L'union médicale du Canada, 1 juillet 1953, Juillet
[" _ Tome 82 \u2014 Numéro 7 MONTRÉAL, JUILLET 1953 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 5 nion Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.XXIIIe CONGRES DE L'A.M.L.F.C.16, 17, 18, 19 SEPTEMBRE 1953 fii i SHERBROOKE ::- a0° * .°° Un antidyspnéigu è BR HEL o PI EUPNOGENE ECALEMENT PRESENTE AVEC AMINOPHYLLINE à la dose de 100 mg.par cuiller à thé doud le nom de EUPNOPHYLLINE L\u2019action bronchod@atatrice de l\u2019Aminophylline qui s\u2019ajoute à l\u2019action fluidifiante de l\u2019Eupnogène sur les sécrétions bronchiques fait de l\u2019Eupnophylline une médication par excellence de la bronchite asthmatique et de l\u2019emphysème pulmonaire.Flacons de 120 cc., 16 oz., 2 et 1 gallon.e ROUGIER FRÈRES - 350, RUE LE MOYNE - MONTRÉAL ! le SONERYL est depuis vingt-cinq ans 9 l'hypnotique préféré des médecins © .EFFICACE, SÛR, RAPIDE et exempt de toute caer 202 tete : tertiary DÉSAGRÉABLE : * « dreSedtétens CORMFRIMÉS-SUPPOSITOIRES-ELIXIR cos Todt ot sete AMPOULES *de* Sônérÿ| Sodium particulièrement oe jngiquées ; 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voyons-les ensemble.x *® x La civilisation moderne possède un moyen d'expansion et de rayonnement dans la tenue des congrès.Ceux-ci sont nombreux.La liste est, chaque année, longue des assemblées hospitalières et médicales.Le Congrès des hôpitaux catholiques de la province de Québec s\u2019est tenu récemment à Montréal.Il est à noter que le rôle du médecin y a été, bien entendu, reconnu comme primordial.Personne ne peut refuser au médecin le titre d'aide puissant, de soutien de la société; il est de toute évidence l'allié naturel, le protecteur du malade dont il est le choix.Au programme intitulé: nos hôpitaux desservent-ils bien le public?, le premier conférencier répondit en donnant le point de vue du malade; riche de l\u2019expérience de huit contacts avec l'hôpital, il pouvait parler en toute connaissance de cause.Quatre souvenirs heureux, quatre conclusions défavorables.Le médecin et l'hôpital sont à l'honneur dans le premier cas, l\u2019hôpital, la garde-malade et le médecin sont ineri- minés à des titres divers dans la série noire.Les éléments d'appréciation manquent; le texte doit paraître incessamment et cela va faciliter la discussion.Il serait malséant de porter un jugement sur quelques lignes parues dans les journaux quotidiens.Qu'il suffise de retenir que ces discussions a plusieurs « genre forum » sont éminemment utiles, à condition de ne pas dégénérer en polémiques et en controverses.Vérité première: tout n\u2019est peut-être pas parfait dans la maison du médecin qu'est l'hôpital.+ + + Le bulletin de juin de notre revue annonce la tenue prochaine à Londres d\u2019un Congrès sur l\u2019enseignement de la médecine.Sans vouloir anticiper sur les conclusions des rapporteurs et en toute objectivité, il arrive parfois à beaucoup de médecins d\u2019expérience 194629 790 ; BULLETIN L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 de se poser la même question: l'enseignement de la médecine est-il fait en vue de préparer à la pratique générale?Ceux qui font passer les examens aux candidats soulignent la constatation troublante qu'en certains milieux on a perdu le sens des valeurs.Les élèves se passionnent pour les problèmes les plus mystérieux et reçoivent avec délices la parole des enseigneurs les plus hermétiques, alors qu'ils négligent ou ne retiennent pas les éléments de la médecine de chaque jour.L\u2019hyaluronidase, le potassium, la cortisone, le phéochromocytome ne recélent aucun secret pour certains qui, par ailleurs, ignorent l'essentiel à connaître des hernies et ne comprennent pas, par exemple, l'importance du toucher rectal.N\u2019allons pas toutefois croire que cette constatation est exclusive à notre zone scolaire; elle se retrouve un peu partout dans les milieux médicaux qui pensent.Aux Etats-Unis, on en a cherché les causes et si l\u2019on retient les conclusions générales de certaines enquêtes à ce sujet, on est forcé d\u2019admettre que la solution du problème repose sur la sélection des professeurs; on ne s'improvise pas professeur du jour au lendemain.Le docteur E.H.Watson fait, dans le numéro de mai de The Journal of Medical Education, un excellent plaidoyer en faveur du meilleur choix des professeurs.Celui qui porte un «grand nom» en recherches médicales n\u2019est pas toujours nécessairement le meilleur professeur, ni le meilleur chef de département.D'ailleurs, dit-il, «la nomination d\u2019un chercheur à ces postes est incompatible avec la continuation de ses travaux expérimentaux; car il perd un temps précieux à des fonctions administratives et professorales qui l\u2019éloignent de son laboratoire ».En conclusion, le docteur Watson reconnaît que le profes- seur-né est plus important pour l\u2019éducation de l\u2019étudiant en médecine que le chercheur heureux ou le clinicien brillant et haut coté.«Le bon professeur, termine-t-il, donne à l\u2019étudiant plus encore que l\u2019entraînement scientifique.Il lui enseigne que la sagesse et la compréhension sont les principaux atouts du médecin, et que le malade est un humain en détresse.» C\u2019est dire toute l'importance qu\u2019il faut attacher à la valeur morale du professeur.Dans Surgery, Gynecology and Obstetrics de juin 1953, le même problème fait l\u2019objet d\u2019un éditorial; l\u2019auteur s\u2019y élève contre l\u2019opinion que l\u2019éducation doive venir surtout des scientifiques et il affirme le sens des responsabilités du chirurgien qui enseigne vis-à-vis du patient et de la société.« Finally, the great teacher is he who will admit the existence of real problems in his own experience and through counsel, encouragement and example help those whom he trains to surpass those who teach.» Toms 82 2 Fuitlet 1063 BULLETIN 721 L'élève qui ne dépasse pas son maître, est un fruit sec.Vérité première aussi qu'un bon professeur doit aimer son métier, qu'il doit comprendre le sens profond de la vie et considérer son rôle à la manière d\u2019un apostolat.Il n\u2019y a pas de génération spontanée en matière professorale ; il y à une formation à acquérir.Deux autorités américaines nous affirment que cette formation ne doit pas être exclusivement scientifique, mais surtout humaniste.La formule idéale pour l'éducation d\u2019un étudiant en médecine est cette vieille méthode qui veut que le contact avec le malade soit aussi précoce que possible.L\u2019externat est la solution de choix; c'est-à-dire que l'étudiant vit à l'hôpital, dès le début de son cours.Il y apprend à faire les injections intraveineuses, les diverses ponctions, à donner les premiers soins d\u2019urgence.Une fois interne, il n'a pas l'impression de se faire apprendre son métier par la garde- malade.L'étudiant en médecine doit vivre sa vie à l\u2019hôpital ou en cléricature auprès d\u2019un confrère plus âgé.* x > L'excellent article que le docteur Louis Roux vient de faire paraître, dans la livraison de mai 1953 de L\u2019Action Médicale, décrit en mots justes et précis la grandeur ancienne et la décadence contemporaine du médecin.Malheur aux vaincus! Vae victis! ces paroles célèbres dépeignent sans pessimisme exagéré la situation déplorable qui est en passe de s'installer à l\u2019état de système.Sous la raison d\u2019état de standardisation, d\u2019accréditation, on caporalise, on régente.De partout, on monte à l'assaut contre les quelques privilèges conservés au médecin.Et pour consolider certaines positions, pour accéder aux postes de commande, il faut installer en place de solides amis qui sauront neutraliser les clairvoyants, les esprits libres, les individualistes.Ces derniers, d\u2019ailleurs, ne sont pas tellement intéressants, bien qu\u2019ils aient donné le meilleur de leur existence au service du malade, qu\u2019ils aient consacré une belle partie de leur vie à des travaux non rémunérateurs (enseignement aux gardes-malades, aux étudiants, consultations externes, service des salles, appels d\u2019urgence).Considérés comme réfractaires à l\u2019ordre nouveau, on les offre en holocauste à l\u2019esprit scientifique.C\u2019est en effet au nom de l\u2019esprit scientifique dont on les accuse de manquer qu\u2019ils sont admis à faire valoir leurs droits à la retraite, longtemps avant la limite d\u2019age fixée arbitrairement à 65 ans par les administrations publiques.Quel magnifique prétexte que ce manque de dévotion au nouveau dieu! comme il est élégant et de bon ton de renvoyer ainsi à leurs chères études ceux qui pourraient gêner! Le docteur Louis TE L'Union Méd.Canada 722 BULLETIN Tome 82 \u2014 Juillet 1953 Roux a soulevé le coin du voile et permis d'entrevoir une parcelle de vérité.x # * La recherche scientifique fait beaucoup parler.Il se crée des Instituts; 1l se fonde des laboratoires de recherches cliniques.Des octrois généreux viennent de plusieurs sources, nationales et étrangères \u2014 ceci indique une tendance heureuse.Si Alexis Carrel avait trouvé la compréhension souhaitée, 1l y a longtemps que les laboratoires de recherches feraient la gloire de notre pays.La fondation de ces centres scientifiques réjouit et enthou- slasme les journaux médicaux; 1ls espèrent l'exclusivité de mémoires originaux, la primeur de découvertes.L\u2019accès des jeunes médecins à ces laboratoires de recherches doit être encouragé.Le travail sérieux bien dirigé ne peut que leur être profitable; des bourses intéressantes les mettent à l'abri des contingences matérielles et leur valent, si elles sont assez substantielles, la quiétude d'esprit nécessaire à l\u2019expérimentation.Il faut approuver de tout cœur cette orientation nouvelle des nôtres et faire confiance à ceux qui démontrent un souci de la recherche plus qu\u2019un prétexte à publicité tapageuse.Dans ce domaine comme ailleurs en médecine, une précaution utile, de nos jours, est d\u2019éviter le piège habilement tendu par les journalistes.La propagande médicale doit se faire par le seul truchement des revues et des congrès professionnels.+ + * Nombreuses sont les sources de réflexion et les vacances seront fructueuses et même reposantes si le médecin s'arrête à contempler en toute objectivité, sans parti-pris, les problèmes nombreux qui le touchent.Et dans l\u2019ébauche d\u2019un programme de redressement, il faut que le médecin accepte la formule simple, celle qui saute aux yeux du moins averti.Cela sera dur, car par déformation étrange, le médecin adore le compliqué et les complications.Pour suivre la mode de nos institutions politiques, le médecin ne procède plus que par voie de comités, de sous-comités, de commissions et de sous-commissions.Mode impersonnel de direction, qui cache la peur des responsabilités, l\u2019absence d\u2019autorité et la crainte d\u2019affirmer ses opinions.Et, pour terminer, le médecin ne doit pas oublier que sous le couvert de règlements, il forge souvent des chaînes qui serviront peut- être un jour prochain.à le livrer pieds et poings liés à ceux qui rêvent de l\u2019asservir.Allons, ensemble, un coup de barre! Sinon, la médecine sera bientôt rayée de la liste des professions dites libérales.Edouard DESJARDINS. FAITS SAILLANTS DU XXIII° CONGRÈS A peine deux mois nous séparent du grand congrès annuel des médecins de langue française du Canada qui aura lieu à Sherbrooke, la Reine des Cantons de l'Est.Le Comité du XXIII® Congrès présente aux membres de l\u2019Association les faits saillants de cet événement.A l\u2019occasion de la visite de Son Eminence le cardinal Paul- Emile Léger, Monseigneur Georges Cabana, archevêque de Sherbrooke, est heureux d'inviter tous les congressistes et leurs épouses au palais archiépiscopal pour y rencontrer Son Eminence.Cette réception aura lieu samedi après-midi, le 19 septembre, vers 4 h.de l\u2019après-midi.Nous sommes assurés que tous les médecins viendront présenter leurs hommages au Cardinal Léger et à Son Exc.Monseigneur Georges Cabana, le premier pasteur de l'archidiocèse de Sherbrooke.Pour la première fois, cette année, l'Association des Médecins de Langue Française du Canada fêtera ses médecins jubilaires: noces d'argent de 25 années de pratique médicale pour les uns, noces d\u2019or de 50 années, pour d'autres.L'Association offrira, à tous les jubilaires, un vin d'honneur, vendredi le 18 septembre, à 5.30 heures p.m., au Club Social de Sherbrooke.Une place de choix sera réservée a ces médecins aux cérémonies officielles.Le programme scientifique est en bonne voie de réalisation et le Comité du XXIII° Congrès a largement bénéficié des nombreuses suggestions de tous les confrères que nous sommes heureux, ici, de remercier.Parmi les conférenciers invités de l'étranger, mentionnons le nom du Professeur R.-A.Marquezy, pédiatre distingué et représentant de la France au XXIII° Congrès.Participeront également au programme scientifique, le docteur J.-A.del Regato, éminent spécialiste en cancérologie, directeur du Penrose Cancer Hospital, de Colorado Springs, ainsi que le docteur Donat P.Cyr, hématologiste de la Clinique Lahey, de Boston.Ces médecins ont aussi accepté de se joindre à leurs confrères canadiens pour les trois grands forums d\u2019une heure, au cours desquels tous les médecins pourront soumettre des questions.Le premier de ces forums aura lieu le jeudi 17 septembre, dans l'après-midi, et portera sur le Diagnostic et le traitement des principaux cancers.Au second, vendredi 18 septembre, vers 3 heures p.m., on y traitera des Syndromes hémorragiques; des chirurgiens, des hématologistes, des obstétriciens, des gynécologues nous exposeront leurs méthodes de diagnostic et de traitement des hémorragies graves.Enfin, samedi, un troisième forum nous fera connaître les données récentes sur la Pathologie de la thyroïde avec exposé et discussion des syndromes d\u2019hyper et d\u2019hypothyroidie.Nous vous invitons à venir entendre des conférenciers de marque, des universitaires de renom, des cliniciens réputés, des praticiens de longue expérience à Sherbrooke en septembre prochain, à l\u2019occasion du « Congrès du Praticien ».Il y a des sujets d\u2019intérêt pour tous: les cardiopathies congénitales, le diagnostic du cancer du col, le traitement d'urgence de l\u2019infarctus du myocarde, sans parler de la dermatologie, de la gastro-entérologie, de la neurochirurgie, qui y sont représentées.Nous vous faisions connaître notre programme social, le mois dernier; nous vous avons maintenant présenté les grandes lignes de notre programme scientifique.Tous vos confrères des Cantons de l\u2019Est, de l\u2019Estrie pour parler comme l'historien de chez-nous, souhaitent ardemment vous rencontrer en septembre prochain.Qu\u2019on se le dise, il faut assister au « Congrès du Praticien ».Le Comité du XXIII* Congres. PATHOLOGIE INTRATHORACIQUE Nous sommes heureux de présenter cette série de travaux sur la pathologie intrathoracique.Ils nous viennent de la « Clinique du Thorax » de Uhdpital Notre-Dame, dont le docteur Jules Prévost a la direction.Notre collègue a pu s\u2019assurer la participation de ses collaborateurs de la Climque, de médecins et chirurgiens de l\u2019Institution qui se sont associés aux activités de la Clinique.Ces travaux originaux possèdent une réelle valeur d\u2019enseignement; als \u2018apportent une contribution sérieuse à la connaissance des affections intratho- raciques, plus particulhèrement du poumon.Is montrent l\u2019excellent travail qu\u2019a accompli cette Climque et la richesse du matériel d\u2019étude.Nous remercions vivement le docteur Jules Prévost et ses collègues de l\u2019apport à notre Journal dont ils remplissent les pages de la présente livraison.La Rédaction.LES TUMEURS DU MÉDIASTIN ! Jules PRÉVOST, Médecin de l'hôpital Notre-Dame, Clinique des Maladies du Thorax, I.\u2014 INTRODUCTION Lorsque, le printemps dernier, le secrétaire de ce congrès nous demanda de vous parler des «tumeurs du médiastin », nous acceptâmes avec plaisir, mais nous ne dirions pas avec enthousiasme, sachant bien ce à quoi nous nous engagions.En effet, les tumeurs du médiastin sont relativement rares, quoique beaucoup plus fréquentes qu\u2019on ne le croit et difficiles d\u2019accès.Il n\u2019y a pas tellement longtemps que les progrès de la chirurgie thoracique nous permettent une étude plus continue et plus systématisée de la question.Il convient d'ajouter à ces inconvénients le fait que la plupart des publications sur le sujet sont fragmentaires, ne traitant que d\u2019une ou d\u2019un groupe de tumeurs médiastinales à l\u2019occasion d'expériences personnelles.Aussi, est-il bien entendu que le travail présenté n\u2019a pas la pré- 1.Travail présenté lors du XXIIe congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, tenu à Québec, le 24 sept.1952.Léandre DÉCARIE, Résident en médecine de l\u2019hôp.Notre-Dame, hôpital Notre-Dame (Montréal).tention d\u2019être original, mais de servir simplement à faire la synthèse de notre expérience et de celle des principaux auteurs.Nous parlerons successivement de l\u2019anatomie du médiastin, de la symptomatologie de ses tumeurs et des principaux moyens de les diagnostiquer.Nous terminerons par une étude détaillée des tumeurs que l\u2019on rencontre le plus fréquemment.II.\u2014 ANATOMIE Nous savons tous qu\u2019un des principaux moyens de nous renseigner sur la nature d\u2019une tumeur médiastinale est d\u2019en préciser la localisation.Il est vrai que parfois le volume de la tumeur est tel qu\u2019elle occupe la quasi totalité du médiastin, rendant inutile toute considération anatomique.Mais les radiographies thoraciques de routine dont l\u2019usage est de plus en plus répandu favorisent un dépistage précoce des lésions médiastinales alors que celles- ci n\u2019oceupent encore qu\u2019un espace restreint. 726 C\u2019est à ce moment qu\u2019une division pratique de ce dernier peut nous suggérer la nature de la tumeur en cause.D'autre part, la symptomatologie et la séméiologie qu\u2019engendrent ces tumeurs ne peuvent s\u2019expliquer qu\u2019en nous représentant bien les principaux organes qui composent le médiastin.Nous étudierons l\u2019anatomie surtout aux points de vue radiologique et séméiologique, NS CLAVICLES _ MIDDLE MEDIASTINUM / 4 / J {CARCIOERICAR DIAL REG1on) |! _ J fares , MEDIASTINUM 4 Fig.1.\u2014 Division du médiastin.les seuls qui se présentent au clinicien, laissant de côté bien des détails d'intérêt plutôt chirurgical ou d'anatomie pure.Le médiastin se définit comme étant la région moyenne de la cavité thoracique, limitée latéralement par les plèvres dites médias- tinales, en avant par le sternum, en arrière par les vertèbres dorsales, en bas par le diaphragme et en haut par l\u2019ouverture supérieure du thorax.La plupart des auteurs divisent le médiastin en prenant comme point de repaire le péri- PREVOST gr DÉCARIE: TUMEURS DU MÉDIASTIN L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 carde et son contenu (fig.1) qu\u2019ils considèrent comme le médiastin moyen.Ainsi nous nommerons médiastin supérieur cette portion supra-péricardique qui va plus précisément d\u2019une ligne, tracée entre la quatrième vertèbre dorsale et angle de Louis, à l\u2019ouverture supérieure du thorax.Le médiastin antérieur aura comme limite le sternum en avant et le péricarde en arrière, l\u2019angle de Louis en haut et le diaphragme en bas.Enfin, le médiastin postérieur sera cette der- Fig.2.\u2014 Coupe passant par le milieu du premier cartilage costal.t: trachée; æ: œsophage; ct: canal thoracique; tàd.: tronc innominé droit; t.i.9.: idem, gauche; x: phénique; tbc et cg: tronc bra- chio-céphalique et carotide primitive gauche.nière région s\u2019étendant du bord inférieur de la quatrième vertèbre dorsale au diaphragme, et limitée en avant par le péricarde.Le médiastin supérieur contient principalement (fig.2) la trachée inférieure, qui lui sert d\u2019axe en quelque sorte.En arrière et légèrement à gauche de celle-ci, se trouvent l\u2019æsophage et une partie du canal thoracique.La région antéro-latérale à la trachée contient le paquet vasculo-nerveux (fig.3).Tout d\u2019abord, il y a la crosse de l\u2019aorte qui croise la face antéro-latérale gauche de la trachée, tout en donnant naissance de droite à gauche au tronc brachio-céphalique, à la carotide primitive gauche et à la sous-clavière gauche.Dans un plan un peu plus antérieur et à droite se trouve la veine cave supérieure dans sa partie supérieure qui reçoit les deux troncs veineux innominés gauche et droit.Longeant plus ou moins les faces externes des deux L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 carotides primitives se trouvent les vagues droit et gauche: ce dernier donnant naissance Fig.3.\u2014 Cr.ao: crosse aortique; tbc: trone brachio- céphalique; cpg et cpd: carotides primitives gauche et droite.VCS: veine cave supérieure; t.v.i.get t.wad.: trones veineux innominés droit et gauche; x: pneumogastrique; n.ph: nerf phrénique.EGMENT VEINEUX ORBILLETTE DROITE PREVOST er DECARIE: TUMEURS DU MEDIASTIN 797 au niveau de la partie postérieure de la crosse aortique au récurrent qui passe sous la poulie du ligament artériel pour remonter le long de la face interne de cette même carotide primitive gauche.Dans un plan encore plus latéral à la trachée descendent de chaque côté les deux nerfs phréniques (fig.3).Enfin, dans un plan tout à fait antérieur se trouvent les vestiges du thymus chez l\u2019adulte, irrigués par des tributaires des artères mammaires internes.Quant au médiastin moyen, il comprend surtout le cœur et son enveloppe, puis les bronches souches qui se dirigent latéralement vers les deux hiles pulmonaires.Se rattachent à cette partie inférieure des voies respiratoires, les ganglions trachéo-bronchiques, siège le plus fréquent des tumeurs médiastinales, ganglions localisés surtout aux angles inférieurs et latéraux de la bifurcation trachéale et au niveau des hiles pulmonaires.Antérieurement à la trachée, se trouvent d\u2019une part l\u2019artère pulmonaire, dont la branche droite s\u2019insinue entre le plan trachéo-bronchique, la partie inférieure de la veine cave supérieure (recevant à ce niveau l\u2019azygos) et l\u2019aorte ascendante d\u2019autre part (fig.4).Les nerfs phréniques continuent leur trajet marginal en passant entre le péricarde et les plèvres.Fig.4.\u2014 1.A gauche, mise en place des deux veines caves et de l\u2019auricule droit.2.À droite, on a ajouté l\u2019aorte. 728 Reprenant le trajet de l\u2019aorte ascendante, nous voyons qu\u2019elle se recourbe en pénétrant dans le médiastin supérieur pour former l\u2019arc aortique décrit plus haut, puis se dirige postérieurement et en bas pour prendre le nom d\u2019'aorte thoracique descendante (fig.5): nous sommes alors dans le médiastin postérieur.Si nous étudions maintenant ce médiastin postérieur plan par plan, d\u2019arrière en avant, Aha TIAY AR = 7k Nal 3 at ab hh.in a 81 le + \\ Al \\ >>> Te aS Sl a 5 oser NIL NS == S DS VS aa Zo Fig.5.\u2014 Sert à montrer l\u2019aorte descendante dans le médiastin postérieur.nous voyons sur le plan du grill des vaisseaux intercostaux (fig.6) l\u2019aorte et l\u2019azygos sensiblement parallèles entre D6 et D12, le canal thoracique en avant des artères intercostales droites.En latéral, on voit l\u2019azygos qui se dirige d\u2019arriére en avant dans sa partie supérieure pour se déverser dans la veine cave supérieure.Après section du grill des vaisseaux intercostaux et section du tronc ascendant de l\u2019azygos, nous tombons sur un deuxième plan, plus antérieur, celui de l\u2019aorte et du canal thoracique (fig.7).Nous pouvons distinguer le cordon sympathique collant à la plèvre avec le grand splanchnique; nous voyons un PREVOST rr DÉCARIE: TUMEURS DU MÉDIASTIN L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 peu plus haut la bifurcation trachéale au ras du bord droit de l'œsophage qui occupe le troisième plan, visible de bout en bout après résection de l\u2019aorte thoracique de l\u2019azygos et du canal thoracique.Il convient d\u2019ajouter que les coupes longitudinales du médiastin postérieur de Braine (fig.6 et 7) montrent mal dans quel plan se situe la chaîne sympathique.L'auteur, en mentionnant celle-ci, ne dit pas s\u2019il la considère ou non comme faisant partie du médiastin postérieur.-\u201d D Meso nasal \u201casaphigien drot **>rétrotrachéal, + tu rebos 3 gol._J À, 3 5 oJ Ca Xo -_\u2014 foeak ne! residue; (Vili palme À Nivrsrons Shétacles tw uve des Æbavoues fonctionnelles duhoomon À résiduel Rev alts Sua Lvisions du Nv dun pulmonaire Total \u2019 \u201cTal : Les Volumes poimonaires [tri de Vappentai mir Jp furet ion Lrot.q.6ot; 1450) 2°.Les volumes pulmonaires Il est classique de diviser la respiration en deux composantes: l'inspiration et l\u2019expiration.Cependant, pour connaître davantage le fonctionnement intime de la ventilation pulmonaire, on doit avoir recours à une subdivision beaucoup plus serrée des différentes phases de la respiration.Ces subdivisions ou volumes pulmonaires d\u2019une expiration normale; 2) de la réserve ins- piratoire ou de l\u2019air supplémentaire, pouvant être inspiré à la fin d\u2019une inspiration normale.Quant à la phase expiratoire on distingue: 1° La capacité résiduelle fonctionnelle, qui est la quantité d\u2019air que contient le poumon à la fin d\u2019une expiration normale; 2° Le volume expiratoire de réserve ou la quantité d\u2019air pouvant encore être expiré, à la fin d\u2019une expiration normale; D tn EE TSU L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 3° Le volume résiduel ou la quantité d'air demeuré dans le poumon après une expiration forcée (maxima).Nous en arrivons finalement au volume pulmonaire total: égal à la somme de la capacité vitale et du volume résiduel; en d'autres termes, il s\u2019agit de la quantité d\u2019air maxima contenu dans un poumon complètement en expansion.1] \u2014 HÉMODINAMIQUE DE LA CIRCULATION PULMONAIRE On peut considérer le cœur comme une double pompe, la moitié droite responsable de ce que l\u2019on est convenu d\u2019appeler la petite cireu- lation ou circulation pulmonaire, et la moitié gauche de la grande circulation.Selon toute vraisemblance, les deux circulations reçoivent environ la même quantité de sang par unité de temps, soit de 3 à 4,6 litres à la minute par mètre carré de surface corporelle.La capacité du lit vasculaire du poumon est sous l'influence de deux facteurs principaux: la pression intrathoracique et le rapport entre les débits des deux ventricules.Ains!, à l'inspiration, la circulation pulmonaire contiendrait environ 20% du volume sanguin total et à l\u2019expiration 15%.Ceci s\u2019explique par le fait qu\u2019à l'inspiration, il y a un plus grand apport sanguin au cœur droit et que, la résistance périphérique de la petite circulation diminue sensiblement, alors que le contraire se produit lorsque le lit vasculaire est comprimé à la phase expiratoire.Quant au rapport entre les débits des deux cœurs, il est facile de concevoir qu\u2019il y aura engorgement, de la petite circulation, dés que le débit du cœur gauche diminue, le droit restant constant et vice versa.Mentionnons finalement le grand potentiel de distension du lit vasculaire pulmonaire.C\u2019est sans doute pourquoi, contrairement à la grande circulation, l'hypertension de la petite circulation fait suite moins rapidement à des perturbations de cette dernière.On a démontré récemment que le COZ2, l\u2019anoxémie et l\u2019adrénaline causalent une vaso-constriction ar- DECARIE: PHYSIOLOGIE PULMONAIRE 817 tériolaire, et l\u2019aminophylline le contraire.La papavérine n\u2019aurait pas d\u2019action.III \u2014 ÉCHANGES GAZEUX Nous nous limiterons aux notions les plus élémentaires, étant donné les connaissances mathématiques avancées que nécessite une étude plus approfondie.Les facteurs ou principes qui règlent les échanges gazeux au niveau du poumon et des tissus en général, peuvent se grouper sous les deux chefs suivants: 1.Les lois physiques concernant le passage des gaz à travers les membranes et leur mélange subséquent à un liquide, le sang.2.Les facteurs propres au sang, favorisant un transport plus efficace et plus rapide de l\u2019oxygène et de l\u2019acide carbonique que s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un liquide ordinaire.1° Lois physiques des gaz Nous n\u2019avons pas l'intention de nous attarder à l\u2019étude de ces lois mais d\u2019énumérer simplement les conclusions auxquelles elles nous mènent.A \u2014 Facteurs influençant le passage d\u2019un gaz à travers les émithéliums alvéolo-capil- laires et autres tissus.Pour être plus concret, limitons-nous à la membrane alvéolo-capillaire décrite précédemment.Ainsi, le taux de diffusion de l\u2019oxygène et du CO?à ce niveau dépendra: 1 \u2014 De l\u2019état de la membrane: plus elle sera épaisse, moins les échanges se feront facilement.2 \u2014 Du gradient de pression ou de la différence de pression qui existe pour le même gaz, entre les deux côtés de la dite membrane.3 \u2014 Du coefficient de diffusion du gaz (vitesse moléculaire) lui-même variant selon le coefficient de solubilité de ce dernier, et en fonction inverse de la racine carrée de son poids moléculaire.Tenant compte de ces facteurs, on a trouvé que le CO?sortait du poumon trois fois plus vite que n\u2019entrait l\u2019oxygène. 818 B \u2014 Capacité de transport des gaz par un liquide.Elle est fonction: 1.De la température; 2.De la pression du gaz dans le milieu sus-jacent au liquide; 3.Da la nature du gaz; 4.De la nature du liquide.En faisant appel à tous les principes que nous venons d\u2019énumérer nous constatons qu'il est impossible, malgré tout, d\u2019expliquer la haute concentration du sang en oxygène et en CO2 et la vitesse de diffusion de ceux-ci au niveau des tissus et des alvéoles pulmonaires.C\u2019est que le sang contrairement aux liquides ordinaires possède des propriétés physico-chimiques qui en font un milieu conducteur supérieur aux autres.Ainsi en ce qui regarde l\u2019oxygène, deux facteurs sanguins en facilitent le transport.1.La présence d\u2019hémoglobine et la courbe de dissociation de celle-ci; 2.L'effet Bohr, ou influence du CO?sur la courbe de dissociation de l\u2019hémoglobine.Quant au CO2 mentionnons: l\u2019anhydrase carbonique et le « chloride shift ».2° Le transport de l'oxygène par le sang Grâce à l\u2019hémoglobine qui le compose, le sang pour une même tension d\u2019oxygène en contiendra beaucoup plus que s\u2019il s\u2019agissait d\u2019un simple liquide.En vertu de la réaction réversible Hb + 02?\u2014> HbO2, 99% de l\u2019oxygène sanguin est transporté sous forme d\u2019oxyhémoglobine alors que 1% seulement est sous forme dissoute.Si l\u2019on considère maintenant la courbe de dissociation de l\u2019'hémoglobine, on constate qu\u2019elle se défait beaucoup plus facilement de son oxygène en présence d\u2019une certaine quantité de COZ.Sans CO?le pourcentage de saturation de I\u2019hémoglobine en oxygene varie trés peu des alvéoles aux tissus.Cependant mêlée à du CO?à une tension de 40 mm.Hg., soit la tension normale de CO?dans le sang, l\u2019'hémoglobine tout en conservant une saturation en O?de 95% à sa sortie du DECARIE: PHYSIOLOGIE PULMONAIRE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 poumon, voit cette dernière tomber à 70% au niveau des tissus.En d\u2019autres mots, le CO?conserve à l\u2019hémoglobine son affinité pour l\u2019oxygène à des tensions alvéolaires, mais la diminue sensiblement au niveau des tissus, favorisant ainsi une meilleure distribution d\u2019oxygène à ces derniers.3 \u2014 Le transport du CO?par le sang Tout comme pour l\u2019oxygène, les lois physiques régissant les mélanges des gaz et des liquides ne peuvent expliquer la haute concentration du sang veineux en CO?(56 vol.%) et le peu de variation qu\u2019une telle concentration occasionne dans le pCO?(tension de CO?dans le sang) et le pH sanguin.Il a fallu chercher en vertu de quels principes ces phénomènes étaient possibles.A date, trois faits ont semblé nous suggérer une explication plausible.Ce sont: 1) la présence d\u2019anhydrase carbonique exclusivement dans les globules rouges; 2) le degré d\u2019acidité variable de l\u2019hémoglobine selon qu\u2019elle est oxydée ou réduite; 3) le « chloride shift ».À l\u2019aide de ces trois faits, on proposa l\u2019hypothèse suivante: au niveau des tissus le CO?à 60 mm Hg pénètre dans le plasma pour s\u2019y dissoudre.Il s\u2019ensuit une élévation du pCO?plasmatique et le CO?pénètre dans le globule rouge où il se combine à l\u2019eau sous l\u2019influence de l\u2019anhydrase carbonique pour donner de l\u2019acide carbonique (CO3H3).L\u2019hémoglobine réduite du sang veineux jouant le rôle d\u2019acide faible cède des bases (potassium) à l\u2019acide carbonique pour la formation de bicarbonate de potassium.De plus, l\u2019hémoglobine réduite ayant une affinité particulière pour le CO?s\u2019y combine pour former de la carboxyhémoglo- bine (HbHCO?) représentant 30% du CO?sanguin total.Une fois formés, les bicarbonates s\u2019ionisent (CO3H\u2014 et K*); il s\u2019ensuit une augmentation de la pression osmotique du globule rouge avec appel d\u2019eau entraînant aussi des ions CI\u2014, tandis que les ions CO8H sortent vers le plasma pour donner des bicarbonates de sodium: c\u2019est le « chloride shift », rendant pos- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 sible le transport d\u2019une grande quantité de CO?par le sang sans grands écarts de pH.A l\u2019aide de ces données, on en est venu à conclure que des 56 vol % de CO?du sang veineux: 1) 10% était dissout dont 0,1% sous forme d\u2019acide carbonique (CO°H?) ; 2) 30% sous forme de carboxyhémoglobine (HbH CO?) ; 3) le reste sous forme de bicarbonates.Voilà un résumé bien sommaire des échanges gazeux qui font partie de la respiration externe (pulmonaire) et de la respiration interne (tissulaire).En guise de conclusion, nous vous présentons le bilan (quantitatif) de ces deux respirations: Le sang veineux arrivé au poumon contient 14 vol.% d\u2019oxygène à un pO?de 37 mm Hg et 56 vol% de CO?à un pCO?de 46 mm Hg alors que l\u2019air alvéolaire inspiré contient 15 vol.d\u2019oxygène par ce d\u2019air à 108 mm Hg et 5,1 vol.de CO?à 40 mm Hg.Il en résulte un apport sanguin de 6 vol % d\u2019oxygène et une perte de 6 vol.% de CO2.Le sang ainsi «'artériolisé » perdra au niveau des tissus ses 6 vol.% d\u2019oxygène et reprendra les 6 vol.de CO?pour retourner au poumon dans le même état.B.\u2014 Les épreuves fonctionnelles du poumon.L'idée d\u2019évaluer d\u2019une façon quantitative la fonction pulmonaire ne date pas d\u2019aujour- d\u2019hui.Des physiologistes du XIXe et du début du XXe siècle avaient imaginé des méthodes d'investigation de la physiologie pulmonaire.Elles avaient cependant le désavantage d\u2019être fort compliquées et de là peu pratiques pour emploi courant.Il a fallu nombre d\u2019années avant que l\u2019on mit au point des techniques à la fois plus simples et plus précises; nous pouvons même dire qu\u2019il y a à peine une douzaine d\u2019années que les épreuves dont nous allons parler bientôt ont pu être utilisées de façon assez courante dans des centres spécialisés et ce, grâce au travail incessant de Cournand et son école.Encore actuellement, la question des épreuves fonctionnelles du poumon en est une fort complexe.Seuls certains centres entièrement consacrés à cet effet peuvent se permettre DÉCARIE: PHYSIOLOGIE PULMONAIRE 819 d\u2019entreprendre de telles recherches.Ce n\u2019est donc qu\u2019en tant que profane en la matière que nous avons entrepris de rédiger ces quelques lignes, n\u2019ayant comme autre but que de vous donner un bref aperçu de la question, afin que vous sachiez mieux les renseignements que l\u2019on peut obtenir de ces épreuves et qu\u2019ainsi, vous puissiez profiter davantage des facilités que vous offre l\u2019un des meilleurs centres en son genre en Amérique et le seul que nous ayons en notre milieu: l\u2019Institut Lavoisier.Les épreuves fonctionnelles du poumon se divisent principalement en deux catégories: celles qui portent sur la ventilation pulmonaire et celles qui évaluent la composition gazeuse du sang artériel.1 \u2014 Epreuves de la ventilation pulmonaire Elles servent surtout à mesurer les différents volumes pulmonaires (épreuves statiques) dont il a été question antérieurement et à nous donner une idée de la circulation de Pair dans l\u2019appareil broncho-alvéolaire (épreuves dynamiques).1°.Epreuves statiques \u2014 Elles sont ainsi qualifiées en certains milieux parce qu\u2019elles ne tiennent pas compte de l\u2019élément temps, essentiel à tout phénomène dynamique.Ces épreuves ne nous renseignent pas tellement sur le poumon en fonction (quoiqu\u2019on puisse souvent le déduire indirectement) que sur sa composition gazeuse et la façon dont elle se répartit: en d\u2019autres termes, sur les différents volumes pulmonaires.Nous pouvons comparer ces épreuves statiques à une série de « photos » (d\u2019instantanés) du poumon, alors que les épreuves dynamiques dont il sera question tout à l\u2019heure seraient plutôt comme des pellicules cinématographiques où l\u2019élément temps- mouvement entre en jeu.a) Capacité vitale \u2014 Comme nous l\u2019avons déjà vu, la capacité vitale est égale au volume d\u2019air expulsé par une expiration forcée à la suite d\u2019une inspiration maxima.Ses deux composantes sont la capacité inspiratoire ou l\u2019air complémentaire et le volume expiratoire de réserve. 820 DÉCARIE: PHYSIOLOGIE PULMONAIRE À noter que le point zéro dans toutes ces mensurations est situé à la fin d\u2019une expiration normale (end-expiratory position).Le caleul de la capacité est plus facile et surtout plus rapide, si on l\u2019enregistre au fur et à mesure sur un graphique.On parle alors d\u2019un spi- rogramme.La capacité vitale seule a peu de valeur diagnostique puisque chez un individu normal, elle peut varier de 20%.Cependant, considérée en fonction du volume pulmonaire, ou d\u2019autres épreuves comme la capacité respiratoire maxima, les renseignements obtenus sont beaucoup plus précis.Lorsque la capacité vitale est réduite de façon sensible, on doit penser selon Comroe: 1) à une pathologie du parenchyme pulmonaire: œdème, fibrose, infection, atélectasie, pneumonie; 2) à une pathologie surtout bronchique et de type obstructif : asthme, néo bronchique, ete.Cependant, il importe d'ajouter que la capacité vitale est considérée comme une mauvaise épreuve dans bien des cas d\u2019obstruction des voies bronchiques.C\u2019est que le malade ayant tout le temps voulu pour inspirer et expirer au maximum, pourra compenser aux dépens de l\u2019élément temps et avoir une capacité vitale relativement normale.On préfère de beaucoup la capacité respiratoire maxima, qui limite l\u2019individu à une longueur de temps défini.Ainsi, une expiration prolongée à cause d\u2019un processus asthmatique aura vite fait de produire un résultat anormal; 3) une pathologie thoracique non parenchymateuse: épanchement pleural, pneumothorax, hernie diaphragmatique et élévation du diaphragme, volume cardiaque augmenté, épanchement péri-cardiaque, congestion vasculaire pulmonaire; 4) d\u2019autres causes non moins importantes: mauvaise coopération du malade, dépression des centres respiratoires de la moelle, atteinte des voies nerveuses, enfin une limitation de l\u2019expansion de la cage thoracique (sclérodermie, bandage).b) Capacité résiduelle fonctionnelle \u2014 Volume résiduel; volume pulmonaire \u2014 Une fois la capac:té vitale calculée, on procède à la mesure de la capacité résiduelle fonction- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 nelle.Le patient respire de l'oxygène pur dans un circuit ouvert et expire dans un ballon.On mesure la quantité d\u2019azote expiré et ce durant 7 minutes; le tout s\u2019enregistrant au fur et à mesure sur un graphique.Grâce à des tables spéciales, ce dosage de l\u2019azote nous permet de déduire la capacité respiratoire fonctionnelle qui représente le volume restant dans le poumon à la fin d\u2019une expiration normale, en d\u2019autres termes, la somme du volume expi- ratoire de réserve et du volume résiduel.Il ne nous reste plus qu\u2019à soustraire le volume expi- ratoire de réserve, calculé lors de la capacité vitale, de la capacité résiduelle fonctionnelle, pour connaître le volume résiduel que l\u2019on ne peut calculer qu\u2019indirectement.L\u2019addition de la capacité vitale et du volume résiduel nous donne enfin le volume pulmonaire total.Le volume résiduel est une donnée fort importante dans l\u2019appréciation d\u2019une insuffisance pulmonaire, car tout n\u2019est pas de connaître la quantité d\u2019air inspiré et expiré, mais jusqu\u2019à quel point l'air est également ou du moins suffisamment distribué aux millions d\u2019alvéoles.Cependant la technique s\u2019avère malheureusement moins précise chez les malades mêmes dont la connaissance du volume résiduel nous rendrait les plus grands services; nous voulons parler des emphysémateux et des broncho- asthmatiques.Chez ces patients, en effet, tout l\u2019azote ne peut être «lavé » des poumons en 7 minutes.Pour obvier à cet inconvénient, on dose l\u2019azote issu d\u2019une expiration forcée au bout des 7 minutes: elle ne doit pas dépasser 2,5 litres pour cent.Ce pourcentage représente ce que les Américains appellent « l\u2019intra-pul- monary gaz mixing index » qui peut dépasser 10% chez les emphysémateux.Malgré ces corrections, le volume résiduel demeure une épreuve plutôt imprécise, en ral- son de la répartition inégale des zones em- phymateuses chez ces malades.Très souvent, plusieurs d\u2019entre elles ne communiquent pas ou très irrégulièrement avec l\u2019appareil bronchique (kyste parenchymateux) et dès lors, le volume résiduel caleulé ne représente que le volume résiduel fonctionnel et non le volume résiduel total.mie TIT EEE de RE RE 3 L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 Nous avons dit au début que les épreuves de la ventilation considérées isolément avaient une valeur diagnostique beaucoup moins grande que si on les rapportait les unes aux autres.Ainsi, le volume résiduel en chiffre absolu a beaucoup moins de signification que si on l\u2019exprime en pourcentage du volume pulmonaire total.Il y va de même de toutes les autres mesures de la ventilation pulmonaire.C\u2019est pourquoi les auteurs ont cherché à établir des rapports ou index entre les diverses mesures, qui pourraient nous donner une meilleure idée de l\u2019état de l\u2019appareil broncho-pul- monaire.Ces rapports sont multiples, nous n\u2019en citerons que quelques-uns à titre d\u2019exemples.Ainsi, comme nous l\u2019avons vu, il y a le volume résiduel x 100 .n 7 qui est élevé rapport volume pulmonaire tota dans l\u2019obstruction bronchique chronique (asthme), lorsqu\u2019il y a perte de l\u2019élasticité pulmonaire (emphysème), également lors d\u2019une hypertension pulmonaire compensatrice (à la suite d\u2019une pneumonectomie).Mentionnons capacité vitale également le rapport 100 volume pulmonaire bien qu\u2019il nous soit moins utile.Une autre façon de rendre les épreuves de la ventilation plus significatives est de les comparer aux valeurs prévues chez les individus normaux.Ainsi le rapport suivant % de la capacité vitale prévue % du volume pulmonaire prévu peut-il nous être utile.2° Epreuves dynamiques Comme nous l\u2019avons dit plus haut, ces épreuves sont ainsi appelées parce qu\u2019elles nous renseignent sur le poumon en fonction, sur sa capacité de travail par unité de temps.De là leur plus grande valeur, car en fin de compte, ce qui nous importe de connaître est le potentiel d\u2019un poumon quelle que soit la configuration qu\u2019il puisse avoir.a) Capacité respiratoire maxima (Maz- imum breathing capacity) \u2014 Ce serait l\u2019épreuve la plus employée.Elle se définit comme étant le volume d\u2019air maximum pouvant être DÉCARIE: PHYSIOLOGIE PULMONAIRE 821 respiré à la minute.Elle ne peut donc s\u2019obtenir que par un effort volontaire, l\u2019individu inspirant et expirant le plus profondément et le plus rapidement possible, dans un circuit ouvert de moindre résistance durant 15 secondes.En général, la fréquence varie entre 40 et 70 à la minute, et « l\u2019air courant » équivaut à environ 50% de la capacité vitale.Malheureusement, la capacité respiratoire maxima normale peut varier de 32% selon l\u2019appareil employé et de 25 à 35%, selon les individus.Il est donc nécessaire d\u2019obtenir une baisse très marquée pour qu'elle soit significative.De plus, même les plus zélés n\u2019emploient jamais dans cette épreuve 100% de leur capacité inspiratoire.On sait en effet que l'air courant ne représente qu\u2019une bien petite partie de notre capacité inspiratoire globale.Cependant, le malade n\u2019a souvent besoin que d\u2019un essai préliminaire avant de pouvoir faire le test convenablement.Faite dans de bonnes conditions, il semble que la capacité respiratoire maxima donne des résultats qui concordent assez bien avec la dyspnée dont se plaignent les malades.Elle permettrait de diagnostiquer un bon nombre d\u2019affections pulmonaires parenchymateuses et surtout bronchiques (du type obstructif) puisque chez ces derniers, le temps expiratoire est généralement prolongé.Si après inhalation d\u2019un bronchodilatateur, l\u2019_épreuve monte à plus de 10%, on dit que l\u2019obstruction bronchique est réversible.Si la capacité respiratoire maxima est plus spécifique des affections bronchiques du type obstructif, la capacité vitale serait en certaines circonstances plus fiable dans les affections parenchymateuses (avec soustraction, « restrictive type »).Ainsi a-t-on imaginé de faire le rapport: % de la capacité respiratoire max.prévue % de la capacité vitale prévue que l\u2019on a appelé index de « vélocité » de l'air respiré.Il donnerait plus d\u2019information que la mesure séparée des deux composantes.On a trouvé que dans l\u2019obstruction bronchique 822 (asthme), l'index était inférieur à l\u2019unité, tandis que dans les affections parenchymateuses avec soustraction, l\u2019index était supérieur à l\u2019unité.Ajoutons que l\u2019on doit toujours considérer en plus de l\u2019index les valeurs absolues des deux composantes, car un index de 1 par exemple peut vouloir dire que les deux sont diminuées et non pas qu\u2019elles sont normales.b) Capacités respiratoires spécifiques (ven- tilatory requirements) \u2014 Une autre façon d\u2019évaluer le potentiel pulmonaire est de mesurer sa capacité respiratoire en fonction d\u2019un état de repos complet ou de travail bien défini: c\u2019est ce que les américains appellent les « ven- tilatory requirements ».La capacité respiratoire au repos (basale) est très difficile à obtenir car le malade, conscient de l\u2019épreuve qu\u2019on lui fait subir, hyper- ventile souvent malgré lui.Par contre, lorsqu\u2019on la calcule en fonction d\u2019un exercice léger (la marche), ou plus violent (bicyclette) qui occupe l\u2019attention du malade, nos résultats sont plus exacts.Le rapport: capacité respiratoire à l\u2019exercice/min x 100 ou capacité respiratoire maxima l\u2019index de dypsnée, indique le pourcentage de la capacité respiratoire maxima utilisée dans l\u2019exercice en question.Lorsqu\u2019il dépasse 50%, la dyspnée dont se plaint l'individu est en général assez intense.c) La bronchospirométrie \u2014 Il s\u2019agit d\u2019une technique endoscopique qui permet, grâce à l\u2019introduction d\u2019un double tube dans la trachée jusqu\u2019à l\u2019ouverture des deux bronches souches, de calculer la fonction de chacun des deux poumons séparément.À l\u2019aide de cette méthode, on peut refaire toutes les épreuves dont il a été question jusqu\u2019ici.Cependant, on se limite généralement à évaluer la capacité vitale, le degré de ventilation, le taux d\u2019oxygène consommé et de CO2 produit pour chaque poumon.La bronchospirométrie comme on le conçoit bien a l'immense avantage de mettre en évidence le poumon le plus malade et en cas d\u2019une pneumonectomie nous laisse prévoir le DÉCARIE: PHYSIOLOGIE PULMONAIRE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 rendement minimum que pourra opérer le poumon restant.Cette méthode a cependant ses limites.En effet, comme le malade ne se trouve pas dans des conditions basales et que les tubes quelle que soit leur perfection constituent un certain degré de sténose des voies aériennes, on ne peut se fier aux valeurs absolues obtenues par la bronchospirométrie.Elles ne servent qu\u2019à nous donner une idée relative du fonctionnement de chaque poumon et on doit rapporter ces valeurs aux valeurs absolues obtenues dans les épreuves de la ventilation sans bronchospirométrie.II \u2014 Analyses du sang artériel Une fois renseigné sur la ventilation pulmonaire et la dynamique respiratoire, il importe de vérifier jusqu\u2019à quel point cette ventilation est efficace.L\u2019analyse de l\u2019oxygène et du CO?sanguins nous donne de précieux renseignements à ce sujet, puisque la fonction pulmonaire porte principalement sur ces deux gaz.Ces études se font toutes sur le sang artériel, étant donné que celui-ci est plus indépendant que le sang veineux du métabolisme cellulaire.À toutes fins pratiques, on considère la composition gazeuse du sang artériel périphérique, comme étant à peu près identique au sang artériel issu de la circulation pulmonaire.1° Pourcentage de saturation en oxygène et pression d\u2019oxygène \u2014 Etant donné la courbe de dissociation de l\u2019oxygène, le pO2 (pression d\u2019oxygène) donne généralement des résultats plus sensibles que le pourcentage de saturation en oxygène.Ainsi une chute de pO2 artériel de 100 Hg (normal) à 80 mm Hg ne correspond qu\u2019à une diminution de 2% de la saturation en oxygène, ce qui est en deçà du coefficient d\u2019erreur du laboratoire.Cependant comme la mesure du pO?est trop difficile, on se contente souvent du pourcentage de saturation en oxygène, la normale étant de 97,4% (plus ou moins 2,1) chez les adultes, exception faite des vieillards.Lorsqu\u2019on respire de l\u2019oxygène à 100%, normalement l\u2019hémoglobine est saturée complètement L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 et il y a en plus 2 ce d\u2019oxygène en solution par 100 ce de sang.Le plus souvent, on mesure le pourcentage de saturation en O2 avant et après exercice, et après respiration dans un atmosphère contenant 100% d\u2019oxygène.L\u2019exercice permet de dépister des cas d\u2019anoxémie peu marquée ou non décelable au repos.Quant à l\u2019oxygène 100%, elle augmente la saturation en oxygène du sang de façon sensible dans les cardiopathies congénitales, mais beaucoup moins lorsqu\u2019il s\u2019agit de maladies pulmonaires importantes.Cependant, ce test ne nous permet pas toujours de différencier un « shunt » anatomique (cardiopathies congénitales, hémangiomes pulmonaires, fistules artério-veineuses du poumon) d\u2019un «shunt» fonctionnel (atélectasie, broncho- pneumonie).; Des études faites jusqu'ici sur l\u2019oxygène sanguin on peut tirer les conclusions suivantes: 1) L'existence d\u2019une anoxémie ne signifie pas nécessairement qu\u2019il y a une pathologie pulmonaire, car on sait qu\u2019un bon nombre de cardiopathies congénitales peuvent en être la cause.2) Il n\u2019y a pas de rapport défini entre le degré d\u2019anoxémie et l\u2019intensité de la dyspnée.Ainsi voit-on des asthmatiques en détresse respiratoire alors qu\u2019ils ont réussi, grâce à un grand effort, à conserver une saturation en oxygène à 90 ou 95%.Par contre, dans certaines cardiopathies congénitales, la saturation en oxygène peut être inférieure à 80%, sans qu\u2019il y ait de gêne respiratoire.2° CO?artériel et pH sanguin \u2014 11 est souvent aussi utile de connaître la concentration et la tension du CO?sanguin que celles de l\u2019oxygène.Par la mesure du contenu du sang total en CO?(réserve alcaline ou mieux « CO2 combining power »), du pH sanguin et du pourcentage de saturation en oxygène, on peut à l\u2019aide de graphiques en déduire le p CO?(tension en CO?du sang artériel).Un CO?élevé ne signifie pas nécessairement acidose respiratoire, DÉCARIE: PHYSIOLOGIE PULMONAIRE 823 car il peut s'agir d\u2019une alcalose métabolique compensée.Seule la connaissance du pH sanguin réglera le problème.C\u2019est pourquoi d\u2019ailleurs, certains appareils appelés oxymètres et permettant sans intervention sanglante le calcul approximatif de la teneur du sang en oxygène et CO2 ont une valeur très relative, car ils ne nous indiquent pas le pH sanguin.Il faut donc de toute façon, dans bien des cas, prélever un échantillon de sang artériel.En plus de préciser et de corriger certaines impressions résultant de l\u2019étude de l\u2019oxygène sanguin, les analyses du CO2 ont montré: 1) que si une insuffisance pulmonaire pour le CO?était toujours accompagnée d\u2019une insuffisance pour l\u2019oxygène, l\u2019inverse n\u2019était pas toujours vrai.On explique ce paradoxe apparent de la façon suivante: le sang qui a irrigué les alvéoles mal ventilées contient beaucoup de CO?et peu d\u2019oxygène.Par contre, celui qui a irrigué les alvéoles hyperventilées (par compensation) contient beaucoup moins de CO?mais une quantité d\u2019oxygène peu au-dessus de la normale.Du mélange des deux sangs résulte donc une quantité d\u2019oxygène diminuée, mais un CO?normal ou même un peu bas.2) Un CO?sanguin normal ou diminué ne veut pas dire que le poumon n\u2019est pas malade, mais simplement qu\u2019il n\u2019est pas encore en phase décompensée.3) enfin, lorsqu\u2019il y a acidose respiratoire (CO?élevé et pH diminué) avec hyperventilation, nous devons conclure à une pathologie périphérique et non centrale.3° Autres épreuves fonctionnelles du poumon \u2014 Comme nous l\u2019avons dit dès le début, nous ne pouvons que vous donner un très bref aperçu de ces épreuves.En effet, 11 en existe un très grand nombre ainsi que plusieurs rapports ayant pour but de préciser le genre de perturbation anatomo-fonctionnelle en cause.Ainsi peut-on localiser parfois le siège de la lésion comme étant prineipalement au niveau de la membrane alvéolo-capillaire. 824 DECARIE: PHYSIOLOGIE PULMONAIRE Conclusions.Ce trop bref aperçu des épreuves fonctionnelles du poumon ne fait qu\u2019esquisser bien incomplètement un certain schéma du problème.Le souci d\u2019éviter des considérations trop techniques a malheureusement dépourvu parfois l\u2019exposé d\u2019une certaine continuité que nous aurions voulu lui donner.Nous aimerions en guise de conclusions, insister sur les points suivants: 1°.Ces épreuves portant sur des unités anatomo-fonctionnelles pulmonaires intimement liées les unes aux autres, on ne peut se contenter d\u2019une ou de quelques-unes de celles- ci, sans risque d\u2019en arriver à des conclusions fausses, mettant parfois la vie du malade en danger.Comme pour les épreuves hépatiques et rénales, une série d\u2019épreuves fonctionnelles du poumon est nécessaire en vue de mieux comprendre la physiologie et la physiopathologie pulmonaire en cause.2°.À l'heure actuelle, toutes les normes n\u2019ont pas encore été établies et celles qui l\u2019ont été sont souvent trop lâches.De plus, les techniques de ces épreuves sont encore trop compliquées pour être à la portée de tous les milieux hospitaliers.3° Ces épreuves ne servent pas à diagnostiquer une lésion en particulier pas plus d\u2019ailleurs qu\u2019elles doivent remplacer la clinique, la radiologie et la pathologie.Récemment, un L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 sous-comité de l\u2019American Trudeau Society pour les épreuves de la fonction pulmonaire énonçait comme exigences minimas une histoire détaillée, un examen physique complet, une fluoroscopie en essayant d\u2019évaluer l\u2019amplitude et la distribution de la ventilation pulmonaire, des radiographies pulmonaires en inspiration et en expiration, et seulement un test que l\u2019on classe généralement dans les épreuves fonctionnelles du poumon: la capacité respiratoire maxima.4° Terminons en disant que les épreuves fonctionnelles du poumon sont principalement indiquées comme examen préopératoire en chirurgie thoracique, pour préciser l\u2019étiologie de certaines polycythémies, pour suivre l\u2019évolution de certaines maladies pulmonaires chroniques dont les pneumoconioses enfin et surtout en recherche clinique.BIBLIOGRAPHIE 1.BEST et TAYLOR: quatrième édition.2.W.E.BLOOMER: The application of tests of respiratory physiology for the clinical evaluation of pulmonary pathology.Yale J.of Biology and Medicine, 20: 13 (déc.) 1947.3.COMROE: Interpretation of commonly used pulmonary function tests.Am.J.of Medicine, 10: 356 (mars) 1951.4.E.A.GAENSLER: Analysis and critique of pulmonary function studies.Bull.of the New Eng.Medical Center, 13: 49, 1951.3.Annual Review of Physiology, vol.14, 1952.EL re L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 Bulletin de \"Association 0¢es édecing de Langue Francaise ou Canada (Fondée & Québec en 1902) L'Union \u2018Médicale dU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 82, No 7 \u2014 Montréal, juillet 1953 APERÇU SUR L\u2019ANESTHESIE POTENTIALISEE De nos jours, grâce aux recherches des chimistes, des physiologistes, des physiciens et à l\u2019expérience des maîtres de l\u2019art, l\u2019anesthésiologie permet à la chirurgie, dont elle est la fidèle collaboratrice, de réaliser les œuvres les plus belles et les plus fécondes; même le cerveau, les poumons et le cœur, qui étaient regardés comme des noli me tangere il y à quelques décennies, confient maintenant leurs secrets sans crainte et pendant des heures aux mains savantes et habiles des chirur- giens-spécialistes.Récemment, en vue de diminuer tou- Jours davantage les aléas de l\u2019acte opératoire, par l\u2019heureuse association des anesthésiques et des drogues administrés à dosage minimum, on a essayé la formule de l\u2019anesthésie potentialisée.C\u2019est d\u2019elle particulièrement que nous entretiendrons aujourd\u2019hui nos lecteurs.De nombreux travaux ont mis en lumière les études de la méthode préconisée et expérimentée, en 1950, par deux médecins français, Laborit et Hu- guenard, procédé qui a pour objet la lutte préventive du choc chirurgical et de la maladie postopératoire.On se propose ici de rendre plus stables les ÉDITORIAL 825 conditions du système nerveux autonome et de réduire par la «mise au ralenti des combustions du protoplasme actif » la quantité des anesthésiques généraux (H.Laborit).L'on sait que l'agression chirurgicale crée un déséquilibre d'autant plus intense que l'organisme est déficient ou peu préparé; il se produit alors «au niveau des territoires neuro-végétatifs, comme l'explique P.Huguenard, une série de stimuli se poursuivant au delà de l\u2019intervention, et le système autonome y répond par une libération de différents médiateurs: l\u2019adrénaline, l\u2019a- cétylcholine et l\u2019histamine, décharge qui, provoquant d'abord des réactions louables, deviendrait par la suite excessive et anarchique ».L\u2019anesthésie potentialisée, quelque peu différente de l\u2019anesthésie combinée ou balanced anesthesia des Américains, \u2014 nous donnons la définition de H.Laborit \u2014, «consiste dans l\u2019'administration successive ou simultanée d\u2019anesthésiques et d\u2019agents dont les inei- dences physio-pathologiques se font sur des organes divers avec des doses réduites de chacun d\u2019eux, évitant ainsi l\u2019apparition de troubles graves sans que les effets narcotiques additionnent réciproquement leurs effets toxiques ».Dans ce but, on utilise des moyens pharmaco - dynamiques et physiques, qui sont les médicaments et la réfrigération.Parmi les drogues potentialisatrices, qui composent le «cocktail lytique » des auteurs français, voici celles auxquelles on s'adresse le plus couramment : le phénergan, le diparcol, le largactil, la morphine, le démérol ou dolosan, la scopolamine, l\u2019atropine, la spartéine, les barbiturates, le curare et 826 la procaine.La plupart sont anticata- bolysantes, c\u2019est-à-dire minimisent le métabolisme basal en procurant à l\u2019opéré une oxygénation plus adéquate qui correspond aux besoins diminués de tous les tissus.Les unes ont une action adrénolytique, hypothermisan- te, sédative, analgésique, eupnéique; les autres possédent une activité anti- choe, vagolytique, antihistaminique, myo-résolutive, hypnogène, amnésique, antispasmodique, antiémétique, analeptique et antitoxique.Au blocage partiel de la vie végétative, obtenu par la gamme variée de ces médicaments et suffisant pour les cas ordinaires et moyens, on peut ad- Joindre la réfrigération qui inclut la perfusion de solutés ou de sang froids, la climatisation des gaz dans le circuit anesthésique, l\u2019application de glace à l\u2019aire précardiaque, aux aisselles et aux racines des membres; il en résulte une sorte d\u2019 « hibernation totale », laquelle est réservée aux interventions très graves, là où les défenses de l\u2019économie sont fortement ébranlées ou presque épuisées.Quels bénéfices peut-on attendre de ce mode d\u2019anesthésie relativement nouveau?À cet égard, il convient de résumer les conclusions des spécialistes aussi autorisés que H.Laborit, P.Hu- guenard, J.Sénèque, M.Roux, C.Jaulmes, A.Benitte, S.et E.Forster, A.Maier, H.Blum, R.Alluaume, P.Mundeleer, A.Mouchet, Ch.L.Faure, I.Nicolaïdis, A.B.Bobbio, P.Goffrini et E.Bezzi.Sauf les rares échecs où le mélange lytique aurait failli à sa tâche principale qui est la stabilisation neuro-sympathique, nous relevons de leurs statistiques les points qui nous ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 ont paru les plus marquants: condition du patient très satisfaisante au cours et au terme de l'opération avec systèmes respiratoire et cardio-vasculaire peu ou pas altérés; prophylaxie des accidents vagaux et des spasmes; pas d'incident allergique; intubation endo- trachéale plus facile; absence ou presque des sécrétions pharyngo-bronchi- ques; relâchement musculaire le plus souvent remarquable; suites immédiates très bonnes: retour des réflexes et réveil rapides, sans encombre; peu ou pas de vomissements; calme et apy- rexie du malade dans la majorité des cas.Aussi, tous ces auteurs sont-ils unanimes à reconnaître que les complications postopératoires s\u2019avèrent, dans l\u2019ensemble, beaucoup moins fréquentes et moins sévères qu\u2019avec la narcose classique où l\u2019éther, le cyclo- proprane, le penthotal et le protoxyde d'azote ont la prépondérance.Pour notre part que nous voudrions être plus considérable, on nous permettra de mentionner la modeste tentative commencée à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal en septembre 1951: elle est, a notre sens, encore trop incompléte et trop limitée pour en tirer des constatations présentement définitives.Mais déjà l\u2019anesthésie potentialisée, telle que conçue et pratiquée par les anesthésiologues européens, laisse entrevoir un immense champ d\u2019action qui, par voie d\u2019extension, pourrait servir en thérapeutique médicale; c\u2019est une méthode qui mérite, semble-t-il, que les nôtres s\u2019y intéressent et s\u2019y appliquent davantage dans un avenir rapproché.René LEBEAU. l\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 LE PROFESSEUR HILLEMAND ET NOUS Tous se souviennent, sans aucun doute, du Professeur P.Hillemand, délégué français au Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, tenu aux Trois- Rivières en 1951.Il est indubitable que notre distingué collègue de Paris a gardé un souvenir vivace de son séjour au Canada : il nous en fournit une preuve tangible par un article qu\u2019il a publié dans La Presse Médicale du 13 mai 1953.Le Professeur Hillemand évoque, dans cette chronique et par une synthèse historique où ne manque aucun des événements-jalons, l\u2019évolution du groupe français au Canada depuis la conquête anglaise de 1760 jusqu\u2019à nos jours.Notre ami français, sans doute impressionné par ce qu\u2019il avait vu, entendu et analysé lors de son séjour de quelques semaines parmi nous, a voulu se documenter, approfondir notre histoire et compléter ses connaissances sur le greffon le plus important de l\u2019ethnie française.Son geste nous touche et quand il s'offre le plaisir d\u2019instruire ses concitoyens et plus particulièrement ses collègues sur notre existence et notre bilan historique, nous en sommes encore plus émus.En guise de commentaires constructifs à chacun de ces gestes de confraternelle sympathie, on ne devrait jamais manquer d\u2019ajouter que l\u2019on a tout à gagner de part et-d\u2019autre à entretenir des liens étroits et des relations con- ÉDITORIAL 827 tinues entre Français de France et Français du Canada.Autant avons- nous besoin de la culture, de l\u2019'humanisme et de la maturité linguistique de nos frères de France, autant ces derniers peuvent-ils tirer profit de notre vitalité et de l'influence que nous pouvons exercer en Amérique.La vigueur de l\u2019ethnique française et sa culture, la fierté qui doit s'attacher à la conservation et au développement de l\u2019entité française dans le monde, la leur et la nôtre, dépendent de l\u2019union de nos forces et de nos accomplissements.Tout cela a été dit et proclamé.Le redire n'est pas une redondance, ni un acte inutile.Nous avons atteint, en tant que groupe ethnique, croissant dans un pays évolué, une maturité qui nous porte à traiter en adultes.Nous avons dépassé le stade passif de l\u2019étonnement et de l\u2019enchantement.Nous ne comprenons pas moins pour cela et avec un discernement plus profond que de la coopération fraternelle de deux groupes de même origine, vivant sur deux continents différents, ne peut résulter que l\u2019essor de l\u2019un et de l\u2019autre au bénéfice de l\u2019entité dont 1ls dépendent tous deux.Le Professeur Hillemand et bien d\u2019autres collègues français ont parfal- tement compris l'importance fondamentale de cet enjeu.Nous les en remercions à l'avantage de valeurs humaines qui furent la fierté de nos prédécesseurs et devraient être l\u2019objet de nos plus fermes espoirs.Roma AMYOT. NOUVELLES LE DOCTEUR LOUIS-CHARLES SIMARD, CONFÉRENCIER D'HONNEUR Le docteur Louis-Charles Simard, directeur de l'Institut du Cancer de Montréal (hôpital Notre- Dame), était le conférencier d\u2019honneur à la cinquième assemblée annuelle de la Société Canadienne contre le Cancer (division de Québec) qui s\u2019est tenue à Montréal, récemment.ee + ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ CANADIENNE CONTRE LE CANCER A l\u2019isue de son assemblée annuelle, la Société Canadienne contre le Cancer (division de Québec) a procédé à l\u2019élection de ses officiers pour l\u2019année courante.Parmi les médecins choisis sur l\u2019Exécutif, on note les docteurs Jules Gosselin, de Québec, Pierce et Louis-Charles Simard, de Montréal.ee + LE DOCTEUR ROGER BEAULIEU, DIRECTEUR DE L'ÉCOLE DE TECHNOLOGIE MÉDICALE La Faculté de Médecine de l\u2019Université de Montréal vient de fonder une nouvelle Ecole de Technologie Médicale et elle en a nommé directeur le docteur Roger Beaulieu, assistant-professeur, chef du laboratoire à l\u2019Hôpital Général de Verdun.ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION CANADIENNE DE PSYCHIATRIE La Canadian Psychiatric Association vient de choisir les membres de son comité exécutif pour le nouveau terme.Ont été élus: président, le docteur R.R.MacLean, de Ponoka, Alta; vice-président, le docteur Gaston Loignon, de l\u2019hôpital Saint-Jean- de-Dieu, de Montréal; trésorier, le docteur R.C.Hamilton, de Montréal; secrétaire, le docteur C.H.Roberts, d\u2019Ottawa: directeur, le docteur G.Little, du Manitoba.ee ee HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR DAMIEN SAINT-PIERRE Le docteur Damien Saint-Pierre.d\u2019Ottawa, a été élu.récemment, président de l\u2019Association des médecins reviseurs des Sociétés d\u2019assurances canadiennes- ee ee françaises, lors de l\u2019assemblée bi-annuelle de cette association tenue récemment dans la capitale du Canada.NOMINATION DU DOCTEUR FERNAND GRÉGOIRE Le docteur Fernand Grégoire, directeur médical de l\u2019Institut Lavoisier et trésorier de la Société de Phtisiologie de Montréal, vient d\u2019être nommé membre (Fellow) de l\u2019American College of Chest Physicians.LE DOCTEUR JEAN BOUCHARD, ÉLU PRÉSIDENT Le docteur Jean Bouchard, professeur agrégé de radiologie à l\u2019Université McGill et radiologiste du Royal Victoria Hospital, de Montréal, vient d\u2019être élu président, pour le terme 1952-54, du National Cancer Institute of Canada.PROJET D'UNE FÉDÉRATION MONDIALE D'ANESTHÉSISTES Le docteur Harold Griffith, de Montréal, vient de quitter cette ville pour l\u2019Europe.Il doit rencontrer, à Bruxelles, des délégués de Grande-Bre- tagne, France, Australie, Belgique, Hollande, Suède, Italie et des Etats-Unis en vue de procéder à l\u2019organisation d\u2019une Fédération Mondiale d\u2019Anesthésistes.Le docteur Wesley Bourne, de Montréal, qui a enseigné à l\u2019Université de Paris depuis un an, sera au nombre des délégués du Canada.+ + LE DOCTEUR LOUIS FORTIER, AU CENTENAIRE RHODES Le docteur Louis Fortier, professeur agrégé a l\u2019Université de Montréal et médecin de I\u2019hopital Notre-Dame, est au nombre des participants au centenaire des boursiers Rhodes qui se tient, fin juin 1953, à l\u2019Université d\u2019Oxford, Ang.Le docteur Louis Fortier est un ancien boursier Rhodes. Cal ange ee : ChoaŸ* au cont groin oyaY 1100 qrnitriMÉ pital of am heno alove |A or an pus , gost ne papoYs quand les secondes memes comptent.ve rend i a (> L x = a N x Ne > q PL a angine de poitrine asthme cardiaque oedème pulmonaire ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE, MONTREAL 830 NOUVELLES LE DOCTEUR PHILIP G.ROWE, NOUVEAU DIRECTEUR A MCcGILL Le docteur Philip G.Rowe, chirurgien en chef du Montreal General Hospital, vient d\u2019étre nommé directeur du département de chirurgie de l\u2019Université McGill en remplacement du docteur G.Miller, qui prend sa retraite.+ + NOUVELLE PUBLICATION DE \"CIBA\u201d L\u2019excellente Revue Ciba, qui nous a offert depuis plusieurs années une matiére des plus instructives et intéressantes sur des sujets variés portant sur l\u2019art et l\u2019histoire en regard de la médecine, vient d\u2019être remplacée par Symposium Ciba.Cette derniére publication périodique s\u2019intéressera plus particulièrement à des sujets strictement scientifiques et d\u2019intérêt actuel.La clinique, la recherche, le diagnostic, la thérapeutique dans le vaste champ international de la médecine, seront l\u2019objet principal de ses rubriques.Nous accusons réception de la première livraison, et félicitons la Compagnie Ciba de cette nouvelle initiative.2e ee LA SOCIÉTÉ D'ORTHOPÉDIE ET DE TRAUMATOLOGIE DE LA PROV.DE QUÉBEC Il y eut réunion à l'hôpital des Vétérans, Queen Mary Road, samedi, le 30 mai 1953, à 9.30 heures a.m., de la Société d\u2019Orthopédie de la province de Québec.Au programme: 1.Perforating Fracture of the Acetabulum.Docteur J.G.Shannon.2.Some foot operations.Docteur L.Walker.3.Static disorder of vertebral spine.Docteur A.À.Butler.4.Indication for patellectomy.Docteur J.M.Melntyre.5.Film on disc surgery.Docteur C.L.Wilson.6.Triple arthrodesis of the foot.Docteur R.Townsend.+ + HONNEUR AU DOCTEUR PENFIELD Le docteur Wilden Penfield, de l\u2019Institut Neurologique de Montréal, vient de se voir attribuer le rrix Jacoby par l\u2019American Neurological Society.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 LE CINQUIÈME CONGRÈS INTERNATIONAL DE LA SANTÉ MENTALE La Fédération mondiale pour la Santé mentale s\u2019est rendue à l\u2019invitation conjointe de l\u2019Association canadienne de la Santé mentale et de l'Association canadienne des Psychologues et tiendra son 5ème congrès international au Canada, plus précisément à Toronto, du 14 au 21 août 1954.La Fédération mondiale pour la Santé mentale à été constituée en 1948 avec la double mission de travailler à l\u2019amélioration des rapports entre les individus et d\u2019aider les groupes de cultures, de nationalités ou de professions différentes à se connaître mutuellement et à se mieux comprendre.Dans ce domaine si vaste, c\u2019est la seule association indépendante qui fonctionne sur le plan international.Elle remplace le Comité international d\u2019Hygiène mentale dont les préoccupations allaient surtout au domaine des maladies mentales.En lui substituant la Fédération mondiale de la Santé mentale, on a cherché à placer l\u2019accent sur un point de vue plus ample et à prendre comme objet l\u2019ensemble des rapports humains.C\u2019est ce qui a permis à la Fédération de travailler à concerter les efforts de tous ceux qui s'intéressent à l\u2019homme dans une action vraiment préventive et non plus seulement thérapeutique.L'UNESCO aussi bien que l\u2019Organisme mondial de la Santé consultent la Fédération.De plus, le Secrétariat général des Nations-Unies reconnaît officiellement à la Fédération un rôle consultatif auprès du Conseil économique et social.Toute association de santé mentale et toute société de profession peuvent faire partie de la Fédération.On y trouve déjà 77 associations représentant 38 pays et formant un total approximatif d\u2019un million de membres.Il faut ajouter à ceux-là un groupe important de membres qui ont sollicité directement leur admission dans la Fédération.Parmi ces membres, il y a des médecins, des psychiatres, des psychologues, des ethnologues, des sociologues, des auxiliaires sociaux, des éducateurs, des gardes-malades, donc des représentants de chacune des professions qui s\u2019intéressent soit à la santé mentale, soit aux rapports entre les hommes et entre les diverses cultures.Quatre congrès internationaux ont déjà eu lieu.Les deux premiers, celui de Washington en 1980 et celui de Paris en 1937, étaient sous les auspices du Comité international d\u2019Hygiène mentale.Le congrès de 1948, qui eut lieu à Londres, avait pour thème «La santé mentale et la citoyenneté mondiale ».C\u2019est de ce congrès qu\u2019est née la Fédération mondiale pour la Santé mentale.Depuis, des réunions annuelles ont été tenues à Genève, à Paris, à Mexico et à Bruxelles.C\u2019est à Mexico qu\u2019eut lieu le quatrième des congrès internationaux, en 1951. DISSOUT et RHUMATISME ÉLIMINE L\u2019ACIDE ARTHRITE URIQUE GOUTTE FORMULE : GRAVELLE Hexamethylenetetramina et Benz.de lithine, Bic.Soude Dans toutes les affections PIPERAZINE des voies Urinaires.SOUFRE COLLOIDAL PRESENTATION : Flacons de 120 et 240 gr.POSOLOGIE : Une à deux cuillerées à thé dans un demi-verre d\u2019eau tiède, 2 à 4 fois par jour HERDT & CHARTON, INC., 2027, McGill College, Montréal, P.Q. 832 Et c\u2019est à l\u2019Université de Toronto, du 14 au 21 août 1954, que se tiendra le cinquième congrès international sur la santé mentale.Ceux qui en préparent le programme visent un double but: renseigner sur les progrès accomplis dans le domaine de la santé mentale et fournir des directives concrètes pour l\u2019avenir.Le thème assigné à ce cinquième congrès est le suivant: «La santé mentale dans le domaine public ».Quiconque désirerait d\u2019autres renseignements est prié de les demander à: The Executive Officer, Fifth International Congress on Mental Health, 111 St.George Street, Toronto, Ontario.4-6 + NOUVEL ÉTALON CANADIEN DE LA THYROÏDE Je vous serais bien reconnaissant de m'\u2019accorder de l\u2019espace dans votre périodique afin de renseigner la profession médicale canadienne au sujet des modifications apportées à l\u2019étalon canadien de la thyroïde desséchée.À partir du ler janvier 1954, la monographie de la thyroïde desséchée, à la page 155 des Règlements des aliments et drogues, sera modifiée comme ci-dessous: a) le nom propre « thyroïde desséchée » sera changé en « thyroïde » : b) la troisième ligne de l\u2019article C.06.250 se lira « doit contenir au moins 0.17 p.100 et au plus 0.23 p.100 d\u2019iode »; et c) à l\u2019article C.06.251, la «dose usuelles se lira « Métrique 30 à 120 mg, Impériale 4 à 2 grains ».Ces modifications auront pour conséquence que l\u2019activité du nouvel étalon équivaudra aux deux tiers de l\u2019activité de l\u2019ancien étalon.Toute thyroïde fournie aux pharmaciens détaillants ou que les médecins achèteront des pharmaciens en gros après le ler janvier 1954 sera conforme au nouvel étalon et sera étiquetée « Thyroïde, Nouvel Etalon ».Cependant, les pharmaciens auront la per- 7 mission d\u2019écouler leurs provisions de thyroide de l\u2019ancien étalon avant de commencer à vendre celle du nouvel étalon.Il importe aux médecins de se rappeler que ce changement doit se faire, mais chaque pharmacien avisera le médecin du moment où il passera au nouvel étalon, de façon que le médecin n\u2019aura pas besoin d\u2019ajouter à ses ordonnances des indications spéciales, à moins qu\u2019il le préfère ainsi.Des dispositions ont été prises avec les fabricants de produits pharmaceutiques, les pharmaciens en NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 8ros et au détail, pour qu\u2019ils coopèrent en effectuant le changement aussi rapidement que possible et sans incidents.Lorsque le changement sera chose faite, on pourra adapter les doses des ordonnances à l\u2019activité du nouvel étalon.Il est peu probable que la période de transition dépasse le ler avril 1954.Cette modification de l\u2019étalon et du nom propre de « thyroïde desséchée » signifiera que la « thyroïde » qui sera vendue au Canada après que le changement aura été complété, sera, identique au produit que décrit la Pharmacopée des Etats-Unis et à l\u2019étalon proposé qui doit figurer dans la Pharmacopée internationale.Elle ne sera pas tout à fait comparable à l\u2019étalon de la Pharmacopée britannique, vu que la P.B.stipule une méthode de dosage fondée sur la teneur en iode de la thyroxine, tandis que les deux autres étalons mentionnés sont fondés sur la teneur totale en iode, tout comme dans le cas de l\u2019étalon canadien.Ce changement d\u2019étalon pour la thyroïde a été discuté aux réunions de novembre 1951 et de novembre 1952 du Comité canadien des normes de la pharmacopée.Sincèrement vôtre, Le directeur des Services des Aliments et Drogues, C.A.MORRELL.ee + PRÈS DE HUIT MILLE VACCINATIONS ANTITUBERCULEUSES EN AVRIL Au cours du dernier mois d'avril, dans les territoires desservis par les unités sanitaires de la province, les cliniciens ambulants de tuberculose ont tenu 236 cliniques au cours desquelles ils ont examinés 7 053 personnes et procédé à 7017 épreuves à la tuberculine.En outre, ils ont fait 2 443 visites à domicile.Près de 8000 personnes, exactement 7983, ont reçu le vaccin antituberculeux (BCG) pendant cette période.Poursuivant leurs travaux de vaccination d\u2019immunisation, les hygiénistes provinciaux ont fait 3098 immunisations antidiphtériques complétées et 3175 immunisations de rappel.Quant à l\u2019hygiène de la première enfance, dans les divers territoires desservis par les unités sanitaires, les hygiénistes ont tenu 681 cliniques de puériculture, au cours desquelles ils ont examiné 13214 nourrissons et 6528 enfants d\u2019Age pré-scolaire.Le nombre des nourrissons visités à domicile atteint 18 043 et celui des enfants de moins de 6 ans et de plus d\u2019un an, 24 657.La lutte contre les maladies contagieuses s\u2019est poursuivie durant le mois d\u2019avril, avec les résultats suivants: 1683 cas déclarés ou dépistés, 1 420 mai- Bo > né Tt Yi rT 7 v Lr?) A] 7 oY TA : y WW» & À À © & SN ts {1 = J, YRIBENZAMINE PRIMES COMPRIME ION RETARDEE agenie mpio atiqu an la fi OZI2S EL le (2150112 _ 1 PYRIBEN MINE aisonni \u2018par jour, ce qui permet aux ou sommeil répar nt en pre primé rain Ce soulagement ininterrom 3 Ea primé \u201cà action retardée\u2019 déjeun imes £4 et aprés le repas du soir.Les c m # LA À | action retardée ba sont spécialement enrobés po , différer l\u2019absorption du médicament ju \u2018à ce qu le Comprimé rainé ait exercé son ple 834 NOUVELLES sons visitées, 9 871 contacts et cas suspects examinés, 182 enquêtes épidémiologiques.C\u2019est dire que, dans l\u2019ensemble, les hygiénistes attachés aux différentes unités sanitaires de la Santé, que dirige l\u2019hon.A.Paquette, m.d., ont fait du bon travail.++ ROLE DE L'HEREDITE DANS LA PARALYSIE CEREBRALE L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que, grâce à une subvention fédérale à l\u2019hygiène, l\u2019hôpital pour enfants malades, de Toronto, entreprend des recherches sur l\u2019importance du rôle que joue l\u2019hérédité dans la paralysie cérébrale.Les travaux de recherche sont confiés à M.James R.Miller, adjoint aux recherches en génétique humaine, sous la direction du docteur Norma F.Walker, directrice du département de génétique à l\u2019hôp.pour enfants malades, et en collaboration avec le service neurologique de cet hôpital, le département de paralysie cérébrale du Children\u2019s Hospital, de Buffalo, N.-Y., et les unités de l'Ontario Society for Crippled Children de London et de Waterloo.A l'heure actuelle, déclara le ministre fédéral de la Santé, on croit que la paralysie cérébrale est due originairement à des conditions anormales qui se présentent à l\u2019époque de la naissance.Mais, depuis les dix dernières années, on s\u2019intéresse de plus en plus au développement prénatal des paralysés cérébraux afin de déterminer si ces malades n\u2019ont pas été, dès avant leur naissance, victimes de troubles de la croissance.+ + CONSTRUCTION D'HÔPITAUX À QUÉBEC ET À SAINTE-FOYE L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que des subventions fédérales, pour fins de construction, viennent d\u2019être attribuées au Jeffery Hale\u2019s Hospital, de la ville de Québec, et à l\u2019hôpital Laval, de Sainte-Foye.Ces subventions s\u2019élèvent à $387,700.On est en train de construire un nouvel immeuble qui remplacera le Jeffery Hale\u2019s Hospital actuel.Une fois les travaux terminés vers la fin de l\u2019an prochain, cet hôpital aura 189 lits, une pouponnière de 31 nourrissons, un centre de santé, une résidence de 108 lits pour infirmières, ainsi que tous les services modernes de médecine, de chirurgie et d\u2019obstétrique.La subvention fédérale dépassera les $298200.Le reste du coût proviendra de souscriptions publiques, L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 d'une subvention provinciale et de la vente du vieil hôpital.A l'hôpital Laval, de Sainte-Foye, on pourra recevoir 193 tuberculeux de plus, et installer les services appropriés, y compris des salles d\u2019opération, des rayons X, des laboratoires et un département de physiothérapie.La subvention fédérale sera de $289,500.On projette aussi, déclare M.Martin, de construire un centre de santé.Quand on aura étudié plus avant les détails de cette partie du programme de construction, il sera probablement possible d\u2019augmenter la subvention fédérale.Cet hôpital, que dirigent les SS.de la Charité, dessert la ville de Québec et la région.Il est aussi le centre de chirurgie de plusieurs autres sanatoriums, ajoute M.Martin.PLUS DE 22 000 LIVRES D'ALIMENTS, IMPROPRES À LA CONSOMMATION, CONFISQUÉES Au cours du mois d\u2019avril, le dernier pour lequel les statistiques de la salubrité publique soient compilées, les inspecteurs sanitaires du ministère provincial de la Santé, chargés de surveiller, dans les régions desservies par nos unités sanitaires, la fabrication, la manutention et la distribution des denrées alimentaires, ont confisqué 22158 livres d\u2019aliments impropres à la consommation.Voici une liste des établissements visités par ces inspecteurs: 177 boulangeries, 2056 épiceries, 965 restaurants, 2 944 boucheries, 285 marchés publics, 29 beurreries et fromageries, 291 laiteries publiques, 407 usines de pasteurisation et 1227 vacheries et laiteries du producteur.L\u2019importance de l'eau dans I'alimentation et l'industrie exige également une surveillance très régulière.Un savant économiste attirait encore récemment «l\u2019attention des directeurs d\u2019entreprises et de leurs techniciens sur l'importance capitale du choix de l\u2019eau en vue des installations projetées et sur l\u2019urgence de remédier à celles qui laissent à désirer».Le ministère de la Santé que dirige l\u2019hon.A.Paquette, ministre de la Santé, met à la disposition de l\u2019industrie et de la collectivité toute entière ses inspecteurs ainsi que ses ingénieurs de la division de Génie sanitaire.Au cours d\u2019avril, les inspecteurs ont procédé à l\u2019examen de 89 aqueducs et de 303 puits.Par ailleurs, ils ont vérifié 367 égouts.Quant aux différents établissements publics, ils en ont fait l\u2019inspection comme suit: 193 écoles, 224 salons de coiffure, 79 salles publiques, 104 hôtels et tavernes.Ils ont en outre visité.durant la même période.673 abattoirs et porcheries.Des nuisances de toutes sortes ont exigé 1 455 inspections sanitaires.\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 ~~ Prélude de l\u2019asthme ?pas nécessairement\u2026 En prenant Tedral dès les premiers signes d\u2019une attaque, on peut souvent prévenir les symptômes graves.en 15 minutes .Tedral fournit un soulagement symptomatique ainsi qu\u2019une remarquable augmentation de la vitalité.La respiration devient plus facile grâce à Tedral qui relâche la musculature lisse, réduit l\u2019ædème des tissus, procure une légère sédation.pendant 4 heures pleines.Tedral maintient la respiration à un rythme plus normal pendant une période prolongée \u2014 il ne procure pas seulement une accalmie transitoire au cours d\u2019une attaque.WARNER-CHILCOTT L'éloratories Division of William R.Warner & Co.Ltd.Toronto, Ontario Avec Tedral, on peut obtenir au besoin un soulagement rapide et prolongé à n\u2019importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans crainte de provoquer des effets secondaires fâcheux.Tedral cont:ent : théophylline 2 gr.éphédrine 3% gr.phénobarbital \u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026esmenenenmeennennenene 15 gr.en boîtes de 24, 120 et 1000 comprimés 4 Le LT CCUNCILDN | PHARMACY CHEMESTAY MEDICAL A 836 NOUVELLES SUBVENTION FÉDÉRALE À LA CLINIQUE ANTICANCÉREUSE DE CHICOUTIMI L\u2019Hôtel-Dieu Saint-Vallier de Chicoutimi, Qué: recevra une subvention fédérale, d\u2019un montant supérieur à $47,500, qui l\u2019aidera à organiser un nouveau centre anticancéreux et à traiter les victimes du cancer.En annonçant cette nouvelle, l\u2019'hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, à fait remarquer que cet hôpital dessert une population de plus de 200 000 âmes, dans une région sise à environ 200 milles au nord de la ville de Québec.Une partie de la subvention fédérale, soit $26,000 environ, servira à acheter du matériel pour la clinique, par exemple du radium et un outillage moderne de radiothérapie profonde; à payer le traitement du personnel de la clinique, qui comprendra un technicien en radiographie, une infirmière sociale et un secrétaire, ainsi que les services médicaux et chirurgicaux destinés aux cancéreux que l\u2019on soignera L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 gratuitement.On emploiera le reste de la subvention pour aider à couvrir les frais d\u2019hospitalisation des cancéreux et pour aider d\u2019une façon relative les malades externes.SUBVENTION FÉDÉRALE À UN HÔPITAL DE HUNTINGDON L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce que l'hôpital du comté de Huntingdon, à Huntingdon, P.Q., vient de recevoir une subvention fédérale de $15,000, ce qui l\u2019aidera à construire une nouvelle aile.On pourra installer 15 lits supplémentaires et une salle d\u2019opération dans cette nouvelle aile, dont les travaux doivent être terminés dans le cours de l\u2019année.Les plans du nouvel immeuble comprennent des locaux à l\u2019usage d\u2019un laboratoire, que le personnel de l'hôpital et le personnel d\u2019hygiène publique du district utiliseront tous les deux.LIVRES REÇUS Acupuncture.H.Voisin.Librairie Ma- loine, Paris, 1953.Le vaccin Friedmann dans la tuberculose.\u2014 Dr A.Hervé.Librairie Maloine, Paris, 1953.Psychologie clinique et thérapeutique.\u2014 René Resten.Librairie Maloine, Paris, 1953.Sexualité.Dr A.-L.Pécunia.Librairie Maloine, Paris, 1953.Rhumatologie du médecin praticien.W.P.Holbrook et D.F.Hill.Librairie Ma- loine, Paris, 1953.Pathologie et chirurgie O.R.L.\u2014 J.Piquet et M.Tupin.Lib.Maloine, Paris, 1952.La matière médicale homœopathique expliquée.\u2014 Gilbert Charette.Lib.Le François, Paris, 1952.La pratique de l'exploration fonctionnelle du foie.\u2014 Henry Walter.Masson et Cie, Paris, 1952.Maux de tête et névralgies.\u2014 J.N.Taptas.Masson et Cie, édit.Paris, 1953.Pathologie et structure pulmonaires.H.Warembourg et P.Graux.Masson et Cie, édit, Paris, 1953.+ + Le cortex surrénal.\u2014 A.Celestino da Costa et R.Iriarte Peixoto.Masson et Cie, édit., Paris, 1952.Pratique médico-chirurgicale.\u2014 Publiée sous la direction de A.Lemierre, H.Mondor, A.Ravina, J.Patel et A.Plichet.Tomes 1 & 8 inclusivement.Masson et Cie, édit., Paris, 1953.Handbook of Treatment of Acute Poisoning.\u2014 FE.H.Bensley et G.E.Gordon.Renout Publishing Co.Ltd, Montréal.Les actualités médico-chirurgicales pratiques.\u2014 Edition R.Lépine, Paris, 1953.Les rétrécissements postopératoires des voies biliaires.\u2014 R.de Vernejoul et R.Devin.Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Aspects neurologiques des malformations congénitales de la charnière cranio-ra- chidienne.\u2014 Raymond Garcin et Doros Oeconomos.Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Chirurgie du nouveau-né et du nourrisson.\u2014 Bernard Duhamel.Masson et Cie, édit., Paris, 1953.Radiologie du rein et de l'urétere.\u2014 R.Gouverneur, P.Porcher et R.Hickel.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1953.ee om > wall \u2014p\u2026.Are - \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014EE \u2014 - L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 XLVII Pour l\u2019usage quotidien, le Veratrite est un agent hypotenseur recommandable et dépourvu de réactions secondaires fâcheuses.Il peut procurer une amélioration de la circulation, un abaissement progressif de la tension artérielle et une sensation de bien-être accru sans exiger un horaire compliqué ou un ajustement quotidien de sa posologie.Son prix économique, facteur important dans un traitement de longue haleine, milite en faveur du Veratrite comme médicament d\u2019entretien de la plupart des malades hypertendus.Chaque tabuie VERATRITE LITTÉRATURE ET ÉCHANTILLON ENVOYÉS AUX MÉDECINS contient: SUR DEMANDE.Veratrum viride 40 unités C.S.R.% Nitrite de sodium .1 grain Phénobarbital .14 grain Dose initiale: 2 tabules 3 f.p.ji.après les repas.*Le titrage biologique des spécialités Irwin-Neisler 3 base de Veratrum Viride est maintenant établi en unités C.S.R.* L'équivalence thérapeutique en unités Craw est approximativement comme suit: Unités Craw Unités C.S.R.3 40 10 130 Manufacturé par IRWIN, NEISLER & COMPANY, DECATUR, Illinois, U.S.A.Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC, - - 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal REVUE DES LIVRES Pratique médico-chirurgicale (en 10 volumes).\u2014 4ème édition entièrement nouvelle, publiée sous la direction des Prof.A.Le- mierre et H.Mondor, des docteurs A.Ravina et J.Patel.Secrétaire général: A.Plichet.10 vol.reliés totalisant 10 320 pages, avec 2,875 figures et 6 planches hors- texte en couleurs.Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Prix: 69.120 francs.L'ouvrage devenu classique sous le nom de P.M.C.a été édité et refondu trois fois avant la guerre.C\u2019est, cette fois-ci un ouvrage complètement nouveau qui paraît en 10 volumes.La P.M.C.ne propose pas une formule nouvelle, mais celle qui a réussi parce qu\u2019elle correspond essentiellement aux besoins du médecin.Elle garde le caractère original de n\u2019ê- tre ni un dictionnaire, ni une encyclopédie, ni un traité, mais une « Pratique » tout court.Les connaissances indispensables à la fois au médecin, au chirurgien et au spécialiste y sont présentées sous forme d\u2019articles signés et classés par ordre alphabétique.Ce sont des exposés concrets dont l\u2019examen clinique, la symptomatologie, la séméiologie, le diagnostic, le pronostic et le traitement constituent les éléments essentiels.L\u2019anatomie pathologique et l\u2019étiologie n\u2019interviennent qu\u2019autant qu\u2019elles sont capables d\u2019expliquer la clinique.Le but de chaque article, essentiellement « pratique », est d\u2019aider le lecteur à formuler le diagnostic et à instituer le traitement.Par sa nature même, un tel ouvrage ne se prête guère à l\u2019analyse.On n\u2019en peut signaler que l'esprit dans lequel il a été conçu et les qualités générales de commodité et de présentation.Citons néanmoins, entre bien d\u2019autres, quelques études qui, par leur importance et l\u2019autorité des noms qui les signent, constituent de véritables mises au point de la question étudiée: Contusions de l\u2019abdomen.Plaies de l\u2019abdomen (J.Sénéque); Acromégalie (J.-A.Lie- vre) ; Avitaminoses (G.Mouriquand); Chirurgie du cœur et des vaisseaux primaires (R.de Vernejoul) ; Convulsions dans l\u2019enfance (R.Laplane) ; Radiographie des tumeurs du crâne et de l\u2019encéphale (H.Fischgold); Maladie de Cushing (J.Decourt) ; Délivrance anormale (J.Ravina); Diabète insipide (Gilbert- Dreyfus et J.-C.Savoie); Amputation des doigts (J.Gosset); Ulcère du duodénum (R.Cattan) ; Endocardites (M.Mouquin); Pathologie spéciale de la gestation (Ed.Levy- Solal); Goitres exophtalmiques (L.de Gen- nes); Isotopes radio-actifs (M.Berger); Cancer de la langue (A.Tailhefer) ; Migraine (P.Blamoutier) ; Myasthénie (L.Rouquès) ; Pathologie du nouveau-né (M.Lacomme et Th.Boreau) ; Hypertrophie de la prostate (R.Couvelaire) ; Radiodiagnostic (P.Porcher et R.Bourdon) ; Tuberculose du rein (B.Fey et R.Kuss) ; Facteur Rhésus en obstétrique (M.Lacomme et Th.Boreau); Roetgenthérapie (R.Colliez) Septicémies à microbes anaérobies (J.Reilly); Traitement chirurgical de la surdité (M.Aubry).Le 10e et dernier tome, véritable Pratique médico-sociale, réunit en un seul volume les différentes disciplines qui constituent la Médecine sociale, la Médecine du travail et la profession médicale.Le caractère international qu\u2019ont pris la Médecine sociale et la Médecine du Trava'l donnent à ce tome une audience qui déborde largement la frontière française.La première condition d\u2019une telle entreprise était sa rapidité de publication.On peut dire qu\u2019elle a été remplie, puisqu\u2019en six mois seulement, les 10 tomes ont vu le jour.On peut donc parler, pour une œuvre de cette importance, de délais « records » de publication.Ajoutons que les directeurs et les éditeurs annoncent des Suppléments destinés à conserver à la collection son actualité, dans le même esprit d\u2019utilisation pratique des acquisitions intervenues entre temps. Cancer de la lèvre.A gauche; vue préopératoire.A droite; cinq mois après l'opération.Pour \u2018visionner\u2019 vos diachromies de 2 x 2 pouves \u2026 à votre bureau \u2026 n'importe quand Pex EXPOSER UN CAS DANS TOUS SES DETAILS, il est important d\u2019avoir beaucoup de diachromies.Pour une présentation rapide et bien faite, vous constaterez qu'une Visionneuse de Table Kodaslide 4X, est ce qu\u2019il y a de mieux.Vous la branchez simplement et procédez.Avec la \u201c4X\u201d, vous pouvez regrouper votre collection, retracer l\u2019historique des cas traités devant un groupe de collègues ou au cours de conférences intimes à votre bureau\u2014le jour ou la nuit \u2014même dans une pièce normalement éclairée.La Visionneuse de Table Kodaslide 4X\u2014combinant un pro- .La gamme complète des Produits Photo- jecteur et un écran noir pour Vision Diurne \u2014 permet de i graphiques Kodak pour le Corps Médical montrer les transparents en couleurs, format 35 mm ou Bantam, comprend: cameras et 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l\u2019omnipraticien comme pour le spécialiste, un outil de travail de première utilité.Henry WALTER.\u2014 La pratique de l\u2018exploration fonctionnelle du foie.Préface du docteur Guy Albot.Un vol.de 155 pages, avec 3 figures (850 fr).\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.C\u2019est en quelque sorte une suite aux ouvrages qu\u2019il a écrit sur le même sujet, en collaboration avec le Prof.Noël Fiessinger, qu\u2019apporte Henry Walker dans La Pratique de l'exploration fonctionnelle du foie.Il fait, dans ces 150 pages, le point actuel de la question.L'auteur envisage très rapidement les chapitres de physiologie hépatique déjà traités dans les ouvrages antérieurs, et n\u2019en fait mention qu\u2019autant que la chose est nécessaire pour la compréhension des nouvelles épreuves.Il passe surtout en revue les différentes fone- tions du foie et pour chacune d\u2019elles décrit les techniques récentes.Puis, réunissant celles-ci en un faisceau, «l\u2019instantané hépatique » (dont, dès 1924, il établissait le principe qui depuis a été adopté d\u2019une façon générale, mais sous des noms divers: batterie de tests, constellation d\u2019épreuves), il montre l\u2019inutilité d\u2019épreuves multipliées en trop grand nombre, et les renseignements que l\u2019on peut obtenir de quelques techniques peu nombreuses mais judicieusement choisies pour chaque cas particulier.Mais le plus intéressant de son livre est peut-être le chapitre des généralités.S'il n\u2019apporte rien de neuf, et répète en quelque sorte des notions déjà exposées dans les ouvrages précédents, il les regroupe et les précise, et montre leur intérêt capital si l\u2019on veut L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 comprendre l\u2019exploration fonctionnelle : fragilité globulaire, pouvoir de régénération, parenchyme de luxe \u2014 tous éléments qui permettent d\u2019opposer les réponses lourdement positives mais souvent sans gravité de l\u2019hépatite diffuse, aux réponses minimes d\u2019état pourtant graves, comme la cirrhose \u2014 asynergie fonctionnelle et absence de spécificité des épreuves qui nécessitent dans les petites insuffisances l\u2019emploi simultané de plusieurs techniques, aussi bien pour les contrôler l\u2019une par l\u2019autre, que pour être sûr de ne pas passer à côté d\u2019une atteinte cellulaire isolée.En somme, livre de « Pratique de l\u2019Exploration » comme son titre l\u2019indique, pratique telle que doit la comprendre actuellement le clinicien.Divisions de l\u2019ouvrage 1.\u2014 Physio-pathologie hépatique.\u2014 Le foie sain: rappel physiologique.Fonction externe du foie.Fonctions internes du foie.\u2014 Le foie malade: les différentes modalités de l\u2019insuffisance hépatique.L'insuffisance hépatique «foie absent ».L\u2019insuffisance hépatique «foie présent ».L\u2019hyperhépatie.La cholostase.IT.\u2014 Les techniques d\u2019exploration fonctionnelle.-\u2014 L\u2019exploration directe.\u2014 L\u2019exploration indirecte.Fonction biliaire.Fonction chromagogue.Le dosage des phosphates.Fonction protidique.Fonction glu- cidique.Fonction lipidique.Fonction antitoxique.Fonction sanguine.Rôle du foie dans le métabolisme de l\u2019eau.Fonctions diverses (enzymatique, martiale, soufrée, vitaminique).III.\u2014 La pratique de l\u2019exploration fonctionnelle.\u2014 Ce qu\u2019il faut demander à l\u2019exploration fonctionnelle.\u2014 Notions indispensables pour interpréter l\u2019exploration fonctionnelle.\u2014 La réponse des tests dans les différents états hépatiques.\u2014 Les tests à utiliser en pratique courante: l\u2019instantané hépatique.Dr Jean N.TAPTAS (Istanbul).\u2014 Maux de tête et névralaies.Douleurs cränio-faciales.Un vol.de 230 pages (1.250 fr.).\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Malgré la place importante que les maux de tête occupent, non seulement en neurologie, mais en pathologie générale, très peu d\u2019ouvrages leur ont été jusqu\u2019à présent consacrés.C\u2019est qu\u2019avant l\u2019avènement de la neuro-chi- rurgie l\u2019on était le plus souvent réduit à des hypothèses sur l\u2019étiologie et la .pathogénie \u2014 lagément olongé de la démangeaison.@ Est un agent synthétique tout à fait nouveau, n\u2019ayant aucun rapport avec les composés antihistaminiques ou les dérivés de -caïnes.@ Soulage de la démangeaison plus rapidement et pour une plus longue période de temps (jusqu\u2019à 12 heures après une seule application).@ L'usage continu ne diminue pas son efficacité.© Sans toxicité ni sensibilisation.@ Fst inodore, ne tache pas, ne graisse pas.La crème J'URAX (marque de crotamiton) contient 10% de Crotonyl-N-éthyl-o-toluidine, EURAX dans le traitement de la gale: dans un excipient non gras.Tubes de 20 gm.et jarres de , .\u201d 1 lb.un pourcentage de guérison jusqu\u2019à Une ou deux applications seulement accorde 100 pour cent.Littérature et tirage à part envoyés sur demande.(1)Couperus, M.: J.Invest.Dermat.13: 35, 1949.(2) Peck, S.M.et Michelfelder, T.J.: New York State J.Med.50: 1934, 1950 (3) Pierce, H.E., Jr.: J.Nat.M.A.43: 107, 1951.(4) Hand, E.A.: J.Michigan M.Soc.49: 1286, 1950.(5) Soifer, A.: Quart.Rev.Int.Med.& Dermat.81: 1, 1951.(6) Tronstein, A.J.: Ohio State M.J.45: 889, 1949.(7) Johnson, S.M., et Bringe, J.W.: Arch.Dermat.& Syph.63: 768, 1951.(8) Hitch, J.M.: North Carolina M.J.12: 548, 1951.LES PRODUITS PHARMACEUTIQUES Division de Geigy (Canada) Limited, 286 ouest, rue Saint-Paul Montréal 1, Qué. 842 REVUE DES LIVRES de syndromes céphalalgiques, dont le nombre cependant ne faisait que s\u2019accroître.La neuro-chirurgie, avec ses possibilités expérimentales nouvelles, a permis de donner à la connaissance des maux de tête une base véritablement scientifique, et notamment de préciser au cours d\u2019innombrables interventions endocrâniennes, la sensibilité des divers éléments céphaliques, les voies de la douleur, les projections de la douleur ainsi provoquée.Les rapports entre certains maux de tête et les troubles vaso-moteurs, envisagés depuis longtemps, ont conduit aussi à vérifier expérimentalement les voies de la vaso-motricité céphalique; parallèlement, les acquisitions nouvelles en physio-pathologie vasculaire ont aidé à mieux comprendre certaines crises douloureuses cränio-faciales.Lauteur a pensé qu\u2019il était devenu possible de dégager des très nombreux travaux publiés, anatomiques, physiologiques et cliniques, comme de ses observations personnelles, un ouvrage qui traite de l\u2019ensemble des douleurs crânio-faciales.Plutôt que de commencer par des descriptions cliniques, il expose d\u2019abord les bases anatomiques et physio-pathologiques de la douleur céphalique, de façon à faire correspondre ce qui est subjectif et souvent considéré comme fonctionnel à l\u2019objectif et à l\u2019organique.Dans les chapitres de cette première partie, sont groupées les connaissances actuelles sur la sensibilité des éléments endo- et exo-crâniens, les voies afférentes de la douleur et celles, éfférentes, de la vaso-motricité céphalique.Un chapitre spécial est consacré à l\u2019étude de la vaso-constriction et de la vasodilatation, et particulièrement aux conditions du trouble vaso-moteur.Ainsi sont déjà expliquées, dans cette première partie, les principales topographies des douleurs céphaliques et les mécanismes possibles de ces douleurs.Les deuxième et troisième parties sont consacrées aux syndromes céphalalgiques cliniques, groupés en douleurs névralgiques et en douleurs non névralgiques.Les douleurs non névralgiques sont elles-mêmes étudiées selon la localisation de la douleur.L\u2019auteur s\u2019est efforcé dans ces chapitres de réunir les dive\u201ds L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Juillet 1953 syndromes décrits, de sorte que chaque médecin puisse y retrouver le type de céphalée ou de douleur crânio-faciale présentée par n'importe quel malade qu\u2019il aurait à soigner.Du syndrome ainsi retrouvé, il lui sera alors facile de remonter au mécanisme et au traitement.Les derniers chapitres envisagent la la place et les caractères de la céphalée au cours de certaines affections générales ou locales, et les rapports possibles entre céphalée et psychisme.En présentant ainsi des faits anatomiques, physio-pathologiques et cliniques, et en faisant table rase de certaines théories et conceptions dépassées, le but de ce livre est avant tout de permettre une meilleure compréhension du substrat et du mécanisme des douleurs crâ- nio-faciales et de ce fait une thérapeutique aussi rationnelle que possible.Divisions de l\u2019ouvrage I.\u2014 Les bases anatomo-pathologiques de la connaissance des douleurs crânio-faciales.\u2014 La sensibilité des éléments crâniens et endocrâniens.L\u2019innervation sensitive céphalique.L\u2019innervation vaso-mo- trice de l\u2019extrémité céphalique.Etude des fonctions des divers nerfs assurant l\u2019innervation sensitive et végétative céphalique.Les muscles de la tête et du cou sources de douleurs céphaliques.Essai de systématisation anatomique et fonctionnelle de l\u2019innervation des vaisseaux céphaliques.Origine des nerfs des plexus vasculaires.De la vaso-constriction et de la vaso-dilatation.II.\u2014 Les mévralgies.\u2014 Les névralgies du trijumeau.La névralgie géniculée.Névralgie du nerf intermédiaire de Wrisberg.Les névralgies du glosso- pharyngien.La névralgie du pneumogastrique: névralgie du nerf laryngé supérieur.Les névralgies du nerf occipital d\u2019Arnold.Les douleurs crânio-faciales névralgiques par zonas.II.\u2014 Les douleurs céphaliques non névralgiques.Les douleurs céphaliques par troubles tensionnels.Les syndromes douloureux crânio-faciaux non névralgiques prédominant aux territoires céphaliques antérieurs.Les douleurs céphaliques non névralgiques localisées ou prédominant à la région occipitale et cervico-occipitale.Les douleurs céphaliques au cours des atteintes vasculaires organiques.Les douleurs crânio-faciales et les céphalées d\u2019origine dentaire, oculaire, oto-rhinologique.Céphalée et affections générales, toxiques et infectieuses.Céphalée et troubles psychiques.Conclusions."]
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