L'union médicale du Canada, 1 novembre 1951, Novembre
[" Tome 80 \u2014 Numéro 11 MONTRÉAL, NOVEMBRE 1951 NA ASSOCIATION & Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT: 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.] 9 OT /95/ matgue pour ROUGIER FRERES LE 50éme ANNIVERSAIRE D\u2019EFFORTS CONSTANTS pout mettre A LA DISPOSITION DU CORPS MEDICAL DES SPECIALITES PHARMACEUTIQUES Spécialités de prescription médicale 19 5 ] DE LA PLUS HAUTE QU ALITE 350, RUE LE MOYNE, MONTREAL, 1 les chercheurs des laboratoires Rhône-Poulenc de France qui avaient décôuvert le DIPARCOL viennent de mettre au point un nouvel anti-parkinsonien de synthèse dont les propriétés parasympatholytiques (gangliop'égiques) s'avèrent encore plus nettes: le PARSIDOL.le PARSIDOL (3356 RP.) \u2014 chlorhydrate de (diéthylamino 2'-méthyl 2) éthyl 1\u2019 N-dibenzoparathiazine \u2014 possède en outre une action sympatholytique, spasmolytique et anti-acétylcholinique.le PARSIDOL est indiqué dans le traitement symptomatique de la maladie de Parkinson post-encéphalitique et sénile et ses divers symptômes; il agit particulièrement sur la rigidité de fixation et le tremblement.le PARSIDOL s\u2019administre par voie buccale à *dose variable, selon les sujets et le degré d'intensité de la maladie.On peut le donner en alternance ou en association avec le DIPARCOL.COMPRIMÉS à 10 et a 50 mg.Littérature et échantillons sur demande Poulenc Limitée MONTRÉAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 SI vous avez diagnostiqué là CIEL TE Prescrivez DPABIORID LIV] TR CHEMISTRY 2) ~ MUTT v83WY \u201cATioN pour enrayer l\u2019infection et maintenir l\u2019antiseptie urinaire.uand il s\u2019agit d\u2019enrayer l\u2019inflammation pyélitique et de restaurer de façon permanente l\u2019antiseptie urinaire, la MANDELAMINE* s\u2019impose par son action efficace et rapide contre les micro- organismes présents dans la majorité des infections des voies urinaires.L\u2019ampleur du spectre antibactérien et l\u2019absence à peu près totale de réactions fâcheuses en font l\u2019agent thérapeutique par excellence à prescrire aussitôt qu\u2019un diagnostic de pyélite a été formulé.Dans certains cas de pyélite simple, l\u2019anti- septie urinaire est souvent rétablie en moins de trois jours, permettant une guérison rapide sans avoir recours à des traitements plus coûteux.La MANDELAMINE n\u2019est positivement contre-indiquée que dans les cas d\u2019insuffisance rénale.Vous trouverez la MANDELAMINE dans toutes les pharmacies d\u2019ordonnances, en flacons de 100, 500 et 1,000 comprimés dragéifiés à dissolution entérique.Sur demande, nous ferons parvenir aux médecins une abondante documentation ainsi que des échantillons pour essais cliniques.ein GH NEPERA CHEMICAL CO.INC, MERCK & CO.LiMmITED Distributeurs exclusifs, MONTRÉAL *MANDELAMINE est la marque de commerce déposée par Nepera Chemical Co.Inc \u2019 pour sa marque de Hexydaline (mandélate de méthénamine) : SOMMAIRE e Roger DUFRESNE In Memoriam .1200010 00 Lea ae a LL LA A Aa LL LR 1267 BULLETIN Roma AMYOT Le projet d'assurance-maladie .ea aa aa 1269 H.TRUDEL Eloges Mmérités .oii iit eee 1273 : e © e Toku Ro FUKUDA L'hypertension par le sel chez les lapins et ses relations avec la glande C151 y «1 + | RAA 1278 S.LAUZÉ Le carcinoïde du tube digestif .2020002 000 sas a aan 1282 INDICATIONS : ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Goutte Diabète arthritique VICHY CELESTINS Une bouteille par jour, soit: un verre à jeun, un verre à chaque repas et un verre le soir.EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS , (|| MALADIES DES VOIES URINAIRES Gravelle urique et phosphatique Albuminurie des goutteux et des graveleux Cystites \u2014 Néphrites Artério-sclérose au début Une bouteille par jour comme ci-dessus.Une demi-bouteille par jour, soit: Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Montréal ee, L\u2019Union Méd.Canada Il Tome 80 \u2014 nov.1951 toi Mai sites 2d fase | Toniques stimulants reconstituants Surmenage Convalescences Manque d\u2019appétit Etats de dépression organique Amaigrissement Prétuberculose Neurasthénie ELIXIRS\u2014en flacons de 6 et 80 onces liquides.DOSES\u2014Adultes: 2 cuillerées à thé à chaque repas.Enfants: selon âge.| SMITH KLINE & FRENCH INTER-AMERICAN CORPORATION, Montréal 9 *Marques Déposées au Can.Pat.Off. SOMMAIRE (Suite) Jules PRÉVOST et André MACKAY Diagnostic précoce des tumeurs pulmonaires .1240 REVUE GENERALE C.-A.GAUTHIER et Claude BELANGER Du pronostic immédiat et éloigné des convulsions de l'enfance .1295 Maurice GERVAIS La médication anticoagulante .20202020000 000 een aa aan 130! Paul BOURGEOIS Ce que le praticien doit retenir de l'urologie en pédiatrie .1307 Philippe LAGASSÉ Contribution à l'étude du cancer de lavessie .co.1309 EDITORIAL Paul LETONDAL Sur la classification et le traitement des mégacolons == = 1314 Pour les cas ou le régime alimentaire habituel renferme suffisamment de vitamine A et de vitamines du groupe B: \u201cOSTOFORTE\u201d (S.E.C.No 651 \u201cFROSST\u201d) Chaque capsule contient 50,000 unités int.de vitamine D.IMPORTANT: Le Composé d\u2019Ostoforte et I'Ostoforte ne doivent pas être donnés aux sujets dont le rein ne fonctionne pas normalement, ni (à doses répétées) aux enfants.FORMULE Dans la dose quo- Dans chaque tidienne moyenne capsule (4 capsules) Vitamine D .+000000000 50,000 unités int.200,000 unités int.Vitamine À -.+++1000e0eu000 1,666 unités int.6,664 unités int.Vitamine B, (chlorhydrate de thiamine) .0.67 mg.2.67 mg.Riboflavine (vitamine Bs) .1.00 mg.4.00 mg.Niacinamide .6.67 mg.26.67 mg.Vitamine C (acide ascorbique) .15.00 mg.60.00 mg.PRESENTATION: Boites de 50 et 100 capsules (pour ordonnances).DOSE: Jusqu'à concurrence de six capsules par jour.Posologie complète à la demande des intéressés.Charles &.Frost &@.MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 combinaison de tous les facteurs lipotropes éprouvés cliniquement et officiellement reconnus.1941 L'action de l'Inositol pour accélérer l'élimination du cholestérol est établie et sa valeur reconnue dans la prévention de l'infiltration graisseuse du foie.Gavin et McHenry, J.Biol.Chem., 139, 485, 1941.Eddy & Dalldorf (The Avitaminoses, Williams & Williams, Baltimore 1944), 1946 L'action lipotrope de la Cystine est démontrée et plus particulièrement en association.A.J.Beams, J.A.M.A., 130:190, Jan.26, 1946.1947 La Choline est officiellement inscrite dans le N.N.R.comme agent lipotrope.J.A.M.À.135:16, 1073, Dec.30, 1947.1948 La Méthionine est officiellement reconnue pour son activité ] 1 lipotrope.J.A.M.A., 139:6 430, Oct.6, 1948.Les expériences poursuivies en ce moment par Golfman et ses associés ont déjà apporté une contribution intéressante sur le sujet de l\u2019hypercholestérolémie.Ces travaux semblent devoir vérifier l'hypothèse qu'une combinaison de facteurs lipotropes avec une quantité suffisante des facteurs essentiels du Complexe vitaminique B constituerait un traitement de choix.Lipotrope représente la plus haute concentration et l'association la plus complète de tous ces facteurs connus.Echantillon et documentation sur demande.Flacons de 50 et 250 capsules ou comprimés.1951 marque pour Rougier Frères le cinquantième anniversaire d'efforts constants pour mettre à la disposition du Corps Médical des specialités pharmaceutiques de la plus haute qualité.£3 ry SOMMAIRE (Suite) HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Ad.GROULX La semaine nationale d'immunisation .1317 G.CHAREST Vaccination contre la variole, immunisation contre la diphtérie, la coqueluche, et le tétanos, conseils aux parents .1319 Lucien DUBREUIL Le diabète vu par un hygiéniste .0.1322 Pourquoi nos enfants doivent jouer .1324 VARIETES En devoir \u2014 L'union ouvrière et la profession médicale .1326 Professeur A.LEMIERRE Réflexions sur la médecine interne .co i.1329 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Gaétan JARRY Silicose .111LLLL LL LL LL LA LA 1333 Roma AMYOT Extraits de journaux .\u2026.12020200Laa a Le a LL ALL 1334 BN ALY SES .LA Le A AAA aa AAA La ALL 1338 MÉDECINE La faillite des antihistaminiques pour la prévention ou la cure du rhume simple ou des maladies respiratoires (1338).L'auréomycine dans le traitement du rhume simple (1338).La terramycine dans le traitement de la pneumonie primaire atypique et pneumococcique (1388).Les antiacides et I'auréomycine (1338).Décès après ponction sternale: observations de 2 cas (1339).Agranulocytose fatale au cours du traitement d\u2019un goître toxique par le propyl-thiouracil (1339).CARDIOLOGIE Atrésie tricuspidienne d'origine congénitale (1340).Le traitement de I'épilepsie psychomotrice (1340).ANESTHÉSIE Un plaidoyer en faveur de 1\u2019 \u201cArt de l'anesthesie\u2019 (1341).SO CIE ES ooo eee eee aa nana aa 1343 Réunion scientifique du bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 31 mai 1951 (1343).1 Xe) (0) Ke, | AAA eee 1348 NOUVELLES RSS ees 1349 REVUE DES LIVRES .212 222 Lana nana aa ane na nana nana 0 1358 \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1882 .1362 NOUVELLES THÉRAPEUTIQUES .22222 Lea ana ana anne 1366 ;, TH.WD EF ee mm mmr ar == Ieee pegy s£2E 4) |389 22.333 22.577 92777 =» 233 25988 2583 22303 \u20ac| (32° \u2014 - -\u2014 = \u2014 =\" êsras É108S Désfes 5) 1257 7% aN Z%a ll - uw ao = 2 5 a z Sons.= SON 38 > a°2 > 9 05 8N =» SON x9m9°#5°5 A 83% 8 \"po.3 : UP.\u20ac : 3°: 20N7= 6e = : 0: : 91\u20ac! 0: PN 0:95: 2159 2 - 9.: A >.Ar 1 211106: 8° US 2° 1175 \u201cau O : 8: : Heal z» : &.: ZZ 3 o=3 an :2:11 50: 2: :: 60:82:11 ep 2 /Fa M .@®.= 0% =.\u2014- 0 Zed 2 = : 11126 111 NE 11 SE |S/298 FE uô (1122 2: gS |FIFES DE .= OO Ogi : .rm a me >> sas \"122 298 35 £ o 3 SLID NNN ooo 2 9o== 0 > 3 RZ 000 Ÿ 232) [ESS OED N 000 ao 000 Lu 333 à CA 98 - mm o ms mn o a à à py aC mm3=\u2014-d e 775 8 88% 8% IT 8%) (8622087 8 RXR 8 NNW 8 === à 922727 85 cags sc sse 5 252 2 as A~-2C 2 8 22m - mh o = Saw - m| 8, mai» va 0 Tao Nas Z|) Ze » = 0 ® = oe = = oo r= ce 9 3-0 ® > 3° PE.O 2 9 Va a = => à y = Cr © O| 2s mZ3F z ° cmyr TO ao FSTY Sg doar = ® \u201d> \u201c 3, - 8 3 m v =3 \u20acT 3 @ >a - Sa Saaz m| \u2014_ © oO w Pe oo > c > 0\u2014=2 c= ° > gov =o D ze o 38 sy M = 2 = 2-3 83 = 2 au 3V o c 2 , LS ® - = eo mes ® 2 e \u20ac 3.& 20 0 3 et @ = 3238 A ® oo \"wx = à Ar x = re eee gree ng I DÉCHIREZ ICI EK A'TENIR SUR SOI\u2014B \"TRULFACILLIN\" Marque de comprimés de trois sulfamides et de pénicilline SULFAMIDES et PENICILLINE en association: ACCROISSEMENT DES EFFETS THERAPEUTIQUES \u2014 PLUS DE SURETE La présence de concentrations minimes de sulfamides augmente considérablement le degré de dilution auquel on peut démontrer l'action inhibitrice de la pénicilline sur les staphylocoques et les streptocoques.On a observé une action synergique semblable sur certaines bactéries à Gram-négatif.Outre l'activité synergique de la pénicilline associée aux sulfamides, activité qui a été prouvée, les comprimés Trulfacillin possèdent un avantage additionnel en éliminant pratiquement tout risque généralement associé à la sulfamidothérapie.FORMULE PRÉSENTATION POSOLOGIE \u201cTRULFACILLIN\u201d POUR ENFANTS (3-50) C.T.NO 819 \"Sroosf Sulfaméthazine 64 mg.(1 gr.) Fioles De % à 1 grain de sulfa- Sulfadiazine 64 mg.(1 gr) de mides combinés par livre de s 24 : \u2019 20 poids corporel par jour ulfamérazine 64 mg.(1 gr.) (p.e., pour un enfant de 20 Pénicilline-G potassique livres, un comprimé toutes cristallisée.50,000 U.I.les quatre heures).TRULFACILLIN\u201d 72-100 C.T.NO 821 \"Gout Sulfaméthozine 0.167 G.(2Ya gr.)| Boîtes D'un à quatre comprimés, Sulfadiazine 0.167G.{2Yagr.)| ŸS suivis dun à deux com- Sulfamérazine 0.167 G.(2%2gr.) primes foules les cures.Pénicilline-G potassique cristallisée .100,000 U.I.\"TRULFACILLIN\"' 5-25 C.T.NO 818 \"Srouf Sulfaméthazine 0.1 G.{174 gr.) Flacons D'un à deux comprimés Sulfadiozine 0.1G.(1%4gr)| de toutes les quatre heures.Sulfamérazine 0.1 G.(125 gr.) 20 Pénicilline-G potassique cristallisée.25,000 UL. Ww rt BEFORTE Marque de vitamine B composée additionnée des vitamines C et D - os & nd .- .e ee + »# + + os © © ww ODDO §¢¢ > 98% EEEEEED 5e, = cs oO onan e~ng = us 8 0 = © hid o~ £832 > 0 3 - - \u2018a : © © £ 8,2 w 3 £22 à 285 9 21150517 5 5562 ge ÉzE = 1501020101 o ~8% § © ES Oo.Zz OO vw ° ox 9 © + ots w £ Oo ©7v.2 = EE = 111111 à ee?3 © £ - Ei 8e k ® > - 8804 + + 1 = a 2 TE 3 8 86 wed ig: gs 8 mw a ~~ a ror em 222 5 Ls$ weg: 2: a2 Ww pg = 2g 9 BE ee £g:: 5: D3 4 232 v= 5=F O~°8¢:::8: 4 & £0, 2=¢ - I 8 oO [I ig: \u20140e 0e sens wes.8.& 00 © 70 «oc .038 T%T og @EIF eR: OT \u2014 = a «nl - > Veo géa © » 0, TL 0 #85 \u201c #5 ét Ésé 5 0 0 .® > 80 273 0XS2 > v ne SS of g £ 0 = oc OU @ esl cot 2395 £50 63 8555255 227 82502 WV SeE22F3s 2.6 & Ÿ © o Lu \u2014HezZz o> as et % gl \u2014 > un ou .\u2026\u2014 => pC 34 253 à = 82= o 20 Q,o0%\u20ac = 8 3 et = wo d ea 0289 od \u2014 5 QQ.E == 250 2 © a 535 cs 9 So u 69900900 E 02 ZE XT EEEEEEDE \u20ac E 2 LT O0 Lan ONVAIHMOW des T2 2QE OL, SORA se - Le \u2014 °o\u2014 > wills Lu \"80 wUCFRT = Donn 5 = \u2014 Did =¢ ea ::: 12101! 3 9E§ OEoAL O Lene © 0 SE.QgZ$ LL iri à 3 = E 0 5,5 à _\u2014 0 + 10101! :;: M8 O L 9 = LU CU 6 3 wu,:;::; il de EB Creo s0mp mY: do « 28 2=5920% * 98:.::12 11 #2 5 |08505Zc8 wgfiiiizl QE wsiePizEs E=iiiiélii RF 235,5ox8 use 18e 26 ue fn \u2018 67 .- > \u2018 0585556 5 4157: 05 2 2 Focolhca wn Mm ZT: ¢VE 8 5 PES ouze & GUgEifod UV52502%=00 SoG £9809 xxcdaas SIFEZaH5< \u201cBEFORTE\u201d Marque de vitamine B composée additionnée des vitamines C et D INDICATIONS \u2014 Beforte est recommandé pour suppléer à l'insuffisance de l'alimentation, et pour seconder le traitement de la maladie à la période aiguë ou au stade de convalescence.Les vitamines sont présentement ou virtuellement insuffisantes dans le régime des états suivants, et il faut donc le compléter.RESTRICTIONS DIETETIQUES: ulcère peptique, colite, diabète sucré, alcoolisme chronique, anorexie nerveuse, cardiopathie, néphrite, régimes irrationnels, sénilité.ABSORPTION INADEQUATE: colite, maladie coeliaque, dysenterie, cardiopathie avancée.BESOINS EXTRAORDINAIRES: hyperthyroidie, grossesse et lactation, infections aigués, états pré- et post-opératoires, maladies débilitantes \u2014 tuberculose, arthrite, asthme chronique, etc.TABLETTES \u2018'BEFORTE\u201d S.C.T.N° 360 \u2018Sion Levure de bière concentrée.0200400 200220 s aa ae» 150 mg.Thiemine, CIH, de.220220 202 eee ee ea ea sa ea eee es 3 mg.Riboflavine 122220200242 ea ee aa eee ee ae a a es a a a sn ne 2 mg.Nigeinamide .o.oo eee 12.5 mg.Pyridoxine, CIH.de.iii, 1 mg.d-pantothénate de calcium.Lo.5 mg.Vitamine D.1.2202000 0004 La a Aa A a 4 a a a a aa» 500 UL Acide ascorbique.oe 25 mg.POSOLOGIE \u2014 Une a trois tablettes par jour.PRESENTATION \u2014 Flacons de 30 et 100 tablettes.\u201c\"BEFORTE'\u2019 LIQUIDE Chaque cuillerée à thé renferme: Levure de biére concentrée.ea ee» 150 mg.Thiamine, CH.de.cco see ea ea La ea Sete» 3 mg.Riboflavine.22022000 002014 ea aa ae a ee ae a es ea ee ee 2 mg.Niacinamide.220000 02112 L AL a ae ea a a a ea een 12.5 mg.PY dOXING.o.oo e La ee ea a ee ee aa a ee aa eee 1 mg.d-pantothénate de calcium.e ea es» 5 mg.Vitamine D.20220220 eas 500 Ul POSOLOGIE \u2014 Une à trois cuillerées à thé par jour.PRÉSENTATION \u2014 Flacons de 4 et 16 onces.Flacons de 4 et 16 onces.Flacons de 30 et 100 tablettes. A - SULFAMIDES et PÉNICILLINE en association: ACCROISSEMENT DES EFFETS THERA PEUTIQUES \u2014 PLUS DE SURETE \"y \\ otre L'action des sulfamides et de là pénicilline en association s\u2019est avérée synergique z% vitro et in vivo.La prêsekce de concentrations minimes de sulfamides augmente considérablement le degré de dilution auquel on peut démontrer l\u2019action inhibitrice de la pénicilline\\sur les staphylocoques et les streptocoques, On a observé une action synergique'\u2018semblable sur certaines bactéries à Gram- négatif.Le résultat d\u2019expérimentatiqns établit que l\u2019inhibition de certains micro-organismes se fait à des concentrations bien moins fortes lorsque les sulfamides et la pénicilline agissekt de concert que lorsque ces agents agissent isolément.Les comprimés Trulfacillin produisent cette activité synergique de la pénicilline et des sulfamides déjà démontrée.Ils p&ssèdent un avantage additionnel: le mélange de sulfamides utilisés \u2014 sulfarhéthazine, sulfadiazine et sulfamé- razine \u2014 élimine presque entièrement le danger de lésions rénales par suite de précipitation de cristaux, et diminue considétablement le risque de réactions d\u2019intolérance aux sulfamides.heures.) PRESENTATION: flacon de 20.| \u2018TRULFACILLIN ADMINISTRATION CHEZ LES ADULTES POUR ENFANTS (3-50) \u2018\u2019TRULFACILLIN\u201d \u2019TRULFACILLIN C.T.N© 819 \"Sunt 7, - 100 (5-25) Sulfaméthazine eens .a mg.0 ar C.T.N° 821 Foss\u2019 C.T.N° 818 \u2018Sour sutfemérenime 64 mar fier) Sélfaméthonine 0.167 G.Suifaméthozine.\u2026 0.1 G.(1% gr.| sme ° Sulfadiazine.chee ea 0.167 G.Ifadiazine .\u2026.01 G.{1 24 gr.) Pénicilline-G potassique ; 0.167 cristallisée.\u2026.50,000 UJ, Svlfamérazine.167 G.lfamérozine.0.1 G.(134 gr.) Pénicilline-G potassique sate : POSOLOGIE cristallisée.100,000 UJ, | giciliine-G potassique De trois-quarts à un grain de sulfa- POSOLOGIE istallisée.25,000 U.L mides par livre de poids corporel par 5 imês.suivis POSOLOGIE i .e., fant de 20 \u2018un à quatre comprimés, suivis d'un , , es on comprimé \"routes les quatre à deux comprimés toutes les quatre pun 2) ig comprimés toutes les qua- heures.PRÉSENTATION: Boîte de 12.PRÉSENTATION: flacon de 20.7 mides.\"\u201d Bigger, Lancet, 2, 142, le 29 juillet 1944.\u201cStudies on the effect of penicillin on Gram- negative bacteria.Penicillin-sulfonamide synergy.Stewart, J.of Hygiene, 45, 282, août 1947.\u201cThe combined effect of penicillin and of sul- onamides in infections with gram-negative organisms.\u2019 Borolossy and Buttle, J.Ph.& Pharmacol., 2:Nos 2 et 3, 1950.\u201cThe synergistic or additive activity of chemotherapeutic compounds.Kolmer, Am.J.Med.Sciences, 215, 136,1948, ét pre 00e 20\" PET TIRE PORTIS Ap vi - EL MER pT a eo Re On \u2014 AVERTISSEMENT ~ Bien qu\u2019avec l'emploi de Trulfacillin le danger des hénomènes fâcheux généralement associés à la sulfamidothérapie soit grandement réduit, il ne faut pas cesser d\u2019exercer une constante vigilance dans les recherches et le diagnostic de ces phénomènes, tels que l\u2019agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cutanées, etc, { BIBLIOGRAPHIE .\u201c'Synergic action of penicillin and sulphona- 5.\u201cPenicillin and sulfadiazine compared with sul- fadiazine alone in the treatment of pneumococcic neumonia.\u2018 | owling, Hussey, Hirsh and Wilhelm, Ann.Int.Med., 25, 950, 1946, 6.\u201cCombined penicillin and sulfonamide therapy in the treatment of pneumococcic meningitis.\u201d Waring and Smith, J.A.M.A., 126, 418, 1944.7.\u201cSulfathiazole and penicillin in typhoid fever: | report of 6 cases.\u201d McSweeney, Lancet, 2, 114, 1946.8.'Synergic action of penicillin and sulphathiazole in gonorrhoea.\u201d Hargreaves, Br.J.Vea.Dis., 23:85, juin 1947.Cran hE Tn eh AE md OR 7 i 1 WET «IA Aa \u201cMEE ASCE ATRL GR Ree 10 AN CL qq CARENCES VITAMINIQUES \u2014 \\ | Marae wh.bo B A _} er | 2 et D DRED Les maladies par carence sont rar&ment imputables à l'insuffisance d'un seul facteur.A Chaque constituant nutritif doit être\\évalué.Protides, glucides, lipides, sels minéraux et facteurs accessoires, tous doivent Être pesés et considérés dans l'étude de l'intégralité d'un régime alimentaire.On Yonstatera, cependant, que dans la plupart des cas, la carence vitaminique joue le Xôle principal et que, en cette occurrence, la carence est multiple et non pas limitée d\\une seule vitamine.On recommande Beforte pour supplêer à l'insuffisance du régime alimentaire et pour seconder le traitement de la maladi& à sa période aiguë tout comme durant la convalescence.Les vitamines sont prés&ntement ou virtuellement insuffisantes dans le régime des états suivants, et il faut donc le compléter.RESTRICTIONS DIÉTÉTIQUES Ulcère peptique, colite, diabète sucré, alcoolisme chronique, anorexie nerveuse.cardiopathie, régimes irrationnels, néphrite, sénjlité.ABSORPTION INADEQUATE Colite, maladie coeliaque, dysenterie, cardiopathie} avancées.BESOINS EXTRAORDINAIRES Hyperthyroidie, infections aiguës, grossesse et lactatiqn, états pré et postopératoires, maladies débilitantes\u2014tuberculose, arthrite, Qsthme chronique, etc.Beforte s\u2019est avéré utile pour la prévention et le soulagement Yu mal des rayons.L'administration des tablettes devra commencer 3 ou 4 jours avant la radiothérapie, et continuer durant tout le cours du traitement.ee \u2014 me 2 = === -\u2014\u2014 7 TABLETTES \u2018'BEFORTE\u201d LIQUIDE \u2018'BEFORTE\u201d S.C.T.N° 360 \"Sioa Chaque cuillerée à thé renferme: Levure de bière concentrée.150 mg- Levure de bière concentrée.150 mg.Thiamine, CIH.de.3 mg.Thiamine, CIH.de.3 mg.Riboflavine.2 mg.Riboflavine.2 mg.Niacinamide.12.5 mg.Niacinamide.12.5 mg.Pyridoxine, CIH.de.1 mg.Pyridoxine, ClH.de.1 mg.d-pantothénate de calcium.5 mg.d-pantothénate de calcium.5 mg.Vitamine D.500 U.lL Vitamine D.500 U-.Acide ascorbique.25 me.POSOLOGIE > POSOLOGIE .Une à trois cuillerées à thé par jour.Une à trois tablettes par jour.; PRÉSENTATION PRESENTATION Flacons de 30 et 100 tablettes.Flacons de 4 et 8 onces.Chades & Frost & Co.MONTREAL CANADA Traitement des Tm ee L'Union Méd.Canada XI MAINTENANT [La Banthine sous 2 formes: LE VERITABLE ANTICHOLINERGIQUE DANS L\u2019ULCÈRE PEPTIQUE EST MAINTENANT DISPONIBLE SOUS FORME DE: Tome 80 \u2014 nov.1951 Banthine ef Banthine avec Phénobarbital \u201cDe plus en plus, on attache de l'importance au PRESENTATION : rôle de l\u2019hypermotilité comme facteur causal de la douleur ulcéreuse, et de moins en moins à l'influence de la seule hyperacidité.\u201cDes études sur la Banthine ont démontré qu\u2019elle - .diminue l'acidité gastrique chez la plupart des Banthine (50 mg.) avec phénobarbital (15 mg.), patients.Mais son effet le plus important est cette en comprimés striés.même diminution de la motilité qui entraîne un soulagement de la douleur presqu\u2019immédiatement.\u201d * Banthine (50 mg.) en comprimés striés.*Editorial: Promise in Peptic Ulcer, West J.Surg.58:445 (Aug.) 1950.Banthine BROMURE MARQUE DU BROMURE DE MÉTHANTHÉLINE G.D.SEARLE & CO.OF CANADA, LTD., 390 Weston Road, Toronto 9, Ont. Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Charles Vézina, doyen Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Maurice Roch (Genève), Pasteur Valléry-Radot (Paris), Pierre Masson, Wilbrod Ponin, doyen J.-A.Leduc, Faculté de Médecine, Université de Montréal; T.Parizeau, J.-N.Roy (Montréal).Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION Albert Bertrand, MM.J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Albert LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Emile Blain, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.Richard Gaudet, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Secrétaire de la Rédaction Assistant-rédacteur en chef Edouard Desjardins Roger-R.Dufresne 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION: MM.Sylvio Leblond, J.-Louis Léger, Jean LeSage, Léon MM.Maurice Beaudry, A.Cantero, Roland Cauchon, .Fsrnand Charest, C.-E.Côté, Paul David, F.-X.Longtin, Emile Maranda, J.-P.Paquette, Antoine Demers, R.Doré, Guy Drouin, Paul Dumas, Origéne Pettigrew, Germain Pinsonneault, M.Plamondon, Dufresne, Roger Dufresne, M.Gervais, Pierre Jobin, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Henri Smith, Félix Tétu, Malcolm Vachon, Norbert Vézina.P.Larivière, Valmore Latraverse, Rosaire Lauzer, SE RAPPROCHE ÉTROITEMENT DU LAIT HUMAIN 1 cuillerée ares 3 table 1258 it Sy (CULO MEN (49 cal) LE dr # Cal\u201d XK hale Abed LL : 3 TY REP ES Dès\u201d qe CS PTT A LL TS A ec NESTLÉ'S MILK PRODUCTS (CANADA) LIMITED e 80 KING ST.WEST, TORONTO, ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 RE Chlorhydrate cristallisé d\u2019 AUREOMYCINE Lederte Agent thérapeutique efficace contre de nombreuses infections à bactéries et à richettsies et certaines affections à protozoaires et à grands virus Le Gastro-Entérologue connaît le remarquable pouvoir inhibiteur de l\u2019Auréomycine à l\u2019égard d'un grand nombre de germes, et, particulièrement, de ceux qui sont les hôtes habituels du tube digestif.Cet antibiotique présente un grand intérêt pour préparer les malades aux opérations des viscères abdominaux ou de l\u2019arbre biliaire et se montre également actif dans le traitement médical des maladies infectieuses qui atteignent ces régions.Son efficacité dans l\u2019amibiase intestinale a été largement démontrée.L\u2019Auréomycine est spécialement indiqué pour traiter un grand nombre d\u2019infections hépato-biliaires, par suite des hautes concentrations qu\u2019il est possible de réaliser dans la bile et de la protection qu\u2019elle donne au parenchyme hépatique contre la nécrose bactérienne.En un mot, l\u2019Auréomycine est un produit indispensable en gastro-entérologie.Conditionnement En Capsules: à 50 mg.: Flacons de 25 et de 100 capsules; à 250 mg.: Flacons de 16 et de 100 capsules.Forme ophtalmique: Fiole à 25 mg.avec compte-gouttes.On prépare la solution extemporanément par addition de 5 cc.d\u2019eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 7335, boulevard Saint-Laurent, Montréal 14, P.Q. Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF Président: L.Gérin-Lajoie MM.L.Gérin-Lajoie, R.Amyot, J.-A.Vidal, Vice-président: Pierre Smith D.Marion et Pierre Smith.Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal .Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault COMITE DE PUBLICITE MM.R.Amyot, D.Marion et J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Louis-E.Phaneuf (Boston), Fug.Tremblay (Chicoutimi), Charles P.Mathé (San Francisco), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), A.Fontaine (Woonsocket), ~ D.Collin (Saint-Boniface), : | J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa), L.-P.Mousseau (Edmonton).| L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac), ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT f 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.PUBLICITÉ: Jacques D.Clerk l Tél.: LAncaster 9888 4 TRAITEMENT DE LA TOUX?SUPPOSITOIRES RECTOCRINE Formules : Adulte et enfant.Echantillons et littérature à Messieurs les Médecins seulement.Deux spécialités des Laboratoires (api | (burn \u201cUNIVERS PHARMACEUTIQUE, SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL\" OTTAWA MONTRÉAL QUÉBEC L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Entrainent une decalcification intense chez la maman qui doit pourvoir aux besoins calciques du foetus et du nourrisson.Il importe donc au praticien de combler cette déficience en utilisant une médication calcique entièrement assimilable.GLANDOPLEX par ses composés calciques, minéraux et organiques apporte à la femme enceinte et à la nourrice l\u2019excédant de calcium dont elles ont besoin.|l facilite l\u2019ossification et la dentition et en combat les états pathologiques.GLANDOPLEX Laboratoires * National Limitée Agents généraux au Canada: MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE MONTRÉAL, P.Q. OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, 444 est, rue Sherbrooke, Emile BLAIN, Montréal.Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.ç .PA J.-A.VIDAL, Montréal.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL J-A.DENONCOURT Trois Rivià Hermile TRUDEL, \u201d Poe vor 1990 est, rue Rachel, J.-B.JOBIN.Québec.Montréal.Jos.NORMAND, Trois-Rivières.- -L ROCHEFORT, Trois-Rivières.SECRÉTAIRE ADJOINT J B.-G.BEGIN, 3440, rue Hu!chison, Montréal.e COMITÉ DU XXIe CONGRÈS J.-A.DENONCOURT, président.J.-B.JOBIN, .ler vice-président.Jos.NORMAND.secrétaire, = 1027, boul.Laviolette, J.-M.LAFRAMBOISE, 2e Trois-Rivières.Gustave LACASSE, 3e \u2019 J.-L.ROCHEFORT.trésorier, Auray FONTAINE, 4e \u201c 1005, rue Saint-Prosper, Trois-Rivières.© ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE, Chs.N.DeBLOIS, A.-L.RICHARD.J.-H.LAPOINTE, J.-A.JARRY, Edmond POTVIN, Albert PAQUET, Charles VEZINA, J-A.VIDAL.Richard GAUDET, MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1954 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe- -des-Monts, P.Q.ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1952 JOBIN pBierre, 911, rue d'Auteuil, Québec .BAILLY, Roland, 4339 avenue de Lorimier, Montréal .1952 LECOURS, J.-A \u2026 538, av.King-Edward, Ottawa, Ont.BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberta .1954 LENS EUX J.- Hôpital Saint-Sacrement, Québec .1 BELIVEAU, Pierre, Méthég an, N.-E.1952 MANSEAU, Carga) 924, rue St-Aubin, Ville-St-Laurent BIBAUD, Barthélémi, Valle field, P.Q .1952 MERCILLE, pean 316, Parc G.-E.-Cartier, Montréal .BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 MILOT, J.-D., 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1954 MORISSET, Pierre, Saint- Georges-de- Beauce, P.8 BROUSSEAU, L.- -Philippe, Malartic, P.Q.J 1954 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.CARON, Sylvio, Mastai, Québec .1952 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1 CHOLETTE, A.-M.1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1954 PIETTE, \"Edmond, Joliette, P.Q.1 COUTURIER Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.1954 PILON, J.-L., 389 est, boul.saint Joseph, Montréal .D'ARCENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1954 POWERS, A.11, rue Front, Hull, P.Q.1 LL Le 1 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal.1952 RIOUX, }.-Emile, Sainte-Anne-des- Monts, P.Q.Ï DESMEULES, Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1952 ROULEAU, |.-Maurice, St-Grégoire, Cté de Nicolet, P.Q.DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.111112102100 1952 SMITH.Pierre, 300, Carré Saint-Louis, Montréal GAUTHIER, Henri- E., Woonsocket, R.I.1954 TETRAULT, Adélard, 411, boul.Laviolette, T.-Rivières GAUTHIER, J.-D., Shippegan, N.-B iii 1954 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun; P.Q.HURTUBISE, Raoul, Sénateur, 19, rue Durham, VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1 Sudbury, Ont.a 1954 PRISCOLINE: preuve de l\u2019action vasodilatatrice périphérique = - LV orme rer ras PRISCOL INE; EFFET DE LA PRISCOLINE SUR LA TEMPÉRATURE sal un 31.5°C 22e all> All = TPS or ntl mr pr rey (di vd a Ba AR.Geille.2h02 a® 0 IES indi ae dilatateur, 3 \"RA.æ wii #, (Fars hd \u20ac VAE A A EY 7 act rT ARNE: I & ry Val 21.5 ww er TE T\u2014 75 mg.PRISCOLINE I.V.ul a comedian pee °C aprés lé ioe LR co une ire Bic orale ou par Ee ou 0 Et Le TETE LE ri TT roubles CT on [ autre on ot gr LT ULC TF DTT La PRISCOLINE m ia disposi u_praticien gén un sodilatateur A ACT 1.Roody, W.J.J.of Lab.4 mars) 1951 | hlorhydrate de benzazoine \u2018C! 9 LGA 38 n'est pas soulagé par des antihistaminiques imples.\u201d \u2018Ace maladé et à beaut®up d'autres la DIBISTINE *offre un soulagement marqué \u2018aigu angie neurotique, etc.a Synergique de deux antihistaminiques® | reconnys qui assure le maximum d'effet thérapeutique et réduit au minimum les -réactiong, seesndaires.Chaque Cemprimé de DIBISTINE contient '25 mg \u2018de Pyribenzamine et 30 mg DÉPOSÉE \u2018 'Approximativement un patient sur quatre dans les allergies telles que rhume desm foing, rhinite allergique, urticaire, eczéma atopique; dermatite par eontact, gedème La DIBISTINE est une eombinaiSon d Antisge.Friedlaender, A.Met Friedlaender, S.PR qu ergy, 6:23, 1948. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 XIX ESN / 7) 1 Portail d'un ancien \u201clousseur\u201d après que son médecin lui eut prescrit le médicament agréable au goût et non narcotique: Robitussin; reconnu par son action fluidifiante intense et prolongée et pour remettre en bonne humeur.(Gaiacolate de glycényl 100 mg., et chlorhydrate de désoxyéphédrine 1 mg.dans chaque 5 cc.) Robitussin\u2019 est un produit de A.H.ROBINS CO., INC., RICHMOND 20, VA.Produits pharmaceutiques de qualité depuis 1878 Agents pour le Canada Tz / - 7 lh THE LEEMING MILES CO., LID.1 Notre Dame St.West, Montreal 1, Quebec Vasoconstriction associée à la thérapeutique antibiotique dans la NÉO-SYNÉPHRINE (marque de la phényléphrine) avec PÉNICILLINE CRISTALLISÉE Dans les infections des voies respiratoires supérieures, l'application locale de pénicilline dans la cavité nasale a une action bactériostatique décisive contre les micro- organismes pathogènes.Afin de faciliter un tel traitement, la Néo- Synéphrine est associée à la pénicilline, pour décongestionner les muqueuses et permettre l\u2019accès libre à l'antibiotique.La Néo-Synéphrine, vasoconstricteur puissant, ne perd pas son efficacité malgré les applications répétées.Elle est remarquable parce qu'elle ne produit pas de sensation de brûlure lors de l'application et par l'absence de congestion compensatrice.NEO-SYNEPHRINE PENICILLINE CRISTALLISEE Stable - Plein rendement Présentation: Empaquetages combinés pour la préparation de 15 c.c.d\u2019une solution fraîche tamponnée de 0.25% de chlorhydrate de Néo-Synéphrine et 10,000 unités de pénicilline par c.c.NEW YORK 18, N.Y.WINDSOR, Ont.Néo-Synéphrine, marque de commerce enregistrée au E.-U.et au Canada.11-22 Union Méd.; Canne , Tome 80 \u2014 7 207, 196 / arrive bien près de mériter l'appellation d'ANTIBIOTIQUE \u201cPAR EXCELLENCE\u201d TRÈS GRANDE EFFICACITÉ £4 En général, \u201c.la pénicilline continue d\u2019étre l\u2019antibiotique de choix dans toutes les infections bactéries prenant le Gram et causées par le staphylocoque, le streptocoque hémolytique, le pneumocoque.et tous les cas de blennorragie et de syphilis.\u201d 2 MINIMUM DE TOXICITE \u201cVu l\u2019innocuité presque parfaite qui la caractérise, la pénicilline reste dans le domaine des curiosités pharmacologiques.Jusqu'à date, on n\u2019a rapporté à son sujet aucun effet toxique que l\u2019on pût imputer au dosage: ce fait est d'autant plus remarquable que le médicament a été administré à un nombre énorme de personnes (littéralement, des millions)\u201d Les produits pénicilliques Merck sont fabriqués au Canada.Documentation sur demande.1.Pratt, Bo et Dufrenoy, J, Antibiotics.J.Bo Lippincott Company, Philadelphie, D.BU.194 2.Keefer C.8., Postgraduate Medicine 9: tot, tévrier 1951.x Goldstein a Antibacterial chemother- N.England J Med, oF \u201canvier 1948.240; 137-147, MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTRÉAL .TORONTO .VALLEYFIELD XXII L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 F B, Vitaminothérapie Antirhumatismale x infensive ; VITAMINÉE | ORTE S30 de Vitamine B, stabilisée en solution sulfo-iodée \\\\ Le 7 : ID LABORATOIRES MIDY Uy 67, AV.DE WAGRAM .PARIS AU SERVICE DU CORPS MÉDICAL DEPUIS 1718 Agents pour le Canada : VINANT LTÉE, 200, RUE VALLÉE, MONTRÉAL 18 & + Renferme tous les spécifiques des anémies macrocytaires et ferriprives Pour CT our les adultes \u2018\u201cMATUREX\u2019\u2019\u2014No 340 Chaque capsule renferme: Vitamine Br.10 microg.Estomac desséché.250 mg.Acide folique.0 mg.67 Sulfate ferreux, P.B.(5 gr.) 320 mg.Acide ascorbique.50 mg.Extrait de foie, équivalent de\u2026 1 g.de foie frais \u201cMATUREX\u201d\u2019\u2019 Non ferreux\u2014No 341 Formule du No 340 sans sulfate ferreux.D\u2019après les comptes rendus de l\u2019emploi du produit, rares sont les malades qui ne tolèrent pas le fer des capsules de \u2018\u2018Maturex\u2019\u2019, mais la formule sans fer se prend dans les cas où la médication martiale est superflue.; a PS Pour les enfants re \u201c\u201cMATUREX\u2019\u2019 Enfants\u2014No 338 Chaque capsule renferme: Vitamine B,, Estomac desséché.\u2026\u2026.\u2026 80 mg.Acide folique.0 mg.67 Sulfate ferreux, P.B.(13 gr.) 100 mg.Acide ascorbique\u2026.\u2026\u2026\u2026 25 mg.Extrait de foie, squivalent de.0 g.5 de foie frais PS 5 microg.\u2018\u201c\u201cMATUREX\u2019\u2019 Non ferreux\u2014Enfants\u2014No 339 Formule du No 338 sans sulfate ferreux.Destiné aux enfants qui ne requiérent pas une médication martiale.La posologie moyenne de chacun de ces produits est de trois capsules par jour.Flacons de 24, 100 et 500.Ayerst, McKenna & Harrison Limitee Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN A.M.L.F.C.Montréal, novembre 1951 cr (a pe \u2018 No 817 Puissante association des facteurs B à la vitamine C Chaque capsule dure contient: Thiamine.25 mg.USAGE PRE ET POST-OPERATOIRE Riboflavine.12.5 mg.Niacinamide.100 meg.CONVALESCENCE * Pyridoxine.1 mg.d-Pantothénate de calcium.10 mg.ALCOOLISME CHRONIQUE Vitamine C (acide ascorbique) 100 mg.Flacons de 30 et 100 capsules SURMENAGE Existe également toute une gamme de préparations \u201cBéminal\u201d Ayerst, McKenna & Harrison Limitée < Biologistes et Pharmaciens + Montréal, Canada F3422 L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 balate af» 0 Zin pour la douleur rhumatismale qui disparaît après le traitement au Pab- alate.L\u2019acide para- amino -benzoïque 0.3 gm.(5 gr.), et le salicylate de soude 0.3 gm.(5 gr.) fournissent une plus forte concentration de salicylate dans le sang avec un dosage inférieur en salicylate.\u2014 Soulagement clinique prolongé, effets secondaires réduits.est un produit de À.H.ROBINS RICHMOND 20, VA, Produits pharmaceutiques de qualité depuis 1878 2 J, co.INC.% I ° vd Agents pour le Canada THE LEEMING MILES CO, LTD, 0 1 Notre Dame St.West, Montreal 1, Quebec XXV XXXVI L'Union Méd.Cs Tome 80 \u2014 nov.S MAINTENANT.LA NOUVELLE SISLUESEUE DAC TH RETARD PRÉSENTATION : ACTHAR Gel est présenté en fioles à doses multiples de 5 c.c.en deux concentrations: 100 U.l.(mg.) contenant 20 U.l.par e.c.200 U.l.(mg.) contenant 40 U.L par ce L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 XXVII ACTHAR A ACTION PROLONGÉE | L\u2019ACTHAR Gel-retard est une nouvelle préparation à action prolongée.Elle s\u2019administre par injection profonde sous-cutanée et intramusculaire et le traitement par PACTH est grandement facilité, aussi bien pour le malade que pour le médecin.Une seule injection quotidienne suffit, dans nombre de cas nécessitant moins de 80 U.I.(mg.) par jour.La rémission des symptômes peut souvent être maintenue par trois injections par semaine.Le traitement des malades ambulants au cabinet de consultation, de même que pour les malades alités à la maison devient d\u2019application facile et représente une économie appréciable pour le malade.ACTHAR Gel est bien toléré par voie parentérale et possède l\u2019entière efficacité de l'ACTHAR aqueux.Indications: Arthrite rhumatoïde, fièvre rhumatismale, lupus érythémateux aigu, sensibilité aux médicaments, asthme bronchique sévère, dermatite de contact, la plupart des affections inflammatoires de l\u2019œil, pemphigus aigu, dermatite exfoliatrice, côlite ulcéreuse, arthrite goutteuse aiguë, hypofonctionnement adréno-cortical secondaire.La littérature sur 'ACTHAR Gel, comprenant entre autres le mode d\u2019emploi et les contre-indications, sera envoyée sur demande.*Nom déposé de I'hormone adrénocorticotripe (ACTH) des Laboratoires Armour.THE ARMOUR LABORATORIES 520 NORTH MICHIGAN AVENUE + CHICAGO 11, ILLINOIS Distributeur.canadien: LAURENTIAN AGENCIES, LTD.429, RUE SAINT-JEAN-BAPTISTE, MONTREAL 1, QUEBEC, CANADA LA CONCENTRATION SANGUINE S'ELEVE 1 1 PLUS a sans RISQUE S avec la médication a triple sulfa parce que fear conséquent Le SULFA LACTATE CO.MRT produit l\u2019effet thérapeutique recherché SOLUBILITE \u2014avec sécurité et de façon plus rapide.Le caractère dominant du Lactate de AUTRES TRIPLE SULFAS .: sodium, l\u2019un des constituants du Sulfa pH 5.5 sown | 13 ( Lactate Co.MRT, est l\u2019alcalinisation constante ACETYLSULFA- ° ~ ° .° .miam 20 qu\u2019il entraîne, car il maintient le pH urinaire entre SUFAMERAZINE \u201c35 7.3 a 7.5, éloigne le danger de cristallurie ACETYLSULFA- A oe et empêche l\u2019apparition de l\u2019alcalose.! MERAZINE 38 SULFAMETHALINE 69 Le Sulfa Lactate Co.MRT atteint, dans la TN 90 circulation, les sommets de la concentration voulue avec plus de rapidité et sans aucun risque.Si le traitement au triple sulfa semble indiqué, prescrivez le Sulfa Lactate Co.MRT au gout agréable.PT o : ; wr a Re TEE EE Be i ne RST Aan CUIR en mg: par 100 \u2018ec i, id fa Chaque cuillerée à thé contient: Le Sulfa Lactate Co.MRT est l'excipient 0.166 gm.de sulfadiazine par excellence de la pénicilline.En ajoutant la quantité désirée, vous con- 0.166 gm.de sulfamerazine trôlez de façon certaine le dosage de 0.166 gm.de sulfamethazine la pénicilline orale dans une solution 1.500 gm.de lactate de sodium parfaitement tamponnée.Posologie :\u2014Adultes: au début, 1 à 2 cuillerées à thé, puis 2 cuillerées à thé aux 4 heures, jour et nuit.Enfants: en proportion.THE WINGATE CHEMICAL CO.LTD.MONTREAL CANADA 1.Boyd, E.M.and Dingwell, R.W.The Effects of Sodium and Potassium Lactates upon the Absorption and Elimination of Microcrystalline Sulfadiazine.American Journal of Medical Sciences, May 1947._ L'Union Méd.Canada XXIX Tome 80 \u2014 nov.1951 Dans le traitement de L\u2019ulcère peptique il est important.or Neutraliser L\u2019Hyperacidité.Et KOLANTYL comprend une combinaison antiacide supérieure (oxyde de magnésium et hydrate d\u2019aluminium, également antipeptique spécifique) pour une activité antiacide équilibrée s\u2019exercant de deux façons.GC) Protéger le Cratère.Et KOLANTYL comprend un émollient supérieur (méthylcellulose, une mucine synthétique) qui forme un revêtement protecteur sur la muqueuse ulcérée.63» Bloquer le Spasme.Et KOLANTYL comprend un antispasmodique supérieur (Bentylol) qui a des propriétés sédatives directes sur la musculature lisse et le système Je parasympathique .sans aucune des réactions dues à a belladone.7) Z YL compre; {i \\ me facteur important su | OT ) Inactivation de la Lysozyme .grip un anti- lysozyme éprouvé, le laurylsulfate de sodium AA recherches \u2018YF de laboratoires!:2:3 et des études cliniques* ph ent que la lysozyme est un des agents étiologiquegsd® \u201cre peptique.En inhibant ou inactivant la AON KOLANTYL seul \u2014comprend #efig/ facteur important vers un traitement plus cogfp}ft 1.Meyer, K.Am.J.Med.5:482,1948.2.Wang, K.J.et Grossman, M.I.Am.J.Phys.155:476,1048./) ulcère peptique.¥) Merrell 1828 New York ee CINCINNAT! + Toronto 3.Grace, W.J.Am.J.Med.So.217:241,1949.4.Hufford, A.R.Rev.of Gastroenterology.Aodit 1951.Marques Déposées, \u2018\u2019Kolantyl\u201d\u2019 et Chlorhydrate de \u201cBentylol\u201d L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 TONIQUE RESPIRATOIRE Gaïacol .Acide phosphorique Eclions Codéine pulinonzires : onvalescences LABORATOIRES A.BAILLY Las | SPELY-EXPORT , cuilleres à 19 RUE DU ROCHER - PARIS cafe ar Jour Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL / d para-amino-phényl-sulfamide éphédrine élycaïne \u2019 .4 Affections du .\u2018 / LABORATOIRES A.BAILLY Lillis - SPELY-EXPORT ,.J 19 RUE DU ROCHER - PARIS publérisaiions ! Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTREAL MM Pharmace.t ues Mowatt &Moore Ltd PRODUITS MURMACEUTIQUES DE CNOIX + MONTREAL te C e» Corophyllin og o® © PROLONGEMENT def activité so?&° æ Corophyllin (Aminophylline M&M) est le vasodilatateur et le diurétique de choix.Sa stabilité et son efficacité assurent un soulagement aux malades souffrant des troubles suivants: ANGINE DE POITRINE TROMBOSE CORONARIENNE SCLÉROSE CORONARIENNE INSUFFISANCE CARDIAQUE ASTHME BRONCHIQUE ASTHME CARDIAQUE ÉTAT ASTHMATIQUE Corophyllin peut se prescrire sous forme de solution injectable, comprimés, suppositoires, soit simple ou composée avec Phénobarbital, Pentobarbital, Rutin .ou Digitale.De la littérature avec description complète et des échantillons de ces produits qui vous intéressent particulièrement vous seront envoyés sur demande. XXXII L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 / / / / / / / / / 9 e / \u2019 L'action / VAGOLYTIQUE du méthylbromure / d'homatropine .1 mg./ / SÉDATIVE CENTRALE du phénobarbital 20 me./ _ / ANALGESIQUE de l'acide acétylsalicy- / lique «oi Lea ea ae aa 150 mg./ / HYPOTHROMBINEMIQUE correctrice de / la vitamine K .0.25 mg./ / / / / / / / / / / / / / / / s\u2019associent e dans neurophen pour en faire l\u2019antispasmodique, le sédatif et l\u2019analgésique idéal de tous les états spasmodiques (y compris la dysménorrhée).LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, Montréal TOM io sas eat 2e Dans la conjonctivite palpébrale, et les infections de la cornée NOUVELLE ophthalme-thérapie physiologique efficace et non-toxique DANS L'INFECTION AIGUE .\u2018\u2018son efKcacité se manifeste aussi 2 ., x rapidement que les autres médicamnents\\çlassiques, et n\u2019entraine pas de suites fâcheuses.\u201d\u201d* DANS L'INFECTION CHRONIQUE .\u2018s\u2019est réVWÉlé exempt de tout caractère irritant, \u201cel efficace par un traitemen rolongé.La solution PROTHALMIC a, en général, un effet calMaant et apporte un soulagement subjectif rapide.PRESENTATION: Flacons de 5 dr.liq., avec comptegouttes.*Theodore, F.H.: Arch, Ophth.41:83.1949.SOLU 1 ON Prothalmic almique de propionate de sodium a sof Marque Déposée Nouveaute! Streptomagma SULFATE DE DIHYDROSTREPTOMYCINE, PECTINE ET KAOLIN, ASSOCIES DANS UN GEL D'ALUMINE \u2014 Traitement des diarrhées infectieuses On trouve, dans le STREPTOMAGMA, toutes les qualités nécessaires à la rémission clinique complète et rapide de la diarrhée infectieuse.Simultanément, le STREPTOMAGMA réalise la bactériostase par action synergique, l\u2019adsorption des toxines et la protection physique de la muqueuse intestinale enflammée.Dans la plupart des cas de diarrhée infectieuse, la guérison s\u2019obtient en quelques jours à peine de traitement au STREPTOMAGMA.Composition d\u2019une once liquide: Dihydrostreptomycine basique (sous forme de sulfate).4.63 gr.(0.30 g.) Kaolin.45 gr.(2.92 g.) Pectine.4 gr.(0.26 g.) dans un gel d\u2019alumine spécial Viet JOHN WYETH & BROTHER (CANADA) LIMITED WALKERVILLE - ONTARIO Marque Déposée L'Union Méd.Canada XXXV Tome 80 \u2014 nov.1951 \u201cGenies\u201d au service du médecin Aussi rapidement et aussi infailliblement que pouvait les obtenir Aladin, le médecin dispose, de quatre puissants \u2018\u2018génies\u2019\u201d\u2019 pour simplifier ses diagnostics de routine: Clinitest, Bumintest, Acetest, Hematest.Ces comprimés réactifs Ames sont très commodes et très pratiques et permettent des tests rapides, faciles et sûrs.Ils sont complets par eux-mêmes, se transportent facilement et ne requièrent ni chaleur extérieure ni appareils spéciaux.Comprimés réactifs CLINITEST pour la recherche de la glycosurie Flacons de 36 comprimés réactifs; Carton de 24 comprimés réactifs (scellés dans du papier d\u2019étain).Empaquetages de 1200 et de 3000 pour les institutions.Nécessaire pour épreuve de glycosurie (No 2106); Nécessaire pour épreuve de glycosurie (No 2155 MODELE UNIVERSEL ).Rapides, commodes, sûrs, pour déceler et contrôler la glycosurie.Comprimés réactifs BUMINTEST pour l\u2019albuminurie Flacons de 32, 100 et 500 comprimés réactifs.Pour déceler l\u2019albumine dans l'urine.Comprimés réactifs ACETEST pour l\u2019acétonurie Flacons de 100 et 250 comprimés réactifs.Commodes, rapides et sûrs pour l'identification de I'acidose imminente ou présente dans le diabète et autres affections.Comprimés réactifs HEMATEST pour le sang occulte dans l\u2019urine, les fèces et les crachats.Flacons de 60 et 500 comprimés réactifs avec papiers-filtres.Ils révèlent la présence de sang occulte dans les fèces, les crachats ou l\u2019urine.Particulièrement précieux pour diagnostiquer les anémies secondaires non expliquées.Avec 6 éprouvettes, 3 compte-gouttes, | bouteille à réactif Bumintest, | bouteille compte-gouttes pour l\u2019eau, | support en plastique, | tableau colorimé- trique avec renseignements.NOUVEAU NÉCESSAIRE À DIAGNOSTIC DE AMES Contient Clinitest, Bumintest, Acetest et Hematest en une seule unité commode s'obtiennent chez votre pharmacien ou votre fournisseur habituel *Acetest, Clinitest, Hematest, Bumintest, marques de commerce déposées.DI 4 AMES COMPANY OF CANADA, LTD., TORONTO L'Union Méd.Canada XXXVI Tome 80 \u2014 nov.1951 Pour le traitement des affections gastro-intestinales : Hyperchlorhydries, colites, diarrhées, dyspepsies, Ulcères gastro-duodénaux, STOMALUMINE Comprimés d'hydroxyde d'alumine vraiment colloïdal, formant un gel à réaction neutre qu'on retrouve & toutes les phases de la digestion.Laboratoire de la Stomalumine PARIS e Fabricants et concessionnaires au Canada: MEDICOLAB INC.Echantillon sur demande.200 OUEST, RUE CRAIG MONTRÉAL Pour le traitement prolongé des affections rhumatismales et des manifestations arthritiques, ASPRALUMINE réalise l'association d'un analgésique efficace et d'un antacide éprouvé (Stomalumine).Laboratoires de la Stomalumine PARIS e Fabricants et concessionnaires au Canada: MEDICOLAB INC.Echantillon sur demande.200 OUEST, RUE CRAIG MONTRÉAL L'Union Méd.Canaca Tome 80 \u2014 nov.1951 XXXVII EE a 2 i ë £ MAÎTRISE PROUVÉE i - Rr FRE ave ité ; i wi SE.; Fe a Tabloid\u201d brand ¥ PIRINACOMPOUND avec PHOSPHATE DE CODEINE* gr.%-No.| gr.%-No.2 gr.4-No.3 *12 fois plus soluble que le sulfate Burroughs Wellcome & \u20aco., Montreal (The Wellcome Foundation Ltd.) L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 LE succiNaTe-saucyuaTEe BEREX RESTE LE PRODUIT PAR EXCELLENCE dans l\u2019Arthrite et le Rhumatisme XXXVIII Le traitement buccal au succinate-salicylate (BEREX) atténue la douleur et les troubles du métabolisme cependant qu\u2019il garantit contre les réactions secondaires.Ces faits ont été confirmés par la recherche clinique et l\u2019expérience médicale.Aucun autre traitement ANTI-ARTHRITIQUE ne peut encore se prévaloir de cette double sécurité Le Dr Hench a dit que la découverte de l\u2019'ACTH et de la cortisone \u2018\u201cmarquait la fin des débuts\u201d de notre lutte contre les affections arthritiques et rhumatismales.Mais le commencement de la fin des souffrances inutiles dues à l\u2019arthrite et au rhumatisme remonte à plus de cinquante ans en carrière, lorsqu\u2019on découvrit que les salicylates, administrés à douloureux.primés.cortisone ou de ACTH.4.BEREX se vend bon marché .doses massives, réussissaient à soulager les symptômes douloureux des affections arthritiques.Cependant, dans bien des cas, des doses massives de salicylates causèrent de graves effets secondaires, vu leur toxicité.On a dû attendre jusqu\u2019à ce que la recherche clinique ait prouvé le fait qu\u2019une asso- clation rationnelle de succinate de calcium et d\u2019acide acétylsalicylique annulait la toxicité pour que le traitement buccal au succinate- salicylate (BEREX) s\u2019imposât comme agent de choix dans le soulagement symptomatique des affections arthritiques et rhumatismales.Voilà les raisons prouvées par l\u2019expérience qui expliquent pourquoi BEREX, le premier composé succinate-salicylate, reste toujours le produit que choisissent les hommes d\u2019expérience pour le traitement de toutes les formes de troubles arthritiques et rhumatismaux.1.BEREX apporte un soulagement rapide et efficace des symptômes 2.BEREX peut être administré en toute sécurité à dosage massif et prolongé sans danger de réactions toxiques.3.BEREX s'\u2019administre facilement sous la forme commode de com- .il coûte une fraction du prix de la Les comprimés BEREX s\u2019obtiennent dans les pharmacies sur ordonnances médicales SEULEMENT, en flacons de 100 et 500 comprimés.Documentation professionnelle sur demande.Breveté en 1949.Fabriqué avec l'autorisation des détenteurs du brevet.BEREX est le nom déposé de ce produit.B E R E X Pharmacal Company, 36-48 Caledonia Rd., Toronto L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 XXXIX É DEVHLOPER SEYELGPER PAU date EES Amps Ne \u20ac APPAREILS deRAYONS X de -4\u2014=\u2014-\u2014\u2014e pe EE PE Un matériel de bonne qualité est indispensable à un bon diagnostic.Nous sommes distributeurs au pays des meilleurs appareils et accessoires de rayons X.Seulement quelques-uns des nombreux produits disponibles et prêts pour livraison sont ici illustrés.LA NOUVELLE CASSETTE KELEKET Cadre tubulaire en Monel, Coins renforcés \u2014 résistance léger et résistant.maximum aux avaries Cassettes spéciales 1.pour le nouvel écran 2.avec grille fixe de avec ballon compresseur Lysholm-Schônander 3.nouveau dispositif pour l\u2019identification des films 261 Davenport Rd.- Toronto 5 Moncton * Québec ® Montréal * Winnipeg ® Regina ® Calgary ° Edmonton ® Vancouver 11 Sels Minéraux et 9 Vitamines EN UNE SEULE CAPSULE EQUILIBRE PARFAIT\u2014La formule de VITERRA procure des doses bien équilibrées de vitamines, de sels minéraux et d'éléments à l\u2019état de traces.Elle est composée de manière à augmenter la valeur nutritive de chacun des ingrédients qu\u2019elle renferme.Les composants du VITERRA sont dans des proportions telles qu\u2019ils assurent l'harmonie des rapports biologiques essentiels au bon fonctionnement des systèmes enzymotiques vitaux.EFFICACITE\u2014 VITERRA contient toutes les vitamines que l\u2019on sait être essentielles à l'alimentation humaine, ainsi que les 11 sels minéraux dont les aliments sont le plus ordinairement dépourvus.COMMODITE\u2014 Grâce à VITERRA, il est possible, pour la première fois, de procurer des doses supplémentaires suffisantes de vitamines, de sels minéraux et d'éléments à l\u2019état de traces, et cela en une seule capsule. L'Union Méd.Canada ome 80 \u2014 ng ' XLI WORT Pre IP eo 220ml PRODUI | ee | DQ OV PUBLICITÉ STRICTEMENT RES SERVEE AU CORPS MEDICAL - \u2014_.a \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_\u2014\u2014 ; ny he L' OTITE MOYENNE AIGUE ; ; p L'ENLÈVEMENT DES CONCRETIONS CERUMINEUSES romme ADJUVANT D'UNE CHIMIOTHERAPIE ANTI-INFECTIEUSE rontic LES OTOPATHIES ASSOCIEES AUX MALADIES CONTAGIEUSES FORMULE: Glycérol (DOHOW) .17.90 g (la plus forte densité qui puisse être obtenue) Phénazone RE 0.87 g Benzocaine 0.23 g contre L\u2019OTITE MOYENNE SUPPURANTE CHRONIQUE LA FURONCULOSE ET LA DER- MATOMYCOSE AURICULAIRE Favorise la décongestion nasale sans ; affecter les appareils circulatoire ou respiratoire contre LE RHUME ORDINAIRE e LES INFECTIONS DU SINUS LA CONTRACTION NASALE PRE-ET POST-OPERATOIRE LE RHUME DES FOINS e LES RHINITES ALLERGIQUE ] ET HYPERTROPHIQUE : FORMULE: Saccharinate de désoxyéphédrine 0.50% p/v dans une solution aqueuse ~~ 1 contenant 0.02% de laurylammonium saccharine.Aromatisé.pH 6.4.Présenté dans le SPRAY-O-MIZER DOHONY* (Combinaison vaporisateur-compte-gouttes) \u2018 *MARQUE DE COMMERCE\u2014 BREVET EN INSTANCE | AGREABLE\u2014 EFFICACE , Egalement, en bouteilles de 16 onces liquides | NON-TOXIQUE \u2014BACTERICIDE pour le bureau et l'hôpital.Documentation ?scientifique et clinique envoyée sur demande 74] NE] ATo £s Ro T7 QT 4 dy EN M ie M Oe u orc lll LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon MONTREAL 10 x mais se SRNL Li ror Fa RE a TR cargo Ne 4 = 7h \" +2 i Es % a .4 ss ak 2 a A Ses 574 a ses se æ pos 2 i be i x $ ithe it Zz.= + se > 2 2 hs Lx ae 1 1\u20ac 22 se % or hg æ = & LPN i 5e à sé Han TET SB = = i \u201c25 5e 3 ¥ = Fa a ps i at 2 \u20ac EL = ë J Ha 3 3 A dé 4 Hr g psd Es 3 = SF .2 Es saga Es 35 = ge 1 8 uk at 4 pr = 7 rie, 4 ig 2 M Bs, QE a 5 SF #5 58 Pe Æ Re A air 2 ee se étés se Y GA 3 re 5 ; oh 24 cs Se 55 ve a iH # 4 SY % te 7 i i = i le > = i RE 2.9 fo RAH 7 A 4 pe 3 vel i = = ge A Be 28 SY 5 > Es Hé ci ci oh eA ET fe?& > EOS peer oy 5 is i 7 Se 2 05 = ss us 5 25 7 5 BPE oe 73 5 a tinge % Se Hels SA A ik 2 5 * A i! 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ESS Sr sp DE a WN aa 3 3 i oe Ks je SF SE Rs 55 5 + gr , on He.SRA Ge bh Ea pel a i= RE = cn #8 JE 7 Hoe ä £5 i i Re Jo a 4 » Fw ee ir 54 = sosie pa + ns a SERRE x = æ ca 2% ev iL 5d Ee Ske 5 ave se HK Æ $ + a, vas x 2 A 2 5 a.2 op RE > 0S > 5.= A ve sas 4 3 ge 2 % As.ee 7 2 Fe = va né cm 5 = A 5 © \u20ac pecs a : ge IE # 4 4 4\" + à à 4 ms ws Ae # a 4 HE # = 5 # i > pe en, \u201c à _0$ 5 hx v > es à oe > _\u2014 TT Em, Wy oman ER ele produit toujours Son 7uterahhe st Vicchotché .durant toute sa ménopause \u2014 grace a une pestrogéno- thérapie orale sans odeur, sans Saveur, Sans arriere-goit L.y a généralement deux facteurs a considérer dans le traitement de la ménopause.Premièrement, la crainte, dénuée de fondement, de la femme au sujet de la transition \u2014crainte qui doit être dissipée par vos conseils et vos directives.En second lieu, les symptômes physiques\u2014qui peuvent être enrayés par le SULESTREX.De fait, le SULESTREX peut avoir une action bienfaisante sur ces deux facteurs.La science n\u2019a pas produit d'œstrogénothérapie plus efficace que le SULESTREX Pipérazine qui est un sel pur, stable et reproductible de l'œstrone.Il ne renferme aucun ingrédient provenant de l\u2019urine susceptible de donner mauvaise odeur à l'haleine ou à la transpiration \u2014 facteur d'une importance esthétique considérable pour la patiente, son mari et son entourage.À la suite d\u2019une récente étude qui a porté sur 58 femmes ménopausées normalisées, Perloff! a décrit le SULESTREX comme étant \u2018un œstrogène oral puissant et efficace ne produisant que très rarement des nausées.\u2019 Les symptômes furent enrayés avec 0.54 4.5 mg.de SULESTREX par jour.D'autres études ont également démontré que la réponse à la drogue était constante, prévisible et relativement exemptes d'effets secondaires indésirables.Ecrivez pour plus amples informations.Le SULESTREX, en comprimés non dragéifiés de 0.75 et 1.5 mg., se trouve dans toutes les pharmacies.Laboratoires Abbott Limitée, Montréal 9.(lBBott 1.Perloff, Wm.H.(1951), Treatment of the Menopause.II.Am.J.Obst, and Gyn., 61: 670, March.Sulestre NOM DEPOSE (SULFATE D'OESTRONE PIPERAZINE, ABBOTT) Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 J nion Médicale du Lanada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 79: NM.Amyot (Roma); Archambault (Paul-René) ; Autotte (Esdras) ; Baril (Edmond) ; Bassi (Guido) ; begin (B.-G.) ; Bélisle (Maurice) ; Bernard (Louis) ; Bernard (René); Blanc (Georges); Bernier (AI- phonse) ; Bertrand (A.); Bertrand (Claude); Bisson (Christophe); Blagdon (Jacques); Blais (Ant.) ; Bonnier (Maurice); Boucher (Roméo) ; Boulanger (].-B.); Boulez (N.); Bourque (Jean- Paul) ; Bouveau (G.); Brady (Kay); Brault (}.- P.); Brissaud (H.-E.); Cabana (L.-P.); Cantero (A.) ; Cartier (G.-E.) ; Casgrain (Gérard) ; Champy (Christian) ; Charbonneau (Henn); Charbonneau (Jean); Charest (G.); Charland (Richard-A); Charpy (J.); Chevillotte (R.); Cloutier (Fran- gois) ; Cloutier (Roland) ; Coignet (Jean); Collin (Pierre-Paul) ; Comeau (Maurice! ; Crevier (Paul- H.) ; Croisetiére (Fernand) ; Dargis (Jean); David (Paul); Debray (Ch.); Debré (Robert); Desjardins (Edouard) ; Desmarais (Bernard) ; Desrosiers (Saint-Jean) ; Dion (Yvan) ; Dionne (Jean) ; Dionne (Paul); Doray (Maurice) ; Doré (Réal) ; Dou- ville (J.) ; Dubé (Edmond) ; Dubé (L.-F.) ; Dutault (Paul); Dufresne (Origène); Dufresne (Roger- R.); Duhamel (Roger); Dumas (Paul}:; Duprat (Gérard) ; Durivage (Jacques); Fabre (René); Fisher (John); Foisy (J.-P.); Forget (Ulysse) ; Forté (Lionel); Fortier (De la Broquerie) ; Fortin (R.); Françon (Francois); Gagnon (E.-D.); Gagnon (Jacques-N.); Careau (J.-Roger) ; Careau (Roland) ; Gariépy (Urgel) ; Gaudry (Dominique) : Gauthier (Jacques) ; Gérin-Lajoie (Léon): Gervais (Maurice) ; Gilbert (Chislaine) ; Gingras (Custa- ve) ; Girard (Armand-E.) ; Giraud (Paul) : Gratton (].); Grignon (Jean); Grignon (René) ; Grobon (Pierre) ; Groulx (Ad.) ; Guénette (René): Guil- beault (Albert); Hamel (Pierre-Claude): Hood (A.].G.); Hughes (H.G.) : Jarry (Gaétan! : Johnson (Réginald! : lulien (Lucien) : lutras (Albert) : Kaine (GC): Kaplan (S): Kourilsky (Raoul) ; Labbé (Paul); Ladouceur (Paule); Lafleur (F.) ; Lafond (Guy) ; Lamarre (Léo) ; Lambert (Jacques), Landry (Philippe) ; Langevin (Raymond) ; Lapierre (Gaston) ; Lapointe (Donat) ; Lapointe (lean) ; La- prade (Claude) ; Lariviére (Paul) ; Larivière (Paul- M.); Latraverse (V.); Laurier (R.); Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lavoie (Jules); Lebeau (René) ; Lebel (Léon) ; Leblanc (Loyola) ; Leblond (Wilfrid) ; Leclaire (Gérard); Leclerc (G.) ; Le- cours (Antonio) ; Lefebvre (René); Léger (Jean- Louis); Léonard (Claude); Léonard (Gérard) ; Lépine (Charles) ; Lépine (Edgar); LeSage (AI- bert); LeSage (Jean); Letendre (Samuel): Le- tondal (Paul); Léveillé (Antonio) ; Longpré (Daniel) ; Marcil (Bernard) ; Marcotte (}.-E.-Alexan- dre) ; Marcoux (Guy) ; Marin (A.) ; Marion (Pierre); Martel (J.-Alcide); Martin (Hon.Paul) ; McCormick (W.J.); Meloche (Bernard-H.) ; Mi- gneault (Gérard) ; Miller (J.-Chs) ; Milot (J.-P.) : Miloutinowitch (Mme) ; Mondello (Roméo) ; Mon- fette (Claude) ; Mongeau (Maurice) ; Morin (Gas- pard) ; Morissette (Léopold) ; Mouriquand (G.) ; Mozicconacci (P.); Nadeau (Gabriel); Odinet (Jacques) ; Panet-Raymond (J) ; Paquette (J.-P.) ; Parrot (Paul) ; Pépin (J.-Roméo) : Pettigrew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Pilon (Jean-Louis) ; Pinson- neault (Germain) ; Plichet (André); Potvin (Victor) ; Prévost (J.); Primeau (Bertrand) ; Poirier (René) ; Prud\u2019homme (Jean): Reid (Léonide) ; Ricard (Paul-M.) ; Robillard (Gaston) ; Roch (M.) : Roux {].-René); Roux (M); Royer (Albert) ; Saint-Martin (Maurice) ; Ségal (S.) ; Séguin (Fernand) ; Simard (Roland) ; Simonnet (H.): Smith (Henri) ; Smith (Pierre); Starkey (Hugh); Té- treault (Ernest); Therrien (Emile): Thibaudeau (Roland) ; Trudeau (Charles-H.) ; Vallée (Arthur- F.); Vasques (|.); Vézina (Norbert); Vidal (].- A.) ; Vigneau (Paul); Voyer (Armand). \u2026Nous vivons en pleine réforme médicale.Pour la première fois depuis des siècles, tout le vaste domaine de la médecine est soumis au contrôle de l\u2019observation scientifique.Des préceptes qui faisaient en quelque sorte partie de l\u2019apanage de l\u2019humanité sont forcés de subir l\u2019épreuve définitive, non seulement de l\u2019expérience, maïs encore de l\u2019expérimentation.À l\u2019expérience on demande des faits authentiques; à l\u2019expérimentation des méthodes précises.Partout, l'exploration porte sur les dermeers éléments accessibles aux sens de l\u2019homme; les recherches s\u2019éparpillent sur une foule de menus détails qua font perdre de vue les grands linéaments et l\u2019idée de l\u2019unité de l'être humain et qui, pour beaucoup d\u2019esprits, constituent un enjolivement de la science plutôt que l\u2019expression réelle des faits.Le médecin praticien surtout \u2018est tourmenté.Les exigences de la clientèle ne lui laissent pas le temps de lire; trop souvent les livres nécessaires, la vue des expériences récentes, lui font défaut; il se sent perdu dans un chaos, où se trouvent méêlées et confondues les ruines du passé avec les matériaux de l'avenir.Mais ce chaos west qu\u2019apparent.Il n'existe que pour celur qui ne domine pas les faits sur lesquels s\u2019appure la nouvelle doctrine.Pour les amtrés se relève un ordre qui suffit aux besoins de la pratique et à ceux de la science, un ordre qui sans doute est loin de former un système complet, mais qui, partant d\u2019un principe biologique général, permet néanmoins de classer les faits selon leur valeur et selon leurs rapports mutuels, de façon à constituer un ensemble scientifique.Nous voulons parler du principe cellulaire qui, appliqué aux corps vivants composés, nous mène à une physiologie cellulaire et à une pathologie cellulaire; mais dans cette double direction, il se base constamment sur la connaissance anatomique des éléments, sur l\u2019mstologre.La réforme médicale actuelle, dont vous avez tous pu suivre le développement, a pris son point de départ dans les nouvelles notions fournies par l\u2019anatomie.Cependant, il est juste de dire que ce furent surtout les découvertes d\u2019anatomie pathologique qui amienèrent cette révolution.Aussi beaucoup de médecins sont-ils enclins à traiter l\u2019histologie de simple science de luxe.Mais il suffit da jeter un coup d'œil sur le passé pour comprendre l\u2019influence exercée par l\u2019anatomie sur le développement de la médecine.En parcourant, à un point de vue élevé, l\u2019histoire de cette dernière, nous verrons qu\u2019en tout temps les progrès durables de la science ont eu pour cause des découvertes anatomiques; que chaque grande époque médicale a été précédée d\u2019une série de notions nouvelles sur la scructure du corps humain.Ainsi, dant l\u2019antiquité, nous voyons la première étude du corps humain, œuvre de l\u2019école d\u201dAlexandrie, préparer le système de Galien; au moyen âge, les progrès que Vésale fait faire à l\u2019anatomie précèdent la réforme de la Médecine.Enfin, au commencement de notre siècle, Bichat pose les premiers principes de l\u2019Anatomie générale, et de nouvelles voies s\u2019ouvrent à la Science médicale.« VIRCHOW » IN MEMORIAM LE DOCTEUR J-URGEL GARIÉPY (1882-1951) Des raisons de santé et les exigences des règlements universitaires et hospitaliers avaient condamné le Dr Gariépy à la retraite depuis 1949.Il trompait mal, depuis ce temps, ce besoin d\u2019activité que l\u2019on garde après une carrière comme la sienne.médiate, son frère et sa nièce, et ces deuils rapprochés l\u2019avaient durement éprouvé.La nouvelle de son décès subit, connue dès le retour en ville, après une fin de semaine d'été, me ramena à ce dimanche soir du mois d'août 1944 où nous avions appris avec stupeur la mort de son ami, le Dr Anselme Léger.La disparition du Dr Gariépy n\u2019a pas causé la Il venait, habituellement à la fin de la matinée, s\u2019asseoir parmi nous, prendre part à nos discussions et profiter encore de cette atmosphère de cordialité confraternelle qui fait le charme de nos activités hospitalières.Son isolement, son désœuvrement nous attristaient.Il avait, au cours de cette année, perdu les derniers membres de sa famille im- même douloureuse surprise.Son mauvais état de santé nous permettait d\u2019appréhender une fin semblable qu\u2019il souhaitait peut-être, depuis que ses activités avaient ralenti.Son entrée à l\u2019hôpital Notre-Dame, comme interne, date de 1907, l\u2019année de sa graduation à l\u2019Université de Montréal.Le Dr Gariépy était né dans la métropole en 1882.Il avait 1268 terminé ses études primaires chez les Frères des Ecoles Chrétiennes et fait son cours classique au Collège de l\u2019Assomption.Ce montréalais s\u2019en alla, dès 1908, pratiquer durant cinq ans la médecine et la chirurgie générale à Cap Chat dans le bas St-Laurent.La tâche était rude, harassante mais, en revanche, les loisirs qui agrémentaient capricieusement la vie du médecin de campagne lui permettaient de pratiquer son sport favori, la pêche.Les années ne changèrent rien à cette habitude, puisque nous le retrouvons en 1938- 40 président du Club de Pêche et de Chasse du Lac des Grandes Baies et, à partir de 1940, vice-président de l\u2019Association des pêcheurs sportifs du Québec.Le 15 septembre 1915, il s\u2019enrôle comme chirurgien à l'hôpital général Laval No 6.Il traverse en Angleterre en mars 1916, puis en France dès juillet.Après une période d\u2019entraînement chirurgical, on le retrouve à l\u2019hôpital No 6, à Troyes, et à Joinville-le-Pont, jusqu\u2019à l\u2019armistice.Dès le début des hostilités, il complète ses études de chirurgie en France et revient au Canada en juillet 1919.Il est démobilisé en 1920 et il revient à l'hôpital Notre-Dame en février 1921 comme assistant dans le service de chirurgie.En 1928, il est nommé agrégé ; en 1935, il est chargé du cours de médecine opératoire et devient titulaire de cette chaire en 1937.Il s\u2019intéresse à ce point à cette tâche qu\u2019il s'impose d\u2019écrire, pour les étudiants, un manuel de médecine opératoire qui paraît en 1939.Cette année là, il devient second chef-adjoint du service de chirurgie.Il a déjà, depuis 1933, consacré beaucoup de temps à la chirurgie du sympathique.Il écrit abondamment sur ce sujet, ce qui lui donne à IN MEMORIAM L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 cette époque ct dans nos milieux, figure de pionnier.Il a, d\u2019ailleurs, la plume facile et la liste de ses écrits médicaux et para-médicaux est imposante.Elle lui fait honneur car elle représente un effort soutenu, une préoccupation scient.fique, une discipline intellectuelle qui ne sont pas monnaie courante chez-nous.En mars 1943, à la mort du Dr B.-G.Bourgeois, le Dr J.-U.Gariépy devient chef du service de chirurgie à l\u2019hôpital Notre-Dame, et quelques mois plus tard, professeur de clinique chirurgicale.Il se consacre alors à cette double tâche; il réorganise et se dévoue à son service, stimule le recrutement, prépare et exécute le programme de la résidence en chirurgie, dont il a saisi l\u2019urgente nécessité.Le Dr Gariépy était un généreux, un enthousiaste, un impulsif.Ces traits de son caractère lui valurent bien des joies et de nombreux déboires.Il fit preuve, à l\u2019égard de la chose hospitalière et universitaire d\u2019un zèle admirable que ne stimulait pas l'intérêt personnel; il était heureux de servir et trouvait sa récompense dans l'honneur qu'on lui faisait en lui confiant une tâche ingrate.Citons, en ultime hommage, ces quelques lignes de son dernier écrit, «l\u2019Ame du Chirurgien » qu\u2019il donna:t à l\u2019« Union Médicale » du Canada en 1950: « la considération ne tient pas à conséquence, car le chirurgien fait son devoir, tout son devoir; il met son savoir et son habileté au service de l\u2019humanité.Il sera un jour victime de ses œuvres, mais il mourra avec la satisfact on du bien accompli.» ROGER-R.DUFRESNE BULLETIN LE PROJET D\u2019ASSURANCE-MALADIE Lors du dernier Congrès de 1\u2019 Association des Médecins de Langue Francaise du Canada, on exposa un projet d\u2019Assurance-maladie au cours d\u2019une assemblée publique de son Comité d\u2019Economie médicale.Ce projet fut aussi soumis aux membres du Conseil de l\u2019Association qui l\u2019approuvèrent et crurent même opportun de souhaiter qu\u2019on en complétât l\u2019étude, afin qu\u2019il prenne la forme d'un plan élaboré susceptible d\u2019être appliqué, si les circonstances obligeaient jamais à une telle éventualité.Car, et cette remarque est d\u2019une première importance, l\u2019Association n\u2019a jamais eu l'intention d'imposer un projet ou un plan quelconque, elle n\u2019a jamais pensé non plus qu\u2019on devrait sans plus sursoir et réfléchir, réaliser immédiatement l\u2019organisation d\u2019une assurance-maladie.Elle a plutôt pensé qu\u2019il était impérieux de préparer les voies en vue d\u2019une urgence qui, n\u2019étant pas actuelle (est-ce bien le cas?), pourrait être très prochaine.Elle a cru qu\u2019il valait mieux être prêt en face de cette urgence, afin d\u2019aiguiller l\u2019opinion des gouvernants et du public dans un sens conforme à des principes de bonne sociologie, de saine économie politique, à l\u2019exercice d\u2019une médecine progressive et aux intérêts bien compris de la profession médicale.Le projet de la Fédération des Sociétés Médicales de la Province de Québec est devenu celui de l\u2019Association, afin que l'adhésion de cette dernière lui donne plus d\u2019ampleur en groupant un plus grand nombre d\u2019adhérents et lui attribue en plus un caractère national.D\u2019aucuns se récrieront et proclameront que l'Association trouble les cartes, qu\u2019elle vient bousculer intempestivement la sérénité et le calme de notre existence professionnelle, qu\u2019elle contribuera à rendre intenable la pratique de la médecine en la lestant d\u2019une bureaucratie tracassière et importune.Cependant, n\u2019a-t-elle pas certaines tâches à remplir pour soutenir son prestige et défendre l\u2019opinion de nos médecins dans certaines conjonctures graves et litigieuses?Ses membres, les médecins de langue française, doivent- ils toujours, sinon subir, du moins recueillir en ressentant un malaise inhérent à une certaine indifférence de leurs groupements professionnels, le bénéfice de l'initiative progressive d\u2019autres sociétés ou associations?Ce n\u2019est pas l\u2019avis des membres du Conseil de l\u2019Association. \u2014 | L\u2019Union Méd.Canada 1270 BULLETIN Tome 80 \u2014 nov.1951 Un autre aspect de la question s\u2019offre à notre réflexion.Il se trouve dans la hiérarchie des valeurs humaines sur un plan supérieur.Le médecin doit regagner, s\u2019il l\u2019a perdu, et conserver, s\u2019il le possède encore, le respect et la considération du public.Et c\u2019est en participant activement et directement lui-même à la solution du problème économique en regard des soins médicaux, c\u2019est en rendant ses propres soins facilement accessibles à toutes les classes de la société qu'il gardera les attributs attachés à sa personnalité professionnelle, et demeurera un homme de science bien sûr, et surtout un homme de cœur.Le projet dont il s\u2019agit a été connu par la voie des grands quotidiens.Il n\u2019a rien de compliqué, il ne contient pas en détail les modalités d'application.Il respecte certains principes; les voici: le droit des provinces dans le domaine de la Santé ; le respect de la libre entreprise et de la libre concurrence ; l'intervention d\u2019un plafond des revenus des abonnés en regard des honoraires versés aux médecins, ce qui implique un compromis financier établi à l\u2019amiable entre les médecins et ce groupe d'abonnés ou d\u2019assurés; l\u2019opération sans profit du plan d\u2019assurance ; l\u2019extension de l\u2019assurance-maladie aux soins donnés dans les hôpitaux, au domicile et au cabinet de consultation ; la présence de médecins dans la direction du plan de cette assurance-maladie.Le litige pourra peut-être porter sur l\u2019arbitraire des honoraires versés aux médecins pour les soins aux assurés dont les revenus ne dépassent pas le plafond fixé et sur le niveau même du revenu- plafond, mais toutes les garanties pourraient être données par une étude d\u2019un actuariat sérieux et par l\u2019établissement d\u2019un barême d'honoraires venant d\u2019un organisme autorisé comme le Collège des Médecins et Chirurgiens.Nous avons, au Comité d'Economie médicale, envisagé la possibilité de réaliser un tel projet dans chacune des provinces, car nous n\u2019oublions pas que notre Association est une institution nationale, que ses études et décisions doivent en principe porter sur le plan national, intéressant la profession médicale et la population du Canada.L\u2019horizon de nos vues dépasse la Province de Québec. pL BOTTIN an Pour ce qui est de la Santé, elles se posent sur le régime de chaque province et couvrent ainsi le pays.Et de la sorte, en prenant connaissance de nos travaux, chacune d\u2019elles avec sa mentalité, avec ses conceptions politiques et économiques, pourra y puiser ce qu\u2019elle trouvera de profitable pour elle-même.Une dernière remarque doit être ajoutée avant de terminer ces quelques réflexions.Elle pourrait au besoin ajouter au caractère de vraisemblance et de sens commun offert par le projet de la Fédération que l\u2019Association a adopté pour recommandation.Sir Earl Page, médecin, est le Ministre de la Santé dans le cabinet Australien.En août 1951, il adressait la parole à l\u2019Académie de Médecine de Toronto, et il y exposait sa conception d\u2019un service de Santé National reposant sur l\u2019assurance-maladie *.Le projet de Sir Page comporte l\u2019assurance-maladie volontaire « prépayée », organisée et administrée sans profits par des organismes privés.Le gouvernement aide ces organismes ou ces plans d\u2019assurance-maladie, afin d\u2019en rendre les bienfaits accessibles aux moins fortunés.Sir Page met en valeur, dans ce projet, le fait que les médecins restent indépendants de la politique et du gouvernement, que le gouvernement n\u2019est pas impliqué dans l\u2019administration des plans d\u2019assurance tout en restant libre de contribuer par de l\u2019aide financière, qu\u2019enfin la pratique de la médecine conserve la libre initiative du médecin, seule sauvegarde de zèle et de progrès individuel.Ce projet australien se calque exactement dans sa charpente et ses postulats sur celui de la Fédération des Sociétés Médicales accepté par l\u2019Association au Congrès des Trois-Rivières.La transcendance d\u2019une idée ou d\u2019une conception se trouve en elle-même et est par elle-même.Cependant, le jugement favorable qu\u2019en portent les hommes, sans en changer sa nature et sa véridicité, en rend son acceptation plus accessible à l\u2019esprit.Le témoignage des hommes la renforce de l\u2019extérieur.Voici done ce projet d\u2019assurance-maladie de la Fédération, tel qu\u2019adopté par le Conseil de l\u2019Association et comme devant être le schéma d\u2019une assurance-maladie à instaurer éventuellement dans chaque province canadienne.Roma AMYOT.1.Sir Earle Page: « Partnership of state, medical Professors and Community.» Can.Med.Ass.Journ., 65: 378 (octobre) 1951. L\u2019Union Méd.Canada 1272 BULLETIN Tome 80 \u2014 nov.1951 * * * « A SAVOIR QUE LES AUTORITES PROVINCIALES ET LES COLLEGES DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS NE RECONNAISSENT AUCUN PLAN À PRIME PRÉ-PAYÉE QUI NE PRÉSENTE LES CONDITIONS SUIVANTES: À \u2014 POSSÈDE UNE CHARTE PROVINCIALE; B \u2014 ASSURE LA SÉCURITÉ À LA CLASSE DES CITOYENS À REVENU MINIME, GRÂCE À UN PLAFOND ADÉQUAT ET LA CLAUSE DES MÉDECINS PARTICIPANTS! C \u2014 ASSURE DES SERVICES COUVRANT NON SEULEMENT L\u2019HOSPITALISATION ET LES SERVICES MEDICO-CHIRURGICAUX A L'HOPITAL, MAIS AUSSI A DOMICILE ET AU BUREAU; D \u2014 DISTRIBUE, EXCEPTION FAITE DES FRAIS ADMINITRATIFS INDISPENSABLES, TOUS LES REVENUS DES COTISATIONS EN PRESTATIONS, E \u2014 COMPRENNE UN BUREAU MÉDICAL EFFICACE AFIN D'ASSURER AUX ABONNÉS DES SERVICES MÉDICAUX DE LA PLUS HAUTE QUALITÉ ; F \u2014 ASSURE DES HONORAIRES MINIMA SELON UN BARÈME ÉTABLI i PAR LES COLLÈGES DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS.» 1 Ce qui signifie que les honoraires pour soins donnés à un assuré à revenu ne dépassant pas le plafond déterminé seront ceux du barême, mais que les honoraires pour soins à un assuré dont le revenu est supérieur au plafond peuvent être établis par le médecin traitant comme dans tout acte médical actuel.Dans cette dernière alternative, les honoraires seraient constitués, partie par la prestation de l'assurance et partie par un supplément requis du client lui-même, pour compléter la somme demandée.; 1 { { i ÉLOGES MÉRITÉS Le congrès des Trois-Rivières, le vingt-et-unième en date, est terminé et c\u2019est sur une note optimiste qu'il s\u2019est déroulé et qu\u2019il a pris fin, laissant dans l'esprit de ceux qui l\u2019ont préparé et de ceux qui y ont assisté un réconfort puissant pour la profession médicale et un grand espoir pour l\u2019avenir de l\u2019Association des Médecins de Langue Française.Ici se posent deux questions: l\u2019expérience a-t-elle réussi?quelles conclusions en tirer?Avant de répondre à la deuxième, il est bon de ressasser les événements qui se sont produits et de les analyser.Quant à la première, voici ce que nous pouvons penser.Première épreuve, pour ainsi dire, de l\u2019initiative prise en septembre 1950 par le conseil de l\u2019Association de tenir désormais un congrès général chaque année, le vingt-et-unième a été, de l\u2019avis unanime, une réussite complète tant par l\u2019assistance de nombreux congressistes que par la valeur incontestable des travaux présentés par des confrères consciencieux qui ont su retenir l\u2019intérêt de leurs auditeurs.Les différentes séances ont été présentées dans un décor inusité, il est vrai, mais le local s\u2019y prêtait de façon merveilleuse et tous les événements se trouvaient centralisés au Palais de l\u2019Industrie.Le président, le docteur Denoncourt, a eu l\u2019heureuse idée de baptiser les salles de conférences de noms connus de l'Association, noms encore vénérés par la profession parce qu\u2019ils sont dans le souvenir de tous les confrères.La Salle Brochu éveillait l\u2019idée du fondateur de l'Association, professeur à Québec, qui, en 1900, a eu l'initiative avec ses confrères de Québec et d\u2019ailleurs, de jeter les bases d\u2019une organisation aujourd\u2019hui florissante et respectée.Que de chemin parcouru! Si le professeur Delphis Brochu avait assisté au vingt- et-unième congrès, il aurait sûrement été profondément touché de cet honneur et de la reconnaissance que tous les confrères, avec Denoncourt, lui ont témoignés en cette circonstance.La Salle Normand, en l\u2019honneur du président du congrès de 1906, tenu aux Trois-Rivières.Le docteur L.-P.Normand était le père du secrétaire de celui de 1951.Les annales de l\u2019Association du temps rapportent que le troisième congrès traçait la route à d\u2019autres après avoir bénéficié de l\u2019expérience des deux précédents.La Salle de Blois.Qui ne connaît le président du seizième congrès, celui de 1940, le 1274 ; L\u2019Union Méd.Canada BULLETIN Tome 80 \u2014 nov.1951 deuxième tenu dans la cité de Laviolette?Le docteur de Blois est le seul survivant de cette vaillante génération qui a établi le courant en formant l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Le docteur Charles-N.de Blois a assisté aux séances d\u2019octobre en manifestant encore une activité peu commune.Il a établi le lien entre la génération d\u2019hier et celle d\u2019aujourd\u2019hui, laquelle marche sur les traces de la première et a pu constater avec émerveillement les progrès accomplis par son œuvre.Il n\u2019y avait pas de Salle Denoncourt.Il faudra qu\u2019au prochain congrès des Trois-Rivières ce nom soit mis en évidence, sur le même pied que les autres, pour honorer le président actuel.Le succès du vingt-et-unième congrès repose sur ses épaules et aussi sur celles de ses hardis collaborateurs.Leur travail incessant, leur habileté méthodique et leur louable tenacité nous a fourni l\u2019occasion de profiter des leçons de nos maîtres en médecine et de repartir, chacun dans notre sphère d\u2019activité, pour mettre en pratique les conseils si bienveillamment fournis.En récapitulant les événements, ne serait-il pas dans l\u2019ordre de mentionner la réception du Directeur général et du président du congrès à l\u2019adresse de ceux qui ont permis le succès de nos assises: présidents de séances, rapporteurs, organisateurs du programme scientifique, social et matériel, membres du conseil et du comité d\u2019économie médicale; la chaleureuse réception de la ville des Trois- Rivières, maire et échevins en tête, à tous les congressistes et à leur femme; ouverture solennelle à laquelle prirent part les plus hautes autorités religieuses du diocèse, les autorités provinciales et civiles du Québec, les représentants de la France en la digne personne de l\u2019Ambassadeur au Canada et du délégué du gouvernement français.À cette séance d\u2019ouverture, après l\u2019allocution du président, le se- crétaire-trésorier général remit la médaille d\u2019or, insigne d\u2019office, au nouveau Directeur général, le docteur Emile Blain, qui en était à son premier congrès depuis sa nomination en septembre 1950.Puis le Directeur général, en reconnaissance des services rendus à l\u2019Association, remit le parchemin au docteur J.-A.Vidal, président du XXe congrès, et à son secrétaire, le docteur Pierre Smith.Nous avons touché un mot des séances scientifiques et de l\u2019assistance (déjà, durant la première journée, avant même que l\u2019ouverture ne fût faite officiellement, un nombre remarquable de médecins s\u2019étaient présentés au bureau d\u2019inscription).Et les séances L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 BULLETIN 1275 de spécialités: obstétrique, cardiologie, ophtalmo-oto-rhino-laryn- gologie, réunissaient un auditoire nombreux, sous l\u2019habile direction du dévoué directeur du programme scientifique.Il y a aussi le comité d\u2019économie médicale qui a présenté le résultat de ses études de l\u2019année: « assurance-maladie avec plafond des revenus », conclusion d\u2019un projet proposé par la Fédération des Sociétés Médicales et modifié.Ce projet ne vise pas à établir l\u2019assurance-maladie obligatoire, mais formule le désir de proposer certaines normes à respecter par les différentes sociétés d\u2019assurance- hospitalisation ou autres, si la nécessité se fait sentir d'établir tel plan.Les congressistes ont écouté avec beaucoup d'intérêt et avec une bienveillante attention l\u2019habile exposé du président du comité d\u2019économie médicale, le docteur Roma Amyot.Si l\u2019on juge de l\u2019attention de l\u2019auditoire par la pertinence des questions qui ont été posées à la suite de la communication, nous pouvons être amplement satisfaits de la perspicacité de nos confrères qui ont manifesté un grand intérêt et une connaissance profonde des choses qui touchent la population en regard de la profession médicale.Puis la fête aux huîtres qui a été marquée, comme les autres réceptions d\u2019ailleurs, du sceau de la plus grande cordialité.Et la réception gracieusement offerte par un groupe de représentants de maisons pharmaceutiques.Enfin la séance de clôture à laquelle prirent la parole, outre le président du congrès, le Directeur général le docteur Emile Blain, M.de Vial, consul de France, MM.les docteurs J.-Baptiste Jobin, président du XXIIe congrès qui aura lieu à Québec en septembre 1952, Eugène Thibault, président de la Fédération des Sociétés Médicales, et M.le professeur Pierre-H.Hillemand, délégué du gouvernement français, qui a su gagner l\u2019estime de tous nos confrères.Pour terminer, les médecins des Trois- Rivières nous ont invités à un buffet qui a couronné le XXIe congrès.Mentionnons aussi le déjeuner-conférence offert aux dames, le vendredi, l\u2019excursion en bateau, le buffet des Révérendes Sœurs de l'hôpital Saint-Joseph, la démonstration d\u2019art culinaire par le professeur Bernard, au Cap-de-la-Madeleine, événements dont les dames revinrent très enchantées.Et puis les exhibits commerciaux furent achalandés, les confrères comprenant le rôle que jouent les maisons de produits pharmaceutiques et l\u2019étroite collaboration qui doit présider à nos rapports mutuels. 1276 BULLETIN L'Union Méd.Canada Oui, l'expérience a réussi.Pour être plus juste, disons que Trois-Rivières n'en était pas au stade de l'expérience puisque ce qui paraissait osé en 1906 et plus récemment en 1940 nous a paru tout naturel en 1951.Les choses ont évolué avec une souplesse insoupçonnée et c\u2019est à peine si on pouvait percevoir la touche de nos confrères trifluviens qui donnait de l\u2019allant à tous les événe- ments scientifiques et sociaux.Tout s'est passé avec une belle discipline et nous n'avons remarqué que peu de retard.L\u2019encouragement a été spontané.Les congressistes se sont pressés aux multiples séances.Ce fait doit retenir notre attention.Il incite les officiers de l'A.M.L.F.C.à continuer dans ce large sentier tracé par leurs valeureux prédécesseurs: science répandue par nos savants cliniciens, étude de nos problèmes, de nos déficiences, de notre potentialité d\u2019action, de nos succès et de nos insuccès, le tout présenté comme le disait si bien un ancien rédacteur en chef de notre bulletin officiel, L\u2019Union Médicale du Canada, «avec la plus grande bienveillance » et aussi avec le plus grand souci de servir la cause de la profession médicale, puisque l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, en secondant nos universités, veut donner son appoint à l\u2019extension de la médecine ca- nadienne-française.Encouragement spontané de la part de quelques personnalités marquantes du monde médical et je citerai le nom du dévoué sénateur Lacasse et du docteur Ulysse Forget, président de l'Association Médicale Franco-Américaine, qui, malgré leurs multiples occupations, ont pu nous procurer le plaisir et l'honneur de participer à nos assises.Encouragement spontané de la part des membres du conseil de l\u2019association: aux deux séances nous constations avec plaisir la présence de la presque totalité des membres, de plus, les autres s'étaient excusés pour des raisons valables.Encouragement spontané de la ville des Trois-Rivières qui ne nous a pas restreint ses faveurs, qu\u2019elles viennent de l'autorité religieuse et municipale, de la radio ou de la presse.A toutes ces marques d\u2019attention nous nous permettons de rester sensibles et de prodiguer nos plus sincéres remerciements a nos patrons d'honneur, à Son Excellence, l\u2019évêque des Trois-Rivières, au gouvernement provincial qui, par l\u2019intermédiaire du Ministère de la Jeunesse, nous a permis d\u2019utiliser le Palais de l\u2019Industrie, au personnel de ce dernier lequel a fait preuve d\u2019une fructueuse coopération, au comité des dames qui a si amicalement reçu les épouses Tome 80 nov.1951 \u2018 L\u2019Union Méd.Canada BULLETIN | 1277 des congressistes, aux rapporteurs, au professeur Hans Selye, aux présidents de séances, à tous les collaborateurs de l\u2019organisation scientifique et matérielle, aux nombreuses firmes qui ont étalé leurs produits, aux exposants des exhibits scientifiques, aux membres du conseil, au personnel de la presse et de la radio qui a contribué à diffuser les activités de l\u2019association et les événements du congrès.En terminant, l'Association des Médecins de Langue Française du Canada se dit enchantée de pouvoir assurer à la population tous les services qu\u2019elle est en mesure de lui rendre, car si elle existe, elle n'oublie pas que c\u2019est là son devoir envers la société.Docteur H.TrUpEL, secrétaire-trésorier général. L\u2019'HYPERTENSION PAR LE SEL CHEZ LES LAPINS ET SES RELATIONS AVEC LA GLANDE SURRENALE Toku Ro FUKUDA, Laboratoire de Physiologie, Faculté de Médecine de l\u2019Université Chiba, Chiba (Japon).Quoiqu\u2019il soit un procédé routinier, donner du sel à l\u2019animal en expérience pour avancer le développement de l'hypertension expérimentale du type de Goldblatt, n\u2019a pas encore prouvé que l\u2019hypertension chez le mammifère puisse être causée seulement par l\u2019administration du chlorure de sodium.Sapirstein et autres (3) ont récemment rapporté le cas où ils ont réussi à provoquer «l'hypertension de sel» au rat abreuvé de la solution hypertonique de chlorure du sodium.Mais la juste proportion appliquée entre le sel et l\u2019eau et la prolongation suffisante de l\u2019expérimentation sont bien considérées comme importantes.À l\u2019autopsie, «l\u2019hypertension de sel» se trouva\u2019t associée avec l\u2019hypertrophie du cœur et du rein relative au poids du corps.Cependant, concernant la glande surrénale, ils n\u2019ont donné aucune description mais suggéré que le travail maintenant en progrès indique que « l'hypertension de sel » n\u2019est pas abolie par la surrénalectomie bilatérale.Tout à fait indépendamment de cela, nous avons aussi réussi à produire l'hypertension aux lapins, en leur donnant l\u2019extrême quantité de sel très longtemps.À l\u2019autopsie, des changements remarquables se montraient dans la glande surrénale et cela suggérait le mécanisme possible pour le développement de l\u2019hypertension de ce type par rapport à la glande surrénale.MÉTHODE On employait les lapins adultes de 2 à 3 kg de poids.Le régime journalier était de 50 g.de la farine de blé avec légumes.Durant toute l\u2019expérimentation, on leur donnait 5 g.de chlorure de sodium mêlé dans la ration; on leur permettait de boire de l\u2019eau librement.La pression artérielle était déterminée à l'oreille, suivant la méthode ordinaire.RÉSULTATS Développement de l\u2019hypertension de sel.Les animaux pouvaient bien tolérer l\u2019ingestion excessive de sel, et la diarrhée ne paraissait pas.Durant toute l\u2019expérimentation, qui durait même un an, aucun signe du dommage rénal, tel que l\u2019ædème, l\u2019albuminurie, n\u2019était observé et la quantité journalière de l\u2019urine était environ 200 ce.Après la latence d\u2019environ un mois, la pression artérielle de presque tous les lapins commença:t à s\u2019élever lentement (Fig.1).Le développement de cette hypertension était accéléré par la basse température, mais cette hypertension une fois apparue dans un lapin quelconque, persistait tant que les animaux continuaient à prendre le régime de sel excessif.Le niveau de l\u2019hypertension n\u2019était pas très haut.La pression sanguine après 4 mois de l\u2019administration de sel était 92 \u2014 12 mm.Hg en moyenne (12 cas) tandis que la pression normale était 73 + 14 mm.Hg (13 cas).« L\u2019hypertension de sel » diminuait lentement après la cessation de l\u2019administration de sel (Fig.1).A l\u2019autopsie, les animaux expérimentaux, dans la première durée de «l\u2019hypertension de sel », ne montraient aucune anomalie importante sauf l\u2019hypertrophie de la glande surrénale.L\u2019hypertrophie des glandes était due à la prolifération de la partie corticale, spécialement dans la zone intermédiaire.La chrome- réaction de la médullaire devenait aussi remarquablement intense.On pouvait observer quelques changements histologiques dans le rein: l\u2019hyperplasie de l\u2019épithélium glomérulaire, le rétrécissement de l\u2019espace capsulaire et l\u2019en- a ES iit manne Lee L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 NaCl 5g.pour jour FUKUDA: L\u2019HYPERTENSION PAR LE SEL 1279 40 + 20 + A l 1 L 1 1 0 1 2 3 4 5 1 1 I | 1 1 Î 7 8 9 10 11 12 mols Fig.1.\u2014 Effet de I'administration de sel sur la pression sanguine.flure des tubules.Mais le pouvoir d\u2019excréter la créatinine exogéne n\u2019éta\u2019t pas détérioré.Au tableau no 1 on voit que le pourcentage de la créatinine excrétée pendant 5 heures après l\u2019administration de 200 mg de la créatinine dans la veine augmente beaucoup dans les lapins expérimentaux.TABLEAU I Pourcentage de la créatinine excrétée pendant 5 heures après l\u2019administration intraveineuse « L\u2019hypertension de sel» par rapport à la glande surrénale.Quand les animaux expérimentaux ont été privés des glandes surrénales bilatérales, la tension descendait peu à peu au niveau normal, malgré l\u2019administration continuelle du sel (Fig.2).Quand, d\u2019un autre côté, les animaux avaient été précédemment surrénalec- tomisés bilatéralement, aucune élévation de la pression sanguine n\u2019était observée pendant que le sel était appliqué.L\u2019existence de la glande surrénale était donc d\u2019une première importance pour le développement et le maintien de « l\u2019hypertension de sel ».Voici l'observation concernant le rôle joué Surrenalectomie gauche | droit | de 200 mg.Hypertensive Normal 1.84 37 2.65 38 3.59 41 4.57 mm.Hg 120 | 100 + 80 + 60 FF Eo _____ _ ______ 40 + < 20 + i | ] 1 | 1 ! 1 1 5 6 7 mois ,.0 1 2 3 4 Fig.2.\u2014 Effet de la surrénalectomie sur Phypertension de sel. 1280 FUKUDA: L\u2019'HYPERTENSION PAR LE SEL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 nm: Ergotamine ( 0,01 mg.kg.) ot | 100 | Hypertensive 80 + Greer Soe 60 | Normal 40 | i 20 ] L 1 i | | 1 0 4 8 12 16 20 minutes Fig.3.\u2014 Effet de l\u2019ergotamine sur la pression sanguine.par la glande surrénale.L\u2019ergotamine en dose qui n\u2019a aucune influence appréciable sur la pression sanguine des lapins normaux causait une chute remarquable de la pression chez les lapins expérimentaux (Fig.3).Cependant, le sang héparinisé des animaux expérimentaux ne contenait pas plus la pression-substance pour la préparation de sinus-auricule du crapaud que celui de l\u2019animal témoin.Mais les animaux, d\u2019un autre côté, montraient la sensibilité à l\u2019adrénaline augmentée environ dix fois, et l\u2019effet minimum de l\u2019augmentation de tension pouvait être observé par l\u2019administration intraveineuse de 0,001 mg pour kg.du poids.Ce fait indiquait la participation du système sympatho-surrénal dans l\u2019installation de « l\u2019hypertension de sel ».À cet égard, il était remarquable que la dose excessive d'adrénaline (0,2 mg par jour sous-cutané), quoi- qu\u2019elle pût indu\u2018re l\u2019élévation graduelle du niveau de la pression sanguine aux lapins normaux ou surrénalectomisés unilatéralement, ne pouvait pas provoquer les mêmes changements aux lapins surrénalectom:sés bilatéralement (Fig.4).Cette relation était justement la même que dans le cas de l\u2019administrat on excessive de sel.La partie corticale, comme l\u2019 n- diquent ses changements histologiques, doit avoir joué aussi un rôle essentiel.A nsi, 1l mn.He A 80 | B 60 |- Adrenaline 0,2 mg 40 |- < > pour jour 20 + | | I 1 1 1 | o 2 4 6 8 10 jour Fig.4.\u2014 Effet de l'administration de l\u2019adrénaline excessive.sembla:t probable que l\u2019activation du système sympatho - surrénal et hypophyso - cortico - surrénal fût nécessaire pour le développement de « l\u2019hypertension de sel ». \u2014 AGI.22 EE.0e OS LA L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 CONCLUSION ET DISCUSSION La haute tension expérimentale provoquée par l\u2019administration prolongée de sel excessif a été rapportée, et l\u2019explication possible en a été offerte par rapport à la glande surrénale.Cela diffère de la haute tension du type de Goldblatt dans lequel la glande surrénale semble jouer un rôle moins significatif (Rogoff (2), Fukuda et Sakô (1)).Ici, le chlorure de sodium dot fonctionner comme «stress » sur le système sympatho-surrénal et hypophyso- cortico-surrénal (Selye (4)).L'étude \u2018ultérieure est requ\u2018se pour éclairer le mécanisme immédiat de l\u2019élévation de la pression sanguine.Résumé Les lapins nourris du sel excessif développaient l'hypertension artérielle après une latence d\u2019un mois environ.L\u2019existence de la glande surrénale est essent elle pour le déve- FUKUDA: I\u2019HYPERTENSION PAR LE SEL 1281 loppement de cette haute tension.Quelques mécanismes possibles pour le développement de «l'hypertension de sel» sont proposés comme évidents dans le sens de l\u2019activation du système sympatho-surrénal et de l\u2019hypo- physo-cortico-surrénal.Je remercie beaucoup le docteur K.Okutsu de sa coopération dans cet essai et aussi je suis bien reconnaissant au Prof.H.Selye de la bienveillance qu\u2019il a montrée pour reviser ce manuserit.BIBLIOGRAPHIE 1.T.R.FUKUDA et N.SAKO: Jap.J.Physiol, sous presse.2.J.M.ROGOFF, E.N.NIXON et G.N.STEWART :Proc.Soc.Exp.Biol.and Med, 41: 57, 1939.3.L.A.SAPIRSTEIN, W.L.BRANDT et D.R.DRURY: Proc.Soc.Exp.Biol.and Med.73: 82, 1950.4.H.SELYE: Text Book of Endocrinology.Montréal, 1949. LE CARCINOÏDE DU TUBE DIGESTIF S.LAUZÉ, Hôpital Notre-Dame et Institut d\u2019Anatomie pathologique de l\u2019Université de Montréal.Le carcinoïde est une tumeur assez familière au chirurgien qui a appris à ne pas se troubler de la chose, bien que le nom porte en lui une consonnance assez inquiétante.A la suite d\u2019études d\u2019ensemble faites en ces derniers temps, surtout dans les milieux américains, on est en droit de se demander s\u2019il ne faut pas restituer à ce mot sa valeur intégrale qui en est une de malignité, même si elle est tempérée par une désinence à valeur amoindrissante.C\u2019est à Oberndorfer que revient la paternité de ce nom; l\u2019histologiste voulait par là, souligner que cette tumeur, de par sa localisation sous la muscularis mucose, de par ses caractères d\u2019infiltration, offrait une image analogue au cancer ou carcinome, alors que la clinique opposait un démenti à cette impression née d\u2019une figure histologique.Il s\u2019agissait là toute- fo:s, d\u2019une opinion prématurée, le temps ayant permis de mieux préciser l\u2019évolution de cette entité.Carcinoïdes du grêle.Re: localisation.Duodénum Jéjunum Iléon Div.de Meckel 9 29 164 6 Le carcinoide peut survenir partout le long du tractus digestif.Si son incidence est plus grande dans l\u2019appendice que partout ailleurs, on le trouve néanmoins assez fréquemment sur le grèle, nomtament dans la région iléale, dans le colon (surtout dans la partie cæcale), au rectum et même dans l\u2019estomac (18 cas rapportés).On en a rapporté à 4 reprises dans la vésicule biliaire et on en a même trouvé dans des kystes pseudo-mucineux de l\u2019ovaire (6 cas).Sa localisation au grêle ou au côlon a contribué à mieux faire connaître un aspect.de cette tumeur, car à ces endroits moins bien étudiés que l\u2019appendice, elle a pu évoluer plus longtemps, ce qui a donné aux métastases le temps de se produire.Pearson et Fitzgerald estiment que le rapport d\u2019incidence entre le carcinoïde-grêle et le carcinoïde-appendice est de 1 à 10.Après l\u2019appendice, c\u2019est l\u2019iléon qui est la localisation de choix; ensuite viennent le jéjunum et le duodénum; on l\u2019a trouvé quelquefois dans le fond d\u2019un diverticule de Mec- kel.L\u2019âge du porteur varie de 20 à 86 ans, la moyenne se situe aux environs de 60.Cook a colligé dans la littérature antérieure à 1930, 104 carcinoïdes du grêle, auxquels il ajouta 11 cas personnels.Ariel a fait de même pour les années de 1930 à 1939, en recueillant 76 cas, auxquels 1l additionna 11 cas personnels.Fitzgerald et Pearson rapportèrent 24 cas en 1949.Sur ce total de 236, on a trouvé des métastases dans 73 cas, soit une proportion de 32%.Sur 48 cas, où on a des renseignements sur la localisation des métastases, les ganglions ré- gionnaux étaient envahis; chez 25 d\u2019entr\u2019eux, le foie était le siège de métastases.Quant aux autres localisation, elles s\u2019établissent comme sut: mésentère, os vertébraux, ganglions inguinaux, pancréas, testicule, duremêre rachidienne, rate, rein et surrénale, côlon et rectum.Carcinoïdes du grêle.Re: moyenne d'âge.68 cas colligés par Cook 54,3 11 cas de Cook 62.121 cas colligés par Ariel 57.Ages extrêmes: 20-86.Il serait peut-être intéressant de mentionner l'incidence comparative du carcinoïde du grêle avec les autres tumeurs du grêle qu\u2019a faite Ariel.Sur 120 tumeurs du grêle, il a trouvé 10 carcinoïdes, soit une proportion de 8,3.Carcinoïdes du grêle.Re: malignité.Nombre Bénin Malin Cas colligés par Cook avant 1930 104 83 21 Cas de Cook 11 8 3 Cas colligés par Ariel, 1930-39 76 42 34 Cas d\u2019Ariel 11 6 5 Cas Pearson et Fitzgerald 24 14 10 Total: 236 68% 329% L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Dans le grèle, cette tumeur évolue silencieusement dans la plupart des cas.Cependant, c\u2019est un fait remarquable qu\u2019en ces dernières années, l'attention des cliniciens ayant été attirée sur cette entité, on a pu la déceler plus fréquemment.Le symptôme le plus constant est l\u2019obstruction précédée de troubles digestifs vagues, où prime la diarrhée.D\u2019après Miller et Hermann (citée par Pearson et Fitzgerald) une radiographie montrant un «kinking » dans un intestin grêle, sans masse dans la lumière, est caractéristique du carcinoïde.Carcinoïdes du gros intestin.De 1912 à 1949 (d\u2019après Horn) Cæcum Côlon Rectum 14 dont 7 ont 6 dont 3 ont 29 dont 5 ont donné des donné des donné des métastases.métastases.métastases.De toutes les portions de l'intestin, l\u2019organe qui est le plus souvent le siège du carcinoï- de est sans contredit l\u2019appendice.C\u2019est en fait si banal, qu\u2019on a de la peine à trouver une étude statistique de son incidence.L\u2019âge moyen de son apparition se situe vers 25 ans; cette différence d\u2019âge entre l\u2019apparition du carci- noïde du grêle et de l\u2019appendice ne tient pas à une nature différente de la tumeur, mais bien au fait que l\u2019appendicectomie met fin prématurément à l\u2019évolution du carcinoïde.Par cette raison également, peut-on expliquer la faible proportion de carcinoïde appendiculaire ayant donné les métastases; la littérature n\u2019en rapporte que 23 cas (P.et F.).Lorsqu'elle est située dans l\u2019appendice, cette tumeur ne donne pas de signes cliniques; certains ont voulu y voir une cause occasionnelle d\u2019appendicite aiguë.Il s\u2019agit plutôt d\u2019une coexistence, car on voit mal par quel mécanisme, une petite tumeur sous-muqueuse, d\u2019ailleurs presque toujours située dans le bout distal de l\u2019organe (46 sur 50; Masson, Arch.of Patho.1928) donnerait lieu à une inflammation aiguë.La découverte est affaire de hasard.Le carcinoïde se rencontre encore dans le gros intestin.Horn en a recueilli 49 cas publiés depuis 1912.La localisation se distribue ainsi: 14 au cæcum, parmi eux 7 ont donné des mé- LAUZÉ: LE CARCINOÏDE DU TUBE DIGESTIF 1283 tastases; 6 dans le côlon dont 3 ont donné des métastases et 29 au rectum dont 5 ont donné des métastases.On remarque une diminution notable de malignité dans le cas du carcinoïde du rectum, par rapport à ceux qui sont situés dans le côlon.Cela tient à deux faits.D\u2019abord, à cet endroit, il est plus accessible et partant il est dépisté plus tôt.De fait, la plupart des cas rapportés ont été trouvés au cours d\u2019une rectoscopie de routine.Ensuite, l\u2019entité appelée carcinoïde du rectum diffère du carcinoïde situé ailleurs, même si elle paraît avoir quelques liens la rapprochant du carcinoïde situé ailleurs, même si elle paraît avoir quelques liens la rapprochant du carcinoïde classique.Stout, qui s\u2019est particulièrement intéressé à cette question du carcinoïde du rectum, admet qu\u2019il offre des figures qui ne sont pas communes aux carcinoïdes provenant d\u2019ailleurs dans le tube digestif.Nous rapportons un carcinoïde du grêle aux métastases généralisées ayant entraîné la mort d\u2019un homme de 82 ans.Observation.Le malade est transporté d\u2019urgence à l\u2019hôpital après s\u2019être effondré alors qu\u2019il était dans la rue.Depuis cinq mois, il souffre de malaises digestifs vagues qu\u2019il attribue à une grippe qui ne guérit pas.Il possède quand même un bon appétit.Cet épisode est attribué à un infarctus du myocarde postérieur (electro-cardiogramme) dont se remet le malade.Dans le cours du troisième mois de son hospitalisation, il ressent une douleur à l\u2019'hypochondre droit à l\u2019angle externe de la 11e côte.Cette douleur persiste jusqu\u2019à la mort qui survient 2 mois après son apparition, sans autre trouble digestif.AUTOPSIE Voici les faits saillants de l\u2019autopsie: A l\u2019examen externe, on note une cicatrice médiane sous-ombilicale (prostatectomie).Le cœur pèse 360 gms.La paroi du ventricule gauche mesure 20 mm.d\u2019épaisseur; on n\u2019y trouve pas de trace d\u2019infarctus. 1284 Poumon: l\u2019apex gauche présente un placard de pneumonie ardoisée.Absence de tumeur.Reins: les reins (100 et 110 gms.) sont le siège d\u2019une sclérose vasculaire: absence de tumeur.1.Genèse de l\u2019appendice neurogène.(Photo d\u2019une préparation du Prof.Masson.) En haut, muqueuse appendiculaire d\u2019où émane un groupe de cellules faisant saillie à travers la membrane basale pour tomber dans un nerf.Pancréas: dans la tête du pancréas on note trois minuseules formations tumorales.Foie: (1 800 gms.) Cet organe est farci de métastases dont quelques unes sont nécrotiques à leur centre.Dans le lobe droit, on trouve une cavité de 10 ems.de diamètre remplie de sang et délimitée par du tissu tumoral nécrotique.Intestin: dans la région iliale, on trouve sur la paroi de l\u2019intestin deux petites tumeurs de 1,5 em.de diamètre, faisant une plicatu- re à leur niveau.Ces tumeurs sont plus visibles sur le versant séreux où on les aperçoit par transparence que sur le versant muqueux où elles ne provoquent qu\u2019une angu- lation de la paroi.LAUZÉ: LE CARCINOÏDE DU TUBE DIGESTIF L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 L'appendicc est en place et n\u2019offre rien de de particulier.Prostate: a la place de la prostate, on trouve un tissu bourgeonnant, blanchâtre, paraissant être tumoral.HISTOLOGIE Myocarde: il offre des lésions dégénératives diffuses ultérieurement habitées de tissu scléreux.Iléon: de la couche sous-muqueuse, partent des boyaux cellulaires qui infiltrent toute l\u2019épaisseur de la paroi.Ces boyaux sont constitués de petites cellules basophiles munies d\u2019un noyau rond très régulier quant à sa grandeur et à sa qualité de chromatine.À la.phériphérie des boyaux, les cellules se disposent en palissade, mais à l\u2019intérieur, les cellules n\u2019ont aucune disposition parti- 2.Appendice neurogène (photo d\u2019une préparation du Prof.Masson.) Membrane basale encore ouverte (droite): groupe de cellules argentaffines émigrées dans un nerf, (les flèches indiquent les cellules de Remark.) culière.Les cellules sont chargées de granulations ocres d\u2019une grande finesse qui a viré L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 au noir après argentation (Fontana ou Biel chowski suivi d\u2019un traitement à l\u2019or.) Il s'agit d\u2019un carcinoïde.Forte: cet organe contient plusieurs métastases en tout point semblables à la tumeur de l\u2019intestin grêle.Il existe en outre, des formations tumorales papillaires (ces dernières sont le siège d\u2019hémorragie.) dans l\u2019un et l\u2019autre forme, on trouve des granulations intra-cellulaires.(Fontana) Pancréas: il est également le siège de métastases.3.Iléon de notre cas.A droite, la muqueuse intestinale: le reste de la photo montre les boyaux de carcinoïde dans un stroma fibreux dense.(Hémalun- phloxine.) Hypophyse: dans le lobe postérieur de l\u2019hypophyse, on trouve un îlot minuscule de tumeur métastatique.Il nous a été, toutefois, impossible de mettre les granulations ar- gentaffines en évidence à cause du fixateur employé (Mullerformol.) Prostate: la prostate est le siège d\u2019un épithé- lioma glanduliforme qui infiltre modérément le tissu avoisinant.LAUZÉ: LE CARCINOÏDE DU TUBE DIGESTIF 1285 ll convient de noter que toutes les métastases sont celles d\u2019un carcinoïde et non celles d\u2019un ép.thélioma de la prostate.* CONCLUSIONS.Carcinoïde du grêle.Méta-tases au foie, pancréas et à l\u2019hypophyse.Coexistence d un épithélioma de la prostate sans métastase.GENÈSE Le carcinoïde est une petite tumeur qui se compose de cellules argentaffines ou pré-argen- taffines (Masson Ann.An.Path.1924 et Stout, Ann, J.Path.1942, 18,993).A l'appendice, lorsqu\u2019on le voit au début de sa formation, on le trouve situé surtout dans la sous-muqueuse de la région apicale ou encore, dans l\u2019axe d\u2019un appendice oblitéré.Il est composé de travées 4.Un boyau de carcinoïde du grêle (Fontana suivi d\u2019un Kernechtrot.) de cellules épithéliales cubiques, cylindr:ques.fu 1formes ou polvgonales dont la couche la 1286 plus externe se dispose en palissade.Quelquefois, ces travées sont creusées d\u2019une petite formation glandulaire bordée par un Klittei- sen.En faisant un fontana, on se rend compte que la plupart de ces cellules sont argento-ré- ductrices et les granules mis ainsi en évidence, se disposent électivement dans la région infra- nucléaire des cellules bordant une cavité et des cellules palissadiques de la couche externe de la travée.Dans les cellules de l\u2019intérieur de la travée, qui en général, en contiennent moins, les granules argentaffines sont dispersés diffusément dans toute la cellule.Il existe enfin des cellules et des boyaux cellulaires entiers qui ne sont pas argento-réducteurs au fontana, mais l\u2019argentaffinité est un phénomène très relatif à la technique employée et, un carcinoïde qui ne montrait que peu de substance argentaffine 5.Métastase dans le pancréas.(Hémalun-phloxine.) après traitement au liquide de fontana, en montre une quantité considérable après imprégnation à l\u2019argent sur bloc d\u2019après la méthode de Bielchowski.Ces résultats, quantitativement différents selon la technique d'argen- LAUZÉ: LE CARCINOÏDE DU TUBE DIGESTIF L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 tation employée, laissent supposer que le produit argentaffine appelé «entéramin» par Erspamer n\u2019est pas une substance nettement définie.Cet auteur, à partir de la cellule en- téro-chromaffine des glandes de Lieberkuhn, a pu prouver que le pigment argentaffine était précédé par l\u2019apparition de granules acidophiles qu\u2019il a qualifiés de pré-entérochromaffines.Ce fait rend compte de certains carcinoïdes dénués de pigment (2 cas rapportés par Masson) et confirme l'opinion de Masson, que l\u2019ar- gentaffinité actuelle n\u2019est pas une condition essentielle du carcinoïde.Au contact de cette néoplasie épithéliale, le tissu conjonctif et le tissu musculaire de la paroi intestinale s\u2019hypertrophient pour donner naissance à un stroma conjonctivo-musculai- re important.Lorsque la tumeur siège dans le 6.Métastase dans le foie: imprégnation à l\u2019argent (Bielchowski) suivi d\u2019un virage à l\u2019or.Noter l\u2019abondance de granules noirs.grêle ou dans le colon, cette prolifération de tissu rétractile crée une plicature à angle aigu qui occasionne une sub-conclusion et parfois une obstruction intestinale. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Le carcinoïde provient de la cellule de Ni- colas-Kultschitsky du revêtement lieberkuh- nien.L'opinion des auteurs est aujourd'hui unanime sur ce point et :1 est inutile d'y insister.Mais très peu d\u2019histologistes se sont souciées du mécanisme particulier de cette néo- genèse, soit qu\u2019ils ne l\u2019aient pas soupçonné, soit qu\u2019ils aient minimisé son importance et pourtant, son intellgence élucide la présence de carcinoïde loin de la muqueuse intestinale et sans attache avec elle; car, la question du carcinoide est intéressante et « curieuse » (Masson, Ann.An.Path.1928), tout autant à cause de son mécanisme très particulier de formation qu\u2019à cause de son aspect histologique et des cellules nettement différenciées qui la constituent.En effet, le carcinoïde ne naît pas directement de l\u2019épithélium intestinal par prolifération de proche en proche, comme dans le cas des néoplasies épithéliales banales.Entre lui et l\u2019épithélium de la glande qui lui a donné naissance, il y a rupture de contact.Il y à quelquefois des relations de contiguité qui, à l'examen superficiel, peuvent faire croire à une relation entre les travées carcinoïdiennes et l\u2019épithélium intestinal, mais un examen attentif permet de repousser cette hypothèse.Lorsque la continuité existe, c\u2019est que le car- cinoïde, devenu franchement malin, envahit de dehors en dedans la muqueuse intestinale, comme le fait un néoplasme malin quelconque, logé à la périphérie d\u2019une muqueuse.Pour bien comprendre ce problème de genèse du carcinoïde, il faut se reporter aux travaux de Masson, sur l\u2019appendice neurogène.Cet auteur, voulant préciser la nature du car- cinoïde, fit une argentation au fontana et se rendit compte que les cellules de la tumeur étaient argentaffines, au même titre que les cellules de Kultschitsky.Voulant serrer le problème de plus près, il eut l\u2019idée de chercher s\u2019il ne trouverait pas ces cellules argen- taffines isolées dans la sclérose des appendicites chroniques oblitérées et il trouva de telles cellules, non pas dans la sclérose, mais toujours dans des nerfs hyperplasiés, où elles sont soit isolées, soit groupées en petits amas.Sûr LAUZÉ: LE CARCINOÏDE DU TUBE DIGESTIF 1287 de l'identité de ces cellules avec les cellules de Kultschitsky, il se mit a la recherche de figures de passage du revêtement lieberkuhnien dans les nerfs.Par une constance toute bénédictine, il parvint à saisir sur le fait un groupe de deux ou quatre cellules du revêtement lieberkuh- nien, fa:sant hernie à travers la résille réticulaire basale, pour tomber dans un nerf du plexus sous-muqueux.Ce groupe de cellules perd ses attaches avec la glande, émigre dans le nerf pour aller s\u2019arrêter à une coudure ou aller buter sur un amas de cellules ganglionnaires.Au moment de l\u2019effraction de la membrane basale, ces cellules ne sont pas argentaffines, mais avant que le bourgeonnement ait perdu ses attaches avec le fond de la glande, les cellules aux avant-gardes se chargent de pigment argento-réducteur; ce qui signe à la fois leur provenance et leur nature.Le neurotropisme de ces cellules est en ce moment absolu.Les nerfs du plexus de Meissner s\u2019hypertrophient sous l'influence de cette injection par des cellules épithéliales.C\u2019est là, dans ses grandes lignes, la constitution de l\u2019appendice neuro- gène.On y trouve toujours, pour peu qu\u2019on les recherche, des cellules argentaffines isolées, on en trouve même quelquefois en formation aci- neuse.Dans le carcinoïde au début, la constitution est essentiellement la même, la seule différence résidant dans le revirement de la quantité des éléments.Alors que dans l\u2019appendice neu- rogène, les nerfs montrent une hyperplasie très marquée, les cellules argentaffines sont rares et demandent d\u2019être recherchées, tandis que dans le carcinoïde, la pullulation des cellules argentaffines est si grande qu\u2019elle masque l\u2019élément nerveux, qu\u2019elle déborde pour infiltrer le stroma ou le muscle de la paroi intestinale.Entre ce carcinoïde bien constitué et l\u2019appendice neurogène, il existe des formes de passage que l\u2019on ne sait comment dénommer, à cause du nombre peu élevé d'éléments épithéliaux intra-nerveux; trop grand pour mériter le nom d\u2019hyperplasie et pas assoz pour mériter celui de tumeur.Ces formes, pour embarras- 1288 santes qu'elles soient quand 1l s\u2019agit de l\u2019étiquette, n\u2019en demeurent pas moins très intéressantes parce qu\u2019elles montrent bien la filiation entre ces deux entités.Ainsi entendu, le carcinoïde n\u2019e-t pas une tumeur provenant directement du revêtement épithélial de l\u2019intestin, mais une tumeur tirant son origine d\u2019une prolifération exagérée des cellules argentaffi- nes de provenance intestinale, préalablement ém grées dans les nerfs, (Masson 1928) ou si l'on veut, c\u2019est la tumeur de l\u2019élément épithélial de l\u2019appendice neurogène.Ce n\u2019est pas non plus une tumeur qui, à son origine, emprunterait la voie nerveuse pour son envahissement, car au moment de l\u2019effraction de la basale, les cellules du revêtement intestinal ne se conduisent pas comme des cellules tumorales.S\u2019il existe dans l\u2019appendice neurogène, un mouvement de migration des cellules argentaffines, 1l n\u2019a pas la valeur de I'invas on.La résille basale s\u2019ouvre devant le bourgeonnement épithélial, mais elle n\u2019est pas détruite car elle se referme après son passage.Or, dans le cas d'une tumeur, étant donné que toutes les néo-cellules possèdent leur potentialité reproductrice, il n\u2019y a pas de rupture de pont entre le point d\u2019origine et les points les plus avancés de la prolifération.De plus, dans l\u2019appendice neurogène, les cellules ne prolifèrent pas ou si peu, qu\u2019il ne saurait être quest'on de tumeur.S\u2019il s\u2019agissait d\u2019une infiltration tumorale, on devrait voir une stroma-réaction.Il n\u2019en est rien; le tissu conjonctif sous-mu- queux reste indifférent devant ce phénomène.Seul l\u2019élément nerveux s'hyperplasie.Au moment donc de leur pénétration dans les nerfs, les cellules épithéliales n\u2019ont pas les caractères des cellules tumorales et ce mouvement de pénétration n\u2019a rien de l'invasion ; il s'apparente plutôt à certain mouvement de migration que l\u2019on rencontre au cours de l\u2019em- bryogenèse (v.g.cellules des gonades) et ce n\u2019est qu\u2019au bout d'un temps indéterminé que ces cellules peuvent devenir néoplasiques pour donner la tumeur appelée carcinoïde.Ceci nous amène à considérer le degré de malignité de cette tumeur.Comme elle donne LAUZÉ: LE CARCINOÏDE DU TUBE DIGESTIF L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 quelquefois des métastases, on doit se demander si elle cst destinée à en donner dans tous les cas.Par ses caractères cytologiques, elle offre l\u2019image d\u2019un néoplasme d\u2019accroissement lent, sans indice de malignité.Les cellules sont, de grandeur uniforme, toutes semblables; les noyaux, de taille et de colorab:lité régulières, ne sont jamais en mitose.Par ses caractères histologiques par contre, elle offre des caractères d\u2019envahissement très net dans le tissu conjonctif et dans le tissu musculaire, sans formation de capsule.Certains auteurs ont voulu faire de fines distinetions d\u2019ordre cytologique pour tenter de préciser le pronostic de cette tumeur, néel\u2019- geant la portée significative de l\u2019infiltration.C\u2019est d'ailleurs peine futile, puisque des car- cinoïdes d\u2019un typisme cellulaire remarquable comme le nôtre, donnent des métastases par voie sanguine.Mais n\u2019y aurait-il pas deux sortes de carcinoïdes: l\u2019un bén'n, l\u2019autre malin?La différence d\u2019âge dans l'apparition du carcinoide du grêle (60 ans) et de l\u2019appendice (25) pouvait donner prise à une telle hypothèse.Toutefois, il convient de faire remarquer que la figure histologique de ces deux carei- noïdes est identique, ce qui a une grande valeur dans l\u2019individualisation d'un néoplasme.Dans le groupe appendiculaire, il y à un grand nombre de carcinoïdes qui se sont vu extirper ce début de leur évolution, à l\u2019occasion d\u2019une crise appendiculaire ou d\u2019un appendicectomie de routine; ce qui contribue à abaisser l\u2019âge d'apparition du néoplasme, tandis que ceux qui sont logés dans le grêle n\u2019ont été extirpés que beaucoup plus tard dans leur évolution.alors qu\u2019ils donnaient lieu à des phénomènes de sub-obstruction.Le mot apparition n\u2019a donc pas la même valeur selon qu\u2019on parle du grêle ou de l\u2019appendice.De ce décalage d\u2019âge, loin de conclure à une différence de nature, on doit plutôt conclure qu\u2019entre 25 ans et 60 ans, il y a une durée d\u2019évolution d\u2019un même néoplasme ct constater que cette évolution est longue.De plus, si le nombre de métastases du car- cinoïde de l\u2019appendice est peu élevé (23 cas), L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 cela tient de la précocité relative de son ablation et signifie que l'agressivité de la tumeur est faible.Cette manière de voir est d\u2019ailleurs corroborée par un certain nombre de cas suivis dans leur évolution où la mort avec métastases généralisées est survenue longtemps après l\u2019ablation de la tumeur primitive.Conclusions.Il faut aujourd'hui renverser l\u2019adage clinique que le carcinoïde est une tumeur bénigne et donner à ce mot son sens le plus large, qui en est un de malignité, même si celle-ci est tempérée par la désidence « oïde ».Cette dernière signifie tout au plus que le « carcinome » évolue très lentement et non pas que la tumeur a figure de cancer tout en évoluant à la façon d\u2019un néoplasme bénin, comme on l\u2019a cru pendant un certain temps.Le recul, il convient de le souligner, a donné raison à l\u2019his- tologiste Oberndorfer qui a tenu à inclure dans le nom qu\u2019il donnait à cette tumeur un élément de malignité, même si une évolution clinique, d\u2019ailleurs trop courte, ne semblait pas alors lui donner raison.LAUZE: LE CARCINOIDE DU TUBE DIGESTIF 1289 BIBLIOGRAPHIE I.M.ARIEL: « Argentaffin (carcinoid) tumors of the small intestine.Report of 11 cases and review of the literature.» Arch.Path., 27: 25, 1939.H.H.COOKE: « Carcinoid tumors of small intestine.» Arch.Surg, 22: 568, 1931.GASPAR: « Metastasizing carcinoid tumor of jejunum.» Journal of Path, 6: 515, 1920.J.HORN et C.ROBERT: « Carcinoid tumo:s of the colon and rectum.» Cancer, 2: 819, 1949.P.MASSON: « Appendicite neurogene et carcinoi- des.» Ann.An-Path., 1: 3, 1924.P.MASSON: « Carcinoids (argentaffin-cell tumors) and nerve hyperpiasia of the appendicular muc osa.» Am.Journ.of Path., 4: 181, 1928.P.MASSON: «The significance of the muscular \u201cstroma\u201d of argentaffin tumors.» Am.Journ.of Path., 6: 499, 1930.Carl PEARSON et Patrick J.FITZGERALD - « Carcinoid tumors.A re-emphasis of their malignant nature.» Cancer, 2: 1005, 1949.E.B.POTTER et J.M.DOCTER: «Carcinoid tumor of the cecum with metastasis.» Am.Journ.of Path., 20: 143, 1944, R.STIGLIANT: «Su alcune Particolarità istologiche dei carcinoidi.» Arch.\u201cde Vecchi\u201d, 4: 195, 1941.A.P.STOUT: «Carcinoid tumors of the rectum derived from Erspamer\u2019s preenterochrome cells.» Am.Journ.of Path, 18: 993, 1942.H.WILSON: «Carcinoid of the rectum.» Arch.of Path., 48: 187, 1949.T.E.WYATT: « Argentaffin Tumors of the gastrointestinal tract.Report of three cases: one with distant metastases.» Ann.Surg., 107: 260, 1938. DIAGNOSTIC PRÉCOCE DES TUMEURS PULMONAIRES ! Jules PRÉVOST et André MACKAY, de la Clinique des Maladies du Thorax, hôpital Notre-Dame (Montréal).Le titre de ce travail contient la clef du succès dans la lutte contre le cancer du poumon.En effet, c\u2019est par un diagnostic précoce que l\u2019on peut espérer une guérison, et pour y arriver, il faut un travail d\u2019équipe qui groupe les disciplines les plus diverses.Le chef de file est le praticien, le médecin de famille, car c\u2019est lui qui note le premier les changements dans les habitudes respiratoires de son malade et qui cherche une explication à la toux, aux douleurs, aux hémoptysies, etc, etc.Un autre chef de file est le radiologiste; celui de l'hôpital comme celui de la clinique anti-tuberculeuse.Il doit avoir l\u2019œil ouvert aux images suspectes de tumeur, et même si celle-ci a l\u2019air bénigne, il doit diriger le malade vers un centre spécialisé, sans se contenter de lui dire de revenir dans trois ou six mois pour un examen de contrôle.Le radiologiste, non plus que le clinicien, ne doit se désintéresser d\u2019une tumeur radiologique d\u2019apparence bénigne, même sans signe clinique, car ni l\u2019un ni l\u2019autre n\u2019est en mesure d\u2019en préciser la nature.Nous parlerons seulement des tumeurs du poumon, cancéreuse ou autres, passant sous silence les tumeurs métastatiques.CANCER DU POUMON Le cancer du poumon est dans la majorité des cas (plus de 99%), un épithélioma bronchique ou carcinome bronchogénique.Il est aussi fréquent que le cancer d\u2019estomac auquel on pense plus volontiers et il apparaît à tout âge, bien que dans 90% des cas, il survienne après quarante ans et surtout dans la sixième décade; cinq hommes sont atteints pour une femme.C\u2019est probablement le cancer le plus fréquent chez l\u2019homme.Fait intéressant à noter, c\u2019est que la très grande majorité de ceux 1.Communication au XXIe Congrès de 'A.M.L.F.C., Trois-Rivières, octobre 1951.qui en sont atteints sont des gens qui fument la cigarette d\u2019une façon excessive ct pendant de nombreuses années.Symptomatologie À quels signes ou symptômes reconnaît-on le cancer du poumon?Nous aimerions pouvoir vous le dire; malheureusement, il n\u2019y a pas de symptômes cliniques ou radiologiques pathognomoniques, d\u2019un cancer pulmonaire, surtout au début.Nous ne pouvons vous parler que des signes qui orientent vers ce diagnostic.L'aspect clinique varie presqu\u2019à l\u2019infini et le cancer peut aussi bien prendre la forme d\u2019une pneumonie à virus, d\u2019une atélec- tasie segmentaire, d\u2019une pneumonie non résolue, d\u2019un abcès pulmonaire, d\u2019une T.B.ou d\u2019un empyème.Certaines tumeurs (environ 5% des cas opérés) sont silencieuses et ne sont découvertes qu\u2019à l\u2019occasion de films de routine.D\u2019abord et surtout, tout changement dans les habitudes respiratoires qui se prolonge au- delà de trois semaines, surtout après quarante ans et chez un homme, doit y faire penser.Au contraire du cancer d\u2019estomac qui survient surtout chez des gens qui n\u2019ont jamais eu de troubles digestifs jusqu\u2019à la cinquantaine, le cancer du poumon est plus fréquent chez les vieux tousseurs chroniques qui voient la toux s\u2019aggraver ou des hémoptysies apparaître, ou les expectorations changer d\u2019aspect et de goût; en somme, qui voient leurs habitudes respiratoires se modifier d\u2019une façon quelconque.Il y a aussi tous les signes respiratoires pathologiques qui isolés ou groupés, doivent, s\u2019ils se prolongent, attirer notre attention.Parmi les symptômes les plus fréquents, la toux se rencontre dans environ 80% des cas.Cette toux, au début, est irritante, sèche, non productive et toujours attribuée à la cigarette.Elle ne devient productive que tardivement, alors que L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 les expectorations, accompagnées de température et de frissons, sont dues à l'infection secondaire.L\u2019hémoptysie survient dans plus de la moitié des cas; elle varie de quelques filets de sang dans les crachats, ne se répétant pas avant des mois, jusqu\u2019à l\u2019hémoptysie foudroyante et mortelle.Elle ne se distingue aucunement de l\u2019hémoptysie des tuberculeux.La douleur se rencontre aussi dans environ la moitié des cas.Son intensité est variable mais elle ne devient habituellement intense que dans les cas avancés où il y a envahissement du médiastin, de la plèvre ou de la paroi.Une douleur particulière est celle de la tumeur à l\u2019apex au cours du syndrome de Pancoast.Dans cette localisation, il y a précocément envahissement du plexus brachial.La douleur s\u2019irradiant à l\u2019épaule passe facilement pour une douleur d\u2019arthrite ou de péri-arthrite.L\u2019amaigrissement est fréquent (environ les trois quarts des cas).Un symptôme plus rare que l\u2019on trouve dans environ un dixième des cas est la sibilance localisée, constante au même endroit et qui témoigne toujours d\u2019une obstruction bronchique partielle.Si on élimine la présence d\u2019un corps étranger et une sténose cicatricielle, :l n\u2019y a qu\u2019une tumeur, bénigne ou maligne, qui puisse donner ce signe, d\u2019où son importance.Parfois les premiers symptômes, dans environ un cas sur vingt sont extra-thoraciques et dus à des métastases cérébrales.Chez ces malades, les premiers signes seront neurologiques et apparaîtront longtemps avant les signes pulmonaires.D'ailleurs, tous les neuro-chirur- giens exigent une radiographie pulmonaire, avant d\u2019opérer une tumeur cérébrale, car il leur est arrivé si souvent d\u2019avoir affaire à une métastase d\u2019un épithélioma bronchique.Localisation La principale cause de variabilité des signes cliniques est la variabilité de localisation des lésions.Si celle-ci siège par exemple dans une bronche souche (25% des cas) ou encore dans une grosse bronche lobaire ou segmentaire PRÉVOST er MACKAY: TUMEURS PULMONAIRES 1291 (50% des cas), nous aurons plutôt de la toux, des hémoptysies, des sibilances (surtout dans les bronches moyennes), mais peu de douleur.La lésion sera facilement accessible à la bronchoscopie.Si au contraire (25% des cas), la tumeur origine dans les petites bronches, en plein parenchyme, elle restera complètement silencieuse pour longtemps et pourra ne se manifester que par des métastases, à moins que le patient n\u2019ait une tumeur toute périphérique, qui touche très tôt la plèvre et provoque de la douleur et une toux d\u2019irritation.Une localisation particulièrement et que nous mentionnions tout à l'heure est à l\u2019apex, où la douleur à l\u2019épaule est assez précoce.Cette localisation provoque un syndrome de Claude Bernard-Horner avec enophtalmie, myosis, absence de sudation à l\u2019hémi-face, etc.ete.Radiologie Les signes radiologiques ne sont pas plus pathognomoniques que les signes cliniques.L'image des gros hiles, les condensations para- hilaires, les infiltrations à pourtour polycyclique, l\u2019atélectasie segmentaire, les ombres bien arrondies, les ombres floues, sont des signes de cancer que la radiologie permet de dépister, avant même parfois l\u2019apparition des signes cliniques, mais il est regrettable cependant que le diagnostic véritablement précoce reste aujourd'hui encore bien difficile, pour ne pas dire impossible.Le radiologiste habituellement décrit ces lésions et les interprète à la lumière de son expérience, mais il ne peut tout de même pas en déduire la nature histologique.Autres investigations Quels sont nos moyens pour arriver à un diagnostic précis, lorsqu'un ou plusieurs des signes cliniques ou radiologiques énumérés précédemment nous ont mis sur la piste d\u2019un cancer?Après le questionnaire, (qui doit porter tout particulièrement sur les points suivants: le malade a-t-il été exposé à la tuber- 1292 culose?aux poussières et vapeurs irritantes?aux mycoses ete.?) examen clinique minutieux afin d\u2019établir la relation entre la pathologie pulmonaire et les autres maladies organiques, les épreuves de laboratoire (formule sanguine, sédimentation globulaire, analyse d\u2019urine, B.W.séro-diagnostie, Mantoux, etc.) et la radiographie de routine, nous avons d\u2019abord la radiographie avec grille et sous diverses incidences, les tomographies, les bron- chographies par instillation intra-bronchique d\u2019huile iodée; tout ceci aide à localiser la tumeur et à préciser son extension.La bronchoscopie montre la tumeur dans près de 75% des cas et dans la majorité de ceux-ci permet une biopsie qui signe le diagnostic.De plus, l\u2019endoscopiste peut apprécier certains signes d\u2019envahissement: fixité de l'éperon trachéal, envahissement de la trachée qui témoignent d\u2019une lésion trop avancée pour songer à une cure radicale.Cytologie bronchique \u2014 (Dr Simon Lauzé).Ces dernières années, un moyen d\u2019investigation s\u2019est ajouté aux méthodes classiques et jouit d\u2019une assez grande faveur actuellement.C\u2019est la recherche des cellules cancéreuses dans les sécrétions bronchiques.Elle peut se faire à partir du produit d\u2019aspirations bronchiques ou à partir des crachats.Comme l\u2019épi- thélioma siège sur une bronche dont il ulcère ou remplace la muqueuse les cellules desquament et sont expulsées dans les crachats.Ces cellules desquamées sont isolées de leur contexte et leur examen ne donne pas au pathologiste la même certitude que l'examen d\u2019une biopsie où il est possible de constater la prolifération et l\u2019envahissement.Mais une étude détaillée des cellules anormales du crachat permet de découvrir certains caractères de malignité; conglomérats cellulaires, cellules à noyaux trop grands par rapport au cytoplasme, noyaux trop fortement colorables, noyaux à contour mal défini.Ces signes, s\u2019ils ne sont pas toujours adéquats pour affirmer la présence d\u2019un épithélioma d\u2019une façon péremptoire suffisent pour considérer ces cellules com- PREVOST Er MACKAY: TUMEURS PULMONAIRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 me suspectes de malignité.L\u2019examen histologique doit se faire sur plusieurs échantillons avant qu'on puisse éliminer la possibilité d\u2019un cancer.En général, ou admet que 8 à 10 examens négatifs suffisent.Le résultat de cet examen ajouté aux autres investigations est d\u2019un précieux secours dans l'établissement d\u2019un diagnostic.Dans certains milieux, on a obtenu jusqu\u2019à 84% d\u2019examens des crachats positifs dans les cancers des bronches.Chez nous, à Notre-Dame, les résultats sont loin d\u2019être aussi élevés, soit que nous ayons été trop prudents dans nos conclusions, soit surtout parce que nous n\u2019avons pas le personnel suffisant pour examiner un assez grand nombre d\u2019échantillons.| Il n\u2019y a aucun doute que la cytologie a une grande valeur pour le chirurgien thoracique, car elle permet le diagnostic dans bien des cas où les lésions sont périphériques, et de ce fait inaccessibles au bronchoscope.Espérons le jour où ces examens seront faits systématiquement chez les tousseurs et cracheurs chroniques d\u2019un certain âge et chez les malades atteints de lésions pulmonaires imprécises.Thoracotomie exploratrice Lorsque nous aurons employé toutes les méthodes que nous avons énumérées, il restera environ 30% des cas ou nous aurons un doute sérieux de cancer du poumon, sans avoir pu le trouver.Devons-nous attendre l\u2019évolution de la maladie et risquer une hémoptysie foudroyante, une suppuration, une perforation, une compression, ou d'autres complications graves, avant de porter un diagnostic qui ne sera que tardif et ne permettra plus un acte curateur?Nous sommes fortement opposés à cette attitude de tergiversation, et n\u2019étant pas chirurgiens, nous sommes d\u2019autant plus à l\u2019aise pour insister sur la thoracotomie exploratrice comme moyen de diagnostic.D'ailleurs de nos jours, dans des mains expertes et dans un milieu bien outillé, avec une équipe bien entraînée, la thoracotomie exploratrice n\u2019est pas plus dangereuse que la laparotomie explora- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 trice.Et refuseriez-vous à un patient une lapa- rotomie parce que le repas ou le lavement ba- ryté ne vous a pas donné la preuve d\u2019une masse abdominale?Non! certes pas! Et nous sommes d\u2019avis que le porteur d\u2019une masse intra- thoracique, potentiellement maligne doit bénéficier du même traitement et avoir l'avantage d'une thoracotomie exploratrice.Trop souvent, il s\u2019écoule un intervalle de six mois et plus entre l\u2019apparition des premiers symptômes et l\u2019acte opératoire.En présence de lésions suspectes, il faut faire une thoracotomie exploratrice et même sans la confirmation pré-opéra- toire du laboratoire.Ne confondons pas thoracotomie exploratrice et cure radicale.Bon nombre de malades peuvent être opérés avec succès, une fois le diagnostic établi, mais par contre nous croyons qu\u2019il est préférable de ne pas intervenir chez ceux qui présentent des métastases évidentes de voisinage ou à distance.La survie de ces derniers est surprenante et atteint souvent deux ou trois ans.TUMEURS BÉNIGNES Les tumeurs bénignes sont habituellement plus longtemps et plus souvent silencieuses au point de vue clinique et partant plus souvent volumineuses au point de vue radiologique.Leur localisation, d\u2019après la radiologie, aide à présumer de leur nature; les tumeurs neurogé- niques étant habituellement postérieures, dans la gouttière costo-vertébrale et les tumeurs embryogéniques étant plus souvent antérieures et para-médiastinales.Mais ces règles ne sont pas absolues.Les principales tumeurs bénignes que nous rencontrons dans le poumon sont, à part les kystes congénitaux ou acquis, les adénomes (dont la bénignité est d\u2019ailleurs mise en doute par certains auteurs), les papillomes, les ha- martomes, les angiomes, les lipomes, les fibromes, les ostéomes, les myxochondromes, les myéloblastomes, les tératomes, les goitres plongeants et les tumeurs parathyroïdiennes.Toutes ces tumeurs doivent être investiguées de la même manière que les cancers pour en arriver PREVOST er MACKAY: TUMEURS PULMONAIRES 1293 à un diagnostic précis et lorsque celui-ci ne peut pas être prouvé par les méthodes ordinaires, on ne doit pas hésiter à faire une thoraco- tomie.Il faut d\u2019ailleurs se rappeler que la seule preuve de bénignité ou de malignité est dans l\u2019histologie, et nous sommes fortement d\u2019opinion que les tumeurs même bénignes doivent être enlevées, avant de causer des complications, ce qu\u2019elles feront tôt ou tard dans la plupart des cas.Conclusions.En terminant, permettez-nous de rappeler que le praticien d\u2019abord reste celui qui doit le premier penser au cancer du poumon, soit en notant des changements dans les habitudes respiratoires, soit en ne trouvant pas d\u2019explication à la toux, aux douleurs, aux hémoptysies, ete.Il doit se rappeler que si l\u2019auscultation est muette dans 50% des lésions pulmonaires, on peut en dire autant des tumeurs endo-bronchiques.Le pronostic actuel si sombre des cancers pulmonaires est dû au long retard entre l\u2019apparition des symptômes et le diagnostic précis, retard qui varie de 8 à 11 mois.Robert Monod dit avec raison: « La chirur- gle pulmonaire a fait d'immenses progrès depuis le temps où elle se limitait à la résection de quelques côtes.Aujourd\u2019hui, la chirurgie endo-thoracique d\u2019exérèse représente la conquête la plus récente et peut-être la partie la plus difficile de la chirurgie contemporaine.» N\u2019oublions pas qu\u2019elle est une chirurgie d\u2019équipe; elle exige la sélection et l\u2019entraînement d\u2019une véritable équipe opératoire, les rôles étant répartis entre le chirurgien, l\u2019anesthésiste, le médecin, le radiologiste, l\u2019endoscopiste et le pathologiste.Si nous vous prenons, vous, médecins en exemple, comme le font Overholt et Hastwell dans leur récente monographie, vous êtes, vous, docteur, en moyenne un homme de 44 ans, et il y a peut-être quelqu\u2019un parmi vous qui a ou qui aura un cancer du poumon.Ce cancer est curable ou il ne l\u2019est pas.Parmi les curables, il y en a qui le savent et d\u2019autres qui ne 1294 le savent pas.Ce sont ces derniers qui ne le savent pas et qui sont curables, qu'il faut atteindre et guérir.Rappelez-vous qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019examen physique complet sans une radiographie pulmonaire.Soyez soupçonneux de toute anomalie et dirigez vos malades vers les centres spécialisés le plus tôt possible.BIBLIOGRAPHIE 1.D.CARR, E.F.SKINNER, S.G.ROBBINS et C.R.KESSLER: « Primary neoplasms of the Lung.» Diseases of the Chest, 17: 618 (juin) 1950.2.E.A.GRAHAM: « The Problem of Bronchogenic Carcinoma.» Surg.Clin.of N.A., 1259-1277 (oct.) 1950.PREVOST er MACKAY: TUMEURS PULMONAIRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 3.S.W.HARRINGTON, W.S.TINNEY, H.J.MOERSCH, G.V.BRINDLEY, Jr, et O.T.CLAGETT: «Symposium on Bronchogenic Carcinoma.» Proceedings of the Mayo Clinic, 19: 353 (12 juillet) 1944.4.A.A.LIEBOW, G.LINDSBOG et W.BLOOMER: «Cytological studies of sputum and bronchial secretions in the diagnosis of Cancer of the Lung.» Cancer, 1: 2, p.223.5.Olivier MONOS: « Diagnostic des cancers du poumon.» Semaine des Hôp.de Paris, 25: 3859 (14 décembre 1949); cité dans Revue Médicale U.de M.2: 58 (février) 1950.6.Richard H.OVERHOLT et Sherman W.AT- WELL: Cancer of the Lung.Monographie publiée par l\u2019American Cancer Society Inc.7.Robert R.SHAW: «Early Detection of Bron- chogenic Carcinoma.» Diseases of the Chest, 18: 185 (septembre) 1950. REVUE GÉNÉRALE DU PRONOSTIC IMMÉDIAT ET ÉLOIGNÉ DES CONVULSIONS DE L'ENFANCE ! C.-A.GAUTHIER et Claude BÉLANGER (Québec).De toutes les questions posées au médecin par les parents inquiets, celles qui concernent l\u2019avenir des enfants qui font des convulsions, comportent peut-être le plus d\u2019aléas, et sont sans doute, pour celui qui doit répondre, causes de bien grands soucis.C\u2019est que d\u2019abord, il faut donner réponse; et d\u2019autant plus près de l\u2019exactitude, ou du moins de la probabilité, que le public, grâce aux renseignements, certes incomplets, mais très utiles, répandus par des sociétés qui font excellente cause, est devenu plus au fait et pose souvent des questions à point et beaucoup plus précises qu\u2019il ne le faisait autrefois.Il y va tout autant de la qualité du service que le médecin rend, que du prestige de la profession en général.C\u2019est là, une des raisons de ce travail.Une seconde réside dans le nombre même des enfants « faisant des convulsions » qu\u2019il nous est donné de voir.Il pourrait paraître oiseux, au début de ce travail, de dire qu\u2019autant le syndrome épileptique peut se manifester sans convulsions, autant convulsion n\u2019est pas synonyme d\u2019épilepsie.Si nous le mentionnons ici, ce n\u2019est que pour soulager la responsabilité du médecin qui, à ce sujet, doit faire le point et souvent éclairer, par des explications nettes, l\u2019esprit de beaucoup de gens dont les connaissances ne sont que superficielles et les conclusions souvent erronées.Comme premier jalon, voyons rapidement ce que disent quelques auteurs.On se souvient de l\u2019école qui, parlant des convulsions « essen- 1.Travail du Service de neurologie, hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec), présenté au XXIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Trois-Rivières, octobre 1951.tielles » (celle qui ne veut pas dire son nom), concluait Hic sunt traeponemæ.On sait maintenant combien outrée était cette conclusion étiologique unique.Collin déclarait le pronostic toujours mauvais si le début de la convulsion était tonique, tandis qu\u2019au contraire il était bon chez un début clonique.\u2014 Heureux quand, pouvant constater de visu, il ne lui était pas nécessaire de se fier entièrement à la description faite par les membres de la famille! Blechmann n\u2019avait-il pas lancé le défi suivant: « Jamais un grand enfant fébrile faisant des convulsions ne deviendra un épileptique ».Puis Rohmer fut convaincu que 90% des convulsions de l\u2019enfant du premier âge reconnaissaient comme cause la spasmophilie.Kutnit, tout aussi décisif, déclarait que 90% (aussi) des convulsions du nourrisson étaient résultantes de l\u2019otite.Abadie voyait dans la convulsion de l'enfant en santé (l\u2019expression nous surprend!) la signature d\u2019une encépha- lopathie.(ici, le terme est vaste) Gilbert- Robin au contraire y retrouvait le tempérament épileptoïde, tandis que Cruchet reconnaissait alors les manifestations plus ou moins tardives d\u2019une encéphalite.Tout récemment, Jean Guillaume écrivait que plus des quatre cinquièmes des lésions cicatricielles corticales résultaient de traumatismes obstétricaux méconnus ou oubliés.C\u2019est done le « Tot capi- ta.» Deux choses nous frappent à la suite de ces lectures: d\u2019abord, il semblerait que l\u2019on était à rechercher LA cause des convulsions; et puis, le ton d\u2019allure quasi-péremptoire des déclarations qu\u2019on y trouve, nous étonne bien un peu.Et une pensée nous vient à l\u2019esprit: n\u2019est- 1296 il pas vrai que le penser médical subit trois périodes différentes avec l\u2019âge et le temps?À une certitude à toute épreuve succède le doute, non moins profond et aussi impressionnant que le premier état, pour finalement faire place à un relativisme clinique (et thérapeutique) basé sur l\u2019expérience, alors que les déclarations se font moins dogmatiques en même temps que plus rares.Etablir un pronostic implique la connaissance des causes en jeu et l\u2019évaluatoin des facteurs qui accompagnent ces causes ou leur succèdent.L\u2019un de nous s\u2019est efforcé de le démontrer dans un travail sur les épilepsies, publié en 1950.Or, connaissance de causes ne signifie pas que l\u2019on doive en éliminer d\u2019emblée ou en né- gl ger plusieurs qui sont possibles, pour ne se préoceuper que d\u2019une seule qui peut paraître probable.\u2014 C\u2019est qu\u2019en effet dans les convul- s.ons de l\u2019enfance, il est permis de croire que les causes sont fréquemment multiples; et la série de 297 cas étudiés par Oberman dans laquelle cette multiplicité est vraiment prouvé chez 162 cas, doit retenir l\u2019attention.De même, dans un autre travail fort poussé, et faisant un pas de plus, quand il dit que la cause est rarement unique, ce chercheur fort écouté ne laisse pas sans impressionner.De cela il est bon de se rappeler au cours des recherches étiologiques que requiert chaque cas.Quelques courts commentaires, forcément incomplets, à ce sujet, sont ici bien à leur place.Pour les besoins de compréhension, et en fait, on reconnaît deux grands groupes étiologiques pouvant provoquer comme symptômes, les convulsions chez l\u2019enfant et le nourrisson.Ces causes sont so't héréditaires, soit acquises.Dans le premier groupe, on parle quelques fois d\u2019épilepsie dite familiale.On conçoit facilement la sévérité d\u2019une telle étiquette, et on entrevoit non moins aisément les implications socio-économiques.À ce sujet il semble opportun de souligner que ne peuvent être appelées familiales que les épilepsies qui donneront le même type de tracé électro-encéphalographi- GAUTHIER er BÉLANGER: CONVULSIONS DE L'ENFANCE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 que tant chez l'enfant que chez les ascendants en ligne directe.Trop de facteurs extrinsèques viennent s\u2019interposer pour avoir la même valeur en collatérale, et de la sorte, influencer considérablement la qualité du pronostic.Dans le premier cas il est nettement mauvais; dans le second, il dépend des autres causes ou facteurs autrement décelables.Ce premier point nous semble important.On rencontre le symptôme convulsion chez des jeunes enfants alors que chez les uns une agénésie structurale du cerveau est en cause, et chez les autres une atrophie corticale est démontrable.Ici, aucune hésitation: l\u2019avenir est très sombre et les mesures thérapeutiques décevantes.Mais l\u2019attitude pourra être différente chez les hydrocéphales présentant des convulsions.Le pronostic sera alors influencé par deux facteurs: la qualité et le degré de l\u2019hydrocéphalie que démontrera soit l\u2019encé- phalo soit la ventriculographie, et (en découlant nécessairement) le degré d\u2019opérabilité que le neuro-chirurgien y rencontrera.Mais, ici encore, l\u2019expérience démontrera que les suites immédiates et éloignées peuvent être causes de déboires imprévisibles et la vertu de prudence sera signée par la réserve que l\u2019on apportera dans les promesses d\u2019avenir.Un dernier point concernant l\u2019hérédité; il est l'tigieux et nous n\u2019avons pas l'intention de déclencher une polémique (nous nous en sommes toujours abstenu).A cause d\u2019une littérature vaste et très répandue sur ce sujet, plusieurs jeunes personnes viennent depuis quelque temps, se sachant issues de parents alcoolique, demander si le danger d'épilepsie (nous allions dire l\u2019_épouvantail dans ces cas) était réel soit pour eux-mêmes soit pour leurs enfants (après le mariage!).En somme, un pronostic de médecine social.Ces cas sont si fréquents qu\u2019il vaille la peine de s\u2019y arrêter.Que l\u2019alcoolisme vrai ait une influence dégénérative est un fait connu en anthropologie génétique comme en médecine.La toxicologie ct l\u2019embryologie nous l'apprennent; la pratique de la médecine nous le prouve.Que certains alcooliques donnent naissance à des épilepti- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 ques demeure un fait.Qu\u2019il y ait toujours au moins un épileptique dans une famille d\u2019alcooliques est faux.Que tous les issus d\u2019alcooliques fassent des convulsions n\u2019est pas moins faux.Et qu'un grand nombre d\u2019alcooliques n\u2019aient jamais engendré d\u2019épileptiques est très exact.Si a vingt ans, on n\u2019a jamais fait de convulsions, seuls des facteurs pathologiques nouveaux peuvent possiblement entrer en jeu dans l\u2019avenir.Il est permis de dire qu\u2019il en est de même pour la seconde génération.Mais, il y a un mais.Tous les alcooliques « avérés » n\u2019engendrent pas des épileptiques.Pourquoi?Ne serait-il pas permis de penser plutôt que l\u2019état d\u2019ébriété chez les conjoints peut avoir une influence épileptogène surtout (et probablement seulement) au moment de la fécondation?La pallissade, direz-vous?mais non.Chronologiquement que sont ces moments dans la vie humaine comparativement au temps global de l\u2019influence de l\u2019alcool?Bien peu, vraiment.Il en résulterait donc que l\u2019imprégnation ou la sursaturation alcoolique ne pourrait être épi- leptogène soit chez l\u2019ovule soit chez le spermatozoïde ou peut-être chez les deux, jusqu\u2019à ce moment précis, non pas tant peut-être à cause du degré de saturation alcoolique globale et constante de l\u2019organisme, que à cause de celle, plus transitoire, mais actuelle, des deux ou d\u2019une seule des cellules qui s'uniront.Cela peut sembler problématique, ne représente pas un énoncé mais bien plutôt une vue de l\u2019esprit, peut-être très discutable, et ne s\u2019appliquerait qu\u2019à ceux des cas chez qui ne viennent pas se surajouter les effets de causes acquises.Mais il en résulte le point suivant dont nous sommes convaincus.À ces jeunes inquiets, il nous paraît très important de dire que si eux engendrent dans des conditions d\u2019ébriété, il devient alors beaucoup plus possible, mais non nécessairement probable, que le danger de rejetons épileptiques soit grandement augmenté.Et pourquoi?Serait-ce cette fois par possibilité d\u2019hypersensibilisation cellulaire de caractère familial, nous ne savons trop; mais une enquête très poussée nous a quelques fois dé- GAUTHIER rr BÉLANGER: CONVULSIONS DE L\u2019ENFANCE 1297 montré que le fait existe.D'où la ligne de conduite et l'avertissement.Passer en revue les causes du second groupe, celles qui sont acquises, serait tout aussi inutile que fastidieux.Nous pouvons tous les retrouver à lois.r dans les traités.Et le temps ne nous permet que d\u2019en commenter rapidement certains aspects.Ainsi, la prématurité per se, est-elle aussi fréquemment cause de convulsions qu\u2019on voudrait le prétendre en certain milieu.Nous croyons que l\u2019on peut nettement répondre non, telle que nous le prouve l'observation très prolongée d\u2019un très grand nombre de cas de prématurés.Mais il faudra toujours ajouter: a moins qu\u2019elle n'ait été accompagnée de l\u2019une des trois conditions suivantes: un traumatisme obstétrical connu, un état asphyxique prolongé et, plus tard, un ictère grave.Sans aller aussi loin qu\u2019un chiffre de 90% (tel que rapporté) il est bien certain que le traumatisme lors de la naissance est d'importance très grande tant dans l\u2019évaluation étiologique que dans l\u2019élément pronostic.Les lés ons vasculaires alors produites (sans parler d'autres) ont sans doute un effet qui, même tardivement, ne sera pas négligeable.Mais l\u2019asphyxie grave et prolongée des nou- veaux-nés, avec l\u2019anoxie consécutive, durant laquelle se produisent souvent des lésions irréversibles, nous paraît encore plus redoutable dans ses effets immédiats et tardifs.Quant à l\u2019ictère grave du nourrisson, il semble que ce soit 1a une des manifestations patholog ques les plus à craindre, (et peut-être les plus négligées) et une étude entreprise paraît nous démontrer les très grands dégâts neurologiques qui en résultent et dont les manifestations sont souvent éloignées.En conséquence, on peut dire que les premiers temps de la vie humaine doivent être le sujet d\u2019enquête d\u2019anamnèse qui ne sera jamais assez complète et que ces facteurs auront une influence certaine sur la qualité du pronostic.;\u2018 L\u2019état spasmophilique (la tétanie hypocal- cémique) nous paraît d'autant plus grave dans ses effets, d\u2019abord, qu\u2019il est accompagné d\u2019autres causes pouvant aussi provoquer des con- 1298 vulsions, et puis ensuite qu\u2019il y a de retard apporté à l\u2019administration du très effectif agent thérapeutique qu\u2019est le phospho-gluco- nate de calcium.Car ici entreront en jeu les effets, ceux-là la plupart du temps irréversibles, des lésions secondaires aux convulsions mêmes: variations tensionnelles prononcées, extra-vasations vasculaires et dégâts irréparables dans ces zones péri-vasculaires plus ou moins étendues avec adhérences cicatricielles tardives.Tous connaissent les convulsions dites reflexes au cours de la dentition et à la suite de brulûres graves et accidentelles.Peut-on dire que l\u2019on se soit préoccupé autant des mêmes phénomènes qui accompagnent les parasitoses intestinales?Dieu sait pourtant combien fréquentes sont les convulsions chez l\u2019enfant infesté d\u2019oxyures.(La plupart du temps signé par une éosinophilie élevée) et nous savons le grand nombre d\u2019enfants infestés que nous voyons.Voilà un champ d\u2019action où la théra- peut que causale est souveraine, et un des rares cas où le pronostic peut se permettre d\u2019être catégoriquement bon.Puis, dernier point étiologique que nous voulons toucher, les tumeurs cérébrales ne sont pas l\u2019apanage de l\u2019âge adulte.Le neuro-chirur- gien nous en a péremptoirement démontré la fréquence au cours du très jeune âge.Ici, signe de localisation et ophtalmoscope (un des instruments indispensables de l\u2019omnipraticien) montre la voie.Et la neuro-chirurgie, dans un très grand nombre de cas a littéralement bouleversé la qualité du pronostic.Oui, la connaissance des causes influence directement la qualité du pronostic.Mais combien poussé et patient doit être le questionnaire, combien exigeantes doivent être les recherches de clinique et de laboratoire dans ces cas.Ne s'agit-il pas en effet de l\u2019avenir d\u2019un être humain?Mais d\u2019autre facteurs, ceux-là consécutifs aux causes, viennent aussi influencer le pronostic.Et ce sera surtout ici, qu\u2019après en avoir secruté les détails et pesé les conditions, on trouvera les éléments, indispensables à l\u2019énon- GAUTHIER er BÉLANGER: CONVULSIONS DE L'ENFANCE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 cé portant sur l\u2019avenir.Voyons-en quatre qui ont trait à la qualité même des phénomènes convulsifs.D'abord l\u2019âge d'apparition du symptôme: ou bien on lui trouvera une ou des causes, ou bien on l\u2019appellera essentiel, mot qui, en somme, ne fait que couvrir l'ignorance ou l\u2019impossibilité dans laquelle nous nous trouvons de bien comprendre le pourquoi et le comment.Ford, dont les statistiques impressionnent, en rencontre 25% où les causes ne sont pas décelables.Sherman, non moins consulté, semble plus heureux dans ses recherches et donne 12%.Lennox, dont l\u2019expérience est si vaste, ne consent pas à donner de proportions.\u2014 Que ce chiffre varie du quart au dixième, il n\u2019en reste pas moins vrai que, pour ce groupe assez imposant, le pronostic doit être très réservé.Quant aux autres, si les convulsions apparaissent avant l\u2019âge de cinq ans, les facteurs héréditaires et les traumatismes obstétricaux constituent le groupe le plus sévèrement atteint.Souvent aussi trouverons-nous ici ceux qui sont infestés de parasites et qui présentent des troubles d\u2019assimilation ou d\u2019utilisation des vitamines D et K.L\u2019avenir semble alors moins sombre.Doit-on mentionner les otites, mastoi- dites et abcès cérébraux.Nous en avons dit un mot, et dans ces cas la présence de ménin- gisme ou de méningite, sinon d\u2019encéphalo- méningite vient assombrir le tableau.Après l\u2019âge de cinq ans, à part les troubles métaboliques, les infections (en général) et les parasitoses intestinales, les tumeurs cérébrales v'endront ici compliquer les essais d\u2019évaluation et en général la réserve doit être grande.Ft Marfan et Lasègue disaient.« Toute convulsion de l\u2019enfance qui n\u2019a pas fait sa preuve.a d\u2019autant plus de chance de se transformer en épilepsie chez l\u2019adulte, qu\u2019elle a apparu de bonne heure ».A la vérité, elle ne se « transforme » pas; c\u2019est déjà une épilepsie.Et ils ajoutaient: « Par contre, plus on approche de la puberté, et surtout celle-ci franchie, les risques sont considérables de voir le mal comitial de enfant se transformer en mal comitial de L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 l\u2019adulte ».Voilà qui est clair: si l\u2019étiologie n\u2019est pas nette, le pronostic est mauvais, plus tôt commencent les convulsions et plus elles persistent au temps pubertaire.Il nous faut deuxièmement tenir compte du type d'attaque.Il n\u2019y a pas si longtemps l\u2019on disa/t: 24% des grandes convulsions accusent rémission, le type bravais-jasksonnien (local), 27%, le petit mal, 15%, et le status épileptique, bien près de zéro.Ces chiffres, trop précis du reste, n\u2019étaient pas soutenables.Nous en reparlerons plus tard.Ce que l\u2019on peut actuellement déclarer sans trop grand danger d\u2019erreur \u2014 et que dans le premier cas le chiffre est considérablement plus élevé; que la neurochirurgie a contrôlé un grand nombre de cas de convulsions localisées.Quant au petit mal seul, il s\u2019agit là d\u2019une autre question.Un autre point: quand les convulsions sont accompagnées de, ou alternent avec soit des attaques de petit mal, soit des équivalences psychomotrices, cette fois il s\u2019agit d\u2019épilepsie nette et le pronostic est ordinairement plutôt sévère.Cependant nous revenons aussi sur ce point dans un moment.Mais plus important encore à notre avis sont la fréquence des convulsions et le cycle d'apparition qu\u2019elles peuvent suivre.Wilkins, dans une longue étude comparative chez un grand nombre de cas observés pendant plus de dix années, a tiré des conclusions qui longtemps firent loi.Les agents thérapeutiques nouveaux les ont quelques peu adoucies.Mais en général, quand chez les jeunes les convulsions surviennent une fois par mois au moins, on ass:stera à une rémission dans au moins la moitié des cas.Si au contraire elles se déclan- chent plus d\u2019une fois le mois, on serait bien avisé de ne pas parler de plus de 20% de rémissions.Si elles sont beaucoup plus rares, même avec fièvre, le pronostic est ordinairement bon.Au contraire, nous croyons que tout différents sont les cas où l\u2019apparition des convulsions revêt, sur une période de temps suffisamment long, un cycle défini de régularité, soit à tous les X jours, semaines ou mois.Ce caractère de régularité est nettement plus GAUTHIER er BÉLANGER: CONVULSIONS DE L'ENFANCE 1299 sérieux et une imposante série de cas suffisamment longtemps observés nous permet d\u2019affirmer que le pronostic est alors presque mauvais et les rémissions plutôt rares.Enfin, dernier facteur touchant la convulsion même que nous mentionnons, leur durée antérieure.Un questionnaire patient nous apprendra une des deux possibilités suivantes: ou bien l'enfant n\u2019a pas été traité, ou bien il a reçu une médication antérieure.Dans le premier cas, les trois facteurs précités nous permettent d\u2019entrevoir les effets secondaires des convuls.ons mêmes et influencent d'avantage le pronostic.Si, au contraire des drogues anti- convulsives ont été administrées, le pronostic sera différent selon les résultats ou l\u2019absence de résultats obtenus, en tenant compte de la qualité de la médication, de la durée, et surtout de la régularité de son administration.Périodiquement ou inégalement employée, la médication anti-convulsive perd en effet toute signature et, dans ces cas, on ne devra jamais se hâter d\u2019établir le pronostic.Mais les progrès de la science médicale sont récemment venus eux aussi profondément altérer le pronostic des convulsions de l\u2019enfance.Ainsi, l\u2019électro-encéphalographie, pour presque récente qu\u2019elle soit, impose à nos connaissance des faits nouveaux dont il faut de toute nécessité tenir compte.Ici, et avec les années, de moins en moins de spéculation; et il nous est difficile de songer à un examen complet d\u2019un enfant présentant des phénomènes convulsifs répétés, sans le secours de l\u2019E.E.G.Sans aller trop loin, disons que dans un nombre de cas élevé l\u2019E.E.G.permet un pronostic mauvais donné, cette fois, avec certitude.Que son secours dans les T.C.au début est inestimable.Que dans les lésions autres et localisées son aide est très précieux.Autant de cas, pour ne mentionner que ceux-là, où le pronostic est nettement influencé par une recherche technique, progrès récent de la science.Puis, le neuro-chirurgien, avec les immenses progrès qu\u2019il a réalisés au cours des vingt-cinq dernières années, vient lui aussi influencer (pour ne pas dire davantage) le pronostic. 1300 GAUTHIER rr BÉLANGER: CONVULSIONS DE L'ENFANCE L'Union Méd.Canada Nous en avons dit un mot en parlant de l\u2019hydrocéphalie.Toutes les conditions ne sont pas aussi aléatoires.Et l\u2019apport de la neuro-chi- rurgie dans le contrôle des convulsions, surtout localisées, est tel, qu\u2019il constitue un exemple superbe et bien encourageant de ce que doit être la collaboration médico-chirurgicale.Sans aucun doute aussi, le pronostic s\u2019en trouve-t-1l influencé! Finalement, la médication anti-convulsive elle-même doit entrer en ligne de compte.À l\u2019un de nous, il a été donné de présenter des travaux sur trois agents thérapeutiques différents avant qu\u2019ils ne fussent lancés sur le marché.Nous serions presque près de dire que l\u2019arsenal thérapeutique dont nous disposons maintenant contre le phénomène convulsion est tellement puissant que le médecin risque de devenir de plus en plus tenté de ne s\u2019occuper que du traitement du symptôme.À la vérité, un bon nombre de malades se soucient fort peu de connaître exactement le pourquoi de leur maladie.Ils ne l\u2019apprécieraient, du reste, que bien mal.Ce qu\u2019ils veulent surtout (de même que leur famille) c\u2019est de voir cesser les convulsions, et le plus tôt.Nous savons que nous devons nous efforcer de comprendre pourquoi et comment.Le fait est que ces convulsions cessent; jusqu\u2019à quel point?Eh bien, écoutons ce que Lennox écrivait en août 1951: « le degré exact d\u2019activité des agents chimiques ne peut être précisé, mais si nous considérons les convulsions dites physiologiques ce qui suit demeure bien en deca de la vérité: au moins les trois quarts des malades peuvent voir diminuer leurs attaques de trois quart du nombre qu\u2019ils présentaient sans l\u2019aide des drogues nouvelles.De ceux-là peut-être la moitié seront- ils en complète rémission »\u2026.Comment maintenant ne pas dire que la thérapeutique n\u2019est Tome 80 \u2014 nov.1951 pas venue profondément altérer le pronostic?Et peut-on parler de guérison du phénomène convulsif?Pour ne pas prolongé indûment cet exposé, nous nous contenterons seulement de dire que nous croyons que la prudence indique qu\u2019il est éminemment préférable la plupart du temps d\u2019employer le mot « contrôle » \u2014 Car « guérison » est absolu, et « rémission » laisse un degré plus ou moins élevé de craintes dans certains esprits.En guise de tentative de conclusion nous pourrions dire ce qui suit.Chez le nourrisson et dans la seconde enfance, si les convulsions sont courtes, sans lésions décelables, pyrétiques, symptomatiques, reflexes ou spasmophiliques, le pronostic est alors rassurant, en y mettant les réserves que la prudence impose.Si les convulsions sont fréquentes, fortes, et accompagnées d\u2019omnubilation, l\u2019hésitation sera permise et l\u2019on demandera du temps pour tenir l\u2019enfant sous observat on clinique et thérapeutique.Si les convulsions apparaissent dans un cycle régulier, sont accompagnées de petit mal, sont sans cause apparente, ou sont accompagnées d\u2019équivalences le pronostic est mauvais.L\u2019âge avançant, on se souviendra de l\u2019aphorisme de Marfan-Lasègue.Enfin, songeant à la récente déclaration de Lennox, on se rappelera aussi que plus grande est l\u2019activité thérapeutique des agents, plus élevé est aussi l\u2019index toxique; que le succès dépend surtout de la régularité d\u2019administration soutenue et prolongée de doses équilibrées et proportionnées et que le contrôle du phénomène convulsion est présentement, en médecine et en chirurgie considérablement meilleur, quand il n\u2019est pas définitivement obtenu. LA MÉDICATION ANTICOAGULANTE ! Maurice GERVAIS, Chirurgien à l\u2019Hôpital Général de Verdun (Montréal).Depuis environ une dizaine d\u2019années, nous assistons à un évident regain d\u2019actualité touchant les maladies cardiovasculaires.L\u2019emploi des médicaments anticoagulants y a largement contribué et nous ferons quelques remarques brèves à propos des indicat.ons et de l\u2019administration de cinq anticoagulants que nous employons; l\u2019héparine, le dicoumarol, le dani- lone, le tromexan et le cumopyrin.® Les anticoagulants sont utilisés en général dans le traitement et la prévention de toutes les formes de la maladie thrombo-embolique veineuse et artérielle; phlébo-thrombose, thrombo-phlébite, embolie pulmonaire, embolie et thrombose artérielles, thrombo-angéite oblitérante, gelure, thrombose coronarienne avec infarctus du myocarde, ainsi qu\u2019au cours des interventions chirurgicales vasculaires pour prévenir toute formation de thrombus à l\u2019endroit des sutures.HÉPARINE Les débuts de l\u2019héparine datent de 1916.MacLean (1), travaillant dans le laboratoire d\u2019Howell à l\u2019Université Johns-Hopkins, isola deux phosphatides agissant sur la coagulation sanguine, 1\u2014 la cuorine, provenant du cœur et 2 \u2014 l\u2019héparphosphatide de Baskoff, extrait du foie de chien.Plus tard, Howell et Holt (2) remarquent que ce deuxième phosphatide diffère de l\u2019héparphosphatide de Baskeff et, puisqu\u2019il provient du fo:e, ils le nomment héparine.En 1933, Charles et Scott (3), travaillant sous la direction de Best, à Toronto, 1.Travail présenté aux Trois-Rivières, le 5 octobre 1951, lors du XXIème congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.2.Nous remercions le docteur A.Hemming, de la Compagnie Geigy, de New-York, et M.Maurice Olivier, des Laboratoires Abbott, de Montréal, de nous avoir gracieusement fourni les comprimés de tromexan et de cumopyrin qui ont servi à cette étude.Le Tromexan est un produit Geigy et le Cumopyrin.un produit Abbott.établissent les méthodes d\u2019extraction et de purification de l\u2019héparine.En 1935, Jorpes, de Suède, trouve sa formule chimique et, l\u2019année suivante, deux auteurs suédois, Hedenius et Wilander (4), rapportent les premiers essais cl'niques de l'influence de l'héparine par voie endoveineuse dans les affections cardiovaseu- laires.En 1937, Murray (5), de Toronto, et ses collaborateurs établissent les premières bases solides de la médication anticoagulante au moyen de l\u2019héparine.Nature L\u2019héparine est un éther polysulfurique de mucoïtine.Elle se trouve dans plusieurs tissus du corps humain mais surtout au niveau du foie et des poumons et dans les plasmocytes d\u2019Erlich, qui sont de petites cellules d\u2019aspeet sécrétoire situées dans le tissu conjonctif autour des vaisseaux.Mode d\u2019action Inactive par voie buccale, elle prolonge le temps de coagulation si employée par la voie parentérale.Elle possède une triple action: 1) action antithrombique, elle empêcherait la coagulation du fibrinogène par la thrombine.Cette action exige la présence d\u2019un co-facteur lié à la sérum-albumine; 2) action anti-pro- thrombique, elle empêcherait la conversion de la prothrombine en thrombine même en présence de calcium; et 3) action anti-thrombo- plastique, elle inhiberait l\u2019agglutination des plaquettes.Administration Au point de vue clinique, pour un traitement efficace, la dose employée doit doubler ou tripler le temps de coagulation.L\u2019héparine se donne de diverses facons.a) Voie intraveineuse discontinue.La dose à donner est de 50 à 100 milligrammes toutes les 1302 quatre heures.C'est la méthode préconisée par Bauer (6), elle est très pratique et donne d\u2019excellents résultats.Les fluctuations du temps de coagulation sont considérées par plusieurs comme un inconvénient et par d\u2019autres, ainsi l\u2019école suédoise (7), nécessaires au traitement.Les inject:ons intraveineuses répétées sont un désavantage, elles risquent de rendre la veine inutilisable par la formation d\u2019un hématome.Afin d\u2019éviter cet ennui, il est bon de masser le point d\u2019injection avec un tampon pendant cinq minutes environ.Quant à la dose exacte à employer, il est parfois nécessaire de pratiquer le test de De Takats qui se fait simplement.On calcule le temps de coagulation immédiatement avant une injection intraveineuse de 50 milligramme d\u2019'héparine puis 15 minutes et une heure après.Si le temps de coagulation a doublé ou davantage le temps de coagulation initial, on emploiera cette dose toutes les quatre heures.Si le temps de coagulation au bout de 15 minutes et une heure est moindre que le double, il faut refaire le test avec une dose plus forte afin de trouver la dose adéquate.Avec cette méthode, la plupart des auteurs ne s\u2019occupent pas de la mesure du temps de coagulation sauf pour les deux premiers jours et suppriment les injections nocturnes mais augmentent la dose de la première et de la dernière injection de la journée.b) En goutte-à-goutte intraveineux continu.C\u2019est la méthode d'administration la plus phys'ologique mais aussi la plus difficile, la plus désagréable pour le patient et celle qui exige le plus de surveillance.On caleule le temps de coagulation et on installe le goutte-à- goutte intraveineux d\u2019un soluté dextrosé ou salé de 1 000 cc.contenant de 100 à 200 milligrammes d\u2019héparine à un rythme de 25 gouttes à la minute.Toutes les deux heures jusqu\u2019à l\u2019élévation du temps de coagulation et ensuite deux fois par jour il faut calculer le temps de coagulation et accélérer ou diminuer le rythme du goutte-à-goutte suivant cette mesure d\u2019avoir un temps de coagulation constant de GERVAIS: MÉDICATION ANTICOAGULANTE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 25 à 35 minutes.Cette méthode employée surtout par Murray (8) présente de multiples inconvénients.Le patient doit demeurer au lit, il reçoit trop de liquide, et il est très désagréable d\u2019avoir une aiguille dans une veine pour une période de plusieurs jours.C\u2019est pour cette raison que la méthode est impopulaire.c) Injection sous-cutanée intermittente.Méthode mise au point par Cosgriff (9) du Presbyterian.On donne une dose initiale de 50 milligrammes par voie intraveineuse et une heure plus tard une autre dose de 50 milligrammes dans le tissu sous-cutané et ensuite toutes les trois heures une dose moyenne de 30 milligrammes toujours dans le tissu sous- cutané.Le temps de coagulation doit être fait deux fois par jour deux heures et demie après l\u2019injection, la dose à donner étant calculée suivant cette analyse.Celui-ci doit osciller entre 25 et 35 minutes.Il existe peu de fluctuations du temps coagulation mais il peut se produire des ecchymoses et des indurations aux points d\u2019injections.Cette méthode est très pratique et le traitement est administré par la garde-malade sans que la présence du médecin soit nécessaire au lit du patient.d) Voie intra-musculaire intermittente.Méthode tentée et analysée par Bauer, Jorpes et leurs associés (10) aui lui trouvent bien des inconvénients.Une dose de 200 milligrammes d\u2019héparine en voie intra-musculaire a un effet sur la coagulation sanguine de neuf à dix heures environ; les doses à donner quotidiennement sont donc trop fortes, les injections sont douloureuses et ils notent un fort pourcentage d\u2019hématomes fessiers.Cette méthode est avantageusement remplacé en utilisant des solutions d\u2019héparine-retard.e) Voie intra-musculaire ou sous-cutanée utilisant l\u2019héparine-retard.Afin de prolonger la durée d\u2019action de l\u2019héparine, on la combine à des solutions contenant de la gélatine, du dextrose, de l\u2019eau et de l\u2019acide acétique.Plusieurs préparations d\u2019héparine-retard sont actuellement utilisées et il faut bien s\u2019assurer de L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 la dose contenue dans l\u2019ampoule qu\u2019il faut liquéfier en l\u2019agitant sous l\u2019eau chaude.Une dose de 200 ou de 300 milligrammes est injectée tous les jours ou tous les deux jours.Il est préférable de calculer le temps de coagulation toutes les douze heures pendant les trois premiers jours du traitement.Cet emploi de l\u2019héparine-retard a été mis à l\u2019épreuve par Loewe (11) et possède l\u2019avantage d\u2019espacer les injections et d\u2019économiser le produit.Par ailleurs, les difficultés sont grandes quant aux doses à employer et l\u2019injection est parfois tellement douloureuse que le patient s\u2019oppose à une deuxième.Les hémorragies sont rares et peu importantes au cours d\u2019un traitement avec l\u2019héparine, car son action est rapide mais d\u2019une durée de trois à quatre heures.Si toutefois, le saignement inquiète, il suffit de donner 50 milligrammes d\u2019une solution de 1% de sulfate de protamine en injection endoveineuse lente qui neutralisera l'effet de l\u2019héparine en moins de cinq minutes.LE DICOUMAROL Dès 1921, deux médecins vétérinaires, Scho- field, en Alberta, et Roderick, dans le North Dakota, découvrent, presqu\u2019en même temps, une maladie hémorragique du bétail provoqué par l\u2019ingestion de foin et de trèfle moisis.De 1934 à 1941, Link et son équipe (12, 13), de l\u2019Université du Wisconsin, font des recherches sur cette maladie et réussissent à isoler, identifier et réaliser la synthèse du produit responsable de cette maladie hémorragique, qu\u2019ils nomment dicoumarol.Le dicoumarol est utilisé en clinique depuis 1941 (14).Nature Au point de vue chimique, sa formule est le 3-3\u2019 méthyléne-bis (4-hydroxycoumarine).Mode d\u2019action Le dicoumarol provoque un abaissement du taux de la prothrombine par un mécanisme encore imprécis.Il semble qu\u2019il s\u2019oppose à la formation de la prothrombine en bloquant la GERVAIS: MÉDICATION ANTICOAGULANTE 1303 vitamine K au niveau du foie.Absorbé facilement par le tube digestif, il n\u2019agit qu'après une pér.ode de latence variable de 24 à 72 heures.Administration En général, on donne une dose d\u2019attaque de 200 milligrammes les deux premiers jours.La dose d\u2019entretien variera de 0 & 100 milligrammes, en se basant sur la prothrombinémie qui doit être calculée tous les matins pour une dizaine de jours et ensuite tous les deux ou trois jours.Un moyen fcaile à retenir pour les doses à donner chaque jour est celui-ci; À une prothrombinémie au-delà de 30%, donner 100 milligrammes; Entre 30% et 20%, donner 50 milligrammes et pour une prothrombinémie inférieure à 20%.aucun médicament pour ce jour-là.Pour un traitement efficace, la pro- thrombinémie doit osciller entre 10% et 30%.De 10 à 20% des patients montrent une susceptibilité particulière au dicoumarol et nécessitent des doses moindres.Inconvénients et dangers Une dose de dicoumarol administrée a une action sur la prothrombinémie qu\u2019aprés une période de 24 à 72 heures et une fois la médication cessée, l\u2019effet peut durer de 6 à 10 jours.C\u2019est un inconvénient sérieux qui explique les difficultés de maniement de cette drogue.Les hémorragies consécutives au dicoumarol se rencontrent dans environ 3% des patients sous forme d\u2019épistaxis, d\u2019hématurie ou de saignement des gencives.Dans ces cas, il faut donner immédiatement une dose massive de 50 à 75 milligrammes de vitamine K et aussi des transfusions de sang frais car la vitamine K n\u2019agit qu\u2019au bout de 24 à 31 heures.Si le lendemain, le taux de prothrombinémie n\u2019est pas remonté à un niveau certain, on peut répéter l\u2019injection de vitamine K.Il est à déconseiller d\u2019employer à nouveau le dicoumarol chez un patient qui a saigné.LE DANILONE En 1947, Mentzer et ses collaborateurs Meu- 1304 nier et Molho (15) réalisent la synthèse d\u2019un nouveau produit doué d\u2019action antivitamini- que K et hypoprothrombinémiante, le phényle- indanedione.La même année, Soulier et Gué- guen (16) en confirment cliniquement l\u2019action hypoprothrombinémiante.De plus, ils affirment que ce produit agit au bout de 24 heures, donc plus rapidement que le dicoumarol et qu\u2019il est moins toxique, son effet cessant en 24 à 36 heures.Au Canada, Jaques et ses associées (17), du département de physiologie de l'Université de Saskatchewan, l\u2019expérimentent sur le chien et le lapin et avec les mêmes résultats que les auteurs français.Nature La formule est le phényle-2-indanedione 1-3.Il est fabriqué et distribué au Canada sous le nom de danilone.Mode d\u2019action Le danilone agirait sensiblement à la façon du dicoumarol.Toutefois, l\u2019injection de fortes doses de vitamine K ne feraient pas cesser l\u2019action du produit.Administration Nous utilisons le danilone depuis avril 1950.Dans la majorité des cas, nous donnons 100 milligrammes (2 comprimés) deux fois le premier jour et ensuite un comprimé, deux ou trois fois par jour suivant le taux de prothrom- binémie que nous demandons quotidiennement pour cinq jours et ensuite tous les trois jours.Avantages Comme vous voyez, ce médicament possède des avantages évidents.Il agit plus rapidement et son action cesse en moins de 36 heures, donc moins dangereux et plus facile à contrôler.Nous n\u2019avons jamais observé d\u2019hémorragies consécutives à l\u2019emploi du danilone.Des doses fortes de vitamine K n\u2019aideraient nullement à corriger une réduction trop marquée de la prothrombine et il faudrait donner des transfusions, toutefois celles-ci semblent nécessaires GERVAIS: MÉDICATION ANTICOAGULANTE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 que très rarement selon les auteurs qui l\u2019ont employé plus souvent que nous.LE TROMEXAN Le tromexan est un nouvel anticoagulant synthétisé en 1948 par Rosicky en Tchécoslovaquie et largement expérimenté et utilisé en clinique depuis dans quelques pays européens.On l\u2019emplo:e aux Etats-Unis depuis plus d'un an mais il n\u2019est pas encore en vente au Canada.Nature C\u2019est un autre dérivé du dicoumarol ayant comme formule chimique, l\u2019esther éthylique du 3-3-carboxymethylene-bis (4-hydroxycoumari- ne).Mode d\u2019action Semblable au dicoumarol mais plus soluble, 20 fois moins toxique, 6 fois moins puissant, absorbé et excrété plus rapidement.Son action sur la prothrombinémie apparaît 12 heures après administration avec effet maximum dans 24 heures et retour à la normale dans 48 heures environ.Administration Nous employons le tromexan depuis trois mois.Les comprimés sont dosés à 300 milligrammes.La dose d\u2019attaque varie de 900 à 1 500 milligrammes (3 à 5 comprimés) pour le premier jour et la dose d\u2019entretien de 600 à 900 milligrammes.Pour les dix premiers patients, nous avons toujours utilisés la dose unique i.e.2 ou 4 comprimés par jour en une fois selon le procédé de Burke et Wright (18).Maintenant nous préférons diviser la dose et l\u2019administrer toutes les huit heures.Nous exigeons une prothrombinémie quotidienne pour cinq jours et ensuite tous les trois jours.Avantages Etant absorbé et éliminé plus rapidement, le tromexan est plus facile à manier car nous savons que le taux de la prothrombine calculé le matin est en rapport direct avec la dose administrée la veille et il est simple d'augmenter L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 ou de diminuer la dose suivant les besoins et espérer un effet rapide.En cas d\u2019hémorragie, on conseille des doses massives de vitamine K et des transfusions.LE CUMOPYRIN Préparé par Link de l\u2019Université du Wisconsin, le cumopyrin est un autre anticoagulant mis à l\u2019étude aux Etats-Unis depuis près de deux ans (19, 20).Il n\u2019est pas encore distribué au Canada.Nature Dérivé du dicoumarol, sa formule est le 3,4- (2\u2019-méthyl-2\u2019-méthoxy-4\u2019-phenyl) dihydropy- ranocoumarine.Mode d\u2019action Il agit à la façon du dicoumarol mais il est deux à trois fois plus puissant et contrairement au danilone et au tromexan son action est prolongée.L'action apparaît en deçà de 24 heures avec un effet maximum à 36 heures et retour à la normale qui varie de 4 à 8 jours.Administration Les comprimés sont dosés à 25 et 50 milligrammes.Nous employons le cumopyrin depuis peu de temps et nous avons toujours donné 125 milligrammes comme dose d'attaque.Les jours suivants, la dose varie de O0 à 50 milligrammes suivant le taux de la prothrombine.Il est nécessaire de demander une pro- thrombinémie quotidienne pour dix jours et ensuite tous les trois jours.Avantages Beaucoup plus puissant que les autres produits, les doses de cumopyrin sont faibles.Il y a moins de saturation des tissus.Les auteurs qui ont bien étudié ce produit affirment qu\u2019il est plus facile de prévoir son action et que le taux de la prothrombine est plus stable.Son inconvénient est le retour du taux de la prothrombine à la normale qui peut varier de quatre à huit jours.En cas d\u2019hémorragie, on doit donner de fortes doses de vitamine K et GERVAIS: MÉDICATION ANTICOAGULANTE 1305 des transfusions.À date nous n\u2019avons pas une grande expérience de ce produit mais le fait de pouvoir obtenir une action hypothrombiné- miante en moins de 24 heures et de.continuer cette action avec de très faibles doses constitue un avantage important.COMMENTAIRES Il est souvent indiqqué de combiner l\u2019héparine à un autre anticoagulant, utilisant l\u2019héparine, qui a un effet immédiat, pour quelques jours en attendant l\u2019effet du deuxième produit.C\u2019est la méthode la plus courante.L\u2019héparine doit être utilisée de préférence aux quatre autres ant.coagulants dans les cas de chirurgie vasculaire où le danger de thrombose est toujours présents, 2) chez les patients âgés, 3) en présence d'insuffisance hépatique.En général, on peut commencer l'héparine 24 heures après une intervention chirurgicale s\u2019il n\u2019y a pas de doute quant à l'hémostase.Les contre-indications à l\u2019emploi de l\u2019héparine sont 1) les dyscrasies sanguines 2) la présence d\u2019ulcérations actives gastro-intestinales et 3) à la suite d\u2019interventions sur le cerveau et la moelle épinière.En résumé, l\u2019héparine est un merveilleux médicament non toxique, à effet anticoagulant immédiat et de courte durée, qui s\u2019administre de plusieurs façons sans grand danger d\u2019hé- morrag:e.Les inconvénients sont le coût très élevé du produit et la nécessité d\u2019injections car elle est inactive par voie orale.Les contre-indications à l\u2019emploi des autres anticoagulants sont 1) l'insuffisance hépatique et rénale, 2) la présence d\u2019ulcérations gastro- intestinales 3) l\u2019endocardite sub-aiguë 4) la présence de jaunisse ou de cirrhose et les dyscrasies sanguines.Il est plus prudent aussi de les éviter au cours du dernier mois de grossesse, s\u2019il y à menace de fausse-couche et dans certains cas de métrorragies.Le danilone et le tromexan sont préférables si on prévoit un acte chirurgical proche.Pour un effet thérapeutique adéquat, il est nécessaire d\u2019avoir une prothrombinémie variant de 10 à 30 pour cent et il est reconnu 1306 que les échecs sont dus surtout à un dosage insuffisant ou à des analyses de laboratoire imprécises.Il semble y avoir moins de danger d\u2019hémorragie avec le danilone, le tromexan et le cumopyrin qu\u2019avec le dicoumarol.La valeur thérapeutique des anticoagulants est bien établie même si quelques indications restent discutables.Il se fait actuellement dans plusieurs pays de multiples travaux de recherche sur les anticoagulants et nous avons voulu vous dire aussi brièvement que possible ce que nous savons à l'heure actuelle de ces médicaments.BIBLIOGRAPHIE (1) J.MacLEAN: «The thromboplastic action of cephalin.» Am.J.Physiol., 41: 250, 1916.(2) W.HOWELL et E.HOLT: « Two new factors in blood coagulation.Heparin and pro-antithrom- bin.» Am.J.Physiol, 47: 328, 1918.(3) A.F.CHARLES et D.A.SCOTT: «Studies on heparin.» J.Biol.Chem.102: 425, 1933.(4) HEDENIUS et O.WILANDER: « The influence of intravenous injection of heparin in man on time of coagulation.» Acta 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CE QUE LE PRATICIEN DOIT RETENIR DE L\u2019UROLOGIE EN PÉDIATRIE Paul BOURGEOIS, F.R.C.S.(C), Professeur d\u2019Urologie à l\u2019Université de Montréal.L'intérêt qu\u2019apporte le praticien, à la solution du problème de l\u2019enfant malade a stimulé favorablement la collaboration de la pédiatrie et de l\u2019urologie.Des observations nombreuses nous apprennent que l\u2019enfant n\u2019est pas un petit adulte, mais cependant \u2018il peut, tout comme celui-ci, souffrir de lésions variées, à chacun des segments de l\u2019arbre uro-génital.De nos jours, la vulgarisation de la pyélo- graphie intraveineuse pose le diagnostic; l\u2019accomplissement technique des instruments miniature facilite le traitement.L\u2019essor sans cesse grandissant de l'urologie infantile ou pédiatrique, trouve son explication dans tous ces facteurs.La séméiologie nous offre toutefois une valeur lim:tée dans la période néo-natale; le tout- petit ou le nourrisson décrivent mal l\u2019irradiation de leur douleur; ils ne remarquent pas si leurs urines sont rouges ou troubles; ils peuvent difficilement nous expliquer le trouble qu\u2019ils ont à vider leur vessie.Souvent les renseignements nous sont fournis par la mère; mieux encore, l\u2019observation, pleine de patience, de tact et de douceur, dirige notre attention du côté de l\u2019appareil en cause.Le questionnaire et l\u2019examen de l\u2019enfant plus âgé est plus facile en présence des parents; il conserve sa confiance et veut même quelquefois nous aider.L\u2019examen doit être complet; vouloir couper court peut conduire au désastre et nous faire ignorer une lésion plus importante que celle qui est l\u2019objet de la consultation.L\u2019expérience des vingt dernières années, nous enseigne que nos services sont habituellement requis pour des tuméfactions abdominales, des hématuries ou des pyuries rebelles et des malformations génitales.1.Communication au XXIème Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Trois-Rivières, octobre 1951.Les tuméfactions abdominales de l\u2019enfant sont habituellement la manifestation physique d\u2019un gros rein ou d\u2019une vessie distendue.L\u2019inspection démontre au niveau de l\u2019un des hypochondres, une voussure parfois considérable; la palpation perçoit une masse beaucoup plus abdominale que lombaire; l\u2019intestin est refoulé vers la ligne médiane et très souvent, il est possible de trouver la continuité avec le rein du côté correspondant.De quoi peut-il s\u2019agir?De trois choses principalement: une tumeur, une hydronéphrose ou rarement un rein polykystique.La tumeur seule et sans symptôme, caractérise l\u2019adénosarcome embryonnaire, mieux connu sous le nom de tumeur de Wilms.Elle est pleine, solide, lourde et relativement mobile.De la précocité du diagnostic dépendra la survie.L\u2019hydronéphrose est plus rénittente, son volume est instable, elle peut disparaitre complé- tement pour se reproduire au cours de violentes douleurs abdominales.La pyélographie in- trave:neuse démontre son existence et sa cause.Le rein polykystique peut exister sans signe méme avec une destruction avancée du parenchyme.On ne doit jamais l\u2019oublier dans les tuméfactions bilatérales.La vessie distendue offre une toute autre image; ici, la tumeur est médiane, sus-pubien- ne, peu mobile; elle s\u2019accompagne de troubles de la miction, dysurie, pollakiurie ou incontinence; elle apparaît graduellement et progressivement, parfois sans douleur si l\u2019infection tarde à se manifester.Comme l\u2019a si bien décrit, Meredith Camp- belle, de New-York, il est impossible de séparer chez l\u2019enfant, les deux grands syndromes: infection et obstruction.L\u2019appareil urinaire est un système d\u2019égout et malgré la musculature puissante des parois 1308 de ses conduits et de ses réservoirs, il exige une pente régulière, sans obstacle ou sans modification de niveau.La moindre valve, le plus large rétrécissement peuvent nuire singulièrement à la vidange et exiger de la part des fibres contractiles un surcroît de travail allant jusqu\u2019à l\u2019hypertrophie.Si l\u2019effort se continue, la fatigue se manifeste et se traduit par l\u2019épuisement de la contraction.Le résidu s\u2019installe, la dilatation commence et la pression rétrograde compromet le fonctionnement rénal.Ce tableau, qui résume les constatations et les effets de l\u2019hypertrophie de la prostate chez l\u2019homme avancé, est assez fréquent dans l\u2019enfance.Il nous permet de croire que dans un appareil neuf à vidange normale, l\u2019infection urinaire puisse difficilement s\u2019installer.C\u2019est pourquoi, dans tous les cas, où le médicament de choix, ne réussit pas en quelques heures à juguler les symptômes, il est impératif de chercher l\u2019obstacle responsable de leur persistance.Il peut s'éger à l\u2019orifice du prépuce, à l\u2019urètre, au col vésical ou au bassinet.Il peut s'agir d'une atrésie orificielle, d\u2019un corps étranger d\u2019un calcul ou d\u2019un vaisseau anormal.Rappelons nous que l\u2019infection et la douleur existent rarement seules; elles sont plutôt les effets d\u2019une obstruction méconnue.L\u2019hématurie, en urologie infantile, n\u2019est pas un symptôme d\u2019importance capitale comme chez l\u2019adulte.Flle n\u2019existe à peu près jamais dans les tumeurs de Wilms, elle accompagne rarement les lithiases et sauf dans quelques cas isolés de tuberculose, nous pouvons dire que nous la rencontrons surtout dans les trau- mat smes importants et dans les néphrites.Elle est exceptionnellement macroscopique et se découvre plutôt lors de l\u2019examen microscopique des urines.Elle justifie quand même un examen approfondi et mérite d\u2019être étiquetée.Le moindre doute sera levé par la pyélo- graph\u2018e intraveineuse qui permettra d\u2019éliminer une affection importante.La pvurie rebelle au tra tement, commande, lorsqu\u2019elle est réelle, une exploration complète BOURGEOIS: L\u2019'UROLOGIE EN PÉDIATRIE L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 de l\u2019arbre urinaire.Nous voyons très souvent des enfants qui ont été soumis inutilement, à toute la gamme des antibiotiques ou des médicaments colorants.L'analyse des urines est un examen des plus précieux mais elle exige des précautions particulières.Il reste entendu qu\u2019un rapport qui revient normal sans ces précautions reste un rapport normal, mais tout rapport pathologique demande un contrôle sérieux.Nous savons tous, que les bacilles du smegma, ont été pris pour des bacilles de Koch et que les colibacilles peuvent exister au niveau du vagin ou du pér:né.Chez la petite fille, la prise directe est toujours poss.ble.Un bon nettoyage de la vulve, l\u2019emploi d\u2019un lubréfiant stérile et d\u2019un cathéter approprié permettent d\u2019obtenir un échantillon des plus satisfaisants.Chez le petit garçon, il faut retrousser le prépuce et nettoyer scrupuleusement le g'and, avant de le faire uriner directement dans un flacon stérilisé.Ceci n\u2019est pas toujours facile; l\u2019enfant est gêné, il ne ressent pas le besoin et malgré toute patience, il est possible de ne rien obtenir.L\u2019application d\u2019une éprouvette stérilisée, maintenue par du diachylon, solutionnera le problème.L\u2019analyse sera toujours pratiquée sur un spécimen frais, car autrement des modifications importantes peuvent se produire dans le milieu et compliquer la situation.Il faut toujours demander l\u2019identification microbienne et obtenir aussi souvent que possible les tests de sensibil\u2018'té vis-a-vis des antibiotiques et des sulfamidés.Les malformations congénitales peuvent être apparentes ou non apparentes.Les premières sont celles que l'œil averti reconnaît à la simple inspection au cours de l\u2019examen complet.Le phimosis, la verge palmée, l\u2019hypospadias balanique, pénien ou scrotal, l\u2019exstrophie vésicale, l\u2019épispadias et les ectopies testiculaires sont faciles à constater et ne devraient jamais être méconnus.Certains cas compliqués ou rares commanderont la prudence, afin d\u2019éviter l\u2019erreur possi- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 ble sur l\u2019identification du sexe; autrement l\u2019on s'expose à des ennuis sérieux vis-à-vis de l\u2019enfant, des parents et même des tribunaux.Les malformations congénitales non apparentes et que nous appelons mieux, anomalies, se reconnaissent par l\u2019endoscopie ou la pyélo- graph'e.Elles peuvent se situer à n\u2019importe quel niveau de l\u2019arbre urinaire mais sont plus fréquentes et plus variées au niveau \u201cdu rein.Les dédoublements des voies excrétrices avec ou sans abouchement anormal d\u2019un des uretères sont parmi ces anomalies celles que nous \u2018avons le plus souvent rencontrées.Elles exigent pour être dépistées des explorations particulières et je ne les mentionne qu\u2019à titre de rappel.Le temps mis à notre disposition limite à l\u2019extrême ces quelques considérations.Nous avons voulu vous rappeler que le mouvement éducationnel entrepris par le pédiatre et le praticien, nous incite à offrir à leurs petits malades, les moyens d\u2019examen et de trai- BOURGEOIS: L\u2019UROLOGIE EN PÉDIATRIE 1309 tement dont bénificient nos adultes.Leur sincère collaboration et une me.lleure compréhension de la physiologie nous ont fait reconnaître les différences essentielles qu\u2019ils établissent entre les deux groupes.Nous nous ren- sommes rendus compte qu\u2019il n\u2019est pas simplement question de diminuer le calibre des instruments.Nous retenons que les besoins en calories, eau, protéines, substances minérales et vitamines sont plus grands; nous comprenons plus que jamais l'importance de l\u2019équilibre humoral, l\u2019intolérance à la perte de sang et au choc opératoire; nous redoutons la haute susceptibilité à l\u2019infect'on; nous appliquons fidèlement les principes de patience et de douceur de la chirurgie plast.que à la correction des malformations.Pour tous ces motifs, nous croyons sincèrement que l\u2019urologiste de carrière, peut à l\u2019heure actuelle, dédier à l\u2019enfant malade ou handicapé, le meilleur de son art.CONTRIBUTION A L\u2019ETUDE DU CANCER DE LA VESSIE! Philippe LAGASSÉ (Sherbrooke).Le cancer de la vessie occupe une place prépondérante au chapitre des tumeurs des voies urinaires pour trois raisons, 1° d\u2019ordre anatomique parce que localisé dans un viscère creux au carrefour de trois orifices excréteurs au fond du pelvis, 2° d\u2019ordre fonctionnel par sa localisation sur les voies éliminatrices principales de l\u2019urée, sa relation étroite à la fonction génitale et sa situation dans le seul réservoir qui assure naturellement la continence des urines, 3° d\u2019ordre pathologique parce que la tumeur atteint un viscère très sensible à la douleur, a des répercussions importantes sur 1.Communication au XXIe Congrès de 'A.M.L.F.C., Trois-Rivières, octobre 1951.l\u2019appareil urinaire supérieur, et son traitement pose systématiquement un problème majeur.D'\u2019observation courante entre 30 et 60 ans et singulièrement chez l\u2019homme, la tumeur maligne et primitive est le plus souvent d\u2019origine épithéliale.Je me limiterai aux épithélio- mas de la vessie sans tenir compte des tumeurs d\u2019origine musculaire, conjonctives ou autres d\u2019ailleurs proportionnellement beaucoup plus rares.Le signe le plus constant, observé dans les tumeurs des voies urinaires est sans doute l\u2019hématurie.Une cystoscopie faite en période hématurique permet de localiser la source du saignement.La tumeur maligne de la vessie se 1310 manifeste le plus souvent par une hématurie spontanée, capricieuse, avec pyurie, et associée à des troubles vésicaux.Pour différencier les tumeurs, la cystoscopie exploratrice, le toucher rectal ou vaginal avec le palper bimanuel au besoin sous anesthésie générale, la cystographie, restent à la base de l\u2019examen.La valeur de la biopsie exploratrice est mise en doute par Archie Dean (New- York) dans au delà de 50% des cas; la malignité étant en réalité plus fréquente à l\u2019examen des pièces totales qu\u2019elle n'apparaît au simple prélèvement.En cas d\u2019incertitude la taille exploratrice ouvre la voie à l\u2019observation macroscopique des lésions et apporte de précieux renseignements en même temps qu\u2019elle permet de pratiquer une biopsie correcte avec examen extemporané.Quant à la durée moyenne de survie d\u2019un sujet porteur d\u2019une tumeur vésicale maligne laissée à son évolution spontanée; elle varie avec la plus ou moins grande rapidité d\u2019évolution du cancer; soit entre 19 et 30 mois.DIFFICULTÉS THÉRAPEUTIQUES L'indication de la forme de traitement à opposer à ces tumeurs se heurte à deux facteurs inconnus et mystérieux; 1) La béni- onité ou la malignité d\u2019une petite lésion dont il est impossible d\u2019affirmer la malignité dans certains cas de toute apparence bénigne même à l\u2019examen histologique et qui évoluent comme des tumeurs malignes.Le pourcentage des papillomes évoluant avec la forme maligne étant assez restreint, il serait illogique de proposer à ces malades une cystectomie totale, rendant la majorité de ces malades infirmes d\u2019une implantation urétéro-intestinale en plus de compromettre chez eux l\u2019activité sexuelle.2) Sur notre ignorance de l'étendue de l\u2019infiltration de la tumeur dont nous ne connaissons ni la limite profonde ni l\u2019extension latérale vrais.L\u2019étude histologique de la paroi vésicale nous montre en-dessous d\u2019un épithélium cy- LAGASSÉ: CANCER DE LA VESSIE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 lindro-pavimenteux selon l\u2019état de réplétion ou de vacuité, un chorion qui se défend mal, où, au lieu de trouver comme dans l\u2019intestin un tissu réagissant par une production scléreuse, on voit de nombreux hystiocytes jeunes et réagissant par la production de lymphocytes, ce chorion a son système réparti dans toute la vessie et sous-jacent à l\u2019épithélium.Il communique avec le tissu para vésical par des lymphatiques passant à travers la vessie par les mailles de la musculeuse trabéculée.Comme corollaire à ces difficultés, il faut ajouter le polymorphisme des tumeurs vésicales et le différent degré de malignité des cancers vésicaux.TRAITEMENTS PROPOSÉS Il serait illusoire de vouloir passer ici en revue tous les traitements déjà préconisés dans le cancer de la vess:e.Nous allons nous limiter à l\u2019étude sommaire de procédés thérapeutiques déjà connus; 1) la radiumthérapie .2) la cystectomie partielle 3) la cystectomie totale.La radiumthéramie Le professeur Darget de Bordeaux a porté un très vif intérêt à l'étude du traitement du C.A.de la vessie par le radium à vessie ouverte.Ayant à son crédit une expérience de près de vingt-cinq ans de ce procédé, sa méthode lui a donné des cas très intéressants de longue survie.La radiumthérapie a été appliquée dans tous les cas possible; 1) formes massives 2) formes infiltrées macroscopiquement avec fermeté de la base ou absence de mobilité et à l\u2019histologie, envahissement de la paroi musculaire.3) formes d'infiltration microscopique où seul l\u2019histologie nous apprend l\u2019envahissement.4) formes sessiles ou à pédicule large et sans infiltration même microscopique.Voici les résultats obtenus sur 76 cas publiés en 1939: 40% de guérisons datant de L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 plus de 5 ans; 62% de guérisons datant de plus de 18 mois.En 1949: 42 nouveaux cas: a) Malades opérés au moins depuis 4 ans et davantage: 21 cas.Deux malades opérés au cours de l\u2019occupation n\u2019ont pas donné de nouvelles.Un mort de maladie intercurrente; restent 18 cas, 8 considérés comme guéris, soit 44%.b) malades opérés depu:s.deux ans et davantage: 25 retenus, 13 guéris; 46%.c) malades opérés depuis 15 mois et davantage: 34 cas, 21 cas guéris ou favorables; 60%.Dans cette dernière statistique, les tumeurs infiltrées massives ne représentent que 6 cas.La mortalité opératoire globale de Darget est inférieure à 5%.Après cette longue expérience, l\u2019auteur exclut désormais la radiumthérapie des tumeurs infiltrées perceptibles au palper surtout.Pour le reste des cas, exception faite des tumeurs épithéliales à globe épidermiques, il emploie le radium quel que soit le sidge de la tumeur.Ce procédé, selon l\u2019auteur est la thérapeutique de choix dans les cancers histologiquement infiltrés.Grâce au magnifique travail et la persévérance de Darget, nous sommes actuellement mieux en mesure d\u2019apprécier l\u2019utilité de l\u2019usage du radium; et les opinions actuelles sont le suivantes.Pour ce qui regarde les cancers superficiels (épithélioma papillaire et cancer en surface) il est aujourd\u2019hui reconnu que le traitement conjugué, exérèse ou destruction avec radium- thérapie offre beaucoup moins de chance de réc'dive in situ.Michon et Gilbert associent la radiumthérapie à la cystectomie élargie de la calotte.Mais en matière de cancers vésicaux infiltrés, la majorité des urologistes, Gayet, Marion, Gouverneur et Couvelaire refusent de donner à la radiumthérapie une valeur effective et ont renoncé à son emploi.La cystite intense, les phénomènes d\u2019intolérance inhéren- LAGASSÉ: CANCER DE LA VESSIE 1311 te à la pose des aiguilles de radium en milieu vésical, et la pyélonéphrite ont été si intenses, qu'on se demande si ce traitement n\u2019a pas plutôt aggravé la condition des malades.De même que l\u2019exérèse et l\u2019électro-destruc- tion des cancers bien limités et infiltrés de la base de la vessie nous a donné systématiquement une récidive sur place à Cochin ainsi la rad.umthérapie est en pareil cas impuissante.Elle peut freiner momentanément l\u2019évolution du cancer, mais elle ne guérit pas.À mon avis, le pivot de la question tourne autour de la thérapeutique à prendre en présence d\u2019un cancer plus ou moins infiltré, et c\u2019est autour de ce point capital que gravitent les plus vives discussions; a) Selon l\u2019appréciation de l\u2019étendue de la tumeur, Darget fait une exérèse élargie, profonde, et demande au radium les grandes limites de son efficacité.b) En dehors de la cystectomie trigonale de Couvelaire qui a donné un résultat retentissant, ce même auteur, de même que Gouverneur, Dufour et Robert visent le stade de l\u2019infiltration précoce pour donner à la cystectomie totale élargie toute sa valeur.Le cancer vésical n\u2019étant pas une tumeur lymphophile, l\u2019exérèse totale élargie offre dans ces conditions la possibilité d\u2019ablation complète du cancer.La cystectomie partielle Cette opération a été faite sur une très large échelle et la matière ne doit pas manquer pour juger sa valeur.Séduisante parce que techniquement facile à réaliser, elle a été pratiquée dans toutes les variétés de cancer.La plupart du temps, on a eu des déboires avec au hasard un résultat de guérison à longue échéance.La C.P.garde la réputation d\u2019être une opération mauvaise dans les cas de tumeurs infiltrées.La plupart du temps, après une période de repos relatif, on assiste à un réveil de l'infiltration latente.Pour vous citer la pensée de Cibert « Malgré que cette opération (la C.P.) ait donné à certains de bon résultats, elle a toujours été suivie dans ma pratique de ré- 1312 cidives si rapides, que je ne l\u2019utilise plus.Dans les cas de tumeurs infiltrées, la récidive est toujours rapide ».R.Gouverneur et P.Aboulker nous fournissent un lourd document contre la CG.P.: Première statistique en 1948 portant sur 27 cas: 10 tumeurs du dôme; 7 récidives; 6 morts 17 tumeurs inférieures; 17 morts; soit 100% de mauvais résultats.Deuxiéme statistique en 1949 portant sur 44 cas: 14 cas localisés à la vessie supérieure (dôme et faces latérales) 11 récidives 10 fois mortelles; 3 survies de durée variable mais inférieure à 5 ans.32 cas localisés à la vessie inférieure.Sur 30 cas suivis; 23 morts dont 22 par récidive; 2 récidives curables; 5 malades guéris.Même si le souci de conserver les 3 orifices nous\u2018 porte facilement aux opérations conservatrices, en matière de cancer infiltrant la cystectomie partielle même élargie, passant à 4em.de la tumeur, et enlevant en bloc le tissu cellulaire avoisinant est incomplète car nous ne savons rien de l\u2019étendue locale de l\u2019infiltration cancéreuse à la sous-muqueuse restante, ni des limites vraies de son extension.Sous l\u2019angle de la pratique, la ©.P.garde ses défenseurs.Et pour citer Michon « Il est exagéré de refuser droit de cité à la cystectomie partielle.Comme je suis convaineu que dans l\u2019ensemble les résultats éloignés de la C.P.sont très mauvais du moins lorsqu\u2019il s'agit de tumeur du bas fond; pour les tumeurs de la calotte où l\u2019on peut faire parfois des résections très larges, je pense que les résultats heureux ne sont pas exccptionnels ».Les indications de la C.P.nous sont données dans la thèse inaugurale de Léger « Cette opération ne semble satisfaisante que dans les tumeurs suspectes de malignité ou bien s\u2019il existe une infiltration très limitée qui n\u2019a pas été perceptible cliniquement ou radiologique- ment ».LAGASSÉ: CANCER DE LA VESSIE L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 La cystectomie totale L'indicat:on de cette opération découle lo- quement des insuccès obtenus avec les autres méthodes, et ceci est un argument très lourd en faveur de la C.T.élargie.Non que cette opération ait une prétention curative car avec un recul de temps suffisant, cette opération mérite très peu ce qualificatif.Pourquoi alors s\u2019y arrêter! En dehors de guérisons plus nombreuses auxquelles nous espérons arriver un jour, les résultats palliatifs qu\u2019elle nous an- porte sont excellents.Ce n\u2019est pas une opération nouvelle.On attribue à Bardenhauer le mérite d\u2019avoir fait une première cystectomie totale en l'année 1887.Cette opération comporte l\u2019exécution de deux actes opératoires essentiels; a) l\u2019ablation de toute la vessie avec l\u2019aire cellulo-ganglionnaire qui l\u2019entoure.b) la dérivation du cours des urines.Chez l\u2019homme l\u2019opération est rendue plus difficile par l'étroitesse du bassin et la position anatomique de la prostate, et peut être faite par voie abdominale exclusive ou par voic combinée périnée-abdominale; cette dernière étant indiquée la plupart du temps par l\u2019étroitesse du bassin ou l\u2019extension du cancer à la prostate, afin de faciliter de clivage prostato- rectal.La voie abdominale exclusive est suffisante dans la majorité des cas, et évite de blesser le sphyncter anal sur lequel on doit compter pour assurer la continence des urines.Cette opération, longtemps pratiquement abandonnée « a techniquement perdu sa raison d\u2019être une opération d\u2019exception.» Grâce à la technique chirurgicale moderne, au secours des antibiotiques, à la mise au point de la réanimation et des soins anté ct post-opératoires, ainsi qu\u2019à une sélection ju- ducieuse des cas.la C.T.élargie prend au- jourd\u2019hui droit de cité à côté des opérations d'exérèse large de la cavité pelvienne.Et pour vous donner la pensée de mon Maître le professeur Fey, je vous cite textuellement ses paroles « Je considère depuis 20 ans L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 la cystectomie totale comme du plus haut intérêt.À cette époque je fis 7 cystectomies dont 6 pour des cas inopérables, c\u2019est-à-dire pour des cas ou Legueu renonçait à faire une cystectomie partielle.De ces 6 cas, un seul survécut 2 ans.Le 7e était opérable; il avait 55 ans quand je l\u2019ai opéré et il m\u2019a écrit en janvier dernier (1949); âgé de 75 ans il vit en bonne santé et s\u2019accommode fort bien à son urétérostomie cutanée bilatérale.Et de nous dire plus loin « Lorsqu\u2019on fait le diagnostic de cancer du sein, ou même si l\u2019on a la conviction qu\u2019un cancer se développe dans un sein, on enlève largement la glande avec les muscles sous jacents et les ganglions de l\u2019aiselle.On obéit aux grands principes qui règlent la chirurgie du cancer; les résultats sont plus ou moins satisfaisants mais on a fait ce qu\u2019on pouvait; et la malade après l\u2019intervention, si elle est touchée dans son esthétique, ne l\u2019est dans aucune fonction essentielle et reprend une vie normale.Lorsqu\u2019on fait le diagnostic de cancer de la vessie, ne doit-on pas, selon les mêmes grands principes, retirer en bloc la vessie, la prostate et le tissu cellulaire pelvien, c\u2019est-à-dire pratiquer non pas les exérèses limitées, mais bien la plus large des exérèses envisagées au chapitre technique (a tant faire que de décider une cystectomie totale, autant en tirer tout le bénéfice possible).Malheureusement après intervention, le malade a perdu sa miction, les fonctions génitales et les deux re:ns sont toujours exposés à l\u2019infection et à la destruction ».Cependant, l\u2019opération radicale se heurte à des contingences particulières; le grand âge du patient, l\u2019extrême malignité de certaines tumeurs, pour ne citer que les formes anaplasti- ques, les malades gras à paroi abdominale épaisse avec distance ombilico-pub'enne réduite, les tumeurs basses, fixes, envahissant le LAGASSÉ: CANCER DE LA VESSIE 1313 plancher pelvien, la pauvre résistance du malade; autant de facteurs qui doivent être pris en très grande considération; autant de raisons qui offrent des risques trop grands.Je vous apporte l\u2019opinion du professeur René Kuss à cet appui « Selon le degré d'infiltration limité à la musculeuse, nous faisons une cystectomie totale.Mais lorsque la tumeur a pris une adhérence à la paroi pelvienne ou à un organe avoisinant, tel le rectum chez l\u2019homme, cette opération chez un homme le plus souvent fatigué ne nous a donné aucun résultat intéressant.Tous les malades sont morts dans un intervalle de 6 mois.Mieux vaut dans ce dernier cas pratiquer une simple implantation urétéro-intestinale, afin de soulager l\u2019appareil supérieur la plupart du temps en rétention par la compression inférieure de l\u2019uretère et éviter aux malades la période terminale extrêmement douloureuse et pénible.» Conclusions pratiques D'une façon générale le traitement des tumeurs épithéliales superficielles ne prête pas à discussion.Le traitement conservateur est admis comme thérapeutique de choix.Il ne varie pas dans sa forme mais dans son application; la radiumthérapie, la résection trans- urétrale et la cystectomie élargie ont toutes donné des résultats intéressants.Mais comme il est très rare d\u2019observer un cancer au début, et que le diagnostic de tumeur maligne est la plupart du temps posé plus tard par la palpation d'une induration pariétale, la problème du traitement du cancer vésical reste trés grave et non résolu.Selon l\u2019âge du malade, son état physique et les signes cliniques observés il reste à décider: soit une cystectomie totale élargie avec dérivation du cours des urines; soit l\u2019exclusion vésicale isolée par la simple dérivation du cours des urines. 1314 Bulletin de l\u2019Hlssociation des Médecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Médicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 80, No 11 \u2014 Montréal, novembre 1951 SUR LA CLASSIFICATION ET LE TRAITEMENT DES MEGACOLONS La maladie décrite par Hirschsprung (de Copenhague), en 1890, et que l\u2019on désigne sous le nom de mégacôlon congénital, est une affection essentiellement caractérisée cliniquement, par une constipation opiniâtre, un gros ventre tympanique et une évolution chronique; anatomiquement, par une dilatation totale ou segmentaire du côlon, s\u2019accompagnant le plus souvent d\u2019allongement et d\u2019hypertrophie des parois.C\u2019est une affection rare, d\u2019une haute gravité, que l\u2019on observe chez le nouveau-né, dans laquelle 1l n\u2019y a aucun obstacle au cours des matières.Aussi la maladie est-elle considérée comme le résultat d\u2019une malformation d\u2019origine embryonnaire.A côté de ces faits bien individualisés au point de vue anatomo-clinique et auxquels seuls il convient de donner ie nom de mégacôlon congénital ou de maladie de Hirschsprung, il faut en ajouter d\u2019autres plus fréquents, comportant un meilleur pronostic et décrits par Marfan *, Bensaude et Hillemand 2, A-B.Marfan: Article « Constipation » in Traité des Maladies de l\u2019Enfance, de Grancher, Comby et Marfan, Paris, 1897, t.II, p.660.2.R.Bensaude et P.Hillemand: « Maladie de Hirschsprung.» Annales de Médecine, tome XII, No 6, décembre 1922, p.425.EDITORIAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Il s\u2019agit de rétro-dilatations secondaires à un obstacle situé sur le trajet du côlon.Cet obstacle peut être d\u2019ordre mécanique, anatomique ou fonctionnel.Comme ces dilatations peuvent se rencontrer au cours d\u2019affections diverses, relever de causes variées, nous avons proposé de les désigner avec M.Gaujoux ° sous le nom de syndrome de Hirschsprung, dans une étude d\u2019ensemble sur cette question.L\u2019exemple le plus typique à cet égard chez l\u2019enfant est celui du dolichocôlon.Cet allongement excessif du gros intestin, localisé le plus souvent dans sa portion terminale au niveau de l\u2019anse sigmoïde et s\u2019accompagnant d\u2019une laxité particulière du mésentère peut donner lieu à des coudures et réaliser ainsi un obstacle mécanique au cours des matières.Il s\u2019ensuit une dilatation secondaire du gros intestin, qui se traduit par les mêmes symptômes cliniques (constipation opiniâtre et gros ventre tympanique), mais en diffère par une moindre gravité et une évolution plus favorable.D\u2019autres fois, chez l\u2019adulte, il s\u2019agit d\u2019une rétro-dilatation à la suite d\u2019une sténose d\u2019ordre anatomique, en rapport avec un processus tumoral comme le cancer et dont le diagnostic étiologique est d\u2019une importance capitale.Enfin, récemment, Hillemand attirait l\u2019attention sur une autre variété de mégacôlon qu\u2019il a décrit et à laquelle il a donné le nom de mégacôlon fonctionnel *.Pour ceux qui savent voir et comprendre, la clinique offre parfois 3.M.Gaujoux: Archives de Médecine des Enfants, 1908, p.721, cité dans notre travail sur le mégacôlon (Thèse de Paris, 1925, p.21).4.P.Hillemand, Ch.Durand, P.et R.Nalpas: « À propos du mégacôlon.Le mégacôlon fonctionnel.» La Presse Médicale, No 35, 25 juillet 1942, p.475. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 des conditions exceptionnelles pour la recherche scientifique et certaines observations de malades ont une valeur vraiment expérimentale, voire même doctrinale.Hillemand, en présence d\u2019un cas de mégacôlon idiopathique chez un morphinomane, décide de le désintoxiquer, avant de le soumettre au chirurgien.Quelle ne fut pas sa surprise, après l\u2019avoir soustrait pendant un certain temps à l\u2019influence de la drogue, de constater à la radio la disparition complète du mégacôlon.Cette observation servit de point de départ à Hillemand dans l\u2019étude des mégacôlons fonctionnels.Par la suite, il a constaté des faits analogues dans l\u2019insuffisance thyroïdienne, à la suite d\u2019un traumatisme crânien, de lésions organiques du système nerveux central ou d\u2019un choc émotif.C\u2019est là un nouveau chapitre des mégacôlons, dont le docteur Pierre Hillemand nous entretenait récemment, à Montréal, à l'hôpital Sainte- Justine et à l\u2019Hôtel-Dieu, après avoir brillamment représenté la France au XXI° Congrès de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada, en octobre dernier, à Trois-Ri- vières.Telle est la classification actuelle des mégacôlons.Il y a done lieu de distinguer : 1° Des mégacôlons primitifs, d\u2019origine congénitale, s\u2019observant chez le nouveau-né, où il n\u2019y a aucun obstacle au cours des matières: c\u2019est la vraie maladie de Hirschsprung ; 2° Des mégacôlons secondaires ou symptomatiques d\u2019un obstacle anatomique ou mécanique au cours des matières et auxquels il convient de don- ÉDITORIAL 1315 ner le nom de syndrome de Hirsch- sprung; 3° Des mégacôlons fonctionnels, récemment décrits par Hillemand, qui peuvent être en rapport avec une intoxication, un trouble endocrinien, nerveux ou psychique.On le voit, le cadre des mégacôlons s\u2019est considérablement élargi.Aussi cette question, à l'heure présente, n\u2019intéresse pas seulement les pédiatres, les gastro-entérologues, les radiologistes et les chirurgiens, mais tous les médecins.Et si le traitement de cette grave affection a fait dans ces dernières années de remarquables progrès, nous le devons aux travaux de Leriche sur la physiologie et la chirurgie du sympath1- que\u2019, et aux recherches anatomo-patho- logiques de Bodian, dont la récente découverte est d\u2019une grande importance pratique\u2019.Leriche, se basant sur le rôle que jouent le sympathique et le para-sym- pathique dans le fonctionnement de l\u2019intestin, eut l\u2019idée de réaliser des sections physiologiques (à la novocaïne) ou anatomiques du sympathique innervant la partie dilatée du côlon.On sait que le para-sympathique active les mouvements péristaltiques de l\u2019intestin et relâche les sphincters, tandis que le sympathique a des propriétés contraires.Les résultats obtenus par la sympa- thectomie furent excellents dans la plupart des cas.Malheureusement ces résultats ne sont pas durables.Il fallait donc trouver autre chose.En pratiquant des autopsies d\u2019enfants 5.L.Ombrédanne et Marcel Fèvre: Précis Clinique et Opératoire de Ch:rurgie Infantile, cinquième édition, Paris, 1949, p.480.6.Martin Bodian (de Londres): «Le mégacôlon et son traitement.» Archives Françaises de Pédiatrie, tome VII, No 7, 1950, p.661. 1316 morts à la suite de mégacôlon, Bodian eut l\u2019idée d\u2019étudier au point de vue histologique, non pas la partie dilatée du côlon, mais la zône située en aval de la dilatation, la région distale, qui est habituellement rétrécie.Il trouva à cet endroit, dans 28 cas qu\u2019il eut l\u2019occasion d'examiner au point de vue microscopique, une lésion constante: l\u2019absence de cellules nerveuses ganglionnaires.Ces recherches ont été confirmées par Whitehouse et Kernohan, de la Cli- nigue Mayo, qui ont fait les mémes constatations dans les 11 cas qu\u2019ils ont observés \u201c.La conclusion de ces recherches ana- tomo-pathologiques, c\u2019est que dans les cas de mégacôlon congénital, lorsque le traitement chirurgical est indiqué, il faut pratiquer, non pas l\u2019ablation de la partie dilatée du côlon, mais bien celle de la région distale, de cette zône rétrécie qui précède la dilatation et où se \"7.F.R.Whitehouse et J.W.Kernohan: Arch.Intern.Med.82, 71, 1949, cités par Bodian in Ar- chwves Françaises de Pédiatrie, tome VII, No 7, 1950, p.670.ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 \u2014\u2014 trouve la lésion fondamentale.En d\u2019autres termes, l\u2019intervention idéale est la recto-sigmoïdectomie ou exérèse du segment aganglionnaire.D\u2019après les observations publiées à date, on constate chez les malades ainsi opérés une disparition progressive de la dilatation colique et le rétablissement du fonctionnement normal de l\u2019intestin.Un autre argument en faveur du bien-fondé de la théorie de Bodian, c\u2019est que lorsqu\u2019on pratique une colectomie totale pour mégacôlon, en respectant la région distale, c\u2019est-à-dire en laissant le rectum, on assiste au bout d\u2019un certain temps au développement d\u2019un méga- iléon.Si les résultats éloignés et les recherches physiologiques confirment cette nouvelle conception de l\u2019étiologie de la maladie de Hirschsprung, on pourra dire que les travaux de Bodian auront abouti à une importante découverte.Paul LETONDAL. HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE LA SEMAINE NATIONALE D'IMMUNISATION \" Ad.GROULX, M.P.H., Directeur du Service de Santé de la Ville de Montréal.Nous sommes trés heureux d\u2019apporter notre collaboration à la campagne de la Ligue canadienne de santé, division du Québec, et à la Semaine nationale d'immunisation.D'autre part, nous apprécions cette collaboration de la Ligue canadienne de santé dans l\u2019organisation d\u2019une semaine nationale de propagande et d\u2019éducation.C\u2019est un merveilleux travail d\u2019équipe réunissant dans un effort commun par tout le pays, les initiatives de chacun, de chaque village, de chaque province, pour vulgariser et inculquer davantage l\u2019idée de la vaccination et de l\u2019immunisation contre certaines maladies infectieuses et contagieuses pour lesquelles nous possédons un mode d\u2019immunisation efficace; c\u2019est le cas de la diphtérie, de la coqueluche, du tétanos, de la variole, de la typhoide et de la tuberculose.Parlant ces jours derniers devant les membres du Comité diocésain d\u2019Action catholique, à l\u2019Université de Montréal, je disais: « bien que les maladies contagieuses n\u2019évoluent plus selon leur rythme épidémique ancien, certaines d\u2019entre elles, bien qu\u2019évitables et dont le nombre de cas et décès est très diminué, comme la diphtérie et la coqueluche, sont encore trop fréquentes et l'objet de beaucoup de soucis pour la famille.L\u2019immunisation de tous les enfants dès la première enfance éviterait bien des maux et des deuils, encore trop fréquents, comme cela a été le cas pour la variole ».2 La situation actuelle des maladies contagieuses pour les neuf premiers mois de l\u2019année 1.Causerie prononcée à « La Tribune des Conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Concordia ».par le docteur Ad.Groulx, lundi, le 15 octobre 1951.2.« L'aspect physique de la famille », travail présenté à la réunion annuelle du Conseil diocésain de l\u2019Action catholique, à l\u2019Université de Montréal.lc dimanche 23 septembre 1951.révèle que depuis le 1er janvier 1951, on a en- reg.stré 10 407 cas de maladies contagieuses et 19 décès contre 12 356 et 23 décès pour la période correspondante en 1950, soit une diminution de 1 949 cas.Parmi ces maladies, nous notons que, au cours de cette période de neuf mois cette année, il y a eu 24 cas et 4 décès attribuables à la diphtérie et 543 cas et 1 décès dus à la coqueluche.Les taux de mortalité de ces deux maladies, en 1950, étaient respectivement de 0,4 et 0,5 par 100 000 de population.En 1927, année précédant, à Montréal, l\u2019emploi systématique de l\u2019anatoxine de Ramon, le taux de mortalité par diphtérie était de 30 contre 0,4 et 14,4 contre 0,5: ces chiffres indiquent une diminution très marquée de ces taux; cependant, comme je vous le disais au début, les cas et décès attribuables à la diphtérie en particulier, bien que faibles, sont trop nombreux et trop fréquents quand nous possédons une mesure de protection aussi efficace que l\u2019immunisation.Seulement, trop de parents encore s\u2019en abstiennent et leurs enfants ne sont pas protégés.Dans sa causerie à cette émission, le 17 septembre dernier$, mon collègue, le docteur G.Charest.épidémiologiste et surintendant de la divis on des maladies contagieuses au Service de santé, nous disait: « nous constatons que 20% des enfants d\u2019âge scolaire, particulièrement dans certains districts ayant une population plus dense, ne sont pas immunisés ».Tl est regrettable, en effet, qu\u2019une telle 3.«La rentrée des classes et la contagion \u2014 Conseils».Causerie prononcée par le docteur G.Charest, surintendant de la division des maladies contagicuses, à la Tribune des Conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Concordia, le lundi 17 septembre 1951. 1318 proportion d\u2019enfants n\u2019ait pas bénéficié de l\u2019immunisation plus tôt, dès la première enfance.Depuis la mise à la portée de tous de l\u2019immunisation systématique et gratuite contre la diphtérie à Montréal, en septembre 1928 jusqu\u2019au ler septembre 1951, 371 740 enfants ont été immunisés contre la diphtérie; depuis septembre 1944, date du début de l\u2019immunisation combinée, 131 912 enfants ont été immunisés contre la coqueluche; ce qui veut dire que chaque année, on procède à l\u2019immunisation contre la diphtérie et la coqueluche d\u2019environ 16 000 enfants.Depuis quelques années, le Service de santé utilisait et recommandait un vaccin combiné permettant d\u2019immuniser contre la diphtérie et la coqueluche par une même série d\u2019injections.Actuellement, à la suite d\u2019expériences heureuses, le Service de santé emploi le vaccin trivalent (diphtérie, coqueluche et tétanos).On en recommande l\u2019emploi dès l\u2019âge de trois mois selon la technique suivante que je vous indique pour votre renseignement.La dose de vaccin trivalent à injecter est de 15 ce.pour la première dose et de 1 ce.pour les deuxième et troisième doses.Trois mois plus tard, c\u2019est- à-dire vers l\u2019âge de 8 ou 9 mois, une quatrième dose de lcc.devra également être donnée.Subséquemment, deux doses de rappel devront être administrées; la première vers l\u2019âge de 2 ans et la seconde vers l\u2019âge de 5 à 6 ans, avant l\u2019entrée à l\u2019école.S1 tous nos bébés étaient immunisés dès l\u2019âge de trois mois ou tôt durant l\u2019âge préscolaire, la diphtérie et la coqueluche disparaîtraient complètement de nos murs.Nous lançons ici un appel aux parents, aux médecins, au personnel de nos consultations de nourrissons et d\u2019enfants d\u2019Âge préscolaire, municipales et indépendantes, pour que l\u2019on immunise tous les enfants de Montréal, selon cette technique simple et sûre en se rappelant que les cas de décès survenus l\u2019an dernier l\u2019ont été parmi des enfants non immunisés.En plus de mettre les consultations municipales à la disposition du public, le Service de santé de Montréal fournit gratuitement le GROULX : SEMAINE NATIONALE D\u2019'IMMUNISATION L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 vaccin trivalent aux médecins en clientèle, aux institutions et organisations volontaires.La vaccination contre la variole, instituée après 1885, a éliminé cette maladie de nos murs et déjà depuis bon nombre d\u2019années, soit depuis 1930, nous n\u2019avons à regretter aucun cas de variole.Chaque année, plusieurs milliers d'enfants et d\u2019adultes sont vaccinés et revaccinés.Il ne faut pas cependant pour cette raison ralentir nos efforts.La variole existe dans certains pays qui, autrefois, paraissaient éloignés mais qui aujourd\u2019hui, à cause des moyens de transport modernes, sont plus rapprochés de nous.Pour vous donner une idée de l'importance du travail de la vaccination contre la variole, je puis ajouter que depuis 1938, par exemple, jusqu\u2019à date, on a procédé à 316 028 vaccinations, soit un chiffre variant entre 20 000 et 25 000 par année.Le vaccin BCG (bacille Calmette-Guérin) est un vaccin qui, donné à la naissance ou dans les quelques jours qui suivent, confère à l\u2019organisme une résistance vis-à-vis la bacille tuberculeux chez les enfants vaccinés.Aujourd\u2019hui, une nouvelle technique, la méthode par scarification a été adoptée; elle est beaucoup plus simple et inoffensive.Il faut vacciner les bébés dès les huit premiers jours après la naissance.Cependant, si cela n\u2019a pas été fait, il sera possible de recourir à ce mode de vaccination parès avoir fait une épreuve à la tuberculine, dite épreuve de Mantoux ou épreuve de Vollmer, ou selon une autre méthode reconnue aujourd\u2019hui, I\u2019épreuve au BCG, qui est encore plus simple.Relativement à la méthode de vaccination, il ne faut pas oublier que le bébé vacciné à la naissance doit être revacciné à des intervalles fixes, à 3 ans et à 7 ans.Autrement, l\u2019immunité conférée par le BCG va en diminuant et peut disparaître même, laissant l'organisme démuni en face du bacille ou de tout contact nouveau.La revaccination a aussi sa valeur, s\u2019il s\u2019agit d\u2019enfants vaccinés à d\u2019autres âges.On peut procéder selon les mêmes données à la vacci- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 nation des enfants d\u2019âge scolaire en prévoyant la revaccination aussi à des périodes définies.Au sujet de la vaccination contre la tuberculose, je désire ajouter qu\u2019en Europe, depuis la guerre, on a vacciné au-delà de 20 millions d\u2019enfants.On ne saurait admettre qu\u2019on se soit livré sur un nombre aussi considérable d\u2019enfants sans avoir été convaineu de l\u2019innocuité et de l'efficacité de ce mode de vaccination.D'ailleurs dans les pays où la vaccination est répandue on a obtenu des résultats encourageants dans la lutte contre la tuberculose.Si nous avons pu faire disparaître la variole de cette province; si nous avons réussi à réduire si cons dérablement la morbidité et la mortalité de la diphtérie, c\u2019est à la vaccination et à l\u2019immunisation que nous le devons.C'est pourquoi, je fais un appel des plus pres- GROULX: SEMAINE NATIONALE D'IMMUNISATION 1319 sants aux parents pour qu\u2019ils profitent de la Semaine nationale d\u2019immunisation qu\u2019organise la Ligue canad enne de santé à travers tout le pays, du 13 au 20 octobre, pour faire immuniser et vacciner tous ceux de leurs enfants qui ne le sont pas.Nous vous rappelons que, pour le Service de santé de Montréal, chaque semaine de l\u2019année est une semaine d\u2019immunisation, que tous les jours les consultations municipales sont ouvertes et mises gratuitement à votre disposition.Vous pouvez y amener vos enfants et il n\u2019y a aucune raison pour négliger d'assurer à tous les enfants cette protection contre de terribles maladies.Parents, vous ferez ainsi une bonne action et aiderez à sauver des vies tout en protégeant vos enfants et en leur assurant la part de bonheur à laquelle ils ont droit.VACCINATION CONTRE LA VARIOLE IMMUNISATION CONTRE LA DIPHTÉRIE, LA COQUELUCHE, ET LE TÉTANOS CONSEILS AUX PARENTS \" G.CHAREST, M.P.H., Surintendant, La génération présente de jeunes parents peut diff clement se faire une idée exacte de ce qu\u2019est la variole ou « grosse p'cote » puisque le dernier décès survenu à Montréal remonte à 1918 et que le dernier malade à être traité dans notre ville a été hospitalisé en 1930.Cette maladie contag'euse considérée comme la plus grave à cause de sa propagation rapide et de son taux élevé de mortalité est donc complètement disparue de notre provin- 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers \u2014 Quart d\u2019heuve de Concordia », au poste CKAC, le lundi 30 juillet 1951.Division des maladies contagieuses, Service de Santé de Montréal.ce et même du pays tout entier, grâce à la vac- c'nat'on obl\u2018gatoire qui remonte chez nous à 1885.Cette maladie terrible a fait 60 000 000 de victimes au XVIIe siècle et n\u2019en a pas moins semé la mort jusqu\u2019au début du XXe siècle b'en qu\u2019Edward Jenner, médecin anglais, ait découvert le vaccin en 1796.Cependant le Relevé épidémiologique hebdomada\u2019re par Organisation Mond'ale de la Santé nous fait voir que dans un pays peut-être éloigné du nôtre, des centaines de cas et de décès surviennent encore chaque semaine et que cette 1320 maladie existe toujours avec une virulence accrue.Durant l\u2019année 1950, la variole a été signalée plus près de nous puisqu\u2019elle a été apportée en Grande-Bretagne et deux éclosions ont causé de nombreux cas et décès dans ce pays.Il est toujours possible, à cause des facilités du transport aérien, que la maladie soit réintroduite chez nous, comme ce fut le cas pour la Grande-Bretagne.Le règ'ement municipal numéro 324 qui s\u2019applique surtout à l'enfant d\u2019age scolaire oblige tous les parents à faire vacciner leurs enfants qui entrent à l\u2019école pour la première fois et les directeurs et directrices d\u2019écoles sont également tenus par la loi à n\u2019accepter aucun enfant qui n\u2019a pas été vacciné.Durant le mois d\u2019août qui commence, dans les 61 consultations municipales réparties à travers la ville, il y aura des séances spéciales durant les avant-midi et après-midi pour faciliter la tâche des parents qui auront des enfants à faire vacciner.En plus, une consulta- t'on s:tuée au Parc Lafontaine ouverte pendant juillet et août, sera à la disposition des parents, durant toute la journée sur les terrains de jeux où ils amènent leurs enfants pour se récréer.Il est préférable de ne pas attendre durant les derniers jours qui précèdent l'entrée à l\u2019école car sept jours doivent s\u2019écouler avant que l'on soit certain que le vaccin prendra effectivement et si un premier essai s\u2019est révélé infructueux, une deuxième inoculation devra être faite avant que l\u2019on puisse certifier que l\u2019enfant est protégé contre cette maladie.La revaccination est également importante après un laps de temps donné, environ sept ans, pour les étudiants qui poursuivent leurs études à l\u2019université ou à des écoles spécialisées et pour les personnes qui doivent voyager à l'étranger car la protection conférée par le vaccin diminue graduellement d\u2019année en année et il est évident qu\u2019une nouvelle vaccination s\u2019impose dans ces circonstances.De plus, les médecins praticiens sont toujours à la disposition des parents pour prati- CHAREST: VACCINATION L'Union Méd.Canada CONTRE L'A VARIOLE Tome 80 \u2014 nov.1951 quer la vaccination contre la variole car le vaccin est fourni par le Service de santé et ils peuvent s\u2019en procurer dans les huit centres sanitaires de même qu\u2019au bureau central du Service de santé.Enfin la vaccination contre la variole ne présente que peu d\u2019inconvénients chez l\u2019enfant.À partir du quatrième jour après l\u2019inoculation, une petite vésicule commence à se former et vers le sixième jour l\u2019enfant ressent un peu de fatigue et de démangeaison au niveau de la pustule en voie de formation.Il ne faut pas couvrir cette pustule d\u2019un « protecteur », Mais la la:sser à l\u2019air libre, et défendre à l\u2019enfant de se gratter.J\u2019en arrive maintenant à l\u2019immunisation contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos.Une dose de rappel de ce vacen trivalent doit être administrée à l\u2019enfant vers l\u2019âge de 5 à 6 ans, c\u2019est-à-dire avant l\u2019entrée à l\u2019école.Cela suppose que l\u2019enfant a été immunisé antérieurement et a reçu au moins trois injections.La pratique suivie par le Service de santé de la Ville de Montréal consiste à inoculer les nourrissons contre ces trois maladies dès l\u2019âge de 3 mois, surtout à cause des dangers et complications dus à la coqueluche durant les premiers mois de la vie.Depuis le début de l\u2019année 1951, deux décès attribuables à la diphtérie sont survenus chez des enfants non immunisés.Nous constatons dans certains districts que 20% des enfants qui atteignent l\u2019âge scolaire et commencent à fréquenter l\u2019école, ne sont pas protégés contre la diphtérie.Même si le risque encouru par cette négligence de la part des parents n\u2019a pas eu d'effets funestes, il ne faut pas laisser l\u2019enfant plus longtemps sans protection contre une maladie aussi grave que la diphtérie.Les parents doivent donc voir aussitôt à ce que ces retardataires recoivent au moins trois injections du vaccin trivalent contre la diph- tér.e, la coqueluche et le tétanos.Quant au tétanos, c\u2019est une maladie grave quoique rare, ma*s qui, à cause des nombreux L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 accidents qui surviennent à notre époque, doit être évitée et prévenue surtout lorsqu\u2019il n\u2019y a pas d'\u2019injections supplémentaires à donner pour obten'r cette protection.Nous inc\u2018tons fortement les jeunes mamans, à l\u2019occasion de nouvelles naissances à faire administrer le vaccin trivalent contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos dès l\u2019âge de trois mois comme nous l\u2019avons mentionné déjà.Les deuxième et troisième doses seront données à un mois d'intervalle, et une quatrième dose tros mois plus tard.Depuis quelques semaines, des nouvelles venant des Etats-Unis et rapportées dans les journaux conseillaient de retarder l\u2019immunisation contre la d'phtérie et la coqueluche, durant la saison d\u2019été à cause de la coïncidence possible de la poliomyélite durant cette période.Le Service de santé de la Ville de Montréal après avoir étudié la question, a jugé qu\u2019il n\u2019y avait pas de preuves qu\u2019une relation même éloignée pouvait exister entre le fait d\u2019être immunisé et celui de contracter la poliomyélite dans la forme paralytique.Tout d\u2019abord il est exceptionnel de contracter la poliomyélite avant l\u2019âge d\u2019un an; en deuxième lieu, le vaccin que nous employons à Montréal ne contient aucun irritant local et est absorbé rapidement par l\u2019organisme.Enfin durant les épidémies de 1946 et 1949 à Montréal, on n\u2019a jamais constaté qu\u2019il existait de prédisposition chez les enfants immunisés depuis quelques mois à développer la forme paralytique de la poliomyélite.CHAREST: VACCINATION CONTRE LA VARIOLE 1321 Le programme d\u2019immunisation contre la dphtérie, la coqueluche et le tétanos, comporte de nombreux avantages et doit être appliqué tel que préconisé durant tout le cours de l\u2019année.S'il faut que l\u2019enfant qui entre à l\u2019école pour la première fois soit vacciné contre la variole et immunisé contre la diphtérie et la coqueluche, les parents doivent également se préoccuper de l\u2019état de santé de ce nouvel élève.Dans les cl\u2018niques municipales, avant la vaccination les médecins procèdent à un examen physique qui renseigne les parents sur les défauts et anomalies qui peuvent nuire à l\u2019enfant dans son travail scolaire.Un traitement de ces défauts physiques doit être institué durant le mois d\u2019août afin qu\u2019aucun retard ne survienne à l\u2019entrée des classes en septembre.Il y a également les autres écoliers et écolières à qui l\u2019on a remis durant l\u2019année scolaire des avis concernant différents défauts physiques, tels la carie dentaire, l\u2019hypertrophie des amygdales, les troubles visuels, la dénutrition, etc, qu\u2019il faut faire traiter et surveiller afin qu\u2019ils entreprennent une nouvelle année dans des conditions de santé favorable à la poursuite de leurs études.En suivant ces conseils, les parents augmenteront la résistance et la vigueur corporelle de leurs enfants et créeront ainsi dans leur famille une ambiance de joie et de bien-être, qui compensera pour les labeurs et les sacrifices qu\u2019ils se sont imposés. LE DIABETE VU PAR UN HYGIÉNISTE Lucien DUBREUIL, M.P.H., Assistant-surintendant de la Division de l\u2019hygiène de l\u2019enfance, Service de Santé.Le diabète devient de plus en plus un problème d\u2019hygiène publique auquel les services de santé doivent s\u2019intéresser.Il suffit pour s'en convaincre, de consulter les statistiques; nous y voyons qu\u2019à Montréal seulement, pour la période de 1920-1925, il y avait une moyenne de 74 décès attribuables à cette maladie, donnant un taux de 11,5 par 100 000 de population.De 1925 à 1930, la moyenne des décès a monté à 99 avec un taux de 13,4.De 1930 à 1935, les décès ont atteint la moyenne de 153 donnant un taux de 18,6.De 1935 à 1940, la moyenne des décès fut de 204 avec un taux de 23,5.De 1940 à 1945, le nombre des décès a encore augmenté et a atteint la moyenne de 264 avec un taux de 28,4.De 1945 à 1950, les chiffres ont encore augmenté: 287 décès en moyenne avec un taux de 28,1.Ces chiffres sont suffisants, je crois, pour nous prouver qu\u2019il y a là un problème et le Service de santé de Montréal, sous l\u2019habile direction du Dr Groulx, l\u2019a compris et veut faire sa part dans ce nouveau domaine, toujours d\u2019une façon préventive évidemment.Comment cela peut-il être réalisé?Rappelons-nous d\u2019abord que le diabète, qui est une maladie de la nutrition, est presque toujours acquis et la plupart du temps évitable.On peut le définir comme suit: « Une maladie dans laquelle les cellules du pancréas ont perdu leur capacité d\u2019utiliser le sucre, d\u2019où accumulation dans le sang et passage dans les urines ».Ceci doit nous faire apprécier la grandeur et l\u2019utilité de la découverte de l\u2019insuline par Banting, substance qui rend d'immenses services à l\u2019humanité en remplaçant ou en compensant, si vous aimez mieux, l'insuffisance 1.Causerie prononcée à « La Tribune des Conférenciers de CKAC \u2014 Quart d\u2019heure de Concordia », par le docteur Lucien Dubreuil, lundi, le 24 septembre 1951.du pancréas qui ne sécrète plus assez d\u2019insuline pour utiliser les sucres.C\u2019est là que l'insuline commerciale joue son rôle si important.Cette insuffisance des cellules pancréatiques n\u2019est évidemment pas le seul facteur dans l\u2019histoire du diabète, mais c\u2019est le principal.Causes prédisposantes au diabète: 1° \u2014 L\u2019hérédité, un sujet qui est né de parents diabétiques court beaucoup plus de risques de le devenir que son voisin né de parents indemnes.2° \u2014 L\u2019obésité, prédispose aussi au diabète.3° \u2014 Les travailleurs de l'esprit sont plus souvent atteints que les travailleurs manuels.4° \u2014 Le sexe joue aussi un rôle; et c'est le sexe féminin qui l\u2019emporte.5° \u2014 L\u2019âge aussi est important et l\u2019on trouve les cas de diabète en majorité entre les âges de 50 et 59.6° \u2014 La race peut aussi avoir une influence.Comment savoir maintenant, ou du moins comment soupçonner que nous pourrions être atteints de cette maladie afin de nous diriger immédiatement chez notre médecin?Cela peut débuter par des éruptions sur la peau et les organes génitaux qui causeront des démangeaisons.Il y aura parfois apparition de furoncles ou d\u2019anthrax.Vous remarquerez peut-être aussi une perte de forces appréciable, de l\u2019impuissance, malgré un appétit quelquefois désordonné, besoin fréquent, exagéré même de boire et d\u2019uriner et en plus, une perte de poids appréciable.D\u2019après ce qui a été dit précédemment, vous vous rendez compte qu\u2019il y a dans la vie humaine une période pré-diabétique et une période diabétique.La première peut durer plus ou moins longtemps et peut même dans certains cas, durer toute la vie.C'est ce que nous L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 voudrions vous aider à atteindre en vous donnant les quelques conseils qui suivent.D\u2019abord, évitez l'obésité en réduisant la quantité des aliments.Ceci prend d'autant plus d'importance que le sujet est plus exposé au diabète, c\u2019est-à-dire s\u2019il est issu de parents diabétiques par exemple.L\u2019obésité est souvent un signe avant-coureur du diabète de sorte que la prévention de l\u2019obésité peut très souvent vouloir dire la prévention du diabète.Ainsi une personne d'un âge moyen doit s\u2019efforcer de maintenir son poids dans les limites de la normale et ce, par tous les moyens à sa disposition.Le premier est la diète ou régime alimentaire approprié: tous les aliments peuvent être permis mais dans des proportions réduites, surtout ceux qui font faire de l\u2019embonpoint.En d\u2019autres termes, il faut rester sur son appétit.Le deuxième est de prendre de l\u2019exercice et ceci d\u2019une façon quotidienne et modérée.2° \u2014 Usez de sucreries en très grande modération et en les prenant comme dessert, non entre les repas.Les personnes sans facteur héréditaire pourront peut-être se permettre d\u2019absorber des sucres en quantité sans provoquer l\u2019apparition du diabète mais ceux qui possèdent ce facteur héréditaire devront être doublement prudents.3° \u2014 Evitez les sauces et les aliments trop épicés.4° \u2014 Les diabétiques, avant de contracter mariage, devraient toujours se faire examiner, fournir un certificat prénuptial et en demander un à l\u2019autre partie.Si cette précaution était toujours prise, l'incidence du diabète serait seulement de ce fait grandement réduite car, comme Whito l\u2019a démontré, si deux personnes DUBREUIL: DIABÈTE VU PAR UN HYGIÉNISTE 1323 diabétiques se marient, tous leurs enfants sont prédestinés au diabète.Si un diabétique épouse une personne non diabétique mais qui est un candidat au diabète par hérédité, la moitié de leurs enfants sont prédestinés.Si deux personnes non diabétiques mais prédestinées au diabète se marient, un quart de leurs enfants seront diabétiques.Maintenant, si un diabétique épouse une personne absolument indemne de diabète, aucun de leurs enfants ne sera diabétique.Il y a maintenant un fait très important que vous ne devez jamais perdre de vue, c\u2019est que le diabète aggrave les suppurations et la plupart des maladies infectieuses.Il prédispose au cancer (surtout au cancer du foie) et à la tuberculose qui est un mode de terminaison ordinaire du diabète.On rencontre assez souvent aussi chez les diabétiques, la coronarite, l\u2019angine de poitrine, la myocardite et les arétérites.Il y a beaucoup d\u2019autres complications au diabète que je passe sous silence mais je pense que je vous en ai dit suffisamment pour vous convaincre de prévenir cette maladie dans la mesure du possible.Si vous avez le moindre doute sur votre état, allez donc, sans tarder, consulter votre médecin.Vous vous éviterez ainsi bien des désagréments et des chagrins.En suivant ces conseils, vous courez bien des chances de demeurer dans la catégorie des pré-diabétiques et de mener aussi une vie plus longue et plus agréable.Vous nous aiderez en même temps à abaisser le taux de cette terrible maladie.Vous aurez donc du même coup, rempli un devoir personnel et un devoir social pour lesquels vous retirerez immédiatement votre récompense. POURQUOI NOS ENFANTS DOIVENT JOUER!\" Les définitions du dictionnaire laissent parfois à désirer.Il en est ainsi des deux mots « travail » et « jeu» lorsqu\u2019ils sont appliqués aux activités de l\u2019enfant.Car, peut-on savoir exactement quand un enfant commence à « travailler »?Peut-être est-ce lorsqu\u2019à l\u2019école il apprend à lire?A moins qu\u2019apprendre à déchiffrer les lettres soit pour lui simplement un autre « jeu», à peine différent de ceux qu\u2019il pratique en dehors de l\u2019école.Tout dépend des attitudes et des idées imprimées à l'enfant dès ses premières années \u2014 en fait dès sa naissance \u2014 attitudes qui seront les siennes lorsqu\u2019il se mesurera avec le monde extérieur.S\u2019il arrive à conserver intacte cette curiosité naturelle que possèdent la plupart des petits, l\u2019enfant grandira en trouvant du plaisir dans la découverte et pourra continuer à ne faire qu'une distinction de principe entre « jeu» et « travail ».Les jeux de l'enfant et, par dessus tout, la manière dont ces jeux sont dirigés, ont donc une influence considérable sur son développement, du point de vue physique, mental, affectif et social.Il n\u2019est pas rare qu\u2019un enfant, paraissant extrêmement occupé à faire quelque chose qui peut sembler à première vue d'importance secondaire réponde à des adultes l\u2019interrogeant sur son activité: «Je travaille, ne me dérange pas ».Car, à ses yeux, ce qu\u2019il fait est extrêmement important et il est préférable de le laisser terminer, si c\u2019est possible.Pour un enfant, jouer c\u2019est travailler.En jouant, il cherche à atteindre un but et lorsqu'il Patteint, il développe ses aptitudes et en même temps éprouve une satisfaction qui pourront influencer considérablement sa manière de penser dans l\u2019avenir.Un pédagogue éminent a dit: « Un bon psychologue peut deviner ce que sera un enfant à l\u2019âge adulte en observant ses jeux ».1.0.M.S.On peut dire que l'enfant commence & travailler dès sa naissance.Tout d\u2019abord, le nouveau-né manifeste son activité par des mouvements spontanés et non coordonnés.La coordination se fera graduellement.Les deux premières années de sa vie, l\u2019enfant apprend à s\u2019asseoir et à se tenir debout, puis à marcher et à courir.Toutes ces activités sont pour lui à la fois un jeu et un travail, ou plutôt un jeu- travail, puisque, comme nous l\u2019avons vu plus haut, il est difficile de distinguer l\u2019un de l\u2019autre.A mesure que l'enfant grandit, ces activités motrices deviennent presque automatiques.C\u2019est à ce moment qu\u2019il faut développer chez l\u2019enfant de nouveaux intérêts, et l\u2019aider à élargir ses horizons.C\u2019est pourquoi il est absolument essentiel de lui donner des instruments éducatifs appropriés.Il n\u2019est pas besoin pour cela que l\u2019enfant s\u2019amuse avec des jouets compliqués et chers qui souvent présentent des inconvénients sérieux.Des cubes en bois, une balle, un tas de sable, un seau et une pelle peuvent procurer à l\u2019enfant des plaisirs sans fin.Les jouets trop perfectionnés et trop variés que parents et amis bien intentionnés donnent aux enfants les déroutent et ne les amusent pas plus que les autres.Un jouet doit donner libre cours à l\u2019initiative et à l\u2019imagination de l\u2019enfant.Ce n\u2019est que plus tard, pendant la période scolaire, qu\u2019intervient une certaine distinction entre le travail et le jeu.L'idée générale du travail se développe et engendre chez l\u2019enfant un sens de la responsabilité à l\u2019égard d\u2019autrui dans la réalisation d\u2019un objectif commun et, de son côté, le jeu développe en lui l\u2019esprit d\u2019équipe.Le jeu ne doit pas s\u2019arrêter lorsque l'enfant grandit.Ainsi les sports, qui relèvent d'un besoin naturel d\u2019exercice physique et du désir de jouer, sont particulièrement importants pour les personnes d\u2019activités sédentaires et monotones.L'éducation physique, la danse, le chant, L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 etc.contribuent au développement général de l\u2019enfant, tandis que le dessin et la peinture lui donnent le sens des proportions et des couleurs, et les travaux manuels, tels que la menuiserie, la sculpture, ete.encouragent son esprit d\u2019invention.Enfin l'enfant doit avoir les moyens de jouer et de s\u2019ébattre dans des espaces libres, tels que POURQUOI NOS ENFANTS DOIVENT JOUER 1325 parcs, jardins ou terrains de jeux.Ceux-ci sont trop rares encore dans les grandes villes, mais l\u2019architecture et l\u2019urbanisme modernes commencent à accorder l\u2019importance qu\u2019il mérite à cet important problème.Multiplier et améliorer ces espaces, donner à l\u2019enfant le milieu favorable à son libre développement, telle est la tâche que doivent s\u2019assigner ceux que préoccupe le bien-être des jeunes. VARIÉTÉS e + + + EN DEVOIR L'UNION OUVRIÈRE ET LA PROFESSION MÉDICALE par J.P.NICOL, Directeur de l\u2019Education et des Recherches pour l\u2019Union Internationale des travailleurs dans l\u2019industrie de la pulpe, du sulphite et du papier.Né à Thorold, Ontario, en 1915, M.Nicol termina ses études à l\u2019Université de Toronto en 1938 où il obtint son diplôme ès-Arts.IL fut appelé au Barreau de l\u2019Ontario en 1941, et pratiqua le droit à Toronto jusqu\u2019en 1944 alors qu\u2019il accepta ses fonctions actuelles.Reconnu comme un penseur judicieux et objectif, M.Nicol, au cours de cet article spécial, transmet les impressions qu\u2019il a amassées pendant ses contacts quotidiens avec un groupe considérable et représentatif des unions ouvrières, au Canada.Il y a une génération, le médecin était une personne que l\u2019on demandait seulement dans les cas d\u2019urgence, pour traiter un bras cassé ou pour soigner la fièvre et d\u2019autres maladies graves.Les ouvriers s\u2019intéressaient alors à plus d\u2019argent et à moins d\u2019heures de travail.En somme les médecins et les chefs ouvriers n\u2019avaient rien en commun.De nos jours, les ouvriers ont à cœur la sécurité sociale qui comprend l\u2019assurance en cas de maladies, accidents et hospitalisation, compensation pour la perte de travail due aux maladies et accidents, ete.Dans tous ces plans d\u2019assurance, le médecin joue un rôle primordial car son certificat est la clef qui permet le payement des bénéfices aux travailleurs, les frais du médecin ou de l'hôpital, peu importe si ces paiements proviennent des compagnies d\u2019assurance, d\u2019organisations telles que la Croix Bleue, ou de compensations provenant de subsides gouvernementaux.Le public en général peut très difficilement analyser le domaine économique et interprète souvent dans l\u2019erreur les chiffres élevés qui apparaissent sur les états financiers des compagnies d\u2019assurance.Comme les compagnies d'assurance possèdent beaucoup d\u2019argent, selon l\u2019impression qui existe, il n\u2019est pas nécessaire de pratiquer l\u2019économie lors du règlement des réclamations.Examinons alors le mirage qui fait croire que les fonds d\u2019une compagnie d\u2019assurance sont inépuisables.Beaucoup de gens payent des primes qui s'accumulent pour former un capital.Lorsque ces primes se chiffrent par milliers, leur ensemble peut se chiffrer à un moment d\u2019argent très considérable.Mais ce montant doit couvrir un champ très vaste.D\u2019abord une petite proportion, soit 10 à 15 pour cent ou plus, est retenue par la compagnie pour payer salaires, entretien et autres dépenses d\u2019administration.La balance est employée pour payer les soins d\u2019hôpitaux (sur la recommandation du médecin), la perte de temps au travail (sur la recommandation du médecin), et les frais du médecin (que plusieurs personnes croient augmentés lorsqu\u2019ils peuvent être perçus par une compagnie d\u2019assurance).Nous pouvons donc réaliser facilement l\u2019importance du rôle des médecins.Si le médecin approuve seulement les périodes d\u2019hospitalisation et de convalescence qui sont nécessaires et s\u2019il ne profite pas des moyens faciles de percevoir ses honoraires par l\u2019entremise des plans d\u2019assurance, les fonds d\u2019assurance dureront longtemps.Si le médecin n'est pas aussi consciencieux, les fonds peuvent être dépensés et seront alors insuffisants pour répondre aux réclamations qui seront faites. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 La compagnie d\u2019assurance détermine le montant de la prime après une analyse judicieuse de tous les faits disponibles relatifs à cette question.Mais, depuis toujours, l\u2019expérience démontre que la prime n\u2019est jamais suffisamment élevée et que les fonds ne réussissent pas à répondre aux réclamations soumises.La prime doit être augmentée, et l\u2019année suivante elle sera peut-être augmentée de nouveau.Cette tendance est aggravée par l\u2019inflation qui fait monter le coût de la vie et par la concurrence sans cesse grandissante qui existe entre les compagnies d'assurance elles-mêmes, ce qui résulte en primes initiales non fondées.Lorsque les compagnies d\u2019assurance augmentent le taux de la prime, elles donnent des faits démontrés par des analyses qui indiquent pourquoi l\u2019augmentation est nécessaire.L\u2019examen de ces faits révèle que le médecin a souvent tort.Les dossiers de l\u2019expérience démontrent que parfois les patients sont hospitalisés plus longtemps qu\u2019il est nécessaire, qu\u2019ils sont souvent envoyés à l'hôpital pour être sous observation alors que ces soins pourraient se donner à la maison, que les honoraires plus élevés existent pour des patients assurés que pour ceux qui ne le sont pas, et que certains cas obtiennent les bénéfices maximum disponibles sous un plan d\u2019assurance en dépit de l\u2019augmentation des taux dans une région particulière.L\u2019on croit de plus en plus que les médecins « saignent » les plans d\u2019assurance en abusant des fonds d\u2019assurance.Cependant, les médecins généralement ne semblent rien faire pour se défendre contre de telles accusations et de telles opinions.Il existe des cas où les médecins exigent moins de frais que les honoraires en vigueur lorsque l\u2019allocation de l\u2019assurance est moindre.Mais qui est au courant de ce fait?Pourquoi le médecin tournerait-il les patients contre lui -\u2014 en se montrant en désaccord avec ce dernier dans le but de faire épargner quelques dollars à une compagnie d\u2019assurance?Voilà un point de vue qui n\u2019est pas présenté aux yeux des travailleurs ou du public.Dans le passé, lorsqu\u2019une personne simulait EN DEVOIR 1327 la maladie, le meilleur traitement consistait à lui donner une pilule inoffensive et la renvoyer chez elle.De telles personnes se limitaient au nombre des neurotiques puisqu\u2019elles devaient payer de leur poche les frais du médecin et de plus compenser elles-mêmes la perte de temps en salaire.Il n\u2019existait alors aucune raison de risquer de les offenser et la meilleure solution consistait à se soumettre à leurs caprices.Aujourd'hui la compagnie d\u2019assurance peut payer les frais, alors plus de gens essaient de jouer le médcein \u2014 car ils n\u2019ont rien à perdre.Même dans les cas ou un individu doit payer lui-même pour une consultation, il n\u2019hésitera pas à risquer $5.pour une visite chez le médecin s\u2019il anticipe de recevoir un certificat d\u2019une valeur de $20 ou $40 en bénéfices d\u2019assurance, qui prov.ennent de la poche des autres travailleurs.Voila la difficulté.De nos jours les gens qui vont consulter un médecin pour un mal imaginaire ne sont pas nécessairement des neurotiques.Ils peuvent essayer de tromper la société.Lorsque le médecin insiste sur l\u2019honnêteté absolue, il ne protège pas la compagnie d\u2019assurance, mais il protège tous les travailleurs de sa rég on.La compagnie d\u2019assurance ne paye pas son argent propre, elle paye l\u2019argent qu\u2019elle reçoit des autres, et si ce montant est insuffisant, elle augmente les primes.Il faut considérer à la base de ce domaine, que le médecin n\u2019est pas seulement un homme qui prodigue des soins, mais qu\u2019il est devenu un administrateur officiel important dans la société.Il succède à l\u2019avocat comme arbitre des réclamations soc:ales.Le sceau du notaire est remplacé par le certificat du médecin.Ce fait suscite donc un très gros problème dans le domaine des relations publiques, car si le public soupçonne quelques certificats médicaux, il leur donnera beaucoup moins de valeur.Les certificats médicaux doivent être de premier ordre si la bonne réputation du médecin doit être maintenue.Même si la compagnie d\u2019assurance impose une obligation non désirable sur les épaules du médecin en lui deman- 1328 dant de bien analyser les contrats, il ne peut se soustraire à ce devoir sans nuire à lui- même, à la profession et aux gens qu'il soigne.Les devoirs professionnels ne peuvent se séparer des devoirs sociaux.Les certificats sont beaucoup plus que la clef des coffres-forts des compagnies d\u2019assurance.Ils sont aussi la clef pour obtenir des positions aujourd\u2019hui et influencer le droit d\u2019une personne au travail et déterminer son genre d'emploi.Un travailleur peut ne plus avoir droit aux compensations des accidents du travail par suite d\u2019un rapport médical, mais lorsqu\u2019il retourne à l\u2019usine, le rapport du médecin de la compagnie peut indiquer que ce travailleur n\u2019est pas en état de reprendre son ancien travail.Plusieurs de ces cas exigent un procédé de réhabilitation.Dans certains cas, le travailleur ne retournera jamais à son ancienne occupation et doit apprendre un nouveau métier ou travailler comme journalier le reste de sa vie.Dans trop de cas, personne ne se donne la peine d\u2019expliquer ce fait au travailleur.L\u2019on se demande pourquoi les médecins ne prennent pas une part plus active en recommandant un programme de réhabilitation et des métiers alternatifs, surtout en avisant le patient le plus vite possible des besoins et des problèmes de réhabilitation, ete.Trop souvent le patient prend connaissance de son état seulement lorsqu\u2019il retourne au travail, et même dans ce cas il est renseigné indirectement.Il apprend sa condition avec surprise et n\u2019a aucune personne à consulter si ce n\u2019est le chef ouvrier.Ici, il semble que le médecin ne réalise pas les conséquences de son rôle, qu\u2019il ne considère pas la portée très grande de l\u2019état du patient ou l\u2019effet que sa condition apportera sur son porte-monnaie.EN DEVOIR L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 La profession médicale est mieux reconnue que toutes les autres professions.Cette haute réputation a été acquise au cours de plusieurs générations de travail ardu et de succès.Mais la profession subit actuellement un ajustement très difficile qui implique de grandes conséquences sociales, dans la nouvelle période de sociologie que nous traversons.À moins que la profession ne s\u2019ajuste rapidement, le travail des générations précédentes sera oublié par un public changeant qui voit seulement les effets sociaux actuels des actes des médecins.La profession médicale semble au courant de ce fait et s\u2019occupe présentement d\u2019entrai- ner les futurs médecins pour ce nouvel état.De plus en plus, les écoles médicales introduisent des cours de sociologie dans leur programme d\u2019études.Ce cours est nécessaire et utile.De nos jours, les médecins doivent connaître l\u2019économie, la sociologie et un peu de science commerciale.Ce qui est encore plus important, il doit posséder suffisamment de conviction morale pour dire non lorsque non est la réponse honnête qu\u2019il doit donner.Cependant, ce qui est plus pressant actuellement à corriger, c\u2019est l'ignorance de sociologie du médecin qui doit connaître les nouvelles demandes de la société et les conséquences de ses propres actions.Voilà la tâche la plus difficile, et dans l\u2019opinion du monde ouvrier, il s\u2019agit du travail le plus urgent et le plus important au point de vue des relations publiques, que la profession médicale doit envisager à l\u2019égard de ce problème.Il existe beaucoup d\u2019ironie dans le fait que le médecin, étant l\u2019une des personnes qui travaillent le plus de nos jours, n\u2019a pas le temps.d\u2019assister aux cours qui se donnent dans sa région, sur l\u2019économie, la sociologie et d\u2019autres sujets qui pourraient lui donner une compréhension plus grande dans ces domaines. RÉFLEXIONS SUR LA MÉDECINE INTERNE ! Professeur A.LEMIERRE, Membre du Comité de Direction de l\u2019Association des Médecins de Langue Française.Plus encore que les événements, c\u2019est l'évo- lut\u2018on des Sciences médicales au cours de ce dernier demi-siècle qui a contribué à conférer aux Congrès tenus en France et à l\u2019étranger un aspect nouveau et s\u2019écartant de plus en plus de ce qu\u2019.l était jadis.Déjà, lors du Congrès international de 1900, les représentants de la médecine avaient senti la nécessité de se scinder en un certain nombre de sections distinctes.À côté de celle de pa- tholog'e interne, il y eut les sections de pathologie générale, d\u2019anatomie pathologique, de neurologie, de péd'atrie, de dermato-syphili- graphie, sans compter celles, d\u2019ailleurs médicales par leurs tendances, de bactériologie et de parasitologie.Il est vrai qu\u2019entre ces diverses sections il n\u2019y avait pas de cloisons étanches.Elles tinrent des réunions plénières.Tout auditeur muni d\u2019une instruction tant soit peu étendue pouvait passer de l\u2019une à l\u2019autre sans s\u2019y sentir dépaysé.Certains de nos maîtres d\u2019alors ont pu même faire, en restant égaux à eux-mêmes, des communications dans plusieurs sections différentes.Par la suite, à Paris du moins, nous n\u2019avons plus vu se réaliser rien de semblable.Certes, nos Congrès périodiques de l\u2019Association des Médecins de Langue française, dont la suite ne s\u2019est jamais interrompue que pour laisser passer les orages, méritent bien, par leur esprit et par la diversité des questions qui y sont tra\u2018tées, le nom de Congrès de Médecine interne.Mais on comprend qu\u2019ils jouissent d\u2019une audience moins étendue.La médecine s\u2019est, pour ainsi dire, compartimentée et ses compartiments sont devenus de plus en plus imperméables les uns aux au- 1.Extraits du discours prononcé le 11 septembre 1950 à la Séance inaugurale du ler Congrès International de Médecine Interne, dans le grand amphithéâtre de la Faculté de Médecine de Paris, par le Professeur Lemierre, président du ler Congrès International de Médecine Interne.tres.La faveur du corps médical est allée aux Congrès de neurologie, de pédiatrie, de gastro- entérologie, de phtisio!log:e, de cardiologie et à d\u2019autres encore, exclus:fs de toute autre partie de la médecine, où affluent ceux qui se consacrent uniquement ou presque uniquement à l\u2019étude et à la pratique d\u2019une de ces spécialités.Bien souvent le médecin non spécialisé, l\u2019in- terniste, pour user d\u2019une expression qui commence seulement à pénétrer en France, mais que je retiens et que je me réserve de définir plus exactement tout à l\u2019heure, se sent étranger à de tels milieux et s\u2019abstient d\u2019y paraître.Dans le beau discours qu\u2019il a prononcé à la Séance inaugurale du XVIIe Congrès français de Médecine, l\u2019an dernier, à Genève, mon ami, le Professeur Maurice Roch, a traduit en termes excellents les sentiments qu\u2019éprouvent beaucoup d\u2019entre nous en face de cette segmentation de plus en plus accentuée de la science médicale et de ses applications.Il voudra bien me pardonner et ne pas me taxer de plagiat si je m\u2019inspire de quelques-unes de ses paroles.Force nous est de reconnaître que la spécialisation est inévitable, nécessaire et souhaitable.Sans tomber dans le lieu commun en rappelant, devant un auditoire si averti, de quelle moisson de faits et de notions disparates ne cesse de s'enrichir la médecine, à un rythme toujours plus accéléré à mesure que se multiplient dans le monde les centres de recherches, souscrivons seulement à l\u2019aveu qu\u2019aucun d\u2019entre nous ne peut émettre la prétention d\u2019enregistrer dans sa mémoire la symptomatologie de tous les états morbides nouvellement identifiés, dont la liste s\u2019allonge au fil des jours, et d\u2019en faire du premier coup le diagnostic quand ils se présentent à lui; de détenir le secret et de tirer partie, sans le secours de quelqu\u2019un d\u2019autre, de toutes les techniques de laboratoire; de manier avec dextérité toute la série des instruments et appareils d\u2019exploration et de me- 1330 sure, délicats et compliqués, avec lesquels on ne se familiarise et dont on ne peut attendre de réponse valable qu\u2019au prix d\u2019un apprentissage prolongé et d\u2019un usage ininterrompu.Pour que le progrès ne subisse pas d\u2019arrêt et qu\u2019il s\u2019intensifie, il faut que certains d'entre nous s\u2019astreignent, dans leurs études et leur pratique, à orienter leurs activités dans un sens toujours le même et étroitement défini.Quiconque aspire à la maîtrise dans une spécialité, ou simplement à y faire figure honorable, doit consentir à ne pas trop souvent détourner ses regards vers ce qui s\u2019en écarte, car la vie humaine est brève et les possibilités d\u2019assimilation du cerveau humain ont des limtes.Mais ce n\u2019est là qu\u2019une des faces de la Médecine.En dépit de ce que s\u2019affirme l\u2019existence de spécialités de plus en plus nombreuses, plus nettement différenciées et plus hermétiques, la tradition est demeurée vivante des grands précurseurs qui, rompant avec les doctrines nébuleuses du passé et confiants dans les seules perceptions de leurs sens, ont, sur la base de leurs constatations cliniques et anatomo- pathologiques, édifié la médecine moderne; la tradition qui, remontant aux Morgagni et aux Avenbrügger, s\u2019est perpétuée avec les Laënnec, les Bright, les Addison, les Trousseau, les Traube, les Kussmaul (pour ne citer que quelques exemples pris au hasard), dont le nom reste attaché à la description d\u2019une maladie, d\u2019un groupe de maladies, d\u2019un symptôme ou d\u2019un syndrome pathognomoniques, ou à l\u2019invention d\u2019une éminente méthode d\u2019exploration, et qui, comme en témoignent leur existence et leurs écrits, ne sont restés étrangers à aucune des disciplines médicales.Souvenons-nous de la diversité des sujets abordés avec une égale compétence par Trousseau, dans ses célèbres Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu, que nous relisons toujours avec fruit.Et, vers la fin du XIXe siècle, un Jaccoud et un Dieulafoy ont pu tirer de leur propre expérience et rédiger sans l\u2019aide de collaborateurs des traités de Pathologie interne où des générations d\u2019étudiants ont puisé le plus solide de leur instruction.LEMIERRE: RÉFLEXIONS SUR LA MÉDECINE INTERNE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Cette tradition, déjà plus que centenaire, s\u2019est maintenue, quand, sous l\u2019impulsion des travaux de Claude Bernard et de Pasteur, des horizons inattendus se sont profilés devant la Médecine, justifiant, tant étaient vastes les territoires pleins de promesses soudain ouverts à la curiosité des chercheurs, que chacun d\u2019eux n\u2019entreprit d\u2019en explorer qu\u2019une parcelle restreinte.Cette époque, dont la nôtre est le prolongement, a connu une pléiade de grands cliniciens, prompts à percevoir, dans le flux montant des acquisitions nouvelles, ce qu\u2019il était indispensable d\u2019en retenir et de mettre à profit, non seulement pour ne pas rester en retard sur leur temps, mais pour apporter leur propre pierre à l\u2019édifice commun, et qui n\u2019en sont pas moins demeurés des adeptes fervents de la Médecine interne, entendue dans son sens le plus large.Certes, d\u2019autres pays que la France peuvent a bon droit s\u2019enorgueillir d\u2019avoir possédé des savants de cette envergure.Mais, dans cet amphithéâtre qu\u2019il a illustré par l\u2019éclat de son enseignement, ma pensée se reporte invinciblement vers l\u2019un des nôtres, un des plus représentatifs de cette période, à mon maître, le Professeur Fernand Widal.Qu\u2019il me suffise de lire devant vous ces quelques mots inscrits sur le monument dédié à sa mémoire par ses amis et ses disciples: Sérodiagnostic Cytodiagnostic Cure de déchloruration Syndrome azotémique Colloïdoclasie Chez ceux de ma génération quels souvenirs ces quelques mots, en leur sèche concision, évoquent d\u2019une œuvre scientifique éblouissante, de secrets arrachés à l'inconnu, d\u2019innovations techniques, d\u2019idées lumineuses et fécondes, qui sont demeurées comme les fils directeurs de ce qui s\u2019est fait par la suite et de ce qui se fait encore! Par l\u2019ubiquité de son savoir, par l\u2019ampleur et la diversité de ses travaux, Widal a dominé la médecine dont aucune branche n\u2019a échappé à son emprise et qu\u2019il n\u2019ait fait progresser. L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Il a réuni en lui les qualités les plus éminentes du clinicien.Son champ d\u2019études a été avant tout l'hôpital, et notamment cet Hôpital Cochin où, pendant plus d'un quart de siècle, des médecins du monde entier sont venus s\u2019instruire à son école.Il possédait au suprême degré l\u2019art d\u2019extraire de l\u2019interrogatoire et de l\u2019examen somatique du patient et de mettre en lumière le point spécial, le minime détail, inaperçu ou sous-estimé des autres, qui conférait au cas le plus banal en apparence un intérêt inattendu ou qui était la clef d\u2019un diagnostic difficile.Puis, sans quitter le ton familier et en restant accessible à tous, il s'élevait à des considérations plus générales d\u2019une originalité et d\u2019une pénétration singulières, qui s\u2019imprimaient profondément dans la mémoire de ses auditeurs et ouvraient les intelligences à de fructueuses méditations.Un impérieux besoin de savoir, servi par une infaillible perspicacité et un choix judicieux de lectures, le poussait à rechercher et le mettait à même de discerner, parmi ce qui passait devant ses yeux, ces cas qu\u2019il appelait « privilégiés », ces cas qui, scrutés sur toutes leurs faces.puis soumis au controle de toutes les investigations et de toutes les épreuves compatibles avec le respect dû à la personne humaine, prêtent, pour quiconque est préparé à en tirer parti, à des déductions susceptibles d\u2019élucider la pathogénie des processus morbides complexes, d\u2019en faciliter ultérieurement le diagnostic, d\u2019en perfectionner la thérapeutique, et qui ont été le point de départ et le principal instrument de ses travaux les plus notoires.On m'\u2019objectera peut-être que ce dont ont été capables Widal et ses contemporains risque de s\u2019avérer de moins en moins réalisable et que les grandes découvertes, qui résistent à l\u2019épreuve du temps, deviendront peu à peu l\u2019apanage exclusif des chercheurs qui, pendant toute leur existence, s\u2019acharnent à approfondir le même sillon.N\u2019en croyons rien.La race n\u2019est pas près de s\u2019éteindre des cliniciens clairvoyants, munis d'une haute culture, et qui, parce que leur curiosité toujours en éveil les poussera à d\u2019heu- LEMIERRE: RÉFLEXIONS SUR LA MÉDECINE INTERNE 1331 reuses incursions dans les directions les plus diverses, parce que leur expérience se rajeunira sans cesse a toutes les sources rencontrées sur leur chemin, sauront eux aussi, dépister, au hasard de l\u2019observation journalière, ces cas privilégiés dont parlait Widal, les mettre en valeur et exercer sur l\u2019orientation des sciences médicales la même influence salutaire que leurs plus illustres devanciers.Telle est, dans son sens le plus large, la Médecine interne.Cependant la tendance actuelle est de réserver cette application à celle dont le domaine embrasse, sans discrimination, toutes les maladies dites internes de l\u2019adolescence et de l\u2019âge adulte et la qualification d\u2019interniste à celui qui en fait profession.Le pédiatre, dont la compétence s\u2019étend à l\u2019ensemble des maladies internes de l\u2019enfance, est, à tout bien considérer, un interniste, mais il a ses hôpitaux, ses sociétés, ses congrès particuliers, et il est classé parmi les spécialistes, avec tout le prestige qui s\u2019attache à ce mot dans un certain publie.La Médecine interne, telle qu\u2019on la définit plus précisément aujourd\u2019hui, est, disons le bien haut, elle aussi une spécialité.Sur le terrain scientifique, comme sur le terrain pratique, elle en a tous les caractères et toute la dignité.C\u2019est à l\u2019interniste qu'échoit la mission de guider les premiers pas des étudiants dans les Facultés, de les initier à cette éducation des sens que Corvisart plaçait à la base de la formation du clinicien, de graver dans leur esprit les notions fondamentales d\u2019où dépend leur comportement futur au cours de leur carrière professionnelle.C\u2019est à l\u2019interniste que, le plus souvent, ceux qui souffrent font le premier aveu de leurs misères.C\u2019est sur son service d\u2019hôpital que sont dirigés sans distinction préalable tous les malades médicaux et nombre de malades chirurgicaux.C'est a lui qu\u2019incombe la charge, pas- sez-moi cette expression familière, de les débrouiller, de les interroger longuement, d\u2019en pratiquer l\u2019examen somatique et psychique minutieux, de découvrir le siège et la nature de 1332 leur mal, de faire le point sur leur état général.D\u2019emblée son rôle est celui d\u2019un arbitre et ses responsabilités sont grandes.De l\u2019orientation première de son diagnostic dépend le sort de ceux qui se sont confiés à lui.Ce diagnostic exige-t-il un supplément de précisions et l\u2019interniste n\u2019a-t-il pas en main les moyens techniques nécessaires pour cela; le traitement qui s\u2019impose échappe-t-il à ses attributions, c\u2019est à lui de diriger le patient sur le spécialiste médical ou sur le chirurgien de son choix, en informant celui-ci de ses propres constatations, de dresser ensuite le bilan des renseignements recueillis, de les coordonner et de décider, d\u2019accord avec le spécialiste ou le chirurgien, de la thérapeutique à instituer.Inversement le malade, se fiant à ses propres impressions souvent trompeuses, croit-il devoir consulter d\u2019emblée un chirurgien ou un spécialiste chirurgical, celui-ci usera de prudence en réclamant avant de rien entreprendre, l\u2019examen et les conseils de l\u2019interniste.Et c\u2019est ce qui se passe habituellement.En ce qui concerne ceux qui, dès leur sortie de l\u2019Ecole, et.sans avoir par des études suffisamment prolongées perfectionné leur instruction générale, sont tout de suite allés vers une spécialité médicale, ils feront bien de se défier d'eux-mêmes, Heureusement, pour beaucoup de spécialistes médicaux, et ce sont les plus avertis, la situation se présente sous un jour différent.: Jusqu\u2019à présent:la tradition s\u2019est maintenue en France d\u2019iniposer à ceux qui aspirent à devenir chefs \u2018de: service dans les hôpitaux de faire préalablement la preuve, sur le terrain théorique et clinique, qu\u2019ils possèdent.des LEMIERRE: RÉFLEXIONS SUR LA MÉDECINE INTERNE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 clartés substantielles de toutes les branches de la pathologie médicale.Libre à eux, après avoir passé par cette filière, dont ils gardent l'empreinte ineffaçable, de se consacrer entièrement à une spécialité de leur choix, à laquelle la plupart d\u2019entre eux se sont d\u2019ailleurs déjà préparés.Bien plus, nos agrégés, avant d'accéder aux chaires de cliniques spécialisées, sont assez souvent appelés à occuper temporairement certaines chaires d\u2019enseignement général, excellente occasion pour eux de procéder à une révision et à un rajeunissement de leurs connaissances anciennes.On peut critiquer ce système ; mais il ne paraît pas que, tout en assurant la pérennité et la prééminence de la Médecine interne, il ait entravé le recrutement de médecins spécialisés dont la science et les travaux font autorité.Sous des formes différentes et suivant les coutumes de chaque pays, c\u2019est, me semble- -t-il, sensiblement ce qui se passe ailleurs.Les plus éminents des spécialistes médicaux ne sont, tout compte fait, que des dissidents, des enfants perdus, mais aussi des enfants splendides, de la Médecine interne.Contraints par la force des choses à ne plus diriger leurs activités que vers une catégorie de maladies et de malades, ils n\u2019en restent pas moins marqués au coin de leur formation première, pour le plus grand avantage de la discipline qu\u2019ils s\u2019emploient à faire progresser.Cependant l\u2019interniste, fort de ses mérites et conscient d\u2019être, par son enseignement dans les chaires de pathologie et de clinique médicales, le gardien de la culture générale des médecins, entend ne subir aucun effacement et ne pas laisser s\u2019affaiblir son prestige. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES + © SILICOSE TRAITEMENT ET DIRECTIVES Quant au traitement de ces différentes conditions pulmonaires industrielles, il consiste surtout en des mesures hygiéniques et prophylactiques.L\u2019état et les organismes de santé y pourvoient par des règlements et des lois.Ils rencontrent habituellement la coopération des employeurs qui y voient leur intérêt autant que celui de l\u2019employé.Dans la Province de Québec, la concentration permise de silice libre ne doit pas être de plus de cinq millions de particules par pied eube d\u2019air.CONCENTRATION DE POUSSIÈRE DE SILICE PERMISE (Haute teneur) Millions de particules par pied cube Québec 5 Ontario (Mines d\u2019or) 8,5 Sud Afrique 4,5 Australie 6 Etats-Unis 5 Les directives à donner à l\u2019employé devant une image anormale dépendront d\u2019un grand nombre de facteurs dont les principaux sont: l\u2019emploi, l\u2019âge, le temps d\u2019exposition, l\u2019état général et les conditions associées.Par exemple, chez un ouvrier dans la cinquantaine qui a été exposé pendant une vingtaine d\u2019années, il n\u2019y a pas lieu nécessairement, même en présence d\u2019une radiographie positive, de faire changer d\u2019emploi si l\u2019_épreuve de tolérance est bonne.D\u2019abord l\u2019ouvrier y perdra en gages, sera mécontant et deviendra inquiet au sujet de sa santé.De plus, une des caractéristiques de la silicose est que la maladie continuera d\u2019évoluer insidieusement même en dehors de l'exposition.Mieux vaut donc le laisser à son emploi, puisqu\u2019il est satisfait de son sort, tout en exerçant une surveillance clinique et radiologique périodique.Les directives seront bien différentes par contre, chez un ouvrier encore jeune, avec peu de temps d\u2019exposition.Quant au traitement à proprement parler, il est symptomatique tout au plus.ALUMINIUM Et que dire du traitement par l'aluminium?Ce mode de traitement a été fort discuté de toutes parts depuis les démonstrations de Denny, Robson et Irwin à l\u2019Institut Banting de Toronto en 1936.On avait alors démontré que les fines particules d\u2019aluminium avaient une action inhibitrice sur la silice dans les poumons d'animaux de laboratoire.Pendant des années, on a alors essayé de faire inhaler des poussières d\u2019aluminium aux employés de diverses industries, par des procédés différents.Les résultats, sans être véritablement contradictoires, ne sont pas du tout concluants, tant en ce qui concerne le traitement lui- même que la prophylaxie.Si l\u2019on tient compte du fait que la silicose ne se développe que lentement et après de nombreuses années d\u2019exposition, ce n\u2019est que l\u2019élément «temps » qui permettra de conclure à l\u2019efficacité de cette méthode prophylactique.Résumé 1\u2014 Il n\u2019y a que la silice et l\u2019asbestos qui peuvent causer une fibro-nodulation pathologique.2\u2014 De nombreuses conditions pulmonaires peuvent simuler la silicose.3 \u2014 Problème social, hygiénique et médical qui peut être facilement contrôlé et résolu par collaboration des unions, des employeurs, des organismes d\u2019hygiéne et des médecins.Gaétan JARRY, (directeur médical de l\u2019Institut Bruchési) 1334 THIOURACIL ET PROPYL-THIOURACIL DANS LE GOITRE TOXIQUE DIFFUS Soixante-dix malades furent traités au thiou- racil et au propyl-thiouracil.Dose quotidienne: 600 mg de thiouracil, 300 mg de pro- pyl-thiouracil, jusqu\u2019à ce que le métabolisme basal soit réduit à un niveau normal.Cette dose fut réduite de moitié et davantage pour obtenir une dose d\u2019entretien minimum.Après une année de traitement, on cessa la médication, on maintint une observation suivie des malades.Une rémission de 6 mois à un an après la cessation du traitement fut jugée significative.Quarante sept malades poursuivirent le traitement pendant un an.On put suivre 39 de ces malades nendant une durée de 6 mois à 4 ans; 30 d'entre eux maintiennent une rémission de plus de 6 mois (77%) et 25 de plus de 4 années.Neuf sujets eurent une rechute, dont un 10 mois après le traitement et les 8 autres en deça de 4 mois.Il découle que si la rémission dépasse 6 mois ou à plus forte raison 1 année, les risques de récidive sont peu probables.Manifestations toxiques chez 9 malades: 7 cas sur 37 malades au thiouracil, 2 cas sur 46 malades au propyl-thiouracil.Chez 27 malades, on mesura le volume de la thyroïde avant, pendant et après le traitement.Dans 13 cas (48%) le volume diminua, il demeure le même dans 12 cas (45%) et augmenta chez 2 malades (7%) durant le cours du traitement.La granulopénie se montrant chez 24 malades fut traitée a la pyridoxine & la dose de 60 mg à 150 mg par jour.(Samuel Greenberg et Maurice Bruger, Am.JM Sc, 220: 373, oct.1950).PROPHYLAXIE DU RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU PAR LA PÉNICILLINE La pénicilline constituerait un agent prophylactique remarquable de la maladie rhumatismale.Soit par l\u2019étude des poussées articulaires, soit par la recherche du streptocoque hémolytique dans le pharynx des malades, on MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 a constaté que la pénicilline par la bouche ou par voie parentérale agit sûrement à titre prophylactique contre l'infection rhumatismale.Des auteurs constatèrent ces effets avec des doses de pénicilline buccale de 800 000 unités quotidiennes en quatre doses de 200 000 unités jusqu\u2019à une dose totale de 5000 000 d\u2019unités pendant la première semaine de chaque mois.D\u2019autres utilisèrent la pénicilllne retard chez des enfants à infection rhinopharyngée et susceptibles d\u2019infection à streptocoque: une première dose de 300 000, une seconde de 300 000 et une troisième de 600 000 unités à quarante-huit heures d\u2019intervalle.(André Ravina: La Presse Médicale, 59: 976, 7 juillet 1951) RADIOTHÉRAPIE DE L'ARTHRITE, DE LA BURSITE ET DE LA RADICULITE La radiothérapie des bursites aiguës et chroniques, plus particulièrement sous-daltoïdien- nes et plus rarement de l\u2019oléocrane et du genou, de l\u2019arthrite chronique plus spécialement de la hanche et des radiculites causées par de l\u2019arthrite vertébrale, peut donner des résultats heureux.Dans le cas des douleurs radiculaires, un diagnostic différentiel portant sur les nombreux facteurs possibles d\u2019irritation et de compression des racines rachidiennes, doit être établi avant de soumettre le malade à la radiothérapie.Si l\u2019arthrite vertébrale est reconnue comme facteur étiologique, le traitement aux rayons X peut être tenté d\u2019autorité et avec espoir de sucecès.En ce qui concerne l\u2019arthr:te chronique, c\u2019est dans l\u2019arthrite rhumatoïde où l\u2019emploi de la cortisone et de ACTH est encore au stage préliminaire, où celui des sels d\u2019or comporte certains risques d\u2019intoxication ou d\u2019intolérance, que la radiothérapie peut se montrer utile.(L.J.Gelber: Int.Record of Medicine, 64: 62, fév.1951).TRAITEMENT DE L'ÉTAT DE MAL ASTHMATIQUE Hospitalisation, ce qui au surplus éloignera le malade de certains allergènes éventuels inhérents au milieu familial.Apaisement du L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 malade affolé, par le médecin.Cessation de toute thérapeutique par l\u2019épinéphrine (adrénaline), l\u2019éphédrine ou de tout autre médicament sympathicom:métique.Hydratation du malade par des solutés glucosés et salés en intraveineuses durant les premiers jours.Ami- nophylline toutes les 4 ou 6 heures.De l\u2019iodure de soude comme expectorant.Elévation manuelle du diaphragme.La bronchoscopie peut être nécessaire contre l\u2019asphyxie.Des antibiotiques par voie parentérale ou par aérosol peuvent être utiles pour prévenir une infection bronchique.Les antihistamines sont contre- indiquées.(W.S.Eisenstadt: Minnesota, 33: 983, oct.1950.) L'ARTÉRITE TEMPORALE On en connaît pas exactement la cause.Dans le tiers des cas, elle peut amener la cécité de l\u2019œil homolatéral à l\u2019artérite.Elle se montre exclusivement chez les blancs de 55 à 80 ans et surtout du sexe féminin.Un syndrome infectieux et une douleur violente, lancinante fronto-temporal constituent les principaux symptômes, du moins au début.L\u2019artére temporale est proéminente, nodulaire, tortueuse, elle cesse de battre.On observe de l\u2019hyper- leucocytose sanguine et une sédimentation du sang élevé.Il s\u2019agit d\u2019un processus d\u2019artérite granulomateuse intéressant toutes les couches des vaisseaux.D\u2019autres artères sont conco- mitamment le siège des mêmes lésions inflammatoires.L\u2019'histamine intraveineuse pourrait aider à écourter la symptomatologie et éviter la cécité.(Meade et coll.South M.J., 43: 40, janvier 1950).LE VIRUS \u201cC\u201d ET CERTAINES PARALYSIES INFANTILES SANS PARALYSIE Le virus « © » ou virus coxsakie a été isolé en 1948 par Dalldorf et Sickles.Cette curieuse dénomination vient du nom d\u2019une petite ville américa ne de I'Etat de New-York.Deux malades de cette ville présentaient des signes de poliomyélite.Les auteurs isolèrent de ces deux malades un virus qui possédait des caractères MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 1335 biologiques différents de ceux du virus poliomyélitique.Il se particularise par dessus tout par le fait qu\u2019il se montre virulent pour la souris à la mamelle, alors que celui de la poliomyélite n\u2019est pathogène que pour le singe.Il serait tentant de croire que certains syndromes de poliomyélite aiguë, épidémique mais sans paralysie auraient comme agent pathogène ce virus « © » ou de coxackie.(Dalldorf \u2014 Bull.New York Acad.Me., 26: 329, mai 1950.) QUELQUES CAUSES MÉDICALES DU SYNDROME ABDOMINAL AIGU Les syndromes abdominaux aigus ne sont pas toujours, loin de là, d\u2019ordre chirurgical et, conséquemment, ne doivent pas être systématiquement traités par des procédés chirurgicaux.Le diagnostic différentiel est parfois difficile et doit découler non seulement de l\u2019examen clinique seul, mais être étayé en plus par des investigations complémentaires de laboratoire et de radiologie.Quelques-unes de ces causes?Le coma diabétique, un zona intercostal, un anévrisme disséquant de l\u2019aorte, la mononucléose infectieuse, une fièvre typhoïde, la porphyrie aiguë, une pneumonie du lobe inférieur droit, une tuberculose miliaire, une hépatite amibienne, la fièvre rhumatismale avec réaction péritonéale, une péricardite urémique, une hépatite à virus, une maladie d\u2019Addison, une malaria, une péri- cardite tuberculeuse, une pancréatite chronique calculeuse.(G.G.Duncan et B.Beidle- man \u2014 S.Clin.North Am., 30: 1597, déc.1950.) ACTH, CORTISONE ET SELS D'OR DANS L'ARTHRITE RHUMATOÏDE Les sels d\u2019or, la cortisone et l'ACTH ont leurs indications respectives dans le traitement de l\u2019arthrite rhumatoïde.Les cas légers ou d'installation récente, ceux qui intéressent des malades à instabilité émotionnelle, à plus forte raison psychonévrotique ou psychotiques, les malades cardiaques et sévèrement hypertendus, les porteurs d\u2019ulcères gastro-duodénal, les 1336 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES tuberculeux et ceux qui sont l\u2019objet d\u2019une infection, les diabétiques, ne devraient pas être soumis à la cortisone et à l\u2019'ACTH.Les sels d\u2019or leur seraient plutôt dest:nés.Par ailleurs, un échec à l\u2019essai des sels d\u2019or pendant 4 mois, une arthrite sévère de longue durée, tenace ou très douloureuse, une intolérance aux sels d\u2019or ou des s'gnes d\u2019intoxication par cette médication indiquent l\u2019emploi de la cortisone.Il est a présumer, et la tentative en vaut la peine, qu\u2019une thérapeutique combinée, comportant une attaque par la cortisone ou 'ACTH qui agissent rapidement mais dont l\u2019action est fugitive et une consolidation des résultats par les sels d\u2019or, serait bénéficiable aux malades.(Russell L.Cecil \u2014 International Record of Medicine, 164: 237, mai 1951.) LE BAL COMME TRAITEMENT DE CERTAINES NÉVRITES DIABÉTIQUES Cette substance agit sur les éléments ensy- matiques de la cellule et par un mécanisme qui interviendrait pour réduire et même annihiler les effets toxiques de l\u2019arsénic, de l\u2019or, du mercure, Peut-on invoquer le même mode d\u2019action dans le cas de la névrite diabétique?Il est actuellement impossible de répondre à cela.Il n\u2019en est pas moins vrai que le B A L semble exercer une influence favorable sur certaines névropathiques diabétiques qui ont résisté à toute autre thérapeutique en usage.On pourrait utiliser des doses de 50 à 100 mg.une ou deux fois par 24 heures, par voie intramuseu- laire.On remarque que souvent une exacerbation des douleurs et des paresthésies suit immédiatement l'injection et persiste de 30 à 90 minutes.Ce phénomène s\u2019épuise si la même dose est maintenue.Il se montre de nouveau si elle est augmentée.Il semblerait comporter un pronostic favorable.(R.Shneider \u2014 Cleveland Clin.Invest, 17: 197, oct.1950.) LA BANTHINE CONTRE L'ULCÈRE DUODÉNAL Cet anticholinergique semble posséder une action favorable sur la cicatrisation de l\u2019ul- L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 cère duodénal.Si tous ne guérissent pas, un nombre imposant de malades montrent une amélioration rapide, clinique et radiologique.Cependant, tous les sujets ne peuvent tolérer la dose de 100 mg.toutes les 6 heures.De la sécheresse de la bouche, des troubles visuels, de la constipation et de la dysurie peuvent obliger à discontinuer la médication.On doit retenir que tout sujet souffrant d\u2019une hypertrophie prostatique ou d\u2019un rétrécissement au col de la vessie sera sujet à de la rétention s\u2019il est soumis à la banthine.En plus, il est vraisemblable que la banthine sera susceptible d\u2019aider dans des cas d\u2019hyperexcita- bilité des colons, d\u2019hypersécrétion gastrique ou d\u2019hyperacidité, de colite ulcéreuse, de dysménorrhée et de certains troubles fonctionnels de la vessie.(Ch.H.Brown et E.Collins \u2014 Cleveland Clin.Quart, 8: 234, oct.1950.) MESURES THÉRAPEUTIQUES MODERNES EN PSYCHIATRIE Les plus employées sont la convulsiovothé- rapie par l\u2019électro-choc, la cure par l\u2019insuline, la lobotomie pré-frontale et la psychothérapie dynamique.L\u2019électro-choc est la thérapeutique de choix des états dépressifs, de la psychose maniaco- dépressive, de la mélancolie d\u2019involution, de la dépression réactionnelle (mélancolie affective).En plus, ce traitement pourra influencer favorablement les syndromes secondaires à des processus psychopathiques, bien que n\u2019influençant pas l\u2019évolution de ces derniers.Enfin, l\u2019électro-choc constitue aussi, à séances plus fréquentes, et plus nombreuses, un bon traitement des états maniaques.Son efficacité est beaucoup plus problématique et aléatoire dans la schizophrénie.L\u2019insuline à doses comateuses est le traitement le plus employé dans la schizophrénie.Les résultats obtenus sont loin d\u2019être favorables.Certains succès démontrent cependant la supériorité de ce traitement sur les autres.L\u2019insuline à doses sub-comateuses ou à des doses plus faibles encore peuvent aider contre -p 1 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 des phénomènes émotionnels et affectifs de la psycho-névrose anxieuse.En plus, on peut aussi l\u2019employer dans les syndromes mélancoliques, quoique l'amélioration soit plus lente à apparaître qu\u2019avec l\u2019électro-choc.La lobotomie pré-frontale est actuellement considérée comme une mesure de pis-aller, de dernier ressort.Quand tout a été utilisé, on lobotomise.Non pas pour toute affection mentale, la section des fibres fronto-thalamiques semblant bénéficiable aux anxieux, aux agressifs, aux agités à quelque catégorie qu\u2019ils appartiennent.Elle ne restaure pas un délire, si toutefois elle le rend moins actif.Elle ne régénère pas une arriération mentale, ni une démence.Son action est peu profitable sur les éléments hallucinatoires solidement installés.Elle améliore souvent le comportement d\u2019un groupe important de schizophrénes.La psychothérapie psychanalytique ou celle MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 1337 qui s\u2019inspire des données psychanalytiques, soit individuelle, soit réalisée en groupe pour influencer un plus grand nombre de malades à la fois et ainsi sauver du temps, est une méthode qui devrait rendre des services à un nombre important de psycho-névrotiques.Cette psychothérapie éclairée et aidée par des enquêtes sociales, par des tests psychologiques qui approfondissent les personnalités psychiques des sujets et le climat dans lequel ils vivent, doit être cependant mise en œuvre par des médecins spécialisés, parfaitement au fait de la neuro-anatomie, de la neuro-pathologie et de la neurologie clinique.Ces dernières exigences éviteront des erreurs grossières de diagnostic, des efforts inutiles et surtout des omissions coûteuses pour le malade et le prestige de la psychiatrie.(Irving J.Sands \u2014Dis.Nerv.System, 11: 233, août 1950.) Roma AMYOT. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE À.F.FELLER, G.F.BADGER, R.G.HODGES, W.S.JORDON, G.H.RAMMELKAMP et J.H.DINGLE: La faillite des antihistaminiques pour la prévention ou la cure du rhume simple ou des maladies respiratoires.(The failure of antihistaminic drugs to prevent or cure the common cold and undifferentiated respiratory diseases.) \u201cNew England J.Med.\u201d, 243: 296 (11 mai) 1950.Beaucoup de réclame s\u2019est faite pour annoncer ces médicaments anti-histaminiques comme efficaces dans le traitement du simple rhume ou de diverses maladies de l\u2019arbre respiratoire.Selon les auteurs, ils n\u2019ont d\u2019abord aucune valeur reconnue même comme agents préventifs.Ils se sont adressés à de très nombreux sujets qui se sont offerts volontairement.Le fiasco a été complet.Depuis la parution de ce travail de très nombreuses publications sont venues renforcer leur opinion.Paul-René ARCHAMBAULT.R.J.HOAGLAND, E.N.DEITZ, D.W.MYERS et H.C.COSAND: L'auréomycine dans le traitement du rhume simple.(Aureomycin in the treatment of the common cold.) \u201cNew England J.of Medicine\u201d, 243: 273 (16 nov.) 1950.Les auteurs ont tenté leurs expériences dans un hôpital militaire.Chez les uns ils ont donné de l\u2019auréomycine, chez les autres des placebos.Conclusions: pas de différences chez les deux groupes qui souffraient de rhume simple.Paul-René ARCHAMBAULT.+ + + + G.W.MELCHER, C.D.GIBSON, H.M.ROSE et F.KNEFLAND: La terramycine dans le traitement de la pneumonie primaire atypique et pneumococcique.(Ter- ramycin in the treatment of pneumococcic and primary atypical pneumonia.) \"J.AM.A.\u2019, 143: 1303 (12 août) 1950.Dix-huit cas de pneumonie lobaire à pneumocoque et sept cas de pneumonie primaire atypique ont été traités par la terramycine aux doses suivantes: la première dose: 2 grammes suivis d\u2019un gramme toutes les six heures.Les auteurs n\u2019ont noté aucun signe d\u2019intoxication.Des troubles gastro-intestinaux plutôt bénins (nausées, vomissements, diarrhées) sont apparus chez 9 des vingt et un malades.La terramycine s\u2019est montrée très efficace chez tous.Au bout de 36 heures de traitement en moyenne, l\u2019hyperthermie était disparue de même que les graves symptômes du début de ces infections pneumococciques.Paul-René ARCHAMBAULT.R.GREENSPAN, H.McLEAN, A.MILZER et H.NECHELES: Les antiacides et l'auréomycine.(Antiacids and Aureomvcin.) \u201cAmer.Jr.Dig.Dis.\u201d, 18: 35 (janv.) 1951.L\u2019auréomycine est un médicament très efficace dans maintes maladies infectieuses.À ces avantages évidents s\u2019opposent des troubles fà- cheux: nausées, vomissements, diarrhées, douleurs épigastriques.Afin de combattre ces troubles gastro-intestinaux, on a suggéré l\u2019emploi de médicaments antiacides.Les auteurs ont choisi 10 sujets auxquels ils ont donné 30 cc.de gel d\u2019hydroxide d\u2019alumine 15 minutes auparavant.Ils ont constaté que la concentration de l\u2019auréomycine dans le sang était fortement d'minuée.C\u2019est pourquoi ils s\u2019adressèrent plutôt à la cellulose carboxyméthyle de soude (carméthose) afin que l\u2019absorption intestinale du médicament soit moins diminuée.Aussi vit-on les incidents gastro-intestinaux L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 fort réduits lorsqu\u2019aux deux fois on donna 15 minutes avant la prise d\u2019auréomycine, la car- methose plutôt que le gel d\u2019alumine.Il faut empêcher autant que possible les troubles digestifs sans nuire pour cela à l\u2019efficacité du médicament.Paul-René ARCHAMBAULT.J.G.FORTNER et E.S.MOSS: Décés apres ponction sternale: observations de 2 cas.(Death following sternal puncture: report of two cases.) \"Ann.Int.Med.\u201d, 34: 809 (mars) 1951.La ponction sternale, procédé relativement peu compliqué, est capable d\u2019entraîner la mort.La littérature médicale ne fait mention que de 4 accidents mortels auxquels les A.ajoutent, deux cas personnels.Ils font suivre ces observations de quelques commentaires sur la symp- tomologie et le mécanisme de ces accidents.Symptomatologie: 1) Il s\u2019agit d\u2019individus, malades depuis assez longtemps, anémiques, avec état général médiocre.2) Aucun malaise précis n\u2019est ressenti par le malade durant la ponction.3) Dans la plupart des cas, on a éprouvé certaines difficultés à pratiquer la ponction et souvent des tentatives antérieures ont été vaines, 4) L\u2019aspiration n\u2019a ramené de moelle osseuse que dans le tiers des cas.5) Dès qu\u2019on eût retiré le trocart, un ensemble de symptômes et de signes assez caractéristiques sont apparus, traduisant des modifications rapides du débit cardiaque et de l\u2019anoxie cérébrale: perte de conscience, pâleur, diaphorèse intense, dyspnée progressive, pouls filiforme.P.A.nulle, turgescence des veines jugulaires, contractions toniques et cloniques des membres, opisthotonos.6) Mort survient, en général, 5 à 10 minutes après le retrait du trocart.ANALYSES 1339 Mécanisme: Au cours de la ponction, si le trochart dépasse la table interne du sternum, il peut s\u2019en suivre une lacération du ventricule droit ou d\u2019une artère coronaire, suivie d\u2019hémorragie intrapéricardique brutale et compression cardiaque (cardiac tamponade).Cette lacération est facilitée par le fait que le trochart est fixé solidement dans le sternum et que le cœur à chaque contractoin vient s\u2019y apposer et s\u2019y déchirer.Les plaies observés mesurent environs 14 cms, sont linéaires et de profondeur variable.Les À.conseillent dans de tels cas d'aspirer immédiatement l\u2019épanchement péricardique, pendant qu\u2019on se prépare à réparer chirurgi- calement la plaie du myocarde.Gilles GOSSELIN.R.T.BEEBE, S.PROPP, J.C.McCLINTOCK et A.VERSACI: Agranulocytose fatale au cours du traitement d'un goiître toxique par le propyl-thiouracil.(Fatal Agranulocytos- is during treatment of toxic qoiter with Propylthiouracil.) \u2018Ann.Int.Med.\u201d 34: 1035 (avril) 1951.L\u2019avènement de la médication anti-thyroi- dienne comme agent thérapeutique du goitre toxique a laissé croire, à ses débuts, que la chirurgie serait peut-être supplantée dans ce domaine de la pathologie.L'expérience aceu- mulée, depuis quelque sept ans, ne semble pas vouloir confirmer ces espoirs, et a même révélé les dangers que peut comporter leur administration.Quoique de nouveaux composés moins toxiques soient actuellement à notre disposition, il arrive de voir survenir des réactions fâcheuses.Les récations, secondaires à l\u2019administration de propyl-thiouracil, sont plutôt rares et de l\u2019ordre de 3% (leucopénie, urticaire, agranulocytose, prurit, nausées, arthralgie, céphalée, ictère, sclérædème, paresthésies, abcès dentaires, ete.) Les réactions fatales sont de l\u2019ordre de 0,006%. 1340 Les A.recommandent de surveiller la formule sanguine et la différentielle leucocytaire à toutes les semaines au début du traitement, puis de mois en mois.Ils rapportent l\u2019observation d\u2019une malade de 85 ans, hospitalisée parce qu\u2019elle présentait la plupart des symptômes et des signes de l\u2019adénome toxique.Elle reçut des doses quotidiennes variant de 200 à 250 mg.de propyl-thiouracil durant son séjour à l\u2019hôpital.À son départ, on lui recommanda de surveiller l\u2019apparition d\u2019angine, de dysphagie, d\u2019éruption cutanée ou de nausées.Elle fut revue, quelques trois semaines plus tard, avec un tableau typique d\u2019agranulocytose aiguë (hyperthermie, angine rouge, déshydratation, anémie, leucopénie, agranulocytose, moelle sternale hypoplasique et dépourvue complètement de cellules de la lignée myéloïde; celles-ci étaient en partie remplacées par de lymphocytes matures).Malgré les antibiotiques, les transfusions et la pyridoxine la malade mourut 5 jours plus tard.Les À.concluent 1) qu\u2019il est impossible de tracer un même programme pour tous les malades qui reçoivent le propyl-thiouracil 2) qu\u2019on doit bien choisir ces malades en fonction de leur coefficient intellectuel et de leur docilité à suivre les directives données 3) qu\u2019il faut contrôler la formule sanguine à tous les 15 jours 4) que les personnes âgées présentent plus souvent des réactions fâcheuses.Gilles GOSSELIN.CARDIOLOGIE Irving G.KROOP: Atrésie tricuspidienne d\u2019origine congénitale.(Congenital tricuspid atresia.) \"Am.Heart J.\u201d, 41: 549 (avril) 1951.L\u2019atrésie de orifice tricuspidien est une 1é- sion rare mais importante.On doit poser ce diagnostic avec sureté avant de considérer la chirurgie.En effet, l\u2019opération de Blalock- Taussing et celle de Potts ont donné de bons résultats.Les auteurs décrivent en détail deux cas.Eward et Burchell ont classifié ainsi les ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 types anatomiques d\u2019atrésie de la tricuspide.Type 1: absence de transposition des gros vaisseaux.A \u2014 Avec atrésie pulmonaire; fermeture du septum ventriculaire.B \u2014 Avec sténose subpulmonaire.Type II: présence de transposition des gros vaisseaux.À \u2014 Avec sténose pulmonaire ou sub-pulmo- naire.B \u2014 Avec absence de sténose pulmonaire ou sub-pulmonaire.On doit penser à une atrésie tricuspidienne avec la cyanose, la déviation à gauche de l\u2019axe électrique et une image radiologique montrant une ventricule droit peu visible.La plupart des détails anatomiques de l\u2019a- trésie tricuspidienne peuvent être déterminés avant l\u2019opération par l\u2019angiocardiographie et la cathétérisation.Paul DAVID.NEURO-PSYCHIATRIE F.M.FOSTER: Le traitement de l'épilepsie psychomotrice.(Therapy in psychomotor epilepsy.) \"J.A.M.A.\u201d, 145: 211 (27 janv.) 1951.Les crises psychomotrices sont des manifestations épileptiques qui surviennent seules ou en association avec d\u2019autres types.Il n\u2019y a pas de convulsions, ni toniques, ni cloniques et le patient he se souvient pas de ce qu\u2019il a fait durant ces crises.Les équivalents épileptiques et les états de fugue épileptiques sont des synonymes.On connaît la valeur du dilantin dans le grand mal, du tridione dans le petit mal, mais on n\u2019avait pas de médicament aussi efficace pour la forme psychomotrice.Gibbs, Everett et Richards prétendent avoir comblé cette lacune en introduisant la phénylacéthylurée.Avant l'introduction de ce dernier médicament les deux tiers des malades voyaient leurs crises jugulées par le dilantin et le phénobarbital.La phénylacéthylurée jugule à son tour le tiers restant des syndromes non soulagés: L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 ce qui limite à une fraction la proportion des épileps:es psychomotrices non contrôlées.Cependant, la phénylacéthylurée a le tort d\u2019être toxique et les dépressions qu\u2019elle provoque obligent souvent à suspendre le traitement.Maurice COMEAU.ANESTHESIE Harold R.GRIFFITH: Un plaidoyer en faveur de I\u2019 \u201cArt de l'Anesthésie\u201d.(A plea for the \u201cArt ot Anesthesia\u201d.) \"Anesthesiology\u2019, 12: 500 (juillet) 1951.Parmi les anesthésistes qui ont pratiqué il y a trente ans, il y en a peu qui voudraient revenir aux procédés anc.ens ou l\u2019instrumentation moderne et les médicaments reconnus comme essentiels aujourd\u2019hui, étaient complètement ignorés.Il fallait plus qu\u2019une simple habileté technique pour bien conduire une induction à l\u2019éther avec un masque ouvert chez un patient qui n'avait reçu aucune prémédication.Aujourd'hui, avec l\u2019utilisation des médicaments qui émoussent la sensibilité et agissent très rapidement par la voie intra-veineuse, on est en train de perdre l\u2019 « Art de l\u2019induction » pratiqué avec tant de succès par d\u2019anciens maîtres célèbres.L\u2019induction est devenu trop facile, les programmes opératoires trop chargés; l\u2019aspect scientifique du cas l\u2019emporte souvent sur l\u2019individualité du patient.Les jeunes qui désirent acquérir cet art doivent se rappeler que rien ne peut remplacer la leçon de l\u2019expérience et qu\u2019une grande partie des années de résidence doivent se passer en contact journalier avec un grand maître anesthésiste.L'auteur condamne sévèrement les centres d'entraînement où les résidents sont en trop grand nombre et ne jouissent pas du contact intime et de la surveillance personnelle d\u2019un nombre suffisant d\u2019anesthésistes bien qualifiés et expérimentés.Le choix des candidats devrait se faire parmi les jeunes médecins qui ont pratiqué la médecine générale pendant ANALYSES 1341 quelques années; leur expérience et leurs relations avec le public les avantagent déjà beaucoup.Que comprend done l\u2019 « Art de l\u2019anesthésie » ?Tout ce qui peut contribuer à la bonne compréhension des anesthésistes avec leurs patients, leurs collégues, les chirurgiens, les infirm:ères, le personnel hospitalier et la société.Un bon anesthésiste doit comprendre parfaitement le point de vue du patient et ne jamais oublier son angoisse et son appréhension.Il faut lui apporter du réconfort, de l\u2019encouragement, de l'assurance, des explications intelligentes et parfois même lui dicter une ligne de conduite.À côté de la dextérité artistique, il y a quelques détails d\u2019une technique scientifique qui ne doivent pas être oubliés.1\u2014 On doit éviter de fixer le masque sur la figure du patient avec des courroies sans lui faire comprendre auparavant notre manière de procéder.D'ailleurs, aucune courroie ne peut remplacer une main habilement dirigée pour maintenir fermement et confortablement un masque.2\u2014 Les techniques d\u2019induction rapide et calme doivent faire disparaitre complétement I'usage des courroies génantes pendant que les opérés sont encore conscients.3\u2014L\u2019anesthésiste perspicace s\u2019arrêtera aux moindres détails tels que: l\u2019adaptation confortable de masque, le traumatisme des lèvres, des dents, du pharynx avec l\u2019ouvre-bouche, la canule ou le laryngoscope.Un patient inconscient ne peut se protéger lui-même et il vous tiendra responsable de tous ces désagréments post-anesthésiques que vous auriez dû lui éviter.4 \u2014 Toute conversation qui ne regarde pas directement l\u2019intérêt du patient sera détournée.Pourquoi ne pas attendre que le patient soit endormi avant de parler d\u2019activités sociales ou sportives?5\u2014 Les Nazis avaient trouvé un supplice très raffiné pour leurs victimes en dirigeant dans leurs yeux de puissants jets lumineux; 1342 ANALYSES évitons donc ce tourment chez les malades conscients, principalement s\u2019ils ont à subir une intervention sous anesthésie rachidienne ou locale.| 6 \u2014 L\u2019anesthésie rachidienne, acceptée souvent avec appréhension des malades, sera réservée aux cas ou la ponction lombaire est réussie dès les premières tentatives, sinon, il vaut mieux passer à une autre technique.Ces succès obtenus que par entêtement ne font aucune bonne publicité si nous en jugeons par les conversations entendues dans les salons et les clubs.On a tort de considérer comme une perte de temps, la visite post-opératoire des patients, même s\u2019ils ne présentent pas de complications d\u2019intérêt purement scientifique.Ces visites les rassurent, entretiennent la bonne entente et L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 conservent d'excellentes relations avec l\u2019opéré et avec son entourage.L\u2019anesthésiste doit faire reconnaître son status dans la société et pour cela, il doit faire partie, sans intérêt personnel ou lucratif, de différentes associations, clubs sociaux, organisations religieuses ou charitables.Les responsabilités d\u2019un citoyen dans notre société démocratique éxigent plus que des connaissances scientifiques et une technique habile.Les anesthésistes comme les autres citoyens possèderont de la bienveillance, de la coopération, de la patience, de la tolérance et de la générosité.Toutes ces qualités sont essentielles dans l\u2019exercice de l\u2019 « Art de l\u2019Anesthésie ».Eugène ALLARD.2 ré D ts SOCIÉTÉS «L'Union Médicale du Canada » publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 31 mai 195] Syndrome de Reiter.MM.L.SYLVESTRE et J.-P.ÉTHIER Histoire clinique Monsieur R.M.est hospitalisé pour urétrite compliquée de balanite, douleurs au niveau des articulations des membres supérieurs et gonflement, rougeur et impotence au niveau du poignet gauche; conjonctivite bilatérale.Début des troubles, il y a 10 mois \u2014 troubles qui régressent en deux mois puis, sans cause apparente, vers le 16 avril exacerbation des douleurs aux membres supérieurs et gonflement marqué au niveau du poignet gauche et de l'articulation sterno-claviculaire gauche.L\u2019urétrite plutôt aiguë est suivie de troubles oculaires.A l\u2019examen Conjonctives rouges.Gland recouvert de vésicules et de croûte molles.Ecoulement urétral jaunâtre abondant.Urines purulentes avec filaments lourds.Poignet droit: léger gonflement non douloureux.Poignet gauche: gonflement considérable, rougeur, douleur et impotence fonctionnelle complète.Tronc: tuméfaction non douloureuse à l'articulation sterno-claviculaire gauche.Laboratoire 27 avril \u2014 Examen microscopique \u2014 Sécrétions urétrales: polynucléaires, cellules épithéliales, absence de bactéries.Urines: purulentes, gros filaments.29 avril \u2014 Culture re: gono: négative.Culture re: pleuro-pneumonia like organism: positive.Les P.P.L.O.sont décelés dans le culot de centrifugation des urines.Traitement Terramycine \u2014 18 grammes.Disparition de l\u2019écoulement urétral, mais il persiste de gros filaments lourds dans l\u2019urine qui est limpide.Culture des sécrétions prostatiques et du culot de centrifugation des urines \u2014 On ne décèle aucun organisme L.ou P.P.L.O.Guérison de la conjonctivite \u2014 effet nul sur l\u2019arthrite.8-5-51 Sédimentation globulaire 25 mm.19-5-51 Sédimentation globulaire 23 mm.15 mai Dihydro-streptomycine 20 grammes en 10 jours.Amélioration marquée de tous les symptômes douloureux aux différentes articulations.Avant la dihydro-streptomycine le malade marchait avec difficulté, à cause de douleurs aux talons, pieds, ete.Un certain degré de flexion du poignet est maintenant possible.Cette articulation est aussi diminuée de volume.P.S.\u2014 Radiographie du poignet gauche 4-5- 51.Léger degré d\u2019ostéoporose.Il existe un très discret pincement de l\u2019interligne articulaire radio-scaphoïdienne sans altération radiologi- 1344 que du cortex sous condral.Pas de formation ostéophytique ni destruction érosive para- articulaire (Dr J.Michon).Discussion.M.JEAN-Lours LÉGER: quel est le mode de propagation de l\u2019organisme?M.ANDRÉ LEpuc: dans l\u2019écoulement a-t-on isolé des organismes autres que P.P.L.C.et sur quels milieux poussent-ils?M.Léon BéiquE: la cortisone serait-elle indiquée dans ces cas-là ?M.Srmon LAUZÉ: quel est le diagnostic différentiel avec la kératose blennorragique?M.LUCIEN SYLVESTRE répond au docteur J.-L.Léger que le mode de propagation de l\u2019organisme est inconnu.Au docteur A.Leduc: les organismes poussent sur les milieux d\u2019ascite.Au docteur Léon Béique: la cortisone serait indiquée.Au docteur Simon Lauzé: la kératodermie est un symptôme du syndrome de Reiter.Comportement de différentes souches microbiennes pathogènes vis-à-vis certains antibiotiques.M.André LEDUC 1 \u2014 Cette étude est basée sur 339 souches microbiennes pathogènes différentes, isolées de tous les cas d\u2019infection, de janvier à mai 1951.SOCIÉTÉS L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 2 \u2014 Plusieurs patients avaient cependant déjà reçu des antibiotiques (pénicilline-strep- tomycine) avant que les épreuves de sensibilité ne soient faites.3\u2014 Ces souches furent isolées d\u2019infections diverses des voies respiratoires, urinaires, digestives, d\u2019abcès, de furoncles, etc.A \u2014 63% de toutes les infections sont à staphylocoques pyogènes; 14% à colibacille; 9% à proteus; 7% à pyocyanique; 6% à streptocoques hémolytiques et un faible pourcentage à pneumocoques, pfeiffer, ærobacter et autres.B \u2014 La pénicilline ne s\u2019est montrée active in vitro que dans 21% des infections à staphylocoques; alros qu\u2019elle n\u2019a aucun effet dans les infections à colibacilles à proteus et à pyo- cyaniques.Elle semble agir cependant dans toutes les infections à streptocoques hémolytiques et à pneumocoques.C \u2014 La streptomycine n\u2019a d\u2019effet thérapeutique que sur 40% des souches d\u2019E.Coli; 26% des souches de proteus et 10% des souches de streptocoques.D\u2014La chloromycétine s\u2019est montrée la plus active, ayant un effet inhibiteur sur un plus grand nombre d\u2019agents infectieux.Elle atteint 91% des souches de staphylocoques pyogènes; 96% des souches de colibacille; 43% des souches de proteus; 95% des souches de streptocoques hémolytiques.E \u2014 L\u2019auréomycine et la terramycine ont une effet général plus marqué que la pénicilline et la streptomycine, quoique inférieur à la chloromycétine.Sensibilité de 839 souches microbiennes pathogènes à cinq antibiotiques No de cas Pémeil.Staphylocoques 215 47 pyogenes 63% 21% Escherichia 50 _ coli 14% 30 Proteus 9% _ Pseudomonas æruginosa 24 _ (Pyocianique) 7% Streptocoques hémolitiques nv La Total 339 Strepto.Auréom.Chlorom.Terram.158 196 183 To 73% 91% 85% 20 9 48 30 40% 18% 96% 60% 8 4 13 9 26% 13% 43% 30% 2 18 19 19 10% 90% 95% 95% L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 F \u2014 Le pyocyanique est tout à fait résistant aux antibiotiques étudiés.Nous devons conclure qu'il y a un antibiotique de choix pour chacune des souches microbiennes infectieuses, dont la sensibilité ou la résistance doit être déterminée par des épreuves précises.Discussion.M.ALBERT BERTRAND s\u2019informe s\u2019il existe une croissance accrue de la résistance du staphylocoque à la pénicilline et s\u2019il ne se créerait pas de races résistantes par excès d\u2019usage de la pénicilline.M.GrorGEs LECLERC: existe-t-il des cas résistants à la chloromycétine et sensibles à la pénicilline?M.Léororn MORISSETTE: les résultats in vitro sont-ils les mêmes que ceux in vivo?M.ANprÉ LEpuc répond au docteur Albert Bertrand que le grand nombre de staphylocoques résistants à la pénicilline rencontrés à l\u2019hôpital pourrait s\u2019expliquer par l\u2019échec des , traitements donnés avant l'entrée du patient à l\u2019hôpital.Au docteur G.Leclerc: le staphylocoque qui est sensible à la fois à la pénicilline et à la chloromycétine l\u2019est ordinairement plus à la pénicilline.Les doses efficaces sont moins fortes à la pénicilline.Au docteur L.Morissette: il semble que les résultats concordent.Que penser des précalibrations en photométrie.M.Paul RIOPEL Il existe de nombreux photocolorimètres ct spectrophotomètres de toutes marques.En général, ces instruments sont bien construits et rendent de précieux services s\u2019ils sont judicieusement utilisés.SOCIÉTÉS 1345 Certains sont vendus précalibrés.À première vue, cette initiative ne peut, semble-t-il, que faciliter le travail.Des contrôles, réalisés au laboratoire de chimie de l'hôpital Notre-Dame, ont démontré les risques de ces précalibrations.Dans un premier tableau, nous observons que certaines précalibrations manquent fortement de précision pour des dosages routiniers tels que: glycémie, cholestérol, index ictérique et protides.Les causes d\u2019erreurs sont également importantes dans le dosage des bromures (tableau II) ou il arrive même de ne pouvoir obtenir aucun résultat négatif chez des sujets normaux n\u2019ayant pris aucun bromure.La préparation de gammes personnelles détourne ces erreurs qui sont explicables par la difficulté de retrouver tous les facteurs qui concourrent à l\u2019élaboration des précalibrations (Technicien; produits chimiques; réactifs, matériel, etc.).Discussion.M.ALBERT BERTRAND insiste sur le danger des analyses compliquées faites dans des laboratoires qui ne sont pas assez bien organisés et qui deviennent de plus en plus nombreux.M.Pau.RroPEL démontre la nécessité de suivre les techniques modernes courantes dont on voit les normes dans la littérature, ainsi que les dangers de suivre aveuglément les techniques préconisées par les commerçants: techniques qui ne sont pas toujours à date.Les organites épithéliaux nerveux et leurs lésions.(Démonstrations avec transparents en couleurs) M.Louis-Charles SIMARD 1346 Glycémies < mg Yo 12333 12086 Protéines gm I 12628 12560 12332 YC 12641 12324 12588 Index ictérique unités | JL 12390 Cholestérols 12668 mg RR 12560 T 12650 SOCIÉTÉS TABLEAU I APPAREIL \u201cA\u201d APPAREIL \u201cB\u201d Lectures Résultats Lectures Résultats 50 128 44,5 145 47 138 41 160 49 131 44 149 47 138 42 156 45 146 39 169 52 120 47 137 47 138 41 160 49 131 44 149 30 6,0 215 7,32 26,5 6,65 19,0 8,05 30 6,0 22,0 7,20 29 6,20 20,0 7,80 31 5,80 22,5 7,10 49 20,2 44 22,3 72 9,8 67,5 10,4 75 84 72,0 8,8 68 11,1 64,0 11,8 60,5 117 57,0 140 49 168 44 205 65 100 62 120 48 174 43 213 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Différence % 17 13,1 22 15,9 18 13,7 18 13,0 23 15,7 17 14,1 22 15,9 18 13,7 1,32 22 1,5 225 1,2 20,0 16 25,8 1,3 22,4 1,1 5,4 0,6 4,7 0,4 4,7 0,7 6,3 23 19,6 37 22,0 20 20,0 39 22,4 L'Union Méd.Canada SOCIÉTÉS 1347 Tome 80 \u2014 nov.1951 TABLEAU II Calibration Précal:bration personnelle 15-11-49 MN 21 3 \u201c11107 MC 16 ec 11180 15 0 17 [11 ££ MN 15 11107 21 (15 \u201cc MH 11914 13 mois MS 21 \u201c (13 14,5 11433 Bromures sanguins 21 6 i$ MB mg Yo 11148 17 ce cc MG 23 11854 16 23 ce iL MP 10 12044 \u201cc MP 23 11837 11 [41 MD 18 12017 1, \u201c MN 28 11107 14 NECROLOGIE LE DOCTEUR J.-E-A.LAFERRIÈRE Le docteur J.-E.-A.Lafjerrière est décédé subitement à Montréal à l\u2019âge de 57 ans, au début du mois d\u2019août.I] avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal, et il était médecin de l'hospice de la Providence depuis plusieurs années.> ++ LE DOCTEUR LÉO MONGEON Le docteur Léo Mongeon est décédé en août dernier, à Montréal, à l\u2019âge de 42 ans.Il avait terminé ses études de Médecine à l\u2019Université de Montréal en 1937.Il faisait partie du personnel des anesthésistes de l\u2019Hôpital Ste-Justine.ee ee LE DOCTEUR JEAN PERRIN Le docteur Jean Perrin est décédé au cours du mois d\u2019août dernier, à St-Lambert, à l\u2019âge de 38 ans.Après ses études de droit à l\u2019Université McGill et à Québec, il avait pratiqué pendant deux ans dans une étude d\u2019avocats de Montréal.Il étudia par la suite la médecine à l\u2019Université de Montréal et obtint son diplôme en 1950.LE DOCTEUR ANTONIN TURCOTTE Le docteur Antonin Turcotte est décédé au cours du mois d\u2019août dernier à l\u2019âge de 61 ans.Après ses études à l\u2019Université de Montréal, il avait exercé sa profession à Rivière au Renard et à St-Cyrille de Wendover.ee ++ LE DOCTEUR GUSTAVE VALOIS Le docteur Gustave Valois est décédé, le 3 septembre dernier à Lachine, à l\u2019âge de 69 ans: Il était médecin-hygiéniste de la ville de Lachine depuis de nombreuses années.ee + LE DOCTEUR ADOLPHE MARCOUX Le docteur Adolphe Marcoux est décédé, le 10 septembre dernier, à l\u2019Âge de 66 ans.Il avait pratiqué la médecine à Beauport durant plus de quarante ans.Il avait été député du comté de Québec, de 1936 à 1939 à l\u2019Assemblée législative Provinciale.Nos condoléances à ses fils les docteurs Gendron et Guy Marcoux. NOUVELLES ENSEIGNEMENT POST-UNIVERSITAIRE DE LA PÉDIATRIE À L'HÔPITAL STE-JUSTINE Un enseignement post-universitaire de la pédiatrie, organisé pour les praticiens de médecine générale, était donné à l'hôpital Sainte-Justine, du 24 au 28 septembre dernier.Plus d\u2019une centaine de médecins \u2014 exactement 120 \u2014 s\u2019étaient inscrits à ce cours de perfectionnement.La plupart \u2014 au delà de 80% \u2014 venaient d\u2019en dehors de Montréal, quelques uns des régions les plus éloignées de la province de Québec, d\u2019autres des provinces maritimes et de l\u2019Ontario.Il n\u2019est pas sans intérêt de relever que, parmi ces docteurs en médecine, 65% étaient diplômés de l\u2019Université de Montréal, 30% de l\u2019Université Laval et 5% de l\u2019Université McGill.Grâce à un programme bien adapté aux besoins du médecin de clientèle générale, où l\u2019on avait mis l\u2019accent sur les affections médicales de l\u2019enfance, qui sont de beaucoup les plus fréquentes, grâce à des cliniques avec présentation de malades et à des démonstrations pratiques organisées, de façon particulièrement soignée, ce cours en vérité a obtenu un éclatant succès.Ce succès est le résultat de la réflexion, d\u2019un effort soutenu et d\u2019un magnifique travail d\u2019équipe qu\u2019il convient de souligner.Il démontre également que la compréhension de l\u2019Âme du médecin, de la psychologie du praticien est indispensable pour réaliser une telle réussite.D] Et ce cours, au surplus, a révélé à ceux qui pourraient en douter, qu\u2019un hôpital général pour les enfants, comme Sainte-Justine, avec ses 550 lits, qui seront bientôt portés à 860 avec le nouvel immeuble de l\u2019hôpital, possède des avantages exceptionnels pour l\u2019étude des maladies de l\u2019enfance: matériel clinique abondant et varié, équipement scientifique moderne, nombreux services illustrant les nouvelles disciplines de la pédiatrie, personnel médical expérimenté et entraîné à faire de l\u2019enseignement.Quand on songe que plus de 80% des auditeurs de ce cours étaient des m\u2018decins qui exercent leur profession en dehors des grands centres, où le praticien soigne presque 100% des enfants, l\u2019on réalisera que le but de cet enseignement a été atteint: intéresser davantage le médecin de famille à la pédiatrie et le mettre au courant des derniers procédés de diagnostic et de traitement applicables en clientèle.ee ++ L'ouverture du cours eut lieu le lundi 24 septembre dernier, à 9 heures du matin, sous la présidence d'honneur de l'honorable Marc Trudel, ministre d\u2019Etat, président du Collège des Médecins et Chirurgiens de la province de Québec.À cette séance inaugurale que présidait le docteur Gaston Lapierre, chef de service en médecine, on remarquait la présence de Mme L.de G.Beaubien, présidente de l\u2019hôpital, de Mmes O.Castonguay et E.Letellier de St- Just, respectivement trésorière et secrétaire du Bureau d\u2019Administration, des docteurs Edmond Dubé, directeur médical, et Paul-M.Larivière, conférenciers du jour, Raymond Labrecque, sous-directeur médical, Paul Letondal, directeur des cours de perfectionnement, Pierre Masson, de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal et Adélard Groulx, directeur du service de santé de la ville de Montréal.- Parmi les médecins qui ont collaboré à ce cours et contribué à son succès, mentionnons, en plus de MM.Dubé, Larivière, Labrecque et Letondal, les docteurs J-A.Léveillé, président du Bureau Médical, Her- mile Trudel, Edouard Laberge, Willie Major, N.-R.Bouziane, Mare Del Vecchio, Maurice Bonnier, Jean Denis, Robert St-Martin, Christophe Bisson, J.-Alcide Martel, J.-L.Desrochers, Roland Des Trois Maisons, Albert Royer, J-A.Lapointe, Fernand Croisetière, Georges-A.Blanchard et Roland Voisard.Les séances furent présidées successivement par les docteurs Gaston Lapierre, Christophe Bisson, Henri Baril, Lucien Coutu et J.-A.Léveillé.Le programme comprenait des cours sur les principaux chapitres de la pathologie infantile et des démonstrations pratiques sur les nouvelles techniques de la pédiatrie; ils furent illustrés par des présentations de malades et de films scientifiques.Un plan détaillé de la conférence était distribué avant chaque leçon et un certificat fut décerné aux médecins qui avaient régulièrement suivi cet enseignement, au cours d\u2019une brève cérémonie à laquelle assistaient les autorités de l\u2019hôpital.On trouvera la liste des sujets traités durant cette semaine d\u2019études dans L\u2019Union Médicale du Canada (No d\u2019août 1951, p.1019).Le grand nombre de praticiens qui se sont inscrits à ce cours et qui l\u2019ont suivi jusqu\u2019au bout, l\u2019enthou- saisme qui n\u2019a cessé de régner du commencement à la fin, constituent un témoignage non équivoque d\u2019appréciation et de confiance vis-à-vis de l\u2019hôpital Sain- te-Justine et cela montre qu\u2019il n\u2019est pas indispensable pour les nôtres d\u2019aller à l\u2019étranger pour se perfection- nor en pédiatrie. 1350 HONNEUR CONFÉRÉ AU DOYEN CHARLES VÉZINA M.le professeur Charles Vézina, doyen de la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Québec, vient de recevoir l\u2019annonce qu\u2019un doctorat ho- noris causa doit lui être décerné par l\u2019Université de Paris.Le recteur de cette Université, M.Jean Sar- railh, vient de communiquer cette nouvelle.+.++ LE DOCTEUR LOUIS-CHARLES SIMARD, RÉÉLU PRÉSIDENT DE L'INSTITUT DU CANCER DE MONTRÉAL L\u2019Institut du Cancer de Montréal a tenu récemment sa troisième assemblée annuelle à l'hôpital Notre-Dame.Les rapports pour l\u2019année écoulée montrent une augmentation dans le nombre des malades traités et suivis.À l\u2019issue de l\u2019assemblée, eurent lieu les élections de l\u2019Institut qui donnèrent les résultats suivants: Président et directeur: le docteur Louis- \u2018Charles Simard; vice-président: le docteur J.-A.Rouleau; trésorier: M.P.-E.Bonnier; secrétaire: M.René Laporte; conseillers: MM.Henri Geoffrion et Eugène Doucet, et les docteurs Paul Brodeur, François Archambault et J.-Raphaël Boutin.ee ++ ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ CANADIENNE- FRANÇAISE D'ÉLECTRO-RADIOLOGIE Lors de sa dernière assemblée, tenue fin octobre 1951, la Société Canadienne-française d\u2019Electro-ra- diologie a élu son nouveau bureau pour 1951-52.Le docteur Origène Dufresne a été élu président.Les membres \u2018de l\u2019exécutif sont les docteurs L.-A.Gagnier, ler vice-président; Mathieu Samson, deuxième vice-président; Louis-Yvan Vallé, secrétaire général: Doriva Léonard, trésorier; J.-C.Robitaille, assistant secrétaire; Marc Del Vecchio, secrétaire des séances pour Montréal, et Jean Veilleux, secrétaire des séances pour Québec.+ + LA SOCIÉTÉ DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL À L'HÔTEL-DIEU La Société de Cardiologie de Montréal a tenu une séance à l\u2019Hôtel-Dieu, le 10 octobre 1951.Le programme était le suivant: NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Un cas de maladie congénitale, présenté pour diagnostic \u2014 par le docteur Fernand Séguin; Un cas de péricardite calcipiante \u2014 par le docteur Pierre Marion; Un cas de tétralogie de Fallot, opéré par le docteur Léon Lebel; Un cas complexe d\u2019endocardite maligne avec anévrysme du sinus de Valsalva \u2014 par le docteur Rodrigue Lefebvre.Le président de la Société de Cardiologie de Montréal est le docteur Paul David et le docteur Arnold L.Johnson en est le secrétaire.ÉLECTIONS DE LA \u201cCANADIAN DERMATOLOGICAL ASSOCIATION\u201d La Canadian Dermatological Association a tenu son assemblée annuelle, à Montebello, les 18 et 19 juin 1951.Il y eut, à cette occasion, élections de l\u2019exécutif.En voici les officiers: Président: le docteur B.Usher, de Montréal; vice- président: le docteur J.-A.Foisy, de Montréal; se- crétaire-trésorier: le docteur S.E.Grimes, d\u2019Ottawa.+ + REUNION, A QUEBEC, DE LA \u201cMONTREAL DERMATOLOGICAL SOCIETY\u201d L\u2019Hôtel-Dieu de Québec a reçu, le samedi 29 sept.1951, les membres de la Montreal Dermatological Society.Un programme fort élaboré fut présenté par les dermatologistes de Québec.BUREAU MEDICAL DE \u201cTHE CANCER RESEARCH SOCIETY\u201d Les membres du Bureau médical consultatif de The Cancer Research Society sont les médecins suivants: M.W.Philpott, Mark Kaufmann, Louis-Chs Simard, H.Maurice Weisberg, A.D.Campbell, G.Gavin Miller, O.Dufresne, George Strean, J.H.Quastel, H.S.Morton, S.Jameson Martin, R.L.Denton, Campbell Gardner, Antonio Cantero, Alton Goldbloom, Harry Ballon, Paul Martin, Albert Jutras, Edmond Dubé et Léon Gérin-La\u2019oie. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 L'ASSOCIATION DES MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE Les médecins canadiens qui étudient en France se sont groupés en association depuis quelque temps.La première assemblée de l\u2019année eut lieu dernièrement à Paris et elle fut l\u2019occasion de l\u2019élection des futurs officiers.Le docteur Flavien Melançon a été élu président; le docteur Jean Delage, vice-président, et le docteur Jean Laframboise, secrétaire- trésorier.Les docteurs Raoul Kourilsky et Chigot assistaient à l\u2019assemblée.ÉLECTIONS DE L\u2019A.C.E.M.I.L\u2019Association Canadienne des Etudiants en Médecine et des Internes a tenu son assemblée annuelle à Kingston, en octobre 1951, sous les auspices de l\u2019Université Queen.L\u2019exécutif national pour 1951-52 y a été choisi.Il est constitué comme suit: Président honoraire: docteur Charles Vézina, doyen de Laval; président actif: Jacques Baillargeon, Québec; vice-président: Jean-Maurice Michaud, Saskatoon; secrétaire: Louis-F.Roy, Moncton; trésorier: Gilles Morin, Boston, et délégué: Claude Roy, de Québec.Tous les membres de l\u2019exécutif sont des élèves de Laval.Le secrétaire permanent de l\u2019Association est Pierre H.Beaudry, de Montréal, et le rédacteur du Journal de l\u2019A.C.E.M.I.(C.A.M.S.I.), est J.Laurence Hutchison, de McGill.APPROBATION DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE D'OTTAWA La Faculté de Médecine de l\u2019Université d'Ottawa, fondée en 1945, vient d\u2019être approuvée par le Conseil d\u2019Education Médicale et de Contrôle des Hôpitaux de l\u2019American Medical Association.Dix écoles de médecine au Canada sont actuellement approuvées par l\u2019Association.CONFÉRENCE ANNUELLE \u201cLOUIS GROSS MEMORIAL\" La quatorzième conférence annuelle intitulée Louis Gross Memorial a eu lieu au Jewish General Hospital de Montréal, de 17 octobre, sous les auspices de la Montreal Clinical Society.Le conférencier invité NOUVELLES 1351 était le docteur Myron Prinzmetal, de Los Angeles, qui traita des arythmies auriculaires.LE DOCTEUR PIERRE HILLEMAND, A MONTREAL Lors de son passage à Montréal, le docteur Pierre Hillemand, de Paris, gastro-entérologue réputé, a donné d\u2019excellentes conférences et cliniques.Il a été l\u2019invité d'honneur à une séance de la Société \u2018de Gastro-entérologie, tenue à l\u2019Hôtel-Dieu, sous la présidence du docteur Paul Letendre.Il a également donné des cliniques avec présentation de malades dans les principaux hôpitaux de Montréal.Ces cliniques étaient suivies d\u2019une conférence sur un sujet d\u2019actualité relevant de la gastro-entérologie.ee ee CANDIDATS NOMBREUX À L'ADMISSION EN MÉDECINE À MONTREAL ET À QUÉBEC Quatre mille deux cents étudiants ont rempli, cette année, les formules de demande d\u2019admission en médecine à Laval, McGill et l\u2019Université de Montréal.De ceux-ci, 363 seulement ont été acceptés.McGill en a reçu 116 en 1ère de médecine et en a refusé 2000; Montréal en a reçu 122 et refusé 1 200; Québec en a accueilli 125 et en a rejeté 1000.COURS À L'HÔPITAL GÉNÉRAL DE VERDUN Les autorités de l\u2019Hôpital Général de Verdun ont organisé une série de conférences hebdomadaires sur la physiologie normale et ses applications à la clinique, au diagnostic, 3 la pathogénie et à la thérapeutique.L'organisation de ce cours a été confiée au docteur J-M.Beauregard, F.R.C.P.(C), chef du Service de Médecine de Verdun.Chaque samedi matin, à partir du 6 octobre 1951, de 830 heures précises à 10.30 heures, des conférenciers ont présenté d\u2019abord un cours complet de physiologie humaine inspiré de la cinquième édition du volume de Best et Taylor.Par la suite, un invité d'honneur, versé dans la spécialité alors à l\u2019étude, a donné les applications pratiques.Tous les médecins, les internes et les étudiants en médecine sont invités à suivre ces séances et à prendre part à la discussion.Ces cours peuvent être d\u2019un précieux avantage pour tous ceux qui veulent établir leur pratique médicale sur une base solide et principalement pour les médecins désireux, dans un avenir plus ou moins rapproché, de se présenter DIURÉTIQUE MERCURIEL DE CHOIX ereuphyl | \u2018Béa-Chimigue\u2019 i.ais an.JEN LÉRK 24 *% Marque d\u2019une solution injectable de Mersalyl et de Théophylline U.S.P.additionnée de 159, de Borate de Procaine. ( 0 | Mereuphyl | \\_ J est un diurétique mercuriel de qualité supérieure auquel on devrait songer chaque fois qu\u2019il est nécessaire de recourir à ce type de médication.En effet, son caractère sûr, son efficacité, sa bonne tolérance et la possibilité de l\u2019administrer avec un minimum de malaise pour le malade sont autant d'éléments d\u2019importance primordiale lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une médication continue durant un long laps de temps.(Mereuphyl ) J a son champ d\u2019indications dans tous les cas d\u2019insuffisance cardiaque.|! est surtout efficace dans ces cas où l\u2019œdème ne se manifeste pas extérieurement, mais qui se trouvent améliorés symptomatiquement par la diurèse.Dans la dyspnée d\u2019origine cardiaque, l\u2019emploi fréquent et régulier d\u2019un diurétique mercuriel efficace atténue considérablement les malaises du patient.Le Mercuphyl a encore comme indication l\u2019hypertension, la crise cardiaque accompagnée de congestion pulmonaire, l\u2019œædème cardio-rénal, la décompensation cardiaque, la cirrhose du foie et la néphrose.(.Mereuphyl ) _ 7 J J doit son efficacité 3 l'association de théophylline et de Mersalyl.Le premier de ces composants augmente la pression de filtration glomérulaire et seconde l\u2019action du Mersalyl par inhibition de la réabsorption tubulaire du liquide de l\u2019anasarque.Le liquide et les sels sont éliminés des tissus œdématiés et la fonction rénale est stimulée.Mercuphgl ) c 7 J est digne de confiance.L'expérience clinique montre que l\u2019usage fréquent et régulier de ce diurétique parvient à maintenir une chloruration normale.Cette méthode présente l\u2019avantage de garder le malade dans un état d\u2019euphorie permanent en éli- | minant les dangers et la tension inhérents à la réapparition sporadique de l\u2019anasarque.Hereu hyl ) & 7 J est sans danger.Le composé organique Mersalyl voit sa toxicité propre réduite par l\u2019addition de la théophylline qui augmente et la vitesse et la plénitude de l'absorption du mercuriel.Le résultat est une accélération de son action et, par le fait même, de son efficacité.L\u2019adjonction de borate de procaine, anesthésique local, minimise la douleur locale au point d\u2019injection.On peut dire que l\u2019administration de Mercuphyl par une des voies intra-musculaire ou intra-veineuse ne donne lieu à aucune réaction locale notable et, quand elle existe, elle est très légère.Cette absence de réaction locale représente un avantage précieux lorsqu'il s\u2019agit de traiter des malades ambulatoires ou dont le traitement doit être longtemps prolongé.Posologie et Mode d\u2019administration.En vue de fixer la tolérance individuelle, on commence par donner une dose de 0.5 c.c.La dose moyenne habituelle de l\u2019adulte est de 1 à 2 c.c., par voie intra-musculaire ou intra-veineuse.On préfère en général la voie intramusculaire à la voie intra-veineuse, la première étant moins dangereuse et tout aussi efficace.Toutefois, si l\u2019on doit recourir à la voie i.v., on injectera lentement, à raison d'un maximum de 1 c.c.en 60 secondes, et de préférence en diluant la dose susdite avec une égale quantité de sang du malade.La voie sous-cutanée est à prohiber résolument et il faut éviter avec soin de provoquer un épanchement de la solution dans les tissus superficiels.!| importe de régler la posologie de manière à éviter une diurèse trop abondante, celle-ci étant susceptible, à son tour, de donner lieu à des incidents désagréables et particulièrement à une sensation de faiblesse accompagnée d\u2019une déshydratation excessive.Lorsqu'elle se produit malgré tout, on la corrige en augmentant l\u2019apport de chlorure de sodium.Precaution.On prendra soin d\u2019examiner régulièrement l\u2019urine, au cours de traitements prolongés.Contre-indications.Une affection rénale aiguë accompagnée d\u2019anurie constitue en fait la seule contre-indication réelle à l\u2019emploi du Mercuphyl.Celui-ci peut être utilisé, avec les précautions d'usage, dans la néphrite chronique avancée avec insuffisance cardiaque simultanée.Présentation.En ampoules de 2 cc.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.178 est, rue Jean-Talon, Montréal 10 1354 aux divers examens de spécialité du Collège des Médecins et des Chirurgiens de la province de Québec, ou encore à ceux des certificats ou des fellowships du Collège Royal du Canada.ee + OFFICIERS DE L'ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L'assemblée annuelle du Conseil de l\u2019Association des Bureaux Médicaux de la Province de Québec a eu lieu récemment.Les élections se tinrent à cette occasion.Voici le résultat: Président: le docteur Roland Décarie; ler vice- président: docteur Edmond Potvin; 2ème vice-président: docteur J.-Emile Pelletier; secrétaire-tréso- rier: docteur Willie Major; secrétaire adjoint: docteur Rolland Blais; directeurs: docteurs M.Ber- .geron, M.Campbell, L-P.Guay, J.Olivier et H.Robinson.ee ee UN NOUVEAU JOURNAL MÉDICAL: REVUE DU PRATICIEN\u201d Nous apprenons la venue d\u2019un nouveau journal médical: La Revue du Praticien.Le nouveau journal est dû à la transfo:mation du Paris Médical et du Journal des Praticiens en une revue unique d\u2019enseignement post-universitaire.Les directeurs du Paris Médical et du Journal des Praticiens continuent leur collaboration à la nouvelle revue.Le premier numéro de la nouvelle Revue des Praticiens est consacré à des problèmes de gastro-entérologie plus particulièrement à l\u2019ulcère gastro-duodénal.Nous retrouvons parmi les auteurs, dont le nom parait au sommaire de ce premier numéro, des autorités en !a matière.Le docteur Jacques Mialaret, chirurgien des hôpitaux de Paris et très avantageusement connu dans les milieux scientifiques canadiens, a écrit sur le traitement chirurgical des ulcères perforés.\u201cLA 4-6 + SUBVENTION FÉDÉRALE ACCORDÉE À L'HÔPITAL HOMÉOPATHIC, MONTRÉAL L\u2019hépital Homeopathic, de Montréal, (2100, avenue Marlowe), vient de se voir allouer des fonds fédéraux, destinés à l\u2019assister dars son programme de lutte \u2018anticancéreuse.C\u2019est ce qu\u2019annonce au- jourd\u2019hui l\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.C\u2019est, ajoute M.Martin, la neuvième institution montréalaise qui reçoit une aide à la lutte anti- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 cancéreuse, depuis l\u2019institution, il y a trois ans, des subventions fédérales.L'hôpital Homeopathic, situé au même endroit depuis 25 ans, dessert une bonne partie de l\u2019ouest de Montréal, St-Henri et la côte St-Paul.Il peut donner certains traitements que l\u2019on ne trouve pas dans les hôpitaux voisins.Son personnel comprend deux radiologistes d\u2019expérience, l\u2019un spécialiste en radiodiagnostic et l\u2019autre en radiothérapie.Il a, depuis 1943, un bureau d\u2019inscription du cancer.La subvention, versée à parts égales par les gouvernements fédé:al et provincial, s'élève à $11 650.+ + SUBVENTION FÉDÉRALE À LA SOCIÉTÉ DE RÉHABILITATION - Dans le but d\u2019assurer de meilleurs traitements aux enfants infirmes dans le Québec, la Société de réhabilitation, Inc, de Sherbrooke, procède à l\u2019établissement d\u2019un centre orthopédique, avec l\u2019aide financière du Fédéral provenant des subventions à l\u2019hygiène.L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, fait remarquer, en annonçant la remise de cette subvention, que près de la moitié des enfants que la Société traite depuis ses débuts, en 1943, sont désavantagés physiquement de quelque façon.En plus de traiter les enfants confiés aux soins de la Société, le centre sera aussi au service d\u2019autres enfants qui ont besoin de traitements orthopédiques.Son personnel comprendra, à service continu, un masseur-instructeur en éducation physique et, à service intermittent, un médecin spécialisé en orthopédie.Le montant de la subvention fédérale s\u2019élève à 85575.2-0 ++ PRÈS DE 30000 LIVRES D'ALIMENTS IMPROPRES À LA CONSOMMATION CONFISQUÉES EN AOÛT D\u2019après le plus récent rapport mensuel de la division des Unités sanitaires du ministère provincial de la Santé, il appert que les inspecteurs sanitaires ont dû saisir, au cours du mois d\u2019août 1951, 29 521 livres d\u2019aliments impropres à la consommation à l\u2019occasion d\u2019inspections effectuées dans les établissements suivants: 170 boulangeries, 1540 épiceries, 960 restaurants, 2 312 boucheries et 166 marchés publics.Par ailleurs, la surveillance des produits laitiers a conduit les inspecteurs sanitaires dans 51 beurreries et fromageries, 219 laiteries publiques, 305 usines de pasteurisation et 924 vacheries et laiteries du producteur. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 XLVII VITAMINES & MINÉRAUX sont indispensables pate cicaicique \u2026 200 me au bien-être et\u2026 à la SANTÉ Sulfate ferreu ou 15796 Carbonate de cuivre .1.5 mg.Citrate de manganése.1.0 mg.Vitamine A .10,000 U.1.Sulfate de magnésium 1.0 mg.Vitamine B: 1.5 mg.taming Hu 8 Sulfate de zinc _.- 1.0 mg.J Vitamine B2 -.2.0 me.lodure de potassium.0.15 mg.Posologie Deux capsules par jour, Niacinamide .10.0 mg.une verte et une blanche, Vitamine C .__.25.0 mg.est la dose moyenne pour adultes ou pour Vitamine D .1.000 U.L.enfants.Pour effet plus 0 rapide, deux capsules L de chaque couleur © peuvent être données 1\u201d aux adultes.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LIMITEE, Montréal 18 1356 202 CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES EN AOÛT Les cliniciens en tuberculose ont tenu au cours du mois d\u2019août, dans les territoires desservis par les Unités sanitaires de la province, 202 cliniques antituberculeuses, examiné 11253 personnes, procédé à 2690 épreuves à la tuberculine et effectué 2239 visites à domicile.Quant aux autres maladies contagieuses, on en a déclaré ou dépisté plus de six cents cas durant cette période et il a fallu examiner plus de huit cents contacts et cas suspects.Comme la période des vacances est consacrée à la vaccination antivariolique, les hygiénistes ont vacciné contre la variole plus de douze mille personnes.Ils ont immunisé 13 283 enfants contre la diphtérie et donné 13 434 immunisations de rappel.C\u2019est dire que les hygiénistes du ministère provincial de la Santé que dirige l\u2019honorable Albiny Paquette, m.d., ministre de la Santé, n\u2019ont pas chômé durant cette période.+ + A PROPOS DES DEMANDES D'ADMISSION À L'ÉTUDE DE LA MÉDECINE ET DE LA SÉLECTION DES CANDIDATS Au cours de l\u2019année académique 1950-51, 1112 aspirants à la carrière médicale ont manifesté le désir d\u2019être admis par la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, à son cours régulier ou à une année prémédicale spéciale autrefois dénommée P.C.Bet connue maintenant sous le nom de B.Sc.II, option biolpgie.Parmi les demandes recues, environ 10 provenaient d\u2019Asie, 40 d\u2019Europe, 800 des Etats-Unis et 265 des provinces canadiennes.La province de Québec a fourni 249 candidats.On peut se demander pourquoi tant d\u2019étudiants étrangers s\u2019adressent à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.Les franco-américains et les parents des diplômés de la Faculté y viennent afin de recevoir un enseignement de la médecine dont ils connaissent les tendances et les méthodes.Quant aux autres, on peut répondre d\u2019abord que partout, et plus spécialement aux Etats-Unis, les candidats aux études médicales excèdent de beaucoup le nombre maximum des élèves qui peuvent être reçus dans les écoles de médecine.Aussi les aspirants demandent-ils simultanément leur admission à 2, 3, 4 ou même 10 Facultés dans l\u2019espoir qu\u2019une d\u2019entre-elles les acceptera.Au surplus, le coût des études est moins élevé à l\u2019Université de Montréal que dans les universités étatsuniennes et que dans la plupart des universités canadiennes.Enfin beaucoup d\u2019étrangers, européens, asiatiques ou autres, désirent émigrer au Canada.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 En procédant à la sélection, la Faculté de médecine ne perd pas de vue qu\u2019elle doit desservir d\u2019abord la population de la province de Québec et surtout celle de la région de Montréal.Pour l\u2019année académique 1951-52, 211 étudiants de la province de Québec ont été acceptés par la Faculté de médecine, soit en première année de médecine, soit en BSec.II, option biologie.Les élèves de cette année prémédicale spéciale seront admis automatiquement l\u2019an prochain en première année de médecine s\u2019ils passent avec succès leurs examens.De ces 211 étudiants québécois, 9 n\u2019ont pas complété leur inscription et ne se sont pas présentés.Dix-huit autres étudiants de la province dont les dossiers antérieurs étaient insuffisants, sont entrés en B.Se.II, option biologie, sans avoir reçu de la Faculté de médecine l\u2019assurance qu\u2019ils seront acceptés l\u2019an prochain en première année de médecine.Enfin, 20 autres candidats à l\u2019admission n\u2019ont pas été acceptés.Plusieurs de ces derniers provenaient de collèges affiliés à l\u2019Université Laval de Québec et avaient été refusés par la Faculté de médecine de cette institution parce que les notes obtenues au cours de leurs études et au baccalauréat étaient trop faibles.D\u2019autres, ceux-ci de la région de Montréal, avaient mis 10 ans pour terminer leur cours classique ou présentaient des résultats scolaires insuffisants.Ils ne possédaient pas les aptitudes nécessaires à l\u2019étude et à la pratique de la médecine.Ils ont été refusés parce que la Faculté de médecine, consciente de ses responsabilités vis-à-vis de la Société, n\u2019admet pas les élèves qu\u2019elle estime incapable d\u2019acquérir une formation médicale satisfaisante.Certains avaient échoué aux examens de l\u2019année prémédicale en 1950-51, ou antérieurement, et devenaient ainsi inadmissibles à la Faculté de médecine, en vertu d\u2019un règlement datant de 30 ans.D\u2019autres étudiants ne possédaient qu\u2019un baccalauréat ès sciences.Or, la Faculté de médecine exige une connaissance suffisante de la philosophie et du latin en plus des sciences, c\u2019est-à-dire un baccalauréat ès arts.Enfin, certains étudiants qui avaient échoué à la Faculté de médecine de Québec et avaient été priés de se retirer, se sont vus refuser l\u2019accès à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal.En conclusion, tous les étudiants de la province de Québec, susceptibles de réussir en médecine, ont été acceptés soit en première année du cours de médecine, soit dans l\u2019année prémédicale spéciale organisée par la Faculté des sciences de l\u2019Université de Montréal.En plus des résidents de la province de Québec, la Faculté de médecine a accepté en première année quatre franco-ontariens de la région d\u2019Ottawa, un franco-américain de l\u2019état du Maine et une européenne émigrée à Montréal. L'Union Méd.Canada XLVII Tome 80 \u2014 nov.1951 mom un Pour l\u2019usage quotidien, le Veratrite est un agent hypotenseur recommandable et dépourvu de réactions secondaires fâcheuses.Il peut procurer une amélioration de la circulation, un abaissement progressif de la tension artérielle et une sensation de bien-être accru sans exiger un horaire compliqué ou un ajustement quotidien de sa posologie.Son prix économique, facteur important dans un traitement de longue haleine, milite en faveur du Veratrite comme médicament d'entretien de la plupart des malades hypertendus.LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLONS ENVOYÉS AUX MÉDECINS SUR DEMANDE.Chaque tabule de VERATRITE contient: Veratrum viride 3 UNITÉS CRAW* Nitrite de sodium .1 grain Phénobarbital .Va grain Dose initiale: 2 tabules 3 f.p.ij.après les repas.*Standardisé biologiquement du point de vue toxicité par l'épreuve Craw sur la daphnia magna.Manufacturé par IRWIN, NEISLER & COMPANY, DECATUR, ILLINOIS, U.S.A.Représentants exclusifs au Canada : HERDT & CHARTON, INC.- - 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal REVUE DES LIVRES Jean SAIDMAN, fondateur de l'Institut d'Ac- M.ALBEFAUX-FERNET, L.BELLOT, J.DANEL, tinologie, et Jean MEYER, chef de Laboratoire de Finsenthérapie à l'hôpital Saint- Louis.\u2014 Les ondes courtes en thérapeutique.3ème édition, revue et corrigée.Un volume de 262 pages, avec 85 figures.\u2014 G.Doin et Cie, éditeurs, Paris, 1951.Cette 3e édition a renouvelé les deux tiers de l\u2019ouvrage.La diathermie par ondes courtes est devenue classique; elle a supplanté peu à peu la diathermie par ondes longues.Elle deviendra la seule possible, le jour prochain où les conventions internationales qui limitent étroitement les fréquences réservées aux médecins, seront appliquées sans restrictions.Le matériel en est transformé.Cet ouvrage expose les conditions de construction et de fonctionnement du matériel moderne et les notions qui, pour le physiothéra- peute, doivent guider son choix dans l\u2019achat d\u2019un appareil.De nombreuses indications thérapeutiques périmées ont été élaguées.Par contre, plusieurs chapitres ont été considérablement développés.A côté du traitement des phénomènes douleureux, des affections viscérales et vasculaires, les troubles causés par le froid et les séquelles des traumatismes sont l'objet de chapitres nouveaux.Enfin une dernière partie concerne les mi- crondes, qui entrent à peine dans la thérapeutique.Nous ne sommes plus au stade des essais: la diathermie par ondes courtes est de moins en moins un agent physique isolé.Participant à la « polyradiothérapie » sur laquelle insistait Saidman, elle prend dans les associations des agents thérapeutiques, physiques, chimiques et biologiques, une place bien déterminée et des plus importantes.J.DERIBREUX et M.GELINET.\u2014 L'année endocrinologique.Deuxième année.Un volume de 140 pages.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1951.Les auteurs de l\u2019Année Endocrinologique ont voulu donner non pas le résumé sec et strict des observations et des travaux endo- crinologiques parus dans l\u2019année, mais des exposés complets de sujets à l\u2019ordre du jour, appuyés sur une bibliographie française et étrangère.Ils ont cherché la clarté et la précision en méme temps que la solidité des faits rapportés.Ils s\u2019adressent ainsi, à la fois, aux spécialistes soucieux d\u2019être « à la page », aux étudiants voulant moderniser leurs dossiers et aux praticiens désireux de maintenir leurs moyens de diagnostic et de thérapeutique à la hauteur des récentes découvertes.Divisions de l\u2019ouvrage Surrénales: Conception physio-pathologique et thérapeutique actuelle de la maladie d\u2019Addison.\u2014 Le test de Thorn: exploration fonctionnelle de la corti- co-surrénale par le compte direct des éosinophiles.\u2014 Syndrome de Cushing.\u2014 Emploi thérapeutique d\u2019une hormone surrénale: la cortisone et d'une hormone hypophysaire: la corticotrophine.Corps thyroide: Données nouvelles sur la thyréo- trophine.\u2014 Les protéines iodées.Neuro-hypophyse: Maigreurs hypophysaires.\u2014 Les séquelles endocriniennes des méningo-encéphalites de la base.\u2014 Les gonadotrophines en thérapeutique génitale masculine.Ovaires: Les facteurs de la menstruation.\u2014 Frottis vaginaux.\u2014 Le diagnostic étiologique des aménorrhées.\u2014 Le diagnostic biologique et clinique de la grossesse.\u2014 Le traitement de la dysménorrhée par les antihistaminiques de synthése.\u2014 Les cestrogénes de synthése en thérapeutique générale.\u2014 Le traitement de certains accidents gravidiques par les œstrogènes de synthèse.Testicules: Les 17 cétostéroïdes.\u2014 Individualisation physio-pathologique de certains cas de stérilité masculine. SCILEXOL E.B.S.a Each fluid ounce represents: Dmonium Chloride - 16 grs Le Scilexol E.B.S.contient A Oroform - - .2 miP* .cid Hydrooyanie Di 4 mins des expectorants qui Syrup Sens smic Di BP.a mins Syrup Tolu 120 mins: ©%e: One to two teaspoonfuls a Peated every four hours until relieve An Efficient Expectorant espiratory Sedative and Anodyne- Control D-31842 HE RA met dégagent les voies respiratoires de leurs sécrétions, et facilitent leur élimination.Les spasmes de la toux seront vite enrayés si on associe au Scilexol E.B.S.les sédatifs suivants.* 1 Codéine.1 gr.2 Methadon.10 Mg.par once 3 Teinture d\u2019opium camphrée 80 min.par once par once * Ordonnance pour narcotiques requise.\\ J LEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA UNE COMPAGNIE ENTIÈREMENT CANADIENNE.DEPUIS 1879 Représentants: M.Gaudias Lamontagne, 2317 Regent Ave., N.D.C., Montréal, P Q.M.J.-L.Vallerand, 23, rue de l'Eglise, Québec, P.Q.M.J.-A.Le Febvre, 4995 Hampton Ave., Montréal, P.Q.M.P.-E.Thibaudeau, 2425, boul.Girouard, Saint-Hyacinthe, P.Q.M.}.-L.Racette, 5419, 4th Ave., Rosemount, Montréal, P.Q. 1360 Affectirms pluri-endocriniennes et para-endocrinien- nes: Investigations étiologiques et traitement de l\u2019hydrolipopexie.\u2014 Conception actuelle des infantilismes.\u2014 Maladie de Paget.Conceptions nouvelles et thérapeutique hormonale.Sujets traités dans la première année (1949) Surrénales: Diagnostic de la maladie d\u2019Addison.Hypertension sèche d\u2019origine surrénale et syndrome d'adaptation de Selye.Traitements actuels de la maladie d\u2019Addison.Arthrites au cours de traitements par la désoxycorticostérone.\u2014 Corps thyroïde: Anti- thyroïdiens de synthèse dans le traitement des hyper- thyréoses.Indications actuelles de la chirurgie dans le traitement des hyperthyréoses.Iode radio-actif.\u2014 Hypophyse: le test de l\u2019intolérance à l\u2019insuline.Les nanismes d'origine cérébrale.\u2014 Ovaires: Frottis vaginaux.Œstrogènes de synthèse.Troubles de la ménopause et leur traitement.Traitement des rhumatismes de la ménopause par les Œœstrogènes de synthèse.Obésités spongieuses féminines.\u2014 Testi- cues: Hormonothérapie masculine dans la gynécomastie.Arthroses au cours de traitements par la testostérone.\u2014 Seins: Hormonothérapie du cancer du sein par la testostérone.Hormonothérapie du cancer du sein par les œstrogènes de synthèse.\u2014 Parathyroïdes: L\u2019hormone parathyroïdienne.Tests d'insuffisance parathyroïdienne.Publiés sous la direction de Michel POLO- NOVSKI, professeur de Chimie médicale a la Faculté de Médecine de Paris, membre de l'Académie de Médecine; par MM.P.Boulanger, P.-J.Dallemagne, C.E.Dent, P.Favarger, A.Gajdos et M.Gajdos-To- rok, R.Grangaud, E.Mach et R.-S, Mach, M.Machebœuf, P.Mandel, M.Polonovski et P.Valdiguié, J.Roche, G.Schapira et J.Kruh, J.Van de Velde et J.de Smet.\u2014 Exposés annuels de biochimie médicale.Treizieme série.Un volume de 332 pages, avec figures.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris 1951.Cette treizième série rassemble 13 conférences de chimie médicale faites par des biochimistes réputés à la Faculté de Médecine de Paris.Ces conférences portent sur des sujets d'actualité intéressant, au premier chef, le phys:ologiste et le médecin.Cet ouvrage contient en outre la table alphabétique des auteurs des tomes I & XIII.REVUE DES LIVRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Chapitres de l\u2019ouvrage Les effets métaboliques de la cortisone et l'ACTH (René S.Mach et Evelyn Mach).\u2014 Squelette et hormones sexuelles (M.J.Dallemagne).\u2014 La résorption intestinale des acides gras chez l\u2019animal supérieur (P.Favarger).\u2014 Quelques désordres du métabolisme des acides aminés (C.E.Dent).\u2014 Caroté- noïdes et vision (R.Grangaud).\u2014 Acide glutamique et métabolisme cérébral (P.Boulanger).\u2014 Quelques récentes acquisitions sur la biochimie de l\u2019hormone thyroïdienne (J.Roche).\u2014 Métabolisme de l\u2019acétone (M.Polonovski et P.Valdiguié).\u2014 Les cuproprotéines sanguines et l\u2019affinité pour le cuivre des diverses protéines plasmatiques (M.Mache- bœuf).\u2014 La biosynthèse de la protoporphyrine hé- moglobinique (A.Gajdos et M.Gajdos Torok).\u2014 Rôle des hormones dans le métabolisme des lipides (J.Van de Velde et J.de Smet).\u2014 Sur les acides pentose et désoxypentosenucléique des tissus (P.Mandel).\u2014 Spécificité des hémoglobines et « maladies moléculaires » (G.Schapira et J.Kruh).Sujets traités dans la douzième série Synthèse des protéines et ribonucléoprotéides (J.Brachet).\u2014 Les substances anticholinestérasiques (C.Heymans).\u2014 Le diabète alloxanique (J.-P.Hoet et P.de Moor).\u2014 Métabolisme des amines (H.Blaschko).\u2014 Recherches sur la thiamine dans l\u2019urine et le sang en vue de la détection d\u2019états de carence (H.G.K.Westenbrink), \u2014 Recherches biochimiques sur le mode d\u2019action des antibiotiques (M.Mache- bœuf et F.Gros).\u2014 Etudes sur les protéides, enzymes, ultravirus et microbes à l\u2019aide des ultrasons (P.Grabar).\u2014 L'action des protéinases (P.Boulanger).\u2014 L\u2019exploration biochimique de l\u2019excitabilité des centres respiratoires (D.Santenoise).\u2014 Action biochimique des cyanures et des anticyanures (H.Benard).\u2014 Les protéines de Bence-Jones (M.Polo- novski et F.Delbarre).\u2014 Biochimie de l\u2019atrophie musculaire (G.Schapira et J.C.Dreyfus).Sujets traités dans la onzième série Le minimum alimentaire (A.Fleisch).\u2014 Le problème des protéines tumorales (F.Kogl).\u2014 Les applications de la diffusion moléculaire de la lumière à l\u2019étude des protéines (P.Putzeys).\u2014 La chromatographie de partage (P.Boulanger et G.Biserte).\u2014 Les enzymes amylolytiques et phosphorolytiques.Dégradation et synthèse de l\u2019amidon (Kurt H.Meyer).\u2014 La biochimie des acridines (L.Massart).\u2014 Elimination des gonadotropines et des stéroïnes au cours de la grossesse (M.-F.Jayle).\u2014 Aspects bio- chimiques du choe (G.Schapira).\u2014 L\u2019estérase du sérum sanguin (A.Gajdos).\u2014 Données récentes sur les ptérines (M.Polonovski). L'Union Méd.Canada L Tome 80 \u2014 nov.1951 Nouveau Traitement Scientifique pout les ULCÈRES GASTRIQUES et DUODENAUX Société suisse de gastro-entérologie VOIE BUCCALE et INJECTABLE Dragées à base d\u2019EXTRAITS Genève 22-23 juin 1946 Ampoules injectables à base d'ESTOMAC et d'INTESTIN (Voir Médecine et Hygiène, no 78) d'EXTRAIÎTS d\u2019ESTOMAC et d\u2019INTESTIN GRÊLE.GRÊLE, préparés de diverses Suite des résumés des communications préparés de diverses méthodes nl méthodes P.-d.Dr H.Kapp (Bâle) 1.Le traitement de l\u2019ulcère gastrique et duodénal par le Robuden.L'accroissement, ces dernières années, des ulcères gastriques et duodénaux a contribué au fait que de nombreux cas ont dû être traités ambulatoirement.L'étude de nombreux médicaments dans des conditions graves a été ainsi rendue possible.{ Rapport sur le traitement avec le Robuden.Sur 30 cas d'ulcères gastriques, la niche, après le traitement, avait disparu dans 21 cas, persisté dans 9 cas et récidivé dans 5 cas.On constate donc un succès temporaire dans les deux tiers des cas et un succès durable dans environ la moitié des cas traités.Sur 34 cas d'ulcères duodénaux, la niche, après le traitement, avait disparu dans 29 cas, persisté dans 5 cas et récidivé dans 5 cas.Succès temporaire, cinq sixièmes des cas et succès durable, deux tiers des cas.On peut conclure sur la base de ces recherches que le traitement ambulatoire avec le Robuden fournit des résultats comparables à ceux du traitement par le repos et la diététique.Documentation et échantillon médical envoyés sur demande.Préparé par LES LABORATOIRES ROBAPHARM SOC.BÂLE, SUISSE Représentants exclusifs au Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL - MONTRÉAL \u201c3B: nion Medicale du Canada\u2019 en 1882 L'anesthésie chez les dentistes Nos lecteurs sont dé à, sans aucun doute, au fait du malheureux accident survenu dernièrement chez un dentiste à Québec.Un jeune homme ayant été mis sous l'influence du chloroforme pour l\u2019extraction d\u2019une dent, celle-ci fut extraite, mais, en dépit de tous les efforts, il fut impossible de ranimer le patient qui, l'instant d\u2019après, rendait le dernier soupir.Une enquête tenue au sujet de cette affaire exonéra de tout blâme, et le dentiste qui avait extrait la dent, et le médecin qui avait administré l\u2019anesthésique.Il fut prouvé que les précautions ordinaires avaient été prises au préalable et que tout avait été mis en œuvre pour rappeler à la vie l\u2019infortunée victime.Notre intention n\u2019est pas de commenter ici le fait en question, au sujet duquel nous manquons d\u2019informations suffisantes pour pouvoir en parler comme nous voudrions.Nous ne voulons pas non plus entreprendre de discuter les mérites respectifs de divers modes d\u2019anesthésie; cette étude nous entraînerait trop loin et n\u2019entre pas, d\u2019ailleurs, dans le cadre que nous nous sommes tracé.Nous désirons seulement profiter de l\u2019occasion pour examiner une question des plus graves et qui emprunte au fait que nous venons de rapporter une importance qu\u2019on ne saurait se dissimuler, nous voulons parler des garanties de sécurité que peuvent offrir à leurs clients les dentistes qui font usage d\u2019anesthésiques, et des conditions dans lesquelles ceux- ci peuvent ou doivent être administrés.Bien qu \u2018un grand nombre de dentistes se servent, encore \u2018aujourd\u2019hui, presqu\u2019exclusivement du protoxyde d\u2019azote pour produire Panesthésie, il en est cependant beaucoup trop qui, de temps à autre, ont recours au chloroforme.C\u2019est là; -à notre avis, une erreur contre laquelle on \u201cne saurait.trop s\u2019élever.Considérant le peu de temps nécessaire à d\u2019une ou de plusieurs dents, le fait qu \u2018une insensibilité complète n\u2019est pas toujours \u201cde\u201d rigueur, et ce qui est plus important encorè\u2019 la position dans laquelle il faut, la plupart du temps, placer le patient aËn d\u2019opérer d\u2019une manière convenable, il semble que le dentiste ne devrait jamais songer au chloroforme.Le chirurgien lui-même ne craint-il pas d\u2019employer cet agent quand il s\u2019agit d\u2019une opération mineure, souvent beaucoup plus douloureuse et de plus longue durée que la simple extraction d\u2019une dent?D'ailleurs, il est reconnu que le chloroforme est le plus dangereux de tous les anesthésiques ordinairement employés, et tous les autres s\u2019accordent à en à Pextraction proscrire l\u2019usage dans la chirurgie dentaire.S\u2019il se présente des cas où il faille, de toute nécessité, donner le chloroforme, qu\u2019on en laisse au moins l\u2019administration à un médecin compétent, c\u2019est-à-dire à une personne qui en connaît à fond les bons et mauvais effets et qui pourra, le cas échéant, prodiguer les secours nécessaires.La position assise ou demi assise que les dentistes donnent ordinairement à leurs patients n\u2019est pas non plus celle qui convient aux anesthésiques en général et plus particulièrement au chloroforme.Chacun sait qu\u2019un des grands dangers de l\u2019anesthésie chlorofor- mique est l\u2019anémie cérébrale produisant à son tour la syncope respiratoire et circulatoire, accidents éminemment favorisés par la position assise.Dans le cas du protoxyde d\u2019azote, le danger de syncope est moindre, mais il existe toujours à un certain degré vu la gêne considérable de la circulation capillaire dans le cerveau.Or quels sont les dentistes qui, se servant du chloroforme pour anesthésier leurs malades, ont la précaution de placer ceux-ci dans une position quasi ou tout à fait horizontale\u201d Il en est assurément, et nous voudrions que ce soit même le plus grand nombre, mais que d\u2019exceptions! Nous tenons de source certaine qu\u2019un dentiste de cette ville.ayant à faire l\u2019extraction de quelques dents cariées chez une dame, administra le chloroforme sans avoir pris aucune précaution préalable.La patiente venait de dîner; elle était corsée à triple tour.On la mit dans la position assise et l\u2019opérateur donna lui-même le chloroforme, sans se soucier de faire appeler un médecin, n\u2019eût-ce été que pour ausculter cette malade qui se plaignait, paraît-il, de troubles du côté du cœur.Aucun accident ne survint pourtant, mais n\u2019en reste-t-il pas moins établi qu\u2019il y avait là une coupable imprudence?Il est de fait que, en thèse générale, les personnes qui se présentent chez les dentistes et auxquelles .ceux-ci administrent un anesthésique n\u2019y sont guère préparées.Souvent elles sortent de table, et l\u2019on oublie de §\u2019informer- si rien ne serre outre mesure la taille ou le cou, et ne gêne de quelque façon les mouvements respiratoires ou la circulation cérébrale.Or ces précautions sont de première nécessité surtout avec le protoxyde d\u2019azote qui produit si facilement l\u2019asphyxie.Enfin, l\u2019on néglige beaucoup trop souvent de faire faire, par un médecin compétent, un examen attentif des organes thoraciques du patient, afin de s\u2019assurer si celui-ci ne souffre pas de quelques maladie du cœur ou des poumons de nature À favoriser la tendance à la syncope ou À l\u2019asphyxie, et pouvant ren- .L\u2019Union Méd.Canada LI \"Tome 80 \u2014 nov.1951 2 = D3 = = = EY sx Fes ee Es A 3 .> i NS A ar i A ES es 2 ia = S 3 4 cu 7: ks 7 .sn ol Hh 5 = - = ee = ES Bates 2 se HE 2 oa 4 iad 2 = = .Rit 3 By = 5 5; = J = se = 5 a Sh = 7e a a 3% 5 5 se 6 F7 es 2 i 7 ce GR a a i GE 2 a 35 5 12 45 TE Yr a 55 i % A 4 5 = ns da = = >} 5 2% a = 3 x æ i i > 7 a 5 7 i 2 7 GE 5 7% à a i fe.2 ce 2, cu Fu be 2 ce aa = LA NATURE À SON MIEUX.Ed | an Le COMPL EXE VITAMINIQUE B entièrement naturelle / origine Le M Provenant de foie frais, de son de riz et de levure de bière THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO - CANADA 1364 dre dangereux le sommeil anesthésique.D\u2019après les statistiques recueillies par Lyman!, nous voyons que sur 82 cas de mort par le chloroforme, l\u2019éther et le protoxyde d\u2019azote, de 1871 à 1881, et où l\u2019autopsie a pu être pratiquée, il y en eut 52 chez qui l\u2019on constata la maladie organique du cœur, des gros vaisseaux ou du poumon.Le plus souvent, ce fut la dégénérescence graisseuse du cœur et l\u2019athérome des parois artérielles.Ce qui précède suffira, croyons-nous à prouver aux plus incrédules de quels dangers peut être entourée l\u2019administration d\u2019un anesthésique chez un dentiste, et quelles précautions doivent être prises.Ces précautions sont résumées dans les propositions suivantes: 1° Le chloroforme ne doit jamais être employé par les dentistes.2° De quelque agent que l\u2019on se serve, les précautions préalables dont nous avons parlé concernant la position du malade, la constriction exercée par les vêtements, etc, doivent être prises autant que possible.3° Les dentistes doivent avoir sous la main tout ce qui peut être nécessaire pour ranimer le patient au cas d\u2019accident, v.g.appareil électrique, etc.4° Les dentistes ne doivent jamais prendre sur eux de donnre un anesthésique, mais ils sont tenus de faire appeler un médecin compétent, tant pour examiner les malades et juger s\u2019ils sont dans des conditions qui leur permettent de supporter l\u2019anesthésie que pour administrer lui-même cet agent.\u201cL\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d EN 1882 L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Nous terminerons nos observations sur ce sujet en nous demandant si vraiment les dentistes non médecins sont autorisés, par leur diplôme et la charte de leur association, à administrer eux-mêmes un anesthésique quelconque.Telle chose n\u2019est pas permise en France si nous en croyons l\u2019extrait suivant d\u2019un bulletin du Progrès Dentaire2: « L'administration des anesthésiques est une opération réservée aux docteurs en médecine et qui est interdite par la loi aux officiers de santé, à plus forte raison aux dentistes dépourvus de diplômes médicaux ou de nationalité étrangère.» Nous croyons savoir que la charte et la constitution qui régissent l\u2019Association des Dentistes de la Province de Québec ne fait pas du tout mention de l'administration des anesthésiques par les dentistes.Il s\u2019en suit donc que cette administration est tacitement interdite à ceux-ci, et doit être laissée auæ seuls médecins.La grande majorité des dentistes n\u2019y ont pas\u2018la moindre ob'ection, bien au contraire.Nous ajouterons enfin que dans le cours des remarques précédentes nous n\u2019avons pas voulu parler des dentistes en tant que corps.La plupart d\u2019entre- eux, il nous fait plaisir de le dire, prennent toujours en ce qui regarde l\u2019anesthésie de leurs patients toutes les précautions suggérées par la prudence.Mais il est des exceptions, ils le savent comme nous, et avec nous ils doivent désirer les voir disparaître.1.Lyman, Artificial Anoesthesia et Anoesthetics, New York 1881.2.Progrès Dentaire, juillet 1879. L'Union Méd.Canada L£I Tome 80 \u2014 nov.1951 oo UT 1005 ANTISPASMODIQUE : INDICATIONS ; pie cu comprimés Agrippol s\u2019emploient pour soulager les 3 Zz + symptômes accompagnant les rhumes, le coryza, la grippe, E ; 5 \u2018a bronchite, l'asthme des foins, l'asthme bronchique, la 4 4 Per x dysménorrhée, les maux de tête et les névralgies.1 3 ee COMPOSITION | Acétophénétidine Acide acéthylsalicylique Chlorhydrate d'aminoxide-atropine ; ECHANTILLON MEDICAL ET DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMANDE HERDT & CHARTON, INC.MÉDICAMENTS DE MARQUE f 9097, AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 MONTRÉAL an Witte se or eam = eam amare = addon om ll\u201d a ¥ 7 NOUVELLES THÉRAPEUTIQUES TROIS DES PRINCIPALES MALADIES VÉNÉRIENNES ENRAYEES PAR UN NOUVEAU REMÈDE ANTIBIOTIQUE Trois parmi les principales maladies vénériennes ont été traitées avec succès par un remède antibiotique puissant, la terramycine, selon un rapport portant sur cinq nouvelles études cliniques effectuées par des médecins américains bien connus.Le Dr Louis T.Wright, à la tête d\u2019une équipe de médecins du Harlem Hospital, à New-York, a obtenu un coefficient de 92,6% de guérisons sur une série de 177 cas de blennorragie, soignés par absorption de terramycine par la bouche.Les mêmes docteurs ont déclaré que des résultats « extrêmement encourageants» ont été obtenus en donnant ce médicament à 20 malades atteints de lymphogranulomatose inguinale, maladie vénérienne causée par un virus et dont le traitement était jusqu\u2019alors «très peu satisfaisant ».Des résultats similaires portant sur un total de 43 cas de granuloma venereum, une 3e infection vénérienne, ont été également signalés par ces mêmes praticiens et par un autre groupe de médecins.La communication que le Dr.Wright et ses collaborateurs ont présentée à Washington au « Symposium on Recent Advances in the Study of Venereal Diseases », (Congrès Médical consacré aux progrès récents accomplis dans les recherches sur les maladies vénériennes), s\u2019exprime en ces termes: « La découverte des remèdes antibiotiques aux résultats si remarquables et si faciles à administrer, rend possible d\u2019envisager la suppression de maladies vénériennes très répandues ».La blennorragie, en particulier, est l\u2019une des maladies les plus anciennes, les plus fréquentes et les plus complexes dont souffre l\u2019humanité; elle se rencontre sans distinction d\u2019âge, de race ou de sexe, ni de climat, de saison ou de situation géographique.Ses complications sont multiples et comprennent notamment la stérilité, la semi-invalidité ainsi que ia cécité des enfants nés de mères infectées.Des cultures de bactéries prélevées parmi les 177 cas sus-mentionnés furent négatives, et révélèrent l\u2019élimination dans les 24 heures des gonocoques qui causent la maladie.Des résultats également satisfaisants ont été aussi constatés en administrant la terra- mycine par doses de un gramme et deux grammes.Treize rechutes ont été signalées.La même équipe de savants a obtenu une proportion de 95 à 96% de guérisons en traitant un second groupe de 260 cas de blennorragie à la fois par la e + + + terramycine et un autre antibiotique puissant, l\u2019auréomycine, suivant une méthode comparable.On peut en tirer la conclusion que ces médicaments « sont des agents excellents dans le traitement de la blennorragie ».Ceux-ci, contrairement à la pénicilline pour laquelle on procède par injections intramusculaires, peuvent être absorbés sous forme de capsules, fait que l\u2019on considère comme un avantage clinique marquant.Parfois appelée ulcère tropical ou bubon climatique, la lymphogranulomatose inguinale se répand de plus en plus dans la plupart des pays.L\u2019une des raisons de la résistance de cette affection aux traitements, est qu\u2019elle est causée par un virus \u2014 un microbe si petit qu\u2019il reste à peu près invisible au microscope.Etant donné que les virus attaquent l\u2019organisme de façon différente de celle des bactéries, les affections qu\u2019ils causent ont tendance à résister même aux agents chimiothérapeutiques les plus modernes.La terramycine et quelques autres puissants antibiotiques sont pratiquement les seuls médicaments susceptibles d\u2019agir sur un certain nombre de virus.Cependant, en contraste avec le traitement de 24 heures de la blennorragie, le Dr.Wright a fait ah- sorber de la terramycine pendant une période d\u2019un mois à 20 malades atteints de lymphogranulomatose.Les médecins estiment que la durée des soins devrait être même plus prolongée afin d\u2019éviter les rechutes.Ces malades ont été ensuite régulièrement suivis pendant environ une année.La granulomatose inguinale, aussi appelée ulcère génital, se manifeste par des ulcérations profondes de la peau et des muqueuses.Considérée primitivement comme une maladie tropicale, elle se rencontre de plus en plus fréquemment aux Etats-Unis.La terra- mycine agit puissamment contre cette affection: telle est la conclusion à laquelle aboutissent non seulement le Dr.Wright et son équipe, mais aussi le Dr.Robert B.Greenblatt et ses aides, au Medical College of Georgia, à Augusta.La première équipe à traité 11 malades avec ce médicament et la seconde ; 32 malades: là encore, le traitement dura deux, trois et quatre semaines et même davantage, et l\u2019observation des malades fut continuée ensuite pendant environ huit mois.Deux des communications de l\u2019équipe du Dr.Wright ont paru dans un numéro récent de la principale publication spécialisée dans cette branche de la médecine « Antibiotics and Chemotherapy », une autre communication dans le « New York State Journal of Medicine » et une quatrième au « Symposium on Recent Advances in the Study of Venereal Disea- L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Tyrotrace est facile à employer\u2014une application généreuse, une fois par jour, est ordinairement suffisante.DEUX PUISSANTS ANTIBIOTIQUES DONNENT À CET ONGUENT UN VASTE CHAMP D'ACTION ANTIBACTERIEN Tyrothricine et bacitracine associées font de TYROTRACE un onguent topique d\u2019une efficacité remarquable dans le traitement des dermatoses pyogéniques et autres infections cutanées causées, ou compliquées, par des organismes sensibles \u2014principalement les organismes gram-positifs, infections telles que: e impétigo ecthyma plaies infectées e ulcères folliculitis barbae e e infections secondaires compliquant l\u2019eczéma et la gale AVANTAGES e grande efficacité contre les organismes gram-positifs en raison de l\u2019action synergique antibactérienne de 2 puissants antibiotiques e bien toléré\u2014aucune réactions toxiques n\u2019ont été signalées après l\u2019emploi clinique de TYROTRACE e en utilisant des antibiotiques fopiques\u2014on évite la possibilité de sensibilisations des malades aux antibiotiques ordinairement employées par voie parentérale e sert de pansement occlusif hydrofuge-\u2014permet de couvrir par un bandage\u2014empêche le bandage d\u2019adhérer à la plaie, évitant ainsi d\u2019endommager le tissu granuleux lorsqu\u2019il est nécessaire de changer le pansement.CONDITIONNEMENT \u2014 TyroTRACE est offert en tubes de !» once.Sharp & Dohme (Canada) Ltd., Toronto 13, Ontario.TYROTRACE Onguent Bacitracine-Tyrothricine LIII 1368 ses».Le rapport Greenblatt a été publié dans le « Journal of Venereal Diseases Information ».SELSUM ! La science médicale a découvert récemment que le selenium \u2014 ce métal rare qui fait ouvrir les portes au moyen de l\u2019œil électrique \u2014 peut apporter une amélioration prolongée à ceux qui souffrent de pellicules.Un composé de ce métal constitue le principal ingrédient de la suspension Selsum.C\u2019est un nouveau médicament fabriqué par les Laboratoires Abbott pour le traitement de la dermite séborrhéique du cuir chevelu, dont les pellicules ne sont qu\u2019une manifestation légère.Selsum n\u2019est pas annoncé comme un traitement curatif des pellicules, mais il soulage le brûlement et la démangeaison après deux ou trois applications.Il redonne au cuir chevelu une apparence normale et le débarrasse des squames caractéristiques pour une à quatre semaines, chez la plupart des patients.NOUVELLES THÉRAPEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Dans des essais cliniques chez 400 patients, Selsum a enrayé effectivement la dermite séborrhéique dans 81 à 85 pour cent des cas, et les pellicules, maladie moins grave, dans 92 à 95% des cas.Plusieurs de ces patients avaient essayé des shampooings et des préparations soufrées sans aucun effet.Selsum est un sulfure de selenium et est présenté sous forme de liquide orangé.Appliqué pendant le lavage des cheveux, il est de maniement facile et agréable et laisse le cheveu propre et souple.A l\u2019opposé des onguents et autres préparations semblables, Selsum, que l\u2019on rince peu après son application, ne laisse aucune tache de graisse sur les vêtements ni odeur désagréable après emploi.On peut se procurer Selsum sur ordonnance médicale seulement.Les instructions particulières sont indiquées par le médecin et, après le début du traitement, il n\u2019est pas nécessaire de répéter les applications plus d\u2019une fois par semaine ou moins souvent.1.Se\u2018sum est la marque déposée des Laboratoires Abbott pour le sulfure de selenium.BUREAU À LOUER Bureau et salle d\u2019attente meublés à louer pour médecin.Instruments à vendre.Endroit propice à une bonne clientèle.S\u2019adresser à : Madame Léo Mongeon \u2014 10350, boulevard des Ormes, Ahuntsic.Tél.: DU.1220. ; L'Union Méd.Canada \u2019 Tome 80 \u2014 nov.1951 L\u2019Urecholine prévient ou soulage dans une proportion élevée les pénibles symptômes des distensions abdominales et des rétentions gastriques post-opératoires.En reproduisant les effets d\u2019une stimulation parasympathique, l\u2019Urecholine augmente le tonus gastrique, les contractions péristaltiques, et provoque la miction et la défécation.On a aussi prouvé la grande valeur de l\u2019Urecholine pour prévenir et/ou soulager la rétention d\u2019urine post-opéra- (marque déposée) LIV Prévention ou soulagement des Distensions Abdominales et Rétentions Gastriques post-opératoires toire et traiter la rétention chronique ou fonctionnelle On à obtenu un soulagement symptomatique complet dans des cas choisis de mégacôlon.Des renseignements détaillés sur l\u2019Ure- choline Chloride seront envoyés sur demande.* * * S\u2019OBTIENT en flacons de 100 comprimés de 5 mg.pour usage buccal, et en cartons contenant six ampoules de 1 c.c.correspondant à 5 mg., pour administration sous-cutanée.(Marque de chlorure de béthanechol) (Uréthane du chlorure de 8-méthylcholine Merck) MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTREAL TORONTO VALLEYFIELD +?0188¢ (LJ ZN : 4; ! je Fd J) Bi : V7 | rr.I ç AS as Vi LE 3 ef SN.LL x $ EL ) 4 t 3 \u2014\u2014 A wl wy ea A < ; AN Ze) os 2 Nz a \u201c + Nay 7 i) iB 220.Mit.Atos te cc.nus LL À x Mes (LIN ch L'état critique créé dans l\u2019organisme par les brûlures, les infections aiguës, les opérations graves et les convalescences prolongées peut imposer des exigences exceptionnelles à la corticale surrénale.Heureusement, le médecin peut corriger cette déficience corticale surrénale par une injection sous-cutanée, intramusculaire ou intraveineuse de .Les recherches effectuées par la maison Upjohn en physiologie et chimie surrénales ont contribué d\u2019une manière significative a mettre a la disposition du corps médical des extraits standardisés de grande efficacité qui fournissent toutes les hormones cortico-surrénales naturelles.Chaque cm* d\u2019Extrait de Cortex Surrénal Upjohn contient le principe biologique équivalent à 0.1 mg.de 17-hydroxycorticos- térone, titrage standardisé par l\u2019essai de Déposition au Glycogène appliqué au Foie du Rat.Alcool: 10°, Fourni en fioles de 10 cm°.Ler ces PE avec soin.Pour la sante.THE UPJOHN COMPANY, 384 RUE ADELAIDE.QUEST, TORONTO, ONTARIO, CANADA Pa ULCERE VARIQUEUX COMPLIQUÉ D\u2019ECZÉMA.Guéri par pansement compressif Fig.1 HISTOIRE DE CAS M.R., âgée de 40 ans.Ménagère.Ulcère variqueux de la jambe droite, compliqué d\u2019eczéma grave.(Fig.1).Fig.2 Fig.3 ; TRAITEMENT 11 oct.\u2014 Idem = répétés.\u2026 , 11 nov.\u2014 Guérison \u2014 (Fig.3)., 9 août.\u2014 L\u2019ulcère et la peau avoisinante sont nettoyés ; , avec de l'huile de foie de morue.Des bandes de Jelonet On conseille à la malade de continuer elle-même les sont appliquées pour couvrir l\u2019ulcère et la zone eczéma- applications de lotion de calamine et l\u2019Elastocrêpe.teuse, avec un tampon d\u2019ouate au-dessus de l\u2019ulcère seulement.Toute la jambe est bandée avec de l\u2019Ichthopaste et ensuite avec de l'Elastocrêpe.(Fig.2).P COMMENTAIRES % bres.\u2014 Bandages d'ichthopaste et d'Elastocrépe Dans ce cas, l\u2019eczéma était plus ennuyeux que l\u2019ulcère.pees., .Les deux conditions ont cependant répondu à l\u2019effet 13 sept.\u2014 L'œdème diminue et la jambe est beaucoup calmant de l\u2019Ichthopaste et à la pression constante de moins douloureuse.De la lotion de calamine est appliquée l\u2019Elastocrêpe.Les détails et les illustrations ci-dessus sur toute la région avec un tampon d\u2019ouate, surmonté sont authentiques.T.J.Smith & Nephew Ltd., de Hull, d\u2019un feutre au-dessus de l\u2019ulcère La jambe est de Angleterre, sont heureux de publier cet exemple typique nouveau bandée avec de I\u2019Elastocrépe.parmi bien d\u2019autres où leurs produits ont été employés 4 oct.\u2014 Lotion de calamine, tampon d\u2019ouate et Elasto- avec succès, estimant que les résultats authentiques de crêpe répétés.ce genre sont d\u2019intérêt général.ICHTHOPASTE JELONET ÉLASTOCRÊPE Les bandages d'Ichthopaste sont du Le Jelonet (tulle gras) est un pansement de gaze Les bandages d\u2019Elastocrêpe sont faits type \u201cPéte d\u2019Unna\u2019\u2019 mais contien- à mailles ouvertes, imprégné de gelée d'huile de d\u2019Elastoplast non tendu et son four- nent 2% d'\u2019Ichthyol.Les bandages pétrole contenant 19% de Baume du Pérou.|| est nis en largeurs de 22\u201d, 3\u201d et 4 mesurent 3/2\u201d de largeur par 6 recommandé comme pansement dans les greffes par 5/6 de verge de long, une fois cutanées et pour le traitement de blessures, brû- appliqués.lures, etc.Le Jelonet est stérilisé, prêt à servir, .et est fourni en bandes de 8 verges de long ou 0 en boîtes de fer blanc, contenant 36 morceaux, ng hast!\u201d mesurant 334\u201d x 334\".5 Sia SMITH & NEPHEW LIMITED 378 OUEST, RUE SAINT-PAUL, MONTREAL, P.Q.verges de longueur. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Accepté par le Conseil de l\u2019A.M.A.pour la Pharmacie et la Chimie Cafergot, yx.(E.C.110) Traitement Oral » SANDOZ de la Crise de Migraine Le CAFERGOT est le premier médicament efficace par voie buccale dans la crise de migraine.Chaque dragée contient: 1 mg.tartrate d\u2019ergotamine 100 mg.caféine (pure) .\u201cPratiquement tous les malades de ce groupe avaient employé auparavant le tartrate d\u2019ergotamine pour avorter ou soulager leur migraine, et tous constatèrent que E.C.110 était plus efficace que l\u2019ergotamine employée seule\u201d .(Horton, Ryan & Reynolds, Proc.Staff Meet., Mayo Clin, 23: 105, 1948).\u201cQuoique E.C.110 (CAFERGOT) fut développé surtout pour le traitement de la crise de migraine, il est tout aussi efficace et peut être employé dans d\u2019autres céphalées, surtout la céphalée histaminique typique et atypique\u201d .(Hansel, Ann.Allerg.6: 155 \u2014 161, 1949).\u201cLe CAFERGOT .semble être une préparation excellente pour l\u2019avortement des maux de tête, surtout ceux du type de la migraine et de la céphalée histaminique\u201d .(Ryan, Postgrad.Med., 5: 330, 1949).Littérature et échantillons sont a la disposition du Corps Médical.SANDOZ PHARMACEUTICALS LTD.391 ST-JACQUES OUEST MONTREAL, P.Q.LVIII LIX un bon support 4 aide a former \u201cl\u2019instinct de la bonne attitude\u201d Dans ces photographies, remarquer le poit habituel de la malade sans support \u2014 le corps maigre, la tête penchée par en avant, les épaules voûtées, la poitrine plate, l\u2019abdomen ptosé.Puis, remarquer la même malade dans le Support et le Soutien-gorge Spencer prescrits pour elle comme auxiliaires au traitement de la splanchnoptose.Une section abdominale à l\u2019intérieur du support, faite de tissu non élastique.procure le relèvement abdominal supplémentaire requis par de telles malades.Ce Spencer \u2014 comme tous les Spencers \u2014 est garanti ne PAS perdre sa forme.Un suppo:t qui perd sa forme perd son efficacité.Les Supports Spencer pour hommes sont d'apparence tout à fait masculine.Adressez le coupon ci-dessous \u2014 ou téléphonez à une marchande de Suprorts Spencer (voir les pages jaunes sous \u201cCorsets-Brassiéres-Retail\u2019\u2019) pour renseignements.1.Spiesman, Manuel G., Visceroptosis, Rev.of Gastro.7: 218-234 (mai-juin) 1940.2.Goldthwait, J.E.et al.Body Mechanics in Health and Disease.J.B.Lippincott Co., Phi- ladelphie, 1937.3.Truslow, Walter, Body Poise, Williams and Wilkins Co., Baltimore, 1943.- am am Am Mm am 2m am AR AN eh Sn Mm MA em Mm Mm Mm Mn em am sh mm mm Ma a em om om a am em mo.SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD., Rock Island, P.Q.Angleterre: Spencer Ltd., Banbury, Oxon.Etats-Unis: Spencer, Inc., New-Haven, Conn.) ) ) ) \u2019 » Veuillez m'adresser la brochure \u2018\u2018Les Supports Spencer ; dans la Pratique Médicale Moderne\u201d.) » ) W ) ) ) » » ) L\u2019Union Méd.Canada Teme 80 \u2014 nov.195! On convient généralement qu\u2019il est essentiel de cultiver les muscles dans le traitement de toutes les formes de splanchnoptose.!» 23 Puis, il existe de la documentation pour montrer qu'un bon support aide a former \u2018\u201c\u2018l\u2019in-tinet de la bonne attitude de maintien\u201d dans un tel traitement \u2014 spécialement chez ceux qui sont \u201cparesseux et négligents\u201d.3 Dans un Spencer l\u2019amélioration posturalc est immédiate: 1l rappelle constamment à la malade son but d\u2019exercer les muscles et de guider la contenance du corps.Et cette rectification du maintien et de la mécan:que du corps s\u2019atteint synchroniquement avec le retour des organes abdominaux à leur position normale.Si les Supports Spencer sont thérapeutique- ment les plus efficaces c\u2019est que: chaque Spencer est créé, taillé et fait individuellement dans nos ateliers de Rock Island, après qu\u2019une corsetière a pris une description «du corps et du ma.ntien de la malade ainsi qu Nom des mesures détaillées.Ainsi, chaque Spencer M.D est créé pour répondre aux indications médi- Adresse Cs cales de chaque malade.Cependant, le prix SN des Spencers est raisonnable.« dessines L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014- nov.1951 une nouvelle offensive cond lo rhume PENEDRINE protodion a Tiple offel 1 PENICILLINE\u2014pour la prévention des com- compos lon , icati i ébilitantes.La PÉNÉDRINE est présentée plications secondaires débilitantes sous forme d\u2019un comprimé 2 ACIDE ACETYLSALICYLIQUE \u2014 PHENA- able enrobé de sucre.CETINE \u2014 CAFEINE \u2014 pour le soulagement ontenant: des malaises symptomatiques.Pénicilline G procainée 100,000 unités Int.3 ANTIHISTAMINIQUE\u2014 pour le soulagement Phénoxadrine\u2019 de plusieurs symptômes de l\u2019infection pri- (Marque de ommerce), me.maire et le soulagement spécifique de la Acide acétylsalicylique rhinite allergique.160.0 mg.(215 gr.) - Phénacétine 128.0 mg.(2 gr.) 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L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 LXII 3 nécessités de la lutte contre l'agent 1) Entraver son développement.Vendôme (France).2) Réaliser l\u2019antisepsie intestinale, hépatique, rénale.3) Provoquer une diurèse, une chasse expulsive.ANTISEPSIE INTESTINALE, HÉPATIQUE, URINAIRE.PYOCOLINE 6 à 10 COMPRIMÉS GLUTINISÉS PAR JOUR.3 composants de PYOCOLINE, correspondant point par point: 1) Chlorure d\u2019ammonium c.p.0.25 gm.2) Chlorhydrate Canada: RT LABORATOIRES JEAN OLIVE, d orthoxyquinoléine 0.05 gm.200, rue Vallée, Montréal.3) Hydrate de Terpine cee 0.03 gm.our 1 comprimé NEURO SOLENE SEDATIF DU VAGUE SYNERGIE DES DOSES THERAPEUTIQUES FAIBLES CO EXTRAIT JUSQUIAME EXTRAIT VALÉRIANE OXYDE DE ZINC : BARBITAL | ; O- GR- O17 Petits nerveux, pseudo-cardioques 1 comprimé, matin, midi et soir Troubles du sommeil 1, à 2, en plus, au coucher oh % LABORATOIRES BRÉANT, PARIS - LABORATOIRES J.OLIVE 200 RUE VALLÉE .MONTRÉAL L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 Le nouveau Recueil des thérapeutiques de l\u2019arthrite et du rhumatisme révèle que les salicylates procurent les mêmes bienfaits remarquables que les hormones corticales .sans aucun risque! a similitude frappante qui existe | entre le succinate-salicylate (AMBERMIDE) et \u2019hormone corticale, comme traitement de l\u2019arthrite et du rhumatisme, est clairement démontrée par les faits cités dans le AMBERMIDE \u201cIndex of Arthritic and Rheumatie Therapies \u2014 1951\u201d \u2014 une compilation des plus récentes constatations d\u2019éminentes autorités dans le monde entier.Le tableau comparatif ci-contre est basé sur des renseignements puisés dans l\u2019\u201cIndex\u201d .et il offre une comparaison exacte des bienfaits re- \u201c marquables de ces deux thérapies.Et.ce qui est de la plus grande importance pour le médecin praticien .ces observations démontrent d\u2019une façon probante que le succi- nate-salicylate (AMBERMIDE) offre en outre d\u2019autres avantages.© AMBERMIDE est sûr pour un traitement prolongé.les effets secondaires pénibles et parfois tragiques sont évités.© AMBERMIDE ne représente qu\u2019une fraction du coût du traitement hormonal.® Les Comprimés AMBERMIDE procurent un soulagement rapide, ils sont faciles a prendre, n\u2019occasionnent aucun trouble gastrique.© Les Comprimés AMBERMIDE se trouvent dans toutes les bonnes pharmacies.Flacons de 100 et de 500 comprimés.sur ordonnance médicale seulement.Ces avantages exceptionnels démontrent que AMBERMIDE (succi- nate-salicylate) est le traitement de choix dans l\u2019arthrite et le rhumatisme. L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 @ LISEZ CES FAITS { BASES SUR LES CONSTATATIONS D\u2019EMINENTES AUTORITES LXIV Réactions bienfaisantes Hormone corticale Succinate- salicylate _\"_ l\u2019acide u lation.tismaux.1.Réduction dans la teneur en acide ascorbique du cortex surrénalien.2.Augmentation de l\u2019élimination urinaire de rique.3.Inhibition de l\u2019action de l\u2019hyaluronidase.4.Diminution des eosinophiles dans la circu- >.Diminution de la globuline gamma et des anticorps dans le sérum.6.Affaiblissement de la réponse allergique.7.Soulagement clinique des symptômes rhuma- 8.Activation de l\u2019oxydation tissulaire.8.Favorisation de la phosphorylation.OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI OUI AMBERMIDE @ POUR VOUS: Nous nous ferons un plaisir de vous envoyer un exemplaire du \u201cIndex of Arthritic and Rheumatic Therapies \u2014 1951\u201d.Adressez votre demande a Dépt., THE Pan PHARMACALS LiMrTEp, Toronto 10, Canada.Ingrédients actifs dans chaque comprimé *O-Hydroxybenzamide .2gr.Succinate de calcium .2.8 gr.Hydroxyde d\u2019aluminium.1.7 gr.Hydroxyde \u201c#salicylamide de magnésium .0.649 gr.Pour un soulagement symptomatique rapide de l\u2019arthrite et du rhumatisme Fièvre rhumatismale - sciatique-goutte - bursite - névrite- fibrosite-myosite FOTO RE J : Keo pe, EEE LXV L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 FORMAT POUR ENFANTS ASPIRIN MARQUE DÉPOSÉE AU CANADA Ces comprimés d\u2019Aspirin Format Spécial pour Enfants permettent aux mamans de donner les doses que vous prescrivez.Le format pour enfants est présenté en comprimés bisséqués de 2% grains que l\u2019on casse facilement pour donner des doses de 14 grain.Le comprimé se désagrege rapidement pour se mélanger avec le véhicule que le médecin recommande pour l\u2019administrer.ma A (D grs.1% ers.|) id io C C nan of THE BAYER COMPANY LIMITED, 1019 ELLIOTT STREET W.WINDSOR, ONTARIO \u2018L\u2019Union Méd.Canada LXVI \u2014 LA SOLUTION DE SALICYLATE DE SOUDE QU DOCTEUR CLIN RHUMATISME ARTHRITISME « SCIATIQUE TOLERANCE + ACTIVITE Flacon de 300 c.c.PA @ LABORATOIRES CLIN, COMAR & CIE, PARIS \"Agents: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, Montréal VALERIANATE PIERLOT Calme les Maladies Nerveuses \u2014 Traite la Neurasthénie Composition: Valérianate d'Ammonium.Propriétés: Antispasmodique.Stimulant diffusible et énergique, régulateur de l'innervation.Indications: Excitabilité nerveuse, Insomnie, Migraines, Vapeurs, Toux nerveuse, Palpitations, Tremblement, Spasmes, Chorée, Convulsions, Attaques de nerfs, Hystérie, Névralgies, Sciatique, Règles douloureuses ou difficiles.Posologie: Une à deux cuillerées à thé dans un quart de verre d'eau sucrée, matin et soir.Pour les enfants, moitié ou tiers d'une cuillerée à thé.Présentation : Flacon de 120 cc.Laboratoires H.RIVIER \u2014 Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL.EN as YY.5 ue G Zz a À LA lg 4 yg Gé Le monofilament A SAUVEGARDE | & Occupe une grande = surface sur la plaque à rayons-X * * UA Non toxique, doux FA = Z et non abrasif £ \u201c > + * \u201cay Solidement fixé aux replis de l'éponge es \u2014 est.Rr iy menace Feo Lor) TR NGC) CE LR by 1 employes\u2019 \u2018les Cut LA décelables aux Lane J 0 Xs Ca découvrent eh r OE { NH _ un R'AŸ & irongs, he 3S MYCCITRE à LIMITED ee AL LM LU AQU GA QU WAY Va © L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 LXVIII AMINOPHYL EDDE Dragées glutinisées dosées a 0 Gm.10 d\u2019Aminophylline Médicament de fonds chez les Cardio-rénaux AMINOBAINE Insuffisances cardiaques Association d\u2019Aminophylline (5 cg.) et de Ouabaïne (1 mg.) par dragée glutinisée de 0 Gm.30 et par Suppositoire \u2014 boite de 10 AMINO-PAPAVERINE Suppositoires de 2 Gm.(Aminophylline 5 cg.et Papavérine 2 cg.) 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L'Union Méd.Canada LXIX Tome 80 \u2014 nov.1951 EEE MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIENE \u2014 MEDECINE PREVENTIVE ® RECHERCHES @ ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ \u2018 @ ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE @ PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 809, EN MILIEU TUBERCULEUX\" \u2014 Préparé suivant la technique de l\u2019Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Piqûres multiples).\u2014 FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*J.A.BAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.ALBERT CALMETTE 1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q., Zone 26 (sans but lucratif) \"\u2014\"_\"_\"\u2014\" L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 LXX ares x 43 wi «5 oo MAN Sa © eh Es NE £2 pis J & ae ts 2% EE i RY yt \u201c 3 +7 dd AU y né SIR a NE.Lise 2) a = J 4, \u2018 ov 3:31 > aa #3 À LIS x nr \\y \u201cae cK A 4 3e 2 Pourquoi \u201cLachance\u201d?.Combien chanceux est le mioche qui a reçu de l\u2019Infantol dès le berceau.AVANTAGES Car Infantol est une parfaite protection contre protection complète les déficiences vitaminiques miscible à l\u2019eau des premières années de formation.agréable au goût ; non dispendieux nianko\\ Hp frank WwW.horner l imited w \u2018 9, BETAGEN VITAMINE \u201cB\u201d COMPOSEE ELIXIR GLYCÉROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT NERVIN Pertes d'énergie et d\u2019appétit \u2014 Anémie \u2014 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux Déséquilibre nerveux PRINCIPAUX COMPOSANTS : ; VITAMINE B, \u2014 RIBOFLAVINE \u2014 PYRIDOXINE \u2014 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 ACIDE PANTOTHENIQUE LECITHINE \u2014 AVENINE \u2014 CLYCÉROPHOSPHATES DE SODIUM, CALCIUM, POTASSIUM, STRYCHNINE (1/160 gr.& l'once) SAVEUR AGRÉABLE @ TOLÉRANCE PARFAITE DOSE: UNE CUILLERÉE À DESSERT QUATRE FOIS PAR JOUR AVANT LES REPAS.Comprimés Licalgen- DV A bade de Gluconale de Calcium INOSITOPHOSPHATE DE CALCIUM ET MAGNÉSIUM CÉRIUM OXALATE © VITAMINE D Grossesse, Lactation, Vamissements gravidiques LE BICALGEN-D, COMPRIMÉ NON AROMATISÉ, PRESQUE INSIPIDE, ENTIÈREMENT SOLUBLE, EST LE MÉDICAMENT DE CHOIX POUR LA FEMME GRAVIDE.Dose \u2014 Trois à six comprimés par jour.Comprimés T R | - S U L F A 0.50 gm.Amélioré ACTION RATIONNELLE DES SULFAS CHAQUE COMPRIMÉ RENFERME: @ SULFAMÉTHAZINE 37% @ SULFADIAZINE 37% SULFAMÉRAZINE 26% NOUVELLE ASSOCIATION SULFAMIDÉE PERMETTANT DES DOSAGES ADÉQUATS TOUT EN DIMINUANT LE DANGER DE CRISTALLURIE DOSE \u2014 UN COMPRIMÉ TOUTES LES 3 HEURES OU PLUS SELON L'AVIS DU MÉDECIN.*Marque déposée.I A ET TY LUT XL WE AA.S omenal (COMPRIME A 0.10 GRAMME) NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE SOMENAL REPRÉSENTE L'EFFET RAPIDE DU BUTOBARBITAL ASSOCIÉ À L'EFFET PLUS PROLONGÉ DU PHÉNOBARBITAL.EMOTIVITE * INSOMNIE *® SPASMES ® PHOBIE ° ANXIÉTÉ .; ç ; Butobarbital 0.05 gramme } og DOSE: Selon l'avis du médecin.Phénobarbital 0.05 gramme | Par comprimé. L'Union Méd.Canada \u2018Tome 80 \u2014 nov.1951 LXXIT précieuse pour faciliter la convalescence des opérés.l'emploi de la Prostigmine.Boîtes de 6 et 50 ampoules de 1 cc.HOFFMANN -LA ROCHE LIMITÉE, Le chirurgien sait prévoir La Prostigmine \u2018Roche\u2019 prévient le météorisme et la rétention urinaire après l'intervention chirurgicale.Le chirurgien attentif administre la Prostigmine Roche\u2019 à titre prophylactique et évite au patient les malaises dus aux gaz et au cathétérisme pendant la période post-opératoire.La Prostigmine est couramment employée par les meilleurs chirurgiens et constitue une aide Nous vous enverrons sur demande toutes les informations nécessaires à MONTRÉAL UN EFFORT POUR ATTEINDRE UN NOUVEAU DEGRE D\u2019EXCELLENCE L\u2019éponge RADIOPAQUE CURITY est 100% plus facile à voir que les autres discernables par Rayon X, fixes ou temporaires.Elles sont sûres dans tous les \u201cchamps d\u2019opérations\u201d.Chacune posséde une garniture intérieure radioactive, qui offre des mesures SPECIALES de précaution.La garniture intérieure suscite des ombres uniques au Rayon X, qui équivalent à l\u2019ombre de 1/5\" d\u2019aluminium.Aucune autre garniture intérieure est aussi opaque \u2014 ne peut faire croire à autre chose! 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LXXIX | L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 il | ] I | % att anata se MLLLLALLL LL WL i à MAW : | | _\u2014 Mis Tt ; AAA CAN WV La Librairie Beauchemin Limitée imprimeur de « L'Union Médicale du Canada », offre ses services a tous les MEDECINS, ANNONCEURS ~\u2014 a et LECTEURS 440 00 00° 2 0» de cette revue pour tous travaux d'impression et de reliure.@ Son outillage le plus perfectionné, @ Son personnel des plus avisés, @ Sont garantie de qualité, @ A des prix modérés.CONFIEZ-NOUS VOS TRAVAUX ET NOUS FERONS EN SORTE DE VOUS DONNER ENTIÈRE SATISFACTION.LIBRAIRES \u2014 ÉDITEURS Imprimeurs - Relieurs - Papetiers en gros 426-430, rue ST-GABRIEL, MONTREAL Tél.: LAncaster 4236 LIBRAIRIE BEAUCGHEMIN LIMITÉE L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 LXXX OPOTHERAPIE ASSOCIES = TALVSATION DE CORGANISME SUBST CÉRÉBRALE-SURRÉNALE + EXT ORCHITIQUE FPUISEMENT NERVEUX- SURMENAGE -DEBILITE -HYPOTENSION AMPOULES BUVABLES DE 10°C LABORATOIRE FRAYSSEET C'S NANTERRE (SEINE) Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE \u2014 200, rue Vallée, Montréal, P.Q.PASSITONYL FORMULE - I RE SEDATIF et TONIQUE NERVIN Thiamine (B:) .6 mgm.Riboflavine (B2) .8 mgm.Acide nicotinique .72 mgm.i »st a la fois un tonique et un sédatif du syste- Nucléinate de Manganèse 0.20 gm.Passitonyl © q Y Clycérophosphate de Soude 1.\u2014 gm.me nerveux destiné à ramener rapidement un équilibre Arrhénal .1111111 00 0.14 gm.Fluorure de Sodium .0.05 gm.normal.Les éléments toniques de la formule évitent Extrait mou de Passiflore .3.60 gms Extrait mou de Sæule .1.80 gm.les sensations de lassitude et de dépression que peuvent Teinture de Cratoegus .2.70 gms Teinture de Primevére .0.90 gm.z \u2018 A \u2019 Excipient asp.100 gms donner les sédatifs, même légers.Adultes: 1 cuillerée à dessert avant les repas, midi et sot.Enfants: 2 cuillerées à thé par jour.CALME et TONIFIE Laboratoires Jean Olive, 200, rue Vallée, Montréal. L\u2019Union Méd.Canada LXXXI Tome 80 \u2014 nov.1951 Haricots Verts HR = Valeur nutritive d\u2019une portion\u201c moyenne de haricots verts en boîtes I Elément Nutritif Quantité j Pourcentage de la Rationi 1 Quotidienne Recommandée i (a) (b) ï Energie Alimentaire.16 calories 1 1 i Protéines.0.8 gm.2 1 I Calcium.38.0 mg.7 5 i Phosphore.22.0 mg.4 3 Fer.0.77 me.6 13 I Vitamine A.329 U.L 8 6 I Thiamine.0.021 mg.3 2 El Riboflavine.0.028 mg.3 2 I Niacine.0.21 mg.3 2 Vitamine C.2.1 mg.7 7 i i *15 tasse (70 grammes) {Tableau des Valeurs Nutritives Recommandées pour emploi au Canada.Division de la Nutrition, Ministère de la Santé Nationale et du Bien-Etre Social.{Pourcentage basé sur la ration nécessaire pour le maintien de la santé, Prototype Diététique Canadien (a) d\u2019une femme de 120 livres modérément active, (b) d\u2019un homme de 160 livres modérément actif.PP | AMERICAN CAN COMPANY KENTVILLE © MONTREAL ® TORONTO + HAMILTON © WINNIPEG ee VANCOUVER L\u2019Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 LXXXII Docteur.Voici deux fameuses epreuves \u2018\u2018Eclair\u2019\u2019/ qui simplifient l'analyse d\u2019urine.GALATEST L'épreuve de glycosurie la plus simple et la plus rapide que l'on connaisse.RÉACTIF À L\u2019ACÉTONE (DENCO) Pour la recherche rapide de l'acétone dans l'urine ou dans le sérum sanguin.UN PEU DE POUDRE.UN PEU D'URINE CHANGEMENT DE COULEUR INSTANTANÉ Galatest et Réactif à l\u2019acétone (Denco).deux épreuves \u2018éclair\u2019, n\u2019exigeant aucun appareil de laboratoire, aucun réactif liquide, aucune source de chaleur extérieure.On laisse tomber une ou deux gouttes de l\u2019urine suspecte sur un peu de poudre et le changement de couleur se produit immédiatement s\u2019il y a présence d'acétone ou de sucre réducteur.[| ne se produit pas de réaction positive erronée.Vu la simplicité de la méthode, on élimine les erreurs résultant de procédés inexacts.Nécessaire combiné : contient .les deux épreuves, un compte- Que ce soit au bureau, au laboratoire, au lit du malade, ou gouttes, et une échelle oe ge pour faire subir le test à des groupes, les deux épreuves s\u2019a- macies et chez les marchands daptent idéalement bien à tous les besoins.On a fait des millions d'instruments chirurgicaux d\u2019épreuves individuelles de glycosurie dans les centres d\u2019ad- mission et de ségrégation de l\u2019armée américaine ainsi qu\u2019au cours BIBLIOGRAPHIE des campagnes de dépistage du diabète.Joslin.E.P., et al: Treatment of Diabetes Mellitus \u2014 8 Ed., Phila., Lea & Febiger, 1946 \u2014 p.241, 247.Promptitude, exactitude et économie sont des qualités que l\u2019on D » G.C., Carey, L.S.& Hud- np WL | veo , on MT: Medical Clinics of reconnaît bien au Galatest et au Réactif à l\u2019acétone (Denco).North America \u2014 Phila, No.w.Les diabétiques apprennent facilement la méthode qui est simple.Saunders Co., ila., a .ag à , 1538.On peut aussi employer le Réactif à l\u2019acétone (Denco) pour la Lowsley, O.S.& Kirwin, T.J.: D , .Clinical Urology \u2014 Vol.1, 2 Ed., recherche de I'acétone dans le sérum sanguin.Balt, Williams & Wilkins, 1944 \u2014 p.81, Duncan, G.C.: Diseases of Metab- : .fiz olism\u2019 \u2014 2 Ed.Phila, WB.Pour obtenir de la documentation détaillée, Saunders Co., 1947 \u2014 p.735, 736, écrivez au département 400 737 Guidott!, F.P.& Winer, J.H.: The Military Surgeon \u2014 Vol.94, Feb., Bacon, Meivin: The Journal of the THE DENVER CHEMICAL MANUFACTURING CO.Maine Medical Assn.\u2014 Vol.38, July 1947, No.7 \u2014 p.167.Z Stanley, Phyllis : The American 286 OUEST, RUE SAINT-PAUL, MONTREAL, P.Q.Journal of Medical Technology \u2014 Vol.6, No.6, Nov.1940 and Vol.9, No.1, Janv.1948.400 LXXXIII L'Union Méd.Canada Tome 80 \u2014 nov.1951 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .+ COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoïdes.\u2014_\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.- Littérature sur 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\u2014 (Tri-Sulfa) \u2014 (Somenal) .202000000 00e ana a eee LXXI Carnation Company Limited (Lait évaporé) .LXXV Ca:grain et Charbonneau Limitée (Rectocrine) .XIV Compagnie Ciba Limitée (Priscoline) \u2014 (Dibistine) XVII - XVIII Corporation Pharmaceutique (Revitalose) \u2014 (Passitonyl) LXXX Denver Chemical Manufacturing Co., The (Galatest) \u2014 (DETICO) «+ + «ve ee eee ee et eta ae ean LXXXII Dohow Chemical Company, The (Auralgan) \u2014 (O-Tos-Mo-San) \u2014 (Rhinalgan) .covet.XLI Dupuis Freres (Examen de la vue) .LXXXIII Eddé, J., Limitée (Neurinase-Alepsal) \u2014 (Amynophyl Eddé) (Aminobaïne) \u2014 (Amino-Papavérine) \u2014 (Sédaminophyl Eddé) .220200 020 a eee aa aa 0 ee ee ae a san ae ne LXVIII Eddé, J.\u2026 Limitée (Artichobyl) \u2014 (Sulforazine) .LXXIV Frigidaire Products of Canada Limited .LXXVII Frosst, Charles E.& Company (Trulfacillin) \u2014 (Beforte) .12ce nas sans ane VII - VIII - IX - X Frosst, Charles E.& Company .Bande Frosst, Charles E.& Company (Composé Ostoforte) IV i .J i einz our benny To, Conada, TJ.(Rliments ein LXXVII Herdt & Charton, Inc.(Veratrite) .XLVIII Herdt & Charton, Inc.(Robuden) .00.0200000 L Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .cc iat LI Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célesting) .II Hoffmann \u2014 La Roche Limitée (Prostigmine 'Roche\u2019) .LXXII Horner Limited, Frank W.(Infantol) .LXX Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal (Vaccin BCG) .02020000 00e c Lee LXIX Johnson & Johnson Limited (Ray-tec) .LXVII Johnson & Johnson Limited (Gamophen) .LXXVI Laboratoires A.Bailly (Pulmo-Bailly \u2014 Rhinamide) XXX Pages Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Neurophen) .XXXII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Rhiniphen) .XLII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Mercuphyl) .XLV - XLVI Laboratoire Desbergers Limitée (Héparos) PE Quatrième page de la couverture Laboratoire Jean Olive (Pyocoline) \u2014 (Neuro Solène) .LXII Lederle Laboratories (Aurdomycing) .XIII Librairie Beauchemin Limitée .LXXIX Mead Johnson & Company of Canada Limited (Poly-Vi-Sol) \u2014 (Tri-Vi-Sol) \u2014 (Ce-Vi-Sol) Troisième page de la couverture Medicolab Inc.(Stomulamine \u2014 (Aspralumine) .XXXVI Merck & Company Limited (Mandelamine) .1 Merck & Company Limited (Urechlorine Chloride) .LIV Merck & Company Limited (Pénicilline) .XXI Merrell (Kolantyl) .ooo XXIX Millet, Roux & Compagnie (Glandoplex) .XV Mowatt & Moore Limited (Corophyllin) .XXXI Ne:tle\u2019s Milk Products (Canada) Limited (Lactogen) .XII Pan Pharmacals Limited, The (Ambermide) .LXIII - LXIV Poulenc Limitée (Parsidol) .Deuxième page de la couverture Robins Company.Inc.(A.H.) (Robitussin) .\u2026.XIX Robins Company, Inc.(A.H.) (Pabalate) +.XXV Roerig & Co.(Canada) Limited, J.B.(Viterra) .XL Rougier Fréres (Lipotrope) .Vv Rougier Frères Première page de la couverture Sandoz Pharmaceuticals Limited (Cafergot) .LVIII Searle & Company, G.D.(Banthine) .XI Sharp & Dohme (Canada) Limited (Tyrotrace) .LITi Shuttleworth Chemical Company Limited, The E.B.(Scilexol) .ooooi ae e a ee aa aa Lana XLIX Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Eskay's Neuro Phosphates \u2014 Eskay's Theranates) .III Smith & Nephew Limited (Ichthopaste \u2014 Jelonet \u2014 Elastocrépe) TTT rt re ts te tt ee ee ee à LIX Upjohn Company, The (Extrait de Cortex Surrénal) LV - LVI > 1 + * 05 0 6 0 0 6 0 0 0 00 6 Usines Chimiques du Canada Inc.(Ampoule Valor) .LXXXV Vinant Limitée (Thiodérazine Forte) .XXII Vinant Limitée (Solution Clin) \u2014 (Valerianate Pierlot) LXVI Welch Allyn, Inc.(Instruments de diagnostic) .LXI Winthrop-Stearns Inc.(Néo-synéphrine + pénicilline cristallisée) .La La La LE XX Wingate Chemical Company Limited, The (Sulfa lactate Co.MRT) .22200211 000 XXVIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Solution Prothalmic) \u2014 (Streptomagna) .XXXII - XXXIV X-ray and Radium Industries Limited (Cassette Keleket) .oovvi on.XXXIX LXXXV Tome 80 \u2014 nov.1951 L\u2019Union Méd.Canada ov Le od aM } gE ee a er ey a USINES CHIMIQUES DU CANADA, INC.MONTREAL aK SD ee Poly-Vi-Sol Tri-Vi-Sol Ce-Vi-Sol pour leurs besoins divers de vitamines.VITAMINE À VITAMINE D ACIDE ASCORBIQUE THIAMINE RIBOFLAVINE NIACINAMIDE POLY-VI-SOL chaque 0.6 ce.fournit: TRI-VI-SOL chaque 0.6 cc.fournit: CE-VI-SOL chaque 0.5 cc.fournit: préparations de vitamines liquides solubles dans l\u2019eau.agréables au goût, commodes et économiques.Disponibles en bouteilles de 15 et 50 cc.avec le compte- gouttes approprié.\"a Agr sorviuls TAeius a 548 MEAD JOHNSON & COMPANY OF CANADA, LIMITED BELLEVILLE, ONTARIO VITAMINE B,, EXTRAIT DE FOIE DE VEAU CONCENTRE ACIDES AMINES sous une forme agréable au goût HEPAROS PAR VOIE BUCCALE SEULEMENT Chaque ampoule contient l'équivalent d'une demi-livre de foie de veau frais, Vitamine B,, et tous les facteurs anti-anémie secondaire.INDICATIONS : Anémies secondaires, aussi comme médication de support dans le traitement spécifique de l'anémie pernicieuse.POSOLOGIE : Une ampoule par jour ou tous les deux jours, selon le cas.CONDITIO Boîtes de 10 ie de 10 cc.DESBERKGERS LIMITÉE MONTRÉAL CANADA - Biologistes Chimistes Pharmaciens "]
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