.1948, pp.24-36.F.DAUWE: «Synthèse des rapports sur le traitement des ulcères gastro-duodénaux.» Congrès de Gastro-Entérologie, Lausanne, 1948, pp.309-316.E.DELANNOY: « Ulcères peptiques après gastrectomie.» Mém.Acad.Chir, 72: 383, 1946.X.DELORE et H.GABRIELLE: « Considérations générales sur les ulcères peptiques post-opératoires ou ulcères récidivants et leur traitement.» Presse Méd., 45: 1259-1260 (septembre) 1937.DEMIRLEAU: «Sept cas d\u2019ulcères peptiques après gastrectomie.» Mém.Acad.Chir, 72: 501 (novembre) 1946.B.DESPLATS: « À propos des ulcères peptiques gastro-jéjunaux.» Mém.Acad.Chir, 72: 383- 385, 1946.L.R.DRAGSTEDT, CAMP et FRITZ: « Récidives d\u2019ulcère gastrique après vagotomie complète.» Ann.Surg.130: 843-853 (octobre) 1949.FALLIS et WARREN: « Traitement chirurgical de l\u2019ulcère jéjunal.» Am.J.Surg., 72: 4-11, 1946.F.GALLART-MONES: « Indications opératoires des ulcères gastro-duodénaux.» Congrès de Gastro- Entérologie, Lausanne, 1948, pp.55-62.F.GALLART-MONES : « Considérations sur les échecs du traitement médico-chirurgical des ulcères gastro-duodénaux.» Congrès de Gastro-En- térologie.Lausanne, 1948, pp.300-309.GARDINER et HART: « Le traitement chirurgical de l\u2019ulcère.» Ann.Surg.127: 1948.A.GOSSET et J.CHARRIER : « Gastrectomies pour ulcère peptique», in Techniques Chirurgicales, Masson, édit, Paris, 1936. VOYER \u2014 ULCÈRE PEPTIQUE GASTRO-JÉJUNAL APRÈS GASTRECTOMIE Roscoe GRAHAM: « À propos de la communication A.MORENO-TINAGERO : de Allen et Welch.Gastrectomie subtotale pour ulcère duodénal.» Ann.Surg., 124: (oct.) 1946.HAAK: « Etude du traitement des ulcères gastro- duodénaux.» Congrès de Gastro-Entérologie, Lausanne, 1948, pp.274-280.HEPP: « À propos du traitement des ulcères peptiques après gastrectomie.» Mém.Acad.Chir, 72: 300 (mai) 1946.HILLEMAND, E.GILBRIN, R.VIGUIE et J.TOULET: « À propos des échecs du traitement des ulcères gastro-duodénaux.» Congrès de Gas- tro-Entérologie, Lausanne, 1948, pp.1-24.HILLEMAND et J.TOULET: « À propos du traitement des ulcères gastro-duodénaux.» Congrès de Gastro-Entérologie, Lausanne, 1948, pp.324-336.H.LAHEY: « A propos de la communication de Allen et Welch: ulcére duodénal.» Ann.Surg.124: Gastrectomie subtotale pour (oct.) 1946.H.LAHEY: « Gastrectomie totale.» Surg.Clin.North Amer., 29: 749-765 (juin) 1949.G.LANNIN: «Evaluation d\u2019une opération satisfaisante pour ulcère.» Ann.Surg, 121: 712- 742, 1945.LOYGUE: « Contribution à l'étude des fistules duodénales après gastrectomies pour ulcères.» Thèse Paris, 1947.LUQUET: « Uleus peptique chez les gastrectomi- sés.» La Pratique Chir.Illustrée, 24: 111, 1941.F.MARSHALL: « Résection gastrique partielle pour ulcère peptique.» Surg.Clin.North Am.29: 767-777 (juin) 1949.MONSAINGEON: «Les gastrectomies laissant l\u2019ulcère en place.» Thèse Paris, 1939.«Les ulcères peptiques après gastrectomie.» Thèse Paris, 1937.F.D.1435 MOUTIER: « Fautes et insuccès dans la thérapeutique médico-chirurgicale de l\u2019ulcère gastro- duodénal.» Congrès de Gastro-Entérologie, Lausanne, 1948, pp.3-10.B.PFEIFFER : « Ulcère gastro-jéjunal.» Bancroft et Wade: Traitement chirurgical de l'abdomen, 1947, pp.592-600.J.PUIG-SUREDA: « Traitement chirurgical de l\u2019ul- RANSOM : eus post-opératoire dans le néo-stoma.» C'ongrès de Gastro-Entérologie, Lausanne, 1948, pp.78-83.« Gastrectomie subtotale pour ulcère gastrique; étude des résultats.» Ann.Surg, 126: 1947.SANTY, R.CHATTOT et J.CLERT: « Les conditions d\u2019apparition de l\u2019ulcère peptique postopératoire à propos de 62 observations personnelles.» Lyon Chir, 41: 138-142, 1946.P.SANTY et M.LATARJET: « À propos des ulcè- ST.R.0.res peptiques après gastrectomie.» Lyon Cher, 40: 402-403, 1944.SHOEMAKER: « Gastrectomie partielle durant les années de guerre.» Surg, Gyn.and Obst.88: (avril) 1949.JOHN, HARVEY, FERRERET et SENGS- TAKEN: « Résultats de la gastrectomie sub- totale dans les ulcères gastro-duodénaux.» Ann.Surg., 128: 3-15, 1948.de VERNEJOUL: « Ulcère peptique après gastrectomie large.Gastrectomie totale.» Mém.Acad.Chair, 71: 429, 1946.de VERNEJOUL: « A propos de 39 observations de gastrectomie totale.» Lyon Chir, 43: 17, 1948.H.WANGENSTEEN : « À propos de la communication de L.R.Dragstedt, Camp et Fritz: Récidives d\u2019ulcère gastrique après vagotomie complète.»Ann.Surg.130: (octobre) 1949. ESSAI ETIO-PATHOGENIQUE DU PSORIASIS! J.CHARPY, Professeur à la Chaire de Dermatologie, Faculté de Médecine de Marseille.Le schéma pathogénique, qui constitue la conclusion des 3 notes précédentes, soulève un grand nombre de questions, dont nous examinons ci-après les plus importantes: 1° \u2014 La pathogénie proposée ne rend pas directement compte du fait, retenu par nous précédemment, que le quotient respiratoire mesuré chez les psoriasiques après un repas de glucides est au dessous de l\u2019unité.Faut-il done penser que le trouble glucidique affecte non seulement la formation d\u2019extra-glucose à partir des protides, mais également la dégradation et la combustion des hydrates de carbone d\u2019origine alimentaire, comme chez les diabétiques?Cette hypothèse, que j'avais longtemps retenue, ne rend pas compte des faits observés d\u2019autre part.En réalité, la mesure du quotient respiratoire, dans ces conditions, n\u2019a pas la valeur absolue qu\u2019on lui attribuait autrefois classiquement: elle n\u2019aurait cette signification que si l\u2019on était sûr que les glucides absorbés sont utilisés quantitativement, et à l\u2019exclusion de tout autre combustible, au moment de l\u2019épreuve.Rien ne permet d\u2019affirmer cela.Au contraire, les acquisitions physiologiques les plus récentes ont démontré que, chez le sujet normal, 30% environ des glucides absorbés sont convertis en graisses (Schonheimer et Stetten), et qu\u2019une autre fraction est transformée en protides sous l\u2019influence de l\u2019hypophyse et du corps thyroïde.Dans le psoriasis, où l\u2019organisme s\u2019évertue de diverses manières à préserver au maximum son combustible des cas d\u2019urgence, le glucose, dont le ravitaillement n\u2019est plus assuré normalement, les glucides alimentaires sont, comme tout l'indique, stockés en plus ou 1.Voir « L\u2019Union Médicale du Canada », octobre 1950, p.1120.| moins grandes proportions dans les réserves lacunaires cutanées et particulièrement dans le sous-sol des lésions psoriasiques = le quotient respiratoire bas répond tout simplement à une utilisation cellulaire préférentielle de lipides, ou même, en ce qui concerne la peau, de protides.2° \u2014 Nous n\u2019avons fait qu\u2019indiquer, sans y insister, les incidences des troubles protido- glucidiques sur le métabolisme des graisses.Ceci ne veut pas dire que les troubles lipidi- ques soient moins importants que les autres.Au contraire, nous retiendrons: la fréquence de l\u2019hyperlipidémie et de l\u2019hypercholesté- rolémie; la liaison intime des variations des lipides et des protides (Sartory, Ruffschmitt et Meyer) ; mais aussi le parallélisme habituel entre l\u2019hyperglycémie et l\u2019hyperlipidémie ou l\u2019hypercholestérolémie.Deseaux insiste, à juste titre, sur la « lipo- philie cutanée », qui, pour lui, rend compte parfois de l\u2019hypercholestérolémie, mats surtout des réponses anormales aux épreuves de surcharge en cholestérol.À la vérité, toute inflammation de la peau (eczéma, dermatite expérimentale, \u2026) entraîne une surcharge eu- tanée en lipides et en cholestérol.Dans la lésion psoriasique, où nous avons vu que le métabolisme oxydatif était augmenté dans des proportions beaucoup plus importantes que dans toute autre inflammation, si aiguë soit- elle, il n\u2019est pas étonnant de trouver une infiltration lipidique d\u2019une exceptionnelle intensité.Mais ce qui est vraiment caractéristique du psoriasis, c\u2019est que dans les épreuves de surcharge humorale en cholestérol ou en lipides (Bürger, Hals, Marquardt), comme dans les épreuves à l\u2019histamine (Manganotti), le foyer psoriasique se comporte comme un élément préférentiel de stockage des divers lipides. CHARPY \u2014 ESSAI ÉTIO-PATHOGÉNIQUE DU PSORIARIS Il se passe done pour les lipides, ce que nous avions déjà noté pour les glucides et pour les protides: la lipophilie cutanée, sur laquelle Grütz en particulier avait voulu bâtir une théorie exclusive et complète du psoriasis, n\u2019est qu\u2019un aspect du problème, elle s\u2019accompagne constamment d\u2019une « glucophilie» et même d\u2019une « protidophilie » intenses et importantes.Le foyer psoriasique doit être considéré comme une réserve et une usine métabolique, intervenant sur les différents types de métabolites.En ce qui concerne l\u2019utilisation des lipides dans le foyer psoriasique, on est tenté de faire un rapprochement avec ce qui se passe dans la zone fasciculée de la corticosurrénale en période d\u2019activité.Les méthodes spéciales de coloration des graisses montrent des aspects histologiques singulièrement voisins.On peut même se demander si la lésion psoriasique n\u2019est pas capable de synthétiser des II oxycor- ticostéroïdes on des substances d\u2019action analogue.Cette hypothèse ne pourra guère se vérifier que par des dosages comparés des II oxycorticostéroïdes urinaires chez des psoria- siques observés au début et en cours d\u2019éruption.La richesse du métabolisme oxydatif de l\u2019épiderme psoriasique, et son abondance en cholestérol, en lipides et en glucides sont en faveur de cette hypothèse.On sait, en effet, que certains stéroïdes, en particulier les hormones génitales, sont synthétisés dans l\u2019organisme à partir du cholestérol.Mais les II oxycorticostéroïdes se différencient des autres stéroïdes par leur richesse en O, qui leur confère d\u2019ailleurs leurs propriétés métaboliques: ainsi les androgènes contiennent 2 atomes d\u2019O, la désoxycorticosté- rone 3, les II oxvcorticostéroïdes 4 ou même 5 dans le cas de la cortisone (composé E de Kendall).Quelle que soit la base de la synthèse de ces II oxycorticostéroïdes dans l\u2019organisme, cholestérol ou ses dérivés, acides biliaires, ou encore produits d\u2019origine glucidique, l\u2019intensité respiratoire de la cellule malpi- ghienne du foyer psoriasique réalise bien a priori les conditions nécessaires à leur élabo- 1437 ration.Cette hypothèse, si elle se trouvait vérifiée, apporterait donc une notion du plus haut intérêt, à savoir que la peau, dans certaines circonstances, serait susceptible de remplacer la corticosurrénale, dans certaines de ses fonctions: telle serait la véritable signification de l\u2019éruption psoriasique.Je pense, pour ma part, que ce point de vue est très vraisemblable.Il nous reste à préciser, si possible, les facteurs de l\u2019hyperlipidémie fréquemment rencontrée dans le psoriasis: a) Les épreuves de surcharge montrent que le débordement dans le milieu humoral des lipides stockés dans les lésions cutanées ne constitue qu\u2019un facteur accessoire, et qui ne joue que dans des circonstances particulières.b) La surcharge lipidique habituelle d\u2019origine alimentaire intervient sans doute pour un petit nombre de malades, qui sont.des boulimiques et des surnourris.e) Il n\u2019est pas impossible que cette hyperlipidémie soit en partie due à un excès des conversions de glucides en lipides.Ces conversions sont sous le contrôle de l\u2019insuline, ce qui semble paradoxal.Mais le paradoxe n\u2019est qu\u2019apparent: l\u2019action insulinienne réduite, que nous avons notée, est d\u2019origine hypophysauire: il s\u2019agit d\u2019un blocage des phénomènes de dégradation des glucides, en particulier au niveau du chainon hexo-kinase.Il est possible que le pancréas réagisse a ce frein hypophysaire en augmentant sa sécrétion insulinienne, d\u2019où une conversion accrue de glucides en lipides, qui, à son tour, peut commander en partie l\u2019accroissement du catabolisme de ces lipides.d) En effet, le facteur le plus important d\u2019hyperlipidémie dans le psoriasis est l\u2019accroissement du catabolisme des lipides.C\u2019est essentiellement une manifestation d\u2019hyperpi- tuitarisme, qui détermine d\u2019autre part de l\u2019hyperglycémie.Toutefois les variations fonctionnelles de la cortico-surrénale elle-même interviennent dans ce catabolisme des graisses.Mais de quelle façon?dans quel sens et dans quelles proportions?C\u2019est ce que les connais- 1438 sances actuelles ne nous permettent pas de comprendre.Il serait intéressant de savoir si le foie est infiltré de lipides dans le psoriasis.Je n\u2019ai pu recueillir aucune donnée à ce sujet.On sait qu\u2019expérimentalement, l\u2019infiltration graisseuse du foie n\u2019est possible qu\u2019en présence de cortico-surrénale, qui augmente les graisses neutres hépatiques sans influencer les phospholipides, mais les faits sont, en réalité, très complexes; dans certaines circonstances, il semble que la cortico-surrénale soit susceptible d\u2019augmenter au contraire les graisses de réserve, aux dépens des graisses hépatiques.À cet égard, la cortisone a une action inverse de la II dihydrocorticostérone.La prépondérance fonctionnelle de l\u2019un ou l\u2019autre de ces IT oxycorticostéroïdes est peut-être l\u2019élément déterminant du sens de la déviation.Dans ce problème compliqué, il faut signaler l\u2019influence favorable évidente des facteurs lipotropi- ques dans la thérapeutique du psoriasis: à cet égard, les résultats les meilleurs sont obtenus avec l\u2019inositol, qui déplace non seulement les lipides mais aussi le cholestérol, ou mieux encore avec un mélange de choline, d\u2019inositol et d\u2019extrait pancréatique.3° \u2014 Le syndrome neuro-endocrinien qui précède et accompagne l\u2019éruption psoriasique fait intervenir, nous l\u2019avons vu, divers mécanismes et diverses glandes, dont les réponses sont régies par des équilibres.L\u2019élément central du syndrome c\u2019est l\u2019inhibition ou l\u2019arrêt du système S.N.\u2014 corticos- timuline (A.C.T.H.) \u2014 II oxycorticostéroi- des (fonction protido-glucidique).Jai apporté des preuves indirectes de ce fait.Les preuves directes ne peuvent être données que par les dosages urinaires d\u2019II oxycorticos- téroïdes, que je n\u2019ai pu faire que dans un cas.Mais il est essentiel de comprendre que ces recherches n\u2019auront de valeur que si elles sont pratiquées, chez les psoriasiques, tout au début d\u2019une poussée, et avant que le développement de celle-ci ait fait jouer son effet correctement: on peut prévoir que dans les éruptions L'UNION MÉDICALE DY CANADA \u2014 Buurerin A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 bien épanouies, les chiffres se rapprocheront de la normale.\u2014 Bien entendu, il ne s\u2019agit nas d\u2019une insuffisance anatomique, soit de l\u2019hypophyse, soit de la surrénale, mais d\u2019une baisse fonctionnelle.Les épreuves de jeûne nous l\u2019ont déjà indiqué.L\u2019épreuve de Thorn (injection de 25 mg.d\u2019A.C.T.H.) amène chez les pso- riasiques, comme chez les individus normaux, une chute des lymphocytes et des éosinophiles, et une élévation de l\u2019excrétion urinaire de l\u2019acide urique.La même épreuve, faite par perfusion intraveineuse d\u2019adrénaline, donne par contre des résultats parfois discordants.Ceci s\u2019inscrit en faveur d\u2019une intégrité de la cortico-surrénale, et d\u2019un manque de réceptivité ou de réponse de l\u2019hypophyse.L\u2019inhibition de la fonction protido-glucidi- que s\u2019accompagne-t-elle d\u2019une modification fonctionnelle des autres hormones corticosur- rénales?La désoxycorticostérone (DOCA) ne dépend que très accessoirement de la corticos- timuline; mais d\u2019autre part, comme y insiste Lichtwitz, il y a du point de vue du métabolisme chlorosodique antagonisme entre les II oxycorticostéroïdes et la DOCA.Le manque de ceux-là entraîne peut-être parfois dans le psoriasis une prépondérance de celle-ci, d\u2019où la rétention chlorée signalée par certains auteurs (Gaucher, Desmoulières), qui se termine à la fin des poussées par une débacle urinaire.Rappelons enfin que l\u2019administration prolongée de DOCA permet de réaliser une sommation de la fonction protido-glucidique assoupie, notion dont nous verrons l'intérêt du point de vue thérapeutique.Le problème des androgènes, et de la lu- téinostimuline qui les commande, est complexe et diffère chez l\u2019homme et chez la femme.Il sera utile de l\u2019explorer par le dosage des 17 cétostéroïdes.Dans le bilan hypophysaire, à la baisse de fonction de la corticotrophine s\u2019oppose, nous l\u2019avons vu, l\u2019augmentation des hormones métaboliques, d\u2019où les signes d\u2019allure diabétique, l\u2019augmentation des albumines plasmatiques, le catabolisme accru des lipides. CHARPY \u2014 ESSAI ÉTIO-PATHOGÉNIQUE DU PSORIARIS 1439 Les variations des autres stimulines semblent moins importantes et susceptibles de se faire dans des sens opposés: j'ai déjà signalé la possibilité d\u2019une hyperthyroïdie réactionnelle du début des poussées, mais qui ne s\u2019exprime cliniquement que chez un petit nombre de sujets.Il est banal enfin de rappeler que les étapes de la vie génitale chez la femme, par le relai hypophysaire, jouent un rôle évident dans le déclenchement et l\u2019évolution des poussées.En résumé, le schéma endocrinien de base du psoriasis est constitué essentiellement d\u2019un trouble hypophyso-surrénal avec inhibition de la fonction protido-glucidique, et plus accessoirement de divers troubles d\u2019origine hypophysaire.La maladie clinique, c\u2019est à dire l\u2019éruption, ne survient qu\u2019ensuite; elle apparaît comme une parade plus ou moins heureuse à ces troubles primitifs.C\u2019est une maladie déjà corrigée: et ceci explique l\u2019état général très satisfaisant le plus souvent des psoriasiques.4° \u2014 Le propre du terrain psoriasique, de la diathèse parakératosique c\u2019est la labilité acquise, ou transmise héréditairement, de ce système meuro-endocrinien relativement simple.Mais ce système est susceptible de réagir aux incitations les plus diverses: psychiques, nerveuses, endocriniennes, humorales, digestives, alimentaires, cutanées (mécaniques par exemple), infectieuses ou toxiniennes, ete.d\u2019où la diversité des causes qui pourront apparaître comme responsable de son dérèglement.Mais surtout le système S.N.\u2014 corticos- timuline \u2014 II oxycorticostéroïdes n\u2019entre en jeu, chez les individus normaux, que d\u2019une manière irrégulière et intermittente, pour pa- rar à des circonstances exceptionnelles ou à des cas d\u2019urgence: jeûne, défense contre le froid, maladie infectieuse, traumatisme, brûlure, etc.Ce sont 1a des causes de fragilité: on conçoit en effet facilement que la dysfonction pourra s\u2019établir, soit par « assoupissement » de la fonction normale insuffisamment «entraînée» (au sens sportif du mot), soit au contraire.par « épuisement » lorsque les circonstances lui auront demandé un effort excessif ou trop prolongé.Le psoriasis est essentiellement une maladie d'adaptation, survenant chez des prédisposés.Mais il n\u2019est pas complètement impossible de le rencontrer, à titre d\u2019épisode, chez des individus normaux soumis à des conditions exceptionnelles.Ces notions se trouvent illustrées par l\u2019examen des circonstances qui président habituellement au développement de l\u2019éruption psoria- sique, et qui permet de distinguer des formes étio-pathogéniques tout à fait différentes les unes des autres: je donne ci-dessous une liste très schématique des plus individualisées de ces formes: a) Beaucoup de psoriasis jeunes et chez des jeunes se caractérisent par des poussées saisonnières aiguës, qui séparent des accalmies ou même des blanchiments complets.Une observation attentive de plusieurs années m\u2019a montré que dans un groupe de malades soumis aux mêmes conditions climatiques mais à des régimes alimentaires différents, les poussées saisonnières se produisent chaque année à la même époque pour tous les éléments du groupe, mais à des dates différentes d\u2019une année à l\u2019autre; ces dates correspondent, à quelques jours près, à une variation d\u2019assez grande amplitude de la température moyenne extérieure.Les poussées semblent done traduire la difficulté que les malades éprouvent à régler leur thermogénèse de réchauffement.à passer de l\u2019état de défense contre le chaud à celui de défense contre le froid, à l\u2019automne, et inversement au printemps.Dans le ler cas (poussée automnale) la fonction protido-glu- cidique s\u2019épuise dans l\u2019effort rapide, important et prolongé qui lui est imposé de fabriquer du néoglucose pour développer les calories nécessaires à la thermogénèse de réchauffement.Dans la poussée printanière, la fonction s\u2019assoupit au contraire au moment où le réchauffement extérieur ne lui demande plus d\u2019effort permanent: elle ne répond plus aux légères incitations quotidiennes, qui lui viennent soit de faibles variations thermiques extérieures, soit des courtes périodes de jeûne qui séparent 1440 les repas.Dans ces cas, il s\u2019agit primitivement, d\u2019une dysfonction du système cortico-stimuli- ne-II oxycorticostéroïdes, les troubles métaboliques hypophysaires n\u2019apparaissent que comme des réactions secondaires.Notons enfin qu\u2019en vieillissant, ces psoriasis primitivement à poussées franches, se stabilisent et s\u2019abâtardissent: il se fait un compromis entre la dysfonction protido-glucidi- que chroniquement renouvelée et l\u2019éruption qui la corrige.D\u2019autres causes de dysfonction interviennent.Finalement l\u2019éruption persiste indéfiniment et n\u2019est plus soumise qu\u2019à des fluctuations limitées.b) D\u2019autres psoriasiques, à la vérité peu nombreux, se présentent comme étant primitivement des hypophysaires constitutionnels (acromégalie fruste \u2014 selle turcique élargie.) Le trouble protido-glucidique apparait chez eux comme secondaire; il constitue, chez des prédisposés, une réaction à l\u2019hyperfone- tionnement des hormones somatotropes et en particulier à l\u2019hyperglycémie hypophysaire, mais n\u2019en réalise pas moins les conditions humorales et tissulaires qui permettent l\u2019éruption.Cette éruption, bien que soumise aux mêmes facteurs extérieurs, présente d\u2019emblée une stabilité beaucoup plus grande.ec) Divers déséquilibres endocriniens sont susceptibles de déclencher des psoriasis, par le mécanisme d\u2019une bouffée d\u2019hyperpituitaris- me retentissant secondairement sur une fonction protido-glucidique particulièrement fragile.Ainsi en est-il des cas fréquents de psoriasis féminins, dont les poussées sont centrées sur les épisodes de la vie génitale.Ces cas ressortent de mécanismes complexes et divers, auxquels je consacrerai plus tard une étude spéciale et détaillée.d) Dans un ordre d\u2019idées différent, on est en droit d\u2019individualiser des psoriasis d\u2019origine alimentaire, psoriasis de l\u2019après quarantaine chez des surnourris habituels, chez de gros mangeurs impénitents.Certains de ces psoriasis avaient disparu en France pendant la période d\u2019occupation, qui ont reparu depuis.Il est vraisemblable que la surcharge alimen- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 taire habituelle peut à elle toute seule, à la suite d\u2019une exaltation prolongée des fonctions métaboliques hypophysaires, déterminer par voie de balancement un assoupissement du système corticostimuline-II oxycorticostéroï- des.Chez d\u2019autres malades, assez voisins de ceux-ci, la dysfonction hypophyso-surrénale semble relever d\u2019un mécanisme plus complexe où interviennent précocement, sinon primitivement, des insuffisances de parenchymes digestifs et en particulier du pancréas et du foire.Ces cas complexes et intéressants nécessiteront, eux aussi, une étude spéciale.e) Rappelons enfin les psoriasis manifestement.secondaires à des troubles psychiques, surtout à des émotions, ou à des affections nerveuses (encéphalites, poliomyélites.) Tels sont, ramassés dans une liste volontairement restreinte, les principaux types étio- pathogéniques du psoriasis.On voit qu\u2019ils sont tous reliés mar le même trouble fondamental de la fonction protido-glucidique.5° \u2014 Le psoriasis, maladie d\u2019adaptation par insuffisance prodito-glucidique, s\u2019opposerait donc, dans son déterminisme, à certaines hypertensions artérielles essentielles, qui, selon la conception de Selye, seraient des maladies d\u2019adaptation par hyperfonction cortico-sur- rénale (l\u2019élément tensionnel relevant d\u2019un excès de sécrétion de DOCA) \u2014 L'observation clinique semble confirmer ce point de vue: sur un grand nombre de psoriasiques je n\u2019ai jamais rencontré un seul hypertendu vrai.Point de vue très intéressant, car il plaide- rat en faveur de l\u2019innocuité, chez les psoria- siques, d\u2019un traitement prolongé par la DOCA.Le psoriasis s\u2019opposerait aussi, dans certains de ses modes d\u2019expression, au syndrome de Cushing: les vergetures de Cushing, signatures cutanées d\u2019un catabolisme protidique exagéré, seraient les lésions inverses, les négatifs en quelque sorte, des éléments psoria- siques, qui traduisent au contraire un catabolisme protidique insuffisant.Seule diffère la topographie des lésions, déterminée dans le Cushing par les lignes de moindre résistance CHARPY \u2014 ESSAI ÉTIO-PATHOGÉNIQUE DU PSORIARIS de la peau, dans le psoriasis au contraire par des facteurs vasculaires ou externes.Pouvons-nous penser que le foyer psoriasi- que est la conséquence directe du trouble métabolique?C\u2019est poser en réalité plusieurs questions, auxquelles il n\u2019est pas commode de répondre: On peut imaginer que la lésion psoriasique succède directement et par voie de conséquence aux modifications circulatoires périphériques, à cette atonie des capillaires, sur laquelle insistait Unna, et qui, nous avons vu, s\u2019associe à l\u2019hypersympathicotonie artériolai- re, elle-même consécutive au trouble glucidi- que.À ce trouble circulatoire peut s\u2019associer une réaction du système réticulo-endothélial cutané.En faveur d\u2019une pathogénie circulatoire plaident l'aspect de début des lésions psoriasiques, et l\u2019essaimage de ces lésions dans les formes généralisées à éléments multiples.Mais d\u2019autre part, des facteurs externes mécaniques, traumatiques, irritat'fs jouent un rôle dans la localisation des éléments: telle est la signification du signe de Kôbner.Faut-il mettre au nombre de ces facteurs l\u2019attaque directe ou indirecte du revêtement cutané par certains agents animés (miecro-or- ganismes, virus, mycéliums) ou par leurs produits diffusibles qui créeraient une excitation psoriasigène?Ce n\u2019est pas impossible.Mais aucune démonstration n\u2019a été apportée que ce mécanisme était habituel.En particulier, la réalité du signe de Kobner enléve toute valeur aux intradermo réactions de Jausion.De même, les résultats favorables, d\u2019ailleurs très inconstants, obtenus par les clasines n\u2019apportent aucune signature de spécificité: comme nous le verrons, l\u2019introduction dans l\u2019organisme, selon certaines modalités, des lysats de protéines ou des extraits d\u2019organes les p'us divers, donne les mêmes résultats, tout simplement parce qu\u2019elle crée un syndrome d\u2019alarme non spécifique et qu\u2019elle « somme » la fonction protido-glucidique.Quant à Phypothèse; psoriasis maladie infectieuse ou maladie à virus, elle ne s\u2019oppose nullement au mécanisme pathogénique que 1441 nous venons d\u2019exposer: encore faudrait-il en apporter des preuves.* Conclusion Le psoriasis nous apparaît comme une « maladie d\u2019adaptation » survenant, chez des prédisposés, dans diverses circonstances, et en particulier à l\u2019occasion des variations sarson- nières de la température moyenne extérieure.Il est caractérisé primitivement par une inhibition de la fonction protido-glucidique.Le développement de l\u2019éruption apporte à ce trouble primitif une correction relative, compatible avec le maintien d\u2019un bon état général.On peut retenir comme hypothèse vraisemblable que le métabolisme oxydatif des efflorescences psoriasiques permet la formation de substances voisines au point de vue fonctionnel des II oxycorticostéroides.Dans une note qui paraitra ultérieurement, nous examinerons le problème thérapeutique du psoriasis et nous montrerons que les solutions correctes de ce problème ne consistent pas à apporter artificiellement aux malades les substances hormonales qu\u2019ils ne secrètent pas; mais, au contraire, à stimuler par des moyens appropriés la fonction protido-glucidique inhibée, puis à l\u2019entraîner comme on entraîne un sportif.BIBLIOGRAPHIE H.W.BARBER: Brit.J.Derm.Syph., 42: 500, 1930.IXe Cong.Int.Dermat., 11: 655, 1935.Proc.Roy.Soc.Med., 31: 705.Practitioner, 156: 341, 1946.Brit.Med.Journ., 28 janvier 1950.J.CHARPY: Bull.Soc.Fr.Dermat, séance Lyon, 19 avril 1945.Ann.Dermat.Syph., (mars-avril) 1945, nos.3-4, 107.Bull.Soc.Fr.Derm.(novembre-d{cembre) 1949, no 5, 460.La Presse Médicale, (18 mars) no 17, p.283, 1950.CHIALE: Giorn.Ital.di Derm.e Syfilol., (octobre) p.1200, 1933. 1442 Giorn.Ital.di Derm.e Syfilol, (février) 75: 341, 1934.DESAUX, GOIFFON et PRETET: Bull.Soc.Fr.Derm.et Syph., 50, 1940.FERRARI: Il Dermosif, (11 novembre) p.605, 1932.GESLER, GANZ et FISCHER: Cité par Darier in Nouvelle Prat.Dermat., 1: 157.Th.GRUNEBERG: Arch.F.derm.u.Syph., 168: 133, 1933.Arch.F.derm.wu.Syph., 170: 1, 1935.Arch.F.derm.u.Syph., 175: 638-661, 1937.GRUTZ: IXe Congrès Internat.Dermat.Budapest, 11: 652.HURIEZ et LEBORGNE: Paris Méd., (7 février) no 5, p.53, 1946.JOLTRAIN : Bull.Soc.Fr.Derm.et Syph., (juillet) no 7, 1051-1061, 1936.KISSMEYER, S.CHROM et JACOBSEN: IXe Congrès Intern.Derm.Budapest, 1: 282, 1935.2: 169, 1935.MACHEBOEUF: Exp.ann.Bioch.Méd., (5e série) p.71-104, 1945.Masson.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 MANGANOTTI: Il Dermosif, 14: 613, 1939.MARQUARDT: Derm.Wochensch., 99: 1475, 1934.NANTA et BAZEX: Ann.Derm.Syph., nos 7-8, 206-221, 1943.PULAY : Bull.Soc.Fr.Derm., (juillet) no 7, 1508- 1522, 1936.RAVAUT, BITH et DUCOURTIOUX: Bull.Soc.Derm.Syph., p.99, 1926.Jun.RIEHL: Arch.f.Derm.Syph., 177: 252, 1936.REISS: Derm.Wchschr., 105: 1418, 1937.Arch.Dermat.et Syph., 59: 78-85, 1949.SARTORY, HUFFSCHMIDT et MEYER: Bull.Acad.Med., 119: 333-342.H.SELYE: Endocrinology, 21: 169, 1937.J.Endocrinol., 1: 208, 1939.Ann.Endocrinol., 7: no 5 et 6, 1946.G.W.THORN, L.L.ENGEL et R.A.LEWIS: Science, 94: 348, 1941.TOURAINE: Bull.Soc.Fr.Derm., (8 janvier), p.33, 1942.VENTURI: Il Dermos:f, (13 juin) p.335, 1938. RECUEIL DE FAITS e ee UN CAS D\u2019)EMBOLIE VEINEUSE PENICILLINIQUE Henri SMITH, Chef du Service de Dermato-syphiligraphie de l\u2019Hôpital Général de Verdun (Montréal).Au cours d\u2019une injection intrafessière de pénicilline en suspension huileuse, il peut arriver que le médicament destiné au muscle pénètre dans une petite veine.Il en résulte une embolie qui peut avoir des conséquences plus ou moins graves.Cet accident de la pénicillinothérapie est relativement rare.Personnellement, le cas qui fait l\u2019objet du présent article est le seul que nous ayons jamais vu.Observation.Yvon M., âgé de 11 mois, est admis dans le service de pédiatrie de l\u2019hôpital Général de Verdun le 28 novembre 1949 pour une éruption cutanée douloureuse et étendue.L\u2019affection a débuté 7 jours plus tôt, peu de temps après une injection intrafessière de pénicilline en suspension dans l'huile d\u2019arachide.Nous n\u2019avons aucun détail supplémentaire sur les circonstances d\u2019apparition de la maladie.À l\u2019examen, que nous faisons à la demande du Dr R.Archambault, nous trouvons une vingtaine de nodosités dermo-hypodermiques disséminées sans ordre sur le tronc et les membres.Certaines de ces nodosités sont à peine visibles mais la palpation permet de les percevoir facilement.D\u2019autres, plus volumineuses, sont recouvertes d\u2019un épiderme rouge sombre et font une saillie assez marquée sur le tégument.Trois d\u2019entre elles sont nécrosées et ulcérées.Les nodosités sont douloureuses au toucher.L\u2019enfant est pâle, agité, et il s\u2019alimente difficilement.La température est a 102°F.Les examens de laboratoire donnent les résultats suivants: Urines: fortes traces d\u2019albumine.Présence de cylindres granuleux et d\u2019acide urique.Sang: G.R.3 500 000 G.B.12250 Hémoglobine 60% Lymphocytes 42% Monocytes 97% Hémoculture négative B.W.négatif Radiographie pulmonaire: image normale.Frottis d\u2019une nodosité ulcérée: « présence d\u2019un corps huileux » (Dr Beaulieu) Biopsie d\u2019une nodosité non ulcérée: «on re- .marque un épithélium festonné, un derme et un hypoderme où le tissu graisseux est disso- clé par des amas polymorphes d'éléments inflammatoires où prédominent les éléments fixes; on ÿ remarque en plus de nombreux capillaires turgescents, congestionnés ».(Dr Beaulieu).Sous l\u2019effet du traitement, qui est purement symptomatique, la fièvre descend en lysis, les ulcérations se cicatrisent et les nodosités perdent peu à peu de leur sensibilité, tout en diminuant de volume.Un mois après le début de la maladie l\u2019enfant est en bonne voie de guérison et il peut quitter l'hôpital.* + Nous croyons que l\u2019injection de pénicilline que le petit malade a reçue dans la fesse une semaine avant que nous le voyions pour la première fois a pénétré accidentellement dans une veine.De là les nodosités à la peau qui ne sont que la traduction cliniquë de multiples embolies huileuses.| 1444 On peut penser un moment à une éruption d\u2019érythème noueux.Mais l\u2019âge du malade, les ulcérations observées au niveau de 3\u2018 nodosités et la présence d\u2019un corps huileux que nous révèle le laboratoire s\u2019opposent à ce diagnostic.Il ne peut s\u2019agir d\u2019embolie artérielle, qui, elle, se présente avec des symptômes tout à fait différents: douleur intense au niveau de l\u2019injection, gonflement de la fesse, dermite livé- doïde, etc.On ne peut retenir non plus le diagnostic de granulomes métastasiques à la suite d\u2019un élei- dome: ces tumeurs n\u2019apparaissent que plusieurs mois ou plusieurs années après une injection huileuse.Quant aux nodosités sub-aiguës et chroniques: érythème induré de Bazin, sarcoïdes, gommes, etc, elles se distinguent de celles observées chez notre malade par leur allure torpide et la lenteur de leur évolution.Les embolies huileuses observées à la suite d'une injection intrafessière sont souvent la conséquence d\u2019une faute de technique; mais L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 elles peuvent survenir même si on enfonce l\u2019aiguille seule et qu\u2019on s\u2019assure de l\u2019absence complète d\u2019hémorragie avant de procéder à l\u2019injection.Il peut arriver, par exemple, que l\u2019injection commencée dans le muscle se termine dans un vaisseau sanguin; soit parce que l\u2019opérateur a inconsciemment enfoncé davantage l\u2019aiguille en poussant l\u2019injection, soit par suite d\u2019un léger mouvement du malade au cours de l\u2019opération.Il n'est même pas besoin que l\u2019injection soit faite directement dans un vaisseau; Barthé- lemy a montré, à propos des embolies artérielles bismuthiques, qu\u2019elle pouvait y pénétrer secondairement, dans les quelques heures ou jours qui suivent, par un mécanisme mal élucidé.Certains auteurs invoquent une simple paralysie sympathique d\u2019origine réflexe.Nous devons done considérer ces embolies pénicilliniques, bismuthiques ou autres comme des \u2018accidents imprévisibles; ceci est important au point de vue médico-légal.' i LA GROSSESSE ECTOPIQUE ITÉRATIVE ' Jacques GAUTHIER, Gynécologue à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).Parmi les syndromes abdominaux rencontrés en gynécologie, un des plus fréquents est celui de la grossesse ectopique, mais la grossesse ectopique itérative est beaucoup plus rare; elle survient dans les 12 à 15% des cas déjà opérés pour grossesse ectopique, tandis que 47% de ces patientes ont des grossesses intra-utérines normales par la suite.Le cas suivant en est un exemple classique.Observation.« Madame M.P., 31 ans, secondipare, se pré- 1.Communication à la réunion scientifiqre du 25 mai 1950, du Bureau médical de l'hôpital Notre- Dame.sente à la consultation pour douleur abdominale basse intermittente, avec sensation de malaises à la défécation et étourdissements fréquents depuis environ quinze jours \u2014 d\u2019après son témoignage, les menstruations sont survenues après quelques jours de retard et elles se prolongent, mais en plus petite quantité que d\u2019ordinaire.Dans les antécédents, nous retrouvons une salpingo-ovarieetomie droite antérieure pour grossesse tubaire rupturée il y a deux ans environ.\u20ac | L\u2019examen abdominal révèle une douleur à la fosse iliaque gauche, sans défense muscu- GAUTHIER \u2014 LA GROSSESSE ECTOPIQUE ITÉRATIVE laire et, au toucher vaginal, le corps utérin augmente de volume et, bosselé, est refoulé par une masse annexielle gauche peu mobile et douloureuse \u2014 le cul-de-sac postérieur est rémittent et très douloureux.La ponction du cul-de-sac postérieur retire une petite quantité de sang.L\u2019opération pratiquée vingt-quatre heures plus tard révèle un hermato-salpynx gauche avec caillots sanguins dans le petit bassin.L\u2019hystérectomie totale est pratiquée avec sal- pingo-ovariectom\u2019e gauche car l\u2019utérus est porteur de plusieurs noyaux fibreux.» * % ® Primerose fut le premier auteur à décrire ce syndrome et déjà, en 1872, Parry en rappor=- tait 8 cas et, en 1901, Pestalozza 111 cas.De nos jours, avec la fréquence des interventions abdominales, la grossesse ectopique itérative n\u2019est plus une entité clinique si rare.En effet, les patientes qui ont présenté une grossesse ectopique sont moins fécondes que normalement et elles sont exposées à la répétition de ce syndrome, car Pétiologie du second accident est ordinairement la méme en cause.Sampson et Smith prétendent même qu\u2019en présence d\u2019une grossesse ectopique, une intervention majeure devrait être pratiquée pour prévenir toute répétition dans l\u2019autre trompe.La grossesse ectopique primaire ou itérative présente évidemment les mêmes caractéristiques et en voici un résumé avec quelques constatations personnelles.Nous pouvons définir la grossesse ectopique, une grossesse où l\u2019œuf se développe en dehors de la cavité utérine.L\u2019œuf fécondé peut s\u2019arrêter en différents points de sa route et ainsi nous aurons soit une grossesse ovarienne, si le développement se fait dans le follicule de De Graaf ou dans le stroma ovarien, soit une grossesse abdominale primaire par chute de l\u2019œuf au moment de la rupture du follicule de De Graaf ou, secondaire par avortement tubo-abdominal, soit une grossesse tubaire par développement de l\u2019œuf dans une 1445 portion de la trompe \u2014 c\u2019est la variété !a plus fréquente \u2014 plus de 90% des cas, d\u2019après les auteurs français.Nous devons avouer immédiatement que notre expérience personnelle se limite à cette variété et que les cas présentés plus loin sont tous des cas de grossesses tubaires itératives rupturées ou non.D\u2019après Novak, la grossesse ectopique sur- vent une fois sur 200 cas de grossesse et au début, elle ne cause que des troubles pelviens vagues, d\u2019où erreur de diagnostic facile avec l\u2019avortement ou la salpingite.ÉTIOLOGIE Dans la grossesse tubaire, il y a 2 facteurs en cause: un premier facteur qui retarde ou empêche le passage de l\u2019œuf à la cavité utérine, comme une salpingite chronique, telle que la salpintige folliculaire, ou comme des anomalies congénitales de la trompe, ou encore des occlusions partielles de la trompe par adhérences ou tumeur en dehors de la trompe et un deuxième facteur qui favorise l\u2019implantation de l\u2019œuf dans la muqueuse tubaire; car dans certains cas, des régions typiques d\u2019endomètre ont été retrouvées dans la trompe \u2014 ce deuxième facteur est plus rare, mais il est certainement en cause dans certains cas.PATHOLOGIE Au point de vue pathologie, nous savons que l\u2019œuf en s\u2019implantant dans la muqueuse tubaire la modifie un peu comme un endomètre gravide et qu\u2019il présente ses deux enveloppes habituelles, le chorion et l\u2019amnios.Quant à la caduque utérine, elle est ici remplacée par la paroi tubaire qui n\u2019est pas préparée à cette fonction, d\u2019où cause d\u2019accident futur.En effet au contact du chorion, les tissus maternels deviennent très vasculaires et présentent de véritables villosités qui s\u2019enchevêtrent avec les villosités choriales.Par la suite ces villosités choriales pénètrent comme des vrilles dans la paroi tubaire et dans ses vaisseaux et comme elles sont mal nourries, elles s\u2019atrophient et se rétractent, d\u2019où hémorragies par les vaisseaux maternels entre la paroi tubaire et l\u2019œuf. 1446 Ces hémorragies amènent la terminaison de la grossesse tubaire, sous trois éventualités: 1° \u2014 c\u2019est, l\u2019avortement tubaire par décollement de l\u2019œuf et passage de celui-ci dans la cavité abdominale par le pavillon de la trompe et, ici, il se produit une hématocèle pelvienne plus ou moins considérable et même parfois une inondation péritonéale; 2° \u2014 c\u2019est I\u2019hé- matosalpynx, lorsque que le pavillon de la trompe est obturé et que l\u2019_épanchement intra- tubaire se fait par poussées successives et alors nous rencontrons un kyste hématique plus ou moins volumineux; 3° \u2014 c\u2019est la rupture tubaire avec soit le syndrome classique de l\u2019inondation péritonéale, soit l\u2019hématocèle pelvienne si l\u2019hémorragie est moins considérable.DIAGNOSTIC Nous devons l\u2019étudier avant et après la rupture tubaire.AVANT LA RUPTURE Les deux symptômes habituels sont l\u2019irrégularité menstruelle et les douleurs abdominales.L\u2019irrégularité mentruelle se manifeste soit par un retard des règles, soit par une arrivée prématurée des règles \u2014 ce sont des règles qui sont modifiées dans leur qualité, leur quantité, leur apparition et leur durée.Quant à la douleur, elle se manifeste sous forme de crampe abdominale, avec irradiations lointaines surtout \u2014 elle est plus ou moins forte et apparaît avec un rythme irrégulier.A l\u2019examen de la patiente, l\u2019abdomen est ordinairement souple et seule la palpation profonde provoque une douleur \u2014 le col est fermé, peu ramolli \u2014 le corps utérin est augmenté de volume, ramolli \u2014 le toucher du cul-de-sac latéral révèle alors une petite masse annexielle, douloureuse.Ce sont ordinairement les seuls signes rencontrés et alors le diagnostic n\u2019est pas facile.Nous pouvons nous aider par la réaction de Friedman qui est alors positive, et par une numération globulaire qui montre une légère leucocytose.\u2014 Certains auteurs ont préconisé un curetage biopsie, mais il est de peu de va- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLEmN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 leur, car l\u2019endomètre présente alors un aspect décidual sans villosités choriales et il y a surtout danger d'interrompre une grossesse normale.APRÈS LA RUPTURE Nous retrouvons d\u2019abord les deux symptômes mentionnés plus haut, l\u2019irrégularité menstruelle et la douleur.La douleur est ici très vive et ordinairement est accompagnée de lipothymie.Nous avons tous les symptômes d\u2019hémorragies graves; pâleur des téguments, sueurs froides, vertiges, pouls filant, chute de la T.A.Ceci c\u2019est le grand drame de rupture tubaire et inondation péritonéale massive mais très souvent ces symptâmes sont moins prononcés et entrent dans l\u2019ordre après quelque temps et alors nous avons affaire à l\u2019hématocèle pelvienne qui se constitue par poussées successives et c\u2019est ordinairement à ce stade que nous voyons les patientes.À ce moment, l\u2019interrogatoire révèle des crises abdominales répétées, avec lipothymie ou simplement, tendance à la lipothymie, des écoulements sanguins irréguliers.A l\u2019examen, nous trouvons une patiente plus ou moins pâle, un abdomen douloureux à la palpation, mais toujours sans défense musculaire, et le toucher vaginal nous révèle un symptôme qui, à mon sens, est le plus important, c\u2019est une douleur exquise du cul-de-sac postérieur, ou cri du Douglas, qui traduit invariablement la présence de sang dans l\u2019espace rétro-utérin.Il y a deux autres symptômes mentionnés par la plupart des auteurs: le premier est le signe de Cullen qui a décrit une teinte b'eu-noir de la région ombilicale dans les cas d\u2019épanchements sanguins de l\u2019abdomen et le deuxième, c\u2019est la douleur tardive élevée \u2014 c\u2019est une douleur qui se manifeste aux régions sus-ombilicales quelques heures après la crise initiale \u2014 elle serait causée par l\u2019irritation du nerf phrénique.Il y a un autre moyen de diagnostic qui, à mon sens, peut nous fournir beaucoup plus de renseignements que ces deux derniers signes, c\u2019est la ponction du cul-de-sae postérieur qui ramènera une quantité plus ou moins consi- GAUTHIER \u2014 LA GROSSESSE ECTOPIQUE ITÉRATIVE dérable de sang dans les cas d\u2019épanchement sanguin intrapéritonéal.Après cette revue rapide des symptômes classiques de la grossesse tubaire, nous nous permettrons de vous exposer nos constatations sur 10 cas de ce syndrome abdominal que nous avons eu l\u2019occasion de traiter depuis environ deux ans.L\u2019âÂge de ces patientes a varié de 22 à 44 ans, avec la majorité dans la troisième décade.Deux de ces patientes présentaient un hé- matosalpynx et ici la réaction de Friedman fut positive dans un cas et négative dans l\u2019autre.Les autres présentaient une hématocèle pelvienne et une seule de ces dernières, le syndrome classique d\u2019inondation péritonéale massive et brutale d\u2019emblée avec une chute globulaire à 1 300 000 globules rouges.La réae- tion de Friedman fut positive dans la moitié de ces derniers cas.Les globules rouges ont varié avec les cas de 1 300 000 à 3 500 000 et l\u2019anémie était aussi considérable pour les cas d\u2019hématosalpynx que pour ceux d\u2019hématocèles pelviennes.Une seule de ces patientes avait une leucocytose à 26 000 globules blancs et la leucocytose s\u2019établissait entre 10 et 13 000 globules blanes pour les autres patientes.La sédimentation globulaire (méthode de Cutler), n\u2019a jamais dépassé 20 millimètres en 60 minutes.Quant aux symptômes subjectifs, toutes ces patientes accusaient des douleurs abdominales sous forme de crampes \u2014 chez 1447 deux patientes, nous avons retrouvé une aménorrhée d\u2019un mois ou plus et chez les 8 autres, c\u2019était plutôt des règles avancées ou des irrégularités quant à la quantité et à la durée.À l\u2019examen, aucune de ces patientes ne présentait de défense musculaire, mais le toucher vaginal nous a révélé la douleur exquise du Douglas chez huit patientes, et la ponction de ce cul-de-sac a ramené du sang chez ces huit patientes.Conclusions.1.\u2014 Nous avons traité dix cas de grossesse ectopique itérative qui se sont présentés avec des symptômes variés.2.\u2014 Aucune de ces patientes ne présentait tous les signes classiques.3.\u2014 Le diagnostic fut posé en se basant: a) surtout sur l\u2019irrégularité menstruelle et non sur le retard des règles; b) sur la sensibilité exquise du cul-de-sac de Douglas; c) sur la ponction du cul-de-sac postérieur.Nous continuerons à employer les méthodes de laboratoires, telles que la réaction de Friedman et autres, car elles éclairent souvent les cas obscurs, mais nous croyons qu\u2019ordinairement un interrogatoire détaillé de l\u2019histoire menstruelle antérieure à la crise et un examen vaginal attentif peuvent faire poser ce diagnostic de grossesse ectopique et par suite la guérison de ce syndrome abdominal si tragique lorsqu\u2019il est méconnu. ABSENCE CONGÉNITALE DE L\u2019UTÉRUS ET DES ORGANES ANNEXES Présentation d\u2019une malade.Ulysse FORGET (Warren, R.|.).Un relevé de la littérature médicale depuis 1900 jusqu\u2019à 1949 inclusivement, démontre qu\u2019on a publié 80 cas d'absence congénitale de l\u2019utérus avec ou sans absence de l\u2019un ou de tous les organes annexes.Sur ce nombre, il n\u2019y eut que neuf malades chez qui l\u2019utérus et les organes annexes étaient absents.Cette compilation fut faite par Madame David C.DeJong, bibliothécaire de la Rhode Island Medical Society.Le cas présent est celui d\u2019une jeune fille de 24 ans.Observation Histoire de famille.\u2014 Les grands-parents paternels sont morts à l\u2019âge de 82 ans.Ils ont eu 12 enfants.Du côté maternel, le grand- père est mort à l\u2019âge de 75 ans, des suites d\u2019une gangrène d\u2019un pied.La grand\u2019mère est morte à l\u2019âge de 65 ans.Leur famille comptait six enfants.Le père est un alcoolique chronique.Il est âgé de 68 ans et travaille comme journalier.La mère est âgée de 69 ans et a travaillé à l\u2019usine toute sa vie, tout en élevant ses enfants.Ils sont relativement en bonne santé tous les deux.Ils ont eu 21 enfants.Dou- Ze sont morts en bas âge: onze sont morts de « convulsions » et un est mort des complications de la rougeole.La famille actuelle se compose de neuf enfants: cinq filles et quatre garçons.Parmi les filles deux ont des enfants et deux sont sans enfant.L\u2019une des filles possède des talents très limités, mais elle peut tout de même gagner sa vie à l\u2019usine.Le cadet des garçons est un microcéphale.il ne peut pas avoir d\u2019emploi régulier.Histoire personnelle.\u2014 Mlle 1.Y.est une jeune fille de 24 ans.Son intelligence est à peu près celle de la moyenne de la population.Elle a fait sa dixième année scolaire.Elle avait alors 16 ans et elle quitta l\u2019école pour entrer à l\u2019usine.Sa santé fut toujours bonne, exception faite d'une aménorrhée persistante, pour laquelle je fut consulté en 1942.Ce qui me frappa surtout chez cette patiente, c\u2019est l\u2019apparence infantile de son physique.Elle Fig.1.\u2014 Absence congénitale de l\u2019utérus et des organes annexes: vue de profil.Fig.2.\u2014 Absence congénitale de l\u2019utérus et des organes annexes: vue de face.avait alors 17 ans, et voici les différentes mesures de son corps: poids, 78 livres; taille, 59 pouces; poitrine, 27 pouces; ceinture, 25 pouces; hanches, 29 pouces.Elle avait des seins rudimentaires et une absence complète de poils FORGET \u2014 ABSENCE CONGÉNITALE DE L\u2019UTÉRUS ET DES ORGANES ANNEXES aux aisselles et au pubis.L\u2019examen vaginal ne fut pas fait.Elle eut comme traitement, 15 injections d\u2019Antuitrin-S de Parke-Davis et 10 injections de Progesterone (Upjohn) sans aucun résultat.En mars 1950, je suis appelé d'urgence pour la voir.Cette fois, elle souffre d\u2019une douleur aiguë à la fosse iliaque droite avec vomissements et élévation des globules blancs.C\u2019est une crise d\u2019appendicite, et il faut opérer.L\u2019intervention chirurgicale nous donne un appendice œdématié.Une fois l\u2019opération terminée, nous en profitons pour faire une exploration du bassin.Ce dernier est libre et il n\u2019y a aucune trace d'organes génitaux internes.C\u2019est à peine s\u2019il y a une petite bande fibreuse qui pourrait être un vestige des ligaments larges.Donc, absence complète de l\u2019utérus, des ovaires 1449 et des trompes.Les organes externes ne présentent aucun caractère d'organes mâles.La vulve est petite, mais normale d'apparence.Le vagin est aussi petit; ses parois sont un peu épaisses et luisantes comme du tissu fibreux.La convalescence fut normale.Je présente deux photographies de cette patiente afin de bien montrer son aspect physique.Quand elle reprit son travail, deux mois après l\u2019opération, les mesures de son corps étaient comme suit: poids, 85 livres; taille, 59 pouces; poitrine, 31 pouces; ceinture, 25 pouces; hanches, 29 pouces.Ce qui diffère peu des mesures prises il y a huit ans.La présentation de cette malade me fut possible, grâce à la coopération de Madame David C.DeJong.de Providence, R.I, et celle du docteur William Boudreau, chirurgien de Fall River, Mass.MONOPLÉGIE SUPÉRIEURE ET PROTHÈÉSE G.GINGRAS et Kay BRADY, Section de physiatrie, hôpital Pasteur (Montréal).Partant du principe: «qu\u2019il n\u2019y a rien de nouveau sous le soleil », les auteurs de cet article n\u2019ont nullement l\u2019intention de réclamer un droit d\u2019auteur.T1 s\u2019agit tout simplement de présenter au publie médical une prothèse qui présente certains avantages et qui ne semble pas avoir été utilisée jusqu\u2019à date, du moins au Canada.Nous avons dessein d\u2019employer cet appareil, avec certaines modifications, dans les hémiplégies, les diplégies traumatiques, certains cas de sclérose en plaque ou de lésions périphériques nerveuses.Jusqu\u2019à présent, nous avons observé, chez les cas présentant une monoplégie ou parésie supérieure, l\u2019emploi d\u2019un appareil (airplaine splint) qui maintient le bras en abduction, le coude fléchi et l\u2019avant-bras en pranation.Cet appareil a l\u2019avantage de maintenir l\u2019équilibre vertébral, mais il a le don d\u2019être extrêmement disgracieux et il nous semble presqu\u2019impossible que le patient puisse réintégrer la société, poursuivre ses activités ou obtenir de l\u2019emploi, affublé d\u2019un appareil aussi embarrassant.Observation.Le cas que nous présentons (J.G.Q., 9 ans) fut admis à l'hôpital Pasteur au cours de la récente épidémie de poliomyélite.A l\u2019admission nous constatons une diplégie supérieure, une parésie des intercostaux et des abdominaux et une monoparésie \u2018inférieure droite.Le malade a été hospitalisé cinq mois, au cours desquels il a été soumis à un programme de rééducation musculaire intense.Tout est entré graduellement dans l\u2019ordre, sauf une monoparésie supérieure droite qui semble définitive.Il existe cependant un résidu de contraction au niveau du fléchisseur du carpe, des extenseurs des doigts et du fléchisseur du pouce.Nous insistons sur le terme parésie à cause des contractions résiduelles que nous avons notées plus haut. 1450 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurerin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Après consultation avec le prothésiste, nous avons recommandé un appareil très simple fait de deux gouttières métalliques recouvertes de cuir et placées à angle droit.La gouttière verticale reçoit la région tricipitale alors que l\u2019horizontale soutient la face postérieure de l\u2019avant-bras.Le coude est donc fléchi à 90° L\u2019appareil est maintenu en place au moyen de courroies semi-élastiques.L\u2019une s\u2019insère sur le bord interne de la gouttière de l\u2019avant-bras, Fig.2.\u2014 Les deux gouttières destinées à immobiliser le bras et l\u2019avant-bras.Quatre courroies maintiennent le bras et l\u2019avant-bras immobilisés.Fig.1.\u2014 On note une atrophie considérable du deltoïde et du grand pectoral.l\u2019autre à la face postérieure et au sommet de la gouttière brachiale.Elles se joignent au tiers externe de la clavicule pour se séparer à nouveau et encercler le thorax.Cependant, vu l\u2019état parétique du fléchisseur du carpe, nous avons proposé d\u2019immobiliser le poignet au moyen d\u2019une courroie circulaire attachée à la gouttière de l\u2019avant-bras.Ce dispositif permet, comme chacun sait, une flexion artificielle des doigts; il permet aussi au patient de passer certains objets de la main gauche dans la main droite et inversement et de Fig.3.\u2014 Le bras est en adduction, I\u2019avant-bras est porter ces objets.en contact avec le bord inférieur du thorax. GINGRAS ET BRADY \u2014 MONOPLÉGIE SUPÉRIEURE ET PROTHÈSE Fig.4.\u2014 Le patient démontre de quelle façon il peut passer certains objets de la main gauche dans la main droite.Noter la courroie d\u2019immobilisation du poignet.1451 Le malade peut enlever et appliquer sa prothèse seul et dans un temps relativement très court.Nous l\u2019avons présenté plusieurs fois et il a démontré chaque fois qu\u2019il lui était aisé de mettre et d\u2019enlever son veston sans aide.Nous gardons ce malade et trois autres, porteurs d\u2019appareils identiques, sous observation à la clinique externe.Cependant ces enfants ont repris leurs études et il est intéressant de noter qu\u2019en maintes circonstances leur infirmité n\u2019a pas été remarquée du public.Certaines modifications seront apportées plus tard; ainsi l\u2019entretien serait grandement facilité si l\u2019appareil était de plastique ou de « celastic ».De méme, certains changements pourraient être apportés selon les cas.En présence de contractions du biceps ou du brachial antérieur, on pourrait recommander l\u2019usage d\u2019une charnière au coude avec cran d\u2019arrêt, à 90 degrés, permettant ainsi la flexion.L\u2019emploi d'une charnière et de ressorts serait indiqué en présence d\u2019une récupération du triceps avec paralysie des fléchisseurs de l\u2019avant-bras.LES « ABDOMENS AIGUS » CHIRURGICAUX\" Victor POTVIN, La Tuque (P.Qué.).Les affections aiguës chirurgicales de l\u2019abdomen sont fréquentes et aussi variées que les viscères qui habitent cette cavité.Bien qu\u2019il soit impossible de citer des chiffres précis, il semble que, dans un service de chirurgie générale, la grande majorité des interventions d\u2019urgence soient nécessitées par des affections aiguës de l\u2019abdomen.Dans une relevé de mes dossiers à l\u2019hôpital St-Joseph de La Tuque, de 1940 à 1950, sur un total de 1 680 interventions abdominales, 446 ont été pratiquées 1.Communication à la Journée d\u2019étude de la Société Médicale de Shawinigan-Grand\u2019Mère, le 27 mai 1950.d'urgence pour des «abdomens aigus», soit 26,5% des cas.L\u2019ampleur et la complexité de ce chapitre important de la pathologie chirurgicale pourrait fournir la matière d\u2019un traité.Dans les quelques minutes qui me sont allouées, je me propose de faire un bref rappel de l\u2019étiologie en classifiant ces maladies d\u2019après leur facteur causal respectif, de souligner quelques-uns des problèmes que pose le diagnostic différentiel et enfin de considérer les principes fondamentaux qui doivent nous diriger dans l\u2019application du traitement chirurgical.Ces quelques considérations sont tirées d\u2019une statistique per- 1452 sonnelle dont les données semblent confirmer l\u2019exactitude de nos connaissances actuelles de ces affections.MORBIDITE La morbidité des « abdomens aigus » découle du nombre et de la diversité des viscères abdominaux, de toutes les infections, des traumatismes et des troubles d\u2019ordre mécanique auxquels ils sont constamment exposés.Le tube digestif, avec tous les aléas que sa fonction comporte, les glandes annexes, les systémes sanguin et lymphatique y transportant les infections à distance, le système génital de la femme en lutte constante avec les infections ascendantes sont autant de facteurs morbides qui tiennent l\u2019abdomen sous la menace constante d\u2019accidents aigus qui, selon les circonstances de temps et d\u2019espèce, atteindront ou non le stade de la suppuration.ÉTIOLOGIE ET CLASSIFICATION Ces principaux facteurs étiologiques peuvent être classifiés en trois groupes distincts: soit les affections d\u2019origine inflammatoire, les affections d\u2019origine traumatique et enfin les troubles d\u2019ordre mécanique.Les inflammations sont fréquentes et proviennent en grande partie du tube digestif et de ses annexes: appendicites et diverticulites, ulcérations perforantes de l\u2019estomac et de l\u2019intestin, infection et occlusion des voies biliaires principales et accessoire, pancréatite, abcès, etc, les infections ascendantes du système génital de la femme avec leurs complications suppuratives tubaire et pelvienne y jouent également un rôle de premier plan.Quant aux «abdomens aigus» d'origine traumatique, qu\u2019il s\u2019agisse du simple hématome intra-péritonéal toujours exposé à l\u2019infection, de l\u2019éclatement d\u2019un viscère creux par choc direct ou de la perforation intestinale par un corps étranger ou un projectile, leur traitement relève presque toujours de l'intervention chirurgicale immédiate.Enfin d\u2019ordre les affections mécanique : L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 étranglements, obstructions, invaginations, volvulus, torsions viennent encore s\u2019ajouter à la diversité des facteurs étiologiques des abdomens aigus.DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL Cette simple énumération démontre la complexité étiologique de ces affections et laisse prévoir les difficultés qui surgiront parfois lorsqu\u2019il s\u2019agira de poser un diagnostic différentiel précis; difficulté d\u2019autant plus grande que, lors de l\u2019examen, la lésion initiale sera souvent masquée par les symptômes de la complication péritonitique.Un diagnostic différentiel est pourtant indispensable à la conduite rationnelle du traitement chirurgical puisque de lui dépend le choix d\u2019une thérapeutique à instituer, l\u2019expectative ou l\u2019intervention immédiate, enfin le choix judicieux d\u2019une incision permettant l\u2019abord facile de l\u2019organe en cause.Un sens clinique aiguisé, aidé d\u2019une longue expérience, est le grand facteur de succès.Le plus souvent néanmoins, le diagnostic étiologique s\u2019impose après l\u2019anamnèse soignée des symptômes et un examen clinique attentif et complet, les points obscurs pouvant être éclairés par la radiologie et le laboratoire.Un exemple tiré de mes dossiers illustre assez fidèlement ce principe.Cbservation.Un homme dans la cinquantaine, sans passé gastrique, est admis à l\u2019hôpital en pleine phase de péritonite généralisée.Le siège initial de la douleur, survenue quelques heures auparavant au cours de son travail, est impossible à faire préc\u2018ser par le malade: il la décrit comme une vague barre épigastrique avec irradiations vers le flanc et la fosse iliaque droits.Le diagnostic différentiel soulève !a possibilité d\u2019une perforation d\u2019ulcère, de la pancréatite aiguë et même de l\u2019appendicite aiguë.Une radiographie simple de l\u2019étage supérieur de l\u2019abdomen démontre la présence de gaz libres dans l\u2019espace sus-hépathique permettant de poser le diagnostic de perforation d\u2019un ulcus.La lapa- rotomie haute confirme la présence de cette POTVIN \u2014 LES « ABDOMENS AIGUS » CHIRURGICAUX perforation siégeant sur la petite courbure, près du cardia.LES PÉRITONITES La complication la plus fréquente et aussi la plus redoutable des affections aiguës de l\u2019ab- doinen est certainement la péritonite: elle rend plus difficile l\u2019élaboration d\u2019un diagnostic différentiel en masquant les symptômes de l\u2019accident causal, assombrit le pronostic de la maladie et rend le traitement chirurgical plus aléatoire.La péritonite est exceptionnellement primaire et aseptique, lorsqu\u2019aucun agent causal ne peut être décelé.Cette statistique en compte un cas typique où l\u2019exploration complète des viscères intra-abdominaux n\u2019a révélé aucune lésion susceptible d\u2019expliquer la présence d\u2019une très grande quantité de pus aseptique dans la grande cavité péritonéale.L\u2019examen attentif de l\u2019intestin grêle nous a cependant fait soupçonner la possibilité d\u2019un volvulus qui aurait cédé de lui-même par l\u2019effet de la rachi-anesthésie.Dans l'immense majorité des cas, la péritonite est secondaire à un agent soit intra soit extra-péritonéal.Presque tous les germes des suppurations peuvent s\u2019y rencontrer isolés ou associés, avec prédominance du streptocoque et du pneumocoque.La réaction de défense du péritoine tend à cloisonner et à localiser l\u2019infection autour du foyer primitif pour aboutir à l\u2019abcédation.Advenant la faillite de ce moyen de défense, l\u2019infection envahit la grande cavité péritonéale et diffuse dans toute son étendue.La résorption des toxines microbiennes s\u2019effectue alors en masse produisant cette toxémie grave et profonde dont le tab!eau clinique est trop connu pour qu\u2019il soit nécessaire de le décrire.Qu\u2019il suffise de rappeler qu\u2019à moins d\u2019un traitement chirurgical immédiat et approprié, cette complication emportera le malade en quelques heures ou en quelques jours tout au plus.La précocité de l\u2019intervention est le grand facteur de succès.Toutes les statistiques démontrent à l\u2019évidence que le taux de mortalité s\u2019élève en clocher lorsque l\u2019inter- 1453 vention chirurgicale est pratiquée plus de vingt-quatre heures après les premiers symptômes de péritonite.La collaboration totale et désintéressée entre l\u2019omnipraticien et le chirurgien évitera .les délais et les atermoiements qui pourraient aboutir au désastre.TRAITEMENT Si l\u2019on supposait que toutes les inflammations aiguës de l\u2019appendice vermiculaire peuvent être opérées avant les accidents de gangrène et de perforation, on réussirait à éliminer les péritonites dans une proportion probable de 70 à 80% des cas.Cette mesure préventive est évidemment impossible à réaliser dans les conditions actuelles.Mais il semble qu\u2019un effort concerté et soutenu de la part des praticiens et des spécialistes pourrait encore abaisser le taux de mortalité des abdomens aigus.Le traitement chirurgical ne signifie pas l\u2019intervention immédiate, du moins dans tous les cas.Ainsi, les péritonites à gonocoques, de plus en plus rares depuis l'apparition des antibiotiques, les pelvi-péritonites d\u2019origine an- nexielle chez la femme, certains cas de péritonite bien cloisonnée relèvent d\u2019un traitement médical approprié à chacun d\u2019eux: l\u2019expectative armée facilitant l'intervention chirurgicale à brève échéance si l\u2019indication précise survient.Dans la plupart des cas cependant, l\u2019intervention urgente est indiquée.Cette urgence ne doit pas faire perdre de vue la nécessité d\u2019un traitement pré-opératoire visant à corriger les perturbations bio-chimiques causées par la toxémie.Le métabolisme des protéines et des glucides, les 1ons sodium et potassium, l'équilibre vitaminique: tous ces facteurs sont profondément altérés au cours des infections aiguës de l\u2019abdomen mais surtout dans les péritonites généralisées: les électrolytes par voie intra-veineuse, les transfusions de sang total et de plasma, les sérums vitaminés et les acides aminés contribueront au rétablissement de l\u2019équilibre bio-chimique du sang.C\u2019est alors que l\u2019intervention chirurgicale pourra être éxé- cutée dans les meilleures conditions possibles et avec les plus grandes chances de succès.Elle 1454 doit viser à ne faire que le strict nécessaire, et à le faire au mieux dans le plus court temps possible: ablation d\u2019un foyer d\u2019infection, fermeture d\u2019une brèche, aspiration du pus et des liquides septiques, drainage, etc, il faut savoir remettre à plus tard les interventions radicales de résections, de dérivations et d\u2019anastomoses quand elles ne sont pas immédiatement indispensables à la survie du malade.Vouloir escompter sur la résistance amoindrie par l\u2019infection aiguë serait une grave erreur.Les quelques succès que l\u2019on pourrait obtenir seraient gravement compensés par des désastres évitables.Le choix d\u2019un agent anesthésique approprié à la condition du malade et administré avec compétence est d\u2019une importance primordiale.Lorsqu\u2019elle ne rencontre pas de contre-indication, la rachi-anesthésie me semble de beaucoup la plus avantageuse: dépourvue de toxicité, procurant une résolution museulaire parfaite, elle facilite singulièrement les manœu- vres opératoires et amoindrit le choc.Lorsqu\u2019il y à contre-indication à la rachidienne, nous avons adopté, après beaucoup d\u2019autres chirur- glens, le mélange gazeux cyclopropane-oxygène avec induction au penthotal sodique.L\u2019adjonction de curare procure un relâchement musculaire satisfaisant.Les soins post-opératoires doivent être l\u2019objet de la plus minutieuse attention.L\u2019organisme doublement assailli par l\u2019infection aiguë et le choc opératoire devra être soutenu dans son effort de récupération.Les transfusions, les électrolytes, les protéines, les amino-acides et les vitamines devront être continués jusqu\u2019à la reprise de la diète.Les antibiotiques sont d\u2019un précieux secours pour lutter contre l\u2019infection et prévenir les complications pulmonaires.L\u2019aspiration des gaz et des liquides septiques de l\u2019estomac diminue la toxémie et prévient les dilatations.Le siphonage, au moyen du tube de Abbott-Miller et de l\u2019appareil de Wangensteen, est de maniement facile et peu incommodant pour le malade; 1l lui permet en plus de boire dès les premières heures après l\u2019intervention, éliminant ainsi la soif intense L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burterin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 si pénible causée par la déshydratation massive.Lorsqu\u2019il est institué, le drainage devra être favorisé par la position du malade et la surveillance des drains.Les injections intraveineuses d\u2019alcool semblent d\u2019une réelle efficacité pour prévenir l\u2019ileus paralytique et la dilatation aiguë de l\u2019estomac.Dans le cas de cette complication, l\u2019intubation intestinale du grêle au moyen du tube de Cantor permet de franchir l\u2019obstacle et d\u2019injecter des protéines concentrées et des acides aminés de façon à maintenir la nutrition.Tout récemment, il nous a été possible de conserver dans un état de nutrition à peu près normal pendant dix-sept jours une petite malade atteinte d\u2019un iléus paralytique consécutif à une péritonite généralisée par gangrène de l\u2019appendice.Le dix-huitième jour nous avons eu la satisfaction de voir l\u2019intestin reprendre sa fonction normale et notre malade guérir sans incident.Ces pellicules radiographiques montrent le cheminement progressif du tube de Cantor dans l\u2019intestin grêle, guidé dans son trajet par le poids du mercure fixé à son extrémité.Ainsi conçu et exécuté, le traitement chirurgical des abdomens aigus n\u2019est plus le cauchemar qui hantait autrefois l\u2019esprit des chirurgiens.Qui de nous ne se souvient des temps héroïques des lavages d\u2019estomac au tube Faucher, des injections de sérum hypertonique toutes les quatre heures, des injections de choc et de l\u2019abcès de fixation.Les péritonitiques recevaient l\u2019extrême-onction dès leur admission à l\u2019hôpital et nous avions un peu impression que c\u2019était le plus grand service que nous puissions leur rendre.Pourtant nos techniques opératoires, si elles ont fait des progrès de détail, n\u2019ont pas subi de transformation radicale: nous répétons sensiblement les mêmes gestes qu\u2019il y a dix ou quinze ans.Nous faisions alors l\u2019erreur d\u2019attendre de l\u2019acte chirurgical le redressement de troubles qui le dépassent de beaucoup.Une connaissance plus approfondie de la biochimie sanguine a dirigé notre thérapeutique pré et POTVIN \u2014 LES « ABDOMENS AIGUS » CHIRURGICAUN post-opératoire vers le rétablissement de cet équilibre indispensable à la guérison du malade.C\u2019est là, à mon sens, le progrès le plus remarquable accompli au cours de la dernière décade, dans le traitement des abdomens aigus chirurgicaux.Joint au perfectionnement de 1455 l\u2019anesthésie et aux avantages du lever précoce, cette conduite du traitement chirurgical nous permet d\u2019envisager ces affections avec des armes susceptibles d\u2019en assurer la guérison dans la grande majorité des cas.CAUSE EXCEPTIONNELLE DE PERFORATION DU RECTUM Jules LAVOIE et Richard FORTIN, Hôtel-Dieu Notre-Dame (Saint-Georges-de-Beauce, P.Q.).En temps de paix, les perforations du rectum, qu'il s\u2019agisse de perforation de la portion sous-péritonéale ou de la portion péritonéale, ne sont pas très fréquentes.Quand elles ne sont pas le fait d\u2019actes criminels ou de folie, elles sont le plus souvent dues à des accidents: accidents d\u2019automobile, de chasse, agriculteurs encornés par un taureau, individus tombant sur un objet pointu.En dépit de recherches assez poussées dans la littérature médicale sur ce sujet, nous n\u2019avons pu retrouver un seul autre cas de perforation rectale ayant une cause identique à celle du cas que nous avons eu à traiter récemment.Observation.Le 20 mai 1950, E.B., cultivateur âgé de 74 ans, se présentait à l\u2019hôpital vers 5 heures de l\u2019après-midi, se plaignant de violentes douleurs abdominales ayant débuté brusquement vers 2 heures p.m.la veille, mais il fut absolument impossible de faire préciser au malade la région de l\u2019abdomen où la douleur avait commencé.Les seuls autres renseignements qu\u2019il fut possible d\u2019obtenir furent que, jusque-là, cet individu avait joui d\u2019une excellente santé et qu\u2019il avait vomi une fois, la veille au soir.L'examen physique de ce malade robuste et costaud révéla ce qui suit: le ventie était tendu, extrêmement douloureux partout, la défense musculaire était généralisée mais comme coussinée.Le toucher rectal fut négatif, à l\u2019exception d\u2019une prostate un peu hypertrophiée comme c\u2019est la règle chez un homme de cet âge.Le pouls était de 82 et la température de 100,2.Un calmant fut donné en même temps qu\u2019on commençait l\u2019administration de 1 000 cc de soluté mixte et qu\u2019on injectait 300 000 unités de pénicilline procaïnée dans l\u2019huile et 0,50 cg.de streptomycine.Une leucocytose immédiate donna les chiffres suivants: globules blancs, 9 300, polynucléaires neutrophiles 84%, lymphocytes 9%, monocytes 2%, métamyélocytes 5% ; formule d\u2019Arneth 58-27-8-2-0.L\u2019examen des urines ne révéla rien d\u2019anormal, mais l\u2019azotémie était de 1 gramme.Devant un chiffre aussi élevé, nous décida- mes de temporiser avant de tenter une laparo- tomie exploratrice.La nuit fut assez calme, mais le lendemain avant-midi, les douleurs reprirent avec encore plus d\u2019intensité que la veille, ce qui décida probablement le malade à nous faire la confidence qu\u2019il nous avait cachée jusque-là.Voici sa version de l\u2019affaire: deux jours auparavant, après le repas du midi, il s\u2019était rendu pour affaire chez un fermier voisin, mais il ne trouva personne à la maison; ayant senti le besoin d\u2019aller à la selle, il s\u2019était rendu à l\u2019étable.Une fois ses besoins satisfaits, il s\u2019apprêtait à remettre ses pantalons, lorsqu\u2019un taureau se précipita sur lui, non pour lui donner un coup de corne, mais pour accomplir \u2026 la 1456 chose que l\u2019on sait.Il revient chez lui en titubant, perdant l\u2019équilibre à trois reprises sous le coup de la douleur.Devant cette histoire, fausse dans les détails mais vraie sur l\u2019essentiel, le diagnostic de perforation du rectum avec péritonite généralisée fut porté et l\u2019intervention d\u2019urgence décidée en dépit du fait que l\u2019azotémie était encore à 0,90.Entre temps, une radiographie simple de l\u2019abdomen donnait une image d\u2019obstruction intestinale basse.Une fois le malade endormi, un examen anal et rectal fut pratiqué avant de procéder à la laparotomie, examen qui se révéla très instructif.La veille, en effet, le toucher rectal avait été fait sans examen attentif de l\u2019anus.Ce dernier n\u2019en était sûrement pas à son coup d\u2019essai, car il présentait sur tout son pourtour des rha- gades entre lesquelles la peau était épaissie et comme cornée; l\u2019anus laissait facilement pénétrer deux doigts.Sur la paroi antérieure du rectum, hors d\u2019atteinte de tout doigt humain, il y avait une perforation d\u2019environ un demi- pouce de diamètre.Une longue laparotomie para-médiane gauche fut faite; les muscles abdominaux eux- mêmes présentaient une réaction inflammatoire, car ils étaient infiltrés par une substance ayant la consistance de la gélatine.L\u2019abdomen était le siège d\u2019une péritonite généralisée avec présence d\u2019un pus nauséabond au possible.Dans le petit bassin, les anses grêles étaient agglutinées dans un magma jaunâtre, où il aurait peut-être été possible de retrouver du sperme de taureau.La cavité abdominale fut soigneusement nettoyée, toutes les adhérences défaites, mais il n\u2019était même pas question de penser à la fermeture de la brèche rectale, car les parois du L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLerin AMLEF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 rectum étaient cartonnées et de cette couleur verdâtre qui est le signe des gangrènes purulentes intra-abdominales.Un anus iliaque gauche de dérivation fut créé et le petit bassin fut drainé par deux drains-cigarette sortant par le bas de l\u2019incision de laparotomie et par un autre drain-cigarette passant par la brèche rectale et sortant par l\u2019anus.100 000 unités de pénicilline aqueuse et un gramme de streptomycine furent laissés dans le ventre; chaque jour, pendant la semaine qui suivit, la même quantité de pénicilline et 50 centigrammes de streptomycine furent injectés dans l\u2019abdomen par l\u2019ouverture laissée dans l\u2019incision par les drains.Par voie intramuseu- laire, le malade reçut 3900 000 unités de pénicilline et 14 grammes de streptomycine.Les suites post-opératoires furent absolument normales et le malade put quitter l\u2019hôpital 13 jours après l\u2019intervention avec instruction de revenir six semaines plus tard pour la fermeture de l\u2019anus iliaque et le rétablissement de la continuité intestinale; cette seconde intervention eut lieu le 14 juillet 1950, le malade quittant l\u2019hôpital 10 jours plus tard.* % * Cette guérison inespérée, due, en partie, à la résistance physique du patient et aussi à l\u2019action bactéricide puissante de la pénicilline et de la streptomycine, infirme l\u2019opinion de nombreux auteurs modernes à l\u2019effet qu\u2019une perforation du rectum est à coup sûr fatale lorsqu\u2019elle est opérée plus de 24 heures après sa production; le patient faisant l\u2019objet de la présente communication fut opéré exactement 48 heures après sa perforation et 1l se porte actuellement comme un charme. REVUE GÉNÉRALE « L'HÉRO-SCOPO » DANS LA TEMPÊTE OBSTÉTRICALE EN RASE CAMPAGNE! J.DOUVILLE, Saint-Stanislas (P.Québec).C'est la mi-février, 215 heures du matin, un coup de coude au flanc: votre femme!\u2026 vous avez décroché l\u2019appareil téléphonique et répondu sans trop comprendre; vous vous réveillez ensuite et constatez que vous avez accepté 18 milles de voiture à traction animale, pour soulager et assister la victime d\u2019une tempête utérine, déclenchée cette nuit par un nuage d\u2019amour évaporé depuis 9 mois.et vous partez à travers une température aussi brutale que la douleur utérine qui vous fait courir vers ce foyer de souffrance.Sur votre corps abondent les frissons et, dans votre tête, toutes sortes d\u2019idées, de suppositions, d\u2019hypothèses, d\u2019inquiétudes.Vous ne savez pas ce qui vous attend là-bas.Est-ce un accouchement normal?.\u2026.une hémorragie?\u201c de l\u2019éclampsie?\u2026.de l\u2019inertie?une rétention placentaire?.un choc obstétrical?.Vous savez fort bien toutefois que, vous, vous entendrez des gémissements, parfois durant des heures interminables!.« Faites quelque chose, docteur!.Soulagez-moi.je n\u2019en peux plus! ».Ca résonne encore dans vos oreilles, n\u2019est-ce pas chers confrères?Et vous n\u2019êtes pas à l\u2019hôpital avec sa pharmacie abondante, sa salle obstétricale, son instrumentation à toute épreuve, son anesthésiste et tout son personnel entraîné; mais bien au rang de la lune, avec votre valise en guise de laboratoire, pharmacie et cabinet à instruments; et une grosse bonne femme bavarde, comme assistante; cela, à 6 milles du premier téléphone, à 18 milles de chez vous et à 40 milles du premier hôpital.L'idéal, là comme ailleurs, et encore plus 1.Communication à la Journée d\u2019étude de la Société Médicale de Shawinigan-Grand\u2019Mère, le 27 mai 1950.qu\u2019ailleurs, c\u2019est de mener l\u2019accouchement avec une extrême prudence, avec le plus de sécurité et avec le moins de souffrance possible.C\u2019est là surtout que les analgésiques jouent un grand rôle et demandent une attention particulière de l\u2019accoucheur qui se demande toujours lequel de l\u2019arsenal sera le plus utile, le plus pratique et le moins dangereux dans sa trousse: prenons place dans la sleigh peu confortable de notre omni-praticien et repassons avec lui les divers analgésiques ou les diverses méthodes d\u2019accouchement, en commençant par une des plus vieilles routines que nous effleurerons seulement, pour nous arrêter plus longuement sur notre méthode de choix.1.Le chloroforme seul, depuis la reine Victoria, a fabriqué des miracles nombreux, mais il est en train de se faire détrôner, parce que trop toxique.Toxicité 30/40; marge de sécurité 10.2.L\u2019éther ne semble pas pratique à lui seul dans la valise, sauf au strict moment du dégagement.Toxicité 80/160; marge de sécurité 80.3.L\u2019éthylène, le cyclopropane et le protoxyde d\u2019azote exposent au shock s\u2019ils se trouvent entre les mains inexpérimentées (1) et demandent un milieu organisé.L\u2019auto-analgésie au Protoxyde d'azote avec appareil spécial donnerait d\u2019assez bons résultats.4.La morphine soulage beaucoup mais bloque trop les contractions utérines et présente un trop grand danger d\u2019apnée néo-natale pour être employée couramment en obstétrique, quoiqu\u2019on l\u2019emploie en Angleterre en association avec la scopolamine pour le « Twilight- 1458 sleep » qui serait encore à l\u2019honneur dans ces- tains milieux des E.U.5.La spasmalgine en injection I.V.entraîne une analgésie excellente d\u2019une heure environ et paraît précieuse dans les accouchements particulièrement douloureux, nous disent Pi- geaud et Notter.(2) En I.M.la Spasmalgine est moins active.6.Le nembutal per os, le penthotal I.V.le penthotal rectal ont encore des succès importants qui ont été décrits à profusion.7.Le somnifère I.V.serait très utile chez les éclampsiques: 8.Le venin de crapaud même a été essayé mais sans résultats.(3) 9.L\u2019héxacompal sous forme de suppositoires dont la formule ressemble à la Spasmalgine et qui contient papavérine, belladone, allo- barbital, diméthyl-amino antipyrine et caféine, aurait un bon effet sur le spasme du col et agirait rapidement selon Hans Sauter.(4) 10.La scopolamine 0,6 mg.en association avec l\u2019apomorphine 0,6 mg.aurait donné au « Lying In Hospital » de Boston, des résultats supérieurs au Démérol-scopolamine, en proeu- rant une amnésie-analgésie parfaite, mais présentant des vomissements et excitations dans 10 à 12% des cas.(5) 11.L\u2019evipan combiné à la scopolamine et au cyclopropane, nécessite 50% de forceps.(6) 12.L\u2019anasthésie rachidienne est très élégante, mais pas pratique en campagne, à domicile.La caudale entre dans les mêmes conditions.13.Le parturiol ou ocyto nargenol a été beaucoup employé dans notre région, mais on en entend moins parler depuis quelque temps.probablement & cause de apparition du dé- mérol dont l\u2019analgésie est supérieure.14.Le démérol appelé dolantine en Allemagne, péthédine en France, est toujours le grand cheval de bataille, surtout en association avec la scopolamine, et s\u2019avère très pratique, à domicile.Il peut facilement aussi s\u2019associer avec le penthotal rectal, le parturiol et le somnifène.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuLemin A.MLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 15.L\u2019héroïne associée à la scopolamine est simple, pratique et efficace.C\u2019est cette méthode qui fera le principal sujet d\u2019étude de mon travail.et je l\u2019appelle couramment: méthode héro-scopo en abréviation de héroïne- scopolamine.QUALITÉS D'UN ANALGÉSIQUE ET ANESTHÉSIQUE OBSTÉTRICAL Mais avant de donner une opinion à ce sujet, rappelons-nous qu\u2019un analgésique obstétrical doit posséder autant que possible les qualités suivantes: à) le moins de nocivité possible pour la mère et pour l\u2019enfant.b) la diminution de la douleur dans la plus rapide et sur la plus longue période de temps possible, et cela, toujours sans nuire au travail ou à la délivrance.ce) la possibilité de collaboration de la parturiente au cours du dégagement.d) l\u2019absence d\u2019augmentation du nombre des interventions manuelles ou chirurgicales et la facilité d\u2019intervenir en cas de nécessité strictement dystocique.e) la production du calme dans le système nerveux afin d\u2019éviter le choc immédiat et les crises de larmes du pré et du post partum.f) la simplicité d\u2019application est aussi un facteur important.Il semble que la méthode héro-scopo possède ces qualités à un degré suffisant pour être étudiée comme analgésique obstétrical, au même niveau que le démérol, le parturiol et les autres déjà éprouvés.PHARMACOLOGIE a) L\u2019héroine est le chlorhydrate de diacé- thylmorphine.Elle agit exactement comme la morphine, en produisant une analgésie 2 à 3 fois plus marquée, et donnant lieu à l\u2019accoutumance, dit Tiffeneau dans son abrégé de Pharmacologie.Elle produit moins de dépression du centre respiratoire, que la morphine.La dose pour adulte varie de 1/8 à 1/6 de grain en une fois. DOUVILLE \u2014 « L\u2019HÉRO-SCOPO » EN OBSTÉTRIQUE b) La scopolamine ou hyoscine est un pa- rasympatholytique tout comme l\u2019atropine dont l\u2019antidote est la morphine et dont l\u2019action antispasmodique est reconnue.Son action est dangereuse chez les glaucomateux et tous ceux qui présentent des contre-indications à l\u2019atropine.Elle a une action dépressive à la fois centrale et périphérique sur le système nerveux central et déprime les zones sensitives et motrices de l\u2019écorce cérébrale (7).En obstétrique, son action amnésique est précieuse.Tout comme la morphine s\u2019associe à l\u2019atropine dans les injections, l\u2019héroïne et l\u2019hyoscine, dont les familles sont les mêmes, présentent une facile compatibilité et une association logique et balancée.À la suggestion du docteur Guv Gélinas, gynécologue des Trois-Rivières, J\u2019al essavé cette association en obstétrique et elle a donné des résultats qui semblent encourageants, quoiqu\u2019encore trop préliminaires et récents pour que je puisse me prononcer de facon très scientifique.C\u2019est un sujet à l\u2019étude; l\u2019avenir donnera des précisions.J\u2019ai cherché dans toutes les revues médicales et obstétricales à ma portée, et n\u2019ai absolument rien trouvé au sujet de l\u2019emploi de l\u2019héro-scopo en obstétrique.Cependant on m\u2019a dit que cette méthode aurait été étudiée tout récemment dans une clinique d\u2019Halifax.ACTION SUR LA MÈRE Ma petite expérience sur environ 200 accouchements semble démontrer que l\u2019analgésie par ce mélange ne comporte aucun danger pour la mère, tout en produisant une action vraiment remarquable sur la douleur, et étant d\u2019une grande facilité d\u2019application.Ce mode médicamenteux permet une collaboration presque parfaite au cours des efforts de l\u2019expulsion, ne provoque pas d\u2019obnubilation intense mais un calme étonnant, et laisse un souvenir vague et doux.La patiente cause facilement, répond aux questions, sait où sont les piqués, le linge de bébé, les épingles, ete.La crainte et l\u2019émotivité disparaissent.Les nausées et vomissements, si désagréables avec d\u2019autres calmants, 1459 sont pratiquement nuls; et même s\u2019ils existent avant l\u2019injection à cause de l\u2019excitation du vague par les tranchées, ils cessent dans les quelques minutes qui suivent la piqûre.L\u2019intensité des contractions utérines est un peu diminuée mais le travail est accéléré quand même, surtout si l\u2019on s\u2019aide prudemment de pitocin, à très petites dose (1/5 à 1/4 de cc) quand le cas l\u2019exige seulement.Le col utérin cède très facilement et se dilate vite sans rupture ni contracture.Le périnée s\u2019assouplit à cause du relâchement musculaire dû à l\u2019action calmante et dépressive des centres sensitifs et moteurs, et aussi à la collaboration de la parturiente qui devient plus héroïque.En conséquence, rares sont les déchirures du périnée.Nous savons tous qu\u2019une «nerveuse », une femme sous tension par la crainte et la douleur, exacerbée, excitée par l\u2019écho de ses cris et le facies effrayé de son entourage, tient en contraction la musculature de son plancher pelvien, et se déchire très facilement, tout en étant plus difficile de surveillance, de manipulation et plus susceptible de shock.En cas d\u2019intervention obligatoire, soit forceps, soit version, soit délivrance artificielle, soit réparation du périnée, le travail opératoire est de beaucoup favorisé.L\u2019application de forceps semble moins fréquente qu\u2019au cours des accouchements sans analgésique.Rappelons-nous toujours que notre action se passe loin des hôpitaux, à domicile, avec nos seules valises comme défense et prévoyance.Les hémorragies ne sont pas augmentées, mais plutôt diminuées, parce que l\u2019utérus, ayant moins de difficulté à vaincre la résistance du col et du périnée, conserve une énergie dont bénéficie l\u2019expulsion placentaire et le globe utérin du post-partum.La mère sort de son labeur parturial, calme, lucide et moins fatiguée qu\u2019avec le démérol.La multipare est ravie d\u2019avoir beaucoup moins de douleurs dans les suites de couches, selon le témoignage de celles qui ont déjà accouchées sans analgésiques. 1460 ACTION SUR LE NOUVEAU-NÉ Le grand cauchemar des analgésiques obstétricaux puissants, c\u2019est l\u2019apnée des nouveaux- nés.La méthode héroscopo (héroïne-scopola- mine) demande, comme toutes les autres, de la prudence dans sa manipulation.Mais du moment que nous proportionnons bien les dosages et calculons notre temps d'administration, nous n\u2019avons pas plus d\u2019apnée et d\u2019inertie fœtale qu\u2019avec le démérol, le parturiol, le penthotal.Sur 200 accouchements, je n\u2019ai pas eu un seul cas de mort du nouveau-né, attribuable à l\u2019héroïne.Parfois, cependant, et surtout dans les tâtonnements du début, la réanimation a été nécessaire.Comme précaution, il est bon et très efficace de stimuler le bébé, dès son arrivée, par quelques tapes suffisantes pour le faire pleurer, mais sans brutalité, tout en le tenant tête basse, visage en bas, afin de permettre un bon drainage des mucosités, dès les premières respirations, et cela sans attendre d\u2019être en face d\u2019un bébé mou et sans signes de vie.Depuis que je pratique cette opération automatiquement, il n\u2019y a pas eu de cas d\u2019apnée, nécessitant la réanimation technique que vous connaissez, et qui nous empêche, en campagne, de surveiller attentivement la mère, en attendant la délivrance.Si l\u2019expullsion fœtale se fait dans la première heure qui suit l\u2019injection, ou 8 heures après, nous n\u2019avons guère d\u2019inquiétude au sujet de l\u2019apnée.La période dangereuse consiste donc dans le temps, entre 1 heure et 3 heures après l\u2019injection d\u2019héroïne-scopolamine, et cela seulement si nous donnons une dose non équilibrée au poids de la parturiente.MopE D'EMPLOI ET DOSAGE La dose d\u2019héroïne varie de 1/8 à 1/6 grain et celle de la scopolamine de 1/150 à 1/120 grain, selon le poids de la patiente et la dilatation du col.En dessous de 150 lbs, on donne héroïne 1/8 scopolamine 1/150.Au-dessus de 150 lbs.1/6 et 1/120.Si nous sommes sûrs que l\u2019accou- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTin A.MLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 chement va se terminer en moins d\u2019une heure, nous pouvons passer, sans aucun danger, à 1/6 plus 1/120 chez la femme en bas de 150 lbs.Les deux drogues se donnent en une seule injection qui se fait quand les douleurs sont bien amorcées et demandent soulagement, et que la dilatation dépasse 25 sous.S'il y a peu de douleurs, mieux vaut attendre à 50 sous.Si le travail ralentit un peu trop, que le col est complètement effacé, mince et souple, et la dilatation environ « petite paume », il est bon de stimuler l\u2019utérus 20 minutes après l\u2019injection de « l\u2019héroscopo » avec 1/6 à 1/5 de cc de pitocin, mais jamais plus que 1/4 de cc en une dose; mieux vaut répéter dans une demi- heure, une autre petite dose, s\u2019il n\u2019y avait pas de résultats satisfaisants.Cela dans le but de profiter de l\u2019effet analgésique et ocytocique combiné.L\u2019action de l\u2019héroïne est plus rapide que celle du demerol, et l\u2019effet maximum se fait sentir dans 3/4 d\u2019heure à 1 heure et dure environ 3 heures.Chez les femmes à accouchements très rapides, il va sans dire que le médecin n\u2019a pas d\u2019intérêt à employer la méthode héroscopo, quoique chez celles qui ont l\u2019habitude de déclencher une crise de larmes et un choc nerveux après chaque accouchement, l'injection de « l\u2019héro-scopo », même si elle n\u2019est pas utile pour l\u2019expulsion elle-même, reste très avantageuse par la sédation produite, à la mère d\u2019abord, et au médecin ensuite, en l\u2019empêchant de rester à la maison 2 ou 3 heures, à seul titre de consolateur et surveillant; car alors la crise ne se produit pas.C\u2019est une bonne pratique, apres la délivrance, d\u2019injecter le 4/5 ou le 5/6 de pitocin qui reste de l\u2019ampoule déjà ouverte, à titre de prudence, en campagne, afin d\u2019assurer un bon globe utérin ferme, avant le départ.CONTRE-INDICATIONS À part les contre-indications de l\u2019héroïne et celle de la scopolamine déjà exposée (glaucome, hypovagotonie prononcée) l\u2019inertie uté- DOUVILLE \u2014 « L\u2019HÉRO-SCOPO » EN OBSTETRIQUE rine, au premier abord, semble opposée à l\u2019emploi de « l\u2019héro-scopo ».Toutefois, si l\u2019on emploie un ocytocique (pitocin) qui renforce les contractions utérines, alors l\u2019héroïne calmant l\u2019angoisse, ramollissant le périnée et probablement le segment inférieur de l\u2019utérus, tempérant aussi l\u2019action de l\u2019ocytocique lui-même, sans l\u2019annihiler, la scopolamine diminuant la possibilité de spasme du col, cette association médicamenteuse semble très logique.Je n\u2019ai pas eu assez de cas d\u2019inertie pour apporter des résultats valables.ASSOCIATION DES ANESTHÉSIQUES L\u2019association au chloroforme, au plus fort de la tempête déjà contrôlée, n\u2019a jamais nui apparemment, quoiqu\u2019on dise beaucoup de mal du chloroforme; mais ici, ça prend tellement peu d\u2019anesthésique 1/4 à 1/2 oz.fluide, pour endormir complètement, que l\u2019action nocive du chloroforme est du fait même assez minimisée, pour que les anesthésistes de carrière ne soient pas trop scandalisés.C\u2019est une tout autre affaire quand nous avons besoin d\u2019une anesthésie de 3e plan pour intervention majeure.Quant aux autres anesthésiques tels que l\u2019éther, le cyclopropane, le métopryl, ete, au prime abord, c\u2019est le même principe qui prône; mais serait nécessaire une plus longue observation sur un plus grand nombre de cas, avec une meilleure organisation que celle du domiei- le.Le trilène (trichlore-éthyllène) semble actuellement être l\u2019anesthésique de choix pour compléter l\u2019action des analgésiques, au moment de l\u2019expulsion.TI] est peu toxique.+ x * Toutes ces remarques, je tiens à le répéter, 1461 ne sont que l\u2019ébauche d\u2019une étude entreprise depuis un an avec des moyens primitifs, et seulement 200 accouchements dont les dossiers seront relevés un à un pour une étude plus approfondie quand l\u2019expérience sera plus concluante.En tout cas, l\u2019accoucheur a l\u2019impression d\u2019amener ainsi du calme et du contrôle dans la tempête obstétricale qu'il maîtrise d\u2019une façon facile et vraisemblablement convenable.Il revient content et moins fatigué de son pèlerinage au pays de la douleur parturiale, tout en croyant avoir fait quelque chose d\u2019utile pour l\u2019humanité.BIBLIOGRAPHIE 1.TIFFENEAU: « Abrégé de p.58, 4ème édition, année 1934.pharmacologie ».2 H.E.ANDERSON, « Anesthésie obstétricale combinée par Evipan scopolamine et cyclopro- pane ».Amer.J.Obst.and Gyn.53: (mai) 1947.3.de la Broquerie FORTIER, Roland TURCOT et Gaston MASSON: « Prophylaxie et traitement de l\u2019asphyxie du nouveau-né.» Bull.Ass.Med.L.F.L\u2019Union Médicale du Canada 78: 571 (mai) 1949.4.B.HERSHENSON et B.BRUBAKER: «Scopolamine et Apomorphine au cours du travail.» Amer.Jr.Obst.and Gyn, 53: (juin) 1947.5.H.PIGEAUD et A.NOTTER: « Action de la Spasmalgine I.V.» Gyn.and Obst., 47: 60 (janvier) 1948.6.LANTUEJOUL: « Notes sur l\u2019emploi du venin de crapaud en obstétrique.» Progrès Médical (7 juin) 1941.7.Hans SAUTER: «Influence des spasmolytiques sur la période de dilatation.» Gyn.and Obst, 121: (mai-juin) 1946. TRAITEMENT MODERNE DES BRÛLURES\" Gerald KAINE, Shawinigan Falls (P.Qué.).En Amérique, c\u2019est maintenant la coutume de classer les brûlures en trois catégories, selon la profondeur, c\u2019est-à-dire: premier degré: \u2014 l\u2019érythème; deuxième degré: \u2014 formation de vésicules; troisième degré: \u2014 lésion à toute l\u2019épaisseur de la peau ou des tissus sous-cutanés.En Europe, on se sert encore de l\u2019ancienne classification de Dupuytren dans laquelle les brûlures sont classées en six degrés.Néanmoins, c\u2019est l\u2019expérience générale de la plupart des chirurgiens qu\u2019il est presque impossible de déterminer la profondeur de la plupart des brûlures dès le premier pansement.Ce fait est très regrettable car le pronostic de la morbidité d\u2019une brûlure dépend presque entièrement de la profondeur et de l\u2019étendue de la lésion.On rapporte que les brûlures de premier degré sont ordinairement fatales si la lésion couvre deux tiers ou plus du corps et que les brûlures de deuxième degré sont fatales dans la plupart des cas couvrant un tiers ou plus de la surface du corps.C\u2019est peut-être dans l\u2019étude de la physiopathologie des brûlures que la chirurgie moderne a fait le plus grand progrès.On sait maintenant que le choc est la grande cause de la mortalité dans les brûlures étendues.Ce choc se subdivise en deux parties: 1 \u2014 choc primaire, dû à la stimulation douloureuse venant de l\u2019endroit brûlé; 2 \u2014 choc secondaire, dû à la perte excessive du plasma sanguin dans les tissus environnant l\u2019endroit brûlé et, à un moindre degré, à la perte du plasma par la surface de la brûlure.Cette perte de plasma est due à l\u2019augmentation de la stase et à la perméabilité capillaire de la partie brûlée qui permet le passage de protéines sériques à travers la membrane capillaire.Le résultat est une hémocon- centration manifestée par une augmentation 1.Communication à la Journée d\u2019étude de la Société Médicale de Shawinigan-Grand\u2019Mère, le 27 mai 1950.de l\u2019hémoglobine jusqu\u2019à trente et quarante pour cent au-dessus de la normale.Il y a une diminution marquée dans les protéines sériques qui nécessite une mobilisation immédiate des réserves protéiniques dans le courant sanguin.Cette protéine vient presque entièrement du foie.La perte de protéines est si marquée dans les brûlures sérieuses qu\u2019il est impossible de la remplacer par du plasma ou du sang intra-veineux.Cette carence protéinique est probablement la cause des lésions viscérales qui compliquent si souvent les brûlures étendues.TRAITEMENT Premiers soins.Comme la plupart des brûlures sont stériles on devrait s\u2019efforcer de les \u201c garder dans cet état.Un pansement stérile ou un morceau de linge propre devrait être appliqué sur la surface brûlée jusqu\u2019à ce que le brûlé soit admis à l\u2019endroit où le pansement sera fait.Aucun médicament, comme de la graisse ou de la gelée, qu\u2019il serait nécessaire d\u2019enlever à l'hôpital par la suite, ne doit être employé, car un traumatisme additionnel peut être causé par le seul fait d\u2019enlever le topique.Si possible, on devrait donner de la morphine contre la douleur et encore, si possible, on devrait donner du plasma s\u2019il y a des signes de choc ou si la brûlure est assez étendue pour que le choc soit probable.En envisageant le traitement complet d\u2019une brûlure sérieuse, la mesure la plus importante à prendre est de fournir une couche épithéliale pour la brûlure aussitôt que la condition du patient permettra le choc additionnel d\u2019une greffe.C\u2019est, seulement quand les surfaces gra- nulantes sont finalement couvertes d\u2019épithélium que les crises métaboliques dues à la carence protéinique sont traitées facilement.Donc, tout traitement visera ce but.Selon notre opinion, la méthode de « pression occlu- KAINE \u2014 TRAITEMENT MODERNE DES BRÛLURES sive » dans le traitement des brûlures facilite la formation rapide de l\u2019épithélium et permet de greffer le plus tôt possible, C\u2019est cette méthode que je vais vous décrire.Au premier examen, on doit traiter le choc primaire d\u2019abord.On donne au patient une dose moyenne de morphine; elle est répétée une demi-heure plus tard, si nécessaire.Le patient est alors placé dans une chambre chauffée et, si c\u2019est nécessaire, sous un demi-cerceau chauffant.Ceci fait, on doit s\u2019occuper du choc secondaire, soit d\u2019une maniére prophylactique, soit d\u2019une manière active.Ce genre de choc peut se manifester immédiatement ou dans les quarante-huit heures qui suivent l\u2019accident.Néanmoins, on ne doit pas attendre que des indices de choc apparaissent.Le choc devrait être prévu si, dans notre opinion, la surface brûlée dépasse 10% chez un enfant et 15% chez un adulte.L'essentiel dans le traitement du choc est le plasma qui doit être donné le plus tôt possible après l\u2019accident.Mais, si le plasma n\u2019est pas disponible immédiatement, on doit donner du sérum glucosé.Quand le plasma est disponible, il est donné en quantités qui varient directement avec l\u2019hémoconcentration.Le dosage moyen est de cinquante cc.pour chaque point dépassant 100% d\u2019hémoglobine.Ainsi, si l\u2019hémoglobine est rendue à 105%, deux cent cinquante ce.de plasma sont donnés et si elle est rendue à 110%, cinq cents ce.sont donnés.Le patient doit être manipulé le moins possible, et délicatement si on ne peut agir autrement.Il doit être gardé dans une atmosphère chaude jusqu\u2019à ce que le choc semble contrôlé.Si le choc est sévère, on donne de Poxygène.Dans un cas de choc sérieux, on peut donner de l\u2019extrait de cortex surrénalien, 10 ce.intramusculaire toutes les 6 heures.Aucun traitement supplémentaire n\u2019est institué jusqu\u2019à ce qu\u2019on soit certain que l\u2019état de choe n\u2019existe plus.L\u2019endroit brûlé est maintenant nettoyé sous conditions aseptiques.Ceci comprend brossage des mains, port d\u2019un masque, gants et sarrau stériles.On doit laver la blessure délicatement avec savon, eau et gaze.On ne doit pas se ser- 1463 vir d\u2019une brosse comme on faisait autrefois.Il est préférable de faire ce nettoyage sans anesthésie si possible, mais on devrait juger de la condition de chaque patient pour choisir ce qui provoquera le moins de choc additionnel, soit nettoyage sans anesthésie avec une certaine douleur ou soit l\u2019anesthésie générale avec certains changements métaboliques inévitables.Le nettoyage devra comprendre l\u2019enlèvement de tout débris de peau, des tissus détachés et l\u2019ouverture de toutes les vésicules.Comme nous le disions plus haut, nous préférons l\u2019emploi de pansements à « compression occlusive » pour les traitements qui suivent.Ces pansements facilitent le repos par l\u2019immobilisation, ils empêchent la contamination bae- térienne par l\u2019occlusion et, par la pression, empèchent l\u2019œdème et l\u2019infiltration du plasma dans les tissus environnant la brûlure.Ils éliminent la nécessité du changement journalier des pansements et ainsi contribuent grandement au bon moral du patient.La technique de l\u2019application de ces pansements est la suivante: après le nettoyage et le débridement comme ci- haut décrits, les endroits brûlés sont recouverts de gaze imprégnée d\u2019émulsion de sulfathiazole.Ensuite, on applique plusieurs épaisseurs de gaze taponnée, suivie d\u2019une quantité généreuse de charpie ou chiffon de fil.Ceci constitue un pansement énorme sur lequel on applique un bandage de crêpe élastique.On ne change pas ces pansements avant le huitième ou le dixième jour dans les cas de brûlures du premier ou du deuxième degré et, quand on les enlève, les brûlures sont d\u2019ordinaire complètement guéries.Dans les cas de brûlures du troisième degré, le pansement ne doit pas être changé avant le dixième ou le quatorzième jour et, quand on l\u2019enlève, le débridement peut être fait si c\u2019est nécessaire.Si certaines parties de la brûlures sont prêtes à être greffées, on procède immédiatement.On change maintenant les pansements tous les deux ou trois jours et, chaque fois, on applique un pansement à « pression occlusive ».On greffe à mesure que les parties brûlées sont prêtes pour cette opération. 1464 TRAITEMENT AUXILIAIRE À la suite du traitement du choc et de l\u2019application de pansements à « pression occlusive », on doit donner au patient du liquide en grande quantité et des substituts de sang que requiert l\u2019état général du patient.A mesure que son état s\u2019améliore, on doit lui donner un régime contenant beaucoup de protéines et beaucoup d\u2019hydrates de carbone.Plus tard, on doit lui donner des vitamines par voie buccale.C\u2019est notre habitude de donner de la pénicilline pro- caïnée, 300 000 unités, tous les jours.La numération des globules rouges doit être vérifiée très souvent et toute anémie doit être traitée par des transfusions de sang.On ne devrait pas oublier de donner des injections anti-téta- niques car nous avons vu récemment un cas de tétanos dans une brûlure grave.GREFFE Les greffons sont facilement prélevés au der- matome de Padgett qui nous permet de prendre de la peau de n\u2019importe quel endroit convenable.La greffe doit être faite le plus tôt L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 possible pour prévenir les cicatrices vicieuses.Nous ne décrirons pas cette technique en détail.RÉSULTATS À part la commodité et la facilité de cette méthode, les résultats, quant à la mortalité et la morbidité, sont suffisants pour en recommander l\u2019emploi.L'hôpital « Cook County » de Chicago, en publiant les résultats comparant l\u2019ancienne méthode à l\u2019acide tannique à la méthode à pression occlusive, a démontré que le taux de mortalité a baissé de 10 à 2%.Résumé Nous avons esquissé la physiopathologie des brûlures et du choc, et nous avons exposé le traitement général et local.Nous avons appuyé plus spécialement sur la méthode à pression occlusive à cause de sa facilité, du confort qu\u2019elle apporte au patient et de la diminution du taux de mortalité qu\u2019elle a jusqu'ici démontrée.Il est à conseiller de procéder à la greffe le plus tôt possible. ÉDITORIAL Bulletin de l\u2019Hssoctation des (Dédecins dDe Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) R\u2019'Union(Dédicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 79, No 12 \u2014 Montréal, décembre 1950 LES RAYONS X AU SERVICE DE L\u2019ANATOMIE La faculté de médecine de l\u2019'Université de Montréal est en pleine réorganisation.M\u2019est-il permis de profiter de cette occasion pour rappeler un article paru en mars dernier dans The American Journal of Roentgenology and Radium Therapy?Cet article, intitulé: « Roentgenology as a means of Instruction in Anatomy», par W.A.Simril et A.S.Stacy, de Saint-Louis, et S.F.Thomas, de San-Francisco, avait été lu à la réunion d\u2019avril 1949 de l\u2019« American Association of Anatomists », à Philadelphie.Le but de ce travail était de présenter le résultat d\u2019une enquête menée dans 86 universités américaines et canadiennes, pour étudier la part accordée aux rayons X dans l\u2019enseignement de l\u2019anatomie.Cette enquête a révélé que l\u2019Université de Montréal était au nombre des seules huit universités du continent nord-américain qui n\u2019utilisaient pas la radiologie sous quelque forme que ce soit dans leur laboratoire d\u2019anatomie.Il faut bien établir, ici, que cette absence de collaboration entre anatomistes et radiologistes ne postule nullement que l\u2019anatomie soit mal enseignée dans ces huit universités.Au contraire, et je crois personnellement que 1465 le département d\u2019anatomie à Montréal est un de ceux qui nous font honneur et que les élèves y sont très bien entraînés.Il ne s\u2019agit pas non plus de prétendre que l\u2019étude de l\u2019anatomie radiologique remplacera la dissection du cadavre, dans les années à venir.Il faut admettre, et personne n\u2019osera le nier, que la connaissance de l\u2019anatomie est à la base même du radiodiagnostic.Pour être bon radiologiste, il faut être bon anatomiste.C\u2019est une condition sine qua non.Et pour être bon anatomiste, le radiologiste doit fréquenter la salle de dissection, la salle d\u2019opération et la salle d\u2019autopsie.Si l\u2019anatomie est tellement nécessaire à la radiologie, comment done alors le contraire peut-il être vrai?Pourquoi préconiser l\u2019utilisation des rayons X par les anatomistes?Parce que, 1l faut le reconnaître, les rayons X peuvent rendre d\u2019immenses services à un professeur d\u2019anatomie dans l\u2019exposition de ses problèmes à ses élèves.Ne serait-ce que pour attirer l\u2019attention des étudiants sur les nombreuses applications pratiques que leurs études immédiates pourront avoir, la radiologie mériterait sa place en anatomie.Les étudiants en médecine y trouveront par le fait même leur profit.D'ailleurs l\u2019étude d\u2019une radiographie sera, pour un grand nombre de praticiens, le seul contact avec l\u2019anatomie qu\u2019ils auront durant toute leur carrière, à part évidemment l\u2019anatomie superficielle ou de surface qu\u2019ils seront à même d\u2019étudier chez leurs patients.Si le spécialiste doit avoir des notions de l\u2019examen radiologique qui concerne sa spécialité, il doit, pour y arriver, connaître d\u2019abord l\u2019anatomie radiologique normale de l\u2019organe ou du systè- 1466 me en question.Le chirurgien n\u2019a-t-il pas toujours besoin de voir les films pour étudier, immédiatement avant l\u2019intervention, l'anatomie particulière à son malade.Si l'anatomie radiologique lui a été enseignée dès ses premières années d\u2019université, il lui sera beaucoup plus facile de se reconnaître et de comprendre le rapport du radiologiste.En utilisant les rayons X dans les cours d'anatomie, l\u2019étudiant se rendra compte très tôt que les rapports des différents organes abdominaux entre eux, tels que décrits dans les bouquins d'anatomie, sont une chose bien relative chez le vivant.Il constatera la valeur relative également des points de Me- Burney et de Murphy, pour la localisation de la vésicule ou de l\u2019appendice.Il n\u2019est pas de meilleure démonstration, à cela, que l\u2019étude d\u2019une centaine de clichés de tubes digestifs ou de vésicules biliaires.Et combien d\u2019autres exemples pourrait-on donner?Et quelle différence chez un même individu dans la situation des différents organes abdominaux, lorsqu\u2019il passe de la position couchée à la station debout.Seule la radiographie ou la radioscopie peut en rendre compte.Et que dire d\u2019une collection bien faite de films pour démontrer les nombreuses variations anatomiques normales.Il est sûrement plus difficile de collectionner des centaines de cerveaux que des centaines d\u2019artériographies pour démontrer uniquement les variations de la circulation cérébrale.Moniz à d\u2019ailleurs démontré que la circulation cérébrale chez le vivant n\u2019était pas tout à fait semblable à celle décrite par les anatomistes.Il a dû évidemment se servir d\u2019angiographie pour sa démons- L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLiemin AML FC.\u2014 Montréal, décembre 1950 tration.Ce sont des variations minimes, direz-vous, qu\u2019il a relevées.Qu\u2019importe, elles avaient leur importance pour la bonne interprétation des films et le bien des malades.Cet exemple peut s'appliquer tout aussi bien à n'importe quel autre organe.Et pour n\u2019importe quel système également.Y a-t-il mieux que la bronchographie pour illustrer la topographie pulmonaire?et surtout pour répéter à volonté l\u2019exemple ou la petite variation locale qui peut parfois avoir son importance.Y a-t-il plus belle étude du système ventriculaire que la ventriculographie, basée évidemment sur la connaissance exacte de la situation dans l\u2019espace de ces ventricules cérébraux?Je suis sûr que les anatomistes seraient surpris d'apprendre à quelle précision anatomique l\u2019on peut accéder par l\u2019étude de l\u2019encéphalographie gazeuse.L\u2019angiographie, encore en plein développement, est la méthode d\u2019avenir en radiologie et quels beaux détails anatomiques comme pathologiques elle peut apporter.Pour comprendre la croissance de l\u2019homme ou son développement osseux du moins, y a-t-il mieux qu\u2019une série de radiographies prises chez des enfants de tous les âges?Les radiologistes gagneraient eux- mêmes à une étroite collaboration qui n\u2019existe pas encore entre le service de radiologie et le laboratoire d\u2019anatomie.Le don ou le prêt d\u2019une collection de films pourrait ouvrir la porte à la salle de dissection pour l\u2019étude d\u2019un problème particulier car le cadavre sera tou- Jours le point de départ dans la connaissance de l\u2019anatomie malgré les ÉDITORIAL grands avantages du film et surtout de la série de films.Un résident en radiologie pourrait aussi profiter d\u2019un séjour de quelques mois en anatomie, tout en aidant à l\u2019interprétation des radiographies ou même à la prise des radiographies sur les cadavres ou spécimens anatomiques si le département est possesseur d\u2019un appareil de rayons X.1.W.A.Simrill, A.J.Stacy et S.F.Thomas: « Roentgenology as a means of Instruction in Anatomy.» Am.J.or Roentg.and Rad.Ther., 63: 372 (mars) 1950.2.C.Bordun: «The use of Radiology in teaching Anatomy.» Radiology, 8, 1027, p.384.1467 Croyez-moi, si je lance ces idées qui ne sont pas de mon cru c\u2019est dans un but désintéressé, uniquement parce que Je crois sincèrement que la spécialité que je représente peut être de grande utilité à une science de base telle que l'anatomie.Les cliniciens l\u2019ont depuis longtemps jugée nécessaire, et le jour n\u2019est peut-être pas loin où les gens de laboratoire tels qu\u2019anatomistes et phy- slologistes ne pourront plus s\u2019en dispenser.Jean-Louis LEGER. VARIÉTÉS + XXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.C.Séance d\u2019ouverture ALLOCUTION DU DOCTEUR HERMILE TRUDEL, secrétaire-trésorier de l'A.M.L.F.C.C\u2019est en cette circonstance solennelle que j\u2019al l\u2019honneur très insigne d\u2019ouvrir le XXe congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Notre association, avec le précieux concours de tous ses membres, apporte dans ses assises qui commencent ce soir sa collaboration qu\u2019elle offre généreusement à toute la population.C\u2019est cette dernière qui en définitive tirera bénéfice de tous les avantages de la science médicale que peut fournir le médecin praticien, car c\u2019est lui qui pénètre dans tous les foyers et qui appuie de sa science le rôle social qu\u2019il est appelé à y jouer.Le congrès qui débute ce soir a été confié par le Conseil à des médecins qui n\u2019ont pas hésité à sacrifier la totalité de leurs loisirs et une grande partie de leur pratique pour faire de cet événement un succès au moins égal aux congrès précédents.La présidence du XXe congrès ne revenait à nul autre qu\u2019au réputé professeur J.-A.Vidal, assisté des vice-présidents J.-B.Jobin, de Québec, J.-A.Denoncourt, des Trois- Rivières, Richard Gaudet, de Sherbrooke, Edmond Potvin, de Chicoutimi, Gustave Lacasse, de Tecumseh, J.-M.Laframboise, d\u2019Ottawa, et Auray Fontaine, de Woonsocket.Pour le seconder dans sa lourde tâche, le professeur Vidal a eu comme précieux auxiliaire le docteur Pierre Smith, secrétaire, qui a fait appel à des jeunes confrères, les docteurs Jean-Louis Pilon, secrétaire adjoint, et B.-G.Bégin, assistant secrétaire adjoint, votre serviteur agissant comme trésorier.Nous avons, cette année encore, le grand honneur de voir la France, qui s\u2019est relevée de ses malheurs, nous fournir des personnalités éminentes telles que les professeurs Raoul Kourilsky, délégué du gouvernement français, Léopold Nègre, Madame La- motte-Barillon et Henri Redon.Un autre savant, le docteur Hans Selye, de l\u2019Université de Montréal, nous fera part de ses recherches dans un domaine relativement nouveau: l\u2019ACTH et la Cortisone, dont on a parlé abondamment depuis quelque temps.Je laisse à M.le Président le soin d\u2019exposer le thème du congrès qu\u2019il a choisi lui-même.Depuis le XIXe congrès tenu sous la présidence du docteur A.-L.Richard, à Ottawa, en septembre 1948, l\u2019Association des Médecins de Langue Fran- caise du Canada, dont le Directeur Général est le docteur Donatien Marion, a continué et intensifié l\u2019œuvre qu\u2019elle poursuit depuis le début.En plus du travail quotidien, elle a tenu, en juin 1949, un deuxième congrès régional à Chicoutimi, sous la : présidence du docteur Edmond Potvin, aidé des docteurs Emile Simard et Gérard Boudreault; et je m'excuse d\u2019avance de ne citer que ces trois noms car ce sont tous les médecins de cette région de la Province qui ont travaillé au succès de ces assises, attirant à Chicoutimi plus de deux cents délégués.Le conseil de l\u2019Association a confié au comité d\u2019économie médicale la tâche d\u2019étudier les problèmes inhérents à la médecine et les prérogatives et devoirs des médecins.Ce comité se compose des docteurs Emile Blain, président; Roma Amyot, de Montréal ; J-A.Denoncourt, des Trois-Rivières; Richard Gau- det, de Sherbrooke; C.-A.Gauthier et Pierre Jobin, de Québec; J.-M.Laframboise, d\u2019Ottawa ; font partie ex-officio, le directeur général et le secrétaire-tré- sorier de l\u2019Association.Nous avons le regret d\u2019annoncer que le docteur C.-A.Gauthier, pour des raisons que nous avons su reconnaître, a démissionné de ce comité en avril 1950.Avant sa démission, le docteur Gauthier était le président du comité.Depuis un an, le comité d\u2019économie médicale a tenu des séances quasi mensuelles et a étudié plusieurs questions: l\u2019assurance-hospitalisation, la décentralisation des laboratoires, l\u2019Institut du cancer, d\u2019après les suggestions de l\u2019hon.ministre de la Santé, le docteur \u2018Albiny Paquette.Une question principale a été envisagée cependant et c\u2019est celle du médecin praticien et du rôle prépondérant qu\u2019il a à jouer dans la pratique médicale.Ces études ont abouti à la décision de tenir, au cours du congrès, une réunion plénière du comité d\u2019économie médicale, qui aura lieu mercredi, le 27 septembre, à huit heures et trente, à laquelle tous les congressistes sont respectueusement invités.Le thème de cette soirée sera: « La santé publique, rôle prépondérant du médecin praticien ».Sous la présidence d'honneur des docteurs XXe CONGRÈS DE L'AMLFC.Mare Trudel, Eugène Thibault et Roland Décarie, respectivement présidents du Collège des Médecins, de la Fédération des Sociétés médicales et de l\u2019Association des Bureaux médicaux des hôpitaux, cette soirée sera dirigée par le docteur Emile Blain.L\u2019Association est heureuse de recevoir la collaboration de ces trois organismes afin d\u2019établir l\u2019unité dans nos moyens d'action.La France et le Canada sont appelés à collaborer ensemble dans le domaine médical et c\u2019est un plaisir sans cesse renouvelé pour nous de constater que nous en tirons un grand profit.C\u2019est ainsi que par l\u2019intermédiaire du Comité conjoint de relations médicales France-Canada, dont les membres de la section canadienne sont les mêmes que ceux du comité d'économie médicale qui se sont adjoints des personnalités de valeur comme les docteurs Albert Jutras, de l\u2019Hôtel-Dieu, J.Audette-Lapointe et Eugène Thibault, l\u2019Association a le plaisir de fournir une lettre de recommandation à tous les médecins qui veulent parfaire leur enseignement médical en France.Nous reconnaissons qu\u2019ils y sont reçus à bras ouverts, et je prie son Excellence I\u2019Ambassadeur de France, M.Hubert Guérin, de transmettre à son pays les sentiments de gratitude des médecins canadiens.L\u2019Association des Médecins de Langue Francaise du Canada a grand droit de se réjouir des titres d\u2019honneur accordés a ses membres et je cite entre autres le docteur Donatien Marion, directeur général, qui a été nommé gouverneur de l\u2019Université de Montréal; MM.les docteurs Eugène Thibault, de Verdun, et Richard Gaudet, de Sherbrooke, qui ont été reçus, récemment, chevaliers de l\u2019Ordre Equestre du Saint-Sépulcre; M.le docteur A.-L.Richard qui est devenu le doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa, et le professeur Wilbrod Bonin qui s\u2019est vu conférer, il y a quelques semaines, le titre de doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal.Mentionnons aussi que le docteur Aimé Pelletier, de Verdun, sous le pseudonyme de Bertrand Vac, a gagné le prix du Cercle du Livre de France pour son roman intitulé Lourse Genest.L\u2019Association se fait un devoir de diffuser la science de la médecine par l\u2019intermédiaire de son bulletin officiel L\u2019Union Médicale du Canada dont le président, pour le terme actuel, est le sénateur Gustave 1469 Lacasse, de Tecumseh.Je rends hommage au rédacteur en chef, le docteur Roma Amyot, pour son esprit de travail et son dévouement sans limite.Durant les douze derniers mois, nous avons eu à déplorer la mort de plusieurs de nos membres et je ne puis passer sous silence le grand deuil qui nous a frappé en octobre 1949 alors que les docteurs Azarie Cousineau, René Dandurand, membres du Conseil, et Emile Legrand ont péri simultanément dans un triste accident d\u2019avion.Nous prions les familles de ces disparus d\u2019accepter les plus profondes condoléances de leurs confrères qui perdent en eux des collaborateurs bien dévoués.L\u2019an 1950 restera mémorable dans nos annales puisque l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada fête, cette année, son cinquantième anniversaire, ayant été fondée en 1900 par un médecin de Québec, le docteur Delphis Brochu, de regrettée mémoire.Si le docteur Brochu était parmi nous ce soir, il serait heureux de constater que l\u2019édifice qu\u2019il a commencé il y a un demi-siècle a atteint un prodigieux développement.Les médecins membres de notre association ne peuvent sûrement pas assister à un congrès comme celui qui débute sans se faire accompagner de leurs épouses et c\u2019est pourquoi le comité des dames, composé de.Mesdames Donatien Marion et J-A.Vidal, présidentes; Madame Pierre Smith, vice-présidente ; Madame Hermile Trudel, secrétaire; Madame Jean- Louis Pilon, Mademoiselle Thérèse Vidal, trésorières, ont élaboré un programme à l\u2019intention toute particulière des compagnes des congressistes.Avant de terminer, je tiens à remercier tous ceux qui ont, de près ou de loin, assuré le succès de ce congrès: les officiers, les dames et demoiselles de l\u2019inscription, les rapporteurs scientifiques, les présidents de séances, des différentes sociétés spécialisées qui nous prêtent leur concours, les exposants scientifiques, les maisons de produits pharmaceutiques.A tous nous souhaitons la plus grande chance de réussite.Messieurs les invités d\u2019honneur, Mesdames, Messieurs, j'inviterai maintenant le président du congrès à vous adresser la parole.L\u2019accident qui l\u2019a retenu les trois quarts d\u2019une année sur une couche d\u2019hôpital n\u2019a pas eu raison de son énergie.Monsieur la professeur Vidal. ALLOCUTION DU DOCTEUR J.-A.VIDAL, président du XXe Congrès.Il m\u2019est très agréable de saluer respectueusement les éminentes personnalités religieuses et laïques, et nos distingués invités qui nous font l\u2019honneur de se joindre à notre association pour rehausser de leur présence l\u2019ouverture officielle du XXe Congrès des médecins de langue française du Canada.Je salue particulièrement Son Excellence Monseigneur l\u2019Archevêque de Montréal, dont la présence parmi nous démontre bien qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019incompatibilité entre l\u2019Eglise et la science, et je crois pouvoir vous assurer, Excellence, que les médecins de langue française du Canada ne sont pas victimes de ces théories modernes, imbues du plus triste matérialisme et dont les principales émanations sont l\u2019euthanasie et la limitation systématique des naissances.Notre association conserve encore la foi en l\u2019autorité religieuse et le respect de la personnalité humaine.Je salue son Honneur M.le Maire de Montréal, dont la sympathie pour les œuvres économiques, sociales et scientifiques est bien connue.Je vous remercie de votre bienveillance envers notre association, et vous prie d\u2019être notre interprète auprès de vos collègues de l\u2019Exécutif pour votre généreuse = collaboration à notre programme social.Je salue Monsieur le Ministre provincial de la Santé, qui dépense sans compter toutes ses activités à l\u2019amélioration de la Santé publique de la province de Québec.Son ministère est certainement un des plus beaux, puisqu\u2019il ressemble à la Société Saint-Vincent-de-Paul \u2014 il reçoit constamment des demandes d\u2019assistance \u2014 toujours présentées d\u2019une manière assez pathétique, mais il ne faut pas oublier qu\u2019il ne peut les combler qu\u2019en rapport avec la capacité de son trésor.Je vous remercie, Monsieur le Ministre, au nom de notre association, pour votre généreuse contribution qui nous a rendu un précieux service dans l\u2019organisation de notre Congrès.Je salue son Excellence Monsieur l\u2019Ambassadeur de France qui représente si dignement parmi nous la France que nous aimons et qui a procuré à un grand nombre de médecins de notre association le perfectionnement de leur formation professionnelle.Le grand intérêt que vous portez aux questions canadiennes vous a conquis l\u2019affection de tous les fils de la Nouvelle-France.Vous me permettrez de saluer tout particulièrement le délégué officiel du gouvernement et de nos collègues français, le Professeur Raoul Kourilsky.Monsieur le Professeur, si l\u2019on vous a arraché à vos multiples obligations au début de l\u2019année universitaire, je m\u2019en excuse, mais vous êtes le seul responsable.Rappelez-vous qu\u2019à l\u2019automne 1948, vous êtes venu donner des leçons cliniques à l\u2019Université Laval de Québec et à l\u2019Université de Montréal.Votre enseignement si clair et si précis, reflétant une grande probité scientifique, a été hautement apprécié par tous vos auditeurs.Voilà pourquoi, cette année, le Président de ce Congrès, voulant être agréable à tous les médecins canadiens-français, ne pouvait mieux faire que de vous inviter à revenir pour nous faire bénéficier de vos récentes observations scientifiques.Au nom de l\u2019association, je vous prie d\u2019accepter notre cordial merci! x Mes chers collègues, Mesdames, Messieurs.Il est très intéressant de noter que l\u2019ouverture de ce XXème Congrès marque également le 50ème anniversaire de notre association fondée en 1900 à Québec; le premier Congrès fut réalisé en 1902.Cette association groupait les médecins de langue française de PA- mérique du Nord; mais il y a quatre ans, pour des considérations économiques et nationales, le titre fut modifié en celui de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Si le nom fut changé, je peux vous assurer que l\u2019esprit de la constitution fut intégralement respecté et nous conservons toujours les relations les plus amicales avec le très intéressant groupement de nos chers collègues franco-américains.Cinquante ans dans l\u2019évolution de la médecine au Canada, c\u2019est un laps de temps suffisant pour jeter un coup d\u2019œil sur le passé, considérer le présent et se demander ce que peut être l\u2019avenir.Si nos prédécesseurs, en raison des difficultés de la vie et de la recherche scientifique presque inexistante à cette époque, ont évolué beaucoup moins rapidement que nous l\u2019avons fait dans le dernier quart de siècle, ils ont eu le grand mérite de nous laisser comme héritage l\u2019intégrité et le respect de l\u2019éthique et de la morale professionnelles.Aujourd\u2019hui, grâce aux rapides développements de la médecine moderne, grâce aux travaux de recherches qui s\u2019accroissent à un rythme de plus en plus encourageant, nous sommes à édifier une médecine canadienne-française qui se concrétise dans la pensée française et dans l\u2019esprit réalisateur d\u2019Amérique.Si dans le domaine international, notre pays s\u2019affirme et se crée une place de plus en plus prépondérante.nous médecins canadiens, nous devons prendre conscience de nos responsabilités et travailler généreusement sous la direction scientifique de nos deux universités canadiennes-françaises pour le plus grand XXe CONGRÈS DE L\u2019'AM.LF.C.progrès et pour l'affirmation d\u2019une médecine cana- dienne-française.Déjà le mouvement est lancé, et nous espérons que les médecins qui se livrent aux recherches scientifiques se feront de plus en plus nombreux, parce que la recherche scientifique est la base fondamentale des progrès de la médecine.Du côté des pouvoirs publics se dessinent une meilleure compréhension et une collaboration plus tangible.Cependant, nous formons le voeu que les subsides pour les recherches scientifiques médicales soient sensiblement augmentés, ce qui est une nécessité.D\u2019un autre côté, nos deux universités canadiennes- françaises, l\u2019Université Laval de Québec et l'Université de Montréal comprennent leurs responsabilités dans le rôle important de la formation et de l\u2019orientation des étudiants en médecine.Le corps professionnel est à la hauteur de la situation, l\u2019outillage de nos laboratoires a beaucoup progressé.Il ne faudrait pas s\u2019arrêter seulement à la formation des étudiants en médecine, mais il faudrait sélectionner une équipe de chercheurs qui travailleraient au succès de la médecine canadienne-française pour le plus bénéfice des futures générations.Voilà ce que nous devrons faire pour l\u2019avenir.Mais, malgré nos projets.nous nous demandons ce que sera l'avenir.L'exercice de la médecine que nous avons tous connue semble être à la croisée des chemins, où se manifestent certaines imprécisions sur l\u2019orientation future.On parle de \u201cMédecine d\u2019Etat\u201d dont les origines sont fortement suspectes, et de médecine socialisée.Je laisse au comité d\u2019économie médicale, qui en a fait une étude approfondie, de vous faire part de leurs conclusions.Mais quelles que puissent être les conditions économico-sociales futures, nous, médecins catholiques, nous devons nous diriger vers ces vérités fondamentales de la saine raison et de la foi, dans laquelle les grandes questions de l\u2019éthique médicale trouvent leur solution.Permettez-moi de vous raconter brièvement une 1471 anecdote historique extraite dun discours de Sa Sainteté Pie XII sur les fondements et les normes de la morale professionnelle dans l\u2019exercice de la profession médicale (le 12 novembre 1944).Vous avez tous admiré le fameux tableau de la leçon d\u2019anatomie de Rembrandt, je cite: « Bien différent de ces collègues en habits élégants qui, dans la fameuse leçon d\u2019anatomie de Rembrandt, semblent surtout soucieux de transmettre leurs traits à la postérité, un de ces personnages attire par contre l\u2019attention de celui qui le contemple par la vivacité et la profondeur de son expression.Avec une figure attentive, il plonge son regard dans la section ouverte, anxieux de lire le secret de ces viscères, avide d\u2019arracher à la mort les mystères de la vie.Science admirable, l\u2019anatomie a la vertu d\u2019introduire l\u2019esprit en des régions encore plus vastes et plus élevées.» Il le savait bien, il le sentait bien le grand Mor- gu@ni, célèbre précurseur de l\u2019anatomie, lorsque, durant une dissection, il laissa tomber de ses mains son bistouri et s\u2019écria: « Ah! si je pouvais aimer Dieu, comme je le connais.» Le médecin, plus que tout autre, intervient partout, non moins avec son cœur qu\u2019avec son intelligence; il ne traite pas une matière inerte, pour précieuse qu\u2019elle soit; un homme comme lui, un de ses frères souffre entre ses mains.Bien plus, ce patient n\u2019est pas une créature isolée, c\u2019est une personne qui a sa place et sa fonction dans la famille et sa mission si humble soit-elle dans la société.Plus encore, le médecin chrétien ne perd jamais de vue que son malade, son blessé, qui, grâce à ses soins, continuera de vivre pendant un temps plus ou moins long, où nonobstant ses sollicitudes, mourra, est en route vers la vie immortelle et que des dispositions du malade au moment du passage définitif dépend son bonheur ou son malheur éternel.Je laisse à votre réflexion ce haut enseignement de Sa Sainteté Pie XII à la profession médicale, et je termine en déclarant l\u2019ouverture officielle du XXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada. ALLOCUTION DU DOCTEUR D.MARION, directeur de « Tout vient à point à qui sait attendre ».Ce dicton acquiert parfois un sens profond de vérité.En voulez- vous un exemple?La semaine dernière, le Conseil des Gouverneurs choisissait les professeurs qui doivent constituer l\u2019équipe nouvelle de la faculté de médecine.Et j'étais particulièremnt fier de retrouver sur cette liste le nom d\u2019un médecin avec lequel je suis lié d\u2019amitié depuis nombre d\u2019années.Médecin de quartier pendant de longues années, cet ami décida, un jour, de s\u2019orienter vers la phtisiologie.Nous nous retrouvions ensemble à Paris, en 1922.11 était venu y chercher les notions essentielles qui lui ont acquis une réputation incontestée.Au soir de sa carrière professionnelle, nul doute, mesdames et messieurs, que vous vous associerez à moi pour lui offrir, en même temps que vos félicitations, l'hommage de la reconnaissance unanime de la profession médicale.Mesdames et messieurs, je vous prie d\u2019applaudir le nouveau titulaire de la chaire de phtisiologie à l\u2019Université de Montréal, le Professeur J-A.Vidal, président du 20e congrès.Dans ce pays que tout le monde se plaît à nommer le pays de l\u2019avenir, il existe deux cultures dont le développement synergique est nécessaire.Pour nous de langue française, qui sommes la minorité, nous n\u2019avons pas le droit de perdre et de laisser s\u2019émietter la moindre parcelle de notre héritage ancestral.Toutes nos valeurs morales doivent être développées à la limite.car ce n\u2019est que dans cette complète utilisation des forces vitales des deux groupes qui forment notre pays.que.nous pourrons assurer à notre Canada de prendre place au premier rang des nations.Supposons, pour un instant, qu\u2019une politique quelconque, sous prétexte d\u2019unité, ferait du Canada un pays d\u2019une seule race, d\u2019une seule croyance et d\u2019une seule langue, autant vaudrait pour le Canada de faire partie du grand tout américain et de devenir un des Etatsuniens.Si nous rejetons cette thèse d\u2019unification, il nous faut, c\u2019est notre devoir, chacun dans sa sphère respective, essayer d\u2019atteindre les plus hauts sommets.Et ceci pour les deux groupes ethniques qui peuplent notre pays.Nous ne nous sommes pas contentés de déclarations de principe, car, depuis 50 ans, tous nos efforts ont convergé vers la formation d\u2019un solide groupe médical de langue française, dans le but de travailler au perfectionnement scientifique de ses membres.Quant à ses rapports avec la clientèle, le Professeur IL.Justin-Besançon m'\u2019écrivait un jour: «Le médecin canadien-français est appelé par son noble métier de médecin À être chaque jour au contact de la popu- l'Association.lation canadienne-française et je me demande ce qui se passerait s\u2019il devenait incapable, de par sa formation intellectuelle, de se sentir de plein pied, en quelque sorte, avec l\u2019âÂme de ses patients ».Pour nous, malgré toutes les tentatives d\u2019absorption, d\u2019assimilation ou de désintégration, avec la complicité parfois de quelques-uns des nôtres, attirés par l\u2019appât des honneurs, notre Association doit grouper, sans exception, tous les médecins de langue française, dans quelque coin du pays qu\u2019ils habitent.Si, depuis 50 ans, nos deux Facultés de Médecine de langue française ont pu distribuer le savoir à des milliers d\u2019étudiants, par contre, notre Association, par ses Congrès et par son Bulletin, l\u2019Union médicale du Canada, a pu faire connaître périodiquement les progrès de la science médicale à des milliers de mé- decins-praticiens.C\u2019est donc un devoir impérieux pour tous les nôtres de se grouper sous la bannière de notre Association.Devoir professionnel, doublé d\u2019un devoir social: notre groupe ethnique représente, en ce pays, un élément de stabilité et d\u2019équilibre, appuyé sur son hérédité et ses croyances religieuses contre lesquelles peuvent venir se briser toutes les idées subversives.Au temps où nous vivons, notre groupe ethnique, de par sa formation morale et son poste de commande à la croisée des deux cultures, peut prendre plus rapidement position en face de problèmes susceptibles d\u2019ébranler notre structure sociale.Ainsi notre conscience peut-elle hésiter entre le précepte de l\u2019Evangile, « Tu ne tueras point», et la «pitié qui donne la mort».Accorder ce droit de tuer par pitié au médecin, ce serait diriger l\u2019humanité tout entière vers ce destin funeste: l\u2019incertitude de la vie en face de la certitude de la mort.Ambroise Paré nous donnait la solution du problème: « Je le pansai, mais Dieu seul est maître de vie et de mort, de guérison ou d\u2019agonie, d\u2019angoisse ou de sérénité ».On a beaucoup discuté, en ces derniers temps, la question de l\u2019euthanasie.Et le public s\u2019attend, sans doute, à ce que nous prenions nettement position sur ce sujet.Le malade qui s'adresse au médecin veut savoir s\u2019il peut, en toute sûreté, lui confier sa vie.Nous rejetons l\u2019euthanasie, parce qu\u2019elle est contraire à la morale naturelle, et la morale catholique ne fait ici, en somme, qu\u2019énoncer une donnée de la loi naturelle.Reconnaissant que la vie est un bien dont nous ne sommes que le dépositaire et non le maître, notre conscience se refuse à commettre un meurtre, même déguisé. XXe CONGRÈS DE L\u2019A.MLF.C.Nous la rejetons, parce qu'il est facile de prévoir à quels abus peut conduire le principe de sa légitimité.De l\u2019euthanasie volontaire, on passe à l\u2019euthanasie obligatoire pour tous les incurables, pour tous ceux que des normes arbitraires peuvent désigner comme une nuisance, une charge à l\u2019Etat.Nous la rejetons, comme médecins, par fidélité à notre serment d\u2019Hippocrate, par fidélité à notre mission qui est de guérir, de sauver ou de prolonger la vie, non de l\u2019abréger; de supprimer ou de diminuer la souffrance, non de tuer.L\u2019euthanasie serait une honteuse démission devant des maladies, aujourd\u2019hui incurables, et que la science, demain, peut vaincre.Elle détruirait cette confiance dans-le médecin qui, chez le malade, est un élément moral important de guérison.D\u2019un mot, notre honneur professionnel aussi bien que notre dignité d'homme nous font un devoir de respecter cette chose sacrée entre toutes: la vie.Mes chers Collègues, faisons nôtre cette déclaration du regretté Professeur L.Portes que j\u2019avais le privilège d\u2019entendre affirmer, en novembre dernier, dans son Service à Port-Royal, à Paris, que: « Le jour où le médecin sera maître de la vie et de la mort, ce sera la fin de l'humanité ».L\u2019an dernier, durant le séjour à Montréal du Supérieur du Collège Canadien à Rome, je lui avais offert la collaboration de notre Association pour les œuvres 1473 de charité de sa Sainteté Pie XII.L\u2019appel fait à nos membres s\u2019est traduit par l\u2019envoi de plusieurs caisses de médicaments.Et lorsque, le 6 octobre dernier, à Castel Gondolfo, je demandais une bénédiction particulière pour les médecins canadiens qui avaient participé à cette œuvre de charité, j'étais fier d\u2019entendre ces paroles de sa Sainteté: « L\u2019œuvre que dirige Mgr Léger me touche infiniment.» Excellence Révérendissime, avec votre permission, je réitère le même appel à tous nos membres, convaineu à l\u2019avance d\u2019une moisson riche et abondante.Le 11 septembre dernier, dans le grand amphithéâtre de la Faculté de Médecine de Paris, le Professeur L.Justin-Besançon priait le directeur général de l\u2019Association des Médecins de Langue Francaise du Canada, son délégué officiel, de transmettre à tous ses membres les sentiments de profonde affection qui unissent nos deux pays.Mesdames et messieurs, avec quelle ferveur, je vous transmets ce message.Ce soir, la France nous envoie son délégué officiel, le plus Canadien des Français, le Professeur Raoul Kourilsky.Président français du Comité Conjoint France-Canada, le Professeur Kourilsky ne ménage ni ses forces, ni ses démarches, pour aider nos jeunes médecins canadiens à perfectionner leurs connaissances scientifiques.Puisse son séjour lui démontrer que les nôtres n\u2019oublient pas la devise de notre Province: « Je me souviens». ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSEIGNEUR PAUL-ÉMILE LÉGER, archevêque de Montréal.Si vous m\u2019invitez à prendre la parole ce soir, ce n\u2019est certainement pas pour que je vous donne un cours de médecine.Le voudrais-je d\u2019ailleurs que jen serais probablement empêché, et ce serait très bien.Non, ce que vous attendez plutôt de moi, c\u2019est que je vous apporte les vœux et les bénédictions de l\u2019Eglise.Et c\u2019est pourquoi vous me trouvez si heureux d\u2019être avec vous en ce moment, car c\u2019est bien cela la tâche d\u2019un évêque: encourager et bénir, au nom de l\u2019Eglise, tous ceux qui s\u2019adressent à lui.L\u2019Eglise cependant ne s\u2019occupe pas seulement de prier et de bénir: Elle donne aussi des directives.Et il m'est très agréable de trouver ici l\u2019occasion de vous dire ce qu\u2019Elle attend de vous et de votre profession à l'heure actuelle.Et tout d\u2019abord, il ne faut pas être surpris de voir l'Eglise donner des directives aux médecins.L'Eglise ne veut pas se mêler de ce qui ne la regarde pas.Elle ne prétend pas s\u2019immiscer dans les questions purement médicales ni intervenir pour discuter les principes de la chirurgie ou leurs applications en ce que les uns et les autres ont de purement technique.Ce n\u2019est pas là son domaine.Mais Elle vient rappeler aux médecins \u2014 et c\u2019est là son devoir \u2014, Elle vient rappeler aux médecins leurs obligations morales vis-à-vis de leurs patients, vis-à-vis des vies humaines qui font l\u2019objet de leurs études et de leurs travaux, et dont le soulagement est le motif de toutes leurs démarches.Et ici Elle est chez Elle, comme d\u2019ailleurs Elle est chez Elle quand, par la bouche du Pape, Elle s\u2019adresse par exemple aux aviateurs, aux artisans, aux apiculteurs, aux employés de tramways ou aux cheminots.C\u2019est qu\u2019en toute activité humaine, il n\u2019y a pas qu\u2019une technique, si savante soit-elle, à respecter; il y a encore et surtout un esprit, une mentalité à vivre; un esprit, une mentalité qui doit diriger tout le travail.Or cet esprit, s\u2019il veut être fécond, doit être tout pétri de conformité aux lois de la nature ainsi qu\u2019aux lois positives de Dieu.Car Dieu est à l\u2019origine de tout ce qui existe; car Dieu est intimement présent à tout ce qui existe; et sa volonté souveraine sur les êtres se traduit par des lois naturelles ou par des lois positives qui ne sauraient être violées sans détriment, puisque de telles violations constituent des accrocs à l\u2019ordre infiniment sage établi par le Créateur.Or l\u2019Eglise est par excellence la dispensatrice de cet esprit, de cette mentalité, puisqu\u2019Elle existe précisément pour rappeler au monde l\u2019existence de Dieu et l\u2019universalité de son domaine sur toutes les créatures et sur toute la réalité de chacune d\u2019entre elles.Ne peut-on pas dire que, dans tous les domaines, c\u2019est l'oubli de Dieu et de ses lois qui conduit à la déchéance, à la décadence; et qu\u2019au contraire c\u2019est le respect des souverains droits de Dieu qui est à la source de tout progrès véritable?Le progrès véritable ne saurait exister en dehors de la vérité: et la vérité, c\u2019est que Dieu est en tout, et que tout est en Dieu.La médecine ne fait pas exception à cette règle.On a trouvé parfois que l\u2019Eglise était contre le progrès parce qu\u2019Elle s\u2019opposait, au nom de la morale, à des méthodes thérapeutiques nouvelles ou à des théories neuves.Mais combien de fois n\u2019a-t-on pas réalisé par la suite que ce n\u2019était pas l\u2019Eglise qui était contre le progrès, mais bien les nouvelles théories ou les nouvelles techniques elles-mêmes; et que précisément, en bien des circonstances, c\u2019est le « veto » de l\u2019Eglise qui a poussé à des recherches plus approfondies, et qui a ainsi ouvert la voie à des découvertes supérieures qui, rencontrant les exigences de la morale, était pour la médecine un nouveau triomphe et un nouveau titre de gloire.Oui, il faut le dire, le médecin, le vrai médecin, n\u2019est pas celui qui se contente de savoir établir un diagnostic; ce n\u2019est pas non plus celui qui se contente de savoir manier le scalpel ou le bistouri; mais c\u2019est celul qui traite son patient en respectant sa nature et ses aspirations.Or Dieu est l\u2019auteur de cette nature et le terme final de ces aspirations.La pensée de Dieu ne doit donc pas être étrangère à aucune considération médicale.« Composé de matière et d'esprit, écrit S.S.Pie XII, élément lui-même de l\u2019ordre universel des êtres, l\u2019'homme se dirige en effet dans sa course ici-bas vers un terme, par delà le temps, vers une fin au-dessus de la nature.De cette compénétration de la matière et de l\u2019esprit dans la parfaite unité du composé humain, de cette participation au mouvement de toute la création visible, il suit que le médecin est souvent appelé à donner des conseils, à prendre des déterminations, à formuler des principes qui, tout en visant directement le soin du corps, de ses membres et de ses organes, intéressent toutefois ime et ses facultés, la destinée surnaturelle de l\u2019homme et sa mission sociale.» « Or, sans avoir toujours présenté la pensée de cette composition de l\u2019homme, sa place et sa fonction dans l\u2019ordre universel des êtres, sa destinée spirituelle et surnaturelle, le médecin court facilement le danger de s\u2019engager dans les préjugés plus ou moins matérialistes, d\u2019un suivre les conséquences fatales d\u2019utilitarisme, d\u2019hédonisme, d\u2019indépendance absolue de la loi morale.» XXe CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.1475 « Un capitaine peut bien savoir donner des instructions précises sur la manière de manœuvrer la machine et de disposer la voile pour la navigation; si cependant il ne connaît pas le but, ou s\u2019il ne demande pas à ses instruments ou aux étoiles qui resplendissent au-dessus de sa tête la position et la direction de son navire, où sa course folle le conduira-t-elle ?» Il faut le reconnaître: ces paroles du Souverain Pontife sont l\u2019expression pure et simple de la vérité.Mais il faut reconnaître aussi qu\u2019en certains milieux on n\u2019est pas disposé à entendre ce langage.C\u2019est qu\u2019il en faut de l'humilité pour se soumettre à un Dieu que l\u2019on ne voit pas; c\u2019est qu\u2019il en faut surtout de l\u2019humilité pour faire de cette soumission, non pas seulement un rite quelconque où la personne ne \u2018 s\u2019engage pas tout entière, mais la profession consciente et convaincue d\u2019un état de dépendance totale et perpétuelle dans l\u2019ordre de l\u2019être et de l\u2019agir.Hélas, notre monde du 20e siècle est trop orgueilleux, trop avancé pour se soumettre.Et puis n\u2019est-il pas devenu capable de se passer de Dieu?Pauvre monde qui marche à sa perte! L\u2019homme se croit le maître de l\u2019homme parce qu\u2019il connaît le mécanisme du cœur humain, parce qu\u2019un récent développement de la science chirurgicale lui permet d\u2019entrer dans le cœur humain avec des instruments pour y opérer des sectionnements.Pauvre homme! Peut-il seulement fabriquer un cœur?Un seul?Peut-il seulement fabriquer un os, une dent, un ongle, un cheveu?L'homme n'est-il pas plutôt l\u2019élève de l\u2019homme?L\u2019inventeur du téléphone et les architectes de nos grandes centrales téléphoniques ont-ils jamais pensé que le cerveau humain, avec la moelle de l\u2019épine dorsale et toutes les ramifications nerveuses, est la plus belle centrale téléphonique qui soit?Les grands spécialistes en Photographie ou encore les Maîtres en Astronomie ont-ils jamais réalisé que la perfection de leurs magnifiques appareils perd de son éclat devant la perfection supérieure de l\u2019œil humain?Et cette merveilleuse pompe aspirante et foulante qu\u2019est le cœur?Et ces filtres parfaits que sont les rems?Et puis que peuvent dire nos experts en chauffage devant cet appareil de chauffage central que chacun de nous porte en soi, et qui est si au point, que lair ambiant peut subir des écarts considérables de température sans que la température du corps varie, elle.Et l\u2019on pourrait continuer indéfiniment dans cette ligne.Vraiment l\u2019homme est davantage l\u2019élève de l\u2019homme que son maître.Et cela, c\u2019est parce que, dans cet homme qui est l\u2019objet de ses soins, le médecin peut et doit découvrir Dieu lui-même, toujours présent dans ses œuvres qui reflètent son éternelle et infinie sagesse.Dieu ne se trouve pas au bout du scalpel, non! Car Dieu est Esprit, et le scalpel travaille dans la chair.Mais quand on est humble il n\u2019est pas besoin de scalpel pour Le découvrir dans la merveilleuse organisation du corps humain.Le médecin qui s\u2019approche de son patient doit donc procéder avec humilité, et presque avec crainte et tremblement, car il traite avec une créature dans laquelle Dieu a renfermé les merveilles de sa sagesse infinie et les fruits de sa toute-puissance sans limites.Cette disposition d\u2019humilité conduira à l\u2019obéissance à toutes les lois que Dieu a inscrites dans la nature humaine et auxquelles il est parfois si difficile de se soumettre, surtout dans notre monde d\u2019aujourd\u2019hui traversé par tant de courants subversifs: loi de l\u2019intangibilité de la vie humaine, loi sacrée de la procréation, loi du secret professionnel.Il est des cas où la voix de la misère se fait entendre avec de tels accents qu\u2019on peut en venir à se demander s\u2019il faut encore suivre la voix de Dieu.D\u2019autres fois, c\u2019est la voix du vice qui crie ses exigences face à celles de Dieu.Et enfin certaines thèses pseudo-scientifiques peuvent parfois donner le change.C\u2019est alors qu\u2019il faut avoir en soi ces dispositions fondamentales d\u2019humilité et d\u2019obéissance vis-à-vis de Dieu, qui seules peuvent assurer l\u2019exercice d\u2019un art médical vraiment digne et progressif.Est-il nécessaire de parler de la charité du médecin envers son patient?Charité authentique et surnaturelle, qui ne consiste pas seulement à soigner les pauvres gratuitement, mais qui consiste d\u2019abord et surtout à sympathiser avec tous ses malades, à les réconforter, à tonifier leur âme en même temps que leur corps, en les aidant surtout à comprendre leurs souffrances et à en profiter pour eux-mêmes et pour les autres, les aidant à rencontrer la mort avec les dispositions requises.C\u2019est là la plus belle tâche en même temps que la plus grande responsabilité du médecin chrétien.Ici, il faut encore écouter Sa Sainteté le Pape: «Il y a une loi fondamentale, nous dit-il, qui s\u2019offre au regard du médecin plus que de tout autre et dont le sens et la fin dans leur intégrité ne peuvent être éclairés et manifestés que par la lumière de la Révélation: Nous voulons parler de la douleur et de la Mort.» « Nul doute que la douleur physique n\u2019ait aussi une fonction naturelle et salutaire; c\u2019est un signal d\u2019alarme qui dévoile la naissance et le développement, souvent insidieux, du mal caché, qui induit et pousse à appliquer le remède.Mais le médecin rencontre inévitablement la douleur et la mort dans le cours de ses recherches scientifiques.comme un problème dont son esprit ne possède pas la clef, et, dans l\u2019exercice de sa profession, comme une loi inéluctable et mystérieuse en face de laquelle son art souvent demeure impuissant et sa compassion stérile.Il peut bien établir son diagnostic selon tous les éléments du laboratoire et de la clinique .mais 1476 au fond de sa conscience, de son cceur d\u2019homme et de savant, il sent que l\u2019explication de cette énigme s\u2019obstine à lui échapper.Il en souffre; l\u2019angoisse le tenaille inexorablement jusqu\u2019à ce qu\u2019il demande à la foi une réponse qui, bien que non complète, telle qu\u2019elle est dans le mystère des desse:ns de Dieu et deviendra évidente dans l\u2019éternité, est cependant capable de calmer son esprit.» «Voici cette réponse.Dieu, en créant l\u2019homme, l\u2019avait, par un don de la grâce, exempté de cette loi naturelle de tout être vivant, sensible et corporel.Il n\u2019avait pas voulu mettre dans sa destinée la douleur de la mort; le péché les y a introduite.Mais lui, le Père des miséricordes, les a prises dans ses mains.il les a fait passer par le corps, les veines, le cœur de son Fils bien-aimé, Dieu comme Lui, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 fait homme pour être le Sauveur du monde.Ainsi la douleur et la mort sont-elles devenues pour tout homme qui ne repousse pas le Christ des moyens de rédemption et de sanctification.Ainsi le chemin du genre humain, qui se poursuit sur toute sa longueur sous le signe de la Croix et sous la loi de la douleur et de la mort, pendant qu\u2019il mûrit et purifie l\u2019âme ici-bas, la conduit-il à la félicité sans bornes d\u2019une vie qui n\u2019a point de fin.» Les médecins qui comprennent ces choses sont parmi les hommes les plus heureux au monde.Et l\u2019Eglise est heureuse de les encourager et de les bénir.Elle leur applique volontiers ces textes de l\u2019Ecriture : « Le Seigneur fait produire à la terre ses médicaments et l\u2019homme sensé ne les dédaigne pas.» ALLOCUTION DU PROFESSEUR AGRÉGÉ RAOUL KOURILSKY, Délégué du Gouvernement Français.Je ne cacherai pas mon émotion et ma joie d\u2019avoir été désigné par le gouvernement français pour assister aux travaux du XXe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Selon une tradition bientôt cinquantenaire, la France consacre, par ce geste, sa volonté de répondre à la fidélité canadienne-française.Qui ne serait ému devant cet inébranlable attachement à la langue, à la science, à la culture d\u2019une patrie, contrainte d\u2019abandonner les siens en pays lointain?Qui ne serait saisi de respect devant cette indestructible énergie persévérant pendant des siècles la civilisation reçue des Ancêtres?Comment ne pas en rendre hommage d\u2019abord à l\u2019Eglise qui est si manifestement responsable de cette survivance exemplaire?Tels sont les sentiments de la généralité des Français.Qui d\u2019entre vous, Messieurs, n\u2019a éprouvé l\u2019amitié dont il fut spontanément entouré chez nous, dès qu\u2019il fut su ou compris qu\u2019il était Canadien-français?* * * La tradition des Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada fut instituée lorsque, le 25 juin 1900, le Professeur Brochu, de Québec, proposa de jeter les bases d\u2019une association, qui avait pour but « d\u2019organiser des congrès périodi- « ques de Médecine et de Chirurgie, dans les grandes « villes de la Province et dans les principaux centres « franco-canadiens des Etats-Unis, Cette association « pourrait consolider l\u2019unité de la race canadienne- « française en Amérique, sans mettre en doute notre «loyauté envers l\u2019Angleterre et nos compatriotes de « langue anglaise ».Depuis cinquante ans, Messieurs, ces principes ont été scrupuleusement respectés.Des dix délégués de Québec, des douze de Montréal, réunis en 1900 pour fonder l\u2019Association, deux seuls sont aujourd\u2019hui vivants.J\u2019ai le privilège de les connaître tous les deux.Mes Maîtres français les ont connus et aimés; l\u2019un d\u2019entre eux est à Québec: c\u2019est le docteur Jobin.L'autre est parmi nous ce soir.Il siège depuis longtemps au Comité de Direction de l\u2019Association des Médecins de Langue Française, fondée à Lyon en 1911; c\u2019est le professeur Albert Le Sage.ancien doyen de la Faculté de Médecine de Montréal.Interprète du sentiment de ses pairs et de ses amis, j'exprime au docteur Jobin et au professeur Le Sage, aussi jeune, aussi alerte.et aussi droit qu\u2019il le fût jamais, l'hommage de toute la Médecine fran- XXe CONGRÈS DE L\u2019A.M.LF.C.çaise pour l\u2019œuvre magnifique qu\u2019ils ont contribué à créer et qu\u2019ils ont longtemps soutenue.+ * * Le premier congrès eut lieu à Québec, le 25 juin 1902.conjointement avec le cinquantenaire de la fondetion de l\u2019Université Laval; la France y délégua M.Thamin, membre de l\u2019Institut.Dix-neuf congrès furent tenus depuis cette initiative mémorable et l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ne cessa de grandir dans la Province.Du côté français tous les grands médecins revendiquèrent l\u2019honneur d\u2019être déléguée au Congrès.Lorsqu\u2019on parcourt la liste des délégations, pas un nom ne s\u2019y trouve qui ne soit illustre dans la Médecine fran- caise et internationale: le Professeur Pozzi, le Professeur Sergent, mon Maître, qui a laissé dans votre pays le souvenir impérissable que vous savez, les Professeurs Achard, Jeannin, Marcel Labbé, Roussy, Arloing, Sorrel, Turpin, Chiray, tels furent successivement les Chefs de délégation.Mais combien d\u2019autres, de gloire égale, voulurent les suivre: M.Riba- deau-Dumas, Ombredanne, Grégoire, Rist, Gaudart, d\u2019Allaines.je ne puis les citer tous.Ainsi s\u2019établit la mutuelle tradition des Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.A l\u2019amitié canadienne-française répondit l\u2019amitié française: toutes deux vigoureuses, vivaces, se renforçant l\u2019une l\u2019autre, d\u2019année en année, à travers vents et marées, intérêts, divisions, amours-propres, qui sont inséparables de toute activité humaine ici-bas.Chemin faisant les instruments indispensables à la pérennité furent créés: la Maison Canadienne en 1926 et l\u2019Institut Franco-Canadien.Car, comme l\u2019a dit un grand poète de France, « c\u2019est à nous qu\u2019il appartient, c\u2019est de nous qu\u2019il dépend d\u2019assurer» «aux paroles une perpétuité singulière: une perpétuité éternelle, une perpétuité charnelle, une perpétuité nourrie de viande, de graisse, de sang ».* * * Il y eut du sang, Messieurs, beaucoup de sang.le sang de deux guerres mondiales.L\u2019amitié médicale franco-canadienne survécut aux cataclysmes et se révéla indéfectible.Durant la première guerre, la sollicitude médicale canadienne s\u2019exprima par la création, en France, de deux hôpitaux de base canadiens- français à Laval et à Saint-Cloud, et ceux de ma génération, ou légèrement plus âgés, qui plus que moi combattirent, ont à jamais gravé dans leur mémoire de jeunesse le sacrifice des divisions canadiennes à Vimy.ee 1477 Puis ce fut 1940 et, cette fois, il parut à beaucoup que la France martyrisée, exsangue, affamée, bombardée, viciée peut-être par l\u2019occupant, pourrait ne pas se relever.Vous fûtes, mes chers amis canadiens, en proie à une très grande et très légitime angoisse.Malgré les vicissitudes inévitables, vous n\u2019avez pas désespéré.En 1942.le regretté Docteur Oscar Mercier, Président du 17e Congrès, qui dut être tenu ici-même, sans la représentation française, s\u2019exprimait ainsi: « Après cette guerre terrible, la France éternelle, au « cœur d\u2019acier, saura retrouver dans sa vieille âme « gauloise, des réserves inépuisables pour renaître et « guider la civilisation sur toutes les routes qui mènent « au progrès.Elle reverra ici son fils émancipé, fort, « ayant acquis un caracètre particulier et dans les Con- « grès futurs de notre Association nous recevrons de « nouveau les délégués de la France qui nous apporte- « ront l\u2019éclair de leur pensée et leur généreuse fraterni- « té.» Or, en 1946, à la demande de mes amis de Québec, j'eus l\u2019insigne honneur d\u2019être délégué par le Gouvernement français aux côtés du Professeur Chiray et du Docteur Bailliart, pour participer au premier Congrès tenu après guerre, à Québec, au 18e Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Jamais je n\u2019oublierai I\u2019émotion qui nous étreignit les uns et les autres, et qui bouleversa nos âmes, lorsque nous nous retrouvâmes après d\u2019aussi terribles épreuves: la France, Messieurs, n\u2019avait pas succombé.* Mais il restait à démontrer ce qu\u2019il était advenu de la Médecine française, mise au cachot pendant cinq ans, coupée de tout contact scientifique et intellectuel, consacrée à d\u2019autres tâches que la méditation et la recherche.L\u2019honneur médical lui commandait de préserver, par tous les moyens, la vie des Français, que les rigueurs savantes de l\u2019occupation mettaient tous en danger de maladie et de mort; l'honneur de la patrie envahie exigeait d\u2019elle qu\u2019elle secourût la résistance à l\u2019oppresseur.A aucune de ces tâches elle ne faillit; mais, pendant cette période tragique, la Médecine universitaire avait une autre mission: sa volonté fut de s\u2019acharner, envers et contre tout, sous la cagoule de fer, à assurer la formation des jeunes, l\u2019enseignement, la recherche; à faire en sorte que, surtout, la culture médicale française soit préservée.Seuls, ceux qui participèrent à cet effort épuisant, dans une angoisse de tous les jours, savent qu\u2019il nous fallut en cinq ans brûler, pour y parvenir, dix ans de notre vie. 1478 Nous connaissions notre détermination: mais il fallait faire la preuve aux nations qui venaient de nous délivrer, qu\u2019elle avait atteint son but.Mes chers amis canadiens, lorsque nous faisons retour ensemble sur les quatre années qui viennent de s\u2019écouler, lorsque j\u2019évoque les noms de ceux qui, depuis 1946, sont venus au Canada ou y séjournent encore; le nombre des Canadiens français qui sont venus en France; lorsque je retranche des paroles du Docteur Mercier, en 1942, les louanges que l\u2019amitié a faites trop flatteuses, j'ai la fierté de pouvoir dire que, comme avant la guerre, malgré la guerre, malgré l\u2019avant-guerre, la Médecine de la France a pu répondre à l\u2019appel des Canadiens français.Elle a fait de grands efforts pour organiser l\u2019accueil de l\u2019instruction des Médecins canadiens à Paris.Sous la présidence de notre ami Justin Besançon à qui je succède cette année, le Comité Médical Franco- Canadien est devenu le plus actif de l\u2019Association des Relations Médicales avec l\u2019Etranger et groupe toutes les universités françaises.J\u2019ai moi-même fondé, avec le Dr.Chigot, une commission d\u2019orientation médico- chirurgicale qui fonctionne tous les mois à la Maison Canadienne, et étudie le cas de chaque nouvel arrivant isolément, de façon à l\u2019orienter au mieux de son désir et de son intérêt médical bien compris.Cette orientation est faite, non pas dans le but égoïste de leur imposer la formation française, mais dans celui de fournir en France, aux médecins cana- diens-français, les éléments dont ils ont besoin au Canada, pour accéder aux diplômes de spécialistes et aux fellowships.Tel est le travail fait en 4 ans d\u2019après- guerre.* * * Et maintenant, Messieurs, c\u2019est & moi-méme entouré de la délégation francaise, de la charmante et trés savante Madame Lamotte-Barillon et de mon collègue Jean Bernard, qu\u2019il échoit aujourd\u2019hui au XXe congrès de l\u2019Association des médecins de langue française de perpétuer cette tradition dont je vous ai exposé l\u2019origine et les vicissitudes.Monsieur le Ministre de la Santé, j'ai le grand privilège de vous connaître personnellement et d\u2019apprécier, à sa très haute valeur, votre accueil et votre courtoisie.Je tiens à vous dire combien la médecine française admire votre activité et s\u2019émerveille de voir, sous votre impulsion vigoureuse, de nouveaux hôpitaux et de nouveaux sanatoriums surgir dans les territoires les plus divers de la province de Québec, pour le plus grand bien de la Province.Si je puis vous en rendre témoignage, au nom du Conseil supérieur d\u2019Hygiène de France dont j\u2019ai l'honneur de faire partie, Madame Poinsot- Chapuis, ancien Ministre de la Santé Publique de France, actuellement dans votre pays, me permettra, j'en suis sûr, de faire état devant vous de l\u2019admiration L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 qu\u2019elle a exprimée devant moi hier pour les hôpitaux de la province de Québec.Je m\u2019incline respectueusement devant Son Excellence Révérendissime, Monseigneur Léger, Chancelier de l\u2019Université, dont je saluais hier, au passage, la belle institution qui l\u2019a formé et qu\u2019il a lui-même dirigée pendant tant d\u2019années.Quel honneur pour nous tous, que Son Excellence Ambassadeur de France ait voulu marquer de sa présence, la sollicitude du Gouvernement Français pour nos amis Canadiens et l\u2019importance qu\u2019il attache aux relations médicales des deux pays.Je lui en exprime notre profonde reconnaissance.* * * Voici, en face de moi, le Président de ce vingtième congrès, le Professeur Vidal, mon ami, pour la vie de qui nous avons tremblé, symbole du courage tranquille et d\u2019une belle âme religieuse, dépositaire d\u2019un bel et beau savoir, que nous sommes heureux de voir enfin définitivement consacré.Je lui transmets l\u2019hommage du Comité de direction du Comité national de la lutte antituberculeuse qui admire l\u2019activité sociale qu\u2019il a déployée dans la province de Québec.A côté de moi, le docteur Donatien Marion, président de l\u2019Association des Médecins Canadiens de Langue Française.Grâce à lui, la médecine canadienne-fran- çaise fut présente et honorée le 14 septembre dernier, au premier congrès international Médical de Médecine, tenu à Paris sous la présidence du professeur Lemierre.Organisateur infatigable, il a conduit l\u2019association à un déveleppement remarquable et se dévoue actuellement, avec la même activité, au service de la Faculté de Médecine de Montréal, à la solution de grands problèmes d\u2019enseignement universitaire.De l\u2019autre côté, le Dr Hermile Trudel, secrétaire de l\u2019Association, et le Dr Pierre Smith, secrétaire général du Congrès, sur qui repose la lourde charge de son organisation et dont tout le monde connaît l\u2019inépuisable dévouement.Je les salue tous trois au nom du Gouvernement français et j\u2019adresse à vous tous, mes chers amis Canadiens, l\u2019hommage de la France.Mais qu\u2019il me soit permis de l\u2019étendre à tous ceux qui, à Québec et à Montréal, firent preuve pour notre pays d\u2019un inépuisable dévouement.Et puisque nous sommes à Montréal, en premier lieu le professeur Frappier, mon ami, fidèle de la tradition pastorienne, responsable de remarquables organisations de bactériologie, de sérologie et d\u2019hygiène, qui voulut que l'institut Pasteur et l\u2019Ecole Vétérinaire Française participassent de façon permanente, ici même, à son enseignement.Je remercie le professeur Boucher qui prit la remarquable initiative d\u2019appeler chaque année un de XXe CONGRÈS DE L'AML.FC.nos jeunes cliniciens parmi les plus valeureux: MM.Milliez, Charles Debray et aujourd\u2019hui Jean Bernard ; le professeur Jutras qui, dans sa spécialité, organisa lui aussi des échanges et est un ami fidèle; le professeur agrégé Paul Robert, ancien interne des hôpitaux de Paris, qui sut montrer par une conduite héroïque dans un régiment canadien de débarquement qu\u2019il entendait défendre la France, les armes à la main.Mon ami le docteur Letondal et tant d\u2019autres qui reçurent avec moi les leçons mémorables du Professeur Sergent voici vingt-cinq ans bientôt, qu\u2019ils sachent qu\u2019ils sont toujours tout près de notre souvenir.Puis-je dire au Professeur Masson, notre compatriote, la gratitude que nous lui devons d\u2019avoir si magistralement organisé l\u2019anatomie pathologique et d\u2019avoir fait bénéficier le Canada de sa haute autorité internationale.* * x Je ne veux pas, Messieurs, et c\u2019est un point sur lequel je dois être particulièrement explicite, je ne veux surtout pas que vous pensiez que cet hommage de la France, dont vous sentez toute la sincérité, ne soit chargé que de tradition sentimentale.Croyez-le bien, Messieurs, la médecine française sait bien qu\u2019elle retrouve «le médecine canadienne- française » tel un fils émancipé et fort, qui a acquis un caractère particulier \u2014 pour reprendre l\u2019expression du regretté docteur Mercier au congrès de 1942.Croyez, Messieurs, que c\u2019est bien ainsi qu\u2019elle l\u2019aime.Croyez que la médecine française considère que la médecine canadienne-française se doit, et lui doit.de créer une forme nouvelle de médecine, d\u2019expression mais non de stéréotypie française.Nous savons que dans tous les pays de langue française, en Suisse, en Belgique, si les travaux sont exprimés en français, les méthodes ne sont pas les mêmes et l\u2019accent est mis sur des tendances intellectuelles différentes: la médecine belge est orientée vers la physiologie expérimentale, la médecine suisse vers l\u2019étude méthodique minutieuse des observations ana- tomo-cliniques, alors que la médecine française entraîne ses adeptes à l\u2019exposé cohérent, précis et critique de l\u2019observation clinique.Entre cette éducation française traditionnelle et les éblouissantes réalisations techniques des Etats-Unis tout proches, la médecine canadienne cherche sa voie.C\u2019est avec un intérêt passionné que nous suivons ces efforts et je vous le dis solennellement, mes chers amis canadiens, nullement égoïste.La France n\u2019est pas ainsi.Elle vous accompagne, dans vos démarches vers la maturité, avec amour et avec la plus anxieuse sympathie \u2014 telle la mère qui partage les angoisses de son fils incertain de sa voie, au seuil de la vie.1479 Elle comprend, elle excuse les brusqueries, les retours, les abandons passagers inséparables de toute crise de maturation.Vous êtes indubitablement à un tournant de votre histoire médicale; dès 1942, au 18e congrès, séparés de la France, vous eûtes cette prise de conscience.Votre responsabilité est écrasante.Vous êtes devant des décisions qui engagent irréparablement votre avenir et celui de la culture française dont vous avez si merveilleusement assuré la survivance.Jeunes encore, vous êtes confrontés avec le débat le plus philosophiquement fondamental de ce siècle.Celui qui oppose la culture à la technique, et cela sous la forme la plus brutale et la plus claire, car la technique est chez nos amis des Etats-Unis dans une saisissante jeunesse créatrice, et la culture, affaiblie, éclipsée par la tragédie des guerres, apparaît ternie et vieillie dans nos pays d\u2019Europe et même en France où elle a fleuri avec tant de couleurs.Or la jeunesse va vers la jeunesse et là où bat l\u2019impulsion la plus forte: votre tentation est donc naturelle et extrême.Je m\u2019en voudrais, Messieurs, de me récuser dans un tel débat, de vous regarder jouer le combat en silence.Car vous pourriez me poser la question de savoir si nous-mêmes, dans les vieux pays, sommes capables d\u2019avoir là-dessus une opinion qui ne soit pas celle que dictent la paresse, la routine et la fatigue; et vous pourriez prendre acte de notre silence pour supposer qu\u2019il en est vraiment ainsi.* * * Sachez, Messieurs, que beaucoup plus que les institutions ne le laissent paraître, dans toutes les consciences médicales de la vieille Europe et en particulier en France, ce débat est d\u2019une brûlante actualité et qu\u2019il n\u2019est pas de jour où les termes n\u2019en soient passés au crible de la critique la plus sévère et la moins indulgente pour soi-même.Le professeur Eric Martin de Genève, au 17e congrès français de médecine en 1949, a posé le problème en ces termes que je reprends: « En face des succès éclatants de la recherche médi- «cale aux Etats-Unis, certains se demandent si nos « conceptions, nos méthodes de travail européennes, « ne doivent pas être abandonnées au profit de celles « qui, ailleurs, font la preuve de leur efficacité.» « Nous sommes conscients de la médiocrité de nos « Moyens de travail, de la pauvreté de nos laboratoires, «du caractère parfois incoordonné de notre action, « alourdis que nous sommes par le poids de la tra- « dition universitaire et entravés souvent par une « administration compliquée.« Nous avons à faire un gros effort d\u2019adaptation « pour sauver les progrès d\u2019une médecine dont les 1480 ry 7 « « succès de ces dernières années ont été, à proprement « parler, sensationnels.« Mais ne pouvons-nous rien faire de mieux que de « chercher à aligner notre médecine européenne sur « celle des Etats-Unis?» « À côté de ses déficits, la médecine d\u2019expression française n\u2019apporte-t-elle pas et ne doit-elle pas continuer à apporter un élément positif de qualité?» « Il faut répondre à ces questions, sans aveuglement, sans chauvinisme, mais également avec esprit critique et sans fausse modestie.» «Le succès de la médecine américaine est avant tout celui de l\u2019organisation du travail, de la technique et de la spécialisation.» « Le succès de la médecine européenne est avant « tout celui des maîtres de la clinique au savoir éten- « du, à l\u2019esprit de synthèse, qui représentent à nos « yeux le type le plus remarquable et le plus complet « du médecin.» Il s\u2019agit de savoir qui l\u2019on veut former: des médecins probes, précis, strictement concentrés sur leur spécialité, et dont l\u2019éducation aboutit à la perfection illimitée d\u2019une technique pratique \u2014 ou bien des hommes, dont la culture générale large s\u2019acquiert avec un certain décousu et d\u2019inapparentes inutilités, alors que les uns et les autres sont en réalité indispensables à la maturation de l\u2019âÂme et de l\u2019esprit.Si l\u2019on veut que le médecin soit un homme dans toute l\u2019acception de ce terme; si l\u2019on veut qu\u2019il prenne soin de son prochain avec son esprit et avec son cœur; si l\u2019on veut qu\u2019il voie avant toute chose, dans le malade qui se confie à lui, une personne comme lui-même et non un cas comme un autre, alors il est indiscutable que c\u2019est la seconde formation qu\u2019il faut adopter.Mais, et j\u2019y insiste avec force, cette prééminence de la clinique n\u2019a de valeur que si le médecin possède une instruction scientifique étendue et s\u2019il ne néglige aucun moyen technique.Il est incontestable que la France et les pays européens devront faire un effort considérable dans leur équipement et leur organisation et révaloriser le rôle de ceux qui, n\u2019étant pas cliniciens, sont trop souvent traités en parents pauvres dans tous les sens du mot.Mais autre chose est de compléter des lacunes après les avoir loyalement reconnues, autre chose est, afin d\u2019y remédier, de bouleverser totalement les bases d\u2019un système éducatif, en jetant tout par-dessus bord.Si nous persistons en France dans nos principes de culture, c\u2019est parce que nous savons qu\u2019il existe un équilibre entre les sciences techniques et l\u2019exigence de l\u2019humanité.Cet équilibre a fait l\u2019éclat incomparable de la Médecine Moderne; il faut ouvrir les yeux sur ce fait remarquable que tous les grands fondateurs des sciences fondamentales essentielles à la Médecine (Laënnec, Claude Bernard et Pasteur) étaient en L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTin AM.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 même temps imprégnés d\u2019incomparables sentiments d'humanité et d\u2019une très grande culture.Ce point d\u2019équilibre a été rompu dans la première moitié de ce siècle, mais il ne le sera pas toujours; d\u2019autres temps rétabliront l\u2019accord: c\u2019est à nous d'imaginer, de forger les moyens nécessaires, de transformer nos institutions \u2014 notre mode de vie lui- même s\u2019il le faut, pour reconquérir l'harmonie détruite.Ce serait une véritable démission que de confondre les moyens et les principes, que de renier ceux-ci parce que ceux-là ne sont plus adéquats.En tout cas, Messieurs, l\u2019expérience de la guerre nous a dévoilé avec horreur ce que peut donner la déviation de la médecine chez des esprits qu\u2019aveugle le démon de l\u2019expérimentation sans contrainte, et qui se sont libérés de toute culture humaine ou divine, de tout respect et de tout amour.C\u2019est pourquoi rien ne nous empêchera, malgré toutes les épreuves, de tendre de toute nos forces vers un but qui est la consécration d\u2019une humanité moralement supérieure.Je pressens, Messieurs, qu\u2019en son tréfonds français et chr\u2018tien, l\u2019âÂme canadienne-française a déjà choisi, et tout en se cultivant à la française, elle pourra.grâce aux possibilités techniques du Nouveau-Monde se développer avec une puissance supérieure à celle que nous pourrions atteindre pour le moment.De même qu\u2019aux Etats-Unis, la médecine, sans renier sa culture fondamentalement anglo-saxonne, s\u2019est développée avec l\u2019éclat que l\u2019on voit; de même la médecine canadienne-française, sans renier sa culture, s\u2019imposera par sa valeur technique, sa précision mais aussi par son humanité.À des yeux avertis, les prémisses de cette évolution sont déjà perceptibles parmi vous.Quant à nous, Messieurs, nous ferons tous nos efforts pour vous donner avec joie ce que nous possédons encore et, si les événements nous le permettent, nous mettrons toute notre ardeur à combler d\u2019autre part nos lacunes et nos insuffisances techniques.Et si les événements ne le permettent pas, s\u2019ils sont pour un temps plus forts que notre détermination, si de nouvelles épreuves nous attendent, ce qui n\u2019est pas impossible, alors de même qu\u2019en 1940, mes chers amis canadiens, ne perdez pas l\u2019espoir.Scientifiquement et moralement la médecine française survivra.Nous ferons nôtres à Paris ces vers de Péguy: « Et nous prendrons leur place au même banc de chêne « Nous ramerons des reins, de la nuque, de l\u2019âÂme « Pliés, cassés, meurtris, saignants sous notre chaîne « Et nous tiendrons le coup, rivés sur notre rame « Forçats, fils de forçats aux deux rives de la Seine « Galère couchée aux pieds de Notre-Dame.» CORRESPONDANCE \u2014 2e > LETTRE DE PARIS L\u2019été a été particulièrement marqué, sur le vieux continent, par des manifestations médicales particulièrement nombreuses et importantes.Malgré les nuages amoncelés, les médecins d\u2019un grand nombre de pays m'ont pas craint de franchir les mers, les montagnes, pour se réunir dans cette vieille Europe, comme si leur présence devait faire reculer la sauvagerie et la barbarie de la guerre.A la fin du mois de juillet se tinrent simultanément, à Londres, le Congrès International de radiologie et, à Zurich, le Congrès International de Pédiatrie.Dès les premiers jours d\u2019août, à Oxford, eut lieu un colloque restreint sur la Pathologie géographique du Cancer où une vingtaine de pathologistes, de statisticiens et de démographes avaient été conviés.Quelques semaines plus tard à Châtel-Guyon, ville d\u2019eaux du centre de la France, le Congrès International de l\u2019Amibrase, tint ses assises.Ce Congrès était présidé par le Professeur Chabrol, assisté de Sir Philip Manson-Bahr, des Professeurs Carnot et Chiray, du Médecin Général Jame, chef des Services de Santé de l\u2019Armée.Paris, au mois de septembre, devint pour un temps la capitale de la médecine puisque quatre Congrès Internationaux (cardiologie, médecine interne, psychiatrie, criminologie) eurent lieu en même temps.Les rues qui me- narent à la Faculté et a la Sorbonne étaient sillonnées de voitures étrangères; le Louvre, les Musées d\u2019art, la Tour Fiffel, Versailles, Fontainebleau, sans oublier Reims, sa cathédrale et ses caves virent de nombreux visiteurs.Du 8 au 9 septembre, le premier Congrès Mondial de Cardiologie s\u2019est tenu à Paris sous la présidence du Professeur Laubry.Le Professeur M.Mouquin, aidé du Professeur Soulié, avait assuré l\u2019organisation de ce Congrès.Elle fut en tout point remarquable.Pendant six jours les communications se succédèrent dans un ordre rigoureux devant un public avertr.La discussion qui passionna le plus les cardiologues fut celle qui traita de la valeur comparée de l\u2019électrocardiogramme et du vecto- gramme.L\u2019électrocardiogramme précordial est-il le reflet d\u2019un potentiel local sous-jacent à l\u2019électrode, ou est-il la projection sur le plan d\u2019une dérivation d\u2019un vecteur cardiaque unique et, dans ce dernier cas, point n'est besoin de multiplier les électrocardiogrammes?Il semble que cette dernière hypothèse gagne du terrain et tende à l\u2019emporter.La radiokymographie, dans ce Congrès, a vu sa technique et ses indications se préciser.L'enregistrement des forces transmises au corps par les mouvements du sang et qui porte le nom redoutable de « Ballestocardiographme » a donné lieu à plusieurs communications.Ce procédé semble être précieux pour le diagnostic de sténose de l\u2019isthme aortique.Naturellement les cardiopathies congénitales ont occupé une place importante dans ce congrès et Madame H.Taussig présenta une statistique de 828 cas opérés par A.Blalock et ses collaborateurs.D\u2019autres questions furent traitées que nous ne pouvons que citer: les infarctus pulmonaires, les endocardites infectieuses, le problème de l\u2019hypertension qui a été abordé sous ses divers aspects, la valeur fonctionnelle du cœur, etc.L\u2019impression qui se dégage de ce Congrès est que les cardiologues de tous les pays ont fait faire à cette discipline médicale un pas de géant et que l\u2019on arrive à l\u2019époque où l\u2019on va recueillir les fruits des longues études expéri- 1482 mentales poursuivies dans tous les pays du monde.Du 11 au 16 septembre sous la présidence du Professeur A.Lemierre s\u2019est tenu le premier Congrès International de Médecine interne.C\u2019est en 1947 que fut fondée à Bâle, sur l\u2019instance du Professeur Grigon, la Société internationale de médecine interne.Donner une impression de ce Congrès est impossible.On le comprendra aisément quand on saura que plus de 40 rapports et plus de 150 communications furent soutenus par des médecins de 46 nations qui étaient représentées.Tous les sujets y furent abordés et ce n\u2019est qu\u2019à la lecture des communications qui seront publiées dans différents journaux que l\u2019on pourra se rendre compte de l'importance de cette réunion qui a dépassé en intensité de discours ce qui avait été fait jusqu\u2019alors en Europe.Citons toutefois les rapports et communications consacrés à la Cortisone et à l\u2019A.C.T.H.présentés par J.Carlisle (New-Jersey), par J.R.Mote (Chicago), par F.Coste (Paris), par R.Luft (Stockolm) qui ont fourmi une mise au point complète de la question, basée sur d'importantes expériences personnelles.Citons encore l\u2019excellent exposé du Professeur Etienne Bernard (Paris) sur la Streptomycine, celui si intéressant de R.Fauvert et A.Lovredo (Paris) sur les mouvements du sodium dans l\u2019organisme, au moyen du sodium radioactif, de R.Garcin et J.Lapresle (Paris) sur les manifestations nerveuses des porphyries, de L.Brulle, A.Divry et D.Louis Bard (Liège) sur la circulation rénale, de P.A.Bas- ténie (Bruxelles) sur le myxoedéme, le rapport sur l\u2019Ornithose de P.Lépine, lu en son absence par P.Mollaret.A peine le Congrès International de Médecine Interne était-il terminé que s\u2019ouvrait au grand amphithéâtre de la Sorbonne, le 18 septembre, le Congrès international de Psychia- \u2018trie.La première séance fut remplie par le remarquable discours du Professeur Jean Delay, que le journal la « Presse Médicale » a publié en entier.Pendant une heure d\u2019horloge, le jeune Professeur de la Climque Psy- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreTIN AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 chiatrique de Paris, sans une note, sans un paper, tint sous le charme de sa parole et de la richesse scientifique de son exposé, plus de deux mille auditeurs qui le suivaient et le comprenaient grâce au dispositif de traduction immédiate en trois langues.La première journée fut occupée par quatre rapports sur la psycho-pathologie des délires, qui furent faits par MM.Guiraud (Paris), par Mayer-Gross (Dumfries), par G.E.Mor- selh (Novare), par H.G.Rümke (Utrecht).Ce qu\u2019il y avait de particulier à ce Congrès, c\u2019est que les rapports avaient été publiés et distribués plusieurs mois avant l\u2019ouverture du congrès ce qui en avait permis la discussion dans chaque pays participant et la présentation d\u2019observations bien mises au point après l\u2019audition des rapports.La deuxième journée fut consacrée aux rapports sur l\u2019application des méthodes de tests mentaux à la psychiatrie clinique.On écouta les rapports de Bleuler (Zurich), de À.Guera (Madrid), de R.Nyssen (Bruxelles), de P.Pichot (Parts), de D.Rapaport (Stockbridge).Il résulte de la discussion qui suivit ces rapports que, si les tests projectifs n\u2019ajoutent rien d\u2019essentiellement nouveau dans l\u2019examen clinique des adultes, par contre ils deviennent le principal instrument de diagnostic et de thérapeutique en psychiatrie infantile.Il faut cependant ne pas se laisser entraîner à cons- dérer certains résultats comme parfaitement objectifs, alors qu\u2019ils sont en réalité entachés de subjectivisme.A la IIIe section, celle de l\u2019anatomie pathologique cérébrale, on put entendre les rapports de H.J.Barahona Fernandes (Lisbonne) qua, pour préciser les enseignements de la méthode d\u2019Egas Moniz (1936) et des méthodes dérivées, résuma de nombreux documents anatomo- physiologiques.Le deuxième rapport fut celu de H.W.Freeman (Washington) qui exposa ses recherches avec Watts.À l\u2019aide de la méthode des injections de substance opaque dans les incisures, suivies de radiographie, ils sont arrivés à des leucotomies de précision. XXe CONGRÈS DE L\u2019A.ML.F.C.Dans le troisième rapport, H.A.Meyer (Londres) résuma les enseignements de 122 examens anatomiques de leucotomie préfron- tale.La IVe section était consacrée à la thérapeutique biologique.Sur les indications respectives des méthodes de choc, on entendit tout d\u2019abord un rapport de V.Cerletttà (Rome) qui exposa les conclusions de 12 années d\u2019expérimentation.L\u2019élec- tro-choc a une action bienfaisante, soit directement par l\u2019action cathartique de l\u2019accès, soit en provoquant artificiellement le blocage plus ou moins prolongé des fonctions psychiques suivi de leur réintégration sur un plan normal, soit indirectement par l\u2019utilisation des substances défensives qui se produisent dans l\u2019encéphale et dans le reste de l\u2019organisme (acroa- gonines ).R.Drezer (Poznan), dans le second rapport étudia tout spécialement la médication par l\u2019acétylcholine de la schizophrénie.Elle aurait de bons résultats au début de cette maladie.M.Fiamberti (Varese), dans le troisième rapport, exposa les indications respectives des méthodes de choc (électro-choc, insuline et combinaisons, cardiazol et choc acétylcholini- que).L.Méduna (Chicago) traita dans le 4e rapport des indications cliniques et biochimiques des convulsivothérapies et des thérapeutiques par l\u2019anhydride carbonique, thérapeutique qui serait spécialement indiquée dans les syndromes oniroïdes.Dans le 5e rapport, M.Sakel (New-York) rappela ses travaux sur l\u2019insulinothérapie proposée par lui en 1927.Le succès des résultats dans le traitement dépend surtout de la façon dont il est administré.Parfois, le coma west pas assez profond, parfois le traitement est cessé trop tôt.Le traitement, pour Sakel, doit être continué jusqu\u2019à ce que les manifestations psychotiques qui se produisent dans l\u2019état hy- poglycémique aient entièrement disparu, sans tenir compte de l\u2019apparent retour à la normale pendant les intervalles du traitement.1483 La Ve section s\u2019occupa de la psychanalyse et de la médecine psycho-somatique.Dans le 1er rapport, F.Alexander (Chicago) décrivit les 8 périodes de l\u2019évolution de la psychanalyse.Mlle Anna Freud (Londres), dans le deuxième rapport, traita de l\u2019importance de l\u2019évolution de la psychologie psychanalytique de l\u2019enfance.Elle passa en revue les problèmes des désirs infantiles et leur contrôle par l\u2019expérimentation (enfants privés de parents ou élevés collectivement).M.Lévine dans un troisième rapport exposa les tendances de la psychanalyse en Amérique où elle a pris un développement considérable.Enfin dans le quatrième rapport, R.De Saussure (New-York) traita de l\u2019orientation actuelle de la psychanalyse.A la VIe section, ont été traités les questions de génétique et d\u2019eugénique.Dans le 1er rapport, E.J.Kalmann (New-York) exposa les données génétiques des psychoses et analyse de 1 232 familles de jumeaux atteints de troubles mentaux.Le 2e rapport présenté par I.S.Penrose (Londres) traita des méthodes modernes de génétique humaine et dans le 8e rapport J.A.Fraser Roberts (Londres) traita de la génétique de l\u2019oligophrênie.Le 4e et 5e rapports furent faits, le premier par E.Slater (Londres) qui traita des aspects génétiques de la personnalité et du développement de la névrose et, par Erik Stromgren (Aarhus), qui présenta une étude statistique et génétique de la population dans le domaine de la psychiatrie.La VIIe section, sous la direction du Pro- jesseur Henyer, était réservée à l\u2019étude de la psychiatrie infantile.Trois séances pleinières furent consacrées à la discussion d\u2019un thème général: Pronostic des troubles du caractère chez l'enfant.Enfin de nombreux colloques et symposia eurent lieu envisageant les divers aspects de la psychiatrie.Furent étudiés notamment: la psycho-pathologie de la dépersonnalisation, les notions d\u2019évolution et de dissolution des 1484 fonctions psychiques, la subdivision clinique des démences atrophiques, l\u2019expérimentation pharmacodynamique et chirurgicale sur le psychisme terminal, les aspects thérapeutiques des lobotomies, les thérapeutiques endocriniennes, la psychothérapie de groupe.Des visites scientifiques avaient été prévues aux hôpitaux psychiatriques de la Seine, à ceux de Fleury-les-Aubrais, de Bonneval, de la Maison nationale de Charenton, de l\u2019Institut pédagogique de Chancepoix.Trois manifestations particulières marquèrent spécialement ce Congrès: l\u2019exposition internationale des progrès de la psychiatrie au Palais de la Découverte, des galas cinématographiques au Palais de la Découverte et à la Cité Universitaire qui firent connaître trois films remarquables: un film sur la vie du peintre Van Gogh, un film sur « le démoniaque dans l\u2019art » composé d\u2019images tirées des œuvres des peintres nordiques et flamands (Breughel, Bosch, Grünewald) présentées de manière à composer un récit hallucinant des scènes terri- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buctenin A.MLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 bles où se débat l\u2019homme; enfin un film tiré du triptyque de Bosch.La troisième manifestation était une exposition d\u2019art pathologique.Des documents recueillis dans toutes les parties du monde constituent aux yeux des gens avertis une vue saisissante sur la complexité du psychisme des malades.Au point de vue pictural, la libération de toute contrainte, le jaillissement non freiné par des conventions, la spontanéité ont permis à ces artistes, souvent improvisés, la création d\u2019œuvres qui ne sont souvent pas inférieures à celles de peintres modernes en renom.Cette exposition restera ouverte au public jusqu\u2019à la fin de décembre.Enfin comme dans tout Congrès un programme de réjourssances, de réceptions, de fêtes avait été étably qui fut parfait comme le fut le programme scientifique et il faut louer particulièrement le docteur Ey médecin chef de l\u2019Hôpital psychiatrique de Bonneval qui joint à une science psychiatrique profonde des qualités indiscutables d\u2019orgamsateur.André PLICHET. \u201c3 Hnion Medicale Question universitaire.Décision de Rome* Novembre 1881 Illustrissime et Révérendissime Seigneur, Le Saint-Père ayant mis à l'examen la question soulevée de nouveau au sujet de l\u2019Université Laval et de la succursale établie à Montréal, a ordonné expressément, dans l'audience extraordinaire d\u2019hier, tenue pour traiter uniquement de cette affaire, de signifier à Votre Seigneurie que c\u2019est sa volonté décidée que l\u2019on doit s\u2019en tenir au décret de cette Sacrée Congrégation, émané le premier février 1876 et de continuer à y donner exécution.Votre Seigneurie reste par conséquent chargée de communiquer cet ordre du Pape, à tous ses suffragants.Sa Sainteté nourrit la confiance que le clergé et le peuple catholique du Canada, dont elle a toujours reçu les preuves les plus éclatantes de dévouement et d\u2019attachement au Saint-Siège, se conformeront à ses ordres susdits et que les divers prélats travailleront sans relâche à ramener dans les esprits la concorde et la paix.Mauntenant, je prie le Seigneur de vous accorder longue vie et bonheur.Rome, Palais de la Propagande, 13 septenibre, 1881.Jean, Cardinal Simeoni, Préfet.J.Masotti, Secrétaire.Décret de 1876 sur l'Université Laval Voici le décret du ler février 1876, que S.S.Léon XIII ordonne d\u2019exécuter, et qui fut communiqué à Mgr l'archevêque de Québec par S.E.le cardinal À.Franchi, le 9 mars 1876: Illustrissime et Révérendissime Seigneur, Dans la Congrégation Générale du premier février dernier, on a mis de nouveau à l\u2019examen l\u2019instance de l\u2019'Evêque de Montréal pour l\u2019érection d\u2019une Université dans son diocèse, et les Eminentissimes et Révérendissimes SS.Cardinaux ont répondu de la manière que je viens ci-après transcrire à Votre Seigneurie.Au 1.doute, savoir si et quelle mesure il convien- * Les italiques sont de nous.\u2014 Note Edit.du Canada\u201d en 1881 drait d\u2019adopter relativement a la susdite instance de l\u2019Evêque de Montréal, ad mentem.Mens est, que l\u2019on écrive à l'archevêque de Québec une lettre qui devra être communiquée à tous ses suffragants, dans laquelle on lui dise qu\u2019ayant mis de nouveau à examen le projet de fonder une Université à Montréal, on en a reconnu l'impossibilité, spécialement pour la raison qu\u2019une telle fondation compromettrait l\u2019existence de l\u2019Université Laval, laquelle, à cause des services rendus à l\u2019Eglise et à la société et des sacrifices pécuniaires qu\u2019elle a faits, doit être soutenue et conservée.Que n\u2018anmoins, cette Université devant servir d\u2019une manière particulière pour tous les Diocèses de la Province de Québec, on a reconnu comme une juste chose que ses suffragants y aient un contrôle, lequel soit en même temps une garantie pour eux, et un avantage pour l\u2019Université elle-même.Que ce but pourra s\u2019obtenir, en laissant intactes les dispositions fondamentales de Laval, son administration financière et tout ce qui regarde les relations entre la dite Université et le Séminaire Archidiocésain, et en accordant aux évêques, sous la présidence de l\u2019Archevêque, la haute surveillance sur tout ce qui concerne la discipline et la doctrine, soit relativement aux professeurs, soit par rapport aux élèves.Que pour cela le Recteur de l\u2019Université, dans une réunion annuelle des Evêques, devra faire connaître exactement l\u2019état de la même Université sous les deux rapports mentionnés, et les Evêques auront le droit de faire leurs observations, et de proposer les changements et les améliorations qu\u2019ils jugeront opportuns, sauf, comme dit plus haut, les dispositions fondamentales de 1 Université.Qu\u2019en général, il y aura toujours liberté, même obligation, pour les Evêques, d\u2019exercer cette haute surveillance, en réclamant l'attention de l\u2019Archevêque et du Recteur de l\u2019Université sur tout ce qu\u2019ils jugeront à propos de conseiller, sans jamars cependant recourir au moyen de la presse laquelle d\u2019ordinaire, comme l\u2019a prouvé dans le cas actuel une triste expérience, sert plus à aigrir les esprits et les questions, qu\u2019à remédier au mal, et aboutit à causer préjudice à l\u2019honneur de l\u2019Université, et souvent même à l\u2019honneur de la cause catholique.Que l\u2019on reconnaît la nécessité de pourvoir en quelque manière à l\u2019instruction supérieure de ces jeunes gens de Montréal qui ne peuvent fréquenter l\u2019Université Laval, comme aussi d'empêcher que les écoles de droit et de médecine, existant dans la dite ville, ne cont nuent d\u2019être affiliées à des Universités protestantes, et beaucoup plus encore que les étudiants catholiques ne fré- 1486 quentent de telles Universités.Que du reste, comme il est évidemment impossible de la part de Laval d'accorder l\u2019affiliation aux dites écoles, laquelle équivaudrait à l\u2019érection d\u2019une Université, pour ainsi dire distincte et indépendante à Montréal, afin de pourvoir cependant à la nécessité énoncée plus haut, il ne se présente pas d'autre expédient que celui d'établir à Montréal une succursale de l\u2019Université Laval, projet à l\u2019exécution duquel les évêques, en union avec Laval, devront procéder sur les bases suivantes: 19.Que toutes les dépenses nécessaires pour la succursale devront être à la charge du diocèse de Montréal.2°.Les cours seront uniformes à Laval et à Montréal tant pour la durée que pour la distribution des matières dans chaque faculté et dans chaque année; et là où l\u2019on reconnaîtrait la stricte nécessité de faire quelque changement, que cela se fasse sans préjudice ni au mérite de Laval, ni à l\u2019instruction des jeunes gens en rendant plus facile et plus prompte l\u2019obtention du doctorat.3°.Que les professeurs de Droit et de Médecine à Montréal feront partie de la faculté respective établie à Laval en vertu de la charte royale.4°, Que comme le Conseil Universitaire, en vertu de la même charte, doit être composé des Directeurs du Séminaire de Québec et des trois plus anciens professeurs de chaque faculté par ordre de nomination, les professeurs de Montréal à leur tour devront faire partie de ce conseil.5°.Les professeurs de chaque faculté à Montréal formeront comme ceux de Laval, un conseil permanent pour tout ce qui regarde non seulement la branche de Montréal, mais la faculté en général.6°.Il y aura à Montréal un Vice-Recteur, résidant, nommé par le Conseil Universitaire et approuvé par l\u2019évêque de Montréal lequel Vice-Recteur suppléera le Recteur dans l\u2019admission ou l\u2019expulsion des étu- L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BurLerin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1950 diants.Cette surveillance est relative seulement à l\u2019observation des règlements universitaires, attendu que, pour la conduite morale et religieuse, l\u2019Evêque de Montréal y pourvoiera entièrement.7°.Les professeurs de Montréal seront nommés, comme ceux de Laval, par le Conseil Universitaire, la branche de Montréal ayant préalablement été consultée.8°.Les émoluments pour chacun des professeurs seront à Montréal égaux à ceux de Laval.9°.Les diplômes seront donnés par Laval, et à cette Université seront payés les droits y annexés.Enfin on devra, dans la lettre recommander à tous les Evêques de faire en sorte que leurs Séminaires et Collèges s\u2019affilient à L'Université Laval, puisque de cette manière les études seront mieux coordonnées, et les jeunes gens seront préparés pour les cours universitaires.Quant à l\u2019autre doute, savoir si et quelle mesure ultérieure on doit prendre relativement aux professeurs non catholiques de l\u2019Université Laval, les Eminentissimes et Révérendissimes SS.Cardinaux ont répondu: « Attentis noviter deductis, dilata et, si opus fuerit, suo loco, et tempore providebitur.» Cette résolution fut, dans l\u2019audience du 13 février, présentée au Saint-Père, qui a daigné l\u2019approuver dans toutes ses parties.Et maintenant je prie le Seigneur qu\u2019il vous accorde longue vie et bonheur.Rome, de la Propagande, le 9 mars 1876.De Votre Sainteté, Le très affectionné serviteur, Alex.Card.Franchi, Préfet.J.B.Agnozzi, Pro-Secrét.L\u2019Illustrissime et Révérendissime Seigneur, Monseigneur L\u2019Archevêque de Québec. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE P.-L.DROUET, G.FAURE, G.de REN et P.SADOUL.Le traitement de l'abcès pulmonaire par la pénicilline introduite par ponction intra-pleurale.\u2018La Semaine des Hôpitaux de Paris\u201d, 26: 359 (2 fév.) 1950.Les auteurs ont traité 5 cas d\u2019abcès pulmonaire avec de la pénicilline injectée directement dans la cavité par ponction transpleu- rale.Cette méthode thérapeutique s\u2019est montrée très efficace à condition que l\u2019abcès soit superficiel, bien délimité et assez important.Chez quatre de ces malades, on voyait un abcès de la région sous-corticale avec une délimitation bien marquée.Chez le cinquième, la suppuration était plus diffuse.Les auteurs se sont toujours servis d\u2019une aiguille de gros calibre pour pratiquer la ponction transpleu- rale .On a injecté chaque fois 500 000 unités de pénicilline dans la cavité pleurale après avoir aspiré le pus de l\u2019abcès.Pour obtenir ces résultats heureux, on a dû faire 6 à 23 aspira- tions-injections.La première intervention a toujours été accompagnée d\u2019une injection de pénicilline par voie intramuseulaire et chaque fois les réusltats immédiats ou tardifs ont été remarquables.Aussi a-t-on vu l\u2019hyperthermie disparaître en quarante-huit heures chez deux patients, tandis que, chez les 3 autres, cette disparition a pris 10 à 15 jours.L\u2019expectoration a diminué rapidement.La guérison complète s\u2019est accomplie entre 4 et 11 mois.Les seuls\u2019incidents à noter: chez un patient, un état de choc (hyperthermie.diaphorèse, hypertension) s\u2019est produit pour disparaître en peu de temps.Chez un autre, un second abcès s\u2019est formé.Or en faisant la ponction transpleurale, il s\u2019est fait un pneumothorax.Ce qui a simplement retardé la guérison.Mais chez tous les autres, les radiographies prises en série n\u2019ont montré aucune séquelle.Paul-Ren¢ ARCHAMBAULT.CARR, BROWN, HODGSON et HEILMAN.\u2014 Réaciions neurotoxiques à la dihydrostrep- tomycine.(Neurotoxic reactions to dihy- drostreptomycin.) \u2018J.A.M.A.\"\u201d, 143: 1223 (S août) 1950.La découverte de la dihydrostreptomycine avait semblé résoudre le problème de la toxicité à la streptomycine simple; cependant, l\u2019on constata vite que telle n\u2019était pas la réalité ct que des patients sous traitement faisaient aussi des vertiges et des troubles auditifs à la dihydrostreptomycine.Par leurs observations, les auteurs de la Clinique Mayo expliquent que ces réactions de toxicité ne sont pas dues seulement à l\u2019idiosyncrasie au médicament mais plutôt à un taux excessif de celui-ci dans le sang.En effet, chez 9 sur 10 des patients affectés, le taux de dihydrostreptomycine dans le sang dépassait 50 microgrammes par ce de sang.Cette hyperconcentration peut être duc à deux facteurs: 1.la dose, 2.l'élimination rénale.En général, une dose supérieure à 2 grammes par jour amène une concentration de plus de 50 microgrammes.Par ailleurs, une dose de 2 grammes par jour peut provoquer une concentration supérieure à 50 microgram- mes si le patient souffre d\u2019une déficience rénale qui en retarde l\u2019élimination.En conclusion, les auteurs affirment que, sauf exception, nous ne sommes pas justifiables de donner des doses de plus de 2 g.par 1488 jour et que l\u2019on ne devrait pas administrer de streptomycine sans avoir au préalable estimé la fonction rénale.Maurice COMEATU.A.R.KOONTZ.\u2014 Abcès tuberculeux traité avec succès par aspiration et injection de streptomycine.(Tuberculous abcess successfully treated by aspiration and injection of streptomycin.) \"J.A.M.A.\u201d, 141: 459 (15 octobre) 1949.L\u2019auteur trouve une tumeur dans le qua- trieme espace du poumon gauche d\u2019un homme âgé de 27 ans.Quant au reste, la plage pulmonaire est normale.Ce malade est vu pour la première fois en avril 1940.Confié au chirurgien, celui-ci lui enléve une tumeur cystique et on draine.Le diagnostic d\u2019abcès tuberculeux est histologiquement posé.Durant les cinq années suivantes, le chirurgien est plusieurs fois obligé de réouvrir le trajet fistuleux thoracique.En janvier 1947, ça va de mal en pis.Autour de ouverture, il y a maintenant une masse phlegmoneuse de laquelle sort un pus jaunâtre.On aspire le pus, puis on injecte dans la cavité 1 gramme de streptomycine dissous dans 2 ce de sérum salé isotonique.On fait ce traitement 5 fois.L\u2019ædème disparaît pour laisser une simple induration.On ouvre de nouveau pour pratiquer 22 infiltrations avec 1 gramme de streptomycine autour de la lésion abcédée qui est complètement guérie.À noter que la streptomycine n\u2019a jamais été donnée autrement.Paul-René ARCHAMBAULT.Ralph M.MYERSON.\u2014 Méningite due à la crysothérapie.(Meningitis during gold therapy.) \u201cJ.A.M.A.\u201d, 148: 1337 (12 août) 1950.Les réactions toxiques dermatologiques, rénales, gastro-intestinales, hépatiques ou hé- mopoiétiques, dues à la crysothérapie, sont bien connues puisqu\u2019elles surviennent a une L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurreEriN AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1950.fréquence de 77 pour cent dans les cas d\u2019arthrite rhumatoïde traités par l\u2019or.Le système nerveux est généralement épargné.Cependant, Myerson rapporte un cas très rare où les manifestations toxiques sont méningitiques.Le patient, en 25 jours, avait reçu 180 mg.de Solganal-Boleosum, lorsqu\u2019il accusa une douleur et raideur de la nuque avec un signe de Kernig positif.La ponction lombaire révéla une pression à 240 mm, 62 éléments par ce dont 40 lymphocytes et 20 polynucléaires.La recherche microbienne fut négative.Après administration de B.A.L., les symptômes régressèrent progressivement et même les douleurs de l\u2019arthrite rhumatcïde disparurent: amélioration temporaire qui survient fréquemment après une réaction toxique à la crysothérapie.Maurice COMEAU.J.P.LYNCH, WARE, GAENSLER.\u2014 La moutarde nitrogéne dans le traitement du carcinome bronchogéenique inopérable.(Nitrogen Mustard in Treatment of inoperable bronchogenic carcinoma.) \"Surgery\u2019, 27: 368 (mars) 1950.Les auteurs ne réservent cette médication que pour les cas inopérables, par exemple pour ceux-là où une thorocotomie a démontré tous les dégâts ou pour ceux qui ont des métastases.Cette médication n\u2019est pas sélective et peut tout aussi bien détruire les tissus sains.C'est un palliatif qui a donné de bons effets subjectifs chez 69 pour cent alors que 54 pour cent ont eu des améliorations objectives.Tous ces heureux résultats ont été temporaires.Les réactions toxiques, quoique non fatales, ont occasionné des troubles gastro- intestinaux et lymphatiques.Cette thérapeutique ne prolonge pas la vie, mais elle a sa place comme traitement palliatif du carcinome bronchogénique inopérable.Les auteurs, par leur travail, aideront à soulager les souffrances de ces pauvres malades destinés à mourir.Maurice COMEAT. ANALYSES PHTISIOLOGIE J.R.DEAD et C.W.MOEN.\u2014 Les complications tardives non tuberculeuses des noyaux lymphatiques calcifiés des hiles.(Late nontuberculous complications of calcified hilus lymph nodes.) \u201cAmer.Rev.of Tuberculosis\u2019, 60: 1 (juillet) 1949.Les auteurs rapportent dix cas où il y a une érosion d\u2019une bronche qui occasionne une expectoration plus ou moins abondante de matières calcifiées.Dans un cas, on note en plus une fistule broncho-cesophagienne.Dans les autres, on constate: abcès du poumon, pneumonie, atélectasie.Tous ces troubles sont le résultat d\u2019une obstruction bronchique.Les auteurs font surtout un traitement médical, mais ils suggèrent de faire chirurgi- calement l\u2019exérèse du ou des noyaux.Ce traitement chirurgical raccourcirait de beaucoup le cours de la maladie.La réaction tardive non tuberculeuse d\u2019un ou des noyaux hilaires calcifiés non tuberculeux survient après une infection.On note un élargissement de cette masse hilaire occasionnant une pression au point de l\u2019occlusion.Il peut même se faire une perforation d\u2019une bronche.Cette réaction hilaire tardive peut produire une pneumonie, une atélectasie, une bronchectasie, un abcès pulmonaire, une ulcération bronchique tel qu\u2019en font foi les dix cas rapportés par les auteurs.Ceux-ci ne savent pas exactement pourquoi un noyau calcifié apparemment guéri se met en activité après être demeuré stationnaire durant des années.Les auteurs émettent cette opinion que le calcium, comme tout autre corps étranger, emprunterait, selon l'habitude, la voie lymphatique, et ainsi favoriserait une infection capable de causer des troubles sérieux tels que mentionnés.La perforation bronchique peut se faire parfois, mais d\u2019après les cas rapportés, il semble y avoir un endroit de prédilection pour au moins 30 pour cent des cas, c\u2019est, le lobe supérieur droit.Les symptômes les plus constants sont variés: toux, hémoptysie, expectoration de matière calcifiée.Les radiographies varient selon 1489 la nature des complications.Les images radiologiques ressemblent à n'importe quel genre de maladies pulmonaires, inflammatoires associées ou non à de l\u2019atélecatsie, ces calcifications peuvent devenir la cause de maladies parenchymateuses.Enfin, la radiographie est d\u2019une aide très précieuse dans ces cas, assez souvent difficiles à diagnostiquer.Paul-René ARCHAMBAULT.Hugh E.BURKE.\u2014 Pathogénie de certaines formes de T.B.extrapulmonaires.(The pathogenesis of certain forms of extra- pulmonary T.B.) \"Amer.Rev.of Tub.\u201d, 62: 48 (juillet) 1950.Plusieurs auteurs semblent soutenir que la plupart des formes de T.B.extrapulmonaires résultent de la dissémination par voie sanguine.Cependant, un examen plus poussé des migrations du B.K.permet d'affirmer avec certitude que certaines de ces formes de T.B.extrapulmonaires provenaient de disséminations par voie lymphatique.Ainsi en est-il 1) des abcès froids spontanés de la paroi thoracique et 2) du mal de Pott.En 1894, Souligoux démontra la présence de canaux lymphatiques dans des adhérences pleurales qui communiquaient avec les vaisseaux lymphatiques de la paroi thoracique.En 1930, Kaufman confirma ce qu\u2019avait trouvé son prédécesseur et, en plus, prouva, par des recherches sur le cadavre, que la plupart des abcès froids de la paroi thoracique ont leur origine dans les ganglions para-ster- naux qui sont le plus souvent hypertrophiés et caséeux.De même, le mal de Pott a toujours été considéré comme une infection hématogène quoique toute preuve convaincante à ce sujet manque absolument.Au contraire, on a observé très fréquemment des ganglions pré- vertébraux hypertrophiés et caséeux au niveau des vertèbres dorso-lombaires, niveau de prédilection de l\u2019infection.L\u2019auteur injecta du noir de fumée et des B.K.dans l\u2019espace interpleural de cobayes et remarqua que la substance d\u2019expérimenta- 1490 tion prenait 2 voies: 1) vers les ganglions para-sternaux et 2) vers les ganglions pré- vertébraux au niveau dorso-lombaire.Chez l\u2019humain, l\u2019autopsie de 25 patients, T.B.avec pleurésie, révéla chez tous des ganglions para- sternaux et paravertébraux hypertrophiés.De plus, le relevé de 45 patients atteints de mal de Pott montra que 27 avaient souffert ou souffraient actuellement de pleurésie.Preuve assez convaincante que la voie lymphatique est responsable d\u2019une grande partie des affections T.B.extrapulmonaires.Maurice COMEAU.T.MILLNER et A.HURST.\u2014 La tuberculose et les antihistaminiques.(Tuberculosis and antihistamins.) \"Diseases of the Chest\", 16: 870 (décembre) 1949.Les auteurs ont traité 30 tuberculeux pulmonaires.Chaque soir au coucher, ces malades ont reçu 300 milligr.de Néo-Antergan et 25 milligr.de Phenergan et cela durant plusieurs mois.Les résultats se sont montrés décevants, puisque chez quelques-uns on a noté radiologiquement une très légère amélioration.Il en fut de même pour les signes cliniques.Enfin, les auteurs croient que ces améliorations, même insignifiantes, ne peuvent être attribuées à l\u2019emploi des antihistaminiques.Ces faits confirment l\u2019opinion générale.Paul-René ARCHAMBAULT CHIRURGIE Vernon J.MAINO et William D.SEYBOLD.\u2014 Le cancer de la portion cervicale et thoracique haute de l'œsophage, opéré en un temps par œsophagectomie et œso- phago-gastrostomie cervicale: deux cas.(Carcinoma of the upper thoracic and cervical portions of the esophagus treated by one-stage esophagectomy and cervical esophagogastrostomy: Report of 2 cases.) \"Proc.of the Staff Meet.Mayo Clinic\u201d, 25: 18 (août) 1950.{ L\u2019emploi de l\u2019estomac pour rétablir la continuité du canal alimentaire, après œsophagec- tomie étendue pour cancer, représente un avancement technique récent et d\u2019importance majeure.Principaux avantages de la méthode: L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 facilité relative de l\u2019opération en un seul temps, risque opératoire modéré et résultats fone- tionnels très satisfaisants.Ces cancers sont rares et constituent environ 4% des cancers du tractus alimentaire.Les symptômes du début sont insidieux: malaises et irritation de la gorge.Le malade ne consulte malheureusement qu\u2019à la phase dys- phagique de l\u2019affection.Le médecin est enclin à imputer ces malaises à un trouble fonctionnel simple.L\u2019examen radiologique s\u2019impose dès le début.En raison de l\u2019envahissement fréquent du larynx, du nerf récurrent laryngé et en raison des métastases ganglionnaires précoces, l\u2019exa- ment ne sera complet qu\u2019après recherche soignée des ganglions cervicaux, laryngoscopie, radiographie du thorax et bronchoscopie, afin de reconnaître ainsi l\u2019infiltration de la trachée.L\u2019opération débute soit par la libération de l'œsophage thoracique soit par la dissection de la portion cervicale.Cependant, quand le cancer déborde la cage thoracique par le haut, il vaut mieux tenter d\u2019abord la dissection entre la glande thyroïde et la gaine carotidienne.Lorsque celle-ci peut être achevée, on referme temporairement l\u2019incision cutanée, pratiquée le long du bord interne du sternocléidomas- toïdien, et il est permis de procéder ensuite à la libération thoracique.Incision usuelle, curviligne, postéro-latérale, au niveau de la huitième côte ou, mieux, incision au niveau de la quatrième pour l\u2019extrémité supérieure de l\u2019æso- phage et ensuite au niveau de la sixième pour l\u2019autre extrémité.L\u2019incision du diaphragme est plus facile si l\u2019on a soin de le paralyser préalablement en écrasant le nerf phrénique.En libérant l\u2019estomac, il faut, pour en assurer l\u2019irrigation suffisante, respecter la branche droite de la coronaire stomachique et la gas- tro-épiploïque droite.Après section de l\u2019æso- phage et suture du cardia, on attire l\u2019estomac dans le thorax, en arrière du hile du poumon et à gauche de la crosse aortique, jusqu\u2019au dôme pleural.Puis on suture le diaphragme, en prenant soin aussi d\u2019apposer la marge du nouvel hiatus à la séreuse gastrique, par des ANALYSES points séparés.L\u2019estomac est, en plus, fixé à la plèvre pariétale postérieure, avant de pratiquer la fermeture du thorax sur drainage fermé et la réexpansion du poumon.La brèche cervicale étant alors réouverte, on résèque l\u2019œsophage et l\u2019on pratique l\u2019anastomose ter- mino-latérale de son extrémité supérieure avec l\u2019estomac attiré à ce niveau.Pour empêcher la traction sur cette anastomose, on fixe encore l\u2019estomac à la région cervicale, en la suturant à l\u2019aponévrose pré-vertébrale.Enfin la séreuse gastrique est suturée au dôme pleural avec le plus grand soin.Afin d\u2019assurer l\u2019étanchéité du thorax ainsi refermé, il faut tamponner à la gaze au-dessus des sutures.Les AA.ont opéré ainsi, pour cancer de l\u2019œsophage haut situé, un premier cas en juin 1949.Ils considèrent les résultats opératoires excellents, malgré une petite fistule qui s\u2019est ouverte à la peau, le neuvième jour après l\u2019opération, et qui guérit après quelques dilatations de l\u2019æsophage au niveau de l\u2019anastomose cervicale.Ils ont opéré, également avec succès, un deuxième cas en décembre de la même année.Ce malade mourut quatre mois plus tard, de généralisation cancéreuse.Mais durant deux mois, il s\u2019était senti bien, ayant bon appétit et ayant même engraissé de quelques livres.En résumé l\u2019æsophagectomie subtotale avec œsophago-gastrostomie cervicale en un temps, est une opération laborieuse mais bien supportée.Dans les deux cas, une fistule se produisit au niveau de l\u2019anastomose, mais la guérison en fut facile.Après une courte période de régurgitation, les opérés étaient capables d\u2019avaler aisément.Aucun signe de rétention gastrique consécutive, ni trouble fonctionnel grave, dûs à la section nécessaire des nerf vagues.Il n\u2019y eut pas non plus de troubles respiratoires, ni circulatoires, attribuables à la présence de l\u2019estomac dans la cavité thoracique.C\u2019est une bonne opération palliative, réalisable dans plusieurs cas; elle permet quelquefois aussi d\u2019espérer une longue survie, chez des malades qu\u2019il n\u2019est plus permis d\u2019abandonner à leur triste sort.Rosaire LAUZER 1491 GYNECOLOGIE Mary I.GRIFFITH, J.Maxwell LITTLE.\u2014 Les vasodilatateurs dans le traitement de la dysménorrhée fonctionnelle.(Vasodil- ators inthe Treatment of Functional Dys- menorrhea.) \u201cSouthern Medical Journal\u201d, 42: 1082 (décembre) 1949.Au total, 22 patientes furent traitées pendant 75 périodes menstruelles représentant 109 jours d\u2019expectative de dysménorrhée intense.Les cas furent choisis parmi les patientes qui ne répondaient pas aux analgésiques et aux narcotiques usuels.L\u2019action de la « Priscoline » fut comparée aux résultats obtenus avec l\u2019acide nicotinique et I\u2019 « Etamon ».La « Priscoline » est un vasodilatateur périphérique en raison de son action sympathicolytique et adrénolytique.Le médicament aurait également une action his- - taminique sur les vaisseaux sanguins.Il se donne par voie orale, intramusculaire et intraveineuse.La dose usuelle est de 25 à 75 mg.L\u2019acide nicotinique produit des bouffées de chaleur.L\u2019étamon fut donné à 4 patientes.Le seul cas qui répondit favorablement dut recevoir 400 mg.par voie intraveineuse et 300 mg.intramusculaire.La « Priscoline » per os fut donnée en dose de 50 mg.et de 25 mg.à des intervalles de 4 heures.Avec le dosage de 50 mg.le soulagement de la douleur fut obtenu dans 90,2% des cas.Avec 25 mg.les résultats furent favorables dans 95,4% des cas.Les effets secondaires notés furent: la nervosité, des frissons et des vomissements.La « Trasentine » fut essayée pour prévenir les nausées: les résultats ne furent pas toujours effectifs.La « Priscoline » intraveineuse ne provoque pas de vomissements.La quantité d\u2019écoulement menstruel ne fut pas affectée par la « Priscoline » orale.100 mg.d\u2019acide nicotinique par voie intraveineuse furent donnés à 10 patientes pendant 15 cycles avec soulagement complet ou partiel dans 93,3%.Un total de 16 patientes furent suivies pendant 41 cycles avec la Priscoline intraveineuse, l\u2019acide nicotinique intraveineux ou une combinaison des deux.Un seul cas n\u2019eut 1492 aucun soulagement.Si les vomissements empêchent la médication orale, 50 mg.I.V., de « Priscoline », sont recommandés et on suggère à la patiente de se coucher jusqu\u2019au retour à la normale de la pression artérielle et du pouls.On peut donner 100 mg.d\u2019acide nicotinique I.V.une heure après la Priscoline s\u2019il n\u2019y a eu aucun soulagement.Après ce traitement initial 25 mg.de Priscoline per os, toutes les 4 heures, assure un soulagement prolongé.Si les vomissements sont trop marqués on emploie la voie intraveineuse qui évite ce désagrément.Le mécanisme d\u2019action semble être une libération du spasme vasculaire qui provoque une douleur, par stimulation des terminaisons nerveuses dans la paroi des petits vaisseaux.René LEFEBVRE.UROLOGIE J.R.KILMAN, E.O.BRADFIELD et C.M.SIMPSON.\u2014 Le rein atrophique et l'hypertension.(The Atrophic Kidney and Hypertension.) \"The Journal of Urology\u201d, 62: 417, 1949.Les auteurs rapportent 13 cas de pyéloné- phrite atrophique unilatérale traités par néphrectomie, dans le but de corriger l\u2019hypertension.Sur 7 des 13 cas, la pression artérielle est tombée à la normale, et est demeurée ainsi pendant une période de 2 à 945 ans.Dans 5 cas il n\u2019y a eu aucun changement et, dans un cas, la pression est demeurée la même, mais les symptômes ont disparu.L\u2019âÂge moyen de ce groupe de patients est 28 ans.L\u2019hypertension remontait à au moins 3 ans.Ceux, dont le rein opposé était hypertrophique par compensation, donnèrent les meilleurs résultats.Sur 7 cas qui ont eu un retour à la normale de la pression, la fonction du rein atrophique était normale dans un cas, diminuée dans 4 cas, et abolie dans 2 cas.Les patients qui donnèrent de mauvais résultats avaient un rein atro- phique de fonction médiocre.La cause de la lésion rénale dans un cas fut l\u2019irradiation du rein après une orchidectomie pour séminome.Dean et Abel ont récemment L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BusrETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.publié un cas d\u2019hypertension après l\u2019irradiation de la région rénale avec guérison apparente après néphrectomie.Deux jumeaux identiques ayant souffert de pyélite pendant leur enfance ont développé en même temps de l\u2019hypertension.L\u2019un d\u2019eux toutefois progressa jusqu\u2019à une phase plus maligne de la maladie.Le jumeau en meilleur état fut opéré d\u2019abord et les résultats furent remarquables.On décida alors d\u2019opérer la sœur dont l\u2019état était plus grave.Sa pression ne varia pas, mais les symptômes s\u2019amendèrent et sa vision redevint normale pour 6 mois.Sa vie fut alors prolongée avec plus de bonheur pendant ce temps.Une autre patiente eut d\u2019excellents résultats après néphrectomie, mais après sa première grossesse elle souffrit d\u2019une toxémie grave avec hypertension marquée.Après l\u2019accouchement la pression descendit rapidement et, 6 mois plus tard, était normale.Le fardeau d'une grossesse semble stimuler un facteur hypertensif probablement inhérent à ces individus.Le rein atrophique est un facteur dans la production de l'hypertension laquelle peut profiter, dans certains cas, d\u2019une néphrectomie.Le rein atrophique devra montrer une fonction réduite et le rein normal donner évidence d\u2019hypertrophie compensatrice si l\u2019on veut avoir les meilleurs chances de succès par la néphrectomie.René LEFEBVRE.A R.SUGG.\u2014 Néphroptose.(Nephroptosis.) \"Tourn.of the Oklahoma State Med.Ass.\u201d, 42: 510 (décembre) 1949.L\u2019indication et la technique de la néphro- pexie devraient être standardisées et acceptées au même titre que la cholécystectomie ou tout autre intervention chirurgicale.La position du rein n\u2019a aucun rapport avec sa fonction.Son rôle est de libérer le sang de ses déchets de métabolisme.Le facteur qui détermine si une néphroptose est chirurgicale ou non dépend de la fonction du rein, et cette fonction dépend des états pathologiques supplémentaires, tels que adhérences périnéales, fibrose, vaisseaux aberrants, torsion du rein, ete. ANALYSES 1493 Le poids du rein lui-même peut produire une traction suffisante sur des bandes fibreuses reliées au duodenum, et causer des symptômes attribués généralement au système digestif.Si l\u2019uretère est fixe et le rein mobile il peut y avoir pression rétrograde, stase, et infection subséquente.Une pyurie chronique en résultera fatalement.L\u2019hydronéphrose produira alors de la douleur.S\u2019il y a douleur, surtout en position debout, et que cette douleur est soulagée par la position couchée, si l\u2019hydronéphrose est progressive, et si l\u2019uretère est assez long pour permettre un replacement en sa position normale, la nephropexie est amplement justifiée.Un examen radiologique des voiles urinaires telles que l\u2019endoveineuse, une pyélographie rétrograde, une cystoscopie s\u2019imposent toujours avant l'intervention.René LEFEBVRE.NEURO-PSYCHIATRIE F.C.DURBIN.\u2014 Le diagnostic et le traitement moderne de la sciatique.(The Diagnosis and Modern Treatment of Sciatica.) \u201cMedical Press\u201d, p.447 (16 novembre) 1949.Le sciatique est un symptôme caractérisé par de la douleur le long de la cuisse postérieure et du mollet, causée par une irritation du nerf sciatique ou de ses racines dans le plexus lombo-sacré.En 1934, Mixter et Barr ont publié un article sur la hernie du disque intervertébral, et, aujourd\u2019hui, on réalise que cet état est responsable d\u2019un grand nombre de cas de sciatique.L\u2019histoire est généralement celle d\u2019un individu vigoureux qui ressent soudainement une douleur à la région lombaire alors qu\u2019il exécute un mouvement violent, la colonne étant fléchie.L\u2019extension complète de la jambe est très douloureuse.Au point de vue neurologique, la sensibilité est diminuée à la cuisse et au mollet et il y a diminution du réflexe achil- léen.Une radiographie pourra révéler un rétrécissement de l\u2019espace lombaire, ou de Postéo-arthrite.Une myélographie a une valeur douteuse selon l\u2019auteur et peut amener des complications.Le nerf sciatique peut être irrité en plusieurs régions.Une névrite sciatique intersti- tielle est peu fréquente.Une lésion cancéreuse du bassin peut attaquer le plexus sciatique et donner une douleur intense qui est souvent bilatérale.Des gros fibromes utérins qui deviennent enclavés peuvent produire des symptômes identiques.La compression de la racine nerveuse au niveau du trou de conjugaison par une hernie discale ou par des changements ostéo-arthritiques est la cause la plus fréquente.Une spondylite ou une tumeur métastasique dans ces régions seront éliminées par une radiographie.Les tumeurs de la moelle sont rarement en cause.Finalement, il y a l\u2019état de pseudo-sciatique, dans lequel la « fibrosite » des tissus mous dans la région lombaire peut causer ces mêmes troubles.Le traitement consiste d\u2019abord à soulager la douleur.Le repos au lit, la sédation, la chaleur locale.La manipulation de la colonne comporte un trop grand risque pour être recommandée.La traction sur la jambe, ou des plâtres (plaster jackets) pour une immobilisation rigide.Après la guérison, le patient ne doit pas soulever de lourdes charges.La découverte d\u2019une hernie discale ne nécessite pas toujours l\u2019intervention chirurgicale.Les symptômes et la réponse du patient au traitement conservateur doivent être les facteurs décisifs.S\u2019il y a intervention, on pratique une laminectomie partielle et le disque est enlevé.L\u2019exérèse seule du disque ne semble pas donner de résultats satisfaisants et on suggère de plus en plus une fusion combinée.René LEFEBVRE.P.PUECH, H.FISCHGOLD, LAIRY-BOUNES et C.DREYFUS-BRISAC.\u2014 Signes électro- encéphalographiques des néoformations des hémisphères.La Semaine des Hôpitaux de Paris\u201d, 26: 2612 (22 juillet) 1950.Ce numéro de la Semaine des Hôpitaux est entièrement consacré à l\u2019électroencéphalo- 1494 graphie.Neuf articles originaux sont publiés.Depuis 10 ans, 8000 enregistrements ont été effectués au Laboratoire du Centre Neuro- Psychochirurgical Sainte-Anne par le docteur Fischgold et ses collaborateurs qui, tout en soulignant la valeur de cette méthode d\u2019exploration, insistent néanmoins sur ses difficultés et ses incertitudes.La localisation électrique d\u2019une lésion cérébrale est restée leur problème principal; elle est difficile et parfois entachée d\u2019erreurs d\u2019où la nécessité d\u2019une technique d\u2019enregistrement la plus parfaite possible et d'une grande prudence dans l\u2019interprétation des tracés.La séméiologie qu\u2019ils présentent découle d\u2019une confrontation post-opératoire des don- - nées électriques et anatomiques ainsi que des documents tels que la ventricu!ographie, l\u2019artériographie.La carte électrique pré-opératoire a été superposée, secteur par secteur, à la carte anatomique.Par cette méthode, ces auteurs ont pu comprendre l\u2019origine des erreurs de localisation dans les enregistrements pré-opératoires.La notion de l\u2019inactivité électrique des néoformations intracriniennes, bénignes ou malignes, intra ou extracérébrales, est essentielle et cela permet de comprendre que les rythmes enregistrés en E.E.G.sont des rythmes péri et para-tumoraux.Il ne s\u2019agit pas de repérer un point limite actif (foyer épileptogène) mais un volume inactif en soi.La séméiologie électrique des T.C.telle que décrite ici est constituée par les anomalies suivantes: 1) secteur delta isolé, 2) augmentation localisée d\u2019amplitude du rythme delta, 3) aplatissement localisé du rythme delta, 4) delta pur, 5) l\u2019opposition de phase en croix, 6) abolition de la réaction d\u2019arrêt, 7) les rythmes à distance.Le secteur delta isolé paraît être le meilleur signe; les ondes sont irrégulières avec une fréquence de 0,5 à 3/sec.Quand le secteur delta n\u2019apparaît pas isolé mais plus étendu, on peut remarquer une zone où l\u2019amplitude des ondes est plus élevée et pouvant correspondre à la projection de L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 la lésion cérébrale.Parfois au contraire au lieu d\u2019une exagération de l\u2019amplitude on décèle une zone où les ondes lentes sont de très bas voltage pouvant même aller jusqu\u2019au silence électrique presque complet.Le rythme delta pur peut avoir une valeur localisatrice.Ce terme indique que dans un secteur delta mal limité, peut exister une zone où le rythme alpha ne se superpose plus aux ondes lentes; il s\u2019agit d\u2019une surface restreinte où le rythme delta est pur alors que les électrodes situées autour de cette surface décèlent des ondes lentes surchargées de fréquences plus rapides.L'opposition de phase en croix (ondes en miroir) est de valeur lorsqu\u2019il porte sur un secteur delta isolé, mais selon l\u2019avis des auteurs il peut induire en erreur quand 1l est interprété d\u2019une manière trop rigide.Ils ont observé ce signe sur un rythme delta temporal antérieur dans un cas de gliome temporo- occipital.Il peut s\u2019observer aussi en des points multiples autour de la néoformation.Ces réserves faites, l\u2019opposition de phase en croix reste un assez bon signe et en général il ne mène pas très loin de la néoformation.L\u2019abolition de la réaction d\u2019arrêt (persistance des ondes alpha pariéto-occipitales malgré l\u2019ouverture des yeux) serait fréquente dans les néo-formations de la moitié postérieure des hémisphères et cette abolition n\u2019a aucun rapport avec la présence ou l\u2019absence d\u2019une hémianopsie.Une localisation pariétale ou temporale jointe à ce signe doit orienter vers le diagnostic d\u2019une lésion pariéto-occipitale ou temporo-occipitale.Il est important de reconnaître les rythmes à distance pour ne pas les interpréter comme des rythmes péri-tumoraux.Il s\u2019agit d\u2019ondes régulières, hypersynchrones, monorythmiques qui n\u2019ont pas de valeur localisatrice excepté les cas où ils apparaissent sur la région frontale pouvant alors indiquer une néo-formation de la fosse antérieure.Telle est la séméiologie électrique de localisation.Il y a cependant une certaine proportion de tracés sur lesquels aucune localisation n\u2019est possible.Des tracés normaux peu- ANALYSES vent se voir, avec des néo-formations lentement évolutives.Des altérations diffuses, uni ou bilatérales, peuvent s\u2019observer et sont surtout le propre des néoformations rapidement expansives.Le but pratique de l\u2019E.E.G.dans les tumeurs des hémisphères est d\u2019arriver à une précision suffisante dans la localisation préopératoire pour éviter la ventriculographie.La concordance avec les signes cliniques donne à la localisation électrique le plus grand poids.La non-concordance ne doit pas faire rejeter systématiquement l\u2019un des signes comme non valable; en pesant au contraire la valeur respective des deux signes en opposition apparente l\u2019on peut parfois tirer une conclusion \u201c de leur discordance même.J.VASQUEZ.ANATOMIE PATHOLOGIQUE E.M.NADEL et L.V.ACKERMAN.\u2014 Lésions ressemblant au sarcoide de Boeck localisées dans les ganglions tributaires d'une région contenant un épithélioma.(Lesions resembling Boeck\u2019s sarcoid in lymph nodes draining an area containing a malignant neoplasm.) \u201cAmer.Journ.of Clin.Pathology\u201d, 20: 952 (oct.) 1950.La lésion trouvée dans les ganglions lymphatiques de la région d\u2019un néoplasme malin a tous les caractères du sarcoïde classique, à savoir: petit amas nettement circonserit de cellules épithélioïdes centré ou non sur une cellule géante avec ou sans corps astéroïde (absence de caséification et absence de bacille acido-résistant).Cette coexistence d\u2019un épi- thélioma avec une telle lésion a été notée à 5 reprises par les auteurs dans leur matériel des 6 dernières années (No 1, épithélioma épider- moïde de la bouche, homme, 73 ans, ganglions cervicaux infiltrés de lésion sarcoïdienne.Absence de métastase épithéliomateuse.No 2, tumeur cutanée frontale (probablement mé- lano-sarcome).Les soixante ganglions cervicaux contiennent des lésions de sarcoïde sans coexistence de métastase.No 3, épithélioma mammaire, femme, 51 ans, ganglions axillaires contenant des lésions de sarcoïde sans 1495 métastase.No 4, épithélioma de l\u2019Ampoule de Vater, homme, 64 ans; les ganglions para- pancréatiques contiennent des lésions de sarcoïde, sans métastase de l\u2019épithélioma.(Une autopsie n\u2019a pas révélé de généralisation des lésions sarcoïdiennes).No 5, épithélioma bronchique; les ganglions trachéo-bronchiques contiennent des lésions de sarcoïde.Dans la discussion, les auteurs rappellent que le sarcoïde n\u2019est pas une entité spécifique, qu\u2019on la rencontre dans la T.B., la syphilis, la lèpre, la brucellose, la leishmaniase, l\u2019histoplasmose.En outre, on trouve cette lésion chez ceux qui ont été exposés aux poussières de béryllium et chez ceux qui ont reçu des injections de produits huileux.Dans le cas particulier des ganglions tributaires d\u2019une région occupée par un néoplasme, la présence de lésion sarcoïdienne peut être due à la résorption d\u2019un lipoïde s\u2019apparentant aux lipoides de la coque du bacille tuberculeux.S.LAUZE.C.J.E.WRIGHT.\u2014 Le pronostic des mélanomes (malins) de la peau et de l'œil: une étude de 222 cas.(Prognosis in cutaneous and ocular malignant melanoma: a study of 222 cases.) \"The Journ.of Pathology and Bacteriology\u201d, 61: 507 (avril) 1950.Mélanome malin de la peau et des muqueuses (109 cas).Après un an, 83 pour cent survivent: après 3 ans, 28,6 pour cent survivent et, après 10 ans, 12,5 pour cent sont considérés comme définitivement guéris.Le pronostic est moins bon chez les gens âgés.Les mélanomes du tronc sont du plus sombre pronostic.Dans le cas de mélanomes sous-inguéaux (6) l\u2019invasion des lymphatiques s\u2019est faite précocement.La mort survint dans l\u2019année dans 3 de ces cas.Un autre eut des métastases dans l\u2019année.Pour ce qui a trait au traitement, l\u2019excision des ganglions lymphatiques, lorsqu\u2019ils étaient hypertrophiés, a amélioré légèrement le pronostic.L\u2019ablation des ganglions ayant 1496 grossi après l\u2019excision du mélanome n\u2019a pas modifié le pronostic.La récidive locale est un danger: elle est survenue dans 22 pour cent des cas.Mélanome de l\u2019œil (86): 66 prirent naissance dans la choroïde, 5 à l\u2019iris, 3 dans le corps ciliaire.Dans ce groupe, la survie après 5 ans est 62,5 pour cent; après 10 ans, elle est de 39,5 pour cent.La récidive locale survint chez 8,3 pour cent des malades et, dans ces cas, ils moururent tous en moins de 2 ans.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLeTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 La forme de mélanome diffus est d\u2019un pronostic plus mauvais que la tumeur localisée (survie 22 mois après énucléation).Classifiés d\u2019après leur type cellulaire, les mélanomes constitués de cellules rondes ou épi- thélioïdes sont d\u2019une pronostic plus grave que les mélanomes faits de cellules fusiformes.L\u2019infiltration de la sclérotique et du nerf optique, tout en étant de mauvais pronostic, ne l\u2019assombrit pas d\u2019une façon appréciable.Simon LAUZE. SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 2 mai 1950 Tenue à l'hôpital du Sacré-Cœur.En collaboration avec la Clinique Laurier, l'Institut Bruchési et la Ligue Antituberculeuse de Montréal.Présidence de M.Origène Dufresne Travaux scientifiques: a) Renseignements pratiques basés sur l\u2019expérience de la vaccination par le BCG au Canada.\u2014 MM.Armand Frapp'er et Rolland Guy.b) Dépistage de la tuberculose pulmonaire par les radiographies en série.\u2014 M.Philippe Landry.c) Incidence de la tuberculose pulmonaire chez les personnes âgées de plus de quarante ans.\u2014 MM.L.Ladouceur et J.-M.Filiatrault.d) Le dispensaire au service du médecin praticien.\u2014 M.Gaétan Jarry.e) Les examens de laboratoire de routine.\u2014 M.André Boussat.f) Cure déclive et cure de repos.\u2014 MM.J.- A.Vidal et J.-P.Milot; MM.L.Lamarre et M.Comeau.g) Lésicns tuberculeuses favorablement influencées par la streptomycine.\u2014 MM.J.- P.Paquette et M.Doray.h) Association de la streptomycine et de l\u2019acide para-amino-salicylique.\u2014 MM.R.Laurier et W.Cormier.1) Complications immédiates et éloignées du traitement à la streptomycine.\u2014 MM.J.- L.Pilon et G.Cardinal.j) Importance de l\u2019endoscopie en tuberculose broncho-pulmonaire.\u2014 MM.M.Bonnier et C.-A.Messier.k) Collapso-thérapie médicale.\u2014 M.Marcel Verschelden.1) Collapso-thérapie chirurgicale.\u2014 M.Gérard Rolland.m) Résection pulmonaire en tuberculose.\u2014 M.Georges Deshaies.n) Tumeurs thoraciques dont l\u2019évolution présente des analogies avec la tuberculose pulmonaire: épithélioma, sarcome, tératome, kyste.\u2014 M.B.-G.Bégin.o) Maladies industrielles pulmonaires: bénignes et malignes.\u2014 M.P.Cartier.p) Rééducation intellectuelle et physique du tuberculeux en milieu sanatorial.\u2014 M.J.-A.Millet.Le secrétaire des séances, Pierre MARION.REUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MEDICAL DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Séance du 25 mai 1950.Présidence de M.Emile MENARD Prothèses artificielles chez des enucléés.M.Roland CLOUTIER Depuis environ dix ans, un regain d\u2019imagination semble s\u2019être emparé des chercheurs, pour tenter de trouver une solution plus esthétique à une éricération ou à une enucléa- tion simple, comme si on voulait faire accepter plus facilement le fait accompli à ces pauvres balafrés.En effet, durant 40 ans peu avait été fait pour pallier à cette mesure dra- 1498 conienne qui laissait toujours ce stigmate, preuve de l\u2019intervention d\u2019un quelconque ophtalmologiste.Ce n\u2019est pas que les chercheurs en ophtalmologie étaient restés indifférents, mais parce qu\u2019ils avaient dévolu toutes leurs énergies à mettre au point une opération presque parfaite de la cataracte, un traitement plus adéquat du glaucome, une compréhension plus complète des anomalies musculaires.Mais avec la naissance de la chirurgie plastique, et cette réclame tapageuse des magazines, en face du désir bien légitime de la masse des amputés de l\u2019œil de paraître des binoculaires, les ophtalmologistes se sont remis au travail et, en moins de 10 ans, il semble qu\u2019on soit arrivé à une solution pour le moins adéquate.Faire un œil artificiel ressemblant exactement à son compère vivant avait été réussi depuis longtemps et était déjà de réalisation constante; mais donner à un œil artificiel la motilité qui lui permettrait de décevoir les mieux avertis, voilà où résidait le problème.Parce qu\u2019en somme tous les enucléés devenaient des loucheux, on avait bien pensé et réussi à introduire des billes quelconques dans la capsule de Tenon; celle-ci empêchait une rétractilité trop grande de l\u2019orbite vidée.Mais de mouvement pas ou peu en tous cas.Avec Ruedemann en 1941, la boule de neige était lancée; en effet, Ruedemann avait pensé à une boule dont la partie antérieure représentant l\u2019œil serait à découvert tandis que la partie postérieure serait introduite dans la capsule de Tenon avec des attaches musculaires.Bientôt durant les sept ou huit années qui vont suivre, tous les trois ou quatre mois, une nouvelle façon de remédier au vieux problème voit le jour ou une amélioration quelconque à une méthode ancienne.Cutler à deux ou trois reprises présente des contributions appréciables, puis c\u2019est Troutleman, puis Ruede- mann encore puis Hughes, puis enfin Stone Jordan.Avec cette dernière prothèse il me semble qu\u2019on ait atteint un moyen très efficace et simple de donner à un enucléé l\u2019apparence bien naturelle.L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burterin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1950 Il s\u2019agit d\u2019une boule en plastique dont la moitié antérieure est recouverte d\u2019un grillage de tantalum.Son pôle antérieur est percé d\u2019un orifice qui permettra de s\u2019adapter à une cheville fixée au dos de Pœil artificiel.Le tour de cet orifice est bordé d\u2019une plaque en plastique séparée de la portion de tantalum par un collet.Cette plaque à une surface latérale plus étendue, permettant de meilleurs mouvements médians.Au tantalum est fixé chacun des muscles droits, qui poussent des prolongements cicatriciels au travers du grillage entourant la partie antérieure de cette boule.Celle-ci est introduite dans la capsule de Tenon et la con- Jonctive est fermée par un surjet l\u2019adaptant autour du collet.Présentation de deux malades ayant conservé 80% de mouvements de leur œil artificiel.Discussion.M.RoLAND CLOUTIER présente deux malades qui sont porteurs d\u2019un œil artificiel mobile.Il démontre la façon d\u2019enlever et de ré- appliquer cet œil artificiel.M.Louis-CirARLES SIMARD: le tantalum est une substance complètement inerte qui ne donne pas de granulome à corps étrangers.Il n\u2019en est pas de même de la substance plastique qui fait partie de l\u2019œil artificiel.M.Roma Amyor demande si les muscles restent attachés à cet appareil de façon permanente et s\u2019il conservent leur fonction.Est-il possible de trouver le muscle dans tous les cas.M.FERNAND JoNcAS fait remarquer que la malade est diabétique et demande si cela peut présenter des difficultés particulières.M.RoLAND CLOUTIER répond au docteur L.-C.Simard que les appareils les plus récents sont en tantalum uniquement et n\u2019ont pas de substance plastique.Au docteur R.Amyot: il y a des cas qui portent un œil artificiel mobile depuis 9 ans et qui ont encore de très bons mouvements oculaires.Il est toujours facile de trouver le muscle. SOCIÉTÉS Au docteur F.Joncas: il ne semble pas y avoir d\u2019inconvénient à Papplication d'un œil artificiel mobile chez les diabétiques.Recherche et dosage des protides.(Etude de quelques causes d'erreurs) M.Paul RIOPEL La molécule protidique doit sa grande complexité à sa composition qui résulte de la combinaison de molécules plus petites: les acides aminés.Au nombre de 23 actuellement connus, ces acides aminés se combinant de différentes façons et en quantités variables peuvent donner des millions de protéines diverses.Les propriétés chimiques, physiques et physico-chimiques de telles molécules et de leurs cénapses sont multiples et favorisent l\u2019élaboration de très nombreuses méthodes de caractérisation, de fractionnement et de dosage dont le tableau suivant donne un bref résumé.Principaux tests et dosages des protides Méthodes chimiques: a) Caractérisation- acides forts: NO°H (1-2), HCI (3) b) Dosages: 1° Acides organiques (4-5); 2° Azote; 3° Colorimétrie (6-7-8) Méthodes physiques: a) Caractérisation- Chaleur; b) Dosages: 1° Réfractométrie (9); 2° Densimétrie (10); 3° Néphélométrie (11- 12-27); 4° Solubités (13-14-15-16) Méthodes physico-chimiques: 1° Electro- phorèse (17-28-29-30-31-32); 2° Polarogra- phie (18-39); 3° Ultracentrifugation (19) Méthodes sérologiques: 1° Céphaline-Cho- lestérol (20); 2° Thymol (turbidité) (21); 3° Thymol (floculation) (22) 4° Or colloïdal (23); 5° Réaction du formolgel (33) (40); 6° Alcacide-réaction (34); 7° Réaction d\u2019eu- globuline (35).Le laboratoire de chimie, suivant les circonstances, pratique douze de ces tests.J\u2019attirerai votre attention sur les causes d\u2019erreurs de trois méthodes: 1° La méthode densimétrique de Philipps \u2014 Van Slyke et al.1499 2° La méthode réfractométrique (Zeiss).3° La méthode chimique de Greenberg.1° La méthode densimétrique de Philipps.Le Dr A.Bertrand (24) a déjà décrit cette technique qui repose sur l\u2019évaluation de la densité du plasma et du sang total, au moyen de solutions de sulfate de cuivre à densités variées.; Causes d\u2019erreurs: tous facteurs influençant la densité plasmatique: graisses, sucres, etc.Les clichés No 1 et No 2 montrent quels résultats disparates peuvent être obtenus.Dans des cas moins graves, des perturbations plus légères créent cependant des différences encore appréciables.Lorsque à des jours rapprochés, le dosage chimique des protides sanguines est pratiqué à la suite de celui de Philipps \u2014 Van Slyke, des différences marquées sont enregistrées et explicables par les principes si différents de chacune de ces méthodes.2°Indice de réfraction (Zeiss).Ainsi qu'avec les méthodes densimétriques, l\u2019indice de réfraction donne habituellement de bons résultats.Toutefois, la présence de bilirubine en quantité importante ainsi que la lactescence de certains plasmas rendent ce test inutilisable.3° Méthode chimique de Greenberg.Cette technique, utilisée au laboratoire de chimie jusqu\u2019au début de l\u2019année courante, n\u2019est pas à l\u2019abri des erreurs: a) Erreur colo- rimétrique; b) Erreur due aux lipoprotéines.a) Erreur colorimétrique.Chez un hépatique, Mme J.V., le 19 janvier 1949, le dosage des protides s\u2019élevait à 10,7.Trois contrôles successifs donnèrent une moyenne de 10,6.Au cours d\u2019une conversation avec le médecin traitant, j'apprends que la patiente prenait des tablettes de Méonine.Bien que la méthionine CH,\u2014S= (CH) 3 NH, COOH ne contienne pas de groupe phénolique, la réaction de Greenberg fut positive; cette positivité étant probablement due à d\u2019autres acides 1500 aminés (tyrosine ou autre) souillant la méthionine employée.b) Erreur due aux lipoprotéines.Le cliché no 3 fait voir la différence marquée entre les résultats obtenus avec la méthode Greenberg avant et après traitement à l\u2019éther.Conclusion.Adoption de la méthode Stiff (8).Pour mettre nos dosages de protides sanguins à l\u2019abri des erreurs signalées dans ce rapport, J'ai adopté la méthode de Stiff qui repose sur trois principes nouveaux.1° Réaction colorimétrique dosant la quantité de cuivre restée en solution à l\u2019état de biuret (au lieu du dosage du biuret).2° Elaboration d\u2019une gamme permanente à l\u2019aide d\u2019un matériel minéral (sulfate de cuivre).3° Traitement à l\u2019éther ce qui rend la méthode applicable tout aussi bien aux sérums fortement lipémiques qu\u2019aux sérums normaux.L\u2019adoption de cette technique de Stiff ne met évidemment pas nos dosages à l\u2019abri des causes d\u2019erreurs dues à des influences (phy- sio-pathologiques) diverses telles que: volume sanguin (36) ; repos et activité (37).BIBLIOGRAPHIE 1.BENCE-JONES: Phil.Trans.Roy.Soc.London, 1: 55, 1848.HELLER et GRIMBERT: Précis de diagnostic.4e édition, p.848, 1922.BRADSHAW: Brit.M.J., 11: 1442, 1904.ESBACH: Gazette Médicale, Paris, 13: 61, 1874.PFEIFFER: Ber.Klin.Wochenshr, 50: 680, 1913.NESSLER: J.Biol.Chem., 119: 15, 1937.7.GREENBERG: J.Biol.Chem.82: 555, 1923.FOLIN et WU: J.Biol.Chem., 51: 33, 1922, 8.H.A.STIFF: J.Biol.Chem., 177: 179, 1949.9.GUILLAUMIN et Marcel LABBE: Techn.Lab., p.842, 1931.10.Van SLYKE et PHILIPPS: Clinical diagnosis.Kolmer, (1), p.1039, 1944.11.LOONEY et WALSH: J.Biol.615, 1939.12.EXTON: J.A.M.A.80: 529, 1923.13.FLEURY: Fiches Chim.Biol, S.64, 1939.14.F.KAYSER: Bull.Soc.Chim, Biol, p.533, 1930.15.DOURIS: G.prat.de l\u2019exam.du sang, p.324, Rs NN oS Chem.130: L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.1939.16.JACOBSON et MILNER: Am.J.Clin.Path.14: 138, 1944.17.TISELIUS: Biochem.J., 1937, No 31, No 32, 1938.18.Brdicka.Call.Czeck.Chem.5, 1938.19.SVEDBERG: The Ultracentrifuge.1 vol.1940.Clarendon Press, Oxford.20.HANGER: J.Clin.Investigation, 18: 261, 1939.21.N.F.MACLAGAN: Brit.J.Ezptl.Path., 25: 1944.22.J.R.NEEFE: Gastroenterology, 7: 1, 19, 1946.23.N.F.MACLAGAN: Brit.J.Exptl.Path., 25: 1944.24.A.BERTRAND: The Can.Med.Ass.J., 60: 586, 1949.25.WOLFSON, W.COHM, C.ICHIBA: F.Am.J.of Clin.Path, 18: 723, 1948.26.Pres.Med, No 2 et No 3, 1949.27.Helv.Chim.Acta, 25: 498, 1942.28.Biochem J., 31: 313 et 1464, 1937.29 Biochem.J., 32: 1814, 1938.30.Biochem.J., 33: 1752, 1939.31.J.Exper.Med., 65: 161, 1937.32.J.Exper.Med., 69: 83 et 119, 1939.33.Acta.Med.Scand., 96: 403, 1938.34.Rapports Congrés Fr.Méd., S.27, p.50, 1949.35.Rapp.Congrès Fr.de Méd., S.27, p.51, 1949.36.Bull.Soc.Chim.Biol, 30: 496, 1948.37.Presse Méd.51, No 3, 20, 1943.38.J.Biol.Chem., 167: 487, 1947.39.H.KUSKE: Ann.Biol.Clin, 215, 1950.40.Ann.Biol.Clin., p.200, 1950.Discussion.M.Paur RiopEL explique la complexité des molécules protidiques et les facteurs d\u2019erreurs inhérents aux méthodes de dosages et d\u2019analyses.Il est actuellement impossible et il sera longtemps impossible d\u2019établir une technique idéale de dosage des protides.Il démontre, à l\u2019aide de courbes sur des transparents, les divergences de résultats obtenus avec les diverses méthodes.Il rapporte les résultats obtenus avec une méthode spéciale de traitement à l\u2019éther.M.ALBERT BERTRAND attire l\u2019attention sur l\u2019interprétation à donner aux courbes de Van Slyke.Les courbes de Van Slyke ont une importance à condition d\u2019être répétées à intervalles suffisamment rapprochés.Une seule courbe faite à un moment donné peut ne vouloir absolument rien dire. SOCIÉTÉS M.GrorGEs HÉBERT explique la possibilité d\u2019erreur d\u2019interprétation des résultats lorsqu\u2019on ne tient pas compte du volume sanguin.M.Paur RIOPEL répond au docteur G.Hé- bert qu\u2019il croit avoir en mains une méthode nouvelle colorimétrique qui pourra permettre les dosages du volume sanguin, dans un avenir assez rapproché.Un cas de shock.M.Geo.-Albert CLOUTIER Mme A.L.A., dossier 7 816, âgée de 31 ans, est admise dans le service d\u2019obstétrique le 5 août 1948, pour une grossesse de 8145 mois.La patiente a déjà subi 2 césariennes hautes antérieurement.L\u2019obstétricien décide de mettre Penfant au monde par voie naturelle en provoquant le travail, le 6 août à 9 heures du matin, par les manœuvres ordinaires.Quelques instants plus tard, la patiente commence à sentir des douleurs aux 5 minutes et qui dureront jusqu\u2019au 8 août à 2.30 h.de l\u2019après- midi.L\u2019accoucheur voyant la lenteur du travail et l\u2019affaiblissement de la mère décide de recourir à l\u2019aide de l\u2019infundin.On injecte 14cc.s.c.à la patiente, laquelle ressent, quelques instants plus tard, une vive douleur à l\u2019abdomen.Son visage devient pâle et des sueurs froides apparaissent, la pression artérielle tombe, le pouls disparaît, une diaphorèse intense s\u2019installe avec cyanose des extrémités: c\u2019est le grand drame abdominal.À 4.20 heures de l\u2019après-midi, on demande un gynécologue d\u2019urgence, lequel établit le diagnostic de rupture utérine et préconise une césarienne d\u2019urgence.À 5.00 heures de l\u2019après-midi, on me demande afin de connaître le genre d\u2019anesthésie et la médication à instituer.Après un examen attentif de cette patiente moribonde, je constate: que la pression artérielle est à zéro, absence de pouls, que les battements cardiaques à l\u2019auscultation sont imperceptibles, que le cœur fœtal ainsi que les mouvements de l\u2019enfant sont absents, qu\u2019elle est très dyspnéique et qu\u2019il y a shock hémorragique intense.1501 L\u2019obstétricien et le gynécologue désirent l'opérer immédiatement; mais je suggère de la relever de son shock au préalable.La patiente est admise dans le service d\u2019anesthésie à 5.35 heures p.m.bien qu\u2019il y ait jupture utérine avec shock hémorragique secondaire, la patiente est exténuée, car sa réserve de glycogène du foie et de toute sa musculature est épuisée, vu qu\u2019elle est en douleur depuis plus de 58 heures.Comme la patiente est très dyspnéique, j'installe un masque à oxygène avec un appareil Forregger et lui donne une respiration contrôlée, grâce à l\u2019aide d\u2019une garde-malade.Puis en deuxième lieu, j'installe une transfusion de 500 cc.un plasma de 400 ce.et un sérum glucosé a 5% de 500 ce.Je laisse ces trois intra-veineuses donner leur débit à plein pouvoir à l\u2019exception de la transfusion que je donne sous pression avec l\u2019aide d\u2019une poire à spygmomanomètre.Je réchauffe la malade et continue la respiration contrôlée.Durant deux heures, c\u2019est une patiente qui a reçu une oxygénothérapie intense, trois transfusions de 500 cc.deux plasmas de 400 cc.et trois sérums glucosés à 5% de 500 cc., totalisant un volume de liquide de 3 800 ce, quelques 15 cc.d\u2019eschatin intra-veineux et deux ampoules de méthédrine.À 7.20 heures p.m., je parviens à obtenir une pression de 80/60, un pouls à 140, une coloration appréciable des téguments, une respiration plus facile, un meilleur moral de la patiente, laquelle à son arrivée me pria de la laisser mourir tranquille.C\u2019est alors que je décide de faire une rachi-anesthésie à la patiente.Les médecins et les internes présents mentionnent que c\u2019est impossible à cause de la basse pression.Tout de même, je procède et lui fais une rachi à la pontocaïne-dextrose 10 mg.en position latérale, en ayant soin de faire un bouton analgésique et anti-chute de la pression à la procaïne-éphédrine 114 gr.On transporte la patiente sur la table d\u2019opération et je donne une position de Trendelen- burg à 10 degrés.Je constate une anesthésie parfaite jusqu\u2019à D8, la tension est à 80/40 avec un pouls à 130. 1502 J\u2019invite le chirurgien à débuter son travail, lequel fait à la patiente une laparotomie sous et sus-ombilicale avec résection de l\u2019ancienne cicatrice.À l\u2019ouverture du péritoine, c\u2019est un déluge sanguin qui surgit, inondant les champs opératoires.On délivre un enfant mort, tout à fait en dehors de l\u2019utérus et situé dans l\u2019hypocondre droit.Le gynécologue pose deux pinces sur les artères utérines et commence à nettoyer l\u2019abdomen, il retire de nombreux gros caillots situés dans le petit bassin, en-dessous des intestins.c\u2019est un bouleversement de tous les viscères.La tension artérielle a décliné jusqu\u2019à 40/20 avec un pouls à 140.J'augmente la rapidité du sang, du plasma et du sérum, je continue l\u2019oxygénothérapie et administre 15 ampoule de méthédrine à la patiente.Pendant ce temps, le chirurgien fait une hystérectomie sub-totale.La chute de la tension peut être interprétée en dépendance de deux raisons: décompression soudaine de l\u2019abdomen et bouleversement de tous les viscères pour l\u2019extirpation des caillots.À 8.50 heures, le chirurgien avait terminé son opération et la tension était de 58/38, un pouls à 140 et une respiration de 28.La patiente est souriante, cause avec lucidité et demande à boire.Je continue à administrer du liquide, dont un sérum alcoolisé à 5% de 1 000 ce.lequel sert de léger stimulant, légèrement diurétique et calmant minime.À 11.00 heures du soir, la patiente se porte assez bien avec une tension de 70/30, un pouls à 120 et une respiration à 28.Celle-ci avait reçu une quantité de 5 200 ce.de liquide entre 6.00 heures et 11.00 heures p.m.Les suites opératoires furent presque normales et douze jours plus tard, cette jeune maman était toute heureuse d\u2019aller rejoindre son époux et ses deux jeunes enfants.Je fis une rachi-anesthésie pour les raisons suivantes: 1° \u2014 parce que c\u2019était une jeune patiente et que d\u2019habitude la tension ne diminue presque jamais après une rachi si l\u2019on utilise la médication nécessaire; L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 2° \u2014 parce que c\u2019était une patiente qui nécessitait une oxygénothérapie de très grande concentration vu la cyanose déjà existante avant l\u2019opération; 3° \u2014 parce que je savais qu\u2019on ferait une exploration de toute la cavité abdominale, car celle-ci contenait deux corps étrangers situés ici et là dans l\u2019abdomen, les gros caillots et l\u2019enfant; 4° \u2014 pour donner un bon relâchement musculaire, satisfaire le chirurgien en lui facilitant son travail tout en évitant d\u2019intoxiquer davantage la malade et lui donner une hématose adéquate.Par les soins et le temps pré-opératoire accordés à cette malade, pour la relever de son shock, j\u2019ai entravé l\u2019ischémie cérébrale et les suites fâcheuses.Discussion.M.GrorGES-A.CLOUTIER donne des informations supplémentaires au sujet du cas rapporté.M.ALBErT BERTRAND: le volume sanguin total varie entre 76 et 98 cc.par kilo ou bien il représente le 1/12 du poids de l\u2019individu.Il aurait été intéressant ici de connaître le volume sanguin.M.ALBERT GUILBEAULT s\u2019inquiète du sort de l\u2019enfant dans une circonstance semblable.M.Pau.DoNTIGNY demande si toutes les infusions ont été faites par voie intra-veineu- se.Il mentionne que dans certaines institutions on donne les infusions par voie intra- artérielle sous pression.Il demande si dans notre institution des infusions intra-artériel- les ont déja été données.M.C.-A.ATTENDU s\u2019informe si on aurait eu un aussi bon résultat avec le cyclopropane.À l\u2019aide du curare, il aurait été possible d\u2019obtenir une relâchement musculaire satisfaisant.M.Grorces HéperT demande ce qui détermine la quantité de fluide et de sérum à donner dans un cas de ce genre.M.Grorces-A.CLOUTIER répond au docteur A.Guilbeault, que si l\u2019enfant avait vécu, SOCIÉTÉS il aurait fait une anesthésie générale afin de sauver l\u2019enfant.Au docteur P.Dontigny: la méthode d\u2019infusion par voie intra-artérielle n\u2019a pas été pratiquée ici.Au docteur C.-A.Attendu: dans certains cas, on peut obtenir de bons résultats à l\u2019aide du cyclo-propane.Au docteur G.Hébert: nous n\u2019avons actuellement que la pression artérielle pour déterminer la quantité de sérum à donner.Sténose pylorique et ulcères gastriques récents.MM.Roger DUFRESNE, René GRIGNON, Réal GELINAS et Yvan ROULEAU Monsieur P.G., âgé de 48 ans, colon.Le malade se présente pour troubles digestifs, gonflement à la régïon épigastrique et douleur à l\u2019hypocondre gauche.Des troubles remontent à vingt ans en arrière.À ce moment, il se plaint de crampes épigastriques irradiant à l\u2019hypocondre gauche.Elles apparaissent avant les repas et 15-20 minutes après les repas.Il ne se rappelle pas si elles étaient calmées par les aliments ou les alcalins.Flles n\u2019étaient cependant pas constantes.En 1934, il est hospitalisé ici après une «indigestion aiguë » c\u2019est-à-dire perte de connaissance, sans vomissement mais avec douleurs abdominales intenses.On le met à la diète et lui conseille un repos de 3 mois.Plus tard, le malade accuse des douleurs épigastriques, apparaissant quelques heures après les repas parfois la nuit.Il ne se souvient pas qu\u2019elles aient été calmées par les aliments.Elles procédaient par crises d\u2019une\u2019 semaine séparées par une période d\u2019accalmie de même durée.Il fut ainsi pendant 4-5 ans.Depuis environ 10 ans, les douleurs se produisent tous les jours, sans horaire et sans qu\u2019elles soient calmées par les aliments.Il y a quatre ans, à la suite de douleurs abdominales intenses, il fut hospitalisé au Montreal General Hospital pour ulcère perforé de l\u2019estomac.T?estomac était adhérent au 1503 foie au niveau de la perforation.On sutura la perforation.Le malade fut alors très bien jusqu\u2019en septembre dernier, mais il conserva toujours de la sensibilité à l\u2019hypocondre gauche.Depuis septembre dernier, il se plaint de douleurs lancinantes à l\u2019hypocondre gauche presque constantes l\u2019empêchant de travailler.Il accuse aussi des vomissements fréquents et nauséabonds.Quelques jours après son hospitalisation, il vomit du sang noir avec caillots et passe des selles noires, durant quelques jours.Le 7 mars, la radiologie donne le rapport suivant: «l'estomac est de type légèrement hypotonique, sa grosse tubérosité est fortement distendue et pousse un prolongement postérieur au niveau duquel on constate une certaines stase barytée.Il n\u2019existe pas de liquide de stase ou d\u2019hypersécrétion.Il existe une amputation circulaire de l\u2019antre, amputation qui retarde considérablement les passages pyloriques ».Le 28 mars, une gastroscopie a été faite et on a vu un ulcère apparemment bénin de la petite courbure de l\u2019estomac.Il est mis à la diète, ses douleurs diminuent.Le 18 avril, il est transféré en chirurgie et on l\u2019opère le 3 mai, voici le protocole: « Présence d\u2019une sténose cicatricielle du pylore (ulcère perforé dans la tête du pancréas) avec pancréatite secondaire du volume d\u2019un œuf de pigeon.La sténose est grosse comme un jaune d'œuf.Gastrectomie subtotale, etc.À l\u2019ouverture de la pièce, il existe un autre uleére sur la petite courbure.» Il y avait done trois ulcères: l\u2019ulcère an- clen suturé, l\u2019ulcère perforant dans le pancréas et l\u2019ulcère de la petite courbure.Les suites opératoires furent normales et le malade va très bien.La grossesse ectopique itérative.M.Jacques GAUTHIER Cette communication paraît comme article original dans cette livraison, page 1444.Discussion.M.Jacques GAUTHIER dit qu\u2019il a été frappé par la fréquence de la grossesse ectopique 1504 itérative.Personnellement il en a opéré 10 cas dans un espace de temps relativement court.M.J.-Urcen GArIÉPY rapporte qu\u2019il a opéré un cas semblable il y a environ 20 ans et donne des détails.M.JEAN-PAUL Forsy demande s\u2019il y a des causes connues de grossesse tubaire répétée.M.Jacques GAUTHIER répond au docteur Foisy que la cause la plus fréquente de la grossesse tubaire répétée est une lésion chronique de la trompe telle que salpingite par infection néissérienne, mais il peut y avoir aussi beaucoup d\u2019autres causes qui ñe sont pas de nature infectieuse.Il peut y avoir des tiraillements de la trompe par des lésions intra- abdominales telles que l\u2019endométriose, etc.Diabète et grossesse.MM.D.MARION, Albert GUILBEAULT, Armand GRATTON et Fernand JONCAS Madame G.P., âgée de 40 ans, reconnue diabétique depuis 11 ans, et prenant de l\u2019insuline depuis au delà de 5 ans, est admise à l\u2019hôpital le 15 avril dernier pour un œdème considérable des membres inférieurs.Obèse et hypertendue depuis au delà de 10 ans, elle fait une albuminurie progressive depuis 1946.Menstruée 4 fois de 12 ans à 20 ans, âge du mariage, elle est maintenant régulière et aurait fait 29 fausses couches (ne dépassant jamais trois mois de grossesse jusqu\u2019à cette fois, alors que maintenant elle est enceinte de sept mois).A l\u2019admission: dyspnée intense, nausées, inappétence, œdème des membres inférieurs, remontant même jusqu\u2019à la partie inférieure du tronc.Le cœur est régulier, pouls 105, P.A.200/95, poumons négatifs.Antécédents familiaux: grand\u2019père paternel, une tante maternelle et sa mère étaient diabétiques.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burrerin A.MLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Analyses: Glycémie 72 mg % Urée : 50 mg % Cholestérol : 370 mg % Urines : albumine 10 mgs.au litre \u2014 cylindres hyalins \u2014 globules rouges \u2014 pas de sucre ni acétone.Protéines du sang: 5,35 gm.Sodium du sang: 353 mg %.Traitement : Sulfate de magnésie 1 c.à soupe, 1 fois par jour.Digitaline 0,1 mg, 1 fois par jour.Insuline Globine 60 unités le matin.Diète: 128 (G) 45 (L) 69 (P) déchlorurée.Delcos 2 c.à s., 4 fois par jour.Mercuhydrin 1ce intra-musculaire 2 fois, à 4 jrs d\u2019intervalle.Evolution: Dix jours après l\u2019admission, l\u2019ædème diminue, P.A.200/100, albuminurie 11 gm au litre.L\u2019insuline est diminuée progressivement à 30 unités par jour.La patiente accouche prématurément d\u2019une enfant normale pesant 5 livres 5 onces.Suites de couches à peu près normales \u2014 durant lesquelles l\u2019albuminurie baisse à 5 g.au litre \u2014 l\u2019urée à 25 mg % \u2014 l\u2019ædème est disparu \u2014 P.A.170/95.14 jours après l\u2019accouchement, la patiente quitte l\u2019hôpital sans insuline.Discussion.M.FERNAND JoNCAS: cette observation est présentée à cause de la grossesse chez une diabétique, étant donné que le taux de mortalité infantile est généralement élevé dans les cas de diabète.Dans ces cas, les enfants meurent ordinairement d\u2019atélectasie pulmonaire.Le diabète a tendance à s\u2019améliorer vers la fin de la grossesse. SOCIÉTÉS a M.EmiLe MÉNARD demande s\u2019il y aurait lieu de donner de petites doses de folliculine chez les diabétiques enceintes.M.C.-À.ATTENDU mentionne que la folliculine n\u2019a pas donné les résultats auxquels on s'attendait dans les cas de ce genre.M.JAcquEs GAUTHIER fait remarquer que l\u2019Ecole de Boston recommande le stilboestrol au lieu de la folliculine.M.J.-UrceL GARIEPY se demande si la pro- 1505 gestérone serait plus avantageuse que la folliculine.M.FERNAND JoNcAS: la malade était rendue au 7e mois de grossesse, donc il n\u2019était pas question de lui donner des œstrogènes.Il explique que le traitement par les œstrogènes est très dispendieux.D\u2019après les travaux de l\u2019Ecole de Boston il semblerait qu\u2019avec le stil- boestrol on peut obtenir les mêmes résultats.Le secrétaire adjoint du bureau médical, Docteur Georges LECLERC. NECROLOGIE MERCIER FAUTEUX (1898 - 1950) Peu de ses contemporains peuvent se réjouir d\u2019avoir reçu du Ciel et, dès leur naissance, autant de dons généreux et d\u2019attributs magnifiques.Mercier Fauteux est, en effet, né d\u2019une famille remarquable, puisque petit-fils d\u2019un premier ministre de la province de Québec, Honoré Mercier, et neveu de Lomer Gouin, également titulaire des mêmes hautes fonctions.Merveilleusement doué, les jeux de l\u2019esprit lui sont tôt familiers.Tout jeune, se dessinent déjà une tendance à l\u2019esprit d\u2019observation et beaucoup de goût pour l\u2019élocution.En 1918, il est bachelier ès sciences de l\u2019Université Laval.Avec ses frères, Gaspard et Aimé, il s\u2019enrôle dans le C.O.T.C., et alors que ceux-ci s\u2019inscrivent à la Faculté dentaire, il s\u2019immatricule en Médceine à l\u2019Université de la rue Saint-Denis.Carabin, il fait la joie de ses copains, car il imite tellement bien ses professeurs que ce serait à s\u2019y tromper.Sa popularité lui vaut d\u2019être lancé dans l\u2019aventure électorale: tous ont encore à l\u2019esprit le souvenir d\u2019une lutte épique à la vice-présidence des étudiants en médecine, où malgré une éloquence chaleureuse, fruit de son atavisme politique, il ne réussit pas à remporter les honneurs.En fait, cut-il été élu qu\u2019il se serait sans doute laissé happer, comme tant des siens, par la passion de la chose publique et il aurait été perdu pour la médecine.Le doctorat obtenu avec distinction en 1923, il continue une année encore l\u2019internat commencé, l\u2019automne 1922, à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Les stages en chirurgie surtout l\u2019intéressent et les souvenirs abondent des mois qu\u2019il a passés dans les services des professeurs Amédée Marien et Eugène Saint-Jacques.Celui-ci est, comme Mercier Fauteux, originaire de Saint-Hyacinthe.Cette parenté du sol crée entre maître et élève de solides liens.Le maître lui facilite l\u2019obtention d\u2019une bourse e + + + d\u2019études à Paris et lui promet, à son retour, la première place dans son service.Les deux années passées en France ont permis à Fauteux de faire de l\u2019anatomie chez Rouvière, de l\u2019histologie avec Prenant, de l\u2019anatomie pathologique avec Roussy, de la cancérologie chez Regaud et de la chirurgie sous la tutelle de Pierre Duval et d\u2019Ernest Desma- rets.De retour à l\u2019Hôtel-Dieu, le champ d\u2019action lui paraît restreint \u2014 Un nouvel hôpital vient de s\u2019ouvrir.Il postule et obtient en 1928 la charge de chirurgien en chef de l\u2019Hôpital de Montréal-Est.Les obligations n\u2019y sont pas trop lourdes et lui permettent le cumul avec celles qu\u2019il doit remplir à l\u2019Hôtel-Dieu, enseignement compris.L\u2019impression est favorable, au point qu\u2019à 34 ans, Mercier Fauteux permute de l'Hôtel- Dieu à l\u2019Hôpital Général de Verdun, dont il devient le premier chirurgien-en-chef.C\u2019est la gloire, dès 1932, moins de dix ans après le doctorat; Fauteux obtient une renommée et des honneurs que l\u2019on n\u2019est pas accoutumé de rencontrer à pareil âge.D\u2019être arrivé au faîte, presque sans effort, d\u2019un élan prodigieux, aurait marqué pour beaucoup l\u2019arrêt de toute ambition.Mercier Fauteux n\u2019est pas satisfait de cette ascension, souhaitée par la masse des collègues.Il lui faut autre chose \u2014 Conférencier disert, opérateur audacieux, cela ne suffit plus.L\u2019action manque.Et c\u2019est de ce moment que date l\u2019entrée de Fauteux dans le domaine expérimental.À l\u2019occasion d\u2019une mort tragique par thrombose coronarienne dont il est témoin, il se sent pénétré du désir de trouver un remède à celle- ci.Il délaisse peu à peu la salle d\u2019opération, fréquente Morgagui et l\u2019hôtel de la rue Saint- Vincent; se rapproche des cardiologues, se familiarise avec l\u2019électrocardiogramme, prend contact avec Boris Balkin, opère sur les chiens McGill lui a ouvert ses portes, Archibald, puis Gairn Miller l\u2019encouragent.Ses recherches NÉCROLOGIE sont longues, les expériences difficiles, les données recueillies au début difficilement transposables du chien à l\u2019homme.Fauteux cherche, essaye, reprend jusqu\u2019au jour où tout est prêt pour l\u2019application au malade.La rumeur s\u2019empare de l\u2019événement.Les patients s\u2019amènent pleins d\u2019espoir.Les résultats ne satisfont pas au maximum; il y a encore beaucoup de détails à mettre au point.Elliott C.Cutler invite Fauteux à Harvard, lui ouvre ses laboratoires, le fait nommer en 1942 Research Fellow in Surgery, puis assistant en chirurgie au Peter Bent Brigham Hospital de Boston, titre et fonctions qu\u2019il occupe de 1943 à 1945.Harvard est le sanctuaire de la science médicale; les chercheurs y ont une place de choix ; ils y sont compris.On ne leur demande pas de faire vite, mais de faire bien.Peu importe que la thèse soit difficile à développer ou qu\u2019elle soit de prompte exécution, les chefs font confiance à leurs disciples.Le chirurgien en chef Fauteux est devenu une unité dans l\u2019équipe chirurgicale de Cutler.Il consacre à la science pure les longues années de son stage à Boston, mais il continue ses recherches personnelles sur la neurectomie péri- coronarienne associée à la ligature de la grande coronaire; il recherche un traitement à la fibrillation ventriculaire au cours de la maladie des coronaires.Bref, il ne s\u2019éloigne pas de son plan primitif: la cure chirurgicale de l\u2019angine de poitrine.En 1946, il revient à Montréal, retourne à McGill et au Royal Victoria \u2014 Séjour de brève durée.L\u2019Université de Montréal ouvre un concours d\u2019agrégation en chirurgie générale, section de la clinique cardiaque.Fauteux se présente et _ est admis.Il participe à l\u2019enseignement et donne ses cours à la chaire de pathologie médicale.Le transfert de son laboratoire de McGill a Université de Montréal se fait, non sans heurt et très lentement.Entre temps, Fau- feux est invité à l\u2019étranger comme conférencier.) i L'Académie de Chirurgie de Paris le met au 1507 programme de l\u2019une de ses séances.Il est également invité à la Société de Chirurgie de Lyon, dont il devient un membre correspondant étranger.Ceux qui l\u2019entendent sont fort impressionnés, témoin les chirurgiens français qui l\u2019ont écouté à Paris où à Lyon et qui, dès leur arrivée à Montréal, s\u2019empressent de lui faire signe.Le professeur René Fontaine de Strasbourg, très intéressé, assista en 1948 à plusieurs interventions de Fauteux et une fois tout au moins par une participation active à l\u2019acte opératoire.La Société Médicale et la Société de Chirurgie de Montréal, la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec, l\u2019Association des Médecins de Langue Française, la grande majorité de nos associations scientifiques n\u2019ont pas fait grise mine au chercheur de leur race.Le nom de Mercier Fauteux est inscrit partout.Il eût été étrange que celui qui fut invité des universités américaines et des principales sociétés de chirurgie de France ne l\u2019ait pas été chez lui.Il a été, au contraire, très bien reçu et le Collège Royal lui a même décerné un diplôme de conférencier honoraire.Il faut le recul du temps pour juger de la valeur d\u2019une thérapeutique \u2014 Beck et ses associés sont mieux qualifiés que moi pour apprécier l\u2019oeuvre capitale de Mercier Fauteux.Mais n\u2019aurait-il apporté qu\u2019une contribution minuscule à la chirurgie cardiaque que cela serait déjà beaucoup, d\u2019autant que rares sont les nôtres qui ont fait leur nom comme pionniers, initiateurs ou précurseurs en médecine ou en chirurgie.Pour atteindre à un nouveau summum, Mercier Fauteux a choisi, de son plein gré, la voie aride, le chemin ardu, la route semée d\u2019embûches; lui qui, à 34 ans, aurait pu se dire arrivé et accumuler les sous, il a préféré recommencer et il nous a quitté le 28 avril dernier, à 52 ans, à la veille d\u2019une reconnaissance que l\u2019avenir lui apportera, trop tard pour le réconforter, mais assez tôt pour récompenser les siens des sacrifices qu\u2019il leur a imposés au bénéfice de la science. 1508 Que Madame Mercier Fauteux et ses fils trouvent ici l\u2019expression de notre profonde sympathie.Edouard DESJARDINS.LE DOCTEUR STANISLAS DAVIAULT Le docteur Stanislas Daviault est décédé le 10 octobre 1950 à l\u2019Hôpital Général de Verdun, à l\u2019âge de 57 ans, après une longue maladie.Il avait fait ses études secondaires au Séminaire de Joliette et avait terminé ses études médicales en 1918 à l\u2019Université de Montréal.Il faisait partie du personnel médical de l\u2019Hôpital Général de Verdun et il en était un des gouverneurs.Il pratiqua toujours sa profession à Montréal.Excellent médecin de famille, guidé par un bon sens inné et un jugement sain, il s\u2019était créé une vaste clientèle qui savait apprécier sa charité exemplaire.Ses confrères ainsi que tous ceux qui l\u2019ont connu regretteront surtout le médecin honnête, dévoué et professionnel.Les deux dernières années de sa vie furent assombries par une maladie inoxérable.Jour par jour, il en suivait les progrès avec un courage étonnant et une parfaite lucidité.Sa mort fut digne et simple, comme l\u2019avait été toute sa vie.Au nom de L\u2019Union Médicale du Canada, nous offrons à son épouse, à sa mère et au personnel de l\u2019Hôpital Général de Verdun, l\u2019expression de toute notre sympathie.Maurice GERVAIS.LE DOCTEUR J.-H.AUTHIER Le docteur J.-H.Authier, maire de Ville St-Laurent, est décédé au mois d\u2019avril dernier, à l\u2019âge de 52 ans, après une longue maladie.Il avait terminé ses études de médecine à l\u2019Université de Montréal en 1920.LE DOCTEUR PAUL OSTIGUY Le docteur Paul Ostiguy est décédé le 7 avril dernier.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval en 1896.Il avait été pendant plusieurs années chef de service d\u2019ophtalmologie à Phôpital Ste-Justine.Nos condo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 léances à ses fils, les docteurs Lucien et Marcel Ostiguy.LE DOCTEUR J.-E.SAINT-GERMAIN Le docteur J.-E.St-Germain est décédé récemment à Sherbrooke où 1l pratiquait depuis 35 ans.Nos condoléances à son fils, le Dr Guy St-Germain de St-Guillaume d\u2019Upton.LE DOCTEUR LÉOPOLD SEERS Le docteur Léopold Seers est décédé subitement il y a quelques semaines, à l\u2019âge de 49 ans.11 avait terminé ses études de médecine à l\u2019Université de Montréal en 1935, et faisait partie du personnel médical de l\u2019hôpital St- Joseph de Lachine.LE DOCTEUR PIERRE MILLETTE Le docteur Pierre Millette est décédé récemment à Trois-Rivières à l\u2019âge de 88 ans.LE DOCTEUR LOUIS-GEORGES PERRIN Le docteur Louis-Georges Perrin est décédé à Québec, en juillet dernier, à l\u2019âge de 64 ans.Diplômé de l\u2019Université Laval en 1911, il avait pratiqué à Québec depuis 1915.LE DOCTEUR L.F.LAVIGNE Le docteur L.-F.Lavigne est décédé, le 17 juillet dernier à Montréal, à l\u2019âge de 57 ans.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval en 1916 et fa\u2018sait partie du personnel médical du Département des Vétérans.LE DOCTEUR CHARLES DELAGE Le docteur Charles Delage est décédé le 21 juillet dernier, à St-Basile, à l\u2019âge de 70 ans.Il était coroner du comté de Portneuf.Il avait terminé ses études de médecine à Laval en 1905.LE DOCTEUR ARMAND CARREAU Le docteur Armand Carreau est décédé à Montréal, au cours du mois de septembre, à l\u2019âge de 54 ans.Il avait terminé ses études médicales à Laval en 1918. NOUVELLES HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR ALBERT LeSAGE Le docteur Albert LeSage, ancien doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal, vient d\u2019être nommé membre d\u2019honneur de la Société Internationale de Médecine Interne.LA MÉDAILLE LÉO PARISEAU AU DOCTEUR LOUIS-CHARLES SIMARD Le docteur Louis-Charles Simard, directeur de l\u2019Institut du Cancer de Montréal et professeur à l\u2019Université de Montréal, a reçu la médaille de l\u2019A.C.F.A.S.pour l\u2019année 1950.Cette médaille, à l'effigie du docteur Léo Pariseau, la plus haute distinction décernée par l\u2019A.C.F.A.S.a été attribuée ainsi pour la première fois à un membre éminent de la profession médicale.Le docteur Edouard Morin de Québec a présenté la médaille au docteur Louis-Charles Simard.2e ++ LE DOCTEUR PHILIPPE PANNETON À L'ACADÉMIE La séance annuelle de l\u2019Académie Canadienne-fran- çaise a eu lieu le 10 octobre 1950.Le docteur Philippe Panneton a été réélu directeur de l\u2019Académie.CONFÉRENCE SIMONNET Le docteur Henri Simonnet a été l\u2019invité de la Société d\u2019Etudes et de Conférences.Il a parlé de « La querelle de l\u2019hérédité et du milieu.» CONGRÈS MÉDICAL À EDMUNDSTON La Société Médicale du Madawaska a tenu son congrès annuel à Edmundston.Cinquante médecins étaient présents.Les séances étaient sous la présidence du docteur Marcel Langlois, surintendant de l\u2019Hôpital d\u2019Edmundston.Le conférencier principal fut le professeur Lenègre de Paris.Il fut remercié par le docteur F.Sormany d\u2019Edmundston.Le docteur Guy Drouin de Québec prit également une part active au Congrès.VISITE DU DOCTEUR JEAN KUNLIN Le docteur Jean Kunlin, du laboratoire de chirur- gle expérimentale du Collège de France et chirurgien français de renom, a passé quelques jours parmi nous en octobre dernier.Il a visité les Universités de Montréal et de Québec ainsi que quelques centres hospitaliers.LE DOCTEUR ANDRÉ SIMARD INVITÉ DE L'HÔPITAL DE SAINT-HYACINTHE Le docteur André Simard de Québec a été le conférencier invité lors d\u2019une réunion des médecins de St-Hyacinthe tenue à l\u2019hôpital Saint-Charles.Le doe- teur Hervé Gagnon présida la séance et présenta le docteur André Simard qui fut remercié par le docteur Marc Bergeron.ee © RÉUNION DE GASTRO-ENTÉROLOGIE La Société de Gastro-entérologie s\u2019est réunie dernièrement sous la présidence du docteur Yves Chaput.Les docteurs Louis Bernard, J-H.Charbonneau et Yvan Vallée étaient au programme de la séance qui s\u2019est tenue à l'hôpital Saint-Luc.CONFÉRENCES KOURILSKY Le professeur Raoul Kourilsky s\u2019est dépensé d\u2019une façon extraordinaire lors de son dernier séjour au Canada.Il a accepté de donner des causeries cliniques dans presque tous les hôpitaux des grands centres.L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LA RIVE SUD Le congrès annuel de l\u2019Association des médecins et des dentistes de la Rive S'1d s\u2019est tenu à la Rivière- du-Loup, le 4 novembre.Le professeur Jean Bernard de Paris était l\u2019invité d'honneur. 1510 LE BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL SAINT-VINCENT-DE-PAUL Le docteur Emile Bruneau a été élu président du bureau médical de l\u2019hôpital général St-Vincent-de- Paul en remplacement du docteur Alexandre Mi- gnault.Le docteur Rouville Lamy remplace le docteur Adrien Bérubé comme vice-président; le docteur Léo Langis remplace le docteur Georges Saine comme secrétaire; le docteur T.-J.Quintin remplace le docteur Emile Groleau comme premier conseiller et le docteur Guy Bertrand remplace le docteur Paul MacMahon comme second conseiller.ee ÉLECTIONS CHEZ LES RADIOLOGISTES Le nouveau bureau de l\u2019Association des Radiologistes de la Province de Québec est ainsi constitué: Président: M.E.N.Crawford, Montréal; vice-président: M.Origène Dufresne; secrétaire: M.G.Gill; trésorier: M.D.C.MacRae; directeurs: MM.M.Samson et Jules Gosselin de Québec, C.B.Pierce, L.-A.Gagnier et E.F.Crutchlow de Montréal.Le docteur Jean-Pierre Jean a été nommé secrétaire des séances.2e ++ UN BUREAU MÉDICAL À JONQUIÈRE 21 médecins se sont réunis à Jonquière pour fonder le bureau médical de Jonquière-Kénogami-Arvida.Les officiers sont: Président: docteur J.-Edmond Bergeron (Jonquière); vice-président: docteur E.Marchand (Kénogami); secrétaire: docteur Alb.Tremblay (Jonquière); directeurs: les docteurs R.Gagnon (Arvida); Gérard Caron (Kénogami) et H.Vaillancourt (Jonquière).+ + HAUTERIVE AURA UN HÔTEL-DIEU La nouvelle municipalité de Hauterive, siège de l\u2019évêché du golfe St-Laurent, sera dotée d\u2019un hôpital.Des lettres patentes viennent d\u2019être accordées aux Religieuses Hospitalières de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal à cet effet.La supérieure du nouvel hôpital est la Révérende soeur Ste-Thérèse.ee ++ LE DOCTEUR RICHARD GAUDET FÊTÉ Le bureau médical et le personnel de l\u2019hôpital St- Vincent-de-Paul de Sherbrooke ont rendu hommage à leur chirurgien en chef, le docteur Richard Gaudet, à l\u2019occasion de sa nomination comme chevalier du St-Sépulcre.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLenin AM.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE- DAME DE L'ESPÉRANCE DE QUÉBEC Le docteur G.-E.Courchesne a été élu président du bureau médical de l\u2019hôpital Ste-Anne de Québec.Les docteurs Alphonse L\u2019Espérance et Conrad Nadeau ont été élus respectivement vice-président et secrétaire.Le nom de l'hôpital Ste-Anne sera désormais changé en celui d\u2019Hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance.ee ++ CONGRÈS DE L'A.C.E.M.I.Le 14e congrès de l\u2019Association Canadienne des étudiants en médecine et des internes s\u2019est tenu à l\u2019Université de Montréal.Le docteur J.-Roméo Pepin souhaita la bienvenu aux congressistes.Les assises se sont tenues sous la présidence de M.Jacques-0.Gagnon.ee ++ BOURSES D'ÉTUDES CONTINUÉES À TROIS MÉDECINS Le docteur J.-S.-L.Browne, président du Comité d\u2019éducation professionnelle de la Société Canadienne de l\u2019arthrite et du rhumatisme, annonce que les docteurs Joseph-A.Blais, deGuise Vaillancourt et Roger Demers, tous de Montréal, bénéficieront pour la deuxième année consécutive de bourses d\u2019études offertes par la Société.ee ++ RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE La Société de Chirurgie de Montréal a tenu une réunion le 8 novembre 1950 à l\u2019hôpital Notre-Dame sous la présidence du docteur Paul Bourgeois.Au programme: les docteurs J-E.Cabana et Edouard Gagnon.INSTITUT SCIENTIFIQUE FRANCO- CANADIEN IL\u2019Institut Scientifique franco-canadien a fêté le 25e anniversaire de sa fondation le 22 octobre 1950.Etaient au programme Messieurs Etienne Gilson, Edouard Montpetit et René Grousset.ee ++ L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L'EST L'Association des médecins de l\u2019Est a tenu une réunion le 24 octobre 1950 à laquelle le docteur Léopold Lamoureux a parlé sur: «Le médecin de UEst et l\u2019hôpital Maisonneuve ». NOUVELLES JOURNÉE DE LA RECHERCHE La Journée de la Recherche s\u2019est tenue à l\u2019Université de Montréal le 28 octobre 1950.Cette Journée avait pour but de commémorer le 12e anniversaire de la fondation de l\u2019Institut de Microbiologie de Montréal.UN SUÉDOIS, ÉLU PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION MÉDICALE MONDIALE Le docteur Dag Kuntson de Suède a été choisi comme président de l\u2019Association Médicale Mondiale \u2014 Stockholm sera le siège de la réunion annuelle de 1951.CONFÉRENCES ET CLINIQUES DU PROFESSEUR JEAN LENEGRE Voici le programme des Conférences et Cliniques données sous les auspices de la Faculté de Médecine par Monsieur le professeur Jean Lenègre, professeur à la Faculté de Paris.20 novembre 1950 \u2014 Hopital Notre-Dame.« Hémoptysies d\u2019origine cardiaque ».21 novembre 1950 \u2014 Hôpital Général de Verdun.« Œdème aigu du poumon ».Faculté de Médecine.« La digitale et la digitaline ».22 novembre 1950 \u2014 Hôpital Notre-Dame.« Cœur myœdémateux ».23 novembre 1950 \u2014 Hôpital Saint-Laurent.« Péricardite constrictive ».24 novembre 1950 \u2014 Hôtel-Dieu.« Hémosidérose pulmonaire ».27 novembre 1950 \u2014 Hôpital Notre-Dame.« Sténose pulmonaire serrée ».Faculté de Médecine.« Hypertension de la petite circulation ».28 novembre 1950 \u2014 Hôpital Saint-Luc.« Les embolies pulmonaires ».Société Médicale de Montréal.«Le cœur pulmonaire ».29 novembre 1950 \u2014 Hôpital Général de Verdun.« Hépatalogie d\u2019effort ».Société de Cardiologie de Montréal.«Etude histologique de la cloison dans le bloc de branche gauche ».(4 cas) ler décembre 1950 \u2014 Hôpital Saint-Luc.« Hémiplégie d\u2019origine mitrale ».2 décembre 1950 \u2014 Hôtel-Dieu.« Les conséquences cardio-vasculaires de l\u2019asthme ».1511 L'INSTITUT BRUCHÉSI DE MONTRÉAL Le service médico-social 1° L\u2019infirmière visiteuse et la tuberculose.Le service médico-social a une place privilégiée dans la lutte antituberculeuse, à côté de la clinique et en coopération intime avec elle.Il a un rôle spécial à jouer: il continue l\u2019action de la clinique et l\u2019éducation du médecin.Après le verdict du médecin, le tuberculeux réagit toujours.On s\u2019imagine bien ce qu\u2019est apprendre, même à mots feutrés, même avec des promesses de guérison qu\u2019on est tuberculeux.Cela veut dire tant de choses pour un malade.Tout le présent marqué d\u2019un renversement complet, et l'avenir caché par un voile de doutes.C\u2019est le moment plus que jamais, où reprenant les avis du médecin, ses encouragements, ses avertissements, l\u2019infirmière va redresser la réaction du malade.La perspicacité féminine trouvera un joint pour pénétrer dans Ame du tuberculeux, lui faire comprendre que tout peut s'arranger dans sa famille, qu\u2019elle ne sera pas abandonnée pas plus que lui et qu\u2019il sortira un jour de cette mauvaise situation.C\u2019est de ce premier contact avec l\u2019infirmière que dépend l\u2019orientation prochaine et future du malade.Il n\u2019est pas seul à réagir, son épouse subit le con- tre-coup de l\u2019épreuve.Désormais, elle aura à porter tout le fardeau de la maison et quand il y a plusieurs enfants, ce fardeau pèse.La première émotion passée il s\u2019agit de prendre une décision.Là encore, l\u2019appréhension de l'hôpital, surtout chez les ouvriers, engendre de multiples problèmes et une crainte insurmontable.L\u2019infirmière sait raisonner son malade, lui prouver, les faits ne lui manquent pas, que c\u2019est le meilleur endroit pour faire sa cure et pour guérir.Elle lui montre tel et tel qu\u2019elle a visités, qu\u2019elle visite encore et qui ont pu reprendre leur travail après un séjour à l\u2019hôpital.Elle cherche, auprès de l'épouse, une collaboration pour bien régler la situation de la famille.Avec elle et le malade, elle organise, selon son expérience, l\u2019économie du foyer, renseigne sur les sources possibles de secours matériel; elle fait même les démarches et remplit les formules nécessaires.Son rôle est de placer le malade dans un climat de sécurité.En même temps, elle prépare l\u2019organisation de la cure de repos, en attendant l\u2019admission à l\u2019hôpital.Rarement les conditions de logement permettent au tuberculeux de faire une cure à domicile qui soit au moins satisfaisante.Mais l\u2019infirmière sait que rien n\u2019est à négliger et que l\u2019on tire toujours avantage d\u2019une situation embarrassante.Mais c\u2019est surtout l\u2019esprit de la cure qu\u2019elle lui enseigne.Le pourquoi est 1512 plus important.Le comment viendra dans la suite avec la conviction.De plus cette conviction suivra le malade à l'hôpital et c\u2019est là surtout qu\u2019il en aura besoin pour supporter l\u2019inactivité des longs mois de repos.Cette éducation de personne à personne est très souvent efficace.L\u2019infirmière en s'adressant en toute simplicité au tuberculeux, le ressaisit, lui donne confiance dans la guérison, à la condition de la vouloir.Elle le met en garde contre la révolte, contre les exigences exagérées, contre la jalousie, contre ses propres mouvements irréfléchis, qui pourraient lui rendre la vie d\u2019hôpital plus dure et moins profitable.Elle lui montre que l'idéal d\u2019un tuberculeux doit être de reconquérir sa santé par des sacrifices qui ne sont pas tellement terribles et par une lutte de tous les instants contre le microbe et contre lui-même.Elle l\u2019avertit que la maladie est longue et la guérison lente à s\u2019installer.Après l'hôpital, 11 lui faudra encore demeurer sous observation médicale afin d\u2019empêcher toute rechute.2° L\u2019infirmière et la famille.Dans le programme du service médico-social la lutte à la tuberculose est menée sur tous les fronts.La prophylaxie réduit le champ de la maladie, en empêchant la contamination de faire de nouvelles victimes.C\u2019est une des premières préoccupations de l'infirmière en entrant dans la famille du tuberculeux.Elle éduque, sur ce point, le malade lui- même, l\u2019épouse ou la maman et met les autres membres de la famille en garde contre les contacts inutiles et dangereux.Elle enseigne, pour en faciliter l\u2019accomplissement, des moyens concrets et appropriés au milieu et, dans ses visites, elle insiste sur la fidélité à observer ses recommandations.Elle s\u2019occupe ensuite de faire examiner toute la famille.La contamination tuberculeuse peut avoir fait des victimes.Il ne faut pas attendre qu\u2019on ait des symptômes graves pour les soigner.Toute déficience dans l\u2019état de santé est relevée à l\u2019examen et l'infirmière se met en relation avec les diverses organisations qui peuvent aider ces malades.Si la mère est tuberculeuse, elle voit au placement des enfants dans des familles à la campagne, ou organise le Placement aux Camps de Santé pendant les deux mois de vacances.La famille du tuberculeux est devenue son terrain d\u2019action.C\u2019est là qu\u2019elle met tout en œuvre pour empêcher toute nouvelle éclosion de la tuberculose et pour maintenir, dans la mesure du possible, l\u2019amertume de la séparation, de la gêne, du malheur.Le Service Médico-social est nécessaire.Il n\u2019est pas de maladie qui laisse sa victime plus désemparée, à l\u2019annonce du diagnostic, que la tuberculose.Affaire de mentalité peut-être?Mais sûre- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETN AM.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 ment à cause de cette longueur indéfinie du traite~ ment; à cause de cette inactivité totale prévue pour de longs mois et des années; à cause de l\u2019incertitude- du dénouement.Que ferait le pauvre tuberculeux s\u2019il n\u2019avait pas pour le relever, l\u2019orienter, lui assurer un climat de tranquillité physique et morale, l\u2019infirmière visiteuse du service médico-social.Laissé à lui-même, il serait vite un désemparé et bientôt un: désespéré.Il y a des forts qu\u2019il faut soutenir, des.peureux qu\u2019il faut enhardir, des pessmistes à convaincre, des réfractaires à ramener, des indécis à confirmer et des \u201cattachés\u201d qu\u2019il faut aider à se libérer.Que de cures seraient abandonnées, s\u2019il n\u2019y avait.pas l'infirmière pour maintenir la volonté chancelante; pour conserver l\u2019espoir du retour dans la famille, pour pourvoir aux besoins matériels du foyer.Que de rechutes de pauvres tuberculeux, il faudrait enregistrer si l\u2019infirmière ne surveillait pas, de pres, la cure post-sanatoriale et le retour graduel a la vie normale.Collaboration du médecin de famille.En prenant sous son égide le foyer du tuberculeux,.l\u2019infirmière du service social offre sa collaboration au médecin de famille, elle demande la sienne en retour.Une œuvre d\u2019éducation et de prophylaxie n\u2019admet pas de controverse.Le soin du malade ne peut viser, qu\u2019à son bien personnel et au bien de sa.famille.Tout autre intérêt doit s\u2019accorder avec cet intérêt.Et cela est possible.La collaboration se présentera donc sous ces deux aspects: conseiller dans le même sens et appuyer l\u2019action de l\u2019infirmière, comme elle appuiera celle du médecin de famille.L\u2019infirmière du service social fait son travail avec dévouement et générosité, elle ne s\u2019impose pas contre le désir du médecin; mais le- médecin doit comprendre que de cette surveillance bienfaisante exercée sur ses clients, il retirera toujours, tôt ou tard, quelque avantage.La participation du médecin de famille à la lutte antituberculeuse- va jusqu\u2019à la prévention, jusqu\u2019à la facilitation de l\u2019hospitalisation et du traitement.Car la lutte antituberculeuse est, elle aussi, faite d\u2019une multitude de petites actions.La clinique antituberculeuse et le dépistage du cancer.Des travaux scientifiques sont actuellement publiés dans tous les pays sur la question du cancer pulmonaire.L\u2019on peut donc dire que le dépistage du cancer du poumon est à l\u2019ordre du jour.Une clinique antituberculeuse, parce qu'elle a à poser des diagnostics différentiels, ne doit pas se soustraire à l\u2019obligation de dépister le cancer pulmonaire, surtout à ses débuts quand elle examine radiographiquement des consultants au point de vue NOUVELLES tuberculeux.Notre service de bronchoscopie dont est chargé le docteur Langlois complète la recherche du cancer, lorsqu\u2019une image radiographique le décèle ou le fait supposer.Nous croyons qu\u2019en ajoutant ce travail à toutes nos activités nous rendons à la population un grand service et que nous collaborons dans ce secteur particulier à la lutte générale contre le cancer.Cancer pulmonaire ou endobronchique.Depuis quelques années, la lutte entreprise contre la tuberculose pulmonaire a été intensifiée.Les moyens de dépistage ont été augmentés et mis plus facilement à la disposition tant du médecin que du public en général.Les radiographies pulmonaires systématiques nous permirent donc de mettre en évidence certaines maladies pulmonaires autres que la tuberculose et parmi celles-là le cancer du poumon, qui nous intéresse particulièrement pour l'instant.La lutte anti-cancéreuse, par sa publicité, a constitué à éveiller l\u2019attention du public à propos du cancer.Le publie sait bien que le cancer peut attaquer l\u2019estomac, le foie ou l'intestin; mais il croit que le poumon en est indemne, à cause de la tuberculose.Ainsi, grâce au dépistage plus intense et aussi grâce aux moyens plus adéquats que nous possédons maintenant, et parmi ceux-ci la bronchoscopie, ils nous a été permis de diagnostiquer 24 cas de néoplasme pulmonaire ou endobronchique depuis le début de janvier de cette année.De ces 24 cas, 21 furent découverts au hasard de la clinique, 2 nous furent dirigés par la Ligue Antituberculeuse de Montréal, et un par un médecin étranger à la clinique.Ces différents cas étaient à des stages plus ou moins avancés de la maladie.Chose curieuse à noter, ce sont tous des hommes, d\u2019âge variant entre 43 et 67 ans, de métier ou profession différent, et ayant tous, sauf trois, au moins à une période de leur vie, ingurgité de grandes quantités d\u2019alcool.Ils étaient aussi, pour la plupart, de bons fumeurs.Une seule femme nous fut dirigée pour précision de diagnostic.Elle était âgée de 75 ans avec un état général lamentable.Le seul fait de lui prescrire des radiographies dans différentes positions l\u2019a fatiguée énormément, de sorte que nous avons différé les autres examens.Un diagnostic présomptif seulement fut posé, et il n\u2019entre pas dans le total plus haut cité.De ces différents cas, 8 sont maintenant décédés, ayant été découverts trop tard pour bénéficier de l\u2019opération, ou ayant des métastases dans plusieurs organes.Neuf patients ont subi une pneumonec- tomie à date et les autres sont actuellement à l\u2019étude.Nous avons eu l\u2019occasion de revoir six patients opérés, et leur état est très satisfaisant: deux ont même repris un travail léger.1513 Il est\u2018 évidemment beaucoup trop tôt pour discuter de l\u2019évolution ou encore du pronostic de ces patients.Il est cependant permis d\u2019espérer, dès maintenant, des résultats très encourageants pour l\u2019avenir.Il est surtout permis de croire que, dans un avenir rapproché, la très grande majorité des cas pourront être opérés et guéris, parce qu\u2019ils auront été découverts et diagnostiqués au stade de début, ou surtout avant que les métastases aient pu s\u2019étendre aux organes avoisinants.Dans un prochain article, nous expliquerons l\u2019étiologie du cancer pulmonaire ou endobronchique; un troisième article sera consacré à la symptomatologie de cette affection, et un dernier traitera de l\u2019évolution et du traitement.Pour ce qui est du pronostic du cancer pulmonaire en endobronchique, il sera en raison directe avec la découverte de la maladie.J.-Denis LANGLOIS, M.D, en charge du service de bronchoscopie.\u201cAMERICAN ACADEMY OF OPHTHALMOLOGY AND OTOLARYNGOLOGY\" C\u2019est à Chicago (comme toujours depuis plusieurs années, à cause de sa situation centrale et de ses nombreux hôtels) que se tenait au Palmer House, du 8 au 13 octobre dernier, la 55ème réunion annuelle de cette puissante organisation qui réunit annuellement plusieurs milliers de spécialistes en ophtalmologie et (ou) otolaryngologie venant de toutes les parties des Etats-Unis, du Canada et même de l\u2019étranger.Pour nous, il n\u2019y a pas de doute qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019événement le plus important de l\u2019année; c\u2019est un congrès de grande classe, de grand style, préparé d\u2019une façon minutieuse et aussi parfaite que possible.Le plus haut intérêt y est maintenu du commencement à la fin.Soit que vous ne vous spécialisiez qu\u2019en ophtalmologie ou qu\u2019en otolaryngologie, ou soit encore que vous vous adonniez aux deux spécialités, vous pouvez aisément, grâce au programme détailllé, organiser votre semaine entière sans perdre un seul instant.Matinée et après-midi, on alterne, dans la grande salle de bal, les conférences entre l\u2019ophtalmologie et l\u2019otolaryngologie pendant que, inversement, se donnent, dans de plus petites salles, des cours continus (2 heures et plus) ou individuels (une heure) sur les sujets les plus variés, depuis l\u2019embryologie jusqu\u2019à la thérapeutique, sans oublier la chirurgie plastique de la face et les différentes manifestations allergiques oculaires et nasales.De plus, il faut accorder une mention honorable aux nombreux films (la plupart en couleurs) qui se déroulent sur les écrans. 1514 On ne peut pas se faire une juste idée de l\u2019ampleur et de importance de cette réunion, sans y avoir assisté.Jules BRAHY (Montréal).+ + CLINIQUE MODÈLE DE MATERNITÉ PROJETÉE À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Avec l\u2019aide pécuniaire du gouvernement fédéral, on est à créer à l\u2019hôpital Sainte-Justine de Montréal une clinique modèle destinée à fournir aux mères et aux bébés des soins prénatals, natals et postnatals.Cette nouvelle vient de nous être communiquée par I'hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social.L'hôpital Sainte-Justine, fait-il remarquer, a été choisi pour y établir ce nouveau service parce qu\u2019il est déjà un centre réputé d\u2019obstétrique et de pédiatrie et qu\u2019il sert à l\u2019enseignement clinique de l\u2019école de médecine de l\u2019Université de Montréal.La nouvelle clinique, qui sera ouverte trois jours par semaine, aura comme personnel un spécialiste en pédiatrie, une infirmière et une technicienne.Un spécialiste en obstétrique et un psychiatre y feront du service intermittant, et deux infirmières appliqueront un programme de visites à domicile.Le dispensaire sera pourvu d\u2019un appareil à rayons X et de 10 incubateurs destinés au soin des nouveau- nés prématurés.On y établira une banque de sang, dont s\u2019occuperont deux techniciens.On y installera aussi un laboratoire qui effectuera les examens du sang et autres analyses, et on se procurera une ambulance de construction spéciale pour transporter à l'hôpital les bébés prématurés.L\u2019ambulance pourra contenir quatre incubateurs et sera pourvue d\u2019appareils spéciaux pour le chauffage et l\u2019administration d\u2019oxygène.Les frais d\u2019établissement du dispensaire et de son opération d\u2019ici la fin de la présente année financière sont estimés à $55,300, et seront payés en entier par la subvention fédérale.On s\u2019attend que cent personnes par semaine environ se présentent à la clinique et que les infirmières puissent faire environ 40 visites à domicile.La création de ce service constitue un grand pas dans l\u2019intérêt de l'hygiène maternelle et infantile dans la province de Québec, ajoute M.Martin.Non seulement le dispensaire fournira des soins médicaux et infirmiers qui contribueront à diminner la mortalité maternelle et infantile et à assurer de meilleures conditions de santé, mais de meilleures facilités d\u2019enseignement à l\u2019usage des étudiants en médecine propageront l\u2019influence de la clinique dans tous les coins de la Province.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurenin AMLEF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 CONSULTATION GÉNÉRALE DE LA CLINIQUE DES MALADIES DU THORAX DE L'HOPITAL NOTRE-DAME Le 6 octobre 1950 Cas pour diagnostic \u2014 Docteurs J.Léger, V.La- traverse et Goulet.Blastomycose \u2014 Docteurs E-D.Gagnon et G.Lemire.Le 18 octobre 1960 Abcès poumon gauche ou néo?\u2014 Docteurs G-L.Prud\u2019homme, A.Mackay et Lochhead.Actinomycose?\u2014 Docteurs A.Mackay, A.Leduc et J.Bourgeois.Rupture de l\u2019æsophage.\u2014 Docteurs R.Dufresne, P.Maheu et P.Legault.Lobectomie pour bronchectasie.\u2014 Docteurs J.-P.- M.Ricard, P.Paquette (Hôp.du Sacré-Cœur) et Saint-Pierre.Le 27 octobre 1950 Tumeur du médiastin.\u2014 Docteurs J.-M.Bourque (Hôp.Général de Verdun), A.Mackay, J.-L.Léger et J.Noiseux.Perforation de l\u2019æsophage.\u2014 Docteurs J.-P.-M.Ricard et H.Saint-Pierre.Atélectasie par polypes ou corps étranger?\u2014 Docteurs E.Autotte et V.Latraverse.Le 3 novembre 1960 Cas pour diagnostic.\u2014 Docteurs J.Léger et J.Bourgeois.3 cas d\u2019asthme décédés.\u2014 Docteur J.Léger.Cas pour diagnostic.\u2014 Docteurs J-P-M.Ricard et H.Saint-Pierre.CONGRES INTERNATIONAL JUBILAIRE DE LA SOCIETE FRANCAISE DE GYNECOLO- GIE, A PARIS, DU 23 AU 29 JUIN 1951 Maison de la Chimie, Centre Marcellin Berthelot 28 bis, rue Saint-Dominique (7e) Président: M.E.Douay, Président de la Société Française de Gynécologie.Secrétaires généraux: M.Maurice Fabre (Organisation générale).M.Claude Béclère (Travaux scientifiques).Organisation et règlement du Congrès Ce Congrès est organisé par la Société\u2019 Française de Gynécologie à l\u2019occasion de son jubilé.Une série de conférences par d\u2019éminents gynécologues de différentes nations et portant sur des sujets d\u2019actualité sont à l\u2019ordre du jour.Ces conférences sont faites sur invitation du Bureau du Congrès, leur durée est fixée à vingt minutes.Les conférenciers devront remettre leur travail et six résumés en français à M.Claude Béclère, Secrétaire général chargé des Travaux Scientifiques.Ce NOUVELLES travail ne pourra excéder 15 pages dactylographiées avec double interligne.Les congressistes recevront un volume contenant les textes de toutes les conférences.Les discussions seront remplacées par des questions posées par écrit seulement.Le conférencier répondra à ces questions en fin de séance.Des communications portant uniquement sur les sujets traités par les conférenciers seront admises.Elles ne pourront excéder une durée de dix minutes et cinq pages dactylographiées.Les textes des communications devront être remis à M.Claude Béclère, avant le ler mars 1951 et seront soumis a l\u2019avis du bureau du Congrès.Des films de cinéma de format 35 mm.et 16 mm.sonores ou non pourront être projetés.Ils devront au préalable avoir été acceptés par le bureau du Congrès.Le français est la langue officielle du Congrès.Inscription au Congres Les médecins qui désirent participer à ce Congrès sont priés d\u2019adresser le bulletin d\u2019adhésion à M.Maurice Fabre, Secrétaire général chargé de l\u2019Orga- nmsation générale, 1, rue Jules-Lefebure, Paris-9e, Tél.TRInité 44-88.566 979 ANALYSES DANS LES LABORATOIRES DE LA SANTE Travail considérable des bactériologistes de la province.Dans les trois laboratoires du ministère provincial de la Santé, en 1949, on a procédé à 566 979 analyses réparties comme suit: chimie et contrôle sanitaire: 88 045; sérologie : 404 476; diagnostic bactériologique : 74 458.En 1948, le nombre total des analyses effectuées dans les trois laboratoires avait atteint 550 736.C\u2019est dire que les laboratoires du département que dirige l\u2019hon.Albiny Paquette, ministre de la Santé, collaborent étroitement à la grande lutte conduite par le gouvernement de la province de Québec en faveur de l'hygiène et de la médecine préventive.Le seul laboratoire de diagnostic bactériologique a fait, l\u2019an dernier, 74 458 analyses, ce qui constitue une aide indispensable aux médecins qui veulent prononcer un diagnostic, prompt et sûr, des maladies infectieuses: diphtérie (5892), typhoide (30 263), tuberculose (16464), etc.En faisant l\u2019examen des échantillons prélevés chez les patients atteints de ces maladies, les bactériologistes et les techniciens de nos laboratoires procurent à ces derniers les avantages d\u2019un traitement approprié et de la protection médicale et sanitaire adéquate.Les laboratoires jouent un rôle prépondérant dans le maintien de la salubrité publique.Dans ce do- 1515 maine, en 1949, le nombre des analyses se chiffre à 88045.C\u2019est ainsi que le ministère provincial de la Santé peut mettre les consommateurs en garde contre les eaux et les aliments nocifs et faire disparaître les sources de contamination par l\u2019examen de l\u2019eau, du lait et des autres aliments.C\u2019est encore grâce aux laboratoires que l\u2019on peut assurer le bon fonctionnement des usines de filtration et de pasteurisation grâce à l\u2019examen des échantillons de \u201ccontrôle\u201d et à l\u2019analyse des produits chimiques et des matérieux utilisés.+ ++ AIDE FINANCIÈRE FÉDÉRALE AUX ENFANTS INFIRMES DU QUÉBEC L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que le gouvernement fédéral affectera $40.000 environ des subventions nationales d\u2019hygiène à l\u2019aide aux enfants infirmes de la province de Québec.Les trois quarts environ de ce montant serviront à acheter des appareils orthopédiques pour les victimes de la poliomyélite et d\u2019autres affections déformantes qui, autrement, ne pourraient pas s\u2019en procurer.M.Martin fait remarquer qu\u2019on ne dérangera en rien l\u2019œuvre qu\u2019accomplissent déjà dans ce domaine les clubs de service et des groupes de bien-être social.L\u2019argent des subventions sera réservé aux enfants qui habitent des régions où ces clubs et ces organismes n\u2019existent pas, ou ne disposent pas des fonds nécessaires.Dans chaque cas, l\u2019orthopédiste spécialiste attestera que l\u2019achat d\u2019appareils s\u2019impose: chaussures correctives, appareils pour marcher, jambes et bras artificiels, etc.On estime à plusieurs centaines le nombre d\u2019enfants que ces subventions alderont chaque année.3 MIEUX VAUT GELER QU'ÊTRE ASPHYXIÉ Chaque automne et chaque hiver, plusieurs centaines de personnes perdent la vie par suite d\u2019un empoisonnement par l\u2019oxyde de carbone.C\u2019est à cause de ce fait que les hygiénistes du ministère provincial de la Santé, que dirige l\u2019honorable J.-H-A.Paquette, recommandent au public de ne \u201cJamais produire de combustion dans une pièce hermétiquement fermée, même si c\u2019est en hiver et par les plus grands froids.\u201d L\u2019oxyde de carbone, chacun le sait, est le produit de toute combustion imparfaite.A l\u2019état pur, il ne décèle sa présence ni par l\u2019odeur, ni par le goût, ni par la couleur; c\u2019est pour cela qu\u2019on l\u2019appelle la mort invisible.Il tue en se fixant sur les globules rouges du sang qu\u2019il détruit, ce qui équivaut à une asphyxie interne.En basse concentration, il produit les symptômes suivants: mal de tête, serrement aux 1516 tempes et débuts d\u2019engourdissement.En haute concentration, il amène un sommeil dont on ne se réveille pas soi-même; c\u2019est la mort.Comme dans tous les cas d\u2019asphyxie, la respiration artificielle par la méthode Schafer, si elle est appliquée à temps et, avec toutes les précautions avant, pendant et après, peut ressusciter l\u2019asphyxié.Les moteurs à essence (gazoline), ceux des automobiles par exemple, produisent beaucoup d\u2019oxyde de carbone.Dans un atelier ou un garage fermé, il ne faut jamais mettre le moteur en marche et le réchauffer sans faire communiquer le tuyau d\u2019échappement avec l\u2019extérieur.Il ne faut jamais se servir d\u2019une chaufferette à gaz dans une pièce fermée, comme une chambre de bain.Dans les maisons, que ce soit à la ville ou à la campagne, une précaution élémentaire consiste à toujours garder quelque part une fenêtre à demi-ouverte.Il vaut mieux avoir froid que de s'endormir pour l\u2019éternité.ee ++ 27 119 IMMUNISATIONS ANTIDIPHTÉRIQUES EN AOÛT D\u2019après le dernier rapport mensuel des Unités sanitaires, les hygiénistes du ministère de la Santé que dirige l\u2019hon.Albiny Paquette, ministre de la Santé, ont procédé durant le mois d\u2019août à 27 119 immunisations antidiphtériques dont 15 458 étaient des immunisations complétées (trois injections) et 11 661 étaient des immunisations de rappel.La diphtérie fait encore des victimes, certes, mais uniquement chez ceux qui ne sont pas inoculés.Pourquoi ne pas profiter de ces immunisations et protéger vos enfants contre ce terrible fléau.Pourquoi vous exposer et exposer vos petits à cette maladie évitable ?L\u2019immunisation antidiphtérique des enfants est une véritable assurance contre cette maladie.Les faire immuniser, c\u2019est à la fois les protéger, vous protéger vous-même et protéger votre prochain.10 246 VACCINATIONS ANTIVARIOLIQUES Au cours du mois d\u2019août, dans les territoires desservis par les Unités sanitaires de comté, les hygiénistes du ministère provincial de la Santé ont vacciné contre la variole, 10246 enfants, ainsi que le prescrivent les dispositions légales régissant la santé publique.La vaccination antivariolique est une mesure préventive exempte de tout danger et qui devrait être pratiquée sur tous les enfants.Depuis que cette vaccination se fait régulièrement, la variole a disparu et, par conséquent, des centaines de milliers de personnes ont échappé à ce fléau et à une mort prématurée.& + L'HÔPITAL ROYAL VICTORIA ET LA THÉRAPEUTIQUE DU LANGAGE L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-Etre social, annonce qu\u2019il a approuvé L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.LF.C, \u2014 Montréal, décembre 1950 l\u2019octroi d\u2019une subvention fédérale qui permettra à l\u2019hôpital Royal Victoria, de Montréal, d\u2019agrandir la clinique où sont traités les enfants qui ont des défauts de langage.M.Martin estime à 2 pour cent le nombre des enfants d\u2019âge scolaire affligés de défauts de langage qui requièrent un traitement.En se basant sur les enquêtes statistiques américaines, on estime à environ 5000 le nombre des personnes, dans la province de Québec, dont le bec-de-lièvre et le palais fendu n\u2019ont pas été bien soignés, nombre qui s\u2019accroît de 150 par année.Le Royal Victoria a ouvert une clinique de thérapeutique du langage, en janvier 1949, sous la direction du docteur Hamilton A.Baxter.Au début, on a tenu deux cliniques par semaine, mais la demande a augmenté si rapidement qu\u2019il a fallu en tenir une troisième.L\u2019an dernier, les cliniques ont eu lieu quatre fois par semaine, mais le personnel actuel ne parvient pas a s\u2019occuper de tous ceux qui se présentent.ee + CONGRÈS DE MÉDECINE DE LANGUE FRANÇAISE Bruxelles, 27 - 30 septembre 1951 1\u2014L\u2019insuffisance rénale aiguë.Hamburger (Paris) \u2014 a) Le retentissement humoral de l'insuffisance rénale aiguë.Reubi (Berne) \u2014 b) Pathogénie de l\u2019insuffisance rénale aiguë (causes circulatoires toxiques, infectieuses, transfusionnelles, traumatisme).Braun Menendes (Buenos-Ayres) \u2014 c) L'\u2019hypertension et l\u2019éclampsie au cours de l\u2019insuffisance rénale aiguë.Derot (Paris) \u2014 d) Procédés de dérivation artificielle des produits azotés.Roskam et Bacq (Liège) \u2014 e) Thérapeutique étiologique des néphropathies toxiques au stade de la lésion biochimique.2 \u2014Clinique et physiopathologie de la décompensation circulatoire chronique.Cournand (New-York), Lequime (Bruxelles), Ré- gniers (Gand) \u2014 a) Analyse physiologique des facteurs et des symptômes de l\u2019insuffisance circulatoire: 1.Technique: débit cardiaque; pression artérielle; veineuse; pression intracardiaque; masse sanguine; vitesse circulatoire; épreuves fonctionnelles.2.Résultats et interprétations.Lenègre (Paris) \u2014 b) 1.Les formes cliniques de l'insuffisance circulatoire chronique.Benhamou (Alger) \u2014 2.Pathologie et clinique de la rate de stase.Mach et Fabre (Genève) \u2014 c) Mécanisme de la rétention des sels et de l'eau au cours de l\u2019insuffisance circulatoire. NOUVELLES 1\u2014Utilisat'on thérapeutique des hormones surrénales.Devis (Louvain) \u2014 a) Chimie des hormones surrénales.Mme Lamotte-Barillon (Paris) \u2014 b) Les hormones surrénales et le métabolisme de l\u2019eau et des sels.Enselme (Lyon) \u2014 c) Les hormones surrénales et la métabolisme des glucides.Derrien (Marseille) \u2014 d) Les hormones surrénales et le métabolisme des protides.Lambert (Bruxelles) \u2014 e) Utilisation des hormones surrénales dans les affections rhumatismales.ee ee SUBVENTION FÉDÉRALE À UNE CLINIQUE DU GLAUCOME L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui que l\u2019hôpital du Saint-Sacrement, de Québec, ouvrira une clinique du glaucome et recevra, à cet effet, une subvention fédérale à la santé.C\u2019est la deuxième clinique du glaucome que l\u2019on établit au Canada.Le glaucome, dit M.Martin, est la plus grande cause de cécité.On le rencontre surtout chez les personnes qui ont dépassé la quarantaine.Un diagnostic précoce et exact permet de découvrir le glaucome.Un traitement approprié peut retarder pendant de longues années ou prévenir complètement l'apparition de la cécité.Ce diagnostic et ce traitement se feront à la nouvelle clinique, où s\u2019effectueront aussi des recherches sur les causes de cette affection des yeux et sur l\u2019amélioration du traitement.La seule autre clinique du glaucome au Canada a été ouverte à Toronto cette année, au cours des mois précédents.La clinique sera située dans une nouvelle aile de l'hôpital du Saint-Sacrement, au même endroit que les départements d\u2019dphtalmologie et d\u2019oto-rhino- laryngologie.La direction en sera confiée au Dr Henri Pichette, professeur d\u2019ophtalmologie à l\u2019Université Laval, qui aura comme assistant le Dr Jacques Au- det.Une infirmière et un travailleur social compléteront l\u2019effectif du personnel.Les facilités de diagnostic et de consultation de la clinique seront mises à la disposition de tous les oculistes de la province.La subvention fédérale qui sera accordée à cette clinique au cours de la présente année financière s\u2019élèvera à $14 500 environ, ce qui suffira à payer le traitement des membres du personnel ainsi que le coût du matériel techn:que spécial nécessaire.1517 PREPAREZ DE BONS GOUTERS POUR LES TEMPS PLUS FROIDS Un menu pour qui prend son repas a son travail.Voici 'automne.Les jours sont plus froids, l\u2019appétit plus aigu.Qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019ouvrier, de l\u2019employé de bureau ou de l\u2019écolier, celui qui doit apporter son repas à son travail ou à l\u2019école a besoin, autant qu\u2019un autre, souvent plus, d\u2019aliments substantiels et protecteurs.Les hygiénistes du ministère provincial de la Santé que dirige l\u2019honorable J-H.-A.Paquette, m.d., ministre de la Santé, invitent les mères de famille qui préparent habituellement les paniers de provisions connus sous le nom de « boîtes à lunch » d\u2019y inclure quatre groupes d\u2019aliments.Ils recommandent d\u2019abord l\u2019usage du lait dans les aliments ou comme breuvage.Le lait froid, les breuvages chauds au lait ou les soupes-crèmes (potages) se conservent bien dans un thermos.Les poudings ou crèmes cuites (custards-flanes) ajoutent du lait au menu de la boîte à lunch.Ils suggèrent en outre un fruit ou un légume ou les deux: céleri, bâtonnets de carottes ou de navets, toujours bons et croustillants, une tomate entière, un morceau de laitue, des radis, des fruits frais, ce qui est toujours facile à emballer.On ajoutera de la variété en plaçant des salades de fruits ou de légumes, du jus de tomates ou de fruits, des compotes de fruits, des tartes ou tartelettes aux fruits.Evidemment, les hygiénistes n\u2019oublient ni la viande, ni le poisson, ni les œufs, ni les fromages, ni les fèves.Les sandwiches sont les mets de résistance, mais pour varier essayez des fèves au four (dans le thermos), des saucisses fumées ou enrobées, des pâtés à la viande, des tranches de fromage, des côtelettes cuites au four, des œufs cuits durs ou farcis.N\u2019allez pas oublier en ce cas du pain beurré, des petits mollets ou des muffins.Ajoutez des petits à-côtés tels que le gâteau, les galettes.Un bon lunch, attrayant, exquis au goût, bien préparé, qui se combine avec les autres repas, équilibre les besoins alimentaires de la journée.Qu\u2019il soit bien emballé! Les aliments doivent être enveloppés séparément afin de conserver leur fraîcheur.De petits bocaux dont le couvercle ferme hermétiquement facilitent le transport des salades, des compotes et des poudings.N\u2019oubliez pas de nettoyer et d\u2019aérer tous les jours les boîtes à lunch en métal.Lavez le thermos dans une faible solution de soda.Ebouillantez-le et laissez-le débouché.Vos enfanw et votre mari apprécieront, certes, de tels repas.Leur santé en bénéficiera et leur travail sera fait plus allégrement. REVUE DES LIVRES FREUD (par Nandor Fodor et Frank Gaynor).\u2014 Dictionary of Psychoanalysis.Philosophical Library, New-York.Ce livre récemment publié est un glossaire assez complet des termes fondamentaux de psychanalyse freudienne, définis et décrits avec les propres mots employés par Freud dans ses nombreux travaux originaux.Un nombre important de conceptions psychanalytiques sont présentées au lecteur dans le but de l\u2019aider à trouver très rapidement telle ou telle description donnée par le psychologue viennois.Dans l'introduction Theodore Reik signale les déformations que les idées de Freud ont subies avec le temps; ces altérations étant assez fréquemment observées dans les livres et revues.Le premier de ce genre, ce livre est appelé à intéresser tous ceux qui travaillent dans le domaine de la psychiatrie et de la psychanalyse en raison de l\u2019objectivité que les auteurs ont dépensé dans sa composition et rédaction.Sa lecture, cependant, doit nous rappeler que Freud lui-même «ne se considérait pas un freudiste.» J.VASQUEZ L'Année Médicale Pratique, XXVIIIe année, édition 1950, publiée sous la direction de C.LIAN, professeur de Clinique médicale, membre de l'Académie de Médecine, médecin de l'Hôpital de la Pitié.Un volume de 500 pages.\u2014 Editions R.Lépine, Paris, 1950.L\u2019Année Médicale Pratique fournit tant de renseignements utiles, voire indispensables, elle est si facile à manier et à consulter (classement alphabétique des articles courts) qu\u2019elle a conquis sa place dans le bureau des médecins.Elle s\u2019y trouve à peu près toujours, comme le stéthoscope, le sphygmomanomètre, ete.e a Les rares médecins qui ne la connaissent pas encore, l\u2019adopteront le jour où, dans une conversation amicale, un de leurs confrères leur aura dit les immenses services qu\u2019elle lui rend.Ainsi s\u2019explique le succès constant de L\u2019Année Médicale Pratique.Henri MERZ, professeur agrégé du Val-de- Grâce.\u2014 Schémas d'anatomie topographique.Un volume de 296 pages, avec 137 planches anatomiques formant 560 schémas avec commentaires.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1950.Ce manuel d\u2019Anatomie est conçu suivant une formule nouvelle et pratique, qui parle autant à l\u2019œil qu\u2019à la mémoire.Il comprend 560 schémas groupés par régions en 137 planches.En regard de chaque planche, un texte commente les dessins et donne l\u2019essentiel des notions anatomiques nécessaires pour l\u2019intelligence de la région, dans une forme très concise et précise.Texte et schémas sont ainsi placés simultanément sous les yeux du lecteur qui n\u2019a pas à tourner des feuillets pour se reporter de l\u2019un aux autres.Tous ces schémas, exécutés par l\u2019Auteur avec soin et exactitude, sont aussi clairs et simples que possible, done faciles à comprendre, à retenir, à reproduire.Leur légende permet de les «lire» directement sans même avoir à consulter le texte.Cet ouvrage est le fruit d\u2019une longue expérience de l\u2019enseignement de l\u2019Anatomie topographique aux « Santards » de l\u2019Ecole du Service de Santé Militaire de Lyon.Tel qu\u2019il est conçu, il s\u2019adresse aussi bien à l\u2019étudiant, qui peut avoir ainsi rapidement une région dans ses éléments principaux, qu\u2019au candidat aux concours qui aura sous la main un canevas pour la présentation d\u2019une question et qu\u2019au jeune chirurgien qui peut revoir en quelques instants un détail anatomique avant de pratiquer une intervention. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeriN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.XLIII Quel que soit le point de vue .TOXICITE x AE RE CARACTÈRE PHYSIOLOGIQUE PRATIQUE CELLULYN (CARBOXYMETHYLCELLULOSE DE SODIUM) réunit toutes les conditions du LAXATIF IDEAL ANGLO-FRENCH DRUG COMPAGNIE LIMITEE 209 est, rue Sainte-Catherine, - - - Montréal 18 1520 J.MAISONNET et R.COUDANE.\u2014 Anatomie clinique et opératoire.Trois tomes formant 2616 pages, avec 2657 figures dans le texte.\u2014 G.Doin et Cie, édit., Paris, 1950.Les progrès réalisés dans le domaine de la médecine, comme du reste dans celui de toutes les connaissances humaines, sont tels qu\u2019il devient sans doute nécessaire de reviser les conceptions qui servent de fondement aux études et peut être à la pratique médicale.Aussi les auteurs de ce nouveau traité, conscients de cette évolution, riches de l\u2019expérience acquise auprès de leurs élèves, ont-ils estimés qu\u2019il était opportun, au moment où s\u2019imposent une réforme de tous les enseignements, un allégement de tous les programmes, de réunir en un seul traité toutes les notions d\u2019anatomie chirurgicale que le praticien doit connaître ou retenir pour l\u2019examen de ses malades et la pratique des opérations courantes qu\u2019il exécute lui-même ou qu\u2019il fait faire par des chirurgiens plus spécialisés.C\u2019est dans cet esprit que l\u2019« Anatomie clinique et opératoire » de Maisonnet et Coudane réunit à la fois des notions d\u2019anatomie descriptive, d\u2019anatomie topographique, de physiologie, de médecine opératoire et envisage, pour chacune des régions du corps humain, la morphologie normale, pathologique, le cas échéant radiologique, la constitution, les rapports immédiats et à distance, les procédés d\u2019exploration, les voies d\u2019accès, les principales interventions qui se pratiquent sur elles.Une telle étude, malgré l\u2019absence volontaire de toute bibliographie, de toute notion n\u2019ayant pas un intérêt pratique, de toute acquisition dont la valeur n\u2019est pas encore démontrée, a nécessité une très riche illustration due en partie au talent de Wagner et Moreaux (2 657 figures dans le texte) et des développements encore considérables.Les auteurs ont réussi à les présenter sous une forme simple et d\u2019une élégante clarté.Grâce à sa conception originale, ce Traité d\u2019Anatomie clinique et opératoire, succédant aux traités d\u2019anatomie topographiques, tels que celui de Testut et Jacob, aujourd\u2019hui dé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.passés, est appelé à rendre aux étudiants les plus grands services, car ils y trouveront, sous une forme vivante et par cela même attrayante, les notions pratiques et indispensables qui découlent d\u2019une discipline médicale \u2014 l\u2019anatomie \u2014, dont l\u2019étude a toujours eu la réputation d\u2019être aride.Il aura aussi sa place dans la bibliothèque du médecin et du chirurgien car il les aidera, aux heures difficiles de la vie quotidienne, à rafraîchir leur souvenir, à préciser un détail dont la connaissance leur est nécessaire.V.FATTORUSSO et O.RITTER.\u2014 Atlas d'électrocardiographie à l'usage du médecin praticien et de l'étudiant: 2e édition.Un volume de 260 pages, avec 219 figures.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.La première édition de ce livre a connu un grand succès et s\u2019est trouvée rapidement épuisée.Conçu selon une formule didactique et moderne, cet atlas est destiné aux médecins praticiens et aux étudiants; les uns et les autres, talonnés par le temps ou les exigences du programme, n\u2019ont souvent pas le loisir de lire avec profit les Traités d\u2019Electrocardiographie.La complexité du sujet les déroute et il n\u2019est pas rare que l\u2019Electrocardiographie leur apparaisse comme une méthode certes intéressante, mais hermétique et réservée aux initiés.Aussi les auteurs se sont-ils efforcés de ne pas décourager le débutant par une profusion de faits et de description, mais au contraire de ne lui présenter que ce qui est essentiel pour comprendre la genèse du tracé et les mécanismes normaux et pathologiques qui le modifient.Pour y parvenir, ils ont recouru à une illustration particulièrement abondante, avec de nombreux schémas et électrocardiogrammes schématiques.L'expérience a montré en effet que quelques représentations visuelles simples permettent au débutant de débrouiller dans ses grandes lignes un électrocardiogramme et d\u2019en tirer les renseignements utiles pour le diagnostic clinique.Un texte concis disposé vis-à-vis L'UNION MEDICALE DU CANADA BurreniN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 XLIV - « i si SN se = ss Lo a ox a = = 2% à x = Se = > Ë ES = .& 4 « = $3 Ë Sif = ee.SE 24 =.3 & « = i CE 2 = $ 2 = a Le = 3 3 = = x i: 5e i» A ss Spe a (i G voie ant 2 > 5 rr n 3 LÉ a a.7 3 > ar % 27 A A 2 i en 7 ANTIPYRETIQUE ANA G IQUE IND) TIONS «© és i es comprim grippol emploient ur soulag symptomes sccompagnant es rhumes, le i Nouvelle Médication FORMULE lodoforme Menthol pour la dinudile et les injections lodures Camphre Ampoule de 1 cc.des voies (En solution huileuse de faible acidité) Injection Inthramuaculaire Dccumentation complète et échantillon sur demande REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA CR res a HERDT & CHARTON, \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\" 2027, AVENUE du COLLEGE McGILL, MONTREAL 1526 Le 1épertoire qui termine l\u2019ouvrage, et qui représente le travail de trente-cinq années de recherches et de vérifications bibliographiques, constitue un véritable lexique de pathoJogie.Cette seconde édition a été remaniée et très augmentée (l\u2019ouvrage est passé de 208 à 336 pages).La liste des maladies nouvelles a été très notablement allongée, certaines affections mineures n\u2019ayant fait l\u2019objet que d\u2019un très petit nombre de publications difficiles à retrouver.Les bibliographies ont été mises à jour des publications intéressantes parues depuis la première édition.L\u2019auteur a néanmoins voulu conserver à son livre le caractère pratique et maniable d\u2019un vade-mecum permettant, en quelques minutes, d\u2019identifier la maladie et d\u2019en retrouver les références bibliographiques essentielles.A.RAVINA.\u2014 L'année thérapeutique.Médications et procédés nouveaux.2le année 1949.Un volume de 212 p.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.Comme chaque année, l\u2019auteur a résumé et groupé, pour le praticien, tous les faits nouveaux d\u2019ordre thérapeutique publiés au cours de l\u2019année précédente.L\u2019ouvrage contribue à faire connaître des techniques nouvelles d\u2019application immédiate et facile, et indique les orientations actuelles de certaines méthodes thérapeutiques.L\u2019auteur étudie, dans cette série: 1° Les maladies et les symptômes (38 traitements se rapportant aux affections suivantes) : Alcoolisme.Amibiase.Anémie hypochrome essentielle.Anémie macrocytique de la grossesse.Anémie pernicieuse.Angine de poitrine.Angiomes.Asthme.Cancers cutanés.Cancer du sein.Cirrhose du foie.Coma barbiturique.Coma diabétique.Hémophilie.Hypertension essentielle.Hyperthyroïsme.Insuffisan- çe rénale.Leucémies.Maladie de Parkinson.Myélome multiple.Orchite ourlienne.Péritonites aiguës.Psoriasis.Psychose.Purpura thrombopénique.Rhumatisme articulaire aigu.Rhumatisme chronique.Spon- dylite rhumatismale.Syphilis primo secondaire.2° Les méthodes et techniques thérapeutiques (13 sujets traités): 1 Aérosols.Anesthésies locäle et rachidienne.Dya- lise péritonéale.Electro-ckoc.Exsangtiino-transfu- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 sions.Infiltrations sympathiques.Lobotomie.Radiothérapie.Rein artificiel.3° Les médications nouvelles avec leurs différents emplois (28 études) : Acide para-amino-salicylique.Antihistaminiques de synthèse.Auréomycine.Chloromycétine.Colchicine.Diurétiques mercuriels.Héparine.Moutarde à l\u2019azote.Pénicilline.Streptomycine.Uréthane.Vitamine Br.Vitamine K.Ce volume contient en outre la table alphabétique des matières des années 1931 a 1948 (sixième à vingtième année).Fernand BEZANÇON, prof.honoraire à la Faculté de Médecine de Paris, membre de l'Acad.de Médecine.Maladies de l'appareil respiratoire.Tome III \u2014 4e édition refondue.Précis de pathologie médicale.Un volume de 1054 p., avec 119 figures.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1950.Cette quatrième édition manifeste surtout une accentuation des tendances qu\u2019y avait retenu l\u2019Auteur lors de la précédente édition, parue en 1942.« De plus en plus, écrivait-il dans sa préface, nous devons sortir de la conception de maladie d\u2019organe pour entrer dans celle de maladie de système, et nous rappeler que ce qu\u2019on appelle l\u2019état diathésique n\u2019est sans doute, pour une grande part, qu\u2019une prédisposition héréditaire ou acquise aux manifestations sur certains systèmes.» Les idées générales qui ont dirigé l\u2019Auteur dans la conception de son ouvrage ne l\u2019ont d\u2019ailleurs pas empêché de consacrer à la description un développement clair et.précis et de définir, avec un esprit didactique, les divers procédés d\u2019exploration dont dispose la clinique.Ces descriptions sont illustrées de figures qui retiennent l\u2019attention du lecteur et sont d\u2019instructives démonstrations des notions exposées dans le texte.Cette nouvelle édition développe encore la part importante donnée précédémment à la physiologie respiratoire, en particulier aux techniques permettant l\u2019exploration de la fonction respiratoire globale et de chaque poumon séparé.| La troisième édition montrait le profond remaniement apporté dans nos connaissances L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuurETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 XLVI1 Hormones sexuelles B.D.H.ANDROGÈNES, PROGESTÉRONES & ŒSTROGÈNES pour administration orale et parentérale L\u2019assortiment des spécialités à base d\u2019hormones sexuelles B.D.H.comprend la gamme complète des produits essentiels à ce genre de thérapeutique.ANDROGENS ŒSTROGENS Propionate de testostérone B.P.Diencestrol B.DH.Méthyle testostérone B.D.H.Comprimés d\u2019Œstroform PROGESTOGENS (Comprimés d\u2019Œstrone B.P.).Progestin B.D.H.(injection de .Ampoule d'Œstroform progestérone B.P.).(Injection d\u2019Œstradiol Ethistérone B.D.H.monobenzoate B.P.).(Progestin oral).Stilbœstrol B.D.H.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO, CANADA 1528 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buutenin AMLFC.\u2014 Montréal, décembre 1950.par le perfectionnement de la radiologie, par l\u2019emploi des injections de lipiodol et de la tomographie.C\u2019est l\u2019avènement de la bronchoscopie qui est cette fois-ci mis en évidence: la pathologie bronchique y acquiert la place qu\u2019elle mérite dans la nosologie.Les merveilleux progrès réalisés d\u2019autre part en thérapeutique par la découverte successive des sulfamides, de la pénicilline, de la streptomycine, ont transformé ou amélioré le pronostic de nombreuses maladies: pleurésies purulentes, pneumonies, broncho-pneumonies, abcès du poumon, etc.Enfin, d\u2019autres affections, certaines considérées comme incurables (dilatation et cancer des bronches), relèvent maintenant de l\u2019intervention chirurgicale, grâce aux perfectionnements de l\u2019anesthésie et de la broncho-aspira- tion, et à la sécurité acquise contre les suites de l\u2019infection.Divisions de l\u2019ouvrage Notions préliminaires sur l\u2019anatomie et la physiologie du poumon.\u2014 Maladies des voies respiratoires supérieures et des bronches.\u2014 Maladies du poumon.\u2014 Maladies infectieuses chroniques.Tuberculose pulmonaire.\u2014 Syphilis broncho-pulmonaire.\u2014 Maladies parasitaires du poumon.\u2014 Maladies chroniques de l\u2019appareil respiratoire.\u2014 Cancer broncho-pulmonaire et cancer de la plèvre.\u2014 Troubles de la vascularisation du poumon.\u2014 Maladies de la plèvre.\u2014 Maladies du médiastin.M.ALBEAUX-FERNET, L.BELLOT, J.DERI- BREUX et M.GELINFT.\u2014 L'année endo- crinologique.Première année.Un volume de 148 pages.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1950.Cette nouvelle collection, dont paraît la première série, se propose d\u2019exposer les questions concernant l\u2019endocrinologie qui ont fait l\u2019objet de travaux récents.Les auteurs de l\u2019Année Endocrinologique ont voulu donner non pas le résumé sec et strict des observations et des travaux endocri- nologiques parus dans l\u2019année, mais des exposés complets de sujets à l\u2019ordre du jour, appuyés sur une bibliographie française et étrangère.Ils ont cherché la clarté et la précision en même temps que la solidité des faits rapportés.Ils s\u2019adressent, ainsi, à la fois aux spécialistes soucieux d\u2019être «à la page», aux étudiants voulant moderniser leurs dossiers et aux praticiens désireux de maintenir leurs moyens de diagnostic et de thérapeutique à la hauteur des récentes découvertes.Divisions de l\u2019ouvrage Surrénales: Diagnostic de la maladie d\u2019Addison.Hypertension sèche d\u2019origine surrénale et syndrome d'adaptation de Selye.Traitements actuels de la maladie d\u2019Addison.Arthites au cours de traitements par la désoxycorticostérone.\u2014 Corps thyroïde: Anti- thyroïdiens de synthèse dans le traitement des hyper- thyréoses.Indications actuelles de la chirurgie dans le traitement des hyperthyréoses.Iode radio-actif.\u2014 Hyphophyse: Le test de l'intolérance à l\u2019insuline.Les nanismes d\u2019origine cérébrale.\u2014 Ovaires: Frottis vaginaux.Œstrogènes de synthèse.Troubles de la ménopause et leur traitement.Traitement des rhumatismes de la ménopause par les œstrogènes de synthèse.Obésités spongieuses féminines.\u2014 T'esticules: Hormonothérapie masculine dans la gynécomastie.Arthroses au cours de traitements par la testostérone.\u2014 Seins: Hormonothérapie du cancer du sein par la testostérone.Hormonothérapie du cancer du sein par les œstrogènes de synthèse.\u2014 Parathyroides: L\u2019hormone parathyroïdienne.Tests d\u2019insuffisance parathy- roïdienne.M.ALBEAUX-FERNET, L.BELLOT, J.DANEL, J.DERIBREUX et M.GELINET.\u2014 L'année endocrinologique.Deuxième année.Un volume de 140 pages.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.Les auteurs de l\u2019Année Endocrinologique ont voulu donner non pas le résumé sec et strict des observations et des travaux endocrinologi- ques parus dans l\u2019année, mais des exposés complets de sujets à l\u2019ordre du jour, appuyés sur une bibliographie française et étrangère.Ils ont cherché la clarté et la précision en même temps que la solidité des faits rapportés.Ils s\u2019adressent, ainsi, à la fois aux spécialistes soucieux d\u2019être «à la page », aux étudiants voulant moderniser leurs dossiers et aux praticiens désireux de maintenir leurs moyens de diagnostic et de thérapeutique à la hauteur des récentes découvertes. une nouvelle préparation dans le V F traitement de l'hypertension essentielle Chaque tablette contient 1O Unités Craw de Veratrum Viride contrôlé biologiquement , par les Laboratoires de recherches Irwin Neisler & Co., Decatur, Ill.Les expériences faites dans de nombreuses cliniques ont démontré que le Veratrum Viride titré biologiquement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.(The Medical Clinics of North America, septembre 1948; Doctor Freis, page 1253.) Les tablettes Vertavis doivent être prises à une heure d'intervalle et de préférence après les repas.La dose doit être augmentée ou diminuée graduellement selon les résultats obtenus.POSOLOGIE : Donnez une tablette VERTAVIS (10 unités Craw) aux heures ci-dessous mentionnées: Dose quotidienne SEMAINE VERTAVIS MATIN SOIR Unités Craw lère semaine 1 tablette à 7 heures 7 heures 20 2ième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 heures 30 3ième semaine 1 tablette à 7 & 8 heures 7 & 8 heures 49 fième semaine 1 tablette à 7, 8 & 9 heures 7 & 8 heures 0 5ième semaine 1 tablette à 7, 8 & 9 heures 7, 8 & 9 heures 60 a Documentation complète et échantillon envoyés à MM.les médecins sur demande.Manufacturé par IRWIN NEISLER CO., Decatur, lll., U.S.A.Agents exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.rt (re \u2014 name re \u2014 M \u2014\u2014\u2014\u2014 FORMULE : OSMOPAK est un pansement osmotique émollient composé de 58% de sulfate de magnésie, de 1-2% de benzocaïne et de 1-25,000 de vert brillant, dans une base miscible à l\u2019eau.OSMOPAK est recommandé dans tous les cas d\u2019infection en général, clous, furoncles, plaies diabétiques, etc, et dans le traitement d\u2019inflammation ou d'infections locales purulentes des mains, des pieds ou de tout autre tissu sous-cutané.L'OSMOPAK procure le maximum de drainage avec un minimum de perte de tissu.|| est aussi recommandé dans la cervicite et la vaginite.Présentation: Pots de 115 et 577 grammes.Echantillon médical et documentation sur demande.Manufacturé par .JRWIN NEISLER:\u20acO.,, Decatuy, !H., U.S.A.a > ; 833 Lace + .® eeu © « > 2.01! Agents \u2018exclusifs 4 ,Cafadk:.2.-\u2026 FERDT'& CHARTON, INC.; °° 2027, Avenye:da Collège.fAcCill,*° Méntrgal, P.Q.| VE _\u2014 1530 Divisions de l\u2019ouvrage Surrénales: Conception physio-pathologique et thérapeutique actuelle de la maladie d\u2019Addison.\u2014 Le test de Thorn: exploration fonctionnelle de la cortico- surrénale par le compte direct des éosinophiles.\u2014 Syndrome de Cushing.\u2014 Emploi thérapeutique d\u2019une hormone surrénale: la cortisone et d\u2019une hormone hypophysaire: la corticotrophine.Corps thyroïde: Données nouvelles sur la thyréo- trophine.\u2014 Les protéines iodées.Neuro-hypophyse: Maigreurs hypophysaires.\u2014 Les séquelles endocriniennes des méningo-encéphalites de la base.\u2014 Les gonadotrophines en thérapeutique génitale masculine.Ovaires: Les facteurs de la menstruation.\u2014 Frottis vaginaux.\u2014 Le diagnostic étiologique des aménorrhées.\u2014 Le diagnostic biologique et chimique de la grossesse.\u2014 Le traitement de la dysménorrhée par les antihistaminiques de synthèse.\u2014 Les œstrogènes de synthèse en thérapeutique générale.\u2014 Le traitement de certains accidents gravidiques par les œs- trogènes de synthèse.T'esticules: Les 17 cétostéroïdes.\u2014 Individualisation physio-pathologique de certains cas de st(rilité masculine.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeTiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Affections pluri-endocriniennes et para-endocrinien- nes: Investigations étiologiques et traitement de l\u2019hy- drolipopexie.\u2014 Conception actuelle des infantilismes.\u2014 Maladie de Paget.Conceptions nouvelles et thérapeutique hormonale.Sujets traités dans la première année (1949) Surrénales: Diagnostic de la maladie d\u2019Addison.Hypertension sèche d\u2019origine surrénale et syndrome d'adaptation de Selye.Traitements actuels de la maladie d\u2019Addison.Arthites au cours de traitements par la désoxycorticostérone.\u2014 Corps thyroïde: An- tithyroidiens de synthèse dans le traitement des by- perthyréoses.Indications actuelles de la chirurgie dans le traitement des hyperthyréoses.Iode radioactif.\u2014 Hypophyse: Le test de l'intolérance à l\u2019insuline.Les nanismes d\u2019origine cérébrale.\u2014 Ovaires: Frottis vaginaux.Œstrogènes de synthèse.Troubles de la ménopause et leur traitement.Traitement des rhumatismes de la ménopause par les œstrogènes de synthèse.Obésités spongieuses féminines.\u2014 T'esti- cules: Hormonothérapie masculine dans la gynécomastie.Arthroses au cours de traitements par la testostérone.\u2014 Seins: Hormonothérapie du cancer du sein par la testostérone.Hormonothérapie du cancer du sein par les œstrogènes de synthèse.\u2014 Parathy- roides: L\u2019hormone parathyroidienne.Tests d\u2019insuffisance parathyroidienne.On est toujours cordialement invité a consulter les ouvrages qui nous sont généreusement envoyés au Secrétariat de \u2018L'Union Médicale du Canada, .à é Fe LV I rf wie - > * we., > D : or - 2 > - re oe 220 \u20188 - os \u2018 - a\" LA ,* ° ° ° Ce v 1200 \u2018Pew -» x J L\u2019'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BuLLerin AMLF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 XLIX Le Lyo B-C avec B,, est une préparation très efficace dans le traitement des malades souffrant d\u2019anémie mégalocytique et de la sprue, et comme traitement d\u2019en- 12 tretien chez les malades atteints d\u2019anémie pernicieuse.En outre, la vitamine B,, a démontré son utilité chez les enfants est veritablement Uni ue / chez qui se manifestait un retard de ( ° croissance.L'administration de la vitamine B,, a produit d\u2019excellents résultats ve.DANS LES ANEMIES en augmentant l\u2019appétit et en améliorant la force physique et la vivacité.M ÉG ALOCYTIQUES Les facteurs lyophilisés de Lyo B-C avec B,, demeurent stables indéfiniment sous DE NUTRITION réfrigération ; combinés avec le diluant stérile contenant 1 microgramme de B;, par c.c.la solution est prête pour adminis- LA SPRUE tration intraveineuse, ou peut être ; et ajoutée aux infusions de glucose, de L\u2019ANEMIE PERNICIEUSE plasma, de solution saline, d\u2019acides aminés ou de solution de Ringer.(traitement d\u2019entretien) Chaque unité reconstituée (5 c.c.) contient: Vitamine B, 2 5 meg.\u2018 ?Chlorhydrate de thiamine (vitamine B,) 100 mg.Riboflavine (vitamine Bz) 10 mg.- Chlorhydrate de pyridoxine (vitamine Bs) 10 mg.Pantothénate de calcium 50 mg.Niacinamide 500 mg.Acide ascorbique 500 mg.AVEC Offert en unités de 5 cc.SHARP & DOHME (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario y À AAA la Ag Fe te 0 0 04 a 04° La Librairie Beauchemin Limitée imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MEDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS de cette revue pour tous travaux d\u2019impression et de reliure.@ Son outillage le plus perfectionné, @ Son personnel des plus avisés, Sont garantie de qualité, @ À des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.AAA RS ALLAN VAR AAA AA mn AALALA LLB ALLL LA a LLL y J ALL % LIBRAIRIE BEAUGCHEMIN LIMITEE LIBRAIRES \u2014 EDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL, MONTRÉAL Tél.: LAncaster 4236 + 3 v * fag es\" Sad 5 = \u201c+ * st # - Lu 4 ax A ee # = * /) y ra ve rm Ei go Pe re rune pv id Le mécanism douleur est.complexe.Si elle Joye) ori nerv M Celec, à son tour, à nd ; analgésiq 1.bar un + Pda ape datif 148131 8 .10 i i minopyrine C a .et de Ia XI el fatal élé La CIBALGINE le Et ay tamment la névralgie, - la myosite, là îne et \\@d ysnénorr Elle est d blé fiolep de.15 \u20ac CC 3 et en flacons de OR comprimés ei aussi en\u2018anigoul 4 ao UV | com AX IR sou Ï Ë LII L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.es TE | | H ; MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809% EN MILIEU TUBERCULEUX\" \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de securité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANEE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Quebec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.J.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.ALBERT CALMETTE A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) _\u2014 amie Sear nth Ne inl 0 .tant au point de vue physique que psychologique.Les tampons offrent une méthode de protection menstruelle interne \u2019 a merveilleusement confortable.Ils ne peuvent causer d\u2019odeur, J d\u2019irritation périnéale ni d\u2019infection provenant du rectum.Et, grâce à l\u2019individualité et à la commodité que procurent les trois degrés d'absorption (Régulier, Super, Junior), les femmes qui y ont recours ont tendance à \u201coublier leur état\u201d.* De plus, ces tampons de ouate sont faciles d\u2019emploi, sûrs et efficaces.*West.|.Surg., Obstet.t Gynec., 51: 50, 1943; J.A.M.A., 128: 490, 1945.CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD, BRAMPTON, ONTARIO La protection menstruelle interne de choix.Echantillons professionnels envoyés sur demande. LIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buruen AMLYC.- - Montréal, décembre 1950.Lait évaporé amélioré pour l\u2019alimentation du nourrisson EE ALUMNI RESEARCH E 5 FOUNDATION E SR ETUIS ANAL NUE A (DUNT ON ER À} FO0DS AND EE JEL I 3 NUTRITION JE es\u201d t à \u2026 4% GC ur ZE ORATED VITAMIN D INCREASED EY ete PLL ab ra 430 We.er 85, wets oo cc: + $ NET WecnT y POUND « EQUIVALENT 15 FLUI® ounet A canapian PRODUCT ail ike a LOSE Basis: JE Sacto de Sill eli dk Depuis des années, les marques de lait évaporé Nestlé ont permis à d\u2019innombrables bébés de commencer leur vie de la bonne facon.Aujourd\u2019hui, un nouveau lait, pourvu de toutes les propriétés propres à Nestlé, renferme désormais un principe nouveau qui en fait l\u2019aliment idéal pour les bébés.*On a incorporé à chaque once liquide de ce lait 24 unités internationales de vitamine Ds pure et cristallisée.Une fois reconstituée, une chopine impériale renferme 480 unités de vitamine D.LE NOUVEAU LAIT ÉVAPORE NETLÉ contient 480 unités de vitamine D; par chopine impériale * type de vitamine D engendrée dans l\u2019organisme par les rayons solaires et reconnue comme étant la principale vitamine D naturelle présente dans l\u2019huile de foie de morue.L\u2019enrichissement en vitamine D3 ne modifie en rien la saveur du lait et laisse intactes toutes ses vitamines naturelles.En ordonnant le lait Nestlé\u2014vous assurez un apport adéquat de vitamine D, sous une forme sûre et anodine.et vous savez que le lait Nestlé est économique, d\u2019emploi facile et digne de confiance.Nous ne donnons pas aux profanes d\u2019indications sur l\u2019alimentation des bébés.NESTLE\u2019S MILK PRODUCTS (CANADA) LIMITED METROPOLITAN BUILDING, TORONTO, ONTARIO ve gr A A DANY 3 DIARY PS ES OZ 0 Sa TAN 1057 ds Dans le aitoment de l'infection para-nasal, ARGYROL assure e e une action multiple P e sans reaction Agent bactériostatique, émollient et détersif efficace, ARGYROL démontre constamment ses avantages dans la lutte contre l'infection et dans le rétablissement des fonctions normales.En outre, le rétablissement n'est pas entravé par la congestion compensatoire, si souvent entraînée par la plupart des vaso-constricteurs.Î ARGYROL \u2014le médicament de choix pour le traitement de l\u2019infection para-nasale.La méthode Argyrol 1.Conduit nasal .instillations d'ARGYROL à 20% dans le canal lacrymal.2.Voies nasales .gouttes d'une solution d'ARGYROL à 10%.= 3.Fosses nasales .tamponnement avec [EZ La marque déposte ARGYROL .ei TO 0 0 est la propriété de ARGYROL a 10%.ET ce - A.C.Barnes Company Limited Son triple effet = 7 Maintenant en vente au Canada\u2014 1.Décongestionne sans irriter la membrane et ARGYPULVIS, nouveau moyen efficace de sans nuire à la protection ciliaire.vaincre le Trichomonase.Sur demande, nous vous enverrons des échantillons professionnels d'ARGYPULVIS (sous les deux formes: en poudre à insuffler, pour l'usage du praticien, et en capsules, pour l'usage complémentaire de la malade), ainsi que des prospectus., ARGYPULVIS et ARGYROL sont fabriqués exclusivement par EXIGEZ ARGYROL DANS L'EMBALLAGE AUTHENTIQUE A.C.BARNES COMPANY, LTD.i STE-THERESE, QUEBEC | 2.Incontestablement bactériostatique et cepen- f dant non toxique pour les tissus.3.Nettoie en stimulant les secrétions, renforçant ainsi la première ligne de défense de l'organisme. LVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuteTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.| SANATORIUM PRÉVOS = L'établi @ Personnel hospitalier ex- eta 1SSOI ent de- périmenté.Cures de repos.meure toujours consacré au traitement Physiothérapie complète.INDIVIDUEL.des Pyrétothérapie.Electro- affections neuro- chocs.Insulinothérapie.Psy- psychiatriques en chothérapie.Bientôt: radio- cure libre.thérapie; régimes confiés à une diététicienne.BUREAU MÉDICAL: Neuro-psychiatres: Drs Roma Amyot, Ernest Brunet, Jean-Léon Desrochers, Paul Larivière, Gaston Loignon, Alcide Pilon, Jean Saucier et Karl Stern; Consultants: Drs Fernand Charest, Paul David, Edouard Desjardins, Roland Dussault, Léon Gérin-Lajoie, Charles-E.Grignon, Charles-E.Hébert, J.-B.Jobin, Albert Jutras, Richard Lessard, Georges Manseau, Léopold Morissette, Jules Prévost, |.-A.Vidal.4455 OUEST BOULEVARD GOUIN, TÉLÉPHONE: BYwater 2405 * L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BurreTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 LVII Nouvelle formule SULFORAZINE granulé effervescent Analgésique Urolytique et Antiseptique urinaire La présence d'une quantité efficace d\u2019'analgésine dans la formule de la SULFORAZINE assure la sédation des douleurs rhumatismales, tandis que les autres composants exercent leur action éliminatrice, antitoxique et antiseptique.3 à 6 cuillerées à thé par jour aux repas.J.EDDÉ, Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., MONTRÉAL., ) , | ECZEMAS TDD Lee MONTREAL ULCERES - BRULURES Lésions et Irritations de la Peau Pommade J.EDDE Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., Montréal, Agents pour le Canada. LVIII L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 DESANXYL dragées MEDICATION REGULATRICE DU TONUS VAGO SYMPATHIQUE d\u2019une efficacité remarquable dans le traitement des ÉTATS SPASMODIQUES ET ANXIEUX 2 à 6 dragées par jour avant les repas.ARTICHOBYL pilules EXTRAIT ALCOOLIQUE DE FEUILLES D\u2019ARTICHAUT L'Artichobyl se caractérise par l'extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ Limitée \u2014 MONTRÉAL \u2014 Agent général.LAB.GENEVRIER 45 Rue Michelis NEUILLY-PARIS HIN J.EDDÉ, Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., Montréal, Agent général pour le Canada.ya : L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTiN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 LIX Carnation donne un controle uniforme de l'alimentation dans ses 3 phases 1.PHASE DE LA FORMULE \u2014 Carnation permet d\u2019associer lait, eau et hydrates de carbone, pour répondre aux besoins de chaque bébé \u2014 avec la garantie que le Lait Evaporé Carnation ne varie jamais.Et vous savez qu\u2019il est de toute sécurité.Car il n\u2019est pas seulement pasteurisé, mais également stérilisé après que la boîte est scellée.Il n\u2019y a pas d\u2019inconnu dans la formule qui puisse amener des complications à ce stage critique de la vie de l\u2019enfant.2.PHASE DE L\u2019ALIMENTATION SANS FORMULE \u2014 Le système digestif délicat des petits peut facilement être dérangé lorsque la formule est abandonnée.C\u2019est pour cette raison que l\u2019uniformité absolue de Carnation continue d\u2019être une importante sauvegarde.Et Carnation, dilué avec une égale quantité d\u2019eau, est un lait entier nu- 3.PHASE DU GOBELET \u2014 Voici quelque chose que les médecins (et les méres) apprécient : Le goût familier de Carnation permet la transition radicale du biberon au gobelet, avec beaucoup moins de résistance.Et, ici encore, la teneur constante de Carnation en matières grasses, en minéraux, en principe coagulant et en viscosité, est un tritif, sous sa forme la plus digestible.Car Carnation est homogénéisé et épuré par la chaleur.C\u2019est un lait qui coagule d\u2019une façon facilement assimilable pour le bébé.Un contrôle complet, voici le secret, de l\u2019uniformité absolue de Carnation.Chaque goutte provient de vaches examinées par les propres inspecteurs de Carnation .est analysée dans les postes de réception de Carnation .et est pasteurisée et manipulée avec la précision d\u2019une ordonnance, dans les usines d\u2019évaporation de Carnation.Il n'y a pas de lait plus agréable et plus sûr pour les enfants.Aucun ne donne un aussi bon contrôle des trois phases de l'alimentation du bébé.Lorsque vous recommandez Carnation par son nom, vous mentionnez le lait qui a été le modèle pour tous les médecins, depuis plus d\u2019un demi-siècle.Te arnatiof {) 5 facteur certain d\u2019éliminer toute possibilité de troubles digestifs.A PRODUIT DANS LE QUÉBEC À ANI .; °P A IE \u201cProvenant Le Lait Que Tout Médecin Connait Cy hE de vaches Se bien nourries\u201d Wy =) viTAMIN DIN samocanses L'AMINOPHYLLINE FRANÇAISE CARENA SEDO-CARENA CARENA COMPRIMES INTRAMUSCULAIRE ; J ; _.Théophylline-éthylène-diamine Caréna \u2014 Phénobarbital \u2014 Papavérine Syndromes cardiaques Neurodystonies cardiaques Syndromes Cardio-rénaux Œdèmes cardiaques, rénaux et hépatiques.Spasmes vasculaires, Algies des cardiaques.Dyspnées 1 CARENA-OUABAINE TRINITRINE-CARENA AMPOULES |.V.\u2014 COMPRIMÉS COMPRIMÉS VASO-DILATATEUR \u2014 CORONARIEN Algies paroxystiques, état de mal angineux, Défaillance cardiaque, cœur sénile crises d\u2019angine de poitrine.Laboratoires DELAGRANGE \u2014 Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL Roentgenogramme sans Lipiodol l\u2019image du diagnostic! complete Agents exclusifs pour le Canada us VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTREAL ipiodol Roentgenogramme avec LABORATOIRES A.GUERBET & Cie 222\".SAINT.QUEN La formule AYLMER est \u201cLE FRUIT PUR SANS APPRET\u201d pour les bébés ! ( MURIES SUR L\u2019ARBRE ET DELICIEUSES!.voila comment Aylmer cueille les péches savoureuses, les pommes vermeilles, les poires Bartlett juteuses\u2026 provenant des plus beaux vergers du Canada.RIEN D\u2019AJOUTÉ qu\u2019un peu de sucre (parce que la plupart des médecins qu\u2019un p re (parce que la plup préfèrent que les bébés soient nourris avec des fruits \u201cpurs sans apprêt\u201d \u2014 sans l\u2019addition d\u2019aucune céréale ou de mélanges de fruits).FINEMENT TAMISÉES au 27/1000 de pouce, dans un tamis en acier inoxydable.Un tamisage aussi délicat n\u2019altère pas les cellules naturelles des aliments, cependant qu\u2019il favorise la digestibilité.LA CUISSON SOUS PRESSION permet de conserver autant que possible la teneur en vitamines et en sels minéraux de ces fruits.les pêches, les poires et la compote de pommes Aylmer ont une saveur plus fraîche et plus délicieuse! Echantillons GRATUITS en écrivant à: Canadian Canners Ltd.,, Hamilton, Canada.Tamis de cuisine DOUBLE XX STRAINED PE ACH ES ALIMENTS TAMISES WROTE og pecs TANS: THÉ ordinaire en fil métallique.Tamis en acier inoxydable de .027 employé pour les aliments Aylmer pour bébés.ad YLMER_ POUR BÉBÉS \u201cLes futurs citoyens du Canada méritent la qualité Aylmer\u201d LXII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurietiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 AMPOULES BUVABLES ANTINÉMORRAGIQUE | HÉMORRAGIES INTERNES, EXTERNES et POST-OPÉRATOIRES e PECTINE-GÉLATINEe e CALCIUM e VITAMINE \u201cK\u201d \u20ac APPLICATION ORALE ou LOCALE LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200 RUE VALLEE, MONTREAL PASSITONYL FORMULE pour 100 grammes: SEDATIF et TONIQUE NERVIN Thiamine (B1) .6 mgm.Riboflavine (Bs) .8 mgm.Acide nicotinique .72 mgm.Passitonyl est à la fois un tonique et un sédatif du systè- Nucléinate de Manganèse 0.20 gm.destiné à dq t squilib Glycérophosphate de Soude 1.\u2014 gm.me nerveux destiné à ramener rapidement un équilibre Arrhénal .0.14 gm.normal.Les éléments toniques de la formule évitent Fluorure de Sodium .0.05 gm.les sensations de lassitude et de dépression que peuvent Extrait mou de Passiflore .3.60 gms ; çÇ A , Extrait mou de Saule .1.80 gm.donner les sédatifs, méme légers.Teinture de Cratoegus .2.70 gms Teinture de Primevére .0.90 gm.Excipient q.s.p.100 gms Adultes: 1 cuillerée à dessert avant les CALME et TONIFIE repas, midi et soir.Enfants: 2 cuillerées à thé par jour.Laboratoires Jean Olive, 200, rue Vallée, Montréal.\u2018ÿ Elle s\u2019est augmentée de deux nouveaux titres de lait! Au Lait Semi-écrémé \u2018\u2018Farmer\u2019s Wife\u201d, que tout le monde connaît, Cow & Gate ont ajouté deux nouveaux titrages de lait pour l'alimentation des enfants.La même qualité d'excellence qui a rendu \u2018\u2018Farmer\u2019s Wife\u201d si populaire se retrouve dans ces nouveaux produits.CALORIES RAS IERES RECONSTITUES SOLIDES s GRAS Va EAU V2 LAIT états OS COULEUR DE|CORP ne \u2018| L'ETIQUETTE Lait évaporé 26% 45 ordinaire ROUGE Lait | \u2019 \u2019, i-ecreme semi-ecrem concentre \u2018 \u2019 \u2019 Lait ecreme concentre A Gay, S.V.P.demandez le formulaire de poche et autre documentation.POUR LA PREMIERE FOIS \u2014 TROIS TITRES DE LAIT CONCENTRE RL EST ACCT, GANANOQUE, ONTARIO LXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLeniN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.SS Sy > S ANEMIES SECONDAIRES D DÉGLOBULISATIONS Ÿ THÉRAPEUTIQUES BOITES DE 10 ET 100 CONVALESCENCES oe ARGENT-BENZEDRINE GLUCONATE EPHEDRINE EN SERUM GLUCOSE pH 7.6 DESINFECTION VOIES NASALES GOUTTES INCOLORES Laboratoires Jean OLIVE, 200 Rue Vallée, MONTREAL L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureTIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950.LXV Le Collège Koval des Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE L'examen peut être passé en MEDECINE, ou en médecine en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Anesthésie Psychiatrie Radiodiagnostic Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Radiothérapie Neurologie : ASSOCIE (FELLOW) EN CHIRURGIE L\u2019examen peut étre passé en CHIRURGIE, ou en chirurgie en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Neuro-chirurgie Ophtalmologie Otolaryngologie Obstétrique et gynécologie Chirurgie orthopédique Urologie CERTIFICATS EN SPÉCIALITÉS L'examen peut être passé dans une des spécialités suivantes, approuvées pour le certificat: SPÉCIALITÉS MÉDICALES Anesthésie Psychiatrie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Santé publique Médecine interne Pathologie Radiodiagnostic Neurologie ; Bactériologie Radiothérapie SPECIALITES CHIRURGICALES Chirurgie générale Ophtalmologie Chirurgie plastique Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Chirurgie thoracique Obstétrique et/ou gynécologie Otolaryngologie Urologie Les demandes concernant les examens de 1951 doivent être présentées avant le 30 avril 1951.I! ne sera pas tenu aucun compte des demandes faites après cette date.Copies des règlements concernant les examens pour le titre d\u2019Associé, et pour le certificat de spécialiste, ainsi que des formules de demande peuvent être obtenues en s'adressant comme suit: Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada.ou TE a PRINCIPAUX COMPOSANTS Vitamine B, Tonique et Aliment (chlorure de Thiamine) Riboflavine % avec les autres facteurs de la Nervin Vitamine B complexe Bs, Bs, Bs, Be Lécithine d\u2019œufs Avénine Pertes d'énergie et d'appétit \u2014 Anémie Glycérophosphates , .de Sodium Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux.de Calcium de Potassium Déséquilibre nerveux.de Strychninet1 /60 gr.à l\u2019once) Saveur agréable \u2014 Tolérance parfaite. LXVI L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLemIN A.M.LF.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 ASSOCIATION RATIONNELLE DES SULFAS.CRISTALLISATION ET CALCUL RÉNAL ÉVITÉS PAR L\u2019ALCALINISATION DE LA FORMULE: Aussi TRI-SULFA SULFATHIAZOLE Aussi TRI-SULFA en suspension SULFAMERAZINE sans bicarbonate, à 0.50 gram.0.30 gram.SULFADIAZINE 030\"gram.par comprimé par cuillerée à thé.0.50 gram.du mélange par comprimé.pour enfant.Cie CANADA DRUG CO., Montréal «+ + UN MELANGE LACTE de valeur reconnue pour l\u2019alimentation des bébés Les sirops de maïs Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme l'hydrate de carbone sûr et fiable pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Ces purs sirops de mais se digèrent facilement et n'irritent pas lintestin délicat des bébés.Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.Fabriqués par THE CANADA STARCH COMPANY Limited, Montréal et Toronto.\u201c3 ad wr: py os The CANADA STARCH Co., Ltd.Montréal TS Veuillez m\u2019envoyer SIROP DE MAIS \u201cCROWN BRAND\u201d G CALCULATEUR ; [] Livret: \u201cLES SIROPS DE MAÏS DANS os EE ee et SIROP DE MAIS \u201cLILY WHITE\u201d [] TABLETTES DE FORMULES [J La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\u201d \u2018 AUX MEDECINS SEULEMENT [J La brochure: \u201c\u201cDEXTROSOL\u201d.Vous pouvez obtenir, sur demande, un petit calculateur de poche contenant les différents régimes d\u2019enfants dans lesquels on trouve Nom 1.112201 2440144 ea sa 12206 ces deux célèbres sirops de maïs.un traité scientifique, sous forme de livret, sur l\u2019alimentation des enfants.des tablettes de formules Adresse .20202 0102411440 een + et une intéressante brochure sur les soins pré-nataux.Veuillez nous adresser le coupon et nous Vous ferons parvenir immédiatement ces choses utiles pour vous. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuuremiN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 LXVII SE RAPPROCHE ÉTROITEMENT | DU LAIT HUMAIN | > = re æ ] (OUT eg soops.anp JB WU = 2 MED ss mo.NESTLE\u2019'S MILK PRODUCTS (CANADA) LIMITED + METROPOLITAN BUILDING, TORONTO, ONTARIO reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.e Littérature sur demande.AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL LXVIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, décembre 1950 Les médecins sont cordialement invités à venir consulter et feuilleter les nombreux nouveaux ouvrages de médecine, qui sont envoyés chaque Examen de la vue ALBANY PHILIE.O.D.ASSISTÉ D'OPTOMETRISTES ET QPTICIENS DIPLÔMÉS BUREAU CHEZ MONTREAL mois au secrétariat du Journal.On pourra prendre connaissance de ces volumes à: 326 est, boul.Saint-Jo- seph \u2014 9 heures a.m.à 5 heures p.m.fo RE Chaque comprimé contient 0.05 Gm.d'extrait de valériane ps À TIRE finement divisé afin d'obtenir un maximum d'efficacité.ge Sans odeur et sans goût.N'est pas sujet à accoutumance.ges: card SN PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS: Un léger calmant du système nerveux central.Indiqué 2 dans les cas de troubles émotifs, états d'anxiété, insomnie nerveuse, ainsi que dans le Bese syndrome nerveux de la ménopause et dans certains cas d'artériosclérose.Le | ou 2 comprimés au besoin ou 3 comprimés au coucher.En flacons de 50, 100 et 500.E STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC.1123 Broadway, New York À prs SSE *\u201c * q #, AR À 2 a Distributeur au Canada: LYSTER CHEMICALS, Ltd.222 Hospital St., Montreal 1, Canada Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888, afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption. TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott, Laboratories (Trimédone) \u2014 (Paradione) XLI - XLII American Sterilizer Company (Matériel chirurgical) .XXX Ames Company of Canada Lid, (Clinitest) .XXVII Anglo-French Drug.Co.(Cellulyn) .XLIII Ayerst, McKenna & Harrison Ltee (Prémarine) \u2014 (Alphamette) \u2014 (Gouttes Supplavite) .XXI - XXII Barnes Co., Ltd., A.C.(Argyrol) .LV Berex Pharmacal Co.(Berex) .cco.XVII British Drug Houses (Canada) Limited, The (Hormones sexuelles BDH.) .XLVI Canadian Canners Ltd.(Aliments tamisés pour bébés) .LXI Canadian Tampax Corp.Lid., (Tampax) .LIII Canada Drug Co.(Betagen) .LXV Canada Drug Co.(Tri-Sulfa) .LXVI Canada Drug Co.(Paveral) .LXVII Canada Starch Co., Ltd., The (Sirop de mais) .LXVI Camation Co.Ltd.(Lait évaporé) .LIX Collège Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) LXV Compagnie Ciba Limitée (Neuro-Trasentine) \u2014 (Pyr.benzamine expectorant) .XV - XVI Compagnie Ciba Limitée (Cibalgine) .LI Cow & Gate (Canada) Ltd.(Laits entier, semi-écrémé, écrémé) 11211121 La al a LL LL La Lane LXIII Denver Chemical Manufacturing Co., The (Rub A-535) XXXVIII Dupuis Frères (Examen de la vue) ., LXVIIL Eddé, J.\u2026 Limitée (Sulforazine) \u2014 (Inotyol) .LVII Eddé, J., Limitée (Desanxyl) \u2014 (Artichobyl) \u2014 (Neurinase) \u2014 (Alepsal) .120011 00110 LL a LL LL LVIII Eli Lilly and Company Limited .ee Premiere page de la couverture Frosst, Charles E.& Co.(Trulfacillin) \u2014 (Gouttes Zéphadon) .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0200000 La Lana LL VII - VIII Frosst, Charles E.& Co.(Composé Questrin) .\u2026.IV Gerber-Ogilvie Baby Foods, Ltd.(Purées pour bébés) XXXVII Herdt & Charton, Inc.(Vertavis) \u2014 (Osmopak) .\u2026.XLVIII Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .XLIV Herdt & Charton, Inc.(Camirol) .XLVI Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) .II Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l\u2019Université de Montréal (Vaccin BCG) .22220010 0000 LI Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Rhiniphen) \u2014 (Bisulfa) \u2014 (Trisul) .XL Pages Laboratoires Desbergers Limitée (Acidobyl) Quatrième page de la couverture Laboratoires Jean Olive (K.Hémo) \u2014 (Passitonyl) LXII Laboratoire Jean Olive (Porfirine) \u2014 (Argédrine) .LXIV Lederle Laboratories (Auréomycine) .XI Librairie Beauchemin Limitée .oui.L Mead Johnson & Company of Canada Lid.(Poly-Vi-Sol) \u2014 (Tri-Vi-Sol) \u2014 (Ce-Vi-Sol) Troisième page de la couverture Merck & Co.Limited (Cortone) .12222211 20000 I Merrell (Mercodol) «ovo in A LA LL La XXXVI M llet, Roux & Cie (Toni-Spasmyl) .«vor.XIII Mowatt & Moore Lid.(Corophyllin) .XIX Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Ltd.(Lait évaporé) .LIV Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) L'd.(Lactogen) LXVII Parke, Davis & Company (Chloromycétine) XXIX Pfizer & Co.Inc., Chas.(Terrabon) «.«ovo vinci.IX Poulenc Limitée (Néo-Antergan) \u2014 (Phénergan) Deuxieme page de la couverture Riker Pharmaceutical Co., Ltd., (Veriloid) .XXXIV - XXXV Robins Co., Inc.(AH.(Robitussin) .XXIII Rougler Freres (Eupnogène) .22020 0111111122 Vv Sanatorium Prevost .LL LVI harp & Dohme Lid.(Lyo B-C avec B12) .XLIX Shutileworih Chemical Co.Lid.\u2026 The E.B.(Sciléxol) XLV Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Eskacillin) III Standard Pharmaceutical Co., Inc.(Valerianets-Dispert) LXVIII Usines Chimiques du Canada Inc.(Sal Iodum Valor) .LXX Vinant Ltée (Spartoval) \u2014 (Sparto-Camphre) \u2014 (Génisténal) .42000 004044 eV LL LL LL LL LL XX Vinant Ltée (Genoscopolamine) \u2014 (Suppositoires E.G.I.) XXIV Vinant Ltée (Midalgan Midy) \u2014 (Antigrippine Midy) XXVIII Vinant Ltée (Caréna) \u2014 (Lipiodol) .LX Warner & Co.Limited, William R.(Gelusil) .XXXIX White Laboratories of Canada (Aspergum) -.XXV Winthrop-Stearns Inc.(Néo-Synephrine + pénicilline cristallisée) «+ oo ee ee eee eee LL LA LL nana XVIII Wingate Chemical Co.Lid.The (Glycinate ferreux) XXXVI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Minules) \u2014 (Plastules Hematinic) -.XXXI - XXXII X-ray and Radium Industries Ltd.(Keleket) .XXXII LXX L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurLenn AMLFC _\u2014 Montréal, décembre 1950 ol Doin Vds L\u2019injection intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est non seulement la « méthode idéale » d\u2019administrer les salicylates et les iodures; mais encore elle i IN semble être la seule également bien tolérée par tous les sujets.Elle est le plus sûr et le plus prompt moyen d'obtenir des résultats tangibles dans l\u2019administration de ces deux médicaments.~ L\u2019injection de SAL-IODUM VALOR est & la fois indolore SPECIFIOQ UE et sans danger, les médicaments, étant introduits instantanément dans le courant circulatoire, ne subissent pas l\u2019action de sucs gastriques et de plus fortes doses sont tolérées; leur élimination est rapide et ne cause aucune irritation du filtre rénal.DU Il nous suffit de mettre sous les yeux du médecin les services que la médication intraveineuse de SAL-IODUM VALOR est appelée à rendre et d\u2019en signaler les bienfaits si grands et si remarquables.RHUM ATISME C\u2019est, au dire d\u2019un grand nombre de cliniciens distingués, la meilleure médication dans les cas de Rhumatisme aigu et chronique, dans la Goutte et toutes les formes d\u2019Arthritisme.Posologie: Une injection (20 cc.) peut être donnée tous les deux jours, jusqu\u2019à l\u2019obtention des résultats désirés.\u2014 Echantillons sur demande.cart TEN PLUS VTT) 7 jo nouvelles préparat vitamine liquide soluble d ju POLY 75 susstié pat ting a ano 5, DIATE MaotLiene ane Macs Chacune de ces préparations est indiquée comme provision supplémentaire \u2014 prophylactique ou thérapeutique \u2014 de vitamines pour enfants et adolescents.Solubles dans l\u2019eau et agréables au goût, elles peuvent être données par gouttes directement dans la bouche de l\u2019enfant, ons de ajoutées au biberon ou mélangées dans les céréales ou autres mets consistants.Chacune de ces formules est scientifiquement préparée.Elles se vendent en bouteilles de 15 ou 50 cc.avec un compte- gouttes de calibre approprié pour en faciliter l\u2019emploi. FORMULE: chaque dragée contient: \u201c Acide Déhydrocholique .242 grs S Acides Biliaires © (Cholique, Désoxycholique, Taurocholique, Glycocholique) 24 grs Oléate de Sodium .1 gr.Méthylbromure d\u2019Homatropine.1/125 gr.nsullisance hepalique Ç onslipalion chronique POSOLOGIE : Une ou deux dragées après chaque repas.CONDITIONNEMENT : Flacon de 50 dragées.DESHERGERS BIOLOGISTES CHIMISTES PHARMACIENS Montréal - - - Canada "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.