Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Août
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1951-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" 5 Tome 80 \u2014 Numéro 8 MONTRÉAL, AOÛT 1951 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 XXIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., 4 - 6 octobre 1951, Trois-Rivières ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT: 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal. dans les cas de Vaginites à Trichomonas.essayez (succinylamido-4-amino-4'-diphénylsulfone) indiqué dans: vaginites à Trichomonas, métrites, exo et endocervicites d'origine microbienne, leucorrhées banales, vaginites, vulvites, bartholinites, vulvo-vaginites fongiques (moniliase) ses avantages: bien toléré, ne couse pas d'irritation, se délite très bien, fait rapidement disparaitre les sensations de brûlures, démangeaisons, leucorrhées (\u2018pertes blanches\u201d), facile à employer, ne tache pas le linge présenté en: COMPRIMÉS VAGINAUX contenant 0.25 Gm.de produit actif POUDRE à 0.25 Gm.par gramme échantillons el littérature sur demande Poulenc LIMITÉE, _ MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Les activités de l'homme d\u2019affaires ne sont pas interrompues grâce au soulagement bienfaisant des symptômes urinaires Plusieurs malades sous traitement pour infections des voies urinaires, continuent de vaquer à leurs occupations habituelles grâce à l\u2019analgésie obtenue par l\u2019administration orale du Pyridium.Le Pyridium peut s\u2019administrer en même temps que les antibiotiques, Une étude* du soulagement sympto- : matique obtenu chez 118 cas traités les sulfamides ou toute autre avec le Pyridium indique: thérapeutique spécifique.Un soulagement rapide de la pollakiurie dans 85% des cas.Une diminution de la douleur et L'histori y du ténesme dans 93% des cas.ustorique complet du Pyridium et *Kirvin, T.J., Lowsley, O.S., et Manning, J.de Sn emploi clinique sera envoye Effects of Pyridium in certain urozenital infections, A.J.Sura.62: 330-335, décembre 1943.sur demande.(Marque de phénylazo-diamino-pyridine CIH) CA nu \u2014_\u2014 Pyridium est la marque déposée par Nepera Chemical Co.Inc., succes- ME RCK & CO.LIMITED seur de la Pyridium Corporation, ., pour sa marque de phénylazo-dia- Fabricants Chimistes mino-pyridine CIH.Merck & Co.Limited en sont les distributeurs Montréal - Toronto - Valleyfield ezclusifs au Canada. SOMMAIRE BULLETIN Paul LETONDAL L'enseignement médical post-universitaire est-il organisé dans la province de Québec?Un cours de perfectionnement pour le praticien sur les maladies des enfants, du 24 au 28 septembre 1951, à l'hôpital Ste- Justine .LLL002 2224 AAA a ea a 4 a a eee 0 0 0 0 8 ee sa ee 909 Le XXIe Congrès .22000 000004 ea a a a ae ea aa a ea ee ae 913 Jean GRATTON et Paul DAVID La quinidine dans les troubles du rytkme \u2014 18 cas .914 L.LAMOUREUX et M.BOURGEOIS-GAVARDIN La théorie des trois perpendiculaires dans l'in\u2019iltration du plexus brachial 927 AE.PAQUET La stabilité du Ph sanguin .ii ae Le ae ane 934 INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique el un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES | | Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: | graveleux Un verre à jeun.| Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Cystites \u2014 Néphrites Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal | L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 ESKAPHEN B , COMBINAISON SEDATIVE DE THIAMINE ET DE 4 \u2019 PHENORARBITAL POUR LE MALADE NERVEUX SANS APPETIT [IL Déséquilibres vago-sympathiques Dyspepsies nerveuses Insomnies nerveuses Hyperemotivité Élixir léger en flacons de 6 et 80 onces liquides (170 cc.et 2 1.273 environ) SMITH KLINE & FRENCH INTER-AMERICAN CORPORATION, MONTREAL 9 *Marque déposée au Can.Pat.Off. SOMMAIRE (Suite) RECUEIL DE FAITS Maurice GERVAIS Un cas de gangréne d'origine veineuse .939 Reginald JOHNSON Observations sur deux cas de \u201cmaladie bleue\u201d .940 J.-A.LAPOINTE Kératite interstitielle et kératoplastie perforante \u2014 Commentaires .945 Hubert TOUGAS Un cas de rhinophyma opéré .ii i.948 M.GAGNIER Eclampsie et rein gravidique .950 Jacques GAGNON Hépatite et néphrite gravidiques .953 Pour les cas ou le régime alimentaire ha- FORMULE : samment de vitamine Dans chaque tidienne moyenne A et de vitamines du capsule (4 capsulés) groupe B: Vitamine D .covvvennnnnnn.n.50,000 unités int.200,000 unités int Vitamine À \u2026.\u2026csrocsorocreuss 1,666 unités int.6,664 unités int.\u201cOSTOFORTE\u201d A Vitamine B: (chlorhydrate (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\u201d) de thiamine) .0.67 mg.2.67 mg.: Riboflavine (vitamine Ba) .1.00 mg.4.00 mg.Chaque, capsule content Niacine (acide nicotinique) .6.67 mg.26.67 mg.\u2019 vitamine D.\u2019 Vitamine C (acide ascorbique) 15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT: Le Composé PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).d\u2019Ostoforte et l\u2019Ostoforte ne doivent pas être donnés aux DOSE: Jusqu'à concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Charles &.Frost &Co.MONTREAL, CANADA L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 1888 La Théophylline est découverte par Kossel.Cette médication maintenant bien connue et dont l'utilité est induscutable présente toutefois l'inconvénient d\u2019être insoluble et susceptible d'intolérance gastrique.1933 L'aminophylline est découverte par Gruter.La solubilité de cette association de la Théophylline avec l'éthylène diamine marque un progrès.À l'usage on constate cependant ses inconvénients qui découlent de sa réaction franchement alcaline (d'où causticité) et de son instabilité.1950 La Neuiraphylline est mise à la disposition du Corps Médical canadien a la suite des travaux de recherches et d\u2019une longue expérimentation clinique depuis son introduction par Maney, Jones, Gross et Korns en 1946.raphylline neutre \u2014 stable \u2014 soluble constitue un progrès réel.Elle possède toutes les propriétés de la théophylline sans ses inconvénients.Elle est efficace par voie orale ou rectale aussi bien qu\u2019en injections (indolores).La Neutraphylline est offerte en comprimés, suppositoires et ampoules.Elle est également présentée avec Phénobarbital et en association avec Papavérine et Phénobarbital.Documentation détaillée sur demande.1951 marque pour la maison Rougier Frères le cinquantième anniversaire d'efforts constants pour mettre à la disposition du Corps Médical des spécialités pharmaceutiques de la plus haute qualité. SOMMAIRE (Suite) ® H.RICARD Cervicite et endocervicite en rapport avec la pratique gynécologique et obstétricale .eee ae ea a aa a a a de aa 957 MOUVEMENT THÉRAPEUTIQUE Jacques DURIV AGE Evaluation de la marisone en rhumatologie .960 EDITORIAL Henri SMITH La cortisone dans le traitement de la kératite interstitielle syphilitique 963 HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE Hon.Paul MARTIN Récents progrès de la campagne anticancéreuse du Canada .965 Adélard GROULX Cinquante années de progrès .\u2026.00000 caca 970 VARIÉTÉS Rosario FONTAINE Crime à deux .LLL LL aa ea a ea aa a aa ea aa aa a aa ana 973 Gabriel NADEAU Le dernier chirurgien du roi à Québec.Antoine Briault (1742-1760).981 En devoir .1.2200 0e ee sa ea a ae ae ea sa aa aa aa aa aa na nana ana 999 e © © \u201cL'Union médicale du Canada\u201d en 1882 .__îî 1002 ANALYSES LL.LL aa aa Lea aa aa aa aa aa ana aa aa ana aa aa aa 1004 MÉDECINE Maladie de Gaucher et mégaloblastose médullaire (100/).Insuffisance rénale aiguë secondaire aux accidents transfusionnels ou à d'autres causes (1004).Formes atypiques de mononucléose infectieuse (1007).Hernies diaphragmatiques et anémies (1007).Erythroleucémie (1008).Porphyrie aiguë (1008).CARDIOLOGIE Localisation des infarctus du myocarde par rapport aux faisceaux musculaires du cœur (1009)., LABORATOIRE Ma conception des nævus cellulaires (1010).SOCIÉTÉS ooo eee eee ee AAA LL 1012 Réunion scientifique du bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 19 avril 1951 (1012).CONGRES Le congrès annuel de la \u201cCanadian Urological Association\u201d .1017 NOUVELLES .oiutiititttittt tine ntanaaaansaaeeennn, 1019 REVUE DES LIVRES .iii ities 1030 ; Il nous fera plaisir de vous adresser notre format régulier de l'un ou l'autre de ces produits pour votre usage personnel.Veuillez PRÉSENTATION: Tubes de 12, flacons de 40 et de 100.tout simplement en faire la demande sur une carte postale portant votre nom et adresse.\u2018 \u201cPour micux .( Profiter des Vacances \\ Les vacances sont rarement parfaites .aussi faut-il se prémunir contre tous les ennuis qui peuvent étre maitrisés.Grace aux préparations ci-dessous, les personnes prévoyantes qui vous consulteront avant leur départ pour I'été tireront un meilleur parti de leurs vacances.Dour le Soulagement de la Fièvre des Foins - Le COMPOSE \"PYRITHEN\" Une préparation antihistaminique Le Composé Pyrithen présente des avantages particuliers: administration sous forme de doses légères suivies d'effets antihistaminiques plus soutenus et moins susceptibles de provoquer la somnolence, renforcés par les précieux effets d'analgésiques et d\u2019 antipyrétiques contre une grand nombre de malaises inhérents à la fièvre des foins.C.T.N° 814 \"Sout\" Pyrithen (marque de citrate de chlorothen).25 mg.Acétophen (marque d'acide acétylsalicylique) ee 200 mg.Phénacétine.1.220020 0221044 ee ed La 4 aa a eee Re La en» 150 mg.Citrate de caféine.ae 30 mg.POSOLOGIE: de 2 & 4 comprimés par jour.PRESENTATION: Tubes de 12, flacons de 40 et de 100.Traitement \u2018par excellence\u2019 des Coups de Soleil \u201cTAN-GEL Vous pouvez recommander Tan-Gel en toute conflance.Cette gelée antiseptique, à l'acide tannique et de consistance non graisseuse, soulage rapidement les malaises causés par les coups de soleil et autres calamités propres à l'été \u2014 l'herbe à la puce, les coupures, les érafiures, les piqûres d'insectes.Les mères l\u2019aiment tout particulièrement à cause de sa rapidité d'action dans les cas d'érythème fessier.PRÉSENTATION: Tubes de 2 et 6 onces.a id Eliminer la Mauvaise Haleine et les Odeurs Corporelles Les COMPRIMES \"SUDROMA\" CT.N° 816 \u201cGioosf Chlorophyllines.coin.100 mg.POSOLOGIE: Pour l'élimination de toutes les odeurs corporelles, prendre une tablette par jour, généralement au déjeuner ou immédiatement après.Les cas opiniâtres peuvent nécessiter 2 ou 3 comprimés les quelques premiers jours.Pour soulager rapidement les odeurs buccales provenant du tabac, des aliments, des boissons ou de désordres des sucs buccaux (halitose), laisser lentement dissoudre un comprimé dans la bouche.Ne pas escompter d'effets favorables avant au moins une heure après la déglutition du comprimé, laps de temps nécessaire à l'absorption.PRESENTATION: Formats de 12, flacons de 30 et de 100.pur le Soulagement des Maux de Tête, Névralgies, Douleurs musculaires et autres.Les COMPRIMES \"217\" C.T.N° 217 \u201cSion\u201d *Acétophen.20220 201244 A Lan ea LL aa aa a a sa na nee 3% gr.Phénacétine.112204 12 LL L LL 44e a ea ae ee se a a a eee 22 gr.Citrate de caféine.La Aa ae aa a ae ee a gr.*([Marque d'acide acétylsalicylique) POSOLOGIE: Un comprimé 2 ou 3 fois par jour, selon le besoin.Chartes & Froost &Co.MONTREAL .CANADA LD Traitement des CARENCES VITAMINIQUES Marque de vitamin rs bP des.| A fy AY Les maladies par carence sont raräment imputables à l'insuffisance d'un seul facteur.Chaque constituant nutritif doit être\\évalué.Protides, glucides, lipides, sels minéraux et facteurs accessoires, tous doivent Être pesés et considérés dans l'étude de l\u2019intégralité d'un régime alimentaire.On Yonstatera, cependant, que dans la plupart des cas, la carence vitaminique joue le Xôle principal et que, en cette occurrence, la carence est multiple et non pas limitée ä\\une seule vitamine.r à l'insuffisance du régime alimentaire et pour seconder le traitement de la maladi& à sa période aiguë tout comme durant la convalescence.Les vitamines sont présektement ou virtuellement insuffisantes dans le régime des états suivants, et il faut donc le compléter.On recommande Beforte pour suppl RESTRICTIONS DIÉTÉTIQUES Ulcère peptique, colite, diabète sucré, alcoolisime chronique, anorexie nerveuse, cardiopathie, régimes irrationnels, néphrite, sérklité.ABSORPTION INADÉQUATE Colite, maladie coeliaque, dysenterie, cardiopathie% avancées.BESOINS EXTRAORDINAIRES Hyperthyroidie, infections aiguës, grossesse et lactati opératoires, maladies débilitantes\u2014tuberculose, arthrite, , états pré et post- sthme chronique, etc.Beforte s'est avéré utile pour la prévention et le soulagement mal des rayons.L'administration des tablettes devra commencer 3 ou 4 jours avant\\la radiothérapie, et continuer durant tout le cours du traitement.! AQ 1?TABLETTES ''BEFORTE\" LIQUIDE BEFORTE S.C.T.N° 360 \"Zroest Chaque cuillerée à thé renferme: Levure de bière concentrée.150 mg- Levure de bière concentrée.150 mg.Thiamine, CIH.de.3 mg.Thiamine, CH.de.3 mg.Riboflavine.2 mg.Riboflavine.\u2026 2 mg.Niacinamide.12.5 mg.Niacinamide.12.5 mg.Pyridoxine, CIH.de.1 mg.Pyridoxine, CH.de.1 mg.d-pantothénate de calcium.5 mg.d-pantothénate de calcium.5 mg.Vitamine D.500 U.l.Vitamine D.500 U.l.Acide ascorbique.25 ma.OSOLOGIE P POSOLOGIE rare aL x .Une & trois tablettes par jour.Une à trois cuillerées à thé par jour.PRESENTATION PRESENTATION Flacons de 30 et 100 tablettes.Flacons de 4 et B onces.MONTREAL CANADA era es | ) er ro) \u2018 L'Action anticholinergique de la Banthine dans l\u2019ulcère peptique \u2014diminue la stimulation excessive du vague, caractéristique de la maladie ulcéreuse, en inhibant les stimuli 1.Aux ganglions para-sympathiques et sympathiques.2.Aux organes récepteurs du système para-sympathique.Par cette action, la Banthi- ne réduit considérablement l'hypermotilité et, habituellement, l\u2019hyperacidité.SEARLE LA Banthine BROMURE MARQUE DE COMMERCE DU BROMURE DE METHANTHELINE RECHERCHE AU SERVICE C.D.SEARLE & CO., CHICAGO 80, U S A.Dose suggérée: Un ou deux comprimés (50 à 100 mg.) toutes les six heures.DE LA MÉDECINE Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Valléry-Radot (Paris), Wilbrod Ponin, doyen Faculté de Médecine, Université de Montréal; Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile Blain, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Gaudet, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, MM.\u2018J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Edouard Desjardins 326 est, boulevard Saint-Joseph.: BUREAU DE COLLABORATION: ¢ .Maurice Beaudry, A.\u201c Cantero, Roland Cauchon, Fernand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, M.Gervais, Pierre Jobin, P.Larivière, Valmore Latraverse, Rosaire Lauzer, Secrétaire de la Rédaction Roger-R.Dufresne MM.Sylvio Leblond, J-Louis Léger.Jean LeSage, Léon Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault M.Plamondon, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Têtu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina.de Collège Boal des Médecins et Chirurgiens ; 17% du Canada \u201cAVIS.CONCERNANT LES EXAMENS ASSOCIÉ (FELLOW) EN MÉDECINE - = L\u2019examen peut être passé en MÉDECINE, ou en médecine en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Anesthésie .Psychiatrie Radiodiagnostic Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Radiothérapie Neurologie ASSOCIE (FELLOW) EN CHIRURGIE L\u2019examen peut étre passé en CHIRURGIE, ou en chirurgie en accentuant sur l\u2019une des spécialités suivantes: Neuro-chirurgie Ophtalmologie Otolaryngologie Obstétrique et gynécologie Chirurgie orthopédique Urologie CERTIFICATS EN SPÉCIALITÉS L'examen peut être passé dans une des spécialités suivantes, approuvées pour le certificat: SPÉCIALITÉS MÉDICALES Anesthésie Psychiatrie Médecine physique Dermatologie et syphiligraphie Pédiatrie Santé publique Médecine interne Pathologie Radiodiagnostic Bactériologie Radiothérapie SPÉCIALITÉS CHIRURGICALES Ophtalmologie Chirurgie orthopédique Otolaryngologie Neurologie Chirurgie plastique Chirurgie thoracique Urologie Chirurgie générale Neuro-chirurgie Obstétrique et/ou gynécologie Copies des Règlements et Normes de Formation post-universitaire Régissant les Examens du Collège à l\u2019Egard du Diplôme d\u2019Associé (Fellow) et du Certificat de Spécialiste, ainsi que des formules de demande et des listes des hôpitaux approuvés au Canada, peuvent être obtenues en s'adressant comme suit: Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 mucilose TRAITEMENT DE LA CONSTIPATION PAR UN HYDROGEL NEW YORK 13,'N.Y.WINDSOR, ONT.443 Sandwich Street, West Windsor, Ontario XI Traitement par la masse de I'hydrogel.dans la constipation due a une alimentation pauvre en résidus Le vieillard, l\u2019opéré, le convalescent, le malade au régime, sont souvent constipés à cause d\u2019une diète pauvre en résidus.Mucilose \u2014 (hémicelluse hydrophile) \u2014 augmente le volume du bol alimentaire, pauvre en résidus, remplit le côlon d\u2019une masse émolliente et favorise le péristaltisme normal.avec 2 verres d\u2019eau 2 cuillerées à thé \u2026 2 fois par jour.Présenté en flocons (Formule concentrée avec dextrose) 4 et 16 onces.Echantillons envoyés sur demande aux médecins.Mucilose, marque de commerce enregistrée, Etats-Unis et Canada.\u201cdu AE Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION COMITÉ EXÉCUTIF Président: L.Gérin-Lajoie MM.L.Gérin-Lajoie, R.Amyot, J.-A.Vidal, Vice-président: Pierre Smith D.Marion et Pierre Smith.Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal , .Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion et J.-A.Vidal OFFICIERS CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Louis-E.Phaneuf (Boston), Eug.Tremblay (Chicoutimi), Charles P.Mathé (San Francisco), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), D.Collin (Saint-Boniface), A.Fontaine (Woonsocket), J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa), L.-P.Mousseau (Edmonton).L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac), ADMINISTRATION et SECRETARIAT | 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITÉ: Jacques D.Clerk l Tél: LAncaster 9888 L'hôpital Royal Victoria donnera un cours de cinq jours pour les praticiens de médecine générale, du 8 au 12 octobre.Ce cours portera sur les conditions vues en médecine générale et l'on insistera sur les différentes techniques utilisables dans le cabinet de consultation et ce en médecine, chirurgie, obstétrique et gynécologie.Ce cours est limité à 50 candidats.Le coût est fixé à $50.00.Pour autre information ou pour enregistrement, écrivez au \u201cPost-Graduate Board\u201d, Royal Victoria Hospital, 687 ouest, avenue des Pins, Montréal, P.Q. L'Union Méd.Canada XIII Tome 80 \u2014 août 1951 Médication efficace contre de nombreuses infections à bactéries et à rickettsies et certaines maladies à protozoaires et à grands virus Chlorhydrate cristallisé d\u2019 AURMEOMYCINE Lederle Le Praticien de Médecine Générale est le clinicien qui a le plus de chances de constater le premier symptôme d\u2019une maladie infectieuse.Il entreprend de soigner la majorité de ces cas et, souvent, il dirige le traitement de maladies rebelles ou d\u2019étiologie obscure.De plus en plus, le médecin de famille donne la préférence à l\u2019Auréomycine pour traiter de nombreuses maladies infectieuses.Sa vaste gamme d'activité, jointe à l\u2019absence quasi totale d\u2019une tendance à la bactério-résistance et à une faible fréquence d\u2019effets secondaires, sont autant d\u2019avantages précieux qui rendent l\u2019Auréomycine indispensable au praticien affairé.Conditionnement Capsules à 50 mg.: Flacons de 25 et de 100 capsules; à 250 mg.: Flacons de 16 et de 100 capsules.Forme ophtalmique: Fiole de 25 mg.avec compte-gouttes, solution à préparer extemporanément par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 7335, boulevard Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q. OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, 165 est, rue Laurier, Ottawa.DIRECTEUR GENERAL Emile BLAIN, .444 est, rue Sherbrooke, Emile BLAIN, Montréal.Hermile TRUDEL, .4, PI -À.VIDAL, SECRET AIRE-TRÉSORIER GENERAL J A.DENONCOURT Hermile TRUDEL, J-A.\u2019 1990 est, rue Rachel, J.-B.JOBIN, Montréal.Jos.NORMAND, É -L.ROCHEFORT, SECRÉTAIRE ADJOINT ds B.-G.BEGIN, 3440, rue Hutchison, Montréal.® COMITÉ DU XXIe CONGRÈS J.-A.DENONCOURT, président.J.-B.JOBIN, ler vice-président.J.-M.LAFRAMBOISE, 2e \u201d Gustave LACASSE, 3e \u201d Auray FONTAINE, 4e \u201d Donat'en MARION, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Montréal.Montréal.Montréal.Trois-Rivières.Québec.Trois-Rivières.Trois-Rivières.Jos.NORMAND, secrétaire, | 1027, boul.Laviolette, Trois-Rivières.J.-L.ROCHEFORT, trésorier, 1005, rue Saint-Prosper, Trois-Rivières.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Chs.N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD, J.-H.LAPOINTE, J.-A.JARRY, Edmond POTVIN, Albert PAQUET, Charles VEZINA, J-A.VIDAL.Richard GAUDET, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1954 ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1952 BAILLY, Roland, 4339 avenue de Lorimier, Montréal .1952 BEAUCHEMIN, L.- , Calgary, Alberta BELIVEAU, Pierre, Os gan, N.-E.BIBAUD, Barthélémi, Valleyfield, P.Q.BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont Ce LECOURS, J.-A., xs MILOT, J.- JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.*4JOBIN, Pierre, 911, rue d\u2019Auteuil, Québec 38, av.King- Edward, Ottawa, Ont.La a A ae aa a ee 1954 LEMIEUX, ].-R., Hôpital Saint- Sacrement, Québec .1952 MANSEAU, Ceorges, 924, rue St-Aubin, Ville-St-Laurent @MERCILLE, oe 316, Parc G.-E.-Cartier, 1 D., 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.7% IMOR ISSET, Pierre, Saint- Georges- de-Beauce, P.Q Montréal .19 BROUSSEAU, L.- Philippe, Malartic, P.Q LL LL Lee RPERRAS, J.- -Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CARON, Sylvio, Mastai, Québec .$IPERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.954 CHOLETTE, A.-M., 14 451 est, boul.St- Joseph, Montréal SPIETTE, Edmond, Joliette, PQ 2111111110 1954 COUTURIER, Al onse, Riviére-du- Loup, P.Q.>#PILON, J.-L, 389 est, boul.Saint- Joseph, Montréal .1954 D'ARCENCOURT, Cuy, Drummondville, P.Q.95 POWERS, A \"11, rue Front, Hull, .1954 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, \u2018Montréal.1952 wiRIOUX, ].-Emile, Sainte-Anne- dos.Monts, P.Q.954 DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec 1952 ROULEAU, J.-Maurice, St-Grégoire, Cté de Nicolet, P.Q.1952 DOMINGUE, Albert, Granby, PQ 1222121102 4 1952 TETRA Pierre, 300, Carré Saint- Louis, Montréal .1954 GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, R.I.954 ATETRAULT, Adélard, 411, boul.Laviolette, T -Rivières 1924 GAUTHIER, J.-D., Shippegan, N.-B 1111 1954 \u201cTHIBAULT, Eugène, \"4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.19 HURTUBISE, Raoul, Senateur, 19, rue Durham, IAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont, .1984 Sudbury, Ont.1.112220 0042 2 a aa aa 0 a aa a 00 0 1954 L'Union Méd.Canada XV Tome 80 \u2014 août 1951 - AMPHO-VACCINS A INGERER E ray COLIBACILLES, ENTEROCOQUES, PROTEUS, BACILLUS BIFIDUS, ah BACILLES PYOCYANIQUES.INTESTI NAL \u201c| AUTO-INTOXICATIONS D'ORIGINE INTESTINALE.ENTERITES.APPENDICITES, CHOLECYSTITES, SYNDROME ENTERO-RENAL, CER- 2 ; TAINS RHUMATISMES, INSUFFISANCE HÉPATIQUE, PRÉPARATION DES MALADES AVANT LES INTERVENTIONS ABDOMINALES.BACILLES DE BORDET ET GENGOU 52%, PNEUMOCOQUES, PNEUMO- BACILLES, STREPTOCOQUES, STAPHYLOCOQUES, ENTÉROCOQUES, MICROCOCCUS CATARRHALIS, COCCO-BACILLES DE PFEIFFER, BACILLES PYOCYANIQUES a3 6%.TRAITEMENT EFFICACE DE LA COQUELUCHE ET DE SES COMPLICATIONS, PNEUMOCOQUES, PNEUMOBACILLES, STREPTOCOQUES, STAPHYLOCOQUES, ENTEROCOQUES, MICROCOCCUS CATARRHAL- IS, COCCOBACILLES DE PFEIFFER, BACILLES PYOCYANIQUES.GRIPPE, BRONCHITES, PNEUMONIES, BRONCHO-PNEUMONIES, PLEURÉSIES PURULENTES, CERTAINS ASTHMES, SINUSITES, OTITES, CONJONCTIVITES.= COLIBACILLES, ENTÉROCOQUES, STAPHYLOCOQUES, TOUTES INFECTIONS DE L'APPAREIL URINAIRE.LABORATOIRES DES AMPHO-VACCINS A.-D.RONCHÈSE DOCTEUR EN PHARMACIE ANCIEN CHEF DE LABORATOIRE A L'HÔPITAL COCHIN\u2014LAURÉAT DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE.AGENTS GÉNÉRAUX MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTRÉAL CANADA L'Union Méd.Canada XVI Tome 80 \u2014 août 1951 PROTECTION.Une vitamine À synthétique L'AROVTT \u201cROCHE L\u2019AROVIT \u2018ROCHE\u2019 possède toutes les propriétés physiologiques' de la vitamine A naturelle.Sous la ferme synthétique, cette vitamine est facilement absorbable.De plus, elle est exempte de ces arrière-goûts des huiles de fcie de morue et elle est dépourvue de cette saveur et de cette odeur de poisson désagréables.INDICATIONS L\u2019AROVIT \u2018ROCHE\u2019 est recommandé dans les carences en vitamine À rencontrées en © OPHTALMOLOGIE © DERMATOLOGIE e PÉDIATRIE ® GYNECOLOGIE ® OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE ® MEDECINE INTERNE Conditionnement: Dragées à 50,000 U.I.de vitamine À (environ 17 mg.d\u2019acétate de vitamine A), flacons de 30 et de 200.Ampoules de 1 ce.contenant 300,000 U.I.de vitamine A (environ 165 mg.de palmitate de vitamine A), boîtes de 3 et de 25.HOFFMANN - LA ROCHE LIMITÉE © Montréal a misère de la FIÈVRE DES FOINS S - oe\u2019 ¥ % ça es ® s à N 04 el IRS TE Lr Tm ee gp Tefficacité marquée de la PYRIBENZAMINE® rrr ET PE n ZH ry allergies.iE LI Tr cliniques ont prouve Ief, icacité therapeutique de la PYRIBENZAMINE® et la LE \u2018 Fo secondaires qui accompagnent son administration.COMPAGNIE CIBA LIMITEE, MONTREAL M Fr AD \u2014\u2026_ tango A sont Cy des LL e yn Ines PL oe a [5 hy LL sp.dll te A.cn lr.Me \u2018 ile RN HT [vine Led ongestion ag FT 0 a me The rh e vasomoirice, sinusite, etc.p varie 2 La com LOC puise et Eg rr Lu pa em ok oux muqueuses nasales.4 PRESENTATIO YAPO ry Li [7 Ol la 07 dos symptémes tastes rem 2.SOLUTION\u2014Fla PE Load (EN | traitement Pe a, olergiques des ae of de conjonctive.1.Hunter, R.B., et Dunlog, D.M.; Quart.J.Med.17: COMPAGNIE LIMITÉE - MONTREAL eut.tax.Et 271-290, 1948.*Marque déposée Tome 80 \u2014 août 1951 L'Union Méd.Canada © balaté af» oo 9 7% pour la douleur rhumatismale qui disparaît après le traitement au Pab- alate.| L\u2019acide para- amino-benzoique 0.3 gm.(5 gr.), et le salicylate de soude 0.3 gm.(5 gr.) fournissent une plus forte concentration de salicylate dans le sang avecun dosage inférieur en salicylate.\u2014 Soulagement clinique prolongé, effets secondaires réduits.RICHMOND 20, VA, Produits pharmaceutiques de qualité depuis 1878 est un produit de A.H.ROBINS CO., INC.20 Z bits À se : Agents pour le Canada THE LEEMING MILES CO., LTD.1 Notre Dame St.West, Montreal 1, Quebec XIX XX GENERAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 ELECTRIC un nom que vos patients connaissent et respectent! INDUCTOTHERM un nom sur lequel vous pouvez compter tion, l\u2019Inductotherm de G.E.justifie la confiance de vos patients.D'é toutes les étapes de sa fabrica- De plus, il répond à toutes les exigences cliniques.Il vous facilite la tâche dans l'obtention de la qualité et de l'intensité d'énergie voulues pour chaque traitement.L'Inductotherm peut élever la température locale de n'importe quelle partie du corps à la limite de tolérance du patient.Voyez votre agent G.E.ou écrivez à la succursale la plus rapprochée \u2014 General Electric X-Ray Corporation, Limited, Montréal, Toronto, Vancouver, Winnipeg.GENERAL @ ELECTRIC X-RAY CORPORATION L I M I T EBD \u201c MONTREAL TORONTO - \u2014 VANCOUVER ~~ WINNIPEG LL 4 % PROLONGEMENT de 4 activité so\u201d &°* æ° ce C oror 2) yl Ii in = pn &'Moore pc EE 1e (4) Yr a pe Corophyllin (Aminophylline M&M) est le vasodilatateur et le diurétique de choix.Sa stabilité et son efficacité assurent un soulagement aux malades souffrant des troubles suivants: ANGINE DE POITRINE TROMBOSE CORONARIENNE SCLÉROSE CORONARIENNE INSUFFISANCE CARDIAQUE ASTHME BRONCHIQUE ASTHME CARDIAQUE ÉTAT ASTHMATIQUE Corophyllin peut se prescrire sous forme de solution injectable, comprimés, suppositoires, soit simple ou composée avec Phénobarbital, Pentobarbital, Rutin ou Digitale.De la littérature avec description complete et des échantillons de ces produits qui vous intéressent particulierement vous seront envoyés sur demande. XXII Nouveau.oo Efficace.Economique.L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 B;: FER VITAMINES HE ABIONE INJECTABLE EN FIOLES DE 10 C.C.COMPOSITION Chaque c.c.de solution aqueuse stérile représente: VITAMINE Bu cristallisée 15 mcg.FER (citrate ferreux ammoniacal vert) 10 mg.VITAMINES: Niacinamide .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.25 mg.*Pyridoxine (Be) coo.0.15 mg.Riboflavine (Bs) 0.15 mg.had 1 To) 1 V- T 20 mg.Alcool benzylique oceaeooooooo.2% POSOLOGIE ET MODE D\u2019ADMINISTRATION HEMABIONE s\u2019administre par injection intramusculaire exclusivement.La posologie est variable suivant l\u2019individu.Il importe en tout cas d\u2019administrer une dose suffisante pour provoquer une réaction réticulocytaire idoine, pour normaliser le nombre de globules rouges et le taux d\u2019hémoglobine et pour assurer la disparition des symptômes gastriques et des autres symptômes.INDICATIONS PERNICIEUSE ANÉMIE HYPOCHROME CARENTIELLE LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE, INC.178 est, rue Jean-Talon Montréal 10. LK VITAMINE No 817 Puissante association des facteurs B a la vitamine C USAGE PRE ET POST-OPERATOIRE Riboflavine.12.5 mg.Niacinamide.100 mg.CONVALESCENCE Pyridoxine.1 mg.d-Pantothénate de calcium.10 mg.ALCOOLISME CHRONIQUE Vitamine C (acide ascorbique)100 mg.Flacons de 30 et 100 capsules SURMENAGE Existe également toute une gamme de préparations \u2018\u201cBéminal\u201d 0 Ayerst, McKenna & Harrison Limitée « Biologistes et Pharmaciens + Montréal, Canada UNION MEDICA D AN: - BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, août 1951 \u201catteint une haute moyenne 1 95% soulagement complet \u2014 Perloff, W.H.: Am.J.Obst.& Gynec.58:684 (oct.) 1949.2 88% amélioration symptomatique \u2014 Fried, P.H.et Hair, Q.: J.Clin.Endocrinol.3:512 (sept.) 1943.3 72% soulagement complet \u2014 Gray, L.A.: J.Clin.Endocrinol.3:92 (fév.) 1943.4 79% amélioration satisfaisante \u2014 Harding, F.E.: West.J.Surg.Obst.& Gynec.: 52:31 (janv.) 1944.5 88% soulagement complet \u2014 Sevringhaus, E.L.et St.John, R.: J.Clin.Endocrinol.3:98 (fév.) 1943.6 82% bons résultats \u2014 Glass, S.J.et Rosenblum, G.: J.Clin.Endocrinol.3:95 (fév.) 1943.7 83% résultats satisfaisants = Freed, S.C, Eisin, W.M.et Greenhill, J.P.: J.Clin.Endocrinol.3:89 (fév.) 1943.La \u201cPrémarine\u201d, à base de substances oestrogènes conjuguées (équines) est présentée sous forme de comprimés dosés à 0.3 mg., 0.625 mg.(simple ou avec 1/, grain de phénobarbital), 1.25 mg.et 2.5 mg.et en liquide à 0.625 mg.par cuillerée à thé.Existe également: \u201cPRÉMARINE\u2019 avec MÉTHYLTESTOSTÉRONE pour le traitement combiné oestrogènes-androgènes.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada L'action de blocage unique de l\u2019ACTHAR sur les manifestations complexes de l\u2019hypersensibilité est maintenant bien prouvée.L\u2019ACTHAR produit des résultats particulièrement heureux pour la victime de l\u2019asthme grave, rebelle: la menace des crises asthmatiques est réduite au minimum.Des doses relativement faibles d\u2019ACTHAR peuvent avoir raison rapidement du status asthmaticus qui avait résisté à tous les autres traitements.L'amélioration marquée, souvent remarquable, produite par l\u2019ACTHAR, fait de celui-ci une thérapeutique vraiment économique dans le traitement difficile de l'asthme grave.Posologie de l\u2019ACTHAR.\u2014 Dose d'attaque: Dans les cas peu graves, 12.5 mg.toutes les 6 heures.Les cas chroniques sérieux, y compris le status HORMONE ADRÉNOCORTICOTROPE (A.C.T.H.) DES LABORATOIRES asthmaticus, peuvent exiger jusqu\u2019à 25 mg.toutes les 2 heures.La dose d'attaque sera continuée pendant 2 à 4 jours, et même plus, dans les cas sérieux.Diminution de la dose: Une fois les symptômes enrayés, diminuer la dose de 5 mg.par injection tous les deux jours, jusqu\u2019à ce que le traitement ait duré 10 à 12 jours.Traitement d\u2019entretien: Peut être nécessaire dans l'asthme chronique grave; 10 à 20 mg.une ou deux fois par jour.La littérature sur l'ACTHAR, comprenant entre autres le mode d\u2019emploi et les contre-indications, sera envoyée sur demande.L'ACTHAR se vend en fioles de 10, 15, 25 et 40 U.l.(mg.).L\u2019étalon d\u2019Armour pour l\u2019ACTHAR est maintenant accepté comme Unité Internationale.L'Unité Internationale est égale à 1 milligramme d\u2019ACTHAR.ARMOUR THE ARMOUR LABORATORIES CHICAGO 11, ILLINOIS LA THERAPEUTIQUE PHYSIOLOGIQUE PAR LA RECHERCHE BIOLOGIQUE BETAGEN VITAMINE \u201cB\u2019 COMPOSÉE ÉLIXIR GLYCÉROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT NERVIN Pertes d'énergie et d\u2019appétit \u2014 Anémie \u2014 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux Déséquilibre nerveux PRINCIPAUX COMPOSANTS : ; VITAMINE B: \u2014 RIBOFLAVINE \u2014 PYRIDOXINE \u2014 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 ACIDE PANTOTHENIQUE LECITHINE \u2014 AVENINE \u2014 GLYCÉROPHOSPHATES DE SODIUM, CALCIUM, POTASSIUM, STRYCHNINE (1/60 gr.à l\u2019once) SAVEUR AGRÉABLE @ TOLERANCE PARFAITE DOSE: UNE CUILLERÉE À DESSERT QUATRE FOIS PAR JOUR AVANT LES REPAS.° Comprimés Kicalgen- D A bade de Gluconale de Calcium INOSITOPHOSPHATE DE CALCIUM ET MAGNESIUM CERIUM OXALATE © VITAMINE D Groddedde, Lactation, Vomiddemenits gravidiques LE BICALCEN-D, COMPRIMÉ NON AROMATISÉ, PRESQUE INSIPIDE, ENTIÈREMENT SOLUBLE, EST LE MEDICAMENT DE CHOIX POUR LA FEMME GRAVIDE.Dose \u2014 Trois à six comprimés par jour.GComprimés T R | - S U L F A 0.50 gm.Amélioré ACTION RATIONNELLE DES SULFAS CHAQUE COMPRIMÉ RENFERME: @ SULFAMÉTHAZINE 37% @ SULFADIAZINE 37% SULFAMÉRAZINE 26% NOUVELLE ASSOCIATION SULFAMIDÉE PERMETTANT DES DOSAGES ADÉQUATS TOUT EN DIMINUANT LE DANGER DE CRISTALLURIE DOSE \u2014 UN COMPRIMÉ TOUTES LES 3 HEURES OU PLUS SELON L'AVIS DU MÉDECIN.*Marque déposée.S omenal (COMPRIMÉ À 0.10 GRAMME) NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE SOMENAL REPRÉSENTE L'EFFET RAPIDE DU BUTOBARBITAL ASSOCIÉ À L'EFFET PLUS PROLONGÉ DU PHÉNOBARBITAL.ÉMOTIVITÉ * INSOMNIE ® SPASMES * PHOBIE *® ANXIETE .Yon Lan Butobarbital 0.05 gramme] .DOSE: Selon l\u2019avis du médecin.Phénobarbital 0.05 gramme j Par comprimé.- La(lie CANADA DRUG CO.Montreal, = nion Méd.Canada XX VII Tome 80 \u2014 août 1951 Les allergies sont toujours © présentes IL EN EST DE MÊME DE BENADRYL TOUJOURS DISPONIBLE POUR UN SOULAGEMENT RAPIDE ET CONTINU Janvier vous envoie des malades atteints d'cedéme aigu angioneurotique, tandis que juin vous ramène des patients qui cherchent à obtenir un soulagement de leur conjonctivite printanière.Pour nombre de ces sujets, BENADRYL représente très souvent la solution à leurs maux, quelle que soit la nature de l'allergie en cause ou le siège du tissu qui est en état de choc.D'après des centaines de travaux cliniques, le BENADRYL s\u2019est révélé efficace dans les affections suivantes: l\u2019urticaire aigu et chronique, la rhinite vaso-motrice, la fièvre des foins, la dermatite par contact, l\u2019érythème multiforme, la dermatose prurigineuse, le dermographisme, la sensibilisation médicamenteuse, les réactions à la pénicilline, la maladie sérique et l'allergie d\u2019origine alimentaire.Pour faciliter la posologie individuelle et lui assurer une plus grande souplesse, le chlorhydrate de BENADRYL (chlorhydrate de diphenhydramine Parke, Davis) est offert sous des formes variées, et notamment en Kapseals(R) à 50 mg., en capsules à 25 mg.en Elixir dosé à 10 mg.par cuillerée à thé et, pour l\u2019administration par voie parentérale, en Stéri-Vials (R) a 10 mg.par c.c.NT » .\u2014 * nO 2 PARKE, DAVIS & CIE., LTÉE.~ HN - eo ce mi me A Lame ve Zz.A à Fag L'Union Méd.Canada XXVIII Tome 80 \u2014 août 1951 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 mr rence HÉMOSTYL Sérum hémopoiétique frais de cheval FLACONS - AMPOULES | Anémies 1 à 2 ampoules le matin à jeun dans 1/4 Convalescences , de verre d'eau, par voie buccale.| Hémorragies SIROP | Anémies des enfants 1 cuillerée à potage (enfants une cuillerée | Chloro-anémies à café) avant les trois principaux repas.| Laboratoires du D' ROUSSEL, 97, rue de Vaugirard, PARIS | Agents pour le Canada: J.EDDE Ltée, 1154, Beaver Hall Sq., Montréal.| I | LAB.GENEVRIER 45 Rue Michelis NEUILLY-PARIS [TIL |.EDDE, Limitée.1154, Beaver Hall Sq., Montréal, Agent général pour le Canada. DANS LES TROUBLES ALLERGIQUES \u2026 maléate de Chlor- Trip olon jt (maléate de chlorprophenpyridamine Schering) activité extraordinaire efficace à des doses de 2 à 4 mg.action presque immédiate en deca de 10 à 30 minutes grande tolérance faible incidence de réactions secondaires effet prolonge dure de plusieurs heures à un jour entier Formes diverses: comprimés, comprimés à acthon répét\u201ce et sirop.Aux Etats-Unis, le chlor-tripolon est connu comme chlor-trimeton.eu Ddetiug CORPORATION LIMITED - Montréal I L'Union Méd.Canada XXX Tome 80 \u2014 août 1951 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX\" \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANEE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) \u2014m_ je je plaie ambulatoire dis- hos 5e désormais du WYCHOL {foie de CAPSULES ) RT \u201c En À ES , mes, - ! 4 ?100 ¢ na \\ Se : ; Ï : WycHoL ; { CAPSULES ; | % } + \u2018 ne Wychol (tire anp suosifOt 4 Bo # flacon de \u201c66h cagoule contains 0.5 Go.COR?i po ll [ n 0 Fi itz Îlser = les | Harry and 8.016 Em jgositet.; J £ Rh ; $ A 5 « le métabolisme iY IE des: PIRES Ao Cd SEER = 5 = - délicieuse.II n\u2019est que faiblement acide (pH de 5.4 af réduit le risque de malaise gastrique ou de nocivité pop , 5 at coin Tae 2m YA ÉLIRE\u201d CS FRA pi a OBARBITAL Pour ces ij malades qui | surtout de fatigue, de pétit, un proj tant une sé et un appok elements vi 8 TABLETS .Ho = (y compris BEPLETE | Bis).VITAMIN § FACTORS WATS PHENDBARBIIAL - | WYETH fase vs re sine tai : 8.55 ge.f a 2 BE.Borst uate inn fo tot svt gan hfiafasi JOHN WYETH & BROTHER (CANADA: LTD.MAINS TA ES , i.radi ° Composition: x ELIXIR .(e.c.) Par cuillerée à th&X Hi \u20ac Phénobarbital .25 gr.; Thiamine acons de 16 onces Riboflavine lig.et de Pyridoxine Ya gall.Imp.Vitamine B12 Niacinamide Alcool dérivé de l\u2019acide pantothénique Composition d\u2019un comprimé: nec : Phénobarbital ~ EOMPRIMES Sv: Ake Riboflavine aies.Pyridoxine \u2018: .,_ Vitamine Biz cristallisée 1,000 comprimés Niacinamide d-Pantothénate de calcium Marque Déposée L'Union Méd.Canada XXXII Tome 80 \u2014 août 1951 té 4 Hu yy un d ad n Genies\u201d au service du medecin Aussi rapidement et aussi infailliblement que pouvait les obtenir Aladin, le médecin dispose, de quatre puissants \u2018\u2018génies\u2019\u2019 pour simplifier ses diagnostics de routine: Clinitest, Bumintest, Acetest, Hematest.Ces comprimés réactifs Ames sont très commodes et très pratiques et permettent des tests rapides, faciles et sûrs.Ils sont complets par eux-mêmes, se transportent facilement et ne requièrent ni chaleur extérieure ni appareils spéciaux.Comprimés réactifs CLINITEST pour la recherche de la glycosurie Flacons de 36 comprimés réactifs; Carton de 24 comprimés réactifs (scellés dans du papier d\u2019étain).Empaquetages de 1200 et de 3000 pour les institutions.Nécessaire pour épreuve de glycosurie (No 2106); Nécessaire pour épreuve de glycosurie (No 2155 MODELE UNIVERSEL).Rapides, commodes, sûrs, pour déceler et contrôler la glycosurie.Comprimés réactifs BUMINTEST pour l\u2019albuminurie Flacons de 32, 100 et 500 comprimés réactifs.Pour déceler l\u2019albumine dans l'urine.Comprimés réactifs ACETEST pour l\u2019acétonurie Flacons de 100 et 250 comprimés réactifs.Commodes, rapides et sûrs pour l'identification de l\u2019acidose imminente ou présente dans le diabète et autres affections.Comprimés réactifs HEMATEST pour le sang occulte dans l\u2019urine, les fèces et les crachats.Flacons de 60 et 500 comprimés réactifs avec papiers-filtres.Ils révèlent la présence de sang occulte dans les fèces, les crachats ou l'urine.Particulièrement précieux pour diagnostiquer les anémies secondaires non expliquées.Avec 6 éprouvettes, 3 compte-gouttes, | bouteille à réactif Bumintest, | bouteille compte-gouttes pour l\u2019eau, | support en plastique, | tableau colorimé- trique avec renseignements.NOUVEAU NÉCESSAIRE À DIAGNOSTIC DE AMES Contient Clinitest, Bumintest, Acetest et Hematest en une seule unité commode s\u2019obtiennent chez votre pharmacien ou votre fournisseur habituel #Acetest, Clinitest, Hematest, Bumintest, marques de commerce déposées.DI-4 AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO A > ê 7 \\UALLALALLALALALLLAR BAS SR AAAS Pb A Ag qe 8 + 04° 4 00 00 07026 La Librairie Beauchemin Limitée imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », ; offre 7 ses services a tous les MEDECINS, ANNONCEURS ct LECTEURS de cette revue pour tous travaux d'impression et de reliure.@ Son outillage le plus perfectionné, @ Son personnel des plus avisés, Sont garantie de qualité, A des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.0 | UA I) UT \\ % .AMAA (Ga : SCSI\u201d \\ RE Uy tI LIBRAIRIE BEAUCGHEMIN LIMITÉE LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL, MONTREAL Tél.: LAncaster 4236 _ i 11 Sels Minéraux et 9 Vitamines EN UNE SEULE CAPSULE EQUILIBRE PARFAIT\u2014La formule de VITERRA procure des doses bien équilibrées de vitamines, de sels minéraux et d'éléments à l\u2019état de traces.Elle est composée de manière à augmenter la valeur nutritive de chacun des ingrédients qu\u2019elle renferme.Les composants du VITERRA sont dans des proportions telles qu\u2019ils assurent l\u2019harmonie des rapports biologiques essentiels au bon fonctionnement des systèmes enzymotiques vitaux.EFFICACITE\u2014 VITERRA contient toutes les vitamines que l\u2019on sait être essentielles à l'alimentation humaine, ainsi que les 11 sels minéraux dont les aliments sont le plus ordinairement dépourvus.COMMODITE\u2014 Grâce à VITERRA, il est possible, pour la première fois, de procurer des doses supplémentaires suffisantes de vitamines, de sels minéraux et d'éléments à l\u2019état de traces, et cela en une seule capsule. 4 == pans NOUVELLES COMBINAISONS DE VERILOID® INDI QUEES DANSST OUSYLES DEGRES DESL\u2019 HYPERTENSION spécialement pour ces malades dont la maladie est difficile à traiter 4 > VERILOID AVEC PHENOBARBITAL ET HEXANITRATE DE MANNITOL Chaque comprimé strié contient: Veriloid 2 mg.Phénobarbital 15 mg.Hexanitrate de mannitol 10 mg.Cette association d\u2019agents hypotenseurs, Veriloid-VPM, donne un excellent résultat dans tous les degrés d\u2019hypertens:on.Ce produit est particulièrement avantageux dans le traitement de patients qui manifestent une faible tolérance au Veriloid simple, ou lorsqu\u2019on éprouve de la difficulté à régler la dose pour ces malades.Il est maintenant possible d\u2019aider beaucoup plus de patients \u2014 Veriloid- VPM abaisse la tension artérielle par la puissante action hypotensive de Veriloid \u2014 un extrait standardisé biolog-quement de Veratrum viride \u2014 et par les propriétés vascdilatatrices de l\u2019hexanitrate de mannitol.Le phénobarbital contribue à diminuer la tension nerveuse et semble diminuer aussi le seuil d\u2019apparition des nausées.Avec le Veriloid-VPM, la présence d\u2019effets secondaires est quasi inexistante.Plusieurs patients, qui ne peuvent tolérer le Veriloid simple, peuvent prendre cette nouvelle forme de dosage en quantités thérapeutiques actives.Mode d\u2019emploi \u2014 Bien qu\u2019un dosage individuel soit essentiel pour l\u2019obtention des meilleurs résultats, la dose moyenne d\u2019un à un comprimé et demi, quatre fois par jour après les repas et au moment du coucher, produit habituellement un bon résultat.VERILOID AVEC PHENOBARBITAL Contenant 2 mg.de Veriloid et 15 mg.de phénobarbital par comprimé strié, cette combinaison est indiquée lorsque l\u2019action de l\u2019hexanitrate de mannitol n\u2019est pas nécessaire.Veriloid avec phénobarbital indique la tolérance supérieure de Veriloid- VPM.Bien toléré, il permet de régler plus facilement la dose et démontre que les effets secondaires sont négligeables.La dose de phénobarbital est faible.évitant ainsi la somnolence et la sédation excessive.> = x *# Veriloid-VPM et Veriloid avec phénobarbital s\u2019obtiennent sur prescription, dans toutes les pharmacies.Offerts en flacons de 100 comprimés striés.Documentation sur les deux produits envoyée sur demande.*Nom déposé de Riker Laboratories, Inc.RIKER PHARMACEUTICAL CO, LTD./ 68 BROADVIEW AVENUE - TORONTO 8, ONT EMPLOYEZ LES BANDAGES POUR EMPLATRES ET LES ATTELLES OSTIC CURITY FUN PRODUIT EXCLUSIF DE BAUER\" & BLACK #% Division de The Kendall Company (Canada) Limited Fondée à l\u2019époque de la fameuse tradition Osler, la Compagnie Bauer & Black s\u2019est toujours efforcée d\u2019offrir, à l\u2019humanité et à la profession médicale, le meilleur service possible.Voilà pourquoi les Recherches et le Développement en regard du produit ont toujours été le souci constant de B & B.Une meilleure technique s\u2019est continuellement améliorée par le travail sans relâche de Bauer & Black, pour présenter des produits spécialisés destinés à des besoins spéciaux.UN EFFORT POUR ATTEINDRE UN NOUVEAU DEGRÉ D\u2019EXCELLENCE LES BANDAGES POUR EMPLÂTRES ET LES ATTELLES OSTIC CURITY sont fabriqués du Plâtre-de-Paris de haute qualité, joint à la Crinoline Ostic.Comme ils sont très imprégnés, ils forment 90% de l\u2019emplâtre même.Ils se modifient, s\u2019ajustent bien, sèchent plus rapidement, forment des emplâtres plus solides avec moins de bandages.Les emplâtres sont plus légers et sont présentés coupés prêts avec les rebords picotés ce qui réduit l\u2019effilochage.Curity BANDAGES POUR EMPLATRES ET ATTELLES OSTIC RECHERCHE EN VUE D\u2019AMELIORER LA TECHNIQUE.ET DE REDUIRE LE COUT a a EAA at à rar ti À a Mm 1412 L'Union Méd.Canada XXXIX Tome 80 \u2014 août 1951 quand vous soulagez indigestion nerveuse avec.Les résultats cliniques \"2° et pharmacologiques indiquent que la double action du BENTYLOL (musculotropique et neurotropi- ( pra P Chlorhydrate de BENTYLOL.10 maque) assure un soulagement complet et plus pour soulagement doux de l'indigestion doux que celle de tous les nerveuse autres antispasmodiques qui ont été essayés.: POSOLOGIE: Deux capsules trois fois par jour, Chlorhydrate de BENTYLOL.10 mg.avant ou après les repas.Si c'est nécessaire, répéter la avec PHÉNOBARBITAL.\u2026.15 mg.dose au coucher.quand une sédation synergique est désirée © 1.Hock, C.W.: J.Med.Assn, Ga.40; 22, Jan, 1951 2.Hufford, A.R: J.Mich.St.Med.Soc.49; 1308, 1950 Merrell 1828 3.Chamberlin, D.T.: Gastroenterology 17; 224, Fév., 1951 New-York\u2014CINCINNATI\u2014Toronto \u201cBentylol,\u201d Marque Déposée.Ce produit est distribué aux Etats-Unis sous la Marque \u2018\u201cBentyl.\u201d XL L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 CONSTITUANT DE FORT ou FAIBLE MÉDICATION HYDROCHOLÉRÉTIQUE @ Cholécystite chronique @ Angiocholite non lithiasique @ Stase @ Prévention des infections ascendantes CHOLIBILE FORT CHOLIBILE FAIBLE Acide déhydrocholique .0.25 gm.Acide déhydrocholique .0.10 gm.Cascara sagrada .0.05 gm.Cascarasagrada .0.02 gm.Chlor.de Thiamine .5 mg.Chlor.de Thiamine .2 mg.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE, INC.178 est, rue Jean-Talon Montréal 10. Brreerétirtianeenn Ro > cr ons x re > .2 : PA 2e Le ¥ rs & re m Fite tac si ne po A aT RY wf or wi 7 ea oy a \u20ac ser yet SHE 2138 A spé a, 24 73 5 DERN a x = Hen, 3 gr 8 A + ATRIA 5 Es A iy \u201c = a joa en : me «5 z 4 > Ne Er je 3% Ny A, 3 Re Re 9 a +3 25 vio 23 à a sv aix mé on 5 a me\u201d rt Ge Soon.eed a Oi, Sn, Mg! oe Hone We A =, Re Re a Hoke kK 4\" \"iy aE Sait À fa ue in Zs, Jo se \u20ac ui Wi, sed Hi > i Po ses 20 iy i od a Sy Sa se a oN 5 Sst, be = Aa a ls 3 2 5 \u201cx 1 A; * a a a A dur 2 7 Fay = ss > EXE 3 Hr A se ot ug 2 Rs se 2 R: He Se ied ee BX by Nh 0 sie Le > $ a8 = % Hil, on = ; et se he % 5 a wo 9 fo = Set A Re, x > ë pe oy ed 3 th £2 i, pe at ss Lo i Gs PR Re, \u201d pis, ge Lo i dei si | ie Br ot es 5 hs Bastin h HAR to a pe Ne oni mp.d ink ny ie 0 opie: ar He a sn #e Gi Erin cout: wr ne Yi, os i Fr se edd] 2 sr a \u201cés \u201ctty i Hi i.in ne Ec Le i ares si A sou ca A, % ee Zz wx 5 sr ney ps x @ pis # 5 a, i # À i 4 4 Hé; 4 7 an de de % 2 i Tes A = i % es 5 Ca gi pe Se Vs = jt se ve A ne Son % ses 2 3 a 2 i 2.A ss 2e 25 Ra Si, is % ¢ x 2 ee QE ce te bid us sy id a ve 45 54 7 a =, 3 2 ÿ is me i pes a 2 3 sa & pr = 5 0 cé RE vi 5 5 £55 = = =) = 2 Sw ie 2 SR Bh 2% i A £5 a = eas Bor 5 a .ge = se a MR x oe % 4; a Gi 25 + ii i Soc See RH Bites pe a 2 Eg = .5 0 Te œ ax a es 4 Ee Whi 2 Be a u Su # 25% LO es St ir % pe uf Ë 5 oR 7 oN % 5e a & ss oi 7 oi w SHR 8 FE = = os = x i dy eo & 55 % a ca 2 oR Xe Si \u20ac a rl sé 8 Xi.= $ .ge i HE A 3 EN ir.a, io 3 Se 4 2 # es =, 5.io ro SE 5 æ i Hag se = sands on = Ge 5 Hs vi te # Gr Si Ee 5% oF gs: Ÿ 6 Avy 5 oN i gr A % à 3 TE ke oa Ty on A i # \u20ac Wa > Sms a. Souls los Forts Pouvont Aesisier Quand le pouvoir de résistance du patient est notoirement incertain, vous trouverez un allié sur qui vous pouvez compter dans le Chlorhydrate de DESOXYNE, qui s\u2019est avéré un excellent anorexique et qui offre certains avantages sur les autres amines sympathicomimétiques.Avec la DESOXYNE on peut employer des doses plus faibles parce qu\u2019à poids égal elle est plus active.Il suffit généralement d\u2019un comprimé de 2.5 ou de 5 mg.avant le déjeuner et d\u2019un autre environ une heure avant le lunch.Avec les doses recommandées de DEsOXYNE vous pouvez prescrivez vous attendre à une action plus rapide, à un effet plus rapide et à peu d'effets secondaires.Essayez-la \u2014 dans l\u2019obésité et dans les autres troubles où un stimulant central est indiqué.Comprimés Elixir Ampoules SON aura ne menmanr sum fe LH SES AUS SRE = 2.5 et 5 mg.TRS 2.5 mg.par drachme fluide 20 mg.par cc.(Chlorhydrate de Méthamphétamine, Abbott) » NOM Pa Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 190\u20ac nion Médicale du Canada Bevue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORE AU VOLUME 79: MM.Amyot (Roma); Archambault (Paul-René) ; Autotte (Esdras) ; Baril (Edmond) ; Bassi (Guido) ; Bégin (B.-G.) ; Bélisle (Maurice) ; Bernard (Louis) ; Bernard (René) ; Blanc (Georges) ; Bernier (Alphonse) ; Bertrand (A.); Bertrand (Claude); Bisson (Christophe); Blagdon (Jacques); Blais (Ant.) ; Bonnier (Maurice) ; Boucher (Roméo) ; Boulanger ().-B.); Boulez (N.); Bourque (]Jean- Paul) ; Bouveau (G.); Brady (Kay); Brault (J.- P.); Brissaud (H.-E.); Cabana (L.-P.); Cantero (A.) ; Cartier (G.-E.) ; Casgrain (Gérard) ; Champy (Christian) ; Charbonneau (Henri) ; Charbonneau (Jean); Charest (G.); Charland (Richard-A) ; Charpy (J.); Chevillotte (R.); Cloutier (François) ; Cloutier (Roland) ; Coignet (Jean); Collin (Pierre-Paul) ; Comeau (Maurice) ; Crevier (Paul- H.) ; Croisetière (Fernand) ; Dargis (Jean); David (Paul) ; Debray (Ch.); Debré (Robert) ; Desjardins (Edouard) ; Desmarais (Bernard) ; Desrosiers (Saint-Jean) ; Dion (Yvan) ; Dionne (Jean) ; Dionne (Paul); Doray (Maurice) ; Doré (Réal) ; Dou- ville (}.) ; Dubé (Edmond) ; Dubé (L.-F.) ; Dufault (Paul); Dufresne (Origéne); Dufresne (Roger- R.); Duhamel (Roger); Dumas (Paul); Duprat (Gérard); Durivage (Jacques); Fabre (René); Fisher (John); Foisy (J.-P.); Forget (Ulysse) ; Forté (Lionel); Fortier (De la Broquerie) ; Fortin {R.); Françon (François) ; Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques-N.); Gareau (].-Roger); Gareau (Roland) ; Gariépy (Urgel) ; Gaudry (Dominique) ; Gauthier (Jacques) ; Gérin-Lajoie (Léon) ; Gervais (Maurice); Gilbert (Ghislaine) ; Gingras (Gustave) ; Girard (Armand-E.) ; Giraud (Paul) ; Gratton (J.); Grignon (Jean); Grignon (René): Grobon (Pierre) ; Groulx (Ad.): Guénette (René) ; Guil- beault (Albert); Hamel (Pierre-Claude) ; Hood (A.J.G.) ; Hughes (H.G.) ; Jarry (Gaétan) ; Johnson (Réginald) ; Julien (Lucien) ; Jutras (Albert) ; Kaine (G.); Kaplan (S.); Kourilsky (Raoul); Labbé (Paul) ; Ladouceur (Paule) ; Lafleur (F.) ; Lafond (Guy) ; Lamarre (Léo) ; Lambert (jacques), Landry (Philippe) ; Langevin (Raymond) ; Lapierre (Gaston) ; Lapointe (Donat) ; Lapointe (Jean) ; La- prade (Claude) ; Larivière (Paul) ; Larivière (Paul- M.); Latraverse (V.); Laurier (R.); Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lavoie (jules); Lebeau (René) ; Lebel (Léon) ; Leblanc (Loyola) ; Leblond (Wilfrid) ; Leclaire (Gérard) ; Leclerc (G.); Le- cours (Antonio) ; Lefebvre (René) ; Léger (Jean- Louis); Léonard (Claude); Léonard (Gérard) ; Lépine (Charles) ; Lépine (Edgar); LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Letendre (Samuel); Le- tondal (Paul) ; Léveillé (Antonio) ; Longpré (Daniel) ; Marcil (Bernard) ; Marcotte (J.-E.-Alexan- dre) ; Marcoux (Guy) ; Marin (A.) ; Marion (Pierre); Martel (].-Alcide); Martin (Hon.Paul); McCormick (W.].) ; Meloche (Bernard-H.) ; Mi- gneault (Gérard) ; Miller (J.-Chs) ; Milot (J.-P.) ; Miloutinowitch (Mme) ; Mondello (Roméo) ; Mon- fette (Claude) ; Mongeau (Maurice) ; Morin (Gas- pard) ; Morissette (Léopold); Mouriquand (G.) ; Mozicconacci (P.); Nadeau (Gabriel): Odinet (Jacques) ; Panet-Raymond (J) ; Paquette (].-P.) ; Parrot (Paul) ; Pépin (J.-Roméo) ; Pettigrew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Pilon (Jean-Louis) ; Pinson- neault (Germain) ; Plichet (André) ; Potvin (Victor) ; Prévost (|.); Primeau (Bertrand); Poirier (René); Prud\u2019homme (Jean); Reid (Léonide) ; Ricard (Paul-M.) ; Robillard (Gaston) ; Roch (M.) ; Roux (]J.-René); Roux (M.); Royer (Albert); Saint-Martin (Maurice) ; Ségal (S.) ; Séguin (Fernand) ; Simard (Roland) ; Simonnet (H.) ; Smith (Henri) ; Smith (Pierre); Starkey (Hugh); Té- treault (Ernest); Therrien (Emile); Thibaudeau (Roland) ; Trudeau (Charles-H.) ; Vallée (Arthur- F.); Vasques (].):; Vézina (Norbert); Vidal (].- A.) ; Vigneau (Paul); Voyer (Armand). Toutes nos maladies, même les plus discrètes, ont ceci de particulier que, très souvent, même quand elles nous laissent cliniquement guéris, nous restons biologiquement anormaux.Elles créent un homme physiologiquement nouveau qui ne répond plus normalement à certaines sollicitations, qui corrige mal ou ne corrige plus du tout, les incessants déséquilibres vaso-moteurs que la vie quo- hidienne lui inflige.Sur un terrain ainst préparé, que survienne une cause pathogène efficiente et la réaction anormale conduit vite a la maladie.Les maladies infectieuses sont un étonnant sujet d\u2019étude a ce point de vue.Après une rougeole ou une scarlatine, mous sommes cliniquement rétablis dans notre intégrité et; cependant, nous restons immunisés contre un retour inoffensif.Cette immunisation nous dit que nous ne sommes plus en état d\u2019innocence humorale.Bien que cet état nous soit favorable, il marque que nous avons perdu notre virginité biologique.Et cela peut servir à montrer combien sont indécises les frontières de la santé et de la maladie.L\u2019observation nous a donné deux autres lecons qui ne sont pas intégrées comme elles devraient l\u2019être.Elle nous a montré, tout d\u2019abord le rôle essentiel que joue le maintien de l\u2019activité normale dans l\u2019équilibration de la vie des tissus.La reprise immédiate du mouvement est un des bienfaits articulaires et osseux de l\u2019infiltration dans les entorses et dans certaines fractures qui guérissent alors sans séquelles.De même agit le lever précoce dans les suites opératoires.Le sein se trouve mieux de la lactation que d\u2019un repos complet.L\u2019utérus a plus de chance de demeurer normal s\u2019il a servi à la nidation que s\u2019il n\u2019a pas accompli sa fonction.Une alimentation normale, même généreuse, vaut mieux que la restriction.René LERICHE. BULLETIN L'ENSEIGNEMENT MÉDICAL POST-UNIVER SITAIRE EST-IL ORGANISE DANS LA PROVINCE DE QUEBEC?Un cours de perfectionnement pour le praticien sur les maladies des enfants, du 24 au 28 septembre 1951, à l'Hôpital Sainte-Justine.«Le médecin doit être un étudiant toute sa vie.» (MARIEN)! Avec l\u2019évolution incessante et extraordinairement rapide de la médecine, il devient de plus en plus difficile au praticien, toujours sur la brèche, de se tenir au courant aujourd\u2019hui des progrès de son art.Et cette évolution est telle, disait, il n\u2019y a pas longtemps à Montréal, le docteur Morris Fishbein (de Chicago) *, qu\u2019il y a maintenant une découverte importante tous les six mois.Quels que soient ses talents et l'étendue de sa culture, qui peut prétendre tout savoir et surtout être capable de discerner dans la masse des publications récentes, ce qu\u2019il faut retenir et ce qu\u2019il a lieu de rejeter?Ce travail de discrimination ne peut être fait que par ceux qui ont suffisamment d\u2019esprit critique pour faire un choix judicieux et suffisamment de valeur scientifique pour contrôler par eux-mêmes, de façon rationnelle, objective, la valeur de ce que l\u2019on considère comme une découverte ou un progrès.À ceux-là, en particulier, qui ont des postes de commande dans les hôpitaux et à l\u2019Université incombent de telles responsabilités.Leur situation de privilégiés comporte des avantages pour eux-mêmes, mais aussi des obligations vis-à-vis de la profession médicale.Ils se doivent de renseigner leurs confrères, plus spécialement les médecins praticiens, soit sur les grandes questions de l\u2019actualité scientifique, soit sur certains nouveaux procédés de diagnostic et de traitement.Il y a plus.Ils doivent s\u2019efforcer d\u2019y ajouter ou d\u2019y intercaler les résultats de leurs recherches, de leurs observations, de leurs 1.Amédée Marien (1866-1936) professeur de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, chirurgien en chef de l\u2019Hôtel-Dieu, dans une leçon clinique inédite.mars 1921.2.Morris Fishbein, autrefois rédacteur en chef du «Journal of the American Medical Association », lors d\u2019une conférence prononcée le 23 \u2018anvier 1950, sous les auspices de l\u2019Association Nationale de la Santé.vo Cae La A 910 BULLETIN L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 réflexions et une note personnelle, indispensable pour retenir l\u2019attention de leurs auditeurs.S'ils procèdent de la sorte, leur enseignement dépassera les frontières de leur pays et contribuera à enrichir la médecine universelle.Telle était la formule que préconisait pour ses compatriotes le regretté professeur Antonio Barbeau, trop tôt disparu, qui a laissé sur ce sujet de si lumineuses directives *; tel est l\u2019idéal que nous avons proposé à la jeunesse d\u2019aujourd\u2019hui \u201c.Le médecin de clientèle générale, qu\u2019il pratique à la campagne ou dans les quartiers populeux de nos grandes villes, a le droit d\u2019exiger de ses collègues des hôpitaux et de l\u2019Université un tel enseignement et ne devrait pas être obligé d\u2019aller à l\u2019étranger pour suivre un cours de perfectionnement.À l'heure présente, nous possédons des compétences dans presque tous les domaines.Ft pourtant \u2014 nous ne craignons pas de l\u2019affirmer \u2014 l\u2019ensergnement médical post-universitaire est encore inorganisé dans la province de Québec\u2019.Nul n\u2019ignore ce qui a été fait jusqu\u2019ici dans certains de nos hôpitaux et dans nos Universités.Mais il s\u2019agit de manifestations isolées, sans lien entre elles.Le moment nous paraît venu d'agir pour combler cette lacune.Un organisme est tout indiqué pour prendre la direction du mouvement et coordonner les énergies.C\u2019est le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, qui a pour mission non seulement de lutter contre les charlatans, mais aussi de maintenir élevé le niveau moral et scientifique de la profession médicale.Avec un programme bien préparé à l\u2019avance et complet, capable de satisfaire à la fois les praticiens de médecine générale et les spécialistes, rien ne serait plus facile à réaliser.Il suffirait que le Conseil des Gouverneurs consente à nommer un Comité de Cours de Perfectionnement, dont le président serait le président du Collège, les vice-présidents, les doyens de nos trois Facultés de médecine et le directeur général, un médecin capable de mener à bien l\u2019entreprise.3.Antonio Barbeau.La croisée des chemins.Le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, No 6, novembre-décembre 1944.4.Voir l\u2019Action Médicale, Montréal, septembre 1949.5.Il ne l\u2019est pas davantage dans les autres provinces du Canada, mais ce n\u2019est pas une Taison pour ne rien faire de plus. L'Union Méd Canada BULLETIN ou Bien entendu, il faudrait le nerf de la guerre, et pour cela faire appel à la coopération des pouvoirs publics et de certaines compagnies d'assurances, qui dans le passé ont versé des dons substantiels pour cette cause, parce qu\u2019un tel enseignement joue un rôle capital pour la prolongation de la vie et la santé publique.Au début, l\u2019on n\u2019organiserait que des cours pour le praticien.Par la suite, l\u2019on pourrait, avec le concours des associations provinciales dans les différentes branches de la médecine, mettre sur pied un programme d\u2019études pour l\u2019enseignement des spécialités, programme conduisant à l\u2019obtention du certificat de compétence du Collège.- | Ainsi seraient conciliés et l\u2019intérêt du Praticien et l'intérét du Spécialiste.En attendant que ce projet devienne une réalité, l\u2019Hôpital Sainte-Justine donnera un Cours de Perfectionnement pour le praticien sur les maladies des enfants, du 24 au 28 septembre prochain.Cet enseignement aura un caractère essentiellement clinique.Chaque conférence, d\u2019environ 45 minutes, sera suivie de présentation de malades ou de démonstrations pratiques d\u2019une égale durée, soit au dispensaire, soit dans les salles ou au laboratoire.Afin de permettre aux auditeurs de pratiquer individuellement les examens cliniques et les techniques thérapeutiques, le nombre des inscriptions est limité.Le cours, qui n\u2019aura lieu que le matin de neuf heures à midi, durera une semaine.Il comprendra vingt lecons et portera sur les nouvelles disciplines de la pédiatrie moderne applicables en clientèle.Nous espérons que cet enseignement rendra service à celui qui soigne 75 p.100 des enfants de cette province: le praticien.Paul LETONDAL, Secrétaire du Comité des Cours de Perfectionnement à l'Hôpital Sainte-Justine. Association des Médecins de Langue Française du Canada BULLETIN DE LOGEMENT XXIème CONGRÈS AUX TROIS-RIVIÈRES les 4, 5 et 6 octobre 1951 Comité du logement, 1027, boulevard Laviolette, Trois-Rivières, P.Q.Auriez-vous l'obligeance de me réserver une chambre pour le congrès de l'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA (4, 5 et 6 octobre 1951) durant ean jours.HOTEL CHALET (cabin) Chambre simple LL Chambre simple Lune Chambre avec lit double ]j$ 1110100000 Chambre avec lit double oo.Chambre avec lits jumeaux oo.Chambre avec lits jumeaux ooo.Chambre avec 3 places 0 Se UE SL 0 ETATS EAEEaU=c7an\u2014c\u2014cannacue=anets Ou je partagerai ma chambre avec un autre congressiste, Docteur 11111111 LL LL LL LL Le nn dan nn cnncee J'arriverai aux Trois-Rivières le .oct, à 1.heures a.m.ou p.m.Je quitterai l'hôtel ou le chalet le oct, à oii.heures a.m.ou p.m.Veuillez donner confirmation OF LL LL LL LL ain lac oan cas das cas ana se nue ces manana (signature) DOC OUT amma (lettres majuscules) Adresse msawmosmvaaent Secrétariat du Congrès : 1027, boulevard Laviolette.Trois-Rivières.P.Q. LE XXIÈME CONGRES Malgré les chaleurs de l'été, conseillères écoutées d\u2019indolence, favorisant le facile farniente, si cher aux paresseux inavoués de tout âge et de tout poids, les rouages de l\u2019organisation du*Congrès d'octobre aux Trois-Rivières fonctionnent sans grincher, et nous mèneront sûrement aux plus beaux résultats de nombre et de qualité.À date, tous ceux qui ont fait parvenir leur demande de logement ont lieu d'être satisfaits.Chacun doit recevoir une confirmation: s'il y a retard anormal, il vaut mieux écrire de nouveau.Pour ceux qui préfèrent retarder, on s\u2019arrangera sans doute moins bien.Ecrivez sans délai au secrétariat du Congrès, 1027, boulevard Laviolette, Trois-Rivières.Prenez note pour être libres et vous joindre à vos confrères, à vos amis, pour le bien et le plaisir de tous, les 4, 5 et 6 octobre prochain.Le Comité.AVIS DE L'ASSOCIATION Nous désirons attirer l'attention de nos confrères sur le fait que leur contribution est payable à l'Association et que, pour ceux qui ont acquitté cette cotisation, le Congrès annuel ne comporte aucun frais supplémentaire.Le Congrès des Trois-Rivières, qui aura lieu les 4.5 et 6 octobre prochain, est votre Congrès.Les événements se précipitent: il vaut mieux les diriger que d'en subir passivement les inconvénients.Le comité d'économie de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada prépare un sujet qui vous sera présenté à la soirée du 5 octobre, durant le Congrès des Trois-Rivières.Nous lançons une invitation à tous nos confrères.Cette séance ne manquera pas d'intérêt pour vous. LA QUINIDINE DANS LES TROUBLES DU RYTHME \u2014 18 CAS \u2014 Jean GRATTON, interne-résident, et Paul DAVID, médecin, Service de Médecine, section Cardiologie de l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).PROPRIÉTÉS.En 1912, un patient de Wenckebach le mit au courant d\u2019une constatation curieuse.Lors- - qu\u2019il voyageait dans les pays tropicaux, il utilisait de la quinine contre la malaria.Or ce remède arrêtait les palpitations dont il se plaignait en Europe (1).Cette observation frappa Wenckebach qui demanda à son élève Frey d\u2019étudier les possibilités de cette drogue.Ce dernier isola la quinidine et, avec Wencke- bach, l\u2019utilisa, en 1918, dans le traitement de Parythmie compléte ou fibrillation auriculaire.Depuis ce temps, expérimentateurs et cliniciens ont précisé les propriétés physiologiques, pharmacodynamiques et thérapeutiques de la quinidine.Mais le problème demeure encore complexe.Dans son récent précis Quinidine in disorders of the Heart, Gold (2) attribue à la quinidine les propriétés suivantes: 1.\u2014Augmentation de la période réfractaire du muscle cardiaque.2 \u2014Diminution de la conduction dans le muscle.3.\u2014Action antifibrillatoire par allongement de la période réfractaire.4\u2014Diminution de l\u2019excitabilité du muscle cardiaque.5\u2014Action dépressive qui diminue la fone- tion rythmique du cœur.6 \u2014Allongement de la systole électrique du cœur.7 \u2014Diminution de la force contractile du muscle cardiaque.8.\u2014 Production possible de tachycardie et même de fibrillation ventriculaire.Cette éventualité représente probablement * Nous avons utilisé dans tous les cas, sauf un, la quinicardine Nativelle.** Nous remercions Rougier Fréres dont une subvention a permis la réalisation de ce travail.Paction la plus toxique du médicament.9.\u2014Action paralysante du vague, comparable à l\u2019atropine, et qui donne une augmentation du rythme ventriculaire.10.\u2014Action dilatatrice sur les vaisseaux amenant une chute de la pression artérielle.La quinidine agirait ainsi en diminuant l\u2019action de l\u2019adrénaline.T'oxICITÉ.Comme tout médicament très actif, la qui- nidine peut rendre de grands services; cependant elle présente des inconvénients et des dangers.Son action sur toutes les fonctions cardiaques peut provoquer des accidents graves et même mortels.Les signes d\u2019intolérance au médicament sont de deux ordres.1l\u2014Les signes généraux et digestifs se manifestent en général par de la céphalée, des vertiges, de la nausée, des vomissements et de la diarrhée.Dans notre expérience, la diarrhée a été le symptôme le plus fréquent.Une religieuse de 45 ans (cas no 13) présente des crises de palpitations douloureuses avec tachycardie paroxystique dont l\u2019origine sinusale est confirmée par un électrocardiogramme (ecg) fait au cours d\u2019une crise.Elle reçoit de la quinidine à la dose de 40 ctgrs aux deux heures.Après 1 gramme 20, une diarrhée profuse s\u2019installe et nous devons cesser le traitement.2.\u2014Les signes cardiaques sont plus importants que les signes digestifs.Ils se traduisent par des extra-systoles, un bloc aurieulo-ven- triculaire, de la tachycardie paroxystique et même la mort par fibrillation ventriculaire (3).Mais, par une auscultation attentive à chaque dose et au besoin des électrocardiogrammes en série, on peut prévenir ces accidents graves.Pour cette raison la quinidine doit être utilisée en milieu hospitalier dans la plupart des cas.Nous faisons exception ici du traitement des L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 extra-systoles qui demande peu de contrôle parce que les doses requises de quinidine sont en général minimes.Plusieurs auteurs ont prétendu qu\u2019employée dans la fibrillation auriculaire la quinidine prédisposait à l\u2019embolie.Ils donnent deux raisons pour expliquer ce mécanisme emboli- que: 1) Le retour à des contractions normales de oreillette après un traitement à la quinidine provoquerait le détachement d\u2019un thrombus intra-auriculaire qui se serait constitué pendant la période de fibrillation .d 2) On attribuerait une propriété coagulante à la quinidine \u2014 ce qui n\u2019est pas prouvé.Pour ce qui est du thrombus intra-auricu- laire, Levine parle de 90 pour cent de caillots dans l\u2019oreillette chez 31 malades fibrillants et 54 pour cent chez 84 malades sans trouble du rythme (4).Dans 62 autopsies de cas de sténose mitrale, il trouve 20 thrombus chez des patients qui avaient fibrillé et 4 thrombus chez des patients qui n\u2019avaient pas fibrillé.Par contre, 3 pour cent des cas traités et 16 pour cent des cas non traités présentaient des thrombus intracavitaires d\u2019aprés une statistique de White et Viko.Cette étude groupait 484 cas de fibrillation auriculaire (5).White conclut: « L\u2019embolie peut survenir au cours de la fibrillation auriculaire, persistante, isolée et, en fait, survient aussi souvent qu\u2019au moment du retour du cœur à un rythme normal.» De toute façon, un des cas de notre série illustre peut-être ce danger (cas no 4): Un homme âgé de 44 ans, présentant de la dyspnée et de l\u2019orthopnée depuis plusieurs semaines, est hospitalisé.Un diagnostic de maladie cardiaque rhumatismale avec double lésion mitrale, fibrillation auriculaire et insuffisance ventriculaire gauche est posé.La digitalisation ralentit le rythme cardiaque de 150 à 90 mais la fibrillation persiste.Comme le début des troubles ne remonte qu\u2019à quelques semaines, nous tentons de convertir sa fibrillation en un rythme sinusal.Il reçoit 2 grammes de quinidine le 19 octobre 1949 et, le lendemain avant-midi, il meurt subitement.L\u2019autopsie montre en plus de ses lésions valvulaires, une embolie pulmonaire droite et de multiples infarctus rénaux.GRATTON er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHME 915 DOSAGE.Dans cette étude de 18 cas, nous avons suivi la suggestion de plusieurs auteurs, entre autres White et Levine, qui préconisent de donner une dose initiale de 20 ctgrs de quinidine comme test allergique.L\u2019idiosyncrasie peut produire une éruption cutanée, un purpura ou une crise d\u2019asthme.Gold, dans sa vaste expérience, n\u2019en a jamais observé un seul cas et nous non plus dans cette petite série.À l\u2019avenir, nous ne ferons plus cette épreuve de sensibilité car nous croyons que l\u2019observation du malade nous permettra de découvrir rapidement une telle complication.Le dosage à employer dépend de l\u2019urgence du cas traité.L\u2019absorption de la quinidine est rapide, son action maxima est obtenue en trois ou quatre heures et l\u2019élimination est complète en 24 heures.Cette notion oblige à donner des doses répétées, à intervalles rapprochées, de façon à obtenir une concentration sanguine de plus en plus élevée.Pour un même trouble du rythme, un patient répondra à une dose peu élevée, tandis qu\u2019un autre exigera une dose beaucoup plus considérable.On ne peut donc pas présenter un plan de traitement défini, car chaque cas particulier définit son traitement.Nous avons observé une malade (cas no 12) dont la fibrillation auriculaire a été convertie en un rythme sinusal avec une dose de 80 centigrammes en 4 heures, et une autre avec une dose de 3 grammes en 20 heures (cas no 8).Chaque comprimé contient en général 20 centigrammes de sulfate de quinidine.Dans cette série, nous avons donné 40 centigrammes aux deux heures jusqu\u2019à concurrence de deux grammes pour une journée et ceci tant que des résultats positifs n\u2019étaient pas obtenus.Avant chaque dose, les malades ont été auscultés et nous cessons le traitement dès que nous obtenons l\u2019effet désiré.A l\u2019avenir, nous basant sur l\u2019expérience de ces 18 cas, nous donnerons 20 centigrammes toutes les heures jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019un résultat convenable ou de signes d\u2019intolérance, arrêtant 916 le traitement après 10, 12, 14, 16 ou 20 doses.Ces patients sont examinés toutes les heures et plusieurs électrocardiogrammes sont enregistrés.Un tel traitement, on le conçoit, est presque impossible à domicile.Après avoir obtenu l\u2019effet désiré, la dose d\u2019entretien est basée sur la quantité qui a été nécessaire à la correction du rythme.Elle sera d\u2019autant plus forte que la dose d\u2019attaque l\u2019aura été.Elle dépasse rarement un gramme et le plus souvent après une semaine ou deux, elle peut être abandonnée sans craindre un nouveau trouble du rythme.Le cas no 2 a vu sa fibrillation se changer en rythme sinusal après 1 gramme 20.Depuis un an et demi.ce rythme se maintient sans dosage d\u2019entretien.INDICATIONS.Dans notre étude, nous avons traité (cf.tableau) : 1.12 cas de fibrillation auriculaire.GRATTON er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU , L'Union Méd.Canada RYTHME Tome 80 \u2014 août 1951 2.5 cas de tachycardie paroxystique d\u2019origine sinusale.3.1 cas de tachycardie ventriculaire.L\u2014La fibrillation auriculaire est un trouble de conduction auriculo-ventriculaire qui se caractérise: 1.par des excitations auriculaires extrêmement fréquentes (environ 300/min.), et 2.par des réponses ventriculaires irrégulières.Suivant que ces réponses sont rapides ou non les contractions ventriculaires se transmettront au pouls en partie ou en totalité.Selon Lewis, la fibrillation était due à un mouvement circulaire intra-auriculaire dont les voies de conduction variaient d\u2019une excitation à une autre alors que dans le flutter les voies de conduction demeuraient toujours identiques.Prinzmetal, récemment, par la cinématographie, a prouvé de façon concluante qu\u2019un tel mouvement n\u2019existait pas et que DOSAGE No.du CAS 4 No.DOSSIER XEXE 4 AGE , DIAGN, CLINIQUE DIAGN, ELECTRO- ATTAQUE ENTRETIEN RESULTAT \u2014 \u2014_\u2014 THERAPEUTIQUE 1 4731 - 150 M 49 Cancer poumon gauche | Fibrillation auricu- 2 gms 0.40 laire paroxystique en pour Excellent 10 hres 5 jrs 2 6589 - 49 M 40 Maladie cardiaque Fibrillation 1.20 gms rhumatismale, double auriculaire en non Excellent lésion mitrale, 12 hres 3 10,228 - '49 F 53 Goître toxique, Fibrillation Doses.croissan- Excellent auriculaire tes pour 22 jours 4 10,442 - \u201849 M 44 Maladie cardiaque Fibrillation 2 gns rhumatismale, double auriculaire en non Echec lésion mitrale.10 hres (décès) 5 3993 - \u201850 M 50 Maladie cardiaque Fibrillation Doses sroissan- rhumatismale.Rétré- auriculaire tes pour Excellent cissement aortique.14 jours 6 2789 - *50 M 22 Maladie cardiaque Fibrillation 1.40 gms] 0,20 & rhumatismale.Sténo- auriculaire en 0.80 pour Excellent se mitrale serrée.7 hres 9 jrs 7 2875 - *50 F 44 Maladie cardiaque Fibrillation 3 gns 0.20 à rhumatismale, double auriculaire en 0.80 pour Echec lésion mitrale.60 hres 7 jrs 8 2391 - '50 F 43 Maladie cardiaque Fibrillation 3 gns 0.60 rhumatismale, Double auriculaire en pour Excellent lésion mitrale.20 hres 5 jrs 9 6632 - \u201850 F 38 (Maladie cardiaque Fibrillation 1.20 gms| 0.20 à rhumatismale.Sténo- auriculaira en 0.80 pour Excellent se mitrale serrée.12 hres 5 jrs L'Union Méd.Canada ~ GRATTON er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHME 917 Tome 80 \u2014 août 1951 DOSAGE.No.du CAS .No.DOSSIER , SEXE 4 ÂGE DIAGN.CLINIQUE J DIAGN, ELECTRO- ATTAQUE ENTRETIEN RESULTAT \u2014\u2014 \u2014 CARDIOGRAPHIQUE | \u2014\u2014\u2014 IHERAPEUTIQUE 10 9139 - !49 M 32 Maladie cardiaque Fibrillation 0.60 grs 0.60 Succès rhumatismale.Double- auriculaire pour pour temporaire lésion mitrale.7 jours 11 jours Maladie cardiaque Fibrillation 3420 gra 0.80 et 11 1290 - '49 F 52 rhumatismale, Sténose auriculaire en 1.20 pour Excellent mitrale.96 hres 6 jours Maladie cardiaque Fibrillation 1.60 grs 0.60 12 4883 - '50 F 40 rhumatismale.Double auriculaire en pour Excellent lésion mitrale.8 hres 6 jrs 13 3255 - \u201850 F 45 Lithiase vésiculaire.Fibrillation 1.20 grs 0.40 à Intolérance Tachycardie paroxysti- auriculaire en 0.60 pour du que.6 hres 2 jrs médicament « 14 9928 - 'L9 F 42 Tachycardie paroxysti- Fibrillation 0.60 à 0.80 pen- que.Déséquilibre neu- auriculaire dant 3 mois Excellent ro-végétatif.Total: 66 grs 15 4755 - \u201850 F 63 Maladie cardiaque hy- Tachycardie paroxys= 1.20 grs pertensive.Glomérulo- tique supra-ventri- À 2 repri- néphrite chronique.Ta- culaire.ses (6 jrs non Excellent chycardie paroxystique - d'interv.) 16 3259 - \u201850 M 54 Thrombose coronarien- Infarctus antéro-laté- 5.2 grs ne.Infarctus du myo- rel.Tachycardie parox- en non Echec carde.Tachycardie ystique sinusale.172 hres paroxystique, 17 4066 - 150 M 27 Maladie cardiaque rhu- Tachycardie paroxysti- 1.8 grs 1,20 matismale.Sténose mi- que sinusale.en pour trale.5 hres 1 jour Bon 18 6345 - \u201849 M 45 Thrombose coronarien- Tachycardie paroxys- 1.8 grs 0.80 et _ ne.Infarctus du myo- que ventriculaire ou en 1.20 pour Excellent J carde, nodale 12 hres 22 jrs la fibrillation était causée par des excitations ectoplques originant dans différents foyers de Poreillette.Le diagnostic certain repose sur Pélectrocardiogramme qui montre un mouvement perpétuel de la ligne de base dû à la succession très rapide des ondes « P » ou auriculaires, et des complexes ventriculaires qui n\u2019ont aucune relation de temps les uns avec les autres.a) Fibrillation.auriculaire paroxystique.Dans ces cas, le rythme ventriculaire moyen atteint ou dépasse 140/min.Ce paroxysme débute brusquement.Il est mal toléré par le malade et s\u2019accompagne de palpitations et de malaises de toutes sortes.Il peut conduire rapidement à l\u2019insuffisance cardiaque.Dans certains cas, ce paroxysme conduit à un véritable choc, dû à une chute de la pression artérielle, elle-même causée par un défaut de remplissage du ventricule gauche.Le tableau clinique oblige souvent à agir rapidement.Dans la plupart des cas, la digitale est le traitement de choix et, dans certains, la qui- nidine s\u2019impose et peut sauver la vie.Un homme de 49 ans fut hospitalisé en mai 1950 pour un néoplasme du poumon gauche (cas no 1).Il subit une pneumonectomie et tout va très bien jusqu\u2019à la troisième journée postopératoire, quand il présenta soudainement une douleur thoracique à la toux, une diaphorèse intense, un rythme cardiaque à 140, irrégulier, et une chute considérable de la pression artérielle; en un mot un collapsus cardio-vasculaire.Un électrocardiogramme confirme le diagnostic de fibrillation auriculaire du type paroxystique.Le patient reçoit deux doses intraveineuses de 0,6 mg.de digitaline Nativelle en 4 heures et on réussit à lui faire prendre 10 comprimés de Quinidine; i.e.2 grammes en 8 heures.En moins de 24 heures, grâce à l\u2019emploi combiné de la digitale et de la quinidine, la fibrillation paroxystique a été convertie en un rythme sinusal régulier à 84.La pression artérielle est remontée à la normale et le patient fut très bien jusqu\u2019à son congé 12 jours plus tard. Cas No 1.\u2014 Monsieur S.F., 49 ans, dossier 4731, est hospitalisé pour néoplasme du poumon gauche.Subit une pneumonectomie le 16 mai 1950 et tout va très bien jusqu\u2019à la 3ème journée postopératoire.Il présente alors une diaphorèse intense avec une douleur à la toux, un rythme cardiaque irrégulier à 140 et un collapsus cardio-vasculaire.L\u2019électrocardiogramme du 19 mai montre de la fibrillation auriculaire avec un rythme ventriculaire moyen à 140 (Fig.1 (a).Injection intraveineuse de 1,2 mg.de digitaline Nativelle et administration de 2 grammes de quinicardine.Le 20 mai, l\u2019ecg montre un rythme sinusal à 80 (Fig.1 (b).3 jours plus tard, il demeure sinusal_ à 84 (Fig.1 (c).Le patient quitte l\u2019hôpital dix jours plus tard sans autre ennui cardio-vaseulaire.Doses d\u2019entretien, excellent résultat.GRATTON Er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHME L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Cas No 3.\u2014 Mlle G.L., 53 ans, dossier 10 228, est hospitalisée d\u2019urgence le ler octobre 1949.Depuis 24 heures, elle saigne en abondance (hématémèse et méléna).Elle est très agitée, semi-consciente.A l\u2019examen, on découvre un goitre nodulaire, un rythme cardiaque irrégulier, une P.A.à 180/100.L\u2019ecg du 3 montre une fibrillation auriculaire à 180 (Fig.3 (a).On lui administre par voie I.V.14 mg.de digitaline Nativelle.Le 6, l\u2019ecg montre un rythme cardiaque à 135 avec persistance de la fibrillation (Fig.3 (b).Des doses croissantes de quini- cardine sont données et, le 22, l\u2019ecg montre un rythme sinusal à 90 (Fig.3 (c).Elle fut, par la suite, opérée de son goitre toxique.La P.A.se fixa à 200/115 et le rythme cardiaque demeura régulier.Doses d\u2019entretien.Excellent résultat.Cas No 2.\u2014 Monsieur R.C., 40 ans, dossier 6589, se plaint de palpitations, douleurs précordiales, asthénie et dyspnée dont l'intensité progresse depuis 10 ans.Depuis 72 heures, les symptômes ont atteint un véritable paroxysme avec des nau- Sces, vomissements et œdème pulmonaire.Rythme cardiaque irrégulier à 140.Maladie mitrale.P.A.100/80.Râles congestifs aux bases pulmonaires, hépatomégalie et œdème prétibial.Injection intraveineuse de 1,2 mg.de digitaline Nativelle.Le patient est hospitalisé.Le 28 juin 1949, l\u2019ecg, fait 24 heures plus tard, montre de la fibrillation auriculaire avec un rythme ventriculaire moyen à 72 (Fig.2 (a).La scopie met en évidence une calcification mitrale.Le 4 juillet, il reçoit 1.20 gm.de quinicardine et, le 5, l\u2019ecg montre un rythme sinusal à 84 avec un bloc auriculo-ventriculaire du ler degré (Fig.2 (b).Le 8 juillet, le rythme demeure sinusal à 60 et le bloc a disparu (Fig.2 (ec).Un an et demi après cet incident, le rythme était encore sinusal.Ce résultat est excellent.Cas No 4.\u2014 Monsieur E.R., 44 ans, dossier 10,442, est hospitalisé le 6 octobre 1949 pour douleurs au flanc droit et hématurie.De plus, il se plaint de dyspnée et d\u2019orthopnée progressives depuis quelques semaines.A l\u2019examen, nous trouvons un rythme cardiaque irrégulier à 150, une double lésion mitrale, des râles congestifs aux deux poumons.L\u2019ecg du 8 octobre montre de la fibrillation auriculaire et un rythme ventriculaire à 150 (Fig.4 (a).Il reçoit de la digitaline Nativelle et son rythme se ralentit à 90 (Fig.4 (b).Nous essayons alors de transformer sa fibrillation et, le 18, il reçoit 2 gm.de poudre de sulfate de quinidine.Le lendemain matin, il meurt subitement.L\u2019autopsie confirme une double lésion mitrale et démontre une embolie massive de l\u2019artère pulmonaire droite et de multiples infarctus rénaux.Echec évident du traitement.rate rte rte L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 GRATTON er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHME 919 Cas No 6.- Cas No 5.\u2014 Monsieur M.S., 50 ans, dossier 3993, est hospitalisé en mai 1950 pour des crises de tachycardie paroxystique qu'il fait depuis l\u2019Âge de 20 ans.Il est porteur d\u2019une sténose aortique d\u2019origine rhumatismale.Un ecg du 17-5-50 montre de la fibrillation auriculaire avec un rythme ventriculaire à 130 (Fig.5 (a).On tenta la quinidine à la dose de 1,60 gm.par jour, mais après 2 jours, une diarrhée s'installa et on dut cesser le médicament.On digitalisa le patient avec 70 gouttes de digitaline Nativelle en 7 jours, puis la quinidine fut reprise à une dose variant entre 0,40 et 1,20 gm.Le rythme est redevenu sinusal comme en témoigne l\u2019eeg du 6 juun 1950.Excellent résultat.Dose d\u2019entretien à domicile de 1 gramme par jour.hospitalisé d\u2019urgence pour une douleur extrêmement vive du membre inférieur gauche.Rhumatisme articulaire aigu à trois reprises dans l\u2019enfance.Dyspnée progressive.Plusieurs hémoptysies.Quelques crises d\u2019ædème aigu.Le patient fait 102° de température et présente les signes typiques d\u2019une embolie fémorale.Le rythme cardiaque est irrégulier et très rapide aux environs de 160.Auscultation d'une sténose mitrale serrée.L\u2019ecg du 21 mars montre de la fibrillation auriculaire avec un rythme ventriculaire qui varie entre 110 et 210 (Fig.6 (a).Le 24, la fibrillation auriculaire persiste à 140.(Fig.6 (b).On lui donne 1,40 gm.de quinicardine et, le 25, le rythme est devenu sinusal à 88 (Fig.6(c).Par la suite, le patient reçoit des doses d\u2019entretien pendant une semaine.Doses d\u2019entretien.Excellent résultat.Monsieur J.C., 22 ans, dossier 2789, est Cas No 7.\u2014 Madame A.D., 44 ans, dossier 2875, est admise pour de la dyspnée très intense et des palpitations doulou:euses fréquentes.Riythme cardiaque irrégulier à 140.Double lésion mitrale.P.A.240/115.Râles congestifs aux deux bases.Foie hypertrophié et douloureux.L\u2019ecg montre, le 24, de la fibrillation auriculaire avec un rythme à 120 (Fig.7 (a).Après digitalisation progressive, le rythme est ralenti à 90, le 27 (Fig.7 (b).Elle reçoit 3 gm.de quinicardine et, le ler avril.l\u2019ecg montre un flutter à 2 pour 1 avec rythme à 130 (Fig.7 (c).La quinicardine est cessée et le rythme devient irrégulier.L\u2019ecg du 3 avril montre en effet de la fibrillation auriculaire avec rythme ventriculaire à 75 (Fig.7 (d).Echec du traitement. 9 9 ta 0 GRATTON rr DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHME 1 Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 aout 1951 \u201cgs % is Mig.% 4 Cas No 9.\u2014 Madame J.D., 38 ans, dossier 6632, est admise à l\u2019hôpital pour dyspnée d\u2019effort, orthopnée et palpitations.Elle est digitalisée Cas No 8.\u2014 Madame L.L., 43 ans, dossier 2391 denui ; ; : TR ?, , puis plusieurs mois.Le rythme cardiaque est fut hospitalisée en mars 1950 pour dyspnée d\u2019ef- irrégulier à 108 et l\u2019auseultation met en évidence fort.Orthopnée et œdème malléolaire vespéral.une sténose mitrale pure et serrée.L\u2019ecg montre Auscultation typique d\u2019une maladie mitrale.P.A.de la fibrillation auriculaire avec un rythme 160/100.L'ecg montre un rythme sinusal a 80 moyen à 108 (Fig.9 (a).Nous lui donnons 1,20 (Fig.8 (a).Elle est réadmise d'urgence le 19 mai gm.de quinicardine et le rythme devient sinusal pour une cholécystite aiguë.Les symptômes d\u2019in- à 76 (Fig.9 (b).Doses d\u2019entretien, excellent suffisance cardiaque se sont aggravés et le rythme résultat.\u2019 cardiaque est irrégulier à 160-180 (Fig.8 (b).Nous donnons 1,2 mg.de digitaline Nativelle et le rythme est ralenti à 112 mais demeure irrégulier.Le 21.nous lui administrons 3 gm.de quini- cardine et.le 22, le rythme est sinusal à 112 (Fig.8 (c).Elle est opérée le 29 mai: cholécystite caleuleuse suppurée.Six mois plus tard, la patiente est bien et son rythme est demeuré régulier.Ce résultat est excellent.Cas No 10.\u2014 Monsieur M.A., 32 ans, dossier 9139, se présente à la clinique externe de cardiologie.Il se plaint de dyspnée intense au moindre effort et de palpitations.A l\u2019examen, rythme cardiaque régulier à 140.Signes typiques d\u2019une maladie mitrale et rales congestifs aux poumons.L\u2019ecg.du 21 octobre 1949, montre un flutter auriculaire à 2 pour 1 avec rythme ventriculaire à 140 (Fig.10 (a).Nous administrons des doses quotidiennes massives de digitale Nativelle (200 gouttes) et le rythme devient sinusal à 72 (Fig.10 (b), et se maintient ainsi le 2 novembre (Fig.10 (c).Le 12 novembre, nous constatons un rythme cardiaque irrégulier et l\u2019ecz.confirme une fibrillation auriculaire avec un rythme à 92 (Fig.10 (d).Il reçoit 3,80 gm.de quinicardine et le 18 novembre le rythme est sinusal à 92 (Fig.10 (e).et le 7 décembre, il est encore sinusal à 84 (Fig.10 (f).Doses d'entretien.Excellent résultat. L'Union Méd.Canada GRATTON er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHME 991 Tome 80 \u2014 août 1951 CAS NO Ji,\" He maaan SRE RIRES.80g HOLL ES see TE ressetae Sasha IES WEE a Sos sr es Cas No 11.\u2014 Madame W.L., 52 ans, dossier 12,689, est hospitalisée le 18 décembre 1948 pour dyspnée intense et palpitations.L\u2019auscultation montre une maladie mitrale.Râles congestifs aux bases.L\u2019ecg du 21 décembre montre une fibrillation auriculaire avec un nythme ventriculaire moyen a 120 (Fig.11 (a).La patiente est digitalisée et le cœur est ralenti à 60 (Fig.11 (b).Nous administrons 3 20 grammes de quinicardine en 96 heures et, le 21 fév., le rythme est régulier et sinusal à 84 (Fig.11 (¢).Doses d\u2019entretien, excellent résultat.Cas No 12, \u2014 Mille R.P., 40 ans, dossier 4883, une semaine avant admission, elle a fait une hémiparésie droite avec aphasie qui a duré une heure.Depuis, elle se plaint de palpitations et de dyspnée.A l\u2019examen, nous cons- fatons un rythme cardiaque irrégulier à 120 et les signes d\u2019une maladie mitrale.P.A.110/80.L\u2019ecg.du 18 mai montre de la fibrillation auriculaire i avec rythme moyen de 120 (Fig.12 (a).Elle reçoit 0,80 gm.de quinicardine et le rythme devient régulier et sinusal (Fig.12 (b).Doses d\u2019entretien.Excellent résultat. 9 9 RAT NLT AV - QUIN IN , LES - \"TH 7 L'Union Méd.Canada 29 GRATTON er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHMHE Tome 80 \u2014 août 1951 iii #3 SERIES ss Sat an: Hi Lek s a {4 i nmi poly Aoki 5 i gi CET i i i i fi i .Fig.13 (a Cas No 13.\u2014 Sœur G.B., 45 ans, dossier 3255, est hospitalisée en septembre 1949 pour lithiase vésiculaire et pour des crises de palpitations douloureuses avec tachycardie.À l\u2019examen, le cœur est de volume normal et le rythme cardiaque varie entre 120 et 140.Il y a de nombreuses extra-systoles.Elle est soumise à la quinidine pour tenter de prévenir les crises.Elle reçoit 40 ctgr.aux deux heures et, après avoir reçu 1,20 gramme, une diarrhée profuse s\u2019installe et nous devons cesser le traitement à cause de l\u2019intolérance de la malade.Ecg au cours d\u2019une crise (Fig.13 (a).Ecg en dehors des crises (Fig.13 (b).Cas No 14.\u2014 Mme R.R., 42 ans, dossier 9928, fait des crises de palpitations depuis l\u2019âge de 26 ans.Leur nombre et leur intensité ont beaucoup augmenté depuis trois ans.Nous la voyons en septembre, pour la première fois, à l\u2019occasion d\u2019une crise de tachycardie qui cesse avec la compression des globes oculaires.Un bilan complet, fait à l'hôpital, est négatif sauf sur le terrain psycho-somatique.Nous prescrivons de la quinicardine 0,20 gm.trois fois par jour.Un mois plus tard, nouvelle crise.Un ecg.confirme l\u2019origine sinusale de ce paroxysme (Fig.14 (a).La crise cède à une injection de prostigmine (Fig.14 (b).Nous augmentons la quinidicardine à 0,50 gm.par jour.Elle continue cette médication pendant sept semaines et.sans nous prévenir, abandonne tout traitement.Sept jours après, nouvelle crise.Avec la quinidine, cette patiente a fait 2 crises en 3 mois alors qu\u2019elle en faisait deux et trois par jour avant le traitement.Nous avons donc considéré ce cas comme une réussite de la quinidine utilisée de façon prophylactique. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Cas No 15.\u2014 Madame C.C., 63 ans, dossier 4755, souffre d\u2019une glomérulo-néphrite chronique et d\u2019une maladie cardiaque hypertensive depuis dix ans.Un ecg, fait le 17 février 1950, montre un rythme sinusal à 84 (Fig.15 (a).Pendant la phase terminale de sa maladie, c\u2019est-à-dire quinze jours avant son décès, elle développe une tachycardie paroxystique à 180, et l\u2019ecg montre deux foyers d\u2019excitation (Fig.15 (b).Elle reçoit 1,20 gm.de quinicardine et le rythme se ralentit à 130 (Fig.15 (c).Avec l\u2019addition de 1,20 gm., il devient sinusal à 88 (Fig.15 (d).Excellent ré- Cas No 16.\u2014 Monsieur E.O., 54 ans, dossier 3259, est hospitalisé à la suite d\u2019un syndrome typique de thrombose coronarienne.A son arrivée, l\u2019ecg montre une tachycardie sinusale du type paroxystique à 150 et un infarctus de la paroi antérieure (Fig.16 (a).A cause d\u2019une insuffisance gauche qui s\u2019installe rapidement, nous lui donnons des doses massives de digitaline et de quinicardine.Après 5,20 gm.de quinidine en trois jours, s\u2019ins- sultat thérapeutique.talle un flutter à 2 pour 1 (Fig.16 (b).Nous cessons la quinidine et, le 8, le tythme est irrégulier et l\u2019ecg montre une fibrillation auriculaire avec un rythme moyen à 88 (Fig.16 (c).Cinq jours plus tard, le rythme est sinusal et régulier à 96 (Fig.16 (d).Mais, le 18 avril, nouvel accès de fibrillation avec rythme moyen à 140 (Fig.16 (e).Le 26 avril, il meurt subitement.Echec du traitement.Cas No 17.\u2014 Monsieur B.P., 27 ans, dossier 4066, est admis à l\u2019hôpital pour dyspnée, orthop- née, hémoptysie.L\u2019examen montre tous les signes d\u2019une sténose mitrale serrée.Commis- surotomie le 28 juin 1950.Les suites opératoires sont normales lorsque, soudainement le ler juillet, il devient très dyspnéique et anxieux.Il a des nausées et des vagues douleurs abdominales.Le rythme cardiaque est excessivement rapide et la pression est à 80/40.L\u2019ecg confirme cette tachycardie paroxystique à 220 (Fig.17 (a).Echec de la pression des oculaires et des sinus carotidiens et de deux injections de 25 mg.de mécholyl.Nous administrons 40 centigrammes de quinicardine toutes les heures et, cinq heures plus tard, le rythme est irrégulier à 90 (Fig.17 (b).Nous continuons 20 ctgrs toutes les quatre heures, mais bien que le rythme demeure contrôlé, la pression ne remonte pas et le patient meurt quarante-huit heures après le début de l\u2019accès. GRATTON Er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHME L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 DIII AVR AVL AVF V2.Cas No 18.\u2014 Monsieur C.H.O., 45 ans, dossier 6345, est hospitalisé pour thrombose coronarienne et un ecg montre un infarctus de la paroi antérieure du myocarde (Fig.18 (a).Péricardite qui persiste pendant longtemps.Trois semaines après l\u2019accident, l\u2019ecg montre une évolution électrique typique (Fig.18 (b).Le 19 juillet, soit près d\u2019un mois après l\u2019admission, crisé de palpitations et l\u2019ecg montre une tachiy- cardie paroxystique à 180 d\u2019origine ventriculaire (Fig.18 (c).Il reçoit 16 mg.par voie I.V.de digitaline Nativelle sans succès Nous lui donnons de la quinicardine et, après 18 gm., le rythme devient sinusal à 96 avec présence de contractions prématurées (Fig.18 (d).Nouvel incident également réduit à la quinidine.Pour éviter de nouveaux accès, nous maintenons des doses d\u2019entretien de 1,20 gm.En tout, il a reçu 50 grammes de quinidine.L\u2019ecg du ler septembre 1949 montre un rythme sinusal à 90 (Fig.18 (e).Excellent résultat.b) Fibrillation auriculaire non paroxystique.C\u2019est la plus fréquente et représente une complication éventuelle de toute sténose mitrale, d\u2019un certain nombre d\u2019hypertendus, de coronariens et de cœurs thyroïdiens.Dans ces cas, le rythme ventriculaire ne dépasse pas 150.Encore ici, la digitale est le traitement de choix pour ralentir le rythme cardiaque, mais, à elle seule, elle le régularise rarement.Il nous semble important de convertir le rythme lorsque la fibrillation est récente (3 mois au plus), quand le cœur n\u2019est pas trop augmenté de volume et que les signes d\u2019insuffisance cardiaque ne sont pas de vieille date.L\u2019intérêt de cette conversion réside dans les faits suivants: 1) La disparition des palpitations qui incommodent le patient.2) Le rythme dans l\u2019ensemble lorsque le si- nusal a une tendance à être moins rapide.3) On prévient le danger des accès paroxystiques de fibrillation.4) On peut éviter pendant longtemps l\u2019emploi de digitale qui, autrement, serait nécessaire pour contrôler la vitesse du rythme.Dans la sténose mitrale, certains prétendent qu\u2019on retarde seulement l\u2019échéance d\u2019une évolution normale, et que le traitement par la quinidine donne pour un temps tellement court qu\u2019il n\u2019est pas justifié.Notre expérience sur les 12 cas traités prouve le contraire.Nous avons été frappés par la persistance, pendant des mois et même des années, d\u2019un rythme sinusal.Le cas no 2 déjà cité, ne fibrille plus depuis un an et demi; le cas no 3, depuis un an, et plusieurs depuis environ 6 mois (cas numéros 6, 8, 9).Sur les onze cas de fibrillation non paroxystique traités à la quinidine, nous avons obtenu huit L'Union Méd.Canada GRATTON er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHME Tome 80 \u2014 août 1951 succès permanents, un succès temporaire et deux échecs.Il faut bien prendre note que les résultats sont analysés en milieu hospitalier, et prouvés par l\u2019électrocardiographie.Ils représentent les conversions que nous avons eues sans tenir compte de l\u2019évolution ultérieure de la maladie.Cette statistique, bien que très modeste, prouve que, dans des cas bien choisis, on peut espérer des succès presque constants.IL \u2014Tachycardie paroxystique d\u2019origine si- nusale.On appelle ainsi tout rythme cardiaque régulier au-dessus de 140 où l\u2019électrocardio- \u201d gramme montre un complexe ventriculaire précédé d\u2019une onde auriculaire.Cliniquement, le diagnostic est en général facile.Le début est brusque.Il est ou non accompagné de palpitations, d\u2019oppression, d\u2019angoisse, de lipothymie.Le paroxysme peut durer de quelques minutes à plusieurs jours.Le rythme est rapide et régulier avec des bruits bien frappés.Habituellement, le cœur est sain et normal en dehors des crises.La quinidine représente le traitement de choix lorsque les moyens ordinaires ont échoué, c\u2019est-à-dire: a) la compression des globes oculaires ou des sinus carotidiens; b) ou une injection de prostigmine ou de mécholyl.La quinidine peut aussi prévenir des acces chez les patients dont les crises sont fréquentes.Dans quatre cas, nous l\u2019avons employée pour tenter de contrdler un acces, et dans un cas pour les prévenir.La réponse la plus évidente nous est donnée par le cas d\u2019un patient de 27 ans (cas no 17) qui est porteur d\u2019une sténose mitrale pure et serrée, mal tolérée.Le docteur Edouard Gagnon opère le patient (commissurotomie) le 28 juin 1950 et les suites opératoires furent normales jusqu\u2019à la quatrième journée.Il se plaint alors subitement de dyspnée, de nausée et de douleurs vagues à l\u2019abdomen.Il est pâle et anxieux; sa respiration est rapide et superficielle à 40/min.Son pouls est incomptable et sa pression artérielle se lit à 80/40.Un électrocardiogramme montre une tachycardie paroxystique auriculaire à 180 avec de petits accès de tachycardie ventriculaire.La pression des globes oculaires et des sinus carotidiens échouent.On donne 925 deux injections de mécholyl de 25 mg.sans succès.40 ctgrs de quinidine sont administrés à toutes les heures pendant quatre heures.Le rythme cardiaque se ralentit à 104 mais la pression artérielle demeure basse à 60/30.Le patient meurt tout de même 24 heures plus tard.Nous avions vaineu son paroxysme mais la pression artérielle n\u2019est jamais redevenue normale et le patient demeura dans son collapsus cardio-vasculaire.Dans quatre cas où la crise de tachycardie paroxystique a été traitée à la quinidine, nous obtenons 2 échecs (cas numéros 13, 16) et deux succès (cas numéros 15, 17).Dans le cas où la dose fut donnée pour éviter les crises trop fréquentes d\u2019une patiente, nous n\u2019avons noté aucun accès paroxystique pendant 6 mois (cas no 14).III \u2014Tachycardie paroxystique ventricular- re.On appelle ainsi tout rythme cardiaque au-dessus de 140 où l\u2019électrocardiogramme montre des complexes ventriculaires déformés non précédés d\u2019une onde P.Cette tachycardie est très dangereuse et met la vie du malade en danger.Elle représente un état préfibrilla- toire et oblige à un traïitement- rapide.La quinidine est sans contredit le traitement de choix.Le cas no 18 de notre série présente cette éventualité.Il s\u2019agit d\u2019un homme de 45 ans, hospitalisé pour thrombose coronarienne compliquée de péricardite avec épanchement.Un mois après l\u2019accident, il présente subitement une tachiycardie paroxystique.Un électrocardiogramme prouve l\u2019origine ventriculaire de cette tachycardie.Nous digitalisons le patient avec un milligramme de Digitaline Nativelle par voie intraveineuse et, quelques heures plus tard, un autre 6/10 de milligramme.Comme nous n\u2019obtenons aucun succès, nous le soumettons à la quinidine et, en 12 heures, après avoir reçu 1,8 gramme, le rythme s\u2019est ralenti à 96 et les complexes ventriculaires ont repris une forme normale.Un nouvel accès nous obligea à continuer une dose d\u2019entretien d\u2019environ 1,20 gramme par jour.Il a reçu en 2 mois 50 grammes de quinidine et son rythme s\u2019est maintenu aux environs de 84.Il est bon de se rappeler que de tels cas sont justifiables de doses massives.Plusieurs exemples dans la littérature montrent des cas désespérés sauvés par la quinidine grâce à l\u2019audace des médecins traitants.Gold rapporte 926 un cas qui a pris un total de 2 654 grammes, soit une moyenne de 3 grammes par jour comme dose d\u2019entretien pendant plus de 800 jours.Reich (6) cite un cas chez qui il dut donner 12 grammes en 36 heures avant de rétablir un rythme normal.Levine et Fulton ont donné (7) 7,5 grammes en 24 heures dans un cas semblable.Nous n\u2019avons pas couvert tout le champ des indications de la quinidine.Nous avons limité notre étude aux cas que nous avons personnellement traités.Nous n\u2019avons pas encore eu l\u2019occasion d\u2019utiliser la quinidine dans le flutter auriculaire car la digitale seule, mais à doses massives, nous a toujours donné de bons résultats jusqu\u2019à présent.Quant aux extra-systoles, elles sont rarement du ressort de la quinidine et, sauf exception, elles doivent être traitées par le mépris, la psychothérapie et les sédatifs.Nous faisons exception des extra-systoles survenant à la suite d\u2019une thrombose coronarienne où Pemploi de la quinidine, à doses en général peu élevées, est à conseiller.Conclusion.Nous vous avons décrit notre expérience sur l\u2019emploi de la quinidine dans les dix-huit cas traités d\u2019octobre 1947 à juillet 1950.1\u2014La quinidine a sa place dans la thérapeutique des maladies cardio-vasculaires.2.\u2014Une fois indication posée, il faut l\u2019employer en milieu hospitalier.3\u2014Dans certains cas, il faut se rappeler GRATTON er DAVID: QUINIDINE ET TROUBLES DU RYTHME L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 que c\u2019est le seul traitement qui puisse éviter une mort certaine.4\u2014Nous avons l\u2019impression que, surtout dans la fibrillation auriculaire, cette thérapeutique est trop souvent oubliée ou négligée.d.\u2014Nous annexons à cette étude un résumé de l\u2019histoire de chaque patient et les électrocardiogrammes qui appuient nos diagnostics et confirment nos résultats.BIBLIOGRAPHIE (1) WILLINS et DRY: A history of the Heart and the Circulation.Page 343.(2) Harry GOLD: Quinidine in disorders of the Heart.Paul B.Hoeber Inc., 1950.(3) J.A.CARLOTTI: «Usage de la Quinidine.» Archives des Maladies du Cœur et des Vaisseaux, (mai-juin) 1948.(4) J.A.LEVINE: « Etude des thrombus cardiaques muraux non infectés.» Am.J.of Med.Sc.180: 365, 1930.(5) Marvin VIKO et P.D.WHITE: « Etude clinique de l'usage du sulfate de Quinidine.» Arch.of Int.Med, 31: 345, 1923.(6) REICH: Am.Heart Journal, 28: 256-260, 1944.(7) S.A.LEVINE et M.M.FULTON: « The effect of Quinidine sulfate on ventricular tachycardia.» J.A.M.A., 92: 1162, 1929.BEST et TAYLOR: Physiological Basis of Med- tcal Practice.3e édition.SOLOMON: Pharmacology \u2014 Materia Medica and Therapeutics.5e édition.PARKINSON et CAMPBELL: « Traitement par la Quinidine de la fibrillation auriculaire.» Quart J.Med, 22: 281, 1929.Jean LENEGRE: Séméiologie card:o-vasculaire.LINENTHAL et Stone FREEDBERG: « Measures used in the prevention and treatment of cardiac arythmias.» New Eng.J.of Med., 13-20 (oct.) 1949. LA THÉORIE DES TROIS PERPENDICULAIRES DANS L\u2019INFILTRATION DU PLEXUS BRACHIAL L.LAMOUREUX et M.BOURGEGOIS-CGAVARDIN, Hôpital Notre-Dame (Montréal).La première anesthésie du plexus brachiai fut faite le 28 mai 1897, par William Crile d : Cleveland, Ohio, chez un patient en état de choc.Elle consistait, après une infiltration locale de la peau le long de la clavicule, en une incision des plans superficiels, qui permettait de découvrir le plexus brachial et d\u2019injecter _ une solution de cocaine dans chacune de ses racines.L\u2019école allemande (Braun, Hirschfeld, Kul- lenkampf), fut la première à faire l\u2019anesthésie régionale à l\u2019aveugle que nous connaissons maintenant.Puis, l\u2019école de Victor Pau- chet en 1912, avec Laborde, Sourdat et le plus célèbre de tous, Gaston Labat, améliorèrent et simplifièrent la méthode.En 1924, Labat publia à New-York et à Paris son volume sur les infiltrations régionales, qui est encore aujourd\u2019hui l\u2019évangile de tout anesthésiologiste.Comme il n\u2019y a rien de nouveau sous le soleil, et que l\u2019histoire se répète sans que changent nos réactions, en 1940, pour les mêmes raisons qu\u2019en 1897, Patrick et ensuite Mac- Intosh d\u2019Oxford, donnèrent un essor nouveau à cette forme d\u2019anesthésie, et les choqués du temps de guerre en furent les heureux bénéfi- claires.C\u2019est ainsi que nous eÜûmes l\u2019opportunité de voir, d\u2019apprendre, puis de modifier cette technique d\u2019anesthésie du plexus brachial.CONSIDERATIONS ANATOMIQUES Le plexus brachial est formé par les branches antérieures des quatre derniers nerfs cervicaux et du premier nerf dorsal, qui quittent le rachis en se dirigeant entre les scalènes antérieurs et moyens, croisent la face supérieure de la première côte, passent au-dessous de la clavicule et pénètrent dans le bras.Ce grcupe de racines reçoit aussi un rameau de la quatrième cervicale que l\u2019on nomme préfixe, et également un rameau de la première dorsale que l\u2019on nomme postfixe.Les cinquièmes et sixièmes cervicales s\u2019unissent sur le bord externe du scalène moyen pour former le tronc supérieur ou premier tronc primaire.La septième cervicale reste isolée pour former le tronc moyen ou deuxième tronc primaire.La huitième cervicale et la première dorsale s\u2019unissent en arrière du scalène antérieur pour former le tronc inférieur ou troisième trone primaire.Les trois troncs primitifs donnent chacun une branche antérieure et une branche postérieure.De ces branches, les trois postérieures se réunissent pour former le tronc secondaire postérieur qui donnera le nerf circonflexe et le nerf radial.Les branches antérieures des deux premiers troncs primitifs s\u2019unissent pour former le tronc secondaire antéro-externe qui donnera le musculo-cutané et la racine externe du médian.La troisième branche antérieure, issue du trone primitif inférieur ou troisième tronc primaire, constituera à elle seule le tronc secondaire antéro-interne, d\u2019où naîtront le brachial cutané interne, le cubital, et la racine interne du médian.Dans son ensemble, le plexus brachial représente un triangle placé en partie dans le triangle sus-claviculaire, en partie dans l\u2019aisselle, et croisé transversalement par la clavicule.Sa base s\u2019appuie sur la colonne vertébrale, son sommet tronqué descend dans le creux de l\u2019aisselle.Ses branches collatérales et terminales sont au nombre de 18.La première côte se trouve située dans un plan presque horizontal, légèrement incliné en bas et en avant; elle croise habituellement la clavicule vers son tiers interne et forme avec cet os un angle ouvert en dehors et en arrière, 928 qui est généralement un angle aigu ou un angle droit.- Le plexus brachial presque constitué, quitte le rachis, se dirige en dehors et un peu en avant entre les scalènes, croise la face supérieure de la première côte et passe au-dessous de la clavicule qu\u2019il vient croiser presque à angle droit à sa partie moyenne.Superficiellement le prolongement de la veine jugulaire externe marque ce point d\u2019entrecroisement cla- viculaire avec assez de précision.L\u2019artère sous-clavière, en émergeant de l\u2019orifice supérieur du thorax, passe aussi entre les scalènes, appuyée sur la face supérieure de la première côte, longeant en avant et en bas le plexus brachial, et croise la clavicule en sou milieu; elle la croise plus obliquement que le plexus.On la sent battre la plupart du temps à ce niveau, elle est en général mieux perçuc à droite.Ce paquet vasculo-nerveux est presque sous la peau dont il est séparé seulement par le peaucier et l\u2019aponévrose cervicale moyenne.Il ne faudra donc pas s\u2019attendre à le trouver en situation très profonde.L\u2019artère scapulaire postérieure ou cervicale transverse, très flexueuse, traverse ordinairement le scalène postérieur et le plexus d'avant en arrière, pour disparaître sous le trapèze; mais elle passe quelquefois tout à fait en avant.L\u2019artère cervicale transverse superficielle suit un trajet parallèle, mais est sous-aponévroti- que.Elle passe à deux centimètres environ au- dessus de la clavicule, elle est ordinairement grêle, mais peut suppléer la cervicale transverse, elle est alors de plus gros diamètre.L\u2019artère sus-scapulaire croise en avant le scalène antérieur, suit le bord postérieur de la clavicule et parcourt la base du triangle sus- claviculaire pour se rendre à l\u2019échancrure cora- coïde.Elle est rarement intéressée dans notre technique.La veine jugulaire externe est un vaisseau généralement volumineux très visible sous la peau, qui prend son origine dans la région parotidienne et disparaît en profondeur, à un travers de doigt au-dessus de la clavicule, a LAMOUREUX rr BOURGEOIS-GAVARDIN : INFILLT.DU P.BRACH.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 mi-chemin entre l\u2019articulation sterno-clavicu- laire et l\u2019articulation acromio-claviculaire.Certaines fibres sympathiques s\u2019unissent à la cinquième et sixième cervicale par un rameau communicant blanc qui va au ganglion cervical moyen.Les septième et huitième racines reçoivent des rameaux communicants du ganglion cervical inférieur.La première dorsale reçoit un rameau gris du premier ganglion thoracique.Le ganglion cervical inférieur uni au premier ganglion thoracique forme le ganglion stellaire ou étoilé, qui, par ce que nous venons de dire, est uni intimement au plexus brachial.Le plexus cervical donne trois branches qui sont intéressantes dans l\u2019anesthésie du plexus brachial, lorsque l\u2019on veut obtenir l\u2019anesthésie complète de l\u2019épaule.Ce sont la branche sus- acromiale, la branche sus-claviculaire et un rameau de la cinquième racine cervicale qui se perd dans les téguments postérieurs.Ii est à noter également qu\u2019une branche postérieure de la première dorsale innerve les téguments postérieurs de l\u2019épaule et aussi que les deuxième et troisième dorsales, en passant dans l\u2019aisselle, s\u2019anastomosent avec l\u2019accessoire du brachial cutané interne.De toute cette description anatomique, il convient de retenir les faits qui auront le plus d'intérêt pour nous lorsque nous infiltrerons le plexus brachial.\u2014 La localisation de la veine jugulaire externe, qui apparaît sous la peau, du bord postérieur du sterno-cléido-mastoïdien, jusqu\u2019à un travers de doigt au-dessus de la clavicule avant de plonger dans les plans profonds.\u2014 La position de la première côte, passant en-dessous de la clavicule à mi-chemin entre I'articulation sterno-claviculaire et l\u2019articulation acrimio-claviculaire., \u2014 La direction générale de la première côte.qui, après plusieurs études sur le cadavre, nous a paru strictement perpendiculaire à la clavicule.Ceci est d\u2019ailleurs prouvé par les radiographies, si l\u2019on fait abstraction de la conrbe que prend la première côte lorsqu\u2019elle passe L'Union Méd.Canada LAMOUREUX er BOURGEOIS-GAVARDIN: INFILT.DU P.BRACH.Tome 80 \u2014 août 1951 sous la clavicule.C\u2019est l\u2019une des perpendieu- laires que nous avons introduites, dans un but didactique, dans notre technique de l\u2019infiltration du plexus brachial.\u2014 Le trajet de l\u2019artère sous-clavière qui descend avec le paquet nerveux, et passe exactement au milieu de la clavicule, en décrivant un demi-cercle.\u2014 L'étroite liaison du ganglion étoilé avec le plexus brachial qui explique que l\u2019infiltration s\u2019accompagne quelquefois d\u2019un syndrome de Bernard-Horner.\u2014 L'existence de trois racines thoraciques dont l\u2019une se dirige vers la partie postérieure, et les deux autres passent dans l\u2019aisselle et s\u2019anastomosent avec l\u2019accessoire du brachial cutané interne.L\u2019existence également de la cinquième branche cervicale postérieure, et les deux rameaux sus-claviculaire et sus-acromial, qui tous, entrent en jeu dans l\u2019anesthésie de l\u2019épaule.TECHNIQUES Depuis cinquante ans que l\u2019anesthésie du plexus brachial est découverte, plusieurs méthodes ont été expérimentées et décrites.Nous citerons ici, en les résumant brièvement, les plus répandues.\u2014 La voie postérieure ou paravertébrale de Kappis.L\u2019aiguille est introduite latéralement à l\u2019apophyse épineuse et dirigée sur le rebord postérieur de l\u2019apophyse transverse, de façon à atteindre les racines nerveuses à leur sortie du trou de conjugaison.\u2014 La voie sous-claviculaire.L\u2019introduction de l\u2019aiguille est faite antérieurement, en regard de l\u2019apophyse coracoïde, et de ce point nous poussons l\u2019aiguille en-dessous de la clavicule.en direction de l\u2019apophyse transverse de la sixième vertèbre cervicale.\u2014 L\u2019approche exillaire de Hirschfeld.L\u2019aiguille est insérée dans l\u2019aisselle et introduite de façon à rejoindre le plexus brachial, lorsqu\u2019il passe au-dessus de la première côte, et en-dessous de la clavicule.La voie axillaire modifiée par Pitkin.L\u2019ai- 929 guille est mise en place dans l\u2019aisselle, est dirigée vers le plexus, en passant en-dessous de la clavicule, de façon à atteindre l\u2019apophyse transverse de la sixième cervicale.Une deuxième aiguille est insérée en-dessous du plexus, de façon à passer en arrière de lui, au-dessus de la première côte, se dirigeant vers l\u2019apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale.\u2014 La voie latérale.L\u2019aiguille est insérée sur le rebord postérieur du sterno-cléido-mastoï- dien, à un pouce et demi au-dessus de la clavicule, de façon à pouvoir atteindre l\u2019apophyse transverse de la septième cervicale et de la première dorsale, en changeant la direction de l\u2019aiguille suivant les vertèbres que l\u2019on veut atteindre.\u2014 La route sus-claviculaire de Kulenkampf ou de Quénu.C\u2019est la méthode que nous prat'quons et enseignons.Nous allons en exposer les différents temps.Différentes étapes de la méthode de Kulen- kampf ou de Quénu.\u2014 Faire coucher le malade sur la table en lui tournant la tête du côté opposé à celui de l\u2019infiltration.\u2014 Mesurer exactement le milieu entre l\u2019articulation sterno-clavieulaire et l\u2019articulation acromio-claviculaire, et le repérer sur la peau.\u2014 Observer le prolongement de la veine Jugulaire externe qui donne l\u2019emplacement de l\u2019artère sous-clavière.\u2014 Repérer l\u2019artère sous-clavière avec le doigt, et en percevoir les battements.\u2014 Faire placer l\u2019épaule en extension forcée, pour rassembler les racines du plexus.\u2014 Se représenter la côte comme étant strictement perpendiculaire à la clavicule dans un plan horizontal: la côte allant dans une direction antéro-postérieure, la clavicule étant d\u2018rigée de dedans en dehors.\u2014 Faire un bouton dermique à un centimètre et demi (un travers de doigt) au-dessus de la clavicule, à l\u2019endroit où les battements de l\u2019artère sous-clavière sont les plus intenses. 930 \u2014 Faire également deux autres boutons, lorsque l\u2019on désire avoir l\u2019anesthésie de l\u2019épaule, l\u2019un à la partie la plus élevée de l\u2019épaule, c\u2019est-à-dire au niveau de l\u2019extrémité externe de l\u2019acromion, l\u2019autre sur le rebord antérieur du grand pectoral, au niveau du pli de l\u2019aisselle, lorsque le bras est en extension à 90°.\u2014 Repousser l\u2019artère sous-clavière avec le doigt, en bas et en dedans.\u2014 Introduire l'aiguille strictement perpen- LAMOUREUX er BOURGEOIS-GAVARDIN: INFILT.DU P.BRACH.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 ciliter le travail des élèves, la clavicule et la côte formant un angle droit, la côte et l\u2019aiguille formant un deuxième angle droit.Cette description nous a semblé plus claire et donne au débutant une plus grande sûreté dans l\u2019introduction de son aiguille.\u2014 Une fois que le contact osseux a été établi, il faut varier la direction de l\u2019aiguille pour infiltrer toutes les racines du plexus.Lundy cite la méthode de Ralph T.Knight, qui, dans Fig.1.\u2014 Nous voyons, d\u2019une façon schématique, les trois perpendiculaires décrites dans le texte ci-dessus, l\u2019une l\u2019aiguille; les deux autres la côte et la clavicule.diculaire au plan horizontal de la côte et de la clavicule (On doit voir les battements de l\u2019artère transmis à l\u2019aiguille).Nous soulignons ici, qu\u2019au lieu de définir la position de l\u2019aiguille comme MacIntosh et Mushin, qui indiquent l\u2019orientation de l'aiguille «en dedans, en bas, et en arrière, nous avons voulu définir la théorie des trois perpendiculaires pour face but, met en place trois aiguilles.Nous nous contentons de faire varier la direction de la pointe de l\u2019aiguille à un demi travers de doigt au-dessus et au-dessous du point où elle à pris contact avec la côte, de façon à obtenir l\u2019anesthésie des racines du médian, de celles du cubital qui sont plus prés de l'artère sous- L'Union Méd.Canada LAMOUREUX er BOURGEOIS-GAVARDIN: INFILT.DU P.BRACH.931 Tome 80 \u2014 août 1951 j clavière, et de celles du radial, situées au- ce qui donnera une anesthésie parfaite de dessus et en dehors de celles du médian.l\u2019épaule.\u2014 Pour infiltrer le plexus dans son épaisseur, \u2014 Lorsque l\u2019anesthésie de l\u2019épaule n\u2019est pas nous donnons à l\u2019aiguille durant l\u2019injection un nécessaire, mais qu\u2019un garrot ou un tourniquet mouvement de va et vient continu, de haut en doit être placé à la partie supérieure du bras, bas.on exécutera un bracelet anesthésique ou infiltration circulaire au tiers supérieur du bras, de façon à allèger la pression constante du garrot.\u2014 Faire une injection sous-cutanée au bord inférieur du grand pectoral au niveau du pli de l\u2019aisselle, en suivant la peau d\u2019avant en arrière, de façon à infiltrer tout le plancher de l\u2019aisselle.Infiltration continue du plexus brachial.Le technique de Gordon de Toronto réalise une anesthésie continue qui peut être prolongée pendant plusieurs heures.À l\u2019aiguille mise en place suivant la technique habituelle, il connecte un tube caoutchouté à l\u2019extrémité duquel se trouve une seringue contenant une solution de novocaïne.La pre- Fig.2.\u2014 Application des trois perpendiculaires (ai- Mière injection est de 30 ce, les suivantes sont guille, côte, clavicule) telle qu\u2019elle doit être faite de 15 à 20 ce, renouvelées toutes les heures sur le patient.Coupe sagittale et coupe frontale.Co environ.Cette technique séduisante peut cer- \u2014 Ne pas rechercher les paresthésies.tainement être utile, mais expose à des lésions des racines nerveuses du plexus, soit en raison du contact prolongé avec l\u2019aiguille, soit en raison des mouvements inopinés de celle-ci.\u2014 Injecter la solution anesthésique, 30 ou 40 ce d\u2019une solution de novocaïne à 1 ou 2% ou de pontocaïne à 0,15%, en aspirant fréquemment pour éviter une injection intra-vascu- aire.ASPECT PHYSIOLOGIQUE _ L\u2019infiltration du plexus brachial seul ne Le plexus présente des branches sensitives donne une anesthésie que jusqu\u2019au tiers supé- ©t des branches mixtes.Les branches sensitives rieur du bras.Pour avoir l\u2019anesthésie complète sont le brachial cutané interne, et son acces- de l\u2019épaule, on doit faire, avec une aiguille soire.Les branches mixtes sont le musculo- longue de 12 cm., une infiltration en forme de cutané, le médian, le cubital, le circonflexe et V à partir du bouton dermique élevé au niveau le radial.de l\u2019acromion: l\u2019aiguille est poussée parallèle- « La cinquième cervicale donne la sensibilité ment à la peau sur la partie supérieure de la aux téguments du moignon de l\u2019épaule, de la clavicule jusqu\u2019au sternum; on rameéne ensuite partic externe du bras et de l\u2019avant-bras.Les l\u2019aiguille & json point d\u2019introduction et on s-xième et septième cervicales ont pour terril\u2019insère cette fois suivant une direction para!- toire cutané la partie moyenne des faces anté- lèle au bord supérieur de l\u2019omoplate, de façon rieure et postérieure du bras et de l\u2019avant-bras, à anesthésier la première branche thoracique et toute la partie de la main située en dehors postérieure et les branches du plexus cervical d\u2019une ligne passant par l\u2019axe longitudinal de ko 932 l\u2019annulaire.Enfin la huitième cervicale et la première dorsale innervent la peau de la partie interne du bras, de l\u2019avant-bras et de la main.Chaque muscle reçoit des fibres de deux racines au moins.La quatrième cervicale contribue à l\u2019innervation des muscles deltoïde, sus-épineux, sous-épineux, petit-rond, biceps, coracho-brachial et long supinateur.Les cinquième et sixième cervicales innervent les muscles de l\u2019épaule, les muscles de la région antérieure du bras, le long et le court supinateur et les muscles pronateurs.La sixième innerve encore le grand dentelé, le triceps, le grand pectoral et le grand dorsal.Les septième et huitième cervicales ont pour territoire le chef sterno costal du grand pectoral, le grand dorsal, le triceps brachial, les muscles extenseurs de la main et les doigts, les fléchisseurs de la main, et innerve les fléchisseurs des doigts.La première dorsale innerve les muscles de la main et contribue à l\u2019innervation des fléchisseurs et extenseurs des doigts.» (Rouvière) La sensibilité est encore complétée par les branches sus-claviculaire et sus-acromiale du plexus cervical, qui cheminent dans la couche cellulo-adipeuse, au-dessus de la clavicule et donnent l\u2019anesthésie cutanée de la partie antérieure de l\u2019épaule.Une branche postérieure de la cinquième cervicale donne l\u2019anesthésie cutané interne et une troisième branche inter- Trois branches intercostales interviennent également; la première complète l\u2019anesthésie postérieure de l\u2019épaule, la deuxième, rameau perforant latéral, s\u2019unit à l\u2019accessoire du brachia! cutané interne, et une troisième branche intercostale donne l\u2019anesthésie de la partie superc- interne du bras.Le ganglion stellaire peut être touché dans l\u2019anesthésie du plexus brachial, en raison des communications des racines du ganglion stellaire avec celles du plexus brachial.Il se produira alors un syndrome de Bernard-Horner.En résumé, l\u2019infiltration du plexus brachial stricte nous donnera l\u2019anesthésie de la main, de l\u2019avant-bras et du bras jusqu\u2019à son tiers supérieur.LAMOUREUX er BOURGEOIS-GAVARDIN: INFILT.DU P.BRACH.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 AGENTS ANESTHÉSIQUES EMPLOYÉS Les substances médicamenteuses que nous employons généralement pour l\u2019anesthésie du plexus brachial sont essentiellement la novocaine et la pontocaïne.La novocaïne peut être employée en solution à 2% ou 1% suivant que l\u2019on veut ou non, intéresser les racines motrices.Si la solution est diluée à 1%, seules les fibres sensitives et sympathiques seront intéressées.Pour préparer la solution nous utilisons 5 ce d\u2019une solution-mère de novocaïne à 20%, contenant 0,06 de cobefrin, que nous diluons dans 45 cc ou 95 ce d\u2019eau distillée ou de serum salé, suivant que l\u2019on veut obtenir une solution à 2% ou à 1%.Pour éviter les désavantages de la cobefrin, accélération du pouls, sensation de malaise, ou, lorsqu\u2019elle est contre- ind\u2018quée, nous utilisons une solution de ponto- caïîne à 0,15%, en gardant toujours dans l\u2019esprit cette notion que nous ne devons pas dépasser la dose de 120 milligrammes pour la pontocaïne, et de 100 milligrammes pour la novocaïne.Il est à remarquer que la pontocaïne a une action anesthésique retardée par rapport à celle de la novocaïne.Celle-ci nous a toujours donné de bons résultats, avec un faible nombre d\u2019anesthésies incomplètes.La nu- percaïne, la métycaïne, la xylocaïne peuvent être aussi employées mais nous avons peu d\u2019expérience avec ces agents.Rappelons qu\u2019un mélange de nupercaïne à 1/3 000 avec la novocaïne à 0,5% permet d\u2019utiliser une plus grande quantité de solution anesthésique.Ce procédé est employé par un grand nombre de chirurgiens dans leurs infiltrations locales (Bohé- mier).: INDICATIONS GÉNÉRALES L\u2019infiltration du plexus brachial est particulièrement indiquée chez les patients ambulatoires, qui peuvent ainsi rentrer chez eux sans ressentir les malaises qui suivent une anesthésie générale.L'action de l\u2019anesthésique sur les fibres sympathiques améliore la circulation et permet une meilleure guérison dans les cas de greffes, et dans certains cas d\u2019orthopédie.Dans L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 les réparations de tendons, la fonction motrice peut être conservée par l\u2019emploi d\u2019une solution à 1%, ce qui permet au chirurgien de reconnaître facilement les tendons intéressés.Enfin l\u2019anesthésie du plexus brachial est très efficace dans les cas de réduction de fracture et de luxation, et elle est l\u2019anesthésie de choix chez les malades en état de shock, puisqu'elle évite l\u2019anesthésie générale, parfois préjudiciable au patient.COMPLICATIONS Pour prévenir les complications, il est recommandé de faire l\u2019infiltration sur le malade en position couchée.On évite ainsi les crises de lipothymie, et la sensation de faiblesse qu\u2019éprouve souvent le malade est ainsi minimisée.La sensation de faiblesse est plus fréquente après l\u2019injection de novocaïne, qu'avec la pontocaïne.La perforation de la plèvre est.en général causée par l\u2019introduction trop profonde de l\u2019aiguille\u2026 Elle entraîne un pneumothorax que l\u2019on fera confirmer radiologique- ment, et qui se résorbera dans les trois ou quatre semaines suivantes, en laissant le malade au repos, au lit.La ponction de l\u2019artère sous-clavière est assez rare.L\u2019aspiration de sang dans la seringue est.dûe le plus souvent à la ponction des artères secondaires que nous avons mentionnées plus haut.La ponction vasculaire est d\u2019ailleurs sans danger si l\u2019on a soin d\u2019utiliser une aiguille très fine de calibre 22 ou 24.Il suffit alors de retirer l\u2019aiguille et de changer sa direction.La cobefrin ou l\u2019adrénaline.mélangées à la solution, tout en causant une vasoconstriction protectrice et en prolongeant l\u2019action du médicament, donnent la plupart du temps certains malaises passagers au patient.tels que, accélération du pouls.élévation de pression artérielle, sensation de suffocation.respiration plus rapide, mais ces malaises ne sont que passagers et disparaissent dans les quinze minutes qui suivent l\u2019injection.L\u2019intolérance à l\u2019agent anesthésique lui-même est une complication heureusement assez rare.Il faut savoir reconnaître ces réactions dès les premières secondes, et si un doute subsiste, on LAMOUREUX Er BOURGEOIS-GAVARDIN : INFILT.DU P.BRACH.933 injectera cependant un barbiturique intraveineux comme le pentothal à 2,5% par exemple, et l\u2019on administera immédiatement de l\u2019oxygène.En conséquence, aucune anesthésie régionale utilisant un médicament analogue à la novocaine, ne sera entreprise, sans avoir à portée de la main une solution de pentothal prête à être injectée, et un appareil à oxygène prêt à fonctionner.Ces deux précautions sont inappréciables lorsqu\u2019on doit agir vite.Conclusions.Nous avons fait plus de 1 200 infiltrations du \u201cplexus brachial, et nous pouvons dire qu\u2019un résultat parfait a été atteint dans 95% des cas.L\u2019échec, dans l\u2019infiltration du plexus brachial, est toujours dû au manque d\u2019habileté et d\u2019expérience de l\u2019opérateur, plutôt qu\u2019à la résistance du malade au médicament, ou à la mauvaise qualité de la solution.Par conséquent, pour bien réussir cette infiltration, il faut la prat.quer souvent, et toujours selon la même technique.La théorie des trois perpendiculaires nous a permis dans 800 cas de montrer à l\u2019élève, dès la première infiltration, la position de la côte qui est tout le secret dans l\u2019introduction de l\u2019aiguille.Lorsque l\u2019étudiant peut imaginer, et garder présente dans son esprit cette notion que la côte est strictement perpendiculaire à la clavicule, et que son aiguille doit être strictement perpendiculaire, il atteint immédiatement les troncs nerveux du plexus brachial, et réalise une anesthésie complète.BIBLIOGRAPHIE 1.J.ADRIANI: Chemistry of anesthesia.Ch.C.Thomas, édit., Springfield, Ill.2.J.ADRIANT: Techniques and procedures of anes- thesa.Ch.C.Thomas, édit, Springfield, Il.3.L.BAZY et S.BLONDIN : Anesthésie et analgésie, 1: 190-198, 1935.H.BRAUN: Local anesthesia.London, 1924.G.W.CRILE: Cleveland Med.Journ., 2: 355, 1897.G.W.CRILE: Trans.Ohio Med.Soc., 90-93, 1897.A.M.DOGLIOTTI: Anesthesia.Chicago 1939.F.T.EVANS: Modern practice in anesthesia.Butterworths Med.Publ.1949.> ovo ~ > pel 934 9.R.A.GORDON : Communication personnelle.10.G.HIRSCHEL: Munch.Med.Wschr., 58: 1555- 1556, 1911.11.KAPPIS: cité par G.Labat, ibid.12.D.KULENKAMPF: Dtsch.Med.Wschr., 38: 1878-1880, 1912.13.D.KULENKAMPF et M.A.PERSKY: Ann.Surg., 87: 883-891, 1928.14.G.LABAT : Regional anesthesia.Philadelphie, 1930.15.J.S.LUNDY: Clinical anesthesia.Saunders, édit.Philadelphie.LAMOUREUX er BOURGEOIS-GAVARDIN: INFILT.DU P.BRACH, L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 16.MacINTOSH et MUSHIN: Local anesthesia \u2014 Brachial plexus.Oxford-Blackwell scientific publications Ltd.17.R.MATAS: John Hopkins Hosp.Bull, 36: 4, 1925.18.J.PATRICK: Brit.J.Surg, 27: 734-739, 1940.19.H.ROUVIERE: Anatomie humaine.Masson et Cie, éditeurs, Paris.20.B.SHERWOOD-DUNN: Regional anesthesia.Philadelphie, 1920.LA STABILITÉ DU Ph SANGUIN A.-E.PÂQUET.L'équilibre merveilleux dans lequel se maintient l\u2019intégrité physiologique du corps humain provient de multiples réactions biochimiques.Ces transformations, pour certaines extrêmement rapides.sont contrôlées par: A.L'action des tampons; et toutes les substances ineffectives qui en découlent sont éliminées par B.L\u2019excrétion rénale.A \u2014 ACTION DES TAMPONS 4 grands systèmes dirigent ces opérations: 1.bicarbonate, acide carbonique 2.phosphates mono.et disodiques bonate de Na, il se produit la réaction suivante: NaHCO3 + HC] \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 NaCl + H:CO3 L\u2019acide fort est transformé en acide faible et il se produit un sel neutre.Cette réaction abaisse le nombre d\u2019ions hydrogène libres.Le tampon ici permet la régulation rapide des modifications plasmatiques, puisque le bicarbonate est constamment formé au cours du métabolisme tissulaire.L\u2019acide carbonique qui résulte de sa réaction peut être éliminé facilement en tant qu\u2019anhydride carbonique (COs) par les voies respiratoires.En somme le CO» se libère à la suite du « Chloride Shift » par l\u2019action de l\u2019acide fourni par les globules suivant les réactions, 2 \u2014 COsNas + HCI] \u2014\u2014\u2014 NaCl + H:s0 + CO, 3.action de l\u2019hémoglobine 4.transport du CO» 1 \u2014 Carbonate acide carbonique 2 \u2014 Phosphates mono-disodiques Ce système est basé sur l\u2019utilisation du phosphate monosodique (de réaction faiblement Lorsqu'un acide fort est ajouté à du bicar- acide) et du phosphate disodique qui réagit L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 faiblement alcalin, afin de neutraliser des acides forts.Dans la réaction du phosphate diso- dique, ce dernier est transformé en sel mono- sodique de la façon suivante, 1.\u2014 Na, HPO, + HCI PAQUET: STABILITE DU Ph SANGUIN 935 quittent les globules rouges, mais les ions potassium (K) ne pouvant s\u2019échapper a cause de l\u2019imperméabilité de la membrane cellulaire, permettent aux chlorures NaCl + NaH:PO, 2 \u2014 NaH,PO, + NaOH \u2014\u2014\u2014\u2014 NasHPO4 + H.O Ces tampons opèrent surtout dans les tissus.Le système ne peut pas compenser les modifications de la concentration en ions hydrogènes (H*) aussi rapidement que le système bicarbonate, parce que le phosphate aci-« de n\u2019a pas d\u2019autres voies d\u2019élimination que la voie rénale, procédé plus long que l'élimination pulmonaire.3 \u2014 Action de l\u2019hémoglobine L\u2019hémoglobine est un tampon trés important de I'acide carbonique (CO3H\u2014), car la formation dans les globules rouges, du bicarbonate a partir d\u2019anhydride carbonique est une phase du mécanisme respiratoire.L\u2019anhydride carbonique (COs) est absorbé dans les vaisseaux capillaires des tissus et diffusé dans les globules rouges.A l\u2019intérieur de la cellule, 1.le CO; est transformé en acide carbonique (HCO;) a l\u2019aide du ferment carboxylase.2.au moment où l\u2019hémoglobine cède l\u2019oxygène, le produit réduit devient faiblement acide et une partie du potassium (K) de la cellule se libére pour se combiner avec l\u2019acide carbonique.1\u2014 CO, + H0 \u2014\u2014 du plasma de pénétrer dans les globules rouges.5.le bicarbonate des globules rouges crée un équilibre avec le sodium qui était primairement associé au chlorure du p'as- ma.Et ainsi l\u2019équilibre est maintenu \u2014 Si par contre le sodium est éliminé dans des proportions plus grandes qu\u2019il n\u2019est réabsorbé, le volume du liquide dans l\u2019espace extra-cellulaire doit diminuer.4 \u2014 Transport du gaz carbonique On sait que le CO» ne peut se dissoudre à l\u2019état tel, dans le sang que pour un pourcentage de 5 Vol.% \u2014 Or il existe normalement dans le sang dans une proportion de 34 à 68 Volume % \u2014 Donc il se trouve aussi à l\u2019état combiné.1 \u2014 Dans le globule Il passe des tissus (pression de 60 mm.Hg) vers le globule à cause de la pression basse de ce dernier (43 mm.Hg) \u2014 Il se combinera par une réaction très rapide sous l\u2019action du catalyseur anhydrase carbonique de la facon suivante: \u2014> CO3;H, 2\u2014 CO3H, + Hb K \u2014\u2014\u2014 CO; HK 4 H Hb 3.le potassium (K) est alors lié au bicarbonate au lieu de l\u2019être à l\u2019hémoglobine non-diffusible.4.il se manifeste alors la tendance d\u2019équilibrer la concentration en ions bicarbonates à l\u2019intérieur des cellules avec celles du plasma.Les ions bicarbonates en excès Le CO» se combine donc aux bases faibles dans le globule pour donner des bicarbonates -\u2014 Ces bases faibles sont des protéinates ct surtout des protéinates d\u2019hémoglobine car, (1) l\u2019hémoglobne constitue les 34 des protéines globulaires.(2) l\u2019hémoglobine a plusieurs fonctions acides faibles retenant beaucoup de bases. 936 (3) l\u2019hémoglobine réduite au niveau des cellules a une granae affinité pour le CO, qui vient se fixer sur des groupements aminés (car- bomino-réactions) \u2014 réaction très rapide.1\u2014 Protides NH, + CO, 2\u2014 CO,HK Les opérations que l\u2019on vient de décrire provoquent, I.une augmentation de la pression osmoti- tique qui 2.provoque un appel d\u2019eau du plasma vers les globules 3.qui amène avec elle du Cl\u2014 4.le CO3H\u2014 sort alors en partie et les bases des globules augmentent pour recevoir en- CO; HK + HbO:H core d'autre gaz carbonique.Ce CO» qui se forme à la suite de ces réactions devra finir par être libéré.Il le sera par l\u2019action de PÂQUET: STABILITÉ DU Ph SANGUIN L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 (a) l\u2019acide HbH que contiennent les globules d\u2019une part (b) et par l\u2019oxygène dans les globules, qui y joue aussi un rôle très important \u2014 Protides N oom (carbamino-réaction) \u2014> CO,H- + K+ (qui s\u2019ionise aussitôt) sous forme d\u2019oxyhémoglobine.En effet, cet oxyhémoglobine est un acide plus fort que l\u2019hémoglobine.Or, si l\u2019hémoglobine fournit plus de bases au CO3H> pour la formation des bicarbonates comme nous l\u2019avons vu plus haut, l\u2019oxyhémoglobine au contraire décompose une partie des bicarbonates et plus de COs sera libéré, comme le démontre la réaction suivante: \u2014\u2014 > Hb0,K + H,0 + CO.Enfin, le CO4 qui n\u2019aura pas été utilisé sera.dégagé au niveau des alvéoles pulmonaires.Si l\u2019on veut schématiser les réactions, voici quelques exemples: \u2014_\u2014\";_ Globule Plasma Tissus HHbCO, « COs | Co, e\u2014 CO, 1 CO4H./ N\\ NH-:0 /H+ CO,H- \u2014\u2014\u2014\u2014 oo?CO,H- | HHb Z Nas 2 Na\u2014 | | SH , K+ \u2014 K+ Ï \u201c1 ! qq | : HbK | | NO: | \u2014 TT 0, \u2014\"9\u2014 Globule Poumon HbK \u2014 H Hb + + A COzH, «\u2014 CO,HK / J CO; «\u2014 + HO + | + J HbO.,K « HbO-H | anhydrase ) ( carbonique L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 PAQUET: STABILITE DU Ph SANGUIN 937 \u2014 3 | Globule 2 CO,HNa | CO3Nas i + x HCl CO4H._ Plasma + CO» J (chloride shift) Enfin, la stabilité du Ph sanguin pendant tout le transport du CO» s\u2019évalue par les équations bien connues de Henderson-Hasselbach: | R- Ph = PK + Log.\u2014\u2014 _ [COsH L\u2014Ph=PK + Log foi; HbO, | 9 Ph \u2014 PK Log.| HPO: |] mE.| 8 [HHbO,| 3\u2014 Ph = PK + Log.|Hb7] HHb [HHb] B \u2014 EXCRÉTION RÉNALE L\u2019équilibre du Ph sanguin, pour se maintenir à la suite des transformations bio-chimi- ques déjà décrites, dépend aussi très intimement de la fonction rénale.Cette fonction est basée sur le Ph urinaire.Le Ph urinaire varie de 4 à 8 et cette grande variation, en contraste avec le Ph sanguin, est due à l\u2019habileté des tubes à résorber l\u2019acide carbonique et le bicarbonate en quantité variable.1 \u2014 Excrétion des phosphates Les phosphates sont excrétés soit sous forme alcaline soit sous forme acide dépendant du Ph urinaire.Avec un Ph à 5 presque tous les phosphates sont excrétés comme phosphates de Sodium monosodiques (NaH,PO,), tandis qu'avec un Ph alcalin à 8, les phosphates sont excrétés sous forme de Phosphate de Na diso- Rh 6,1 + Log.\u2014 =-6,1 +13 = 74 6,62 + Log.\u2014 = 6,62 + 0,778 = 7,398 = 8,18 + Log.= 88 +123 = 74 dique (NasHPO4,).La glande thyroïde règle- rait considérablement cette excrétion pour le moins lorsqu\u2019il s\u2019agit de la phase alcaline.2 \u2014 Formation de bicarbonates d\u2019ammonium Le deuxième rôle des reins est la formation au niveau des tubes de bicarbonate d\u2019ammonium.Dans la lumière des tubes l\u2019ion ammio- nium est remplacé par l\u2019ion sodium et ce dernier réabsorbe comme bicarbonate de Na; tandis que l\u2019excès d\u2019ions ammonium cst excrété sous forme de sel d\u2019ammonium.Par ailleurs ces ions ammonium n\u2019ont aucune valeur dans l\u2019équilibre acide-base.3 \u2014 Excrétion du Na S'il se produit par accumulation un excès d\u2019ions Na, les tubes alors réabsorbent moins de bicarbonates, permettant ainsi au Na d\u2019être excrété.combiné aux tampons acides.La concentration du « Na » dans le filtrat ww 938 PÂQUET: STABILITÉ DU Ph SANGUIN glomérulaire est approximativement celle du plasma, de sorte que, si le Na du plasma tombe, le rein devra le réabsorber par les tubes.On doit done alors se souvenir que normalement 13,3 millinols par 100 cc.de filtrat glo- mérulaire sont réabsorbés par les tubes en 24 heures et que l\u2019excrétion quotidienne du Na est de 6 gr.par 24 heures.Soulignons en terminant que le contrôle de cette réabsorption dépend pour beaucoup de l\u2019hormone corticotro- pique.Et ainsi tous ces mécanismes s\u2019agencent admirablement bien, pour maintenir d\u2019une façon constante un Ph sanguin à 7, résultat d\u2019un merveilleux travail de coordination.BIBLIOGRAPHIE James L.GAMBLE: Chemical Anatomy, Physiology and Pathology of Extracellular Fluid; A Lecture Syllabus, Ed.5.Harvard University Press, Cambridge, Mass., 1947.D.C.DARROW: « Tissue Water and Electrolyte.» Ann.Rev.Physiol., 6: 95, 1944.W.E.ABBOTT: « Review of the Present Concepts on Fluid Balance.» Am.J.M.Sc.211: 232, 1946.A.M.BUTLER et N.B.TALBOT : « Medical Progress: Parenteral Fluid Therapy; Estimation and Provision of Daily Maintenance Requirements.» New England J.Med.231: 585, 1944.R.A.McCANCE et W.F.YOUNG: « Secretion of Urine by the Newborn Infant.» J.Physiol, 99: 265, 1941.C.H.BEST et N.B.TAYLOR: The Physiological Basis of Medical Practice.Ed.4.Williams & Wilkins Co., Baltimore, 1945.J.P.PETERS et D.D.VAN SLYKE: Quant:itat- we Clinical Chemistry.Vol.1: Interpretations.Williams & Wilkins Co., Baltimore, 1931.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Abraham CANTAROW et Max TRUMPER: Clin- wal Biochemistry.Ed.3.W.B.Saunders Co.Philadelphie, 1945.D.D.VAN SLYKE et G.E.CULLEN: «Studies of Acidosis, I.The Bicarbonate Concentration of the Blood Plasma; Its Significance and Its Determination as a Measure of Acidosis.» J.Biol.Chem., 30: 289, 1917.R.F.PITTS et R.S.ALEXANDRE: « Nature of Renal Tubular Mechanism for Acidifying the Urine.» Am.J.Physiol., 144: 239, 1945.D.D.VAN SLYKE, R.A.PHILLIPS, P.B.HAMILTON, R.M.ARCHIBALD, P.H.FUTCHER et A.HILLER: « Glutamine as Source Material of Urinary Ammonia.» J.Biol.Chem., 150: 481, 1943.C.A.MOYER: «Fluid and Electrolyte Balance.» Surg., Gynec.and Obst., 84: 586, 1947.Jacques LUSSIER: Physiologie de la respiration.Cours de Physiologie de l\u2019Université de Montréal.H.YANNET et D.C.DARROW: «Effect of Depletion of Extracellular Electrolytes on Chemical Composition of Skeletal Muscle, Liver and Cardiac Muscle.» J.Biol.Chem, 134: 721, 1940.D.C.DARROW, M.M.Da SILVA et S.S.STEVENSON: « Production of Acidosis in Premature Infants by Protein Milk.» J.Pediat, 27: 43, 1945.W.O FENN: «Role of Potassium in Physiological Processes.» Physiol.Rev., 20: 377, 1940.J.P.PETERS: « Water Exchange.» Physiol.Rev., 24: 491, 1944.J.P.PETERS: «Water Balance in Health and Disease.» Chapter VI in Garfield Duncan\u2019s Diseases of Metabolism: Detailed Methods of Diag- nosts and Treatment.Ed.2 W.B.Saunders Co., Philadelphie, 1947.H.B.STEINBACH: « Intracellular Inorganic Ions and Muscle Action.» Ann.New York Acad.Sc.47: 849.1947.D.C.DARROW: «Changes in Muscle Composition 1946.in Alkalosis.» J.Clin.Investigation, 25: 324, RECUEIL DE FAITS © UN CAS DE GANGRÈNE D\u2019ORIGINE VEINEUSE Maurice GERVAIS, Chirurgien à l\u2019Hôpital Général de Verdun (Montréal).L'observation que nous présentons tire son intérêt de l\u2019existence d\u2019une complication exceptionnelle des thrombophlébites, la gangrène, ainsi que de la localisation atypique de cette gangrène.Observation.Madame E.B.âgée de 43 ans est admise à l\u2019Hôpital Général de Verdun, le 18 mai 1950.Il y a une semaine, le 11 mai, elle a mis au monde son huitième enfant et elle nous est envoyée parce qu\u2019elle souffre d\u2019une thrombo- phlébite étendue au membre inférieur gauche.La fièvre est à 101 F avec pouls à 140, elle accuse des frissons et son état général est médiocre.Elle nous avoue que son membre est devenu enflé depuis 24 heures et que depuis son accouchement, elle se plaint de lourdeur dans la cuisse et la jambe.A l\u2019examen, nous notons à gauche un œdè- me dur, énorme et diffus qui occupe le pied, la jambe et toute la cuisse.La douleur nous semble plus accentuée que chez les autres cas de thrombophlébite.Le membre entier est chaud mais il existe une cyanose étendue plus marquée au pied et à la jambe jusqu'à la cuisse.L\u2019ædème et la douleur rendent la recherche des pulsations des artères superficielles difficile mais nous sentons tout de même un pouls faible à la pédieuse et à la tibiale postérieure.En raison des douleurs, il est impossible d\u2019appliquer le brassard de l\u2019oscillomètre.Nous sommes en présence vraisemblablement d\u2019une thrombophlébite fémoro-iliaque gauche post-partum avec blocage veineux massif, syndrome pour lequel Grégoire (1) a créé le terme de phlébite bleue ou phlegmatia cœrulea dolens.Nous commencons aussitôt la médication anticoagulante au moyen du phenyl-indane- dione (Danilone).Nous faisons élever le membre inférieur et nous demandons à la patiente de faire des mouvements de flexion et d\u2019extension du pied le plus souvent possible.La patiente reçoit en outre des antibiotiques.Le 19 mai, l\u2019état est stationnaire, la fièvre est encore à 101 F et les signes locaux au membre, l\u2019œdème, la chaleur, la cyanose et la douleur ne varient pas.L\u2019examen clinique des poumons dénote une diminution de la respiration au sommet gauche.Le 20 mai, la fièvre est à 99,5 F.La pro- thrombinémie est à 26% de la normale.L'état général s\u2019améliore légèrement mais le membre est toujours violacé et très douloureux.Le 21 mai, aucun changement mais le 22 mai, nous notons l\u2019apparition d\u2019un placard noirâtre de 7em par em à la face interne du 1/3 inférieur de la cuisse et d\u2019un autre identique légèrement plus petit à la face externe du 1/3 supérieur de la cuisse.Le 24 mai, ces placards montrent des phlyctènes hémorragiques et des zones de gangrène cutanée.La température est à 99 F.La patiente se plaint beaucoup moins et la coloration violacée du membre est disparue.L\u2019œdème diminue.Nous continuons les anticoagulants jusqu\u2019au 31 mai, l\u2019état général s\u2019améliore de jour en jour, l\u2019ædème diminue graduellement.Le 8 juin, la patiente se lève et quitte l\u2019hôpital deux jours plus tard avec un bas élastique.Les placards de gangrène s\u2019éliminèrent mais 940 la cicatrisation définitive des plaies prit six mois.Nous venons de revoir la patiente, le 12 février, elle n\u2019accuse qu\u2019un léger œdème vespéral post-phlébitique.La gangrène d\u2019origine veineuse est rare et très peu de cas sont cités.C\u2019est le deuxième cas que nous voyons.En 1947, nous avons vu et suivi pendant quelques semaines un cas du Professeur René Fontaine (2).Il s\u2019agissait d\u2019un homme de 41 ans qui avait présenté de la gangrène aux deux pieds comme complication d\u2019une thrombophlébite bilatérale postopératoire.Michael De Bakey, Alton Ochsner (3) et Henry Haimovici (4) firent récemment d\u2019excellentes revues des cas publiés de phlébite bleue et de gangrène d\u2019origine veineuse et citèrent quelques cas personnels.D\u2019après ces auteurs, la gangrene serait due à un blocage complet de la circulation veineuse de retour par thrombose veineuse massive, empêchant le sang artériel oxygéné de se rendre aux tissus et causant ainsi de l\u2019ischémie et GERVAIS: GANGRÈNE D'ORIGINE VEINEUSE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 de la gangrène.Le spasme artériel, souvent très marqué, ne serait que secondaire.Le traitement de la phlébite bleue consiste à diminuer le spasme, à éviter l\u2019étendue de la thrombose veineuse par la médication anticoagulante, à élever le membre et à faire des exercices des pieds.Si la gangrène apparaît, il ne faut oublier que celle-ci peut demeurer superficielle et amputer seulement quand les signes de toxémie surviennent.Le pronostic est toujours très grave.BIBLIOGRAPHIE (1) R.GREGOIRE: « La phlébite bleue (plegmatia caerulea dolens).» Presse Médicale, 46: 1313- 1315, 1938.(2) R.FONTAINE et E.FORSTER: « Deux nouvelles observations de gangrène des membres d\u2019origine veineuse.» Lyon Chir, 41: 173, 1946.(3) M.DeBAKEY et A.OCHSNER: « Plegmasia cærulea dolens associated with thrombophlebitis.» Surgery, 26: 16, 1949.(4) H.HAIMOVICI: « Gangrene of the extremities of venous origin.» Circulation, 1: 225.1950.OBSERVATIONS SUR DEUX CAS DE \u201cMALADIE BLEUE\u201d! | Reginald JOHNSON (Montréal).On donne communément aux maladies congénitales du cœur, type cyanogène, l\u2019appellation non spécifique de « Maladie Bleue.» Cette appellation, quoique très descriptive, demeure toujours très \\imprécise puisqu\u2019il existe plusieurs variétés de malformations congénitales du cœur pouvant donner leu à de la cyanose; et parmi ces diverses classes, les unes peuvent être corrigées chirurgicalement alors que les autres ne connaissent pas d\u2019indication chirurgicale.En plus, la technique opératoire, le taux de mortalité opératoire et le pronostic n\u2019étant 1.Communication a iu Societe Medicale de Montréal, « 17 avru 1951.7 pas les mêmes pour les différents types de malformations améliorables par la chirurgie.l\u2019établissement du diagnostic précis est d\u2019importance capitale.C\u2019est pourquoi, dans certains cas non typI1- ques, en plus de l\u2019histoire et l\u2019évolution cliniques de l\u2019étude des signes physiques, fluoros- copiques, radiologiques et électriques, et de certains examens cliniques, il faut avoir recours à des examens plus élaborés tels que l\u2019angiocardiopathie et le cathétérisme du cœur et des gros Vaisseaux.Les deux cas de « Maladie Bleue » qui font l\u2019objet de cette présentation vont illustrer ces faits puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cas de tétralogie de L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Fallot, candidat à l\u2019opération et un cas d\u2019Ei- senmenger qui ne connaît pas d\u2019indication opératoire.* * * 1 \u2014 LA TBTRALOGIE DE FALLOT résulte de la combinaison de 4 anomalies: a) une sténose de l\u2019infundibulum de l\u2019A.Pou atrésie de l\u2019A.P.; b) une dextroposition de l\u2019aorte avec chevauchement sur les deux ventricules; c) une communication entre les deux ventricules; d) une hypertrophie du ventricule droit.Physiologie Ces anomalies anatomiques causent une perturbation importante de la circulation sanguine intra-cardiaque.Le passage du sang non oxygéné du côté droit du cœur au côté gauche, directement par la communication entre les deux ventricules, et indirectement dans l\u2019aorte, à cause de sa dextroposition, ceci avec la diminution du volume sanguin perfusant les poumons de par la sténose pulmonaire explique les deux symptômes les plus importants de cette maladie: dyspnée et cyanose.Histoire climque La cyanose apparaît dès la naissance au au courant de la première année de vie.La dyspnée est fonction du degré de la sténose pulmonaire.| Examen physique La cyanose se voit surtout aux lèvres, sur le pavillon des oreilles et aux ongles.L\u2019hippocratisme digital (doigt en baguette de tambour) apparaît plus tardivement et est fonction du degré de polyeythémie.Les conjonctives sont ordinairement injectées.Le souffle systolique au eœur varie en intensité avec le degré de la sténose pulmonaire et JOHNSON : MALADIE BLEUE 941 son maximum .d'intensité s\u2019entend entre le 3e et le 4e espace intercostal gauche.Fluoroscopie et Radiographe L\u2019examen radiologique et fluoroscopique est d\u2019un aide très précieux dans l\u2019établissement du diagnostic.Le cœur est ordinairement petit.Le bord gauche présente une concavité marquée au niveau du segment de l\u2019A.P.Dans les obliques, on note la présence d\u2019une fenêtre claire aortique et une hypertrophie ventriculaire droite.Les champs pulmonaires périphériques sont clairs et à la fluoroscopie, fait très important à retenir, les artères pulmonaires paraissent plus petites que la normale et surtout non pulsati- les.(Ceci témoigne de la sténose pulmonaire) Electrocardiogramme L\u2019hypertrophie du ventricule droit, qui fait partie intégrante de la tétralogie de Fallot se reflète à l\u2019E.C.G.qui en plus a un axe électrique dirigé vers la droite.Laboratoire Il existe toujours un certain degré de poly- cythémie et le temps de circulation est ordinairement raccourci.Angiocardiogramme L\u2019injection de Diodrast dans une veine du bras et la prise de plaques radiographiques nous permet de suivre la substance opacifiante dans le cœur et les gros vaisseaux.Dans un cas de Fallot, les deux gros vaisseaux s\u2019opacifient presque simultanément et l\u2019A.P.paraît petite.Cathétérisme du coeur L'introduction d\u2019une sonde, type urétéral, dans les cavités du cœur, suivant le trajet des veines du bras, de la veine: sous-clavière et de la veine cave supérieure :nous permet d\u2019enregistrer les pressions et.de faire le dosage de l\u2019oxygène dans les cavités du cœur ct les gros vaisseaux.La pression idans.PAP.dans le 942 Fallot, est toujours basse par rapport à la pression intra-cavitaire droite.Observation 1.R.M.6 ans, cas de tétralogie de Fallot.Histoire clinique Enfant de 6 ans, nous a été référé pour diagnostic le 21 février 1951.Il nous a été impossible de connaître le début de la cyanose.Les parents ont toujours noté que l\u2019enfant était plus débile que ses petits frères, qu\u2019il devenait facilement dyspnéique et qu\u2019il était sujet aux rhumes.L\u2019enfant n\u2019a jamais pris la position accroupie lorsqu\u2019il était essoufflé (position fréquente des enfants bleus) Examen physique Enfant de constitution fragile, arriéré mentalement, dyspnéique au moindre exercice mais non au repos.La cyanose modérée au repos mais intense à l\u2019effort intéresse les lèvres, les muqueuses buccales, les doigts et les orteils.L\u2019hippocratisme et la cyanose sont sensiblement le même aux doigts et aux orteils.Le thorax est légèrement bombé (en coque de bateau) Au cœur, il existe un souffle systolique, râpeux entendu à tous les foyers avec maximum d'intensité au foyer pulmonaire.Aucun souffle diastolique audible.Pas de Thrill.Le cœur n\u2019est pas augmenté de volume à la percussion.Radiographie et fluoroscopie Le cœur est petit et quelques faits importants sont à noter: 1\u2014en AP.et O.A.D.absence de conus pulmonaire.2 \u2014L\u2019A.pulmonaire droite est bien visible, de dimension moyenne, mais aucune pulsation n\u2019est visible à la fluorosco- pie.L\u2019A.pulmonaire gauche est plus petite et surtout moins distincte.JOHNSON: MALADIE BLEUE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 3\u2014 Les plages pulmonaires périphériques sont très claires.4 \u2014 En O.A.D.le ventricule droit se projette en avant et est hypertrophié.5 \u2014 L\u2019arc aortique se dessine à gauche.Electrocardiogramme L'électrocardiogramme confirme le diagnos- tie radiologique d\u2019hypertrophie ventriculaire droite et l\u2019axe électrique est dévié à droite.Laboratoire Hémoglobine à 123% ; Globules rouges, 5 000 000; Hématocrite, 51%.Temps de circulation, 6 secondes.Ces données cliniques, physiques, chimiques, électrique et surtout radiologique, nous permettent de placer cette Maladie Bleue dans la catégorie des malformations cardiaques congénitales avec sténose pulmonaire, par conséquent améliorable par la chirurgie.Le diagnostic très probable de tétralogie de Fallot fut posé et pour confirmer ce diagnostic, nous avons référé l\u2019enfant au Dr Grégoire de l\u2019Institut Lavoisier qui doit sous peu pratiquer chez lui un cathétérisme du cœur et des gros vaisseaux.Si cet examen est en accord avec le diagnostic clinique, l\u2019enfant sera immédiatement soumis à la chirurgie.* > 2 \u2014 CAS DE FISENMENGER Le deuxième cas, cas de complexe d\u2019Eisen- menger, qui fait l\u2019objet de cette présentation, entre dans la catégorie des Maladies bleues qui ne connaissent pas l\u2019indication opératoire.Anatomie On donne le nom de complexe d\u2019Eisenmen- ger à l\u2019ensemble des malformations suivantes: 1 \u2014 Dextroposition de l\u2019aorte avec chevauchement sur les deux ventricules.2 \u2014 Communication haute entre les deux ventricules.3 \u2014 Anomalie fréquente de la valvule aortique. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 4 \u2014 Une artère pulmonaire de volume normal ou augmenté.L\u2019Eisenmenger diffère donc essentiellement du Fallot par le volume de l\u2019artère pulmonaire.Contrairement au Fallot, dans L\u2019Eisenmen- ger, il existe une circulation pulmonaire adéquate et même très souvent augmentée.Ce seul fait nous explique la contre-indication opératoire dans ce cas, puisque le seul but de l\u2019anastomose d\u2019une artère (par exemple, sous- clavière gauche) à l\u2019une des deux branches de l\u2019Artère Pulmonaire est d\u2019augmenter le volume de la circulation sanguine au niveau des poumons.Dans le Fallot, la circulation pulmonaire étant inadéquate, l\u2019anastomose artério- veineuse augmente le volume de la circulation pulmonaire, et corrige ainsi partiellement les effets de la malformation.Une anastomose de cette nature dans le complexe de Eisenmenger non seulement serait inutile, mais aussi, à cause de la surcharge pulmonaire déjà existante (hypertension pulmonaire) risquerait de provoquer une défaillance aiguë du cœur droit.Physiologie, circulation On ne comprend pas très bien pourquoi il existe de la cyanose dans un cas d\u2019Eisenmen- ger.Qu'il suffise de dire que la présence dans ces cas d\u2019altérations intra-pulmonaires de nature indéterminée susceptible de nuire à l\u2019échange gazeux intra-pulmonaire pourraient expliquer la présence de la cyanose.Signes cliniques et physiques La cyanose, en règle générale, fait son apparition plus tardivement que dans les cas de Fallot; souvent même vers l\u2019âge de 10-12 ans.Mais, comme dans le cas à l\u2019étude, la cyanose peut apparaître à peine quelque temps après la naissance.La dyspnée au début est toujours marquée.L\u2019hippocratisme digital est discret.Le cœur est augmenté de volume.Il existe un souffle systolique à la base du cœur.On note parfois des signes d\u2019insuffisance JOHNSON: MALADIE BLEUE 943 aortique ou d\u2019insuffisance pulmonaire (souffle diastolique à la base.) La présence d\u2019arythmie cardiaque est fréquente.Rayons X et fluoroscopie 1e Les signes distinctifs entre l\u2019Fisenmenger et le Fallot se voient surtout à la radiographie et a la fluoroscopre.Le cœur est le plus souvent augmenté de volume.Lorsque l\u2019A.P.est augmentée de volume, (les deux ventricules) comme c\u2019est souvent le cas, le conus pulmonaire, sur le rebord gauche du cœur, est proéminent, les hiles sont chargés et les plages pulmonaires sont sales.Fait très important, l'A.P.au niveau du conus pulmonaire et les deux branches de I\u2019A.P.au niveau des hiles sont pulsatiles.Electrocardiogramme L\u2019électrocardiogramme n\u2019offre rien de caractéristique et n\u2019aide pas beaucoup dans le diagnostic.Angiocardiogramme À l\u2019angiocardiographie les deux gros vaisseaux A.P.et Aorte s\u2019opacifient simultanément comme dans les cas de Fallot, et le diagnostic différentiel ne s\u2019établit que par différence du volume de l\u2019A.P.et ses branches dans les deux cas.Le cathétérisme de l\u2019A.P.montre une courbe de pression élevée contrairement aux cas de cyanose avec sténose pulmonaire.Observation 2.H.B.Eisenmenger probable.Histoire clinique.H.B., jeune fille âgée de 29 ans, 88 livres, 5\u20191\u201d.Cette malade nous a été référée par un médecin de Sherbrooke pour diagnostic.Cyanose.La cyanose est apparue peu de temps après la naissance.Ceci est exceptionnel pour un Fisenmenger, et pose un doute dans notre esprit.Cette cyanose est actuelle- 944 JOHNSON : ment très marquée, surtout après un exercice même léger.Dyspnée.Pendant son enfance, elle était limitée dans ses activités; aucun jeu ne lui était possible à cause de cette dyspnée que le moindre exercice provoquait.Mais elle n\u2019était pas dyspnéique au repos.Elle a dû cesser ses classes à l\u2019Âge de 7 ans (après 15 mois d\u2019études) à cause de la dyspnée que provoquait la marche de chez elle au couvent, surtout l\u2019hiver (elle demeurait à deux minutes du couvent.) Jusqu\u2019à l\u2019âge de 29 ans, elle a fait plusieurs stages dans les hôpitaux pour différents troubles indépendants de sa condition cardiaque.A 15 ans, appendicectomie; 20 ans, colique rénale (Rein en fer a cheval) ; 21 ans, ovariectomie droite; 25 ans, laparotomie exploratrice: absence de vésicule biliaire; 26 ans, radiographie du rein: hypertrophie rénale droite.Actuellement, à 29 ans, elle réussit à travailler 7 à 8 heures par jour, de peine et d\u2019effort et par nécessité.Depuis un an, elle accuse des symptômes cérébraux importants tels que céphalées fréquentes et persistantes et étourdissements répétés.Au moindre exercice, elle devient très dyspnéique et cyanosée.Examen physique.À l\u2019examen physique de la patiente, on note de la cyanose des lèvres, des doigts, orteils, pavillon des oreilles.Il existe un degré d\u2019hippocratisme digital marqué.Cette jeune fille est le vrai type.Examen cardio-vasculaire.La T.A.est à 120/70 aux deux bras.Il existe un souffle systolique CR 111 à la pointe, avec irradiation vers l\u2019aisselle.Un souffle diastolique piaulant s\u2019entend le long du bord gauche du sternum avec maximum d\u2019intensité dans le deuxième espace intercostal gauche: ce souffle s\u2019irradie vers la région cervicale gauche.Le deuxième bruit au fover pulmonaire est élagué.Les MALADIE BLEUE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 plages pulmonaires sont libres.Le foie n\u2019est pas hypertrophié et non pulsatile.Radiographie et fluoroscopie.L\u2019examen radiologique et fluoroscopique du cœur tranche partiellement le diagnostic par trois faits importants: 1 \u2014 proéminence du segment de l\u2019A.P.2 \u2014 battements vigoureux au niveau de cette proéminence et de l\u2019A.P.gauche.à \u2014 le champ pulmonaire droit apparaît très irrigué.Ces trois caractéristiques éliminent d\u2019emblée une sténose pulmonaire.En oblique antérieure droite, le ventricule droit paraît hypertrophié et le segment artériel pulmonaire est proéminent et très pulsa- tile.En oblique antérieure gauche, le ventricule gauche paraît légèrement hypertrophié demandant une rotation d\u2019environ 60° pour libérer la colonne vertébrale.Absence de fenêtre claire aortique.L\u2019arc aortique est à gauche.Les oreillettes ne paraissent pas augmentées de volume.Electrocardiogramme.L\u2019électrocardiogramme montre un hypertrophie ventriculaire droite marquée avec un axe électrique dévié a gauche.Discussion.Ce sont les caractéristiques radiologiques et fluoroscopiques qui classent ce cas dans le groupe complexe des maladies cardiaques congénitales type cyanogène non améliorable par la chirurgie.Pour ne pas prolonger plus longuement cette présentation, qu\u2019il me suffise de dire qu\u2019après avoir étudié à la lumière des résultats de cathétérisme (pratiqué par le Dr Arnold Johnson, du Children\u2019s Memorial) nous en sommes venus à la conclusion qu\u2019il s\u2019agissait le plus probablement d\u2019un complexe d\u2019Eisenmenger. KÉRATITE INTERSTITIELLE ET KÉRATOPLASTIE PERFORANTE COMMENTAIRES J.-A.LAPOINTE, Ophtalmologiste à l\u2019hôpital Sainte-Justine Observation.M.J.-Baptiste F., 43 ans, admis à l'hôpital Ste-Justine le 29 sept.1949, sorti le 8 nov.1950.Guéri.Présente une acuité visuelle de l\u2019œil gauche 1/6, avec correction Sph-13 provisoire.Diagnostic Kératite chronique récidivante avec Pannus et persistance de petits vaisseaux cornéens.Antécédents personnels Rougeole à l\u2019âge de trois ans.Troubles oculaires, secondaires.Depuis cette période, bonne santé générale.Antécédents héréditaires Père et mère décédés.Maladie actuelle Les troubles oculaires actuels ont débuté à l\u2019âge de trois ans à la suite de rougeole.À 7 ans le patient subissait une énucléation de l\u2019œil droit à la suite de panophtalmie.La vision depuis l\u2019âge de trois ans fut pratiquement nulle.Le 30 sept.1950, le patient subissait une greffe de la cornée de l\u2019œil gauche, avec succès.Evolution et minute opératoire Opéré pour cornée leucomateuse de l\u2019œil gauche.Transplantation cornéenne o.g.d'une cornée prélevée immédiatement après la mort, vers 7.15 hrs a.m.et greffée, 24 hrs après, vers 10.30 hrs a.m., le 30 sept.1950.Médicaments prescrits: morphine 14 \u2014 atropine 1/200 \u2014 Injection intra-veineuse.Anesthésie locale: cocaïne 5% en installation et injection rétro- bulbaire de novocaïne à 2%.Asepsie: argyrol 10%, sérum, pénicilline et pommade abocilin.Durée, 9.50 hrs à 11.50 a.m.Pansement binoculaire renouvelé après 48 hrs.Etat satisfaisant.Pénicilline 600 000 (unités) durant trois jours et continuer 300 000 durant trois jours.(Montréal) .Vitamine rodoxon 3 f.p.j.Sulfadiazyn 3 f.p.Diète lacto-végét.Pansements quotidiens.Points enlevés le 5 oct.sous anesthésie locale.Pansement renouvelé; huile de foie de morue stérilisée et abbocilin et atronine.On note: chambre ant.normale.Pas de synéchies et cornée transparente.Tension oculaire normale.L\u2019œil droit nous inquiète passablement; suppuration abondante favorisée par occlusion et pansement binoculaire depuis cinq jours.L\u2019infection chronique de cet œil dure depuis très longtemps et n\u2019a jamais guéri complètement.Une nouvelle intervention sera pratiquée aussitôt que possible: exploration de l\u2019ancienne cavité opératoire et traitement approprié.Evolution Le 30 sent.\u2014 Etat sat\u2019sfaisant du patient le soir.Aucune douleur oculaire.Aucune donleur lombaire.Pas de fièvre.Preserit: nembutal 1 gr.14 \u2014 pénicilline 600 000 (unités).Le ler oct.\u2014 Pat'ent repose b'en.Douleurs moins intenses.Aucune douleur oculaire.Pas de fièvre.Immobilisation et docilité du patient s\u2019obtiennent facilement.Le 3 oct.\u2014 Insomnie.Tousse légèrement.Examen médical.Prescrit: Potion lombaire no 90.Frictions thoraciques.Pansement renouvelé.Le 4 oct.\u2014 Va beaucoup mieux.Tousse moins.Pas de fièvre.Le 5 oct.\u2014 Points enlevés.Insomnie.Douleurs.Prescrit: sédatif.Pansement binoculaire renouvelé tous les jours.Etat satisfaisant.Cornée transparente.Pronostic excellent.Repos au lit.Le 25 oct.\u2014 Lever.Pansement œil gauche seulement.Continuer masque pour la nuit et le jour pansement monoculaire avee masque 946 percé ou perforé pour l\u2019œil droit.Désinfection et pommade Abbocilin pour o.d.Evolution normale du 5 au 25 oct.1950.Toutefois, le patient est gardé sous observation à l\u2019hôpital jusqu\u2019au 8 nov.1950.Départ et doit se rapporter à la clinique tous les quinze jours.L\u2019état de ce patient s\u2019améliore jusqu\u2019à la date de cette communication où il semble en voie de guérison définitive avec une acuité visuelle améliorée.Correction temporaire A.V.0.g.: Sph: 13v: 1/6.Aspect clinique À trois reprises et intervalles assez rapprochés, nous sommes consultés pour ce patient qui présente depuis trois mois des signes de kératite interstitielle à l\u2019état aigu; injection conjonctivale et périkératique, infiltration cornéenne intense, vascularisation cornéenne.douleur et photophobie, larmoiement.Le diagnostic étiologique n\u2019a jamais été précisé.Ce patient nous était particulièrement recommandé pour une greffe de la cornée de la part de l\u2019« Institut Canadien pour les Aveugles »: nous n\u2019avons pu nous procurer le dossier.Nous notons cependant que ce patient n\u2019a jamais complètement guéri de cette affection cornéenne antérieure \u2014 depuis plusieurs années -\u2014 que l\u2019opération a été remise à chaque fois qu\u2019il vint nous consulter étant donné l\u2019irrication continuelle de cet œil presque toujours souffrant.Par ailleurs le pronostic était nécessairement réservé et aggravé par une infection conjonctivale concomitante chronique du côté droit, à la suite d\u2019une énucléation ancienne.Dans le courant de l\u2019année précédente ce patient devait suivre le traitement médical prescrit et se présenter dans de meilleures conditions.De toute façon si l\u2019occasion se présentait d\u2019obtenir des yeux, nous l\u2019avertirions immédiatement, lui laissant entendre que nous pourrions peut-être tenter une opération.Sur demande de la part du patient et de 1\u2019 « Institut Nat:onal Can.pour les Aveugles », nous opérions ce patient il y a trois mois, \u2014 avec succès.En présence de ces signes de kératite LAPOINTE: KÉRATITE INTERST.ET KÉRATOPLASTIE PERFOR.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 chronique interstitielle, de l\u2019amblyopie progressive, de la perte totale de l\u2019œil unique à brève échéance, n\u2019ayant pas le choix des patients actuellement d\u2019une part, et la vision étant presque nulle d'autre part, nous avons cru rendre service à ce malade et nous décidâmes de pratiquer une greffe cornéenne dans un but thérapeutique, c\u2019est-à-dire afin de terminer ce processus infectieux et d\u2019arrêter l\u2019affection cornéenne progressive.Nous avons fait pour le mieux et nous sommes satisfaits du résultat obtenu.ASPECT BIOLOGIQUE ET EXPÉRIMENTAL De nombreuses expériences corneo-sclérales ont été pratiquées; étant donné la rareté du matériel humain, les greffistes se servent parfois d\u2019une même cornée pour plusieurs transplantations et il arrive parfois qu\u2019une partie du limbe ou de la sclérotique y soit adhérente.On remarque une vascularisation du greffon et la formation d\u2019une cicatrice; la réaction locale est plus marquée et comme conséquence la plupart du temps, la greffe s\u2019opacifie totalc- ment.Si l\u2019on discute encore l\u2019évolution biologique du greffon, sa substitution ou non, la persistance de tissu conjonctif, la vascularisation, l\u2019œdème sont ici des causes d\u2019irritation qui amèneront l\u2019opacification de la greffe.D\u2019où ces greffes ont été jugées moins bien réussies que les autres.L\u2019expérimentation sur 16 lapins, pratiquée par R.Castroviejo et A.T.Elliott, démontre la nécessité de n\u2019employer que des greffons libres de toute adhérence avec la conjonctive ou la sclérotique.(Contre indication opératoire présente.Communication de ce soir.Impossibilité d\u2019enlever le leucome dans sa totalité.Greffe totale).Parmi les constatations que l\u2019on a faites à la suite de ces expériences, nous énumérons les principales au point de vue pathologique, soulignées dans un article de ces auteurs que nous consultions récemment et désirons attirer votre attention sur leurs conclusions que nous résumons en général.CONSTATATIONS \u2014 ASPECT MICROSCOPIQUE.1 L\u2019union du greffon avee la cornée se fait L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 assez bien en partant des couches profondes; l\u2019insuffisance de c:catrisation du début dans les couches superficielles, dans la région selé- rale, se compléta graduellement après quelques jours, aux dépens de la cornée environnante.2 La transparence du greffon ne se ma/n- tient pas; pannus et opacification du greifen.3 (Edéme du greffon.4 Vascularisation et du greffon et de la cornée, avec pannus.5 (Edéme ou état nébuleux de la cornée du receveur.6 Réaction ou injection conjonctivale intense pendant trois semaines.7 Aspect histo-pathologique.L\u2019ép:thélium du greffon disparaît rapidement et est remplacé aussitôt par l\u2019épithélium de l\u2019hôte.8 Prolifération marquée de fibroblastes sub et endothéliaux.Il n\u2019existe pas normalement de démarcation entre la partie sclérale et.cornéenne généralement; dans ces greffes cornéo- sclérales on a noté cette observation assez fréquemment.De l\u2019absence ou la présence de la membrane de Descemet on peut différencier le tissu scléral ou cornéen.Des vaisseaux envahissent le greffon et forment un riche plexus sur les bords de la greffe.9 La membrane de Descemet se déforme.La greffe cornéenne prend ben mais elle est toujours imparfaite.La greffe cornéo-sclérale a les caractéristiques d\u2019une greffe hétérogène; 1.d.que l\u2019épithélium du greffon est remplacé par l\u2019épithélium de la cornée de l'hôte; cet épithélium est supporté par des fibro-blastes venant de la cornée réceptrice.Enfin un plexus vasculaire très marqué se forme.La membrane de Descemet se déforme.D\u2019où l\u2019inclusion de sclérotique est indésirable et doit être évitée (Castroviéjo-Elliott).Parmi les conditions absolument nécessaires qu\u2019il faut respecter pour réussir une transplantation cornéenne, nous venons de vous en décrire une très importante, celle de la bio-archi- tectonie cornéenne \u2014 cette dernière devant être considérée sous deux aspects.LAPOINTE: KÉRATITE INTERST.ET KÉRATOPLASTIE PERFOR.947 a) Couches cornéennes, résultat de la biomécanique.b) Lentilles cornéennes, résultat de la bio- optique.« L\u2019interférence imparfaite des rapports anatomo-biologiques entraînant la non formation d\u2019un ensemble harmonieux de la cornée dans sa physiologie générale.» Cara- pancea.a b Fig.1.\u2014 Kératite interstitielle.Kératoplastie.(a) Avant l\u2019opération.(b) Après l\u2019opération.ASPECT THÉRAPEUTIQUE ET INDICATION OPÉRATOIRE L.Paufique nous donne trois indications principales sur les greffes lamellaires.a) Optique.b) Préparatoire; lésions graves avec cornée très opaque et vascularisée, péritomie et kéra- tectomie, technique du leucome adhérent.c) Thérapeutique: affections cornéennes progressives.Etant donnés les risques opératoires multiples par des opérations successives: péritomie, greffe lamellaire totale et peut-être greffe transfixiante ultérieure, nous avons préféré recourir immédiatement à une greffe pénétrante, non pas dans un but optique ou fonctionnel mais dans un but thérapeutique, pour arrêter l\u2019évolution (Tissue Therapy - Filatov) remettant à plus tard une greffe définitive.Conclusion.Ce cas nous a semblé intéressant à présenter tout particulièrement en raison des circonstances actuelles dans lesquelles nous étions placés.Le choix ou sélection des patients est très difficile, puisqu\u2019il n\u2019existe pas encore de clinique de kératoplastie.Une publicité nécessaire 948 mais mal interprétée (Paton), tant par la profession médicale que par le public place l\u2019ophtalmologiste dans une situation difficile, critique et même désespérée; \u2014 souvent pressé, influencé par la famille du patient, par des sociétés ou individus intéressés qui finissent par le convaincre de tenter l\u2019impossible pour ces malheureux patients atteints de cécité, et qui parfois ont parcouru de longues distances dans l\u2019espoir d\u2019être opérés (Paton).Un médecin praticien, leur médecin de famille aurait pu éviter ces déplacements et dépenses inutiles, Le choix d\u2019une technique opératoire particulière, le pronostic extrêmement réservé, l\u2019œil unique, sont d\u2019autres facteurs qui devaient compter également dans notre décision.Enfin connaissant le résultat inévitable d\u2019un leucome incomplètement excisé ou la non viabilité d\u2019un LAPOINTE: KÉRATITE INTERST.ET KÉRATOPLASTIE PERFOR.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 greffon environné de tissu cicatriciel d\u2019après les recommandations d\u2019auteurs reconnus et s\u2019exposant à ne pas respecter ces conditions biologiques démontrées (Cartroviego-Elliott), nous croyons devoir opérer quand même parce qu\u2019il faut admettre qu\u2019il y a toujours lieu d\u2019espérer que cette opération doit être tentée si elle peut « être indispensable pour conserver au malade une utilité sociale.» (Sourdilles- Paufique).Telle était notre intention et nous devons être fiers du résultat obtenu puisque d\u2019une A.V.inférieure à 1/800 (perception mouvements de la main) on a pu obtenir 1/6 avec sph.-13.Ce patient peut lire l'heure sur sa montre.Quant au point de vue esthétique, la cornée est parfaitement transparente.UN CAS DE RHINOPHYMA OPÉRÉ ! Hubert TOUGAS, Hôpital Général de Verdun (Montréal).ETIOLOGIE Le rhinophyma est une tumeur bénigne du type spécial d\u2019acné rosacée, à forme hypertrophique, siégeant sur le nez.Malgré qu\u2019on attribue à l\u2019alcool la cause prédisposante la plus fréquente, on est généralement d'accord pour admettre une déficience de Vitamine B complexe comme cause directe.L\u2019acné rosacée est une maladie chronique de la peau de la face caractérisée par de l\u2019hypertrophie cutanée et de la télangiectasie, associée souvent à des lésions acnéiques, se terminant parfois par une énorme hypertrophie des tissus de la face, particulièrement le nez.Outre ces caractères, on rencontre dans cette maladie, une séborrhée prononcée, des pustules acnéiques et des ouvertures de glandes vraiment débordantes de sécrétions sébacées.1.Communication à la Société Canadienne d\u2019Oph- talmo-otolaryngologie, le 26 septembre 1950.Dans le rhinophyma, les tissus deviennent épais, le nez augmenté de volume, la séborrhée marquée et les vaisseaux sanguins plus nombreux et plus gros.Dans un cas extrême, l'hypertrophie produit des masses lobulées de gres- seur variable donnant au nez l\u2019aspect d\u2019une grappe de pommes de terre.Inutile d\u2019insister sur la difformité repoussante que de telles lésions peuvent produire.Cette tumeur se rencontre surtout chez l\u2019homme malgré que Ginsburg en 1935 ait rapporté un cas chez une femme d\u2019âge moyen.CARACTÈRES PATHOLOGIQUES Les lésions intéressent surtout les régions inférieures et antérieures du nez, respectant les bords libres des cartilages inférieurs, décroissent en sévérité de bas en haut s\u2019étendant rarement plus haut que la glabelle ou plus bas que les cartilages inférieurs.Elles sont carac- cées.Seuls les tissus mous sont atteints; les L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 térisées par des élévations irrégulières séparées par des fissures remplies de matières séba- os propres du nez, les cartilages et la muqueuse nasale restent intacts.TRAITEMENT Le traitement du rhinophyma à son début reste la propriété exclusive du dermatologiste.Lorsque la tumeur atteint des proportions considérables, le seul traitement est chirurgical.Dans un magnifique travail publié en\u2018 1931, Maliniak a exposé les diverses méthodes d\u2019ablation concluant qu\u2019il avait autant de procédés chirurgicaux qu\u2019il y avait de tumeurs de ce genre.Il a alors présenté un cas où la galvano- cautérisation fut employée.Les autorités éminentes en radiothérapie sont d\u2019accord que les rayons X et le radium ont peu de valeur comme traitement de cette tumeur.D\u2019après Grat- tan, Maliniak, Eller et autres, la décortication semble être le traitement de choix.Ceci s\u2019effectue facilement et simplement en pelant les masses avec un rasoir ou un scalpel.On doit a tout prix, cependant, conserver une mince co i- che de tissus sous-cutané et la membrane fibreuse qui recouvre la charpente ostéo-carti- lagineuse.L\u2019épiderme nouveau fournit un résultat satisfaisant.L\u2019épithélisation se fait aux dépens de l\u2019épithélium glandulaire profond.La greffe cutanée après exérèse semble superflue ct elle n\u2019améliore pas, en général, le résultat final.Observation.Monsieur A.J., âgé de 65 ans, a été admis à l\u2019Hôpital Général de Verdun, le 16 juin 1949.Il nous a donné l\u2019histoire suivante: depuis son jeune Âge il a constamment souffert de trcu- bles de la peau localisés principalement à la.face, au front, aux oreilles, au cuir chevelu et au cou.En 1947, soit 2 ans avant son hospitalisation, il a remarqué que son nez devenait gros.irrégulier et bosselé, le tout débutant vraisemblablement par une petite pustule à la pointe du nez.Quelques mois plus tard, il y avait augmen- TOUGAS: UN CAS DE RHINOPHYMA OPÉRÉ 949 tation considérable du volume du nez avec formation de plusieurs masses sessiles de couleur rouge-violacée.Quelques jours avant son 9.\u2014 Photo pré- Vue Fig.op: ratoire.sous-nasale.Fig.1.\u2014 Photo préopératoire.Vue de face.entrée à l'hôpital il consulta le Dr Henri Smith et le symptôme prédominant dont se plaignait le malade était l\u2019obstruction nasale causée directement par un nez tellement massif et pendant qu\u2019il était presque impossible de respirer par cet organe.Le patient était devenu conscient de sa difformité à un tel point qu\u2019il osait à peine quitter sa maison se rendant compte qu\u2019il était une source de ridicule et la proie de commentaires peu charitables.Les antécédents personnels et héréditaires n\u2019offraient rien de pertinent.Habitudes: gros fumeur et chiqueur de taba- fort.Gros buveur d\u2019alcool surtout de bière.Examen physique L'examen local révèle un nez énorme, multi- lobé, pendant, mesurant 344 pouces dans son axe horizontal et 3 pouces dans l\u2019axe vertical.Les parties molles seulement du nez sont prises à partir de l\u2019union des os propres du nez et des cartilages latéraux.On compte au moins 12 lobes de dimension variable séparés par des fissures bien définies et remplies d\u2019un débris jaunâtre, d\u2019odeur fétide.Le malade ne peut se moucher sans soulever cette masse pendante qui obstrue les deux narines.La face est le siège de multiples lésions dermatologiques. 950 TOUGAS: UN CAS DE RHINOPHYMA OPÉRÉ Les examens de laboratoire sont bons, n\u2019offrant aucune contre-indication à la chirurgie.Opération Le 20 juin 1949, sous anesthésie générale au penthotal sodium, une décortication des lobes du côté droit est pratiquée par électro-cautéri- sation.On tente autant que faire se peut, de conserver la couche sous-cutanée et la membrane fibreuse qui recouvre le nez.Après hémostase, la plaie est recouverte de Jelonet et un pansement sec compressif est appliqué.Fig.3.\u2014 Photo postopératoire.Vue de face.térale droite.Fig.4.\u2014 Photo postopératoire.Vue la- Le 28 juin, soit huit jours après la première opération, la masse du côté gauche est enlevée in toto de la même façon qu\u2019au premie temps.| L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Il n\u2019y eut aucun incident post-opératoire fâcheux.Pour prévenir l\u2019infection secondaire, la pénicilline 100 000 unités fut donnée tous les jours pendant 13 jours.Le pansement fut changé tous les deux jours.Le malade quitta l\u2019hôpital le 2 juillet.Le rapport histo-pathologique de la pièce fut comme suit: on note un épithélium discontinu, ulcéré par endroits, limitant un conjonctif où on remarque des glandes sébacées hyperé- miées et en rétention, des culs-de-sac pileux Fig.5.\u2014 Photo postopératoire.Vue latérale gauche.distendus contenant une substance d\u2019aspect granuleux, des zones d\u2019inflammation assez étendues où prédominent les lymphocytes et des capillaires congestionnés.Diagnostic: rhino- phyma.ÉCLAMPSIE ET REIN GRAVIDIQUE M.GAGNIER On sait quelle place tiennent, en pathologie obstétricale, l\u2019éclampsisme, l\u2019éclampsie, l\u2019albuminurie et les néphrites.Notre intention n\u2019est certes pas de passer en revue les diverses pathogénies de l\u2019éclampsie, mais plutôt d\u2019attirer l\u2019attention sur d\u2019intéressants travaux publiés récemment par les Hollandais Van Bouwdijk Bastiaanse (1) et Mastboom (2), professeurs à l\u2019Université d\u2019Amsterdam.Selon ces auteurs, la toxémic de la grossesse (Montréal).ne vient pas primitivement du rein, même si l\u2019on a décrit des cellules afibrillaires avec granulations, dans les artérioles prégloméru- laires, témoignage selon Goormaghtigh de la production de rénine, ces phénomènes sont secondaires à une hypertension déjà existante.D?\u2019où vient alors cette hypertension ?Depuis 1942, Van Bouwdijk Bastiaanse a enseigné que l\u2019hypertension de l\u2019éclampsie (et de la prééclampsie) était d\u2019origine placentaire. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Mastboom, dans sa thèse soutenue en 1948, souligne l\u2019importance du facteur vasculaire dans la genèse de l\u2019éclampsie.Becker avait déjà émis l\u2019hypothèse qu\u2019au cours de la grossesse, pour assurer une circulation suffisante dans les utérus distendus, il devait exister une vasoconstriction périphérique réflexe.Que cette vasoconstriction réflexe dépasse les limites de la normale, et nous arrivons à Phypertension artérielle de la toxémie gravidique.Un argument clinique d\u2019importance vient appuyer ce point de vue.Le syndrome éclamptique est beaucoup plus fréquent dans les grossesses gémellaires, dans les cas d\u2019hy- dramnios et chez les primipares (surtout celles conservant un certain degré d\u2019infantilisme).On a signalé aussi des manifestations éclamp- tiques dans des cas de môles hydatiformes où.en plus de l\u2019hydramnios, le nombre très considérable des villosités tend à diminuer l\u2019irrigation sanguine utérine.Cependant, Bastiaanse considère comme insuffisant l\u2019élément mécanique « distension » de la théorie de Becker pour expliquer le phénomène biologique de la toxémie gravidique.Cette toxicose s\u2019expliquerait plutôt par une circulation insuffisante au niveau des espaces intervilleux du placenta, laquelle conditionnerait la vasoconstriction périphérique.C\u2019est pourquoi, Phypotension de la toxémie gravidique se manifeste plus tôt lorsqu\u2019elle s\u2019ajoute à un trouble vasculo-rénal préexistant, parce que la réserve circulatoire périphérique est déjà très diminuée.Par contre, l\u2019on a constaté en Hollande, durant la dernière guerre mondiale, une diminution nette des toxémies de grossesse.Les rations alimentaires étaient très insuffisantes, environ 500 calories par jour, et le montant total des protéines ne dépassait pas 19 grammes.Il ne faudrait pas cependant attribuer la diminution de fréquence de l\u2019éclampsie à ce régime pauvre en protéines, mais bien à une baisse générale de la tension artérielle due au jeûne.Cette chute de tension s\u2019explique par la diminution de tonus de la musculature artériolaire, cela entraînant une augmentation de la réserve circulatoire.GAGNIER: ÉCLAMPSIE ET REIN GRAVIDIQUE 951 Si l\u2019on considère l\u2019aspect endocrinologique du problème, on y trouve de nouveaux arguments.Voilà déjà quelques années, les Smith avaient noté l\u2019augmentation de gonadotrophines ainsi que la baisse des œstrogènes et de la progestérone dans le sang des éclamptiques.Ils avaient constaté par ailleurs des modifications identiques avant l\u2019accouchement.Ils concluaient alors que la sénilité précoce du placenta était le terrain sur lequel évoluait la toxémie de la grossesse.De plus immédiatement avant et pendant la menstruation, l\u2019excrétion urinaire des œs- trogènes et de la progestérone est aussi fortement diminuée.Et l\u2019expérimentation leur avait démontré que l\u2019englobuline du sang menstruel contenait une protéine spécifique très toxique responsable de modifications vasculaires au niveau de la muqueuse utérine.Dans les cas de toxémie gravidique, ils attribuaient les altérations vasculaires (vasoconstriction, augmentation de la perméabilité capillaire, œdè- me, hémorragies et nécrose) à la même protéine toxique provenant de la destruction du tissu placentaire.L\u2019insuffisance hormonale au niveau du contenu utérin était la cause de cette destruction placentaire.Les travaux des Smith laissent supposer qu\u2019il y a une relation étroite entre l\u2019apport sanguin au placenta et la sécrétion des hormones stéroïdes (œstro- gènes et progestérone).Ils concluaient que la vascularisation adéquate de l\u2019utérus gravide est essentielle à la production et au métabolisme normal des œstrogènes et de la progestérone et inversement, que ces mêmes hormones sont nécessaires au développement normal du système vasculaire utérin.Comment expliquerons-nous la physiologie de l\u2019hypertension éclamptique?C\u2019est la résistance périphérique vasculaire qui détermine et maintient l\u2019hypertension.Mais où trouvera- t-on la cause de cette vasoconstriction?Le mécanisme est très probablement humoral d\u2019abord, mais il est possible qu\u2019un facteur neurogène s\u2019y ajoute.Le facteur hypertensif prend son origine dans le placenta ischémié, même si secondairement le rein, la surrénale ou l\u2019hypophyse entrent pour une part dans la 952 genèse de l'hypertension.L\u2019agent hypertensif placentaire pourrait alors sensibiliser le système vasculaire à l\u2019action des hormones cir- culantes.Enfin, Mastboom a apporté un argument expérimental à la théorie de l\u2019ischémie placentaire.A l\u2019aide de clamps de Goldblatt appliqués sur les artères utérines, après ligature des artères ovariennes, il produit une ischémie qui dura de 1\u2019 30\u201d à 3\u2019 30\u201d chez huit chiennes non gravides et de 5 15\u201d a 12\u2019 15\u201d chez huit chiennes gravides.Les tensions artérielles sont enregistrées à la carotide à l\u2019aide d\u2019un manomètre en communication avec un kymographe.L\u2019élévation de tension atteint de 30 à 40 mm.de mercure chez les chiennes gravides et est à peu près nulle chez les chiennes non gravides.Ogden, Halbebtnd et Page, en 1940, firent des expériences identiques avec des résultats semblables.Reste à considérer la valeur fonctionnelle du rein pendant la grossesse et après la grossesse.Dans une grossesse normale, la fonction rénale est normale.Dans l\u2019éclampsie, l\u2019urée sanguine augmente quelquefois mais après une diminution très marquée de la sécrétion urinaire.L\u2019on constate une baisse souvent importante de l\u2019albumine plasmatique attribuable aux pertes urinaires mais aussi en relation avec l\u2019augmentation de la perméabilité capillaire extra-rénale.La diminution de la pression oncotique qui s\u2019ajoute à l\u2019hypertension artérielle explique l\u2019apparition des œdèmes.De plug, il semblerait que la filtration glomérulaire est quelque peu diminuée.Est-ce que l\u2019éclampsie laisse des séquelles?Mastboom a publié les résultats d\u2019un relevé de toutes les patientes éclamptiques et pré- éclamptiques qui ont accouché au département d\u2019obstétrique de l\u2019Université d\u2019Amsterdam entre 1938 et 1946.Chez 25% des: éclampti- ques et chez 52 % des prééclamptiques, il releva une hypertension résiduelle (supérieure 140/90) et une insuffisance rénale variable, chez 12,7 % des éclamptiques et 16,2 % des prééclamptiques.Cependant, chez ses propres patientes où l\u2019investigation a été plus poussée, il semblerait que la majcrité des cas où il y GAGNIER: ÉCLAMPSIE ET REIN GRAVIDIQUE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 avait hypertension résiduelle, il y avait aussi des troubles vasculo-rénaux préexistants.Reste le problème de la grossesse chez les néphritiques chroniques.Sur 51 cas de néphrite chronique, on a noté une baisse de la valeur fonctionnelle du rein chez 64 pour cent des patientes, et des convulsions éclamptiques sont apparues chez 9 femmes.On a cependant constaté quelquefois une amélioration temporaire avec baisse de l\u2019hypertension, au cours de grossesses normales chez des néphritiques chroniques.Ceci serait dû au relâchement artériolaire conditionné dans certains cas par la progestérone, dans d\u2019autres par une diète sévère.Comment pourrait-on réduire les séquelles des néphropathies gravidiques?Il faut d\u2019abord considérer que ce n\u2019est pas tellement la gravité, mais la durée de la toxémie qui causera le plus de mal.En effet, les artérioles préglo- mérulaires ne seront altérées définitivement qu\u2019après un certain laps de temps, quand leur- réserves seront dépassées.En pratique, selon Van Bouwdijk Bastiaanse, toute grossesse devrait être interrompue avant que la toxémic ait duré trois semaines.Dans le cas de néphrite chronique qui s\u2019aggrave au cours de la grossesse, l\u2019évacuation de l\u2019utérus est souhaitable.Il faut donc être très prudent, surveiller de près la tension artérielle, le poids de la patiente.Il faut répéter les examens d'urine, les dosages des protéines, de l\u2019urée, de l\u2019acide urique du sang.Il faut faire, à répétition.des tests de la valeur fonctionnelle du rein.BIBLIOGRAPHIE (1) Van BOUWDIJK BASTIAANSE: « Kidney and Pregnancy.» Gynecologia, 103: 1 (janv.) 1949.(2) J.S.MASTBOOM : « De frequentie van Eclamp- sie in Oorlogstijd Med.Tijdschrift voor Oenees- kunde.» Jaargang, 22: 45 (6 nov.) 1948.VEROORZAAKT DE ZUIVERA ZWANGER+- CHAPS: « Toxicose restvershcijnselen.» Ned.Tijd.voor Geneeskunde Jaargang 93: 3 (15 janvier) 1949.« Ischemia of the Gravid Uterus in Dogs.» Gynec- ologia, 127: 1 (Janvier) 1949.Eclampsie In haar ontstaan en gevolgen.Thèxe 1948.Amsterdam. HÉPATITE ET NÉPHRITE GRAVIDIQUES Jacques GAGNON, Médecin à l'hôpital de la Miséricorde Observation.Madame L., primipare, 36 ans, nous est envoyée à 10 heures a.m., le 4 janvier 1951, par un médecin remplaçant son médecin traitant, avec les instructions suivantes: patiente à terme, en travail depuis deux heures a.m., à dilatation complète, présentation du siège, dystocie du bassin, œdème généralisé.A son arrivée à l\u2019hôpital, la patiente est dans un état de grande fatigue.A l\u2019examen, nous trouvons: état psychique: patiente consciente et très coopérante.Œdème généralisé, particulièrement la face, les membres inférieurs et supérieurs, les régions suspubienne \u2018et fessières.Vision légèrement trouble.Langue saburrale, sensation de soif intense.Poumons: légère dyspnée.Cœur: T.A.220/130, pouls régulier, légère tachycardie, 104 par minute, bruits cardiaques frappés.Abdomen: tissus sous-cutanés très œdématiés.L\u2019utérus, à 34 cm.au-dessus du pubis, est allongé ; contractions régulières d\u2019intensité moyenne, peu douloureuses.Présentation en Sida.Pelvimétrie externe: le bassin est légèrement rétréci, androide.Examen vaginal : promontoire proéminent, le segment inférieur est allongé, mince, le siège fœtal est amorcé, le col agglutiné.Un tout petit pertuis est finalement repéré dans la portion postérieure : l\u2019agrandissement est facilement effectué jusqu\u2019à 25 sous.Bruits du cœur fœtal, 120 par minute.Les membranes sont rupturées depuis deux heures du matin et il s\u2019écoule, par la voie vaginale, du méconium et du liquide amniotique teinté de sang.Etat nauséeux et de grande fatigue.Le cathétérisme vésical ramène 300 cc.d\u2019urine et les rapports du laboratoire se lisent comme suit: | Urines.Réaction : acide; densité : 1 030; albumine: présence; sucre: absence; acétone: absence; ac.diacétique: absence; urobéline: ahsence: chlorure: 9,36 mg.%.Aspect du (Montréal).dépôt: trouble; épithélium: nombreux; leucocytes: présence; pus: absence; sang: rares globules rouges; cylindres hyalins: présence; cyl.granuleux: nombreux; bactéries: cocci., présence; bacilles, absence; cristaux: absence.Sang.Hémoglobine: 94,2% ; valeur globu- faire: 1; poly.: 93% ; mono.: 0%; baso.: 0%; globules rouges: 4770 000; globules blancs: 15 600; lymphocytes: 8%; éosinophiles: 0%.Urée sanguine: 484%.Nous sommes, sans contredit, devant un cas d\u2019éclampsie en menace de crises convulsives.L\u2019examen clinique nous permet de faire passer au second nlan la dystocie osseuse fœto-pelvienne, celle-ci étant de moindre importance qu\u2019on ne l\u2019avait d\u2019abord soupconnée.À notre avis, cette patiente requiert une thérapeutique médicale d\u2019urgence adéquate, lui permettant de subir une épreuve de travail de contrôle et, le cas échéant, la césarienne.Le traitement suivant fut donc institué: sulfate de magnésie a 50%, 8 cc.I.M., immé- tement, répété après une demi-heure, puis aux quatre heures; soluté glucosé à 20%, 50 ce.suivi d\u2019un B-Clysyl 500 ce.; Démérol, 2 ce.I.M.et au besoin; Abbocyline D.C., 600 000 U.I.M.Dosage des liquides ingérés et excrétés des 24 heures.Douche vaginale iodée.Evolution.A une heure de l\u2019après-midi, donc trois heures après l\u2019arrivée de la patiente à l\u2019hôpital, la T.A.est 180/100, pouls régulier.La dilatation cervicale, 50 sous; les contractions utérines sont diminuées d\u2019intensité et peu douloureuses.La patiente repose.Le travail reprend spontanément vers 6 heures p.m.Démérol, 2 ce.I.M, à 7.25 heures et à minuit et demi.Nuit calme.Le lendemain matin à 8.30 heures a.m., le 5 janvier 1951, l\u2019état général est meilleur.T.A, 180/100, pouls régulier à 100 par minute.Les contractions utérines sont fortes, la 954 dilatation cervicale est demeurée à 50 sous.Début d\u2019engagement de la présentation.La patiente absorbe café et Jell-O.Liquides ingérés: 950 cc.Mictions libres: 550.Vomissements: 75 cc.(durant la nuit).Bruits du cœur fœtal: 128 par minute.Dosage des albumines urinaires: 3 grammes par litre.A 11 heures a.m., nous demandons une radiographie du bassin dont voici le rapport: Etat de grossesse aux abords du terme.Le fœtus est apparemment bien constitué et est actuellement en présentation du siège, non décomplété.La tête fœtale est logée en regard des trois dernières côtes droites maternelles.La colonne fœtale est plutôt rectiligne.Le bassin maternel est régulier, symétrique, mais relativement petit.Les mensurations de la tête par rapport à celles du bassin sont légèrement au-dessus de la limite normale; d\u2019ailleurs l\u2019engagement au détroit moyen n\u2019est pas encore amorcé.L\u2019issue physiologique est donc fort compromise, et, à notre avis, seule la césarienne pourrait avoir des résultats heureux.Devant l\u2019amélioration de l\u2019état général, la présence de bonnes contractions utérines supportables, et, après consultations, nous décide continuer l\u2019épreuve du travail.Beclysil, 500 ce.A 8.15 heures p.m., Démérol, 2 ce.I.MA 10.30 heures p.m., les contractions sont toujours douloureuses, la T.A.200/100, pouls 120, réapparition des signes de fatigue.Dilatation cervicale à pièce française, col mince et très rigide.Bruits du cœur fœtal, 130 par minute.A cause de cette dystocie du col, la césarienne est exécutée à minuit.Extraction d\u2019un enfant vivant, ranimé par respiration artificielle.Faits particuliers à noter et les premiers qui nous aient mis sur la piste d\u2019une atteinte hépatique prononcée: l\u2019anesthésie, qui a duré 25 minutes, n\u2019a nécessité que quelques cc.de pentothal I.V.De plus, à l\u2019ouverture de l\u2019abdomen, présence d\u2019ascite.À noter aussi, un utérus eylindriforme qui persiste dans cette GAGNON: HÉPATITE ET NÉPHRITE GRAVIDIQUES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 forme même après les sutures, dénotant une anomalie des fibres longitudinales et obliques utérines en faveur des fibres circulaires.Au retour de la salle d\u2019opération, T.A.145/ 95, pouls 92.La patiente repose toute la nuit.Liquides ingérés: 1350 ce.; liquides excrétés: 775 ce.(miction libre).Le 6 janvier 1951, à 9.30 heures a.m., état général très amélioré.T.A.188/100, pouls 104; peu de douleur, légère diminution des œdèmes.Emission d\u2019une urine brunâtre.Prescription: soluté glucosé 10%, 500 cc.; Sédol, au besoin; Stibilium per os; Anedemin.6 ce.par jour; sulfate de Mg.à 50%, 4 ce.aux 3 heures; Abbocylin D.C., 600000 unités, continué; suppositoire Nembutal, gr.2, matin et soir.A 9.30 heures p.m., l\u2019interne de garde constate: T.A.210/100, tachycardie, souffle systolique aortique bien marqué.La digitaline régularise le phénomène.A minuit 35, le bébé meurt après avoir présenté, depuis sa naissance, des alternances de périodes de dyspnée et de respiration saccadée.A 8 heures a.m., le 7 janvier 1951, bon état général, T.A.225/95, pouls régulier, disparition du souffle aortique, persistance des cedémes.Liquides ingérés: 1330 ce.Liquides excrétés: 950 cc.(miction libre).Analyse d\u2019urine révèle la présence d\u2019albumine et de sang.L\u2019évacuation intestinale est laborieuse.Le 8 janvier a 10 heures a.m., la patiente présente une légere anxiété.T.A.230/95, pouls 100, avec légère arythmie; aucun souffle cardiaque.Liquides ingérés: 1 550 ce.Liquides excrétés: 1175 cc.A 1.30 heures p.m., mort subite, exactement deux jours et demi après la césarienne.Le rapport d\u2019autopsie fut le suivant: Bébé L\u2026 « Nouveau-né bien constitué, ne présentant pas de malformations extérieures.Le cœur est \u2018L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 de volume normal; il ne présente pas de malformation.Poumon: le poumon gauche est atélectasique; la poumon droit est le siège de suffusion sanguine dans son lobe inférieur.Abdomen: les organes n\u2019offrent rien de particulier à la macroscopie; ils sont dans un état d\u2019autolyse trop avancé pour l\u2019examen histologique.Conclusion: atélectasie et apoplexie pulmonaire.» (Dr Lauzé).\u2018Madame L.« Cadavre d\u2019une femme d\u2019âge moyen dont les membres inférieurs présentent de l\u2019ædème marqué.Le tronc et les membres supérieurs sont moins œdématiés.Présence d\u2019incision récente médiane sous-ombilicale (césarienne).Les organes intrathoraciques sont enlevés en bloc et une dissection soignée de l\u2019artère pulmonaire est faite afin de déterminer s\u2019il n\u2019y a pas embolie.Aussi loin qu\u2019elle a pu être faite, il n\u2019y a pas d\u2019embolie.Les poumons sont d\u2019ailleurs bien aérés et légèrement congestifs.Cœur: la cavité péricardique contient environ 100 ce.de liquide.Les valvules et notamment l\u2019aortique n\u2019offrent pas de lésions.Le myocarde gauche mesure 2 cm.d\u2019épaisseur, il est de coloration brun foncé et d\u2019aspect translucide.Les coronaires sont perméables et souples.Abdomen: il contient environ 1500 cc.de liquide.Tube digestif: rien à noter.Pancréas: rien à noter.Foie: il est de volume normal.En surface, il est parsemé de points hémorragiques (surtout le lobe gauche).En coupe, il est jaune et également parsemé de points hémorragiques (hépatite éclampsique).Rein: les deux reins pèsent 120 grammes.En coupe, le cortex tranche avec grande netteté par sa teinte uniformément jaune clair.Ce cortex est plus épais que normalement (lésions dégénératives généralisées à tout le cortex).Utérus: l\u2019incision longitudinale de l\u2019utérus est nette.Absence de phlébite autour de l\u2019utérus (l\u2019utérus mesure 10 pouces de hauteur).Surrénales: rien à noter.Rate: pèse 120 grammes, rien à noter.Le cerveau n\u2019a pas été ouvert.Conclusion.1.Néphrite toxique marquée.2.Hépatite toxique.3.Lésions dégénératives du myocarde.4.Œdème généralisé.» (Dr Lauzé).GAGNON: HÉPATITE ET NÉPHRITE GRAVIDIQUES 955 Examen histologique.Foie.Le foie est parsemé de minuscules foyers de nécrose fibrinoïde du tissu hépatique.Lorsque ces foyers ont un certain diamètre, ils sont parsemés de lymphocytes et de polynucléaires.Ces foyers n\u2019ont pas de topographie spéciale.Reins.Du côté des artères et des artérioles de moyen calibre, nous notons un remplacement de la musculeuse par des cellules fibro- \u201ccytaires.Du côté des petites artérioles glomé- rulaires, on note un certain degré de dégénérescence fibrinoïde de la paroi.Parmi les glomérules, il en est qui sont transformés en boules de sclérose, il en est d\u2019autres plus gros et plus richement cellulaires que la normale et où il existe un épaississement de la membrane basale.La lumière des tubes contient une urine albumineuse et, occasionnellement, des cylindres hyalins et granuleux: glomérulo- néphrite chronique au premier stade.Pancréas.Le parenchyme pancréatique n\u2019offre rien de notable, notons cependant que les artères sont atteintes d\u2019un certain degré de sclérose.Rate.Il s\u2019agit d\u2019une rate très congestive, richement infiltrée de macrophages et de polynucléaires éosinophiles.Myocarde.Les fibres myocardiques sont légèrement hypertrophiques et elles montrent un certain degré de dégénérescence graisseuse.Il existe un œdème marqué entre les fibres myocardiques.Le fait le plus notable de cette autopsie est la lésion hépatique qui caractérise l\u2019é- clampsie.(Dr S.Lauzé) COMMENTAIRES.En résumé, malgré nos efforts thérapeutiques, cette patiente avait atteint le stage des phénomènes irréversibles rénaux et hépatiques, et devait mourir.Cependant, devant ces faits, nous nous sommes demandés: 1) La thérapeutique fut-elle adéquate?2) Ces lésions dégénératives aussi prononcées pouvaient-elles être décelées? 956 3) A quoi est attribuable le phénomène de mort subite?Parce que la \u2018cause de l\u2019éclampsie reste encore la grande inconnue, tout traitement demeure évidemment empirique.Les données chimiques généralement acceptées sont les suivantes: 1.Dans l\u2019urine: a) l\u2019émission moindre de l\u2019urée et des chlorures; b) Papparition de l\u2019albumine.2.Dans le sang: a) une augmentation de l\u2019urée; b) une baisse du pH; c) une chute brusque de la glycémie, immédiatement avant une crise convulsive.Dans le rein, il se produit des spasmes artériolaires et, secondairement, une ischémie rénale, cause primaire de l\u2019hypertension.Certains chercheurs ont même touché la question hormonale; et pourtant les auteurs français, anglais et américains s\u2019en tiennent encore au- Jourd\u2019hui au contrôle symptomatique des différentes manifestations rénales, hépatiques et cardio-vasculaires.En premier lieu, le contrôle de l\u2019hypertension et la prévention des crises convulsives avec l\u2019aide des barbituriques par voie rectale (chlorale, suppositoires nembutal), intramusculaires (somniféne), ou intraveimeuses, du sulfate de magnésie a haute dose et de la morphine ou du Démérol.Puis le rétablissement et le maintien de l\u2019équilibre osmotique et humoral par le contrôle des liquides excrétés et ingérés: ceux-ci ne devant pas dépasser, pour 24 heures, 1 200 à 1500 ce.par voie I.V.GAGNON: HÉPATITE ET NÉPHRITE GRAVIDIQUES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Enfin, le contrôle des composants chimiques protéiniques et de la rétention chlorurémique par l\u2019administration des solutés glucosés à 10 ou à 20%, le plasma, les diurétiques et les laxatifs.Malgré le respect de toutes ces données dans notre thérapeutique, nos efforts furent vains.Et la présence de l\u2019ascite abdominale, durant la césarienne, le défaut d\u2019absorption hépatique du pentothal au moment de l\u2019anesthésie ; puis, durant les jours subséquents, l\u2019absence de fonte des œdèmes, la lenteur d\u2019amélioration de l\u2019état général, malgré la persistance d\u2019une diurèse quotidienne convenable, les accidents du rythme cardiaque, les oscillations de la tension maxima, l\u2019apparition de l\u2019urine brunâtre et des cylindres hyalins et granuleux, devenaient autant de phénomènes propres à déceler l\u2019existence d\u2019une atteinte organique sévère hépatique et rénale, sans cependant craindre une échéance fatale imminente.Et, pourtant, celle-ci se produisit brusquement, subitement sans prodrome, très probablement sous l\u2019action foudroyante des produits toxiques, accumulés dans la circulation, et ne pouvant plus être éliminés par les émonctoires naturels, eux-mêmes atteints d\u2019un déséquilibre irréversible et irrémédiable.Depuis déjà longtemps, les lésions organiques dégénératives hépatiques, rénales et cardio-vaseulaires s\u2019étaient installées: la grossesse, en les accentuant, les précipita vers une apogée qui ne pouvait être autrement que fatale. CERVICITE ET ENDOCERVICITE EN RAPPORT AVEC LA PRATIQUE GYNÉCOLOGIQUE ET OBSTÉTRICALE H.RICARD Les lésions inflammatoires du col utérin sont souvent négligées, exception faite de la cervi- cite gonococcique, parce que en général, elles ne causent que peu de troubles durant la période aiguë de la maladie.Leur importance repose sur le fait qu\u2019elles laissent des séquelles qui peuvent jouer un rôle non négligeable pour le bonheur et la santé de la patiente dans les années qui suivront.Il est généralement reconnu qu\u2019un col infecté est un danger en puissance pour la future accouchée et qu'une infection chronique du col \u201cjoue un rôle important dans l\u2019étiologie des tumeurs de cet organe.Dans la grande majorité des cas, nous trouvons que l\u2019exocervicite ct l\u2019endocervicite se rencontrent chez les patientes qui ont eu un ou plusieurs enfants avec des lacérations plus ou moins importantes du col utérin, permettant un accès facile pour les microbes dans le canal cervical.L\u2019infection une fois établie dans la muqueuse cervicale peut y demeurer indéfiniment par suite de la structure à prédominance glandulaire.L\u2019infection dans cette région peut être située très profondément d\u2019où la difficulté de la cure radicale.La leucorrhée est probablement le symptôme le plus fréquent et résulte de l\u2019invasion du canal cervical par les différents microbes.Cette leucorrhée peut à son tour produire des changements au niveau du vagin et de la vulve.En effet, durant la période aiguë de l\u2019infection, l\u2019acidité de la sécrétion vaginale est en partie neutralisée par la sécrétion cervicale qui est fortement alcaline.Il en résulte une destruction de la bactérie vaginale qui produit de l\u2019acide, le bacille de Doderlein.Les autres symptômes sont la sensation de brûlement, le prurit, la douleur à la miction, tous ces symptômes ne disparaissent pas tant que l\u2019infection du col n\u2019est pas éliminée.(Montréal).Ces lésions cervicales accompagnées de leucorrhée sont très fréquemment une cause de stérilité en faisant un obstacle à l\u2019entrée des spermatozoïdes dans la cavité utérine cu en diminuant l\u2019activité des spermatozoïdes par suite de la modification de la flore microbienne du vagin.De nombreux lymphatiques se rencentrent au niveau du col utérin, ils communiquent avec ceux de la partie supérieure du vagin et.se déversent dans les ganglions iliaques.Par ce fait, il se produit une induration des ligaments utéro-sacrés, qui deviennent douloureux et une douleur aiguë est ressentie par la patiente au niveau de la rég:on lombaire.Ce fait peut être mis en évidence en touchant le col ulcéré avec un produit chimique tel le nitrate d\u2019argent par exemple; très souvent la patiente nous dit qu\u2019elle ressent exactement la douleur pour laquelle elle est venu nous consulter.Cette douleur peut également être mise en évidence en poussant le col antérieurement, ce qui détermine une tension sur les ligaments utéro- sacrés.Observation 1.Comme exemple je vous présente le cas de Mme L.P., âgée de 26 ans, elle vient à la consultation pour une leucorrhée qui est apparue six semaines après la naissance de son enfant.Elle se plaint également de douleur lombaire, de dysurie.Pour sa douleur lombaire, elle a reçu différents traitements.Des dents cariées et de l\u2019amygdalite chronique furent éliminés comme agent causal, par l\u2019opération.Une re- tro-version utérine avait été constatée et l\u2019opération recommandée.À l\u2019examen de la patiente, il est facile de constater un écoulement mu- co-purulent au niveau du col.L\u2019examen microscopique fait au Laboratoire Provincial donne comme rapport: leucocytes nombreux. 958 Le col est œdématié et ulcéré et une légère déchirure bilatérale est présente.Les deux ligaments utéro-sacrés sont indurés et douloureux.L\u2019utérus est augmenté de volume en re- troversion et légèrement douloureux à la mobilisation.En introduisant le doigt dans le cul- de-sac postérieur et en refoulant le col antérieurement, la patiente ressent une douleur typique à la région lombaire.Une électro-coagulation du col lui est conseillée.À sa dernière visite du 5 novembre, la leucorrhée est disparue, l\u2019utérus est à peu près de volume normal, et la retro-version est presque disparue.Elle ne souffre plus de sa douleur lombaire.| L\u2019histoire de cette patiente prouve que les lésions cervicales qui entraînent une augmentation de volume de l\u2019utérus peuvent également produire une retro-version due à l\u2019augmentation de poids de cet organe.Cette retro- version détermine chez la patiente une sensation de pression intra-pelvienne parfois de la dysménorrhée, symptômes qui disparaissent par la guérison des lésions cervicales.Chez la parturiente, la cervicite et l\u2019endo- cervicite présente une gravité tout à fait exceptionnelle.En voici quelques exemples.Observation 2.Gracia Marie, primipare de 18 ans.Cette patiente a été menstruée à 12 ans, cycle irrégulier, pas de douleur.Elle a tenté de s\u2019avorter après un mois de grossesse en s\u2019introduisant quatre pilules de permanganate de potasse dans le vagin.La dernière menstruation date du 20 février 1950.Elle se plaint de leucorrhée abondante.L'examen objectif ne révèle rien de particulier.L\u2019examen vaginal fait au dispensaire rapporte une exocervicite s\u2019étendant sur tout le pourtour du col utérin.Cette patiente accouche le 5 décembre 1950.La durée complète du travail est de 14 heures.Il s\u2019agit d\u2019un accouchement absolument normal, aucun médicament propre à activer la contraction n\u2019a été employé et il n\u2019y a eu aucune intervention.De RICARD: CERVICITE ET ENDOCERVICITE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 même il n\u2019y a pas eu de déchirure du vagin ni du périnée.Après la délivrance, et malgré une bonne contraction utérine, la patiente saigne abondamment.On lui donne une ampoule d\u2019ergométrine par voie intra-veineuse de même que 5 ce de coagulen ; la patiente saigne quand même.C\u2019est alors qu\u2019à l\u2019examen vaginal, il est possible de se rendre compte qu\u2019il y a une déchirure assez importante du col.Il aurait été ind'qué de réparer immédiatement cette déchirure, mais les tissus sont tellement friables, qu\u2019il est impossible d\u2019abaisser le col.Un paquetage vaginal à l\u2019aide d\u2019une mèche de 215 pouces arrête cette hémorragie plutôt grave.La patiente reçoit du sérum mixte.L\u2019examen du sang donne un taux d\u2019hémoglobine de 53%, globules rouges de 3 000 000.Les suites de couche sont normales et l\u2019examen vaginal fait au bout de 10 jours laisse voir une légère déchirure sur un col anormal.Observation 3.Gemma Marie, primipare de 24 ans.L\u2019interrogatoire nous apprend que la mère est morte de cancer, qu\u2019une de ses sœurs souffre d\u2019un néo du col.Menstruée à 13 ans, régulière tous les 30 jours.Aucune tentative d\u2019avortement.Dernière menstruation le 23 janvier 1950.La patiente souffre de leucorrhée et elle a été traitée pour gonorrhée au dispensaire de l\u2019hôpital.L\u2019examen du col: col granuleux, gros, bourgeonnant, leucorrhée jaune verdâtre.L\u2019accouchement survient le 5 décembre 1950 après 14 heures de travail, tout se passe normalement, pas de déchirure vaginale ni périnéale.L\u2019enfant pèse 7 livres et 4 onces.Après l\u2019expulsion du placenta, malgré une bonne contraction utérine, la patiente saigne abondamment.L\u2019examen direct du col laisse voir des déchirures multiples du col.Etant donné l\u2019état de la patiente, le col n\u2019est pas réparé et un paquetage vaginal arrête l\u2019hémorragie.Sérum mixte 500 ce.Le départ de la patiente, avant le temps prévu, ne nous a pas permis de faire l\u2019examen du col 10 jours après l\u2019accouchement. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Conclusion.Ces trois observations démontrent: 1° Que l\u2019exocervicite et l\u2019endocervicite sont à l\u2019orig:ne de nombreux malaises gynécologiques et qu\u2019en traitant cette lésion on évite souvent des opérations majeures, ajontons des opérations souvent inutiles.2° Que les hémorragies qu: surviennent après l'accouchement et qui sont dues à une déchirure du col peuvent être parfois évitées, si la cervicite a été convenablement traitée ®n temps et lieu.RICARD: CERVICITE ET ENDOCERVICITE 959 3° Comme les déchirures du col utérin représentent la cause principale de la cervicite, il est à se demander si on doit réparer ces déchirures immédiatement après l\u2019accouchement ou attendre quelques jours.Les opinions sont partagées.Baer, Schumann et Kosmak croient que le risque d\u2019infection dépasse l\u2019avantage limité d\u2019une suture immédiate.Il est généralement admis qu\u2019il y a toujours un certain danger.Quolqu\u2019:l en soit, 11 faut suivre tous les principes de l\u2019aseptie chirurgicale, si l\u2019on fait une suture des déchirures du col immédiatement après la délivrance. MOUVEMENT THÉRAPEUTIQUE ee ÉVALUATION DE LA MARISONE EN RHUMATOLOGIE Jacques DURIVAGE, Institut du Rhumatisme, Hôtel-Dieu de Montréal.La Marisone* est un stéroïde conjugué, hy- TABLE 1 4 J ) 1 » 1 - dro-soluble, extrait de l\u2019urine de jument gra ARTHRITE RHUMATOÏDE vide.Cette substance est présentée sous forme Ap à 1113 Amélio- Intole- 8 à 200 milligrammes._, | ¢ de capsule dosée g > .Age Stade Quantité ration rance ; Tari aposition chi- Deux lots de Marisone, de compos C 19 1 0 v ) mique différente, furent soumis à l\u2019épreuve n 60 II 40,0 IV 0 thérapeutique.Des substances estrogéniques 5 53 III 26.4 II 0 sont associées à la Marisone « B » tandis que 5 2 29 IV 75,6 I 0 la Marisone « À » en est entièrement dépour- a 43 IV 29,4 IV 0 2 3B IV 96,6 IT 0 vue.E a L\u2019investigation clinique suivante est basée = 5 26 I 30,0 IV 0 sur l\u2019étude de 29 cas dont: 22 atteints d\u2019arthri- 3 3 I 40,0 IV 0 te rhumatoïde, 3 de spondylite rhumatoïde (rhizomélique) et d\u2019arthrite goutteuse et | 50 I 11,0 III + cas de fièvre rhumatismale.(cf.Tables I et\u2019 51 I 40,0 III 0 IT) 54 I 20,0 II 0 .37 OUI 59.0 IV + MÉTHODE D\u2019INVESTIGATION ; = 50 III 20,0 IV 0 Ce | : : m Eg 62 III 14,0 IV + Toute médication analgésique et sédative = \u20ac 43 I 60.0 IV + ayant été prohibée pendant les 24 heures pré- ë 43 II 24.2 IV 0 cédant l\u2019administration de la Marisone, celle- Ë 5 III 870 IV + ci fut subséquemment prescrite à raison de 3 = A Ty oe III + capsules le premier jour, de 6 pendant la deu- .8 H 0 xième journée et de 9 capsules le troisième et g 55 I 318 IV 0 les jours suivants.Deux patients reçurent.8 66 IV 234 IV + temporairement, un total de 15 capsules par ri 2 Iv 100 TV 0 jour, soit 3 grammes.Les quantités totales ingérées varient de 3 à 96,6 grammes et ont été TABLE II prises pendant des périodes de 3 a 70 jours Marisone \u201cB\u201d consécutifs.Chez la plupart de ces patients, le SPONDYLITE RHUMATOÏDE taux de la sédimentation et la cytologie furent Age Sexe Quantté Amélioration - Intolérance déterminés au moins une fois par semaine.46 H 15.6 IV 0 Les divers stades de l\u2019arthrite rhumatoïde 29 H 40.0 IV + ainsi que l\u2019évaluation de l\u2019effet thérapeutique 42 H 19,2 Iv + de la Marisone sont établis d\u2019après les stan- 18 q Arm Ra .dards de l\u2019Association américaine du Rhuma- 62 H 108 Iv 0 48 H 12,6 IV 0 * Marisone est un produit Ayerst, McKenna & Fiis Harrison, gracieusement fourni par son directeur VRE RHUMATISMALE médical, le docteur J.B.Jewell.60 F 12,0 IV 0 L'Union Méd.Canada \"RIVAGE : Tome 80 \u2014 août 1951 De tisme (Comité de l\u2019investigation des critères en thérapeutique).Il est important de se rappeler, en référant aux tableaux I et II, qu\u2019une amélioration ou réponse grade-I est à l'inverse du stade-IV de l\u2019arthrite rhumatoïde.Résultats Les cas de spondylite rhumatoïde, d\u2019arthrite goutteuse et celui de fièvre rhumatismale n\u2019ont pas répondu favorablement à la Mari- sone.Aucun des 5 hommes atteints d\u2019arthrite rhu- matoide n\u2019a bénéficié de cet agent thérapeutique.Parmi les 17 autres cas, toutes des femmes atteintes d\u2019arthrite rhumatoïde, 9 ont semblé réagir favorablement à la Marisone.L'amélioration s\u2019est présentée chez celles-ci suivant un même tableau clinique: disparition des arthralgies et des malaises généraux en deça des sept premiers jours; diminution du gonflement et de la sensibilité articulaires, suivie d\u2019une augmentation de la mobilité des articulations au cours de la deuxième semaine; persistance de la raideur.La quantité minima requise pour amorcer ou entretenir une amélioration chez ces patientes a été de 1,8 gramme par jour, a raison de 3 capsules 3 fois par jour.Une diminution de cette dose provoqua, infailliblement, la réapparition de la douleur.L'augmentation de la dose à 3 grammes par jour n\u2019apporta aucune amélioration aux deux cas soumis à cette épreuve.Six patientes ont manifesté une amélioru- tion grade-III.Les signes 1hflammatoires régressèrent partiellement et la disparition de la douleur acerut l\u2019amplitude des mouvement « articulaires.Par contre, la sédimentation rapide des hématies et l\u2019anémie niormochrome nc furent influencées d\u2019aucune façon.Les trois autres patientes ont présenté les critères d\u2019une amélioration grade-II.L'état général et celui des articulations malades furent améliorés au point de permettre à ces patientes de reprendre leurs activités quoti- MARISONE EN RHUMATOLOGIE 961 diennes sans handicap physique important.Aucune d\u2019elles n\u2019a présenté les signes d\u2019exacerbation de la maladie au cours des mois (de 2 à 12) qui suivirent l\u2019administration de la Ma- risone.L\u2019anémie, l\u2019hyperthermie légère et la sédimentation rapide effectuèrent un retour vers la normale mais sans jamais en atteindre les limites.La sédimentation, chez une patiente, varia selon qu\u2019elle ingérait ou non de la Marisone.Des signes d\u2019intolérance à la Marisone «B» furent accusés par 10 des 21 patients qui en reçurent.Ces patients se plaignirent d\u2019anorexie et de nausée, d\u2019instabilité psychique et d\u2019insomnie.Il fut possible de pallier à l\u2019intolérance gastrique en recommandant l\u2019absorption d\u2019aliments en même temps que celle des capsules mais les signes d\u2019irritabilité nerveuse furent rebelles au point d\u2019avoir à discontinuer l\u2019épreuve.La période des menstruations fut devancée chez deux patientes.L\u2019ingestion de Marisone « À » ne provoqua aucune manifestation inattendue et fut bien tolérée par tous.Parmi les patients qui reçurent de la Mari- sone un cas d\u2019arthrite rhumatoïde présentait des lésions psoriasiformes et un autre cas dut subir une intervention chirurgicale.Il a été possible, ainsi, de noter que la Marisone semble n\u2019avoir aucune influence sur les lésions pso- riasiformes et sur la formation de tissu de granulation.Commentaires L'évolution de l\u2019arthrite rhumatoïde peut être ralentie ou même arrêtée par le repos au lit, le changement de milieu social ou, encore, par l\u2019apparition d\u2019une rémission naturelle.Les substances estrogéniques ont, aussi, le pouvoir de diminuer, parfois, les douleurs articulaires et musculaires qui accompagnent les arthrites du type « rhumatoïde » apparaissant au cours de la ménopause.Les 9 patientes qui ont manifesté quelque amélioration pendant l\u2019emploi de la Marisone furent toutes soumises, également, à l\u2019un ou 962 DURIVAGE: MARISONE EN RHUMATOLOGIE l\u2019autre de ces facteurs susceptibles de provoquer une amélioration.Deux des trois patientes qui ont montré une réponse thérapeutique grade-II ont reçu de la Marisone « B » alors qu\u2019elles étaient au stade de la ménopause.La troisième, soumise à la Marisone « À », était au stade pré-ménopause.Toutes trois étaient alitées pendant l\u2019épreuve thérapeutique.On est enclin à penser, logiquement, qu\u2019un médicament qui aurait le pouvoir de masquer ou d'arrêter l\u2019évolution d\u2019une pathologie rhumatismale serait efficace dans les cas chroniques comme dans les cas aigus, chez les patients alités aussi bien que chez les patients ambulants et, surtout, sans égard pour le sexe.La Marisone fut effective chez trois patientes alitées, souffrant d\u2019arthrite rhumatoïde au stade chronique.Six autres patientes L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 ont accusé une amélioration clinique grade- III qui, d\u2019après les normes de l\u2019Association Américaine du Rhumatisme, n\u2019a aucune valeur significative quant à l\u2019évaluation d\u2019un agent thérapeutique.Conclusions La Mharisone est une préparation per os d\u2019un stéroïde conjugué.Nous l\u2019avons employée chez un nombre restreint de cas.Les cas de spondylite rhumatoïde, d\u2019arthrite goutteuse, de fièvre rhumatismale ainsi que les mâles atteints d\u2019arthrite rhumatoïde n\u2019ont manifesté aucune amélioration.Trois femmes atteintes d\u2019arthrite rhumatoïde ont été améliorées de façon remarquable mais cette réponse thérapeutique à la Marisone suscite plus ample considération. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Bulletin de l'Association des \u2018iDédecins de Tangue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union \u2018IDédicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 80, numéro 8 \u2014 Montréal, août 1951 - LA CORTISONE DANS LE TRAITEMENT DE LA KERATITE IN- TERSTITIELLE SYPHILITIQUE.Il semble bien que la cortisone ait définitivement acquis droit de cité dans l'arsenal thérapeutique des ophtalmologistes.De jour en jour s'allonge la liste des affections oculaires qui bénéficient des bons effets du nouveau médicament.En ces derniers mois, plusieurs travaux ont paru qui démontrent l\u2019efficacité de la cortisone appliquée localement dans certaines maladies du segment antérieur de l'œil.Parmi ces dernières, la kératite interstitielle syphilitique a fait l\u2019objet d\u2019un certain nombre de publications dans des revues spécialisées.Certains auteurs se servent d\u2019une solution préparée en diluant un volume de la suspension saline de cortisone dans quatre volumes de sérum isotonique.D\u2019autres emploient une pommade contenant 25 mg.du médicament par c.c.Deux gouttes de la solution sont instillées dans le sac conjonctival inférieur à toutes les heures le jour, à toutes les 2 heures la nuit.La pommade s'emploie également en instillations à ÉDITORIAL - 963 toutes les 3 heures le jour, à toutes les 6 heures la nuit.Il ressort des travaux publiés à date que les applications locales de cortisone sont pour le moins aussi efficaces que les injections intramuseulaires.Elles sont faciles d'application, bien tolérées par le malade et ne connaissent apparemment aucune contre-indication.Simpson et al' rapportent 9 cas de kératite interstitielle syphilitique qu\u2019ils ont traités par des instillations locales de cortisone.Dans presque tous les cas on nota une amélioration nette après 24 heures et la guérison est obtenue en 11 jours en moyenne.Mclean et Woods obtiennent une guérison spectaculaire chez 6 de leurs malades, tandis que 4 autres sont considérés comme des échecs.D'après ces auteurs, et cette opinion est confirmée par ailleurs, les échecs sont dus au fait que le traitement a été commencé à une période trop tardive de la maladie.Il est reconnu aujourd\u2019hui que le traitement de la kératite interstitielle par la cortisone a d\u2019autant plus de chances de réussir qu\u2019il est institué plus près du début de la maladie.D'une manière générale nous pouvons dire que la cortisone a un effet marqué sur les phases inflammatoires et exsudatives de certaines maladies de l\u2019œil.Or, la kératite interstitielle débute par une infiltration du stroma de la cornée avec exsudation cellulaire et plasmatique.C\u2019est à cette phase inflammatoire et exsudative que la 1.Simpson, Rosemblum, Woods et Stammer: The Journal of Venereal Diseases Information, mai 1951. 964 cortisone doit être administrée.Plus tard se produisent des phénomènes de nécrose avec vascularisation et réaction fibroblastique.A ce moment la cortisone n\u2019a que peu ou pas d\u2019effet.La cortisone toutefois, parce qu'elle n'a aucune action sur le tréponéme, ne constitue pas à elle seule tout le trai- ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 tement de la kératite interstitielle syphilitique, il faut y adjoindre la pénicilline.L'association pénicilline - cortisone serait, d\u2019après la plupart des auteurs modernes, le meilleur traitement de la kératite interstitielle syphilitique.Henri SMITH. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE e e + RÉCENTS PROGRÈS DE LA CAMPAGNE ANTICANCÉREUSE DU CANADA! L\u2019hon.Paul MARTIN, Ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.1\u2014 CAMPAGNE D'AVRIL DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER.Je vais vous parler ce soir des progrès récents et encourageants réalisés au Canada contre le terrible fléau du cancer.Le ler avril, la Société Canadienne du Cancer lancera sa campagne annuelle pour obtenir des fonds.Je veux souligner combien il importe de donner à cette campagne un vigoureux appul.Le cancer est toujours d'actualité.De 1939 à 1945, ces masses de cellules anarchiques ont tué deux fois plus de Canadiens que les bombes et les balles de la Deuxième guerre mondiale.Au cours des quelques dernières années, les gouvernements fédéral et provinciaux, les hygiénistes et les organismes bénévoles tels que la Société Canadienne du Cancer et l\u2019Institut national du Cancer du Canada ont vivement intensifié leurs efforts pour enrayer cette maladie insidieuse.9_ NOUVEAU CENTRE ANTICANCEREUX DE L'ONTARIO.L\u2019atmosphère de pessimisme qui, pendant de si longues années, a pesé si lourdement sur la lutte anticancéreuse a fait graduellement place à une ambiance d\u2019espoir et de confiance.Des événements tels que le projet d\u2019Institut de Radiothérapie de Toronto, et la nouvelle «bombe de cobalt radioactif » élaborée par les physiciens fédéraux à Chalk River, sont des indications encourageantes de la campagne intensifiée que l\u2019on mène contre le cancer.Le gouvernement fédéral accordera une subvention.importante pour aider à défrayer la construction de l\u2019Institut de Radiothérapie que l\u2019on édifiera sur le terrain de l\u2019hôpital Wellesley, à Toronto.Ce nouveau centre qui fournira d\u2019excellentes facilités pour le diagnostic et le traitement du cancer et pour la recherche en matière de prophylaxie et de guérison de cette maladie, représente la sorte de progrès auquel les autorités fédérales songeaient lorsqu\u2019elles ont institué la subvention fédérale à la lutte anticancéreuse en 1948.Cet Institut constituera le centre nerveux d\u2019un réseau de plus petites unités de traitement situées 1.Traduction d'un discours prononcé à la réunion mixte des clubs Kiwanis et Rotary de Chatham, le 27 mars 1951.Co à divers endroits de l'Ontario.On peut attendre de l\u2019Institut de Radiothérapie de Toronto qu'il prenne sa place aux premiers rangs des centres de thérapie du cancer dans le monde.3\u2014L'ENVERGURE DU PROBLÈME.Le cancer, au contraire de la plupart des maladie- contagieuses, se produit d\u2019après une fréquence assez constante.200 nouveaux cas environ, par 100 000 âmes de notre population, surviennent chaque année.Un médecin de famille qui s'occupe de 2000 personnes environ dans sa localité, peut s'attendre à quatre nouveaux clients cancéreux par année.Par conséquent, on ne saurait dire du cancer que c\u2019est une maladie bien répandue, bien qu\u2019elle soit terrible.Si le cancer n\u2019est pas une maladie commune, 1l apparaît surtout chez ceux qui appartiennent aux groupes les plus âgés.Depuis que la science médicale a prolongé la vie humaine d\u2019une moyenne de quelque 20 ans, au cours du dernier demi-siècle, le nombre global des cas de cancer augmente chaque uinnée.Ce facteur, ajouté à un diagnostic plus précis, explique probablement l\u2019augmentation que l\u2019on si- vnale dans le taux de mortalité par cancer, lequel taux dans les vingt années écoulées entre 1921 et 1941, a passé de 70,1 à 1168 par 100000 âmes.Mais on a la preuve, ce qui est encourageant, que le taux de mortalité par cancer \u2014 surtout chez les femmes \u2014 a, au cours des plus récentes années, commencé enfin à baisser.Un relevé récent, entrepris par une grande compagnie d\u2019assurance-vie auprès de ses milliers de détenteurs de polices révèle une diminution de 11 pour cent dans le taux de mortalité chez les femmes assurées, au cours de la période de dix ans terminée en 1948.Chez les hommes, le taux de mortalité par cancer est resté comparativement stable pendant la même période \u2014 ce qui est un contraste frappant avec la tendance prononcée à la hausse au cours d\u2019un grand nombre d\u2019années précédentes.N\u2019était, dit-on, le nombre croissant de cas de cancer qui sont déclarés aujourd\u2019hui comme la cause de décès, le taux de mortalité chez les hommes aurait eu aussi une tendance à la baisse.4 \u2014LE CANCER \u2014 CROISSANCE ANARCHIQUE.Qu'est-ce que le cancer?Afin d\u2019essaver de .com- 966 prendre la nature du cancer, nous devons nous reporter aux principes fondamentaux de la croissance humaine.La cellule est l'unité fondamentale de la vie.Dans un organisme sain et normal, la croissance découle de la division des cellules.Les cellules se multiplient en se divisant \u2014 une cellule se divise en deux, ces deux en quatre, ces quatre en huit, et ainsi de suite.Quand l\u2019erganisme a atteint sa maturité, cette division générale des cellules prend fin et la croissance est terminée.Alors, seules se forment les nouvelles cellules qui sont nécessaires pour maintenir l\u2019organisme en bon état.Mais il arrive, dans certains cas, qu\u2019une ou plusieurs cellules se rebellent contre cette lol normale de la croissance.Sans aucune raison apparente, les cellules continuent de se diviser et de se multiplier, pour former un amas de cellules \u2014 connu sous le nom de tumeur \u2014 qui n\u2019a aucune utilité.Cette masse incontrôlable de cellules devient maligne et est désignée du nom de cancer lorsqu\u2019elle se met à dépouiller les cellules saines et normales de leur provision de nourriture et de sang.La menace des cellules cancéreuses, c\u2019est qu\u2019elles ne remplissent aucunes fonctions utiles et qu\u2019elles entravent les opérations de celles qui ont un rôle à remplir.A ses débuts, quand le cancer est localisé, il est souvent possible de le traite- avec succès ou de recourir à une intervention chirurgicale.Mais, à mesure que la maladie progresse, les cellules cancéreuses ne cessent jamais de croître, et il arrive que quelques-unes d\u2019entre elles s\u2019échappent de la tumeur et sont portées par le flot sanguin vers d\u2019autres pa ties de l\u2019organisme.De nouvelles tumeurs peuvent se développer dans tous les endroits où ces tumeurs malignes viennent se loger.Lorsque les cellules cancéreuses se sont répandues dans les diverses parties de l\u2019organisme, il est difficile d\u2019essayer d\u2019en faire l\u2019ablation par intervention chirurgicale; mais on peut les traiter au moyen des rayons X ou du radium, éléments qui ont tendance à détruire la cellule cancéreuse elle-même.En recourant à ces dernières formes de traitement, on prend grand soin d\u2019adapter la puissance de la dose, afin de faire le plus de tort possible aux cellules cancéreuses et le moins possible à celles qui sont saines et normales.Ce n\u2019est que depuis vingt ans que nous avons réalisé une certaine mesure d\u2019unité d'efforts dans nos tentatives en vue de faire quelque chose pour résoudre le problème du cancer au Canada.A mon avis, il y a six importantes mesures qui font ressortir l\u2019œuvre que nous avons accomplie en vue d\u2019enrayer ce fléau: \u2014 19831: l'Association médicale canadienne nomme un comité pour l\u2019étude du cancer; \u2014 1935: inauguration de la Caisse anticancéreuse - du Jubilé d\u2019argent du roi George V: MARTIN: PROGRES DE LA C.ANTICANCEREUSE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 \u2014 1938: formation de la Société canadienne du Cancer: \u2014 1938: formation du département de la lutte anticancéreuse, au sein de l\u2019Association médicale canadienne ; \u2014 1947: formation, sur les instances du gouverne- .ment fédéral, de l\u2019Institut national du Cancer du Canada; \u2019 \u2014 1948: décision que prend le gouvernement fédéral d'inclure dans le Programme national d\u2019hy- giêne une subvention annuelle de $3 500 000 pour la lutte anticancéreuse.d \u2014 PROGRÈS RÉALISÉS SOUS L\u2019ÉGIDE DU PROGRAMME NATIONAL D HYGIENE.Le Programme national d'hygiène est en vigueur depuis moins de trois ans et déjà des deniers fédéraux au montant de plus de $3 600 000 ont été engagés par les gouvernements provinciaux dans leur campagne contre le cancer.Comme il s\u2019agit d\u2019une subvention à pa:ticipation égale, en vertu de laquelle le Gouvernement fédéral partage le coût des programmes provinciaux à parts égales avec les provinces, les dépenses globales des gouvernements fédéral et provinciaux, au cours de cette période, ont dépassé de beaucoup les sept millions de dollars.On a utilisé de bien des manières les subventions fédérales à la lutte anticancéreuse.Elles ont permis aux provinces d\u2019étendre leurs services de laboratoire et de pathologie, d'employer et de former un plus grand nombre de spécialistes, d'acheter une plus grande quantité de radium, d\u2019étendre leurs services gratuits de biopsie, d\u2019instituer des registres provin- claux des cas, et d\u2019intensifier leurs programmes d\u2019enseignement de l'hygiène si essentiels au succès dans la lutte contre cette maladie.La plupart des provinces ont également assigné une portion de leur subvention fédérale à l\u2019Institut national du Cancer afin d'appuyer son programme intensif de recherche sur le cancer.Ce dernier reçoit, de plus, une contribution impo:tante puisée à même les fonds recueillis chaque année auprès du public par la Société canadienne du Cancer.L\u2019année dernière, l\u2019Institut national du Cancer a pu consacrer plus de $300 000 à des recherches fondamentales.Permettez-moi de passer rapidement en revue.province par province, quelques-unes des réalisations les plus marquantes rendues possibles par les subventions fédérales en vertu du Programme national d'hygiène.1.\u2014Terre-Neuve.Des services provinciaux anticancéreux sont établis à l'hôpital général de Saint-Jean où des traitements radiologiques sont donnés maintenant gratuitement, au moyen du matériel fourni par les subventions fédérales.L'an dernier, plus de 1300 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 personnes ont reçu gratuitement des traitements thérapeutiques.Le laboratoire public du ministère de la Santé effectue aussi l\u2019examen des tissus pour les cancéreux.2\u2014Ile du Prince-Fdouard.Des subventions fédérales ont permis d\u2019établir deux cliniques de diagnostic et un bureau d\u2019inscription des cas.Pour élever le niveau du diagnostic du cancer, on a aussi améliorer les services de laboratoire des hôpitaux généraux de la province.On forme un médecin pour en faire le directeur du Service de la lutte anticancéreuse, et un autre pour lui confier les services de radiologie.3.\u2014N ouvelle-Ecosse.En Nouvelle-Ecosse, la lutte anticancéreuse se concentre à la clinique de diagnostic de l'hôpital général Victoria, de Halifax, qui reçoit des subventions fédérales pour aider à l\u2019hospitalisation des cancéreux.Le travail est sous la direction d'une équipe composée de chirurgiens, de médecins, d\u2019un radiologiste, d\u2019un physicien et d\u2019un pathologiste.On a acheté du matériel radiographique pour la clinique, et une subvention à l\u2019Institut pathologique permet d\u2019améliorer les services de laboratoire aidant au diagnostic du cancer.4 \u2014N ouveau-Brumswick.Au Nouveau-Brunswick, il y a dix cliniques et hôpitaux de diagnostic, dont plusieurs ont été fondés depuis 1948.L\u2019examen des tissus se fait, sans frais pour les malades des cliniques, et l\u2019on projette d\u2019assumer les frais d\u2019hospitalisation pour les malades soumis aux examens de biopsies.On a aussi consacré des fonds fédéraux à l\u2019achat de radium et à la formation de plusieurs médecins destinés à participer au programme poursuivi par le Service de la lutte anticancéreuse, au ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick.5\u2014 Québec.Les subventions fédérales ont aidé à établir, à munir de personnel et à outiller des cliniques dans dix hôpitaux et universités du Québec.On a aussi accordé une assistance fédérale à l\u2019Institut du cancer de Montréal et à l\u2019Institut du Radium de la même ville.On prépare plus de 35 médecins et techniciens que la Province pourra utiliser dans sa lutte contre le cancer; et le gouvernement fédéral défraie maintenant une partie considérable de l\u2019hospitalisation des cancéreux.6 \u2014Ontario.En plus de la subvention fédérale très élevée qui doit être accordée au nouveau centre anticancéreux de l'hôpital Wellesley, à Toronto, on en a aussi octroyé d\u2019autres à l\u2019Ontario Cancer Treatment and Research Foundation qui dirige deux cliniques MARTIN: PROGRÈS DE LA C.ANTICANCÉREUSE 967 anticancéreuses et subventionne huit cliniques régionales.7 \u2014M anitoba.Des subventions fédérales ont été accordées au Cancer Relief Research Institute qui coordonne toutes les initiatives prises dans la Province en matière de cancer.Le programme comprend le diagnostic, le tri, et l'expansion du service de biopsies gratuites pour tous les médecins et hôpitaux qui ne disposent pas de leur propre service pathologique, l\u2019établissement de cliniques diagnostiques aux hôpitaux généraux de Winnipeg et de Saint-Boniface; la fourniture gratuite de radiothérapie à tous les résidents de la Province en dehors du Grand-Winnipeg ; la fourniture d\u2019un service de radium en vue de la radiumthérapie gratuite dans les zones rurales; et la conservation d\u2019un registre de tous les cancéreux.8\u2014 Saskatchewan.Depuis l\u2019inauguration du Programme national d\u2019hygiène, le Gouvernement fédéral a attribué une somme de $700000 pour venir en aide au Programme de lutte anticancéreuse de la Saskatchewan, dirigé par la Commission du Cancer de la Saskatchewan.Tous les résidents de cette province ont droit à des soins médicaux et hospitaliers gratuits, ce qui comprend toutes les formes de diagnostic, de traitement, de chirurgie et d\u2019examens posthospitaliers aux deux cliniques provinciales de Regina et de Saskatoon.On conserve un registre des cas, et de temps à autre on fait revenir les malades pour fins de contrôle et d\u2019examen.La Société canadienne du Cancer emploie un travailleur social spécialisé en médecine pour desservir chaque clinique, tandis que le Victorian Order of Nurses fournit les soins à domicile.9\u2014Alberta.En Alberta, le gouvernement fédéral contribue à la moitié du coût global du programme provincial de lutte anticancéreuse.Cet argent sert aux soins hospitaliers, à des fins de diagnostic et de traitement médical aux cliniques du gouvernement à Edmonton et à Calgary, à l\u2019hospitalisation des vieillards pensionnés atteints de cancer, et pour des mesures éducatives et autres mesures préventives.10 \u2014Colombre-Britannique.Depuis deux ans et demi, l'aide fédérale à la British Columbia Cancer Foundation s\u2019est élevée à un quart de million de dollars.Des deniers fédéraux ont permis à la Fondation de fournir un service gratuit de biopsies et de cytologie aux cancéreux.Les principaux hôpitaux généraux ont reçu de l\u2019aide afin d\u2019acheter du matériel pour le diagnostic et le traitement du cancer.Des subventions fédérales ont également été accordées au British Columbia Cancer Institute afin d\u2019aider au fonctionnement d\u2019une mai- 968 son de soins pour les cancéreux, tandis qu\u2019on assure une formation à deux médecins et à trois techniciens de la radiothérapie.6\u2014LE PROGRÈS DE LA LUTTE CONTRE LE CANCER.Le malade atteint de cancer devrait obtenir la meilleure forme de traitement que la science médicale puisse lui fournir; c\u2019est à cette fin que les subventions fédérales contribuent à combler les lacunes des facilités et des services actuels.Le défaut principal de nos programmes de lutte contre le cancer n\u2019est plus le manque de connaissances scientifiques suffisantes, ni la pénurie d\u2019appareils spécialisés, ni l\u2019insuffisance de personnel professionnel, mais plutôt le besoin de coordonner les facilités dont on dispose.A l\u2019heure actuelle, il est généralement admis qu\u2019il est essentiel de centraliser les services de traitement afin de procurer aux malades les meilleurs traitements possibles tout en économisant le personnel, l\u2019espace et le matériel.Un centre unique, mais important, de radiothérapie, desservant toute une province ou davantage, tout comme le nouvel Institut de radiothérapie qu\u2019on se propose d\u2019ériger à Toronto, devrait constituer le centre d\u2019un réseau de petites cliniques et de centres de dépistage distribués dans toute la province.Les experts en lutte anticancéreuse me disent que c\u2019est au moyen du centre anticancéreux ordinaire qui dessert une population d\u2019un million d\u2019Ames environ que l\u2019on peut obtenir la plus grande efficacité, tout en économisant sur les frais généraux.Dans un tel centre, il est possible de réunir des équipes de thé- rapistes et autres spécialistes, de leur fournir un nombre suffisant de cas afin de leur donner de l\u2019expérience et des sujets de recherche, et d\u2019obtenir d\u2019eux le plus haut rendement possible.Comme avantages supplémentaires, cette concentration de théra- pistes permet de créer l\u2019émulation que donne le travail en commun avec des collègues qui font le même travail et de bien former de nouveaux thérapistes.7 \u2014PROGRAMME EN CINQ POINTS.Si nous devons continuer À connaître les progrès encourageants des quelques dernières années, nos programmes de lutte anticancéreuse, le fait est universellement reconnu, doivent comporter cinq éléments: 1.Education du public.2.Education professionnelle.3.Diagnostic le plus précoce possible.4.Traitement efficace par la radiothérapie ou la chirurgie.5.Bons svstèmes d\u2019examens posthospitaliers et d'archives.Permettez-moi d\u2019exposer brièvement chacun de ces points: (1) Fducation du public.MARTIN: PROGRÈS DE LA C.ANTICANCÉREUSE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Un programme de lutte contre le cancer n\u2019a de chances de succès que si le public en est informé et y collabore.Il faut enseigner aux gens à reconnaître les symptômes précoces du cancer et à ne pas tarder à consulter leur médecin à ce sujet.La crainte, l\u2019inquiétude, la temporisation ou l\u2019inertie retiennent les gens de consulter leur médecin, bien plus que l'insuffisance de moyens financiers.On m'\u2019assure que le cancer n\u2019est pas infailliblement douloureux; il ne faut donc pas, si quelques symptômes de cancer se manifestent, qu\u2019en l\u2019absence de douleur le malade se laisse envahir par un sentiment de fausse sécurité.Quiconque se croit atteint de cancer aurait profit à suivre le conseil de Marie Curie, qui a découvert le cancer: « On ne doit rien craindre dans la vie \u2014 il suffit de comprendre.» La Société canadienne du Cancer a déjà beaucoup fait pour renseigner le public sur les symptômes et le traitement du cancer.Cette Société, qui travaille la main dans la main avec tous les groupements intéressés au problème du cancer, subsiste principalement grâce à des dons bénévoles.En 1950, sa campagne annuelle lui a assuré près de $1 000 000.Afin de répondre aux besoins croissants que crée l\u2019expansion de son programme d\u2019envergure nationale, la Société fera de nouveau appel à la générosité du public, le mois prochain.J\u2019ai pleine confiance que, comme dans le passé, les Canadiens lui accorderont leur généreux appui .(2) Education professionnelle.Lutte efficace contre le cancer implique la formation de nombreux spécialistes en chirurgie, en radiologie, en pathologie et dans les domaines connexes.Par bonheur, il n\u2019y a pas au Canada une grande pénurie de personnel exercé, surtout depuis l\u2019inauguration du Programme national d\u2019hygiéne.Mais notre personnel nécessite une plus grande spécialisation et un travail d\u2019équipe plus généralisé.La formation de nos médecins ordinaires est tout aussi importante que celle des spécialistes.Il faut aider les médecins de famille à déceler le cancer à ses débuts et à le soumettre, au besoin, à un centre de traitement spécialisé.Tout bureau de médecin constitue une clinique virtuelle pour le dépistage du cancer; et les médecins envoient de plus en plus les personnes se faire traiter, comme ils le font depuis quelques années, pour les tuberculeux.(3) Diagnostic le plus précoce possible.Notre grand besoin, c\u2019est non seulement de trouver un remède, mais de déceler le cancer alors qu\u2019on peut le guérir.On me dit que beaucoup de formes de cancer sont guérissables, si on les traite à leurs premières périodes.Avec les années, grâce à la meilleure compréhension du public, aux progrès du L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 diagnostic et à la formation perfectionnée des praticiens, nos chances de diagnostiquer le cancer pendant les phases où la guérison est possible se multiplient sans cesse.La science a déjà produit un grand nombre de méthodes de déceler l\u2019existence du cancer.Si aucune épreuve disponible à l\u2019heure actuelle n\u2019est tout à fait parfaite, chaque test nouveau ajoute à la sécurité des autres.On a mis & point au moins six épreuves différentes pour aider au diagnostic.La plupart des provinces font aujourd\u2019hui l'examen pathologique des tissus, afin de favoriser l\u2019exacte analyse du mal.Au laboratoire fédéral d'hygiène, nous avons établi un Bureau central d\u2019inscription des tumeurs, lequel assure un service important aux pathologistes provinciaux.Ce Bureau accordera aussi une assistance précieuse au programme de l\u2019Institut national du Cancer en classifiant les tumeurs et cancéreuses et bénignes.La question entière du diagnostic précoce repose sur la coopération et l'entente entre le médecin et le malade, le spécialiste et le médecin ordinaire, une province et l\u2019autre, les gouvernements et les organismes bénévoles.(4) Traitement efficace par la radiothérapie ou la chirurgie.Plusieurs méthodes efficaces de traitement sont maintenant d\u2019emploi général et vont de pair avec le développement de nos connaissances dans le diagnostic du cancer.On reconnaît actuellement trois de ces méthodes: l\u2019ablation radicale par la chirurgie, l\u2019emploi du radium et le traitement radiologique.Ces traitements peuvent s\u2019employer seuls ou en combinaison.Le traitement par le radium ou les rayons X peuvent le mieux s\u2019effectuer dans les grands centres où l\u2019on peut s\u2019occuper d\u2019un grand nombre de cas.La bonne thérapie par la radiation dépend de la précision et du jugement clinique avec lesquels on l\u2019applique et les thérapistes doivent avoir à leur disposition, dans leur travail, le matériel et le personnel les meilleurs possibles.Le traitement du cancer a fait de grands progrès depuis le commencement du siècle.Il faut se rappeler que la chirurgie moderne a à peine plus de 75 ans, tandis que le radium n\u2019a été isolé par les Curie qu\u2019en 1898 \u2014 vers le même temps où Roentgen découvrait les puissants rayons X.On expérimente actuellement de nouvelles méthodes de traiter le cancer.Ces formes de thérapie, toutefois, sont encore au stade expérimental et ne seront communiquées pour usage clinique que lorsque leur efficacité aura été amplement démontrée.(5) Bons systèmes d'examens posthospitaliers et d\u2019archives.Bien que le traitement du cancer ait souvent pour résultat une cure définitive, il faut suivre les résultats en examinant les malades de temps à autre après leur exéat.afin d\u2019assurer qu\u2019il ne se produise pas de MARTIN: PROGRÈS DE LA C.ANTICANCÉREUSE 969 récurrence de la maladie.De fait, on me dit que toute personne qui a déjà été traitée pour un cancer devrait se soumettre à des examens périodiques pour le restant de ses jours.Plusieurs provinces ont déjà établi de bons sytèmes d\u2019archives afin que l\u2019on puisse rappeler systématiquement aux cancéreux la nécessité d\u2019un examen post- hospitalier.Les services du Bureau canadien des tumeurs, au Laboratoire d\u2019hygiéne fédéral, sont a la disposition des provinces afin d\u2019aider ces dernières à constituer les archives et à classer les tumeurs.8 \u2014IMPORTANCE DE LA RECHERCHE.La victoire ultime sur le cancer doit être gagnée dans le laboratoire, car les secrets du cancer sont les secrets de la cellule tissulaire \u2014 de la vie elle- même.La découverte de la cause et de la cure du cancer est devenue le but des gouvernements, des millionnaires, du commun des hommes et des femmes qui donnent ce qu\u2019ils peuvent donner pour appuyer les campagnes annuelles de souscriptions.Le Canada est aux premiers rangs de la recherche anticancéreuse dans le monde.Dans les hôpitaux, les universités, les cliniques et les laboratoires du pays tout entier, les savants canadiens cherchent les réponses À ces trois questions vitales: « Quelle est la cause du cancer?Comment peut-on le dépister plus aisément?Comment peut-on le mieux exterminer les tumeurs cancéreuses?».Parmi tous les projets de recherche actuellement en voie d\u2019exécution avec l\u2019appui des subventions fédérales, sous la direction de l\u2019Institut national du Cancer, cinq pour cent peut-être donneront-ils des résultats positifs.Nous ne devons pas oublier, toutefois.que même les constatations négatives ne représentent pas une perte de temps.Il se peut que l\u2019on doive procéder par voie d\u2019élimination, pour découvrir les secrets du cancer.Ce ne sera peut-être qu'après avoir éliminé toute autre possibilité que nous parviendrons enfin à découvrir les faits fondamentaux et la vérité au sujet du cancer.Pendant que nous devons attendre que la science nous fournisse la réponse ou les réponses ultimes au cancer \u2014 en supposant que l\u2019humanité puisse se libérer à jamais de cet esclavage \u2014 nous ne devons pas manquer de profiter des connaissances et des techniques actuelles pour le dépistage et le traitement de cette maladie.Au cours des dernières années, le Canada a réalisé de louables progrès dans la campagne contre le cancer.Ces progrès, et les efforts des savants, où qu\u2019ils soient.font espérer que la génération montante sera mieux protégée que la nôtre contre cette maladie.La campagne annuelle de la Société canadienne du Cancer, qui s\u2019ouvre la semaine prochaine, donne à chacun de nous l\u2019occasion de participer à la lutte contre le fléau du cancer. CINQUANTE ANNÉES DE PROGRÈS ! Ad.GROULX, M.P.H., Directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal.Il est probable que l\u2019on n\u2019a enregistré dans aucun autre secteur, au cours du demi-siècle qui vient de se terminer, plus d\u2019amélioration que dans le champ de la santé publique et les statistiques très favorables de l\u2019année 1950, concernant l\u2019état de santé de la population de Montréal, le démontrent abondamment.Les journaux signalaient, ces jours derniers, en commentant le dernier rapport annuel du Ministère fédéral de la santé, que la longévité moyenne de la vie chez les Canadiens avait été accrue de 20 ans au cours des 50 dernières années.Aussi, suis-je heureux de profiter de la généreuse hospitalité du poste CKAC, à son émission du « Quart d\u2019heure de Concordia » pour vous présenter notre bilan-santé de 1950.Créé officiellement en 1877, le Service de santé municipal de Montréal avait, en 1900, une organisation bien sommaire consistant surtout dans l\u2019inspection sanitaire et ses responsabilités concernaient l\u2019élimination de certaines nuisances.Au cours des cinquante dernières années, il a vu se multiplier ses activités et ses responsabilités.S\u2019il a eu à lutter contre les grandes épidémies d\u2019influenza de 1918 et de typhoïde en 1927 et, plus récemment, contre celles de la poliomyélite en 1946 et 1949, d\u2019un autre côté, nous avons assisté à l\u2019adoption de mesures sanitaires essentielles pour la sauvegarde de la santé publique, comme celle de l\u2019approvisionnement d\u2019eau potable, par la filtration et la chlorination de l\u2019eau, de l'inspection et la pasteurisation du lait, du développement de la disposition des eaux usées et des déchets domestiques.Le Service de Santé s\u2019est surtout développé au cours de ce demi-siècle, des activités nouvelles ont été ajoutées graduellement à ses attributions et des divisions et sections ont été 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Con- cordia », lundi, le 22 janvier 1951.créées, selon les besoins et les solutions à trouver aux problèmes de l\u2019heure.Le personnel a aussi augmenté, il est aujourd\u2019hui de 492 employés, dont 56 médecins, 17 dentistes, 7 ingénieurs et architectes, 185 infirmières, 24 médecins vétérinaires, 104 inspecteurs sanitaires, 7 employés des laboratoires, les employés de bureau et autres.La Division des maladies contagieuses date de 1905, celles de l\u2019inspection sanitaire et des aliments de 1912 et la Division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, de 1918; l\u2019inspection médicale des écoles a été organisée dès 1906; la lutte contre la mortalité infantile a commencé en 1901, avec l\u2019organisation des « Gouttes de lait »; celle contre la tuberculose vers 1910 et 1911 par la création de l\u2019Institut Bruchési et du Royal Edward Laurentian Hospital, complétée par la création de la Ligue antituberculeuse de Montréal, Inc.et l\u2019établissement des hôpitaux-sanatoriums Sacré-Cœur et, plus récemment, St-Joseph de Rosemont.Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté à l\u2019établissement de divisions ou sections additionnelles de la tuberculose, des maladies vénériennes, de la carte de santé, du nursing, de l\u2019hygiène mentale, de l\u2019hygiène dentaire \u2014 et à la décentralisation du Service par la création des distrites sanitaires et d\u2019une division spéciale qui en assure l\u2019organisation et le fonctionnement.Le budget actuel du Service de santé est de $1,730,000.00, alors qu\u2019il était en 1919 de $83,493.00 et de $553,171.08 en 1937, pour les fins de la santé, p.d.pour l\u2019hygiène publique la Ville dépense donc $1.60 environ par tête de population.À ce montant, il faudrait ajouter le sommes dépensées par les organisations bé- - névoles de santé, créées au cours de ce demi- siècle et qui s\u2019élèvent à $900,000.00, ce qui veut dire qu\u2019il se dépense environ $2,630,000.00 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 par année à Montréal pour la sauvegarde de la santé publique.Dans ce laps de temps, l\u2019administration et l\u2019organisation du Service ont fait l\u2019objet d\u2019études spéciales et de nouveaux programmes intéressants qui ont donné suite à des améliorations importantes; je citerai, en particulier, l\u2019enquête faite, en 1927, sur l\u2019hygiène publique à Montréal et le « Survey » plus récent fait par un sous-comité technique nommé par la Province.Le travail d\u2019éducation entrepris par le Service de santé auprès de la population a éveillé de plus en plus son attention et créé un grand intérêt parmi toutes les classes des citoyens pour tout ce qui concerne la santé publique et ainsi nous a assuré la collaboration du public.C\u2019est notre rôle d\u2019aller à la population; de plus en plus, elle fait appel à nous et à notre personnel qui, réellement devient insuffisant à la tâche.Je n\u2019ai fait que souligner quelques faits essentiels qui ont permis d\u2019obtenir les résultats encourageants au cours de l\u2019année 1950.La mortalité générale a atteint son taux le plus bas jamais enregistré à Montréal, soit 9,2 par 1000 de population et il y a eu une diminution de 270 dans le nombre des décès cette année comparativement à l\u2019an dernier; en 1900, ce taux était de 28 par 1 000 de population.Si ce taux avait prévalu en 1950, 30 016 personnes seraient décédées au lieu de 9 789, soit un gain annuel de 20 227 habitants.Ce seul \u2018énoncé illustre bien les progrès locaux réalisés au cours de ce demi-siècle.Ces résultats n\u2019ont pu être obtenus que grâce à la diminution de certaines causes de décès, en particulier: ceux attribuables à la mortalité maternelle, à la mortalité infantile, à la mortalité attribuable aux maladies contagieuses, en particulier la tuberculose, la diphtérie, la scarlatine, la coqueluche, la typhoïde, la variole, la syphilis.La mortalité maternelle atteint en 1950 le taux de 0,9 décès par 1 000 naissances vivantes, soit unc nouvelle diminution; elle était de GROULX: CINQUANTE ANNÉES DE PROGRÈS 971 1,72 en 1949.Elle a causé 22 décès en 1950, comparativement à 26 en 1900.La mortalité infantile accuse une nouvelle diminution avec un taux de 50,4 par 1000 naissances vivantes, comparativement à 52,8 en 1949.Depuis un demi-siècle, elle a fait de grands progrès, son taux de mortalité était de 301 par 1 000 naissances vivantes en 1900.Cependant, depuis quelques années, son taux reste à peu près stationnaire, variant au cours des cinq dernières années entre 60 et 50.Le taux le plus bas, 49,2, avait été atteint en 1946.Cette situation est particulièrement due au maintien à des taux élevés des décès de 0-1 an, attribuables aux causes congénitales et intranatales durant les deux premiers mois de la vie \u2014 en particulier la prématurité qui, à elle seule, cause environ 30% de ces décès.La diarrhée et l\u2019entérite, dans ce même groupe d\u2019age 0-1 an, qui avaient accusé une augmentation en 1949 avec un taux de décès de 7,7 par 1000 naissances vivantes, sont descendues en 1950 au taux de 3,3; en 1920, ces causes de décès chez les nourrissons étaient au premier rang avec un taux de 84,4 par 1 000 naissances vivantes.Les maladies contagieuses n\u2019ont causé aucune épidémie sérieuse en 1950.La mortalité attribuable à ces maladies a été la plus basse jamais enregistrée à Montréal.Il y eut seulement 28 décès avec un taux de 2,6 par 100 000 de population.Seule, la rougeole a causé un plus grand nombre de décès, soit 11 comparativement à 9 en 1949, et a sévi à l\u2019état épidémique; les autres maladies ont accusé une régression marquée.Il y a eu 14 418 cas déclarés de maladies contagieuses en 1950, comparativement à 16 096 en 1949.Il y a eu, en 1950, 36 cas et 4 décès par diphtérie, comparativement à 48 cas et 8 décès en 1949, soit un taux de mortalité de 0,4 par 100 000 de population, comparativement à 0,8 en 1949; en 1900, ce taux était de 48,7.Toutefois, le nombre de cas et de décès est encore trop élevé dans notre ville avec les mesures de protection mises à la disposition du 972 public et dont tous devraient profiter sans hésitation et délai.La coqueluche a eu un taux de mortalité de 0,6 par 100000 de population, avec 6 décès seulement et 879 cas; en 1900, le taux des décès était de 49,5 par 100000 de population.Dans ce cas, l\u2019immunisation combinée généralisée depuis quelques années a contribué à sa diminution.La scarlatine et la variole ont fait des progrès marqués depuis 1900, alors que ces maladies causaient respectivement 69 et 4 décès, elles n\u2019ont causé aucun décès en 1950; la variole est complètement disparue.La typhoïde avait en 1900 un taux de mortalité qui s\u2019élevait à 46,8 par 100 0CO de population; en 1950, il est de 0,1 par 100 000 de population.Cette maladie qui a longtemps inquiété le public et les hygiénistes n\u2019est plus un problème à Montréal.Il n\u2019y a eu, en 1950, que 28 cas de poliomyélite, avec 2 décès, soit un taux de mortalité de 0,2 par 100 000 de population.Le taux de la mortalité par tuberculose est baissé à 34,1 par 100 000 de population; c\u2019est aussi le taux le plus bas jamais atteint à Montréal.En 1900, il s\u2019élevait à 263,5 par 100 000 de population.Ces chiffres marquent les résultats encourageants de la lutte entreprise contre cette maladie, grâce aux efforts du Service de santé et la coopération des organismes bénévoles.Le taux de la mortalité par syphilis accuse, en 1950, une nouvelle diminution avec un taux de 6,0 par 100 000 de population, comparativement à 8,7 en 1949.De plus, cette diminution est marquée aussi par une baisse de 160 dans le nombre de cas de syphilis récente (primaire et secondaire) qui représente les cas nouveaux déclarés en 1950, soit 233 comparativement à 393 en 1949.GROULX: CINQUANTE ANNÉES DE PROGRÈS L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Parmi les autres causes de décès qui accusent une diminution, nous signalons les mé- phrites et les pneumonies qui occupent en 1950 les 4e et 7e rangs, avec des taux respectifs de mortalité de 44,0 et 34,9 par 100 000 de population en 1950 au lieu des 3e et 6e rangs avec des taux de 107,6 et 42,8 en 1949.Le diabète a un taux de mortalité de 16,8 par 100 000 de population en 1950, comparativement à 29,5 en 1949.Par contre, les taux de mortalité attribuable aux maladies du cœur, 337,4 par 100 000 et au cancer, 147,9 par 100 000 de population sont augmentés et occupent les deux premiers rangs parmi les causes de décès.Malgré ces résultats, il reste encore plusieurs grands problèmes de santé publique auxquels il faut trouver des solutions et qui nécessitent de la part du Service de santé un travail incessant et accru; leur solution requerra l\u2019application de mesures sanitaires additionnelles telles la vaccination par le BCG, la lutte contre la prématurité, le cancer, la prévention des maladies de l\u2019âge adulte, etc, et l\u2019emploi d\u2019un personnel additionnel surtout chez les dentistes, les infirmières et les inspecteurs sanitaires.Cependant, les progrès de la médecine et son enseignement, les découvertes nombreuses dans le domaine des produits biologiques et de plusieurs drogues des plus efficaces, les travaux de recherches dans tous les secteurs de la science qui se sont produits avec rapidité, surtout au cours des 20 dernières années, ont grandement contribué aux résultats obtenus et nous permettent d\u2019envisager l\u2019avenir avec confiance et d\u2019espérer qu\u2019un jour il nous sera possible de vaincre la maladie, d\u2019assurer à chacun une existence exempte de souffrances physiques et de prolonger sensiblement la durée de la vie. LU VARIÉTÉS CRIME À DEUX\" Rosario FONTAINE, Professeur de médecine légale à l\u2019Université de Montréal.La roue du progrès, comme celle du temps, écrase et détruit inexorablement des habitudes et des choses qui nous sont chères, mais elle nous débarrasse en même temps d\u2019institutions incohérentes, telle que cette police judiciaire d\u2019autrefois dont l\u2019unique technique consistait à entretenir des mouchards et assommer les suspects.A l\u2019époque où fut fondé le laboratoire médico-légal, la police judiciaire était une de ces détestables institutions: les quelques hommes qui la composaient et à qui l\u2019on confiait les enquêtes criminelles étaient d\u2019une magnifique ignorance; mal préparés pour le rôle que l\u2019on exigeait d\u2019eux, ils s\u2019arrêtaient souvent aux indices qui ne pouvaient pas servir et passaient à côté de ceux qui auraient pu donner la clef de l\u2019énigme; aussi les échecs étaient-ils fréquents.À la suite d\u2019un échec assez retentissant où le criminel s\u2019était moqué de la police et avait réussi à glisser entre ses doigts, un quotidien de Montréal publiait une petite histoire assez rosse qui résumait d\u2019une façon pittoresque ce qui se disait dans le public.Cette histoire, si j'ai bonne mémoire, s\u2019intitulait: « Histoire d\u2019un crime » et se résumait à peu près comme ceci: Hier M.X., chef de la Sûreté, s\u2019est présenté au directeur du Théâtre National \u2014 Après avoir décliné ses noms et qualités, l\u2019habile policier s\u2019est exprimé en ces termes: « M.le directeur, mes fonctions me laissant de nombreux loisirs, j'ai cru bon de les consacrer à la composition d\u2019un drame qui fera sans 1.Conférence aux «Journées médicales» de la Société Médicale de Montréal, mais 1951.« Crime à deux» n\u2019est pas une fiction; c\u2019est une observation médico-légale authentique; seuls sont travestis les noms des lieux et des personnages.nul doute la fortune de votre théâtre \u2014 et la mienne.» Je ne demande pas mieux, répondit poliment M.Gauvreau.« Naturellement j'ai choisi un sujet que, mieux que personne, j'étais à même de traiter avec toute l\u2019exactitude qu\u2019exige le théâtre moderne.» \u2014 Vous avez bien fait.\u2014Mon drame a pour titre: « L'histoire d\u2019un crime ».\u2014 Parfait, parfait! \u2014 Je crois inutile de vous le lire et il me suffira, je pense, de vous indiquer le nom des tableaux pour que vous le receviez avec enthousiasme.\u2014 Mais, au fait, à quelle époque se passe votre action?\u2014 À la nôtre.\u2014 Bon! tant mieux! les costumes ne coûteront pas cher.\u2014 Je vous dis que c\u2019est du bon naturalisme, écoutez plutôt.Et le chef dépliant un manuscrit se mit à lire: Premier acte \u2014 Le crime se commet.Deuxième acte \u2014 La police recherche l\u2019assassin.Troisième acte \u2014 L\u2019assassin reste introuva - ble.Quatrième acte \u2014 La police cherche tou- Jours.Cinquième et dernier acte \u2014 L\u2019assassin échappe définitivement.Le chef replia son rouleau et ajouta, avec un sourire de triomphe: « Hein! est-ce assez vécu?» 974 Cette légende, vous en conviendrez, ne manqua't pas de rosserie, mais elle était quelque peu injuste, comme le sont d\u2019ailleurs presque toutes les légendes.Le chef X n\u2019était peut-être pas le chef :déal, mais il n\u2019était pas non plus dépourvu d\u2019intelligence; il lui manquait, cependant, cette activité physique sans laquelle la chasse aux malfaiteurs est impossible et aussi, ce goût du pittoresque, cet instinct artistique, passez-moi le mot, qui fait qu\u2019un homme de police ne vit plus, avant d\u2019avoir découvert la solution du problème qu\u2019il doit résoudre.Enfin, il avait une formidable dose de prétention qui lui interdisait de rechercher l\u2019aide du laboratoire méd:co-légal.T1 détestait, d\u2019ailleurs, le Dr De- rome qui, un jour, lui avait vertement reproché d\u2019avoir saboté par sa fatuité et sa maladresse une affaire qui, pourtant, avait été bien engagée.Depuis cette époque lointaine, où la violence et la délation constituaient les seuls moyens d\u2019investigation judic'aire, les choses ont bien changé et la police a évolué.Or, dans cette évolution, notre laboratoire a joué un rôle de premier plan, non seulement en mettant à la disposition des policiers des méthodes vraiment scientifiques pour le dépistage des malfaiteurs, mais aussi, en leur inculquant des méthodes psychologiques pour le traitement et l\u2019interrogatoire des prévenus et surtout en les incitant à pratiquer les raisonnements analytiques.Les enseignements de notre laboratoire, commencés il y a quarante ans et poursuivis sans relâche depuis, ont réussi à former toute une phalange de jeunes policiers enthousiastes et fiers de leur métier et possédant une techn\u2018que certaine.Il va de soi que pour faire des recherches, il faut de l\u2019inspiration, mais il faut aussi de la technique.C\u2019est un de ces jeunes techniciens enthousiastes et possédant le feu sacré, l'inspecteur Leclere, que je veux vous présenter aujour- d\u2019hui, parce qu\u2019il est le héros du drame que je vais vous conter et dans lequel je n\u2019ai joué que FONTAINE: CRIME À DEUX L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 le rôle de spectateur et de conseiller, sans m\u2019immiscer dans la direction de l\u2019enquête, laissant toute initiative à mon jeune détective.Au physique, l'inspecteur Leclerc est grand, dégingandé \u2014 une asperge couronnée d\u2019une invraisemblable toison de cheveux d\u2019un noir d\u2019ébène.Aux autres points de vue, c\u2019est le type même du policier, pass:onné pour son métier, rusé, finaud et en même temps d\u2019une bravoure sans pareille.Quand il prend une affaire, ce n\u2019est jamais avec timidité, ce n\u2019est jamais du bout des doigts, mais il l\u2019attaque et l\u2019empoigne avec entrain et vigueur.« Ne frappe pas étourdiment un nid de guêpes, « Mais si tu frappes, frappe fort ».Ces mots incomparables de Goethe, vrais pour tous les hommes, le sont surtout pour les polic.ers, aussi Leclerc, en a-t-il fait sa devise; ce qui ne l\u2019empêche pas de suivre avec beaucoup de patience et de logique une affaire de longue haleine comme celle que j\u2019ai intitulée: « Un crime à deux » et que j'aurais pu appeler avec autant de raison et d\u2019une façon plus romanesque: « La photographie accusatrice », car c\u2019est l\u2019étude d\u2019une simple photographie qui nous permit de découvrir qu\u2019un crime avait été commis.Cette photographie fut le premier anneau qui nous permit de reconstituer toute la chaîne des faits.L'affaire débuta un matin de novembre de l\u2019année 1942 alors que l\u2019inspecteur Leclerc se présenta à mon burcau, au laboratoire médico- légal et me tendit une photographie en disant: « Docteur, voulez-vous jeter un coup d\u2019œæ:l sur ceci et me dire ce que vous y voyez et ce que vous pensez?Je vous dirai auparavant, poursuivit-il, que le cadavre de l\u2019homme que montre cette photographie, est celui d\u2019un garagiste de Pointe à l\u2019Orme, du nom de Paul Le- febvre, trouvé au mois d\u2019avril dernier dans un endroit isolé, le long d\u2019une montée peu fréquentée, à 14mille de sa demeure.Le coroner dans cette affaire rendit un verdict de suicide, sur la foi de témoins qui déclarèrent que la victime, qui était un buveur invétéré, avait manifesté quelque temps avant sa mort.l\u2019idée d\u2019en finir avec la vie ». L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 La photographie que me tendait le détective mesurait 5 pouces par 7 et me paraissait quelque peu floue.Elle montrait le cadavre d\u2019un homme d\u2019âge moyen, couché sur le dos, sur un sol couvert d\u2019une maigre broussaille; l\u2019homme portait à la tempe droite un trou d\u2019entrée de projectile d\u2019arme à feu.Le coup avait été tiré à bout portant comme l\u2019indiquait ur tatouage de poudre assez discret encerclant la plaie.L\u2019examen à la loupe me permit de faire des constatations d\u2019un extrême intérêt: le veston était boutonné à gauche et au revers droit se voyait un bouton insigne qui normalement aurait du être à gauche.Il n\u2019y avait pas de doute, l\u2019image photographique était inversée.Et alors, cette plaie d\u2019entrée de projectile d\u2019arme à feu que l\u2019on voyait à la tempe droite, sur la photographie, se trouvait en réalité à la tempe gauche sur le cadavre.Il fallait donc, pour que l\u2019on puisse accepter la possibilité du suicide, que Lefebvre fut gaucher.Jamais, en effet, on ne vit un droitier se suicider en se tirant une balle dans la-tempe gauche; le contraire est également impossible.En outre, une traînée noire, vraisemblablement constituée par du sang desséché, partait de la tempe blessée, remontait vers le front pour se perdre à la région médiane de celui-ci.Cette dernière constatation nous indiquait d\u2019une façon incontestable que la victime après avoir été frappée par le projectile meurtrier avait saigné, alors qu\u2019elle avait la tête baissée.Enfin, près du genou droit du cadavre, du genou gauche sur la photographie, un revolver, vraisemblablement l\u2019arme meurtrière.Jen étais là de mes observations, lorsque Leclere qui, malgré son impatience nerveuse était resté coi jusque là, me chuchota d\u2019un ton suppliant: « dites-moi donc docteur, ce que vous en pensez! » « Mon cher Leclere, lui répondis-je, si tu m'as apporté cette photographie, c\u2019est que tu y avais vu avant moi quelque chose de singulier qui t\u2019a convaincu que Lefebvre ne s\u2019est pas suicidé, mais qu\u2019il a été assassiné.Ma FONTAINE: CRIME À DEUX 975 conviction ne s\u2019éloigne pas de la tienne.Cette affaire promet d\u2019être intéressante et peu ordinaire; cependant, avant d\u2019en saisir la Justice, la logique et la prudence exigent qu\u2019on élucide deux points, à savoir si Lefebvre était gaucher et si son cadavre avant d\u2019être photographié fut déplacé.» « Ces deux points ont été élucidés, me rétorqua Leclerc, d\u2019un ton triomphant.Lefebvre était droitier et le photographe de Pointe à l\u2019Orme m\u2019a assuré, qu\u2019il photographia le cadavre avant que personne ne l\u2019eût touché.Je suis heureux, poursuivit-il, que vous interprétiez de la même façon que moi la direction de ce filet de sang sur la tempe et le front de la victime et la position paradoxale de l\u2019arme à feu, à gauche de la victime, alors que la plaie d\u2019entrée du projectile se trouve a droite.Ce sont là, vous n\u2019en disconviendrez pas, deux éléments qui sont fortement en faveur du meurtre.Je compris imméd:atement que Leclerc, dont l\u2019esprit d\u2019observation est pourtant rarement en défaut, n\u2019avait pas saisi le point important: 1l n\u2019avait pas compris que l\u2019impression photographique était inversée et que la plaie d\u2019entrée était à la tempe gauche de la victime.Après que je l\u2019eus mis au courant de ce fait et après qu\u2019il eut fini de me manifester d\u2019une façon plutôt véhémente sa surprise et sa satisfaction, Leclerc reprit la photographie et, d\u2019un petit ton narquois, me dit: « Voyez ces chaussures, docteur, voyez comme elles sont propres, on n\u2019y voit aucune marque de boue, mêrne sur les semelles.Sont-ce là les chaussures d\u2019un homme qui a dû parcourir un mille et demi à pied dans un chemin boueux et rempli de fondrières pour se rendre de chez lui à l\u2019endroit où son cadavre fut retrouvé?» C\u2019était là une constatation d\u2019importanc«.et je fus bien forcé d\u2019avouer à l\u2019habile détective qu'il marquait un bon point sur moi.Le meurtre semblait done bien établi sur des bases sérieuses et solides, aussi la théorie du suie:de devait-elle être définitivement écartée. 976 Bien que sept mois se fussent écoulés depuis le drame, Leclere trépignait d\u2019aise à la pensée de la chasse au meurtrier qu\u2019il allait entreprendre.L\u2019aspect dramatique de cette affaire, qui avait pourtant été si déplorablement engagée, fascinait son intelligence et son imagination.Sans penser aux difficultés qu\u2019il pourrait rencontrer sur sa route, convaineu qu\u2019il surmonterait tous les obstacles, il partit sur l\u2019heure pour Pointe à l\u2019Orme, me promettant d\u2019en revenir dans quelques jours avec le cliché de la précieuse photographie et avec une masse de renseignements qu\u2019il viendrait débrouiller avec moi si, bien entendu, je voulais lui prêter NON concours.De huit jours, je n\u2019eus de lui aucune nouvelle, puis, un soir il m\u2019arriva l\u2019air fatigué, harassé, la figure émaciée, mais l\u2019œil plus vif que jamais.Je vis cependant à l\u2019expression de son visage que tout n\u2019avait pas marché selon ses désirs.« Docteur, me dit-il, en se laissant tomber sur une chaise, il me plait de vous dire que vous aviez raison au sujet de la photographie que je vous ai montrée l\u2019autre jour, elle était bel et bien inversée comme me l\u2019a admis le photographe.Je vous apporte, aujourd\u2019hui, un agrandissement du même cliché dont l\u2019impression est cette fois directe et qui confirme l\u2019exactitude de nos constatations.Je n\u2019ai pas encore trouvé la solution au problème qui nous intéresse, poursuivit-il, mais j'ai tout au moins formé un faisceau des faits principaux sur lesquels semble reposer tout le mystère.Je vais vous les énumérer, car rien ne contribue à rendre une affaire claire dans mon esprit comme de la dérouler aux yeux d\u2019une autre personne.D'ailleurs, je ne pourrais guère compter sur votre concours, si je ne vous communiquais pas toutes les données du problème.D'abord, je dois vous faire part d\u2019un second drame qui vient se greffer sur le premier et qui, j'en ai peur, retardera la marche de notre enquête.Dolorès Lefebvre, la veuve de Paul Le- febvre, s\u2019est suicidée au mois de juillet der- FONTAINE: CRIME À DEUX L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 nier, en se précipitant dans une citerne remplie d\u2019eau, dans la cave de sa demeure.À côté de la citerne, on trouva une note écrite par la victime où elle exprimait son désespoir de se voir seule dans la vie et sa décision d\u2019y mettre fin.J'avoue, poursuivit-il, qu\u2019il m'est difficile de comprendre cet acte désespéré de la part de la « Belle Dolorès », comme on se plaisait à la désigner à Pointe à l\u2019Orme, d\u2019autant plus qu\u2019elle détestait son mari, coureur et ivrogne, qui depuis 10 ans n\u2019avait cessé de la brutaliser et ne lui avait jamais donné une minute de bonheur.Tous les témoignages recueillis au cours de mon enquête s\u2019accordent sur ce point, comme ils s'accordent sur la beauté et la grâce de cette superbe créature, grande et bien faite, dont le sourire, paraît-il, avait un charme infini.Chercha-t-elle pendant ses dix années de vie conjugale des consolations en dehors de son foyer?Rien ne le laisse supposer.Quelle femme étrange que cette Dolorès qui, avant son mariage, était insouciante et rieuse, ne semblant vouloir prendre à la vie que ses joies et qui, après son mariage à Lefebvre, une brute qui jamais ne la comprit, se replia sur elle- même, ne livrant son état d\u2019âme à personne! Comment comprendre que la mort de cet homme l\u2019ait si profondément bouleversée ?Depuis la mort de son mari, me confiait l\u2019épouse du notaire, qui était son amie la plus intime, elle avait le regard d\u2019une personne qui vit dans un rêve, à moitié inconsciente, les yeux fixes de terreur ou de folie, elle s'usait et fondait à vu d\u2019œil, se confinant à son domicile et n\u2019en sortant que périodiquement pour aller au cinéma.Dans les trois jours qui précédèrent son suicide, elle se rendit quatre fois à la même salle de cinéma pour y voir quatre fois le même spectacle et chaque fois, son attitude et sa démarche, à la sortie, étaient celles d\u2019une somnambule.Quant à Paul Lefebvre, comme je vous l\u2019ai déjà dit, c\u2019était un coureur, un buveur et un querelleur et comme il était doué d\u2019une force L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 physique peu commune, il avait ordinairement le dessus dans les querelles et les bagarres qu\u2019il se plaisait à déclencher, ce qui n\u2019était pas sans lui créer de solides et nombreuses inimitiés.Bref, il était généralement détesté et nombreux étaient ceux qu\u2019il avait mis mal en point et qui avaient juré d\u2019en tirer vengeance.Parmi ceux-là se trouvait un jeune bûcheron, du nom de Poirier, qui avant son départ pour les chantiers d\u2019Ontario avait promis qu\u2019à son retour il aurait la peau de Lefeb- vre.Ce jeune homme, on le vit rôder à Pointe à l\u2019Orme et dans les villages avoisinants, dans les jours qui précédèrent le meurtre; mais on ignore aujourd\u2019hui où il se trouve et, malgré toutes mes recherches, je n\u2019ai pas encore réussi à le retracer, mais je le retrouverai, foi de Leclerc.Un autre individu sur qui mes soupçons se sont portés est un marchand de la place dont la femme eut une aventure amoureuse avec Le- febvre, au mois de février dernier, soit deux mois avant le meurtre; cet individu, après avoir répudié son épouse infidèle, aurait proféré des menaces à l\u2019adresse de Lefebvre et malgré qu\u2019il m'ait fourni un alibi qui semble inattaquable, j\u2019entretiens encore des soupçons sur sa personne.Leclerc continua ainsi pendant des heures à me faire le récit de toutes ses démarches et à me communiquer tous ses soupçons pour finalement me dire: Vous tenez maintenant, docteur.dans le creux de votre main tous les faits révélés par mon enquête, abstraction faite des conjectures auxquelles j'ai pu me livrer.Je confesse que nous nous trouvons devant une pléthore de soupçons et d\u2019hypothèses et qu\u2019il est très difficile d\u2019en tirer des indications précises et d'en dégager le fait lui-même, le fait brutal de tout ce qui l\u2019encadre.Je n\u2019en reste pas moins convaineu que le bûcheron Poirier peut être le vrai coupable.Je reconnais, néanmoins, que pour en arriver à cette conviction, je ne me suis basé que sur des probabilités et que de nouvelles recherches et de nouvelles découvertes peuvent tout modifier.FONTAINE: CRIME À DEUX 977 Mon cher Leclerc, lui dis-je, je crois au contraire, que nous sommes en présence d\u2019un de ces cas dans lesquels le mérite du chercheur est d\u2019approfondir tous les détails, de les passer au crible, plutôt que de se mettre en quête de nouveaux indices.Analysons done ceux que nous avons.Que ce soit le chagrin de la mort de son mari, qu\u2019elle détestait, qui ait poussé la belle Dolorès au suicide, il y aurait lieu de s\u2019en étonner, mais que ce soit l\u2019aiguillon du remords qui l\u2019ait porté à cet acte désespéré, y aurait-il lieu de s\u2019en émouvoir?Le remords autant et même plus que le chagrin peut être le mobile d\u2019un suicide.Vous m'avez dit, Leclerc, que l\u2019on avait trouvé une note laissée par la femme près de la citerne où elle se suicida.Cette note l\u2019avez- vous?Je n\u2019en ai pas l\u2019original me répondit le détective, mais j'en ai fait faire une copie pho- tostatique que voici: La note qui consistait en deux lignes, d\u2019une écriture ferme et élégante se lisait comme suit: « Je t\u2019aime trop pour vivre sans toi.Pardonne- moi! » et c\u2019était signé «ta Dolorès ».Je lus et relus cette note et plus je la lisais moins j'étais convaincu qu\u2019elle s\u2019adressait au mari défunt.Les mots « Je t\u2019aime trop » auraient-ils été écrits au présent si l\u2019être aimé n\u2019eut plus été de ce monde?N\u2019étaient-ils pas plutôt destinés à l\u2019amant qui après le crime aurait pris la fuite sans regarder en arrière?Et que signifiait ce signe au début de la première ligne de la note, ce signe que l\u2019on avait sans doute pris pour un crochet sans importance mais qui pouvait fort bien être un V?Ne serait-ce pas là l\u2019initiale de la personne à qui la note d\u2019adieu était destinée, l\u2019initiale de l\u2019amant?Je fis part de mes constatations à Leclerc qui, s\u2019emparant nerveusement du papier, se mit à son tour à l\u2019observer.Vous avez raison, me dit-il, il s\u2019agit bien d\u2019un V.Mais alors! V ce pourrait être Victor! Victor Gosselin, l\u2019homme de confiance de Le- 978 FONTAINE: CRIME A DEUX febvre, l'homme qui depuis deux ans avait la direction de son garage, l\u2019homme qui sauva son patron de la ruine.Victor Gosselin qui ne compte que des amis à Pointe à l\u2019Orme?Non, c\u2019est impossible et pourtant, n\u2019est-ce pas lui qui a déclaré au coroner qui enquêtait sur la mort de Lefebvre que ce dernier lui avait exprimé en maintes circonstances son idée d\u2019en finir avec la vie?n\u2019était-ce pas là le meilleur moyen d'empêcher que l\u2019idée du meurtre ne germât dans l\u2019esprit de l\u2019enquêteur, contribuant ainsi à ce qu\u2019un verdict de suicide soit _ rendu?Le vrai coupable, celui qui a tué Lefebvre, c\u2019est à n\u2019en pas douter, Victor Gosselin.Je comprends maintenant pourquoi il s\u2019empressa de quitter Pointe à l\u2019Orme dès que l\u2019enquête sur la mort de son patron fut terminée malgré tous les efforts que l\u2019on fit pour l\u2019y retenir.Je confesse, docteur, que jamais je n\u2019eus l'ombre d\u2019un soupçon que cet homme pouvait être le meurtrier, on m\u2019en avait dit tant de bien! Et, pourtant, tout me semble maintenant si clair! si lumineusement clair! : Eh! oui, Leclerc, repris-je, tout s\u2019éclaire; nous sommes en face d\u2019un crime passionnel, d\u2019un crime à deux dont l\u2019instigatrice à n\u2019en pas douter fut la belle Dolorès.Reste à établir le mobile qui a poussé cette femme au suicide.Demandons-nous pourquoi, après avoir supprimé par le crime le seul obstacle qui se trouvait sur la route qui devait la mener au bonheur, elle a préféré à celle-ci, celle de la mort.Il me vient tout à coup à l\u2019esprit l\u2019idée que nous trouverions réponse à notre question dans cette pièce de cinéma que Dolorès revit au moins quatre fois avant de se suicider reprit Leclerc.Cette pièce je n\u2019en ai malheureusement que le titre « La rose noire ».Mais cette pièce, repris-je, je la connais! C\u2019est l\u2019histoire d\u2019une femme qui réussit à faire assassiner son mari par son amant, et qui plus tard se voyant abandonnée de celui-ci se suicide en se noyant dans une piscine de son jardin.Quelle tragique similitude entre les deux L'Union Méd.C'anada Tome 80 \u2014 août 1951 drames, celui de l\u2019écran et le nôtre! La belle Dolorès a vu se dérouler devant elle sur l\u2019écran le roman effrayant de sa vie; il n\u2019y manquait que l\u2019épisode de la fin, qu\u2019elle a voulu y ajouter par son suicide.L\u2019énigme était résolue \u2014 grâce à une photographie tombée accidentellement dans les mains d\u2019un policier intelligent et sagace et grâce aussi à une simple note d\u2019adieu laissée par la complice avant son suicide.Si la photographie avait été le premier anneau qui nous avait permis de reconstituer la chaîne des faits, la note d\u2019adieu en avait été le dernier.La chaîne était maintenant complète.Les évènements devaient dorénavant se précipiter à une allure vertigineuse.Dès le lendemain Leclerc me revenait accompagné de Vie- tor Gosselin qu\u2019il était allé cueillir dans un garage de l\u2019Ouest, où il était employé comme mécanicien depuis qu\u2019il avait quitté Pointe à l\u2019Orme.Je regardai avec le plus vif intérêt cet homme sous le coup d\u2019une accusation capitale.Il était grand, blond, beau, mais d\u2019une beauté fade avec des yeux bleus effacés, la bouche faible et timide.Il pouvait avoir 25 ans; sa tenue et son maintien étaient ceux d\u2019un homme bien élevé.Après l\u2019avoir invité à s\u2019asseoir et avant que nous ayons eu la chance d\u2019échanger un seul mot, Leclerc jugea à propos de lui dire le motif de son arrestation et de lui faire la mise en garde légale.Victor Gosselin lui dit-il, scandant chacun de ses mots, nous vous accusons d\u2019avoir le 17 avril dernier, assassiné à Pointe à l\u2019Orme, votre patron Paul Leclerc.Nous désirons vous poser des questions en rapport avec cet assassinat, mais vous n\u2019êtes pas forcé d\u2019y répondre, et sachez bien que tout ce que vous nous direz pourra servir contre vous devant le Tribunal.Le jeune homme qui pourtant devait s\u2019attendre à ce qui lui arrivait, parut stupéfié, ses traits étaient bouleversés et d\u2019une pâleur mortelle, ses yeux étaient hagards; son regard L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 alla de l\u2019un à l\u2019autre pour s\u2019arrêter sur le parquet.Désirez-vous que nous vous pos.ons des questions continua le détective?Non, reprit Gosselin, non c\u2019est inutile, je vous dirai tout; puis d\u2019une voix faible saccadée, par phrases hachées et rapides, pendant plus d\u2019une heure il parla, nous racontant ses amours avec Dolo- rès, qui durèrent près de deux ans, depuis le jour où il la rencontra pour la première fois à Montréal jusqu\u2019au 17 avril, jour du meurtre.C\u2019est elle qui le décida à se rendre à Pointe à l\u2019Orme pour y solliciter la charge de mécanicien dans le garage de son mari; c\u2019est elle qui lui procura une chambre chez une vieille dame qui habitait seule une maisonnette tout à côté de la demeure des Lefebvre.C\u2019est cette vieille femme, l\u2019âme damnée de Dolorès, chez qui cette dernière pouvait se rendre à l\u2019insu de tous, qui favorisait leurs rendez-vous amoureux.Rarement le mari, qui était joueur et coureur, se trouvait-il chez lui le soir et lorsqu\u2019il y était, Dolorès favorisait de toutes les façons son ivrognerie excessive afin de ne pas manquer à ses rendez-vous amoureux.Cette femme m'avait hypnotisé nous répé- tait-il, j\u2019obéissais à ses ordres comme un chien obéit à son maître.L\u2019empire qu\u2019elle avait sur moi n\u2019avait\u2019pas de bornes, elle pouvait me faire accepter tout et comme elle était fantasque et névrosée, elle réussit un jour à me convaincre de mourir avec elle, d\u2019être uni à elle pour l\u2019éternité; mais au dernier moment, je réussis à me ressaisir ou peut-être est-ce le \u2018courage qui me manqua.Puis ce fut l\u2019idée du meurtre de son mari qui vint l\u2019assaillir, cette idée qu\u2019elle me communiqua me fit horreur et je réussis à m\u2019arracher à elle, à m\u2019enfuir, mais les lettres qu\u2019elle m\u2019adressa alors étaient si passionnées si ardentes que je revins.J\u2019étais bel et bien hypnotisé.Cette idée d\u2019hypnotisme revenait constamment comme un leitmotiv dans sa conversation.Il nous conta enfin tous les plans qu\u2019ils élaborèrent ensemble pour supprimer l\u2019homme qui constituait le seul obstacle à leur bonheur.FONTAINE: CRIME À DEUX 979 «Il tua Lefebvre un soir que ce dernier était ivre et qu\u2019il était assis sur le marchepied de sa voiture à l\u2019endroit précis où plus tard on trouva son cadavre.La mort de Lefebvre ajouta-t-il me délivra, non pas de ce pauvre homme qui ne m\u2019avait rien fait, mais de Dolores qui était la cause de tous mes malheurs: Je ne la revis jamais.J\u2019appris son suicide par les journaux et je n\u2019en ressentis aucun chagrin.Je réalisai alors que je ne l\u2019aimais plus et que je ne l\u2019avais peut- être jamais aimée.Vous savez tout maintenant finit-il, faites de moi ce que vous voudrez ».Je crois nécessaire ici de mettre le mieux possible en lumière la psychologie de ce crime, d\u2019observer la diversité des caractères des deux amants et de suivre la route plus ou moins longue de la suggestion criminelle; car il s\u2019agit ici non pas d\u2019hypnotisme, comme le répétait l\u2019accusé, mais d\u2019un phénomène de suggestion; ' phénomène qui a été largement étudié depuis que le monde scientifique a reconnu l'existence de la suggestion à l\u2019état de veille à côté de la suggestion hypnotique.A 18 ans, ayant perdu son père, Dolorès est poussée par une mère ambitieuse, dans les bras d\u2019un homme de 25 ans plus âgé qu\u2019elle et qu\u2019elle n\u2019aime pas.La vie après le mariage est malheureuse, le mari est coureur, ivrogne et brutal; la femme reste seule à la maison, déçue dans ses illusions, abandonnée sans guide et sans appui, aux mauvais conseils de l\u2019ennui, aux incitations d\u2019une imagination romanesque et d\u2019un tempérament fantasque.Cette vie triste, grise, sans amour se continua durant 8 ans, puis un jour elle rencontre un beau jeune homme de 22 ans, elle s\u2019en éprend éperdument, fougueusement.Ne se contentant pas de l\u2019adultère dont le mari n\u2019avait pas l\u2019ombre d\u2019un soupçon, jalouse de son amant, elle voulut être sûre de l\u2019avoir à elle et pour toujours.Elle l\u2019entraîne à elle, en fat son esclave, lui fait oublier sa dignité d'homme en se servant de toutes les armes que la nature a mises à sa disposition.C\u2019est un sugges- 980 FONTAINE: CRIME À DEUX tionné que cet homme qui ne manque ni d\u2019intelligence, ni d\u2019honnêteté et qui pourtant se laisse aller dans un filet dont les mailles deviennent plus étroites chaque jour et dont il ne peut se délivrer.Il se révolte parfois mais un regard, une caresse de la femme fatale suffisent à le faire se courber à ses pieds comme un fauve sous le regard de sa dompteuse.Il oublie tout et tous car sa pensée s\u2019est polarisée dans les désirs et les caprices d\u2019une personne comme l\u2019hypnotisé dans la volonté de l\u2019hypnotiseur.Or si la suggestion a une telle puissance il est tout naturel qu\u2019elle puisse conduire deux amants au suicide.L\u2019idée du suicide germe dans la pensée de Dolorès, puis se communique à l\u2019autre et par une suggestion lente et continuelle finit par se faire accepter.; «Soyons unis dans la mort comme nous l\u2019avons été pendant la vie » lui répétait-elle.Cependant, au dernier moment, le sacrifice de la vie répugne au jeune amant par la force de l\u2019instinet de conservation.C\u2019est alors qu\u2019elle rêve de l\u2019épouser quand elle sera veuve.Veuve! cette idée ne la quitte plus.Elle en parle d\u2019abord timidement à son amant, sans oser lui exposer clairement son projet, puis peu à peu son audace grandit, sa détermination s\u2019affirme.Un jour son parti est pris.Lefebvre constitue un obstacle à son bonheur, Lefebvre disparaîtra.Victor dominé par cette femme, voluptueuse, déséquilibrée qui l\u2019avait séduit, mais timide et apeuré par la pensée du crime, ne s'associe que faiblement à ce sinistre projet.Il tente de secouer l\u2019envoûtement, il fuit, mais les lettres ardentes de sa maîtresse ont vite raison de sa révolte.« Mon corps ne peut vivre sans ton corps, \u2018 j'ai soif de tes caresses, reviens et ensemble nous effacerons le passé et le souvenir de tout » lui écrivait-elle.Victor Gosselin, qui appartient à la catégorie des faibles, dont l\u2019honnêteté ou la perversité dépend du milieu où ils vivent, des influences bonnes ou mauvaises qui peuvent s\u2019exercer sur eux, revient à sa maîtresse.Pendant trois L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 mois encore il lutte contre la force qui le maîtrise et qui de jour en jour se fait plus pressante.« J'avais beau me débattre, je ne m\u2019appartenais plus.Que de fois n\u2019ai-je voulu.fuir comme je l'avais fait une fois, mais je n\u2019en avais p'us la force ».Puis un jour il céda, il obéit aux ordres que lui donnait la femme qui l\u2019avait complètement subjugué, hypnotisé.Il tua Lefebvre mais il réalisa aussitôt toute l\u2019horreur de son acte insensé et la folie de cette femme qu\u2019il ne voulut plus jamais revoir.Puissance de la suggestion criminelle qui est arrivée à pervertir une âme honnête, jusqu\u2019à lui faire commetre le plus horrible des crimes! Le drame eut son dénouement aux assises criminelles de Montréal.Leclerc qui avait déjà donné un compte-rendu complet de son enquête au Jury fut rappelé par l\u2019avocat de l\u2019accusé comme témoin à décharge et, malgré lui, simplement parce qu\u2019il lui semblait que cela était juste, raconta l\u2019influence néfaste exercée sur l\u2019accusé par sa maîtresse appelant ainsi l\u2019indulgence du Jury sur le malheureux jeune homme.Le procureur de la Couronne le fit appeler au moment de la suspension d\u2019audience et lui adressa en ma présence des reproches aigres- doux.Comme le savant avocat s\u2019étonnait de voir un détective témoin à décharge, je me permis de lui faire remarquer que le premier devoir d\u2019un policier était de dire la vérité, de témoigner suivant sa conscience et non de faire condamner un pauvre diable aux abois qui méritait toute pitié.Cet incident m\u2019attrista car j\u2019ai toujours estimé que les individus arrétés sont des vaincus pour lesquels on doit avoir de l\u2019indulgence, mais il me confirma aussi quelque chose que je savais: il n\u2019est que trop vrai que beaucoup de procureurs de la Couronne considèrent comme un échec personnel l\u2019acquittement.La vérité, du reste, c\u2019est que ces avocats ne sont point tout à fait responsables de cet état d\u2019âÂme particulier.Ce sont les habitudes, les préjugés de la société actuelle qui l\u2019ont crée. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Dans le monde du Palais, on blague l\u2019avocat de la Couronne qui n\u2019obtient pas une condamnation.Cependant, que de progrès accomplis depuis quelques années dans ce domaine, chez la jeune génération! Beaucoup d\u2019entre vous peuvent se dire: « En voilà une étrange sensiblerie chez un médecin légiste et chez un détective dont le métier est d'arrêter et de faire condamner les criminels! » Ils ne connaissent point ceux-là l\u2019état d\u2019esprit du chasseur, passionné pour la chasse, qui ne mange pas de son gibier.Le policier qui a passé des nuits sans sommeil quand l\u2019assassin ou le voleur se dérobait à ses recherches, pousse un soupir de satisfaction quand il a pris son gibier; et cette sa- FONTAINE: CRIME À DEUX 981 tisfaction lui donne tout de suite beaucoup d\u2019indulgence pour le pauvre diable désarmé qu\u2019il tient en son pouvoir.Son devoir est accompli et son amour-propre est satisfait.Celui de l\u2019avocat se met seulement en jeu à ce moment et il consiste à obtenir la tête du coupable.Quand il l\u2019a obtenue \u2014 c\u2019est souvent lui qui demande la grâce du condamné.Il n\u2019y a que le bourreau qui, lui, ne tient qu\u2019à faire de la belle besogne.jusqu\u2019au bout.Et dans cette affaire c\u2019est lui qui eut le dernier mot puisque le malheureux jeune homme qui avait été condamné à la peine capitale fut exécuté un an et 12 jours après son crime.LE DERNIER CHIRURGIEN DU ROI À QUÉBEC ANTOINE BRIAULT 1742-1760 (suite) Gabriel NADEAU Chapitre II (suite) TI] \u2014 LES EDITS ET LES ORDONNANCES QUI RÉGLEMENTAIENT LA PRATIQUE DE LA MÉDECINE.Les édits, arrêts, ordonnances, lettres-paten- tes et règlements qui, de près ou de loin, concernent l\u2019exerc:ce de la médecine et de la chirurgie dans la Nouvelle-France, forment un corps de lois considérable.Cette législation s\u2019applique à nos hôpitaux et à trois groupes différents de praticiens: ceux qui étaient établis à demeure, ceux qui séjournaient avec les troupes, d\u2019autres enfin qui abordaient dans les ports, les chirurgiens de marine.Commenter chacun de ces actes qui émanent tantôt de la métropole, tantôt des autorités coloniales.dépasserait l\u2019objet de cette monographie, comme d\u2019examiner la question tant discutée de savoir si l\u2019enregistrement par le (Rutland, Mass.).Conseil supérieur était nécessaire pour donner force de loi aux ordonnances royales.Qu\u2019il suffise de dire qu\u2019on ne peut comprendre l\u2019organisation de la médecine dans la colonie, celle de la pratique civile et celle des services de santé naval ct militaire, sans faire état des actes royaux qui régissaient en France cette même pratique, ces mêmes services.A \u2014 Les Chirurgiens de marine.Les premiers chirurgiens qui vinrent en Amérique furent des chirurgiens de navires, engagés pour la pêche.Dès le XVe siècle, les Basques et les Normands s\u2019aventuraient jusqu\u2019aux rivages de Terre-Neuve.En 1517, plus de cent navires français se livraient à la « Grande Pêche » dans ces parages et l\u2019année suivante, le baron de Lézy tentait un établissement sur l\u2019île. 982 NADEAU: ANTOINE BRIAULT Plus tard, avec les découvreurs et les explorateurs, des chirurgiens traversèrent l\u2019Atlantique aussi et, quand les postes de traite et des établissements stables de colonisation se fondèrent en Acadie et sur le Saint-Laurent, plus d\u2019un, liant son sort à celui de la colonie naissante, abandonna le service de la mer.Mais pour le reprendre parfois après quelques hiver- nements, ou pour aller chercher fortune ailleurs, dans une autre colonie, aux Antilles par exemple.À cette époque 1l était relativement facile au chirurgien de quitter le service de son navire; après 1681 les ordonnances le lui défendront sous des peines sévères.Quelles capacités, quelles connaissances possédaient ces chirurgiens?Pas grandes ni très étendues, on peut l\u2019affirmer sans crainte.C\u2019étaient des chirurgiens civils pour la plupart, en quête de clientèle, courant l\u2019aventure, recevant la même solde que les matelots, mangeant la même nourriture, en un mot vivant à bord dans les mêmes conditions de misère que le commun de l\u2019équipage.Ce n\u2019est pas la conversion des Sauvages, la diffusion de l\u2019Evan- gile qui les attirait vers le Nouveau-Monde.Les ordonnances d\u2019alors enjoignaient aux capitaines, pour les voyages au long cours, «de faire choix d'un très bon chirurgien, bien entendu et fort fidèle » (10), mais en définitive le chirurgien demeurait «l\u2019homme du capitaine », qui le prenait où il voulait et l\u2019engageait sans examen préalable de ses capacités, sans inspection des instruments et des remèdes que contenait son coffre.C\u2019est en 1668 qu\u2019apparait le premier essai de réglementation.Le 24 août de cette année, Colbert du Terron, intendant de la Généralité de La Rochelle, rend une ordonnance qui défend aux chirurgiens de composer eux-mêmes leurs coffres de remèdes.Ce soin est laissé à des maîtres-apothicaires de la ville.nommés à cette fin.L\u2019ordonnance était promulguée, disait Colbert, « sur les plaintes qui nous sont journellement faites, que plusieurs chirurgiens tout à fait ignorants en la pharmacie, s\u2019ingè- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 rent de fournir les médicaments tant simples que composés, nécessaires pour les coffres de marine, tant dans les vaisseaux du Roi, de la compagnie des Indes, que des marchands, ce qui est tout à fait contraire aux statuts des maîtres apothicaires de cette ville, au service du Roi et du public ».Il ne s\u2019agit pas d\u2019une ordonnance royale, applicable à tout le royaume.Pourtant elle nous regarde, car La Rochelle fut de bonne heure le point de départ d\u2019un trafic considérable entre la France et Québec et l\u2019Acadie.On à relevé dans les archives de l\u2019amirauté et dans les minutes notariales de cette ville, 143 départs de navires marchands entre 1632 et.1670, et 144 entre 1671 et 1695, soit un total de 287.Pour la période de 1715 à 1741, une seule étude, celle de Soulard, fournit 21 départs (11).Cependant, on commençait à entretenir des chirurgiens de carrière dans les ports.mais pour le service du roi seulement.On les choisissait pour leurs connaissances et pour leur habileté; mais à bord du navire ils restaient confondus avec les matelots.En 1673, on trouve six de ces chirurgiens dans chacun des ports de France et, le 16 mars de cette année, une ordonnance royale élevait leur position à celle d\u2019officiers mariniers, obligeant les capitaines à les entretenir sur le pied de ces officiers.Lorsqu'ils étaient employés dans les ports, ils recevalent 50 livres par mois et jouissalent de certaines exemptions, comme celles de la taille, de l\u2019octroi, du logement des gens de guerre, de la garde et autres charges publiques.Quant aux aides-chirurgiens des navires, ils continuèrent à être de simples praticiens civils qu\u2019on prenait de levée, lorsqu\u2019on appareillait pour une expédition.« On les retenait, écrit Lefèvre, ou on les remerciait selon les nécessités.Leur solde était fort modique et leur position a bord des plus humbles ».1 \u2014 L\u2019Ordonnance royale de la marine, du mois d\u2019août 1681.C\u2019est avec la grande ordonnance de 1681, dite Ordonnance de la Marine, que commence L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 la réglementation véritable des chirurgiens de vaisseaux, ceux de la marine de guerre comme ceux de la marine marchande.Cette ordonnance nous concerne de deux façons.D'abord, elle soumettait à des règlements les chirurgiens qui abordaient dans la colonie en nombre considérable chaque année.Ces chirurgiens se mêla\u2018ent de pratique civile et parfois s\u2019établis- salent au Canada.Ensuite, en 1717, Québec devint siège d\u2019amirauté et, en 1723, arsenal maritime.Les valsseaux construits et frétés chez nous tombaient donc sous le coup de l\u2019ordonnance.Le titre VI du livre IL se rapportait au chirurgien du bord.En voici les articles: Article I \u2014 Dans chaque navire, même dans les vaisseaux pêcheurs, faisant voyage de long cours, il y aura un ou deux chirurgiens, eu égard à la qualité des voyages et au nombre des personnes.Article II \u2014 Aucun ne sera reçu pour servir en qualité de chirurgien dans les navires, qu\u2019il n\u2019ait été examiné et trouvé capable par deux maîtres chirurgiens, qui en donneront leur attestation.Article III \u2014 Les propriétaires de navires seront tenus de fournir le coffre du chirurgien garni de drogues, onguens, médicaments et autres choses nécessaires pour le pansement des malades pendant le voyage, et le chirurgien, les instruments de sa profession.Article IV \u2014 Le coffre sera visité par le plus ancien maître chirurgien du lieu, et par le plus ancien apothicaire, autre néanmoins que celui qui aura fourni les drogues.Article V \u2014 Les chirurgiens seront tenus de faire faire la visite de leur coffre, trois jours au moins avant que de faire voile; et les maîtres chirurgiens et apothicaires, d\u2019y procéder vingt- quatre heures après qu\u2019ils en auront été requis.à peine de trente livres d\u2019amende ct des intérêts du retardement.Article VI \u2014 Faisons défenses aux maîtres [des vaisseaux].à peine de cinquante livres d'amende.de recevoir aucun chirurgien pour servir dans leur vaisseau, sans avoir copie en bonne forme des attestations de sa capacité et de l\u2019état de son coffre.Article VII \u2014 Enjoignons aux chirurgiens des navires, en cas qu\u2019ils découvrent quelque maladie NADEAU: ANTOINE BRIAULT 983 contagieuse, d\u2019en avertir promptement le maître, afin d\u2019y pourvoir, suivant l\u2019exigence du cas.Article VIII \u2014 Leur faisons défenses de rien exiger ni recevoir des mariniers et soldats malades ou blessés au service du navire, à peine de restitution et d\u2019amende arbitraire.Article IX \u2014 Ne pourra le chirurgien quitter le vaisseau dans lequel il sera engagé, que le voyage entrepris n\u2019ait été achevé; à peine de perte de ses gages, cent livres d'amende, et de pareille somme d'intérêt envers le maître.2 \u2014 Le Règlement du roi, du 10 juin 1688.Ce règ'ement d\u2019abord créait un maître-apo- thicaire à l\u2019hôpital de Rochefort, qui devait y établir une boutique « à l\u2019instar de celle de l\u2019Hôtel des Invalides dans laquelle il composerait tous les remèdes nécessaires en présence du médecin et du chirurgien-major et des chirurgiens entretenus.Il devait en outre fournir à l\u2019intendant les états des médicaments nécessaires aux besoins du service; garnir les coffres de médicaments d\u2019après la durée présumée des campagnes.On lui faisait enfin une obligation d\u2019entretenir deux garçons apothicaires avec lesquels il devait résider dans l\u2019hôpital ».«Ce même règlement, continue Amédée Le- febvre, prescrivait au chirurgien de chaque bâtiment de donner un reçu du coffre de médicaments, après s\u2019être assuré des objets qu\u2019il contenait.Outre la serrure qui fermait ce coffre, on devait y ajouter un cadenas dont l\u2019aumônier ou l\u2019écrivain devait avoir la clef.Une autre obligation était imposée aux chirurgiens, c\u2019était de tenir un journal de la nature des maladies qui pouvaient se présenter à leur observation pendant la campagne et des médicaments qu\u2019ils auraient consommés.Ce journal devait être visé par l\u2019aumônier et par l\u2019écrivain ».La disposition la plus importante de ce règlement était certes celle qui obl\u2018geait le chirurgien de tenir un journal.Mentionnons ici celui de Chardon de Courcelles, premier médecin du port de Brest, qui accompagna l\u2019expédition du duc.d\u2019Anville au Cap Breton en 1746. 984 Le 14 février 1686, une ordonnance du roi, ampliative du règlement de 1683, enjoignait aux chirurgiens des navires de guerre et à ceux des vaisseaux marchands armés en temps de guerre, de tenir «un registre sur lequel 1ls inscriraient, journellement, les noms des malades qu\u2019ils auraient traités, la nature de leur maladie, la dose de chaque remède qu\u2019ils prescriraient.Au désarmement, les coffres devaient être portés au magasin général pour être visités par le médecin et le chirurgien du port.Les remèdes altérés devaient être jetés à la mer et les autres portés à l\u2019hôpital pour le service des malades ».Par une autre ordonnance royale, celle du 13 avril 1689, le personnel chirurgical des navires de guerre était augmenté.Désormais, sur les vaisseaux de premier et de second rang il devait y avoir un chirurgien-major, des aides-majors en proportion de l\u2019équipage, un apothicaire, des aides-chirurgiens, des infirmiers.Sur les frégates et sur les flûtes, un chirurgien et des aides-chirurgiens.3 \u2014 Le Règlement du roi, du 5 juin 1717.Les capitaines de navires marchands ayant prétendu que les articles de l\u2019ordonnance de 1681, relatifs aux chirurgiens, s\u2019appliquaient plutôt à la marine de guerre qu\u2019à la marine marchande, le roi fit un règlement qui renouvelait les dispositions de son ordonnance en les complétant.Ce règlement est d'importance capitale, comme l\u2019ordonnance de 1681 d\u2019ailleurs.Parmi les chirurgiens de marine abordant a Québec chaque année, il en était qui restaient au pays sans avoir déserté leur poste.Par exemple, un bâtiment arrivait en rade avec son équipage décimé par une épidémie et y trouvait d\u2019autres navires désemparés comme lui.À même ces équipages réduits l\u2019intendant en refaisait d\u2019autres au complet, qui ramenaient en France autant de bâtiments que possible.Il pouvait donc arriver que des chirurgiens, devenus surnuméraires, étaient mis en disponibilité.Ou bien encore, un chirurgien pouvait être malade lui-même, en ville ou à NADEAU: ANTOINE BRIAULT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 l\u2019'Hôtel-Dieu, au moment du départ de son navire, départ qui pressait à cause de la saison avancée.Ce chirurgien devait attendre le retour des vaisseaux le printemps suivant.Parfois alors, ayant pris goût au pays pendant cet hivernement forcé, il décidait de quitter le service de la mer.Jacques Dénéchaud, pour ne mentionner que celui-là, était chirurgien de marine avant de s\u2019établir à Québec.Il avait été examiné à La Rochelle.« En exécution du règlement du Roy du cinq juin mil sept cent dix-sept, disait son certificat d\u2019attestation, il a subi l\u2019examen devant les sieurs Fontanelle et Puiperoux, maîtres chirurgiens jurés et examinateurs au présent siège, pourvus de commission de son Altesse Sérénissime Monseigneur l\u2019Amiral, pour examiner ceux qui voudront s\u2019embarquer sur les navires marchands, en qualité de chirurgiens ».Le règlement de 1717 fut rendu exécutoire par lettres-patentes le 8 juin de la même année.En voici le texte (12): Sa Majesté étant informée qu\u2019au préjudice de l'ordonnance de la marine du mois d\u2019août 1681, titre des chirurgiens, article deuxième, portant qu\u2019aucun ne sera reçu pour servir en qualité de chirurgien dans les navires, qu\u2019il n\u2019ait été examiné et trouvé capable par deux maîtres chirurgiens qui en donneront leur attestation, on reçoit dans les vaisseaux marchands, même dans ceux qui sont destinés aux plus longs voyages, des gens sans aveu ni expérience, qui prennent la qualité de chirurgien sans avoir été examinés par ceux du port où ils s\u2019embarquent, s\u2019étant établi par un très mauvais usage de les recevoir sur de simples certificats de chirurgiens d\u2019une autre province non légalisés, et qui souvent n\u2019ont pas été donnés pour ceux qui les produisent, ce qui expose les équipages et officiers des dits vaisseaux à périr faute de secours lorsqu\u2019ils sont blessés, ou qu\u2019ils tombent malades.A quoi étant nécessaire de pourvoir et d'expliquer en tant que besoin le dit article 2, du titre des chirurgiens de l\u2019ordonnance de la marine, du mois.d'août 1681, Sa Majesté.de l\u2019avis de Monsieur le duc d\u2019Orléans, son oncle, régent, a résolu le présent règlement ainsi qu\u2019il suit : Article I \u2014 Aucun chirurgien ne pourra s\u2019embarquer à l\u2019avenir pour en faire les fonctions dans pe _ Jpn \u2014-clipsecns a TT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 un vaisseau, qu\u2019il n\u2019ait été examiné et trouvé capable par deux maîtres chirurgiens qui en donneront leurs attestations, lesquelles demeureront enregistrées au greffe de l\u2019amirauté.Article II \u2014 Les chirurgiens examinateurs seront nommés dans tous les ports du royaume, par l\u2019amiral de France, et seront pris dans le nombre des chirurgiens jurés; ils seront tenus de prêter serment à l\u2019amirauté où ils feront enregistrer leur commission.Article III \u2014 Aucuns chirurgiens que ceux qui seront pourvus par l\u2019amiral, n\u2019entreprendront de donner les dites attestations, sous peine de nullité et de trois cents livres d\u2019amende, si ce n\u2019est en cas de mort, d\u2019absence, de maladie, ou cause légitime de récusation des chirurgiens nommés par l'amiral, auquel cas le juge d\u2019amirauté en pourra nommer d'office.Article IV \u2014 Les dits chirurgiens-examinateurs recevront cinq livres à partager entr\u2019eux, pour l\u2019examen de chaque chirurgien qui s\u2019embarquera dans un vaisseau du port de cent cinquante tonneaux et au-dessus, et trois livres seulement pour l\u2019examen de celui qui s\u2019embarquera sur tout autre vaisseau de moindre port que cent cinquante tonneaux; défend Sa Majesté aux dits chirurgiens- examinateurs d\u2019exiger ni percevoir de plus grands droits que ceux énoncés ci-dessus, à peine de restitution, de trois cents livres d\u2019amende, et d\u2019être privés de leur commission.Article V \u2014 Les chirurgiens qui s'embarqueront en second seront examinés en la même forme et manière qui est prescrite ci-dessus, mais ils ne payeront pour leur examen que la moitié des droits que doit payer\u2019le premier chirurgien.Article VI \u2014 Le coffre du chirurgien sera visité par les chirurgiens et apothicaires qui seront nommés à cet effet par l\u2019amiral, et il ne sera payé que vingt sols pour la dite visite à chacun des dits chirurgiens et apothicaires.Article VII \u2014 Les bâtiments qui auront vingt hommes d\u2019équipage et au-dessus, seront obligés de prendre un chirurgien pour toute navigation qui ne sera point cabotage.Article VIII \u2014 Et pour ce qui est des vaisseaux destinés pour les voyages de long cours, même pour les pêches, il y aura toujours un ou deux chirurgiens, eu égard à la qualité du voyage et au nombre d\u2019équipage, en sorte qu\u2019il y ait toujours un chirurgien au moins pour cinquante hommes.et deux lorsque le dit équipage excédera le nombre de cinquante hommes à quelque quantité qu\u2019il puisse monter.Article IX \u2014 Veut Sa Majesté que l\u2019ordonnance de 1681 soit observée suivant sa forme et teneur.en tout ce qui n\u2019est.point contraire au présent règlement.NADEAU: ANTOINE BRIAULT 985 B \u2014 La lutte aux chirurgiens de marine.Depuis longtemps dans les ports de France, dans les villes d\u2019amirauté surtout, les chirur- g ens civils nourrissaient des griefs contre les chirurgiens de marine.À l\u2019arrivée du vaisseau, le chirurgien débarquait pour employer son congé à soigner les habitants.On préférait ses services, souvent gratuits, à ceux des praticiens de la ville, qui manquaient d\u2019habileté quelquefois ou qui se défilaient par insouciance, au mépris de leurs devoirs.Dans les ports où le roi avait fondé des écoles de santé, comme à Toulon, à Brest, à Rochefort, vivaient des médecins et des chirurgiens de marine sédentaires, obligés de loger en ville par suite de leurs fonctions professorales.Eux non plus n\u2019étaient pas censés exercer leur art parmi la population.Du moins, les chirurgiens civils le prétendaient.Aux colonies, les mêmes sujets de plaintes existaient, renforcés par d\u2019autres sentiments de rivalité professionnelle que soulevaient les chirurgiens militaires.On ne peut invoquer ici la vieille invidia medicorum contre les chirurgiens civils.Leurs griefs étaient raisonnables.L\u2019été, ils voyaient leur clientèle rognée par les chirurgiens des navires et, l\u2019hiver, par ceux des troupes se reposant de la campagne qu\u2019ils venaient de terminer.Cependant, aucune maîtrise, pas un seul corps de chirurgiens, ni en France ni dans les colonies, n'avait encore fait entendre de protestations auprès des autorités compétentes.Les chirurgiens de Québec furent les premiers à réclamer formellement contre les ch\u2018rurgiens de marine.L'occasion s\u2019en offrit en 1710.1 \u2014 L\u2019Ordonnance de l\u2019intendant Raudot, de 1710.Un navire des Antilles, la Belle Brune, apporta pendant l\u2019été une maladie qui prit b'entôt les caractères d\u2019une épidémie.C\u2019était la redoutable fièvre jaune, connue alors sous le nom de Mal de Siam.On soupçonna ce vaisseau « d\u2019être infecté de peste, raconte la Mère Juchereau de Saint-Ignace.parce que quatre 986 ou cinq hommes y étaient morts depuis peu, cn moins de vingt-quatre heures.On y trouva des chirurgiens qui visitèrent les malades et qui, par ignorance ou pour avoir touché quelque argent, comme on les accusa depuis, assurèrent qu\u2019il n\u2019y avait r'en à craindre.Après cette déclaration, on leur permit de débarquer leur monde, et nous recûmes de ce navire plusieurs malades dans notre hôpital, dont un entr'autre fut brûlé d\u2019une ardente fièvre pendant plusieurs semaines et mourut enfin, ayant beaucoup souffert d\u2019un mal qui était presque inconnu, et qui a fait bien voir dans la suite combien il était dangereux par le ravage qu\u2019il à causé dans cette colonie, où il est encore.L\u2019expérience nous a appris que c\u2019était la maladie de Siam, que l\u2019Oriflamme porta aux Iles, 11 y a quelques années ».Le capitaine de la Belle Brune s\u2019appelait Patrick French; lui et son équipage étaient irlanda s.Par l\u2019ordonnance royale de 1708 il était fait défense expresse au capitaine d\u2019un navire portant des contagieux de mettre son équipage à terre ou ses passagers.Il devait les garder à bord et faire avertir le médecin du roi.A l\u2019été de 1710, Sarrazin, parti en France pour faire la cure aux eaux de Forges, n\u2019était pas encore revenu au pays.Alors, qui fut chargé de visiter les malades de la Belle Brune?Jean Coustard remplissait les fonctions de chirurgien du roi; mais on ne le voit pas figurer dans cette affaire.Etait-1l malade ou absent?Nous l\u2019ignorons.Ces mots de la Mère de Saint- Ignace, on y trouva des chirurgiens, semblent indiquer que ce furent ceux de la Belle Brune eux-mêmes et non des praticiens de la ville qui, sur des certificats délivrés par ignorance ou fournis frauduleusement, induisirent en erreur les autorités civiles.Quoi qu\u2019il en soit, les chirurgiens de la Belle Brune furent blämés.Profitant de cette occasion, les chirurgiens de Québec, Gaspard Emery, Simon Soupiran, Jean-Baptiste Cardi- net, Jean de Mosny, ayant à leur tête Jour- dain Lajus qui venait de recevoir ses lettres de lieutenant du Premier Chirurgien du Roi, NADEAU: ANTOINE BRIAULT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 requirent des mesures contre les chirurgiens de marine et contre ceux de nationalité étrangère.La-dessus Raudot, le 7 juillet, rend une ordonnance « qui fait défense à tous ch:rurgiens de vaisseaux venant de France ou d\u2019ailleurs, ensemble à tous chirurgiens étrangers de quelques nations qu\u2019ils soient, autres que ceux établis dans les villes de ce pays et dans les côtes [ c\u2019est-à-dire dans les paroisses], de panser ct médicamenter les malades sous quelque prétexte que ce soit, sous peine de cinquante livres d\u2019amende applicable aux Sœurs de !a Congrégation de Québec et de confiscation des instruments et remèdes dont ils se trouveront ra:sis applicable au corps des chirurgiens, ct ce pour la première fois, et de plus grosse peine en cas de récidive ».Cette ordonnance fut promulguée six jours plus tard.2 \u2014 L\u2019Arrêt du 27 juin 1712.L'oraonnance de 1710 resta lettre morte.Le 25 avril 1712, Jourdain Lajus présente, cette fois au Conseil supérieur et en sa qualité seule de lieutenant du Premier Chirurgien du Roi, une autre requête qui avait deux objets.D'abord, rendre la maîtrise d\u2019accès plus difficile en limitant à quatre le nombre des maîtres \u2014 et cette restriction visait sûrement à la formation éventuelle d\u2019une Communauté de Chirurgiens à Québec.Ensuite, empêcher les chirurgiens de marine de pratiquer dans la colonie, « Qu\u2019il plaise à la Cour, disait la requête.ordonner que dorénavant il n\u2019y aura que quatre maîtres chirurgiens en cette dite ville pour exercer la profession de chirurgie, sans néanmoins préjudicier au nombre qui y est présentement, auxquels il sera permis d\u2019en continuer l\u2019exercice jusqu\u2019à leur décès ou à leur départ de cette ville.Et en conséquence faire défense à tous chirurgiens qui pourraient venir sur les navires, tant d\u2019Europe et des pays étrangers que d\u2019ailleurs, d\u2019y traiter, panser et médicamenter aucunes personnes, ni même vendre ni détailler aucuns remèdes, sous quelque prétexte que ce puisse être, à peine de deux L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 cents livres d\u2019amende et de confiscation de tous leurs remèdes, instruments et médicaments, mais seulement de les vendre en gros ».Le Conseil, estimant qu\u2019il était hors de sa compétence de limiter le nombre des chirurgiens dans la colonie, se récusa.Cette décision était du 27 juin 1712.Ce jour-là, peut-être sur les :nstances de Lajus, un arrêt fut rendu qui portait contre les chirurgiens de marine les mêmes défenses que l\u2019ordonnance de 1710.3 \u2014 Les Arrêts de 1716 et de 1787.Le 3 août 1716, un autre arrêt défendait toute prat\u2018que civile aux chirurglens de vaisseaux et, le 13 avril 1737, un troisième réitérait les mêmes défenses (13).Ie\u2019 11 convient de faire un retour en arrière pour dire quelques mots de la lutte que soutenaient, à la suite de leurs confrères de Québec, les chirurgiens civils de Rochefort et des Antilles.A Rochefort, siège d\u2019une école de médecine navale.une hostilité sourde régnait depuis longtemps entre les praticiens de la ville et ceux qui relevaient du service de la mer.« En 1718, les maîtres chirurgiens voulurent s\u2019opposer à ce que les chirurgiens de la marine, et plus spécialement le chirurgien-major du port [François Bouchillon dit Fondalon], exerçassent leur art dans cette c.té.En conséquence, la communauté [des chirurgiens] actionna M.Fondalon et l'instance fut portée devant le lieutenant de police.Au jour\u2019 fixé, les parties comparurent.Le chirurgien-major de la marine sout/nt que lui et ses collègues ne visitaient, pansaient et médicamentaient les habitants qu\u2019à défaut ou sur le refus des maîtres chirurgiens de la ville, et qu\u2019ils n\u2019exigeaient point d'honoraires.pour ces soins; il demanda à être maintenu dans la possession de ce droit de pratique charitable de leur profession.Le 6 octobre 1718, sentence du lieutenant de police, \u2018maintenant Fondalon dans la possession paisible dans laquelle il avait toujours été, lui et ses confrères du port, de faire, au refus des maîtres chirurgiens de la ville, des visites, NADEAU: ANTOINE BRIAULT 987 pansements et médications chez les pauvres de la ville ou chez d\u2019autres que les maîtres chirurgiens refuseraient de servir à première réquisit:on, et aussi de visiter, panser et méd:- camenter tous autres habitants, pourvu que ce fût gratis et sans rétribution.» «Les maîtres chirurgiens, mécontents de cette décision, firent appel devant le Parlement de Par:s.Un arrêt du 7 août 1722, de ce tribunal, mit l\u2019appellation à néant et ordonna que la sentence du 6 octobre 1718 aurait son plein et entier effet » (14).Les chirurgiens de Rochefort cependant continuèrent à réclamer et ils firent si bien que, le 25 octobre 1738, ils obtenaient du Conseil d\u2019Etat un arrêt dont voici le premier article: Les chirurgiens entretenus par Sa Ma esté dans la marine.qui ne seront point aggrégés aux Communautés des Maîtres Chirurgiens des Villes où ses Arsenaux sont établis, ne pourront y travailler et panser que les Officiers entretenus, Soldats, Matelots, Ouvriers ou autres Habitants des dites Villes, actuellement employés et attachés au service de la Marine; leur défendant Sa Majesté, sous peine de cinq cents livres d'amende, pour la première fois, s\u2019il y écheoit, de faire aucuns Pansements ni autre Opération de Chirurgie sur les autres Habitants des dites Villes, qui ne sont point employés et attachés au service de la Marine.Des copies de cet arrêt furent adressées à Gigot de la Peyronie, Premier Chirurg'en du Roi, pour qu\u2019il les transmit à ses lieutenants dans les villes où des arsenaux de marine exis- talent.Aux Antilles, les chirurgiens établis ne toléraient pas non plus sans murmures leurs com- pét\u2018teurs de la marine, qui.abandonnant leur navire, souvent disparaissalent dans l\u2019intérieur des terres.Ces Îles avaient été jadis le royaume de la flibuste et des corsaires; la désertion y restait chose facile.En 1711 donc, les chirurgiens du Cap.à Saint-Domingue, réclamaient des mesures restrictives et, le 5 mai, le Conseil du Cap rendait en conséquence un arrêt «touchant les chirurgiens de navires et autres », dont voici les conclusions: 988 Vu par le Conseil la requête des chirurgiens du Cap avec les conclusions du procureur général du roi et y faisant droit, fait très expresses défenses à tous chirurgiens, tant de navires marchands qu\u2019autres, non privilégiés dans l\u2019étendue du Cap, de travailler, à peine de 1.000 livres d\u2019amende.Le 11 janvier 1726, la Compagnie des Mai- tres-Chirurgiens du Petit Goave à son tour présente au Conseil souverain de Saint-Do- mingue une « requête expositive qu\u2019au mépris d\u2019un arrêt rendu le 7 septembre 1711, ils reçoivent tous les jours des plaintes publiques des fautes que commettent nombre de chirurgiens soi-disant qui désertent des vaisseaux et vont s\u2019établir où il leur plaît, exerçant l\u2019art de la chirurgie sans avoir donné aucune preuve de la capacité requise et si utile au bien public, méprisant même avec audace les avertissements qu\u2019on leur donne sur cela, ce qui cause un dommage notable à la colonie et déshonore la Compagnie, la privant de se grossir de meilleurs sujets, qui se feraient honneur d\u2019y donner leurs services, s\u2019ils ne trouvaient les places prises par ces sortes de gens dont les habitants ne se défont pas aisément par les grands besoins qu\u2019ils ont » (15).4 \u2014 L\u2019Ordonnance de la Jonquière et Bigot, du 12 juin 1750.Il semble que rien n\u2019ait été moins absolu que la monarchie absolue.En France, la volonté du roi a besoin pour s\u2019imposer d\u2019édits, d\u2019ordonnances, de règlements cent fois répétés.Il en est de même dans les colonies où les intendants, délégués du pouvoir royal, ne sont obéis qu\u2019à grand\u2019peine.L\u2019ordonnance de Raudot contre les chirurgiens de marine est restée lettre morte, comme les arrêts qui l\u2019ont suivie.Mais les chirurgiens de Québec reviennent sans cesse à la charge.C\u2019est à leurs démarches sans doute qu\u2019il faut attribuer l\u2019ordonnance de 1750.En juin de cette année-là, le gouverneur et l\u2019intendant rendent une ordonnance commune, qu\u2019un auteur a appelée « le code de la profession de médecine au Canada ».Un code fait d\u2019une or- NADEAU: ANTOINE BRIAULT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 donnance unique! C\u2019est plutôt le dernier d\u2019une suite d\u2019actes émanés de l\u2019autorité civile et tous relatifs à la profession médicale sous le régime français.L\u2019ordonnance de 1750 était plus ample dans ses dispositions que les actes qui l\u2019avaient précédée.Reconnaissant l\u2019impossibilité de confiner entièrement les chirurgiens de marine dans leurs navires, on voulait régulariser au moins leur pratique civile en les obligeant à subir un examen.Dans ce but l\u2019ordonnance établissait des bureaux d\u2019examinateurs dans les trois gouvernements de la colonie.L\u2019ordonnance regardait aussi les chirurgiens étrangers.Qui pouvait-elle viser?Parmi les trois qui pratiquaient à cette date, nous savons que Feltz était naturalisé français.Spa- gniolini et La Croix (von Kreuz) détenaient- ils leurs lettres de naturalité?Nous l\u2019ignorons.Un autre étranger, Timothée O\u2019Sullivan, avait exercé à Montréal; mais il s\u2019était fait recevoir sujet du roi.L'ordonnance se composait d\u2019un préambule et de deux articles.Sur le compte qui nous a été rendu que malgré les défenses ci-devant faites, plusieurs personnes inconnues, venant d'Europe et d\u2019ailleurs, s\u2019ingéraient d\u2019exercer la chirurgie, tant dans les villes que dans les campagnes de cette colonie, sans aucune permission; que ces étrangers, dont la capacité n\u2019est point connue, traitent les malades avec peu de soin, ne leur procurent aucun soulagement, débitent de mauvais remèdes qu\u2019ils donnent souvent à, contretemps, n\u2019ayant pas toute l\u2019expérience nécessaire.Et étant de la dernière conséquence de pourvoir à un abus aussi préjudiciable à la conservation des sujets du Roi, Et pour prévenir le mal que l\u2019entêtement de plusieurs pour la nouveauté pourrait causer, nous avons jugé à propos de faire le présent règlement.Premièrement : Nous faisons défense à tous chirurgiens de vaisseaux venant de France ou d\u2019ailleurs, ensemble à tous chirurgiens étrangers de quelques nations qu\u2019ils soient, autres que ceux qui sont établis dans les villes de ce pays et dans les côtes, de panser et médicamenter, sous quelque prétexte que ce soit, les malades de ce dit pays, sans au préalable avoir subi un sérieux examen sur l\u2019art L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 de la chirurgie et avoir été jugés capables de l'exercer, ainsi qu\u2019il est dit au second article du présent règlement ci-après, à peine contre les contrevenants de deux cents livres d\u2019amende applicable aux hôpitaux du gouvernement où la contravention aura été commise, et de confiscation des instruments et remèdes dont ils se trouveront saisis, applicable aux chirurgiens du dit gouvernement, et ce, pour la première fois, et de plus grande peine en cas de récidive.Secondement : Ceux de cette profession qui voudront l\u2019exercer seront tenus de subir un examen sérieux par devant le médecin du Roi à Québec, présence du lieutenant général de la prévôté, pour ceux qui voudront s\u2019établir en la dite ville; ceux qui voudront exercer la dite profession dans les côtes de ce gouvernement seront examinés par devant le dit médecin, présence d\u2019un des subdélégués de M.l\u2019intendant, duquel examen il sera dressé acte qui constatera la capacité de celui qui se sera présenté, afin qu\u2019il puisse exercer en sûreté; il en sera de même pour ceux qui voudront exercer la dite profession soit dans les villes de Montréal et Trois-Rivières ou dans les gouvernements de ces villes; en observant par eux de subir l'examen par devant le chirurgien du Roi, présence du lieutenant général de la juridiction, pour ceux qui sont destinés pour la ville, et par devant le dit chirurgien, présence du subdélégué de M.l\u2019intendant dans les dites villes, à l\u2019égard de ceux qui voudront s\u2019établir dans les côtes.Mandons aux lieutenants généraux des trois villes de cette colonie, aux médecin et chirurgiens du Roi et aux subdélégués de M.l\u2019intendant dans les dites villes de tenir la main, chacun en droit soi, au présent règlement qui sera lu, publié et affiché dans les dites trois villes, et partout ailleurs où besoin sera, à ce que personne ne l\u2019ignore (16).C \u2014 Les Chirurgiens militaires.Dans cette longue lutte de nos chirurgiens contre les intrus qui n\u2019appartenaient pas a la colonie, un fait est digne de remarque.C\u2019est l\u2019impunité dont jouit toujours une autre classe de chirurgiens non établis, ceux de l\u2019armée.Les chirurgiens militaires ne faisaient pas plus partie de la population que les chirurgiens de vaisseaux; pourtant ils exerçaient leur art parmi elle sans que jamais une plainte, pas la moindre revendication ne se fit entendre contre eux.Pourquoi?D'abord, les chirurgiens de la pratique civile NADEAU: ANTOINE BRIAULT 989 étaient pour la plupart d\u2019extraction militaire.Anciens fraters licenciés, susceptibles de reprendre le service à l\u2019appel des autorités, ils conservaient un certain attachement pour leurs confrères des troupes.L\u2019esprit de corps existait toujours.Le chirurgien militaire ensuite vivait en contact plus intime avec les habitants.Il logeait chez eux avec sa compagnie; parfois il courtisait une fille de l\u2019endroit.Ces colons- soldats, à la vie familiale desquels il participait, il leur devait ses soins quand, formés en bandes de milice, :ls partaient pour une campagne à la suite de l\u2019armée.Dans ces conditions, comment empêcher le frater d\u2019exercer son art autour de lui, surtout si la paroisse se trouvait dépourvue de praticien?Et puis, à la différence des gens de mer, matelots comme officiers mariniers, les gens de guerre jouissaient d\u2019une plus grande facilité à quitter le service pour s\u2019établir à demeure dans la colonie.Même on les encourageait à prendre cette détermination.Exercer la médecine, la chirurgie dans une paroisse, c\u2019était s\u2019habituer à la vie des habitants et finir par l\u2019adopter.L'organisation de la médecine dans les trois villes de la colonie enfin était toute militaire, ou plutôt mi-militaire, mi-civile.Le chirurgien militaire en chef, dit chirurgien-major des troupes, qui résidait habituellement à Montréal, exerçait de par son brevet des fonctions triples: il était chirurgien de toute l\u2019armée, chirurgien de la place et chirurgien des hab!- tants.Ceux des deux autres places, Québec et Trois-Riviéres, comme lui soignaient les habitants et les soldats.1 \u2014 Les Chirurgiens-majors.Ailleurs cependant, dans d\u2019autres colonies, on tenait pour douteux le droit des chirurgiens- majors à exercer en dehors de l\u2019armée et on voulut en conséquence leur faire interdire toute pratique civile.Ces prétentions, portées à la Cour, furent rejetées.Le 23 août 1723, le roi rendait une ordonnance « sur l\u2019exercice de 990 la chirurgie dans les colonies par les chirur- giens-majors brevetés, et l\u2019examen des aspirants à exercer la chirurgie par les dits chi- rurgiens-majors ».Avant d\u2019en citer le texte, remarquons qu\u2019elle concernait les chirurgiens- majors brevetés par le roi, non ceux qui ne détenaient leur brevet que de l\u2019intendant.Sa Majesté étant informée que les Chirurgiens établis dans ses Colonies, prétendent que les Chirurgiens-Majors des troupes, ayant brevet de Sa Majesté, sont obligés de subir un examen devant eux, et de se faire recevoir dans les Colonies pour pouvoir exercer l'Art de Chirurgie pour le Public; voulant ne point priver les Habitants de secours, et Sa Majesté désirant pourvoir, non seulement à ce qu\u2019il ne soit plus fait de pareilles difficultés aux Chirurgiens-Majors des troupes des dites Colonies, mais encore remédier aux abus qui pourraient naître à l\u2019occasion des Sujets qui se présentent dans les dites Colonies pour exercer la Chirurgie; Elle a ordonné et ordonne que les Chirurgiens-Ma, ors de ses troupes, pourvus par brevet de Sa Majesté, seront examinateurs-nés, conjointement avec le Médecin de Sa Majesté aux dites Colonies, de tous les Sujets qui se présenteront pour s\u2019y établir, lesquels seront par eux examinés avec les autres Chirurgiens des dites Colonies; veut et entend Sa Majesté que les dits Chirurgiens-Majors puissent exercer la Chirurgie pour le Public lorsqu\u2019ils seront appelés, et qu\u2019ils pourront y vaquer, sans manquer au service qu\u2019ils doivent aux troupes; et qu\u2019en conséquence leurs rapports soient reçus en Justice, de même que ceux des autres Chirurgiens; faisant Sa Majesté très expresses inhibitions et défenses aux dits Médecins, Chirurgiens-Majors et autres Chirurgiens établis dans les autres Colonies, d\u2019exiger, pour raison des examens et réceptions qui seront faits à l\u2019avenir des dits Chirurgiens, aucun droit de bienvenue ni repas, sans quelque dénomination ou prétexte que ce puisse être, nonobstant tous Arrêts, Règlements et Usages à ce contraire.Cette ordonnance ne fut pas appliquée chez nous parce que, comme nous l\u2019avons dit, les chirurgiens civils ne tentèrent jamais de résister aux empiètements des chirurgiens militaires.Mais s\u2019ils s\u2019étalent mis en tête de le faire, l'ordonnance de 1723 eût sûrement été invoquée.Retranchés derrière cette autorité, les chirurgiens des troupes auraient été en plus nantis d\u2019un droit d\u2019examen sur les chirurgiens de la colonie.NADEAU: ANTOINE BRIAULT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 2 \u2014 Les Fraters.L\u2019ordonnance de 1723 ne concernait que les chirurgiens-majors brevetés par le roi.Elle ne disait rien des fraters, ces barbiers-chirurgiens bêtes noires des majors, toujours prêts à « prendre du galon » dans l\u2019armée et à se donner la qualité de chirurgiens dans le civil.L\u2019article XOV des Statuts et Règlements généraux du 24 février 1730 les confinait expressément au service de la troupe.Il ne modifia en rien cependant les habitudes de nos fraters, ce dont il faut se réjouir, car autrement les villes et les paroisses eussent été fort dépourvues.Défenses à tous Particuliers, Chirurgiens-Soldats servant dans quelques Régiments ou Compagnies que ce soit, d'exercer la Chirurgie, lorsqu'ils seront dans une ville, si ce n\u2019est pour les Soldats des Régiments.Il leur est pareillement fait défenses d\u2019avoir des Garçons ni d\u2019autres demeures que celles du quartier de leurs Compagnies: comme aussi d\u2019autres marques extérieures de Chirurgiens que celles d\u2019un seul Bassin attaché à la fenêtre de leur Chambre sans aucune saillie, indication ni autre étalage; et en cas que leur logement soit marqué dans une Boutique ou Salle basse qui ait vue sur la rue, ils ne pourront exposer dehors aucun Bassin, ni avoir à l\u2019ouverture des Salles ou Boutiques aucune marque extérieure de Chirurgien; et sera l\u2019ouverture, d\u2019un seul chassis de papier posé sur l\u2019appui en-dedans, avec un seul carreau de verre de la grandeur d\u2019un pied en quarré, sans que les Chirurgiens-Soldats puissent avoir dans la Boutique, Salle ou Chambre aucunes portes vitrées, ni que personne puisse y travailler en leur absence; le tout à peine de trois cents livres d\u2019amende, et de plus grande peine s\u2019il y échet.D \u2014 Les Chirurgiens établis.Sous ce chef nous réunirons quelques actes relatifs aux chirurgiens civils, à la médecine légale et aux sages-femmes.Mais disons d\u2019abord un mot de la pratique de la médecine.Puisqu\u2019il n\u2019y avait pas de docteurs en médecine dans la Nouvelle-France, nulle part sauf à Québec, comme nous l\u2019avons déjà expliqué, qui faisaient les fonctions de docteurs?C\u2019étaient surtout les chirurgiens, mais aussi quelques membres du clergé et des particuliers qui L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 mélaient au folklore médical apporté de France des connaissances acquises des Sauvages et d\u2019autres remèdes empiriques.« Tout le monde en Canada est médecin et le plus ignorant en compromis avec le plus habile », s\u2019écriait Joseph Benoist en refusant le brevet de médecin du roi, qu\u2019il avait pourtant sollicité.Cet état de chose allait à l\u2019encontre des défenses royales et n\u2019eût pas été toléré en France.La déclaration de Louis XIV en date du 19 juillet 1696, par exemple, stipulait expressément que « nul ne pouvait exercer la mére- cine s'il] n\u2019avait été reçu docteur en quelque université ».Mais les docteurs manquaient absolument au Canada! Alors, dans une situation aussi anormale il fallait tolérer forcément une pratique médicale irrégulière.1 \u2014 Les Chirurgiens civils.Quelques articles des Statuts et Règlements généraux de 1730 s\u2019appliquaient également au royaume et aux colonies.Le premier concernait les droits et prérogatives du Premier Chirurgien du Roi et de ses lieutenants.Les Statuts, Privilèges et Ordonnances accordés au Premier Chirurgien du Roi, ses Lieutenants et Commis; Arrêts et Règlements donnés en vertu d'iceux, seront observés: en conséquence le Premier Chirurgien du Roi.en qualité de Chef et Garde de Chartes, Statuts et Privilèges de la Chäirurgie, continuera par lui, ou par ses Lieutenants d\u2019exercer sa jurisdiction sur toutes les Communautés de Chirurgiens du Royaume.sans exception d\u2019aucune Province, ni Colonies; comme aussi sur tous les Chirurgiens non établis en Corps de Communautés, et d\u2019avoir ses droits ut'les à chaque réception d\u2019Aspirant.Par l\u2019article IX les chirurgiens de Québec avaient la faculté de se grouper en communauté, puisqu\u2019un lieutenant du Premier Chirurgien du Roi exerçait ses fonctions dans cette ville.Mais, nous l\u2019avons déjà signalé, il n\u2019exista jamais de Communauté de Chirurgiens à Québec.L\u2019obstacle le plus grand à la formation d\u2019une telle communauté, comme d\u2019ailleurs à l\u2019avancement de la profession de chirurgien, fut toujours le manque d\u2019hôpitaux NADEAU: ANTOINE BRIAULT 991 civils, c\u2019est-à-dire d\u2019institutions non seulement consacrées au service de la population civile seule, mais constituées par des praticiens civils dans leurs cadres chirurgicaux.L\u2019Hôtel-Dieu restait avant tout établissement militaire et de marine, régi sur ce pied par le ro! et pour le roi, d\u2019où son nom d'hôpital du rot.Son administration relevait de l\u2019intendant; le « bureau médical » en était à la nomination du ministre; on y soignait la troupe et les gens de mer de préférence aux habitants.Cette situation prévalait dans toutes les colonies, au Canada comme en Louisiane et à l\u2019Ile Royale.C\u2019était éminemment de la médecine d\u2019état.Il aurait donc fallu aux chirurgiens de Québec un hôpital où le contrôle des services de chirurgie leur eût appartenu entièrement, avec un service de médecine dirigé par un docteur en médecine.Libérés de ces deux fonctionnaires, le médecin du roi et le chirurgien du roi, n\u2019ayant pas non plus à partager leur clientèle avec les chirurgiens de l\u2019armée et avec ceux de la marine, groupés enfin en communauté sous l'autorité du lieutenant du Premier Chirurgien du Roi, ils auraient évolué en toute autonomie: surveillant eux-mêmes les intérêts de leur profession, améliorant la pratique de leur art et, partant, l\u2019enseignement qu\u2019ils dispensaient à leurs apprentis.Voici cet article IX: Dans toutes les Villes où il y aura un Lieutenant du Premier Chirurgien, le Lieutenant et les Maîtres Chirurgiens de ces Villes formeront, en vertu des présents Statuts, une Communauté qui aura les mêmes Privilèges que les autres Communautés.Les articles XXXIII et XXXIV concer- nalent les apprentis et les aspirants à la maîtrise.Aucun des Maîtres d\u2019une Communauté ne pourra avoir plus d\u2019un Apprentif à la fois, et ne lui sera libre d\u2019en prendre un second que deux années après avoir pris le premier, à moins que le premier ne soit sorti pour juste cause, ou n\u2019ait quitté son Apprentissage; et sera l\u2019Apprentif obligé de demeurer chez le Maître.à peine de nulleté de son Apprentissage. 992 NADEAU: ANTOINE BRIAULT Quant à l\u2019aspirant, avant d\u2019être reçu maître il devait avoir été l\u2019apprenti d\u2019un maître reconnu, et continuer ensuite à travailler pendant trois ans sous un maître de la ville, ou pendant deux ans sous un chirurgien-major des armées, ou pendant deux ans dans un hôpital du roi, ou pendant un an soit à l\u2019Hôtel-Dieu de Paris, soit aux Invalides, soit à la Charité de Paris.Un dernier article des Statuts enfin touchait à la déontologie.Il est enjoint, sous les peines portées par les Ordonnances et Règlements, à tous Maîtres Chirurgiens qui seront appelés pour visiter les Blessés ou Malades, d\u2019en faire donner avis aux Curés des Paroisses dans lesquelles ils demeureront, ou aux Prêtres par eux préposés, aussitôt que leurs maladies ou blessures paraîtront dangereuses.Cet article étendait aux chirurgiens les défenses du 8 mars 1712 portées contre les médecins « qui n\u2019ont pas averti les malades de se confesser ou qui ont continué à les voir sans qu\u2019ils se soient confessés ».Le 23 avril 1743, le roi faisait une déclaration qui fut saluée comme un événement libérateur par toutes les communautés de France, bien qu\u2019elle ne concernât que la Communauté des Maîtres-Chirurgiens de Paris.Cette déclaration signala la reprise des hostilités entre les chirurgiens et la Faculté de Paris.Arrêts et factums se multiplièrent; il en vint jusqu\u2019au Canada.Verrier, procureur du roi à Québec.possédait douze de ces imprimés dans se bibliothèque (17).La déclaration de 1743 élevait le métier de chirurgien au niveau de profession libérale.Désormais, tout aspirant devait être maître ès-arts.Défense était faite aux chirurgiens de pratiquer la barberie et aux barbiers d\u2019exercer la chirurgie.En 1756, les privilèges accordés aux chirurgiens de Paris, de même que les défenses qui touchaient l\u2019exercice de leur profession.furent étendus à tous.les chirurgiens au royaume.La situation des chirurgiens ne changea pas du jour au lendemain.Il faut du temps aux L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 lois pour modifier les mœurs.La déclaration de 1743, comme les lettres-patentes de 1756, devait, pour avoir son plein effet, changer des habitudes, des manières de penser, des usages, des préjugés qui duraient depuis des siècles.Pendant longtemps done des barbiers s\u2019adonnèrent encore à la chirurgie, des chirurgiens firent le poil et la barbe, et les docteurs en médecine continuèrent à se considérer à cent coudées au-dessus des chirurgiens.Voici la déclaration de 1743: Article I \u2014 Aucun de ceux qui se destinent à la Profession de la Chirurgie, ne pourra à l\u2019avenir, et à compter du jour de l\u2019enregistrement de notre présente Déclaration, être reçu Maître en Chirurgie pour l\u2019exercer dans notre bonne Ville et Fauxbourgs de Paris, s\u2019il n\u2019a obtenu le grade de Maître-ès-Arts dans quelqu\u2019une des Universités approuvées de notre Royaume, et s\u2019il ne justifie préalablement de cette qualité par la représentation de ses Lettres expédiées en bonne forme, auxquelles seront annexées ses attestations de temps d\u2019étude; Voulons qu\u2019il soit fait mention tant des dites Lettres de Maître-ès-Arts que des dites attestations dans les Lettres de Maître Chirurgien qui lui seront accordées; le tout à peine de nullité de sa réception et des Lettres obtenues en conséquence.Article II \u2014 N'\u2019entendons néanmoins que la disposition de l'Article précédent ait lieu à l\u2019égard de ceux qui se sont fait immatriculer, pour se présenter aux examens, et aux autres épreuves établies par les Statuts des Chirurgiens de notre dite Ville et Fauxbourgs de Paris, pour parvenir à la Maîtrise; ni pareillement à l'égard de ceux qui servent actuellement dans les Hôpitaux de la dite Ville et Fauxbourgs de Paris pour y gagner la Maîtrise.Voulons que les uns et les autres soient admis suivant l\u2019usage ordinaire, s\u2019ils sont trouvés suffisants et capables.encore qu\u2019ils n\u2019aient pas la qualité de Maître-ès-Arts.Article TIT \u2014 Voulons que tous ceux qui auront été reçus Maîtres Chirurgiens pour en faire la fonction dans la Ville et Fauxbourgs de Paris, soient tenus de l\u2019exercer sans mélange d\u2019aucun Art non libéral, commerce ou Profession étrangère au dit Art; au moyen de quoi ils \u2018ouiront des mêmes droits, honneurs et privilèges dont les Chirurgiens de Saint-Côme étaient en possession avant Punion du corps des Barbiers à celui des dits Chirurgiens, ordonnée par Lettres-Patentes du mois de Mars 1656.«Article IV \u2014 Voulant expliquer nos intentions L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 sur la dite union, ordonnons que tous ceux des Chirurgiens de notre bonne Ville et Fauxbourgs de Paris, qui voudront renoncer au droit d\u2019exercer la Barberie, seront tenus d\u2019en*faire leur déclaration par écrit, et signée d\u2019eux en présence de notre Premier Chirurgien ou de son Lieutenant, après quoi, il ne leur sera plus permis de faire l\u2019exercice de la Barberie, à peine contre les contrevenans d\u2019être déchus des Lettres de Maîtrise par eux obtenues.Article V \u2014 N'\u2019entendons empêcher que ceux qui n'auront pas fait la dite déclaration ne continuent d\u2019exercer la Chirurgie et la Barberie conjointement pendant leur vie, ainsi qu\u2019ils l\u2019ont fait ou pu faire jusqu\u2019à présent en conséquence des dites Lettres-Patentes du mois de Mars 1656.Voulons, qu\u2019après la mort du dernier des dits Chirurgiens, les dites Lettres-Patentes cessent d\u2019avoir leur effet, et qu\u2019il ne puisse y avoir dans notre dite Ville et Fauxbourgs de Paris aucun Barbier-Chirurgien.Article VI \u2014 Après que la Profession des Barbiers-Chirurgiens aura été ainsi totalement éteinte, Ordonnons que l'exercice de la Barberie appartienne exclusivement à la Communauté des Maîtres Barbiers-Perruquiers Baigneurs-Etuvistes établie dans notre dite Ville et Fauxbourgs de Paris, lesquels ne pourront exercer aucune partie de la Chirurgie, à peine de privation de leurs Charges, et de telle amende qu\u2019il appartiendra.Article VII \u2014 Confirmons au surplus et maintenons notre premier Chirurgien et son Lieutenant en la Chirurgie dans la possession et jouissance de tous les droits, prééminences, prérogatives, fonctions et privilèges attachés à la Charge de notre premier Chirurgien, et à la place de son Lieutenant, en ce qui concerne l\u2019Art de la Chirurgie et ses dépendances, dont notre dit premier Chirurgien demeurera le Chef ainsi que par le passé.Voulons aussi que notre dit premier Chirurgien continue de jouir de tous les droits.fonctions, prérogatives et privilèges dont il est en possession.en ce qui regarde l\u2019exercice de la Barberie, et de la profession de Perruquier-Bai- gneur-Etuviste, et ce, sous le titre d\u2019Inspecteur et Directeur-Général par Nous commis; lui enjoignons de veiller à ce qu\u2019aucun des dits Corps n\u2019entreprenne sur l\u2019autre.(18) 2 \u2014 La Médecine légale.C'est l'ordonnance royale sur la procédure criminelle, de 1670, qui réglait les expertises médico-légales nécessaires à la justice, comme aussi l'application de la question ordinaire et extraordinaire.On suivait chez nous les ins- NADEAU: ANTOINE BRIAULT 993 tructions de cette ordonnance pour les rapports en justice.Nous le savons par une lettre de l\u2019intendant Hocquart, en date du 28 septembre 1739, qui, expliquant au ministre que l\u2019emploi de commis aux rapports est inutile dans ia colonie, ajoutait: « Quand la nécessité le demande, et cela est très rare, les juges se conf£orment à ce qui est prescrit par l\u2019Ordonnance criminelle, au titre des Rapports des médecins et chirurgiens ».Ce titre, dont parle Hocquart, est le cinquième de l\u2019ordonnance et se divise en trois articles.Article I \u2014 Les personnes blessées pourront se faire visiter par médecins et chirurgiens qui affirmeront leur rapport véritable, ce qui aura lieu à l'égard des personnes qui agiront pour ceux qui seront décédés; et sera le rapport joint au procès.Article II \u2014 Pourront néanmoins les juges ordonner une seconde visite par médecins ou chirurgiens nommés d\u2019office, lesquels prêteront le serment dont sera expédié acte, et après leur visite, en dresseront et signeront sur-le-champ leur rapport pour être remis au greffe et joint au procès, sans qu\u2019il puisse être dressé aucun procès- verbal, à peine de cent livres d\u2019amende contre les juges moitié vers nous, moitié vers la partie.Article III \u2014 Voulons qu\u2019à tous les rapports qui seront ordonnés en justice, assiste au moins un des chirurgiens commis de notre premier médecin ès lieux où il y en a, à peine de nullité des rapports.(19) Pour comprendre l\u2019article III il faut savoir qu\u2019un édit de janvier 1606 permettait « au Premier Médecin du Roi de commettre des chirurgiens pour faire les visites et rapports des malades et blessés ».Une déclaration du roi, en date du 22 août 1671.confirmait ce droit au Premier Médecin.Par un édit de février 1692 cependant, les privilèges du Premier Médecin du Roi étaient révoqués et des chirurgiens-jurés héréditaires créés « pour faire les visites et rapports dans les villes et bourgs ».Il devait y en avoir deux dans les villes ayant parlement, évêché, présidial, un seulement dans les autres villes et bourgs.+ 994 Hocquart se trompait en assurant que la nécessité des rapports en justice était très rare et, sans nous prononcer sur les capacités de Jourdain Lajus, nous dirons que ce chirur- glen avait raison de demander la création d\u2019une charge de commis aux rapports à Québec.C\u2019est pour n\u2019avoir pas suivi les règles de procédure telles qu\u2019indiquées dans l\u2019ordonnance de 1670, que Fleury Deschambault, lieutenant général de Montréal, fut relevé de ses fonctions de juge en 1703.Au mois de juin, cette année-là, un nouveau-né ayant été trouvé mort sur la grève de la Pointe-aux-Trembles, une femme mariée du nom de Louise De Saintes, dont le mari, Bertrand Arnault, vivait à Détroit depuis deux ans, fut soupçonnée d\u2019infanticide.Le 21, sur les onze heures du soir, Raimbault, substitut du procureur du roi, se présente chez elle de la part du lieutenant général, avec Le Pail- leur, notaire et huissier, et Frontigny-Méchin, huissier.Le chirurgien Antoine Forestier et la sage-femme Marie Lancognet les accompagnaient.Suivait aussi un détachement de trois ou quatre soldats, pour leur prêter main forte au besoin.Une vraie situation à la Maupassant, une situation toute faite pour un conte drolatique! Raimbault nous fait songer au brigadier Sénateur'et à son gendarme Lénient.Sauf qu\u2019ici ce n\u2019est pas le lapin de Maître Le- cacheur, l\u2019gros gris, qu\u2019on cherchait.Le substitut trouva la dame Arnault au lit, malade de la picote depuis six jours.On s\u2019assit et on fit la jasette.Vers une heure après minuit, Raimbault se décide enfin à faire connaître à son hôtesse ce qui l\u2019amène avec la troupe à une heure aussi insolite.Il y a des indices qu\u2019elle a accouché dernièrement et que le nouveau-né recueilli sur la grève est son propre enfant.Et pour s\u2019assurer de la vérité du fait, le sieur Forestier et la sage-femme vont pratiquer leur examen séance tenante.A ces paroles Louise De Saintes « s\u2019écria avee toute la force de voix qui lui restait, NADEAU: ANTOINE BRIAULT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 qu\u2019elle demanderait justice de l\u2019insigne affront qu\u2019on lui faisait.Alors le dit Raimbault lui dit qu\u2019elle ne devait pas s\u2019alarmer et que, pourvu qu\u2019il eût un rapport du chirurgien et de la sage-femme en sa faveur, il serait content.Mais comme elle vit que ce rapport ne pouvait être donné qu\u2019en souffrant cette honteuse visite, elle s\u2019y résolut d\u2019autant mieux que, connaissant son innocence et pour confondre ses parties [adverses], elle ne crut pas s\u2019y devoir opposer, protestant toujours d\u2019en demander justice.En effet, le dit chirurgien et la dite sage-femme visitèrent la dite De Saintes comme il leur plut et comme il plut au dit Raimbault, ce qui augmenta tellement sa fièvre qu\u2019elle pensa mourir la même nuit ».Ces messieurs de la justice ne furent pas longs à s\u2019apercevoir qu\u2019ils avaient commis un impair, car en plus d\u2019être innocente, la dane Arnault se trouvait des mieux apparentées.L'affaire fut portée devant le Conseil supérieur, qui suspendit le juge de ses fonctions pour un mois.Et ces vacances forcées, on lui recommandait, comme à un écolier qui n\u2019a pas appris sa leçon, de les consacrer à l\u2019étude des ordonnances.« Il sera tenu, concluait le jugement, d'étudier les ordonnances de Sa Majesté et le style sur\u2019 icelles, touchant l'instruction des matières criminelles ».L\u2019ordonnance de la marine, du mois d\u2019août 1681, dont nous avons cité plus haut les articles relatifs aux chirurgiens de vaisseaux, touchait à un point de médecine légale, l\u2019examen des noyés.Cet examen était de la compétence des juges de l\u2019amirauté.Le rapport médico- légal devait être fait par le chirurgien-juré de l\u2019amirauté.À son défaut, le cadavre était.visité par un autre chirurgien, nommé d\u2019offic: et assermenté; puis il était enterré dans la paroisse du l\u2018eu où on l\u2019avait trouvé.« Feront la levée des corps noyés, disait l\u2019article VIII du titre II (livre I), et dresseront procès-verbal de l\u2019état des cadavres trouvés en mer, sur les grèves ou dans les ports; même de la submer- s on des gens de mer, étant à la conduite de leurs bâtiments dans les rivières navigables ». lac 1 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 3 \u2014 Les Sages-femmes.Une ordonnance épiscopale réglait le choix et l\u2019assermentation des sages-femmes dans les paroisses de la colonie.Nous en ignorons la date et si elle émanait de Mgr de Laval ou de Mgr de Saint-Vallier.C\u2019est l\u2019extrait suivant des registres de Boucherville qui nous la fait connaître: Acte de serment qu\u2019a fait, en ma présence, Catherine Guertin, sage-femme.Aujourd'hui, le douzième jour du mois de février de l\u2019année mil sept cent treize, Catherine Guertin, femme de Denis Verono, de cette paroisse, âgée d\u2019environ 46 ans, a été élue dans l\u2019assemblée des femmes de cette paroisse, à la pluralité des suffrages pour exercer l'office de sage-femme et a fait serment entre mes mains conformément à l\u2019ordonnance de Monseigneur l\u2019évêque de Québec, en foi de quoi j'ai signé, ce 12 février 1712 (sic).\u2014 C.DAUZAT, ptre.EF Les Hôpitaux.Nous parlerons succinctement ici des hôtels- Dieu de la colonie, de la Charité de Louisbourg et des hôpitaux ambulants.1 \u2014 Les Hôtels-Dieu de la colonie.Ça été le souci constant des rois de France de fonder des hôpitaux dans leur royaume.Un édit de 1662 portait « qu\u2019il sera établi un hôpital en chaque ville et bourg du royaume pour les pauvres malades, mendians et orphelins ».Chez nous, c\u2019est dès les commencements de la colonie que des institutions hospitalières virent le jour.Les trois hôpitaux du roi servaient à la population civile et à l\u2019armée; mais le soldat avait préférence sur l\u2019habitant, surtout en temps de guerre ou d\u2019épidémie.L\u2019Hôtel-Dieu de Québec était en outre hôpital de port, comme la Charité de Louisbourg.Tous ces hôpitaux, administrés par l\u2019intendant ou par le commissaire-ordonnateur, obéissaient aux ordonnances qui réglaient en France le fonctionnement des hôpitaux du roi.Parlant des Re- l'gieux de la Charité, le commissaire-ordonna- teur Prévost écrivait au ministre le 27 oc- NADEAU: ANTOINE BRIAULT 995 tobre 1753: « Il est nécessaire de les contenir dans les règles établies dans les hôpitaux de Sa Majesté et que l\u2019administration de celui- ci soit suivie en conformité des ordonnances de la Marine qui sont expresses à cet égard ».Si l\u2019on en croit Joseph Benoist, chirurgien- major des troupes, les Religieuses de Montréal ne se souciaient guère, pour ce qui regardait le service médical, d\u2019observer les ordonnances du roi.Il mandait un jour au ministre: « Mon fils qui fait les fonctions de mon emploi quand je suis indisposé, ces Dames veulent l\u2019obliger que ce soit lui qui donne les anodins quand jl [en] est ordonné, ou son garçon chirurgien, pendant qu\u2019elles ont un garçon apothicaire qui est pour cela.J\u2019ai représenté plusieurs fois à Madame la Supérieure que ce n\u2019était point les intentions du roi, qu\u2019elle n\u2019avait qu\u2019à lire les ordonnances à ce sujet.Elle m\u2019a tou- Jours répondu qu\u2019elle n\u2019en connaissait point auxquelles elle fût sujette, que quand le roi leur donnerait mille écus de rente, que pour lors cela ferait une différence ».Parmi les ordonnances de la marine c\u2019est surtout celle du 13 avril 1689 qui concernait les hôpitaux des armées navales et ceux des ports, leur administration et leur fonetionne- ment.Le titre I du livre XX était consacré aux navires-hôpitaux qui suivaient les escadres.Le titre VII se rapportait aux fonctions du chirurgien-major des ports.Il touche par conséquent tous les chirurgiens que le roi a entretenus à Québec et ceux de Louisbourg, Lagrange et Bertin.Selon ce titre VII, le chirur- gien-major « devait panser avec soin tous les officiers mariniers entretenus, gens des équipages et ouvriers servant dans les ateliers.soit qu\u2019ils fussent dans des maisons particulières, dans l\u2019intérieur de l\u2019hôpital ou à la boutique que le roi prescrivait d\u2019entretenir dans le port; II devait se trouver deux fois par jour avec le médecin pour le pansement des blessés ».Les troupes de la colonie relevaient du ministère de la marine, d\u2019où leur nom de troupes de la marine.Les ordonnances de la marine 996 NADEAU: ANTOINE BRIAULT s\u2019appliquaient done à elles, celle de 1689 en particulier, qui précisait la juridiction des officiers dans les affaires criminelles concernant ces troupes.Rapportons un procès au cours duquel elle fut invoquée.En décembre 1714, Jean d\u2019Aillebout d\u2019Ar- genteuil et un autre officier, Louis-Hector de Mallerav, parent, notons-le en passant, de Picoté de Belestre docteur-régent de la Faculté de Paris et fondateur de sa bibliothèque, se battaient en duel en pleine rue de Montréal.Mallerav, blessé à mort, fut porté à l\u2019Hôtel- Dicu et pansé par Joseph Benoist.Il expirait le lendemain.Aux termes de l\u2019ordonnance de 1689.l'affaire n\u2019était aucunement du ressort des tribunaux civils.« Comme il n\u2019y a point de partie [adverse] contre le dit Sieur d\u2019Ar- genteuil, écrivaient Bégon et Ramezay au ministre le 15 novembre 1715, le major de la place a informé le méme jour de ce crime en conséquence de l\u2019ordonnance de 1689, livre 4.titre ler, art.21, portant que les officiers de marine connaîtront les crimes entre les officiers, matelots et soldats ».Cependant, les officiers de la justice civile avaient voulu instruire le procès.Le juge et le procureur du roi étaient toujours Fleury Des- chambault et Raimbault, que nous avons vus mêlés naguère à cette affaire d\u2019infanticide.Ils ne paraissent pas avoir été plus au fait des ordonnances à cette date que dix ans auparavant.Le 26 mars 1715, le Conseil supérieur leur enjoignait de se désister de la poursuite.Voici les trois actes principaux d\u2019après lesquels l\u2019administration et le fonctionnement de nos maisons hospitalières se réglaient: a \u2014 Ordonnance du 10 juillet 1691.Disposition sur le séjour des militaires aux hôpitaux.b \u2014 Règlement du 12 décembre 1698.Sur l\u2019adm\u2018nistration des hôpitaux.e \u2014 Ordonnance du 20 avril 1717, Sur les hôpitaux et les soldats malades.On verra par le détail, dans les chapitres que nous consacrons à l\u2019Hôtel-Dieu de Qué- bee, comment fonctionnait un hôpital du roi au Canada.a L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 2 \u2014 La Charité de Louisbourg.Les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu, dits Frères de la Charité, pratiquaient la médecine, la chirurgie et l\u2019apothicairerie.Par let- tres-patentes en date du mois d\u2019août 1628, Louis XITI les avait autorisés à soigner « ceux qui sont affligez de fièvres chaudes, de la pierre, gravelle, ruptures, descentes de boyaux, et membres pourris et gâtez » (20).En France, ils possédaient 34 hôpitaux; leur couvent de Paris constituait la maison-mère de l\u2019ordre.Ils avaient aussi en Amérique plusieurs établissements: un à la Guadeloupe, un à la Martinique, deux à Saint-Domingue (an Cap Français et à Léogane).En 1716, trois membres de l\u2019ordre sont à l\u2019He Royale (Cap Breton) et servent en qualité de chirurgiens à Louisbourg, à Port-Danu- ph'n et à Port-Toulouse.L'année suivante, celui de Port-Toulouse rejoignait son confrère de Louisbourg et peu après, Descouts avant été nommé chirurgien entretenu à Port-Dau- phin, les trois Religieux se trouvèrent réunis à l'hôpital de Louisbourg, que l\u2019ordre dirigez jusqu\u2019à la prise définitive de la ville en 1758.Les lettres-patentes qui établissaient les Hospitaliers à l\u2019Ile Royale leur avaient été accordées en 1716 (21).Comme en France, les Frères de Louisbourg pouvaient pratiquer sur leurs malades, qui n\u2019étaient que du sexe masculin, «toutes les opérations nécessaires pour leur entière et parfaite guérison ».Une fois nommé à la eharge de Premier Chirurgien du Roi, Georges Mareschal, qui de ce fait se trouvait nanti des prérogatives de chef de la chirurgie du royaume, voulut interdire les opérations de chirurgie aux Frères de la Charité.Après de longs procès mêlés de polémiques acerbes, il obtenait enfin, le 24 juin 1724, un arrêt du Conseil d\u2019Etat qui défendait aux Religieux « de pratiquer la taille et les autres opérations de chirurgie ».Cet arrêt fut rendu exécutoire par lettres-patentes de Louis XV en septembre de la même année.Par ces lettres il était fait «très expresses inhibitions et dé- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 fenses à tous les frères de la Charité qui sont établis dans notre royaume, pays, terres et seigneuries de notre obéissance, d\u2019exercer l\u2019art de chirurgie, ni de faire aucunes opérations, soit dans les maisons particulières, soit dans les hôpitaux, en quelque manière et sous quelque prétexte que ce puisse être, à peine contre les supérieurs qui l\u2019auront souffert d\u2019être traités comme désobéissants et rebelles à nos ordres, et, contre les contrevenants, de confiscation de leurs instruments et ustensiles servant à la chirurgie, et sous telles peines qu\u2019il appartiendra ».Les Frères de Saint-Jean-de-Dieu s\u2019inclinèrent devant la volonté royale.En 1725, le lithotomiste Ledran était nommé chirurgien en chef de leur hôpital de Paris.Sauveur Mo- rand, petit-neveu de Mareschal, succéda à Ledran en 1730.C\u2019est sous Morand que Claude Benoist, de Montréal, étudia la chirurgie - pendant trois ans.Partout en France des laïcs remplacèrent les Religieux à la tête des services de chirurgie.Certains de ces praticiens se feront remarquer par leur science et leur habileté.La Charité de La Rochelle, pour signaler un exemple qui se rattache à notre histoire, eut comme chirurgien en chef Jacques-Simon Goujaud, prévôt de la Corporation des Chirurgiens, professeur et démonstrateur à l\u2019Ecole de Chirurgie et chirurgien du roi.Le père de Goujaud, qui était maître-apothicaire, avait épousé Madeleine- Elisabeth Levasseur, originaire de Québec.Jacques-Simon Goujaud eut un fils qui fut médecin et qui a laissé un grand nom dans l\u2019histoire de l\u2019Amérique du Sud.Il explora ce continent avec le savant allemand Humboldt.qu\u2019il avait connu chez Corvisart, et il mourut au Brésil comblé d\u2019honneurs.Vers la même époque servait aussi à la Charité de La Rochelle Charles-René Girard de Villars, doyen du Collège des Médecins, savant naturaliste, ami de Réaumur et ancien correspondant de Gauthier de Québec, qui lui avait fourni des oiseaux, des poissons, divers NADEAU: ANTOINE BRIAULT 997 animaux du Canada pour ses cabinets d\u2019histoire naturelle.A Louisbourg, les Frères de la Charité continuèrent à pratiquer la chirurgie.« Ils sont uniquement occupés à traiter et razer les habitants et les particuliers de la ville, rapporte Saint-Ovide au ministre en 1726, ce qui fait que les soldats et matelots malades à l\u2019hôpital sont presque toujours sans chirurgien ».En 1730, le supérieur refusait de laisser entrer le chirurgien-major Lagrange à l\u2019hôpital pour y faire ses visites.Peu à peu cependant le com- missaire-ordonnateur réussit à imposer aux Religieux un chirurgien du dehors et Lagrange, ensuite Bertin, tous deux sortis de Rochefort, furent chargés du service de chirurgie.Quant aux Frères, ils pratiquaient toujours, mais en seconds, comme aides-chirurgiens, sous la surveillance du chirurgien-major.3 \u2014 Les hôpitaux ambulants.Dès 1629 une ordonnance royale preseri- vait «qu\u2019à la suite des armées seront entretenus des hôpitaux pour secourir les soldats en leurs blessures ou maladies ».Le règlement général du ler janvier 1747 organisait sur un pied nouveau le service de santé des armées de terre.Les services de médecine et de chirurgie dans les troupes qui viendront au Canada en 1755 seront affectés par ce règlement.: Pendant la Guerre de Sept Ans, la régie des hôpitaux ambulants sera donnée à l\u2019entreprise, sous la direction du commissaire des guerres, comme cela se pratiquait en France.On alla même plus loin.Copiant ce qui se faisait dans certaines provinces, dans le Rous- sillon par exemple, c\u2019est à un chirurgien-major qu\u2019on accorda la gestion à l\u2019entreprise des services hospitaliers.Cet entrepreneur, André Arnoux, devait voir à la fourniture des remèdes, des aliments, des ustensiles, même à l\u2019engagement des chirurgiens. 998 NADEAU: ANTOINE BRIAULT Voila les plus importants des actes relatifs\u2019 à la médecine au Canada sous le régime français.Ils englobent les trois classes de praticiens qui exerçaient dans la colonie: les chirurgiens qui étaient établis et ceux des armées de terre et de la marine, qui ne l\u2019étaient pas.Il eût convenu de s\u2019étendre davantage sur les chirurgiens militaires, car c\u2019est parmi eux que L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 nos chirurgiens se recrutaient surtout.Et sur les hôpitaux, dont le fonctionnement conforme à celui des hôpitaux de France obéissait aux mêmes règlements.Mais ce sommaire historique suffit amplement pour l\u2019objet qui nous occupe.( à suivre) EN DEVOIR MAINTENANT, AGISSONS! La formation des Services Médicaux Trans- Canada fut le sujet discuté le plus important lors des assises du 82e congrès annuel de l\u2019Association Médicale Canadienne, tenues à Montréal.Cette proposition fut aussi populaire qu\u2019elle est importante.Des journaux renommés, parmi ceux-là mêmes qui avaient critiqué notre attitude passée à l\u2019égard de la médecine sociale, ont fait des éloges de cette nouvelle réalisation.I\u2019honorable Premier Ministre lui- méme a bien accueilli cette nouvelle en disant: « Ce serait la solution la plus heureuse si la profession médicale acceptait l\u2019administration et la responsabilité d\u2019un plan qui donnerait des soins médicaux payés d\u2019avance à tout Canadien qui en a besoin.» Le Ministre de la Santé et du Bien-Etre Social ajouta en parlant des services médicaux organisés dans tout le Canada, que ce projet peut être considéré « comme un effort réel et sincère de la profession médicale pour résoudre un problème dont elle réalise l\u2019importance autant que nous.» Les efforts considérables de la profession en regard d\u2019un plan d\u2019assurances sociales pour la santé ont souvent été méconnus.Il est donc agréable cette fois de recevoir des compliments de partout.Tout de même l\u2019on ne peut s\u2019arrêter aux félicitations.La presse et le gouvernement nous donneront des éloges aussi longtemps que nous continuerons nos efforts pour atteindre le but proposé.En constituant des Services Médicaux Trans-Canada nous avons en mains une entreprise de longue envergure.Nous avons donné aux Canadiens un plan encore incomplet, mais un plan qu\u2019ils désirent voir réaliser.C\u2019est à nous maintenant d\u2019agir.Un travail immense Ce sera très difficile et le public n\u2019est pas au courant de la difficulté que suscite un projet aussi élaboré.Vo\u2018là pourquoi certaines gens diront, peut-être « Vous nous avez promis telle vu telle autre chose, mais qu\u2019avons-nous?» D\u2019aucuns s\u2019attendront sans doute de recevoir plus d\u2019avantages du Service Médical Trans- Canada que celui-ci est en mesure de leur donner immédiatement.Le Service Médical Trans-Canada n\u2019est pas actuellement un plan complet et national pour des soins médicaux payés d\u2019avance à tous les Canadiens bien que ce soit le but visé.Quel est alors le Service Médical Trans-Canada maintenant?Il s\u2019agit d\u2019un comité d\u2019organisation avec des membres comprenant sept organismes sanitaires sous la direction de médecins engagés par les gouvernements provinciaux.Nous espérons que les deux organismes pour les soins médicaux dans les provinces de Québec et des Maritimes, sous la direction des associations d\u2019hôpitaux, se joindront bientôt au Service Médical Trans-Canada.Ce nouveau groupement n\u2019est pas une partie de l\u2019Association Médicale Canadienne.Ce n\u2019est pas la mission de l\u2019'AMC de s\u2019occuper d\u2019un plan d\u2019assurance pour la santé, mais elle fera tout en son pouvoir pour aider le Service Médical Trans-Canada dans la poursuite de son but.Ce nouveau groupe d\u2019ailleurs a été formé sous les auspices du Comité de l\u2019AMC s\u2019occupant de l\u2019Economie Médicale.Dans une large mesure, le Service Médical Trans-Canada est le fruit du Président de ce comité, le Dr C.C.White de Chatham, Ontario.Notre part ne devient pas moindre maintenant que l\u2019initiative a été lancée et que la responsabilité repose sur un groupe établi.L'Association Médicale Canadienne sera représentée dans le Service Médical Trans-Canada par l\u2019entremise du Président du Comité s\u2019occupant de l\u2019Economie Médicale, le Dr Roy Richardson de Winnipeg où le groupe aura ses quartiers généraux.Le Service Médical Trans-Canada aura peu d\u2019effet actuellement pour le Canadien en général.De même qu\u2019il est parfois difficile pour le gouvernement fédéral d\u2019arriver à une entente complète avec les gouvernements provinciaux, de même le Service Médical Trans- Canada a eu et aura quelques difficultés dans l\u2019unification des plans et des méthodes des organismes provinciaux qui constituent ses 1000 \u201ci EN membres.Ainsi, la valeur immédiate du Service Médical Trans-Canada peut paraître petite dans l\u2019ensemble.Quatre valeurs immédiates: 1.Les employeurs importants dans tout le pays pourront rédiger des contrats pour cou- rvrir les employés dans plusieurs provinces par l\u2019entremise du Service Médical Trans-Canada plwôt que par des services individuels.Ce fait devrait encourager une participation plus grande.2.Un changement de province imposé aux gens rendra possible le transfert du contrat sans perte des privilèges établis par le plan.3.Le Service Médical Trans-Canada peut agir pour donner des renseignements, des statistiques, et comme conseil administratif et adjoint aux organismes provinciaux.4 Dans les discussions avec le gouvernement fédéral, le Service Médical Trans-Cana- da peut agir comme représentant dc ces organismes.Ce projet ne semble peut-étre pas étonnant dans l\u2019ensemble?Non, mais l\u2019organisation immédiate du Service Médical Trans-Canada est plus importante pour le moment que ce qu\u2019il peut accomplir.Le comité a travaillé depuis des années avant d'atteindre une solution semblable.Souvent la création d\u2019un plan d\u2019assurance de médecine sociale a semblé aussi loin à atteindre que l\u2019organisation actuelle a dû sembler aux Pères de la Confédération.Comme pour le pays, le premier pas fut le plus difficile et ce sera ainsi pour le Service Médical Trans-Canada.Il y aura même des difficultés dans la suite.En essayant d\u2019établir un plan d\u2019assurance nationale de santé, nous devons penser à des sommes d\u2019argent considérables, à des problèmes d\u2019administration qui confondraient les directeurs les plus avisés d\u2019une corporation importante, nous devons transiger avec des différences régionales qui doivent être reconnues et admises, et en plus nous devons transiger avec des millions de gens avec des millions d\u2019opinions.Surtout, nous nous oceu- pons d'un sujet qui ne pourrait souffrir des erreurs, la santé nationale.L'Union Méd.Canada DEVOIR Tome 80 \u2014 août 1951 Trop lent?A la suite de toutes ees circonstances, notre progrès sera sans doute plus lent que nous l\u2019espérons et certainement plus lent que les Canadiens le désirent.Quel sera le résultat?Serons-nous accusés d\u2019inaction ou de fausse sincérité dans nos réclamations?Comment pourrions-nous accomplir une entreprise dont l\u2019envergure dépasse nos mesures actuelles?Avons-nous trop entrepris?Pour contrebalancer cette critique, voici deux réponses que nous pouvons offrir: 1.Nous pouvons tous individuellement et par l\u2019entremise de nos organisations médicales, faire tout notre possible pour hâter la réalisation de notre projet dans le domaine de l\u2019assurance pour la médecine sociale.Il s\u2019agit done pour chaque médecin d\u2019être un ardent suppor- teur du Service Médical payé d\u2019avance qui peut être disponible pour chacun de ses patients.2.Nous devons essayer de renseigner le public au sujet des problèmes que nous confrontons dans la poursuite de notre but.Au fur et à mesure que nous progresserons, il faudra le dire au public mais par contre si nous subissons des difficultés et des retards, il faudra le dire aussi.Si le public comprend l'importance du travail que nous avons entrepris, il sera plus sympathique à l\u2019égard de nos problèmes.En plus, le public peut réellement nous aider à atteindre notre but car ce problème concerne tous les gens du Canada.C\u2019est à eux et aux gouvernements qui les représentent que le succès de ce plan profitera le plus.Aucun antagonisme Dans certains milieux, l\u2019on semble croire que le Service Médical Trans-Canada était organisé pour accaparer la médecine sociale ou pour devancer le gouvernement dans ce domaine.Cela est vrai dans un sens limité.Les médecins canadiens croient qu\u2019ils peuvent développer un meilleur système que si le Service Médical était sous l\u2019égide des gouvernements.Nous ne désirons cependant combattre aucun gouvernement.Nous ne désirons pas non plus voir imposer un système de médecine so- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 EN ciale aux médecins comme l\u2019ont subi les médecins en Grande-Bretagne.Nous ne croyons pas d\u2019ailleurs que les Canadiens croiraient recevoir des meilleurs soins médicaux sous un tel arrangement.Il ne s\u2019agit pas non plus d\u2019entreprendre un antagonisme comme il existe aux Etats-Unis entre les médecins et le gouvernement.Tout de méme l'on ne peut nier que le gouvernement aura son mot à dire sur la forme finale de notre plan national d\u2019assurance pour la santé.En parlant du Service Médical Trans-Canada, l\u2019Honorable Premier Ministre a dit: «tous les services du gouvernement seront heureux de voir cette entreprise atteindre le succès, et de considérer quelle part le gouvernement peut fournir pour aider à l\u2019accomplissement de ce projet et en faire bénéficier toute la population.» Notre politique énoncée demande que les gouvernements paient pour ceux qui sont incapables de payer leur prime d\u2019assurance pour la santé.On ne peut donc nier au gouvernement le droit d\u2019avoir son mot à dire dans ce domaine.Les médecins et les gouvernants cependant sont d\u2019accord pour savoir ce qui est mieux pour la population dans le domaine de la santé.Le Canada n\u2019a pas besoin de suivre l\u2019exemple de tout autre pays concernant l\u2019assurance pour la santé.Peut-être que dans ce domaine, nous pourrons accomplir un fait très remarquable, celui de la coopération entre les médecins, les citoyens et les gouvernants, pour donner aux Canadiens les meilleurs soins médicaux dans le monde entier.Si ce but n\u2019est pas atteint, au moins, 1l ne sera pas dit que les médecins n\u2019ont pas essayé.QUELQUES OPINIONS DE JOURNAUX « Le plan d\u2019assurance pour la santé proposé par l\u2019Association Médicale Canadienne est très recommandable puisqu\u2019il répond aux besoins du peuple pour des soins médicaux à des prix moins élevés.Il est agréable de remarquer que l'attitude de l'AMC envers le principe de la médecine sociale diffère radicalement de celle de l\u2019Association Médicale Américaine » \u2014 The Daily Star, Toronto.« Un plan aussi élaboré que le Service Médical Trans-Canada, bien qu\u2019il offre un service utile et approprié, aidera par son administra- DEVOIR 1001 tion même à augmenter le nombre de médecins et leur permettra de vivre convenablement dans toutes les régions du pays.Ce plan est beaucoup plus sage que l\u2019adoption aveugle d\u2019un plan de médecine sociale à la merci d\u2019un parti politique.» \u2014 The Globe & Mai, Toronto.« Si les médecins peuvent réussir à développer les Services Médicaux Trans-Canada pour atteindre toute la population du pays, la cause de la liberté médicale au Canada sera aussi protégée que la santé des gens.» The Herald, Montreal.« Par son geste, l\u2019Association Médicale Canadienne reconnaît qu\u2019il existe un domaine où les soins médicaux ne sont pas tout à fait aussi étendus qu\u2019ils devraient l\u2019être.Si ce besoin reçoit le support des médecins eux-mêmes, il existera moins de demandes pour que le gouvernement s\u2019oceupe de cette lacune.» The Montreal Daily Star.« L\u2019attitude la plus encourageante et la plus intelligente à l\u2019égard de la médecine d\u2019Etat a été prise par les médecins Canadiens.Il existera beaucoup de difficultés à surmonter, mais l\u2019acceptation du principe par lequel la profession accepte une protection réelle en faveur des Canadiens aux prises avec des dépenses médicales onéreuses, est un grand pas accompli.Sur la méme base que l\u2019assurance sur la vie, contre le feu et autres accidents, il est à espérer que nous pourrons compter sur la protection des traitements médicaux sans ajouter un autre service bureaucratique au gouvernement.Ce sera un triomphe si ce fait peut être accompli.» The Hamilton Spectator.Ceux qui applaudissent aux progrès autonomistes de notre pays seront heureux d\u2019apprendre qu\u2019ils se manifestent comme ailleurs.dans le domaine médical par des initiatives de grande portée.Par exemple, l\u2019établissement d\u2019un organisme canadien pour déterminer les standards des hôpitaux, ou bien encore, la création d\u2019un bureau spécial qui s\u2019occupera d'appliquer un plan national capable de fournir à tous les Canadiens des soins médicaux plus satisfaisants, plus économiques, que ceux que pourrait donner une politique d\u2019assurance- maladie patronnée par l\u2019Etat. \u201cIL Wnion Médicale du Canada\u201d en 1882 L'Association Neurologique Américaine.Séance des 21, 22 et 23 juin 1882.Août 1882.Présidence du docteur W.A.Hammond (New- York).Le docteur Bannister, de Chicago, donne lecture d\u2019une note sur les symptômes de mamie aiguë se produisant durant le cours de la médication bro- murée, dans le traitement de l\u2019épilepsie.D'après l\u2019expérience du Dr B.\u2026 ces symptômes ne sont manifestés dans un cinquième des cas d\u2019épilepsie traités par les bromures.Le Dr S.G.Weber communique quelques observations sur la paralysie saturnine et conclut que cette forme de paralysie ne dépend pas d\u2019une lésion de la moelle, mais est, dès le but, le résultat d\u2019une névrite.Le pronostic doit être considéré comme favorable dans les cas récents.Certains cas d\u2019intoxication saturnine simulent à s\u2019y méprendre l\u2019inflammation de la moelle épinière.Le Dr Chs.K.Mills, de Philadelphie, rapporte douze cas de tumeur cérébrale, et appuie sur les signes diagnostiques suivants: 1.Céphalalgie: fut présente dans tous les cas.La douleur était continuelle, d\u2019une intensité persistante, et toujours caractérisée par de violentes exacerbations.2.Percussion du crâne: fut pratiquée dans trois cas et l\u2019on put constater que la douleur était aussi augmentée au point correspondant au siège de la tumeur.Le Dr M.croit que la percussion du crâne doit aider beaucoup à localiser la maladie.3.Vomissements: se montrèrent dans huit cas; furent absents dans les cas où la tumeur occupait la région frontale.4.Vertiges: ce symptôme, y compris les étourdissements, la démarche chancelante et l\u2019impossibilité de se tenir debout sans danger de tomber, fut remarqué dans dix cas.5.Les troubles du côté de l\u2019intelligence se montrèrent dans tous les cas et furent surtout d\u2019un caractère émotionnel.6.Anesthésie: fut observée dans sept cas.7.La névrite optique se montra dans cinq cas; dans trois autres il y eut névrite descendante.\u2014 Dans tous les cas, la température de la tête était élevée.Le Dr M.en vient aux conclusions suivantes: a) Le diagnostic général d\u2019une tumeur intracra- nienne peut être fait avec plus de certitude que celui de toute autre maladie intracéphalique, ce diag- nostie étant basé sur l'existence de la céphalalgie, du vertige, des vomissements, de l\u2019ædème papillaire, et sur la percussion de la tête; b) un diagnostic local peut être fait d\u2019une façon assez certaine en certains cas par l\u2019observation des symptômes présents, en d\u2019autres par voie d\u2019exclusion; c) les tumeurs de la zône motrice corticale peuvent être diagnostiquées de bonne heure; d) les tumeurs des lobes frontaux peuvent être diagnostiquées en procédant par voie d\u2019exclusion; e) les tumeurs des lobes pariétaux et occipitaux peuvent être reconnues par la présence des symptômes du côté des sens; f) le siège précis des tumeurs considérables du pont de varole peut être déterminé; g) de même on peut localiser de petites tumeurs siégeant dans une des quatre parties enfin, elles aussi, être reconnues d\u2019une manière assez sûre.Le Dr Putnam est d'avis que la distinction faite par le Dr M.entre la névrite et l\u2019œdème papillaire (choked disk) n\u2019a aucun sens réel ni pratique.Le Dr A.D.Rockwell rapporte un cas où le malade ayant offert des symptômes positifs de tumeur cérébrale, on ne trouva absolument aucune lésion de ce genre à l\u2019autopsie.Le Dr Séguin reconnaît l'importance de la céphalalgie comme élément de diagnostic, cependant il a pu observer deux cas où ce symptôme manquait.Quant à la névrite optique et à l\u2019ædème papillaire, il ne les a constatés qu\u2019une fois sur dix cas de tumeurs cérébrales, mais ils existaient dans tous les cas de tumeur de la base ou du cervelet.Plusieurs de ses patients souffrant de tumeur cérébrale étaient doués d\u2019une susceptibilité particulière pour le chloral, que l\u2019on fut obligé de remplacer par la morphine pour soulager la douleur.Le Dr Mills termine la discussion en disant que, d\u2019après lui, dans les cas de tumeur intracranienne, il y a soit névrite optique, soit simple œdème papillaire, suivant la position qu\u2019occupe la néoplasie.Suivant l\u2019expérience qu\u2019il en a, les tumeurs intra- craniennes ont généralement pour siège les membranes du cerveau.La céphalalgie est un symptôme d\u2019irritation des méninges, et si on ne la constate pas dans un cas donné de tumeur intracranienne on peut augurer que la tumeur ne siège pas dans les méninges.Le Dr F.T.Miles, de Baltimore, rapporte un cas d\u2019hémorragie siégeant dans le pont de varole.La malade, âgée de 40 ans, devint subitement hémiplégique.Il y eut perte de connaissance, pannus de l\u2019œil gauche et surdité complète de l'oreille gauche.Ce qu\u2019il v eut de remarquable dans ce cas, c\u2019est que le nerf de la 5ème paire fut épargné, que la para- lvsie de la sensibilité fut limitée seulement à une L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 branche de la 5ème paire, la destruction de l\u2019œil commencant presque aussitôt; enfin que l\u2019hémorragie siégeait trop en dehors des couches pyramidales pour expliquer l'héplégie du côté droit.Le Dr Spitzha émet l\u2019opinion que la lésion existait également dans les couches pyramidales.Le Dr W.J.Morton, de New-York, donne lecture d'un travail sur les usages thérapeutiques de l\u2019électricité statique.Après avoir mentionné les diverses améliorations apportées dans la fabrication des appareils et dans leur mode d\u2019emploi.le docteur Morton en vient aux conclusions pratiques suivantes.L'électricité statique rend des services en général dans les cas de para- lvsie avant résisté aux courants galvaniques et faru- diques, dans les névralgies, l\u2019irritation spinale, le rhumatisme et l\u2019hystérie sous toutes ses Le docteur M.ua employé l'électricité statique avec formes.\u201cL'UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d EN 1882 1003 succès contre l\u2019anesthésie hémiplégique ou hystérique, la névrite, l\u2019atrophie musculaire progressive, l\u2019angine de poitrine, l\u2019aphonie hystérique, l'asthme spasmodique, la paralysie de Bell, la paralysie diphtérique, etc.Dans la choriée, les résultats n\u2019ont pas été satisfaisants; dans l\u2019ataxie locomotrice, quelques -ymptômes ont été améliorés, mais c\u2019est tout, aucun effet permanent n\u2019en est résulté.Le D- P.W.Amidon est d\u2019avis que l'électricité statique n\u2019a aucun avantage spécial sur l'électricité tout au plus agit-elle comme léger contre-irritant ou même comme tonique ou stimulant.Cette méthode rend surtout service quand il s\u2019agit de frapper Imagination des malades, comme dans la plupart des cas d\u2019hystérie.Mais alors on a à sa dispo-ition une foule d'autres moyens plus faciles.Le Dr G.M.Hammond rapporte quatre cas d\u2019atrophie musculaire progressive ayant bénéficié assez considérablement de l'usage de l\u2019électricité statique.dynamique ; ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psvchol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE M.KRIM, A.SAWITSKY, D.KROHN et L.M.MEYER.\u2014 Maladie de Gaucher et mégaloblastose médullaire.(Gaucher's disease with megaloblastic bone marrow.) \u201cArch.Int.Med.\", 87: 418 (mars) 1951.Le diagnostic de la maladie de Gaucher est ordinairement basé sur les signes typiques suivants: hépatosplénomégalie, xanthomes des conjonctives, pigmentation de la portion infé- rleurc des jambes, lésions osseuses prédominant au crâne et aux fémurs, cholestérol sanguin normal.À ceci, s'ajoutent, le plus souvent, anémie hypochrome, leucopénie et thrombc- cytopénie.Le diagnostic est certain si la moelle sternale laisse voir les cellules multinucléées de Gaucher.Certains auteurs ont déjà tenté de traiter cette maladie avee l\u2019extrait de foie mais les résultats obtenus ne furent que transitoires.Les A.publient la première observation d'un malade atteint de Maladie de Gaucher assoclée à une anémie macroecytaire et méga - loblastique où le traitement spécifique anti- pernicieux ait donné d'excellents résultats.Il s'agit d\u2019un malade juif de 48 ans chez qui, en 1938, on porta le diagnostic de Maladie de Gaucher confirmé par la ponct'on sternale ct la radiologie.Un de ses frères a succombé à cette maladie.En juin 1949, il est hospitalisé: état cachectique, hépato-splénomégalie, œdè- me important, purpura, anémie hyperchrome.leucopénie, thromboeytopénie et mégaloblas- tose médullaire.Sous l'influence de l\u2019administration parentérale de foie de veau, les signes généraux et hématologiques s'amendent assez rapidement 6 mois plus tard.Une seconde rechute, rebelle 4 la méme thérapeutique, ne résista pas aux injections d\u2019acide folique.Les À.pour expliquer la mégaloblastose médullaire croient qu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019une forme voisine des anémies nutritionnelles par carence d\u2019acide folique, associée à une maladie ae Gaucler.Ils se demandent si l'acide folique n\u2019aggravera pas le Gaucher comme on l\u2019a rapporté au cours du traitement, par ce même médicament, de l\u2019anémie de type pernicieux associée à une leucémie.Gilles GOSSELIN.E.E.MUIRHEAD, A.E.HALEY, S.HABER- MAN et J.M.HILL.\u2014 Insuffisance rénale aigue secondaire aux accidents transfu- sionnels ou à d\u2019autres causes.( Acute renal insufficiency due to incompatible transfusion and other causes.) \"Blood\" (numéro spécial), 101-138 (janvier) 1948.L'insuffisance rénale aiguë peut surven.r à la suite de diverses circonstances, dont les acei- dents transfus'onnels de type hémolytique.l'hypotension prolongée, les blessures par écrasement, les brûlures, les sulfamidé< et l\u2019into- Nication par le tétrachlorure de carbone.Les lésions rénales, qui, dans ces cas, se présentent sous des formes analogues, sont le plus souvent réversibles.On peut attribuer à 2 causes principales les résultats peu sat sfaisants obtenus jusqu'à date: 1) la gravité des b'essures qui dépasse les moyens thérapeutiques à notre une conduite thérapeut que non-physiolog que.moins souvent utile que disposition.2) nuls ble :tux malades.A) Accidents transfusionnels: Ceux-ci sont beaucoup moins nombreux de- pus le typage systématique des groupes san- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 guins, du facteur Rh et de leurs sous-groupes.L'évolution clinique des accidents hémolyt!- ques peut se diviser en 3 phases: 1) ler stade: choc réactionnel: le début est le plus souvent brutal et caractérisé par de l\u2019anxiété, des sensations vagues de picotements au niveau de la peau, constriction thoracique, lombalgie intense, dyspnée, cyanose et confusion mentale.Un frisson solennel avec hyperthermie et hypotension sont habituels.La durée de cette chute tensionnelle varie suivant l'adjonction de certains facteurs tels la quantité de sang perdu, l\u2019agent anesthésique, l\u2019anémie, le genre d\u2019intervention, ete.Cette hypotension, si elle se prolonge, participe à l\u2019apparition des troubles rénaux.Une tendance aux hémorragies est fréquente après cette réaction.Le malade peut recevoir 40 à 500 ce de sang incompatible avant que les symptômes ne se manifestent.De façon générale, chez l\u2019individu de taille normale, il faut quelque 40-60 ce de sang hémolysé pour libérer suffisamment d\u2019hémoglobine dans le plasma circulant et faire apparaître secondairement cette hémoglobine dans les urines.2) 2e stade: celui de l'insuffisance rénale.L'ol\u2018gurie est importante mais non constante, ct l\u2019on voit à chaque jour, le volume urinaire augmenter.L\u2019anurie ne survient que dans de rares cas.Associé à cette oligurie il existe une nette diminution de l\u2019excrétion des éléments solides par le rein et leur concentration dans les urines baisse notablement.Ainsi celle de l'urée urinaire atteint diffie'lement 5-20% de la normale.Durant les premiers jours, les urines contiennent des éléments anormaux: l'hémoglobine libre donne, aux premiers spécimens émis, une coloration rouge foncé ou brunâtre.Au bout de 24-48 heures.disparaissent à la fois l'hémeglobinémie et partant l'hémoglobinurie.Par persiste plus longtemps: au début de 509-1 000 mg par 100 ce d'urine, elle accuse quelques jours plus tard, une diminution progressive à 50-100 me %.La présence de cylindres hématiques est pathognomonique.La densité un- contre.l\u2019a'buminuni\u201d ANALYSES 1005 naire est faible au cours des premiers jours (1,005 - 1,010) et le demeure un certain temps durant la convalescence.A côté de ces modifications urinaires, l\u2019azotémie augmente graduellement et en même temps apparaît une hypertension modérée.Le taux des électrolytes plasmatiques et sanguins est modifié par le processus: en effet rapidement, le taux du potassium sérique s'élève, probablement à cause de la destruction des globules rouges, cellules riches en potassium.Par contre on note une diminution du sodium sérique, des chlorures plasmatiques et de la réserve alcaline.L'intensité de ces variations dépend naturellement de la gravité de l\u2019atteinte rénale et du traitement institué jusque-là.Ce stade d'insuffisance rénale dure de 8-12 jours et se termine soit par la mort (par urémie ou autres complications diverses) soit par la guérison après diurèse abondante.3) 3e stade: diurèse et perte de sel (salt losing diuresis phase) Le volume des urines et l\u2019élimination des substances de déchets augmentent conjointement, et sont les témoins d\u2019une guérison progressive des éléments rénaux atteints.Au même moment, l\u2019excrétion de CINa par les urines atteint un taux excessivement élevé (20-40 gms par jour) capable d\u2019entraîner la.mort par déshydratation aiguë.Ceci indique que les tubules rénaux, s\u2019ils sont assez régénérés pour permettre une augmentation du volume urinaire, ne peuvent encore assurer la conservation de l\u2019eau et des sels.La perte d'ions C! et d'ions Na ne dure que quelques Jours sauf si d\u2019autres complications surviennent.Cette phase de «salt losing nephritis » implique done qu\u2019il faut à ce stade remplacer adéquatement les pertes en eau et en sels par l'introduction dans l'organisme de quantités correspondantes de ces substances.Lex lésions rénales: Le rôle de certains facteurs dans la production de ces lésions importantes reste encore mal connu aujourd\u2019hui et l\u2019on ne saurait affirmer que l\u2019'hémolvse à elle seule ou la libéra- 1006 tion, dans les vaisseaux, de certains produits nocifs à partir des globules rouges hémolysés soient les seules causes à l\u2019origine du processus.Les études expérimentales et la clinique se sont chargées de le prouver.Ces facteurs probables qui concourent à l\u2019apparition des lésions rénales semblent les suivants 1) hypotension, 2) vasoconstriction des vaisseaux rénaux, 3) diminution de la circulation rénale 4) baisse de la réserve alcaline et 5) sécrétion de grandes quantités d\u2019hémoglobine ou de ses dérivés dans une urine acide.Les modifications morphologiques que subit le rein ont reçu diverses dominations (néphrose hémoglobinurique, néphrose du néphron- distal, ete.) Les reins sont le plus souvent augmentés de volume et pèsent 114 ou 2 fois le normal.Le cortex est pâle, la médullaire est foncée, noirâtre et d\u2019aspect strié.À la section, la saillie de la surface coupée laisse présumer une augmentation de la tension sous-capsu- laire.Les coupes histologiques montrent que la portion basse du néphron est surtout atteinte: dégénérescence ou nécrose de l\u2019épithélium tubulaire à distribution segmentaire, avec foyers inflammatoires autour de la nécrose, thrombose des veinules voisines, cylindres hématiques sous forme de substance granuleuse.brunâtre ou éosinophilique, dans les segments distaux des tubes, œdème interstitiel, hyperhé- mie tubulaire dans la médulla.Les segments supérieurs sont le siège de dégénérescence parenchymateuse aiguë et souvent graisseuse.Le passage de protéines plasmatiques à travers la membrane glomérulaire est.facilement mis en évidence.distaux survient vers le 8e ou 10e jour et les cellules La régénérescence des segments endommagées tombent dans la lumière pour être remplacées par d\u2019autres, qui sont d\u2019abord aplaties mais qui, graduellement, prennent une forme cubique.Les A.illustrent leur exposé en présentant 18 observations du malade ayant accusé une insuffisance rénale aiguë post-transfusionnel- le.ANALYSES L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 B) Autres causes: Hypotension prolongée (4 cas) Résection prostatique avec irrigation à l\u2019eau distillée (4 cas) Intoxication par le tétrachlorure de Carbone (1 cas) Brûlures étendues (1 cas) L'étude comparative de ces 28 cas permet d'apporter certaines conclusions.1) Courbe oligurie-diurèse: L\u2019oligurie se modifie graduellement du 5e- 10e jour et la diurèse devient intense du 10e- 18e jour.Cette courbe est à ce point constante qu\u2019on peut s\u2019en servir pour évaluer le temps nécessaire à la régénérescence des tubules rénaux et pour apprécier le progrès et le pronostic d\u2019un cas donné.De plus, les thérapeutiques les plus variées ne précipitent pas l\u2019apparition de la diurèse et souvent l\u2019abus de fluides la retarde ou dirige la malade vers l\u2019exitus.2) Concentration de l\u2019urée vs celle des chlorures dans les urines.La concentration de ces 2 substances est identique dans la phase d'insuffisance rénal- mais à la phase de diurèse la concentration de l\u2019urée urinaire dépasse notablement celle des chlorures.3) 4 erreurs peuvent être commises au cours du traitement de ces malades.a) l\u2019administration inadéquate de sang chez les malades dont les globules rouges et le volume sanguin sont abaissés au cours de la phase de choc réactionnel.b) L'administration exagérée de fluides divers, en vue de « forcer » le rein à excréter durant la phase d\u2019oligurie, est responsable des œdèmes et de leurs complications.ce) L\u2019administration inadéquate de sels au cours de la période de diurèse intense.d) L'absence d\u2019étude et de dosage des électrolytes plasmatiques ou sanguins.Traitement Doit être adapté aux changements morpho- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 logiques rénaux et à certaines circonstances cliniques i.e.aux 3 phases évolutives du syndrome.Les points principaux sont les suivants: 1) l\u2019anémie et la diminution du volume sanguin avec hypotension seront corrigés par l\u2019administration de sang total compatible ou de plasma.2) La seconde phase comporte 4 ponts: a) Ne pas forcer le rein et limiter l\u2019ingestion de liquide à la somme des pertes ordinaires et du volume des urines (1 000-1 800 cc par 24 heures plus volume équivalent au volume des urines).b) donner 1 500-1 800 calories.c) vitamines C et B par voie intra-veineuse.d) dosages fréquents de Na, K et réserve alcaline.Corriger l\u2019acidose et l\u2019hyponatrémie par le sérum bicarbonaté.Tenter de maintenir la réserve alcaline au-dessus de 50% et le sodium aux environs de 135 m Eq/L.3) à la phase de « salt losing diuresis », 1l s\u2019agit de remplacer l\u2019eau et les sels perdus dans les urines.À ce stade, les grandes complications (urémie, hypertension, anorexie, mo- dificat:ons du taux des électrolytes) sont disparues, mais persiste le danger d\u2019une déshydratation aiguë.Avec la période de convalescence, le rein parvient à conserver l\u2019eau et les sels: le malade peut alors déterminer lui-même les quantités de liquides qui lui sont nécessaires.Gilles GOSSELIN.D.A.GOLDTHWAIT et J].W.ELIOT.\u2014 Formes atypiques de mononucléose infectieuse.(Confusing aspects of infectious mononucleosis.) \u201cAmer.Journal Med.Sciences\u2019, 221: 264 (mars) 1951.Les auteurs rapportent une épidémie de mononucléose infectieuse à forme bénigne chez des militaires en expédition dans l\u2019Arctique.On trouva chez les 26 membres de ce groupe des cellules mononucléées anormales.Seuls, cinq des militaires accusèrent des symptômes ANALYSES 1007 et des signes cliniques particuliers (1 cas aver ictère et hépatosplénomégalie).La réaction de Paul et Bunnell fut positive chez ce dernier malade seulement.Chez les 5 malades avec signes cliniques, on nota l\u2019apparition de cellules atypiques de 30 à 131 jours avant le début des symptômes.Les trois critères ordinairement acceptés en faveur du diagnostic positif de la MI.(hyperplasie réticulo-endothéliale, cellules mononu- cléées anormales et réaction d\u2019agglutination hétérophile positive) ne sont pas toujours rencontrés concomitamment chez tous les ma- ° lades.Les auteurs discutent de la valeur spécifique des cellules lymphocytaires atypiques et ils concluent que seulement l\u2019augmentation de nos connaissances relativement à l\u2019agent causal et aux relations agent-hôte nous permettront de classifier plus nettement la mononucléose infectieuse.Gilles GOSSELIN.Y.BRUGGER, R.de SANTA et R.S.MACK (Genève).\u2014 Hernies diaphragmatiques et anémies.\u2018Praxis\u2019, 38: 883 (6 oct.) 1949.44 observations de hernie diaphragmatique avant entraîné une anémie ferriprive.Dans les 44 cas, il s\u2019agit de femmes, âgées de 48 à 78 ans, atteintes d\u2019anémie hypochrome ou nor- mochrome récidivante et réagissant bien sous l\u2019influence du fer, d\u2019extrait de foie et d\u2019acide ascorbique.À propos de ces observations il est fait un historique de nos connaissances sur les anémies, conséquences de hernies diaphragmatiques.Age moyen varie, selon statistiques publiées, de 51-69 ans; s\u2019observent surtout chez les femmes.Le diagnostic ne peut- être fait que par la radiologie car, cliniquement, cette maladie ne provoque aucun symptôme caractéristique.On constate seulement des troubles gastriques fonctionnels, des vomissements, des régurgitations, de l\u2019aérophagie, des signes de compression au cœur et aux poumons, des lésions de la muqueuse gastrique provoquant des troubles allant.jusqu\u2019aux 1008 hématémèses ct à l\u2019incarcération de la paroi gastrique.Ces anémies sont hypochromes, et dans quelques cas plus exceptionnels, hyperchromes avec fortes réactions érythroblasti- ques.Des mégaloblastes ont été parfois observés; la thérapeutique martiale a des effets spectaculaires probablement parce qu\u2019il y a déperdition constante des réserves de fer à la suite des hémorragies occultes.Gilles GOSSELIN.E.K.BLACKBURN et L.G.LAJTHA.\u2014 Ery- throleucémie.(Erythroleukemia.) \u2018Blood\u2019, 6: 261 (mars) 1951.On peut rencontrer une anémie rebelle associée à l\u2019image sanguine érythroleucémique dans plusieurs affections dont la carcinomato- se, les leucémies au début, la maladie de Hodgkin, l\u2019anémie aplastique d\u2019origine toxique, l\u2019anémie hémolytique, la myélosclérose, le myélome, la syphilis, la tuberculose, l\u2019hépatite toxi-infectieuse et la leishmaniose.Les A.présentent l\u2019observat'on détaillée d\u2019un cas où la clinique et les investigations de laboratoire permettaient d\u2019exclure la plupart de ces entités morbides.La moelle osseuse et les résultats, apportés par la culture in vitro de cette moelle selon la méthode modifiée d\u2019Osgood et Brownlee, ont semblé indiquer qu\u2019il s'agissait d\u2019une dyscrasie sanguine primitive.Il existe tout un groupe de maladies du sang caractérisées par des anomalies simultanées des lignées érythrocytaire et myéloïde.Tous les degrés peuvent se voir depuis l\u2019érythro- myélose jusqu\u2019à la leucémie mvéloblastique, mais le cas décrit ici n\u2019appartient à aucune de ces deux affections.On peut, avec intérêt tout académique, tenter de différencier une anémie aplastique vraie, une phase aplastique initiale d\u2019une leucémie et les formes néoplasiques mixtes du groupe éry- throleucémique.Dans ces cas, les érythroblastes prennent une allure mégaloïde, peut-être à cause d\u2019une déficience relative en certains facteurs nutritionnels.Ainsi, ces mêmes cellules que l\u2019on rencontre dans les leucémies ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 aiguës, si elles sont cultivées, in vitro, dans du serum physiologique, reprennent leur aspect normal et se transforment en érythroblastes.Même évolution pour les cellules au cours de l\u2019anémie aplastique toxique.Mais cependant, si, après culture, ces mêmes cellules conservent un aspect nettement anormal et néoplasique, on doit diriger les investigations vers des affections ou est troublée directement la maturation des cellules de lignée érythrocytaire.L\u2019observation présentée par les A.nous laisse voir une anémie progressive et rebelle avec leucoérythroblastose périphérique; la moelle osseuse montre une diminution considérable du rapport leuco-érythrocytaire avec prédominance relative des formes jcunes et présence de cellules blastiques atypiques.Les cultures de moelle osseuse ont établi que la maturation des 2 lignées (érythrocytaire et myéloïde) était anormale, quoique de façon moins marquée du côté érythrocytaire.A cause de ces résultats les auteurs se crolent justifiés d\u2019affirmer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019éry- throleucémie.Gilles GOSSELIN.A.M.GOLDMAN et M.H.KAPLAN.\u2014 Porphyrie aiguë.(Acute porphyria.) \"Ann.Int.Med.\u201d, 34: 415 (février) 1951.Les À.passent en revue la littérature récente sur le sujet, et présentent quatre cas personnels.Ils définissent cette entité morbide comme un trouble constitutionnel ou toxique du métabolisme des porphyrines, caractérisé par des douleurs abdominales, des symptômes nerveux et mentaux et l\u2019excrétion exagérée de porphyrines dans les urines.Maladie héréditaire, survenant surtout chez les femmes.Suivent d\u2019intéressantes considérations bio- chimiques et physiopathologiques de même que les éléments diagnostiques fournis par la clinique et le laboratoire dont les plus importants sont 1) l\u2019examen spectroscopique 2) le test de Watson-Schwartz 3) le point de fusion des méthyl-esters des porphyrines urinaires 4) la couleur rosée caractéristique des urines après exposition aux rayons ultra-violets. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Les quatre cas rapportés par les auteurs, éta ent.contrairement aux faits habituels, tous des hommes qui bénéficièrent de rémissions cliniques de durée indéfinie, à la suite de l\u2019administration parentérale de fortes doses de vitamines et d\u2019extrait de foie.Le diagnostic précoce suivi d\u2019un traitement intensif devrait améliorer le pronostic, si b'en que l'on se doit de rechercher l'existence de la porphyrie lorsque des malades présentent des douleurs abdominales dont la cause reste indéterminée, et des signes neuropsychiatriques.Gilles GOSSELIN.CARDIOLOGIE William B.WARTMAN et John C.SOUDERS (Chicago).\u2014 Localisation des infarctus du myocarde par rapport aux faisceaux musculaires du cœur.cardial Infarcts with Respect to the Muscle Bundles of the Heart.) \"Arch.of Path.\u201d, 50: 329 (septembre) 1950.J'ai toujours ressenti un attachement nostalgique pour la classification électrocardiogra- phique des infarctus du myocarde et ca se comprend un peu.On s\u2019habitue à une nomen - clature à force de s\u2019en servir et vient un moment où on ne veut même plus s\u2019en séparer.J'avais done adopté le vocabulaire des cardiologues pour les protocoles d\u2019autopsies, tout en déplorant de sacrifier à la physiologie plutôt qu\u2019à l\u2019anatomie.Voici un art'cle qui ouvrira peut-être des horizons nouveaux, aidera certainement à la bonne compréhension de la localisation des lésions cardiaques et réconciliera l'anatomie avec la physiologie.Le (œur humain ne se compose pas d\u2019une seule masse musculaire, mais de plusieurs faisceaux séparés qui peuvent se nécroser individuellement.La preuve, c\u2019est que dans les parois des anévrysmes cardiaques, de petites ci- \u2018atrices séparées marquent la place de chaque faisceau musculaire.Ce renseignement est précieux.car certains auteurs ont récemment dé- erit des infarctus sous-endocardiques lamel- la\u2018res du ventricule gauche qui produisent un dessin électrocardiographique assez typique ANALYSES 1009 pour permettre un diagnostic clinique présumé.Anatomie normale des faisceaux musculaires du cœur.Au moins 5 faisceaux musculaires composent la paroi des ventricules, mais on ne s\u2019occupera ici que des 4 principaux: le sino- spiral superficiel, le bulbo-spiral superfic'elle sinospiral profond et le bulbo-spiral profond.Le muscle en « rouleau » (scroll muscle) sera oublié car il ne peut être mis en évidence par la technique des auteurs.Le ventricule droit comprend 3 muscles: le bulbo et le sino- spiral superficiels et le sinospiral profond.Le ventricule gauche se compose de 4 muscles: les deux profonds et les deux superficiels.Les deu oreillettes comprennent un faisceau très superficiel et un faisceau profond.Les auteurs ont découvert 72 infarctus dans 50 cœurs et tous avaient un contour semblable à celui des faisceaux cardiaques.Parfois, un seul faisceau était pris.tantôt deux, tantôt trois, tantôt les quatre.L\u2019infarctus n\u2019atteint généralement qu\u2019une partie d\u2019un faisceau musculaire; par exemple, le segment postérieur des deux muscles profonds, mais pas la circonférence complète de ces muscles.25 infarctus dans 21 cœurs intéressaient un seul faisceau musculaire.Les faisceaux superficiels étaient intéressés, seuls ou en compagnie d\u2019un muscle profond, dans 74% des infarctus.La portion interne des muscles super- fic\u2018els étaient intéressés tro:s fo's plus souvent que la portion externe.Les muscles profonds étaient intéressés, seuls ou en compagnie d\u2019un muscle superficiel dans 51% des cas.Le s'nospiral l\u2019était beaucoup moins fréquemment que n\u2019importe quel autre muscle.On trouva dans 42% des cœurs des infarctus auriculaires, mais toujours associés à des infarctus ventriculaires.La plupart étaient récents et situés dans l\u2019oreillette droite.ce qui tend à faire croire qu\u2019ils ont contribué à causer le décès.Il v a trois sortes d\u2019infarctus quant à l\u2019é- 1010 paisseur de paroi intéressée: 1 \u2014 ceux qui intéressent toute l\u2019épaisseur de la paroi; 2 \u2014 les infarctus massifs qui n\u2019intéressent pas toute l\u2019épaisseur de la paroi; 3 \u2014 les infarctus lamellaires.Ces derniers n\u2019affectent qu'un, et jamais plus de deux faisceaux musculaires.Les infarctus rupturés étaient tous récents et intéressailent toujours toute l\u2019épaisseur de la paroi.L\u2019anévrysme est p'us fréquent dans les infarctus massifs que dans les infarctus lamel- la\u2019res.Les thromboses par.étales se retrouvent souvent dans les anévrysmes ventriculaires, les infarctus intéressant toute l\u2019épaisseur de la paroi et l\u2019infarcissement des faisceaux musculaires superficiels sous-endocardiques.Le pronostic est plus mauvais lorsque plusieurs muscles sont intéressés, mails il semble indifférent au fait que ce soient les muscles superficiels ou profonds qui subissent la né- Crose.J-Roger GAREAU.LABORATOIRE P.MASSON.\u2014 Ma conception des naevus cellulaires.(My Conception of Cellular Nevi.) \u201cCancer\u201d, Vol.4, No 1, janvier 1951.Le mélanoblaste est une cellule rameuse de la couche basale épidermique contenant de la mélanine.Cette cellule, au terme de sa vie fonctionnelle, perd sa mélanine et est emportée dans le mouvement ascensionnel des cellules épidermiques: elle est alors appelée cellule de Langerhans.Le mélanoblaste se reproduit par division directe et par mitose.Les nævus ont une évolution: les « nævi incipientes » de Unna peuvent être de trois sortes: a) mélanogénèse plus active que normalement sans augmentation du nombre des mé- lanoblastes.b) mélanogénese hyperactive avec augmern- tat\u2019'on du nombre des mélanoblastes (junc- tional nevus des américains.) ce) le « compound nevus»: les mélanoblas- tes multipliés effondrent la basale et tombent ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 dans le derme comme des gouttes de pluie.Profondément dans le derme, il existe une hyperplasie des cellules de Schwann des nerfs, hyperplasie cellulaire qui fait céder la membrane de Henle et qui donne licu à une dispersion des cellules dans le tissu conjonctif.Ces deux proliférations (la mélanoblastique et la schwannienne) s'affrontent et s\u2019entre-mêlent pour former une seule structure.Evolution du nævus: jusqu\u2019à (ou après) la puberté, le nævus s\u2019accroît et devient protubérant.La pluie de mélanoblastes de l\u2019épiderme cesse; c'est le nevus intra-dermique.Parmi les mélanoblastes qui entrent dans la constitution du nævus, seuls ceux de la ré- glon superficielle conservent leur activité mé- lanogénétique; les autres sont amélanogénéti- ques et ne se différencient pas des cellules provenant de la portion nerveuse du nævus.Dans le nævus de l\u2019enfant, il y a lieu de considérer deux plang de tissu nævique: le superfic'el (sous-épidermique) et le profond (dans le derme).Dans le premier on note les cellules pigmentaires disposées en amas qui se fragmentent par la pénétration de fibres di réticulo-collagène.Dans le plan profond, Te tissu næœvique commence & subir la différenciation foliacée.Chez l\u2019adulte, la partie superficielle du nœævus est constituée de cellules polygonales isolées ou groupées en cordons.Dans le plan profond, les cellules deviennent ovales ou allongées.Caractères des cellules nœviques.Le noyau est grand et possède un dessin chromatinien délicat dans lequel apparaît un ou plusieurs nucléoles qui sont souvent hydropiques.Ce noyau est ovala're et quelquefois fissuré.Les cytoplasmes sont vitreux, purement acidoph'- les; ils se joignent entre eux par de fines anastomoses; ils sont renforcés par une délicate membrane de réticulo-collagène.Ces cellules, qu\u2019elles soient polygonales ou allongées sont toutes svneitiales ct bien que leur origine soit différente, elles sont équivalentes et possèdent des propriétés évolutives identiques.\u2019 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Ce symplasme nævique est capable de sc différencier en organites comparable aux corpuscules de Wagner-Meissner.Une cellule nævique, tout en conservant ses attaches avec ses voisines, s\u2019élargit (lame foliacée), se clive par de fines résilles de réticulo-collagène en des lames protop'asmiques plus petites, tandis que le noyau se multiplie; l\u2019ensemble prend l\u2019aspect d\u2019un corpuscule de Wagner-Meissner.Les lames foliacées se trouvent plus fréquemment dans la profondeur du nævus, mais se rencontrent également dans la partie superficielle: ce qui illustre la capacité de différenciation de toutes les cellules næviques en tissu nerveux.D\u2019autre part, les cellules næviques polygonales (épithélioïdes) ressemblent aux cellules épidermiques des terminaisons nerveuses de Ranvier appelées les cellules de Merkel.Comme ces dernières cellules sont associées aux cor- ANALYSES 1011 puscules de Wagner-Meissner en anatomic normale et que des éléments semblables à la cellule Merkel (cellules épithélioïdes du nævus) apparaissent associés aux homologues du corpuseule de Wagner-Meissner à l\u2019état pathologique, l\u2019auteur en vient à conclure que les cellules épithélioïdes du nævus sont des homologues de la cellule de Merkel.Ainsi compris, le nævus serait une aggréga- tion du système satellite des nerfs tactiles déplacés dans le derme; hypothèse qui trouve une preuve de plus dans les relations des neu- rites avec le tissu nævique, car le nævus est parcouru de nombreux neurites provenant du nerf qui lui a donné naissance et ces neurites ont les mêmes relations avec les éléments nævi- ques que les nerfs normaux ont avec le synei- tium schwannien.Simon LAUZE.A la séance du comité d'économie médicale du 5 octobre dans la soirée.au cours du Congrès des Trois-Rivières, ne seront admis que des médecins membres de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Les questions qui y seront présentées doivent ne l'être d\u2019abord qu\u2018en leur présence. SOCIÉTÉS « L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Seance du 19 avril 1951.Présidence de M.Léopold Morissette.Rapport sur les tumeurs du gréle et de son méso, examinées durant les trois dernières années.M.Simon LAUZÉ Les tumeurs du grêle sont relativement.rares ct pour cette raison, elles sont peut-être oubliées.Nous rapportons ici, les tumeurs du grêle survenues au cours des années 48-49-50, en y incluant les tumeurs de son mésentère parce que du point de vue clinique, elles s\u2019y rattachent assez intimement.Durant ces trois années, 11 interventions ont été pratiquées sur le grêle pour néoplasme dont la nature s\u2019établit comme suit: mas prennent naissance dans le duodénum.Le lieu d\u2019origine exact de ces tumeurs a pu être établi parce qu\u2019il s'agissait de cas chirurgicaux d'extension encore restre:nte.Quand cet épithélioma a évolué depuis un certain temps, il envahit la tête du pancréas et il devient imi- possible de faire le partage entre le pancréas et le duodénum comme lieu d\u2019origine, et à ce point de vue, l\u2019histologie n\u2019est d\u2019aucune aide.En corollaire, on peut affirmer que nombre d\u2019épithéliomas étiquetés « de la tête du pancréas », sont des épithéliomas du duodénum.3.\u2014 Carcinoïde: Ce carcinoïde provenant du grêle a entraîné la mort par destruction du parenchyme hépatique par des métastases.Le carcinoïde du grêle n'est pas d'une st grande rareté qu\u2019on le croit généralement (CIi- ché).Lipomc Lymphangiome FEpithélioma Carcinoïde Lymphosarcome No 2 3 4 1 2 Loc.Iléon Mésentère Duo.3 Iéon 1 Iléon Mésentère Age 57 et 67 4et 7 (49-46-60) (69) 86 51 et 45 (?) ].\u2014 Remarques: Les deux lipomes, bien que prenant naissance à partir de la graisse sous-péritonéale, faisaient saillie du côté de la lumière intestinale.2.Epithélioma : a) les quatre épithéliomas sont du type glandulaire; b) il est & noter que trois de ces épithélic- Le carcinoide est une tumeur maligne méme si l\u2019évolution de la tumeur est relativement lente (Clichés sur l\u2019histogénèse du carcinoïde).Discussion.Srwron Lauzé: Le carcinoïde du grêle est une tumeur qui siège généralement dans l\u2019appendice.Le terme carcinoïde comporte un certain degré de malignité.Cette tumeur peut I Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 être située ailleurs sur l\u2019intestin grêle.Au point de vue histogénèse, elle provient des cellules argentaffines de l'intestin grêle.Le docteur Lauzé explique la pathogénie au moyen d\u2019uri schéma sur le tableau noir.Il démontre comment le carcinoïde se distingue nettement de l\u2019épithélioma.Dans l\u2019épithélio- ma la cellule épithéliomateuse se divise et donne naissance à des cellules qui forment des bourgeonnements dans toutes les directions et il est possible de faire la topographie rétrospective de la tumeur.Dans le cas de la tumeur carcinoïdienne, la tumeur peut siéger très loin du lieu d\u2019origine.Le carcinoïde n\u2019est pas aussi bénin qu'on le croyait.C\u2019est une tumeur d\u2019évolution très lente et la chirurgie peut donner du succès.M.Léoporp MORISSETTE: Est-ce que les cellules argentaffines sont des cellules épithéliales qui revêtent les cellules de l'intestin ou est-ce que ce sont des cellules qui ont été surajoutées à l\u2019extérieur de la base des cellules de l\u2019intestin.M.BERNARD BAILLARGEON: quelle différence y a-t-il entre la tumeur caremoïde et le carcinome?M.JEAN GRIGNON: quel est le tableau clinique et radiologique de cette tumeur?M.Smron LauzÉ répond au docteur Morissette: la cellule originelle du carcinoïde est une cellule normale du revêtement du tube digestif.Les cellules argentaffines sont trouvées en assez grand nombre dans la paroi de l\u2019intestin.Au docteur B.Baillargeon: le carcinoïde est un épithélioma d\u2019allure lente et relativement bénin comportant la présence de cellules ar- gentaffines.« Carcinome » est un terme anglais désignant un épithélioma.Au docteur J.Grignon: le tableau clinique est très grave.On note de la diarrhée, de la constipation et de l\u2019empâtement de la cavité abdominale.Dans quelques cas, il y a des signes de subocclusion ou d\u2019occlusion.L'image radiologique montre la plicature de la paroi de l\u2019intestin grêle.SOCIÉTÉS 1013 M.Jran-Lours LÉGER: je ne crois pas que l\u2019on puisse radiologiquement faire le diagnos- tie de tumeur carcinoïde, on peut faire le diagnostic d\u2019occlusion.La fragmentation de I'intestin se rencontre dans plusieurs maladies.Tout ce que la radiologie peut faire c\u2019est de dépister la présence de la pathologie sans en préciser le diagnostic.Nos résultats dans le traitement chirurgical de la sténose mitrale.MM.Edouard-D.Gagnon et P.David.Commentaires: 1) Nous avons cru bon de présenter nos statistiques de cette opération nouvelle pour corriger l'impression chez nos médecins que le risque opératoire est prohibitif.2) La mortalité opératoire totale se chiffre à 2 cas sur 11 opérés.Done 18,2%.Ce qui se compare d\u2019une façon très satisfaisante avec d\u2019autres opérations \u2014 même de moindre envergure.3) Les résultats sont excellents chez 7 de nos malades.À noter que le Ge cas n\u2019a eu qu\u2019une exploration sans commissurotomie.Les cas d\u2019insuffisance marquée pourront, à l\u2019avenir, bénéficier d\u2019une cure chirurgicale, mais au moment de notre intervention sur cette malade, nous n\u2019étions pas au courant de la technique.4) Le premier décès est attribuable à une erreur technique qui ne peut se répéter car nous ne faisons plus de section à la commissure médiane.Bailey l\u2019a aussi abandonnés à cause de ses dangers.5) Le deuxième décès est réellement dû à des facteurs émotifs, durant la troisième journée post-opératoire, qui ont occasionné chez le malade une arythmie complète incontrôlable.L\u2019autopsie, chez ce malade, n\u2019a révélé aucune autre cause de décès, les sections commiseu- rales étant bien orientées et tout à fait satisfaisantes.6) Le recul du temps et l\u2019évolution de ces opérés du cœur nous encouragent à continuer 1014 ce traitement chirurgical de la sténose mitrale.Le risque opératoire est bien loin d\u2019être exagéré (mortalité totale 182%).Les deux mortalités sont survenues respectivement les troisième et quatrième journées post-opératoires.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 M.SIMON LAUZÉ demande une explication au sujet du cas où le degré d\u2019insuffisance a empêché toute commissurotomie.M.BERNARD BAILLARGEON aimerait avoir des détails sur la signification du terme « résultat excellent ».M.Epovarn-D.GAGNON répond au docteur Résultats du traitement chirurgical de la sténose mitrale.Cas Tnitiales Age Sexe Risque Date opération Recul du temps Résultat actuel (au 15 avril \u201951) 1 N.F.17 ans M Médiocre 27 février 1950 14 mois Excellent 2 L.L.22 ans M Mauvais 8 mars 1950 13 mois Excellent 3 CC.34 ans M Mauvais 11 mai 1950 11 mois Décédé (erreur technique) Décédé 4 B.P.27 ans M Bon 28 juin 1950 9 mois (collapsus cardio- vasculaire) 5 J.C.22 ans M Mauvais 13 nov.1950 5 mois Excellent Le degré d\u2019insuffisance 6 I.L.25 ans F Bon 28 déc.1950 4 mois a empêché toute commissurotomie.7 C.St-P.28 ans F Mauvais 10 janvier 1951 3 mois Médiocre 8 AL 27 ans M Bon 12 février 1951 2 mois Excellent.*Q Me.36 ans M Bon 14 mars 1951 1 mois Excellent.10 W.P.37 ans F Bon 2 avril 1951 2 semaines Excellent.11 S.E.22 ans F Médiocre 9 avril 1951 1 semaine Excellent.* Malade opéré à l\u2019hôpital Queen Mary des Anciens Combattants.Cardiologue consultant: Dr Palmer.Discussion.M.Epouarp-D.GAGNON: la raison de cette présentation est de corriger l\u2019impression que la mortalité du traitement chirurgical de la sténose mitrale est prohibitive.Il est à espérer qu\u2019à la suite de ce travail l\u2019on n\u2019entendra plus dire que la mortalité est de 100%.M.JEAN GRIGNON: y a-t-il possibilité qu\u2019à la suite de l\u2019intervention il se produise des cicatrices vicieuses qui pourraient amener une dynamique aussi mauvaise que la sténose mitrale?M.PIERRE TURGEON désire savoir comment on envisage le risque pré-opératoire.Jean Grignon qu\u2019il n\u2019y a pas de danger de cicatrices vicieuses.Cette affirmation est faite à la suite des recherches de Bailey surtout chez le chien.Il a autopsié des chiens deux ans après commissurotomie.Au niveau de ces commissurotomies il n\u2019y avait pas de cicatrices.Dans tous les cas autopsiés il n\u2019y a pas eu de soudure de la section.La section se fait dans du tissu scléreux.Il n\u2019y a pas tendance ver: la réparation.Il y a une pression assez forte pour garder les feuillets de section séparés.Au docteur P.Turgeon: la classification du risque est faite selon: 1 \u2014 lage de la maladie; 2 \u2014 l\u2019état du cœur.Les contre-indications L'Union M\u2018d.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 sont les cas où le cœur droit a flanché et les cas de fibrillation auriculaire.Les indications sont la sténose mitrale, les crises subintrantes d'œdème aigu, les hémoptysies répétées.Au docteur S.Lauzé: dans le 6e cas il y avait à la fois une sténose et une insuffisance.Nous crovions que l\u2019insuffisance était le résultat d'une sténose très avancée.À l\u2019exploration.l'orifice mitral était rigide mais béant.Il donne d'autres explications sur la technique des diverses opérations nouvelles qui ont été préconisées dernièrement.Au docteur B.Baillargeon 11 explique la signification du terme « résultat excellent » par quelques exemples.Il donne le cas d\u2019un malade qu\u2019il a vu courir après un autobus et qu\u2019il a arrêté pour noter qu\u2019il n\u2019était pas essoufflé.Un autre cas avait fait de nombreuses hémoptysies foudroyantes avant son opération et depuis il n\u2019a pas craché de sang.Un autre cas a été hospitalisé pour une crise de tachycardie iparoxystique parce que la veille 1l avait gagné un concours de natation.Le cas no 5, avait passé 5 ans à l\u2019hôpital avant son opération.Depuis l\u2019opération, il etreule cet cherche un emploi.Pyélite, uretérite, cystite glandulaire et kystique.MM.J.-P.BRAULT et M.LAMOUREUX La localisation au bassinet, à l\u2019uretère et à la vessie de cette maladie kystique et glandulaire est d\u2019une extrême rareté (10 cas environ de rapportés dans la littérature médieale).Il s\u2019agit d\u2019une entité bien définie présentant un grand intérêt quant à sa pathogénic.La théorie de l\u2019école française: inclusion embryonnaires est aujourd\u2019hui sérieusement mise en doute par Stoerk, Zukerkandl, Patch.Rhea, Sterling Ash et autres qui favorisent la théorie de la métaplasie.La première étape dans la formation de ces glandes dans la vessie consiste dans l\u2019apparition de bourgeons épithéliaux qui plongent SOCIÉTÉS 1015 dans la sous-muqueuse et qui sont connus au- jourd\u2019hui sous le nom de nids de Von Brunn.La seconde étape comporte la formation d\u2019une lumière dans le centre de ces nids éni- théliaux par processus dégénératif (Lum- barsch, AscLoff) ou sécrétoire (Patch.Rhea).Effectivement ces glandes sécrètent de la mu- cine qu\u2019on retrouve dans l'urine.L'\u2019épithélium dé transition de la vessie montre une tendance marquée vers la métaplasie en deux directions.Muqueuse transitionnelle: leucoplasie.cancer à cellules squameuses; transformation glandulaire \u2014 adénocaremome.Etiologie: infection chronique de l'appareil urinaire.Incidence: plus fréquente dans les cas d\u2019ex- trophie vésicale, infection causée par Sehis- tosomia hematobium.Caractère de la maladie: l\u2019état général n\u2019est pas touché; la capacité vésicale ne change pas.Moyens diagnostiques: vessie: par cystoscopie; uretère et bassinet: par radiographie.Le laboratoire nous montre la présence de pus et de sang dans l\u2019urine ainsi que la présence de mucine (ce qui est pathognomonique).Traitement: traiter l'infection; emploi de nitrate d\u2019argent comme caustique.Evolution: possibilité de transformation néoplasique.Les lésions ne régressent pas mais s'arrêtent par le traitement.Amélioration subjective habituelle après traitement.Monsieur E.B.54 ans, dossier 02600 \u2014 1951.Crises subaiguës de coliques néphritiques droites et gauches (environ 10 dans 25 ans).Episodes d'hématurie accompagnant ces crises (5-6 fois).Ces crises sont toujours rentrées dans l\u2019ordre après traitement médical.Eniso- des de cystite à répétition depuis l\u2019âge de 16 vns, Dysurie initiale.Pas d\u2019amaigrissement. 1016 Antécédents: appendicectomie à 42 ans: gu-trectomie à 53 ans (août \u201950).Le malade est référé en urologie, à l\u2019occasion d\u2019une admission pour appréciation du résultat de la gastrectomie subtotale.Examen objectif: type nerveux; cœur: T.A.90/60; poumons: nil; abdomen: douleur à la palpation de la partie supérieure de la cicatrice (para-médiane gauche) de la gastrecto- m'e; loges rénales: non palpables.Cystoscopie: lésions mamelonnées, arron- dics, les unes transparentes, les autres charnues, localisées sur le trigone et au pourteur des orifices urétéraux les masquant partiellement.Pyélographie rétrograde: films.Cystographie: films.Laboratoire: urines: albumine x \u2014 densité 1012 \u2014 Ph.8,5 \u2014 pus \u2014 globules rouges \u2014 présence de mucine (Paul Riopel).Division des urines: rein droit: pus, rares cellules épithéliales, proteus morganii; rein gauche: idem.Urée: 43 mgs % Cucose: 90 mes % Biop-ie de la vessie: rapport histo-patholo- g'que: cystite glandulaire.Traitement: no 3Ag 4% dans les deux bassinets.Sulfa, pénicilline.Evolution: peu d\u2019amélioration.Pronostic: réservé.Conclusion: toute hématurie et toute evsti- te qui ne répondent pas immédiatement au traitement doivent être cystoscopées.Discussion.M.JExn-Paur BraurT fait une démonstration de clichés radiologiques et une projection sur l'écran de la coupe h'sto-pathologique.M.LouUIS-CHARLES SIMARD fait remarquer que le malade présenté ressemble à celui qui ava.t été présenté en 1931 par les docteurs Rac et Pateh.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Un cas de syndrome de Cushing opéré.MM.C.-E.GRIGNON, Jean GRIGNON, René GRIGNON et Paul DONTIGNY Depuis quelques années, la profession médicale est assaillic par différents malades qui voudraient bien qu\u2019on leur administre les drogues qu\u2019ils croient merveilleuses: 'ACTH et la Cortisone.Une foule de médecins nous demandent chaque jour des questions concernant l\u2019action de ces médicaments, les dangers de leur emploi, ete.En mars 1950, il s\u2019est présenté, fort heureusement pour nous, une jeune patiente qui avait toutes les caractéristiques du Syndrome de Cushing avec une tumeur surrénalienne.Vous savez, sans doute, que ce syndrome équivaut à l\u2019image clinique que l\u2019on peut obtenir par l\u2019action prolongée de l\u2019ACTH.Cette patiente fut opérée avec succès.Au cours des mois qui ont suivi nous avons vu son syndrome disparaître progressivement jusqu\u2019à la normale.Une étude assez détaillée de cette malade avant son opération et depuis ce temps, nous permet de saisir les principaux changements biologiques que l\u2019on obtient avec l'ACTH.Cette étude vous est présentée au moyen de transparents.Discussion.M.JEAN GRIGNON donne des détails l'I*stoire clinique qui est tvpique du syndrome de Cushing.Il nous fait voir une série de sur transparents.M.Par, MAHEUX l'exploration des ovaires.demande si on a fait M.JEAN GRIGNON répond qu\u2019il n\u2019y avait indication de faire l'exploration des La malade a des menstruations régu- aueune ovaires.lieres.Le secrétaire adjoint du bureau médical Georges LECLERC CONGRES LE CONGRES ANNUEL DE LA \u201cCANADIAN UROLOGICAL ASSOCIATION\u201d A la fin de juin dernier avait lieu au Mont Tremblant Lodge, la réunion annuelle de la (Canadian Urological Association.Prés de 60 membres de I\u2019Association, une trentaine d\u2019invités américains et un nombre important d\u2019épouses des congressistes venus de tous les coins de notre pays firent monter à 120 le nombre des inscriptions.Durant trois jours dans le décor majestueux des Laurentides, le programme scientifique et récréatif se déroula avec la plus grande régularité et dans la plus franche des camaraderies.Au cours des trois avant-midis des travaux extrêmement intéressants furent présentés et donnèrent lieu à des discussions amicales et constructives.L'ouverture officielle eut lieu à six heures le dimanche soir par un coquete! organisé par le comité du Congrès; cet évènement permit à tous de revoir de vieux amis.Voie: le programme détaillé: Lund: 18 juin: &.00 a.m.Inscript:on 9.00 Agénésie rénale \u2014 Dr.W.P.Hogart.Fort William \u2014 En discussion: Dr.W.IS.Collins.Ottawa.9.20 Quelques aspects de la maladie caleuleu- s¢ \u2014 Dr.John F.MacIntosh, Montreal - En discussion: Dr.A.B.Hawthorne.Montréal.10.00 L'Aortographie rénale, Son innocuité et sa valeur diagnostique \u2014 Dr.Parke G.Smith, C'neïinnati.Ohio \u2014 En diseus- \u201con: Dr, N.FE.Berry.Kingston, Ont.11.00 Café.Intermission.11.15 Certains problèmes anesthésiques en urologie - Dr.R.J.B.Gilbert.Montréal \u2014 Dr.John D.En discussion: Leishman, Regina, Sask.12.00 L'Incision à volet dorso-lombaire dans la chirurgie urinaire \u2014 Dr.George R.Nagamatsu.New York City, N.-Y.Mardi, 19 juin: 8.00 a.m.Films scientifiques.9.00 Torsion de l\u2019hydatide de Morgagni - Dr.J.M.Campbell, Saskatoon, Sask.9.20 Recherches bio-chimiques dans le domaine du Cancer \u2014 Professeur J.-M.Quastel, Université McGill.10.30 Intermission.Café.10.45 le traitement des tumeurs épithéliales de la vessie \u2014 Professeur Victor F.Marshall, Cornell Medical Center, New- York.11.30 Les résultats de la cystectomie totale dans le cancer de la vessie \u2014 Professeur Fletcher H.Colby, Harvard University, Boston, Mass.\u2014 En discussion: les Drs.Robin Pearse.Toronto.C.B.Stewart.Winnipeg.12.30 Réunion générale annuelle.Les rapports des minutes des dernières assemblées du Comité Exécutif furent lues et adoptées.Le comité des nominations fit alors son rapport et les docteurs Charles Edouard Jacob- on.Hartford.Connecticut: Eastwood Landa.Vancouver.B.C.; F.Gordon Mack.Halifax: Lawrence R.Mackev.Winnipeg; Williams Evans Ortved, Toronto; Melville J.Swartz.Winnipeg, furent élus membres actifs de l\u2019association.Te doeteur Leslie J.Calvert, Peter- borough, Ont\u2026 fut élu membre correspondant.On procéda ensuite à l\u2019élection des officiers 1018 \u201cCANADIAN UROLOGICAL ASSOCIATION\u201d pour l'exercice 1951-1952 avec le résultat suivant: président: Paul Bourgeois, Montréal: président élu: C.B.Stewart, Winnipeg; Secrétaire: S.A.MacDonald, Montréal; Trésorier: R.H.Elliott, Hamilton.Comité Exécutif: J.C'.McClelland, Toronto, J.-P.Bourque, Montréal; J.Balfour.Vancouver.Mercredi, le 20 juin: 8.00 a.m.Films scientifiques.900 Cancer de lurètre \u2014 Dr.Gordon N.Ellis, Edmonton \u2014 En discussion: D.J.Russell, Toronto.9.20 Métaplasie squameuse de la prostate à la suite d\u2019œstrogénothérapie \u2014 Dr.Rav Bainborough, MieGill University \u2014 En discussion: Dr.D.Mitchell, Toronto.9.20 Le traitement moderne de la tuberculose urogénitale \u2014 Dr.J.K.Latimer, Co- Jumbia University \u2014 En discussion: Dr.J.C.McClelland.10.30 Intermission.Café.10.45 Les résultats éloignés de la prostatectomie transurétrale \u2014 Dr.N.F.Berry, Kingston General Hospital, Kingston, L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Ont.\u2014 En discussion: Dr.J.P.Bour- que, Montréal.11.45 Critique analytique de la prostatecto- mic rétropubienne \u2014 Dr.Clarence Gosse, Dalhousie University, Halifax \u2014 En discussion: Dr.C.M.Spooner, Toronto \u2014 Adresse du président sortant de charge le docteur J.C.MeClelland, Toronto.1.00 Intronisation du nouveau président pour 1951-52: le docteur Paul Bourgeois.Au cours des après-midis des excursions en bateau, en montagne et en autocar aux alentours permirent à tous ceux qui v participèrent de goûter les beautés de notre nord lauren- tien.Un tournoi de golf organ'sé par le docteur A.Edouard Desjardins rencontra également le plus vif succès, Une nouveauté de l'Ecran gracieusement offerte par la compagn:c Paramount fit passer une agréable soirée.Le dîner annuel, suivi de la danse, termina le mardi soir la partie récréative du congrès.Tous se séparèrent agréable - ment satisfaits de l\u2019évènement et conserveront longtemps un souvenir touchant de l\u2019hospitalité du Québec.La ponctualité à toutes les séances du Congrès accommode grandement les conférenciers et contribue à augmenter l'intérêt des auditeurs.ero NOUVELLES ENSEIGNEMENT POST-UNIVERSITAIRE DE LA PÉDIATRIE Hôpital Sainte-Justine, 6055, rue Saint-Denis, Montreal.Cours de Perfectionnement sur les Maladies des enfants, du 24 au 28 septembre 1951.La pédiatrie du praticien Un enseignement post-universitaire de la pédiatrie pour le médecin praticien sera donné à l\u2019hôpital Sainte-Justine, du 24 au 28 septembre prochain.Cet enseignement, d\u2019une durée d\u2019une semaine, aura lieu le matin, de 9 heures à midi, à l\u2019amphithéâtre des Cliniques.Il est spécialement destiné aux médecins de pratique générale, désireux d\u2019être mis au courant des derniers procédés de diagnostic et de traitement applicables, en clientèle, chez les enfants.Chaque conférence d\u2019environ 45 minutes, sera suivie de présentation de malades ou de démonstrations pratiques, d'une égale durée, soit au dispensaire.soit dans les salles ou au laboratoire.Afin de permettre aux médecins d\u2019examiner individuellement les malades et de s\u2019entraîner aux examens complémentaires (otoscopie.ophtalmoscopie.interprétations de radiographies, analyses de laboratoire).ainsi qu'aux techniques thérapeutiques (lavage d'estomac, gavage, soutte-à-goutte intraveineux, oxygénothérapie, transfusion), le nombre des inscriptions est limité.Les auditeurs recevront avant chaque leçon un plan détaillé de la conférence et un certificat sera décerné aux médecins régulièrement Inscrits.Programme des cours.L\u2019infection chez l'enfant du premier âge.Formes cliniques.Etiologie et prophylaxie.La mortalité néo-natale.Pathologie du nouveau-né.Les prématurés.Etat actuel de la chimiothérapie et des anti- hiotiques en pédiatrie.Les infections des voies respiratoires.Les broncho-pneumonies.La pneumonie atvpique.Les troubles digestifs du nourrisson.Les affections abdominales aiguës.Indications du traitement chirurgical.Les troubles de la croissance ct les maladies des glandes endocrines.Diagnostic et traitement des méningites aigués.Syndromes hémorragiques.Anémies et leucémies.Le strabisme chez enfant.Etude clinique et thérapeutique.Programme des cliniques et démonstrations pratiques.L'examen clinique de l\u2019enfant.Présentation de malades et interprétations de radiographies.Soins aux nouveau-nés et aux prématurés.Fonctionnement des couveuses ou incubateurs.Mode d\u2019alimentation.Gavage.Analyses et épreuves biologiques d\u2019usage courant en clinique infantile.Technique de l\u2019oxygénothérapie, du lavage d\u2019estomac et des in ections de sérums artificiels.Installation d\u2019un goutte-à-goutte intraveineux.Soins pré et post-opératoires.Mode d\u2019emploi des anesthésiques.Opothérapie clinique.\u2014 Pneumo-encéphalographie.Nouveaux médicaments sédatifs et toniques du système nerveux chez l\u2019enfant.Technique de la ponction sternale, de la transfusion et de l\u2019exsanguino-transfusion.Pratique de l\u2019otoscopie et de l'ophtalmoscopie.Paracentèse du tympan.Technique de la mastoïdectomie chez le nourrisson.Inscription.Comme le nombre des inscriptions est limité, les praticiens désireux de suivre cet enseignement sont priés d\u2019en informer, dès maintenant, le docteur Paul Letondal, secrétaire du Comité des Cours de Perfectionnement à l'hôpital Sainte-Justine.Droit à verser: cinq dollars.2e ++ LE DOCTEUR ADÉLARD GROULX, VICE- DOYEN DE L'ÉCOLE D'HYGIÈNE Les autorités universitaires annoncent la récente nomination du docteur Adélard Groulx, directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal, au poste de vice-doyen de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Montréal.Le docteur Groulx est aussi professeur et Chef du Département d\u2019Administration de la Santé publique et de Médecine sociale à l'E- cole d\u2019Hygiéne.+ ++ LE DOCTEUR ALBERT BERTRAND AU CONSEIL NATIONAL DE RECHERCHES Le docteur Albert Bertrand, professeur titulaire à l\u2019Université de Montréal et chef des laboratoires de Vhôpital Notre-Dame, vient d\u2019être nommé par le Conseil National de Recherches pour un second terme de trois ans.++ ++ ÉLECTION COMME PRÉSIDENT DU DOCTEUR JULES BRAHY La Société Canadienne d\u2019Oto-rhino-laryngologie a tenu son assemblée annuelle, fin de juin, au Manoir Richelieu.à La Malbaie.Les élections se tinrent 1020 NOUVELLES à cette occasion.Le docteur Jules Brahy, de Montréal, à été élu président en remplacement du docteur J.W.McNally, également de Montréal; le docteur D.E.S.Wishart, de Toronto.est le nouveau vice- président.Le trésorier est le docteur T.J.Haughton.de Regina.et le docteur W.Ross Wright, de Fredericton, a été choisi comme secrétaire.+ ++ NOUVEAUX MEMBRES DU CONSEIL MÉDICAL DU CANADA Voici la liste des candidats qui ont passé.cette année, avec succès, les examens du Conseil Médical du Canada.Les candidats heureux, de la province de Québec.sont les docteurs Jacques Allaire, Joliette; Jean-Luc Beaudoin, Trois-Rivières; Claude Bélanger, Québec; Jacques Bergeron, Québec; Maurice Bernier.Sherbrooke; J.-M.Bordeleau, Montréal; Willie Brunet.Québec; P.-A.Chevalier, Sherbrooke; Jacques Côté, Québec; Robert Coté, Québec; G.-A.Daigle, Tring Junction; F.-G.Delaney, Québec ;Eliane Depeyre, Québec; Marcelle Dorion, Sillery; Maurice Drolet, Québec; René Drouin, Québec; H.-A.Durand, Québec; Paul Gagnon.Québec; Claude-P.Gendron.Montréal; Mare Girard, Sherbrooke; Léo Goulet, Fabre-Station ; Pierre Grondin, Cap-de-la-Madeleine ; Peter Lou Hong.Chicoutimi; M.-H.Héon, Shawi- nigan-Sud; J.-J.Houde, Lauzon; R.-E.Huot, Char- nv; J.-L.Laberge, Valleyfield; Martin Laberge, Québec; Vincent Lapointe, Québec; B.-G.Lavoie.Québec; Gaston Legault, Laverlochére; J.-M.Loi- selle, Québec; G.-C.Lorange, Montréal; Martial Lupien, Saint-Léon; Fernand Madore.Chicoutimi: J.-E.Maltais, I.a Malbaie: Ennio Melillo.Montréal; Lucien Mercier, Québec; Jean Mignault.Québec: Benoît Morin.Québec; Gaston Morissette, Ville Montmoreney ; Bernard Parent, Matane: René Pion.Québec; Florian Poirier.Carleton Centre; P.-C-I.Régnault.Montréal; J-T.Robert.Québec; Roland Roy, Québec; Romulus Saint-Laurent.Québec; R.Samson, Beaveeville-Est; Raymond Savoie, Louise- ville; J.-P.Tremblay, Drummondville.Les candidats heureux du Nouveau-Brunswick sont les docteurs J.-J .-R.Boulay.Campbellton: Isabelle- Yolande Bourgeois, Tracadie; Claude Desjardins.Saint-Jacques: R.-F.Gagnon.Edmundston: Ome- Gallant, Shediac; Blair Gautreau.Moncton: Roger Guerrette, FEdmundston; Alphonse Leblanc.Monc- ton; L-P-J-FE.Léger, Memramcook-Ouest: Paul Léger.Moncton; Etienne Lévesque.Grand Falls: Claude Paulin.Tracadie: L-J.Richard.Richibueto: Euclide Rioux.Grand Falls.Les candidats heureux, des autres centres.sont les docteurs Reginald Champagne.Brandon.Man: Claude Corbeil, Sainte-Anne-de-Prescott.Ont: T.P.Dodd, Pembroke.Ont.: A.-P.Laferière.North Bav.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Ont.; R.-P.Leblanc, Gravelbourg, Sask.; J-A-A.Mandin, Duck Lake, Sask.; Saint-Firmin Monestime, Ottawa; Paul Quenneville, Tilbury, Ont.: Louis Saint-Arnaud, Gravelbourg, Sa:k.; J.-B.Truelle, Regina, et P.-E.Vachon, Chute-a-Blondean.Ont.CENTRE INTERNATIONAL DE L'ENFANCE La cinquième réunion du Conseil d'Administration du Centre International de l\u2019Enfance s\u2019est tenue le: 21 et 22 mai 1951, au Château de Longchamp.à Paris, sous la présidence du Professeur Robert Debré.ct avec la participation du docteur Rajchman (Pologne), vice-président, du Professeur Aujaleu, trésorier, des Professeurs Carneiro, représentant du Brésil à l'UNESCO, Fanconi (Zurich).Guest (Cincinnati) et Wallgren (Stockholm), ainsi que de M.Arthur Wauters, ancien ministre du Travail en Belgique, ministre plénipotentiaire ct ancien directeur général du CIE, et du docteur Gaud.secrétaire général.Le secrétaire général a rendu compte au Conseil de l\u2019installation du Centre au Château de Long- champ et fait le point de la situation financière et budgétaire du Centre.; H a donné des renseignements sur les activités du Centre au cours de l\u2019année 1951.En ce qui con- corne l\u2019Enseignement, le Cours de Pédiatrie Sociale et le Cours de Réadaptation des enfants atteints d\u2019infir- nité motrice, celui-ci réservé aux auxiliaires médicaux.fonctionnent actuellement; les deux autres cours prévus.l\u2019un sur les vaccinations contre les maladies contagieuses de l\u2019enfance, l\u2019autre pour médecins spécialisés dans les soins à donner aux enfants atteints d\u2019infirmité motrice, auront lieu pendant le \"ccond semestre de l'année, tandis qu'un colloque sur les maisons ct villages d\u2019enfants se tiendra à Megève du 27 juin au 7 uillet.Les recherches et études so poursuivent par ailleurs ainsi qu\u2019il a été prévu.et comprennent d\u2019une part les aetivités de la Station Pilote BCG.des recherches immuno-biologiques et des études sur la vaccination contre la coqueluche.ct d\u2019autre part des études sur la carence des soins matemels, sur la psychologie de l'enfant et sur le- Bibliothèques d'enfants.Le secrétaire général a tracé.en outre.les grandes dignes des activités prévues pour le CIE au cours de l'année 1952.L\u2019enscignement comprendrait un cours de Pédiatrie Sociale et un cours de Réadaptation des enfants infirmes moteurs pour auxiliaires médicaux, un colloque sur les établissements pour enfants privés de famille.un cours de vaccination par le BCG, un colloque sur les problèmes de Pen- lance dans les pays tropicaux, qui se tiendrait en pays tropical et de préférence en Afrique.enfin un semtuar sur l\u2019utilisation des antibiotiques dans les maladies de l'enfance.Le Conseil a approuvé ces projets. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 XLII 4 SULFATE de DEXEDRINE\u201d l\u2019anti-asthenique de choix Deépressions nerveuses - a Asthénies Obesité Dépression alcoolique Comprimés de Wb Og.005 en flacons de 100 et 500 SMITH KLINE 8 FRENCH INTER-AMERICAN CORPORATION MONTREAL 9 *Marque Dépo.ée au Can.Pot.Of, 1022 En ce qui concerne les études et recherches, le Conseil a estimé que l\u2019activité de la Station Pilote BCG devrait être étendue et les recherches sur lu vaccination anticoquelucheuse poursuivies, ainsi que les études sur la carence des soins maternels.Lu reconduction du programme consacré aux études sur la psychologie de l'enfant qui n\u2019ont pas encore été entreprises a été décidée, ainsi qu\u2019une expérience sur les Bibliothèques d\u2019enfants.Le Président a indiqué que certains pays de l\u2019Afrique et du Moyen-Orient seraient désireux d\u2019obtenir l\u2019aide du Centre, et éventuellement de l'OMS et de l'UNICEF pour engager une campagne cont'e le trachome, maladie de l\u2019enfance, contre les conjonctivites saisonnières qui augmentent considérablement la gravité du trachome et contre les mouches qui sont le principal vecteur de ces maladies; ces questions seront soumises à la prochaine réunion du Conseil.Le Conseil a demandé que des monographies touchant les cours et les travaux du Centre, ainsi que des sujets d\u2019actualité se rapportant aux problèmes du néo-natalisme, de la naissance et de l\u2019enfance soient publiés en complément du Courrier; il a exprimé l\u2019avis que la formule actuelle de cette revue devrait être maintenue, une place plus grande étant toutefois réservée aux articles de fond et aux analyses intéressant le secteur social.En ce qui concerne enfin l\u2019Exposition, «la première année de la vie», qui s\u2019est ouverte dans le parc du Château de Longchamp, le Conseil a témoigné sa satisfaction pour son heureuse réalisation et approuvé l\u2019organisation du voyage de cette Exposition à partir du 15 juillet prochain dans un certain nombre de villes de France et d\u2019autres pays.Déjà Lille, Nancy, Strasbourg.Tours, Tunis et Bruxelles ont demandé à l\u2019accueillir et ont offert de supporter tous les frais de transport et d\u2019exposition.Une Exposition de l\u2019enfance « Pour les enfants » sera préparée pour 1952: les projets seront soumis au Conseil lors de sa prochaine réunion qui se tiendra à Paris au mois d\u2019octobre prochain.+ ++ LE DOCTEUR HENRI EY, DANS UNE SÉRIE DE CONFÉRENCES AU SANATORIUM PRÉVOST Les autorités du Sanatorium Prévost ont l\u2019avantage et l\u2019honneur d'annoncer que le docteur Henri Ev.médecin-chef de l\u2019hôpital psychiatrique de Bonneval, France, prononcera, au cours d\u2019octobre prochain, une série de 12 conférences sur des questions psychiatriques d\u2019actualité, et deux causeries hors série pour le grand public.Ces leçons intéresseront le monde de la neuro-psychiatrie parce qu\u2019elles reflèteront la pensée psychiatrique française contemporaine ct, plus particulièrement.l\u2019interprétation que donne un mai- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 tre de lu psychiatrie moderne à la psychopathologie et à la thérapeutique des affections mentales.Je docteur Ey est déjà connu au Canada par les jeunes psychiatres qui ont suivi son enseignement en France et par ses ouvrages.Ses Etudes Psychiatriques sont lues et commentées dans le monde entier et ses contributions à l\u2019Evolution Psychiatrique et aux Annales M édico-psychologiques représentent l\u2019important complément de son enseignement et de son œuvre à la fois novatrice et traditionaliste.Le docteur Ey sera entendu en exclusivité au Sanatorium Prévost.Le programme de ses leçons se passe de commentaires.La plupart des questions à l\u2019ordre du jour des récents congrès de psychiatrie sont inscrites.Voici les dates et les titres de ses leçons: 3 octobre: Position de la Psychiatrie dans l\u2019évolution des sciences médicales.5 octobre: Les mouvements doctrinaux dans la Psychiatrie contemporaine.8 octobre: La conception organo-dynamiste de la Psychiatrie.10 octobre: Evolution des idées sur la Schizophrénie.12 octobre: La pensée et la personne du Schizophrène.15 octobre: Les «expériences délirantes primaires».17 octobre: Les organisations délirantes chroniques.19 octobre: Les névroses.22 octobre: L'angoisse pathologique.24 octobre: Hystérie et Médecine Psycho-Soma- tique.26 octobre: Les problèmes théoriques et pratiques de la Psychanalyse.29 octobre: Nécessité et limite de Ja Psychothérapie.Hors série: 11 octobre: La Psychiatrie devant la Morale.18 octobre: La Psychiatrie francaise du XXème siècle.LAURÉATS DU SALON D'ART DES MÉDECINS Avec un total d\u2019environ 600 pieces d'exhibition, le Physicians\u2019 Art Salon vient de se terminer à Montréal après s\u2019être déroulé du 18 au 22 juin; y ont pris part un grand nombre de médecins exposant des peintures et des photographies dont une bonne proportion seront reproduites dans le calendrier 1952 du Physicians\u2019 Art Salon; ce dernier sera adressé a tous les médecins du Canada vers la fin de cette année par le commanditaire du salon, la maison Frank W.Horner Limited.Le salon, qui se joint chaque année au congrès de la Canadian Medical Association, réunissait cette année un choix encore plus étendu de pièces exposées élixir gabail 17/4 HOH, 1a valériane de I'Elixir Gabail n\u2019a pas d\u2019odeur, parce qu\u2019elle est complètement désodorisée par un procédé spécial de préparation.Ce procédé ne masque pas simplement le goût et l'odeur insupportables de cet excellent modérateur du nervosisme, mais les supprime vraiment sans nuire à son action thérapeutique.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE, MONTRÉAL 18 1024 par les membres de la profession médicale.Le 7ème salon annuel occupait une large portion de la Mezzanine de l'Hôtel Mont Royal, à Montréal, et fut visité par plusieurs centaines de délégués et leurs amis et tous ont fait preuve d\u2019un intérêt considérable dans cette large collection d'œuvres artistiques.Parmi les commentaires recueillis au hasard, le plus prépondérant tend à exprimer que le salon, cette année, avait pris une «allure moderne ».Jusqu'à un certain point, cette remarque fut juste, car on remarquait, à l\u2019exposition, un nombre imposant d\u2019études impressionnistes.Parmi les plus remarquables, il faut mentionner une peinture intitulée « Marrakech », présentée par M.Claude Jutras, de Montréal, qui s\u2019est vu décerner un premier prix dans la section des beaux-arts.Les juges ont déclaré en allouant cette mention que M.Jutras avait fait preuve «d\u2019un sens de l\u2019abstrait très significatif ».M.Jutras, étudiant en médecine à l\u2019Université de Montréal, et fils du docteur Albert Jutras, a établi un record dans les cadres du salon en recevant également une mention honorable pour son travail photographique.L\u2019étude primée ayant pour titre « Joan », au dire des membres du jury, «avait un caractère d\u2019impersonnalité et d\u2019illimitation de temps ».Le docteur L.J.Notkin, un autre montréalais, reçut le premier prix dans la section des photographies monochromes pour sa scène de neige intitulée « Taps».Comme commentaires sur cette œuvre, les juges ont déclaré qu\u2019elle possédait «une qualité importante et une composition virile, exprimées dans des tons obscurs ».Le premier prix dans la classe des photographies translucides fut alloué au docteur A.J.Grace, de London, Ont.pour sa photographie « Untimely Winter ».Et sur cette œuvre les juges ont commenté «un artiste sensible, une composition délicate munie d\u2019un charme cohésif ».Les juges pour le salon de cette année étaient des personnalités éminentes dans leurs champs respectifs.Le jury de sélection comprenait les artistes canadiens bien connus, le docteur Arthur Lismer et M.Sheriff Scott, aussi bien que le photographe et critique renommé, M.Raymond Caron.L\u2019attention générale fut particulièrement attirée cette année par le panneau spécial destiné à recevoir les contributions artistiques des gagnants de premiers prix des autres années.L'ensemble de leurs œuvres fut groupé sous le titre de «Palette Club» et fut exhibé hors concours.Une note nouvelle fut ajoutée, cette année, alors qu\u2019on a institué le «prix de popularité» pour les deux sections de peinture et photographie monochrome et qui fut basé sur le résultat de votes soumis par les visiteurs du salon.Les gagnants NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 furent le docteur J.B.Maxwell, de Toronto, pour *a peinture « Birch Lake», et le docteur Norbert Vézina, d'Outremont, pour sa photographie « L\u2019en- funt au manteau noir».La présentation des prix et mentions fut faite à ceux des 22 gagnants qui étaient présents le 21 juin au Chalet de la Montagne lors du Garden Party de la C.M.A.Le comité d\u2019organisation du salon a déjà entamé ses projets pour l'exposition de l\u2019an prochain qui aura lieu à Banff, en Alberta, et l\u2019on doute fort qu\u2019il y ait des changements majeurs dans la structure même du salon.Les membres du corps médical seront avisés des nouveaux développements pour 1952 par la maison Frank W.Horner Limited.Enumérés plus bas, sont les gagnants du salon: Pièces exposées ler prix: M.Claude Jutras, Montréal, P.Q.\u2014 « Marrakech» (Etude impressionniste).2ème prix: Dr W.D.S.Cross, London, Ont.\u2014 « Reflections» (Landscape).3ème prix: M.Talbot Déry, Québec, P.Q.\u2014 « Nature morte ».Mentions Dr M.C.Mooney, Farnham, P.Q.\u2014 « Undaune- ed » (Portrait).Dr I.J.Notkin, Montréal, P.Q.\u2014 « Gourds » (Still Life).Dr W.J.Hart, East Kildonan, Man.\u2014 « Floral » (Still Life).Dr R.F.Ross, Truro, N.-E.\u2014 « Off Cape Sable » (Landscape).Dr John Parnell, Vancouver, C.-B.\u2014 «Howe Sound, B.C.» (Landscape).Dr Paul Larivière, Montréal, P.Q.\u2014 « Variations » (Abstraction) .Photographie monochrome ler prix: Dr L.J.Notkin, Montréal, P.Q.\u2014 « Taps» (Landscape \u2014 Snow Scene).2ème prix: Dr Max O.Klotz, Rockliffe, Ottawa, Ont.\u2014 «Our Life is closed \u2014 Our life begins» (Portrait).Mentions M.Claude Jutras, Montréal, P.Q.\u2014 (Portrait).Dr A.B.Walter, Saint John, N.-B.\u2014 « Freedom » (Nature Study).Dr B.S.W.Brown, Granby, P.Q.\u2014 «I'm Mr.Doyle » (Character Study).« Joan » Photographies translucides ler prix: Dr A.J.Grace, London, Ont.\u2014 « Un- timelv Winter» (Landscape).2ème prix: Dr F.E.Wait, Saskatoon.Sask.\u2014 « Bow Village » (Landscape). Chaque comprimé contient : Boro-potassium tartrate 020 Phénobarbitat .0.05 Extrait de hyocyamus .0.005 INDICATIONS Maladies nerveuses, épilepsie, ne- vrose, danse de St-Guy, convulsions.Modérateur de l'éréthisme nerveux.Traitement préventif du mal de mer, du mal d\u2019auto, du mal d'avion.POSOLOGIE | à 3 comprimés par jour.PRÉSENTATION Tube de 20 comprimés.Flacon de 100 et 500 comprimés.Echantillon médical et documentation complète envoyés aux médecins sur demande.Préparé par les Laboratoires Mexyl, Genève, SUISSE.Représentants exclusifs pour le Canada: HERDT & CHARTON, INC.**\" Ave.du College McGill Montréal 1026 3ème prix: Dr S.J.Navin, Caramat, Ont.\u2014 « Long Lac, Ontario» (Landscape).Mentions Dr L.E.Jaquith, Toronto, Ont.\u2014 «Birds of Paradise » (Fantasy).Dr A.F.Perl, Sarnia, Ont.\u2014 «Prairie Road » (Landscape).Dr Helen McKinley, Toronto, Ont.\u2014 « Enchanted Evening» (Seascape).Dr W.W.Hughes, Embro, Ont.\u2014 « Nature\u2019s Music » (Seascape).Dr R.M.Taylor, Deep River, Ont.\u2014 « Dunster Cottage » (Landscape).+ ÉTUDES SUR LA SCLÉROSE EN PLAQUES A L'INSTITUT NEUROLOGIQUE DE MONTRÉAL L'honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que l\u2019Institut neurologique de Montréal poursuit des recherches sur le diagnostic et le traitement précoces dé la sclérose en plaques.Des études préliminaires révèlent une anormalité du plasma sanguin chez les personnes atteintes de la sclérose en plaques.On étudiera ces altérations avec soin et en détail ; puis on comparera les résultats obtenus avec ceux que donnent les recherches sur le plasma normal.On espère trouver, de cette façon, le moyen de découvrir à son début la sclérose en plaques et, également, de suivre de près et d\u2019évaluer les méthodes de traitement.La caractéristique de la sclérose en plaques, c\u2019est le durcissement de parties du tissu conjonctif, dans le cerveau ou la moelle épinière, ou bien dans les deux, ce qui gêne la transmission des impulsions des centres nerveux.La débilité et le manque de coordination sont des symptômes de cette affection.Elle peut, quand elle a fait beaucoup de progrès, causer la paralysie totale.On ignore, à actuelle le moyen de la guérir.On connaît, ajoute M.Martin, l\u2019existence de plus de 9000 cas au Canada; mais les autorités d\u2019hygiène publique croient que le nombre réel est beaucoup plus élevé.Les recherches, croit-on.dureront deux ans.Elles sont sous la direction du docteur Roy L.Swank, neuropathologiste adjoint de l\u2019Institut neurologique et professeur adjoint de neurologie expérimentale à l\u2019Université McGill, assisté de Mlle Aagot Grims- gaard.Les observations cliniques se poursuivront à l\u2019Institut neurologique et à la clinique externe de lPhôpital Royal Victoria.La subvention fédérale, pendant cière présente, est de $6 000.CONGRES DE STOMATOLOGIE Le XIIème Congrès Français de Stomatologie se tiendra à Paris, du 8 au 13 octobre 1951, dans les locaux de l'Institut Eastman.l\u2019heure l\u2019année finan- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 Deux rapports seront présentés par: MM.les docteurs Hennion et Bataille sur « Les parotidites chroniques»; M.le docteur Friez sur «Le traitement des pyorrhées ».Deux questions seront mises en discussion par: M.le Professeur agrégé Carlier et M.le docteur Goudaert sur « L\u2019hémostase en stomatologie »; MM.les docteurs Jacowski et Grignon sur « Le traitement chirurgical des communications bucco-sinusales » (en remplacement du Professeur agrégé Houpert).De nombreux confrères français et étrangers ont bien voulu déjà répondre à notre appel en nous promettant leur participation de principe et en nous annonçant leurs communications.Nous comptons que vous vous joindrez à eux et le secrétaire général serait heureux d\u2019avoir dès maintenant les titres exacts de vos communications éventuelles si vous désirez qu\u2019ils figurent sur le programme imprimé qui sera adressé ultérieurement à tous les congressistes.Pendant la durée du Congrès, les matinées seront consacrées dans les hôpitaux et à l\u2019Institut de Stomatologie de la Faculté de Médecine de Paris à des présentations cliniques, à des interventions et à des démonstrations de techniques modernes de la spécialité.Enfin une exposition de matériel professionnel, de produits pharmaceutiques, de livres récents aura lieu au voisinage des Salles de Conférences.La semaine du Congrès coïncide également avec le Salon de l\u2019Automobile et le séjour à Paris tou- Jours apprécié trouvera encore des attraits supplémentaires dans les festivités du Bimillénaire.Dans le cadre même du Congrès, les distractions n\u2019ont pas été négligées.En dehors du Banquet traditionnel, il sera organisé une excursion en Champagne.Le comité des Dames se chargera des visites chez les grands couturiers et dans diverses expositions du moment.Docteur P.FRIEZ.DEUXIÈME CONGRÈS EUROPÉEN DE RHUMATOLOGIE Ce Congrès aura lieu à Barcelone (Espagne) du 24 au 27 septembre prochain.Son Excellence le Ministre de l'Intérieur lui a conféré un caractère officiel en raison de l'importance et de l'utilité des questions qui y seront traitées.L\u2019organisation de ce congrès est très avancée; des centaines de médecins de toutes les parties du monde se sont déjà inscrits.Un tel Congrès sera non pas seulement un simple Congrès curopéen, mais un événement mondial.Le docteur Philip S.Hench, de la Clinique Mayo (Rochester), Prix Nobel 1950, sera l\u2019invité officiel du gouvernement espagnol et l\u2019invité d'honneur de notre pays.Plusieurs personnalités éminentes du monde médical ont aussi exprimé le désir d'assister à ce Congrès. DANS LA FIÈVRE DES FOINS LE PRURIT LE CORYZA LES ALLERGIES DE TOUT GENRE EMPLOYEZ M.Maurice Phaneuf, 1510, rue Chambly, Montréal, P.Q.(Maléate de pyranisamine) UN ANTIHISTAMINE POUR USAGE GÉNÉRAL présentation: DIPANE S.C.T.No 312 AVEC AMPHOS E.B.S.Chaque comprimé contient 50 mg.de Dipane et 5 mg.de phosphate d\u2019amphetamine.DIPANE C.T.No 321 AVEC EBSAL CO.E.B.S.Chaque comprimé contient 25 mg.de Dipane, 312 gr.d\u2019acide acétylsalicylique, 214 gr.de phénacétine et 1, gr.de citrate de caféine.ONGUENT DIPANE E.B.S.Contient un pour cent de Dipane dans un excipient hydrosoluble.ELIXIR DIPANE E.B.S.Contient, dans 4 c.c., 50 mg.de Dipane.ATLEWORTH CHEMICAL CO.LTD.TORONTO, CANADA UNE COMPAGNIE ENTIEREMENT CANADIENNE .DEPUIS 1879 Représentants: M.Caudias Lamontagne, 2317 Regent Ave., N.D.G., Montréal, P.Q.M.|.L.Vallerand, 23, rue de I'Eglise, Québec, P.Q. 10283 ENQUÊTE SUR LA POLLUTION DE L'AIR DE TORONTO Des hommes de xcience attachée à l\u2019École d\u2019Hygiène de l\u2019Université de Toronto sont en train de faire une enquête sur la pollution de l'air de Toronto et de la région environnante ainsi que sur les répercussions de cette pollution sur la santé.C\u2019est ce que nous apprend l'honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, qui ajoute que le gouvernement fédéral attribue au financement de ce projet une subvention d\u2019hygiène au montant de $7 400.Pendant une année au moins, on fera régulièrement des prélèvements d\u2019air, à une vingtaine d\u2019endroits divers de la région de Toronto.Deux de ces postes seront en mesure de donner des renseignements détaillés sur les principaux agents de pollution de l\u2019atmosphère ainsi que toutes les données sur les conditions atmosphériques influant sur la pollution de Tair.) On poursuivra à l\u2019Ecole d\u2019Hygiène des enquêtes de laboratoire afin de déterminer les conséquences, s\u2019il en est, des concentrations d\u2019agents de pollution sur la santé.Le docteur D.Y.Solandt, professeur d'hygiène physiologique, dirige l\u2019ensemble du projet, avec le concours de deux techniciens qui ont de l\u2019expérience des travaux de laboratoire et de génie.On choisira les postes de prélèvement en collaboration avec le professeur E.A.Alleut, président d\u2019un comité de la pollution de l\u2019atmosphère au Canada, et M.L.J.Cudbird, inspecteur de la fumée à Toronto.Le docteur H.M.Barret, de l'Ecole d\u2019Hygiène, avait déjà, en 1936-37, fait une enquête sur la pollution de l\u2019atmosphère à Toronto, déclare M.Martin.L'enquête actuelle en est la continuation.Les hommes de science qui l\u2019entreprennent bénéficieront aussi des études poursuivies au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, où le brouillard de fumée de Los Angeles et le désastre de Denora ont stimulé d\u2019importantes recherches.La subvention fédérale de $7400 sera attribuée aux salaires des techniciens, au coût des prélèvements d'air et d\u2019autre matériel technique nécessaire au projet.ee CONFISCATION DE 22 516 LIVRES D'ALIMENTS IMPROPRES À LA CONSOMMATION Le dernier rapport mensuel des Unités sanitaires de la province de Québec révèle que les inspecteurs sanitaires ont dû confisquer au cours du dernier mois 22516 livres d\u2019aliments impropres à la consommation.Afin d\u2019exercer une surveillance attentive sur les établissements de manipulation de denrées alimentaires.les inspecteurs ont visité 173 boulangeries, 1776 épiceries, 883 restaurants, 2 583 bouche- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 \u2019 ries, 190 marchés publics sis dans les territoires pourvus d\u2019Unités sanitaires, c\u2019est-à-dire dehors de l\u2019île de Montréal, de la ville de Québec et de quelques autres centres.Les inspecteurs ont égulement conduit une forte campagne de protection dans les établissements de produits laitiers.264 CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES Pendant le mois qui vient de se terminer, les cliniciens ambulants chargés de la surveillance épi- démiologique antituberculeuse et du dépistage ont examiné plus de treize mille personnes au cours de 264 cliniques tenues dans les différentes régions pourvues d\u2019Unités sanitaires.Les hygiénistes par ailleurs, ont en outre examiné plus de dix mille (10059) contacts et cas suspects de maladies infectieuses.Par suite de ces recherches, ils ont également immunisé contre la diphtérie 2568 enfants et conféré 4402 immunisations de rappel.C\u2019est-à-dire que les hygiénistes du ministère provincial de la Santé exercent une surveillance bienfaisante dans toutes les régions du Québec.PARENTS, PRENEZ GARDE AUX TUBERCULEUX Si nous voulons réduire notre mortalité par tuberculose à un taux minimum, le concours de chaque famille et de chaque individu est indispensable.La surveillance des enfants doit se poursuivre depuis la naissance jusqu\u2019à l\u2019âge adulte.Les organisations antituberculeuses de la Province sont impuissantes à assurer seules cette surveillance.Combien de mères de famille exigent en temps normal un certificat de compétence et d'honnêteté de la domestique qu\u2019elles engagent sans seulement s\u2019informer de son état de santé?Et pourtant, à cette domestique qui peut être tuberculeuse, on confiera le soin de ses enfants avec lesquels elle aura des contacts immédiats et répétés.Quand l\u2019enfant a grandi, s\u2019occupe- t-on assez de l\u2019état de santé de ses petits compagnons de jeux?Si l\u2019on considère que malheureusement il existe encore, dans notre province, de nombreux foyers affectés par la tuberculose, beaucoup d'enfants échappent difficilement à la contamination qui les guette.Ils y réussiront d\u2019autant mieux que nous saurons leur préparer un organisme vigoureux, et c\u2019est le but de la vaste campagne pour une saine alimentation qui se poursuit actuellement.Une bonne hygiène préventive et une alimentation raisonnée permettront à vos enfants de se défendre contre les microbes qui menacent de les contaminer, ou qui vivent à l\u2019état latent dans leur organisme et n\u2019attendent qu'une déficience générale pour se réveiller et se multiplier au point de créer la maladie.Tels sont les conseils que donnent les hygiénistes du ministère de la Santé que dirige l\u2019honorable Albini Paquette, m.d., ministre de la Santé. L'Union Méd.Canada XLVII Tome 80 \u2014 août 1951 MÉDICATION ANTIANAPHYLACTIQUE, POLYVALENTE ET CHOLAGOGUE FORMULE: Peptone de Viande et de Poisson (dragées et granulé) Extrait de lait et Extraits d'œufs.Magnésie et Excipients.INDICATIONS: Fortement recommandée dans le traitement des Migraines, Urticaire, Strophylus, Eczémas, Prurits, Troubles digestifs par assimilation défectueuse, somnolence après les repas.POSOLOGIE: Prendre, une heure environ avant chacun des trois repas, 4 à 6 dragées, soit à sec, soit de préférence avec un peu d\u2019eau tiède.Enfants: demi-dose.PRÉSENTATION: Flacons de 50, 500 et 1000 dragées.Granulé: boîte de 130 grammes.Documentation et échantillon sur demande.HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL © MONTRÉAL, P.Q.(pommade ne contenant aucun corps gras) FORMULE: Soufre Colloïdal \u2014 Sulfure de Calcium Sulfate de Zinc \u2014 Glycérine.INDICATIONS: Acné, Séborrhée huileuse, couperose, Lupus érythémateux, Dermites de cause vénénifique.MODE D'EMPLOI: En application locale le soir au coucher.PRESENTATION: Pots de 1 oz.\u2014 2 ozs \u2014 4 ozs et 16 ozs.Documentation et échantillon sur demande.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL © MONTRÉAL, P.Q. REVUE DES LIVRES Mental Hospital 1950.\u2014 American Psychiatric Association, 1624 Eye Street, N.W., Washington 6, D.C.($2.50).Les comptes rendus de la seconde Consultation sur les hôpitaux psychiatriques, tenue à St-Louis en octobre 1950, viennent d\u2019être publiés.Elle fut sous les auspices du Service des hôpitaux psychiatriques de «l\u2019American Pey- chiatric Association ».Cette consultation (Mental Hospital Institute) fut réalisée sous le mode de forum pour chaque question traitée et ou prirent part un nombre imposant de psychiatres américains et de quelques aliénistes canadiens.Cette publication contient des renseignements d\u2019une ut\u2019lité éminemment pratique portant sur un nombre de sujets qui couvrent le vaste champs d\u2019opération en hospitalisation des malades mentaux.Les problèmes sont abordés object:vement, d\u2019une façon dénuée de tout académisme et traités en re'ation avec les besoins actuels.Qu\u2019on s\u2019en rende compte par l\u2019éÉnumération des sujets examinés et discutés: l\u2019architecture; la technique des rapports statistiques; l'inspection et la classification; les hopitaux et la défense civile; le directeur médical; les thérapies de groupe; le stage de Jours à l\u2019hôpital (day hospitals); le contrôle de la tuberculose; les gratifications gouvernementales au Canada; les gardes-malades; les aides psychiatriques; les psychologues, les an- xiliaires sociales.les préposés à la thérapie par le travail et l\u2019occupation; les psychiatres; les rapports entre l\u2019hôpital et le centre communautaire; les relations entre les hôpitaux et le public; les éléments facilitant l\u2019aide gouvernementale en faveur des hôpitaux psychiatriques; les hôpitaux privés; les services psychiatriques dans les hôpitaux généraux; les écoles pour arriérés mentaux; les hôpitaux fédéraux.Bien entendu, en 215 pages on ne peut effectuer une étude exhaustive de ces nombreux et importants problèmes, mais, encore une fois, + + on en discute les points essentiels, pratiques, vus à la lumière des besoins d\u2019aujourd'hui et à celle des exigences de plus en plus accusées de la psychiatrie aussi bien dans le champ de la médecine que dans le domaine de la population en général.Ce condensé en science hospitalière et en regard des mentaux devrait être porté à la connaissance de tout psychiatre et de tout administrateur d'hôpital psychiatrique.Roma AMYOT.+ + Volume des Rapports et Discussions \u2014 Premier Congrès International du Climatisme Social, Villard-de-Lans, mars 1949.\u2014 Un volume de 514 pages.\u2014 Imprimerie Gué- rinand, 27 bis, cours Berriat, Grenoble.Table des matières Première partie: Rapports sur le Climatisme social en France.1.Bases scientifiques du Climatisme social, par M.le Professeur Bert, M.Striffling.2.Bases cliniques du Climatisme social, par M.le Professeur Delore, M.le docteur Milhaud.3.Ce que médecins ct malades doivent savoir du Climatisme social, par M.le docteur Huber, M.le docteur Rouèche.4.Le point de vue de l\u2019Assistante Sociale en matière de Climatisme social, par Mlle Fritsch.5.Les besoins de l\u2019enfance en matière de Climatisme social.par M.le Professeur Rohmer.M.le Professeur Caussade.6.Climatisme social pour enfants tuberculeux, par M.le Professeur Dufourt, M.le docteur Lowys.7.Climatisme social pour adultes tuberculeux, par M.le Professeur Etionne Bernard, M.le docteur Dumarest.8.Prévention de la tuberculose dans les populations saines des stations sanatoriales, par M.le docteur Davy.9.Préventoriums, aériums, maisons d'enfants, par M.le docteur Kaplan.10.Climatisme social dans les affections respiratoires non tuberculeuses de l\u2019enfance.par M.le Professeur Mouriquand.M.le Professeur agrégé Jeune. L'Union Méd.Canada XLVIII Tome 80 \u2014 août 1951 \u2014Un vaso-dilatateur coronarien rempli de promesses KHELLI Khellin est le principe actif de la graine de Khella, plante sauvage du bassin médi- terranéen.On le trouve actuellement dans le commerce sous forme cristallisée pure, pour usage oral dans la prophylaxie et le traitement de l\u2019angine de poitrine.USAGE CLINIQUE : Khellin B.D.H.possède, sur les nitrites et autres vaso-dilatateurs réputés, l\u2019avantage d\u2019avoir une action sélective sur les vaisseaux coronariens.Son action, bien que plus lente, est plus prolonzée que celle des nitrites.À doses efficaces, il n\u2019abaisse pas la tension artérielle.A ce sujet, selon Anrep et al (Amer.Heart J., 37:531, 1949) \u201con peut considérer l\u2019action de Khellin sur les vaisseaux coronariens comme une action aussi sélective que possible.\u201d Des essais comparatifs indiquent que le Khellin est un peu plus faible que la nitroglycérine, mais il agit plus longtemps.Quant à son action sur la musculature bronchique et coronaire, elle vaut quatre fois celle de l\u2019aminophylline.POSOLOGIE : EFFETS SECONDAIRES : On administre deux comprimés de Khellin L\u2019incidence des réactions est faible, mais B.D.H.(40.0 mg.) 3 ou 4 fois par jour.on a rapporté des effets secondaires tels Quand la réponse clinique est manifeste, on que diarrhées, nausées et insomnie.On peut peut réduire la dose à un niveau d\u2019entretien réduire ces effets en commençant par des qui peut être continuée indéfiniment, le mé- doses faibles au moment des repas.dicament n\u2019étant pas sujet à accoutumance.Présenté en flacons de 50 et de 100 comprimés de 20.0 mg.chacun.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO CANADA 1032 11.Climatisme social pour enfants non tuberculeux, indemnes d'affections des voies respiratoires, par M.le Professeur Chaptal, Madame le docteur Pognan.12.Climatisme social pour adultes non tuberculeux, par M.le Professeur Justin-Bezançon, M.le Prof.Ch.Debray.13.Organisation et hygiène des stations dans le sens du Climatisme social, par M.le docteur Auja- leu, M.le Prof.Merklen, M.le docteur Rouèche.14.L\u2019expérience de Villard-de-Lans, par M.le docteur Lefrançois.M.le docteur Terrel, M.le docteur Jacqueson.15.Législation et rapports avec la Sécurité sociale, par MM.Michel et Breton.16.Climatisme social et Etablissements d'\u2019enseignement, par M.le Prof.Lelong, M.le Prof.Douadry.17.Colonies sanitaires temporaires, Colonies de vacances, par M.le docteur Armand-Delille, Madame le docteur Cuenin.M.Lebel.18.Résumé du bilan des possibilités actuelles du Climatisme social en France.par M.le docteur Choffe.Deuxieme partie: Rapports sur le Climatisme social à l'étranger.1.Angleterre: M.le docteur MacCarthy, Londres.2.Autriche: M.le docteur Thalamer, Vienne.3.Belgique: M.le Prof.Michez, Bruxelles.4.Grèce: M.le Prof.Spyropoulos.Athènes, et Madame le docteur Eugénie Tombrou.5.Italie: M.le Prof.Lolli.Les Instituts Hospitaliers de Santa-Corona, à Pietra Ligure (prov.de Savona), par M.le Prof.Scotti Douglas.6.Luxembourg: M.le docteur Molitor.Luxembourg.7.Pays-Bas: M.le Prof.Van Greveld et M.le docteur J.J.Dalmeijer.8.Roumanie: M.le docteur Louis Copelman, de Bucarest.9.Suisse: M.le docteur Press.Genève.Antonio PRUDENTE et Henrique MELEGA.\u2014 Nouvelles techniques onératoires dans la chirurgie du cancer.Un volume de 296 pages, avec 180 fivures.2 500 francs.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1951.Dans ces dervières années ont été tentées des evérattons de plus en plus «élargies » contre le cancer, à un tel pont que certains auteurs arrivent à parler d'opérahilité « ab- son y, Malgré les objections qu\u2019on a voulu opposer À ces opérat'ons, parfois excessivement REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 mutilantes, les résultats obtenus justifient l\u2019attitude audacieuse de quelques chirurgiens.Mais, en dép:t des déjà nombreuses publications qui ont été faites sur ces opérations « élargies », ces dernières n\u2019ont pas paru aux Auteurs convenablement réglées.C\u2019est pourquoi ils ont voulu systématiser quelques nouvelles techniques opératoires, en cherchant à les présenter de la meilleure façon possible en ce qui concerne la documentation graphique.Ils ne visent pas seulement à présenter des techniques originales, mais aussi des systématisations personnelles de techniques déja connues.L'opération en monobloc, c\u2019est-à-dire la di=- section en continuité des tissus envahis par le cancer, a, en quelque sorte, constitué la ligne de conduite de leurs recherches.Les chirurgiens prendront un grand intérêt à cette nouvelle contribution au traitement des néoplasies malignes, dont l\u2019illustration abondante, réalisée à une échelle qui ne laisse rien dans l\u2019ombre, a été particulièrement soignée.Divisions de l\u2019ouvrage Exentération de l\u2019orbite avee parotidectomic et évidement ganglionnaire cervico-facial.\u2014 Ethmoi- dectomie électro-chirurgicale.\u2014 Résection mento- labio-ganglionnaire en monobloc.\u2014 Hémi-résection du maxillaire inférieur avec évidement ganglionnaire total du cou.\u2014 Exérèse électro-chirurgicale des grandes tumeurs ulcérées du cou.\u2014 Exérèse axillo- inguinale en monobloc.\u2014 Evidement ganglionnaire inguino-illiaque avec résection de l\u2019arcade fémorale.\u2014 @>ophago-gastro-duodéno-spéno-pancréatectomie par la voix abdomino-thoracique.\u2014 Evidement de la cavité pelvienne chez l'homme ; chez la femme.\u2014 Scapulectomie.\u2014 Amputation interscapulo-manno- thoracique.\u2014 Désarticulation coxo-fémorale avec évidement ganglionnaire 1liaque externe.\u2014 Amputation inter-ilio-abdominale.G HEMMELFER.\u2014 Métabolisme du fer \u2014 Phvsiologie \u2014 pathologie \u2014 \u2018raitement.Préface du Professeur M.POLONOVSKI.Un volume de 258 pages, avec 47 fioures.] 500 francs.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1951.Cet une monographie complète sur la physiopathologie du fer que présente l'Auteur.On sait l\u2019importance de cet élément «un que » L'Union Méd.Canada 7 Tome 80 \u2014 août 1951 XLIX ERATRITE === FORMULE: Chaque tablette contient: Veratrum Viride (titré biologiquement) 3 Unités Craw, Nitrite de Soude, 1 gr., Phénobarbital, Va gr.ACTION: Il est aujourd\u2019hui prouvé que le Veratrum Viride administré oralement est supérieur à toute autre drogue pour abaisser la pression artérielle.Le Veratrum Viride produit un effet plus constant et de plus longue durée.(Dr.Edouard D.Freis, Medical Clinic of North America, - Boston, numéro septembre 1948).La vaso-dilatation neurogénique, observée en premier lieu par Wilson & Smith, relativement à l\u2019action du Veratrum Viride, est d\u2019un avantage considérable dans le traitement de l'hypertension.POSOLOGIE: Administrer une tablette 2 heures aprés chaque repas durant la premiére semaine.Augmenter ou diminuer la dose selon la réaction du patient.Documentation et échantillon envoyés aux médecins sur demande.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, P.Q.ANABILE-CHO ~~~ Acide déhydro- EFFETS THERAPEUTIQUES DES TABLETTES ANABILE-CHO (Chobile) (CHOBILE) cholique 1 L\u2019acide déhydrocholique augmente la fraction aqueuse de la bile et nettoie les canaux biliaires.À Les sels biliaires naturels contenus dans les tablettes ANABILE-CHO augmentent la concentration de sels biliaires.3 Du petit intestin 90% des sels biliaires purifiés et de 15% à 50% de l'acide déhydrocholique sont récupérés et retournent ensuite au foie par la veine porte.8 Les sels biliaires naturels émulsionnent les graisses, facilitent la digestion et maintiennent l'équilibre aqueux du côlon par osmose.5 Les tablettes ANABILE-CHO augmentent la sécrétion biliaire, empêchent le dépôt de cholestérol, combattent la stase biliaire et préviennent l\u2019infection.DOCUMENTATION ET ÉCHANTILLON ENVOYÉS SUR DEMANDE Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du College McGill, Montréal, P.Q. 1034 dans le métabolisme général, et les répereus- sions de ses moindres déviations qualitatives ou quantitatives dans le jeu normal des réactions auxquelles il participe.Les particularités du fer, cn particulier la possibilité qu\u2019il a d\u2019être bi ou tri-électrovalent, son hexacoordinance, ses propriétés magnél!- ques spéciales, le désignent à l\u2019attention dn biochimiste.Dans la première partie sont décrites les méthodes de recueil du sérum et de dosage du fer, bases analytiques indispensables à toute étude valable des échanges normaux ou morbides de cet élément.Puis l\u2019Auteur éclaire les apparences polymorphes du fer au sein de la cellule vivante: fer «actif» héminique des pigments ct des enzymes, fer sérique de « transport », convoyé par une globuline plasmatique particulière fer « stocké » sous forme de ferritine \u2014 et définit ses diverses formes analytiques: fer « labile » sous l\u2019action de l\u2019acide chlorhydrique dilué, fer extractible ou non par le pyrophosphate de sodium.Clest ensuite l\u2019histoire biologique de cet élément depuis son assimilation, aux modalités spéeia- les grâce à l\u2019affinité singulière de l\u2019apoferri- tne des villosités intestinales, jusqu\u2019à son élimination, très mesurée.C\u2019est en pathologiste et en thérapeute que l\u2019Auteur traite les deux autres grandes parties de I'ouvrage, tout en conservant l'accent sur les données physio-pathologiques.Sont tour à tour décrits les états d\u2019hyposidérose, au cour- de la grossesse, chez le fœtus et le nourrisson.par suite de carence alimentaire, de trouble- de résorption, ou d\u2019hémorragies.ainsi que 1» métabolisme troublé du fer dans les infections a\u2018guës ou chroniques.Le dernier chapitre est consacré aux indications du traitement.par le fer.C\u2019est en clinicien averti et en praticien que le Dr Hemmeler scrute certains problèmes.comme celui des anémies: soit que celles-ci proviennent d\u2019un apport insuffisant de fer, ou qu\u2019elles résultent de « lésions biolog:ques » au cours des différents stades de l\u2019hématopoièse ; REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 août 1951 comme aussi la question, toute récente, des variations du fer sérique.Divisions de l\u2019ouvrage I.Les méthodes de dosage du fer.Dosage de la sidérémie.Détermination du fer dans différents liquides de l'organisme.Détermination du fer tissulaire.II.Physiologie du métabolisme du fer.Quantité, répartition et rôle du fer dans l\u2019organisme.Pertes en fer dans l'organisme.Les besoins.La résorption du fer.\u2014 IIL.Pathologie du métabolisme du fer.Les états d'hyposidérose.Métabolisme du fer dans les infections aiguës et chroniques.Hémo- chromatose.Maladies s\u2019accompagnant d\u2019une hyper-
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.