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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Septembre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1951-09, Collections de BAnQ.

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[" Tome 80 \u2014 Numéro 9 MONTRÉAL, SEPTEMBRE 1951 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 XXIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., 4 - 6 octobre 1951, Trois-Rivières ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT: 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal. le médicament le plus moderne contre l'HYPERTENSION.BROMURE D\u2019HEXAMETHONIUM .\"\u2018une méthode utile pour diminuer la pression sanguine dans I\u2019hypertension grave; l\u2019administration est rapide et exempte d\u2019effets toxiques.\u201d CAMPBELL, A., et ROBERTSON, E.: Br.Med.Jour., 7 oct.1950, p.804.\u2026 \u201cune patiente qui avait subi une sympathectomie dorso-lombaire bilatérale pour hypertension maligne sans voir baisser sa pression, a manifesté une prompte amélioration après l\u2019administration de ce médicament.\u2018 .\u201cce produit a donné de bons résultats chez deux patients souffrant d\u2019hypertension marquée et ayant déjà subi des attaques mineures de thrombose cérébrale.\u201d FRANKEL, E.: The Lancet, 17 fév.1951, p.408-409.\u201cadministré à doses convenables, l\u2019hexaméthonium semble efficace pour combattre la plupart des cas d\u2019hypertension, y compris l\u2019hypertension maligne.\u201d FREIS, E.D.: The Lancet, 21 avril 1951, p.909.\u201cune seule dose orale de méthonium peut produire un effet hypotenseur durant près de six heures .avec une administration à intervalles judicieusement déterminés, on peut arriver à obtenir une baisse continue de la pression.\u201d MACKEY, W.A.: Br.Med.Jour, 28 avril 1951, p.984, renseignements sur demande.le Vegolysen est une préparation assez délicate à administrer et nous suggérons qu'avant de l\u2019employer vous communiquiez avec nous afin d'obtenir les plus récents rapports cliniques sur ce sujet.comprimés à 250 mg.\u2014 ampoules à 25 et à 100 mg.Monsieur le Docteur, nous espérons vous voir au stand No 49 lors du Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.aux Trois-Rivières, 4 - 6 octobre POULENC LIMITÉE Montréal Btn L'Union Med.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 on fing Suxpension \u201cCQRTONE ACETATE Suspension saline d\u2019Acétate de CORTONE (1 c.e.= 25 mg.) fioles de 20 c.c.Cortone Marque déposée vastes à AcETATE Erses à sae Com primes \u2014 d\u2019Acétate de CORTONE (25 mg.chacun) bouteilles de 40 comprimés.Des études cliniques ont démontré que l\u2019activité thérapeutique de la Cortone* est la même, soit qu\u2019on l\u2019administre par voie orale ou par voie parentérale.Les doses nécessaires sont à peu près semblables, et les deux voies d\u2019administration peuvent être utilisées d\u2019une façon alternative ou simultanée à tous les stades du traitement.Bien que la fabrication de la Cortone \u2014 synthèse probablement la plus compliquée et la plus longue jamais entreprise \u2014 ait imposé des difficultés sans précédent, tous les efforts tendent à augmenter la production et, dans l\u2019intervalle, à réaliser une distribution nationale équitable de cette drogue essentielle.Documentation sur demande La clef d\u2019une ère nouvelle en scwence médicale ACÉTATE (Acétate de CORTISONE Merck) tAcétate 21 de déhydro 11-hyd:oxy 17 corticostérone) Parmi les affections où la Cortone a produit une amélioration clinique frappante on mentionne : L\u2019ARTHRITE RHUMATOIDE et les affections rhumatismales connexes.LE RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU.LES TROUBLES ALLERGIQUES.LES AFFECTIONS INFLAMMATOIRES DES YEUX.AFFECTIONS CUTANÉES, notamment la dermatite atopique, le psoriasis, la dermatite exfoliatrice, comprenant des cas secondaires à des réactions médicamenteuses, et le pem- phigus.LE LUPUS ÉRYTHÉMATEUX (au début).LA MALADIE D\u2019ADDISON.\u201cCORTONE est la marque Jéposée de Merck & Co.Limited \u201cOur sa préparation de Cortisone.MERCK & CO.LIMITED Fabricants chimistes Montréal - Toronto - Valleyfield SOMMAIRE ee ; BULLETIN Koma AMYQOT Le chemin retrouve .LL LL LL 1039 J.-A.DENONCOURT Message du président du XXIe congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada .1042 PROGRAMME DU XXIe CONGRÈS H.TRUDEL XXIe congrès de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada .LL LL La a a a a ae ea LA a AL LL a a aa 1043 Jos.NORMAND Programme général préliminaire .,.1043 Programme scientifique du XXIe congrès des Médecins de Langue Française du Canada, les 4, 5 et 6 octobre 1951 .1044 Madame ]-A.DENONCOURT Invitation aux épouses des congressistes .1047 Programme des dames .20022 04002 a aa ea ea La aa aa aa» 1048 INDICATIONS : ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.VICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et des Une demi-bouteille par jour, soit: | graveleux Un verre à jeun.Cystites \u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.ari A 4 Un ve l T.Artério-sclérose au début verre le soi Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal \u2014_ In L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 ESKEL vaso-dilatateur des coronaires Angine de poitrine pts tes tata Asthme bronchique Un à trois comprimés par jour selon les cas Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal 9 SOMMAIRE (Suite) e e e N.BALESTRAZZI La pathogénése du choc traumatique.Revue synthétique a l'aide de recherches originales .ALL LL aa 1051 RECUEIL DE FAITS Rosaire LAUZER et Robert FISET A propos d'un cas d'iléite terminale .1060 MOUVEMENT MEDICAL Paul RIOPEL Que penser des précalibrations en photocolorimeétrie .1064 A.-R.FOLEY La cyanose des nourrissons ou les bébés bleus.Maladie causée par ingestion de nitrates.e ea a sa aa aan ae 1069 REVUE GÉNÉRALE Almanzor MARSOLAIS et René LEBEAU L'anesthésie au pentothal.Ses effets sur le système nerveux central et ses signes cliniques .002020000 004 a aa Lea a a ea aa eee 1071 Guy LAFOND Rein et lésions osseuses .220000200 1022 La ALL LA La ae 1080 ÉDITORIAL Roma AMYOT Prestige de l'exactitude en anesthesie .1086 Pour les cas ou le régime alimentaire habituel FORMULE renferme suffisamment Dans la dose quo- de vitamine À et de vi- Dans chaque tidienne moyenne tamines du groupe B: capsule (4 capsules) Vitamine D .50,000 unités int.200,000 unités int.\u201cOSTOFORTE\u201d Vitamine A .cco.1,666 unités int.6,664 unités int.(S.E.C.No 651 \u201cFROSST\u201d) Vitamine B: (chlorhydrate de thiamine) .0.67 mg.2.67 mg.Chaque capsule contient Riboflavine (vitamine Bz) .1.00 mg.4.00 mg.50,000 unités int.de Niacinamide .6.67 mg.26.67 mg.vitamine D.Vitamine C (acide ascorbique) .15.00 mg.60.00 mg.IMPORTANT: Le Composé PRESENTATION: Boîtes de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).d\u2019Ostoforte et l\u2019'Ostoforte ne doivent pas être donnés aux DOSE: Jusqu\u2019a concurrence de six capsules par jour.Posologie com- sujets dont le rein ne fonc- plète à la demande des intéressés.tionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.Charles &.Frosst & Co.MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada Vv Tome 80 \u2014 sept.1951 1868 Le premier Claude Adolphe Nativelle a isolé le principe actif pur, cristallisé de la digitale pourprée.Prix Orfila de l\u2019Académie de Médecine de Paris.1927 Sir James MacKenzie et James Orr mentionnent la Digitaline Nativelle comme \u201cune préparation élégante et efficace.\u201d Principles of Diagnosis and Treatment of Heart Affections, Ox.Med.Pubs., p.219.1945 Harry Gold définit la Digitaline Nativelle comme \u2018le médicament de choix pour usage courant\u201d'\u2014 The Choice of a Digitalis Preparation, Connecticut State Medical Journal, March 1945, Vol.IX, No.3, p.193.L'inscription officielle de la Digitaline Nativelle dans le N.N.R.à partir de 1942 marque aux Etats-Unis le début d'une nouvelle époque dans la thérapeutique par la Digitoxine (Digitaline Nativelle) qui est définitivement inscrite dans la U.S.P.XIII (1947).igitaline nativelle Le produit qui a fait époque \u2014 glucoside cristallisé, pur de la digitale pourprée \u2014 non pas un mélange de glucosides \u2014 reste encore I'étalon mondial de la thérapeutique digitalique.1950 Schwartz déclarait que \u201cla Digitaline Nativelle rendra les meilleurs services pour le traitement d'entretien.\u201d A Clinical Investigation on the Digitoxins, The American Practitioner and Digest of Treatment, Vol.1, No.1.George Macht de son côté affirme que \u201cune constatation frappante fut l\u2019activité I I pharmacologique plus grande de la Digitaline Nativelle\u201d par rapport aux diverses digitoxines.Arch.Int.de Pharmacodyn., LXXI, No.3, p.345.1951 marque pour la maison Rougier Frères le cinquantième anniversaire d'efforts constants pour mettre à la disposition du Corps Médical des spécialités pharmaceutiques de haute qualité. SOMMAIRE (Suite) | HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Hon.Paul MARTIN Trois ans de progrès sanitaire .ci.1088 Ad.GROULX Les services de santé .a aa aa ae ea aan ee 1093 G.CHAREST Une eau saine et son influence sur la baisse de la typhoïide .1096 Léo-Paul CABANA La destruction de l'herbe à poux pour prévenir le rhume des foins .1098 VARIÉTÉS Raoul KOURILSKY Les conditions de travail des médecins canadiens à Paris et en France 1102 Gabriel NADEAU Le dernier chirurgien du roi & Québec \u2014 Antoine Briault (1742-1760) (SIL) MA ee 1106 En devoir \u2014 L'opinion des autres à notre sujet: les gardes-malades .1117 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Philippe LANDRY Diagnostic de la tuberculose au bureau du médecin .1120 Les besoins fondamentaux de l'enfance .1123 Roma AMYOT Extraits de journaux .2020220 000 LL ALL a a ae aa ae a a a ae eens 1125 \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d, en 1882 .1128 CONGRÈS Réal DORÉ L\u2019 \u201cAmerican Goiter Association\u201d .oii 1130 ANALYSES oot L a LL a ae ae a a ae a ae a ea a eee cena» 1132 MÉDECINE Etat actuel de la question sur l\u2019étiologie de l'anémie pernicieuse (1132).Observations sur la syphilis cardio-vasculaire traîtée par la pénicilline (1133).La sciatique: diagnostic différentiel et traitement (1134).Les troubles mentaux survenant chez les malades anoxhémiques chroniques durant l'oxygénothérapie (1134).Dosage de I'auréomycine au cours de la pneumonie atypique primitive (1135).La paralysie périodique (1135).PHTISIOLOGIE Traitement de la tuberculose pulmonaire par l'immobilisation platrée (1135).NEURO-PSYCHIATRIE Résultat de l\u2018emploi de la pénicilline dans le traitement de la syphilis nerveuse au \u201cBellevue Hospital\u201d (1135).DERMATO-SYPHILIGRAPHIE Le role des antibiotiques dans le traitement moderne de la syphilis (1136).SO CIE à > RO 1137 La Société Médicale de Montréal: séances du 3 avril 1951 (1137); du 17 avril 1951 (1138).NOUVELLES .22200 2000104 Le a a ae eee ea aa a se sa aa ae eee 1140 NÉCROLOGIE .1112222200 00 La aa a aa a eee ae a a nan ee 1148 sanol 96 19 9\u20ac SP SJDW1O4 NOILVLNIS3dd DÉCHIREZ ICI \u201caus © aguejino Sun SLNV4N3 anod dood ,1VIDIWIHD-O1IN, mgoAduv \u201cEn prescrivant Pondets Forte Fous VOUS Assurez.- - + 4 ® UNE\u2019 BACTERIOSTASE DANS UN SPECTRE BACTERIEN NOTABLEMENT PLUS ETENDU ® UNE REACTION CLINIQUE RAPIDE, PAR SUITE DE LA SYNERGIE PRONONCEE QUI S'ETABLIT ENTRE LES ACTIONS DE LA PENICILLINE ET DE LA BAQTRACINE .Les Pondets Forte renferment 20,000 unites de penicilline outre 50 unites de bacitracine Egalement disponible PONDETS LOSANGES A LA PENICILLIN 3,000 Unites de Penicilline Potassique Cristallisee Wyeth Marque Deposee 4 - RENFERMENT EN \\ WEME TEMPS L LA PENICILLINE ET LA BACITRACINE nil L Union Md.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 XXXV Chaque nouvelle enquête met en lumière le nombre extraordinairement élevé de diabétiques qui vivent au sein de notre population \u2014 et le taux croissant de la longévité ne fait qu\u2019augmenter sans cesse ce nombre.Cette époque, plus que nulle autre, exige du médecin une grande vigilance.parce que, dans le diabete, un pronostic favorable dépend surtout d\u2019un dépistage précoce et d\u2019un contrôle rigoureux, CLINITEST pour la recherche de la glycosurie Pour obtenir un dépistage précoce et un contrôle rigoureux du diabète, des milliers de médecins et de patients préfèrent les comprimés-réactifs Clinitest (nom déposé), vu la simplicité, la vitesse, la sûreté et la commodité qui caractérisent leur emploi.Grâce aux comprimés-réactifs Clinitest, on détermine quantitativement la glycosurie, et l\u2019on obtient ainsi une épreuve cliniquement exacte en moins d\u2019une minute.Illustration.\u2014 Nécessaire Clinitest pour analyse de glycosurie.Clivitest, nom déposé.Modèle Universel No 2155.AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO XXXVI L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 DIURETIQUE MERCURIEL DE CHOIX J ereuph yl \u2018Béio-Chimigue\u2019 EY mw We {+3 À Marque d'une solution injectable de Mersalyl et de Théophylline U.S.P.additionnée de 159, de Borate de Procaine. ( Ia | Mercuphyl | _ J \u201cest un diurétique mercuriel de qualité supérieure auquel on devrait songer chaque fois qu\u2019il est nécessaire de recourir à ce type de médication.En effet, son caractère sûr, son efficacité, sa bonne tolérance et la possibilité de l\u2019administrer avec un minimum de malaise pour le malade sont autant d'éléments d\u2019importance primordiale lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une médication continue durant un long laps de temps.( Mercuphyl) | a son champ d\u2019indications dans tous les cas d\u2019insuffisance cardiaque.|| est surtout efficace dans ces cas où l\u2019œdème ne se manifeste pas extérieurement, mais qui se trouvent améliorés symptomatiquement par la diurèse.Dans la dyspnée d\u2019origine cardiaque, l\u2019emploi fréquent et régulier d\u2019un diurétique mercuriel efficace atténue considérablement les malaises du patient.Le Mercuphyl a encore comme indication l\u2019hypertension, la crise cardiaque accompagnée de congestion pulmonaire, l\u2019œdème cardio-rénal, la décompensation cardiaque, la cirrhose du foie et la néphrose.( Mercuph /) _ P S doit son efficacité à l\u2019association de théophylline et de Mersalyl.Le premier de ces composants augmente la pression de filtration glomérulaire et seconde l\u2019action du Mersalyl par inhibition de la réabsorption tubulaire du liquide de l'anasarque.Le liquide et les sels sont éliminés des tissus œdématiés et la fonction rénale est stimulée.| Mercuphyl | = est digne de confiance.L'expérience clinique montre que l\u2019usage fréquent et régulier de ce diurétique parvient à maintenir une chloruration normale.Cette méthode présente l\u2019avantage de garder le malade dans un état d\u2019euphorie permanent en éliminant les dangers et la tension inhérents à la réapparition sporadique de l\u2019anasarque.( Mereuphyl | _ 7 7°) est sans danger.Le composé organique Mersalyl voit sa toxicité propre réduite par l\u2019addition de la théophylline qui augmente et la vitesse et la plénitude de l\u2019absorption du mercuriel.Le résultat est une accélération de son action et, par le fait même, de son efficacité.L\u2019adjonction de borate de procaïne, anesthésique local, minimise la douleur locale au point d\u2019injection.On peut dire que l\u2019administration de Mercuphyl par une des voies intra-musculaire ou intra-veineuse ne donne lieu à aucune réaction locale notable et, quand elle existe, elle est très légère.Cette absence de réaction locale représente un avantage précieux lorsqu\u2019il s\u2019agit de traiter des malades ambulatoires ou dont le traitement doit être longtemps prolongé.Posologie et Mode d\u2019administration.En vue de fixer la tolérance individuelle, on commence par donner une dose de 0.5 c.c.La dose moyenne habituelle de l\u2019adulte est de 1 à 2 c.c., par voie intra-musculaire ou intra-veineuse.On préfère en général la voie intramusculaire à la voie intra-veineuse, la première étant moins dangereuse et tout aussi efficace.Toutefois, si l\u2019on doit recourir à la voie i.v., on injectera lentement, à raison d\u2019un maximum de 1 c.c.en 60 secondes, et de préférence en diluant la dose susdite avec une égale quantité de sang du malade.La voie sous-cutanée est à prohiber résolument et il faut éviter avec soin de provoquer un épanchement de la solution dans les tissus superficiels.|| importe de régler la posologie de manière à éviter une diurèse trop abondante, celle-ci étant susceptible, à son tour, de donner lieu à des incidents désagréables et particulièrement à une sensation de faiblesse accompagnée d\u2019une déshydratation -excessive.Lorsqu'elle se produit malgré tout, on la corrige en augmentant l\u2019apport de chlorure de sodium.Précaution.On prendra soin d\u2019examiner régulièrement l\u2019urine, au cours de traitements prolongés.Contre-indications.Une affection rénale aiguë accompagnée d\u2019anurie constitue en fait la seule contre-indication réelle à l\u2019emploi du Mercuphyl.Celui-ci peut être utilisé, avec les précautions d'usage, dans la néphrite chronique avancée avec insuffisance cardiaque simultanée.Présentation.En ampoules de 2 c.c.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, Montréal 10 BETAGEN VITAMINE \u201cB\u201d COMPOSÉE ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT NERVIN Pertes d'énergie et d\u2019appétit \u2014 Anémie \u2014 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux Déséquilibre nerveux PRINCIPAUX COMPOSANTS : ; VITAMINE B: \u2014 RIBOFLAVINE \u2014 PYRIDOXINE \u2014 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 ACIDE PANTOTHENIQUE LÉCITHINE \u2014 AVÉNINE \u2014 CLYCEROPHOSPHATES DE SODIUM, CALCIUM, POTASSIUM, STRYCHNINE (1/60 gr.à l\u2019once) SAVEUR AGRÉABLE @ TOLÉRANCE PARFAITE DOSE: UNE CUILLERÉE À DESSERT QUATRE FOIS PAR JOUR AVANT LES REPAS.Comprimés Licalgen- V A bade de Gluconale de Calcium INOSITOPHOSPHATE DE CALCIUM ET MAGNESIUM CERIUM OXALATE © VITAMINE D Groddedde, Lactation, Vomissements grauvidigued LE BICALGEN-D, COMPRIME NON AROMATISE, PRESQUE INSIPIDE, ENTIEREMENT SOLUBLE, EST LE MEDICAMENT DE CHOIX POUR LA FEMME GRAVIDE.Dose \u2014 Trois à six comprimés par jour.Comprimés T R | - S U L F A 0.50 gm.Amélioré ACTION RATIONNELLE DES SULFAS CHAQUE COMPRIMÉ RENFERME: @ SULFAMÉTHAZINE 37% @ SULFADIAZINE 37% SULFAMÉRAZINE 26% NOUVELLE ASSOCIATION SULFAMIDÉE PERMETTANT DES DOSAGES ADÉQUATS TOUT EN DIMINUANT LE DANGER DE CRISTALLURIE DOSE \u2014 UN COMPRIMÉ TOUTES LES 3 HEURES OU PLUS SELON L\u2019AVIS DU MÉDECIN.*Marque déposée.S omenal (COMPRIME A 0.10 GRAMME) NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE SOMENAL REPRESENTE L'EFFET RAPIDE DU BUTOBARBITAL ASSOCIÉ À L'EFFET PLUS PROLONGE DU PHENOBARBITAL.EMOTIVITE © INSOMNIE * SPASMES °* PHOBIE * ANXIETE .Jr : ; Butobarbital 0.05 gramme NÉ DOSE: Selon l\u2019avis du médecin.Phénobarbital 0.05 gramme | par comprimé. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 LE succiate-saucyuare BEREX RESTE LE PRODUIT PAR EXCELLENCE dans l\u2019Arthrite et le Rhumatisme XXXIX Le traitement buccal au succinate-salicylate (BEREX) atténue la douleur et les troubles du métabolisme cependant qu\u2019il garantit contre les réactions secondaires.Ces faits ont été confirmés par la recherche clinique et l\u2019expérience médicale.Aucun autre traitement ANTI-ARTHRITIQUE ne peut encore se prévaloir de cette double sécurité Le Dr Hench a dit que la découverte de PACTH et de la cortisone \u201cmarquait la fin des débuts\u201d de notre lutte contre les affections arthritiques et rhumatismales.Mais le commencement de la fin des souffrances inutiles dues à l\u2019arthrite et au rhumatisme remonte à plus de cinquante ans en carrière, lorsqu\u2019on découvrit que les salicylates, administrés à douloureux.primés.cortisone ou de l\u2019ACTH.4.BEREX se vend bon marché .doses massives, réussissaient a soulager les symptômes douloureux des affections arthritiques.Cependant, dans bien des cas, des doses massives de salicylates causèrent de graves effets secondaires, vu leur toxicité.On a dû attendre jusqu\u2019à ce que la recherche clinique ait prouvé le fait qu\u2019une association rationnelle de succinate de calcium et d\u2019acide acétylsalicylique annulait la toxicité pour que le traitement buccal au succinate- salicylate (BEREx) s\u2019imposât comme agent de choix dans le soulagement symptomatique des affections arthritiques et rhumatismales.Voilà les raisons prouvées par l\u2019expérience qui expliquent pourquoi BEREX, le premier composé succinate-salicylate, reste toujours le produit que choisissent les hommes d\u2019expérience pour le traitement de toutes les formes de troubles arthritiques et rhumatismaux.1.BEREX apporte un soulagement rapide et efficace des symptômes 2.BEREX peut être administré en toute sécurité à dosage massif et prolongé sans danger de réactions toxiques.3.BEREX s\u2019administre facilement sous la forme commode de com- il coûte une fraction du prix de la Les comprimés BEREX s\u2019obtiennent dans les pharmacies sur ordonnances médicales SEULEMENT, en flacons de 100 et 500 comprimés.Documentation professionnelle sur demande.Breveté en 1949.Fabriqué avec l'autorisation des détenteurs du brevet.BEREX est le nom déposé de ce produit.B E R E X Pharmacal Company, 36-48 Caledonia Rd., Toronto XL l'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 un nouveau vasodilatateur périphérique Le Roniacol \u2018Roche\u2019, un nouveau vasodilatateur périphérique pour administration orale, offre de nombreux avantages en clinique.Son action est plus soutenue que celle de l\u2019acide nicoti- nique, sans toutefois provoquer de violentes rougeurs de la peau ou autres réactions secondaires, comme le fait cette dernière préparation.L'administration du Roniacol \u2018Roche\u2019 peut être poursuivie pendant longtemps, étant donné que ce composé ne cause pas de sensibilisation ; ce qui est un avantage précieux dans le traitement des affections vasculaires périphériques.Le Roniacol \u2018Roche\u2019 \u2018\u201cs\u2019est avéré un vasodilatateur efficace dans les cas où une dilatation vasculaire était possible\u201d! Le Roniacol \u2018Roche\u2019 est présenté en comprimés à 50 mg.1) S.S.Samuels, Angiology, 1:46, 1950.HOFFMANN -LA ROCHE LIMITÉE, MONTRÉAL Roniacol \u2018Roche\u2019 marque Roche du béta-pyridylcarbinol (cous forme de tartrate) = = a at bone L'OTITE MOYENNE AIGUE ; ; fic L\u2019ENLEVEMENT DES CONCRETIONS CERUMINEUSES foornmg ADJUVANT D'UNE CHIMIOTHERAPIE \u201c ANTI-INFECTIEUSE one LES OTOPATHIES ASSOCIEES AUX MALADIES CONTAGIEUSES FORMULE: Glycéroli (DPOHOW) 17.90 g (la plus forte.densité qui puisse être obtenue) Phénazone .reer ensaacss 0.287 g Benzocaine 023g nis VOTITE N MOYENNE SUPPURANTE CHRONIQUE LA FURONCULOSE ET LA DER- MATOMYCOSE AURICULAIRE Porter cs a ens Favorise la decongestion nasale sans affecter les appareils circulatoire ou respiratoire contre LE RHUME ORDINAIRE e LES INFECTIONS DU SINUS LA CONTRACTION NASALE PRE-ET POST-OPERATOIRE LE RHUME DES FOINS e LES RHINITES ALLERGIQUE i ET HYPERTROPHIQUE - FORMULE: Saccharinate de désoxyéphédrine 0.50% p/v dans une solution aqueuse contenant 0.02% de laurylammonium saccharine.Aromatisé, pH 6.4.Présenté dans le SPRAY-O-MIZER DOHONY* (Combinaison vaporisateur-compte-gouttes) \u2018 *MARQUE DE COMMERCE\u2014BREVET EN INSTANCE AGREABLE \u2014 EFFICACE , Egalement, en bouteilles de 16 onces liquides NON-TOXIQUE\u2014BACTERICIDE pour le bureau et l'hôpital.Documentation scientifique et clinique envoyée sur demande 2.AER hr pat pos IP AIT ATT Imi et pn (1) RECTALGAN XLH L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 11 Sels Minéraux et 9 Vitamines EN UNE SEULE CAPSULE EQUILIBRE PARFAIT\u2014La formule de VITERRA procure des doses bien équilibrées de vitamines, de sels minéraux et d'éléments l\u2019état de traces.Elle est composée de manière à augmenter la valeur nutritive de chacun des ingrédients qu\u2019elle renferme.Les composants du VITERRA sont dans des proportions telles qu\u2019ils assurent l'harmonie des rapports biologiques essentiels au bon fonctionnement des systèmes enzymotiques vitaux.EFFICACITE\u2014VITERRA contient toutes les vitamines que l'on sait être essentielles à l'alimentation humaine, ainsi que les 11 sels minéraux dont les aliments sont le plus ordinairement dépourvus.COMMODITE\u2014 Grâce à VITERRA, il est possible, pour la première fois, de procurer des doses supplémentaires suffisantes de vitamines, de sels fhiné- raux et d'éléments à l\u2019état de traces, et cela en une seule capsule. ne ru i in gs: AS ah: i Sie Ra > Go Rl WY 3 PI IX 4 = RE RY = Qt = a & > 2 a va 7 3 = ste A = se = R à ° IVE 3 os se 5 20 TR ee be id Si GR fof Dregs a ge = 26 Se y = - i ss A D = = 25 = >, a8 a3 5] nt A \u20ac = : A dat = = os 5 Ë : = ar As x # A or = : 2 2 = A 2 i ep Poy e Bn Le fe ! Le A 5e x = \u201ceat 2, w ey ni i Te Si ok #5 NS = su 0 we #2 ee Le 2% sa\u201d od 5 5 = % z z .= En 2 x .ique s # = ss 5 HE Le ie Î os = 5 Hon > Sr Be 53 = % Sr 25 = ah i we a SE 5 5 er .ae cui Sod 5 2 = Gi SE 1 so Se 2 i gi & uy = = he 5 = sé \u2026 an qu rine $3: oR RE 008 GS pe a oo %, A Ei fo se 3 5 8 a ne re = 2 i = æ nr * \u2019 Te erapeu BS i Es 5e £2 5 > À A es e ve Be se fot 5 ad od cs = 2 Se LE LÉ \u2018ae = = Lu .£ ES 25 i SS # = 5 5 a Le) a pg hE 26 La ce st es 5 23e = % 2% La » 4 x En se i i 5 re ge 2 5 % 5 À Se.2 So 5 ba exe! fon 2 = * = = 2 à.À æ Se 2 $ dé a = 5x si Eos 5 se iy Fu Bi 7 gs 2 Ë en ts OR 7 2 SN à 2 3 5) aps 45 = 5 Le 2 : Le ge ; £a ae 5% on Go 085 2 se % Dee i Es , .SN @ 3; i SE DE.; i Pa A pa ol = i te 32 .se +.os A SEE 2 £8 pa & 2: 4 2e $.SHY = 2 ee J i 2k Salt LER A Se 5e oF = i i Gg 5 5 ai be, 4 Ne el 4 = i A be 5 4 = 2a; © x A = ef 7 a .LE % on ss un Re, 5 wt vérité =.x on 4 oF HE Gé.i, ps A < 2 Aa 7 A 2 nn se 5e 8 ; < Soi 2 = HG CX à ERT a i Bhs J Goh % \u201cot i 2 Ze Pal = SU a, 5 Dé i ow 74 # ce yx sn Har % mire = AS Se e * or hi BOs A re se 6 i eh ek fs Ra > 3 Hi 02 Hi: i 2 ca a rd = Gi 2 a XV % Li iss Si Sie i Nouveau Véhicule pour la th % A + = 7 #, Eu 7 0 CALMER 8 Re a 5 4 Ho 4 = e rN Tig is a 5 5 GE ii i 2 a TE HG PY 3 .Cot 5 Wh 50 \u201cSk AE 55 i ort CE, CE a i Le Ae.De 25 0 5 ; 5.2 ° £7 ge #5 Gre Pay a oom $ = Hy, ae a a Me sa = = i= ne oH 7 VE > foo de Pi Sè = 55 Pa 35 2 = # En SA 3 iF Po! 4 bis % jul 24 {Eh Je, is 7 igen # fi: se Folk SA ang\u201d I i 5 RA Se Gr VOICI UN a À a set ; ze she So - Fu ¥ rk 4 ae Gk i a Re £4 = L = 2 Gh i pe a mi be.# 4 fir rs 4 7 4 Fe \u201cSer Sonne $ S08 ih is pit, 2 A y ie oh: ool ue i ds Ee 2 Gp es ES PE Bs or] Hr Rial Ge RH: Hl = va 56 VE 24 Bd = = i i TR; Or 38 4 = 5 ie 4e A js A Be 2 Lar ier i ic 5 a, \u201cx pt ES x oy i Sry Gi ZE La A + & Fi \u20ac x Fois fe pes 2 a = ie \u201crs Ye Ë # High TB bs \u20ac qi 2 ae ste Aap +.= Air Pa ena se, 5 : a 25 ey \u20ac i 75 du 5 Ë Ey i Fe # i e: je À ; a 5 dr po 8}.en Gi y DE = ca ne Be Æ % borough pe wa 5 i 5 i a HI, LL oe # ê À = = H Ib | POUR LA = -=F wef 3 ds voldeboroygh brsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une sédation ent dans la médication sédative, une grande amélioration dans un produit qui a fait ses preuves vous fournit un nouveau véhicule: l\u2019Elixir de NEMBUTAL récemment amélioré et de meilleure saveur.Cette médication limpide, de couleur orangée, est maintenant vraiment agréable au goût et facile à prendre, bien qu\u2019elle ne soit p:s délicieuse au point que les patients la recherchent.L'effet survient rapidement et peut être plus ou moins prolongé selon la dose.Il n\u2019y a généralement pas de reliquat d\u2019effet barbiturique et, en l\u2019absence d\u2019atteinte sérieuse du foie, peu de tendance à un effet cumulatif.Le NEMBUTAL est détruit rapidement et complètement dans l\u2019organisme.Les doses sont environ la moitié de celles de beaucoup de barbituriques.Le nouvel Elixir de NEMBUTAL a une bien meilleure miscibilité que l\u2019ancien.Sa compatibilité est beaucoup plus étendue, ce qui en fait un excellent véhicule pour les médications combinées.Sa force est la même: 15 mg.(4 de grain) de NEMBUTAL Sodique par cuillerée à thé (1 drachme fluide).Adéquate, Réglée La prochaine fois qu\u2019un sédatif doux est indiqué, choisissez le nouvel Elixir de NEMBUTAL, présenté en flacons de 4, 16 et 80 onces fluides.Et n\u2019oubliez pas\u2014 quelle que soit la raison pour laquelle vous avez besoin d\u2019un sédatif ou hypnotique d\u2019action brève, il y a un produit de NEMBUTAL, sous une forme commode pour l\u2019administration de petites doses, qui convient à vos besoins.Pour recevoir la littérature écrivez aux Laboratoires Abbott Limitée, Montréal 9.ESSAYEZ LE NOUVEL ET PLUS SAVOUREUX ELIXIR DE , cmbatal NOM DEPOSE (PENTOBARBITAL ABBOTT) Bulletin de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 y nion Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 187\u20ac ONT COLLABORÉ AU VOLUME 79: MM.Amyot (Roma); Archambault (Paul-René) ; Autotte (Esdras) ; Baril (Edmond) ; Bassi (Guido) ; Bégin (B.-G.) ; Bélisle (Maurice) ; Bernard (Louis) ; Bernard (René) ; Blanc (Georges) ; Bernier (Alphonse) ; Bertrand (A.); Bertrand (Claude); Bisson (Christophe); Blagdon (Jacques); Blais (Ant.) : Bonnier (Maurice); Boucher.(Roméo) ; Boulanger (J.-B.); Boulez (N.); Bourque (]Jean- Paul) ; Bouveau (G.); Brady (Kay); Brault (}.- P.); Brissaud (H.-E.); Cabana (L.-P.); Cantero (A.) ; Cartier (G.-E.) ; Casgrain (Gérard) ; Champy (Christian) ; Charbonneau (Henri) ; Charbonneau (Jean); Charest (G.); Charland (Richard-A); Charpy (}.); Chevillotte (R.); Cloutier (François) ; Cloutier (Roland) ; Coignet (Jean) ; Collin (Pierre-Paul) ; Comeau (Maurice) ; Crevier (Paul- H.) ; Croisetière (Fernand); Dargis (Jean); David (Paul): Debray (Ch.); Debré (Robert) ; Desjardins (Edouard) ; Desmarais (Bernard); Desrosiers (Saint-Jean) ; Dion (Yvan) ; Dionne (Jean) ; Dionne (Paul); Doray (Maurice) ; Doré (Réal); Dou- ville (J.) ; Dubé (Edmond) ; Dubé (L.-F.) ; Dufault (Paul) ; Dufresne (Origéne); Dufresne (Roger- R.); Duhamel (Roger); Dumas (Paul); Duprat (Gérard) ; Durivage (Jacques); Fabre (René); Fisher (John); Foisy (J.-P.); Forget (Ulysse); Forté (Lionel) ; Fortier (De la Broquerie) ; Fortin (R.); Françon (Francois); Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques-N.); Gareau (|.-Roger); Gareau (Roland) ; Gariépy (Urgel) ; Gaudry (Dominique) ; Gauthier (Jacques) : Gérin-Lajoie (Léon); Gervais (Maurice) ; Gilbert (Ghislaine); Gingras (Gustave) ; Girard (Armand-E.) ; Giraud (Paul); Gratton (}.); Grignon (Jean); Grignon (René); Grobon (Pierre) ; Groulx (Ad.); Guénette (René); Guil- beault (Albert); Hamel (Pierre-Claude); Hood (A.].G.) ; Hughes (H.G.) ; Jarry (Gaétan) ; John- \u201c son (Réginald) ; Julien (Lucien) ; Jutras (Albert); Kaine (G.); Kaplan (S.); Kourilsky (Raoul); Labbé (Paul); Ladouceur (Paule) ; Lafleur (F.) ; Lafond (Guy) ; Lamarre (Léo) ; Lambert (Jacques), Landry (Philippe) ; Langevin (Raymond) ; Lapierre (Gaston) ; Lapointe (Donat) ; Lapointe (lean) ; La- prade (Claude) ; Larivière (Paul) ; Larivière (Paul- M.) ; Latraverse (V.); Laurier (R.); Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lavoie (Jules) ; Lebeau (René) ; Lebel (Léon) ; Leblanc (Loyola) ; Leblond (Wilfrid) ; Leclaire (Gérard); Leclerc (G.); Le- cours (Antonio) ; Lefebvre (René) ; Léger (jean- Louis) ; Léonard (Claude); Léonard (Gérard) ; Lépine (Charles); Lépine (Edgar); LeSage (Albert) ; LeSage (Jean); Letendre (Samuel); Le- tondal (Paul) ; Léveillé (Antonio) ; Longpré (Daniel) ; Marcil (Bernard) ; Marcotte ().-E.-Alexan- dre) ; Marcoux (Guy) ; Marin (A.) ; Marion (Pierre); Martel (J.-Alcide); Martin (Hon.Paul); McCormick (W.}.) ; Meloche (Bernard-H.) ; Mi- gneault (Gérard) ; Miller (J.-Chs) ; Milot (J.-P.) ; Miloutinowitch (Mme) ; Mondello (Roméo) ; Mon- fette (Claude) ; Mongeau (Maurice) ; Morin (Gas- pard) ; Morissette (Léopold); Mouriquand (G.) ; Mozicconacci (P.); Nadeau (Gabriel); Odinet (Jacques) ; Panet-Raymond (J) ; Paquette (J.-P.) ; Parrot (Paul) ; Pépin (}.-Roméo) ; Pettigrew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Pilon (Jean-Louis) ; Pinson- neault (Germain) ; Plichet (André) ; Potvin (Victor) ; Prévost (}.); Primeau (Bertrand); Poirier (René); Prud\u2019homme (Jean); Reid (Léonide) ; Ricard (Paul-M.) ; Robillard (Gaston) ; Roch (M.); Roux (]J.-René); Roux (M.); Royer (Albert); Saint-Martin (Maurice) ; Ségal (S.) ; Séguin (Fernand) ; Simard (Roland) ; Simonnet (H.); Smith (Henri); Smith (Pierre); Starkey (Hugh) ; Té- treault (Ernest): Therrien (Emile); Thibaudeau (Roland) ; Trudeau (Charles-H.) ; Vallée (Arthur- F.); Vasques ().); Vézina (Norbert); Vidal (].- A.) ; Vigneau (Paul); Voyer (Armand). .This 1s well brought out in the qualifications laid down by Hippocrates for the study of medicine.\u201cWhoever is to acquire a competent knowledge of medicine ought to be possessed of the following advantages: a natural disposition; wnstruction; a favourable position for the study; early tuition; love of labour; leisure.First of all, a natural talent is required, for when nature opposes, everything else is vain; but when nature leads the way to what is most excellent, instruction an the art takes place, which the student must try to appropriate to himself by reflection, becoming an early pupil in a place well adapted for instruction.He must also bring to the task a love of labour and perseverance, so that the instruction taking root may bring forth proper and abundant fruits.\u201d And the directions given for the conduct of life and for the relation which the physician should have with the public are those of our code of ethics today.Consultations tn doubtful cases are advised, touting for fees is discouraged.\u201cIf two or more ways of medical treatment were possible, the physician was recommended to choose the least imposing or sensational; it was an act of \u2018deceit\u2019 to dazzle the patient\u2019s eye by brilliant exhibitions of skill which might very well be dispensed with.The practice of holding public lectures in order to increase his reputation was discouraged in the physician, and he was especially warned against lectures tricked out with quotations from the poets.Physicians who pretended to infaillibility in detecting even the manutest departure from their prescriptions were laughed at; and finally, there were precise by-laws to regulate the personal behaviour of the physician.He was enjoined to observe the most scrupulous cleanliness, and was advised to cultivate an elegance removed from all signs of luxury, even down to the detail that he might use perfumes, but not in an immoderate degree.But the high-water mark of professional morality 1s reached mn the famous Hippocratic oath, which Gomperz calls \u201ca monument of the highest rank in the history of civilization.\u201d It is of small matter whether this 1s of Hippocratic date or not, or whether it has wn it Egyptian or Indian elements: its importance lies in the accuracy with which it represents the Greek spirit.For twenty-five centuries it has been the \u201ccredo\u201d of the profession, and in many universities it is still the formula with which men are admitted to the doctorate .(OsLER.) BULLETIN ee ee LE CHEMIN RETROUVÉ Je m\u2019en voudrais de ne pas souligner l'article du Professeur Kourilsky qui paraît dans ce numéro et de ne pas attirer l\u2019attention de nos lecteurs sur les idées qu\u2019il contient, sur le sens des initiatives et des activités qu\u2019il expose.Les quelques remarques que je me permets de formuler en commentaire de cet article sont en quelque sorte le corollaire d\u2019un bulletin que je faisais paraître en octobre 1946, au lendemain de la libération de la France, au terme d\u2019une longue et lourde nuit de cinq années.« Vers la France ou vers les Etats-Unis » intitulai-je ce Bulletin.Nos jeunes médecins iront-ils de plus en plus parfaire leurs études dans les prestigieux centres médicaux de nos voisins comme les circonstances de la guerre les ont forcés de faire depuis 5 ans, ou bien reprendront-ils le chemin de la France qu\u2019avaient parcouru, depuis plusieurs décades, un grand nombre de leurs ainés.Nous mentionnions les incontestables avantages scientifiques recueillis dans les hôpitaux et les laboratoires américains, dans les services abondamment pourvus de personnels et d\u2019outillage, parfaitement organisés et dont l\u2019œuvre clinique est solidement étayé par l'investigation et la recherche physiologiques, bio-physico-chimiques.Ces caractères d\u2019abondance, de discipline, d\u2019organisation et de fonctionnement serrés, cette progression éminemment moderne et indubitablement efficace qui découvre l\u2019homme malade par la formule chimique, la radioactivité, le milieu de culture et tout un arsenal d'expériences, possèdent l\u2019attrait qui éblouit et l\u2019efficience qui produit des résultats incontestables.Sans doute, et qui oserait s\u2019y opposer, on désire être de son temps, posséder une formation qui puisse suivre la marche et l\u2019évolution de la discipline à laquelle on se destine.Mais, voici qu\u2019on a compris en France, comme nous l\u2019espérions 1ci, que l\u2019on devait opérer quelque chose de tangible, d\u2019objectif pour rétablir le courant et pour procurer à nos jeunes collègues une Instruction post-scolaire profitable.Depuis ces deux dernières années, ces jeunes ont repris le chemin BULLETIN L'Union Méd.Canada 1040 Tome 80 \u2014 sept.1951 délaissé.Depuis 1946, on a organisé à Paris un centre d\u2019accueil et d\u2019orientation qui évite à nos jeunes confrères de perdre un temps précieux dans des services où ils ne peuvent trouver ce qu'ils cherchent, qui leur offre l\u2019opportunité de se diriger d\u2019une façon appropriée dès leur arrivée.En plus, la plus grande attention accordée à nos jeunes médecins dans des services bien choisis ou dans les laboratoires, les travaux que certains y ont préparés et publiés, la sollicitude constamment offerte à eux par l\u2019Association des médecins canadiens à Paris, enfin le projet d'établir un enseignement des sciences de base qui prépare à l\u2019épreuve du « Fellowship » du Collège Royal sont, entre autres avantages, des facteurs qui concourent à rendre profitable et attrayant le séjour en France pour fin d\u2019études post-scolaires.Ceux qui ont conçu et surtout qui ont réalisé ce programme, qui le développeront et en rendront son application permanente, ont droit à nos félicitations.Je ne puis m\u2019abstenir de reconnaître ici l\u2019enthousiasme, le dynamisme et la parfaite compréhension de la mission à remplir du Professeur Kourilsky.Nous n\u2019oublions pas qu\u2019il fut l\u2019élève et le collaborateur du Professeur Sergent.Son maître s\u2019était fait un pieux devoir de rendre plus étroits les liens historiques, ethniques et de filiation qui nous unissent à la France.Il croyait, comme nous d'ailleurs, qu\u2019en opérant un rapprochement réciproque et constamment renouvelé, nous servirions mieux la cause de la médecine d'expression française et \u2018en dernier ressort la cause de l\u2019ethnie française.Le Professeur Kourilsky poursuit le même but, est animé du même désir.Nous en sommes très heureux.Bien sûr, comme lui, nous croyons qu\u2019en France nos jeunes perfectionneront leur formation médicale.Mais en même temps et au surplus, ils se fondront dans une vie, dans un mode d\u2019existence différents et, sur le plan intellectuel, supérieur au climat moral de notre Amérique.Et cela, le Professeur Kourilsky l\u2019exprime excellemment dans son article.~ Nos jeunes, là-bas, connaîtront que la vie ne comporte pas forcément l\u2019esclavage de l\u2019homme à la machine, à la matière.Ils apprendront qu\u2019il peut et doit s\u2019en servir quand il le désire, quand 1l peut y trouver son avantage, mais qu\u2019il peut aussi facilement s\u2019en détacher, les oublier absolument, jouir intelligemment et humainement de la vie, libre de toute entrave inférieure à lui-même. L'Union Méd.Canada BULLETIN | 1041 Tome 80 \u2014 sept.1951 U : Ils apprécieront et pratiqueront le culte rendu aux valeurs de l\u2019esprit, aux arts, à la littérature; le culte adressé aux valeurs humaines par des manifestations plus chaleureuses de solidarité sociale, de camaraderie, d\u2019amitié et d'affection, par des échanges d'idées et de sentiments dans un langage plus châtié, plus précis, plus riche en vocabulaire et en images.Enfin, ils y découvriront la joie de vivre dans une atmosphère morale moins lourde, plus aérée et plus propice à l\u2019affinement intellectuel et affectif.Je termine ces remarques en transcrivant le dernier paragraphe de mon bulletin de 1946 qui avait confronté rapidement la médecine américaine et la médecine française de l\u2019époque en regard des attraits de chacune d'elles auprès de nos boursiers, de nos jeunes médecins.«.Mais cela pourrait bien changer dans quelques années plus ou moins lointaines.La médecine française connaît ses lacunes.Elle veut les corriger.Le jour où elle garnira les laboratoires, où elle organisera des services de dossiers, où elle alliera à ses éminentes qualités cliniques la précision des examens bio-chimiques et physiques; quand elle aura repris le prestige dont ses maîtres des 18ème et 19ème siècles l\u2019avaient revêtue, peut-être alors nos jeunes médecins reprendront-ils le chemin délaissé.Ce sera sûrement un bienfait, car non seulement ils pourront nous gratifier de leur savoir en médecine, mais aussi nous charmer et nous instruire de leur culture générale et répandre parmi nous le culte de l\u2019esprit.» / Ce vœu est en voie de se réaliser.Le programme exposé par le | Professeur Kourilsky ne pourra que contribuer à son plein épanouissement.Roma AMYOT. MESSAGE DU PRÉSIDENT DU XXIE CONGRÈS DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA L'organisation du XXIe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada progresse activement.Le programme scientifique est complété.Au delà de quarante conférenciers, venant des diverses régions de la province, du pays, et même de l\u2019étranger, ont accepté de présenter des travaux.Parmi eux, figurent les noms de médecins praticiens, de professeurs d\u2019université, et de chefs de clinique de nos grands hôpitaux.Le professeur Selye, de réputation internationale, a bien accepté de s'inscrire pour une communication qui ne saurait manquer d'intérêt.| Un représentant de la France, le professeur Hillemand, gas- tro-entérologue, participera également aux activités du Congres.Le dévoué professeur Kourilsky nous assure de leur présence.Le Palais de l'Industrie, au Pare de l'Exposition, servira aux assises du Congrès.Situé à peu de distance du centre de la ville, cet édifice a l'avantage de fournir un vaste espace aux exhibits commerciaux et scientifiques, ainsi que des salles de conférences adéquatement aménagées.On y logera également le bureau d\u2019inscription dans le grand hall d\u2019entrée.Les activités sociales du Congrès et les réunions des différents comités se tiendront au même endroit.Le comité du logement a déjà beaucoup de travail à son actif.Personne ne sera sans gîte si on a le soin de remplir la formule préparée à cette fin, et de l\u2019adresser, sans tarder, à ce comité.Inutile de mentionner que les organisateurs du Congrès n\u2019ont rien négligé pour présenter un programme scientifique de la plus haute valeur, et un programme social de nature à fournir à tous un séjour des plus agréables, dans la cité des Trois-Rivières.Vous y êtes cordialement invités.J.-A.DENONCOURT, président. XXIe CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Trois-Rivières, 4, 5 et 6 octobre 1951, au Palais de l\u2019Industrie, Terrain de l\u2019Exposition.Chers confrères, Nous avons l\u2019honneur de vous présenter le programme général élaboré à date.Le souhait que nous formulons est que vous veniez nombreux aux Trois-Rivières vous rendre compte de l\u2019effort déployé pour vous par le comité du XXIe Congrès, ayant à sa tête son dévoué président, le docteur J.-A.Denoncourt, et aussi de la valeur des communications qui vous seront données par des confrères éminents.H.TRUDEL, secrétaire-trésorier général.PROGRAMME GÉNÉRAL PRÉLIMINAIRE Jeudi, le 4 octobre \u2014 Palais de l\u2019Industrie.10 00 heures a.m.\u2014Inscription.2.30 heures p.m.\u2014Premiére séance du Conseil de PA.M.L.F.C, salle de Blois.5.00 heures p.m.\u2014 Visite officielle des exhibits par les officiers de PA M.L.F.C.5.30 heures p.m\u2014Réception-coquetèle du Directeur général et du président du congrès aux présidents de séances, aux rapporteurs, aux officiers et aux membres du Conseil et à leur épouse respective, salle Normand.6.30 heures p.m\u2014 Buffet offert par la Ville des Trois-Rivières (médecins et leur épouse), mezzanine.8.30 heures p.m\u2014Séance solennelle d\u2019ouverture (médecins et leur épouse), salle Brochu.10.00 heures p.m.\u2014Soirée facultative au Club Radisson, rue des Chenaux, sur les bords du Saint-Maurice.Vendredi.le 5 octobre \u2014 Palais de l\u2019Industrie.9.00 heures a.m.\u2014Inscription.9.00 heures a.m.\u2014Communications aux séances pléniéres, salle Brochu.10.00 heures a.m.\u2014Section: Société d\u2019obstétrique de la province de Québec, salle Normand.12.15 heures p.m.\u2014Déjeuner et séance de l\u2019exécutif de la Fédération des Sociétés Médicales de la prov.de Québec, Château de Blois.2.00 heures p.m\u2014 Communications aux séances plénières, salle Brochu.2.00 heures p.m\u2014Section de cardiologie, salle Normand.4.00 heures p.m.\u2014Divers, salle Normand.6.30 heures p.m.\u2014Féte aux huitres (médecins et leur épouse), mezzanine. | L'Union Méd.Canada 1044 PROGRAMME Tome 80 \u2014 sept.1951 8.00 heures p.m-\u2014Séance générale du Comité d'économie médicale, présidence du docteur Roma Amyot (médecins inscrits seulement), salle Brochu.10.00 heures p.m.\u2014Soirée facultative au Club Radisson, rue des Chenaux, sur les bords du Saint-Maurice.Samedi, le 6 octobre \u2014 Palais de l\u2019Industrie.9.00 heures a.m.\u2014Inscription.9.00 heures a.m\u2014Communications aux séances pléniéres, salle Brochu.10.00 heures a.m.\u2014Société d\u2019oto-rhino-laryngologie, salle Normand ou & l\u2019hôpital.10.00 heures a.m.\u2014Radiologie, salle Normand.10.00 heures a.m.\u2014Deuxiéme séance du Conse.l de l\u2019A.M.L.F.C., salle de \u2019 Blois.12.30 heures p.m\u2014Déjeuner et séance de l\u2019exécutif de l\u2019Association des Bureaux Médicaux des Hôpitaux de la province de Québec, Château de Blois.2.00 heures p.m.\u2014Communications aux séances plénières, salle Brochu.6.30 heures p.m\u2014Coquetèle offert par un groupe de représentants des exhibits commerciaux (médecins et leur épouse), mezzanine.8.00 heures p.m\u2014Séance de clôture (médecins et leur épouse), salle Brochu.9.00 heures p.m\u2014Grande soirée: buffet, amusements, danse (médecins et leur épouse), salle des exh:bits commerciaux.N.B\u2014Dans tous les événements sociaux, la tenue de ville sera de mise.Vous êtes priés de ne pas oublier de porter votre insigne durant tout le Congrès.Jos.NORMAND, secrétaire du Congres.PROGRAMME SCIENTIFIQUE DU XXIe CONGRÈS DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA LES 4, 5 ET 6 OCTOBRE 1951.Vendredi, le 5 octobre 1951 Avant-midài \u2014 salle Brochu.« Lésion du fond de l\u2019œil.» Docteur André Panneton, Trois-Rivières.« Procaïne intraveineuse.» Docteur Lasalle Mondor, Grand\u2019Mère.« Anti-coagulants.» Docteur Maurice Gervais, Montréal.« L\u2019avenir du médecin de famille.» Docteur Eugène Thibault, Verdun. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 PROGRAMME 1045 « Anesthésie en pédiatrie.» Docteur Francois Cliche, Saint-Georges-de-Beauce.« Rupture utérine.» Docteur Victor Potvin, La Tuque.« Hypertension artérielle.» Docteur Jean-Paul Dugal, Québec.« Pneumopathies.» Docteur Arthur Powers, Hull.« Iléite terminale.» Docteur Emile Simard, Chicoutimi.«'Tumeurs pulmonaires.» Docteurs Jules Prévost et André Mackay.Montréal.Après-midi \u2014 salle Brochu.« Insuffisance coronarienne.» Docteur Gérard-L.Larouche, Sherbrooke.« Dysménorrhée.» Docteur Gérald Brisson, Hull.« Hormones en gynécologie.» Docteurs Grégoire Saint-Arnaud et Maurice Cossette.Québec.« Anomalies de l'ombilic.» Docteur Dominique Gaudry, Chicoutimi.« Ostéochondrite de la hanche.» Docteur Lionel Groleau, Sherbrooke.« Convulsions de l\u2019enfance.» Docteurs C.-A.Gauthier et Claude Bélanger, Québec.«Ce que le praticien doit savoir en urologie.» Docteur Paul Bourgeois et autres, Montréal.Délégué de France: M.le professeur Hillemand.Un film sur la rectoscopie.Samedi, le 6 octobre 1951 Avant-midi \u2014 salle Brochu.« Cardiopathie et grossesse.» Docteur Rosaire Saint-Pierre, Trois-Rivières.« Brucellose.» Docteur Charles Crête, La Tuque.« Obstruction intestinale.» Docteur Louis Frenette, Grand\u2019Mere.« Salpingites tuberculeuses.» Docteur Jacques Dubé, Notre-Dame-du-Lac.« Fissure anale.» Docteur Roland Décarie, Montréal.« Hypertension artérielle.» Docteur Adélard Tétrault, Trois-Rivières.« Colonne vertébrale en rhumatologie.» Docteur Joachim Jobin, Québec. 1046 .PROGRAMME L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 « Leiomyome.» Docteur L.-Carlton Auger, Québec.«La psychosomatique.» Docteurs Jean Saucier, Fernand Côté et Yves Chaput, Montréal.Après-midi \u2014 salle Brochu.«Cancer du sein.» Docteurs Jacques Olivier, Sherbrooke, et G.Pinsonneault, Montréal.« Aérophagie.» Docteur Saint-Jean Desrosiers, Montréal.« Cancer de la vessie.» Docteur Philippe Lagassé, Sherbrooke.« Hématome intra et extra-dural.» Docteur Jean Sirois, Québec.« Maladie de l\u2019adaptation.» Professeur Hans Selye, Montréal.« Spasmes étagés de l\u2019æsophage.» Délégué de France: M.le professeur Hillemand.SECTION DES SPECIALITES Vendredi, le 5 octobre 1951 Avant-midi \u2014 salle Normand.Société d\u2019obstétrique de la province de Québec 10.00 heures a.m\u2014« Inversion utérine: » Docteur Léon Journet.10.30 heures a.m\u2014« Anomalies de la contraction utérine durant le travail.» Docteur Gérard Bélanger.11.00 heures a.m.\u2014« Toxémies de la grossesse.» Docteur Alcidas Ricard.11.30 heures a.m\u2014 Discussion ouverte sur les sujets d\u2019actualité.Après-midi \u2014 salle Normand.2.00 heures p.m.\u2014« Thrombose coronarienne.» Docteurs Pierre Rabil et Georges Garneau, Montréal.3.00 heures p.m.\u2014« Sténose mitrale.» Docteurs Paul David et Edouard Gagnon, Montréal.4.00 heures p.m.\u2014« La néphropexie.» Film (12 minutes).Docteur Jean-Paul Legault.4.15 heures p.m.\u2014« Cent cas de lobotomie.» Docteur Paul Larivière.SAMEDI, LE 6 OCTOBRE 1951.Avant-midi \u2014 salle Normand.Société d\u2019oto-rhino-laryngologie Radiologie: 1.\u2014« Calcinose sous-cutanée généralisée.» 2 \u2014« Maladie d\u2019Ol:er ou Dyschondrotrophie avec exostoses multiples.» Docteur J.-Ephrem Perras, Hull. INVITATION AUX ÉPOUSES DES CONGRESSISTES Mesdames, Vous êtes chaleureusement invitées au XXIe congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada avec votre époux, et c\u2019est avec beaucoup de plaisir que nous vous y attendons, car un programme social vous est spécialement réservé.Jeudi, le 4 octobre, à la fin de l\u2019après-midi, vous assisterez à un buffet, générosité des Autorités de la ville des Trois-Rivières.Et dans la soirée, les messieurs aimeront à se faire accompagner de leur épouse à la séance solennelle d\u2019ouverture.Vous pourrez ensuite vous rendre, en compagnie de votre époux, au Club Radisson, rue des Chenaux, sur les bords du Saint-Maurice (facultatif).Le lendemain, 5 octobre, à la suite d\u2019un déjeuner organisé pour vous, Mgr Albert Tessier a bien aimablement accepté de projeter un film sur son voyage à la Baie d\u2019Hudson, l\u2019accompagnant de quelques commentaires.A deux heures de l\u2019après-midi, excursion en bateau au Cap-de-la-Madeleine, où un arrêt de quinze minutes est prévu au Sanctuaire national.Au retour, vous serez conviées à l\u2019hôpital Saint-Joseph où un thé vous sera gracieusement offert par les Révérendes Sœurs de la Providence.À six heures et trente, une fête aux huîtres réunira de nouveau tous les congressistes et leur épouse au parc de l\u2019exposition.Comme la veille, la soirée pourra se terminer au Club Radisson.Samedi, le 6 octobre, à deux heures de l\u2019après-midi, vous êtes priées de vous rendre à l\u2019Ecole ménagère du Cap-de-la-Madeleine où un programme d\u2019un intérêt inusité vous attend: visite rapide de l\u2019institution, démonstration d\u2019art culinaire, causerie par le professeur Bernard, objets d\u2019artisanat distribués comme prix de présence, goûter.A six heures et trente, un groupe de représentants de maisons pharmaceutiques vous offriront, ainsi qu\u2019aux médecins, un magnifique coquetèle.Le soir, clôture officielle du congrès.Après les discours d\u2019usage, une soirée amicale et sociale vous est réservée en même temps qu\u2019aux congressistes.Un buffet entrecoupé de danse, d\u2019audition musicale de choix et d\u2019amusements couronnera les journées passées aux Trois-Rivières.Madame J.-A.DENONCOURT, présidente honoraire.N.B.\u2014 Dans toutes les organisations sociales, la tenue de ville est de mise. 10.00 heures 5.30 heures 6.30 heures 8.30 heures 10.00 heures 10.00 heures 12.00 heures 2.00 heures 4.30 heures 6.30 heures 10.00 heures 10.00 heures 2.00 heures 6.30 heures 8.00 heures 9.00 heures N.B\u2014Vous PROGRAMME DES DAMES Palais de l'Industrie Jeudi, le 4 octobre.a.m.\u2014Inscription.p.m.\u2014Réception-coquetele du Directeur général et du Président du Congrès aux présidents de séances, aux rapporteurs, aux officiers et aux membres du Conseil et à leur épouse respective.Salle Normand.p.m\u2014 Buffet offert par la Ville des Trois-Rivières.Dames et Messieurs, mezzanine.p.m\u2014Séance solennelle d\u2019ouverture.Dames et Messieurs, salle Brochu.p.m\u2014Soirée facultative au Club Radisson, rue des Chenaux, sur les bords du Saint-Maurice (avec les Messieurs).Vendredi, le 5 octobre.a.m.\u2014 Inscription.p.m.\u2014Déjeuner et film de Mgr Albert Tessier, sur son voyage à la Baie d\u2019Hudson, avec commentaires, château de Blois.p.m\u2014 Excursion en bateau au Cap-de-la-Madeleine (arrêt de quinze minutes au Sanctuaire national).p.m.\u2014A l'hôpital Saint-Joseph, thé offert par les Religieuses de la Providence.p.m.\u2014Fête aux huîtres (Dames et Messieurs), mezzanine du Palais de l\u2019Industrie.p.m.\u2014Soirée facultative au Club Radisson, rue des Chenaux, sur les bords du Saint-Maurice (avec les Messieurs).Samedi, le 6 octobre.a.m.\u2014 Inscription.p.m.\u2014Visite de l\u2019Ecole ménagère du Cap-de-la-Madeleine, démonstration d\u2019art culinaire, causerie par le professeur Bernard; goûter.p.m.\u2014Coquetèle offert par un groupe de représentants des exhibits commerciaux (Dames et Messieurs), mezzanine.p.m.\u2014Séance de clôture (Dames et Messieurs), salle Brochu.p.m.\u2014Grande soirée; buffet, amusements, danse (Dames et Messieurs), salle des exhibits commerciaux.(Tenue de ville.) êtes priées de ne pas oublier de porter votre insigne durant tout le congrès. ji L'Union Méd.Canada ; Tome 80 \u2014 sept.1951 PROGRAMME 1049 Docteurs Docteurs Docteurs Docteurs Docteurs Docteurs Docteurs Comité de réception C.-N.de Blois Docteurs J.Malone W.Godin R.Dugré Auguste Panneton J.-R.Leblanc.Chefs du protocole Hervé Beaudoin Docteur Pierre Smith Adélard Tétrault Comité de l'inscription a Jos.Normand Docteurs L.Bédard C.Boucher J.-P.Beaudet Comite du logement G.-N.Racicot Docteurs J.Cayer P.Bellefeuille J.-L.Beaudry Directeurs du programme scientifique J.-J.Garneau Docteurs J.Veilleux J.-J.Paquin Origène Dufresne Comité des activités sociales J.Normand Docteurs L.Létienne P.Veilleux P.Hubert G.Mayrand Comité des exhibits Georges Manseau Docteurs M.Allen B.-G.Bégin J.Gingras M.Matteau Association des Médecins de Langue Française du Canada BULLETIN DE LOGEMENT XXIème CONGRÈS AUX TROIS-RIVIÈRES les 4, 5 et 6 octobre 1951 Comité du logement, 1027, boulevard Laviolette, Trois-Rivières, P.Q.Auriez-vous l'obligeance de me réserver une chambre pour le congrès de l'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA (4, 5 et 6 octobre 1951) durant.jours.HOTEL CHALET (cabin) Chambre simple eee Chambre simple nee.Chambre avec lit double oo.Chambre avec lit double 1222220.Chambre avec lits jumeaux ooo.Chambre avec lits jumeaux |.Chambre avec 3 places à cer Je serai accompauné de.2ccccccecssse ce ce sea ce cas ee se ce ace nee eee ee me nee e caen ne ecran cena nee Ou je partagerai ma chambre avec un autre congressiste, DOC OUT eee eee eee mem cee me oo e eee e seen een n ee 00e mea a een een een eme eee nee men re 0 0e ne een CO een Teen e 00m 00 J'arriverai aux Trois-Rivières le .oct, à .heures a.m.ou p.m.Je quitterai l'hôtel ou le chalet le oct, à heures a.m.ou p.m.Veuillez donner confirmation à ._.20000ccLescnci cn Lili ee one dense ca ee seance ae ce ce caca ea e cases (signature) Docteur 101000 nec cles len ce cnecanceneees ll anna la de ele canne anne ace nana een n 00e nee conne ec n nan n een e en (lettres majuscules) Adresse 100 Len nec cn conne l one annee eee n lea nee Lena n eee ea eee ace nn aa ea ee ana cena ea a ne nee e eee Ce case 0000 Secrétariat du Congrès : 1027, boulevard Laviolette.Trois-Rivières.P.Q.191 aodnosep y LA PATHOGÉNÈSE DU CHOC TRAUMATIQUE REVUE SYNTHÉTIQUE À L\u2019AIDE DE RECHERCHES ORIGINALES.\u2018 N.BALESTRAZZI.Il rentre dans notre intention de relater en ces quelques pages les conclusions de certaines de nos recherches expérimentales sur la patho- génèse du choc traumatique et de les insérer dans le cadre global de la matière telle qu\u2019elle résulte de la connaissance générale que l\u2019oh en a actuellement.Ceci dans le but de rendre plus facile la compréhension de faits aussi complexes vus à la lumière de nos plus récentes découvertes.Pour ce faire, d\u2019abord nous définirons du mieux possible ce que l\u2019on entend aujourd\u2019hui par choc traumatique, puis en second lieu nous examinerons les éléments nécessaires à sa détermination, et cela toujours sur la base de faits certains et définitivement démontrés; nous ne manquerons pas de signaler les points douteux et les problèmes non encore résolus; nous ferons part des faits expérimentaux que nous avons vérifiés et des convictions personnelles auxquelles nous sommes arrivés.Les grands progrès réalisés dans la connaissance du mécanisme pathogénétique du choc, sous l\u2019impulsion dramatique des deux grandes guerres qui ont attristé l'humanité dans la première moitié de ce siècle, et les précieux enseignements thérapeutiques qu\u2019on en a tirés, peuvent peut-être faire apparaître ce présent travail comme superflu; et pourtant nous ne pouvons pas nous dissimuler que certains problèmes résistent depuis longtemps aux assauts des chercheurs et exigent encore une solution.Nous commencerons, avant toute chose, par établir ce que nous entendons et ce que l\u2019on entend dire aujourd\u2019hui quand on parle de choc traumatique.Dans cette intention nous essaierons de tirer des innombrables définitions qui existent celle qui, sans avoir la prétention 1.Communication faite à la Société italienne de Biologie expérimentale, Section de Bari, le 21 décembre 1950.d\u2019être parfaite, synthétisera en peu de mots l\u2019idée actuelle de choc.Le choc est considéré comme un désordre circulatoire dépressif, caractérisé par un déséquilibre de la circulation périphérique auquel fait suite une altération de la perméabilité capillaire, une diminution de la masse de sang circulant, une augmentation de la concentration sanguine et une souffrance générale des tissus d\u2019origine anoxhémi- que.D\u2019après cette définition nous voyons que les éléments vraiment essentiels qui contribuent à la pathogénèse du choc sont: le trauma, le déséquilibre de la circulation périphérique, l\u2019altération de la perméabilité capillaire.Ou, si l\u2019on veut, en nous servant de l\u2019heureux artifice descriptif de Moon * nous dirons que le choc traumatique est la résultante de la somme algébrique de trois indéterminées variables: X (le trauma) Y (le déséquilibre cireu- latoire) Z (l\u2019altération de la perméabilité capillaire), d\u2019où il résulte que le choc traumatique est égal à X; + Y + Z.Ces trois indéterminées peuvent se combiner en variant d\u2019intensité et imprimer des caractères particuliers aux diverses formes cliniques du choc, mais sont toujours présentes et nécessaires.Le premier élément, le trauma, ne nous intéresse que pour préciser que le terme peut évoquer l\u2019idée d\u2019hémorragie et que cela n\u2019est pas exact car si le trauma est un élément indispensable, 11 n\u2019en est pas ainsi de l\u2019hémorragie même, si celle-ci peut représenter un élément collatéral aggravant d\u2019une valeur non négligeable.Le trauma a donc une indubitable importance étiologique mais il ne doit pas être pris en considération pour lui-même, mais au contraire en rapport avec la constitution du 2.Moon, en parlant du choc en général, plaçait Phémorragie a la place du trauma. 1052 sujet sur lequel il agit, avec les conditions contingentes de celui-ci, éléments qui peuvent avoir la valeur de causes préexistantes ou occasionnelles capables d\u2019en augmenter les effets; de même qu\u2019il faut tenir compte, pour comprendre la disproportion que l\u2019on remarque souvent entre l\u2019intensité du trauma et la gravité du choc, du fait qu\u2019il existe des zones particulièrement sensibles comme l\u2019abdomen, les articulations, les troncs nerveux, surtout ceux du système autonome, et les faisceaux vaseu- laires.Nous nous arrêterons plus longtemps, au contraire, pour considérer le second élément, le déséquilibre circulatoire, en tentant d\u2019établir en quoi il consiste.Ce terme, bien que désignant un élément de première importance, cache encore sous une apparente clarté quelques sérieux motifs de doute et d\u2019incertitude.Avec les termes de réaction neuro-vasculaire, de déséquilibre de la vaso-motilité, de déséquilibre circulatoire, on veut indiquer une série de faits observés tant cliniquement qu\u2019expérimentalement mais dont la succession chronologique et l\u2019exacte compréhension nous échappent.C\u2019est pourtant autour du déséquilibre circulatoire que se meut le mécanisme compliqué du choc et c'est au déséquilibre circulatoire que font suite toutes les autres manifestations pathogénétiques, cliniques du choc et 1l est par conséquent nécessaire de le définir clairement.On peut dire que Crile, qui anticipa de beaucoup sur les connaissances obtenues par la suite, dans une brillante intuition et alors que de nombreuses notions de physiologie n\u2019étalent pas encore révélées, le conçut, en gros.tel qu\u2019on le comprend aujourd\u2019hui.Il affirma, il v a environ trente ans.que le choc était dû à une vaso-constriction diffuse avec dilatation artériolaire et capillaire con- -équente d\u2019abord à une disparité entre la capacité du lit vasculaire et la masse de sang circulant; puis, postérieurement a la transsudation du plasma à travers les endothéliums altérés par la stase et par l\u2019anoxhémie.Quelle cst, selon Crile.l\u2019origine de toute cette succes- BALESTRAZZI: PATHOGÉNÈSE DU CHOC TRAUMATIQUE anatomo-pathologiques et L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 sion de faits?D\u2019abord la dépression, puis l\u2019épuisement des centres vaso-moteurs cérébraux.Cette explication se révèlera inexacte mais le mécanisme pathogénétique est déjà tracé dans ses grandes lignes.Pour être bref disons aussitôt qu'aujourd'hui la plupart des grands spécialistes du choc (Blalock, Leriche, Cannon, Moon, O\u2019Shaughnessy et Slome) sont d\u2019accord pour dire que dans le choc le système artériel se trouve dans un état de contraction prépondérant et diffus et que dans le vaste lit capillaire anormalement dilaté stagne une importante quantité de sang avec tendance à la transsudation et à l\u2019ædème au point de conduire à une augmentation de la résistance vasculaire périphérique (Viggers, Richards) qui a été mesurée au moyen de méthodes indirectes.Ces éléments pathologiques: stase capillaire, dim'nution du volume sanguin, réduction du débit cardiaque, anoxhémie, augmentation de la perméabilité capillaire, se lieraient en un mécanisme fermé, avec tendance à l\u2019aggravation de chacun d\u2019eux, en concourant à la créa- t'on d\u2019un cercle vicieux qui conférerait au choc une fatale progression et conduirait à une souffrance générale des tissus (Moon).Un grand nombre de ces faits sont incontestables, mais ce qui n\u2019est pas clair c\u2019est comment on arrive a travers eux a une rapide hypotension.La plupart des auteurs.en effet.sont d'accord pour admettre que la capacité de la fonction cardiaque demeure pendant longtemps inaltérée et l\u2019on sait aussi que les centres vaso-moteurs restent également valides pendant longtemps: il est donc difficile de s\u2019expliquer comment.en présence d\u2019une notable augmentation des résistances périphériques due à une vasoconstriction intense et diffuse et à la stagnation dans le lit capillaire et en pré-encc d\u2019un cœur valide et de centres vasomoteurs intacts, on puisse noter une chute de la tension.D\u2019autre part, même si l\u2019on interprète la vasoconstriction observée dans le choc comme un phénomène réactif à l\u2019hypotension.il est permis de se demander comment on ait pu arriver à cette dernière.En outre s\u2019il est vrai que l'hypotension progressive de la se- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 conde phase du choc ou celle des chocs tardifs peut être expliquée de façon convaincante par la réduction toujours plus grande du volume sanguin circulant, fait dû à l\u2019exhémie, il n\u2019en est pas moins vrai que l\u2019on peut se demander comment se produit la précoce chute de tension que l\u2019on observe dans la phase dite primaire ou neurogène du choc?Comment nous expliquer les observations faites cl\u2019niquement, sur le vif, par Cournaud, Riley, Bradley, Bread.Noble, Lauson, Gregersen et Richards, lesquels ont remarqué que dans les chocs À trauma squelettique, on note de graves et précoces chutes de la pression avec une forte réduction du volume sangu'n sans hémoconcen- trat'on.et par conséquent sans exhémie et avec augmentation de la tension veineuse périphérique?Questions qui ne peuvent être négligées et auxquelles, selon nous, il est un devoir de répondre.Il nous semble donc qu\u2019un certain élément ait échappé à l\u2019observation des chercheurs et que son absence rende plus difficile la compréhension des faits.La connaissance de l\u2019existence des anastomoses artério-veineuses et de leurs possib'es troubles fonctionnels est selon nous l\u2019élément en cause.Ces formations anatomiques particulières qui mettent en communication directe le lit des artères avec celui des veines.qui disposent de sphincters appelés aussi « dispositifs de blocage » (Bucciante en a relevé de trois types) et qui peuvent à loisir diriger le sang dans le lit des veines ou dans celui des capillaires, sont en effet à notre avis la clef de voûte du mécanisme par lequel est déterminée l'hypotension.Les anastomoses ar- tério-veineuses sont connues depuis plus d\u2019un siècle; dans de nombreux travaux d\u2019anatomie et de physiologie on leur a attribué d\u2019importantes fonctions, néanmoins, et sans raison apparente.elles sont demeurées à peu près ignorées.Pourtant il est probable qu\u2019une étude attentive de tout ce qui a été fait jusqu\u2019à présent à leur sujet et la mise en valeur de leur signification physiopathologique pourra conduire à une révision de nombreuses conceptions.solidement établies, en matière de phy- BALESTRAZZI: PATHOGÉNÈSE DU CHOC TRAUMATIQUE 1053 siologie surtout en ce qui concerne la vaseu- larisation et par conséquent l\u2019activité des organes et des tissus.Mais, selon nous, quel est le rôle que jouent les anastomoses artério-veineuses dans la détermination de hypotension, dans la diminu- t\u2018on rapide du volume de sang en circulation et dans toutes les autres manifestations observées dans le choc?Conjointement à la vasoconstriction diffuse qui fait suite au trauma et qui est très précoce, se produit la fermeture des dispositifs de blocage des anastomoses artério-veineuses à des hauteurs différentes, de sorte que la cireu- lation s\u2019accomplit irrégulièrement à travers une communication directe entre le lit des artères et celui des veines.Cette conception nous permet de mieux éclairer le mécanisme du déséquilibre circulatoire et de comprendre comment, dans un système vasculaire fermé, alors que l'on constate une augmentation rapide des rés\u2018stances périphériques, on puisse observer également une diminution de la tension due à la fuite du sang à travers les soupapes constituées par les anastomoses artério-veineuses.Tout ce qui fait suite à la dérivation cireu- latoire anormalement diffuse est logique et conséquent: le sang stagne en de notables quantités dans le lit capillaire en grande partie exclu de la circulation, du même coup le volume de sang en mouvement est réduit, la tension veineuse dans les secteurs où les anastomoses artério-veineuses sont ouvertes augmente, la consommation d\u2019oxygène diminue, d\u2019où hypotension, stase capillaire, anoxhémie, altération de l\u2019endothélium, exhémie, tout le cortège bien connu et symptomatologique du choc.Mais y a-t-il des faits réels pour prouver ce que nous avons affirmé?En contrôlant et en développant les recherches expérimentales sur le «crush syndrome » exécutées par Trueta, qui le premier démontra que l'ouverture persistante des anastomoses artério-veineuses dans le rein peut mener non seulement à des défic:ts fonctionnels transitoires mais également à des lésions dégénératives graves et irrévers.bles, nous avons pu observer: 1054 que le fait d\u2019ôter un garrot laissé en place pendant quatre heures et demie sur une des pattes postérieures d\u2019un chien ou d\u2019un lapin, déchaîne un rapide déséquilibre circulatoire; que celui-ci est caractérisé par une vasodilatation du côté soumis à la constriction et par une vasoconstriction diffuse et générale particulièrement évidente aux dépens du membre du côté opposé; que ces phénomènes se maintiennent pendant quelques heures et finissent par s\u2019équilibrer en un état presque normal des artères tandis que persiste une souffrance de la circulation périphérique qui paraît entièrement ou partiellement injectée; qu'une chute rapide et constante de la tension sanguine, suivie chez les animaux qui survivent, par une lente reprise de la tension, va de pair et évolue parallèlement avec la souffrance de la circulation périphérique visualisée angiographiquement et qui apparaît ainsi liée à elle par d\u2019incontestables rapports de cause à effet: que cette souffrance circulatoire se propage en hauteur jusqu\u2019aux reins ou nous pouvons observer, au moyen d\u2019injections d\u2019encre de Chine dans l\u2019aorte, une distribution irrégulière du colorant, en général confiné dans la région médullaire et les couches juxta-médullaires du cortex; qu\u2019il existe donc dans le rein, comme True- ta l\u2019avait démontré, non seulement des anastomoses artério-veineuses qui aboutissent à des glomérules juxta-médullaires, mais encore des voies anastomosiques plus larges, placées en amont de celles vues par Trueta, qui permettent une communication directe entre artères courbes et artères et veines droites et que leur trouble fonctionnel est responsable de l\u2019altération de la circulation rénale existant dans le choc; que l'encre de Chine injectée dans l'aorte colore irrégulièrement non seulement les reins et le foie, comme l\u2019avait observé Trueta, mais dans une très petite mesure la peau et les muscles.dans une plus grande mesure les poumons BALESTRAZZI: PATHOGENESE DU CHOC TRAUMATIQUE I\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 ou subs:stent cependant des surfaces non colorées surtout vers la périphérie, et plus abondamment l\u2019estomac et l\u2019écheveau intestinal, ce qui donne l'impression que la circulation s'est réduite aux grands vaisseaux, qu\u2019elle est bien ce que Sucquet appelait circulation mé- can'que ou superficielle par opposition à la cireulat'on profonde et nutritive des capillaires.Nous tenons d\u2019autres confirmations de notre hypothèse des études histologiques comparées sur les différents organes prélevés aux animaux sacrifiés, et c\u2019est grâce à ces études que nous avons cherché à établir un tableau chronologique des lésions rencontrées.Ces études démontrerent: qu\u2019il existe des lésions microscopiques diffuses consistant en stases capillaires et en faits dégénératifs; que la stase capillaire est très précoce dans son apparition, qu\u2019elle est plus grave vers la périphérie des organes et qu\u2019elle est conditionnée par le choc car elle tend à s\u2019atténuer et à disparaître au fur et à mesure que celui-ci se dissipe; que les lésions dégénératives apparaissent précocement mais persistent plusieurs jours après le disparition du choc.Ces lésions étaient en tous points semblables à ce'les rencontrées dans les reins, où l\u2019injection d'encre de Chine avait prouvé la dérivation circulatoire, et Trueta a démontré qu\u2019elles étaient une conséquence de l\u2019anoxhé- mie dérivant du court-circuit vasculaire.Les observations que nous avons faites nous ont convaincu de l'importance de la déficience fonctionnelle généralisée des anastomoses ar- tério-ve'\u2018neuses et de l\u2019action secondaire et passive du lit capillaire dans le mécanisme pa- thogénétique du choc et nous ont autorisé à affirmer qu\u2019il existe dans le choc un trouble fonctionnel anormal diffus et persistant des anastomoses artério-veineuses qui conduit à l\u2019exclusion de la circulation de plus ou moins vastes secteurs du lit capillaire, amenant la stase capillaire, la diminution du volume de L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 sang en circulation, l\u2019hypotension, l\u2019anoxhémie tissurale, l\u2019altération des endothéliums, l\u2019exhé- mie etc.Nous pouvons affirmer aussi que le trouble fonctionnel des anastomoses artério- veineuses, la stase capillaire et l\u2019anoxhémie des tissus sont chronologiquement les premiers éléments à entrer dans le cadre du choc.Aux faits que nous venons d\u2019énoncer nous pouvons ajouter aujourd\u2019hui une observation communiquée par Zweifag et Coll.en 1945 et que nous ignorions.Le dit auteur en étudiant au microscope, au cours d\u2019une vaste série de recherches, la circulation sanguine dans le mésentère extériorisé de chiens en état de choc a remarqué, en ce qui concerne notamment certaines artères précapillaires, un profond état d\u2019ischémie et que « pendant cette période d\u2019ischémie une circulation continue se produisait au moyen seulement de communications directes entre artères et veines ».Voilà donc que tout ce dont nous avions eu l\u2019intuition et que par la suite nous avions indirectement démontré, est complété par une observation « de visu », directe et irréfutable, dont la signification a, de toute évidence, échappé au chercheur.Mais comment arrive-t-on au déséquilibre de la circulation?Est-ce là un phénomène d'origine nerveuse ou un phénomène toxique?Cette question s\u2019est posée dès les premières études sur le choc et elle n\u2019a pas encore reçu une réponse acceptable.En réalité, posée en ces termes la question peut paraître anachronique puisqu\u2019il y a déjà plusieurs années que la physiologie nous a enseigné que l\u2019impulsion nerveuse est un phénomène physico-chimique et non pas uniquement mécanique, de sorte qu\u2019il n\u2019est pas difficile de considérer le choc, au sens biologique, comme un phénomène neuro-humoral, lié à la produe- tion de substances qui se libèrent par excitation nerveuse et agissent comme intermédiaires pour provoquer le déséquilibre de la circulation, d\u2019autant plus que certaines d\u2019entre elles possèdent une action toxique protoplas- matique et peuvent également se libérer par les tissus meurtris ou de diverses autres ma- BALESTRAZZI: PATHOGÉNÈSE DU CHOC TRAUMATIQUE 1055 nières.Cela mènerait par conséquent à l'unification des deux théories et faciliterait l\u2019explication du fait que le choc puisse succéder directement à la stimulation nerveuse (choc immédiat, choc primaire d\u2019Hermann) ou bien apparaître tardivement chez les animaux dont le foyer traumatique aurait été complètement isolé interrompant toutes les voies nerveuses afférentes par la destruction de la moelle (Hermann et Coll.1944) ou par la destruction de la moelle accompagnée de la section des chaînes latérales du sympathique et de la sym- pathectomie périartérieuse (Balestrazzi, 1948).Mais à laquelle des substances conductrices de la transmission nerveuse doit-on attribuer le choc?La question nous conduit en un domaine très complexe et obseur à cause du caractère fragmentaire de la matière, des contradictions qui existent souvent entre les données anatomiques et physiologiques et de la difficulté à en tirer des indications physiopathologiques sûres.Nous savons en effet qu\u2019après la classification primitive des substances conductrices de la transmission nerveuse, classification qui s\u2019est démontrée imparfaite, la division en systèmes de fibres cholinergiques, adrénergiques ct histaminergiques s\u2019est révélée peu convaincante car on s\u2019est aperçu que la conduction chim' que est extrêmement complexe et peut produire des effets différents selon la concentration du conducteur sur le moyen d\u2019action, au point de justifier l\u2019hypothèse qu\u2019il y ait dans l'organe réacteur des substances réceptrices différentes et que la qualité de la réaction dépende de la prévalence du premier et de la seconde (Spadolini).Ces motifs d\u2019incertitude nous ont amené à entreprendre une étude systématique sur l\u2019action de l\u2019histamine et de l\u2019acétylcholine, substances indiquées par de nombreux chercheurs comme les plus probables facteurs humoraux responsables du choc.(Dale et Laidlaw, Zunz, Ebwicki, Barsoum et Gaddum, Tinel et Hun- gar, Moon pour l\u2019histamine, Frommel, The- laimer, Herchrberg, Piquet, Stropeni et Bat- 1056 tezzati, Laborit et Morand, Imperati et Coll.pour l\u2019acétylcholine).À titre préliminaire nous dirons qu\u2019en ce qui concerne la théorie histaminique du choc on notait à côté de nombreux éléments favorables l'impossibilité de démontrer qu\u2019il y avait dans le sang une réelle augmentation d\u2019histamine.En ce qui concerne la théorie acétylcholinique, en l\u2019absence de la possibilité de dosages exacts et directs de la substance, nous dirons que la constatation de la diminution de la cholines- térase n\u2019avait aucune valeur réelle puisqu\u2019il n\u2019a pas été démontré que dans des conditions pathologiques une augmentation de l\u2019acétyl- choline corresponde à une diminution de la cholinestérase (il est même logique de supposer qu'il puisse exister une diminution de l\u2019a- cétylcholine comme conséquence de l\u2019état de choc).Nous avons donc tenté d\u2019étudier séparément le tableau clinique, l\u2019état des anastomoses ar- tério-veineuses et le tableau histopathologique du choc histaminique et du choc acétylcholi- nique, en espérant obtenir, en les comparant avec les éléments analogues du choc traumatique, des données utiles pour éclaireir le problème que nous nous sommes posé initialement.Nos recherches nous ont amené à établir: qu\u2019à l\u2019aide d\u2019injections endo-veineuses de bi- chlorhydrate d\u2019histamine, poursuivies pendant plusieurs heures, on réussit à provoquer un syndrome hypotensif qui est cliniquement très semblable à celui du choc traumatique; que dans le choc histaminique ainsi obtenu il apparaît nettement que d\u2019importantes régions vasculaires sont exclues, spécialement dans le rein, la peau, les muscles et les poumons, ce qui prouve l'existence d\u2019un trouble fonctionnel des anastomoses artério-veineuses; que la progression de l\u2019hypotension dans le choc histaminique, malgré la présence de tous les éléments qui participent à la formation du cercle vicieux, ne prend jamais le caractère d\u2019une évolution spontanée, mais reste toujours liée, même dans les toutes dernières phases, à l\u2019introduction de l\u2019histamine; BALESTRAZZI: PATHOGÉNÈSE DU CHOC TRAUMATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 que le tableau histopathologique du choc histaminique est caractérisé par la stase capillaire, la transsudation plasmatique et l\u2019exsudation granulocytique riche en eosinophiles et en faits dégénératifs, éléments histopathologi- ques semblables à ceux du choc traumatique mais que l\u2019on rencontre.également dans de nombreuses autres conditions pathologiques.Les recherches effectuées d\u2019une façon analogue avec l\u2019acétylcholine nous ont montré au contraire: que l'on réussit, avec l\u2019injection lente et répétée d\u2019acétylcholine, à produire un syndrome hypotensif prolongé mais factice et ressemblant seulement de très loin au choc traumatique; que dans le syndrome en question il est impossible de prouver, avec des injections d\u2019encre de Chine, l\u2019existence de courts-circuits du type de ceux que nous avons observés dans le choc traumatique; Que méme dans le choc acétylcholinique on note des lésions histologiques ressemblant à celles des chocs traumatique et histaminique.Ces dernières observations ont été confirmées par deux séries d\u2019expériences de contrôle, les premières exécutées sur des chiens exé- rinisés au préalable chez lesquels l\u2019acétylcho- Jine a donné lieu à des tableaux encore plus dissemblables d\u2019hypotension avec bradycardie et ample indice oscillométrique, les secondes exécutées sur des chiens au préalable atro- pinisés chez lesquels le choc provoqué soit par le garrot soit par écrasement s\u2019est manifesté et a évolué de la même façon que sur des chiens non traités.Sur la base des données obtenues par cette succession de recherches il semble qu\u2019il nous soit permis d\u2019affirmer que le choc débute par un trouble métabolique post-traumatique avec production d\u2019histamine et que c\u2019est précisément la libération de l\u2019histamine qui mène à l\u2019hypotension, qui la confirme et en prolonge la durée; et que l\u2019irréversibilité du syndrome est provoquée par la souffrance des tissus due à l\u2019anoxhémie. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Un élément indirect grâce auquel nous avons pu tenir pour certain que la fatale progression du choc est d\u2019origine toxique plus que mécanique est constitué par l\u2019impossibilité de conduire le syndrome hypotensif que nous avons artificiellement provoqué, vers une évolution autonome malgré la constatation de la présence de tous les éléments qui font partie de ce que l'on appelle le cercle v:cieux du choc.La dite impossibilité nous a fait douter de la consistence réelle d\u2019un tel mécanisme et nous à fait tenir pour plus probable que l\u2019anneau le plus important dans la fermeture du cercle vicieux est représenté précisément par le trouble métabolique et par la libération continuelle de substances de type histaminique.Quant à l\u2019acétylcholine, bien que nos constatations expérimentales nous aient porté à être très sceptique sur sa responsabilité dans la détermination du choc, nous n\u2019avons pu exclure sa participation même si elle n\u2019a qu\u2019une importance secondaire et cela, non pas parce que nous étions en possession d\u2019éléments directs, mais à cause de l\u2019impossib:lité où l\u2019on se trouve aujourd\u2019hui de séparer nettement, chez l\u2019homme, l\u2019action biologique des deux substances.En effet nous ne pouvons négliger tout ce que l\u2019on est en train d\u2019éclaireir dans le domaine de l\u2019allergie à savoir que l\u2019histamine agit souvent en collaboration avee l'acétylcholine, que la stimulation antidromique des fibres sensitives peut porter à la libération d\u2019acétylcho- line également ; et on ne doit pas perdre de vue \u201cla présence d\u2019acétylcholine dans le pomphe dû à l\u2019histamine (Wybaugh, Rothmann et Coon), les idées de Duke sur les ma'ad!es dues à une allergie physique et celle de Danielopolu sur le choc paraphylactique histaminique, et \u201cur le choc paraphylactique acétylcholinique.De tels rapports entre acétylcholine et histamine para\u2018ssent encore plus complexes si on pense à ee que Tremonti a pu démontrer en étudiant l\u2019ædème pulmonaire adrénalinique du lapin.Au cours d\u2019une série d\u2019expériences ]- dit auteur a observé qu\u2019après l\u2019ablation de la rate l'injection endo-veineuse d\u2019adrénaline ne erée plus d\u2019œdème pulmonaire et que l\u2019œædème BALESTRAZZI: PATHOGENESE DU CHOC TRAUMATIQUE 1057 ne se produit chez l\u2019animal dératé que si on injecte avec l\u2019adrénaline une certaine quantité d\u2019extrait splénique.Dans la rate, donc, selon Tremonti, est contenue une substance qui, en entrant en jeu, favorise l\u2019apparition de l\u2019œdè- me et qui aura:t des propriétés semblables à celles de l\u2019acétylcholine (Selon des recherches de Dale et de Duddley l'acétylcholine est présente dans la rate en quantité considérable).Cette substance, selon Tremonti, agirait en perméabilisant les cellules endothéliales du poumon et en rendant possible de cette manie- re la libération de l\u2019histamine.Il ressortirait, donc, de telles études, que les trois plus importantes substances conductrices de la transmission nerveuse peuvent être liées entre elles par d\u2019étroits rapports physiopatho- logiques.Les faits et les considérat'ons cités et les conclusions que nous avons déduites, importants pour la démonstration de ce que l\u2019on sait aujourd\u2019hui sur les substances conductrices de la transmission nerveuse, nous enseignent que les opinions adoptées jusqu\u2019ici dans la recherche de la substance toxique responsable du choc sont plutôt simplistes et exclusives et que, bien que l\u2019on puisse considérer, selon les recherches accomplies jusqu'ici, l\u2019histamine comme un important facteur humoral dans la pa- thogénèse du choc traumat'que, on doit admettre en toute probabilité que sa libération est déterminée ou favorisée par d\u2019autres facteurs et qu\u2019elle représente l\u2019expression d\u2019un désordre plus complexe dont la connaissance nous échappe encore.Venons-en maintenant au troisième élément que nous avions défini, avec le trauma et le déséquilibre de la circulation, comme étant d\u2019une importance essentielle dans le mécanisme pathogénétique du choc, nous voulons parler de l'altération des endothéliums et de l\u2019augmentation de la perméabilité capillaire qui v fait suite.Cet élément, à travers l\u2019exsudation du plasma, l\u2019hémoconcentration, la réduction progressive du volume sanguin circulant, la réduction du débit cardiaque, provoque l'aggra- 1058 vation progressive de la circulation périphérique, de la respiration des tissus, de l'équilibre des liquides, l\u2019altération de la membrane cellulaire et le déséquilibre électrolytique qui s\u2019ensuit avec un rapport altéré entre les ions K et Na, et les subséquentes et plus tardives manifestations caractéristiques du choc.Nous pourrions dire que l\u2019altération des endothéliums et l\u2019exhémie qui en résulte nous donnent la raison de la prolongation de l\u2019hypotension et de la progression du choc comme en un premier temps le trouble fonctionnel des anastomoses artério-veineuses nous a donné l\u2019explication de la rapide hypotension et de la soudaine diminution du volume sanguin circulant sans qu\u2019il y ait hémoconcentration.Mais de quelle nature est l\u2019altération des endothéliums?Il est logique après ce que nous avons dit que nous la considérions comme l\u2019expression d\u2019une lésion toxique, c\u2019est-à-dire provoquée par la libération d\u2019histamine, substance qui possède, au maximum, des propriétés perméabili- santes.La constatation dans de nombreux autres états morbides (ustions, étranglements intestinaux, anaphylaxies, réactions à des transfusions, intoxications métaboliques, occlusions coronaires ou des vaisseaux en général, infections d\u2019une gravité foudroyante, membres gelés, coups de soleil), des mêmes lésions que celles des endothéliums et par conséquent d\u2019altérations histopathologiques semblables, pourrait nous faire penser que comme il existe, en ces états, une insuffisance de la circu'ation périphérique, la lésion endothéliale pourrait être considérée comme d\u2019origine mécanique, due à la stase (Landis), ou bien d\u2019origine anoxhémique.Mais est-il possible de se figurer qu'entre la perméabilité altérée des endothéliums et l\u2019excitation phys que il n'existe pas d\u2019intermédiaire chimique?La physiologie qui n\u2019a établi aucun fait réel qui nous donne la certitude de l'existence d\u2019une action physiologique directe du système nerveux, soit extrinsèque, soit sympathique et parasympathique, soit sensitif antidromique, BALESTRAZZI: PATHOGÉNÈSE DU CHOC TRAUMATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 sur les capillaires penche davantage à croire que les capillaires sont régis par les substances produites par l\u2019activité des tissus eux- mêmes.Cela donne encore plus de valeur à notre hypothèse de l\u2019intermédiaire histaminique dont l'importance semble accrue du fait que l\u2019exclusion de la circulation de vastes , districts capillaires qui se produit dans le choe, empêche l\u2019afflux, en ces régions, de substances qui auraient une action protectrice sur les endothéliums (vitamines C,P; Cortisone).D\u2019après ce que l\u2019on sait des plus récentes acquisitions concernant les fonctions des glandes surrénales et les liens hypophyso-corticaux et hypophyso-talamo-corticaux, les recherches de Bradley et Coll.et de Selye et Coll.tendent à démontrer que l'ACTH a une nette action de blocage sur les manifestations allergiques, par l\u2019intermédiaire de l\u2019excitation produite sur l\u2019écorce surrénale, principalement sur la zone fasciculée réservée à la production des stéroi- des glyco-actifs.Cela est une simple hypothèse, à notre avis digne de considération, logique, et renforcée par des corrélations avec de nombreuses données expérimentales mais il lui manque encore \u2018d\u2019être démontrée.Et c\u2019est précisément ce que nous nous proposons de faire au plus tôt.BIBLIOGRAPHIE 1.N.BALESTRAZZI: «Ricerche sperimentali sulla conduzione nervosa nollo shock traumatico.» La clin.Chir., fase.IX-X, 1948.2.N.BALESTRAZZI: « Azione dell\u2019adrenalina nello shock traumatico sperimentale.» La clin.Chir, fase.ITI-IV, 1949.3.N.BALESTRAZZI: « Importanza della disfunzione della anastomosi artero venose nel determinismo dello shock.» Un.Tip.Noct, 1950.4.N.BALESTRAZZI, N.GALANTE et P.PELLE- GRINO: « Shock istaminico e shock traumatico.» Policl.Sez.Char.57, 1950.5.N.BALESTRAZZI et V.VALZANO: «Shock acetilcolinico e shock traumatico.» Boll.Soc.It.Biol.Sper., 26, 1950.6.P.G.BIANCHI: » Interferenze neurovegetative, endocrine e vitaminiche nelle manifestazioni al- lergiche anafilattiche.» Quad.Aller, 9: 1, 1950. 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RECUEIL DE FAITS À PROPOS D'UN CAS D'ILÉITE TERMINALE Rosaire LAUZER et Robert FISET B.Crohn.Leon Ginsburg et Gordon D.Oppenheimer ont décrit, en 1932, une affection de l'intestin grêle, qui se manifeste par des lésions inflammatoires intenses, siègeant près de la valvule iléo-cœcale.L\u2019anse intestinale, tuméfiée, s\u2019accole rapidement à une autre anse grêle, au côlon droit, ou à tout autre organe voisin.Elle détermine généralement la formation d\u2019un abcès, avec fistulisation, suppuration interminable, après migration parfois lo/ntaine, en suivant des trajets compliqués.Ces auteurs ont fait ressortir, avec observations détaillées à l\u2019appui, les caractérist:ques des lésions propres de cette maladie, qu\u2019ils ont appelée à juste titre, iléite terminale.C\u2019est une affection primitive, distincte de l\u2019iléite seg- mentaire ou régionale qui est secondaire à une diverticulite par exemple, à l\u2019ulcération par un corps étranger, à une agglomération de vers intestinaux, à une bride, à une tumeur, ou à un processus inflammatoire appendiculaire précis, salpingo-ovarien, soit l\u2019iléite para-in- flammato:re de contact.L\u2019iléite terminale est sans doute infectieuse, mais on ne trouve pas l\u2019agent spécifique, si toutefois il existe.La présence de microbes banaux de l'intestin, colibacille, entérocoque, streptocoque, au niveau des lésions, ne permet pas de conclure à leur rôle étiologique.On découvre à l\u2019examen histologique des éléments giganto-cellulaires.Mais nous n\u2019avons pas de preuve pour rattacher l\u2019iléite terminale à la tuberculose, à une maladie de Besnier-Boeck, de Nicolas-Favre, ou à une lymphogranulomatose maligne.Aujourd\u2019hui les chirurgiens ont appris à 1.Communication à la Société de Chirurgie de Montréal, le 2 mai 1951.{Montréal ) .reconnaître les lésions de l\u2019iléite terminale, aux différents stades de leur évolution, avant la fistulisation, et les observations publiées sont de plus en plus nombreuses.À la phase aiguë.l\u2019anse intest:nale est augmentée de volume.rouge sombre, sans contraction.Au palper.cette anse est de consistance ferme, mais on sent qu\u2019elle est en même temps friable.La démarcation avec le segment voisin qui est sain, est franche.L\u2019intestin est distendu en amont, mais souple.Le mésentère correspondant à l\u2019anse enflammée est épaissi, œdématié.Il est parsemé de ganglions.On trouve parfois des amas ganglionnaires à distance; ils correspondent à des lésions intestinales encore impalpables, mais qui le deviendront sûrement à plus ou moins brève échéance.A la phase chronique de l'affection, l\u2019anse intestinale peut-être sclérosée, rétrécie, parsemée d\u2019ulcérations.Ces ulcérations évoluent vers la perforation intestinale, l\u2019abcès, la fis- tulisation dans un organe voisin, les adhérences multiples formant tumeur, et la suppura - tion à la peau.Cliniquement on d'stingue l\u2019iléite terminale aiguë, sub-aiguë à rechute et la forme chronique.La crise aiguë ressemble à l\u2019appendieite.Mais dans les antécédents plus ou moins lo n- tains du malade, on note généralement des crises entérit.ques douloureuses avec diarrhée.À l\u2019opération, l\u2019appendice apparaît indemne.et à l\u2019exploration du dernier mètre du grêle.on découvre les lésions dont nous avons rappelé, plus haut, la description.Souvent après une première alerte.la résolution spontanée s\u2019accomplit, et le malade peut rester guéri de façon définitive, surtout avec l\u2019emploi des antibiotiques. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Parfois, les accidents aigus se répètent à intervalles variables, après une accalmie durant des mois, des années.La perforat\u2018on en péritoine libre est heureusement rare.Habituellement, la lésion abandonnée à elle-même, de localisat on sous-séreuse au début.évolue vers l'ulcération de la muqueuse, l\u2019infiltration de la séreuse, l\u2019adhérence avec une autre anse grêle, la formation d\u2019abcès, la perforation avec plastron iliaque droit.C\u2019est alors la succession inévitable des étapes de la fistulisation interne ct externe, et la marche vers la chronicité de la lésion.L'iléite term nale peut également être chronique d\u2019emblée, revêtir un des trois modes suivants: entéritique, sténosant, pseudo-tumo- ral et fistuleux.La forme entéritique ressemble à la tuberculose intestinale ou à la colite chronique.Elle se manifeste par une diarrhée tenace, parfois sanglante, une douleur iliaque droite, quatre à sx heures après les repas, au moment ou le bo! alimentaire arrive à la fin du grêle.Elle évolue par poussées successives, avec amaigrissement, clochers fébriles, anémie.Si le diagnostic de la malad\u2018e n\u2019est pas fat, l\u2019aggra- vat'on de l\u2019état général peut devenir telle que le malade est emporté par une complication in- tereurrente ou peut succomber dans le marasme.La forme sténosante donne d\u2019abord lieu a des crises de sub-occlus\u2019on, réalisant le syndrome de Koenig.La palpation dans la fosse lliaque droite d'une tuméfaction profonde, plus ou moins allongée peut suggérer le diagnostic à co moment.Ma's généralement.c\u2019est au cours d\u2019une épisode d\u2019occlusion franche, quand nous sommes obligés d\u2019intervenir d\u2019urgence, que nous confirmons le diagnostic.[a forme pseudo-tumorale, fistuleuse, est la plus significat ve.Au syndrome douloureux, dhar*héique ou sub-occlusif s\u2019ajoute la format'on d'un plastron iliaque droit ou sus-pubien, plus ou moins étalé, d\u2019évolution torpide, rebelle a toute thérapeutique, et qui se fistulise it plus ou moins bréve échéance.LAUZER Er FISET: ILÉITE TERMINALE 1061 Ces fistules peuvent être très variées: fistules entéro-cutanées spontanées ou après appendicectomie, fistules iléo-cœcales, iléo-sigmoï- diennes, fistules entéro-vésicales, donnant lieu à une cystite avec fécularie, fistules plus éloignées, para-rectale, péri-anale, recto-vaginale surtout quand l\u2019anse frappée d'iléite reste fixée dans le bassin.C\u2019est Crohn qui a le premier attiré l\u2019attention sur l\u2019iléite terminale, dans certains cas exceptionnels d\u2019abcès ischio-rectal d\u2019étiologie inconnue.Cette forme d\u2019iléite est particulièrement crave.Elle évolue par poussées successives, durant des années.Si l\u2019on n\u2019intervient pas, la suppuration intarissable peut entraîner la dégénérescence amyloïde, la cachexie.Mais l'occlusion aiguë peut également survenir dans cette troisième forme d\u2019iléite terminale.Le diagnostic des iléites chroniques est difficile.Ce qui importe, c\u2019est d\u2019être pénétré de l\u2019existence de cette affection, pour y penser à l\u2019occasion et en rechercher les signes radiologiques.Ceux-ci sont parfois infidèles.Mais dans bien des circonstances ils aideront à résoudre les problèmes du plastron iliaque droit fistulisé ou non: appendicite pseudo-tumorale, tuberculose iléo-cœcale, actinomycose, cancer avec abcès, ou tumeur inflammatoire régionale.Avant de terminer le résumé de la question ct d'aborder le traitement, nous désirons rapporter l'observation par le Dr Robert Fiset de Sorel, d\u2019une malade que nous avons opérée ensemble à l\u2019Hôpital Richelieu.Il s'agit d\u2019un cas d\u2019iléite terminale chron:que, à forme pseu- do-tumorale, fistulisée.Observation.Mile Fernande S.âgée de 30 ans, est admise à l\u2019hôpital le 2 novembre, 1949, pour péritonite d\u2019or\u2018g'ne appendiculaire.Dans les antérédents personnels, on note que les règles ont commencé à l\u2019âge de 13 ans, sans douleur, qu\u2019elles étaient peu abondantes ct duraient trois jours.Cependant elles retar- aient souvent de deux à trois semaines. 1062 Au mois d\u2019août 1945, la malade consulta le médecin pour la première fois; elle avait de légères douleurs abdominales, mais une diarrhée persistante, avec température de 99 à 101.Ces troubles durèrent environ trois mois, et le poids de la malade tomba de 115 à 90 livres.L\u2019état général s\u2019améliora dans la suite, mais bientôt.de nouvelles crises diarrhéiques, quoique de courte durée, trois à quatre jours, ne laissèrent que peu de répit à la malade.En septembre 1949, les crises devinrent plus douloureuses, avec température à 100-101, ballonnement de l\u2019abdomen, nausées et vomissements.Finalement en octobre de la même année, la malade s\u2019affaiblit considérablement, et, le 2 novembre, au cours d\u2019une crise particulièrement aiguë, avec arrêt des gaz et des matières, elle est envoyée à l\u2019hôpital Richelieu, pour péritonite d\u2019origine appendiculaire probable.A son arrivée.l\u2019état général apparaît gravement atteint.la malade est déshvdratée.L\u2019abdomen est fortement ballonné et douloureux.La tension semble être plus intense au niveau de la fosse il'aque droite.On compte 19700 globules blancs, avec polvnucléaires neutrophiles à 88%.Le Dr Fiset décide alors d'intervenir immédiatement.I! pratique une laparotomie latérale dro*te.A l\u2019ouverture du péritoine.un liquide purulent brunâtre, à odeur de colibacille, s\u2019écoule à l'extér'eur, et l\u2019on perco't une grosse masse remplissant la fosse iliaque.Cette masse apparaît formée par l\u2019agglutination du ccecum, de la dernière anse iléale, de l\u2019épiploon et de l\u2019annexe droite.L\u2019iléon.dilaté en amont.est étranglé en bas par une gangue adhérentielle.Tl présente une petite perforation près de la valvule iléo-cœcale.Il est très friable et déchire lorsqu\u2019on tente de le libérer.L\u2019appendice est également adhérent.mais on réussit à l\u2019enlever.L\u2019opérat'on se termine par l'iléostomie cutanée ct le drainage de la cavité péritonéalc.Les suites opératoires immédiates furent assez simples, et la malade quitta l\u2019hôpital le 30e jour.L'état général s\u2019améliora de façon LAUZER er FISET: ILÉITE TERMINALE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 même notable, mais lorsque la fistule stercorale se retrécit, les douleurs reprirent.La malade est réadmise à l'hôpital le 12 février suivant, et le 17 du même mois, nous avons dû pratiquer l\u2019hémi-colectomie droite, avec résection d\u2019environ soixante centimètres d\u2019iléon, agglutiné et formant tumeur, adhérente au cœcum, à l\u2019annexe droite et à la paroi antérieure de la fosse iliaque.Le mésentère correspondant à l\u2019anse iléale réséquée, est également très épais, farci de ganglions.Les suites opératoires ne furent aucunement compliquées, et la malade quitta l\u2019hôpital le 12e jour.Examen histologique, par feu le Dr Alphonse Bernier, de l\u2019Hôpital St-Luc.« Les fragments du petit intestin, examinés, montrent une infiltration diffuse de toutes les couches de leur paroi.En certains endroits, l\u2019infiltration se ramasse en de véritables abcès au pourtour desquels on rencontre des cellules géantes, comme c\u2019est l\u2019habitude dans les cas d\u2019iléite régionale.Ces cellules géantes ont plutôt l\u2019aspect de véritables plasmodes.La muqueuse intestinale est ulcérée, remplacée par un tissu inflammatoire fortement vaseu- larisé ».L'image est bien celle d\u2019une iléite régionale ou « maladie de Crohn ».Le traitement de l\u2019iléite terminale n\u2019est pas facile à résumer.En effet il pose des problèmes différents dans chaque cas particulier, ou à peu près, Dans l\u2019iléite aiguë, on opère rapidement puisqu'on fait toujours le diagnostic d\u2019appendicite aiguë.L\u2019intégrité de l\u2019appendice nous pousse alors à chercher un diverticule de Meckel, une bride de Lane.et l\u2019on découvre, en déroulant le grêle, les lésions très caractéristiques déjà décrites.C\u2019est ici que la discussion commence.La thérapeutique opératoire doit tenir compte de l\u2019intensité des manifestations cliniques.de l\u2019aspect de l\u2019anse enflammée A 1 { L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 et de la localisation des lésions, qui peuvent être multiples.Il faut en effet examiner avec soin tout près d\u2019un mètre de grêle, et rechercher dans le mésentère l\u2019hypertrophie ganglionnaire isolée, qui est souvent la seule manifestation perceptible de l\u2019iléite à plusieurs foyers.Quand la lésion n\u2019apparaît pas menaçante, c\u2019est-à-dire n\u2019ayant aucune tendance nécro- sante, on peut refermer sans plus l\u2019abdomen.On pratique la réhydratation du malade par les sérums en injection intra-veineuse.On établit l\u2019aspiration duodénale par la méthode de Wagenstein, on donne de la pénicilline, de la streptomycine et des vitamines.On tente de refroidir les lésions à l\u2019aide de la glace sur le ventre.L'alimentation est reprise après le retour de la température à la normale et l\u2019évacuation intestinale.Les guérisons dans ces cas ne sont pas rares, et certains malades revus après des mois ou des années, n\u2019ont eu aucune récidive.Mais parfois aussi on a de cruelles déceptions; récidives, perforations de l\u2019iléon, passage à la chronicité, fistulisation secondaire, le plus souvent dans la cicatrice de laparotomie iliaque.Pour prévenir ces accidents, quand l\u2019anse apparaît trop fragile, et que le syndrome clinique est alarmant, il faut faire davantage; soit l\u2019anastomose iléo-transverse, ou bien la LAUZER er FISET: ILÉITE TERMINALE 1063 résection de l\u2019anse si l\u2019état général le permet.Cette résection doit être étendue, afin de prévenir les récidives, in situ, des lésions qui ne sont pas encore palpables.Quand il y a perforation d\u2019emblée en péritoine libre, ce qui est rare, on peut pratiquer l\u2019iléostomie avec extériorisation ou résection de l\u2019anse.Dans les formes chroniques de l\u2019iléite, la thérapeutique chirurgicale doit également tenir compte de l\u2019état général du malade et de l\u2019état local des lésions.Mais dans ces cas, il faudra choisir entre la résection immédiate et l\u2019anastomose iléo-transversaire suivie de la résection ultérieure de l\u2019anse.La résection, dans les cas favorables, peut se limiter à l\u2019anse grêle, mais le plus souvent l\u2019étendue des lésions et les adhérences, nécessitent même une hémi- colectomie droite.Quand la résection intestinale apparaît impossible de prime abord, il faut savoir qu\u2019elle deviendra presque toujours réalisable après déviation suffisamment prolongée des matières, par anastomose iléo-trans- versaire.En somme l\u2019état local des lésions et l\u2019état général du malade, observés avec la plus grande attention, dictent la conduite à tenir dans le traitement des modalités diverses de cette étrange affection qu\u2019est l\u2019iléite de Crohn. MOUVEMENT MÉDICAL QUE PENSER DES PRÉCALIBRATIONS EN PHOTOCOLORIMÉTRIE Paul RIOPEL, M.C.I.C., Chef du laboratoire de Chimie, hôpital Notre-Dame A une époque aussi peu reculée que 1930, on pouvait facilement énumérer les analyses chimiques du sang.Depuis lors, la rapide évolution de la biochimie a produit des techniques de plus en plus variées et précises.Ce fait est principalement dû aux développements modernes des méthodes analytiques.Ainsi, en colorimétrie, il n\u2019y avait guère, 1l y a 20 ans, que les dosages du cholestérol, de la glycémie et de l\u2019acide urique qui étaient utilisés en clinique.Aujourd\u2019hui, grâce à une instrumentation efficace, les méthodes colorimétriques sont fréquemment employées.Il existe actuellement de nombreux pho- tocolorimètres et spectrophotomètres de toutes marques.En général, ces instruments sont bien construits et peuvent rendre de précieux services, s\u2019ils sont judicieusement utilisés.Certains de ces photocolorimètres et spec- trophotomètres sont vendus avec des gammes précalibrées.Des laboratoires mirent toute leur foi dans cette nouvelle présentation qui n\u2019échappe cependant pas à toutes critiques.Pour déterminer la concentration sanguine ou urinaire d\u2019un composé quelconque, il suffit, avec un appareil précalibré, de reproduire la réaction colorimétrique suivant la technique fournie avec l\u2019instrument; placer ensuite le liquide coloré obtenu dans une cellule qu\u2019on introduit dans le photomètre et lire la transmission ou l\u2019absorption, suivant le cas, et à l\u2019aide d\u2019une table nous obtenons directement la concentration, sans aucun calcul.A première vue, cette technique est fort attrayante par sa rapidité et sa simplicité.Tl convient cependant de se demander si cette méthode ne comporte pas certains risques.{Montréal).En effet, pour élaborer de telles gammes, plusieurs facteurs interviennent.En tout premier lieu et d\u2019une façon particulière, il faut mentionner le technicien; ensuite, les produits chimiques, plus ou moins purifiés; les réactifs, préparés différemment ou avec un matériel dont exactitude peut facilement varier.Signalons également les avaries auxquelles ces appareils délicats sont exposés au cours de longs vcyages inévitables puisque de semblables instruments ne sont jamais, à notre connaissance, construits au pays.Cette simple énumération laisse entrevoir la difficulté, pour ne pas dire l\u2019impossibilité, de retrouver exactement les mêmes conditions de travail qui seules permettraient d\u2019utiliser avec sécurité les précalibrations.L\u2019objet de cet article sera précisément d\u2019exposer, en résumé, les principales observations qui se dégagent de certains contrôles réalisés au laboratoire de chimie de l\u2019hôpital Notre-Dame.En premier lieu, considérons les résultats fort différents obtenus avec deux appareils identiques, de même type et de même marque que nous désignerons: appareil À et appareil B, en ayant soin de consulter les courbes respectives de chacun pour les lectures.La censultation du tableau I fait ressortir nettement que pour les quatre techniques étudiées, la précalibration de ces appareils n\u2019est pas satisfaisante.De là à conclure qu\u2019ils furent mal calibrés c\u2019est une tout autre chose qui ne nous vient même pas à l\u2019esprit.Si la répétition des tests mentionnés sur le tableau I, suivant des techniques identiques, avec des instruments de même marque portant des numéros de série rapprochés, ne donne pas L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 G\\xcemies Mo %, Pao lei Nes Gui, eden | Jia ase un Tes C holes(énols Me\u2019, RIOPEL: PRECALIBRATIONS EN PHOTOCOLORIMETRIE 1065 Tableau 1 Reprreil A Arenaul B Lee Tunes Résutt ns utoges Résultals Visenee T CL sus Lid, 50 (18 UK 5 \\45 \\1 13.1 gc rT as 41 13% 4| Lo 22 15.9 nay U1 (31 44 \\44 13 13.1 30 Ant aun 41 138 Wa 156 13 13.0 | LAL84 45 IX 34 [LA 23 5.1 MC ASh- | aust 5% Vo 41 31 1 1 50 Est 1 13% HA (Lo dd \\5.4 SaG 513 use MA 13) 44 149 14 13.1 9 161-4 AT 11331 3o L.0 1.5 1.32 1.3% 11 EP 3pq aoe 2LS Les 19.0 905 15 Us R 313-1 vacas 40 b.0 21.0 1,20 LL 20 A5%-) ww 1510 17 L.2o A0 1.80 I.L 25.8 D soi ame à 5.90 2.5 100 13 a4 © ew] ud 20.2 44 113 \\A 54 D 251-2 , law) 11 9.3 (15 10.4 0.L 4 S 243- (5 1324 15 3.4 19 4.9 0.4 41 ?Wit 11539 LŸ WL Ly 11.3 0.1 L.3 ae es M $1 do 2 19.4 \"ae Wa 63 Hy 10% 31 12.0 A Ly 100 64 110 10 20.0 ST Nay 1250 43 114 43 113 34 22.4 1066 de meilleurs résultats, c\u2019est bien à cause de l\u2019impossibilité de reproduire exactement tous les facteurs qui ont été mentionnés plus haut: rôle du technicien, qualité des produits chimiques et des réactifs, etc.Le préparateur qui réalise lui-même les calibrations dont il a besoin se met à l\u2019abri de tous ces risques et bénéficie du plein ren- RIOPEL: PRÉCALIBRATIONS EN PHOTOCOLORIMÉTRIE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 toutes critiques et, du même coup, empêchent l\u2019acquéreur de succomber à la tentation du moindre effort.Malgré les graves écarts signalés au tableau précédent, il arrive que certains résultats soient encore plus décevants.En effet, il nous a été donné de constater que certaines courbes précalibrées non seulement manquaient de Tab loa f Preah bration ali baation Personne | MN y \\1 SU ne 10 ; | \u20ac 5553 pe \" (180 15 0 MN Jul a not \\5 0 MH 3533 B Ae na 13 0 ROMUL KE4 Mme $ 26-1 GaNcUiNS 4 A - 1433 14.9 0 N& lox-b Mee M2 11149 i 0 NneG Hog B- nex Ib 0 MP Yiu Mo T 1204 lo 0 MP ELŸ Bo - ha3l \\\\ 0 D.QU Be ooo | 12017 A MN Mal As: \"== et \\W 0 dement des photocolorimètres et spectrophoto- mètres.: Nous louons et approuvons fortement la politique de certains industriels qui refusent de précalibrer les photocolorimètres et les spectrophotomètres qu\u2019ils offrent en vente.En agissant de la sorte, ils se protègent de précision mais qu\u2019elles étaient nettement fausses.Signalons comme exemple, le dosage des bromures sanguins obtenus avec un certain photocolorimètre précalibré.Notre attention fut vivement impressionnée par le fait qu\u2019il nous était impossible de trouver des résultats L'Union Méd.Canada i : : - Tome 80 \u2014 sept.1951 RIOPEL: PRÉCALIBRATIONS EN PHOTOCOLORIMETRIE 1067 négatifs même avec le sang de personnes nor- la même technique et le même appareil, mais males qui ne prenaient aucun bromure.Pro- en ayant soin de préparer une calibration cédant de nouveau au dosage des bromures personnelle, j\u2019ai obtenu, cette fois, les réponses dans le sang de ces mêmes sujets en utilisant négatives qui sont réunies au tableau II.Table 1 f Praca i bration Calibration Personnelle / MN au \\h - \\\\- 44 ie 19 |0 Bronu RLS 11 oo.et 100 Wewed 33 Sana USNS Mme à Hat ME *%, (1-.- day \\30 101 Mne à Hane aq.- N49 KiLumine) 3 Mue § Me JAY | 44 20 Anblem W Nowe ie Paeeal dion Nekhote Mane LA ° one (Sane 11-10-94 MN \\Omin.3.0 1.50 | du - L.$0 | Calcium Me\u201d.vo TU .do » 1.do 21-10-44 MP 10 Min 450 \\ 6.00 = _.do - 1.95 à 4.20 1068 Dans certains cas pathologiques où les dosages des bromures étaient élevés (tableau III), le lecteur observera entre les résultats obtenus avec la précalibration et ceux donnés par notre gamme personnelle un décalage qui ne fait que ressortir l\u2019erreur de base que je viens de signaler.Le précalibration des photocolorimètres et des spectrophotomètres entraîne d\u2019autres conséquences tout aussi regrettables.Le propriétaire d\u2019un tel instrument veut nécessairement en tirer tout le profit possible.Il arrivera alors que pour doser tel ou tel électrolyte, par exemple, il choisira la technique qui est décrite et précalibrée dans de livret qui accompagne son appareil.Malheureusement, cette technique n\u2019est pas toujours la plus précise, loin de là.Ainsi, comme l\u2019illustre le tableau IV, pour le dosage du calcium sanguin, nous obtenons, avec un certain photocolorimètre précalibré, des concentrations très inférieures à celles données par le dosage volumétrique classique.Si nous modifions cette méthode colorimé- trique en prolongeant de plus en plus le temps de repos, au fur et à mesure, nous voyons les dosages calciques s\u2019élever jusqu\u2019à devenir très RIOPEL: PRÉCALIBRATIONS EN PHOTOCOLORIMÉTRIE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 rapprochés des chiffres obtenus par la méthode volumétrique signalée.Parfois, les techniques employées avec ces appareils sont devenues désuettes.Ainsi, par exemple, ne voyons-nous pas attachée à des instruments vendus en 1950 la méthode originale de Rosenthall (1925) pour l\u2019épreuve au Bromesulphaléine malgré que plusieurs auteurs, dont Helm, Mateer, Majella (1, 2, 3), aient démontré la supériorité de leur nouvelle technique (4, 5).Notre expérience nous a incité à écrire cet article non pas dans le but de discréditer tel ou tel appareil, mais bien plutôt avec l\u2019intention de faire ressortir le maximum de rendement des photocolorimètres et des spectro- photomètres afin d\u2019obtenir, à leur usage, la précision que les malades et les médecins attendent justement des laboratoires de chimie clinique.BIBLIOGRAPHIE (1) HELM et MACHELLA: Am.J.Digest.Dis, 9: 141, 1942.(2) MATEER, BALTZ, MARION et HOLLANDS: Am.J.Digest.Dis., 9: 13, 1942.(3) MATEER et al.: J.A.M.A, 121: 723, 1943.(4) GAEBLER: Am.J.Clin.Path., 15: 452, 1945.(5) ALLIOT, A.PARAF: La Presse Méd., 501, 1951. LA CYANOSE DES NOURRISSONS ou : LES BÉBÉS BLEUS MALADIE CAUSÉE PAR INGESTION DE NITRATES A.-R.FOLEY, M.D., D.P.H., Epidémiologiste au Ministère de la Santé.Depuis quelques années, on a rapporté dans les revues médicales plusieurs cas de cyanose, et même des décès, chez des nourrissons qui dans l\u2019eau d\u2019alimentation ou dans leur formule avaient consommé des nitrates.Les nitrates de l\u2019eau, une fois ingérés, se changent en nitrites dans le tractus gastro-intestinal et sous cette forme sont absorbés dans le sang pour oxyder l\u2019hémoglobine et former la méthémoglobine.Or, cette dernière est incapable de s\u2019oxyder davantage, de sorte que le pouvoir d\u2019assimilation de l\u2019oxygène dans le sang peut être tellement réduit que la cyanose et l\u2019asphyxie apparaissent.Cette anoxémie, appelée méthémoglobiné- mie, n\u2019affecte que les enfants de moins de six mois d\u2019âge et elle peut être bénigne, grave ou mortelle dans la proportion où l\u2019hémoglobme totale est inactivée sous forme de méthémoglobine.Il faut cependant l\u2019inter-réaction de plusieurs facteurs indépendants pour que le nourrisson développe la méthémoglobinémie : a \u2014 La présence de nitrates dans l\u2019eau en concentration suffisante: les résultats d\u2019études conduites en Saskatchewan et dans l\u2019Etat d\u2019Iowa établissent qu\u2019une eau qui contient plus de 10.0 p.p.m.de nitrates ne devrait pas servir à l\u2019alimentation d\u2019un nourrisson et que celle qui contient plus de 20.0 p.p.m.est dangereuse : b \u2014 La quantité de n'trates absorbée par l'enfant: cette quantité varie nécessairement avec la teneur en nitrates de l\u2019eau et avec le volume d\u2019eau qui cest consommé, v.g.l\u2019enfant qui, dans son lait, prend vingt-quatre onces d\u2019une cau contenant 20,0 p.p.m.de nitrates, absorbe la même quantité de nitrates que celui qui boit douze onces d\u2019une eau chargée à 40,0 p.p.m.; ce \u2014 La présence dans le tractus gastro-intestinal de bactéries capables de réduire les nitrates en nitrites.Le pH normal ou liquide gastrique peut varier entre 1,8 et 2,2; or, seuls les nourrissons dont l\u2019acidité gastrique est à un pH plus élevé que 4,0 sont porteurs de telles bactéries et peuvent développer de la mé- thémoglobinémie.Les nitrates sont le produit terminal de la décomposition bactérienne de la matière animale ou végétale.On peut donc déduire que le niveau des nitrates dans l\u2019eau d\u2019un puits est un indice de sa contamination.Ce sont les puits de surface, souillés par le drainage, mal protégés, les puits creusés dans les étahles ou _ dans les caves de maison, qui sont les plus exposés à la contamination et qui ont habituellement la plus haute concentration en nitrates.Les puits tubés sont moins dangereux, mais ils peuvent également contenir des nitrates s\u2019ils reçoivent les infiltrations d\u2019égouts du sous-sol adjacent.Dès le début des recherches, on a fait relation entre la présence de nitrates dans une eau et celle de bactéries coliformes.On a constaté qu\u2019il peut v avoir présence ou absence de bactéries dans une eau à faible concentration de nitrates; mais, à mesure que la proportion des nitrates augmente.il v a accroissement dans le nombre des bactéries: soixante-dix pour cent de toutes les eaux contenant plus de 50,0 p.p.m.de nitrates sont contaminées de B.Coli.En général, la cyanose apparaît chez le nourrisson dont dix pour cent de l\u2019hémoglobine totale est changée en méthémoglobine; à une concentration de vingt pour cent l\u2019anoxémie est grave et à cinquante pour cent elle peut être fatale. 1070 Excepté dans les cas graves, 1l est suffisant pour amener la guérison d\u2019employer dans l\u2019alimentation une eau qui ne contient pas de nitrates.On ne doit pas se contenter de faire bouillir l\u2019eau, car l\u2019ébullition qui détruit les bactéries n\u2019enlève pas à l\u2019eau ses caractères chimiques.Il faut donc donner au petit malade une eau chimiquement pure ou du moins une eau qui ne contient pas de nitrates.Mais lorsque la cyanose est prononcée et que les troubles respiratoires commencent, l\u2019administration intraveineuse de 2 cc.d\u2019une solution à un pour cent de bleu de méthylène fait disparai- tre tout symptôme comme par miracle dans les trente minutes qui suivent.Il ne faut cependant pas oublier que la méthémoglobine étant un produit stable, son élimination totale de l\u2019économie prendra cing a six semaines.Une infection intéressant le tissu pulmonaire pourrait étre fatale a ce stage.Quelle est chez nous la fréquence de l\u2019anoxémie infantile due à l\u2019ingestion des nitrates?FOLEY : LA CYANOSE DES NOURRISSONS L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 nous l\u2019ignorons; mais, par contre nous savons que dans nos petites villes, nos villages et campagnes le nombre des puits mal protégés est très élevé.Les Laboratoires du Ministère de la Santé font le titrage des nitrates dans les eaux d\u2019alimentation, surtout celles qui proviennent des puits.Cette technique de laboratoire peut guider les recherches du médecin-traitant en présence de ces cas parfois inexplicables de cyanose infantile.Elle permettra au médecin-hy- giéniste et à l\u2019infirmière-visiteuse soit de déceler et corriger au tout début une cyanose légère, soit même de prévenir son apparition par des conseils de salubrité appropriés; et elle peut servir d\u2019arme à l\u2019ingénieur et à l\u2019inspecteur sanitaire pour obtenir l\u2019amélioration ou la réfection d\u2019un puits et vaincre ainsi la résistance bien connue du propriétaire, résistance basée sur l\u2019expérience d\u2019une ou deux générations qui ont consommé cette eau, sans mauvais résultats apparents. REVUE GÉNÉRALE rod + L\u2019ANESTHÉSIE AU PENTOTHAL.SES EFFETS SUR LE SYSTÈME NERVEUX CENTRAL ET SES SIGNES CLINIQUES.Almanzor MARSOLAIS et René LEBEAU, Anesthésistes de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.De découverte plutôt récente (1934), le Pen- tothal ou thiopentone s\u2019est acquis une place de choix en anesthésiologie.Parce qu\u2019il abrège et le plus souvent supprime l\u2019angoissante période d\u2019induction, il est l\u2019agent préféré de l\u2019anesthésiste et du patient.Aussi convient-il de bien connaître son mode d\u2019action à l\u2019égard du cerveau et les phénomènes que l\u2019on observe au cours de la narcose.Pour une meilleure compréhension de cette étude, nous croyons utile auparavant de rappeler la physiologie des régions cérébrales que le Pentothal semble toucher électivement.Chef-d\u2019œuvre du monde biologique, le cerveau est un organe de primordiale importance que protège la boîte crânienne.« C\u2019est une machine aux rouages multiples dont le jeu produit une part du travail de la vie végétative.» (C.Debierre).C\u2019est un « sanctuaire » où s\u2019élabore la vie spirituelle, celle de l\u2019intelligence et de la volonté, les deux facultés supérieures de l\u2019âme, « forme et moteur du corps, principe à la fois d\u2019existence et d\u2019action ».(M.Cor- vez, O.P.).LE TELENCEPHALE Dès Aleméon de Crotone (VIe s.av.J.-C.), le cerveau était à juste titre regardé comme le siège de la pensée; celle-ci, précisent les auteurs modernes, a pour habitat le cortex ou manteau gris, possédant plus de neuf milliards de cellules dont les axones et les dendrites constituent la substance blanche des hémisphères cérébraux.Est-ce qu\u2019un être humain pourrait conserver sa personnalité si on le privait d\u2019emblée de son cortex?Grave question à laquelle essaient de répondre les neurologues d\u2019aujourd\u2019hui! Aucun chirurgien n\u2019a osé jusqu\u2019à date extirper chez l\u2019homme toute l\u2019enveloppe de l\u2019encéphale: le plus qu\u2019on a pratiqué en ce sens, c\u2019est la décortication d\u2019un seul hémisphère.Ainsi le chien, qui aura été victime d\u2019une expérience aussi cruciale, ne pourra plus reconnaître son maître ou la nourriture mise à sa portée; il dort presque tout le temps et s\u2019éveille seulement quand il a soif ou faim (P.Bailey).Que fera l\u2019enfant né sans cortex?Sera-t-il jamais capable d\u2019aucune activité mentale?Il n\u2019est pas sans intérêt de voir de quelle façon se comporte l\u2019écorce cérébrale comme élément organique de la raison.Son fonctionnement relève de ses connexions avec le monde extérieur et de l'association de ses diverses parties, non pas essentiellement de sa structure intrinsèque où se superposent en six couches des somas fusiformes, polygonaux, granulés, étoilés et pyramidaux.Sa tâche fondamentale consiste en la formation constante de liaisons et d'échanges.C\u2019était déjà en 1898 le concept de H.Jackson: « Si les centres vitaux du niveau inférieur du système nerveux, affirmait-il, n\u2019ont pas une charpente stable à la naissance, la vie n\u2019est pas possible; si les centres du niveau supérieur ou centres mentaux étaient solidement organisés et en conséquence peu modifiables, nous pourrions à peine acquérir de nouvelles idées et nous adapter à de nouvelles circonstances ».C\u2019est pourquoi il existe dans le champ cortical 1072 de vastes territoires d\u2019une disposition pratiquement similaire; cet agencement garantit la ré-éducation intellectuelle des patients qui ont subi une résection large ou une injure massive du cerveau; celui-ci est en état continuel de réceptivité, fluctuant comme un appareil de télévision et répondant incessamment grâce à la souplesse de ses neurones aux sensations qui l\u2019impressionnent et qui lui assurent son aptitude à la connaissance (P.Bailey).Quelques spécialistes tels que S.E.Hens- chen, J.M.Nielsen et D.Schultz ont démontré récemment que les fonctions du pallium cérébral sont paires ou bilatérales; or advienne qu\u2019un hémisphère soit totalement endommagé, l\u2019autre tient en réserve de telles possibilités que le sujet reprendra progressivement, après douze à quinze mois de leçons quotidiennes.une vie psychique à peu près normale.Le télencéphale est une fédération de lobes partagés en circonvolutions.À chacun d'eux sont dévolus des pouvoirs distincts, ma's parfaitement unis entre eux.Lobe frontal.Il comprend la moitié antérieure des hémisphères cérébraux et couvre les quarante centièmes de leur superficie (C.De- bierre).Les plus hautes spéculations de l\u2019esprit seraient réservées au lobule préfrontal, l\u2019avant- garde du système nerveux; c\u2019est l\u2019opinion de Von Economo.La circonvolution frontale ascendante avec sa zone prémotrice, qui précède la scissure de Rolando, commande aux mouvements volontaires de notre corps (R.R.Grinker).Elle régle la tonicité des muscles striés: leur contraction et leur extension pour donner à nos gestes force, direction et habileté; elle exerce une sorte de freinage vis-à-vis les réflexes et les mouvements qui leur sont associés; ellr détermine l\u2019attitude physique de l'individu et l\u2019informe que la situation de sa tête, de son tronc et de ses membres s\u2019harmonise de la manière dont il est coutumier et cela sans effort ni fatigue.Au pied de la circonvolution frontale, en MARSOLAIS er LEBEAU: ANESTHESIE AU PENTOTHAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 avant des centres moteurs de la langue et des lèvres, siégerait l\u2019expression de la parole tandis que celle de l\u2019écriture serait localisée dans la deuxième frontale, au voisinage des centres moteurs de la main; c\u2019est également dans ces mêmes circonvolutions qu\u2019on situe l\u2019expression du langage musical (F.J.Collet).Lobe pariétal.Ses dimensions égalent approximativement les vingt centièmes de la surface du cerveau.C\u2019est là que réside la source consciente par excellence de la sensibilité somatique.La circonvolution pariétale ascendante ou post-rolandique perçoit dans sa partie antérieure les sensations thermique et douloureuse; sa moitié postérieure contient le «sens musculaire qui rend compte de la contraction des muscles des membres à la station verticale et à la marche » et le « sens stéréognostique ou tact, qui reconnaît les objets par le toucher, où coopèrent la sensibilité tactile superficielle (poli et rugueux), la sensibilité à la pression (consistance et poids), la sensibilité thermique (marbre et métal), la cinesthés\u2019e ou sensation du mouvement ».(F.J.Collet).Ce sens du tact et le schéma corporel, « cette représentation que chacun a de son propre Corps ».seraient aussi identifiés par le gyrus supramarginal\u2019s (portion antérieure de la pariétale inférieure).Les centres sensitifs s\u2019étendraient même à la région prémotrice, à la circonvolution frontale ascendante et aux première et deuxième pariétales, ces dernières étant destinées à la sensibilité des organes thoraciques et abdominaux (Penfield).Selon les observations de Bornstein sur les blessés de guerre (1940) et celles de Palton et Ruch (1943).le centre du goût serait logé au bas de la pariétale post-rolandique, contigu au s«gment frontal qui est celui de mastication et de la déglutition.Non loin du centre gustatif, apparait au pé- rimétre du hile et à la face interne des hémisphères cérébraux le lobe limbique dont Ila moitié supérieure est appelée la circonvolution L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 du corps calleux et la moitié inférieure le gyrus de l\u2019hippocampe ou rhinencéphale; c\u2019est dans cette circonvolution que les auteurs localisent la fonction analytique de l\u2019odorat.Lobe temporal.Correspondant aux cinq centièmes du contour cérébral, ce lobe participe à la faculté de l\u2019audition.Son aire sensorio-auditive est enfermée dans le gyrus transverse de Heschl, qui relie l\u2019extrémité caudale de la première circonvolution temporale à la pariétale inférieure.La région psycho-auditive qui l\u2019environne (portion postérieure de la première temporale) est le lieu où l\u2019être humain distingue les bruits et les sons.La compréhension du langage parlé se trouve dans la première temporale et celle de l'écriture dans le pli courbe réunissant la deuxième temporale au gyrus angulaire (partie postérieure de la pariétale inférieure).C\u2019est au tiers moyen de la première temporale (Klust: 1922-1934) qu\u2019on attribue le pouvoir d\u2019apprécier ou de comprendre la musique.Lobe occipital.C'est le lobe de la vision (Panizza, 1895).Sa couche superficielle, équivalant aux dix-sept centièmes de toute l\u2019étendue du cerveau, a un nombre incalculable de petites cellules, le dixième des neurones du manteau cérébral.Le centre primaire, qui nous renseigne sur la lumière, son intensité et ses couleurs, longe à la face médiane du lobe la scissure calcarine au-dessus de laquelle est inséré le cunéus et sous laquelle s\u2019étalent les lobules lingual et fusiforme; cette aire réceptrice, très mince en avant, s\u2019élargit en arrière « comme une raquette de tennis » pour se terminer au pôle occipital (Krieg).La zone psycho-visuelle, où se feraient la perception spatiale des images et la reconnaissance des choses et des êtres que nous voyons, entoure la première et déborde sur la convexité de l\u2019hémisphère.En résumé, l\u2019éminence grise est comme une «immense plaque photographique », de trois MARSOLAIS er LEBEAU: ANESTHÉSIE AU PENTOTHAL 1073 à quatre millimètres d\u2019épaisseur, où se fixent et se gravent les impressions du dehors passant par les sens externes; ces phantasmes ou schè- mes créent par voie d\u2019abstraction les idées qui ne peuvent comporter de localisation unique, car elles sont les résultantes de la mise en œuvre de centres différents: visuel, auditif, gustatif, olfactif et tactile.Ainsi donc l\u2019intelligence avec ses puissances internes: le sens commun, la cogitative, la mémoire et l'imagination de même que la volonté, sa sœur jumelle qui a pour mobile le bien, ne sont pas encloses dans tel ou tel compartiment spécifique de la mosaïque corticale.Retenons aussi que la fonction mentale exige entre autres facteurs un métabolisme adéquat: le cerveau humain consomme quarante-cinq centimètres cubes d\u2019oxygène à la minute (S.S.Kety); plus l\u2019oxygénation cérébrale sera parfaite, plus le sujet sera conscient de ses pensées et de ses actions.Pour clore ce chapitre, nous mentionnerons que le cortex est doué d\u2019une représentation autonome, c\u2019est-à-dire d\u2019une représentation de cette partie du système nerveux qui régit les muscles lisses, le myocarde et les glandes (Fulton).Cette vérité, H.Jackson l\u2019avait constatée en 1875; il y a des secteurs corticaux qui transmettent leur influx sympathique aux appareils cardio-vasculaire, gastro-intestinal, urinaire et au tissu tégumentaire (Fulton).Certes, les travaux futurs jetteront un peu plus de lumiére sur ce domaine encore mystérieux.LE THALAMUS COUCHE OPTIQUE C\u2019est un corpuscule de substance grise, gros comme un œuf de pigeon, irrigué par les collatérales de l\u2019artère cérébrale postérieure, situé symétriquement de chaque côté du troisième ventricule et au-dessous du ventricule latéral dont il forme une portion du plancher.Il est le carrefour initial de la sensibilité superficielle et profonde et des excitations sensorielles; il est un creuset où s\u2019ébauche une espèce de conscience sans participation du jugement critique. 1074 Les perceptions les plus simples ou proto- pathiques, telles les extrêmes du froid et de la chaleur, les agressions mécaniques: piqûre, coupure, contusion, la douleur viscérale aboutissent et s\u2019arrêtent au «centre médian » de Luys (1865) \u2014 l\u2019organe essentiel du thalamus (Head et Holmes, 1920) \u2014; les stimulations plus fines ou discriminatives, comme les écarts minimes de la température, la touche d\u2019un endroit glabre du corps, la localisation d\u2019un contact, le relief des objets, la position de nos membres, l\u2019orientation dans l\u2019espace se rassemblent au noyau latéral pour atteindre en dernier lieu l\u2019aire somaesthésique du pallium cérébral.C\u2019est à partir du thalamus que les sensations de nature visuelle, auditive, gustative, olfactive ou tactile revêtent le caractère d\u2019états affectifs soit plaisants ou désagréables; il aura donc un rôle précurseur en regard des sentiments comme la joie ou la tristesse dont la corticalité est l\u2019interprète authentique.La fonction thalamique verrait en plus à l'exécution de mouvements complexes à type automatique ou réflexe en raison de ses effé- rences avec le striatum (noyau caudé et puta- men) et le subthalamus (noyau rouge, subs- tantia nigra, corps de Luys).L\u2019HYPOTHALAMUS Surmontant la selle turcique et le chiasma optique, à proximité du troisième ventricule, il représente l\u2019étage inférieur du diencéphale ou cerveau intermédiaire.C\u2019est une « constellation de noyaux » émergeant du milieu d\u2019une multitude de très petites cellules presque entièrement dépourvues de cytoplasme (Fulton).Le groupe antérieur avec ses noyaux para- ventriculaire et supraoptique ainsi que le groupe médian avec ses noyaux ventral, dorsal et tubérien dirigeraient le parasympathique crânien et pelvien; au groupe latéral, qui borde le tuber cinéreum et au groupe postérieur, qui comprend les corps mamillaires (corpora cau- dicantia) et la zone hypothalamique rostrale MARSOLAIS rr LEBEAU: ANESTHÉSIE AU PENTOTHAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 dont la voie efférente s\u2019étend jusqu\u2019aux cornes latérales de la moelle épinière, obéirait l\u2019orthosympathique ou grand sympathique.C\u2019est à cause des afférences hypothalami- ques avec l\u2019écorce cérébrale et le thalamus que la douleur a des répercussions sur tout le système végétatif.L\u2019hypothalamus est un lieu d\u2019origine de réactions somatiques et viscérales ayant trait chez l\u2019animal à l\u2019instinet de défense ou d\u2019attaque et chez l\u2019homme aux émotions comme la peur ou la colère, dont l\u2019expression porte notamment sur les téguments de la face, les muscles du larynx, le diaphragme, les mouvements respiratoires et le rythme cardiaque (mimique, pâleur, rougeur, cris, sanglots, respiration haletante, palpitations).Aujourd\u2019hui, il est établi que l\u2019hypothalamus pourvoit à plusieurs grands processus de l\u2019économie: le métabolisme de l\u2019eau, des électrolytes, des hydrates de carbone et des lipides, la régulation thermique, la faim, la soif, le sommeil, la constance de la tension artérielle et le mécanisme des fonctions génitales.La région hypothalamique est une des plus richement vascularisées de l\u2019encéphale; son apport sanguin lui vient des artérioles irradiant de l\u2019hexagone de Willis et de ses tributaires.Les noyaux antérieurs sont dotés d\u2019une circulation beaucoup plus intense qu\u2019aucune autre partie du système nerveux central: leur lit capillaire serait six fois plus étendu par millimètre carré que celui même du manteau cérébral.Cette morphologie explique que les neurones ici sont admirablement adaptés pour répondre aux modifications chimiques et thermiques du sang (Wislocki, Fulton).LES GANGLIONS BASAUX C\u2019est la région sous-thalamique, laquelle figure le système extra-pyramidal.À part la voie pyramidale ou cortico-spi- nale, il y en a deux autres qui conduisent l\u2019influence de l\u2019écorce cérébrale sur la musculature squelettique: a) la voie cortico-ponto- cérébelleuse, formée des pédoncules et du cer- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 velet; b) la voie cortico-nigro-striée, groupant quatre masses cellulaires: le corps strié, le noyau rouge, la substance noire et le corps de Luys.Ce sont les segments moteurs les plus anciens du prosencéphale ou cerveau antérieur (Best et Taylor).Corps strié.Le striatum englobe une triade de formations: le noyau caudé que l\u2019on aper- coit sur le plancher du ventricule latéral et qui ressemble à une noix d\u2019acajou dont la concavité contourne le thalamus; plus extérieurement le noyau lenticulaire avec le putamen de couleur foncée, le globus pallidus et le globus médialis; enfin l\u2019avant-mur ou claustrum, étroite lamelle de matière grise regardant la face externe du noyau lenticulaire (P.Gilis).De même que le noyau caudé, le putamen et le pallidum seraient en rapport avec les zones motrice et prémotrice de l\u2019écorce frontale (Dusser de Barenne, Fulton).Noyau rouge.Cet amas ovale se trouve placé sous le thalamus.On est peu renseigné sur sa valeur physiologique, sauf qu\u2019il capte les courants nerveux de diverses sources (cortex, striatum, cervelet.) pour les déverser ensuite aux centres moteurs des nerfs crâniens et spinaux (Best et Taylor) ; il sert à « maintenir le muscle squelettique dans un état de tension et de longueur appropriées à son rôle fonctionnel, en agissant sur le sarcoplasme de la fibre musculaire ».(F.-J.Collet).Substance noire.Plus bas, on voit le locus niger de Soemmering (1800), qui est une bande grise, très sombre à cause de sa teneur en fer, coupant transversalement les pédoncules cérébraux.Ses neurones, dont la longueur est de 42 microns et la largeur de 24 microns, ont en général les mêmes dimensions que ceux de la corne antérieure de la moelle épinière (Matzke et Baker).Le locus niger est en communication avec le noyau rouge, le corps de Luys, le colliculus supérieur, les corps mamillaires, le globus pallidus, la substance réticulée de la protubérance et aussi avec la région frontale du cortex cérébral.MARSOLAIS er LEBEAU: ANESTHÉSIE AU PENTOTHAL 1075 C\u2019est une station réceptrice d\u2019impulsi qui proviennent de la surface corporelle, des organes de la vue, de l\u2019ouie et de l\u2019odorat \u2014 ceux-là étant essentiels à l\u2019agilité de nos mouvements ordinaires \u2014 (Best et Taylor).Corps de Luys.Ce noyau discoïdal, gris jaunâtre, plus large dans l\u2019espèce humaine que chez l\u2019animal, un peu en dehors du noyau rouge, est fonctionnellement rattaché à celui- ci, à la substance noire et au pallidum.Au système extra-pyramidal ressortissent, d\u2019après Kappers, les actes habituels de la vie quotidienne ou devenus automatiques chez l\u2019adulte: l'équilibre postural, l\u2019articulation des mots, le balancement des bras à la marche, le clignement des yeux sous l\u2019effet d\u2019une clarté trop vive, la contracture du muscle frontal dans l\u2019attention, le rapprochement des sourcils dans la souffrance.Quant au nourrisson ou au jeune enfant, la plupart de ses gestes: la succion, la préhension et les pleurs sembleraient encore sous la dépendance du système extra-pyramidal, la voie cortico-spinale n\u2019étant pas parvenue à son plein développement (Best et Taylor).LE MÉSENCÉPHALE C\u2019est le cerveau moyen, intercalé entre le thalamencéphale en avant et la protubérance en arrière.Il inclut plusieurs sections importantes: les pédoncules cérébraux, les tubercules quadrijumeaux, l\u2019aqueduc de Sylvius.Pédoncules cérébraux.Ce sont deux gros cordons blancs, de 1,5 à 1,8 centimètre de longueur, qui divergent de la face supérieure de l\u2019anneau protubérantiel et vont s\u2019aboucher aux couches optiques; ils contiennent les fibres des noyaux gris du bulbe, du pont de Varole, du cervelet, des tubercules quadrijumeaux, du locus niger, des amas gris disséminés le long de l\u2019aqueduc sylvien et quelques connexions cérébrales motrices (pyramidales).Ils sont les conducteurs de la sensibilité et de la motricité volontaire.Tubercules quadrijumeaux.Ces éminences ou corpora bijeminia de Soemmering, dont la 1076 couche périphérique de substance blanche (stratum zonale) enveloppe un noyau de mat'ère grise, reposent sur le toit des pédoncules cérébraux et cérébelleux supérieurs; elles présentent de minuscules neurones aux dendrites peu ramifiés.Les tubercules antérieurs (colliculus superior) sont reliés aux noyaux d\u2019origine des nerfs moteurs de l\u2019œil par la bandelette longitudinale postérieure; ils sont «un appareil de coordination des mouvements oculaires en vue du regard » (F.-J.Collet).C\u2019est là que traverse le faisceau lumineux; c\u2019est donc un réceptacle réflexe des impressions optiques (W.J.S.Krieg).Les tubercules postérieurs (colliculus inferior) sont considérés comme le centre réflexe auditif le plus important du cerveau (W.J.S.Krieg) ; une lésion profonde intéressant les voies acoustiques de cet endroit peut amener de la surdité (F.-J.Collet).Aqueduc de Sylvius (de Galien et d\u2019Aran- tius).C\u2019est un canal long de un centimètre et demi, creusé du troisième au quatrième ventricule, sous les tubercules quadrijumeaux, au- dessus de la calotte des pédoncules cérébraux.Dans ses parois antéro-latérales, on distingue le noyau d\u2019Edinger-Westphal dérivant de l\u2019agglomération nucléaire du nerf oculaire commun; il émet les fibres du court ciliaire qui conditionne le tonus du sphincter irien et partant la contraction des pupilles.La troisième paire crânienne, présidant aussi à la motilité extrinsèque de l\u2019œil, innerve le releveur de la paupière supérieure, le droit interne, le petit oblique, les droits supérieur et inférieur; elle est aidée du pathétique ou quatrième paire, qui origine de la substance grise périsylvienne et qui actionne le grand oblique, rotateur du globe oculaire, et pareillement du moteur oculaire externe ou sixième paire \u2014 nerf de l\u2019abducteur \u2014 qui naît plus loin de l\u2019eminentia teres, à la partie inférieure de la protubérance, sous le plancher du quatrième ventricule (F.-J.Collet).MARSOLAIS er LEBEAU: ANESTHÉSIE AU PENTOTHAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 LA PROTUBÉRANCE ANNULAIRE Appartenant au métencéphale ou cerveau postérieur, le pont de Varole apparaît comme un bourrelet, dont le poids varie de seize à dix- sept grammes; il est borné en haut par les pédoncules cérébraux, en bas par le bulbe et sur les côtés par les hémisphères cérébelleux; sa face antérieure, qui est convexe, recouvre la gouttière basilaire de l\u2019occipital (C.Debierre).Dans la substance grise de la protubérance, dont les cellules offrent un aspect ct une distribution remarquablement uniformes, (Krieg), on perçoit le noyau de la sixième paire (oculo-moteur externe), le noyau sensitif et moteur de la cinquième paire (trijumeau), le noyau du facial et celui de l\u2019acoustique.On n\u2019ignore pas que la voie afférente du ré- fiexe cornéen est le nerf trijumeau et que sa voie efférente ou motrice est le facial, dont un filament innerve l\u2019orbiculaire des paupières.LE BULBE Semblable à un chapiteau couronnant la -moelle épinière, l'épencéphale ou arrière-cerveau est entouré du cervelet postéricurement ; long de trois centimètres, il pèse de six à sept grammes, soit le deux-cent vingtième de la masse des hémisphères cérébraux.Dans ses deux tiers supérieurs, les corps rectiformes laissent voir, en s\u2019écartant, un espace désigné sous le nom de calamus scripto- rius d\u2019Hérophile.Le principal centre respiratoire (Legallois en 1812 et Flourens en 1842) \u2014 les investigations de Teregulow, d\u2019Henderson et de Sweet ont confirmé le fait en 1929 \u2014 occupe la pointe ou bec du calamus, à l\u2019angle inférieur du quatrième ventricule, de chaque côté de la ligne médiane tout contre le noyau du faisceau solitaire où finissent les fibres pulmonaires sensitives et organiques du pneumogastr:que, un peu au-dessous du noyau dorsal et du noyau de Staderini où prennent naissance les fibres motrices et organiques de la dixième paire; chaque moitié se rejoint par des filaments com- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 missuraux (Schiff et Porter).Ce foyer vital est générateur et régulateur de stimuli qu\u2019il envoie aux neurones moteurs médullaires du vague et du grand sympathique, qui contrôlent les muscles \u2018de la respiration.En dehors de l\u2019hypoglosse ou aile blanche interne, on aperçoit le noyau ambigu ou ventral de la dixième paire, innervant le larynx, le pharynx et le voile du palais, et le noyau dorsal ou aile grise du vague, nerf cardio-mo- dérateur; on sait que ce dernier, par une synergie harmonieuse, concourt avec l\u2019orthosympathique au bon fonctionnement de cette pompe sanguine, chargée de distribuer sans cesse à tout l\u2019organisme son oxygène et ses éléments nutritifs.Sur le plancher du quatrième ventricule, Banson et Billingsley indiquent la présence de centres Vaso-moteurs dont les plus éloignés remonteraient à l\u2019hypothalamus et au cortex.Le centre constricteur des vaisseaux se trouverait probablement à l\u2019apex de l\u2019aile grise; le vaso-dilatateur serait adjacent latéralement à l\u2019obex ou verrou, qui est un tractus réunissant aux alentours du sommet du calamus les pyramides postérieures du bulbe.* + * Considérons maintenant ce qui se passe chez un sujet soumis a l'influence du Pentothal in- tra-veineux.Les grandes lignes du présent chapitre sont inspirées des recherches de B.Etsten et de H.E.Himwich.PREMIERE PHASE Dès les premiers instants, au plus en unc dizaine de secondes, le Thiopentone, qui est un déprimant des catalyseurs oxydants et des déshydrogénases de la cellule nerveuse (J.C.Krantz), va affecter l\u2019activité de l\u2019écorce cérébrale.On observe alors de l\u2019euphorie, se traduisant souvent par un sourire; c\u2019est une sorte d'ivresse, «une hypertrophie du moi », selon Charles Richet.La discriminat'on est.troublée: le patient ne raisonne déjà plus avec suite.Et à mesure que s\u2019accentue l\u2019atteinte corticale, la notion du monde extérieur s\u2019estompe en même temps que s\u2019affaiblit la motricité volontaire.MARSOLAIS er LEBEAU: ANESTHESIE AU PENTOTHAL 1077 On peut ici se demander pourquoi les régions les plus hautement différenciées du cerveau sont-elles les premières à subir l\u2019action anesthésique.C\u2019est là que le taux de consommation en oxygène serait le plus intense pour graduellement s\u2019abaisser vers les segments inférieurs jusqu\u2019à la moelle allongée (H.E.Himwich).DEUXIEME PHASE Quand l\u2019ensemble du cortex est inhibé, c\u2019est l\u2019abolition complète de la conscience; c\u2019est momentanément l\u2019obscurité pour l\u2019intelligence; tous les sens, dont le dernier à s\u2019éteindre est celui de l\u2019audition, ont suspendu leur état de veille.Bientôt sont émoussés les centres sous-cor- ticaux: le thalamus, l\u2019hypothalamus et les ganglions de la base.Le Pentothal agit plutôt sur les noyaux extrapyramidaux; d\u2019où ce calme et cette immobilité qu\u2019on n\u2019obtient pas toujours avec l\u2019éther qui par contre a beaucoup d\u2019affinité pour le thalamus \u2014 ceci expliquerait bien son remarquable pouvoir analgésiant.Ce barbiturate aurait en outre une très grande susceptibilité envers l\u2019hypothalamus dont il dilate les nombreux capillaires (Laidlaw et Kennard, 1940): ce qui lui confère pour une large part ses excellentes qualités somnifères.: Il est à noter qu\u2019à cette période l\u2019oxygénation du tissu nerveux est réduite de 18 à 27% (W.A.Himwich, E.Homburger, R.Maresca et H.E.Himwich).TROISIÈME PHASE (Chirurgicale).Plan I.\u2014 La dépression est plus prononcée ; toute réponse aux stimuli douloureux est nettement diminuée: l\u2019application d\u2019une pince sur les téguments n\u2019éveille qu\u2019un faible mouvement des membres.À ce stage, les autres modalités du thalamencéphale ont disparu.Plan II.\u2014 Ici la sensibilité à la douleur est abolie: il n\u2019y a plus de réaction musculaire \u2018ou somatique; le seuil du métabolisme cérébral est descendu de 36%.A ce moment, le 1078 cerveau moyen est le plus haut niveau de l\u2019encéphale à demeurer actif.Mais il y a persistance du réflexe pupillaire à la stimulation périphérique, tel le pincement de la peau par un instrument à griffes, qui provoque en pa- résiant le noyau d\u2019Edinger-Westphal la dilatation du sphincter de l'iris.Autrement, les pupilles restent petites et ne sont pas influencées par le faisceau lumineux.Plan III.\u2014 A ce point de la narcose, la concentration cérébrale en oxygene décroit peut- être de 44% (S.S.Kety).Ce qui distingue ce plan des précédents, c\u2019est l\u2019absence de réaction pupillaire chez l\u2019opéré, quel que soit le stimulus par lequel on l\u2019éprouve.Plan IV.\u2014 En l\u2019occurrence, il est plausible de supposer que le mésencéphale souffre d\u2019hypoxie, car la pupille est franchement en mydriase; cet épiphénomène témoigne d\u2019une inhibition marquée du noyau principal de l\u2019oculaire commun.La protubérance et le bulbe sont partiellement paralysés: le système cardio-vasculaire et la respiration subissent une chute considérable.À la lumière des considérations qui précèdent, nous tâcherons d\u2019esquisser un tableau aussi précis que possible des signes qui apparaissent durant la narcose au Pentothal; cette description est en majeure partie empruntée à celle de Tucci, Brazier, Miles et Finesinger.PREMIÈRE PÉRIODE Le premier changement que l\u2019on constate au début de l\u2019injection peut être celui-ci: un léger empâtement de la parole et de l\u2019'hésitation dans les réponses.Tantôt le sujet est somnolent; d\u2019autres fois il est loquace et se sent heureux; occasionnellement il sera inquiet (8% des cas).La moitié de ceux qui ne reçoivent pas de prémédication montrent cependant une certaine anxiété.Les mouvements du globe oculaire sont uniformément sous l\u2019emprise de la volonté, tout comme la musculature des membres, du tronc et de la tête; le tonus.de la paupière supérieure et le réflexe cornéen sont normaux; les MARSOLAIS er LEBEAU: ANESTHESIE AU PENTOTHAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 pupilles, gardant leur diamètre habituel, réagissent très promptement à la lumière et à la douleur.Les rythmes cardiaque et respiratoire ne sont pas altérés.Les stimuli périphériques déterminent des effets de sursaut; il n\u2019y a point d\u2019analgésie.Puis au fur et à mesure que l\u2019injection progresse (0,10 à 0,20 g.), le parler devient confus comme dans l\u2019intoxication éthylique.L\u2019attention s\u2019égare facilement et, si le malade est en train de compter, il peut répéter indéfiniment le même chiffre ou arrêter tout à fait à moins qu\u2019on ne lui ordonne de recommencer.Soudain il perdra contact avec les choses et les personnes qui l\u2019entourent; un bâillement (caractérisé par une inspiration profonde suivie d\u2019une longue expiration) annonce cette étape dans 60% des cas.DEUXIÈME PÉRIODE Le patient a franchi la barrière de l'inconscience: il dort paisiblement; cela fait contraste avec l\u2019agitation dont on est souvent témoin dans l\u2019anesthésie à l\u2019éther.Le réflexe de la cornée est effacé (75% des cas).La tonicité palpébrale est intacte ou à peine amoindrie.Les pupilles, plus larges qu\u2019à l\u2019ordinaire (70% des cas), se contractent sous l\u2019action de la lumière ou de la douleur.Les globes oculaires se déplacent lentement à droite ou à gauche, et ils ont tendance à diverger vers le haut tandis que la narcose gagne en profondeur.La respiration devenue tout à coup plus ample augmente de fréquence, mais les battements du cœur ne sont pas modifiés.TROISIÈME PÉRIODE Plan I.\u2014 L\u2019anesthésié n\u2019est plus capable d'accomplir aucun mouvement spontané; il réagira encore, quoiqu\u2019avec lenteur aux stimuli de surface \u2014 le temps réactionnel prolongeant de deux à quatre fois sa durée coutumière.En certaines régions sensibles ou dans l\u2019axe des muscles, on aura des réponses nettes et coordonnées lors même que le patient L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 ronfle tranquillement (10% des cas).Le ré- \u2019 .PEUT PAC CF flexe cornéen est toujours absent; le tonus de - la paupière persiste à un faible degré dans un tiers des cas; généralement les yeux sont déjà immobiles.La respiration est légèrement plus rapide.Plan II.\u2014 Les pupilles sont en myosis, la tonicité palpébrale n\u2019existe plus et une ébauche de relâchement apparaît dans les muscles des extrémités de la paroi abdominale chez les malades âgés et obèses.Cinquante pour cent des sujets peuvent tolérer un tube Guedel, et chez presque tous la mâchoire doit être soutenue.Plan III.\u2014 Le globe oculaire est fixé au centre.Le pouls commence à s\u2019accélérer, et pour la première fois la pression sanguine tend à s\u2019abaisser.Du côté respiratoire, on remarque une diminution qui peut aller jusqu\u2019à l\u2019apnée.QUATRIÈME PÉRIODE (phase dangereuse).Il y a dilatation pupillaire, point de repère | critique, et un affaissement notable des pulsations; la tension artérielle tombe brusquement et l\u2019apnée s\u2019installe.La situation menace alors d\u2019être irréversible et il importe d\u2019y remédier avec promptitude en assurant la ventilation pulmonaire.MARSOLAIS rr LEBEAU: ANESTHÉSIE AU PENTOTHAL 1079 x En termes de conclusion, l\u2019on peut dire que le Pentothal est un anesthésique de haute valeur, mais il faut en user à bon escient et avec modération si on veut respecter en toute circonstance ce noble et merveilleux organe qu\u2019est le cerveau.Avec le thiopental sodique, l\u2019utilisation de l\u2019oxygène cérébral est de toute façon diminuée ; là-dessus les récents calculs de R.L.W'ech- sler, R.D.Dripps et S.S.Kety s\u2019avèrent fort significatifs; nous résumons dans le sommaire suivant leurs résultats concernant des interventions mineures pratiquées chez des patients dont l\u2019âge variait entre 17 et 41 ans.Réduction du taux Quantité de pentothal I.-V.métabolique (O?) ler cas: 1,60 gramme ve 9, % 2e cas: 0,80 FE rm 40,9 % 3e cas: 1,10 Cems 43,9 % 4e cas:.0,70 Cnr 33,45 % 5e cas: 0,60 CE eee 515 % 6e cas: 1,10 FC Careers 25,75% 7e cas: 1,20 ere verve 364 % 8e cas: 0,50 PE amer 33,45 % M cas: 0,60 Cs 48,48% 10e cas: 1,10 I 48 48% 1le cas: 0,70 mme 424 % 12e cas: 0,70 recente 272 % REIN ET LÉSIONS OSSEUSES Guy LAFOND (Montréal).En 1883, Lucas parle déjà d\u2019albuminurie rachitique.Fletcher et Parsons, en 1911, en notent la trop grande constance, chez ces patients, pour qu\u2019elle soit accidentelle et distinguent alors le rachitisme avec lésion rénale du rachitisme vitaminoprive.Celui-là apparaît à la fin de l\u2019enfance et résulte d\u2019une maladie rénale congénitale ou de la prime enfance.En effet, certaines lésions rénales, en diminuant la fonction de l\u2019organe, en modifient aussi l\u2019élimination du phosphore et du calcium.L\u2019équilibre entre ces deux substances est rompu qui conduit définitivement à un hyperparathy- roïdisme compensateur secondaire.Chez l\u2019adulte, les lésions sont comparables à celles de l\u2019hyperparathyroïdisme primitif ou ostéite fibreuse kystique ou maladie de Von Recklinghausen.Chez l\u2019enfant, en croissance, elles apparaissent dans la zone osseuse active et sont du type rachitique.MÉCANISME.La compréhension de la formation de ces lésions demande un rappel rapide des métabolismes du calcium et du phosphore et de l\u2019action des parathyroïdes.Le calcium plasmatique existe sous trois formes: Ca non diffusible 45 à 55% du Ca total.Il est inclus dans les architectures pro- téiniques du plasma.Ca diffusible 45% du Ca total.Sous forme de sels minéraux et en partie combiné à des substances organiques.Ca ionisé; 50% du Ca diffusible est ionisé d\u2019après Cantarow.La calcémie normale totale est de 7 à 11 mgm.pour cent.Le calcium alimentaire est absorbé dans le petit intestin dont le chyme de Ph acide en facilite la solubilité avec le phosphore.La vitamine D favorise cette absorption de même que les sels biliaires.L\u2019alcalinité du gros intestin le fait passer à l\u2019état de savons de chaux rejetés dans les fèces.Son absorption paraît donc liée à celle des graisses.Le pH du plasma le maintient dans l\u2019état de solubilité mentionné plus haut, car l\u2019alcalose diminue son ionisation alors que l\u2019acidose l\u2019augmente.Sa mise en dépôt dans le tissu osseux est commandée par la vitamine D, la parathyroiï- de, la richesse du plasma en protides, la proportion relative du Ca au P, la phosphatase et les hormones.Son élimination habituelle s\u2019effectue en grande partie par le rein et en plus petite partie par l\u2019intestin comme l\u2019ont montré Bir- cher et Hothlin à l\u2019aide du Ca radioactif.La calciurie normale est de 0,1 à 0,4 gm.par 24 heures.Le cycle du phosphore est étroitement lié à celui du Ca.Il existe comme phosphore inorganique et sous forme d\u2019esters phosphoriques, de phosphore nucléinique et de phosphore lipidique.Les taux normaux sont: Phospholipides totaux: 180 à 200 mg.%.Phosphore inorganique: 3 à 4 mg.%.Son absorption se fait à l\u2019état de P minéral et est, comme celle du Ca facilitée par la vitamine D et favorisée par un rapport Ca/P autour de 1,93.Cette absorption est entravée par les acides gras qui fixent le Ca empêchant son absorption car l\u2019acide phosphorique qui passe dans le sang, dans ces conditions, n\u2019étant pas retenu par une quantité suffisante de Ca absorbé simultanément est immédiatement éliminé par les urines.Quant à son excrétion, elle est assurée par le rein qui élimine le P à l\u2019état de phosphate dans le sang.Certains auteurs croient que le rein élimine aussi de l\u2019acide phosphorique qu\u2019il forme aux dépens des combinaisons organiques du P.- mm mpg ene L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 La phosphaturie normale est de 2,0 à 2,5 gm.par 24 heures.La phosphatase est une enzyme contenue dans la substance osseuse, dans le cartilage de conjugaison, les ostéoblastes, l\u2019épithélium intestinal, l\u2019épithélium des tubules rénaux, dans les cellules endothéliales du foie, de la rate, de la vessie et à la périphérie des granulations T.B.Cette phosphomonestérase hydrolyse les mono-esters de l\u2019acide ortho- phosphorique en une molécule d\u2019acide ortho- phosphorique et en un corps à fonction alcoolique ou phénolique.Ou plus simplement elle libère l\u2019acide phosphorique des hexophosphates du sang.Elle enrichit ainsi localement les humeurs voisines directement en ions PO4 et indirectement en ions Ca, car le rapport Ca/P \u2014 1,93 tend à être constant dans l\u2019organisme.Elle sert aussi à les fixer à l\u2019état de phosphates bicalciques sur le tissu ostéique saturé.Elle favorise ainsi l\u2019ossification, mais elle n\u2019est pas indispensable, car la seule sursaturation sanguine de ces deux éléments peut en entraîner la précipitation.Dans Tos, elle serait vraisemblablement produite par les ostéoblastes.Elle est active en milieu alcalin, en présence d\u2019ions Mg et de glyvcogène.Les parathyroïdes sécrètent la parathormone dont l\u2019action serait de maintenir un niveau optimum du Ca sanguin en l\u2019extrayant de l\u2019os lorsque l\u2019apport extérieur est insuffisant.Cette extraction est cependant impossible, chez le vivant, à moins qu\u2019il n\u2019y ait lvse osseuse.L\u2019hormone favoriserait donc la différenciation des ostéoclastes qui détruisent les.La libération de Ca s\u2019acccmpagne de celle de P.Cette surabondance de P plasmatique serait à son tour équilibrée par une action de la parathormone sur le rein; limitant la résorption normale du P excrété qui se fait dans les tubules, elle en augmente ainsi l\u2019excrétion totale.La suractivité des parathyroï- des entraîne une mobilisation excessive du (Ca osseux et une augmentation de l\u2019excrétion phosphorée.Ainsi dans l\u2019hyperparathyroïdis- me primitif.la caleémie devient élevée par LAFOND: REIN ET LÉSIONS OSSEUSES 1081 destruction osseuse.Le P sanguin augmente aussi, mais il est excrété en abondance et la phosphatémie finit par baisser.De ce fait, la phosphaturie et 1a calciurie s\u2019élèvent.Si bien qu\u2019on peut parler d\u2019un diabète calcique.Les lésions rénales qui diminuent les fone- tions excrétoires de cet organe diminuent aussi l\u2019excrétion phosphorée et retiennent ainsi cet élément dans l\u2019organisme.À cette phos- phatémie augmentée correspond une chute de la calcémie qui peut être compensée par un apport alimentaire adéquat.Mais, si on en croit Mitchell, cette compensation serait impossible car l\u2019insuffisance rénale induirait la muqueuse intestinale à excréter l\u2019excès des phosphates endogènes à la place des reins.Ce P formerait, avec le Ca ingéré, un phosphate insoluble inabsorbable.Ce stade de basse calcémie et de haute phosphorémie serait de courte durée.Les lésions osseuses apparaîtraient assez rapidement par excitation des parathyroïdes travaillant à restaurer la calcémie normale et à abaisser la phosphorémie.L\u2019insuffisance de l\u2019apport calcique alimentaire par lésion du tractus digestif amène aussi une chute de la calcémie et une hyperplasie parathyroïdienne compensatrice.Connaissant la mobilisation du Ca de los vers le plasma dans cette condition, il est facile de comprendre que, chez l\u2019enfant en croissance, il ne se mobilise pas de la cireu- lation vers l\u2019os et que des lésions de croissance apparaissent.D\u2019autres auteurs disent que les lésions seraient dues à l\u2019influence inhibitrice des parathyroïdes sur l\u2019action calcifiante de la vitamine D, car, pour eux, parathormone et vitamine D sont antagonistes.La libération consécutive de Ca et de P tend à aggraver la condition.Les valeurs absolues du Ca et du P qui sont normalement de 7 à 11 mg.et de 3 à 4 mg.% sont modifiées.La constante Ca/P \u2014 1,93 est fortement déba- lancée.La formation de calcifications hétérotopiques dans ces maladies dues 4 l\u2019hypertrophie pa- rathvroidienne est d\u2019interprétation facile.La 1082 LAFOND: REIN ET LÉSIONS OSSEUSES forte libération de Ca et P amène une sursaturation circulante de ces éléments qui précipitent aux endroits où la phosphatase est abondante.| Si les lésions rénales entraînent une hyperplasie parathyroïdienne, l\u2019hyperparathyroïdis- me peut aussi causer les lésions rénales en permettant la déposition de sels de Ca autour des tubules rénaux et même à leur intérieur.Cependant, d\u2019après Anderson, l\u2019hyperparathy- roïdisme ne serait la cause que d\u2019une petite proportion des calculs rénaux.ETIOLOGIE.Nous venons de constater que toute modification du métabolisme calcique entraîne une variation de la fonction rénale qui, elle, peut effectivement conduire à la constitution de lésions anatomiques de cet organe.Mais notre but est d\u2019indiquer que les lésions rénales peuvent modifier le métabolisme du Ca et entraîner des lésions osseuses.Dans cette étiologie, à la diminution de la fonction rénale, il est convenu d\u2019ajouter la déficience calcique alimentaire.Diminution de la fonction rénale: (rénal ricket).Anomalies congénitales: hypoplasies rénales, reins polykystiques.Pyélonéphrite chronique.Néphrite chronique.Infection rénale, etc.Cette diminution de la fonction rénale peut être plus ou moins étendue.Lorsque les glomérules et les tubules sont lésés, l\u2019incapacité tubulaire à la résorption calcique amène une excrétion exagérée du calcium et une baisse de la calcémie qui provoque à son tour une hyperplasie parathyroïdienne et des lésions ostéolytiques.La rétention du P par les lésions glomérulaires permet un certain degré de calcification du nouveau tissu ostéoïde par les phosphates de Ca.Lorsque les seuls tubules sont touchés, ils ne réussissent pas à sécréter une urine acide ou à former de l\u2019ammoniaque.Le calcium doit être utilisé comme base.L\u2019abaissement de la calcémie provoque aussi une hyperplasie para- thyroidienne mais comme les glomérules sont L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 intacts, l\u2019excrétion phosphorée est exagérée.Dans ces cas, on ne trouve aucune calcification du tissu ostéoïde nouvellement formé.La même chose se produit ou à peu près dans le syndrome de Toni-Debre-Franconi (maladie de la cystine) ou le rein surchargé par l\u2019excès de métabolites acides à excréter doit utiliser le Ca organique pour les neutraliser.La glycosurie et les lésions osseuses seraient probablement dues à une anomalie de la résorption du glucose et des phosphates par le mécanisme des tubules rénaux qui seraient insuffisants à réformer des hexophosphates qui sont synthétisés par la fermentation des phospho-lactates.Déficience calcique alimentaire : elle est due au défaut d\u2019absorption du Ca plutôt qu\u2019à une déficience d\u2019apport alimentaire.L\u2019absorption du Ca est liée à celle des graisses.Cette dernière est diminuée par un manque de bile (habituellement fistule du cholédoque) ou par une déficience de sels pancréatiques (fibrose kystique du pancréas).La maladie cœliaque (Gee-Thaysen disease) et la stéatorrhée infantile présentent une insuffisance d\u2019absorption lipido-calcique.Par ailleurs, la sprue semble sans influence sur la croissance osseuse.ASPECT CLINIQUE.+ Chez le jeune: Il est à la fin de l\u2019enfance.Il est de courte stature et de poids léger.Sa peau est sèche et souvent pigmentée.Sa démarche peut être affectée par des déformations des membres inférieurs.Chez quelques patients, le développement sexuel peut être retardé.On retrouve, chez lui, de la polyurie, de la polydypsie et de la nycturie.L\u2019anorexie, la céphalée, les nausées et les vomissements et les autres symptômes de Jl\u2019insuffisance rénale sont patents.Les changements osseux sont ceux du rachitisme vitaminoprive: déformations frontales et pariétsles du crâne, chapelet thoracique, genu valgum, glissement fréquent de l\u2019épiphyse fémorale supérieure, gonflements métaphysai- res (souvent plus marqués ici que dans l\u2019autre).Les diaphyses, cependant, demeurent droites.i Tor L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Au laboratoire, on trouve que l\u2019urine de basse densité contient de l\u2019albumine, du pus, du sang et des cylindres dont le type varie avec la lésion rénale.Le P.S.P.est bas.La calciurie et la phosphaturie sont élevées.Les examens du sang montrent de l\u2019anémie, une calcémie basse, une phosphatémie élevée, une phosphatase élevée mais moins que dans le rachitisme ordinaire, une azotémie élevée, un cholestérol élevé et un certain degré d\u2019acidose.Chez l\u2019adulte: Si la maladie rénale n\u2019est pas très grave et permet une survie au patient, l\u2019adulte jeune sera de courte taille et habituellement confiné au lit.Il accusera une forte lassitude, de l\u2019hypotonie et de la constipation.Il présentera des douleurs osseuses et des fractures spontanées.L\u2019urine présentera à peu près les mêmes variations que chez le jeune.Mais à cause d\u2019une compensation par hyperfonctionnement parathyroïdien, l\u2019image sanguine sera un peu modifiée.La phosphatase et l\u2019azotémie demeurent hautes.La calcémie et la phosphatémie baissent.Dans les cas très graves, si la phosphatémie tend à se maintenir haute, la calcémie aussi augmente.L\u2019aspect clinique de la fibrose kystique du pancréas et de la maladie cœliaque est connu.Dans la première, il faut noter en particulier en plus de l\u2019arrêt de croissance, l\u2019anomalie des selles et l\u2019infection pulmonaire chronique.La seconde se différencie surtout de la première par la présence de trypsine dans les selles.L\u2019excrétion fécale.exagérée du Ca amène une baisse de la calcémie et de la phospha- témie et une calciurie presque nulle lors des « Crises.Le syndrome de Toni-Debre-Fanconi est un rachitisme du type ostéomalacique.La glycosurie est sans hyperglycémie.Dans certains cas s\u2019ajoutent de l\u2019albuminurie, une température inconstante, une hypophosphorémie, des désordres des métabolismes, des amino-acides et des lipides qui demeurent d\u2019interprétation difficile.Dans d\u2019autres cas, à une hépatomé- galic s\u2019associe une accumulation de cystine LAFOND: REIN ET LESIONS OSSEUSES 1083 dans les viscères.C\u2019est une maladie à pronostic très grave.IMAGE RADIOLOGIQUE.Les lésions osseuses ressemblent un peu à celles du rachitisme infantile parce qu\u2019elles traduisent un défaut de croissance et d\u2019ossification du cartilage de conjugaison.Dans un but descriptif, Brailsford a classé ces lésions en deux types qui ne sont, en somme, qu\u2019une évolution plus ou moins avancée de la maladie.Type A.Les diaphyses ont la rectitude et la forme de l\u2019os normal.Elles ne montrent aucune ostéoporose ni évidence de ramollissement.Par ailleurs, souvent on ne peut distinguer le contraste entre l\u2019os compact et l\u2019os spongieux.Les métaphyses sont larges à cause de l\u2019abondance de tissu ostéoïde non calcifié.L\u2019extrémité disphysaire de la métaphyse est irrégulière et floconneuse.À cette phase, les glissements épiphysaires peuvent être fréquents, dus à de légers traumatismes.Les images métaphysaires sont instables et changent fréquemment de cet aspect à celui de guérison pour revenir au premier.Toutes les métaphyses sont touchées y compris celles des corps vertébraux qui peuvent présenter des nodules de Schmorl.On ne trouve aucune lésion au crâne dans ce type.Type B.Ici, les lésions sont plus prononcées car les troubles métaboliques sont plus importants ou de plus longue durée.L\u2019ostéoporose est généralisée.Le tissu diaphysaire compact est souvent remplacé par du tissu spongieux grossier maintes fois traversé de multiples pseudo- fractures.L\u2019image métaphysaire est la même que dans le Type A.La fusion épiphysaire est retardée; mais si le patient vit assez longtemps pour qu\u2019elle se produise, des lésions de polyarthrite se joignent aux lésions d\u2019ostéoporose.Les diaphyses de membres inférieurs présentent des pseudo-fractures et des déformations par pression semblables à celles de l\u2019ostéomalacie. 1084 Les lésions osseuses du crâne s\u2019apparentent à celles de la xanthomatose ou de l\u2019ostéomalacie, i.e.des zones opaques dans des régions plus translucides.A Pexception de l\u2019absence de kystes, les radiographies ressemblent beaucoup à celles de l\u2019hyperparathyroïdisme.Si le patient réussit à atteindre l\u2019âge adulte, les lésions radiologiques se superposent à celles de l\u2019ostéite fibro-kystique.L\u2019ostéoporose est généralisée.L\u2019absorption de l\u2019os compact et la formation d\u2019images Kkystiques permettent des déformations par pression.Au crâne, on note des alternances de zones opaques dans une matrice plus translucide.Les vertèbres sont bi-concaves, vidées avec une périphérie relativement dense.Le bassin est difforme.La trabéculation osseuse y est grossière et perforée de larges kystes.Le fémur présente habituellement un coxa- vara .et une angulation des diaphyses.La disparition du tissu spongieux médullaire peut donner une image fusilforme.Le cortex est aminci, lamelleux et irrégulier à sa face externe.Aux extrémités des os longs, on note la présence de longues bandes parallèles à l\u2019axe entre lesquelles Pos paraît disparu.Des calcifications hétérotypiques sont visibles dans les bourses séreuses, les reins, les artéres, méme celles des doigts et cela chez des personnes relativement jeunes.Dans le syndrome de T.-D.-F.se retrouvent l\u2019arrêt de croissance, les lésions rachitiques épiphyso-métaphysaires avec gonflement et vallonnement de la métaphyse et l\u2019ostéoporose avec pseudo-fractures du type Looser- Milkman.H1STO-PATHOLOGIE.Chez le jeune enfant en croissance, en plus d\u2019ostéoporose généralisée plus ou moins intense, les lésions sont aux métaphyses et sont du type rachitique.Cette métaphyse est très large et irrégulière due à la non calcification du tissu ostéoide qui se fait de façon irrégulière et au retard LAFOND: REIN ET LÉSIONS OSSEUSES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 de résorption du cartilage.Les vaisseaux sanguins pénètrent les structures cartilagineuses dans toutes les directions.En plus, ces structures ont perdu leur arrangement en colonnades et forment des groupes irréguliers.Si la maladie évolue depuis longtemps, ayant permis au patient de vieillir, et que la compensation par hyperfonctionnement para- thyroïdien est établie, les lésions seront celles de l\u2019ostéite fibro-kystique.La moelle rouge est remplacée par de la graisse.L\u2019ossification est minimale.Bien plus, les ostéoblastes sont très actifs et résorbent l\u2019os.Cet os résorbé est remplacé par du tissu.fibreux.L\u2019os néo-formé d\u2019aspect spongieux à trabéculations grossières demeure jeune incomplètement calciné et parsemé d\u2019Îlots de tissu ostéoïde.L\u2019os cortical est disparu, mais remplacé par d\u2019épaisses couches d\u2019os spongieux lamellaire.À cette image, s\u2019ajoutent les tumeurs brunes.Leur stroma de fines fibres collagènes contient des fibroblastes et des cellules géantes.Les premières, de jeunes cellules, sont rondes ou fusilformes et sont très nombreuses.Les deuxièmes, de diamètre et de forme variables, sont plus ou moins également distribuées dans la tumeur; ordinairement, elles sont à la périphérie là où a lieu la lyse osseuse.La vascularisation y est riche.Les hémorragies fréquentes, récentes ou anciennes, par leur dépôt d\u2019hémosidérine sont responsables du nom donné à la tumeur.À la face externe de la tumeur, le périoste s\u2019ossifie tant bien que mal de sorte que résorption et apposition osseuse semblent presque balancées.Cette apposition d\u2019os périosté ne serait qu\u2019une réponse à un stimulus mécanique.Ces tumeurs évoluent spontanément vers la guérison ou la dégénérescence.Dès la phase de début, il arrive parfois que la tumeur se fibrose.Eventuellement, cc tissu fibreux pourra être transformé en os ou en cartilage.Mais la dégénérescence est son avenir le plus fréquent due aux fréquentes hémorragies qui y naissent. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 La dégénérescence y est graisseuse, mucoïde ou kystique.Le kyste, dans la tumeur, n\u2019a pas de parois propres à moins qu\u2019il l\u2019ait remplacé complètement.Des fibroblastes aplatis au pourtour imitent des cellules endothéliales.TRAITEMENT.Il est de peu de valeur.Comment traiter la fibrose pancréatique et les malformations rénales?L\u2019obstruction du cholédoque et des voies urinaires, si elle est présente, relève de la chirurgie.Le meilleur traitement de la maladie cœliaque est celui préconisé par Hass.Autrement, on peut tenter une cure alcaline qui devrait augmenter l\u2019excrétion azotée et aussi celle du phosphore, car il semble que les deux soient parallèles.BIBLIOGRAPHIE F.ALBRIGHT et E.C.REIFENSTEIN: The parathyroid glands and metabolic bone disease.Selected studies.Williams and Wilkins Co, 1948.A.B.ANDERSON et E.G.OASTLER: Am.J.Physiol., 92: 124, 1938.W.A.D.ANDERSON: Arch.Path., 27: 753, 1939.Leon BABAIANTZ: Jour.Radio.Flectral, 29: 333- 362, 1948.C.A.BEST et N.B.TAYLOR: The physiological basis of medical practice.4e édition.Williams and Wilkins Co., 1945.R.BIRCHER et E.ROTHLIN: Cahiers mensuels - de médecine, 1947.LAFOND: REIN ET LÉSIONS OSSEUSES 1085 J.F.BRAILSFORD: The radiology of bones and joints.J.A.Churchill Ltd., 1948.E.P.BROCKMAN: Brit.Jour.Surg., 14: 634-645, 1926-27.A.CANTAROW et M.TRUMPER: Clinical Biochemistry.3e édition.W.B.Saunders, Philadel- phie, 1947.A.CHARNOCK: Journ.Urol., 44: 850-859, 1940.G.DANIS et J.A.ROSSEN: Journ.Ped.18: 103-116, 1941.DeMORSIER: Rev.Méd.Suisse Rom.60: 1195, 1940.FABRE: Presse Médicale, 58: 743 (20 juin) 1950.F.GESCHICKTER et M.M.COPELAND: Tumors of Bone.3e édition.J.B.Lippincott, 1940.K.O HALDERMAN : Journ.Bone and Joint Surg., 32-A: 596, 1950.A.W.HAM et coll.: Am.Journ.Path, 16: 277, 1940.S.V.HASS et M.P.HASS: Postgraduate Medicine, 7: (avril) 1950.F.KX.HERBERT, H.G.MILLER et G.O.RICHARDSON : Journ.Path.and Bact., 53: 161, 1941.R.LERICHE et A.POLICART: Les problèmes de la physiologie normale et pathologique de los.Masson et Cie, édit, 1926.J.A.LIEVRE: Journ.Urol.Med.55: 8.C.A.PFEIFFER et W.V.GARDNER: Endocrinology, 23: 485, 1938.J.ROCHE et G.A.DELTOUR: Rôle de la phos- phatase dans la calcification des os in vitro et théorie des fixateurs du calcium.Recherches médicales en France pendant la guerre 1939-1945.Flammarion, 1947.L.C.SOULA: Précis de Physiologie.Masson et Cie, édit., 1947.J.P.WEINMAN et H.SICHER : Bone and Bones.Mosby Co.1947.Q TU QQ» 1086 Bulletin de Association des (Dédecins de Langue Francaise du Canada (Fondée à Québec en 1902) > L'Union \u2018Médicale dou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 80, No 9 \u2014 Montréal, septembre 1951 PRESTIGE DE L'EXACTITUDE EN ANESTHÉSIE Les progrès réalisés en anesthésie nous étonnent.Ils permettent toutes les audaces des chirurgiens et une virtuosité réelle des anesthésistes dans le maniement d\u2019un outillage mécanique perfectionné et surtout dans l\u2019application successive ou simultanée de nombreux agents sédatifs, hypnotiques, hypotonisants et anesthésiques.Les malades sont anesthésiés de longues heures durant, sans appréhension préalable, offrant si nécessaire une décontraction complète de leurs parois; ils s\u2019éveillent sans nausées, sans vomissements et ne sont plus en butte à ces complications pulmonaires ou gastro- intestinales que nous connaissions si bien il y à une quinzaine d\u2019années.Toutes les voies sont maintenant utilisées: aérienne, sous-cutanée, intraveineuse, buccale, rectale, intra-ra- chidienne, extra-durale, péri-neurale, dans le but d\u2019obtenir l\u2019analgésie avec ou sans inconscience.De la sorte, avec une marge de sécurité qui s\u2019approche de l\u2019absolu, le chirurgien peut sans inquiétude et sans précipitation accomplir son œuvre de réparation, de section ou d\u2019exérèse.Bien sûr, la préparation plus métho- ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 dique et méticuleuse des malades contribue à ce résultat; ou encore la surveillance attentive post-opératoire des malades rend possible ces réalisations.Mais c\u2019est surtout la longue préparation des anesthésistes à l\u2019accomplissement de leur spécialité et l\u2019acquisition par eux de notions fondamentales en physiologie, plus particulièrement en physiologie nerveuse, et en pharmacodynamie des substances qu\u2019ils emploient, qui ont perfectionné leurs moyens d\u2019action.L\u2019exactitude de leurs connaissances sur l\u2019action, le métabolisme et l\u2019élimination des produits qu\u2019ils introduisent dans l'organisme, sur le jeu physiologique des organes qui seront touchés par ces derniers, sur leurs dosages précis en regard de l\u2019effet anesthésique désiré, sont les facteurs de la précision avec laquelle les anesthésistes utilisent leurs moyens d\u2019action.On se rendra compte de la base scientifique sur laquelle doit reposer la formation des anesthésistes et sur la somme ou l\u2019étendue des connaissances qu\u2019ils doivent posséder.en lisant l\u2019article des docteurs Marsolais et Le- beau publié dans ce numéro.Pour bien circonvenir l\u2019action du Penthotal, se rendre familier avec les différents effets obtenus selon la profondeur de l\u2019anesthésie, on doit, comme l\u2019exposent les auteurs, avoir la connaissance de l\u2019anatomie et de la physiologie de l\u2019axe cérébro-spinal avec ce qu\u2019il comporte de détails précis sur les formations anatomiques distinctes et sur les étages superposés à fonctions physiologiques subordonnées les unes aux autres.Tel dosage, tel somme d\u2019anesthésique abolit la fonction de tel étage et les effets produits s\u2019identifient par des L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 signes extérieurs: réflexes, respiratoi- .RE + > 2 res, circulatoires.** - La médecine devient l'application, en diagnostic et -en thérapeutique, de diverses disciplines scientifiques de plus en plus exactes.L'anesthésie pour sa part progresse surtout depuis 15 ans, ÉDITORIAL progrès! 1087 grâce à l\u2019exactitude rigoureuse de ses connaissances et de ses applications.Depuis le chloroforme et l\u2019éther versés goutte à goutte sur le petit masque de tissu qui brûlait le menton et qui suffoquait le malade, que de Roma AMYOT.AVIS DE L'ASSOCIATION Nous désirons attirer l'attention de nos confrères sur le fait que leur contribution est payable à l'Association et que, pour ceux qui ont acquitté cette cotisation, le Congrès annuel ne comporte aucun frais supplémentaire d'inscription. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE ee ee TROIS ANS DE PROGRÈS SANITAIRE ' L\u2019hon.Paul MARTIN, Ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, 1.EXTENSION DES SUBVENTIONS FÉDÉRALES À L\u2019HYGIÈNE.Ce mois de mai marque le troisième anniversaire de l'inauguration du Programme national d\u2019hygiène, programme qui a déjà contribué d\u2019une manière si importante au progrès de la santé au Canada.Le moment est propice pour annoncer cinq changements importants qui ont été apportés à ce programme et qui en accroîtront beaucoup l\u2019utilité.Les voici: 1.À l\u2019avenir et dans certaines circonstances, une province pourra sans excéder le total de sa quote-part, employer les deniers non dépensés d\u2019une de ses subventions fédérales a l\u2019hygiène, afin de compléter une autre subvention entièrement dépensée.2.Les fonds fédéraux provenant de la subvention à Phygiène publique, générale permettront d\u2019améliorer et d\u2019étendre une plus grande diversité de services de santé.3.On accordera des subventions pour la construction de maisons d\u2019infirmières, à raison de $500 par lit.4.Des subventions fédérales, à raison de $1 N00 par 300 pieds carrés permettront d\u2019établir dans les hôpitaux des laboratoires combinés qui auront la double tâche de fournir des services de diagnostic aux malades et des services pour fins d'hygiène publique.Le maximum de cette subvention sera de $50 000.On a élargi la définition de l'expression « centre de santé local» afin de comprendre les cliniques de malades externes des hôpitaux, de sorte que des subventions fédérales, à raison de 81,000 par 300 preds carrés, pourront aider à payer unr partie du coût de construction.Les changements que je viens d\u2019expose\u201d permettront aux provinces de faire un plus grand usage des deniers fédéraux mis à laur disposition en vertu du Programme national d\u2019hygiéne.dans les limites des engagements globaux pris en 1948.On a pris les mesures voulues pour inclure ces modifications dans le Programme national d'hygiène, Qu 1.Traduction d\u2019une causerie prononcée à l\u2019assemblée bisannuelle (1951) du Conseil des Hôpitaux canadiens, au Château Laurier, Ottawa, le lundi 28 mai 1951.+ en modifiant les règlements qui régissent les subventions et le budget des dépenses du ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, modifications qui ont été soumises au Parlement et qui permettront aux hôpitaux canadiens de remplir encore mieux leur rôle indispensable.Il sera peut-être intéressant d\u2019en donner brièvement les grandes lignes.a) Utilisation plus intégrale des subventions: tout membre du Conseil des hôpitaux canadiens peut juger comment la plus grande latitude accordée pour dépenser les subventions permettra d\u2019étendre la portée du Programme national d'hygiène.Grâce aux changements que j'ai annoncés, chaque province pourra utiliser plus complètement les subventions fédérales en donnant une nouvelle affectation à une subvention particulière, dans le but de suppléer à une subvention dont les fonds auront été épuisés.b) Assistance plus grande pour les services d\u2019hy- gène publique: ces dernières années, le concept d'hygiène publique s\u2019est considérablement élargi, et nous nous sommes aperçus depuis quelque temps que la subvention aux fins générales d'hygiène publique était définie trop étroitement.Les nouveaux règlements permettront donc à cette subvention de pourvoir à l\u2019amélioration et à l\u2019extension d\u2019un plus grand nombre de services d\u2019hygiéne générale, par exemple à des services de diagnostic plus étendus.Les trois autres modifications intéressent sp\u2018cin- lement le groupe ici présent, puisqu\u2019ils touchent à l\u2019administration de la subvention à la construction d\u2019hôpitaux.c) Aide fédérale pour les maisons d'infirmières: les subventions fédérales destinées à aider à la construction de maisons d\u2019infirmières s\u2019appliqueront aux résidences dont les travaux ont été mis en marche après le 31 mars 1951.Je suis certain que cette nouvelle disposition, qui cadre avec une initiative prise déjà dans une des provinces.aidera d\u2019une manière importante à augmenter le nombre des infirmières diplômées au Canada, en permettant aux hôpitaux d\u2019accepter un plus grand nombre d\u2019é- tudiantes-infirmières et de les loger plus facilement.d) Fxtension des services de laboratoire des hépi- taux: la nouvelle subvention fédérale destinée à aider aux frais de construction de laboratoires d\u2019hôpitaux a pour but de concentrer en Un seul endroit les facilités de laboratoire d\u2019une localité et.ainsi, x Tor él per L'Union Méd.Canada Hox.MARTIN: TROIS ANS DE PROGRÈS SANITAIRE Tome 80 \u2014 sept.1951 éviter le double emploi coûteux de matériel et de personnel.e) Aide fédérale aux cliniques de malades externes des hôpitaux: en vertu des nouveaux règlements, des subventions fédérales seront disponibles à raison de $1000 par 300 pieds carrés, à condition que les travaux de construction aient commencé après le 31 mars 1951.Si la construction a commencé avant cette date, la subvention sera versée proportionnellement, à raison de $1000 pour chaque aire de 500 pieds carrés.Pour les cliniques de malades externes, rattachées à des hôpitaux, il n\u2019y a aucune limite à l\u2019espace total pouvant bénéficier de l\u2019aide fédérale; mais les centres de santé qui ne sont pas rattachés à des hôpitaux seront limités à 4 500 pieds carrés.Depuis inauguration du Programme national d\u2019hygiène, nous avons comme ligne de conduite, examiné périodiquement les règlements qui ont trait aux subventions fédérales et effectué toutes revisions qui étaient jugées nécessaires pour l\u2019application la plus efficace.Je suis sûr que le plus grand usage des deniers accordés par les subventions, rendu possible par ces modifications récentes, recevra l\u2019approbation enthousiaste du Conseil des hôpitaux canadiens et de tous ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019établissement de meilleurs services de santé pour la population du Canada.9 RÉCENTS ACCOMPLISSEMENTS ATTRIBUABLES AU PROGRAMME NATIONAL D'HYGIÈNE.Ces changements ne sont qu\u2019une autre indication du caractère progressif du Programme national d\u2019hygiène.Dans chaque sphère des soins de santé, de grands progrès ont été rendus possibles par ces subventions fédérales.Permettez-moi de résumer quelques-uns des principaux accomplissements réalisés au cours des trois premières années de son fonctionnement: (1) Dans chaque province, on a effectué des relevés minutieux sur les services et aménagements existants de santé.Ces relevés se compléteront des renseignements sur la maladie et les incapacités, que l\u2019on recueille au cours de l'enquête nationale sur la maladie, enquête qui se terminera cette année.(2) On a constaté une augmentation très marquée de la recherche hospitalière au Canada.(3) Les subventions fédérales à la construction d\u2019hôpitaux ont matériellement aidé à encourager la construction de 867 hôpitaux et agrandissements d\u2019hôpitaux, ce qui a donné un supplément de 29 412 nouveaux lits.La construction hospitalière du Canada, aidée par l'Etat fédéral, est beaucoup plus forte par téte qu\u2019 aux Etats-Unis.1089 (4) Des deniers fédéraux ont rendu possible la formation de plus de 3700 préposés aux soins de santé.(5) Grace a ce programme fédéral, il a été possible d\u2019ajouter matériellement au nombre d\u2019hygiénistes dans les provinces.(6) Les services et aménagements sanitaires des provinces et des municipalités ont été renforcés par l\u2019achat de matériel technique supplémentaire et par l'extension des services de prophylaxie et de traitement.(7) Des subventions fédérales ont permis aux provinces d\u2019intensifier leurs campagnes contre les principaux risques pour la santé, tels que le cancer, la tuberculose, les maladies mentales, les maladies vénén'ennes et les affections déformantes chez les enfants.3.NOUVELLES SPHÈRES D\u2019ACTIVITÉ.L\u2019accroissement des facilités hospitalières du Canada, l\u2019amélioration du niveau de formation du personnel hospitalier, les mesures visant à employer un grand nombre d\u2019hygiénistes supplémentaires et l\u2019achat d\u2019équipement dont on avait un grand besoin, voilà des progrès qui découlent du Programme national d\u2019hygiène.Ils constituent de précieuses extensions des services existants.Toutefois, cette aide fédérale a eu pour conséquence directe nombre d\u2019autres développements tout à fait nouveaux.Je puis dire que dès l'inauguration du Programme national d'hygiène, l\u2019une de ses caractéristiques les plus remarquables était que, tout en procurant aux provinces une assistance financière importante, ce programme a, de cette façon, stimulé les provinces à établir de leur propre chef nombre d\u2019autres services à leur propre compte.La raison en est, pour une bonne part, que deux des subventions fédérales sont des subventions bilatérales en vertu desquelles le gouvernement provincial doit fournir une part égale à celle du gouvernement fédéral.Mais le Programme a aussi contribué à développer des services entièrement nouveaux à l\u2019aide de deniers fédéraux qui ont fourni aux provinces des ressources supplémentaires pour étendre les programmes existants et explorer de nouvelles sphères d\u2019activité.a) Formation d\u2019hygiénistes.Avant l\u2019inauguration du programme fédéral, plusieurs des provinces voulaient aller de l\u2019avant en établissant de nouveaux services, mais il leur était impossible de trouver le personnel requis.La subvention à la formation professionnelle, ainsi que d\u2019autres subventions qui ont servi à des fins de formation, ont aidé à procurer à ces nouveaux Services le personnel d\u2019hygiénistes dont ils avaient besoin.b) Expansion des programmes d\u2019hygiéne mentale.Les progrés réalisés dans le domaine de l\u2019hygiène mentale constituent un bon exemple de la façon 1090 dont les deniers fédéraux ont permis aux provinces de prendre de nouvelles initiatives.Durant nombre d\u2019années, toutes les provinces ont été dans l\u2019obligation légale de pourvoir au soin des malades mentaux.Elles se sont acquittées de cette tâche au prix de frais considérables et constants.D\u2019autre part, aucune loi ne les obligeait à fournir des services de réadaptation ou de thérapeutique par la récréation; elles n\u2019étaient pas tenues, non plus, d\u2019entreprendre du travail dans le domaine préventif.Ces programmes sont coûteux et si ce n\u2019avait été des subventions fédérales, les provinces auraient trouvé bien difficile d\u2019élargir leurs programmes d\u2019hygiéne mentale.Grâce aux subventions fédérales, le travail des hôpitaux complété par les nouvelles salles de psychiatrie des hôpitaux généraux et par un réseau de nouvelles cliniques d\u2019hygiène mentale situées à des points stratégiques par tout le pays.En outre, les hôpitaux pour affections mentales ont pu étendre de beaucoup leurs propres installations.De plus en plus ont-ils remplacé la simple garde de leurs malades par des efforts actifs en vue de les traiter.c) Nouvelles victoires sur la tuberculose.Dans l\u2019effort en vue de remporter la victoire sur la tuberculose, on a dernièrement constaté un important changement de la manière de s\u2019y prendre.On reconnaît maintenant qu\u2019un programme complet doit comprendre non seulement la prophylaxie, le diagnostic précoce et le traitement efficace, mais aussi une bonne réadaptation du malade.On s\u2019occupe.de plus en plus de restaurer le malade le plus possible à- une activité normale, comme partie intégrante du processus du traitement.Les subventions fédérales fournissent aux hôpitaux et sanatoriums du meilleur matériel et un plus grand nombre de travailleurs formés pour les aider à réaliser leur part du programme de réadaptation.d) Meilleurs soins de santé pour les enfants.Il est un autre domaine dans lequel les subventions fédérales ont rendu possible l\u2019inauguration de services entièrement nouveaux et c\u2019est en ce qui a trait aux programmes pour les enfants.Ainsi, avant le Programme national d\u2019hygiéne, une province seulement possédait un programme assez restreint, pour s\u2019occuper de la paralysie cérébrale.Chaque province a maintenant des aménagements pour traiter et éduquer les enfants atteints de cette affection.C\u2019est un programme coûteux à cause des longues périodes de formation requises et l\u2019on doute que les installations nécessaires eussent pu être établies aussi rapidement sans l\u2019aide supplémentaire fournie par les subventions fédérales.e) Meilleurs programmes à l\u2019intention des bébés.Le Programme national d'hygiène a fait réaliser en outre un progrès important aux services destinés aux nouveau-nés.\u2018Avant son inauguration, très peu Hon.MARTIN: TROIS ANS DE PROGRES SANITAIRE pour affections mentales est maintenant.L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 d\u2019hôpitaux possédaient les aménagements voulus pour le soin des prématurés.Les deniers fédéraux ont aidé des hôpitaux par tout le Canada à se procurer des incubateurs, des pouponnières spéciales, des infirmières et autres préposés aux soins de santé particulièrement qualifiés pour le soin des prématurés.Avant 1948, une seule province exigeait que les hôpitaux fournissent des boxes pour les nouveau-nés.Des subventions fédérales pour la construction de boxes dans les hôpitaux ont encouragé cette disposition spéciale.f) Nouvel accent sur la prophylaxie.En perfectionnant les services collectifs de santé publique, le Programme national d\u2019hygiéne a insisté sur la prophylaxie, dont un bon exemple est l'attention qu\u2019on accorde maintenant aux soins de santé pour les enfants.L\u2019aide fédérale a rendu possible une expansion considérable des programmes d\u2019immunisation, de dentisterie préventive, d'hygiène mentale préventive et de services de santé pour les enfants d\u2019âge préscolaire ou scolaire.Par suite, on peut prévenir ou guérir rapidement plusieurs maladies de l\u2019enfance, et découvrir plusieurs infirmités chez l\u2019enfant en croissance, à temps pour les corriger.4.AVANTAGES SPÉCIAUX POUR LES HÔPITAUX.Dans le domaine de l'hospitalisation, en plus de fournir plus de lits un meilleur matériel et un personnel mieux formé, les subventions fédérales ont permis deux importants perfectionnements: 1.On s\u2019est davantage efforcé de situer les hôpitaux en des points stratégiques afin qu\u2019ils servent le plus efficacement les intérêts des citoyens dans leur rayon d\u2019action.2.Les règlements qui ont trait aux subventions fédérales ont matériellement aidé à relever le niveau des normes de construction hospitalière au Canada.Chaque projet de construction hospitalière pour lequel l\u2019aide fédérale est approuvée doit faire partie d\u2019un plan provincial en vue de fournir des installations hospitalières suffisantes pour toute la province.Avant qu\u2019un hôpital soit jugé admissible aux subventions fédérales, il doit se conformer à certaines exigences minima quant à la prévention des incendies, à l\u2019aération, à l\u2019espace et ainsi de suite.Ces normes n\u2019ont pas pour but de créer de l\u2019uniformité pour l\u2019amour de l\u2019uniformité, mais afin que les hôpitaux soient mieux en mesure de servir leurs malades.Bien qu\u2019il importe de se conformer à ces exigences uniformes, on s\u2019efforce de maintenir le caractère particulier de chaque hôpital.De cette manière, la subvention à la construction d\u2019hôpitaux a effectué des perfectionnements dans les normes de construction hospitalière dans tout le pays, en encourageant la construction d\u2019hôpitaux tout à fait modernes et pourtant non luxueux. L'Union Méd.Canada .MARTIN: TROIS Tome 80 \u2014 sept.1951 Hox = Fn aidant à fournir des cliniques pour la dé- \u2018couverte et le traitement du cancer, de l\u2019arthrite, de la tuberculose et des maladies mentales, et grâce à des projets tels que le programme universel d\u2019examen radiographique de la poitrine lors de l\u2019admission à Phôpital, les subventions fédérales aident à faire de l\u2019hôpital un centre de santé complet et le point vers lequel convergent tous les services de santé de la localité.À ce propos, les nouvelles subventions pour les cliniques de malades externes permettront aux hôpitaux d\u2019assumer des responsabilités croissantes en matière d'hygiène publique.5.RÔLE DE L\u2019HÔPITAL EN HYGIÈNE PUBLIQUE.Aujourd\u2019hui plus que jamais, l\u2019hôpital a une importante contribution à faire dans le domaine de l\u2019hygiène publique et de la médecine prophylactique.Il a réalisé un immense progrès depuis le temps qu\u2019il constituait une simple institution où allaient mourir les indigents.Avec son équipement spécialisé et son personnel bien exercé, l'hôpital moderne est devenu le centre vital de tous les soins de santé.Il fut un temps où le malade gagnait l'hôpital dans la répugnance, l\u2019appréhension et la crainte de la mort.Maintenant on y entre confiant dans l\u2019espoir de revenir à la santé et à l\u2019activité normale.L'hôpital moderne tient une place honorée dans la vie quotidienne de notre peuple.Avec l\u2019école, l\u2019église et le foyer, c\u2019est une institution essentielle à notre société.Autrefois, on croyait l'hôpital destiné au seul soin des malades et des blessés.Peu à peu il a cependant pris sur lui au moins trois autres fonec- tions importantes: enseignement des médecins, des infirmières et de tout autre personnel sanitaire; avancement des recherches et, enfin, hygiène publique et prévention de la maladie et de l\u2019invalidité.Depuis le début du siècle, on reconnaît toujours davantage l'importance de la prophylaxie.Nous demandons de plus en plus à l\u2019hôpital de diriger immense domaine de la médecine préventive.L'hôpital moderne, avec ses médecins, son personnel expérimenté et son outillage spécialisé, peut assurer un appui inappréciable aux efforts des services sanitaires et des autres organismes voués à la prophylaxie.Il y a beaucoup de moyens d\u2019y arriver: enrayer les maladies contagieuses, apprendre au public à reconnaître les maladies évitables et à utiliser les moyens connus de prévention, faire l\u2019examen médical du personnel de l\u2019hôpital lui-même, et enseigner l\u2019hygiène par l'intermédiaire des dispensaires.J\u2019ai l\u2019espoir que les nouvelles subventions fédérales aideront à faire des cliniques de malades externes des hôpitaux, un lien vital entre l'hôpital et la localité.En dernière analyse, un bon programme prophylactique local profitera à l'hôpital, car il ANS DE PROGRÉS SANITAIRE 1091 diminuera la pression exercée sur le service des traitements de maladies aiguës.Grâce à toutes ses spécialités: cliniques de diagnostic, services consultatifs, dispensaires prénatals, lhôpital a plus d\u2019occasions que jamais dans le domaine de l\u2019enseignement, des recherches, du soin des malades et des l'hygiène publique.Mais ces occasions grandissantes entraînent une plus grande demande de service.J\u2019en ai la conviction, fidèles à leur longue tradition de bons offices, les hôpitaux canadiens continueront à se tenir prêts à répondre à toutes les demandes des soins de santé modernes.Il n\u2019est que logique de le supposer, dans un nombre de plus en plus grand de localités, l'hôpital va devenir un centre de santé.J'aimerais, à l\u2019intention des membres de langue française du Conseil des hôpitaux canadiens, insister de nouveau sur les grands progrès accomplis depuis trois ans, grâce au Programme national d\u2019hygiène.Dans chaque secteur de l\u2019action sanitaire, surgissent un grand nombre de nouvelles et intéressantes possibilités.L'assistance fédérale a aidé à la construction d\u2019urgentes facilités hospitalières, à la formation et à l\u2019'embauchage de nouveaux préposés aux soins de santé, à la consolidation de services d'hygiène provinciaux et municipaux, à l\u2019expansion des travaux de recherche.Les fonds fédéraux ont aussi encouragé les provinces à établir, de leur propre initiative, beaucoup de nouveaux services de santé.Vous serez heureux d\u2019apprendre, j'en suis sûr, que les subventions fédérales à l'hygiène seront plus flexibles et plus utiles à la suite de la modification des règlements qui les régissent.Le transfert des fonds d\u2019une subvention à une autre et l\u2019interprétation plus large donnée à la subvention générale d'hygiène publique permettront aux provinces d\u2019utiliser davantage les fonds fédéraux disponibles.Les subventions à la construction de maisons d\u2019infirmières, de dispensaires et de laboratoires mixtes permettront aux hôpitaux canadiens de s\u2019acquitter, avec plus d\u2019efficacité qu\u2019auparavant, de leurs obligations élémentaires.Les soins hospitaliers au Canada constituent une vaste entreprise coopérative où les rapports entre hôpitaux publics et privés ainsi qu\u2019entre ceux qui représentent diverses croyances et communautés religieuses sont étroits et harmonieux.Par leur ténacité et leur esprit de dévouement, et en marchant de pair avec les progrès modernes des soins hospitaliers, nos hôpitaux laïques et religieux ont implanté des traditions qui remontent aux débuts mêmes de l\u2019histoire du Canada.Dans le rapport qu\u2019il faisait à l\u2019Institut neurologique, il y a quelque temps, le docteur Wilder Penfield a posé la question suivante: « En ces jours de paix chancelante, alors que les échos de la guerre de Corée font retentir leur aver- 1092 tissement dans le monde entier, pourquoi un hôpital après l\u2019autre distrait-il le public en organisant de nouvelles campagnes de souscription?» A sa propre question le docteur Penfield a donné une réponse impressionnante, dans laquelle il souligne le rôle vital de l\u2019hôpital dans l\u2019organisation de notre société: «Le Canada et les autres pays libres ont un double problème à résoudre, celui d\u2019édifer leurs défenses en cas de guerre et le problème simultané d\u2019édifier une structure de justice sociale et de sécurité sociale au pays.A la longue, c\u2019est la nature de notre structure sociale qui pourra nous faire gagner ou perdre dans notre lutte contre les pays communistes.En fin de compte, c\u2019est la comparaison des structures sociales (communistes et démocratiques) qui devrait décider du vainqueur dans ce concours mondial.« Quel meilleur droit à la survivance pouvons-nous trouver que l\u2019appui que mous accordons aux grands projets altruistes de nos campagnes et quel contraste avec ce qui se passe en Russie soviétique! «Ici, les grandes œuvres de bienfaisance, les projets de bien-être social, la libre recherche de la vérité dans les salles de conférences et les laboratoires.Tout cela est entretenu ici par le travail librement consenti, ou par les dons généreux de mos meilleurs citoyens en collaboration étroite avec nos gouvernements.Là-bas \u2014 la crainte paralysante de la police, l\u2019étouffement de la libre entreprise.Là-bas.le public n\u2019a pas de projets bénévoles de bien-être social à appuyer.L\u2019expression de la pensée politique et celle du raisonnement scientifique y sont étranglées par une rigoureuse censure des idées.» J'ajoute une réserve qui m'est suggérée par les paroles du docteur Penfirld.Tous les magnifiques Hox.MARTIN: TROIS ANS DE PROGRÈS SANITAIRE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 progrès des techniques de traitement, du matériel, de la conception hospitalière, ne doivent jamais nous faire perdre de vue que chaque malade est un individu, une personnalité distincte qui a ses propres caractéristiques et habitudes spéciales.Nous pouvons standardiser les hôpitaux, mais jamais nous ne standardiserons les gens.A mesure que nous perfectionnerons nos connaissances techniques de la maladie, nous devrons aussi mieux compr.ndre l\u2019être humain.Nous devons rechercher toutes ces forces émotives, mentales physiques et spirituelles qui se combinent pour créer un bon état de santé ou conspirer pour détruire la santé, car tout ce qui atteint l'individu de quelque manière que ce soit, peut aussi porter atteinte à sa santé.Nous avons fini par comprendre nous aussi que le bien-être social est l\u2019une des voies d\u2019accès à une vie saine.L'hôpital canadien a si bien fait son travail que cela a été un grand privilège pour moi et pour mes hauts fonctionnaires de prendre une certaine part à l\u2019administration du Programme national d\u2019hygiène, et l\u2019aidant à perfectionner et à étendre ses services.Je sais que dans les nouvelles mesures d\u2019aide fédérale aux hôpitaux, que j'ai annoncées aujourd\u2019hui, la population du Canada, par son Gouvernement, est heureuse de donner une nouvelle preuve de son appui à ces institutions qui la servent si fidèlement.J'ai confiance qu\u2019en encourageant des programmes dynamiques de bonne santé positive, en renforçant nos premières défenses contre la maladie, en recherchant les secrets de la santé et de la personnalité humaine, et en donnant aux Canadiens les meilleurs services que la médecine moderne puisse leur donner, les hôpitaux canadiens continueront à ajouter magnifiquement à leurs grands accomplissements. LES SERVICES DE SANTÉ , Ad.GROULX, M.P.H., Directeur du Service de Santé de la ville de Montréal.Les services de santé sont des groupements sociaux dont le but cest la sauvegarde de la santé publique.En vertu de ce principe, la Soclété s'organise et prend les mesures sani- ta\u2018res qui s'imposent pour préven.r la maladie et lutter contre la mortalité en s'efforçant de prolonger la durée de la vie.Il serait opportun de répéter ici deux préceptes fondamentaux que l\u2019on trouve dans ic préambule de la constitution de l\u2019organisation mondiale de la Santé (O.MS.).Le premier définit le mot « Santé»: « Etat de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d\u2019infirmité ».Plus loin, on y lit un autre précepte relatif à la responsabilité des gouvernements; je cite: « Les gouvernements ont la responsabilité de la santé de leurs peuples; 1ls ne peuvent y faire face qu\u2019en prenant les mesures nécessaires et soc:ales appropriées.» Au Canada, ces responsabilités sont réparties entre les trois formes de gouvernements qui nous régissent, fédéral, provincial et municipal.Ils ont chacun leur rôle à jouer; dans chacun, nous retrouvons les divisions fondamentales qui composent un Service de santé: administration et direction, enseignement de l\u2019hygiène, salubrité et hyg'ène des milieux, inspection des aliments, contrôle des maladies contagieuses et épidémiologie, hygiène de l\u2019enfance, démographie et laboratoires; peuvent s\u2019ajouter d\u2019autres divisions qui se détachent des précédentes, telles la tuberculose, les maladies vénériennes, l\u2019hygiène dentaire, l'hygiène mentale, l\u2019hygiène industrielle, les unités ou les districts sanitaires, le nursing, ete.La répartition de ces responsabilités dépend des pouvoirs accordés au pouvoir central ou 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des confé enciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Con- cordia », lundi.le 19 février 1951.aux provinces par l\u2019Acte de l'Amérique britannique du Nord.Au temps de la Confédérat on en 1867, les mots «hygiène publique » n\u2019étaient pas connus.En effet, la première loi d'hygiène publique a été votée en Angleterre en 1875 et au Canada, la première loi fut adoptée en Ontario en 1882.C\u2019est pourquoi l\u2019Acte de l\u2019Amérique britannique du Nord ne définit pas exactement les responsabilités des différents gouvernements en matière de santé publique; d'ailleurs, on n\u2019y trouve pas l'expression «santé publique ».Cette responsabilité cependant a toujours été laissée surtout aux municipalités et aux provinces.La constitution fait cependant allusion à certaines activités médicales et sanitaires dans ses sections 91 et 92.La section 91, sous-sections 6 et 11, place sous l\u2019autorité du Parlement fédéral le recensement, les statistiques, réglementation du commerce, la quarantaine et les hôpitaux ma- rit:mes, ainsi que tout ce qui a trait à la population indienne et esquimaude.La section 92, sous-section 7, définit les pouvoirs exclusifs des provinces concernant les hôpitaux, les asiles autres que les hôpitaux maritimes.D\u2019où il découle que, au gouvernement fédéral sont assignées les questions d'hygiène d\u2019intérêt international ou interprovincial.Elles sont de deux catégories: 1° \u2014 Une catégorie essentielle, comprenant les initiatives fédérales attribuées par la cons- t'tution que j'ai citées tantôt; 2° \u2014 Une catégorie secondaire qui comprend les initiatives d\u2019appui du fédéral aux travaux des provinces et des munic\u2018palités, soit en encourageant les relations interprovinciales en matière de santé au moyen du Conseil canadien d\u2019hygiène publique, soit en fournissant des services consultatifs et une assistance pécuniaire aux provinces dans divers domaines. 1094 GROULX : LES SERVICES DE SANTÉ Le premier ministère fédéral de la santé fut fondé en 1919 et réorganisé en 1928.Aux termes de la loi adoptée en 1944 créant le Ministère actuel de la Santé nationale et du Bien- Etre Social, les fonctions et pouvoirs du fédéral s\u2019étendent à toutes les questions ayant trait à l\u2019amélioration et à la conservation de la santé des canadiens, mais il est expressément dit que le Ministère fédéral n\u2019exercera aucune juridiction ou aucun contrôle sur tout service de santé, provincial ou municipal, ou autre autorité fonctionnant en vertu des lois de quelque province que ce soit.Devenu, depuis 1944, ce qu\u2019il est aujour- d\u2019hui, il est formé d\u2019un certain nombre de divisions et a comme principales responsabilités: la prévention de l\u2019entrée au pays de certaines maladies contagieuses par la quarantaine maritime, de la désinfection et de la dératisation des navires, par la fumigation; le maintien de lazarets; la prévention de l\u2019entrée au pays des sujets indésirables, par le service médical de l'immigration et de la déportation; la protection du public contre la fraude et la falsification des drogues et des aliments et le contrôle des commerces des médecines brevetées et des produits biologiques par l\u2019adoption et l\u2019observance de lois spéciales; l\u2019aide aux pro- .vinces par des octrois et des services d\u2019échange de renseignements; service de génie sanitaire, d\u2019épidémiologie, de laboratoire, etc.et la contribution à l\u2019enseignement national de l\u2019hygiène par les divisions de l'information, de l'hygiène maternelle et infantile, de l\u2019hygiène industrielle, des maladies vénériennes, de la tuberculose, etc.Du Ministère de la santé relèvent aussi les services de la santé des Esquimaux et des Indiens.Le recensement et les statistiques dépendent du Ministère du commerce et l'inspection des viandes et la tuberculination des troupeaux, du Ministère de l\u2019agriculture.Les responsabilités des provinces consistent d\u2019abord à adopter la législation et la réglementation concernant la santé publique, voir à l\u2019organisation de services locaux dans les municipalités et comtés et réglementer leur ac- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 tion.Dans notre province, le service provincial d'hygiène fut crée en 1887 et le ministère actuel de la santé, en 1936.Il se compose d\u2019un certain nombre de divisions dont les principales sont: les statistiques, l\u2019épidémiologie, la nutrition, le génie sanitaire, l'hygiène industrielle, la tuberculose, les maladies vénériennes, les laboratoires, l\u2019enseignement de l\u2019hygiène et celle des unités sanitaires.Ce ministère exerce des fonctions assez variées: législation et réglementation en hygiène publique; éducation; collecte, compilation et interprétation des statistiques démographiques, prévention des maladies contagieuses, dont la tuberculose et les maladies vénériennes, poursuite d\u2019enquêtes épidémiologiques, surveillance des municipalités au point de vue sanitaire, par le moyen d\u2019enquêtes sanitaires; la loi prévoit que le gouvernement provincial doit voir à l\u2019organisation des bureaux municipaux d\u2019hygiène et des unités sanitaires dans les petites municipalités et les comtés ruraux.À ce sujet, je dois signaler que de toutes les provinces du Canada, Québec est la première qui organisa des unités sanitaires de comtés.Tous les comtés, moins un, sont organisés ainsi en unités sanitaires.Les municipalités ont pour attributions les questions d\u2019hygiène qui sont d\u2019intérêt local.D'ailleurs, la municipalité a toujours constitué l\u2019unité administrative en matière de santé publique.Les fonctions et responsabilités d\u2019un Service de santé local, unité sanitaire de comté ou service municipal de santé, sont déterminées par les lois provinciales relatives à la santé publique ou les lois spéciales, comme celles qui concernent les unités sanitaires.Dans le cas des villes, la Loi d\u2019hygiène publique de Québec, par exemple, les oblige à organiser elles-mêmes un service de santé et nommer un médecin hygiéniste avec personnel adéquat.Le rôle d'un tel service consiste à éliminer les nuisances, contrôler les maladies contagieuses, mettre en application les lois et règlements d\u2019hygiène et mettre tout en action L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 pour sauvegarder la santé publique.Les fonctions non spécifiées par la loi accompagnent le développement normal de l\u2019hygiène publique.L'organisation et le développement d\u2019un service de santé dépendent de divers facteurs, dont l\u2019étendue du territoire à desservir et le caractère de la population.Ils sont aussi basés sur l\u2019importance et le nombre des problèmes de santé à étudier et à contrôler qui peuvent être l\u2019objet, dans un grand service, d'autant de divisions administratives et techniques nécessaires.Les problèmes de santé sont de deux catégories: 1° \u2014 Les problèmes proprement sanitaires, relativement au génie sanitaire, tels le logement salubre, l\u2019eau, la salubrité du lait et des aliments, l\u2019hygiène des milieux, la disposition des eaux usées et des déchets domestiques, etc., ou 2° \u2014 Les problèmes proprement médicaux, la prévention des épidémies et le contrôle des maladies contagieuses, la tuberculose, la typhoïde, les maladies entériques, les maladies vénériennes, la lutte à la mortalité maternelle et la mortalité infantile, au cancer (deuxième cause de décès), l\u2019attention à donner à la santé GROULX: LES SERVICES DE SANTÉ 1095 de l\u2019enfant d\u2019âge préscolaire et de l\u2019écolier, aux maladies de l\u2019adulte, dont les affections du cœur et des vaisseaux (première cause de décès), etc.Cependant, la solution des problèmes de l\u2019une ou l\u2019autre catégorie peuvent nécessiter des mesures relevant du génie sanitaire et des services médicaux.Seloni l\u2019importance de ces problèmes de santé publique, ils nécessitent la création, dans un Service de santé, d\u2019un certain nombre de divisions.Tel est le cas pour l\u2019organisation du Service de santé de Montréal, où l\u2019on retrouve la plupart des divisions signalées plus haut et dont, au cours d\u2019émissions antérieures à ce poste, je vous ai présenté l\u2019organisation générale.Le fonctionnement et le maintien d\u2019un tel service nécessitent un budget approprié et un personnel adéquat.Les résultats du travail accompli par les Services de santé sont illustrés par les statistiques favorables de ces dernières années et l\u2019augmentation de la durée moyenne de la vie.Dans leur fonctionnement, ces services organisés ont besoin, dans l\u2019exécution de leurs activités, de la collaboration entière de la population, la première intéressée à sa santé et celle des individus qui la composent.AVIS DE L'ASSOCIATION Le Congrès des Trois-Rivières, qui aura lieu les 4, 5 et 6 octobre prochain.est votre Congrès.Les événements se précipitent: il vaut mieux les diriger que d'en subir passivement les inconvénients. UNE EAU SAINE ET SON INFLUENCE SUR LA BAISSE DE LA TYPHOÏDE ! G.CHAREST, Epidémiologiste au Service de Santé de la Cité de Montréal.Le taux de mortalité par la fièvre typhoïde a toujours été considéré comme l\u2019indice de la protection sanitaire dont jouit la population d\u2019une ville, d\u2019une province ou d\u2019un pays.Parmi les besoins essentiels d\u2019une population, il faut placer au premier rang l\u2019approvisionnement d\u2019une eau potable.Dans ce domaine, les progrès réalisés sont encore assez récents, puisqu\u2019il y a 45 ans, la purification et la désinfection de l\u2019eau n\u2019étaient pas encore employées à Montréal.À cette époque, nous pouvons constater par les rapports annuels du Service de Santé que les taux de mortalité par la fièvre typhoïde étaient très élevés.Le taux moyen pour les années 1906-1910 fut de 40 décès par 100 000 de population, ce qui représentait environ 156 décès par année durant cette période.En effet une épidémie de typhoïde, due à l\u2019eau, causa durant cinq mois et demi à partir de la dernière semaine de septembre 1909 jusqu\u2019à la semaine se terminant le 5 mars 1910, 1 884 cas et 203 décès.L\u2019aqueduc municipal desservait environ 65% de la population et la Montreal Water & Power Co.35% de même que certaines municipalités avoisinantes.Le 2 juillet 1910, un rapport concernant un meilleur approvisionnement d\u2019eau pour la Cité de Montréal par les ingénieurs consultants, Hering et Fuller, indique ce qui suit: « Nous souscrivons, disent ces ingénieurs, aux conclusions auxquelles en sont arrivées les autorités médicales de Montréal, savoir que l\u2019eau du St-Laurent, si on continue de s\u2019en servir pour l\u2019alimentation du publie, devrait être filtrée dans l\u2019intérêt de la santé publique.» 1.Communication à la Société Médicale de Montréal, 15 mars 1951.La preuve directe de la contamination par l\u2019eau est difficile à faire parce qu\u2019il est exceptionnel de pouvoir isoler le bacille typhique dans l\u2019eau et ce n\u2019est que par la présence du colibacille qui indique la pollution humaine ou animale que nous sommes renseignés sur le danger d\u2019infection par les microbes pathogènes comme la typhoïde et les paratyphoides.D'ailleurs, 24 ans avant la découverte du bacille d\u2019Eberth: un médecin anglais William Budd, en 1856 établit que la transmission de la typhoide avait son origine dans les excreta humains.Le véhicule qui transporte le plus rapidement l\u2019infection, c\u2019est l\u2019eau de surface des rivières, qui est polluée par les eaux d\u2019égouts et de ruissellement.L\u2019ére bactériologique avec Louis Pasteur ouvrait la voie & la prévention de la maladie.Mais il s\u2019écoula encore 25 ans avant que, le chlore fut employé pour la première fois en 1905 à Lincoln, Angleterre, pour désinfecter l\u2019eau.La chloration de l\u2019eau fut employée à Montréal vers la fin de l\u2019épidémie, le 18 janvier 1910 à l\u2019usine de pompage de la Montreal Water & Power Co.et le 8 février 1910 à l\u2019aqueduc municipal.Le taux moyen de mortalité pour les cinq années suivantes de 1911-1915 fut de 25 par 100 000 de population, ce qui représentait une réduction favorable dans le taux des décès de 37% par rapport aux cinq années antérieures à l'installation de cette pratique.Nous lisons à la page 29 du rapport annuel du Service de santé de 1911 ce qui suit: « Cette mesure de précaution (le traitement de l\u2019eau par les hypochlorites de chaux) est prise en attendant que les filtres qui sont en construction et pour l\u2019installation desquels la ville a L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 voté $1 500 000.soient terminés.Il faut attribuer, pour une grande part, à cette méthode le décroissement du nombre de décès de fièvre typhoïde signalés cette année, soit 68 de moins que l\u2019an dernier.Quant au procédé de la filtration, c\u2019est en 1829 à Londres, Angleterre que les filtres lents sur sable furent mis en usage, puis en 1885 les filtres mécaniques ou rapides étaient mis à l\u2019essai à Sommerville, N.-J., E.-U.Ici à Montréal, une eau filtrée fut fournie en juin 1912 à la municipalité de Westmount par la Montreal Water & Power Co.Ce ne fut qu\u2019en 1918 que les filtres lents furents complétés à l\u2019aqueduc municipal et que le chlore gazeux fut employé à la place de l\u2019hypochlorite.Enfin en 1926, les filtres mécaniques commencèrent à fonctionner à l\u2019aqueduce municipal CHAREST: EAU SAINE ET TYPHOÏDE 1097 pour remplacer subséquemment les filtres lents.Ce bref historique nous fait voir les stades d\u2019évolution technique et la transformation qu\u2019a subi l\u2019aqueduc municipal pour en arriver à fournir quotidiennement 175000 000 gallons d\u2019eau pure à Montréal et la région métropolitaine.- Comme l'indique le graphique ci-joint, la mortalité est consignée à partir de 1875 et la morbidité depuis 1900 et les taux donnent la moyenne par période de cinq années.Les taux de morbidité de 1900 à 1910 laissent voir qu\u2019une personne sur 500 contractait la typhoi- de et qu\u2019une sur 3 000 mourait de cette maladie.Connaissant le taux de fatalité de la maladie, qui est de 10% on peut malgré les statistiques incomplètes de la morbidité, présumer TYPHOIDE POPULATION 250 100.000 > > RATE PER ~ -\u2014 \u201850 100 POPULATION 675 sc 100,000 DE ee 0 Jr mem mn = \u2014\u2014 TAUX PAR MONTREAL A 5320 \\ / \\ \\.[| 1 \\ / \\ \\ / \\ \\ / \\ TYPHOID TELA DFS DBESES RATE OF DEATHS \u201cAUX DES CAS PLATE UF LAST QO 1875-1879 1895-1837 MOYENNE PAR PERIODE DE CINQ ANNEES 1905-1909 1875 - t943 MEAN PER FIVE YEAR PERtOD5 1098 qu\u2019il y eut un minimum de 1 200 cas de typhoïde par année durant les années 1906-1910.De fait il y eut 5204 cas rapportés durant les cinq années.À partir de 1911 comme je l\u2019ai indiqué précédemment, la chloration seule, puis la filtration dans les années suivantes amenèrent la baisse de la typhoïde.La morbidité entre 1910 et 1925 déclina rapidement puisque de 234 par 100 000 de population, elle était passée à 30 par 100 000 c\u2019est- à-dire presque huit fois moins élevée en l\u2019espace de 15 ans.Malheureusement en 1927 survint l\u2019épidémie transmise par le lait qui vint interrompre les progrès réalisés.En 1932, était édicté le règlement municipal no 1203, concernant l\u2019approvisionnement d\u2019eau des établissements situés dans la cité de Montréal, lequel défendait les raccordements non autorisés entre le système de tuyauterie de l\u2019aqueduc municipal et celui de tout autre système d\u2019approvisionnement.CABANA: HERBE À POUX ET RHUME DES FOINS L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Il n\u2019y a plus maintenant à Montréal depuis 1946 qu\u2019une moyenne de 25 cas de typhoïde et de 2 décès par année, ce qui donne un taux de mortalité de 0,2 par 100 000 de population.Un certain nombre de ces personnes contractent la maladie à l\u2019extérieur de Montréal, surtout durant les mois d\u2019été.D\u2019autres sont contaminées par des porteurs chroniques de germe, qui constituent éventuellement le réservoir de l'infection, et ces cas forment ce que l\u2019on est convenu d\u2019appeler la typhoïde résiduelle.Plus les cas de typhoïde se feront rares, moins il y aura de porteurs chroniques et la maladie s\u2019étendra d\u2019elle-même puisque les humains seuls sont susceptibles de la contracter.C\u2019est donc grâce au travail de recherche et à la réalisation pratique des ingénieurs sanitaires si nous pouvons jouir aujourd\u2019hui d\u2019une sécurité complète au point de vue de l\u2019apport d\u2019une des nécessités vitales de notre organisme, l\u2019eau d\u2019alimentation.LA DESTRUCTION DE L'HERBE À POUX POUR PRÉVENIR LE RHUME DES FOINS\" Léo-Paul CABANA, ing.p., Ingénieur sanitaire et surintendant de la division de l\u2019inspection sanitaire, Service de Santé de Montréal.Depuis quelques années les services municipaux de santé se sont intéressés plus activement à la lutte contre le rhume des foins et le Service de santé de la ville de Montréal a été parmi les premières villes du Canada et des Etats-Unis à entreprendre une telle campagne.C\u2019est en 1940 que les autorités de la Cité de Montréal, sur recommandation du Service de santé, ont adopté un règlement pour la destruction des mauvaises herbes, le règlement no 1622, par lequel tout propriétaire de terrains 1.Travail présenté devant la Société Médicale de Montréal, au Jardin Botanique, le mardi 3 avril 1951.où il y avait des mauvaises herbes devait prendre les moyens nécessaires pour les détruire.Notre attention a surtout été portée aux endroits où il y avait de l\u2019herbe à poux dont le pollen causait le rhume des foins et les propriétaires de terrains privés ont été avisés par le Service de santé.La mise en vigueur de ce règlement a été difficile, plusieurs propriétaires absents de la ville durant l\u2019été ne prenaient connaissance de nos avis qu\u2019en septembre; d\u2019autres demeurant en dehors des limites de la ville et même en dehors du pays n\u2019ont pu être atteints; d\u2019au- => Lo a od L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 tres avaient beaucoup de difficulté à obtenir la main-d\u2019œuvre et le matériel nécessaire pour se conformer à nos avis.Quelques propriétaires se plaignaient qu\u2019il leur était impossible d\u2019identifier l\u2019herbe à poux ou faisaient un travail que nous avons constaté inefficace; ceux qui arrachaient les plants avec leurs mains amenaient de nouvelles graines à la surface.De plus, à ce moment un grand nombre de lots vacants étaient la propriété de la Cité et le travail d\u2019éradication devait être fait à ces derniers endroits par les employés municipaux.Pour coopérer avec les propriétaires, la Cité de Montréal par son Service des travaux publics offrit de faucher l\u2019herbe à poux sur terrain privé, pourvu qu\u2019un dépôt de $0.02 la verge carrée fut fait pour couvrir le coût du travail.Tous ces efforts furent insuffisants et le Service de santé par sa Division de l\u2019inspection sanitaire crut alors qu\u2019il n\u2019y avait pas de meilleur moyen pour détruire l\u2019herbe à poux que - de confier le travail d\u2019éradication aux employés de la Cité, que ce soit sur terrain privé ou public.Le 31 juillet 1946, une démonstration de destruction des mauvaises herbes fut donnée par le Service de santé à son Honneur le Maire de Montréal, aux membres du Comité exécutif et du Conseil Municipal en coopération avec le Ministère provincial de l\u2019agriculture qui avait mis à nos disposition un vaporisateur mécanique.Nous.avions aussi invité à cette démonstration des représentants des municipalités voisines pour les inviter à mener la même campagne dans leur propre ville.Car pour un tel travail, nous ne pouvons isoler une ville d\u2019une autre, le pollen dans l\u2019air étant transporté par le vent.À la suite de cette démonstration, nous avons obtenu l\u2019autorisation de faire construire par le Service municipal des Travaux publics trois vaporisateurs mécaniques.Le premier été, plusieurs herbicides furent mis À l\u2019essai; le chlorate de sodium, l\u2019atlacide, le 2.4-D, ete.Le chlorate de sodium a été trouvé efficace mais étant inflammable, il! fut CHAREST: EAU SAINE ET TYPHOÏDE 1099 responsable de deux accidents, deux employés manuels furent légèrement brûlés.Le sulfate d\u2019ammonium mélangé au chlorate de sodium faisait disparaître ce danger d\u2019incendie, mais causait l\u2019obstruction des jets.Finalement, nous avons adopté le 2, 4-D, comme étant l\u2019herbicide le plus pratique que nous pouvions utiliser et nous l\u2019employons depuis ce temps.Durant l\u2019été 1947, nous avons reçu du Service municipal des Travaux publics, les trois vaporisateurs mécaniques autorisés par les autorités de la Cité, et nous n\u2019avons fait aucune distinction entre les terrains privés ou publics.Nous avons vaporisé les terrains vagues, les terrains de golf, les terrains de jeux, la montagne, etc.et avons adopté une solution de deux pintes et demie de 2, 4-D pour cent gallons d\u2019eau.En 1948, 49 et 50, nous avons utilisé la même technique que l\u2019année 1947, sauf pour un léger changement dans les jets utilisés.Sur recommandation, nous avions adopté les jets « Atomizer » mais comme nous endommagions plusieurs jardins potagers, les vapeurs de 2, 4-D étant trop légères, nous l\u2019avons mis de côté.Au début de l\u2019été, le sel amine de 2, 4-D est utilisé puisqu\u2019il ne produit pas les vapeurs du butyl ester susceptible de causer des dommages et dans le courant de l\u2019été, nous utilisons avec précautions le 2, 4-D butyl ester, vu qu\u2019il est plus efficace.Afin de suivre les résultats obtenus d\u2019année en année dans notre campagne d\u2019éradication d'herbe à poux et pour apprécier l\u2019efficacité de notre travail, nous avons installé dans les limites de la ville des postes de collecte de pollen.En juillet 1947, pour la première fois, le Service de santé avait 18 postes de collecte de pollen.Ils furent placés à différents endroits de manière à obtenir une distribution adéquate de la présence des grains de pollen dans l\u2019air.Il est à noter qu\u2019au nord et au sud de la ville, existe une bande aquifère qui protège dans une certaine mesure les postes placés dans le voisinage.Par contre, à l\u2019est et a l\u2019ouest de 1100 CABANA: HERBE À POUX ET RHUME DEs FOINS la ville, il y a d\u2019autres municipalités qui peuvent contribuer à un comptage de pollen élevé si elles ne font pas de travail de destruction de l'herbe à poux dans leurs limites respectives.Des 18 postes, 16 ont été placés dans les casernes du Service des Incendies, une ici au jardin botanique et une à l\u2019annexe de l\u2019Hôtel de Ville.Nous avons placé le plus grand nombre de nos postes dans les casernes des incendies, parce que ces bâtisses sont ouvertes 24 heures par jour, 7 jours par semaine, rendant ainsi poss\u2018ble pour nous la collecte journalière des lamelles.En 1947 et 1948, nous avons conservé le même nombre de postes, mais en 1949 et 1950, nous avons réduit ce nombre à 9, ayant trouvé qu\u2019il n\u2019y avait pas beaucoup de différence dans le comptage de certains postes.Avec 9 postes, nous obtenons approximativement une superficie de 5,5 milles carrés par poste; 10 milles carrés par poste de collecte est la superficie généralement recommandée, mais à cause du Mont-Royal qui influence la direction des vents, nous préférons utiliser 9 postes.| En 1947 et 1948, nous avons utilisé l\u2019appareil Thomen pour le prélèvement des grains de pollen.En 1949 et 1950, nous avons utilisé le même appareil, mais de manière à pouvoir comparer nos résultats avec ceux obterus en plusieurs villes américaines par l\u2019Association américaine d\u2019allergie, nous avons aussi installé aux mêmes postes des appareils Durham.L\u2019appare\u2019l Thomen est placé sur le cadre des fenêtres des bâtisses, tandis que l\u2019appareil Durham est placé sur le toit, là où il n\u2019y a aucune obstruction.Ces deux appareils.cependant.utilisent la même sorte de lamelles couvertes de même matériel.Les lamelles de verre utilisées sont faites de verre ordinaire tel que nous en trouvons dans tous les laboratoires, mesurant 75 mm par 25 mm (approximativement 3\u201d par 1\u201d.) Ces lamelles sont couvertes d\u2019une substance gélatineuse fate de gelée de glycérine selon la méthode de Brandt.Avant que la lamelle soit enduite de cette L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 substance, un carré de 1 centimètre est marqué sur la lamelle de verre pour simplifier le comptage des pollens.Au microscope, les grains de pollen apparaissent comme des balles de golf complètement entourées d\u2019épines, lesquelles peuvent sensibiliser les membranes des voies respiratoires.* * > À la suite du comptage des pollens, plusieur: graphiques ont été préparés, nous permettant de faire la comparaison des résultats obtenus d\u2019année en année.Les graphiques comparatifs entre les comptages journaliers moven et maximum ont été préparés.En 1947, c\u2019est le 5 août que les premiers grains de pollen sont apparus sur plusieurs de nos lamelles de verre; jusqu\u2019au 16 août l\u2019augmentation s\u2019est.faite graduellement, ma/s à partir de cette date, il y a eu une augmentation brusque d\u2019intensité qui a continué avec des hausses et des ba/sses jusqu\u2019au 16 septembre.Du 16 au 24 septembre, le nombre de pollens a dim nué constamment; anrès cette date, l\u2019on trouve un grain de pollen à quelques postes.Le maximum de l\u2019intensité moyenne a atteint 90 grains par centimètre carré, le 24 août et le comptage journalier maximum a été de 350 grains par centimètre carré, survenu le 28 août.* * % En 1948, c\u2019est le 3 août que les premiers grains de pollen sont apparus sur les lamelles de verre des appareils Thomen, si l\u2019on exclut un a pas eu d\u2019augmentation appréciable, mais à partir de cette date, l\u2019intensité du pollen dans l\u2019air a augmenté rapidement et a diminué aussi rap\u2018dement le 30 août.À partir de cette date l\u2019intensité a diminué graduellement jusqu\u2019an 18 septembre; après cette date, on trouve quelques grains à quelques postes seulement.Ie maximum de l\u2019intensité moyenne a atteint 100 grains par centimètre carré le 26 août et le comptage journal ere maximum a été de 260 grains par centimètre carré survenu le 26 août.* * * \u2014 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 En 1949, c\u2019est le 7 août que les premiers grains de pollen sont apparus sur les lamelles de verre des appareils Thomen, si l\u2019on exclut un comptage élevé à un poste seulement le 2 août.À l\u2019appareil Durham, c\u2019est le 8 août que les pollens sont apparus pour la première fois.Jusqu\u2019au 24 août, il n\u2019y a pas eu d\u2019augmentation sensible; à partir de cette date, jusqu\u2019au 6 septembre, il y a eu des baisses et des hausses dans la courbe.Après le 6 septembre, l\u2019intensité diminue graduellement, jusqu\u2019à la fin du mois, sauf pour une période d\u2019une semaine du 10 au 18 où il y a une légère augmentation.Le maximum de 1\u201d ntensité moyenne a atteint 45 grains par centimètre carré, le 27 août ct le comptage journalier maximum a été de 258 grains par centimètre carré survenu le 26 août.# % ® En 1950, les premiers grains de pollen sont apparus à plusieurs postes dès le ler août, les deux appareils Thomen et Durham indiquent la présence de pollen dans l\u2019air.L\u2019on a constaté que durant l\u2019été 1950, la température a été :déale pour la croissance de l\u2019herbe à poux.A partir du 17 août, l'intensité de pollen a augmenté pour atteindre le maximum le 28 août.Du 7 septembre, il y a eu décroissance jusqu\u2019au 23 septembre.Après cette date.la quantité de pollen dans l\u2019air est négligeable.Le maximum de l\u2019intensité moyenne a atteint 100 grains de pollen par centimètre carré le 28 août et le comptage journalier maximum a été de 297 grains par centimètre carré survenu le 24 août.i * * Le graph.que comparatif des 9 postes de collecte pour les quatre dernières années démontre que malgré une hausse en 1950, le comptage des pollens est inférieur au comr- tage de 1947 à 7 postes de collecte ct 5 postes indiquent une diminution constante.Le graphique comparatif des moyennes journal'ières obtenues avec les appareils Durham et Thomen indique que l\u2019appareil Thomen ins- C'ABANA: HERBE À POUX ET RHUME DES FOINS 1101 tallé sur les cadres de fenêtres donne un comptage plus élevé que l\u2019appareil Durham installé sur les toits.L\u2019appareil Durham est plus précis que l\u2019appareil Thomen parce qu\u2019il n\u2019a aucune obstruction pour nuire à la collecte des grains de pollen.Tous ces graphiques ont été préparés en se servant du comptage de pollen par centimetre carré.Il existe apparemment différentes écoles pour le facteur de conversion à utiliser dans la détermination du comptage de pollen par verge cube d\u2019air en fonction du comptage par centimètre carré.Plusieurs facteurs sont recommandés 25, 196 et 72, mais jusqu\u2019à ce qu\u2019un facteur uniforme soit accepté.nous continuerons à donner nos résultats par centimètre carré.Les mêmes difficultés se rencontrent pour déterminer le minimum nécessaire pour affecter les personnes allergiques au pol'en de l'herbe à poux.Malgré que 20 grains de pollen par centimètre semblent être généralement acceptés, nous préférons attendre le résultat d\u2019autres recherches dans la matière.+ * 0% En conclusion, l'on voit que le travail fat par la Cité de Montréal dans sa campagie contre le rhume des foins a donné de bons résultats; nous avons réussi à diminuer la dens'té de pollen dans Pair.Notre travail est seulement à ses débuts et sera complété sur une longue période d\u2019années.Notre but n'est pas d\u2019éliminer entiérement \u2019herbe & poux & Montréal, mais de diminuer sa densité dans l\u2019air à un niveau assez bas pour que les personnes qui y sont allergiques ne soient plus ennuvées.Pour atteindre ce but, il nous faut la complète et entière collaboration de toutes les villes et municipalités de l\u2019Ile de Montréal.Si nous réussissons, nous aurons fait notre part dans l\u2019intérêt de la santé publique à l\u2019avantage de nos concitoyens qui souffrent du rhume des foins et pour le bien-être de la population entière. VARIÉTÉS LES CONDITIONS DE TRAVAIL DES MÉDECINS CANADIENS À PARIS ET EN FRANCE Raoul KOURILSKY (de Paris), Président du Comité Franco-Canadien de l\u2019A.D.R.M.Beaucoup de médecins canadiens désirent aller étudier en France et ils ne savent pas exactement dans quelles conditions ils peuvent le faire.Il est utile qu\u2019ils soient informés de l\u2019organisation qui s\u2019est progressivement édifiée depuis ces deux dernières années et qu\u2019ils se rendent exactement compte des conditions de la vie médicale française.| Un certain nombre de médecins décident de se rendre en France et, sans avoir pris des contacts préalables, cherchent à trouver leur voie tout seuls dans le système hospitalier parisien ou dans celui des autres villes de faculté.Il n\u2019est pas étonnant dans ces conditions que, si les uns réussissent, d\u2019autres éprouvent un certain nombre de difficultés et portent, de ce fait, un jugement hâtif et défavorable sur l'hospitalité médicale française.Les uns, surtout les chirurgiens, se sont trouvés dans des services surchargés et n\u2019ont pas réussi à opérer comme ils le voulaient: insuffisamment introduits auprès des professeurs, ils ont perdu du temps et se sont découragés; d\u2019autres se sont heurtés à la mauvaise volonté des collaborateurs du chef de service; d\u2019autres encore pensent trouver tout naturellement en France un système de cours de perfectionnement qui serait la réplique exacte de ceux qui sont donnés en Amérique et ils sont déçus de ne pas être embrigadés du matin au soir et endoctrinés d\u2019heure en heure.Ceux qui se destinent au diplôme de spécialité ou au Fellowship cherchent un enseignement qui leur fasse refaire \u2019anatomie, la physiologie et les sciences de base.Comme ils ne trouvent pas cet enseignement tout fait, ils en concluent qu\u2019en France la clinique seule est étudiée au détriment de tout le reste.Les uns et les autres se demandent dans ces conditions si leur séjour sera \u2018profitable.C\u2019est après avoir pris connaissance de ces difficultés que l\u2019organisation actuelle a été imaginée.La première chose qu\u2019un médecin doit savoir en arrivant en France c'est que le système d\u2019enseignement est différent.et qu\u2019il ne faut pas le juger en fonction de celui d\u2019autres pays sans avoir d\u2019abord cherché à comprendre comment il est fait.Les Facultés de Médecine dans les grandes villes de Faculté, et notamment à Paris, ne fonctionnent pas seulement par elles-mêmes, mais elles sont soutenues par une très forte organisation hospitalière.C\u2019est parmi les chefs de service des hôpitaux que sont choisis les professeurs de clinique et de spécialités.Pour un service de clinique de la faculté de médecine existent un minimum de cinq ou six services hospitaliers n\u2019appartenant pas à la faculté de médecine, mais dans lesquels un ense:gnement très approfondi est donné.Si la France était dotée d\u2019un système analogue au système anglo- saxon, le plus grand nombre des médecins des hôpitaux de Paris ou des villes de faculté feraient partie de l\u2019Université comme « Asso- clated Professors» ou Professeurs.D'autre part, en ce qui concerne les sciences de base.il existe en dehors des facultés de médecine des\u2019 inst:tuts spéciaux puissamment outillés.qui donnent une instruction de laboratoire approfondie et qui fonctionnent en dehors des laboratoires des chaires de Facultés.C\u2019est donc à travers un véritable dédale que le médecin canadien non guidé est obligé de trouver sa voie. L'Union Méd.Canada KOURILSKY: MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE 1103 Tome 80 \u2014 sept.1951 Enfin ce même médecin est souvent déçu par l\u2019apparence extérieure, souvent vétuste, des bâtiments, et tend à juger l\u2019intérieur sur l\u2019extérieur.Il faut bien comprendre cependant qu\u2019après chaque guerre \u2014 et elles furent malheureusement nombreuses et répétées \u2014, la France a dû faire face à la reconstruction d\u2019énormes dévastations avant de penser à améliorer ce qui subsistait.Encore à l\u2019heure actuelle la contrainte internationale va imposer d\u2019énormes dépenses pour tout autre chose que les réparations hospitalières.Toutes ces circonstances ont leur importance: aucune ne doit rebuter le médecin canadien car, compte tenu des imperfections, nombreux sont ceux qui ont été guidé correctement et qui s\u2019accordent à reconnaître qu\u2019ils ont tiré de leur séjour en France un profit considérable.* * * Lorsqu\u2019un médecin canadien voudra se rendre en France, la première chose à faire sera de chercher préalablement un hébergement.C\u2019est actuellement chose encore difficile, mais simplifiée par la valeur relative élevée du dollar canadien par rapport au franc.Ceux qui partent à Paris seuls devront se mettre en rapport avec la Maison Canadienne dirigée avec un si grand dévouement par M.Riou.Celle-ci est située 31, Boulevard Jourdan (Paris-14e), à la Cité Universitaire.Ils sauront ainsi s\u2019il existe des places libres et à quelle époque.Ceux qui désirent se rendre en France accompagnés de leur épouse, voire même d\u2019un ou de deux enfants, peuvent trouver des appartements à louer.Ils peuvent \u2014 au Canada même \u2014 se mettre en rapport avec ceux de leurs collègues qui ont été en France et qui leur donneront des adresses.Ils peuvent également écrire à M.Melanson, Président de l\u2019Association des Médecins Canadiens en France, qui habite à la Maison Canadienne, dans la Cité Universitaire, et qui les mettra en rapport avec des médecins canadiens possédant des appartements en ville et qui les cèdent à leur départ.Beaucoup de médecins canadiens ont, en effet, trouvé des chambres dans un certain nombre d\u2019hôtels ou de pensions qui ont établi une tradition de recevoir à peu près uniquement des Canadiens.L\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada a été saisie de ce problème et s\u2019efforcera en outre de se procurer tous les renseignements que pourront leur donner les médecins canadiens revenus de France et de les faire connaître en temps utile.Mais, d\u2019ici là, les initiatives personnelles peuvent se donner libre cours, et les médecins canadiens sont invités à communiquer avec la Maison Canadienne et l\u2019Association des Médecins Canadiens en France.Cette Association a été fondée, on le sait, en 1948 à la faveur de la visite à Paris du Dr.Donatien Marion, accompagné des Drs.Thi- baut et Gaudet.Le premier président a été le Dr Vigneau, actuellement à l\u2019hôpital de Verdun.Le président actuel est le Dr Melanson et le Professeur Raoul Kourilsky en est le président d'honneur.C\u2019est avec cette Association que, dès son arrivée à Paris, le médecin canadien doit prendre contact pour y recevoir l\u2019orientation médicale appropriée à son cas particulier.Beaucoup de médecins canadiens négligent encore de le faire et perdent de ce fait un temps précieux.Ils trouveront, à l\u2019ambassade du Canada, dans le service de l\u2019Attaché Culturel, M.F.Charpentier, la note suivante qui leur rappellera cette nécessité: « Les médecins canadiens venant à Paris à «un titre quelconque, sont priés de vouloir « bien se mettre en rapport le plus tôt possible, «dès leur arrivée, avec le Dr.Melanson, Mé- « decin président de l\u2019Association des Méde- « cins Canadiens en France, à la Maison Cana- « dienne, 21, Boulevard Jourdan, Cité Univer- « sitaire, Paris XIVe, Téléphone Gobelins 88- « 92.« Il est indispensable, pour les études qu\u2019ils «ont à faire à Paris, que les médecins cana- « diens prennent contact avec la Commission « d\u2019Orientation de la Faculté de Médecine, qui « fonctionne mensuellement à la Maison Ca- «nadienne le Ter Jeudi soir de chaque mois, à « 21 heures.Cette commission médico-chirur- Ca nd) 1104 « gicale a pour but de diriger et d'orienter les « médecins durant leur séjour en France, de les « placer dans les services hospitaliers et d\u2019apla- « nir pour eux toutes les difficultés.Même s1 « les médecins ont déjà des lettres d\u2019introduc- « tion, 7l est indispensable qu\u2019ils se rendent, dès « leur arrivée, à la prochaine séance de la Com- « MISSION.« Cette Commission prépare toute la doeu- « mentation nécessaire et, à l\u2019issue de leur sé- « jour, délivre aux médecins les attestations «indispensables pour qu\u2019il soit tenu compte « des études faites en France.» Elle a été déléguée à la Maison Canadienne par le Comité Médical Franco-Canadien de l\u2019AD.R.M.à la Faculté de Paris.Ce comité comprend non seulement toutes les personna- l\u2018tés parislennes médicales hospitalières et univers'taires qui \u201cs\u2019intéressent au Canada, mais également les représentants analogues des différentes facultés médicales de province en France.Au professeur Justin-Besançon vient de succéder le professeur Raoul Kouril- sky, qui en assume actuellement la présidence.C\u2019est-à-dire qu\u2019étant donné la composition du comité d'orientation il fonctionne non seulement pour Paris mais pour toute la France.Il est des cas, en effet, où les médecins canadiens ont un avantage certain à étudier en province, pourvu qu\u2019on leur indique les services où ils travailleront.La vie y est moins difficile qu\u2019à Paris, les Universités moins encombrées, l\u2019hébergement p'us facile.Il est des cas également, surtout pour les chirurgiens, où ils ont le plus grand avantage à ne pas suivre les grands services de clinique pourvus d\u2019assistants qui tous désirent opérer.Ils feront leur instruction chirurgicale dans des services hospitaliers ou dans des agglomérations proches de Paris, mais rattachés à la Faculté de Paris.Tous les hôpitaux dans lesquels ils sont adressés dépendent de l\u2019Université, de telle sorte que leur stage ne peut être contesté.Chaque médecin doit comparaître individuellement devant le petit comité d\u2019orientation.L\u2019orientation médicale est faite par le professeur Raoul Kourilsky lui-même et KOURILSKY: MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 l\u2019orientation chirurgicale par le Dr.Chigot, Secrétaire général du Comité Médical Franco- Canadien.Tous deux assurent en même temps : une orientation vers les spécialités.Le médecin canadien remplit tout d\u2019abord des formulaires, destinés à savoir ce qu'il veut faire exactement.Il est bien évident que l\u2019orientation doit varier selon qu\u2019il désire aboutir au Canada dans un hôpital de province, dans un sanatorium ou dans une chaire de faculté.Aussi son curriculum à Paris, ou en France, est organisé en fonction de ce qu\u2019il doit faire plus tard.S\u2019il a déjà des lettres pour un service déterminé, où ses maîtres ou ses amis l\u2019ont spontanément dirigé, la Commission en prend connaissance, de façon à éviter \u2014 surtout en chirurgie \u2014 d'envoyer dans le même service d\u2019autres médecins qui pourraient se gêner mutuellement dans leur désir d\u2019apprendre à opérer.L'orientation est faite non seulement vers les services hospitaliers, mais aussi vers les laboratoires.Par exemple l'ophtalmologiste sera dirigé dans un service des veux.mais également l\u2019après-midi dans le service de dissection de Clamart où il fera l'anatomie des veux conformément à ce qu\u2019exige l\u2019examen pour le diplôme de spécialités.L'orientation est, en effet.faite sans perdre de vue le diplôme de spécialités que le médecin veut éventuellement acquérir ou le Fellowship.Toutes lex formules nécessaires ont été transmises à la Maison Canadienne: tous peuvent à chaque instant s\u2019v référer.Au fur et à mesure que l\u2019orientation se décide, une secrétaire dactylographie les lettres d\u2019introduction pour les chefs de services ou de laboratoires.Le médecin n\u2019a plus ensuite qu'à prendre contact avec le maître sous la direction duquel il est destiné à travailler.L\u2019expér\u2018ence a montré que, neuf fois sur dix, l\u2019orientation ainsi faite a été bonne et que le médecin a trouvé immédiatement l\u2019ambiance et le climat qui lui convenaient.Nous lui demandons toujours de faire savoir ultérieurement s\u2019il-est satisfait et il peut le faire facilement en revenant la fois suivante à la séan- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 ce d\u2019orientation.Il prévient, sans perdre de temps, l\u2019orienteur, qui rectifie son indication première et le met dans la bonne voie.Il est bien entendu que pendant le temps de ses études, le médecin peut acquérir le titre d\u2019assistant étranger s\u2019il le désire; l\u2019orienteur lui- même lui indiquera s\u2019il s\u2019agit d\u2019une nécessité ou s\u2019il peut s\u2019en dispenser.Ainsi l\u2019orientation se fait en fonction de la carrière future du médecin, de ses études pour le diplôme de spécialités ou du Fellowship qu\u2019il doit acquérir au Canada.Les Facultés de Médecine françaises ont voulu marquer par cette organisation le souci qu\u2019elles ont de répandre parmi les médecins canadiens, qui leur font l\u2019honneur de venir s\u2019instruire en France, une instruction telle qu\u2019elle puisse leur servir immédiatement dans leur pays d\u2019origine.Des démarches sont actuellement en cours pour faire reconnaître cet effort auprès des organisations médicales de la Province de Québec.Nul doute, après l'effort particulier fait par la France, que les médecins canadiens ainsi instruits ne soient habilités dans leur propre pays à faire valoir l'instruction qu\u2019ils ont reçue.| En dehors de ce but professionnel, la réunion périodique des médecins canadiens leur permet de se rencontrer, de parler entre eux de leur pays et d\u2019échanger leurs vues.M.Riou, Directeur de la Maison Canadienne, a organisé très aimablement ces Colloques mensuels.Lorsque le médecin a terminé sa scolarité, il demande à chacun des professeurs sous la direction desquels il a travaillé de lui donner une attestation de ce qu\u2019il a fait exactement et, avant de regagner le Canada, 1l reprend contact avec la direction de l\u2019orientation qui fera la synthèse de l\u2019instruction reçue et lui délivrera une attestation définitive.Le dossier ainsi complété reste en double à la Maison Canadienne.À la fin de chaque semestre, et plus particulièrement au mois de Juin, l\u2019Association des Médecins Canadiens en France tient une réunion générale où tous les membres sont invités ainsi que d\u2019autres étudiants canadiens en let- KOURILSKY: MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE 1105 tres, en arts ou en sciences.C\u2019est ainsi qu'en Juin dernier une charmante soirée a été tenue sous la présidence de l\u2019Attaché Culturel, M.Charpentier.* * * Rien n\u2019empêche ultérieurement les médecins canadiens-français venant en France de chercher ensuite le contact avec les organisations médicales américaines ou anglaises.L\u2019instruction médicale tend à devenir à l\u2019heure actuelle de plus en plus internationale.Nous savons que ceux qui ont pu être orientés avec succès et qui se sont fiés à nous n\u2019ont pas eu à rougir, bien au contraire, lorsqu\u2019ils ont transporté ailleurs l\u2019éducation qu\u2019ils avaient reçue.Mais, en dehors de cette éducation médicale, ils ont trouvé en France la possibilité de participer, sans compromettre en rien leurs études, à toutes les formes de la culture française, aux lettres, aux arts, aux sciences, au théâtre, à la littérature.Malgré une vie bien remplie, ils s\u2019initieront insensiblement à une forme de pensée et à un mode de réflexion qui sont l\u2019apanage essentiel de la France.Ils verront ses paysages, ils découvriront ses provinces, ils élargiront ainsi le champ de leurs connaissances.Ils se rendront dans les pays limitrophes, en Belgique, en Suisse, en Italie, en Espagne.Ils y découvriront le berceau méditerranéen de la grande culture européenne.Même au point de vue médical, ils recevront les introductions nécessaires pour aller dans ces différents pays.Sans doute en France leur présence ne sera point contrôlée tous les jours, car le système universitaire français de l\u2019enseignement supérieur repose sur le postulat que celui qui le reçoit a le désir de s\u2019instruire et consent librement sa discipline.Sans doute les connaissances qu\u2019ils y auront acquises seront distribuées sur un plus grand espace de temps, mais le temps de la réflexion est aussi nécessaire.Il faut un certain délai pour que le jugement mûrisse, pour que les connaissances soient assimilées, transformées, épurées, de telle sorte qu\u2019elles fassent partie intégrante de celui qui 1106 KOURILSKY: MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE les a reçues, qu\u2019elles dirigent inconsciemment ses décisions et ses actes.Il faut du temps pour que l\u2019éducation générale forme la personnalité en même temps que la technique forme les réflexes.\u2019Telles sont les leçons que les médecins canadiens apprendront de la France.Ils ne s\u2019en rendront pas compte immédiatement, car c\u2019est insensiblement qu\u2019ils formeront leur personnalité ainsi qu\u2019il advient aux médecins fran- cais eux-mêmes.Lorsqu\u2019ils auront mûri, ils auront acquis un mode de jugement, une façon L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 d\u2019appréhender les problèmes qui leur permettront de développer rapidement leurs connaissances dans le sens qu\u2019ils choisiront.La culture générale ne nuit jamais à qui l\u2019a acquise, même s\u2019il veut restreindre son activité à une stricte spécialisation.Tout cela, notre pays le donne généreusement et avec joie aux Canadiens Français.Ceux-ci savent que, grâce à la communauté d\u2019origine, de sentiments et de langue, ils sont toujours près du cœur et de l\u2019estime de la France.LE DERNIER CHIRURGIEN DU ROI À QUÉBEC ANTOINE BRIAULT 1742-1760 Gabriel NADEAU (Rutland, Mass.) .CHAPITRE II (suite) IV \u2014 LES MESURES SANITAIRES ÉMANANT DE L\u2019AUTORITÉ ROYALE DU CONSEIL SUPÉRIEUR ET DES INTENDANTS.Ruette d\u2019Auteuil, qui avait été procureur général du Conseil souverain, écrivait en 1715 dans un mémoire à la Cour: « Une autre cause qui a fait que le Canada n\u2019est pas si peuplé qu\u2019il serait est le peu de précaution que Mrs les gouverneurs et intendants ont eu à prévenir la communication et l\u2019accroissement des maladies contagieuses, soit qu\u2019elles fussent apportées par les navires de France, qui apportaient des soldats, soit que ce fût par ceux qui faisaient les commerces défendus à la Nou- velle-Angleterre.Le sr d\u2019Auteuil, procureur général, informa Mr de Pontchartrain de ce fait important et lui proposa des expédients pour prévenir ce mal, mais comme il se rapportait de tout à Mrs les intendants, plusieurs de ces messieurs successivement ont été peu attentifs au mal qui arrivait par l'indifférence qu\u2019ils avaient pour ce pays, qu\u2019ils n\u2019envisa- gealent que comme un moyen pour acquérir des richesses ou pour parvenir à ces emplois importants en France, et parce qu\u2019il n\u2019y avait que les François Canadiens qui fussent susceptibles de ce mauvais air, qui dans plusieurs années a fait périr un trés grand nombre ».22 Ces imputations d\u2019un esprit aigri et querelleur vont à l\u2019encontre de la vérité.Les mesures sanitaires que prirent les intendants à diverses époques, et c\u2019est surtout à eux qu\u2019il incombait de les prendre, dénotent un souci louable du bien-être des populations confiées à leurs soins.Si elles nous paraissent gravement insuffisantes, c\u2019est que la science médicale a fait des progrès.Et puis l\u2019hygiène publique chez un peuple est fonction d\u2019un autre facteur aussi essentiel que les découvertes de la médecine; ce facteur est l\u2019avancement économique des différentes classes sociales qui constituent ce peuple.On peut partager en deux catégories les mesures relatives à la santé sous le régime fran- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 çais.Les unes se rapportent aux maladies épidémiques.Emanant en général du pouvoir central sous forme d\u2019ordonnances, d\u2019édits, d\u2019instructions ministérielles, elles servaient à guider les intendants dans les règlements particuliers qu\u2019ils devaient faire pour répondre aux besoins de la colonie.Les autres ont pour objet la police sanitaire des villes en tant que cette police intéresse la propreté des rues, celle \u2018des habitations, et l\u2019exercice de certains métiers, comme celui de boucher.Celles-là, elles provenaient de la colonie et le Conseil supérieur aussi bien que les intendants et les lieutenants généraux des trois gouvernements avaient le pouvoir de les ordonner.À \u2014 Les épidémies.Nous nous bornerons à faire l\u2019historique de deux épidémies qui prirent naissance au dehors: le mal de Siam et la peste de Marseille.La première pénétra dans la colonie: l\u2019autre, on réussit par un blocus sévère à la contenir en France.1 \u2014 Le mal de Siam.La première ordonnance royale relative au mal de Siam est du 29 décembre 1706.Deux ans plus tard, le 25 juillet, le roi en rendait une autre dont voici les articles principaux.Article I \u2014 Il ne sera expédié aucun navire ou bâtiment des ports du royaume pour les Iles Françaises de l\u2019Amérique qu\u2019après que les capitaines les auront fait nettoyer et parfumer entre les ponts, et que les vivres embarqués pour le voyage auront été reconnus de bonne qualité, et dans la quantité suffisante, par les officiers de l\u2019Amirauté qui seront tenus de faire la visite des bâtiments et vivres, et de donner leur certificat du bon état d\u2019iceux en même temps que leurs autres expéditions; lequel les capitaines seront tenus de représenter à l\u2019Intendant ou autres officiers établis pour la police dans les quartiers où ils aborderont, pour y mettre leur vu, et être ensuite rapporté, à peine contre les contrevenants de 1000 livres d\u2019amende, applicable aux hôpitaux des Iles où leurs bâtiments arriveront.Article II \u2014 Fait Sa Majesté défenses aux capitaines, tant de ses vaisseaux que ceux de ses sujets, de mettre aucun de leur équipage ou passager à terre qu\u2019ils n\u2019aient auparavant fait NADEAU: ANTOINE BRIAULT 1107 avertir l\u2019Intendant de l\u2019état où ils se trouvent, par rapport à la santé, à peine contre les premiers d\u2019interdiction pour six mois et de 1000 livres d\u2019amende contre les autres, applicable comme dessus; et en cas qu\u2019il y ait quelque mal contagieux dans les équipages ou passagers, veut Sa Majesté que les dits capitaines établissent incessamment des tentes dans les lieux qui leur seront indiqués aux environs de la rade sous le vent des quartiers pour y mettre les malades auxquels ils feront donner les secours convenables, obligeant à cet effet le chirurgien du bord de les voir continuellement, et avertissant le médecin du lieu, s\u2019il y en a, de les visiter une fois le jour, pour ordonner les remèdes qui leur seront nécessaires.Article III \u2014 Ceux des matelots et autres qui mourront de la maladie dont il s\u2019agit, seront enterrés dans des cimetières éloignés et dans des fosses profondes, et les hardes qui leur auront servi étant malades, brûlées, à moins qu\u2019elles ne fussent de valeur, auquel cas elles seront parfumées et mises à l\u2019air pendant quinze ou vingt Jours; faisant défenses d\u2019en vendre aucunes que de ces dernières, à peine contre les matelots et soldats de privation de leur solde pendant un mois, et d\u2019être mis sur le cheval de bois pendant trois jours consécutifs, et contre les autres de 150 livres d\u2019amende, applicable comme dessus.On se rappelle que la Belle Brune avait apporté le mal de Siam à Québec en 1710.Après avoir désolé la ville, cette maladie se répandit dans la colonie.« Elle devint populaire dès l\u2019automne, écrit la Mère Juchereau de Saint- Ignace, et fit mourir quasi tous ceux qui en furent attaqués les premiers; notre hôpital en fût bientôt rempli, et malgré nos soins et nos remèdes, on y mourait tout comme ailleurs.Nos fatigues furent excessives, et outre les travaux du jour il fallut que chaque religieuse veillât deux fois la semaine pendant tout l\u2019hiver, parce que la quantité de malades que nous avions dans nos salles et dans nos infirmeries demandait plus de deux filles pour les soigner, et que nos Sœurs tombant malades tous les jours, les saines pouvaient à peine y suffire.Il sera facile de juger de l\u2019état où nous étions, quand on saura qu\u2019en treize mois, vingt-quatre religieuses furent à l\u2019extrémité et reçurent le saint Viatique et l\u2019extrême-onction: six de ce nombre moururent ».L\u2019ordonnance de 1708 enjoignait de brûler 1108 les hardes des matelots qui avaient succombé à une maladie contagieuse.À moins qu\u2019elles ne fussent de valeur et dans ce cas elles devaient être parfumées, c\u2019est-à-dire fumigées, désinfectées, et exposées à l\u2019air pendant quinze ou vingt jours.Le 20 mai 1715, à l\u2019arrivée d\u2019un brigantin des Antilles, qui s\u2019appelait le Saint-Antoine, l\u2019intendant Bégon ordonne que les hardes des officiers mariniers et celles des matelots « seront lavées et lessivées à la côte de Lauzon et que les marchandises du dit brigantin seront parfumées, le tout à la diligence du sieur Coustard, chirurgien ».Quant aux officiers et aux matelots, Bégon leur fait défendre de descendre à terre sous peine de punition corporelle.?La fièvre jaune ne reparut pas chez nous pendant le régime français, ce qui a lieu d\u2019étonner car elle semble être restée à l\u2019état endémique aux Antilles.Le 4 décembre 1734, un vaisseau de la Martinique arrivé à Louisbourg annonçait qu\u2019un bâtiment négrier avait apporté la fièvre dans cette Île.2 \u2014 La peste de Marseille.C\u2019est en 1720 qu\u2019éclata la peste bubonique de Marseille, qui dévasta le M:di de la France et dont le souvenir s\u2019est perpétué jusqu\u2019à nos jours.Depuis la Black Death de Londres, aucune catastrophe n\u2019avait été si horrible dans l'étendue de ses ravages.Un cordon sanitaire établi dès l\u2019apparition de l\u2019épidémie, isola la Provence, les villes de Marseille et de Toulon particulièrement, du reste de la France.Du reste du monde civilisé, faudrait-il dire plutôt.Par terre le marquis de Brancas commandait les postes de surve.llan- ce que des soldats du Royal-Roussillon et des paysans occupaient.Sur mer Vaucresson et le chevalier de Rancé, commandants des galères, gardaient la ligne de blocus.?# Les mesures les plus sévères furent prises pour régler le mouvement des populations, mesures qui s\u2019étendirent même pendant un temps à tout le royaume.Ainsi, le 29 octobre 1720, une ordonnance royale faisait « défenses sous peine de la vie à tous sujets de sortir NADEAU: ANTOINE BRIAULT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 du royaume jusqu\u2019au premier de janvier prochain, sans passeport ou permission ».Le 8 juin 1721, un mémoire adressé à Vau- dreuil et à Bégon conjointement, au nom du roi, « les précautions à prendre pour empêcher que la terrible maladie qui sévit à Marseille et à Toulon ne s\u2019introduise au Canada », et par une lettre du 6 juillet suivant le Conseil de Marine expliquait le déta\u2019l de ces précautions au gouverneur et à l\u2019intendant.Mais déjà, avant les instructions de la Cour, les autorités de la colonie avaient appris que la peste régnait en France.On se tenait donc sur ses gardes, d\u2019autant plus que l\u2019ordonnance de 1708 sur les dispositions à prendre dans les maladies contagieuses restait en v'\u2018gueur.Pendant qu'on attendait les instructions du ministre, arrive une goélette, la Princesse de Miscou, qui portait des malades sur ses cadres.A cette nouvelle, Michel Bégon fait défense au capitaine d\u2019Argenteuil « de laisser débarquer aucun homme de son équipage que préalablement visite n\u2019ait été faite à son bord par le sieur Sarraz\u2018n, médecin du roi en ce pays, ou par le sieur Coffigny, chirurgien entretenu par Sa Majesté à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec ».Le lendemain 30 juillet, après la visite du chirurgien, l\u2019intendant décide que l\u2019équipage « ne descendra point à terre que la maladie ne soit cessée à bord et que préalablement le navire et les matelots n\u2019aient été parfumés par la fumée du goudron et du vinaigre et que les hardes du dit équipage n\u2019aient été blanchies à bord ».Ce n\u2019était pas la peste de Marseille cependant ni le mal de Siam que portait la Princesse de Miscou, mais la rougeole.Le 6 août.Bégon émet une troisième ordonnance qui, « sur le rapport du sieur Coffigny attestant que les deux matelots qui étaient atteints de rougeole sont guér\u2018s, permet au sieur d'Argenteuil de faire débarquer son équipage pour vaquer comme bon lui semblera ».Le mémoire du roi et la lettre du Conseil de Marine, partis de France en juin et juillet.n\u2019atteignirent Québec qu\u2019à l\u2019automne.Au reçu de ces pièces, Vaudreuil et Bégon, le 20 octobre.rédigent une ordonnance commune « qui L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 réglemente la rentrée des vaisseaux venant d'Europe dans le port de Québec à cause de la maladie contagieuse qui sévit dans la ville de Marseille ».La quarantaine qu\u2019imposait cette ordonnance était des plus rigoureuses.« Les capital- nes des nav:res partis des ports de la Méditerranée ou qui y avaient touché, devaient mouiller & la rade de la prairie de l\u2019île aux Coudres.Là, ceux qui avaient du canon ou des pierriers devaient tirer trois coups à un quart d\u2019heure de distance les uns des autres.Ceux qui n'avaient pas de canon ni pierrier devaient tirer trois coups de fusil dans les mêmes conditions.On devait en même temps mettre le pavillon en berne.Le même signal devait être répété de deux heures en deux heures, jusqu'à ce que ceux qui éta\u2018ent chargés d\u2019aller à bord des navires eussent connaissance de leur arrivée.Défense était.faite d\u2019envoyer des chaloupes à terre, de la\u2018sser débarquer personne et de communiquer avec les habitants de la côte, à peine de punition corporelle contre les contrevenants.Stricte défense était faite de débarquer des marchandises.Les habitants préposés à la première reconnaissance des bâtiments devaient s\u2019en approcher à portée de la voix et poser les questions suivantes: a \u2014 D\u2019où vient le navire?h \u2014 En quels port a-t-il touché en venant à cette colonie?e\u2014 La maladie contagieuse était-elle dans aucun de ces ports?d\u2014 S\u2019ils ont eu à bord des maladies pendant.la traversée ?e\u2014 ŸY a-t-il-eu des morts?{ \u2014 Combien?g \u2014 De quelle maladie?h\u2014 Y a-t-il actuellement des malades à bord?i \u2014 Combien?j \u2014 Quelle est leur maladie?« Ces mêmes habitants devalent ensuite demander si on avait besoin de vivres ou de rafraîchissements.S: on en réclamait, ces provisions devaient être déposées à un endroit isolé de la côte, marqué par un poteau.Le ca- NADEAU: ANTOINE BRIAULT 1109 pitaine devait envoyer chercher vivres et ra- fraichissements par une chaloupe, mais 11 devait attendre que ceux qui avaient porté ces effets à l'endroit marqué se fussent retirés.Les bâtiments ne pouvaient continuer leur route vers Québec avant d\u2019avoir reçu la permission par écrit de l\u2019intendant.Et ce dernier ne donnait le permis pour entrer dans le port de Québec qu'après rapport du chirurgien chargé de la visite du vaisseau.Enfin, défense était faite aux habitants 'de la colonie de communiquer avec les équipages et les passagers des vaisseaux ancrés à l\u2019îÎle aux Coudres, sous peine de punitions corporelles ».?° Ces instructions de la Cour, telles que suivies chez nous par Vaudreuil et Bégon, n\u2019éta\u2018ent pas particulières à la colonie; elles s\u2019appliquaient à tout le royaume.Nous allons mettre en regard du texte que nous venons de citer un passage détaillant les mesures prises à la même date pour la protection de Bordeaux et des autres ports de Guyenne.« Pierre Armaillac dit Pitre, officier marinier du port de Pauillac, enjoint aux pilotes du bas de la rivière [Gironde] de faire mouiller tous les navires à l\u2019île de Patiras.Les vals- seaux étant mouillés, Pitre s\u2019en approche à porté de voix avec un porte-voix, et s\u2019informe d\u2019où ils viennent, s\u2019ils ont des malades à bord, s'ils ont relâché en quelque endroit.Des officiers de santé sont envoyés pour faire la visite.Si les vaisseaux ont besoin de vivres, ils auront à mettre leur pavillon en berne et à laisser filer un canot avec un grelin de 100 brasses au moins.On leur met dans le canot ce qu\u2019ils désirent.Il est défendu aux équipages de descendre à terre où que ce soit et de communiquer d\u2019un bord à l\u2019autre.Les capitaines doivent remettre aux seuls médecins et chirurgiens préposés à la visite leurs lettres de santé, lettres de mer, connaissements, et autres papiers ou lettres, pour être parfumés.Le dit Pitre commande aux maîtres des bâtiments, pendant qu\u2019ils font quarantaine, de faire ouvrir tous les panneaux et écoutilles, et de mettre sur le pont, à l\u2019air, autant que faire se pourra, toutes les marchandises suspectes de conta- 1110 NADEAU: ANTOINE BRIAULT gilon: lits, linges et hardes, tant des officiers que des matelots et passagers.Le bâtiment est parfumé si cela est jugé nécessaire.Des postes de six hommes empêchent les débarquements clandestins ».28 Ces mesures de police sanitaire ne sont-elles pas la réplique exacte de celles qui furent imposées au Canada?Un seul navire de Marseille vint à Québec durant l\u2019épidémie.Ce fut en 1723.Le 22 juin de cette année, Bégon commet « les officiers de l\u2019amirauté de Québec pour se transporter avec le sieur Berthier, chirurgien, à bord d\u2019un bâtiment venant de Marseille, dès son arrivée en la rade de Québec, se faire représenter les certificats de santé, faire visiter les malades par le sieur Berthier, obtenir tous les éclaircissements possibles du capitaine., [et il fait] défense a 1'équipage du dit batiment de descendre à terre, à l\u2019exception du capitaine qui pourra y descendre avec les dits officiers de l\u2019amirauté dans leur chaloupe ou canot ».Les certificats ou patentes de santé dont parle l\u2019ordonnance de Bégon, provenaient des officiers de santé, médecins ou chirurgiens du roi, qui avaient visité l\u2019équipage dans les ports où le navire s\u2019était arrêté.\u201d\u201d En repartant de Québec le capitaine dut se munir d\u2019une nouvelle patente de santé, délivrée celle-ci par Michel Berthier.Le blocus de la Provence s\u2019étendait au commerce des marchandises.Le 11 octobre 1720, un arrêt du Conseil d\u2019Etat portait « défenses », sous peine de la vie, d'introduire dans le royaume aucunes étoffes ou toiles des Indes, de la Chine et du Levant, et des étoffes fabriquées dans la ville de Marseille » Or ces toiles et étoffes comprenaient les écarlatines qui ser- valent au commerce des sauvages.Les meilleures se confectionnaient justement dans le Midi; il fallut done les importer provisoirement d\u2019Angleterre.Le 4 janvier 1722, le Conseil de Marine mandait à Le Pelletier de la Houssaie, contrôleur général, que «les écar- latines étant absolument nécessaires pour la traite avec les sauvages, et les Anglais de Boston ayant établi des corps de garde à Orange L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.c1951 [c\u2019est-à-dire à Albany, Etat de New-York] pour retenir ce commerce et empêcher que cette marchandise ne passe au Canada, il convient de se la procurer en Angleterre en attendant qu\u2019elle soit fabriquée régulièrement en France.Celle qui est faite par les sieurs de Gilly, à Montpellier, poursuit la lettre en résumé, est une imitation à peu près parfaite, mais la contagion qui sévit en ces lieux en paralyse la manufacture.Il faut donner des passeports à la veuve Pascaud qui fait presque exclusivement ce commerce avec l\u2019Angleterre ».Deux Français du Canada, Médard Chouart des Groseilliers et son beau-frère Pierre Ra- disson, s\u2019étaient trouvés à Londres pendant la peste de 1665.Pendant celle de Marseille six personnes, venant du Canada et de l\u2019île \u2018Royale, furent à notre connaissance emprisonnées dans cette ville: Mme de Courteman- che et sa famille, et La Garande de Pastour, habitant de Niganiche.La veuve d\u2019Augustin le Gardeur de Courte- manche s\u2019était embarquée en 1720 avec ses trois filles et une sauvagesse, sa domestique.Le vaisseau, parti en destination du Havre, avait dû par suite de circonstances que nous ignorons se rendre à Marseille.Comme l\u2019épidémie faisait rage, la veuve fut forcée de rester à bord; mais impatientée bientôt du blocus qui immobilisait tout le trafic maritime, elle s\u2019adressa au Conseil de Marine pour obtenir l\u2019autorisation de passer en province.Le 19 mars 1721, le président du Conseil écrivait à Vaucresson: « La dame Coutemanche, veuve d\u2019un Capitaine des troupes du Canada, a passé en France avec ses 3 filles et une sauvagesse, et est arrivée à Marseille le 20 octobre de l\u2019année dernière dans le vaisseau l\u2019Aventurier, du Havre, commandé par le sieur Bernard Cazus.Elle écrit au Conseil qu\u2019elle a depuis ce temps resté à bord du vaisseau et demande la permission de passer en Languedoc avec ses enfants et son domestique à condition de faire la quarantaine.Vous aurez agréable de lui faire savoir que cette permission ne peut lui être accordée et qu\u2019elle ne doit point sortir de Marseille que la communication ne soit ré- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 tablie parce qu\u2019en quelque province qu\u2019elle allât on ne lui permettrait point entrée et qu'elle serait obligée de s\u2019en retourner ».Ce ne fut que le 7 janvier de l\u2019année suivante que le président du Conseil autorisa le marquis de Brancas à laisser sortir la veuve Courtemanche de Marseille.Parmi les médecins qui se dévouèrent au service des pestiférés, il convient de mentionner Jean-André de Peyssonnel, savant qui avait fait un séjour en Louisiane.Pendant l\u2019épidémie, en 1722, il adressait à l\u2019Académie des Sciences un mémoire sur la Contagion de la peste expliquée et les moyens de s\u2019en préserver.Le fléau finit par disparaître tout à fait, après avoir dévasté la Provence, puis le Lan- guedoc et le Comtat.Au Canada la quarantaine des navires se termina le 19 juin 1724.Ce jour-là l\u2019intendant rend une ordonnance qui, « en conséquence des ordres de Sa Majesté, révoque l'ordonnance du 20 octobre 1721 pour l\u2019établissement des quarantaines et décide que les navires de Marseille qui viendront en cette colonie y seront reçus de la même manière qu\u2019ils l\u2019étaient avant la contagion et ainsi que le sont tous les autres navires qui y viennent des ports de France ».B \u2014 L\u2019assainissement des villes.Il est difficile de nous représenter les conditions de malpropreté dans lesquelles vivaient nos aïeux.À Paris, capitale d\u2019un grand royaume, les rues, remplies de trous, servaient de réceptacles aux ordures et aux débris.Le tout à la rue était la règle commode que suivaient le peuple et la bourgeoisie.Eaux de vaisselle, contenu des vases de nuit, balayures se déversaient dans la rue pour y croupir.Pas d\u2019égouts, les latrines manquaient aussi et les fosses d\u2019aisance.En 1608, une ordonnance de police défend « de jeter ou faire vider par les fenétres des maisons, tant de jour que de nuit, urines, excréments, ni autres eaux quelconques ».Des ordonnances de même nature doivent être promulguées continuellement.NADEAU: ANTOINE BRIAULT 1111 Dans les rues s\u2019ébattaient les animaux domestiques, pores et volailles surtout, qu\u2019on ne se souciait pas de renfermer dans les cours.Ajoutons à cela certains métiers, comme la boucherie, qui contribuaient à l'infection générale de la rue et du trottoir.Tripailles, matières fécales, têtes et queues de poissons, plumes, tout était balayé au ruisseau.Les Canadiens ne se préoccupaient pas plus de la propreté de leurs villes que leurs cousins de France.Du moins avaient-ils l\u2019excuse de vivre dans un pays neuf, à peine ouvert à la civilisation.Essayons d\u2019imaginer l\u2019aspect des rues à Montréal et à Québec.Un sol inégal, détrempé et boueux, le printemps défoncé par des ventres de bœuf peut-être, toujours couvert de débris et d\u2019ordures, sans pente régulière ni aucun moyen d\u2019écoulement pour les eaux de pluie et du ménage, qui croupissent par flaques et dans lesquelles se vautrent les cochons.Quant aux trottoirs, à Montréal ils sont si étroits et pourris \u2018que les femmes enceintes n\u2019y peuvent marcher en sûreté! On peut répartir sous trois chefs les mesures d'hygiène publique prises par les autorités civiles sous le régime français.1 \u2014 Les mesures relatives à la voirie.Le règlement le plus ancien sur la propreté des rues date de 1676.C\u2019est le Conseil supérieur qui l\u2019établit.Tous propriétaires ou locataires qui occupent des maisons en cette ville [de Québec] nettoyeront à l\u2019avenir les rues de devant leur logis pour en faire transporter les immondices en lieu qui n\u2019incommode pas, n\u2019en souffrant aucunes dans les dites rues, sous peine d\u2019amende arbitraire.Autre règlement du Conseil, le 27 janvier 1687, pourvoyant cette fois à l\u2019égoutement des rues vers le milieu de leur tracé.L\u2019abord des maisons se trouva dégagé, mais quel aspect devait présenter la chaussée! Tous propriétaires de maisons et emplacements à la Basse-Ville seront tenus, dans deux ans, d\u2019avoir pavé les rues, chacun en droit soit, en égout vers le milieu de la largeur d\u2019icelles.Autrement il y sera pourvu ainsi qu\u2019il sera trouvé 1112 NADEAU: ANTOINE BRIAULT être à propos, étant de l'utilité publique qu\u2019elles le soient.A Montréal, le 17 juin 1692, Fleury Des- chambault lieutenant général prescrit que «chaque propriétaire devra, dans huit jours, aplanir les buttes dans les rues, vis-à-vis ses emplacements et faire enlever les vidanges qu: peuvent s\u2019y trouver ».Le maître des basses œuvres ou boueur, préposé à l\u2019enlèvement des ordures, s\u2019appelait en France maitre fifi.Un règlement du Conseil supérieur, en date du 2 avril 1694, prévoit à Québec l\u2019emploi d\u2019un maître fifi.Qu\u2019il y aura un tombereau pour enlever les immondices des rues de la Basse-Ville, chacune semaine pendant le printemps, l\u2019été et l\u2019automne, à prendre depuis l\u2019évêché en descendant, de quoi [il] sera parlé aux charretiers par le lieutenant général afin d\u2019en trouver un qui l\u2019entreprenne.Le 22 février 1698, nouveaux règlements du Conseil, plus étendus et regardant encore par une de leurs dispositions le pavage des rues.Celui de 1687 était resté lettre morte.a\u2014 Tous propriétaires de maisons et emplacements & la Bassa-Ville seront tenus dans l\u2019été prochain de paver les rues, chacun en droit soi, en égout, vers le milieu de la largeur d\u2019icelles conformément au niveau qui en sera tiré par Bail- ly et La oue, architectes, en présence du lieutenant général et du grand voyer, en sorte qu\u2019il soit achevé au premier septembre.b \u2014 Défenses de jeter par les fenêtres ou autrement aucunes eaux, saletés et ordures dans les rues, sous les peines qu\u2019il appartiendra, afin d\u2019éviter les maladies et accidents qui en pourraient provenir, soit en été ou hiver.e\u2014 Qu'il soit tenu à la main à ce que les cochons ne vaquent point dans la ville et que les règlements faits à cet égard soient exécutés.À Montréal Fleury Deschambault emboîte le pas et, le 14 avril de la même année, 1l rend une ordonnance.Enjoignant aux propriétaires et locataires qui occupent des maisons en cette ville de nettoyer le devant de leurs emplacements, et d\u2019ôter tous les bois, fumiers, vidanges des caves et autres embarras et immondices pour les transporter en des lieux où ils ne puissent incommoder le public, à peine de dix livres d\u2019amende.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Quatre ans plus tard Juchereau, son remplaçant, par une ordonnance du 28 avril défend de «laisser à l\u2019avenir vaquer dans les rues les pores et les cochons ».Le Conseil supérieur promulgue encore des règlements le ler février 1706, dont un article concerne les pores.On s'était contenté de les bannir de la rue en 1698; cette fois l\u2019élevage en est interdit dans les limites de la Basse- Ville.a \u2014 Ordonne que les règlements faits le 11e jour de mai 1676 au sujet des fourrages seront gardés et observés, et en ce faisant fait défenses à toutes personnes de nourrir aucuns bestiaux en la Basse-Ville, et de garder à cet effet des fourrages dans leurs maisons, sous peine d\u2019amende arbitraire et de confiscation des dits bestiaux.Permet seulement à ceux qui ont des chevaux d\u2019avoir quelque peu de fourrage pour les nourrir, sauf à eux à en avoir de réserve hors la dite Basse-Ville.b \u2014 Fait défenses de nourrir des cochons dans la Basse-Ville, à commencer au mois de mai prochain, depuis la maison de [François] Sauvin, qui est au Sault-au-Matelot, jusqu\u2019à celle de Jean Demers, qui est au Cul-de-Sac de cette ville.Enjoint à ceux qui en nourriront au delà des dites maisons de les tenir enfermés et permet à ceux qui les trouveront dehors de les tuer.De les tucr et d\u2019en garder la viande sans doute.A Montréal une ordonnance de Fleury Deschambault, en date du 22 mars 1715.obligeait d\u2019envoyer à l\u2019Hôtel-Dieu, pour les malades, la viande de ces animaux errants qu\u2019on avait l\u2019autorisation d\u2019abattre.Malgré ces défenses répétées la gent porcine continua à vagabonder par les rues, à Québec ct à Montréal.Ce laisser-aller des habitants, ces habitudes de malpropreté ne choquaient pas.En France, méme dans les grandes villes et jusqu\u2019à la fin de l'Ancien Régime, on disputait le trottoir et la rue aux cochons.En 1775, dans un rapport sur l\u2019épidémie qui venait de dévaster Brantôme, le sieur Ranouil écrit: «Si la ville avait été tenue plus proprement, ce qui sera toujours impraticable tout autant qu\u2019on y souffrira autant de cochons, voilà, je pense, la vraie cause pourquoi les maladies ont été aussi funestes; on sait que les miasmes L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 putrides qui émanent de ces animaux et même des végétaux corrompus, que l\u2019on emploie pour leur nourriture, peuvent occasionner les maladies les plus graves; l\u2019on joint encore à cette nourriture les sangs des bœufs, moutons, que les bouchers vendent à ceux qui élèvent des cochons; pour peu que le mélange s\u2019y trouve ensemble, il n\u2019est pas impossible que la fermentation n\u2019élève des miasmes putrides qui corrompent l\u2019air de l\u2019atmosphère, qui acquiert une qualité d\u2019autant plus pernicieuse et délétère qu\u2019il se trouve déjà corrompu par les vapeurs qui s\u2019élèvent du fumier de ces animaux, que l\u2019on met en tas dans les rues et dans les maisons.» Citons pour finir trois ordonnances de Gui- ton de Monrepos, se rapportant à la propreté des rues de Montréal.Le 24 avril 1745, il oblige « tous les habitants, propriétaires ou locataires.à ramasser au-devant de leurs terrains les fumiers, immondices et ordures qui y seront.chaque jour, de les mettre en tas, à côté de la voie publique, pour ne pas nuire aux voitures.et de les transporter sur le bord de l\u2019eau ».Quatre ans plus tard, le 15 février, il se préoceupe des trottoirs ou banquettes, « pourries et trop étroites pour que les femmes enceintes et les gens âgés puissent y marcher en sûreté ».Enfin, par un règlement du 9 août 1754 il fait défense aux particuliers de la ville « et des trois faubourgs » de jeter des animaux morts dans la Petite Rivière ou de les laisser exposés sur les champs et dans les chemins.La rue Craig recouvre aujourd\u2019hui le lit de ce ruisseau qu\u2019on appelait sous le régime français la Petite Rivière.2 \u2014 Les latrines et fosses d\u2019arsance.Parmi les règlements de police que promulguait le Conseil supérieur le 11 mai 1676 on relève le suivant: Il est enjoint À toutes personnes qui feront bâtir à l\u2019avenir des maisons en cette ville [de Québec], d\u2019y faire des latrines et privés, afin d\u2019éviter l'infection et la puanteur que ces ordures apportent lorsqu\u2019elles se font dans les rues, et qu\u2019il en sera fait aux maisons qui sont de présent bâties, si le lieu de leur situation le permet, et NADEAU: ANTOINE BRIAULT 1113 en cas qu\u2019il ne fût pas possible d\u2019en faire, les propriétaires et locataires demeurant dans les dites maisons, seront tenus de nettoyer tous les matins le devant d\u2019icelles, sous peine d\u2019amende arbitraire.Lorsque ces ordures se font dans les rues! Mais alors, on juivait dans la ville! En pleine rue! On poussait même le sans-gêne plus loin et s1 Cambronne a dit le mot, les Québécois, eux, faisaient la chose.Ceux qui ont lu le roman de Gabriel Cheval- ler se rappellent qu\u2019à Clochemerle-en-Beau- Jolais les habitants, qui s\u2019étaient passé d\u2019urinoir pendant mille ans et plus, n\u2019éprouvaient pas le besoin d\u2019en avoir du jour au lendemain.« D'autant plus que l\u2019usage de l\u2019urinoir demanderait une éducation préalable des Clo- chemerlins\u2026.Des hommes qui avaient uriné de père en fils contre les bas des murs et les renforcements, au hasard du besoin, ne seraient pas très disposés à s\u2019épancher en lieu fixe ».Les habitants de Québec, insouciants comme ceux de Clochemerle, ne goûtèrent pas les recommandations du Conseil et refusèrent de s'épancher en lieu fixe.Le Conseil dut revenir à la tâche et tenter encore une fois de corriger leurs habitudes fantaisistes.Le ler février 1706, un règlement plus sévère était édicté.Toutes personnes qui feront bâtir à l\u2019avenir des maisons en cette ville seront tenues d\u2019y faire des latrines et privés afin d\u2019éviter l\u2019infection et la puanteur que ces ordures apportent lorsqu\u2019elles se font dans les rues.Ordonne qu\u2019il en sera fait aux maisons qui sont de présent bâties dans le printemps prochain, sans aucune remise, à peine de vingt livres d\u2019amende contre les propriétaires ou principaux locataires, lesquelles latrines ou privés seront faits sur les loyers des dits logis.Faits défenses aux entrepreneurs ou maçons de [ne] plus bâtir de logis à l\u2019avenir qu\u2019ils ne fassent des latrines, à peine de pareille amende de vingt livres.Et enjoint aux officiers de la prévôté de faire leur visite dans tous les logis et d\u2019en faire faire où il n\u2019y en a pas aux dépens du propriétaire, à l\u2019effet de quoi les locataires fourniront à la dépense.laquelle leur sera déduite sur les loyers.Ce règlement mit quelques propriétaires en émoi.Par suite de la construction particulière 1114 de leurs maisons ils se trouvaient empêchés absolument d\u2019y « faire des lieux communs ou latrines », même « d\u2019en faire faire de communs entre deux voisins ».Le 28 juin, une délégation parmi laquelle on remarquait le chirurgien Jourdain Lajus se présentait devant le Conseil pour faire constater officiellement, par des personnes commises à cet effet, le bien-fondé de ces prétentions.Le Conseil se rendit à leur demande; mais l\u2019inspection rencontra des difficultés.« Les officiers de la prévôté ont eu de la peine à exécuter l\u2019arrêt », constate le compte-rendu de la séance du 19 juillet.La visite fut donc reprise et cette fois on y procéda à la satisfaction du Conseil.Le 2 août, le Conseil statuait définitivement.Deux propriétaires étalent condamnés à se construire des latrines chez eux.La plupart des autres avaient la faculté de rebâtir leurs maisons ou d\u2019attendre un nouveau règlement que le Conseil promettait.Il en restait deux: la veuve Roger et la veuve Leduc.Ursule Levasseur, veuve de Guillaume Roger, était la belle-mère de Jourdain Lajus, qui la représentait devant le Conseil.À ces deux veuves donc on permettait de faire « dans la rue devant leurs maisons une voûte pour faire les fosses et privés en faisant les murs nécessaires et suffisants et en plaçant les sièges dans leurs maisons ».Solution élégante d\u2019un problème épineux et il nous plaît de croire que c\u2019est Lajus qui l\u2019avait trouvée.Le confort d\u2019une invention aussi pratique, surtout en hiver, pendant une tempête de norouêt, peut à peine s\u2019imaginer! 3 \u2014 Le métier de boucher.Les règlements généraux du 11 mai 1676, par l\u2019article XV, intéressaient les bouchers.Il est enjoint à tous bouchers que, lorsqu\u2019ils tueront des bêtes en cette ville [de Québec], d\u2019en porter à l\u2019instant à la rivière tout le sang et immondices, pour empêcher l'infection que cela pourrait causer, sous peine de dix livres d\u2019amende.Le 27 janvier 1687, autre règlement du Conseil supérieur, qui défend de tuer les animaux dans les limites de la ville.L\u2019abattage devra se faire en dehors.NADEAU: ANTOINE BRIAULT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Pour éviter l'infection que peuvent causer dans la ville les immondices et le sang des boucheries, il est enjoint aux bouchers de tuer leur viande aux extrémités d\u2019icelle, et leur sera indiqué un lieu propre à faire des étaux pour détailler.Le règlement suivant du Conseil, en date du 24 mars 1692, différe considérablement des deux précédents.Il ne se préoccupe plus tant de la propreté de la boutique du boucher que de la qualité de la viande, de l\u2019état de santé des animaux qu\u2019on tue.Les personnes qui voudront tenir boucherie seront obligées d\u2019en faire leur déclaration au juge de police dans la huitaine du jour de la publication du présent règlement.Défenses de tuer des veaux qu\u2019ils n\u2019aient au moins un mois, et à toutes autres personnes, tant de la ville que de la campagne, d\u2019apporter de la viande pour vendre qu\u2019après l'avoir offerte aux bouchers de la ville, à un sol moins que ce qu\u2019ils la vendront en détail.en faisant toutefois par les habitants ap- paroir des certificats de leurs voisins que leur bétail n\u2019aura pas été tué pour cause de maladie.Le 22 février 1698, le Conseil rappelle aux bouchers que les règlements relatifs à leur métier doivent être ponctuellement exécutés.Il en promulgue de nouveaux, le ler février 1706, qui renouvellent les défenses anciennes, mais d\u2019une manière plus explicite.Ces règlements font honneur à ceux qui les ont édictés.Ils prévoient l\u2019inspection des bêtes à l\u2019abattoir, ensuite de la viande qui, dans l\u2019étal, devra être suspendue à des érochets.Les veaux âgés de moins d\u2019un mois ne peuvent être vendus, leur chair étant impropre à la consommation.Tous animaux destinés à la boucherie seront certifiés sains, et les certificats de santé qui jusque- là s\u2019obtenaient des voisins, gens souvent intéressés, désormais ne seront délivrés que par un personnage officiel de la paroisse.Enfin les règlements répètent les instructions qui regardent la propreté des lieux servant d\u2019abattoirs.a \u2014 Que les bouchers seront tenus, avant de tuer les bêtes qu'ils voudront vendre, d\u2019avertir le procureur du roi, de la prévôté de cette ville, ou celui que sera par lui commis, du temps qu\u2019ils les voudront tuer, afin qu\u2019ils s\u2018y transportent pour connaître si les bêtes sont en assez bon état pour être distribuées au public, avec défenses à eux _- re Te a == EET L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 d\u2019exposer en vente aucune viande qu\u2019elle n\u2019ait été vue par le dit procureur du roi ou [la] personne par lui préposée, à peine de confiscation d\u2019icelle, de trente livres d\u2019amende pour la première fois, de soixante livres pour la seconde et de cent livres pour la troisième, et interdiction pour toujours de commerce de boucherie, les dites amendes applicables moitié au dénonciateur et l\u2019autre aux pauvres de l\u2019Hôtel-Dieu de cette ville.b \u2014 Fait défenses aux habitants de la campagne d\u2019apporter en cette ville aucuns veaux à vendre qu\u2019ils n\u2019alient au moins un mois, et aux bouchers d\u2019y en faire tenir pour les nourrir, tuer et vendre, qu\u2019ils n\u2019aient plus d\u2019un mois, à peine contre les uns et les autres de confiscation des dits veaux.c \u2014 Fait en outre défenses le dit Conseil à tous habitants d\u2019apporter en cette ville aucune viande qui ne soit de bonne qualité et sans être morte par accident ou avoir été tuée à cause de maladie, à peine de confiscation de la dite viande, et de trente livres d\u2019amende applicable comme ci-dessus.A eux enjoint d\u2019apporter certificat du juge dans les lieux où il y en a, et dans ceux où il n\u2019y en a point encore d\u2019établis, des seigneurs, curés, capitaines ou autres officiers de milice, comme [quoi] les bestiaux par eux apportés n\u2019étaient attaqués d\u2019aucunes maladies avant d\u2019avoir été tués, et qu\u2019ils ne sont pas morts d\u2019accident, comme noyés ou empoisonnés, lequel certificat les dits habitants seront tenus de représenter au procureur NADEAU: ANTOINE BRIAULT 1115 du roi, de la prévôté de cette ville, pour avoir permission de lui de mettre la dite viande en vente.Lequel certificat et permission leur sera délivré sans frais.b \u2014 Qu\u2019il sera fait quatre étaux de boucherie en cette ville.auxquels étaux [les bouchers] auront des crochets pour y pendre leur viande.e\u2014 Fait défenses aux dits bouchers de vendre à l\u2019avenir aucunes volailles, œufs, beurre ou autres denrées, à peine de confiscation et d\u2019amende arbitraire.f\u2014 Et pour empêcher l'infection que causent leurs tueries, les dits bouchers seront tenus de faire enlever et porter à basse marrée les fumiers et vidanges des bestiaux qu\u2019ils tueront, et de laver et nettoyer tellement le sang et immondices des dits bestiaux qu\u2019ils ne causent dans les lieux de leurs tueriss ni aux environ d\u2019icelles aucune a puanteur, à peine de dix livres d\u2019amende.Une maladie du pore, assez commune à cette époque et qui se communique à l\u2019homme, était la ladrerie ou cysticercose, causée par le ténia armé, appelé vulgairement ver solitaire.Les bouchers savaient reconnaître cette affection.Une vente de porc atteint de ladrerie, vente faite entre David Corbin et Pierre-Fran- çois Giroux, de Beauport, le 30 novembre 1726, donna lieu à une ordonnance de police.(à suivre) BIBLIOGRAPHIE 1.Pierre-Georges ROY, Rapport de UArchiviste.1920-1921.Québec, 1921, 40-41.2.Joseph-Noël FAUTEUX, Essai sur l\u2019industrie au Canada sous le régime français.Québec, 1927, II, 344.3.Bull.rech.hist, 1908, 97.4.Mgr Amédée GOSSELIN, L\u2019Instruction au Canada sous le régime français.Québec, 1911, 433.5.Eugène REVEILLAUD, Histoire chronologique de la Nouvelle-France.par le Père Sixte Le Tac.Paris, 1888, 202.=z} Canada, 1899, pp.16-17 du tiré à part.Bull.rech.hist., 1938, 19.Abbé Auguste GOSSELIN, «Québec en 1730», in Mémoires de la Société royale du .Troisième édition, Tours et Montréal, 1930, II, 201.\u2014 © 00 =I 11.12.Abbé Auguste GOSSELIN.L\u2019Eglise du Canada.Mgr de Pontbriand.Québec, 1914, 545.Dr E-L.BOUDET, «Le Corps de santé de la marine et le service médical aux colonics au XVIIe et au XVIIIe siècle (1625-1815) », in La Géographie, 1934, vol.61, 214.Mare GAUCHER, «Carnet d\u2019un Albertain », in Revue d'histoire de l\u2019Amérique française, IV, 90-114.M.DELAFOSSE, «La Rochelle et le Canada au XVIIe siècle ».Ibid, IV, 469-511.René-Josué VALIN, Nouveau commentaire sur l\u2019ordonnance de la marine du mois d'août 1681.La Rochelle, 1776, I.502-503.Edouard RICHARD, Supplément du Rapport du Dr Brymner sur les Archives canadiennes.Ottawa, 1901, 110.Amédée LEFEVRE.Histoire du service de santé de la marine militaire et des écoles 1116 7 =.- NTR TT L'Union Méd.Canada NADEAU: ANTOINE BRIAULT Tome 80 \u2014 sept.1951 de médecine navale en France, depuis le règne de Louis XIV jusqu\u2019à nos jours, 1666-1867.Paris, 1867, 60.15.Dr Paul BRAU, Trois siècles de médecine coloniale française.Paris, 1931, 68, 82.16.Joseph-Edmond ROY, Histoire du notariat au Canada.Lévis, 1899, I, 18-19.17.Renseignement obligeamment fourni par M.Antoine Roy, archiviste de la province de Québec.18.Le Blond D\u2019'OLBLEN, Statuts et règlements généraux pour les maîtres en chirurgie des provinces du royaume.Paris, 1772, 84-86.19.JOURDAN, DECRUSY, ISAMBERT, Recueil général des anciennes lois françaises depuis l\u2019an 420 jusqu\u2019à la révolution de 1789.Paris, 1822-1833, vol.XVIII, 381.20.Fernand GILLET, L\u2019Hépital de la Charité.Montévrain, 1900, 26-37.21.Recueil des bulles et des brefs qui concernent l'Ordre de la Charité en France, avec un abrégé chronologique de l\u2019établissement des hôpitaux d\u2019icelui.Paris, Delatour, 1723.22.Pierre-Georges ROY, Rapport de l\u2019Archiviste\u2026 1922-1923.Québec, 1923, 64.23.Pierre-Georges ROY, Inventaire des ordonnances des intendants.Brauceville, 1919, I, 150.24.Paul GAFFAREL et marquis de DURANTY, La Peste de 1720 à Marseille et en France.Paris, 1911, 189-190-191 et passim.25.Pierre-Georges ROY, La Ville de Québec sous le régime français.Québec, 1930, II, 95-96.26.Victor-Jacques-André DUCHESNE, La lutte contre les épidémies dans les campagnes de Guyenne au XVIIIe siècle, sous l'ancien régime.Bordeaux, 1936, 31-32.27.La Chronique médicale de Paris.en 1913 (pp.276-337).a reproduit deux certificats ou patentes de santé.i AVIS DE L'ASSOCIATION Le Comité d'économie médicale de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada prépare un sujet qui vous sera présenté à la soirée du S octobre, durant le Congrès des Trois-Rivières.Nous lançons une invitation à tous nos confrères.Cette séance ne manquera pas d'intérêt pour vous. EN DEVOIR L'OPINION DES AUTRES À NOTRE SUJET Voici la première d'une série d'articles qui seront publiés de temps à autre dans !e- rolonnes de L'Un en Médicale.Des représentants de divers groupes en relation étroite avec la profession médicale, ont été invités à exprimer leur opimon franche et même de critiquer s\u2019il est mécessaire, et de suggérer comment ces relations peuvent être améliorées.LES GARDES-MALADES par Gertrude M.HALL, GM.G,, Secrétaire-trésorière générale de l\u2019Association Canadienne des Gardes-Malades.L'associat on des gardes-malades a reçu l\u2019in- vitat\u2019on d\u2019analyser la profession médicale et de la critiquer.Cette invitation évidemment s\u2019oppose directement à l\u2019attitude tradit\u2018onnelle de désintéressement et de loyauté que les gardes-malades dévouent aux médecins, et une telle demande est accueillie non sans une certaine angoisse.Au cours des années, la profession des gardes-malades a disséqué, analysé, examiné, et résolu beaucoup de ses propres problèmes complexes et épineux.Ainsi, en poursuivant une solution pour ses difficultés, elle a eu très peu de temps, d\u2019énergie ou d\u2019inclination pour se lancer dans l\u2019évaluation des autres professions alliées.Il nous semble que les médecins démontrent beaucoup de courage, d\u2019objectivité scientifique, et un vrai sens professionnel en invitant les autres groupes à soumettre des suggestions à leur sujet, ou même des critiques qui pourront améliorer les relations entre les divers groupes et, conséquemment, le service qu\u2019ils rendent à la société.Les professions groupant les médecins et les gardes-malades sont peut-être plus étroitement unies par le but qu\u2019elles poursuivent que toutes les autres associations professionnelles.Feu le Professeur Ira Mackay de l\u2019Université McGill, au cours d\u2019une causerie prononcée 1l y a quelques années devant l\u2019Association Canadienne des Gardes-Malades réunies à Toronto.énonça des faits significatifs et très avancés concernant nos professions, nos besoins et notre caractère.Il décrivit cette liaison en ces termes: « Deux aspects sont nécessaires dans le traitement, les soins et la guérison des pat'ents.La guérison des patients est le devoir des médecins et leurs soins sont celui des gardes-malades.La profession médicale est surtout intéressée au traitement du corps, tandis que l'union de l\u2019esprit et du corps doit être l\u2019axiome principal de la profession des gardes-malades ».Existe-t-il une relation suffisante?Nous pourrions nous demander à ce point si, en pratique, il existe une collaboration et entente professionnelle étroite entre les mé- dec'ns et les gardes-malades concernant la responsabilité conjointe au sujet des exigences de la guérison et des soins pour les patients.La majorité des médecins et des gardes-malades, à qui cette question serait posée, répondrait probablement d'une façon négative.Les salles de nos hôpitaux modernes et la routine élaborée et poussée d\u2019une journée médicale, comprenant les soins des malades avec, en plus, le développement scientifique et tech- n'que et la spécialisation avancée, semblent laisser très peu de temps aux médecins et gardes-malades pour délibérer au sujet de la guérison ct des soins de leurs patients.Dans cette activité fébrile, nous constatons que le patient est souvent confus et étonné par cette routine complète à laquelle il est soumis dans une journée régulière d\u2019un grand hôpital moderne.Il est soigné ou visité non seulement par plusieurs gardes-malades, mais 1118 aussi par son médecin, un groupe d\u2019internes, parfois par divers conseillers médicaux, des spécialistes en diététique ou en physiothérapie, des techniciens préposés au laboratoire ou aux rayons X, des membres du clergé, des représentants des services sociaux, des auxiliaires de toute sorte, et souvent aussi par des associés en affaires.Il est difficile en quelque sorte de réaliser la métamorphose complète qui a eu lieu depuis quelques dizaines d\u2019années concernant la guérison et les soins des patients.Avec tous les développements avancés de la science médicale moderne, il est à se demander parfois en regardant les patients si ceux-ci ne regrettent pas le médecin général d\u2019autrefois qui soignait sans apporter d'autres instruments que son stéthoscope, son thermomètre et son livret de prescriptions, et l\u2019ancienne garde-malade qui veillait près du lit en prodiguant des soins dévoués et désintéressés sans être encombrée par tous les accessoires scientifiques qui forment maintenant comme un écran de tubes qui vont et viennent ou par des dispositifs de toute sorte qui entourent le lit des malades.Le Bon Vieux Temps Anciennement, avant même que l\u2019on parlât de déambulation ou d\u2019antibiotiques, les patients étaient exemptés de faire le moindre effort physique ou mental.Ils ne se levaient jamais sans recevoir de l\u2019aide et semblaient apprécier la sensation de confort et de protection qu\u2019ils recevaient.Cependant en y pensant bien, les médecins, les gardes-malades et tous ceux et celles qui ont une fonction dans l\u2019administration moderne des soins aux malades, possèdent un problème commun si l\u2019on considère la coordination concernant les soins à donner aux patients.De nos jours, l\u2019on parle beaucoup de travail d\u2019équipe dans ce domaine, mais il semble que le seul effort accompli n\u2019est venu que des lèvres seulement.Les gardes- malades peut-être plus que les autres membres de l\u2019équipe sont dans une position pour mieux observer le trouble et la confusion des patients lorsque peu ou aucune coordination n\u2019existe EN DEVOIR L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 entre les divers soins qui leur sont prodigués.Il semble qu'il serait nécessaire que tous les membres de l\u2019équipe s\u2019entendent sur le programme et la façon de procéder pour les soins d\u2019un patient, et ce dernier devrait lui-même contribuer à ce plan.Trop souvent parfois, les personnes désignées aux soins des malades semblent oublier que la majorité des patients sont capables de coopérer d\u2019une façon intelligente dans un programme destiné à leur apporter la guérison et la réhabilitation, à la condition évidemment qu\u2019il leur soit donné une certaine orientation et des renseignements appropriés.Les médecins ont le plus grand rôle à jouer dans cette orientation du patient, et celle-ci ne devrait être accomplie que par eux ou par des gardes-malades sous leurs ordres.C'est donc le temps de tenir des conférences et des cercles d\u2019études pour tous ceux et celles qui partagent les soins et la guérison d\u2019un patient, et ces études devraient s\u2019organiser et se maintenir systématiquement.Ce principe s\u2019applique non seulement dans les hôpitaux mais aussi dans le champ étendu de la santé publique et du soin des patients à la maison.Institut conjoint Un autre moyen d\u2019assurer une coordination plus étroite dans le soin total du patient est de tenir des assemblées conjointes ou sympo- s.ums où les participants représenteraient chaque domaine de la médecine y compris les gardes-malades, ceux et celles qui s\u2019occupent de santé publique, de diététique et de physiothérapie.Une convention de trois jours a eu licu récemment dans une ville importante du Canada sous les auspices d\u2019une Association Provinciale de Gardes-malades, et le sujet principal comportait une étude intitulée « Les soins complets envers le patient atteint d\u2019une maladie cardiaque ».L'intérêt manifesté par toutes les personnes présentes à ces études fut marqué par une meilleure compréhension du cas étudié.Lors de réunions de l\u2019un ou l\u2019autre des groupes professionnels mentionnés ci-dessus pour des cercles d\u2019étude ou des symposiums, il serait L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 désirable que d\u2019autres membres de l\u2019équipe médicale soient invités à participer à ces conférences.Les avantages mutuels qui en résulteraient alors serviraient certainement à contribuer en vue de donner de meilleurs soins qui seraient en même temps mieux coordonnés.Un autre problème médical qui s\u2019apparente à ceux qui sont déjà mentionnés, est l\u2019orientation inadéquate qui est donnée aux internes concernant la routine et la manière de procéder dans les hôpitaux.Trop souvent la plus grande part de cette responsabilité retombe sur les épaules déjà surchargées de la garde- malade en chef.Etudiants en médecine Un cours complet pour les étudiants en médecine devrait comprendre la routine médicale dans les hôpitaux et les soins aux patients.Ces renseignements devraient être très bien compris par les étudiants avant leur admission pour un stage d\u2019internat.De plus, l\u2019interne avant de commencer ses visites dans les salles, doit connaître les règlements de l\u2019institution où il exerce sa profession.S\u2019il s\u2019agit d\u2019un hôpital où se donne un cours de garde-malade, il serait recommandable que les internes reçoivent une causerie ou deux par l\u2019une des directrices afin qu\u2019ils connaissent le but de l\u2019école, le programme d\u2019études des gardes-malades et le programme à suivre en clinique.EN DEVOIR 1119 Des personnes qui s\u2019oceupent de problèmes concernant la santé publique ont déjà exprimé l\u2019opinion qu\u2019il serait avantageux si tous les étudiants en médecine recevaient quelques notions à ce sujet, et qu\u2019ils pourraient même passer une journée pour accompagner et observer une garde-malade d\u2019expérience dans ce domaine.Ainsi l\u2019étudiant en médecine aurait l\u2019occasion d\u2019apprendre les principes de la santé publique, les devoirs, les responsabilités et les problèmes qui sont inhérents à cette branche de la médecine.Cette étude servirait aussi à aider le futur médecin à mieux comprendre les difficultés qui existent dans certains foyers et dans certains milieux en regard de la santé, de la prévention et de la guérison des maladies.Comme il existe aussi une tendance moderne à passer le temps de la convalescence et des maladies chroniques à la maison par l\u2019établissement de plans spéciaux, il est de plus en plus essentiel que les internes et les étudiants connaissent les soins exigés par ces programmes.La profession des gardes-malades est prête à coopérer par tous les moyens à sa disposition avec ses collègues de la profession médicale.Nous espérons donc sincèrement que les suggestions que nous avons émises s\u2019avéreront mutuellement utiles en vue de mieux atteindre le but que nous poursuivons.AVIS DE L'ASSOCIATION La ponctualité à toutes les séances du Congrès accommode grandement les conférenciers et contribue à augmenter l'intérêt des auditeurs. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES DIAGNOSTIC DE LA TUBERCULOSE AU BUREAU DU MÉDECIN \" Philippe LANDRY, Directeur médical de la Ligue Antituberculeuse de Montréal.Le titre de cette présentation a pu vous faire penser qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019une étude sur les méfaits de la tuberculose chez les médecins eux- mêmes.Cette histoire mériterait d\u2019être racontée et vous seriez surpris du nombre de médecins qui ont été en proie à cette maladie avant et après leurs études médicales.En réalité, il s\u2019agit plutôt de discuter entre nous de la nécessité d\u2019établir un diagnostie de tuberculose en clientèle et de la facilité plutôt relative d\u2019arriver à ce résultat en profitant au maximum des examens aux rayons X et de laboratoire.Le médecin privé peut faire alors une transposition ou une adaptation des résultats obtenus en relation avec son patient considéré comme individu et non plus comme un numéro, car les v:ctimes de la tuberculose sont des individus qui ont des réactions, des amis, une famille.Chaque effort doit être orienté pour traiter ces patients comme des individus et c\u2019est le praticien général qui est le mieux placé pour ce travail.Il existe un réel danger que les droits et les privilèges des individus soient ignorés surtout depuis l\u2019inauguration des examens cn série qui ont pour but de faire le dép'stage des lésions de début.Pour trop de médecins, la tuberculose est une maladie dont le diagnostic et le traitement sont relégués à d\u2019autres; satisfaits sont-ils lorsqu\u2019ils ont demandé une radiographie et dirigé leurs patients à un dispensaire.C\u2019est pourquoi il ne doit pas vous surprendre qu\u2019un médecin qui s\u2019occupe du dépistage de la tuberculose insiste sur la nécessité de la collaboration des médecins à tel point que si 1.Communication à la Société Médicale de Montréal, le 20 février 1951.le dép:stage n\u2019est pas complété par un diagnostic précis avec les explications personnelles à chaque individu intéressé, il se pourrait que dans les années futures le public développe une phobie du rayon X.En 1948, une enquête radiologique avait lieu à Washington, et sur 4 665 cas de tuberculose découverts, 4 090 étaient ignorés du Service de Santé.Cette proportion est probablement vraie à Montréal et l\u2019on peut dire qu\u2019en 1951, il y a au moins autant de tuberculose inconnue que connue.C\u2019est donc dire qu\u2019il faut multiplier les moyens d\u2019investigation tout en faisant travailler au maximum ceux que nous possédons.Si nous considérons le rapport que nous faisait le docteur P.Brodeur, radiologiste; « sur près de 10000 patients radiographiés à leur admission dans les différents services de son hôpital, près de 35% montraient des images pulmonaires anormales.De ce nombre, 9,11% donnaient des images ressemblant à une étiologie pathologique tuberculeuse, » il est normal de s'attendre à une proportion presque aussi forte en clientèle privée et le médecin en pratique générale, à cause de ses relations étroites avec le grand publie et la confiance dont il jouit dans le milieu familial, peut être un puissant agent de controle dans la lutte en tuberculose.Comme le disait le Dr Christie, dans le Public Health Report de juin 1950, le médecin de famille a la clef du probléme de la lutte antituberculeuse.Cependant, il faut prendre garde à deux écueils: poser un diagnostic de tuberculose quand 1l n\u2019existe pas ou passer outre un cas de tuberculose en activité quand 1l existe.La presque totalité des erreurs de diagnostic est due au fait que l\u2019on veuille aller trop vite ou pg L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 que l\u2019on se base sur une impression en oubliant de suivre chaque phase de l\u2019examen complet.Avec votre permission, nous repasserons les bases nécessaires à établir un diagnostic de tuberculose pulmonaire dont le trépied est comme vous vous en rappelez: 1 \u2014 l\u2019histoire clinique; 2 \u2014 la radiographie pulmonaire; 3 \u2014 le laboratoire.Pour suivre le système actuellement établi, j'imagine que vous faites radiographier systématiquement tous vos patients de 15 à 45 ans une fois l\u2019an, de 45 à 60 ans à tous les deux ou trois ans et ceux de 60 ans et plus à tous les cinq ans.Il est admis universellement aujourd\u2019hui que la radiographie est le meilleur moyen, supérieur à tous les autres, pour faire le dépistage de la tuberculose, c\u2019est-à-dire pour trouver des lésions pulmonaires.Mais que signifie le rapport d\u2019une radiographie pulmonaire que vous recevrez?Un rapport négatif ou apparemment normal peut être admis comme tel.Il faut cependant garder en mémoire que des lésions microscopiques de début ne sont pas humainement visibles aux rayons X.De plus, 25% de la surface pulmonaire n\u2019est pas visible sur un film en antero postérieur, d\u2019après le Dr Mvers.D'autre part, le docteur Miller a noté qu\u2019à l\u2019autopsie 75% des calcifications pulmonaires n'étaient pas v'sibles sur une radiographie ante mortem.Un autre fait à souligner est qu\u2019un film pulmonaire normal peut dans les trois ou six mois subséquents, montrer chez les mêmes individus des lésions assez avancées.C\u2019est donc dire que si l\u2019examen clinique ne corrobore pas la radiographie il faut répéter celle-ci dans les six ou huit semaines ultérieures.Si le rapport de la radiographie montre des images anormales, la cause de cette image anormale ne peut être donnée par l\u2019examen d\u2019une seule radiographie.Aucun radiologiste ou phtisiologue ne peut faire un diagnostic d\u2019act.vité sur une seule radiographie pulmonaire; une impression peut être donnée.Je signale ici que les termes employés de tuberculose minime, modérément avancée et très avancée ne correspondent pas à l\u2019activité de la lésion mais MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 1121 bien à l\u2019étendue des ravages passés ou actuels.En tuberculose, cette activité est très variable et nous faisons remarquer que des ombres anormales peuvent rester stationnaires pendant deux ou trois ans avant que les symptômes apparaissent.Ce n\u2019est pas la présence de l\u2019ombre anormale qui est importante, mais sa relation avec le passé et surtout avec l\u2019avenir.Les fibroses apicales, les nodules calcifiés, les séquelles pleurales vous sont signalés, mais ils doivent toujours être mis en regard de l\u2019Âge de l'individu et de ses antécédents.En dépit de ces faiblesses, aucun examen pulmonaire ne peut être complet sans une radiographie pulmonaire et toute ombre anormale est justifiable d\u2019examens complémentaires pour établir un diagnostic étiologique.Le deuxième point à discuter est l\u2019examen clinique.Qui peut mieux que le praticien général ou le médecin de famille, remonter plus facilement dans les antécédents familiaux ou personnels de son patient?Il est prouvé que la tuberculose n\u2019est pas héréditaire mais le terrain est soumis aux influences des lois de Men- dell, et c\u2019est ainsi que vous avez tous noté que la tuberculose se développait plus facilement dans certaines familles que dans d\u2019autres.D'autre part, un contact direct dans des conditions idéales amène le transport de grandes quantités de microbes tuberculeux.La présence d\u2019un cas de tuberculose dans une famille doit être la cloche d\u2019alarme pour mettre les autres membres de cette famille en garde contre ce fléau.Une radiographie pulmonaire en sera la meilleure garantie.Les symptômes subjectifs peuvent ou ne peuvent pas exister; il est frappant de voir combien de tuberculeux ont vu leur maladie évoluer sans donner aucun symptôme pour les obliger à consulter un médecin.D'autre part, cette évolution insidieuse ne peut être mise toujours du côté de la maladie et il n\u2019est pas rare que le patient ait consulté plusieurs médecins pour des symptômes qui ne sont pas jugés importants au début et que 4 à 5 mois plus tard, une tuberculose pulmonaire en activité soit malheureusement constatée.Malgré qu\u2019au- 1122 cun symptôme ne soit spécifique certains signes peuvent nous faire pensér à une infection tuberculeuse cachée.D\u2019après Pottenger ces symptômes, basés sur la physiologie, peuvent se classer en trois groupes.1\u2014 Ceux dus à la toxémie tuberculeuse, 2 \u2014 ceux d\u2019ordre réflexe, 3 \u2014 ceux dûs à la lésion tuberculeuse elle-même.La toxémie produira un malaise général.Ceci est l\u2019explication du fameux « Break Down » qui ne cause pas la tuberculose mais qui, bien plutôt, est dû à une tuberculose inconnue et non dépistée.L\u2019asthénie marquée surtout le matin, la diminution de la force physique; des troubles digestifs comme la perte d\u2019appétit et la constipation; un métabolisme élevé avec un pouls rapide peuvent étre attribuables & une irritation dn sympathique par la toxine du microbe de la tuberculose.Comme symptôme d\u2019ordre réflexe, le plus important est une laryngite subite sans lésion anatomique ou une toux non productive pouvant être attribuables à un réflexe d\u2019origine thoracique qui retourne au larynx par les nerfs laryngés supérieurs.Quant aux symptômes dus à la lésion elle- même, les hémorragies se rencontreront dans une proportion de 25%.Ces hémorragies ont pu se produire deux ou trois mois avant la consultation et le patient est resté dans une fausse confiance pendant cette période parce que ce symptôme ne se sera pas répété.D\u2019autres symptômes de début dus à la lésion elle-même sont la grippe à répétition ou la pleurésie; la fistule anale est très importante à souligner puisque d\u2019après Jaben, sur 600 cas de fistules qu\u2019il a étudiés, 11,5% avait des lésions tuberculeuses pulmonaires.L\u2019examen physique objectif est rarement positif chez les cas au début.Cependant, à mesure que la maladie progresse on pourra noter à la palpation quelque rigidité musculaire thoracique; la percussion trouvera de la submatité alternant avec des zones de tympanisme suivant les lésions sous-existantes; enfin à l\u2019auscultation on notera l\u2019apparition des râles surtout après la toux.| MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Il faut noter toutefois qu\u2019aucun signe physique n\u2019est spécifique.Un diagnostic positif ne devant être posé qu\u2019avec certitude, il est préférable de garder les individus sous observation et de répéter les examens avant de les mettre sur la liste noire.La preuve scientifique et indiscutable d\u2019une lésion tuberculeuse doit être basée sur la réaction positive à la tuberculine et sur la présence du bacille de Koch.Une réaction à la tuberculine positive est la signature d\u2019un foyer tuberculeux ancien ou actuel.Généralement on débute par le patch test (Vollmer).Si aucune réaction ne se produit et\u2019 qu\u2019il persiste des doutes sérieux, le Mantoux est fait.En employant la préparation en tablettes.ces tests peuvent être facilement réalisés à vos bureaux.Si ces réactions sont négatives les lésions anormales radiologiques ou les symptômes reconnus doivent faire diriger vos efforts de diagnostic vers une autre cause que la tuberculose.Je me permets de souligner ici le test au BCG actuellement à l\u2019étude à l\u2019Institut Bruchési et qui semble donner des résultats aussi sensibles que le Man- toux au centième.La présence du bacille de Koch vous donnera la signature de votre diagnostic, et cette recherche peut être faite dans les expectorations ou par un tubage gastrique.Ces tubages sont faits sur demande et gratuitement à la clinique municipale ou aux dispensaires antituberculeux.En présence d\u2019une image radiologique anormale, il est toujours prudent de demander au laboratoire de compléter ces recherches par une culture.Si la présence du microbe alcoolo-acido-résistant ne s\u2019accorde pase avec la radiographie ou avec votre examen clinique, l\u2019inoculation au cobare est finale et définitive.D'autre part, le fait de ne pouvoir trouver de BK dans les expectorations ou le lavage gastrique après des examens répétés, exclut dans la presque totalité des cas, l\u2019activité des lésions tuberculeuses.[ Cependant, il est bien important que votre diagnostic soit précis car après enquête aux L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Etats-Unis en 1943 et 1944, on notait que 15 à 20% des patients étaient renvoyés des sanatoriums parce que non tuberculeux et que le diagnostic avait été fait sur une seule radiographie pulmonaire.Les porteurs d\u2019anclennes lésions même découvertes après plusieurs années ne doivent pas être envoyés au sanatorium parce que non seulement ils prennent la place de ceux qui en bénéficieraient mais de plus nous leur causons une injustice morale et matérielle.Ces personnes doivent être plutôt revues périodiquement et rester sous surveillance dans leur famille.D\u2019autre part, comme nous l\u2019avons dit, tous ceux qui sont en activité, ceux dont les lésions progressent, ceux qui sont bacillaires régulièrement, doivent être isolés et traités le plus tôt possible autant pour eux que pour leur entourage.En conclusion, nous croyons que 1° la radiographie pulmonaire devrait être facilitée à tous vos patients et la périodicité de cet examen MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 1123 devrait être en rapport avec l\u2019âge et les contacts connus.En autant que je suis considéré, La Ligue Antituberculeuse de Montréal se fera un plaisir de faire la radiographie gratuite de tous vos patients et de vous envoyer le rapport et même le film si vous le désirez, pour que vous puissiez plus facilement discuter de ce problème avec votre patient.De plus, nous avons organisé un plan de dépistage qui nous permet, chaque année, de faire fonctionner un appareil à rayons X dans chaque paroisse de l\u2019Ile de Montréal et cela pendant une semaine.2° La réaction à la tuberculine et la recherche du bacille de Koch devraient être faites en présence de toutes images pulmonaires anormales et le diagnostic de tuberculose, surtout celui de la tuberculose en activité, ne doit être posé qu\u2019après l\u2019obtention de ces tests.3° Tous ces résultats doivent être interprétés en fonction de l\u2019individu et non pas essayer de systématiser votre patient pour que celui-ci justifie les symptômes ou les résultats des autres examens.LES BESOINS FONDAMENTAUX DE L'ENFANCE La pédiatrie, ou médecine infantile, est devenue vers la fin du XIXe siècle une discipline spéciale qui s\u2019est attachée à résoudre les problèmes que posait alors la haute mortalité parmi l\u2019enfance, en élucidant la nature des maladies dont les enfants étaient victimes.À cette époque, même dans les pays où la médecine avait connu des progrès considérables, la mortalité infantile enregistrait encore un taux de 100 décès par 1 000 enfants, autrement dit, un enfant sur dix mourait avant d\u2019avoir atteint l\u2019âge d\u2019un an.Les causes principales de la mortalité infantile dans ces pays étaient, à cette époque, les affections respiratoires, les maladies contagieuses et les infections gastro-intestinales 1.Journée Mondiale de la Santé, 7 avril 1951.La fréquence de la diarrhée infantile, alors très élevée, était l\u2019objet d\u2019une légitime inquiétude à une époque où les femmes renonçaient à nourrir leurs enfants au sein, mais où l\u2019hygiène du milieu et les méthodes de préparation et de conservation du lait étaient encore fort sommaires.Avec la révolution industrielle, le nombre des ouvrières s\u2019est considérablement accru et celles-ci durent évidemment recourir à des moyens artificiels pour nourrir leurs bébés.Il en résulta que les autres femmes, elles aussi, renoncèrent à allaiter leurs enfants.Inconscientes du danger que représentait pour eux le lait de vache douteux ou adultéré qui était de règle à l\u2019époque, elles suivirent l\u2019exemple des mères qui, pour des raisons sociales et économiques majeures, étaient dans l\u2019impossibilité de nourrir leur propre enfant.La pé: 1124 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES diatrie, qui en était encore à ses débuts, s\u2019attacha d\u2019abord à résoudre le problème en développant diverses mesures diététiques qui visaient à assurer au nouveau-né une meilleure alimentation artificielle, lorsque le lait maternel ne pouvait lui être donné \u2014 bien que le lait maternel fût et demeure encore, à l'heure actuelle, la meilleure alimentation.En dépit du succès de ces diverses méthodes, il apparut bientôt qu\u2019à moins d\u2019orienter toutes les mères dans le choix d\u2019un régime et de soins appropriés, on ne pouvait pas faire grand-chose en recourant au traitement individuel pour combattre les causes principales de la mortalité infantile.Ce fut le début de la prévention dans le domaine de la pédiatrie.Les mesures visant à protéger la santé de l\u2019enfant ont abouti, avec l\u2019aide des organisations bénévoles et grâce à l\u2019action des gouvernements, à la création de toute une série de services sanitaires, dispensaires, consultations de nourrissons, etc, qui ont permis l\u2019application de mesures préventives et le dépistage des premiers signes annonciateurs de déficiences physiques.Ces services prodiguent leurs soins aux femmes enceintes et à l\u2019enfant dès sa naissance et jusqu\u2019à l\u2019adolescence.Cette évolution a accompagné le développement social et économique qu\u2019ont connu plusieurs pays.Les infections gastro-intestinales ont été combattues avec succès, grâce aux mesures qui ont permis d\u2019assurer la production et la distribution de lait sain et à l\u2019amélioration générale des conditions d\u2019assainissement.L'amélioration des conditions de logement, la vaccination contre les maladies contagieuses.le standard de vie plus élevé et la nouvelle législation sociale, tels sont les facteurs qui ont contribué à réduire la mortalité de l\u2019enfance.de telle sorte que dans de nombreux pays le: principales causes de décès .ne sont plus au- jourd\u2019hui les maladies qu\u2019il est possible de prévenir, mais des accidents qu\u2019il est difficile d\u2019éviter, tels que la prématurité.les anomalies congénitales et les accidents survenus au cours de la naissance \u2014 pour ne rien dire de ceux qui L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 menacent l\u2019enfant tant à la maison que dans la rue dès qu\u2019il apprend à marcher.Bien que les réalisations de la science médicale en faveur du bien-être physique de l'enfant aient été considérables, elles ne sont pas la seule préoccupation du pédiatre et du personnel sanitaire compétent, qui s\u2019intéressent également au bien-être mental et affectif de l\u2019enfant.Son développement psychologique harmonieux doit être assuré par des rapports et une ambiance favorables au sein de la famille et de la communauté, qui lui permettent d\u2019atteindre sa condition d\u2019adulte avec un haut degré de maturité.Le médecin ne saurait se désintéresser de ce problème, d\u2019autant moins que dans la société moderne, la vie de famille est menacée et qu\u2019un grand nombre de prob!è- mes d\u2019adaptation interviennent inévitablement avec de rapides transformations sociales.Au cours des récentes années.la science a accumulé de nouvelles conna/ssances sur le développement et les besoins psychologiques de l\u2019enfant.Ces nouvelles connaissances montrent l\u2019influence considérable de la première enfance sur le développement mental et affectif, et ses effets sur l\u2019intégrité de la santé mentale de l\u2019adulte.Au cours de ses premiers mois.l\u2019expérience la plus importante de l\u2019enfant est celle de ses rapports avec sa mère et, plus tard.ses rapports au sein de la famille et de la communauté.Ce concept met en cause, dans une grande mesure, la vie de famille.Il met également en cause les diverses institutions d\u2019enseignement et d\u2019hospitalisation.On s\u2019entend à reconnaître que plus tôt intervient une anomalie dans l'attitude de l\u2019enfant, plus néfastes sont ses effets sur la personnalité.Les six premières années de la vie sont déterminantes de la personnalité de l\u2019adulte.Les pédiatres s\u2019attachaient surtout, jadis, à orienter les mères en matière d\u2019alimentation et d\u2019hygiène générale.Aujourd\u2019hui, avec les nouvelles connaissances dont ils d'sposent.ceux-ci peuvent également leur donner des conseils judicieux pour assurer à l\u2019enfant un sain développement psychologique.Ils peuvent s\u2019en acquitter en leur déconseillant des L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 méthodes dont on sait qu\u2019elles nuisent au libre développement de la personnalité et en leur préconisant celles qui répondent aux réels besoins de l\u2019enfant.On réalise aujourd\u2019hui que certaines techniques exclusivement axées sur la protection de l\u2019enfant contre les maladies et la malnutrition, peuvent avoir de graves conséquences du point de vue psychologique, engendrant chez l\u2019enfant une contrainte et une angoisse dont les effets néfastes peuvent être durables.La pédiatrie moderne s\u2019attache done à introduire et à encourager des soins maternels qui font une part égale aux besoins physiques MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 1125 et mentaux de l\u2019enfant.Dans les pays qui en sont encore à mettre sur pied leurs services d'hygiène de l\u2019enfance, le problème est évidemment différent puisque d\u2019emblée, il sera possible de tenir compte de ces deux aspects.Ces pays peuvent, bien entendu, profiter des expériences et des erreurs psychologiques qui marquèrent les débuts de la pédiatrie.Les gouvernements réalisent aujourd\u2019hui que la santé, le bien-être et l\u2019éducation des enfants sont trois aspects d\u2019un seul et même problème; les institutions internationales, telles que l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, sont prêtes à leur prêter main-forte dans l\u2019édification d\u2019un monde meilleur pour leurs enfants.L'HÉRÉDITÉ DANS L'ÉPILEPSIE Une hérédité de prédisposition paraît ressortir d'une étude faite sur les 20 000 proches parents de 4 321 épileptiques.La proportion d\u2019épilepsie chez ces 20000 individus fut de 3,6% quand il s\u2019agit d\u2019épilepsie dite idiopathique et de 1,8% chez les parents d\u2019épileptiques avec lésions cérébrales; ce qui constitue un pourcentage de 7 et de 3,5 fois plus grand que celui de fréquence de l\u2019épilepsie dans la population en général (soit 0,5%).En plus, la concordance d\u2019épilepsie idiopathique chez des jumeaux univitellins est de 84% et chez un groupe de jumeaux bivitellins de 10%.Pour ce qui est de l\u2019épilepsie avec lésion cérébrale, ou d\u2019épilepsie symptomatique, la proportion est respectivement pour les deux modes d\u2019épilepsie de 17 et de 8%.Le même aspect de concordance apparaît sur le plan des caractères des crises et sur celui des tro:s électro-encé- phalographes.Cette étude offre un intérêt de première grandeur et une valeur conclusive de grande Importance.(W.G.Lennox.J.A.M.A., 146: 529.9 juin 1951) UNE TECHNIQUE FACILE DE LOBOTOMIE FRONTALE C\u2019est celle de Fiamberti qui consiste à perforer la lame sus-orbitaire avec un instrument pointu qui a la morphologie d\u2019un pic à glace.Le malade reçoit un électro-choe, pendant la phase d\u2019inconscience post-critique on lui enfonce le leucotome dans le lobe frontal en passant sur la paupière supérieure par la lame sus-orbitaire.L\u2019instrument pénètre de 4 à 10 centimètres de profondeur dans le lobe frontal en suivant l\u2019incidence du nez, puis par des mouvements de latéralité imprimés au leuco- tome, on sectionne à différents niveaux des faisceaux de fibres nerveuses qui relient le cortex pré-frontal au thalamus et à l\u2019hypothalamus.Cette sect\u2019on a pour effet de provoquer une transformation dans l\u2019affectivité du sujet, de tempérer son anxiété; d\u2019amoindrir son appréhension, ses inquiétudes, et de minimiser ses regrets.D'anxieux, d\u2019agité, de violent même qu\u2019il était auparavant, il tend à devenir ind'fférent, indolent même, ne se souciant plus du passé et n\u2019ayant aucune inquiétude pour l\u2019avenir.Il se laisse vivre au jour le jour, étant délivré par-dessus tout de l\u2019anxiété de quelque origine qu\u2019elle fut.Du moins, c\u2019est ce que procure la lobotomie chez un certain nombre de malades.La méthode de Fiamberti de lobotomie pré- frontale présente les avantages d\u2019être facile ct 1126 rapide d'exécution, d'être sans danger (1,96% de mortalité), d\u2019être peu coûteuse et de nécessiter peu de soins post-opératoires.Elle paraît être la méthode de choix en lobotomie applicable dans les grandes institutions de psychiatrie où les neuro-chirurgiens ne pourraient suffire à répondre aux besoins et aux exigences des malades dirigés par les psychiatres vers cette thérapeutique.On aurait sur 97 schizophrénies ainsi traitées obtenu 88,2% d\u2019amélioration et 29,4% de guérison chez des catatoniques; une amélioration de 84,6% et une guérison de 7,7 chez des paranoïdes; enfin chez les hébéphréniques et des sujets à formes mixtes avec alternation de 72.6 et 61,5% et aucune guérison.À remarquer que ce mode de traitement peut être réalisé par les psychiatres eux-mêmes sans qu\u2019il soit nécessaire de recourir à tous les soins qui requièrent une intervention chirurgicale effectuée dans une salle appropriée (M.T.Moore.J.A.M.A.146: 324, 26 mai, 1951).HÉMORRAGIE SOUS-ARACHNOÏDIENNE Elle peut être grave, mortelle même à la première apparition.Elle est due dans la très grande majorité des cas à une rupture d\u2019un anévrysme intracrânien développé sur les vais- scaux artériels de la base du cerveau, plus particulièrement à la moitié antérieure de l\u2019hexagone de Willis.Cet anévrysme peut être le résultat de l\u2019artério-sclérose, d\u2019une embolie septique, mais surtout d\u2019une aphasie ou hypopla- sie des parois artérielles.La rupture de cet anévrysme donne habituellement naissance à l\u2019irruption du sang dans l\u2019espace sous arach- noïdien et cela de préférence durant les 3e, 4e, He et 6e décades de la vie.Un syndrome méningé sévère s\u2019installe, de la confusion, du coma et même assez rapidement la mort du malade.Sur 752 cas, la mortalité fut de 48% si le traitement se limitait à des soins médicaux; de 14%, si les soins furent chirurgicaux.De préférence et, si possible, l\u2019acte opératoire devrait atteindre l\u2019anévrysme par voie intracräânienne, l\u2019exclure par ligature de son pédicule, et l\u2019enlever, ou pour le MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 moins le doubler d\u2019un lambeau musculaire.Par une autre alternative, on pourra ligaturer la carotide primitive au cou, si l\u2019approche intracrânienne s\u2019avère impossible ou trop risquée.L'artériographie endocrânienne par le diodrast ou le thorotrast pourra aider très avantageusement à connaître la localisation exacte de l\u2019anévrysme et se rendre compte de sa configuration, et à découvrir éventuellement la co-existence de deux ou plusieurs anévrysmes.(L.A.Mount, J.A.M.A.146: 693, 23 juin, 1951).ARTERIOGRAPHIE TRANS-LOMBAIRE Il s\u2019agit d\u2019injecter dans l\u2019aorte, par voie trans-lombaire du côté gauche et immédiatement au-dessous de la 12e vertèbre dorsale, une substance de contraste, visible aux rayons.Ce procédé s\u2019exécute sous anesthésie générale au pentothal.Il peut renseigner sur l\u2019état de perméabilité de l\u2019aorte abdominale et de ses branches, des iliaques et de leurs branches les plus immédiates; sur la circulation rénale, sur la condition de reins dystrophiques, anormalement situés, porteurs de tumeurs et de kystes ou troubles dans leurs fonctions; sur la situation anormale ou normale d\u2019implantation, instruisant ainsi sur la présence d'un placenta prævia.D\u2019autres informations utiles purent être fournies par cette nouvelle méthode d\u2019investigation.Elle n\u2019est pas et ne sera pas d\u2019un usage courant; elle s\u2019ajoute à l\u2019ensemble des explorations complémentaires nombreuses déjà em- plovées en médecine.(A.T.Evans.Cincinnati Journ.Med.32: 18 février, 1951).FAIRE DORMIR LES PORTEURS D'ULCÈRES DUODÉNAUX Pendant le sommeil, l\u2019activité gastrique serait réduite considérablement.En réduisant l\u2019activité psychique, en supprimant l'effet exei- tant des pensées, des soucis, des inquiétudes, des appréhensions courants, ne pourrait-on pas accélérer la guérison d\u2019un ulcère duodénal?L\u2019essai fut tenté sur deux malades à ulcère L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 duodénal.On les fit dormir 20 heures sur 24 par l\u2019administration de comprimés de Sonéryl.On les nourrit par un régime alimentaire normal.Un premier malade fut soumis à cette cure pendant 15 jours; un second pendant 3 semaines.Les deux malades, rapporte-t-on, furent considérablement améliorés cliniquement et radiologiquement après cette cure.Ce traitement par le sommeil provoqué porte-t-il un potentiel de curabilité digne d\u2019intérêt?On ne peut actuellement formuler aucune opinion.(M.Dillon.The Irish Journ.Med.Science.6: 27 janvier 1591).L'ÉPILEPSIE.SON TRAITEMENT La médication anticonvulsivante bien appliquée devrait éliminer les attaques chez 50% des malades et les diminuer appréciablement dans 25% des cas.Les 25% restant pourront être soumis au neuro-chirurgien.C\u2019est l\u2019opinion d\u2019Earl Walker.Chez ces 25% d\u2019épileptiques, la neuro-chirurgie qui comportera l\u2019excision corticale, dépassant les limites de la lésion et conduite par la corticographie comprenant une zone de tissu sain qui entoure l\u2019aire lésionnelle, pourra amener la guérison dans 25 à 30 pour cent de ces cas et une amélioration de degré variable chez 50 pour cent de ces opérés.(J.A.M.A.146: 820, 30 juin 1951).TRAITEMENT DE L'ACNÉ VULGAIRE Le traitement ne comporte pas qu\u2019une seule mesure ou qu\u2019un seul agent.Il comprend, avec efficacité, des sulfamidés (sulfadiazine), des antibiotiques comme de l\u2019auréomycine et de la terramycine, surtout si l\u2019acné porte des pustules.Des œstrogènes et de la thyroïde pourront ct devront être employés à l\u2019occasion.Les foyers d'infection dentaires et amygda- liens sont éliminés.A l\u2019occasion, de l\u2019arsenic, du fer, de l\u2019extrait de foie de veau ou de la vitamine B;2 serviront.Le régime alimentaire éliminera les aliments gras et les sucreries.On devra également recourir à un traitement local qui comprendra des topiques surtout l\u2019ap- MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 1127 plication d\u2019alcool et des lotions soufrées afin de détruire les comédons et diminuer la séborrhée.Enfin, les rayons X ne devront pas être négligés et employés dans de nombreux cas avantageusement.(G.C.Andrews et coll.J.A.M.A.146: 1107, 20 juillet 1951).L'ALCOOL EN INTRAVEINEUSE COMME ANALGÉSIQUE DURANT L'ACCOUCHEMENT Une solution à 744% d\u2019alcool dans un soluté glucosé à 5%, associée à du demerol, introduite en injection intraveineuse, constitue un analgésique efficace contre les douleurs de l\u2019accouchement et ne paraît pas comporter des risques ou des désagréments sérieux à craindre.(E.R.Chapman et P.T.Williams, Am.J.Obst.and Gyn.61: 447, mars 1951).LE PRONOSTIC DE L'HYPERTENSION ARTÉRIELLE Les meilleurs critères de mauvais pronostic seraient des signes d\u2019atteinte vasculaire comme l'hypertrophie du cœur, des anomalies élec- tro-cardiographiques, de l\u2019albuminurie et des manifestations de l\u2019encéphalopathie hypertensive.Puis, d\u2019autres facteurs de pronostic réservé sont le niveau élevé de la pression diastolique, le sexe du malade (chez l\u2019homme le pronostic est plus sombre, la mortalité montrant un rapport de 3 à 2 chez ce dernier comparativement à la femme), le degré des altérations des artères rétiniennes.(A.H.Grup et coll.Am.Journ.Med.Sc., 221: 239, mars 1951).L'ALGIE AU MEMBRE SUPÉRIEUR DANS L'INFARCTUS DU MYOCARDE Cette algie affectant l\u2019épaule et la main et même tout le membre supérieur gauche à un degré tel qu\u2019elle empêche son utilisation, est présente dans 10 à 20 pour cent des cas.L'infiltration du ganglion étoilé par de la procaïne serait un traitement simple et effi- client.(D.M.Swan et J.M.McGowan., J.AM.A.146: 774, 30 juin 1951).Roma AMYOT. \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 en 1882 Tumeur cérébrale d'origine syphilitique: convulsion; mort.Anesthésie chloroformique.Septembre 1882.Tumeur cérébrale d\u2019origine syphilitique; convulsions; mort.Dame M.A., 39 ans, est admise à l\u2019hôpital le 10 août, salle Sainte-Marie, No 34, service du docteur Desrosiers.Depuis la veille, elle souffre de convulsions épileptiformes, les mouvements convulsifs se répétant à de très courts intervalles, à peu près toutes les demi-heures et souvent tous les quarts d\u2019heure.Dans les intervalles des accès, la malade reste plongée dans le coma.Les convulsions ont tout le caractère de celles que l\u2019on rencontre dans l\u2019épilepsie et l\u2019éclampsie.La patiente cependant ne mord pas sa langue et ne jette pas le cri initial.Elle entre tout d\u2019abord en convulsions toniques qui ne durent que quelques secondes et font place à des mouvements cloniques peu étendus et de courte durée; puis la respiration devient soufflante, accélérée.Les convulsions se succédant à de courts intervalles, la malade n\u2019a pas le temps de reprendre connaissance suffisamment pour pouvoir donner les renseignements voulus.On parvient cependant, quelques heures après son entrée, et dans un intervalle plus long que les autres, à savoir qu\u2019il y a quelques années elle a souffert de syphilis et a suivi pendant un certain temps un traitement mercuriel.Une parente de la malade dit que celle-ci se plaignait de violents maux de tête depuis quelques semaines.L\u2019examen de l\u2019urine indique l\u2019absence de l\u2019albumine.Il n\u2019y a d\u2019ædème ni À la face ni aux extrémités.De même on ne constate aucun symptôme de paralysie soit à la face soit aux membres.Les pupilles sont d\u2019égales dimensions et se contractent assez facilement à la lumière.Le fait que cette personne a souffert de syphilis il v a quelques années, joint à la céphalalgie dont elle se plaignait depuis un certain temps et à cet autre fait qu\u2019elle n\u2019a jamais, avant aujourd\u2019hui, souffert de convulsions.excluent l\u2019épilepsie et rendent assez probable dans ce cas l\u2019existence d\u2019une tumeur cérébrale de nature spécifique (gomme).L'absence d\u2019albumine dans l'urine et d\u2019ædème aide rneore à exclure les convulsions urémiques telles au'on les rencontre dans le cours de la maladie de Bright.bien que dans certains cas de cette dernière affection, on puisse dans les périodes ultimes constater l\u2019absence d\u2019albumine dans Purine, On prescrit le chloroforme en inhalations continues, la malade devant être tenue sous l\u2019influence de l\u2019agent anesthésique tant que les convulsions auront tendance à se montrer.À l\u2019intérieur, on donne l\u2019iodure de potassium à haute dose, combiné au bromure, et administré par le rectum tant que la patiente sera dans le coma.Samedi, 12.\u2014 En dépit de l\u2019administration constante du chloroforme, les convulsions se sont succédées toute la nuit, quoique à de plus longs intervalles, c\u2019est-à-dire toutes les heures, ou même toutes les heures et demie.Elles continuent dans le cours de la journée.Vers 11 heures a.m.la malade a repris quelque peu sa connaissance et se dit mieux.Elle accuse encore beaucoup de céphalalgie.Il n\u2019y a pas de vomissements.La respiration et le pouls sont accélérés; la température normale.On continue le méme traitement que ci-haut.Vers quatre heures p.m,, les convulsions semblent plus intenses et les accès plus rapprochés, et la malade meurt à 5 heures.Autopsie, dix-huit heures après la mort.La rigidité cadavérique n\u2019est pas prononcée.En enlevant le cuir chevelu on constate une perforation du frontal siégeant au niveau de la bosse frontale droite.En y introduisant un stylet on voit que cette perforation n\u2019intéresse que la table externe de l'os.Le cerveau est ensuite mis à découvert.La dure- mère adhère à la face interne du crâne dans une bonne partie de son étendue, surtout au niveau de la commissure hémisphérique.Elle est épaissie mais non ramollie.Au niveau de Ja bosse frontale droite, et dr la perforation dont on vient de parler, la table interne du frontal est cariée sur une étendue d\u2019à peu près un pouce carré.À cet endroit la dure-mère présente une gomme demi-molle, du volume d\u2019une grosse noisette.Cette gomme a envahi l\u2019arachnoïde et la pie-mère.Outre cette gomme méningée, une autre gomme siège dans la partie antérieure du lobe frontal, au niveau de la précédente.Elle est considérablement ramolli- et aussi grosse qu\u2019un œuf de poule.Les autres parties du cerveau sont intactes.Il n'y a pas d\u2019effusion dans les méninges ni dans les ventricules.Les vaisseaux méningés et cérébraux sont gorgés de sang veineux, fait qui s\u2019explique par le genre de mort de la malade (apnée).Anesthésie chloroformique.Dans le cours des deux dernières années, aucun nceident n\u2019est.survenu à Phôpital durant l\u2019anesthésie Ame wT L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 chirurgicale.Une seule fois il y a eu alerte, dans le cas d\u2019un individu sourd-muet, auquel on amputa sept doigts dans une seule séance; le malade ayant fait des efforts de vomissements, on a lieu de croire que quelques parcelles de matières alimentaires se seront introduites à l\u2019entrée des voies respiratoires et auront produit un commencement d\u2019asphyxie par spasme de la glotte.Cette fois on eut recours à la respiration artificielle, flagellation de la face, et à l\u2019emploi de l'électricité (courant faradique).Jamais le chloroforme n\u2019est confié à un élève.Un médecin responsable, généralement l\u2019interne, en est exclusivement chargé et a ordre de ne s\u2019occuper que de son rôle.Le système des intermittences, tel que mis en honneur par M.Gosselin, à Paris, est celui qui semble mieux convenir à la plupart des cas.La respiration du patient est toujours surveillée avec grand soin pendant le sommeil chloroformique, et c\u2019est d\u2019elle, et \u201cL'UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d EN 1882 1129 non pas du pouls, que l\u2019on attend les premiers signes du danger.L'administration d\u2019un stimulant est regardée, ici, comme étant un adjuvant puissant de l\u2019anesthésie, surtout chez les sujets affaiblis ou dont le système nerveux a subi un choc considérable, comme dans les grands traumatismes, etc.On a remarqué qu\u2019avec l\u2019aide d\u2019un stimulant alcoolique administré quelques minutes avant l\u2019anesthésie, le sommeil vient plus rapidement, la période d\u2019excitation étant presque nulle: le malade, en outre, ne vomit pas la plupart du temps; enfin la quantité de chloroforme employé est réduite de moitié.Il va sans dire que par là même on remédie à la syncope et à l\u2019anémie cérébrale dont cette syncope n\u2019est souvent qu\u2019un symptôme.On se sert rarement d'éther à l\u2019hôpital Notre-Dame.Quelquefois dans des opérations de longue durée (ovariotomie), on commence l\u2019anesthésie avec le chloroforme, et une fois que la malade est anesthésiée on continue avec l\u2019éther.AVIS DE L'ASSOCIATION Les chalets qui vous logeront aux Trois-Rivières sont pourvus de tout le confort moderne.On va même jusqu'à dire que vous y serez plus à l'aise qu'ailleurs. CONGRES L\u2019\u2019AMERICAN GOITER ASSOCIATION\u201d Réal DORÉ, Chirurgien à l\u2019Hôpital Général de Verdun (Montréal).Le congrès annuel de l\u2019American Goiter Association a eu lieu, cette année, à Columbus, Ohio, les 24, 25 et 26 mai, sous la présidence du docteur T.C.Davison, de Atlanta, Georgia.260 médecins s\u2019y sont inscrits.Le docteur Davison est d\u2019une activité débordante.Sa compétence en la matière, le dynamisme qu\u2019il met à présider les séances, le tout accompagné, ce qui est très agréable, d\u2019une jovialité plutôt française qu\u2019américaine, nous ont rendu vivantes les séances scientifiques.Coïncidence probable, le docteur M.N.Fott, vice-président, de Brooklyn, N.Y., s\u2019il enjolive ses remarques de quelques historiettes très à propos, sait manier le marteau traditionnel quand le temps est venu d\u2019attirer l\u2019attention d\u2019un rapporteur qui semble vouloir empiéter sur le temps alloué au suivant.J\u2019apprécie cette manière de présider les séances scientifiques.L'intérêt fait toujours place à la monotonie qui parfois oserait s\u2019y glisser.Vu la multiplicité des travaux de ce congrès je crois devoir me limiter à mettre en évidence quelques faits saillants et surtout d\u2019ordre pratique.Le premier avant-midi fut consacré aux travaux scientifiques de laboratoire.Je crois que les confrères très versés dans ces recherches étaient seuls aptes à emmagasiner tout ce qui s\u2019y est dit.Ces travaux étaient pour la plupart schématisés et reproduits sur l\u2019écran, ce qui rendait les annotations très difficiles.Une des nombreuses conclusions de ces travaux est la suivante: la thyroxine combinée à l\u2019hormone thyreotrope en excès, en présence d\u2019une déficience iodée, serait la cause primaire du goitre exophtalmique.J'ai noté que l'iodure de potassium en solution, à raison de 3 à 12 mg.semble être plus en faveur que l\u2019était naguère la solution de lugol.Le KI serait-il plus apte à se combiner avec une protéine pour donner naissance à l'hormone thyroïdienne?C\u2019est à y croire.Je vais vérifier ce fait, j'en publierai le résultat obtenu.Comme par le passé l\u2019iode radioactif fut le sujet de nombreux travaux.Ce test permet de constater que non seulement l\u2019iode est capté par la vésicule thyroïdienne, mais aussi que les muscles et les reins, entre autres, absorbent cet élément.Dans les cas limites (border line case) il peut permettre de poser un diagnostic d\u2019hypo ou d\u2019hyperthyroidie, mais à condition d\u2019être répété quelques fois.Dans l\u2019euthyroïdie, 29% d\u2019iode est absorbé et dans le goitre exophtalmique, 75%.L\u2019iode radioactif est contre-indiqué au cours de la grossesse, cet élément étant susceptible de scléroser la glande thyroide du foetus.Les anti- thyroidiens luttent avantageusement chez les femmes enceintes sans nuire à la thyroïde du fœtus.Le tapazole (méthyl-mercaptoimidazol) présente un avantage précieux sur les autres anti-thyroïdiens, son degré de toxicité étant faible et ses réactions rares et bénignes.L\u2019iode radio-actif a des indications précieuses spécialement chez les personnes souffrant de cardiopathie grave, que ce soient des goitreux ou non, inopérables, chez les goitreux âgés, dans la cancer thyroïdien même avec métastase pulmonaire.Un cas de cette dernière catégorie nous fut présenté avec guérison clinique et radiologique.L'expérience a montré, qu\u2019à date, certains goitres sont radio-résistants.D\u2019autres goitreux, soumis à l\u2019action de l\u2019iode radio-actif, font \u2014F==\" L'Union Méd.Ccenada Tome 80 \u2014 sept.1951 des crises d\u2019hyperthyroidie.La solution de lugol intra-veineuse fait disparaître celles-ci.Un rapporteur a attribué un cas de mort à l\u2019intoxication aiguë causée par l'iode radioactif.L\u2019iode radio-actif est un élément très prometteur.Mais, comme l\u2019ont fait remarquer quelques confrères, actuellement, il faut l\u2019employer avec prudence et ne pas le considérer comme une panacée.Quant à la pratique du métabolisme basal sous anesthésie générale au pentothal, préconisée par les docteurs E.C.Bartels de Boston et R.L.Rapport de Columbus, je ne puis accepter ce moyen de diagnostic pour évaluer le degré de la fonction thyroidienne.Je trouve qu'il est imprudent de faire courir le risque d\u2019une anesthésie générale pour pratiquer un test qui présente au moins 25% d\u2019erreur, même sous anesthésie.L\u2019observation clinique doit primer avant tout.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019opinion générale partagée par nos confrères américains.La thyroïdite aiguë est d\u2019un diagnostic facile.L\u2019arsenal thérapeutique est riche de produits efficaces contre l\u2019infection thyroïdienne.Il n\u2019en est pas de même de la thyroïdite chronique qui peut être confondue avec le cancer.Une biopsie avec l\u2019aiguille de Silverman (docteur Crile) n\u2019est pas sans risque de métastase.Le docteur T.©.Davison a attiré l\u2019attention sur un fait très important.Il a intitulé sa conférence: « Chronic Hyperthyroidism ».I! s\u2019agit du goitre toxique sans modification du mé- CONGRES 1131 tabolisme ou de tous autres tests, cholestérol, PBI, etc.Seule l\u2019observation clinique permet de poser un diagnostic d\u2019hyperthyroïdie.L\u2019interrogatoire joue ici un rôle primordial.Le docteur F.Lahey, avec son honnêteté scientifique coutumière, il faut l\u2019en admirer, a énuméré et commenté les complications postopératoires des thyroïdectomisés.À la clinique Lahey, sur une série de 2 000 thyroïdectomies, il avoue 1% de tétanie, complication disparue dans quelques cas 18 mois après l\u2019opération, le métabolisme calcique redevenant normal.Rares sont les cas de récurrent traumatisé.Mais il y en a, 1a aussi.Le docteur T.Winship, de Washington, D.C., a soumis une statistique de 59% de cancérisation des adénomes chez des enfants de 8 et 9 ans.Chez les enfants adénomateux il y voit une indication opératoire.Les centres scientifiques américains ont des travailleurs acharnés.La valeur scientifique de leurs travaux le prouve.Les uns, dans le laboratoire, les autres par l\u2019observation clinique ouvrent annuellement des horizons nouveaux très appréciés dans la clinique courante.Ceux qui parmi nous assistent assez régulièrement aux différents congrès annuels de nos confrères américains ne peuvent qu\u2019admirer la teneur scientifique des travaux présentés.Ils nous dispensent à profusion leur savoir, quand nous allons les visiter.\u2018 1.On peut se procurer le rapport du congrès chez Charles C.Thomas, Publisher, 301-327 E.Lawrence Avenue, Springfield, Ill, U.S.A.AVIS DE L'ASSOCIATION A la séance du Comité d'économie médicale du 5 octobre dans la soirée, au cours du Congrès des Trois-Rivières, ne seront admis que des médecins membres de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Les questions qui y seront présentées doivent ne l'être d'abord qu'en leur présence. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus completes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psvchol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE W.B.CASTLE.\u2014 Etat actuel de la question sur l'étiologie de l\u2019anémie pernicieuse.(Present status of the Etiology of Pernicious Anemia.) \"Annals of Internal Medicine\u201d, 34: 1093 (mai) 1951.Dans cet article, on étude les différentes étapes qui nous conduisent à l\u2019état actuel de nos connaissances sur l\u2019anémie pern\u2018cieuse.Dès 1926, on classe l\u2019anémie pernicieuse comme une malad'e due à une défic'ence nutritionnelle à cause de la régression des symptômes à la suite d\u2019administration de foie.Avec le foie comme médication, on s\u2019est aperçu que seule la dysfonction gastrique persistait alors que les autres symptômes étaient sensiblement améliorés.On a alors pensé que l\u2019absence de suc gastrique conditionna't une déficience nutritionnelle; ceci est prouvé par le fait que la viande de boeuf ne joue un rôle hématopoié- tique qu\u2019en autant qu\u2019elle est administrée à un Ph compris entre 3,5 et 7; c\u2019est ici qu\u2019on commence à parler de facteur intrinsèque contenu dans le suc gastrique et de facteur extrinsèque venant des al\u2018ments, la combinaison des deux constituant ce principe anti-pernicieux.Les expériences ont laissé entendre que le facteur extrinsèque était une substance s\u2019apparentant aux protéines, puis on a cru que cette substance faisait partie du complexe B, et on en est arrivé ainsi à la vitamine B,».L\u2019effet hémato- po'étique de la vitamine By» et de l\u2019extrait de viande de bœuf administrés par voie parentérale sans suc gastr'que est invariablement plus grand que par voie orale avec du suc gastrique, les quantités étant égales; le suc gastrique ne servirait donc qu\u2019à faciliter l\u2019absorption de la vitamine Bis.Nos connaissances du facteur intrinséque ne sont malheureusement pas aussi poussées.On a toutefois noté une incidence importante d\u2019anémie macrocytaire chez les gastrectomisés survivant 3 ans et plus.La suggestion la plus récente sur la nature du facteur intrinsèque est basée sur des expériences démontrant que le suc gastrique rend la vitamine By» inapte à la croissance microbienne; la B1» scrait donc protégée par son contact avec le suc gastrique de la destruction par la flore intestinale qui l'utiliscrait pour sa multiplication.Des expériences faites sur des microbes et des animaux ont démontré que l\u2019anémie per- nicleuse et certaines autres anémies macrocy- taires sont 'a manifestation d\u2019une perturbation fondamentale de la b:ologie des cellules.Wiells, en 1935, a produit par une méthode diététique une anémie macrocytaire qui résista't à l\u2019extrait de foie purifié ou vitamine By».Cette anémie est guérie par le facteur L.Casei, extrait du foie.Ce facteur a été synthétisé ct on lui a donné le nom d\u2019acide ptéroylgentami- que ou acide folique.La substitution de l\u2019acide folique à la B,» amène une réponse hématopoiétique complète et une rémission clinique qui se maintiennent tant que la thérapeutique se continue.Pour une hématopoiése normale et un fonctionnement intègre de l\u2019appareil digestif et du système nerveux, il faut l\u2019action combinée de la B1» et de l\u2019ac'de folique.On a récemment trouvé un composé dont la formule chimique se rapproche beaucoup de celle de l'acide folique.En fait, 1l s\u2019ag t peut- être de la forme biologique active de l\u2019acide folique; on lui a donné le nom de facteur ci- trovarum.Ce facteur a une puissance hémato- poétique aussi active que l'acide fol\u2018que qui L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 n\u2019est pas neutralisée par les antagonistes de l\u2019acide folique (aminoptérine).La destruction exagérée des globules rouges dans l\u2019anémie pernicieuse est encore mal expliquée.Des expériences faites avec des isotopes révèlent que la survie des globules rouges dans l\u2019anémie pernicieuse serait de 72 jours au lieu de 120, et tout ce qu\u2019on peut conclure c\u2019est que dans cette malad:e, l'érythropoièse est accélérée non seulement en quantité mais aussi en qualité.Blandine-Yvette GOSSELIN.J.EDEIKEN, W.T.FORD et J.H.STOKES.\u2014 Observations sur la syphilis cardio-vasculaire traitée par la pénicilline.(Observations in penicillin-treated cardiovascular syphilis.) \"Pennsylv.Medical Journal\u201d, 54: 229 (mars) 1951.Au cours d\u2019une période de six années, ces auteurs ont étudié chez 111 malades atteints de syphilis cardiovasculaire les effets de la péni- cillinothérapie.Il en sont venus à la conclusion suivante: «La pénicilline constitue l\u2019agent thérapeutique le plus sûr qui ait été employé jusqu\u2019à nos jours et ni l\u2019angine de poitrine ni l\u2019état de décompensation cardiaque ne présentent des contre-indications à son emploi ».Par crainte d\u2019un choc thérapeutique, les pre- m'ers cas ne reçurent que de faibles doses initiales de pénicilline aqueuse, lesquelles furent graduellement augmentées de 40 000 à 80 000 unités par dose.Cependant, plusieurs patients souffrant d\u2019aortite et à qui l'ont avait donné des doses massives de pénicilline avant d\u2019avoir soupçonné le diagnostic d\u2019aortite n\u2019ont présenté aucune réaction pathologique.Dernièrement, on a donné à des patients ambulants de la pénicilline-procaïne (600 000 unités par jour durant 10 jours) sans observer de réactions ultérieures.Chez ce groupe de patients il ne fut pas donné d\u2019observer de réactions sérieuses immédiates ou éloignées ni aucun cas certain de résultats thérapeutiques paradoxaux.ANALYSES 1133 Grâce aux observations faites sur ces.111 cas, les auteurs se croient en mesure de donner des réponses aux questions suivantes: 1° Est-il prudent de traiter par la pénicilline les malades atteints de syphilis cardio-vasculaire?R.\u2014 Dans cette série, il ne fut nécessaire dans aucun cas de discontinuer le traitement.2° Quelle est la fréquence du choc thérapeutique ou des résultats paradoxaux dans les cas de syphilis cardio-vaseulaire traités à la pénicilline?R.\u2014 Un patient qui souffrait de dyspnée nocturne fit une crise paroxystique peu après avoir recu une dose massive de pénicilline.Quelques patients firent de la fièvre et présentèrent une sensation de gêne précordiale.3° Existe-t-il des contre-indications à l\u2019emploi de la pénicilline dans les cas de syphilis cardio-vasculaire?R.\u2014 Des patients qui présentaient des si- oncs de décompensation cardiaque et ou de dyspnée nocturne et d\u2019occlusion coronaire guérie furent traités sans manifester de réactions ultérieures.4° La pénicilline arrête-t-elle les progrès de la syphilis cardio-vaseulaire?R.\u2014 La disparition du murmure diastolique chez 8 malades, l\u2019amélioration clinique observée chez 12 malades qui présentaient des signes de décompensation cardiaque avec crises de dyspnée paroxysmale, la disparition de cette dyspnée paroxysmale par la pénicilline seule chez 3 malades.la diminution du nombre et de l'intensité des crises d\u2019angine de poitrine chez 6 malades sur 8, et l\u2019amélioration subjective ressentie par le plus grand nombre des malades, tous ces faits suggèrent très fortement que l\u2019évolution de la maladie est favorablement influencée par la pénicillinothéra- pie.5° Quel est l\u2019effet de ce traitement sur les tests sérologiques concernant la syphilis?R.\u2014 La pénicilline n\u2019a pas semblé influencer ces tests de façon appréciable. 1134 6° Devrait-on traiter par la pénicilline les malades qui sont suspects d\u2019aortite sans toutefois présenter des signes positifs certains?R.\u2014 Oui, car ce traitement est peu coûteux, pas prolongé, peut faire beaucoup de bien et bien peu de tort.Ernest-R.TÉTREAULT.C.H.MILLIKAN.\u2014 La sciatique: diagnostic différentiel et traitement.(Sciatica: ditfer- ential diagnosis and treatment.) \"TJ.A.M.\u201cA.\u201d, 145: (6 janvier) 1951.La dénomination de sciatique est donnée à la douleur qui origine de la région sacro-ilia- que, qui descend dans la partie postérieure ou postéro-latérale de la cuisse et du mollet.La douleur peut atteindre le talon et le côté du pied.Toute douleur, par ailleurs, qui origine dans la région lombo-sacrée et qui ne descend qu\u2019au pli poplité ne doit pas être considérée comme une sciatique.Les lésions causant la sciatique siègent: 1° dans le nerf sciatique même; 2° dans le plexus lombo-sacré; 3° au niveau des 4e et 5e vertèbres lombaires ou de la racine sacrée.Les symptômes de la 1ère localisation sont une faiblesse ou une paralysie des fléchisseurs du genou, des fléchisseurs et extenseurs du pied, la disparition du réflexe achilléen et une diminution ou une perte des sensibilités de la partie postérieure de la cuisse, de la partie postérieure et latérale du mollet et de la partie latérale du pied.Pour la 2e localisation les signes physiques sont une faiblesse ou une paralysie des extenseurs du genou et une perte des sensibilités des parties antérieure et antéro-médiane de la cuisse, de la jambe et du pied, en plus des autres symptômes mentionnés plus haut.Les lésions des racines nerveuses causent 95% des sciatiques et 90% de ces dernières sont causées par une hernie d\u2019un disque intervertébral.Les autres lésions atteignant une racine nerveuse peuvent être un néoplasme, un spondylolisthésis, une fracture vertébrale, un abcès épidural, l\u2019ostéomyélite, la syphilis et l\u2019arthrite.La douleur origine à la région sacro-iliaque, descend dans la partie ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 postérieure ou postéro-latérale de la cuisse et du mollet, et peut se continuer dans le talon, la cheville et la partie latérale du pied, elle est lancinante et voyage comme un courant électrique.La toux, l\u2019éternuement, la défécation l\u2019'augmentent, de même que l\u2019activité de la journée.Le traitement peut étre ou conservateur et consiste en repos, coucher sur un lit dur, des analgésiques, de la chaleur, des massages durant 2 à 3 semaines, ou être chirurgical, ce qui doit être l\u2019exception, si le malade est atteint d\u2019une crise très aiguë, comme lorsqu\u2019il se produit une hernie massive d\u2019un disque amenant une paralysie et une paresthésie progressive, des attaques répétées, ou encore après avoir épuisé les ressources du traitement conservateur.Maurice COMEAU.J.H.COMROE, E.R.BAHNSON et E.O.COATES.\u2014 Les troubles mentaux survenant chez les malades anoxhémiques chroniques durant l'oxygénothérapie.(Mental changes occuring in chronically anoxemic patients during oxygen therapy.) \"J.AM.A.\u201d, 143: 1044 (22 juillet) 1950.C\u2019est un homme de 60 ans qui souffre d'emphysème avec de la défaillance du cœur droit.On le traite avec de la digitaline, des diurétiques mercuriels.Même si l\u2019oxygène est employé, le malade devient comateux.On cesse alors l\u2019oxygène et le patient redevient conscient.Trois jours plus tard, le malade meurt.On fait l\u2019autopsie qui confirme les diagnostics cliniques.À partir de ce moment, on observe 65 autres souffrant d\u2019anoxhémie chronique.Chez 8 de ces malades, on voit apparaître ces troubles mentaux.Les auteurs concluent que l\u2019oxygénothérapie à cent pour cent peut occasionner de la somnolence et méme du coma.Pour expliquer ces réactions fâcheuses, les auteurs croient à la narcose par l\u2019oxyde de carbone, au vasospasme cérébral, à la dépression réflexe du cortex cérébral par l\u2019oxygène sous haute pression, à l'hypertension du liqui- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 de cérébro-spinal, à la compression du cortex cérébral par la tension trop forte par l\u2019oxygène.Autant d\u2019hypothèses à contrôler.Paul-René ARCHAMBAULT.W.A.BLODGETT, J.H.KEATING et G.J.COFFIN.\u2014 Dosage de l'auréomycine au cours de la pneumonie atypique primitive.(Dosage of aureomycin in primary atypical pneumonia.) \u2018\u2019J.A.M.A.\u201d, 143: 878 (8 juillet) 1950.Les auteurs ont traité 14 malades gravement atteints de pneumonie atypique primitive.Ils ont donné de l\u2019auréomycine.Douze malades l\u2019ont eu aux six heures à la dose de 250 millig.alors que 2 autres ont reçu le même dosage, mais aux quatres heures.Chez tous, le traitement s\u2019est montré également efficace, sans récidive et avec très peu de troubles gastro-intestinaux.Paul-René ARCHAMBAULT.E.M.HAMMES.\u2014 La paralysie périodique.(Periodic paralysis.) J.A.M.A, 146: 1401 (11 août) 1951.Cette affection, habituellement familiale, mais éventuellement sporadique, atteignant surtout les adolescents de sexe masculin, s\u2019atténuant avec l\u2019âge et au cours de la grossesse, se manifeste par des accès de paralysie flasque.Ces accès débutent assez brusquement, le plus souvent le matin au réveil, durent de 1 à 4 jours, saccompagnent de paralysie, avec aréflexes tendineux, localisée aux membres, pouvant prendre une forme extensive le plus souvent ascendante et affecter les muscles respiratoires au point de mettre la vie en danger par asphyxie.Ces épisodes de paralysie sont liés à une chute du taux du potassium sanguin.Normalement le sérum contient de 18 à 22 mg.pour cent de potassium.Il apparaît comme si un abaissement de ce taux au-dessous de 12 mg.pour cent était suffisant dans la plupart des cas pour causer le syndrome paralytique.A retenir que l\u2019insuline, l\u2019adrénaline et les hydrates de carbone alimentaires en excès sont des facteurs qui abaissent le potassium san- ANALYSES 1135 guin.Le traitement consiste par dessus tout à administrer du potassium au cours des accès, si nécessaire par tubage gastrique ou mieux par voie parentérale.On emploie une solution à 25 pour cent et on pourra en faire prendre de 4 à 6 grammes à répéter une demi-heure plus tard si nécessaire.Le dosage du potassium du sérum avant l\u2019administration de cette substance devra être recherché pour appuyer le diagnostic.Dans les cas où les accès sont fréquents, les sujets pourront être soumis à une cure de potassium variant de 4 à 8 grammes par jour et pouvant également être réduite ultérieurement selon l\u2019évolution de l\u2019affection.Roma AMYOT.PHTISIOLOGIE R.COHEN.\u2014 Traitement de la tuberculose pulmonaire par l'immobilisation platrée.\"Revue de la Tuberculose\u2019, 14: 508 (décembre) 1950.On étudie présentement au Sanatorium des Etudiants Français, un traitement qui a donné de bons résultats à l\u2019auteur de ce travail et cela par pur hasard.L\u2019auteur a dû traiter des malades souffrant de T.B.osseuse du thorax.Quarante de ces cas souffraient en plus de T.B.pulmonaire.Tout en immobilisant complètement et d\u2019une façon prolongée ces thorax avec des corsets plâtrés, un nettoyage très notable des lésions pulmonaires a été remarqué.C\u2019est pourquoi l\u2019auteur est d\u2019avis que certaines formes de T.B.pulmonaire pourraient bénéficier du port d\u2019un corset plâtré qui, partant des épaules, descendrait aux hanches.Paul-René ARCHAMBAULT.NEURO-PSYCHIATRIE B.DALTNER, E.W.THOMAS et L.de MILLS.\u2014 Résultat de l'emploi de la pénicilline dans le traitement de la syphilis nerveuse au \u201cBellevue Hospital\u201d.(Results of penicillin therapy for neurosyphilis at Bellevue Hospital.) \"Journ.Ven.Dis.Information\u201d, 32: 33 (février) 1951.Les auteurs présentent une analyse des résultats obtenus, au cours d\u2019une période de six 1136 années par l\u2019emploi exclusif de la pénicilline chez 555 patients souffrant de syphilis nerveuse active.Le diagnostic de neurosyphilis active s\u2019appuyait sur les résultats de l\u2019analyse du liquide céphalo-rachidien: pléocytose et autres résultats de laboratoire généralement acceptés comme témoignant d\u2019une syphilis nerveuse.\u2018 117 patients n\u2019ont pas subi d'examen de contrôle de leur liquide céphalo-rachidien six mois après le début du traitement.Des 438 autres cas, 400 présentèrent un liquide céphalo-rachidien négatif lequel demeura négatif aux examens de contrôle faits de 6 à 75 mois après le début du traitement.Des 38 cas qui n\u2019avaient pas répondu au traitement, 31 furent traités de nouveau.De ce nombre 27 présentèrent un liquide céphalo- rachidien négatif au dernier examen de contrôle.Les auteurs affirment que l\u2019amélioration clinique obtenue par la pénicilline employée seule supporte favorablement la comparaison avec l\u2019amélioration obtenue par la malaria- thérapie au cours des années précédentes.Le résultat le plus impressionnant de la pénicillinothérapie fut obtenu dans les cas d\u2019atrophie optique où l\u2019on observa chez 38 patients sur 40 l\u2019arrêt définitif au progrès de l\u2019amblyopie.Au cours de cette étude la pénicilline fut _ employée sous des formes et à des doses variées.À des doses totales d\u2019au moins 6 000 000 d\u2019unités pour une période allant de 15 à 19 jours, on obtint de bons résultats quelle qu\u2019ait été la forme de pénicilline employée.Les auteurs soulignent, cependant, leur préférence pour la pénicilline huileuse procainée et avec le monostéarate d\u2019aluminium.Le tral- ANALYSES L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 tement de rout.ne avec ce produit consiste en 15 injections quotidienne de 600 000 unités chacune.Ernest-R.TÉTREAULT.DERMATO-SYPHILIGRAPHIE H.R.VOGEL.\u2014 Le role des antibiotiques dans le traitement moderne de la syphilis.(The Role ot Antibiotics in the Modern Treatment ot Syphilis.) \"Pennsylvania Medical Journal\u201d, 54: 234 (mars) 1951.Cet auteur, à la suite d\u2019une étude sur la valeur de la pénicilline en syphilithérapie, apporte les conclusions suivantes: Selon lui, la pénicilline est efficace incontestablement dans les cas de syphilis récente.Il croit plus difficile d\u2019en apprécier la valeur dans les cas de syphilis latente.Toutefois, 1l affirme qu\u2019il faut considérer comme guéri tout patient qui, après avoir reçu un traitement adéquat, a un liquide céphalo-rachidien normal deux années après la fin de ce traitement en ne présente aucune manifestation clinique de la maladie.Il considère comme adéquat l\u2019emploi exclusif de la pénicilline dans la syphilis cardio- vasculaire et la syphilis nerveuse.Selon ce même auteur, les résultats obtenus avec la pénicilline dans les cas de kératite in- testitielle sont d\u2019emblée supérieurs à ceux obtenus par les méthodes antérieures de traitement.Les questions relatives à la durée du traitement et au dosage de la pénicilline sont encore à l\u2019étude.Cependant, pour obtenir les meilleurs résultats et éliminer le plus possible le moindre risque d\u2019échec, l\u2019auteur recommande l'emploi de la pénicilline G procainée et avec le monostéarate d\u2019aluminium à 2%, à une dose initiale de 1 000 000 d\u2019unités, suivie d\u2019une dose quotidienne de 600 000 unités durant 10 jours.Ernest-R.TETREAULT. SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 3 avril 1951.Tenue au Jardin Botanique de Montréal Présidence du Dr P.-René Archambault.La destruction de l'herbe à poux pour prévenir le rhume des foins.M.Léo-Paul CABANA, ing.s.M.Cabana mentionne l\u2019existence d\u2019un règlement municipal, no 1622, par lequel tout propriétaire de terrains où il y a des mauvaises herbes, doit prendre les moyens de les détruire.L\u2019application de ce règlement est quasi impossible.Afin de rendre plus facile l\u2019application de ce règlement, la Cité de Montréal a décidé de procéder au travail d\u2019éradication sur tous les terrains privés ou publics pour diminuer la densité des pollens dans l\u2019air.Il existe 18 postes de collecte de pollen et trois appareils de vaporisation.La fièvre des foins.M.Gérard CASGRAIN Le rapporteur présente une étude comparative portant sur 703 cas de rhume des foins.Après des considérations d\u2019ordre statistique sur le sexe, l\u2019âge, par divers groupements, l\u2019importance relative des classes de pollens, etc, le rapporteur insiste sur la complication la plus redoutée et la plus fréquente des rhumes des foins, qui est l\u2019asthme survenant tôt ou tard dans 45 pour cent des cas.Faisant la somme de tous les cas d\u2019asthme chez lesquels les pollens jouent un rôle clinique, le rapporteur compare ce nombre au total de tous ses cas d'asthme et souligne que 40 pour cent des cas d\u2019asthme ont une étiologie allergique certaine et souvent intriquée avec divers autres facteurs.Le docteur Casgrain termine par des considérations portant sur les résultats du traitement spécifique du rhume des foins, s\u2019exprimant ainsi : résultats très bons ou bons, - 79%; mauvais, 11%; douteux, 10%.Les plantes nuisibles à l'homme.M.Jacques ROUSSEAU S1 la flore a fourni à la médecine un grand nombre de plantes utiles, elle lui a légué par contre un cortège imposant de plantes nuisibles: les champignons causant des dartres, les bactéries (qui sont toutes des algues), les plantes vénéneuses de toutes sortes.Parmi celles-ci se placent les plantes allergiques.Dans sa communication, l\u2019auteur s\u2019en tient uniquement aux plantes jouant un rôle dans le rhume des foins.L\u2019agent de l\u2019affection est le pollen produit dans la fleur.Au point de vue de la pollini- sation, les plantes phanérogames se divisent sommairement en deux groupes: celles dont le pollen est véhiculé par le vent, et celles dont le pollen, visqueux ou trop lourd, ne voyage pas avec le vent, mais est transporté par les insectes.Même si certaines de ces dernières plantes sont susceptibles, par leurs propriétés, de provoquer le rhume des foins, elles ne sont pas à considérer ordinairement puisque leur pollen ne voyage pas dans l\u2019atmosphère.C\u2019est ainsi que des espèces comme la verge d\u2019or doivent être hors de cause pour toutes fins pratiques.Le clinicien, toutefois, ne doit pas 1138 perdre de vue les deux points suivants: 1.des personnes travaillant parmi les fleurs, comme les jardiniers et les fleuristes, pourraient théoriquement souffrir de rhumes des foins causés par des pollens qui ne sont pas véhiculés par le vent; 2.le miel, renfermant beaucoup de pollen, ne pourrait-il pas dans certains cas être un agent du rhume des foins?Jusqu\u2019ici toutefois, le miel n\u2019a jamais été incriminé.Les plantes causant le rhume des foins peuvent se classer sommairement en trois groupes.1.Les rhumes des foins du printemps (avril- mai) sont causés dans le Québec par les plantes suivantes: le liard du Canada, le peuplier à grandes dents, le bouleau à papier, le chêne blanc dans la région de Montréal et, comme agents secondaires semble-t-il, le noyer cendré, le bouleau à feuilles de peuplier (parfois aussi important que le bouleau à papier), l\u2019aulne, l\u2019orme d\u2019Amérique, l\u2019érable à Giguère, le frêne d\u2019Amérique.2.Les rhumes des foins du début de l\u2019été (mai-juin-juillet) sont causés dans le Québec par des graminées surtout, notamment les espèces fréquentes dans les gazons (ainsi le pâturin annuel et la pâturin comprimé).Toutefois, comme le gazon est habituellement tondu sur les propriétés, ce n\u2019est guère un facteur important.Lune des graminées importantes également est la phléole des prés, en anglais Timothy grass, populairement le mil dans le Québec, l\u2019espèce la plus cultivée dans la Province, puisque c\u2019est elle qui fournit le foin dans nos campagnes.Les autres graminées à envisager ici sont surtout l\u2019agrostide stolonifère, l\u2019ivraie vivace, des bromes et le dactyle peletonné.A part les graminées, le plantain lancéolé (mais plus rarement le grand plantain qui pourtant est de beaucoup le plus fréquent) est une cause de rhumes des foins à cette période de l\u2019année.3.Les rhumes des foins du mois d\u2019août et, de l\u2019automne sont causés surtout par la petite herbe à poux, PAmbrosia artemisiifolia des botanistes.Elle provoque en Amérique environ 80 à 85 pour cent de tous les rhumes des foins, de l\u2019avis de tous les cliniciens.C\u2019est l\u2019une des mauvaises herbes les plus fréquentes dans la province de Québec, non seulement dans les lots SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 vacants, mais aussi le long des routes de campagne.À par cette espèce, il y a lieu également de nommer la grande herbe à poux (Ambrosia trifida), l\u2019herbe Saint-Jean, le chou gras, l\u2019amarante réfléchie, les lampourdes (Xanthium, le cocklebur des Anglais), l\u2019iva, rare dans la Province, mais extrêmement abondant dans l\u2019est de la ville de Montréal.ACTH et Cortisone dans le traitement de l'allergie.M.Bram ROSE L\u2019ACTH et la Cortisone donnent quelques bons résultats dans les états allergiques.L/effet de ces médications n\u2019est que de courte durée, variant de quelques jours à quelques semaines.Ces médications stimuleraient la production d\u2019hormones stéroïdes au niveau de la surrénale.Les résultats immédiats sont bons avec des doses de 40 à 60 mg.d\u2019ACTH par jour, en trois ou quatre injections.Ces médicaments sont encore en expérimentation et mériteront d\u2019autres considérations dans un avenir prochain.Discussion.Le docteur JAcquEs LÉGER.* * * Séance du 17 avril 1951.Tenue à l'hôpital Notre-Dame de l'Espérance.Présidence du Dr P.-R.Archambault Pourquoi porter des verres?M.J.-R.POIRIER Monsieur Poirier explique ce qu\u2019est un œil normal et passe en revue les différentes méthodes d\u2019examen de l\u2019œil ainsi que les unités de mesure capables d\u2019apprécier la normalité des yeux.La dioptrie est l\u2019unité permettant de mesurer la grandeur de l\u2019œil et sa force de contraction.M.Poirier explique l\u2019emmétropie, l\u2019hypermétropie, la myopie et la presbytie.En résumé, l\u2019on porte des verres pour éclaircir les images et les places sur la rétine, pour PRAGMATAR Traitement des séborrhées du cuir chevelu Effets d\u2019un traitement quotidien au P RAGMATAR 9 mars 26 avril Patient W.F.Agé de 62 ans.Les lésions séborrhéiques et les excoriations ont à peu près disparu.Diagnostic: Eczéma séborrhéique du visage et du cuir chevelu.Traitement: Application quotidienne de \u2018Pragmatar\u2019.Il est généralement admis aujourd\u2019hui que le PRAGMATAR est la préparation la plus effective pour traiter les séborrhées du cuir chevelu.Ce produit est également très efficace pour beaucoup d\u2019autres affections du cuir chevelu, y compris le pityriasis.| e P R A G M ATA R \u2014 pommade onctueuse et parfaitement homogène, est indispensable dans les séborrhées sèches, les épidermo- mycoses, les eczématides légères.Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montréal 9 \u2018Pragmatar\u2019 marque déposée au Can.Pat.Off. l'ACNOMEL cos SE 1 le traitement lACHÉ 1.Avant application d'ACNOMEL.Mille.E., 16 ans, atteinte d\u2019acné depuis six mois.Tous les traitements antérieurs sont demeurés sans résultats.2.L\u2019ACNOMEL cache les lésions acnéiques.De couleur chair, cette pommade est presqu\u2019invisible.Son utilisation dès le début de l\u2019affection réduit le nombre de cicatrices.3.L\u2019ACNOMEL agit rapidement.14° jour\u2014 Mlle.E.n\u2019a pas mis d\u2019ACNOMEL.Les lésions ne sont pas masquées.Ces changements considérables sont le résultat de deux semaines de traitement à l'ACNOMEL.(L\u2019ACNOMEL contient: résorcinol, 2%, et soufre, 8%, dans un véhicule de couleur chair qui ne tache ni ne graisse.) Smith Kline & French Inter-American Corporation, Montreal 9 \u2018Acnomel\u2019 marque déposée au Can.Pat.Off. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 augmenter l\u2019acuité visuelle et diminuer la fatigue musculaire des yeux et, enfin, permettre au plus grand nombre possible d\u2019individus l\u2019accès à toutes les sphères du génie humain.Quatre années de cure radicale de hernie selon la technique Shouldice.M.Gérard ROLLAND Monsieur Rolland rapporte son expérience dans 166 cas de hernie opérés selon la technique de Shouldice.Elle consiste dans le lever précoce, l\u2019anesthésie locale.Parmi les opérés, il y avait 154 hommes et 12 femmes.Sur 10 cas de hernie étranglée, 7 furent réduites avant opération.Les seules complications survenues furent des hématomes superficiels, Présentation d\u2019un cas de maladie bleue.M.Reg.JOHNSON Monsieur Johnson présente deux cas de cyanose dont l\u2019un peut être une tétralogie de Fallot et l\u2019autre un Fisenmenger.Dans la tétrade de Fallot, il y a effacement de Parc SOCIETES 1139 moyen et présence de la fenétre claire aortico- pulmonaire en oblique antérieur gauche, tandis que dans la trilogie, il existe de grosses pulmonaires de la cyanose tardive.Dans le cas de la tétralogie, il y a indication opératoire, i.e.anastomose sousclavière, pulmonaire ou aorte pulmonaire, tandis que dans le cas d\u2019Eisenmenger, il y a peu de choses à faire.Deux cas de neurologie.M.A.PARENTEAU Monsieur Parenteau présente le cas d\u2019une jeune fille prise subitement d\u2019hémiplégie.Il s\u2019agissait après angiographie d\u2019un anévrysme artério-veineux rupturé.M.Parenteau attend pour intervenir à l\u2019endroit même de l\u2019anévrysme.Seule une ligature de la carotide fut faite.Le deuxième cas, celui d\u2019une malade présentant de la température, méningisme aigu et agitation subite très marquée, fut suivi d\u2019exitus rapidement.A l\u2019autopsie, Monsieur Parenteau a trouvé un abcès tuberculeux.Le secrétaire des séances, Pierre MARION. NOUVELLES \u2014_\u2014 CLINIQUE INFANTILE DE L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE ENSEIGNEMENT POST-UNIVERSITAIRE DE LA PEDIATRIE Cours de perfectionnement pour le praticien sur les maladies des enfants.du 24 au 28 septembre 1951.Ouverture du cours, lundi le 24, à 9 heures a.m.sous la présidence d\u2019honneur de l'honorable Mare Trudel, ministre d'Etat, président du Collège des Médecins et Chi:urgiens de la Province de Québec.Un enseignement post-universitaire de la pédiatrie pour le médecin praticien sera donné à Phôpital Sainte-Justine, du 24 au 28 septembre prochain.Cet enseignement, d\u2019une durée d\u2019une semaine, aura lieu le matin, de 9 heures à midi, à l\u2019amphithéâtre des Cliniques.Il est spécialement destiné aux médecins de pratique générale, désireux d\u2019être mis au courant des derniers procédés de diagnostic et de traitement applicables, en clientèle, chez les enfants.Chaque conférence, d\u2019environ 45 minutes.sera suivie de présentation de malades ou de démonstrations pratiques, d\u2019une égale durée, soit au dispensaire, soit dans les salles ou au laboratoire.Afin de permettre aux médecins d'examiner individuellement les malades et de s'entraîner aux examens complémentaires (otoscopie, ophtalmoscopie, interprétations de radiographies, analyses de laboratoire).ainsi qu\u2019aux techniques thérapeutiques (lavage d\u2019estomac.gavage, goutte à goutte intraveineux.oxygénothé-apie.transfusion).le nombre des inscriptions est limité.Ceux qui désirent suivre cet enseignement sont priés d\u2019en informer, dès maintenant, le docteur Paul Letondal, secrétaire du comité des cours de perfectionnement à l'hôpital Sainte-Justine.Droit à verser: cinq dollars.Les auditeurs recevront avant chaque leçon un plan détaillé de la conférence et un certificat sera décerné aux médecins régulièrement inscrits.HORAIRE DES COURS Lundi 24 septembre Présidence de M.Gaston Lapierre.9 h.\u2014 Ouverture du cours.\u2014 M.Gaston Lapierre.9 h.15.\u2014 L\u2019infection chez l\u2019enfant du premier âge.Formes cliniques.Etiologie et prophylaxie.\u2014 M.Paul Letondal.10 h.30.\u2014 La mortalité néo-natale.Pathologie du nouveau-né.Les prématurés.\u2014 M.J-A.Léveillé.Mardi 25 septembre.Présidence de M.A-Z.Crépault.ÿ h.\u2014 Etat actuel de la chimiothérapie et des antibiotiques en pédiatrie.\u2014 M.Willie Major.10 h.30.\u2014 Les infections des voies respiratoires.Les broncho-pneumonies.\u2014 M.Raymond Labrecque.Mercredi 26 septembre.Présidence de M.Henri Baril.9 h.\u2014 Les troubles digestifs du nourrisson.\u2014 M.Paul-M.Larivière.10 h.30.\u2014 Les affections abdominales aiguës.Indications du traitement chirurgical.\u2014 M.Edmond Dubé.Jeudi 27 septembre.Présidence de M.Lucien Coutu.9 h.\u2014 Les troubles de la croissance et lex maladies des glandes endocrines.\u2014 M.J.-Alcide Martel.10 h.30.\u2014 Diagnostic et traitement des méningites aiguës.\u2014 M.J.-L.Desrochers.Vendredi 28 septembre Présidence de M.J-A.Léveillé.9 h.\u2014 Syndromes hémorragiques.Anémies et leucémies.\u2014 M.Albert Royer.10 h.30.\u2014 Le strabisme chez enfant.Etude clinique et thérapeutique.\u2014 M.J.-A.Lapointe.HORAIRE DES CLINIQUES ET DÉMONSTRATIONS PRATIQUES Lundi 24 septembre 9 h.45.\u2014 Dispensaire de médecine.L'examen clinique de l'enfant (avec présentation de malades).\u2014 MM.Hermile Trudel, Georges-A.Blanchard et Paul Letondal.11 h.15.\u2014 Service des nouveau-nés et des prématurés.Fonctionnement des couveuses ou incubateurs.Mode d\u2019alimentation.Gavage.Présentation de malades.\u2014 MM.Fdonard Laherge, Téopold Pagé et J-A.Lévoillé.Mardi 25 septembre 9 h.45.\u2014 Laboratoire.Analyses ct épreuves biologiques d'usage courant en clinique infantile.\u2014 M.N.-R.Bouziane.11 h.15.\u2014 Service de médecine.Pré:entation de malades.Technique de l\u2019oxvgénothérapie.Interprétations de radiographies.\u2014 MM.Willie Major.Marc Del Vecchio et Raymond Labrecque. & dal EOS ee Chaov® y con ain av ar om Tr mt tm tal \\| gr ams Phe Thé ophyW dal ov £0 se gra\u201d Aussh |A pave quand les secondes mêmes comptent a LS = Vr Le res ES i eg = Ne ¥ Ÿ * #% kd \\ tome.4 a.angine de poitrine asthme cardiaque oedème pulmonaire ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE, MONTRÉAL 1142 Mercredi 26 septembre 9 h.45.\u2014 Service de médecine.Présentation de malades.Technique du lavage d\u2019estomac.Installation d\u2019un goutte à goutte intraveineux.\u2014 MM.Gaspard Morin, Robert Saint-Martin et Paul-M.Larivière.11 h.15.\u2014 Service de chirurgie.Présentation de malades.Soins pré et post-opératoires.Mode d\u2019emploi des anesthésiques.\u2014 MM.Christophe Bisson, Loyola Perras et Edmond Dubé.Jeudi 27 septembre.9 h.45.\u2014 Service d\u2019endocrinologie.Présentation de malades.Opothérapie clinique.\u2014 M.J-Alcide Martel.11 h.15.\u2014 Service de neuro-psychiatrie.Présentation de malades.Examen ophtalmoscopique.Pneu- mo-encéphalographie.Nouveaux médicaments sédatifs et toniques du système nerveux chez l\u2019enfant.\u2014 MM.Roland Des Trois Maisons, Marc Del Vecchio et J.-L.Desrochers.Vendredi 28 septembre 9 h.45.\u2014 Service de médecine.Présentation de malades.Technique de la ponction sternale.Transfusion et exsanguino-transfusion.\u2014 M.Albert Royer.11 h.15.\u2014 Service de médecine et d\u2019O.-R-L.Présentation de malades.Pratique de l\u2019otoscopie.Paracentèse du tympan.Technique de la mastoïdectomie.\u2014 MM.Fernand Croisetière, Roland Voizard et J- A.Lapointe.2e ee ON S'INSCRIT AUX CONFÉRENCES DU PROFESSEUR HENRI EY, PSYCHIATRE Les personnes qui désirent s'inscrire pour les cours de psychiatrie du docteur Henri Ey sont priées de le faire le plus tôt possible.Les frais d\u2019inscription pour ces quatorze conférences sont de $5.00.Les places sont surtout réservées pour les médecins.Secrétariat du Sanatorium Prévost 4455 ouest, Boulevard Gouin Cartierville.SUBVENTIONS FÉDÉRALES ÉTUDE SUR L'HYGIÈNE INDUSTRIELLE Les effets d\u2019une exposition prolongée aux vapeurs d\u2019alumine sont actuellement à l\u2019étude à l\u2019Ecole d\u2019hygiène de l\u2019Université de Toronto, en vue de déterminer l\u2019influence de ces vapeurs sur la santé et, en particulier, sur l\u2019appareil respiratoire.C\u2019est ce que l'honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a révélé en anuonçant une subvention au profit de ce projet de recherche.De nouveaux procédés de synthèse ont permis à l\u2019industrie chimique de produire sur une base com- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 merciale nombre de nouveaux produits dont les répercussions sanitaires sont encore indéterminées.Afin de pouvoir utiliser ces produits en toute sécurité, l\u2019industrie doit savoir si, oui ou non, ces produits peuvent nuire à la santé des ouvriers.L'étude que poursuit l'Ecole d\u2019hygiène vise à trouver une réponse à cette question, en ce qui a trait aux vapeurs d\u2019alumine et de silice.La direction de ces recherches est confiée au docteur D.Y.Solandt, professeur de physiologie chargé des cours de biophysique, qui est aidé du docteur Katharine Baldwin et de deux adjoints de laboratoire.Les études histologiques sont confiées au docteur Stanley Hartcroft, du Banting and Best Department of Medical Research, et au docteur C.C.Macklin, de l\u2019Université de Western Ontario, à London.Le coût de cette étude est estimé à $7 000.CONGRÈS DE L'ASSOCIATION MÉDICALE FRANCO-AMÉRICAINE 24 octobre 1951.L\u2019Association des Médecins Franco-Américains de la Nouvelle-Angleterre tiendra sa prochaine réunion, mercredi le 24 octobre 1951, à l\u2019hôtel Statler, Boston, Mass.Il y aura une session scientifique dans l\u2019après- midi et le grand banquet le soir.Les conférenciers de l\u2019après-midi seront: le docteur Donat Cyr, médecin de la Lahey Clinic de Boston.Sa conférence est intitulée: « Les mécanismes à la base du traitement des anémies.»; le docteur Henri Charbonneau, directeur de l'hôpital Pasteur, de Montréal.Il parlera du traitement de la paralysie infantile.Le dernier conférencier sera un médecin français éminent.Au cours de l\u2019après-midi, il y aura aussi un dîner pour les dames et la conférencière sera une experte sur les modes.Au banquet du soir, le conférencier sera M.Philippe Lajoie, rédacteur-en-chef de L\u2019Indépendant, de Fall River, Mass.Confrères du Québec, profitez de cette convention pour nous visiter.Docteur Ulysse FORGET, prés.CONSTRUCTION HOSPITALIÈRE À MONTRÉAL ET À LACHINE L\u2019aide fédérale à la construction hospitalière dans l\u2019Île de Montréal a dépassé le montant de $4 700 000 par l\u2019approbation de subventions à l\u2019hôpital de Mai- sonneuve, Montréal, et à l'Hôpital Général de La- chine.L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a précisé que les LA A [Homdinaÿ assuré Pour l\u2019usage quotidien, le Veratrite est un agent hypotenseur recommandable et dépourvu de réactions secondaires fâcheuses.Il peut procurer une amélioration de la circulation, un abaissement progressif de la tension artérielle et une sensation de bien-être accru sans exiger un horaire compliqué ou un ajustement quotidien de sa posologie.Son prix économique, facteur important dans un traitement de longue haleine, milite en faveur du Veratrite comme médicament d\u2019entretien de la plupart des malades hypertendus.LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS ENVOYÉS AUX MÉDECINS SUR DEMANDE.Chaque tabule de VERATRITE contient: Veratrum viride 3 UNITES CRAW* Nitrite de sodium .1 grain Phénobarbital .V4 grain Dose initiale: 2 tabules 3 f.p.|.apres les repas.*Standardisé biologiquement du point de vue toxicité par l\u2019épreuve Craw sur la daphnia magna.Manufacturé par IRWIN, NEISLER & COMPANY, DECATUR, ILLINOIS, U.S.A.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.- - 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal 1144 NOUVELLES subventions approuvées depuis l'inauguration du programme fédéral, il y a trois ans, avaient aidé 17 hôpitaux à aménager 4 100 nouveaux lits.La plupart de ces lits sont dans des hôpitaux généraux, mais il y en a tout de même un bon nombre dans les hôpitaux de convalescence, les sanatoriums antituberculeux et les hôpitaux pour maladies mentales.Le nouvel hôpital de Maisonneuve, dont la construction doit se terminer à l\u2019automne de 1952, comptera 478 lits, une pouponnière de 89 moiïses, d.s services modernes de médecine, de chirurgie et d\u2019obstétrique, une clinique des malades externes, un laboratoire et un centre de recherche.Il sera dirigé par les Sœurs Grises.La subvention fédérale dépassera $527 900.L'Hôpital Général de Lachine doit avoir une capacité de 200 lits.L\u2019immeuble en voie de construction est la première unité de ce projet et aura de l\u2019espace pour 48 lits ainsi qu\u2019une clinique des malades externes.La construction doit se terminer en décembre prochain et la subvention fédérale dépassera $50 100.NOUVELLE AILE À L'HÔPITAL GÉNÉRAL À QUÉBEC M.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, a annoncé que le Gouvernement fédéral vient d'accorder une somme de $313 500, à même ses subventions à l\u2019hygiène, en vue de contribuer à défrayer la construction d\u2019une nouvelle aile à l\u2019Hôpital Général de Québec.Cette aile de six étages aura une capacité de 209 lits et ne recevra que des personnes atteintes de maladies chroniques.On prévoit que la construction se terminera vers la fin de 1952 et doublera presque la capacité actuelle de cet hôpital qui est dirigé par les Sœurs Hospitalières de Saint-Augustin.L\u2019approbation de ce projet porte à 3 424 le nombre de lits qui ont été mis à la disposition des malades chroniques ou convalescents dans diverses parties du Canada depuis trois ans, grâce à l\u2019assistance finan- claire du gouvernement fédéral.Pour encourager la construction de ce genre d\u2019hôpitaux, la subvention fédérale est de $1500 par lit, soit $500 de plus par lit que lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019hôpitaux où l\u2019on ne traite que les maladies aiguës.ob ++ SUBVENTION FÉDÉRALE À LA VILLE DE QUÉBEC L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que le gouvernement fédéral accorde un montant de plus de 833 000 à la Ville de Québec pour l\u2019expansion de son service d\u2019hygiène maternelle et infantile.L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Ce vervice, organisé lan dernier par la faculté de médecine de l\u2019Université Laval pour lutter contre lu mortalité maternelle et infantile, fonctionne de la même manière que les services semblables des unités sanitaires de la province.Quand il sera à point, il comprendra un spécialiste en pédiatrie, un directeur adjoint, quatre infirmières d\u2019hygiène publique (toutes à temps continu), et deux médecins à temps partiel.Ce service se propose d\u2019ouvrir, à l\u2019intention des mères, des cliniques prénatales et postnatales et, à l'intention des bébés et des petits enfants, des consultations de nourrissons.Le taux de la mortalité infantile dans la ville de Québec, dit M.Martin, est sensiblement plus élevé que la moyenne du reste du Canada.Quant à celui de la mortalité maternelle, il est légèrement supérieur au taux national.Les autorités d'hygiène publique espèrent que le nombre des décès diminuera et que la santé des mères et des enfants ira s\u2019améliorant, à mesure que ce nouveau service prendra de l\u2019ampleur.SILICOSE Son diagnostic \u2014 son traitement.(suite) CLASSIFICATION DE SAMPSON.N.\u2014 Poumons normaux.P-1 \u2014 Légère fibrose péribronchique et périvas- culaire.P-2 \u2014 Fibrose plus marquée (Présilicose).S-1 \u2014 ler degré de modulation \u2014 nodules 2 mm.et moins.S-2 \u2014 2ème degré de nodulation \u2014 nodules de 2 à 4 mm.S-3 \u2014 8ème degré de modulation \u2014 nodules de 4 mm.et plus.Silicose infectieuse : 1.avec tuberculose (ancienne, récente), 2.avec infection indéterminée.Symptômes.Quant aux symptômes cliniques, ils varieront suivant que l\u2019on a affaire à une silicose simple ou à une silicose associée.Silicose simple.Apparaît en premier lieu une dyspnée insidieuse qui progressera avec l\u2019intensité et le degré de la maladie.Puis s\u2019associent des douleurs thoraciques vagues, une toux habituellement sèche, de l\u2019inappétence et perte de poids.Dans les derniers stages, myocardite et enfin le cœur pulmonaire avec ses symptômes habituels.Silicose et tuberculose.Quant à la silicose associée.les symptômes varieront selon l\u2019association. LE TENSOL E.B.S.Des nitrites pour dilatation vasculaire; Forndl.Des \u201cadjuvants\u201d pour régulation cardiaque; Du \u201cNeurobarb\u201d pour détente nerveuse.Cette association fait que le TENSOL E.B.S.est un agent sûr pour le traitement de l\u2019hypertension.C.C.T.No.871 TENSOL E.B.S.Continuellement employé par le corps médical depuis des années, le TENSOL E.B.S.a 8 \u20ac i i S.prouvé a maintes reprises ses avantages pour Each tablet represents: | ; \u2018 ; Ari - Sodium Nitrite 1gr.e traitement efficace de I'hypertension artérielle.podium Nielte (Phenobarbital) 1, or.p jents h Pine Del 2 mins _ à - Tinct.Digita - - mins.our vos patients hypertendus, employez le TENSOL E.B.S.\u2014C.C.T.\u201c Nitroglycerin 1/500 gr.No 371.= With Crategus Oxycanthus | Directions: One or two tablets four times a Control Lorsque la fragilité des capillaires présente une complication, ordonnez le TENSOL avec RUTINE E.B.S.\u2014 S.C.T.No 371C.TLEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA UNE COMPAGNIE ENTIEREMENT CANADIENNE .DEPUIS 1879 Représentants: .Gaudias Lamontagne, 2317 Regent Ave., N.D.G., Montréal, P.Q.M.Maurire ghaneuf, 1510, rue Chambly, Montréal, P.Q.M.I.L.Vallerand, 23, rue de l'Eglise, Québec, Q.os ¢ 1146 La plus commune est assurément la tuberculose et nous aurons alors en plus des symptômes précédents tous ceux que l'on rencontre habituellement dans une tuberculose active et évolutive.Une telle association, cela va sans dire, rend le pronostic beaucoup plus sévère car la tuberculose en général évolue beaucoup plus rapidement sur un terrain silicotique.En revisant les statistiques de tous les cas compensés par le Comité de Silicose de Montréal depuis sa fondation, il n\u2018y a pas de cas de survie de plus de 7 ans.La moyenne de décès est à 5 ans.Quand il y a association tuberculeuse, la moyenne de survie est encore abrégée.Silicose et hypertension.Voilà une association fréquente et qui donne lieu souvent à des problèmes excessivement épineux.L\u2019hypertension essentielle est déjà un problème en soi, chez le manœuvre ou l\u2019ouvrier.Elle peut donner lieu à tous les symptômes que l\u2019on rencontre en silicose, même si le réclamant ne présente aucune nodulation radiologique.La fibrose pulmonaire est presque tou\u2019ours présente, mais l\u2019absence de nodulation permet d\u2019éliminer la présence de silicose.Si toutefois la nodulation existe, permettant d\u2019affirmer la présence de silicose, il reste à déterminer quelle incapacité il y a, à laquelle des deux entités pathologiques elle est due ou quelle est la part de chacune.Dans de tels cas, les examens cliniques radiologiques et les examens de laboratoire usuels ne suffisent pas.Il faut avoir recours aux tests physiologiques, respiratoires, cardiaques, et nous avons la bonne fortune pour cela d\u2019avoir à notre disposition, à Montréal, l\u2019Institut Lavoisier sous l\u2019habile direction du docteur Fernand Grégoire.Nous aurons là une réponse catégorique qui sera de nature à donner satisfaction à toutes les parties intéressées.Dr Gaétan JARRY.2-0.+ TÉLÉPHONES ROULANTS DANS LES HÔPITAUX Afin de rehausser le moral de leurs patients, en plus de leur offrir un service important, vingt-trois hôpitaux dans le Québec et l\u2019Ontario ont adopté le téléphone roulant \u2014 un téléphone monté sur une wagonnette.Les téléphones roulants ont été conçus par la Compagnie de Téléphone Bell pour le confort et la commodité des vétérans de guerre retenus au lit dans les hôpitaux militaires.Cependant, les autorités médicales qui en ont tenté l\u2019expérience se sont montrées tellement satisfaites des résultats que l\u2019on a décidé d'introduire ces téléphones mobiles dans les salles publiques des hôpitaux civils.A date, 13 hôpitaux civils et 10 institutions militaires ont adopté le service de téléphones roulants.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 L'hôpital Royal Victoria, à Montréal, possède la plus grande installation qui soit dans un hôpital civil, 16 téléphones, tandis que l'hôpital militaire Sunnybrook, à Toronto, compte 24 téléphones roulants, soit plus que tout autre hôpital militaire au pays.Les hôpitaux civils qui ont le nouveau service sont: Royal Victoria, Notre-Dame, Sacré-Cœur, Grace Dart et St.Mary's, à Montréal; l\u2019Hôpital Général, à Ottawa ; l'hôpital public, à Smith Falls; St.Michaels, à Buckingham; l\u2019Hôpital Général et l\u2019Hôtel-Dieu, à Cornwall; le sanatorium Ongwanda, à Kingston, et l\u2019Hôpital Général, à Belleville, Ont.Des téléphones roulants ont été installés dans les hôpitaux militaires suivants: Queen Mary Veterans\u2019 Hospital, à Montréal; l'hôpital militaire, à Sainte- Anne-de-Bellevue; les hôpitaux Saint-Charles et Immigration, à Québec; l\u2019hôpital civique (pavillon des vétérans), l\u2019hôpital du C.A.RC,, à Rockcliffe, et le Rideau Health and Occupational Centre, tous à Ottawa; le Sunnybrook et l\u2019hôpital militaire, à Toronto, et enfin l\u2019hôpital Westminster, à London, Ont.On rapporte que les téléphones roulants aident considérablement à soulager l\u2019ennui et la solitude dont souffrent si souvent les patients retenus à l\u2019hôpital.Le patient, qui désire loger un appel et qui ne peut pas quitter son lit, n\u2019a qu\u2019à avertir la garde- malade, et dans quelques instants, la wagonnette sur laquelle est monté un téléphone est à son chevet.Quelques moments plus tard il est en communication avec ses parents et amis, réconforté par le son de voix familières.De plus, on vient de découvrir un nouvel usage pour le téléphone roulant.Deux compagnies maritimes sont en train d\u2019installer des téléphones roulants à bord de leurs vaisseaux qui accostent aux ports de Québec et de Montréal.Un câble téléphonique sera lancé par-dessus bord et raccordé au système téléphonique régulier.Les passagers qui ne peuvent descendre avant la visite des préposés de la douane et de l'immigration, ou pour toutes autres raisons sont retenus à bord, pourront profiter de l\u2019attente pour téléphoner à leurs parents ou amis.COÛT DE LA VIE EN REGARD DES SOINS MÉDICAUX AUX ÉTATS-UNIS Par les compilations du Bureau de la statistique du Département du Travail, il appert qu\u2019aux Etats- Unis, durant les 6 mois qui se sont écoulés de juin à décembre 1950, l\u2019augmentation du coût de la vie a été de 5,1 pour cent.D\u2019autre part, durant la même période la hausse des soins médicaux fut de 2,3 pour cent, celle des honoraires du médecin praticien fut de 1,1 pour cent, des chirurgiens et spécialistes de 1,2 pour cent, le taux d\u2019hospitalisation de 4,9 pour cent.des prescriptions et médicaments de 25 pour cent. L'Union Méd.Canada L Tome 80 \u2014 sept.1951 Nouveau Traitement Scientifique poux les ULCÈRES GASTRIQUES et DUODENAUX VOIE BUCCALE et INJECTABLE Société suisse de gastro-entérologie Dragées à base d\u2019EXTRAITS Genève 22-23 juin 1946 Ampoules injectables à base et d\u2019INTESTIN GRÊLE.préparés de diverses méthodes 1 méthodes d\u2019ESTOMAC et d\u2019'INTESTIN GRELE, préparés de diverses Suite des résumés des communications P.-d.Dr H.Kapp (Bile) 1.Le traitement de l\u2019ulcère gastrique et duodénal par le Robuden.L'accroissement, ces dernières années, des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L\u2019étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.Rapport sur le traitement avec le Robuden.Sur 30 cas d\u2019ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d\u2019ulcères duodénaux, la niche, après le traitement, avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire, cinq sixièmes des cas et succès durable, deux tiers des cas.On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux du traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BÂLE, SUISSE Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLÈGE McGILL - MONTRÉAL 1148 LA REVUE DU PRATICIEN ! Journal d'enseignement post-universitaire.Directeur: A.Baudouin Secrétaires généraux: P.Harvier et J.Laurence.La création d\u2019un journal essentiellement consacré à l\u2019enseignement post-universitaire, envisagée et réclamée depuis longtemps, n\u2019avait pas encore été réalisée.Elle vient d\u2019être mise au point, par la fusion et la transformation de deux journaux médicaux, également réputés, le Paris Médical et le Journal des Praticiens, de la façon suivante: Les numéros ne seront pas composés d'articles fragmentaires, dispersés, se rapportant à des matières diverses, mais traiteront d\u2019un sujet de pathologie médicale, chirurgicale ou obstétricale; c\u2019est ainsi que les premiers numéros seront consacrés aux « données récentes concernant l\u2019épilepsie et son traitement », au «traitement médico-chirurgical des ulcères gastro-intestinaux «, à la «conception et au traitement actuel du rhumatisme articulaire aigu», ete.Les articles seront rédigés de façon didactique, sans pédantisme scolaire, avec clarté et simplicité.pour le praticien, dans le but de faire, à son intention, le point et la synthèse des connaissances médicales nouvelles sur un sujet donné.Les numéros compor- 1.J.-B.Bailliere et Fils, éditeurs, 19, rue Haute- feuille, Paris 6e.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 teront en outre un ou plusieurs articles originaux sur le sujet du numéro et présenteront ainsi un caractère homogène et cohérent.Il va sans dire que les explications pratiques de toute notion nouvelle seront toujours mises en lumière au premier plan, afin que leur lecture suffise à tenir le médecin au courant de tout ce qu'il doit savoir.Il a été décidé que ce journal paraîtrait tous les mois (sauf au mois d\u2019août), les ler, 11 et 21 de chaque mois, soit 33 numéros par an.Les deux premiers numéros de chaque mois traiteront d'un sujet d\u2019enseignement, le troisième comportera une « revue annuelle » des diverses spécialités (Pédiatrie, Hématologie, Neurologie, etc\u2026).Les numéros comprendront en outre: des Actualités professionnelles (auxquelles il sera réservé la place qu\u2019elles méritent).des Informat/ons professionnelles ; des Nouvelles et une Revue de la Presse et des Livres.Dans une rubrique: Courrier du praticien, il sera répondu aux renseignements de tous ordres, qui seront demandés par les lecteurs.Il a paru indispensable que chaque Faculté de Médecine soit représentée au sein du Comité et il a été décidé de faire appel, dans une large mesure, à la province pour la rédaction des articles.Cette formule de présentation nouvelle apportera, croyons-nous, un enseignement et une information utiles aux médecins praticiens.Le premier numéro paraîtra le 1er octobre.(Extrait de la Revue « Le Nourrisson », mai-juin 1951.) NÉCROLOGIE + + SIR EUGÈNE FISET Sir Eugène Fiset était médecin, ayant obtenu son diplôme de l\u2019Université Laval de Québec.Il exerça quelque temps à Rimouski, son lieu de naissance, au début de sa carrière, mais bientôt il entra dans l\u2019armée où il servit d\u2019abord lors de la guerre de l\u2019Afrique du Sud au début du siècle, puis ultérieurement comme haut-fonctionnaire dans l\u2019administration des services médicaux de la milice.Pendant onze années, a partir de 1940, il fut lieutenant- gouverneur de la province de Québec.Il mourut le 8 juin 1951, à l\u2019Âge de 77 ans. L'Union Méd.Canada LI Tome 80 \u2014 sept.1951 SH A ve 7e 8 = ni = Sa Sp + Po: ès æ Su i se = x #3 RR a 2 SE N 5 cS ie?Xe, $ 4 Ld #, Xa 3 Es ts = x i: NE = + ES => \u201c 5 + ce Bis aR i sa: 8 i RE 2 as.sa ee, 5 so x = Lx 5 5 0s 5 2 ee 5 4 Se ce Le ZE 7 a pra ps 2 ES CE i 3% se fe: 0 7 ee Le 2 a Ge a in 2 LA NATURE A SON MIEUX.LO - i © EN Le COM PLEXE VITAMINIQUE B d' ine entièrement naturelle # Provenant de foie frais, de son de riz et de levure de bière THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED - TORONTO CANADA REVUE DES LIVRES Michel DEMOLE, chargé de cours à la Faculté de Médecine de Genève.\u2014 Diététique clinique de l'adulte.Préface de R.A.Gutmann.Un volume de 372 pages, avec 8 fig.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1950.La thérapeutique a fait au cours de ces trente dernières années des progrès sensationnels.Mais, en même temps qu\u2019ils analysent l\u2019effet des produits nouveaux mis à leur disposition par la science pharmacologique et qu\u2019ils se réjouissent des succès obtenus, les médecins se convainquent de l\u2019importance du terrain \u2014- physique et moral \u2014 sur lequel se développe la maladie.Et force leur est de constater que, à côté de troubles à étiologie bien définie, traitables pour eux-mêmes \u2014 non sans tenir compte des réactions individuelles \u2014 un grand nombre de syndromes morbides échappent à leur effort thérapeutique, parce qu\u2019ils ne peuvent en atteindre la cause première.Et la fréquence de ce genre de maladie augmente dans une proportion considérable.C\u2019est ici que la diététique trouve sa place; une place dont l\u2019importance ne fait que croître, elle aussi.Les grands principes de la science de l\u2019alimentation ne se sont guère modifiés.Pourtant, des nouveautés importantes ont.paru: le régime hyperprotéiné, dont les indications s\u2019étendent sans cesse, est un bouleversement sensationnel, en face des régimes a tendance jusque-là restrictive (surtout en substances azotées).La ration hypercalorique prescrite aux anuriques, la liberté de boire à leur soif accordée aux cardiopathes, l\u2019autorisation de manger à sa faim le lendemain d\u2019une hématémèse sont aussi des transformations profondes, mettant de nouvelles armes aux mains des thérapeutes, et contribuant à soulager et à guérir plus vite malades et opérés.Avec l\u2019administration parentérale enfin, on a ouvert à l\u2019alimentation une voie nouvelle, aux possibilités innombrables, puisqu\u2019on « saute » l\u2019étape digestive, ct introduit le nutriment directement dans la circulation.L'expérience quotidienne apprend aux praticiens deux faits essentiels: l\u2019importance des fautes répétées d'hygiène alimentaire comme facteur pathogénique de nombreuses maladies; | le trouble profond engendré par un changement de la nourriture habituelle.De ces deux faits d\u2019observations découlent deux corollaires thérapeutiques: le premier consisterait à ne jamais s\u2019écarter des règles prudentes d\u2019une alimentation judicieuse; mais on sait du reste les difficultés d\u2019imposer une nourriture contraire au goût de chacun pour de simples motifs d\u2019hygiène.Le second affirme que lc changement d\u2019habitudes bromatologiques est susceptible de redresser la santé défaillante.aussi bien qu\u2019il crée la maladie.Et cela suffit à justifier la « diétothérapie ».« Dans beaucoup de cas, dit le docteur Gut- mann dans sa préface, le régime, presque seul, peut guérir; dans beaucoup d\u2019autres, sans lui, la thérapeutique est insuffisante.» Le docteur Demole traite de cette science en clinicien, en physiologiste et en chimiste.Avec une compétence égale, il étudie aussi bien les régimes des maladies du tube digestif et de la nutrition que ceux des maladies: des reins, du cœur, du sang.La documentation sait rester claire, et les tableaux ne constituent que le complément indispensable et modeste de l'exposé, qui ne perd jamais de vue l\u2019observation clinique du malade.Divisions de l'ouvrage I.Alimentation normale: Historique.Besoins énergétiques.Substances protectrices.Etats physiologiques particuliers.\u2014 II.Diététique générale: introduction.Régime déchloruré.Déshydratation.Réby- dratation.Régime acidosant ou alcalosant.Végétarisme.Régimes riches et pauvres en azote.\u2014 IIL Diététique appliquée: Maladies de la nutrition: Dia- Me U3 a 4 & | We ill ACC NÉ - 7 jf did M TEE >\u201d nn Wid C IF ou IN répar A isfribüteu rs- e xélusits\u201d u Ca nada : - LES LABORATOIRES SPA A PARIS.France HER & CHARTON.INC.- | : tréal 7 TRIN) LS M, Ruidedd 1152 bète: Obésité et maigreur; Rhumatismes ; Goutte.Maladies digestives: Introduction; Maladies de l\u2019estomac; Maladies de l\u2019intestin; Affections hépato- biliaires.Affections diverses: Affections cardio-vaseu- laires; Maladies des reins.Anémies.\u2014 Table analytique.Noël FIESSINGER, avec la collaboration de M.Albeaux-Fernet, M.Aussannaire, M.Bariéty, G.Boudin, R.Bourgeois, R.Dupuy, J.Fauvet, M.Gaultier, L.Gougerot, G.Laurence, J.Lenègre, J.Mallarmé, R.Mes- simy, L.Michaux, R.Moricard, P.Oury, R.Palmer, R.Tiffeneau, J.Tremolliéres.\u2014 Diagnostics pratiques.Préface du Professeur À.Lemaire.2ème édition entièrement revue.Un volume de 726 pages, avec 23 figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 51.On connait la maniére moderne et pratique qui a assuré aux exposés de l\u2019Auteur une large audience chez les praticiens et les étudiants: on y retrouve les grandes qualités qui ont fait le renom de la Clinique française.La première édition de cet ouvrage, en 1948, a connu un grand succès et s\u2019est trouvée rapidement épuisée.La clinique et le diagnostic, sensibles au développement des explorations biologiques et au progrès de la thérapeutique, ne va pas sans subir le renouveau de l\u2019ère moderne.L\u2019évolution des maladies, c\u2019est-à-dire les différentes conditions dans lesquelles un médecin est appelé à les diagnostiquer, s\u2019est modifiée considérablement sous l\u2019influence des thérapeutiques récentes.D\u2019autre part, le clinicien a pris l\u2019habitude de demander de plus en plus de renseignements au laboratoire.Mais toutes les explorations n\u2019ont pas la même valeur.Il convenait de choisir celles qui méritaient d\u2019être intégrées dans le système d\u2019examen des praticiens.C\u2019est ce qu\u2019ont fait le Professeur Fiessinger et ses élèves dans cet ensemble de mises au point.Rien n\u2019a été changé dans cette deuxiéme édition au plan initial.Le schéma caractéristique qui se résume dans les trois termes: «reconnaître, distinguer, expliquer », se retrouve à chaque chapitre.Le chapitre initial, intitulé «les Etapes du diagnostic », « qui REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 pourrait s\u2019appeler, affirme le Professeur Le- maire dans sa préface, le Raisonnement en Médecine », n\u2019a pas été retouché.Partout ailleurs, les notions nouvelles, qui s\u2019avèrent utiles au diagnostic, ont été insérées en bonne place dans la rédaction primitive.Divisions de l\u2019ouvrage.Généralités (13 pages).\u2014 Processus généraux (77 pages).\u2014 Maladies du tube digestif (131 pages).\u2014 Maladies du foie (69 pages).\u2014 Maladies des reins (42 pages).\u2014 Maladies du cœur (64 pages).\u2014 Maladies du sang et des organes hématopoïétiques (55 pages).\u2014 Maladies du poumon (85 pages).\u2014 Maladies endocriniennes (22 pages).\u2014 Maladies de la peau et des muqueuses (25 pages).\u2014 Maladies du système nerveux (129 pages).Lucien BRULL, professeur de Clinique Médicale à l'Université de Liége.\u2014 Goitre et pathologie thyroïdienne.Un volume de 108 pages, avec diagrammes et tableaux.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1951.+ + L\u2019auteur s\u2019est livré à une longue étude sur ; les dysthyroïdiens qu\u2019il a pu étudier de 1929: à 1948 à la Clinique et à la Policlinique Médicales de l\u2019Université de Liége, l\u2019ensemble représentant 4 134 cas.S\u2019appuyant sur cette riche expérience, il donne dans cet ouvrage les traits les plus caractéristiques des affections thyroïdiennes telles qu\u2019elles se sont présentées à lui dans ces cliniques.Sont analysés l\u2019âge et les conditions d\u2019apparition, l\u2019hérédité, les facteurs prédisposants, l\u2019évolution spontanée ou influencée par les médications, la symptomatologie locale et générale, l\u2019incidence de toxicité, ses modes d\u2019apparition et d\u2019évolution, l\u2019action des principaux traitements utilisés par l\u2019Auteur ces vingt dernières années.Certains aspects particuliers du problème ont été également étudiés: thyroïde et hématopoïèse, thyroïde et appareil circulatoire, ete.Il s\u2019ag:t d\u2019une étude à la fois clinique et statistique: de nombreux tableaux et des diagrammes soutiennent l\u2019exposé.Divisions de l\u2019ouvrage.Introduction.\u2014 L'incidence du goitre en Belgique.Le goitre de la puberté.\u2014 Les goitres toxiques.\u2014 Quelques aspects de la symptomatologie de la thy- L'Union Mcéd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 LIII enraye l\u2019atroce tourment de la démangeaison dans la dermatose prurigineuse, l'eczéma, gee , « .l\u2019urticaire et l\u2019oedeme angioneurotique, la dermatite atopique, l\u2019herbe à la puce, le prurit ano-vulvaire et scrotal, l\u2019irritation cutanée, l\u2019éruption causée par les couches, les piqures d\u2019insectes, le prurigo estival.Remarquez la formule: TOPAMINIC arrête rapidement le tourment de la démangeaison 100 grammes contiennent: qui complique plusieurs affections cutanées \u2014cette préparation apporte un confort immédiat au malade et lui enlève le Chlorhydrate de méthapyrilène .désir intense de gratter ses lésions, ce qui évite le traumatisme (antihistaminique) 2.0gm.et diminue le danger d\u2019une infection secondaire.; ; Calamine préparée ToPAMINIC est une nouvelle amélioration dans le domaine .LC ; ) (protectrice, astringente) 8.0gm.des agents antipruritiques; c\u2019est une créme adoucissante, protectrice, soluble dans l\u2019eau, qui possède des propriétés Benzocaine, (analgésique, anes- analgésiques-antihistaminiques.En raison de cette activité thésique) .1.112; 3.0gm.puissante, TOoPAMINIC est efficace pour enrayer certains types de prurit\u2014on peut l\u2019employer avantageusement dans plusieurs affections communes de la peau d\u2019origines diverses.TOPAMINIC est présentée en tubes de 1 once par Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario.TOPAMINIC Crême analgésique -antihistaminique Métacrésel hexylé (antiseptique)| 0.05 gm.dans un excipient crémeux, adoucissant, soluble dans l'eau. 1154 réo-toxicose: Nutrition, hyperthyroide et coma base- dowien.L\u2019exophtalmie.Goitre soit-disant non toxique et état du cceur.Thyroide et tension.Thyroide et psychisme.Métabolisme de base et hémoglobine.\u2014 Troubles mécaniques spontanés ou provoqués occasionnés par les goitres.\u2014 Myxcedémes.\u2014 Infections, goitres simples et toxiques.\u2014 Thyroide et autres glandes endocrines.\u2014 Thérapeutique des thyréotoxicoses: Traitement du goitre toxique par les rayons X.Les antithyroïdiens de synthèse dans la maladie de Basedow.9 cas de maladie de Basedow traités par l\u2019iode radio-actif.Les indications opératoires dans le traitement des goitres.\u2014 Les actions thérapeutiques de la thyroïdine.\u2014 Conclusions générales.\u2014 Résumé anglais.M.BARIETY, J.PAILLAS et Mlle M.LEVY.\u2014 La trachée et les bronches cartilagineuses.Structure et fonctionnement des dispositifs musculaires et élastiques.Un volume de 238 pages, avec 57 figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1951.Etudiant la pathologie des bronches et des poumons, les Auteurs ont éprouvé la nécessité d\u2019en mieux connaître la texture normale afin de mieux comprendre leurs lésions ou de mieux apprécier leur viciation fonctionnelle.C\u2019est par la conjonction des diverses techniques \u2014 anatomie pathologique, bronchoscopie, etc.\u2014 quils ont poussé leurs investigations et cherché à fournir une réponse à certaines questions controversées.C\u2019est ainsi qu\u2019ils ont pu apporter des faits nouveaux concernant, entre autres, la face postérieure des bronches, la surface interne de leur muqueuse, les muscles bronchiques, les faisceaux élastiques internes, les fibres élastiques du cartilage, la motricité des bronches et la physiologie de la toux.Ils exposent dans ces pages, qu\u2019un souci clinique ultérieur n\u2019a jamais cessé d\u2019inspirer, le résultat de leurs recherches et l\u2019analyse de leurs constatations.Divisions de l\u2019ouvrage lére Partie: Anatomie.1.Anatomie générale de la trachée et des bronches.Disposition générale de l\u2019arbre trachéo-bronchique.Les limites de la paroi membraneuse.La surface inteme des bronches.Les divers éléments de la paroi bronchique.\u2014 2.Anatomie des muscles.Structure des muscles trachéo-bron- chiaues.Les dispositifs musculaires de la trachée.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Les dispositifs musculaires des bronches.Anatomie comparée des muscles trachéo-bronchiques.L\u2019innervation des muscles trachéo-bronchiques.\u2014 3.Anatomie des fibres élastiques.Structure générale des éléments élastiques.Les dispositifs élastiques de la trachée et des bronches.Les variations des dispositifs élastiques de la trachée et des bronches.2ème Partie: Physiologie.1.Etude des mouvements bronchiques.Les mouvements bronchiques provoqués par les organes intrathoraciques.Les mouvements de torsion.Les variations des angles inter- bronchiques.Les déplacements des diverses régions de l\u2019arbre bronchique au cours de la respiration.L\u2019allongement inspiratoire de la trachée et des bronches.Les variations de calibre de la trachée et des bronches.Etude endoscopique de la toux.\u2014 2.Physiologie des muscles trachéo-bronchiques.Aperçus physiologiques sur le muscle lisse.Le rôle des muscles dans les variations de calibre et de longueur des bronches au cours de la respiration.Le tonus permanent des muscles bronchiques.Le problème des contractions actives des muscles bronchiques.\u2014 3.Le fonctionnement des dispositifs élastiques de la trachée et des bronches cartilagineuses.Le fonctionnement des faisceaux élastiques internes.Le fonctionnement des dispositifs élastiques de coaptation.Documents.Documents anatomiques.\u2014 Documents physiologiques.Bibliographie (441 références).\u2014 Index alphabétique des auteurs.\u2014 Index alphabétique des matières.M.ALBEAUX-FERNET, L.BELLOT, P.BRE- ANT, J.DERIBREUX, M.GELINET, Ch.ZERAH.\u2014 L'année endocrinologique.3ème année.Un volume de 168 pages.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1950.Il s\u2019agit, non pas du résumé sec et strict des observations et deg travaux endocrinolo- giques parus dans l\u2019année, mais d\u2019exposés complets de sujets à l\u2019ordre du jour, appuyés sur une bibliographie française et étrangère.Les Auteurs cherchent la clarté et la précision en même temps que la solidité des faits rapportés.Ils s\u2019adressent à la fois aux spécialistes soucieux d\u2019être «à la page», aux étudiants voulant moderniser leurs dossiers et aux praticiens désireux de maintenir leurs moyens de diagnostic et de thérapeutique a la hauteur des récentes découvertes.Divisions de l\u2019ouvrage Surrénales: Action physiologique de l'ACTH et de la cortisone.\u2014 Intérêt pratique du test de Thorn \u20ac, ih i VB TÉ, TE) fl fi à Thot L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 LIV Sulfate de Dihydrostreptomycine premier choix du médecin ET du malade Le Sulfate de Dihydrostreptomycine est parfaitement bien toléré, et il est rarement cause d\u2019irritation au point d\u2019injection.Il est maintenant le plus largement employé de toutes les préparations à la streptomycine.Des études comparatives effectuées par des cliniciens de renom confirment que LE SULFATE DE DIHYDROSTREPTOMYCINE \u2014 est aussi efficace que la streptomycine ?.?.13-15 est moins toxique pour l\u2019appareil vestibulaire \\-!5 diminue au minimum la douleur et l\u2019enflure au point d'injection 619 permet un schème de dosage plus élevé et un traitement prolongé 3.!! .même chez des patients manifestant une réponse allergique à la streptomycine ?.10,11 Des études expérimentales très poussées !6.17 ont démontré que le SULFATE DE DIHYDROSTREPTOMYCINE MERCK \u2014 est beaucoup moins toxique pour le système vestibulaire.\u201cLes pourcentages d\u2019irritation\u201d\u201d furent trouvés 50 pour cent au-dessous de ceux d\u2019autres préparations à la streptomycine.K Le Sulfate de Dihydrostreptomycine Merck est offert en fioles commodes de 1 gm.et 5 gm.MERCK & CO.LiMiTED Fabricants chimistes MONTRÉAL e TORONTO e VALLEYFIELD BIBLIOGRAPHIE 440, (1) Tompsett, R., et McDermott, W., Am.J.Méd.7: 371-381, sept.1949, (2) Tompsett, R., Ann, Otol., mars 1950.(9) Carr, D.T., Hinshaw, H.C, Pfuetze, K.H., et Brown, H.À , Dis.Chest 16: 801- 815, déc.1949.(10) Odell, J.M.Dis.Chest 16: 818, Rhin.& Laryng.57: 181, mars 1948.(3) Sweany, H.C., Dis.Chest 15: 631- 666, juin 1949.(4) Lincoln, 8., Science News Letter 65: 307, 14 mai 1949.(5) Semans, J.H., J.M.A.Georgia 38: 477-480, nov.1949, (6) Domon, C.M., Kilbourne, P.C., et King, E.Q.Amer.Rev.Tuberc, 60: 664, 575, nov.1949.(7) Nagley, M.M., Brit.M.J.1: 248, 28 janv.1950 (correspondance).(8) Committee on Medical Research and Therapy.American Trudeau Society, Am.Rev.Tuberc.61: 436- déc.1949.(11) (Editorial) New England J.Med.240: 736, 5 mai 1949.(12) Keefer, C.S., Ann.Int.Med.35: 582-589, sept.1950.(13) Marsh, D.F., W.a Med.J.45: 280-284, oct.1949.(14) Johnson, H M, Invest.Dermat.15: 61-66, juillet 1950.(15) Hinshaw, H.C., Communication personnelle, (16) Hawkins, JE., Transactions 9th Streptomycin Conference, Veterans Administration, Washington, D.C., 1950: 109.(17) Hawkins, J.E., J.Pharmacol.100: 38, sept.1950. 1156 à PACTH.\u2014 Emploi thérapeutique de 'ACTH et de la cortisone.\u2014 L\u2019hypoglycémie spontanée, manifestation d\u2019insuffisance surrénale fruste.Thyroide: Dysharmonie hypophyso-ovarienne et affections thyroidiennes.\u2014 (Estrogénes de synthèse et hyperthyréose.\u2014 L\u2019iode radioactif (1131) dans les affections thyroidiennes.\u2026 Hypophyse: Hyperthyréose hypophysaire.\u2014 Hy- pothyréose hypophysaire.Gynécomastie: Gynécomasties unilatérales.\u2014 Gynécomasties bilatérales.\u2014 Gynécomasties constitutionnelles.Glandes génitales: Aménorrhées fonctionnelles.\u2014 Traitement hormonal des métrorragies fonctionnelles.\u2014 La /\\5 pregnénolone et la testostérone dans le traitement du rhumatisme.Explorations fonctionnelles: Etude comparée des récepteurs utérin et vaginal par les biopsies cytohor- monales de l\u2019endomètre et les frottis vaginaux.\u2014 Dosage des stéroïdes urinaires.\u2014 L\u2019effondrement des 17 cétostéroïdes urinaires et l\u2019intérêt de l'implantation de testostérone dans la cirrhose bronzée.\u2014 Chromatographie des 17 cétostéroïdes urinaires.\u2014 Anthropométrie dans l\u2019examen endocrinien.Table alphabétique des matières des années 1949 et 1950.Sujets traités dans la première année (1949) Surrénales: Diagnostic de la maladie d\u2019Addison.Hypertension sèche d\u2019origine surrénale et syndrome d\u2019adaptation de Selye.Traitements actuels de la maladie d\u2019Addison.Arthrites au cours de traitements par la désoxycorticostérone.\u2014 Corps thyroïde: Anti- thyroïdiens de synthèse dans le traitement des hy- perthyréoses.Indications actuelles de la chirurgie dans le traitement des hyperthyréoses.Iode radioactif.\u2014 Hypophyse: Le test de l\u2019intolérance à l\u2019insuline.Les nanismes d\u2019origine cérébrale.\u2014 Ovaires: Frottis vaginaux.Œstrogènes de synthèse.Troubles de la ménopause et leur traitement.Traitement des rhumatismes de la ménopause par les cestrogénes de synthèse.Obésités spongieuses féminines.\u2014 Testicules : Hormonothérapie masculine dans la gynécomastie.Arthroses au cours de traitements par la testostérone.\u2014 Seins: Hormonothérapie du cancer du sein par la testostérone.Hormonothérapie du cancer du sein par les œstrogènes de synthèse.\u2014 Parathyroïdes: L\u2019hormone parathyroidienne.Tests d\u2019insuffisance parathyroïdienne.Sujets traités dans la seconde année (1950) Surrénales: Conception physio-pathologique et thérapeutique actuelle de la maladie d\u2019Addison.\u2014 Le test de Thorn: exploration fonctionnelle de la cortico-surrénale par le compte direct des éosinophiles.\u2014 Syndrome de Cushing.\u2014 Emploi thérapeutique d\u2019une hormone surrénale: la cortisone et d\u2019une hormone hypophysaire: la corticotrophine.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Corps thyroïde: Données nouvelles sur la thyréo- trophine.\u2014 Les protéines iodées.Neuro-hypophyse: Maigreurs hypophysaires.\u2014 Les séquelles endocriniennes des méningo-encépha- lites de la base.\u2014 Les gonadotrophines en thérapeutique génitale masculine.; Ovatres: Les facteurs de la menstruation.\u2014 Frottis vaginaux.\u2014 Le diagnostic étiologique des aménorrhées.\u2014 Le diagnostic biologique et chimique de la grossesse.\u2014 Le traitement de la dysménorrhée par les antihistaminiques de synthèse.\u2014 Les œstrogènes de synthèse en thérapeutique générale.\u2014 Le traitement de certains accidents gravidiques par les œstrogènes de synthèse.Testicules: Les 17 cétostéroïdes.\u2014 Individualisation physio-pathologique de certains cas de stérilité masculine.Affections pluri-endocriniennes et para-endocrinien- nes: Investigations étiologiques et traitement de I'hydrolipopexie.\u2014 Conception actuelle des infantilismes.\u2014 Maladie de Paget.Conceptions nouvelles et thérapeutique hormonale.Commission de rédaction: Ch.JAULMES, A.JUDE, J.QUERANGAL DES ESSARTS (des Services de Santé des Armées).\u2014 Pratique du laboratoire: techniques générales \u2014 diagnostics biologiques \u2014 hématologie \u2014 sérologie \u2014 parasitologie et entomologie médicales \u2014 technique anatomo-patholo- gique.Un volume de 700 pages, avec 42 figures et 4 planches, dont une en couleurs.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1951.L\u2019évolution constante des données biologiques demande des méthodes nouvelles et une technique sûre, que le spécialiste du laboratoire doit perfectionner et adapter sans cesse aux demandes du clinicien.Œuvre d\u2019un groupe de chefs de laboratoire et de spécialistes des services de santé des armées particulièrement qualifiés, la Pratique du laboratoire a pour objet précisément de rassembler les pr.ncipales techniques se rapportant aux branches que le sous-titre énumère, et qui constituent le domaine du labo- rateire médical.Cette présentation est restée essentiellement pratique, l\u2019ouvrage devant être un « manuel » de technicien.La forme en est donc condensée ; tableaux, schémas et clefs ont été multipliés pour aider à la recherche.Mais la richesse de la documentation rassemblée. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 HYPERTENSION mi iZMO0OM PARFAITE grâce à Hypotensyl formule: Extrait de gui Extrait de foie Extrait pancréatique l\u2019Hypotensyl détermine une réduction soutenue de la tension artérielle en contraste avec l\u2019effet éphémère du groupe des nitrites.0.075 Gm.Dose: 3 à 6 dragées 0.10 \u201c par jour, de préférence 005\" | une demi-heure avant les repas.ANCLO-FRENCH DRUG CIE LIMITÉE, Montréal 18 LV 1158 qui groupe des connaissances habituellement dispersées dans de nombreux ouvrages, fait de ce manuel un travail original.Dans chaque partie des questions nouvelles ont été étudiées: ainsi un chapitre est consacré aux dosages des antibiotiques; la préparation et l\u2019emploi de milieux de culture récents y sont décrits.Le diagnostic biologique des rickettsioses, des leptospiroses et des maladies à virus est exposé sur un plan pratique.Au chapitre d\u2019hématologie ont été ajoutées les techniques se rapportant à la détermination des groupes sanguins, du facteur rhésus et à la transfusion sanguine.Les diagnostics hormonaux sont exposés dans un chapitre spécial.Les analyses d\u2019eau et les expertises alimentaires sont aussi du ressort des laboratoires d\u2019analyses; les principales techniques qui s\u2019y rapportent sont données en détails.Un chapitre d\u2019entomologie médicale complète la parasitologie, en raison du rôle important joué par les arthropodes dans la transmission des grandes endémies tropicales: paludisme, fièvre jaune, typhus, peste, trypa- nosomoses, filarioses, ete\u2026 Un médecin éloigné d\u2019un institut spécialisé doit être à même de déterminer avec une précision suffisante les REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 insectes, agents de maladies ou porteurs d\u2019infections.Les techniques anatomo-pathologiques ont été choisies parmi celles qui permettent d\u2019obtenir les meilleurs résultats.Les techniques présentées ont fait l\u2019objet d\u2019une sélection rigoureuse, basée sur la facilité d\u2019exécution et la constance des résultats.Divisions de l\u2019ouvrage I.Techniques générales de laboratoire (110 pages) : Généralités.\u2014 Biologie microbienne.Milieux de culture.\u2014 Bactériostatiques, antibiotiques.\u2014 Expérimentation sur les animaux.\u2014 Tables de constantes physiques et chimiques, techniques diverses et recettes utiles.IT.Diagnostics biologiques (202 pages): Généralités sur les prélèvements bactériologiques.\u2014 Expédition de produits pathologiques \u2014 Diagnostics cyto- bactériologiques.\u2014 Les bactériophages.\u2014 Les tests cutanés.\u2014 Diagnostic bactériologique des rickettsioses (typhus) et des leptospiroses.\u2014 Diagnostic des maladies à virus.\u2014 Eléments de diagnostic hormonal.\u2014 Expertises alimentaires.\u2014 Examens biochimiques.INT.Hématologie.Sérologie (179 pages): Hématologie.\u2014 Groupes sanguins.Transfusion.\u2014 Sérologie.IV.Parasitologie.Entomologie (179 pages): Pa- rasitologie.\u2014 Entomologie médicale.\u2014 Malacologie médicale.V.Technique anatomo-pathologique (169 pages).Index alphabétique (30 pages). A varier RES ESRI nants sims ome ~ i L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 LVI Si vous avez diagnostiqué la 12 VCIBILITTEE) Prescrivez D'ABORD < CEP » [SY EOL: IYI CHEMISTRY pour enrayer l\u2019infection et maintenir l\u2019antiseptie urinaire.uand il s\u2019agit d\u2019enrayer l\u2019inflammation pyélitique et de restaurer de façon permanente l\u2019antiseptie urinaire, la MANDELAMINE* s\u2019impose par son action efficace et rapide contre les micro- organismes présents dans la majorité des infections des voies urinaires.L\u2019ampleur du spectre antibactérien et l\u2019absence à peu près totale de réactions fâcheuses en font l\u2019agent thérapeutique par excellence à prescrire aussitôt qu\u2019un diagnostic de pyélite a été formule.Dans certains cas de pyélite simple, l\u2019anti- septie urinaire est souvent rétablie en moins de trois jours, permettant une guérison rapide sans avoir recours à des traitements plus coûteux.La MANDELAMINE n\u2019est positivement contre-indiquée que dans les cas d\u2019insuffisance rénale.Vous trouverez la MANDELAMINE dans toutes les pharmacies d\u2019ordonnances, en flacons de 100, 500 et 1,000 comprimés dragéifiés à dissolution entérique.Sur demande, nous ferons parvenir aux médecins une abondante documentation ainsi que des échantillons pour essais cliniques.NEPERA CHEMICAL CO.INC.MERCK & CO.LiMiTED Distributeurs exclusifs, MONTREAL *MANDELAMINE est la marque de commerce déposée par Nepera Chemical Co., Inc.pour sa marque de Hexydaline (mandélate de méthénamine) : L'Union Méd.Canada LVII Tome 80 \u2014 sept.1951 FORMAT POUR ENFANTS ASPIRIN MARQUE DÉPOSÉE AU CANADA Ces comprimés d\u2019Aspirin Format Spécial pour Enfants permettent aux mamans de donner les doses que vous prescrivez.Le format pour enfants est présenté en comprimés bisséqués de 2% grains que l\u2019on casse facilement pour donner des doses de 14 grain.Le comprimé se désagrège rapidement pour se mélanger avec le véhicule que le médecin recommande pour l\u2019administrer.(D 2/2 grs.14 grs._ D 4 THE BAYER COMPANY LIMITED, 1019 ELLIOTT STREET W.WINDSOR, ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 LVIII Dans tous les cas de constipation fonctionnelle, I\u2019AGAROL* \u201cWARNER\u201d, un agent dont l\u2019action est douce, est en mesure de procurer un péristaltisme prompt et suffisant, suivi d\u2019une reprise d\u2019activité intestinale physiologique normale.pour la constipation L\u2019AGAROL* fournit trois facteurs essentiels pour la constipation aiguë ou chronique \u2014 une lubrification, une légère stimulation péristaltique et une masse non absorbable.Avec AGAROL#, il n\u2019y a ni effort, ni colique, ni suintement anal.Efficace, de goût agréable, se mélangeant bien aux aliments solides ou liquides, l\u2019'AGAROL* constitue un laxatif idéal pour jeunes et vieux.L\u2019AGAROL* \u201cWARNER\u201d s\u2019obtient en bouteilles de 6, 10 et 16 onces liquides.William R.WARNER & Co., Ltd.Toronto, Ontario *Nom déposé.=N \"efficace / 2° doux correctif Un demi-siècle d\u2019efforts soutenus a donné plusieurs produits Bauer & Black, qui ont diminué les malaises de l\u2019humanité et hâté leur guérison, en offrant une protection plus grande.Ces produits Bauer & Black sont les résultats d\u2019une attention consciencieuse consacrée aux \u201cRECHERCHES\u201d et au \u201cDEVELOPPEMENT\u201d en regard du produit, les principes mêmes de la Compagnie.Cette devise nous a conduit vers un progrès constant en développant une technique | minutieuse qui permet de présenter des produits spécialisés destinés à des besoins spéciaux de l\u2019humanité.UN EFFORT POUR ATTEINDRE ; UN NOUVEAU DEGRÉ D\u2019EXCELLENCE LE DIACHYLON CURITY possède à la fois la souplesse et une force de tension considérable.!! 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Phénacétine 128.0 mg.(2 gr) Une nouvelle formule pour soulager les symp- Caféine 32.0 me.(14 gr.) tômes du rhume ordinaire et prévenir ses DR complications.LA PENEDRINE NE SERA Les Laboratoires Bristol offrent à 1 fessi ç es Laboratoires Bristol offrent à la professi DISPENSÉE QUE SUR PE aie médicale, pour la première fois, un produit unique réunissant dans une seule dose un anti- VOTRE ORDONNANCE *citrate dihydrogène de N, N- histaminique, une préparation acide acétyl- Diméthyl-2-(a-phényl-o-toloxy) salicylique-phénacétine-caféine et de la péni- -éthylamine.cilline.BRISTOL LABORATORIES OF CANADA LIMITED 286 OUEST, RUE ST-PAUL, MONTRÉAL, CANADA LXI L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 ANTACID LazaTIvg X=) ~~ © pus Lr] Depuis plus de 75 ans, le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est accepté d\u2019une façon générale par le corps médical comme agent thérapeutique standard pour soulager la constipation et l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac.| Comme laxatif\u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u2019, quoique très efficace, est doux et sans danger pour les adultes et les enfants.i Comme antiacide\u2014 Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 soulage rapidement et efficacement.Ne contient pas de carbonates; pour cette raison, il n\u2019occasionne pas de malaises dus a la flatulence.Laxatif: 2 à 4 cuillerées à soupe Antiacide: 1 à 4 cuillerées à thé.ou 1 à 4 tablettes DOSE: LAIT DE MAGNESIE Préparé exclusivement par THE CHAS.H.PHILLIPS CO.DIVISION, 1019 Elliott Street, West, Windsor, Ont.of Sterling Drug Inc. I.Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 LXII Ethers éthylique et butylique de l'acide paraaminoben- zoïque \u2014 résorcine \u2014 oxyquinoléine \u2014 oxyde de zinc.ANESTHESIE SUPERFICIELLE par simple contact Laboratoire P.Baude 72, rue Saint-Dominique, Paris .PRURITS, engelures, gercures, crevasses, brûlures, ECZEMAS, hémorroides, ulcères variqueux, escarres, ° crevasses du sein, dermites infantiles Agents au Canada: Anesthésiques insolubles et non toxiques - cessation immé- LABORATOIRES JEAN OLIVE diate de la douleur sur les tissus lésés et toutes muqueuses 200, rue Vallée, \u2014 Montréal Autres formes: SOLUTION HUILEUSE 59, \u2014OVULES\u2014SUPPOSITOIRES 3 nécessités de la lutte contre l\u2019agent infectieux: LABORATOIRES R.SAVOIRE 1) Entraver son développement.Vendôme (France).2) Réaliser l\u2019antisepsie intestinale, hépatique, rénale.3) Provoquer une diurèse, une chasse expulsive.ANTISEPSIE INTESTINALE, HÉPATIQUE, URINAIRE.PYOCOLINE 6 à 10 COMPRIMÉS GLUTINISÉS PAR JOUR.3 composants de PYOCOLINE, correspondant point par point: 1) Chlorure d\u2019ammonium c.p.0.25 gm.Canada : 2) Chlorhydrate LABORATOIRES JEAN OLIVE, d\u2019orthoxyquinoléine 0.05 gm.200, rue \u201callée, Montréal.3) Hydrate de Terpine .0.03 gm.Pour 1 comprimé EXIF L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 le problème consistait.À OBTENIR UN ANALGÉSIQUE NEUTRE ET SOLUBLE SOUS FORME DE COMPRIMÉ L\u2019acetylsalicylate de calcium offre, en thérapeutique, des avantages que la littérature médicale a maintes fois soulignés.Substance acide et peu soluble, l\u2019acide acétylsalicylique est susceptible d\u2019irriter la muqueuse gastrique.L\u2019acétylsalicylate de calcium pur, au contraire, est très soluble et classé comme sel neutre, mais c\u2019est un composé instable, et la science pharmacologique a longtemps recherché le moyen de le présenter sous la forme d\u2019une préparation pure, stable et agréable au goût.Le DISPRIN a enfin résolu le problème qui consistait à donner à l\u2019acétylsalicylate de calcium la forme d\u2019un composé stable et d\u2019une saveur agréable.soluble, agréable au goût, Le DISPRIN possède toutes les précieuses qualités de l\u2019acide acétylsalicylique: propriétés analgésiques, antipyrétiques et an- tirhumatismales.De plus, comme il est soluble, il s\u2019absorbe plus vite et son action thérapeutique est par conséquent plus rapide.Le DISPRIN offre donc à la fois les avantages de l\u2019acide acétylsalicylique et de l\u2019acétylsalicylate de calcium, sans présenter les inconvénients qui limitaient auparavant l\u2019utilité de ces deux préparations.En mettant du DISPRIN dans l\u2019eau on obtient aussitôt une solution remarquablement neutre, stable et agréable au goût.TAB RCL 3 Pour fins de prescription Disprin s\u2019obtient en comprimés sans identification auxquels on a donné le nom de TAB RCL 3.Il s\u2019obtient en format spécial contenant 100 comprimés, en conditionnement hermétique afin de leur garder toutes leurs propriétés thérapeutiques.\u2014 Il est en vente dans toutes les pharmacies.franchement neutre acétylsalicylate de calcium Reckitt & Colman (Canada) Limited, Division des produits pharmaceutiques, Montréal L'Union Méd.Canada LXIV SÉDATIF DU VAGUE SYNERGIE DES DOSES THÉRAPEUTIQUES FAIBLES O EXTRAIT JUSQUIAME EXTRAIT VALÉRIANE ! = OXYDE DE ZINC : BARBITAL | = O- GR.017 Petits nerveux, pseudo-cardioques 1 comprimé, matin, midi et soir Troubles du sommeil 1, à 2, en plus, au coucher oh roof © oO 7 LABORATOIRES BRÉANT, PARIS - LABORATOIRES J.OLIVE 200 RUE VALLÉE .MONTRÉAL Vos atzonhayes, Vos dyspen Tignes, es petits hepa l'éques Seront heureux \u2026 3: Vows Lux frescuv NORMOGASTRYL Médication alcalino-sédative des gastro-hépatiques fonctionnels Littérature et échantillons sur demande e Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE 200, rue Vallée = Montréal 8 L'Union Méd.Canada LXV Tome 80 \u2014 sept.1951 MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE @ RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PREVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX\" \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de securité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) \u2014_\u2014\u2014\u2014_m\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 LXVI UNION DE PHARMACOLOGIE SCIENTIFIQUE APPLIQUEE, 1 Bis, rue LAULANIÉ - AGEN - (Lot-et-Garonne) FRANCE.Artichaut.000 000 O8000000 Ictère.Boldo.00000000 OU OO O Atonie vésiculaire.Combretum.OOO OOOO 5 a o oO Q ol is a 4, Colites.Polypode.00 0000000 L D D Insuffisance hépatique.Orthosiphon.CD CO DO O00 OO OO O es gouttes D DOO OO Insuffisance rénale.Adonis.J OOO OOOO DO OU D Urée sanguine (excès).Peptone.01 0) OO OO OJ O O Albuminurie digestive.Chlorure de Magnésium.[] O0 O000D Anorexie.stimulent les fonctions Népatiques et Rénales e © AGENT DE DÉSENSIBILISATION D'ACTION DOUCE 30 à 50 gouttes, 2 ou 2 à 5 gouttes par année 3 fois par jour, au début ET PROGRESSIVE d'âge, 2 ou 3 fois par des repas.© ® Jour.ADULTES ENFANTS AGENTS AU CANADA : LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, RUE VALLEE, MONTREAL.AMPOULES BUVABLES KHEMO ANTINÉMORRAGIQUE | HÉMORRAGIES INTERNES, EXTERNES et POST-OPÉRATOIRES e PECTINE-GÉLATINEe CALCIUM © VITAMINE \u201cK\u2019\u2019 o APPLICATION ORALE ou LOCALE LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200 RUE \u2018VALLÉE, MONTRÉAL LXVII L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 en étalage au congrès de l\u2019A.M.L.F.C.Kiosque 12 Supports Spencer individuellement dessinés, taillés et faits pour chaque malade Vous êtes cordialement invité au Kiosque 12 pour voir l\u2019étalage des Supports Spencer \u2014 dessinés individuellement pour hommes, femmes et enfants pour tous les troubles de l\u2019abdomen, du dos et des seins où un support est indiqué.L\u2019étalage comprendra les modèles et caractéristiques suivants: support dorsal avec baleines rigides amovibles et bretelles à pivot; supports abdominaux avec le Coussin Abdominal à Ressort Spencer (en instance de brevet) \u2014 un releveur viscéral à ressort dont la valeur clinique est prouvée; modèles de soutien-gorge très employés dans le traitement préventif et le traitement curatif \u2014 ainsi qu\u2019à la suite de mastectomie, thoracoplastie et autres interventions chirurgicales dans le sein et le thorax; et des modèles de supports pour enfants.La démonstration de l\u2019efficacité du Spencer sera présentée dans une série d\u2019illustrations photographiques des malades \u201cavant\u201d et \u201caprès\u201d l\u2019application des Supports Spencer.SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD., ) Rock Island, P.Q.) 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LXXV L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.195] 7 vote tt La Librairie Beauchemin Limilée imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MEDECINS, ANNONCEURS et LECTEURS } at tote pan OTF (AAA SAN de cette revue pour tous à travaux d'impression et de : reliure.@ Son outillage le plus perfectionné, @ Son personnel des plus avisés, Sont garantie de qualité, © A des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIERE SATISFACTION.LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITEE .LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS \u201d Imprimeurs - Relieurss - Papetiers en gros i 426-430, rue ST-GABRIEL, MONTRÉAL Tél.: LAncaster 4236 1\u201d \" Je 4 |= LG Supérieure pour le soin de la peau des bébés.LOTION JOHNSON POUR BÉBÉS Ce produit a été soigneusement mis à l\u2019épreuve pendant deux ans dans un hôpital connu, sur des centaines de nourrissons.Cette Lotion Johnson offre une méthode supérieure et plus sûre pour enrayer ou empêcher l\u2019'irritation de l\u2019épiderme chez les bébés.Les résultats de ce traitement si simple, avec cette lotion onctueuse, blanche et antiseptique, indiquent que celle-ci est très efficace pour aider « 2 * « qe .à éviter la fièvre miliaire ou en diminuer le nombre de cas.Des globu:es d\u2019huile de l'ordre du micron (1000x) apparaissent dans une pellicule discontinue de Lotion Johnson pour Bébés.Lotion Johnson pour Débés est une émulsion homo- tomicrographie) est laissée sur l\u2019épiderme de l\u2019enfant.die d\u2019huile minérale pure et d\u2019eau, avec addition d\u2019un Ceci permet à la sueur de se dégager et à la chaleur diiseptique bénin (hydroxy quinoline).Après l\u2019éva- de s'échapper normalement par rayonnement, donc ation de l\u2019eau, une pellicule discontinue (voir la pho- danger moindre d\u2019irritation cutanée.GRATIS! 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XO À 100 nic M gere en © de Yo x OP (et WO tac pes SE dep né ni atoS Ac qu ue et ces no 1 de?ent ec \\O co ces ns À urs a end yes: Le ant mn Ale acne ne: a\\ gw yen?fc GE s WI urd ny où | oo\u201d Xe a ao \\eS \u2018 A yo en Ch els 5 gua hs g OÙ gons yo TO co oftret™: nd BW n° ant ae \\es ain où où de Xe cle Mme 1en® 1P sC Moi c C anc gO sg \\@ mt + 1S Xe \\es OV cop.0 root ant us © mS 00% S ave out a end .ux 1° pet Let?a oP 1 .ost © wd cne n no y GS nS e eS gsu$ fie yes 5° de® pit y O Ao) seux sO s 8 AS 083 ' cv nes ure ent .dere 1e vie sic pot gn® 10 © Ven Alc AL nd pet\u201d fortis pot move Jo av xce ka LL Elect cal UT) inate SA 7 I.F.Hartz Co., Limited Fisher and Burpe, Limited e e Toronto Montréal Halifax Winnipeg ° Vancouver © Edmonton Casgrain & Charbonneau, Limitée Cloutier & Cloutier Co.Montréal e e Ottawa Québec Montréal LXXIX Pensez-y\u2014était-ce à sept mois, à neuf mois?Peut-être était-ce même plus tard, si votre enfant est né avant que l\u2019on puisse se procurer des viandes spécialement préparées pour bébés.Comparez-le avec l\u2019âge auquel vous com- A : 2 2 mencez à donner de la viande aux bébés que vous soignez.Il est très probable que c\u2019est à trois ou quatre mois*.(Ou peut-être êtes-vous l\u2019un des médécins qui recommandez la viande à deux semaines.) L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Ce changement s\u2019est effectué en moins de cinq ans.Cela a commencé quand Swift a préparé pour la première fois des viandes aussi faciles à préparer et économiques à servir que n\u2019importe quels aliments spécialement préparés pour bébés.Aucun autre genre d\u2019aliments pour bébés ne fournit plus de protéines complètes, de vitamines B et de fer dont bébé a besoin tous les jours.Et quand vous recommandez les Viandes Swifts pour Bébés, vous recommandez un produit de qualité protégé, soutenu par la marque la plus connue en fait de viandes.* Au cours d'une enquête faite récemment parmi les mamans qui donnent de la viande à leurs Bébés, 47.4% dirent que leurs médecins l'avaient recommandée à quatre mois ou plus tôt.N& Toutes les déclarations concernant l'alimentation (Tell.qui sont contenues dans celle annonce ont l'ap- en): probation du Comité des Aliments et de la Nutrition \u201cCamas\u201d de l'Association Médicale Américaine.Des études cliniques indiquent les avantages de l\u2019alimentation carnée précoce ENFANTS PREMATURES: Dans certains cas, des Viandes Swift\u2019s pour Bébés furent données une semaine après la naissance.Les éléments nutritifs de la viande étaient bien tolérés, bien utilisés On remarqua également une rétention significative de fer: Université de Rochester.À SIX SEMAINES: Une augmentation de 25% des protéines absorbées due à l\u2019addition de Viandes Swift\u2019s pour Bébés à la formule, augmenta la teneur >) SWIFT.prépare, ou Canada, les seules viandes (00% pour Bébés en hémoglobine du sang et la formation de globules rouges: Leverton et Clark, \u201cMeat in the Diet of Young Infants\u201d F.A.M.A.134 (Août) 1947.DANS LE CAS D'ALLERGIE: Une formule de Viandes Swifts pour Bébés enrichie de calcium et de phosphore offre un succédané efficace du lait pour les bébés qui sont allergiques aux protéines du lait: \u201c Nutritive Value of Mineral-Enriched Meat and Milk,\u201d McQuarrie et Ziegler, Pediatrics, Vol.5, No 2 (Février) 1950.Ja première marque en fait de viandes .mum filisez au maxim IMPORTANT Les services de nos dessi- gratuitement.| nateurs vous sont offerts Chez Castle, ce département a été congu pour aider le personnel hospitalier, le consultant et l'architecte dans tout projet concernant la stérilisation ou l'éclairage en chirurgie.REE TORONTO WINNIPEG A IC A VANCOUVER l'ESPACE DISPONIBLE Depuis des années, nos dessinateurs experts ont eu souvent le privilège de collaborer avec les hôpitaux dans le but d'utiliser à son maximum l\u2019espace disponible, à mesure qu'augmentait le besoin d'appareils plus nombreux et plus élaborés.Quel que fit le besoin de l'hôpital : chambre de stérilisation, chambre de stérilisation du lait, laboratoire scientifique, service central de stérilisation, etc, le savoir-faire de Castle a souvent contribué à trouver une solution pratique et économique.Nous sommes à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire.WILMOT CASTLE 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A.13,041 u.l 300 261 Thiamine.0.014 mag.2 2 Riboflavine.0.014 mg.1 1 Niacine.0.28 mag.4 3 Vitamine C.1.4 mo.5 5 *L tasse (70 grammes) {Tableau des Valeurs Nutritives Recommandées peur emploi au Canada.Division de la Nutrition, Ministère de la Santé Nationale et du Bien-Etre Social.{Pourcentage basé sur la ration nécessaire pour le maintien de la santé, Prototype Diététique Canadien (a) d\u2019une femme de 120 livres modérément active, (b) d\u2019un homme de 160 livres modérément actif.AMERICAN CAN COMPANY KENTVILLE + MONTREAL * TORONTO ee HAMILTON © WINNIPEG e VANCOUVER LXXXIII L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 pour toutes les anémies communes.B1», Acide Folique, Fer et Vitamine C \u2014dans une seule capsule Rubraférate fournit dans une seule capsule quatre facteurs très importants pour la reconstitution du sang.Il constitue donc une thérapie spécifique pour toutes les anémies communes.La Vitamine B» et l\u2019acide folique sont nécessaires pour la maturation du mégaloblaste normal .le fer et la vitamine C le sont au stage du normoblaste.En Rubraférate, vous trouvez un agent qui fournit les éléments nutritifs et les stimulants correspondant à toute l\u2019échelle de la production des globules rouges du sang.\u2018\u201cRubraférate\u201d\u2019 est une marque déposée de E.R.Squibb & Sons Chaque capsule de Rubraférate contient: Vitamine B1» 4.17 microgrammes Acide folique 0.28 milligramme Sulfate ferreux déshydraté 130 milligrammes Acide ascorbique 50 milligrammes Flacons de 25, 100 et 1000 Squibb Bi, Acide Folique, Fer et C E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA, LIMITED 2245 RUE VIAU, MONTREAL SQU IBB FABRICANTS DE PRODUITS CHIMIQUES POUR LA PROFESSION MÉDICALE DEPUIS 1858 LXXXIV Tome 80 \u2014 sept.1951 L'Union Méd.Canada \u2018 PTI 2 ax jour.de ation appro- °vralgique une séd mevra Optalidon est un ant L ésulte d Esu ite r Son efficac QO \u2014 go = V4 LU un \u2014 QQ gn © 5 £.5 SE \u2014 op + © x 2 cs > OC.LO = 2 4 v= = E 57 Vo B 2 & D > 9 \u201d v = 3 9 \"0 TRE v 0.8 UV 3 Tw J O00 © \u2019 r 6 dragées.Maximum par jou \u20aces.r Dose moyenne 2 drag n demandez chez.eno En stock chez votre pharmac SANDOZ .wnacenlocali LH, # 391 OUEST, RUE ST-JAacQUES, MONTRÉAL, P.Q. LXXXV L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 Le dernier perfectionnement de la formule Méglin, réalisé par sa combinaison avec l\u2019inositohexaphosphate de Calcium et Magnésium Hypnotique, Sédatif et, en plus, Tonique de la cellule nerveuse, grâce à l\u2019addition de l\u2019inositohexaphosphate de Calcium et Magnésium.Sédation et sommeil réparateur procurés par la formule suivante: Oxyde de Zinc \u2014 Extraits de Belladone, de Crataegus, de Gelsémium, de Lobélie, de Valériane, d\u2019Hyoscyamus, du mé- thylphénobarbital: 16 mg.par comprimé; et de l\u2019inositohexa- phosphate de Calcium et Magnésium: (32 mg.).Telle est la formule du NEUREX, Création des Laboratoires asqyain & harbonneau OTTAWA MONTRÉAL QUÉBEC Echantillons à Messieurs les Médecins, sur demande.Les médecins sont cordialement invités à venir consulter et feuilleter les nombreux nouveaux ouvrages de médecine, qui sont envoyés chaque mois au secrétariat du Journal.On pourra prendre connaissance de ces volumes à: 326 est, boul.Saint-Joseph \u2014 9 heures a.m.à 5 heures p.m.reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .+ COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014_\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.Littérature sur demande.AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL rr L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 sept.1951 LXXXVI CHANGEMENT D\u2019ADRESSE Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.Les médecins sont cordialement invités à venir consulter et feuilleter les nombreux nouveaux ouvrages de médecine, qui sont envoyés chaque mois au secrétariat du Journal.On pourra prendre connaissance de ces volumes à: 326 est, boul.Saint-Jo- seph \u2014 9 heures a.m.à 5 heures p.m.STANDARD PHARMACEUTICAL CO.NETS-DISPERT INC.,* 1123 Broadway, New York Dans les troubles intestinaux NUCARPON® Chaque comprimé contient: Extrait de rhubarbe, séné, soufre précipité, huile de menthe poivrée, huile de fenouil, dans un excipient de charbon de saule suractivé.- A Re à Ac nu Ariane Pour préparer la Solution de de valêr XIV .Burow U.S.P.A contient: \u2026 d'obtenir UM PANSEMENT HUMIDE, va V ALE obé de chocolat.rent divisé atin d'o I employer A : rimé, en 0.05 gm- \u2018 CALMAN PRESTO-BORO® Ci haque compl.élevée}.2 et Sulfate d'alumini Cie concentration té.EUR NON -DÉPRIMANT bles émotifs e (unie de calcium) \u2018 maximum d'ettic aol SANS 0D \u2019 les cas de tre ue et gastro\u201d POUDRE EN ENVELOPPES SA SÉDATIF SANS Corr est indiqué des re névrose cardio © Po anime 2% -D © d epre \u2019 \\ insom .actions, inflammations, Li RIANETS rete at de nstruel, més. 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