L'union médicale du Canada, 1 février 1953, Février
[" Tome 82 \u2014 Numéro 2 MONTRÉAL, FÉVRIER 1953 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 187\u20ac ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT: 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.de Nalivelle.UN SEDATIF Nouveau \u2014 Efficace \u2014 Bien toléré NATISEDINE Comprimés a 0.10 gm.de Phényléthylbarbiturate de Quinidine PRINCIPALES INDICATIONS : Anxiété \u2014 Insomnies \u2014 Angoisses \u2014 Palpitations \u2014 Extrasystoles Cas rebelles aux autres sédatifs.1 4 3 comprimés en entiers ou en demi-comprimés répartis au cours de la journée.Flacons de 20 et de 100 comprimés.ROUGIER FRÈRES - 350, RUE LE MOYNE - MONTREAL I a \u2014 UNE ETAPE DANS LA RECHERCHE MEDICALE age EE = RE VEGOUYSEE dans l\u2019hypertension On ne connaît pas encore de solution exacte au problème de l'hypertension.Cependant, le VEGOLYSEN s\u2019est conquis une place de choix dans le traitement de cette affection, parce que son action ganglioplégique puissante produit une chute des pressions systolique et diastolique.Traitement oral Vegolysen \u2018T\u2019 (bitartrate d\u2019hexaméthonium) Traitement parentéral Vegolysen (bromure d\u2019hexaméthonium) injection intramusculaire ou sous-cutanée Hypotension contrélée en chirurgie injection intraveineuse renseignements supplémentaires sur demande # oo P \u201c tttsisés Limitée Montréal es FORMES COMMODES POUR L'ADMINISTRATION PER OS SUSPENSION PER OS rpm imei\u2019 heures une pénicillinémie plus élevée que celle que l\u2019on obtient, à dose égale et par la même voie d\u2019introduction dans l\u2019organisme, avec des composés ana- - logues de pénicilline procainique (BENZETHACIL) ou potassique.La suspension est trés agréable au goût et d\u2019une stabilité exceptionnelle (24 mois à la tempéra- SUSPENSION PER OS ture de la chambre).La Bicillin 100 renferme, par 5 c.c.de suspension, 100,000 unités internationales de N,N\u2019-diben- zyléthylènediamine dipénicil- line-G.La Bicillin 300, par 5 c.c., > représente 300,000 unités inter- ( BENZETHACIL ) nationales.Flacons de 2 onces lig.Chez la plupart des sujets, un com- > C O M P R | M E S primé toutes les 12 heures détermine une pénicillinémie décelable.Un procédé spécial de fabrication ralentit la dissolution du comprimé, favorisant une absorption graduelle et une - hémoconcentration encore plus prolongée.Chaque comprimé divisihle renferme 200,000 unités internationales de N,N\u2019-dibenzyléthyléne- ( BENZ E THACIL ) diamine dipénicilline-G.Autres formes: Bicillin 300 L-A pour injections\u2014ampoules de 10 c.c.Bicillin 600 L-A pour injections\u2014Tubex de 1 c.c.\u2026, avec ou sans aiguille stérilisée.Marque Déposée e *UN PRODUIT DES LABORATOIRES WYETH e SOMMAIRE © BULLETIN Roma AMYOT Où un devient une multitude! eee 131 e ° e Professeur MOUQUIN Les cardiaques noirs ._._.222000000000000 ees 135 Emile GAUMOND Vitaminothérapie à hautes doses en dermatologie _.141 RECUEIL DE FAITS Maurice GERVAIS et Gilles CHAURETTE La thrombose veineuse axillaire primaire ______ 00 cn ll l cell 00000 156 Paul DONTIGNY Nécrose post-partum du lobe antérieur de l\u2018hypophyse .159 REVUE GÉNÉRALE Ernest DUMONT Traitement des brûlures comportant 50% et plus de la surface cutanée .____.__.\u2026.164 François CLOUTIER Etude clinique du coma post-hypoglycémique .___._._.1L.1111 000100000000 168 ÉDITORIAL Maurice BELISLE Thyrotoxicose et iode radio-actif ____ LL Ln cela ll LL Lane LL 200 174 EAU INDICATIONS: ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Goutte Diabète arthritique Une bouteille par jour, suit: un verre à jeun, un verre à chaque repas et un verre le soir.ICHY CELESTINS MINERALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIETE DE L'ETAT FRANCAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES : Gravelle urique et phosphatique Albuminurie des goutteux et des graveleux Cystites \u2014 Néphrites Artério-sclérose au début Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Une bouteille par jour comme ci-dessus.Une demi-bouteille par jour, soit: Un verre à jeun.Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Un verre le soir.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, Inc, Montréal L\u2019Union Méd.Canada VIII \u2018Tome 82 \u2014 Fév.1953 Pour faire face aux cas d'urgence \u2026 un article indispensable pour la trousse du médecin Dans les accidents ou autres cas d'urgence, parmi les articles nécessaires à l\u2019anesthésie, le VINETHENE est très précieux pour la trousse du médecin.Le VINETHENE est un anesthésique respiratoire pratique pour les anesthésies de courte durée.Administré selon la méthode du goutte à goutte, il produit l\u2019anesthésie d\u2019une façon douce mais rapide et il se caractérise par un prompt retour à la normale, avec le minimum de nausées post-opératoires.Documentation sur demande * (Ether vinylique U.S.P.pour anesthésie MERCK) UN ANESTHESIQUE RESPIRATOIRE POUR LES OPERATIONS DE COURTE DUREE MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTREAL * TORONTO * VANCOUVER * VALLEYFIELD Recherches et production au service du public *VINETHENE est la marque déposée de Merck & Cn.Limited. SOMMAIRE (Suite) HYGIÈNE ET MÉDECINE SOCIALE Léonard MILOT La guerre chimique et biologique _ LL LL LL LL LL 177 Sylvio LEBLOND Joseph Painchaud ._.11.11.10L.LL LL.LL Lol LL LL LL LL LL LL LL LL LL OL LL LOL DLL LL LL 182 Herbert H.JASPER Les pionniers et les frontières de la neurologie __._____ LLLL LIL LL LL 188 Jean SAUCIER Le fait accompli de la neuro-psychiatrie __.___ LL La LL LL LL 193 Jean PANET-RAYMOND Rôle de la neurologie dans la psychiatrie __.__._.11111L11LLL LL LL LL LL LL 195 CORRESPONDANCE André PLICHET Lettre de France _._._._.L111111201LLLLL LL LL LL LL een a nl LL LL LL LOL LL LL LL LL 201 MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Roland SIMARD 203 Traitement des vaginites ___ ee ie Marque d'un composé de Pentobarbital-\u201cNoctinal\u201d e PROVOQUE PROMPTEMENT LE SOMMEIL; e DONNE UN REPOS RAFRAÎCHISSANT DURANT TOUTE LA NUIT \u2014 libre de sensation déprimante.Le pentobarbital renfermé dans la tablette Twin-Barb induit rapidement au sommeil et ses effets durent pendant environ trois heures.À mesure que cette action s'épuise, le Noctinal commence à exercer ses effets plus soutenus.Le patient jouit donc d\u2019'approximativement huit heures de sommeil et se réveille rafraîchi, libre de toute sensation déprimante.\u201cTWIN-BARB\u201d S.C.T.NO 445 \"Sroof COMPOSITION DE LA TABLETTE Une enveloppe extérieure rapidement Chaque tablette renferme: *Noctinal (dans le noyau intérieur) 50 mg.(34 de gr.) *butabarbital sodique N.N.R.pentobarbital sodique (dans l'enveloppe extérieure).65 mg.( 1 gr.) POSOLOGIE: une tablette avant I.coucher.PRÉSENTATION: flacons de 100 tablettes.Charles E.Frosst & C0.MONTREAL CANADA Du pentobarbital sodique qui produit une prompte sédation.L'enrobage intérieur prend, pour se dissoudre, environ le même temps que la durée de l'effet du pentobarbital.soluble.\u2014 Le \u201cNoctinal\u201d prolonge la sédation. L\u2019Uniou Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 [I Mio TUE (I ns (I m i LIPOTROPE Elle est aussi la plus économique pour le patient °K Les preuves documentaires et une littérature abondante 3 l\u2019appui de cet énoncé vous seront fournies par nos représentants médicaux, ou sur réception d\u2019une carte postale nous en faisant la demande, 350 LEIMoYNE™™® MONTREAL 1+ SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE : Le potassium dans l\u2019acidose et le coma diabétique (205).Epidémiologie des maladies des voies respiratoires supérieures (205).Considéralions sur la \u2018spécificité du terrain\u201d et les \u201cinfections conditionnées\u2019\u201d (206).L'A.C.T.H.intraveineuse dans le traitement de l'asthme bronchique (206).PHTISIOLOGIE : Primo-infection tuberculeuse dans l\u2019armée et endoscopie bronchique.(A propos de 100 observations recueillies dans l\u2019armée.) (206).Tuberculose pulmonaire et grossesse (207).CHIRURGIE : Orientations de la chirurgie tuberculeuse (207).Le fibro-adénome intracanaliculaire géant du sein (208).GYNECOLOGIE : La possibilité du rôle de l'hyperhéparinémie dans la stérilité humaine (209).OBSTETRIQUE : Une évaluation de l'usage de la pituitrine par voie intraveineuse (209).ANATOMIE PATHOLOGIQUE : Maladie de Hodgkin ou paragranulose hodgkinien (210).ANESTHESIE : L'emploi d'une suspension à absorption lente de chlorure de d-tuborcurarine dans les lésions traumatiques (210).SOCIÉTÉS La Société Médicale de Montréal: séance du 18 novembre 1952 (212); séance du 2 décembre 1952 (213).Réunion scientifique du Bureau médical de l'hôpital Notre-Dame: séance du 27 novembre 1952 (214).NOUVELLES «oo ee eee ee mea 219 REVUE DES LIVRES oe eee eee aan 234 L'Union Médicale du Canada, en 1883 ___._ ea 240 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du Journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à I'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande à Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: LAncaster 9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: LAncaster 9888. I i è a AN H À = 7 pe N.NI 72 4 - \u201c= N a | \u2014 \\ = = \\ = = ~\u2014= = | .Sa \\ | ç = 1 = Lu gL Ne N be i git WE AN MAT RY i \\ \\ \\ Charles &.Frosst & C0.MONTRÉAL CANADA | AN N \u2014 ) = NS ii.ANS Sympathectomie lombaire \u2014 Jacqueline Tobian A ) eee S 4 Ds \u2014 3 À Ar ZA \\ M PN A NY Xccès ré Ari 5 2 JA NG Acces rétropéritonéal A0 , A \u2014 au tronc sympathique I iF an or NE é el > : Xam Ek \u201cbe 5 J 3) 3) , i J al i j 2 NS , # 1] EPA 7 A Ces illustrations ont eté dessinées par un étudiant en Art Médical de la Division f sympathique est excisé des Arts appliqués à la Médecine, Faculté | de Médecine, Université de Toronto.7 Environ un pouce du tronc ey ; La maison Charles E.Frosst & Co.ÿ subvient aux frais d'une bourse pour cette | es fe = itl IV L division dans le but d'encourager re et v.ovariennes À aretère Te la formation, au Canada, d'illustrateurs | 2 compétents en matières médicales.B i : Cette page est perforée et se détache facilement si vous aimez à la conserver. VIII L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN \u2014 A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février, 1953 Développement et Croissance Optima M4 Les Tablettes | S1 d\u2019 UN SUPPLEMENT VITAMINIQUE ADDITIONNE DE B:.Il Les relations qui existent entre les facteurs diététiques essentiels du point de vue compliqué du métabolisme font l\u2019objet de recherches importantes et fructueuses.Le dernier de ces facteurs à être étudié du point de vue nutrition et biochimie est la vitamine B12.Outre ses effets hématopoiétiques spécifiques, cette vitamine possède une influence importante sur la croissance et le développement des animaux domestiques, et de récentes observations cliniques chez les enfants ont produit des effets semblables.Wetzel! a soumis des preuves d\u2019une grande portée du point de vue de la statistique, à l'effet que la croissance d'enfants insuffisamment développés était décidément améliorée par l'administration de vitamine B12 sous forme cristalline.Ces chercheurs ont observé \u2014 \u2018un accroissement de vigueur physique et de vivacité, un meilleur état général, et par-dessus tout une augmentation indiscutable de l'appétit manifestée par la demande de secondes portions chez les enfants qui avaient jusqu'alors montré de l\u2019inappétence .Les effets généraux les plus sensationnels dans l'exposé au deuxième cas, un garçon souffrant d\u2019une bronchite allergique très grave, dont le sommeil avait été régulièrement interrompu durant les 12 mois précédents par des attaques d'asthme et dont la respiration asthmatique durant le jour enlevait tout goût pour les aliments, pour ne rien dire du temps nécessaire à leur ingestion.Son développement physique s\u2019accompagna d\u2019une atténuation remarquable des symptômes, jusqu\u2019à disparition complète durant la première semaine, au grand étonnement de tous les témoins, professionnels ou non.\u201d Chow?ajouta quotidiennement de la vitamine B12 administrée oralement, au régime alimentaire d\u2019un groupe d'enfants en bonne santé, et à celui d'un autre groupe atteint de maladies chroniques.Parmi le groupe malade se trouvaient des cas de rhumatisme inflammatoire, de malnutrition ordinaire ou d'anémie, de légers défauts physiques et de retard dans le développement mental.Les enfants normaux habitaient tous I'hospice.Le poids des enfants atteints de maladies chroniques, aussi bien que celui des enfants bien portants du point de vue clinique, augmenta de façon remarquable par rapport à celui du groupe témoin qui ne reçut pas de supplément.O'Neill et Lombardo?observérent une réponse incontestable au traitement par la vitamine Biz chez lesf_ === enfants en dessous de la normale du point de vue poids et tonicité musculaire.Ces auteurs obtinrent aussi d'excellents résultats de la thérapie à la vitamine B12 chez les enfants atteints de maladie coeliaque et chez les bébés souffrant d'une diarrhée persistante.Leurs selles, qui avaient l'habitude d'être liquides, devinrent fermes, et ces bébés tolérèrent une plus grande variété d'aliments.TT L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuLLETIN \u2014 A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février, 1953 Dieterich* administra la vitamine par voie buccale durant 4 semaines à un enfant souffrant d'eczéma infantile chronique: \u2018Dans les deux semaines après le début du traitement on observa une rémission complète qui s\u2019est maintenue jusqu\u2019au moment de ce rapport (une période de 4 mois).On observa une amélioration de l\u2019appétit de l\u2019enfant, une augmentation de son poids et son développement sembla se faire a un taux beaucoup plus rapide qu\u2019auparavant.\u2019 On ne prétend pas qu'un facteur unique puisse remédier de lui-même à la malnutrition et assurer la croissance optimum.Du sommeil, de la nourriture, de l'air frais et du soleil en quantités suffisantes, plus la correction des problèmes psychologiques et physiques fondamentaux, autant de facteurs primordiaux.Avec la vitamine Bi2, cependant, on peut préparer un produit multivitaminique, comme les tablettes d\u2019Ostoco, spécialement indiqué pour les enfants qui présentent des symptômes d'une croissance retardée, indépendante des facteurs génésiques ou d\u2019autres facteurs identifiables.1.\u201cGrowth failure in school children as asso- 3.\u201cVitamin B12 in the treatment of malnutrition ciated with vitamin B12 deficiency\u2014response and celiac disease in infants and children.\u201d to oral therapy.\u201d Wetzel et al., Science, O'Neil and Lombardo, Amer Prac., 2:900 110:651, 1949.1951.4.\u201cInfantile eczema.Therapy with Vitamin 2.\u201cSequelae of administration of vitamin B12 B12.\u201d Dieterich, Ann.West.Med.& Surg., to humans.\u201d Chow, J.Nutrition, 43:323, 1951.5:47, 1951.«user (1ISTOCO Tablette NO 446 \"Sos!\" vitamine A.2000 U.1.vitamine D.102002 222 L LA AA La A La a a LL LL LL LL 1000 U.L chlorhydrate de thiamine.1 mg.riboflavine .LL LA LL LL LL LL 1 mg.niacinamide .LL.LL LL LL ALL LL LL 6 mg chlorhydrate de pyridoxine.LL LL 110 1 mg.acide ascorbique .LL LA LL LL LL 30 mg.vitamine Biz.LL LL 2.5 mcg.(cyano-cobalamine cristalline) iodure de sodium.LL LL LL LL 0.04 mg.POSOLOGIE.D'une à trois tablettes par jour.PRÉSENTATION.Flacons de 30 et de 100.Chantes &.Fnosst & Co.montreal, CANADA ES a du L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Buurër1n \u2014 A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, février, 1953 THÉRAPIE MULTIVITAMINIQUE AQUEUSE, POUR BÉBÉS ET ENFANTS \\ Les Gouttes d\u2019 ll a été démontré* que la vitamine À s'absorbe plus efficacement sous forme de préparation aqueuse que sous forme de dissolvant huileux.Cette première forme de présentation produit des taux sanguins plus élevés et un meilleur emmagasinage dans le foie, tout en s'excrétant moins dans les matières fécales.Ces découvertes sont importantes, tout particulièrement chez les enfants assez rares qui absorbent mal les lipides, et dans les cas peu fréquents de stéarrhée et de fibrose cystique du pancréas, où l'absorption des lipides se fait très mal.Les Gouttes d'Ostoco sont une préparation aqueuse des vitamines À et D, de thiamine, d'acide ascorbique, de niacinamide et d'iodure de sodium.On peut les mélanger à du lait, du jus de fruit ou d'autres liquides, ou les instiller directement sur la langue.Les gouttes d'\"Ostoco\u201d sont agréablement aromatisées et ne laissent aucun goût désagréable dans la bouche.*Lewis et al., Jr.Pediat., 31:496, 1947.tr = 0ST000 Chaque dose de 5 gouttes renferme: vitamine A.LL LL LL LL LL LL 2,000 U.L vitamine D.LL LL LL LL LL 1,000 U.!.chlorhydrate de thiamine.1 mo.*niacinamide .LL ALL 2.5 mg.acide ascorbique .Lo 30 mg.iodure de sodium.LL 0.04 mg.*omis sur I'étiquette.POSOLOGIE 5 gouttes (0.25 cc.), instillées sur la langue ou mélangées a du lait, des jus de fruits ou d\u2019autres liquides.mg PRÉSENTATION Flacons de 8, 15 et 30 cc.munis d'un compte-gouttes gradué.C2 ai Charles &.3n0s6t & CO.MONTRÉAL, CANADA HE SR es a ee ss see .2 2e Su RE iy, i i LL.A ge ps: nn es i = ess ge 2 7 he, i = Se .je LL 5 cr a i a Sa ee i me.Bi EX kK: HE SH a À Le FE a 729 se nm LA Si æ k- ee .FE ge * = = \\ 2 a PA | es Re eus = = a ee rg 2 ; 2 2 2 2 5 3 FR 7 2 = 3 pus Gi ce oh 2, As 2 v Se, 5 a LES = = ny Col es 2 dé a + S 2 2 a dé 2 2 = Se = os % 7 IAG KINI A ir % 2 - + # .pa \u20ac i 2 2 i 5 2 2 i 2 £ 2 > 22 i P > Le ofp 3 2 3 SE = = 2 6 IY 52 =, = 4 2 $ 4 i Re % a Ri = 7 % e WN LA A Ge eZ 7 EA E- 2 7 a 2 i a 7 7 i 2 2 3 2 a % Fri i 7% 5 a = 3 7 i 1 = 5 \u20ac 2 2 % i \u201c% Sn 52 He 2 42 LE 4 5 £658 pe x 2 A 5 fo 5 7 5 es 7% CE EE i à sen = 4 A 2 ci .GE 2 i 7 3 7 i pi Zr 7 2 2 die EE 2 GE %; _ 5 CRE AE Ji 7 i i 7 8 GE is Siz 7% 7 4 % 7 2 = His i 7 5 5 Sie i i 7 i 3 oR 7 Ce 7 2 0s £7 i 72 2 S Se en CE GE CE i 0 2 5 = RE SN Ta = I 7% 7% _ 5 js 2 A i .se = SN RS es re » Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale anada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Arthur-L.Richard, doyen, Maurice Roch (Genève), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa: Pasteur Valléry-Radot (Paris), Pierre Masson, Albert LeSage, J.-A.Leduc, Wilbrod Bonin, doyen, T.Parizeau, Faculté de Médecine, Université de Montréal; J.-N.Roy.MM.MM.Charles Vézina, doyen, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Paul Leton- Emile Blain, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.dal, A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, Richard Gaudet, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, J-A.Vidal, [Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef Secrétaire de la Rédaction Edouard Desjardins Roger-R.Dufresne Secrétaire adjoint de la Rédactiion (Québec): Antoine Pettigrew BUREAU DE COLLABORATION: Maurice Beaudry, J.-M.Beauregard, Maurice MM.Simon Lauzé, Rosaire Lauzer, René Lebeau, Sylvio Pélisle, A.Cantero, Roland Cauchon, C.-E.Côté, Leblond, J.-Louis Léger, Emile Maranda, J.-P.Pa- Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Guy Drouin, quette, Antoine Pettigrev: Germain Pinsonneault, Paul Dumas, Origène Dufresne, Roger Dufresne, M.Plamondon, P.Poirie\u201d, Rosario Robillard, L.-P.H.de la Broquerie Fortier, Maurice Gervais, Roy, Henri Smith, Félix Tétu, Malcolm Vachon, Pierre Jobin, P.Larivière, Valmore Latraverse, Norbert Vézina.\u201ctroubles gastro-intestinaux dysménorrhée \u2014 ménopause un nouvel antispasmodique SANS BARBITURIQUE littérature et échantillons sur demande POULENC L'Union Méd.Canada XIII Tome 82 \u2014 Fév.1953 nouvelle\u2019commod endu en thérapeutique ) à spectre gh su 0 nr ris de sucre, Bert 4 ow d\u2019ad.i gl N SHE AND i wv, 08 ae < oi : La ¥ = oT = for; A -qui- pret nis Ci les iH dépit nic} Qu .4 Ral Ek Dg \u201c «Mes rr gy Pi (a Vu comprimés ER PI mg e re 50 ogre iy 25 e t de 100 RE de \"errant cine CRISTALLISÉ my AMPHOTÉRIQUE.: Pfizer % PFIZER CANADA, ETD., 8311 ROYDEN ROAD 7 MQ NT R ALL Ie, NTREAL, P:Q TER RPV 4 N E EPs 2A ad nL TD TRE plus LL producteur LA rer du Wu.4 hin = CT ay BAGITRACINE POLYMYXINE Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF Président: J.-M.Laframboise MM.J.-M.Laframboise, Roma Amyot, T.-A.Vidal et Vice-président: Fmile Blain Emile Blain.Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal ; z Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault.COMITE DE PUBLICITE MM.Roma Amyot, Emile Blain et J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Louis-E.Phaneuf (Boston), J.-Antonio Lecours (Ottawa), Charles P.Mathé (San Francisco), Eugène Tremblay (Chicoutimi), .A.Fontaine (Woonsocket), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Riviéres), J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa), D.Colin (Saint-Boniface), L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac), L.-P.Mousseau (Edmonton).ADMINISTRATION et SECRETARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITÉ : Jacques D.Clerck Téléphone: LAncaster 9888 7 7 1 ¥ A H s : Pt 2% Action meilleure d\u2019un nouveau salicylate amidifié, NN 1 combiné à l\u2019éphédrine, décongestionnante et histamino-contraire.Laboratoires Jean Olive \u2014 200, rue Vallée, Montréal L'Union Méd.Canada XV Tome 82 \u2014 Fév.1953 TROPHITE stimulant trophique à base de vitamines B,, et B, Stimulation de l\u2019appétit et de la croissance chez l\u2019enfant chétif qui mange mal.Traitement de complément des diarrhées chroniques et de la maladie de Gee.Élixir agréable au palais.Dose normale: 1 cuillerée à thé par jour.En flacons de 118 cc.et de 340 cc.SMITH KLINE & FRENCH, Montréal 9 TROPHIFE marque déposée au Canada OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Toseph, Montréal DIRECTEUR GENERAL EXECUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN.Emile BLAIN, Montréal.444 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.; ; 2, I.-A.DENONCOURT, Trois-Rivières.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL J.-B.JOBIN, Québec.Hermile TRUDEL, René DUBERGER, Sherbrooke.1990 est, rue Rachel, Montréal.Sylvio LEBLOND, Québec.; Antoine POULIOT, Québec.SECRETAIRE ADJOINT SECRETARIAT: 326 est, boul.Saint-Joseph, B.-G.BEGIN, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone: HArbour 8076 à NW | y > > Tous les facteurs essentiels antianémiques résultant des recherches récentes Extrait de foie, extrait pylorique, vitamine B;2 native, acide folique, cobalt.Une dose dans la journée.L'ampoule buvable conserve seule la stabilité de chaque dose.S 3 $ NI Agents : Laboratoires Jean Olive \u2014 200, rue Vallée, Montréal L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 MEDICATION WYETH POUR L\u2019ULCÈRE GASTRO-DUODENAL Amphojel (Gel d\u2019hydrate d\u2019alumine, gel d\u2019alumine) \u2014Amphojel simple, non aromatisé, Amphojel à l\u2019huile minérale, Amphojel au trisilicate de 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qu\u2019il faut savoir concernant la cicatrisation de votre ulcére.\u201d Il est entendu que ces, brochures me seront envoyées gratuitement.Nom M.D.Rue Ville.Priv COMITÉ DU XXIIe CONGRÈS J.-B.JOBIN, président.; 2, Sylvio LEBLOND, Secrétaire.2 , ler vice-président.René DUBERGERS b Pierre JOBIN, Secrétaire adjoint.J.-M.LAFRAMBOISE, 2e Antoine POULIOT, Tréscrier.ACASSE, 3 \" Gustave L \u20ac , SECRETARIAT DU CONGRES : Auray FONTAINE, de Université Laval, Québec, P.Q.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE J.-A.JARRY A.-L.RICHARD J.-H.LAPOINTE Charles VEZINA Edmond POTVIN Albert PAQUET Richard GAUDET J.-A.VIDAL Chs-N.deBLOIS J.-A.DENONCOURT MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1954 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1952 ARCHAMBAULT, Cérard, 472, av.Laurier, St-Jean, PQ 1952 JOBIN, Pierre 91, rue d'Auteuil, Québec .1954 BAILLY Roland 4339, avenue de Lor'mier, Montréal.1952 LECOURS, J.-A., 538, av.King-Ecward, Ottawa, Ont.1952 BEAUCHEMIN, L.-O., Calgary, Alberie.1954 LEMIEUX, J.-R., Hôpital Saint-Sacrement, Québec .1952 BELIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-B.1952 MANSEAU, Ceo., 924, rue St-Aubin, Ville Saint-Laurent 1952 BIBAUD, Barthélemy, Valleyfield P.Q.1952 MERCILLE, Jean, 316, Parc C.-E.-Cartier, Montréal.1952 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec .1952 MILOT, J.- 1017, Starfford Road, Fall River Mass.1952 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Däavaar, Outremont .1954 MORISSET, Pierre.Saint- Georges- de- Beauce, P.Q.1952 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic P.Q.1954 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1952 CARON, Sylvio, Mastai, Québec .1952 PERRON, Jos., Shawinigan Falls, P.Q.1954 CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1954 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1954 COUTURIER, Alphonse, Riviere-du- Loup, P.Q.RR 1954 PILON, J.- 389 est, boul.Saint-Joseph Montréal.1954 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1954 POWERS, A 11, rue Front, Hull, P.Q.1954 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal; 1952 RIOUX, J.-Emile, Sainte- Anne-des-Monts, P.Q.1954 DESMEULES Roland, 167, Grande-Allée, Québec .1952 ROULEAU, J.-M., Saint- Grégoire, Cté de Nicolet, P.Q.1952 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.1952 SMITH, Pierre, 300, Carré Saint-Louis, Montréal .1954 GAUTHIER, Henri- E., Woonsocket, R.I.1954 TETRAULT Adélard, 411, boul.Laviolette, T.\u201cRivières 1954 CAUTHIER, J.-D., Shippegan, N-B.1954 THIBAULT, Eugéne, '4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1954 HURTUBISE, Raoul, Sénateur, 19, rue Durham, VIAU, Horace, 467, rue Richer, Ottawa, Ont.1954 Sudbury, Ont.220020 11211241 ae ee a a 11100 1954 La chaleur humide d\u2019un CATAPLASME D'ANTIPHLOGISTINE est d'une réelle valeur dans le soulagement des symptômes pénibles qui accompagnent les affections des voies respiratoires.Toux \u2014 douleur musculaire et pleurétique \u2014 constriction rétrosternale \u2014 douleur de poitrine.LE CATAPLASME MÉDICAMENTÉ D'ANTIPHLOGISTINE est prêt à em- RHUME DE POITRINE ployer.|| maintient une chaleur humide PLEURÉSIE calmante pendant plusieurs heures.BRONCHITE PNEUMONIE dans les affections respiratoires 5 Le cataplasme au kaolin le plus largement employé dans l\u2019univers THE DENVER CHEMICAL MFG.COMPANY 286 ouest, rue Saint-Paul, Montréal, P.Q.\u2014\u2014\u2014\u2014 arr Capsules Fellows ?Non Cumulatives ; Inodores J Sédatif de jour \u2014 pas de malaise posthypnotique Sommeil réparateur\u2014 pas de malaise posthypnotique \u2014 spécifiez Fellows pour obtenir le véritable Hydrate de Chloral stable, en capsules de gélatine molle hermétiquement scellées.\u2019 open F 33A gr.(0.25 g), flacons de 60 714 gr.(0.5 g), flacons de 30 Echantillons et prospectus sur demande fabricants de produits pharmaceutiques depuis 1866 286 ouest, rue St-Paul, Montréal, Canada A 0 co., Ep iy L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 eh Décontracturant NICOTATE DE MÉTHYLE An tia lgiq UE SALICYLATE DE GLYCOL Vasomoteur HISTAMINE BAUME MIDALGAN D'EMPLOI PROPRE ET AGRÉABLE est d'un effet SÉDATIF PUISSANT Dans les processus douloureux rhumatismaux ou congestifs LABORATOIRES MIDY 67, AV.DE WAGRAM - PARIS-17° AGENTS POUR LE CANADA VINANT LIMITEE 200, RUE VALLEE MONTREAL 18 Dix ans d\u2019une imposante littérature mettent en évidence l'emploi de la \u2018\u2018 Prémarine\u201d dans la Ménopause non seulement pour obtenir la sensation de bien-être mais aussi pour soulager les symptômes.Comprimés dosés a 0 mg.3, 0 mg.625 (avec ou sans phénobarbital, 1/, grain), 1 mg.25 et 2 mg.5 de substances oestrogènes conjuguées (équines) naturelles et hydrosolubles, exprimées comme sulfate sodique d\u2019oestrone.ll: .RCE EAE te ZEN.SR y us XXIV L'UNION MEDICALE DU CANADA\u2014BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014Montréal, février 1953 Des ingrédients °°, \u201c7 4 co ) es dans une préparation \u2018Rémin al Plus de complexe B Vitamine B.Acide Ascorbique *, Vitamine D .ajoutés au ordinaires Chaque com x facteurs B .à / A L © ° | primé renferme: % ! | 0 Riboflavine.2 mg.* Niacinamide.10 mg.® Pyridoxine.0 mg.5 © d-Panthénol.Vitamine Bio Flacons de 36, 100 et 500.© e \u2026\u2026\u2026.2 mo.% STR 1 microg.e Acide ascorbique.25 mg.% O Vitamine D.500 ULL © Posologie conseillée.\u2014 : | Un comprimé 3 fois par jour.0 OC | \u201cBéminal\u201d Facteurs vitaminiques B ® Comprimés e Concentré e Liquide Composé e Vitaminé C Fortis ® avec Fer et ® Injectable (Solution) ® Injectable vitaminé C Fortis Foie Ayerst, McKenna & Harrison Limitée ¢ Biologistes et Pharmaciens e Montréal, Canada L\u2019Union Méd.Canada XXII Tome 82 \u2014 Fév.1953 La \u201c\u201cbile thérapeutique\u201d Dans la chirurgie des voies bilaires, l\u2019hydro- cholérèse provoquée par Decholin et Decholin Sodium conduit à de meilleurs résultats.Une \u201cbile thérapeutique\u201d, fluide et claire, dont le volume est considérablement augmenté, (100 à 200% d\u2019augmentation), rend moins probable l\u2019avènement de troubles post-opératoires.Cette irrigation postopératoire des conduits biliaires intra et extra- hépatiques débarasse les voies de toute bile \u2018 stagnante, mucus, petits calculs, caillots et débris de toutes sortes \u2014 et il semble que dans bien des cas, elle empêche les syndromes de se produire après une cholécystectomie.Pour obtenir une hydrocholérèse rapide et abondante, injecter 5 à 10 ce.de Decholin Sodium par voie intra-veineuse, une fois par jour pendant trois jours.On continue alors le traitement en administrant pendant un mois les comprimés Decholin.Decholin (marque d\u2019acide déhydrocholique) Decholin Sodium (marque de déhydro- cholate de sodium), noms déposés.AMES Company of Canada, Ltd., Toronto D2 SÉDO-CARENA COMPRIMÉS Caréna \u2014 Phénobarbital \u2014 Papavérine Neurodysténies cardiaques - Spasmes vasculaires, Algies des cardiaques.i CARENA-OUABAÎNE AMPOULES I.V.\u2014 COMPRIMÉS VASO-DILATATEUR \u2014 CORONARIEN Défaillance cardiaque, cœur sénile L'AMINOPHYLLINE FRANÇAISE CARENA CARENA INTRAMUSCULAIRE Théophylline-éthyléne-diamine Syndromes cardiaques Syndromes cardio-rénaux Œdèmes cardiaques, rénaux et hépatiques.Dyspnées TRINITRINE-CARENA COMPRIMÉS Algies paroxystiques, état de mal angineux, crises d\u2019angine de poitrine Laboratoires DELAGRANGE \u2014 Paris Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL complete Roentgenogramme avec Lipiodol Roentgenogramme sans Lipiodol l'image du diagnostic! 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L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Fabriqué sous Îl- cence.AMBERMI- DE est le nom déposé de ce produit.v XXIX Une Nouvelle Arme dans le traitement des affections © ARTHRITIQUES et RHUMATISMALES AMBERMIDE La Formule Améliorée du Salicylate Il nous fait plaisir de présenter aux médecins canadiens une formule de salicylate grandement améliorée \u2014 AMBERMIDE (Succinate-Salicy- lamide).: Le Salicylamide, l\u2019un des principaux ingrédients de cette formule unique, est connu depuis 1890.Des recherches pharmacologiques récentes apportent de nouvelles preuves de sa supériorité indéniable sur les autres salicylates.ANALGÉSIE AUGMENTÉE \u2014 La valeur analgésique de l\u2019Ambermide par rapport à l\u2019acide acétylsalicylique est de 7.5 fois plus élevée! TOLÉRANCE MEILLEURE \u2014 Contrairement à d\u2019autres salicylates, le salicylamide est bien toléré même à forte dose.\u201d CONCENTRATION SANGUINE PLUS ÉLEVÉE \u2014 Trois à quatre heures après l\u2019administration orale, la concentration sanguine en composé d\u2019acide acétylsalicylique est plus élevée qu\u2019après l\u2019administration de salicylates.® Ces avantages importants du salicylamide sont augmentés par l\u2019inclusion de succinate de calcium dans la formule unique d\u2019Ambermide \u2014 car il constitue un catalyseur physiologique qui apporte une stimulation marquée au métabolisme tissulaire.Pour obtenir un soulagement rapide des symptômes dans les affections arthritiques et rhumatismales, la fièvre rhumatismale, la sciatique, la bursite, la névrite, la fibrosite et la myosite, employez AMBERMIDE (Succinate-Salicylamide).1.Hert, R.E.: Fed.Amer.Soc.exper.Biol., vol.5, p.182, 1946.The PAN PHARMACALS LIMITED 2.Wegman, T.: Schw.Med.Woch., No 3, p.62, 1950.3.Erich, E., Remy, R.: TORONTO 10, CANADA The Medical Clinic, No 37.p.1178.Sent.15, 1950. XXX L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 ARGENT - AMPHÉTAMINE GLUCONATE ÉPHÉDRINE EN SÉRUM GLUCOSÉ pH 7.6 DÉSINFECTION [ VOIES NASALES E ] | i GOUTTES INCOLORES | IV GOQUTTES\\INSTILLANONS Pise S SK PAR YQUR Laboratoires Jean OLIVE, 200 Rue Vallée, MONTREAL NEURO SOLENE SEDATIF DU VAGUE SYNERGIE DES DOSES THERAPEUTIQUES FAIBLES O) EXTRAIT JUSQUIAME EXTRAIT VALERIANE OXYDE DE ZINC y BARBITAL O: GR- O17 Petits nerveux, pseudo-cardioques 1 comprimé, matin, midi et soir Troubles du sommeil 1, à 2, en plus, au coucher gr oh ie ¢ | LABORATOIRES BREANT.PARIS - LABORATOIRES 1.OLIVE 200 RUE VALLÉE - MONTREAL A © \u2014 Anatomie du cerveau oO 9 0 N 9 Us SO N \u2014 \u2014 \u2014 ww NN \u2014 A ni » pen on pnd ~SoEnow \u2014 15 I I nt 16 17 18 IV 19 Vv 20 Vi 21 22 vii vill 23 IX X Xi XII 24 Artère cérébrale antérieure Corps calleux Tête du noyau caude Artère communicante antérieure Artère cérébrale moyenne Hypophyse Artère communicante postérieure Artère cérébelleuse supérieure .Artère basilaire .Veine cérébrale interne Artère et veine choroidiennes Plexus choroïde du ventricule latéral Peinture de Paul Peck.Une de la série de peintures illustrant l\u2019anatomie de divers organes et tissus qui sont souvent le siège d\u2019infections et dont les germes sont auréomycino-sensibles.13.14.15.16.17.18.19.20.21.22.23.21.mr Corne inférieure du ventricule latéral Artère vertébrale Lobe frontal Nerf ophtalimique Nerf maxillaire Artère cérébrale postérieure Nerf maxillaire inférieur Protubérance Nerf intermédiaire Lobe temporal Cervelet Sinus transverse gauche NERFS CRÂNIENS [.11.111.IV.V.VI.VII.VIII.IX.XXI.XIT.Olfactif Optique Oculo-moteur Pathétique Trijumeau Moteur oculaire externe Facial Acoustique Glosso-pharyngien Vague Nerf spinal accessoire Hypoglosse aD \u2019 \u2019 IMPRIME AUX ETATS-UNIS L'auréomycine \u2026 dans les infections intra-craniennes E CARACTERE d\u2019urgence inhérent a la plupart des infections intracrâniennes impose souvent l\u2019obligation de traiter sans délai, sans attendre le résultat de la recherche du germe pathogène.Il importe donc de s\u2019adresser à un agent thérapeutique dont l\u2019action soit à la fois assez rapide et assez étendue pour englober les germes pathogènes en cause.L\u2019auréomycine, dont on connait bien l\u2019excellente diffusibilité dans le liquide céphalo-rachidien et l'ampleur anti-bactérienne, répond parfaitement a ces double desiderata.Son intérêt est d'autant plus grand lorsqu\u2019on se trouve en présence de germes pathogènes pénicillo- et streptomycino-résistants.Elle a été utilisée avec succès dans des cas de méningite à E.coli, & A.aerogenes, a Ps.aeruginosa, à bacille de Pfeiffer, à staphylocoques, à pneumocoques, à Klebsiella pneumoniae, à Str.faecalis, à bacilles typhoïdes, à Salmonella bareilly, à Listeria monocytogenes, et à Moraxella Iwoffi.Dans la méningo- encéphalite, en tant que complication de la brucellose, et dans l\u2019encéphalite secondaire à la fièvre typhoïde, à la fièvre paratyphoide et à la coqueluche l\u2019auréomycino-thérapie a fait ses preuves.On a constaté fréquemment l\u2019efficacité de l\u2019auréomycine dans des cas d\u2019infections où d\u2019autres antibiotiques s'étaient révélés inopérants et notamment dans des hémorragies intracrâniennes infectées, dans des abcès sous-duraux à A.aerogenes et des abcès du cerveau dépendant de staphylocoques, de pneumocoques et d\u2019E.coli.* * * CONDITIONNEMENT: Capsules à 50 mg.:\u2014Flacons de 25 et de 100 capsules; à 100 mg.:\u2014Flacons de 25 et de 100 capsules; à 250 mg.:\u2014Flacons de 16 et de 100 capsules.Solution ophtalmique: Fiole à 25 mg.; solution à préparer extemporanément par addition de 5 c.c.d\u2019eau distillée.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 5550 avenue Royalmount, Case Postale 6120, Ville Mont Royal Montréal 16, Qué.(Sur simple demande, nous enverrons la liste de 57 références bibliographiques choisies) | ea bv > me Le péristaltisme normal résulte de la distension des couches musculaires par la masse fécale; les irritants de la muqueuse produisent une hyperacidité des fibres musculaires qui amène de l\u2019hyperpéristaltismz et du spasme.Action thérapeutique du Metamucil et la physiopathologie de la constipation Une stase colonique prolongée, qu\u2019elle soit par un côlon spastique ou un côlon atonique, demande beaucoup d'attention pour être corrigée.La muqueuse n\u2019a pas besoin de stimulation; les cathartiques et autres irritants physiques et chimiques n'ont donc plus raison d\u2019être.D'autre part, il faut un stimulus à la musculeuse pour déclencher le péristaltisme.Le stimulus physiologique est obtenu par la distension légère du côlon, point de départ d\u2019un axe réflexe qui se termine à la musculeuse.Métamucil rééduque littéralement le côlon spasmodique aussi bien que le côlon paresseux.Pris avec une quantité suffisante de liquide, Métamucil forme une masse hydrophile douce.Cette masse colloide, en progressant dans la lumière intestinale exerce sur les parois du côlon la pression suffisante pour les distendre légèrement et déclencher le réflexe péristaltique nécessaire à l\u2019évacuation.Un traitement au Métamucil aide à redonner à la musculature intestinale son tonus normal et assure la régularité du fonctionnement.Métamucil est le inuciloïide hautement purifié de Plantago ovata (50 pour cent), une semence appartenant au groupe des psylliums, combiné avec de la dextrose (50 pour cent) comme dispersif.Il est accepté par le \u201cCouncil on Pharmacy and Chemistry of the American Medical Association\u201d.La recherche au service de la médecine G.D.SEARLE & Co.OF CANADA, LTD.390 Weston Road, Toronto 9, Ontario L'Union Méd.Canada XXXIV Tome 82 \u2014 Fév.1953 \"NS MICROBIOLOGIE \u2014 HYGIÈNE \u2014 MÉDECINE PRÉVENTIVE ® RECHERCHES ® ENSEIGNEMENT SPÉCIALISÉ ® ŒUVRES DE SANTÉ PUBLIQUE ® PRODUITS BIOLOGIQUES \u2014 VACCINS \u2014 SÉRUMS LE VACCIN BCG PRÉVENTION DE LA TUBERCULOSE PROTECTION DE 80% EN MILIEU TUBERCULEUX * \u2014 Préparé suivant la technique de l'Institut Pasteur.\u2014 Epreuves de sécurité sur chaque lot de vaccin.\u2014 3 voies: BUCCALE \u2014 INTRADERMIQUE \u2014 TRANS- CUTANÉE (Scarifications \u2014 Piqüres multiples).\u2014FOURNI GRATUITEMENT SUR DEMANDE dans la Province de Québec.Le seul Service du BCG au Canada, depuis 1926.*).A.BEAUDOUIN: Am.Rev.Tuberc., 43: 581, 1941.ALBERT CALMETTE A.G.FERGUSON: Am.Rev.Tuberc., 54: 325, 1946.1863-1933 INSTITUT DE MICROBIOLOGIE ET D'HYGIÈNE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL 2900, boulevard du Mont-Royal, Montréal, P.Q.Zone 26 (sans but lucratif) \u2014\u2014m\u2014x\u2014m\u2014\u2014_\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 PYRIDIUM® offre un SOULAGEMENT BIENFAISANT des symptômes douloureux du ténesme, des mictions impérieuses et fréquentes qui accompagnent les INFECTIONS GÉNITO-URINAIRES.On peut administrer le Pyridium simultanément avec les antibiotiques, les sulfamides ou autre médication spécifique, afin qu\u2019au | traitement anti-infectieux s\u2019ajoute le soulagement symptomatique.(Marque de VE Pyridium est la marque déposée par Nepera Chemical Co., Inc., pour sa marque de phénylazo - diamimo - pyridine CIH.Merck & Co.Limited en sont les distributeurs exclusifs au Canada.phénylazo-diamino-pyridine CIH) XXXV En quelques minutes\u2026 PRÉSENTATION: POUR USAGE BUCCAL \u2014 Flacons de 50 comprimés et tubes de 12 \u2014 0.1 gm.(1% grain).POUR USAGE LOCAL \u2014 Solution à 1% (que l\u2019on peut diluer si nécessaire) en flacons de 100 cc.On peut aussi employer la solution pour préparer les dilutions appropriées pour les bébés et les jeunes enfants, pour usage buccal.en MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTREAL * TORONTO + VANCOUVER * VALLEYFIELD Gog PPORT ANNUEL botvémbre- DRAUCHEMTN à l\u2019honneuxr e Les Ateliers d\u2019impression et de reliure Beauchemin Ltée sont heureux de cette citation obtenue dernièrement.Elle démontre la haute qualité des travaux produits dans nos ateliers par des 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d\u2019aliments.?1.Blazer, A.: The Obese Character (Le Caractere de l\u2019Obese) M.Times, 79:187, 1951.2.Hudgins, A.P.: Counseling the Overweight chaque capsule renferme Patient (Conseils au Malade obese) Amer.Prac., 2:336.1951, p.336.SULPHATE DE DEXTRO-AMPHETAMINE 5 mg.CALCIUM 242 mg.COBALT 0.1 mg.CUIVRE 1 mg.IODE 0.15 mg.FER 3.33 mg.MANGANESE 0.33 mg.MOLYBDENE 0.2 mg.MAGNESIUM 2 mg.PHOSPHORE 187 mg./ .° .e prévient les insuffisances alimentaires POTASSIUM 1.7 me.freine l\u2019appetit exagéré ZINC 0.4 mg., .VITAMINE A 5,000 surmonte la \u201cdépression de régime\u201d Unites Int.VITAMINE D 400 Unites Int.VITAMINE B, 2 mg.VITAMINE B, 2 mg.} VITAMINE B, 0.5 mg.NIACINAMIDE 20 mg.VITAMINE C 37.5 mg.J.B.ROERIG AND COMPANY (CANADA) LTD.*d-PANTOTHENATE de CALCIUM 3 mg.1861, boulevard ST-LAURENT, MONTREAL, CANADA \u2018La signification de cette vitamine dans l'alimentation humaine n\u2019est pas encore établie. Maintenant en vente au Canada\u2014ARGY- PULVIS, nouveau moyen efficace de vaincre le Trichomonase.Sur demande, nous vous enverrons des échantillons professionnels d\u2019ARGYPULVIS (sous les deux formes: en poudre à insuffler, pour l\u2019usage du praticien, et en capsules, pour l'usage complémentaire de ta malade), ainsi que des prospectus.at dans L'emballage Authentique Avec l'emploi de l'ARGYROL dans les infections para-nasales, il n\u2019existe Aucun retour de la congestion, Aucune stimulation CNS Il n'existe pas de sensation désagréable à la suite de la congestion .situation embarrassante et familière à bon nombre de personnes qui emploient des vaso-constricteurs usuels.ARGYROL agit directement, simplement et efficacement en donnant un ensemble d'actions décongestives, adoucissantes, détergentes et bactériostatiques.Son emploi signifie le retour le plus rapide possible des membranes nasales à leurs fonctions normales.La méthode ARGYROL Son triple effet Zz .« instillations 1.Décongestionne sans irriter la membrane et sans nuire à la protection ciliaire.Incontestablement bactériostatique et cependant non toxique pour les tissus.3.Nettoie en stimulant les secré- tions, renforçant ainsi la première ligne de défense de l'organisme.1.Conduit nasal .d'ARGYROL à 20% dans le canal lacrymal.N 2.Voies nasales .gouttes d'une solution d'ARGYROL à 10%.3.Fosses nasales .tamçonne- ment avec ARGYROL à 10%.Décongestion et Soulagement sans retour Décongestion sans Dysfonction \u2014le médicament de choix pour le traitement de l'infection para-nasale.ARGYPULVIS et ARGYROL sont fabriqués exclusivement par A.C.BARNES COMPANY, LTD., STE-THERESE, QUEBEC La marque déposée ARGYROL est la propriété de A.C.Barnes Company, Limited » { L'Union Méd.Canada XXXIX Tome 82 \u2014 Fév.1953 Sulfate de DEXEDRINE l\u2019anti-asthénique de choix Dépressions nerveuses Asthénies Obésité Dépression alcoolique Comprimés de O g.005 en flacons de 100 et 500 Smith Kline & French Inter-American Corporation Montreal 9 iy DEXEDRINE marque déposée au Can.Pat.Off, +d A Sven + i § POURQUOI CELLUKA est aussi efficace dans CONSTIPATION AN OBÉSITÉ ŒDÈME L'éponge de cellulose ne se gorge d\u2019eau que dans L\u2019EAU La méthylcellulose, pour se gonfler, a aussi besoin D\u2019EAU L\u2019EAU est une condition SIN E QU A NON d'efficacité 1.La méthylcellulose, corps hygroscopique, par contact avec l\u2019eau, se gonfle lentement et forme dans l\u2019intestin un gel qui se mélange aux déchets, les amollit et facilite leur glissement et leur évacuation.2.Or, cette quantité d\u2019eau, minime, mais indispensable, la méthylcellu- lose la rencontre précisément à l\u2019endroit même où elle est le plus nécessaire, c'est-à-dire dans l'intestin.Elle y est apportée par osmose, grâce à l\u2019action d\u2019une petite dose d'hydrate de magnésium.3.Pour vaincre, sans délai excessif, la paresse intestinale du constipé, a été ajoutée une faible dose de cascara sagrada, stimulant bénin du côlon.CELILURKA @ Conception rationnelle du traitement de la constipation @ Saveur exquise du granulé @ Effet immédiat et à échéance, sans accoutumance @ Dragées faciles à prendre @ Douceur d'action sans effet purgatif © Coût très bas du traitement FORMULE : par _dragée par cuillerée à thé Méthylcellulose .00n 0.25 Gm.0.50 Gm.Hydrate de magnésium ©.0.20 Gm.1.50 Gm.Ext.de cascara sagrada moe.0.025 Gm.0.15 Gm.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE, INC.950, avenue Ogilvy, Montréal Le i 5 Ss 8 es Ls SELLE A i x 2 Bs i.= 52 = Dé.SY a cu SE ce se = es AE 5 LE 75 A 3 > ps ve ue AF i 5 Me, ei ES 2 am 5e 8) BE su Lo + PR - £ à 2j ox e «8 4 xx wl de y A 3} e ou, 5 i Oi Ton \u2026 a \u201c Dil Vidas of Pe >, ca = & ir 2 pt % ITD f es Hz 5 La gs 5 = Lcd è 2 5 + 2 J 4 \u201cx 4 we de a) a ee ot?5 6 mel CO\u2014\u2014\u2014\u2014 a fo id Ed # # \u201crH 5 i id So # = à & = à (ron de = si de of 4 & A \\ 7 5 on ps F2 7 ZE 5 a - pe ie, wy posent expr a > Lg ae 2 a iain A yf 3 sat > Zi) i ES AE E> a, i st pi pi > a Te AE on 5 sy Ad +2 oh Ge a rites da Es, a So = rd Ra on Po or dE CE ce je i jo oe a rt ik PE 2 A BY % sn Sh i HN es PA 5 15 i ps es 4 ii \u201ca; oa ei 278 int bea reer icant xpi soar RE wy % irs eee A! hind xy Sean ao La Tentati o SR Sat pn ice i ws QUE i inn i nit?imi et ns pine ite RAT py irs ea pen iat id ss I a sie te) 4 pr i ih i SY 4 ni WR ems a po kk ix AE nian NE TIT SAR.\"SET I x A Rai Smet or TT CL FT y me AT Irdez-le à | RESISTEN à l'attrait du fruit délendu Ves NE POUVEZ pas mettre les aliments défendus hors de la portée de l\u2019obèse au régime, mais vous pouvez réprimer son désir pour ces aliments en prescrivant le Chlorhydrate de Drsoxyne.La DESOxYNE non seulement émousse l\u2019appétit mais encourage le patient à suivre son régime en lui conférant une sensation de bien-être.Comparée à d\u2019autres amines sympathicomimétiques, la DESOXYNE possède une plus grande activité et offre les avantages de doses plus faibles, d\u2019une action plus rapide, d\u2019un effet plus prolongé et de réactions secondaires minimes.Une comprimé de 2.5 mg.ou de 5 mg.avant le déjeuner et un autre avant le lunch sont généralement suffisants.La DESOxYNE est également indiquée dans le traitement de la dépression légère et autres états qui demandent l\u2019emploi d\u2019un stimulant central.Dans toutes les pharmacies, en comprimés de 2.5 mg.et de 5 mg., en ampoules de 1 cc., et sous forme d\u2019élixir.| : : PRESCRIVEZ LE Chlorhydrate de D I \\ | Xl) I NOM DÉPOSÉ (CHLORHYDRATE DE METHAMPHETAMINE, ABBOTT) Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 \u2019 nion Médicale du Canada Revue mensuelle fondée a Montréal en 1872 ONT COLLABORÉ AU VOLUME 81 : MM.Albert-Weil (Jean) ; Amyot (Roma) ; Archam- bault (Jules) ; Archambault (Paul-René) ; Archam- bault (Rémi); Baillargeon (Yvon); Beauregard (J.-M.); Bélanger (P.-E.); Bélanger (P.-M.); Bérard (R.); Bergouignan (M.); Bertrand (A.); Bertrand (Claude); Blain (Emile); Bonenfant (Jean-Louis) ; Bordeleau (J.-Marc) ; Borduas (Jean- Louis) ; Boucher (Roméo) ; Boulanger (Jean-Baptiste); Bourque (J|.-M.); Boussat (André Ch.) ; Bovy (Jacques); Brahy (Jules); Brien (J.-A.) ; Cantero (Antonio) ; Carasso (B.); Cartier (Geo.- Etienne) ; Chaput (Yves); Charbonneau (Henri); Charbonneau (Jean); Charbonneau (René); Cha- rest (G.); Cliche (Francois); Coignet (].): Comeau (Maurice); Coulombe (M.); Cousineau (Georges); Cruchet (René); Czitrom (A.); Da- genais-Pérusse (P.); Dagneau (Clovis); David (Paul); Décarie (Léandre); Depocas (Florent) ; Désautels (Sylvio) ; Desbordes (Jean) ; Desjardins (Edouard) ; Desjardins (Omer-E.) ; Dionne (M.-P.) ; Dionne (Paul); Doray (Maurice); Doré (Réal) ; Dubé (Louis-Félix); .Duberger (R.); Dubreuil (Lucien) ; Dufresne (Origène) ; Dufresne (Roger- R.) ; Dupuis (Roland) ; Durand (Fernande) ; Drolet (Maurice) ; Drzewicka (H.M.) ; Duvalier (François); Erak (Peter); Espinas (J.); Fabre (R.); Faure (J.) ; Ferron (M.) ; Fortier (Claude) ; Fortin (Guy) ; Fournier (Jacques) ; Gagnon (Edouard-D.) ; Gareau (J.-Roger); Garneau (Georges); Gaudry (Dominique) ; Gaulin (Eugène) ; Gauthier (C.-A.) ; Gérin-Lajoie (Léon) ; Gervais (Maurice) ; Gialloreto (Osman) ; Giraud (Gaston) ; Giraud (Paul) ; Gosselin (Blandine-Yvette) ; Gosselin (Gilles) ; Gougoux (Jacques); Gratton (Armand) ; Groleau (Lionel) ; Groulx (Ad.); Grignon (Jean) ; Guérin (Hubert) ; Guilbeault (Albert); Guy (Roland); Hamilton (John D.); Hébert (Fernand); Hébert (Gérard); Hillemand (Prof.) ; Jarry (Gaétan); Jobin (].-B.); Jobin (Joachim); Johnson (Réginald); Johnston (W.V.); Julien (P.-E.); Kourilsky (Raoul) ; Labossiére (Marcel) ; Lachance (Robert) ; Lachance (Roger) ; Lafleur (Lionel); Laham (Jean); Laliberté (Charles); Lambert (Julien); Lamoureux (Louis) ; Langevin (Raymond) ; Larichellière (Raymond) ; Larivière (Paul) ; Laroche (Noël); La Rue (L.); Latour (Hugues); Latraverse (Valmore) ; Laurendeau (Ed.); Laurier (J.-}.); Laurier (Ruben) ; Lauzé (Simon) ; Lauzer (Rosaire) ; Lebeau (René); Lebel (L.Léon); Leblond (Wilfrid); Leduc (Paul-Emile); Legault (Léonard); Léger (Jacques) ; Léger (Jean-Louis) ; Lépine (Charles) ; LeSage (Albert) ; Lespérance (Alphonse) ; Lessard (Richard) ; Letendre (Samuel) ; Lorange (Gilles) ; Longpré (Daniel) ; Longtin (Jean) ; Longtin (Léon) ; Mackay (André); Mantha (Léopold); Martin (Honorable Paul); Mcintyre (I.M.): Messier (C.-A.) ; Michon (Jean) ; Mignault (Gérard) ; Milot (Jean-Paul) ; Mondor (LaSalle) ; Mongeau (M.); Morisset (Pierre) ; Morissette (L.) ; Mouquin (M.) ; Nadeau (Gabriel) ; Naud (Robert) ; Panet-Raymond (Jean) ; Panisset (Maurice); Panneton (André) ; Paquette ().-Ph.); Paraf (Jean); Pavilanis (Vy- tautas) ; Pattey (Claude) ; Perras (Ephrem) ; Petti- grew (Antoine) ; Piette (Jean) ; Pinsonneault (Germain) ; Pion (René) ; Plante (Adrien) ; Poirier (F.) ; Poirier (Paul); Prévost (Jules): Proulx (A.); Puech (Paul) ; Rabile (Pierre) ; Régnault (Paule) ; Riopel (P.); Robert (Paul); Robillard (Rosario); Rouleau (Yvan); Roy (Francois); Saint-Martin (Maurice) ; Samson (Maurice) ; Simard (Louis-C.) ; Simard (Roland) ; Sirois (Jean); Smith (Henri); Sonea (Sorin) ; Sternberg (].) ; Saint-Laurent (R.); Tétreault (Adélard) ; Thibodeau (L.-P.); Tremblay (}J.-Nap.); Trudel (Hermile) ; Trude! (Marc); Truhault (R.); Vandry (Mgr Ferdinand) ; Vasquez lio} Verdeau (J.); Vézina (Charles); Zivy (Pierre). .Lorsqu\u2019on applhque le trépan dans les, fractures des os du crâne, une compression un peu forte supprime immédiatement la sensibilité et le mouvement; s\u2019il survient une inflammation, comme cela arrive quelquefois, on observe une altération de l\u2019intellhgence.Après des cautérisations très fortes sur la tête, un assez grand nombre de personnes ont été prises de délire; souvent les coups violents sur la même partie ont été immédiatement suivis de carus.Beaucoup d\u2019autres accidents de cette espèce, survenant à la tête, semblent évidemment léser l\u2019intelligence: cela est si vrai, que le vulgaire même, lorsqu\u2019il voit un individu dans le délire, ou avec une altération quelconque de l\u2019intelligence, croit qu\u2019il faut avant tout se préoccuper de la tête.Il est incontestable, en effet, que le principe de la sensibilité et du mouvement volontaire a pour siège l\u2019encéphale, que protègent les méninges, ainsi que nous l\u2019avons démontré anlleurs Il faut distinguer soigneusement les affections épileptiques, car celles-ci surviennent, tantôt par suite d\u2019une affection primaire de la tête et, tantôt, par sympathie.En effet, presque tous les médecins ont négligé de distinguer les épilepsies, lesquelles présentent trois variétés, comme ils ont négligé de distinguer les trois, espèces de mélancolies.Les épilepsies ont toutes cela de commun que l\u2019encéphale est affecté, soit que l\u2019affection y ait pris naissance, comme cela arrive chez la plupart des épileptiques, ou que l\u2019orifice de l\u2019estomac appelé ordinairement par les médecins, elle soit remontée par sympathie à l\u2019encéphale.\u2026.Il se présente, mais rarement, une autre forme ou espèce ou variété d\u2019épilepsie, comme vous voudrez l\u2019appeler, l\u2019affection commençant par une partie quelconque, puis remontant vers, la tête d\u2019une manière sensible pour le patient même.Jeune encore, jar vu ce phénomène, pour la première fois, chez un garçon de treize ans; je l\u2019ai vu avec les médecins les plus distingués de mon pays, réunis pour se concerter sur le traitement.J\u2019entendis l\u2019enfant raconter que la diathèse avait commencé à la jambe, et que de là elle était remontée directement au cou par la cuisse, la région iliaque, les côtés et le cou jusqu\u2019à la tête, et qu\u2019aussitôt la tête atteinte, l n\u2019avait plus eu conscience de lui-même.Interrogé par les médecins sur la nature de cette substance qui remontait à la tête, l\u2019enfant ne put répondre \u2026.GALIEN. BULLETIN OÙ UN DEVIENT UNE MULTITUDE ! Dans deux bulletins récents de cette revue, on a signalé d\u2019abord le cent cinquantiéme anniversaire de l\u2019établissement de l\u2019internat dans les hôpitaux de Paris et ainsi attiré l\u2019attention des lecteurs sur une institution essentielle à l\u2019administration hospitalière et à la formation complète des futurs médecins: on a signalé aussi l'utilité incontestable, sinon la nécessité dans les circonstances actuelles de la pratique hospitalière et de la préparation efficace des candidats aux nombreuses spécialités, du système de la résidence, initiative primitivement réalisée dans les hôpitaux des Etats-Unis selon une formule mise en œuvre au préalable en Allemagne.L'internat français, plus particulièrement celui des hôpitaux parisiens, possède une juste célébrité et un prestige édifiés par les médecins qui s\u2019y formèrent et répandirent dans le monde de la médecine l'étendue de leur science, par la maîtrise, la clarté et l\u2019éloquence de leur enseignement et de leurs travaux.Je n\u2019insiste pas par l\u2019exposition du sujet et par des commentaires sur un fait connu et accepté de tous.L'internat s\u2019imposa de lui-même dès 1802 à Paris autant pour le bien des malades, la bonne administration médicale des hôpitaux que pour la formation complémentaire des futurs praticiens et cliniciens.* * * L\u2019Internat dans nos hôpitaux canadiens de langue française est de date beaucoup plus récente et il naquit des mêmes besoins et des mêmes buts à obtenir.Ce n\u2019est qu\u2019à la fin du siècle dernier qu\u2019on recourut à l'assistance d'un ou de médecins internes.C\u2019est que le nombre des malades hospitalisés augmentait et que l\u2019exercice de la médecine et surtout l'urgence de soins chirurgicaux imposaient une surveillance constante comme pouvaient la procurer les offices de médecins internes.Ainsi à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec le premier médecin interne fut le docteur Noé Chabot.Il y fut nommé en 1899.TI est encore bien vivant et demeure à Sainte-Claire de Dorchester. \u2019 BULLETIN L'Union Méd.Canada 132 ULLETIN Tome 82 \u2014 Fév.1953 A T'Hotel-Dieu de Montréal, ce fut un docteur Beaudry qui assuma le premier cette fonction.Sa nomination fut effectuée en août 1873.A cette époque, l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal recevait des étudiants de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal où leur était prodigué l\u2019enseignement clinique.D\u2019autre part, les professeurs de l'Ecole y assuraient un service médico-chirurgica! utile et apprécié des religieuses de l'institution.Aussi, acceptèrent-elles favorablement leur vœu quand ils leur proposèrent la présence d\u2019un médecin interne dans leur hôpital.Il ne manque pas d'intérêt de lire ce passage des Archives de la communauté qui porte à notre connaissance le rôle joué par les religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu dans l\u2019expansion et les accomplissements de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, de même que la création du poste d\u2019un interne à cet hôpital et les débuts de l\u2019internat dans nos hôpitaux de langue française : « Dès les premières années de notre arrivée au Mont Ste-Famille, où notre établissement prit un accroissement remarquable dans ses œuvres de charité, le service d\u2019un médecin interne fut vivement désiré par l\u2019Ecole surtout.Plusieurs fois, elle nous en avait démontré les avantages et fait valoir la nécessité pour mieux assurer le succès de sa direction médicale.Ne reconnaissant pas que nos malades en souffraient, nous différâmes toujours de faire cette dépense à cause de la modicité de nos ressources.Mais les faits de 1871 et de 1872, dont nous nous rappelons, nous contraignirent pour ainsi dire à faire cet essai.C\u2019est pourquoi le contrat dont il est parlé plus haut, renferme une clause spéciale et relative à cet arrangement.En conséquence, le 2 août 1873, l\u2019Ecole nous soumettait le choix qu\u2019elle venait de faire de ce jeune médecin, admis seulement à la pratique depuis quelques mois et qui nous était bien connu.Il fut accepté par le chapitre et le Dr Beaudry commença de suite ses fonctions d\u2019Interne auprès de nos malades.«C\u2019est une allusion aux démarches faites par l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal, auprès des Autorités de l\u2019Hôtel-Dieu afin d\u2019obtenir les moyens de faire l\u2019acquisition d\u2019un établissement pour leurs Ecole: celle-ci n\u2019ayant ni le prestige, ni les fonds nécessaires pour servir de garantie.« Les religieuses considérant que cette Institution Médicale était «la seule catholique et la seule Nationale » et que, d\u2019autre part, il convenait qu\u2019elle puisse être au moins sur le pied d\u2019égalité avec les autrers Ecoles du même genre, appartenant à des nations étrangères, elles consentirent les sacrifices nécessaires en concédant à l\u2019Ecole, un terrain, sis en face de notre hôpital, et en empruntant au nom de l\u2019Hôtel-Dieu, l\u2019argent nécessaire à la construction projetée.«Le contrat passé à cet effet le 22 novembre 1872 portait cette clause qui nous ramène à notre sujet: « De plus la dite Ecole devra fournir à perpétuité L'Union Méd.Canada ETI Tome 82 \u2014 Fév.1953 BULLETIN 133 le médecin rendant le service de l\u2019Interne au dit Hôtel-Dieu, moyennant $400.00 par année.» (Honoraires fournis par les religieuses).» > LJ * L'hôpital Notre-Dame fut fondé en 1880 à double fin.D'abord on désirait offrir au public les services d\u2019un second hôpital français dans la métropole; on destinait, en plus, cette institution à l\u2019enseignement clinique de la nouvelle Faculté de médecine de Laval qui ne pouvait bénéficier d\u2019aucun autre centre hospitalier.L'hôpital contenait 50 lits pour les malades pauvres et de 15 à 20 lits privés.Dès l\u2019ouverture de l\u2019hôpital, un médecin interne fut acerédité à l\u2019institution et ce fut le docteur H.-E.Desrosiers, professeur de toxicologie à Laval, que l\u2019on désigna à cette fonction.Puis le temps apporta le progrès et l\u2019accroissement de la population.D\u2019autres hôpitaux se construisirent et l'internat non seulement fut maintenu, mais s\u2019imposa comme une nécessité et se développa par le nombre grandissant des candidats et des élus.À tel point, qu\u2019il devint un titre revendiqué avec fierté et que les heureux bénéficiaires se prévalaient auprès de la clientèle du titre d\u2019ancien interne de nos hôpitaux.Ce titre leur conférait un brevet d\u2019expérience et d\u2019habileté technique que leurs confrères moins heureux et peut-être plus pressés d'entrer en pratique étaient réellement dépourvus, faisant leurs premières armes d\u2019exercice professionnel sur la pathologie de leurs premiers clients.Mais voici qu\u2019en 1927, plus précisément le ler juin, la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal posa un geste d\u2019une incontestable valeur et d\u2019une portée pratique fondamentale.On décida que la cinquième année du cours de médecine sera obligatoirement une année d\u2019internat dans les hôpitaux universitaires.La science des maladies s\u2019apprend au lit des malades, la technique de plus en plus complexe des soins aux malades s\u2019assimile dans les salles et les laboratoires hospitaliers, l'investigation clinique et le savoir pratique de la bonne thérapeutique sont enseignés auprès de maîtres dont l\u2019expérience et le don de science sont éprouvés.D\u2019ores et déjà, nos jeunes médecins auront une formation poursuivie au moins pendant une année en contact intime des malades, et de la sorte couronnée du stage hospitalier qui paraît maintenant indispensable.Par ce fait, le nombre de nos internes augmenta considérablement, tous alors pouvaient bénéficier de l\u2019internat, tous pourront assurer à leurs clients, et dès le début de leur pratique, un minimum de maîtrise dans l\u2019application de leur science et de leur art. 134 L'Union Méd.Canada BULLETIN Tome 82 \u2014 Fév.1953 * * * Vers 1901, à l'hôpital Johns Hopkins fut organisé le système de la résidence.Cette entreprise avait pour but de favoriser la formation de jeunes médecins dans des spécialités différentes en vue de la recherche et de l\u2019enseignement.C\u2019est à partir de Johns Hopkins que se développa cette excellente formule, maintenant répandue dans tous les centres hospitaliers américains, formule qui oblige à des années d\u2019études théoriques et d'expérimentation dans les sciences dites de base, et par dessus tout à la participation active, comportant responsabilité et initiative personnelles de plus en plus larges à mesure que la formation s\u2019affirme, des jeunes médecins qui veulent acquérir une maîtrise complète d\u2019une spécialité ou d\u2019une discipline médico-chirurgicale.C\u2019est à partir de 1941 que nos institutions hospitalières canadien- nes-françaises adoptèrent cette nouvelle formule.On la trouve maintenant en opération dans nos hôpitaux universitaires.Chaque année, de jeunes médecins, ayant passé par les différents échelons de l\u2019internat et de la résidence, sortent de ces hôpitaux, solidement préparés, complètent leur formation par des études post-scolaires dans des cliniques étrangères de prestige international, reviennent encore plus aguerris soit à l\u2019hôpital où ils se sont formés pour y compléter les équipes de cliniciens, soit encore mieux dans des hôpitaux plus récemment organisés pour y assumer un rôle de jeune chef, pleins d\u2019ambition et investis d\u2019une science qui en feront des pionniers expérimentés dans les différents centres de notre population.Leur compétence sera certifiée officiellement; ils seront même membres associés de Sociétés savantes qui exigent des critères exclusifs de compétence.| Et ainsi de l\u2019interne unique, perplexe et songeur dans sa solitude de la fin du siècle dernier, on arrive à un monde d\u2019internes étudiants, d\u2019internes médecins et de résidents qui remplissent nos cliniques, nos laboratoires et nos salles d\u2019opération, bourdonnants de formules et de tests, hantés d'hormones et de vitamines, soucieux d'\u2019électrolytes et de transfusions, perplexes de diverses combinaisons anesthésiques, et audacieux par des aventures chirurgicales illimitées.Ainsi le veulent les conjonctures actuelles et l\u2019ingéniosité sans limite de l'esprit humain.Roma AMYOT. LES CARDIAQUES NOIRS Professeur MOUQUIN (de Paris).On peut se demander si le tableau des « cardiaques noirs» se confond avec celui du «cœur pulmonaire chronique », terme beaucoup plus usité actuellement.Il est certain que ces deux tableaux sont très voisins l\u2019un de l\u2019autre, celui des « cardiaques noirs » se distinguant cependant par l\u2019importance de la cyanose et la gravité de l\u2019évolution.En outre, un certain nombre de caractères lui donnent une physionomie spéciale qui mérite de retenir l\u2019attention, d\u2019autant plus que de longues controverses ont été poursuivies au sujet de sa nature.HISTORIQUE En août 1901, le professeur argentin À yerza présentait à ses élèves un malade, ancien tousseur chronique, qui présentait une cyanose noire, une congestion des bases, de l\u2019oligurie, des œdèmes généralisés, et de la tachycardie, avec une tension artérielle maxima de 15.Dans ce tableau de cyanose avec asystolie progressive, Ayerza attachait une grosse importance aux lésions bronchiques et péri- bronchiques; il les regardait d\u2019ailleurs comme ayant une origine syphilitique (syphilis scléreuse ou scléro-gomeuse) et, en outre, il considérait ces lésions comme s\u2019étendant ultérieurement aux branches de l\u2019artère pulmonaire.Cette description originale fut peu à peu modifiée par d\u2019autres auteurs argentins.Escudero, en 1911, confirmait dans une certaine mesure l\u2019opinion d\u2019Ayerza: pour lui, la maladies avait trois grands symptômes: une syphilis bronchique, une sclérose oblitérante de l\u2019artère pulmonaire et une cyanose avec polyglobulie.À ces trois éléments, s\u2019ajoutent des phénomènes cardiaques aboutissant à la décompensation.Cependant, Escudero diminuait l\u2019acception du terme « maladie d\u2019Ayer- 1.Communication au XXIème Congrès de l\u2019AM.L.F.C., Québec, septembre 1952.za»: d\u2019abord, il exigeait qu\u2019il y eut une origine syphilitique (et, pour lui, il s'agissait d\u2019ordinaire de syphilis congénitale tardive).Ensuite, il refusait d\u2019admettre dans ce cadre des « cardiaques noirs » des faits plus banaux, tels que ceux des pulmonaires qui meurent avec un tableau d\u2019asystolie droite (Vieussens avait déjà décrit de pareils faits il y a deux cent cinquante ans, et Louis avait complété cette description).Enfin, Escudero s\u2019appliquait \u2018à distinguer les faits de «maladie d\u2019Ayerza » de cette sclérose de l'artère pulmonaire, avec retentissement sur le cœur, que Léon Giroux avait décrite dans sa thèse de 1910, inspirée par Vaquez.Troisième son de cloche, celui d\u2019Arrillaga (1922, 1925).Pour lui, le phénomène essentiel serait la sclérose syphilitique de l\u2019artère pulmonaire, les phénomènes pulmonaires n\u2019étant pas nécessaires.Il dit textuellement que «la sclérose primitive syphilitique de l'artère pulmonaire est le substratum anatomique de la cardiopathie noire ».La question demeure d\u2019ailleurs en suspens sans que partisans de la prédominance des lésions pulmonaires (Ayerza, Escudero) et partisans de l\u2019artérite pulmonaire (Arrillaga), aient pu se mettre d'accord.Une des dernières opinions, émise par les auteurs cubains (Govea) voit, dans la maladie d\u2019Ayerza, une sclérose primitive de l\u2019artère pulmonaire et de ses fines branches, toute étiologie syphilitique étant désormais rejetée.On voit donc combien les conceptions sur la maladie d\u2019Ayerza ont été mouvantes.Il était fatal d\u2019ailleurs qu\u2019un tableau si mal délimité soulèverait des critiques; et on ne s\u2019en est pas privé, aussi bien en Argentine que dans les autres pays.C\u2019est ainsi que Bullrich, examinant de vieux pulmonaires avec asystolie droite, polyglobulie et cyanose, concluait que la « maladie d\u2019Ayerza » ne constitue pas une entité morbide ct qu\u2019elle ne s\u2019accompagne à l\u2019autopsie 136 MOUQUIN : LES CARDIAQUES NOIRS ni d\u2019hypertrophie du cœur droit, ni de sclérose de l\u2019artère pulmonaire.A quoi Escudero répliquait que les faits examinés par Bullrich sont légion, mais qu\u2019il ne sont pas la maladie d\u2019Ayerza, celle-ci exigeant l\u2019existence d\u2019une hypertrophie du cœur droit et d\u2019une lésion de l\u2019artère pulmonaire.En France non plus on n\u2019accepta pas volontiers l\u2019isolement de cette nouvelle maladie.En 1930, à propos d\u2019elle, Paviot pouvait écrire: « La meilleure façon de se donner l\u2019apparence d'inventer quelque chose est de ne pas c\u2019embarrasser d\u2019une bibliographie trop complète ou trop étendue, et d'appeler « noire » ce que d'autre ont appelé «bleue»; et de cette façon, une question déjà vieille prend la parure d\u2019une question neuve et d\u2019une découverte.» On doutera plus volontiers encore de l\u2019individualisation de la « maladie d\u2019Ayerza » en se rappelant le deuxième mémoire de Bard, en 1899, dans lequel il rapportait le cas d\u2019un malade atteint de cyanose qui présentait, des dilatations des bronches des deux tiers inférieurs du poumon gauche.Or, Bard invoquait, comme mécanisme, le passage direct du sang noir dans les veines pulmonaires par des vais- Saux nouveaux, très volumineux, que l\u2019on apercevait dans les zones pulmonaires remaniées.Qu\u2019on se rappelle aussi les faits signalés par Josserand, en 1910, de cyanose réalisée par des formes lentes, progressives et généralisées, de thrombose de l\u2019artère pul monaire.On peut aussi se demander si 1a syphilis fait vraiment partie du syndrome d\u2019Ayerza.Cette étiologie a paru s\u2019appuyer sur un petit nombre de constatations microscopiques; en 1920, en effet, Wiarthin publia un cas dans lequel il avait trouvé une atérite syphiliti- tique primitive de la pulmonaire; et, la même année, Elizaldo (avec Arrillaga) put mettre en évidence la présence de tréponèmes dans les coupes d\u2019une bronchiole et d\u2019une artériole pulmonaires chez un cardiaque noir.Mais à cette époque (1920), on voyait la syphilis beaucoup plus facilement et beaucoup plus souvent qu\u2019on ne la voit aujourd\u2019hui et on L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 lui rattachait beaucoup de faits de maladie bleue tardive.Cette tendance, d\u2019ailleurs, avait été favorisée par les travaux de Tripier (1904) « sur la nature syphilitique des dilatations des bronches ».Cet auteur, en effet, avait montré qu\u2019il existe toutes les formes de passage entre la pneumonie blanche de l\u2019hérédo-syphiliti- que nouveau-né et les îlots de néoformation alvéolaire à revêtement cubique du grand enfant hérédo-syphilitique, pour aboutir aux dilatations bronchiques avec néoformations alvéolaires de l\u2019adulte syphilitique.Depuis cette époque, la syphilis a perdu beaucoup de son importance dans nos con ceptions étiologiques et aussi dans sa fréquence.Si l\u2019on voulait, de nos jours, réserver le terme de «maladie d\u2019Ayerza» aux cas où la syphilis bronchique est en cause, on ne la trouverait jamais.Actuellement, on ne regarde plus la maladie d\u2019Ayerza que comme un sous - chapitre du cœur pulmonaire chronique; et on ne retrouve pratiquement jamais la syphilis chez ces malades.Au lieu des trois éléments essentiels que demandait Escudero: bronchite syphilitique, sclérose secondaire de l\u2019artère pulmonaire et cyanose avec polyglobulie, on tend à demander à la maladie d\u2019Ayerza les trois caractères suivants : lésions primitives de pulmonaire (atteignant jusqu\u2019aux plus fines artérioles, ce qui est essentiel), insuffisance du cœur droit après une phase d\u2019hypertrophie, lésions pulmonaires étendues avec un mélange de sclérose, d\u2019emphysème et de bronchite.PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE La cyanose, qui est le symptôme le plus évident, ne relève ici d\u2019aucun mécanisme particulier.Elle apparaît, comme toutes les cyanoses, lorsque le taux d\u2019hémoglobine réduite dépasse 5 grammes pour 100 cc.de sang (Lundsgaard et Van Slyke).Le mécanisme de production du cœur pulmonaire chronique avec cyanose relève toujours d\u2019une anoxémie artérielle, qui entraîne l\u2019hypertension pulmonaire artérielle.Ce processus, cependant, n\u2019est pas tout à fait le 1 2 \u2014\u2014\u2014 \u2014 a yo 0 ( L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 même suivant qu\u2019il s\u2019agit, à l\u2019origine, d\u2019emphysème pulmonaire ou de sclérose pulmonaire.Dans l\u2019emphysème pulmonaire, l\u2019hypertension artérielle pulmonaire n\u2019existe pas, tant qu\u2019une cause fortuite (effort physique, épisode fébrile) engendrant une augmentation du débit cardiaque, ne vient pas élever cette tension.Au bout d\u2019un certain temps, cependant, une anoxémie se produit, soit par aggravation ou extension de l\u2019emphysème, soit à la suite d\u2019une obstruction mécanique bron- chiolaire (par catarrhe et infection ou par spasme bronchique), cette anoxémie apparaît et s\u2019exagère lors des paroxysmes.Or cette anoxémie entraîne tout un cortège de phénomènes, dont chacun devient le centre d\u2019un cercle vicieux qui engendre et perpétue l\u2019hypertension artérielle pulmonaire; la polyglobulie, la vaso-constriction sur les petits vaisseaux, l\u2019augmentation du volume et de la viscosité du sang, l\u2019augmentation du débit cardiaque, tout tend à élever encore cette pression artérielle pulmonaire; et, en revanche, tout ce qui tend à diminuer l\u2019anoxémie, aboutit à une réduction de la pression pulmonaire.Pendant longtemps, le ventricule droit hypertrophié répondra à l\u2019effort par un accroissement normal de son débit systolique.Mais, qu\u2019il apparaisse une infection pulmonaire, ou broncho-pulmonaire, ou, encore, un épisode d\u2019obstruction bronchiolaire particulièrement sévère, on voit survenir une augmentation de la masse sanguine (par mise en circulation d\u2019une quantité considérable de globules que la limite d\u2019élongation des fibres musculaires du ventricule droit hypertrophié est dépassée.Dès lors, l\u2019énergie cardiaque diminue et le volume résiduel s\u2019accroît dans le ventricule distendu.C\u2019est donc une insuffisance ventriculaire droite à débit cardiaque élevé que l\u2019on observe en cas d\u2019emphysème: fait paradoxal, mais qui s\u2019explique par l\u2019état de la cireulation précédant la décompensation.Un point particulier aussi dans ce cas, c\u2019est que les fibres musculaires étant peu endom- MOUQUIN: LES CARDIAQUES NOIRS 137 magées, l\u2019oxygène et la saignée peuvent, au début, juguler cette insuffisance cardiaque.À cette insuffisance cardiaque droite à débit cardiaque élevé, les physiologistes opposent l\u2019insuffisance ventriculaire droite à débit cardiaque réduit que l\u2019on observe chez les scléreux pulmonaires.Ces malades, en effet, ont une diminution d\u2019expansibilité de leurs artères, artériels et précapillaires; et ce facteur joue un rôle essentiel dans le développement de leur hypertension artérielle pulmonaire.Comme dans le cas précédent, d\u2019ailleurs, la défaillance du myocarde hypertrophié est souvent hâtée par une poussée d\u2019anoxémie aiguë.Celle-ci agit directement sur les lbres musculaires déjà altérées; elle agit, en outre, indirectement par accroissement des résistances artériolaires et augmentation de la masse sanguine avec polyglobulie.Mais cette insuffisance ventriculaire droite des scléreux pulmonaires, à débit cardiaque réduit, contrairement à celle des emphysémateux, est souvent irréductible d\u2019emblée; en effet, les fibres myo- cardiaques étaient en général déjà, à l\u2019origine, plus ou moins altérées.On comprend donc, étant donné le rôle capital de l\u2019hypertension artérielle pulmonaire, l\u2019intérêt qu\u2019il y aurait à diagnostiquer celle-ci d\u2019une façon précoce.Les mesures de pression dans les cavités droites, les mesures de la saturation du sang artériel en oxygène et de son contenu en CO?, ainsi que la mesure de la masse sanguine et de l\u2019hématocrite, pourront donc rendre de grands services.La prise de la pression à l\u2019oreillette droite, en particulier, montre une augmentation de la pression moyenne, avec augmentation trop marquée de l\u2019amplitude des oscillations de la pression au cours du cycle cardiaque, qui peuvent atteindre 10 millimètres (avec une chute de pression au début de la diastole).Le débit cardiaque, dont nous avons dit plus haut qu\u2019il était, tantôt élevé et tantôt réduit, comme l\u2019ont montré les travaux de MacMichael et de Cournand, peut être mesuré soit par la méthode de Fick (c\u2019est-à-dire en connaissant le CO?expiré en une minute, la teneur du sang artériel en O?et en CO? 138 et celle du sang veineux en CO?) ou par l\u2019ancienne méthode à l\u2019acétylène ou encore par la méthode moderne des globules rouges marqués.Les auteurs argentins Taquini, Fasciolo, Suarez et Chiodi ont parfaitement mis en évidence, chez les emphysémateux, le phénomène d\u2019hypoventilation pulmonaire; ce phénomène se retrouve au maximum chez les cardiaques noirs.Avec la mauvaise distribution des gaz dans les poumons, ce phénomène explique l\u2019anoxémie, qui est fondamentale chez ces malades, puisque c\u2019est elle qui entraîne l'hypertension artérielle pulmonaire, en même temps qu\u2019une augmentation de l\u2019hémoglobine et, aussi, du volume sanguin.Remarquons que cette augmentation du volume sanguin permet au volume-minute de se maintenir normal, malgré une diminution de la vitesse sanguine et une augmentation de la viscosité sanguine.Remarquons que, d\u2019une façon générale, la pléthore sanguine joue un rôle considérable et, souvent, décisif dans l'insuffisance ventriculaire droite, contrairement à ce qui se passe dans l'insuffisance ventriculaire gauche.Aux différents facteurs d\u2019insuffisance ventriculaire droite au cours des pneumopathies chroniques, que nous avons signalés, il faut ajouter la participation possible du ventricule gauche.Il peut, en effet, y avoir des lésions coronaires avec altération des fibres du myocarde ventriculaire gauche.L\u2019anoxémie peut favoriser le développement simultané d\u2019une insuffisance ventriculaire gauche et d\u2019une insuffisance ventriculaire droite.D'ailleurs, I'hypertrophie du ventricule droit peut, en comprimant les artères coronaires, en gêner le fonctionnement et relentir, par un processus secondaire d\u2019ischémie, sur la défaillance du ventricule.ETUDE CLINIQUE Dans les cas typiques, la maladie d\u2019Ayerza évolue en trois phases: d\u2019abord, des poussées de bronchites à répétition.Elles finiront par se souder, entraînant alors, de façon persis- MOUQUIN: LES CARDIAQUES NOIRS L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 tante, de la toux, de la dyspnée, une expectoration muco-purulente et, par moment, des poussées de fièvre.Peu à peu, la dyspnée augmente et devient extrêmement pénible, traduisant l\u2019extension du processus d\u2019emphysème et de sclérose.Après cette première phase, apparaît la cyanose, soit progressive, soit à développement rapide, après une poussée d\u2019infection bronchique.Elle se complique parfois d\u2019hémoptysies répétées.Remarquons qu\u2019à cette phase le tableau n\u2019est guère différent de celui réalisé par la sclérose primitive de l\u2019artère pulmonaire, qui fut étudié jadis dans la thèse de Léon Giroux.Seule la longue période de bronchites à répé- tion peut distinguer la cyanose que l\u2019ou observe dans la maladie d\u2019Ayerza.Dans une troisième phase, enfin, apparaît l'insuffisance ventriculaire droite.À ce stade, le tableau ne diffère que par l\u2019importance de la cyanose de celui qui est réalisé dans le «cœur pulmonaire chronique » des pneumo- pathies ou des altérations du squelette thoracique.La cyanose est alors considérable, intéressant non seulement les téguments mais les muqueuses, entraînant une déformation hippocratique des doigts, et des altérations du fond d\u2019œil (avec aspect dit «en tête de méduse »).Il existe des cedémes, un gros foie.L\u2019auscultation révèle un assourdissement des bruits du cœur, d\u2019autant plus difficile à percevoir que des bruits adventices des poumons gênent l\u2019ausculation ; cependant, on peut parfois percevoir un bruit de galop droit.Le pouls est toujours rapide.La prise de la pression veineuse donne toujours des chiffres élevés.L\u2019état général est mauvais.Quand le malade n\u2019est pas confiné au lit ou dans son fauteuil, par la dyspnée qui le tient, soit assis et penché en avant, soit de façon plus paradoxale étendu sur le dos, il mène toujours une vie misérable.Il est incapable de faire une marche ou un mouvement un peu rapides; L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 son activité intellectuelle elle-même est ralentie, et il demeure somnolent une partie de la journée.L'évolution est grave.Tôt ou tard, après un temps qui varie de deux à quatre ans, l\u2019insuffisance ventriculaire droit devient irréductible.Les œdèmes et le foie sont alors considérables, la dyspnée entraîne une insomnie rebelle, et la mort survient dans le collapsus.L\u2019autopsie montre que le ventricule droit est considérable, dilaté et avec une épaisseur excessive.En ouvrant le cœur, on y trouve une thrombose intracavitaire, avec des caillots en «gelée de groseille ».L'examen radiologique pourra aider au diagnostic, en montrant: un gros cœur débordant fortement à droite; un arc moyen saillant; des hiles élargis et flous, et une diminution de la clarté pulmonaire.La tomographie permet de voir, non seulement les trones de l\u2019artère pulmonaire, mais aussi ses branches lobaires.Mais c\u2019est l\u2019angiocardiographie qui montrerait le mieux tout le réseau artériel pulmonaire.Cependant, l\u2019insuffisance cardiaque de ces malades rendrait quelque peu hasardeuse une pareille exploration qui, au demeurant, est loin d\u2019être indispensable.L'électrocardiographie, elle aussi, apportera un sérieux appoint au diagnostic.Elle montre des altérations portant sur l\u2019onde P: c\u2019est le P pulmonaire (P2 > P3 > P1).En dérivation VL, le P est négatif.Il existe une déviation droite de l\u2019axe électrique du cœur avec S1, Q3.L'espace ST est souvent abaissé en D2, D3 et AVF.L\u2019onde T est négative en D83.Dans les dérivations précordiales, on remarque que l\u2019effet droit se prolonge loin vers la gauche, l\u2019onde S étant très marquée encore en V4 et V5.L\u2019onde R est très petite et demeure petite jusqu\u2019en V6.Dans certains cas, l\u2019onde R, anormalement élevée dans les précordiales droites, diminue progressivement de V1 à V6, contrairement à ce que l\u2019on observe à l\u2019état normal.MOUQUIN: LES CARDIAQUES NOIRS 129 Quant à l\u2019onde T, elle est en général négative en V1, V2, V3 et, parfois même, en V4 et V5.A vrai dire, l\u2019aspect électrocardiographique est loin d\u2019être constant; il varie en effet suivant le degré de rotation du cœur autour de ses axes.DIAGNOSTIC Si l\u2019on connaît la phase de poussée de bronchites, qui a précédé l'insuffisance cardiaque avec cyanose, on peut dire que le diagnostic de cette affection ne présente pas de difficultés.On ne confondra pas en effet, à cause de la cyanose, avec les cardiopathies congénitales, ni avec les affections de l\u2019artère pulmonaire et, en particulier, avec les scléroses primitives et avec les scléroses secondaires à une cardiopathie mitrale.Quant à la dyspnée, elle ne sera pas mise sur le compte d\u2019une pneumopathie très marquée, non associée à une insuffisance cardiaque.Mais, nous l\u2019avons déjà dit, le point délicat dans le diagnostic est de savoir à quel moment le malade, d\u2019un simple pulmonaire qu\u2019il était, est devenu un cardiaque; et il est bien difficile, aussi, de connaître le degré d\u2019altération des artères pulmonaires.TRAITEMENT Le traitement des cardiaques noirs est singulièrement décevant.On sait d\u2019ailleurs combien est, en général, irréductible l\u2019insuffisance ventriculaire droite et, en particulier, celle des pneumopathies chroniques.Les ventouses, les ventouses scarifiées, sont des armes utiles, dont on usera largement, et auxquelles on associera, avec fruit, les injections de camphre ou de coramine.La morphine peut être utile contre la dyspnée.Quant à l\u2019héparine, elle peut être prescrite pour lutter contre l\u2019hyperviscosité du sang et la tendance aux thromboses.La digitale, dont on serait tenté d\u2019attendre beaucoup, est malheureusement loin d\u2019être une arme fidèle en pareil cas.Son action a été étudiée par les physiologistes sans qu\u2019on puisse tirer de leurs travaux des enseignements pro- 140 fitables.Howarth, chez les emphysémateux, a trouvé, après injection intraveineuse de digoxine, une diminution de la pression auriculaire droite et du débit cardiaque; au contraire, chez les scléreux pulmonaires, le débit cardiaque augmente tandis que la pression auriculaire droite se réduit.Mais ces résultats ne sont pas confirmés par les travaux de Cournand.Celui-ci, en effet, chez les emphysémateux, a vu l'injection intraveineuse de digoxine entraîner une diminution de la pression ventriculaire de remplissage en même temps qu\u2019une augmentation du débit cardiaque.I] semble que l\u2019ouabaïne exerce, sur l\u2019augmentation du débit cardiaque, une action plus nette que la digitale.Aussi devrait-on, comme MacMichael, si l\u2019on s\u2019appuyait sur les expériences de How- arth, douter de l\u2019action de la digitale, surtout dans les formes rapidement mortelles à débit cardiaque réduit.En revanche, Cournand admet que la digitalisation n\u2019est pas contre- indiquée; mais il pense que la digitale doit être aidée par d\u2019autres agents thérapeutiques.Les cliniciens se ralient à son point de vue, La digitale n\u2019est pas proscrite, mais il ne faut pas surestimer les possibilités de son action.Et il sera bon de lui associer des diurétiques, comme la théobromine ou le novurit dont on connaît l\u2019action favorable contre l\u2019hypertension ventriculaire droite moyenne.Mais, dans bien des cas, à un stade tardif, les deux meilleurs moyens thérapeutiques sont: MOUQUIN: LES CARDIAQUES NOIRS L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 L\u2019oxygène (soit par la tente à oxygène, soit, à la rigueur, par des injections sous- cutanées).La saignée, celle-ci a fait l\u2019objet d\u2019expériences, qui sont malheureusement contradictoires.Dans les pneumopathies chroniques, avec emphyséme et insuffisance cardiaque, ou le débit cardiaque est élevé, Howarth a observe, aprés une saignée de 600 cc., une chute simultanée de la pression auriculaire droite et du débit cardiaque.Au contraire, dang le laboratoire de Cournand, Richards a vu le débit cardiaque augmenter de plus d\u2019un litre après une saignée de 1 200 cc.Quoi qu\u2019il en soit, les cliniciens se féliciteront presque toujours d\u2019avoir recours à la saignée, qui entraîne de remarquables séda- tions.Devant l\u2019insuffisance ou la nullité des résultats obtenus grâce aux médicaments, le médecin peut, aujourd\u2019hui, heureusement, se tourner vers la chirurgie.Celle-ci, en effet, offre maintenant le moyen de décharger le cœur droit en créant des voies de dérivation.La ligature de la veine cave inférieure, préconisée par Cossic et Perianes, exerce une influence très heureuse chez les cardiaques noirs, en retardant le cours du sang et son retour vers le cœur droit, jusqu\u2019à ce que se crée une circulation de secours.Les résultats de cette opération ne sont certes pas constants, mais nous les avons vus être parfois remarquablement favorables.Et nous estimons que chaque fois qu\u2019elle apparaîtra possible, elle doit être pratiquée dans cette affection si grave et si décevante pour les médecins. VITAMINOTHÉRAPIE À HAUTES DOSES EN DERMATOLOGIE Emile GAUMOND (Québec).Les vitamines sont des substances dont on parle beaucoup mais qui restent assez mal connues.Il n\u2019en existe pas encore de définition exacte acceptée par tous.Depuis longtemps on s\u2019est rendu compte que le nom même qui sert à les désigner (amine vitale) ne correspond pas à la réalité puisque près de la moitié des vitamines connues ne renferment pas d\u2019azote dans leur molécule.Si on accepte la définition de Mme L.Ran- doin «la vitamine serait une molécule organique renfermant un radical indispensable à la synthèse d\u2019un coenzyme ou d\u2019une hormone ».On les définit encore « des substances organiques que l\u2019animal, en général, est incapable d\u2019élaborer lui-même.» Toutes les définitions comprennent d\u2019une façon générale les quatre points suivants que nous empruntons à Moinson et LoJacomo: 1° Les vitamines sont des substances organiques dont l\u2019être vivant ne peut faire la synthèse.2° Elles sont indispensables à la vie.3° Elles agissent à des doses infimes.4° Elles interviennent dans des processus enzymatiques.Nous ne poursuivrons pas davantage cet exposé car ce n\u2019est pas de la carence vitaminée dont nous voulons parler mais plutôt de l\u2019action pharmacodynamique et thérapeutique des vitamines et exclusivement en dermatologie.De plus notre exposé ne tiendra compte que de la vitaminothérapie à hautes doses.L\u2019idée de vous en faire part nous est venue après la lecture du chapitre: Vitaminothéra- pie, dans le volume de « Dermatologie clinique et thérapeutique, de Clément Simon, 2e édition.Aux notions déjà connues, nous nous sommes permis d\u2019y ajouter notre expérience personnelle.1.Communication au XXIIème Congrès de l\u2019AM.L.F.C., Québec, septembre 1952.On ne fait, semble-t-il, que commencer l\u2019étude de la vitaminothérapie à hautes doses; le champ est vaste, les possibilités sont grandes et les inconnus nombreux.Il faudra sans doute encore plusieurs années avant que l\u2019on soit fixé sur toutes les possibilités d\u2019utilisation de ces substances dont l\u2019étude est des plus intéressante.On divise habituellement les vitamines en deux groupes: Vitamines liposolubles et vitamines hydrosolubles.Nous conserverons cette classification non pas qu\u2019elle soit la meilleure mais parce qu\u2019elle est la plus généralisée actuellement.Vitamines liposolubles À, F.D.E.K.T.Vitamines hydrosolubles B,, B», Be, Acide panthothénique, Biotine, Acide para-amino-benzoïque, B12, PP, C, P.Vitamines liposolubles VITAMINE A Comme l'écrit R.Leclerq, la vitamine À est sans doute une des vitamines les plus der- matologiques.La vitamine À se trouve dans le lait, même bouilli, les œufs, le beurre et surtout dans les foies de poissons.Les légumes fournissent une quantité variable de sa provitamine: le carotène, dont l\u2019hydrolyse fournit deux molécules de vitamine À à partir d\u2019une molécule de carotène.La vitamine À porte aussi le nom d\u2019axé- rophtol.C\u2019est un alcool supérieur, C2 H?OH découvert par Karrer.Le dosage dans le sang se fait soit par méthode spectrophotométrique, soit par méthode chimique.Le taux physiologique plasmatique est de 100 u, pour 100 c.c., la carence correspondant à un taux inférieur à 70 u. 142 La vitamine À est un anti-thyroïdien et la vitamine D régularise l\u2019action de la vitamine A.La vitamine A naturelle ou synthétique est employée.Cette derniére donnerait toujours de meilleurs résultats et a moindre dose.Certains l\u2019utilisent, comme Charpy, dans l\u2019alcool.Selon le plan que nous nous sommes tracé, nous parlerons peu ou pas des carences en vitamine À ou autres; nous nous attacherons plutôt à signaler les bons effets que l\u2019on peut obtenir par une vitaminothérapie à hautes doses.DERMATOSES TRAITÉES PAR LA VITAMINE À Maladie de Darier ou dyskératose folliculaire Dans cette dermatose de nombreux essa*s ont été faits à l\u2019aide de hautes doses de vitamine À naturelle \u2014 100 000 et plus souvent 200 000 unités par jour.Les résultats ne sont pas complets et quelquefois décevants même si le taux plasmatique de vitamine À est bas avant le traitement.Par ailleurs la vitamine A synthétique (Arovit) employée à hautes doses 100 000 unités par jour semblerait donner des résultats plus encourageants.Les hautes doses de vitamine À sont à employer dans la maladie de Darier puisque c\u2019est la seule thérapeutique qui puisse donner des résultats dans certains cas.Il semble que l\u2019on doive préférer la vitamine A synthétique à la vitamine À naturelle.Pityriasts rubra pilaire Sur les quelques cas traités à date on a obtenu une guérison, quelques améliorations et de plus nombreux échecs.Icthyose et états icthyosiformes D\u2019une fagon générale, les icthyosiques bénéficient de hautes doses de vitamine A, surtout durant l\u2019hiver.Nous avons nous-même traité un cas sévère d\u2019icthyose chez un enfant avec des doses de 100 000 unités par jour, avec un résultat excellent.Malheureusement comme il arrive dans ces cas, l\u2019icthyose reprit sa forme GAUMOND: VITAMINOTHÉRAPIE L'Union M{d.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 prem\u2018ère quelque temps après qu\u2019on eut cessé les prises de vitamine.L'icthyose étant une dermatose chronique il faut surveiller son emploi car on peut assister à une hypervitaminose À comme il en a été rapporté.Affection des phanères Les ongles cassants et les cheveux cassants ou de croissance difficile peuvent être stimulés avantageusement par une vitaminothérapie A a hautes doses.Kératoses séniles et verrues séborrhéiques Dans ces deux dermatoses 100 000 unités de vitamine A données pendant plusieurs mois ont donné dans certains cas une guérison complète et définitive et dans les autres cas une amélioration toujours intéressante.Cette thérapeutique mériterait d\u2019être plus souvent utilisée.Verrues vulgaires et verrues planes La vitaminothérapie A à hautes doses n\u2019a pas encore été employée très souvent dans cette affection pourtant si fréquente.Les quelques cas rapportés ont cependant été favorablement influencés par cette thérapeutique.Elle est sûrement à tenter quand les moyens habituellement employés ont échoué ou quand les verrues sont en nombre considérable.Acné De très nombreux dermatologistes ont traité et de nombreux acné ques ont été traités par de hautes doses de vitamine À soit dans I\u2019huile soit en solution aqueuse.Les rapports des d\u2018f- férents auteurs sont très contradictoires.Les uns affirment avoir obtenu d\u2019excellents résultats et les autres comme Mitchell et Butter- worth qui ont employé la vitamine À par voie intra-musculaire à raison de 100 000 unités, trois fois la semaine pour une dose totale de 2 000 000 concluent que cette thérapeut/que est sans valeur dans le traitement de l\u2019acné vulgaire.Nous ne sommes pas loin de partager leur opinion.Après avoir prescrit toutefois la L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Vitamine A à hautes doses à de nombreux malades nous nous demandons s\u2019il n\u2019y à pas certaines formes de l\u2019acné vulgaire qui bénéficient mieux que d'autres de cette thérapeutique; la forme papuleuse ou à tout petits kystes ?Autres dermatoses La mélanose de Riehl, le Xéroderma pig- mentosum, le syndrome de Gougerot-Sjogren (siccité des muqueuses) et les kératodermies de causes diverses bénéficieraient d\u2019une thérapeutique par de hautes doses de vitamine À.Dans les ulcères de jambes, la vitamine À, en application locale surtout, aurait de bons effets.Tous les dermatologistes savent d\u2019ailleurs que certains ulcéreux de jambe bénéficient hautement de cette thérapeutique.Nous avons expérimenté, depuis assez longtemps déjà, la pommade à l\u2019huile de foie de morue dans le traitement des chéloïdes, spontanées ou sur cicatrices.Nous en avons obtenu dans une bonne partie des cas de bons résultats surtout si la chéloïde est de formation récente.Un malade souffrant par périodes et depuis plusieurs années d\u2019eczéma papulo-vésiculeux ou eczéma nummulaire nous fit remarquer que de tous les traitements prescrits seule la pommade à l\u2019hu\u2018le de foie de morue lui rendait service.Ceci nous suggéra d\u2019utiliser dans cette forme particulière d\u2019eczéma à thérapeutique si décevante, la vitamine A à hau*es doses.Dans le même temps nous prenions connaissance du travail de Benedek concernant la même dermatose.Il rapporte lui aussi de bons résultats.Six malades ont ainsi été tra\u2018tés par la vitamine A naturelle ou synthétique, par la bouche ou en injection à des doses allant de 100 000 à 200 000 unités, et dans cinq cas le résultat a été excellent, même sans traitement local.Un seul cas n\u2019a fait que bénéficier de cette thérapeutique sans que l\u2019on puisse parler de guérison.Quatre malades ont reçu le même traitement pour des dermites \u2018ntenses par irritant.Le GAUMOND: VITAMINOTHERAPIE 143 résultat fut dans un cas spectaculaire et dans les trois autres particulièrement évident.Deux cas d\u2019érythrodermie ont aussi été traités par de hautes doses de vitamine À, avec dans un cas un excellent résultat.Il s'agissait ici d\u2019une érythrodermie qui avait été généralisée à la peau et aux phanères.Un grand placard prurigineux persistait sur une jambe.La vitamine À a fait disparaître le prurit et après un mois la peau tendait à redevenir normale.Un seul cas d\u2019eczéma séborrhéique a été traité.Chaque prise de vitamine À diminua!t le prurit qui finit par disparaître avec retour de la peau à la normale.Dans la grande majorité de ces cas la vitamine À synthétique (Arovit: Roche) a été employée.Comme on peut le constater, la vitamine À a de nombreuses applicat\u2018ons en dermatologie.Ce que le dermatologiste recherche en donnant de hautes doses de cette vitamine, nous le répétons, ce n\u2019est pas tant de suppléer à un RÉSULTATS À ATTENDRE DE L\u2019EMPLOI À HAUTES DOSES DE VITAMINE À 50,000 à 100,000 un'tés par jour (synthétique) 1000,000 à 200,000 + \u201c (naturelle) Excellents Bons Variables Maladie de Darier .(x-1) Pityriasis rubra pilaire _.Icthyyose et états icthyosiformes ._.x Affections des phanères\u2026 x Kératoses séniles et verrues séborrhéiques.Verrves vulgaires et verrues planes .____\u2026.x Acné oo._ x Eczéma papulo-vésicu- leux nummulaire .\u2026 xX Dermite vésiculeuse de contact.x Mélanose de Rieh!, Xe- roderma pigmentosum, syndrome de Gougerot- Siôgrem, kératodermies x Chéloides ré-entes Ervthrodermies -.x (x-2) (x-1) Surtout avec vitamine A synthétique.(x-2) Pendant la rrise du médicament.(x-%) Applications locales. 144 GAUMOND: VITAMINOTHÉRAPIE manque de vitamine À qu\u2019à utiliser l\u2019action pharmacodynamique d\u2019une vitamine en dehors de tout déficit vitaminique réel.Concluons avec R.Leclercq que la vitamine À apparaît comme l\u2019une des vitamines ayant le plus d\u2019indications en dermatologie.VITAMINE F On ne peut dire que la substance connue sous le nom de vitamine F, soit une véritable vitamine.Il s\u2019agit en effet d\u2019acides gras, non saturés (acides linoléïque, linolique arachido- nique et docosohexénoïque).La vitamine F se rencontre dans les matières grasses végétales, le beurre et surtout dans certaines graisses animales comme le lard cru.Des auteurs américains et certains dermatologistes français et étrangers (Burr, Evans, Hansen, Azerad et Grupper) ont montré que dans certains cas d\u2019eczéma infantile aigu ou chronique, dans certains troubles de croissance et dans l\u2019acrodynie, on pouvait espérer obtenir certains bons résultats.Nous avons utilisé le lard cru et la vitamine F du commerce chez certains nourrissons eczémateux.L\u2019effet de cette thérapeutique n\u2019a jamais été spectaculaire quoique dans quelques cas la vitamine F ait semblé aider à maintenir une amélioration satisfaisante de la peau chez certains eczémateux particulièrement atteints.Nous désirons souligner toutefois que les résultats dans l\u2019eezéma et dans certaines autres dermatoses ne sont nullement comparables à ceux avancés par certaines réclames commerciales.RÉSULTATS À ATTENDRE DE L\u2019EMPLOI À HAUTES DOSES DE VITAMINE F (quantité correspondant à 20-100 grammes de lard cru) Excellents Bons Variables Eczéma infantile .__._._.x .(discutables) Acrodynie _.x (?) L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 VITAMINE D Il existe plusieurs vitamines D mais en pratique seule la vitamine D» est employée en thérapeutique.L\u2019ergostérol est la provitamine qui sous l\u2019effet de l\u2019irradiation ultra-violette devient la vitamine D» soluble dans l\u2019huile et l\u2019alcool (ergostérol irradié).La vitamine D, correspond à un mélange de D» avec d\u2019autres produits d\u2019irradiation tandis que la Ds est la vitamine naturelle contenue dans l'huile de foie de morue.Les vitamines D, et Ds, peu utilisées en pratique, sont des produits purement synthétiques.On trouve la vitamine D dans les huiles de poissons, le jaune d\u2019œuf, le beurre, les huîtres et le foie cru.Le rôle essentiel de la vitamine D est d\u2019intervenir dans le métabolisme phospho-calci- que.Ce métabolisme est encore très mal connu ce qui veut dire que le rôle exact de la vitamine D est loin d\u2019être précisé.L'avitaminose D, c\u2019est le rachitisme.Il n\u2019entre pas dans le cadre de ce travail d\u2019en discuter.Nous nous contenterons comme pour les autres vitamines de rappeler l\u2019action thérapeutique et pharmacodynamique de la vitamine Ds utilisée à hautes doses dans le traitement de certaines dermatoses.En juillet 1943, Charpy, de Dijon, rapporta les résultats remarquables obtenus dans le traitement du lupus tuberculeux par la vitamine Ds donnée à hautes doses.La guerre ne nous permit de prendre connaissance de cette technique qu\u2019en 1946.Un médecine belge, Fanielle, utilisait lui aussi, depuis quelque temps, la vitamine Ds en solution alcoolique, mais semble-t-il, à des doses moins élevées.Des dermatologistes anglais presque dans le même temps, employaient pour le traitement du lupus tuberculeux la même vitamine, mais à des doses différentes et dans l\u2019huile.L\u2019utilisation de hautes doses de D» a été suggérée par Harnaap à la suite de l'ingestion fortuite de 15 milligrammes (600 000 unités) de la vitamine D, par un enfant rachitique, dose qui loin d\u2019entraîner la moindre intoxication aboutit à sa guérison complète.\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Depuis lors la vitamine D» a été largement utilisée par tous les dermatologistes du monde dans le traitement des tuberculoses cutanées.Les uns l\u2019utilisent dans l'huile, les autres dans l\u2019alcool.Personnellement lorsque nous désirons ou espérons un effet marqué nous l\u2019employons en solution alcoolique et nous restons convaineu après six ans d\u2019emploi que sous cette forme elle est très bien tolérée et sans inconvénient sérieux.Nous avons suffisamment écrit et rapporté d\u2019observations de malades atteints de tuberculose cutanée et même osseuse et nous ne croyons pas devoir y revenir longuement.Nous avons souvent varié la dose de D» à faire prendre par la bouche, mais habituellement chaque dose prescrite a été de 200, 300 ou 600 000 unités, une à deux ou trois fois la semaine, dose basée surtout sur la tolérance du malade.Le radiostol forte B.D.H.a toujours été employé.La guérison des tuberculoses cutanées par ce procédé est une guérison non seulement clinique mais anatomique comme nous l'avons démontré.Chez de rares malades après un temps de traitement assez long, il peut persister de rares lupomes qui sont détruits par les moyens usuels.Répétons que la tolérance à la vitamine D» est très variable, qu\u2019elle est presqu\u2019individuelle.L\u2019azotémie et la calcémie sont les examens de contrôle utiles.L\u2019observation clinique permet de suspecter l\u2019intolérance: perte de l\u2019appétit, troubles gastro-intestinaux, sensation d\u2019asthénie et polyurie.On ignore encore le mécanisme d\u2019action de la vitamine D» dans les tuberculoses.On ne peut affirmer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une action bactéricide \u2014 Raab a été le seul à l\u2019affrmer \u2014 plutôt que d\u2019une action bactériostatique.Peut- être s\u2019agit-il d\u2019une action chimiothérapique différente de son action vitaminique?Cette conception du mécanisme d\u2019action de la vitamine D» est au moins très vraisemblable et expliquerait pourquoi son emploi donne quelques fois des résultats tout aussi inattendus qu\u2019inconstants dans plusieurs autres affections comme nous allons maintenant le voir.GAUMOND: VITAMINOTHÉRAPIE 145 Lichen plan Nous avons traité plusieurs cas de lichen plan par la vitamine Da en solution alcoolique à haute dose.Dans neuf cas sur dix les résultats ont été surprenants.Le prurit disparaît relativement vite et les lésions après quelques semaines de traitement ne sont presque plus visibles.La dernière malade traitée à vu disparaître ses lésions dans une proportion d\u2019au moins 75 pour cent en l\u2019espace de six semaines.Acné Toutes les formes d\u2019acné et tous les acnéiques ne réagissent pas favorablement à cette thérapeutique.Nous l\u2019utilisons dans les cas d\u2019acné pustuleuse profonde ou encore dans les acnés qui font penser à cause de leur couleur ou de leur aspect à des tuberculides.De nombreux malades, surtout des femmes, ont été traités de cette façon et dans plus de la moitié des cas avec de bons résultats.Certaines fois le résultat obtenu en est un de surprise.Psoriasis Nous employons maintenant la vitamine Da depuis dix-neuf ans dans le traitement de certains cas de psoriasis.Nous ne prétendons pas que tous les psoriasiques réagissent bien à ce traitement.Qui d\u2019ailleurs peut prétendre posséder un traitement sûr du psoriasis?L\u2019idée d\u2019employer la vitamine Ds chez certains pso- riasiques nous est venue après les constatations suivantes: Une grande proportion des psoriasiques a des troubles avec la denture.Si on fait ouvrir la bouche des psoriasiques on se rend compte dans un trés grand nombre de cas que ceux-ci n\u2019ont à peu près plus de dents, ou que les dents sont en très mauvaise condition alors qu\u2019il s\u2019agit souvent de malades jeunes.Par ailleurs dans la plupart des cas les psoriasiques se sentent beaucoup mieux de leur dermatose l\u2019été ou après des expositions au soleil.En plus il a été démontré que les squasmes de psoriasis contiennent du calcium en quantité.Les psoriasiques ne man- queraient-ils pas d\u2019un catalyseur ou fixateur du calcium?Si l\u2019hypothèse est vraie, la vita- 146 mine D devrait remplacer le soleil d\u2019été et rétablir l\u2019équilibre.De nombreux psoriasiques bénéficient de cette thérapeutique par la vitamine D», à hautes doses mais malheureusement pas tous.Pourquoi?Nous l\u2019ignorons.Dépourvus comme nous sommes devant le traitement du psoriasis, cette forme de traitement mérite toujours d\u2019être tentée.Pas plus que les autres thérapeutiques elle ne guérit le psoriasis mais les cas qui réagissent de la bonne façon sont suffisamment nombreux pour que l\u2019on continue à la préconiser, du moins à défaut de mieux.Parapsoriasis Cette dermatose pour les non initiés, n\u2019a à peu près rien à voir avec le psoriasis dont elle se différencie nettement dans toutes ses caractéristiques.On a rapporté quatre cas de cette dermatose traités par de hautes doses de vitamine D, avee d\u2019excellents résultats.Lupus érythémateux Nous avons tenté dans quelques cas de lupus érythémateux la vitamine D».Nous devons avouer que sauf dans deux cas les résultats furent négligeables.Dans ces deux cas sérieux en plus de la vitamine D» le traitement avait consisté en applications locales de pommade à l\u2019huile de foie de morue.Sarcoïdose Nous savons que le calciférol a été utilisé dans le traitement de cette maladie, dermato- logique pour une partie seulement.Quelques thérapeutes ont obtenu de bons résultats, d\u2019autres pas.Par ailleurs nous avons rapporté avec Grandbois deux cas de sarcoïdose cutanée apparue au cours du traitement d\u2019un rhumatisme chronique par la vitamine Ds.Autres affections On a rapporté et nous avons vu certains succès obtenus par l\u2019emploi de la vitamine D» dans le traitement de certaines urticaires chro- GAUMOND: VITAMINOTHÉRAPIE L'Union Mé\u2018d.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 niques, eczémas chroniques (atopis dermatitis), certains cas d\u2019asthme, d\u2019iritis, d\u2019irido- cyclite.Ces cas sont encore relativement peu nombreux et les résultats ne sont pas toujours ceux que l\u2019on espère, mais la vitaminothérapie D» à hautes doses mérite d\u2019être utilisée surtout si les autres agents thérapeutiques connus n\u2019ont pas donné les résultats qu\u2019on est en droit d'en attendre.VITAMINE D (600,000 UNITÉS 1 À 2 FOIS LA SEMAINE) Excellents Bons Variables Lupus et tuberculoses cutanées .____ XX Lichen plan _.___.__.____ x Acné pustuleuse x Psoriasis 1.111100 x Parapsoriasis __.__.____ Lupus érythémateux _.__ x (discitahies) Sarcoïdose 1.1.2 x (liscutables) Affections diverses: Urticaire chronique .\u2026 x (Aiscutables) Eczéma chronique, etc.x VITAMINE E Il existe trois vitamines E.On les appelle encore tocophérols co, 8, v.Le tocophérol « a » est le plus actif.La vitamine E dite vitamine de reprodue- tion et de fécondité a été isolée par Evans et Emerson en 1936 de divers végétaux surtout l\u2019huile de germe de blé.L\u2019æ tocophérol existe sous forme synthétique.On a fondé de grands espoirs pendant un temps sur l\u2019emploi de cette vitamine dans des affections dermatologiques diverses, surtout dans certaines affections d\u2019allure chronique et qui répondent mal aux thérapeutiques usuelles.On a signalé son activité dans le prurit vulvaire surtout celui de la ménopause, dans l\u2019eczéma hyperkératosique des mains, et la dermatite chronique atrophiante, mais c\u2019est dans le lupus érythémateux et dans l\u2019ulcère de jambe avec sclérose qu\u2019on a cru un moment devoir lui attribuer des résultats aussi inattendus que merveilleux. L'Union Méd.Canada \u2018Tome 82 \u2014 Fév.1953 Dans ces deux dernières affections il y a atteinte du tissu collagène et les premiers résultats obtenus par Burgess laissaient croire à la possibilité de régénérescence du tissu sclérosé.Nous n\u2019avons qu\u2019assez peu d\u2019expérience de l\u2019emploi de la vitamine E dans la sclérose péri-ulcéreuse des jambes mais nous l'avons utilisée dans le traitement d\u2019un cas de lupus érythémateux aigu sans aucun succès et dans quelques cas de lupus érythémateux chronique sans avoir jamais constaté de résultat bien net.La littérature dermatologique rapporte toutefois certains résultats heureux mais dans l\u2019ensemble peu nombreux.Le coût du traitement par la vitamine E à hautes doses (300 milligrammes par jour) étant assez élevé, l\u2019amélioration de la dermatose traitée doit être assez rapide sinon il devient prohibitif quand ce n\u2019est pas inutile.L'opinion dermatologique rejoint les hésitations des médecins de médecine interne à accepter d\u2019emblée les affirmations de ceux qui préconisent ce traitement par la vitaminothérapie E à hautes doses dans certaines affections vasculaires, cardiaques plus spécialement.RÉSULTATS À ATTENDRE DE L'EMPLOI À HAUTES DOSES DE VITAMINE E (100 À 300 MILLIGRAMMES) Excellents Bons Variables Prurit vulvaire de la ménopause Dermatite chronique atrophiante x Lupus érythémateux__\u2026.x Ulcère de jambe avec sclérose VITAMINE K Er T (Koagulation-vitamin) La vitamine K (Koagulation-vitamin) du danois Dam, découverte chez des poulets soumis à un régime complètement privé de graisse mais contenant toutes les autres vitamines, a pour rôle essentiel d'intervenir dans la coagulation du sang.La vitam'ne K intervient dans le mécanisme de la coagulation en favorisant la synthèse hépatique de la prothrombine \u2014 GAUMOND: VITAMINOTHÉRAPIE 147 et la teneur du sang en prothrombine est parallèle à la réserve de l\u2019organisme en vitamine K.Le besoin quotidien de l\u2019organisme étant de un milligramme de vitamine K les hautes doses iront de dix à quarante, même cent milligrammes.| En dermatologie cette vitamine a été peu employée et en devrait étudier son rôle dans les purpuras.On a rapporté de bons résultats dans l\u2019urticaire et les engelures.Dans les quelques cas où nous avons vu employer la vitamine K pour une urticaire chronique les résultats n\u2019ont pas été très démonstratifs.Clément Simon place après la vitamine K, la vitamine T, de constitution ignorée.Cette vitamine T assurerait la régularisation du taux des plaquettes sanguines.On la trouverait dans le jaune d\u2019œuf et l\u2019huile de sésame avec la vitamine À.La carence de cette vitamine serait un facteur déterminant dans certains purpuras chroniques de l\u2019enfant.VITAMINE K (10 À 40 MILLIGRAMMES I.V.) Excellents Bons Variables Urticaire .____111L2 x Engelures _._.\u2026.x VITAMINE T (?) (SERAIT LA RÉGULATRICE DU TAUX DES PLAQUETTES SANGUINES) Excellents Bons Variables Purpura chronique de l\u2019enfant 11111102 x Vitamines hydrosolubles VITAMINE B La vitamine B découverte par Funk en 1911 a depuis été dissociée en plusieurs facteurs: B,, Bs, Bs, By, Bs, Bs, Bio.On doit en plus y ajouter la vitamine PP, l\u2019ac:de pantothénique, les vitamines H, l\u2019inositol, la choline et l\u2019acide folique.A l\u2019exception de la fraction PP, les autres facteurs B ne sont encore qu'incomplètement étudiés en ce qui concerne leurs effets dermatologiques. 148 VITAMINE B; L\u2019aneurine ou chlorure de thiamine représente la vitamine antibéribérique ou antipoly- névritique.La vitamine B,, comme les autres facteurs B, a sa.source principale dans la levure de bière, dans certains végétaux, riz, blé, les huîtres, ete.En dermatologie on pourrait attribuer à la vitamine B, une action dans la neuro-trophi- cité des téguments.Les besoins journaliers de l\u2019organisme humain sont d\u2019environ un milligramme de vitamine B,.La dose thérapeutique utile sera d\u2019au moins dix fois plus élevée, soit prise par la bouche, soit donnée en injection, intramuseu- laire ou intraveineuse.En ce qui concerne les injections, il faut se rappeler que la vitamine B injectable, comprenant tous les facteurs, peut donner lieu à des accidents qui peuvent être aussi impressionnants que sérieux et qui rappellent la crise nitritoïde arsénicale.La douleur du zona et du tabès serait soulagée dans une certaine mesure par absorption de B,.Elle serait aussi utile dans le traitement de la névrite lépreuse et dans les gelures par le froid, la thiamine contribuant à une amélioration rapide des escarres et des névrites qu\u2019elles entraînent.La vitamine B,, selon certain rapport que nous avons lu, aiderait à né- gativer les sérologies (B.W.) positives, irréductibles! RÉSULTATS À ATTENDRE DE L'EMPLOI À HAUTES DOSES DE VITAMINE B: (100 À 400 MILLIGRAMMES) Excellents Bons Variables Zona \u2014 Tabès \u2014.x Névrite lépreuse .x Gelures ooo.x VITAMINE B3, La vitamine B» ou riboflavine a été isolée des autres facteurs B en 1926 du blanc d\u2019œuf et du petit lait.On la trouve dans la levure, le foie, l'œuf de poule, le lait, nombre de bactéries et végétaux.La vitamine Bz possède une activité pharmacodynamique encore incomplètement connue et une toxicité nulle.GAUMOND: VITAMINOTHÉRAPIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Le plus souvent on emploi à une dose d\u2019au moins dix milligrammes par jour la ribôflavine dans les fissures labio-commissurales, les glossites par atrophie de la muqueuse, dans les glosso-stomatites et dans les fissures des extrémités palmaires des doigts.Elle serait utile, auss!, dans l\u2019érythrodermie exfoliatrice, dans l\u2019érythrodermie de Leiner-Moussous, dans l\u2019eczéma des nourrissons, dans l\u2019ectodermose pluriorificielle et dans l\u2019érythème polymorphe bulleux.VITAMINE Bz (10 À 40 MILLIGRAMMES) Excellents Bons Variables Fissures labio- commissurales __._._._.x Glossite par atrophie -.x Glosso-stomatites .x Fissures des extrémités palmaires des doigts \u2026 x Erythodermies .___.x Eczéma du nourrisson x Ectodermose pluriorificielle x VITAMINE Be La vitamine Be mieux connue sous le nom de pyridoxine n\u2019a pas, jusqu\u2019à maintenant des applications très nombreuses en dermatologie.Elle existe dans la levure, le froment, le maïs, le foie et la chair de poisson, le jaune d\u2019œuf.La pyridoxine aurait une certaine action sur la séborrhée et l\u2019acné, certaines chéilites, le mal des rayons et un certain effet sur les radio- dermites tardives.RÉSULTATS À ATTENDRE DE L\u2019EMPLOI À HAUTES DOSES DE LA VITAMINE B, (0.100) Excellents Bons Variables Séborrhée x Acné.x Chéilites x Mal des rayons .x Radiodermites tardives.x ACIDE PANTHOTHÉNIQUE L'action thérapeutique de ce facteur B en dermatologie est encore très discutée.On lui a attribué surtout un rôle spécifique sur la L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 croissance et la pigmentation des cheveux.Les rares fois où nous l\u2019avons vu utiliser les résultats, sauf dans un cas, nous ont paru décevants ou nuls.Dans la pelade, l\u2019acide panthothénique arrêterait la chute des poils et hâterait la régénération.Sur les ulcères de jambe et les plaies atones, en application locale, il serait un stimulant de cicatrisation.RÉSULTATS À ATTENDRE DE L\u2019EMPLOI À HAUTES DOSES DE ACIDE PANTHOTHÉNIQUE (0.50 À 1 GRAMME 50) Excellents Bons Variables Croissance et pigmentation des cheveux x Pelade ooo.x (?) VITAMINE H Dans le groupe des facteurs de la vitamine B on fait entrer l\u2019acide para-amino-benzoïque et la biotine.On désigne encore ces deux produits sous le terme de vitamine H.Clément Simon en particulier, classe ces divers facteurs ensemble en leur attribuant un rôle commun celui d\u2019élément essentiel au métabolisme bactérien.L\u2019acide para-amino-ben- zoïque serait en plus très voisin de l\u2019acide foli- que, dans sa constitution chimique du moins.Le P.A.B.a en plus une action antisulfamide manifeste, comme la novocaïne, en inhibant l\u2019action bactériostatique des produits sulfa- midés.Les applications de ces différents facteurs sont sensiblement les mêmes que celles de l\u2019acide panthothénique.L\u2019acide para-amino-benzoïque a été préconisé dans le traitement de la sclérodermie et de la scléro-dermato-myosite.Un malade que nous connaissons bien a été traité de cette façon.Le résultat le plus évident obtenu fut une intoxication sous forme de vomissements répétés, d\u2019un état sémicomateux, avec azotémie élevée.Des essais ont été faits dans le lupus érythémateux chronique et l\u2019eczéma chronique avec des résultats discutables.Quant à la biotine, cinq malades ont été GAUMOND: VITAMINOTHÉRAPIE 149 sous nos soins pour dermatite séborrhéïque sévère et étendue.Dans trois cas les résultats ont semblé être en rapport avec la médication.Ces bons résultats toutefois ne sont pas survenus rapidement, mais après plusieurs injections de dix à vingt milligrammes d\u2019une préparation qui nous avait été fournie par la Maison Roche pour expérimentation.Quand on connaît toutes les difficultés qui surviennent au cours du traitement d\u2019une dermatite séborrhéïque étendue on ne s\u2019étonne pas mais on se sent heureux si un bon résultat se produit, ne fut-ce que après quelques semaines.La biotine mérite d\u2019être plus souvent employée dans les dermatites séborrhéiques sévères.La biotine se serait encore montrée très utile dans l\u2019érythrodermie du nourrisson ou maladie de Leiner-Moussous.Signalons en passant qu\u2019un seul cas évident d\u2019avitaminose « biotinique » a été rapporté à notre connaissance.Il s\u2019agissait d\u2019un adolescent qui depuis longtemps se nourrissait presque exclusivement d\u2019œufs crus dont il absor- balt en moyenne six douzaines par semaine.Il présentait cliniquement une dermatite exfo- liative et une conjonctivite.Un régime convenable et quelques injections de biotine eurent rapidement raison de tous les troubles.VITAMINE H (BioTINE 20 À 100 MILLIGRAMMES) ET ACIDE PARA-AMINO-BENZOÏQUE, 15 À 25 GRAMMES Excellents Bons Variables Sclérodermie et scléro- dermato-myosite.x Lupus érythémateux chronique ._.x Eczéma chronique _.x Dermatite séborrhéique (par biotine) _.x Maladie de Leiner-Moussous .x VITAMINE B415 L\u2019inositol, la choline, \u2019acide folique, la vitamine Bs, n'ont pas encore été l\u2019objet d\u2019études trés nombreuses en dermatologie.L\u2019acide folique a été tenté comme adjuvant du Dagenan (sulfapyridine) dans le traitement. 150 de la dermatite polymorphe, la vitamine B+» dans le traitement de la dermatite séborrhéi- que et du lupus érythémateux et ces essais sont trop peu nombreux pour qu\u2019on les considère comme définitifs.VITAMINE Br (15 MILLIGRAMMES, 1 À 3 FOIS LA SEMAINE) Excellents Bons Variables Lupus érythémateux.x Dermatite séborrhéique.x VITAMINE PP La vitamine PP un des facteurs du complexe B est l\u2019amide de l\u2019acide nicotinique, ce dernier étant la provitamine PP.On pense tout naturellement à la pellagre en mentionnant l\u2019acide nicotinique et son amide mais il faut bien savoir que « s\u2019il est certain que la carence nicotinique joue un rôle dans le déterminisme des manifestations pellagreuses et plus spécialement des troubles digestifs, ce rôle ne paraît ni exclusif ni essentiel.La pellagre est la conséquence d\u2019une carence complète où le déficit protidique intervient tout autant que le déficit nicotinique » (Jean Marche).La vitamine PP se trouve dans la levure de bière, les germes de blé, la viande fraîche maigre, le foie cru, le jaune d\u2019œuf, le lait, le beurre et plusieurs légumes.Les grains de maïs n\u2018en contiennent pas.Chacun des facteurs du complexe B a un rôle à jouer dans cette avitaminose complexe: la thiamine dans la polynévrite, la riboflavine dans la chéilite et la perlèche, la pyridoxine dans la myasthénie ou les myopathies, l\u2019acide nicotinique dans la psychasthénie, l\u2019encépha- lopathie pellagreuse, l\u2019érythème, la pigmentation.La glossite, la stomatite aphtoïde, la rectite, la vaginite et l\u2019urétrite sont du domaine de l\u2019avitaminose nicotinique plus spécifiquement.En France, Villaret et Justin-Bezançon ont fait connaître certaines formes frustes de cette avitaminose nicotinique pure.GAUMOND: VITAMINOTHÉRAPIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Au Canada, la pellagre n\u2019existe à peu près pas; un seul cas a été publié à notre connaissance depuis plusieurs années.Les dermatologistes toutefois rencontrent assez souvent certaines glossites et érythèmes des parties découvertes qu\u2019ils dénomment: éruption pella- groïde.Il s\u2019agit la plupart du temps de malades qui, soit volontairement, soit par ordon- dance médicale se sont soumis à un régime alimentaire sans doute carencé en acide nico- tinique.L\u2019acide nicotinique se prescrit soit sous forme de nicotinamide soit sous forme d'acide nicotinique simple.La nicotinamide peut se prescrire à doses fortes et prolongées 0,50 à 1 gramme par jour car elle est dénuée de toxicité.Elle est utile dans les avitaminoses nicotiniques: érythèmes, pigmentations, lésions bulleuses siégeant sur les parties découvertes.Jausion la préconise dans les engelures ulcérées.L\u2019acide nicotinique est doué de propriétés vaso-dilatatrices périphériques importantes.L\u2019acide nicotinique est souvent difficile de tolérance.Les doses, pour cette raison, doivent être beaucoup moins fortes que pour la nico- tinamide.Personnellement nous le prescrivons à raison de 25 milligrammes de une à cinq ou six fois par jour selon la tolérance.L\u2019acide nicotinique se montre utile dans la maladie de Raynaud, l\u2019acrocyanose, l\u2019érythrose sus-mal- léolaires, les engelures.On l\u2019a préconisé contre les incidents de la ponction lombaire surtout par voie veineuse mais nous avouons n\u2019avoir jamais vu de résultat bien évident avec cette thérapeutique.Nous le prescrivons aussi dans les érythèmes pellagroïdes de préférence à son amide.On a préconisé encore la nicotinamide à des doses de 50 à 200 milligrammes, dans le traitement de la dermatite polymorphe avec des résultats momentanés dans quelques cas mais sans lendemain.Signalons qu\u2019un dérivé, l\u2019acide isonicotini- que fait parler de lui dans le traitement de la tuberculose pulmonaire (l\u2019hydrazide de l'acide isonicotinique). L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Il existe aussi un dérivé de l\u2019acide nicotini- que ou alcool correspondant (Romiacol, Roche).Cette préparation qui serait douée des mêmes propriétés que l\u2019acide nicotinique aurait une durée d\u2019action plus longue avec réactions secondaires minimes.RÉSULTATS À ATTENDRE DE L'EMPLOI À HAUTES DOSES DE VITAMINE PP (0.50 À 1 GRAMME 50) Excellents Bons Variables Pellagre.\u2026.\u2026- x Maladie de Raynaud _.Acrogyanose._._.Erythrose sus-mal'éolaire Engelures Erythémes pellagroides.Dermatite polymorphe _.x x x x K %X VITAMINE C La vitamine C ou vitamine antiscorbutique ou acide ascorbique fut isolée en 1928 par Szent-Gyorgyi des surrénales, des oranges et du chou.La vitamine C se trouve surtout dans les fruits frais, les légumes, les tissus verts des plantes, dans les organes animaux, surtout les surrénales, le corps jaune, le lobe antérieur de l'hypophyse, le foie, l\u2019œil et le lait.La plupart des animaux synthétisent eux-mêmes l\u2019acide ascorbique; l\u2019homme et quelques animaux à sang chaud (singe, cobaye et le chevreuil en partie seulement) dépendent par contre de l\u2019apport exogène.En 1933 Reichstein et Haworth en font la synthèse totale.Les symptômes d\u2019avitaminose C: scorbut, phénomènes hémorragipares, troubles artieu- laires, ete.sont connus de tous.Il est bien connu aussi que Jacques Cartier, le découvreur du pays fit, sans le savoir, en 1534, l\u2019expérience d\u2019une avitaminose © dont il ne se tira que grâce à la connaissance qu\u2019avaient les Sauvages du temps des propriétés antiscorbutiques de l\u2019« Anedda» ou extra\u2019ts d'aiguilles de pin et d\u2019épinette.Conformément au plan que nous nous sommes tracés nous n\u2019étudierons donc que les applications thérapeutiques de la vitamine C donnée à hautes doses.GAUMOND: VITAMINOTHÉRAPIE 151 Une des premières indications dermatolo- giques de la vitamine © concerne les réactions cutanées, réactions causées par un agent irritant externe ou interne.Nous utilisons personnellement la vitamine C à hautes doses (Redo- -xon), 500 milligrammes par voie intraveineuse depuis près de quinze ans.Disons en passant que nous n\u2019avons jamais eu d\u2019ennui à cette dose donnée par voie veineuse et même à des doses supérieures du double ou du triple: 1 gramme à 1,50 gramme.La première fois que nous l\u2019avons utilisée ce fut pour le traitement de ces dermites, si fréquentes il y a quelques années, dermites causées par l\u2019emploi de pommades contenant des produits sulfa- midés, surtout le sulfathiazole.Heureusement, l'emploi de ces préparations, après maints avertissements des dermatologistes de partout, tend à disparaître en même temps que ces réactions consécutives à leur emploi.La technique habituelle mais qui peut être modifiée, consiste en injections intraveineuses de v:tamine ©, 500 milligrammes par jour, en une fois, pendant quatre à cinq jours.Par la suite, la vitamine C est prescrite par la bouche à raison de 50 à 100 milligrammes, trois fois par jour.Les résultats de cette vitaminothérapie à hautes doses sont toujours intéressants tout autant sur les symptômes subjectifs (prurit) que sur les lésions elles-mêmes.Nous avons traité ainsi de très nombreux cas de dermite de causes très variées.Nous conseillons cette technique dans toutes les réactions allergiques, médicamenteuses, toxiques ou autres.La vitamine C dans ces cas semble douée de propriétés antitoxiques et elle nous a paru douée aussi de propriétés diurétiques toujours appréciables dans ces réact'ons cutanées.Nous utilisons encore l\u2019acide ascorbique dans les phénomènes hémorragiques dûs soit à une infection, soit à une intoxication.Apres Thiers, de Lyon, nous l\u2019utilisons aussi et à très hautes doses, 1 gramme à 1,50 gramme, par voie intraveineuse dans le traitement des tuberculides avec là encore des résultats très satisfaisants.Le traitement dans ces cas 152 doit toutefois se poursuivre assez longtemps, un mois par exemple.Après une pause, il peut être répété.Les tuberculides traitées de cette façon sont: les tuberculides papulo-nodulai- res, les tuberculides papulo-nécrotiques, les tuberculides nodulaires hypodermiques et les tuberculides nodulaires, type Darier.Il nous est arrivé, une fois, de vouloir traiter une tuberculose cutanée, ulcérée avec la vitamine C ajoutée à la vitamine Ds.Nous avons dû interrompre l\u2019administration de vitamine C à hautes doses le malade ayant perdu l\u2019appétit et conservant un état nauséeux persistant.La suppression de la vitamine © nous permit de continuer la D» et d\u2019arriver à une guérison qui se maintient depuis deux ans passés.R.Degos a traité avec cette même technique plusieurs cas d\u2019aphtes et d\u2019aphtose et il considère qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une thérapeutique efficiente d\u2019aphtoses importantes ou très rebelles.Nous utilisons encore la vitamine C à hautes doses dans les cas d\u2019infections tenaces que les traitements ordinaires ne semblent pas vouloir arrêter, sans doute parce que le malade n\u2019a pas les moyens de défense voulus pour lutter efficacement.Dans ces cas ce n\u2019est pas que le microbe soit tellement virulent mais plutôt parce que l\u2019organisme supporte mal son attaque.La vitamine C rendrait alors à l\u2019organisme une puissance qu\u2019elle n\u2019a pas ou qu\u2019elle a perdue.Nous osons tout juste mentionner ici une autre dermatose assez fréquente dans laquelle nous avons tenté l\u2019emploi de la vitamine C avec des résultats plutôt décevants.La dermatose en cause est le vitiligo.À plusieurs malades nous avons prescrit la vitamine C avec ou en alternance avec l\u2019épinéphrine.Dans deux cas seulement il nous a paru que notre thérapeutique avait eu un bon effet en faisant disparaître et la dépigmentation et l\u2019hyper- pigmentation cutanée.Nous ne voulons pas passer sous silence les intéressants travaux du professeur Louis Paul Dugal concernant la vitamine C, même s\u2019ils GAUMOND: VITAMINOTHERAPIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 n\u2019ont pas pour objet immédiat la dermatologie.Le professeur Dugal et ses collaborateurs du département de physiologie expérimentale à Laval ont mis en évidence une propriété importante de la vitamine C, à savoir son utilité ou sa nécessité dans l\u2019adaptation au froid.Cette nouvelle application de la vitaminothé- rapie © mérite d\u2019être tentée chez tous ceux qui doivent s\u2019exposer pendant assez longtemps au froid: militaires, aviateurs, coureurs de bois, travailleurs en forêt, ete \u2026 Elle devrait aussi être préconisée à titre préventif dans les pays où les engelures sont fréquentes, en France plus particulièrement.On a utilisé la vitamine C au traitement d\u2019autres dermatoses moins fréquemment rencontrées.C\u2019est ainsi que des cas de glossite dépapillante avec chéilite fissuraire et altérations unguéales, certaines dermatites exfolia- tives sèches, certaines lésions kératosiques ostio-folliculaires et certains cas d\u2019acné con- globata ont été traités avec l\u2019acide ascorbique avec des résultats variables.Enfin il a été reconnu que la vitamine C améliore la cicatrisation des plaies, aussi bien opératoires que plaies cutanées par divers agents mécaniques, chimiques ou bactériens.RÉSULTATS A ATTENDRE DE L\u2019EMPLOI À HAUTES DOSES DE VITAMINE C (500 MILLIGRAMMES À 1 GRAMME 50) Excellents Bons Variables Dermites par irritants externes ou internes.x Phénomènes \u2018 hémorragipares.x Tuberculides.\u2026.x Aphtes et aphtose x Infections diverses .____\u2026.x Vitiligo 2222200 x Adaptation au froid x Cicatrisation des plaies.x VITAMINE P En 1936, Szent Gyorgyi signala que les extraits de citron et d\u2019orange possédaient une action anti-hémorragique comparable sinon supérieure à la vitamine C.Le produit isolé à partir du citron sous forme d\u2019un corps cristallisé fut nommé: citrine.On crut et l'on croit L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 encore que cette substance constitue un facteur de perméabilité cellulaire, d\u2019où son nom de vitamine P.Par ailleurs pour éviter la confusion, les données ci-haut rapportées étant loin d\u2019être admises par tous les expérimentateurs, un comité américain a recommandé en 1950 de faire disparaître ce terme de vitamine P.La citrine ou vitamine P est assez peu employée en dermatologie comme telle.Son action pharmacodynamique se manifesterait sur la résistance capillaire, la perméabilité des parois capillaires et sur l\u2019hémostase.Les injections de citrine sans effet sur le purpura thrombopénique amèneraient la guérison du purpura vasculaire.Nous sommes assez peu renseignés sur le véritable mode d\u2019action des vitamines utilisées à hautes doses.Cette façon de procéder n\u2019a pas pour but nous le répétons, de suppléer à une carence de vitamines mais d\u2019utiliser leurs effets thérapeutiques ou pharmacodynamiques.Huriez, de Lille, prétend qu\u2019au moins deux vitamines, la C et la D agiraient comme des substances « cortisone like ».Si cette constatation est biologiquement vraie il y aurait au moins deux vitamines qui sont reliées aux hormones et desquelles on pourrait attendre des résultats du même ordre sans présenter tous les inconvénients de la thérapeutique hormonale.D\u2019après ces données, il paraîtrait raisonnable de croire que pour certaines maladies, et dans certains cas, le traitement pourrait commencer avec la cortisone et se continuer par la vitamine C ou D ou par le salicylate que Huriez fait entrer dans le méme groupe de substances.VITAMINE P (0.550 À 1 GRAMME): CITRINE Excellents Bons Variables Purpura vasculaire .x LES ANTIVITAMINES Ce terme d\u2019antivitamine indiquerait que certaines substances agissent comme antago- GAUMOND: VITAMINOTHERAPIE 158 nistes des vitamines; le fait est bien exact même si on ne fait que commencer à en saisir le mécanisme d\u2019action.Ces antivitamines expliqueront peut-être un jour le pourquoi de l\u2019action à doses inférieures mais surtout des hautes doses de vitamines.A l\u2019acide nicotinique s\u2019oppose l\u2019acide pyri- dino-sulfamide et à l\u2019amide nicotinique la pyridine-sulfamide.A la biotine s\u2019oppose l\u2019avidine ou blanc d\u2019œuf.Répétons ici avec Clément Simon ce que J.Paraf, L.Desbordes et A.Paraf ont écrit: Les sulfamides sont les représentants les plus importants des antivitamines.Mais l\u2019étude de ces dernières ne vient que de commencer, et les conséquences de cette évolution biologiques sont encore imprévisibles.Nos conclusions seront brèves.On aura constaté que nombre de dermatoses ont été ou sont traitées par de hautes doses de vitamines avec des résultats variables; excellents dans certaines dermatoses, bons dans plusieurs, variables et quelquefois nuls dans d\u2019autres.Le dernier mot de la vitaminothérapie à hautes doses en dermatologie n\u2019est certainement pas dit.Quand on sera plus familier avec leur maniement, que l\u2019on connaîtra mieux les combinaisons vitaminiques possibles et que l\u2019on sera mieux éclairé sur l\u2019action vraisemblablement nuisible d\u2019antivitamines ou d\u2019autres facteurs encore inconnus, sans doute alors pourra-t-on en attendre de nombreux succès.Disons avec Thiers en terminant: « La dermatologie est peut-être le domaine de la Médecine où l'emploi des vitamines a le plus d'intérêt à la fois parce que la peau est le miroir sensible de nombre de carences et parce que diverses vitamines s\u2019avèrent pour elle des agents thérapeutiques spécialement actifs » et nous ajoutons particulièrement utiles.BIBLIOGRAPHIE R.LECLERCQ: « La vitamine A en dermatologie.» Ann.de Derin.et Syph., 78: 173, (dans ce travail, imposante bibliographie sur la vitamine A naturelle).M.B.SULZBERGER et M.P.LAZAR: « Hyper- 154 Vvitaminosis A: À report of a case in an adult.» J.A.M.A, 146: 788, 1951.G.BAIR: «Chronic Vitamin A poisoning.» J.AM.A, 146: 1573, 1951.L.A.SAVITT et M.E.OBERMAYER: «Treatment of Acne vulgaris and 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RECUEIL DE FAITS à LA THROMBOSE VEINEUSE AXILLAIRE PRIMAIRE Maurice GERVAIS et Gilles CHAURETTE, Hôpital Général de Verdun (Montréal).En deux ans et demi nous avons eu l\u2019occasion de traiter six cas de thrombose veineuse axillaire primaire dont quatre furent des thromboses par effort.Les deux autres patientes étaient atteintes de cancer.Il nous a paru utile de résumer brièvement ces observations d\u2019une affection réputée rare surtout pour indiquer les signes du début et le traitement à conseiller.Observation 1.Monsieur H.N., âgé de 62 ans, est admis à l\u2019hôpital le 30 mai 1950 pour gonflement du bras gauche et de la région sus-claviculaire.Deux semaines auparavant, à son travail, après avoir placé une boîte lourde sur une tablette à la hauteur de ses épaules, il sentit une douleur à l\u2019épaule et au creux axillaire.Le lendemain matin, il nota de l\u2019enflure au bras avec sensation de pensanteur et quelques fourmillements.Comme la lourdeur et l\u2019œ- dème augmentaient, il décida de consulter.À l\u2019examen, nous remarquons un œdème de tout le membre supérieur gauche et de la région claviculaire avec une circulation collatérale importante.Il n\u2019a pas de cyanose et n\u2019accuse plus les fourmillements du début.La phlébographie faite immédiatement confirme le blocage de la veine axillaire et montre une circulation collatérale importante.Nous le traitons au phenylindanedione (da- nilone) avec élévation du bras gauche.Il quitte l\u2019hôpital le 23 juin.Revu par son médecin il y a peu de temps, il n\u2019accuse plus de malaise au bras et fait son travail régulier.Observation 2.Madame G.L., âgée de 43 ans, entre à l\u2019hôpital le 14 juin 1951 pour œdème et douleur du bras et de l\u2019épaule gauches qui avaient débuté le 11 juin sans cause apparente.À son arrivée nous notons un œdème important au bras et à l\u2019épaule gauches avec un réseau veineux assez dilaté de la région claviculaire, le tout associé à des mouvements limités et à de la lourdeur.La phlébographie confirme l\u2019occlusion axillaire et la distension des veines collatérales.Nous traitons la malade au phenylindane- dione (danilone) avec élévation du membre jusqu\u2019au 26 juin.Notons que cette patiente présentait un cancer de l\u2019ovaire droit avec évidence de lésions métastatiques et qu\u2019elle est présentement clouée au lit depuis plusieurs mois.Observation 3.Monsieur N.L., âgé de 20 ans, entre à l\u2019hôpital le 29 octobre 1951 pour douleur et œdème de tout le membre supérieur gauche.Une semaine auparavant, en boxant il ressentit une vive douleur à l\u2019épaule.Dans les heures qui suivirent, il nota un gonflement de l\u2019épaule et du bras.À l\u2019examen, nous notons en plus des veines \u2018dilatées à la face antérieure de l\u2019épaule et à la région claviculaire.La phlébographie dénote une occlusion de la veine axillaire et une accentuation dans le calibre de la circulation collatérale.Nous traitons le patient par l'élévation du membre et nous commençons le traitement anticoagulant avec le cumopyrin.En outre, il a reçu de la priscoline per os.Il quitte l\u2019hôpital le 12 novembre 1951.Présentement le patient avoue ne ressentir aucun malaise. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1958 Observation 4.Madame A.P., âgée de 60 ans, se présente à l\u2019hôpital le 17 novembre 1951 pour une histoire de néoplasie sigmoïdienne avec arythmie complète et fièvre persistante.Le cancer sigmoidien est confirmé par la biopsie et le lavement baryté.A cause de la température continue, elle reçut de fortes doses d\u2019antibiotiques.Le 9 décembre apparut soudainement un œdème de l\u2019avant-bras et du bras droits envahissant l\u2019épaule avec lourdeur et aussi un peu de douleur.Nous notons également une circulation collatérale à l\u2019épaule.Il s\u2019agit sans aucun doute d\u2019une thrombose veineuse axillaire et il est possible dans ce cas que l\u2019administration trop prolongée d\u2019antibiotiques soit le facteur étiologique.Vu son état général très médiocre, nous l\u2019avons traitée uniquement par l'élévation du membre et quelques pansements humides.Nous n\u2019avons pas jugé prudent d\u2019administrer des anticoagulants à cause de la lésion néoplasique qui saignait.La patiente est décédée le 14 novembre 1952, de thrombose coronarienne.Observation 5.Monsieur A.L., âgé de 38 ans, est admis à l\u2019hôpital le 7 avril 1952 avec une fièvre de 102°F., se plaignant d'un gonflement du membre supérieur gauche et de l\u2019épaule avec douleur et lourdeur importantes.Jardinier de son métier, le 28 mars, soit dix jours avant son entrée à l'hôpital, après avoir bêché une partie de la journée, il ressentit une douleur vive à l\u2019épaule gauche.Trois jours plus tard tout le membre supérieur gauche était œdé- matié et lourd et le patient avait noté lui- même l'apparition de veines dilatées à l\u2019épaule et à la région thoracique supérieure.Il est intéressant de remarquer que le patient se servait beaucoup plus de son bras gauche à cause d\u2019une ancienne fracture au bras droit.Dès son admission, nous avons pratiqué une phlébographie qui nous a montré une occlusion veineuse qui débutait à l\u2019humérale.La température a cédé aux antibiotiques au bout GERVAIS Er CHAURETTE: THROMBOSE VEINEUSE 157 de trois jours.Nous avons traité ce patient au tromexan avec élévation du membre.Il reçut son congé le 22 avril 1952.Revu en décembre, il se plaint d\u2019une fatigabilité importante dès qu\u2019il travaille et tous les soirs il présente un œdème léger du membre.Observation 6.Monsieur V.C., âgé de 27 ans, est admis à l'hôpital le 7 novembre 1952 se plaignant de douleur, gonflement, cyanose et fourmillements dans le membre supérieur droit.Il raconte que le 31 octobre, alors qu\u2019il était en train de réparer une charrue, il sentit une douleur subite à l\u2019épaule et au pli du coude en la soulevant.Dès les premières heures, il remarqua un gonflement de tout le membre supérieur droit.Le 7 novembre, soit une semaine après le début, il consulta parce que les troubles augmentaient.A l\u2019examen, nous remarquons en plus une circulation veineuse collatérale évidente à l\u2019épaule et aux régions sus et sous-clavieu- laires.Pour faire cesser la cyanose et les fourmillements nous avons infiltré le ganglion stellaire droit et nous avons commencé aussitôt l\u2019administration du tromexan associé à l\u2019élévation.Il n\u2019a pas eu de phlébographie mais le diagnostic ne laissait aucun doute.Il quitta l\u2019hôpital le 22 novembre.Revu en décembre, il n\u2019avait pas repris son travail.Son bras n\u2019était pas œdématié mais il se plaignait de lourdeur et d\u2019engourdissement à la face dorsale de la main et à la région axillaire.Discussion La thrombose veineuse primaire du membre supérieur est une entité clinique assez rarement rapportée.Von Schrotter l\u2019ayant bien décrite en 1884, presque tous les auteurs lui accordent la priorité, en oubliant les cas cités par Cruveilhier en 1816 et ceux de Paget en 1865 (1). [53 Kleinsasser (2) fit récemment une analyse détaillée de 56 cas rapportés en dix ans et il en ajouta seize cas personnels.Toutefois, nous sommes convaincus que la lésion est beaucoup plus fréquente et souvent ignorée.La thrombose veineuse axillaire qui peut débuter à l\u2019humérale, s\u2019étend le plus souvent à la sous-clavière et survient dans la majorité des cas à la suite d\u2019un effort musculaire parfois minime et ce fut Von Schrotter qui eut le mérite le premier de croire que cette thrombose pouvait être causée par une tension de la paroi veineuse au cours d\u2019un effort museu- laire quelconque.Le mot de thrombose par effort, est resté.Cette pathogénie est très confuse et on a exposé diverses conceptions.Nous en citerons quelques unes: la compression veineuse exercée par le muscle sous- clavier, le bras en abduction; l\u2019irritation du plexus sympathique péri-veineux avec spasme; la trop grande distension veineuse au cours d\u2019un effort, etc.Elle est plus fréquente chez les hommes, au membre supérieur droit et chez les adultes, ceci étant en relation avec le facteur effort musculaire.Dans les premières douze heures, en général, apparaissent les premiers signes cliniques.Le diagnostic présente peu de difficultés.L\u2019examen dénote un œdème diffus du membre supérieur avec parfois de la cyanose et on observe presque toujours une circulation veineuse collatérale surtout manifeste au moignon de l\u2019épaule et aux régions sus et sous-claviculaires.Le patient se plaint de lourdeur, de douleur, de fourmillements et parfois de froideur au membre supérieur.La circulation artérielle demeure intacte et l\u2019indice oscillométrique ne change pas.La phlébographie n\u2019est pas essentielle, elle confirme le diagnostic mais nous montre seulement la limite inférieure de la thrombose.Nous l\u2019avons pratiquée sur quatre de nos six patients.Il suffit d\u2019injecter 20ce de diodrast à 35% dans la basilique au pli du coude en 15 secondes et de prendre le cliché en fin d'injection, celui-ci étant centré au milieu GERVAIS er CHAURETTE: THROMBOSE VEINEUSE L\u2019Union M¢d.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 de la clavicule.Il faut éviter d\u2019injecter dans la céphalique qui se jette dans l\u2019axillaire plus loin car le film serait moins clair et l\u2019humérale mal opacifiée.Dès que le diagnostic est certain, il faut hospitaliser le patient, l\u2019immobiliser et élever le membre atteint en position quasi verticale pour environ deux semaines après quoi on permet une mobilisation progressive.En présence de cyanose, et de fourmillements intenses, il est à conseiller d\u2019infiltrer le stellaire d\u2019une solution de procaïne (3).Contrairement à la thrombose veineuse du membre inférieur, celle du membre supérieur n\u2019entraîne que très rarement des embolies pulmonaires.Cependant il est préférable d\u2019être prudent et nous conseillons et avons employé les anticoagulants chez tous nos patients sauf un.Barnett et Levitt (4) ont rapporté récemment un cas d\u2019embolie pulmonaire au cours d\u2019une thrombose veineuse axillaire et Samuels (5) (6) ainsi que la majorité des auteurs conseillent les anticoagulants pour au moins une dizaine de jours afin d\u2019éviter cet accident et la propagation de la thrombose.Avant la connaissance des anticoagulants, on a eu souvent recours à la thrombectomie et à la résection du segment thrombosé mais actuellement ces procédés ne semblent plus nécessaires.Veal (7) a démontré que dans plusieurs cas la thrombose envahissait toute l\u2019axillaire et des segments de la sous-clavière, de l\u2019humérale et de la basilique et occasionnellement les jugulaires.Les deux inconvénients de la thrombectomie sont done l\u2019impossibilité fréquente d\u2019atteindre l\u2019extrémité supérieure du thrombus et la thrombose secondaire rapide du vaisseau ouvert et suturé.Le même problème persiste si on veut réséquer le segment thrombosé, il est impossible le plus souvent d\u2019atteindre la limite supérieure de la thrombose.D'ailleurs, le danger de mobilisation d\u2019un caillot au cours des ma- nœuvres opératoires est toujours présent.Les troubles aigus de la thrombose ne persistent que quelques jours mais les séquelles sont importantes et Matas (8) a insisté sur T\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 leur gravité.Dès la reprise des activités, l'extrémité présente de l\u2019ædème et une fatigabilité accrue.Veal et Cotsonas (9) ont trouvé chez ces patients qu\u2019au cours d\u2019un exercice, les veines du bras demeurent congestionnées et que la pression veineuse locale augmente rapidement pour revenir lentement à la normale une fois l\u2019exercice terminé.Ce qui démontrerait une insuffisance du retour veineux pendant l\u2019activité musculaire de l\u2019extrémité avec comme conséquence une lourdeur et une fatigabilité comportant de graves inconvénients.En résumé, Nous avons présenté six observations de thrombose veineuse axillaire primitive.Le diagnostie est facile, les symptômes se résumant à peu près à de la douleur, de l\u2019ædème dans tout le membre.En plus le malade se plaint de lourdeur et de fourmillements.Ces signes s\u2019installent dans les premières douze heures en général après un effort la plupart du temps.A l\u2019examen, nous notons souvent de la cyanose et une circulation veineuse collatérale.Comme traitement, il suffit d\u2019élever le membre, de donner des anticoagulants et d\u2019infiltrer le stellaire si nécessaire.Cette maladie entraîne pendant un temps plus ou moins court des séquelles qui se traduisent GERVAIS Er CHAURETTE: THROMBOSE VEINEUSE 159 par une douleur et une fatigue plus marquée du membre.BIBLIOGRAPHIE (1) C.OLIVIER et L.LEGER: Les thrombophlé- bites dites «par effort» du membre supérieur.Masson et Cie, édit, Paris, 1941.(2) L.J.KLEINSASSER: «Effort thrombosis» of the axillary and subclavian veins.» Arch.Surg.59: 258, 1949.(3) R.LERICHE: La chirurgie de la douleur.Troisième édition.Masson et Cie, édit, Paris, 1949.(4) T.BARNETT et L.M.LEVITT: «Effort thrombosis with pulmonary embolism.» J.AM.A.146: 1412, 1951.(5) S.S.SAMUELS: Management of peripheral arterial diseases.Oxford University Press, New- York, 1950.(6) S.S.SAMUELS: « Axillary vein thrombosis.» J.A.M.A, 147: 595, 1951.(7) J.R.VEALS: « Thrombosis of the avillary and subclavian veins with a note on the post-throm- botic syndrome.» Am.J.M.Sc., 200: 27, 1940.(8) R.MATAS: «On the so-called primany thrombosis of the axillary vein caused by strain.» Am.J.Surg., 24: 642, 1934.(9) J.R.VEAL et N.J COTSONAS: «Diseases of the superior vena caval system with special consideration of pathology and diagnosis.» Surg.31: 1, 1952.NECROSE POST-PARTUM DU LOBE ANTERIEUR DE L\u2019'HYPOPHYSE (SYNDROME DE SHEEHAN) Paul DONTIGNY, Ph.D., Médecin de l'hôpital Notre-Dame (Montréal).Ce cas est présenté pour plusieurs raisons.La maladie de Simmond présente, au point de vue clinique, un ensemble de symptômes variés et bien définis.La symptomatologie et la thérapeutique actuelles sont très instructives, et du point de vue théorique, et du point de vue pratique.Ces patientes peuvent, pendant de nombreuses années, se plaindre de multiples malaises sans que leur maladie soit soupconnée et il est probable qu\u2019il existe plusieurs cas souffrant d\u2019un degré plus ou moins accentué d\u2019hypopituitarisme insoup- conné.Sheechan (1) estime qu\u2019il existe en Grande-Bretagne 2 cas graves et 7 cas bénins par 10,000 de population.Le syndrome de Sheehan peut être défini comme étant la ma- 160 DONTIGNY: NÉCROSE DE L\u2019HYPOPHYSE ladie de Simmond à étiologie bien spécifique, à savoir, une nécrose post-partum du lobe antérieur de l'hypophyse.En 1937, (2) cet auteur publia un article rapportant douze cas avec preuves histologiques.Cette excellente étude et celles des dernières années (1) (3) lui ont valu de donner son nom à ce syndrome.Voici les conclusions tirées de ce premier travail: la nécrose du lobe antérieur de l\u2019hypophyse est une chose relativement fréquente chez les femmes qui meurent durant les suites de couche.Cette nécrose commence au temps de la délivrance.Elle est due à une thrombose des sinus capillaires de l\u2019hypophyse et non pas à une embolie.Cette thrombose est habituellement consécutive à un collapsus vasculaire de la patiente subit à la suite d'une hémorragie grave à la délivrance.L\u2019infection puerpérale est souvent associée mais n\u2019est pas un facteur étiologique important.Il est plus probable que l\u2019infection est une complication subséquente.Si la patiente guérit, la lésion se présente sous forme d\u2019une masse de stroma condensé laquelle, dans la plupart des cas, contient quelques îlots de parenchyme sain à certains endroits de l\u2019hypophyse assez bien définis.C\u2019est l\u2019image histologique que l\u2019on rencontre dans les cas de maladie de Simmond qui ont survécu pendant plusieurs années après cet accident obstétrical.Observation * Cette malade, une femme mariée de 53 ans, arrive à l'hôpital en ambulance, le 7 octobre 1950.A son entrée, elle se plaint d\u2019asthénie marquée, de dyspnée; pâleur des téguments et des muqueuses; palpitations au moindre effort et diarrhée avec ténesme anal.Depuis quinze ans, la malade est traitée pour anémie pernicieuse qui aurait débuté après une grossesse laborieuse et un accouchement difficile, avec hémorragie considérable.Depuis cet incident, elle a commencé à accuser les symptômes mentionnés; son caractère a beaucoup changé, elle est nerveuse, se sent découragée, est très pessimiste, et se dit somnolente.Son appétit est assez bon; digestion lente, diar- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 rhée fréquente, nausées et vomissements de temps à autre.Elle accuse de la faiblesse aux jambes et une frilosité exagérée.Elle aurait eu neuf grossesses à terme dont huit enfants vivants.Ces accouchements se seraient toujours accompagnés d\u2019hémorragies.L'examen objectif, à cette date, révèle: une malade très faible, d'apparence pâle, indifférente et confuse.Les conjonctives sont peu colorées, de même que la muqueuse buccale; les ganglions cervicaux sont palpables et légèrement douloureux.Le cœur est régulier, son rythme est à 68.Pression artérielle: 110/90.Le pouls est très faible.Il n\u2019y a rien de particulier aux poumons et l'abdomen ne présente également rien de particulier.Les réflexes tendineux sont un peu vifs mais symétriques.L'examen des urines, à part une densité à 1010 et des traces d\u2019albumine, ne présente rien d\u2019anormal.Son urée est à 27 mgm %, sa glycémie à 94 mgm %.La formule sanguine se lit comme suit: G.R.3950 000 \u2014 G.B.6 000 \u2014 Hb.889% \u2014 V.G.11 \u2014 P.N.49% \u2014 Monocytes 3% \u2014 Lymphocytes 46% \u2014 Eosino.2%.La patiente reçoit alors une transfusion de 300 cc; on lul preserit cortalex: 2 tablettes par jour, coramine: 1 ampoule aux 6 heures, réticulogéne: 14 cc tous les jours.Le métabolisme basal revient à -53% et le cholestérol sanguin à 244 mgm %.La sédimentation est à 17.Radiographie pulmonaire.Impression: sans que radiologiquement l\u2019on puisse affirmer infiltration T.B., il y a certainement signes radiologiques de séquelles d\u2019épanchement pleural à la base gauche avec présomption de lésions cicatricielles aux apex, surtout le gauche.Repas baryté.Conclusion: œdème antro- bulbo-duodénal.Cet œdème pourrait s\u2019expliquer par une pancréatite.Radiographie de la vésicule biliaire: faible coloration de la vésicule après administration L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 de 6 grms de priodax.Elle est normale de forme, de volume et de situation.Elle ne semble pas contenir d\u2019image suspecte de caleul.Il persiste cependant des traces de substance opaque au niveau de l'estomac.Cette stase est certainement responsable de la coloration faible par défaut d\u2019absorption.Le 19 octobre, on lui prescrit: extrait thyroïdien, 2 grs par jour.La patiente présente alors des nausées, vomissements et diarrhée fréquente.Elle reçoit sérum physiologique et glucocé: 1000 ce.Elle demeure alitée et collabore très peu à son traitement.Elle refuse un test à l\u2019histamine et malgré son insomnie rejette les hypnotiques.Le 30 octobre, un nouveau métabolisme revient à O0.La patiente a alors maigri de 8 livres.Son pouls est à 98.Elle reçoit son congé le 3 novembre et apporte les médicaments suivants: thyroïde, 2 grs par jour; Becotin avec vitamine C, 1 capsule par jour.La formule sanguine avant son départ: G.R.3 325 000 \u2014 G.B.6 250 \u2014 Hb.80% \u2014 V.G., 1.2 \u2014 P.N.43% \u2014 Monocytes 6% \u2014 Lymphocytes 47% \u2014 Eosino.4%.Les notes d\u2019évolution en date du 20 octobre se lisent comme suit: la patiente est toujours aussi lente de parole et de concentration, elle accuse des vomissements depuis qu\u2019elle prend des extraits thyroïdiens.Le 23, elle se lève pour la première fois et se sent mieux.Le 26 octobre, elle tolère mieux ses comprimés de thyroïde.A son départ, la patiente est peu améliorée malgré l\u2019amélioration du métabolisme.Elle est ré-admise à l\u2019hôpital le 18 novembre; arrivée en chaise roulante, elle est très dyspnéique et a un pouls à 100, pulsations très petites, à peine perceptibles.Elle pèse à ce moment 9314 lbs.Son histoire mentionne qu\u2019à son retour à la maison, elle a fait une grippe; se plaint de toux, faiblesse, vomissements, nausées.Elle aurait même vomi un peu de sang.Elle dort très mal et a peur de l\u2019obscurité.Quand il fait noir et qu\u2019elle est couchée, elle voit des serpents.DONTIGNY: NÉCROSE DE L\u2019HYPOPHYSE 161 L'examen objectif révèle alors: Une personne maigre, asthénique.Les cheveux sont coupés parce qu\u2019ils tombaient.Les réflexes pupillaires sont impossible à prendre à cause de photophobie.La langue est rouge et lisse.Fond de l\u2019œil, négatif.Le cœur: bruits réguliers.P.A.: 90/60.On note peu de poils pubiens.Vagin atrophique présentant au fond des bandes fibreuses.Toucher rectal, négatif.Aux membres, pas d\u2019ædème.Légère irritation au niveau des genoux causés par le frottement des couvertures.Métabolisme basal -3%; cholestérol sanguin: 85 mgm %.L\u2019électrocardiogramme peut être considéré comme normal.On note cependant que les complexes QRS ont, en général, une très faible amplitude.La sédimentation est à 27.Formule sanguine: G.R.3 450 000 \u2014 GB.6 250 \u2014 Hb.68% \u2014 V.G.1 \u2014 P.N.52% \u2014 Monocytes 6% \u2014 Lymphocytes 40% \u2014 Eosi- no.2%.La recherche du sang dans les selles s\u2019est révélée négative.Dosage de l\u2019amylase 195 mgm, dosage de la lipase 0.06,, dosage des protéines 5.9; absence de pus dans les urines.Le 29 novembre, on nous demande en consultation; nous sommes en face d\u2019une patiente amaigrie qui a l\u2019air très fatiguée.Sa parole est faible, lente, et elle semble avoir de la difficulté à concentrer et à s\u2019exprimer.Elle nous raconte les symptômes déjà énumérés et nous fait part de son épisode d\u2019il ÿ à quinze ans, lors de son dernier accouchement laborieux avec choc hémorragique, amaurose temporaire d\u2019environ 3 heures et par la suite son état de santé qui a progressivement décliné.A l'examen, on note: Une pâleur extrême: la peau est sèche.Il y a amaigrissement mais non cachexie; les cheveux tombent et sont clairsemés, les sourcils sont, très peu fournis.Il n\u2019existe aucun poil axillaire et à peu près pas au pubis; les seins sont atrophiés et les mamelons dépigmentés, les organes génitaux externes et internes sont également très atrophiés.L'examen clinique de cette malade et l\u2019évo- 162 lution de sa maladie nous amenaient à poser le diagnostic presque certain de « maladie de Simmond » à la suite d\u2019une nécrose postpartum du lobe antérieur de l\u2019hypophyse.Les tests hormonaux faits à ce moment ont révélé: 17 céto-stéroïdes, 1.2 mgm par 24 heures, gonadrotrophine négative de 6.6 à 105.6 unités souries par 24 heures.Fait intéressant: le dernier accouchement de cette patiente eut lieu à l\u2019hôpital, au mois de juin 1935.Elle y entra le 23 mai 1935 avec un diagnostic de placenta prævia.Dans les notes du dossier, on voit, une pression artérielle de 145/85, un col dilaté à 25 sous ,aucun signe de travail.Le lendemain, la patiente a son congé.Réadmission trois semaines plus tard en ambulance, on note sur les feuilles du dossier: état de la malade très mauvais, P.A.104/60, hémorragie au début du travail, mauvais état général, placenta prævia marginal, dilatation manuelle du col et forceps.La patiente reçut du sérum mais il n\u2019y eut de transfusion (250 ce) que 3 jours plus tard à cause d'incompatibilité du sang du mari et des parents.Après quelques jours, la formule sanguine se lisait ainsi: G.R.2 800 000 \u2014 G.B.10 000 \u2014 Hb.48% \u2014 V.G.0.9 \u2014 P.N.64% \u2014 Monocytes 4% \u2014 Lymphocytes 20% \u2014 Eosino.7%.La patiente présenta ensuite une température moyenne de 99.3° durant tout le temps de son hospitalisation.Il n\u2019y eut pas de montée laiteuse; elle saigna pendant 1 mois et par la suite, elle n\u2019eut pas de menstruation.Cependant, après une période d'aménorrhée d'un an, elle menstrua régulièrement pendant quelques mois; ses menstruations étaient cependant très peu abondantes.Elle devint aménorrhéique, n\u2019eut pas de bouffées de chaleur et ne présenta aucun autre symptôme de ménopause.Evolution et traitement.Le 31 novembre, la patiente reçut tous les Jours: percorten (5 mgm), pérandren (25 mgm) en injections.Dix jours plus tard, on y ajouta: cortalex 8 comprimés, thyroïde 14 de DONTIGNY: NÉCROSE DE L\u2019HYPOPHYSE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 grain.La patiente reçut son congé le 15 décembre, légèrement améliorée à tous points de vue.Sa médication journalière consistait en métandren linguettes 20 mgm, cortate buccal 4 mgm, thyroïde 14 de grain, cortalex 4 comprimés.Son poids de 9315 lbs, à son entrée, était de 10514 lbs, à sa sortie.En janvier 1951, elle vient au bureau seule et se sent améliorée à tous points de vue.Elle a moins froid, ses jambes sont plus fortes, n\u2019a plus d\u2019engourdissement, la peau est plus ferme, le moral est meilleur.Son poids est de 98 livres, sa pression artérielle 110/80.En juillet 1951, son poids est de 110 livres, elle se sent encore mieux qu'avant, sa pression artérielle: 130/85; amélioration encore considérable.L\u2019extrait thyroïdien est augmenté à 14 grain par jour.En février 1952, la patiente est vue à domicile, elle présente alors une congestion pulmonaire des deux bases, 103° de température.Elle avoue avoir cessé sa médication depuis 1 mois, on lui prescrit de la cortisone 50 mgm par jour et des antibiotiques.Au bout d\u2019une semaine, tout est entré dans l\u2019ordre et elle reçoit la médication journalière suivante: mé- tandren 20 mgm, cortate buccal 4 mgm, thy- roide 1 grain, cortisone 25 mgm.Au mois de juillet 1952, la patiente pèse 121 livres, sa pression artérielle est de 180/ 100, ses cheveux sont revenus normaux, ses sourcils sont repeuplés, sa peau est chaude et normale.Son moral est bon, elle est toute souriante et fait son ouvrage de maison.Le 12 novembre 1952, la patierte pèse 130 livres, pression artérielle 180/110, se dit parfaitement normale, elle est joyeuse, a un bon moral.Aux dires de son mari, c\u2019est un vrai miracle, elle fait son travail ordinaire et même fait à l\u2019heure actuelle son grand ménage sans ressentir de fatigue, chose qu\u2019elle n'avait pas faite depuis 17 ans.x COMMENTAIRES Durant la grossesse l'hypophyse est physiologiquement hypertrophiée.Aprés la délivrance normalement il se produit une involu- L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 tion rapide de cette glande; l\u2019irrigation sanguine est brusquement diminuée.Si ce phénomène est compliqué d\u2019un collapsus vasculaire, le plus souvent dû à une hémorragie, il s\u2019ensuit une ischémie marquée de cette glande.Il se forme alors dans les sinus vasculaires, des thromboses, et par la suite, s\u2019installent l\u2019infarctus et la nécrose (2) (4).L\u2019apparition des différents symptômes cliniques peut s\u2019échelonner sur une période de plusieurs années et leur gravité dépend de l'étendue de la nécrose.Dans les cas assez graves comme celui que nous venons de présenter, les premiers symptômes sont: l\u2019absence de la montée laiteuse, l\u2019aménorrhée et la perte du libido.La patiente languit, devient apathique et indifférente.Les symptômes mentaux peuvent même prédominer (5), et il est difficile parfois de faire un diagnostic différentiel avec l\u2019anorexie nerveuse.Dans ce dernier cas, cependant, les jeunes filles sont en majorité et l'histoire sub- Jective de l\u2019un ou de l\u2019autre cas facilite habituellement le diagnostic.La cachexie, à laquelle on attachait autrefois une grande importance, n\u2019est plus considérée comme telle, il y a maigrissement marqué mais non cachexie; ce symptôme se rencontre surtout dans l\u2019anorexia ne rvosa.Les organes génitaux internes et externes s\u2019atrophient, et, signe important, les poils axillaires et pubiens disparaissent.La peau devient sèche et cireuse.Cet aspect peut se confondre avec le myxcedéme; en effet la patiente est très frileuse, lente, à tous les points de vue: le cholestérol est légèrement élevé, le métabolisme basal abaissé, cependant le cœur est petit et n\u2019a pas l\u2019aspect étalé du cœur myxæ- dèmateux.La pression artériele est abaissée et l\u2019on voit apparaître une anémie hypochrome qui peut devenir hyperchrome après plusieurs années.Souvent on remarque une légère œsinophilie.La glycémie est basse et peut provoquer dans certains cas un coma, aver signes neuro-psychiatriques (6).Tous les signes d\u2019hyposurrénalisme sont présents à l\u2019exception de la p\u2018gmentation.Toutes les glandes et tous les viscères s\u2019atrophient.Il DONTIGNY: NECROSE DE L'HYPOPHYSE 163 est excessivement important pour le traitement de faire le diagnostic précis.En effet, un diagnostic partiel comme le myxædème, traité comme tel, peut avoir des conséquences graves et amener une crise aiguë d'hypocor- ticalisme.D\u2019autre part nous avons remarqué qu\u2019un traitement à doses relativement fortes d\u2019A.C.T.H.ou de cortisone accentue les signes d\u2019hypothyroidisme et Summers et Sheehan ont méme remarqué des accidents cérébraux (7).C\u2019est pourquoi, le traitement doit tendre a remplacer en méme temps toutes les déficiences glandulaires avec les extraits que nous possédons à l'heure actuelle.L\u2019extrait thyroïdien est mal toléré par ces patientes et doit être donné à doses petites et progressives.Le traitement idéal qui consisterait à donner un extrait total actif de l\u2019'hypophyse n\u2019existe malheureusement pas encore.Le traitement préventif relève naturellèment des accoucheurs.Tout choc hémorragique avec collapsus cardiaque à la délivrance, doit être combattu énergiquement dans le plus bref délai possible.C\u2019est pourquoi dans un cas d\u2019accouchement à terme où l\u2019on soupçonne ou prévoit une telle complication, on doit envisager les préparatifs d\u2019une transfusion rapide.BIBLIOGRAPHIE (1) H.L.SHEEHAN: « Simmond\u2019s Disease due to post-partum necrosis of the anterior pituitary.» Quart.J.of Med., N.S.8: 277, 1939.(2) H.L.SHEEHAN: « Post-partum necrosis of the anterior pituitary.» J.Path.Bact., 45: 189 (juillet) 1937.(3) H.L.SHEEHAN et V.K.SUMMERS: « The syndrome of hypopituitarism.» Quart.J.of Med., N.S., 18: 319, 1949.(4) H.L.SHEEHAN et R.MURDOCH: « Postpartum necrosis of the anterior pituitary: pathological and clinical aspects.» J.Obst.and Gynec.Brit Emp.45: 456 (juin) 1038.(5) J.TOOD: «A case of Simmond\u2019- disease with mental symptoms.» Brit.Med.J, p.569 (8 septembre) 1951.(6) C.E.CLARK.M.FRANKLIN et A.L.SAHS: « Post-partum necrosis of the adenohyp- onhysis with hypoglycemic convulsions.» Arch.Neurol.and Psych.65: 724, 1951.(7) V.K.SUMMERS et H.L.SHEEHAN: « Cortisone and A.C T.H.in hypopituitarism.» Brit.Med.J., p.564 (8 sept.) 1951. REVUE GENFRALE TRAITEMENT DES BRÛLURES COMPORTANT 50% ET PLUS DE LA SURFACE CUTANEE' Ernest DUMONT (Campbeliton, N.-B.).Les brûlures comptent encore parmi les causes importantes de mortalité et elles le demeureront aussi longtemps que le pétrole et des substances inflammables serviront à l\u2019éclairage, au système de chauffage et que l\u2019habitation ne sera pas construite à l\u2019épreuve des incendies.La deuxième guerre mondiale a posé le problème dans toute son ampleur et le traitement, surtout celui des complications tel que le shock, infection et la dénutrition en a été grandement amélioré.En 1941 un patient qui avait plus de 50% de la surface cutanée brûlée avait peu de chance de survivre.De nos jours, un brûlé, même avec 60% et 70% de sa surface cutanée intéressée n\u2019est pas nécessairement condamné à mort.Il serait injuste de donner à la deuxième guerre mondiale tout le crédit accompli dans ce domaine.Underhill et Davidson avait déjà attiré l\u2019attention sur importance des liquides intraveineux et sur la déficience du sodium dans ces cas.Dix ans plus tard, Blalock et Harkins avaient réussi à mesurer la perte du plasma dans le torrent circulatoire, laquelle extra- vasion mettait en déséquilibre le milieu inter et extracellulaire.Elmon fut le premier à préconiser les transfusions de plasma, cependant que Firos et Aldrick déterminèrent le rôle important de l\u2019infection dans le shock.Afin de bien comprendre la logique du traitement des brûlures étendues, nous allons dire un mot de l\u2019anatomie pathologique et de physiologie.Pour fin de tra:tement, il est absolument nécessaire de connaître l\u2019étendue et la profondeur de la nécrose.Les brûlures sont classifiées suivant la 1.Communication au XXTIème Congrès de l\u2019AM.L.F.C., Québec, septembre 1952.profondeur de la nécrose en trois catégories, à savoir: 1.Brûlure au premier degré; 2.Brûlure au deuxième degré; 3.Brûlure au troisième degré.(L\u2019ancienne classification de Dupuytren étant désuète et embarrassante.) 1.La brûlure au premier degré est tellement superficielle que la phlyctène ne se forme pas.La surface brûlée est indiquée par une dilatation des capillaires et un léger œdème de la peau.Il y a absence de nécrose visible.Cette brûlure est suivie d\u2019une desquamation des couches superficielles de l\u2019épiderme.La guérison s\u2019effectue à partir de la couche germinative de l\u2019épiderme et est complète en quelques jours sans laisser de cicatrice.2.La brûlure au deuxième degré comporte une nécrose qui s\u2019étend en profondeur jusqu\u2019au derme, mais qui épargne certains îlots épidermiques viables.Cette brûlure peut donc guérir sans greffe, mais pendant la cicatrisation, il y aura une prolifération considérable du tissu fibreux.Cette brûlure est caractérisée par la phlyctène qui se forme entre l\u2019épiderme et le derme, mais non dans le derme lui-même probablement à cause de la présence du collagène abondant et résistant dans le stroma fibreux de ce dernier.La phlyctène augmente de volume en proportion de la pression du liquide de l\u2019ædème.3.Dans la brûlure du troisième degré, il y à destruction de toute l\u2019épa/sseur de la surface cutanée.La cicatrisation a comme point de départ la périphérie de la plaie ou celle des greffes implantées.L\u2019élimination spontanée L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 des eschares se fait ordinairement entre trois à cinq semaines.Il est quelquefois difficile de déterminer la profondeur de la nécrose.Certaine brûlure superficielle donne une impression de brûlure profonde due à la constriction des artérioles.Il est de première importance de déterminer l\u2019étendue de la brûlure en pourcentage de la surface cutanée.Plusieurs méthodes ont été préconisées.Nous nous servons habituellement de l\u2019échelle de Berkow, à savoir: TÊtE Et COU rover TTLONIC ooo ins 38% Partie antérieure et organes génitaux 20% Partie postérieure .18% Les membres SUpErieurs .18% Les membres inférieurs 38% AU POINT DE VUE PATHOLOGIQUE, QU EST-CE QUI SE PASSE?Premièrement, le symptôme douleur causé par l\u2019irritation des terminaisons des nerfs sensitifs et aussi par l\u2019augmentation de la pression intracellulaire.Deuxièmement, le volume de la circulation est augmenté dans la région de la brûlure et des tissus voisins.Cette congestion est causée en partie par le traumatisme des artérioles et aussi par une dilatation réflexe dans ces tissus.Les capillaires deviennent plus perméables et un plasma riche en protéine s\u2019infiltre et distend les espaces intercellulaires.Cet œdème envahit surtout le tissu sous-cutané.L\u2019œdème sous-cutané visible n\u2019est pas une indication certaine du volume de plasma extravasé du torrent circulatoire.C\u2019est pourquoi l'étendue de la brûlure, plutôt que la profondeur, doit être le barème quant au volume du plasma perdu.Comme conséquence, dans les brûlures étendues, le shock circulatoire s\u2019installe rapidement.Comme le volume du plasma est réduit sans perte de globules rouges, la concentration de ces derniers et la viscosité du sang aug- DUMONT: TRAITEMENT DES BRÛLURES 165 mentent.La pression artérielle baisse rapidement et la circulation devient insuffisante tant dans les tissus sains que dans ceux de la région brûlée.Précisément, parce que toute la région de la brûlure agit comme un parasite, la circulation devient insuffisante dans les organes vitaux.Le cerveau peut se maintenir très longtemps, mais les reins, le foie, les intestins, les muscles striés sont condamnés à vivre dans des conditions anaérobiques.Quand la circulation est trop réduite dans les reins, la fonction rénale est arrêtée.Les produits d\u2019excrétion s'accumulent et si la circulation est arrêtée pour quelques heures, la cellule rénale peut être endommagée d\u2019une façon irréparable, même si la circulation générale revient à la normale par la suite et le patient meurt d\u2019urémie en quelques jours.Les fonctions du foie, à savoir la déami- nation et la synthèse glycogénique sont réduites pratiquement à rien par le manque d\u2019oxygène.Le métabolisme du muscle à l\u2019état anaérobique est caractérisé par une concentration des acides organiques (lactiques et pyruviques) qui cause une acidose généralisée et il s\u2019ensuit des nausées et vomissements.Bref, nous assistons à un choc très grave caractérisé par une hémoconcentration et une diminution massive du volume sanguin cireulant.Cette condition est accompagnée d\u2019acidose, d\u2019hyperglycémie, d\u2019hyperazotémie et d\u2019hypochlorémie.TRAITEMENT Quels soins faudra-t-il donner à ce grand blessé?Le traitement aura pour objectif: 1.Conserver la vie du patient; 2.Prévenir les complications: 3.Hater la guérison des plaies.Ce qui importe le plus c\u2019est le traitement du shock, ou ce qui est encore mieux, le prévenir.Je ne veux pas parler ici du shock primaire ou collapse vasomoteur causé surtout par la douleur et l'excitation nerveuse.Un quart de grain de morphine de préférence intraveineux généralement calme le patient et les douleurs. 166 Mais, je veux surtout mentionner le shock secondaire qui résulte de la déperdition du plasma.Ce shock tue rapidement s\u2019il n\u2019est pas traité d\u2019une manière intensive.Il est toujours proportionné à l\u2019étendue de la brûlure, peu importe la profondeur de cette dernière.L\u2019extravasion du plasma est rapide et si le patient a plus de vingt pour cent de la surface cutanée brûlée, il peut perdre en huit heures un volume de plasma égal au volume du plasma circulant.Le patient qui a cinquante pour cent ou plus de sa surface cutanée atteinte est en éminence de shock deux heures après l\u2019accident.Le traitement idéal du shock est donc sa prévention et les principes du traitement demeurent les mêmes soit qu\u2019il soit donné en prévention, soit qu\u2019il tente de corriger le shock déjà établi.Il consiste à rendre au torrent circulatoire, la quantité de plasma extravasé par la surface brûlée afin de maintenir la nutrition normale dans les tissus et les organes non touchés.La quantité de plasma qui doit être donnée pour les premières 36 heures est calculée d\u2019après l\u2019étendue des brûlures avec cette réserve que le volume de liquide retenu par l\u2019organisme pendant les premières 24 heures ne doit pas exéder la moitié du volume du liquide extracellulaire ou 10% du poids du corps.On jugera de l'efficacité du traitement établi par la fonction rénale.Une sécrétion rénale d'au moins vingt centimètres cubes par heure doit être maintenue chez un adulte de poids moyen.Une sécrétion de 100 ce ou plus par heure dénote un traitement intensif.De plus, l\u2019hémoconcentration doit être établie à toutes les six heures par l\u2019hématocrite qui doit être maintenu entre 44 et 48%.Quelle quantité de plasma devons-nous donner?Pour un adulte, de poids moyen, on doit donner soixante et quinze ce de plasma par centième de la surface cutanée brûlée.Ainsi un patient qui aurait soixante pour cent de la surface cutanée brûlée devrait recevoir 4 500 ce de plasma pour les premières vingt- quatre heures.En considérant que la rapidité DUMONT: TRAITEMENT DES BRÛLURES L Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 de formation de l\u2019xdème décroît avec le temps, la moitié de ce volume de plasma doit être administrée pendant les premières huit heures.Un montant égal de soluté électrolite isotonique doit aussi être absorbé per os.De plus 2000 ce de liquide sans chlorure de sodium doit être absorbé afin de maintenir la sécrétion rénale.Si le patient est nauséeux ou vomit, la solution d\u2019électrolyte doit être donnée par voie intraveineuse, de préférence accompagnée d\u2019une solution à cinq pour cent de glucose.Mais il est toujours préférable de donner cette solution par la bouche, car le plasma dilué s\u2019extravase plus rapidement par la plaie.Si le patient est asoiffé ou si la fonction rénale cesse, c\u2019est le signe que le volume de plasma et d\u2019électrolyte est inadéquat.Pendant la deuxième journée de traitement, le volume de plasma et d\u2019életcrolyte à donner doit être la moitié de celui administré pendant les premières 24 heures.Le sommet de l\u2019œdème est atteint généralement entre 36 et 48 heures.Après 48 heures, le plasma et les solutés d'électrolyte sont requis seulement si une quantité insuffisante a été donnée pendant les deux premiers jours.Après 48 heures, la résorption des œdèmes se fait rapidement et le problème pour l\u2019organisme est l\u2019élimination des déchets du plasma et des électrolytes métabolisés.L'administration d\u2019une plus grande quantité de plasma pourrait produire un œdème pulmonaire.Pendant la période de résorption, on doit donner seulement assez de liquide par la bouche pour maintenir une bonne sécrétion rénale; c\u2019est-à-dire environ 1500 ce par jour.Si le patient a subi un shock prolongé, il sera menacé d\u2019acidose.Dans ce cas, on aura soin de remplacer au moins un tiers de l\u2019électrolyte par du bicarbonate de soude.Le plasma est le traitement de choix.Sil est impossible à trouver, on pourra le remplacer par ordre de préférence, soit par du sang complet, soit par les substituts du sang ou enfin par des concentrés d\u2019albumine.Si aucune de ces solutions n\u2019est procurable, on L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 pourra donner seulement qu\u2019un soluté intraveineux d'électrolyte.Il est vrai que le liquide extracellulaire en subira une dilution, mais cette dilution est encore moins dangereuse que l\u2019hémoconcentration.Après cinq ou six jours, on devra donner de petites transfusions répétées afin de maintenir la formule sanguine voisine de la normale.Quel est le traitement de surface idéal pour les brûlures?Il n\u2019y a aucune substance connue qui puisse hâter la cicatrisation d\u2019une brûlure plus rapidement que le taux normal de cicatrisation dans les conditions physiologiques ordinaires en absence d'infection.Pour le pansement de surface, la substance utilisée doit être inoffensive tout en étant une barrière efficace contre l\u2019invasion des bactéries.La gaze vaselinée stérile en pansement compressif est le traitement de choix.Toute substance telle que l\u2019acide tannique, le violet de gentiane, l\u2019acide borique, les différents sulfa doivent être éliminés comme étant toxiques et nocifs à la cicatrisation.Le pansement compressif doit être appliqué avec soin afin d\u2019éviter l\u2019effet d'un tourniquet.Le débridement des brûlures superficielles qui consiste à enlever l'épiderme des phlyctènes demeurées intactes ou de celles déjà rupturées sert seulement à ouvrir la porte à l\u2019infection et n\u2019améliore en rien la cicatrisation.Quant au débridement des brûlures profondes, c\u2019est une opération majeure et il doit être retardé jusqu\u2019au moment où les dangers du shock sont complètement passés et que la plaie soit prête à recevoir les greffes.Pendant les premières 36 heures, alors que le plasma s\u2019extravase encore, cette opération est certainement hasardeuse.Lorsque le volume du sang est redevenu normal, l\u2019opération peut alors se faire sans danger.Si la greffe est faite tôt on ne devrait pas greffer plus de dix pour cent de la surface parce que la prise des greffes augmente temporairement l\u2019étendue DUMONT: TRAITEMENT DES BRÛLURES 167 des plaies.Toutefois, le manque de peau saine, l\u2019état de dénutrition du patient et la présence d'infection demandent que l'on retarde le greffage.L'armée américaine vient de publier un rapport sur ses cas de brûlures de la guerre en Corée.Elle n\u2019applique aucun traitement de surface.Les patients sont gardés sur des draps stériles pendant une période de dix jours environ.Pendant ce temps, on traite le shock et l\u2019état général.Dès que la condition du patient le permet on procède au débridement et au greffage des brûlures.Ce traitement a donné d\u2019excellents résultats et les statistiques sont excellentes.Dans les semaines qui suivront, on devra faire face au problème de la dénutrition.Cette dénutrition caractérisée par l\u2019amaigrissement et l\u2019anémie peut être rapide et très prononcée.À la destruction massive des cellules par la chaleur, il faut ajouter l\u2019épuisement des réserves protéiques par la toxémie.Quand un patient a plus de 50% de sa surface cutanée brûlée, la dénutrition est toujours un problème et retarde la régénération des cellules.Règle générale le patient fait une température proportionnée à l'étendue de ses brûlures.Cette pyrexie accélère considérablement le métabolisme des hydrates de carbone et des graisses.Pour augmenter l\u2019apport des calories et faire face aux dépenses supplémentaires de protéines, il faut donner au patient une diète d'au moins quatre mille calories contenant deux cent grammes de protéines.Si le patient fait de l\u2019intolérance gastrique et refuse d\u2019ingérer sa nourriture, on devra le gaver en lui donnant des aliments prédigérés; une solution intra-veineuse d\u2019acides aminés complètera la quantité de protéines nécessaires.Enfin de petites transfusions répétées maintiendront le taux normal de l\u2019hémoglobine et des globules rouges.De même que les vitamines surtout B et C devront être aussi données en grande quantité. ÉTUDE CLINIQUE DU COMA POST-HYPOGLYCEMIQUE Francois CLOUTIER.Le coma post-hypoglycémique représente la complication la plus redoutable de la cure de Sakel.Il nous a paru utile de reprendre cette question, du point de vue clinique, à la lumière de notre expérience des deux dernières années.Nous tenterons donc de préciser de ce que l\u2019on entend par ce type de complication tout en discutant sa fréquence et sa symptomatologie.Mais c\u2019est surtout l\u2019étude des causes favorisantes qui nous semble la plus intéressante.C\u2019est elle, en effet, qui est susceptible d\u2019éclairer une pathogénie très discutée (9).IL \u2014 DérINITION Lorsque, au cours d\u2019une cure de Sakel, on n'obtient pas le réveil du malade malgré un resucrage adéquat, on se trouve en présence d\u2019un coma prolongé.Cet, état clinique varie de la simple somnolence avec obnubilation au coma profond persistant quelques jours ou même plusieurs semaines.Cossa, Agid et Dalaise (6) ont publié un cas d\u2019une durée de deux mois.Les premières observations de ce type de complication ont été rapportées par Salm (28) en 1937.L\u2019expression de coma prolongé prête à confusion.Divers auteurs ont, en effet, essayé de provoquer des comas thérapeutiques plus longs que la durée d\u2019une ou deux heures communément admise.Ce sont des comas prolongés mais qui diffèrent essentiellement des accidents de la cure.Goldman (14), pour marquer qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une entité en soi, caractérisée par une glycémie normale ou même augmentée, a proposé de l\u2019appeler coma post- hypoglycémique.On peut retenir ce nom qui a le mérite de ne pas préjuger de la pathogénie.On ne parle plus guère de coma irréversible depuis que les méthodes de traitement se sont révélées plus efficaces.1.Ce travail a été fait dans le service dv Prof.Delay, de la Clinique des Maladies Mentales de Paris.Pour une bibliographie plus complète.on peut se rapporter à la monogranhie du même auteur, qui a paru aux Editions Gizard (5).Il faut distinguer le coma post-hypoglycé- mique des réveils retardés et des mauvais réveils (types d\u2019adaptation et de sensibilisation de Von Braumühl).Ce sont des manifestations qui cèdent habituellement à l\u2019administration de glucose par voie intraveineuse.La distinction avec les comas récurrents est plus délicate.TI] arrive assez souvent qu\u2019un malade se réveille normalement et retombe dans le coma après queloues heures.Cet état correspond à un véritable choc secondaire, à une reprise de l\u2019hypoglycémie qu\u2019il suffit de corriger.Dans ces cas, le dosage du sucre sanguin permet d\u2019éliminer le coma post-hy- poglycémique qui, parfois, se présente de la même façon.En effet, on peut observer des demi-réveils ou de courtes périodes.de lucidité relative avant l'installation du coma.IT.\u2014 FRÉQUENCE Kent (18) obtient 9 cas de coma post- hypoglycémique sur un total de 61 cures de Sakel (15%); Goldman (16), 23 cas sur 108 (21%) ; Rivers et Rome (27), 51 cas chez 30 malades d\u2019une série de 108 (17%), et Spencer (30), 4 cas sur 146 (2,7%).Shou (29) arrive au pourcentage de 30,1%, soit 127 cas sur 375 cures.Il n\u2019est pas facile d\u2019interpréter ces résultats.Les divergences, parfois considérables, peuvent-elle s\u2019expliquer autrement que par la technique de l\u2019insulinothérapie?Si l\u2019on s\u2019adresse à des séries statistiques assez longues, on constate que, dans l\u2019ensemble, la fréquence n\u2019est pas très élevée.Lester (22) trouve 25 cas sur 1173 cures relevées dans 20 hôpitaux américains, soit un pourcentage de 2,1% seulement.La mortalité est de 16%.On peut rapprocher ce chiffre de l\u2019indice de léthalité par insulinothérapie.Une statistique de 1941, établie par le Service de Santé publique des Etats-Unis (13), porte sur 204 hôpitaux, 7 589 malades traités.La mortalité de 0,6% serait la plus considérable des \u2018 traitements de choc.Un autre rapport, celui L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 de Kinsey (20) étudie les causes de 90 décès sur 12 234 traitements (0,7%).Sans spécifier le coma post-hypoglycémique, il note 38 cas d\u2019encéphalopathies, 5 cas d\u2019état de mal épileptique et 7 cas d\u2019œdème du cerveau avec hémorragies survenues au cours de très longs comas.Si on assimile toutes ces complications cérébrales à des comas prolongés, on obtient un pourcentage de 0,4%.III.\u2014 SYMPTOMATOLOCIE L\u2019aspect clinique est vague et se modifie constamment.La température s\u2019élève et peut dépasser 40 degrés centigrades, le pouls varie de 100 à 160, le rythme respiratoire s\u2019accélère.Dès le début, il y a hyperpnée.L\u2019hyperventilation pulmonaire amène parfois un véritable syndrome tétanique avec spasme des extrémités et même épisthonos.L\u2019hypertonie est plus ou moins marquée, plus ou moins constante allant jusqu\u2019à prendre l\u2019ac- pect d\u2019une rigidité de décérébration.L\u2019agitation motrice est intense.On observe des myoclonies et des convulsions, parfois un étal de mal.La peau est sèche.Les réflexes ten- dinaux sant abolis, faibles ou vifs, polycy- nétiques.On peut mettre en évidence un signe de Babinski.La tension artérielle est normale ou abaissée.En général, le coma est profond et il y a diminution ou abolition des réflexes cornéens.Certains signes donnent à la symptomatologie une apparence de localisation.Ils sont variables et transitoires comme les paralysies faciales, le strabisme intermittent, les crises d\u2019épilepsie Bravais-Jacksonnienne, les hémiplégies.On a signalé quelques symptômes spéciaux: hémorragies sous-arachnoïdiennes (14), œdème généralisé ou localisé aux membres par déficit circulatoire (10).L\u2019hypertension intracrânienne peut se manifester par une ébauche de syndrome méningé: vomissements, légère raideur de la nuque.Le fond d\u2019œil montre de la congestion rétinienne, parfois de la stase papillaire.La mort survient par collapsus ou à la suite de complications pulmonaires, œdème aigu ou broncho-pneumonie.CLOUTIER: COMA POST-HYPOGLYCÉMIQUE 169 Le diagnostic est facile en présence de l\u2019hyperthermie en flèche et du syndrome neurologique avec ses deux éléments essentiels: hypertonie et accès convulsifs.Cependant, le tableau n\u2019est pas toujours aussi typique.C\u2019est ainsi que l\u2019on peut noter de l\u2019hypotonie sans manifestations convulsives.Chez une de nos malades, le coma était particulièrement léger.Chez une autre, une somnolence persistante suit un coma de 10 jours.Il ne semble pas s\u2019agir d\u2019une entité morbide bien définie.La complication que l\u2019on appelle par commodité coma post-hypoglycémique, correspond en réalité à un ensemble de troubles variables, polymorphes, susceptibles d\u2019être rattachés à une même cause.Les réactions souvent inattendues que l\u2019on observe après le resucrage au cours de l\u2019insulinothérapie rentrent peut- être dans le même cadre.De sorte que toute distinction avec les réveils retardés ou difficiles est un peu arbitraire bien qu\u2019utile.C\u2019est l\u2019évolution de la glycémie, devant un coma qui résiste à l\u2019administration de sucre qui en signe la nature.Il est intéressant de comparer certains de ces symptômes à ceux du coma thérapeutique.C\u2019est ainsi que l\u2019hyperthermie s\u2019oppose à l\u2019hypothermie, l\u2019accélération du pouls à la bradycardie, la sécheresse de la peau à la sudation profuse, la cyanose à la congestion ou la pâleur, l\u2019hypotension artérielle aux variations tensionnelles.On peut voir là l\u2019illustration d\u2019un phénomène biologique général: le jeu des agonistes et des antogonistes.Cliniquement, le coma post-hypoglycémique ne doit absolument pas être dissocié du choc insulinique qu\u2019il complique.Il est inutile, cependant, de revenir sur la description bien connue de l\u2019état hypoglycémique.IV.\u2014 CAUSES FAVORISANTES a) Type de psychose.La maladie mentale en cause n\u2019a pas d\u2019influence sur l\u2019apparition de la complication.Il existe plusieurs observations en dehors de la schizophrénie.Spencer (30) cite une mélancolie d\u2019involution, Malamud (23) un delirium tremens, Checkley et Templeton (3) une 170 psychose maniaco-dépressive.Avant l\u2019introduction de la cure de Sakel, De Morsier et Mozer (24) ont publié un cas au cours d\u2019une désintoxication chez un morphinomane.b) Race, climat, sexe.La race et le climat ne paraissent pas avoir d'importance.Les cas se répartissent à peu près également dans les deux sexes.Aschenbrenner (1) rapporte six observations de comas mortels d\u2019interprétation délicate, chez des femmes en périodes menstruelles.c) Variété d'insuline et mode d\u2019administration.Porot (25) compte 9 accidents graves sur 34 cures et incrimine la purification excessive de l'insuline dans la période de l\u2019après-guerre en France.Cossa et Lombard (7) signalent que l'insuline, fournie entre 1945 et 1948, a une action plus irrégulière qu\u2019auparavant et donne des résultats thérapeutiques inférieurs.Ducoudray (11) fait une constatation analogue.Le mode d\u2019administration ne semble pas avoir d\u2019importance.Pour Reznikof et Scott (26) un des avantages de la voie intraveineuse est précisément l\u2019absence de complication.Il faut noter cependant que chez une de nos malades, le coma post-hypoglycémique est survenu après un début de traitement par cette méthode.Certains sujets présentent des réactions anaphylactiques à une variété d\u2019insuline et pas à une autre.Ces réactions, le plus souvent sans gravité, n\u2019ont rien à voir avec l\u2019apparition de la complication.Elles diffèrent aussi de l\u2019hypersensibilité ou de l\u2019insulino- résistance en ce sens qu\u2019elles n\u2019influent pas sur la glycémie.On observe des réactions locales au site de l\u2019injection: prurit, sensation de brûlure, érythème, induration et, plus rarement, une urticaire.Kern et Langner (19) ont décrit des états graves avec symptômes respiratoires ou gastro-intestinaux et purpura thrombocytopénique.d) La dose d\u2019insuline.Spencer (30) analyse 83 comas publiés entre 1937 et 1948, d\u2019après la dose d\u2019insuline qui a déclanché l\u2019accident.La plus grande proportion des cas se situe entre 80 et 99 unités ce qui correspond aux doses habituelles.CLOUTIER: COMA POST-HYPOGLYCÉMIQUE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Rivers et Rome (27) étudient sur 38 sujets la dose provocatrice qui varie de 55 à 400 unités et la dose totale de 275 à 10 665 unités.Ils ont repris le traitement chez plusieurs malades, avec parfois des doses plus importantes et sans autre complication.Dans une de nos observations, le coma post-hypoglycé- mique se produit à 400 unités, alors que la veille, le malade avait reçu 600 unités.On constate que l'accident apparaît à des doses sensiblement égales à celles des chocs non compliqués.On peut donc croire qu'\u2019entre certaines limites, cet élément ne favorise pas l\u2019apparition du coma post-hypoglycémique.e) Profondeur du coma.On a beaucoup exagéré l\u2019importance de la profondeur du coma: l\u2019état des réflexes cornéens ne permet pas toujours d\u2019en juger, pas plus qu\u2019il ne constitue un signe certain de gravité.Claude et Rubenoviteh (4) ont observé des comas qui ne se compliquaient pas avec disparition du réflexe et des comas très profonds sans modifications sensibles.Dans 37 des 38 comas post-hypoglycémiques de Rivers et Rome (27), le réflexe était présent.Il est surtout très variable et ne correspond pas absolument aux fluctuations du trouble de la conscience.La complication peut suivre un coma superficiel ou même un simple traitement ambulatoire.Borel et Poujol (2) rapportent un cas au cours d\u2019une série de chocs humides.Les deux observations de Malamud (23) sont encore plus probantes.Les malades recevaient respectivement 30 et 50 unités d\u2019insuline par jour avec une quantité correspondante de glucose per os.Ils présentèrent des comas post- hypoglycémiques mortels de 60 et 75 heures.L\u2019emploi de procédés susceptibles d\u2019accroître la profondeur du coma n\u2019est pas sans danger.En effet, on a préconisé d\u2019adjoindre des barbituriques au choc insulinique dans le but de diminuer la résistance à l\u2019insuline, de calmer l'agitation trop marquée ou de favoriser la psychothérapie à la phase du réveil.White (31) et Kalichman (17) attirent l\u2019attention sur cette méthode par quelques observations de comas post-hypoglycémiques L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 après administration d\u2019amytal de sodium intraveineux.Faut-il voir là un effet synergique entre l\u2019action de l\u2019insuline et du calmant, le résultat d\u2019un coma plus profond ou vraisemblablement une simple coïncidence?f) Durée de l\u2019hypoglycémae.Ce sont les comas longs qui se compliquent le plus fréquemment.Le facteur essentiel n\u2019est pas le trouble de la conscience lui-même mais la longueur de la période hypoglycémique.On sait, en effet, que le coma n'apparaît que à ou 4 heures après l'injection d\u2019insuline alors que l\u2019abaissement de la glycémie s\u2019amorce presque aussitôt.Une hypoglycémie modérée qui persiste serait plus dangereuse qu\u2019une glycémie très abaissée pendant moins de temps.g) Moment d\u2019apparition.Dans la majorité des cas, le coma post- hypoglycémique survient au début de la cure, dans les 14 premiers jours.Mais il peut apparaître à n\u2019importe quel moment.C'est le trentième coma qui se complique chez une de nos malades.Il reste que la première moitié de la cure est celle qui présente le plus de problèmes.C\u2019est la période où l\u2019effort demandé à l\u2019organisme est le plus grand, celle qui exige la surveillance la plus stricte.h) Signes prémonitoires.On a essayé d\u2019isoler quelques signes qui permettraient de prévoir la complication.Il n\u2019est pas rare de noter au cours de chocs précédents toute une série d\u2019incidents: mauvais réveils, hypothermie plus marquée que d\u2019habitude, myoclonie, crises convulsives.Mais la fréquence de ces manifestations au cours des comas non compliqués leur enlève beaucoup de valeur.D\u2019après Frostig (15) le coma post-hypo- glycémique n\u2019apparaît que si la phase bulbaire du choc est atteinte et persiste pendant un certain temps.Cette phase bulbaire se manifeste par des spasmes toniques, une diminution de la sensibilité extéro et entéroceptive et un syndrome parasympathique.Ce serait le facteur primordial qui permettrait de prévenir presque à coup sûr la complication en mettant CLOUTIER: COMA POST-HYPOGLYCÉMIQUE 171 fin au traitement.Il base cette affirmation sur des études cliniques à propos de 33 malades.On peut admettre ce point de vue avec une réserve.Les signes d\u2019atteinte médullaire ne sont pas toujours suivis de coma post-hypo- glycémique mais la proposition inverse semble exacte.Dedichen (8) insiste sur le raccourcissement de la période de latence.Il y a danger si le coma survient moins de 3 heures après l\u2019injection d\u2019insuline ou beaucoup plus tôt que les jours précédents.Les réactions du malade au début de la cure doivent être suivies de près.On pourrait penser que plus le premier coma apparaît rapidement, dans les 5 Jours par exemple, plus le risque de complication existe.Dans nos observations, c\u2019est surtout le premier signe qui paraît le plus important.i) Types constitutionnels.Apparemment, aucun facteur n\u2019explique à lui seul l\u2019apparition de la complication.Il y aurait un type physique qui y serait prédisposé, les sujets grands, asthéniques, aux mains et pieds froids de Easton (12), les sujets à peau mince, huileuse, aux veines périphériques petites et profondes de Rivers et Rome (27).Quoi qu\u2019il en soit, on ne peut nier existence de la susceptibilité individuelle ou même d\u2019un facteur psychologique.Sans aller jusqu\u2019à invoquer l\u2019hypertrophie des instinets freudiens de mort comme le fait Spencer (30), plusieurs cliniciens ont remarqué que certains malades semblent témoigner inconsciemment du désir de mourir.On peut rapprocher ces faits des recherches de Winkler (32) sur la susceptibilité à l\u2019insuline en fonction des types constitutionnels.Il étudie le comportement de 487 femmes et 330 hommes à ce point de vue et prétend qu'il faut employer des doses plus faibles chez les leptosomes que chez les picniques et les athlétiques.Les types mixtes, les picno-athlétiques, ont une tolérance élevée qui s\u2019expliquerait par l\u2019hyperactivité du complexe contre-insulinique.Leroy (21) distingue six catégories de sujets suivant la réponse à l\u2019épreuve d\u2019hyperglycémie provoquée : les dysthyroïdiens, les hy- 172 poparathyroïdiens, les hyperinsuliniques, les insuffisants hypophyso-surrénaux, les hypo- glycémiques constitutionnels et les insuffisants hépatiques.Il serait intéressant de mettre au point une méthode valable pour déterminer ces groupes et de savoir dans lequel se retrouve le plus grand nombre d\u2019accidents.Résumé 1.Le coma post-hypoglycémique survient au cours de la cure de Sakel et se caractérise par le défaut de réveil du malade après resu- crage en dépit d\u2019une glycémie normale ou élevée.2.La fréquence de cette complication est variable suivant les différents auteurs et l\u2019on est amené à incriminer dans bien des cas une faute de technique.Dans l\u2019ensemble, elle serait de 2 pour cent avec une mortalité faible.Nous n\u2019avons eu aucun décès à déplorer dans notre série de 8 cas portant sur plusieurs centaines de cures complètes.3.La symptomatologie comprend deux éléments essentiels: une hyperthermie en fiè- che avec en plus un syndrome neurologique basé sur l\u2019hypertonie et les accès convulsifs.Nous attirons l\u2019attention sur la grande variabilité des symptômes.Il ne semble pas s\u2019agir d\u2019une entité morbide bien définie mais d\u2019un ensemble de troubles polymorphes rattacha- bles à un défaut d\u2019utilisation du glucose au niveau cérébral.3.L'étude des causes favorisantes met en évidence deux faits.En premier lieu, la durée de l\u2019hypoglycémie présente plus d\u2019importance que la dose provocatrice d\u2019insuline ou la profondeur du coma.Ensuite, la susceptibilité individuelle et le type constitutionnel semble jouer un grand rôle dans l\u2019apparition de la complication.On peut parfois la prévoir en tenant compte du raccourcissement de la période latence précédant le coma ou, mieux encore, de l\u2019irrégularité des réactions cliniques.BIBLIOGRAPHIE (1) ASCHENBRENNER: «Insulinof und Menstruation.» Der Nervenarzt.13: 58, 1940.Compte- rendu Revue Neurol, 77: 52, 1945.CLOUTIER: COMA POST-HYPOGLYCÉMIQUE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 (2) BOREL et POUJOL: « Accidents de l\u2019insulinothérapie à petites et moyennes doses.» Ann.Méd.Psychol., 107: 68, 1949.(3) CHECKLEY et TEMPLETON: « Prolonged coma in Insulin Therapy of psychoses.» Am.J.of Psychiat.97: 844, 1941.(4) CLAUDE et RUBENOVITCH: Thérapeutiques biologiques des affections mentales.1 vol.Masson et Cie, édit., Paris, 1940.(5) CLOUTIER: Le coma post-hypoglycémique dans la cure de Sakel.1 vol.Gizard, édit., Paris, 1952.(6) COSSA, AGID et DALAISE: « Syndromes successifs de sections étagés du névraxe au cours d\u2019un coma de Sakel prolongé 2 mois.» Revue neurol., 75: 290, 1943.(7) COSSA et LOMBARD: « Variétés d\u2019insuline et cure de Sakel.» Ann.Med.Psychol, 107: 45, 1949.(8) DEDICHEN: «A comparison of 1459 shock treated and 969 non shock treated psychoses in Norwegian Hospitals.» Acta Psychiat.Neurol.(suppl.37), 1946.(9) DELAY et CLOUTIER: «Le coma post-hy- poglycémique: étude pathogénique.» L\u2019Encéphale, 41: 418, 1952.(10) DELLAERT: « À propos de deux accidents de l\u2019insulinothérapie.» Journal Belge de Neurol.et Psychiat., 43: 474, 1943.(11) DUCOUDRAY: « Accidents graves au cours de la cure de Sakel depuis la guerre.» Comptes- rendus du Congrès de Marseille, 1948.(12) EASTON: « À case of protracted 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L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 CLOUTIER: COMA (20) KINSEY: «Incidence and cause of death in shock therapy.» Arch.of Neurol.and Psychiat.46: 55, 1941.(21) LEROY: «Complications du choc insulinique et conduite thérapeutique.» Journal Belge de Neurol.et de Psychiat.43: 417, 1943.(22) LESTER: «Study of prolonges coma follow ing insullin shock.» Am.Journ.of Psychiat., 95: 1083, 1939.(23) MALAMUD: « Fatalities resulting from treatment with subshock doses of insulin.» Am.J.of Psychiat., 105: 373, 1948.(24) MORSIER (de) et MOZER: » Lésions cérébrales mortelles par hypoglycémie au cours d\u2019un traitement insulinique chez un morphinomane.» Ann.de Méd., 34: 474, 1936.(25) POROT: « Traitement des accidents graves du coma insulinique.» Ann.Méd.Psychol, 106: 596, 1948.(26) REZNIKOFF et SCOTT: « Experience with intraveinous use of cristalline zinc-insulin in POST-HYPOGLYCÉMIQUE 173 hypoglycemic treatment of schizophrenia.» Psy- ciat.Quaterly, 16: 399, 1942.(27) RIVERS et ROME: « Prolonged insulin coma in treatment of schizophrenia.» Arch.Neurol.and Psychiat., 51: 550, 1944.(28) SALM: « Etats stuporeux consécutifs aux trai tements par le choc insulinique.» Mauch.Mediz.Woch.27: 1937.Compte-rendu British Med.Journal, 1937.(29) SCHOU: «Complications concerning shock therapy.» Acta Psychiat.Neurol., 17: 277, 1942.(30) SPENCER : «Post hypoglycemic encephal opathy in Sakel\u2019s insulin treatment.» Journal Ment.Science, 94: 513, 1948.(31) WHITE, GILLILAND et EWALT: «Sodium amytal as a causative factor in some cases of prolonges insulin coma.» Journal Nerv.Ment.Dis, 112: 245, 1950.(32) WINKLER und VOGEL: «Insulinshock Be handlung und Konstitution.» Archiv.fur Psych.Compte-rendu Neurol.and Psychiat.Excerp Med., No 2455, 1950. 174 Bulletin de l'Association des fiDédecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union \u2018Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 82, No 2 \u2014 Montréal, février 1953 THYROTOXICOSE ET IODE RADIO-ACTIF Le goitre exophtalmique a d\u2019abord été décrit a Londres par Caleb Hillier Parry, en 1786, dans le chapitre des maladies du cœur, puis, 50 ans plus tard, par Robert J.Graves qui se faisait surtout un titre de gloire de s\u2019être élevé contre les régimes de famine chez les malades présentant de la fièvre: « Si vous ne savez quelle épitaphe écrire pour moi, inscrivez seulement trois mots: He fed fevers.» En 1848, Carl A.von Basedow rapporta la première autopsie de «cachexie exophtalmique ».Que de chemin parcouru depuis les premiers essais thérapeutiques par la digitale, les sangsues sur les seins et les eaux thermales ! Depuis un demi- siècle, il semble que le traitement de la thyrotoxicose ait évolué par périodes de 25 ans.De 1900 à 1925, ou plus exactement à partir de 1905 lorsque le premier cas de goitre avec exophtalmie chez une jeune fille fut traité par Robert Abbé au moyen du radium, d\u2019emblée le meilleur traitement de la thy- rotoxicose fut la radiothérapie.En 1923.Plummer, en quelque dix lignes, émet l'hypothèse, fausse d\u2019ailleurs.aue.dans le goitre.la toxicité provient d\u2019une sécrétion de thyroxine ÉDITORIAL L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 incomplètement iodée.L\u2019iode devient une thérapeutique courante dans cette affection.L\u2019iode, une préparation médicale plus adéquate, une anesthésie plus perfectionnée et une technique chirurgicale plus poussée et presque parfaite, ont fait du dernier quart de siècle l\u2019époque chirurgicale du goitre.Les prochaines 25 années seront-elles l\u2019ère de l\u2019iode radioactif pour être suivies par l\u2019ère des analogues de la thyroxine?Des milliers de malades ont été traités, à l'heure actuelle, par le radio-iode.Quelques 150 cliniques ou laboratoires appliquent ce mode de traitement.A Montréal, quatre centres, dont trois chez nos amis de langue anglaise, s\u2019oc- eupent de ce problème (et d\u2019autres sont à venir).Nous avons eu la bonne fortune de commencer, pour cette fois, presque en même temps que nos confrères anglais.Une littérature très chargée et une expérience personnelle de trois ans, dont une année et demie à l'Institut du Radium, nous permettent de tirer quelques conclusions.Quels malades peuvent être traités avec le radio-iode ?Tous les goitres toxiques peuvent être traités avec I'*!, mais tous ne doivent pas l\u2019être.Comme toute nouvelle thérapeutique, l\u2019iode radio-actif hérita, au début, des cas qui présentaient des complications ou des contre-indications aux autres modes de traitement : thyrotoxicose cardiaque, inopérabilité, refus du malade d\u2019être opéré, récidive postopératoire, résistance aux antithyroïdiens.ete.Actuellement, les seuls goitres toxiques que nous refusons de traiter sont les suivants: a) les goitres toxiques volumineux ou compressifs.car s\u2019il est vrai que nous sommes certains d'enlever la L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 toxicité, à cause du fait que la masse thyroidienne sera réduite d\u2019environ 50 pour cent seulement, il peut persister un problème esthétique, surtout chez la femme, ou mécanique de compression; b) les goitres toxiques au cours d\u2019une grossesse.L\u2019on sait que la glande thyroïde fœtale fixe de l\u2019iode vers la quatorzième semaine, mais, au tout début de la grossesse, l\u2019on peut, sans danger pour l'enfant, traiter la malade: tel est le cas de l\u2019une de nos patientes.En général, nous préférons traiter ces cas par les antithyroïdiens et les maintenir en état d\u2019euthyroïdie au besoin avec de la thyroïde, leur permettre d\u2019accoucher, puis, par la suite, leur administrer un traitement curatif de radio-iode.Dans le choix des malades présentant une thyrotoxirose et que nous pouvons traiter aves T'*, deux problèmes demeurent particulièrement controversés: l\u2019âge du malade et le nodule thyroïdien.Notre opinion dans ces deux cas est la suivante: il est des plus 1m- probable qu\u2019une néoplasie se développe due à l\u2019irradiation reçue.En effet, pour produire un sarcome ostéogénique au moyen du radium, un cancer du poumon par le radon, un sarcome du foie par le thorotrast.ur nénnlasme de la peau par les rayons X, 1l faut dans ces cas des irradiations faibles maintenues pendant plusieurs années.Or, avec l\u2019iode radio-actif, après un mois, 97 pour cent de la radioactivité est disparue de l\u2019organisme.Depuis plus de dix ans que le radio-iode est emnloyé, aucun cas de néoplasme thyroidien attribuable au traitement r\u2019a été rapporté chez l\u2019homme.et Dieu sait si on en cherche.De plus.pendant 25 ans, la radiothérapie externe a été le trai- ÉDITORIAL 175 tement de choix de la thyrotoxicose sans que le taux du cancer thyroïdien n\u2019ait augmenté durant cette période.Cependant, nous ne connaîtrons la réponse à ce problème que dans 20 ans ou plus.Aussi, par prudence, nous préférons traiter les malades âgés de plus de 30 ans.Quant aux nodules thyroïdiens, voici ce que nous en pensons.En présence d\u2019une thyrotoxicose, 1l est peu probable, si ces nodules sont multiples, qu\u2019ils soient néoplasiques; cependant, lorsqu'un nodule thyroi- dien est unique, nous refusons de traiter ces malades avec le radio-iode, car nous n\u2019utilisons pas encore de gammagramme (ou scintillogramme) qui pourrait nous permettre d'affirmer que le nodule est «chaud», c\u2019est-à-dire responsable de la thyro- toxicose.A notre avis, le fait d'avoir à donner dans le goitre nodulaire toxique des doses d\u2019I** plus considérables que dans le goitre parenchymateux n\u2019est pas une contre-indication au traitement., Quant à nos résultats, nous les publierons plus tard en détail.Ils sont comparables à ceux rapportés dans la littérature, à ces quelques différences près: a) nous avons moins de malades guéris après une seule dose de radio- iode, parce que nous ne cherchons pas à guérir le patient au premier traitement, mais plutôt à lui administrer la dose totale la plus faible qui puisse amener la rémission de ses symptômes ; b) il nous semble avoir obtenu plus de complications d\u2019hypothyroïdie, probablement parce que dans nos premiers cas il se trouvait plus de goitres parenchymateux que nodulaires; il est trop tôt pour dire si quelques-unes de ces hypothyroïdies seront permanentes ou 176 non; c) une de nos malades présenta une complication très rare au traitement: une thyroïdite qui rentra d'ailleurs dans l\u2019ordre.Des 32 malades traités, tous, sauf une, sont guéris ou en voie de guérison.Nous n\u2019affirmons jamais une guérison tant que le patient n'a pas été euthy- roïdien pendant au moins six mois.Notre seul échec fut un cas que nous avions mal choisi: glande thyroïde très grosse et probablement pas toxique ; sur notre recommandation, cette malade fut opérée par la suite avec succès.ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Deux des avantages de l\u2019iode radioactif: a) grande simplicité de traitement pour le malade qui n\u2019a qu'à avaler un peu d\u2019eau contenant I'* qui ne goûte rien, à revenir cinq semaines après pour ingérer une autre dose si besoin; dans le mois qui suit, le patient est guéri ou en voie de guérison ; b) pas d'hospitalisation ni de perte de temps au travail, car tous les malades sont traités à la clinique externe.Maurice BELISLE, F.R.C.P.(C).ACTIVITÉS DU COMITÉ D\u2019ÉCONOMIE MÉDICALE Aussitôt après le XXIIème congrès, le Comité d\u2019économie médicale de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada a repris ses activités sous la présidence du docteur Roma Amyot.À la première séance, les membres du comité ont émis leurs suggestions concernant le travail de l\u2019année 1952-1953 et ont proposé de mettre à l\u2019étude les questions suivantes: a) les grands principes de l\u2019exercice de la médecine; b) l\u2019uniformité des certificats médicaux pour les assurances; c) les rapports entre les médecins praticiens et les médecins des hôpitaux en vue d\u2019une collaboration plus intime des deux groupes; d) l\u2019organisation de cours de base (en français) pour l\u2019obtention des diverrs certificats de spécialités .À une deuxième séance, le Comité d\u2019économie médicale a étudié la question des grandes associations médicales canadiennes et de la nécessité d\u2019établir des relations constantes entre elles.Sous peu, on consacrera une séance à l\u2019étude des travaux présentés aux Semaines Sociales qui ont eu lieu à Saint-Jean, en septembre dernier, et qui concernent la santé.paraître.Le compte rendu de ces Semaines Sociales vient de Le secrétaire. HYGIENE ET MEDECINE SOCIALE à + + + LA GUERRE CHIMIQUE ET BIOLOGIQUE ! Léonard MILOT, Assistant-directeur, Services de Santé de la Défense civile.Dans l'éventualité d\u2019un nouveau conflit armé entre les peuples, les guerres chimique et bliologique ainsi que la guerre atomique seront certes les armes que nous devrons le plus redouter, tant au point de vue civil que militaire.La guerre chimique, mise de côté au cours de la dernière guerre, connaît, aujourd\u2019hui, un regain d\u2019actualité à la suite de la découverte de nouveaux produits d\u2019une toxicité encore inconnue jusqu'ici.Au point de vue physiologique, les agents chimiques actuellement connus, peuvent être repartis en cinq groupes: 1.Les agents lacrymogènes tels que le chloro-acétophenone ou C.A.B., le Bromben- zyl ou B.B.T.et l\u2019éthyl-iodoacetate ou KS.K.2.Agents sternutatoires tels que l\u2019adamsite, le Blue Cross et le Clark IT.3.Agents asphyxiants tels que le chlore, le phosgène et le di-phosgène.4.Agents vésicants tels que le gaz moutarde et le lékisite.4.Agents névrotiques.Les quatre premiers groupes sont assez connus et sont, aujourd\u2019hui, considérés comme désuets.Il n\u2019en est pas ainsi toutefois du dernier groupe, soit celui des agents névrotiques.Les agents névrotiques, tel que leur nom l'indique, exercent une action marquée sur le système nerveux et peuvent produire la mort à très petites doses.Ils possèdent à peu près toutes les qualités que requiert un agent chimique pour servir comme arme idéal de guerre.1.Communication au XXTIIème Congrès de l\u2019AM.L.F.C., Québec, septembre 1952.Ils sont incolores, inodores, effectifs en petite concentration.Ils sont plus lourds que l\u2019air, et peuvent supporter l\u2019emmagasinage pendant une période assez longue sans que leur qualité en soit altérée et, en plus, ils sont peu coûteux à produire.Ils furent découverts accidentellement en 1936 par un chimiste allemand du nom de Schreader, mais ce n\u2019est qu\u2019en 1945 qu'il parvint à les présenter sous une forme pratique, permettant leur emploi comme gaz de guerre.Ils se présentent à l\u2019état liquide et produisent des vapeurs toxiques à l\u2019évaporation.Ils ont une pouvoir pénétrant très marqué.Ils traversent la peau, les muqueuses et les vêtements ordinaires en moins d\u2019une minute et le caoutchouc en moins d\u2019une heure.Ils sont aussi très rapidement absorbés par le bois ou autre corps poreux.Leur mode d\u2019entrée dans l\u2019organisme peut se faire soit par inhalation, soit par absorption à travers les muqueuses, la peau ou encore par la voie gastro-intestinale à la suite de l\u2019ingestion d\u2019aliments contaminés.Dans l'organisme, ces substances exercent leurs effets sur les terminaisons nerveuses de façon à provoquer des spasmes, des convulsions ou encore de la paralysie surtout celle de l\u2019appareil respiratoire.Comme vous le savez, les nerfs se terminent par de fins filaments nerveux.Normalement, quand l\u2019impulsion nerveuse atteint ces filaments, il se sécrète une substance que l\u2019on appelle l\u2019acétyl- choline qui forme comme un pont chimique permettant à cette impulsion de passer à un muscle ou à l\u2019organe intéressé.Après la réponse de ce dernier, l\u2019acétyl - choline est neutralisé par une autre substance que l\u2019on appelle la cholinesthérase et que l\u2019on trouve 178 toujours en abondance dans l\u2019organisme.Or ces agents ont précisément pour effet d\u2019annihiler cette substance, de telle sorte que le pont entre le nerf et le muscle par exemple n\u2019étant pas détruit, l\u2019impulsion continue de passer sans arrêt, provoquant ainsi des spasmes et des convulsions.Les symptômes varient, selon la concentration employée: a) Exposition aux traces de vapeur.Si la victime n\u2019a été exposée qu\u2019à des traces de vapeur, on notera une construction marquée des pupilles, de l\u2019écoulement aqueux du nez, une salivation abondante et de la dyspnée.La victime se plaindra de céphalée, de douleurs dans le globe oculaire et de troubles visuels.Le malade pourra en plus présenter certains troubles mentaux tels que: vertige, anxiété, forte tension nerveuse, insomnie.b) Exposition à une concentration modérée.Les symptômes plus haut cités sont présents mais beaucoup plus marqués.Le malade se débat violemment à la recherche de l\u2019air, déchirant ses vêtements et même se lacérant la peau du cou et de la poitrine, espérant, par ce geste, permettre à l\u2019air de pénétrer plus facilement.Puis apparaît la cyanose suivie de dépression cardiaque et de convulsions.c) Exposition à de fortes concentrations.Les symptômes plus haut mentionnés apparaissent mais sont de très courte durée.En même temps il se produit une évacuation spontanée de l\u2019intestin et de la vessie, de la cyanose de la figure et des extrémités, des convulsions continuelles d\u2019une extrême violence, une chute de la tension artérielle, de la Bradycardie grave suivie de défaillance cardiaque, paralysie et mort.L\u2019inhalation d\u2019une dose concentrée peut causer la mort en quelques secondes.TRAITEMENT Le traitement consiste à évacuer la victime de la région contaminée, la mettre au repos complet, la débarrasser de ses vêtements et procéder à une décontamination de la peau MILOT: GUERRE CHIMIQUE ET BIOLOGIQUE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 au moyen d\u2019une solution de carbonate de Na à 5 ou 10% ou encore à l\u2019aide de l\u2019ammoniaque de maison.Si ces moyens font défaut, la peau devra être nettoyée avec de l\u2019eau et du savon.Il faut éviter de frotter trop violemment car, étant donné le pouvoir très pénétrant de ces agents, ceci pourrait permettre plus facilement leur entrée au cas d\u2019une contamination secondaire.On ne devra pas non plus permettre l\u2019entrée dans un hôpital ou poste de premiers soins à aucun malade sans qu\u2019il soit totalement décontaminé.De plus, les personnes affectées à cette opération devront porter des vêtements spéciaux, tels que masques à gaz, gants, bottes caoutchoutées, et ces vêtements devront être changés à tous les vingt minutes environ.Dès l'apparition des premiers symptômes de toxicité, il faut donner par la voie intramusculaire des injections d\u2019atropine à la dose de 1/30 de grain.Ces injections peuvent être répétées à quelques minutes d\u2019intervalle jusqu\u2019à concurrence de trois injections, si nécessaire.Ce traitement pourra ensuite être continué à toutes les heures selon la tolérance de la victime.La morphine est totalement contre-indiquée.Si la victime souffre de paralysie de l\u2019appareil respiratoire, les méthodes usuelles de respiration artificielle n\u2019ont que peu de chance de succès.Il faudra plutôt employer la méthode dite d\u2019Emerson.Elle consiste à placer le malade à plat ventre, à lui saisir les cuisses au niveau du bassin et à lui soulever et abaisser alternativement les hanches de 10 à 12 pouces.La respiration artificielle doit être maintenue jusqu\u2019à ce que les mouvements respiratoires reviennent spontanément.Cela peut prendre environ 45 minutes.Contre les convulsions des médicaments comme le nembutal, luminal ou autres, pourront être donnés avec avantage.La guerre chimique, chez les civils, présenterait des problèmes de défense différents de ceux de la guerre biologique.Les agents névrotiques sont ceux qui seraient le plus probablement employés.Ils agissent rapide- L\u2019Union Méd.Canada \u2018Tome 82 \u2014 Fév.1953 ment, sont très difficiles à dépister, peuvent causer la mort en quelques minutes.Il existe un traitement très efficace surtout s\u2019il est appliqué très rapidement.Cette tâche incombera au personnel médical, médecins, dentistes, gardes-malades, mais il faudra en plus enseigner à du personnel non médical à faire le traitement d\u2019urgence en attendant l\u2019arrivée du médecin.Ces équipes devront toutefois être sous la surveillance d\u2019une personne res- ponsakle au point de vue médical.C\u2019est là une des multiples tâches auquelles ont à faire face les Services de Santé de la Défense civile.Si, contre la guerre chimique, il n\u2019existe aucune mesure préventive qui puisse être appliquée avec efficacité, on ne peut en dire autant de la guerre biologique.La guerre biologique est la dissémination intentionnelle de matières infectieuses et toxiques en vue de causer des épidémies aiguës des maladies ou des décès.Cette guerre pourrait être dirigée contre les hommes, les animaux, les aliments ou encore les grandes entreprises agricoles.Nous savons tous qu\u2019il existe une très grande variété d\u2019agents bactériens.Le ce nombre, une proportion relativement faible peut s'attaquer à l\u2019homme et, de ceux-ci, très peu possèdent les propriétés voulues pouvant servir d\u2019arme efficace à un ennemi éventuel.Pour qu\u2019un agent microbien puisse servir à une telle fin, il faut: 1.Qu\u2019il soit possible de le produire en grande quantité en dehors de l\u2019organisme, c\u2019est- à-dire artificiellement.2.L\u2019agent doit être très infectieux, c\u2019est- à-dire être capable d\u2019atteindre un grand nombre de personnes en même temps.3.Comme pour les agents chimiques, àl devra être capable de supporter l\u2019'emmagasinage pendant une période plus, ou moins longue sans que sa qualité en soit altérée.4, Il doit être stable aux températures ordinaires.5.L\u2019ennemi devra aussi connaître l\u2019état et la possibilité d\u2019immanisation de la cible choisie.MILOT: GUERRE CHIMIQUE ET BIOLOGIQUE 179 6.Le diagnostic de la maladie devra être difficile à faire, car contre tous les agents infectieux il existe aujourd\u2019 hui soit des vaccins, soit des moyens prophylactiques ou thérapeutiques puissants qui peuvent être rapidement mis en œuvre dans tout pays civilisé.Au cas d\u2019une telle attaque, il ne faut pas croire que nous serions en face d\u2019une force mystérieuse.La nature fait une guerre de ce genre à l\u2019homme depuis des siècles.Mais, grâce à la découverte et à l\u2019application de méthodes préventives, les maladies contagieuses graves, à part quelques exceptions près, sont aujourd\u2019hui presque complètement enrayées.Il] existe cependant un certain nombre d\u2019agents et de toxines pathogènes qui méritent d\u2019être étudiées.Pour n\u2019en citer que quelques-uns, mentionnons: 1.Les virus pouvant causer soit l\u2019influenza, la psittacose, ou la variole.2.Les bactéries pouvant causer soit la ty- phoide, le choléra, la brucellose ou la peste.3.Les Rickettsies causant le typhus, la malaria, la fièvre jaune.4.Les toxines comme la toxine botulique par exemple.Nous savons qu\u2019une once d\u2019une telle toxine peut tuer environ 200,000 personnes.Les maladies requérant un hôte intermédiaire comme le typhus, la malaria ou la fièvre jaune pourraient avoir un certain succès, mais elles seraient assez vite contrôlées grâce aux insecticides puissants que nous possédons actuellement.Ces agents infectieux pourraient nous parvenir soit par l\u2019intermédiaire de bombes ou d\u2019obus lancés d\u2019un avion, d\u2019un sous-marin ou encore par des projectiles aéro - guidés.L\u2019ennemi pourrait aussi utiliser la formation de nuages contenant une infinité de particules ou encore sous forme de jets atomiseurs.Mais il semble que le moyen de prédilection serait le sabotage, car en plus d\u2019être le moins coûteux, il est celui qui permettra le plus rapi- 180 MILOT: GUERRE CHIMIQUE ET BIOLOGIQUE dement à l\u2019ennemi d\u2019atteindre le but voulu.Un saboteur pourrait, avec assez de facilité, introduire un agent pathogène quelconque dans un système d\u2019aqueduc, dans un plan de pasteurisation ou encore dans le système de ventilation d\u2019une usine, d\u2019un édifice public.Il est évident que cette méthode serait employée soit pour atteindre le personnel clef d\u2019une ville, d\u2019une industrie ou encore pour abaisser le moral d\u2019une population.Dans l\u2019éventualité d\u2019une guerre biologique, quelles seraient les responsabilités des services de santé publique?Il leur appartiendrait tout d\u2019abord de faire: Le dépistage des micro - organismes qui pourraient être présents dans l\u2019air à la suite d\u2019un bombardement.L'efficacité de ce dépistage variera nécessairement avec la période d\u2019incubation de la maladie.La plupart des agents possibles peuvent être identifiés dans une période variant de deux à cinq jours.Pour certains, vingt-quatre heures seulement sont nécessaires pour donner une forte présomption de diagnostic.Pour ceux dont la période d\u2019incubation est longue, un dépistage précoce devrait donner suffisamment de temps pour prendre les mesures de contrôle nécessaire, comme par exemple un traitement intensif de la population par les antibiotiques ou certains médicaments spécifiques.Si la période d\u2019incubation est trop courte pour permettre l\u2019identification du microbe, les premiers symptômes de la maladie seront le seul moyen de nous permettre d\u2019identifier l\u2019agent en cause.Nous devrons toujours être sur le qui-vive pour dépister tout indice de guerre biologique possible.Des absences subites des écoles ou des usines, les encombrements des hôpitaux et des cliniques devront être considérés comme suspects et une enquête minutieuse devra être faite dans chaque cas.Nous avons actuellement des services de santé très bien organisés possédant un personnel spécialisé dans la lutte contre les maladies contagieuses.Cependant, je crois qu\u2019il y aura lieu d\u2019insister sur une meilleure décla- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 ration des cas de la part des médecins et des hôpitaux.Une campagne d\u2019éducation par la radio et les journaux devra être faite auprès du public dans le but d\u2019inciter les gens à faire voir à leur médecin de famille tout cas qui pourrait leur sembler douteux.Une déclaration hâtive aura encore plus d'importance s\u2019il s\u2019agit d\u2019un acte de sabotage, parce que seuls les premiers symptômes de la maladie pourront alors éveiller notre attention.Nous aurons en plus à assurer la protection personnelle et collective des individus.L\u2019immunisation active contre les agents bactériens, pour lesquels il existe des vaccins, serait certes la méthode la plus efficace de prévention.Toutefois, il ne serait pas sensé d\u2019entreprendre un tel travail.Cependant il faudra être prêt en tout temps à procéder à une immunisation en masse de toute une population si le besoin s\u2019en faisait sentir.Cette immunisation pourrait être soit active ou passive, le tout dépendant de l\u2019agent impliqué.Comme ce programme demandera un personnel nombreux, il y aura lieu de former des équipes mobiles qui iront prêter main forte au personnel médical de la région intéressée.Nous aurons aussi à exercer une surveillance étroite des approvisionnements d\u2019eau, de lait et de nourriture en général.Ceci pourra être fait par des analyses répétées.Nos services de sanitation font déjà un beau travail dans ce domaine, mais il n\u2019y a aucun doute qu\u2019il faudra intensifier leur travail en temps de guerre.Les services de sanitation auront en plus a s\u2019occuper du problème de la décontamination.Certains agents biologiques potentiels pourront contaminer la surface de la terre ou encore les surfaces intérieures et extérieures des édifices et ainsi être un danger continuel de contagion pour la population.Une reconnaissance rapide de l\u2019agent en cause pourra certes prévenir de nouveaux cas.La guerre biologique contre les animaux et les grandes entreprises agricoles présente aussi des problèmes particuliers.Cette guerre pourrait être entreprise en vue de préparer la voie à une attaque contre les humains, L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 car il n\u2019y a aucun doute que la maladie aura d\u2019autant plus d\u2019emprise sur la population que son niveau de résistance sera abaissé.Les privations de toutes sortes, le manque d\u2019hygiène, les mauvaises conditions de vie offriraient certainement un terrain propice à la réussite d\u2019une telle guerre.Ce sont là quelques-uns des problèmes auxquels auront à faire face les services de santé dans le programme de défense civile.En résumé, la guerre biologique sera une adaptation ou une perversion d\u2019attaques biologiques qui se produisent couramment dans la nature.Les opinions sont quelque peu partagées sur la possibilité d\u2019une guerre bactérienne.Certains pessimistes prétendent qu\u2019elle pourrait détruire du coup toute la population d\u2019une grande ville par exemple.D\u2019autres trop optimistes affirment que cette MILOT: GUERRE CHIMIQUE ET BIOLOGIQUE 181 guerre n\u2019est pas pratique et ne présente aucun danger.Je crois plutôt que la vérité se trouve entre ces deux extrêmes.Il est évident qu\u2019au cours d\u2019une telle guerre, ie plus grand nombre de victimes seront celles que l\u2019agent bactérien aura atteintes directement.Il y aura bien quelques cas secondaires, mais les chances d\u2019une épidémie subséquente sont relativement faibles à cause de l\u2019efficacité de nos services de santé.Il y a donc lieu de continuer à intensifier notre programme de lutte contre les maladies contagieuses et, en faisant ceci, nous aurons atteint un double but soit d\u2019aider l\u2019organisme des Services de Santé de la Défense civile et, en plus, nous aurons contribué à faire progresser les programmes d\u2019hygiéne publique de temps de paix. VARIÉTÉS + + JOSEPH PAINCHAUD' Sylvio LeBLOND Joseph Painchaud fut une des grandes figures canadiennes du siécle dernier.Ses activités ont été toutes, ou presque, médicales.Il conquit très vite la confiance de ses malades et de ses confrères, par ses connaissances, son jugement sain, son dévouement, sa politesse et sa bonne humeur.de tous les comités crées par le Gouvernement Provincial ou la Municipalité, comités s\u2019occupant de la Santé Publique ou des intérêts de la Profession Médicale.Il était encore jeune qu\u2019on l\u2019appelait le « doyen » de la profession à Québec.Il fonda la Société Médicale de Québec en 1826 et il Il eut une clientèle considérable dans tous les quartiers de la ville.On le voyait partout, du bon docteur Painchaud.Il fit très tôt partie du matin au soir, parcourant les rues à cheval.Il avait une affection particulière pour les chevaux et tout le monde connaissait le cheval 1.Communication au XXIIème Congrès de l\u2019AM.L.F.C., Québec, septembre 1952.en fut l\u2019âÂme dirigeante.Il fut longtemps le Président du Bureau des Examinateurs établi à Québec en 1831.Il prit assez vite part aux activités médicales, et en 1809, encore étudiant en médecine, il publiait dans les journaux une technique d\u2019inoculation de la vaccine.Médecin en 1811, à l\u2019âge de 24 ans, il assiste à la bataille de Plattsburg en 1812, à titre de médecin L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 de bataillon.Il se marie à Marie-G.Parent dont 1l eut 7 enfants et à qui il survéeut.En 1819, il rapporte dans les Journaux de Québec, la guérison d'un cas de tétanos par la saignée «ad deliquium »; il retire environ 25 litres de sang en deux jours.Il administre de plus durant 3 jours, 60 grains d\u2019opium et 60 grains de calomel et 8 onces d\u2019huile de ricin dont 4 per os, et 4 par le rectum.La malade guérit du tétanos mais elle conserva un état de faiblesse qui fut long à surmonter.Un traitement aussi drastique ferait dresser les cheveux sur la tête aujourd\u2019hui.Cette guérison fut corroborée par deux confrères, les Dr Van Iffland et Pierre de Sales Laterrière, qui avaient aussi vu la malade et n\u2019avaient pu faire autre chose que de la préparer à mourir.L\u2019Hôpital des Emigrés, qui a précédé l\u2019Hôpital de la Marine, avait été construit, sur la rue St-Jean entre celle-ci et la rue d\u2019Aiguillon, près du site actuel de l\u2019église St-Jean-Baptiste.Il vécut de 1823 à 1834 et disparut à l\u2019ouverture de l'Hôpital de la Marine.L'immigration battait son plein depuis 1817 et tous les étés des navires apportaient un grand nombre d\u201dimmigrants d\u2019Europe.Une grande partie arrivait malade et les hôpitaux de Québec ne suffisaient pas à les loger.Quelques-uns étaient morts sur les quais ou sur les rues faute d\u2019endroit pour les recevoir.Le docteur Painchaud fut un des principaux artisans de cet hôpital, où il procura sans compter ses soins aux malades, souvent sans rémunération, néglireant durant les périodes d\u2019affluence la clientèle qui le faisait vivre.En 1813, il fit même ajouter à ses frais des abris supplémentaires, dont il ne fut que partiellement remboursé par la Législature.Ses rapports trimestriels font voir le souci scient:fique qu\u2019il apportait au traitement de ses malades hospitalisés, citant par exemple le Dr Bardsley et le Dr Ducan de Londres et les médecins du Royal Edinburg Infirmary.Pendant les épidémies de choléra et de typhus de 1832, 1834 et 1849, il se dépensa sans compter.Il groupa autour de lui la profession médicale qu\u2019il sut défendre contre les LEBLOND: JOSEPH PAINCHAUD 183 attaques dont elle fut le sujet, parfois, pendant ces périodes tourmentées.Le docteur Painchaud, médecin dans l\u2019âÂme, ne dérogea qu\u2019une seule fois à ses activités médicales pour s\u2019occuper de la politique.Son expérience dans ce domaine fut de courte durée et pleine d\u2019amertume.Il n'avait pu se départir de sa personnalité médicale et celle-ci lui joua un bien mauvais tour.C\u2019était en 1836.Monsieur Caron, député de la Haute-Ville de Québec, avait démissionné le 6 mars, en se séparant de Papineau.La situation politique était tendue, et en Angleterre on analysait et discutait les 92 Résolutions qui avaient été présentées à la Législature de 1834.Les Réformites ou Patriotes s\u2019opposaient aux Constitutionnalistes ou partisans du Statu Quo.M.Andrew Stewart, chef des Constitution- nalistes, se présentait dans Québec, et il fallait lui trouver un adversaire dans le camp des Réformistes.Une assemblée eut lieu à l\u2019Ecole des Glacis, le 13 mars.M.Wm Henderson et le docteur Joseph Painchaud furent suggérés comme candidats possibles.La réputation du docteur Painchaud groupa tous les suffrages et il fut choisi.Celui-ci, sans faire de politique active, puisqu'il racontera plus tard, n\u2019avoir voté que deux fois dans les premières 50 années de sa vie, s'était tout de même prononcé comme Réformiste et il avait signé les 92 Résolutions, bien que, comme il le dira encore, il aurait mieux aimer n\u2019en signer que 72.Plusieurs de ces Résolutions lui apparurent révolutionnaire= et propres à engendrer des troubles.Son manifeste vous démontrera que s\u2019il accepte c\u2019est «en attendant qu\u2019on trouve un autre candidat», et il admet qu\u2019il se croit bien peu qualifié pour la besogne qu\u2019on veut lui imposer.Voici son manifeste: Aux libres et indépendants électeurs de la Haute-Ville de Québec.Messieurs: Personne ne déplore plus vivement que moi 184 LEBLOND: JOSEPH PAINCHAUD la circonstance qui oblige les Electeurs de la Haute-Ville de Québec, à choisir un nouveau représentant: circonstance doublement fà- cheuse et parce qu\u2019elle nous prive des services d'un patriote aussi sincère, d\u2019un législateur aussi éclairé que l\u2019est M.Caron; et parce qu\u2019elle menace cette belle et triomphante Union, qui, jusqu\u2019à présent a régné parmi nous.Les constitutionnalistes n\u2019ont pas manqué de saisir le moment d\u2019une division apparente dans les rangs patriotes, et leur chef s\u2019est déjà publiquement annoncé comme candidat.Plusieurs d\u2019entre vous, Messieurs, ont jeté les yeux sur moi, dans l\u2019espérance que je pourrais concilier les différences d\u2019opinion et réunir la totalité des suffrages réformistes, réunion si nécessaire que, sans elle, ni les uns ni les autres, n\u2019ont la moindre chance de succès, vu l'unanimité et l\u2019ardeur qui se manifestent chez nos adversaires.Je crains fort que vous ne m\u2019ayez supposé une influence que je n\u2019ai jamais possédée, comme je ne l'ai jamais ambitionnée; je crains fort surtout, que vous n\u2019ayez point assez pesé mon peu d'\u2019aptitudes aux affaires politiques; et quoiqu\u2019incapable de rester indifférent, lorsqu'il est question des plus chers intérêts de ma patrie, j'ai tâché d'éviter toutes les démarches qui pussent être attribuées au désir de fixer sur moi l'attention de mes concitoyens.Aujourd\u2019hui, Messieurs, que vous me faites l\u2019honneur de m\u2019inviter a vous représenter dans des temps si difficiles, si orageux, je vous dois une déclaration ouverte et franche de mes sentiments: je me fais une gloire d\u2019être Réformiste pur, j'ai signé les 92 Résolutions; mais me demande-t-on si je voterai en unisson avec la dernière majorité de la Chambre d\u2019Assemblée?Je n\u2019hésite pas a répondre que je me réserve a voter d\u2019accord avec mon jugement et ma conscience; voila quelle sera toujours ma règle de conduite.Si cette profession de foi politique rencontre votre assentiment; si vous croyez qu\u2019elle soit de nature à resserrer les rangs réformistes, parmi les Electeurs de la Haute-Ville de Québec, malgré qu\u2019il en coûte à ma paix et à mes intérêts personnels, je ferai le sacrifice de L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 venir en avant pour proclamer solennellement que nous approuvons, en principes, notre bonne Chambre d\u2019Assemblée.Je souhaite, cependant, de tout mon cœur, Messieurs, que votre choix tombe sur un citoyen plus capable et plus digne de vous représenter; c\u2019est une coupe d\u2019honneur et d\u2019amertume à la fois que vous voulez bien m\u2019offrir.En persistant, vous me forceriez de l\u2019accepter; car dans cette occasion comme dans toutes les autres, j'aurai pour devise, que mon avantage et mon repos, doivent céder à l\u2019utilité commune, et que le salut du Peuple est la loi suprême.J\u2019ai l'honneur de me souscrire, Messieurs, Votre très obéissant serviteur.Jos.PAINCHAUD, 14 mars 1836.L'élection eut lieu le 22, 23, 24 et 25 mars.Le bureau de votation était situé sur le site de l\u2019ancien marché à foin en face de la Cathédrale Anglicane.La loi exigeait que le bureau se tienne à proximité d\u2019une église.Cet endroit, la rue Desjardins actuelle, était très fréquenté.Le matin il y avait marché, et outre l\u2019Eglise, il existait plusieurs auberges dans les environs, lieu de réunion des fiers-à-bras, ou comme on les appelait alors les « boulés », qui, en temps d\u2019élection, surveillaient le bureau et les vo- teurs.Le ler jour, tout se passa assez bien, dans la soirée il y eut des manifestations et quelques échauffourées dans le faubourg St-Jean, mais rien de sérieux au poll.M.Stuart avait le ler juin enregistré 152 voix et le Dr Painchaud 92 seulement.Le deuxième jour, tout alla bien, jusque vers 315 heures, quand un individu se présente et vote pour le docteur Painchaud.On s\u2019aperçoit qu\u2019il porte un bâton dans la manche de sa redingote.Les partisans du parti opposé en surveillance au poll, veulent lui enlever son bâton, et pour ce, sortent eux-mêmes ceux qu\u2019ils tenaient cachés dans leurs habits.Le deuxième jour M.Stuart avait enregistré 313 votes et le Dr Painchaud 103.Le 4ième jour, le Dr Painchaud se présente L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 au bureau de votation où se trouvent de 150 à 200 de ses partisans, et il annonce à la foule interloquée qu\u2019il se retirait de l\u2019élection, et il quitte laissant la place libre à son adversaire qui est déclaré élu.Le Canadien qui, ce jour-là, commente le fait peu élogieusement pour le docteur, termine son article en disant: « Le docteur a dit dans son adresse aux électeurs à l\u2019ouverture de l\u2019élection, que sa vie politique était aussi courte qu\u2019insignifiante.Nous craignons qu'il n\u2019ait de longtemps à dire autre chose de sa vie politique.» Que s\u2019était-il passé pour qu\u2019un homme de la trempe du Dr Painchaud pose un acte apparemment aussi incohérent que celui de se retirer d\u2019une élection qu\u2019il avait des chances de gagner puisque au moment de sa résignation, la majorité de son adversaire était déjà diminuée de moitié et que plus de 200 votants réformistes s\u2019étaient rendus au poll pour voter?Durant les deux premiers jours, de nombreuses échauffourées avaient eu lieu et le Dr Painchaud avait eu à réparer et panser plusieurs de ses partisans victimes de ces rencontres sanglantes à coups de poings ou de massues.Il en était fortement impressionné, se croyant le responsable de toutes ces blessures.Le jeudi soir, ou 2ième jour de la votation, il reçoit une lettre anonyme.L\u2019auteur l\u2019informe qu\u2019on se soulève au faubourg St-Jean et que sa propre vie est en danger.Le Dr Pain- chaud demeurait au coin de la rue des Pauvres, la Côte du Palais actuelle, et la rue de l\u2019Arsenal.Il part immédiatement en passant par la Porte du Palais et il arrive au faubourg St-Jean qu\u2019il trouve calme et serein.Pas d\u2019échauffourées.Surpris et inquiet il visite quelques notables du quartier et il leur montre la lettre.On lui apprend en même temps que la porte St-Jean était presque fermée, surveillée et qu\u2019on ne laissait passer qu\u2019un individu à la fois, qu\u2019un charretier du nom de Voyer y avait été fouillé et rudoyé.On conclut qu\u2019on a voulu lui tendre un guet-apens et que s\u2019il était passé par la porte St-Jean on l\u2019aurait sûrement maltraité.LEBLOND: JOSEPH PAINCHAUD 185 Indigné il va voir un M.Symes, ami de son adversaire, et lui montre la lettre.Le lendemain, celui-ci fait paraître dans le Mercury un affidavit spécifiant que le Dr Painchaud est venu le voir la veille, a fait des menaces et qu\u2019il était prêt à user de représailles, sur 10 des partisans de M.Stuart entre autres le Dr Marsden qui, aussi faisait une pratique assez active à Québec, et qui sera plus tard, le fondateur de l\u2019Association Médicale Canadienne.Naturellement le Dr Painchaud a nié la véracité de ces affirmations.Il est un fait certain, c\u2019est que la maison du Dr Marsden avait été attaquée deux jours auparavant, mais il semble encore cependant que les deux adversaires n\u2019étaient pas les responsables de ces attentats, car ils avaient pour l\u2019un et l\u2019autre un commun respect évident, et tous deux avaient fait des efforts pour empêcher leurs partisans d\u2019en venir aux coups.Les Irlandais catholiques appuyalent en majorité la candidature Painchaud, mais il apparaît, d\u2019après les journaux de l\u2019époque que l\u2019abbé P.MacMahon, curé de St-Patrice, ait été plutôt favorable à son adversaire.Il se serait permis en chaire des remarques tendancieuses à l\u2019égard du Dr Painchaud et de ses partisans qu'il aurait traités de « spouters.promoters of discord.let them go to the suburbs and there view the mangled bodies of their country men and they will get a cold bath for their patriotism, .brainless insignificant ».Cette intervention d\u2019un membre du clergé catholique, pour qui le Dr Painchaud avait toujours eu un respect particulier, n\u2019était pas sans le troubler.On avait méme prétendu que le manifeste du Dr Painchaud aux Irlandais était d\u2019une allure inflammatoire et malicieuse.Ce qui cadrait mal avec la réputation de bonté que c\u2019était acquise le Dr Painchaud.Le Canadien du 8 avril publie un affidavit assermenté du Dr Painchaud, daté du 6 avril énumérant les raisons qui l\u2019ont enclin à quitter l\u2019arène au dernier jour.Il en ressort que les coups et blessures reçus par ses partisans l\u2019ont profondément impressionné, que les rixes de ces 4 jours d\u2019élection l\u2019ont fortement déprimé, que les assertions de 186 M.Symes l'ont fait blamé par la Magistrature, qu\u2019il a crû en ces temps de menaces, de tendances révolutionnaires, d\u2019appel à la résistance, au début possible d\u2019une guerre civile, qu\u2019il n\u2019a pu résister à l\u2019idée qu'il pourrait être le responsable d\u2019une effusion de sang, et de massacres chez ses concitoyens, et qu\u2019il a pensé, dans ces conditions, qu\u2019il valait mieux pour lui de se retirer.Le samedi matin, dernier jour de l\u2019élection il s\u2019est levé avec cette idée bien arrêtée.Madame Painchaud, à qui il avait fait part de sa décision l\u2019a déconseillé fortement d\u2019agir aussi inconsidérément et lui a suggéré de consulter d\u2019abord.Il a quitté la maison pour le bureau de votation et il s\u2019est retiré.Vers six heures le même soir, les jeunes gens du faubourg St-Jean, dépités d\u2019avoir perdu si inopinément une élection, promenèrent avec un traineau, dans les rues, un bonhomme de paille pendu à une échelle.À la porte St-Jean, une foule de curieux accompagna le mannequin jusqu\u2019à la maison du Dr Painchaud.On rit, on chante, plusieurs vitres sont fracassées.La foule qui, au fond, plaint plus le pauvre docteur, qu\u2019elle veut lui faire du mal, arrête immédiatement les violents.Le cortège se remet en marche et descend au quartier St-Roch, par la porte du Palais.On veut aprés une tournée triomphale du mannequin de paille à travers la ville, revenir par le quartier St-Jean et le brûler devant la demeure du Docteur.Au retour, une bande adverse attaque le cortège et une échauffourée s\u2019ensuit.On se tape du bâton de part et d\u2019autres.Des portes éclatent, des fenêtres crèvent et on se demande si on ne fera pas venir la troupe pour rétablir l\u2019ordre.La mêlée dura jusque vers 11 hrs du soir.Pendant ce temps, les Irlandais Catholiques et les Irlandais Protestants se chamaillaient semblablement sur la rue Champlain.Le pauvre Dr Painchaud, enfermé dans sa maison, devait bien croire qu\u2019il avait eu raison de se retirer et il devait niême se demander s\u2019il ne l\u2019avait pas déjà fait trop tard.Ainsi se termina la carrière politique du LEBLOND: JOSEPH PAINCHAUD L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Dr Painchaud.Elle dura exactement du 13 au 25 mars 1836 et fut des plus agitée.Painchaud reprit ses activités médicales.I eut pendant quelques temps des détracteurs et des défenseurs.Puis tout fut oublié.Douglas, chirurgien d\u2019origine écossaise, dont la renommée dépassait les vieux murs de Québec, avait Painchaud en garnde estime, et il avait accepté la direction de l\u2019Hôpital de La Marine, à condition que Painchaud en partage le travail et les responsabilités avec lui.Il ne fallut rien moins qu\u2019une affaire de famille pour les brouiller, sans détruire cependant l\u2019estime qu\u2019ils avaient l\u2019un pour l\u2019autre, de leur valeur professionnelle.En 1847, le fils J.Painchaud est admis comme résident à l\u2019Hôpital de la Marine contre le gré de Douglas.Le jeune Painchaud eut à subir l\u2019humeur tyrannique de Douglas pendant 18 mois.C\u2019est ce même Dr Painchaud qui durant ces années fonda la Société Saint-Vincent de Paul à Québec.Ce jeune homme avait un esprit religieux particulier qui en fit un missionnaire.Il s\u2019attacha à Mgr Demers quand celui-ci fut nommé évêque de Vancouver.En route pour aller rejoindre son évêque, le navire qui I'amenait du Havre ou il s\u2019était embarqué après deux années passées en Europe, dut relâcher à Rio-de-Janeiro.Avec un compagnon le R.P.Laroche, pour éviter un long voyage par le Cap Horn, il décide de traverser la jungle marécageuse du Nicaragua à dos d\u2019âne.Le P.Laroche, meurt en chemin.Le jeune Dr Painchaud, malade et infirme depuis son enfance, réussit cependant la traversée et atteint le Pacifique.Il s\u2019embarque de nouveau pour Vancouver, mais son navire, fait naufrage et il se retrouve sur les côtes du Mexique où il s\u2019installe à Colima, pratique la médecine, fonde un hôpital.Il y meurt à 36 ans en 1855.Le jeune Joseph Louis Painchaud, avait voué sa vie aux missions et il est mort à l\u2019œuvre comme un missionnaire.Le Dr Painchaud fut un conférencier et un enseigneur recherché.On aimait l\u2019écouter soit à l\u2019Institut Canadien où à la Salle de Lecture de St-Roch, quand il traitait des sujets aussi T\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 variés que « Les Erreurs Populaires », « La Digestion », « Le Tabac», « Etudes sur la Nature », « Le magnétisme et le somnambulisme » etc.Il savait causer et animer son sujet auquel il mélangeait des anecdotes et des bons mots.Dès 1826, il avait mis à la disposition du Dr Douglas une pièce de sa propre maison pour permettre à celui-ci de faire la dissection et d\u2019enseigner l\u2019Anatomie, à la condition que lui et son fils en furent les premiers élèves.Ce Musée Anatomique, mis à la disposition de tous les étudiants en médecine vécut près de 12 ans.Il fut un des principaux collaborateurs du Dr Morrin.Celui-ci avait fondé l\u2019Ecole de Médecine Incorporée de Québec.Cette école donnait ses premiers cours en 1848, et Pain- chaud y était chargé du cours « d\u2019Accouchements », des Maladies des Femmes et des Enfants ».L'Ecole disparut en 1852, avec la naissance de la Faculté de Médecine.La plupart de ceux qui enseignaient à l'Ecole de Médecine devinrent professeur à Laval: tels J.Blanchet qui fut le ler doyen, Jackson, Sewell, Frémont, Nault.Morrin n\u2019enseigna pas à Laval.Il était mêlé activement à la politique municipale, mais il fut toujours très sympathique à l\u2019Université.Il fonda un prix qui existe encore à la Faculté de Médecine, le prix Morrin.Le bureau du Doyen possède un portrait de Jos.Morrin peint par Théo.Hamel.Douglas, avait fondé l\u2019Asyle de Beauport en 1845 et il ne s\u2019occupait plus que du traitement « raisonné », des aliénés.Painchaud ne fut pas nommé à Laval et il semble qu\u2019il en ait gardé un certain ressentiment.En 1855, les Drs Sewell et Frémont organisèrent une manifestation voulant rendre hommage au Dr Morrin.Le Dr Painchaud proteste dans les journaux « Vous êtes deux Lavalistes.Votre mouvement sent Laval », leur dit-il.LEBLOND: JOSEPH PAINCHAUD 187 Il pratiqua activement jusqu\u2019à la fin.En 1871, année de sa mort, il fréquentait encore l\u2019Hôpital de la Marine.Il buta un jour d\u2019avril de la même année, en se rendant à l\u2019Hôpital.La rue de la Couronne était un bourbier dont on se plaignait fort, étant donné que cette rue déjà était une artère importante de la ville.Le Dr Painchaud en la parcourant tomba et il ne put se relever sans aide.Il avait alors 84 ans.Il mourut en août de la même année.Le Canadien du 25 août 1871, disait: « \u2026 Le Doe- teur était l\u2019homme le plus gai de Québec, s\u2019il n\u2019était pas le plus spirituel; sa figure toujours Joviale ranimait le courage de ses patients.Il disait souvent que son humeur auprès des malades, les guérissait mieux que ses remèdes.» .Il est un des derniers et anciens Canadiens qui ont survécu à M.de Gaspé, son ami, et qui étaient restés comme les plus beaux types de la race canadienne-française.Sa mémoire vivra longtemps dans Québec et ses environs.» BIBLIOGRAPHIE Joseph PAINCHAUD: Testament et Codicilles portant le No 42035 et enregistré le 17 février 1872.Contrat de mariage: 3 juin 1815.Acte de sépulture (Hôpital Général), 28 août 1871.Lettre de Joseph Painchaud à l\u2019honorable Ch.Alleyn, secrétaire provincial, en date du 6 mai 1862.(Gracieuseté du docteur Paul Painchaud, Québec).Dr Albert JOBIN: La petite histoire de Québec, 1948.Drs M.J.et Geo.Ahern: Notes pour servir à l\u2019Histoire de la Médecine dans le Bas-Canada, 1923.Maud ABBOTT: History of Medicine in the Province of Quebec, 1931.H.E.MacDERMOT: History of the Canadian Medical Assoctation.Dr S.LeBLOND: « James Douglas.» C.A.M.J, 66: 283-287, 1952. LES PIONNIERS ET LES FRONTIÈRES DE LA NEUROLOGIE ! Herbert H.JASPER, Institut Neurologique de Montréal.Nous, Canadiens, avons la bonne fortune de vivre dans un pays jeune, peu développé, ou les frontiéres sont nombreuses.Il y a encore d\u2019immenses territoires dont les richesses cachées ne font que commencer d\u2019être explorées.Il en est ainsi pour la neurologie.Le mot \u201cfrontière\u201d a plusieurs significations.Je veux l\u2019employer ce soir dans le sens de zone séparant le connu de l'inconnu.Nous parlons de ces frontières de la science de la neurologie.Les frontières créent les pionniers.Certains ne sont que des explorateurs qui satisfont leur curiosité et leur désir passager d\u2019aventures, puis, passent outre.D\u2019autres y demeurent pour extraire de leurs découvertes de nouveaux principes d\u2019action et de pensée.Ce sont les véritables savants.Considérons maintenant quelques-uns des pionniers de la neurologie, venus des cultures française et anglaise.(Je m\u2019excuse de faire cette division artificielle et de passer sous silence bien des pionniers d\u2019autres pays.Je dois limiter mon sujet à la fertilité de la collaboration franco-anglaise à propos de cette première conférence des neurologues de langue française et de langue anglaise à Québec.) Nous reverrons quelques coupes historiques pour bien placer le développement de la neurologie avec les points de repères dans l\u2019histoire du Canada.Quand Jacques Cartier jeta les fondations de la Nouvelle France, le long de la vallée du Saint-Laurent, au XVIe siècle, il n\u2019y avait aucun signe des débuts de la neurologie moderne.Cette époque était évidemment celle du grand anatomiste et médecin belge Vésale et du grand maître de tous, Léonard de Vinci, qui firent plusieurs observations originales sur l\u2019anatomie du système 1.Conférence donnée à la Société de Neurologie de Montréal à l\u2019occasion de la séance à Québec, le 19 novembre 1952.nerveux, sans en soupçonner la structure et le fonctionnement intime.Un siècle plus tard nous montre quelques établissements d'hommes blancs, le long du fleuve Saint-Laurent, insiprés par un autre grand pionnier, Samuel de Champlain.Avec la naissance de la civilisation au Canada, grâce au courage étonnant des premiers pionniers de notre contrée, il y avait aussi la naissance de la neurologie moderne en Angleterre et en France.Thomas Willis, anatomiste et neurologue expérimenté, est la figure dominante de ce siècle.En France, Descartes annonce la théorie de l\u2019activité réflexe en tant que partie de sa philosophie mécanist'que du comportement.Le microscope a été découvert, mais on ne dispose encore d\u2019aucune méthode d\u2019observation directe de l\u2019activité du système nerveux.Ce qui n\u2019empêche pas Willis d\u2019attribuer la mémoire au cortex cérébral, la vie végétative et le contrôle des mouvements automatiques au cervelet, les fonctions sensitivo-motrices du corps strié et le mal de mer au nerf vague.En 1667, Willis publia sa \u201cPathologia Cerebri\u201d, le premier traité des maladies du système nerveux en Angleterre.Coïncidence curieuse, la publication de ce traité eut lieu seulement un an après l\u2019établissement du Séminaire de Québec par Mgr de Laval, établi par Charte Royale d\u2019Henri IV, de France, en 1666.Durant le XVIIe siècle, nous voyons notre pays se coloniser rapidement avec les colonies voisines au sud.C'était l\u2019époque des vrais pionniers, tant du développement de notre pays que de la croissance de la neurologie.Il dut y avoir des forces sociales et culturelles communes pour faire naître au même moment ces deux genres de pionniers.Le refus de se satisfaire des choses telles qu\u2019elles sont, le courage de s'opposer aux croyances tradition- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 nelles, l'habilité à créer des concepts nouveaux à partir de ses propres observations et raisonnements, et le dévouement complet à l\u2019idéal de la vérité \u2014 voilà le matériel dont est fait tout pionnier.Durant les luttes sanglantes du XVIIe siècle, lesquelles ont amené la naissance du Canada et des Etats-Unis, il y eut aussi beaucoup d\u2019observations objectives en neurologie qui formaient la base du vrai établissement de la neurologie moderne au XiIXe siècle.Par exemple, en France, un chirurgien militaire peu connu, François Pourfoir du Petit, manifesta un esprit pionnier original.Il faisait ses observations cliniques et des études anatomo-pathologiques durant son service dans l\u2019armée française dans les Flandres.En 1710 Pourfoir de Petit publia la première description claire, avec dessins de ces dissections anatomiques bien nettes, de la décussa- tion des pyramides.Plus tard, il décrit les fonctions psychomotrices du cortex cérébral y compris l\u2019aphasie comme séquelles des lésions du lobe antérieur gauche, et il a démontré les effets des nerfs sympathiques cervicaux sur lœil.Mais c\u2019était le travail d\u2019un aventurier qui avait peu de conséquences.Au sujet de la décussation des pyramides, par exemple, Sir Charles Bell, dans un communiqué à la Société Royale de Londres en 1834 (plus de cent ans plus tard) parle de l\u2019ignorance profonde qui nous rend incapables d\u2019expliquer pourquoi des lésions d\u2019un côté du cerveau produisent leurs effets sur le côté opposé du corps.Mais il fallait plus que l\u2019esprit du pionnier.Il fallait les nouvelles méthodes d\u2019observation et d\u2019expérimentation précises pour que la neurologie fut bien fondée.Ces développements survinrent avec une rapidité éclatante durant le XIXe siècle et au tournant du siècle présent.En dépit des luttes à peine terminées entre l\u2019Angleterre et la France, nous trouvons une association étroite entre les savants français et anglais du XIXe siècle.La démonstration de la différence entre les nerfs sensitifs et moteurs par le fondateur de la physiologie JASPER: NEUROLOGIE 189 expérimentale française, François Magendie, parallèlement aux preuves expérimentales de Sir Charles Bell (1811-1822) est un exemple typique de cette association étroite.Il en est de même pour la description des crises épileptiformes localisées par Bravais et Jackson.Les travaux classiques du pionnier anglais de la physiologie, Marshall Hall, qui démontrèrent expérimentalement les principes et les mécanismes de l\u2019activité réflexe, furent dédiés au grand neurophysiologiste français Flourens et je cite: « To Professor Flourens, Member of the French Academy, Perpetual secretary of the Institute of France, etc, ete.1 dedicate this and my two former memoirs as to the philosopher who has, in his own admirable work presented us with the most perfect model of physiological investigation and who has, in his responsible office displayed the most candid impartial and generous judgment of the works of others.» New Memoir on the Nervous System, 1843, 1943.Un autre exemple intéressant des relations étroites de cette époque entre Londres et Paris fut la publication originale de la technique de dégénérescence wallérienne qui devait résoudre plusieurs problèmes en neuro-ana- tomie.Augustus Waller, médecin de Londres, abandonna sa pratique médicale pour mettre à point sa nouvelle technique.Le rapport de son travail parut en langue française sous forme d\u2019une lettre à l\u2019Académie des Sciences de Paris en 1851.Poursuivant le parallèle du développement de la neurologie française et anglaise, nous n\u2019avons qu\u2019à rappeler les deux grands fondateurs de la neuro-physiologie, Sir Charles Sherrington et Claude Bernard.La grande école française de neurologie, Charcot, Du- chenne, Trousseau, Marie, Déjerine et Ba- binski, fut comparable à l\u2019école anglaise fondée par Reynolds, Gowers, Jackson, Head, Horsley et Schaefer.On dit que Babinski confiait à Horsley l\u2019opération de ses cas de tumeurs de la moëlle.En même temps, une école américaine débutait avec Hammond, Dana, Huntington et l\u2019excellent travail ori- 190 ginal de Wier Mitchell sur les lésions des nerfs et les causalgies, tirant parti du matériel abondant fourni par la guerre civile aux Etats-Unis.L'aiguillon le plus important donné à la neurologie de cette époque fut l'introduction de la neuro-chirurgie par Horsley, Halsted, et surtout Harvey Cushing, pionniers qui nous conduisent aux jumeaux inséparables, la neurologie et la neuro-chirurgie moderne.Dans la pratique quotidienne de la neurologie, nous oublions souvent la jeunesse de notre science, âgée d\u2019à peine plus qu\u2019un siècle.Sir Charles Sherrington, qui est mort l\u2019an dernier à l\u2019âge de 94 ans, et André Thomas qui vit encore à l\u2019Âge de 84 ans sont les témoins de la plupart des développements de la neurologie moderne.Malgré l\u2019accumulation de connaissances considérables, durant si peu de temps, la thérapeutique est restée loin en arrière.Trop souvent nous ne comprenons pas les mécanismes pathophysiologiques des maladies.Trop souvent, le diagnostic est posé avec brio mais le traitement demeure inconnu ou peu efficace.Ceux qui conservent l'esprit pionnier doivent être mécontents.L\u2019inefficacité des traitements actuels doit les révolter.Il y a les dystrophies musculaires de cause inconnue et sans traitement efficace; la sclérose en plaque et les maladies démyélinisantes défient encore tout effort de compréhension et de traitements.En dépit de nombreux travaux importants, les causes fondamentales des épilepsies nous échappent toujours.Malgré de multiples nouveaux médicaments et de nombreux perfectionnements dans le traitement neuro-chirurgical, à peine plus de la moitié de ces malheureux malades peuvent être soulagés de leurs crises.Le plus grand progrès a été accompli dans le traitement des maladies infectieuses du système nerveux.La méningite bactérienne, les abcès du cerveau et les infections syphilitiques sont maintenant contrôlés.Il reste les encéphalites à virus, la polyomyélite et les encéphalites progressives chroniques contre JASPER: NEUROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 lesquelles nous sommes limités à un diagnostic.La remarquable perfection de la technique neuro-chirurgicale, aidée par la précision du diagnostic radiologique, a rendu possible le soulagement, au moins temporaire, des malades souffrant de tumeurs cérébrales.L\u2019âge atomique et l\u2019armée de travailleurs engagés dans la recherche sur le cancer ont encore à résoudre l'énigme de la néoplasie.Ils n'ont pas encore fourni des méthodes efficaces pour l\u2019arrêt des tumeurs cérébrales.Nous avons encore moîns à offrir aux malades souffrant de maladies dégénératives progressives auxquelles nous donnons les noms de Pick, Alzheimer, Tay Sachs, Friedereich, ete.Nous ne pouvons que nous tenir à l\u2019écart, et prédire avec sagesse l\u2019évolution inévitable des malades avec sclérose latérale myotrophique ou atrophie musculaire progressive.Nous avons des traitements contre la myasthénie grave et la paralysie périodique mais nous en ignorons les causes.Vous pourriez compléter la liste.Une liste comparable, mais plus longue, peut être faite pour les maladies mentales.Voilà de multiples frontières de la neurologie.Les frontières de la psychiatrie sont mitoyennes.Même les grands neurochirurgiens comme notre collègue, le Dr Pen- field, font des études de grande conséquence sur la mémoire, la conscience, les hallucinations et les illusions au cours de leurs opérations sur le cerveau humain.Nous espérons que la formation d\u2019une société provinciale de neuro-psychiatrie peut aider à établir la liaison essentielles entre les neurologues et les psychiatres dans notre province.C\u2019est le travail d\u2019ensemble qui va faire reculer les frontières communes.Le vrai spécialiste est conduit non pas au séparatisme mais à des champs toujours plus étendus.Le progrès dans son propre domaine dépend des recherches entreprises dans d\u2019autres branches de la médecine et surtout dans les laboratoires de recherches diverses.On ne sait jamais d\u2019où viennent les découvertes L'Union Méd.Canada \u2018Tome 82 \u2014 Fév.1953 qui nous permettront de résoudre nos problèmes spéciaux.Le neurologue pionnier d\u2019aujourd'hui ne peut guère réussir à faire une attaque de grande conséquence sur nos frontières sans une connaissance pratique des sciences de base.Il est maintenant possible de faire des observations presque moléculaires de la structure des nerfs et même des virus qui l\u2019attaquent grâce au microscope électronique et aux méthodes de diffraction de rayons X.Nous pouvons étudier plusieurs réactions chimiques dans les parties déterminées dans l\u2019intérieur de la cellule nerveuse au moyen des nouvelles méthodes histochimiques.Avec un ultrami- croélectrode, trop petit pour voir sous le microscope ordinaire, les neurophysiologistes sont en train d\u2019étudier l\u2019activité électrique dans l\u2019intérieur des cellules nerveuses vivantes et aussi dans l\u2019intérieur des seules fibres musculaires.Les mesures des mouvements des ions Na et K à travers la membrane nerveuse, qui devient de plus en plus importante pour notre connaissance de la genèse de l\u2019influx nerveux, sont possibles par les méthodes d\u2019isotopes fournies par les physiciens.Les travaux des grands biochimistes sur les enzymes du métabolisme nerveux, et le mécanisme et l\u2019action d\u2019acétylcholine ont de plus grandes conséquences pour la neurologie.Les méthodes d\u2019excitation et d\u2019enregistrement électrique de l'activité de toute partie du système nerveux et musculaire nous a amené à bien des conceptions nouvelles du fonctionnement du cerveau aussi bien que ceux de la moëlle et les fuseaux musculaires.Jamais dans l\u2019histoire de la neurologie, les possibilités de faire avancer notre connaissance du système nerveux furent si nombreuses et pleines de promesses.Ces grands développements techniques si nombreux ont amené des problèmes spéciaux pour l\u2019entraînement du neurologue d\u2019aujour- d\u2019hui.Nous ne pouvons pas tous être des bio- physiciens, des chimistes, des neurophysiolo- gistes, etc, car chacune de ces disciplines est aussi grande que la neurologie ou la psychiatrie.Il y a aussi le problème de terminologie JASPER: NEUROLOGIE 191 qui augmente la difficulté pour le neurologue à poursuivre ses études dans ces sciences de base.Pour exemple, je vais vous donner quelques citations des travaux de neurophysio- logues et de neurochimistes parmi les plus connus: «But such a potential is attributable to the brief diminution and even reversal of injury current as a volley approaches the cut end of a nerve, and in the absence of such injury currents, i.e.if the nerve end were sealed there would be a diphasic potential, positive-negative.However it should be noted that if a nerve impulse failed to reach the terminals of a fibre, this terminal region would act as a source so long as the activated portion of the fibre remained a sink.Since a single synchronous volley set up on the cortex an initial positive wave lasting as long as 10 to 20 msec.explanation requires the further postulate that the afferent impulse achieved this long duration in the segment just prosimal to its terminal blockage, which seems most improbable.» Eccles, 951 Sir Rudolph A.Peters qui nous a donné des idées de plus grande importance sur le métabolisme nerveux par rapport aux neuropathies écrit ce qui suit: « So it is clear that failure of cocarboxylase to give good catatorulin effects with brei was due to lack of penetration of phosphoester to the active centre, as has been previously suspected.These new facts seem to settle finally that the form responsible to normal brain activity is cocarboxylase, and give a good idea as to what happens to the vitamine after administration.» Rossiter et ses collègues qui font, avec Peters, des études de haute importance en neurochimie concluent: « The concentration of cerebroside, total and free cholesterol, total phospholipin, monoami- no phospholipin, lecithin, total fatty acid, and neutral fat was determined in degenerating cats sciatic nerves.From these figures the concentration of ester cholesterol, sphingo- myelin, kephalin, essential lipid, myelin lipid 192 and total lipid was calculated.It is in these terms that we must now understand what was previously considered simple Wallerian degeneration! » Pour la plupart des neurologues, de telles contributions pourraient aussi bien être écrites en chinois.Surtout lorsqu\u2019elles sont illustrées de formules mathématiques et de tracés oscil- lographiques.Ceci est un dilemne sérieux.Nous devrons énergiquement y faire face dans la formation de la jeune génération de neurologues, si nous devons réussir à combler le fossé qui sépare les sciences de base de leurs applications cliniques si nécessaires.Nous avons besoin de purs savants dont l\u2019intérêt principal est la poursuite de la connaissance pour elle-même.De plus, les expériences faites par la nature sur les malades fournissent une richesse de données qui doivent être intégrées dans les résultats de l\u2019expérimentation de laboratoire pour en tirer de saines conclusions.Le give and take entre la clinique et le laboratoire sont essentiels au progrès.Il me semble donc que les vrais pionniers de la neurologie future doivent combiner une formation dans une des sciences de base avec une expérience clinique profonde.Ceci est nécessaire pour le plus grand progrès, tant dans le laboratoire que dans la clinique.Seuls des pionniers exceptionnellement endurcis, de grand courage et d\u2019habilité, peuvent accepter ce redoutable défi.Au Canada, nous sommes à la croisée de la science neurologique de l\u2019Angleterre, de la France et des Etats-Unis.Dotés de cet héri- JASPER: NEUROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 tage dans un pays neuf, vigoureux, en plein développement rapide, ceci est un grand défi.Nous avons l\u2019opportunité de renouveler la très fertile collaboration de nos mères patries responsables, dans une large mesure, de la neurologie d\u2019aujourd hui, stimulés en outre par les avances techniques et les capacités de production de nos collègues au sud de la frontière.Nous n\u2019avons que récemment déclaré notre indépendance par la formation de la Société Canadienne de Neurologie.Cette première rencontre des sociétés neurologiques de Montréal et de Québec est un autre pas dans la bonne voie.Nous avons à Montréal un institut neurologique véritablement national, unique dans le monde entier, dont les portes sont toujours ouvertes à nos collègues médicaux aussi bien qu\u2019aux malades à travers le Canada.Le directeur de cet institut est un des plus grands pionniers neurologues du monde, et grand citoyen du Canada.Ici, nous essayons de fournir un forum pour l\u2019échange des idées, des opportunités pour la recherche et l\u2019entraînement en clinique neurologique et neuro-chirur- gicale aussi bien que pour la formation dans les sciences neurologiques de base.D\u2019autres centres d\u2019étude neurologique et de psychiatrie croissent en importance dans notre pays.Nous savons que nos collègues de langue française joueront un rôle important dans l\u2019effort combiné tendant à conserver vivant un esprit pionnier vigoureux dans la neurologie canadienne, cette branche de la médecine qui détient les plus grandes promesses pour le bienfait de l\u2019humanité. LE FAIT ACCOMPLI DE LA NEURO-PSYCHIATRIE \" Jean SAUCIER.Lorsque Herbert Jasper m\u2019a dit lundi dernier qu\u2019il passerait en revue les pionniers de la neurologie et qu\u2019il poserait la question, à savoir: comment s\u2019orientera la pensée des pionniers d\u2019aujourd\u2019hui, ou plutôt, de quelle façon peut-on devenir un pionnier de la neurologie en 1952-53, j'ai immédiatement pensé que je ne pouvais pas laisser passer l\u2019occasion de faire le point et d\u2019examiner brièvement la situation, dussé-je prolonger encore quelques minutes votre inconfortable schéma postural.Il me semble que le moment est à la fois mal et bien choisi.Il est mal choisi parce qu\u2019un orateur de fin de banquet n\u2019a pas le droit de développer de longs thèmes car il s'adresse à un public qui est déjà las dans son estomac et dans son esprit.D'autre part, il est bien choisi si la présentation est courte, fait image, stimule et s\u2019agence spontanément à la façon d\u2019une synthèse très ramassée ou d\u2019un communiqué de dernière heure.En ce sens, une fin de banquet devient propice à la réception d\u2019impressions imagées.Je me garderai bien de la fastidieuse énumération et des indigestes statistiques.* * * Il est bien admis que l\u2019ère de la neurologie d'inspiration anatomo-clinique, représentée par l\u2019école française, nous a livré la plupart de ses secrets.La neurologie d\u2019inspiration physiologique, à la suite de Jackson et de Sher- rington, a créé une courbe ascendante dont nous n\u2019avons pas encore atteint le sommet.Les neurochirurgiens américains ont créé la neurologie dynamique, d\u2019inspiration à la fois anatomique et physiologique tandis qu\u2019un neurologue viennois a fondé une doctrine qui a à la fois rapproché et éloigné les neuro- LL Non pas discours, mais remarques-commentaires à l\u2019occasion du dîner de clôture de la Journée neurologique de Québec, le 19 novembre 1952.logues des psychiatres.Puis sont venues les sciences satellites: neuroradiologie, électro- encéphalographie, biochimie, etc, qui, toutes complémentaires, adjuvantes et indispensables qu\u2019elles soient, sont tout de même autre chose que la neurologie.Bref, les perspectives manquent de relief et se perdent dans un flou qu\u2019il faut préciser.Voyons le cas du neurologue, ce parent devenu pauvre et oscillant entre la neurochirurgie et la psychiatrie.Aujourd'hui, de moins en moins de médecins se réclament de la discipline neurologique intégrale, et cependant, les dénominations courantes de neurochirurgie, de neurologie et de psychiatrie continuent d\u2019exister.Il sied toujours de se dire neurologue, neurochirurgien ou psychiatre.Les titres académiquement n\u2019ont pas disparu mais il faut observer que graduellement, le premier fait déjà un peu fonction de parasite par rapport au second alors que le troisième a nettement droit de cité et que sa cote est même à la hausse.Et pourtant, neurologie, neurochirurgie et psychiatrie sont des disciplines connexes.Or, l\u2019un des côtés du triangle est en voie, sinon d\u2019extinction, du moins de rapetissement alarmant alors que la dépendance réciproque n\u2019a jamais cessé d\u2019exister.Il est à peine nécessaire de recourir à des exemples grossiers pour le démontrer: le neurochirurgien doit connaître les complications maniaco- dépressives des interventions sur la région du troisième ventricule; il faut que le neurologue soit familier avec les perturbations psychiques dues & une atrophie du type de Pick-Alzhei- mer ou accompagnant une polynévrite alcoolique; le psychiatre, enfin, s\u2019exposera à de pitoyables déconvenues s\u2019il ignore les fonctions du lobe temporal.Avant Freeman et Watts les psychiatres n\u2019ont rien eu à voir avec la neurochirurgie mais j'imagine qu\u2019il est aujourd\u2019hui dans 194 SAUCIER : NEURO-PSYCHIATRIE l\u2019ordre que les psychochirurgiens aient quelques notions de psychiatrie et inversement.Le neurochirurgien est, par définition, un neurologue et un chirurgien, mais je me demande à quel moment de sa déjà laborieuse carrière il trouvera le loisir de se pencher attentivement sur les maladies vasculaires, dégénératives et familiales du système nerveux?On peut en dire autant du psychiatre pur.Et ce psychiatre pur, comment va-t-il juger un paralytique général ou moment où il est à peine psychopathe, un porteur de tumeur frontal, un atrophié du corps calleux s\u2019il se cantonne à la stricte psychiatrie, et pis encore, s\u2019il appartient au groupe qui se satisfait de la psychogénèse exclusive?* * % Dans cet imbroglio de fonctions chevau- chantes le neurologue est vraiment celui qui devient l\u2019agent de liaison entre les trois spécialités.Nous sommes devant ce paradoxe du neurologue en voie de disparition mais dont les services sont pourtant fort commodes.Voyez à quel point son existence est compromise: il n'y a pas à Montréal plus de 10 neurologues soi disant purs, \u2014 et je suis généreux.La proportion est de 0,7 pour 100 000 de population.J'imagine que Québec a une proportion analogue et je ne suis pas loin de croire qu\u2019il en est ainsi à Toronto.Que s\u2019est-il passé?La neurochirurgie a exercé un tropisme fascinant sur les jeunes qui, autrement, fussent devenus neurologues ou chirurgiens et la psychiatrie a absorbé les velléitaires.Ce dernier substantif ne recouvre pas un intentionalisme obseur de mauvais aloi mais n\u2019a été choisi qu\u2019en raison de sa signification heuristique.La psychiatrie, enfin, compte aussi un bon nombre d\u2019élus spontanés.Le neurologue n\u2019étant pas chirurgien a fréquenté la psychiatrie par la force des circonstances, par attraction culturelle, par réaction à un sentiment d\u2019incomplétude.Nous sommes donc devant le fait accompli du neurologue- psychiatre, à prédominance de neurologie ou L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 de psychiatrie.Autrement dit, la neurologie pure n\u2019existe pas.Je conçois le neuroanato- miste et le neurophysiologiste qui n\u2019ont pas à extraire de leurs malades animaux les honoraires nécessaires à leur subsistance et qui sont des fellows à plein temps perpétuel à la solde d\u2019une fondation, d\u2019une société ou d\u2019une faculté, mais, placez un neurologue au sein des humains et il fera immédiatement de la psychiatrie, et surtout de la psychiatrie, à moins que, jouant sur les mots, il proclame qu\u2019il fait de la psychiatrie neurologique, ou, comme disait Barbeau, bien conscient de son illusion, de la neurophysiologie dépassant les cadres! En somme, la neuro-psychiatrie c\u2019est nous.Ce fait est irréfutable.Nous avons tous lutté pour nous cramponner à la neurologie exclusive mais ce sont nos malades eux-mêmes qui nous supplient de nous occuper de leurs «nerfs », selon l\u2019expression euphémique dont nous ne sommes pas dupes.Inutile d\u2019aller plus loin, la symbiose neuro- psychiatrique va subsister, pour démêler les problèmes que les neurochirurgiens n\u2019ont pas le temps de résoudre, \u2014 et je ne leur en fais pas grief \u2014, et pour tempérer les emportements des psychiatres qui s\u2019obstinent à rejeter l\u2019interprétation holistique de l\u2019homme malade.Je m\u2019excuse de parler un peu plus longtemps que je l\u2019aurais voulu mais je crois qu\u2019il fallait que quelqu\u2019un dise ce que nous pensons tous.* * x Les sympathies des trois disciplines les unes par rapport aux autres sont officiellement trés chaleureuses et marquées au sceau de l\u2019estime réciproque mais neurochirurgiens, neurologues et psychiatres ne peuvent s'empêcher de se taquiner fréquemment, \u2014 le plus amicalement du monde.Puisque nous sommes ici entre nous il n\u2019est peut-être pas de mauvaise clinique d\u2019observer le sourire indescriptible, énigmatique mais toujours courtois de Wilder Penfield, ou encore, la moue hermétique et cordiale de William Cone lorsqu\u2019il est question L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 de psychiatrie, de noter la réserve sarcastique et pudique de Roma Amyot lorsqu\u2019on discute une régression sphinctérienne qu'il n\u2019avait pas imaginée, d'assister à la rigolade contagieuse de Lucien Larue et de Gustave Desrochers lorsque la conversation s\u2019engage sur l\u2019inconscient, enfin, d\u2019imaginer la détente ineffable de Martin lorsqu\u2019il a écrit son mémorable, poli mais très précis exutoire à propos de certaines techniques analytiques.Ces remarques révèlent les tendances et préférences individuelles mais n\u2019infirment en rien le fait de la neuro-psychiatrie, à prédominance de l\u2019une ou de l\u2019autre.Très paradoxalement encore, nous pouvons remarquer que les plus attachés à la neurologie sont les neurophysiologistes, les neuro- SAUCIER: NEURO-PSYCHIATRIE 195 pathologistes et les électroencéphalographistes, et faut-il encore signaler que l\u2019un de ces derniers n\u2019a pas hésité à recourir à la psychanalyse.Ce n\u2019est pas Jasper.Mes chers collègues neuro-psychiatres, neurochirurgiens et associés des sciences connexes, Je n\u2019oublie pas que les horloges ne reculent pas mais vous me rendrez quand même, je l\u2019espère, le témoignage de la brièveté.Je laisse à chacun le loisir de développer les thèmes que j'ai proposés à votre réflexion.Je me plais, en terminant, à féliciter les instigateurs de cette réunion.Cette réalisation confirme que les liens qui unissent les représentants de la neurologie chirurgicale et psychiatrique de notre province sont aussi indissolubles que les deux sciences sœurs auxquelles nous avons consacré notre existence.RÔLE DE LA NEUROLOGIE DANS LA PSYCHIATRIE! Jean PANET-RAYMOND, Chef du service de Neurologie et d\u2019Electro-encéphalographie, Hôpital Saint-Jean-de-Dieu C\u2019est véritablement un honneur pour moi, neurologiste, de participer aux discussions de ce symposium sur le rôle de la psychiatrie.J'en remercie bien sincèrement les organisateurs, tout en souhaitant qu\u2019ils ne m\u2019en voudront pas trop, si j'ose faire, à cette occasion, un plaidoyer pro domo.En effet, d\u2019aucuns auront déjà mentalement exprimé des doutes sur le rôle d\u2019un neurologiste en psychiatrie.On a depuis longtemps cessé d\u2019unir ces deux spécialités, croyant que chacune pouvait se suffire à elle-même.Mais, depuis quand, messieurs, peut-on ainsi isoler un système du corps humain sans répercussion anormale sur un autre?Pourrait-on jamais briser le moindre petit rouage d\u2019une montre sans bouleverser la totalité de ce mécanisme?1.Travail présenté à la Société Médicale de Montréal, à l\u2019hôpital Saint Jean-de-Dieu, le 4 novembre 1952.(Gamelin, Montréal).Evidemment non: tel est le cas qui nous préoccupe ici ce soir.Mon rôle consiste à tâcher de vous convaincre de la dualité d\u2019action que joue la neurologie dans le domaine psychiatrique, au même point que la connaissance du comportement psychique de l\u2019individu est essentielle à la compréhension de certains syndromes neurologiques.Je ne pourrai jamais concevoir l\u2019idée d\u2019un mécanicien voulant corriger certains défauts de mécanique sans connaître à fond la constitution et le fonctionnement de ce mécanisme.Nous sommes ici, messieurs, en face de problèmes quotidiens de manifestations anormales du comportement psychique de l\u2019individu et j'estime que nous devons, en tout premier lieu, connaître le terrain ou le substratum anatomique, véhicule de ce fluide psychique. 196 Je vous démontrerai done que, dès l\u2019antiquité, on avait compris ce problème, puis qu\u2019on l\u2019a négligé durant longtemps, en fait pratiquement jusqu\u2019au début du XIXe siècle, pour enfin le réhabiliter et lui donner toute son importance par les travaux modernes.Je terminerai ce court exposé historique par des considérations d\u2019ordre pratique.sk > sk De tout temps, la connaissance anatomique de l\u2019homme a toujours été la supréme préoccupation des savants et des philosophes.On en retrouve encore des indices dans les fouilles archéologiques des siècles avant l'ère chrétienne.Mais le détail des conceptions exactes des anciens Egyptiens, des Incas et des autres peuples des civilisations antiques, nous échappe à peu près complètement.Il faut en arriver à la civilisation grecque, à la fondation de l\u2019école d\u2019Alexandrie, pour découvrir des notions surprenantes de l\u2019anatomie et de la physiologie.Des noms célèbres comme ceux d\u2019Homère, Hippocrate, Hérophile et Galien ont fait le sujet d\u2019études approfondies par les chercheurs modernes.C\u2019est en relisant ces travaux qu\u2019on réalise l\u2019étendue des connaissances anatomo-physio- logiques de ces grands physiciens.La hantise des anciens a toujours été de découvrir le principe vital, le « pneuma » et, pour ce, il est admis aujourd\u2019hui que la plupart l\u2019ont tous cherché dans l\u2019étude du système nerveux.Assurément, certains philosophes antérieurs croyaient à l'importance primordiale du foie, de la rate, du cœur ou des vaisseaux dans ce phénomène « animique » de la vie intellectuelle ou nerveuse, mais Hippo- crate, en 400 avant notre ère, déclarait déjà que le cerveau était l\u2019organe de la pensée.De plus, il est surprenant, comme le dit Souques dans sa captivante monographie de lire des descriptions si précises de neuro- pathologie comme dans la migraine ophtalmique, la méningite post-traumatique ou otique, l\u2019apoplexie, l\u2019épilepsie localisée qu\u2019on attribue à tort à Bravais-Jackson, le tétanos PANET-RAYMOND: NEUROLOGIE ET.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 et peut-être la rage.Il mentionne aussi les intoxications alcooliques, les délires alcooliques, l\u2019hystérie dont je ne puis résister à vous lire ici la description (p.88): « Cette affection survient chez les femmes qui n\u2019ont pas de rapports sexuels et chez les femmes d\u2019un certain âge, plutôt que chez les jeunes.Voici comment cela se fait.La matrice se déplace.Si elle se jette sur le foie, elle y adhère.Quand elle s\u2019est jetée sur le foie, elle cause une suffocation subite.Parfois l\u2019utérus retourne à sa place et la suffocation disparaît.Lorsque la matrice est au foie, et aux hypochondres .et produit la suffocation, le blanc des yeux se renverse, la femme devient froide et quelquefois livide.Elle grince des dents, la salive afflue dans la bouche, et elle ressemble aux épileptiques.Si l\u2019utérus reste longtemps fixé au foie et aux hypo- chondres, la femme succombe, étouffée.En d\u2019autres cas, la matrice se déplacant, se porte au col de la vessie et cause de la stangurie.C\u2019est tout le mal qui en résulte; et traitée, la malade guérit promptement, parfois même spontanément.En d\u2019autres cas, la fatigue ou l\u2019abstinence font que la matrice se porte vers les lombes ou vers les hanches et cause des souffrances.» (A.Souques.\u2014 Etapes de la neurologie dans l\u2019antiquité grecque.) On rencontre des descriptions très précises et à point de la mélancolie, dont l\u2019_étymologie même a été conservée jusqu\u2019à aujourd\u2019hui.Et cette définition n\u2019est-elle pas celle de notre psychose maniaco-dépressive: « Chez Parmé- nisceus (probablement un ami d\u2019Hippocrate), il y avait même antécédemment des découragements, un désir de quitter la vie, et, derechef, bon courage.» Mais les noms les plus célèbres de cette école d\u2019Alexandrie sont, sans conteste, ceux d\u2019Hérophile, d\u2019Erasistrate et de Galien.Il y eut aussi Aristote, le grand philosophe qui avait des notions exactes sur la neuro-ana- tomie.Il avait établi que le cerveau de l\u2019homme a son siège dans la partie antérieure de la tête et que le cerveau humain était plus L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 gros et plus humide que celui des animaux.Il a aussi décrit les méninges qui entourent le cerveau comme une formation veineuse.Il s\u2019ensuit que ses déclarations philosophiques furent donc essentiellement basées sur ses connaissances anatomiques du système nerveux.De là son fameux aphorisme: « Le principe de l'âme qui sent et le principe de l\u2019âme qui sait sont la même chose en puis sance: ici l\u2019objet qui est su, là l\u2019objet qui est senti».C\u2019est le mil in intellectu quid mon in sensu de notre jeunesse.D\u2019après Aristote, un être qui ne sentirait pas, ne pourrait absolument ni rien connaître, ni rien comprendre.Dès qu\u2019il se représente quelque chose, il faut qu\u2019il conçoive aussi quelque image, parce que les images sont des espèces de sensation, mais sans matière.De là découlent les idées aristotéliciennes sur les rêves, le somnambulisme, les illusions, les paramnésies et les hallucinations.Les connaissances neuro-anatomiques étaient encore assez vagues jusqu\u2019à.Aristote.Les véritables anatomistes survinrent avec Héro- phile, Erasistrate et Galien.On identifia définitivement alors les nerfs sensoriels comme des canaux creux servant au passage du « pneuma », les ventricules cérébraux et surtout le 4ème où l\u2019on plaçait le siège de l\u2019âme.Erasistarte aurait même attribué aux circonvolutions cérébelleuses une fonction synergique du mouvement et de l'équilibre.Ces deux chefs de l\u2019école d\u2019Alexandrie furent véritablement les fondateurs de l\u2019anatomie et de la physiologie du système nerveux.C\u2019étaient des chercheurs tenaces qui disséquaient les animaux faute de pouvoir étudier le cadavre humain, de par la loi.Nous étions aux environs de 300 ans avant l\u2019ère chrétienne.Il se passa environ 400 ans entre la mort d\u2019Hérophile et la venue de Galien; la médecine romaine se développait aussi, peut-être moins brillante que celle d\u2019Alexandrie, à cause probablement de son esprit de conquête militaire.De grands noms demeurent dans la nomenclature: Soramus, Arétée, qui a si bien PANET-RAYMOND: NEUROLOGIE ET.197 décrit l\u2019épilepsie, Rufus et Celse, appelé le Cicéron de la médecine.La psychiatrie a connu un élan remarquable dans cette période intermédiaire.On a décrit plusieurs syndromes qui figureraient avec avantage dans nos traités modernes.J \u2019éprouverais un réel plaisir à vous lire certaine définition de la manie, de la démence du vieillard ou de la mélancolie, si le temps me le permettait (p.174 et 176).Mais, je puis vous assurer que nos descriptions nosogra- phiques actuelles n\u2019ont pratiquement rien ajouté à celles d\u2019Arétée.Et nous voilà arrivés à l\u2019an 128 de l\u2019ère chrétienne.Claude Galien, né à Pergame, fut le maître reconnu de la neuroanatomie et de la neurophysiologie.Il passa sa vie à disséquer des animaux de toutes sortes et conclut que les viscères humains ressemblaient à ceux des animaux: ce en quoi il fut parfois critiqué.Néanmoins, pour ce génie, la vivisection ou la dissection des singes étaient à la base de la neurophysiologie.Il devint ainsi le fondateur de la physiologie expérimentale.Il adopte la conception philosophique d\u2019Aristote en déclarant que penser c\u2019est sentir.Il fait allusion à certaines localisations cérébrales, dix-sept-cents ans avant l\u2019allemand Gall.Pour lui, le centre de l\u2019âÂme raisonnable est dans le pneuma des ventricules, et spécialement du quatrième.Voici comment Galien considère la clinique: «Il faut apprendre d\u2019abord par l\u2019anatomie quelle est la substance de chaque partie; ensuite, on doit connaître les fonctions des parties et les rapports que ces parties ont avec celles qui les avoisinent, rapports qui sont compris sous le nom de positions.La connaissance des utilités importe aussi beaucoup pour découvrir les lieux affectés.En effet, sans une connaissance certaine de ces points, il sera impossible de soigner convenablement les parties lésées dans leur mouvement ou leur sensibilité.» Ne sommes-nous pas ici en présence d\u2019un programme d\u2019une faculté de médecine mo- 198 PANET-RAYMOND: NEUROLOGIE ET.derne comprenant la si grande importance de l\u2019enseignement des sciences basiques?Une description détaillée des grands syndromes neurologiques vient encore nous émerveiller: c\u2019est l\u2019apoplexie, l\u2019épilepsie avec la création du mot «aura » ou souffle frais qui prévenait certains malades de leur crise.Il brosse aussi un tableau remarquable de la mélancolie où le rôle de la bile intervient dans les centres cérébraux.L\u2019hystérie est caractérisée par des troubles respiratoires et est d\u2019origine utérine.Mais il lui reconnaît aussi certains autres facteurs qu\u2019on pourrait appeler aujourd\u2019hui endocriniens ou hormonaux.Je veux vous en convaincre par cette description détaillée (p.230): «Les symptômes dits hystériques passent à juste titre dans l\u2019antiquité pour avoir leurs racines dans l\u2019utérus.Il est reconnu que la suffocation utérine survient particulièrement, pour ne pas dire presque exclusivement, chez les veuves, et surtout lorsque, étant bien réglées avant le veuvage, fécondes et usant volontiers des approches de l\u2019homme, elles ont été privées de tout cela.Les affections hystériques surviennent à cause de la suppression de l\u2019écoulement du sperme ou semence, ou de l\u2019écoulement des règles, que ces affections soient ou des apnées, ou des suffocations ou des contractions.Elles dépendent surtout de l\u2019absence de l\u2019écoulement de la semence, parce que la semence a une grande puissance, parce qu\u2019elle est plus humide et plus froide chez la femme que chez l\u2019homme et que, comme chez les hommes aussi, les femmes qui ont beaucoup de sperme ont besoin de le répandre\u2026.Que le sperme retenu ait une grande puissance pour produire l\u2019hystérie, tandis que la suppression des règles en a peu, cela est prouvé par les phénomènes qu\u2019on observe chez les femmes mariées dont les règles sont supprimées.Ces femmes éprouvent, à la vérité, certains symptômes: inappétence, nausées.frissonnements irréguliers, présence de lait aux seins, mais elles ne sont néanmoins pas prises de suffocation, ni de fortes défaillances, ni des autres symptômes de l\u2019affection hysté- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 rique que j'ai décrite plus haut.» (A.Souques.\u2014 loc.cit.) Il faut alors remonter jusqu\u2019au début du XIXe siècle, vers 1840, pour retrouver l\u2019intérêt qu\u2019on porte aux différentes spécialités de l\u2019art médical.Les travaux remarquables de Pinel en psychiatrie, de Virchow en pathologie, de Pasteur en bactériologie et de Claude Bernard en physiologie, orientèrent les chercheurs vers de nouveaux problèmes.La psychiatrie fut reconnue officiellement comme une entité digne d\u2019étude par la fondation de la British Miedico-Psychological Association en 1841 et de l\u2019American Psychiatrie Association en 1846.* On vient d\u2019assister à la découverte des méthodes anatomo-cliniques et neuro-physio- logiques en rapport avec les maladies du système nerveux et les manifestations psychologiques de l\u2019homme.Il est étrange de constater l\u2019évolution régressive de ces méthodes neuro-biologiques dans l\u2019étude des maladies mentales, jusqu\u2019au milieu du XXe siècle.La psychiatrie s\u2019est sensiblement séparée de la neurologie pure et de toutes les sciences connexes pour en arriver au concept essentiellement philosophique et hypothétique.N\u2019est-ce pas Guillain qui lançait ce cri d\u2019alarme en 1933 au Congrès des médecins aliénistes et neurologistes de France et des pays de langue française, à Rabat?Il y déplorait le manque de coordination dans la recherche sur les maladies mentales.On n\u2019étudiait plus alors l\u2019anatomie et l\u2019histologie normale du système nerveux en France, tandis qu\u2019existaient de grands instituts d\u2019anatomie du système nerveux à Berlin, Zurich et Amsterdam.Les recherches anatomo-pathologiques y étaient aussi mises de côté.On aurait même toléré une école de psychiatrie américaine, au début de ce siècle, qui se vantait d\u2019ignorer tout de la neurologie.De là cette scission qui peut encore persister, même dans notre pays, entre animistes et organicistes.Loin de moi la pensée de vouloir diminuer l\u2019importance Ar EE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1952 des travaux uniquement d\u2019ordre psychologique, mais à mon sens, la recherche anatomo- physiologique et biologique des centres nerveux doit toujours être à la base de la psychiatrie moderne.Nous ponvons affirmer qu'il existe un renouveau dans ce sens depuis environ 25 ans.Les méthodes neuro-anatomiques, bio-chi- miques, bio-électriques et psycho-biologiques sont venues lever le voile qui s\u2019appesentissait toujours sur la psychiatrie.Nous revenons insensiblement vers les recherches pures des anciens, nantis d\u2019instruments élaborés et de laboratoires bien organisés.Il n\u2019existe pas un coin de la physiologie humaine qui ne soit fouillé, analysé, dosé.C\u2019est à cette condition que la psychiatrie reprendra l'importance qu\u2019elle avait perdue depuis les travaux remarquables de Charcot car, en somme, ne nous illusionnons pas, que savons-nous au- jourd\u2019hui, messieurs, sur la pathogénie de la démence précoce, de la psychose maniaco- dépressive, de l\u2019accès mélancolique ou même de l\u2019hystérie?A peu de choses près, guère plus qu\u2019en l\u2019an 138 de l\u2019ère chrétienne.Toutefois, les recherches en bio-chimie, en histo- pathologie, grâce aux travaux de Vogt et Brodmann, en bio-électrologie depuis les découvertes de Berger, nous achemineront sûrement vers une conception plus physiologique.L'étude de l\u2019architectonique cellulaire ou myé- linique des deux Vogt et de Brodmann sert encore à préciser de façon quasi mathématique les différentes fonctions physiologiques des centres corticaux: aux quelques 52 aires corticales ont été attribuées des fonctions sensorielles différentes.Ce sont précisément ces aires, ou casiers, qui seraient les centres de projection de certains noyaux centraux.Le thalamus, à qui on reconnaît aujourd\u2019hui un rôle de tout premier plan, surtout dans ses noyaux médio-dorsal et latéro-ventral, dans le contrôle cortical des aires 9 et 10, est devenu le point d\u2019attaque des manifestations psychiques anormales du comportement de l\u2019individu.Les interventions chirurgicales les plus précises tendent à isoler ces noyaux tha- PANET-RAYMOND: NEUROLOGIE ET.199 lamiques de leur projections corticales en s\u2019attaquant directement aux différents noyaux du thalamus, en particulier aux noyaux dorso- médians, par la stéréo-encéphalotomie de Spiegel et Wycis.Cette étude détaillée du thalamus fut faite par l\u2019observation de la dégénérescence cellulaire rétrograde après ablation de certaines zones corticales.Les travaux expérimentaux de Earl Walker sur le macaque sont, à ce point, les plus reconnus.Prises séparément, chacune des branches de la médecine moderne ne pourrait parvenir à cette synthèse harmonieuse expliquant les mécanismes différents de l'expression humaine.C\u2019est de l\u2019ensemble de travaux expérimentaux et de physiologie humaine que sont nées les connaissances actuelles.* * Certains pays ont si bien compris l'importance de ces recherches en neuro-psychiatrie, qu\u2019ils ont mis sur pied des centres remarquables parfois par leur installation matérielle et la valeur scientifique de ses chercheurs.On n\u2019a rien négligé en vue de poursuivre l\u2019étude détaillée de tous les systèmes.L\u2019instrumentation est toujours à point, les possibilités de travail sont illimitées, la compétence scientifique des hommes de laboratoire est établie.Evidemment, ceci demande des fonds assez considérables, mais les autorités gouvernementales comprennent si bien l\u2019importance de ces travaux qu\u2019ils versent des subsides très généreux.En est-il ainsi dans notre pays?Il serait téméraire de l\u2019affirmer.Néanmoins, on réalise de plus en plus, apparemment, l\u2019absolue nécessité de pousser les recherches dans ce domaine.Les octrois fédéraux et provinciaux sont sans cesse accrus et le public apprécie davantage le bien-fondé de ces instituts.Il en va de son intérêt, puisque ces fonds proviennent des contributions individuelles et que, plus les patients seront guéris rapidement, plus l\u2019économie sera appréciable pour l\u2019entretien hospitalier.Ces centres spécialisés doivent faire appel aux compétences reconnues.Il faut aussi des 200 immeubles appropriés, avec laboratoires équipés, salles d\u2019observation, médicaments suffisants.Ces spécialistes devront avoir reçu un entraînement adéquat dans les services reconnus étrangers et se seront imposés au monde médical par leurs travaux et publications.Les sciences connexes fonctionneront en harmonie, sous la direction de leurs chefs respectifs.Il levrait y avoir de nombreuses séances d\u2019ensemble où le point de vue de chacune des spécialités serait discuté, analysé, pour en venir à un diagnostic bien établi et instituer une thérapeutique appropriée.Ces instituts ont des sections pour les sciences de base d\u2019abord: la neuro-anatomie, la neurophysiologie, la neuro-biochimie, l\u2019électro-bio- logie et l\u2019histopathologie; puis viennent les spécialités les plus en relation avec la psychiatrie: la neurologie, l\u2019endocrinologie, la médecine interne, la pédiatrie, la psychologie clinique, la neuro-radiologie et la neuro-chi- rurgie.Il est admirable d\u2019assister à ce travail d\u2019équipe, en vue d\u2019éclaircir un diagnostic et d\u2019établir un traitement après discussion et échange d'idées entre les représentants de chacune de ces spécialités.Vraiment, messieurs, je crois sincèrement que nos tendances individualistes sont un obstacle sérieux à ce renoncement du brio scientifique, du contrôle absolu du malade et de PANET-RAYMOND: NEUROLOGIE ET.L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 la vaine gloriole, parfois même, de s\u2019imaginer qu\u2019on est seul capable de mener à bien une guérison.Laissons de côté ces futiles considérations égocentriques et groupons-nous en équipe.Nous y gagnerons énormément d'abord sur le plan connaissances et aussi sur le plan efficacité.Nos amis saxons ont très bien compris cette formule et 'ont mise en opération depuis au moins vingt-cinq ans.Les résultats semblent très encourageants.Elar- gissons nos horizons, reculons les barrières, aérons nos esprits.Je vois ici, au milieu d\u2019un rêve magnifique, un édifice d\u2019une architecture moderne, aux lignes arrondies et angulaires, comprenant plusieurs étages et des pièces luxueuses, grâce à l\u2019éclairage vitré.De nombreux laboratoires, tout blancs sont grouillants d\u2019activité; une jeunesse studieuse et avide de connaître s\u2019acharne sur des travaux de recherches, des professeurs compétents dirigent ces travaux et s\u2019y consacrent entièrement.On assiste à des réunions d\u2019équ\u2018pe plusieurs fois la semaine, pour échanger des vues, discuter des hypothèses, contrôler les expériences et décider de la meilleure thérapeutique.C\u2019est ainsi, messieurs, que la véritable médecine redeviendra l\u2019art et la science qu\u2019elle aurait toujours dû être et que notre rôle de connaître et soulager les maux de cette pauvre humanité sera pleinement rempli. CORRESPONDANCE LETTRE DE FRANCE Voici les douze mois de 1952 écoulés, al est difficile de dire si pendant cette année, la médecine française a enrichi spécialement le patrimoine scientifique de l\u2019humamité.Des travaux ont été poursuivis, des recherches cliniques, surtout, ont été entreprises sur la cortisone, sur l\u2019ACTH, sur les antibiotiques, ces merveilleux médicaments qui nous sont venus d\u2019outre-Atlantique, travaux parallèles d\u2019ailleurs à ceux des autres pays.Nos phtisiologues expérimentent maintenant l\u2019hydrazide de l'acide 1so-nitotinique et d'ici quelques semaines sera publié le résultat de leur expérimentation.Déja la streptomycine, le P.A.S.aidés par la chirurgie pulmonaire ont augmenté les chances de guérison et Pon peut espérer que d\u2019icr peu de temps ce fléau aura disparu.Un effort considérable dans notre pays a été entrepris ces dernières années contre la tuberculose.Le Parlement français, le 5 janvier 1950 a rendu obligatoire, par une loi, la vaccination par le B.C.G.Toutes les personnes au-dessous de 25 ans qui auront des réactions négatives à la tuberculine seront soumises à cette vaccination.Les enfants du premier âge seront vaccinés sans recherche préalable de la sensibilité à la tuberculine.Mais cette prémunition contre la tuberculose doit se faire progressivement.Un décret du ler septembre 1952 a fixé les dates d\u2019application aux différentes catégories de la population, soumises obligatoirmeent à cette vaccination: Le ler avril 1953 seront vaccinés tous les enfants vivants dans un foyer où vit un tuberculeux secouru par une organisme d'assistance ou de sécurité sociale.Au ler juillet 1958 devront être vaccinés les enfants du premier et deuxième âge qui sont placés en maisons maternelles, crèches, pouponnières ou en nourrice.En ce qui concerne les enfants d\u2019âge scolaire, fréquentant les établissements scolaires, ils seront vaccinés s\u2019ils ont des cutt- réactions négatives en commençant cette année par les enfants âgés de 15 et 14 ans et en poursuivant chaque année ces vaccinations de façon à ce qu\u2019en 1957, on en arrive à vacciner les enfants âgés de 6 ans.Le ler septembre 1953 devront être vaccinés tous les membres du personnel des établissements publics et privés d\u2019ensergnement.Le ler octobre 1952 ont dû être vaccinés tous les étudiants se préparant au P.C.B., tous les étudiants en médecine à cuti-réaction négative.Les étudiants au P.C.B.doivent fournir la preuve qu\u2019ils ont satisfait aux oblga- tions de la loi, au moment de leur inscription pour la première session de l\u2019examen de fin d\u2019année.Le ler janvier 1958 a été vacciné le personnel des établissements hospitaliers publics et privés.Les élèves des écoles d'infirmières, d\u2019assistantes sociales, de sages-femmes doivent fournir la preuve de leur vaccination lors de la rentrée scolaire.En ce qui concerne les militaires, la preuve de la vaccination est exigée à la rentrée scolaire 1952-1958 pour les élèves des écoles militaires de formation des trois armes.A partir du mois d\u2019octobre 1958 les appelés et les engagés aux armées, seront vaccinés, dès leur arrivée à la caserne, si leurs réactions tuber- cliniques sont négatives.Quiconque refuse de se soumettre ou de soumettre ceux dont il a la garde ou la tutelle, aux prescriptions de la loi, quiconque en entravera l\u2019exécution, sera passible d\u2019une amende de 800 à 600 frs plus les frais et en cas de récidive d\u2019une amende de 600 à 1 200 frs et d\u2019un emprisonnement de 5 jours.Telles sont les mesures prises par le pays de Calmette et de Guérin, les inventeurs du 202 LETTRE DE FRANCE B.C.G., mesures qui seront appliquées à la lettre.Deux manifestations sur un autre plan, il est vrar, ont occupé aussi les esprits des médecins pendant ce dernier trimestre de l\u2019année 1952.De la première, le cent cinquantenaire de PInternat de Paris, je ne vous parlerai guère, puisque les journaux médicaux français ont reproduit intégralement les discours prononcés au cours des différentes cérémonies et que le docteur Roger Dufresne, ici même, a rappelé, en termes excellents, l\u2019esprit de cette manifestation.Parmi les discours prononcés, les plus précieux pour nous furent peut-être celui prononcé par le professeur Barré de Strasbourg qui au nom des anciens internes de Paris installés dans les villes de province, vint dire toute la reconnaissance que conservent les « Parisiens de Province » à l\u2019Internat de Paris et celui du professeur Cawadias, de Londres, qui, au nom des anciens internes installés à l'étranger, a montré l\u2019influence de l\u2019ancien interne.Dans quelque pays qu\u2019il soit, il crée un centre de rayonnement intellectuel et fait prévaloir les qualités de la médecine fran- caise.Que les jeunes médecins à leur sortie de l'Université s\u2019appellent soit « médecins résidents », soit chez vous comme chez nous, « internes », il est nécessaire qu\u2019un contact plus étroit se fasse entre les malades \u2018et les jeunes médecins.Ces années d\u2019études sont certainement parmi les plus fructueuses.En France, sans porter atteinte à l\u2019internat de Paris et des villes de Faculté, les étudiants en médecine sont astreints, au cours de leur sirième année d\u2019études, de faire un « stage interné ».Ils sont répartis dans les hôpitaux périphériques des villes de Faculté ou dans les hôpitaux des villes sans école de médecine et pendant une année ils deviendront les collaborateurs directs des médecins chefs de service et assureront un service de garde et d\u2019urgence.Ainsi tous les nouveaux docteurs en médecine L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 auront été au moins pendant une année en contact direct avec les malades et auront été à même de prendre des décisions thérapeutiques.La deuxième manifestation qui a retenu l\u2019attention des médecins français est l\u2019annonce de la naissance d\u2019une politique européenne de la santé, ce que l\u2019on a appelé le « Pool Blanc ».Au mois de septembre dernier, au conseil des ministres, M.Ribeyre, ministre de la santé, exposait le plan d\u2019une communauté européenne chargée de coordonner et de perfectionner la protection sanitaire et sociale des Etats \u2018européens.Cette communauté aura pour mission, par la mise en commun des ressources sanitaires, de contribuer au bien-être moral et physique des populations.Elle devra uniformiser certaines mesures et organiser un vaste échange de tous les moyens auxquels il est fait appel pour l\u2019amélioration de l\u2019état samitaire.Elle créera un marché commun, notamment des médicaments, du matériel médico-chrur- gical, des usines de produits pharmaceutiques, des ressources climatiques et thermales.Par les informations sanitaires et démographiques, les publications diffusées, les échanges de fonctionnaires, de praticiens, de professionnels des divers Etats, elle facilitera l\u2019action des gouvernements qui pourront créer en commun des organismes de recherche.Magnifique programme, généreuse idée, nouvelle espérance, telles furent les premières exclamations des médecins et encore ces réactions étaient-elles, au départ, beaucoup moins enthousiastes, beaucoup moins délirantes que celles des autres intéressés, les malades ou les futurs malades.Mais déjà des objections se précisent maintenant.Sans parler de celles des fabricants de produits pharmaceutiques qui pensent, avec quelques raisons, que leur industrie n\u2019est pas une industrie de matières premières comme le charbon et l\u2019acier, mais une industrie de transformations délicates et bien spéciales demandant, dans certains pays, à être protégée; les L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 médecins s\u2019interrogent, s\u2019inquiètent de savoir si leur liberté ne deviendra pas un vain mot et si la Haute Autorité, calquée sur celle du charbon et de l\u2019acier, ne prendra pas un jour des dispositions contraires à l\u2019exercice libéral LETTRE DE FRANCE 203 de notre art qui est la garantie d'une médecine de qualité, d\u2019une médecine humaine.Nous aurons certainement à reparler de tout cela.André PLICHET.MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 22 TRAITEMENT DES VAGINITES Roland SIMARD, Gynécologue à l'hôpital Les divers traitements que requièrent les vaginites, affections génitales fréquentes, donnent trop souvent des résultats plus ou moins satisfaisants pour ne pas dire médiocres.A quoi donc attribuer ces insuccès?D\u2019une part, à la difficulté d\u2019établir le diagnostic différentiel et, d\u2019autre part, à une thérapeutique non appropriée ou mal exécutée par les malades.Plusieurs consultent pour des malaises analogues à ceux que donnent les vaginites et l'examen démontre qu\u2019il n\u2019en existe pas.Le terme leucorrhée, c\u2019est-à-dire écoulement pathologique abondant et non exagération de sécrétions essentiellement physiologiques, doit être bien compris de tous; la patiente, souvent mal renseignée sur la physiologie de son sexe, peut tout particulièrement s\u2019y méprendre.La sécrétion des glandes mucipares du col, accentuée à l\u2019ovulation ou à la phase prémenstruelle, est une condition normale et non pathologique.Deux symptômes prédominent dans toutes les vaginites: la leucorrhée dissemblable, en qualité et en quantité, selon la variété et le prurit, plus ou moins intense en raison de la durée de la maladie; quelquefois, ce dernier seul est présent à la ménopause.Notre-Dame (Montréal).Pour parvenir à établir le diagnostic différentiel, difficile à poser, une bonne façon de procéder consiste à pratiquer un examen local minutieux, faire ensuite un prélèvement de sécrétions et l\u2019étudier au point de vue bactériologique.Il est impossible d\u2019établir une classification qui puisse répondre à toutes les variétés; la suivante se limite aux plus fréquentes: 1° infectieuses: aiguës ou primaires, chroniques ou secondaires; 2° parasitaires: à trichomonas ou à mycoses; 3° d\u2019ordre hormonal.Les formes infectieuses aiguës sont faciles à reconnaître par l\u2019histoire, les symptômes cliniques et l\u2019examen bactériologique.Le traitement est institué selon la variété microbienne en cause et, si la malade a reçu antérieurement des antibiotiques, l\u2019épreuve de sensibilité est indispensable.Localement, les douches à base de permanganate ou de dakin sont aussi nécessaires.Dans les formes chroniques, l\u2019infection peut être localisée plus haut sur le tractus génital; on peut soupçonner l\u2019endocervicite et l\u2019endométrite, lésions discrètes et parfois difficiles à mettre en évidence, ou encore la cervicite, 204 érosion ou ulcération, qui par contre se révèle de visu.Le traitement des endocervicites et des endométrites est d\u2019ordre général, tel que précédemment.Quant à la cervicite, au moindre doute d\u2019une lésion maligne, elle doit, avant tout, être biopsiée.Tout particulièrement fréquente chez les multipares, elle provoque une leucorrhée profuse qui souvent conduit à une vaginite secondaire.L\u2019électro-coagulation en est le traitement de choix s\u2019il n\u2019existe aucun signe d\u2019infection récente; autrement, il y a risque de déclencher une poussée inflammatoire pouvant se manifester par de la paramétrite, de la cellulite pelvienne ou, ce qui est plus grave, une salpingite aiguë.Dans l'incertitude, il est préférable de la remettre à plus tard et de remédier immédiatement à l\u2019infection par un traitement préventif aux antibiotiques.Au niveau de l\u2019orifice externe du col, il faut aussi éviter la cautérisation qui souvent donne naissance à une sténose cicatricielle définitive qui entraîne, par la suite une dysménorrhée acquise ou une dystocie importante.Dans les formes parasitaires, le caractère des sécrétions, l\u2019état de la muqueuse et le frottis vaginal établissent le diagnostic différentiel.La vaginite à trichomonas se révèle par une leucorrhée qui sent le moisi, intense, fluide et verdâtre.La muqueuse est piquetée de points hémorragiques d\u2019aspect framboisé, caractère pathognomique de la lésion.Une toilette soignée des muqueuses est recommandée ainsi que des douches acides suivies d\u2019insufflations de poudre et d\u2019applications de suppositoires.L\u2019excés de douches est cependant & surveiller car ce protozaire se développe très rapidement en milieu humide et alcalin.SIMARD: TRAITEMENT DES VAGINITES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 La vaginite à mycoses (monilia albicans, le plus souvent en cause), diffère beaucoup de la précédente.La muqueuse est homogène et habituellement de coloration rouge vin.Les sécrétions sont grisâtres, ont la forme de grumeaux agglomérés et adhèrent à la muqueuse.Les douches acides et les badigeonnages à base de matière colorante du type violet de gentiane donnent satisfaction.Notons que dans ces deux variétés parasitaires, il peut exister un foyer oculte à l\u2019urètre, aux glandes de Skene et même au canal cervical.Ce sont là des endroits à surveiller car, à l\u2019époque de la menstruation, on peut assister à une récidive, et c\u2019est le point délicat du traitement.De plus, la condition du PH vaginal est de première importance; il est normalement acide et varie de 3.8 à 44.Survenant une infection, il devient alcalin et rend le milieu vaginal favorable au développement de ces micro-organismes.Dans ces cas un principe, basé sur la physiologie, demande d\u2019acidifier fortement le vagin.La vaginite d\u2019origine hormonale se reconnaît par le poli et le vernis de la muqueuse qui est moins ou pas influencée par l\u2019action physiologique des œstrogènes.C\u2019est un fait reconnu qu\u2019il existe un cycle vaginal bien déterminé d\u2019ailleurs par l\u2019étude du frottis, méthode qui évalue le degré de réceptivité d\u2019une muqueuse normale et exempte d\u2019infections, obstacles à la réceptivité.En vertu de ce principe, avant la puberté et à la ménopause, une muqueuse atrophique qui n\u2019a aucun pouvoir de réceptivité est beaucoup plus sensible à l\u2019infection.L'application locale d\u2019ovules a base d\u2019cestro- gènes est conseillée pour augmenter la défense locale et faciliter la guérison.Je passe sous silence bien d\u2019autres vaginites secondaires à des troubles divers qu\u2019il faut d\u2019abord étudier avant d\u2019instituer le traitement approprié. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE H.C.PLATTNER.\u2014 Le potassium dans l'acidose et le coma diabétique.\u2018Gazette Médicale de France\u201d, 59: 879 (juillet) 1952.L\u2019hyperkaliémie est habituelle dans l\u2019acidose et le coma diabétique non traités.La mobilisation du potassium cellulaire dans le liquide extracellulaire a lieu pour neutraliser l\u2019acidose, elle est la conséquence d\u2019une altération de la membrane cellulaire par l\u2019anoxémie ou d\u2019une altération des protéines.L\u2019hémo- concentration diminue la fonction rénale et favorise l\u2019augmentation du potassium sérique.Dès que le traitement du coma diabétique par l\u2019insuline et les sérums physiologiques est amorcé, le potassium sérique baisse progressivement et produit, parfois cliniquement, de la faiblesse musculaire, de l\u2019hypotonie, des parésies pouvant aller jusqu\u2019à la paralysie flasque et provoquer une respiration agonique et la mort.Cette hypopotassémie est la conséquence: 1.d\u2019une perte de potassium pour lutter contre l\u2019acidose; 2.d\u2019un effet de l'insuline qui favorise la glycogénèse, laquelle exige du potassium; 3.d\u2019une synthèse des protéines qui requièrent du potassium; 4.d\u2019une hémodilu- tion par les sérums, et 5.d\u2019une addition de sérum glucosé quand il est exigé.Il faut corriger l\u2019hypopotassémie par une alimentation précoce et, si elle ne peut être tolérée, par des sels de potassium ou des injections de potassium.2 + 2 + Les morts subites, à la fin des comas diabétiques qui s\u2019étaient améliorés, sont souvent dus à une déficience en potassium.Rosario ROBILLARD.Richard G.HODGES.\u2014 Epidémiologie des maladies des voies respiratoires supérieures.(Epidemiology of upper respiratoiy tract diseases.) \"J.A.M.A.\u201d, 147: 1335 (1 décembre) 1951.Il faut inclure dans le terme de maladies du tractus respiratoire supérieur des maladies qui ont aussi des répercussions sur le tractus respiratoire inférieur.L'auteur a observé un groupe de familles normales.Sur 1 040 attaques de ces maladies, moins de 3 pour cent avaient une étiologie définie; et l\u2019auteur considère la politique de traiter les symptômes respiratoires par les antibiotiques ou les sulfa- midés comme une perte absolument inutile des médicaments administrés et ce dans la proportion de 95 pour cent.La pierre d\u2019achoppement à la compréhension de ces maladies est l'incapacité où nous sommes de les classer étiologiquement.Il ressort de la présente observation que l\u2019immunité naturelle est évidemment de courte durée car l\u2019incidence constante de six attaques par personne par année ne serait pas un fait.D\u2019où l\u2019immunité artificielle n\u2019est pas praticable.Les 6 attaques seraient probablement dues à un agent différent qui confère une immunité homologue relativement efficace.Les chances d\u2019immunisation sont plutôt restreintes comme, par exemple, dans les attaques de rhume.On reconnaît deux facteurs comme cause de la plus grande incidence de ces maladies durant l\u2019automne: la plus grande sensisibilité de la population et le rassemblement de la population dans les espaces fermés.La voie de transmission de ces maladies est l\u2019air, mais ce n\u2019est pas là toute l\u2019explica- 206 tion.Les agents infectieux ne circuleraient pas uniformément dans l\u2019atmosphère des espaces fermés.Les jeunes enfants se contaminent plus facilement l\u2019un par l\u2019autre que par un enfant plus vieux ou par un adulte.Les mères sont plus facilement infectées par leurs enfants que les pères.L\u2019âge est spécifique.La seconde année de la vie paraît la plus sensible, après quoi la résistance s\u2019accroît.Le progrès dans l\u2019éradication de ces maladies repose: 1.Sur l'isolement des agents infectieux en cause, afin de les étudier.92.Sur la détermination exacte du mode de transmission.3.Sur la compréhension de l\u2019effet salutaire de l\u2019âge.Julien LAMBERT.Jean ALBERT-WEILL.\u2014 Considérations sur \u201cla spécificité du terrain\u201d et les \u201cinfections conditionnées\u201d\u2019.\u2018\u2019Bull.de l'Académie Nat.de Médecine\u201d, 136: 307 (20 mai) 1952.Dès 1948, l\u2019auteur insistait sur le rôle capital joué par les lésions et par les altérations tissulaires (points d\u2019appel) comme facteur pathogène à actions éloignées toxiques, allergisantes ou déchaînantes.Les altérations tissulaires libérant l\u2019histamine et la tyramine, peuvent favoriser des accidents allergiques à distance.Parfois, une simple injection d\u2019eau distillée, disons chez un typhique, peut provoquer un abcès, pouvant contenir des bacilles d\u2019Eberth.D\u2019autres fois, une simple mortification tissulaire peut favoriser l\u2019exaltation de la virulence bactérienne.En général, on peut dire que, dans de nombreuses maladies secondaires à des bactéries, la lésion des tissus est aussi importante que le microbe.Le germe pathogène fait un avec les lésions histo-pathologiques.Aussi les tissus lésés deviennent-ils de véritables corps étrangers dans l\u2019organisme, ces corps étrangers libérant des produits toxiques allergisants ou déchaînants.ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 La médecine est une comme est un l\u2019organisme humain.C\u2019est cette opinion qui est mise en valeur par ce travail intéressant.Paul-Reré ARCHAMBAULT.M.S.SEGAL et J.A.HERSCHFUS.\u2014 L'ACTH intraveineuse dans le traitement de l'asthme bronchique.(Intraveinous ACTH Therapy in the Treatment of Bronchial Asthma.) \"Diseases of Chest\u201d, 20: 575 (déc.) L\u2019emploi de TACTH intraveineuse s\u2019est montrée efficace dans le traitement de l\u2019asthme bronchique.On la donne à la dose de 1/5 ou 1/8 de celle que l\u2019on emploie par la voie intramusculaire.La dose totale a varié entre 10 millig.à 210 millig.échelonnée sur une période d\u2019un à neuf jours.Les auteurs ont dû prendre la voie intraveineuse parce que la voie intramusculaire s\u2019était montrée inefficace.Pour combattre les troubles bronchiques, il est bon de donner, en plus, des antibiotiques.Ainsi on combat la résistance que peut donner à I'infection la présence de ACTH dans l\u2019organisme.Enfin, il n\u2019y eut aucun échec chez les dix malades ainsi traités.Sept ont profité d\u2019une excellente amélioration tandis que les trois autres n\u2019ont eu qu\u2019un soulagement partiel., Tl paraît évident que l\u2019'ACTH peut parfois s\u2019ajouter à la thérapeutique antiasthmatique.Paul-René ARCHAMBAULT.PHTISIOLOGIE H.BOUCHER.\u2014 Primo-infection tuberculeuse dans l'armée et endoscopie bronchique.(A propos de 100 observations recueillies dans l'armée.) \"Revue de la Tuberculose\u201d, 15: 712 (mai) 1951.On a pratiqué une bronchoscopie de routine chez 100 cas de tuberculose primaire survenue chez de jeunes recrues de l\u2019armée française.On n\u2019a noté aucune réaction fâcheuse chez aucun des patients.A la phase préallergique ou au moment de la conversion tuberculinique, l\u2019image bronchoscopique était normale chez L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 26 sujets.Chez quatre autres, la bronchoscopie a démontré une bronchite généralisée, tandis que neuf autres avaient une bronchite localisée, et un dernier avait un foyer bronchique primaire.Parmi tous ces malades, on a constaté, chez 29, une tortion ou une compression des bronches.Chez 30 pour cent des cas, il y avait une fistule bronchique secondaire à une adénopathie tuberculeuse.L\u2019auteur apporte des considérations sur le diagnostic, la pathogénie et le traitement des atteintes bronchiques au cours de la primo- infection.Il est certain que c\u2019est la bronchoscopie qui peut nous faire constater au maximum les modifications bronchiques caractéristiques.Mais il faut réserver l\u2019endoscopie aux patients qui donnent des signes cliniques et radiologiques évocateurs d\u2019une atteinte bronchique.C\u2019est la vaccination au BCG qui favorise le plus la prophylaxie de la primo- infection.Telle sont les conclusions de l\u2019auteur.Paul-René ARCHAMBAULT.J.R.EDGE.\u2014 Tuberculose pulmonaire et grossesse.(Pulmonary Tuberculosis and Pregnancy.) \"British Medical Journal\u201d, 4763: 845 (19 avril) 1952.Il y a quelque vingt ans, on considérait la grossesse favorable à l\u2019éclosion de la tuberculose pulmonaire.Les opinions ont bien changé.L\u2019auteur a fait son étude sur un groupe de 462 personnes tuberculeuses durant une moyenne de cinq ans, ayant en vue l'influence que peut avoir la grossesse sur la tuberculose pulmonaire.Cinquante-quatre grossesses ont été menées à terme chez 47 patientes; elles ont été surveillées durant au moins un an après leur accouchement.Vingt grossesses ont été interrompues artificiellement chez 18 autres patientes.Les patientes qui ont eu des grossesses menées à terme ou interrompues ont été divisées les unes et les autres en deux groupes.Or dans chacun de ces groupes les résultats ne diffèrent habituellement pas.ANALYSES 207 Parmi les malades avec cavernes ouvertes persistant malgré le traitement, 7 menèrent leur grossesse à terme tandis que les autres virent leur état s\u2019aggraver.Chez 5, dont les grossesses furent interrompues, 4 s\u2019aggravèrent ultérieurement.Le taux des naissances parmi ces malades est nécessairement faible, soit le quart.En somme ,ces faits nous font croire que la grossesse ne semble pas avoir d\u2019effets dramatiques sur le cours de la tuberculose pulmonaire.Il serait intéressant de savoir si ces faits concordent avec ceux constatés au Canada, en particulier, dans la province de Québec.Paul-René ARCHAMBAULT.CHIRURGIE Paul C.SAMSON.\u2014 Orientations de la chirurgie tuberculeuse.(Trends in T.B.Surgery.) \u2018Bull.Nat.Tuberc.Assoc.\u201d, 38: 75 (mai) 1952.Depuis dix ans, la chirurgie de la tuberculose a manifesté une hardiesse de plus en plus accrue par des opérations plus extensives et elle se caractérise par un usage plus fréquent d\u2019opérations combinées.La chirurgie majeure est devenue plus sûre à la suite des progrès de l\u2019anesthésie, des techniques chirurgicales et des soins pré et postopératoires.L'usage des antibiotiques et, plus récemment, des nouveaux médicaments antituberculeux spécifiques pendant le stade chirurgical, contribue grandement à prévenir des infections tuberculeuses postopératoires, si les bacilles de Koch sont sensibles à ces médicaments.Etant donné que les bacilles peuvent devenir résistants s\u2019ils sont prescrits à temps et à contre-temps, leur administration devrait être sérieusement étudiée surtout si l\u2019on envisage un traitement chirurgical futur.La thoracoplastie moderne de type standard demeure encore l'intervention standard pour obtenir le collapsus permanent d\u2019un poumon.Le nombre des thoracoplasties n\u2019a pas diminué comme dans le cas d\u2019autres traitements qui sont moins souvent employés tels le pneu- 208 ANALYSES mothorax, la paralysie du phrénique et le plombage à la paraffine.D\u2019autres traitements sont aujourd'hui préconisés plus souvent qu\u2019ils ne l'étaient: pneumopéritoine, pneumothorax extra-pleural, lobectomie, pneumonectomie et décortication.Quant aux interventions extra-pleurales, l\u2019espace extra-pleural apical créé chirurgica- lement fut comblé soit par de la paraffine, soit par des billes en plastique ou bien cette poche fut maintenue par des insufflations hebdomadaires d\u2019air (pneumothorax extra-pleural).Cette opération présente des avantages reconnus surtout quand on considère une col- lapsothérapie bilatérale.Le principal inconvénient vient du fait que très peu de patients présentent une indication d\u2019intervention extra-pleurale.La résection pulmonaire est devenue de plus en plus populaire.Depuis quatre ans surtout, les résultats immédiats sont grandement améliorés.On réalise néanmoins que toute tuberculose ne peut pas être extirpée chirurgicalement; on doit préconiser une période de cure d\u2019au moins six mois après ces interventions et une surveillance médicale sérieuse indéfinie doit être recommandée.Le taux de mortalité demeure plus élevé pour la résection pulmonaire, surtout la pneumo- nectomie, que pour la thoracoplastie.Au sujet de nouvelles techniques de résection, il faut mentionner le dernier dada vulgarisé récemment dans la presse non médicale; il s\u2019agit de la résection «en coin» (wedge) de plusieurs foyers tuberculeux encapsulés dans un ou dans les deux poumons, après un traitement continu à la streptomycine et au P.A.S.pendant un ou deux ans.Cette résection est préconisée dans le but de prévenir l\u2019extension de la tuberculose à partir de quelques-uns de ces anciens foyers apparemment fibrosés.Un pneumothorax entretenu longtemps et un épanchement pleural causant, le plus souvent, la formation d\u2019une grosse membrane qui enfreint l\u2019expansion du poumon et nuit à la fonction respiratoire.Par une décortication, on enlève le tissu cicatriciel épais de L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 façon à permettre au poumon de fermer l\u2019espace pleural en comblant l\u2019hémithorax.Cette opération, redécouverte durant la seconde guerre mondiale, mais vieille de 60 ans, donne d\u2019excellents résultats souvent, mais elle ne peut être pratiquée dans tous les cas d\u2019inex- pansion pulmonaire, surtout s\u2019il existe beaucoup de tissus cicatriciels dans le poumon.Aujourd\u2019hui, on tend beaucoup à pratiquer une résection pulmonaire, une thoracoplastie et une décortication, en un seul temps.En résumé, le rapporteur insiste sur le fait qu\u2019il n\u2019y a rien de stable dans l\u2019orientation actuelle.Les concepts du traitement de la tuberculose et le rôle de la chirurgie sont continuellement revisés et modifiés selon la découverte de nouveaux médicaments, la venue de nouvelles idées et l\u2019amélioration des techniques chirurgicales.B.G.BEGIN.Hugh E.STEPHENSON, Jr., Stanley GROSS, Stephen L.GUHPORT et Herbert Willy MEYER.\u2014 Le fibro-adénôme intracanali- culaire géant du sein.(Cystosarcoma Phyllodes of the Breast.) \"Annals of Surgery\u2019, 136: 856 (novembre) 1952.La tumeur en question, qui porte environ 45 synonymes dont celui de « fibroadénome intracanaliculaire géant» et « fibroadénome myxomateux géant», comprend des formes bénignes de fibroadénome et des formes malignes de fibrosarcome.C\u2019est une tumeur rare chez la femme et infiniment plus rare chez l'homme.On la retrouve plus fréquemment au cours de la quarantaine bien qu\u2019on relate des cas survenus chez des personnes de quatorze et soixante- dix-huit ans.Cette tumeur ne semble pas être la conséquence de la menstruation, de la grossesse, de la lactation ou d\u2019un traumatisme.Il semble que son apparition soit toujours précédée par la présence dans le sein d\u2019une petite tumeur, asymptomatique depuis plusieurs années, et qui prend soudainement du volume.Les principales caractéristiques de la tumeur sont les suivantes: pr - L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 1.Le volume énorme qu\u2019elle peut atteindre (jusqu\u2019à 35 livres) ; 2.Une tendance à la récidive locale ou à la métastase par voie sanguine; 3.Une vascularité remarquable et une tendance à l\u2019ulcération.Du point de vue de l'anatomie pathologique, cette tumeur est ordinairement lobulée et bien encapsulée, présentant souvent des formations kystiques.Elle est formée de tissu épithélial formant des canaux et de tissu conjonctif qui acquiert parfois une apparence gelatineuse.La thérapeutique de choix semble être la mastectomie simple qui s\u2019accompagnera de l\u2019exérèse des pectoraux et des ganglions seu- glions seulement si la tumeur est fixé aux tissus adjacents.Les rayons X n\u2019ont pas ici de valeur curative.Lise FORTIER.GYNECOLOGIE John H.OLWIN, C.C.DRAA et Hugo C.BAUM.\u2014 La possibilité du rôle de l'hyper- héparinémie dans la stérilité humaine.(The possible role of hyperheparinemia in human sterility.) \"American Journal of Obstetrics and Gynecology\u201d, 64: 914 (oct.) 1952.Les auteurs croient que l\u2019hyperhéparinémie pourrait expliquer certains cas de stérilité et de ménorragies.En effet, l\u2019héparine exerce une action inhibitrice sur la division cellulaire des œufs fécondés en empêchant le processus de mitotic gelation.De même, l\u2019héparine empêche la division des cellules au sein des cultures tissulaires.Par ailleurs, il a été démontré que, dans certains cas de ménorragies, il y a une hyperhéparinémie concomitante.Ces hémorragies sont souvent arrêtées par l\u2019injection de protamine, une substance qui s\u2019unit à l\u2019héparine pour former un composé sans action anticoagulante.Les auteurs rapportent le cas d\u2019une femme de 26 ans qui, après la naissance d\u2019un premier enfant en 1946, fit un accouchement prématuré à six mois et demi, en 1947.Par la suite, jusqu\u2019en 1949, ses règles furent plus ANALYSES 209 abondantes, durant trois fois leur temps normal et parfois plus.La patiente souffrait aussi de métrorragies et de stérilité.A la suite d\u2019injections de protamine, les hémorragies cessérent et la patient devint immédiatement enceinte.Elle accoucha normalement en juin 1950.En août de la même année, les hémorragies reprirent et la patiente montrait une hyperhéparinémie à 0,2 mg.de protamine (normal: 0,12 mg.).L\u2019injection de protamine tarissait momentanément les pertes de sang mais l\u2019hyperhéparinémie réapparaissait toujours.La patiente fut hystérectomisée et l\u2019hyperhéparinémie disparut.La période de stérilité prolongée après un accouchement prématuré, la prolongation de la durée des règles et la conception immédiatement après la neutralisation de l\u2019hyperhé- parinémie par injection de protamine, font croire à une relation de cause à effet entre hyperhéparinémie, stérilité et hémorragies utérine.Le retour à la normale de l\u2019hépari- némie après hystérectomie fait soupconner l\u2019utérus de jouer un rôle dans ce trouble sanguin.Lise FORTIER.OBSTETRIQUE Samuel LUBIN, Richard WALTMAN, Leslie TISDALL et Samuel R.M.REYNOLDS.\u2014 Une évaluation de l'usage de la pituitrine par voie intraveineuse.(An Evaluation of Intraveinous Pituitrin.) \"American Journal of Obstetrics and Gynecology\", 64: 248 (août) 1952.Les auteurs, tout en condamnant l\u2019emploi de la pituitrine par voie sous-cutanée parce que ses effets sont trop imprévisibles et inconstants, recommandent l\u2019emploi de la pi- tuitrine par voie intraveineuse à dose de 30 gouttes à la minute d\u2019une solution de 115 à 2 minimes de puituitrine dans 500 ce.de sérum glucosé à 5 pour cent.Toutefois, les auteurs mettent les médecins en garde contre l\u2019emploi de ce médicament par des mains inexpérimentées et posent comme conditions préalables la rupture des membranes et l\u2019effacement si non la dilatation du col. 210 L\u2019effet du médicament est de produire des contractions plus marquées au fundus utérin, plus fortes et plus fréquentes.Il réduit au minimum les applications de forceps au détroit moyen et, d\u2019après les auteurs, a fait décroître sensiblement le taux de mortalité fœtale et néonatale.L\u2019emploi de la pituitrine intraveineuse est indiqué: 1.S'il y a retard du travail: a) i.e.si le travail dure depuis dix-huit heures chez une primipare et 12 heures chez une multipare; b) après 30 minutes sans progrès au cours de la deuxième phase du travail.2.Pour amorcer le travail chez les patientes à terme qui ne présentent pas de contraction bien que la poche des eaux soit rompue.3.Dans les disproportions céphalo-pelvien- nes peu marquées.Toutefois si, malgré la pituitrine et la rupture de la poche des eaux, il n\u2019y à pas de progrès après deux heures, il faut procéder à la césarienne.4.Dans les cas de présentation du siège quand le fœtus est de volume moyen.5.Dans les cas de grossesse gémellaire sans présentation anormale et sans distension exagérée de l\u2019utérus.6.Dans certains cas de placenta praevia marginal ou de décollement placentaire prématuré.7.Dans certains cas de souffrance du fœtus ou si l\u2019enfant est gros.Parmi les contre-indications à l\u2019emploi de la pituitrine, il faut noter les césariennes antérieures, les grandes multiparités et l\u2019épuisement maternel.Lise FORTIER.ANATOMIE PATHOLOGIQUE C.V.HARRISON.\u2014 Maladie de Hodgkin ou paragranulose hodgkinien.(Benign Hodgkin's Disease.Hodgkin's Paragranul- oma.) \"The Journ.of Path.and Bact.\u201d, 64: 513 (juillet) 1952.L\u2019auteur rapporte six cas de paragranulome de Hodgkin qui possédent en commun une évolution clinique particuliére et une figure ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 histologique spéciale et distincte du granulome vrai de Hodgkin.L\u2019âge des malades s\u2019établit entre 12 et 34 ans.Sur les six cas, l\u2019un évolue depuis un an, l\u2019autre depuis sept ans, le troisième depuis huit ans et les trois autres depuis douze ans.Comme autres caractères cliniques, on note que l\u2019hyperplasie ganglionnaire est habituellement régionale et qu\u2019elle persiste ou récidive longtemps malgré la radiothérapie sans toutefois entraîner la mort.La figure histologique de ces ganglions est assez caractéristique: il existe une hyperplasie lymphocytaire diffuse qui masque l\u2019architecture normale du ganglion et.à travers ces lymphocytes, on note, en plus ou moins grand nombre, des cellules de Steinberg caractéristiques dont quelques-unes sont en mitose.Cette image se distingue du granulome de Hodgkin classique par l\u2019absence de pléiomor- phisme cellulaire.L\u2019auteur, bien que prudent dans cet avancé, pense qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une entité qu\u2019il faut distinguer du granulome de Hodgkin.S.LAUZÉ.ANESTHESIE John D.FULLER.\u2014 L'emploi d\u2019une suspension à absorption lente de chlorure de d-tubocurarine dans les lésions traumati- tiques.(Use of slowly absorbeb suspension of d-tubocurarine chloride in traumatic injury.) \"J.A.M.A\u201d, 143: 789 (1 juillet) 1950.Les blessures traumatiques, méme sans gravité, provoquent souvent des spasmes musculaires qui sont trés incommodants pour le patient.Le peu d\u2019efficacité et la courte durée de l\u2019effet des narcotiques sont connus de tous les médecins qui ont eu à traiter de grands contusionnés.Les anesthésistes ont employé, depuis longtemps, une solution aqueuse de curare pour obtenir le relâchement musculaire au cours des interventions, mais les variations individuelles de l\u2019effet du médicament, sa brièveté d\u2019action et la surveillance constante que nécessite ces patients n\u2019ont pas permis d\u2019en L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 généraliser l\u2019usage en traumatologie.Ces inconvénients ont été évités depuis qu\u2019on a réussi à préparer l\u2019alcaloïde très purifié dans une base à absorption lente, constante et suffisante pour obtenir un effet thérapeutique prolongé.Le produit est présenté sur le marché dans une suspension de cire blanche et d'huile d\u2019arachide contenant 25 mg.de chlorure de d-tubocurarine par ce.L'effet sédatif se produit environ 40 minutes après l'injection et l\u2019efficacité persiste pendant 12 à 24 heures et parfois même plus longtemps.L\u2019injection intramusculaire est exempte de douleur et de réaction allergique.Sur les 24 cas consécutifs observés, l\u2019usage de la codéine, de la morphine et des autres sédatifs a été complètement supprimé et les résultats ont été excellents sans affaissement de l\u2019activité des patients.La dose thérapeutique efficace est de 1,25 cc.par 70 kilos de poids, de la suspension contenant 25 mg.par ce.De nombreuses observations cliniques sont rapportées portant principalement sur des cas de fracture de la colonne vertébrale, des fractures de l\u2019humérus, des entorses sacro-iliaques ANALYSES 211 et lombaires, des fractures de côtes, des torticolis, ete.Dans tous les cas cités, l\u2019efficacité du médicament a été constante et de longue durée.Les conclusions suivantes sont tirées: 1.La douleur des traumatismes aigus, provoquée par les spasmes musculaires peut être suffisamment apaisée par l\u2019effet du curare sans utiliser de narcotique.2.On peut obtenir une préparation pure de l\u2019alcaloïde de d-tubocurarine dont l\u2019absorption lente et régulière en permet l\u2019utilisation avec beaucoup de sûreté même chez les patients non hospitalisés.3.La dose préconisée permet un effet clinique constant et parfaitement contrôlé.4.On prévoit que ce médicament sera d\u2019un secours précieux pour les médecins praticiens et les chirurgiens qui ont à traiter des blessés où le spasme musculaire est la principale cause de la douleur.Cette médication apportera sûrement un soulagement plus efficace et plus prolongé que celui que l\u2019on obtient généralement avec la morphine et ses dérivés.Eug.ALLARD. SOCIÉTÉS \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 18 novembre 1952 Tenue à l'hôpital Notre-Dame Présidence de M.Paul Robert Etudes sur la résistance au froid: résultats personnels.M.L.-P.DUGAL Ce travail de recherches en cours à l\u2019Université Laval de Québec fut présenté par le professeur L.-P.Dugal, de la Faculté de médecine de cette université.Au moyen de transparents illustrant cette causerie et prouvant les résultats obtenus en laboratoire, le conférencier fait part à l\u2019audience du processus physiologique de l\u2019adaptation d\u2019un organisme au froid.Il avance que l\u2019acide ascorbique est le facteur le plus important qui permet à un système de survivre, voire même de profiter, tout en étant soumis à des températures bien inférieures à celles d\u2019un milieu relativement stable.Ce facteur de l\u2019adjonction de l\u2019acide ascorbique aux organismes qui doivent être transportés dans une\u2019 température au voisinage de 3 degrés centigrades et même plus bas, n\u2019agira que s\u2019il est donné, et ceci est très important, au cours de l\u2019adaptation de l\u2019animal ou de individu à des températures plus basses.En d\u2019autres termes, ce n\u2019est plus l\u2019acide ascorbique seule qui permettra l\u2019adaptation aux basses températures, mais bien le fait que l\u2019on donnera simultanément cette substance aux individus en train de s\u2019endurcir au froid, en train d\u2019apprendre à vivre, à profiter vhysiquement, dans des conditions climatériques telles que la survie est peu probable.On a remarqué que des animaux de laboratoire entraînés progressivement à vivre sous des températurres voisines de zéro centigrade et à qui on donnait 325 mg.d\u2019acide ascorbique n\u2019ont présenté qu\u2019une fois des engelures de leur queue, tandis que le groupe témoin non entraîné, mais recevant une même dose d\u2019acide ascorbique, ont tous eu des engelures de leurs membres, ainsi que de leur queue.D\u2019après le rapporteur, des résultats identiques furent cbtenus chez des humains lors d\u2019une série d\u2019expérience en chambre froide.Ictère hémolytique congénital et ictère hémolytique acquis.M.Jacques OLIVIER Le docteur Jacques Olivier, le rapporteur de ce deuxième papier, nous fait part de deux observations personnelles ayant trait à l\u2019ictère hémolytique congénital et acquis.Il projette sur l\u2019éeran de nombreux transparents illustrant ce travail et il nous montre même les antécédents d\u2019un cas dont les tares génétiques remontaient jusqu\u2019au grand-père.Il étudia devant nous les aspects étiologiques, la pathologie et le traitement de ces deux affections.Pour terminer cette soirée, la Société avait cru bon de présenter à ses auditeurs un film de l\u2019Office National du Film, intitulé « Terre de Caïn ».Cette pellicule nous transporte sur la Côte Nord de la Province et plus précisément sur cette bande de terre qu\u2019il est convenu d\u2019appeler Territoire de Mingan, où nous voyons les travaux en cours pour défricher et industria- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 liser cette région sauvage.La soirée se termine à 11.15 heures, sans qu\u2019il y ait eu d\u2019avis de motion, ou d\u2019affaires nouvelles à rapporter.*% * * Séance du 2 décembre 1952 Tenue à l'Hôpital Général de Verdun Présidence de M.Paul Robert Diagnostic différentiel des lombalgies.J.-M.BEAUREGARD et A.BERNARD Ce travail, présenté par les docteurs J.-M.Beauregard et A.Bernard, et très bien illustré par des transparents, nous montra les multiples causes des lombalgies.C\u2019est ainsi qu'il démontra la participation des différents systèmes et organes comme facteur pouvant dé- clancher les douleurs du dos, les lombalgies.Chacun de ces facteurs fut brièvement étudié et son rôle étiologique précisé.L\u2019auditoire sembla goûter cette excellente revue générale et le conférencier fut félicité pour l\u2019habile présentation de son travail.L'emploi et l'abus de l'hormonothérapie en gynécologie.Gérard GAUTHIER Le docteur Gérard Gauthier, gynécologue de l\u2019Hôpital Général de Verdun, vient ensuite nous entretenir sur l\u2019hormonothérapie en gynécologie et nous prévient sur son emploi non justifié, de même qu\u2019il nous fait part des résultats heureux lorsqu\u2019elle est employée judicieusement.En résumé, dit le rapporteur, lorsqu\u2019on emploie les hormones en gynécologie, pensons à l\u2019inter-dépendance des glandes à sécrétions internes et essayons le plus possible à imiter le cycle ovarien normal.Vomissements à allure grave chez le nouveau-né.J.-P.BOMBARDIER et Ronald DUPUIS Le point de vue médical de cette présentation fut faite par le docteur J.-P.Bombardier, SOCIÉTÉS 213 pédiatre, qui nous expliqua brièvement la physiologie digestive des nourrissons, de même que les facteurs étiologiques en cause lorsque la maladie se déclare.Le traitement médical de certains cas nous fut transmis et le rapporteur laissa le docteur Ronald Dupuis nous parler du point de vue chirurgical.C\u2019est ici qu\u2019une série de transparents nous situa sur les causes des vomissements des nouveau-nés.Les anomalies de position de l\u2019æsophage, les hypertrophies pyloriques et les imperforations anales furent toutes présentées et leur approche chirurgicale démontrée.Cette présentation fit voir, une fois de plus, les avantages du travail d\u2019équipe.Les varices de la grossesse.Maurice GERVAIS Le rapporteur nous fait part de ses connaissances dans le traitement des varices de la femme enceinte.Il repasse le physiologie vasculaire, sa dépendance hormonale possible, de même que les facteurs physiques pouvant influencer l\u2019apparition de même que la présence des varices chez les parturientes.Le traitement semble être exclusivement sclérosant, quoique associé à des mesures adjacentes, telles le port de bas élastiques, le repos du membre, etc.Il est à noter, dit le docteur Gervais, que beaucoup de ces varices disparaîtront dans les mois qui suivent l\u2019accouchement.Avantages et désavantages de l'anesthésie intratrachéale.Roger LUSSIER Le docteur Roger Lussier, anesthésiste, nous rappelle succinctement les débuts de l\u2019anesthésiologie et les facteurs qui ont aidé à donner à cette science la précision qu\u2019on lui connaît aujourd\u2019hui.Il expliqua en détail la technique de l\u2019anesthésie intratrachéale, ses avantages et ses désavantages.Il appert que c\u2019est là une technique de choix qui vaut la peine d\u2019être employée plus couramment, à cause de l\u2019excellence de ses résultats, lesquels priment sur ses contre-indications. 214 Réunion spéciale du 9 décembre 1952 Tenue à l'Hôtel-DBieu de Montréal Présidence de M.Robert \"La société devant les progrès des sciences biologiques et la profession médicale\u201d.Prof.Joseph FOLLIET Ce travail fut présenté par M.Joseph Folliet, professeur de sociologie aux Facultés Catholiques de Lyon et secrétaire des Semaines Sociales de France.Le conférencier nous a fait part de ses inquiétudes devant l\u2019assaut des progrès scientifiques contre la société en général.Celle-ci, dit-il, devra dans l\u2019avenir évoluer parallèlement à ces progrès et accepter de vivre d\u2019une façon telle qu\u2019aujourd\u2019hui nul n\u2019oserait préconiser.Il avertit l\u2019auditoire d\u2019être prêt à préparer les individus à ces changements, car, dit-il, soyez assurés que vous, de la présente génération, assisterez à cette évolution de la pensée humaine avec tout ce que cela comporte de changements de mode de vie et de coutumes.Le conférencier nous démontre, par plusieurs exemples actuels, la véracité des faits qu\u2019il avance.Après avoir parlé durant une heure et demie, l\u2019auditoire souligna son appréciation de cette très intéressante causerie par des applaudissements répétés.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON.RÉUNION SCIENTIFIQUE DU BUREAU MÉDICAL DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME Séance du 27 novembre 1952 Présidence de M.Raymond Simard Indications de l'insufflation tubaire comme agent thérapeutique dans certains cas de stérilite.Roland SIMARD L\u2019hystéro-salpingographie, examen de choix, doit être pratiquée dans tous les cas.Cet SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 examen radiologique nous permet d\u2019induire un pronostic, plus ou moins favorable, et d\u2019instituer le traitement approprié.Au point de vue diagnostic, l\u2019insufflation tubaire a beaucoup moins de valeur; par contre, elle peut être un agent thérapeutique efficace dans certains cas où la lésion siège au pavillon.À l\u2019appui de cet énoncé, voici l\u2019histoire de deux malades.Premier cas.Madame C.V., 29 ans, mariée depuis 10 ans.Cycle régulier de 26 jours.Aucun trouble gynécologique.Traitée pour stérilité pendant neuf ans.Antécédents: oreillons.Examen général, le 21 janvier 1952: aucune lésion organique décelable par l\u2019examen physique.Biopsie de l\u2019endomètre, le ler mars 1952: (résumé) « muqueuse utérine dont les glandes contiennent des indices de sécrétion ».Hystéro-salpingographie, le 2 avril 1952 (résumé): «utérus en antéversion, non déformé, de dimensions normales.Les trompes sont parfaitement injectées et l\u2019extrémité de la trompe gauche est dilatée.« À droite, la lumière tubaire est irrégulière et imperméable.» Conclusions: 1.Imperméabilité tubaire bilatérale.2.Salpingite bilatérale et hydro- salpinx gauche.Traitement: Stilboestrol, 0,3 mg.tous les jours.Insufflation le 12 mai 1952 : pression maximum, 160 à 170 millimètres.Aucun résultat.Insufflation le 6 juin 1952: pression maximum, 180 à 190.Malade accuse de la douleur abdominale irradiée à l\u2019omoplate, indice de diffusion péritonéale.Evolution: la grossesse est, par la suite, confirmée.Deuxième cas.Madame L.L., 26 ans, mariée depuis 8 ans.Cycle de 28 jours.Aucun antécédent gynécologique.Etat général excellent.Antécédents: aucun. L'Union Méd.Canada OCIÉTÉS Tome 82 \u2014 Fév.1953 S 215 Examen génital, le 29 mars 1952: aucune En 1949 \u2014 lésion organique.Biopsie de l\u2019endomètre, le 31 mars 1952: «muqueuse au stade sécrétoire ».Hystéro-salpingographie, le 2 avril 1952 (résumé) : «utérus en antéversion, de dimensions normales.Les trompes s\u2019injectent bien mais à gauche, il existe une agglomération au pavillon.Cette diffusion est disposée en amas et suggère la présence d\u2019un cloisonnement.» Conclusions: 1.Imperméabiilté tubaire bilatérale.2.Salpingite bilatérale.Traitement : insufflation en avril 1952: aucun résultat; insufflation en mai 1952: chute rapide de la tension manométrique accompagnée de douleur, indice clinique de perméabilité.Evolution: la grossesse est, par la suite, confirmée.Discussion.M.Jacques LEnuc demande si l\u2019enregistrement des contractions tubaires est utile.M.Roland SiMarn.C\u2019est un renseignement de plus dans certains cas.M.Raymond SIMArD appuie, lui aussi, sur la nécessité d\u2019avoir une hystéro-salpingogra- phie afin de localiser la lésion avant de procéder à l\u2019insufflation.Infection à torula généralisée.L.-C.SIMARD et Simon LAUZE #+ (Syndrome cryptococcus néoformans \u2014 blastomycès européen.) Ce travail a déjà été publié dans L\u2019Union Médicale du Canada en août 1952.Malade de 26 ans, en 1948, hospitalisée à plusieurs reprises de 1948 à 1951, pour une cirrhose pigmentaire: diagnostic confirmé par une biopsie du foie.À sa première hospitalisation, l\u2019examen révèle un bruit de galop et l\u2019électrocardiogramme montre un bloc de branche droite.Une radiographie pulmonaire découvre un petit épanchement pleural à droite.Une radiographie pulmonaire montre une «infiltration » aux deux bases pulmonaires.En 1950 \u2014 Cette infiltration est disparue.Cette même année, la malade est soumise à un traitement intensif à la cortisone.Elle fait, au cours d\u2019une hospitalisation, un abcès de la cuisse dans lequel on trouve du staphylocoque.En 1951 \u2014 1.La malade souffre d\u2019un diabète pour lequel on lui administre 48 unités d\u2019insuline par jour.2.Elle présente un phlegmon de la joue dont l\u2019origine semble nasale, qui est traité avec succès par de la pénicilline.Parmi les faits dignes de mention, notons que cette malade a reçu de la pénicilline (14 millions d\u2019unités) et de la cortisone (20 550 mg.).L\u2019autopsie a révélé: 1.un infarctus ancien du ventricule gauche et un thrombus pariétal du méme ventricule; 2.un foie finement granuleux à l\u2019inspection, nodulaire et teinté en brun rouille à la coupe; 3.un infarctus à la rate.L'histologie a découvert des cryptococeus en grand nombre dans le poumon et les reins, en petit nombre dans la rate, les surrénales, le pancréas et le cerveau.Le foie et le cœur ne contiennent pas de cryptococcus.Nous présentons ce cas à cause de sa rareté.Discussion.M.Roma Amyor s\u2019informe de la porte d\u2019entrée et de la réaction de l\u2019organisme à la torula.M.S.Lauzé.Habituellement, on croit qu\u2019elle se fait par les voies aériennes.L\u2019infection est, en général, méningée.L\u2019infection générale est très rare.La torula cause peu de réaction dans l\u2019organisme en général.Traitement des tumeurs de la parotide.Marcel LAMOUREUX Les tumeurs de la parotide présentent une grande diversité d\u2019aspects histologiques com- 216 me permet de la constater la classification suivante que nous reproduisons de Kirklen et al, de la Clinique Mayo: Classification histopathologique des tumeurs de la parotide.I \u2014 Tumeurs mixtes (71,8).II \u2014 Epithéliomas (21,1).a) Cylindrome (4,7); b) Adéno-carcinome (7,5) ; c) Epithélioma spino-cellulaire (1,8).d) Epithélioma non différencié (4); e) Epithéliomas mixtes: 1.adéno-carci- nome mixte et épithélioma spino-cel- lulaire (0,1); 2.épithélioma muco- épidermoide (2,6); f) Mélanome malin (0,4).III \u2014 Sarcomes: a) non classifiés (0,3) ; b) angio-sarcome (0,1).IV \u2014 Epithélioma et sarcome mixtes (0,5) a) Adéno-carcinome mixte et sarcome (0,4) ; b) Epithélioma spino-cellulaire mixte et sarcome (?).V \u2014 Adénomes: a) Adénome ordinaire (0.6); b) Adénome encocytaire (0,4).VI \u2014 Tumeurs lymphocytaires (1,5).VII \u2014 Cystadénome papillaire lymphomato- sum (2,0) \u2014 «tumeur Warthin ».VITI \u2014 Autres (1,7) a) Lipomes (0,7) ; b) Kystes (1,0); c) Neurofibromes (?).Les caractéristiques principales de la majorité des tumeurs de la parotide sont les suivantes: 1.La plupart sont des tumeurs mixtes qui sont, le plus souvent, bénignes.2.Elles ont une grande tendance à récidiver localement après extirpation et ceci en de multiples foyers.Au «Memorial Hospital», 36 pour cent des patients porteurs de tumeurs de la parotide qui se sont présentés à la clinique avaient déjà été opérés.A la Clinique Mayo, sur 484 cas, 167 avaient subi une intervention antérieure, soit 34.5 pour cent.SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 De plus, une tumeur qui a récidivé une fois est apte à le faire encore plus fréquemment après nouvelle extirpation.Ces récidives sont, le plus souvent, dues à une exérèse incomplète, motivée par la présence du nerf facial situé entre les lobes de la parotide, et la crainte du chirurgien de le léser de façon permanente.3.Il est souvent impossible de diagnostiquer, par simple examen clinique, la bénignité ou la malignité de la tumeur.4.Dans l\u2019exérèse chirurgicale des tumeurs de la parotide, il y a deux principes cardinaux qu\u2019on doit toujours se rappeler: a) la tumeur doit être complètement réséquée, sans rupturer la capsule, et la meilleure façon de le faire est de l\u2019enlever avec le tissu environnant; b) si la tumeur est bénigne, le nerf facial doit être conservé.En repérant le tronc principal du nerf sur le bord postérieur de la glande ou une de ses branches sur son bord antérieur, il est possible d\u2019isoler le nerf et de réséquer soit le lobe superficiel qui est le plus volumineux et contient, le plus souvent, la tumeur ou même de réséquer en presque totalité les deux lobes tout en conservant le facial.La paralysie faciale, qui pourra survenir par suite de contorsions du nerf, sera temporaire.Si la tumeur est maligne, envahit le facial ou a donné des métastases ganglionnaires, le traitement doit alors être radical, i.e.parotidec- tomie totale sans conservation du facial et évidemment ganglionnaire cervical du côté de la tumeur.La fistule salivaire n\u2019est pas à craindre après une parotidectomie sub-totale.Nous désirons présenter cinq malades que nous avons traités selon les principes émis plus haut.Premier cas.Madame A.L., 44 ans \u2014 mai 1949.Tumeur de la parotide droite, 34 de pouce de diamètre, évoluant depuis cinq ans.Opérée le 19 mai 1949.A l'intervention, on constate que la tumeur est profonde, enfouie dans la glande.De peur de léser le nerf facial, la tumeur est enlevée incomplètement. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Rapport histologique: tumeur mixte de la parotide incomplètement enlevée.(Docteur S.Lauzé.) Septembre 1949: Constatation de récidives multiples au niveau de la région parotidienne.Décembre le 3, 1949: Nouvelle intervention.Présence de multiples récidives situées profondément dans la glande et envahissant même le muscle masséter.Dissection du facial: exérèse presque totale de la parotide et d\u2019une partie du muscle masséter avec conservation du nerf facial.Evolution : paralysie faciale temporaire ayant duré 4 mois; aujourd\u2019hui, complètement disparue, sans signe de récidive.Rapport histologique: il s\u2019agit d\u2019une tumeur mixte mais sans limitation avec des éléments épithéliaux à sécrétion mucipare intense qui infiltrent le muscle profond.La tumeur se comporte ici comme un véritable épithélioma mucipare infiltrant.(Docteur L.-C.Simard) Deuxième cas.Madame P.P., 55 ans.Tumeur de la parotide droite évoluant depuis un an, du volume d\u2019une olive.Intervention le 18 octobre 1951.\u2014 Tumeur enfouie dans le lobe superficiel de la parotide.Exérèse complète du lobe superficiel de la parotide avec la tumeur après dissection du facial.Evolution: paralysie faciale ayant duré 8 mois.Aujourd\u2019hui, aucune paralysie faciale, pas de signe de récidive.Rapport histologique.Conclusion: il s\u2019agit en somme d\u2019une tumeur spéciale qui n\u2019est pas la tumeur mixte habituelle de la parotide, mais plutôt d\u2019un lympho-épithéliome avec une différenciation spéciale des cellules épithéliales.Troisième cas.Mlle T.L., 17 ans.Tumeur de la parotide droite, du volume d\u2019une olive, évoluant depuis deux mois.Le 14 février 1952, parotidectomie du lobe superficiel incluant la tumeur avec identification et préservation du nerf facial.Rapport histologique: tumeur mixte de la parotide.(Docteur Claire Gélinas-Mackay) Evolution: très légère parésie faciale dis- SOCIÉTÉS 217 parue après un mois, Aujourd\u2019hui, aucune paralysie faciale, pas de signe de récidive.Quatrième cas.M .L.M., 50 ans.Tumeur de la parotide- droite, évoluant depuis dix ans.Malade opéré deux fois durant ce laps de temps; il reçut de la radiothérapie 300 r.En juillet 1952: Présence d\u2019une tumeur de la parotide multilobulée, dure, fixe, se prolongeant jusqu\u2019en arrière de l\u2019oreille.Le 25 juillet 1952: intervention.La tumeur envahit les deux lobes de la parotide, cependant, après identification du nerf facial, nous pratiquons une parotidectomie presque totale avec conservation du nerf.Rapport histologique: la majeure partie de la glande parotide est remplacée par une tumeur composée de nombreux nodules d\u2019une substance anhiste habitée tantôt par des formations glandulaires, tantôt par des traînées de cellules fusiformes.Entre l\u2019une et l\u2019autre de ces formations, il existe des images de passage: tumeur mixte de la parotide.(Dr S.Lauzé) Evolution: paralysie faciale qui à commencé à régresser en octobre.Au début de novembre, la paralysie faciale est en voie de s\u2019amender complètement et il n\u2019existe pas de signes actuels de récidive.Cinquième cas.Madame A.G.\u2014 Tumeur de la région parotidienne, évoluant depuis quatre ans, trois quarts de pouce de diamètre.Tentative d\u2019exé- rèse un an auparavant dans un bureau de médecin.Le 20 août 1952: parotidectomie superficielle après identification et dissection du nerf facial et de ses branches, pour tumeur du volume d\u2019une olive enfcuie dans le lobe superficiel.Rapport histologique: adénome trabéculai- re.(Docteur L.-C.Simard) Evolution: pas de paralysie faciale postopératoire.Présentement pas de signe de récidive.Conclusion.Toute masse située près de l\u2019oreille, surtout dans les régions antérieure, inférieure et postérieure, doit être considérée comme suspecte 218 d\u2019être une tumeur de la parotide.La façon la plus rationelle de traiter ces tumeurs est de les enlever avec le tissu glandulaire environnant.Il est possible et même relativement facile de le faire tout en conservant le nerf facial et ses branches quand la tumeur est bénigne.De cette façon, on peut espérer réduire le pourcentage des récidives.Références.1.KIRKLEN et al: «Tumeurs de la Parotide.» S.G.O.92: 721, 1951.2.« Lobectomie superficielle et parotidectomie totale avec préservation du nerf facial dans le traitement des tumeurs de la parotide.» S.G.0.89: 237, 1949.3.T.Howard CLARKE: «Tumeurs de la glande parotide.» Surgical Clinics of N.America, 32: 175, 1952.4.«L\u2019exérèse opératoire des tumeurs de la glande parotide.» Surgery, 31: 670, 1952.Discussion.M.FERNAND MoNTrEUIL.Est-ce qu\u2019on fait des biopsies?M.M.Lamoureux trouve qu'il y aurait danger d\u2019ensemencer les tissus environnants.M.F.MonTrEUIL rappelle que dans l\u2019éventualité d\u2019un néoplasme, il faut faire un évidement du cou et enlever le facial.Il mentionne que dans les cas bénins il faut employer des pinces mousses afin d\u2019épargner le facial et qu\u2019il faut surveiller la façon de faire l\u2019hémostase pour la même raison.M.L.-C.Simarn.La tumeur mixte de la parotide est une tumeur encapsulée et, le plus souvent, le chirurgien, pour ménager les tissus environnants et surtout le facial, essaie d\u2019enu- cléer la tumeur comme un adénome.Il arrive ainsi malheureusement trop souvent que la capsule s\u2019effondre, car la tumeur est de consistance parfois très irrégulière et que des ensemencements provoquent non pas une mais plusieurs récidives locales sous forme de multiples tumeurs mixtes.On imagine alors facilement les difficultés d\u2019une nouvelle intervention.Pour les mêmes raisons, la biopsie paraît une manoeuvre contre-indiquée.M.M.Lamoureux est bien d\u2019accord et il montre des exemples en photos.M.JEAN MrCHON croit que la radiothérapie préopératoire va durcir la capsule et en rendre l\u2019exérèse plus facile.SOCIÉTÉS L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Maladie de Simmond (Syndrome de Sheehan) Paul DONTIGNY, Jean GRIGNON et C.-E.GRIGNON Cette communication parait comme article original, page 159.Discussion.M.Paur DoNTIGNY insiste sur les traitements concomitants, i.e.thyroïde, surrénale et gonades parfois.M.C.-EmiLE GriGNON.Le cortex surréna- lien peut répondre à la stimulation de l\u2019'ACTH après plusieurs années d\u2019insuffisance hypophysaire.Dans l'insuffisance pituitaire, les miné- ralocorticoïdes sont moins touchés que dans la maladie d\u2019Addison.La partie.du cortex qui sécrète ces minéralocorticoïdes semble indépendante de l\u2019hypophyse.M.Roma Amyor est aussi d\u2019avis qu\u2019il faut éliminer l\u2019anorexie nerveuse dans le diagnostic.Il s\u2019informe de l\u2019action particulière des différents médicaments employés et de la façon de faire un diagnostic d\u2019avec le myxce- dème primitivement thyroïdien.M.P.DonTraNy explique la provenance et l\u2019action des différents médicaments.Il mentionne que dans l\u2019insuffisance thyroïdienne les 17 cétostéroïdes et la cortine ne sont pas aussi bas.M.JEAN GRIGNON mentionne que dans ces cas douteux, le F.S.H.signe le diagnostic.M.SimoN Lauzé s\u2019intéresse à l\u2019hypertension apparue après le traitement.M.P.DonTreny.Cette patiente aurait été hypertendue avant sa maladie.Elle revient à sa normale.M.JAcques Lepuc croit que le cortex a quelque chose à faire dans l'hypertension.M.C.-EMILE GRIGNON souligne que la clinique ne peut encore admettre la relation entre l\u2019hypertension et le cortex, relation que certaines expériences animales laissent suggérer.Le secrétaire-adjoint du Bureau médical, Jean GRIGNON. NOUVELLES LISTE DES NOUVEAUX MEMBRES ASSOCIES OU \"FELLOW'S\u201d DU COLLÈGE ROYAL Voici les résultats des examens tenus par le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada aux séances de 1952, tels que communiqués par le secrétariat général: Nombre de candidats: 33, en médecine interne: David Edward Aikenhead, Brantford, Ont.; Ainsley Scott Atkins, Toronto, Ont.; Johanness Christian Beck, Montréal; Jacques Bernier, Montréal; Robin Watson Bell-Irving, Toronto Ont.; Abraham Bogoch, Phildadelphie, Pa, US.A.; Edward Gray Brownell, Winnipeg, Man.; J.Edward Cooper Cole, Toronto, Ont.; John Sinclair Crawford.Toronto, Ont.; Gérard Dion, Rimouski, P.Q.; Ellis N.East, Winnipeg, Man.; Réal Gélinas, Cartierville, P.Q.; Michael Morton A.Gold, Montréal; Paul Theodore Green, Winnipeg Man.; Joseph- Marcel Guay, Québec; Ramsay Willie Gunton, Toronto, Ont.; Talmage Evelyn Hunt, Regina, Sask.; Pierre-Paul Julien, Montréal; Leon Frederick Koyl, Toronto, Ont.; Ronald W.Lamont-Havers, New-York, N.Y., US.A.; John Reginald Martin, Montréal; William Inglis Morse, Halifax, N.-E.; Richard J.F.Murphy, Montréal; Paul M.O'Sullivan, Toronto, Ont.; Ronald Edson Grenfell Place, Hampstead, P.Q.; Joseph Stewart Polson, Montréal; Benson T.Rogers, Hamilton, Ont.; Tan Edwin Rusted, St.John\u2019s, T-N.; Allan Saul Sharp, Toronto.Ont.; William Lindsay Sharp, Vancouver, B.C.; John Charles Sibley, Hamilton, Ont.: Robert Kennedy Smiley, Ottawa, Ont.; Ashley Edwin Thomson, Winnipeg, Man.Nombre de candidats: 2, en médecine (section anesthésiologie): René Letienne, Montréal; Léon Longtin, Outremont.Nombre de candidats: 2, en médecine (section dermatologie et syphiligraphie): William Eugene Pace, London, Ont.; Abram Majer Rozencweig, Toronto, Ont.Nombre de candidat: 1.en médecine (section neurologie): Andrew Murray Park, Toronto, Ont.Nombre de candidats: 6.en médecine (section pédiatrie): Subrahmanya Balakrishnan, Toronto: Alexander M.Bryans, Kingston, Ont.: Kenneth F.Clute, Baltimore, Md., US.A.; Albert Désiré Joseph De Pane.Montréal; Granville H.Nickerson, Montréal; Michael Justin O'Brien.Toronto, Ont.Nombre de candidat: 1.en médecine (section thérapeutique radiologique): Owen Bruce Millar, York Mills, Ont.e à Nombre de candidats: 32, en chirurgie générale: William Gordon Beattie, Ottawa, Ont.; Francis-Louis Brochu, Montréal; William John Charlton, Vancouver, B.C.; Robert Walden Cram, Saskatoon, Sask.; Peter Owen Crassweller, Toronto, Ont.; Th.Albert Dobson, Lamont, Alta; Gérard Girard, Québec; John Gosselin, Bronx, N.-Ÿ.; Harold Jay Gross- man, Toronto, Ont.; Robert James Johnston, Chicago, Ill.; Alan James Kergin, Vancouver, B.C.; Frank Lawrence Lawson, Kingston, Ont.; Walter Frederick Lumsden, Owen Sound, Ont.; Robert Alex.Leslie MacBeth, Edmonto, Alta; William John McCracken, Toronto, Ont.; Herbert Frank Owen, Montréal; Yves Prévost, Montréal; James Andrew Rankine, Lakewood, Ohio; Alexander Raxlen, Toronto; Clayton L.N.Robinson, Vancouver, B.C.; Eric Francis Routley, Saskatoon, Sask.; Alex.Ernest Rublack, Regina, Sask.; Donald W.Hugh Ruddick, Montréal; Eudore Savoie, Montréal; J.-Emile Si- mard, Chicoutimi, P.Q.; Howard Alex.Smith, North Vancouver, B.C.; Jean-Paul Thibault, Saint-Jérôme, P.Q.; Alan Gibb Thompson, Westmount, P.Q.; Jean-Paul Venne, Montréal; Alan John Walker, Drumheller, Alta; Hugh Malcolm Wallis, Brace- bridge, Ont.; Gordon Wilson Wilkinson, Port Hope, Ont.Nombre de candidats: 3, en chirurgie (section neuro-chirurgie) : Gilbert Rinfret, Montréal; Harold Jacob Rosen, Montréal; Charles Wesley Taylor, Calgary, Alta.Nombre de candidats: 10, en chirurgie (section obstétrique et gynécologique): John Louis McDou- gall Bean, Toronto, Ont.; Donald M.Bell, Edmonton, Alta; Jacques Blagdon, Montréal; Hilary Beresford Bourne, Montréal; Frederick Edward Bryans, Toronto, Ont.; Maurice Caouette, Québec; Leslie S.Glass, Camp Borden, Ont.; Robert A.Hugh Klinch, Toronto, Ont.; Ronald Henry MacPherson, Saskatoon, Sask.; Willard Douglas Marshall, Victoria, B.C.Nombre de candidats: 4, en chirurgie (section ophtalmologie): William Patrick Callahan, Toronto, Ont.: John Craig Locke, Montréal; Samuel Yarn Shirley, Ottawa, Ont.; Jack Rowden Siddall, Sterling, Ill, U.S.A.Nombre de candidats: 4, en chirurgie (section orthopédie): Pierre-Guy Lafond, Montréal; Jean-M.Lessard, Québec; Tan MacNab, Toronto, Ont.; J.Lazarus Shugar, Montréal.Nombre de candidats: 2, en chirurgie (section oto-laryngologie): Reed Warren Hyde, Randolph Field, Texas, US.A.; John Alex.Virtue, Montréal. 220 Nombre de candidats: 4, en chirurgie (section urologie): K.Joseph MacKinnon, Montréal; Lionel Reese, Montréal; Louis-Philippe Simard, Chicoutimi, P.Q.; Allan Swartz Tauber, Windsor, Ont.LISTE DES CANDIDATS AYANT OBTENU LE CERTIFICAT DU COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Nombre de candidats: 25, en anesthésie: Louis-E.Bélanger, Edmundston, N.-B.; Robert W.McAskill Bethune, Montréal; Marcel Clavet, Québec; Jean-P.Dechêne, Québec; John William Dennis, Vancouver, B.C.; Arthur J.Dunn, Toronto, Ont.; Paul Galibois, Québec; Edwin Robert Hall Vancouver, B.C.; R.Arthur Jones, Olds, Alta; W.Elliott Keith, Windsor, Ont.; Barbara Netta Pead Kraft, Vancouver, B.B.; Lionel-Jacques Leduc, Montréal; Edouard Lortie, Montréal; Mary Olga MacLaren, Toronto, Ont.; David J.L.MacWatt, Montréal; Paul Marcoux, Saint-Jérôme, P.Q.; George T.Moonie, Edmonton, Alta: Andrew N.Mungall, Montréal; Irene A.Phaneuf, Norwood, Man.; Gilles Piché, Victoriaville, P.Q.; Arnold L.Purdon, Welland, Ont.; Margaret Mary Sheehan, Toronto, Ont.; Yvon Sormany, Bathurst, N.-B.; Ralph S.Woodswarth, Vancouver, B.C.; Gordon M.Wyant, Chicago, III.Nombre de candidats: 2, en bactériologie: William Herbert Cockroft, Vancouver, B.C.; Alice E.White- side Gray, Toronto, Ont.Nombre de candidats: 4, en dermatologie et syphiligraphie: Kenneth G.Colling, Hamilton, Ont.; William S.Maddin, Vancouver, B.C.; Sidney Stein- berg, Toronto, Ont.; David Wassermann, Toronto.Nombre de candidats: 48.en médecine interne: Alfred J.W.Alcock, Winnipeg, Man.; Benoît Angers, Chicoutimi, P.Q.; T.F.Harvey Armitage, North Vancouver, B.C.; Richard E.Beck, Vancouver, B.C.; Walter R.Bonney, Toronto, Ont.; Robert James Brodrick, Montréal; Gordon D.Brown, Edmonton, Alta; James M.Brown, Montréal; Joshua Jesse Chesnie, Toronto, Ont.; Stewart R.Cooper, Montréal; Paul Crossfield, Calgary.Alta; George Douglas Denton, Wolfville, N-E.; R.Douglas Drysdale, North Battleford, Sask.; John Norman Eydt, Hamilton, Ont.; Jacob Feller, Ottawa, Ont.; John B.Fenwick, Vancouver, B.C.; Samuel James Forest, Toronto, Ont.; John T.M.Fraser, Ottawa, Ont.; F.Hulleen George, Saint John, N.-B.; Charles A.Gordon.Halifax, N.-E.; Leo Green, Halifax, N.-E.; E.Gregory Hawes, Saskatoon, Sask.; Reginald Johnson.Montréal; G.Glyn Jones, Ajax, Ont.; Roy A.Kirkbride Vancouver, B.C.: Robert M.Lane, Tranquille, B.C.: Charles C.Macdonald, Montréal; Hubert F.MacInnis, Camrose, Alta; Garfield M.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Moffatt, Toronto, Ont.; Gordon MacGregor Murray, Toronto, Ont.; James G.Pincock, Winnipeg, Man.; Harold Zvy Pomerantz, Montréal; Guy Provost, Montréal; K.Kandaules Pump, Vancouver, B.C.; Raymond S.A.Purkis, Victoria, B.C.; Charles G.Rand, Toronto, Ont.; Edward D.Ring, Regina, Sask.; James B.Roberts, St.John\u2019s, Nfld.; D.Leonard Roy, Halifax, N.-E.; Melvin J.Settering- ton, Leamington, Ont.; Victor J.H.Sharpe, Brandon, Man.; Walter M.Shaw, Oshawa, Ont.; John Howard Toogood, Montréal; K.Peel Turner, Oakville, Ont.; W.John Walker, Hamilton, Ont.; William A.Wong, Sarnia, Ont.; John F.L.Woodbury, Halifax, N.-E.; Robert C.Young, Kentville.N.-E.Nombre de candidat: 1, en neurologie: Alexander Szatmari, Montréal.Nombre de candidats: 29, en pédiatrie: Liang-Ying Chou, Vancouver, B.C.; Fisched Jerome Coodin, Winnipeg, Man.; T.Archibald Cowan, Montréal; Christian Agnes Curran, Winnipeg, Man.; Charlotte Ferencz, Montréal; Zelda L.R.Fox, Montréal; W.Harry Friday, Toronto, Ont.; Alice Many Good- fellow, Regina, Sask.; Alan S.P.Gordon, Ottawa, Ont.; Joseph Graf, Winnipeg, Man.; Roy Bruce Howarth, Galt, Ont.; Shriley E.Johnson, Hamilton, Ont.; David A.Jordan, Toronto, Ont.; Earl Krieger, Newtonbrook, Ont.; Oliver E.Laxdal, Regina, Sask.; Claude Moore Leighton, Moncton, N.-B.; Jean M.MacLennan, Vancouver, B.C.; James B.J.McKen- dry, Toronto, Ont.; John S.McKim, London, Ont.; Margaret A.Mullinger, Philadelphie, Pa.; Alphonse E.Paquet, Montréal; Peter M.Ransford, Victoria, B.C.; Maurice Richard, Québec; Maureen H.Roberts, Halifax, N.-E.; Barbara J.Robinson, Freder- jcton, N-B.; Charles L.Rodgers, Brantford, Ont.; Kathleen A.Swallow, Edmonton, Alta; W.W.Tidmarsh, Montréal; James A.Whillans, Ottawa, Ont.Nombre de candidats: 7, en pathologie: Arthur R.Bainborough, Lethbridge, Alta; Frederick H.Burgoyne, Saint-Boniface, Man.; Robert S.Clarke, Vancouver, B.C.; Georgina Ruth Hogg, Winnipeg, Man.; Tan David Maxwell, Vancouver, B.C.; Donald Wills Penner, Winnipeg, Man.; Howard Douglas Steele, Kingston, Ont.Nombre de candidats: 23, en psychiatrie: Carlo G.Bos, Montréal; Henry A.Bowes, Sainte-Anne-de- Bellevue, P.Q.: C.C.Bracken, Philadelphie, Pa.; John E.Burch.Winnipeg, Man.; Brian C.Campden- Main, North Battleford, Sask.: Eric J.Cleveland.Halifax, N.-E.; Laura.I.M.Coleman, Vancouver, B.C.; Peter G.Edgell, Westmount, P.Q.; B.J.Gaerber, Regina, Sask.: Herbert W.Henderson.Ottawa.Ont.: Tngus M.Hood, Toronto, Ont.: D.Stuart Lindsay.Dartmouth, N.-E.; John H.Lindsay.Winnipeg, Man.; John D.Lucy, Weyburn, Sask.: L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Morgan G.Martin, Regina, Sask.; Cecil H.Mickel- son, Brockville, Ont.; John F.Nicholson, Halifax, N-E.; H.F.Osmond, Weyburn, Sask.; William E.Powles, Essondale, B.C.; Lillian I.Rigg, New Toronto, Ont.; K.Wesley Runnalls, St.Thomas, Ont.; Archie Silver, Montréal; D.M.Wickware, London, Ont.Nombre de candidats: 2, en médecine physique: Joseph Berkeley, Haviland, Ont.; Henry Silverstein, Toronto, Ont.Nombre de candidats: 3, en médecine publique: Gordon H.Hatcher, Toronto, Ont.; Elizabeth Nora MacKay, Toronto, Ont.; Alfred John Nelson, Vancouver, B.C.Nombre de candidats: 33, en radiologie diagnostique :Darius Albert, Edmundston, N.-B.; Lue Audet, Québec; Anthony Becker, Saskatoon, Sask.; W.R.Bell, Toronto, Ont.; Henry I.Brown, Chilliwack, B.C.; Henri Charette, Montréal; J.B.Chetwynd, Toronto, Ont.; W.T.Dingle Winnipeg, Man.; L.C.Doubleday, Montréal; G.Gustave Gauthier, Chicou- timi, P.Q.; G.Goodall-Copestake, Edmonton, Alta; Colin F.Harrison, New Westminster, B.C.; W.B.Howatt, Summerside, I-P-E.; C.Gordon Hurley, Hamilton, Ont.; Ch.F.Hyndman, Montréal; Guy Jacques, Québec; D.S.Johnson, Ottawa, Ont.; Jules Laberge, Montréal; André Lapointe, Québec; Peter G.Loder, Halifax, N-E.; M.N.Lougheed, Seattle, Wash, US.A.; Ian M.MacLeod, Toronto, Ont.; M.M.Marshall, Lethbridge, Alta; S.Miller, Vancouver, B.C.; C.A.F.Moes, Toronto, Ont.; Oscar Pascal, Toronto, Ont.; J.A.Shiers, Kingston, Ont.: John Silny, Sherbrooke, P.Q.; Paul Simard, Montréal; J.B.Squire, Duncan, B.C.; Jean Veil- leux, Trois-Rivières, P.Q.; Gabriel Whiteman, Toronto, Ont.; W.W.J.Wilkins, Toronto, Ont.Nombre de candidats: 18, en radiologie thérapeutique: Darius Albert, Edmundston, N.-B.; Luc Audet, Québec; W.R.Bell, Toronto, Ont.; Margaret E.Bickle, Niagara Falls, Ont.; D.W.Cockburn, Ottawa, Ont.; G.-Gustave Gauthier, Chicoutimi, P.Q.; Guy Jacques, Québec; Jules Laberge, Montréal; André Lapointe, Québec; Norman S.Lockyer, Victoria, B.C.; M.N.Lougheed, Seattle, Wash, U.S.A.; Tan M.MacLeod, Toronto, Ont.; Saul Miller, Vancouver, B.C.; Ch.A.F.Moes, Toronto, Ont.; John Silny, Sherbrooke, P.Q.; J.B.Squire, Duncan, B.C; Jean Veilleux, Trois-Rivières P.Q.; Gabriel White- man, Toronto, Ont.Nombre de candidats: 34 en chirurgie générale: F.F.Amoruso, Saskatoon, Sask.; D.H.Barnbrook, Kapuskasing, Ont.; W.D.Blastorah, Toronto, Ont.; A.R.Ceci Butson, Montréal; T.Y.Chang, Vancouver, B.C.:; Alex.Neil Cuthbertson, Edmonton, Alta: F.C.Dobie, Regina, Sask.; Calixte Doucet, Campbellton, N-B.; W.McK.Eagleson, Hamilton, NOUVELLES 221 Ont.; W.E.French, Kamloops, B.C.; J.Henry Gibson, Sarnia, Ont.; Saul Green, Halifax, N.-E.; M.T.Kobrinsky, Winnipeg, Man.; G.J.Lebrun, Bedford, N-E.; W.S.Legate, Iroquois Falls, Ont.; A.S.Lightfoot, Toronto, Ont.; G.B.Loomis, Sherbrooke, P.Q.; Roland Martel, Hauterive, P.Q.; ¥.Gordon McCrimmon, Huntingdon, P.Q.; Hugh R.McIntyre, Moose Jaw, Sask.; D.Kent Murphy, Sudbury, Ont.; H.O.L.Murray, Montréal; A.B.Ostrander, Kirkland Lake, Ont.; A.D.Pollock, Owen Sound, Ont.; M.I.Polowin, Saint John, N.-B.; A.C.Ross, New Westminster, B.C.; Stuart L.Rutledge, Montréal; E.H.Schmidt.Chatham, Ont.; Jonas Segamogas, Wynyard, Sask; T.K.Stevenson, New Westminster, B.C.; Hero B.Struivig de Groot, Regina, Sask.; Jean Terrien, Ottawa, Ont.; R.P.Weigand, Strasbourg, France; Andrew Woloschuk, Montréal.Nombre de candidats: 22, en obstétrique et gynécologie: Robert Allore, Belleville, Ont.; John O.Anderson, Oshawa, Ont.; M.S.Balkanyi, Toronto, Ont.; R.H.Chalmers, Fredericton, N.-B.; Geo.G.Copeland, London, Ont.; E.À.Crawford, Toronto, Ont.; E.P.E.Everard, Toronto, Ont.; R.B.Gibb, Kitchener, Ont.; L.S.Glass, Camp Borden, Ont.; F.W.Hess, Niagara Falls, Ont.; Henry Hutchison, Kingston, Ont.; G.C.Jarrott Stratford, Ont.; F.G.E.King, Regina, Sask.; Sydney, Kronick, Ottawa, Ont.; W.R.MacEwan, Vancouver, B.C.; Neil K.MacLennan, Sydney, N.-E.; John H.Maloney, Charlottetown, I-P.-E.; Th.W.Milroy, Winnipeg, Man.; S.S.Nash, Toronto, Ont.; J.D.O'Neill, London, Ont.: David L.Shaul, Toronto, Ont.; C.Uhma, Sydney, N-E.Nombre de candidat: 1, en obstétrique: George William Taylor, Owen Sound, Ont.Nombre de candidats: 13.en ophtalmologie: John F.Aikenhead, Calgary, Alta; Ch.D.Baird, Sarnia, Ont.; D.Black, Toronto, Ont.; Alvin Cohen, Vancouver, B.C.; Roy K.MacDonald, Toronto, Ont.; D.R.MacRae, Saint John, N.-B.; Ch.Geo.R.Morrison, Trail, B.C.; Joseph-Victor-Robert Pager, Montréal; L.Albert Probert, Moose Jaw, Sask.; R.W.Robertson, Edmonton, Alta; M.Shusterman, Toronto, Ont.; Samuel Silver, Saint John, N-B.; G.Abraham Wior, Korkton Sask.Nombre de candidats: 7, en chirurgie orthopédique: W.A.Costantini, Saskatoon, Sask.; Bernard Gauthier, Montréal; G.Cameron Gray, Edmonton, Alta; Pierre-Hervé Labelle, Montréal; Jean-André Leclerc, Québec; E.C.H Lehmann, Vancouver, B.C.; A.N.Reid, Victoria, B.C.Nombre de candidats: 6, en otolaryngologie: James D.Baxter, Montréal; A.Roland Corriveau, Ottawa, Ont.; Norman Paul Found.Kelowna, B.C.; John C.Likely, Fredericton, N-B.; R.Lee McFadden, 222 NOUVELLES Jamestown, N.D., US.A.; Ralph C.Pronger, Vancouver, B.C.Nombre de candidats: 6, en urologie: Léo Lucien Giroux, Edmonton, Alta; E.D.Herberts, Vancouver, B.C.; Philippe Lacasse, Sherbrooke, P.Q.; W.John McMahen, Kingston, Ont.; Leo Fall Spackman, Calgary, Alta; G.S.M.Wilson, Welland, Ont.ee.+ LE DOCTEUR ASTWOOD EN QUALITÉ DE CONFÉRENCIER CLAUDE BERNARD L'Institut de Médecine et Chirurgie expérimentales de l\u2019Université de Montréal a organisé deux conférences par le docteur E.B.Astwood, du New England Center Hospital, de Boston, invité en qualité de conférencier Claude Bernard.La première conférence eut lieu le lundi 12 janvier, à 10.30 heures a.m., et la seconde, mardi 13 janvier, à 10.30 heures a.m., à l\u2019Institut de Médecine Expérimentale.Le docteur Astwood, l\u2019un des cliniciens et des endocrinologistes les plus réputés aux Etats-Unis, traita les sujets suivants: 1.Physiological aspects of corticotrophin and grownth hormone.2.Normal and abnormal physiology of the thyroid gland.Les conférences furent suivies d\u2019une discussion.ee ve SOCIÉTÉ DE GASTRO-ENTÉROLOGIE DE MONTRÉAL La Société de Gastro-entérologie de Montréa! a tenu une séance mercredi, le 28 janvier, à 9 heures du soir, à l\u2019hôpital Saint-Luc.au pavillon des gardes- malades, sous la présidence du docteur Roland Gareau.Les communications scientifiques étaient les suivantes: 1.Un cas de pancréatite aiguë, par les docteurs Pierre Bernard et Paule Régneault.2.Ulcère perforant de l\u2019estomac, par le docteur Marcel Dessureault.ee LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL Mercredi, le 21 janvier 1953, eut lieu, au Cercle Universitaire, le dîner annuel de la Société de Chirurgie de Montréal, sous la présidence du docteur J-P-M.Ricard.Le dîner fut suivi des rapports du secrétaire des séances et du trésorier, des discours du président sortant de charge et du nouveau pré- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 sident, le docteur Calixte Favreau.Ce dernier présenta l\u2019invité d\u2019honneur, M.Gérard Fillion, directeur du journal Le Devoir, qui intitula sa causerie: « Derrière le rideau de fer ».Le conférencier fut remercié par le docteur Albert Couturier.ee.+ ASSOCIATION DES INTERNES DES HÔPITAUX DE MONTRÉAL L\u2019Association des Internes des hôpitaux de Montréal a tenu une séance scientifique à l'hôpital Pasteur, mercredi, le 21 janvier 1953, à 8.30 heures p.m., sous la présidence du docteur J.-H.Charbonneau.En voici le programme: 1.Léiomyome de l\u2019estomac, par le docteur Paut Stanley.En discussion: le docteur Marc Hamelin.2.Vomissements gravidiques, par le docteur Roland Vadeboncoeur.En discussion: le docteur J.- Jacques Larocque.3.Ectodermose pluri-orificielle, par le docteur J- Luc Desrosiers.En discussion: le docteur Jacques Joubert.ee ee SYMPOSIUM SUR LES TUMEURS OVARIENNES La Montreal Medico-Chirurgical Socity a tenu, le 9 janvier 1953, une séance au Queen Mary Veteran\u2019s Hospital, où le programme comportait un symposium sur les tumeurs ovariennes.Parmi les rapporteurs, on notait les noms des docteurs Clifford C.Ward, Jean Bouchard et J.P.A.Latour.e-e.ee SÉANCE INAUGURALE DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL La Société Médicale de Montréal a tenu sa première séance de l\u2019année à l'hôpital Notre-Dame, mardi le 20 janvier 1953.Le programme comportait le discours du nouveau président, le docteur J.-Henri Charbonneau, le rapport du secrétaire général et celui du trésorier.Le conférencier fut le prof.Jean Saucier, chef du service de neuro-psychiatrie de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, qui prononça une brillante causerie intitulée: Médecins ou robots, dont le texte sera incessamment publié dans L\u2019Union Médicale du Canada.ee ++ ÉLECTIONS À L'HÔPITAL SAINT-LUC Les autorités de l\u2019hôpital Saint-Luc viennent de communiquer la liste des membres constituant l\u2019exécutif des corps médicaux de l\u2019Institution. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Au conseil médical: président, le docteur J-Henri Charbonneau; vice-président, le docteur Marcel Ostiguy; secrétaire, le docteur Louis-Yvan Vallée ; représentant au Conseil d\u2019administration, le docteur Wilfrid Tremblay; archiviste, le docteur Harold-J.Tétrault.Au bureau médical: président, le docteur Paul- Emile Chicoine; vice-président, le docteur Léopold Chopin; secrétaire, le docteur Léon Ledoux; secrétaire des séances scientifiques, le docteur Jacques Bernier; représentant au Conseil médical, le docteur Léopold Chopin.te ++ HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR WILDER C.PENFIELD Le docteur Wilder G.Penfield, directeur de l\u2019Institut Neurologique de Montréal, vient d\u2019être décoré de l'Ordre du Mérite par Sa Majesté la Reine Elisabeth.SYMPOSIUM SUR LA RÉHABILITATION - Il y aura symposium sur «la réhabilitation et la médecine », présidé par le docteur E.E.Gordon, de l\u2019Université Columbia, le 5 février 1953, à l\u2019hôtel Windsor.Les autres participants au symposium seront les docteurs Jean Saucier, Arthur W.Young, R.Robinovitch, Roy L.Swank et Gustave Gingras.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE TEMISCOUATA-MADAWASKA Le docteur Antonio Paradis a été élu récemment président de la Société Médicale de Témiscouata- Madawaska.ee.ee ÉLECTIONS À L'HÔPITAL DE LACHUTE L\u2019exécutif du bureau médical de l\u2019hôpital de la Providence de Lachute se compose des officiers suivants, à la suite des récentes élections: président, le docteur A.René Côté, de Brownsburg; vice-président, le docteur Jules Lafleur; secrétaire, le docteur Marc Papineau.Ces deux derniers sont de Lachute.CONFÉRENCE DU DOCTEUR JEAN MAYER Après avoir prononcé une conférence à Québec pour favoriser le lancement du nouveau pain blanc, le docteur Jean Mayer, professeur de nutrition à NOUVELLES 223 l\u2019Ecole de Santé publique de l\u2019Université Harvard, a été, le 27 janvier 1953, l\u2019invité de l\u2019Institut de Diététique et de Nutrition ainsi que de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène de l\u2019Univ.de Montréal.Il a exposé les bases scientifiques sur lesquelles doit reposer tout programme d\u2019enrichissement des denrées alimentaires.Le conférencier a été présenté par Mademoiselle Rachel Beaudoin, directrice de l\u2019Institut de Diététique, et il a été remercié par le docteur Jules Gilbert, secrétaire de l\u2019Ecole d\u2019Hygiène.ee ++ CONFÉRENCE DU DOCTEUR CLAUDE BERTRAND Le docteur Claude Bertrand, chef de service de neuro-chirurgie de l'hôpital Notre-Dame, a été le conférencier invité à la réunion de la filiale « Docteur Jean Saucier» de la Société Canadienne de Sclérose en plaques.La séance eut lieu à l\u2019Hôtel Windsor.2-e ee CONFÉRENCE DU PÈRE HECTOR BERTRAND, s.i.Le Club des Anciens de Sainte-Marie, à sa réunion du 26 janvier 1953, au Ritz Carlton, avait comme invité d\u2019honneur le président de l\u2019Association des Hôpitaux Catholiques de la Province de Québec, le R.P.Hector Bertrand, s.j., qui avait choisi comme titre de sa causerie: « Pourquoi coûte-t-il si cher au malade pour être soigné à l\u2019hôpital ?» Les docteurs Paul Bourgeois et Edouard Desjardins ont présenté et remercié le conférencier.2-e + LE DOCTEUR MAILLÉ À PHILADELPHIE Après quinze mois de résidence en orthopédie au Jersey City Medical Center, le docteur Gilles Maillé, de l'hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc de Montréal, vient d\u2019accepter une résidence en orthopédie au Philadelphia General Hospital où il étudiera sous la direction des docteurs Donald Jones, de Hahnemann Medical School, Irving Stein, de l\u2019Univ.de Pennsylvanie, et Anthony De Palma, du Jefferson Hospital.En janvier 1954, le docteur Maillé poursuivra ses études avec le prof.John Royal Moore, au Shriners\u2019 Hospital for Crippled Children, de Philadelphie, à titre de résident en orthopédie infantile.ee ++ DEUIL POUR LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada a été plongé récemment dans un deuil cruel par la mort soudaine de son secrétaire-général 224 honorai:e.le docteur John A.Plunkett, F.R.C.P.(C), ancien fellow de la Clinique Mayo, professeur à l\u2019Université Queen, de Kingston, et médecin de l'Hôpital Civique d\u2019Ottawa.Tous les membres du Collège et les candidats aux examens de celui-ci s'accordent à proclamer la manière digne et sympathique du docteur Plunkett dans l\u2019exercice de ses fonctions officielles, et chacun déplore le départ pr/maturé d\u2019un homme qui a beaucoup fait pour fare mieux connaître les activités du Collège Royal.L'Union Médicale du Canada se joint au concours unanime pour offrir à la famille Plunkett l\u2019hom- mege de ses regrets et pour présenter aux officiers du Collège Royal l\u2019expression de ses plus sincères condoléances.LE SÉNATEUR ATHANASE DAVID, AMI DES LETTRES ET DES SCIENCES Au moment d\u2019aller sous presse.nous apprenons la mort, le 26 janvier 1953, du sénateur Athanase David, père de notre distingué collaborateur, le docteur Paul David.L\u2019hon.Athanase David a été sans conteste le pionnier du mécenat gouvernemental pour ce qui concerne la reconnaissance des lettres et des sciences.C\u2019est sous son impulsion vigoureuse qu\u2019ont été créées les bourses d\u2019études à l\u2019étranger, ainsi que l\u2019octroi de prix substantiels à la production littéraire et scientifique.Le dévouement de l\u2019hon.A.David à l\u2019œuvre hospitalière n\u2019a eu de cesse, depuis son accession à la chose publique jusqu\u2019à sa mort, puisqu\u2019il y dirigeait à titre de président les destinées de l\u2019hôpital Saint-Luc de Montréal et où l\u2019on peut dire sans exagération qu\u2019il y est mort à la tâche, en plein centre de ses dernières activités sociales.La mort du sénateur David suit de quelques jours à peine celle de son grand ami, le sénateur médecin Gustave Lacasse, de Windsor, Ont.L\u2019un et l\u2019autre avaient dans le cœur les mêmes amours: la patrie, la société, la culture.L'avenir du Canada francais les préoccupait au plus haut point.Le sénateur David a fourni l\u2019occasion d\u2019études supérieures complémentaires à un grand nombre de médecins.L'Union Médicale du Canada sait se faire leur interprête en disant à la famille David la peine qu\u2019ils éprouvent et les collaborateurs et directeurs du Journal ajoutent l\u2019expression de leur très profondes sympathies à l\u2019endroit de leur collègue, le docteur Paul David.E.D.0-6 ee SUBVENTIONS FÉDÉRALES À DEUX HÔPITAUX QUÉBECOIS L\u2019honorable Paul Martin ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que le Gouvernement fédéral vient d\u2019accorder une subven- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 tion de plus de $15 500 à l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Michel de Roberval (Qué.), qui a ajouté 28 lits pour le personnel infirmier et, aussi une infirmerie de 13 lits à l\u2019intention des infirmières.Comme les travaux de construction étaient partiellement terminés quand il a été décidé d\u2019accorder des subventions aux maisons d\u2019infirmières, la subvention est calculée d\u2019après la proportion des travaux qui ont été effectués après l\u2019entrée en vigueur du système de subventions fédérales.On a attribué également des fonds à l\u2019achat de matériel technique spécial pour l\u2019hôpital Saint-Jean- Eudes, à Havre-Saint-Pierre.sur la rive Nord du Saint-Laurent.Cet hôpital dessert les localités disséminées des Sept-Iles à Blanc-Sablon.SUBVENTION FÉDÉRALE À UN SERVICE DENTAIRE PRÉSCOLAIRE M.Paul Martin, ministre fédéral de la Santé, annonce l\u2019octroi d\u2019une subvention fédérale à la Child Health Association, de Montréal (1040, avenue Atwater), accordée dans le but d\u2019aider cet organisme à accroître son service d\u2019hygiène dentaire à l\u2019intention des préscolaires.C\u2019est là un projet expérimental visant à démontrer à la population locale la valeur des soins donnés aux préscolaires, déclare M.Martin.Ce projet soutient aussi le programme d'hygiène dentaire poursuivi par les services de santé de Montréal et de Verdun auprès des enfants d\u2019Age scolaire.A titre d\u2019agence chargée de veiller sur la santé des gens aidés par la Fédération du bien-être social de la ville de Montréal, la Child Health Assoc'ation est venue en contact, l\u2019an dernier, avec plus de 4200 bébés et préscolaires.L'extension du service d\u2019hygiène dentaire répond à un vœu formulé dans un rapport préparé précédemment dans le cours de l\u2019année par un comité de la section sanitaire du Conseil des agences sociales de Montréal.La subvention fédérale, qui s\u2019élève à $1 100.servira à acheter une machine radiographique dont la clinique dentaire a besoin.NOMINATION DU DOCTEUR O.LEROUX AU CONSEIL EXÉCUTIF DE L'OMS L\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que le Gouvernement canadien vient de nommer le docteur Olivier Leroux, directeur adjoint des études sur l\u2019assurance-santé au ministère fédéral de la Santé, membre du Conseil exécutif de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Le docteur Leroux devient aussi adjoint spécial du docteur C.D.W.Cameron, sous-ministre de la Santé, en ce qui regarde les affaires de l'OMS.En cette qualité, qui vient s\u2019ajouter à ses fonctions actuelles, le docteur Leroux apportera une attention spéciale à la participation du Canada dans l\u2019Organisation mondiale de la Santé ainsi qu\u2019à toutes les questions d\u2019outre-mer qui s\u2019y rapportent.Le docteur Leroux a pratiqué la médecine en Angleterre, aux Indes, en Birmanie, à la Jamaïque et au Canada.Sa profonde connaissance des conditions de vie aussi bien dans les pays les plus avancés que dans les pays les moins développés, son expérience des malad'es tropicales, sa compréhension des races brune, rouge et noire s\u2019avèreront d\u2019une grande utilité dans les discussions de l'OMS.Une fois de plus le Canada fournit un expert à une organisation internationale.Le Conseil exécutif de l'OMS se réunit deux fois par année afin de préparer les résolutions qui sont soumises à l\u2019Assemblée générale et de mettre à exécution les résolutions approuvées par l\u2019Assemblée générale.La prochaine réunion du Conseil se tiendra à Genève, en Suisse, dans le cours du mois, alors .que l\u2019on discutera les plans à soumettre à la sixième Assemblée générale de l\u2019OMS, qui se réunira en mai prochain.C\u2019est le docteur M_ Jafar, directeur général de la santé au Pakistan, qui est président du Conseil.Le docteur Leroux fait partie du comité mixte des directives sanitaires formé par l'OMS afin de collaborer avec le Fonds international des Nations Unies pour le secours de l\u2019enfance (FISE).Le Canada est l\u2019un des six pays qui ont été choisis en 1952 par l\u2019Assemblée générale de l'OMS pour siéger pendant trois ans au Conseil exécutif de l'OMS.PLUS DE 120 000 EXAMENS D'ENFANTS DANS LES UNITÉS SANITAIRES Au cours des mois d\u2019octobre et de novembre, les médecins hygiénistes des différentes Unités sanitaires de la province de Québec ont procédé à plus de 120000 examens d\u2019enfants de moins de six ans.Nourrissons et autres ont été conduits aux cliniques de puériculture et leurs parents ont profité de l\u2019enseignement des hygiénistes provinciaux.L\u2019'Unité sanitaire joue un rôle prépondérant dans la prévention de la mortalité infantile.Chacun sait que, parmi les principaux facteurs qui conduisent à la prématurité et à la débilité congénitale, se placent l\u2019ignorance, l\u2019insouciance et la négligence des parents, l\u2019insuffisance des soins médicaux, l\u2019al\u2019mentation inadéquate ainsi que les habitudes irrégu'ières et les conditions antihygiéniques de certains milieux.Les hvgiénistes provinciaux combattent ces carences.Ils enseignent NOUVELLES 225 l\u2019hygiène et la médecine préventive avec un soin diligent.En conséquence, chaque famille doit profiter de cette propagande.Par exemple, si l\u2019allaitement maternel est impossible, le genre d\u2019alimentation artificielle doit être prescrite par le médecin de famille et continué sous sa surveillance.La suralimentation, la sousalimentation et même l\u2019infection la plus bénigne produisent chez le nourrisson des perturbations qui affectent son système digestif et minent rapidement sa résistance.Consultez donc fréquemment votre médecin de famille et profitez des avantages que vous offre votre Unité sanitaire.2-e.ve PRIX PIERRE MASSON Lorsque l\u2019on fera l\u2019histoire de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, on ne manquera pas de signaler que l\u2019année 1927 marque une étape importante de son évolution.Cette année-là, en effet, le professeur Pierre Masson, directeur du célèbre Institut d\u2019Anatomie pathologique de l\u2019Université de Strasbourg, professeur réputé, savant de renommée internationale et chef d\u2019une brillante école de chercheurs, arrivait à Montréal pour y réorganiser l\u2019enseignement et la pratique de l\u2019anatomie pathologique à l\u2019Université et dans les hôpitaux affiliés.Depuis, vingt-cinq promotions d\u2019étudiants ont pu admirer l\u2019étendue de ses connaissances, l\u2019élégance, l\u2019originalité et la solidité de son enseignement, la sûreté de son diagnostic histo-pathologique.Sa tâche quotidienne ne l\u2019a d\u2019ailleurs pas empêché de publier des travaux qui ont attiré l\u2019attention du monde scientifique et ont énormément contribué au prestige de l\u2019Université de Montréal comme à sa célébrité personnelle.Aussi, en cette vingt-cinquième année de l\u2019arrivée du professeur Masson à l\u2019Université de Montréal, il convenait d\u2019organiser une manifestation publique d\u2019admiration et de reconnaissance à son égard.Afin de perpétuer son nom parmi les générations futures d\u2019étudiants, on a suggéré de fonder le Prix Pierre- Masson, destiné à l\u2019élève qui aura le mieux réussi en anatomie pathologique.À cet effet, il faudra constituer un fonds dont les intérêts annuels seraient attribués comme prix.Nous ne doutons pas que les anciens élèves du professeur Masson se feront tous un plaisir de contribuer à la réalisation de ce projet en nous envoyant leur souscription.Il serait aussi convenable d\u2019organiser une fête en l'honneur du professeur Pierre Masson.Pour le moment, le programme et la date de cette manifestation ne sont pas arrètés.Si vous acceptez en principe d\u2019être présent, nous vous ferons parvenir plus tard toutes les informations nécessaires. 226 Vous trouverez sous pli une formule que vous voudrez bien remplir en nous envoyant le montant de votre souscription.Veuillez accepter, avec notre meilleur souvenir, l\u2019expression de nos sentiments les plus sincères.Le Comité du Prix Pierre-Masson.Emile Blain, président de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada; Joseph-Lue Riopelle, secrétaire de la Faculté de Médecine; Paul Robert, président de la Société Médicale de Montréal; Eugène Robillard, directeur du laboratoire de physiologie ; Louis-Charles Simard, directeur de l\u2019Institut du Cancer de Montréal.Pour le Comité: Joseph-Luc Riopelle.se * * Vous trouverez sous pli ma contribution au Prix Pierre-Masson au montant d@\u20ac $c (Veuillez rayer l\u2019une des deux formules) J\u2019assisterai Je ne pourrai assister à la cérémonie au cours de laquelle le Prix Pierre- Masson sera annoncé à monsieur le professeur Pierre Masson, sous réserve d\u2019être libre à la date où elle aura lieu.S\u2019il-vous-plaît, adresser toute contribution au docteur Joseph-Luc Riopelle, secrétariat de la Faculté de médecine, Université de Montréal, 2200, boul.Mont-Royal, Montréal.6-6 ++ PRIX QUADRIENNAL DE LA FONDATION INTERNATIONALE DE GYNÉCOLOGIQUE ET D'OBSTÉTRIQUE Dans le but de perpétuer les intensions du Comité de Gérance de la fortune de l\u2019ancien Congrès international de Gynécologie et d\u2019Obstétrique, le Conseil d\u2019administration et le Comité consultatif de la Société Royale Belge de Gynécologie et d\u2019Obstétrique, gérante légale actuelle de la dite fortune, ont décidé d\u2019affecter les revenus de cel'e-ci à la fondation d\u2019un prix d\u2019une valeur de 10.000 francs belges à distribuer le premier juillet 1954.Le prix sera décerné à l\u2019auteur du meilleur travail de gynécologie et d\u2019obst\u201ctrique manuscrit ou publié au cours des quatre années précédant celle du dépôt des travaux (juillet 1949 à juillet 1953).Les travaux prenant part au concours ne peuvent avoir été couronnés antérieurement et doivent être rédigés dans les langues officielles du Congrès inter- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 national, c\u2019est-à-dire en allemand, anglais, espagnol, français, italien ou traduits dans l\u2019une de ces langues.Les travaux doivent parvenir en double exemplaire au secrétariat de la Société Royale Belge de Gynécologie et d\u2019Obstétrique, douze mois avant la date fixée pour la remise du prix, c\u2019est-à-dire le premier juillet 1953.(Docteur R.Vokaer, 309, avenue Mo- lière, Bruxelles).Le jury chargé de l\u2019examen des travaux présentés sera nommé par la Société Royale Belge de Gynécologie et d\u2019Obstétrique parmi ses membres titulaires, correspondants, honoraires, tant nationaux qu\u2019étrangers.Le président de la Société en fonction, en assumera la présidence.Les membres du jury ne peuvent prendre part à la compétition.Les décisions du jury seront prises à la majorité des suffrages.Si aucun travail ne paraît au jury digne du prix, celui-ci ne sera pas distribué et le montant en sera ajouté à la valeur du prix suivant.Le prix de la Fondation Internationale de Gynécologie et d\u2019Obstétrique sera remis, pour la quatrième fois en juillet 1954 lors de la séance mensuelle de la Société Royale Belge de Gynécologie et d\u2019Obstétrique.Proposé par le docteur Jean-Louis Henrotay, président d\u2019honneur de la Société, le 2 juin 1934, ce prix a été décerné, 1938: Stroganoff (Leningrad) pour ses travaux sur le traitement de l\u2019éclampsie; 1948: Palmer (Paris) pour ses travaux sur la stérilité féminine.Lantuéjoul et son école (Paris) pour leurs travaux sur le poumon du nouveau-né et Wespi (Aarau) pour ses travaux sur le diagnostic précoce du cancer.DEMANDE DE TIRES-A-PART CONCERNANT LES \u201cSTRESS\u201d ET LES HORMONES D'ADAPTATION En parcourant la littérature récente à laquelle est lié ce journal, nous constatons qu\u2019un nombre sans cesse croissant d\u2019articles traite de problèmes rattachés au «stress» et aux «hormones d\u2019adaptation» (ACTH, STH, corticoides, substances adrénergiques, etc.).Nous vous écrivons parce que, à notre avis, le succès de la recherche dans ce champ aussi vaste que complexe dépend en grande partie de la rapidité de diffusion et d\u2019analyse critique des données les plus pertinentes, tâche pour laquelle nous venons solliciter l\u2019aide de vos lecteurs.En 1950, notre Institut a entrepris la publication d\u2019une série de recueils de références intitulés « Annual Reports on Stress» (Acta Medical Publishers.Montréal), dans lesquels toute la littérature mondiale est passée en revue chaque année (habituellement 2 000 à 4 000 articles).Jusqu\u2019à présent, nous avons dû compiler les pé- L\u2019Union Méd.Canada Pp Tome 82 \u2014 Fév.1953 4 \\ PROPI-VA INDICATIONS : | Vaginites à trichomonas, à | et à flores mixtes.Prurit et leucorrhée.La connaissance des données | modernes sur la physiologie vaginale nous ont permis d\u2019élaborer un traitement objectif et rationnel des conditions pathologiques qui jusqu'ici avaient défié les agepts thérapeutiques les plus divers pour ne pas dire les plus disparatés.re FORMULE (pH 4) Propionate de sodigm 20 % \u2018 n-Propanol 12.5% | Acide propioniq 5 % Diiodohydroxyquinoléine 7.5% Plus lactose, \u201cdextrose, acide borique et acide lactique, dans une base hydrosoluble ap 1.Trichomonas vaginalis 2, Monilia albicans 3.Escherichia coli, streptocoques, staphylocoques.SUPPOSITOIRES VAGINAUX: Boite de 12 \u2014 1 à 3 par jour.; CREME: Tube de 3 onces avec applicateur \u2014 en application trois fois par jour.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTEE 228 riodiques médicaux, monographies, et condensés de même que les tirés-à-part qui nous étaient envoyés par les auteurs.Parmi toutes ces publications, les tirés-à-part se sont révélés les meilleures sources d\u2019informations pour la préparation de nos Annual Reports on Stress.C\u2019est pourquoi nous avons adressé, chaque année, plusieurs milliers de demandes de tirésà-part aux auteurs que nous savions engagés dans des recherches sur le stress ou des sujets voisins.Mais même ce procédé ne nous a pas donné des résultats entièrement satisfaisants car il nous est matériellement impossible d\u2019établir un contact personnel avec tous les auteurs, et parce que les délais sont parfois très longs entre la demande et la réception du tiré-à-part.Pour intégrer rapidement les publications dans les Annual Reports il est évident qu\u2019une étroite collaboration entre les auteurs d\u2019articles originaux et nous-mêmes est indispensable.Récemment cette coopération a été très efficacement renforcée par la publication d\u2019« Avis aux Lecteurs» dans différents journaux médicaux encourageant les divers spécialistes intéressés par la recherche sur le stress, à nous adresser leurs tirés-à-part sans délai.Nous vous serions obligés.si par la publication de cette note, vous portiez vous aussi ce problème à l\u2019attention de vos lecteurs.Avec nos remerciements, nous vous prions d\u2019agréer, Monsieur, l\u2019expression de nos sentiments distingués.Hans SELYE, M.D, Ph.D.D.Sc., F.R.S.(C), professeur et directeur de l\u2019Institut de Médecine et Chirurgie expérimentales; Alexander HORAVA, M.D, co-auteur des Annual Reports on Stress.AA PRES DE 37000 LIVRES D'ALIMENTS, IMPROPRES A LA CONSOMMATION, CONFISQUEES Au cours des derniers mois de 1952, les inspecteurs sanitaires du ministère de la Santé de la province de Québec ont confisqué 26 900 livres d\u2019aliments impropres à la consommation.La surveillance des établissements faisant le commerce des denrées alimentaires relèvent, dans les comtés pourvus d\u2019Unités sanitaires, de ces inspecteurs.Durant les mois de novembre et d\u2019octobre, d\u2019après une compilation qui vient d\u2019être publiée.il appert que ces inspecteurs ont visité 362 boulangeries, 3552 épiceries, 1687 restaurants, 5381 boucheries, 409 marchés publics.La surveillance des produits laitiers exige également de la part des inspecteurs sanitaires un travail constant.Pendant la période mentionnée ci-dessus, ils ont visité 65 beurreries et fromageries, 466 laiteries publiques, 624 usines de pasteurisation.Nul NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 ne doute aujourd\u2019hui de l\u2019importance de surveiller avec soin la production, la manipulation, la conservation et la livraison des denrées alimentaires: telle est la tâche des inspecteurs du ministère de la Santé que dirige l\u2019hon.Albiny Paquette, md, ministre de la Santé dans la province de Québec.La vie est sans prix, a-t-on dit, souvent, et il n\u2019est pas besoin de démonstration élaborée pour s\u2019en convaincre.Il importe donc de prendre tous les moyens que la science met à notre disposition pour la conserver.La propreté est le plus efficace, qu\u2019elle préside donc toujours à chacun de nos actes.UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Faculté de Médecine Relevé des octrois de recherches pour l\u2019année 1952 Banting Research Foundation: $375.00; Canadian Arthritis and Rheumatism Society: $7,200.00; Conseil National des Recherches: $29,500.00; Defence Research Board: $16,500.00; J.& M.Markle Foundation: $6,000.00; Ministère de la Santé nationale et Ministère de la Santé de la Province de Québec: $21,800.00; National Cancer Institute : $6,000.00; Poulenc Limitée: $500.00; Fondation Joseph Rhé- aume: $35,328.00; Schering Corporation: $2,529.00; United States Department of the Army: $46,565.00.Total: $172,297.00.ee ++ EXPÉRIENCES FAITES AU CANADA AVEC DES SUBSTANCES ANTIPOLIOMYÉLITIQUES On vient de conclure des arrangements afin de faire des expériences au Canada avec la gamma- globuline, substance qu\u2019on utilise aux Etats-Unis, à titre d\u2019essai, comnæe*protection contre la poliomyélite paralysante.LL C\u2019est ce que divulgue l\u2019honorable Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, qui révèle en même temps que les rapports préliminaires des études faites aux Etats-Unis.sur l\u2019emploi de la gamma-globuline sont « encourageants ».Dans ce projet restreint d\u2019expérimentation, la paralysie, chez les personnes atteintes de poliomyélite, s\u2019est moins attaquée à celles qui avaient reçu de la gamma-globuline qu\u2019à celles qui n\u2019en avaient pas reçu.Il faudra continuer d\u2019observer et d'\u2019étudier cliniquement les résultats déjà obtenus avant de porter un jugement définitif sur l\u2019utilité de ce produit.Les laboratoires de recherche médicale Connaught.de Toronto, ayant à leur service des savants qui sont au courant des procédés complexes que demande la préparation de cette substance, s\u2019occuperont de la ¢ Fs 3 RE wy a = > 2 & ES a SE > 7 = 5 7 * # 4 * a 25 = A% À gd 2 A = 3, HK L\u2019Union ; ; Le Se Se XLIV ss Ree Fév.053 = 4 a Ps .Toïne -82 wo a 5 5 3 = = iF od = Bo an fa; SY fo es RES = > of.225 se py ER SX Fes 7 Qi x 29 x Xe 5 2° ce ok; \u20ac = + ME ge 0 se as es es A = > 5 x 2% 33: FE oe gs of 1 or x F5 ge < La = Fa ee Fast, Ps qe = i DL De 4 Re 2 0 Les hh 4 7 E3 3 { Sh SZ Yh ce 74 2 # > ei 5 x 7 es, ce $.Ë Pt 5 7 3 7 \u20ac ae For CA SE iF = Le rs 8 SR us i \u201c Es i de, & EZ oF sé # 3 Se Le \u20ac 3e x 2 nn SE 5e 2 Kk HY 3% Fs A =, bi © 57% 5 4 #3 2d Li $$ > a8 4 = 55 5 x St x 2 \u201ci x NK x 2 a Chaque comp mé.con tien contie & äque compr 55 id \u2018Phénacetine ne Eh w La 10 ta a Aminoxide d Atro ne 00 grain 0er + Acide Acétylsalicylique 233 cid e \u20ac Acé sal icy ique 3 grain Z = i % \u201c.A Fi _ Chlorhydrate d'Aminoxide- \u201c5 i Phénacétine tain d\u2019Atrop me.métiers aa 0005 8 i we a #5 La Ech a ntill on: médi Cat su an 2 a i 2d, & ve a aa HER TON sa a ÿ 2 ni \u20ac | GS :Montr 7 7, avens G qe.al À de + ne 4 = or % = 2 « ASE. 230 production de la gamma-globuline.On se procurera le matériel spécial voulu assez tôt pour permettre de préparer une quantité initiale pour le début de l\u2019été.On affecte à l\u2019achat de ce matériel une subvention fédérale aux recherches en hygiène publique, au montant de $67,000.La gamma-globuline s\u2019extrait du plasma sanguin humain: il faut une chopine de sang pour produire une dose simple de gamma-globuline.La quantité fabriquée cette année ne sera pas importante, ajoute M.Martin, en raison du nombre limité de spécialistes qui peuvent se livrer à ce travail difficile et de la quantité limitée de matériel spécial de production que l\u2019on doit importer des Etats-Unis.Afin d\u2019obtenir les opinions les plus averties sur la gamma-globuline, il s\u2019est tenu récemment ici, sous la présidence du docteur G.D.W.Cameron, sous-ministre fédéral de la Santé, une conférence de spécialistes provinciaux en hygiène publique et en recherche.Ce groupe a recommandé que l\u2019on fasse une expérience clinique de la gamma-globuline, en utilisant les approvisionnements limités dont on disposera, dans les régions du Canada que l\u2019on désignera à la suite du nombre des cas de poliomyélite survenus.La conférence recommande aussi d\u2019établir une commission permanente composée des représentants des institutions d\u2019hygiéne publique et de recherche ainsi que des écoles de médecine dans les provinces.On forme présentement cette commission qui aura pour fonction principale de se tenir constamment au courant des développements de la poliomyélite et d\u2019assurer la meilleure distribution possible de l\u2019approvisionnement limité de gamma-globuline.La gamma-globuline est une des fractions de la portion liquide du sang humain normal.On a constaté que, lorsqu\u2019elle est extraite du sang de milliers de donneurs appartenant à différentes parties du pays, elle contient un grand nombre de substances qui peuvent neutraliser le virus de la poliomyélite et d\u2019autres affections.ee + SOCIÉTÉ.MÉDICALE ET CENTRE DE RECHERCHE DU RHUMATISME D'AIX-LES-BAINS Cinquième semaine de conférences de rhumatologie, du 10 au 17 mai 1953 La Société Médicale d\u2019Aix-les-Bains et le Centre de Recherche du Rhumatisme, sous le patronage de la Ligue Française contre le Rhumatisme, organisent du dimanche 10 au dimanche 17 mai 1953 une semaine de conférences de rhumatologie.Ces conférences comprendront des exposés théoriques et pratiques sur les grandes questions de rhumatologie, des questions d\u2019actualités rhumatologiques, des présentations et des examens de malades NOUVELLES L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 à l\u2019Hôpital des Rhumatisants et, pendant les cours, des démonstrations de techniques thermales, des lectures et des interprétations de clichés radiogra- phiques, des démonstrations orthopédiques et chirurgicales à la Clinique Chirurgicale, des présentations de films.Les auditeurs pourront poser des questions aux conférenciers, soit oralement soit par écrit.Pour ces dernières, il y sera répondu à la fin de la semaine par une « Panel-discussion » sous la présidence du prof.Justin-Besançon, président de la Ligue Française contre le Rhumatisme.Ces conférences essentiellement pratiques sont destinées aux médecins français et étrangers, aux internes et anciens internes des hôpitaux, aux externes et anciens externes, aux étudiants en médecine en fin de scolarité qui désirent se perfectionner dans la thérapeutique du rhumatisme.Un certificat sera délivré à l\u2019issue des conférences.Des réceptions et des excursions alterneront avec les séances de travail.Une exposition des grands laboratoires de produits pharmaceutiques sera organisée aux Thermes.PROGRAMME DES CONFERENCES Dimanche 10 mai 9 heures \u2014 Introduction.\u2014 F.Françon et J.J.Herbert.9.30 heures \u2014 Généralités et séméiologie du rhumatisme.\u2014 J.Forestier et F.Gerbay.10.30 heures \u2014 Le rhumatisme chronique progressif inflammatoire ou P.C.E.\u2014 F.Francon.14.30 heures \u2014 Excursion.18.30 heures \u2014 Réception par la Société Médicale.Lundi, 11 mai \u201c 830 heures \u2014 Sémiologie radiologique du rhumatisme.\u2014 P.Robert.9.30 heures \u2014 La spondylarthrite ankylosante ou S.R.\u2014 F.Jacqueline.10.30 heures \u2014 Visite générale des Thermes.\u2014 L.G.Blanc et M.Cart .14.30 heures \u2014 Les rhumatiSMes non articulaires.\u2014 P.Baumgartner.15.30 h.\u2014 Diagnostic radiologique différentiel des diverrses formes de rhumatisme.\u2014 P.Robert.16.30 h.\u2014 Démonstrations de techniques thermales.\u2014 L.G.Blanc, M.Certonciny et L.Joly.Présentations de malades à l\u2019hôp.des Rhumatisants.\u2014 G.Du Lac, M.Rozier et F.Jacqueline.Mardi, 12 mai 8.30 heures \u2014 Signes de début, prévention et indications thérapeutiques dans les coxasthroses.\u2014 J.Graber-Duvernay.9.30 h.\u2014 L\u2019arthroplastie de la hanche \u2014 technique, indications, résultats.\u2014 J.J.Herbert.10.30 h.\u2014 Démonstrations de techniques thermales.\u2014 L.Sagols, Ch.Bieth et R.Jandet. pour \u20ac RA, HH Des tion sr gg vasculaire Ciba BERT + vÀ af MN pL ; 2 % ; 2 TE SE AN Le \u201c 4 / i?\u201c pe Jb ii fr à 0 , NS 4 \u2018te tr pa i et Coe ar STR ren en # 2 a NE Arr ze rase ans é002 ae, ESS SMa A : PAM ras pr és LF San ater À ce a) rent Te, 2 an RR SER am Eo reearestinive 2 A La z nt DE pt A vire, = \u201ci Sa Tie = A a Fo AN sa, 50 nr ar TEN \u2014a en [ARN WN ces RS Sw us ER ES Ne a Ÿ i De > ne EL es A, PR 3 > SN 7 @ a Ka X NE SN A AN % >, NR AN Sa % of {5 RÉ \u201cee NS Kh #, AUS IR SLA WA 25 LA PASS DN Oe Ae Ji £7 NX 7 WN - ÊF ¥ A N £4, iff 47 A4 iif Le tn IF 232 Présentations de malades à l\u2019hôp.des Rhumatisants.\u2014 F.Françon, J Forestier et J.Graber- Duvernay.1430 h.\u2014 La maladie de Paget.\u2014 G.Du Lac.1530 h.\u2014 La sciatique.\u2014 P.Baumgartner.16.30 h.\u2014 Lecture de clichés radiographiques.\u2014 P.Robert et P.Faidherbe.21 heures \u2014 Présentation de films médicaux.Mercredi, 13 mai 7.30 heures \u2014 Séance opératoire, à la Clinique.\u2014 J.J.Herbert et J.Laillot.9 heures \u2014 Problèmes diagnostiques et thérapeutiques dans les rhumatismes du membre supérieur et du cou.\u2014 L.Joly.10 hres \u2014 Le rhumatisme psoriasique.\u2014 M.Rozier.10.30 h.\u2014 Présentations de malades à l\u2019hôp.des Rhumatisants.\u2014 G.Du Lac, M.Rozier et F.Jacqueline.Démonstrations de techniques thermales.\u2014 L.G.Blane, M.Certociny et L.Joly.14.30 h.\u2014 Vertébrothérapie et manipulations vertébrales.\u2014 R.Lesoure.15.30 h.\u2014 Arthrose du genou.\u2014 J.Graber-Duvernay.16.30 h.\u2014 Bases scientifiques, techniques et indications de la physiothérapie dans le rhumatisme.\u2014 P.Faidherbe.\u2019 Jeudi, 14 mas 8.30 h.\u2014 Les rhumatismes de l\u2019enfance.\u2014 F.Fran- con.9.30 h.\u2014 Etat actuel du traitement orthopédique du rhumatisme.Prévention et correction.\u2014 J.J.Herbert.14.20 heures \u2014 Excursion.Vendredi 15 mai.7.30 heures \u2014 Séance opératoire.\u2014 J.J.Herbert et J.Paillot.9 heures \u2014 Algies cranio-faciales et rhumatisme.\u2014 J.P.Huber.10 heures \u2014 Etude physico-chimique des eaux thermales et des boues thermo-bio-médicales.\u2014 L.Rigaud.11 heures \u2014 Présentations de malades à \"Hopital des Rhumatisants.\u2014 F.Francon, J.Forestier et J.Graber-Duvernay.Démonstrations de techniques thermales.\u2014 L.Sagois, Ch.Bieth et R.Jandet.1430 heures \u2014 Aspects anatomiques, radiologiques et cliniqves du rhumatisme.\u2014 Pr.Rutishauser (Genève), avec la collaboration de F.Jacqueline.1530 heures \u2014 Excursion.Samedi 16 mai 8.30 heures \u2014 Techniques thermales et indications de la crénothéranie.\u2014 M.Rozier.9.15 heures \u2014 Maladie traumatique et kinésithérapie.\u2014 J.Paillot.10 heures \u2014 Etude clinique du mode de début de la maladie arthrosique \u2014 Pr.Justin-Besancon NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 avec la collaboration de A.Rubens-Duval et Villiauney.14.30 heures \u2014 Etat actuel du traitement hormonal du rhumatisme.\u2014 J.Forestier.16 heures \u2014 Panel-discussion.Dimanche 17 mai 9.30 heures \u2014 Séance scientifique annuelle consacrée aux Lombalgies et Lombo-sacralgies.\u2014 Rapporteurs: J.J.Herbert, L.Rey et P.Faidherbe.12.30 heures \u2014 Banquet par souscriptions.15 heures \u2014 Communications particulières, Les renseignements devront être demandés au docteur M.Rozier, sec.général de la Société Médicale, 4, Place du Revard, Aix-les-Bains.Le droit d\u2019inscription pour la semaine est de 3.500 francs, comprenant l'abonnement à Rhumatologie et doit être adressé avant le premier mai au docteur J.P.Huber, 7, boul.de la Roche du Roi, Aix-les- Bains, C.C.P.Paris 272417.Conditions spéciales pour les abonnés à matologie.Rhu- Conditions particulières accordées aux congressistes par certains hôtels.Réduction de sur la S.N.C.F.Le lundi 18 mai, après le congrès, une excursion est prévue dans le Massif du Mont-Blanc.Inscriptions au cours de la semaine.20 pour cent PAIN BLANC ENRICHI DE VITAMINES A partir du 2 février, les boulangers du Canada offriront à la population du Canada leur nouveau pain blanc enrichi de vitamines.Le pain blanc deviendra ainsi aussi nourrissant, sans être pour cela plus engraissant, que le pain de blé entier.Le prix du pain blanc n\u2019en sera pas augmenté.Les définitions de la nouvelle farine et du nouveau pain enrichis ont été ajoutées, lors des derniers amendements, à la Loi fédérale des aliments et drogues.Une clause, qui traite de l\u2019enrichissement, autorise la vente de la farine et du pain enrichis à titre volontaire; elle stipule que le pain enrichi ne sera fait que de farine enrichie contenant un mélang rigoureusement réglementé de vitamines B (thiamine, niacine, riboflavine) et de fer.Le pain blanc enrichi existe aux Etats-Unis depuis plus de 10 ans et à Terre-Neuve depuis 1944.Pour marquer cet événement important dans l\u2019histoire de la boulangerie au pays, la Section française -du Comité spécial d\u2019études sur la nutrition représentant les boulangers et minotiers du Canada a tenu un «dîner au pain» qui a eu lieu au Château Frontenac, lundi soir, le 26 janvier.Plusieurs spécialistes en hygiène alimentaire ont assisté à ce dîner, présidé par le docteur Honoré Nadeau, pro- hl fesseur titulaire de diététique à l\u2019Université Laval. L\u2019Union Méd.Canada XLVI Tome 82 \u2014 Fév.1953 Pour l\u2019usage quotidien, le Veratrite est un agent hypotenseur recommandable et dépourvu de réactions secondaires fâcheuses.Il peut procurer une amélioration de la circulation, un abaissement progressif de la tension artérielle et une sensation de bien-être accru sans exiger un horaire compliqué ou un ajustement quotidien de sa posologie.Son prix économique, facteur important dans un traitement de longue haleine, milite en faveur du Veratrite comme médicament d\u2019entretien de la plupart des malades hypertendus.Chaque tabule VERATRITE LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLON ENVOYÉS AUX MÉDECINS contient: SUR DEMANDE.Veratrum viride 40 unités C.S.R.:: Nitrite de sodium .1 grain Phénobarbital .Va grain Dose initiale: 2 tabules 3 f.p.j.après les repas.**Le titrage biologique des spécialités Irwin-Neisler à base de Veratrum Viride est maintenant établi en unités C.S.R.* L\u2019équivalence thérapeutique en unités Craw est approximativement comme suit: Unités Craw Unités C.S.R.3 40 10 130 Manufacturé par IRWIN, NEISLER & COMPANY, DECATUR, Illimois, U.S.A.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.- - 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal REVUE DES LIVRES ANDRE-THOMAS et Mme le Dr SAINT- ANNE DARGASSIES.\u2014 Etudes neurologiques sur le nouveau-né et le jeune nourrisson.Masson et Cie, édit, Paris, 1952.Cet ouvrage, écrit par un maître de la neurologie contemporaine, contient une incontestable richesse d\u2019enseignement dans un domaine des connaissances neurologiques jusqu\u2019à ce Jour à peu près inexploré.Oeuvre d\u2019analyse clinique jusqu\u2019aux éléments les plus fins, jusqu'aux manifestations les plus délicates, qui 2 exigé une observation patiente, éclairée, itérative et constante couplée à une ingéniosité étonnante d\u2019investigation.On ne trouve pas dans cet écrit une synthèse plus ou moins ramassée, rendue artificielle ou arbitraire par les cadres rigides dans lesquels on inclut les conceptions étio-patho- géniques et les symptômes d\u2019entités nosolo- giques ou de groupes de syndromes.Ici tout est finesse d\u2019observation et de constatations cliniques, tout est sur le plan des déductions positives découlant d\u2019une étude impartialement objective menée avec la conscience et la rigueur scientifiques les plus impartiales.| Cet ouvrage d\u2019André-Thomas, comme d\u2019ailleurs tout ce qu\u2019il a écrit dans les revues et dans ses monographies depuis près de 60 ans, montre une science profonde de la sémiologie neurologique appuyée sur une connaissance sans faille de la neuro-physiologie et de la neuro-anatomie.Bien plus qu\u2019un apport de sémiologie, cette dernière œuvre porte la clinique jusqu\u2019au plan de la recherche, jusqu\u2019au niveau de l\u2019expérimentation neuro-physiologi- que.Sur le plan pratique, elle apporte une contribution inédite à la neurologie du nouveau- né et du nourrisson.Les méthodes d\u2019examen de ces derniers, la recherche des signes de pathologie, l\u2019interprétation des constats en regard de la neurophysiologie toute particulière de cette période 2e.de la vie, l\u2019exploration même de cette physiologie neurologique apportant des faits abondants et lumineux, sont quelques-uns des attributs que comporte cet ouvrage.Il est une œuvre fondamentale en neurologie des premières semaines de la vie extra-utérine.Le contenu de ce volume peut être au moins soupçonné par l\u2019énumération suivante; il ne peut être apprécié que par une lecture attentive faite par tranches, tant la richesse de documentation personnelle est dense et par le fait que son assimilation complète apporterait à doses trop massives de la fatigue et de l\u2019inattention.Je ne pourrais mieux présenter l\u2019essence de ce travail qu\u2019en transerivant ici la notice de l\u2019éditeur: Par son attitude, par la tonicité de ses muscles, par sa réflectivité, par son activité, le nouveau-né se présente avec un comportement qui lui est propre.Si par quelques éléments ce dernier se rapproche de celui du nourrisson et même de l\u2019âge adulte, il s\u2019en distingue par beaucoup d\u2019autres.L\u2019examen neurologique du nouveau-né ne doit pas se borner à une simple observation de l\u2019activité spontanée, d\u2019ailleurs peu variée Il ne peut être question de mouvements et à plus forte raison d\u2019actes exécutés intentionnellement.volontairement, au commandement.Le fonctionnement du névraxe est à prédominance sous-corticale: l\u2019observateur doit s\u2019appliquer à solliciter réflexes et réactions en modifiant les attitdues, en multipliant les excitations de qualité et de siège divers, en procédant suivant un certain ordre, méthodiquement.L\u2019investigation, déjà intéressante chez le nouveau- né normal au point de vue biologique, l\u2019est encore davantage lorsqu\u2019une gestation anormale, la naissance avant terme.les difficultés de l\u2019acte obstétrical, voire une hérédité plus ou moins chargée, un accident des premiers jours laissent redouter un processus morbide.L'examen neurologique se présente alors comme le point de départ d\u2019une longue épreuve dont le déroulement est destiné à éclairer les relations étiologiques et pathogéniaues entre le passé et les stades successifs de l\u2019évolution.Dès la naissance, dès la première dérade qui peut correspondre conventionnellement an stade du nouveau-né, le développement et la croissance de l\u2019en- En Angleterre et dans d\u2019autres parties du monde, les médecins ont utilisé avec satisfaction les propriétés analgésiques et sédatives du Veganin.Maintenant prescrits par les médecins canadiens, les comprimés Veganin apportent un soulagement rapide et sûr de la douleur.Les comprimés Veganin assurent une sédation CHAQUE COMPRIMÉ VEGANIN CONTIENT: douce, sans dépression ni langueur secondaires.Acide acétylsalicylique .3.86 gr.Ils ne sont ni toxiques ni narcotiques et Phénacétine .3.86 gr.possèdent une grande marge de sécurité.Codéine .0.16 gr.Les indications de Veganin sont aussi nombreuses que les maladies ou affections qui s\u2019accompagnent de douleur.Littérature et échantillons sur demande.WARNER - CHILCOTT LABORATORIES 127 King St West Toners, Oranie Division de William R.Warner & Go.Ltd. 236 fant se poursuivent; le bouleversement biologique qui se produit avec l\u2019inauguration de la vie aérienne s'accompagne d\u2019un bouleversement neurologique.Anatomiquement, l\u2019écorce cérébrale se développe intensément, l\u2019apport et l\u2019apprêt que lui fournissent les appareils sensoriels multiplient ses capacités.De sous-cortical le fonctionnement névraxique tend de plus en plus à devenir cortical ou du moins à être contrôlé par l\u2019écorce.Le tonus, l\u2019attitude, la réflectivité, la réactivité subissent des modifications importantes et, lorsque le développement s\u2019est suffisamment accentué, les impressions désormais assimilées deviennent sensations, perceptions: le nourrisson se prépare ainsi à une activité plus intellectualisée.Pénétré par le monde extérieur, il subit l\u2019empreinte de la collectivité; ce travail exige déjà des semaines et des mois.Des pédiatres, des psychiatres, des pédagogues se sont déjà enquis de l\u2019apparition des premiers indices de l\u2019intelligence: dans la période initiale de l\u2019évolution, une part importante est réservée au neurologiste.C\u2019est dans cet esprit que ce travail a été exécuté, rassemblant et interprétant des phénomènes déjà connus, proposant d\u2019autre part quelques réactions nouvelles, surveillant leur évolution, pour quelques- unes l\u2019époque de leur disparition, pour d\u2019autres celle de leur acquisition; le retard consistant assez souvent dans la persistance de la réflectivité des premiers jours, aussi bien que dans l'attente prolongée de réactions ou d\u2019actions qui souvent se manifestent à une période déterminée.Quelques observations d\u2019affections appartenant à la pathologie la plus courante sont présentées à des phases successives de leur évolution, à vn âge plus avancé, sans négliger les cas d\u2019anomalies, les malformations qui contribuent à mettre en évidence la part sous-corticale de quelques réactions du premier age.Les résultats de ces examens rendront d\u2019autant plus de services qu\u2019ils seront consignés sur le livret de santé qui accompagne tout enfant.L\u2019ouvrage comporte une riche documentation iconographique; la reproduction de nombreuses épreuves photographiques et cinématographiques réparties sur 32 planches hors texte, des dessins qui en facilitent la lecture et la compréhension.Ainsi conçue, cette étude est la première en France qui aborde méthndiquement l\u2019étude neurologique du nouveau-né et du nourrisson.Précédée par un préambule, suivie par un épilogue, elle comprend trois parties: 1.Le nouveau-né normal; 2.le nourrisson normal: 3.le nouveau-né et le nourrisson au cours de quelques affections du système nerveux.Divisions de louvrage 1.Le nouneau-né normal.Aperçu préliminaire.Examen de l\u2019axe corporel et des membres.Les sens.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1933 Remarques sur l\u2019activité du nouveau-né.Propriétés fondamentales de la substance nerveuse.II.Le nourrisson normal.Evolution de la motilité.Des automatismes du nouveau-né aux automatismes du nourrisson.Statique de la tête.Réflexe occasionnel et innovation.III.Pathologie.Le nouveau-né et le nourrisson au _ cours de quelques affections du système nerveux.Conséquences éloignées des processus pathologiques remontant à la naissance ou aux premières semaines.Epilogue.Bibliographie.Index alphabétique des matières.Les chapitres consacrés à la pathologie du nouveau-né et du nourrisson, sont plus spécialement intéressants à l\u2019entendement des cliniciens.Ceux du début, par ailleurs, nous mettent en confrontation avec un faisceau de procédés, d\u2019épreuves et de manœuvres d\u2019investigation qui constituent un ensemble pro- peudétique et sémiologique précieux.Après la lecture de cet ouvrage et l\u2019assimilation des notions qu\u2019il contient, le clinicien, et surtout le pédiatre et le neurologiste, se sentiront moins décentenancés dans la poursuite de l\u2019examen neurologique du nouveau-né et du nourrisson et pourront en tirer des renseignements plus abondants et instructifs.Roma AMYOT.+ + Roger NATAF, ophtalmologiste des Hôpitaux, membre associé de l'Institut Pasteur de Tunis.\u2014 Le trachome \u2014 historique \u2014 clinique \u2014 recherches expérimentales et étiologie \u2014 théraveutique \u2014 prophylaxie.Préface de A.Cuénod.Un vol.de 426 pages, 46 figures, 16 olanches en couleurs, 1 planche en noir.(3.700 fr).\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1952.Le trachome, affection oculaire redoutable, atteint des centaines de millions d\u2019individus répartis dans d'immenses contrées couvrant les trois-quarts du globe.Il y constitue un si lourd fléau social que médecins, savants, pouvoirs publics s\u2019y intéressent de plus en plus.L'auteur, attaché depuis 25 ans à l\u2019étude clinique, scientifique et sociale de cette maladie, travaille depuis de nombreuses années à l\u2019Institut Pasteur de Tunis.Dans cette mono- : L'Union Méd.Canada : XLVIII Tome 82 \u2014 Fév.1953 Sulfate de Dihydrostreptomycine Un médicament De nombreuses études faites par des cliniciens de choix réputés confirment que le sulfate de Jibydro- .; streptomycine possède la même efficacité que la h ; h ° Streptomyeine, qu'il réduit au minimum là dou- en P Us lol er ap Le leur et l\u2019enflure au siège de l'injection et qu'on peut l\u2019administrer même à certains malades allergiques à la streptomycine.Des enquêtes comparatives très poussées ont prouvé de plus que le sulfate de dihydrostreptomycine était moins toxique pour le système vestibulaire.En plus de sa forme sèche habituelle, ce produit se présente maintenant en un soluté commode, prêt à être injecté et connu sous le nom de SOLUTION DE SULFATE DE DIHYDROSTREPTOMYCINE MERCK.L\u2019ACIDE PARA-AMINOSALICYLIQUE MERCK (PAS), employé en conjonction avec le Sulfate de Dihy- drostreptomycine Merck, prolonge la période d\u2019efficacité de l\u2019antibiotique en empêchant ou en retardant l\u2019apparition de la résistance bactérienne.A AVANT LE TRAITEMENT (9 jours avant le traitement a la dihy- drostreptomycine) Pneumonie tuberculeuse lobaire diffuse, partie inférieure du poumon gauche; caverne para-hi laire à paroi mince (3 x 35 cm.).< APRÈS 3 MOIS DE TRAITEMENT (2 jours après avoir discontinué la di- hydrostreptomycine) Dégagement considérable de la phase exsudative aiguë dans le poumon atteint; réduction de la caverne et amincissement de la paroi.MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTRÉAL * TORONTO * VANCOUVER - VALLEYFIELD 238 REVUE DES LIVRES graphie, véritable traité du trachome, il a tenu à faire une mise au point objective, analytique et synthétique de la question sous tous ses aspects.La partie historique est exposée dans un important chapitre fort documenté dont la lecture pourrait intéresser non seulement les médecins (spécialistes ou non) mais même les profanes.L\u2019étude clinique, basée sur 25 années d\u2019observation personnelle, est « vivante et vécue ».Cette partie de l\u2019ouvrage comporte plusieurs chapitres: symptomatologie, formes cliniques, complications, diagnostic clinique différentiel et biologique, pronostic, enfin traitement.Tous les problèmes qui se posent au praticien en pays à endémie trachomateuse y sont envisagés.Les pages consacrées à la thérapeutique sont riches d'enseignement.Elles sont le fruit d\u2019une longue expérience et comportent: d'une part, un chapitre médical proprement dit; d\u2019autre part, un chapitre des interventions chirurgicales du trachome.Les traitements autrefois classiques ne sont pas négligés et les plus utiles sont rappelés en détails.La thérapeutique qui marque un progrès considérable avec sulfamides et antibiotiques est traitée largement, faisant la mise au point de l\u2019état actuel de l\u2019arsenal anti-trachomateux.Trois chapitres sont réservés plus spécialement à l\u2019étude scientifique de la maladie.Celui de l\u2019anatomie pathologique, très étoffé, est relevé par de nombreuses figures qui éclairent exposé.Le chapitre de l\u2019étiologie, de la pathogénie et des recherches expérimentales, particulièrement ample, est un des plus importants.L'auteur, qui y a personnellement consacré de nombreux travaux, fait un exposé aussi complet que possible des recherches suscitées par le problème étiologique du trachome, auquel l\u2019école de Tunis a apporté une L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 contribution appréciable.Ce chapitre, dans lequel il est tenu compte des apports de tous ceux qui se sont intéressés à la question, est basé sur une observation scientifique rigoureuse.L'auteur a par ailleurs demandé à Jean Sedan de rédiger un « Essai de physio-patho- logie de l\u2019œil trachomateux » qui constitue un chapitre nouveau et peu exploré dans l\u2019étude de la maladie.Le trachome pose des questions médico- sociales et médico-légales fort complexes.Elles sont traitées dans les chapitres des généralités et classifications, de l\u2019épidémiologie et de la répartition géographique, et surtout dans celui de la prophylaxie.L\u2019auteur (qui a été rapporteur de «la lutte contre le trachome » au comité d\u2019experts de l\u2019Organisation mondiale de la santé) envisage la prophylaxie sous tous ses aspects: individuel, familial, social, national et international.La bibliographie est très importante.C\u2019est un rappel de toutes les études effectuées sur le trachome, surtout au cours de ce dernier demi- siècle.Elle permettra à ceux qui en éprouveront le besoin ou le désir de se reporter aux originaux.Soulignons l'illustration brillante de cette monographie: XVI planches en couleurs et 46 figures en noir relevant « lumineusement » le texte des différents chapitres.Divisions de l\u2019ouvrage Définition, généralités, classification.\u2014 Historique.\u2014 Epidémiologie et répartition géographique.\u2014 Symptomatologie.\u2014 Formes cliniques.\u2014 Complications.\u2014 Diagnostic clinique différentiel, biologique.\u2014 Pronostic.\u2014 Anatomie pathologique.\u2014 Etiolo- gie, pathologie et recherches expérimentales.\u2014 Essai de physio-pathologie de l\u2019œil trachomateux.\u2014 Traitement médical du trachome.\u2014 Des interventions chirurgicales du trachome.\u2014 Prophylaxie.\u2014 Bibliographie. Meédicalion de choix FORMULE lodoforme Menthol pour la sinusite et les infections des uotei redpiraloired lodures Camphre Ampoule de 1 cc.(En solution huileuse de J njeclion J nhamuiculaire faible acidité) Documentation complète et échantillon sur demande REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\u201d 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL, MONTRÉAÏ «3 Union Medicale du Canada\u201d en 1883 De la cécité des couleurs dans ses rapports avec les chemins de fer et la marine.Par A.A.Foucher, M.D, Professeur à l\u2019Université Laval, Montréal, Oculiste de l\u2019hôpital Notre-Dame.Février 1884.Il y a quelques années, George Wilson, professeur de technologie à l\u2019Université d\u2019Edimbourg, signalait à l\u2019attention du public le fait que des accidents sérieux pouvaient être occasionnés par l\u2019emploi de personnes aveugles pour les couleurs, dans les chemins de fer et la marine et généralement dans toutes les fonctions où il faut obéir à des signaux colorés.Il avait été conduit à formuler cette opinion en constatant les méprises que commettaient les élèves de son laboratoire en jugeant des couleurs des précipités chimiques.Une statistique qu\u2019il fit alors sur 1154 personnes, lui fit constater que, sur ce nombre, 65 étaient viciées, c\u2019est-à-dire 5,6 pour cent ou 1 sur 17,7.Dès lors, les dangers qui menacent les communications et les malheurs résultant des méprises de personnes viciées, au sujet des signaux colorés, ont été clairement compris, nettement exprimés; les mesures à prendre pour y remédier ont été expressément proposées.Des réformes importantes, pour affermir la sécurité publique à cet égard, ont été accomp'ies en Angleterre puis dans les principaux pays de l\u2019Europe.Ces réformes ont été justifiées par l\u2019incontestable importance de la cause en question et ensuite par les moyens rapides et étendus de communication à notre époque.Cependant, il faut le dire ces sages mesures n\u2019ont pas été acceptées partout evec le même empressement.On s\u2019est imaginé quelque part que la fréquence de la cécité pour les couleurs avait été exagérée.La réponse à cette objection a été faite depuis longtemps et les données sur lesquelles elle repose sont de nature à lever tout doute à ce sujet.Le docteur Fabre, de Lyon, a examiné, en 1864, 1 196 personnes; sur ce nombre, 13 étaient aveugles pour le rouge, 1 pour le vert, soit 1.17 pour cent.En 1872, il examine 728 employés de chemin de fer parmi lesquels il découvrit 42 cas de cécité pour les couleurs.Un autre examen fait en 1875 sur 1050 personnes âgées de 18 à 30 ans lui fit découvrir ©8 viciés, soit 9.33 pour cent.Le docteur Feris, médecin major de la marine, a examiné 501 marins parmi lesquels il a trouvé 41 individus plus ou moins affectés d\u2019anomalies dans la perception des couleurs, soit une proportion de 8,18 pour cent.Holmgren, professeur à l\u2019Université d'Upsal, a examiné, en 1876, 2 220 hommes appartenant à un régiment d\u2019infanterie, sur ce nombre il en trouva 11 qui ne percevaient pas le rouge, 17 aveugles pour le vert, 32 qui étaient incomplètement viciés.Il y avait en tout 60 viciés, c\u2019est-à-dire 2,7 pour cent.Un autre examen ayant été fait sur un régiment d\u2019artillerie de 100 hommes, il trouva 4 viciés.Un autre examen de 266 personnes lui fit découvrir 13 viciés, c\u2019est-à-dire 4,8 pour cent.En Finlande, le docteur Krohn a examiné le personnel attaché aux chemins de fer de son pays; il a trouvé parmi 1200 personnes examinées, 60 viciés, c\u2019est-à-dire 5 pour cent.Ces chiffres, que nous pourrions multiplier davantage, démontrent clairement qu\u2019il y a en moyenne de 4 à 6 pour cent de personnes incapables de distinguer les couleurs.Cette proportion reste la même pour les employés de chemin de fer et ceux en général qui ont à obéir à des signaux colorés.Y a-t-il un danger pour la sécurité publique?Cela ne fait de doute pour personne, surtout si on remarque que la cécité des couleurs porte de préférence sur la couleur rouge et verte.En effet, ces deux couleurs sont les plus importantes parmi celles qui sont employées comme signaux: le rouvre signifie danger, le vert, attention.S\u2019il y a danger d\u2019employer sur les chemins de fer et dans la navigation des hommes ayant une vue avariée, a-t-on l\u2019assurance que les compagnies de chemin de fer et de navigation prennent les moyens nécessaires de remédier à ce danger?Les recherches qui ont été faites à ce sujet.quoique incomplètes, nous permettent d\u2019affirmer le contraire.L\u2019examen de la vue des marins et des machinistes de chemin de fer n\u2019est pas du tout, ou il est fait d\u2019une façon incomplète.Les compagnies qui confient à un officier supérieur, non médecin, la tâche délicate d\u2019examiner la vue des ingénieurs se font illusion sur la compétence de cet examinateur.Toute réforme, acceptée volontairement ou imposée par le gouvernement, pour être efficace en ce qui regarde l\u2019examen du sens de la vue, devrait être conforme aux résolutions qui ont été passées au congrès médical d\u2019Amsterdam, en 1879, et approuvées par le congrès médical international de Londres, en 1881.Pour être admis aux différents postes où il faut obéir à des signaux colorés, il faudrait par conséquent satisfaire aux conditions suivantes.1.(Sur les chemins de fer): Pour être admis en qualité de conducteur ou de chauffeur, il faut être exempt d\u2019inflammation des yeux ou des paupières; i! faut que Je champ visuel.la réfrartion et l\u2019acuité visuelle soient normales ;il faut que la perception des Maintenant.un traitement plus efficace des nausées et des vomissements dans\u2026 LA GROSSESSE LA CINEPATHIE LES LA PHASE MALAISES POST-ANES- CAUSES PAR THESIQUE LES RADIATIONS ll est prouvé que les substances anti-vomitives ont une efficacité plus grande lorsqu\u2019on les administre en groupes.L\u2019Apolamine réunit des agents anti-vomitifs reconnus en une association parfaitement équilibrée, permettant ainsi un traitement plus rationnel des réflexes qui gouvernent les nausées et les vomissements.FREINE LE CENTRE MOTEUR RESPONSABLE DES VOMISSEMENTS Grâce à une sédation légère qui calme le vomissement considéré comme réflexe et apaise le malade.ANNULE L\u2019EXCÈS DE STIMULATION PARASYMPATHIQUE Qui provoque de la salivation, de l\u2019hypersécrétion gastrique et partant, le vomissement.CONTRIBUE AU RÉTABLISSEMENT D\u2019UN MEILLEUR ÉQUILIBRE DU MÉTABOLISME En fournissant les vitamines du complexe B qui tendent à prévenir la nausée et le vomissement.CONTRÔLE L\u2019IRRITATION GASTRIQUE LOCALE Il réduit au minimum les réflexes de nausée causés par divers aliments en diminuant la sensibilité de la muqueuse stomacale.Chaque comprimé contient 15 mg.(V4 grain) Luminal(R), 0.1 mg.(1/600 grain) sulfate d\u2019atropine, 0.2 mg.(1/300 grain) bromhydrate de gm.(142 grain) benzocaine, scopolamine, O.1 4 mg.riboflavine, 2.5 mg.chlorhydrate de pyri- Yeti Sttivme OF CANADA, LID, doxine et 25 mg.nicotinamide.Apolamine s\u2019obtient en flacons de 100 comprimés.WINDSOR/ ONTARIO Luminal est une marque de phénobarbital dont le nom a été déposé aux E.-U.et au Canada.443 Sandwich Street West, Windsor, Ontario 242 couleurs égale au moins les quatre cinquièmes de l\u2019état normal; il faut être exempt de cataracte et de toute maladie progressive de l\u2019oeil.2.Pour être admis à d\u2019autres postes dans le service des chemins de fer, il faut être exempt d\u2019inflammation des yeux ou des paupières, de cataracte ou de maladie progressive; il faut que l\u2019un des deux yeux soit normal sous le rapport de l\u2019acuité visuelle et de la réfraction; il faut que la perception des couleurs soit au moins égale aux deux cinquièmes de l\u2019état normal; pour l\u2019autre œil, il faut que la vue ne soit pas diminuée au delà de la moitié de l\u2019état normal.3.(Dans la navigation): Sur les vaisseaux, surtout ceux qui transportent des passagers, il doit toujours y avoir au gouvernail une personne ayant une vue parfaite des deux yeux et ne portant pas de lunettes; de plus, il est nécessaire qu\u2019il y ait au moins une autre personne aussi bien qualifiée pour surveiller.4.Les mêmes emplois sur les vaisseaux marchands exigent au moins les deux tiers d\u2019une vision normale.5.Toute personne chargée des signaux, tous les pilotes doivent avoir une vue normale telle qu\u2019indi- L'UNION MÉDICALE DU CANADA, EN 1883 L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 quée plus haut à propos des conducteurs et des chauffeurs.6.Les personnes hypermétropes, quoique satisfaisant à toutes les conditions d\u2019une vue normale, sous le rapport de l\u2019acuité visuelle, du champ visuel et de la perception des couleurs, ne seront pas admises si, avant l\u2019âge de 18 ans, elles ont une hypermétropie manifeste de 1 dioptrie.{.Un nouvel examen devra être fait pour chaque employé à tous les cinq ans, après n\u2019importe quelle maladie des yeux, après des traumatismes cérébraux ou des maladies cérébrales; en général, tous les employés ayant atteint l\u2019Âge de 45 ans devront subir un nouvel examen.8.Ces examens doivent être faits par des médecins versés dans la pratique et les études ophtalmologiques.Telles sont les résolutions qui ont été adoptées à différents congrès scientifiques et mis en pratique par beaucoup de gouvernements et de compagnies de chemin de fer.Il est à souhaiter que dans ce pays on en comprenne toute l\u2019importance et tout l\u2019à- propos, et qu\u2019on fasse bénéficier le public des avantages qui résultent nécessairement de mesures aussi sages et aussi prudentes.ON DEMANDE UN MÉDECIN L'Association des Médecins de Langue Française du Canada recevait, ces jours derniers, la demande d\u2019un médecin pour la région de Témiscamingue.Voici les renseignements qui nous sont fournis par le curé de Moffet, M: Richard Stampfler.Les trois endroits suivants, situés en bordure du Lac-des-Quinze: Laforce, Moffet et Latulipe représentent respectivement 108, 142 et 150 famliles.Ce qui voudrait dire environ 1 500 à 2 000 de population.= Le jeune confrère qui voudra s\u2019y installer trouvera à sa disposition, à Moffet, une maison neuve courante, un accueil chaleureux et .(extérieur et intérieur), voisine de l\u2019église, avec garage, électricité, eau un loyer gratuit.De plus, comme l\u2019atteste une lettrre dont nous avons pris connaissance et qui est signée par le sous-ministre, le docteur Jean Grégoire, le ministre de la Santé de la province de Québec, M.le docteur J.-A.Paquette, \u2018\u2018est prêt à accorder à un médecin qui s\u2019établira\u2019t à Moffet une allocation de cent dollars par mois pendant deux ans\u2019.Tout médecin qu\u2019une telle proposition intéressera est prié de s\u2019adresser directement à M.le curé Richard Stampfler, de Moffet, comté de Témiscamingue, ou à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal 14.N.B.\u2014 Il s\u2019agit ici, bien entendu, d\u2019une demande adressée à un sujet naturalisé du Canada. entre les mains du médecin L\u2019évaluation critique de la drogue qui doit étre administrée est souvent aussi importante pour la guérison du malade que le diagnostic de son état.Les bonnes procédures & suivre dans chaque cas ne peuvent être décidées que par le médecin.La CHLOROMYCÉTINE est prééminente parmi les médicaments dont dispose le médecin.Des essais cliniques attestent qu\u2019entre les mains du médecin cet antibiotique à large spectre an- tibactérien, très largement employé, s\u2019est avéré inappréciable dans une grande variété de maladies infectieuses.antibiotique à large Chloromycétine | =.bien toléré Les centaines de rapports cliniques sur la CHLOROMYCÉTINE font maintes fois ressortir sa tolérance exceptionnelle, attestée par la rareté des signes et symptômes, même légers, de troubles gastro-intestinaux et d\u2019autres effets secondaires produits chez les malades recevant la drogue.De même, l\u2019effet clinique étendu de la CHLOROMYCÉTINE est bien établie, et les troubles sanguins sérieux à la suite de son emploi sont rares.Mais c\u2019est un médicament héroïque qui ne doit être employé qu\u2019avec discernement, et pas dans les infections de peu d\u2019importance \u2014 et tout comme avec certaines autres drogues, des études adéquates de la formule sanguine devraient être faites si le malade requiert un traitement prolongé ou intermittent.La CHLOROMYCÉTINE (chloramphénicol, Parke-Davis) est présentée sous une variété de formes, y compris: Kapseals* de CHLOROMYCÉTINE, 250 mg., flacons de 16 et de 100.Capsules de CHLOROMYCÉTINE, 100 mg., flacons de 25 et de 100.Capsules de CHLOROMYCETINE, 50 mg., flacons de 25 et de 100.Onguent Ophtalmique de CHLOROMYCETINE, 1%, tubes en étain de 14 d\u2019once.CHLOROMYCÉTINE Ophtalmique, 25 mg.de poudre sèche pour solution, fioles individuelles avec compte-gouttes.*Nom déposé NOUVELLES PHARMACEUTIQUES NOUVEAU PRODUIT PRANTAL, comprimés à action répétée.Manufacturier: Schering Corporation Limited, Montréal.Description: Chaque comprimé de méthyl- sulfate de Prantal à action répétée contient 100 mg.de substance active (méthylsulfate de diphenméthanil), soit: 50 mg.dans l\u2019enrobage extérieur pour action immédiate et 50 mg.au centre du comprimé enrobé spécialement pour en retarder l\u2019action d\u2019environ quatre heures.Action: Agent anticholinergique d\u2019une activité sélective permettant de contrôler les symptômes de l\u2019ulcère peptique avec un minimum de réactions secondaires.Posologie: Un comprimé à action répétée toutes les huit heures pour la majorité des cas.Dans certains cas rebels, on peut donner deux comprimés toutes les huit heures.Présentation: PRANTAL en comprimé à action répétée de 100 me.chacun.Flacons de 100 et 1 000.ee + LA POLYMYXINE B SE RÉVÈLE UN ANTIBIOTIQUE EFFICACE CONTRE UN GROUPE D'INFECTIONS ÔPINIÂTRES L\u2019une des dernières venues dans la série des médications antibiotiques, la polymyxine B, serait capable, selon les rapports de divers médecins américains, de venir à bout de tout un groupe de maladies infectieuses qui, depuis longtemps, mettent au défi les efforts de la science médicale.Contrairement aux antibiotiques à portée étendue du genre de la terramycine, dont l\u2019efficacité se fait sentir envers un grand nombre d\u2019organismes porteurs de maladies, la poly- myxine B ne possède un véritable « appétit » bacillaire qu\u2019en ce qui concerne un groupe restreint, quoique extrêmement actif, de microbes.Les médecins américains accordent à la polymyxine B un effet particulièrement actif contre un microbe nommé Bacillus pyocya- neus ou Pseudomonas aeruginosa.Ce bacille se trouve habituellement dans les intestins de l\u2019homme et, dans les circonstances normales, ne cause pas d'\u2019inconvénients.Cependant, lorsque la résistance naturelle du corps se trouve diminuée ou peu développée, selon ce qu\u2019écrit dans la publication Archives, of Internal Medicine, le docteur Ernest Jawetz, la bactérie en question crée une infection contre laquelle il est difficile de lutter.« Le facteur antimicrobien le plus efficace contre cet organisme est la polymyxine », affirme le docteur Jawetz.La polymyxine B est également signalée comme efficace pour venir à bout des infections dysentériques chroniques causées par la présence de bacilles de Shiga.Les docteurs D.Lieberman et E.Jawetz font remarquer, dans un article publié dans Pediatrics, que, s\u2019il a été constaté que la terramycine ainsi que d\u2019autres antibiotiques sont capables de venir à bout d\u2019infections d\u2019un caractère aigu, il faut cependant s\u2019attendre à voir de telles attaques aiguës être suivies d\u2019infections chroniques latentes.Selon ces médecins, il existe une seule méthode efficace pour lutter contre la dissémination des infections de dysenterie chronique dans les grandes institutions ou partout où peuvent se trouver groupées un grand nombre de personnes dans des conditions d\u2019hygiène insuffisante: dépister les porteurs de la ma ladie.« Chez ceux-ci, cependant, poursuivent les deux médecins, la chimothérapie habituelle souvent ne réussit pas à venir à bout des organismes créant l\u2019infection.La polymyxine, dans les cas où elle a été employée, s\u2019est montrée bien plus efficace que tout autre agent antibactérien utilisé en vue de l\u2019élimination des infections de dysenterie chronique.» SSCA MOM MN WN AN A ASR AA SEDATIF ANALGESIQUE sk CODOPHEN PÉDIATRIQUE C.T.No 259 Chaque comprimé contient: Acide Acétylsalicylique \u2026 7 gr.Phénacétine 56 gr.Citrate de Caféine.Vs gr.Phosphate de Codéine .Ts or.sk CODOPHEN C.T.No 260 Chaque comprimé contient: Acide Acétylsalicylique .3 gr.Phénacétine .2 gr.Citrate de Caféine .Va gr.Phosphate de Codéine .Va gr.sk CODOPHEN PLUS FORT C.T.No 260A Chaque comprimé contient: Acide Acétylsalicylique .3 gr.Phénacétine 2 gr.4 Citrate de Caféine.Va gr.Phosphate de Codéine .Va gr.Ÿ Ÿ À J \\) , .4 0, .i} > Commande spéciale pour Narcotiques Exigée.Les comprimés Codophen sont de couleur orange, sans aucune autre marque d'identification.I # | TLEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA Représentants: M.J.-L.Vallerand, 1055, Mont Saint-Denis, Wolfesficld Park, Québec, P.Q.M.GC.Lamontagne, 2317, av.Regent NDG, Montréal, P.Q.\u2014 M.P.-E.Thibaudeau, 2425, boul.Girouard, St-Hyacinthe, P.Q.M.M.Quesnel, app.No 3, 917 est, boul.St-)Joseph, Montréal, P.Q.\u2014 M.Phil.Bilodeau, 261, av.Fournier, Ste-Foy Québec, P.Q.M.Paul Atkins, 52, Des Ormes, Saint-Pierre de Charlesbourg, Québec, P.Q.H a Sn 34 246 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES THÉRAPEUTIQUE NOUVELLE DES LEUCORRHÉES Les connaissances acquises depuis quelques années sur la physiologie vaginale nous ont permis de concevoir plus nettement les règles qui doivent commander la thérapeutique des leucorrhées.Ces leucorrhées se définissent: un écoulement vaginal infectieux ou non qui, en plus d\u2019être désagraéable, amène localement du prurit, de la mauvaise odeur et une sensation de brûlure.De plus, cette leucorrhée peut s'accompagner de troubles extravaginaux tels: la rectite, l\u2019annexite, l\u2019endométrite, la cervi- cite et, dans les conditions plus graves, de la pelvipéritonite.Les médecins connaissent bien la quantité considérable de patientes qui les consultent pour de la leucorrhée.Si on ajoute à ce nombre celui des femmes qui en souffrent et pour qui il répugne de consulter pour une telle condition, on peut dire que cette affection se présente dans une proportion assez marquée chez la femme.Des auteurs ont indiqué qu\u2019environ 60 pour cent des femmes, qui consultent pour quelque raison, s\u2019amènent avec une leucorrhée de nature quelconque.De ces 60 pour cent, environ la moitié présente une leucorrhée infectieuse, l\u2019autre moitié fonctionnelle.Le vagin est situé de telle façon qu\u2019il est susceptible de s\u2019infecter facilement.En effet, ce cul-de-sac dans le voisinage immédiat de l\u2019anus, est difficilement en mesure d\u2019être l\u2019objet d\u2019un entretien hygiénique continu.La nature, cependant, a pourvu cet organe de moyens de défense adéquats.Ces moyens débutent dans la constitution même des cellules ou éléments épithéliaux qui tapissent cette cavité.Ces cellules se déposent sur une épaisseur d\u2019environ quarante couches d'éléments.Dans ces cellules, il y a des dépôts de glycogène, forme de réserve du glucose.Le nombre de strates épithéliales de même que la teneur en glycogène sont sous le contrôle de l\u2019ovaire.Disons tout de suite que si le nombre de cellules est diminué soit physiologiquement comme chez la petite fille et la femme ménopausée, soit pathologiquement chez une femme en pleine L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 période fonctionnelle à cause d\u2019une infection chronique prolongée, la quantité de glycogène devient insuffisante.Cette insuffisance amène une autre condition: la diminution de l\u2019acide lactique dans le vagin.En effet, la glycogène est normalement hydrolysé par des bactéries du groupe lactobacille auquel on donne le nom de bacilles de Däderlein.Cette hydrolyse explique la formation de l\u2019acide lactique qui, lui, est responsable de l\u2019acidité normale vaginale qui oscille entre un pH 3,8 à 4,4 \u2014 alors, ce bacille de Dôderlein est donc un hôte normal du vagin.Toutes les fois qu\u2019il manque de glycogène, que l\u2019hydrolyse ne se fait pas, il y a tendance à l\u2019acheminement d\u2019un pH vers la neutralité et l\u2019alcalinité \u2014 et si dans ces conditions un élément microbien s\u2019introduit dans le vagin, il y trouve un milieu propre à sa multiplication.Les agents pathogènes responsables le plus souvent des infections vaginales sont: un protozoaire appelé trichomonas; un fongus appelé monilia et des bactéries dont les principales sont le colibacille, le staphylocoque, le streptocoque, le diphtéroïde.Il semble que chacun de ces éléments se développe à un pH optimum.C\u2019est ainsi que entre un pH de 5 et 6, le milieu est favorable à la prolifération du trichomonas; un pH 6 et 7 semble idéal pour le monilia; un pH de 7 à 9 constitue un milieu ionique propre aux flores mixtes incluant les différentes bactéries nommées.Le pH vaginal est donc normalement acide, mais cette normalité peut varier au cours de la période menstruelle.Pendant la menstruation, l\u2019écoulement sanguin alcalinise le milieu et c\u2019est pour cette raison que plusieurs infections latentes en profitent pour se manifester de façon ouverte.Plusieurs femmes, en effet, consultent à cette occasion parce que leurs symptômes de leucorrhée augmentent et s\u2019accompagnent alors d\u2019un prurit assez marqué.Au point de vue du traitement, il faudra considérer une épisode d\u2019alcalinité normale qu\u2019il faudra tout particulièrement surveiller.La thérapeutique des vaginites devra donc se baser sur ces faits physiologiques pour être efficace.C\u2019est ainsi que le Propi-vaginal a \u20ac i | | | | | | [ Lidl, | | | : | | | | | (| ; ry À } | | } | { { i i i i Ï f | â | | I | | | | | | 0 | | | | | | | | L | v Ir 50 TABLETS j Lo SIRES {io tecinocafu) toa MALEATE ¥ +2 my Miorpropienaynda- - mint moliate {Logcaciacapheny.+ F2-pycoyl. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 LXI! nouvelle pénicilline orale Concentration sanguine initiale elevee Lorsqu'une dose suffisante de pénicilline est administrée par la bouche, la concentration s\u2019élève rapidement dans le sérum, atteignant un sommet en une heure.Le niveau thérapeutique est maintenu au moins six heures.Pas d'effets secondaires La pénicilline orale cause rarement des réactions d'hypersensibilité.Les graves réactions qui ont été rapportées ont toujours été causées par l\u2019administration intramusculaire, et l\u2019on en a jamais observé à la suite d'administration orale en doses adéquates.Babione et al: U.S.Armed Forces Medical journal, 3: 1952, page 973.COMMODE * ECONOMIQUE + EFFICACE P G A 500 contient 500,000 u.i.de pénicilline G ammoniacale par comprimé.Présentée en flacons de 12 et de 100 comprimés.THE BRITISH DRUG HOUSES LXIII L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Ent sep ; cee - A =r t ; E X I G E Z le fonctionnement supérieur | propre au materiel \u201cAmerican\u201d \u2019 | Caractéristiques hardies du dessin et de : la construction, l'accomplissement du | savoir-faire technique .exécution et opération précises, l'oeuvre d'ouvriers expérimentés .sûreté du fonctionnement, le résultat de la supériorité des matériaux et des méthodes de production.Au point de vue économique, le matériel American\u201d assure de plus longues périodes d'un service éminemment satisfaisant.Au point de vue clinique, chaqu unité est conçue pour aider le chirurgi n à atteindre pleineme t son objectif ent pour les 05 sul pat i 0 Convient égalem CTIDES GYNÉCOLOGIQU Es - VEURO-CH = oman \u2018 STÉRILISATEURS CHIRURGICAUX pour tous les besoins de l'hôpital, offrant en exclusivité le Contrôle Cyclomatique.TABLES CHIRURGICALES opérations majeures ou d'importance secondaire, obstétrique, orthopédie, chirurgie thoracique.LUMIÈRES CHIRURGICALES majeures, mineures, obstétriques, d'urgence, germicides.APPAREILS SPÉCIAUX unités de laboratoire pour formules 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Produits ell wn pharmaceutiques depuis 186 MEDICAL MFG.CO LTD 28 0 ouest, t-Paul Montréal anada Ce.l'Union Méd.Canadu LX\\ \u2018Tome 82 \u2014 Fév.1953 pour arrêter rapidement la DIARRHÉE et la DYSENTERIE Très efficace dans le traitement de la diarrhée, l\u2019Arobon procure au malade le soulagement rapide qu\u2019il réclame.Du fait de sa forte teneur en pectine, lignine et hemicellu- lose (22%), I\u2019Arobon\u2014fait de farine de fèves de caroubier spécialement traitée\u2014exerce une puissante action astringente et adoucissante sur l\u2019intestin et absorbe les toxines.Le malade se sent rapidement soulagé, et les selles deviennent plus consistantes en quelques heures.Dans les cas de diarrhées non caractérisées, l\u2019Arobon est tout désigné comme seul remède, pour les gens de tout âge.Dans les cas de dysenteries infectieuses, alors que des agents thérapeutiques chimiques ou antibiotiques peuvent être nécessaires, il constitue un précieux adjuvant thérapeutique.Grice a lui, le malade peut se rétablir jusqu\u2019à trois fois plus vite.* Pour les adultes et les enfants, on prépare l\u2019Arobon en mélangeant la poudre à du lait.Dose moyenne pour adultes: deux cuillerées à table rases, dans 4 onces de lait; pour enfants: une cuillerée à table rase, dans 4 onces de lait; pour bébés: deux cuillerées à thé rases, dans 4 onces de lait écrémé ou d\u2019eau et faire bouillir pendant 15 minute.*cf Plourigbt, T.R.: The Use of Carob Flour (Arobon) in a Controlled Series of Infant Diarrhea, J.Pediat.39:16 (Juillet) 1951, MARQUE DÉPOSÉE Préparation Nestlé antidiarrhéique En pots de 5 onces.A .\\ Pour échantillons et renseignements, écrivez a\u2014 NESTLE (CANADA) LTD., 80 KING STREET WEST, TORONTO, ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 troubles hépatiques diabète athérosclérose | occlusion coronaire | hypertension obésité néphrose LXVI On rencontre souvent de l\u2019hypercholesté- rolémie dans les troubles hépatiques, le diabète, l\u2019athérosclérose et les conditions associées, telles que: thrombose coronarienne, hypertension, obésité et néphrose.Des faits de plus en plus nombreux démontrent qu\u2019une médication à base de principes lipotropes, comme le Methischol, aide à normaliser le métabolisme des graisses et du cholestérol.En abaissant le taux du cholestérol dans le sang chez presque tous les malades, une médication lipotrope peut \u2018prévenir et atténuer\u201d l\u2019accumulation de cholestérol dans l\u2019intima des vaisseaux.Dans les troubles hépatiques, les facteurs lipotropes réduisent l\u2019accumulation de dépôts graisseux dans le foie et stimulent la régénération des cellules hépatiques.methischol Une formule lipotrope améliorée La dose thérapeutique quotidienne de 9 capsules, ou 3 cuillerées à soupe contient: contient Citrate de choline Dihydrogen 2.5 gm.* maintenant de di-méthionine 1.0 gm.ia vitamine B,» Inositol 0.75 gm.lipotrope Vitamine Br 9 mcgm.Foie desséché et concentré de foie 0.78 gm.** \u201cprésent dans le sirop Méthiscol sous forme de 1.15 gm.de chlorure de choline Présenté en **présent dans le sirop Méthiscol sous forme de 1.2 gm de concentré de foie flacons de Documentation et échantillons sur demande 100 et 500 = capsules et en Davis & Lawrence Co.(Canada) Ltd.flacons de 16 onces de sirop.1910, rue Saint-Antoine, Montréal Dépositaires exclusifs au Canada de U.S.Vitamin Corporation Casimir Funk Laboratories Inc.(affiliate) LXVII L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 SULFOSALYL LE TRAITEMENT DE BASE DES RHUMATISMES CHRONIQUES Médication nouvelle par modification du Terrain et potentialisation des Corticostérones (Travaux de Freyberg et Pelner) ET ENTROSALYL RHUMATISME ARTICULAIRE AIGU POLYARTHRITES - CARDITES RHUMATISMALES Avec 15 années de succès thérapeutiques ininterrompus, | restent en tête de toutes les médications antirhumatismales.HORMANTOXONE PRINCIPE ANTITOXIQUE DU FOIE extrait, concentré, stabilisé, titré biologiquement Actif in vitro et in vivo NEUTRALISE LES POISONS FORMES OU RECUS PAR L\u2019ORGANISME LES NOUVEAUX PANSEMENTS VITRISOL & CELLODERME SUPPRIMENT L\u2019ADHÉRENCE (Adoptés en France par les Hôpitaux et le Ministère de ia Guerre) DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS CORONET DRUG CO.370 EST, RUE RACHEL, MONTREAL rT OOO L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 LXVIII SSoulagement Douleur Musculaire Squelettique Arthrite Les ingrédients éprouvés par le R humatisme temps, contenus dans Rub A-535, .pommade émolliente dans un exci- Bur site pient genre nouveau, qui ne tache M.! pas et ne graisse pas, facilitent l\u2019action y OSILE analgésique rapide dans le traitement N évrite S symptomatique d\u2019un grand nombre d\u2019af- Lo.fections musculo-squelettiques.Sciatique Rub A-535 peut être employée après des traitements par diathermie, rayons infra- Lumbago rouges, bains de chaleur et autres formes de physiothérapie.Rub A-535 renferme quatre ingrédients actifs: camphre 1%, menthol 1%, huile d\u2019eucalyptus 146%, salicylate de méthyle 12%.(MD 3 \u2014_\u2014 === Ye] 3 x] Préparée par les fabricants du cataplasme d\u2019Antiphlogistine THE DENVER CHEMICAL MFG., CO., MONTRÉAL, P.Q.ro mimi ft ft Fi Ia Lad L'Union Méd.Canada LXIX Tome 82 \u2014 Fév.1953 UN GUIDE pour les premiers pas Les chaussures Jumping-Jacks sont spécialement façonnées pour faciliter les premiers pas de l\u2019enfant.La semelle, très souple, se prolonge derrière le talon, d\u2019une seule pièce, assurant ainsi un support parfait là où il est nécessaire.Le talon lui-même est arrondi et suit exactement la courbe de l\u2019os du talon.Retenant bien solide- t ment le pied, de la semelle à la cheville, les Jumping-Jacks allouent \u2018 cependant tout l\u2019espace nécessaire aux orteils pour bouger et croître.| Le talon arrondi, plat sur toute sa largeur, facilite les premiers pas de l\u2019enfant, empêchant les chevilles de se renverser à l\u2019intérieur ou à l\u2019extérieur.Les Jumping-Jacks aident en outre à une bonne posture.Elles sont faites de bon cuir, et conservent leur forme jusqu\u2019à ce qu\u2019elles ne fassent plus.Stage THE SAVAGE SHOE COMPANY LIMITED - PRESTON - ONTARIO L'Union Méd.Canada LXX Tome 82 \u2014 Fév.1953 Depuis plus de 75 ans, le Lait de Magnésie Phillips\u2019 est l\u2019agent thérapeutique standard pour soulager la constipation et l\u2019hyperacidité de l\u2019estomac.Comme laxatif\u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u201d, quoique très efficace, est doux et sans danger pour les adultes et les enfants.Comme antiacide\u2014Le Lait de Magnésie Phillips\u2019 soulage rapidement et efficacement.Ne contient pas de carbonates; pour cette raison, il n\u2019occasionne pas de malaises dus à la flatulence.rae, D tu LAXATIVE Sirxovs Cavuvar Cuax = Be oon or DOSE: Lc xatif: 2 & 4 cuillerées à soupe Ar tiacide: 1 a 4 cuillerées a thé, ou 1 à 4 tabiettes LAIT CE MAGNÉSIE PHILLIPS\u201d Préparé exclusivement par STERLING DRUG MFG LTD., 1019 Elliott Street West, Windsor, Ont. Mieux vaut prévenir.Le vieux proverbe \u201c\u201cMieux vaut prévenir que rir!\u201d 1 É édeci d Tous 1 guérir!\u201d\u2019 est soigneusement respecte par nos medecins modernes.lous les bébés sous leurs soins sont immunisés contre toute maladie contre laquelle .i il est possible de les protéger.|] Ainsi, nombre de bébés qui auraient pu succomber aux diverses maladies de l\u2019enfance, traversent cette période dangereuse des premières années 1 avec une excellente santé.Les nombreux progrès réalisés dans le domaine de l\u2019alimentation des tout-petits sont une autre raison du standard élevé de santé de nos bébés d\u2019aujourd\u2019hui.La majeure partie de ces progrès a été réalisée par la compagnie Heinz.Grâce à des recherches approfondies, à des expériences de laboratoires, à un rigoureux contrôle de qualité et à des méthodes scientifiques de sélection et de préparation des aliments, les céréales et purées Heinz pour bébés et les aliments Heinz pour enfants présentent une qualité à la fois supérieure et uniforme.e Vous pouvez toujours les recommander sans crainte pour Heinz les petits placés sous vos soins.Fabricants de céréales pour bébés e de purées eo d\u2019aliments pour enfants Lait L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 évaporé amélioré TT CE Vitamine D, N ( ALUMME RESEARCH 3 À FOUMDATION LLL ETT 1 FVD] ROLE dE ITN ii har 0 LE NOUVEAU LAIT EVAPORE NesTLE contient 480 unités de vitamine D; par chopine impériale\u201c Depuis des années, les marques de lait évaporé Nestlé ont permis à d\u2019innombrables bébés de commencer leur vie de la bonne façon.Aujourd\u2019hui, un nouveau lait, pourvu de toutes les propriétés propres à Nestlé, renferme désormais un principe nouveau qui en fait l\u2019aliment idéal pour les bébés.*On a incorporé à chaque once liquide de ce lait 24 unités internationales de vitamine D3 pure et cristallisée.Une fois reconstituée, une chopine impériale renferme 480 unités de vitamine Dl\u2019alimentation du pour LXXII ces MT Weg 1 POUND .EQUIVALENT 15 FLUP out A CANADIAN PRODUCT se, type de vitamine D engendrée dans l\u2019organisme par les rayons solaires et reconnue comme étant la principale vitamine D naturelle présente dans l\u2019huile de foie de morue.L\u2019enrichissement en vitamine Ds4 ne modifie en rien la saveur du lait et laisse intactes toutes ses vitamines naturelles.En ordonnant le lait Nestlé \u2014vous assurez un apport adéquat de vitamine D, sous une forme sûre et anodine.et vous savez que le lait Nestlé est économique, d\u2019emploi facile et digne de confiance.Nous ne donnons pas aux profanes d\u2019indications sur l\u2019alimentation des bébés.NESTLE\u2019S MILK PRODUCTS (CANADA) LIMITED nourrisson TRAITEMENT DE LA TOUX?SUPPOSITOIRES RECTOCRINE Formule : Adulte et enfant.Echantillons et littérature à Messieurs les Médecins seulement.Préparés par (api 6 (ardonnea UNIVERS PHARMACEUTIQUE SCIENTIFIQUE ET MÉDICAL Montréal Québec Saint-Jean (Terre-Neuve) reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la « + COQUELUCHE .est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni intolérance ni complication.° Littérature sur demande ++ AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL GT PAIN FPR Ar PE AW ES eve ms 5 Lh A Dans les troubles intestinaux 4 ; EUCARBON® Y, Chaque comprimé contient: q Extrait de rhubarbe, séné, soufre précipité, huile de EL ea: van Le Ny menthe poivrée, huile de À Hansen Ah SR \u2018 fenouil, dans un excipient de q ui D 1 S i charbon de saule suractivé.r l'u | S - ériane Pour préparer la Solution de Pe ANE cent: extrait de valéri un Burow U.S.P.XIV V A contient: \u20ac fin d'obten'T PANSEMENT HUMIDE, é finemen a nT RE SE a $ ASDINESA A p a ; divisé an employez .FE: rs ds \u20ac FSR 2 be ae ; comprimé.enros® 4.05 gm \\ CALMANT.PRESTO-BORO® } Chaque tration elevee ÉPRIMANT e .t (Sulfate d'atuminium et A + Go (de concen fficacité.EUR NON-D bles émotifs e acétate de calcium) Aly 2 leimum d'efficact er sans ODEUR, ME cas de troubles CE gastro- roudre en eNveroPres ES vas o e i = - ii ; SÉDATI SA S v est indique dans n, névrose cardiad Pour le traitement de tumé- PA 26 TS-DISPER d dépress!o ' \\ insomnié.factions, inflammations, =) GES VALERIANE | xieté, état ae enstrueh mprimés entorses.TY) SUIT d' ° uisement.n énopausique e s0 et 100 co nce.D | ffecti o 3 > testinale molimen M gs 10d = FEC emacies d'ordonn?*puimonaires i Pr intes vo imés 1.0% les P 5 = posoiogies 1 à 2 COMPTÉ\" pans toute QUINOPULMIN® ME.Canadian Distributor: LYSTER CHEMICALS, LTD., 222 Hospital St., Montreal |, Canada Solution otre 4 au pour 3 injection intramusculaire.TANDARD PHARMACEUTICAL CO.INC.\u2018IRR FLEE RY L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 LXXIV SCÈNE MÉDICALE .LE POLITIQUE \u201cJe viens de lire votre travail, chef.Je serais fier de l\u2019avoir fait moi-même! J'ai particulièrement apprécié votre analyse de l\u2019effet sur la coagulation.Très fort! Vous faites sauter les tenants de l\u2019héparine avec leur propre bombe.Vous avez probablement votre part d'ennuis à tolérer.Comme les chercheurs de consultations gratuites, les amateurs de médecine .et les flatteurs comme celui qu'on illustre plus haut.Mais il y a d'autres ennuis que vous n'avez pas à endurer.Entre autres, les mains d'hôpital; mains douloureuses à la suite de brossages fréquents et énergiques.Mais il est facile de conserver vos mains douces et confortables en employant Noxzema.Cette crème est rafrai- chissante et favorise la guérison des plus petites gerçures.Et Noxzema n'est pas graisseuse.Aucune sensation huileuse sur vos mains.Voici un autre bon tuyau.Frictionnez vos pieds avec Noxzema lorsque, après une longue journée de travail, vos pieds sont chauds et endoloris.Noxzema les rafraichira en peu de temps, et vous éprouverez une sensation de bien-être aussitôt après ! Pour votre gouverne La Crème Noxzema pour la peau est la formule moderne d'huile de Carron, renforcée par l'addition de camphre, de menthol, d'essence de girofle et de moins de 72 pour cent de phénol, dans une émulsion solidifiée sans graisse.Sa réaction est presque neutre, le pH étant de 7.4.Lorsqu'un antipyrotique et/ou un antipsorique est indiqué, comme dans les cas d'irritation douloureuse de la peau \u2014 démangeaison, éruption, brûlures \u2014 vous pouvez prescrire en toute sécurité à vos patients la Crème Noxzema, faiblement médicamentée et ne contenant pas de corps gras. LXXV L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Lualité de nos Produits LIMITEE | CHANGEMENT D\u2019ADRESSE La bonne votre ~ Le chemin de la banque mène à la prospérité, Un compte d'épargne Messieurs les médecins qui changent offre plusieurs avantages.Il développe le sens de l\u2019économie, stimule l\u2019éner- de domicile sont priés de donner leur gie et donne de l'assurance.Il protège votre argent contre les pertes, le vol nouvelle adresse sans retard au secré- j ne et les dépenses inutiles.Ouvrez au- tariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph jourd\u2019hui un compte d\u2019épargne à la \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter J l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription.BANQUE CANADIENNE NATIONALE Actif, plus de $490,000,000 555 bureaux au Canada Promitrse dant lg a nstigupn Avec seulement quelques dents, les bébés sont assez grands pour être mis aux Aliments Gerber pour Enfants .faciles à manger pour les petits.encourageants pour l\u2019exercice de leurs mâchoires.| Transition 5 Hot Aujourd'hui, l\u2019opinion des pédiatres est qu\u2019un changement mf trop brutal des aliments passés au tamis aux aliments hachés \u2014 ou coupés en dés préparés chez soi nuit souvent à l\u2019appétit des bébés .leur rend même plus difficile, plus tard, l\u2019adaptation aux aliments familiaux.Les Aliments Gerber pour Enfants, font une excellente transition ; ces aliments hachés, de texture tendre et légèrement plus grossière que celle des , Aliments Passés au Tamis, constituent le \u201cpont\u201d tellement a s important pendant ces mois de complets changements.Les Aliments Gerber pour Enfants sont traités pour que les éléments nutritifs naturels y soient complétement conser- / < ; HY ; Inmll \u2014\u2014> vés.ainsi que la couleur et la saveur naturelles qui font la renommée des Aliments Gerber Passés au Tamis.Les mamans peuvent trouver maintenant les nouveaux Aliments Gerber pour Enfants dans les principales épiceries de tout le pays.Nous nous occupons uniquement de l\u2019alimentation des bébés Gerber NOURRITURES POUR BÉBÉS 4 CÉRÉALES - 23 PURÉES 14 ALIMENTS POUR ENFANTS CERBER-OGILVIE BABY FOODS, LTD., NIAGARA-FALLS, CANADA Lorsque vous recommandez Carnation, cette magnifique championne vous sert de garantie.Son nom est CARNATION HOMESTEAD DAISY MADCAP.Elle est une des nombreuses championnes internationales qu\u2019ont produites les fameuses fermes Carnation situées près de Seattle.Les bêtes provenant de telles lauréates sont envoyées aux producteurs de lait afin d\u2019améliorer sans cesse la qualité du lait Carnation, ce qui vous donne une garantie plus entière lorsque vous recommandez Carnation.Carnation endosse votre recommandation de 5 MANIÈRES : Carnation n\u2019accepte que du lait de qualité supérieure.Les ts de Carnation vont régulièrement se rendre compte de l\u2019état des troupeaux et de l\u2019outillage, et ils rejettent tout lait qui ne satisfait pas entièrement aux standards élevés de Carnation.2.TOUT lait qui porte l\u2019étiquette Carnation est préparé par Carnation.De la traite à la mise en conserve, chaque phase du procédé s\u2019accomplit avec la précision d\u2019une ordonnance médicale, dans les propres usines Carnation et sous la propre surveillance Carnation.3.Carnation continue de maintenir la qualité de son produit même APRÈS que le lait a quitté l\u2019usine.Afin de s'assurer que le produit est frais et de bonne qualité, les vendeurs Carnation emploient un code spécial qui leur permet, au cours de fréquentes visites, de contrôler les stocks chez les marchands.4.Le Lait Carnation peut s\u2019obtenir partout.Les mamans peuvent trouver du lait Carnation dans toutes les épiceries, partout au Canada.5.Les troupeaux qui proviennent de championnes comme celle dont la photographie apparaît ci-haut sont distribués aux producteurs de lait locaux afin d\u2019améliorer sans cesse la qualité du lait que ceux-ci expédient aux usines Carnation.wy, Ay, N In \u201cseo.HOMOGENIZED er de ED EP ED \u201cLe lait que tout médecin connait\u201d : zr): \u2018\u2018Provenant de vaches bien nourries\u201d QT 783F Carion = ye L\u2019Union Méd.Canada .Tome 82 \u2014 Fév.1953 Pourquoi de plus en plus de médecins recommandent une alimentation carnée précoce Des études cliniques ont prouvé les avantages qu\u2019il y avait à donner des Viandes Swift\u2019s pour Bébés à des bébés ayant à peine 6 semaines.Voici les résultats réels d\u2019essais d\u2019alimentation infantile avec les Viandes Swift\u2019s pour Bébés \u2014faits sous la direction des médecins de grandes universités et de grands hôpitaux.sk Les bébés, digèrent les éléments nutritifs de la viande aussi facilement que ceux du lait et les bébés utilisent les éléments nutritifs de la viande aussi bien que ceux du lait.Sisson, Emmel et Filer, \u201cMeat in the Diet of Prema- tures\u2019\u2019, Pediatrics, 7, 89, (1951).sk Les bébés nourris a la viande ont normalement une concentration d\u2019hémoglobine élevée.Leverton et Clark, \u201cMeat in the Diet of Young Infants\u2019\u201d, J.A.M.A., 134, 1215, (1947) et Andelman, Gerald, Rambar et Kagan, \u201cEffects of Early Feeding of Strained Meat to Prematurely Born Infants\u2019, Pediatrics, 9,485, (1952).sk Dans les cas de bébés allergiques aux protéines du lait, on peut remplacer la formule lactée par une formule préparée avec de la viande.McQuarrie et Ziegler, \u201cNutritive Value of Mineral-Enriched Meat and Milk\u201d, Pediatrics, 5,210, (1950).Très riches en protéines.Les Viandes Swift\u2019s pour Bébés sont tout viande, et sont préparées de façon à conserver à la viande le maximum de ses éléments nutritifs: protéines complètes de qualitésupérieure, vitamines B et fer alimentaire.Faciles à manger pour bébé.Les Viandes Swift\u2019s pour Bébés peuvent être données à la cuiller à partir de 6 semaines, ou mélangées à la formule, avant cela.Elles sont passées à un tamis si fin qu\u2019elles coulent hors de la tétine du biberon.Faciles à donner.Les 7 différentes sortes de viande tentent l\u2019appétit du bébé, l\u2019aident à prendre goût de bonne heure à une alimentation carnée variée.En buvant sa formule additionnée de viande, bébé s\u2019habitue au goût et à la consistance de la viande, avant d\u2019avoir atteint l\u2019âge de se \u201c\u2018rechigner\u201d.Economiques.Des calculs réels du prix de revient indiquent que les Viandes Swift\u2019s pour Bébés coûtent seulement la moitié des viandes préparées chez soi.Projetez de recommander la viande comme l\u2019un des premiers aliments solides pour bébés.Vous assurerez ainsi aux bébés confiés à vos soins une meilleure chance de croissance saine et de résistance optimum aux maladies infectieuses.Et les mamans vous sauront gré d\u2019avoir commencé de bonne heure à donner de la viande LXXVIII nourrissante à leur bébé.Swift Canadian Co., Limited.Ces études cliniques font partie d\u2019un programme soutenu institué par Swift dans le but d\u2019aider à offrir au corps médical de la documentation spécifique sur les effets de l\u2019alimentation carnée précoce chez les bébés.A la suite des avantages mis en relief par ces essais, de nombreux médecins commencent à prescrire de la viande aux bébés dès que ces derniers ont atteint l\u2019âge de 2 ou 3 mois.Certains pédiatres recommandent de donner de la viande \u2014mélangée dans la formule même du bébé\u2014dès que les bébés ont 2 semaines.Seules les meilleures Viandes - pour Bébés sont étiquetées SWIFT.la première maison à présenter des Viandes pour Bébés cliniquement essayées.9 Strained BE EF ai Lu pe ORTES DIFFÉRENTES toutes 100% viande.Viandes passées au tamis et Viandes pour Enfants\u2014 .Boeuf, Agneau, Veau, Porc, Foie, Coeur, Foie et Bacon.ET MAIN- TENANT\u2014 Saumon Swift\u2019s Passé au Tamis pour .Bébés\u2014le premier et le seul produit de marée 100% pour bébés au Canada.- - Aa ES te 9 Les fils chiurgireaux chromiques Guity MARQUE DEPOSEE | sont \u201cchromicisés\u201d deux fois pour une meilleure absorption La nouvelle méthode de double \u2018\u2018chromicisation\u2019\u2019 Curity, après la formation du fil, assure un meilleur contrôle sur sa résorption.Le premier bain N° \u2014 ne fait pas que \u2018\u2018tanner\u201d le fil mais il l\u2019imprègne.La solution du second bain s\u2019agglomère aux molécules du premier, à l\u2019intérieur même du fil, pour donner une \u2018\u2018chromicisation\u2019\u2019 complète et uniforme du centre jusqu\u2019au bord.Il en résulte que le fil se résorbera uniformément.De cette façon, les \\ brins sont liés les uns aux autres par leur mucine naturelle.rT Tn «= [ unt \u2014 MARQUE DEPOSEE Une division de The Kendall Company (Canada) Limited FILS CHIRURGICAUX \u2014\u2014 ye - TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories .___._.12121210000 XLI - XLIT Ames Company of Canada Limited (Decholin) ._._.__.XXIII Anglo-French Drug Co.(Propi-vaginal) _._.__.___._.___.XLIII Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (\u2019Béminal Plus) \u2014 (Prémarine) oo.XXI - XXII Banque Canadienne Nationale ._._._._.__ LXXV Barnes Company, Limited, A.C.(Argyrol) \u2014 (Argypulvis) oo.XXXVI Bauer & Black ___.i.LXXIX Bell-Craig Limited (Probese A-B-C \u2014- Dexobese A-B-C) LXXXI Berex Pharmacal Company (Berex) XXVII British Drug Houses (Canada) Limited.The (P G A 500) LXII Canada Drug Company (Betagen) \u2014 (Bicalgen D) \u2014 Tri-sulfa) \u2014 (Somenal) XXVI Canada Drug Company (Paveral) _.__.____.__._._.LXXIII Canadian Tampax __._.__._.__._.1111111LL 11111111 LL LL LXI Carnation (Lait concentré) _.___.__ LXXVII Casgrain et Charbonneau Limitée (Neurex) .__\u2026.LXXIII Casgrain et Charbonneau Limitée (Welch Allyn Co.) LVII Ciba Limitée (Aprésoline) _._ XLV Chas.H.Phillips Company, The (Lait de magnésie) .LXX Coronet Drug Company (Sulfosalyl) \u2014 (Entrosalyl) \u2014 (Hormantoxone) _._._.111 12011000 000000000 LXVII Denver Chemical Mfg.Co.The (Galatest) \u2014 Acetone Test) lll.LX Denver Chemical Mfg.Co., The (Antiphlogistine) .LXVIII Eddé, J.Limitée (Suxil) \u2014 (Taxol) .oo.LV Eddé, J.\u2026 Limitée (Hemostyl) \u2014 (Artichobyl) 11.111 LIX Fellows Medical Mig.Company Limiied (Hydrate de chloral) _._.__.L.11101111 110101 LL LL LL ee.XIX Fellows Medical Mig.Company Limited (Sirop Fellows) LXIV Frosst Charles E.& Company (Ostoco) .VII - VIII - IX - X Frosst, Charles E.& Company (Twin-Barb) ____________________ IV Gerber-Ogilvie Baby Foods Limited (F\"uillies) ._.__\u2026.LXXVI Heinz (Aliments pour bébés) .\u2026.111111111100000 LXXI Herdt & Charton, Inc.(Gamirol) ._.1.111.21110000 00 XLIX Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) ._._.11111101100 XLIV Herdt & Charton, Inc.(Veratrite) .\u2026.111112220200 XLVI Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestine, __.II Ingram & Bell Limited (Appareils chirurgicaux) .\u2026.LXIII Institut de Microbiologie et d'Hygiène de l'Université de Montréal (Vaccin BCG) .__.1.11111120000000 XXXIV Joubert, J.J.Limitée (Produits du la\u2019 ._.111.100- LXXV Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Cell: a) .11.111.XL Laboratoire Desgerbers Limitée (luvuricol) _.___._.____ eee Quatrième page de la couverture Laboratoire Jean Olive (Argédrine) \u2014 (Neuro Solène) XXX ee ++ Pages Laboratoire Jean Olive (Hémocobaltone) .___._.L111110 XVI Laboratoire Jean Olive (Amiphédrinu)._.1111111000 XIV Laboratoire Jean Olive (Egosalyl) \u2014 (Testovit B) ___.XXVIII Lederle Laboratories (Auréomycine) XXXI - XXXII Librairie Beauchemin Limitee XXXVI Mead Johnson & Company of Canada Limited (Mulcin) Troisièrie page de la couverture Merck & Company Limited (Pyridium) _ .________.______.XXXV Merck & Company Limited (Sulfate de dihydrostrep- tomycine) .__.1111111000000LLa LL LL Len LL LL XLVIII Merck & Company Limited (Vinethene) __________.__._______ II Merck & Company Limited (Nalline) ._.___.1.111100000 LVI Merrell (Mercodol) oo.XXV Millet, Roux & Compagnie (Bilogéne) __________.___.__._ __.XI Nestlé (Canada) Limited (Arobon) 111111111000 LXV Nestlé (Canada) Limited (Lait évaporé) 11 LXXII Noxzema i.LXXIV Pan Pharmacals Limited (Ambermide) ._._.1112 XXIX Parke, Davis & Company (Chloromycétine) .1111 LI Pfizer Canada, Limited (Terramycine) .111111111 XIII Poulenc Limitée (Vegolysen) Deuxième page de la couverture Poulenc Limitée (Tropesine) ._ 000000 XII Roerig and Company (Canada) Limited, J.B.(Am Plus) .___.L.12222000000 LL LL LL LL LL LL XXXVI Rougier Frères (Lipotrope) oo io._.V Savage Shoe Company Limited, The (Jumping-Jacks).LXIX Searle & Company.G.D.(Metamucil) _.___.____._____ XXXII Schering Corporation Limited (Chlor-tripolon) ___.___ LIII Shuttleworth Chemical Company Limited, The E.B.(Codophen) oo LIT Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Trophite).XV Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Dexedrine) XXXIX Standard Pharmaceutical Company, Dispert) Swift's Canadian Company Limited (Aliments pour Inc.(Valerianets- LXXIII bébés) el LL LL LXXVIII Upjohn Company.The (Depo-testosterone) oo._.LVIII U.S.Vitamine Corporation (Methiscol) ___________________.___.LXVI Vinant Limitée (Caréna) \u2014 (Lipiodol) .__.111112 XXIV Vinant Limitée (Paume Midalgan) .__.111.1100000 XX Warner-Chilcott Laboratories (Veganin Tablets) ._._\u2026.XLVII Warner & Company Limited, William R.(Methium) ._.__._.LIV Winthrop-Stearns Inc.(Apolamine) ._.1L.111100000000 0000 L Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Bicillin 100 \u2014 Bicillin 300 \u2014 Bicillin 200 L-A) .\u2026.\u2026__.1111220111100000 I Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Amphojel) .__.XVII Le College Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS On fait maintenant passer les examens pour le diplôme d\u2019associé (Fellow) en médecine et en chirurgie, et pour le certificat des spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1953 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1953.Les règlements et les conditions régissant les examens, listes des hôpitaux canadiens approuvés, et des formules de demande peuvent être obtenus du : Secrétaire Honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa, Canada. LXXXI 3-53-F Le traitement balancé pour le contrôle DE L\u2019OBESITE Probèse et Dexobèse contrôlent l\u2019appétit PROBÈSE A-B-C et DEXOBÈSE A-B-C peuvent être employés que sur prescription ou par ordre du médecin.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Fév.1953 Trois formules d'application : © (A)\u2014au réveil © (B)\u2014À 11 a.me@(C)\u2014à 4p.m.Echantillons cliniques, feuilles de diète et instructions envoyées soigneusement sur demande.AT Mulcin \u2026Mm un sourire dans Lo cuilleré de vitamines.C\u2019est le goût de Mulcin* que tous les.enfants aiment .sa rafrai- chissante et authentique saveur d'orange.C\u2019est l\u2019'empressement avec lequel Mulcin est reçue que toutes les mères apprécient \u2026.plus besoin de cajoler même les enfants les lus difficiles.Chaque cuillerée à thé de MULCIN fournit: p Vitamine A.2 3000 unités D\u2019une consistance claire et unie, VitamineD.1000 unités cette émulsion vitaminique est fa- Acide ascorbique.50 mg.cile à verser.De plus, Mulcin n\u2019a Thiamine.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.I mg qua EEE A Lo pas besoin d'être réfrigérée; même Riboflavine.: 12mMe.> 1 \u201cratute de la piè Niacinamide | | 3m à la température de la pièce, sa sta- Présentée en flacons de 4 onces et 8 onces.bilité est garantie.*Marque déposée Mulcin MEAD JOHNSON & CO.of Canada, Ltd, Belleville, Ontario TROUBLES de la MÉNOPAUSE Chaque dragée contient: Substances Oestrogéniques Naturelles Conjuguées: 0.65 mgm.Méthyltestosterone : 5.mgm.TROUBLES NERVEUX de la MENOPAUSE OESTRILIN et TESTOSTERONE avec PHENOBARBITAL Chaque dragée contient: Substances Oestrogéniques Naturelles Conjuguées: 0.65 mgm.Phénobarbital: (3 gr.) 32.mgm.Méthyltestosterone: 0.mgm.Posologie pour les deux formules: Une ou deux dragées par jour.Présentation: Flacons de 25 et 100 dragées.DESBERGERS LIMITEE MONTRÉAL, CANADA GOUTTES VITAMINÉES pour ENFANTS "]
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