L'union médicale du Canada, 1 octobre 1953, Octobre
[" Tome 82 \u2014 Numéro 10 MONTRÉAL, OCTOBRE 1953 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée a Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.LIPOTROPE MAINTENANT AVEC VITAMINE B, (1 mcg.par comprimé) la formule lipotropique la plus compléte, la plus concentrée et aussi la plus économique se prescrit en gériatrie sous le nom de LIPOTROPE GERIATRIQUE Goût très agréable \u2014 Flacons de 12 onces Dose moyenne: 3 à 4 cuillerées à dessert par jour au début ou à la fin des repas, pur ou dans un breuvage.350, rue Le Moyne, MONTRÉAL 1 PARSITAN AUTREFOIS PARSIDOL les chercheurs des laboratoires Rhône-Poulenc de France qui avaient découvert le DIPARCOL ont mis également au point un nouvel anti-parkinsonien de synthèse dont les propriétés parasympatholytiques (ganglioplégiques) s'avèrent encore plus nettes: le PARSITAN [appelé autrefois Parsidol).le PARSITAN (3356 R.P.) \u2014 chlorhydrate de (diéthylamino 2\u2019-méthyl 2\u201d) éthyl 1° N-dibenzoparathiazine \u2014 possède en outre une action sympatholytique, spasmolytique et anti-acétylcholinique.le PARSITAN est indiqué dans le traitement symptomatique de la maladie de Parkinson post-encéphalitique et sénile et ses divers symptômes; il agit particulièrement sur la rigidité de fixation et le tremblement.le PARSIFAN s'administre par voie buccale à dose variable, selon les sujets et le degré d'intensité de la maladie.On peut le donner en alternance ou en association avec le DIPARCOL.COMPRIMÉS à 10 et à 50 mg.Littérature et échantillons sur demande Poulenc Limitée MONTRÉAL parkinsoniens TIRER BULLETIN ee + PREMIÈRE CONFÉRENCE MONDIALE SUR L'ENSEIGNEMENT MÉDICAL LONDRES, 22 AU 29 AOÛT 1953 La première conférence mondiale sur l\u2019enseignement médical organisée par l'Association Médicale Mondiale, en collaboration avec l'Organisation Mondiale de la Santé, le Conseil des Organisations Internationales des sciences médicales et l\u2019Association internationale des Universités, a connu un succès extraordinaire et dépassé toutes les prévisions en assistance et en intérêt suscité.Plus de 600 délégués, représentant 52 pays et 92 Universités ont suivi les délibérations des quatre sections d\u2019étude et ont participé aux discussions ouvertes.L'assistance aux séances plénières d\u2019ouverture et de clôture a dépassé à certains moments plus de 1 000 auditeurs.Cette première initiative d\u2019une étude mondiale sur l\u2019enseignement médical ne pouvait évidemment couvrir tous les aspects d\u2019un problème aussi complexe.Seuls quelques points des plus controversés de l\u2019enseignement universitaire ont fait l\u2019objet des débats.La première section portait sur les « Conditions d\u2019entrée aux Ecoles de Médecine ».Question brûlante d\u2019intérêt où les esprits sont aussi partagés que les méthodes de sélection des étudiants, eu égard à la pléthore des candidats.| La deuxième section visait « Les Buts et le Contenu du Curriculum Médical ».Ici les orateurs en discussion se sont mis d\u2019accord avec les rapporteurs, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019abord de former des médecins de pratique générale et d'encourager les étudiants à poursuivre cette carrière.La troisième section était consacrée à l\u2019étude des « Techniques de l'Enseignement Médical».Les nouvelles découvertes visuelles ne supplanteront jamais la théorie, la pratique et la clinique, mais elles seront utilisées à bon escient pour favoriser la meilleure compréhension de certains problèmes difficiles à exposer.La quatrième section portait sur la « Médecine Sociale et Préventive », branche relativement neuve de la médecine où la voie à L'Union Méd.Canada 1088 BULLETIN Tome 82 \u2014 Oct.1953 suivre est difficile à déterminer d\u2019une façon absolue puisque l\u2019accord n\u2019est pas encore unanime sur la définition exacte du terme « Médecine Sociale », qu\u2019il ne faut pas confondre avec « Médecine Socialisée «.La séance plénière d'ouverture a permis un exposé brillant des problèmes qui s'offrent à l'attention des éducateurs en général et particulièrement de ceux qui enseignent la médecine.Les deux séances plénières de clôture ont permis aux vice- présidents, nommément présidents de section, et aux rapporteurs de présenter un résumé des débats aux auditeurs qui n\u2019avaient pu évidemment se trouver à toutes les réunions simultanées.Ils ont accompli leur tâche avec brio.Il est trop tôt pour réaliser toute la portée d\u2019une telle conférence.Le rapport très complet qui sera publié d\u2019ici cinq à six mois, sera lu avec intérêt par tous ceux qui s\u2019intéressent à cette question.Il comprendra, en plus du texte intégral des rapporteurs dans la langue originale, les discussions qui ont subi l\u2019enregistrement sur fil aimanté.Un résumé dans les deux autres langues officielles suivra chaque texte.Le français, l\u2019anglais et l\u2019espagnol étaient reconnus.Nous aurons l\u2019occasion de reparler de cette Conférence ici même.Au terme de ces Assises, il est juste de féliciter l'Association Médicale Mondiale de son initiative.Elle a su s\u2019entourer de collaborateurs précieux que cette question intéresse.Tous ont manifesté leur enthousiasme pour la tenue d\u2019autres conférences en complément de cette première.Il a été question de la possibilité d\u2019aborder le sujet des spécialités, des cours post-scolaires, ete.L'avenir dira toutes les initiatives qu\u2019une telle entreprise aura déclenché.Mentionnons en terminant quelques noms de médecins de chez-nous que nous avons rencontrés: de l\u2019Université Laval de Québec, le docteur Petitclere, de l\u2019Université de Montréal, le docteur Bonin, doyen de la Faculté de Médecine, de l\u2019Université d\u2019Ottawa, le docteur Richard, doyen de la Faculté de Médecine, qui a présenté une communication sur la sélection des étudiants.Les Universités McGill, Western, Toronto et Colombie-Britannique étaient également représentées.GERIN-LAJOIE. LE PYROSIS DE LA FEMME ENCEINTE \u2014 SES RAPPORTS AVEC LA HERNIE DU HIATUS ŒSOPHAGIEN P.HILLEMAND, R.VIGUIE, J.VILLARD (de Paris) et R.DELISLE (de Chicoutimi).Le pyrosis de la femme enceinte est un symptôme banal, il ne retient pas, le plus souvent, l'attention du médecin, qui se contente de prescrire une médication alcaline dont l'effet est nul ou très transitoire, sauf dans certains cas, en apparence inexpliqués où son intensité est extrême.Mais ce symptôme nous paraît en réalité soulever des problèmes pathogéniques fort intéressants, en particulier dans ses rapports avec la hernie diaphragmatique.Son expression clinique est variable, il survient soit précocement et fait partie de la série des troubles neurosympathiques du début de la gestation, et il est habituel de le voir disparaître vers le troisième mois; il semble, là, être la traduction d\u2019une hyperacidité plus ou moins accentuée.Mais, dans d\u2019autres cas, beaucoup plus rares, il apparaît dans la seconde moitié de la grossesse et se prolonge jusqu\u2019à la fin de celle-ci pour disparaître ou diminuer après l\u2019accouchement.Ce pyrosis est parfois extrêmement douloureux; les douleurs, très pénibles, ont une irradiation ascendante, elles sont surtout nocturnes et s\u2019accompagnent parfois de rejets acides.Ces phénomènes sont, en apparence, d\u2019autant plus surprenants qu\u2019on ne note, à ce stade, aucun des symptômes du cortège neuro- sympathique du début de la gestation.Il fallait done trouver à ces manifestations une étiologie capable d\u2019expliquer leur persistance, leurs irradiations ascendantes, leur apparition tardive et leur survenue en décubitus ou en procubitus.Or, l\u2019un de nous, interrogeant l\u2019une de ses malades, particulièrement gênée, au cours de sa grossesse, par un pyrosis très pénible et par des brûlures épigastriques, fut frappé d\u2019y retrouver les symptômes qu\u2019il avait appris à attribuer à la hernie diaphragmatique, avec reflux œsophagien.Il porta chez cette jeune femme le diagnostie clinique de hernie diaphragmatique, avec reflux, et ce diagnostic fut confirmé par l\u2019examen radiologique.Nous en avons recueilli, depuis, d\u2019autres observations et nos constatations permettent d\u2019affirmer que les phénomènes tardifs de pyrosis chez la femme enceinte sont dus à une hernie diaphragmatique accompagnée de reflux œso- phagien.Voici nos observations: Observation 1.Madame R., primipare, présente, jusqu\u2019au troisième mois, une grossesse sans histoire.À partir du sixième mois, survient un pyrosis ressenti par la malade, sans horaire précis, plusieurs fois par jour.Ce pyrosis augmente d\u2019intensité, jusqu\u2019au terme et disparaît après l\u2019accouchement.Un an plus tard, nouvelle grossesse.La malade, durant les trois premiers mois, ne ressent aucun trouble.Le pyrosis réapparaît au sixième mois, avec une intensité telle qu\u2019il entraîne l\u2019insomnie.Son état général devenant de plus en plus précaire, la patiente, après de multiples tentatives thérapeutiques infructueuses, vient consulter le docteur Hil- lemand.Celui-ci, après avoir éliminé tout signe d\u2019organicité sur des clichés antérieurs et constatant que la douleur s\u2019accentuait, le corps fléchi en avant et lors du décubitus dorsal, porte le diagnostic de hernie hiatale avec reflux gastro-cesophagien.Une radiogra- nhie, faite par le docteur Bernard, confirme le diagnostic et l\u2019existence d\u2019un reflux important.La sédation des troubles apparaît avec le post-partum mais des clichés faits trois mois après l\u2019accouchement montrent la persistance de la hernie, cette fois avec un cardia parfaitement continent. 1090 HILLEMAND Er Cou.: Observation 2.Madame N., jeune femme de 24 ans, sans passé digestif, vient consulter le docteur Vi- guie au sixième mois de sa grossesse car, depuis deux mois, elle souffre de violentes brûlures épigastriques à irradiations hautes vers les mastoïdes.Elle se plaint, en outre, de sensation de pesanteur rétro-sternale lors de la flexion en avant.Devant un tel tableau, le docteur Viguie pose le diagnostic de hernie diaphragmatique qui est confirmé par l\u2019examen radiologique.Observation 3.Madame D., 28 ans, primipare sans antécédents gastriques, se plaint, depuis le quatrième mois de sa grossesse, d\u2019un violent py- rosis, dont l\u2019intensité n\u2019a fait que croître jusqu\u2019au cinquième mois, date à laquelle elle vient consulter.Ce pyrosis ne présente pas d\u2019horaire fixe et ne s\u2019accompagne pas de pituite.Devant l\u2019apparition de cette brûlure à une époque où les phénomènes dits sympathiques de la grossesse ont disparu, une radiographie est demandée: elle montre une hernie diaphragmatique accompagnée d\u2019un reflux important.Observation 4.Madame B., 24 ans, commence à souffrir, au troisième mois d\u2019une grossesse, de douleurs très violentes sans horaire fixe, qui augmentent d\u2019intensité quand elle se penche en avant.Ces douleurs rétro-sternales très pénibles s\u2019accompagnent de brûlures très pénibles à irradiations ascendantes, calmées par la station debout.Un examen radiologique ne montre rien d\u2019anormal, les phénomènes s\u2019accentuent avec l\u2019évolution de la grossesse.Ils diminuent sans disparaître après l\u2019accouchement.La malade est vue alors, le diagnostic de hernie diaphragmatique avec reflux est posé et confirmé radiologiquement.\u201cObservation 5.Madame M., 60 ans, mariée à 17 ans, présente, vers les troisième et quatrième mois de sa grossesse, des douleurs qui deviennent LE PYROSIS DE LA F.ENCEINTE L'Union Méd.Canada ome 82 \u2014 Oct.1953 atroces avec brûlures à irradiations très hautes.Ces phénomènes persistent après l\u2019accouchement mais avec une intensité moindre.Les mêmes douleurs persistent, réapparaissent au troisième mois de deux autres grossesses; la malade souffre le martyr.Depuis son dernier accouchement, les douleurs réapparaissent quand elle se penche en avant, lors des efforts de défécation.La malade a été radiographiée de multiples fois et, devant la négativité des examens, elle est considérée comme une névropathe.Son histoire nous fait évoquer le diagnostic clinique de hernie diaphragmatique.Ce dernier est confirmé par l\u2019examen radiologique qui montre en plus un reflux considérable.* * * Si nous en croyons les travaux classiques, la hernie diaphragmatique est trés rare chez la femme enceinte et son pronostic est grave.Mais tous ces cas concernent de volumineuses hernies ou congénitales ou traumatiques.Très peu de travaux ont été consacrés à ce sujet qui, à notre connaissance, n\u2019a pas été étudié jusqu\u2019ici dans les pays de langue française! A l\u2019étranger, citons le mémoire de Ringler et Eneboe, portant sur 195 femmes enceintes et notant 21 hernies diaphragmatiques dont 4 chez 79 primipares de leur statistique.- Nous citerons encore les travaux de Schneff et de Pennam.Mais, dans nos observations, il ne s\u2019agit pas de hernies importantes, mais de ces petites hernies de l\u2019hiatus, hernie par glissement dont nous avons récemment, en dehors de la gestation, et aussi, chez l\u2019homme, souligné l\u2019extrême fréquence en pathologie digestive.Elles s\u2019extériorisent par un syndrome d\u2019une si grande netteté que l\u2019on peut à coup sûr affirmer cliniquement leur existence.Leur signe majeur est la douleur, douleur sans horaire variable aussi bien dans ses manifestations que dans son intensité.Cette douleur possède 1.Postérieurement à notre première communication du 6 mars 1953, est parue la thèse de Garcey-Nicolas (mars 1953) qui renferme en tout point nos travaux. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 un caractère essentiel: c\u2019est une douleur provoquée, elle apparaît, en effet, au cours de toutes les manœuvres qui tendent à augmenter la pression abdominale, en particulier lorsque la malade se penche en avant (signe que nous appelons signe du lacet de soulier), ou lorsqu\u2019il contracte les muscles de l\u2019abdomen, ou au cours des efforts de défécation, ou même lorsqu\u2019il est simplement couché sur le ventre.Cette douleur a une irradiation ascendante.Lorsque la hernie s\u2019accompagne de reflux œsophagien, s\u2019associent à la douleur des brûlures œsophagiennes, irradiant vers le haut, donnant parfois lieu à des sensations douloureuses au niveau des maxillaires ou mieux des oreilles, irradiation que l\u2019on taxe à tort de pithiatisme.Ces brûlures rétro-sternales sont fréquentes en décubitus dorsal ou latéral droit, mais surtout marquées en procubitus, elles s\u2019atténuent en station debout.C\u2019est cette association de douleur et de pyrosis, symptômes habituels de la hernie diaphragmatique avec reflux, qui nous a permis de penser que c\u2019était la cause, des phénomènes apparaissant tardivement chez la femme enceinte.S\u2019il est permis, et nous insistons sur ce fait de porter le diagnostic cliniquement, c\u2019est l\u2019examen radiologique qui viendra le confirmer.L\u2019examen radiologique devra être fait avec certaines précautions: après avoir fait ingérer la gélobarine et laver l\u2019æsophage avec une gorgée d\u2019eau pour le débarrasser de la substance opaque, la malade est examinée en procubitus.Il est inutile chez la femme enceinte d\u2019avoir recours à une compression instrumentale.On voit alors apparaître, d\u2019une part, l\u2019image en brioche, sus-diaphragmatique, communiquant avec l\u2019estomac par un large canal, au niveau duquel on constate l\u2019existence des plis gastriques et le reflux de la substance opaque qui remplit tout l\u2019æsophage et qui remonte souvent jusqu\u2019au pharynx.L'évolution de la hernie de la femme enceinte est variable.HILLEMAND Er Corr.: LE PYROSIS DE LA F.ENCEINTE 1091 Après l\u2019accouchement, la hernie peut disparaître.Il en était ainsi chez les sujets examinés par Ringler et Enoboe, puisque trois fois seulement chez 10 malades réexaminées ils trouvèrent à nouveau la hernie.Après l\u2019accouchement, la hernie persiste; il en était ainsi dans nos observations.Signalons que ces femmes présentèrent toutefois une nette amélioration de leurs symptômes, mais que l\u2019examen radiologique montra la persistance de l\u2019image pathologique.La multiparité, enfin, semble aggraver l\u2019importance de la hernie.Mais la hernie diaphragmatique, au cours de la grossesse, tire son intérêt des conditions physiologiques spéciales dues à la gestation qui semblent expliquer son apparition.Pour qu\u2019une hernie hiatale se produise, deux facteurs en effet sont indispensables: \u2014 une augmentation de la pression intra- abdominale, \u2014 une dilatation de l\u2019orifice œsophagien.L\u2019utérus gravide augmente, cela est évident, la pression intra-abdominale; il joue en quelque sorte le rôle du coussinet compresseur dont on se sert radiologiquement pour faire apparaître la hernie.Par ailleurs, depuis les travaux de Raulot- Lapointe et de Thomas, on sait qu\u2019à partir du sixième mois, sauf chez la bréviligne, l\u2019estomac bascule d\u2019avant en arrière, de bas en haut et de gauche à droite; il est donc repoussé, comprimé contre le diaphragme.D\u2019autre part, pendant la grossesse, le diaphragme s\u2019élève.Steward a montré que l\u2019élévation des deux coupoles était due, non seulement au refoulement des viscères abdominaux, mais encore à des modifications dans le tonus du muscle diaphragmatique.Ce phénomène se complète par une distension de la membrane œsophrénique dont la dehiscence, associée aux facteurs que nous venons de signaler, provoque une élévation du cardia et la formation d\u2019une hernie.Le relâchement de l\u2019hiatus œsophagien peut reconnaître des causes multiples, encore très mal connues.On a invoqué une hypotonie 1092 tissulaire, d\u2019origine gravidique, ce phénomène expliquerait des faits comparables ou voisins; relâchement physiologique de la symphyse, pieds plats de la femme enceinte, varices, distension des voies urinaires, existence d\u2019un dolicho mega estomac; ete., au cours de la gravidité.Donc, lors de la grossesse, il existerait une hypotonie indiscutable de la fibre musculaire lisse ou striée.De nombreuses théories tentent d\u2019expliquer ce comportement; on a incriminé: \u2014 la modification de la dynamique circulatoire et de la masse sanguine, \u2014 Paugmentation du métabolisme basal, qui provoquerait des douleurs du système neuro-végétatif, dans le sens sym- pathico pour les uns, vagotoniques pour les autres, et il est permis de se demander si ce bouleversement neuro-végétatif ne joue pas un rôle dans les modifications du tonus.Ces dernièrs seraient pour d\u2019autres en rapport avec des modifications humorales physico- HILLEMAND Er Corr.: LE PYROSIS DE LA F.ENCEINTE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 chimiques : pertes importantes de calcium, élimination accrue du potassium; cette hypo- calcémie ou hypokaliéinie provoqueraient une baisse du tonus.Il faut en rapprocher l\u2019hyperhydratation des tissus qui provoquerait une distension de ceux-ci.Mais, pour la grande majorité des auteurs, le trouble du tonus serait dû à un facteur endocrinien.Reynolds, Von Arvay ont incriminé la progestérone et les gonado stimuline; d\u2019autres accusent la foliculine, les œstrogènes.Hisard a isolé, chez les cobayes, une hormone d\u2019origine placentaire, la relaxine, qui agirait sur la symphyse pubienne.Nous sommes frappés de la fréquence de la hernie diaphragmatique après la ménopause, et chez des insuffisants thyroïdiens.On voit done l\u2019extrême complexité de ce problème.Mais il nous a paru intéressant d\u2019insister sur ces phénomènes survenant chez la femme enceinte, dont on connaît mal les modifications endocriniennes. LA PYODERMITE \u2014 MODE DE PRÉVENTION PAR LE LAVAGE QUOTIDIEN DE LA PEAU AU CHLORURE DE BENZALKONIUM Norbert VÉZINA, M.D.et Hubert I \u2014 INTRODUCTION Le staphylocoque, habituellement considéré comme un saprophyte banal de la peau, s\u2019est manifesté, depuis quelques années, par une activité pathogène des plus inquiétantes.En effet, et il n\u2019y a pas tellement longtemps, la la plupart des pouponn:ères de nos hôpitaux étaient aux prises avec la pyodermite du nouveau-né.Par la fréquence et la malignité de ses attaques, le staphylocoque semblait, à un certain moment, vouloir lancer un véritable défi à l\u2019astuce des meilleurs médecins.Présentement, la situation paraît être sous contrôle, un peu partout, et nous voyons de moins en moins de ces nourrissons à la tête, ou au siège, farçis de furoncles.Cette accalmie ne doit pas cependant nous inciter à relâcher notre vigilance; il faut toujours redouter les virevoltes capricieuses de ce qu\u2019on a appelé le « Génie épidémique ».D\u2019aucuns, cependant, semblent encore envisager la question comme une entité négligeable, affirmant volontiers qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019infections en somme superficielles, quelque peu ennuyeuses, mais sans gravité.C\u2019est ainsi qu\u2019à la sortie de l'hôpital, par exemple, en remettant un bébé à sa mère, on expliquera sommairement à celle-ci que son enfant présente bien, ici ou là, «quelques petits boutons », mais qu\u2019il n\u2019y a pas lieu de s\u2019en inquiéter.Et la mère s\u2019en va, rassurée, berçant son petit, et se berçant elle-même dans l\u2019euphorie d\u2019un sentiment bien illusoire de sécurité.On ne tarde souvent pas à la voir revenir, parce que les innocents « petits boutons » ont pris une tournure maintes fois catastrophique: apparition d'une dermite exfollative mortelle, par exemple, ou extension du processus de suppura- 1.Conseiller technique chez Merck Company Ltd, Montréal.MARTEL, B.Pharm.! (Montréal).tion vers le tissu osseux, ou vers les méninges.Témoin aussi ce père de famille, qui vivait en contact avec son enfant atteint de pyodermite.Un beau matin, notre homme s\u2019éveillait avec un furoncle dans le nez, dont il mourait en moins de 48 heures.A la clinique BCG de Montréal, les infections staphylococciques de la peau se sont avérées, durant longtemps, si fréquentes, et si difficiles à contrôler, que nous en parlions comme de notre « bête noire ».On sait que cette institution, disposant de cent lits, recueille, dès leur naissance, des bébés issus de parents tuberculeux.Les nourrissons font à la clinique un séjour durant en moyenne trois mois, ou un peu plus, dans quelques cas, après quoi, ils sont remis à leur milieu familial.À quelques exceptions près, tous les bébés admis au BCG ont vu le jour dans un hôpital.Il va de soi, durant la période où la pyodermite sévissait, à l\u2019état épidémique, dans les pouponnières de presque tous les hôpitaux de la ville, de la banlieue ou de l\u2019extérieur, qu\u2019un fort pourcentage de nouveau - nés étaient déjà contaminés au moment de leur admission au BCG.A l\u2019instar de plusieurs autres institutions spécialisées dans le soin des nourrissons, nous avons dû faire face à la musique.En dépit des plus rigoureuses précautions aseptiques et d\u2019une impeccable technique (« boxing » judicieux autour de chaque lit, port de la blouse, des gants, du masque, isolement immédiat des nouveaux arrivants, stérilisation de tout le linge lavable, etc.,) nous nous sommes trouvés en état d\u2019alerte perpétuelle.Intrigués par des échecs répétés, nous nous sommes finalement mis à la recherche d\u2019un moyen à la fois efficace, commode et inoffen- 1094 sif de désinfecter la peau.Passant en revue, systématiquement, tous les antiseptiques susceptibles de donner les résultats escomptés, notre attention s'arrêta sur les remarquables propriétés d\u2019un ammonium quaternaire bien connu, le chlorure de benzalkonium.Ce composé présentait, en effet, toutes les qualités requises pour les besoins de l\u2019expérience: à la fois détergent et antiseptique, même à de très faibles concentrations, le chlorure de benzalkonium est dénué de toute toxicité, et n\u2019irrite pas la peau aux dilutions recommandées.Il fut done décidé que l\u2019on remplacerait le bain ordinaire des bébés (à l\u2019eau et au savon), par un nettoyage quotidien de toute la superficie cutanée, avec une solution diluée de chlorure de benzalkonium.Avant d\u2019entrer dans une description détaillée de la technique de ce bain désinfectant, et en vue de mieux comprendre les avantages, ainsi que les limites du chlorure de benzalko- nium, il est essentiel de connaître la nature de cet ammonium quaternaire.Par ailleurs, comme il est impossible d\u2019en concevoir la structure, et le comportement chimique, sans jeter auparavant un coup d\u2019œil rapide sur les détergents en général, nous aborderons d\u2019abord l\u2019étude de ces derniers.II \u2014 LES DÉTERGENTS Lorsque les savons, et la majorité des détergents synthétiques, sont dissous dans l\u2019eau, leurs molécules se scindent en deux particules, possédant chacune des charges électriques opposées, que l\u2019on nomme ions.Un des fragments ioniques comprend ordinairement un seul atome, tandis que l\u2019autre portion de la molécule se compose d\u2019une conglomération importante d\u2019atomes diversement agencés.Un fragment sera électro-positif, et l\u2019autre électro-négatif, selon la structure de la molécule.Ceci nous amène à distinguer trois sortes de détergents.1 \u2014 Dans le cas des détergents anioniques, c\u2019est l\u2019anion, l\u2019ion de charge négative, qui est la portion détergente de la molécule.VÉZINA Er MARTEL: LA PYODERMITE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 [= HT 0-cons-o-cubis=sos - Na \\ \u2014 SS J anion = portum dling eile .Cation Fig.1.\u2014 Le p-octyl-phénoxy-éthoxy-éthyl sulfonate de sodium (pHisoderm, Winthrop), exemple de détergent anionique.Les détergents anioniques les plus employés sont: a) les savons ordinaires.b) les hydnocarpates, et les chaulmoogra- tes (v.g.dans le traitement de la lépre).c¢) les sulfonates du genre lauryl sulfate de sodium, et le p-octyl-phénoxy-ethoxy-éthyl de sodium.(pHisoderm, Winthrop.) 2 \u2014 Pour les détergents cationiques, c\u2019est le cation, l\u2019ion de charge positive, qui possède les propriétés détergentes.Le chlorure de benzal- konium qui nous intéresse particulièrement, appartient à ce groupe.CHa- (CHa)s us | Ne ( >-CHz chy \u201c= J Vv\" yy Cation = portum dln gute Cort roy Fig.2.\u2014 Le chlorure de benzalkonium: exemple de détergent cationique.Incompatibilité du chlorure de benzalko- nium (détergent cationique) avec les savons et les protéines du sérum: Les savons et les protéines, ayant des propriétés acides, réagissent chimiquement avec les détergents cationiques, à propriétés alka- lines, pour former des sels insolubles et inactifs, tel le protéinate de benzalkonium ou le laurate de benzalkonium.Il en résulte que le chlorure de benzalkonium, détergent .cationi- que, est incompatible avec les savons, les protéines du sérum, du sang et du pus, ainsi que les détergents anioniques.Le chlorure de ben- zalkonium, et d\u2019ailleurs les composés d\u2019ammonium quaternaire en général, peuvent être très utiles pour prévenir la pyodermite, mais il est illogique de s\u2019y fier dans le but de guérir les L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 infections de la peau déjà existantes, car les lésions contiennent du pus et du sang, donc des protéines.3 \u2014 Les détergents mon-toniques, soumis à l\u2019électrolyse, ne s\u2019ionisent pas.Leurs molécules, électriquement neutres, agissent comme un tout.0 { CH; -(CH2), - C-0-(C:H40), H Fig.3.\u2014 Mono-laurate du polyéthylène glycol, du type du Glycaïd : exemple de détergent non-ionique.Les détergents non-ioniques n\u2019ont aucune activité germicide ou désinfectante.III \u2014 LES COMPOSÉS D\u2019AMMONIUM QUATERNAIRE: DÉTERGENTS CATIONIQUES De tous les détergents destructeurs des mi- croorganismes, les plus puissants sont les ca- tioniques.Ils sont actifs contre les organismes Gram positifs, aussi bien que les Gram négatifs, contrairement aux détergents anioniques qui visent surtout les Gram positifs.Les détergents cationiques, inhibant le métabolisme des bactéries à des concentrations variant de 1:3000 à 1:60 000, sont neutres, stables en solution, non irritants pour les plaies et relativement non toxiques pour les tissus.La forte activité de surface qu\u2019ils exercent, facilite leur pénétration.Chimiquement, les détergents cationiques sont des sels d\u2019ammonium quaternaire.Ce sont des bromures ou des chlorures d\u2019ammonium dans lesquels les quatre atomes d'hydrogène ont été remplacés par différents radicaux organiques, de sorte que la molécule contienne une longue chaîne d'hydrocarbures dans l'ion actif, le cation.H CH-(CH)s CH * He! ~~ _ N-CÙ \u201c| , A H\u201d | 4 DCH H So lorure smo CARON mar\u201d Fig.4.\u2014 Les détergents cationiques sont des sels d\u2019ammonium quaternaire.Exemple: le chlorure de benzalkonium.VÉZINA gr MARTEL: LA PYODERMITE 1095 Parmi les cationiques les plus employés, sont: a) le chlorure de benzalkonium U.S.P.(Zé- phiran, Winthrop).b) le bromure de cétrimide B.P.(Cétavlon, Ayerst) : B 1+ CH; CH, (CH Hy ( DM N Ri\" CH, 7 iw \u201c\u2014 -\u2014 c) le chlorure de benzethonium N.N.R.(Phémérol, Parke & Davis) : Ch, CH r CHy-C-CHyC ca ] Ch M (WhO N AN d) le chlorure de cétylpyridium N.N.R.(Ceepryn, Merrell) : \u2014_\u2014 7 N 2 N+ N(CH) Hs IV \u2014 MODE D\u2019ACTION SUR LA PEAU, DU CHLORURE DE BENZALKONIUM Le produit qu\u2019on désigne sous le nom de chlorure de benzalkonium est, en réalité, composé, comme on le rencontre dans le commerce, d\u2019un mélange de plusieurs chlorures d\u2019al- kyl-diméthyl-benzyl ammonium, de formule générale.[Ce H5 \u2014 CH» \u2014 N (CH;)2 \u2014R CI] \u2014.R représentant des alkyls variant de Cs Hi, a Cis Hz7. 1096 Comme les autres détergents, il possède peu d'activité sporicide.In vitro, il tue le staphylocoque doré à 20°C.à la concentration de 1:20 000, et à 37°C.à la concentration de 1:70 000.Cependant, il ne faudrait pas trop se laisser impressionner par cette activité in vitro.Une solution de chlorure de benzalkonium, étendue sur la peau, se comporte bien autrement.En séchant, elle forme une pellicule très mince, mono-moléculaire, d\u2019une grande résistance, adhérant bien à l\u2019épiderme.Il appert que la surface externe de cette pellicule possède des propriétés bactéricides remarquables, tandis que la surface interne, celle qui regarde la peau, possède une activité antiseptique beaucoup moins marquée.Si bien, qu\u2019un certain nombre de bactéries emprisonnées sous cette chlamyde d\u2019ammonium quaternaire, peuvent demeurer viables.Pour grands que soient les avantages du chlorure de benzalkonium, ce dernier présente donc des limites qu\u2019on ne saurait sous-estimer.Nous avons déjà vu, plus haut, qu\u2019il est inactif en présence du savon ordinaire, ainsi qu\u2019en présence du sérum, du sang, ou du pus.Une autre particularité vient encore diminuer son prestige: quand il se solidifie en un film d\u2019épaisseur microscopique à la surface de l\u2019épiderme, il s\u2019avère incapable de détruire un bon nombre de staphylocoques recouverts par ce film.CH + CH-(C de; groupemen É hydrophobe CE ~ grolpement By rophile Fig.5.\u2014 Situation des portions hydrophobe et hydrophile dans la molécule du chlorure de ben- zalkonium.Ceci s\u2019explique par la propriété que possède la molécule du détergent de s\u2019orienter d\u2019une façon bien déterminée à la périphérie de la peau.En effet, l\u2019ion actif du chlorure de ben- zalkonium se compose (comme d\u2019ailleurs, pour tous les autres détergents) premièrement d\u2019une VÉZINA Er MARTEL: LA PYODERMITE L'Union Med C\u2018enadu Tome 82 \u2014 Oct.1953 longue chaîne d'hydrocarbures hydrophobe, et deuxièmement, d\u2019un groupement atomique, plus petit, hydrophile.Les groupements hydrophobe et hydrophile d\u2019un détergent peuvent être comparés à deux pôles qui s\u2019opposent, comme les charges contraires des extrémités d\u2019une aiguille aimantée.Pour illustrer ce phénomène, il est commode de schématiser la molécule du chlorure de benzalkonium par un bâtonnet portant un renflement à l\u2019un de ses bouts.Le bout renflé représente la portion hydrophile, tandis que l\u2019autre indique le groupement hydrophobe.\u2014_ pôle hy drophile 1.pole hydrophobe Fig.6.\u2014 Schéma d\u2019une molécule de détergent (v.g.le C.de B.), avec ses deux pôles hydrophobe et hydrophile.À la surface d\u2019une solution aqueuse de chlorure de benzalkonium, les molécules de ce dernier se disposent d\u2019une façon toujours la même; l\u2019extrémité hydrophile étant attirée vers l\u2019eau, alors que l\u2019autre extrémité, hydrophobe, s\u2019oriente en sens opposé.11 le / d IT | INN AN SLIT Fig.7.\u2014 Agencement des molécules du C.de B.à la surface d\u2019une solution aqueuse.À la surface de la peau, le contraire se produit.Comme l\u2019extrémité hydrophobe est attirée par les lipides de la peau, les molécules du détergent, pressées les unes contre les autres, se disposent avec ordre sur l\u2019épiderme à la façon des soldats d\u2019un escadron, bien debout sur leurs pieds, retenus dans cette position par la force d'attraction.muir IY VIS) peau Fig.8.\u2014 Agencement des molécules du C.de B.sur la peau.Ces détails peuvent sembler superflus, mais si pour prévenir la pyodermite, on a décidé d\u2019employer le chlorure de benzalkonium, 1l est L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 «essentiel d\u2019en bien connaître le comportement.Quand on sait que les molécules du détergent, à cause de leur polarité, s\u2019orientent dans un sens plutôt que dans l\u2019autre, on comprend, du même coup, pourquoi des staphylocoques de la peau peuvent rester viables, alors même qu\u2019une couche de benzalkonium les recouvre.En cette occurence, seules seront détruites efficacement les bactéries qui parviendront à entrer en contact avec le pôle hydrophile de l\u2019agent antiseptique.L\u2019action bactéricide des composés d\u2019ammonium quaternaire devient très aléatoire, si les microorganismes qui contaminent la peau sont réduits à rester en présence de l\u2019extrémité hydrophobe de la molécule du désinfectant.À la lumière de ces faits, il n\u2019y aura pas lieu de s\u2019étonner de voir apparaître, parfois, des lésions de pyodermite chez un nourrisson qu\u2019on lave, pourtant, depuis quelque temps, avec une solution de chlorure de benzalko- nium.Cependant, la face externe de la pellicule que forme cette solution, en séchant, oppose une cuirasse tellement sûre contre les staphylocoques qui \u2018viennent s\u2019y buter, qu\u2019à la longue, le jeu en vaut la chandelle.En effet, au point de vue pratique, l\u2019expérience nous a prouvé que le nourrisson ainsi protégé finit toujours par se débarrasser définitivement de sa pyodermite.Le mécanisme de destruction des bactéries par les composés d\u2019ammonium quaternaire a été étudié avec soin.Dans une première phase, le produit est absorbé sur la surface du microbe.Dans ces conditions, l\u2019organisme, bien que vivant, ne peut se multiplier, même en milieu de culture.Ceci est une période de bactériostase que l\u2019on obtient à de faibles concentrations de désinfectant.Pendant cette période, la paroi des cellules bactériennes est endommagée de telle sorte que l\u2019acide glutamique et la lysine s\u2019en échappent.(1).Le dégât causé à la membrane de la cellule bactérienne a été photographié au microscope électronique, (2).À moins que la couche absorbée ne soit lavée ou détruite, l\u2019organisme meurt.Ainsi, dans les conditions ordinaires, la réaction est irréversible.(3) VÉZINA er MARTEL: LA PYODERMITE 1097 V \u2014 TECHNIQUE DU BAIN AU CHLORURE DE BENZALKONIUM (Détergicide) La solution utilisée pour le bain des bébés est préparée à partir du produit connu dans le commerce sous le nom de Détergicide (Brent Laboratories).On peut se procurer le Détergicide sous forme d\u2019une solution concentrée dont la composition est la suivante: Chlorure de benzalkonium (US.A.) \u2026 43,7% Agent détergent nOn-lONIQUE ur 11,7% Ingrédients 1NEItES .\u2026.\u2026\u2026\u2026cceseesereemmmensmensennnn q.s.Nous avons choisi ce produit à cause de sa haute teneur en chlorure de benzalkonium (détergent cationique), et aussi, parce que son action nettoyante se trouve renforcée par la présence d\u2019un second agent détergent non- ionique, ce dernier n\u2019exhibant aucune vertu désinfectante cependant.Deux cuillerées à thé de la solution concentrée, ajoutées à un gallon (160 oz.) d\u2019eau, (eau du robinet) donnent une soution à 1: 1000.Le Détergicide, a 1: 1000, appliqué sur la peau, ne cause habituellement aucune irritation.Cependant, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019employer une telle concentration, puisqu\u2019une solution 1: 5000, mise en présence du staphylocoque doré peut détruire, en une minute, 99.5% de ces organismes.Après quelques essais préliminaires, il fut décidé d\u2019employer une solution à 1: 1333 \u2014 (115 c.à thé de Détergicide dans 1 gallon d\u2019eau).Ainsi dilué, le Détergicide offre un pouvoir bactéricide considérable dans les limites énoncées plus haut.Pour le bain quotidien des bébés, cette solution à 1: 1333 mise à l\u2019épreuve durant plusieurs mois, chez des centaines de sujets, s\u2019est montrée aussi inoffensive, peut-être même moins irritante que le savon ordinaire.Une fois préparée, la solution de Détergici- de 1: 1333 a l\u2019aspect d\u2019une eau limpide.Si on y plonge les mains, on note qu\u2019elle mousse très peu mais qu\u2019elle nettoie fort bien.Chaque bébé est lavé à son lit, une fois par jour, et ce, dès sa naissance.La solution de Déter- g'eide 1: 1333 ne sert qu\u2019une fois pour le même bébé.Toute la superficie de la peau et du 1098 cuir chevelu est recouverte de la solution avec une serviette douce, en exerçant une légère friction.Au niveau des muqueuses génitale et anale, on n\u2019applique que de l\u2019eau.Il faut également éviter l\u2019action irritante de la préparation sur la conjonctive de l\u2019œil.Une fois le bain terminé, la peau n\u2019est pas asséchée; on remet à l'enfant ses vêtements, pas de poudre de talc, pas d\u2019application d\u2019huile d\u2019aucune sorte.On remarquera l\u2019extrême simplicité de la méthode.Ce qu\u2019il faut: un petit bassin contenant la solution de Détergicide, et une débarbouillette, un point, c\u2019est tout.En dehors de bain quotidien, la même solution sert à nettoyer le siège au moment de changer la couche, ou le visage, au besoin, par exemple après les boires ou les repas.Dans les rares cas, où il survient des lésions de pyodermite, malgré le lavage au Détergi- cide, voici comment nous procédons: s\u2019il s\u2019agit de lésions superficielles, genre impetigo ou pemphigus, la pustule, ou la bulle, est ouverte sitôt formée, par une friction énergique à l\u2019aide d\u2019un tampon de coton hydrophile.On se débarrasse ainsi de la pellicule épidermique qui formait le toit de la vésicule, et il nous reste une exulcération suintante, de couleur jambonnée.Cette surface dénudée est badigeonnée plusieurs fois par jour, avec la teinture de merthiolate 1: 1000 (Lilly), en ayant soin d\u2019étendre ce badigeonnage sur une bonne aire de l\u2019épiderme entourant la lésion.Les croutes qui peuvent se former par la suite, doivent être ramollies, et enlevées, avant de faire d\u2019autres applications de merthiolate.S'il s\u2019agit d\u2019infections plus profondes, (v.g.furoncles) pas de pansements humides, pas de cataplasmes, pas de pommades, quelque soit la valeur antibiotique de ces dernières, et gare surtout aux diachylons.Tout ceci, pansements, cataplasmes, pommades, diachylons, qu\u2019il faut, à un moment, enlever, ne peuvent que macérer l\u2019épiderme, et ainsi créer des portes d\u2019entrée aux staphylocoques, toujours aux aguets.D'ailleurs, une lésion de pyodermite a un commencement, un milieu et une fin, quoi VEZINA er MARTEL: LA PYODERMITE L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 qu'on fasse.Ce qui importe, c\u2019est qu\u2019il ne s\u2019en produise pas d\u2019autres.La guérison, ça va, mais la prévention, voilà qui est autrement difficile.Quand un furoncle s\u2019ouvre et que du pus commence à s\u2019en échapper, cette région hautement contaminée, est lavée, plus ou moins souvent, selon l\u2019intensité de la suppuration, à l\u2019aide de tampons d\u2019ouate trempés dans la solution diluée de Détergicide.Si l\u2019écoulement du pus est abondant, on doit empêcher la dissémination de ce matériel virulent, en le recueillant dans un pansement sec de gaze stérilisée, tenue en place par n\u2019importe quel moyen, sauf avec des bandes de diachylon.Il importe de changer fréquemment ce pansement pour qu\u2019il n\u2019ait pas le temps d\u2019attendrir l\u2019épiderme sous-jacent.Après le nettoyage au Détergicide, la peau est asséchée sans friction, puis application de merthiolate, sur la lésion même, et sur une large étendue débordant la lésion.L\u2019adjonction d\u2019une teinture désinfectante au chlorure de benzalkonium n\u2019est pas superflue.On se rappelle que l\u2019action antiseptique des composés d\u2019ammonium quaternaire se trouve fortement diminuée, quand ces derniers entrent en contact avec les protéines de pus.De tous les antiseptiques mercuriels, le merthiolate est celui qui semble offrir le plus de sécurité.En effet, les organo-mercuriels, (tel que le merthiolate, le metaphen et le mercurochrome) agissent principalement en se combinant avec les groupements thiols (R\u2014SH) de diverses protéines et enzymes.Les protéines de l'hôte, aussi bien que celles des parasites, sont affectées.La réaction avec les protéines de l\u2019hôte, (protéines tissulaires, et protéines du sérum) rend les mercuriels beaucoup moins actifs contre les pathogènes.Rapkins, en 1931, et plus récemment Fildes (4) montrèrent que ces composés réagissent avec certains thiols, d\u2019où résultent des substances inactives.Ce sont de lents bactériostatiques; et, les bactéries traitées par ces antiseptiques, mis en présence des thiols, récupèrent leur virulence.La présence de glutathion (acides aminés possédant fonc- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 tion thiol) dans tous les tissus est de première importance.Si un tissu pathogène, traité aux mercuriels, est injecté par voie parentérale, il peut revivre et redevenir infectieux.Le merthiolate, de tous ces composés, semble le moins affecté par le sérum, ne perdant que 20% de son activité, in vitro; vraisemblablement à cause de son groupement thio.(5) S-Hg-Ca Hs C-O-Ne .Oo Fig.9.\u2014 Formule du merthiolate.Le merthiolate est bactériostatique pour les bactéries non-sporulées, fungistatique, et relativement non irritant; son action est prolongée.VI \u2014 RÉSULTATS CLINIQUES Le lavage quotidien de la peau avec une solution diluée de chlorure de benzalkonium, nous a permis d\u2019éliminer, peu à peu, et presque complètement, la pyodermite chez les nourrissons de la clinique B.C.G.En jetant un coup d\u2019œil sur le graphique reproduit ci-dessous, on y voit que la courbe indiquant la fréquence des infections cutanées a subi une chute importante après la généralisation du bain au Détergicide, vers le milieu de septembre 1952.(introduction da Détergieide) 15 70 sSNA ANNA M ° v VW OV AN ne, 3 NZ Vs août sept.oct nor Fe, SIN GS Fig.10.\u2014 Graphique condensé indiquant la fréquence de la pyodermite de mai 1952 à janv.1953.En ordonnée: nombre de cas.\u2014 En abcisse : les jours.On notera toutefois que cette diminution de la pyodermite s\u2019est accomplie lentement; ce n\u2019est qu\u2019à partir du début de novembre 1952, que la courbe s\u2019aplatit définitivement pour demeurer telle par la suite, tout le mois de novembre et décembre.\u2018 VÉZINA er MARTEL: LA PYODERMITE 1099 Ce graph:que, cependant, ne donne pas un un compte exact de la situation.Il renseigne exclusivement sur la quantité, sur le nombre de cas, mais ne fournit aucune idée sur le caractère plus ou moins sérieux des lésions.La pyodermite, avant l\u2019adoption du Déter- gicide, se manifestait surtout par une furonculose luxuriante, profonde et des plus dévastatrices, alors qu\u2019après, les rares infections cutanées qui parvenaient quand même à éclore, se traduisaient par des lésions bénignes, superficielles et peu nombreuses.Par exemple, tel jour de janvier, un bébé présentant une seule pustulette, disons dans l\u2019aine, lui permettait de figurer dans le graphique comme un cas de pyodermite.L\u2019efficacité indubitable du bain au chlorure de benzalkonium pour prévenir la pyodermite chez les nourrissons, ne doit pas cependant nous inciter à négliger d\u2019autres facteurs de prophylaxie aussi importants les uns que les autres.Ainsi, l\u2019application d\u2019une technique d\u2019asepsie, aussi rigoureuse que possible, restera toujours la clé maîtresse pour éviter, dans une pouponnière, la dissémination des infections staphylococciques de la peau.Un autre point sur lequel nous avons toujours beaucoup insisté, c\u2019est d\u2019empêcher, à tout prix, que l\u2019enfant n\u2019ait trop chaud.La transpiration, comme les pansements humides, joue un rôle des plus nocifs en favorisant l\u2019implantation des staphylocoques dans la profondeur de l\u2019épiderme.Rien ne sert de laver un nourrisson au Détergicide, si on le fait coucher dans une bassinette qui a toutes les propriétés d\u2019une étuve.VII \u2014 CHLORURE DE BENZALKONIUM VS PHr1soHEx Nos investigations cliniques sur l\u2019emploi du benzalkonium, pour le bain des nourrissons, étaient en cours depuis quelques semaines, quand nous avons entendu parler des résultats obtenus par Farquharson et al., qui, simultanément, poursuivaient, dans le méme sens, des recherches avec les pHisoHex, de Winthrop (6). 1100 Le pHisoHex est une émulsion contenant un détergent anionique \u2014 le pHisoderm.(le p-octyl-phénoxy-éthony-éthyl sulfonate de sodium), et 3% d\u2019hexachlorophéne, N.N.R.OH OH a CH ce a C A Fig.11.\u2014 Formule de l\u2019hexachlorophène.Le tableau suivant indique la fréquence des infections cutanées avant et après l\u2019introdue- tion de pHisoHex dans les pouponnières du Toronto East General and Orthopaedic Hospital: Nombre Cas % de d'admissions de pyo.pyo.du ler fév.1950, au 14 juillet 1950 1178 77 6,54 du 15 juillet 1950 au 31 décembre 1951 4 293 27 0,63 Il faut noter que le pHisoHex doit surtout ses propriétés antiseptiques à l\u2019hexachloro- phène qu\u2019il contient, alors que le détergent anionique qui s\u2019y trouve semble jouer un rôle bien secondaire.(7) La grande efficacité de pHisoHex est indéniable dans la prévention de la pyodermite.Cependant, comparée à l'élégance et à la simplicité du bain au Dé- tergicide, la technique de l\u2019antiseptie de la peau à l\u2019aide d\u2019une émulsion telle que le pHisoHex apparaît plus encombrante et plus laborieuse.En outre, le pHisoHex, comme il nous a été donné de le constater, a provoqué parfois chez le nouveau-né, une dermatite de contact quelques jours seulement après le début de son application.Cependant, le Détergicide, convenablement dilué, n\u2019a jamais donné lieu à aucun incident cutané désagréable, chez des centaines de nourrissons, qu\u2019on avait pourtant lavés, à tous les jours, avec cette préparation, et ce, durant presque un an.VIII \u2014 RÉSUMÉ ET CONCLUSION - À l\u2019aide des différents antibiotes actuellement à notre disposition, il est relativement VÉZINA er MARTEL: LA PYODERMITE L'Union Méd.Cansla Tome 82 \u2014 Oct.1953 facile de guérir des lésions de pyodermite déjà existantes.Le point crucial du problème, cependant, n\u2019est pas là; il consiste essentiellement à éviter les récidives, Une solution diluée de chlorure de benzal- konium, appliquée en couche mince sur la peau, forme, en séchant, un film très résistant d\u2019une épaisseur mono-moléculaire, et dont la surface externe présente un pouvoir bactéricide considérable.Cependant, la sulface interne de ce film, celle qui regarde la peau, possède une activité antiseptique beaucoup moins marquée, si bien qu\u2019un certain nombre de staphylocoques emprisonnés sous cette couche de chlorure de benzalkonium peuvent rester viables.Dans une institution où la pyodermite sévissait à l\u2019état épidémique depuis plusieurs mois, parmi une centaine de bébés, dont l\u2019âge varlait de O0 à 3 ou 4 mois, il fut décidé de remplacer le bain ordinaire (à l\u2019eau et au savon), par un lavage quotidien de toute la superficie cutanée, et du cuir chevelu, avec une solution diluée de chlorure de benzalko- nium.La solution employée pour le bain des bébés fut préparée à partir du produit connu sous le nom de Détergicide (Brent Laboratories).La solution concentrée Détergicide, telle qu'on la trouve dans le commerce, contient 43.7% de chlorure de benzalkonium, et 11.7% d'un détergent non ionique.Une cuillerée et demie de cette solution concentrée Détergicide, diluée dans un gallon d\u2019eau (160 oz.) donne une solution à 1: 1333.Le Détergicide, ainsi préparé et utilisé chaque Jour, en lavage de la peau chez des centaines de nourrissons, durant plusieurs mois, n\u2019a jamais donné lieu à aucun incident cutané désagréable.Le bain quotidien au Détergicide nous a permis d\u2019éliminer, peu à peu, la pyodermite chez les nouveau-nés et les nourrissons de l'institution dont nous avons parlé tantôt.L'efficacité indubitable du Détergicide pour prévenir les infections staphylococciques de la peau ne doit pas cependant nous inciter à négliger d\u2019autres facteurs de prophylaxie aussi L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 importants les uns que les autres, comme, par exemple, l\u2019application d\u2019une technique adéquate, la désinfection de tout le linge lavable, ou le fait d\u2019empêcher la macération de l\u2019épiderme par la transpiration.Le bain au chlorure de benzalkonium, qu\u2019on nous permette d\u2019insister encore une fois sur ce point, ne doit pas être considéré comme un moyen de guérir la pyodermite, mais doit plutôt être regardé comme un moyen d\u2019empêcher les récidives chez les sujets (enfants ou adultes) qui en ont déjà fait, et comme un facteur capable de protéger les individus en contact.Chez ces derniers, le bain doit être continué quotidiennement auss! longtemps que le danger de contamination persiste.Les malades présentant déjà des lésions doivent être lavés, tous les jours, avec la solution de C.de B., durant plusieurs mois, (au moins 6 mois) après la disparition de la dernière pustule.Compris dans ce sens, le bain de Détergi- cide peut être d\u2019un très grand secours pour mettre fin à une épidém:e de pyodermite sus- VÉZINA ET MARTEL: LA PYODERMITE 1101 ceptible d\u2019éclater à n\u2019importe quel moment, partout où se trouvent des nouveau-nés, des nourrissons, ou des enfants plus âgés, groupés sous le même toit.Il serait également souhaitable d\u2019adopter, dans un but de prévention, ce mode d\u2019antisep- tie de la peau, dans toutes les institutions hébergeant des nourrissons, alors même que la pyodermite y est complètement absente.La solution diluée de Détergicide nettoie très bien, n\u2019est pas irritante, ne coûte pas beaucoup plus cher que le savon et offre tellement de sécurité.BIBLIOGRAPHIE (1) GALE et TAYLOR: J.Gen.Microbiol, 1: 77, 1947.(2) MITCHEL et CROW: ibid, 1: 85, 1947.(3) BERRY: J.Pharm.Pharmacol, 3: 696, 1951.(4) FILDES: Brit.J.Expit.Path.21: 67, 1940.(5) BREWER: Am.J.Pub.Health, 33: 261, 1943.(6) FARQUHARSON, PENNY, EDWARDS et BARR: J.Can.Med.Ass., 67: 247, 1952.(7) Council on Pharmacy and Chemistry: J.A.MA.145: 563, 1951. RECUEIL DE FAITS 2 ee LA TUBERCULOSE FLORIDE MÉCONNUE Albert LeSAGE, de Montréal.J'ai eu l\u2019occasion d\u2019observer, à distance, un autre cas de tuberculose floride méconnue, chez une jeune personne, décédée aujourd\u2019hui, et auquel je joins trois autres cas semblables observés autrefois.J\u2019ai pensé que cela pourrait être utile, car les signes précoces ou tardifs se présentent tous de la même manière.Il s\u2019agit de faiblesse, attribuée à un surmenage quelconque, qu\u2019on traite par le repos et les toniques.Mais l\u2019état général ne s\u2019améliore guère.Les menstruations sont irrégulières et moins abondantes.La tension artérielle, basse dans ces cas, est d\u2019un mauvais augure si elle persiste.Les caprices de l\u2019appétit, s\u2019ils se prolongent, s\u2019accompagnent d\u2019une perte de poids inquiétante.Les indigestions répétées, sans motifs sérieux, s'ajoutent aux signes précédents.L'hypochromie apparaît; la contagion est fréquente et toujours ancienne.Si on poursuit son enquête, tous ces symptômes réunis constituent un diagnostic qui se précise.Bientôt, apparaissent la fièvre, après un exercice et une marche prolongés; puis, une petite toux sèche et tenace; bientôt elle devient séreuse et purulente.x La radiographie, à cette date, décèle des voiles à l\u2019un des sommets.Bref, la lésion existe (voir radio.).On cherche, on s\u2019agite, le mal empire, il est trop tard.Je voudrais, si on lit ce communiqué, qu\u2019on y pense plus tôt et plus souvent, car c\u2019est le praticien qui doit, le premier, s\u2019en occuper, avec ou sans le concours d\u2019un autre.Mais, en ce siècle de spécialités à outrance! le drame poursuit son œuvre et la fin arrive malgré tout et malgré tous!.Mais n\u2019insistons pas.Tel est l\u2019esprit de notre temps!.Nous avons cru que la publication de pareils documents pourrait suggérer certaines initiatives dans l\u2019intérêt commun .Voici donc des faits dépourvus de toute autre considération qui démontre le bien fondé de ce que je viens de dire.Observation 1.1 \u2014 Le 16 novembre, une jeune fille de 24 ans venait me consulter au sujet de troubles dyspeptiques et de malaises généraux dont on ne pouvait pas préciser la cause, mais qui remontaient à une typhoide ayant évolué durant le cours du mois d\u2019août précédent.Aspect.\u2014 Grande, élégante, vive, elle produit une première impression favorable: cheveux noirs et abondants, haute en couleur, yeux bruns et brillants, dents saines, lèvres roses et sans fard.Elle jouit d\u2019une bonne santé, s1 l\u2019apparence seule compte.Elle ajoute quelques détails intéressants.\u2014\u2014 J'ai maigri, dit-elle, depuis quelques semaines; chaque soir ma température atteint 99, même 100.\u2014 Souvent, à la fin de la journée, je me sens lasse; j'essaie de faire un effort, mais bientôt mon courage s\u2019éteint.\u2014 J\u2019ai habité aux Etats-Unis où j\u2019enseignais.\u2014 Fn août, j'ai fait une typhoïde, « anormale », dit-on: température peu élevée, pouls rapide, pas de diarrhée, pas de délire, quelque chose qui ressemblait à une fièvre interminable.C\u2019est depuis cette époque que mon énergie s\u2019effrite malgré moi.Je voudrais lutter, je ne puis. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 \u2014 Je voudrais un bon tonique.\u2014 Je ne tousse pas, mais le pouls s\u2019agite au moindre effort et ma respiration s\u2019accélère.Tout se calme par le repos.\u2014 Mon appétit a disparu, mon intestin est paresseux, mes menstruations sont moins abondantes et moins prolongées.Je n\u2019ai jamais toussé ni craché.\u2014 Dans votre entourage, mademoiselle, re- pris-je, pas de compagne ni d\u2019amie souffrant d\u2019une maladie quelconque?\u2014 Si! docteur, j'ai fréquenté durant quelques mois une jeune fille anémique qui a disparu dans une maison de santé, sanatorium ou autre: tuberculose probable, m\u2019a-t-on dit, depuis.\u2014 Viviez-vous dans l\u2019intimité?\u2014 Comme deux amies, docteur; chambre à part, mais contacts fréquents, conversat'ons prolongées, même emploi.\u2014 Elle toussait ?\u2014 Peu.Examen.\u2014 Amaigrissement.Le tissu cellulo-adi- peux a fondu, les muscles sont plutôt grêles.Les membres sont effilés.Le thorax est légèrement aplati.La course respiratoire est diminuée.La saillie des clavicules n\u2019est pas très prononcée.Poumon droit, en avant: submatité au sommet; très légère augmentation des vibrations.A l\u2019auscultation: inspiration rude et saccadée: expiration prolongée; transsonnance de la voix.En arrière, même côté, submatité dans la fosse sus-épineuse, quelques frottements à l'inspiration; on les entend, aussi, plus bas.Dans toute la hauteur de ce poumon, le murmure vésiculaire et la sonorité sont disparus.Respiration rude, en saccades.On y entend des frottements jusqu\u2019à la base.Le signe du trapèze est positif.La zone d\u2019alarme, de Sergent, est à peine ébauchée.Température, 100° ; Pouls, 100.Poumon gauche: peu de signes, à part une respiration rude, saccadée et affaiblie.En présence de ces signes le diagnostic de cortico- pleurite s'imposait.Nous demandons une radiographie.Voici la plaque.« Nuages nombreux dans toute la hauteur du poumon droit, surtout dans la moitié inférieure.Le sommet gauche et le premier espace intercostal gauche révèlent des nuages denses.La partie inférieure est claire.» LESAGE: TUBERCULOSE FLORIDE MÉCONNUE 1103 Commentaires.Cet exemple démontre que la tuberculose peut évoluer sournoisement en empruntant le masque d\u2019une bonne santé; que OBS.I \u2014Malade vue de face \u2014 Poumon droit nuageux et sombre \u2014 Poumon gauche nuageux au sommet et vers le ler espace (sissurite).\u2014 Asynergie très prononcée des diaphragmes.la contagion, si discrète soit-elle, existe toujours à l\u2019origine; qu\u2019elle emprunte quelquefois le syndrome de la typhoïde, comme ici.Ne croyez-vous pas que cette jeune fille a fait une typho-bacillose plutôt qu\u2019une typhoïde \u2014 qu'il est possible de dép:ster cette affection grave si l\u2019on prend la peine d\u2019examiner systématiquement tous les malades qui nous consultent; que la radiographie peut, dans la plupart des cas, nous rendre de grands services pourvu que la clinique lux trace la voie; que tout médecin doit être en mesure, aujourd\u2019hui, de faire un diagnostic précoce de tuberculose pulmonaire, sans attendre l\u2019avis, utile mais souvent tardif, d\u2019un pseudo-spécialiste en la matière?Les troubles dyspeptiques chez les sujets Jeunes, les fièvres dites « de croissance » chez 1104 les adolescents, les états anémiques, la pâleur, l\u2019amaigrissement, l\u2019inaptitude au travail intellectuel, l\u2019insomnie, l'agitation, le rêve, la classique et trompeuse neurasthénie, les interminables « fièvres lentes » à rechutes, qui s\u2019effilochent; les petites toux en écho durant la nuit; toutes ces symphonies de symptômes qui se soudent, si on en suit la trame, doivent éveiller l\u2019attention du médecin averti.Mais.Observation 2.Jeune fille de 22 ans, institutrice, amie de la précédente, souffre de troubles dyspeptiques depuis un an.Typhoide dans le bas 4ge, aucune autre maladie.Elle apprend que son amie a consulté un médecin; que ses poumons sont malades et qu\u2019elle fait une cure de repos et d\u2019aération.La crainte s\u2019empare d\u2019elle, elle entre dans mon cabinet.Aspect: Grande, fortement constituée, bonne mine.Cependant, elle est pâle, ses lèvres sont presque décolorées.Son œil est humide.Son attitude révèle l\u2019anxiété.Elle mange peu, digère mal.Elle souffre de dysménorrhée et de mé- norrhagies.Toux matutinale, surexcitation, émotivité.La classe la fatigue beaucoup.J\u2019al dans ma classe 58 petits garcons, dit- elle, je parle toute la journée.C\u2019est très fatigant.Examen: Poumon droit: tonalité plus élevée dans la fosse sousclaviculaire: respiration affaiblie, inspiration saccadée, presque rude, expiration prolongée.En arrière, même côté, affaiblissement marqué de la respiration, expiration prolongée.Aucun râle, ni frottement.La zone douloureuse est muette.Poumon gauche: Inspiration saccadée, expiration prolongée.Le médiastin droit est nettement moins sonore et plus faible que le gauche.Légère tachycardie: 100 au repos; 120 après une marche.Température 99° à 3 heures p.m.dans mon cabinet.Réflexes rotuliens et autres exagérés, LESAGE: TUBERCULOSE FLORIDE MÉCONNUE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Abdomen: nil.La radiographie est plus estompée que l\u2019autre.Le mérite du diagnostic, ici, revient à la clinique.« La partie externe du poumon droit est voilée.Le médiastin postérieur droit n\u2019est pas suffisamment clair.» \u2014 La pâleur, la fatigabilité, l\u2019inappétence, l\u2019émotivité, les troubles respiratoires et cardiaques, la température nous justifient de penser à une bacillose en train de germer et sur le point d\u2019évoluer plus largement.Quitter l\u2019ense:gnement, aller faire une cure de repos dans un endroit approprié, voilà une première solution.Observation 3.Celle-ci est encore plus significative.\u2014 Jeune fille de 29 ans.Employée depuis deux ans à la compagnie de téléphone.Elle est admise d\u2019urgence à l'hôpital, au mois d\u2019octobre, pour des douleurs aiguës dans I\u2019hypocondre gauche et l\u2019abdomen.Les nausées, les vomissements, alimentaires puis bilieux, se succèdent sans répit et empêchent toute alimentation.Les liquides sont rejetés aussitôt absorbés.À l\u2019examen sommaire, fait le premier jour, nous confirmons le diagnostic de gastrite aiguë.Le traitement approprié fait disparaître les troubles.Mais la fièvre persiste!\u2026 Nous complétons notre examen.Radiographie : Sommet gris, pommelé, dense.Epais ruban de sclérose interlobaire délimitant nettement le lobe supérieur des deux autres.Médiastin sombre à la radioscopie et gris à la radiographie.Signes de péribronchite.L\u2019amplitude respiratoire est très diminuée.Comparez la hauteur des diaphragmes, le droit s\u2019abaissant beaucoup moins que le gauche.Lobite supérieure droite.Poumon gauche: Signes plus estompés mais équivalents.Toux, expectoration, présence de nombreux bacilles de Koch dans les crachats.Bronchites fréquentes depuis cinq ans, typhoïde et rougeole dans le passé. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Voici une jeune fille tuberculeuse, méconnue! qui travaille dans un bureau public.Elle tousse et crache.Durant quelques heures, chaque jour, elle passe son récepteur à sa com- pagnel.OBS.III \u2014 Vue de face \u2014 Lobite supérieure droite, sissurite.Asynergie des diahpragmes.(Voir détails dans le texte.) Et que d\u2019autres!.Elle y serait probablement encore n\u2019eut été sa gastrite aiguë.: Nous l\u2019aurions méconnue, nous-même, si, hypnotisé par l\u2019estomac, nous avions négligé LESAGE: TUBERCULOSE FLORIDE MÉCONNUE 1105 de pratiquer l\u2019examen méthodique de tous les autres organes.Ce qui importe, dans ces cas, c\u2019est le diagnostic précoce.Nous y parviendrons en pratiquant l\u2019examen méthodique de chaque malade, quel que soit son aspect extérieur.Combien d\u2019enfants sont contaminés par leurs professeurs, qui l\u2019ignorent durant de longues années, mais qui en souffrent à des titres divers en attendant que le mal éclate au grand jour.\u2014 Trop tard!.Combien de professeurs, hommes ou femmes, succombent à la tâche en semant la maladie et la mort, qui auraient pu guérir et vivre?\u2014 Mais que faire pour ces malades sinon les dépister et les isoler si possible! Nous avons des dispensaires qui dépistent la tuberculose, mais nous renvoyons souvent ces tuberculeux dans leurs familles où ils poursuivent leur œuvre de dissémination et de mort.Nous avons des congrès, nous discutons, nous passons des résolutions.mais nos tuberculeux meurent malgré le taux très abaissé, de la mortalité?Voici quelques points d\u2019interrogation?\u2014 On les pose malgré la lutte entreprise et menée avec clairvoyance.\u2014 Ne parlons pas du traitement mars plutôt du diagnostic précoce et de l\u2019isolement\u2026 ASSOCIATION NOSOLOGIQUE PLUTÔT RARE Guy MARCOUX (Québec).Dans les ouvrages que j'ai parcourus, dans les articles que j'ai lus, je n\u2019ai jamais rencontré la description clinique que je veux rapporter ici.Observation Il s\u2019agit d\u2019un patient masculin de race blanche, A.L.,, âgé de 45 ans, qui se présente au cabinet de consultation, le 28 janvier 1953.Petit, de courte taille, l\u2019œil triste sous ses verres de prothèse, notre homme se plaint d\u2019épuisement extrême et de faiblesse museu- laire marquée, dont il se dit accablé depuis 5 à 6 mois.En même temps qu\u2019il voyait son appétit diminuer, il nota du tremblement de se mains.Favorisé d\u2019une bonne constitution malgré sa frêle corpulence, il fut épargné de toute maladie importante et il ne visita l'hôpital qu\u2019une fois, en 1941, pour appendicectomie et herniotomie droite.Il me raconta que deux de ses sœurs sont mortes de méningite dans le jeune âge, et qu\u2019une autre est morte diabétique, après un séjour de 6 mois dans une clinique psychiatrique.Dans son passé vénérien, une seule tache au tableau: gonorrhée vers l\u2019âge de 16 ou 17 ans, mais un traitement approprié a empêché toute séquelle.La larme à l\u2019œil et d\u2019une voix assez ferme, il me dit être très nerveux, jongleur, rempli de problèmes; cela le fatigue considérablement et l\u2019empêche souvent de dormir.Il me mentionne que, à 3 ou 4 reprises, il était réveillé, la nuit, par des « crises d\u2019oppression » respiratoire, mais que cela se calmait lorsque son médecin lui donnait une injection.Il boit beaucoup, environ 25 grands verres de liquide par 24 heures, présente de la polyurie, polla- kiurie et mictions impérieuses.Peintre de métier depuis quinze ans, notre patient a abandonné le travail à cause de sa faiblesse et, pour gagner la vie de ce foyer sans enfant, l\u2019épouse doit travailler tous les jours.À l'examen, je note des pupilles en myosis, réagissant très faiblement à la lumière.La bouche est sèche, la langue épaisse et quelques dents sont cariées.La gorge, le cœur et les poumons n'\u2019offrent rien de particulier.Le pouls est à 80 et la tension artérielle de 125/90.L\u2019abdomen ne montre aucun signe pathologique important.La force musculaire des deux mains est fortement réduite; le membre supérieur gauche présente un tremblement statique évident ainsi que le phénomène de la « roue dentée ».Les réflexes ostéo-tendineux semblent normaux sauf les deux rotuliens qui sont très vifs mais symétriques.Pas de clonus, ni d\u2019Hoffman, ni de Babinski.Un examen sommaire révèle que l\u2019hémoglobine est aux environs de 80%.L\u2019analyse des urines me permet de faire les constatations suivantes: Urines acides.Densité: 1030.Albumine: absence.Sang: absence (« Hematest »).Sucre: +++ (« Galatest »).Acétone: +++ («Acetone Test»).À la suite de ces constatations, je fais un diagnostic probable de diabète sucré et, pour raisons économiques, je réfère le patient à un dispensaire pour une glycémie et pour un B.W.de routine.Comme traitement « d\u2019attente », je lui prescris un régime hypoglycé- mique, un tonique à base de glycérophosphates et un autre à base d\u2019acides aminés et de vitamines (sans glucose, bien entendu); sans oublier le phénobarbital pour calmer sa très forte tension nerveuse.N\u2019ayant reçu aucun rapport des analyses faites à l\u2019hôpital, je m\u2019informe et j'apprends que le patient ne s\u2019est jamais présenté, sous prétexte que « cela allait « bien bien ».Mais voilà qu\u2019à 4.30 heures du matin, le 22 février, je suis appelé d\u2019urgence au chevet de notre homme; on me dit qu\u2019il est incons- Mois Fév Mars Jours 22 23 24 25 26 27 28 © 00 JT OO Ov WN tb pd ped pd pd bd pd pd pd ON OO Ot ih Wo =O Glucides 125 125 125 125 85 125 188 200 200 188 122 200 200 200 200 200\u2014 200 191 200 200 200 200 Protides 70 70 70 70 48 70 8&8 E 60 90 90 84 90 90 90 79 90 90 90 Lipides Calories 50 50 50 50 42 50 62 70 70 70 52 70 70 66 70 70 70 67 70 70 70 70 70 1330 1330 1330 1330 910 1330 1630 1790 1790 1738 1186 1790 1790 1730 1790 1790 1790 1683 1790 1790 1790 1790 1790 Insuline 75 50u 50u 50u 40u 15u 40u 40u 40u 40u 40u 50u 40u 40u 40u 40u 40u Glycosurie 1.59 48.00 48.00 39.98 48.00 1.26 34.27 2.90 30.00 2.00 10.41 2.94 6.72 0.86 Glycémie 0.82 1.80 2.38 2.00 2.10 1.80 1.82 0.80 0.94 1.08 0.75 0.90 0.70 0.84 1.12 0.78 Acidose 1.69 3.03 1.36 4.36 1.56 0.63 0.69 0.49 0.89 1.13 1.03 0.69 0.66 Légal Gerhardt Liquides ingérés 360 600 1550 1000 360 1010 1030 950 1030 1000 1250 1550 1050 1400 1775 1350 1150 1400 1600 1750 2100 1150 1450 Liquides éliminés 450 800 1000 550 1500 1000 950 500 650 900 350 1600 1800 700 550 1000 1650 2000 1650 1050 2200 Poids 103 101 100 99 99 101 101 1004 99% 100 100 102 100% 100 101 101 104 101 100% 100% 101 10244 ES6I 790 \u2014 8 SUIOL epeus) PIN UOIU(L TI HUVA HNDIDOTOSON NOILVIOOSSY :XNOOUVN LOTT 1108 cient depuis vingt minutes.A mon arrivée, je trouve que le patient semble véritablement inconscient.La respiration est du type Kuss- maul, avec périodes d\u2019apnée allant jusqu\u2019à 60 secondes.Lors de chaque inspiration, le pa- tiont sursaute dans son lit, pousse un grand cri et dit: «Eh! que je suis malade!» La température rectale est de 992 degrés F., le pouls est à 82 et la tension artérielle de 140/85.Les globes oculaires sont mous, la peau et les muqueuses sont déshydratées.Mais les périodes d\u2019agitation sont extraordinaires et ressemblent étrangement à des crises de choc hypoglycémique.Je réussis à faire une prise d\u2019urines, et l\u2019examen révèle une très grande quantité de glucose et d\u2019acétone (++).Je me décide donc à donner d\u2019emblée 50 unités d\u2019Insuline Toronto ordinaire par voie sous- cutanée.Au bout de quelque temps, le patient reprend conscience et réussit à s\u2019habiller et à se rendre à ma voiture pour prendre le chemin de l'hôpital.A son arrivée à l'hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, le patient redevient comateux et, après administration de 25 unités d\u2019Insuline, il recouvre conscience.Aux questions qui lui sont posées, il répond de façon euphorique.La glycémie est de 0,82 Gm.par mille ce qui, bien entendu, n\u2019est pas sans poser tout un problème diagnostique.Une glycémie de contrôle donne 0,70 Gm.Sous les soins du docteur Maurice Turcotte, le patient fut un véritable casse-tête; le diabète fut très difficilement contrôlable.Mais la lumière ne se fit vraiment que le jour où le Kahn fut connu: positif à la dilution de 1:256.L'examen microscopique et chimique du liquide céphalo-rachidien ainsi que le Wassermann +++ à la dilution de 1:32 ne laissa plus aucun doute sur la spécificité de notre patient, d\u2019autant plus que la réaction MARCOUX : ASSOCIATION NOSOLOGIQUE RARE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 de l\u2019or colloïdal donnait une courbe de type P.G.Le traitement antiluétique fut institué par le docteur Maurice Beaudry et consista en injections de salicylate de bismuth et de pénicilline huileuse.Le tableau ci-joint fait voir l\u2019évolution capricieuse du diabète.Apres plus de trois semaines d\u2019hospitalisation, le patient est référé à la Clinique psychiatrique Roy-Rousseau à cause de son état dépressif et de ses moments d\u2019excitation.À sa sortie de la Clinique Roy-Rousseau, le 2 mai 1953, son état fut qualifié de « stationnaire » après administration de 10000 000 d\u2019unités de pénicilline, 12 injections de Stovarsol et 4 de Néo-Luatol.* * * Nous avons cru intéressant de rapporter cette observation où, une fois de plus, est démontré l'importance d\u2019un examen complet, tant du point de vue de la clinique pure que du point de vue des examens de laboratoire.Quant à la question de l\u2019association de diabète et de syphilis, les discussions pourraient se prolonger à l\u2019indéfini et il reste toujours à savoir si le diabète serait bel et bien dû à la syphilis du pancréas, surtout dans les portions des îlots de Langherans.D\u2019après l\u2019évolution de notre malade, il semble permis d\u2019en douter.Mais ce qui semble encore plus rare c\u2019est la coïncidence d\u2019un coma diabétique chez un sujet atteint de paralysie générale.Nous voulons remercier M.le professeur Henri Laliberté, chef du service de Médecine de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, de nous avoir accordé la permission de rapporter cette observation. MOUVEMENT CHIRURGICAL Odd ve TECHNIQUE D\u2019OSTÉOTOMIE VERTÉBRALE DE REDRESSEMENT ! SPONDYLOSE RHIZOMÉLIQUE Maurice FORTIER et Henri HÉBERT, Service d\u2019Orthopédie de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur, Cartierville (Montréal) Le but de cette communication est de montrer le résultat d\u2019un cas d\u2019ostéotomie vertébrale, obtenu grâce à une technique opératoire introduite par Smith Petersen en 1945 et mise à point récemment par J.Crawford Adams, et grâce à des soins postopératoires particuliers pour prévenir des complications graves.Le patient que nous présentons, jeune homme de 26 ans, admis à l'hôpital à la fin d\u2019avril 1952, souffrait de Spondylose Rhizomélique et consultait pour correction d\u2019une déformation marquée de son rachis en cyphose, installée graduellement durant les cinq dernières années.Depuis deux ans environ les douleurs avaient presque cessé, mais la déformation le rendait très infirme et voué à une vie misérable, sans espoir d\u2019obtenir un emploi.ExAMEN PHYSIQUE À L\u2019ADMISSION Le tronc était déformé en flexion extrême, fixe (fig.1).Les mouvements de la colonne cervicale étaient tous limités des deux tiers Fig.1-a.\u2014 Attitude de- Fig.1-b.\u2014 Attitude assis, bout, avant opération.avant opération.P 1.Travail présenté à une séance de la Société Provinciale d\u2019Orthopédie et de Traumatologie, à l\u2019hôpital du Sacré-Coeur, le 20 décembre 1952.Fig.2-a.\u2014 Profil du seg- de leur course normale.Les segments thoracique et lombaire étaient fixés en forme d\u2019arc de cercle à rayon d\u2019environ trois pieds.Les hanches étaient légèrement fléchies sur le bassin, leur extension complète limitée de 15 à 20 degrés, leur flexion à 90 degrés et les autres mouvements nuls.L\u2019abdomen était fortement retracté, avec gros plis cutanés profonds transversaux.Les radiographies (fig.2) montraient une calcification des ligaments vertébraux et une ankylose des articulations apophysaires de toute la colonne dorso-lom- bo-sacrée et des articulations sacro-iliaques.En face du problème du traitement, dont le seul à envisager était le redressement chirurgical, nous étions peu enthousiasmes des techniques connues et employées à date.Au nombre de deux, nous les considérions comme Fig.2-b.\u2014 Segment lom- ment vertébral dorsal, aire egment lom avant opération. 1110 pleines de risques et dangereuses.La première, la position ventrale sur une table d\u2019opération fermée en flexion, comporte l\u2019inconvénient de mauvaises conditions respiratoires pour le patient, et le danger de fracture cervicale quand la table est redressée pour corriger la déviation.La seconde, la position latérale, la correction en hyperextension étant faite ma- Fig.2-c.\u2014 Segment lombo-sacré.Soudure des sacro- iliaques.nuellement, est dangereuse à cause de la difficulté du contrôle des manipulations et du danger de contamination de la plaie qui sert de point de pression pour la correction.Dans l'intervalle, alors que nous étions préoccupés par ce problème de technique opératoire, nous avons eu la bonne fortune de trouver dans le numéro de mai 1952 du Journal of Bone and Joint Surgery, volume anglais, un travail du docteur J.Crawford Adams, de London, England, où il décrivait une technique qui nous parut très ingénieuse et que nous décidâmes d\u2019adopter.L\u2019originalité de cette technique consiste en l\u2019usage d\u2019un FORTIER er HEBERT: OSTEOTOMIE VERTEBRALE.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 appareil que nous avons fait construire à lhôpital, tel que la photo publiée par l\u2019auteur nous la montrait.Il est formé d\u2019une plateforme divisée en deux (fig.3), dont les deux moitiés pivotent sur un support transversal.Leur mouvement est contrôlé par une vis puissante avec un travers de 18 pouces qui donne une course de mouvement d\u2019au delà cent degrés entre les deux.Trois points de pression sont établis par des tiges verticales.Les deux antérieurs se font par l\u2019appui d\u2019une tige sur le manubrium sterni et d\u2019une autre sur la symphyse pubienne.Le point de pression postérieur se fait par deux tiges jumelles vissées dans des supports, une sur chaque moitié de la plateforme.TECHNIQUE Installation du patient.Le patient est installé en décubitus latéral gauche sur l\u2019appareil à extension placé sur la table d\u2019opération.Sa position est ajustée de telle sorte que le champ de l\u2019incision correspond à l\u2019espace entre les points de contact des tiges jumelles postérieures.Les deux tiges antérieures sont fixées en position de contact avec le manubrium sterni et la symphyse pubienne respectivement.Les tiges postérieures sont enlevées et envoyées à la stérilisation.Résection du coin osseux vertébral.À travers une incision longitudinale médiane, les épineuses de quatre vertèbres sont exposées, deux au-dessus et deux au-dessous du niveau choisi pour la correction (entre L.1 et L.2 pour notre cas).La moitié inférieure de la deuxième épineuse et la moitié supérieure de la troisième sont réséquées.Le ligament jaune est enlevé de même qu\u2019une partie des lames qui doivent être réséquées.Quand la méninge a été bien exposée et ré- clinée, les masses latérales d\u2019os comprenant de chaque côté les apophyses articulaires supérieures et inférieures et leurs articulations sont identifiées.Un petit écarteur à extrémité fortement recourbée de préférence celui de L'Union Méd.Canada HÉBERT Tome 82 \u2014 Oct.1953 FORTIER Er Trethowan, est passé à travers le trou de conjugaison de dedans en dehors, c\u2019est-à-dire du canal médullaire vers l\u2019extérieur.Un second écarteur de même forme, est introduit dans le même trou de dehors en dedans.Avec un Fig.3-a.\u2014 Appareil Adams, fermé.ostéotome mince, tranchant, on enlève un bloc triangulaire d\u2019os taillé de façon telle que son sommet ou l\u2019angle antérieur de réunion de ses surfaces de taille corresponde à l\u2019espace entre le rebord postérieur correspondant des deux corps vertébraux (fig.4).Les racines et la moelle sont protégées du traumatisme par traction sur les écarteurs durant le processus d\u2019ostéotomie et d\u2019enlèvement d\u2019os.La résection étant complétée des deux côtés, l\u2019espace vide en forme de coin est taillé, redressé, de telle sorte que le contact des surfaces rapprochées soit parfait quand l\u2019espace aura été fermé par extension de la colonne (fig.4).Manoeuvres d\u2019hyperextension.Les tiges postérieures de l\u2019appareil, rapportées de la stérilisation sont vissées par le chirurgien dans leur support.Elles se trouvent à faire contact aux extrémités de l\u2019incision : OSTÉOTOMIE VERTÉBRALE.1111 et ainsi l\u2019axe du mouvement de l\u2019appareil coïncide automatiquement avec le mouvement correcteur de la colonne.La fermeture de l\u2019espace vertébral en coin est effectuée lentement par un assistant qui tourne la grande vis de l\u2019appareil.Le chirurgien ainsi peut surveiller de visu, la fermeture de l\u2019espace et corriger au besoin tout défaut de coaptation des surfaces.Quand l\u2019espace est parfaitement fermé on peut simplement déposer de chaque côté, le long de la ligne de contact, de petits greffons osseux et suturer les tissus mous.Dans notre cas, nous avons fixé ensemble la partie restante des deux épineuses adjacentes par un fil d\u2019acier encerclant leur base.Fig.3-b.\u2014 Appareil Adams, ouvert, pour hyperex- tension.TRAITEMENT POSTOPERATOIRE Les tiges postérieures sont enlevées et une vouttière plâtrée postérieure est fabriquée.Quand elle a durci, le patient est tourné sur le dos dans cette gouttière et une gouttière antérieure est aussi fabriquée.Le patient est ensuite installé sur un lit Strycker.Durant les six jours qui suivirent l\u2019opération, le patient reçut 3000 ce.de liquides par voie 1112 intraveineuse.Un tube Levine fut maintenu dans son estomac durant ces six jours.Durant les premières douze heures qui suivirent l\u2019opération, le patient ne voulut pas être tourné en décubitus ventral, mais il réalisa vite, FORTIER er HÉBERT: OSTÉOTOMIE VERTÉBRALE.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 en faisant fonctionner lui-même au besoin la pompe à succion.Le sixième jour après l\u2019opération, le tube fut enlevé et le patient commença à manger.Aucun incident particulier ne survint à partir de ce moment.Le patient fut tenu au lit dans sa gouttière pendant trois mois.Il fut ensuite mis debout dans un corset platré, remplacé deux mois plus tard par un appareil Taylor.RÉSULTAT Les radiographies et les photos du malade (fig.5 et fig.6) montrent le résultat obtenu.Sur la radiographie de profil, on voit que Fig.4.\u2014 Reproduction de Fig.4-b: Taille incorrecte schémas du Docteur J.C.du coin vertébral posté- Adams: The J.of Bone rieur.En hyperextension, and Joint Surg.British les corps sont éloignés et Vol, mai 1952, p.230.\u2014 la moelle est tiraillée.a) Taille correcte du coin vertébral postérieur.En hyperextension, les corps vertébraux demeurent en contact à leur bord postérieur.Fig.5-a.\u2014 Radio de profil Fig.5-b.\u2014 Radio de face après opération, mon- après opération.trant le degré de correction et la solidité de la fusion du foyer d\u2019ostéotomie.ensuite, qu\u2019il était beaucoup mieux en cette position.On continua durant plusieurs jours à alterner au gré du patient entre la position dorsale et la position ventrale.On lui permit de boire mais les liquides étaient drainés par le tube.Le quatrième jour, il présenta des nausées fréquentes qu\u2019il parvint à contrôler \u2014 Attitude de- Fig.6-b.\u2014 Attitude assis, après opération.Fig.6-a.{ bout, après opération.l'angle de la correction obtenue est d\u2019environ 65 degrés.La fusion du foyer d\u2019ostéotomie paraît solide.La comparaison des photos avant et après l\u2019opération, permet d\u2019apprécier la différence frappante dans l\u2019attitude de maintien du tronc, qui est maintenant en rectitude presque complète.Conclusions La technique d\u2019Adams que nous venons de décrire et d\u2019illustrer, a apporté à l\u2019ostéotomie vertébrale une précision et une sécurité de valeur indiscutable.L\u2019appareil de redressement tel que construit est essentiel pour les L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 FORTIER er HEBERT corrections importantes et permet d\u2019obtenir d\u2019un seul coup, avec danger minime, un degré de correction remarquable, de l\u2019ordre de 65 à 75 degrés.Un point important de la technique chirurgicale est la taille précise de l\u2019espace en coin, de façon à ce que l\u2019angle antérieur du coin corresponde bien au centre de l\u2019espace intervertébral, et que les surfaces de taille s\u2019adaptent parfaitement à plat.Ces conditions sont nécessaires pour prévenir l\u2019écartement et le glissement des corps vertébraux l\u2019un par rapport à l\u2019autre au moment de la manœuvre d\u2019hyperextension (fig.4-b) et de ce fait éviter les tiraillements, coudures, ou autres traumatismes de la moelle épinière.Un dernier point à signaler est l\u2019efficacité des traitements postopératoires pour prévenir les complications si redoutables que sont la dilatation aiguë de l\u2019estomac et l\u2019iléus paralytique.Le plâtre bivalve et le lit Stryker, permettant d\u2019alterner la position ventrale et dorsale; l\u2019as- : OSTÉOTOMIE VERTEBRALE.1113 piration des liquides et sécrétions gastriques au moyen du tube Levine et de la pompe automatique; et l\u2019administration intraveineuse de grandes quantités de liquide, sont les facteurs principaux de la prévention ou de l\u2019atténuation de ces complications.BIBLIOGRAPHIE J.Crawford ADAMS: Technique, dangers and safeguards in osteotomy of the spine.The Journal of Bone and Joint Surgery, Brit.Volume, 34: 226 (mai) 1952.HOWORTH: Arthritis \u2014 Spondylitis Thizomelique.Textbook of Orthopaedics.Section III, No 16, p.658.J.Albert KEY: Joint infection and arthritis.\u2014 Surgical Treatment of the Motor-Skeletal System.Bancroft and Murray.Section 5, No 15, Part L, p.420.COLONNA : Chronic Arthritis \u2014 Spinal form.Regional Orthopaedic Surgery, Chap.3, p.68.Sir Harry PLATT: Chronic Arthritis \u2014 Ankylosing Spondylitis.\u2014 Modern Trends in Orthopaedics.Chap.7, p.174. 1114 JBulletin de l\u2019Hssociation des (Dédecins de Langue française du Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union \u2018Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 82, No 10, Montréal, octobre 1953 LES CANCÉREUX, CES MÉCONNUS Bien des gens, même très instruits, croient qu\u2019à partir du moment où une personne est trouvée porteuse d\u2019un cancer, 1l n\u2019y a plus rien à faire pour elle.D'aucuns admettent que certains cancers diagnostiqués à leur début, peuvent être guéris par la chirurgie; mais 1ls demeurent convaineus que tout traitement est inutile lorsque le cancer a atteint un stade plus avancé.Ce sont là des opinions erronées, qu\u2019il faut à tout prix rectifier pour le grand bien des cancéreux.Il y a de par le monde, des milliers et des milliers de cancéreux qui ont été guéris de leur mal; de nombreuses publications en font foi.D'ailleurs, quel médecin n\u2019a pas dans sa clientèle des patients qui ont été guéris d\u2019un cancer confirmé et quelle personne n'a pas un parent qui a été guéri d'un cancer, ou du moins n\u2019a pas entendu parler d\u2019une connaissance qui a été opérée avec succès d\u2019un cancer.Certes, 1l y a plus de personnes qui meurent du cancer, qu\u2019il y en a qui en guérissent.Mais la plupart des cancéreux tirent grand profit à se faire traiter, quel que soit le stade de leur maladie.Les opinions sont encore partagées sur le meilleur mode de traitement des ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada.Tome 82 \u2014 Oct.1953.cancers.Nous pensons que la thérapeutique des cancers doit tenir compte de leur stade clinique, de leur nature histologique et de leur localisation anatomique.Le cancer est curable par divers procédés thérapeutiques, et c'est cela l'essentiel que doivent savoir les profanes.Il existe encore hélas! une foule de gens qui abandonnent à un triste sort ceux qui sont atteints de cancer sous le prétexte qu'ils sont incurables et qu\u2019ils ne peuvent bénéficier d'aucun traitement.C\u2019est le devoir des médecins de se faire les propagandistes auprès de la population, pour lui inculquer les notions de « curabilité de certains cancers » et « d'atténuation ou de disparition des manifestations cliniques de la plupart des cancers sous l'action de divers procédés thérapeutiques ».Evidemment, il y a moins de 25% des cas de cancer qui sont opérables au moment de la première consultation du malade et, de ce nombre moins de 35% resteront guéris après l\u2019opération.Mais la chirurgie, n\u2019est pas le seul procédé thérapeutique efficace pour la guérison et le soulagement des cancéreux.Je dirai même qu\u2019elle n\u2019est pas l\u2019arme la plus importante dans l\u2019arsenal thérapeutique du cancer.En effet, parmi les 25% de cas opérables, il y a une bonne proportion de cas qui bénéficient davantage des radiations ou de l\u2019association des radiations à la chirurgie, que de la chirurgie seule; de plus, des 65% de récidives post-opératoires, la grande majorité retirent plus de bienfaits des radiations que de la chirurgie; enfin; les 75% de cas non opérables retirent, pour la plus grande partie, des avantages fort appréciables de la radiothérapie, tandis qu\u2019ils en retirent beaucoup moins de la chirurgie. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Cancers opérables Il ne peut être question dans ce court exposé, de faire la descrimination des cas opérables qui relèvent de la chirur- gle, de ceux qui relèvent des radiations, où de l'association de la chirurgie et des radiations.Disons cependant que les cancers opérables du larynx non localisés aux cordes, les cancers du poumon, ceux du tube digestif et de ses annexes, ceux de l\u2019arbre urinaire, de l\u2019ovaire et ceux des os sont indiscutablement du domaine de la chirurgie.Par ailleurs, les cancers du larynx localisés à la corde, ceux de la lèvre inférieure, ceux du limbe de l\u2019œil, ceux de la peau, ceux du médiastin (lymphôme), ceux du sang (leucémie, polyglobulie) et ceux du col utérin, appartiennent plutôt à notre avis, au domaine de la radiothérapie.Enfin les cancers opérables du sein, ceux du corps utérin, ceux du testicule (seminôme), ceux du système reticulo- endothélial (Hodgkin) et ceux de la parotide (tumeur mixte), bénéficient davantage croyons-nous de l\u2019association Chirurgie-Radiothérapie, ou Radiothé- rapie-Chirurgie.Point n\u2019est besoin de dire que tous les cancers opérables, fussent-ils de leur nature habituellement incurables, ou aient-ils une évolution clinique qui les vouent à l\u2019incurabilité, doivent être irradiés à doses curatives.Car, on a parfois des résultats surprenants, quand ce ne sont pas des guérisons permanentes, à la suite de traitements radiothérapi- ques intenses.Récidives et métastases cancéreuses Il y a des récidives et des métastases qui peuvent être traitées avantageusement et d\u2019autres qui doivent être traitées par la Chirurgie.Mais les Radia- ÉDITORIAL 1115 tions restent d\u2019emblée la thérapeutique de beaucoup la plus importante dans ces cas.Les récidives des cancers du sein, du larynx et de l'amygdale ainsi que les métastases osseuses des cancers du sein ou de la prostate, les métastases pulmonaires des lymbo-sarcômes, les métastases rétropéritonéales des se- minômes, pour ne mentionner que celles-là, sont l\u2019apanage des radiations.Sous leur influence, les ulcérations re- gressent parfois jusqu\u2019à la cicatrisation, les lésions bourgeonnantes et odorantes s\u2019abrasent et se détergent, les douleurs sont habituellement soulagées, la toux et la dyspnée sont très souvent supprimées, les hémorrhagies sont ordinairement arrêtées, le poids augmente progressivement, les forces reviennent assez rapidement et le patient Jouit souvent d\u2019une santé améliorée qui équivaut pour lui a une guérison.Il y a même des lésions osseuses métastati- ques et des fractures qui se réparent, se calcifient et permettent aux malades de reprendre leurs activités coutumières.De tels résultats, bien que transitoires et souvent de courte durée, sont loin d\u2019être négligeables.Le patient qui souffre, qui saigne, qui est asthénique et dont le cancer dégage une odeur nauséabonde, apprécie grandement une thérapeutique qui le ramène à un état de santé presque normal.Ce qui intéresse le cancéreux, ce ne sont pas les statistiques de survie après 5 ou 10 ans, mais les bienfaits apportés par le traitement.Aussi faut-il éviter soigneusement d\u2019instituer un traitement susceptible d\u2019empirer l\u2019état du patient comme le serait parfois un traitement donné à doses curatives.Il faut faire un traitement qui ait une certaine efficacité tout en tenant compte de l\u2019état général du patient, de son âge, de l\u2019é- 1116 tendue de sa lésion et des réactions de sa peau.La radiothérapie, comme d'ailleurs toute autre thérapeutique, ne doit pas être administrée suivant des règles mathématiques; elle doit être adaptée aux besoins individuels de chaque patient et doit varier avec ses réactions générales ou locales.Administrée comme il convient, cette thérapeutique permet à bon nombre de patients souffrant de récidives ou de métastases post-opéra- toires, de continuer à remplir leurs oec- cupations habituelles pendant des périodes parfois très longues, sans être incommodés par leur mal.La Radiothérapie palliative qui prolonge la vie du cancéreux dans des conditions à peu près normales, est une thérapeutique précieuse dont les statistiques usuelles ne nous permettent pas d\u2019apprécier la valeur.Il en est de même de la chirurgie palliative, de I\u2019hormonothérapie, du gaz moutarde, des antiblo- tiques, des hypnotiques, des sédatifs et des narcotiques.Cancers inopérables Ce sont ceux pour lesquels la chirurgie n\u2019est pas indiquée lors du premier examen du malade.Cela ne veut pas dire que les patients porteurs d'un cancer inopérable aient un mauvais état général, ni même qu\u2019ils soient incurables.Car, on peut trouver un cancer bronchogénique ou un cancer du tube digestif inopérable chez un patient en excellente santé, et l\u2019on peut guérir un cancer du col utérin déclaré inopérable.Il ne faut pas confondre cancer inopérable avec cancer incurable.Aussi, chaque fois que l\u2019on est en présence d\u2019un cancéreux inopérable non traité antérieurement, faut-il instituer un traitement radiothérapique, même si ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 le cas du patient paraît être désespéré.Car tous les radiothérapeutes ont eu des surprises thérapeutiques et bien des patients ont éprouvé des améliorations ou des soulagements tout à fait inespérés, à la suite d\u2019un traitement par radium ou par rayons X ou par radioisotopes.Il ne faut jamais oublier que la radiosensibilité histologique d\u2019une tumeur est loin d\u2019être toujours confirmée par les résultats cliniques.À notre avis, certains cancéreux inopérables semblent être traités avec trop d\u2019indifférence.Il est temps de réagir contre une telle attitude.Cancers incurables Les cancers incurables n\u2019appartiennent pas tous à la même catégorie.Il y a les cancers considérés incurables lors du premier examen; il y a les cancers étiquetés incurables lorsqu\u2019ils ont récidivé ou métastasé a la suite d'une opération; et il y a les cancers confirmés incurables après avoir résisté à tous les traitements chirurgicaux et radiothérapiques.La conduite à tenir vis-à-vis les différentes catégories de cancers n\u2019est pas la même.Mais il y a des principes généraux qui s'appliquent à toutes les catégories de cancéreux incurables.Des qu\u2019on a étiqueté un patient: « cancéreux incurable », il ne faut pas croire que ce patient n\u2019a plus qu\u2019à se retirer chez soi, à régler ses affaires, à mettre son âme en paix avec Dieu et à attendre la mort.Il y a un grand nombre de patients incurables: cardiaques, rénaux, rhumatisants, tuberculeux, psychopathes, ete, ete.qui recoivent des attentions spéciales des pouvoirs publics et des soins particuliers de certains grou- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 pes de médecins.Pourquoi n\u2019en serait- il pas de même des cancéreux incurables?Leur sort est-il moins pénible que celui des autres incurables et leur angoisse est-elle moins grande?Non! La sympathie du médecin n\u2019est pas moins nécessaire aux incurables cancéreux qu\u2019aux autres incurables, et les traitements médicamenteux, psychiques ou radiothérapiques ne sont pas moins utiles aux cancéreux incurables qu'aux autres incurables.Il semble même que ce soit le contraire.Bon nombre de cancéreux incurables requièrent des soins et des traitements qui ne peuvent pas être donnés à domicile.D\u2019où le besoin pour les cancéreux incurables, d'institutions semblables à celles qui existent déjà pour les autres catégories d\u2019incurables.Les cancéreux incurables non hospitalisés ne peuvent bénéficier des traitements radiothérapiques (Rayons X, Radium, Radioisotopes) palliatifs qui occupent une place très élevée, pour ne pas dire la place la plus importante dans l'arsenal thérapeutique qui leur est destiné.Ils ne peuvent bénéficier non plus de la neuro-chirurgie, ni de la chirurgie palliative parfois urgente.Et s\u2019ils sont indigents et retenus dans leur taudis, ils sont souvent privés de traitements qui leur seraient bienfaisants: hormonothérapie œstrogénique pour ÉDITORIAL 1117 les métastases dans les tissus mous des patients âgés; hormonothérapie andro- génique pour les métastases dans les os; antibiotiques pour les cancers infectés; coagulants pour les cancers ulcérés et salgnants; reconstituants pour les grands anémiés; irrigations pour le détergement des plaies sanieuses et nauséabondes et des cancers intra-cavi- taires; hypnotiques, sédatifs et narcotiques pour les cancers très souffrants ; désodorisants et désinfectants pour les cancers nécrosés; enfin attentions charitables, réconfort moral, secours religieux et milieu sympathique pour tous les cancéreux incurables déshérités socialement, moralement, religieusement et familialement.S1 le problème des cancéreux est surtout un problème radiologique et chirurgical, il n\u2019en comporte pas moins des aspects sociaux et humains très importants.Il faudrait que les autorités civiles, médicales, religieuses et sociales s\u2019intéressent davantage au sort des cancéreux, surtout à celui des incurables indigents, et que les compagnies d\u2019as- surance-santé défraient le coût des traitements radiothérapiques, qui sont à la fois les plus importants et les plus dispendieux dont aient besoin les cancéreux.Origène DUFRESNE. HYGIENE ET MÉDECINE SOCIALE LES MALADIES CHRONIQUES OU MALADIES PROLONGÉES PROBLEME MÉDICAL ET SOCIAL E.LAURENDEAU, Hôpital Notre-Dame-de-la-Merci (Montréal).La science médicale et la société subissent l\u2019assaut redoutable des maladies chroniques, plus proprement appelées maladies prolongées (1).Pour la médecine, c\u2019est le scrutage biologique de l\u2019involution cellulaire et des métabolismes intracellulaires.Quant à la société, elle voit retomber sur ses épaules un fardeau de plus en plus onéreux: l\u2019augmentation du nombre des invalides, due à la prolongation de la moyenne de la vie.Les statistiques éclairent ce tableau de demain (2): Durée moyenne de la vie, en 1900: 47 ans.Durée moyenne de 1a vie, en 1950: 67 ans, pour les hommes et 71 ans pour les femmes.Décès, en 1945 (3): 82% attribués aux maladies chroniques.A 70 ans: 50 individus sur 1000 sont invalides.Dans 25 ans, la moyenne de la vie sera augmentée davantage, grâce, surtout, aux antibiotiques; mais le nombre d\u2019invalides, par maladies prolongées, sera proportionnel.Cette marée montante pourrait ébranler les cadres de la société, dont une partie travaille pour faire -vivre l\u2019autre partie, rendue invalide.La science médicale se doit de ne pas faillir à cette lourde tâche; elle se doit de seruter davantage les phénomènes chimico-biologi- ques de la cellule humaine.La société, de même, ne peut refuser d\u2019envisager ce problème de demain.Par maladie prolongée, on sous-entend une maladie dont l\u2019évolution, à l\u2019encontre de la maladie aiguë, ne tend pas naturellement vers la guérison; le stade de récupération est lent ou bien imprégné du caractère involutif cellulaire; l\u2019échéance sera alors fatale, dans un temps plus ou moins long, et elle sera intercalée d\u2019une période d\u2019invalidité.Le plus grand nombre de ces maladies chroniques est étayé sur l\u2019arbre vasculaire: artério-sclérose et athérosclérose, avec séquelles cérébrales (les hémiplégies, les démences séniles, les Parkinsons) ; séquelles cardio-vasculaires (hypertension, thromboses coronariennes, insuffisances cardiaques et néphrites) ; séquelles périphériques (endartérites oblité- rantes).En 1951, 51% des décès étaient d\u2019origine cardio-vasculaire; 40% des admissions dans les asiles d\u2019aliénés (4) étaient dues à l\u2019artério-sclérose.Viennent ensuite les maladies de la nutrition: diabète, obésité, anémie, cirrhose, rhumatisme; les maladies pulmonaires: asthme, bronchite chronique, emphysème, bacillose; puis les maladies néoplasiques et les déficiences neuro-endocriniennes.C\u2019est ce vaste problème qui se pose à la sagacité de la science médicale.Préservé du drame aigu \u2014 par l\u2019apport des antibiotiques et du perfectionnement de la chirurgie \u2014 l\u2019homme se voit menacé de la sénescence et de l\u2019invalidité.Cette angoisse, cette peur accable l'humanité, comme, autrefois, la hantise des grandes épidémies.Aussi, la science médicale se doit à ce problème, pour faire briller une lueur d\u2019espérance.Même si l\u2019échéance sera toujours fatale, elle doit lutter pour retarder cette échéance, et tenter, à la fois, de minimiser les séquelles des maladies chroniques et de réhabiliter l\u2019invalide.Les données les plus objectives de ce problème reviennent, actuellement, à la médecine préventive \u2014 à base d'hygiène de la vie\u2014 qui enseigne à l\u2019individu qu\u2019il doit coopérer au capital santé.Car la santé n\u2019est pas tant un héritage qu\u2019un privilège.Le diagnostic des maladies prolongées est difficile tant à cause de leur caractère insidieux L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 que par l\u2019absence de test de laboratoire.Le début est souvent silencieux, induit par des facteurs variés et multiples; puis, évoluant avec une tendance à la progression, il y aura plusieurs désordres superposés, chez le malade.La clinique nous renseigne sur des symptômes précurseurs de la sénescence, mais ils avoisinent avec ceux du syndrome de la fatigue.Les tests de laboratoire, employés d\u2019une façon routinière, nous induisent en erreur, car, chez le vieillard ou le sénescent, les constantes de laboratoire sont dans un état d\u2019équilibre instable.On voit fréquemment les normes d\u2019une azotémie, d\u2019une glycémie ou d\u2019une cytologie, ainsi que d\u2019un électrocardiogramme, devenir anormales au moindre choc d\u2019une maladie aiguë ou d\u2019un trauma.Les tests physiologiques nous renseignent mieux: tels les courbes de tolérance, le P.S.P., le tracé du cœur après effort et les artériographies.Mais il reste à rendre plus utilisables les tests indiquant l\u2019état de stress de l\u2019organisme, ainsi que de sa déficience hormonale, puis à faire déceler par le laboratoire le début ou la prédisposition d\u2019une artério-sclérose précoce.Dans ce domaine, rien encore de précis: le taux du cholestérol n\u2019a aucune valeur; le rapport cholestérol/phospholipide présente trop de variation; la lipoprotéine géante paraît être une théorie séduisante, pour le moment, de même que les états de floculation des lipides du sang.La thérapie reste empirique en présence d\u2019un diagnostic imprécis et de l\u2019ignorance des facteurs étiologiques de la sclérose, de l\u2019athérome, des thromboses, des néoplasies et des dégénérescences glandulaires.La recherche de ces facteurs étiologiques devra être guidée par des comités organisés et devra puiser, dans les centres universitaires, ses meilleures directives.C\u2019est dire que les subventions, dans ces centres, doivent être à l\u2019échelle du problème.Mais au cours de cette lutte contre la sénescence, le nombre des invalides sera proportionnel à la prolongation de la vie.Si la science médicale doit s\u2019efforcer de minimiser les séquelles et de réhabiliter le chronique LAURENDEAU: MALADIES CHRONIQUES 1119 aux mouvements fonetionnels, il incombe à la société de réinstaller ce déficient dans ses cadres.Cette obligation prend un caractère d\u2019autant plus impérieux qu\u2019elle inclut, pour la société, une charge qui pourra prendre des allures catastrophiques; en effet, il est établi que, vers 1970, 15 pour cent de la population sera âgée de plus de 60 ans.Aux multiples aspects de la réhabilitation d\u2019un chronique, il en est un très simple: il faut motiver cette réhabilitation, chez le malade.Dans la classe bourgeoise, la solution est facile; mais, dans la classe laborieuse (la plus nombreuse), soit le collet blanc et l\u2019ouvrier, un chronique partiellement rétabli refusera de quitter un gîte \u2014 assuré par l\u2019Etat \u2014 pour retourner dans les engrenages de la société moderne: concurrence effrénée, foyers exigus, surpeuplés et tonitruants, misère des intempéries et du transport.Il ne faut pas trop compter sur l\u2019esprit de martyre, mais envisager le problème tel qu\u2019il se présente : le chronique se sent inhabile à reprendre sa vie active; d\u2019un autre côté, il a goûté à la sécurité et au repos, dans les institutions pour maladies prolongées.De là, peut-être, un danger à rendre ces lieux trop agréables; mais qui oserait arrêter ces courants de la bienfaisance humaine?Il faut chercher d\u2019autres solutions.D\u2019une part, la société peut contribuer à réadapter ces malades, en rendant la production plus humaine: travail partiel ou rémunéré à la pièce, facilités de transport et congés de maladie.Cette évolution sociale est déjà mise en application dans certaines usines; sa généralisation sera le fruit de l\u2019humanisation de la production.D\u2019autre part, autour d\u2019un centre pour maladies chroniques ou prolongées, il faudrait une unité complète.D\u2019abord l\u2019hôpital, où le malade reçoit tous les traitements que requiert son état, en tenant compte du facteur temps nécessaire à sa réhabilitation.Si cette phase a été rendue possible, la réadaptation du mouvement et de l\u2019effort doit être faite sous surveillance médicale.Puis, dans un voisinage plus ou moins immédiat de 1120 cet hôpital, une autre unité ou annexe plus vaste, mais à coût de revient moindre, où seront dirigés à la fois l\u2019incurable et le réhabilité qui doit se réadapter à la vie.Autour de cette annexe, avec l\u2019aide de l\u2019industrie, ériger des ateliers, des centres de culture, de jardinage et d\u2019élevage.Dans cette atmosphère, le chronique pourrait apprendre un autre métier.Plus tard, dans ce véritable village, construire des maisons de pension où le réhabilité recouvrira sa liberté, le confort et sa condition d'homme qui pourvoit à sa subsistance.C\u2019est la gradation de la réhabilitation, de l\u2019effort et de la liberté; et peu importe que le résultat dure une ou quelques années.Le projet peut paraître utopique, mais pire serait l\u2019erreur de laisser croire que toute maladie devient une source de satisfaction et de profit, qu\u2019elle nous soustrait à la grande loi du travail et nous permet, sous l\u2019égide de l\u2019Etat, de mijoter une petite vie atrophiante et stérile.C\u2019est, en somme, comprendre le problème du chronique: son état, ses déficiences, sa phobie de la société moderne; et de motiver sa réhabilitation à la vie active et féconde.Ce résultat, il nous est fréquemment donné de le constater à l\u2019hôpital Notre-Da- me-de-la-Merci, où des malades réhabilités, adaptés à d\u2019autres moyens de subsistance, retournent à la vie active ou dans les cadres de la société.Généralement, l\u2019homme, même handicapé, désire sa liberté, son indépendance LAURENDEAU: MALADIES CHRONIQUES l\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 et le moyen de pourvoir à sa subsistance et à celle des siens.En résumé: les maladies prolongées présentent un vaste problème à la science médicale et à la société.La science médicale ne doit pas faillir à sa tâche; mais elle sera d'autant plus en mesure d\u2019y répondre qu\u2019elle sera équipée de centres de recherche, surtout universitaires, largement subventionnés par les gouvernants, les sociétés d\u2019assurance et de bienfaisance.La société doit aussi contribuer au retour des chroniques, à la vie active.L'institution pour maladies prolongées doit inclure l\u2019hôpital et les centres de réhabilitation et de réadaptation à la vie.Quant à l'individu, il doit coopérer au capital santé, s'initier à la médecine préventive, et mériter ce privilège qu\u2019est la santé, car jamais la.santé ne pourra être l\u2019enjeu d\u2019un programme de socialisation.BIBLIOGRAPHIE (1) E.LAURENDEAU: Les chroniques et l\u2019hôpitat Notre-Dame-de-la-Merci.L\u2019Union Médicale dw Canada, 78: 1328 (nov.) 1949.(2) Ed.J.STERGLITZ: Chronic illness and senescence, J.A.M.A.150: 481 (oct.) 1952.(3) Dublin LI Statistical Bulletin, No 29.N.Y.Metropolitan Life Ins.Co., juillet 1948, p.9.(4) The problem of the aged patient in the public psychiatric hospital.Report 14: Taketan Kan.Committee on hospital group for the advancement.of psychiatry.Aolt 1950. RÉALISATIONS SANITAIRES AU CANADA! L\u2019hon.Paul MARTIN, Ministre de la Santé nationale et du Bien-être social.1.\u2014 QUATRE DÉFIS LANCÉS À LA MÉDECINE CANADIENNE Lorsque, en 1948, je portais la parole devant les membres de l\u2019Association médicale canadienne, le premier ministre d\u2019alors, au- jourd\u2019hui défunt, venait de proclamer le Programme national d'hygiène du Canada.J\u2019avais profité de l\u2019occasion pour insister auprès des médecins canadiens sur la grande importance, pour eux, des nouvelles subventions fédérales à l\u2019hygiène.A Halifax, deux ans plus tard, je me suis efforcé de jeter un coup d\u2019œil vers l\u2019avenir, de prévoir dans quelles directions s\u2019orienterait demain le progrès sanitaire au Canada et, en même temps, d\u2019indiquer le rôle de plus en plus important que le médecin serait appelé à jeter dans les domaines de la prophylaxie et de l\u2019hygiène publique.J\u2019ai cru qu\u2019il conviendrait aujourd\u2019hui d\u2019examiner le Programme national d\u2019hygiène dans la perspective qu\u2019offrent ses cinq premières années d\u2019application, afin de constater le chemin parcouru et d\u2019évaluer quelques-unes de ses implications en ce qui regarde les médecins de ce pays.Mais, auparavant, qu\u2019il me soit permis de dire un mot sur certains problèmes auxquels la profession médicale canadienne \\ doit faire face a l'heure actuelle.Il existe, me semble-t-il, quatre problèmes dont la solution exige la plus étroite collaboration entre les gouvernements, les agences bénévoles, les associations professionnelles et les médecins privés eux-mêmes.Voici les défis lancés aujourd\u2019hui à la médecine canadienne: 1.maintenir, dans l\u2019exercice de ses fonctions, les hautes normes qui ont valu à la 1.Traduction d\u2019une causerie prononcée à la réunion annuelle de l\u2019Association Médicale Canadienne, à l\u2019hôtel Royal Alexandra, Winnipeg (Manitoba), à midi et demi (h.a.c.), le vendredi 19 juin 1953.profession médicale canadienne une réputation universelle; 2.fournir à chaque médecin les moyens et les services dont il a besoin pour servir ses clients le plus efficacement possible; préserver la liberté professionnelle; 4.faire en sorte que nul obstacle ne vienne barrer la route entre le médecin et le client.Permettez-moi de m\u2019étendre brièvement sur chacun de ces problèmes.wo 1.Hautes normes d\u2019exercice.Dans la profession médicale, comme dans les autres professions, le maintien d\u2019une haute norme d\u2019exercice constitue un problème qui se pose constamment.Contrairement à celui de la plupart des professions, le but définitif de la médecine, c\u2019est de servir: les rapports entre le médecin et le malade sont basés sur la confiance plutôt que sur quelque contrat ou entente portant des signatures.C\u2019est là un problème qui ne saurait être réglé \u2014 et il l\u2019est d\u2019une façon admirable \u2014 que par la profession elle-même, par l'intermédiaire de ses associations professionnelles, de ses écoles de médecine et des efforts de chaque médecin en particulier.La profession médicale canadienne s\u2019est acquis une réputation fort enviable sous le rapport de l\u2019éthique professionnelle, de l\u2019art du traitement et du dévouement.Les médecins de ce pays, j'en ai la certitude, résisteront toujours aux pressions qui seront faites du dedans ou du dehors pour altérer les hautes normes d\u2019enseignement et d\u2019exercice de la médecine qu\u2019ils ont établies depuis si longtemps.2.Moyens à fournir.L'établissement des moyens et des services qui permettront au médecin d\u2019accorder à ses clients le genre de traitement que sa for- 1122 mation lui permet d\u2019administrer, constitue un deuxième problème.A la suite des progrès de la médecine, le médecin compte de plus en plus, pour l\u2019assister dans son travail, sur les aménagements et les services des hôpitaux, des laboratoires, de diagnostic et autres.C\u2019est là un domaine où les gouvernements peuvent aider \u2014 d\u2019une manière très tangible et concrète.Et les gouvernements fournissent une aide très importante.Depuis l\u2019inauguration du Programme national d\u2019hygiéne, les 100 millions de dollars, en chiffres ronds, que le Gouvernement fédéral a dépensés afin d\u2019assister des projets sanitaires provinciaux et locaux, constituent un placement direct dans la santé de la population canadienne.Mais ces millions ont également consolidé, et d\u2019une manière incommensurable, les services auxquels le médecin privé, dans l\u2019exercice de sa profession, est obligé de recourir.Je donnerai des exemples à ce sujet un peu plus tard.3.Liberté professionnelle.L\u2019un des traits caractéristiques de la démocratie, c\u2019est la mesure de liberté professionnelle qu\u2019elle rend possible.Ici au Canada, je suis fier de le dire, nos médecins, nos dentistes, nos avocats et nos autres professionnels ne sont pas gênés par des restrictions rigides imposées par l\u2019Etat, autres que les sauvegardes normales sociales qui intéressent et protègent tout citoyen.Je puis vous assurer que le Gouvernement actuel n\u2019entreprendra jamais rien qui soit de nature à étouffer ou à détruire la liberté du médecin.Les seules limitations imposées à la liberté professionnelle sont ces considérations morales dictées par la conscience et par la tradition professionnelle, et que chaque médecin, à l\u2019instar d\u2019Hippocrate, accepte comme faisant partie de sa responsabilité.4.Rapports entre médecin et client.Le quatrième problème se pose ainsi: la profession médicale doit faire en sorte de ne pas permettre qu\u2019on élève des obstacles entre le médecin et le malade.Il est naturel que les médecins ne tiennent pas à ce que quoi MARTIN: RÉALISATIONS SANITAIRES AU CANADA L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 que ce soit, dans notre société en évolution, vienne s\u2019interposer entre eux et les bons soins à donner à leurs malades.C\u2019est avec raison qu\u2019ils insistent pour que nul changement dans notre système de soins de santé ne vienne déranger les rapports traditionnels entre le médecin et ses clients.Mais tout le monde constate que les services médicaux, à mesure qu\u2019ils s\u2019améliorent, deviennent de plus en plus coûteux.Plus les soins médicaux s\u2019améliorent, plus leur coût dépasse les moyens des familles à revenu modique.Nous ne voulons pas voir de barrières s\u2019interposer entre le médecin et le malade, car il n\u2019en résulterait qu\u2019une diminution de la compétence du médecin, et le malade finirait inévitablement par en souffrir.Mais nous ne pouvons pas non plus nous cacher qu\u2019il existe déjà une telle barrière, soit l\u2019incapacité croissante de nombreuses familles à se procurer les, soins médicaux dont elles ont besoin.L\u2019élaboration d\u2019une méthode de répartition des frais de maladie d\u2019une façon équitable et sensée qui s\u2019accorde avec nos traditions constitutionnelles et professionnelles est une question que le Gouvernement étudie constamment et avec soin.A mon sens, c\u2019est un problème auquel devraient s\u2019intéresser tous les membres de la profession médicale, car, dans toutes les questions d\u2019hygiène, le médecin devrait être à la tête des artisans du progrès.Il est réconfortant de savoir que l\u2019Association médicale canadienne accorde à ces questions primordiales toute l\u2019attention que, de toute évidence, elles méritent.9 \u2014 LES SUBVENTIONS FÉDÉRALES AMÉLIORENT LES AMÉNAGEMENTS SANITAIRES Je faisais allusion, il y a un instant, à l\u2019importance qu\u2019il y a de donner de l\u2019expansion aux services et aux aménagements sanitaires, de façon que les médecins puissent, le plus possible, mettre à profit leur habileté et leurs connaissances professionnelles.Les gouvernements provinciaux, les organismes de bienfai- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 sance et les praticiens eux-mêmes ont déjà beaucoup accompli dans ce sens.Afin de renforcer ces efforts, l\u2019un des principaux buts du Programme national d\u2019hygiène du Gouvernement fédéral a été de faire en sorte que le médecin puisse servir ses malades le plus efficacement possible.Sous l\u2019impulsion des subventions fédérales à l\u2019hygiène, le Canada a accompli plus de progrès depuis cing ans, qu\u2019en toute autre période de son histoire, dans Uamélioration de ses services de santé.En stimulant, par le moyen de contributions, l\u2019érection de nouveaux hôpitaux; en établissant de nouvelles cliniques et de nouveaux services; en facilitant la formation d\u2019hygiénistes spécialisés; en fournissant aux départements d\u2019hygiène provinciaux et locaux les moyens d\u2019employer du personnel professionnel requis; et en accélérant les travaux de recherches, nous nous sommes efforcés de combler les lacunes des programmes existants et de multiplier les services de santé dans tout le pays et sur une base plus équitable.Permettez-moi de vous donner quelques exemples d\u2019avantages directs que ce programme fédéral a valus à la profession médicale.a) Accroissement des aménagements hospitaliers.Parmi les conséquences du Programme national d\u2019hygiène, peut-être la plus spectaculaire et la plus facile à apprécier a été le fort élan qu\u2019il a donné à la construction d\u2019hôpitaux.Point n\u2019est besoin de souligner l\u2019importance d\u2019aménagements hospitaliers suffisants pour le praticien, en particulier dans les régions les moins populeuses.Dans l\u2019exercice moderne de la médecine, les talents spéciaux du médecin ne peuvent se faire pleinement valoir en l\u2019absence de services hospitaliers appropriés.Depuis 1948, les deniers fédéraux dépensés.ou affectés à divers projets approuvés, en vertu de la Subvention à la construction d\u2019hôpitaux, ont presque atteint la somme de 57 millions.Cette somme correspond à un ac- MARTIN: RÉALISATIONS SANITAIRES AU CANADA 1123 croissement des aménagements d\u2019hospitalisation, s\u2019établissant à près de 47 000 lits; de 5900 couchettes additionnelles pour enfants; et de 5 700 lits supplémentaires dans des résidences d\u2019infirmières.Vu l\u2019importance grandissante accordée à la médecine préventive, la remarquable expansion donnée aux services de laboratoire et aux cliniques des hôpitaux par le moyen de subventions, intéresse tout particulièrement les médecins.On se rappellera que ce n\u2019est pas simplement un programme fédéral, mais plutôt une grande entreprise en collaboration.La contribution fédérale n\u2019a servi qu\u2019à renforcer et à appuyer les efforts et les initiatives des provinces et des municipalités.b) Grande multiplication des travaux de recherche en médecine et en hygiène publique.Pour régler définitivement nombre de ses problèmes, le praticien doit attendre les progrès de la recherche.Des hommes tels que Banting, Best, Collip, Selyé et bien d\u2019autres savants canadiens de la médecine se sont acquis une renommée mondiale par leurs travaux de recherche.Bien que les grandes fondations de recherche, les gouvernements pro- vineiaux, l\u2019industrie privée, les organismes sanitaires bénévoles et les universités aient produit, d\u2019année en année, d\u2019impressionnantes réalisations, le fait saillant de la recherche en hygiène publique, de nos jours, c\u2019est la considération et l\u2019appui croissants que lui accorde le Gouvernement fédéral.Depuis quelques années déjà, un certain nombre d\u2019organismes fédéraux, y compris le Conseil national des recherches, l\u2019Office des recherches de la défense et le ministère des Affaires des anciens combattants, ont fait preuve de beaucoup d\u2019activité dans ce domaine.Au cours des cinq dernières années, les travaux de recherche se sont multipliés de façon remarquable dans plusieurs branches de la médecine et de l\u2019hygiène publique, grâce aux fonds supplémentaires accordés à cette fin 1124 par le Programme national d'hygiène et en provenance d\u2019autres sources fédérales.Ce programme a permis d\u2019appuyer plus de 200 importants projets de recherche en hygiène présentement en cours.D'importantes études ont porté sur les propriétés, l\u2019utilisation et la production de l\u2019ACTH et de la cortisone, D\u2019autres projets dignes d\u2019attention comprennent une étude de la préparation de gamma- globuline pour le traitement de la poliomyélite et un certain nombre de travaux sur la cause et le traitement de 1a tuberculose, du cancer et des maladies mentales.Plusieurs de ces travaux de recherche servent aussi utilement à des fins d\u2019enseignement.L\u2019appui global accordé par les organismes fédéraux aux initiatives de recherche du Canada en matière d\u2019hygiène atteint maintenant la somme de trois millions de dollars par année.c) Services spéciaux de santé.Afin de résoudre certains problèmes sanitaires spéciaux, tels que le cancer, la tuberculose et les maladies mentales, le Programme national d\u2019hygiène a contribué à l\u2019établissement de nouveaux services et à l\u2019expansion des services déjà existants.Ayant maintenant à sa disposition de meilleures facilités de diagnostic, de traitement et de réadaptation dans ces domaines spécialisés, le praticien peut travailler avec plus de confiance que jamais auparavant.Ces services facilitent le contact précoce entre le médecin et le malade, alors que le traitement et la guérison ont le plus de chances d\u2019être couronnés de succès.Ainsi, des deniers fédéraux au montant de plus de $7,800,000 ont déjà été affectés à la lutte contre le cancer.Comme il s\u2019agissait d\u2019une subvention bilatérale, les provinces en ont dépensé autant et même plus.Pour lutter contre la tuberculose, on a organisé 21 nouvelles cliniques mobiles et, dans tout le pays, un programme d\u2019examens radiographiques des poumons lors de l\u2019admission à l\u2019hôpital, afin de découvrir les cas au début, alors qu\u2019ils sont encore curables.Pour ce qui précède et afin de fournir une plus MARTIN: RÉALISATIONS SANITAIRES AU CANADA L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 grande quantité de matériel scientifique et d'aménagements de chirurgie, et en vue d'appuyer la réadaptation, une- somme de $5,560,000 a été dépensée.L\u2019immunisation au B.C.G.de 500 000 enfants; la dépense de plus de $2,270,000 affectés aux drogues et aux traitements; l\u2019amélioration des soins au sanatorium, ont tous été des facteurs d'importance capitale qui ont aidé à faire baisser le taux de mortalité par tuberculose au Canada, taux qui a été réduit de moitié depuis cinq ans.Dans le domaine de l\u2019hygiène mentale, tous les horizons se sont sensiblement élargis depuis cing ans.Dans ce domaine encore, il y a maintenant 77 cliniques d'hygiène mentale au Canada, dont la plupart sont appuyées en tout ou en partie par la subvention fédérale à l'hygiène mentale.En 1948, il n\u2019y avait que 17 de ces cliniques au pays.On a formé un grand nombre de préposés à l\u2019hygiène mentale.Dans chaque province, on a amélioré le soin et le traitement donnés dans les hôpitaux pour affections mentales.Le Programme national d\u2019hygiène a contribué pour une grande part à faire de quelques-uns des établissements pour affections mentales au Canada des modèles du genre sur le continent.Ainsi, des subventions fédérales dépassant le demi-million de dollars ont été approuvées à l\u2019égard de l\u2019hôpital pour affections mentales de Selkirk, dans cette province, hôpital qui a mérité tout dernièrement la plus haute citation que pouvait décerner l\u2019American Psychiatric Association a l\u2019égard de réalisations dans le domaine du service des hôpitaux pour affections mentales.3.\u2014 NOUVELLE SUBVENTION AUX SERVICES DE LABORATOIRE ET DE RADIOLOGIE Les praticiens de tout le Canada ont appris avec grand intérêt la nouvelle de la subvention aux services de laboratoire et de radiologie, que j'ai annoncée le mois dernier comme partie d\u2019une triple expansion du Programme national d'hygiène.Le but de cette nouvelle subvention est de fournir aux provinces un plus grand appui dans le développement de leurs aména- L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 gements et services, afin d\u2019aider les médecins à poser un diagnostic prompt et exact de la maladie et des mauvais états de santé.Je n\u2019ai pas besoïn de répéter aux membres de ce groupe l'importance qu\u2019il y a de fournir de plus grands aménagements de radiologie, de laboratoire et autres services diagnostiques, afin que les praticiens soient en mesure de se rendre le plus utiles aux gens qui sont confiés à leurs soins.Chaque médecin sait bien que bon nombre de ces aménagements spécialisés sont coûteux et d\u2019une nature hautement technique, et qu\u2019ils ne peuvent pas aisément être fournis par le praticien lui-même.Un problème de vieille date qui a déjà confronté chaque médecin, c\u2019est la nécessité de trouver une place dans un hôpital pour un client dont l\u2019état ne réclame pas l\u2019hospitalisation, simplement parce qu\u2019il n\u2019y a pas ailleurs d\u2019aménagements pour établir le diagnostic.Nous entretenons l\u2019espoir que cette subvention aidera à multiplier les aménagements et services de laboratoire et de radiologie pour le diagnostic de la maladie, hors de l\u2019hôpital ou dans les cliniques hospitalières pour malades externes.De la sorte, cette subvention sera hautement utile tant au médecin qu\u2019au client.La Subvention aux services de radiologie et de laboratoire a un autre objectif qui consiste à favoriser une meilleure répartition des médecins, des spécialistes et d\u2019autres préposés aux soins médicaux dans tout le pays.J\u2019ai la conviction que tous les membres de l\u2019Association médicale du Canada se rendent compte que l\u2019une des principales raisons pour lesquelles il n\u2019y a pas plus de médecins qui s\u2019établissent dans certaines régions du Canada, c\u2019est qu\u2019on y manque souvent d\u2019aménagements pour exercer le genre de médecine qui s\u2019enseigne de nos jours dans les écoles de médecine.La seule façon de remédier à cet état de choses consiste à accroître judicieusement les aménagements et services de laboratoire, de radiologie et autres moyens de diagnostic, afin de compléter ceux dont disposent déjà les petits hôpitaux.MARTIN: RÉALISATIONS SANITAIRES AU CANADA 1125 Je me permets de souligner à nouveau l\u2019importance qu\u2019il y a de maintenir, dans toutes ces initiatives, les relations personnelles entre médecin et client.Pas plus cette nouvelle subvention que tout autre plan fédéral d\u2019hygiène ne comporte l\u2019idée d\u2019enrégimenter ou de centraliser les services privés de soins médicaux.La fin réelle de cette subvention consiste à permettre au médecin privé de mieux servir ses clients.Si elle y réussit, la subvention contribuera à mettre à la portée de toute la population du Canada les plus récentes techniques de la science médicale.4.\u2014 ROLE DE PREMIER PLAN DE LA PROFESSION MEDICALE Le Programme national d\u2019hygiéne a eu pour effet de poser des bases stables au progrès de l\u2019avenir.Grâce à ces subventions, nous nous sommes mieux renseignés sur nos besoins sanitaires; nous avons accru nos aménagements et notre matériel sanitaires; nous avons pu embaucher des milliers de nouveaux préposés à la santé dont nous avions grand besoin et assurer une formation à des milliers d\u2019autres; et nous avons grandement accéléré le travail de recherche.Toutes ces initiatives intéressent le médecin et étendent de façon notable l\u2019envergure de son champ d\u2019action.Bien que l'initiative gouvernementale ait son importance, une bonne part du mérite pour le progrès sans précédent réalisé ces dernières années dans le domaine de l\u2019hygiène doit être accordée sans hésitation à l\u2019éminente profession médicale du Canada.Nos services sanitaires reposent solidement sur les bases que les médecins et les membres des autres professions du domaine de l\u2019hygiène ont si fermement établies.Les gouvernements ont fourni l\u2019appui nécessaire dans certaines sphères d\u2019activité, mais ils ne peuvent jamais se substituer à l\u2019enthousiasme et à la compétence de l\u2019initiative sanitaire privée.La fin de tout programme gouvernemental d'hygiène devrait consister à appuyer, et non à supplanter, le travail des personnes dont relève l\u2019hygiène de la façon la plus immédiate. 1126 En contribuant à assurer un meilleur état de santé à ses citoyens, tout gouvernement doit demander à la profession médicale de fournir les chefs de file.Sans votre confiance et votre collaboration, il n\u2019est pas de nouveau programme d\u2019hygiéne qui ait des chances de succès.Je suis heureux d\u2019ajouter que, dès le début, l\u2019Association médicale canadienne, ses diverses divisions spéciales, et chacun des membres de la profession médicale du Canada nous ont accordé la plus entière et la plus amicale collaboration.Ft c\u2019est tout naturel, car il n\u2019y a pas de raison pour qu\u2019il y ait divergence d\u2019opinion entre deux groupes qui cherchent à atteindre le même objectif, soit d\u2019assurer à la population du Canada les meilleurs soins médicaux possible.Nous entendons beaucoup parler de ce qui s\u2019est fait ou se fait présentement ailleurs dans le domaine de l\u2019hygiène.Maintenant, d\u2019autres pays commencent à entendre parler de ce que nous accomplissons au Canada! À la Chambre des communes, j'ai récemment cité une éminente autorité médicale des Etats-Unis, le docteur J.H.Means, professeur de médecine à l\u2019université Harvard depuis plusieurs années.Voici un commentaire qu\u201d\u2019l faisait dans le périodique The Atlantic Monthly, sur la récente expansion de notre programme fédéral d\u2019hygiéne: «Il semble que la recherche, à l\u2019échelle nationale, de meilleurs moyens de mettre la bonne santé à la portée de tout le monde, surtout en ce qui regarde le rôle à jouer par le gouvernement, se manifeste beaucoup plus au Canada que dans notre pays.» 5.\u2014 L\u2019ÉVOLUTION DU PROGRÈS SANITAIRE AU CANADA En ce qui regarde notre organisation sanitaire, le Canada n\u2019a pas cherché à copier quelque autre pays.Nous étudions les programmes des autres pays; nous bénéficions de leur expérience; nous essayons d\u2019éviter leurs erreurs.Mais, en dernière analyse, nous devons tracer notre propre chemin, à la lumière de nos conditions et besoins particuliers.Ce à quoi nous tendons, c\u2019est d\u2019édifier un MARTIN: RÉALISATIONS SANITAIRES AU CANADA L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 solide réseau de services sanitaires qui préserveront les rapports traditionnels entre médecins et malades; qui permettront aux individus d'arrêter leur choix avec le plus de liberté possible, et qui maintiendront l'équilibre constitutionnel des obligations gouvernementales.Il va sans dire que nous devons toujours tenir compte de l\u2019aptitude des individus et de la nation à se charger d\u2019un nouveau fardeau.Le développement de notre programme d'hygiène s\u2019est poursuivi graduellement, avec le sens des responsabilités, toujours en deçà des limites de nos moyens.Il est vrai que l\u2019on rencontre certaines gens qui voudraient nous précipiter la tête la première à la poursuite de programmes téméraires et irréfléchis, sans se soucier aucunement des vues de la profession médicale ni des vœux exprimés par les gouvernements provinciaux.À mon avis, la manière dont nous avons abordé ce problème, c\u2019est-à-dire d\u2019une façon raisonnable et sensée, non seulement tient compte de nos traditions, de nos coutumes et de nos moyens financiers, mais elle apparaîtra à la longue comme la ligne de conduite la plus sage.Je suis sûr que, dans les années à venir, quand nous jetterons un coup d\u2019œil en arrière sur le développement du Programme national d'hygiène du Canada, quand les difficultés et les obstacles auront presque tous été surmontés, que les meilleurs soins de santé seront plus facilement accessibles à tous, nous reconnaîtrons la sagesse dont nous avons fait preuve, au Canada, en abordant ce problème avec persévérance, esprit de suite et dynamisme.Le Canada a profité de l\u2019expérience des pays qu\u2019un enthousiasme irréfléchi, une élaboration incomplète ou même l\u2019opportunisme politique ont induits à prendre, dans le domaine sanitaire, des mesures précipitées et insuffisamment mûries.Par-dessus tout, nous voulons maintenir bien vivantes en ce pays les valeurs immatérielles qui assurent le progrès de la médecine, à savoir la liberté professionnelle, de hautes normes de compétence et le penchant infaillible qui porte le médecin à servir d\u2019une façon désintéressée. LA SANTÉ DE L\u2019ÉCOLIER ! G.CHAREST, M.P.H., Surintendant, Division des maladies contagieuses, Service de Santé de Montréal.En ce qui concerne les nouveaux venus à l\u2019école, il faut d\u2019abord qu\u2019ils soient vaccinés contre la variole.Cette vaccination est obligatoire dans la province de Québec et ici même à Montréal, le règlement no 324 est encore plus explicite à ce sujet et oblige, en plus des parents, les directeurs et directrices des écoles, collèges et couvents, à exiger avant l\u2019admission de tout nouvel élève qu\u2019il soit pourvu d\u2019un certificat de vaccination efficace.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019insister sur les bienfaits d\u2019une telle mesure car il y a déjà 35 ans que le dernier décès dû à cette maladie a été enregistré à Montréal.La variole a donc été bannie et tenue en échec mais cela grâce à une surve:llance vigilante et à l\u2019application rigoureuse de la législation.Notre tâche est cependant facilitée par la compréhension toujours plus grande témoignée par les parents eux-mêmes.Durant le mois d\u2019août, les consultations municipales sont ouvertes à cette fin, soit l\u2019avant- midi ou l\u2019après-midi: une liste détaillée de l\u2019endroit de chacune des consultations et des heures de bureau est publiée dans les journaux._ De plus, les médecins praticiens sont toujours a la disposition des parents pour pratiquer la vaccination contre la variole car le vaccin est fourni par le Service de santé et ils peuvent s\u2019en procurer dans les neuf centres sanitaires de même qu\u2019au bureau de la division des maladies contagieuses, dans l\u2019annexe de l\u2019hôtel de ville, 775 rue Gosford.Il est également recommandé lors de l\u2019entrée à l\u2019école de ces nouveaux venus, de leur faire donner une dose de rappel du vaccin contre la diphtérie et la coqueluche.Cela suppose évidemment qu\u2019ils ont été immunisés précé- 1.Causerie prononcée à l\u2019émission « Tribune des Conférenciers au Quart d\u2019heure de Concordia », au poste CKAC, le mardi 11 août 1953, à 10.30 p.m.demment en bas âge et qu\u2019ils ont reçu les trois injections recommandées pour les protéger contre ces maladies.L\u2019enfant peut donc recevoir la dose de rappel contre la diphtérie et la coqueluche en même temps qu\u2019il est vacciné contre la variole c\u2019est-à-dire durant la même visite soit à la consultation, soit chez le médecin praticien car la réaction vaccinale ne commence à se produire que vers le cinqu'ème jour après l\u2019inoculation, alors que la dose de rappel est ordinairement inoffensive ou ne donne qu\u2019une réaction légère dans les 24 premières heures.Il y a cependant un certain nombre d\u2019enfants qui arrivent à l\u2019école, sans avoir été immunisés et c\u2019est parmi eux que surviennent des cas de diphtérie souvent mortels: quelques parents s'opposent, prétextant qu\u2019eux-mêmes n\u2019ayant pas été immunisés durant leur enfance, ils n\u2019ont pas contracté la maladie.C\u2019est un risque grave qu\u2019ils laissent peser sur la vie de leurs enfants car la diphtérie frappe ses victimes dans tous les milieux et davantage dans les endroits surpeuplés.Il faut donc que ces enfants non protégés reçoivent les trois injections contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos et cela le plus tôt possible.Depuis le début de l\u2019année 1953, seulement 3 cas de diphtérie ont été rapportés à la division des maladies contagieuses et il n\u2019est survenu aucun décès à date.Il est à espérer que, pour la première fois, nous pourrons réaliser l\u2019objectif convoité depuis si longtemps d\u2019avoir une absence complète de mortalité par diphtérie durant une année ent:ère: il y aura 25 ans le mois prochain que la prévention de la diphtérie par l\u2019emploi de l\u2019anatoxine de Ramon a été préconisée et appliquée par le Service de santé de la Ville de Montréal.Le vaccin contre la coqueluche n\u2019a été employé que depuis le mois de septembre 1944, mais son emploi ne nécessite pas d\u2019injections 1128 supplémentaires car il est associé à celui de la diphtérie.Cette année, il y eut à date 674 cas de coqueluche rapportés et 5 décès comparativement à 737 cas et 1 seul décès durant la même période en 1952.La coqueluche n\u2019a pas la même gravité chez l\u2019enfant d\u2019Âge scolaire que chez le nourrisson car 70% des décès surviennent avant l\u2019âge d\u2019un an mais cependant la durée de la maladie qui est de 4 à 6 semaines et la coïncidence d\u2019une grippe ou bronchite aiguë durant les mois d\u2019hiver nécessitent souvent une longue convalescence.Enfin, depuis le mois de juin 1951, le Service de santé emploie le vaccin trivalent qui contient en plus, un troisième produit biologique qui a été ajouté au vaccin combiné, diphtérie et coqueluche, et protège contre le tétanos.Pendant cette visite que j'ai mentionnée précédemment, les futurs élèves peuvent subir un examen physique complet.La présence de la mère ou du père rassure l\u2019enfant et l\u2019un ou l\u2019autre peut fournir les renseignements nécessaires à la préparation par l\u2019infirmière , de la carte médicale scolaire du futur élève, tels l\u2019énumération des maladies contagieuses que l\u2019enfant a déjà contractées dans le passé, les maladies ou opérations chirurgicales qu\u2019il a subies, ses habitudes alimentaires etc.Cette formalité une fois remplie, le nouvel élève est pesé et mesuré.Il est ensuite amené au médecin qui procède à l\u2019examen du squelette, de la dentition, de l\u2019ouïe et de la vue.Le médecin complète son examen par l\u2019inspection des amygdales, de la perméabilité nasale et par l\u2019auscultation du cœur et des poumons.Les parents se rendront donc compte des déficiences ou défauts physiques que le médecin pourra déceler lors de cet examen.Si l\u2019enfant souffre de carie dentaire qui est si fréquente à cet âge, les parents pourront voir le dentiste ou le conduire à une clinique municipale dentaire.Si l\u2019enfant souffre de dénutrition ou d\u2019obésité, de troubles de l\u2019audition, de la vue, de la CHAREST: SANTE DE L\u2019ECOLIER L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 stature etc., les parents devront consulter leur médecin de famille ou amener l\u2019enfant à la clinique d\u2019un hôpital.D\u2019autres défauts physiques, tels l\u2019hypertrophie des amygdales et les végétations adénoïdes, doivent être traités immédiatement afin que l\u2019enfant puisse faire sa convalescence durant les vacances qui s\u2019achèvent.Quant aux élèves qui retournent à l\u2019école et qui ont subi leur examen physique durant l\u2019année scolaire, les parents ont reçu un feuillet ou avis médical indiquant quels sont les défauts physiques qu\u2019ils doivent faire corriger.Une infirmière du Service de santé s\u2019est présentée au domicile de ces parents pour leur expliquer quels sont les défauts physiques les plus importants dont souffre leur enfant.Il ne me reste plus qu\u2019à vous mentionner que le Service de santé en collaboration avec 1'Institut de Microbiologie de l\u2019Université de Montréal, a entrepris depuis quelques mois, la vaccination contre la tuberculose par le BCG chez les écoliers de Montréal.Après avoir débuté dans les districts Maisonneuve et Rosemont, le travail sera complété dans ce dernier district après l\u2019ouverture des classes et continué dans d\u2019autres districts.Le Service de santé demande aux parents de signer et de retourner la formule de consentement que l\u2019élève apportera à la maison afin que l\u2019équipe volante formée à cette fin puisse procéder sans retard et que la vaccination contre la tuberculose de tous les élèves des écoles primaires soit complétée avant la fin de l\u2019année scolaire 1954-55.Cette vaccination est pratiquée d\u2019une manière presque identique à la vaccination antivariolique en introduisant à travers la peau par de légères scarifications dans la région lombaire, une certaine quantité de vacein contenant le bacille de Calmette-Guérin; une épreuve préliminaire doit établir si l\u2019enfant réagit négativement vis-à-vis le BCG ou à la tuberculine elle-même.Cette initiative a pour but de combattre la tuberculose avec tous les moyens mis à notre disposition: vaccination par le BCG, dépistage précoce par les radiographies de toute la L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 population, traitement des malades et isolement des contagieux en milieu sanatorial.Les progrès réalisés depuis les 15 dernières années à Montréal dans la lutte contre la tuberculose alors que le taux de mortalité par cette maladie est passé de 74,8 à 23,4 par 100 000 de population, représentent une diminution de 69% dans le nombre des décès.Ces succès doivent nous inciter à redoubler d\u2019efforts afin d\u2019atteindre les mêmes résultats déjà obtenus dans d\u2019autres villes du continent nord-américain.D'autre part, les vaccins que j'ai énumérés préservent les enfants contre les maladies contagieuses les plus graves mais certaines autres contre lesquelles nous n\u2019avons aucun agent CHAREST: SANTE DE L\u2019ECOLIER 1129 de prévention, sévissent encore à l\u2019état endémique dans les agglomérations d\u2019enfants surtout d\u2019âge scolaire.C\u2019est pourquoi j'aurai à vous entretenir bientôt d\u2019un autre aspect du programme médical scolaire, celui du contrôle des maladies contagieuses à l\u2019école.Il faut donc retenir que la santé de vos enfants dépend d\u2019un nombre de facteurs tout aussi importants les uns que les autres, tels la prévention des maladies contagieuses majeures, la correction des défauts physiques pour atteindre à un degré complet de développement physique, l\u2019alimentation qui est à la base d\u2019une nutrition et d\u2019une croissance normale, enfin la résistance naturelle à la maladie sous toutes ses formes. VARIÉTÉS 2e ++ LES RAPPORTS DE LA NEUROLOGIE ET DE LA PSYCHIATRIE ETUDE HISTORIQUE Henry HECAEN (Paris) Il peut paraître assez futile actuellement de revenir sur les grands courants d\u2019opinion qui ont marqué les modes de pensée en neurologie et en psychiatrie depuis que ces deux sciences ont acquis droits de cité au cours du XIXe siècle.Les apports actuels de la neurophysiologie comme ceux de l\u2019électroencépha- lographie et de la neuro-chirurgie, le développement de la médecine psychosomatique, l\u2019élaboration de conceptions telles que celles de l\u2019adaptation de Selye ou la cybernétique de Wiener et McCulloch mettent en évidence le verbalisme des thèses et discussions antérieures.Nous croyons cependant qu\u2019il peut être fructueux de remettre en mémoire les opinions soutenues par nos prédécesseurs, de tenter de montrer comment sur le problème des rapports de la neurologie et de la psychiatrie c\u2019est-à-dire en fait sur le plan médical celui des rapports du physique et du moral, ont évolué les idées.Les grands courants de pensée peuvent se retrouver jusqu\u2019à un certain point dans les positions actuelles, et leur étude en dehors de leur intérêt historique intrinsèque peut permettre d\u2019envisager de nouvelles démarches, d\u2019éviter des interprétations imprudentes ou des généralisations hâtives de faits pourtant exacts.Nous tenterons donc, non pas naturellement un historique complet de la question mais l\u2019exposé de quelques-unes des opinions des anciens auteurs.La période moderne sera évoquée par le sommaire des trois grandes conceptions du fonctionnement général du système nerveux et de ses troubles, je veux parler des systèmes de H.Jackson, Von Monakow et de Goldstein.Nous évoquerons ensuite la thèse organo-dynamiste de Henri Ey sans y insister longuement puisque cet auteur l\u2019a certainement développé déjà devant nous.Enfin pour terminer nous rappellerons brièvement les discussions que nous poursuivons avec lui sur ce sujet.Si on suit d\u2019un point de vue historique la genèse de la neurologie et de la psychiatrie en tant qu\u2019entités médicales on se rend compte que les limites entre ces deux sciences ont été depuis toujours mal définies.Si au début du XIXe siècle la question des rapports du physique et du moral est à la base de toutes les discussions, le problème de la folie est le plus souvent posé sous l\u2019angle médical, c\u2019est-à-dire sous la forme des rapports des troubles de l\u2019esprit avec les modifications de l\u2019organisme.On invoque soit un mécanisme extracentral en parlant de « folies sympathiques » (le cerveau n\u2019est jamais affecté par les passions, dit Bichat), soit un mécanisme cérébral.Depuis Gall on tend à admettre que toutes les fonctions psychiques ont un même siège, le cerveau.Mais tandis que pour les locali- sationistes « les circonvolutions doivent être reconnue pour les parties où s\u2019exercent les instincts, les sentiments et les penchants, les talents, les qualités affectives et générales, les formes morales et intellectuelles» (Gall), pour d\u2019autres, avec Flourens, les perturbations de l\u2019intelligence ne répondent pas à des lésions de certains points déterminés du cerveau.À partir de cette époque, grâce aux études expérimentales et à certaines données anatomiques, le système nerveux est conçu comme un centre de régulation des fonctions essentielles de l\u2019organisme.Flourens admet trois L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 propriétés distinctes du système nerveux, l\u2019une de percevoir et de vouloir: l\u2019intelligence, l\u2019autre de recevoir et de transmettre des impressions: la sensibilité; la troisième d\u2019exciter immédiatement la contraction musculaire: l\u2019excitabilité.Nous pourrions croire que du fait de cette division le cadre de ces deux sciences, la neurologie et la psychiatrie, paraisse nettement défini: la neurologie répondant aux modifications du mouvement et de la sensibilité; la psychiatrie répondant aux troubles de l\u2019intelligence.En réalité, déjà Esquirol dans la définition de la folie décrit celle-ci comme une affection cérébrale ordinairement chronique sans fièvre, caractérisée par des désordres de la sensibilité, de l'intelligence, et de la volonté.Moreau de Tours abordant les rapports de la folie et des autres affections du système nerveux admet que, sous quelque rapport qu\u2019on les considère au point de vue lésionnel, la folie et l\u2019idiotie ne diffèrent en rien des autres affections du système nerveux, bien que d\u2019ailleurs, ajoute cet auteur, «nous admettions qu\u2019il n\u2019y a aucun rapprochement a faire quant à la nature des fonctions troublées ».Voici comment nous croyons pouvoir exprimer les tendances de Moreau de Tours sur les problèmes qui vont nous occuper ici.1) Unité du lésionnel et du fonctionnel \u2014 Au point de vue des conditions anatomo-pa- thologiques, la folie ne diffère en rien des maladies ordinaires.Le fond primordial de la folie réside essentiellement dans une lésion dynamique non fixe, qui, par la persistance, la durée ou la violence de son action finit le plus souvent par donner lieu à un désordre moléculaire fixe, à des lésions matérielles susceptibles d\u2019être vérifiées sur le cadavre.2) Caractère basal essentiel de la folie \u2014 Pour Moreau de Tours chez le maniaque comme chez le monomaniaque, les idées ont un caractère morbide identique; en effet, ce caractère, elles le tirent de l\u2019empire absolu qu\u2019elles exerçent sur le malade, ou pour tenir un langage plus précis, de la transformation du moi, de l\u2019état de rêve auquel elles appar- HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE 1131 tiennent.Que ces idées soient plus ou moins nombreuses ou renfermées dans un cercle plus ou moins étroit, qu\u2019elles se succèdent avec rapidité ou bien qu\u2019elles persistent, tenaces et exclusives, peut faire varier à l'infini leur manifestation extérieure, mais ne change rien à leur nature intrinsèque.3) Le caractère unitaire des troubles nerveux \u2014 «Dans les troubles fonctionnels du cerveau, je ne comprends pas, écrit cet auteur, que l\u2019on puisse voir autre chose que des manifestations pathologiques, variées comme le sont elles-mêmes les diverses fonctions de cet organe, mais qui se confondent toutes à leur origine comme les branches d\u2019un arbre à leur tronc commun ».Moreau de Tours déclare encore «un point sur lequel nous voulons appeler l\u2019attention, c\u2019est cette alternative continuelle de phénomènes purement nerveux (douleurs névralgiques, spasmes, contractions musculaires) et des troubles intellectuels.Il y a là une preuve, bien faite pour dessiller les yeux de moins clairvoyants, de l\u2019inévitable solidarité qui relie les diverses parties du système nerveux, quelque soit l\u2019ordre de fonctions qui leur a été départi: fonctions intellectuelles, sensibilité, motilité, toutes peuvent être atteintes, troublées, perverties, exaltées, amoindries par une seule cause morbide ».4) Le caractère global du fonctionnement de l\u2019organisme \u2014 Moreau de Tours se révolte contre les gens qui se croient fondés à dire: ceci est du corps, ceci est de l\u2019esprit et tracer arbitrairement le cercle, en marquer les limites dans lesquelles l\u2019une et l\u2019autre substance, la matérielle et la spirituelle, doivent agir.« N\u2019est-il pas évident, dit Moreau de Tours, que tout être ayant vie, que le premier de tous les êtres créés, l\u2019homme, nous appartient à nous physiologistes bien mieux qu\u2019à vous philosophes; à nous qui l\u2019étudions dans son entier, dans son tout, un et indivisible, qu\u2019à vous qui ne vous attachez qu\u2019à l\u2019un des côtés de l\u2019être humain, à l\u2019une de ses parties, partie que vous devez désespérer de bien connai- tre jamais, attendu qu\u2019elle n\u2019a d\u2019existence po- 1132 sitive, nous voulons dire saisissable, intelligible, que par sa réunion au tout ».Par contre vers la même époque, Marcé reprenant la classification de Cullen, divise les affections du système nerveux en deux classes: 1°) celles qui reconnaissent pour point de départ un changement matériel dans la structure de l'encéphale et de ses dépendances; 2°) celles qui ne s\u2019accompagnent d\u2019aucune lésion organique appréciable: les névroses.La folie appartient à la fois à ces deux classes.Voici donc à peu près les tendances psychiatriques de cette époque et comment on conçoit les bases de la psychiatrie, quel est son cadre, quelles sont ses limites.La psychiatrie se différencie des autres sciences par son contenu.Elle s\u2019intègre dans le cadre des affections du système nerveux.Dans les affections de ce système on distingue déjà les troubles par lésion en foyer des troubles sans lésion appréciable.Comme méthode d\u2019étude on emploie so*t une méthode anatomo-clinique encore à l\u2019état d\u2019ébauche soit, et le plus souvent conjointement, une méthode d\u2019étude psychologique.La tendance nosologique se base en partie sur les troubles des qualités de l\u2019Âme et dissocie à plaisir, les troubles des qualités élémentaires de l\u2019activité psychique.Mais rapidement contre les classifications simplistes des monomanies se soulèvent la plupart des auteurs.La psychiatrie en tant que science indépendante se sépare du cadre de la médecine générale assez rapidement: 1°) par les caractères particuliers du sujet qu\u2019elle aborde; 2°) pour des raisons d\u2019assistance.La meurologie ne devient une branche à part de la médecine que plus tardivement.On peut dire que ce sont les travaux de Charcot, Vulpian, Westphal et Duchene de Boulogne, qui lui donneront son autonomie.C\u2019est par des méthodes nouvelles, physiologiques, élec- trologiques, anatomo-pathologiques que vont se créer des cadres nosologiques.Ce sont ces cadres qui vont créer de nouveaux systèmes et c\u2019est par eux que, donnant une valeur de HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 causalité au symptôme par rapport à la lésion, créant une dépendance entre le système anatomique et la fonction, la neurologie deviendra une science claire, précise, quasi physico- mathématique, une des branches les plus homogènes de la médecine.Dans la pathologie spinale par exemple, Charcot admet tout un groupe d\u2019affections élémentaires dont la combinaison produit les formes complètes; celles- ci pouvant être à leur tour, à l\u2019aide de l\u2019analyse clinique, décomposées en leurs éléments constituants.Si la neurologie est faite surtout de cadres anatomo-cliniques définis, statiques et souvent irréversibles, le neurologiste de cette époque est loin de se désintéresser des modifications dynamiques comme les appelle Char- cot.Les mêmes lois physiologiques doivent s\u2019appliquer pour lui aux névroses, manifestations dynamiques et aux maladies organiques.Le neurologiste se désintéresse de la genèse des symptômes pour en chercher la cause.C\u2019est moins la structure et le déroulement du syndrome que la séparation en organique et fonctionnel qui est l\u2019objet de ses préoceupa- tions.Ce ne sont point les rapports du physique et du moral qui constituent pour lui un problème mais la séparation du physique et du moral.La séméiologie deviendra avec Ba- binski une étude objective des phénomènes.L'objectif n\u2019est pas seulement l\u2019opposé du sub- Jectif, ou même l\u2019ennemi, mais aussi il prend dans la nouvelle séméiologie un caractère statistique de sa valeur de fixité.Le symptôme devient un signe et sa signification égale lésion.C\u2019est pour cela que ce qui sort des cadres de la clinique objective, ce qui est variable et réversible devient sujet de méfiance.Ce qui échappe à ses cadres porte atteinte au besoin de clarté et de précision du neurologiste, ce n\u2019est point de l\u2019organique, ce n\u2019est point de- l\u2019organisé, c\u2019est en un mot du psychique.La neurologie arrive par ce procédé à une impasse, les cadres deviennent tellement fixes qu\u2019ils fixent la neurologie.On fait du fignolage à l\u2019extérieur d\u2019un édifice dont on ne connaît pas.encore la structuration. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Cette structuration est cependant définie en tant que plan dans les travaux de Jackson et sera exprimée dans les données de la physiologie de l\u2019intégration de Scherrington ainsi que dans les développements cliniques de Head, de Von Monakow et Mourgue.Mais avant d\u2019envisager ces grandes synthèses, voyons comment sont envisagés les problèmes des rapports du physique et du moral sous l\u2019angle précis des rapports de la neurologie et de la psychiatrie.Nous choisirons arbitrairement quelques auteurs qui nous paraissent caractéristiques de l\u2019ambiance particulière et des tendances de leur époque; pour ne point trahir leurs pensées nous suivons d\u2019aussi près que possible leur texte même.Toulouse, Vaschide et Pieron font une séparation nette entre les phénomènes physiologiques et psychiques.Ces auteurs écrivent « de même qu\u2019un phénomène physiologique est dif- férent d\u2019un phénomène physico-chimique par un élément irréductible: la vie, de même un phénomène psychologique est caractérisé par un autre élément irréductible la conscience.Un phénomène physiologique est un phénomène physico-chimique avec en plus: la vie, un phénomène psychique est un phénomène physiologique avec en plus la conscience ».Cette séparation est tellement irréductible que, d\u2019après Jaspers, malgré l\u2019union intime indéniable du corps et de l\u2019âÂme, l\u2019étude des fonctions physiologiques et physiques ne se rencontre jamais.«'Tout se passe, d\u2019après cet auteur, comme si on explorait de deux côtés un continent inconnu, mais les explorateurs ne se rencontrent jamais, ils demeurent séparés par une large étendue impénétrable ».Grasset se révolte contre la tendance de ceux qui parquent les aliénistes et les neurologistes «dans des domaines isolés, séparés par une haute muraille, sans autre ouverture que quelques meurtrières, et par un large fossé sur lequel aucun pont ne permettrait le rapprochement et la collaboration de ces voisins méfiants, qui étaient presque tentés de se considérer comme des rivaux ».Il ne nie pas qu\u2019il n\u2019y ait une différence entre ces deux sciences, HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE 1133 mais c\u2019est la différence qu\u2019il y a entre deux chapitres du même livre, entre deux branches du même arbre, entre deux aspects d\u2019une même grande science.Le système nerveux est un, et l\u2019étude de son fonctionnement et de ses détraquements forment l\u2019objet commun et unique de la psychiatrie et de la neurologie.En tant qu\u2019objet d\u2019étude, cet auteur sépare la neurologie de la psychiatrie.L'objet de la psychiatrie est l'étude des maladies mentales, c\u2019est-à-dire d\u2019une partie de maladies psychiques, de celles qui frappent le psychisme supérieur.(Nous savons que cet auteur admet une hiérarchie des centres psychiques: les centres automatiques inférieurs (polygone d\u2019association des activités psychiques réflexes) et les centres supérieurs \u2014 centre o \u2014 foyer des convergences des associations qui relient la base du polygone de l\u2019automatisme à la personnalité mentale supérieure).L'activité psychique comprend tous les actes corticaux dans lesquels entre de la pensée, de l\u2019intellectualité, du psychisme à un degré quelconque.L'activité mentale de nature plus élevée, ne comprend que les phénomènes psychiques supérieurs.Tout ce qui est mental est psychique.Tout ce qui est psychique n\u2019est pas nécessairement mental.Nous voyons que cette conception de Grasset, quoique floue quant aux termes et imprécise quant aux cadres, tend à séparer les phénomènes élémentaires des phénomènes de synthèse et admet une hiérarchie de niveau.Dans l\u2019œuvre de P.Janet s\u2019est affirmée, particulièrement à partir des problèmes des rapports des névroses et des maladies organiques, une conception fortement hiérarchisée des fonctions nerveuses.Dans son livre sur la névrose, P.Janet entreprenant de répondre à la question « qu\u2019est-ce qu\u2019une névrose » souligne d\u2019abord l\u2019inexactitude des réponses qui ont été jusque là suggérées.Ce groupe de maladies, fait-il remarquer d\u2019abord, fut pendant longtemps le tiroir commode pour y classer les faits ayant un caractère d\u2019extraordinaire et d\u2019incompréhensible.Puis on tendit à trouver l\u2019unité de ce groupe d\u2019affections du système nerveux dans l\u2019absence de lésions anatom1- 1134 quement appréciables et P.Janet d\u2019insister sur ce que « déclarer que l\u2019unité de la classe des névroses ne repose que sur notre ignorance de la 1ésion c\u2019est admettre en réalité que cette unité n\u2019existe pas et que ce groupement de symptômes dépend uniquement du hasard, d\u2019une ignorance égale pour tous ».Cette unité, d\u2019autres pensent la trouver, notamment Dubois de Berne, dans l\u2019intervention de l'esprit, des représentations mentales dans tous leurs symptômes.Mais, tout en reconnaissant la grande valeur de cette définition des phénomènes névrotiques, P.Janet précise que l'isolement des névroses ne peut se faire totalement sur cette base car dans bien d\u2019autres maladies les phénomènes psychologiques jouent un grand rôle; d\u2019autre part il se refuse à suivre Dubois lorsque celui-ci croit pouvoir spécifier le caractère des névroses par la priorité des troubles psychologiques qui créeraient secondairement les désordres fonctionnels.Après cet exposé critique des théories envisagées, P.Janet présente ensuite sa propre conception.Elle postule un mode de penser non anatomique mais phychologique.Nous devons « avoir toujours présent à l\u2019esprit la considération des fonctions beaucoup plus que la considération des organes », car les troubles névropathiques portent toujours sur des fonctions, sur des systèmes d\u2019opérations et non pas isolément sur un organe ».Mais dans ces fonctions Janet reconnaît la nécessité de distinguer « diverses parties hiérarchiquement superposées ».Les fonctions très anciennes contiennent des parties très faciles, assurées par des organes distincts et spécialisés, mais dans toute fonction existent des parties supérieures qui consistent dans l\u2019adaptation de ces fonctions à des circonstances plus récentes.Enfin il reconnaît à chaque fonction une partie encore plus élevée « c\u2019est celle qui consiste dans son adaptation à la circonstance particulière qui existe au moment présent, au moment où nous devons l\u2019employer, dans l\u2019adaptation plus ou moins complète à l\u2019ensemble des phénomènes extérieurs et intérieurs dans lesquels nous sommes pla- HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 cés à ce moment même » et P.Janet d\u2019insister sur ce que cette partie toute supérieure de chaque fonction, à l\u2019encontre des parties inférieures stabilisées depuis longtemps, se transforme incessamment.«Dans les parties qui président à ces actes (opération de volonté présente, perception de la réalité changeante, formation des croyances), le cerveau ne fonctionne pas seulement comme le cœur qui se borne à mettre en œuvre un organe déjà construit, il se forme lui-même continuellement.Jusqu\u2019au dernier jour de la vie le cerveau continue l\u2019évolution embryonnaire, et la conscience manifeste de cette évolution ».Et Janet conclut: « les névroses sont des troubles ou des arrêts de cette évolution ».Puisqu\u2019elles portent sur la partie supérieure des fonctions, on ne s\u2019étonnera pas de ne pas trouver de lésion dans un organe déterminé, les parties stabilisées de la fonction sont intactes, ce qui est perturbé c\u2019est son développement.Le symptôme névrotique reste un fait biologique qui ne peut se produire sans modifications de l\u2019activité cérébrale mais celles-ci ne résultent pas de lésions d\u2019une zone précise du système nerveux mais sont déterminées par des « lésions portant souvent sur des organes éloignés et déterminant par contre-coup l\u2019arrêt de l\u2019évolution de la fonction ».Henri Ey en 1938 analysant l\u2019œuvre de P.Janet sur ce point, précise qu\u2019on peut admettre qu\u2019une telle conception des névroses par rapport aux maladies dites organiques rejoint celle de H.Jackson des dissolutions locales et uniformes des fonctions nerveuses.Certes l\u2019organicisme foncier est le même, ainsi que la notion de fonctions hiérarchisées, mais il est à remarquer que Janet insiste aussi sur le fait que les névroses, troubles de l\u2019évolution des fonctions sans détérioration de leurs parties anciennes se distinguent des troubles psychologiques non névropathiques où existe cette détérioration des mécanismes psychologiques anciennement organisés et assez stables.La distinction de Janet ne porte donc pas entre neurologie et psychiatrie mais bien entre névroses d\u2019une part et démences et faits neurologiques d\u2019autre part. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Le point de vue ontogénique de l\u2019évolution des fonctions se trouve dars la conception de Dupré.D\u2019après cet auteur, l\u2019édifice psychique représente bien, de sa base au sommet, une œuvre continue et un système dont toutes les parties sont étroitement solidaires.Comme tous les monuments, l\u2019édifice psychique ne doit son équilibre qu\u2019à la stabilité de ses fondations représentées par les principaux centres cérébraux, et son existence même, qu\u2019aux matériaux issus du sol sur lequel il repose.Le sol en l\u2019espèce -est l\u2019organisme, dont l\u2019encéphale n\u2019est que la représentation résumée, condensée et hiérarchisée.La fusion de ces énergies sensitivo-motrices, sensorielles, cénesthésiques, a pour résultat des combinaisons d\u2019images, de représentations et de tendances qui s\u2019organisent en états intellectuels affectifs et moteurs de plus en plus complexes.De la réaction réciproque des uns sur les autres de ces produits déjà très élevés dé l\u2019activité cérébrale, résultent les idées, les sentiments et les actes; enfin, le langage, en substituant la notion symbolique à la représentation concrète des états psychiques, en facilitant la fixation, le jeu réciproque, l\u2019_échange et la combinaison des processus psychiques, en introduisant l\u2019abstraction dans l\u2019activité mentale est intervenu au cours du développement psychogénétique à la fois comme le résultat d\u2019une évolution mentale déjà très avancée, et comme l\u2019instrument du progrès indéfini de la pensée.L\u2019inégalité du développement ontogénique des divers étages anatomo-physiologiques de l\u2019encéphale est une des raisons qui avec tant d\u2019autres, expliquent pourquoi, comparée à l\u2019anatomie neurologique proprement dite, l\u2019anatomie psychologique soit si pauvre en documents et si incertaine dans ses conclusions.Les territoires cérébraux dévolus aux fonctions sen- sitivo-motrices et sensorielles sont en raison même de leur ancienneté fonct'onnelle fixes ct comme stéréotypés dans le siège anatomique et les connections physiologiques de leur activité.Si cette spécialisation est relativement récente, comme pour les zones du langage comparées HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE 1135 aux zones de l\u2019activité motrice et sensorielle, les localisations sont déjà moins fixes et moins nettement arrêtées.Si l\u2019on s\u2019élève encore dans la hiérarchie des fonctions cérébrales supérieures, on aborde un ordre d'activité plus élevée, tardivement apparue dans l\u2019évolution fonctionnelle du cerveau et par conséquent d\u2019organisation récente, celui des opérations psychiques les plus hautes et les plus complexes de la vie affective et intellectuelle.La fonction est encore trop récente dans le temps pour s\u2019être constitué un organe dans l\u2019espace.Le psychique, produit de synthèse, naît de l\u2019association synergique d\u2019activités cérébrales, d\u2019ailleurs inégales mais multiples; aucune de ses composantes n\u2019est indispensable à l\u2019intégrité de la résultante.Toute atteinte à l\u2019un des éléments originels de ce complexus, trouble et diminue l\u2019activité psychique, dans une mesure proportionnelle à l\u2019étendue de la lésion et à l\u2019importance du centre lésé.Comme la lumière blanche dans le spectre, comme la symphonie dans un orchestre, l\u2019intelligence dans l\u2019encéphale a ses origines et son siège partout, et son centre nulle part.Nous voyons donc qu'\u2019ici et là ces questions avaient été l\u2019objet de réflexions des cliniciens mais ce n\u2019est que dans les vastes systèmes de Hughlings Jackson, de Von Monakow et Mourgue, de Golstein, que les rapports de la neurologie et de la psychiatrie seront abordés dans toute leur ampleur au sein d\u2019une théorie complète du fonctionnement du système nerveux.C\u2019est surtout dans ses conférences de 1884 que H.Jackson aborde ce problème.Se défen- dans des critiques de matérialisme qui ont été faites à la doctrine Spencérienne, il dit avec Spencer qu\u2019il existe un parallélisme entre une certaine évolution physique et l\u2019évolution psychique correspondante.Si quelqu\u2019un, dit Jackson, désire être entièrement matérialiste en ce qui concerne la matière, le système nerveux, qu\u2019il ne soit pas matérialiste en ce qui concerne l\u2019esprit, lequel n\u2019a rien de matériel.L\u2019homme possède un esprit et un corps.Au point de vue physique l\u2019homme est un méca- 1136 nisme sensorio-moteur.Les symptômes mentaux d\u2019une maladie de l\u2019hémisphère sont (du côté physique) semblables fondamentalement à l'hémiplégie, à la chorée et aux convulsions.Ils sont tous en rapport avec un déficit où un déroulement désordonné sensorio-moteur.Traitant des rapports entre la conscience et les états nerveux, Jackson établit 1°) que les états de conscience (ou états mentaux) sont entièrement différents des états nerveux; 2°) que ces deux états se produisent simultanément, pour chaque état mental, il existe un état nerveux correspondant; 3°) que, quoique les deux états se produisent parallèlement, il n'existe entre les deux, aucune interférence.Ainsi l\u2019image visuelle, état purement mental, se produit parallèlement aux activités des chaînons les plus haut situés de la chaîne physique.Se développant en même temps, et non grâce à ces activités, l\u2019image visuelle peut être considérée comme en dehors de ces chaînons.Il soutient aussi que les états matériels ne peuvent s'expliquer par les états psychiques.Il développe cette idée dans la démonstration de l\u2019origine paralytique de l\u2019immobilité post- épileptique.Celle-ci n\u2019est pas due d\u2019après Jackson à la perte de la conscience, mais comme il attribue ce qui est physique au physique elle est due à une paralysie totale.Le point de vue de l\u2019évolution permet cependant de classer les affections du système nerveux dans une série allant depuis l\u2019atrophie musculaire progressive jusqu\u2019à l\u2019aliénation mentale.Si nous considérons, dit Jackson, l\u2019aliénation mentale comme une simple série de phénomènes mentaux, 1l serait absurde de la comparer à l\u2019atrophie musculaire progressive, laquelle représente simplement une série de phénomènes physiques.Mais on ne trouve aucune difficulté si nous acceptons l\u2019aliénation mentale comme une maladie des centres les plus élevés se révélant par une série de phénomènes mentaux.À l\u2019échelon le plus bas nous trouverons l\u2019atrophie musculaire, à l\u2019échelle le plus élevé les troubles des organes du psychique (base physique de la conscience).Les thèses de Jackson témoignent donc d\u2019un HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE L\u2019Union Méd.Ca:ada Tome 82 \u2014 Oct.1953 organicisme foncier, mais nettement dualiste du fait de sa doctrine de la concomitance dans les rapports du physique et du moral.Les eri- tiques de Von Monakow et Mourgue à la théorie de Jackson sont importantes.Tout en admettant le principe de l'intégration en portant cependant certaines restrictions sur la désintégration étagée pure, ces auteurs reprochent à la doctrine Jacksonienne de ne pas faire la différence entre les appareils à exécution immédiate (segment dit métamétrique) et ceux destinés à l\u2019élaboration des excitations dans le temps (cortex).En outre, dans le Jacksonisme le problème de l\u2019instinet n\u2019est pas suffisamment mis en valeur.Jackson néglige également la lutte qu\u2019engage l\u2019organisme pour réparer le dommage qui vient de lui être causé.Von Monakow et Mourgue soulignent au contraire l'importance de ce processus qu\u2019ils nomment « Syneidesis ».Ces mêmes auteurs s\u2019élèvent contre le dualisme de Jackson et par la notion de « Hormé » matrice des instincts, indissolublement lié au protoplasme vivant donnent à leur doctrine un visage essentiellement moniste, quoique résolument vitaliste.Pour Golstein l\u2019organisme doit être considéré comme un réseau ininterrompu qui fone- tionne toujours comme un tout.Si les réactions à un stimulus paraissent liées au fonctionnement de certaines régions, il n\u2019y a là qu\u2019apparence.L\u2019organisme est modifié en totalité, mais «la distribution de l\u2019excitation varie avec les opérations dont il s\u2019agit chaque fois » et les effets apparaissent plus nettement dans tel ou tel domaine.Il existe aussi un « processus dominant » dans ces régions privilégiées tandis que dans les autres zones s\u2019accomplit le processus d\u2019arrière plan » qui lui donne sa tonalité générale.La tâche de l\u2019organisme devant toute stimulation sera d\u2019orienter l\u2019excitation de telle sorte que la «figure » créée par le processus dominant se détache du « fond », résultat de l\u2019activité du reste de l\u2019organisme.Que survienne la maladie, la différenciation du fond et de la figure va disparaître en premier lieu tandis que persisteront des réactions plus globales qui peuvent s\u2019accom- L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 plir malgré la « dédifférenciation figure-fond ».Les réactions aux excitations montreront la perte des attitudes supérieures qui réclament cette différenciation ; aussi les réactions seront- elles plus soumises aux situations extérieures, moins libres.Mais, dit Goldstein, le siège chaque fois différent de la lésion corticale conduit à des tableaux cliniques différents, parce que les diverses régions de l\u2019activité sont plus ou moins touchées par le processus de dédifféren- ciation; chaque localisation entraîne une diminution plus ou moins grande de la fonction fondamentale de différenciation, tant en général que spécialement, selon la situation du foyer pour des opérations liées à telle matière déterminée ».Il faudra aussi se souvenir, pour comprendre les symptômes présentés par les blessés cérébraux, que la maladie, si elle peut diminuer la quantité d\u2019énergie nerveuse disponible totale, augmente surtout la dépense d\u2019énergie dans une fonction donnée.Aussi, beaucoup de troubles apparaissent-ils parce qu\u2019une consommation trop importante d\u2019énergie a été nécessaire pour une tâche.Ce sont les fonctions les plus nécessaires à l\u2019organisme qui seront maintenues aux dépens des autres.Pour atteindre son but, l\u2019organisme utilisera les voies les plus courtes possibles et réclamant une moindre dépense d\u2019énergie; il se créera un milieu rétréci par rapport au milieu normal afin d\u2019éviter les réactions fausses aux demandes du milieu.L'organisme tente ainsi d\u2019éviter l\u2019échec qui déterminerait des « réactions catastrophiques » qui le paralyseraient pour un certain temps, jusque dans les opérations qu\u2019il était encore capable d\u2019exécuter.Même en cas de réaction correcte, on doit se souvenir que le sujet peut n\u2019avoir abouti à la solution que par des voies inhabituelles, des « détours » qui traduiront eux aussi la modification générale de son comportement.* * »* Après cette esquisse rapide des positions centrales de ces trois grandes synthèses biologiques, il nous faut envisager avec plus de dé- HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE 1137 tails comment se posent les rapports de la neurologie et de la psychiatrie, aspect du problème qui nous préoccupe surtout ici.Jackson distingue deux grands groupes de dissolution, les dissolutions locales et les dissolutions générales.« Dans la dissolution générale tout le système nerveux souffre une répression comparativement uniforme.Dans ces cas tout le système nerveux est réduit dans l\u2019ensemble mais tous les centres ne seront pas également affectés.Un agent nocif comme l\u2019alcool s\u2019étend après son entrée dans toutes les parties du système nerveux.Mais les centres supérieurs cèdent les premiers parce qu\u2019ils sont les moins organisés; les centres moyens résistent plus longtemps grâce à leur plus grande organisation.Les centres les plus bas, encore plus organisés, résistent au maximum.Si les centres les plus bas, de la respiration et de la circulation, ne résistaient pas beaucoup plus que les centres élevés, la mort par l\u2019alcool serait plus fréquente ».Quoique dans ses études ultérieures H.Jackson ne s\u2019occupe presque essentiellement que des centres supérieurs lorsqu\u2019il parle de dissolution uniforme, nous voyons qu\u2019il envisage les centres inférieurs et moyens.D'ailleurs lorsqu\u2019il étudie les niveaux de dissolution au cours de l\u2019épilepsie il en admet différents degrés, dans lesquels sont intégrés les troubles moteurs et psychiques.Dans le premier degré, il existe un trouble de la conscience, avec une certaine idéation indiquant une activité de la seconde couche, le tout présentant une analogie avec le rêve.Dans le deuxième degré de profondeur, il existe une perte de la conscience avec activité automatique qui indique une activité de la troisième couche, équivalent du rêve somnambulique.Dans le troisième degré de profondeur on aura le coma avec conservation de la quatrième couche des opérations vitales.Il admet dans tous ces degrés de dissolution un certain degré de paralysie: dans la dissolution du premier niveau, un léger degré de paralysie étendue superficiellement qu\u2019il appelle faiblesse; dans le deuxième degré de dissolution caractérisé par une perte de la conscience une 1138 HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE paralysie de plus « grande épaisseur » et diffuse, mais & cause de l\u2019activité du troisième niveau, certains mouvements de toutes les parties du corps peuvent être excessifs.Dans le coma post-épileptique l\u2019immobilité du malade est interprétée comme une paralysie profonde.Jackson, puisqu\u2019il admet lui-même: 1°) que les centres les plus élevés sont sensorio- moteurs; 2°) que les affections négatives de la conscience impliquent des états négatifs des centres les plus élevés; 3°) qu\u2019il existe un certain défaut de conscience dans tout cas d\u2019aliénation, devrait défendre l\u2019opinion que dans tous les cas d\u2019aliénation il existe un certain degré, méme s'il est léger, de paralysie universelle ou amplement étendue, sensorielle, motrice ou mixte.Cette proposition qui découle des deux premières, il la défend en effet, quoiqu'il ne puisse pas la démontrer dans tous les cas.Il est probable que les degrés les moins marqués d\u2019affection négative de la conscience et les degrés les moins marqués de paralysie se trouvent dans les cas d\u2019aliénation dont l\u2019élément positif est très compliqué, c\u2019est à-dire du côté physique quand la dissolution est peu profonde et très haut le niveau d\u2019évolution conservé.Pour prendre un exemple, la léthargie de certaines démences n\u2019est pas expliquée par cet auteur par un état mental négatif, mais par une paralysie.D\u2019après ce que nous venons d\u2019exposer des idées de Jackson, nous ne croyons pas qu\u2019il faille déduire que la dissolution uniforme soit une dissolution essentielle aux processus psychiques.Mais on peut dire que les troubles psychiques sont toujours en rapport avec une dissolution globale.Les quelques notes dans lesquelles Jackson parle de dissolutions locales comme étant à la base des troubles mentaux ne cadrent pas comme l\u2019indique Ey avec l\u2019ensemble de sa théorie.Différentes des dissolutions générales, sont les dissolutions locales.Dans celles-ci la régression de l\u2019évolution est locale.Elle peut se porter soit sur les éléments sensorio-moteurs, soit même sur les centres les plus élevés.L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Lorsqu\u2019on envisage la théorie de l\u2019évolution- dissolution selon son critère physique, il n\u2019existe pas de différences qualitatives de diverses fonctions mais on découvre seulement des différences de degrés de dissolution.La théorie de la concomitance ajoutée par Jackson à la théorie évolutioniste fait la différence qualitative des fonctions psychiques et neurologiques mais les différents aspects de la dissolution ne peuvent reconnaître à notre avis que des degrés dans lesquels les dysfonctions neurologiques et psychiatriques apparaissent intriquées comme leur évolution l\u2019a été.Nous croyons que dans la théorie Jacksonienne le point essentiel est la mise en évidence des niveaux de désintégration et la mise en valeur du caractère de dissolution générale du processus psychiatrique s\u2019opposant aux anciennes théories du dysfonctionnement des qualités élémentaires.Par contre, nous croyons que la différence entre dissolution globale (uniquement trouble psychiatrique) et dissolution locale (trouble neurologique) n\u2019est pas mise en évidence par cet auteur d\u2019une manière absolue et n\u2019est pas nécessaire à la compréhension de son système.Voyons maintenant le point de vue de Von Monakow et Mourgue.D\u2019après ces auteurs le point central de l\u2019étude de l'intégration et de la désintégration demeure la conception de l\u2019instinet.Celle-ci à son tour est subordonné à la distinction de l\u2019hétérogénéité primitive de la sphère de l\u2019orientation et de la causalité, et de celle de l\u2019interoceptivité ou des instincts primitifs.Les phénomènes morbides du système nerveux sont étudiés dans deux grandes catégories: 1° les troubles morphologiques en rapport avec les lésions entraînant une solution de continuité de la substance nerveuse et correspondant à une atteinte de la sphère de l\u2019orientation et de la causalité; 2° les troubles secrétoires en rapport avec des troubles humoraux et répondant à l\u2019atteinte de la sphère des instincts.Mais en réalité il n\u2019existe entre ces deux catégories qu\u2019une indépendance relative.Au cours des troubles morphologiques le facteur BA EE el L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 instinctif en modifie continuellement l\u2019aspect.Et dans les troubles psychiques survenant « chez les organiques » on assiste à une désintégration de la sphère de l\u2019orientation et de la causalité allant de pair avec une désintégration d\u2019un genre tout spécial au niveau de la sphère des instincts.Si l\u2019instinct paraît séparer partiellement ces catégories, nous savons que pour Von Monakow, on trouve à la base de toute l\u2019activité vitale comme force active, la matrice des instincts ou « Hormé ».Pour Von Monakow et Mourgue le passage d\u2019une étape d\u2019évolution à une autre n'implique pas seulement certaines différences quantitatives, mais constitue en même temps le passage d\u2019un ordre de valeurs biologiques à un autre ordre.C\u2019est ainsi qu\u2019ils font une différence entre les appareils destinés à l\u2019exécution immédiate et ceux destinés à l\u2019élaboration des excitations dans le temps (cortex) \u2026 Cette notion de valeur s\u2019applique aussi bien pour la sphère de l\u2019orientation que pour la sphère des instincts.Dans la structure de beaucoup de symptômes psychiques, on reconnaît des processus qui sans hésitation peuvent être rangés dans le schéma généralement valable pour les lésions de la substance nerveuse.C\u2019est dans ces cas, disent Von Monakow et Mourgue, que la polarisation de l'instinct de conservation, faisant irruption dans la sphère de l\u2019orientation et de la causalité joue ici le rôle essentiel dans la pathophysiologie des symptômes.Voici comment ils expliquent, par exemple, les différences entre les mouvements choréo- athétosiques et certains troubles qu\u2019on retrouve dans la schizophrénie.La différence essentielle entre ces troubles locaux d\u2019innervation centrale et ceux de la schizophrénie réside dans ce que la désintégration se produit dans ces deux cas à des niveaux différents.Dans la schizophrénie elle affecte des fonctions plus élevées qui représentent des phases évolutives plus tardives, et qui dépendent de systèmes fonctionnant dans le temps de façon successive et rythmique, tandis que les automatismes kinétiques jouent dans le présent immé- HECAEN : NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE 1139 diat.Dans ces derniers il s\u2019agit d\u2019ordres d\u2019innervations relativement simples et dans la schizophrénie d\u2019innervations successives et progressives s\u2019étendant sur un niveau plus élevé et surtout plus chargé de valeurs.Les deux formes sont l\u2019expression de la hormé individuelle et, de façon semblable quoique dans un sens différent, servent à la réalisation de l'instinct.Dans les deux syndromes il s\u2019agit en première ligne, d\u2019une lutte contre les insultes pathologiques à l\u2019intérieur de la sphère des instincts primitifs: ceux-ci au sens biologique du mot (produits de la hormé) sont l\u2019objet d\u2019une régression jusqu\u2019aux phases embryonnaires les plus primitives où ils deviennent instincts cellulaires et organiques (dans l\u2019athétose et la chorée) et se transforment peu 4 peu en instincts de tout l\u2019individu (lutte de instinct personnel et collectif dans la schizophrénie).Nous voyons d\u2019après cet exemple le caractère unitaire de l\u2019explication des deux phénomènes considérés par certains comme dissemblables.Les différences dépendent du niveau de désintégration et de la valeur qu\u2019acquiert ce niveau au cours de l\u2019évolution.Ils sont unis par contre, par le caractère de lutte contre les agressions qui viennent les troubler, par le fait qu\u2019ils sont tous deux l\u2019expression de la hormé individuelle.Pour Kurt Goldstein les mêmes lois sont valables pour toutes les parties du système nerveux.Tous les processus du système nerveux même les phénomènes psychiques, doivent être compris d\u2019après les principes des lois physiques sans que pour cela on doive expliquer les phénomènes psychiques par des processus physiques.Appliquant les thèses de la Gestaltthéorie, il tend à établir l\u2019identité de structure de ce qui se passe dans les phénomènes matériels et les phénomènes psychiques, sans que cela implique une relation causale entre ces deux séries de phénomènes.Dans toute modification il s\u2019agit d\u2019une réaction globale de l\u2019organisme tantôt en rapport avec « quelque chose » que nous appelons psychique, tantôt avec « quelque chose » que nous appelons phy- 1140 sique.C\u2019est nous qui divisons artificiellement les phénomènes organiques en phénomènes psychologiques et physiologiques.Nous avons vu que, pour cet auteur, les processus globaux sont affectés par toute lésion focale.Le symptôme dit local répond seulement à la tonalité spéciale du trouble général, à la nuance qualitative si l\u2019on veut, mais la spécificité du trouble est à rechercher dans la réaction de l\u2019organisme dans son ensemble.Comme caractères particuliers de ce système de Goldstein, il faut surtout retenir dans le sens de notre exposé la nécessité de reconnaître une modification fonctionnelle globale dans tous les champs de performance en cas de lésion cérébrale même dite localisée.Le fait neurologique agnosie, aphasie, apraxie, ne peut être considéré comme isolé, il ne représente que le trouble de premier plan, la figure, mais l\u2019arrière fond, les autres performances sont également atteintes.De la démence à la perte du comportement catégoriel résultat de la lésion focale, de la réaction catastrophique du traumatisé crânien devant une tâche supérieure à ses possibilités, à l\u2019angoisse névrotique, nous ne rencontrons que des différences de degré.A l\u2019encontre des thèses monakowiennes, le système de Goldstein par contre ne fournit aucune vue génétique de l\u2019organisme, et n\u2019accorde concurremment aucune prédominance au role de l'instinct dans la vie de cet organisme.Dans le cadre de sa thèse organo-dyna- miste, Henri Ey a longuement discuté les positions respectives de la neurologie et de la psychiatrie.Pour être en accord avec son système, il se devait de postuler une hétérogénéité de nature entre les deux séries de phénomènes, psychiatriques et neurologiques.Le fait psychiatrique par définition malgré quelque aspect «isolé » qu\u2019il puisse avoir, traduit un trouble général de la personnalité tandis que le fait neurologique, résultat d\u2019une lésion localisée, ne peut altérer cette personnalité.D\u2019un côté s\u2019inscrit une personnalité résultant des fonctions de synthèse qui ne pourra donc par définition être troublée que globa- HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE L'Union Méd.Canaia Tome 82 \u2014 Oct.1953 lement, et de l\u2019autre des instruments dont la mise hors d'action gênera cette personnalité sans la modifier.Ainsi Ey décrit-il, dans le genre pathologie nerveuse, deux espèces distinctes à la fois sur le plan structural et clinique, correspondant \u2018chacune à une pathogénie différente.Le fait neurologique n\u2019est qu\u2019un accident dans la conscience du sujet, le fait psychiatrique est une modification d\u2019ensemble de la vie psychique.Les troubles neurologiques sont des désintégrations fonctionnelles partielles, c\u2019est-à-dire laissant intactes les autres fonctions, basales, c\u2019est-à-dire que ne touchant que les fonctions primitives et élémentaires, elles laissent intacte l\u2019édifice fonctionnel global et supérieur.Leur valeur localisatrice est grande.Les troubles psychotiques sont des dissolutions globales, c\u2019est-à-dire troublant le comportement général de l'individu, et apicales en ce sens qu\u2019elles décapitent l\u2019architectomie fonctionnelle, l\u2019effondrement d\u2019un niveau supérieur permettant l\u2019apparition des niveaux inférieurs.Leur valeur localisatrice est quasi nulle.Elles répondent cependant, par définition encore, sa thèse excluant également toute psychogénèse, à des conditions organiques à définir mais toujours diffuses.Nous terminerons notre exposé en portant quelques critiques à la thèse de Henry Ey, thèse que nous avons cru inutile d\u2019exposer plus longuement devant vous.Ces critiques nous permettront d\u2019évoquer rapidement notre propre position.La thèse de Ey très féconde par la nécessité qu\u2019elle implique d\u2019une part d\u2019analyse structurale du tableau psychiatrique et d'autre part, de recherches sur le déterminisme organique du trouble (conditions lésionnelles, humorales, physiochimiques, héréditaires.) affronte par son caractère tranché la critique des faits.Déclarer qu\u2019un trouble neurologique « n\u2019altère pas en soi la conscience, le jugement ou l\u2019activité sociale du sujet », s'oppose aux constatations cliniques les plus usuelles du comportement d\u2019un aphasique, d\u2019un agnosique ou d\u2019un apraxique.Il n\u2019est nul besoin de déve- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1955 lopper ceci; il suffit de se rappeler comment le sujet, dont un des moyens d\u2019expression ou de connaissance a été altéré, s\u2019adapte à ce déficit en se créant un milieu réduit ou en modifiant ses modes d\u2019appréhension du monde.Un exemple, rappelé brièvement, tiré de notre expérience nous paraît illustrer clairement l\u2019impossibilité d\u2019envisager le trouble comme purement isolé et sans répercussion sur la personnalité.Nous avons pu en effet étudier longuement plusieurs sujets chez qui le docteur David avait amputé le lobe occipital dominant.Nous avons pu constater que la totale alexie post-opératoire disparaissait en quelques semaines ou quelques mois, le sujet parvenant à lire, tout au moins suffisamment pour la vie ordinaire.Le sujet privé de lobe occipital développe d\u2019ailleurs cette capacité de façon substitutive, épelant ou lisant à mi-voix avant de réaliser la signification; il n\u2019est jamais tenté de recourir de lui-même à la lecture qui perd pour lui toute attirance.Mais le fait essentiel ici nous paraît la régression de tout le comportement malgré cette apparente réorganisation.En effet, aucun de nos sujets n\u2019a pu reprendre son ancienne activité sociale: l\u2019employé de bureau est devenu manœuvre, le clerc de notaire se contente de « bricoler », l\u2019ouvrier spécialisé lui aussi ne peut reprendre son activité pré-opératoire et devient simple manœuvre.D'autre part, les familles signalent très souvent des modifications caractérielles importantes.Que l\u2019aphasie, l\u2019agnosie ou l\u2019apraxie ne représente qu\u2019une simple « gêne » pour la personnalité du sujet qui vit ce trouble, paraît aussi difficile à soutenir, nous semble-t-il, que d\u2019envisager isolément la phobie du psychas- thénique ou même la coenestopathie localisée de l\u2019hypocondriaque.Récemment Guiraud, dans sa psychiatrie générale développe une théorie du monisme à double aspect.Il admet des objections à la thèse de H.Ey et souligne particulièrement comment une obsession ou une phobie peut n\u2019être qu\u2019un accident de la vie du malade.«C\u2019est un simple fragment de la vie infantile qui n\u2019est pas intégré au psy- HECAEN : NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE 1141 chisme adulte ».Le jaloux non délirant ajou- te-t-il, normal pour H.Ey, montre des troubles du jugement beaucoup plus accusés que l\u2019obsédé.Pour Guiraud la psychiatrie de H.Ey n\u2019est au fond que celle de l\u2019aliénation mentale, de la folie traditionnelle, car cet auteur élimine de son étude aussi bien le côté d\u2019aspect neurologique que les états passionnels ou toutes autres difficultés d\u2019intégration sociale considérées par lui comme simples variations du normal.Envisageons d'autre part la démence sénile ou paralytique, dissolution globale par excellence.Elle répond à des lésions diffuses mais pouvant intéresser de manière nette des régions à valeur localisatrice reconnue et ceci sans apparemment causer de symptômes focaux.Par contre certaines démences préseni- les, certaines P.G.typè Lissauër avec des lésions également diffuses mais à renforcement focal, comportent des éléments aphaso-agno- so-apraxiques dans leur symptomatologie.S\u2019a- git-11 de deux phénomènes à étudier séparément l\u2019un par le psychiatre, l\u2019autre par le neurologiste.Pourquoi invoquer la coexistence de deux types de dissolutions, des formes mixtes comme le fait H.Ey pour rendre compte de tout état clinique susceptible de constituer une forme de transition entre fait psychiatrique et fait neurologique.Guiraud, à l\u2019inverse, suggère même que dans certaines démences type Pick ou Alzheimer, la juxtaposition des déficits capacitaires peut avoir pour conséquence la perte de la lucidité et l\u2019inconscience de la maladie.H.Ey nous reprochant à Ajuriaguerra et à moi de ne s\u2019intéresser qu\u2019aux faits dits par lui atypiques, déclare qu\u2019ils ne doivent être considérer que comme des « juxtapositions contingentes » d\u2019effets structuralement différents du processus cérébral générateur des uns et des autres.Cette atypicité nous paraît au contraire présenter une très grande valeur.Elle ne se rencontre que lorsque la proportion des deux ordres de troubles s\u2019équilibre en quelque sorte, elle révèle leur intime liaison tandis 1142 que dans les cas typiques un des aspects par sa prévalence masque l\u2019autre.Fait neurologique et fait psychiatrique ne représentent selon la formule gestaltiste que figure et fond et ce sont ces rapports entre figure et fond qui expriment les rapports de la neurologie et de la psychiatrie.Tantôt la figure domine et tantôt le fond; plus rarement les deux composantes s\u2019équilibrent, ce sont alors comme devant ces images instables de la psychologie expérimentale nos propres dispositions qui nous entraînent à classer le fait observé comme relevant de l\u2019une ou de l\u2019autre de ces disciplines.Sur le plan évolutif enfin comment pour- rions-nous envisager la naissance de ces appareils de synthése radicalement séparés des appareils d\u2019exécution.Les travaux d\u2019embryologie expérimentale tels que ceux de Coghill, les recherches de Minkowski sur le fœtus humain nous montrent un processus unitaire s\u2019exerçant dès les premiers degrés de l'échelle phylogénétique ou ontogénétique.Ces travaux nous montrent aussi comment on peut saisir la présence d\u2019une intentionnalité à partir des premières démarches de l\u2019être vivant.Cette intentionnalité que même des Behavioristes comme Kantor ou Tolman sont amenés à reconnaître, que Sherrington admettait au soir de sa vie lorsqu\u2019il abandonnait l\u2019activité réflexe en tant que condition suffisante de l'intégration, cette intentionnalité peut garder son sens vitaliste comme dans la conception hormique de Von Monakow ou bien trouver son explication sur un mode quasi mécaniste.Le selft-centering n\u2019est par exemple pour Lashley que la traduction de l\u2019influence mutuelle des parties dans un système très complexe dépendant de conditions physico-chimiques à déterminer.Ainsi les appareils d\u2019intégration ne peuvent être envisagés indépendamment des appareils de synthèse puisque dès les premiers balbutiements du système nerveux, ils leur sont intimement mêlés.Comment, nous rétorquera- t-on alors, peut-il exister des localisations, les résultats des expériences de Lashley devraient donc s'appliquer à la pathologie humaine.Il HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 nous paraît que les thèses de Von Monakow et Mourgue nous répondent en ce sens en nous expliquant comment s\u2019accomplit une certaine localisation, l\u2019unité pouvant cependant être retrouvée à tous les niveaux.Comme nous l\u2019avons déjà vu le passage d\u2019une étape d\u2019évolution à une autre n\u2019implique pas seulement, certaines différences quantitatives, mais constitue en même temps le passage d\u2019un ordre de valeur biologique à un autre ordre.Cette conception de l'intégration et de ses troubles interdit évidemment tout essai de localisation de processus possédant un sens biologique aussi accusé que celui qui caractérise les fonctions.Pour Von Monakow et Mourgue, le fait de vouloir localiser spatialement un processus se déroulant dans le temps est une contradiction in adjecto.Ces mêmes auteurs apportant certaines restrictions à la thèse jack- sonienne de la désintégration étagée pure, jugent préférable d\u2019admettre une désintégration «en briques ».La désintégration, écrivent-ils en effet, ce n\u2019est pas inverse pur et simple de l\u2019intégration mais une régression partielle à quelques-unes de ces briques qui constituent les premières étapes de l'intégration ».Von Monakow et Mourgue, critiquent la confusion trop souvent faite entre la localisation d\u2019un symptôme et la localisation d\u2019une fonction.Pour cette dernière, qui se passe dans le temps, il ne s\u2019agit que de localisation chronogène, car il n\u2019y a pas deux séries de phénomènes qui se déroulent de façon identique puisque le passé modifie sans cesse l\u2019avenir.Dans le système nerveux «il s\u2019agit non de phénomènes se renouvelant mécaniquement à intervalles réguliers mais d\u2019ondes diverses dont chacune a une période spécifique et qui s\u2019influencent réciproquement avec un synchronisme donné pour chaque espèce de synapse ».Ainsi dans cette perspective s\u2019expliquent et la localisation des symptômes et l\u2019impossibilité d\u2019enfermer dans une structure une fonction qui se déroule dans le temps et qui ne saurait être isolée de la personnalité qui l\u2019exerce.* L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Nous admettons certes la valeur sur le plan pratique celui du jardinier, selon l\u2019expression de Jackson, d\u2019une distinction entre neurologie et psychiatrie, mais il ne faut pas nous dissimuler que sous une apparente commodité nous méconnaissons ainsi la complexité des phénomènes vivants.De même que ce n\u2019est que par pur artifice d\u2019examen que le psychiatre peut envisager l\u2019individu isolé de son milieu, de même le neurologue étudiant les troubles du langage, du geste ou de la perception, ne peut négliger par delà les symptômes que son examen analytique lui fait appréhender, par delà les localisations que lui révèle l\u2019anatomo-pa- thologie, comment les fonctions se sont intégrées à la personnalité totale du patient, com- HECAEN: NEUROLOGIE ET PSYCHIATRIE 1143 ment l\u2019être vivant tente de s\u2019adapter au déficit qui l\u2019a frappé et quelles sont les voies de cette réorganisation.Tout ceci une fois de plus nous conduit donc à une vue totalitaire de l\u2019organisme et de son fonctionnement rendant difficile d\u2019admettre que l\u2019altération d\u2019une zone à valeur fonctionnelle ne retentisse pas sur ces fonctions énergétiques, celles-ci ne pouvant en définitive que résulter du fonctionnement global du système nerveux.Les fonctions dites énergétiques ont au cours de l'intégration été trop intimement liées aux fonctions instrumentales pour que la destruction de ces dernières ne puisse que les « gêner » et ne constitue dans la vie du sujet qu\u2019un accident et non un événement. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES + + e + QUELQUES MÉDICATIONS RÉCENTES EN NEURO-PSYCHIATRIE ! Roma AMYOT (Montréal).CURARE ET MyYANÉSINE Le prototype des relaxants, des hypotoni- sants ou curarisants est forcément le curare.Son action est connue depuis les expériences de Claude Bernard.Il produit la paralysie par blocage de l\u2019influx à la jonction myo- neural.C\u2019est surtout depuis 1940 qu\u2019il sert communément en pratique médicale avec Bennett qui l\u2019employa pour diminuer la violence des convulsions musculaires au cours de l\u2019électrochoc et ainsi prévenir des complications d\u2019ordre mécanique.La myanésine est un éther de la glycérine.Elle fut étudiée et employée par les auteurs anglais en 1944.Elle est plus connue en Amérique sous le nom breveté de « Tolsérol ».Elle exerce une action dépressive sur la moelle et probablement aussi sur le tronc cérébral et les noyaux gris centraux.Elle n\u2019est pas réellement un curarisant de synthèse; elle est plus exactement un relaxant de synthèse.En injection intraveineuse à 2%, son action est fugace mais réelle sur le tonus musculaire qu\u2019elle décroît, sans provoquer de paralysie, contrairement au curare, et en déterminant de l\u2019euphorie et une sensation de détente.Ces deux substances ont des indications à peu près similaires qui visent à combattre le spasme musculaire.Elles ont contre elles la fugacité de leur action par voie parentérale surtout intraveineuse, et la faible intensité de leur activité soit par la voie sub-linguale pour le curare et digestive pour la myanésine.Le curare par voie intraveineuse sert à vaincre 1.Communication aux « Journées médicales » de la Société Médicale de Montréal, mai 1953.la vigueur des convulsions de l\u2019électro-choc et dans le traitement du tétanos.Le curare sublingual, un curare retard en injection intramusculaire, la myanésine par voie orale sont employés contre la spasticité de certains syndromes neurologiques, contre le spasme musculaire qui accompagne les arthrites, les luxations, les lombo-sciatalgies, les bursites, les péri-arthrites.On le conseille aussi dans les tremblements et les dyskinésies.Les résultats obtenus n\u2019ont rien de sensationnel.Le tremblement alcoolique est réellement amélioré par la myanésine.Elle est peu active dans le syndrome parkinsonien.Dans les états de tension nerveuse, elle pourrait éventuellement diminuer l\u2019angoisse, favoriser la détente et le sommeil.LES AMINES PSYCHOTONIQUES Les amines sympathomimétiques sont aussi appelés amines psychotoniques.Ce sont l\u2019é- phédrine, mais surtout l\u2019amphétamine ou benzédrine et la méthylamphétamine (mieux connue par les dénominations brevetées de méthédrine, dexédrine et désoxine).Elles produisent, surtout l\u2019amphétamine et la méthylamphétamine, une stimulation psychique: d\u2019abord sur l\u2019affectivité en provoquant de l\u2019euphorie, en augmentant l\u2019appétence au travail et l\u2019activité, également sur l\u2019intelligence en intensifiant son rendement.Leur action physique s\u2019effectue en diminuant la fatigue et améliorant les performances physiques.Elles exercent leur influence stimulante plus particulièrement sur l\u2019hypothalamus.Elles servent dans la narcolepsie; dans la L'Union Méd Canada AMYOT: MÉDICATIONS somnolence de certains syndromes neuro-psy- chiatriques comme les séquelles d\u2019encéphalite; dans le coma barbiturique à doses élevées et fréquentes par voie intraveineuse; dans les troubles caractériels, l\u2019instabilité et la turbulence de certains enfants surtout les débiles et les épileptiques; dans l\u2019épilepsie, de type morphéique, qui se manifeste au cours du sommeil; dans certaines énurésies.Elles sont d\u2019une certaine utilité dans les psycho-névroses de forme neurasthénique ou dépressive pour combattre l\u2019inappétence, la lassitude et la fatigabilité.Il est approprié dans certains de ces cas, d'associer de petites doses de barbituriques aux amphétamines afin de prévenir la fébrilité d\u2019où résulterait de l\u2019anxiété et de l\u2019insomnie.L\u2019ACIDE GLUTAMIQUE L\u2019acide glutamique est un acide aminé.On admet maintenant qu\u2019il est nécessaire à la bonne nutrition du cerveau et à son développement.On s\u2019en servit d\u2019abord pour traiter l\u2019épilepsie, surtout le petit mal, chez les enfants en acidifiant le milieu en contact avec les cellules cérébrales.On s\u2019aperçut bientôt que, chez des oligo- phrènes épileptiques, traités de la sorte, le quotient intellectuel montrait une amélioration réelle.Il en résulta que l\u2019on traite maintenant avec un succès relatif, mais parfois satisfaisant, l\u2019oligophrénie par l\u2019acide glutamique à des doses de 8 à 24 grammes par jour.L\u2019HYDRAZIDE DE L\u2019ACIDE ISO-NICOTINIQUE L\u2019hydrazide de l\u2019acide iso-nicotinique a obtenu une faveur foudroyante dans la cure de la tuberculose.On a remarqué que cette substance, rapidement et avant même qu\u2019apparaisse une influence concrète sur les lésions tuberculeuses, produisait de l\u2019euphorie, une sensation de bien-être physique et stimulait l\u2019appétit.De telle sorte que les malades prenaient du poids et présentaient un aspect physique incontestablement avantageux.Si RÉCENTES EN N-PSYCHIATRIE 1145 on l\u2019administrait à des malades anorexiques, amaïigris, fatigués et déprimés, à des sujets à psycho-névrose dépressive?L'expérience a été tentée avec un certain succès.A tout événement, il n\u2019est pas déraisonnable que l\u2019on prescrive l\u2019hydrazide de l\u2019acide iso-nicotini- que quand on désire stimuler le potentiel psycho-moteur, l\u2019humeur et l\u2019inappétence de certains névrotiques.LA CURE DE SOMMEIL La cure de sommeil des maladies mentales date de 1922 et a été recommandée par Klaesi.Tombée en désuétude, elle fut reprise et systématisée par les médecins russes.Appliquant la conception des réflexes conditionnels de Pavlov, qui s\u2019organisent dans le cortex cérébral, ils prétendent obtenir par le sommeil prolongé le repos des cellules corticales et désembrayer ainsi des réflexes conditionnels pathologiques qui seraient le substratum d\u2019un grand nombre d\u2019affections mentales et psy- cho-somatiques.Ces malades, placés dans une pièce insonorisée, sont soumis à un sommeil provoqué d\u2019une durée de 18 heures sur 24 d\u2019un jour, pendant environ 15 jours.Cette cure n\u2019est pas sans danger.Elle doit être surveillée étroitement et appliquée avec méthode.Elle serait profitable à des malades excités, agités et anxieux.Des schizophrènes, des délirants hallucinés et certaines psycho-névroses anxieuses, avec ou sans obsessions, qui ont résisté aux thérapeutiques usuelles, pourraient bénéficier de ce traitement.D'autre part, les médecins russes soumettent à cette cure de sommeil toute une série d\u2019affections à mécanisme psycho-somatique dont la viciation fondamentale résiderait selon eux dans l\u2019organisation corticale de réflexes conditionnels pathogènes.LES AMINES DE LA PHÉNOTHIAZINE Les chimistes français ont récemment synthétisé toute une série d\u2019amines dérivés de la phénothiazine.Certains de ces produits 1146 comme le Diparcol et le Parsidol ont une action anti-parkinsonnienne réelle.D\u2019autres comme le Phénergan et le Multargan possèdent une action anti-histaminique.Tous paraissent potentialiser l\u2019influence des anesthésiques généraux.Un dernier venu dans cette série est le 4560 R.P.ou Largactil.Il paraît exercer une activité réelle sur le système nerveux et d\u2019application utile en pratique neuro-psychiatrique.Il est vagolytique, surtout sympatholytique, spasmolytique et sédatif.Il semble agir surtout sur l\u2019hypothalamus.Il est neuroplégique et on l\u2019a même désigner par le terme de psychoplégique pour exprimer son action dissolvante sur l\u2019anxiété et la détente nerveuse qu\u2019on obtiendrait de son usage.Jusqu\u2019à date, il fut employé en France avec succès dans les syndromes confusionnels ou maniaques.Quoi qu\u2019il en soit, il est trop tôt pour se prononcer sur son utilité réelle, mais il laisse espérer que son pouvoir potentialisateur sur les anesthésiques, les analgésiques et les hypnotiques de même que son action neuroplégique pourront en faire un médicament utile dans des syndromes psychiatriques où une action sédative et sympatholytique est requise, dans les cas où on désire obtenir de l'indifférence aux souffrances morales et même physiques.SUR LES ACCIDENTS VASCULAIRES AU CERVEAU Les accidents vasculaires aigus au cerveau \u2014 nous voulons parler de l\u2019embolie, de la thrombose et de l\u2019hémorragie cérébrales \u2014 sont toujours une cause de perplexité pour le médecin.AMYOT: MEDICATIONS RECENTES EN N.-PSYCHIATRIE L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Dans les cas de ramollissement par thrombose et embolie, on a tendance à provoquer de la vaso-dilatation cérébrale, que ce soit pour vaincre un vaso-spasme que l\u2019on croit actuel, pour en prévenir la récidive ou améliorer la circulation dans le territoire adjacent.L\u2019acide nicotinique parentérale ou per os, l\u2019histamine en perfusion intraveineuse, la papavérine, le blocage stellaire, sont parmi les moyens les plus conseillés.Certains résultats heureux ont pu être obtenus, mais à condition d\u2019intervenir précocement.Cependant, on ne doit pas oublier le rôle pathogénique des accidents cardio- vasculaires et des chutes de tension artérielle pour expliquer des accidents cérébraux plus ou moins passagers que l\u2019on pourrait mettre a priori sur le compte du vaso-spasme.Les méthoniums, qui sont des ganglioplé- giques et des hypotenseurs actifs, ont été employés en chirurgie et tout particulièrement en chirurgie nerveuse pour diminuer la spoliation sanguine peropératoire.On les a utilisés également contre l\u2019œdème cérébral qui complique les opérations sur le cerveau, dans les syndromes neurologiques immédiats qui suivent les traumatismes crâniens et dans le ramollissement cérébral.Dans l\u2019hémorragie cérébrale, les méthoniums pourraient servir en abaissant la pression et conséquemment en limitant l\u2019épanchement sanguin dans le cerveau.Mais cette thérapeutique est encore dans la phase expérimentale et doit laisser à l\u2019expérience et au temps le soin de nous renseigner sur la valeur pratique et réelle d\u2019une thérapeutique délicate, incontestablement active, mais éventuellement dangereuse. MÉTABOLISME BASAL SIGNIFICATION \u2014 INTERPRETATION Réal DORÉ, Chirurgien à l\u2019Hôpital Général de Verdun (Montréal).Le métabolisme basal est un test de laboratoire dont le résultat, dans 25 pour cent des cas de goitre, ne concorde pas avec l\u2019état clinique du patient en cause.Il est imprudent de baser un diagnostic d\u2019eu ou d\u2019hypo ou d\u2019hyperfonction glandulaire sur le chiffre fourni par cette épreuve de laboratoire.L\u2019euthyroidie n\u2019exclue pas la cancérisation de la glande thyroide.Les syndromes cliniques doivent primer tout autre test.Pratiqué en série, c\u2019est l\u2019idéal, quand le résultat obtenu concorde avec la clinique qu\u2019on peut en tenir compte pour évaluer le degré fonctionnel de la glande thyroïde.Mais, pourquoi le métabolisme basal ne représente pas 100 pour cent le degré de l\u2019activité de la glande thyroïde?C\u2019est ce à quoi je vais essayer de répondre.DÉFINITIONS DU MÉTABOLISME BASAL 1.Le métabolisme basal détermine le nombre de calories dégagées par me.de la surface, par heure, chez un individu à jeun et au repos.En d\u2019autres termes : il exprime l\u2019activité minima essentielle organique.(Dr R.Beaulieu) 2.Le métabolisme basal (metaballein : transformer) veut dire: transformations chimiques et biologiques qui s\u2019accomplissent dans l\u2019organisme et qui constituent l\u2019acte de la nutrition.(Dictionnaire des Termes Techniques) 3.Le métabolisme basal représente le résultat final de tous les processus d\u2019oxydation.(Endocrinology, octobre 1952, p.1273) La courbe du métabolisme ne constitue pas un caractère propre à la fonction thyroïdienne.Cette courbe est modifiée par de nombreux états pathologiques.Il ne faut donc pas attribuer exclusivement à la fonction thyroïdienne les variations que cette courbe peut présenter.| Le métabolisme de base doit être pratiqué dans des conditions spéciales: 1.L\u2019individu doit être à jeun; 2.A l\u2019état de repos complet physiquement et psychiquement.Toutes émotions ou fatigues physiques provoquent la libération d\u2019adrénaline d\u2019où augmentation du métabolisme.«Si le patient sait que ce test décidera de l\u2019opération, son métabolisme ne sera pas de base.» (Thyroid and Its Diseases.Means, 1948, p.157.) Tous états au cours desquels le métabolisme basal est augmenté.Fièvre, quelle qu\u2019en soit la cause.Acromégalie, due à un excès d\u2019hormone thyréotrope.Moyenne du métabolisme: plus 14 pour cent.Leucémie de toutes variétés.Anémie.Hypertension.Hypertension par présence d\u2019une tumeur phéochromocytome de la surrénale.Erhytrémie.Tumeur surrénale en hyperfonction.Congestion par défaillance cardiaque.(Thyroid and Its Diseases.Means, 1948) Obésité.(Trans.of the Amer.Goiter Association, 1941) Grossesse.Menstruations.Certains cancers.Goitre aberrant ou plongeant toxique.Thyroïdite aiguë ou subaiguë.Thyroïdite de Riedel.Asthénie neuro-circulatoire.Ménopause. 1148 Catarrhe, amygdalite, tuberculose, sinusite.Paralysie agitante.Mélancolie.Macroglossie.Appendicite chronique.(Trans.of the Amer.Goiter Assoc., 1940, p.82-83) Cas limates.Syndrome hyperthyroidien fruste: 1.La tachycardie est constante dans l\u2019hyperthyroïdie même fruste; 2.L'hyperthyroïdien a toujours chaud.Aucune alternative de sensation de froid ou de chaleur; 3.La peau sèche est rarement vue dans l\u2019hyperthyroïdie; 4.Dans l\u2019hyperthyroïdie, il y a perte de poids tout en conservant un bon appétit; 5.Pas de paroxisme de nervosité dans l\u2019hyperthyroïdie, le comportement nerveux étant toujours le même; 6.Dans l\u2019hyperthyroïdie, les lobes tyroi- diens sont toujours un peu augmentés de volume et la consistance est plutôt ferme; 7.Le métabolisme basal n\u2019est pas un cri- terium absolu; 8.Le pouls, un peu rapide et bondissant, sans rémission, est un symptôme de l\u2019hyper- thyroidie; 9.L\u2019iode sanguin est un test peu sûr dans l\u2019hyperthyroïdie ; 10.Si l\u2019iode améliore le syndrome hyper- thyroïdien, ce fait est en faveur de l\u2019hyper- thyroidie; 11.Dans le cas limite, ne pas prescrire immédiatement de l\u2019iode.T1 faut observer le patient quelque temps et rechercher toute autre cause susceptible de produire les symptômes présentés par le patient en cause.(Trans.of the Amer.Goiter Ass, 1940, p.83) Certains états cliniques ont un métabolisme bas, la glande thyroïde m\u2019étant pas en cause.1.Etat de dénutrition; 2.Hypopituitarisme; 3.Hyposurrénalie; DORE: METABOLISME BASAL L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 4.Maladie de Froelich; 5.Maladie de Simmond; 6.Maladie d\u2019Addison (insuffisance corticale) ; (Thyroid and Its Diseases.Means, 1948, p.151-158) 7.Néphrite lipoïdique.(Trans.Amer.Goiter Ass, 1941, p.32) Faits divers.1.L'iodothérapie prolongée baisse le métabolisme, le patient restant quand même toxique.(Means, 1948) 2.Quelques goitreux toxiques ont un seuil d\u2019oxydation bas.(Trans.Amer.Goiter Ass, 1938, page 519) 3.Le métabolisme basal doit être en rapport avec le degré de toxicité clinique.Si non, il faut avoir recours à d\u2019autres tests pour déterminer l\u2019activité fonctionnelle de la glande thyroïde (cholestérol sanguin, PBI, 1131).(Trans.Amer.Goiter Ass., 1938, page 318) 4.Hertzler a dit, avec raison: Do not let a can on a tripod do all your thinking.Il qualifie aussi l'appareil: Twn can test.(Trans.Amer.Goiter Association, 1938) 5.Certains chercheurs pensent que l\u2019hyperthyroïdie apparaît graduellement de telle sorte que l\u2019absorption du produit toxique est lente et, avec le temps, le patient développe une immunité vis-à-vis de cette toxine, ce qui prévient la hausse du métabolisme basal chez un hyperthyroïdien.(Trans.Amer.Goiter Association, 1938) 6.Deux auteurs allemands, Herzfeld et Blum, ont isolé une substance qu\u2019ils appellent « catéchin ».Cette hormone aurait des propriétés antithyroidiennes.(Trans.Amer.Goiter Association, 1938) 7.Il y a quelques années, le docteur G.Baril, de Montréal, a démontré, avec de très nombreux métabolismes pratiqués en série, qu\u2019il y a rémission et involution temporaires chez les hyperthyroïdiens, dues à l\u2019iodothé- rapie.8 Le docteur Frank Lahey a décrit une forme clinique de goitre toxique qu\u2019il appelle « Apathetic Hyperthyroidism » avec un méta- L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 DORE bolisme de moins 15% ou moins encore.Ces cas sont d\u2019une manipulation dangereuse.Chez ceux-ci, y a-t-il un seuil d\u2019oxydation bas?ou s\u2019agirait-il d\u2019une certaine immunité acquise avec le temps?9.Dans la dernière édition de Cleveland Clinic Quarterly, avril 1953, apparaît un travail publié par le docteur P.G.Skellern, travail intitulé: « Etiology, Diagnosis and Treatment of Thyroid Failure ».Ce travail est a lire.Il prouve, une fois de plus, que le métabolisme basal n\u2019exprime pas toujours le degré fonctionnel de la glande thyroïde.Conclusions.De tout ce qui précède, on peut conclure que le métabolisme basal, pratiqué en série, doit être en rapport avec le syndrome thyroi- dien présenté par le patient.Si non, il ne faut pas en tenir compte pour poser un diagnostic de goitre.: MÉTABOLISME BASAL 1149 Si tout syndrome thyroïdien est absent, quel que soit le métabolisme, la glande thyroïde étant normale de volume et de consistance, il faut chercher toutes autres causes, et elles sont nombreuses, capables de modifier ce test.Au cours du test, certaines erreurs techniques peuvent se glisser: appareil défectueux, masque mal ou insuffisamment appliqué, fuite de 0», etc.La technicienne doit prévoir ces défauts techniques et y remédier, le cas échéant.Ne pas oublier que, chez les goitreux, toxiques ou non, le métabolisme basal, dans 25 pour cent des cas, ne concorde pas avec l\u2019état clinique des patients.Un métabolisme basal normal n\u2019exclue pas non plus la transformation maligne d\u2019un goitre préexistant.De nombreuses observations personnelles prouvent que ce fait est exact.LES NOUVEAUX ANTIBIOTIQUES ' André LEDUC, Médecin bactériologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).La thérapeutique médicale n\u2019a jamais été aussi favorisée qu\u2019en ces dix dernières années, soit depuis l\u2019avènement des antibiotiques.D\u2019usage courant, nous avons déjà la Pénicilline, la Streptomycine, l\u2019Auréomycine, la Terramycine, la Chloromycétine et, enfin, la Bacitracine qui est un résidu de filtration du Bacille Subtilis; l\u2019impossibilité actuelle de purifier ce dernier produit ne nous permet pas encore de l\u2019employer sans danger, comme traitement général, à cause des complications 1.Communication faite le 26 mai 1953 aux « Journées médicales » organisées par la Société Médicale de Montréal.néphrotoxiques qu\u2019il provoque.Son usage est donc limité à l\u2019application topique dans les infections dues aux cocci gram positif.Depuis une couple d\u2019années, de nouveaux produits ont franchi le seuil expérimental, pour venir augmenter l\u2019arsenal thérapeutique de la profession médicale.Ce sont: les esthers de la Pénicilline, la Néomycine, la Polymyxine B, l\u2019Erythromycine. 1150 ESTHERS DE LA PÉNICILLINE Les esthers de la Pénicilline, connus dans le commerce sous le nom de Néo-Pénil et d\u2019Estopen, ont, depuis quelque temps, obtenu la faveur des phtysiologues, par leur affinité particulière et bien marquée pour le tissu pulmonaire.Les concentrations de Pénicilline dans les expectorations, après injections intramuseu- laires d\u2019esthers de Pénicilline, sont trois ou quatre fois plus élevées qu\u2019après des injections, aux mêmes doses, de solutions aqueuses pro- caînées ou des sels solubles de la Pénicilline G.Ces esthers de Pénicilline, aux doses moyennes de 500000 unités par jour, sont donc particulièrement indiquées dans toutes les infections pulmonaires dont la cause étiologique est un organisme gram positif pénicillino- sensible.NÉOMYCINE Le sulfate de Néomycine, provenant de cultures de Streptomyces fradiae, est un antibiotique actif in vitro contre les organismes gram négatif et, particulièrement, contre les différentes variétés de Proteus.Les essais de laboratoires ont aussi démontré un pouvoir bactéricide contre le bacille de Koch.Il provoque peu de résistance et diffuse assez bien à travers les tissus; il n\u2019est cependant pas absorbé au niveau de l'intestin, d\u2019où l\u2019inefficacité du traitement par voie orale.\u2018 Malheureusement, ce produit, par suite des complications ototoxiques et néphrotoxiques graves qu\u2019il provoque, est limité à l\u2019application topique, dans les infections des muqueuses et de la peau dues aux organismes qui lui sont démontrés sensibles, par l\u2019antibiogramme.PouymyxiNe B?Le sulfate de Polymyxine B, connu sous le nom d\u2019Aérosporine, est extrait du bacille po- lymyxa ou bacille aerosporus.Nous avons fait, au laboratoire de bacté- 2.L\u2019Aérosporine fut gracieusement fournie par la maison Burroughs Wellcome Company.DORÉ: MÉTABOLISME BASAL ° L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 riologie de l'hôpital Notre-Dame, au delà de 300 épreuves de sensibilité et de résistance avec ce produit; nous avons constaté qu\u2019il avait un pouvoir bactéricide marqué sur le Pseudomonas aéruginosa ou pyocyanique qui est, en général, résistant à tous les autres antibiotiques.Cette sensibilité à la Polymyxi- ne B a d'autant plus de valeur que le Pyo- cyanique est la cause de la majorité des otites chroniques, de nombreuses cystites, d\u2019infections secondaires postopératoires et, quelques fois, de méningites d\u2019apparence tuberculeuse.La Polymyxine agit aussi sur le Colibacille, les Paracolobactrum, les Salmonella, les Shigella et le Klebsiella pneumoniae, à des degrés plus ou moins marqués d'efficacité.Seuls, parmi les bacilles gram négatif que l\u2019on rencontre ordinairement, lui résistent les Proteus dont aucune souche ne s\u2019est montrée sensible.I] n\u2019a, de plus, aucune action sur les cocci gram positif tels les Staphylocoques, les Streptocoques et le Pneumocoque.La Polymyxine s\u2019administre par voie intramusculaire à la dose de 2mg.par jour et par kilog.de poids et, aussi, par voie intrarachi- dienne à la dose de 5 mg.par jour.Malheureusement, les effets secondaires consécutifs aux injections intramusculaires, telle la douleur au point d\u2019innoculation même avec addition de procaïne à la solution et les complications neurotoxiques, sous forme de fourmillements, d\u2019engourdissements et de confusion mentale assez sérieuse, ont nécessité l\u2019arrêt du traitement chez plusieurs patients.Ces complications secondaires furent cependant passagères et réversibles; elles disparurent avec la cessation du médicament.Nous n\u2019avons tout de même pu confirmer nos résultats de laboratoire par la clinique, à cause de l'interruption du traitement dans presque tous les cas où il fut essayé.ERYTHROMYCINE Enfin, nous avons étudié l\u2019Erythromycine, provenant du Streptomyces erythreus, pour en éprouver la valeur bactériostatique et bac- L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 téricide vis-à-vis des souches d\u2019organismes pathogènes isolées, des différents cas d\u2019infection.392 antibiogrammes ont été faits avec ce produit.Nous avons constaté qu\u2019il agissait surtout sur les cocci gram positif, et que son action était à peu près nulle contre les bacilles gram négatif, aux doses thérapeutiques ordinaires.Cette résistance des bacilles gram négatif explique l\u2019absence de complications toxiques gastro-intestinales, après administration orale.Nos résultats ont démontré que, sur 305 souches de Staphylocoques pyogènes dont 60 pour cent étaient pénicillino-résistantes, il n\u2019y avait que 1,7 pour cent de ces souches résistantes à l\u2019Erythromycine.Cet antibiotique agit aussi sur le Pneumocoque et le Streptocoque hémolitique dont la totalité des souches furent inhibées par des concentrations moyennes, proportionnelles aux doses thérapeutiques.Les Streptocoques viridans et fae- calis se sont montrés plus résistants, particulièrement l\u2019entérocoque dont seulement 50 pour cent des souches furent affectées.L\u2019absorption de l\u2019Erythromyecine se fait au niveau de l\u2019intestin et diffuse facilement dans les tissus sauf, peut-être, à travers les méninges où cette action est plus lente.Les résultats cliniques qu\u2019on nous a rapportés ont confirmé, dans tous les cas, les LEDUC: NOUVEAUX ANTIBIOTIQUES 1151 constatations que nous avions réalisées au laboratoire.Nous pouvons donc conclure que l\u2019Erythro- mycine est l\u2019antibiotique de choix, dans le traitement de la furonculose et de la majorité des pyodermites infectieuses dont 95 pour cent sont à Staphylocoques pyogènes, souvent résistants à la Pénicilline et 4 pour cent à Streptocoques hémolitiques.On doit enfin considérer son emploi dans les endocardites et les septicémies, selon les résultats fournis par les épreuves de sensibilité et de résistance.Si l\u2019on veut éviter les échecs avec cet antibiotique, il faut se rappeler que les doses inférieures à 1 gm.2 par jour, soit 300 mg.aux six heures, ne peuvent donner des résultats satisfaisants.Nous avons donc, maintenant, à notre disposition, au delà d\u2019une dizaine d\u2019antibiotiques qui ne peuvent être utilisés indifféremment.Leur action est spécifique envers chaque organisme dont la susceptibilité peut varier d\u2019une souche à l\u2019autre.Seules, les épreuves de sensibilité et de résistance, après isolement de l\u2019agent étiologique infectieux, peuvent guider le médecin, dans le choix du traitement approprié.Il est d\u2019ailleurs aussi important, pour le clinicien, de savoir les possibilités et les limites du laboratoire que, pour le bactériologiste, de connaître les difficultés et les problèmes de la clinique. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE Robert H.FURMAN.\u2014 La péricardite aiguë non spécifique.(Acute non specific pericarditis.) \"Amer.Practitioner\u201d, 3: 869 (novembre) 1952.On entend par non spécifique, l'absence d\u2019une étiologie connue telle: rhumatisme aiti- culaire aigu, tuberculose, infarctus du myocarde, etc.On a commencé à parler de ce genre de péricardite en 1942, alors que Barnes et Buschel en rapportèrent 14 cas.Cette péricardite débute généralement par une douleur assez subite et intense à la région précordiale, rétro-sternale et parfois épigastrique avec irradiation au cou et à l\u2019épaule gauche.Par la suite, peuvent persister de vagues malaises aux régions sus-mentionnées.Cette douleur prend souvent le caractère d\u2019une douleur pleurétique quelques heures après son apparition et est de plus liée aux mouvements du thorax.Le malade se sent souvent plus à son aise en position assise.I] peut présenter, en plus de sa douleur, des frissons, de la fièvre et parfois de la dyspnée.Si on a la chance de l\u2019examiner au début, on constatera la présence d\u2019un frottement pé- ricardique qui peut cependant n\u2019apparaître que beaucoup plus tard.Il est en général de très courte durée.A la radiographie, on verra parfois une silhouette cardiaque augmentée de volume avec une dynamique satisfaisante.Enfin, et surtout, l\u2019électrocardiogramme nous permettra souvent de poser le diagnostic de péricardite par la présence de segments ST surélevés et d'ondes T grandes et plus pointues au début puis évoluant vers l\u2019aplatissement et l\u2019inversion, tandis que le ST tend à revenir isoélectrique.En aucun temps y a-t-il une onde a.L'auteur prétend que contrairement à ce que l\u2019on voit dans un infarctus, le segment ST surélevé, au lieu d\u2019être convexe, est droit ou concave.Ces malades, le plus souvent, évoluent vers la guérison habituellement rapidement avec un retour à la normale de l\u2019E.C.G.Le pronostic serait bénin, quoique dans certains cas, il persisterait des signes d\u2019atteinte myocardique.En fait de traitement, on préconise l\u2019aspirine, le repos et les antibiotiques tels auréomycine, terramycine, quoiqu\u2019on ne puisse apprécier la valeur de ces derniers dans ce genre de péricardite.L\u2019auteur déconseille la ponction du péricarde sauf s\u2019il y a tamponnade, ce qui est très rare, ou que l\u2019on soupçonne une péri- cardite tuberculeuse par exemple.Léandre DECARIE.W.H.HALL et S.FINEGOLD.\u2014 Etude de 23 cas de syndrome de Reiter.(A Study of 23 cases of Reiter Syndrome.) \"Ann.Int.Med.\"\u201d, 38: 533 (mars) 1953.Les auteurs ont étudié le syndrome de Reiter chez 23 jeunes adultes de sexe masculin.Les malades furent suivis de pres cliniquement et, à l\u2019aide du laboratoire de bactériologie où systématiquement on pratique des cultures des exsudats uréthraux, des effusions articulaires, du sang et des matières fécales.Des épreuves sé: ologiques (séro-diagnostic de Widal et Was- serman) et la gono-réaction furent pratiquées de routine.Tous les malades présentaient les signes suivants: fièvre, uréthrite, conjonctivite, arthrite et lésions de la peau et ou des muqueuses.La moyenne d'âge était de 31 ans (de 21 à 41). L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Les auteurs décrivent les lésions cutanéo-mu- queuses comme assez spécifiques et siégeant le plus souvent au niveau des organes génitaux et rarement au niveau de la cavité buccale.Cinq malades présentèrent des troubles trophiques au niveau des ongles des mains et des pieds.La plupart des malades présentait une anémie hypochrome d\u2019intensité variable, une leucocytose avec prédominance de neutrophiles, une sectimentation globulaire élevée.Pyurie chez tous les malades sauf un.Les cultures de sang furent toutes négatives, les exsudats uréthraux et prostatiques de même que les effusions articulaires ne révélèrent aucun organisme spécifique.Le Wasserman et la gono-réaction furent négatives chez tous les malades.Plusieurs agents thérapeutiques furent employés sans résultat: sulfadiazine, pénicilline, auréomycine et chloramphenicol à doses adéquates pour le traitement d\u2019autres types d\u2019infection.La, streptomycine, une légère amélioration chez quatre malades.La cortisone et l'ACTH ne produisent que des rémissions incomplètes et temporaires.Les auteurs insistent sur le fait que le syndrome de Reiter doit être fortement soupçonné chez tout jeune adulte de sexe masculin qui se présente avec une arthrite aiguë d\u2019une des grosses articulations, associée à des éruptions cutanées ou muqueuses du type décrit par les auteurs même en l\u2019absence de conjonctivite et/ou d\u2019uréthrite.Ils concluent que cette maladie doit être considérée comme d\u2019origine vénérienne.Il semble actuellement que les mesures thérapeutiques les plus efficaces soient le repos au lit, la diète hypercalorique, les salicylates et la radiothérapie.Tous les malades étudiés dans cet article guérirent avec un minimum de séquelles articulaires mais leur convalescence fut ordinairement prolongée et les rechutes fréquentes.Gilles GOSSELIN.Lawrence BERMAN.\u2014 Lymphomes malins: classification et rapport avec les leucémies.(Malignant lymphomas: Their classification and relation to leukemia.) \u201cBlood\u201d, 8: 195 (mars) 1953.A cause des différentes techniques utilisées par les pathologistes dans 1\u2019étude des lym- ANALYSES 1153 phomes malins, cette question semble actuellement trés confuse.L\u2019auteur attribue certaines divergences d\u2019opinion quant au diagnostic, a l'interprétation et à la classification des lymphomes au fait que les pathologistes d'une part semble préférer les sections de tissus fixés et que l\u2019hématologiste, d\u2019autre part, utilise plus fréquemment les seuls frottis de cellule.L\u2019auteur cherche à démontrer combien il est préférable d\u2019examiner à la fois les see- t'ons et les frottis.Il décrit aussi les grands avantages des imprint de moelle osseuse, de rate et de ganglion.Il propose une classification simple des lymphomes basée sur la prédominance de certaine cellule: cellule réticulaire, lymphoblaste et lymphocyte.1.Type réticulaire; 2.Type lymphoblastique; 3.Type lymphocytaire; 4.Type mixte: a) type Hodgkin: b) type folliculaire.Lymphoblastome de type réticulaire.Les cellules prédominantes sont de grand diamètre et contiennent un noyau oval ou lobulé avee un énorme nucléole pathologique.Cette forme est le plus souvent aleucémique mais, dans de rares cas, les vastes cellules indifférentiées envahissent le sang périphérique : réticulo- endothéliose leucémique.Lymphoblastome de type lymphiblastique.Si l\u2019hyperplasie intéresse principalement les lymphoblastes, c\u2019est-à-dire les cellules qui sont les intermédiaires entres les cellules réticulaires et les lymphocytes différentiés (autrefois désigné sous le nom de lymphosarcome).Lymphoblastome de type lymphocytaire : composé presque exclusivement de petits lymphocytes différentiés.Cette forme est souvent associée à la leucémie lymphocytaire chronique.Type mixte: a) Hodgkin.La maladie d\u2019Hodgkin tombe dans cette catégorie mixte parce que son image morphologique est caractérisée par la présence conjointe de cellules réticulaires et de diverses sortes de lymphocytes.L\u2019auteur décrit trois formes spéciales au Hodgkin: 1.le paragranulome ou 1a cellule anormale prédominante est la cellule ré- 1154 ticulaire contenant un ou plusieurs noyaux ovales et pâles où sont inclus des nucléoles grossièrement anormaux.On y note, de plus, quelques éosinophiles plasmocytes et fibro- blastes.Les autres cellules sont de type lymphocytaire.2.Le granulome à cause de sa ressemblance avec les tissus qui sont le siège d'infection chronique telle tuberculose, brucellose, syphilis.3.Le sarcome hodgkinien où les lésions sont principalement constituées de cellules réticulaires pathologiques et de formations géantes de type Reed-Sternberg.b) Lymphoblastome folliculaire où l\u2019hyperplasie intéresse deux types de cellules, les petits lymphocytes différentiés et les lympho- blastes.Les lésions se présentent sous la forme de nodules multiples qui ressemblent énormément à des follicules et dont la partie centrale est composée de lymphoblastes et la périphérie de lymphocytes.Gilles GOSSELIN.PHTISIOLOGIE MOUNIER, KUHN et IMBERT.\u2014 Manifestations ganglio-bronchiques au cours de la vaccination par le BCG.Constatations endoscopiques.\u201cRevue de la Tuberculose\u201d, 15: 1105 (décembre) 1951.\u201c Ces observations portent sur 800 sujets hospitalisés dont les âges varient entre 10 et 15 ans.La date des vaccinations par scarification remonte à deux ans et demi.Les auteurs ont observé les faits suivants à la suite de la vaccination par le BCG.Vingt et un cas ont eu un envahissement nodulaire aux poumons et aux ganglions; mais douze de ces enfants n\u2019étaient isolés que depuis 2 à 8 mois; quatre depuis 1 à 2 mois, tandis que quatre derniers ne l\u2019avaient été aucunement.On a noté chez 13 autres cas une adénopathie médiastinale; chez cinq, une atélec- tasie partielle ; chez deux, une atélectasie totale.Une adénopathie cervicale axillaire s\u2019était associée chez 3 patients.La bronchoscopie a confirmé les images radiologiques pathologiques chez 5 cas.Quatorze enfants ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 ont présenté des anomalies pulmonaires évidentes, constatées simplement par la radioscopie de routine.Enfin, chez sept malades, on a constaté des symptômes de troubles respiratoires localisés à l\u2019arbre supérieur de ce système.La plupart de ces manifestations sont survenues environ 40 jours après avoir pratiqué la vaccination.On a vu chez 4 patients apparaître ces troubles après 3 ou 4 mois.A noter que tous ces noyaux lymphatiques et ces changements pulmonaires ont été bénins et ont regressé rapidement.On n\u2019a jamais été capable d\u2019identifier exactement l'agent causal de ces manifestations.Peut-être que ces sujets auraient été vaccinés à la période anti-allergique.Il y a cependant accord pour dire que ces manifestations sont dues au BCG (bécégite toujours bénigne).Mais il faut admettre que ces opinions varient selon les pays, selon les auteurs.Pourquoi?Parce que l\u2019activité et la puissance du vaccin varient selon les pays.La technique et les doses ne sont pas encore standardisées.Telles sont les causes qui expliqueraient ces opinions diverses.En conclusion, laissons parler les auteurs: «Il n\u2019est plus permis d\u2019opposer aux incidents du BCG un négativisme systématique ou un scepticisme stérile.Il vaut mieux (ces manifestations post-vaccinales) les faire connaître, tout en nous instruisant de leur rareté et de leur constante bénignité.« A l'heure où l\u2019on a demandé aux médecins de France de généraliser la vaccination BCG, il ne faudrait pas qu\u2019ils risquent d\u2019être déroutés et parfois inquiétés devant une manifestation radiologique anormale, alors que la connaissance préalable de faits semblables leur permettrait d\u2019en prédire le pronostic favorable.» Que chacun de nous s\u2019efforce d\u2019apporter des arguments sérieux pouvant favoriser ou décourager cette vaccination.À la suite d\u2019autres pays, peut-être serons-nous un jour appelés à donner notre opinion sur un sujet d\u2019une aussi brûlante actualité.Paul-René ARCHAMBAULT. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 M.BARIETY, P.CHOUBRAC, C.GUERIN, P.THIBAUT.\u2014 Le traitement de la tuberculose pulmonaire par l'isoniazide.\u201cLa Revue du Praticien\", 3: 129 (21 janv.) 1953.Il s\u2019agit d\u2019un rapport des résultats obtenus par l\u2019isoniazide pour traiter 150 malades de tuberculose pulmonaire.Les auteurs sont tous frappés par l\u2019activité évidente de l\u2019isoniazide sur la culture de B.K.quel que soit l\u2019animal choisi.D\u2019après leurs expériences, les A.estiment que l'association avec les autres antibiotiques aide à combattre la résistance.Le P.A.S.en perfusion veineuse associé à l\u2019isoniazide semble devenir la règle générale.Même si la streptomycine demeure encore l\u2019antibiotique majeur, les A.sont portés à la réserver pour plus tard.L\u2019isoniazide est très peu toxique, elle s\u2019élimine rapidement par le rein; c\u2019est pourquoi on doit la donner par doses fractionnées tout au cours de la journée.La durée du traitement varie entre deux à quatre mois et parfois plus.Les résultats cliniques, quoique provisoires (le recul du temps manque), sont les suivants: 1.L\u2019état général (fièvre, poids) est remarquablement amélioré.2.Les symptômes fonctionnels très influencés (toux et crachats).3.Quant aux signes radiologiques, les A.notent des améliorations modérées dans la moitié des cas, des améliorations importantes dans vingt-cinq pour cent des cas et, enfin, chez les anciens malades, il y à quinze pour cent d\u2019amélioration.Chez les malades où les lésions sont nodulaires avec des opacités denses et homogènes, chez les porteurs de cavités, surtout si elles sont jeunes, l\u2019isoniazide favorise une action efficace.À noter que chez plus d\u2019un tiers des cas de tuberculose, l\u2019action de ce médicament est nulle.L'isoniazide est d\u2019un secours précieux pour la préparation de certains malades à la col- lapsothérapie qui demeure toujours le moyen idéal de guérison des formes excavées.Les A., après avoir remarqué l\u2019efficacité de ANALYSES 1155 l\u2019isoniazide dans la tuberculose méningée, nous mettent en garde contre cette prétendue « drogue miracle ».Et c\u2019est très juste.Paul-René ARCHAMBAULT.CARDIOLOGIE Charles SCHUMAN et Henry G.SIMMONS.\u2014 Asthme cardiaque : sa pathogénie et sa réponse à l'aminophylline.(Cardiac asthma : its pathogenesis and response to amynophilline.) \"Annals of Int.Med.\u201d 36: 864 (mars) 1952.Les auteurs ont étudié 75 cas.Un diagnostic d\u2019asthme bronchique fut porté chez 30 patients, et d\u2019asthme cardiaque chez 35.Les autres 10 cas furent considérés comme ayant un mélange d\u2019asthme cardiaque et bronchique.Dans tous ces cas, les auteurs ont déterminé le temps de circulation «bras-langue» et « bras-poumons » le plus vite possible après l\u2019arrivée du patient à l\u2019hôpital.Pour le temps de circulation « bras-langue », 3 ce.de Dy- cholium furent administrés par voie intraveineuse et le temps fut jugé par l\u2019apparition d\u2019un goût amère dans la bouche.Le temps de circulation « bras-poumons » fut déterminé par l\u2019injection à travers la même aiguille de 2 ce.d\u2019une quantité égale de soluté physiologique et éther.La senteur de l\u2019éther dans l\u2019expiration du patient permettait de juger ce dernier test.Dans pratiquement tous les cas d\u2019asthme bronchique, les temps de circulation donnèrent des résultats normaux, c\u2019est-à-dire en dedans de 8 secondes pour le temps de circulation « bras-poumons » et en 14 secondes pour le temps de circulation « bras-lan- gue».Par ailleurs, tous les cas d\u2019asthme cardiaque montrèrent des temps de circulation qui dépassaient la normale.Sur la base du temps de circulation, 5 des 10 patients qui présentaient cliniquement un mélange d\u2019asthme bronchique et d\u2019asthme cardiaque furent diagnostiqués dans le groupe d\u2019asthme allergique et 4 furent classifiés dans le groupe d\u2019asthme cardiaque.L'administration d\u2019Ami- nophylline: intraveineuse: 7! grains dans 20 ce.de soluté physiologique suivit immédiatement la détermination des temps de cireu- 1156 lation.Des 30 cas diagnostiqués d\u2019asthme bronchique, la dyspnée fut améliorée dans tous les cas quoique de façon modérée dans 4.Le groupe d\u2019asthme cardiaque ne fut, en général, pas du tout amélioré par l\u2019Aminophyl- line.La réponse du groupe mixte est significative.Les 5 patients à classer comme étant des asthmes allergiques sur la base du temps de circulation furent améliorés par l\u2019Amino- phylline.Les 4 patients classifiés comme asthme cardiaque ne donnèrent pas de réponse à l'administration intraveineuse d\u2019Amynophyl- line.L'auteur fait ensuite une brève étude de la pathologie différentielle de l\u2019asthme cardiaque et de l'asthme allergique.La morphine soulage l\u2019asthme cardiaque alors qu\u2019elle est dangereuse dans l\u2019asthme bronchique ce qui est en faveur d\u2019un mécanisme différent pour ces deux types d\u2019asthme.Paul DAVID.Maurice CAMBLE et S.SUZMAN.\u2014 Transposition de l'aorte et de l'artère pulmonaire.(Transposition of the aorta and pulmonary artery.) \u201cCirculation\u201d, 4: 329 (sept.) 1951.Lorsqu'on examine des enfants cyanosés avec une maladie cardiaque congénitale aux rayons X, la plupart montre une concavité de l\u2019are moyen et des champs pulmonaires mal irrigués avec des artères pulmonaires non pulsatiles.Cette image suggère une diminution du débit sanguin dans l\u2019arbre vasculaire pulmonaire.Quelques cas cependant montrent des hiles denses qui vont même quelquefois en s\u2019élargissant vers les parenchymes pulmonaires.Quelquefois les artères pulmonaires droite et gauche sont grandement élargies et dilatées avec des pulsations nettement visibles.Dans ces derniers cas, il est évident qu\u2019on a une augmentation du débit sanguin dans l\u2019arbre vasculaire pulmonaire.La forme de l\u2019arc moyen est, en général, concave, mais elle peut être convexe si nous avons une dilatation marquée de l\u2019artère pulmonaire.La cyanose indique un shunt de droite à gauche tandis que l\u2019engorgement pulmonaire indique un shunt de gauche à droite.Nous croyons que ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 cette combinaison indique, en général, une transposition de l\u2019aorte et de l\u2019artère pulmonaire bien que quelquefois la transposition peut être partielle et non complète.Abott a réuni 94 observations de transposition des gros vaisseaux et a trouvé une communication interauriculaire par le foramen ovalle dans 79 cas, une persistance du canal artériel dans 63 cas et une communication interventriculaire dans 31 cas.Quand il n\u2019y avait pas de communication interventriculaire l\u2019âge moyen de mort se mesurait en semaine et, même lorsque cette communication existait la durée de vie dépassait rarement 4 ans.Jusqu\u2019à ces derniers temps, le diagnostic de cette condition était posé presque toujours à l'examen autopsique.Taussig a permis de mieux identifier cette condition pendant la vie.Le cœur augmente de volume rapidement.Une radiographie antéro-postérieure montre un pé- dicule vasculaire étroit.Les souffles et thrills n\u2019ont pas beaucoup de valeur pour poser le diagnostic.Le pronostic de ces cas est très mauvais, la plupart des patients mourant en dedans de l\u2019âge de 14 mois.L'auteur croit cependant qu\u2019un certain nombre de ces patients sont en assez bonne condition physique à des Âges souvent avancés.Le pronostic dépend surtout de la dimension des shunts entre les côtés droit et gauche du cœur.Si ceux-ci sont de dimension suffisante, il n\u2019y a pas de raison pour une détérioration rapide.Les auteurs ont choisi 25 cas où existait une irrigation pulmonaire exagérée comme exemple de transposition sur les 400 premiers patients de maladie cardiaque congénitale cyanogène qu\u2019ils ont examinés.La pulsation des artères pulmonaires est un critère décisif.Neuf patients avaient entre 6 et 18 ans et 16 étaient âgés de 5 ans ou moins.Cinq de ces enfants sont morts.Sur le plan radiologique, le diagnostic différentiel entre transposition et complexe d\u2019Eisenmenger est difficile.La plupart de ces patients sont grandement incapacités et peuvent à peine marcher.Cependant, les patients plus âgés sont capables d\u2019effort physique insoupçonné.Plus le cœur L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 est petit et plus l\u2019élément de pronostic semble favorable.La cyanose était aussi sévère que dans la moyenne des cas de tétralogie de Fallot.Le clubbing est, en général, prononcé même chez des enfants de 2 ou 3 ans.L\u2019incidence de la position d\u2019accroupissement est moins fréquente que dans la tétralogie de Fallot, 1 sur 5 contre 4 sur 5.La plupart des patients qui ont une transposition ont un souffle systolique, en général, maximum dans la région pulmonaire.Huit cas n\u2019avaient aucun souffle.Seulement 4 cas montraient des thrills.Un cas de ces enfants avait un souffle diastolique (chose rare dans la tétralogie de Fallot), souffle généralement maximum dans la région pulmonaire.Le signe physique le plus important est la qualité du deuxième bruit pulmonaire.Si ce deuxième bruit est fort ou dédoublé, s\u2019il se transmet facilement à la palpation, il suggère des artères pulmonaires de grande dimension et une augmentation de la pression dans l\u2019arbre pulmonaire.Le cœur, dans la transposition, est presque toujours augmenté de volume dans une proportion beaucoup plus grande que dans la tétralogie de Fallot.L\u2019élargissement du cœur est dû avant tout à une hypertrophie du ventricule droit.Aucun de ces cas n\u2019avait la concavité extrême que l\u2019on trouve dans la tétralogie de Fallot.Deux tiers des cas, cependant, montraient une certaine concavité du segment moyen et un tiers ont montré une convexité modérée ou grande de cet arc moyen.L\u2019électrocardiogramme ne montre pas de signe qui permet de faire un diagnostic différentiel entre tétralogie de Fallot et transposition des vaisseaux.Six de ces patients ont eu un cathétérisme cardiaque et sept patients une angiocardiographie.Dans tous les cas, le cathétérisme a montré l\u2019évidence d\u2019une large communication de gauche à droite à travers une communication interventriculaire.Aucun n\u2019a montré de communication interauriculaire.Dans tous les cas, la pression dans le ventricule droit était très élevée et dans les trois cas où elle put être mesurée dans l\u2019artère pul- ANALYSES 1157 monaire.L\u2019angiocardiogramme a une valeur en montrant une aorte qui provient totalement ou partiellement du ventricule droit.Les auteurs repassent en revue 9 cas.Le diagnostic le plus difficile à faire est celui entre la transposition et le complexe d\u2019Eisenmenger, surtout lorsqu\u2019il existe une convexité de l\u2019arc pulmonaire.En général cependant, dans le complexe d\u2019Eisenmenger la cyanose est plutôt tardive et, radiologique- ment, les petites branches vasculaires pulmonaires sont moins dilatées, les pulsations moins fortes et l\u2019apparence des poumons montre moins une grande vascularisation.Paul DAVID.NEURO-PSYCHIATRIE E.R.JANJIGIAN.\u2014 Epilepsie cardiaque simulant un syndrome angineux.(Cardiac epilepsy simulating the anginal syndrome.) \"Amer.J.Psychiat.\u201d, 110: 34, 1953.L\u2019auteur rapporte le cas d\u2019un patient mâle de 39 ans qui se plaint de crises douloureuses sous-sternales irradiant dans l\u2019épaule et le bras gauches.Ces crises sont précipitées par l\u2019effort, l'excitation et elles durent depuis quatre mois.Un examen sérieux, fait par un cardiologue, ne révèle rien d\u2019anormal; les crises résistent à l\u2019action des vaso-dilatateurs et l\u2019E.C.G.est normal.Une pathologie psychogénique est alors soupçonnée et le patient est reféré au psychiatre.L\u2019examen psychiatrique révèle une personnalité bien équilibrée et un patient ne possédant aucun trait névrotique.I auteur constate que chacune des crises douloureuses est précédée d\u2019un état nauséeux qui dure une ou deux secondes.Il émet alors l\u2019hypothèse d\u2019un aura épileptique et demande un E.E.G.qui montre l\u2019existence d\u2019un haut voltage et d\u2019une activité électrique anormalement lente dans les deux hémisphères.Ces phénomènes sont plus évidents après deux minutes d\u2019hyperventilation.Une thérapeutique au Dilantin fait disparaître les crises douloureuses tandis que l\u2019E.E.C.devient normal.L\u2019auteur croit que le mécanisme d\u2019action 1158 serait le même que pour l\u2019épilepsie à manifestations gastro-intestinales.Jean-Marc BORDELEAU.CHIRURGIE R.S.GRINNELL.\u2014 Résultats du traitement du carcinome du côlon et du rectum : analyse de 2,341 cas répartis sur 35 années et des survies, au bout de 5 ans, chez 1,667 opérés.\u2018Surgery, Gynecology and Obstetrics\u201d, 96: 31 (janvier) 1953.Grinnel passe en revue les résultats du traitement de 890 carcinomes du côlon et de 777 carcinomes du rectum, tous traités au Pres- biterian Hospital de New-York, de 1916 à 1945 inclus.Le taux de résectabilité pour les tumeurs du rectum s\u2019est élevé de 50 pour cent pendant la période 1916-1920, à 92,1 pour cent pour celle de 1945-1950, tandis que la mortalité opératoire tombait de 31,3 à 5,3 pour cent pendant les mêmes périodes.Pour les tumeurs rectales, le taux de résectabilité s\u2019est élevé de 65,7 à 83,3 pour cent, et celui de la mortalité opératoire est tombé de 40,9 à 6,7 pour cent.Le taux absolu de survie, au bout de 5 ans, pour les carcinomes du côlon traités de 1916 à 1945 inclus, était de 27,4 pour cent et, pour les carcinomes du rectum, de 25,6 pour cent.Pendant la période de 1941-1945, il y à eu une chute du taux de survie dans les deux groupes.Les survies de 5 ans, après résection curative du côlon étaient très comparables pour le côlon droit et pour le gauche.Les moins bons résultats étaient ceux des tumeurs de la courbure hépatique, par suite de l\u2019extension précoce au foie et à la région duodénale.Le taux de résectabilité de ces tumeurs était également très inférieur à celui des autres segments du côlon.Le taux de survie, au bout de 5 ans, chez les malades traités par résection curative du côlon entre 1936 et 1945 et qui survécurent à l'opération, était de 67.9% pour ceux qui n\u2019avaient pas de métastases nodulaires dans les pièces résectées, et de 36,7% pour ceux qui en avaient.Pour les malades traités par protectomie abdomino-périnéale curative et ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 par protectomie périnéale, le taux était de 67,4% sans métastases, et de 346% avec métastases.Il n\u2019existait pas de signes démontrant que les chances de survie furent moindres dans le plus jeune groupe, après résection curative du côlon ou résection curative abdo- mino-périnéale.Le taux quinquennal de survie était de 22,1% sur 53 malades atteints de carcinome du rectum et traités par colostomie et pro- tectomie périnéale de 1916 à 1945.Ce taux était approximativement de 13% inférieur à celui qui, pendant la même période, était consécutif à la résection abdomino-périnéale.Bien que le taux absolu de 5 ans de survie, chez les malades atteints de cancers du gros intestin, se soit élevé au cours des 30 dernières années, du fait surtout de la hausse de la ré- sectabilité et de la chute de la mortalité opératoire, il n\u2019existe guère de preuve \u2014 dans la sécheresse des seuls pourcentages \u2014 d\u2019un perfectionnement récent dans l\u2019attaque chirurgicale sur le cancer lui-même.La chute réelle du taux de survie dans la dernière tranche de 5 années, surtout pour les cancers rectaux, suggèrerait que le traitement est moins efficace qu\u2019auparavant; mais cette baisse des survies peut être attribuée en partie aux tentatives de résections curatives pratiquées sur des tumeurs avancées, chirurgicalement incurables.L'auteur est cependant convaineu qu\u2019il ne faut pas hésiter à continuer les sections radicales des tumeurs de curabilité douteuse.R.C.BASSETT, C.F.LIST et L.J.LEMMEN.\u2014 Traitement chirurgical de l'anévrysme intracranien.\u2018Surgery, Gynecology and Obstetrics\u201d, 95: 701 (décembre) 1952.Il est démontré que le taux de mortalité par hémorragie sous-arachnoïdienne due à la rupture d\u2019un anévrysme intracrânien atteint 60 pour cent avec le traitement dit « conservateur », qui n\u2019est en réalité qu\u2019une absence de traitement, tablant sur l\u2019espoir, souvent fallacieux, d\u2019une guérison spontanée.Bassett et ses collaborateurs présentent leurs observations sur 73 cas d\u2019anévrysme intracrânien traités chirurgicalement.La thé- L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 rapeutique rationnelle de l\u2019anévrysme intracrânien exige un diagnostic précis; il faut connaître la localisation et la dimension de la lésion, et la présence \u2014 ou l\u2019absence \u2014 d\u2019hémorragie sous-arachnoïdienne, sous-durale ou intracérébelleuse.Les examens neurologiques répétés ne peuvent découvrir que les signes d\u2019une hémorragie sous-arachnoïdienne, sans moyens de localisation précise.La céphalalgie latérale, pendant la période du saignement initial, ou les troubles focaux ou unilatéraux à l\u2019électroencéphalogramme, apportent un indice sur le côté affecté.L\u2019examen du liquide céphalo-rachidien détermine la présence d\u2019une hémorragie récente ou ancienne.L\u2019angiographie cérébrale est, de beaucoup, la méthode la plus exacte et la plus sûre.Dans la série actuelle, l\u2019angiographie a été pratiquée dans tous les cas, sauf un.Plus récemment, l\u2019angiographie fermée (per- cutanée) au diodrast est devenue la méthode de choix, mais la technique originale d\u2019injection de produit radio-opaque dans l\u2019artère dénudée chirurgicalement conserve sa position.En fait, la méthode ouverte peut être plus pratique quand on envisage une ligature immédiatement après l\u2019étude angiographique.Tous les anévrysmes vérifiés par l\u2019angiographie ne relèvent pas du traitement chirurgical; il vaut mieux laisser de côté ceux que l\u2019on trouve chez les malades âgés atteints d\u2019artériosclérose avancée et d\u2019hypertension.Le traitement chirurgical idéal doit réussir a éliminer complètement l\u2019anévrysme de la circulation cérébrale.On peut atteindre cet objectif par attaque intracrânienne directe, soit en ligaturant le pied de l\u2019anévrysme, soit en «prenant au piège », entre des ligatures, le segment vasculaire qui contient l\u2019anévrysme.Malheureusement, l\u2019abord intracränien est souvent dangereux, car il peut sérieusement compromettre la circulation cérébelleuse.Il existe cependant une alternative thérapeutique dont l\u2019exemple est la ligature cervicale de l\u2019artère carotide.Ce procédé réduit le courant sanguin cérébral et la tête de pression à l\u2019intérieur de l\u2019anévrysme, favorisant ainsi la thrombose et la c'catrisation spontanée.ANALYSES 1159 Dans les cas analysés ici, la ligature cervicale de l\u2019artère carotide a été faite dans 29 cas, et la ligature intracervicale de la carotide avec ligature intracranienne dans 18 cas.Bien qu\u2019il faille considérer chaque cas individuellement, les faits suivants ressortent: la ligature cervicale de l\u2019artère carotide comporte un faible taux de mortalité opératoire (344%) et une proportion assez forte d\u2019une hémiparésie postopératoire qui a néanmoins montré une haute incidence de rétablissement fonctionnel.Des observations à long terme sont indispensables pour déterminer le nombre de malades dont la guérison est permanente.Quand on combine la ligature cervicale et l\u2019opération intracrânienne, la mortalité opératoire (50%) est à peu près la même que pour les cas traités par la ligature intracrânienne seuls (40%).La ligature intracranienne offre l\u2019avantage d\u2019attaquer directement la 1ésion et de permettre une guérison permanente, avec de plus grands risques, toutefois.Le spasme vasculaire dans le voisinage de l\u2019anévrysme favorise la cicatrisation, mais prédispose aux complications au cours du traitement (hémiparésie).R.R.GREENE, B.M.PECKHAM, J.T.CHUNG et collaborateurs.\u2014 Le carcinome gravidique du col avant invasion.\u201cSurgery, Gynecology and Obstetrics\u201d, 96: 71 (janv.) 1953.Une croyance à peu près universelle attribue à la grossesse des modifications spécifiques de l\u2019épithélium du col, et l\u2019on est presque aussi généralement persuadé que ces « modifications » peuvent être confondues avec un carcinome du col avant la phase d\u2019invasion.C\u2019est pourquoi nombre de confrères croient que l\u2019on ne peut et ne doit pas porter de diagnostic d\u2019un carcinome cervical avant invasion chez la femme enceinte.Epperson et ses co-équi- piers relatent que les lésions qui avaient été diagnostiquées comme carcinome pré-enva- hissant du col pendant une grossesse disparurent spontanément au terme de celle-ci ; ils en concluent que c\u2019étaient là des « modi- 1160 fications gravidiques» et non un véritable carcinome avant la phase envahissante.Par contre, Greene et ses collaborateurs ne partagent pas cette croyance en des altérations spécifiques de l\u2019épithélium du col provoquées par la grossesse.Ils concèdent que les métaplasies et hyperplasies des éléments glandulaires sont plus fréquentes et plus importantes pendant la gestation que hors de celle-ci.Cependant, ces modifications ne sont pas particulières à la grossesse.Les auteurs conviennent aussi que l\u2019épithélium squameux stratifié et superficiel du col croît rapidement pendant la grossesse et que l\u2019on rencontre parfois un léger épaississement de la couche des cellules de base à noyaux normaux.Ils sont enfin d\u2019avis que, dans l\u2019absence de tous les critères d\u2019un diagnostic de carcinome pré- envahissant, ce diagnostic ne doit pas être influencé par l\u2019état, gravidique ou non, de la patiente.Ils sont convaincus que l\u2019on ne peut trancher cette controverse sur le carcinome pré-envahissant chez les femmes enceintes qu\u2019en suivant délibérément les malades qui présentent ces lésions, et en déterminant si ces dernières disparaissent au terme de la grossesse.C\u2019est dans une étude de ce genre qu'ont été recueillies les données présentées dans cet article.Un diagnostic de carcinome du col avant la phase envahissante fut porté, après biopsies, chez 14 femmes enceintes.Ces malades furent suivies pendant toute leur grossesse et leurs couches.La lésion persista, après le terme de la grossesse, chez 12 malades sur 14, comme en font foi les pièces biopsiques et opératoires.Les auteurs insistent sur le fait que ces lésions, à deux exceptions près (qu\u2019elles aient été de vrais carcinomes ou non), ne constituaient pas des « modifications gravidiques », et n\u2019ont pas disparu, mais bien subsisté après la fin de la grossesse.Dans 2 de ces 14 cas, ils n\u2019ont pu trouver aucune anomalie après l\u2019accouchement.La preuve incombe toujours à celui qui soutient qu\u2019une lésion a été complètement retirée à la biopsie, ou détruite par des phénomènes inflammatoires, et n\u2019a pu être retrouvée pour ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 ces raisons.Les auteurs n\u2019affirment rien de tel.Il se peut que la lésion n\u2019ait pas été un véritable carcinome avant invasion, mais une altération réversible.Incidemment, des biopsies des 4 quadrants ont été faites par deux fois, après l\u2019accouchement, chez ces deux malades, qui vont encore être suivies.Chez l\u2019une d'elles, le frottis était positif au moment de la première biopsie puerpérale (17 semaines), mais négatif au bout de 31 semaines.GYNECOLOGIE Rita S.FINKLER.\u2014 L'emploi de la \u201cPhya- tromine\u201d dans le diagnostic différentiel entre retard simple des règles et grossesse, et comme thérapeutique du retard simple des règles.(Phyatromine in the treatment of simple delay in menstruation and as a possible diagnostic test for pregnancy.) \u201cJournal of the Amer.Medical Women's Ass.\u201d, 8: 88 (mars) 1953.L\u2019aménorrhée, qui n\u2019est pas due & une dysfonction endocrinienne, à des lésions organiques ou à une grossesse, disparaît par l\u2019administration de neostigmine.D\u2019après Hechter, les aménorrhées de ce genre seraient dues à un trouble vasculaire.En effet, les œstrogènes entraînent une libération d\u2019acétylcholine au sein de l\u2019utérus et l\u2019acétylcholine, à son tour, produit une vasodilatation.S\u2019il y a déficience d\u2019acétylcholine et, par conséquent, vaseulari- sation inadéquate, la menstruation n\u2019apparaît pas.Un agent anticholinestérase, en augmentant l\u2019action de l\u2019acétylcholine, serait ici effectif.À noter que l\u2019hyperhémie utérine est sous le contrôle du parasympathique, ce qui expliquerait la profonde influence des stress émotifs sur la menstruation.L'auteur a utilisé la physostigmine associée à de l\u2019atropine (Phyatromine) pour éviter les coliques intestinales produites par la néostig- mine.Elle a expérimenté sur 57 patientes âgées de 18 à 48 ans et présentant des aménorrhées de 21 jours à 3 ans.De ces 57 patientes, 31 avaient un simple retard des règles et ont répondu à la médication.Chez celles qui ne menstruèrent pas après trois injections de l L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 à 2 cc.pendant trois jours consécutifs (la menstruation doit apparaître dans les 96 heures après la dernière injection), on découvrit une grossesse ou un aménorrhée due à des lésions génitales ou autres, à des facteurs psychiques, à des troubles endocrinologiques graves.A noter que dans les cas de grossesse, les injections n\u2019entraînent pas de danger.Lise FORTIER.ANATOMIE PATHOLOGIQUE E.E.MUIRHEAD, L.B.TURNER et Arthur GROLLMAN.\u2014 Maladie cardio-vasculaire hypertensive.(Hypertensive Cardiovascular Disease.Nature and Pathogenesis of the Arteriolar Sclerosis Induced by Bilateral Nephrectomy as Revealed by a Study of its Tinctorial Characteristics.) \u201cAm.Arch.of Path.\u201d, 51: 575 (juin) 1951.Les propriétés tinctoriales de la sclérose artériolaire qu\u2019on rencontre chez le chien après néphrectomie bilatérale ont été étudiées en colorant au moyen de neuf colorations différentes des segments voisins d\u2019un même vais- ANALYSES 1161 seau.Il a été noté une relation entre les lésions suraiguës ou fulmisantes déjà décrites et les lésions subaiguës chroniques.Ces trois lésions se résolvent en une hyalinisation totale de la paroi vasculaire, stade final de la sclérose artériolaire.La lésion principale, dans la sclérose artériolaire, consiste en une atteinte du muscle lisse de la média des petites artères et artérioles.La sorte de lésion est déterminée par la nature du changement morphologique qui, lui, dépend de l\u2019intensité du dommage vasculaire original.L\u2019'hyalinisation résulte de deux changements séparés: 1.nécrose du muscle lisse suivie par l\u2019hyalinisation des restes nécrotiques du sarcoplasme, et 2.remplacement de la paroi du vaisseau par un tissu hyalinisé ressemblant à du tissu conjonctif.Les changements morphologiques des petites artères et artérioles (nécrose artério- laire et sclérose artériolaire), sont semblables aux changements qui surviennent chez l\u2019homme au cours des différentes formes de la maladie cardiovasculaire hypertensive («hypertension essentielle »).J-Roger GAREAU. SOCIÉTÉS \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 17 mars 1953 Tenue à l'Hôtel-Dieu Présidence de M.J.-Henri Charbonneau La vision binoculaire, ses déséquilibres et la répercussion sur l'état général.M.Michel MATHIEU Cette communication, présentée par le docteur Michel Mathieu, ophtalmologiste, nous montra les relations étroites de l\u2019appareil visuel avec les groupes musculaires de la face, du cou et du dos.Après avoir expliqué la physiologie de la vision binoculaire, ses différences chez les animaux inférieurs, surtout chez les poissons, le rapporteur nous souligne les perturbations générales découlant d\u2019une mauvaise vision binoculaire.Ces troubles sont surtout la céphalée occipitale, la tension frontale, la tension musculaire de la nuque et du cou, les maux de reins, ete.Chez quelques patients, cette mauvaise vision binoculaire peut aller jusqu\u2019à leur donner des troubles psychiques d\u2019instabilité, et, chez d\u2019autres, elles pourra expliquer même la paresse.Cette éventualité, il faut la prendre avec un grain de sel.car, les paresseux aimeraient trop ça qu\u2019enfin on leur ait trouvé une raison pouvant expliquer leur grand défaut.Le diagnostic radiologique des anomalies cérébro-vasculaires.M.J.-L.LÉGER Ce deuxième travail de la soirée traite des anomalies cérébro-vasculaires radiologique- ment décelables par l\u2019examen radiologique.C\u2019est le docteur Jean-Louis Léger, radiologiste de l'hôpital Notre-Dame qui en fit la présentation.Son travail consista à nous montrer les plus beaux films illustrant des cas d\u2019anévrysme artério-veineux, d\u2019angiomes cérébraux vus dans le service radiologique de l\u2019hôpital; en tout, 483 cas d\u2019angiographie ont été étudiés et, de ce nombre, on a pu diagnostiquer 26 cas d\u2019anévrysmes.L\u2019auteur nous explique les raisons militant en faveur d\u2019un diagnostic d\u2019anévrysme plutôt que d\u2019un angiome, et il nous montre, à l\u2019appui de ces explications, un cas qui, de prime abord, aurait pu passer pour un anévrysme, alors que c\u2019était un cas d\u2019angiome.Le docteur Léger eut à répondre à quelques questions sur la technique de l\u2019angiographie, les dangers, etc.La chloromycétine injectable.M.Albert ROYER Le rapporteur nous donne le compte rendu d\u2019un travail de recherches entrepris à l\u2019hôpital Ste-Justine, sur l\u2019emploi de la chloromycétine injectée dans la circulation et dans le péritoine des bébés et des enfants.Plusieurs clichés illustrant les courbes de température, les cultures microbiennes et les suites cliniques de nombreux cas furent projetés sur l\u2019écran.Les conclusions pratiques de cette série de cas, corroborées par un hématologiste, sont que l\u2019emploi de la chloromycétine est justifiée, que c\u2019est là un médicament qui, dans leurs mains, n\u2019a pas démontré de résistance microbienne et que jamais ils n\u2019ont eu de perturbations de la formule sanguine du genre d\u2019anémie, du type aplastique.Ces conclusions, basées sur au delà de 600 cas traités à des doses très fortes, ont semblé rassurer l\u2019auditoire sur les possibilités L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 de ce composé récemment dénigré par d\u2019autres cliniciens.Avant de clore cette intéressante séance, une mise au point fut faite par le docteur Saint-Martin, bactériologiste au Ministère de la Santé, sur la résistance des microbes aux différents antibiotiques.La résistance microbienne vis-à-vis un antibiotique est un effet du moment et ce n\u2019est qu\u2019un effet de quantité.Le microbe est résistant à une dose connue, mais si vous dépassez cette dose, la résistance, par le fait même, est abolie.Si deux millions d\u2019unités de pénicilline semblent ne rien faire vis-a-vis votre microbe, donnez-en neuf millions d\u2019unités et, de ce fait, vous aurez raison de cette résistance.* * % Séance du 7 avril 1953 Tenue à l'hôpital du Sacré-Cœur Présidence de M.J.-Henri Charbonneau L\u2019apport scientifique de cette soirée fut faite sous la forme de forum médico-chirurgical.En effet, la première équipe, composée des docteurs Paul Potvin, Roger Gariépy, André Cusson, Guy Lafond, André Derome, et sous la direction du docteur Edgar Lépine, traita du rôle du praticien dans le dépistage des malformations congénitales du squelette.Tour à tour, l\u2019équipe discuta des troubles orthopédiques de l\u2019enfant, ceux qui sont secondaires à des traumatismes de la naissance et ceux qui sont d\u2019origine congénitale.Le docteur André Derome traita des premiers et surtout des décollements épiphysaires, des paralysies obstétricales et des fractures.Le docteur André Cusson se limita aux troubles du membre supérieur, de la ceinture scapulaire et de la nuque.Il nous parla des doigts surnuméraires, de la surélévation congénitale de l\u2019omoplate et du torticolis congénital.Les troubles de la colonne vertébrale furent étudiés par le docteur Guy Lafond, qui nous entretint sur le spina bifida, les scolioses et le syndrome de Kippel Feil, ou absence des vertèbres cervicales.SOCIÉTÉS Les troubles du membre inférieur furent interprétés par le docteur Paul Potvin, qui s\u2019attarda surtout sur les troubles de la hanche, la luxation congénitale des genoux, des pieds, tels les pieds bots, les pieds varus equinus, etc.Quant aux troubles de croissance, lesquels se limitent exclusivement aux membres inférieurs et à la colonne vertébrale, ceux-ci furent présentés par le docteur Roger Gariépy, qui nous parla des pieds plats, des hallux valgus, des genu valgum et varum des orteils en marteau, ete.La totalité des conférenciers avaient de belles projections à nous faire voir pour illustrer leurs travaux.Le deuxième forum, médical, composé du modérateur B.-G.Bégin, et des docteurs Vidal, Deshaies, Millet, Pilon et Laurier, nous entretinrent surtout et discutérent de la valeur des symptômes du système respiratoire dans l\u2019histoire du patient.Le docteur J.-L.Pilon parla de la toux, de sa pathogénie, des causes qui la provoquent et des méthodes les plus avantageuses pour la faire cesser, sinon la diminuer.Le symptôme « dyspnée » fut exposé par le docteur J.-AÀ.Millet.Après en avoir expliqué la pathogénie, le rapporteur situe ce symptôme dans la pathologie pulmonaire et il nous en démontre la fréquence, surtout dans l\u2019asthme la tuberculose miliaire au début, le pneumothorax spontané, la silicose et dans certains cancers pulmonaires.Le docteur Ruben Laurier nous entretint ensuite de l\u2019hémoptisie qu\u2019il considère comme un symptôme grave, sérieux, qu\u2019on ne doit pas traiter à la légère.On devra rassurer le malade, le mettre au repos absolu, au silence, et, pour cela, empêcher les visites.À cette routine de base, on pourra y adjoindre au besoin le pneumothorax thérapeutique, le pneu- mopéritoine, etc.Les douleurs thoraciques; ce symptôme nous fut exposé par le docteur Georges Deshaies, chirurgien, qui nous parla de sa valeur dans la pneumonie, dans la pleurésie, les pneumothorax, les infarctus pulmonaires, les abcès du poumon et les tumeurs bronchiques.Il conseilla de bien examiner les 1168 2 1164 patients se plaignant de ce symptôme, afin d'éliminer la participation des autres systèmes dans la genèse de ces douleurs.Le dernier conférencier de la soirée fut le docteur J.-A.Vidal, qui, au moyen de clichés radiologiques, nous démontra les méprises d\u2019un diagnostic trop hâtif basé sur des examens non corroborés.Ce sont là les cas problèmes qui embêtent même le phtisiologue.Il nous montra des radiographies d\u2019un cas présentant tous les signes radiologiques pouvant nous laisser penser à une infection bacillaire, mais chez qui les analyses de laboratoire et la clinique n\u2019ont jamais pu signer telle impression.Ce patient fut référé à plusieurs reprises et même hospitalisé pour enquête complète, et toujours les mêmes résultats négatifs.Le docteur Vidal nous parla ensuite du rôle du traumatisme dans le réveil d\u2019anciennes lé- SOCIÉTÉS L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 sions tuberculeuses et il appuya cette idée d\u2019une série de radiographies d\u2019un jeune mineur qui s\u2019était blessé en tombant dans la mine où il travaillait.La radiographie à l\u2019embauchage était négative, ne montrant que des lésions cicatricielles et les clichés pris après la chute montrèrent une extension parenchymateuse à point de départ des lésions cicatricielles anciennes.Une motion, proposée par le docteur Paul Dumas et secondée par le docteur René Rolland, à l\u2019effet que la Société s'engage à appuyer toute tentative en vue de la fluorisation de l\u2019eau pour prévenir la carie dentaire, fut présentée à la fin de cette soirée, laquelle se termina par un délicieux goûter fourni par les religieuses de l\u2019hôpital.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON NOUVELLES LE DOCTEUR RENÉ ROUX, RAPPORTEUR AU CONGRÈS DU COLLÈGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS Le docteur René Roux, assistant professeur de chirurgie à l\u2019Université de Montréal et chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu était au nombre des rapporteurs du Congrès du Collège International des Chirurgiens, tenu à New York du 13 au 17 septembre 1953.Il parla le 16 septembre 1953 de la polypose du côlon.DÉBUT DE LA NOUVELLE CONSTRUCTION À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Samedi, le 26 juillet 1953 eut lieu la cérémonie d\u2019inauguration de la Nouvelle Construction à l\u2019hôpital Notre-Dame.La bénédiction des travaux a été faite par S.E.Mgr Conrad Chaumont; les allocutions ont été prononcées par le Ministre de la Santé, l\u2019hon.J.H.A.Paquette, par le maire de Montréal, M.Camilien Houde, par le président du Conseil d\u2019administration le docteur J.A.Rouleau, M.H.Dupuis, et M.Hector Racine.Près de cinq cents personnes ont assisté à la cérémonie.CONGRÈS DE L'\u2019INTERNATIONAL ANESTHESIA RESEARCH SOCIETY\" C\u2019est du 26 au 29 octobre prochain qu\u2019aura lieu au Chateau Frontenac, à Québec, le 28ième congrès de cette association.Un programme très élaboré de travaux scientifiques a été préparé; il y aura aussi des séances cliniques dans les principaux hôpitaux.De nombreux exhibits scientifiques et commerciaux de tous les nouveaux appareils d\u2019anesthésie et de réanimation ne manqueront pas d\u2019intéresser les anesthésistes.Il y aura des activités sociales pour les Dames et un banquet auquel assisteront d\u2019éminentes personnalités civiles et religieuses.Le bureau de direction de cette société se compose du Dr Morris J.Nicholson de la Clinique Lahey de Boston, président, le Dr T.H.Seldon de la Clinique Mayo de Rochester, vice-président, et des Drs Harold R.Griffith de Montréal, R.J.Whitacre de Cleveland, A.William Friend de Akron, Ohio, C.J.Durshordwe de Buffalo.Le Dr Georges Cousineau de Montréal est e- + + le président honoraire et le Dr Eugène Allard de Québec est le vice-président honoraire.On attend plusieurs centaines d\u2019anesthésistes du Canada, des Etats-Unis et de l\u2019étranger pour ces importantes assises.+4 + LE DOCTEUR JEAN SAUCIER AUX CONGRES DE LISBONNE ET DE PARIS Le docteur Jean Saucier, professeur de neurologie à l\u2019Université de Montréal et chef du service de neurologie de l\u2019Hôtel-Dieu vient de participer activement aux Congrès de Neurologie et de Neuro-psy- chiatrie qui se sont tenus en août à Lisbonne et à Paris.+ + CONFÉRENCES DU PROFESSEUR MARQUEZY Le mardi, 22 septembre 1953 se tint à l\u2019hôpital Sainte Justine une séance conjointe de la Société Médicale de Montréal et de la Société de Pédiatrie de Montréal.L'invité d\u2019honneur était le professeur R.A.Marquezy, délégué de France au XXIIIe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada qui prononça une conférence sur la pneumonie atypique grippale.Le lendemain, le 23 septembre 1953 le professeur Marquezy parla à l\u2019hôpital Général de Verdun des \u201ccomplications encéphalo- méningées de la grippe chez l\u2019enfant\u201d.ee ++ ACTIVITÉS DU SERVICE D'O.R.L.DE L'HOPITAL NOTRE-DAME L\u2019hôpital Notre-Dame est heureux de vous faire part des activités de son service d\u2019Oto-Rhino-La- nyngologie, sous la direction du docteur Fernand Montreuil.Tous les mercredis, il y a réunion du service de 8 3 9 heures am, suivie de la visite des malades hospitalisés, de 9 à 10 heures.Le premier mercredi du mois est consacré à une séance anatomo-clinique, au cours de laquelle quelques cas sont présentés pour discussion histo-patho- logique clinique et traitement soit chirurgical ou radiothérapique. 1166 Le troisième mercredi, une conférence d\u2019intérêt général pour les oto-rhino-laryngologistes est donnée.Les autres séances comportent un résumé de la littérature courante paur les médecins résidents du service.Tous les médecins sont cordialement invités à assister à ces réunions.Septembre, le 30 \u2014 Journal Club.Octobre, le 7 \u2014 Anatomo-clinique.Le 14: Journal Club.Le 21: Radiographie des mastoides (Dr J.-L.Léger).Le 28: Journal Club.Novembre, le 4: Anatomo-clinique.Le 11: Journal Club.Le 18: Allergie en Oto-rhino-laryngologie (Dr J-L.Léger).Le 25: Journal Club.Décembre, le 2: Anatomo-clinique.Le 9: Journal Club.Le 16: Radiothérapie (Dr Michon).Janvier 1954, le 6: Anatomo-clinique.Le 13: Journal Club.Le 20: Electrolytes (Dr Belisle).Le 27: Journal Club.Février, le 3: Anatomo-clinique.Le 10: Journal Club.Le 17: Diètes en Oto-rhino-laryngologie (Dr C.-E.Grignon).Le 24: Journal Club.Mars, le 3: Anatomo-clinique.Le 10: Journal Club.Le 17: Ophtalmologie (Dr J.Brault).Le 24: Orthodontie (Dr Nadeau).Le 31: Journal Club.Avril, le 7: Anatomo-clinique.Le 14: Journal Club.le 21: Bactériologie et antibiotiques.Le 28: Journal Club.Mai, le 5: Anatomo-clinique.Le 12: Journal Club.Le 19: Radiothérapie: larynx (Dr Brodeur).Le 26: Journal Club.LE DOCTEUR DANIEL BARGETON À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL La Société Médicale de Montréal a reçu à titre de conférencier d\u2019honneur le docteur Daniel Barge- ton professeur à l\u2019Université de Paris.La conférence a eu lieu le 10 septembre 1953 à l\u2019Hôtel-Dieu et portait pour titre: \u201cQuelques recherches expérimentales sur le mode d\u2019action des anti-thyroïdiens\u201d.ee.++ CHAPITRE CANADIEN DU COLLEGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS Lors du Congrès de New York, le chapitre Canadien du Collège International des Chirurgiens a choisi son exécutif.Le docteur Appleby de Vancouver a été élu président, le docteur Fancar a été choisi comme vice-président et le docteur McAmmond de Vancouver a été nommé secrétaire.On remarque parmi les noms des régents du Collège celui du docteur Jean-Paul Legault, de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 NOUVEAUX \u201cFELLOWS\u201d DU COLLEGE INTERNATIONAL DES CHIRURGIENS Lors de son Congrès tenu au Waldorf-Astoria de New York du 13 au 17 septembre 1953, le Collège International des Chirurgiens a procédé au choix de nouveaux membres ou \u201cFellows\u201d.On note parmi les initiés les docteurs Rosario Gaudry de Québec, Moïse Clermont et Fernand Gauthier de Montréal, J.M.Bécotte d\u2019Arthabaska, Larocque d'Ottawa, L.P.La- porte de Joliette et Gagnon de Chicoutimi.Le docteur Charles Ouimet de Montréal a été nommé membre associé.BOURSIERS EN PÉDIATRIE Trois jeunes médecins de Montréal ont obtenu des bourses Mead Johnson & Co.pour des études postscolaires en pédiatrie; ce sont les docteurs L-P.Thibodeau, J.-L.Desrosiers et R.Saint-Martin.Le docteur Thibodeau est à Boston, le docteur Desro- siers à Toronto et le docteur Saint-Martin est à Paris.-e ee ENQUÊTE AU VÉNÉZUÉLA DU DOCTEUR GUSTAVE GINGRAS Le docteur Gustave Gingras, directeur médical du Centre de réhabilitation de Montréal, vient d\u2019être choisi comme expert auprès de la Mission technique des Nations Unies chargée d\u2019enquêter sur les problèmes de la réhabilitation au Venezuela.Il passera quatre semaines dans l\u2019Amérique du Sud.0 ve ÉLECTIONS À L'ASSOCIATION DE MÉDECINE INDUSTRIELLE Le bureau de direction de l\u2019Association de Médecine Industrielle de la Province de Québec vient d\u2019ê- tre choisi pour l\u2019année courante.Il se lit comme suit: président: le docteur B.Bellemare, ler vice-président: le docteur L.H.Roberts, 2e vice-président : le docteur Paul Guênette, secrétaire: le docteur D.C.Bews.Le docteur A.Leclerc de Québec a été nommé directeur honoraire.2e ++ LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL Une réunion conjointe de la Société de Phtisiologie de Montréal et du Chapitre canadien du Québec pr L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 de l\u2019American College of Chest Physicians a eu lieu à l\u2019Hôpital Notre-Dame, samedi le 26 septembre à 10 heures a.m.Tumeurs thoraciques \u201cAspect médical des tumeurs du médiastin\u201d, Docteur Jules Prévost, F.C.C.P.Directeur de l\u2019enseignement clinique à l\u2019Université de Montréal; assistant dans le Service de Médecine de l\u2019Hôpital Notre- Dame et directeur de la Clinique des Maladies du Thorax.En discussion: Docteur Gaétan Jarry, F.C.C.P, directeur médical de l\u2019Institut Bruchési.\u201cAspect chirurgical des tumeurs du poumon\u201d, Docteur Richard H.Overholt, F.C.C.P.directeur de l\u2019Overholt Thoracie Clinic; diplômé de l\u2019American Board of Surgery and Thoracic Surgery; ex-pré- sident du New England State, Chapter de l\u2019American College of Chest Physicians.En discussion: Docteur Ed.Gagnon, F.C.C.P., chirurgien de l\u2019Hôpital Notre-Dame.ee ++ DÉLÉGUÉS À ROME Deux professeurs de Montréal ont été choisis pour représenter leur Université respective au 16e Congrès International de Microbiologie qui s\u2019est ouvert à Rome le 8 septembre; il s\u2019agit du docteur E.G.D.Murray de l\u2019Université McGill et de M.V.Fredette de l\u2019Université de Montréal.NOUVEAU CONSULTANT NOMMÉ À L'HÔTEL-DIEU DE MONTRÉAL Le docteur Fernand Grégoire, directeur médical de l\u2019Institut Lavoisier, centre clinique de physiologie cardio-respiratoire, a été nommé consultant à l\u2019Hô- tel-Dieu.HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR EDMOND BARIL On nous apprend que l\u2019American Academy of Pediatrics a récemment élu « Fellow » le docteur Edmond Baril, pédiatre de l\u2019Hôpital de la Miséricorde et vice-président de la Société de Pédiatrie de Montréal.NOUVEAUX DIRECTEURS DU CONSEIL MÉDICAL Le Dr E.A.McCusker, de Régina, a été élu président du Conseil médical du Canada, à la clôture du NOUVELLES 1167 congrès annuel de cet organisme.Ont également été élus: premier vice-président, le Dr Cluny Macpher- son, de St-Jean, T.-N.; 2e vice-président, le Dr H.H.Hepburn, d\u2019Edmonton; archiviste, le Dr J.F.Argue, d\u2019Ottawa.Le président sortant de charge était le docteur Louis Roux de Montréal.2-0 \u2014 DOCTORAT HONORIFIQUE AU DOCTEUR WILDER PENFIELD On a officiellement inauguré l\u2019Institut Charles H.Best, un immeuble construit au coût de $1 000 000 dans la basse ville de Toronto.Il est doté d\u2019installations médicales destinées à accroître les recherches dans ce domaine.Avant la cérémonie, cinq grands médecins ont reçu des doctorats honorifiques de l\u2019université de Toronto.Le Dr Wilder Penfield, éminent neurochirurgien montréalais, attaché à l\u2019université McGill, était du nombre.2e.+ LE DOCTEUR GEORGES DUMONT, PRÉSIDENT DE LA VIE FRANÇAISE Le Conseil de la vie française a élu hier à la présidence le docteur Georges Dumont, de Campbell- ton.Le nouveau président est membre du Conseil depuis plusieurs années.Sous sa direction, cet organisme prendra une part active aux fêtes qui marqueront, en Acadie et en Louisiane, le deuxième centenaire de la dispersion des Acadiens.Le Conseil a déjà décidé de diriger vers Grand-Pré son voyage de Liaison française de 1955.ee + BOURSES FÉDÉRALES À 5 MÉDECINS DU QUÉBEC Le ministère fédéral de la santé vient d\u2019accorder à cinq médecins de la province de Québec des bourses d\u2019études avancées sur la tuberculose.Ces médecins sont les Drs Yvon Périgny, de S.-Tite; R.Voyer et René Morissette, de Québec; Gervais Soucy, de S.- Rémi de Price et Maurice Laporte, de Cartierville.Ces trois médecins poursuivront pendant trois ans des études sur le traitement de la tuberculose dans des hôpitaux canadiens et américains et, à la fin de leurs études, les Drs Périgny, Soucy et Voyer, feront partie du personnel médical de sanatoriums.Le Dr Morissette fera partie du personnel de la clinique antituberculeuse de Québec, et le Dr Laporte consacrera tout son temps à la chirurgie thoracique à l\u2019hôpital du Sacré-Cœur à Cartierville. 1168 LE DOCTEUR GÉRARD FECTEAU, AU MAINE GENERAL HOSPITAL Le docteur Gérard O.Fecteau autrefois de Bidde- ford, vient d\u2019être accepté parmi le personnel du Maine General Hospital à titre d\u2019assistant du docteur John R.Lincoln, directeur du département d\u2019anesthésiologie.Le docteur Fecteau, qui a étudié à Montréal et à Québec, est revenu à l\u2019été de 1953 du Japon, ou 1l a servi pendant deux ans comme chef anesthésiste auprès du 141e Hôpital général de l\u2019Armée.ee ++ DE RETOUR D'EUROPE Le docteur Raymond Langevin est revenu d\u2019Europe après avoir poursuivi durant un an ses études en chirurgie orthopédique, en France et en Angleterre.A Paris, le docteur Langevin a étudié sous la direction du professeur R.Merle d\u2019Aubigné et des docteurs Robert et Jean Judet.En Angleterre, 1l a travaillé avec les professeurs Sir Reginald Watson-Jones, H.J.Seddon et John Chanley.Le docteur Langevin sera attaché à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur à Cartierville et à l'Hôpital Notre-Dame de l\u2019Espérance à St-Laurent.6-0 nd LE COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Avis concernant les spécialités.Les Comités des Spécialistes chargés de considérer les demandes de certification se réuniront au cours du mois de décembre 1953.Les médecins dont les études et l\u2019entraînement postscolaires sont terminés, voudront bien présenter leurs requêtes avant le 15 novembre, ceci permettant aux Comités concernés d\u2019obtenir les renseignements jugés nécessaires.Tout aspirant au certificat voudra bien noter que, conformément à nos règlements, des certificats sans examen pourront être émis jusqu\u2019au ler juin 1955.Pour fins d\u2019octroyer des certificats de compétence, le Bureau Provincial de Médecine du Québec reconnaît les spécialités suivantes: .Anesthésie.Dermatologie et syphiligraphie.Chirurgie générale.Médecine interne.Allergie.Cardiologie.Maladies pulmonaires et T.B.Gastro-entérologie.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 9.Neurologie et/ou psychiatrie.10.Neuro-chirurgie.11.Obstétrique et/ou gynécologie.12.Ophtalmologie.13.Urologie.14.Chirurgie orthopédique.15.Oto-rhino-laryngologie.16.Pédiatrie.17.Pathologie clinique, bactériologie et anatomie pathologique.18.Médecine physique.19.Chirurgie plastique et reconstructive.20.Radiologie: diagnostique et/ou thérapeutique.21.Chirurgie thoracique.22.Hygiène.Copies des Règlements et normes de formation post- universitaire ainsi que des formules de demande peuvent être obtenues en s\u2019adressant au Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, 1896 ouest, rue Dorchester, Montréal \u2014 FI.5205.Jean PAQUIN, M.D, registraire.PREMIERE ASSEMBLEE GENERALE DE L'ASSOCIATION DES CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC La première assemblée générale de l'Association des Chirurgiens de la Province \u2014 Association of Surgeons of the Province of Quebec \u2014 a eu lieu samedi le 25 septembre 1953 au Pavillon Jeanne-Mance de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Les officiers du comité provisoire ont d\u2019abord fait rapport des activités à date de l\u2019Association, puis il a été procédé au choix des membres du premier bureau de direction.L\u2019élection a donné les résultats suivants: président: le docteur Edouard Desjardins, professeur de pathologie chirurgicale à l\u2019Université de Montréal et chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu; premier vice-président: le docteur Donald Webster, professeur de chirurgie à l\u2019Université McGill et chirurgien en chef du Royal Victoria Hospital de Montréal; 2e vice-président: le docteur François Roy, professeur de chirurgie opératoire à l\u2019Université Laval et chirurgien de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec; secrétaire: le docteur Antoine Pettigrew, professeur-agrégé à l\u2019Université Laval et chirurgien de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec; trésorier : le docteur François Archambault, professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal et chirurgien de l\u2019hôpital Notre-Dame; conseillers: le docteur Paul Bourgeois, professeur d\u2019urologie à l\u2019Université de Montréal et chef du service d\u2019urologie de l\u2019hôpital Notre-Dame; le docteur Philip Rowe, professeur de chirurgie et directeur du département de chirurgie de l\u2019Université McGill, chirurgien en chef du Montreal General Hos- L\u2019Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 pital; le docteur Calixte Favreau, professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal et chef du service d\u2019orthopédie de l\u2019hôpital Sainte-Justine; le docteur J.Avila Denoncourt, ancien président général de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada et chirurgien de l\u2019hôpital St-Joseph des Trois-Rivières.L'Association des chirurgiens de la Province de Québec\u2014The Association of Surgeons of the Province of Quebec \u2014 entend grouper les chirurgiens généraux, les urologues, les orthopédistes, les neuro-chirurgiens, les chirurgiens plastiques, les chirurgiens thoraciques, les gynécologues et les membres d\u2019autres spécialités chirurgicales.NOMINATIONS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Le Dr Wilbrod Bonin, doyen de la faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal, communique, à son retour d\u2019Europe où il a assisté à Londres au congrès de la première Conférence mondiale sur l\u2019enseignement médical, les nominations et les promotions suivantes approuvées lors d\u2019une récente réunion du Conseil des gouverneurs de l\u2019Université.Le Dr Gérard Bélanger a été nommé professeur titulaire de clinique obstétricale à l\u2019hôpital de la Miséricorde.Les médecins suivants ont été nommés professeurs agrégés: Dr Robert Cailloux, obstétrique; Dr Fernand Côté, psychiatrie; Dr Alfred LeRoy, obstétrique; Dr Gaston Loignon, psychiatrie; Dr Alcide Pilon, psychiatrie; Dr Germain Pinsonneault, radiologie; Dr Albert Royer, pédiatrie; Dr Julien Tétreault, obstétrique.On annonce aussi la nomination des 13 assistants- professeurs suivants: Dr Maurice Bélisle, médecine ; Dr J.-Antoine Blais, médecine; Dr Raymond Blais, oto-rhino-laryngologie; Dr Joseph Duplessis, pédiatrie; Dr Guy Fortin, anesthésiologie ; Dr Louis-Joseph Gauthier, pédiatrie; Dr Paul Guertin, oto-rhino-laryngologie ; Dr Simon Lauzé, anatomie pathologique ; Dr Léonard Legault, anesthésiologie; Dr René Lé- tienne, anesthésiologie; Dr Léopold Long, médecine; Dr Gaspard Morin, pédiatrie; Dr André Robert, médecine et chirurgie expérimentales.HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR PAUL POLIQUIN Le docteur Paul Poliquin, professeur de clinique chirurgicale à l\u2019Université Laval et chef du service de chirurgie de l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus de Québec a été élu membre associé étranger de l\u2019Académie Nationale de Chirurgie de Paris.NOUVELLES 1169 LE DOCTEUR WILBROD BONIN, DÉLÉGUÉ À LONDRES Le docteur Wilbrod Bonin, doyen de la Faculté de médecine de l\u2019Université de Montréal a assisté à Londres au Congrès de la première conférence mondiale sur l\u2019enseignement médical.Le Congrès s\u2019est tenu du 22 au 29 août 1953 sous les auspices de l\u2019Association Médicale Mondiale.Le docteur Bonin était délégué de l\u2019Université de Montréal.+e ++ ÉLECTION À LA PRÉSIDENCE DU DOCTEUR EUGÈNE ROBILLARD Le docteur Eugène Robillard, professeur de physiologie et directeur du département de physiologie de l\u2019Université de Montréal vient d\u2019être élu président de l\u2019Association Canadienne de Physiologie.Il succède au docteur J.B.Collip.we ++ LE DOCTEUR JEAN-PAUL BOURQUE RAPPORTEUR AU CONGRÈS DE SHAWNEE La section du Nord-Est de l\u2019American Urological Association a tenu son assemblée annuelle du 15 au 18 septembre 1953 au Shawnee Inn à Shawnee-on- Delaware en Pennsylvanie.Au nombre des rapporteur à ce Congrès, on remarque le docteur Jean-Paul Bourque de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal qui a présenté à la séance du 16 septembre 1953 un travail intitulé: \u201cA new technique of prostatic adenomectomy\u201d.+-e ++ CONFÉRENCE À LA MÉMOIRE DU DOCTEUR D.A.HINGSTON Un comité a été formé à St Mary\u2019s Hospital en vue de perpétuer le souvenir du docteur Donald A.Hingston.Le moyen choisi a été d\u2019organiser chaque année une conférence dite: Hingston Memorial Lec- Lure.La première de ces conférences aura lieu le 13 octobre 1953, à 830 p.m.du soir, à l\u2019amphithéâtre de l'hôpital dés Vétérans.Le docteur Claude F.Dixon de la Clinique Mayo est l\u2019invité d'honneur et il parlera du cancer du rectum.-e- ++ LE DOCTEUR JEAN ROCHE, CONFÉRENCIER DE L'INSTITUT SCIENTIFIQUE FRANCO-CANADIEN Plusieurs conférences ont été données sous les aus- vices de la Faculté de Médecine de l\u2019Université de 1170 Montréal, par le docteur Jean Roche, professeur au Collège de France, Chaire de biochimie générale et comparée.En voici le programme: A.Biochimie de l\u2019iode et des hormones thyroïdiennes.Lundi 14 septembre 1953 \u2014 L\u2019iode chez les êtres vivants et le mécanisme de sa concentration dans divers tissus.Mardi, 15 septembre 1953 \u2014 Les protéines iodées naturelles et les modèles chimiques de formation des hormones thyroïdiennes.Jeudi, 17 septembre 1953 \u2014 Nature et biosynthèse des hormones thyroïdienes.Vendredi, 18 septembre 1953.\u2014 Hormones thyroi- diennes circulantes et mécanisme de leur secrétion.Lundi, 21 septembre 1953.\u2014 Métabolisme et mode d\u2019action des hormones thyroïdiennes.B.Les hémoglobines humaines.Mardi, 22 septembre 1953.\u2014 Spécificité des hémoglobines et hétérogénéité du pigment respiratoire de l\u2019adulte.Jeudi, 24 septembre 1953 \u2014 Hémoglobines fœtales et biochimie des anémies méditerranéennes.Vendredi, 25 septembre 1953 \u2014 Pathologie des hémoglobines et trépanocytoses (sickle cell anemia).C.Problèmes d\u2019enzymologie.Lundi, 28 septembre 1953 \u2014 Quelques aspects de la biochimie des phosphatases.Mardi, 29 septembre 1953 \u2014 Récents progrès de la biochimie et de la chimie physiologique de l\u2019arginase.-e- ve COURS DE PERFECTIONNEMENT DONNÉS À L'HÔPITAL SAINT-LUC DE MONTRÉAL Le cours de perfectionnement du professeur Castai- gne (de Paris) donné à l\u2019hôpital St-Luc portera sur les perturbations circulatoires localisées et leur traitement.En voici quelques titres: Généralités sur les circulations locales et leurs perturbations pathologiques.L\u2019infarctus du myocarde et les ischémies myocar- diques.Les troubles de la circulation cérébrale.1 Les thromboses; 2 Les ruptures; 3 L\u2019ædème cérébral; 4 Les autres aspects des troubles circulatoires céphaliques (migraines, troubles vasomoteurs, etc.).Les troubles de la circulation rénale.1 Les glo- mérulo-néphrites; 2 La nécrose corticale du rein et le problème de l\u2019ischémie rénale aiguë; 3 Le rôle de l\u2019ischémie rénale dans la genèse de l\u2019hypertension ; 4 Le rein cardiaque.Les troubles de la circulation pulmonaire.1 Les embolies et infarctus du poumon; 2 L\u2019œædème pulmonaire; 3 Le poumon cardiaque.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Les troubles de la circulation abdominale.1 L\u2019infarctus du mésentère et les infarctus viscéraux; 2 L\u2019hypertension portale; 3 Le foie cardiaque.Les troubles circulatoire des membres.1 Les oblitérations artérielles; 2 Les oblitérations artérielles; 3 Les oblitérations veineuses; 4 Les syndromes vasomoteurs des extrémités.N.B.\u2014 Les dates et les heures de ces cours seront envoyées individuellement à tous les médecins de la province.+ + COURS SUR LA NUTRITION PAR LE DOCTEUR H.SIMONNET L\u2019Ecole d\u2019Hygiène, pour la septième année consécutive, reçoit, à titre de professeur invité, le docteur Henri Simonnet, B.A., D.V., D.M., DSec., professeur à l\u2019Ecole nationale vétérinaire d\u2019Alfort et à l\u2019Institut national agronomique de Paris, membre de l\u2019Académie nationale de médecine (Paris) et Fellow of the Royal Society of Medicine (London).Le docteur Simonnet donnera dix conférences à notre public médical et hygiéniste et traitera de «l\u2019appréciation de l\u2019état de nutrition ».Le programme 10 sept.\u2014 Le problème posé, sa signification et sa portée; définitions, nutrition et état de nutrition, les degrés de l\u2019état de nutrition; les fautes alimentaires en général.17 sept.\u2014 Les signes cliniques et fonctionnels.Aspect général, stature, poids, taille.Examen de la peau et des muqueuses.24 sept.\u2014 Les signes cliniques et fonctionnels (suite).L'appareil circulatoire, l'appareil respiratoire, l\u2019appareil digestif; signes nerveux.1 octobre.\u2014 Les signes biologiques.Radiographie, examen du sang, fragilité capillaire, ergomé- trie, tests psycho-moteurs.8 oct.\u2014 Signes biochimiques.Les taux normaux des constituants du sang et de l\u2019urine.15 oct.\u2014 Signes biochimiques.Signification des valeurs anormales, épreuves de charge et de saturation.22 oct.\u2014 Symptomatologie des troubles d\u2019origine nutritionnelle.Sous-alimentation et suralimentation ; carence protidique, excès protidique; eau et sels; oligo-éléments (fer, iode).29 oct.\u2014 Symptomatologie des troubles d\u2019origine nutritionnelle.Les avitaminoses, les hypervitaminon- ses.5 nov.\u2014 La mesure du niveau de la nutrition.Les standards de nutrition, leur signification qualitative et quantitative, les facteurs d\u2019utilisation des aliments.12 nov.\u2014 Technique des enquêtes, types d\u2019enquêtes nutritionnelles. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 LE 88 CONGRÈS DE RHUMATOLOGIE Le 8e congrès international des maladies rhumatismales a eu lieu à Genève du 24 au 28 août.35 nations dont l'URSS y étaient représentées.En tout, ce congrès réunit 800 personnalités du monde médical.A cette occasion, il est bon de rappeler les efforts incessants qui, depuis la création de la Ligue internationale contre le rhumatisme, il y a quelque 25 ans, ont permis à la rhumatologie de devenir une spécialité réelle.D'autre part, c\u2019est à l\u2019occasion du dernier congrès international de New-York que fut révélée la découverte de la cortisone par Hench et Kendall, qui avait permis de grands espoirs.ee ++ RAPPORT DE LA 7° ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L'ASSOCIATION MÉDICALE MONDIALE La 7e assemblée générale de l\u2019Association médicale mondiale, dont les travaux avaient commencé le ler septembre, a terminé ses travaux.Au cours de la dernière séance, les 550 médecins qui ont participé aux délibérations, ont adopté un rapport constatant que, malgré tous les efforts faits en vue d\u2019une amélioration du bien-être de l\u2019homme, l\u2019expérience ne semble pas prouver que celui-ci en général ait acquis une meilleure santé.Les médecins ont été également d\u2019accord pour constater que «les statistiques relatives aux divorces, aux délits commis par les personnes s\u2019adonnant aux stupéfiants, ne sont guère encourageantes ».Plusieurs principes de sécurité sociale ont été, d\u2019autre part, adoptés par l\u2019assemblée: 1 \u2014 Liberté du choix par les malades en ce qui concerne leurs médecins et liberté pour les médecins de choisir leurs malades, à l\u2019exception des cas urgents ou d'humanité.2 \u2014 Aucune intervention de tiers entre le médecin et le malade.3 \u2014 Lorsqu\u2019un service médical doit être soumis à un contrôle, celui-ci sera exercé par les médecins.4 \u2014 Le malade devrait avoir le droit de choisir son hôpital.5 \u2014 Liberté pour le médecin de choisir son lieu de résidence et sa spécialisation.6 \u2014 Abolition d\u2019éventuelles restrictions en ce qui concerne l\u2019utilisation des médicaments prescrits, sauf en cas d\u2019abus, 7 \u2014 Une représentation appropriée de la profession médicale dans tout organisme s\u2019occupant de soins médicaux.NOUVELLES 1171 8 \u2014 Le fait de faire des médecins des serviteurs salariés au service du gouvernement ou d\u2019organismes de sécurité sociale ne pourrait que nuire à l\u2019intérêt public.9 \u2014 Une rémunération des services médicaux ne devrait pas dépendre directement de la position financière de l\u2019organisation d\u2019assurance.10 \u2014 Tout médecin diplômé doit avoir le droit de collaborer à toute organisation de sécurité sociale ou d\u2019assurance, et aucun médecin ne devrait être obligé contre sa volonté à collaborer à ces organisations.11 \u2014 Une assurance obligatoire contre la maladie ne devrait couvrir que ceux qui ne sont pas à même de pourvoir personnellement à leurs soins médicaux, pour des motifs de pauvreté.+ oo AGRANDISSEMENT DE L'HÔPITAL SAINTE- MARIE DES TROIS-RIVIÈRES L'hôpital Sainte-Marie que dirigent aux Trois-Ri- vières les RR.SS.de la Miséricorde sera considérablement agrandi.On vient de donner le contrat de construction d\u2019une nouvelle aile au coût d\u2019un million et demi.L\u2019immeuble aura six étages sur 174 pieds par 54 pieds.+ ++ UN NOUVEL HÔPITAL À MAGOG Les autorités de l\u2019hôpital la Providence de Magog annoncent la construction prochaine d\u2019un nouvel hôpital de 200 chambres dans cette localité.La Rév.Sœur Ste-Rose de Viterbe, des Filles de la Charité du Sacré-Cœur, supérieure de l'institution, a déclaré que l'emplacement choisi a 800 pieds de longueur, par 540 de profondeur.6-6 + LE FUTUR HOPITAL DE LONGUEUIL Le futur hépital de Longueuil sera érigé sur les rues Quinn et Montenach.IL\u2019administration interne en serait confiée aux RR.SS.Trinitaires de cette méme localité.o-6 ++ AGRANDISSEMENT DE L'HÔPITAL SAINT-MICHEL-ARCHANGE Les autorités de I\u2019hopital St-Michel Archange de Beauport viennent de décider la préparation des plans et devis de l\u2019agrandissement de l'hôpital St- Michel Archange de Beauport.Ceci apportera à l'hôpital 2,000 lits additionnels.Le coût approximatif sera de $7 000 000. 1172 L'HÔPITAL DE DOLBEAU On vient de commencer les travaux de construction de l\u2019hôpital de Dolbeau.L'entreprise coûtera $800 000 et la congrégation des Hospitalières de la Miséricorde de Jésus aura d\u2019ici quelques mois 52 lits à sa disposition pour le soin des malades de cette région.\u2014 ++ CONFÉRENCE SUR L'ALCOOL ET LE TRAFFIC ROUTIER La 2e conférence internationale sur l\u2019alcool et le trafic routier s\u2019est tenu à Toronto du 9 au 12 sept.1953.Plus de 200 rapporteurs ont participé à ces assises.La première conférence internationale eut lieu en Suède en 1950.+ + PRIX SAINT VINCENT L\u2019Académie de Médecine de Turin organise un concours pour l\u2019attribution, aux conditions ci-après indiquées, du ler « PRIX SAINT VINCENT » pour les Sciences Médicales, d\u2019un montant de 7.500.000 lires, institué par la Région Autonome de la Vallée d\u2019Aoste et par la SITAV de Saint Vincent, afin de favoriser le développement des recherches scientifiques dans le champ de la discipline médicale.1.Le prix sera attribué à une publication ou à un groupe de publications, imprimées, traitant un sujet médical unique et représentant un progrès réel dans la connaissance de la matière étudiée, ayant été publiées après 1950 et transmises à l\u2019Académie de Médecine de Turin, 18 rue du Po, avant le 31 décembre 1953.2.Les travaux pourront être admis au concours, si présentés dans les langues suivantes: italien, latin, français, anglais, allemand, espagnol, portugais et russe.3.Les publications, en 5 exemplaires, dont 2 resteront auprès de l\u2019Académie, devront être adressées à cette dernière sous pli recommandé.4.Les concurrents devront Joindre aux publications un résumé en langue italienne ou française illustrant le sujet et les points originels et conclusifs des arguments traités.5.Le vainqueur du concours sera désigné à Saint Vincent (Vallée d\u2019Aoste) dans le courant du mois de Juin 1954, au cours d\u2019une réunion organisée par l\u2019Académie à l\u2019occasion des Journées médicales internationales, dont la date sera fixée ultérieurement.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 TRAVAUX DE RECHERCHE SUR LES ANTIBIOTIQUES L\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, annonce aujourd\u2019hui qu\u2019une subvention fédérale, d\u2019un montant supérieur à $12, 000, aidera l\u2019Hôpital pour enfants malades, de Toronto, à poursuivre des recherches sur les nouveaux antibiotiques et les moyens de prévenir la résistance à leur égard.Depuis quelque temps, le développement de bactéries qui résistent aux antibiotiques cause de l\u2019inquiétude aux médecins, déclare le ministre fédérai de la Santé.On a accumulé quantités de renseignements sur ce sujet; mais quelques-uns d\u2019entre eux ont été compilés à la hâte et sont incomplets.Il reste encore à poursuivre beaucoup de travaux qui demanderont assez de temps, de préférence dans un hôpital où les essais de laboratoire et les essais cliniques peuvent se faire simultanément.À l\u2019Hôpital pour enfants malades, on a formé un groupe spécial de recherche dans les laboratoires de bactériologie clinique, sous la direction du Dr T.E.Roy, directeur de la bactériologie.Cette équipe essaie d\u2019évaluer la sûreté et l\u2019exactitude des diverses méthodes de laboratoire employées pour déterminer la réaction des bactéries ordinaires en présence des antibiotiques.Les chercheurs se proposent aussi d\u2019étudier les antibiotiques, en particulier, les plus récents, afin d\u2019en déterminer le meilleur dosage possible et de découvrir comment ces antibiotiques s\u2019absorbent et se répartissent.Ces renseignements seront reliés aux études de laboratoire sur la sensitivité et aux résultats des essais cliniques.La subvention fédérale servira à acheter le matériel de laboratoire et à payer les traitements de quatre chercheurs à service continu.+ + TRAVAUX DE RECHERCHE SUR LA CHIRURGIE DE LA TUBERCULOSE Des travaux de recherche sur les genres de chirurgie et sur les méthodes d\u2019anesthésie les moins nuisibles à l\u2019action du cœur et des poumons chez les tuberculeux se poursuivent cette année à l'hôpital Laval, de Ste-Foy (Qué.), avec l\u2019aide d\u2019une subvention fédérale à l\u2019hygiène.En annonçant aujourd\u2019hui cette nouvelle, l\u2019hon.Paul Martin, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, ajoute que les autorités d\u2019hygiène publique espèrent que ces travaux jetteront de la lumière sur les risques chirurgicaux et anesthésiques de la thoracotomie et réduiront le taux de mortalité chez les tuberculeux.Ces travaux, qui dureront probablement un an, se font sous la direction du Dr Jean-Paul Dechêne, L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1955 anesthésiste de l\u2019hôpital Laval et de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, avec le concours du Dr Maurice Giroux et du Dr Marcel Bilodeau.Au cours de ces travaux, on fera des essais élaborés de laboratoire et physiologiques sur les malades, avant, pendant et après les interventions chirurgicales.La subvention fédérale, d\u2019un montant de $7,300, aidera à acheter le matériel requis ainsi qu\u2019à payer une partie des traitements des chercheurs scientifiques qui se consacrent à ce projet.PRÈS DE 50 000 PERSONNES BÉNÉFICIENT DES CLINIQUES ANTITUBERCULEUSES DU MINISTÈRE PROVINCIAL DE LA SANTÉ Au cours des six premiers mois de cette année, les cliniciens en tuberculose du ministère de la Santé que dirige l\u2019hon.Albiny Paquette, m.d., ministre de la Santé, ont examiné 48985 personnes et procédé à 31520 épreuves à la tuberculine.Par ailleurs, 37 852 personnes ont bénéficié des avantages du BCG.Les cliniciens de nos soixante-sept unités sanitaires ont tenu 1 254 cliniques anti-tuberculeuses pendant cette même période et ils ont fait 11 765 visites à domicile.Ces chiffres ne comportent pas les statistiques du travail accompli par les roulottes que le ministère de la Santé entretient et fait circuler dans différentes régions de la province.Dans ces roulottes, au cours de l'été, on a déjà procédé à près de 30 000 examens.C\u2019est du moins ce qu\u2019un relevé préliminaire permet de constater.C\u2019est dire que le ministère conduit une lutte intense contre la peste blanche.La population rurale et les principaux centres, comme les petites agglomérations, bénéficient des services de nos cliniciens en tuberculose.L'expérience acquise depuis de nombreuses années, les milliers de guérisons obtenues ont définitivement établi que la peste blanche est une maladie curable.Plus le traitement est institué de bonne heure, plus la guérison est facile.Il faut consulter le médecin dès les moindres symptômes, suivre ses conseils et continuer le traitement aussi longtemps qu\u2019il le juge nécessaire.Il y a encore de grands progrès à faire.C\u2019est la volonté des autorités du ministère provincial de la Santé de collaborer avec la population.Voilà pourquoi des cliniciens en tuberculose poursuivent régulièrement un travail de dépistage, tenant périodiquement, des cliniques dans les différentes villes et paroisses des 77 comtés de la province desservis par nos 67 Unités sanitaires.En même temps, le département soutient de ses derniers une foule d\u2019organisme qui s'occupent de mener le bon combat contre la peste blanche.NOUVELLES 1173 LES \u201cEXCERPTA MEDICA\u201d PUBLIENT UNE NOUVELLE SECTION CONSACREE AU CANCER On connaît depuis quelques années existence des « Excerpta Medica », publication périodique venant d\u2019Amsterdam et comportant des résumés de travaux médicaux effectués et publiés dans les divers journaux du monde médical.Ses différentes publications portent sur les principales disciplines ou spécialités de la médecine.Une nouvelle section vient d\u2019être ajoutée à celles qui existaient antérieurement.Elle sera publiée mensuellement comme les autres quinze journaux de cette importante organisation.Elle contiendra 700 - 800 pages d\u2019analyses par an avec un index mensuel d\u2019auteurs et une table classifiée des matières ainsi que des auteurs afin de compléter chaque volume annuel.Le prix d\u2019abonnement pour le Volume 1 (6 numéros mensuels de juillet à décembre 1953) s\u2019élève à 85.00 (ou l'équivalent en votre monnaie).Le Volume II (1954) et les volumes prochains comprendront 12 numéros mensuels dont le prix sera de $10.00 par an.Il s\u2019agit incontestablement d\u2019une œuvre très utile à ceux qui s'intéressent à l\u2019étude du cancer et aux très nombreux travaux qui se font dans le monde entier sur cette question vitale de la santé.6-6 ++ ASSOCIATION DES BUREAUX MÉDICAUX DES HÔPITAUX DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L\u2019Association des Bureaux médicaux des Hôpitaux de la Province de Québec a tenu récemment son assemblée annuelle, au Club social de Sherbrooke.A l'issue de cette assemblée eut lieu l\u2019élection d\u2019un nouveau Comité exécutif pour l\u2019exercice 1953-54.Le Dr.Rolland Blais, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a été réélu à l\u2019unanimité président de l\u2019Association pour un second terme.Outre le président, le nouvel exécutif se compose des officiers suivants: ler vice-président, Dr.J.-E.Pelletier, de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec; 2e vice-président, Dr Ed.Potvin, de l\u2019Hôtel-Dieu St- Vallier de Chicoutimi; Secrétaire-trésorier, Dr Willie Major, de l\u2019Hôpital Ste-Justine de Montréal; Secrétaire-adjoint, Dr Julien Pesant, de l\u2019Hôtel Ste- Jeanne d\u2019Arc de Montréal; Directeurs, les docteurs L.P.Brousseau, de l\u2019Hôpital St-Sauveur de Val d'Or; R.Décarie, de l\u2019Hôpital Notre-Dame de Montréal; J.A.Dion, de l\u2019Hôpital St-Vincent de Paul de Sherbrooke ; I.Lapierre, de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis; René Major, de l\u2019Hôpital St-Luc de Montréal; B.M.Tremblay, de l\u2019Hôtel-Dieu de St-Jérôme. 1174 COURS INTERNATIONAL DE LABYRIN- THOLOGIE CLINIQUE : L'APPAREIL VESTIBULAIRE Physiologie \u2014 Pathologie GRAND AMPHITHÉATRE DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE ler au 7 Mars 1954 Anatomie normale et pathologique ; Hrsto-physio-pa- thologie; Electro-physiologie ; Epreuves rotatoires, thermiques et galvaniques ; Cupulométrie ; Syndromes périphériques et centraux; Syndromes traumatiques et post-commotionnels; Maladie de Ménière; Mal des transports; Traitement médical et chirurgical du vertige.COMITE DE DIRECTION : Président : Professeur A.AUBIN.Secrétaire: Docteur P.CLERC.Travaux Pratiques: Professeur Agrégé G.GREINER.Trésorier: Docteur P-L.KLOTZ.Ce Cours pratique international de Labyrintholo- gie complétera le Cours d\u2019Audiologie de 1952.Le développement récent de la physio-pathologie tissulaire et liquidienne; la perfection des méthodes d'exploration; le progrès des techniques chirurgicales rendent nécessaire une mise au point des problèmes qui concernent ces différentes disciplines.Permettre au praticien de se familiariser avec les méthodes d\u2019exploration pour comprendre la lésion et les symptômes observés.Comment différencier les troubles de l\u2019appareil périphérique et ceux des voies centrales?où, comment et par quoi se produisent les vertiges et le déséquilibre?quel traitement mettre en œuvre?Tel est le but de ces réunions pour lesquelles il a été fait appel aux médecins et aux hommes de science les plus qualifiés.Le cours comportera plusieurs parties: \u2014 Connaître la physiologie normale et pathologique de l\u2019appareil vestibulaire?\u2014 Comment dépister une lésion de cet appareil?\u2014 Par quelle méthode peut-on mesurer les modifications du seuil d\u2019excitation ?\u2014 Quelles sont les épreuves qui permettent à coup sûr de reconnaître et de classer les troubles de son fonctionnement?\u2014 Comment et dans quel chapitre de la pathologie viendront se ranger les différents éléments recueillis lors de l\u2019examen.Autrement dit: quel est, en clinique humaine, l\u2019aspect des grands syndromes labyrinthiques et quel est leur traitement médical et chirurgical?Le Cours, dont l\u2019allocution d\u2019ouverture a été confiée au Professeur G.Portmann, débutera le lundi ler mars à 9 heures.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Le côté pratique de l\u2019enseignement sera poussé à l\u2019extrême.Des conférences magistrales auront lieu le matin: Elles seront réparties en trois cycles: \u2014 Anatomie et physiologie.\u2014 Méthodes d\u2019exploration.\u2014 Problèmes cliniques et thérapeutiques.L'anatomie et la physiologie seront exposées par les Professeurs CraBBE, de Lou- vain, HurzINGa, de Groningen, DeLMas, de Paris, GerLiNGs, d\u2019Amsterdam, Dr Grorcio, de Turin, le docteur Leboux, de Huy, etc.Les méthodes d\u2019exploration seront étudiées par les Professeurs ARSLAN, de Padoue, JonaxErs, d\u2019Amsterdam, VAN Eamonp, d'Utrecht, ete.Les problémes cliniques et thérapeutiques ont été confiés aux Professeurs Piquer, de Lille, TERRACOL, de Montpellier, aux docteurs HALLPIKE et CAWTHORNE, de Londres, au docteur Mrarnp, de Copenhague, ainsi qu'aux Professeurs agrégés AUBRY, de Paris, Mayoux, de Lyon, GrErnEr, de Strasbourg, au docteur LEMOINE, laryngologiste des Hôpitaux de Paris, ete.Les travaux pratiques auront lieu l\u2019après-midi.Ils comporteront la démonstration des épreuves d\u2019exploration: rotatoires, thermiques et galvaniques.Des séances complètes seront réservées à la cupu- lométrie et aux épreuves de Rademaker.Des présentations de cas cliniques concrets sont également prévus.Ces travaux sont placés sous la direction du Professeur agrégé GREINER, et chacune des sections sera dirigée par les docteurs LEMoINE, BoucuE, DEBAIN, Krorz et Crerc.Chaque participant pourra ainsi acquérir rapidement la pratique des différents examens et exécuter lui-même les épreuves les plus récentes sur un certain nombre de cas sélectionnés.Un certificat sera délivré aux auditeurs inscrits qui auront parcouru le cycle complet des exercices.Exposition A l\u2019occasion de ce Cours, une Exposition d\u2019instruments de chirurgie, d\u2019audiomètres, d\u2019appareils de prothèse auditive et de Spécialités ORL se tiendra dans les locaux de la Faculté.Les industriels fran- cals et étrangers intéressés ont été priés de mettre à la disposition des visiteurs leurs meilleurs techniciens afin que les renseignements les plus précis et les plus complets puissent être fournis.Transport et logement Tous renseignements seront fournis sur demande par le Secrétariat du Cours qui se chargera éventuel- Ey eT L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 XLII n \\ PROPI-VA INDICATIONS : Vaginites à trichomonas, à mogilia et à flores mixtes.Prurit et leucorrhée.La connaissance des données modernes sur la physiologie vagigale nous ont permis d\u2019élaborer un traitement objectif et rationnel fles conditions pathologiques qui jusqu\u2019ici avaient défié les age thérapeutiques les plus divers ne pas dire les plus disparat FORMULE (pH 4); Propionate de sodigm 20 % n-Propanol Acide propioniq Diiodohydroxyqyinoléine 7.5% Plus lactose, Ædextrose, acide borique et acide lactique, dans une base hydrosoluble apppOpriée.A 1.Trichomonas vaginalis 2.Monilia albicans 3.Escherichia coli, streptocoques, staphylocoques.SUPPOSITOIRES VAGINAUX : Boite de 12 \u2014 1 a 3 par jour.CREME : Tube de 3 onces avec applicateur -\u2014 en application trois fois par jour.L ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE 1176 lement des démarches utiles auprès des Compagnies aériennes, maritimes et ferroviaires.Celles-ci accorderont vraisemblablement d\u2019importantes réductions de tarif aux auditeurs inscrits et aux membres de leur famille; les intéressés seront prévenus en temps utile.Le Secrétariat s\u2019occupera également de retenir les chambres d'hôtel et de fournir des listes de restaurants de diverses catégories, ainsi que toutes indications sur les événements de la vie parisienne pendant la semaine du Cours.Inscriptions Le montant de la participation aux frais a été fixé à 20.000 francs.Les inscrits seront invités ultérieurement par le trésorier du Cours à effectuer le règlement de cette somme par versement au Compte de chèques postaux (Docteur P.-L.Krorz, C.C.P.Paris 9.931-10).Programme des Cours Le programme complet et définitif ainsi que l\u2019horaire exact des Cours et des Travaux Pratiques seront adressés aux praticiens inscrits qui auront retourné la carte jointe au Secrétariat.Pour tous renseignements complémentaires, s\u2019adresser au Secrétaire du Comité: Docteur P.Clerc, 45, rue de Courcelles, Paris (VIIIe).+ + LE QUÉBEC A UNE POPULATION DE 4269 000 ÂMES La population de la province de Québec atteint aujourd\u2019hui 4 269000 selon une estimation fondée sur le recensement de 1951, estimation elle-même basée sur l\u2019augmentation des naissances et de l\u2019immigration et faite en tenant compte des décès survenus et des pertes causées par l\u2019émigration.D\u2019après le même principe, on a évalué la population du Canada à 14 781 000.L\u2019Ontario accuse la plus forte augmentation, soit 131 000, contre 168 000 en 1951.L'accroissement de la population québecoise est de 95 000 pour la période 1952-53, juin à juin.Le laps 1951-52 accusait une augmentation de 118 000.Surveillez la santé de vos enfants Si vous voulez que vos enfants demeurent en bonne santé, confiez à votre médecin de famille le soin de veiller sur leur croissance.Il importe, de toute évidence, de dépister une maladie ou une affection si bénigne qu\u2019elle soit avant qu\u2019un traitement plus difficile et plus urgent ne devienne indispensable.Cette recherche attentive des moindres déficiences s'impose à différentes (poques de la vie NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 et dans maintes circonstances particulières, déclarent les hygiénistes du ministère provincial de la Santé que dirige l\u2019honorable Albiny Paquette, md.ministre de la Santé.Ain-i, on examine le bébé au cours de sa première année pour se rendre compte sl sa croissance s\u2019effectue normalement et corriger au be.oin son alimentation.Elle est également utile pendant que l\u2019enfant poursuit ses (tudes s1 l\u2019on veut reconnaître à temps certaines maladies et certains défauts physiques susceptibles d\u2019en retarder les progrès.DES INSTITUTIONS MONTRÉALAISES POURSUIVENT DES TRAVAUX DE RECHERCHE SUR L'ARTHRITE Des travaux de recherche sur les causes de l\u2019arthrite et sur les moyens de prévenir cette maladie, source principale d\u2019infirmité dans le monde, se poursuivent cette année dans des centres de recherche universitaires et hospitaliers de Montréal, avec l\u2019aide de subventions fédérales à l'hygiène.En faisant part de cette nouvelle, M.Paul Martin, ministre fédéral de la Santé, déclare que les autorités d'hygiène publique estiment que les divers genres d\u2019aections rhumatismales frappent plus de gens que le cancer, les maladies du cœur, le diabète et la tuberculose ensemble.Le rhumatisme articulaire aigu constitue une affection grave chez les enfants et est la cause de nombreux décès.Mais, en général, l\u2019arthrite et le rhumatisme rendent infirme et invalide sans tuer.On rencontre plus de la moitié des infirmités chez les personnes qui sont âgées de moins de 45 ans.En plus de tous les problèmes que ces affections porent à l\u2019individu, l\u2019arthrite et le rhumatisme représentent une forte perte économique pour la nation.Un grand nombre de théories ont cours au sujet de la cause ou des causes des affections rhumatismales, dit M.Martin.Ce n\u2019est qu\u2019en recourant à toutes sortes de recherches élaborées que l\u2019en réussira à découvrir des méthodes de prévention et de traitement.Voici les projets qui sont en ce moment en voie d\u2019exécution à Montréal: Etude des m\u2018canismes physiopathologiques dans le rhumatisme articulaire \u2014 Dr Louis G.Johnson et Dr K.R.Mackenzie, chercheurs attitrés, clinique de l\u2019université McGill, hôpital Royal Victoria.$8 400.Influence des hormones sur l\u2019incidence et la prévention de l\u2019arthrite \u2014 Dr Hans Selye, directeur de l\u2019Institut de médecine ct de chirurgie expérimentales, Université de Montréal.$7 620.Etude de la moelle des os dans le rhumatisme articulaire \u2014 Dr Léopold A.Long, hématologiste, Hôtel-Dieu, Montréal.$1 712. x * | R Pour Adultes Chaque comprimé contient: Phénacétine .__._.Ogr.100 Acide Acétylsalicylique .0 gr.233 Chlorhydrate d\u2019Aminoxide d\u2019Atropine _._.0 gr.0005 R Pour Enfants Chaque comprimé contient: da Aminoxide d\u2019Atropine .1/600 grain Acide Acétylsalicylique _.1 grain Phénacétine __._._.* 3 grain Echantillon médical sur demande HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue du College McGill, Montréal 2 1178 Importance relative des facteurs médicaux, sociaux et psychologiques dans la cause et le traitement du rhumatisme articulaire \u2014 \u2014 Dr Eric D.Wittko- wer, professeur adjoint de psychiatrie, Allan Memorial Institute, hôpital Royal Victoria.$4 200.Rôle de l\u2019hypercortinisme dans les phénomènes inflammatoires observés pendant le rhumatisme articulaire \u2014 Dr de Guise Vaillancourt, adjoint au département de médecine, Hôtel-Dieu, Montréal.$8 590.6-6 ++ ASSISES FRANÇAISES DE GYNÉCOLOGIE Dijon, 21 au 24 juillet 1954 Les prochaines Assises Françaises de Gynécologie se tiendront à Dijon, du 21 au 24 juillet 1954, sous la présidence de M.le docteur Claude Beclère (de Paris).NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 M.le professeur Rodriguez Lopez, de Montevideo (Uruguay), Membre d\u2019honneur de la Société Française de Gynécologie, a bien voulu en accepter la Présidence d\u2019honneur.Question à l\u2019ordre du jour : LES PROLAPSUS GÉNITAUX Rapporteur général: M.le docteur Raoul Palmer, de Paris.M.le professeur Baron, de Dijon, présidera le Comité local d\u2019organisation.Un certain nombre de festivités sont prévues pour agrémenter cette réunion.Pour tous renseignements et inscriptions: S\u2019adresser à M.le docteur R.Senechal, 31, rue Raynouard, Paris-16e Secrétaire général de la Société Française de Gynécologie. présoline OM DEPOSE pour L\u2019Aprésoline est un nouvel agent antihypertensif qui le contrôle produit souvent des effets salutaires\u2014et dans bien des cas de permet de tenir le mal sous contrôle.L\u2019Aprésoline est unique du fait de sa double faculté d\u2019abaisser la \"hypertensi ; ., | hype ension tension artérielle quand elle est trop élgyée et d\u2019augmenter l\u2019irrigation sanguine du rein.La Ciba, valeur de I\u2019 Aprésoline est accrue par sa tendance a diminuer la tonicité vasculaire cérébrale chez les hypertendus et par son efficacité par voie erale et parentérale.LA DIMINUTION DE L'IRRIGATION SANGUINE DU REIN cause.SE ec Yo A LA LIBÉRATION VASCULAIRE briser ce cercle en , DES SUBSTANCES _ augmentant l\u2019irri- VASOCONSTRICTRICES- DU REIN | gation sanguine \u2018 £5 { produisant.qui.L'AUGMENTATION RESSERRENT DE LA TENSION LES ARTERIELLE ARTERIOLES REVUE DES LIVRES Ouvrage publié sous la direction de Jean PARAF et Jean FOUQUET, par J].Pardf, J.Fouquet, P.Zivy, J.Desbordes, A.Abaza, J.Bory, Et.Fournier, E.Peretz, Madeleine Parai et L.Lévy.\u2014 Traitement de la tuberculose par l'acide para-amino-sali- cylique : P.A.S.Un vol.de 404 pages, avec 29 figures.\u2014 Masson et Cie, édit.Paris 1953.Les 1echerches de Bernheim, Rosdahl et surtout J.Lehman ont apporté avec le P.A.Sun nouvel agent antituberculeux.On sait que les travaux de J.Paraf et de ses collaborateurs ont permis d\u2019en élargir considérablement les possibilités grâce à la technique des perfusions veineuses.Ces auteurs étaient donc les plus qualifiés pour nous proposer une large étude de ce médicament.Leur ouvrage est complet et s\u2019étage sur une revue de toute la littérature, sur des recherches et des observations personnelles.Sous la plume de J.Desbordes, A.Abaza, Bory et Fournier, c\u2019est d\u2019abord une étude chimique, physiologique, expérimentale et pharmacologique, portant notamment sur l\u2019incidence hématologique et enzymatique de la P.A.S.thérapie, sur la mesure du taux de P.A.S.humoral si intimement lié à l\u2019efficacité du produit, sur son action conservatrice quant à la sensibilité du germe aux autres antibiotiques (streptomycine).Une large étude pratique est consacrée par P.Zivy au traitement de la tuberculose pulmonaire.Elle s\u2019appuie sur de nombreux faits observés depuis quatre ans à l\u2019hôpital Bichat, et démontre l\u2019échec relatif de la voie orale et l\u2019efficacité remarquable des voies veineuses et sous-cutanées.Cette nouvelle méthode thérapeutique est appelée à modifier le schéma thérapeutique classique : parfois suffisante avec le repos pour amener la guérison, plus souvent étayant considérablement la collap- sothérapie, elle permet d\u2019écourter le temps de maladie et de mener à une guérison plus solide, dont le mécanisme est étudié avec un soin particulier.Madeleine Paraf démontie l\u2019amélioration du pronostic lésionnel et fonctionnel de la pleurésie, que donne le P.A.S.par voie générale et locale.A la lumière de nombreuses observations personnelles, J.Paraf apporte une grande amélioration du pronostic de la méningite tuberculeuse grâce à une technique thérapeutique nuancée.J.Fouquet procède à une étude de la P.A.S.thérapie infantile.Les diverses localisations tuberculeuses, les affections non tuberculeuses, les incidents de traitement sont envisagés par Peretz, Abaza, L.Lévy.Cette mise au point, qui vient à son heure, apporte au biologiste et au phtisiologue une documentation riche, solide et vivante; surtout, elle servira le médecin qui se trouve chaque jour devant des tuberculeux: en lui précisant des techniques thérapeutiques efficaces ainsi que leurs indications, et en lui facilitant la conduite pratique du traitement.Divisions de l\u2019ouvrage I.Etude expérimentale (Chimie, bactériologie, pharmacologie et posologie.) \u2014 Chimi et biochimie du P.AS.\u2014 Activité antituberculeuse expérimentale du P.AS.\u2014 P.AS-résistance.\u2014 Pharmacologie et posologie du P.AS.II.Etudes cliniques (Tuberculose pulmonaire commune.Pleurésie tuberculeuse).\u2014 Evolution de la P.AS.thérapie dans la tuberculose pulmonaire.\u2014 Administration du P.A.S.dans le traitement de la tuberculose pulmonaire commune.Intérêt des dosages sanguins.\u2014 Action du P.AS.buccal sur les signes classiques et radiologiques de la tuberculose pulmonaire.\u2014 P.A.S.buccal dans les lésions trachéo- bronchiques et laryngées tuberculeuses.\u2014 P.AS.buccal dans le traitement des cavernes tuberculeuses.\u2014 PAS.dans le traitement local des cavernes tuberculeuses.\u2014 Mécanisme d\u2019action du P.AS.dans la tuberculose pulmonaire commune.Qualité et solidité des résultats.\u2014 P.AS.et collapsothérapie.\u2014 P.AS.buccal et streptomycine.\u2014 P.AS.et agents L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Pour prévenir l\u2019attaque d\u2019angine de poitrine Il arrive souvent que le traitement prophylactique de l\u2019angine de poitrine au moyen du Peritrate contribue non seu:ement à prévenir les attaques ou à réduire leur fréquence 1 dans certains cas, mais encore à augmenter la tolérance aux exigences.1.2 Dans une étude faite récemment,! on a rapporté que le Peritrate prévenait les attaques dans une proportion de 3 cas sur 4; ii se produisit une régression des attaques chez 784% des malades.Des observations faites dans le but de déterminer les effets du Peritrate sur la précordialgie provoquée par des exercices, ont prouvé que dans chaque cas étudié, l\u2019amélioration atteignait souvent 50 - 75%.Ce nouveau vaso-dilatateur coronaire à effet prolongé offre une protection qui dure de 4 à 5 Peritrate heures.En se conformant fidèlement à une posologie régulière et continue (1 ou 2 comprimés 3 à 4 fois par jour) les malades peuvent avoir la satisfaction d\u2019obtenir une entière protection contre les attaques, une réduction dans le nombre des attaques ou une régression dans la gravité des attaques.Le Peritrate (tétranitrate de pentaérythritol) n\u2019est pas toxique et ne provoque pas d'effets secondaires de caractère grave; il ne crée pas de tolérance et reste toujours simple à doser et à administrer.S\u2019obtient sous forme de comprimés de 10 mg.en flacons de 100 et de 500.Littérature et échantillons sur demande.1.Angiology 3: 1 (fév.) 1952.2.Angiology 3:16 (fév.) 1952.TETRANITRATE (marque de tétranitrate de pentaérythritol) WARNER-CHILCOTT 'élboratories Division of William R.Warner & Co.Ltd.Toronto, Ontario 1182 thérapeutiques divers.\u2014 P.AS.résistance et ses conséquences pratiques.\u2014 Modalités thérapeutiques diverses.\u2014 Etudes sur le P.A.S.dans le traitement de la tuberculose commune pulmonaire.\u2014 L\u2019acide para-amino-salicylique dans le traitement de la tuberculose pulmonaire commune.\u2014 Traitement de la tuberculose pleurale.IL.Tuberculose infantile.\u2014 Le P.AS.dans la tuberculose infantile.IV.Méningites, miliaires et tuberculoses extrapul- monaires.\u2014 Traitement de la méningite tuberculeuse et des miliaires.\u2014 Tuberculoses intestinales et péritonéales.\u2014 Le P.AS.dans la tuberculose rénale uro-génitale et surrénale.\u2014 Tuberculoses diverses: cutanées, ganglionnaires, ophtalmologie et oto-rhino-laryngologie.V.Le PAS.en dehors de la maladie tuberculeuse.VI.Incidents et accidents.M.ALBFAUX-FERNET, L.BELLOT, J.DANEL, J.DERIBREUX, M.GELINET, R.LAUMO- NIER, J.-D.ROMANI, J.ROBERT et J.TRU- ET.\u2014 L'année endocrinologique \u2014 5ème année, 1953.Un vol.de 180 pages, avec 17 fig.(815 fr) \u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Il s\u2019agit, non pas du résumé sec et strict des observations et des travaux endocrinolo- giques parus dans l\u2019année, mais d\u2019exposés complets de sujets à l\u2019ordre du jour, appuyés sur une bibliographie française et étrangère.Les auteurs cherchent la clarté et la précision en même temps que la solidité des faits rapportés.Ils s'adressent à la fois aux spécialistes soucieux d\u2019être « à la page », aux étudiants voulant moderniser leurs dossiers et aux praticiens désireux de maintenir leurs moyens de diagnostic et de thérapeutique à la hauteur des récentes découvertes.Divisions de l\u2019ouvrage Surrénales: Les facteurs de sécrétions de l\u2019AC.T.H.Hypercorticisme chez l'adulte \u2014 Modalités nouvelles d\u2019application de l\u2019A.C:T.H.\u2014 La cortisone dans le traitement de la cirrhose du foie.\u2014 AC TH, cortisone et psychiatrie.\u2014 Hydrocortisone et traitement local des rhumatismes.\u2014 La cortisone et l\u2019A.C:T.H.en gynécologie et en obstétrique.\u2014 Cortisone, A.C.T.H.et fonction thyroidienne.Thyroide: Cancer de la glande thyroide.\u2014 Hyper- parathyroidisme.Neuro-hypophyse: Le role de la somatotrophine en dehors des processus de croissance.\u2014 Traitement REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 des retards staturaux et de l'hypogonadisme secondaire par la gonadotrophine chorionique.Glandes génitales: La biopsie testiculaire.\u2014 Mé- thylandrostenediol.\u2014 Les frottis vaginaux des prématurés.Syndromes polyendocriniens et affections para-en- docriniennes: L\u2019ostéoporose, affection endocrino-mé- tabolique.\u2014 Les dosages des stéroïdes en fonction de l\u2019âge.Déductions physio-métaboliques.\u2014 Les implantations de thyroïde et d\u2019hypophyse dans le rhumatisme.\u2014 La perméabilité du tissu conjonctif et son contrôle hormonal.Le test de la dispersion.Hémoglobine-hyaluronidase en endocrinologie.MM.R.CAVIER, J.CHEYMOL et R.HENRY, J.-M.de CORRAL, C.HEYMANS, J.LEVY et B.TCHOUBAR, A.LOUBATIERES, R.TRUHAUT.\u2014 Actualités pharmacologiques.Publiées sous la direction de René HAZARD, prof.de Pharmacologie à la F.de Médecine de Paris.Un vol.de 272 pages, avec 47 figures et 51 tableaux.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.La pharmacodynamie, qui se donne pour but l\u2019étude chez l\u2019animal des effets des substances toxiques ou médicamenteuses, a pris en ces dernières années \u2014 comme la thérapeutique à laquelle elle prépare la voie \u2014, un développement considérable.Mais ceux qui s\u2019intéressent à cette science nouvelle n\u2019ont disposé jusqu\u2019ici comme sources d\u2019information, en plus des ouvrages classiques vite dépassés, que des revues spécialisées dans lesquelles les constatations expérimentales sont exposées d\u2019une manière fragmentaire, et ils éprouvent quelque difficulté à en saisir la portée générale.Il est donc apparu depuis longtemps souhaitable que des revues d\u2019ensemble leur apportent périodiquement l\u2019exposé critique des faits nouveaux et leur montrent l\u2019orientation des grands sujets d\u2019actualité.Le souhait est devenu en ces dernières années en réalité.Depuis 1949, sous l\u2019égide de la chaire de pharmacologie de la Faculté de Médecine de Paris, des pharmacologistes, des physiologistes, des chimistes, français ou étrangers de langue ou d\u2019affinité francaise, viennent chaque année exposer en une série de conférences les sujets touchant la pharma- L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 XLVII Medication de Choix pour la Sinudile et les infections des uoted © Nes = n° 4; milice FORMULE : lodoforme Menthol lodures Camphre (En solution huileuse de faible acidité) ve a i ll Représentants pour le Canada HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du MONTRÉAL Collège McGill, 1184 cologie qu\u2019ils connaissent particulièrement bien.Ils les présentent dans leur ensemble, leurs travaux personnels trouvant place au milieu de tous ceux dont ils donnent les références bibliographiques et l'interprétation générale.Ces conférences sont éditées sous la forme des Actualités Pharmacologiques, dont les quatre premières séries ont été très favorablement accueillies.Sujets traités dans la 5° série Acquisitions récentes concernant les anthelminthi- ques et leur étude pharmaco-dynamique (R.Cavier).\u2014 Formes d\u2019élimination urinaire des hormones cor- tico-surrénaliennes (J.Cheymol et Robert Henry).\u2014 Mécanisme d\u2019action des médicaments diurétiques (J.-M.de Corral).\u2014 Sur le rôle des chimio-récep- teurs en pharmacologie et en physiologie (C.Hey- mans).\u2014 Relations entre la structure des molécules et leur activité spasmolytique (J.Lévy et B.Tchou- bar).\u2014 Orientation pharmacologique des recherches modernes sur le diabète sucré (A.Loubatières).\u2014 Tendances actuelles des recherches de la chimiothérapie des états cancéreux (R.Truhaut).J.TERRACOL, prof.à la Faculté de Médecine de Montpellier.\u2014 Les maladies des fosses nasales.Deuxième édition, entièrement refondue.Un vol.de 838 pages, avec 333 figures.(Broché: 4.995 fr.; cartonné toile: 5.615 fr.).\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1953.La première édition de cette importante étude, publiée en 1936, comprenait 554 pages.Cette seconde édition en comprend 838.C\u2019est dire toutes les acquisitions nouvelles dont l\u2019ouvrage fait état.On peut dire qu\u2019il constitue la synthèse complète de toutes les notions anatomiques, physiologiques et pathologiques se rapportant aux fosses nasales.L'ouvrage a conservé sa division en deux parties principales: la pathologie générale et la pathologie spéciale.De nouveaux chapitres sont consacrés aux grandes données anatomiques de connaissance indispensable en rhinologie, à l\u2019anatomie microscopique, au système neuro-vasculaire, à la physiologie.Cette partie préliminaire de « généralités » a été développée encore pour répondre aux besoins et au programme des médecins qui dé- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Can-vla Tome 82 \u2014 Oct.1953 sirent se qualifier en oto-rhino-laryngologie.La première partie comprend les grandes questions qui dépassent le cadre de la rhinologie pure et empruntent à tous les domaines.De longues pages rassemblent des notions déjà anciennes mais mieux précisées, notamment le nez allergique et les relations naso-hormo- nales.La pathologie spéciale fait l\u2019objet de la plus grande partie de l\u2019étude (plus de 500 pages): les notions pathologiques y sont étudiées dans leurs détails avec une iconographie importante et très claire.Parmi les nouveautés de cette partie, citons l\u2019apparition des maladies de synthèse en rhinologie.On ne parle plus uniquement aujour- d\u2019hui de tuberculose nasale, mais aussi de paratuberculoses.Sur le plan thérapeutique, la rhinite atrophique vraie (ozène) est traitée maintenant avec des résultats intéressants.Les antibiotiques ont aussi modifié bien des traitements et une mise au point s\u2019imposait.Divisions de l\u2019ouvrage Généralités Considérations morphologiques générales.Anatomie comparée.Embryologie.Données anatomiques.Anatomie microscopique des fosses nasales.Innervation microscopique de la pituitaire.\u2014 Données physiologiques.\u2014 Méthodes d\u2019exploration clinique.Pathologie générale des fosses nasales Troubles de l\u2019odorat.\u2014 L'insuffisance respiratoire nasale.\u2014 Syndromes pulmonaires d\u2019origine nasale.\u2014 Trouble de la vascularisation nasale.\u2014 Troubles de la sécrétion nasale.\u2014 Manifestations allergiques de la muqueuse pituitaire.Le nez allergique.\u2014 Troubles de la vaso-motricité nasale.\u2014 Réactions œdémateuses bénignes de la muqueuse pituitaire.Polypose nasale.\u2014 Muqueuse nasale et glandes endocrines.\u2014 Réactions lymphoïdes dans les affections des fosses nasales.Pathologie spéciale des fosses nasales.Altérations structurales.\u2014 Affections cutanées de la pyramide nasale et du vestibule nasal.\u2014 Rhinite aiguë épidémique: coryza aigu ou rhume simple.\u2014 Rhinite du nourrisson.\u2014 Rhinite de l\u2019enfant.\u2014 Rhinite purulente chronique.\u2014 Abcès chauds de la cloison nasale.\u2014 Tuberculose nasale et tuberculides nasales.\u2014 Syphilis nasale.\u2014 La lèpre nasale.\u2014 Les localisations nasales du sclérome.\u2014 La rhinite atrophique dite ozène.\u2014 Les perforations de la cloison ostéo-cartilagineuse.\u2014 Tumeurs des fosses pour.ee LA GROSSESSE L'ALLAITEMENT LA CROISSANCE RAPIDE LA CONVALESCENCE SUPPLÉMENT ALIMENTAIRE chaque comprimé contient: *Composé d'os broyés _ === = 5 gr.Sulfate de fer - - - - 1 = = 5 gr.Vitamine À - = = = aa.500 U.1.Vitamine D 01-10-10 === 400 U.l.Vitamine C_ - - - .1-0 = = 25 mg.Mononitrate de thiamine - - - - - 075mg.Riboflavine - - - - - - .075mg.Niacine - - - - = - « - 50 mg.lodure de potassium - - - - - - 0.5 mg.Carbonate de cuivre - - - - - - 0.1 mg.© Glycérophosphate de manganèse - - - 01 mo.© *Le Composé d'os broyés contient: Calcium.nues 25% Phosphore .11% Fluor iii 0.25% Posologie : Un comprimé deux ou trois fois par jour après les repas.Présentation : Flacons de 100, 500, 1000.TH & TTLEWORTH CHEMICAL CO.LTD., TORONTO, CANADA UNE COMPAGNIE ENTIEREMENT CANADIENNE .DEPUIS 1879 Représentants: M.J.-L.Vallerand, 1055, Mont Saint-Denis, Wolfesfield Park, Québec, P.Q.M.GC.Lamontagne, 2317, av.Regent, NDG.Montréal, P.Q.\u2014 M.P.-E.Thibaudeau, 2425, boul.Cirouard, St-Hyacinthe, P.Q.M.M.Quesnel, appartement 3, 917 est, boul.Saint-Joseph, Montréal, P.Q.M.Phil.Bilodeau, 3142, chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy, Québec.Mr.F.L.Upton, Warwick Court, 4715 Queen Mary Road, Montreal 26, Que. 1186 nasales.\u2014 Les corps étrangers des fosses nasales.\u2014 La rhinolithiase.\u2014 Les parasites des fosses nasales.\u2014 Les formations co des fosses nasales.\u2014 Les complications o lo-ospitaires des affections nasales.\u2014 L\u2019infection vep euse.a sine \u2018nasale.\u2014 La radiographie du nez et de à Dasales:.\u2014 Nez et phoniatrie.\u2014 La.crénot i apie \u2018en rhinôlogie.Index alphabétique.A.RAVINA.\u2014 L'année thérapeutique \u2014 Médications et procédés nouveaux.Vinat- quatrième année, 1952.Un vol.de 234 pages.(815 fr), \u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Comme chaque année, l\u2019auteur a résumé et groupé, pour le praticien, tous les faits nouveaux d\u2019ordre thérapeutique publiés au cours de l\u2019année précédente.L'ouvrage contribue à faire connaître des techniques nouvelles d\u2019application immédiate et facile, et indique les orientations actuelles de certaines méthodes thérapeutiques.L\u2019auteur étudie, dans cette série: 1° Les maladies et les symptômes (40 traitements se rapportant aux affections suivantes) : Amibiase.Anythmies ventriculaires.Asthme.Asystolie.Brûlures.Cancer du sein.Colite ulcéreuse.Dermatoses.Endocardite maligne lente.Etats allergiques.Hémopathies.Infarctus du myocarde.Infections chirurgicales, Maladie d\u2019Addison.Maigreur.Migraine.Myasthénie.Otorrhées infectieuses.Oxyurose.Ozène.Paludisme.Péri-arthrite douloureuse et ankylosante de l\u2019épaule.Pneumonie.Poliomyélite antérieure aiguë.Polyarthrite chronique évolutive.Purpura thrombocytopénique.Scléroses en plaques.Syphilis nerveuse.Trachome.Tuberculose extra- pulmonaire.Tuberculose pulmonaire.2° Les méthodes et techniques thérapeutiques (9 sujets traités) : Anesthésie locale.Curarisation par voie rectale.Injections intra-articulaires.Injections intra-rachi- diennes d\u2019eau distillée.Injections intraveineuses sous- claviculaires.Lever précoce.Réfrigération.Rein artificiel.Ultra-sons.3° Les médications nouvelles avec leurs différents emplois (46 études) : Acile para-amino-salicylique.Antibiotiques.Anticoagulants de synthèse.Auréomycine.Chloromycé- tine.Cortisone.Curarisants à durée d\u2019action brève.Ehrlichine.Erythromycine.Ganglioplégiques.Hya- luronidase.Hydrazine de l\u2019acide iso-nicotinique.Néo- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 mycine.Pénicilline.Phénylbutazone.Streptokinase et streptodornase.Streptomycine.Terramycine.Triéthylène mélamine.Ce volume contient en outre la table alphabétique des matières des années 1946 à 1951 (dix-huitième à vingt-troisième année).La surdité \u2014 Cours international d\u2018audiolo- gie clinique.Paris, 11 au 17 fév.1952.Un vol.de 588 pages, relié toile: 5.500 fr.\u2014 Librairie Maloine, édit, Paris, 1953.Sommaire Lettre-préface de M.P.Donzelot.Préface du Professeur A.Aubin.Conférences: P.Aboulker: Anatomie et physiologie de l'appareil de transmission.G.Coppée: Physiologie de l\u2019oreille interne et des voies auditives.P.Hennebert: Technique de l\u2019audiométrie radio-électrique liminaire.P.Chavasse: Acoustique physique et psychophysique de l\u2019audition.L.Fraval-Kantzer: Principes généraux de l'interprétation des courbes audiométriques.F.Bremer: Les aires auditives de l\u2019écorce cérébrale.G.-F.Greiner: Diagnostic topographique des lésions des voies auditives supérieures.M.Bouchet: L\u2019audiométrie des jeunes enfants.E.Luscher: Les nouvelles épreuves audio- métriques supraliminaires.R.Maspetiol: L\u2019audiométrie objective.J.-E.Fournier: L\u2019audiométrie vocale.M.Tupin: L\u2019expertise et la simulation.R.Bourgeois: Classification générale des surdités.R.Mayoux: Le syndrome de Ménière.J.Terracol: Les surdités tubo-tympaniques.M.Aubry: L\u2019otospongiose.P.Falconnet: Les surdités de l\u2019aviateur.J.-Ch.Giraud: Historique du traitement chirurgical de l\u2019otospongiose.M.Ombredanne: tration.R.Maduro: Les surdités professionnelles.Technique de la fenes- XLIX a : oy Je $ | hom 1 5 ji Hil ; = MODERNE {li- Eo milk pn ¥ Sars ERE Ta A * - LN Plusieurs frictions par jour AISSANT Ll 3 I (i CM S 1 I IMMEDIAT SE SH H y PARIS-8 [mi EN, tH tH Hi FRE i ETES J d | Hmm Sl iH | J J) i ULTRA-RAPIDE # © J 2027, Avenue du College McGill, Montréal iil I il } 4, ÿ | | I > Ii nn in i ; ; A Oo i RAPIESRPERCUTANEE SCIENTIFIQUEMENT | | | | | Représentants exclusifs au Canada jn om = # SALICYL \\ 11 il 3 HH JI] I A, é 31, RUE DE LISBONN J! tH) A | | a W lil JN | > rs {ii panne {J} Z I bs / | \\ | TULL ] QG 1] 14) , 2, \\ be | \\ | | | IN ) Jy 7 y y CN LABORATOIRES DE THERAPEUTIQUE Hin HIS >) SOULAGEMENT DECONGESTION®* PROGRESSIVE NL om JIL in) PENETRATION CONCENTRATION MASSIVE \"LOCO-DOLENTI EN \u201cACIDE - \u20ac di I aiff] .Fe QQ oui Il 7 À z 3 LD veus J 0 W Ve e HERDT & CHARTON, INC.TH | ni SALICYLOTH CONFIRMEE i iP © J 2 ss I lL gH [ Hi | ni $ L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 1188 J.Piquet: Les surdités traumatiques.E.Bocca: La prothèse auditive.J.Calvet: Le traitement de la surdité par les agents physiques.Démonstrations et exercices pratiques: J.Bouché : Acouphènes et syndrome de Ménière.P.Chavasse, R.Lehmann et C.Bonhomet: Mesures électro-acoustiques.P.Camus et H.Roddier: Le dépistage des troubles auditifs en milieu scolaire.J.-J.Debain, V.Shentoun et M.Martha- Vié: Audiométrie infantile.F.Fourgon, A.Porcher et M.Gautié: Dé- mutisation, lecture labiale et éducation auditive.P.-L.Klotz: Fatigue, adaptation et recrutement.B.Vallancien: Electrophysiologie.R.Vilenski: Audiométrie infantile.René MAYOUX, prof.agrégé à la Faculté de Médecine de Lyon.\u2014 Quelques notions nouvelles sur le vertige.Méthodes d'exploration de l'appareil vestibulaire.Préface du prof.J.Terracol.Un volume de 140 pages.(865 fr.).\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1953.Bien des travaux ont déjà paru sur les vertiges, mais la question est encore loin d\u2019ê- tre éclaircie.Ce qu\u2019apporte de nouveau la monographie de R.Mayoux, qui rend compte essentiellement de recherches personnelles, c\u2019est la mise au point de méthodes indirectes d\u2019exploration de l\u2019appareil vestibulaire.L\u2019examen du fond de l\u2019œil révèle dans sa réalité vivante une circulation très semblable à la circulation labyrinthique, si difficile à explorer.L\u2019artère centrale de la rétine, comme l\u2019artère auditive interne, fait partie du système vasculaire cérébral dont la régulation est très particulière.On peut ainsi, par une transposition moins arbitraire qu\u2019il ne paraît, connaître non seulement les lésions artérielles de l\u2019oreille interne, mais surtout les troubles fonctionnels circulatoires, la tension de l\u2019ar- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 tère auditive interne et ses variations, les spasmes et les crises vasomotrices, la stase veineuse, l\u2019œdème.La pathologie vestibulaire est d\u2019autre part dominée par les troubles de tension des liquides labyrinthiques.Les injections de sérum hypertonique et d\u2019eau distillée indiquent s\u2019il existe une hypotension (jusqu'ici à peu près inconnue) ou une hypertension de l\u2019endolym- phe.Elles permettent de corriger le trouble tensionnel ou de le créer, d\u2019observer comment varient les signes vestibulaires en fonction de la pression des liquides.Une véritable expérimentation devient possible chez l\u2019homme.Ces modes d\u2019exploration donnent ainsi, sur deux des facteurs essentiels de la pathologie labyrinthique, l\u2019état circulatoire et la tension des liquides, des renseignements qui sont souvent d\u2019une surprenante précision.Dans les vertiges périphériques, on peut dire que ces explorations apportent plus d\u2019éléments utiles au diagnostic et aux indications thérapeutiques que les épreuves vestibulaires classiques.Le sérum hypertonique et l\u2019eau distillée constituent de plus une thérapeutique remarquablement efficace dans le vertige.Divisions de l\u2019ouvrage I.\u2014 L'examen du fond d\u2019œil chez les vertigineux : Les vertiges de l\u2019hypertension et de l\u2019artériosclérose.\u2014 L\u2019examen du fond d\u2019œil chez les vertigineux en dehors de l\u2019hypertension et de l\u2019artériosclérose.II.\u2014 Les injections de sérum hypertonique et d\u2019eau distillée: L\u2019action du sérum hypertonique et de l\u2019eau distillée chez les vertigineux.\u2014 Relations entre la tension des liquides labyrinthiques et la sensation vertigineuse.\u2014 L\u2019hypotension labyrinthique.\u2014 Pression des liquides labyrinthiques et tension de l\u2019artère rétinienne.III.\u2014 Quelques vertiges neurologiques: Les vertiges dans les adénopathies cervicales.\u2014 Les vertiges dans les lésions infectieuses du tronc cérébral.\u2014 Les signes vestibulaires objectifs dans le syndrome de Barré-Liéou.\u2014 Syndrome cérébello-vestibulaire familial.\u2014 Les manifestations vestibulaires dans les malformations de la chambre occipito-vertébrale et dans le syndrome d\u2019Arnold-Chiari.La section des voies vestibulaires dans les vertiges d\u2019origine centrale.Conclusions. \u201cC\u2019est si bon de retourner à nouveau au travail, docteur\u201d COMPRIMES NEOHYDRIN®/ / PRESCRIVEZ NEOHYDRIN chaque fois qu\u2019il y a rétention de sodium et d\u2019eau, excepté dans les cas de néphrite aiguë et d\u2019affections oliguriques intraitables.Vous pouvez équilibrer l\u2019élimination de sodium et d\u2019eau par rapport à une ingestion plus conforme aux exigences physiologiques normales en adaptant la posologie aux besoins individuels.De un à six comprimés par jour au besoin.PRESCRIVEZ NEOHYDRIN en flacons de 50 comprimés.Il y a 18.3 mg.de 3-chloromercuri-2-méthoxylurée dans chaque comprimé.\u201c24 WELLINGTON STREET, WEST, TORONTO, \u201cONTA>! n Pionniers dans le domaine diurétique 1190 Comment traiter.Editions Médicales Flam- marion, édit., Paris, 1953.De nouvelles thérapeutiques sont proposées chaque jour au médecin praticien qui ne sait plus auxquelles il doit donner sa préférence ou même sa confiance.Pour le guider dans chacun des cas qu\u2019il est à même de rencontrer, lui montrer les dangers de telle thérapeutique, les avantages de telle autre et leur application, des auteurs, choisis pour leur particulière compétence, se sont efforcés, dans cette nouvelle collection, de mettre en valeur les traitements anciens qui ont fait leurs preuves et les traitements nouveaux qui sont dignes d\u2019être adoptés, en éliminant ceux qui n\u2019ont pas de valeur certaine.Tous les médecins ayant le souci de traiter correctement, selon des donnés modernes, les malades qui se confient à eux, trouveront rapidement, dans ces petits volumes clairs, précis et d\u2019une lecture facile, la thérapeutique la mieux appropriée pour obtenir le maximum de succès.Déjà parus: Comment traiter l\u2019asthme de l\u2019adulte, par Pasteur Vallery-Radot.Comment traiter l\u2019obésité, par M.Albeaux-Fernet.Comment traiter les leucémies, par Jean Bernard.Comment traiter les abcès du poumon, par René Israël.Comment traiter les anémies, par Bernard Dreyfus.En préparation : Comment traiter par les antibiotiques, par René Martin.Comment traiter l\u2019ulcère gastro-duodénal, par M.Conte.Comment traiter l\u2019eczéma, par E.Lortat-Jacob.Comment traiter la névralgie sciatique, par J.A.Lièvre.Comment traiter la constipation, par R.Cattan.Comment traiter les phlébites, par C.Frileux.Comment traiter les troubles de la ménopause, par J.Varangot.Comment traiter l\u2019insuffisance cardiaque, par P.Maurice.Comment traiter l'hypertension, par C.Laroche.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 Les acquisitions médicales récentes 1953.\u2014 Les Editions Médicales Flammarions, édit, Paris, 1953.Réunir sous un volume restreint l\u2019ensemble des acquisitions médicales de l\u2019année, que nul médecin ne peut se passer de connaître, tel est le propos de cet ouvrage.Chaque sujet est traité par le spécialiste le plus qualifié.Le lecteur y trouvera: F.Lhermitte.L\u2019encéphalographie gazeuse fractionnée ou à minima.\u2014 A.Buge.L\u2019artériographie cérébrale.\u2014 F.Contamin.L\u2019élec- tromyographie.\u2014 H.C.Plattner.Anciennes et nouvelles insulines.\u2014 J.P.Hoet.Diabète et grossesse.\u2014 S.Lamotte-Barillon.Régulation hypophyso-surrénale du métabolisme glu- cidique.\u2014 M.Demole.Physio-pathologie de l\u2019obésité dite constitutionnelle.\u2014 R.S.et E.Mach.Les troubles du métabolisme des électrolytes et de l\u2019eau dans le coma diabétique.\u2014 M.Bessis.Microscopie de phase et microscopie électronique des cellules du sang humain.\u2014 G.Deltour.Nouvelles chimiothérapies des hémopathies malignes.\u2014 Bernard Dreyfus.Sur le traitement des anémies hémolytiques.\u2014 J.-P.Soulier.Physio-pathologie et traitement de l\u2019hémophilie.\u2014 M.Tubiana.Le traitement moderne de la polyglobulie essentielle.\u2014 P.Santy.Le traitement chirurgical actuel des suppurations pulmonaires.\u2014 D.Israël.Orientation actuelle du traitement de la tuberculose pulmonaire.\u2014 P.Hertzog.Acquisitions récentes sur le traitement des collections hémorragiques et suppurées de la plèvre.\u2014 A.-G.Weiss, L.Toty et J.Witz.L\u2019angio-pneumographie.\u2014 L.de Gennes.La conception actuelle du syndrome de Cushing.\u2014 H.Bricaire.Position actuelle du probléme de la stérilité masculine.\u2014 R.Tourneur.Les infantilismes.\u2014 G.Deltour.La séparation chromatographique des stéroides urinaires.\u2014 J.Courjaret.Les hypoglycémies spontanées.\u2014 J.-L.Lortat-Jacob.Les malpositions car- dio-tubérositaires.\u2014 R.Cattan.Pathogénie et traitement de la recto-colite hémorragique.\u2014 R.Fauvert.L\u2019état nutritionnel des gas- trectomisés.\u2014 A.Lambling, J.-R.Gosset et J.-J.Bernier.Les frontières de la dyspepsie et de la gastrite. L'Union Méd.Canada LI Tome 82 \u2014 Oct.1953 SENS B La : comp MES A ET eS oly - ë ein sont dissous lentement dans la bouche.Fournit une neutralisation maximum avec un minimum de médication.THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LIMITED TORONTO, CANADA Le taux de conservation des vitamines et des sels minéraux est-il élevé?Voici comment AYLMER a résolu le problème de la conservation des vitamines et des sels minéraux dans les conserves de fruits et de légumes pour bébés: la mise en conserve se fait im- PE AC H ES médiatement après la cueillette et selon les données scientifiques Whpgre 1st les plus modernes.DE PECHES TH STRAINED T1 STRAINED fs .Les usines Aylmer où l\u2019on Voilà pourquot.prépare les aliments pour bébés sont situées au cœur même des meilleurs centres de productions maraîchère et fruitière du Canada.fs .Les méthodes de production Voila poutŒuot.; la chaîne adoptées par AYLMER ainsi que le plus moderne outillage de cuisson sous pression contribuent à épargner de précieuses minutes lors de la préparation et de la mise en conserve.Oui, Aylmer utilise chaque minute \u201cde la cueillette à la mise en conserve\u201d \u2014 afin de conserver le maximum de valeur nutritive aux aliments Aylmer pour bébés.ALIMENTS AYLMER POUR BÉBÉS CAN N CANNERS LTD, Hamilton, Ont.PRODUITS AYLME CANADIAN CANNERS(Westom LTD.Vancouver B.C. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 thérapeutique antibiotique décongestive LIT Comme la plupart des organismes responsables de la sinusite sont pénicillino-sensibles,! cet antibiotique convient bien pour le traitement local de cette affection.\u201d Pour que la pénicilline puisse agir efficacement, elle doit être appliquée sur la région malade souvent et à une concentration suffisante.L\u2019application de Néo-Synéphrine réduit la congestion nasale et aide ainsi à faire pénétrer l\u2019antibiotique.* La Néo-Synéphrine\" Pénicillime cs présentée en emballage combiné (avec diluant) pour faire 15 cc.de solution de Chlorhydrate de Néo- Synéphrine à 0.25 pour cent contenant 10,000 U.I.de pénicilline par cc.1.Putney, J.F.: Sinus Infection, in Conn, H.J.: Current Therapy 1951.Philadelphia, W.B.Saunders Co., 1951, p.71.2.Craig, S.L.: New York State Jour.Med., 49:181, Jan.15, 1949.3.Woodward, F.D., and Holt, T.: Local Use of Penicillin in Infections of the Ear, Nose and Throat.J.AM.A., 129:589, Oct.27, 1945.of Canada, Limited Windsor, Ont.443 ouest, rue Sandwich, PP Sl NO ve Pour une Double Action contre le Coryza, la Rhinite Allergique, la Rhinite Vasomotrice et la Sinusite .Néo-Synéphrine Thenfadil R Solution Nasale Antihistaminique Décongestive Flacons de 1 once fluide renfermant Chlorhydrate de Néo-Synéphrine 0.25% Chlorhydrate de Thenfadil 0.1%.Néo-Synéphrine, nom déposé de la phényléphrine.Thenfadil, nom déposé du chlorhydrate de N.N-diméthyl-N\u2019- (3-thémyl) -N\u2019- (2-pyridyl) éthylènediamine.West Windsor, Ont. \u201cL'Enion Médicale du Canada\u2019 en 1884 Obstétrique et gynécologie De la grossesse, des erreurs auxquelles elle expose.\u2014 Clinique de M.le professeur Pajot.\u2014 Messieurs, je vous ai réunis aujourd\u2019hui pour vous communiquer une observation que vous n\u2019oublierez jamais.Elle sera pour vous d\u2019un grand enseignement et vous mettra pour toujours, par les réflexions qu\u2019elle vous suggérera, à l\u2019abri de certaines fautes monstrueuses, toujours préjudiciables à la réputation du médecin et parfois si funestes à l\u2019existence des malades.Ces fautes-là, il est arrivé à des hommes éminents, occupant en obstétrique une place considérable, de les commettre.Je vous ai du reste signalé, dans nos premières leçons et quand nous nous occupions du diagnostic de la grossesse, quelques exemples de ce genre.J\u2019ajouterai que si 95 fois sur 100 le diagnostic de la grossesse était chose facile, il devenait dans quelques cas d\u2019une difficulté extraordinaire.L'observation dont il s\u2019agit et toute récente d\u2019une faute de cette nature, a été commise par des hommes hautement placés, et dont l\u2019un même jouit, dans les questions qui nous occupent, d\u2019une des célébrités les plus bruyantes du jour.Loin d\u2019hésiter à vous faire cette communication, j'ai absolument tenu à ce que vous en prissiez connaissance, parce qu\u2019elle vous tracera une règle de conduite précise dans ces cas difficiles et obscurs, et parce qu\u2019elle pourra sauvegarder votre réputation et quelquefois même la vie des malades.Voici la communication que me fait un confrère des environs de Paris.Mme B.35 ans.Antécédents.\u2014 A eu un premier enfant à l\u2019âge de 20 ans.Accouchement très long et laborieux; forceps, déchirure du périnée, fistule vésico-vaginale.À eu, depuis, deux autres enfants.Accouchements très faciles.Depuis le dernier accouchement qui a eu lieu il y a huit ans, Mme B.\u2026 a conservé un abaissement considérable de matrice: elle a été trois mois dans le sang.Métrorrhagies épouvantables qui la forçaient à garder le lit onze mois de l\u2019année.Est devenue veuve.À imaginé, il y a cinq ans, de s\u2019introduire dans le vagin une grosse éponge, servant à soutenir l\u2019utérus et à absorber l\u2019urine qui s\u2019écoule dans la fistule vésico- vaginale.Depuis qu\u2019elle porte cette éponge, les mé- trorrhagies ont disparu.Les règles, peu abondantes, viennent irrégulièrement.Cette dame s\u2019est remariée.Elle n\u2019a jamais pratiqué le coït sans son éponge au fond du vagin.L\u2019été dernier, Mme B.\u2026 me fait demander.\u2014 Docteur, me dit-elle, je grossis beaucoup; je voudrais savoir si je suis enceinte.J\u2019interroge ma cliente.Les règles ont continué à paraître comme d'habitude, malgré le développement de l\u2019utérus qui dépasse le pubis et est très mobile.Je pratique le toucher.Je retire l\u2019éponge grosse comme le poing, imprégnée de sang et d\u2019urine.Le périnée très lâche se laisse facilement déprimer; la fistule vésico-vaginale existe toujours, mais très petite.Le col de l\u2019utérus, qu\u2019on atteint difficilement dans la position horizontale, descend à quelques centimètres de l\u2019orifice de la vulve, quand on prie Mme B.de se mettre debout.Le col est plat, petit, dur, atrophié, pâle, décoloré.L\u2019orifice est très peu développé; on fait à travers la paroi abdominale osciller facilement l\u2019utérus, mais ces oscillations ne semblent pas se communiquer au sol.Je demande quinze jours pour me prononcer.Je reviens quinze jours après, Mme B.\u2026 a senti remuer l'enfant.Malheureusement, messieurs, toutes les femmes qui ne sont pas enceintes, mais qui croient l\u2019être, sentent remuer; cette sensation subjective des mouvements éprouvés par les femmes, et qu\u2019elles attribuent à la présence de l\u2019enfant, ne doit constituer pour le médecin qu\u2019un signe très discutable.Je cherche les bruits du cœur et je ne les trouve pas.Je ne puis me prononcer.Je donne à ma cliente l\u2019adresse de deux accoucheurs, en la priant d\u2019aller consulter l\u2019un d\u2019eux le lendemain.Les règles apparaissent.Mme B.est prise de malaise; le mari, homme intelligent, me prie de faire venir un confrère de Paris, voulant immédiatement savoir à quoi s\u2019en tenir.Un chirurgien des hôpitaux, accoucheur, vient le lendemain.Examen complet de la malade ; le confrère m\u2019apprend que ma cliente a un kyste de l\u2019ovaire.Nous donnons au mari toutes les explications nécessaires.Alors, dit celui-ci, qu\u2019on opère prochainement! Il est convenu qu\u2019on fera une ponction exploratrice, puis l\u2019opération définitive un peu plus tard.La malade, envisageant avec effroi l\u2019opération, désire consulter le prince des kystes de l\u2019ovaire.Je conduis moi-même Mme B.chez l\u2019opérateur.Le sang avait reparu la veille.L\u2019examen est pratiqué sur le fauteuil spécial, \u2018très longuement et très attentivement.Pas d\u2019auscultation des bruits du cœur.Diagnostic: gros corps fibreux! Il n\u2019y a pas lieu d\u2019opérer en ce moment, d\u2019autant plus que la mortalité est de 70 pour cent.Mais dans trois mois, nous opcrerons si la famille le désire.Mme B., découragée, prend, sur le conseil d\u2019une commère, des purgatifs très violents et, trois semaines après ce dernier examen, elle accouche toute seule d\u2019une fille de sept mois et demi à huit mois.En résumée.Grossesse, malgré une grosse éponge pendant le coit. L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1958 LIT Pour réduire la pression sanguine et soulager les symptômes de l'hypertension Methium (nom déposé) CHLORURE (marque de chlorure d\u2019hexaméthonium) un nouvel hypotenseur par voie buccale La pression sanguine est fortement modifiée En administrant du Methium par voie buccale on a obtenu une réduction considérable de la pression sanguine dans de nombreux cas d\u2019hypertension essentielle.Etant un agent de blocage ganglionnaire qui inhibe l'influx nerveux responsable des vaso-constrictions du système sympathique autonome, le Methium ramène fréquemment la pression à la normale ou près de la normale.Son usage sur une grande échelle indique qu\u2019il peut donner des résultats là où d\u2019autres traitements se sont avérés inutiles.Amélioration symptomatique A mesure que la pression baisse, il y a disparition normale des maux de tête, des étourdissements, de la fatigue et des palpitations.Cependant, même si l\u2019on ne parvenait pas à diminuer la pression, il resterait possible souvent d\u2019obtenir le soulagement des symptômes de l'hypertension avec le Methium.Bien entendu, tous les cas ne présenteront pas une réduction considérable de la pression sanguine et, dans certains cas, une telle éventualité peut n\u2019être pas souhaitable.Traitement à long terme Le but du traitement au Methium est de diminuer graduellement la pression sanguine avec des doses que l\u2019on augmente petit à petit pendant une période allant de plusieurs jours à plusieurs semaines.Une fois la réduction maximum atteinte, on peut souvent la maintenir indéfiniment.On devrait prescrire le Methium en tenant compte de son activité et l\u2019on conseille d\u2019être très prudent quand on se trouve en présence d\u2019une fonction rénale défectueuse, d\u2019affections des artères coronaires et d\u2019accidents vasculaires cérébraux, réels ou possibles\u2026 Des renseignements complets sur l\u2019usage du Methium seront promptement envoyés sur demande écrite.Le Methium s\u2019obtient sous forme de comprimés de 125 mg.et de 250 mg., en flacons de 100 et 500.WARNER-CHILCOTT L'abotatories Division of William R.Warner & Co.Ltd.TORONTO, ONT. 1196 _ \u201cL'UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d, EN 1884 Apparition des règles (?) huit fois pendant cette grossesse.1 \u2014 L'examen par un simple médecin qui, dès le début, a avoué son incompétence.2\u2014 Par un chirurgien des hôpitaux, accoucheurs, qui diagnostique un kyste de l\u2019ovaire et veut opérer.3 \u2014 Par un célèbre laparotomiste qui ne veut pas opérer avant trois mois, mais constate un gros corps fibreux.4 \u2014 Enfin, accouchement d\u2019une fille trois semaines après ce diagnostic.5 \u2014 Depuis, disparition complète de toute trace de tumeurs.Messieurs, des faits de cette nature ne réclament pas de dissertation.Ils sont bien, n\u2019est-ce-pas, assez éloquents par eux-mêmes! Mais je tiens à vous dire que des fautes aussi monstrueuses ne sont commises, et même sont couvertes, comme dans ce cas particulier, par des hommes considérables, que parce qu\u2019on oublie de vieux conseils, vieux conseils que j\u2019écrivais il y a déjà bon nombre d\u2019années! Conseils qui, si vous L'Union Méd.Canada Tome 82 \u2014 Oct.1953 ne les oubliez point, vous empêcheront, je vous le répète, de tomber dans de pareilles erreurs! Ces conseils les voici; et voyez s\u2019ils ne vous paraissent pas spécialement écrits pour le fait que nous venons d\u2019examiner ensemble : « Dans ces cas obscurs et difficiles, il est une conduite simple à tenir et en même temps utile et prudente, jamais elle ne compromettra ni la santé ni la vie de la femme, ni non plus la réputation du médecin.«S'il y avait quelque indication pressante, sans doute il conviendrait de la remplir; mais, quand la vie est menacée, qu\u2019importe alors la grossesse ?« D\u2019ailleurs, ni la vie ni même la santé de la femme ne sont en question généralement.La femme veut savoir si la grossesse est ou n\u2019est pas.Or, tant que le problème ne paraît pas soluble avec certitude, ne le résolvons point: attendons et surtout n\u2019agissons pas, st rien ne fait une absolue nécessité d\u2019agir.« Le temps est ici le meilleur de tous les moyens de diagnostic.» \u2019 POSTE DE MEDECIN Médecin demandé, petit hôpital et clinique, excellent équipement, dans la région métropolitaine de Détroit, Mich., U.S.A.Situation permanente | avec possibilité d\u2019avoir des intérêts matériels dans l\u2019institution sous forme | de parts de syndic donnant droit de vote au conseil.(Institution charitable).Doit consentir à faire de la médecine courante et à répondre aux appels à domicile, au début.Internat d\u2019abord, possibilité d\u2019obtenir ensuite licence américaine.La législation du Michigan a voté une loi permettant aux Canadiens qui détiennent un diplôme d\u2019une Ecole de Médecine classée \u201cA\u201d d'obtenir une licence temporaire en attendant leurs papiers de citoyenneté.Salaire minimum de début garanti: $11,000.00 comptant, pension, entretien, usage de l\u2019auto, vacances ,tout cela équivalant à un salaire annuel de $14,000.00 et plus.Ecrivez à: Docteur Eugène C.Keyes, Dearborn, Mich., U.S.A.\u2014 N.B.\u2014 Préférence donnée à un candidat bilingue."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.