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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1951-07, Collections de BAnQ.

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[" 3 XXIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., 4 - Tome 80 \u2014 Numéro 7 6 octobre 1951, Trois-Rivières MONTRÉAL, JUILLET 1951 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 Union Médicale Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ® SOMMAIRE BULLETIN REVUE GENERALE Albert BERTRAND Donatien MARION et Jacques-N.GAGNON Soyons prêts .00000 00e caca ec a aan eee ne 779 Analgésie et anesthésie en obstétrique .826 XXIème Congrès .02000000 0000 0e 002 20e 781 Paul FUGÈRE e e e Considérations sur le traitement chirurgical de l\u2019oto- Léopold NÈGRE sclérose .4200200 0000400 0 104 40 40 00 0 1 000000 831 Association de l\u2018antigène méthylique et de la strep- André CUSSON tomycine dans le traitement de la tuberculose .782 La tuberculose osseuse fistulisée et la streptomycine 836 Henri REDON J.-P.BOMBARDIER Traitement des tumeurs de la région parotidienne .792 La méningite a bacilles de Friedlander chez le nour- Maurice BÉLISLE risson .Senne 840 lode radio-actif et thyroide .801 EDITORIAL Gérard HEBERT Roger-R.DUFRESNE Eléphantiasis du membre inférieur.Correction plas- A propos des narcofiques .e.843 BOUE A AAA A 821 Suite à la page I La recherche améliore les produits déjà existants La recherche est un travail de tous les instants.L'amélioration des produits actuels est profitable au malade et donne satisfaction au médecin.Il est aussi important de parfaire des produits existants que d'en découvrir de nouveaux.Pureté plus giändè, :stadandisd e + orp plus iprécise, économies dans la fabrication, études* tlhtitques* plus apptofoirdits \u2018amèneront de meilleurs résultats.La perfection.2stle:bpt: perraahest des j'äboratoires de Recherches Lilly.EL] LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED e TORONTO, ontario tty un curare synthétique d\u2019une efficacité reconnue .FLAXEDIL EN ANESTHESIE \u201cEn résumé, le flaxédil a toutes les qualités du chlorhydrate de d-tubocurarine et possède certains avantages particuliers.C\u2019est un composé synthétique de basse toxicité, à action curarisante prompte, nette, persistante, régulière et produisant peu ou pas d'effets histaminogènes.\u201d HUDON, F.et JACQUES, A.: Le FLAXÉDIL.Cahiers de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, 1948, p.243.\"\"le relâchement musculaire obtenu en clinique par les doses de 3697 R.P.injectées \u2018\u2018à la demande'\u2019 peut être considéré comme excellent.L'absence d'effets secondaires notables est à signaler.nous pouvons juger les résultats obtenus avec le 3697 R.P.comme très encourageants.\u201d LAMOUREUX, L.et BOURGEOIS-GAVARDIN, M.: .A propos d'un nouveau curarisant de synthèse, le FLAXEDIL.L'Union Médicale du Canada, octobre 1949, p.1164.EN CONVULSIVOTHÉRAPIE \u201cce produit possède sur les dérivés aminés de la choline l\u2019avantage de n\u2019avoir que de faibles effets cardio-vasculaires tout en manifestant les mêmes propriétés paralysantes\u2026 Nous n\u2019avons observé, avec le 3697 R.P., aucun des accidents respiratoires de la curarisation dont la littérature a signalé plusieurs cas.Flaxédil constitue un apport important dans notre pratique thérapeutique en psychiatrie.\u201d LANGLOIS, Dr: Utilisation en convulsiothérapie d\u2019un nouveau curarisant de synthèse de fabrication française.Revue de Médecine Navale, No 4, 1948.NC LIMITÉE Montréal L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 (mtrèste des infections des voies urinaires.avec ~ MANDELAMINE (MARQUE DE MANDELATE DE METHENAMINE) L\u2019emploi clinique adéquat a démontré que la MANDELAMINE* (mandélate de méthenamine) est efficace contre une grande variété de micro-organismes qui se rencontrent dans les infections des voies urinaires telles que pyélite, pyélonéphrite, néphroptose accompagnée de pyélite, cystite, prostatite, urétrite non spécifique et infections compliquées de calculs urinaires ou d\u2019'affections neurogènes de la vessie.Dans un rapport récent, Wilhelm et al.1 soulignent l\u2019efficacité manifeste de la MANDELAMINE dans le traitement des infections des voies urinaires dues à À.aerogenes \u2014 reconnus comme particulièrement résistants.La MANDELAMINE se distingue par sa quasi absence d\u2019effets secondaires et l\u2019absence de danger de résistance au médicament, si souvent associées aux antiseptiques urinaires.6 CARACTÉRISTIQUES REMARQUABLES DE LA MANDELAMINE 1 Vaste champ d'activité antibactérienne \u2014 comprenant aussi bien les micro-organismes gram-négatifs que gram-positifs 2 Pas d\u2019acidification supplémentaire (excepté s\u2019il existe des organismes ayant la propriété de dédoubler l\u2019urée) Aucun danger de résistance au médicament Exceptionnellement bien tolérée Pas de régime solide ou liquide Simplicité du mode d\u2019emploi \u2014 3 ou 4 comprimés t.i.d.Présentation: Bouteilles de 120, 500 et 1,000 comprimés OA U1 4 entériques; 0.25 gm.par comprimé.Documentation sur demande.1.Wilhelm, S.F.; et coll.: J.A.M.A.141: 837 (19 nov.) 1949.1% NEPERA CHEMICAL CO.INC.MERCK & CO.LIMITED Distributeurs exclusifs: MONTRÉAL | | *Mandelamine est le nom déposé par Nepera Chemical Co., Inc., pour sa marque de mandélate de méthenamine. SOMMAIRE (Suite) Jean LeSAGE $ PHTISIOLOGIE Contribution de la gastroscopie au diagnostic du Viomycine, un nouvel antibiotique actif contre cancer et de l\u2019ulcère gastrique .845 le bacille de la tuberculose (869).HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE CARDIOLOGIE Georges BOURBONNAIS Méthodes usuelles dans le diagnostic du phéo- La pasteurisation du lait .12220200000 848 chromocytome (870).Hypopotassémie et alterations electrocardiographiques (870).Le canal Georgine BADEAUX artériel.Etude portant sur 412 sujets traités Les problemes rencontrés dans les relations entre chirurgicalement (871).Atrésie congénitale de organisations .- «cv viii 851 la tricuspide (872).Anévrysme d'un sinus de VARIÉTÉS Valsalva rupturé dans l'oreillette droite (872).Gabriel! NADEAU DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Le dernier chirurgien du roi à Québec \u2014 Antoine Le lupus érythémateux aigu disséminé diagnos- Briault (1742-1760) (suite et fin) .855 tiqué plus facilement au moyen de la moelle En devoir .Ne a a a 0 8 ee 0 0 862 osseuse (873).Comité d'économie médicale de l\u2019'A.M.LF.C.865 ANATOMIE PATHOLOGIQUE e © © Présentation de deux éléments de la moelle: \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d en 1882 .866 la \u201cTart cell\u201d et la \u201cL.E.cell\u201d (874).MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES SOCIÉTÉS .ooo eeeee eee eee 875 Gaétan JARRY La Société Médicale de Montréal: séance du 6 Silicose \u2014 son diagnostic, son traitement .867 mars 1951 (875).ANALYSES .2 0200 e cac teen aa teen etat ee eee 868 NÉCROLOGIE .122202 02 nana 890 MEDECINE Aimé DESFORGES Le rôle du système hypothalamo-hypophysaire Jean LeSage (1903-1951) .0222220222 200 890 dans la pathogénie de l'érythrémie et des poly- cythémies symptomatiques (868).Leucémie à NOUVELLES .202220 0222 eee ea ea ea eee 893 éosinophiles.Observation d'un cas (868).Eosi- nophilie et tumeurs malignes (869).REVUE DES LIVRES .00000000 000 ss 1006 900 = \u2014 \u2014 = fi INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.ICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Albuminurie des goutteux et des graveleux Cystites \u2014 Néphrites Artério-sclérose au début 1 Une bouteille par jour comme ci-dessus.Une demi-bouteille par jour, soit: Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le sour.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal rer cd aux femmes sur leur retour d age \\ Fénocyliné | offre un soulagement marqué de la \u201cMÉNOPAUSE Pour le traitement symptomatique de la ménopause .\u201cil n\u2019y a pas de thérapie plus spécifique que l\u2019oestrogène\u201d!.La FENOCYLINE est un oestrogène d\u2019une efficacité maxima par voie orale.Son action rapide et son excellente tolérance, même quand elle est administrée à fortes doses pendant des périodes prolongées, font de la FÉNOCYLINE le médicament de choix pour le traitement de la ménopause.1.Kimbrough et Israel: J.A.M.A., 138: 1216, 1948.000 * MARQUE DEPOSEE la FÉNOCYLINE est l'acide 1-7-méthyl-bidéhydrodoisyno- lique sous forme racémique.COMPAGNIE LIMITÉE, MONTRE EEE Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Valléry-Radot (Paris), Wilbrod Ponin, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal; Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile Blain, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, MM.J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Edouard Desjardins Secrétaire de la Rédaction Roger-R.Dufresne 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION: MM.Maurice Beaudry, A.Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, M.Gervais, Pierre Jobin, P.Larivière, Valmore Latraverse, Rosaire Lauzer, Pour les cas où le régime alimentaire habituel renferme suffisamment de vitamine MM.Sylvio Leblond, J.-Louis Léger, Jean LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina.FORMULE : Dans chaque Dans la dose quotidienne moyenne A et de vitamines du capsule (4 capsules) groupe B: Vitamine D es 50,000 unités int.200,000 unités int.\u201cOSTOFORTE\u201d Vitamine A QF 1,666 unités int.6,664 unités int.\u20ac .itamine B: (chlorhydrate (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\") Ribofl ( de thiamine) ee 0.67 mg.2.67 mg.iboflavine (vitamine Bs) .00 mg.4.00 mg.Came, capsule contient Niacine (acide nicotinique) .6.67 mg.26.67 mg.vitamine D.IMPORTANT: Le Composé d\u2019Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne doivent pas être donnés aux sujets dont le rein ne fonctionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.PRÉSENTATION: Boîtes de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).DOSE: Jusqu\u2019à concurrence de six capsules par jour.Posologie complète à la demande des intéressés.Chartes &.Frosot & Co.MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada i y Tome 80 \u2014 juillet 1951 combinaison de tous les facteurs lipotropes éprouvés cliniquement et officiellement reconnus.1941 L'action de l'Inositol pour accélérer l'élimination du cholestérol est établie et sa valeur reconnue dans la prévention de l'infiltration graisseuse du foie.Gavin et McHenry, J.Biol.Chem., 139, 485, 1941.Eddy & Dalldorf (The Avitaminoses, Williams & Williams, Baltimore 1944), 1946 L'action lipotrope de la Cystine est démontrée et plus particulièrement en association.À.J.Beams, J.A.M.A., 130:190, Jan.26, 1946.1947 La Choline est officiellement inscrite dans le N.N.R.comme agent lipotrope.J.A.M.A.135:16, 1073, Dec.30, 1947.1948 La Méthionine est officiellement reconnue pour son activité I I lipotrope.J.A.M.A., 139:6 430, Oct.6, 1948.Les expériences poursuivies en ce moment par Golfman et ses associés ont déjà apporté une contribution intéressante sur le sujet de l'hypercholestérolémie.Ces travaux semblent devoir vérifier l'hypothèse qu'une combinaison de facteurs lipotropes avec une quantité suffisante des facteurs essentiels du Complexe vitaminique B constituerait un traitement de choix.Lipotrope représente la plus haute concentration et l\u2019association la plus complète de tous ces facteurs connus.Echantillon et documentation sur demande.Flacons de\u201950 et 250 capsules ou comprimés.1951 marque pour Rougier Frères le cinquantième anniversaire d'efforts constants pour mettre à la disposition du Corps Médical des specialités pharmaceutiques de la plus haute qualité: 350, RUE LE MOYN Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF Président: L.Gérin-Lajoie MM.L.Gérin-Lajoie, R.Amyot, J.-A.Vidal, Vice-président: Pierre Smith D.Marion et Pierre Smith.Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault COMITE DE PUBLICITÉ MM.R.Amyot, D.Marion et J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Louis-E.Phaneuf (Boston), Eug.Tremblay (Chicoutimi), Charles P.Mathé (San Francisco), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), A.Fontaine (Woonsocket), D.Collin (Saint-Boniface), J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa), L.-P.Mousseau (Edmonton).L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac), ADMINISTRATION et SECRETARIAT { 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITE: Jacques D.Clerk l Tél.: LAncaster 9888 Le Collège Kopal des Médecins et Chiruraiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE L'examen peut être passé en MÉDECINE, ou en médecine en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Anesthésie Psychiatrie Radiodiagnostic Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Radiothérapie Neurologie ASSOCIÉ (FELLOW) EN CHIRURGIE L'examen peut être passé en CHIRURGIE, ou en chirurgie en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Neuro-chirurgie Ophtalmologie Otolaryngologie Obstétrique et gynécologie Chirurgie orthopédique Urologie CERTIFICATS EN SPÉCIALITÉS L'examen peut être passé dans une des spécialités suivantes, approuvées pour le certificat: SPÉCIALITÉS MÉDICALES Anesthésie Psychiatrie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Santé publique Médecine interne Pathologie Radiodiagnostic Neurologie Bactériologie Radiothérapie SPÉCIALITÉS CHIRURGICALES Chirurgie générale Ophtalmologie Chirurgie plastique Neuro-chirurgie Chirurgie orthopédique Chirurgie thoracique Obstétrique et/ou gynécologie Otolaryngologie Urologie Copies des Règlements et Normes de Formation post-universitaire Régissant les Examens du Collège à l\u2019Egard du Diplôme d\u2019Associé (Fellow) et du Certificat de Spécialiste, ainsi que des formules de demande et des listes des hôpitaux approuvés au Canada, peuvent être obtenues en s\u2019adressant comme suit: Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada. DÉCHIREZ ICI g A TENIR SUR SOI \u201cORCHISTÉRONE\u201d Marque de testostérone L'HORMONE MALE @ Opothérapie des carences gonadotropes chez l'homme.@ Traitement de certaines endocrinopathies chez la femme.@ Traitement de nombreuses affections d'origine apparemment indépendante de troubles de coordination des glandes endocrines.POUR USAGE PARENTÉRAL \u201cORCHISTÉRONE-P\" Marque de propionate de testostérone Amp.N° 517 \u2018Ste\u2019.10 mg.au cc., dans de l'huile Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cc.Amp.N° 518 \u2018Sos\u2019.25 mg.au cc., dans de l'huile Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cc.Fiole N° 518 \u201cSos.25 mg.au cc, dans de l'huile Fiole N° 519 \"Sus\".50 mg.au cc, dans de l'huile Fioles de 10 cc.\u201cORCHISTERONE\" Marque de testostérone SUSPENSIONS AQUEUSES Fiole N° 573 \u2018Sos .25 mg.au cc.Fioles de 10 cc.Fiole N° 574 \u2018Sos .100 mg.au cc.Fioles de 5 cc.POSOLOGIE: de 10 à 75 mg.deux fois par semaine, ou selon les indications.mn >» >» e Oo ©o 22 3 1, z z z zê a = 0 © ° 6 wo 4 58 2 © 2229 595$ © Ta a = s=i=i< 6a ad \u201c\"ORCHISTERONE-M\"\u2019 Marque de testostérone méthylique S.CT.NC 420 &oset\u2019.10 mg.Flacons de 15, 30 et 100 tablettes.S.C.T.NC 423 \"&osb'.25 mg.Flacons de 15 et 50 tablettes.POSOLOGIE: de 10 & 50 mg.par jour.\u201cORCHISTÉRONE-M'\u2014COMPOSE Orchistérone-M.2222 22222200 a eee» 10 mg.Levure de biére concentrée.150 mg.CH.de thiamine.3 mg.Riboflavine.i.2 mg.Niacinamide.civ.12.5 mg.CIH.de pyridoxine .1 mg.d-pantothénate de calcium .5 mg.Vitamine D.iii.500 U.l.Acide ascorbique.LL 25 mg.BUCCASOLS* L'absorption directe dans le cours sanguin par les capillaires de la région maxillo-gingivale représente une économie, la dose pouvant n'être que la moitié de celle requise lorsque les comprimés sont avalés.BUCCASOLS \u201cORCHISTERONE-M\"' CT.N°375 &woosk .c viens 5 mg.CT.N°394 Soest.ccunn.10 mg.Flacons de 30 et 100 comprimés.POSOLOGIE de 5 & 25 mg.par jour.BUCCASOLS:Marque \u2018Eos!\u2019 de comprimés préparés spécialement pour administration orale ou submaxillo- gingivale. // Orchistérone Marque de testostérone Hormone Maile @ Opothérapie des carences gonadotropes chez l\u2019homme.@ Traitement de certaines endocrinopathies chez la femme.@ Traitement de nombreuses affections d'origine apparemment indépendante de troubles de coordination des glandes endocrines.Les investigations cliniques sur l'Orchistérone prouvent que l'hormone mâle est un agent d'une grande utilité thérapeutique \u2014 utilité qui dépasse même toutes nos prévisions.La documentation sur l'opothérapie renferme de nombreuses preuves de la valeur de l'Orchistérone, non seulement contre les endocrinopathies chez l'homme, mais aussi dans le traitement de ces affections chez la femme.En outre, l'Orchistérone s'est avéré précieux contre certains processus morbides qui, apparemment, ne se rattachent en rien à des troubles de coordination des glandes endocrines.Les résultats vraiment sensationnels qui ont suivi l'administration de l'Orchistérone dans les cas de carence gonadotrope chez l'homme sont souvent égalés par les effets obtenus dans les endocrinopathies féminines.Certaines des autres indications s'appuient sur la pharmacodynamique de l'hormone (science dont l'étude est déjà très poussée), tandis que d'autres ne sont qu'empiriques et devront être élucidées plus à fond.Porgy ont INDICATIONS CHEZ L'HOMME Symptômes de la Climatérique Nanisme Hypertrophie Bénigne de la Prostate Cryptorchidie Syndrome du Castrat Eunuchoidisme et Hypogénitalisme INDICATIONS CHEZ LA FEMME Syndrome de la Ménopause Saignements Utérins Mastite Chronique Tension Prémenstruelle Suppression de la Lactation Frigidité USAGES GENERAUX Angine de Poitrine Périvascularite Enurésie chez les Enfants Thyrotoxicose Sénilité Synthése des Protides FORMULES ET PRESENTATION AU VERSO a \u2014 hv reas ERAN.+ ah A in pt WI - wr Lf LP PREPARATIONS Linh damn, Abate Les nombreuses formes sous lesquelles se présentent l'Orchistérone et ses dérivés en font un produit d'une grande élasticité posologique qui facilite le traitement de chaque état et satisfait aux préférences individuelles des médecins.YPOUR USAGE PARENTERALY \u201c\"ORCHISTERONE-P\"\u2019 Marque de propionate de testostérone Amp.N° 517 \u2018ost\u2019.10 mg.ou cc, dans de l'huile Boîtes de 6 et 25 ampoules de 1 cc.Amp.N° 518 \"ust .25 mg.au cc., dans de l'huile Boites de 6 et 25 ampoules de 1 cc.Fiole N° 518 \u2018Sos.25 mg.au cc., dans de l'huile Fiole N° 519 \u2018wat\u2019.50 mg.au cc., dans de l'huile Fioles de 10 cc.\u2018ORCHISTÉRONE Marque de testostérone SUSPENSIONS AQUEUSES Fiole N° 573 \u2018SomF .25 mg.au cc.Fioles de 10 cc.Fiole N° 574 \u2018EnomF .100 mg.au cc.Fioles de 5 cc.POSOLOGIE: de 10 à 75 mg.deux fois par semaine, ou selon les indications.X POUR USAGE ORAL Y \u2018\u201cORCHISTÉRONE-M\" Marque de testostérone méthylique Bien que la quantité d'Orchistérone-M pour administration orale soit de 5 à 10 fois supérieure à celle d'Orchistérone-P pour injection intramusculaire, la simplicité et la régularité de son administration contre-balancent avantageusement la quantité additionnelle de préparation requise.SCT.NC 420 Gos.10 mg.Flacons de 15, 30 et 100 tablettes.SCT.NC 423 &owsb .25 mg.Flacons de 15 et 50 tablettes.POSOLOGIE de 10 à 50 mg.par jour.BUCCASOLS* L'absorption directe dans le cours sanguin par les capillaires de la région maxillo-gingivale représente une économie, la dose pouvant n'être que la moitié de celle requise lorsque les comprimés sont avalés.BUCCASOLS \u201cORCHISTERONE-M\"\u2019 CT.NC375°&ossk.vn.5 mg.CT.NC 394 God\u201d.10 mg.Flacons de 30 et 100 comprimés.POSOLOGIE de 5 à 25 mg.par jour.*BUCCASOLS: Marque \"Ms! de comprimés préparés spécialement pour administration orale ou submaxillo-gingivale.BROCHURE CONTENANT DES RENSEIGNEMENTS THÉRAPEUTIQUES COMPLETS ET DES SOMMAIRES D'IMPORTANTS MÉMOIRES, ll est définitivement admis que l'affaiblissement même léger des fonctions hépatiques peut modifier notablement le métabolisme des hormones stéroides, et que les vitamines du groupe B jouent un rôle prédominant dans le maintien intégral des propriétés du foie en présence de ces substances, du point de vue physiologique.Dans les circonstances, il semble à propos d'assurer la présence d'une juste proportion des facteurs du groupe B lorsque l'Orchistérone est employée thérapeu- tiquement.C'est cette considération qui a présidé à la synthèse de l'Orchistérone-M Composé.ENVOYÉE PROMPTEMENT SUR DEMANDE 0 oy eI Fo Ni, I .\u201cORCHISTERONE-M\"' COMPOSE S.C.T.N° 424 \"Boo Orchistérone-M.\u2026.10 mg.Levure de bière concentrée.150 mg.CIH.de thiamine.3 mg.Riboflavine .2 mg.Niacinamide .Cee 12.5 mg.CIH.de pyridoxine.22020220.1 ma.d-pantothénate de calcium.5 mg.Vitamine D.Cee .500 U.L Acide ascorbique \u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.25 mg.POSOLOGIE: de trois à six tablettes par jour.PRÉSENTATION: flacons de 30 et 10Otablettes.Charles &.Frosst &Co.MONTREAL CANADA \\ :ê vr es a | | ee ng SY : ain cs.va Pp \u201cEne Om por TT Ta.a me Caw PE 2 Anat Wad dif \u2014_ L'Union Méd.Canada XI Tome 80 \u2014 juillet 1951 NOUVEAU concentré liquide de fort dosage pour un maximum de commodité et de souplesse dans la thérapie CHLORHYDRATE DE erramycl GOUTTES'BUCCALES le seul antibiotique a large spectre ° e d'action Cbtenable en concentration « a dosage par gouttes 200 mg.de Chlorhydrate de Terramycine Cristalline par rocure : ; : p cm3; soit environ 50 mg.par dose de 9 gouttes.facilement miscible avec la plupart des aliments, le lait et les jus de fruits assure l\u2019aisance et la simplicite d\u2019administration et permet une nouvelle simplification dans la mise en oeuvre des dosages pour le traitement des infections modérées ou graves, et pour les sujets de toutes catégories d\u2019âge et de poids.Obtenable chez les pharmaciens exécutant les ordonnances dans des flacons de 10 cm3 avec compte-gouttes spécialement gradué.1010 Royal Bank of Canada Building, CANADA.AI King & Yonge Streets, Toronto, Ontario, Canada 1941 « UNE DECADE DE PROGRES EN THERAPIE ANTIBIOTIQUE « 1951 OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée a Québec en 1902 ¥ DIRECTEURS GENERAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GENERAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, ., 444 est, rue Sherbrooke, Emile BLAIN, Montréal.Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.2 c 2 J.-A.VIDAL, Montréal.SECRETAIRE-TRÉSORIER GENERAL IA.DENONCOURT Trois Rivia - : rois- res.Hermile TRUDEL, , ° 1990 est, rue Rachel, J.-B.JOBIN.Québec.Montréal.Jos.NORMAND, Trois-Rivières.a -L.ROCHEFORT, Trois-Rivières.SECRÉTAIRE ADJOINT J B.-G.BEGIN.3440, rue Hutchison, Montréal.© COMITÉ DU XXIe CONGRÈS J-A.DENONCOURT, président., NORMAND, secrétaire .-B.JOBIN, .ler vice-président.Jos.\u2018 JB.1 Pre 1027, boul.Laviclette, J.-M.LAFRAMBOISE, 2e Trois-Rivières.\u201d Gustave LACASSE.Je J-L.ROCHEFORT, trésorier, Auray FONTAINE, 4e \u201c 1005, rue Saint-Prosper, Trois-Riviéres.® ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Chs.N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD, J.-H.LAPOINTE, J.-A.JARRY, Edmond POTVIN, A Albert PAQUET, Charles VEZINA, J-A.VIDAL.; Richard GAUDET, j MEMBRES DU CONSEIL | f AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1954 OANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St- Jean, P.Q.1952 {Qe Pierre, 9115, rue d'Auteuil, Québec .1954 BAILLY, Roland, 4339 avenue de Lorimier, Montréal .1922 J.-A., 538, av.King-Edward, Ottawa, Ont.1952 à BEAUCHEMIN, L.-0., Calgary, Alberta .iy LENT EUX, J.-R., Hôpital Saint-Sacrement, Québec .1952 BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N-E.c.1922 \u201cMANSEAU, Georges, 924, rue St-Aubin, Ville-St-Laurent 1952 L BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.1952 MERCILLE, pean 316, Parc G.-E.-Cartier, Montréal .1952 \u201c} BLANCH ET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 MILOT, J.- 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.1952 4 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1954 MORISSET, iene, Saint- Ceorges- -de-Beauce, P.Q.1952 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.ere 1954 PERRAS J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 A CARON, N, Sylvio, Mastal, Québec .1952 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1954 Ï CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1954 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1954 COUTURIER Alphonse, Rivière-du- Loup, PQ .1954 PILON, J.- , 389 est, boul.Saint-Joseph, Montréal .1954 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1954 POWERS, A \u20181, rue Front, Hull, P.Q.1954 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.1952 RIOUX, ].-Émile, Sainte-Anne-des-Monts, P.Q.1954 À DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1952 ROULEAU, J.-Maurice, St-Crégoire, Cté de Nicolet, P.Q.1923 I DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.1952 SMITH, Pierre, 300, Carré Saint-Louis, Montréal .19 H GAUTHIER, Henri- E, Woonsocket, R.1.1954 TETRAULT, Adélard, 411, boul.Laviolette, T T,-Rivières 1924 4 GAUTHIER, J.-D., Shi pegan, N.SB.Ll 1954 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1954 f HURTUBISE, Raoul, ateur, 19, rue Durham, VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1954 Sudbury, Ont.ea 1954 | L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 XIII Médication efficace contre de nombreuses infections à bactéries et à rickettsies et certaines maladies à protozoaires et à grands virus Chlorhydrate Cristallisé d\u2019 AUREOMYCINE Lederle ['Accoucheur rencontre chaque jour de multiples occasions d'apprécier la valeur de cet agent thérapeutique pour la prévention et le traitement des infections.On peut le donner avantageusement, à titre prophylactique, dans les accouchements longs et difficiles ainsi que dans les délivrances impliquant un recours à la chirurgie et les avortements infectieux.L'action de l\u2019Auréomycine n\u2019est pas seulement limitée à la maladie maternelle, mais, grâce à son passage dans la circulation placentaire à doses thérapeutiques, s'attaque aussi à une éventuelle infection de l'enfant, avant et pendant la délivrance.L\u2019Auréomycine s'est révélée utile dans l\u2019endométrite, la paramétrite, l\u2019infection urinaire, la thrombophlébite infectieuse et d\u2019autres maladies infectieuses à pathogénie très variée.L'\u2019Auréomycine est un médicament indispensable à l\u2019accoucheur.Conditionnement: Capsules à 50 mg.: Flacons de 25 et de 100 capsules; à 250 mg.: Flacons de 16 et de 100 capsules.Forme ophtalmique: Fiole de 25 mg.avec compte-gouttes; solution à préparer extemporanément par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 7335, boul.Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q. XIV mucilose TRAITEMENT DE LA CONSTIPATION PAR UN HYDROGEL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Traitement par la masse de I'hydrogel.dans la constipation due à une alimentation pauvre en résidus Le vieillard, l\u2019opéré, le convalescent, le malade au régime, sont souvent constipés à cause d\u2019une diète pauvre en rés:dus.Mucilose \u2014 (hémicelluse hydrophile) \u2014 augmente le volume du bol alimentaire, pauvre en résidus, remplit le côlon d\u2019une masse émolliente et favorise le pér:staltisme normal.avec NEW YORK 13, N.Y.WINDSOR, ONT.443 Sandwich Street, West Windsor, Ontario 2 cuillerées a the.2 fois par jour.2 verres d\u2019eau Présenté en flocons (Formule concentrée avec dextrose) ou en granules (Formule spéciale), 4 et 16 onces.Echantillons envoyés sur demande aux médecins.Mucilose, marque de commerce enregistrée, Etats-Unis et Canada. Ge = me = 7: 2x 25 a Ze sn sc rs A 55 = Po oy Ÿ 2 75 2 fi = \u201ci i \\ ges: 5 Re 57% % 2 2: 2.7 a ee 7% Sh tll se 25 i i 2 = 2 4e i 2 ee RS en 2% 2 7 ee i .Nn eH A a sa or a % ERE Ra obs Sa, Es ares 7 on ne es 2 a i 5 En Ÿ Se La = po = 5 % = sa SA = 2% i ge 3 ag ee 7 ol RS > ® 7 = 2 - i 7 % 3 2 2 CS 52 pass, 2 2 ee ol 2 2 2 2S y 2 4 \"0 = 2 i: 2 S \u20ac : a 2 2, = 2 5 du = Pi % - % 2 A es ZZ 4 7 \u20ac \u201c2 a; 2 a 2 7 2 2 ES RE 8 A _ 7 a a Z A 2 3 de 2% NS 7 7 Fy ; = 2 \u201c© 2 ik > 3 7 7% 7 7 He 2 7% is 2 i 7 GE Gi 7s 7 7 he NN i .7 i \\: cu % 7 5 52 7 ce 2 =, * 7 7 JE i 7 jo ee .= 7 7 7s 5 se = 5 x 7 sis % \u201ci i i 2 7 ci AR % or 7 Th ea cé ee 2 2 2 3 is 5 S 7 2 a: de 7 > 27 A @ 2 57 oF GE 7 7 A 2 i SE a 7 Ti i 7 So EE 5 7 Fe a 5% 7 2 ip 2 Si a > 2 2 4 7 po > RC 73 SE i 24 À 7 SR 2 % Le in 7 i CE 2 7 3 7 7 7 75s; 7 i CE ; ES oo A ou a 7 CEE = 2 re a rs ii i 7 7% A 727 77 2 CS 7 i A se Se % ih 75 7 Zi: 2 4 hii Fo AE se = 8 a 7 RS = \u2014 L\u2019Union Méd.Canada XVI Tome 80 \u2014 juillet 1951 Bee, Dans le traitement de la MUQUEUSE GASTRO-INTE STINALE irritée, enflammée ou ulcérée Recommandée dans les cas DE FLATULENCE, DE DYSPEPSIE D\u2019HYPERCHLORHYDRIE, D\u2019ULCERATIONS GASTRIQUES ET DUODENALES, DE COLITES ET DE DIARRHEES.MEDICOLAB INC.SPÉCIALITÉS PHARMACEUTIQUES 200 ouest, rue Craig, - - CANADA MONTREAL, f Irritation Nn due aux ON ST ° ; L < | affections rectales, ; ae\u201d = E ° \" es A hémorroides, x 3 .; prurit anal.hd Irritation associée aux lésions cutanées fissures orales, seins crevassés, piqûres d'insectes.soulagement.prolongé de l\u2019'irritation 0 locale COMPAGNIE Irritation associée aux À dermatites, brûlures @À simples, radiodermites, | intertrigo, coups de soleil, herbes à poux.À *Onguent de dibucaine \u201cCiba\u201d LIMITÉE « MONTREAL oo O\u2014 DIBISTINE £+ Ô 5 5 Un patient sur quatre n'est.jer 8 R amélioré par des antihistaminiques simples.* A ce malade, et à beaucoup d'autres,\u2019 la DIBISTINE*, qui\u201d combine l'efficacité thérapeutique des deux antihistaminiques ¢ reconnus, la Pyribenzamine* et I'Antistine®, of f S plus marqué (90%).re un soulagemen t J 4 A La DIBISTINE exerce un ; puissante action.antihistaminique, Tia ee A 2 bien tolérée et offre aux 4 patien nts un soulagement a IPT LY LIE | [OLE DIR Toler poe Amr ut *MARQUE DEPOSE| C0F.1; le of tistine yribenzamine et J 8 Jv [4 riedlae iE 5 Peu 23, 1948.4 = DIBISTINE C04 Ge ei oY 0 Mm rit ba LIMITÉE MONTREAL À (C3 a (on) LA O'5 ane L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 LA RECHERCHE AU SERVICE DE LA MÉDECINE DRAMAMINE a de nouveau prouvé son efficacité prophylactique dans la naupathie Des études* s'établissant sur un contingent de troupes au nombre de 2,042, y compris les passagers et les membres de l'équipage, ont démontré l\u2019effet prophylactique de la Dramamine dans la naupathie, dans une proportion de 76 pour cent durant le voyage à Bremerhaven, Allemagne.Pendant le voyage de retour, comprenant 342 passagers, la Dramamine s\u2019est montrée efficace dans une proportion de 70 pour cent.Parmi les passagers reconnus sensibles à la cinépathie, la Dramamine fut efficace en proportion de 82 pour cent sur le voyage d'aller, et dans 92 pour cent sur le voyage de retour.DRAMAMINE Marque de dimenhydrinate \u2014 pour la prévention ou le traitement de la cinépathie \u2014 En comprimés de 50 mg.et sous forme liquide.G.D.SEARLE & CO., CHICAGO 80, U.S.A.*Chinn, H.I.; Noell, W.K., and Smith, P.K.: Prophylaxis of Motion Sickness: Evaluation of Some Drugs in Seasickness, Arch.Int.Med.86: 810 (déc.) 1950.SEARLE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 le problème consistait.À OBTENIR UN ANALGÉSIQUE NEUTRE ET SOLUBLE SOUS FORME DE COMPRIMÉ L\u2019acétylsalicylate de calcium offre, en thérapeutique, des avantages que la littérature médicale a maintes fois soulignés.Substance acide et peu soluble, l\u2019acide acétylsalicylique est susceptible d\u2019irriter la muqueuse gastrique.L\u2019acétylsalicylate de calcium pur, au contraire, est très soluble et classé comme sel neutre, mais c\u2019est un composé instable, et la science pharmacologique a longtemps recherché le moyen de le présenter sous la forme d\u2019une préparation pure, stable et agréable au goût.Le DISPRIN a enfin résolu le problème qui consistait à donner à l\u2019acétylsalicylate de calcium la forme d\u2019un composé stable et - d\u2019une saveur agréable.soluble, agréable au goût, Le DISPRIN possède toutes les précieuses qualités de l\u2019acide acétylsalicylique: propriétés analgésiques, antipyrétiques et an- tirhumatismales.De plus, comme il est soluble, il s\u2019absorbe plus vite et son action thérapeutique est par conséquent plus rapide.Le DISPRIN offre donc à la fois les avantages de l\u2019acide acétylsalicylique et de l\u2019acétylsalicylate de calcium, sans présenter les inconvénients qui limitaient auparavant l\u2019utilité de ces deux préparations.En mettant du DISPRIN dans l\u2019eau on obtient aussitôt une solution remarquablement neutre, stable et agréable au goût.TAB RCL 3 Pour fins de prescription Disprin s\u2019obtient en comprimés sans identification auxquels on a donné le nom de TAB RCL 3.Il s\u2019obtient en format spécial contenant 100 comprimés, en conditionnement hermétique afin de leur garder toutes leurs propriétés thérapeutiques.\u2014 Il est en vente dans toutes les pharmacies.franchement neutre acétylsalicylate de calcium Reckitt & Colman (Canada) Limited, Division des produits pharmaceutiques, Montréal ? ; relâchement du pour LE DES VOMISSEMENTS D : ient: 1/200 gr , * ts rime contien annee \u2018 rimé contien\u201d: \u2026 1/24 sr.Chaque comp\u201d atropine \"77 ne 1/6 9% Chaat \u201cMethyl Homatroping 1/4 or gromure de Méthyl Home ee it Bromure mt snobarbitat oe pr .kel LL.CY no ar Phénoborbie deux comprimés 3 fois par Phe logie: Un comprimé à chaque bo ue \u2018e: Un ou © Posologie: Posologie: jour avant les repos: , 3 * | 200 gr.omatropine 1/24 9% Chaque comprime core ropine reese reer NV Se deux comprimés Bromor® de Mt .dissout dans Un peu deat sv e: Un à deu : Posologie: U 3 fois P cinq à sept foi Spasex (Bromure de Méthyl Homatropine) est un antispasmodique efficace sans action cumulative.il agit en déprimant les terminaisons du vague et des autres ramifications du système parasympathique, soulageant ainsi les douleurs spasmodiques.Il contrôle les hypersécrétions du mucus et des sucs gastriques.L'activité du Spasex équivaut à la moitié de celle de l\u2019Atropine mais sa toxicité est 30 fois moindre que l\u2019Atropine.Il cause rarement de la sécheresse ou du trouble à la vision.Le Phénobarbital y a été ajouté à cause de son action sédative aussi bien que doucement spasmolytique.Neuro-Spasex trouve ses indications là où le spasme s'accompagne de douleur et de malaise.I! est particulièrement efficace dans les cas de Dysménorrhée, pour faciliter l'examen en Gynécologie, pour éliminer le Ténesme Vésical er aussi pour soulager les douleurs dues aux spasmes associés aux Ulcères Peptiques et Duodénaux, aux Colites du Mucus, aux Spasmes du Pylore, à la Constipation Spasmodique et aux autres états spasmodiques «associés aux conditions inflammatoire du tractus gastrointestinal.Des rapports récents indiquent que Neuro-Spasex est hautement ; efficace dans certains cas de Vomissements de la Grossesse et aussi que l\u2018Enurésie peut être contrôlée par un comprimé de Neuro-Spasex (Bébés) donné au coucher.MONTREAL XXII Nouveau.Efficace.Economique coo + HE COMPOSITION Chaque c.c.de solution aqueuse stérile représente: VITAMINE Biz cristallisée 15 mcg.FER (citrate ferreux ammoniacal vert) 10 mg.VITAMINES: Niacinamide .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.25 mg.*Pyridoxine (Be) _.-.- 0.15 mg.Riboflavine (Bs) eceeeeceeeaaaeea 0.15 mg.*#Choline.\u2026.\u2026\u2026.20 mg.Alcool benzylique .\u2026.- 2% POSOLOGIE ET MODE D\u2019ADMINISTRATION HEMABIONE s\u2019administre par injection intramusculaire exclusivement.La posologie est variable suivant l\u2019individu.I! importe en tout cas d\u2019administrer une dose suffisante pour provoquer une réaction réticulocytaire idoine, pour normaliser le nombre de globules rouges et le taux d\u2019hémoglobine et pour assurer la disparition des symptômes gastriques et des autres symptômes.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE, INC.\u2018 178 est, rue Jean-Talon ABIONE INJECTABLE EN FIOLES DE 10 C.C.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 B;: FER VITAMINES INDICATIONS PERNICIEUSE ANÉMIE HYPOCHROME CARENTIELLE \u2018Mèntréal 10. dans les ANEMIES macrocytaires et ferriprives CN = © nN & > ST capsules No 340 puissante combinaison de facteurs antianémiques Chaque capsule de \u2018\u201cMaturex\u2019\u2019 contient : Vitamine Biz.10 microg.Estomac desséché .250 mg.Acide folique.0.67 mg.Sulfate ferreux P.B.(5 grains).320 mg.Acide ascorbique .50 mg.Extrait de foie.équivalent de 1 g.de foie frais Flacons de 100 et 500 capsules Ayerst, McKenna & Harrison Limitée .Biologistes et Pharmaciens .Montréal, Conada NXT L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BuLLeTIN A.M.LF.C.Montréal, juillet 1951 un nouveau comprimé de \u201cBéminal\u201d dosage plus élevé en Chaque comprimé de \u2018'Béminal\u201d Plus renferme: Thiamine.=.= 5 mg.Riboflavine = =.| 2 mag.Niacinamide .\u2026 .10 ma.Pyridoxine.L ~~ Omg.5 d-Panthénol \u2026 2 mg.Vitamine Bi2.LL 1 microg.Acide ascorbique.25 mg.Vitamine D.~~.500U.L F3414 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 XXV Nouvelle combinaison antibiotique.Dicrysticine Pénicilline G procainée Squibb avec pénicilline G potassique cristallisée et stable, et sulfate de dihydrostreptomycine.Pour injection aqueuse: pel += sa oF Gi 68 $£ Tx Assaut antibiotique conjugué des bactéries Portée bactéricide vaste Efficace contre plusieurs infections opiniâtres TOXICITÉ FAIBLE: seulement 0.5 gramme de dihydrostreptomycine pour 400,000 unités de pénicilline.La quantité relativement faible de dihydrostreptomycine abaisse le risque de réactions toxiques sans altérer l\u2019efficacité.Applications: © Prophylaxie anti-infectieuse des blessures © Traitement de la péritonite ® Infections chroniques mixtes des voies respiratoires ou uro-génitales ® Infections osseuses mixtes et tissus flasques ® Cas particuliers d\u2019endocardite bactérienne subaiguë Flacons de: 400,000 unités de Crysticilline avec pénicilline soluble et 0.5 gramme de sulfate de dihydrostreptomycine.\u2018DICRYSTICIN® ET \u2018CRYSTICILLIN\u2019 SONT DES MARQUES DEPOSEES PAR E.R.SQUIBB & SONS E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA, LIMITED 2245, RUE VIAU, MONTREAL SQUIBB \u2014 Pionnier de la recherche et de la fabrication de la pénicilline et de la streptomycine. BETAGEN VITAMINE \u201cB\u201d COMPOSEE ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT NERVIN Pertes d'énergie et d\u2019appétit \u2014 Anémie \u2014 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux Déséquilibre nerveux PRINCIPAUX COMPOSANTS: VITAMINE B: \u2014 RIBOFLAVINE \u2014 PYRIDOXINE \u2014 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 ACIDE PANTOTHEN IQUE LECITHINE \u2014 AVENINE \u2014 GCLYCEROPHOSPHATES DE SODIUM, CALCIUM, POTASSIUM, STRYCHNINE (1/60 gr.à l\u2019once) | SAVEUR AGRÉABLE @ TOLÉRANCE PARFAITE DOSE: UNE CUILLERÉE À DESSERT QUATRE FOIS PAR JOUR AVANT LES REPAS.Comprimés Licalgen- DV A bade de Gluconate de Calcium INOSITOPHOSPHATE DE CALCIUM ET MAGNÉSIUM CÉRIUM OXALATE © VITAMINE D Groddedde, L'actalion, Vomissements gravidiques LE BICALGEN-D, COMPRIMÉ NON AROMATISÉ, PRESQUE INSIPIDE, ENTIÈREMENT SOLUBLE, EST LE MÉDICAMENT DE CHOIX POUR LA FEMME GRAVIDE.Dose \u2014 Trois à six comprimés par jour.Comprimés T R | - S U L F A 0.50 gm.Amélioré ACTION RATIONNELLE DES SULFAS CHAQUE COMPRIMÉ RENFERME: @ SULFAMÉTHAZINE 37% @ SULFADIAZINE 37% SULFAMÉRAZINE 26% NOUVELLE ASSOCIATION SULFAMIDÉE PERMETTANT DES DOSAGES ADÉQUATS TOUT EN DIMINUANT LE DANGER DE CRISTALLURIE DOSE \u2014 UN COMPRIMÉ TOUTES LES 3 HEURES OU PLUS SELON L\u2019AVIS DU MÉDECIN.Somenal (COMPRIMÉ À 0.10 GRAMME) NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE SOMENAL REPRÉSENTE L'EFFET RAPIDE DU BUTOBARBITAL ASSOCIÉ À L'EFFET PLUS PROLONGÉ DU PHÉNOBARBITAL.ÉMOTIVITÉ © INSOMNIE *® SPASMES °* PHOBIE °* ANXIETE DOSE: Selon l\u2019avis du médecin.Butobarbital 8:22 gramme par comprimé.Lalie CANADA DRUG CO.Montreal L'Union Méd.Canada XXVII Tome 80 \u2014 juillet 1951 HLORCYCLIZIN CHLORHYDR e le gro upart des co ne iniqu mpl squ ici ésulte d on us sp st marque par une act an arce ue fle condaire neralemen t légers ou niag se da es furen actio e \u2018Péraz I ena ble ongue th Med + Na Ju 950 Fi è In mo NDICATIONS ermatites al | rgie thing poll énique.DOSAGE: rodu une ou deux foi 50 mg par jour, ay NE au le dosage pe t être augmenté dans les cas graves.qui le.quièrent PREPARATION Pérozil marque de fabrique Chlorhydrate de Chlorcyclizine 50 mg.Chaque produit comprimé © est.encoché pour favoriser s son fractionnement.- % BURROUGHS WELLCOME 5 co.(THE WELLCOME FOUNDATION LTD.) MONTREAL | Amram ans vue ci ae Le as Il y a presque cinquante ans, Bauer & Black entreprirent de travailler en vue d\u2019établir un service humanitaire basé sur cette devise: RECHERCHES ET DÉVELOPPEMENT en regard du produit.En sondant les profondeurs inconnues du savoir pour pouvoir répondre aux besoins de l\u2019humanité, Bauer & Black ont mis en pratique une technique exacte afin de rendre un service encore plus grand à la plus grande de toutes les professions.UN EFFORT POUR ATTEINDRE ; UN NOUVEAU DEGRE D'EXCELLENCE LE SUSPENSOIR No 2 O.P.C.BAUER & BLACK offre tellement d'avantages qu\u2019il est souvent prescrit pour les patients qui requièrent un soutien thérapeutique.Sac sans couture, fixation complète au moyen de bandes bien placées pour les jambes, meilleure ceinture sans bourrelet.Fabriqué du matériel le meilleur et de façon à procurer du confort et un effet curatif \u2014 par B & B \u2018Les premiers en Soutiens Elastiques\u201d.Lorsque vous devez prescrire un suspensoir, conseillez un No 2 O.P.C.Bauer & Black.Division de The Kendall Company (Canada) Limited © ENRG.AU CANADA LE SUSPENSOIR No 2 O.P.C.BAUER & BLACK RECHERCHE EN VUE D'AMÉLIORER LA TECHNIQUE .ET DE REDUIRE LE COUT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 XXIX Depuis plus de 75 ans, le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est accepté d\u2019une façon générale par le corps médical, comme agent thérapeutique standard pour soulager la constipation et l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac.Comme laxatif\u2014 Le Lait de Magnésie Phillips\u2019, quoique très efficace, est doux et sans danger pour les adultes et les enfants.Comme antiacide\u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 soulage rapidement et efficacement.Ne contient pas de carbonates; pour cette raison, il n\u2019occasionne pas de malaises dus à la flatulence.DOSE: Laxatif: 2 à 4 cuillerées à soupe.Antiacide: 1 à 4 cuillerées à thé, ou 1 a 4 tablettes.LAIT DE MAGNÉSIE PHILLIPS\u2019 GENUINE HILLIPS MILK OF MAGNE, in wre caxatiVE Sn £e Division PHILLIPS\" rx OF MACNES, Préparé exclusivement por THE CHAS.H.PHILLIPS CO, DIVISION, 1019 Elliott Street West, Windsor, Ont.af Sterling Drug Inc, L'Union Méd.Canada XXX Tome 80 \u2014 juillet 1951 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX\" \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANEE (Scarifications \u2014 Piqlires multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) 5 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 XXXI Aacleurs Biologiques Diastases Métalliques ANEMIES SECONDAIRES DE L'ADOLESCENCE, DE L'ENFANT DE LA FEMME DÉGLOBULISATIONS SUITES TRAITEMENTS SULFAMIDES CONVALESCENCES gr _\u2014 A : LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200 RUE, VALLÉE, MONTRÉAL# AMPOULES BUVABLES # KHÉMO | ANTIHÉMORRAGIQUE | HÉMORRAGIES INTERNES, EXTERNES et POST-OPÉRATOIRES e PECTINE-GÉLATINE o e CALCIUM © VITAMINE \u201cK\u2019\u2019 e APPLICATION ORALE ou LOCALE : bc re NE 3 » RTT SE TCS ane .ES ug oe i 74 4 Suh 1 Fe ae CS BE.2x pu £4 E Here ETS 4 py \u2018 RAN - TL UR Ee bh, kd Perte 08 .i a 05 i SE EEN ) r LT gt 2 re Ie ARC RTE XXXII 7} \\ Ce bs 0 00 0° ee i.) TE - QUALMS Sn Ts a ug imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », -\u2014 > PA 5 rf = - Pd ~ LA J e ee, + LA ° ° od?2 La Librairies Leauchemin Limitée 2 - - - BB - - - - rd v - - -r - 4 ~ - e ~ ~ - ~ - ~ 4 \u201d + ~ ~ o PA 4 + + 4 + \u201d À L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 | yp 4 à offre ses services a tous les MEDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS de cette revue pour tous travaux d'impression et de reliure.@ Son outillage le plus perfectionné, @ Son personnel des plus avisés, @ Sont garantie de qualité, @ À des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITÉE LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS Imprimeurs 426-430, rue ST-GABRIEL, Relieurs - MONTRÉAL Papetiers en gros Tél.: LAncaster 4236 Lee mes + = rat me ete = ptm Saya LAs ems mane COMPOSITION D'UNE CAPSULE: Gluconateferreux.5 grains Phosphate bicalcique.2 grains Thiamine .1 mg.Riboflavine.2 mg Niacinamide .10 mg Acide ascorbique.25 mg.Vitamine A.\u2026.2000 U.I.Vitamine D.\u2026.500 U.L Posologie: Une capsule trois fois par jour, ou suivant l\u2019ordonnance du médecin.Flacons de 100 et de 1000 Mznules a à Vyellé Marque Déposée Ventes ss Se Cut mate rt pe \u201c+ = > » à a à 6 4 \u2018 # > \u2018yy a = v « » v .> et a > > w v > > ; - > « 7 « » A A .a» » À + bo », a \u201c > a pd Fryvvged , ¢ 4 > t boy oN AY B-PLEX LIXIR B.COMPLEX Lae Vitamin a ates us eles set any CORRE with Tastes aided, quiet names lie ERDloge vitamia se pie a, Op Pope t0%sc) M, 3H > sont ajoutés, RH { £ UE ep Tes un mt CE, ; Ne avin ae 7 | ou rE 4 i ; (reine ré z i \u2019 Bo Bene a mr 1 E 45 yy Mg Bing ype of the OF 3 logy pis Jacterg \u201810 feant atoeusts à fair! pit NL 2 Te ne Thy DR dans Ventas de OOF 00 Moma wifitanes of these witamid \u201cas PAR ance Srey en es miteltionr hameer ; Et 8 - 8 past) fuga ve ws erie wy he seven = : ÿ Biers Mag Jr wisy a ve Su meds EN Ever, 2 AGHTEE BE ws PR A N we anoTHE TH BRO A Tsou SEANAD AT £1 Ee à B-Plex est le produit idéal pour parer a une déficience sub-clinique possible en vitamines B, ou pour la corriger.D\u2019ordinaire, cet état est complexe, à la fois dans ses causes et ses symptômes, et réagit mieux à la médication au complexe B total, tel qu\u2019il existe dans B-PLEX.Si l\u2019avitaminose n\u2019a pas été décelée dans ses premières phases, on prendra soin d\u2019administrer de plus fortes quantités des éléments vitaminiques B essentiels.Dans ce but, on recommande de s\u2019adresser au B-PLEX INJECTABLE.Celui-ci, grâce à sa forte concentration en éléments synthétiques, assurera une réaction clinique rapide.HN LR \u201c40 #4.; 4 ra 17 4 af nag Wye Marque Deposee - mn nn tr a \u2014\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 80 juillet 1951 XXXV Le diagnostic Des millénaires d\u2019études résumés en quelques secondes avant l\u2019apparition des symptômes .Avicenna (980-1037 A.D.), le \u201cfameux prince des médecins arabes\u201d a donné la description des caractères cliniques essentiels du diabète sucré.À cette époque, cependant, on ne reconnaissait la maladie que dans les cas accusant déjà des signes manifestes de morbidité.Le diagnostic précoce du diabète sucré avant l\u2019apparition des symptômes ne devint possible que plusieurs siècles plus tard, grâce à la méthode de la réduction d\u2019un sel cuivrique appliquée à la glycosurie.Aujourd'hui, en médecine, on reconnaît l\u2019importance capitale que présente le dépistage précoce du diabète, avant que les symptômes et les complications ne soient apparus\u201d 1.Ceci met en valeur l\u2019axiome suivant: chaque patient devrait subir fréquemment le test de routine pour la glycosurie pour la célérité la simplicité et la précision dans l\u2019épreuve de glycosurie COMPRIMÉS-RÉACTIFS A 5 (Marque déposée) Comprimés réactifs Clinitest: flacons de 36 et cartons de 24 (scellés dans du papier d\u2019étain).et 2155 Empaquetages de 1200 et 3000 pour les institutions.Nécessaires Clinitest pour épreuve de glycosurie, numéros 2106 (Modèle Universel).1.Root, H.F.: Indust.Med.& Surg., 19: 257 (juin) 1950.AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO .Ces recommandations fondamentales de Castle assureront une préparation régulière et sûre de la formule d\u2019alimentation du bébé, d\u2019une facon très simple et très économique.free \u20ac = ss S - \u201cera va LES PLANS DE , POUR UNE CHAMBRE DE PREPARATION DES BIBERONS @ Prévoient une section désignée comme chambre de lavage, pour un nettoyage méticuleux, un rinçage ainsi qu\u2019un séchage des bouteilles, des tétines et des autres accessoires.@ Dans la chambre de préparation du Laboratoire, le lait embouteillé est porté à la température de 230° F.pendant 10 minutes, ce qui suffit à fournir une formule sûre au point de vue bactériologique.Le fait d\u2019amener la stérilisation en dernier lieu, permet d'utiliser un autoclave au mur, qui offre une économie d\u2019argent, d\u2019installation et de personnel.Sa sécurité permet de concentrer toutes les étapes de la stérilisation en une seule.CETTE DIVISION PEUT SATISFAIRE N'IMPORTE QUEL DEBIT.Nos dessinateurs expérimentés sont mis gratuitement à la disposition de l'hôpital, de l\u2019architecte ou du consultant.Une grande partie de notre travail consiste à faire des plans ce chambres de préparation du lait, et nous serons heureux de vous suggérer des moyens économiques.Adressez-vous à WILMOT CASTLE COMPANY 1199 University Ave., Rochester 7, N.Y.L'installation pratique faite par Castle à l\u2019hôpital Genesee, impressionne favorablement \"ME STEVENS.TI IE HARBONNEAU, LTD., les visiteurs.Le contrôle est grandement : ; es Sem (2 8 MONTREAL Cette facilité par la glacière vitrée où il est pos- \u2019 , ; : ACER sible d\u2019apercevoir tous les biberons prêts à être servis. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 AUTRES INDICATIONS RECONNUES: Polyarthrite évolutive aiguë, fièvre rhumatismale, lupus érythémateux aigu, sensibilité médicamenteuse, dermatite de contact, la plupart des affections inflammatoires de l\u2019œil, pemphigus aigu, dermatite exfoliatrice, colite ulcéreuse, arthrite goutteuse aiguë, hy- pofonctionnement adréno-cortical secondaire, alcoolisme aigu et delirium tremens aigu.XXXVII ASTHME REBELLE L\u2019ACTITAR peut généralement avoir raison de l\u2019asthme bronchique grave quand les mesures thérapeutiques usuelles ont échoué.L\u2019ACTHAR est salutaire dans le status asthmaticus.On a rapporté que le soulagement a commencé à se faire sentir quelques heures après la première dose d\u2019ACTHAR et qu\u2019il a été suivi d\u2019une amélioration marquée de la capacité vitale et de la capacité respiratoire maximum.La littérature sur l\u2019ACTHAR, comprenant entre autres le mode d\u2019emploi et les contre-indications, sera envoyée sur demande.L\u2019ACTHAR se vend en fioles de 10, 15, 25 et 40 U.1.(mg).L\u2019étalon Armour pour l\u2019ACTHAR est maintenant accepté comme Unité Internationale.L\u2019Unité Internationale est égale à 1 milligramme d\u2019ACTHAR.THE ARMOUR LABORATORIES CHICAGO 11, ILLINOIS LA THÉRAPEUTIQUE PHYSIOLOGIQUE PAR LA RECHERCHE BIOLOGIQUE XXXVIII L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Pasde react on d ue (0 la be quand vous soulagez l'indigestion nerveuse avec.\u2026 Les résultats cliniques !»?-* et pharmacologiques indiquent que la double action du { BENTYLOL (musculotropique et neurotropi- ( pra P Chlorhydrate de BENTYLOL.10 mg.que) assure un soulagement complet et plus pour soulagement doux de l'indigestion doux que celle de tous les nerveuse autres antispasmodiques qui ont été essayés.: POSOLOGIE: Deux capsules trois fois par jour, Chlorhydrate de BENTYLOL.10 mg.avant ou après les repas.Si c'est nécessaire, répéter la avec PHENOBARBITAL.15 mg.dose au coucher.quand une sédation synergique est désirée £3 1.Hock, C.W.: J.Med.Assn.Ga.40; 22, Jan., 1951 M Il 2.Hufford, A.R.: J.Mich.St, Med, Soc.49; 1308, 1950 erre 1828 3.Chamberlin, D, T.: Gastroenterology 17; 224, Fév, 1951 New-York\u2014CINCINNATI\u2014Toronto \u201cBentylol,\u201d\u201d Marque Déposée.Ce produit est distribué aux Etats-Unis sous la Marque \u201cBentyl\u201d L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 LE SUCCINATE-SALICYLATE BEREX RESTE LE PRODUIT PAR EXCELLENCE dans l\u2019Arthrite et le Rhumatisme XXXIX Le traitement buccal au succinate-salicylate (BEREX) atténue la douleur et les troubles du métabolisme cependant qu\u2019il garantit contre les réactions secondaires.Ces faits ont été confirmés par la recherche clinique et l\u2019expérience médicale.Aucun autre traitement ANTI-ARTHRITIQUE ne peut encore se prévaloir de cette double sécurité Le Dr Hench a dit que la découverte de PACTH et de la cortisone \u201cmarquait la fin des débuts\u201d de notre lutte contre les affections arthritiques et rhumatismales.Mais le commencement de la fin des souffrances inutiles dues à l\u2019arthrite et au rhumatisme remonte à plus de cinquante ans en carrière, lorsqu\u2019on découvrit que les salicylates, administrés à douloureux.primés.4.BEREX se vend bon marché .cortisone ou de l\u2019ACTH.doses massives, réussissaient à soulager les symptômes douloureux des affections arthritiques.Cependant, dans bien des cas, des doses massives de salicylates causèrent de graves effets secondaires, vu leur toxicité.On a dû attendre jusqu\u2019à ce que la recherche clinique ait prouvé le fait qu\u2019une association rationnelle de succinate de calcium et d\u2019acide acétylsalicylique annulait la toxicité pour que le traitement buccal au succinate- salicylate (BEREX) s\u2019imposât comme agent de choix dans le soulagement symptomatique des affections arthritiques et rhumatismales.Voilà les raisons prouvées par l\u2019expérience qui expliquent pourquoi BEREX, le premier composé succinate-salicylate, reste toujours le produit que choisissent les hommes d\u2019expérience pour le traitement de toutes les formes de troubles arthritiques et rhumatismaux.1.BEREX apporte un soulagement rapide et efficace des symptômes 2.BEREX peut être administré en toute sécurité à dosage massif et prolongé sans danger de réactions toxiques.3.BEREX s\u2019administre facilement sous la forme commode de com- .il coûte une fraction du prix de la Les comprimés BEREX s\u2019obtiennent dans les pharmacies sur ordonnances médicales SEULEMENT, en flacons de 100 et 500 comprimés.Documentation professionnelle sur demande.Breveté en 1949.Fabriqué avec l'autorisation des détenteurs du brevet.BEREX est le nom déposé de ce produit.B E R E X Pharmacal Company, 36-48 Caledonia Rd., Toronto Hn presi It | i 1 i L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 @ NN = LAB.GENEVRIER \u2014 45 Rue Michelis \u2014 NEUILLY-PARIS J EDDÉ, Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., Montréal, Agent général pour le Canada.LE GESIER DE POULE dans le traitement de la lithiase biliaire GESI-BYL Réalisation scientifique d\u2019une méthode empiriquement employée depuis des siècles, en Europe et dans le Moyen Orient.EN BOÎTES DE 120 COMPRIMÉS DE 1 GRAMME Pour la conduite du traitement, il est important de s\u2019en tenir aux indications suivantes qui sont basées sur l\u2019expérience.Pendant les périodes aiguës: 16 comprimés par jour en 2 fois, 1 à 2 heures avant les deux principaux repas.Durée du traitement: 30 à 40 jours.repas, pendant 15 jours, tous les 3 mois.Dans les états frustes: 6 à 8 comprimés par jour en 2 fois, avant les deux principaux J.EDDÉ Ltée, 1154 Beaver Hall Square, Montréal. 11 Sels Minéraux et 9 Vitamines EN UNE SEULE CAPSULE EQUILIBRE PARFAIT\u2014La formule de VITERRA procure des doses bien équilibrées de vitamines, de sels minéraux et d'éléments l\u2019état de traces.Elle est composée de manière à augmenter la valeur nutritive de chacun des ingrédients qu\u2019elle renferme.Les composants du VITERRA sont dans des proportions telles qu\u2019ils assurent l\u2019harmonie des rapports biologiques essentiels au bon fonctionnement des systèmes enzymotiques vitaux.EFFICACITE\u2014 VITERRA contient toutes les vitamines que l\u2019on sait être essentielles à l'alimentation humaine, ainsi que les 11 sels minéraux dont les aliments sont le plus ordinairement dépourvus.COMMODITE\u2014 Grâce à VITERRA, il est possible, pour la première fois, de procurer des doses supplémentaires suffisantes de vitamines, de sels minéraux et d'éléments à l\u2019état de traces, et cela en une seule capsule. XLII L\u2019Union Méd.Canada .Tome 80 \u2014 juillet 1951 ot.olume NEY ee de 144% \\e y et eA sauge échrmidts 1938- y \u201cpairs 6\\ 3-616 epatiqué QUE Dis.» 5 V alex 1, 194\\ .CONSTITUANT DE FAIBLE MEDICATION HYDROCHOLERETIQUE @ Cholécystite chronique @ Angiocholite non lithiasique @ Stase @ Prévention des infections ascendantes CHOLIBILE FORT CHOLIBILE FAIBLE Acide déhydrocholique .0.25 gm.Acide déhydrocholique .0.10 gm.Cascara sagrada .0.05 gm.Cascarasagrada .0.02 gm.Chlor.de Thiamine .5 mg.Chlor.de Thiamine .2 mg.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE, INC.178 est, rue Jean-Talon Montréal 10. er ss Sa ; Æ 5% 2 5 A > { a 5 % 5 Gy a , 2 2 2 ke see we 2 i 5 2 i & Ss 2 Sv + 2 2 eu dr 5 2 Pa ee # À 2% araserrt A = 4 2 4, = is 9 i sp 5 5.3 a | i 3 > e a 5 os wh Le A i; Ck = Painted by Jan Balet 5 5 54 sn : dk a ap EZ ss 25 2 ue es A À 2 gs so = SR byrne ä ES Pe 2 GE poañecsn Ÿ 4 Ji RÉ Z agi (7 a i = ; fs x oF eo} est & WN oR > a à 7x = = 5 : io on x 2 3 7 %, à 3 x > i No ss = =; BE ; A 3 \u2018x to 2 = £53 se CE i + Fir Se = = # SE = et Be % A sa 5 ss Ça a ge i oe Se = $ > te = # ; # a a «à SE 2 oh 4 3 sas 8 fog 3 Gi oid 5% 2% 3 = | $ AR x / x WE oa = is, i 3 ok Sh = = # So ee Re 3 Ty = OF Sh # 5 # XN BN £3 Æ À 5 = = a & i 2 $4 3 Be £ & 3 % ud a % Ta ss 2 ks oy 8 2 ve i 3 Son = = 4 i x 5 di hy Rd © RE Bh .- = su BR Sa .58 re 3 so 5 $ X 4 .n° wa a 5 se ces a 5 rt ee 4 x 3 iS oh == x -.Xe, a eS a FA i SE se 5 8 a È a A = Se Fe 3 = Ww \\ Se 9 = \u2026 = AX > 5 Ÿ es 55 = pu or, XN 5 y + a Ta 4e pa ; + os, So + ; fa 2, An Ss $ À Sig = +.; fis > > = Ie B\u201d dei masta id nee ES 4 7 Ba 3 >; 55 3 pm Rid se ©.i eS = Rox, Pn eon 2 5 Ÿ gare * Pri, # ss = i 4, iy AR Ï oR * = Gi oF / 2 AY Fd: ss \u2018 pe = ne À 2 ios 7 = ce = & Lo os BL ac as \u201c788 by $ RY Co ne NEL A NS 7 = xr EN - à « | ga se x im se 2 2 we: i ed so ~ $ or 2 %, Si $ .Lee 2 ; Ÿ es AS F2 SY Airy Lt as VER Fad 2 SN + a À 1 5 -.cain os 8 - i} Do pie Err ci aprem ns pi pa vide ob ee oe ue ve la fontahlen Painted by Jan \u2026 .quand elle vit côte à côte à Ouann LES CHOSES = en sont rendues à ce point, médecin et malade sont tous deux heureux de l\u2019aide que peut apporter un anorexique efficace qui en même temps soutient le moral, tel que le Chlorhydrate de DEsoxyNE.Avec la DesoxyNE on peut _ \u2018employer des doses plus faibles parce qu'à poids égal elle est plus active que d'autres M: mines sympathicomimétiques.Il suffit généralement d'un 7 comprimé de 2.5 ou 5 mg.avant le déjeuner et d\u2019un autre avant le lunch.Avec la DEsoxyNE vous pouvez vous attendre que les effets econdaires seront peu fréquents, et en plus que l\u2019action sera plus rapide et les effets plus prolongés qu'avec d'autres amines sympathicomimé- SS A boit Prescrivez le 5 gêrez le s en calories sug 1* SODIQ UE alorigène, d'Abbott ABBOTT pour les régimes pauvre ~~ SUCARY EPG SE able, non \u20ac hermositi \u201cOYCLAMATE, COMPRIMES ss ELIXIR SSH AMPOULES \\ \\ 2.5 et 5 mg.= 2.5 mg.par drachme ZH 20 mg.par cc.A (CHLORHYDRATE DE METHAMPHETAMINE, ABBOTT) NOM D 48 nouvel édutcorant t ee Nd tt Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 I nion Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 79: MM.Amyot (Roma); Archambault (Paul-René) ; Autotte (Esdras) ; Baril (Edmond) ; Bassi (Guido) ; Bégin (B.-G.) ; Bélisle (Maurice) ; Bernard (Louis) ; Bernard (René); Blanc (Georges); Bernier (Alphonse) ; - Bertrand (A.); Bertrand (Claude) ; Bisson (Christophe); Blagdon (Jacques); Blais (Ant.) ; Bonnier (Maurice); Boucher (Roméo) ; Boulanger (}.-B.); Boulez (N.); Bourque (Jean- Paul); Bouveau (G.); Brady (Kay); Brault (}.- P.); Brissaud (H.-E.); Cabana (L.-P.); Cantero (A.) ; Cartier (G.-E.) ; Casgrain (Gérard) ; Champy (Christian) ; Charbonneau (Henri); Charbonneau (Jean); Charest (G.); Charland (Richard-A) ; Charpy (J.); Chevillotte (R.); Cloutier (François); Cloutier (Roland) ; Coignet (Jean) ; Collin (Pierre-Paul) ; Comeau (Maurice) ; Crevier (Paul- H.) ; Croisetière (Fernand) ; Dargis (Jean); David (Paul); Debray (Ch.); Debré (Robert) ; Desjardins (Edouard) ; Desmarais (Bernard) ; Desrosiers (Saint-Jean) ; Dion (Yvan) ; Dionne (Jean) ; Dionne (Paul); Doray (Maurice) ; Doré (Réal) ; Dou- ville (}.) ; Dubé (Edmond) ; Dubé (L.-F.) ; Dufault (Paul) ; Dufresne (Origène); Dufresne (Roger- R.); Duhamel (Roger); Dumas (Paul); Duprat (Gérard); Durivage (Jacques); Fabre (René); Fisher (John); Foisy (J.-P.); Forget (Ulysse) ; Forté (Lionel) ; Fortier (De la Broquerie) ; Fortin (R.); Françon (François) ; Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques-N.); Gareau (J.-Roger) ; Gareau (Roland) ; Gariépy (Urgel) ; Gaudry (Dominique) ; Gauthier (Jacques) ; Gérin-Lajoie (Léon); Gervais (Maurice) ; Gilbert (Ghislaine) ; Gingras (Gustave) ; Girard (Armand-E.) ; Giraud (Paul) ; Gratton (J.); Grignon (Jean): Grignon (René): Grobon (Pierre) ; Groulx (Ad.) ; Guénette (René) ; Guil- beault (Albert); Hamel (Pierre-Claude) ; Hood (A.J.G.) ; Hughes (H.G.) ; Jarry (Gaétan) ; Johnson (Réginald) ; Julien (Lucien) ; Jutras (Albert) : Kaine (G.); Kaplan (S.); Kourilsky (Raoul); Labbé (Paul); Ladouceur (Paule) ; Lafleur (F.) ; Lafond (Guy) ; Lamarre (Léo) ; Lambert (Jacques), Landry (Philippe) ; Langevin (Raymond) ; Lapierre (Gaston) ; Lapointe (Donat) ; Lapointe (Jean) ; La- prade (Claude) ; Larivière (Paul) ; Larivière (Paul- M.) ; Latraverse (V.); Laurier (R.); Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lavoie (Jules) ; Lebeau (René) ; Lebel (Léon) ; Leblanc (Loyola) ; Leblond (Wilfrid) ; Leclaire (Gérard) ; Leclerc (G.) ; Le- cours (Antonio) ; Lefebvre (René) ; Léger (Jean- Louis); Léonard (Claude); Léonard (Gérard) ; Lépine (Charles) ; Lépine (Edgar) ; LeSage (AI- bert) ; LeSage (Jean); Letendre (Samuel); Le- tondai (Paul) ; Léveillé (Antonio) ; Longpré (Daniel) ; Marcil (Bernard) ; Marcotte (J.-E.-Alexan- dre) ; Marcoux (Guy) ; Marin (A.) ; Marion (Pierre); Martel (].-Alcide); Martin (Hon.Paul); McCormick (W.J.) ; Meloche (Bernard-H.) ; Mi- gneault (Gérard) ; Miller (].-Chs) ; Milot (J.-P.) ; Miloutinowitch (Mme) ; Mondello (Roméo) ; Mon- fette (Claude) ; Mongeau (Maurice) ; Morin (Gas- pard) ; Morissette (Léopold); Mouriquand (G.) ; Mozicconacci (P.); Nadeau (Gabriel); Odinet (Jacques) ; Panet-Raymond (}); Paquette (}.-P.); Parrot (Paul) ; Pépin (|.-Roméo) ; Pettigrew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Pilon (Jean-Louis) ; Pinson- neault (Germain) ; Plichet (André) ; Potvin (Victor) ; Prévost (J.); Primeau (Bertrand); Poirier (René); Prud\u2019homme (Jean); Reid (Léonide) ; Ricard (Paul-M.) ; Robillard (Gaston) ; Roch (M.) ; Roux \u2018J.-René); Roux (M.); Royer (Albert); Saint-Martin (Maurice) ; Ségal (S.) ; Séguin (Fernand) ; Simard (Roland); Simonnet (H.); Smith (Henri): Smith (Pierre); Starkey (Hugh); Té- treault (Ernest) : Therrien (Emile); Thibaudeau (Roland) ; Trudeau (Charles-H.) ; Vallée (Arthur- F.); Vasques (J.); Vézina (Norbert); Vidal (J.- A.) ; Vigneau (Paul); Voyer (Armand).TE?a re \u2026And as the little coral reef out of a vast depth had been built up by generations of polyzoa, so she would see that on the earth, through illimitable ages, successive generations of animals and plants had left in stone their imperishable records: and at the top of the series she would meet the thinking, breathing creature know as man.Infinitely little as is the architect of the atoll in proportion to the earth on which it rests, the polyzoën, I doubt not, is much larger relatively than is man in proportion to the vast systems of the Universe, in which he represents an ultra-macroscopic atom less ten thousand times than the tiniest of the \u201cgay motes that people the sunbeams.\u201d Yet, with colossal audacity, this thinking atom regards himself as the anthropocentric pivot around which revolve the eternal purposes of the Umiverse.Knowing not whence he came, why he is here, or whither he is going, man feels himself of supreme importance, and certainly is of interest \u2014 to himself.Let us hope that he has indeed a potency and importance out of all proportion to his somatic insignificance.We know of toxins of such strength that an amount too infinitesimal to be gauged may kill; and we know that \u201cthe unit adopted in certain scientific work is the amount of; emanation produced by one million-millionth of a grain of radium, a quantity which itself has a volume of less than a million-millionth of a cubic millimetre and weighs a million million time less than an exceptionally delicate chemical balance will turn to\u201d (Soddy, 1912).May not man be the radium of the Universe?At any rate let us not worry about his size.For us he is a very potent creature, full of interest, whose mundane story we are only beginning to unravel.(OSLER) BULLETIN SOYONS PRÊTS La possibilité d\u2019une guerre atomique, avec tout ce qu\u2019elle comporte d\u2019horreur et de destruction, est une chose a laquelle il faut penser.Serions-nous par ailleurs tentés de l'oublier que la grande presse se chargerait de nous la rappeler dans ses manchettes quotidiennes.Il est indubitable cependant, que de ce côté-ci de l'Atlantique, personne ne désire la guerre, et encore moins l'usage de la bombe atomique, mais ce n\u2019est pas une raison pour ignorer le danger qui nous menace et de jouer à l\u2019autruche.Si un tel danger existe il appartient à nos dirigeants de faire le nécessaire, sinon pour l\u2019éviter (ce qui semble en dehors de leur pouvoir), du moins pour en amoindrir les terribles effets.Disons tout de suite que dans ce domaine, déjà quelque chose de très important a été fait.On a créé des commissions qui relèvent de l\u2019autorité du ministère fédéral de la santé et du bien-être, commissions qui ont des ramifications dans tous les centres du pays et dont le but ultime est la coordination de tous les moyens possibles de défense civile.Dans la mise en œuvre d\u2019un tel programme, le rôle du médecin sera considérable et de tout premier plan, car c\u2019est sur lui que reposera la lourde tâche de traiter les milliers de victimes de la bombe atomique.Au début du mois de mai, « La Société Médicale de Montréal », au cours de ses journées médicales, consacrait une matinée entière à l\u2019étude des problèmes que soulève la possibilité d'explosion d\u2019une bombe atomique dans une ville de l'importance de Montréal.Ceux d\u2019entre nous qui ont assisté à cette matinée ont pu se rendre compte des ravages causés par un tel engin, en voyant sur l\u2019écran ce qui s\u2019est produit à Hiroshima et à Nagasaki.En mai également la « Montreal Medico-Surgical Society » abordait le même problème et un de ses membres allait jusqu\u2019à envisager «la conscription du sang.» Si les deux plus importantes sociétés médicales de la métropole ont eru devoir attirer l\u2019attention de leurs membres sur ces problèmes, c\u2019est qu\u2019ils sont d'une brûlante actualité. 780 BULLETIN on, Ma Co Se souvient-on que, lors de la premiere guerre mondiale, alors qu\u2019un bateau chargé de munitions faisait explosion dans le port d\u2019Halifax, il y eut des milliers de pertes de vie, et qu\u2019un grand nombre de celles-ci auraient pu être sauvées si on avait eu à ce moment, dans cette ville, une organisation adéquate et une réserve de sang.Et pourtant ce qui s\u2019est déroulé à Halifax ne représente que le centième peut-être de ce qui pourrait survenir dans la métropole où les victimes se totaliseraient par centaines de milliers.À l\u2019heure du désastre 11 y aura vraisemblablement mobilisation immédiate et totale des médecins, infirmières et auxiliaires de toute nature.Nul ne songe à mettre en doute leur dévouement et leur empressement à répondre à l'appel, mais pourront-ils, même avec la meilleure volonté du monde, fournir le maximum de rendement s\u2019ils n\u2019ont pas suivi au préalable un entraînement spécial et bien dirigé.Brûlures, états de choc, blessures de tout genre, hémorragie, ete, par dizaines de milliers requerront des soins immédiats et appropriés.Souvent, de la promptitude et de l\u2019opportunité d\u2019une bonne thérapeutique, dépendra la vie ou la mort des victimes.Dans un tel cataclysme, le médecin doit penser vite et bien et son jugement doit être entraîné à faire le partage entre les cas graves qui nécessitent des soins immédiats et ceux, moins sérieux, qui peuvent attendre.Les états de choc, par exemple, se traitent le mieux avec de: injections de plasma ou de sang total.L'injection de plasma, si on en a, ne présente aucune difficulté, mais la transfusion de sang total nécessite au préalable la détermination du groupe sanguin du blessé, sans quoi une transfusion faite sans contrôle risquerait de tuer le patient au lieu de le sauver.Il faudra done un personnel entraîné a ce genre de détermination et pourvu de tout le matériel nécessaire à cette fin.Et ceci ne représente qu\u2019un aspect des multiples problèmes que nos dirigeants ont à solutionner.Il faut leur faciliter la tache en leur apportant notre collaboration totale et désintéressée.Jusqu\u2019à maintenant la principale préoccupation du Comité chargé de la défense civile au pays a été, semble-t-il, d\u2019élaborer des plans d\u2019ordre général, mais le moment approche ou chaque citoyen ou groupe de citoyens se verra assigner une tâche spéciale bien déterminée, soit dans les hôpitaux, soit au périmètre de la zone d\u2019explosion, soit dans tout autre endroit jugé nécessaire par nos dirigeants.Pré- tons-leur de bonne grâce notre concours, acceptoons d'avance nos responsabilités et soyons prêts si, par malheur, l'heure « H » sonne.Albert BERTRAND L'Union Méd.Canada 7 Tome 80 \u2014 juillet 1951 BULLETIN 001 £& 781 LE XXIe CONGRÈS Grands, moyens, petits et gros, sombres et clairs, denses et diaphanes, tous les nuages se dissipent.Il n\u2019est plus question de caleul des probabilités, c\u2019est une certitude.Le XXIe congrès, où 1l n\u2019y aura pas de frais d'inscription, qui est fait pour tous les membres de l'A.M.L.F.C.sera un succès sur toute la ligne.L'image se précise dans tous les domaines.Les conférenciers choisis avec soins, orientés vers le côté pratique pour le praticien font parvenir quelques lignes explicatives, afin que le programme retienne l\u2019intérêt des congressistes.Le comité d'économie médicale prépare quelque chose de tout premier ordre.Le côté social n\u2019est pas négligé.Les bulletins d\u2019adhésions se multiplient, exemple contagieux, et le comité du logement s'affaire avec succès pour la plus grande satisfaction de tous ceux qui veulent s'inscrire avant la 11e heure.Prévoyez dès maintenant, et soyez aux Trois-Rivières les 4, 5 et 6 octobre.LE COMITÉ. ASSOCIATION DE L\u2019ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET DE LA STREPTOMYCINE DANS LE TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE ! L.NÈGRE, Chef de Service honoraire à l\u2019Institut Pasteur (Paris).Si la streptomycine s\u2019est montré incontestablement l\u2019agent le plus actif dont on dispose actuellement pour lutter contre l\u2019infection tuberculeuse, elle a l\u2019inconvénient d\u2019avoir une toxicité qui empêche l\u2019emploi de doses élevées et de provoquer à plus ou moins longue échéance suivant la quantité d\u2019antibiotique injectée et la durée du traitement, une résistance des germes à cette substance qui risque de compromettre le résultat escompté.On s\u2019est done demandé si l\u2019association à la streptomycine d\u2019un produit ayant une activité propre, comme l\u2019acide paraminosalicylique ou les sulfones, ne permettrait pas d\u2019améliorer les résultats obtenus avec cet antibiotique en diminuant les doses de ce dernier et en réduisant la durée de son application, ce qui entraînerait un retard dans l\u2019apparition de la streptomy- cino-résistance.Il est dès maintenant expérimentalement prouvé que dans la production de la résistance chaque substance agit sur un gène propre du germe bactérien.Les résistances ne s'accumulent pas.ASSOCIATION DE LA STREPTOMYCINE ET DE L\u2019ACIDE PARA-AMINOSALICYLIQUE Graessle et Pietrowski ont montré que dans un milieu de culture contenant, par emë, 0,6y de streptomycine et 0,3y de P.A.S., les bacilles de Koch n\u2019acquièrent aucune streptomycino- résistance alors que cette dernière apparaît en 30 jours dans un milieu contenant la même dose de streptomycine seule.Ces faits ont été confirmés par R.Maral et A.Blandin.In vivo, des faits semblables ont été mis en évidence.Des souches streptomycino-résistan- 1.Communication au XXème Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.tes apparaissent en 45 jours chez des cobayes traités par la streptomycine seule, tandis qu\u2019il ne s\u2019en produit pas chez ceux soumis à l\u2019action conjugée de la streptomycine et du P.A.S.(R.G.Bloch).Pour R.Maral et A.Blandin, chez des cobayes tuberculeux traités par ces deux substances, l\u2019action du P.A.S.s\u2019ajoute à celle de la streptomycine.ASSOCIATION DE LA STREPTOMYCINE ET DES SULFONES Des fats semblables ont été observés en ce qui concerne l\u2019association streptomveine et sulfone.D\u2019après Middlebrook et Yegian, la proportion des souches streptomycino-résistantes est diminuée dans les milieux où les bacilles de Koch sont cultivés en présence de ces deux produits.D\u2019autre part chez des cobayes tuberculeux traités par de la streptomycine et de la promine, les lésions sont quatre fois moins importantes que chez ceux recevant la même dose de streptomycine seule.La promine permet d\u2019économiser la streptomycine tout en améliorant les résultats (M.J.Smith et MacClosky).La démonstration expérimentale la plus éclatante de l\u2019utilité de ces associations a été donnée par S.Moeschlin et W.Schreiner.Ces auteurs ont infecté 160 cobayes inoculés sous la peau avec 0 mg.25 de la souche Har, qui a été divisée en plusieurs groupes et qui ont été traités par le P.A.S.la streptomycine, la sulfone ou avec la streptomycine associée au P.A.S.ou à la sulfone.Le traitement a commencé 31 jours après l\u2019infection et a été poursuivi pendant 76 jours.Les cobayes ont été sacrifiés 106 jours après leur infection.Les L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 lésions des animaux traités ont été notées au point de vue de leur importance de 0 à 20.Les résultats ont été consignés dans le tableau suivant (d\u2019après N.Rist) : Importance des lésions notées de 0 a 20.TÉMOINS eee 12 PAS.riven 77 Sulfone Cilag.\u2026\u2026 6,5 Promine mes 3,8 Streptomycine \u2026\u2026 \u201c 2,9 Strept.+ PAS.\u2026 -16 Strept.+ sulfone\u2026 14 On voit que les meilleurs résultats ont été donnés par l\u2019association de la streptomycine au P.A.S.et à la sulfone, mais comme le fait remarquer N.Rist, les doses employées par ces auteurs chez le cobaye seraient faciles à appliquer à l\u2019homme pour la streptomycine, difficiles pour le P.A.S., impossibles pour la sulfone.Il n\u2019en demeure pas moins que dans le domaine expérimental l\u2019association de la streptomycine au P.A.S.ou à la sulfone se montre plus efficace que chacun de ces produits utilisé seul.Tel est aussi l\u2019avis de Karlson et de ses collaborateurs qui ont utilisé simultanément la streptomycine le P.A.S.et la pro- mine et ont constaté que les cas de streptomy- cine-résistance sont raréfiés ou retardés dans leur apparition, mais ils attribuent cette action principalement au P.A.S.ASSOCIATION DE LA STREPTOMYCINE-P.A.S., OU DE LA STREPTOMYCINE-SULFONE, OU DU P.A.S.- SULFONE EN CLINIQUE HUMAINE Action sur la streptomycino-résistance Le fait paraît acquis qu\u2019en administrant en même temps du P.A.S.et de la streptomycine ou de la sulfone et de la streptomycine ou du P.A.S.et de la sulfone on retarde à la fois la résistance des bacilles à chacune de ces substances.Par contre, si on alterne les traitements par ces produits, on a beaucoup plus de chances de produire des résistances à tous ceux qu\u2019on aura utilisés.NÈGRE: ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET STREPTOMYCINE 783 Action sur les lésions En associant la promine par voie veineuse à la streptomycine, Cocchi et Frontali ont guéri des tuberculoses miliaires avec des doses de Grammes par Kg.Grammes par Kg.administrés tolérés par l\u2019homme au cobaye.adulte.1 per os 0.6 per os 02 S.C.0,06 intramusculaire 054 S.C.0,15 intraveineuse 0,028 S.C.0,040 intramusculaire streptomycine trois fois moins élevées que celles habituellement employées; de même Edith Lincoln et W.Kirmse avec le promizole per os.N.Rist, H.E.Brissaud et Mademoiselle Cousin, dans le service du professeur Debré ont traité des enfants atteints de méningite tuberculeuse par la streptomycine intrarachi- dienne et la sulfone-mère administrée par cette voie et per os.Ils ont eu par le traitement streptomycine seule 72% de survivants, par le traitement mixte 90%.Etienne Bernard, Nouvion, P.J.Coletsos et B.Kreis ont étudié la streptomycino-résis- tance des bacilles de Koch isolés des crachats de 100 tuberculeux chroniques; 50 ont été traités par la streptomycine seule, les 50 autres par la streptomycine et la sulfone-mère.Après 42 jours les auteurs ont trouvé 70% de souches résistantes à 10 unités dans le groupe traité par la streptomycine, contre 38% dans celui traité par la streptomycine et la sulfone.Après 120 jours 90,6% contre 45,5%.Il y a donc une différence de moitié dans le pourcentage des souches résistantes entre les malades traités par la streptomycine seule et ceux qui ont été soumis au traitement mixte streptomycine-diaminodiphényl-sulfone.A la suite de ces résultats beaucoup de praticiens associent toujours à la streptomycine et dès le début du traitement, le P.A.S.Peut Être cette association sera facilitée par l\u2019emploi du para-aminosalicylate de streptomycine qui 184 est composé d\u2019une molécule de streptomycine et de trois molécules de P.A.S.et qui a été expérimenté par Hobby sur les souris.ASSOCIATION À LA STREPTOMYCINE D\u2019AGENTS NON SPÉCIFIQUES, MODIFICATEURS DU TERRAIN.Je rappellerai pour mémoire que certains médecins associent à la streptomycine dans le traitement de la tuberculose des vitamines qui peuvent jouer un rôle par l\u2019action qu\u2019elles exercent sur l\u2019état général du malade ou sur les tissus: vitamine À, vitamine D», vitamine C, vitamine B, vitamine P.P.Cette vitamino- thérapie a dans certains cas des résultats très heureux.ASSOCIATION À LA STREPTOMYCINE D'UNE VACCINATION PAR LE B.C.G.OU D\u2019UN TRAITEMENT PAR LA TUBERCULINE, PAR DES BACILLES DE KOCH FORMOLES OU PAR LE B.C.G.Mais il était aussi naturel de rechercher le rôle qu\u2019une immunisation spécifique pourrait jouer dans un organisme préalablement vacei- né par le B.C.G.puis traité par la streptomycine après une infection virulente.Steenken et Nolinski, Jensen, Etienne Bernard et B.Kireis ont mis en évidence l\u2019action adjuvante de cet antibiotique chez des cobayes dans des conditions semblables.L\u2019action de la streptomycine se superpose à l\u2019immunisation spécifique conférée par le B.C.G Choremis, Davy ainsi que Giraud ont associé à la streptomycine des injections de tuberculine à doses progressivement croissantes.Mais ces essais ne paraissent pas avoir donné des résultats particulièrement favorables.On sait que la tuberculine n\u2019a pas d\u2019action immunisante.Dans le cadre de la tuberculinothéra- pie, la streptomycine pourrait peut être agir par son action stabilisante en empêchant des réactions focales et générales trop prononcées plus nuisibles qu\u2019utiles aux malades.Salvioli et Gasperi ont traité des malades soumis à la streptomycinothérapie par des injections de 0 mg.05 de bacilles de Koch tués NÈGRE: ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET STREPTOMYCINE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 par le formol et espacées de 8 à 10 jours.Nous avons nous-même soumis des cobayes tuberculeux à des injections sous-cutanées quotidiennes de 6mg.de streptomycine et tous les 2 ou 3 jours de 0 mg.1 de BCG (en tout 9 injections) en commencant ce traitement 10 jours après infection virulente de ces animaux.Les cobayes traités par le BCG seul ont eu presque autant de lésions que les cobayes témoins non traités.Les cobayes traités par la streptomycine seule ont eu un peu moins de lésions que ces derniers.Mais ceux qui ont reçu le double traitement antigène méthylique et streptomycine ont eu à peu près le même nombre de tubercules que les cobayes traités par la streptomyeine seule.Il n\u2019y a donc pas eu d\u2019action surajoutée du B.C.G.L\u2019ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE, SON MODE D\u2019ACTION ET SES PROPRIÉTÉS THÉRAPEUTIQUES Pour bien comprendre le rôle que l\u2019antigène méthyl'que est capable de jouer en combinaison avec la streptomycine, il faut d\u2019abord rappeler quelle est sa nature, les bases expérimentales de son action thérapeutique, son mode d\u2019act'on et les résultats qu\u2019il a donnés en clinique humaine.L\u2019antigène méthylique est ainsi dénommé parce que nous avons démontré avec À.Boquet, il y a 30 ans, qu\u2019il a la propriété de déceler les anticorps tuberculeux dans les humeurs des sujets atteints de tuberculose.C\u2019est avec l\u2019extrait peptoné B, de Calmette et Mas- sol et l\u2019ant\u2018gène à l\u2019œuf de Besredka.l\u2019antigène le plus spécifique et le plus sensible dans la déviation du complément.Il a sur ces deux derniers produits l\u2019avantage de sa simplicité de préparation, de sa fixité et de sa durée de conservation.Préparation de l\u2019antigène méthylique Des bacilles de Koch cultivés en bouillon glycériné sont stérilisés par la chaleur puis désséchés.Ces bacilles secs sont mis au contact d\u2019acétone a raison de 1 em?de ce liquide pour 1 cg.de bacilles secs.Après 48 heures de con- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 tact, l\u2019acétone qui entraîne toutes les substances inactives dans la déviation du complément est répétée et les bacilles sont remis dans de l\u2019alcool méthylique absolu dans la même proportion et laissés au contact de ce liquide à l\u2019étuve à 37° pendant 10 jours.Les bacilles sont séparés du liquide par filtration sur papier.Propriétés biologiques de l\u2019antigène méthylique L\u2019extrait méthylique des bacilles de Koch dégraissés par l\u2019acétone constitue l\u2019antigène méthylique.Il est employé dans la recherche des anticorps tuberculeux par la réaction de déviation du complément à la dose de 1 ce.de la dilution à 1 p.20 de la solution alcoolique en eau physiologique.Comme l\u2019ont montré M.A.Machebœuf, M.G.Levy et MademoiselleFaure, la substance haptène de cet antigène est constituée par un mélange d\u2019acides complexes qu\u2019on peut appeler acides phosphatidiques.Mais il contient en outre des phospho-amino-lipides, des glucides, des petites quantités de substances azotées de nature protidique et de tuberculine et de lipides divers peu solubles dans l\u2019acétone.Pour le rendre injectable, l\u2019extrait méthylique est additionné d\u2019une quantité égale d\u2019eau distillée puis l\u2019alcool est éliminé par distillation jusqu\u2019au retour du volume primitif.Les substances extraites des bacilles par l\u2019alcool, ainsi mises en suspension aqueuse, peuvent être injectées à des doses élevées à des animaux sains sans provoquer chez eux le moindre accident.Injectées par la voie veineuse à la dose de 5 à 10 cm* à des lapins tuberculeux, elles peuvent provoquer chez eux une légère élévation thermique due à la fraction tuberculinique qu\u2019elles contiennent, mais elles n\u2019ont nullement pour l\u2019organisme tuberculeux la toxicité que présente pour lui la tuberculine.La solution-mère d\u2019antigène méthylique, correspondant à 1 cc.de bacilles de Koch par emP, injectée par doses fractionnées à la dose totale de 20 cm?à des cobayes et à des lapins neufs provoque chez eux la formation d\u2019anti- NÈGRE: ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET STREPTOMYCINE 785 corps tuberculeux.Elle augmente la proportion de ces derniers chez des animaux infectés par le bacille de Koch et chez les malades tuberculeux traités par elle.Alors que des cobayes et des lapins tuberculeux traités par des injections répétées d\u2019extrait acétonique de bacilles de Koch présentent à la suite de ce traitement une très grande activation de leurs lésions, ceux qui reçoivent des injections répétées d\u2019antigène méthylique se maintiennent en bon état général et survivent plusieurs semaines et parfois plusieurs mois aux témoins non traités avec des lésions beaucoup moins nombreuses.Mode d\u2019action de l\u2019antigène méthylique Les recherches que j'ai effectuées avec A.Boquet et que j'ai reprises depuis 3 ans ont bien éclairé le mode d\u2019action de l\u2019antigène méthylique sur l\u2019infection tuberculeuse.Parce qu\u2019il contient une fraction tuberculinique et que de ce fait il doit être injecté aux malades comme la tuberculine à doses progressivement croissantes, la plupart des médecins qui l\u2019ont employé ont assimilé son action à celle de la tuberculine.C\u2019est une lourde erreur.La tuberculine est incapable de produire des anticorps chez les animaux sains auxquels elle est injectée.L\u2019antigène méthylique a la propriété d\u2019en provoquer la formation.La tuberculine injectée à fortes doses à des cobayes et à des lapins, ne leur confère aucune résistance antituberculeuse.Par contre l\u2019antigène méthylique injecté préventivement à 4 reprises tous les 3 ou 4 jours à la dose de 5 em?(au total 20 cm*) à des cobayes et à des lapins neufs leur confère une résistance très prononcée à une infection virulente d\u2019épreuve.Nous avons répété ces expériences un très grand nombre de fois.L\u2019action immunisante de l\u2019antigène méthylique chez les animaux de laboratoire est analogue à celle du B.C.G.Nous avons du reste vu chez des animaux préparés 786 d\u2019abord par une injection sous-cutanée de 10 gr.de BCG, puis par 5 injections de 5 cm?d\u2019antigène méthylique que l\u2019action de ce dernier s\u2019ajoute à celle du BCG.Les cobayes et les lapins qui ont reçu cette double préparation puis qui sont éprouvés avec un bacille virulent présentent moins de lésions que ceux qui ont été préparés par le BCG seul ou l\u2019antigène méthylique seul.Chez les animaux qui ont reçu préventivement de l\u2019antigène méthylique et qui ont été ensuite infectés avec un bacille virulent, on trouve les mêmes grosses lésions de résistance que chez ceux prémunis par le BCG, mais ces animaux ont parfo:s, ce qu\u2019on ne voit pas chez ces derniers, de gros tubercules proéminents à la surface des organes atteints, lésions que nous avons appelées avec A.Boquet lésions «en chou-fleur ».Pendant le cours du traitement de la tuberculose du lapin par l\u2019antigène méthylique, de Sanctis Monaldi a vu la prédominance des lymphocytes sur les monocytes, ce qui constitue un indice favorable.Nous avons également constaté chez le lapin tuberculeux traité par l\u2019antigène méthylique ayant eu la plus longue survie une sclérose très prononcée de leurs lésions pulmonaires.Enfin nous avons mis en évidence avec A.Boquet que l\u2019intoxication provoquée chez des lapins par des injections de bacilles de Koch tués ou par des injections intraveineuses répétées d\u2019extraits acétoniques de ces bacilles peut être retardée dans ses effets ou complètement inhibée par des injections répétées d\u2019antigène méthylique.Les produits toxiques du bacille de Koch sont donc neutralisés par l\u2019antigène méthylique.Ainsi, production abondante d\u2019anticorps et élévation du taux des lymphocytes qui sont des s:gnes favorables dans la lutte de l\u2019organisme contre le bacille de Koch, pouvoir immunisant et antitoxique, action sclérogène, telles sont toutes les causes que l\u2019on peut invoquer NÈGRE: ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET STREPTOMYCINE L'Union Méd.Canada ome 80 \u2014 juillet 1951 pour expliquer les propriétés thérapeutiques de l\u2019antigène méthylique.MODALITÉS D'APPLICATION DE L\u2019ANTIGENE MÉTHYLIQUE AU TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE DU COBAYE ET DU LAPIN Avant de mettre l\u2019antigène méthylique en appl\u2018cation dans le traitement de la tuberculose humaine, nous avons avec A.Boquet montré quelles peuvent être les modalités de son application en tuberculose expérimentale.Le cobaye qui a été injecté préventivement avec des doses massives d\u2019antigène méthylique, et éprouvé ensuite par la voie sous-cutanée avec un bacille humain ou bovin virulent présente une résistance très marquée à cette infection.Le même résultat peut être obtenu en pratiquant ces injections massives d\u2019antigène méthylique non pas avant la date de l\u2019infection mais dans les trois semaines qui la suivent.Pour mettre en évidence l\u2019action curative de l\u2019antigène méthylique sur le cobaye, il faut l\u2019injecter non par la voie sous-cutanée qui produit chez cet animal une infection à évolution trop rapide, mais par instillation oculaire de 0 mg.5 ou 1 mg.de bacilles virulents suivant la méthode de Calmette et Gryzez.L\u2019infection ainsi provoquée évolue plus lentement.Les cobayes infectés, traités deux fois par semaine par des injections sous-cutanées de 14 de cm3 d\u2019antigène méthylique présentent moins de lésions que les cobayes témoins.L\u2019action de l\u2019antigène méthylique est plus facile à mettre en évidence chez le lapin même après infection par la voie veineuse.Comme chez le cobaye, l\u2019antigène méthylique agit efficacement sur les lésions du lapin soit après injections intraveineuses de doses massives d\u2019antigène méthylique (solution-mère) au total 20 cm* faites préventivement avant l\u2019infection virulente, soit de la même manière dans les tro:s semaines qui suivent l\u2019infection, soit par la voie sous-cutanée par injection deux fois par semaine de 14 ou 15 cm* d\u2019antigène métliy- lique pur. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 MODALITÉS D'APPLICATION DE L\u2019ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE AU TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE HUMAINE Depuis 25 ans l\u2019antigène méthylique est utilisé dans la pratique courante pour le traitement des tuberculoses externes et chirurgicales ainsi que des tuberculoses pleurales ou pulmonaires (formes de début ou formes torpides).Son emploi est contre-indiqué dans les tuberculoses pulmonaires évolutives à cause de l\u2019hypersensibilité que présentent ces malades à la fraction tuberculinique contenue par l\u2019antigène.Les sujets atteints de toutes les localisations de la tuberculose autres que celle aux poumons supportent très bien l\u2019antigène méthylique à condition que ce produit leur soit injecté avec les précautions d\u2019usage: injections espacées de 3 ou 4 jours, doses progressivement croissantes répétées chacune 4 ou 5 fois: 4 fois 14 cm d\u2019antigène méthylique dilué a 14, em?\u201c cc a\u201c \u201coo 34 cm?\u201c cc \u201c ee C4 1 cm3 «\u201c cc cc La même progression doit être observée pour l\u2019antigène méthylique pur.Chez les sujets particulièrement sensibles il est recommandé dès qu\u2019une injection d\u2019antigène produit une élévation thermique de redescendre à la dose inférieure précédente.Dans les formes pleurales et pulmonaires qui sont susceptibles d\u2019être traitées par l\u2019antigène méthylique, il est préférable de n\u2019employer que l\u2019antigène dilué, de ne commencer ces injections qu\u2019avec la dose de 1/20 de cen- ticube, de la répéter 5 ou 6 fois et de ne progresser que par 1/20 cm?en répétant chaque fois à 5 ou 6 reprises la même dose.Certains auteurs comme P.Bourgeois et Mme P.Boquet ont utilisé dans le traitement de la tuberculose pleurale et pulmonaire une dilution au 1/10 de l\u2019antigène méthylique tel qu\u2019il est délivré par l\u2019Institut Pasteur en commençant par 1/10 ou 1/8 de cet antigène.Les injections sont faites une ou deux fois par semaine suivant la sensibilité des malades.NÈGRE: ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET STREPTOMYCINE 787 L\u2019augmentation des doses doit être guidée par les réactions du malade en particulier ses réactions thermiques.D\u2019autres auteurs comme René Legrand et Alfred Tahon ont employé l\u2019antigène méthylique en injections intradermiques chez les tuberculeux pulmonaires.D\u2019après eux l\u2019utilisation de cette voie rend l\u2019antigène méthylique à peu près inoffensif pour toutes les formes de la tuberculose pulmonaire à condition d\u2019observer une progression rigoureuse dans les doses utilisées.Tous les auteurs qui ont acquis une certaine expérience de l\u2019antigène méthylique connaissent les résultats remarquables qu\u2019il peut donner dans les tuberculoses ganglionnaires, ostéoarticulaires cutanée-muqueuse, oculaires, péritonéales, génito-urinaires et pleurales.Il agit surtout sur les lésions jeunes et localisées.ASSOCIATION DE L\u2019ANTIGENE METHYLIQUE ET DE LA STREPTOMYCINE Pensant à l\u2019action stabilisante exercée par la streptomycine, je me suis demandé si, comme on l\u2019a fait pour le P.A.S.et les sulfones on ne pourrait pas en associant cet antibiotique à l\u2019antigène méthylique injecter ce dernier avec plus de sécurité aux sujets hypersensibles et les faire bénéficier des actions conjuguées de ces deux produits.Il fallait d\u2019abord s\u2019en rendre compte chez les animaux de laboratoire, cobayes et lapins.Nous avons été guidés par le travail de A.G.Karlson et W.H.Feldman, qui ont cherché à déterminer la dose minima de streptomycine qui doit être utilisée en action d\u2019appoint avec un autre médicament pour prouver l\u2019efficacité de ce dernier.Ces auteurs ont vu que chez des cobayes tuberculeux de 500 grammes environ, il faut dans ce but injecter 2 mg.de streptomyeine par jour.À cette dose qui représente le quart de celle qui devrait être utilisée chez des animaux de ce poids, la streptomycine donne des résultats incomplets ce qui permet de mettre 788 en évidence l\u2019action du médicament qui lui est associé s\u2019il y a lieu.Nous avons donc adopté la dose de 2 mg.de streptomycine par jour chez des cobayes de 400 à 500 grammes.Les lapins pesant un peu plus de 2 kilos ont été traités par une quantité de cet antibiotique cinq fois plus élevée: 10 mg.Dans toutes nos expériences, nous avons apprécié les résultats de la façon suivante.Le nombre des tubercules apparents sur chaque organe a été dénombré et le chiffre était retenu lorsqu\u2019il ne dépassait pas le chiffre de 30.Lorsque le nombre des lésions était supérieur à 30, nous les avons cotées: 40 pour les lésions nombreuses, 50 pour les lésions très nombreuses, 60 pour les lésions confluentes et dans chaque groupe nous avons caleulé le nombre moyen de tubercules par animal.ACTION PRÉVENTIVE DE L\u2019ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET ACTION CURATIVE SURAJOUTÉE DE LA STREPTOMYCINE SUR LA TUBERCULOSE DU LAPIN 8 lapins reçoivent préventivement en injections intraveineuses bi-hebdomadaires 2-2, 33, 4-4 em° de la solution-mère d\u2019antigène méthylique.Dix jours après la dernière injection ils ont été éprouvés ainsi que 4 témoins par une inoculation intraveineuse de 0 mg.005 d\u2019une souche bovine trés virulente.Un mois après leur infection, 4 des lapins ayant reçu les injections préventives d\u2019antigène méthylique commencent à recevoir chaque jour par la voie sous-cutanée 10 mg.de streptomycine.Le traitement par cet antibiotique a duré 49 jours.Tous ces animaux ont été sacrifiés deux mois après leur infection.Alors que les témoins ont présenté des tubercules confluents sur leurs poumons et nombreux sur tous leurs autres organes, les lapins qui ont été préparés par l\u2019antigène méthylique avant leur infection n\u2019ont eu que quelques grosses lésions de résistance sur leurs poumons.Les lésions ont été encore plus clairsemées sur les poumons de ceux qui avaient reçu en plus un traitement par la streptomyeine.NÈGRE: ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET STREPTOMYCINE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Le traitement par la streptomycine a donc complété l\u2019action préventive de l\u2019antigène méthylique déjà très importante par elle-même.ACTION COMBINÉE DE L\u2019ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET DE LA STREPTOMYCINE SUR LA TUBERCULOSE DU COBAYE ET DU LAPIN Dans toutes nos expériences sur lc cobaye nous avons infecté ces animaux par la voie sous-cutanée avec une dose de bacilles humains virulents assez élevée pour nous placer dans les mêmes conditions que les auteurs américains dans leurs études sur la streptomycine.Pour obtenir une action de l\u2019antigène méthylique on ne peut pas attendre le SUe jour après l\u2019infection ou davantage pour conimencer les injections de ce produit.Le traitement par l\u2019antigène méthylique et le streptomycine a donc débuté du 8e au 12e jour après l'infection.Dans les expériences sur le cobaye étant donné la rapidité d\u2019évolution de son infection par la voie sous-cutanée, réalisée avec une dose de bacilles assez sévère, il faut donc constater surtout la différence du nombre des lésicns entre le groupe traité par la streptomycine seule et celui traité par l\u2019antigène méthylique et la streptomycine associés.Antigène méthylique dilué 4 groupes de 8 cobayes infectés par la voie sous-cutanée avec O0 mg.001 de bacilles humains trés virulents.Début du traitement: 10 jours après l\u2019infection.Sacrifiés: 2 mois 14 après l\u2019infection.Nombre moyen de Groupes Doses tub.par animal Témoins 75 Antig.méth.dilué % cc.biheb.80 Strepto.2 mg.p.jour 66 A.M.+ strept.Méme dose 30 Il y a eu peu de différence dans le nombre des lésions entre le groupe témoin et celui traité par la streptomycine.Cependant le groupe traité par l\u2019antigène méthylique a montré moins de lésions, que les cobaves du groupe streptomycine seule. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Antigène méthylique pur.4 groupes de 10 cobayes injectés par la voie \u2018 sous-cutanée avec 0 mg .01 de bacilles humains très virulents.Début du traitement: 8 jours après l'infection.Sacrifiés: 2 mois après l\u2019infection.Nombre moyen de Groupes Doses tub.par animal Témoins 57 Antig.méth.pur 14 ce.biheb.60 Strepto.2 mg.p.jour 35 A.M.+ strept.Même dose 11 Bien que l\u2019antigène méthylique utilisé seul n\u2019ait pas pu avoir d\u2019action, ce produit associé à la streptomycine a eu une action trois lois plus forte que cette dernière.4 groupes de 4 lapins ont été infectés par la voie veineuse avec 0 mg.005 d\u2019une souche bovine très virulente.Début du traitement: 8 jours après l\u2019infection.Sacrifiés: 2 mois après l\u2019infection.Nombre moyen de Groupes Doses tub.par ammal Témoins 68 Antig.méth.pur 15 cc.biheb.39 Strepto.10 mg.p.jour 29 A.M.+ strept.Méme dose 10 Les trois groupes de lapins traités ont eu sur leurs poumons et leurs autres organes des lésions beaucoup moins nombreuses que les témoins.Mais la réduction la plus prononcée du nombre des lésions a été observée chez les lapins traités par l\u2019antigène méthylique et la streptomycine associés.Nous avons effectué d\u2019autres expériences en traitant des cobayes et des lapins tuberculeux du 10e au 20e jour après leur infection par des doses massives d\u2019antigène méthylique concentré sous le couvert de la streptomycine, puis le traitement a été abandonné.Les résultats ont été exactement les mêmes que dans les expériences précédentes.Les cobayes et les lapins traités par l\u2019antigène méthylique seul ou la streptomycine seule ont présenté moins de lésions que les témoins, mais NÈGRE: ANTIGÈNE MÉTHYLIQUE ET STREPTOMYCINE 789 la plus forte réduction du nombre des lésions a été observée chez ceux qui ont été traités par l\u2019association de ces deux produits.Tous ces faits prouvent que l\u2019antigène méthylique agit surtout par son action immunisante puisque dans son association avec la streptomycine l\u2019antigène méthylique dilué paraît donner des résultats moins nets que l\u2019antigène méthylique pur et que d\u2019autre part l\u2019antigène a une action préventive indéniable.ASSOCIATION DE L\u2019ANTIGÈNE MÉTITYLIQUE ET DE LA STREPTOMYCINE DANS LE TRAITEMENT DE LA TUBERCULOSE HUMAINE Les essais faits chez l\u2019homme avec l\u2019antu- gène méthylique et la streptomycine associés sont encore très peu nombreux.Ils donnent cependant déjà quelques indications intéressantes.Remarquons d\u2019abord que cette méthode a une base expérimentale très solide par les faits que nous avons mis en évidence.Ils semblent montrer tout au moins chez les animaux, que sous le couvert de la streptomyeine des doses fortes d\u2019antigène méthylique sont bien tolérées par l'organisme tuberculeux puisque 1nême dans les cas où l\u2019antigène méthylique n\u2019a pas eu d\u2019action manifeste à lui seul, il a a'outé son action à celle de la streptomycine lorsqu\u2019il lui a été associé.Nous savons déjà par quelques essais isolés sur des tuberculeux pulmonaires que l\u2019antigène méthylique associé à la streptomycine a donné des résultats favorables alors que cette dernière n\u2019avait pas d\u2019action manifeste.On nous a signalé le cas d\u2019un malade atteint d\u2019une tuberculose rénale dont l\u2019amélioration a été telle qu\u2019après un traitement par l\u2019antigène méthylique + streptomycine, les baciiles de Koch ont disparu des urines alors que ce résultat n'avait pas été obtenu avec la strentomy- cine seule.Le Professeur Raybaud de Marseille a cu l\u2019idée dès 1948 d\u2019associer l\u2019antigène méthylique à la streptomycine dans le traitement de la méningite tuberculeuse de l\u2019enfant.T1 semble 790 en effet que si l\u2019action de l'antigène est bien celle que nous pensons, i! devrait puissamment contribuer à consolider les résultats reimarqua- bles donnés par la streptomycine dans le traitement de cette affection mais ne persistant pas toujours après la cessation des injections de cet antibiotique.Dans une thèse soutenue le 23 juin 1950 à la Faculté de Médecine de Marseille.Gioanni donne les premiers résultats obtenus par son maître le Professeur Raybaud.Ils porten* encore sur un nombre restre'nt de cas: 9.La streptomycine a été administré en cinq injections intra-musculaires quotitdiennes: au début 100 000 unités par kilogramme de poids; au bout d\u2019un mois environ cette dose a été réduite de moitié.2 gr.50 à 3 gr.n\u2019ont pas été dépassés chez le grand enfant.Ce traitement a été complété par une injection intrarachidienne quotidienne au début; 0,025 à 0,10 suivant l\u2019âge des enfants.L\u2019antigéne méthylique a été ajonté au traitement lorsque la température du malade se stabilise au-dessous de 38°.Injecté trop précocement dans la période hautement fébrile il a produit des aggravations.Pour chacun des antigènes dilué et pur on a pratiqué 16 injections: 4 fois chacune des doses 14, 15, 34 et 1 cms.Comme médication adjuvante les auteurs ont administré la vitamine D2: 15 mg.par vole intramusculaire tous les 4 jours: 4 à 6 injections, et la vitamine P.P.par la voie sous- cutanée: 0,20 à 0,50 par jour.La guérison a été obtenue dans 60,6% des cas, la survie remontant dans deux cas à 22 mois; un cas à 17 mois; un cas à 15 mois; un cas à 12 mois; un cas à 9 mois.Raybaud et ses collaborateurs ont noté chez les malades traités 1° \u2014 une augmentat.on régulière du poids allant de 1 kg.à 200 à 2 kgs.800 en 5 mois et de 2 kg.500 à 8 kg.en 9 mois pendant la durée du traitement antibiotique; NEGRE: ANTIGENE METHYLIQUE ET STREPTOMYCINE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 2° \u2014 un retour à la normaie du liquide céphalo-rachidien dans des délais inférieurs à 5 mois; 3° \u2014 un racourcissement de la durée du traitement n\u2019a été que de 3 mois 15 à 6 mois alors que la durée actuellement admise est de 7 à 12 mois.Je regrette de ne pas avoir pour le mémoire plus de preuves à vous donner sur l'efficacité de l'association antigéne méthylique et streptomycine dans le traitement de la tuberculose humaine.Les résultats expérimentaux sont trop nets pour qu\u2019on ne puisse pas penser qu\u2019elle aura de gros avantages: diminution possible de la quantité de streptomycinc injectée ce qui réduira les risques de la streptomy- cino-résistance et les frais de traitement; activation et consolidation de la guérison par l\u2019action adjuvante de l\u2019antigène méthylique.BIBLIOGRAPHIE E.BERNARD et B.KREIS: ler Congrès Intern.du BCG, Institut Pasteur, Paris, 1948.E.BERNARD, P.NOUVION, COLETSOS et KREIS: Bull.Acad.Méd., 134: 461, 1950.P.BOURGEOIS et Mme BOQUET: Semaine des Hôp.de Paris, No 171; 619 (25 sept.) 1941.G.COCCHI et FRONTALI: Ckn.Pédiat, 45: 193, 1947; 46: 1, 1948: 47: 1, 1949.G.FRONTALI: Ann.Méd., 171: 286, 1948.PIETROVOSTKI: J.Bact, 57: 459, 1949.S.GIOANNI: Contribution au traitement de la méningite tuberculeuse de l'enfant par l\u2019association streptomycine - antigène méthylique.Thèse de la Faculté de Médecine de Marseille (Préf.du Prof.Raybaud).20 juin 1950.K.A.JENSEN: Archiv.Pub.Scand., 21: 42, 1949.E.M.LINCOLN et T.W.KIRMSE: J.À.M.À, 136: 593, 1948; Lancet, 1: 767, 1949.R.MARAL et BLANDIN: Ann.Inst.Pasteur, 78: 617, 1950.MIDDLEBROOK et YEGIAN : Amer.Tub., 54: 553, 1946.S.MOESCHLIN et W.SCHREINER : Schweig.Med.Woch., 79: 11, 1949.Rev.of L'Union Méd.Canada -T .v F Tome 80 \u2014 juillet 1951 NEGRE: ANTIGENE METHYLIQUE ET STREPTOMYCINE 791 L.NEGRE: Rev.de la Tub.13: 966, 1949; Bull.N.RIST, BRISSAUD et Mlle COUSIN: Ency- Acad.de Méd., 35: 693, 1949; L\u2019Union Médicale clopédie M édico-chirurgicale.« Traitement de la du Canada, 79: 241, 1950; Ann.Inst.Pasteur, tuberculose.» 2-1950.28: 485, 1950; Bull.Acad.Méd., 134: 445, 1950.M.J.SMITH et W.T.MacCLOSKY: Public Les lipoïdes dans les bacilles tuberculeux et la Health Ref, 60: 1129, 1935.tuberculose.Masson et Cie, édit, Paris, 1950.STEENKEN et WOLINKKI: Amer.Rev.of Tub, L.NEGRE et A.BOQUET: Traitement de la tu- 54: 202, 1946.berculose par l\u2019antigène méthylique.1 vol.265 p.A.G.KARLSON et coll.: Proc.Staff Meet.Mayo Masson et Cie, édit, Paris, 1932.Clinic, 24: 85, 1949. TRAITEMENT DES TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE ! Henri REDON, Chirurgien des Hôpitaux de Paris, Chef de Service à Il me paraît impossible d\u2019envisager isolément le traitement d\u2019une certaine variété de tumeurs de la région parotidienne, car le diagnostic précis n\u2019en est posé, dans l\u2019immense majorité des cas, que pendant l\u2019intervention.En principe l\u2019examen histologique per opératoire est nécessaire; à son défaut, 1l est souvent possible de préciser la nature de la tumeur par l\u2019examen macroscopique.Quand à la clinique, elle permet rarement plus qu\u2019un diagnostic de probabilité.Mon intention, dans cette mise au point, est d\u2019envisager d\u2019abord, dans une vue d\u2019ensemble, les diverses variétés de tumeurs de la région parotidienne et leur fréquence relative, puis de schématiser les indications thérapeutiques des tumeurs rares ou peu fréquentes.J\u2019étudierai ensuite le cas de beaucoup le plus intéressant des tumeurs dites mixtes: c\u2019est le but principal de cet article.LES TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE.L\u2019unité anatomique et clinique de cette région oblige à étudier des tumeurs très variables, dans leur origine, leur nature et leur histologie: toute autre façon de faire est purement artificielle et ne peut être d\u2019aucune utl- lité pour le clinicien.J\u2019ai eu l\u2019occasion, au cours des seize dernières années, de voir, d\u2019opérer ou de faire opérer 247 tumeurs de la région parotidienne: il y a peu de statistiques «homogènes » de cette importance et c\u2019est ce qui m\u2019a engagé à vous l\u2019apporter.1.Communication au XXème Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.l'Institut Gustave-Roussy.Parmi ces 247 tumeurs, on décompte: 137 épithéliomas remaniés (tumeurs mixtes), dites 49 cancers vrais, glandulaires ou canalieu- laires, 17 tuberculoses parotidiennes, 6 parotidites inflammatoires banales, dont une seule d\u2019origine lithiasique, 6 cystadénolymphomes, 4 cylindromes purs, 28 tumeurs diverses, comprenant: 5 gliomes, 1 lipome, 5 hémolymphangiomes, 6 kystes, 3 1ymphomatoses apparentées à la maladie de Mickuliez, six métastases de cancers voisins guéris ou non reconnus, un goitre aberrant.On voit d\u2019emblée, sans calcul de pourcentage trompeur, la fréquence relative des épithé- liomas remaniés: ce type de tumeurs domine done toute la pathologie de la région, autant par leur fréquence que par la difficulté reconnue de leur traitement.Cette priorité des tumeurs mixtes est d\u2019ailleurs mise en évidence par toutes les statistiques, et est admise par tous.Du point de vue clinique, on peut mettre à part un certain nombre de cas de diagnostic évident, que nous allons schématiser, étant entendu que dans tous les autres cas le devoir du chirurgien est de s\u2019attendre à des surprises, et de les prévoir.Les cancers, tout au moins lorsqu\u2019ils ont largement envahi la glande, ou dépassé ses limites, sont faciles à reconnaître.Seule la tuberculose parotidienne, et, dit-on, l\u2019actinomycose pouvant tromper le clinicien.Par contre, il faut toujours penser, en présence d\u2019une tumeur manifestement maligne à une métastase intraparotidienne de nævocar- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 cinome.L'erreur de diagnostic est fréquente.Elle est grave.Il faut savoir examiner avec une minutie scrupuleuse les téguments cervicaux et faciaux, le cuir chevelu surtout, à la recherche d\u2019un nævus pigmenté parfois difficile à mettre en évidence, ou même de la cicatrice à peine visible d\u2019un nœvus traité et guér:.L\u2019abstention doit en effet être impérative en présence d\u2019un nævocarcinome parotidien: une exérèse utile est irréalisable dans une telle région et l\u2019opération, même la plus large, même faite au bistouri électrique, ne fait qu\u2019aggraver les choses.Les cancers parotidiens, à ce stade de diagnostic clinique, gardent toute la gravité qui est bien classique.Leur traitement ne peut être que chirurgical et doit prévoir des interventions très mutilantes: c\u2019est la parotidectomie totale élargie de Roux Berger.Elle consiste à faire une parotidectomie enlevant les parois de la loge: diaphragme sty- lien et muscle digastrique; associée à un curage jugulo-carotidien.De plus, et suivant les indications propres à chaque cas, on sacrifie une partie de la mastoïde, tout ou partie du conduit auditif externe et du pavillon de l\u2019oreille, tout ou partie de la branche montante du maxillaire inférieur et de sa couverture musculaire, les résultats de ces vastes interventions sont des plus médiocres.Si elles sont bénignes, du point de vue vital et admirablement supportées, elles ne donnent qu\u2019un bref sursis.Peut-être conviendrait-il d\u2019oser les décider en présence de cancers histologiquement prouvés, même n\u2019ayant pas anatomiquement dépassé les limites de la glande.On peut espérer améliorer par là le pronostic des cancers parotidiens vrais.Aux formes étendues j'avoue donner la préférence à l\u2019association radium-chirurgicale, certainement beaucoup moins mutilante et peut être supérieure dans ses résultats éloi- , gnés.REDON: TUMEURS DE LA REGION PAROTIDIENNE 793 Le principe général de ce traitement mixte est le suivant.Devant l'impossibilité matérielle d\u2019aiguiller suffisamment et correctement des tumeurs d\u2019un tel volume, 1l faut savoir renoncer à l\u2019ablation totale et savoir limiter l\u2019exérèse chirurgicale proprement dite à « la plus grande partie de la tumeur ».On laisse en place toute la partie périphérique du cancer, il est alors possible, sous le contrôle de la vue, de mettre en place correctement un nombre suffisant d\u2019aiguilles de 3 mg.\u2014 10 à 12\u2014, capables de stériliser ce qui a été laissé de la tumeur.Des retouches sont d\u2019ailleurs possibles, et l\u2019opération parotidienne peut être complétée par un évidement cellulo-ganglion- naire du cou.Les tumeurs malignes incluses dans la glande comprennent, en dehors des nævocarcino- mes métastasés, des adénopathies secondaires à des cancers épithéliaux de voisinage (cavités oro-pharyngées, ou tégumentaires).Un examen clinique et instrumental systématique et minutieux ne permet guère de les méconnaître.Leur traitement comporte, après vérification histologique per opératoire, une parotidecto- mie totale, avec sacrifice du nerf facial et curage ganglionnaire cervical.Le type histologique de ces tumeurs doit faire compléter l\u2019acte chirurgical par un traitement physiothérapique: rayons X, appareil radifère moulé ou télé-curie-thérapie.Les tumeurs malignes conjonctives \u2014 sarcomes \u2014 sont très exceptionnelles: leur traitement ne saurait être que chirurgical, et leur pronostic, malgré les exérèses les plus étendues, reste désastreux.Je me bornerai à citer les cancers de corps thyroïdes aberrants justiciables de la chirurgie et les neurinomes malins.Le diagnostic de ces dernières tumeurs est impossible au cours de l\u2019intervention, des colorations spéciales sont nécessaires pour les reconnaître.Ce sont des tumeurs très mali- ones, malgré leur apparence macroscopique et 794 leur encapsulement rassurant.La question se pose \u2014 non résolue \u2014 de savoir si, le diagnostic étant établi, il convient, ou non, de réinter- venir pour transformer l\u2019énucléation habituellement faite en parotidectomie élargie.On peut aussi se demander s\u2019il ne serait pas plus sage, en présence d\u2019un neurinome du nerf facial, de renoncer à une opération limitée pour faire, d\u2019emblée, une opération large: la paralysie faciale inévitable autoriserait, à mon avis, cette façon de faire qui ne saurait beaucoup aggraver le préjudice esthétique déjà acquis.II LES TUMEURS DITES MIXTES (épithéliomas remaniés des anatomo-patho- logistes francais) Ce sont les tumeurs à la fois les plus fréquentes et les plus intéressantes de la glande parotide.Leur histoire clinique est dominée par la fréquence des récidives après les opérations du type classique (énucléation, énucléo-résec- tion), par le danger permanent de paralysie du nerf facial (paralysies évolutives ou opératoires), par la possibilité ou même la probabilité d\u2019une évolution maligne franche.Et, d\u2019emblée, il faut opposer la simplicité de la guérison de ces tumeurs au cours de leur évolution « bénigne » par une intervention large d\u2019emblée, et les désastres qui suivent souvent les récidives et à peu près toujours les interventions lorsque ces tumeurs en sont à leur stade de malignité évidente.L\u2019ordre de fréquence des épithéliomas remaniés est le même dans toutes les statistiques récentes: je rappelle que j'en compte 137 sur 247 tumeurs de la région parotidienne (épi- théliomas remaniés « bénins » ou déjà « mali- gnisés »).La notion de fréquence des récidives ressort également de cette statistique: 23 malades ont été opérés pour des récidives primaires ou itératives (3-4-5 récidives).REDON: TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Le pourcentage de récidives a d\u2019ailleurs varié depuis quinze ans dans ma statistique: voyant plus souvent des tumeurs vierges, ce pourcentage est passé de 24% \u2014 avant 1944 \u2014 à 17% de la totalité des cas opérés.Du point de vue histogénétique ces tumeurs ont longtemps été considérées comme des formations embryonnaires, d\u2019origine branchiale (Roux, Cunéo et Veau, Chevassu).Depuis environ trente ans la doctrine branchiale après avoir été discutée est aujourd\u2019hui définitivement abandonnée.Tous les histologistes acceptent aujourd\u2019hui l\u2019origine épithéliale des tumeurs dites mixtes, depuis les travaux de Masson, de Roger Le- roux, de Moutier et Redon, de Delarue, Hu- guenin, et Gricouroff.Seul reste discuté, par certains, le rôle de la métaplasie cellulaire dans l\u2019histogénèse des tumeurs mixtes.On sait que des « tumeurs mixtes » peuvent être, exceptionnellement, rencontrées partout: au niveau du canal anal (R.Huguenin), des bronches (épistomes de J.Delarue), du pancréas, des doigts, et de toutes les glandes salivaires.Ces épithéliomas remaniés ont une malignité certaine mais atténuée, quelles que soient les raisons vraies de cette évolution ralentie; cette malignité enclose, en quelque sorte, peut d\u2019ailleurs évoluer franchement et parfois de manière vraiment explosive, sous l\u2019effet de facteurs inconnus.Mais on ne saurait parler, en vérité, de dégénérescence.En ce qui concerne l\u2019anatomie pathologique macroscopique ou « opératoire », il faut opposer d\u2019emblée les tumeurs mixtes « vierges », non opérées, et leurs récidives.Non opéré, l\u2019épithélioma remanié siège eh pleine glande dans l\u2019un ou l\u2019autre lobe, ou au niveau du pont d\u2019union interlobaire, il est bien limité, pourvu, \u2018en apparence, d\u2019une capsule autonome, il est en règle très facilement clivable de la glande.En fait il ne s\u2019agit que d\u2019un aspect trompeur; dans la règle l\u2019épithélioma envahit et dépasse cette pseudo-capsule.Le fait est prouvé L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 et indiscutable: il condamne formellement la prétendue énucléation.La tumeur qui se développe après ce type d\u2019intervention n\u2019est pas une récidive, elle représente la continuation du développement d\u2019une tumeur incomplètement opérée.Les «récidives » représentent au contraire une tumeur diffuse, non encapsulée, poussant des prolongements centrifuges de toute part; elles sont, sauf exception, non énucléables et présentent les caractères opératoires des tumeurs malignes.Il n\u2019est pas rare, même du point de vue macroscopique, de rencontrer à la coupe de ces glandes des foyers aberrants d\u2019épithélioma remanié.Ces foyers ne sont souvent visibles qu\u2019à la loupe; leur existence est fréquente \u2014 nous en avons rencontré 23 sur 86 parotides minutieusement étudiées par J.Delarue.Ils siègent habituellement au voisinage de la tumeur principale, mais peuvent se rencontrer à distance, et même, très rarement, dans l\u2019autre lobe de la glande.Leur nombre est variable: de quelques unités à 15, 18 et 20 dans une même glande.On voit immédiatement l\u2019intérêt majeur de pareilles constatations: elles condamnent la résection intra-glandulaire aussi bien que l\u2019énucléation, elles justifient et semblent imposer une ablation large comportant la parotidec- tomie totale.Les récidives survenant après l\u2019énucléo-ré- section ou la résection dite large ne sont pas plus des récidives \u2014 au sens classique du terme \u2014 que celles qui surviennent après l\u2019énucléation simple: elles représentent en réalité le développement de nouvelles tumeurs; leur fréquence et leur nombre ne sont pas pour étonner quand on connaît l\u2019anatomie pathologique de ces tumeurs.Ces faits expliquent la position de McFarland, qui refusait d\u2019opérer des petites tumeurs: il est évident qu\u2019en attendant quelques années, on donnait à des foyers aberrants le temps de se développer à leur tour et de former avec la tumeur initiale une tumeur de plus gros volume.Son ablation, REDON: TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE 795 même par simple résection, limitait le potentiel de récidive de la tumeur.Le double danger d\u2019une telle conduite était de risquer une évolution maligne et de laisser persister, quoique diminué, le risque de récidive.Histologiquement je me bornerai à signaler la possibilité fréquente de trouver dans une même tumeur, à côté de plages d\u2019épithélioma remanié, des foyers d\u2019épithélioma franc, des foyers de cylindrome, qui justifient et nécessitent l\u2019examen histologique per opératoire permettant seul de proportionner l\u2019exérèse au degré de malignité de la tumeur.De plus, on sait qu\u2019il est fréquent de rencontrer dans cette région des ganglions malades: leur vérification s\u2019impose, car à côté de ganglions inflammatoires banaux ou tuberculeux on peut trouver, coexistant avec un épithélioma remanié, un foyer de cancer parotidien intra-ganglionnaire.Cette constatation justifie évidemment un curage ganglionnaire complémentaire.Du point de vue clinique, il est inutile d\u2019insister sur l\u2019évolution remarquablement lente de ce type de tumeur: certaines évoluent depuis 10 et vingt ans quand les malades se décident à consulter.Et c\u2019est parfois après une évolution aussi extraordinairement latente que, sans cause, ou à la suite d\u2019un traumatisme, apparaît une poussée évolutive brutale qui rend ces tumeurs inopérables en quelques jours.Cliniquement on peut schématiquement décrire trois tableaux cliniques.La petite tumeur peut siéger en un point quelconque de la glande, plus souvent peut- être dans la région prétragienne ou au niveau du pôle inférieur de la glande.Ces dernières tumeurs sont habituellement reconnues plus tard et sont souvent plus volumineuses que lors du premier examen.C\u2019est une tumeur de consistance ferme, parfois inégale, présentant assez souvent des zones dures, cartilagineuses.La peau est mobile à sa surface.La tumeur se mobilise dans la glande et avec elle; parfois le frottement cartilagineux de 796 Nelaton est perçu, soit au niveau de l\u2019angle du maxillaire, soit sur la mastoïde: ce signe permet seul, d\u2019après mon expérience, d'affirmer la tumeur mixte.Les tumeurs profondes sont inaccessibles à la palpation directe et ne se manifestent que par une tuméfaction localisée de la glande: il est exceptionnel que le toucher pharyngien permette de les percevoir.La grosse tumeur déforme considérablement la région parotidienne; elle est plus habituellement irrégulière et sa surface est creusée d\u2019incisures et de sillons.La consistance en est plus souvent variable, kystique par places, chondroïde en d\u2019autres points.La mobilité reste habituelle, mais les tumeurs profondes encastrées entre mastoide et maxillaire sont au contraire précocement immobilisées.Quant aux énormes tumeurs, dont le volume peut égaler celui de la tête des malades, il suffit de les signaler, et de savoir que ce sont souvent les plus facilement opérables.La fréquence de la transformation maligne vraie est difficile à chiffrer, car elle est diversement appréciée par les anatomo-patholo- gistes: Santry et Dargent en observent 20 sur 55 épithéliomas remaniés.Cliniquement elle n\u2019est annoncée que très tardivement par les signes classiques: paralysie et douleurs.On doit toujours la soupçonner en présence d\u2019une tumeur ancienne ayant présenté une phase de croissance rapide et récente.Les cylindromes ne sont pas cliniquement reconnaissables, et les cas de cylindromes purs paraissent très rares dans notre statistique.J\u2019insiste seulement sur leur mauvais encapsu- lement, sur la fréquence de l\u2019envahissement du nerf facial (dans la moitié des cas, selon Quattlebaum), et sur la relative fréquence des métastases pulmonaires et même osseuses.Il faudrait ajouter à ces caractères évolutifs, selon Baclesse, leur radio-sensibilité très particulière: ils représenteraient en fait les seules tumeurs radiosensibles de la parotide.Avant d\u2019envisager le traitement, il paraît REDON: TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 nécessaire d\u2019insister encore sur les récidives des tumeurs mixtes.Ces récidives forment deux grands groupes.Plus de la moitié apparaissent très tôt, dans les semaines ou les mois qui ont suivi l\u2019opération: en règle une énucléation.Dans beaucoup de cas l\u2019interrogatoire précise que la « récidive » a chevauché, en quelque sorte, la cicatrisation: il n'y a jamais eu guérison et il s\u2019agit en réalité d\u2019une continuation d\u2019évolution.Les autres récidives s\u2019échelonnent dans le temps entre la 4e ou 5e et la quinzième année: ce sont peut-être des récidives, mais elles représentent la plupart du temps le développement indépendant d\u2019un des foyers aberrants précédemment étudié.Il n\u2019est pas constant, bien que la chose ait été soutenue, que les récidives soient plus graves que la tumeur primitive.Je veux parler du point de vue histologique car, opératoirement, il n\u2019y a aucune comparaison entre les tumeurs vierges et les récidives: la chose a été dite.On peut cependant préciser ici que la non limitation des foyers de récidive, si elle est la règle pour les récidives précoces, se voit plus rarement en ce qui concerne les « récidives » tardives: l\u2019étiologie de ces fausses récidives l\u2019explique, puisqu\u2019il s\u2019agit en réalité d\u2019une nouvelle tumeur mixte.Quant à l\u2019évolution maligne de ces récidives il est logique de voir évoluer vers la malignité une récidive vieille de quinze ans, même si la tumeur primitive ne l\u2019était pas.TRAITEMENT DES ÉPITHÉLIOMAS REMANIÉS Frappé, voici plus de quarante ans par la fréquence des récidives et des diagnostics erronés de bénignité, mon maître Pierre Duval, en 1908 avait proposé la parotidectomie totale: celle-ci nécessitant, dans sa technique, le sacrifice délibéré de la branche inférieure du nerf facial, ce type d\u2019opération ne fut pratiquement jamais réalisé hors de son service.En 1934, bientôt suivi par mon ami Padova- , je fis pour la première fois la parotidec- L'Union Méd.Canada REDON: TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE Tome 80 \u2014 juillet 1951 tomie totale avec conservation de l\u2019intégralité du nerf facial.Ces pièces de parotidectomie examinées systématiquement par mon ami Jacques Delarue ne devaient pas tarder à montrer, d\u2019abord l\u2019existence, puis la fréquence des foyers aberrants.Ainsi se trouvait justifiée par un nouvel argument, peu discutable, la nécessité de la pa- rotidectomie totale.L'expérience et les résultats devaient confirmer, par la suite, la supériorité indéniable de cette technique sur les méthodes employées.Nous avons fait à l\u2019heure actuelle 137 paro- tidectomies pour épithélioma remanié: 112 fois pour des tumeurs vierges, 25 fois pour des récidives le plus souvent itératives.Parmi les tumeurs opérées de première main, 34 sont opérées depuis plus de 5 ans (de 5 à 16 ans), 90 de deux à cinq ans, les autres depuis moins de deux ans.Il n\u2019y a dans cette série aucune récidive: on est done en droit d\u2019affirmer que la parotidec- tomie totale avec conservation du nerf \u2014 le nerf facial a été conservé en totalité 110 fois \u2014 évite toutes les récidives précoces et semi- tardives.L'avenir dira ce qu\u2019il en est des récidives tardives et très tardives.Parmi les 25 malades opérés pour récidive il y a deux nouvelles récidives: toutes deux au niveau du foyer opératoire de la première ou d\u2019une des premières interventions.Ce sont des récidives intradermiques: j'espère ne plus en voir en reséquant systématiquement les cicatrices antérieures lors des réinterventions.Il semble bien que de tels résultats autorisent à ne pas discuter les anciennes techniques d\u2019énucléation et d\u2019énucléo-résection.La parotidectomie totale doit être décidée même en présence de petites tumeurs; faite dans ces conditions elle est relativement simple, le nerf est traumatisé au minimum, et le déficit esthétique est minime.Et, si l\u2019on tient compte: 1 \u2014 de la difficulté des réinterventions, 2 \u2014 de la nécessité où l\u2019on se trouve de sa- 797 crifier de petits filets nerveux inclus dans la cicatrice ou envahis par une tumeur diffuse.3 \u2014 des évolutions malignes certainement plus fréquentes dans ces conditions, il paraît bien certain que la meilleure sauvegarde du nerf soit dans une opération large et précoce: comme le dit Bailey, « le nerf facial est plus souvent paralysé par le développement de la tumeur que sectionné par le chirurgien ».Certains chirurgiens discutent de la nécessité de faire une parotidectomie vraiment totale et ont tendance à défendre la conservation du lobe profond: lorsque le nerf a été disséqué et le lobe superficiel complètement isolé, l\u2019ablation complémentaire du lobe profond ne demande que quelques minutes, il ne fait courir aucun danger nouveau au nerf; cette résection, sans aggraver ni prolonger l\u2019opération, donne une sécurité à peu près absolue en matière de récidives et paraît absolument logique.Le seul ennui, et la seule séquelle génante de la parotidectomie totale est le syndrome dit de l\u2019auriculo-temporel ou syndrome de Frey, caractérisé par une rougeur accompagnée de sudation très abondante de la région opératoire.Ces troubles vaso-moteurs sont déclenchés par la mastication, ils sont incontestablement gênants et mal expliqués.Mais en regard de l\u2019évolution habituelle des tumeurs mixtes, on est en droit de ne pas en tenir compte, tout en cherchant à éviter leur apparition.Voici maintenant comment est schématiquement conduite l\u2019intervention.Etant donné la grande variété des tumeurs de la région parotidienne et l\u2019impossibilité pratique de faire un diagnostic pré-opératoire certain, il paraît bien que l\u2019opération doive se faire sous le contrôle de l\u2019examen histologique per-opératoire: c\u2019est le seul moyen de ne pas faire une parotidectomie inutile ou de faire au contraire une opération incomplète si l\u2019on a à faire à un cancer.Si l\u2019on ne dispose pas d\u2019examen pré-opéra- toire il faut faire, en cours d\u2019opération, un examen macroscopique minutieux qui permet heureusement d\u2019éviter le plus souvent des erreurs thérapeutiques grossières. 798 Au cas de tumeur vierge on peut poser en principe que toute tumeur anatomiquement encapsulée justifie la conservation du nerf facial mais impose la parotidectomie totale car il y a les plus grandes chances pour qu\u2019on se trouve en présence d\u2019une tumeur mixte.Celle- ci se présente comme une masse unique ou polylobée, soit hyaline et homogène à la coupe, soit comme une masse de tissu friable et blanchâtre dans une capsule apparemment continue, soit enfin comme une masse polykystique dans le cas d\u2019évolution myxoïde.Parfois des plages cartilagineuses permettent d'affirmer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une tumeur mixte, mais rien ne s\u2019oppose à la possibilité de foyers d\u2019épithélio- ma vrai au voisinage même des îlots cartilagineux.Lorsque l\u2019on intervient par contre pour une récidive il y à peu d\u2019arguments anatomiques qui permettent d\u2019affirmer la tumeur bénigne, s\u2019il n\u2019y a plus encapsulement (ou soit qu\u2019en principe les récidives précoces ne sont jamais encapsulées) et c\u2019est surtout dans ces cas que l\u2019examen histologique est nécessaire.Il est d\u2019autant plus nécessaire que le nerf ou ses branches traversent alors très habituellement la tumeur.Or, si le morcellement d\u2019une tumeur mixte paraît sans aucune gravité \u2014 nous n\u2019avons jamais observé dans ces conditions de récidive post-opératoire \u2014, il en va tout autrement au cas de cancer.Quoi qu\u2019il en soit, que l\u2019ori dispose ou non de l\u2019examen histologique extemporané, l\u2019opération est ainsi conduite: L\u2019incision en baïonnette comprend un segment pré-auriculaire même dans le sillon jugo- tragien, un segment sous-lobulaire, enfin un segment conduit sur le relief du sternocléido- mastoïdien et débordant en bas de deux travers de doigt le plan mené par l\u2019angle de la mâchoire.Dans un premier temps on découvre et lie les vaisseaux temporaux et auriculaires supérieurs, puis incisant jusqu\u2019au muscle sterno- cléido-mastoïdien on dégage le prolongement postérieur de la parotide.REDON: TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Incisant alors le feuillet profond de la gaine du sternocléido-mastoïdien, on reconnaît le digastrique, on dégage le pôle postéro-inférieur de la parotide qui est soulevée sur un écarteur de Farabeuf, puis son bord postérieur au niveau de la pointe de la mastoïde.On dégage alors, sous la glande, l\u2019angle et le bord postérieurs de la mâchoire; une encoche est faite sur ce bord postérieur à deux travers de doigt de l\u2019angle, et l\u2019écarteur autostatique est mis en place.Prenant point d\u2019appui sur le maxillaire et sur la mastoïde il assure la propulsion du maxillaire qui est subluxé et dans ce mouvement amorce déjà la libération de la face postérieure de la parotide.C\u2019est à ce moment qu\u2019il faut, si le volume de la tumeur ne s\u2019y oppose pas, chercher au bord supérieur du digastrique la carotide externe, la pincer, la sectionner et la lier.On assure ainsi une hémostase relative mais certaine de la parotide qui facilite considérablement la suite de la dissection.Dans certains cas, il est même possible de glisser une longue pince le long du bord postérieur du maxillaire et de pincer, sous la glande, le pédicule maxillaire interne.L\u2019opération, dans cette éventualité, est particulièrement facilitée.Un écarteur attire en avant la glande, et, des ciseaux fermés, on dégage la parotide de la mastoïde: le clivage est facile jusqu\u2019au voisinage de l\u2019insection du ventre postérieur du digastrique.C\u2019est immédiatement au-dessus de ce muscle que l\u2019on peut admirablement voir et isoler, à la loupe binoculaire qui me paraît très utile, l\u2019artère stylomastoïdienne.La ligature préventive de ce vaisseau est très importante; si elle est réussie la découverte du nerf, en refoulant progressivement la glande est des plus faciles; manquée, il faudra chercher le nerf entre deux tamponnements car le pincement du vaisseau devient impossible tant que le nerf n\u2019aura pas été découvert et protégé.Le nerf reconnu il suffit d\u2019introduire au- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 dessus de lui des ciseaux courbes et mousses, de les glisser sur le nerf: leur ouverture amorce largement le clivage interlobaire.Reconnaissant alors la branche cervico-fa- ciale on pince, sectionne et lie la veine jugulaire externe à sa sortie de la glande et le lobe superficiel peut être pris entre les mors d\u2019une pince en cœur et soulevé.La dissection du nerf facial est dès lors très simple; peu de vaisseaux passent d\u2019un lobe à l\u2019autre, la loupe permet de les voir et de les pincer avec des pinces fines.Puis, soulevant le lobe superficiel, on dégage son bord antérieur, on lie l\u2019artère transverse de la face en ménageant le ramus maximum du facial (branche moyenne) qui en est satellite, on sectionne sans le lier le canal de Sténon, et le lobe ne tient plus que par le pont intermédiaire qui l\u2019unit au lobe profond.Dans les cas favorables à la chirurgie ce pont intermédiaire, répondant à la description de Raymond Grégoire, passe au-dessus de la branche orbitaire du facial et tout est facile.Lorsque ce pont se trouve, comme le veut la doctrine classique, dans l\u2019angle de bifurcation - du nerf, la dissection est plus délicate, surtout s\u2019il existe en outre une anastomose entre les deux branches supérieure et inférieure du nerf.Dans ce cas le pont d\u2019union traverse une véritable boutonnière nerveuse.Il est préférable, dans ce cas, de sacrifier à l\u2019élégance et de sectionner franchement ce pont glandulaire.On termine avec douceur l\u2019isolement du nerf uni au lobe profond par des filets glandulaires et surtout par l\u2019anastomose à l\u2019auriculo-tempo- ral qui se détache de la face profonde de la branche temporo-faciale du nerf.On termine alors au doigt la libération du lobe profond qui ne tient plus qu\u2019au niveau de sa zone adhérente à la capsule articulaire puis au pédicule maxillaire interne qui est lié, dernier.Cette ligature doit être faite avec le plus grand soin car si le fil dérape, l\u2019artère se rétracte dans la boutonnière retro-condylienne et sa ligature seconde devient un travail de patience.REDON: TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE 799 Le prélèvement de la tumeur est fait soit après l\u2019isolement du lobe superficiel si elle siège à ce niveau, soit dans le temps suivant au cas de tumeur profonde.En général, dans les interventions de première main, la tumeur n\u2019affecte que des rapports de contiguité avec le nerf: elle n\u2019est jamais morcelée; souvent, intraglandulaire, à peine vue.Dans l\u2019opération pour récidive, si le schéma opératoire reste le même, tout est compliqué par le travail conduit à la fois dans un tissu cicatriciel seléreux et dans une tumeur sans capsule et le plus souvent traversée par le nerf.La durée de l'intervention en est souvent doublée, des filets du nerf doivent souvent être sacrifiés.On peut, sans grand dommage, sectionner le rameau moyen, les filets destinés au frontal et le plus bas situé des rameaux de la branche cervicale: on doit tout faire pour respecter le rameau orbitaire et le rameau commissural.L'opération est habituellement suivie d\u2019une paralysie transitoire: celle-ci est souvent à peine appréciable et de courte durée dans les opérations de première main, elle est généralement importante et prolongée dans les opérations pour récidives.Enfin il faut savoir qu\u2019il existe des différences de sensibilité du nerf à la dissection qui ne permettent aucun pronostic en cours d\u2019intervention.La peau est suturée sur un petit drain: il est dangereux de renoncer au drainage: la cons- titut'on d\u2019un hématome semble inévitable, quelle que soit la minutie apportée à l\u2019hémostase.Il est inutile de faire faire dix à douze séances d\u2019ionisation iodurée calcique aussitôt après l\u2019ablation des fils.La qualité de la cicatrice et la rapidité de réparation du nerf en bénéficient également.| Si le nerf est accidentellement sectionné la suture immédiate assure une réparation certaine mais les erreurs d\u2019aiguillage des cylindraxes laissent persister un léger degré d\u2019asy- 800 métrie faciale au cours des mouvements de la mimique.Si le nerf a du être sacrifié l\u2019ablation immédiate du ganglion sympathique supérieur diminue considérablement les effets de la paralysie.Secondairement on pourra envisager des opérations plastiques motrices selon la technique de Greeley.REDON: TUMEURS DE LA RÉGION PAROTIDIENNE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Telle est la technique schématique que nous avons suivi au cours de plus de 200 parotidec- tomies: c\u2019est une opération longue et délicate mais qui est actuellement parfaitement réglée et peut être menée à bien par tout chirurgien minutieux, patient et instruit de l\u2019anatomie de la région parotidienne. IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE Maurice BÉLISLE, F.R.C.P.(C) (Montréal).INTRODUCTION En 1896, Roentgen découvre les rayons X et, dans la même année, Henri Becquerel étudiant la phosphorescence de diverses substances fait la découverte accidentelle de la radioactivité naturelle (19).Deux ans plus tard, à partir des dépôts d'uranium de Joachimsthal, Pierre et Marie Curie isolent un autre élément radioactif, le radium.En 1904, E.S.London étudie au moyen de plaques photographiques, la répartition du radium dans les tissus d\u2019animaux (103): c\u2019est le début de la radio-autographie.En 1924, La- cassagne et Mme Lattès (92) développeront l\u2019auto-histo-radiographie, et en 1940, Hamilton et ses collaborateurs (60) examineront la distribution du radio-iode dans le tissu thyroïdien.En 1905, Robert Abbé (1) rapporte le premier cas de maladie de Graves traitée avec succès par irradiation au moyen du radium.En 1933, quarante ans après la découverte de la radio-activité naturelle, F.Joliot et I.Joliot-Curie (79) trouvent accidentellement la radioactivité artificielle.Ces deux savants voulant créer un atome d\u2019azote de poids 13 (qui n\u2019existe pas à l\u2019état naturel, l\u2019azote ordinaire ayant un poids atomique de 14), bombardaient du bore avec des particules alpha.Het 4 ;B10 \u2014 7N18 4 on! Cet azote, en l\u2019absence de la source de particules alpha, émettait des rayons: un radio- élément artificiel venait d\u2019être découvert.Au- jourd\u2019hui, l\u2019on connaît quelque 700 radio-élé- ments artificiels.Peu de temps après, en 1934, Fermi et son groupe de physiciens, à Rome, entreprennent létude systématique du bombardement des noyaux par les neutrons et c\u2019est ainsi qu\u2019ils obtiennent les premiers isotopes radio-actifs de l\u2019iode.En 1936, K.T.Compton du M.LT.de Boston, attire l\u2019attention des médecins sur le rad'o-iode et, peu après, Evans, Hertz et Roberts (71) étudient son comportement physiologique.En 1941, Hertz et Roberts emploient I!# dans le traitement de la thyroto- xicose et publient leurs premiers résultats en 1942, en méme temps que Hamilton et Lawrence, de Californie (67, 58).Dans les premières études chez l\u2019animal, le radio-iode employé était 128, à période 25 minutes, limitant de ce fait la durée des expériences; il était produit par bombardement d\u2019iode ordinaire I*27 par des neutrons issus d\u2019un mélange de radium et de béryllium.Par la suite, en bombardant pendant un laps de temps relativement court du tellure s2oTe!# avec des deutérons accélérés au cyclotron, il fut possible d\u2019obtenir un mélange comprenant 90% d\u2019iode!#° à période 12,6 heures et 10% d\u2019iode!8! à période 8 jours.Dans l\u2019après-midi du 2 décembre 1942, à Chicago, sur l\u2019ordre de Fermi, la tige de cadmium servant de dernier contrôle à la pile est retirée.Quelques minutes plus tard, le savant italien annonce que la réaction en chaîne fone- tionne (193).Cette source immense de neutrons permit la production de fortes quantités d\u2019iode radio-actif à partir du tellure.Avec l\u2019administration de grosses doses de radio-iode, parfois les patients se plaignaient, durant quelques semaines, d\u2019un goût d\u2019ail, dû au tellure contaminant (84).Depuis deux ans, l\u2019iode!8! est extrait directement des produits de fission de l\u2019uranium et se trouve à peu près pur, sauf pour la présence d\u2019une petite quantité d\u2019iode!°° dont la période cependant est courte, 22 heures (191).L'on connaît actuellement 14 radio-isotopes artificiels de l\u2019iode, de masse variant entre 124 et 139 et de période variant de 2,6 secondes (1189) à 56 jours (25) (121).A a Coa 802 1131 dont la période est de 8 jours, se prête bien aux emplois médicaux.Son schéma de désintégration n\u2019est pas complètement élucidé; il émet deux groupes de rayons bêta, ayant comme énergie maximum 0,6 M.E.V.et 0,259 M.E.V.Son spectre de rayons gamma possède six lignes: 80,1, 163,6, 177, 284,1, 364,2, 625 Ke chacune.Un millicurie d\u2019iode!#! comprend 7,66 x10\u2014?grammes d\u2019iode ou environ 0,008 millionième de gramme d\u2019iode (32).Inutile de dire qu\u2019une si petite quantité ne donne aucun goût à l\u2019eau dans laquelle on le fait boire au patient.La différence de poids est cependant énorme si l\u2019on compare cette dose d\u2019iode aux besoins quotidiens de l\u2019homme qui sont de l\u2019ordre de 100 à 200 microgrammes, et à une dose thérapeutique, 5 gouttes de lugol qui contiennent 250 mg.d\u2019iode.PHYSIOLOGIE Des révisions très complètes de ce sujet ont été effectuées par divers auteurs (25, 32, 55, 81, 84, 151, 156, 157, 160, 167).Qu\u2019il suffise de ne rappeler que les points essentiels, au risque méme de simplifier outre mesure une question extrémement complexe, car de nombreux problèmes thyroïdiens n\u2019ont pas encore reçu de solution.Depuis longtemps l\u2019on connaît l\u2019avidité extraordinaire de la thyroïde pour l\u2019iode: elle en concentre de 5 000 à 10 000 fois plus que tout autre tissu (57).Le radio-iode a grandement contribué à mieux comprendre cette fonction de la thyroi- de, à étudier l\u2019action de l\u2019iode, de la thyroxine, de l\u2019hormone thyréotrope, et à déterminer sous quelle forme l\u2019iode se trouve dans la glande, la nature de l\u2019hormone thyroïdienne cireu- lant dans le sang et la puissance des divers antithyroïdiens.I \u2014 Sécrétion thyroïdienne Plummer a pu dire, dès 1925, que le rôle de la thyroïde était de sécréter tous les jours 0,33 BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 mg.de thyroxine pour maintenir environ 14 mg.d\u2019hormone dans l\u2019organisme et que, en plus, elle pouvait avoir de nombreuses fonctions inconnues (122).Il n\u2019y a à peu près rien à changer à cette affirmation.Cependant, l\u2019on connaît mieux à l\u2019heure actuelle comment s\u2019opère cette sécrétion qui est contrôlée par l\u2019hypophyse et qui varie sous l\u2019influence de très nombreux facteurs, dont l\u2019A.C.T.H.et la cortisone (62, 127), l\u2019é- pinéphrine (177), la température (97, 102) et autres.Cette sécrétion s\u2019opère parfois très rapidement.Chez l\u2019animal dont la diète est déficiente en iode, Leblond et Gross (95) ont pu mettre en évidence par radio-autographie que la radioactivité apparaît dans le colloïde deux minutes après l\u2019injection d\u2019I*8!, L\u2019activité sécrétoire de la glande se divise en trois (131): la cellule thyroidienne a) «trappe » l\u2019iode du sang, - b) incorpore (« binding ») cet iode inorganique dans une molécule organique, mono- jodotyrosine, di-iodotyrosine, thyroxine, thyroglobuline que l\u2019on retrouve à l\u2019apex de la cellule et qui est ensuite emmagasinée dans le colloïde (96), c) plus tard libère la thyroxine de son complexe polypeptidé et la sécrète dans le sang.La cellule thyroïdienne opère ces trois fonctions simultanément (95, 184).a) Le thiocyanate inhibe la première étape (42, 150, 210), mais n\u2019a aucune action sur les deux autres et, de plus, il empêche non seulement le « trapping » mais vide la glande de son iode inorganique (195).En quantité suffisante, l\u2019iode inhibe l\u2019action go:trigène du thiocyanate probablement du fait qu\u2019alors assez d\u2019iode passe dans la glande par simple diffusion pour lui permettre de fabriquer de la thyroxine.Comment agit le thiocyanate?Il semble qu\u2019il agisse par un phénomène d\u2019action de masse vis-à-vis la cellule thyroïdienne (112), car il se comporte dans de nombreuses réactions chimiques comme un halogène (8): il est ex- L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 crété par les glandes salivaires, retarde l\u2019absorption du chlore par le tube digestif et diminue la sécrétion d\u2019acide chlorhydrique par l\u2019estomac.Il n\u2019est pas cependant impossible que le thiocyanate forme un complexe avec un catalyseur et l\u2019inhibe, tel le manganèse que l\u2019on retrouve dans la thyroïde (29).b) Le mécanisme par lequel la glande incorpore l\u2019iode dans une molécule organique (binding) diffère du «trapping».Le goitre produit par le thiocyanate est presque deux fois moins considérable que celui produit par le thiouracil (162).De plus, tout au contraire du thiocyanate, le groupe antithyroïdien des aminobenzènes, dont les sulfamides, et celui des thiocarbona- mides, dont le thiouracil, inhibent la deuxième étape de la sécrétion mais non la première (41.42.77, 86, 91, 94, 113, 159, 170, 188).L\u2019iode incorporé dans une molécule organique a une valence supérieure et doit donc être oxydé.De nombreux systèmes enzymatiques ont été invoqués à cet effet: cytochrome, ty- rosinase, succinase, péroxydase.Il semble que la péroxydase ait un rôle à jouer dans la sécrétion thyroïdienne.Les sulfamidés n\u2019ont pas d\u2019action sur le processus enzymatique, mais par leur ressemblance à la tvrosine, servent de substratat compétiteur vis-à-vis l\u2019iode, prévenant ainsi l\u2019iodi- nation de l\u2019acide aminé (11, 27).Quant au groupe du thiouracil, il intervient sur le système enzymal, probablement la péroxydase.Tout récemment, chez le rat, Schulman (171) a montré, en marquant la thiourée par du soufre radio-actif, que ce soufre est oxydé à l\u2019état de sulfate dans la glande, et l\u2019auteur est par là porté à croire que la thiourée n\u2019inhibe pas la péroxydase mais sert de compétiteur à l\u2019iode vis-à-vis l\u2019enzyme.c) Quant à la troisième étape, ou libération de la thyroxine de son complexe polypeptidé, il est probable qu\u2019un enzyme protéolytique intervient à ce niveau (26, 95, 96), mais son rôle n\u2019est pas encore entièrement élucidé.BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE 803 Dans l\u2019ensemble d\u2019ailleurs, le problème en- zymal de la thyroïde est encore à l\u2019étude.II \u2014 Iode Il y a plus de 25 ans, Plummer (142), partant de l'hypothèse, qui s\u2019est avérée fausse, d\u2019une thyroxine imparfaitement iodée et de ce fait toxique, introduit l\u2019iode en thérapeutique thyroïdienne.À l\u2019heure actuelle, l\u2019on ne connaît pas encore de façon certaine son rôle dans la maladie de Graves.L'incorporation organique (ou « binding ») de l\u2019iode est inhibée par l\u2019iode lui-même à concentration suffisante (130).Un mécanisme régulateur homéostatique a été invoqué (208), mais il n\u2019est que temporaire (209) ; l\u2019inhibition dépend de la concentration d\u2019iode dans la thyroïde et non de celle du sang (4).Rawson (155) a montré que l\u2019iode, au niveau de la cellule thyroïdienne, intervient probablement sur le mécanisme d\u2019action de l\u2019hormone thyréotrope.T.S.H., en présence de tissu thyroïdien normal, perd de son activité; il en est de même en présence de thymus et de ganglions, ce qui soulève un point extrêmement intéressant, sachant l\u2019augmentation considérable du tissu lymphatique dans la maladie de Graves.Or, les tranches de thyroïde provenant de patients opérés pour maladie de Graves inhibent plus de T.S.H,, et celles provenant de malades opérés pour goitre colloïde, moins ou pas du tout.Bien qu\u2019ignorant la nature de cette réaction, Rawson croit qu\u2019elle est liée à un phénomène d\u2019oxydation où T.S.H.fournit une partie de sa molécule.Si l\u2019hormone thyréotrope est mise en présence d\u2019un oxydant, comme l\u2019iode, elle perd son activité, qu\u2019elle recouvre en présence d\u2019un réducteur.Une partie de la fonction dite involutive de l\u2019iode pourrait ainsi être expliquée.De Robertis (27) a de plus démontré que le système protéolytique qui libère la thyroxine de la thyroglobuline et permet sa pénétration dans le sang, est très actif dans les goitres toxi- = \"me 804 BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE ques (100% au-dessus de la normale) et tout le contraire dans le goitre simple colloide (30% en-dessous de la normale).Or, l\u2019iode inhibe, semble-t-il, ce système enzymal.Quant au rôle de l\u2019iode au niveau même de l\u2019hypophyse (153), nul ne le sait et des recherches se poursuivent actuellement sur ce sujet.11I \u2014 Thyroxine Le mode d'action de cette hormone au niveau des cellules n\u2019est pas connu.En marquant de la thyroxine au moyen du radio-iode, on a pu la suivre dans les tissus (2, 18, 53, 78).Elle se distribue dans tous les organes, particulièrement le foie, le rein, l\u2019intestin et les muscles; on n\u2019en retrouve à peu près pas dans l\u2019hypophyse du rat au contraire de celle du lapin.La concentration élevée dans le foie s\u2019explique du fait que la thyroxine est éliminée surtout dans les fèces par excrétion biliaire.Avec de très faibles doses de thyroxine marquée 0,001 gamma, Gross et Leblond (54) ont pu étudier chez le rat les voies métaboliques de la thyroxine endogène.20% de la thyroxine est excrétée telle quelle, le reste sous forme de métabolites dont 40% dans l\u2019urine, 50% dans les selles.En quelque trente heures, toute la thyroxine est éliminée.TV \u2014 Hormone thyréotrope (T.S.H.) Cette hormone, dont on ignore le mécanisme exact d\u2019action, a été très étudiée à l\u2019aide du radio-iode traceur (9, 10, 27, 66, 95, 99, 100, 101, 132, 194).Son rôle dans la production de l\u2019exophtalmie ou de la thyrotoxicose n\u2019est pas éclairei (123, 146).Il semble que la thyroïde dépende du T.S.H.pour ses principales fonctions.Le T.S.H.produit une augmentation de la hauteur des cellules thyroïdiennes, de leur nombre, de la formation de thyroxine, du « trapping », du haut de transfert de l\u2019iode vers la lumière des acini et une diminution du « storage » de l\u2019hormone thyroïdienne dans la colloïde.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Chez 23 sujets euthyroïdiens, Stanley et Ast- wood (184) ont étudié la fixation d\u2019iode!3! après une seule injection de 15 ou 30 mg.de T.S.H.Cette fixation n\u2019augmente qu\u2019à partir de la huitième heure, atteignant son maximum entre 24 et 48 heures, pour redevenir normale vers le quatrième ou cinquième jour.V \u2014 Corps iodés de la thyroïde 90% de l\u2019iode de la thyroïde se trouve sous forme organique, 10% sous forme inorganique (98, 128, 139, 207).Par la méthode dite de l\u2019entraîneur, par l\u2019étude au moyen du papier chromatographique, d\u2019hydrolysats de thyroïde chez des animaux ayant reçu un traceur de radio-iode, par la radio-autographie de ces papiers, il fut possible de démontrer qu\u2019il existe dans la thyroïde nombre de corps encore non identifiés et que l\u2019iode s\u2019y rencontre à l\u2019état libre ou sous forme de mono-iodotyrosine, di-iodotyrosine, thyroxine (37, 38, 96, 189, 190).Chez le rat, l\u2019iode organique comprend environ 15% de mono-iodotyrosine, 30% de di- lodotyrosine et 20% ou plus de thyroxine (189).De plus, par l\u2019étude de l\u2019activité spécifique (98, 115, 186) et du pourcentage de radio-activité de ces composés organiques en fonction du temps écoulé après l\u2019injection d\u2019une dose d\u2019iode radio-actif, l\u2019on a pu mettre en évidence que la mono-iodotyrosine est le précurseur de la -di-lodotyrosine, et celle-ci de la thyroxine.VI \u2014 Hormone thyroïdienne circulant dans le sérum.Sous quelle forme se trouve l\u2019hormone thyroïdienne qui circule dans le sang?Depuis longtemps l\u2019on pensait que cette hormone s\u2019y trouvait sous forme de thyroxine, attachée très faiblement aux protéines du sérum (10, 96, 132, 187).A cause de la quantité infime d\u2019hormone dans le sang, il était très difficile de l\u2019identifier chimiquement.Avec un entraîneur après un traceur de radio-iode, l\u2019on ne pouvait rejeter de L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 façon certaine la possibilité d\u2019un échange d\u2019ions.Tout récemment, le papier chromato- graphique (89) et sa radio-autographie ont permis d\u2019établir de façon assez concluante la présence de thyroxine dans le sang.Cette méthode ingénieuse permet de déceler des quantités d\u2019iode extrêmement petites, de l\u2019ordre de 0,004 gamma %.VII \u2014 Puissance de divers antithyroïdiens.La propriété qu\u2019a la thyroïde de fixer du ra- dio-iode (uptake) rend possible l\u2019évaluation de la fonction thyroïdienne et la mensuration in vitro et in vivo de la puissance inhibitrice de divers antithyroïdiens (159, 182).Le degré d\u2019inhibition des antithyroïdiens varie d\u2019un animal à l\u2019autre.Chez le rat, le pro- pyl et le benzylthiouracil sont dix fois plus effectifs que le thiouracil et le méthylthiouracil (113).Chez le singe, prenant l\u2019action du thiou- racil pour 1, le 2-mercaptoimidazol a une action 20 fois plus grande (114).Chez l\u2019homme, si le thiouracil est l\u2019unité, le méthywlthiouracil a une efficacité de 2, le pro- pylthiouracil de 0.75, le 2-mercaptoimidazol de 10.et le 1-méthyl-2-mercaptoimidazol de 100 (185).DIAGNOSTIC S\u2019il est vral que le diagnostic d\u2019hypothyroi- die est relativement facile, celui d\u2019hyperthyroïdie ne l\u2019est pas toujours.Le plus souvent la clinique seule permet d\u2019établir un diagnostic et demeure encore le meilleur des juges.Dans certains cas, cependant, le diagnostic de thy- rotoxicose est particulièrement délicat, surtout chez les enfants, les nerveux et les psychotiques, dans les hypermétabolismes sans hyper- thvroïdie, tels que lymphomes, acromégalie (110).états fébriles, tumeurs malignes, phé- ochromacytomes, Paget osseux, thyroïdites aiguës (145), décompensation cardiaque, troubles respiratoires, anémies, polyeythémie, myélome multiple, hypertension artérielle, anévrysme artério-veineux, alcoolisme, etc.(40, 175).BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE 305 De toutes les épreuves proposées \u2014 créatine, iode!2?7, hyperglycémie provoquée, amylasurie (125), cholinestérasémie (50), procaïnestérase (64), métabolisme d\u2019effort (28), métabolisme sous penthotal (7), urochrome (196) \u2014 quatre ont la faveur générale à l\u2019heure actuelle: cholestérol sanguin, métabolisme de base, iode pro- téiné du sérum (P.B.I.ou S.P.I.), iode radioactif.Le cholestérol sanguin est utile dans le dia- gnostie de l\u2019hypothyroïdie, mais n\u2019est pratiquement d\u2019aucune valeur dans celui de la thy- rotoxicose (141.176), sauf qu\u2019en présence d\u2019un cholestérol élevé, on hésite à poser ce dernier diagnostic.Des trois autres examens, le métabolisme basal est le plus répandu, mais aussi le moins fidèle.Chez 190 euthyroïdiens qui eurent à la fois un traceur radio-actif et un métabolisme basal, Werner et ses collaborateurs (198) ont trouvé que 10% de ces patients avaient une fixation d\u2019iode radio-actif en dehors des limites de la normale, la plupart au-dessus, comparativement à 50% ayant un métabolisme de base en-dehors de la normale, autant au-dessus qu\u2019en-dessous.Le métabolisme de base mesure la quantité d\u2019oxygène qu\u2019un individu aspire de l\u2019atmosphère par unité de temps, au repos physique et mental complets si possible, huit heures ou plus après le dernier repas.Il représente la vitesse à laquelle la flamme vitale se consume et dépend donc de la quantité de protoplasme brûlant l\u2019oxygène.Or, cette quantité de protoplasme est impossible à calculer, car si l\u2019on prend le poids d\u2019un individu comme facteur de correction, on y inclut la graisse et l\u2019eau extra- cellulaires, matières non vivantes ne consumant pas d\u2019oxygène.Si l\u2019on enlève complètement la thyroïde, le métabolisme de base descend de 40%.Ce dernier est donc un indice indirect de la fonction thyroïdienne (124), mais l\u2019on peut se demander ce qui contrôle l\u2019autre 60% et s\u2019étonner du fait qu\u2019en l\u2019absence de toute thyroïde l\u2019animal continue à fabriquer de la thyroxine, ainsi que 806 BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE l\u2019ont démontré Morton et ses collaborateurs avec du radio-iode (129).Le métabolisme basal dépend aussi de la sensibilité des tissus périphériques à l\u2019hormone et du taux d\u2019excrétion de celle-ci.Quant au dosage de l\u2019iode attaché aux protéines du sérum, il évalue la quantité d\u2019hormone circulant dans le sang.En général, sa normale est de 3,5 à 8 gamma % (117), mais peut varier selon les techniques et les régions (63, 154).C\u2019est une épreuve délicate et longue, sujette à des erreurs du fait de la contamination possible et de la petite quantité d\u2019iode présente dans le sang, car si l\u2019iode de la thyroïde correspond à une partie pour mille, dans le sang sa concentration est de une partie pour 10 millions.Le P.B.I.sanguin dépend de la fonction thyroïdienne, de l\u2019excrétion et de l\u2019utilisation de l\u2019hormone thyroïdienne.Effectuée dans de bonnes conditions de laboratoire, c\u2019est peut-être la plus fidèle des épreuves quand on connaît les facteurs extra- thyroïdiens qui peuvent la fausser: hypopro- téinémie sanguine (140), absorption diode aux protéines ou son incorporation dans ces dernières au moyen d\u2019une oxydation in vivo (169), composés organiques iodés, pendant très longtemps parfois, tels que diodrast (2 semaines si la fonction rénale est bonne), priodax (3 % de dose au litre - de sérum 4 U \u20ac 4 © 8 McConahey (108) Hypothyrcidie Hyperthyroïdie L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 mois), pentopaque (plusieurs mois), lipiodol (1% an) (116).Qu\u2019apporte à la clinique l'iode radio-actif?Une foule d\u2019épreuves qui toutes doivent être évaluées en fonction de la clinique.Lorsque le radio-iode est administré per os à dose traceur (10 à 40 microcuries), il est absorbé très rapidement dans le tube digestif et trois organes surtout se le partagent: le sang, le rein, la thyroïde.Recherchant la radio-activité à ces niveaux, il est possible d\u2019établir un diagnostic, qui n\u2019est cependant jamais absolu, d\u2019euthy- roïdie, de thyrotoxicose, ou parfois, d\u2019hypothyroïdie.I \u2014 Sang 1.1*8! inorganique Après administration de radio-iode, la radioactivité du sang est due au début à l\u2019iode inorganique (168) et diminue graduellement en raison de l\u2019excrétion urinaire et de la fixation thyroïdienne de cet iode.Deux jours après, elle remonte quelque peu à cause de la sécrétion dans le sang de thyroxine marquée.Chez le patient souffrant de thyrotoxicose, cette chute est plus rapide et atteint son maximum entre 4 et 6 heures (133) ; le contraire se produit dans l\u2019hypothyroïdie (108, 144).A 1 À od 10 12 14 16 18 20 heures - 0 S L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 À noter que cette radioactivité sanguine peut être mesurée également en plaçant le Geiger au-dessus de la cuisse du patient; Luellen (105) a obtenu ainsi des courbes nettement différentes chez l\u2019hyper, l\u2019hypo et l\u2019euthyroï- dien.2.P.B.I,151 Après un traceur, l\u2019apparition de P.B.1.18! est plus rapide et son taux sanguin plus élevé dans l\u2019hyperthyroïdie que dans l\u2019euthyroïdie.Or, s\u2019il est difficile de doser l\u2019iode sanguin, par contre il est très facile de précipiter les protéines et d\u2019entraîner ainsi l\u2019iode radio-actif de la thyroxine qui se trouve reliée à ces protéines.Avec un appareil suffisamment sensible, l\u2019on peut déceler alors la radioactivité de ce précipité (108, 144).Freedberg (48) a montré qu\u2019aprés 24 heures, ce P.B.1.131 difféere d\u2019un facteur 5 chez le patient souffrant de thyroto- xicose et l'individu normal.3.Rapport de conversion En mesurant la radioactivité totale du sérum, puis la radioactivité du P.B.1.13! dans le sérum, on obtient un rapport dit « de conversion » indiquant le taux d\u2019iode radio-actif dans le sang converti en thyroxine: rapport BELISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROIDE 807 thyroïde; ainsi, en l\u2019absence de troubles rénaux, cette excrétion devient un indice de l\u2019activité de la thyroïde.Elle atteint un plateau en 24 heures, qui ne s\u2019élève que très lentement par la suite.Chez l\u2019hyperthyroïdien, ce plateau est inférieur à la normale et est obtenu rapidement, tandis que chez l\u2019hypothyroïdien ce plateau n'est parfois atteint qu\u2019après quatre ou cing jours.La normale, apres 48 heures, se chiffre entre 44 et 87% (176), 90% de ce taux étant excrété durant les premières 24 heures: en- dessous, thyrotoxicose.L\u2019hypothyroïdie est mieux caractérisée par l\u2019excrétion de 24 à 48 heures, dont la normale est de 5,3% en moyenne, alors que dans le myxœdème, elle dépasse de beaucoup ce chiffre (3, 176).L'épreuve de l\u2019excrétion urinaire d\u2019iode ra- dio-actif est très répandue et préférée par beaucoup d\u2019auteurs à l\u2019étude de la fixation thyroïdienne du radio-iode mesurée directement au-dessus de la thyroïde, en raison de meilleures conditions géométriques (34, 47).Le grand inconvénient consiste dans l\u2019obligation de recueillir les urines des 24 ou 48, et l\u2019on sait la difficulté énorme de cette procédure, tant à l\u2019hôpital qu\u2019à domicile.P.B.1.181 du sérum en coups par minute x 100 de = conversion La normale, après 24 heures, est de 10 à 45% ; au-dessus, hyperthyroïdie, et en-dessous, hypothyroïdie (17, 63, 174).Il y a quelque dix autres rapports qui ont été établis par Williams (205), mais aucun n\u2019a de valeur absolue.IT \u2014 Rein 1.Iode total L'\u2019excrétion urinaire d\u2019iode!3! peut servir à l\u2019_évaluation de la fonction thyroïdienne, car à quelque 10% près, le radio-iode non retrouvé dans l\u2019urine dans les 48 heures a été fixé par la 1181 total du sérum en coups par minute Certains cliniciens préfèrent mesurer l\u2019excrétion du radio-iode entre 8 et 12 heures, normale 6,9% en moyenne (3), d\u2019autres, entre 6 et 24 heures, normale 10 à 25% (119, 120).2.Iode organique Tout récemment Rall (152) a démontré qu\u2019au cours du troisième jour qui suit l\u2019ingestion d\u2019iode!3!1, 12 à 40% de la radio-activité dans l'urine se retrouve sous forme organique (surtout thyroxine et di-iodotyrosine) chez l\u2019hyperthyroïdien, alors qu\u2019il y en a moins de 2% chez l\u2019euthyroïdien. 808 BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE % de dose L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 dans urine r Hy pothyroïdie 80 + ) Normal 5 60 + 20 + ï Hyperthyroïdie 20 F \u2014 1 \\ _À wd 48 72 heures Keating (82) III \u2014 Thyroïde 1.Fixation totale En 1939, Hamilton et ses collaborateurs (59), étudiant chez divers patients l\u2019excrétion urinaire de radio-iode, sont les premiers à rapporter que la fixation de l\u2019iode radio-actif a pu être mesurée directement au niveau de la thyroïde d\u2019un patient.Cette épreuve qui est la plus simple de toutes, ne demande aucune coopération de la part du patient, est rapide, s\u2019applique même aux enfants (104, 163), et permet à elle seule d\u2019établir un diagnostic dans 90% environ des troubles thyroïdiens (197, 201).Fortement prisée par les uns, très critiquée par d\u2019autres (135, 136), l\u2019examen consiste à mesurer directement au-dessus de la thyroïde, au moyen des radiations gamma, le taux de fixation d\u2019iode radio-actif par la glande.Ce taux de fixation est un indice de la fonction thyroïdienne, ou plus exactement de la « soif » de la glande pour l\u2019iode, ou même encore, puisque 90% de l\u2019iode s\u2019y trouve sous forme organique, de sa capacité à incorporer l\u2019iode «trappé » dans une molécule organique.Ce taux de fixation varie avec la quantité d\u2019iode administrée (66, 72, 73, 93, 100, 138): à faible dose, il est plus élevé et reflète sens1- blement l\u2019activité de la glande, d\u2019où la nécessité de donner l\u2019iode radioactif sans entraîneur ou avec des doses d\u2019iode de moins de 0,1 mg.(176).En général, la fixation d\u2019iode radioactif est plus élevée dans l\u2019hyperthyroïdie que dans l\u2019euthyroïdie, tout au contraire de l\u2019excrétion urinaire (65).Quelque 90% des euthyroïdiens ont une normale se chiffrant entre 10 et 40%, selon des statistiques compilées à New-York après environ 1 400 examens par traceur (198).Cette normale, cependant, peut être un peu plus élevée dans des régions où il y a déficience d\u2019iode.10% des individus normaux ont des taux de fixation en dehors de ces chiffres, la plupart au-dessus.Les principales causes d\u2019erreurs sont les suivantes: a) tout traitement par iode (lugol, sirop iodé contre toux, lipiodol, priodax, diodrast, badigeonnage à l\u2019iode, etc.), par un antithy- roidien, par thyroxine; b) une trés grosse glande sans thyrotoxicose peut avoir un taux de fixation augmenté, bien que proportionnellement la quantité ai a a L'Union Méd.Canada Tome 80 juillet 1951 BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE 809 Coups par 440 + Hyperthyroïdie séconde _ 360 + 280 + 200 + Normal 120 \u201c0 _Eynofhyrofpis , | 4 8 12 16 20 24 heures Stanley (181) d\u2019iode fixé par gramme de tissu ne soit pas plus élevée; c) une glande hyperplasique sans thyrotoxi- cose ou un goitre colloide simple peuvent fixer plus d\u2019iode à cause de leur « soif » (hunger) d\u2019iode (61, 75); après une opération pour thyrotoxicose, il arrive que ce qui reste de la thyroïde fixe plus d\u2019iode en signe de compensation, bien qu\u2019il n\u2019y ait pas de symptômes d\u2019hyper- thvroïdie (160, 179).d) 2.Fixation focale a) Diagnostic d\u2019activité: Il est possible, par un appareillage spécial, de focaliser l\u2019examen et d\u2019étudier une section donnée de la thyroïde ou encore un nodule.Cette focalisation n\u2019est jamais parfaite car l\u2019on ne peut éliminer complètement, 77 vivo, les rayons provenant de tissu thyroïdien sous- jacent au nodule; cependant, par comparaison avec la fixation d\u2019iode radioactif du tissu thyroïdien environnant, l\u2019on peut évaluer le fonctionnement d\u2019un nodule (31).Ces nodules, dans la thyrotoxicose, peuvent être ou simplement incidents, c\u2019est-à-dire peu actifs et non responsables de l\u2019hyperthyroïdie (nodule froid de Means), ou fixer beaucoup de radio-iode (nodule chaud), le tissu thyroïdien connexe étant habituellement moins actif.Do- byns (30), par radio-autographie de quelque 200 goitres nodulaires opérés, a remarqué qu'il existe, cependant, des nodules hyperactifs (habituellement alors que le tissu thyroïdien environnant est peu ou pas atrophié) sans signes de thyrotoxicose.Le point pratique est le suivant.L'on sait que la coexistence de thyrotoxicose et de néoplasme thyroïdien est très rare.Par contre, chez le nodule solitaire, l\u2019incidence de néoplasie est très élevée (environ 20%).Aussi, en présence d\u2019un nodule solitaire ne fixant pas de radio-iode, chez un euthyroïdien, sans vouloir par cette épreuve poser un diagnostic histologique, le nodule devient cependant doublement suspect de cancer.b) Diagnostic de localisation: Il est possible d\u2019établir le diagnostic de présence de tissu thyroïdien (tumeur médiasti- nale, métastases), lorsque l\u2019on y retrouve du radio-iode.Cependant, l\u2019absence de fixation n\u2019élimine pas ce diagnostic, car alors le tissu thyroïdien peut ne pas fixer d\u2019iode, comme dans certains cancers de la glande.Une métastase osseuse de la thyroïde, radiologique- 810 ment invisible, mais fixant du radio-iode, a été signalée (43).3.« Clearance » Connaissant la concentration de radio-acti- vité dans le sang, augmentation de fixation du radio-iode dans la thyroide par unité de temps, l\u2019on peut calculer son «clearance » (143).Normale: 5 à 40 cc minute, alors que dans la thyrotoxicose, il peut atteindre 100 3 1,400 ce minute (soit un facteur de plus de 30 en moyenne), et être très bas dans le my- xœdème (133, 134).Si l\u2019épreuve est pratiquée trop tôt, les chiffres obtenus sont élevés du fait de la radioactivité augmentée dans la région thyroïdienne par de l\u2019iode accolé à la trachée; pratiquée trop tard, c\u2019est-à-dire au moment où la thyroxine marquée est sécrétée par la thyroïde, l\u2019on obtient un « clearance » plus bas.Myant (133) recommande l\u2019épreuve une heure après le traceur.À noter que l\u2019épuration rénale du radio-iode ne varie pas dans la thyrotoxicose et l\u2019euthy- roïdie: 30 ce par minute.BELISLE : IODE RADIO-ACTIF ET THYROIDE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Le patient prend son dernier comprimé à l'heure prescrite pour son traitement; deux heures après, il reçoit un traceur de radio-iode, puis on enregistre la fixation de cet iode dans la glande.Deux heures plus tard, au moment où la fixation a atteint un sommet, le malade prend de 0,5 à 1 gramme de thiocyanate de potassium dans quelque 50 cc d\u2019eau, qui vide la glande de son iode inorganique, mais n\u2019a aucune action sur l\u2019iode organique.Si la dose d\u2019antithyroïdien est suffisante (alors, il n\u2019y a pas eu d\u2019incorporation d\u2019iode dans une molécule organique, pas de « binding »), tout Piode inorganique radioactif va quitter la glande et la radioactivité au niveau de celle-ci sera, en moins de deux heures, égale au mouvement propre (183).5.Gradient d\u2019accumulation Astwood et Stanley, en 1947 (5), étudient 70 patients au moyen d\u2019iode!#!: plaçant en ordonnée le nombre de coups par seconde enregistrés au niveau de la thyroïde, et en abcisse la racine carrée du temps en minute, ils obtien- Mouvement propre Coups KSCN 1 gn par 85 t+ seconde 25 + 15 + 5 > \u2014 i 1 È À 3 1 1 J -4 \u20145 -2 -1 0 1 2 3 Stanley (181) 4.Epreuve au thiocyanate de potassium.Cet examen est intéressant car il permet de vérifier si la dose d\u2019antithyroidien administrée au pat.ent est suffisante pour inhiber toute formation d\u2019hormone.4 heures nent une droite, 20 à 40 minutes après, qui pers.ste pendant environ huit heures.La pente de cette droite peut être calculée et devient un indice de la fonction thyroi- dienne.Normale: moyenne de 9,3, myxcedéme: moins de 2, hvperthyroïdie: plus de 20. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Coups par secondel00 L BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE 10 mg Fercaptoiridazol 811 80 t 100 mg Prihiourzell 40 Tr C= 20 = 3 1 A 3 i À à 1 à à _ - .0 4 8 12 16 20 cd \\fainutes Stanley (181) r \u2019 \u2019 * r * [131 : L'épreuve a surtout été utile pour étudier .: PBI.Fixation Métabolisme a pti : ; = A Diagnostic (3,5 à 8 thyroidienn basal l\u2019action de divers antithyroïdiens, car en dé- > à yropenne f .; : gamma %) (10 à 40%) (+ 10%) terminant quelques points au début, l\u2019on sait que la droite dure huit heures, ce qui permet de Euthyroïdie N N N constater facilement l\u2019effet des médicaments : : / Exophtalmie ! sur celle-ci.basedowienne avec , 6.Epreuve au T.S.H.euthyroïdie N N N La thyroxine supprime la fonction thyroi- Thyroïdite .3 chronique Nou\u2014\u2014 Nou\u2014\u2014 Nou\u2014\u2014 dienne à peu près complètement, et cela, pendant plusieurs semaines après que le médica- Thyroïdite ment a cessé.A l\u2019aide de traceurs de radio- *8\"° ++ LS ++ iode et de 'hormone thyréotrope, il est possi- Thyrotoxicose +-+++ +4+4++ ++++ ble de savoir si la glande thyroïde pourra re- Hyperthyroïdie prendre sa fonction normale (184).De plus, persistant dans un myxœdème, l\u2019on peut déterminer ¢\u2019il malgré iode ++++ \u2014\u2014\u2014\u2014 ++++ est d\u2019origine thyroïdienne ou pituitaire (149, Thyrotoxicose 198).factice ++++ - +++ Une épreuve négative est moins significative Tissus péri- qu\u2019un examen positif.phériques non i CL réceptifs + +++ ?_\u2014\u2014\u2014 En somme, une meilleure appréciation du | fonctionnement de la glande thyroïde peut être Sof\u201d diode Now \u2014\u2014 +444 Non \u2014\u2014 obtenue par un ensemble ou batterie d\u2019examens Myxcedéme (12, 124, 180), comme pour le foie, que par Primaire une seule épreuve.PTT TT Sans avoir de valeur absolue, le tableau sui- Myxœdème \u2018ant peut être utile pituitaire vant peut Ca - No ++ \u2014\u2014\u2014\u2014 + T.S.H.N: normal . 812 BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE TRAITEMENT L'iode radioactif a æpporté à l\u2019arsenal thérapeutique une arme nouvelle dans le traitement de la thyrotoxicose et du cancer de la thyroïde.Nous n\u2019envisagerons pas ici l\u2019abolition de la fonction thyroïdienne par le radio- iode chez un euthyroïdien comme traitement de l\u2019insuffisance cardiaque ou de l\u2019angine.I \u2014 Thyrotoxicose Le traitement de la thyrotoxicose, à l\u2019heure actuelle, est des plus controversé.Notre but est simplement de donner quelques généralités, car il n\u2019y a pas de règles absolues dans le choix du traitement, mais seulement des indications.Trois traitements principaux peuvent être envisagés en présence d\u2019une hyperthyroïdie, la radiothérapie externe n\u2019étant utilisée que très rarement.1.La chirurgie, précédée d\u2019une médication appropriée, n\u2019entraîne qu\u2019un taux de mortalité opératoire très bas (fraction de 1% ) (22), peu de complications de tétanie ou d\u2019atteinte du récurrent.Dans le goitre nodulaire toxique, le taux de guérison opératoire est très élevé: peu d\u2019hypothyroïdie et de récidives post-chirurgicales.De plus, la chirurgie a l\u2019avantage d\u2019apporter au clinicien un diagnostic histologique.Il est certain qu\u2019ici elle est le traitement de choix et a subi avantageusement l\u2019épreuve décisive du temps (23).Par contre, dans le goitre diffus toxique, maladie de Graves, elle fait face à un dilemme: une opération large amène un pourcentage très élevé d\u2019hypothyroïdie (20%) et peu de récidives (3 à 4%), alors que si l\u2019opération est plus conservatrice, le pourcentage des réeidi- ves est très élevé (15 à 20% ) et celui de I'hypothyroïdie relativement bas (22).Ici, la chi- rurgic, il nous semble, a perdu la partie aux mains des deux autres traitements.2.En vue d\u2019un traitement curatif, qu\u2019apporte la médecine aux hyperthyroïdiens?Un traitement prolongé d\u2019un an ou plus par certains antithyroïdiens éprouvés, dont le pro- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 pyl-th'ouracil, par d\u2019autres antithyroïdiens extrêmement prometteurs mais à l\u2019étude depuis peu de temps, dont le 2-mercaptoimidazol (183, 185), le 1-méthyl-2-mercaptoimidazol (111, 164, 185), enfin, la possibilité d\u2019antithy- roxiniens (6, 20).A l\u2019exception de quelques cliniques, les autres rapportent en général un taux de récidives très élevé, 40% et plus (22), et des complications hématologiques ou autres, non exceptionnelles avec le propyl-thiouracil.Les meilleurs résultats sont obtenus dans les goitres diffus, ni trop gros ni trop toxiques, si les porteurs sont assez coopératifs pour recevoir adéquatement la médication des mois durant, et lorsque la glande n\u2019augmente pas de volume en cours de traitement (21, 109).3.Qu\u2019offre l\u2019iode radioactif?Un traitement simple qui présente des avantages et des inconvénients.Principe: un microcurie d\u2019iode!3!, réparti uniformément dans un gramme de thyroïde et y demeurant pendant toute sa désintégration, délivre à ce tissu environ 160 équivalents rœntgen (199).Cette irradiation interne est due pour 90% aux rayons bêta, dont la pénétration ne dépasse pas deux millimètres et qui se limitent de ce fait à la thyroïde seule, et pour 10% aux rayons gamma très pénétrants.L\u2019affinité exceptionnelle de l\u2019iode pour la thvroïde rend possible, par irradiation interne, une thérapeutique assez spécifique.Dose: la dose à donner n\u2019est pas fixée de façon rigide (90) et ne le sera probablement pas pour les raisons suivantes: a) elle varie selon le type de goitre, sa to- Xicité; b) elle do.t être calculée en rapport du poids de la glande et l\u2019évaluation du poids de la thyroïde est un exercice qui, même sous les doigts d\u2019experts, conduit à des conclusions souvent.erronées (179) ; c) elle implique une distribution égale du radio-iode dans toute la thyroïde, alors que la radio-autographie.a démontré qu\u2019il n\u2019en était pas ainsi (95); L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 d) elle demande que le taux de fixation de l\u2019iode thérapeutique corresponde exactement à celui du traceur, ce qui ne se produit pas toujours; e) elle implique qu\u2019il faille déterminer la période biologique du traceur qui ne sera pas nécessairement celle de la dose thérapeutique; f) de plus, chaque individu a une susceptibilité personnelle aux radiations, et une dose qui peut guérir l\u2019un, sera inefficace chez un autre dans les mêmes conditions.En général, l\u2019on peut affirmer que le goitre nodulaire demande plus d'irradiation que le goitre diffus (126).La dose est également évaluée en fonction de la grosseur, de la fermeté de la glande et du degré de toxicité.Une première dose doit procurer à la thyroïde entre 5000 et 10000 équivalents rœntgen, soit environ de 3 à 8 millicuries d\u2019iode per os ou de 100 à 200 microcuries par gramme de tissu.Nous préférons les faibles doses, quitte à les répéter au bout de trois mois si nécessaire, afin d\u2019éviter le plus possible l\u2019hypothyroïdie.Certains goitres nodulaires doivent recevoir parfois plusieurs dizaines de millicuries d\u2019io- del31 Choix des patients: cette question est en pleine évolution.Au début, les patients traités par le radio-iode, l\u2019étaient surtout pour des raisons négatives: âge avancé, mauvais risque chirurgical, refus d\u2019être opéré, réaction aux an- tithyroïdiens, récidive post-traitement chirurgical ou médical.Ces indications persistent encore (166, 204), mais aujourd\u2019hui, tout patient souffrant de thyrotoxicose peut être traité par l\u2019iode radioactif (12).Le goitre nodulaire toxique requiert des doses plus fortes de radio-iode, en général (165), aussi la tendance actuelle est de conserver le traitement qui a donné dans ces cas d\u2019excellents résultats, à savoir, la chirurgie.Cependant, certains auteurs ne font pas de distinction et traitent tous leurs goitres nodulaires par le radio-iode (52).Contre-indications: a) absolue: 1l n\u2019y en a qu\u2019une; c'est la grossesse après le troisième mois, car alors le fœtus BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE 813 fixe du radio-iode dans sa thyroïde, ainsi que Chapman (15) l\u2019a démontré, ce qui peut causer des lés'ons irréparables.b) relatives: (1) l\u2019âge du patient est un facteur à considérer.Certains auteurs traitent les patients à tout âge avec le radio-iode, mais beaucoup encore limitent cette thérapeutique aux personnes de plus de quarante ans, de crainte que l\u2019iode radioactif ne soit cancérigène.IE (11) En présence d\u2019une complication rénale, l\u2019on est porté à être plus prudent, sachant qu\u2019en moyenne 50% du radio-iode est éliminé par cette voie durant les premières 48 heures.Cependant, Williams (206) a traité une thyro- toxicose en présence d\u2019une pyélonéphrite chronique, sans aggravation de l\u2019état rénal.(11) Lorsque le goitre est très vros (de cinq fois ou plus son volume normal), s\u2019il est vrai que la thyrotoxicose sera contrôlée, par contre, la tuméfaction pourra, en toute probabilité, ne pas disparaître complètement.Aussi, pour cette raison, la chirurgie peut être préférée.Complications: a) La seule et unique complication sérieuse à craindre, en est une qui n\u2019est pas encore survenue après dix ans de traitement par le radio-iode.Le clinicien est en garde, mais ne prévoit pas devoir se produire le cancer de la thyroïde.Expérimentalement, cette possibilité avec le radio-iode (33), tout comme d\u2019ailleurs avec le thiouracil (147, 148), a été étudiée.Les raisons qui rendent cette complication peu probable sont les suivantes: (1) depuis les dix années que l\u2019iode radioactif est employé, aucun cas de cancer ne lui a été imputé; cependant, une conclusion ne pourra pas être tirée avant 20 ou 30 ans; (11) pour produire un sarcome ostéogénique par le radium, un cancer du poumon par le radon, un sarcome du foie par le thorotrast, un néoplasme de la peau à la suite de rayons X, il faut, en général, dans ces cas, des irradiations faibles maintenues pendant plusieurs années; or, avec l\u2019iode!#*, après un mois, 97% de la radioactivité est disparue de l\u2019organisme; 814 (111) la radiothérapie externe de la thyroide, traitement de choix de la thyrotoxicose pendant de très nombreuses années, n\u2019a pas provoqué de cancers thyroïdiens.b) Toutes les autres complications s\u2019avèrent bénignes et relativement peu fréquentes: légères douleurs au cou, laryngite, leucocytose, température, nausées parfois, etc.ec) L\u2019atteinte rénale qui a été étudiée chez l\u2019animal, avec de larges doses de radio-iode (51), n\u2019a pas été étudiée de façon svsté- matique chez l'homme et nous sommes d\u2019avis qu\u2019elle devrait l\u2019être.Elle ne semble pas avoir attiré l\u2019attention des cliniciens.d) L\u2019hypothyroïdie permanente post-radio- thérapie interne se chiffre entre 3% et 10% environ, ce qui est comparable aux autres formes de traitement; avec une plus grande expérience du radio-iode, cette complication se présentera moins souvent.e) Nous faisons mention spéciale de l\u2019aggravation légère de la thyrotoxicose, 5 à 10 jours après l\u2019ingestion d\u2019iode radio-actif, due à la libération d\u2019hormone thyroïdienne déjà emmagasinée dans la glande (52, 126, 200, 206), et accompagnée d\u2019une élévation du S.P.I.(202).Elle indique probablement que le dommage causé à la glande par l\u2019irradiation est considérable (36) et il serait intéressant de rechercher si ces patients ont un taux plus élevé d\u2019hypothyroïdie après traitement.Ce n\u2019est certes pas le « thyroid storm » post- chirurgical, mais c\u2019est une compl'cat'on peu fréquente qui doit néanmoins être surveillée de très près, surtout chez le thyro-cardiaque.f) Avec l\u2019iode!!, il n\u2019y a pas eu de maladie des rayons de rapportée au cours du traîte- ment de la thyrotoxicose, alors qu\u2019elle avait été signalée avec l\u2019iode!# (13).Inconvénients: a) Le traitement demande un matériel hospital\u2018er relativement dispendieux.a) Il requiert un personnel entraîné.c) Un laps de temps d\u2019environ 6 à 12 semaines sépare l\u2019ingestion de l\u2019iode radio-actif de l\u2019amélioration clinique ou de la guérison du patient, ce qui nécessite parfois, chez le thyro- BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 cardiaque en particulier, une médication intérimaire par les antithyroïdiens ou l\u2019iode!27, Avantages et résultats: Nous avons recueilli dans la littérature plus de 1200 cas de thyrotoxicose traités par le radio-lode depuis dix ans, 1941-1950.(Il est probable qu\u2019un nombre égal de cas reçurent ce même traitement mais ne furent pas rapportés dans les publications.) Nombre de patients Auteurs Année 22 Chapman (13) .\u2026\u2026\u2026\u2026mmeeennnmnnns 1946 29 Hertz (69, 70) eerie 1946 65 Chapman (16) eee 1948 40 Haines (56) eer 1948 55 Kelsey (83) ees 1949 11 Johnson (76) core 1949 26 Prinzmetal (145) eer 1949 46 INT) (53 0 Wr £2) RR 1949 40 Werner (202) mme 1949 106 Williams (203, 206) ie 1949 175 Chapman (12) mener 1950 28 Crile (23) ees 1950 290 Feitelberg (35) rer 1950 120 Gordon (52) meer 1950 29 McCullagh (109) 1950 100 Moe (1260) \u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026nernermennennenennen 1950 33 Richards (165) meer 1950 63 Werner (197) =.\u2026\u2026nenermemeenennennnn 1950 1.278 Etabl\u2018r une statistique comparative des résultats rapportés par ces divers auteurs serait long.fastidieux et absolument d\u2019aucun profit.pour les raisons suivantes: a) les doses varient d\u2019un auteur à l\u2019autre: b) au début, les patients étaient traités par un mélange d\u2019iode!# et d\u2019iode!*!, alors qu\u2019actuellement, seul l\u2019iode!#* est employé; c) pendant longtemps, le millicurie d\u2019iode!84 pouvait varier de 50% et plus d\u2019un endroit à l\u2019autre; d) les critères de succès diffèrent d\u2019un auteur à l\u2019autre; e) quelques-uns ne font aucune distinction entre le goitre nodulaire et le goitre diffus; f) certains limitent le choix de leurs patients aux plus de 40 ans, d\u2019autres, pas.Qu\u2019il suffise de mentionner les avantages de l\u2019iode!3! et les résultats obtenus: extrême sim- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 plicité du traitement pour le patient qui n\u2019a qu\u2019à boire ce qui lui semble être un peu d\u2019eau, pour retourner ensuite à ses occupations; coût peu élevé, si l\u2019on ne considère pas l\u2019instrumentation hospitalière, car le millicurie de radio- iode vaut environ 75c, et cinq millicuries étant la plupart du temps suffisants pour amener la guérison ; aucune mortalité, aucune atteinte du récurrent, pas de tétanie; quelque 95% des patients sont guéris de leur thyrotoxicose, dont 60% en général, après une seule ingestion du médicament (197) ; il semble qu\u2019il y ait moins de complications oculaires post-radio-iode qu'après traitement médical ou chirurgical (12, 14.56.179) ; le patient évite l\u2019opération et ses complications possibles, ou encore un traitement médical prolongé avec seulement 50% de chances de guérison.Cependant, pour chaque patient souffrant de thyrotoxicose, il appartient au clinicien de choisir.parmi les divers traitements, celui qui apportera à ce malade en particulier le plus de chances de guérison complète avec le moins de risques, de dépenses et d\u2019inconvénients.II \u2014 Cancer thyroïdien Les néoplasmes de la glande thyroïde sont difficiles à classifier du fait qu\u2019ils ne sont pas toujours purs.De tous les taux de mortalité par cancer, celui du cancer de la thyroïde est un des plus faibles, soit 0,5% (24).S\u2019il est vrai qu\u2019environ 5% de ces cancers se développent sur des goitres nodulaires non toxiques (45), par contre, le nodule unique comporte un risque beaucoup plus lourd de néoplasie, soit environ 20%.oo Heureusement, cependant, que le plus fréquent des cancers thyroïdiens est l\u2019adénocarcinome papillaire qui comprend près de la moitié des néoplasmes de cette glande (46, 88), qui ne se développe que très lentement et ne produit que tardivement des métastases ganglionnaires et pulmonaires: des survies de 15 à 20 ans ne sont pas exceptionnelles.En pratique, sauf dans un centre hospitalier spécialisé, il est assez rare que le diagnostic du cancer de la thyroïde doive être envisagé.BÉLISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE 815 Dans le traitement de cette maladie, il nous semble que le premier geste à poser est, si possible, un geste chirurgical suivi ou non de radiothérapie externe; le chirurgien doit tenter d\u2019enlever le plus possible de tissu néoplasique et soustraire complètement l\u2019organisme à la fonction thyroïdienne normale.En présence de métastases osseuses, pulmonaires, ou autres, diagnostiquées auparavant par la radiologie ou par traceur de radio-iode et non accessibles à la chirurgie, l\u2019iode!3* peut aider quelques-uns de ces patients, parfois de façon dramatique et des plus réconfortante et pour le malade et pour le clinicien (49, 173).En général, la fixation de l\u2019iode radio-actif par ces cancers est très faible, inégalement répartie, et dépend de la différenciation cellulaire et de la présence de colloïde (39, 87, 107, 158, 161).Il n\u2019en est pas toujours ainsi, car plusieurs auteurs ont rapporté des cancers thyroïdiens indifférenciés qui fixaient de l\u2019iode, tandis que d\u2019autres, très différenciés n\u2019en fixaient pas (43, 172).De plus, il arrive qu\u2019une métastase thyroi- dienne ne soit pas du méme type que la tumeur primitive (118), ou encore que la radio- autographie permette de déceler une fixation passée inaperçue avec une méthode de détection externe (39).Hamilton et ses collaborateurs, en 1939 et en 1940 (59, 60), constatèrent l\u2019absence de fixation de radio-iode dans un cancer de la thyroïde.En 1942, Keston, Frantz, et leurs assistants (85), purent démontrer qu\u2019une métastase fixait suffisamment d\u2019iode radioactif pour être traitée.Du point de vue radioactivité, l\u2019on peut diviser ces cancers selon le degré de fixat'on du radio-iode: a) peu ou pas de fixation: adénocarcinome papillaire (peu malin), cancer à cellule de Hürtle (peu malin en général), adénocarei- nome alvéolaire sans lumière (très malin), cancer anaplasique (très malin), cancers à cellules géantes et à « spindle cell » (les plus malins) ; 816 BELISLE: IODE RADIO-ACTIF ET THYROÏDE b) groupe intermédiaire: adénocarcinomes alvéolaire et folliculaire (peu ou très malins) ; c) fixation: «stroma métastasique bénin » La thyroïdectomie par chirurgie ou par irra- diatson externe ou interne amène assez souvent une augmentation de la fixation du radio-iode par les cellules métastasiques (80, 173), de même que l\u2019injection d\u2019hormone thyréotrope pendant quelques jours ou mieux encore un traitement prolongé par le thiouracil (44, 191 L\u2019on peut dire qu\u2019environ 10% des patients (74) ayant des métastases thyroïdiennes peuvent être aidés par l\u2019iode radioactif, lequel do:t être donné d\u2019emblée à très forte dose afin d\u2019empêcher que la cellule ne soit que lésée par une faible dose et par la suite incapable de fixer du radio-iode (137).Ces fortes doses, évidemment, comportent les complications, en général non sérieuses, des irradiations intenses.La dose unique la plus considérable administrée à un malade fut de 315 millicuries d\u2019iode!8! (191).L\u2019iode!8! est un adjuvant utile au traitement usuel chirurgical et radiothérapique du cancer de la glande thyroide.BIBLIOGRAPHIE (1) R.ABBE: Arch.Roentgen.Ray, London, 9: 214, 1904-1905.(2) A.ALBERT et F.R.KEATING, Jr: J.Clin.Endocrinol., 9: 1406 (déc.) 1949.(3) D.G.ARNOTT, E.W.EMERY, R.FRAZER et Q.J.G.HOBSON: Lancet, 2: 460 (septembre) 1949.(4) BE.B.ASTWOOD: Harvey Lecture, 40: 195 1944-1945.(5) E.B.ASTWOOD et M.M.STANLEY: West.J.Surg., 55: 625 (déc.) 1947.(6) S.B.BARKER, C.E.KIELY, Jr, H.B.DIRKS, Jr, H.M.KLITGAARD, S.C.WANG et S.WAWZONEK: J.Pharm.and Exper.Therap., 99: 202 (juin) 1950.(7) E.C.BARTELS: J.Clin.Endrocrinol., 9: 1190 (novembre) 1949.(8) E.J.BAUMANN et N.METZGER: Proc.Soc.Exp.Biol.and Med., 70: 536 (mars) 1949.(9) C.CHAGAS, E.de ROBERTIS et A.COU- CEIRO: Texas Rep.Biol.and Med, 3: 170 (no 2) 1945.(10) I.L.CHAIKOFF et A.TAUROG: Ann.New York Acad.Se, 50: 377 (janv.) 1949.\u2019 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 (11) J.CHAMOVITZ: Lahey Clin.Bull, 6: 8 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Gérard HÉBERT Tout d\u2019abord une mise au point.Le terme « éléphantiasis » s'emploie pour désigner le stage ultime de l\u2019hypertrophie d\u2019un membre, alors que ce dernier présente l\u2019aspect d\u2019une patte d\u2019éléphant.Cette hypertrophie peut avoir, comme causes prem'ères, diverses conditions pathologiques, dont les varices, les anastomoses artério-veineuses, la neuromatose, l'hypertrophie fibreuse, le lymphangiome et, surtout, l\u2019œdème lymphatique chronique, ou lymphœdème, lequel fournit la majorité des pattes d\u2019éléphant qu\u2019il nous est donné d\u2019observer.Le cas dont nous allons vous entretenir ressortant de cette dernière pathologie, nous avons cru opportun de l\u2019affubler du terme « éléphantiasis », d\u2019autant plus que le membre en question avait réellement des proportions éléphantesques.Revoyons très brièvement l\u2019anatomie et la physiologie du système lymphatique.\"Trois éléments: les gangl/ons, autour desquels s\u2019arborisent les vaisseaux afférents et efférents, ces derniers convoyant la lymphe.Le sang, au niveau des capillaires artériels, fournit le liquide inter-cellulaire qui va nourrir les tissus et se charger de leurs déchets, pour ensuite retourner aux capillaires veineux où se canaliser dans les vaisseaux lymphatiques.Ces derniers sont munis de valvules qui empêchent le retour de la lymphe.Ils orientent la lymphe vers les ganglions.organes protecteurs qui la filtrent, puis, d\u2019étape en étape, vers la circulation veineuse.Il sont plus perméables que les capillaires sanguins et admettent les ingrédients à travers leurs parois grâce à la pression qui s\u2019y exerce.Cette pression augmente du fait de l\u2019exercice musculaire et de l\u2019inflammation.La Ivmphe coagule plus lentement que le sang, mais sa coagulation se trouvera fortement accélérée au contact de tissus nécrotiques et de bactéries.1.Communication au XXème Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.Montréal.septembre 1950.(Montréal).Puisque notre travail porte sur un lymphæ- dème du membre inférieur, remarquons que ce dernier possède deux réseaux lymphatiques, l\u2019un superficiel et l\u2019autre profond, dont les vaisseaux vont, presque en totalité, se terminer au niveau des ganglions de la région inguinale.L'augmentation du liquide intercellulaire, cause l\u2019œdème, tandis que l\u2019augmentation de la lymphe constitue le lymphowœdème.Cette augmentation du liquide lymphatique s\u2019explique par un phénomène de stase.Stase par Ivmphangiectasie, ou dilatation congénitale des vaisseaux; stase par obstruction inflammatoire, parisitaire ou néoplasique.Il se produirait à peu près ceci.La stase amène une augmentation de la pression du liquide; les vaisseaux se dilatent et les valvules deviennent insuffisantes; les substances protéiques s\u2019aceu- mulent dans la lymphe et créent un excellent milieu de culture pour les fibroblastes; done formation de tissu fibreux et augmentation de la stase.Puis survient la lymphangite qui provoque des thromboses lymphatiques et une nouvelle augmentation de la stase.Dans la lymphang'ectasie congénitale, le lvmphædème existe dès la naissance et progresse graduellement.Cette progression graduelle est aussi le fait de l\u2019œdème lymphagi- que par obstruction non inflammatoire.tandis que dans les cas inflammatoires, l\u2019ædème et l'hypertrophie tissulaire s\u2019accentuent à la suite de chaque poussée de lymphangite.Mentionnons que cette lymphangite est accompagnée de cellulite érysipéliforme streptococcique.Bref, on en vient finalement à la patte éléphantiasique à la peau cartonnée, dont les tissus sous-cutanés sont extraordinairement épaissis, La graisse y est remplacée par des valsscaux lymphagiques très élargis et par- ticllement thrombosés, ainsi que par un exorbitant amoncellement de t:ssus fibreux.Le microscope nous révèle une forte infiltration lympho-leucocytaire. 822 HÉBERT: ÉLÉPHANTIASIS DU MEMBRE INF.Allen, Barker et Hines nous fournissent une excellente classification des lÏymphœdèmes que je vous sers telle quelle: Lymphoœdèmes : 1 \u2014 Non inflammatoires : A.Primaires.1 \u2014 précoces (adolescentes surtout) 2 \u2014 congénitaux (lymphangiectasies) a.héréditaires b.simples.B.Secondaires.1 \u2014 par occlusion métastatique.2 \u2014 par excision des ganglions.3 \u2014 par pression (tumeurs du voisinage) 4 \u2014 par radio ou radiumthérapie.II \u2014 Inflammatoires: A.Primaires: 1 \u2014 a.simples b.récidivants.2\u2014 a.aigus b.chroniques.B.Secondaires: à la suite de 1 \u2014 insuffisance veineuse.2 \u2014 maladie systémique.3 \u2014 blessure ou inflammation.4 \u2014 trychophytiasis.5 \u2014 filariose.Et nous en arrivons au traitement.Certains vieux traités vous suggèrent un traitement médical: élévation du membre affecté, port de bandages élastiques et prévention des accès de lymphangite.Ce sont des procédés qu\u2019il faut absolument employer mais qui, hélas, ne guériront pas votre malade.Certaines techniques chirurgicales ne vous seront guère d\u2019un plus grand secours; telles les scarifications, les communications entre le membre et l\u2019abdomen au moyen de fils de soie, de tubes en caoutchouc, de lisières de cellophane ou de bandelettes de fascialata.On a même percé des trous jusque dans la profondeur de l\u2019os pour créer des anastomoses entre le réseau lymphatique super- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 ficiel et le réseau profond sous prétexte que ce dernier était demeuré fonctionnel.Homans pratique des incisions latérales longitudinales, sous-mine les rebords, les dépouille de leurs tissus cous-cutanés et referme.Macey soulève les tissus malades jusqu\u2019au plan museulo- aponévrotique, suture des greffes cutanées autour de ce dernier et resuture, au-dessus des greffes, les tissus soulevés, pour les exciser quelques jours plus tard.Gillies et Mowlen empruntent, d\u2019une région normale voisine, un lambeau cutanéo-grais- seux qu\u2019ils transposent entre la cuisse et l\u2019abdomen, espérant établir ainsi un pont lymphatique entre les deux régions.Kondolèon et Sistrunk ont obtenu de très beaux succès en enlevant latéralement de larges bandes de la pleine épaisseur des tissus hypertrophiés, du haut de la cuisse jusqu\u2019au pied.Non satisfaits des résultats obtenus grâce aux méthodes ci-haut mentionnées, nous avions pensé qu\u2019il vaudrait infiniment mieux exciser en bloc tous les tissus malades et de recouvrir, sur le champ, le plan musculo-aponévrotique, ainsi mis à nu, au moyen de greffes dermo- épidermiques.Quelques jours plus tard, le dernier numéro du « Journal of Plastic and Reconstructive Surgery » nous servait, toute cuite, avec résultats à l\u2019appui, la technique dont nous avions rêvé.Sous la signature de T.G.Blocker Jr, nous pouvions étudier six cas opérés suivant ce procédé, l\u2019inverse de la méthode Macey, et innové par monsieur Poth.Vous faisant grâce de l\u2019histoire de cas détaillée de notre patiente, mentionnons qu\u2019elle avait trente-huit ans lors de l\u2019intervention et, qu\u2019à ce moment, le tiers moyen de sa jambe droite présentait une circonférence de 65 centimètres, comparativement à 25 centimètres pour sa jambe gauche, alors que le tiers inférieur de la cuisse droite mesurait 68 centimètres et celui de la cuisse gauche, 43 centimètres.Onze années auparavant, une thrombo- phlébite avait laissé la cuisse droite hypertrophiée à 45 cm.et la jambe correspondante à 32 cm.Cellulites et lymphangites, par as- mp L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 sauts successifs, avec leur cortège habituel (hyperthermie, frisson, ete\u2026), exagéraient progressivement l\u2019œdème et l\u2019hypertrophie du membre affecté.Comme nous, sans doute, vous Fig.I-A Fig.I-B avez classé le cas dans la catégorie inflammatoire, secondaire à une insuffisance veineuse.Admise à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur le 27 septembre 1949, la patiente poussa la coopération, quelques jours plus tard, jusqu\u2019à nous offrir le spectacle d\u2019une splendide plaque érysipélifor- me, sur la face interne de son éléphantesque jambe dro:te.Le repos absolu au lit, l\u2019élévation du membre et l\u2019antibioticothérapie furent dès lors la stricte ligne de conduite jusqu'à disparition complète de tout symptôme.À ce moment, nous avons commencé de préparer la malade à une intervention que nous souhaitions aussi radicale que possible.Le membre fut tantôt élevé quasi verticalement, tantôt engainé dans de larges bandages élastiques pour permettre quelques instants de marche.Le 18 novembre, les tissus mous de la jambe étant considérablement ramollis et son périmètre diminué de façon appréciable, la patiente reçut une anesthésie rachidienne, qui céda le pas, plus tard, au penthotal goutte à goutte, lequel éventuellement fut déclassé par le protoxyde endotrachéal.Comme premier pas, six feuillets dermo-épidermiques, dont HÉBERT: ÉLÉPHANTIASIS DU MEMBRE INF.823 l\u2019_épaisseur était de 15/1 000e de pouce et les dimensions moyennes de 8 cm.en largeur par 20 cm.en longueur, furent prélevés au Derma tome sur les deux cuisses.La peau de la jambe malade étant de trop mauvaise qualité pour servir de greffe, 4 feuillets furent récoltés sur la cuisse droite et deux sur la jambe gauche.Cette moisson cutanée devait, selon nos calculs, être suffisante pour couvrir la jambe au complet, si l\u2019état de la patiente nous permettait de la dénuder du pied au genou.Fig.II-A Fig.II-B Fig.II-C Une incision antérieure, (fig.IL A.) débutant à 2 ou 3 travers de doigts sous la rotule, fut menée jusque sur le dos du pied, s\u2019arrêtant à 5 cm.de la base des orteils.Une seconde incision encercla le pied, à 4 cm.des rebords latéraux, (fig.II B.) croisant la première incision à l\u2019avant et remontant de 4em.à l\u2019arrière, sur le tendon d\u2019Achille, où elle rencontrait l\u2019incision verticale postérieure, (fig.II C.) laquelle avait débuté en un point correspondant à l\u2019incision antérieure.Grâce à ces voies d\u2019accès l\u2019épaisseur totale des tissus pathologiques fut réséquée, la dissection s\u2019orientant de bas en haut.Absolument tout fut sacrifié jusqu\u2019au plan musculo-aponévrotique, sauf les nerfs musculo-cutané et saphène externe.La résection fut complète lorsque les incisions antérieures et postérieures furent jointes l\u2019une à l\u2019autre sous le genou.À la limite supérieure de la plaie chirurgicale, la peau fut largement sous-minée et considérablement dépourvue des tissus fibreux 894 HÉBERT: ÉLÉPHANTIASIS DU MEMBRE INF.L'Union Méd.Canada sous-jacents.De plus, un triangle de peau, à base inférieure et de 4 em.de côté, fut excisé Fig.III-A Fig.III-B sur la partie médiane antérieure (fig.III A.) de même que deux triangles similaires sur les régions latérales (fig.III B.).Cela nous per- Fig.IV-A Fig.IV-B Tome 80 \u2014 juillet 1951 mit de terminer inférieurement le genou en fu- sceau, grâce à la suture des côtés des triangles, et nous évita une cicatrice circulaire linéaire en irrégularisant le rebord cutané.Les greffes furent alors étendues sur la vaste plaie et cousues les unes aux autres de même qu\u2019aux rebords cutanés supérieur et inférieur.(fig.IV A.B.) Par dessus une couche de tulle gras, un très gros pansement occlusif fut appliqué avec pression.Pendant les neuf heures que dura l\u2019intervention, la patiente reçut des doses adéquates de sérum, de plasma et de sang.Elle sortit nullement choquée du dépeçage et de la narcose, grâce à la savante manipulation des gaz et des I'quides dont le docteur Georges Cousineau connait tous les secrets.Reconnaissance lui (st dve pour nous avoir permis d\u2019accomplir une correct.on que nous voulions radicale.Les suites post-opératoires furent sans évènements; le pansement fut renouvelé, quelques Jours plus tard, sur des greffes saines dans unc Fig.V-A Fig.V-B proport'on de 100% (fig.V.-A.B.).Contrairement à Mons.Blocker qui préconise une position horizontale post-opératoire de deux mo's, nous avons conseillé le lever à notre malade aussitôt après la troisième semaine, sans que nous ayons eu à nous le reprocher.Le congé fut signé le 4 janv.er suivant, c\u2019est- à-dire à quelque 45 jours de l'intervention, et dès la fin-février, mademoise'le reprenait sa l'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 besogne d'infirmière du Service Social, la 1am- be fine et légère.(fig.VI A.B.) Nous l'avons revue à plusieurs reprises depuis lors; elle ne se plaint d\u2019aucun malaise.Fig.VI-A Fig.VI-B Nous comptons que sa jambe continuera de se bien comporter, tant et aussi longtemps qu\u2019elle restera engainée dans un tissu élastique et qu\u2019elle n'aura pas à endurer d\u2019extravagances ou de trop longues stations debout.Eventuelle- ment.il est possible que nous acquiescions au HÉBERT: ÉLÉPHANTIASIS DU MEMBRE INF.325 dés:r de la patiente en lui amincissant, de la même manière, le genou et la cuisse.Nous sommes d\u2019avis que le traitement chirurgical du lymphœdème chronique par la méthode ci-haut décrite est supérieure à toute autre, du mo.ns au stage éléphantiasique.Par le fait qu\u2019elle élimine d\u2019emblée la pleine épaisseur des tissus malades, et qu\u2019elle remplace ces derniers par de la peau saine mise au contact prochain d\u2019un réseau lymphatique profond probablement demeuré fonctionnel; par le fait que cette technique s'applique, dès le premier stage, à dépasser la région habituellement soumise aux accès de cellulites, nous croyons donc que la dite méthode est d\u2019une plus grande sécurité pour le patient affligé d\u2019un membre éléphantiasique.BIBLIOGRAPHIE L.V.ALLEN, M.V.BARKER et E.A.HINES: Phericeral Vascular Diseases, pp.680-701.Saunders, 1947.T.E.BLOCKER : «Surgical Treatment of Elephantiasis of the Lower Extremity.» J.Plast.Reconstr.Surg., 4: no 5 (sept.) 1949.MACKMULL et S.D.WEEDER : «Congenital Lymphedema, Case Report with Results of Surgical Correction.» J.Plast.Reconstr.Surg, 5: no 2 (février) 1950.R.MOWLEM: « The treatment of Lvmphoedema.» Brit.J.Plast.Surg.1: no 1 (avril) 1948. REVUE GÉNÉRALE + + ANALGÉSIE ET ANESTHÉSIE EN OBSTÉTRIQUE ! Donatien MARION, Professeur, et Jacques-N.GAGNON, Assistant-professeur, Faculté de Médecine, Université de Montréal.A l\u2019occasion du présent congrès, la Société des Obstétriciens de la Province de Québec a suggéré de faire une mise au point sur les différentes méthodes d\u2019analgésie et d\u2019anesthésie obstétricales des médecins canadiens-français de la Province de Québec.Nous n\u2019avons pas reçu réponse de tous, cependant nous croyons nous faire l\u2019interprète de la majorité, en vous exposant les données suivantes.L\u2019analgésie et l\u2019anesthésie obstétricales ont connu 3 périodes évolutives.La première période où on ne faisait rien et où on laissait faire.Certaines contrées non civilisées et même civilisées en sont encore à ce stade.Elle comprend les débuts de la civilisation et l\u2019âge des sages-femmes, où les positions obstétricales variaient suivant les tribus et les croyances: debout bras élevés, attachées ou suspendues sous les aisselles avec traction sur l\u2019abdomen pour chasser les mauvais esprits, ou agenouillées, une aide debout sur les épaules, se servant de son poids pour accentuer et accélérer d\u2019autant les contractions.En somme négligeant la douleur, le problème se résumait à la force nécessaire en vue de l\u2019expulsion.La deuxième période se situe après 1847 où le CHCL3, puis l\u2019ether vinrent adoucir la période terminale des douleurs expulsives.Les recherches n\u2019en sont pas encore à leur terme dans ce domaine, bien que plusieurs méthodes soient aujourd\u2019hui bien à point, telles la caudale, le bloc périnéal, la rachi-anesthésie et l\u2019anesthésie générale au Cyclo-propane, au protoxyde d\u2019Azote ou au trylène.La troisiéme période qui chevauche la précé- 1.Communication au XXème Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.dente comporte l\u2019expérimentation, durant la période de dilatation préparatoire à l\u2019expulsion, au moyen des opiacés, des barbituriques, des sédatifs synthétiques et enfin des associations médicamenteuses calmantes et synergé- tiques.Cependant la panacée n\u2019est pas encore trouvée.Le médicament qui agira, du début à la fin du travail, qui satisfera toutes les données de la physiologie et plaira à toutes les formules sociales: maman, belle-maman, belle-sœur, cousines, ete, demeure un facteur inconnu.Trop de facteurs entrent en ligne de compte.La paturiente: son état général, sa pathologie, son âge, sa parité, ses habitudes de vie, son ambiance éducationnelle.Le mobile: le fœtus, son volume, sa conformation, sa position, sa présentation, etc.Le passage: d\u2019abord osseux, le bassin, détroit supérieur, moyen et inférieur, le promontoire, les ischions, le sacrum, ete., puis les parties molles, le vagin, la vulve, le périnée et surtout le col.La contraction utérine: sa fréquence, son intensité douloureuse, etc.Enfin le milieu: hôpital ou domicile, à la ville ou à la campagne.Autant de facteurs qui vous donneront la gamme des accouchements les plus normaux et faciles aux plus cempli- qués et dystociques.Deux principes ne doivent jamais être oubliés: d\u2019abord l\u2019examen complet de chaque cas: sa classification et sa compréhension.Fin deuxième lieu, la primigeste demande à son accoucheur un contrôle de sa contraction.tron forte, tandis que la multipare lui réclame un stimulant.La secondipare craint et veut les deux. L'Union Méd.Canada MARION er GAGNON: ANALG.ET ANEST.EN OBSTÉTRIQUE Tome 80 \u2014 juillet 1951 Souvenez-vous de cette phrase: calmez la primipare, ménagez la secondipare, stimulez la multipare.Le succès est déjà plus près de vous.En effet, tout médicament calmant est utile, qu\u2019il soit opiacé, barbiturique ou autre; qu\u2019il soit d\u2019action centrale ou régionale, à la condition qu\u2019il soit utilisé à bon escient, i.e.1) à la dose exacte pour l\u2019effet désiré et connu, 2) en relation avec les susceptibilités personnelles de la patiente, 3) au moment propice, 4) sans effet nocif pour le fœtus.Ceci posé, passons en revue les différents médicaments à notre portée.* * *% LES ANESTHÉSIQUES: tous utilisés à la période d\u2019expulsion, sauf quelques-uns utilisés à dose analgésique durant la période de dilatation.| 1) Les volatils.Chloroforme, éther, chlorure d\u2019éthyle.Il reste les anesthésiques de choix & domicile et même à l\u2019hôpital pour la majorité des cas normaux.Une mixture comprenant 14 de CHCL3 et 34 d\u2019éther est à mon avis la formule idéale et la moins toxique.2) Les gazeux.Le cyclopropane, utilisé surtout à l\u2019hôpital durant les longues interventions.Le protoxyde d\u2019azote pour sa part rend la contraction utérine indolore sans l\u2019enrayer, il est surtout utile à une dilatation grande paume de main, il ne donne pas de résolution musculaire, et reste délicat à manipuler à l\u2019expulsion puisqu\u2019il n\u2019arrête ni ne ralentit la contraction.Ce gaz est donc utilisé à titre d\u2019analgésique durant la dernière période de dilatation.3) Les locaux.La caudale ou épidurale à l'hôpital seulement.Dangereuse à domicile, à cause du danger de contamination et de shock.S\u2019emploie durant les périodes de dilatation et d\u2019expulsion.Méthode à retenir mais à craindre.Difficile d\u2019application en dehors des centres hospitaliers où il y a absence de personnel entraîné.Pourcentage de réussite d\u2019environ 30% dont 1 à 2% d\u2019accidents: incontinence urinaire, paralysie temporaire et parfois permanente 827 des membres inférieurs, tétanisation utérine, infiltration et infection des tissus mous recouvrant le sacrum, et quelques mortalités.De moins en moins employée même aux Etats- Unis, sauf pour des cas bien particuliers.La rachi-anesthésie utilisée à l\u2019expulsion seulement et dans les centres hospitaliers.Plus en faveur actuellement que la caudale.Le bloc périnéal, de plus en plus employé, requiert une technique simple.Il est très utile chez les cardiaques et en général chez les patientes qui ne peuvent supporter l\u2019anesthésie par inhalation.Il consiste en une anesthésie locale du périnée, du pourtour de l\u2019anus, des grandes lèvres et du plancher vaginal.Une anesthésie satisfaisante requiert environ 50 ce de novocaïne ou autre produit similaire, pro- caïne, méthycaïne et permet en général l\u2019application du forceps, l\u2019épisiotomie et la réparation du périnée sans autre adjuvant par inhalation.Durée d\u2019action: environ 2 heures.Enfin parmi les anesthésiques généraux, mentionnons le penthotal à la période expul- sive.* * LS LES ANALGÉSIQUES pour leur part sont ordinairement employés durant la période de dilatation du col utérin.Il y a les hypnotiques, les narcotiques et les anti-spasmolityques.Les hypnotiques: tous de la grande classe des barbituriques: que ce soit phénobarbital, amytal, pento-barbital, séconal ou penthotal.Ils diffèrent les uns des autres par leur durée d\u2019action, attribuable aux variantes dans le choix et la position des radicaux de la formule chimique.Administrés per os, ils possèdent tous les mêmes défauts: absorption irrégulière et incertaine, danger de vomissements de la part de la patiente, administrés par le rectum en capsule ou en lavement, l\u2019absorption est plus régulière, plus complète mais reste sujette aux susceptibilités de chacune.Les marcotiques comprennent la morphine, l\u2019héroïne, la codéine, les médicaments du groupe de la belladone, tels la scopolamine, l\u2019hyos- 828 MARION Er GAGNON: ANALG.ET ANEST.EN OBSTÉTRIQUE L'Union Méd.Canada cine et l\u2019atropine, enfin les dérivés et les succédanés synthétiques tel le démérol.La morphine reste encore le médicament de choix pour les cas rébarbatifs.Administrée loin de l\u2019expulsion, elle demeure le plus puissant réducteur des anneaux de contractions tenaces, contractions annulaires ou rigidités du col.Près de l\u2019expulsion, elle est responsable de la dépression respiratoire des bébés.La spasmalgine et le sédol sont des associations possédant les caractéristiques de la morphine et sont soumis aux mêmes remarques.Le Démérol, produit synthétique de même formule et de même indication que la morphine, est aujourd\u2019hui le plus employé à l\u2019hôpita! et à domicile.Il remplace avec succès la morphine.étant un moindre dépresseur de la respiration des nouveau-nés.Il est cependant et très souvent impuissant lorsqu\u2019utilisé seul.C\u2019est pourquoi en général il est associé à un autre produit soit analgésique soit amnésique.La scopolamine est en général utilisée à titre d\u2019amnésique seul.La dose habituelle est de 1/150 de grain.Associée à la morphine, la scopolamine à dose répétée a donné naissance en 1902 à une technique allemande préconisée par Steinbuchel et Gratz et appelée « Twilight Sleep ».Plus tard en 1906 et en 1914, nos voisins des Etats-Unis présentèrent des rapports favorables de cette application.Malgré toutes les nouveautés en analgésie, cette méthode est encore à l'honneur aux Etats-Unis.On y a simplement substitué le démerol à la morphine.Le Parturiol, produit français, développé durant la récente guerre, possède un analgésique, la codéine, un stimulant de la contraction utérine la spartéine et un amnésique la scopolamine.Les anti-spasmoiytiques: tels l\u2019adrénaline, la Trasentine et le plus puissant de tous le sulfate de magnésie.Les vieux accoucheurs les connaissent, les plus jeunes l\u2019ignorent trop souvent.Etes-vous en face d\u2019un cas récalcitrant où la dilatation ne progresse plus, où la concentration, malgré les calmants et les associations analgésiques, ne cède pas (en général les cas ome 80 \u2014 juillet 1951 de contractions d\u2019anneau du corps ou du col) donnez 8 à 12 ce de sulfate de magnésie à 50% et Y4 de grain de morphine, arrêtez tout travail, laissez reposer votre malade.Une ou 2 heures après, la dilatation est habituellement complète ou presque et l\u2019expulsion se produit spontanément.Enfin depuis quelques années 2 autres anesthésiques ont été utilisés à une dose analgésique.D\u2019abord la procaine 1.v.en solution a 1 ou 2%.Elle est administrée, sitôt les douleurs bien installées, dans un soluté physiologique (environ 5 à 700 cc) en goutte-à-goutte.De cette façon la procaïne devient un anti-spas- molytique merveilleux, surtout utile dans les cas de contracture ou de tétanisation utérines.Durant la période d\u2019action, la parturiente repose calmement, elle est parfois obnubilée; la T.A.subit une baisse à peine appréciable, la contraction moins douloureuse persiste à un rythme régulier.Durée d\u2019action: environ 4 heures.Contre-indication: sensibilité allergique, décelée par le test hypodermique.A cause du coût actuellement élevé du produit, cette méthode devient pour le moment prohibitive.Le deuxième analgésique est de la classe des anesthésiques volatils et porte le nom de tri- chlorethylène, ou trilène.Connu et déjà utilisé depuis 1864 chez les teinturiers à cause de ses qualités de solvant non inflammable, il fut employé pour cette dernière raison durant la dernière guerre, à titre d\u2019anesthésique.Précaution: ne doit pas être utilisé en circuit fermé pour éviter sa décomposition chimique en présence du sodium, et le danger d\u2019explosion en présence d\u2019oxygène pur.Les appareils actuels préviennent ces accidents en utilisant l\u2019air ambiant.Effets généraux: analgésique et même anesthésique général à une concentration de 0,5% avec l\u2019air ambiant, sans résolution musculaire.Peu de changement dans la T.A., bradycardie plus fréquente que tachycardie avec arvthmie passagère.Le rythme respiratoire est.cependant accéléré jusqu\u2019à la tachypnée avec absence - emt GE.tan A += 0, L'Union Méd.Canada mg ARION er GAGNON: ANALG.ET ANEST.EN OBSTÉTRIQUE 829 Tome 80 \u2014 juillet 1951 de sécrétions laryngées et salivaires.Aucun effet de toxicité sur le foie et le rein.En obstétrique, à la faible dose de 1,5% avec l\u2019air ambiant, à l\u2019aide d\u2019un petit appareil spécial portatif, il peut être administré durant toute la période de dilatation et cela sans risque de toxicité pour la mère et l\u2019enfant.La parturiente s\u2019administre elle-même au besoin le produit.Dans les mains d\u2019un anesthésiste entraîné, qui en règle l\u2019administration physiologique, le triléne a la dose anesthésique, peut être continué soit durant l\u2019expulsion normale, soit durant l\u2019application du forceps et même le cas échéant, l\u2019exécution d\u2019une épisiotomie.Au même titre que le protoxyde d\u2019azote, il est inefficace au moment d\u2019une version ou d\u2019une opération majeure, parce qu\u2019il n\u2019arrête pas la contraction utérine et ne donne pas de résolution musculaire.En possession de cet arsenal thérapeut'que, qu\u2019avons-nous fait ici dans le Québec?Depuis 20 ans, beaucoup et ceci, permettez-moi de vous le dire, est à la grande gloire du médecin cana- dien-français des centres hospitaliers et mème de praticien général des petits centres.Ces derniers ne cèdent pas leur place quand il s\u2019agit de se débrouiller dans la brousse ou la neige devant une bourrasque obstétricale.Pour compenser les déficiences et les avantages des nombreux méd:caments à notre portée, il y a tendance à utiliser des associations sy- nergétiques.Après une période de tatonnement b.en logique, suivant les esprits critiques, le milieu et les moyens d\u2019aide disponibles, de nombreuses méthodes ont surgi dans Québec, ou les cas d\u2019expérimentat:on ne manquent pas, Dieu merci.Je vous les rapporte succinctement.Le Pentothal, par exemple, dérivé du Nembutal par le remplacement d\u2019un radical OH par un radical sulfurique, nous a donné par la voie rectale des résultats très encourageants.1! est rapide d\u2019action et d\u2019élimination, sans danger pour la mère et l\u2019enfant.Le pourcentage de réussite parfaite se rapproche de 70%, analgésie 15%.Tous les cas évoluent rapidement et, en général, le travail se termine dans les quelques heures qui suivent son administration.C\u2019est une modification de la méthode de Gwathney qui utilisait l\u2019éther.; A retenir cependant la technique de préparation et d\u2019administration, le temps propice de son application et la dose exacte.A l\u2019Hôpital de la Miséricorde où les travaux ont été exécutés, le Pentothal par la voie rectale est devenu la technique de routine chez 90% des primigestes, et près de 50% des multipares.La dose: 1 ctg.par livre de poids dissous dans 50ce (maximum) d\u2019eau.À l\u2019aide d\u2019un cathéter no 18 introduit jusqu\u2019au sigmoïde, la solution est instillée lentement.Quand l\u2019administrer: lorsque le col est effacé, la dilatation à petite paume, la tête engagée, les contractions régulières et efficaces.Durée de l\u2019analgésie: environ 3 heures avec maximum d\u2019intensité analgésique après 1 heure et demie.Contre-indication: obstruction des voies respiratoires, laryngées particulièrement.Aux Etats-Unis, le Pentothal est utilisé aussi par voie rectale, à une dose double de la nôtre, i.e.2 ctg.par livre de poids de la parturiente.C\u2019est la dose chirurgicale.Nos voisins recherchent \u2019anesthésie, la disparition compléte de la douleur: ici nous recherchons l\u2019analgésie 1.e.une douleur émoussée, diminuée, la!ssant à la nature sa part du travail.Depuis quelque temps, pour plus de succès, nous assccions le Pentothal au Démerol et parfois avec la scopolamine, que nous administrons, soit avant le Pentothal, lorsque le col n\u2019est pas suffisamment effacé comme dans les variétés des positions postérieures, soit après le Pentothal, lorsque celui-ci a été administré trop tôt ou que l\u2019effet attendu ne se réalise pas.Le Parturiol est précon:sé par le Dr Tassé, de l\u2019Hôpital Général de Verdun; il a connu beaucoup de succès en France où on débute dans l\u2019ère des analgésiques en obstétrique.Il n\u2019a pas cependant donné ici les résultats vantés, parce que nous étions habitués à des doses analgésiques plus efficaces.En général, il don- DE SE a ES ow or A A as ddl 830 MARION er GAGNON: ANALG.ET ANEST.EN OBSTÉTRIQUE L'Union Méd.Canada ne 50% de réusite chez la primigeste et plein succès chez la multipare.Il possède cependant cet avantage d\u2019être un complexe calmant de la douleur (codéïne), stimulant de la contraction utérine (spartéine) et amnésique général (scopolamine).A ce point de vue il fait un pas sur les associations que nous réalisons avec plusieurs médicaments; une fois la dose corrigée, la dernière retouche donnée, il ouvrira de nouveaux horizons à la physiologie et aux besoins de l\u2019obstétrique.Présentement, des recherches sont faites en France afin d\u2019en modifier la formule.A l\u2019Hôpital St-Joseph de Lachine, d\u2019après le Dr Nantel Garon, le Tuinal est associé au Démerot chez la primipare.Certains médecins des petits centres utilisent des associations similaires avec soit Nembutal soit Séconal, avec des résultats très satisfaisants.La technique du Pentothal i.v.avec Pitocin près de l\u2019expulsion a été abandonnée à cause de certains inconvénients: pour la mère, déchirures périnéales plus fréquentes, fortes douleurs du post-partum; pour le fœtus: difficulté de ra- nimation lors des interventions longues.Les docteurs Leroy de l\u2019Hôpital St-Luc et Tétreault de Ste-Jeanne d\u2019Arc, utilisent surtout les associations Démerol-Scopolamine- Spasmalgine.A l\u2019Hôpital Ste-Justine, après l\u2019ère du Dé- merol seul, puis du trilène seul, le Dr.P.Gauthier utilise avec grand succès l\u2019association des deux durant la période de dilatation du co! utérin.Dernièrement le Dr.J.Douville de St-Sta- nislas, Co.de Champlain, a présenté des observations sur une technique tout-à-fait personnelle.Seul et sans aide dans son petit patelin, il utilise avec grand succès l\u2019association héroï- ne-scopo'amine.L\u2019héroïne, semble-t-il, serait 3 fois plus analgésique que la morphine, moins dépressive du centre respiratoire et plus sédative au moment de l\u2019expulsion.La dose: héroïne 1/8 de grain, scopolamine 1/150 de grain pour les patientes de moins de 150 livres.Au-dessus de ce poids, héroïne 1/6 de grain, scopolamine 1/120 grain.Le temps Tome 80 \u2014 juillet 1951 d\u2019administration: dès que les contractions sont bien installées, à une dilatation d\u2019au moins 25 sous.Mode d\u2019administration: une seule injection.Précautions contre l\u2019apnée fœtale: l\u2019expulsion doit se produire au moins 2 ou 3 heures après l'injection.Contre-indications: glaucome, hypovagotomie prononcée.Résultats: analgésie remarquable et très satisfaisante dans tous les cas diminution des applications de forceps, action sédative sur les douleurs qui persistent chez les multipares après la délivrance.À l'Hôpital Notre-Dame, l\u2019un de nous (Marion) a exécuté, à date, près de 100 cas, où il remplaça le Démerol par l\u2019héroïne et scopolamine en association avec une faible dose de Somnifène.Les résultats s\u2019avèrent très satisfaisants, la mère présentant moins d\u2019agitation et le fœtus moins de cyanose.Dès 1924, d\u2019ailleurs, il avait fait l\u2019essai du Somnifène intraveineux dans plus de 100 cas.Seul, le Somnifène produisait une agitation ennuyeuse pour l\u2019entourage.Il reprit ses travaux avec les Dr Gibeault et Sansregret en 1942, et possède actuellement une statistique de plus de 7 000 cas.Cette fois une association analgésique et sédative donna des résultats probants: toute la gamme des sédatifs a été expérimentée: morphine avec sulfate de magnésie, Démerol, Spasmalgine, héroïne et Scopolamine.La dose moyenne de somnifène est de 6 cc quelle que soit l\u2019association employée, il ne faut pas perdre de vue que le médicament sédatif exerce une action frénatrice sur les centres respiratoires de l\u2019enfant et que son administration idéale doit être faite, autant que faire se peut environ trois heures avant l\u2019expulsion.Quelle que soit donc la méthode employée, important est d\u2019établir, en ce qui regarde chacun son milieu, une méthode de routine, qui devient plus efficace et plus sûre avec l\u2019entraînement.Il faut connaître toutes les méthodes et savoir s\u2019en servir au besoin.Il ressort de tout ce qui précède que praticien ou spécialiste, tous la main dans la main, concourrent à aider la mère dans cette épreuve L'Union Méd.Canada | Tome 80 \u2014 juillet, 1951 MARION Er GAGNON: A de maternité et qu\u2019enfin on comprend mieux la traduction de ce mot hébreu: « Vettag» qui veut dire travail aussi bien que Douleur.Et pour terminer, devant toutes ces méthodes utilisées continuellement par nos médecins canadiens-français du Québec, chacun agissant suivant son milieu et ses possibilités, peut-on parler de méthodes proprement canadiennes ou NALG.ET ANEST.EN OBSTETRIQUE 831 de pensée francaise.Arrivera-t-on un jour a unifier nos gestes en vue d\u2019une technique bien à nous.Opinion difficile à émettre actuellement.Cependant sans danger d\u2019errer, il se dégage du travail exécuté dans la Province, un air de conscience de la part de tous, en vue d\u2019harnacher peut-être un jour la douleur obstétricale.CONSIDÉRATIONS SUR LE TRAITEMENT CHIRURGICAL DE L\u2019OTOSCLÉROSE \u2018 Paul FUGÈRE (Québec).L\u2019année dernière, au congrès de Chicoutimi, je vous avais parlé des indications cliniques de la fénestration du labyrinthe, envisageant tour à tour le traitement des labyrinthites, des troubles vasculaires et, en troisième lieu, de la surdité.Aujourd\u2019hui, bien que mon expérience personnelle soit plutôt restreinte comparée à celle des auteurs qui publient dans certaines revues scientifiques, je veux uniquement vous entretenir du traitement chirurgical de la surdité.Je désire surtout attirer votre attention sur les points suivants: 1.\u2014Quels sont les cas d\u2019otosclérose que l\u2019on doit opérer?2 \u2014Brève description des techniques chirurgicales courantes et de nouvelles techniques intéressantes au moins par leur originalité.3\u2014L\u2019anesthésie employée.4\u2014 Mes résultats personnels.5 \u2014T/avenir de la fénestration.QUELS SONT LES CAS D\u2019OTOSCLÉROSE QUE L\u2019ON DOIT OPÉRER?Etant donné qu\u2019on ne peut établir l\u2019exis- 1.Communication au XXème Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.tence de cette maladie avec une certitude absolue qu\u2019à l\u2019examen histologique de l\u2019os temporal, je prends pour acquit que le diagnostic « d\u2019otosclérose clinique» a été posé d\u2019une façon aussi sûre que possible.Il s\u2019agit généralement d\u2019un patient se plaignant de surdité progressive et bilatérale sans aucun signe d\u2019infection antérieure de ses oreilles.Le début coïncide souvent avec la puberté ou encore avec une grossesse.Les examens du nez, des sinus, du rhino-pharynx et des trompes d\u2019Eustache sont habituellement négatifs.Pas d\u2019histoire d\u2019infection aiguë ou d\u2019intoxication coïncidant avec le début de la surdité.Le test de Gellé nous révèle que l\u2019étrier est fixé.L\u2019examen fonctionnel de Jl\u2019oreille nous permet finalement de poser le diagnostic d\u2019o- tosclérose clinique et de déterminer les cas opérables.Connaissant l\u2019évolution de cette maladie, nous savons qu\u2019aprés une durée variable, ce genre de surdité, au début du type de conduction, se change, à la longue, en surdité dite mixte, c\u2019est-à-dire de conduction et de perception, pour souvent se transformer après plusieurs années en une surdité nerveuse typique.Pour nous, le problème est de savoir si tel cas donné conserve une conduction os- 832 FUGÈRE: TRAITEMENT CHIR.DE L'OTOsCLÉROSE L'Union Méd.Canada +, seuse suffisamment bonne pour nous permettre d\u2019espérer, après une fénestration de son labyrinthe, une audition normale sans l\u2019aide d\u2019un appareil.Une idée généralement acceptée aujourd\u2019hui veut que le seuil d\u2019audition de 30 décibels pour les fréquences les plus importantes de la voix parlée, le 512, 1024 et 2048, soit le niveau critique pour juger si une fénestration doit être ou non considérée comme eff.cace.Même si le gain postopératoire est assez marqué, s\u2019il n\u2019atteint pas ce seuil, on ne peut conclure au succès du moins purement au point de vue audiométrie.Je tiens toutefois à souligner que l\u2019on rencontre des patients très satisfaits de leur opération bien qu\u2019ils n\u2019aient pas atte:nt ce seuil de 30 décibels pour une ou même parfois deux des trois fréquences ci-haut mentionnées.Maxwell confirmait ce point de vue dans un récent article publié dans les Archives of Otolaryngology, mais, personnellement, je considère qu\u2019il faut quand même conserver dans nos statistiques, par esprit de clarté, ce minimum audiométrique reconnu.L\u2019on peut donc facilement s\u2019imaginer toute l\u2019importance des tests audiométriques préopératoires.Afin d\u2019éliminer au maximum les facteurs subjectifs d\u2019erreur, l\u2019examen audiomé- trique complet est répété à 2 ou 3 reprises et si les audiogrammes concordent parfaitement on est justifié de \u2018croire qu\u2019il représente l\u2019audition réelle du patient à cinq décibels près.Connaissant bien le seuil préopératoire pour les sons purs, nous devons prévoir quelle sera l\u2019audition du patient après une fénestration.Dans un récent article publié dans les Archives of Otolaryngoly, Kos et Reger arrivent aux conclusions suivantes après avoir opéré 47 patients pour otosclérose : 1.Si la conduction osseuse préopératoire est de cing décibels, la courbe audiométrique postopératoire par voie aérienne pour les fréquences de la voix parlée est en moyenne de 21 décibels.2.La conduction osseuse préopératoire à 15 décibels donnera une conduction aérienne postopératoire de 30 décibels.Tome 80 \u2014 juillet 1951 3.Si la conduction osseuse préopératoire dépasse 15 décibels la conduction aérienne postopératoire sera plus basse que le seuil critique de 30 décibels.Ces chiffres peuvent paraître sévères à plu- sicurs d\u2019entre vous, mais je crois qu\u2019ils représentent de près les résultats que l\u2019on doit attendre de la fénestration.Par ailleurs, il semble établi, pour que la conduction osseuse moyenne soit dans des limites opératoires, que la conduction aérienne ne dépasse pas 60 décibels.La simple conduction osseuse avec un diapason alloy-magnesium, à 1024 d.b.s.nous renseigne aussi sur les possibilités d\u2019opération.D\u2019après House, le cas est idéal si ce diapason est entendu au moins d:x secondes de plus par voie osseuse que par voie aérienne.Les tests à la voix parlée compléteront ces examens pour déterminer les cas d\u2019otosclérose pouvant bénéficier d\u2019une opération.J\u2019ai, à mon bureau, un phonographe attaché à mon audiomètre me permettant de connaître, pour un seuil donné, et variable à volonté, le pourcentage d\u2019audition.Le disque employé renferme deux séries de mots l\u2019une de basse fréquence, l\u2019autre de fréquence au-dessus de 2 500 cycles.Les patients, avec une bonne réserve cochléaire, entendent mieux les mots à haute fréquence comme effort, tennis, piquet, sifflet, ete, tandis que ceux dont le nerf est atteint ont un meilleur pourcentage d\u2019audition pour les mots de basse fréquence comme pendule.cheval, maison, bonbon, etc.En plus, je connais en décibels l\u2019amplification nécessaire pour leur donner une audition normale.Connaissant les conditions requises du côté de Vore:lle interne, l\u2019on peut se demander s\u2019il existe des contre-indications du côté de l\u2019oreille moyenne ou externe.L\u2019on doit hésiter à conseiller cette opération si le patient a présenté à plusieurs reprises des poussées d\u2019otite externe.On aura sûrement, dans ces cas, beaucoup de difficulté à conserver le lambeau en bon état à la suite du traumatisme cpératoire.Quant à l\u2019oreille moyenne, il n\u2019est pas nécessaire de vous dire qu\u2019elle ne doit montrer aucun signe d\u2019infection actuelle.Pai \u2014 + \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 St UE a.Pa tt L'Union Méd.Canada FUGÈRE: TRAITEMENT CHIR.DE L\u2019OTOSCLÉROSE Tome 80 \u2014 juillet 1951 vu des opérés ayant eu antérieurement une infection de la caisse, mais le tympan chez ces gens -était bien cicatrisé.De toute façon, ce ne sont pas des cas recommandables.LES TECHNIQUES CHIRURGICALES LES PLUS COURANTES.Elles ont toutes le même principe qui est Pouverture du labyrinthe ou de la cochlée.Elles varient surtout par leurs modes d\u2019approche qui tendent de plus en plus a raccourcir le temps cpératoire et à diminuer le traumatisme chirurgical.Ceci est très bien, mais il ne faut pas oublier que ce que l\u2019on gagne en temps opératoire on le perd en espace ou en facilité de mouvements.Il faut donc se méfier et ne pas se lancer dans des techniques paraissant très simples dans les bouquins, mais qui, sur le vivant, sont extrêmement compliquées par le manque d\u2019espace et des angles difficiles.Ceci me rappelle cette expression typiquement américaine que nous répétait souvent Lempert : You must give yourself some elbow room.Pour ma part, je pratique encore une mastoïdectomie partielle qui a pour inconvénient de prolonger un peu les traitements postopératoires.Les revues scientifiques nous apportent tous les mois des techniques nouvelles.A nous de chois'r ce qui nous parait le meilleur dans chacune et de développer une technique personnelle selon notre instrumentation et notre entraînement antérieur.Voici brièvement celles qui me paraissent les plus populaires: 1.Popper, de l\u2019Afrique du Sud, donne le nom de transtympanique à sa nouvelle approche.Contrairement à la coutume, le chirurgien doit travailler en avant du malade en lui faisant face.Au début, son incision était antétragale, mais il l\u2019a modifiée depuis, incisant maintenant Juste en arrière du tragus.Les grands avantages de cette méthode sont: a) la préservation de la peau du méat; b) l\u2019approche est directe, Juste au-dessus du canal semi-circulaire; ¢) le lambeau est découpé dès le début et préservé au fond du conduit; d) pas de mastoïdectomie ; \u20ac) le polissage du méat osseux à la fraise nous permet plus de facilité dans la manipulation des instruments en profondeur.833 2.En France, Maurice Aubry suit sensiblement l\u2019approche de Popper, mais il insère en plus, dans la fenêtre, une pièce d\u2019aerylic de forme très particulière facilitant sa mobilité.Cette technique me paraît devoir donner de bons résultats.Sourdille, de son côté, conserve l\u2019enclume intacte parce que, prétend-il, cet osselet joue un rôle capital dans l\u2019audition à haute fréquence en conservant ce qu\u2019il appelle le système tympanique oscillant.Sa technique est pour le moins compliquée.Il n\u2019est pas, en effet, facile de réséquer la tête du marteau le plus bas possible sans luxer l\u2019articulation de l\u2019enclume avec l\u2019étrier.3.Samuel Rosen préconise l\u2019emploi d\u2019une greffe nerveuse à même la corde du tympan qu\u2019il place dans la fenêtre.Cette greffe a pour but de diminuer la labyrinthite postopératoire et permet d\u2019atteindre un seuil d\u2019audition encore plus élevé en établissant un contact toujours constant et mobile entre le lambeau et le canal membraneux.4, Technique de Lempert.Celui-ci, un des grands pionniers de cette chirurgie nouvelle, concentre ses efforts à la solution définitive du problème de la régénération osseuse.Après avoir tour à tour essayé l\u2019insertion d\u2019une pièce de cartilage dans la fenêtre, puis le polissage le cette dernière avec une fraise en or qu\u2019il remplaça, un peu plus tard, par une fraise en plomb, il emploie maintenant cette nouvelle technique: 1l polit la région de la fenêtre de façon à former deux l'gnes bleues au lieu d\u2019une seule et 1l pénètre dans l\u2019espace péri-lympha- tique en basculant d\u2019un seul coup de curette la couche osseuse très mince entre ces deux lignes bleues.C\u2019est ainsi qu\u2019il espère éliminer toutes les particules osseuses qui sont une des principales causes de la régénération osseuse.Popper emploie maintenant une technique à peu près semblable.5.Shambaugh, dans son approche endau- rale, supprime la troisième incision de Lem- pert, préservant ainsi la parci postérieure du méat afin d\u2019éviter la formation, à ce niveau, le granulations et la tendance à la sténose.Il emploie, en plus, l\u2019irrigation continue.Je désire résumer br:èvement deux techni- 834 ques nouvelles intéressantes au moins par leur originalité: 1.Ombredanne enlève l\u2019enclume, le marteau et le tympan.En plus, il sectionne les deux branches de l\u2019étrier ne laissant que la platine dans la fenêtre ovale.Il pratique deux fenêtres, l\u2019une sur le canal semi-circulaire horizontal et l\u2019autre en plein centre du promontoire.L\u2019ouverture dans la caisse de la trompe d\u2019Eustache'et les deux fenêtres sont recouvertes d\u2019un même lambeau très mince provenant soit du conduit auditif, soit d\u2019une greffe rétro-auriculaire.2.Manuel Bordes Valls, qui est un neuro-chirurgien, pratique une craniotomie lui donnant accès à l\u2019éminence arcuata.Il perfore, à la fraise, le tegmen de la caisse voisin de cette éminence.Cette ouverture, une fois agrandie, lui donne accès au canal semi-circulaire.Ceci me paraît une approche pour le moins dangereuse, la dure- mère étant largement exposée et risquant à tout moment d\u2019être traumatisée.Elle a cependant l\u2019avantage de nécessiter très peu de soins postopératoires tout étant refermé immédiatement à l\u2019opération.Elle conserve, en plus, intacte l\u2019oreille moyenne et le conduit auditif externe.Quant aux cas dont je vous rapporterai les résultats ci-après, j'ai employé la technique classique de Lempert avec mastoidectomie partielle et localisation antérieure de la fenétre.Jai fait toutes mes fenêtres à la fraise polisseuse et, à trois reprises, jai employé la fraise en plomb.Je n\u2019ai jamais rien placé dans la fenêtre pour prévenir la régénération osseuse et, à l\u2019heure actuelle, je n\u2019ai pas encore employé, chez le vivant, les bistouris particuliers nous permettant de pénétrer dans l\u2019espace péri-lymphatique en enlevant la coupole osseuse tout d\u2019une pièce.Cette dernière technique de Lempert renferme à elle seule une série de détails tout aussi importants les uns que les autres dont l\u2019application est extrêmement délicate.Je place, immédiatement sur mon lambeau, une mèche imbibée de sérum physiologique, et je tamponne ma cavité à la mèche parafinée avec pénicilline.Le pansement interne est enlevé, en deux séances, le 5ème et le 6ème jour.Dans chacun de mes cas, les FUGERE: TRAITEMENT CHIR.DE L'OTOSCLEROSE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 vertiges postopératoires sont disparus au bout de quelques semaines et aucun n\u2019a présenté de paralysie faciale même d\u2019une façon transitoire.Toutes les cavités ont été asséchées sauf la dernière, datant de deux semaines, qui présente un léger écoulement séreux provenant de sa mastoïde.QUELS GENRES D\u2019ANESTHÉSIE EMPLOIE-T-ON?La locale, avec très forte prémédication, est encore couramment employée, mais on voit de plus en plus de chirurgiens associant l\u2019anesthésie générale à la locale.Chez nous à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, en plus de l\u2019anesthésie locale du début, le docteur Hudon administre l\u2019anesthésie épidurale continue associée à l\u2019en- do-trachéale.Il maintient la pression artérielle aux environs de 80 durant toute l\u2019opération et, une fois celle-ci terminée, la pression remonte rapidement à un niveau plus proche de la normale.Nous avons employé ce genre d\u2019anesthésie pour nos quatre derniers cas et avons observé une diminution du suintement sanguin.En passant, je veux attirer votre attention sur le fait que l\u2019on note toujours une baisse de la tension artérielle après stimulation labyrinthique, que ce soit par simple irrigation comme dans les tests caloriques ou que ce soit après une fénestration.Celle-ci dure en général de un à trois jours et il est important de la surveiller surtout si on prescrit des calmants.RÉSULTATS.Pour bien comprendre les résultats d\u2019une telle opération, nous devons distinguer, à l\u2019heure actuelle, entre les résultats immédiats et les résultats éloignés.En général, après une fénestration, l\u2019audition est immédiatement très vive pour une durée de un à trois jours, après quoi, à cause de la labyrinthite inflammatoire, nous notons une baisse marquée pour quelques semaines alors que l\u2019audition reprend progressivement pour atteindre en général son maximum d\u2019amélioration vers la sixième semaine.Nous pouvons dire qu\u2019à cette période- là les succès sont de l\u2019ordre de 80 pour cent.Certains auteurs publient même de meilleurs pourcentages.Malheureusement, la régénéra- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 tion osseuse ne nous permet pas, à l\u2019heure actuelle, de conserver ce pourcentage de 80%.Nous voyons à peu près 20 pour cent des gens qui ont recouvré leur audition revenir aux alentours du seuil préopératoire.Ce pourcentage, cependant, s\u2019améliore depuis que l\u2019on fait une fenêtre plus large et plus antérieure.A date, j'ai opéré 14 patients dont douze femmes et deux hommes.Sur ce nombre, une patiente a subi une opération dans sa deuxième oreille ce qui fait un total de 15 oreilles opérées.La plus jeune opérée a seize ans et le plus âgé cinquante-deux ans.Parmi tous ces opérés, neuf l\u2019ont été depuis plus d\u2019un an, durée qui est considérée, aujourd\u2019hui, comme la période critique durant laquelle la régénération osseuse a surtout tendance à se produire.Sur ces quinze oreilles, onze ont atteint un seuil postopératoire immédiat de 30 décibels ou mieux dans les trois principales fréquences, soit 73,3 %.Quatre ne l\u2019ont pas atteint.Dans un cas, le risque opératoire était moins bon et la patiente, bien mise au courant sur ses chances de succès, a accepté quand même l\u2019opération.J\u2019avais consenti à l\u2019opérer parce que sa conduction osseuse était encore très bonne jusqu\u2019à 2048, alors que l\u2019on voyait une chute.La conduction aérienne pour les fréquences de la voix parlée étant aux environs de 60 décibels, la patiente n\u2019avait donc rien à perdre et tout à gagner.Elle a eu une amélioration assez marquée, mais qui n\u2019atteignit pas toutefois le seuil d\u2019aud:tion de 30 décibels.Une deuxième patiente a eu une audition très vive durant 24 heures pour ensuite accuser une baisse marquée.Son audition, par la suite, ne s\u2019est pas améliorée.Cette chute est due à la labyrinthite inflammatoire postopératoire qui fut assez sévère pour léser le labyrinthe d\u2019une façon définitive.Elle ne présente toutefois pas de vertiges.Un troisième cas a présenté une petite perforation sur son lambeau près de l\u2019insertion tympanique et pas très loin de la fenêtre.Cette perforation explique à elle seule la faible amélioration de ce patient.Un quatrième cas a été infecté durant l\u2019opération par une mèche que l\u2019on croyait FUGERE: TRAITEMENT CHIR.DE L\u2019OTOSCLÉROSE 835 stérile et qui ne l\u2019était pas.C\u2019est avec grande difficulté que j\u2019ai réussi à assécher cette cavité qui coulait abondamment, mais le lambeau à épaissi considérablement et jai eu une perforation de son tympan, qui, cependant, a finalement cicatrisé, mais avec la perte d\u2019audition que cela entraîne parfois.Parmi les onze cas qui ont atteint un seuil postopératoire de trente décibels ou mieux, huit ont conservé ce seuil dont cinq depuis plus d\u2019un an.Trois ont eu une baisse qui n\u2019a pas toutefois dépassé le seuil préopératoire.Deux religieux portaient un appareil depuis plusieurs années et, à l'heure actuelle, ils peuvent vaquer à leurs occupations sans l\u2019aide de celui-ci.Le frère des Ecoles Chrétiennes que je vous avais présenté l\u2019an dernier à Chi- coutimi, ne porte pas son appareil, mais son audition a un peu baissé, se maintenant aux environs de 35 décibels.La religieuse, de son côté, est tellement heureuse de sa première fénestration, qu\u2019elle a subi une deuxième dans son oreille gauche il y a quelques mois et elle a maintenant une bonne audition des deux oreilles.Permettez-moi, en passant de vous détailler brièvement les suites opératoires de B.P.Opérée en juin 1949.Audition normale quelques semaines après l\u2019opération durant à peu près quatre mois, puis audition très variable suivant que le nez était ou non congestionné.Il en fut ainsi durant plusieurs semaines; j'avais beau chercher ce qui pouvait causer une telle congestion nasale, je ne voyais rien.Jamais de pus, les sinus transilluminaient normalement; en plus, aucun signe d\u2019allergie.Je finis par radiographier les sinus de cette patiente et découvris un gros kyste attaché à la paroi latérale du sinus maxillaire.Après ablation, la congestion nasale disparut et l\u2019audition redevint normale.Sur un total de quinze oreilles opérées, huit ont conservé une audition de 30 décibels ou mieux, soit une moyenne de 53,3 pour cent.S1 on laisse de côté le cas d\u2019infection qui est un accident en dehors de mon contrôle, et le cas ou la conduction osseuse était douteuse, le pourcentage monte à 66 pour cent.J\u2019admets que plusieurs chirurgiens publient des statis- 836 FUGÈRE: TRAITEMENT CHIR.DE L\u2019OTOSCLÉROSE L'Union Méd.Canada tiques plus élevées, Ils ont l\u2019avantage d\u2019avoir pour la plupart une pratique limitée à ce champ d\u2019action, voient plus de patients et travaillent dans de meilleures conditions.Je suis sûr qu\u2019avec le temps nos statistiques s\u2019amélioreront aussi car nous profiterons de l\u2019expérience de ces chirurgiens qui consacrent tous leurs efforts à ce problème.Si on étudie les résultats de ces huit patients au point de vue audiométrie, on note un gain beaucoup plus marqué pour les basses fréquences.Le gain le plus considérable est à 512, soit 30,7 décibels et le plus faible est à 4 096, soit 10 décibels.Je suis le premier à admettre, comme je le disais au début, que mon expérience dans ce domaine est encore limitée, et je suis d\u2019accord avec vous que l\u2019on ne peut tirer de grandes statistiques sur un nombre aussi restreint de fénestrations.Tout de même, ces premiers cas me semblent prometteurs et j\u2019ai confiance d'améliorer graduellement mes résultats.Tome 80 \u2014 juillet 1951 Il m\u2019a été très agréable d\u2019étudier devant vous très brièvement quelques problèmes de la fénestration et de vous communiquer mes résultats personnels.Cette chirurgie encore nouvelle peut rendre d\u2019immenses services aux malheureux affligés d\u2019une perte d\u2019audition, mais si nous ne voulons pas lui faire mauvaise presse nous devons, en plus de posséder une connaissance parfaite de la technique chirurgicale, nous montrer sévères dans le choix de candidats.Il ne faut pas s\u2019imaginer que les approches sont aussi faciles que certains auteurs semblent le prétendre.Ici plus qu\u2019ailleurs, la chirurgie sur le cadavre s\u2019impcse.Il ne suffit que d\u2019un seul faux pas pour ruiner complètement les résultats d\u2019une telle opération.Imbus de ces principes et avec l\u2019aide de tous les spécialistes, nous contribuerons de plus en plus au soulagement des sourds qui se soumettent à contre-cœur au port d\u2019un appareil.LA TUBERCULOSE OSSEUSE FISTULISÉE ET LA STREPTOMYCINE ! André CUSSON Aucun antibiotique connu à date n'est comparable a la streptomye:ne dans le traitement des fistules osseuses bacillaires.A tel point que chez nous, on ne peut parler de fistules sans mentionner la streptomycine ct vice-versa.Avant l\u2019avènement de cette arme précieuse la fistulation d\u2019un abcès pottique, coxalgique ou autre était une complication excessivement grave.parfois mortelle, une contre-ind:cation 1.Communication au XXème Congrès de l\u2019A.M.I1.F.C.Montréal, septembre 1950 (Montréal).au traitement chirurgical et il fallait souvent attendre de longs mois avant d\u2019intervenir.Les résultats obtenus ici sont faciles à contrôler, ils sont visibles.Point n\u2019est besoin de méthode compliquée, imprécise: 11 s\u2019agit de regarder.le trajet fistuleux est là.et puis n\u2019est plus.Très peu de travaux à date ont été publiés sur le sujet.Nalls et Moyer ont publié un article dans le Virginia Medical Monthly, du mois d\u2019août 1948.| À | L'Union Méd.Canada CUSSON: T.B.OSSEUSE FISTULISÉE ET STREPTOMYCINE Tome 80 \u2014 juillet 1951 David Bosworth, de Chicago, dans le Journal of Bone and Join Surgery, du mois de janvier 1950, fait le relevé de 95 cas.Le nombre imposant de tuberculoses osseuses que nous traitons dans le service d\u2019orthopédie de l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur nous a donné l\u2019occasion de voir un bon nombre de fistulisés.Pour la présente communication nous avons relevé 57 dossiers.On à commencé le traitement en mars 1948.Pour bien vous situer voici en quelques mots le plan d\u2019ensemble que nous avons suivi dans l\u2019étude de chacun des cas.Nous voyons d\u2019abord le patient à l\u2019entrée: a) Son âge.b) Le type de lésion qu\u2019il présente.c) La date d\u2019apparition des symptômes ou durée de la maladie.d) Lésions associées s\u2019il y en a.Ensuite vient une espèce de bilan immédiatement avant le traitement.a) Son état général.\u2014 Poids, température.b) Etat radiographique des lésions.c) Les tissus mous et alors nous avons les fistules proprement dites et leur âge.d) Les examens du Laboratoire, nous attachant ici surtout à la courbe de sédimentation.En troisième lieu, vient le traitement : a) Dose quotidienne.b) Début.¢) Fin du traitement.d) Traitements associés, soit chirurgical, soit médical.Enfin.les résultats: a) Effets toxiques de la streptomycine.b) Condition générale du patient à la fin du traitement, poids, température.c) Etat de fistules.dy) Courbe de sédimentation.e) Transformation des lésions osseuses.837 L'Âge de nos 57 patients varie entre 4 et 60 ans avec un âge moyen de 24 ans.Les lésions osseuses où commencent les fistules se dénombrent comme suit: 27 Maux de Pott 11 Coxalgies 5 Tumeurs blanches du genou 4 Ostéoarthrites du pied 3 Ostéoarthrites de la sacro-lliaque 3 Ostéites chondro-sternales 2 Ostéoarthrites du poignet 1 Ostéoarthrite de l\u2019épaule 1 Ostéoarthrite du coude.On note 27 lésions associées dont 7 tuberculeuses pulmonaires.Un patient R.L., se distingue tout spécialement par le nombre respectable des lésions associées.Il reçoit de la streptomycine pour une fistule au genou gauche.En même temps, il fait une ténosynovite bacillaire des extenseurs de la main droite.Antérieurement, il a subi une arthrodèse de la sous-astragalienne et de la Chopart pour lésion destructive de la calcanéo-cuboïdienne.Il est suspect au point de vue pulmonaire.La preuve d\u2019une lésion T.B.a été faite dans chacun des cas soit par biopsie, culture ou inoculation au cobaye.Tous ont montré des lésions destructives osseuses typiques à la radiographie.À l'institution du traitement, 13 patients avaient un état général franchement mauvais, trois étaient moribonds.Les 34 autres présentaient un état bon, quelques-uns même excellent.Tous étaient fistulisés: la fistule datant de quelques jours à plusieurs années \u2014 23 de deux ans et plus.Un trajet fistuleux existait depuis 10 ans, un depuis 13 ans, enfin un autre depuis 15 ans.6 étaient pluri-fistulisés.La courbe de sédimentation caleulée selon la 838 CUSSON : T.B.OSSEUSE FISTULISÉE ET STREPTOMYCINE L'Union Méd.Canada méthode de Cutler est normale en quelques occasions, mais dans 80% des cas varie entre 15 et 29 millimètres donnant une moyenne de 23 millimètres.LE TRAITEMENT À part quelques exceptions, on s\u2019en est tenu à la dose de 1 gramme par jour à raison de deux injections de 0,50 gr.matin et soir.Au début, pour être plus précis, durant la période couvrant les 12 premiers mois, le traitement de routine était comme suit: Trois séries de trois semaines, chacune, avec repos de 10 jours entre chaque série.A ce moment, on était encore craintif et l\u2019idée de faire de nos patients des tuberculeux fistulisés sourds et résistants nous intéressait peu.C\u2019était un mode de traitement empirique mais un moyen, à notre avis, d\u2019éviter les complications.Toutefois, à la suite de Bosworth de Chicago et devant nos propres constatations, nous avons vite fait d\u2019éliminer ces périodes de repos pour donner un traitement continu, sans interruption, pensant bien que le repos qu\u2019on voulait donner à l\u2019organisme servait probablement davantage le bacille et ses acolytes secondaires.Dans les premiers temps, la fin du traitement suivait de quelques jours la fermeture des fistules.Les patients obligés de payer leur streptomycine trouvaient le traitement dispendieux à la longue.Il ne faut pas oublier que la plupart de ces gens-là, justement à cause de leur maladie, ne travaillaient pas depuis des mois souvent depuis des années.Quelques-uns ont été forcés d\u2019abandonner le traitement faute de fonds.Ici permettez-moi d\u2019ouvrir une parenthèse pour remercier publiquement le président du Congrès, le Dr Vidal.Après lui avoir confié nos embarras et lui avoir fait part des résultats merveilleux ob- Tome 80 \u2014 juillet 1951 tenus, il a vite compris la situation ; grâce à son entremise et à son insistance auprès des autorités gouvernementales, nous pouvons, depuis plusieurs mois déjà, offrir de la streptomycine à tous nos patients et cela gratuitement.Dans quelques cas, au moins deux, où l\u2019on à cessé, à cause de raisons financières, le traitement déjà donné a eu de si bons effets que même par la suite, l\u2019état général s\u2019est grandement amélioré, les fistules ont tari et.restent taries.La plus petite quantité donnée est 23 grammes.Un patient a reçu jusqu\u2019à 225 grammes.La dose moyenne a été d\u2019environ 80 grammes.Pour merveilleuse qu\u2019elle soit, la streptomycine demeure un adjuvant en tuberculose osseuse: le traitement chirurgical conserve toutes ses prérogatives.Je ne connais pas un cas guéri par la streptomycine seulement.Voici rapidement deux illustrations de ce fait: P.E.L., 23 ans, mal de Pott & double foyer D5, D6 et D11, D12, le foyer dorsal inférieur fistulisé tari aprés 75 grammes.Le segment est alors fixé par une greffe d\u2019Albee.Après quelques mois, les lésions sont stabilisées tant au point de vue clinique que radio- graphique.Pour éviter de greffer tout son segment dorsal, nous lui prescrivons un corset solide avec épaulettes et nous lui donnons son congé en lui reeommandant d\u2019être bien prudent.Cinq mois plus tard, le patient est réadmis avec un abcès fistulisé au foyer supérieur, une lésion en pleine évolution.Il est remis au lit, reçoit 80 grammes additionnels, puis son segment supérieur est aussi greffé.Le patient est en bonne voie de guérison, sa fistule est tarie et nous sommes convaincus qu\u2019il restera guéri.Le suivant L.R., 44 ans, mal de Pott dorso- Jombaire D12, L1, pluri-fistulisé depuis 5 ans recoit 75 grammes; pour des raisons familiales, le patient demande son congé.Dix mois plus tard, il est réadmis, une des L'Union Méd.Canada CUSSON : T.B.OSSEUSE FISTULISÉE ET STREPTOMYCINE Tome 80 \u2014 juillet 1951 fistules est ouverte, son état général se détériore; remis au traitement, sa fistule tarit rapidement, son segment dorso-lombaire est alors greffé.Le patient reste guéri.Tous les autres ont été opérés: les lésions du membre inférieur sont stabilisées par des ar- throdèses: au membre supérieur, on a pratiqué soit la résection des articulations, ou encore l\u2019arthrodèse, tandis que tous les maux de Pott ont été greffés selon la technique d\u2019Albee.Enfin, voyons les résultats et sous ce chapitre, parlons tout d\u2019abord des complications.Nous ne relevons aucun trouble grave du côté de la branche auditive de la 8e paire crânienne.Six patients se sont plaints, à des degrés divers, de céphalée, de vertige, de nausées, de vomissements ou de bourdonnements d\u2019oreille.Dans ces cas, le traitement a été discontinué temporairement et repris à la dose de 50 cg.par jour.Dès les premières manifestations d\u2019intoxication, ces patients ont reçu du bénadryl à raison de deux comprimés de 50 mmg.trois fois par jour.Le traitement a été suspendu en une circonstance à cause d\u2019une céphalée intense.À ce moment, le patient avait déjà reçu 47 grammes.Sa fistule avait tari depuis 8 jours; nous n\u2019avons pas revu le patient depuis.Aucune complication mortelle n\u2019est à déplorer.Les bienfaits de la streptomycine sont innombrables.Dès les premières semaines, l\u2019état général se transforme: le patient reprend des forces, son appétit est meilleur, et ne tarde pas à engraisser.Quelques-uns ont été complètement transformés au point d\u2019en être méconnaissables.Je connais au moins trois patients moribonds qui sont aujourd\u2019hui bien vivants.Tous ont vu leur hyperthermie disparaître à l\u2019exception d\u2019un cas qui reste d\u2019ailleurs fistu- lisé.La courbe de sédimentation s\u2019est relevée dans tous les cas, quinze fois elle est normale à la fin du traitement.Toutes les fistules moins deux ont tari.Un 839 patient qui a reçu 225 gr.coule comme jamais.L'autre une jeune femme de 23 ans T.S., coxalgie droite fistulisée, refuse le traitement après 60 gr.D'ailleurs, à ce moment-là, la fistule ne donne plus.Sa hanche est opérée: au contrôle clinique, après trois mois, persitent quelques degrés de mouvement et la patiente ne veut plus entendre parler de spica.Elle nous quitte.Trois mois et demi plus tard, elle est réadmise avec une hanche déformée en adduction avec un volumineux abcès et une lésion fistu- lisée en pleine activité.Quatre patients ont été réadmis: chez trois d\u2019entre eux, le traitement chirurgical était inadéquat, chez l\u2019autre la dose de streptomycine était insuffisante.Deux de ces derniers ont été opérés et sont en bonne voie de guérison.Les deux autres sont guéris.Avant d\u2019en venir aux conclusions, disons un mot de la résistance à la streptomycine.En ce qui nous concerne, c\u2019est un fait qui reste à démontrer.Alors que le test de la résistance deviendrait utile, le laboratoire est dans l\u2019impossibilité de nous répondre: car les sécrétions à ce moment-là ne contiennent plus de bacille et sont stériles.Jusqu'ici, nous avons les explications suffisantes aux insuccès du traitement.Bosworth les rapporte à 4 causes prineipa- les: 1) Présence d\u2019un séquestre.2) Abcès avec parois épaisses 3) Cavité osseuse non collabée 4) Chirurgie inadéquate.Des deux cas qui nous concerne, l\u2019un reste avec une hanche non ankylosée, l\u2019autre montre à la radiographie un gros abcès calcifié qui paraît contenir plusieurs séquestres.Conclusion.1° La streptomycine est le traitement par excellence des fistules osseuses.2° Elle ne remplace ni le repos, ni le traitement chirurgical.3° Elle permet au chirurgien d\u2019intervenir d\u2019une 840 façon plus précoce et dans de meilleures conditions.4° Au point de vue économique, le nombre de jours d\u2019hospitalisation est réduit au minimum.CUSsON : T.B.OSSEUSE FISTULISÉE ET STREPTOMYCINE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Avec l\u2019école américaine, nous sommes d\u2019avis que le traitement doit être donné sans interruption et prolongé de la moitié du temps nécessaire à la fermeture de la fistule.LA MÉNINGITE À BACILLES DE FRIEDLANDER CHEZ LE NOURRISSON ! | J.-P.BOMBARDIER, Chef du service de Pédiatrie, Hopital Général de Verdun (Montréal).La méningite à bacilles de Friedlander est très rare et, en général, elle est beaucoup moins connu que les méningites à méningocoques, à pneumocoques et à Bacilles de Koch qui sont les plus communes chez l\u2019enfant.Des méningites à germes intestinaux, elle est seule à avoir une individualité qui lui soit propre par la netteté des signes cérébro-spinaux et par la fréquence des troubles de la circulation du liquide céphalo-rachidien.Pour ces raisons, nous croyons intéressant de vous rapporter très brièvement le résultat d\u2019une étude récente que nous avons faite des 87 observations parues dans toute la littérature médicale, que nous avons pu consulter, depuis la première observation publiée par Weischelbaum, six ans après la découverte du pneumobacille par Friedlan- der en 1882.1.\u2014 FRÉQUENCE a) Selon l\u2019âge, l\u2019incidence de la maladie est la même chez l\u2019enfant que chez l\u2019adulte.Toutefois, près d\u2019un cinquième des cas surviennent dans les trois premiers mois de la vie et près d\u2019un tiers dans la première année.La maladie 1.Communication au XXème Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.Résumé d\u2019un mémoire paru dans les Annales de Médecine, 51: 541, 1950.pour le titre d\u2019assistant étranger des Hôpitaux de Paris.est exceptionnelle entre les âges de 6 et 20 ans.b) Selon le sexe, sans tenir compte de l\u2019âge, 72,5% des cas appartiennent au sexe maseu- lin.Cette préférence pour le sexe masculin est surtout marquée dans la première enfance (86,5% ) et en particulier de 1 à 6 ans où l\u2019on ne trouve aucun malade de sexe féminin.c) Dans l\u2019ensemble des méningites aiguës, la fréquence varie, selon les auteurs, de 0,8% à 1%.IT.\u2014 PATHOGÉNIE Nous avons noté certaines méningites primitives consécutives à des blessures du cerveau.Mais affection est beaucoup plus souvent consécutive à la propagation directe d\u2019une infect'on juxta-méningée ou à une bactériémie prenant sa source soit dans un foyer primaire ex- tra-méningé soit dans l\u2019un des réservoirs de pneumobacilles, le bucco-pharynx et l'intestin.Chez le nourrisson, il est en effet difficile d\u2019exclure l\u2019origine intestinale de la maladie.Le bacille de Friedlander est un saprophyte des selles chez 100% des bébés au sein ou au biberon et chez seulement 5,5% des adultes.D\u2019autre part, nous trouvons, chez le nourrisson normal, environ 20% de germes gram-négatifs dans les selles; s\u2019il survient une infection quelconque, la proportion de ces ger- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 mes intestinaux peut passer de 20% à 50% et même au delà.De plus, le fait que le professeur R.Debré a observé six cas de méningite à bacilles de Friedlander dans le cours d\u2019une seule année, durant laquelle sévissait une épidémie d\u2019infections intestinales, n\u2019est pas une simple coïncidence.III.\u2014 ASPECT CLINIQUE Les méningites à bacilles de Friedlander présentent des signes cérébro-spinaux très nets.Et durant l\u2019évolution de la maladie, particulièrement chez le nourrisson, nous notons très souvent la présence de troubles de la circulation du liquide céphalo-rachidien et des formes cliniques spéciales: la méningite basale postérieure, la méningo-épendymite ou pyocé- phalie sub-aiguë et la chorio-méningite lymphocytaire.L\u2019hydrocéphalie est une complication fréquente et souvent fatale.Ces faits peuvent être expliqués par les deux constatations suivantes: d\u2019une part la viscosité des exsudats à pneumobacilles et, d\u2019autre part, la réduction ou l\u2019occlusion complète de l\u2019espace sous-ara- chnoïdien causée par l'hypertension intracrânienne et favorisée par la mollesse du cerveau du jeune enfant.Chez le nourrisson, l\u2019état général se confond souvent avec le tableau de la toxicose.Pourtant l\u2019altération de l\u2019état général n\u2019est ni bru- vante ni rapide; elle se fait par palier jour après jour.La courbe de poids s\u2019abaisse accompagnée d\u2019une élévation thermique dans une chute inexorable avec de fausses rémissions.La durée moyenne de l\u2019évolution de la maladie est beaucoup plus longue chez lc nourrisson que chez l\u2019adulte.IV.\u2014 BACTERIOLOGIE Le bacille de Friedlander est un bacille gram-négatif, non mobile et « capsulé ».I! est aérobie et anaérobie facultatif.Sur les milieux usuels, il donne des cultures abondantes en 18 heures.Sur gélose ordinaire, les colonies sont rondes, à bords entiers, bombées, Inisan- BOMBARDIER: MÉNINGITE À BAC.DE FRIEDLANDER 841 tes et muqueuses « coulantes ».En bouillon ordinaire, il produit un trouble abondant et une collerette en surface.Il ne liquifie pas la gélatine et, en piqûre, la colonie prend l'aspect en clou de sabot.L'injection intra-péritonéale de 1/, ce de culture en bouillon amène la mort de la souris en 24 à 48 heures et les bacilles « capsulés » sont mis en évidence dans le liquide péritonéal.Il s\u2019agit d\u2019un germe très pléomorphe.On a aussi observé des transformations de pneumobacilles en colibacilles de même que l\u2019inverse, à la fois dans les milieux de culture et chez des malades.On a souvent signalé des germes intermédiaires, tels que des colibacilles immobiles et anindogènes.Le diagnostic de la méningite à bacilles de Friedlander est basé sur un examen bactériologique « complet ».TRAITEMENT 1) Avant l\u2019ère des sulfamides, la mortalité est de 97%, soit deux guérisons sur un total de 51 malades.2) 16 malades ont été traités exclusivement par les sulfamides avec 8 guérisons, scit un taux de mortalité de 50%.3) La pénicilline n\u2019a pas été employée seule, mais elle a été associée aux sulfamides chez 8 malades avec 5 guérisons, soit un taux de mortalité de 37,5%.Expérimentalement, la pénicilline s\u2019est montrée inefficace contre la pneu- mobacille, mais elle a pu agir sur les germes associés souvent trouvés dans les méningites à bacilles de Friedlander.4) La streptomycine associée aux sulfamides, plus parfois la pénicilline, a été employée chez 11 malades avec 3 guérisons, soit un taux de mortalité de 72,7% relativement élevé.Ceci tient sans doute au développement très rapide de la résistance du germe à la streptomycine, au retard qu\u2019on a mis à reconnaître la maladie, et à la gravité extrême de certaines formes cliniques ou le germe était aussi résistant à la pénicilline et aux sulfamides.5) Mmes Martin et Sureau, de l'Hôpital de l\u2019Institut Pasteur de Paris, ont récemment ob- 842 servé un cas de méningite à bacilles de Fried- lander chez une fillette de 12 ans traitée avec succès par la chloromycétine après échec de la streptomycine et des sulfamides.La simplicité du traitement et le résultat obtenu justifient de grands espoirs.Nous croyons utile de toujours employer les sulfamides comme traitement de base et nous associons l\u2019antibiotique auquel le germe se montre le plus sensible.En pratique, nous attachons une extrême im- BOMBARDIER: MÉNINGITE À BAC.DE FRIEDLANDER L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 portance aux épreuves de sensibilité et particulièrement par la méthode rapide de la « cup » en gélose qui peut nous renseigner dans les douze heures qui suivent la première ponction lombaire et l\u2019ensemencement du liquide céphalo-rachidien.La ponction ventriculaire est indispensable dans le traitement de la pyocéphalie, et la mise à plat chirurgicale des foyers extraméningés accessibles est parfois nécessaire si l\u2019on veut amener la guérison et prévenir les rechutes. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Bulletin de l\u2019Hssociation des (Médecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée & Québec en 1902) 4 Union \u2018(Médicale dU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 80, Numéro 7 \u2014 Montréal, juillet 1951 À PROPOS DES NARCOTIQUES Il me semble qu\u2019on a souvent parlé des narcotiqués, dans nos quotidiens, depuis quelques mois.Ce doit être un sujet qui relève du human interest dont les journalistes se réclament habituellement.Il s'agit, la plupart du temps, d'un exploit de nos policiers qui ont découvert une nouvelle «cachette », mis à jour l\u2019organisation la plus récente et appréhendé, à sa descente de bateau ou d'avion, l\u2019individu qui vient livrer de l\u2019héroïne ou de la cocaïne au « marché local»! Les médecins auxquels échoient le privilège et la responsabilité de l\u2019utilisation thérapeutique des narcotiques, ne sont presque jamais impliqués au cours de ces révélations, et la majorité des narcomanes cherchent et trouvent ailleurs que dans un cabinet de consultation la drogue indispensable à leur bien-être.Mais ce problème des narcotiques ne peut.par certains aspects, nous laisser indifférents.Un psychologue américain' a fait paraître, cette année, une étude des conditions de vie dans un pénitencier des Etats-Unis et une analyse des caractères de quelques détenus qui l\u2019ont assisté dans son travail de recherche.Il en a profité pour toucher à certains aspects du problème de la criminologie, 1.Donald P.Wilson: My six convicts.ÉDITORIAL 843 entre autres celui des narcotiques.Après une brève revue historique, il rapporte cette période de la fin du siècle dernier où partie d'Angleterre, la morphine en injection hypodermique avait conquis à la fois la haute société new-yorkaise et la profession médicale.Les « habitués » qui pouvaient se payer cette fantaisie, se piquaient avec des seringues d'or ou d'argent serties de diamants et certains médecins rapportaient un peu prématurément des cures de cancer.d'asthme, de tuberculose et de maladies du cœur avec la merveilleuse morphine.On se souviendra aussi de la vogue qu'ont eu ensuite les nombreux toniques, potions et sirops analgésiques à base de laudanum, d'héroine et de cocaïne, ete, dont nos grands- parents et parents faisaient, semble-t- il, un usage assez libéral.Ces temps sont révolus.Les gouvernements ont imposé, à la vente et à la consommation de tous les narcotiques, des restrictions indispensables.Sur ce point, Wilson, prétend que ces interventions ont amené, au sujet des narcotiques, les mêmes abus que l\u2019on a imputés à la prohibition à propos de l'alcool.Le narcomane est maintenant à la merci du commerce illicite.Il ne peut plus obtenir à la pharmacie la drogue indispensable à son bien-être.Et ceux qui, ayant répandu l\u2019usage du stupéfiant, exploitent ensuite les tortures de la privation chez les habitués ont beau jeu.Malgré cela, les narcomanes, contrairement à l\u2019opinion populaire, ne seraient, d\u2019après notre auteur.que très rarement impliqués dans des crimes « sérieux ».Ceux qu\u2019on retrouve en prison sont les maladroits ou les malchanceux qui se sont fait pincer et ils représentent apparemment l'exception.Tous les autres 844 ÉDITORIAL qui se recrutent souvent parmi des classes plus élevées de la société ne seraient ni inquiétants ni inquiétés.On discute beaucoup, actuellement aux Etats-Unis, des méfaits du marijuana.Nos quotidiens ont publié, ces Jours-ci, les confessions d'adolescents adeptes des reefers.On y voit que la contrebande de cet excitant se faisait depuis longtemps sans trouble ni danger pour les responsables et les habitués, dans un grand nombre de high schools américains.On salt, par ailleurs que, chez les artistes, musiciens et acteurs, l'usage en est fort répandu.Ce marijuana est bien voisin d\u2019un autre extrait du chanvre, le haschisch, dont notre confrère H.Moreau, de Tours, avait fait connaître les vertus, au milieu du siècle dernier, à certains représentants de la bohême parisienne.Parmi les membres du club de « Haschischins», on comptait Théophile Gauthier et Baudelaire qui nous ont laissé de brillantes et agréables descriptions de leurs ivresses.Mais, aux Etats-Unis, à l\u2019heure actuelle, les adeptes des reefers ne semblent pas avoir encore notablement enrichi la littérature et les ravages du marijuana sont alarmants! Il semble bien que nous n\u2019ayons pas ce problème présentement au Canada.Par contre, il en est un autre qui nous touche de plus près, c\u2019est celui de l'héroïne.Au cours de la période d'enthousiasme que nous avons décrite plus haut, on avait, en 1898, introduit l'héroïne comme traitement de la morphinomanie.Cette illusion dut être de courte durée, car l'héroïne est certainement le plus dangereux de tous les dérivés de l\u2019opium au point de vue accoutumance.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Vingt-quatre pays, dont les Etats- Unis, en ont prohibé l'usage thérapeutique.Au Canada, nous avons encore le droit de prescrire de la « diacétyl- morphine ».Mais, si l\u2019on en croit le docteur H.Fisher, professeur de pharmacologie à l\u2019Université de Zurich, et membre du comité central permanent de l\u2019'oplum : «Si l\u2019on pense au mal causé par la diacéthylmorphine dans le monde entier, depuis son introduction jusqu\u2019à l'heure actuelle, et aux milliers d'héroïnomanes qui ont succombé à ce poison, il est tout à fait légitime de considérer comme un grand et réel progrès sanitaire la disparition de la diacéthylmorphine de la surface du globe.» « Pour atteindre le but visé, l\u2019abolition complète de l'héroïne, il faudrait établir un programme de propagande à base scientifique et psychologique, afin de convaincre les médecins du monde entier et tous les gouvernements.» Les médecins ne seront pas très difficiles à convaincre.Reste à voir si les gouvernements réussiront à contrôler le commerce illégal.Les accords internationaux permettent apparemment d'importer aux Etats-Unis dix fois plus de narcotique que la quantité nécessaire pour l'usage thérapeutique.Si les autorités compétentes ne s\u2019émeuvent pas de cet abus, on peut croire que la guerre aux narcomanes est loin d\u2019être gagnée malgré les efforts de nos organisations policières.D'ailleurs, le narcomane est un malade, un malade mental, non un criminel, et c\u2019est aux psychiatres qu\u2019il faut les confier plutôt qu\u2019au gardien de pénitencier.Aux Etats-Unis, l\u2019on a institué, depuis 1930, les Porter Narco- - L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 tic Farms qui recoivent leurs « clients » comme des malades, et non comme des pensionnaires.On y procède à une désintoxication immédiate et brutale, qui n\u2019est pratiquement pas possible en dehors d\u2019un milieu spécialisé comme ceux-ci, et l\u2019on donne ensuite au malade toutes les chances de se réhabiliter au point de vue physique et mental.Signalons, enfin, qu\u2019un jeune Américain ex-narcomane a fondé, il y a quelques années, une société d\u2019entr\u2019- aide mutuelle pour ses compagnons d'infortune, s'inspirant de la formule des Alcoholic anonymous.Le succès, paraît-il, dépasse ses espérances.Grâce à des publications comme celle dont nous parlions plus haut, les narcoma- nes auront meilleure réputation et s\u2019attireront plus de sympathie agissante de la part de leurs concitoyens.Et.qui sait, on s\u2019efforcera peut-être, en haut lieu, d\u2019exercer un contrôle plus sérieux sur la distribution mondiale des narcotiques, facilitant ainsi le travail ardu des policiers qui, dans chaque pays, s'attaquent au commerce des drogues.Dans tout ceci, nous l\u2019écrivions plus haut, les médecins ont peu à faire.Mais puisque la problème touche la santé publique, ils ne peuvent rester indifférents.Roger R.DUFRESNE.CONTRIBUTION DE LA GASTROSCOPIE AU DIAGNOSTIC DU CANCER ET DE L\u2019ULCÈRE GASTRIQUE De plusieurs centaines de gastroscopies pratiquées nous en avons extrait une trentaine auxquelles nous avons joint le résumé de l'histoire et du dia- ÉDITORIAL 845 gnostie clinique, le rapport radiographi- que et les impressions gastroscopiques, d\u2019où nous avons tiré les avantages comparatifs que peuvent apporter ces diverses méthodes.La gastroscopie y est mise à l\u2019épreuve et ces documents semblent pouvoir aider à apprécier davantage les services qu\u2019elle peut rendre à la clinique et a l\u2019examen radiographi- que.Nous nous gardons bien de la présenter comme une méthode de remplacement, de suppléance, mais plutôt comme une méthode adjuvante de diagnostic.La plupart du temps la gastroscopie reçoit des impressions nettes de l\u2019ulcère gastrique et du cancer gastrique.Elle peut suivre l\u2019évolution d\u2019un ulcère en activité et sa régression ; ailleurs, parce qu\u2019elle distingue objectivement la lésion, elle peut l\u2019analyser et trancher le diagnostic entre ulcère et cancer, là où l\u2019histoire clinique et l'examen radio- graphique, apercevant une lésion ulcéreuse suspecte ne peuvent se prononcer avec fermeté, à coup sûr elle peut se tromper dans un grand nombre de cancers ulcérés et d\u2019ulcères cancérisés à leur tout début: le dernier mot appartient dans ces cas à l\u2019anatomie pathologique.À plus forte raison peut-elle mieux décrire que les rayons X l\u2019étendue d'un cancer gastrique.et ainsi juger de son opérabilité.S1 la gastroscopie est passible d'erreurs, on sait que les rayons X de même ne manquent pas quelquefois de nous laisser dans le doute.À ce sujet nous possédons quelques observations où la gastroscopie a infirmé le diagnostic de cancer ou d'ulcère, opinion vérifiée dans la suite par l'évolution favorable du 846 ÉDITORIAL malade ou par une intervention négative.Plus d'un malade se présente au médecin avec une histoire clinique de douleurs tardives, souvent périodiques ou avec des symptômes épigastriques douloureux joints à une atteinte de l\u2019état général qui font soupconner soit un ulcère soit un cancer gastrique.Quelquefois l'examen radiographique met en évidence une gastrite, mais il appartient à la gastroscopie de déceler fréquemment en l\u2019occurrence, tantôt des érosions, des ulcères superficiels, des taches hématiques ou des suffusions hémorragiques, tantôt les signes d\u2019une gastrite hypertrophique ou d\u2019une gastrite atrophique susceptible d\u2019expliquer le syndrome douloureux.Ces résultats doivent augmenter la confiance que l\u2019on doit accorder à cette méthode et justifier les vœux déjà exprimés par Schindler, Moutier et Hen- ning, dont les statistiques d\u2019examens sont énormes, qu\u2019elle prenne place au même rang que la cystoscopie dans la pratique journaliére.Qu'on nous permette d\u2019illustrer ces avancés.Sur une trentaine d\u2019observations, et la statistique ira en augmentant, nous extrayons dix cas d\u2019épithé- lioma gastrique.Si nous prenons la por- portion, nous constatons que dans sept ou huit cas sur dix la gastroscopie a posé le diagnostic de cancer en premier lieu, confirmé par les rayons X, et qu\u2019elle a confirmé les rayons X dans les deux derniers cas.Elle a chaque fois apporté des précisions sur l\u2019anatomie visuelle des lésions.Des épithéliomas aperçus à la période d\u2019état avancé et dans deux cas jugés inopérables, ont été dans trois autres cas distingués au début de la pé- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 riode d'état, jugés opérables et opérés dans la suite avec succès, les malades ayant déjà une survie de trois ou quatre ans.La gastroscopie permet donc de juger des chances d\u2019opérabilité.Du nombre des ulcères gastriques, nous en relevons quatre: 1°.\u2014 Un ulcère à fond suspect, irrégulier (observation IT) diagnostiqué comme diverticule aux rayons X, comme cancer ulcéré à la gastroscopie et confirmé comme tel à l\u2019examen microscopique après gastrectomie.2°.\u2014 Un cas d\u2019ulcère à fond végétant avec dépôts pultacés, décrit comme diverticule (observation VIII) aux rayons X, soupconné d\u2019étre cancérisé a la gastroscopie et étiqueté cancer par l'examen microscopique après gastrectomie.3°.\u2014 Un troisième cas d\u2019ulcère à bords déchiquetés aux rayons X, (observation X) reconnu comme un ulcère géant de la petite courbure à la gastroscopie, diagnostic confirmé opératoire- ment.4°, \u2014 Enfin un diverticule de la petite courbure gastrique, (observation V) vérifié par les deux méthodes.Il se présente des divergences d\u2019opinions: ainsi dans l\u2019observation III, les rayons X trouvent une image déchiquetée des parois de la région antrale, mais à la gastroscopie, on ne découvre qu\u2019une excentration prononcée de la région pylorique, signe indirect d\u2019une périduodé- nite, confirmée opératoirement.Il est intéressant de relever, en terminant, des lésions moins graves, mais non moins réelles, que la gastroscopie a toute chance d\u2019apercevoir, prévenant ainsi la formation d\u2019ulcères ou de cancers futurs.Tels sont : L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 1°.Les érosions et rougeurs de la muqueuse (observation IX).2°.Les taches hématiques avec zone inflammatoire de voisinage (observation XIII).3°.Les gros plis serrés irréguliers, de nombre augmenté de la muqueuse gastrique, qui ne se laissent pas affaisser par insufflation : ceux de la gastrite hypertrophique (observation XIV).4°.Les gastrites et les ulcères de la bouche de gastro-entérostomie.Certes, le malade doit être préparé d\u2019une façon minutieuse et l\u2019examina- ÉDITORIAL a7 teur parfaitement assisté, et affranchi de toute interférence.Dans ces conditions l\u2019examen se poursuit plus rapidement et les examens peuvent être répétés, comme cela doit être fait, dans le but de suivre l\u2019évolution des lésions.Premier essai dans notre milieu, tendant à démontrer que la gastroscopie peut révéler des lésions initiales de l\u2019estomac que la radiographie ne pourrait déceler.Cette méthode pourrait aussi, dans certains cas, préciser un diagnostic incertain d\u2019une lésion gastrique en évolution.Jean LeSage 7 HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE LA + + + e PASTEURISATION DU LAIT\" Georges BOURBONNAIS, Ingénieur hygiéniste.Tout forum sur le lait serait incomplet s\u2019il n\u2019y était pas question de pasteurisation.C\u2019est pourquoi vos organisateurs ont voulu qu\u2019un dernier travail, aujourd\u2019hui, se rapporte à la pasteurisation du lait.Mais le sujet est tellement vaste, et le temps mis à ma disposition, relativement si court, qu\u2019il est nécessaire de limiter le sujet.I] ne sera donc pas question de théorie ni de bactériologie.Ce ne serait d\u2019ailleurs que faire une compilation des innombrables études, articles, livres mêmes qui ont été écrits sur le sujet, et aussi des interminables discussions souvent passionnées auxquelles 1l a donné lieu.D'ailleurs, à titre d\u2019hygiéniste, 11 nous suffit de savoir que la pasteurisation est un procédé efficace pour détruire tout un groupe de bactéries pouvant causer de très graves épidémies.Le fait est prouvé et reconnu, et toutes les objections que l\u2019on peut présenter à la pasteurisation se butent à la pratique établie, et au fait accompli.Mais la pasteurisation, qui consiste à chauffer du lait à une certaine température, à maintenir ce lait à cette température durant une période donnée, puis à le refroidir à une température de 50° ou moins, ce qui est très simple en théorie, implique en pratique beaucoup de complications.Il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019avoir un bain-marie quelconque, de chauffer ce bain-marie et de le refroidir.I] faut aussi, et ccci est très important, avoir un bon lait cru, le pasteuriser exactement a la température et au temps voulus dans des appareils appropriés; il faut éviter toute contamination du produit après la pasteurisation, et justement à cette fin il faut que la propreté soit parfaite, 1.Communication au XXème Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.c\u2019est-à-dire, en somme, le lavage et la stérilisation des appareils et des bouteilles.Donc, pour toute usine de pasteurisation commerciale, il faut une bâtisse appropriée, des appareils adéquats, et une routine d\u2019opérations b'en définie.Pour la bâtisse, il faut qu\u2019elle soit de dimeu- sions suffisantes pour la quantité de lait qui y sera traitée; qu\u2019elle offre le nombre de chan: bres nécessaires pour empêcher le contact du net au sale, du cru au pasteurisé.Ceci veut dire, au minimum: une chambre de lavage et de réception, une chambre de pasteurisation et d\u2019embouteillage, une chambre froide, une chambre pour la bouilloire.En réalité ce minimum est toujours dépassé par l\u2019addition d\u2019une chambre pour les appareils à froid, une chambre à débarras, une chambre de toilette, un bureau, cte.La nature des matériaux de construction doit répondre à la nécessité d\u2019éviter toute détérioration rapide des murs, étant donné la grande humidité qui règne dans l'usine.Il faut aussi, nécessairement, un système de ventilation.Quant à l\u2019apparence de l\u2019usine.celle-ci ne doit pas ressembler à un hangar.mais bien présenter un aspect de propreté.quant à la bâtisse elle-même et quant aux alentours.Le site même de l'usine doit être commandé par la présence d\u2019une cau potable et la facilité d\u2019écoulement des eaux usées; aussi par une distance raisonnable de toute cause de contamination par les mouches, les poussières.les mauvaises odeurs, etc.Pour ce qui est des appareils, il faut dire ici qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019industrie où des progrès aussi sensibles ont été faits en si peu de temps.Les appareils d\u2019aujourd\u2019hui ne ressemblent en rien à ceux d\u2019il v a 20 ans, et même d\u2019il y a 10 ans.L\u2019acier inoxydable a remplacé presque partout L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 l\u2019acier étamé et le cuivre étamé.De plus, les détails sanitaires de ces appareils répondent à certains standards qu\u2019ont établis les manufacturiers d\u2019appareils à la suite des directives et aussi avec la collaboration des organismes de santé publique.Il est inutile de décrire ici, en détail, ces appareils que d\u2019ailleurs vous pouvez voir en visitant toute usine de pasteurisation en opération.Qu'il suffise de dire que pour toute usine il faut, au minimum, un bassin de réception avec filtre ou clarificateur; un pasteuri- sateur avec un thermomètre indicateur et un thermomètre enregistreur; une refroidisseur tubulaire ou à plaques; une embouteilleuse automatique ou semi-automatique, mais comportant toujours le posage automatique des capsules; une laveuse à bouteilles dans la caisse ou par immersion; une laveuse à bidons; et nécessairement une bouilloire.Pour le refroidissement, l\u2019eau, qu\u2019elle provienne de l\u2019aqueduc ou d\u2019un puits, n\u2019est pas considérée comme suffisante ; les refroid.sseurs ont donc deux sections, et la deuxième section utilise un procédé mécanique de refroidissement, tout comme la chambre froide.Les appareils peuvent se compliquer dans les usines d'importance moyenne, et surtout dans celles à gros débit.On a alors des systèmes automatiques de pasteurisation où la température et la période de rétention ne dépendent pas de la main de l'homme, mais d\u2019appareils de contrôle compliqués.C\u2019est en particulier le cas du système continu à haute température qui devient de plus en plus en faveur, étant donné ses caractéristiques d\u2019automatisme.J'ai voulu vous donner ces détails pour que l\u2019on comprenne bien que le contrôle de la pasteurisation du lait est un contrôle technique.C\u2019est pourquoi depuis le début du contrôle provincial sur la pasteurisation, en 1928, un ingénieur sanitaire a toujours été chargé de ce travail.Les articles de la loi de l\u2019hygiène publique de Québec se rapportant au contrôle provincial de la pasteurisation sont les articles 72 ct suivants.L\u2019article 72 définit la pasteurisation.L'article 73 se lit comme suit: BOURBONNAIS: PASTEURISATION DU LAIT 849 « 73.Aucune usine pour la pasteurisation du lait ou de la crème devant servir à la consommation n\u2019est installée et aucune usine existante ne peut être modifiée ou agrandie, avant que des plans et devis de cette usine et des modifications proposées aient été soumis au Ministre et son approbation obtenue.Toute infraction à cet article rend celui qui en est trouvé coupable passible d\u2019une amende de cinq cents dollars.Les travaux faits sans cette approbation préalable doivent être modifiés ou démolis par la corporation ou personne propriétaire de l\u2019usine ou chargée de la maintenir en opération, si le ministre l\u2019exige.S.R.1925, e.186, a.71b; 18 Geo.V, c.68, a.7; 5 Geo.VI, c.22, a.16.» L\u2019application de cet article constitue, en somme, le travail de routine de l\u2019ingénieur chargé du contrôle de la pasteurisation.Il doit examiner les plans et les listes d\u2019appareils soumis au Ministère, et faire ensuite rapport à l\u2019ingénieur en chef et au Ministre de la Santé.Il y a là souvent matière à correspondance et aussi à des visites sur place.Enfin l\u2019article 74 donne au Ministre le pouvoir de suspendre ou de fermer toute usine de pasteurisation si les résultats ne sont pas satisfaisants.La suspension ou la fermeture ne se fait qu'après avoir entendu les intéressés, et l\u2019on peut ajouter que très peu d\u2019usines ont résisté aux ordres donnés, et que la fermeture n\u2019est réservée que dans les cas où l\u2019exploitation de l\u2019usine met en danger la santé publique.Le docteur Archambault vous a décrit les méthodes bactériologiques d\u2019analyse pour déterminer la qualité du lait cru ou du lait pasteurisé.Ces méthodes d\u2019analyses peuvent se résumer, par ordre d\u2019importance, à l\u2019essai de phosphatase, au nombre de colibacilles, et au nombre total de bactéries.Ces analyses doivent être faites sur des échantillons prélevés par les inspecteurs municipaux ou provinciaux, et c\u2019est ce qui constitue le troisième facteur dans le contrôle de la pasteurisation, le contrôle des opérations.Dans le cas de Montréal et de Québec, qui ont leurs propres inspecteurs et leur propre 850 BOURBONNAIS: PASTEURISATION DU LAIT laboratoire, ce contrôle des opérations est pratiquement laissé à la discrétion des autorités municipales.Pour les autres régions de la Province, ce contrôle ne peut évidemment pas être le travail d\u2019un seul homme, en l\u2019occurrence l\u2019ingénieur sanitaire; celui-ci doit profiter de la collaboration des inspecteurs des différentes Unités Sanitaires, ces inspecteurs pouvant aisément adopter une routine de travail.Quelle est cette routine?Nous demandons à tous les inspecteurs sanitaires, au minimum, de prélever un échantillon de lait par mois, échantillon prélevé soit sur la route, soit dans la chambre froide de l\u2019usine.Si cet échantillon donne de mauvais résultats, l\u2019inspecteur doit alors se rendre à l\u2019usine et prélever ce que nous appelons une série d\u2019échantillons de contrôle, c\u2019est- à-dire un échantillon aux différents stages de la pasteurisation et de l\u2019embouteillage.Ceci nous permet d\u2019apprécier l\u2019efficacité des opérations, ou encore de localiser la défectuosité non apparente dans les appareils, ou dans la méthode de lavage ou de stérilisation.Depuis quelques années, afin de répondre à l\u2019importance croissante non seulement du nombre mais aussi du débit des usines de pasteurisation, !e Ministère a nommé des inspecteurs spéciaux chargés spécialement du contrôle des usines de pasteurisation.Leur nombre est actuellement de 4, avec territoires comprenant pour chacun une vingtaine d\u2019usines de pasteurisation.Où en est rendue la pasteurisation dans la province de Québec?Il y a actuellemest 186 usines de pasteurisation approuvées, répandues dans toutes les régions, même les plus reculées.Toutes les municipalités de la province ayant une population de 4000 et plus, sont actuellement desservies par une ou plusieurs usines de pasteurisation, et on peut affirmer que plus de 85% du lait consommé dans les municipalités de cités, villes et villages, ayant 1000 ou plus de population, est du lait pasteurisé.Cette proportion dépasse 99% à Montréal; dans le reste de la province elle atteint 80%.Ce résultat est d\u2019autant plus remarquable qu\u2019il a été obtenu presque sans coercition, la pasteurisation n\u2019étant obligatoire que dans L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 une vingtaine de municipalités, dans la Province.Il ne suffit pas cependant de consommer du lait pasteurisé.Il faut que ce lait soit de toute première qualité du point de vue hygiénique.Quelle est donc la qualité sanitaire du lait vendu par nos usines de pasteurisation?Tous connaissent les merveilleux résultats obtenus à Montréal et à Québec, mais les résultats obtenus dans les usines du reste de la Province sont moins connus.Pour ces dernières, et d\u2019après les résultats obtenus cette année, à date, on trouve que seulement 3% des analyses donnent un indice de phosphatase supérieur à la limite établie, ce qui se compare avec les résultats obtenus dans les plus importants Etats américains.C\u2019est donc dire que notre lait est réellement pasteurisé.Pour ce qui est de la re- contamination, indiquée par la présence de colibacilles, il faut d\u2019abord remarquer que nous avons des standards plus sévères que ceux établis dans les autres provinces ou à l\u2019étranger.Nous exigeons que 3 échantillons sur 4 donnent moins de 50 colibacilles par 100 ce.; l\u2019A.P.H.A.a accepté tout dernièrement un nombre de 1 000 ou moins par 100 ce.Notons que si nos standards sont plus sévères, c\u2019est que nous avons adopté depuis 20 ans cette méthode pour apprécier la recontamination après la pasteurisation, c\u2019est-à-dire en somme l\u2019efficacité des opérations à l\u2019usine, alors qu'ailleurs on ne l\u2019adopte que depuis quelques années.Quant aux énumérations bactériennes tc- tales, il y a place, en général, pour une amélioration sensible.Précisons que cette énumération totale était autrefois la seule analyse bactériologique employée pour apprécier la qualité du lait pasteurisé, mais que l\u2019indice de phosphatase et le nombre de colibacilles ont une relation beaucoup plus exacte avec la valeur strictement hygiénique du lait.Par contre, le nombre total de bactéries dans le lait pasteurisé indique d\u2019assez près la valeur sanitaire de ce lait avant sa pasteurisation.Il faut avouer qu\u2019à la suite de la guerre, alors que le lait était une matière rare comme tant d\u2019au- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 tres produits, il y eut détérioration dans la qualité de la production.Ceci était dû en partie au fait que le lait du producteur destiné à la consommation fluide n\u2019obtenait qu\u2019un prix légèrement supérieur à celui destiné à d\u2019autres fins, où les mêmes standards sévères ne s\u2019appliquent pas.Malgré les circonstances défavorables, et une augmentation considérable de leur débit, nos usines ont continué à protéger la santé de leurs clients, et c\u2019est là, 11 me semble, une preuve péremptoire de la haute efficacité de la pasteurisation commerciale.BOURBONNAIS: PASTEURISATION DU LAIT 851 Les conditions économiques ont changé depuis deux ans, et l\u2019on assiste actuellement à un retour vers les anciens standards de production.Ce travail des organismes de santé est grandement facilité par la collaboration intelligente des usines elles-mêmes, surtout par l\u2019entremise de leur groupement professionnel, l\u2019Association des Distributeurs de lait, mais obtiendrait des résultats beaucoup plus irimé- diats si les organismes concernés avaient, pour les soutenir, un ensemble de règlements modernes et adaptés aux circonstances.LES PROBLÈMES RENCONTRÉS DANS LES RELATIONS ENTRE ORGANISATIONS \" Georgine BADEAUX, Infirmière hygiéniste du Ministère de la Santé de la P.de Québec.C\u2019est avec une appréhension et une anxiété alors justifiées que j'ai accepté de présenter ici les « problèmes rencontrés dans les relations entre organisations ».Je dis, alors, parce qu\u2019après réflexion et enquête, une vue assez calme des faits est apparue et demeurée.Preuve que la peur naît toujours de l\u2019inconnu.Le dictionnaire définit le mot « problème »: « question à résoudre selon les règles de la science ».Où trouver la science des bonnes relations humaines?Notre siècle ne semble pas la connaître! I] tend plutôt à la supprimer atomiquement.L\u2019interdépendance des humains n\u2019a jamais été à prouver mais depuis toujours les moyens de l\u2019assurer sage et bienfaisante ont été discutés.Ramené dans l\u2019orbite qui nous intéresse, c\u2019est-à-dire à cette santé publique qui mobilise médecins, infirmières, ingénieurs, inspecteurs, travailleurs sociaux, le besoin de relations est vivant et impérieux tous les jours.Cela tient à notre conception de la santé, base de notre 1.Communication au XXème Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Montréal, septembre 1950.civilisation.L\u2019Organisation Mondiale des Nations Unies a défini la santé: un état complet de bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladies ou d\u2019infirmités.Un programme de santé appelle l\u2019application des sciences médicales, sociales, psychclo- giques, par l\u2019éducation, la législation et des techniques sociales qu\u2019institutions et organisations exploitent dans un méme but.Chacune de ces sciences apporte des mesures susceptibles d\u2019efficacité, qu\u2019il s\u2019agisse de traitement ou de prévention d\u2019anormalités physiques ou mentales, d\u2019infections microbiennes ou autres ou de conditions insalubres dans quelque domaine que cela soit.La juste coordination de ces mesures engage seule le succès et tout accroc à cette coordination est un problème de relation.En 1948, la Canadian Public Health Association entreprit une vaste enquête et étude de la situation de l\u2019hygiène publique au Canada, au moyen de plusieurs comités.Le rapport du comité d\u2019étude de la section du Nursing 852 parut en juin dernier.Au chapitre des relations entre services on y fait une première distine- tion: il y a deux sortes d\u2019organisations sanitaires, celles qui sont officielles, dépendantes de l\u2019Etat et les autres dites « non-officielles » ou « privées ».La majorité, sinon toutes les organisations d\u2019infirmières-visiteuses sont des organisations privées.Nées pour répondre opportunément à des besoins intenses de services, elles battent la marche depuis toujours sur le chemin scientifique, accumulant des preuves de rendement et je pense ici à l\u2019Assistance Maternelle de Montréal, au Service du Nursing de la Compagnie d\u2019Assurance Vie de la Métropolitaine, au Service médico-social de l\u2019Institut Bruchési, à la Victorian Order of Nurses, à la Société d\u2019Infirmières visiteuses, à la Clinique du B.C.Get nombre d\u2019autres.Les organisations officielles qui ont besoin, en démocratie, de l\u2019assentiment populaire pour naître et survivre, bénéficient des expériences acquises, des méthodes prouvées excellentes, et dès qu\u2019elles apparaissent, sont acceptées d\u2019emblée et avec force de loi.Ce rapport du Comité d\u2019étude affirme que l\u2019entente est bonne et note qu\u2019ordinairement, en présence d\u2019un même cas, les institutions privées, souvent spécialisées, ont la priorité de service sur les autres.Ainsi, à Montréal, une future mère inscrite à l\u2019Assistance Maternelle n\u2019est pas suivie à la Clinique pré-natale du Service de Santé de la Ville, et si un traitement antiluétique est nécessaire, le Service antivé- nérien de la Province, bien qu\u2019au courant du cas par sa déclaration légale, n\u2019entre pas en jeu tant que l\u2019Assistance Maternelle n\u2019a fermé le cas.De même, un tuberculeux surveillé par le Service médico-social de l\u2019Institut Bruchési, ne l\u2019est pas par le Service de Santé de la Ville \u2014 Division de la Tuberculose; dans plusieurs villes de la Province, l\u2019infirmière de l\u2019Assurance Vie Métropolitaine a, pour les assurés, un programme d\u2019éducation préventive et le Bureau de l'Unité Sanitaire, bien qu\u2019au courant des cas contagieux et responsable de ces cas, n\u2019intervient qu\u2019après le départ de l\u2019infirmière, BADEAUX: RELATIONS ENTRE ORGANISATIONS L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 si nécessité il y a.Ceci s\u2019explique par le fait que les Services de Santé des Villes et les Unités Sanitaires modernes ont un programme d\u2019éducation du public fort étendu et toujours limité dans sa réalisation, par défaut de temps et de personnel.Il est logique que la surveillance d\u2019un malade qui aura besoin de traitements et de soins spéciaux, soit entre les mains d\u2019organisations de nursing à domicile, telle l\u2019Assistance Maternelle, le Victorian Order of Nurses ou le Service de la Métropolitaine.Les organisations de santé partagent avec les œuvres purement sociales le désir de réhabiliter physiquement et socialement leurs assistés, mais il est difficile, sinon impossible, de faire la division des responsabilités et de conclure avec justesse aux causes d\u2019une misère humaine; ce qui la crée au début peut être un problème ou mental ou social, puis les causes et effets deviennent si confus qu\u2019il est vain et d\u2019ailleurs peine perdue de démêler les uns des autres.Une étroite collaboration de services s\u2019impose donc entre services de santé et services sociaux.Quand je me suis présentée à quelques institutions de santé et d\u2019œuvres sociales, en quête de leurs problèmes de relations, pas une n\u2019a jugé opportun de me faire des confidences; étant donné l\u2019emploi même discret que j'en aurais fait, je suis sans rancune, car que l\u2019on préfère la charité à la lumière se défend assez bien.On est tous unanimes à admettre qu\u2019il y a bonne volonté, bienveillance, courtoisie même les uns envers les autres et qu\u2019il y a rarement conflits graves.Cependant, les œu- vres sociales se plaignent de ne pas toujours pouvoir donner satisfaction aux demandes des Services médico-sociaux, à cause d\u2019un manque d\u2019argent, de personnel et d\u2019institutions.Par exemple, un hôpital général demande le transfert d\u2019un cas chronique ou d\u2019un convalescent dans une institution spéciale et il n\u2019y a pas de lit disponible pour ce malade.Le service social.apparemment ne bouge pas, mais la vérité est tout autre: on procède à des enquêtes familia- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 BADEAUX : les, économiques, pour trouver une solution.Souvent il faut placer le malade dans des « nursing homes » où le coût de la pension est très élevé ($80.00 à $100.00 par mois), où la surveillance médicale n\u2019est pas toujours passable et où l\u2019hygiène et la sécurité matérielle et morale du malade sont douteuses.Il est malheureusement plus facile de dire: « Je n\u2019obtiens rien de cette œuvre » et de discréditer un service que de connaître tous les déboires d\u2019un travailleur social.Dommage que des relations deviennent tendues pour des causes étrangères à l\u2019œuvre elle-même.Parce que le secours à l\u2019indigence n\u2019est pas complet (quelquefois il fait l\u2019effet d\u2019une passoire) beaucoup de problèmes restent sans solution et affectent quelque peu les relations entre œuvres et services de santé.Qui palera, dans un foyer nécessiteux, l\u2019aide domestique indispensable?les médicaments dispendieux prescrits à l\u2019indigent?Qui paiera les lunettes, dentiers, et autres appareils comme bas élastiques, etc.Il n\u2019y a pas de centre de distribution gratuite de médicaments ou de ces appareils pourtant nécessaires puisque prescrits par médecins et hygiénistes., Les personnes qui se dévouent dans les œu- vres et organisations n\u2019ayant pas une formation commune, n\u2019ont pas la même philosophie sociale ou si vous aimez mieux, une égale appréciation des choses.Pour certaines, l\u2019indigence est indubitablement associée à la malpropreté et au taudis.En voici un exemple: une mère de famille, veuve d\u2019un tuberculeux et qui a deux enfants tuberculeux sur cing.vit dans un quatre pièces avec un budget de $75.00 par mois (pension des mères nécessiteuses et allocations familiales, ete, calculées); éduquée par une infirmière visiteuse, cette courageuse femme a compris la nécessité de !a propreté et elle est méticuleuse.A l\u2019époque de Noël.cette famille fut mise sur la liste pour la distribution des paniers de Noël.Le bon Monsieur charitable qui apporta le panier de pro- vis.ons, cru donner à mauvais escient et fit rapport désobligeant en conséquence; « c\u2019était \u2014 Swift\u2019s pour Bébés SWIFT | So./a première marque en fait de viandes.prépare, ou Canada, les seules viandes (007% pour Bébés \u2014 (40 wl) = ND (TT = ALLL LY q 4 hy MEDITAL Bg\u201d N PLINY oO NESTLE'S MILK PRODUCTS (CANADA) LIMITE D e 80 KING ST.WEST, TORONTO, ONTARIO LXII SÉDATION ET EUPHORIE POUR LES PATIENTS NERVEUX ET IRRITABLES par Pusage de VALERIANETS-DISPERT Chaque comprimé, enrobé de chocolat, contient: extrait de valériane (de concentration élevée), 0.05 gm., finement divisé afin d\u2019obtenir un maximum d\u2019efficacité.SEDATIF SANS GOUT, SANS ODEUR, NON-DEPRIMANT et CALMANT.VALERIANETS-DISPERT est indiqué dans les cas de troubles émotifs et d\u2019épuisement, l\u2019anxiété, état de dépression, névrose cardiaque et gastro- intestinale, molimen ménopausique et menstruel, insomnie.Posologie: 1 à 2 comprimés t.i.d.\u2014 Flacons de 50 et 100 comprimés.Dans toutes les pharmacies d'ordonnance.STANDARD PHARMACEUTICAL CO., INC., 1123 Broadway, New York L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Dans les troubles intestinaux NUCARPON \u2018F) Chaque comprimé contient: Extrait de rhubarbe, séné, soufre précipité, huile de menthe poivrée, huile de fenouil, dans un excipient de charbon de saule suractivé.Pour préparer la Solution de Burow U.S.P.XIV PANSEMENT HUMIDE, employez PRESTO-BOROR' (Sulfate d'aluminium et acétate de calcium) POUDRE EN ENVELOPPES \u2014 COMPRIMES \u2014 Pour le traitement de tuméfactions, inflammations, entorses.Dans les affections pulmonaires TRANSPULMIN ® Solution de quinine à 3% avec camphre a 214%, pour injection intramusculaire.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse au secrétariat: 326 est, Boulevard St-Joseph \u2014 LA.9888, afin qu'ils puissent recevoir l' « UNION MEDICALE DU CANADA » sans aucune interruption.reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.\\ Littérature sur demande.\u2014 TABLE DES ANNONCEURS Pages Abboit Laboratories .22242 100 XLII - XLIV American Can Company (Petits pois) -.LV Ames Company of Canada Limited (Clinitest) .XXXV Anglo-French Drug, Co.(Cortunon) .XLV Armour Laboratories, The (ACTHAR) .XXXVII Ayerst, McKenna & Harrison, Limitée (Beminal Plus) \u2014 (Maturex) .XXIII - XXIV Bauer & Black (Suspensoir) .XXVIII Berex Pharmacal Company (Berex) .XXXIX British Drug Houses (Canada) Limited, The (Vibelan) XLIX Burroughs Wellcome & Company (Perazil) .XXVIII Canada Drug Company (Betagen) \u2014 (Bicalgen-D) \u2014 (Trisulfa) \u2014 (Somenal) «eevee eee XXVI Canada Drug Company (Paveral) .LXII Canadian Canners Limited (Nourriture Aylmer pour bébés) iii ee LVI Carnation Company Limited (Lait évaporé) .LIV College Royal des Médecins et Chirurgiens (Avis) .VI Compagnie Ciba Limitée (Nupercainal) (Dibistine) XVII - XVIII Compagnie Ciba Limitée (Fénocyline) Dupuis Frères (Examen de la vue) .02, Edde, J\u2026 Limitée (Neurinase) \u2014 (Alepsal) \u2014 (Gési-Byl) XL Eddé, J.\u2026.Limitée (Desanxyl) \u2014 (Artichobyl) \u2014 (Inotyol) LI! Eli Lilly and Company Limited .Ce Premiére page de la couverture Frigidaire Products of Canada, Limited .LIH Frosst, Charles E.& Company.VII-VIII-IX-X Frosst, Charles E.& Company .Bande Frosst, Charles E.& Company (Composé Ostoforte) .\u2026.IV Gerber-Ogilvie Baby Foods Limited (Bouillies) .LX Herdt & Charton.Inc.(Vago-Frenal) .XLVI Herdt & Charton, Inc.(Vertavis) \u2014 (Osmopak) -.L Herdt & Chariton, Inc.(Uroprazine) .XLVIII Herdt & Chariton, Inc.(Vichy Célestins) .0, II Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal (Vaccin BCG) .XXX Joubert, J.J.(Produits laitiers) .LXI Pages Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Cholibile) XLII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Hemabione) .XXII Laboratoires Desautels (Stomalumine) .XVI Laboratoires Desberges Limitée (Acidobyl) Quatrième page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Khémo) \u2014 (Véga) .XXXI Laboratoires Jean Olive (Revitalose) \u2014 (Triglobine) LVII Lederle Laboratories (Auréomycine) .20200 XIII Librairie Beauchemin Limitée .XXXII Mead Johnson & Company of Canada Limited (Pablum) .\u2026.Troisième page de la couverture Medicolab Inc.(Stomalumine) .XVI Merck & Company Limited (Mandelamine) .I Merrell (Bentylol) .22020200 20 aa aa a LL XXXVIII Millet, Roux & Compagnie (Bilogène) .XV Mowatt & Moore Limited (Spasex) \u2014 (Neuro-Spasex) XXI Murine Company, The (Murine) .LIX Nestlé\u2019s Milk Products (Canada) Limited (Lactogen) LXI Pfizer & Company Inc.Chas.(Terramycine) .XI Phillips Company Division, The Chas.H.(Lait de magnésie) 1.222222 242 Lee a Lee ea aa na ea aa ann XXIX Poulenc Limitée (Flaxédil).Deuxième page de la couverture Reckitt & Colman (Canada) Limited (Disprin) .XX Roerig & Company (Canada) Limited, J.B.(Viterra) XLI Rougier Freres (Lipotrope) «coven.Vv Searle & Company, G.D.(Dramamine) .XIX Sharp & Dohme (Canada) Limited (Cremosuxidine) .LI Shuttleworth Chemical Company Limiied, The E.B.(Fungol) .22200 02 ae aa a aa aa ana ana XLVII Squibb & Sons (Canada) Limited, E.R.(Dicrysticine) XXV Standard Pharmaceutical Company.Inc.(Valerianets- Dispert) .cv i a La a LL aa LA a La Le LXII Swift Canadian Company Limited (Viande pour bebes) LVIII Usines Chimiques du Canada Inc.(Calcival) .LXIV Wilmot Castle Co.(Installations hospitalières) .XXXVI Winthrop-Stearns Inc.(Mucilose) .XIV Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (B-Plex) \u2014 (Minules) LXIV L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 juillet 1951 Fron d Nr He, Dx pe 2 2 3 7 3 3 5 >; % a 4% ii > 7 7 & 2s 4 Sh mie & CC i 5: oF 2 rd Tas = ig: i PE: Ps £a es 2 So % = A 5 = 22 a rev CAL 2 .chart Le 5 3 2 is \u2026 3 oe w x = 2 Si x ser 5 23 % oy i x sas $ ae £3 5h S rs > = x établit aux normal d mi dan su minéralis à rachitiq nieu injec i Ha oi ire a?#1, nétse milabie (10 çi ANDARDISEES SOLUTIONS sT MA 5 enfon SONNABLES ES A PRIX RAI ewer?2e gr TES 2 Re pe, Ea ; L A LY EL 3 \u2019 - A A J CO ni x A The iA 2 & 2 MONTRE AL La ~ (>) GAPRIRZ iN > AU NADY Vous pouvez maintenant prescrire quatre céréales précuites pour enfant sous la sécurité d\u2019un nom: PABLUM*, Le Pablum original, la première céréale précuite au monde accrue de vitamines et de minéraux est maintenant CEREALES MELANGEES PABLUM.Pab- ena* est maintenant la FARINE D\u2019AVOINE PABLUM.Et deux nouvelles céréales Pablum sont dis- ponibles\u2014le RIZ, et l\u2019ORGE.Un nouveau procédé fait ressortir la pleine et riche saveur de toutes les céréales Pablum.De nouveaux emballages en sauvegardent la saveur et la fraicheur.Seules les céréales Pablum ont le nouveau \u2018\u201cbec-à-verser\u2019\u2019 qui s\u2019ouvre et se ferme d\u2019un geste du doigt.La Farine d\u2019Avoine Pablum, les céréales de Riz et d\u2019Orge offrent une variété de saveur et sont toutes indiquées quand les médecins préfèrent une céréale non \u2019 mélangée.S'il y a allergies, la Céréale de Riz est particulièrement indiquée pour patients de tout age.A l\u2019appui des quatre Céréales Pablum il y a la réputation de Mead Johnson & Cie\u2014depuis près d\u2019un demi siècle, les pionniers en recherches nutritives .*Marque déposée f Ù = o¢ $ & FORMULE: chaque dragée contient: :S Acide Déhydrocholique .22 grs S Acides Biliaires © (Cholique, Désoxycholique, Taurocholique, Glycocholique) 2 grs Oléate de Sodium 1 gr.Méthylbromure d'Homatropine.1/125 gr.nsullisance hepalique onstipalion chronique POSOLOGIE : Une ou deux dragées après chaque repas.CONDITIONNEMENT : Flacon de 50 dragées.( DESBERGERS BIOLOGISTES CHIMISTES PHARMACIENS Montréal - - - Canada "]
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