L'union médicale du Canada, 1 janvier 1954, Janvier
[" MONTRÉAL, JANVIER 1954 sme 83 \u2014 Numéro 1 a Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 y nion Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 187\u20ac h e ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.Un antidyspnéique de choix.FUPKNOGENE également présenté avec AMINOPHYLLINE (100 mg.par cuillerée 3 thé) EUPNOPHYLLINE L\u2019action bronchodilatatrice de l\u2019Aminophylline s\u2019ajoute à l\u2019action fluidifiante de l\u2019Eupnogène.Médication par excellence de la bronchite asthmatique et de l\u2019emphysème pulmonaire.Ç Flacons de 120 cc., 16 oz., V2 et 1 gallon.350, RUE LE MOYNE, MONTREAL 1 nouveau Un produit dont l'extraordinaire activité a, nécessité la création d'un vocable \u2014 \"neuroplégique\u201d \u2014 et qui, en raison même de ses étonnantes propriétés, co donné lieu à toute une série de recherches scientifiques, tant expérimentales que cliniques, est sans conteste un produit intéressant.Les immenses possibilités d'application de ce produit ne sont encore qu'effleurées, mais maintenant qu'il devient accessible à tous, le Corps Médical lui-même ne tordera pas à découvrir les nombreuses indications où il peut se montrer utile.Le Largoctil engendre un état qu'on a défini par l'expression \u201clobotomie artificielle\u2019.Ses indications actuelles bien précisées sont: les troubles psycho-moteurs, le soulaiférient; \"+ 4: .Io®: \"dopleud cet :\u201cFanesthésie, ou il est employé comme adjvyont,, les médecins intéressés à ce .¢ oo 30 q O° oe Sos.ve °°.»\u201de, »® > Ld ® °\u2026 À .e produit recevront oñè \u2018*dôcuMtentation\u2019 complet \u201csor demande.Le Largactil est présenté en: Comprimés à 25 mg., tubes de 20, flacons de 100, 500 et 1000; ampoules de 5 cc, 5 mg.par cc.pour injection intramusculaire; ampoules de 2 cc.25 mg.par cc.pour la voie intraveineuse.(CHLORPROMAZINE) P O UL E N C \" M O NTREA 204 PLACE YOUVILLE L Dans la vaginite \\ pe ) | a monilia J \u201c.devient rapidement la pierre angulaire de notre traitement .°\u201d! IRS A domicile, comme au cabinet de consultation, Propajel présente des avantages remarquables: Il est efficace dans une forte majorité de cas Il est notablement exempt d\u2019effets secondaires 1.2.3.Il entraîne un soulagement rapide du prurit 4.Agréable du point de vue esthétique .non- salissant; ne tache pas les vêtements.PROPAJEL GELEE COMPOSEE A BASE DE PROPIONATE WYETH Propionate de calcium 10%; propionate de sodium 10% incorporés à un excipient hydrosoluble renfermant de la glycérine, 3% d'acide borique et de la gomme adragante.1.Abel, S.: GP 4:35, oct.1951 SOMMAIRE e BULLETIN Roger-R.DUFRESNE Les praticiens généraux __.\u2026.1.11L00000000 00 en cnnn ne oo nn once eee e one men nc emmemme l La Rédaction Le docteur R.-E.Valin, directeur honoraire de 'A.M.LF.C., a Yhonneur ___._______.____.___.3 Lancement d\u2019un programme de classification des hôpitaux du Canada .__._.__.5 ° e © Georges-Etienne CARTIER Hypertension artérielle.Conduite à tenir pendant et après l'opération pour hypertension Le 7 5) | LS 6 RECUEILS DE FAITS Roma AMYOT et Simon LAUZÉ Tumeur du quatrième ventricule.\u2014 Diagnostic histologique, \u2014 Oligodendrogliome .19 Paul DAGENAIS-PÉRUSSE et Arthur-F.VALLÉE Ostéomyélite chez un enfant de 13 jours ._.20000000 0000 0ecenn nes eenn 23 MOUVEMENT MÉDICAL de Guise VAILLANCOURT La dystrophie réflexe du membre supérieur \u2014 (\u201d\u2019Shoulder-Hand Syndrome\u201d) ____._.________.25 R.VADEBONCOEUR Considérations physio-histo-anatomiques de l'isthme utérin en relation avec la formation du segment inférieur de l\u2018utérus gravide ._._.22000000 unes ces encens 29 I INDICATIONS: | ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas Diabète arthritique et un verre le soir.ICHY CELESTINS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES : Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.Albuminurie des goutteux et Une demi-bouteille par jour, soit: des graveleux Un verre à jeun.Cystites \u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, Inc., Montréal Suir Pacilite l'emploi du Neo-Spadmyl chez led enfants.Le NEO-SPASMYL (INFANTILE), aromatisé a l'orange, fera la joie de vos petits patients tout en réalisant le calme désiré dans les cas de: nervosismes, irritabilité, cris, terreurs nocturnes, insomnies, etc.PRÉSENTATION : Flacons de 6 oz.(1 cuillerée à thé équivaut à T comprimé de NEO-SPASMYL Faible) Distributeurs: MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE 192102 MONTRÉAL, Canada La L2 LA SOMMAIRE (Suite) REVUE GÉNÉRALE Rosario ROBILLARD Le diagnostic différentiel des comas et leurs traitements d'urgence ._._._.33 Jean SIROIS Le comportement du praticien en présence des traitements créniens ._.__.L.0- 40 Gérald-L.LAROUCHE Grossesse et maladies du coeur ean 45 Gaston MASSON Diagnostic différentiel et traitement d'urgence de l\u2019angine de poitrine et de l'infarctus du Myocarde.eel 49 Jean-Paul FORTIER Le probléme du glaucome en pratique générale __._.56 EDITORIAL Paul LETONDAL Pneumologie infantile \u2014 Pneumonite et pneumonose _._.__ iia.61 VARIÉTÉS Jean-Marie ROUSSEL Le roman policier o.oo ooo eames 65 Le Collège Canadien des médecins en pratique générale ._.73 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Professeur Paul CASTAIGNE Généralités sur les perturbations circulatoires locales ll.76 A ) IWIN-BARB Marque d'un composé de Pentobarbital-\"Noctinal\" e PROVOQUE PROMPTEMENT LE SOMMEIL; e DONNE UN REPOS RAFRAÎCHISSANT DURANT TOUTE LA NUIT \u2014 libre de sensation déprimante.Le pentobarbital renfermé dans la tablette Twin-Barb induit rapidement au sommeil et ses effets durent pendant environ trois heures.À mesure que Cette action s'épuise, le Noctinal commence à exercer ses effets plus soutenus.Le patient jouit donc d\u2019approximativement huit heures de sommeil et se réveille rafraichi, libre de toute sensation déprimante.\u201c\"TWIN-BARB\" COMPOSITION DE LA TABLETTE S.C.T.NO 445 \"Sont Une enveloppe extérieure rapidement luble.\u2014 Chaque tablette renferme: oo.= barbital sodi i produi *Noctinal (dans le noyau intérieur) 50 mg.(34 de gr.) ns prompie tal socique qui produit *butabarbital sodique N.N.R.L'enrobage intérieur prend, pour se entobarbital sodique (dans l\u2019en- dissoudre, environ le même temps que P Sri 9 la durée de l'eff i veloppe extérieure).65 mo.( 1 gr.) a durée de l'effet du pentobarbital.POSOLOGIE: une tablette avant lt coucher.Le \u201cNoctinal'\u2019 prolonge la sédation.PRÉSENTATION: flacons de 100 tablettes.Chartes &.Frosst & Co, MONTREAL CANADA Tome 83 \u2014 Janv.1954 L'Union Méd.Canada Sa formule Sihohropique e la plus complète e la plus concentrée e la plus économique © COMPRIMES - ELIXIR™ @ MAINTENANT AVEC VITAMINE Bg PRESENTATION: En gériatrie LIPOTROPE: Elixir, flacons de 12 oz.V2 et 1 gallon.Lefrolrofre Comprimés, 50 et 250., 2 e ® LIPOTROPE GERIATRIQUE: gévahique 12 oz.V2 et 1 gallon.élixir très agréable au goût eGonl amélioré * Particulièrement utile en pédiatrie ROUGIER FRERES, 350 RUE LE MOYNE, MONTRÉAL SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE : Hémorragies œæsophago-gastriques au cours des cirrhoses (79).Les infiltrats pulmonaires labiles non tuberculeux (79).Douleur induite par l'alcool dans la maladie de Hodgkin (80).L\u2019intoxication barbiturique aiguë: Etude des 300 cas basée sur un systéme physiologique de classification selon la gravité de l'intoxication (80).CARDIOLOGIE : Le diagnostic électrocardiographique des infarctus septaux (81).Les effets cardio- dynamiques de la commissurotomie mitrale (82).PEDIATRIE : Une méthode de mensuration de la gravité d\u2019une série de cas de maladie hémolytique du nouveau-né (82).L'encéphalo-myélite de la rougeole (84), Erythème noueux (84).ORTHOPEDIE : L'arthrite de Marie Strümpell: Etude et revue de 41 cas traites par rayons X (85).La phase de la radiothérapie dans le traitement des sarcomes ostéogéniques (86).Contenu liquide du nucleus pulposus comme facteur du syndrome discal (87).OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE : Traitement du cancer extrinsèque du larynx et du laryngo-pharynx (88).ANESTHESIE : Etude portant sur 1200 cas d'arrêt cardiaque (88).SOCIETIES oo ooo oo 91 NOUVELLES ooo i 96 REVUE DES LIVRES ooo LL LL La anna nel L ol L allons canne n nn 104 \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 en 1885 aa 110 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES eee meen 116 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l\u2019organe officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Francaise du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier x glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande par Jaaques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone : LAncaster 9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite, Tout ce qui concerne la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone : LAncaster 9888. AVERTISSEMENT Pour les bébés de moins de 6 mois, les enfants débilités ou tout enfant souffrant de pneumonie, administrer les Gouttes Zéphadon à doses plus légères et avec circonspection.|A GOUTICSREC F MARQUE DÉPOSÉE Cette préparation au goût agréable, pour administration à la goutte, e est un excellent sédatif du centre respiratoire e est bien tolérée par les enfants e et ne constipe pas.Pour l'enfant qui tousse \u2014 fatigué, remuant et irritable \u2014 les Gouttes Zéphadon représentent une médication efficace, acceptable, et d'administration facile.Les GOUTTES \u2018'ZÉPHADON Chaque cc.renferme: chlorhydrate de méthadone.1.2 mg.un extrait qui représente les constituants actifs de la scille.30 mg.POSOLOGIE: une goutte pour chaque 3 livres de poids corporel, toutes les quatre heures.Dose maximum pour les enfants de plus de 5 ans: 30 gouttes toutes les 4 heures.PRESENTATION: flacons de 15 cc, munis de compte-gouttes de précision.EFFICACITÉ SURETÉ TOLERANCE Charles & Frost &Co.MONTREAL CANADA VIII L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Buiterin AM.L.I.C.\u2014 Montréal, janvier 1954 Pour un somme quasi normal de huit heure ; 4 À le sédatif à double / A procure toute une nuit de sommeil \u2014 Une couche extérieure rapidement soluble produit son effet dans les 15 a 20 minutes sm s\u2019elimine du courant sanguin dans environ 8 heures | Du pentobarbital sodique qui produit une prompte sédation le patient se réveille red, 7 i\" I\" / M cu 2 6 TE HR TTI 2 Composé de Pentobarbital-\u2018\u2018Noctinal\u201d La couche intérieure se \" \u201c dissout vers le moment où Tablette N° 445 Snosot I'effet du pentobarbital s'affaiblit Chaque tablette renferme: pentobarbital sodique.65 mg.(1 gr.) Noctinal (butabarbital N.N.R.) 50 mg.(3 de gr.) POSOLOGIE: une tablette avant le coucher.PRESENTATION: flacons de 100 tablettes.Le \u2018\u201cNoctinal\u201d prolonge la sédation L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuureriN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, janvier 1954 Le choix d\u2019un sédatif Dans la plupart des cas où l'on désire obtenir une sédation, les barbituriques sont les drogues de choix.Leur action peut se classer en raison de leur durée et de leur intensité d'action: Classe 1 \u2014 activité intense de courte durée (1 \u2014 3 heures).AT CAS «Classe 2 \u2014 Intensité d'action modérée et de durée intermédiaire ee + (4 \u2014 6 heures).\u201cClasse 3 \u2014 Intensité d'action modérée et de longue durée (12 \u2014 18 heures).\u201cDe toute évidence, aucune préparation à usage général n'existe, et l\u2019on doit choisir avec \u2018soin le barbiturique le plus susceptible de produire les effets spéciaux que l'on désire.\u2018sédationn nocturne idéolé, Il est évident que les composés à très courte action ne conviennent pas \u2018au but proposé.Ceux de la deuxième classe se rapprochent le plus du but, puisque leur durée 3 hi : res, mais il.est toujours à craindre que les patients ne se réveillent après cette période et t éprouvent de la: difficulté à à se rendormir.Les barbituriques à longue durée d\u2019 \u2018action, \u2018notamment le phénobarbital, ont le désavantage de laisser au patient une \u2018sensation de dépression désagréable qui dure une.partie de la journée et résulte en une \u201cperte considérable de l'efficacité au travail e Twin-Barb procure 8 heures de repos ur les huit heures classiques de sommeil réparateur avec la pré- poration Twin- Barb.Cette préparation se compose d\u2019un noyau de Noctinal, sédatif de durée d'effets intermédiaire, inclus dans une enveloppe rapidement soluble qui renferme le pento- barbital, un barbiturique à effets relativement brefs.Le noyau est enrobé de façon à ne pre dégager ses effets que deux heures à deux heures et demie après l'administration.Cette combinaison a pour résultat net une sédation rapide chez le patient, et, sur affaiblissement de l'effet du pentobarbital, l\u2019action du Noctinal commence à se faire sentir.De cette façon, le patient jouit d'environ huit heures d'une sédation douce et continue, et se réveille rafraichi, sans, ou presque sans sensation de dépression.mr \u2014Chanleo &.Froosst &C.MONTRÉAL CANADA @ LA NERVOSITÉ {LULL @ LES NEVROSES MENOPAUSIQUES POUR @ LES DISPOSITIONS A L'ANXIETE eu LES VOMISSEMENTS DE LA GROSSESSE Butabarbital N.N.R.Les Tascertes NOCTINAL\u201d Tablette No 439 \u2018Sos!\u2019 @ Agit promptement \u2014 sans Noctinal.YA de gr.(16 mg.) produire de périodes de LL, sédation prononcée.Tablette No 352 \"Sos Noctinal.\u2026.Ya gr.(32 mg.) @ Aucun effet toxique sur © Tablette No 353 \u201cSon Coeur, \u2018a respiration ou le Noctinal.1% gr.(0.1 G.) rein à doses thérapeutiques.POSOLOGIE: de 4 à 12 grains, trois @ Le métabolisme se fait par fois par jour.le corps, l'élimination est PRÉSENTATION: flacons de 100 indépendante des fonc- tablettes.tions rénales.@ Non-cumulatif \u2014 produit un minimum de léthargie.CELIXIR \u201cNOCTI NAL\u201d Elixir No 601 \"Sol L'action \u201cintermédiaire\u201d du Noctinal est particulièrement Chaque cuillerée à thé (3.5 cc.) renferme: utile pour les cas qui requièrent une sédation légère.Le Noctinal, sodium.Ya gr.(32 mg.) début, l'intensité et la durée de son effet sont à égale distance entre ceux du pentobarbital à action rapide et POSOLOGIE: Adultes: de A à 3 ceux du barbiturique à longue durée, le phénobarbital.drachmes (Y4 a 1% gr.) trois fois par jour, dans un verre à vin d\u2019eau.Enfants: selon l'âge et l\u2019état physique.Charles &.Frost &Co, MONTRÉAL CANADA L'Union Méd.Canada XI Tome 83 \u2014 Janv.1954 Le dérop \u2018Rache\u2019 au Thiocol se SRE cas 8 es, te, tentes Canes.wu Ae THIOCOL fig sip 4 set = # Dope jer a oer.paige 18 sp br onchites, rames, su ¥ apté ui «le di gestiat #4 45 Us A anti y cer for r fie FEE coughs: d tions, ss Se anonitie: te S pi th sine 3355 gd jes did pocié Limited Hooke aorrmaitté 2 sé Xu > £8 tes Bg, © le médicament classique des affections respiratoires HOFFMANN LA ROCHE LIMITEE MONTREAL Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale anada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs : Arthur-L.Richard, doyen, Maurice Roch (Genève), Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; Pasteur Valléry-Radot (Paris), Pierre Masson, Albert LeSage, J.-A.Leduc, Wilbrod Bonin, doyen, T.Parizeau, Faculté de Médecine, Université de Montréal; T.-N.Roy.Charles Vézina, doyen, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Rédacteur en chef émérite: Albert LeSAGE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, MM.J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Paul Letondal, Emile Blain, Roméo Boucher, Paul Bourgeois, J.-A.A.Marin, D.Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, L-C.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Richard Gaudet, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras, Vidal, [Sénateur Lacasse.| BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Secrétaire de la Rédaction: Edouard Desjardins Roger-R.Dufresne Secrétaire adjoint de la Rédaction (Québec): Antoine Pettigrew BUREAU DE COLLABORATION: MM.Gustave Auger, Eugène Allard, J.-M.Beauregard, MM.Simon Lauzé, Rosaire Lauzer, R.Lebeau, J.-Louis Maurice Bélisle, A.Cantero, Roland Cauchon, Léger, Emile Maranda, André Marois, Jean-Tho- Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Paul Dumas, mas Michaud, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Origène Dufresne, Roger-R.Dufresne, H.de la Germain Pinsonneault, P.Poirier, Rosario Robillard, Broquerie Fortier, Maurice Gervais, Pierre Jobin, Henri Smith, Norbert Vézina.Paul Labbé, P.Larivière, Valmore Latraverse, Nulactin pour soulager les malaises de l\u2019ulcère peptique rapidement, commodément, efficacement Quand on le laisse fondre lentement dans la bouche, le comprimé de NULACTIN dégage graduellement ses ingrédients antiacides qui neutralisent le suc gastrique de façon continue et complète.Le malaise et la douleur de l\u2019ulcère peptique sont donc rapidement enrayés et tenus en respect.C\u2019est pourquoi NULACTIN fournit une solution idéale au problème de pallier les conséquences des écarts de régime chez les ulcéreux non alités.Le comprimé de NULACTIN a une saveur très agréable et ne fournit que 11 calories.!l est préparé de lait combiné avec du maltose et des dextrines auxquels sont incorporés 3.5 grains de trisilicate de magnésium, 2.0 grains d\u2019oxyde de magnésium, 2.0 grains de carbonate de calcium, 0.5 grain de carbonate de magnésium, et de l\u2019huile de menthe pour aromatiser légèrement.Dose moyenne pour les malades non alités, deux comprimés entre les repas.Les comprimés ne doivent pas être croqués ou mastiqués.NULACTIN est présenté en tubes de 25 comprimés.Horlicks Limited Division des Produits Pharmaceutiques Distributeurs 579 Richmond St.W., BETTER PROPRIETARIES, LIMITED TORONTO, Ontario. L'Union Méd.Canada XII Tome 83 \u2014 Janv.1951 TROPHITE\u201d stimulant trophique à base de vitamines Ba et B, Stimulation de l\u2019appétit et de la croissance chez l\u2019enfant chétif qui mange mal.Traitement de complément des diarrhées chroniques et de la maladie de Gee.Potion agréable au palais et comprimés.Dose normale: 1 cuillerée à thé de potion ou 1 comprimé.Présentation : Potion\u2014en flacons de 114 ce.et de 341 cc.Comprimés\u2014en flacons de 50 SMITH KLINE & FRENCH e Montréal 9 Marque déposée au Canada Crete Mae ; rr., mme ET ce Bulletin de l'Assaciation des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF Président: J.-M.Laframboise MM.J.-M.Laframboise, Roma Amyot, J.- A.Vidal et Vice-président: Emile Blain Emile Blain.Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal ; z Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault.COMITE DE PUBLICITE MM.Roma Amyot, Emile Blain et J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Louis-E.Phaneuf (Boston), J.-Antonio Lecours (Ottawa), Charles-P.Mathé (San Francisco), Eugène Tremblay (Chicoutimi), A.Fontaine (Woonsocket), Aug.Panneton,].-A.Denoncourt (Trois-Rivières), J-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa), D.Colin (Saint-Boniface), L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac), L.-P.Mousseau (Edmonton).ADMINISTRATION et SECRETARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITE : Jacques D.Clerk Téléphone : LAncaster 9888 \u2014 ARGENT - AMPHÉTAMINE SLUCONATE EPHEDRINE EN SERUM GLUCOSE pH 7,6 DESINFECTION VOIES NASALES \u201cI GOUTTES INCOLORES PLUSIEURS FONS PAR WQUR Laboratoires Jean OLIVE, 200 Rue Vallée, MONTREAL tl Iv I RIONS ne ft 20 ap \u2014 L'Union Méd.Canada \u201cTome 83 \u2014 Janv.1954 Rébabilitation de malades gravement estropiés par l'artbrite, grâce à la Phystothérapie et à Cortope (ACÉTATE DE CORTISONE MERCK) En employant concurremment la CORTONE et la physiothérapie, il devient possible d\u2019accroître l\u2019ampleur des mouvements et la force musculaire, de soulager la douleur et de réhabiliter ainsi des malades qui sont gravement handicapés.CORTONE est la marque déposée (4 MERCK & CO.LIMITED de Merck & Co.Limited pour sa |B : Chimistes fabricants préparation de cortisone.{KE MONTRÉAL - TORONTO + VANCOUVER + VALLEYFIELD XV OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.444 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.; ; 2, J.-B.JOBIN, Québec.SECRET AIRE-TREÉSORIER GENERAL René DuBERGER, Sherbrooke.Hermile TRUDEL, J.-Marie LAFRAMBOISE, Ottawa.1990 est, rue Rachel, Montréal.Lionel GROLEAU, Sherbrooke.; Léo BLAIS, Sherbrooke.SECRÉTAIRE ADJOINT SECRETARIAT : 326 est, boul.Saint-Joseph, B.-G.BEGIN, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone : HArbour 8076 NOUVELLE POSOLOGIE DES ANTIHISTAMINIQUES avec ÉPHÉDRINE ET CALCIUM Élimination des troubles secondaires AE = flacons de 40 comprimés, er flacons de 4 oz.de sirop.ECCER (CANADA) LTD.\u2014 MONTREAL Agents: Laboratoires Jes: Olive, 200, rue Vallée \u2014 Montréal. les prete do | Steraject de pénicilline, de streptomycin chaque fois que ces anti- hiotiguss sont Jodiqués Si.di hydrostreptomycir ne qui son ournies avec des actes teraject de .Permapen* (dipéni- line G dibenzyléthylènediamine fizer) en Suspension Aqueuse: 600 000 U LY : Steraject de Combiotick en i uspension Aqueuse (400,000 U.L.\u201cde Pénicilline:G Procainique -.- Cristallisée et 0.5 gramme de .Dihydrostreptomycine) Steraject de Solution de Sulfate: de Dihydrostreptomycine (1 gramme) raject de Solution de Sulfate retire i gramme).FIZER \"ANADA : : Division de Pfizer Corporation, 8311, Chemin Royden, 0 MAINTENANT Disponible en cartouches \u2018Steraject : SYNANDROL \u2014 Proprionate de testostérone U DIOGYN \u2014 Estradiol U.S.P.SYNGESTERONE \u2014 Progestérone U.S.P.COMBANDRIN \u2014 Benzoate d\u2019estradiol U.S.P., 1 meet propionate de testostérone - 4 Lon EE Le se COMITÉ DU XXII CONGRÈS René DuBERGER.président.J-M.LAFRAMBOISE.ler vice-président.Lionel GROLEAU, secrétaire.Auray FONTAINE, 2e \" so BLAIS.trosorier.[Gustave LACASSE, |3e \"\u201d SECRET T DU CON \u2019 ARIA GRES : L-O.BEAUCHEMIN, 4e 31 sud, rue Brooks, Sherbrooke.° ANCIENS PRÉSIDENTS Albert LeSAGE Charles VEZINA J-A.VIDAL J.-H.LAPOINTE Richard GAUDET J.-A.DENONCOURT Albert PAQUET AL.RICHARD J.-B.JOBIN J-A.JARRY Edmond POTVIN René DuBERGER MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1954 LECOURS, J.-A., 538, av.King Edward, Ottawa, Ont.1956 ARCHAMBAULT, Gérard, 372, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1956 LEMIEUX, J.-Renaud, Hôp.du St- Sacrement, Québec 1956 BELLIVEAU, Pierre, Méthégan, N.-B.1956 MANSEAU, Ceo., 924, rue St-Aubin, Ville St-Laurent 1956 BIBAUD, Barthélemy, Valleyfield, P.Q .1956 MERCILLE, Jean, 316, parc C.-E.-Cartier, Montréal.1956 BLANCHET, Roméo, 54 avenue Laurier, Québec .1956 MILOT, J.-Donat, 1017, Stafford Road, Fall River, Mass.1956 BONIN, Wilbrod, 575, avenue Davaar, Outremont .1954 MORISSET, Pierre, Saint- Ceorges- de-Beauce, P.Q.1956 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.ee 1954 PERRAS, |.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1956 CHOLETTE, A.- M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1954 PERRON, Jos., Shawinigan, P.Q.ii.1954 COUTURIER, Alphonse, Riviere-du- Loup, P.Q.1954 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.1954 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1954 PILON, J.-L, 389 est, boul, St-Joseph, Montréal .1954 DECARIE, Roland, 524 est, rue Sherbrooke, Montréal 1956 POULIOT, Antoine, 185, Grande-Allée, Québec .1956 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.122222000000 1956 POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.0.RT R 1954 GAUTHIER, Henri- E., Woonsocket, R.I.1954 RIOUX, |.-Emile, Sainte- Agathe- _des-Monts, P.Q.1954 GAUTHIER, J.-Dominique, Shippegan, N-B.1954 ROULEAU, J.-Maurice, Saint-Grégoire (Nicolet), P.Q.1956 HURTUBISE, R., sénateur, 19, Durham, Sudbury, Ont.1954 SMITH, Pierre, 300, Carré Saint-Louis, Montréal.1954 JOANNETTE, Albert, Sainte- Agathe-des- Monts, P.Q.1956 TETREAULT, Ad, 411, boul.Laviolette, Trois-Riviéres.1954 IOBIN, Pierre, 911, rue d\u2019Auteuil, Québec .1954 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun .; 1954 LEBLOND, S., Hôtel-Dieu St- Vallier, Chicoutimi, P.Q.1956 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.1954 DEPUIS PRÈS D'UN DEMI-SIÈCLE Toujours le même but: RÉDUIRE LE TAUX DE LA MORTALITE INFANTILE Par la Qualité de nos Produits LIMITEE 2S) : irop COMPOSE Ibe Le 05 FELLO 5 ES STR ms en gériatrie et x =A ITA convalescents.Quinine Le SIRO FELLOWS oh ra @ rt ® Stimule 'ap Hit © Améliore \u2018tonicité musculaire © Relèv e rrr Le ns ay \u2018subséquente er TO au ro FY LIT de 2¢1a dose, Chaque cuillerée the vr cc.) renferme Chlorl drate de Strychni .mg e «© eo 8.00 Sulfate I CU LIK CAL] mg PET de calci m mg EL LOW Comp Pyrophosphate oy ve LI IEE RE SN WE J 2 8 mg PTE de oes pet Eu) po Sy Hypophosphite hy (LIT dd) SH LY de sodium D Spar BY YT CTs lLE boute Ie COQ 14 oz.Felons mnstt sue @ Echantill ns sur demai de hb jv.oF This bat ght and host id ne oc oF see prof prarsat SF llows pre py) | Is\u201d MEDICAL MFG.CO., LTD phariaceutigiia Pl JE NG 386 ouest, rue St-Paul XX L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Amide Salicylique \u20acgger en associations aux actions renforcées EGOSALYL avec niacine, vitamine C, vitamine K LA MALADIE RHUMATISMALE traitement d\u2019attaque et pour les chroniques, l\u2019analgésie, l\u2019entretien EGOPHEN SÉDATIF ET ANALGÉSIQUE DU SOIR *phénobarbital magnésien Egger (marque déposée) deux formules : 851 \u2014 avec phénacétine et caféine LA DOULEUR DU JOUR 52 \u2014 avec phénacétine et carbromal LA DOULEUR NOCTURNE === AMIPHÉDRINE avec éphédrine CORYZA - GRIPPE - COURBATURES EGGER (CANADA) LTD.Canada : Laboratoires JEAN OLIVE, Montréal La ménopausée qui prend de la \u201cFrémaninie peyten général envisager vec confiance la\u201d transition qui s\u2019opèr graduellement durant cette période où la fonction ova- rrenne est a son déclin.La /Prémarine\u201d apporte habituellement ur/soulagement A rapide aux malaises et physiques et ses effets secondaires; nuisibles sont, pour ainsi dire, inexistants.De plus, la sensation de bien-êtré qui en résulte presque invariablement est d\u2019une aide précieuse dans le rétablissement de l\u2019équilibre émotif.C\u2019est cet avantage additionnel, particulier à lg \u201c\u201cPrémarine\u2019\u2019, que les composés synthétiques ne semblent pas posséder.Ayerst, McKenna & Harrison Biologistes et , = .\u2014 \u2014-\u2014 \u2018Béeminal Existe maintenant sous forme liquide ou en comprimés.F-35 n avee phenobarbital ny, Méthode directe de résoudre le problème des états anxieux et de l\u2019anorexie.Le \u201cBéminal\u2019\u2019 avec Phénobarbital provoque une amélioration à la fois mentale et physique.N° 922\u2014 Une cuillerée à thé contient: Thiamine.\u2026.5 mg.Riboflavine.2 mg.Niacinamide.10 mg.Pyridoxine.coo.0 mg.5 d-Panthénol.2 mg.Chlorhydrate de d-désoxyéphédrine.1 mg.Vitamine B;2 (cristallisée).1 microg.Phénobarbital.(!4 grain) 16 mg.Flacons de 16 et 160 onces.0 Spx _ e N° 819\u2014 Chaque comprimé contient: Thiamine.0\u2026.\u2026.5 mg.Riboflavine.\u2026.\u2026.- 2 mg.Niacinamide.10 mg.Pyridoxine.0 mg.5 d-Panthénol.2 mg.Acide ascorbique.25 mg.Vitamine Bi: [cristallisée).1 microg.Phénobarbital.(Y4 grain) 16 mg.Flacons de 100 et 1000 comprimés.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada æ- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 XXIII En présence d\u2019un malade obèse, il y a toujours lieu de soupçonner la présence du diabète.\u201c.parmi 1,900 individus ayant commencé à faire du diabète après l\u2019âge de 35 ans, plus de 80 pour cent avaient de l\u2019embonpoint avant le début de la maladie (Pobésité était de l\u2019ordre de 5 pour cent ou plus au-dessus du poids normal).\u201d1 Au cours d\u2019une récente enquête, on a trouvé que le pourcentage des diabétiques était de 5.7 chez les individus de plus de 35 ans et dont le poids dépassait la normale de 10 pour cent ou plus.Parmi ceux dont le poids était normal ou inférieur à la normale, il n\u2019y avait que 24 pour cent de diabétiques.2 Silhouettes suspectes dans le dépistage du diabète En présence d\u2019une \u201csilhouette suspecte\u201d, le médecin qui soupçonne le diabète peut, en se servant des comprimés réactifs Clinitest (nom déposé), faire l\u2019épreuve de glycosurie rapidement et facilement.Le test est simple, sûr et s\u2019interprète sur le champ.Tout est compact, facile à transporter, n\u2019exigeant ni appareil spécial, ni chaleur.Nécessaire Clinitest pour analyse de glycosurie MODELE UNIVERSEL No 2155 Etui en plastique contenant les comprimés réactifs Climitest (Scellés dans du papier d\u2019étain), une éprouvette, les indications, un tableau d'analyse et une échelle de couleurs Clinitest.1.Le poids normal chez l'homme: Metropolitan Life Insurance Company, opuscule T5044, mars 1951.2 Gare au diabète! Federal Security Agency, Public Health Service, opuscule GPO 83-34064, CLINITEST (Marque déposée) pour latrecherche de la glycosurie AMES COMPANY OF CANADA, LTD.1010 Dufferin Street, Toronto 4 44452 XXIV L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 ULMO-BAILLY TONIQUE RESPIRATOIRE Gaïacol Acide phosphorique Codéine Convates LABOR ATOIRES A.BAILLY a | 19 RUE DU ROCHER - PARIS Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL para-amino-phényl-sulfamide éphédrine élycaïne LABORATOIRES.A.BAILLY .SPELY-EXPORT 19 RUE DU ROCHER - PARIS Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL seul Kolantyl offre ce quadruple soulagement de l\u2019ulcère peptique.Comparez la quadruple action de Kolantyl ions L avec votre ordonnance pour r TS: SLA Antiacide (oxyde de magnésium, bog 6% [STR composition: Tous les patients qui vous consultent pour un ulcère peptique veulent du SOULAGEMENT \u2014 un soulagement prompt.Seul Kolantyl offre cette quadruple action thérapeutique contre l\u2019ulcère peptique: antiacide, antipeptique, antispasmodique et émollient-antilysozyme.Assurez à votre prochain patient atteint d\u2019ulcére peptique ce quadruple soulagement économique.prescrivez-lui Kolantyl au goût agréable.THE WM.S.MERRELL COMPANY .Aspect d\u2019un ulcère duodénal actif après 12 semaine de traitement ambulatoire avec régime et Kolantyl; l'amélioration clinique est marquée.l Prescrivez Kolantyl pour le prompt soulagement de l\u2019ulcère peptique, de la gastrite et de l\u2019hyperacidité.action: hydrate d\u2019aluminium) pour soulagement presque immédiat, et neutralisation prolongée de l'acide sans contre-coup.Antipeptique (laurylsulfate de sodium) qui inhibe l\u2019action nécrosique de la pepsine et de la lysozyme.Antispasmodique (Bentylol) qui soulage agréablement le spasme douloureux; supérieur à l\u2019atropine.2 Emollient (méthylcellulose) qui forme un revêtement protecteur sur la région ulcérée.Une tablette ou 10 cc.de Gel Kolantyl contiennent: Chiorhydrate de Bentylol , .5 mg.Gel d\u2019hydrate d\u2019aluminium.400 mg.Oxyde de Magnésium.,.200 mg.Laurylsulfate de sodium .25mg.Méthylcellulose .100 mg.posologie: Prescrivez deux à quatre cuillerées à thé de Gel Kolantyl ou deux tablettes (mastiquées pour action plus rapide) toutes les 3 heures, ou selon le besoin pour procurer du soulagement.Le Gel est présenté en bouteilles de 12 onces \u2014 Les Tablettes, en flacons de 100 et de 500, 1.HUFFORD, A.R.: MICH.STATE MED.SOC.49:1308, 1950.2.MC HARDY, G.ET BROWNE, D.: SQU.MED.J.45:1139, 1952, *KOLANTYL,\u201d \u2018\u201cBENTYLOL\u2019 MARQUES DE FABRIQUE.New York Kol antyl ST.THOMAS, ONTARIO yan Cincinnati adage .Pionnier de la Médecine depuis 125 ans XXVI L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 TRAITEMENTS DU RHUMATISME CHRONIQUE AU SERVICE DU CORPS MEDICAL DEPUIS 1718 JES 5.2X OF a Br E BJ \u2018 a J 4 3 Fa INJECTABLE ET BUVABLE INJECTABLE ET BUVABLE | Lu PA, BE OUEN \"4 RI 2% La LE x X t > Re k - LS A pA Chr Ad Ch vues us jodé Cd ER \"ALGIES RHUM ATISMALES REBELLES ) NEVRAXITES DOULOUREUSES LABORATOIRES MIDY - 67, AVENUE DE WAGRAM - PARIS 17° Agents pour le Canada : VINANT Ltée - 200, Rue Vallée - MONTRÉAL I8 Vos malades refleteront.une réaction vigoureuse et une amélioration nette thérapeutique ° e \\ antianémique complète dans une seule Dans l'Armatinic activé, les facteurs Chaque capsulette hémopoiétiques s'activent et se renfor- d'ARMATINIC ACTIVÉ renferme: J Sulfate de fer, cent mutuellement pour produire de Sec.200 mg.Crystamin*.\u2026.10 mc concert des globules rouges complets.Acide folique.1 mg.Acide ascorbique (Vitamine C).50 mg.Liver fraction I1**(N.F.) avec A THE ARM OUR duodenum desséché.350 mg.LAB ORATORIES *La marque de vitamine B12 cristalline des Labo- DIVISION DE ARMOUR AND COMPANY ratoires Armour.Le foie est partiellement digéré par le duodenum pendant la préparation.Flacons de 100 et de 1000.Autre présentation: Armatinic liquide, en flacons de 8 oz.et 16 oz.Distributeur canadien: LAURENTIAN AGENCIES, LTD.429 RUE SAINT-JEAN-BAPTISTE, MONTREAL 1, QUEBEC, CANADA BETAGEN VITAMINE \u201cB\u201d COMPOSEE ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT D\u2019EPARGNE Pertes d\u2019énergie et d\u2019appétit \u2014 Anémie \u2014 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux Déséquilibre nerveux PRINCIPAUX COMPOSANTS VITAMINE B: \u2014 RIBOFLAVINE \u2014, PYRIDOXINE \u2014 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 ACIDE PANTOTHENIQUE LÉCITHINE \u2014 AVÉNINE \u2014 GLYCÉROPHOSPHATES DE SODIUM, CALCIUM, POTASSIUM, STRYCHNINE (1/160 gr.à l\u2019once) SAVEUR AGREABLE © TOLERANCE PARFAITE DOSE : UNE CUILLEREE A DESSERT QUATRE FOIS PAR JOUR AVANT LES REPAS.Comprimés K icalgen- V A base de Gluconate de Calcium INOSITOPHOSPHATE DE CALCIUM ET MAGNÉSIUM CERIUM OXALATE eo VITAMINE D Gnosdesde, Lactation, Vomisiements gravidiques | LE BICALGEN-D, COMPRIME NON AROMATISE, PRESQUE INSIPIDE, ENTIÈREMENT SOLUBLE, EST LE MEDICAMENT DE CHOIX POUR LA FEMME CRAVIDE.Dose: Trois à six comprimés par jour.\"TRI-SULFA Amélioré NOUVELLE ASSOCIATION SULFAMIDÉE PERMETTANT DES DOSAGES ADÉQUATS SANS DANGER DE CRISTALLURIE SULFAMÉTHAZINE, SULFADIAZINE, SULFAMÉRAZINE 37% 37% 26% COMPRIMÉS, ADULTES COMPRIMÉS AROMATISÉS, ENFANTS SUSPENSION AROMATISÉE à 0.50 gramme du mélange à 0.30 gramme du mélange à 0.50 gramme du mélange par comprimé.par comprimé.par cuillerée à thé.DOSE : SELON L\u2019AVIS DU MÉDECIN *Marque déposée.COMPRIMÉS À 10 CENTIGRAMMES COMPRIMES A 15 MILLIGRAMMES Butobarbital 0.05 gm.: Butobarbital 75 me.: Phénobarbital 0.05 Em.{ par comprimé Phénobarbital I mg.} par comprimé NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE SOMENAL REPRÉSENTE L'EFFET RAPIDE DU BUTOBARBITAL ASSOCIÉ À L'EFFET PLUS PROLONGÉ DU PHÉNOBARBITAL ÉMOTIVITÉ - INSOMNIE - SPASMES - PHOBIE - ANXIÉTÉ Ya Ce CANADA DRUG CO.Montreal, L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 XXIX Pour faire face aux cas d'urgence \u2026 un article indispensable pour la trousse du médecin Dans les accidents ou autres cas d\u2019urgence, parmi les articles nécessaires à l\u2019anesthésie, le VINETHENE est très précieux pour la trousse du médecin.Le VINETHENE est un anesthésique respiratoire pratique pour les anesthésies de courte durée.Administré selon la méthode du goutte à goutte, il produit l\u2019anesthésie d\u2019une façon douce mais rapide et il se caractérise par un prompt retour à la normale, avec le minimum de nausées post-opératoires.Documentation sur demande VINET (Ether vinylique U.S.P.pour anesthésie MERCK) * UN ANESTHESIQUE RESPIRATOIRE POUR LES OPERATIONS DE COURTE DUREE MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTRÉAL - TORONTO - VANCOUVER - VALLEYFIELD Recherches et production au service du public j #VINETHENE est la marque déposée de Merck & Cn.Limited. L'Union Méd.Canada XXX Tome 83 \u2014 Janv.1954 nouveau au Canada.La.MONTREAL Rhéochol le cholagogue antispasmodique rétablissant le flux biliaire Flacon de 160 g.de granulé effervescent.renommé en Europe Christiaens Pharmaceuticals (Canada) Ltd.La nouvelle filiale de Manufacture de Produits pharmaceutiques A.Christiaens S.À.fondée en 1835 à Bruxelles (Belgique).Producteurs de produits pharmaceutiques destinés exclusivement à la prescription médicale .Echantillon et littérature sur demande.CHRISTIAENS PHARMACEUTICALS (CANADA) LTD.1223 Avenue Greene, Montréal -6, P.Q. Coude VUE POSTERIEURE atomié du VUE ANTÉRIEURE + 4 É AH 1 Branche de la veine céphalique 2 Humérus 3 Nerf radial 4 Veine céphalique médiane; capsule articulaire 5 Branche collatérale radiale de l\u2019artère brachiale profonde 6 Condyle de l\u2019humérus; artère récurrente cubitale antérieure 7 Branche superficielle du nerf radial; ligament cubital latéral Cette illustration est la reproduction de l\u2019un d\u2019une série de tableaux dus à Paul Peck, illustrant l\u2019anatomie des organes et des tissus le plus souvent attaqués par l\u2019infection, dans le traitement desquels l'A URÉOM YCIN est susceptible de s\u2019avérer utile.Section sagittale du coude droit Section frontale des os et des articulations du coude de e l'articulation 8 Ligament annulaire; artère récurrente cubitale postérieure 9 Nerf médian 10 Veine céphalique anté- brachiale; artère radiale 11 Arière inter-osseuse palmaire 12 Veine basilique anté- brachiale; nerf eubital 13 Artère cubitale 14 Cubitus 15 Radius 16 Artère brachiale 17 Veine basilique brachiale 18 Artère collatérale cubitale supérieure 19 Nerf cubital 20 Artère collatérale cubitale inférieure 21 Veine basilique médiane 22 Artère brachiale profonde 23 Capsule articulaire 24 Olécrâne 25 Epicondyle latéral 26 Ligament cubital latéral 27 Ligament radial latéral 28 Ligament annulaire 29 Artère inter-osseuse dorsale 30 Membrane inter-osseuse 31 Coussin adipeux 32 Membrane synoviale 33 Capsule fibreuse 34 Trochlée 35 Apophyse coronoïde du cubitus 36 Echancrure semi-lunaire du cubitus 37 Crête épiphysaire 38 Condyle du radius 39 Epicondyle médian 40 Cavité articulaire / ° * urcomyc 111C Tndiguée dans la grande majorité des infections articulaires aigues et chroniques du coude.ORALEMENT: Capsules - Sirop - Gouttes PARENTÉRALEMENT: Solutions LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 5550 AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT ROYAL MONTRÉAL, QUÉBEC Riverside 4-2881 Imprimé aux États-Unis *Marque de Commerce L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 XXXITE La question des Nausées et des Vomissements: LEUR TRAITEMENT PAR LA DRAMAMINE®) C haque fois que les nausées, les vomissements et les vertiges viennent compliquer un cas, on peut employer la Dramamine en toute confiance, Keats 1 dresse ainsi la liste des nombreuses affections dans lesquelles on a éprouvé l\u2019efficacité de la Dramamine [marque de dimenhydrinate]: \u201cSon utilité ne fait plus de doute dans la cinépathie.On s\u2019en est servi avec d\u2019excellents résultats pour prévenir et traiter le mal de mer et le mal de l\u2019air, traiter les nausées de la grossesse, le syndrome de Ménière .les malaises dûs aux radiations .et les réactions qui suivent une trépanation .On n\u2019a pas encore pu situer exactement le siège de cette action, mais il y a lieu de présumer qu\u2019il se produit soit une dépression de la fonction labyrinthique ou de ses ramifications nerveuses, soit une action centrale hautement sélective, ou les deux à la fois.On ne mentionne que très peu de réactions secondaires causées par cette substance.\u201d Dans les cas de cinépathie, la dose usuelle est de 50 mg.[un comprimé] administrés une demi-heure avant le départ et, si nécessaire, avant chaque repas pendant la durée du voyage.Les nausées et les vomissements ayant une autre origine ainsi que les cas de cinépathie grave sont traités efficacement avec des doses de 100 mg.toutes les quatre heures tout en provoquant un minimum de somnolence.\u201cOn administre la [Dramamine] par voie buccale ou par voie rectale.On peut administrer la même dose.par voie rectale en se servant d\u2019un comprimé ou d\u2019une autre forme du médicament .\u201d ?La Dramamine sous forme liquide est particulièrement utile pour les enfants.La Dramamine a été acceptée par le \u201cCouncil on Pharmacy and Chemistry of the American Medical Association\u201d.Ataxic Cerebral Palsy with Akinetic Seizures: J M.Soc.New Jersey 1.Keats, S.: Dramatic Response to Dramamine, 50:53 (Feb.) 1953.2.Council on Pharmacy and Chemistry: New and Nonofficial Remedies, 1953, Philadelphia, J.B.Lippincott Company, 1953, p.471.* [ITS SHS LAE UNIS A on 4 ; il Jy i fee Rename Joell § LE REFLEXE NAUSEEUX : Noyau bulbaire du pneumogastrique, noyau solitaire, moelle épiniére, nerfs cervico, dorso, sphincter du cardia, estomac, musculature abdominale et pelvienne.(After Krieg, W.J.S.: Functional Neur- oanatomy, ed.2, New York, The Blakiston Co.Irc, 1958, p.104.) c.0.SEARLE & co.OF CANADA, LTD., 390 Weston Road Toronto 9, Ontario L'Union Méd.Canada XXXIV Tome 83 \u2014 Janv.1954 IMMOBILISATION PAR LE GYPSONA APRÈS GREFFE CUTANÉE Ces illustrations et les brefs détails donnés ci- dessous se rapportent à un cas où, après une greffe cutanée, on s\u2019est servi d\u2019un moulage en plâtre de Paris Gypsona pour immobiliser le patient.Le Gypsona est exceptionnellement commode pour les cas de ce genre.Les bandages sont toujours prêts à servir immédiatement et leur prise est rapide.Comme ils sont imprégnés uniformément avec une teneur constante en plâtre de Paris, on peut rapidement en faire un moulage résistant mais léger \u2014 avec un minimum de dérangement pour le patient après l\u2019opération.HISTORIQUE DU CAS: Garçon avec brûlure couvrant 16% de la superficie du corps.On a commencé une transfusion de plasma et pansé la brûlure avec de la crème de pénicilline.Il y avait destruction presque totale de la peau, et quinze jours plus tard on pouvait voir, entre les escarres, un commencement de bourgeonnement.Le tout fut enlevé sous anesthésie générale, et la superficie ainsi nettoyée et avivée fut recouverte avec des lambeaux de peau maintenus en place par des bandages crépés compressifs.L\u2019enfant fut ensuite immobilisé dans un moulage de Gypsona.Une semaine plus tard, le plâtre fut enlevé.Prise complète de la greffe.Application de pansements de tulle gras.Trois semaines après, le garçon quittait l'hôpital, capable de marcher de façon satisfaisante.AUTRES PRODUITS DE SMITH & NEPHEW EMPLOYES DANS CETTE TECHNIQUE JELONET (Tulle gras) \u2014 bandage de gaze à mailles ouvertes imprégné de parafine molle médicamentée contenant 1.225% de Baume du Pérou.Ses propriétés non adhésives évitent le traumatisme de pansement, et il convient donc admirablement pour les plaies se rencontrant dans les greffes cutanées.ELASTOCREPE \u2014 tissu d\u2019Elastoplast sans l\u2019enduit adhésif.Il conserve donc une tension uniforme quand il est étiré pendant un temps prolongé, et maintient le pansement compressif en place durant la période d\u2019immobilisation.BANDAGES DE PLÂTRE DE PARIS Gypsona SMITH & NEPHEW LIMITED 2285, Avenue Papineau, Montréal 24, Québec. \u2018C\u2019est si bon de retourner à nouveau au travail, docteur\u201d COMPRIMÉS NEOHYDRIN\"® J > Ia Zz ELIMINATION NORMALE DE SODIUM ET D'EAU LI SA à, % \u201ce, te x PRESCRIVEZ NEOHYDRIN chaque fois qu\u2019il y a rétention de sodium et d\u2019eau, excepté dans les cas de a néphrite aiguë et d\u2019affections oliguriques intraitables.*, Vous pouvez équilibrer l\u2019élimination de sodium .et d\u2019eau par rapport a une ingestion plus conforme aux exigences physiologiques normales en adaptant la posologie aux besoins individuels.De un à six comprimés par jour au besoin.PRESCRIVEZ NEOHYDRIN en flacons de 50 comprimés.Il y a 18.3 mg.de 3-chloromercuri-2-méthoxylurée dans chaque comprimé.Lits.(Canada).Lid.24 WELLINGTON STREET, WEST, TORONTO, ONTARIO Pionniers dans le domaine diurétique L'Union Méd.Canada XXXVI Tome 83 \u2014 Janv.1954 L'expérience clinique démontre clairement l'éfficacité du | PLEXONAL dans le traitement des névroses d'angoisse et de l'insomnie surtout quand celles-ci s'accompagne de sympathicotonie.Posologie sédative: l ou 2 dragées, & à 3 fois par jour.Posologie hypnotique: 1 à 3 dragées au coucher.SANDOZ DIVISION DE SANDOZ (CANADA) LTD.aN .PAUL PHARMACEUTICALS MONTREAL 286 O., RUE ST.P SANDOZ L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 XXXVII Dans le traitement de l'infection para-nasale, ARGYROL constitue la base rationnelle d\u2019une thérapeutique efficace ARGYROL Détersif et emollient bacteriostatique decongestionne sans reaction En cas d'infection nasale et de sinusite, les propriétés bactériostatiques et physiques de l'ARGYROL s'unissent pour favoriser l'écoulement, réduire la congestion, aider à combattre l'infection et rétablir la fonction normale.La méthode ARGYROL Son triple effet 1.Conduit nasal .instillations 1.Décongestionne sans irritation d\u2019ARGYROL & 20 p.100 dans le de la membrane ni lésion ciliaire.canal lacrymal.2.Incontestablement bactériosta- 2.Voies nasales .gouttes d'une fique et cependant non foxique solution d'ARGYROL à 10 p.100.pour les tissus.3.Nettoie en stimulant les sécré- 3.Fosses nasales .tampunne- tions, renforçant ainsi la première ment avec ARGYROL à 10 p.100.ligne de défense de l'organisme.Fabriqué exclusivement par A.C.BARNES COMPANY LTD.STE-THERESE, QUEBEC Pour le maximum de soulagement, exigez l'emballage authentique.ARGYROL est une marque déposée, propriété de A.\u20ac.Barnes Company Limited XXXVIIT L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 | EF a FF \u201c™ Fa A C4 7 \u2014 Fr # Lo x5 + ja J ) 4 ; fs Es ax ee & HE tn bred Sue Nmorce ; - sommeil naturel race =| i fits fia i = im 10 convulsions À = 5 spasmes i 195 naupafhie es toW et bd Lab ol TL DATE Gene en \u201d => i im > y un oy - * TROUBLES NEURO-CARDIAQUES 2 HYPERTENSION J EDDE, Limitée ADULTES - ENFANTS 1154 Beaver Hall - MONTREAL, Canada _- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 (eo pour l\u2019ulcère peptique ou le spasme gastro-intestinal ALTE TRICYCLAMOL 7 n anticholinergique récemment mis au point qui réduit de façon marquée la motricité et le spasme gastro-intestinal.Le\u2018TRICOLOÏD\u2019procure, dans la plupart des cas, en quelques heures, le soulagement de la douleur rongeante associée à l\u2019ulcère peptique.J Le TRICOLOID\u2019 est recommandé pour le traitement médical de l\u2019ulcère peptique et du spasme gastro-intestinal, comme adjuvant d\u2019un régime approprié et des antiacides, ainsi que d\u2019une thérapeutique visant à reduire la tension.Tricoloid\u2019 marque Tricyclamol, 50 mg.Flacons de 100 Comprimés dragéifiés., .Agréable à prendre BURROUGHS WELLCOME & C0.(The Wellcome Foundation Ltd.) MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 dans les affections des voies respiratoires supérieures .Æhinipzhen apporte un soulagement immédiat dans CORYZA - RHINITE - SINUSITE - GRIPPE - MIGRAINE v FORMULE : Acide Acétylsalicylique __.__._._._10000000000 5 grains Ménadione (Vitamine K) 112000000000.0.25 mg.Chlorhydrate de Désoxyéphédrine 0.625 mg.v LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE, INC.950, AVENUE OGILVY MONTREAL 15 INDUCTION DOUCE ET RAPIDE.REVEIL COURT ET AGREABLE avec le PENTOTHAI 1 SODIQUE (Thiopental Sodique Stérile, Abbott) Barbiturique d'action ultra-brève pour l'anesthésie intraveineuse Basé sur Près de 2,000 Rapports Publiés .Une Réputation Mondiale NOUVEAU FILM de 16mm.\u2014Un film sonore en couleurs, de 35 minutes, \u201cIntravenous Anesthesia with Barbiturates,\u201d* réalisé sous la direction de l\u2019American Society of Anesthesiologists et de l\u2019American College of Surgeons, est disponible sur demande adressée aux Laboratoires Abbott Limitée, Montréal 9, Québec.*En anglais 1-28-53 Pour la littérature \u201cPENTOTHAL Sodium by Rectum\u201d'* .résultats de près de 4,000 cas .écrivez aux Laboratoires Abbott Limitée, Montréal 9, Québec.Vous POUVEZ maintenant éviter à vos petits malades la hantise des impressions traumatisantes de la salle d\u2019opération avec ses formes vêtues de blanc et son équipement sinistre.Après administration rectale de PENTOTHAL Sodique, vos jeunes malades s\u2019endorment dans leurs propres lits à l\u2019hôpital avant l\u2019opération, et s\u2019y réveillent après que tout est fini.Si l\u2019anesthésie générale est nécessaire, le PENTOTHAL Sodique réduit la dose d\u2019anesthésique par inhalation.Le délire au réveil et les nausées post-anesthésiques sont réduits au minimum.Le dosage réglé et individualisé permet de réaliser tous les niveaux depuis la sédation pré-anesthésique jusqu\u2019à l\u2019anesthésie de base .et avec une marge de sécurité relativement grande.Le PENTOTHAL Rectal peut suffire comme seul anesthésique dans toutes une variété de petites interventions de courte durée.Abbott Pentothal Soedigue NOM DÉPOSÉ (Thiopental Sodique, Abbott) par Voie Rectale *En Anglais seulement H fuotoutietiodrato Ferrario BULLETIN LES PRATICIENS GÉNÉRAUX Le numéro de décembre du dernier Journal de l'Association Médicale Canadienne nous apprend une nouvelle importante : l\u2019établissement prochain d\u2019un collège canadien des médecins en pratique générale.La communication, signée par le docteur Glenn Sawyer, de Toronto, secrétaire du comité d'organisation de ce futur organisme, apparaît dans les deux langues.Elle parut d\u2019ailleurs dans notre revue et on pourra lire dans la présente livraison les règlements provisoires de ce nouvel organisme.On y précise les buts et objectifs du nouveau collège : 1.Etablir un corps académique visant un vaste champ éducatif.2.Organiser un programme d\u2019enseignement à l'échelle universitaire par/et pour les médecins en pratique générale.3.Organiser des cours post-universitaires pour les médecins en pratique générale.4.Organiser des travaux de recherche en pratique générale.5.Prévoir la publication d\u2019articles inédits par des médecins en pratique générale.6.Prendre des mesures pour promouvoir l\u2019engagement dans les hôpitaux de médecins en pratique générale.7.Assurer aux membres du Collège une considération équitable dans le domaine de la médecine générale.8.Faire tous les efforts nécessaires pour maintenir un degré d'excellence en pratique générale.Nous avons tenu à reproduire in extenso ces buts et objectifs parce qu\u2019ils révèlent nettement l\u2019esprit dans lequel on s\u2019occupe de cette mise sur pied d\u2019un organisme nouveau, dont on prend soin de montrer qu\u2019il sera distinct de tous ceux qui existent présentement.Tout membre du futur Collège sera d\u2019ailleurs tenu de faire partie de l'Association Médicale Canadienne ou de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Il s\u2019agit donc non seulement de relever le prestige des médecins en pratique générale et de défendre leurs droits, mais de leur fournir d\u2019abord la motivation et les facilités nécessaires pour leur perfectionnement. BULLETIN l\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Ces ambitions sont louables et légitimes.Leur réalisation ne peut qu\u2019améliorer le sort des médecins praticiens et rehausser la valeur de leurs services.Est-il nécessaire de souligner à quels obstacles le projet se heurtera et quels problèmes d\u2019ordre général et régional il soulevera.Il touche, en effet, d\u2019abord à la formation de l\u2019étudiant qui se destine à la pratique générale, et au curriculum de l\u2019internat qu'on l\u2019encouragera à suivre.Il comporte ensuite, pour le membre du futur Collège, l\u2019obligation de consacrer à tous les deux ans un nombre prescrit d'heures à des études post-universitaires.Ces quelques points seulement soulèvent, à première vue, des difficultés d\u2019ordre pratique telles qu\u2019elles permettent de douter du succès à brève échéance du projet à l\u2019étude.Mais, personne ne doit, parmi les promoteurs, se faire d\u2019illusion sur le temps, l\u2019énergie, la patience et la diplomatie qu\u2019il faudra pour le réaliser.L\u2019œuvre est importante; elle mérite, à ce titre, notre intérêt et notre encouragement.Nous tenons à attirer également l\u2019attention sur la fondation récente, dans notre province, de l\u2019ordre des omnipraticiens, dûment enregistré à la Cour Supérieure de Montréal, le 21 octobre dernier.Cette organisation, dont l'Action Médicale publiait en novembre dernier le projet de constitution, a pour but de rapprocher les praticiens généraux, de défendre leurs droits et de faciliter leur tâche, tout en « maintenant le sentiment de l\u2019honneur, de l\u2019éthique et du devoir dans la profession médicale ».Le projet prévoit la formation d\u2019un grand conseil, d\u2019un comité exécutif et d\u2019un comité de discipline, et la nomination d\u2019un directeur général.En plus des membres honoraires, il y aura les membres actifs.et les membres actifs seniors qui comptent au moins dix années de pratique générale.Le siège social de l\u2019ordre des omnipraticiens sera logé dans l\u2019immeuble du Collège des Médecins et Chirurgiens à Montréal.Ce dernier projet nous semble plus immédiatement réalisable que celui du Collège Canadien.L\u2019un et l\u2019autre visent à encourager, défendre et améliorer la pratique générale de la médecine.Ils s'imposent donc à notre attention.| Roger-R.DUFRESNE. LE DOCTEUR R.-E.VALIN, DIRECTEUR HONORAIRE DE L\u2019A.M.L.F.C., À L'HONNEUR Le 5 décembre eut lieu à Ottawa, au Château Laurier, un dîner pour fêter le docteur R.-E.Valin, éminent chirurgien de cette ville.Une nombreuse assistance, composée de médecins de la région et du Québec, accompagnés de leurs épouses, prirent part à cet événement.Le dîner était présidé par le docteur J.-M.Laframboise, président actuel de l\u2019A.M.L.F.C., qui avait été l'instigateur et l'organisateur de cette heureuse initiative.On voulut rendre un hommage public aux mérites et aux œuvres du docteur Valin qui s\u2019est acquis le respect et l\u2019admiration de la profession médicale du Canada.Nous ne pourrions mieux illustrer la belle carrière du docteur Valin qu\u2019en publiant l\u2019allocution prononcée en cette circonstance par le docteur Laframboise.Elle montre, au surplus, l\u2019amitié réelle et la profonde considération dont jouit le directeur honoraire de l\u2019Association de la part de ses collègues de langue française.«Le Comité d\u2019organisation du XXIVe Congrès des Médecins de Langue Française du Canada, qui doit avoir lieu à Ottawa du 27 au 30 septembre 1954, a été d\u2019avis que le premier devoir qui lui incombait était de reconnaître les immenses services rendus à notre Association par son premier directeur général, qui est maintenant son directeur général honoraire, le docteur Eugène Valin.Voilà pourquoi les officiers de l\u2019Association et les médecins de langue française de la région Ottawa-Hull sont réunis ce soir pour rendre hommage à ce chirurgien éminent, l\u2019une des figures les plus marquantes de la profession médicale au Canada.«La carrière du docteur Valin est une carrière remarquable.Après ses études primaires et secondaires à Ottawa et ses études médicales à l\u2019Université McGill, il débutait dans la profession à l\u2019âge de 22 ans.Il y a de cela 48 ans et le docteur Valin est encore actif comme au premier jour.Après une année d\u2019internat à l'Hôpital Général d\u2019Ottawa et quelques années de pratique en médecine générale, 11 se spécialisait en chirurgié;' et c\u2019est dans ce domaine où l\u2019appelaient ses goûts, ses aptitudes et son tempérament, qu\u2019il a servi l\u2019humanité depuis plus de 40 ans.Doué d\u2019une admirable probité professionnelle, d\u2019un esprit scientifique à l\u2019affût de toutes les découvertes et d\u2019un grand amour de l\u2019étude et du travail, il a grandi dans la science et la pratique de sa profession en maîtrisant d\u2019abord les connaissances traditionnelles des siècles passés et en s\u2019assimilant ensuite avec prudence et discernement les nouvelles techniques qui ont enrichi la science chirurgicale au cours du dernier.demi- siècle.« Cette science et cette habileté professionnelle ont été bientôt et constamment reconnues.Notre confrère a été attaché pendant 25 ans à l\u2019Hôpital Général et pendant 6 ans à l\u2019Hôpital Municipal d\u2019Ottawa.Fellow du Royal College cf Surgeons, il a été pendant 15 ans membre de l\u2019exécutif de cet organisme et, LLETI' L'Union Méd.Canada BULLETIN Tome 83 \u2014 Janv.1954 pendant 10 ans, examinateur en chirurgie du College of Surgeons and Physicians de l'Ontario.Il est aussi Fellow de l\u2019American College of Surgeons et membre de l\u2019Académie de Chirurgie de France.Depuis 1934, il est membre de la Commission d\u2019enquête sur le cancer de la province d\u2019Ontario.Il est actuellement président du Bureau des aviseurs de l'Hôpital Général et professeur de chirurgie à la Faculté de Médecine de l\u2019Université d\u2019Ottawa.«Il n\u2019est pas étonnant qu\u2019il ait été désigné par ses collègues pour présider, en 1932, le premier Congrès que l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada est venue tenir dans l\u2019Ontario.Peu après, il était choisi pour être le directeur général de l'Association, poste qu\u2019il occupa pendant douze ans avec compétence et distinction.Il a été, dans cette fonction, l\u2019un des grands artisans du progrès de notre chère Association.«Le docteur Valin n\u2019est pas seulement un chirurgien éminent.C\u2019est un citoyen qui s\u2019intéresse activement aux affaires publiques.Il est membre du Conseil d\u2019administration du Trust Général du Canada et membre de la Commission du District fédéral.Comme citoyen, il s\u2019est toujours signalé par sa générosité et son désintéressement.Aucune bonne cause ne l\u2019a trouvé indiffé- rent.Il a toujours traité ses confrères avec une grande affabilité et tous ceux qui se sont adressés à lui ont bénéficié largement de ses vastes connaissances.«Le docteur Valin n\u2019est un ermite.Il aime les sports en plein air qui maintiennent la bonne santé et reposent l\u2019esprit et qui mettent l'homme en contact avec la belle nature.C\u2019est un fervent du golf, de la chasse et de la pêche.Il sait manier le bâton, la ligne et fusil avec autant d\u2019adresse que le scalpel.Autant ses patients sont en sûreté entre ses mains, autant le gibier est en danger quand il est à sa poursuite.« À ce grand chirurgien qui fait tant honneur à sa profession par sa science autant que par la dignité de sa vie, les officiers de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et les médecins de langue française de la région sont heureux de présenter leurs hommages et de lui offrir un modeste souvenir comme gage de leur estime et de leur fraternelle reconnaissance.« À cet hommage confraternel, nous sommes très heureux d\u2019associer Madame Valin, la digne compagne de notre distingué confrère.Elle a été le soutien continuel de son mari, au cours de sa longue et fructueuse carrière.On trouve, chez Madame Valin, un cœur loyal et sincère.Elle est une hôtesse charmante d\u2019une affabilité naturelle, d\u2019une large cordialité.« Je prie donc le docteur et Madame Valin de vouloir bien agréer l\u2019hommage très sincère de nos sentiments d\u2019admiration et d\u2019amitié et accepter le modeste souvenir de nos cœurs reconnaissants.» L'Association des Médecins de Langue Française du Canada et L'Union Médicale du Canada, que le docteur Valin a toujours associées étroitement dans son dévouement indéfectible à la cause de la médecine d\u2019expression française, sont heureuses de lui exprimer leur joie et leurs félicitations.Elles lui souhaitent de nombreuses années de santé et d\u2019activité médicale, aspiration légitime de tout médecin qui aime sa profession.La Rédaction. LANCEMENT D'UN PROGRAMME DE CLASSIFICATION DES HOPITAUX DU CANADA La Commission canadienne de classification des hôpitaux annonce un événement de grande importance pour les institutions hospitalières du Canada, pour leur personnel médical et pour les malades qu\u2019ils traitent.A partir du ler janvier 1954, la Commission canadienne retiendra les services d\u2019un examinateur qui fera, comme autrefois, la visite des hôpitaux d\u2019après une entente internationale avec le comité conjoint de classification des hôpitaux des Etats-Unis et du Canada.« Classifié » appliqué à un hôpital signifiera bientôt pour le public, ce que le mot «sterling » veut dire quand il s\u2019agit de l\u2019argenterie.Pour être reconnu, un hôpital doit répondre aux normes acceptées pour ce qui est de l\u2019organisation hospitalière, des dossiers, des services, ce qui implique un niveau élevé de soins médicaux.| La Commission canadienne de classification des hôpitaux est un corps composé de représentants de la « Canadian Hospital Association », du « Royal College of Physicians and Surgeons of Canada », de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada et de la «Canadian Medical Association ».Tous ces organismes versent une contribution financière substantielle en faveur de ce mouvement qui visera constamment à l\u2019amélioration de services hospitaliers.Même si aucun hôpital n\u2019est obligé de faire une demande de classification, laquelle exige une inspection régulière et une cotisation, il est souhaitable que toutes les administrations hospitalières intéressées recherchent ce critère d\u2019excellence.Le caractère international de cette fonction fera beaucoup pour maintenir les hôpitaux de l\u2019Amérique du Nord à la place de choix qu\u2019ils occupent en ce moment.Afin de coordonner les activités des représentants nommés par les organismes ci-haut mentionnés, on est prié d\u2019adresser toute demande d\u2019inspection et de classification des hôpitaux : 660 North Rush Street, Chicago 11, Illinois. HYPERTENSION ARTÉRIELLE CONDUITE À TENIR PENDANT ET APRÈS L\u2019OPÉRATION POUR HYPERTENSION ARTÉRIELLE Georges-Etienne CARTIER, Chirurgien à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, Section des Maladies de l\u2019appareil circulatoire.Depuis que nous pratiquons la chirurgie de l'hypertension artérielle, cent dix-sept malades ont été opérés pour hypertension essentielle.Les différentes techniques suivies ont varié avec les années selon les circonstances, l\u2019expérience et l\u2019aide mise à notre disposition.Ainsi, au début, fallut-il se contenter de la seule voie d\u2019abord sous-diaphragmatique.Plus tard, il fut possible de faire l\u2019opération de Smithwick à laquelle nous associâmes bientôt la biopsie du rein et de la surrénale.Cinq mois après la communication de Neu- hof à la American Surg.Association en 1947, nous entreprîmes de compléter la sympathec- tomie dorso-lombaire par une surrénalectomie subtotale bilatérale.D'abord modérée, 60%, la quantité de tissu Ôôté s\u2019accrût assez vite; jamais, cependant, nous n\u2019avons voulu dépasser le pourcentage critique de 90% par crainte de jeter le malade dans l\u2019Addissonisme.La chirurgie de l'hypertension artérielle essentielle à l\u2019Hôtel-Dieu se divise donc en trois étapes.De 1940 à 1944, opération d\u2019Ad- son-Crile par voie sous - diaphragmatique : ablation de deux ou trois premiers ganglions lombaires avec section des trois splanchniques: grand, petit et inférieur (Adson); résection de tout le ganglion semi-lunaire (Crile).Vers 1943, adjonction à l\u2019opération précédente de l\u2019ablation des deux derniers ganglions dorsaux par une brèche pratiquée dans les piliers du diaphragme .De 1944 à 1948, opération de Smithwick: résection de la chaîne sympathique, habituellement de D9 à L2-3 inclusivement et, par exception, de D5 à L3, section du grand splanchnique au niveau de D10 et sur la corne externe du ganglion semi-lunaire ou, encore, résection du tiers ou de la moitié externe de ce ganglion; section des petit et grand splanchniques, biopsie du rein et de la surrénale.De 1948 jusqu\u2019à présent, opération personnelle: splanchnico-sympathectomie dorso-lom- baire associée à une surrénalectomie sub-totale bilatérale consistant en une exérèse de 80 à 85 pour cent de tissu glandulaire; biopsie rénale.La pratique de cette chirurgie de l\u2019hypertension devait chambarder des habitudes, modifier des concepts et nous apprendre des nouveautés sur le comportement de la pression artérielle.Ainsi fallut-il, en 1940, introduire à la salle d\u2019opération la prise et l\u2019enregistrement fréquents de la pression artérielle et du pouls et, après l\u2019opération, exiger cette même observation à toutes les heures ou demi-heures.Cette surveillance de la pression et du pouls nous amena à constater que, chez les malades anesthésiés au cyclopropane, la tension se maintenait à un niveau satisfaisant tant que le malade était soumis à l\u2019action de ce gaz.Aussitôt l\u2019anesthésie terminée, nous voyions la pression dégringoler et le malade parfois entrer en état de choc.Dans la suite, nous fûmes attentif à compter avec cette propriété hypertensive du cyclo.D\u2019autres observations furent faites, parfois simplement intéressantes, parfois inquiétantes et tragiques sur le comportement de la pression artérielle et du pouls pendant et après les opérations.Nous y reviendrons bientôt.En somme, notre expérience ne s\u2019édifia pas sans difficulté.Il fallut l\u2019addition des cas, de nombreuses lectures et les années pour nous apprendre le sens des chiffres que nous lisions au sphygmomanomètre.Mais, petit à petit, nous sommes parvenu à acquérir un certain L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 nombre de notions assez précises sur ce qui se passe chez un malade opéré pour hypertension artérielle.Nous pouvons leur accorder, aujourd\u2019hui, une valeur de données élémentaires importantes.Grâce à elles, nous avons pu établir une ligne de conduite pratique que nous suivons à l\u2019Hôtel-Dieu depuis plusieurs années.Le fruit de cette expérience, nous croyons utile de la communiquer aux étudiants, aux internes des hôpitaux, aux infirmières aux praticiens qui veulent bien nous confier leurs malades.Legrand problème posé par la chirurgie de l\u2019hypertension artérielle n\u2019est pas tant celui du choc opératoire ou de l\u2019hémorragie que celui de la chute tensionnelle volontairement provoquée par la section des grands splanchniques.Si, à la sympathectomie dorso-lombaire qui comporte de nécessité l\u2019exérèse d\u2019une partie du grand splanchnique, on ajoute la surré- nalectomié sub-totale bilatérale, deux autres facteurs entrent en ligne de compte qui peuvent intervenir sur les modifications tension- nelles: c\u2019est la double insuffisance surrénale corticale et médullaire.Enfin, il peut se produire pendant l\u2019opération une chute de la pression avec ralentissement concomitant du pouls dus à un mécanisme réflexe vagal.Il faut donc chez l\u2019opéré pour hypertension artérielle, envisager six causes probables de chute tensionnelle: un réflexe vagal, le choc opératoire, l\u2019hémorragie, l\u2019hypotension par splanchnicectomie, l\u2019hypo-adrénalinémie ou l\u2019hypoartérénolémie.C\u2019est principalement de cela qu\u2019il sera question dans cet article.Pour être complet, cependant nous ajouterons une septième cause d\u2019hypotension, accidentelle et tragique, et nous dirons un mot de trois autres phénomènes inhérents à ce genre de chirurgie mais secondaires en importance: la sudation profuse de la moitié supérieure du corps, l\u2019épanchement extra-pleural et l\u2019hypotension orthostatique.1.\u2014 L\u2019ATTAQUE VAGALE Disons tout de suite que le pincement du pneumogastrique n\u2019entraine pas nécessaire- CARTIER: HYPERTENSION ARTERIELLE 7 ment des modifications du rythme ou de la force cardiaques.C\u2019est par son rôle de voie réflexe efférente que le dixième nerf peut ralentir le pouls et abaisser la tension.La voie afférente de l\u2019arc peut être aussi bien thoracique (crise vagale dès le moment de l\u2019incision de la paroi) que sinusale (hypersensibilité d\u2019un sinus carotidien assez fréquente chez les hypertendus) ou encore cardiaque (thrombose coronaire au cours de l\u2019anesthésie ou de l\u2019opération).I] importe d\u2019être bien informé de ces causes différentes possibles d\u2019hypotension artérielle avec bradycardie parce que, souvent, une thérapeutique simple rétablira l\u2019équilibre.Les choses ne sont malheureusement pas toujours faciles à démêler.En effet, si la thrombose coronaire peut provoquer un tel dérangement de la force et du rythme cardiaques, le \u2018éœur, de son côté, ralenti ou affaibli par un mécanisme nerveux: sinus carotidien ou cortex cérébral, souffrira d\u2019une ischémie dont les effets seront passagers ou permanents.Dans un pareil cas, même l\u2019électrocardiogramme ne saurait nous instruire sur l'identité de la cause première des troubles.Il nous sera impossible de savoir s\u2019il s\u2019agit d\u2019une ischémie par oblitération artérielle ou par insuffisance du débit sanguin dans les coronaires.Dans un cas, le phénomène primitif, la thrombose, engendre par l\u2019hypotension qui l\u2019accompagne une ischémie cérébrale secondaire qui, en retour, peut tenir la pression abaissée, l\u2019empêcher de se relever.Dans l\u2019autre, la lésion cérébrale est à l\u2019origine des troubles; anoxie du cortex ou d\u2019ailleurs déterminant par voie nerveuse une chute de la pression et une bradycardie favorables à l\u2019ischémie cardiaque.Dans les deux cas le cœur et le cerveau additionnent rapidement leurs mauvais effets pour créer un cercle vicieux qu\u2019il importe de briser rapidement.D\u2019où la nécessité d\u2019une vigilance rigoureuse qui permettra de prévenir les trop grandes hypotensions avec bradycardie, sinon de les corriger à temps. L'Union Méd.Canada 8 CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE = Tome 83 \u2014 Janv.1951 2.\u2014 LE CHOC OPERATOIRE graduelle et sa remontée spontanée.En som- La résection costale, un large décollement du fascia endothoracique, la section du diaphragme, les manipulations de la surrénale et, à un degré moindre, la résection de la chaîne sympathique et l\u2019exploration du rein sont en soi des causes suffisantes de choc.Le fait que cette opération dure de deux à trois heures ajoute encore aux risques.Il faut donc s\u2019en tenir à une technique soigneuse, délicate et, au besoin, lente surtout au cours de la dissection de la surrénale.3.\u2014 L\u2019HEMORRAGIE D\u2019habitude il n'y a pas de perte de sang appréciable au cours de cette opération.Il persiste parfois, pas souvent, un saignottement de tous les tissus superficiels et profonds; les fines artères du derme, de la graisse, des mus- eles giclent à l\u2019incision, la plaie reste humide et luisante.On se voit pris à utiliser beaucoup plus de pinces hémostatiques que d\u2019habitude et malgré cela il se trouve toujours un vaisseau à pincer.S\u2019agit-il ici d\u2019un trouble de la coagulation sanguine?Cela est-il dû à la sclérose vasculaire?On dirait plutôt, à considérer les petites artères saillir en érection à la surface de la plaie, qu\u2019une hypertonie locale, en rétrécissant leur calibre, y accélère le passage du sang et rend ainsi plus tardive la coagulation.4.\u2014 LA SPLANCHNICOTOMIE L\u2019hypotension recherchée par la chirurgie est provoquée surtout par la section des splanchniques et, à un degré moindre, par la résection de la chaîne lombaire.L'opération est pratiquée spécifiquement pour abaisser la tension artérielle; il faut donc s\u2019attendre à ce que cela se produise.Comment les choses se passent-elles?Lors de la première opération et les jours suivants la pression s\u2019infléchit plus ou moins.La section du grand splanchnique et la résection de la chaîne lombaire peuvent la faire baisser de façon considérable en quelques minutes, mais c\u2019est passager; sa chute est me, sauf la chute tensionnelle éphémère qui suit la sympathectomie, la pression se comporte comme dans toute opération majeure.Il en va autrement au deuxième temps opératoire.La première énervation sympathique a déjà diminué le tonus articulaire dans un membre; ses effets sur les vaisseaux de l\u2019aire splanchnique sont encore presque nuls puisque ceux-ci restent sous la domination des splanchniques du côté opposé.C\u2019est done la deuxième section du grand et du petit splanchniques et la deuxième résection des premiers ganglions lombaires qui amèneront la chute tensionnelle définitive.Si le malade n\u2019a pas été médicalement préparé, cette chute peut prendre des proportions impressionnantes.La maxima et la minima diminuent progressivement et, contrairement à ce qui se passe dans le choc, le pouls s\u2019accélère à peine; le plus souvent, il ne bouge pas ou ralentit un peu.On dirait que le système vasculaire, surpris par cette libération soudaine d\u2019un contrôle sympathique, laisse temporairement le vague prendre les rênes.Au cours d\u2019une de mes premières splanch- nicotomies, c\u2019était en 1943, alors que la littérature ne disait rien sur les modifications cardio-vasculaires inhérentes à la section du deuxième grand splanchnique, j'ai pu voir dégringoler la pression artérielle de 265 à 50 mm.Hg.en 25 minutes pendant que le cœur ralentissait de dix battements à la minute au lieu de s\u2019accélérer à 140 comme je m\u2019y attendais.J\u2019eus à ce moment l\u2019impression \u2014 et c\u2019est encore mon avis \u2014 qu\u2019il y avait eu passagèrement prédominance d\u2019action du vague.Aujourd\u2019hui, ces perturbations sont mieux comprises; nous n\u2019avons plus à les appréhender.L\u2019anesthésiste se tient au courant des différents temps opératoires ou bien il en est informé par le chirurgien.Il peut done suivre de plus près l\u2019évolution de la pression et du pouls et sait à quel moment donner la médication adéquate (cf.graphique: Chute de la pression artérielle par section du deuxième grand splanchnique). L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Dans la suite, au cours des premières heures postopératoires, il est normal que la pression systolique oscille aux environs de 110 mm.Hg.et que le pouls se maintienne autour de 120 - 130.Dans ces conditions, le malade se trouve bien, sa coloration est bonne, ses téguments sont chauds; il n\u2019est pas en état de choc; il est dans la situation habituelle de l\u2019individu qui vient de subir une double splanchnicotomie pour hypertension.Ceci est vrai quand la pression est labile et les vais- saux sont souples.S\u2019il y a des signes de sclérose vasculaire cérébrale, il faut au contraire considérer comme dangereuse une pression à 110.En effet, j'ai à l\u2019esprit trois hypertendus victimes d\u2019un accident cérébral antérieur dont ils s\u2019étaient plus ou moins bien rétablis.Tous trois se remirent de leur deuxiéme opération avec difficiulté et non sans causer de grands soucis.Une conclusion s\u2019impose donc: chez les hvpertendus avec atteinte cérébrale, une CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE 9 pression maxima postopératoire inférieure à 150 doit être tenue pour inquiétante.Autre éventualité: celle où, après avoir cédé momentanément à la splanchnicotomie, la tension rebondit en quelques heures à 180, 200, même à 250 et se tient là, fluctuante, des jours durant.Comment expliquer ce préno- mène?Trop de cortisone, trop de DOCA et de NaCl?Jen doute.J\u2019ai rencontré la même chose avec des Smithwicks simples et c\u2019est loin d\u2019être la règle chez ceux où l\u2019on ajoute la surrénalectomie sub-totale.Cela est déjà arrivé à d\u2019autres chirurgiens à l\u2019occasion d\u2019opérations différentes.La cause, je crois, se trouve plus haut: au niveau d\u2019un sinus caro- tidien hypersensible soit par l\u2019effet de l\u2019hypotension opératoire, soit par l\u2019anoxie relative provoquée par la dérivation du sang dans les jambes et l\u2019abdomen.Elle est peut-être plus haut encore, au niveau du cortex cérébral et suscitée par la même anoxie. 10 CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE Ces cas sont quand même exceptionnels et la règle veut que la splanchnico-sympathecto- mie bilatérale abaisse, au cours des premières heures, la pression jusqu\u2019à 100, 120 et même cela sans danger.5.\u2014 L'\u2019INSUFFISANCE CORTICALE SURRÉNALE Cependant, l\u2019adjonction à la section du sympathique de l\u2019exérèse d\u2019environ 80 pour cent de tissu surrénal hyperplasié ou non, paraît avoir modifié le comportement postopératoire de la tension artérielle et de l\u2019état général.S\u2019agit-il ici d\u2019une insuffisance passagère cortico-surrénale?L\u2019on prétend que cela est impossible avec une soustraction de seulement 80 pour cent de tissu surrénal.En théorie, c\u2019est peut-être vrai.Mais ce ne sont pas les internistes qui ont pratiqué l\u2019opération ; ils font crédit au chirurgien d\u2019avoir mathématiquement enlevé les quatre cinquièmes du volume de tissu et l\u2019_équivalent en voies sanguines d'entrée et de sortie.Or, les choses ne se passent pas rigoureusement ainsi.Nous faisons tout notre possible pour que les chiffres traduisent une réalité: la glande et les filets sympathiques sont entièrement et méticuleusement disséqués; ses artères, sa veine centrale visualisées; on évalue serupuleuse- ment la surface, on fait l\u2019estimé le plus juste du volume de la glande, on taille pour qu\u2019il reste 25, 20 ou 15 pour cent de tissu normal et ce qui est enlevé est immédiatement pesé.Bref, on ne peut vraiment pas faire davantage pour que le travail ait une valeur de précision satisfaisante.Il reste quand même entaché d\u2019erreur.Parfois une veine s\u2019est déchirée, une artère anormalement située a été coupée que nous aurions préféré épargner.La glande offre assez d\u2019irrégularités de forme que, même avec une longue expérience, il est assez difficile d\u2019affirmer que c\u2019est bien 80 et non 87 pour cent qui ont été réséqués.Il faut compter aussi avec la physiologie neuro-vasculaire.Des réflexes vaso-moteurs interviennent au gré et selon les caprices de la nature, qui diminuent ou augmentent ce qui reste de surrénale, entraînant ainsi des modifications sécrétrices et excrétrices variables.Pour toutes ces raisons L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 il faut admettre qu\u2019une insuffisancé surrénale partielle ou complète demeure une éventualité à craindre.Le médecin peut l\u2019ignorer, le chirurgien ne le doit pas.6.\u2014 L'INSUFFISANCE MÉDULLAIRE SURRÉNALE La médullaire surrénale sécrète de l\u2019adrénaline et de l\u2019artérénol: l\u2019adrénaline qui renforcit le myocarde et l\u2019artérénol qui contracte les artérioles périphériques, les deux concourant à entretenir la tension artérielle.L\u2019énervation partielle de la médullaire surrénale par suite de la section des grand et petit splanchniques et la suppression d\u2019une portion considérable de cette médullaire par la surrénalectomie doivent entraîner une sécrétion moins abondante de ces hormones nécessaires à l\u2019homé- ostase.Dans quelle mesure cette hypothèse est-elle fondée, nous l\u2019ignorons.En tout cas, elle ne doit pas être écartée à la légère.7.\u2014 LA CRISE TRAGIQUE D\u2019HYPOTENSION AVEC ACCIDENTS CÉRÉBRAUX Elle est brutale, survient tout-à-coup, en plein calme, sans qu\u2019on ait eu le temps de la pressentir.Elle prend des proportion tragiques d\u2019emblée et sent la catastrophe.La pression coule à pic, mais le pouls ne s\u2019accélère pas nécessairement.Les symptômes grossiers d\u2019atteinte cérébrale se manifestent ensuite: parésies, paralysies, mouvements convulsifs, déviation des yeux, coma ou demi-inconscience.Ensuite d\u2019autres signes compliquent le tableau: la cyanose dispersée ou régionale, la respiration rapide, le pouls qui s\u2019accélère et surtout une pression lente, quasi impuissante à se remonter et qui deviendra d\u2019une instabilité déconcertante et rebelle à toute médication.J'ai eu quelques accidents de la sorte.Deux d\u2019entre eux furent mortels: chez l\u2019un il survint vingt-quatre heures après l'opération; chez l\u2019autre, pendant le transport du malade à la salle de recouvrement; chaque fois, après le deuxième temps.Que se passe-t-il alors?Comment interpréter cette crise ?Par quel mécanisme l\u2019expliquer?La chirurgie de l\u2019hypertension n\u2019est pas la seule à s\u2019en prévaloir, mais elle paraît en être L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 la plus rudement frappée.Lorsqu'on constate qu\u2019un malade ne se réveille pas de son anesthésie, on recherche spontanément une baisse tensionnelle suffisante, eût-elle été passagère qui, en anoxiant les centres nerveux, aurait pu être la cause du coma et de la paralysie qui s\u2019ensuivent parfois.Pourtant il n\u2019est pas sûr ni prouvé que c\u2019est l\u2019affaissement de la tension artérielle qui cause les accidents cérébraux; l\u2019inverse est peut-être plus vrai.Par exemple, un cerveau déjà mal irrigué du fait de l\u2019artériosclérose, peut bien offrir aux poisons anesthésiques des territoires limités particulièrement sensibles, parmi ceux-ci, mentionnons les zones 6 a-alpha et 4 dont l\u2019excitation produit de l\u2019hyper ou de l\u2019hypotension.L\u2019anesthésique léserait à la longue les cellules nerveuses, mais sa nocivité resterait masquée aussi longtemps que le malade recevrait de l\u2019oxygène en surabondance, c\u2019est-à- dire tout le temps de l\u2019opération.Une fois celle-ci terminée et la concentration en Oz abaissée, l\u2019anoxie relative mettrait à jour les mauvais effets de l\u2019anesthésique.Ainsi me paraît agir le cyclopropane.Plus d\u2019une fois, depuis quinze ans, j'ai observé des chocs opératoires immédiatement ou peu après une narcose suffisamment prolongée à ce gaz.Je ne mentionne que celui-là non parce que je le crois le seul capable de tels méfaits, mais parce que, de l\u2019éther et du protoxyde d\u2019azote, il est incontestablement le plus traître.Si donc le cortex momentanément anoxié peut être le point de départ d\u2019une défaillance tensionnelle, l\u2019hypotension, en retour, déterminera et entretiendra une anoxie cérébrale capable de rendre irréversible les dégâts primitifs à moins qu\u2019elle ne soit elle-même corrigée ou rectifiée très tôt, dans les minutes qui suivent son apparition.Une autre façon de concevoir la génèse de cet état de choc particulier c\u2019est d\u2019y voir, à l\u2019origine, l\u2019œdème cérébral si minime fût-il, provoqué par la position inclinée de la tête et du tronc pendant l\u2019opération.Cet œdème s\u2019opposerait de façon graduelle et progressive à l\u2019irrigation de territoires où la pression se CARTIER: HYPERTENSION ARTERIELIL 11 trouve déja abaissée par des barrages athé- romateux importants.La pression, trop brusquement abaissée par la splanchnicotomie, ne peut plus alors vaincre la résistance mécanique de l\u2019œdème.L\u2019anoxie s\u2019installe.Corrigée temporairement par une oxygénation peropé- ratoire suffisante, elle n\u2019attend que le moment favorable pour exercer ses ravages sur une substance nerveuse déjà fragile.Ce sera lorsqu\u2019on enlève le masque pour retourner le malade à son lit ou, un peu plus tard, lorsqu\u2019une légère atélectasie chambardera des échanges d\u2019oxygène déjà précaires.Enfin, ici comme pour le choc vagal, on peut toujours incriminer le cœur, et alors, la cause ne serait plus cérébrale.De toute façon c\u2019est l\u2019accident le plus tragique que nous ayons rencontré et nous croyons qu\u2019il faut le craindre surtout chez ceux dont la violence des céphalées est remarquable ou qui ont déjà été victimes d\u2019accidents cérébraux.Reste à considérer les trois effets secondaires propres à la sympathectomie dorso-lom- baire.Une sudation profuse, continue de la tête, du cou et du thorax suit parfois le deuxième temps opératoire: c\u2019est que l\u2019exosmose, de par l\u2019énervation sympathique dorso-lombaire bilatérale, étant supprimée de tout l\u2019abdomen et des membres inférieurs, la partie haute du corps doit suppléer.Cependant, l\u2019action vicariante ne parvient pas à tout expliquer tellement les sueurs sont abondantes.Nous ne savons comment interpréter ce phénomène.Il faut le connaître et savoir le dissocier des sueurs froides du choc opératoire.Le décollement de la plèvre et du fascia endothoracique de la colonne vertébrale et de la moitié inférieure et postérieure de la paroi nécessité par la technique rétro-pleurale de Smithwick est toujours suivi d\u2019un suintement séreux ou séro-sanguinolent qui peut atteindre jusqu\u2019à 300 ou 400 ce.au bout de quarante- huit heures.Parfois méme il peut rester de l\u2019air emprisonné dans cette cavité artificielle.Il faut savoir l\u2019existence de cet épanchement rétro-pleural avec ou sans air.C\u2019est lui qui 12 CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE explique l\u2019étrangeté de certains bruits stétha- coustiques et peut nous induire en erreur dans l'interprétation des clichés thoraciques pris dans la phase postopératoire immédiate.Enfin, Phypotension orthostatique engendrée par le traitement chirurgical de l\u2019hypertension est souvent telle, au début, que le malade ne peut se tenir debout plus qu\u2019une minute.Tandis que la pression s\u2019effondre, le pouls s\u2019accélère.À mesure que les jours et les semaines passent, un équilibre s\u2019établit.Le sujet peut rester de plus en plus longtemps debout, ses étourdissements sont moins forts; en même temps sa pression qui, au premier lever, avait touché le zéro en quelques secondes, se maintient à 70, 80, 100 pendant des minutes.Tout se passe comme si le système vasculaire de l\u2019opéré mettait en œuvre, pour s\u2019adapter au nouveau régime circulatoire, des moyens jusque-là en réserve mais encore peu ou jamais utilisés.Comme on le voit, le comportement per et postopératoire de l\u2019hypertendu opéré pour son hypertension soit par une sympathectomie dorso-lombaire, soit par une surrénalectomie de 80 pour cent associée à celle-ci, n\u2019est pas le même que celui des autres malades.Ainsi la thérapeutique per et postopératoire de ces opérés doit-elle s\u2019inspirer des modifications physiologiques et biochimiques spéciales provoquées par l\u2019opération en tant qu\u2019acte chirurgical grave, par la section des splanchniques et la résection du segment sympathique dorso-lombaire en tant que cause spécifique d\u2019hypotension et par la surrénalectomie sub- totale bilatérale qui doit toujours étre tenue pour une cause possible d\u2019insuffisance surrénale.La ligne de conduite du traitement est done la suivante: TRAITEMENT En cas de crise vagale aiguë, on donnera sans hésiter 1/150e, 1/75e voire même 1/50e de grain d\u2019atropine dans les veines.S'agit-il de prévenir, 1/300e suffit.Si cette médication échoue, songer à la thrombose coronaire.Pour éviter le choc opératoire, le malade reçoit toujours un soluté glucosé à 5%.Parfois, au premier temps opératoire, si l\u2019opé- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 ration se prolonge, et toujours dès le début du deuxième, on lui donnera 400 cc.de plasma concentré.Au retour de la salle d'opération, les soluté est terminé.A la fin de l'après-midi, il peut en absorber un autre.De toute façon, vers onze heures du soir, on doit lui donner une autre injection intraveineuse de 500 à 1000 ce.de sérum glucosé à 5%.Le lendemain, nouveau soluté mixte de 500 ou 1 000 ce.Contre la déperdition de sang tant soit peu importante, ce qui est rare, on injectera dans les veines 500 cc.de sang citraté pendant ou, de préférence, à la fin de l\u2019opération.Exceptionnellement, il faudra répéter la dose.Il est plus souvent indiqué de transfuser à la deuxième opération parce que l\u2019on a affaire à un opéré de récente date.Contre la chute tensionnelle par sympathec- tomie pendant et après l\u2019opération et aussi contre toute espèce de phénomènes de choc, le médicament idéal à date et que nous préférons, c\u2019est l\u2019artérénol.On l\u2019injecte à la dose de 4 mg.(4 ce.) par litre de sérum (2 cc.par 500 cc.).Cela fait une dilution de 1 micro- gramme par ce.On commence par un débit de 20 gouttes \u2014 à peu près un microgramme \u2014 à la minute en prenant la pression artérielle à toutes les deux minutes au début.Cela est important parce que ce médicament, vaso-constricteur artériolaire par excellence, et donc hypertenseur, agit différemment chez chaque individu et peut faire monter la pression artérielle d\u2019une façon dangereuse en quelques minutes sans accélérer pour autant le pouls.Quand la pression a atteint un niveau satisfaisant on peut se contenter d\u2019enregistrer la pression à toutes les cinq minutes seulement.Jamais, pour aucune considération, on ne doit laisser le malade seul quand il reçoit de l\u2019artérénol, précisément à cause de cette surveillance obligatoire de la tension.Certains anesthésistes lui préfèrent la néo-synéphrine qu\u2019ils administrent dans les veines par petites doses de 14 ou 144 de cc.fréquemment répétées (1 cc.: 10 mg.).Ici aussi la pression s\u2019élève sans accélération du pouls. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Afin de prévenir l\u2019insuffisance corticale surrénale, au moment de la première surréna- lectomie, au cas où par exception le malade n\u2019aurait qu\u2019une seule glande surrénale, on donnera en injection intramusculaire 50 mg.de cortisone et 5 mg.de désoxycorticostérone.Douze heures plus tard il recevra une deuxième injection de 50 mg.de cortisone.Pour le premier temps opératoire, la prudence n\u2019exige pas davantage.On donne les solutés habituels.Les suites sont celles de toute opération majeure sérieuse.C\u2019est après la deuxième surrénalectomie qu\u2019il faut faire plus attention à l\u2019insuffisance corticale de la surrénale.Des quarante-cinq malades chez qui j'ai pratiqué une Smithwick doublée d\u2019une surrénalectomie sub-totale bilatérale allant de 60 à 85 pour cent, il ne s\u2019est pas trouvé un seul cas d\u2019insuffisance surrénale grave aiguë.Mais j'ai l\u2019impression \u2014 qui demande à être confirmée par des observations en cours \u2014 qu\u2019ils font une certaine insuffisance sécrétoire.Cela m\u2019est suggéré par le fait que certains de ces malades se relèvent plus péniblement de leur deuxième opération.Durant les premières vingt-quatre ou quarante-huit heures après l\u2019opération, la pression est plus difficile à remonter; on la retrouve plus souvent aux environs de 80, 90.Il peut bien ne s\u2019agir ici que d\u2019une coïncidence.On donnera done de la certisone, 50 mg.au moment de la surrénalectomie puis a toutes les douze heures jusqu\u2019à concurrence de cinq doses.Le DOCA sera administré comme au premier temps opératoire, c\u2019est-à-dire 5 mg.intramusculaire.Au cours de la journée, on verra à ce que le malade reçoive un soluté salé de 500 ce.à 8,5°/00.Il est bien évident qu\u2019il s\u2019agit ici d\u2019une thérapeutique d\u2019en-tout-cas et qu\u2019une surveillance étroite est nécessaire.Si, malgré tout cela, le malade ne paraît pas vouloir se remettre, si sa pression s\u2019obstine à se tenir aux environs de 70, 80 mm., on continuera ou l\u2019on reprendra l\u2019artérénol, mais à une vitesse accélérée, par exemple 80 et même 120 gouttes par minute; on donnera du plasma et l\u2019on injectera de l\u2019extrait cortical CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE 13 total de surrénale: 25 cc.dans les muscles.En cas d\u2019alarme cet extrait sera injecté directement dans les veines, tel quel ou dans n\u2019importe quel véhicule: soluté salé ou glu- cosé, plasma ou sang et à la dose maximale permise de 50 ou 75 cc.Si l\u2019insuffisance médullaire surrénale s'avérait une réalité, elle aurait déjà été combattue par l\u2019artérénol.J'ai dit plus haut combien peuvent être incommodés par l\u2019hyperidrose les sympathee- tomisés pour hypertension artérielle.J\u2019en ai vu suer à grosses gouttes pendant des jours.Outre qu\u2019une aussi grande déperdition d\u2019eau commande des remplacements adéquats, il y a le simple confort du malade qui ne doit pas être ignoré.La seule bonne façon de le lui procurer consistera à placer sous sa tête et sa nuque une serviette de bain pliée en deux avec laquelle on l\u2019_éponge et que l\u2019on change à toutes les vingt ou trente minutes selon les besoins.| La technique opératoire habituellement suivie, celle de Smithwick, comporte, en plus du décollement de la plévre, la résection de la douzième côte si elle est longue, de la onzième dans le cas contraire; la section transversale d\u2019une portion du diaphragme près de ses insertions pariétales, la dissection complète de la surrénale et, lors du premier temps, une biopsie du rein.Quand tout se passe normalement, il y a de la douleur lombaire qui s\u2019endure plus ou moins les premiers jours mais qui finit par s\u2019atténuer; exceptionnellement, elle peut troubler le malade pendant des mois.Si, au bout de sept, huit jours il y a recrudescence de la douleur localisée en regard de l\u2019extrémité postérieure de la plaie, on doit penser d\u2019abord à une collection profonde, habituellement sus-diaphragmatique.Pour les raisons de technique données plus haut, c\u2019est souvent en arrière de la plèvre, non loin de la colonne vertébrale, qu\u2019on la localisera.Une radiographie de profil ou presque, côté opéré près du film, sera préférable si une intervention pour drainage s\u2019impose. 14 CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE Reste l\u2019hypotension orthostatique dont il faut parler plus longuement.Il est important que le malade, qui a subi les deux temps opératoires pour hypertension artérielle essentielle, ne se lève pas la première fois sans qu\u2019un observateur soit à ses côtés pour noter la comportement de la pression, du pouls et des phénomènes nerveux.Un autre motif, d\u2019ordre pratique celui-là, c\u2019est qu\u2019il peut arriver \u2014 et la chose s\u2019est, produite à trois reprises au moins dans notre clientèle \u2014 que le malade, une fois debout, perde soudainement connaissance.Les variations de la fréquence cardiaque et du niveau tensionnel sont d\u2019une extrême labilité (changements considérables en quelques secondes).Aussi, faut-il que l\u2019examinateur soit bien avisé pour ne rien perdre des modifications presque -soudaines qui se produiront lors du passage du décubitus à la position debout et vice-versa.De plus, comme il s\u2019agit de connaître les premiers effets de l\u2019opération sur le fonctionnement cardio-vaseulaire, cette épreuve doit être pratiquée sans aucun artifice.Ainsi, il ne serait pas logique de faire porter, à ce moment des bas élastiques au malade, parce que ceux-ci pourraient réduire la quantité de sang dérivé dans les membres inférieurs et atténuer ainsi la chute de pression.Technique du premier lever.On s\u2019arrangera pour que le malade, une fois debout, il ne soit pas nécessaire de soutenir son bras ni le sphygmomanomètre.Il sera bon de prévoir que, si la tension s\u2019affaisse et si le pouls s\u2019accélère beaucoup, ce dernier sera difficile sinon impossible à prendre au poignet.Pour parer à ces deux éventualités quasi constantes, il faudra s\u2019organiser de la façon suivante: 1.Fixer le stéthoscope au pli du coude par deux diachylons qui tendent bien la peau et appuient ainsi fermement l\u2019appareil sur l\u2019artère.2.Disposer, du côté où l\u2019on prend la pression, une table sur laquelle le malade pourra l\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 facilement appuyer son bras et son coude et où l\u2019on dépose le sphygmomanomètre.3.Afin de pouvoir saisir le plus tôt possible, v.g.à la 15e ou 20e seconde, les premiers changements de tension et de pouls, le malade sera couché de telle façon que les mouvements nécessaires pour se lever en soient réduits au minimum.Ainsi, on lui demandera de s\u2019étendre dans son lit un peu obliquement, le siège près du bord, les pieds en porte à faux.Les pieds seront découverts et la région précordiale libre de toute couverture afin de permettre l\u2019auscultation rapide au besoin.Il sera alors aisé, par un mouvement léger du bras, d\u2019aider le malade à s\u2019asseoir, pivoter sur son siège, puis se lever en un rien de temps.4.La personne qui a aidé le malade à se lever et qui l\u2019entourera par la taille pour lui enlever toute crainte de tomber est aussi celle qui s\u2019occupera de prendre le pouls.Si elle a pu prendre ce dernier facilement au poignet tant que le malade était couché, il n\u2019en sera presque sûrement pas de même en position debout.Elle devra donc être prête à laisser le doigt pour le stéthoscope qui sera aussitôt placé sur la poitrine, en regard du quatrième espace intercostal, à gauche du sternum.5.Tout le temps de l\u2019épreuve, la pression artérielle est prise rapidement, en moins de 10 secondes pour la maxima et la minima.Cela donne évidemment un facteur d\u2019erreur appréciable; mais ce facteur d\u2019erreur étant constant et l\u2019information recherchée étant non pas quelle est la pression mais quelles en sont les variations, les réponses obtenues garderont une signification assez juste.L\u2019assistant, qui prend le pouls et aide le malade à se lever, comptera lui aussi dix secondes.Il devra, de plus, observer ce qui se passe (étourdissements, vision embrouillée, audition diminuée, perte de connaissance) et en noter de mémoire l\u2019ordre d\u2019apparition aux cinq secondes près.On pourrait être porté à croire que cette mise en scène est de la simagrée.Ce n\u2019est pas L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 le cas.L'expérience nous a appris, en effet, que la réponse d\u2019adaptation de l\u2019organisme à une opération pour hypertension n\u2019est pas la même chez tous les individus.Au premier lever, chez les uns, la pression s\u2019effondre à 0 et le pouls monte à 140; chez d\u2019autres, les dénivellations sont moins prononcées; quelques-uns se sentent étourdis mais peuvent tenir le coup avec une maxima à 60 quand d'autres ont déjà demandé de se recoucher.Nous avons rencontré un malade qui a pu rester debout encore 5 secondes après avoir perdu conscience.Un autre n\u2019avait pas de pression au bras au bout de 120 secondes et se tenait encore droit bien qu\u2019étourdi, mais pas assez pour demander de l\u2019aide.Chez certains, 45 secondes suffisent pour les amener au bord de la lipothymie; chez quelques autres la tolérance peut aller jusqu\u2019à 2 ou 3 minutes.CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE 15 Parfois, c\u2019est le pouls qui s\u2019accélère considérablement, jusqu\u2019à 130-140, alors que la chute de la pression est faible; d\u2019autres fois, c\u2019est le contraire.Il doit y avoir une signification à toutes ces divergences dans les réponses de l'appareil circulatoire.Quelle est-elle?Seule l\u2019addition de cas bien observés et la comparaison de ces observations avec les épreuves préparatoires (amytal, eau glacée, histamine, etc.) et l\u2019évolution ultéricure de la pression nous per- mett ont peut-étre, un jour, de tirer des conclusions profitables au traitement chirurgical de I'hypertension (cf.graphique: Premier lever apres le deuxieme temps opératoire).Levers subséquents.Si, chaque fois que le malade se lève après l\u2019opération, les modifications de pouls et de 16 CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE pression étaient ce qu\u2019elles sont au début, cette opération serait à déconseiller parce qu\u2019elle ferait du malade un infirme.Heureusement, il n\u2019en est pas ainsi.A chaque nouveau lever, celui-ci montre une tolérance plus grande et peut se tenir debout de plus en plus longtemps.C\u2019est qu\u2019il se produit un phénomène d'adaptation locale des artérioles qui s\u2019habituent rapidement à maintenir un tonus nécessaire dans l\u2019orthostation, fonction naguère assurée, en partie, par le sympathique.Il est bon de recommander au malade de s'asseoir sur le bord du lit, les jambes pendantes jusqu\u2019à ce qu'il se sente étourdi.Il n\u2019a alors qu\u2019à se coucher ou à s\u2019allonger et la pression remonte instantanément.La répétition fréquente de ces exercices aide à atténuer plus vite les ennuis dus à l\u2019hypotension orthostatique et l\u2019on sait que cette tolérance à l\u2019orthostation est parallèle au relèvement de la pression artérielle.Assez souvent, cependant, les inconvénients de l\u2019hypotension ne sont pas tolérables pendant de nombreuses semaines.On y obvie en faisant porter au malade quatre bons bandages élastiques larges, solidement appliqués, deux à chaque jambe, du bout des pieds à mi-cuisse et en y adjoignant le port d\u2019une ceinture abdominale.Au bout d\u2019un temps plus ou moins long, le malade éprouve sa résistance en enlevant ses bandages à la fin de la journée; puis, si tout va bien, en les enlevant vers midi et enfin en négligeant de les mettre.RÉSUMÉ CHRONOLOGIQUE DU TRAITEMENT DE L\u2019OPÉRÉ POUR HYPERTENSION ARTÉRIELLE 1 -\u2014 PENDANT L\u2019OPÉRATION.A) Pendant chacune des deux opérations: a) Prévenir et corriger au besoin les crises vagales caractérisées par une baisse de la pression et un ralentissement du pouls.On injecte dans les veines des doses répétées de sulfate d\u2019atropine; 1/300e de grain suffit d\u2019habitude mais si les événements semblent vouloir se précipiter, on ne doit pas hésiter à donner 1/150c.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 b) Pour prévenir le choc opératoire et, surtout au deuxième temps, afin de contrecarrer la chute trop brutale de tension par la deuxième splanchnicectomie, nous donnons un soluté glucosé à 5% renfermant 4 cc.d\u2019arté- rénol* par 1000 ce.de liquide.Ce médicament pouvant produire en quelques minutes des poussées d\u2019hypertension dangereuses, on ne doit l\u2019employer qu\u2019avec certaines précautions.Le débit initial est de 20 gouttes à la minute.On peut l\u2019accélérer au besoin jusqu\u2019à 120 gouttes à la minute.Au début, on enregistre le pouls et la pression à toutes les deux minutes et, si l\u2019on voit que cette dernière ne bouge pas, on accélère le débit en conséquence.Quand la pression a atteint le niveau désiré et que l\u2019on sait de quelle façon elle a répondu à l\u2019artérénol, on peut se contenter de prendre le pouls et la pression à toutes les cinq minutes.Jamais le malade ne sera laissé seul quand il reçoit ce médicament.On peut aussi donner de la néo-synéphrine en injection intraveineuse par doses fractionnées de 1g ou 14 de ce, ce qui représente 1.25 ou 2,5 mg.(10 mg.: 1 ce.).c) Si à la sympathectomie dorso-lombaire on ajoute la surrénalectomie sub-totale bilatérale, au moment de l\u2019exérèse de chaque glande, on injecte dans le muscle 5 mg.de désoxycorticostérone (abréviation anglaise : DOCA) 2 et 50 mg.de cortisone 3.B) Dès le début du deuxième temps opératoire, mieux vaut donner 400 ce.de plasma.C) Au cours de l\u2019opération, avant et pendant les dix ou quinze minutes qui suivent la section du grand splanchnique, on surveillera de plus près la pression artérielle et le pouls.D) Vers la fin de l\u2019opération, le malade recevra encore 400 cc.de plasma concentré (environ 14 gm.de protéines totales).Nous 1.Levophed de Winthrop-Stearns.Les 4 mg.sont contenus dans une ampoule de 4cc.2.Percortène Ciba en solution huileuse.Il ne faut pas de larges doses de Doca: 5 mg.suffisent par 24 heures.3.Acétate de Cortisone Upjohn: suspension colloi- dale qui ne doit pas être injectée dans les veines.Il y aurait peut-être avantage à utiliser de la cortisone pure synthétique. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 ne donnons du sang que lorsqu\u2019il y a eu hémorragie appréciable, et c\u2019est rare.II \u2014 APRÈS L\u2019OPÉRATION.A) Après chacune des deux opérations.a) Si la plèvre a été ouverte, il peut exister un pneumothorax avec liquide dans la plèvre.Si la plèvre n\u2019a pas été ouverte, elle a quand même été décollée sur une grande surface; il s\u2019ensuit un épanchement extra-pleural qui peut atteindre les 400 ce.en quarante- huit heures.D\u2019habitude, il se résorbe de lui- même.b) En cas d\u2019atélectasie pulmonaire, pendant les quarante-huit heures qui suivent l\u2019opération, le pied du lit doit être élevé de deux ou trois crans (5 à 7 pouces), et la tête abaissée complètement.Le troisième jour, on permet la position de Fowler pendant deux heures à chaque repas.c) De routine, tout opéré reçoit, le jour de l\u2019opération et les deux jours suivants, une injection de 800 000 unités de pénicilline.B) Après la première opération.a) La splanchnicectomie ni la sympathec- tomie dorso-lombaire unilatérales n\u2019influencent de façon notable et permanente la pression artérielle.Le malade qui vient de subir un premier temps opératoire pour hypertension se comporte comme s\u2019il avait subi une intervention grave ordinaire.Il faut donc se contenter de prendre pression et pouls aux heures indiquées et voir à ce qu\u2019il soit adéquatement hydraté.b) Si, toutefois, il y a eu surrénalectomie sub-totale (d'habitude 80 pour cent de chaque glande), donner, douze heures après l\u2019opération, une seconde dose de 50 mg.de cortisone.C) Après la deuxième opération.Ce deuxième temps opératoire est le temps capital.C\u2019est lui qui influence, en l\u2019abaissant la pression artérielle.CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE 17 a) Redoubler de vigilance en ce qui concerne la tension.La plupart du temps, le chiffre 110-120 pour la systolique n\u2019a rien d\u2019inquiétant.Mais quand les signes de sclérose sont marqués, surtout s\u2019il y a eu une complication cérébrale antérieure, il ne faut pas laisser celle-ci tomber au-dessous de 140.Parfois, un soluté glucosé suffit, ou bien il faut du plasma ou de l\u2019artérénol qui agit vite.Dans l\u2019après-midi ou la soirée, il peut être prudent ou nécessaire de donner du sang.Au bout de huit heures, les choses sont habituellement stabilisées et l\u2019on suit la routine d\u2019une opération majeure ordinaire.Par accident, toutefois, la pression artérielle peut avoir glissé trop bas, trop longtemps, entraînant avec elle des signes d\u2019atteinte cérébrale tels qu\u2019un état psychique étrange, de la difficulté à parler, de la faiblesse, de la parésie dans les membres.Il faut penser qu\u2019il y a eu anoxie cérébrale et agir aussitôt en conséquence.On facilitera donc l\u2019apport sanguin aux centres nerveux en remontant la pression avec de l\u2019artérénol dont la vitesse et l\u2019intensité de l\u2019action seront surveillées de deux minutes en deux minutes; enfin en injectant du sang dans le plus bref délai possible.Ces débuts de paralysie sont graves et créent une situation urgente.Le succès du traitement est en fonction de la promptitude dans l\u2019action.b) Quand il y a eu une surrénalectomie sub-totale: au cours de l\u2019après-midi, injecter dans les veines 500 cc.d\u2019un soluté salé à 8,5 °/00; douze heures après l\u2019opération, donner 50 mg.de cortisone en injection intramusculaire, cela peut suffire.Cependant, en cas de fatigue et d\u2019hypotension tenace, toujours se méfier d\u2019une insuffisance surrénale possible.c) Il arrive, dans le cas de surrénalectomie sub-totale bilatérale particulièrement, que la pression artérielle est difficile à relever et tende à se maintenir à 60-70 mm.Hg.pour la maxima.Il faut alors reprendre l\u2019artérénol qu\u2019on donne à la dose de 4 mg.°/00 (4 cc.dans un litre) et à une vitesse de 60 à 80 gouttes à la minute au départ, quitte à accélérer jus- 18 CARTIER: HYPERTENSION ARTÉRIELLE qu\u2019à 120 gouttes à la minute et redonner, vingt-quatre heures après l\u2019opération, 50 mg.de cortisone et 5 mg.de DOCA.d) S\u2019il se manifeste des phénomènes de choc, donner en injection intramusculaire 25 ce.de la solution aqueuse d\u2019extrait cortical total de surrénale *.Si la situation ne s\u2019améliore pas rapidement, redonner 25 à 50 cc.de L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 la même solution, dans les veines, mêlée ou non à un soluté, au plasma ou au sang.4.Adrénal Cortex de Upjohn.Retenir qu\u2019il n\u2019y a pas de danger de surdosage avec cet extrait cortical et que l\u2019action de celui-ci s\u2019épuisant rapidement, mieux vaut l\u2019administrer à doses fractionnées: v.g.25 ce.à toutes les trois heures jusqu\u2019à concurrence de 100 cc.en vingt-quatre heures. RECUEIL DE FAITS TUMEUR DU QUATRIÈME VENTRICULE DIAGNOSTIC HISTOLOGIQUE : OLIGODENDROGLIOME Roma AMYOT et Simon LAUZÉ, Hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019intérêt de cette observation ne réside pas dans le fait clinique qui est relativement banal en neurologie, bien qu\u2019il puisse être utile de présenter aux praticiens les modalités phénoménologiques de certaines lésions endocrâ- niennes.Ainsi, les tumeurs du quatrième ventricule se rencontrent presque exclusivement chez les enfants.En fait, la localisation tumorale dans la fosse postérieure, au-dessous de la tente du cervelet, se trouve dans les 24 des tumeurs endocrâniennes * de cette période de la vie, et la situation de la tumeur dans le quatrième ventricule comporte une incidence fréquente des tumeurs sous-tentorielles.Un enfant qui a un Âge d\u2019environ 5 à 15 ans, vomit le matin, maintient sa tête dans une attitude de prudence ou de protection, se plaint de céphalée, maigrit, dont la tête augmente de dimension et voit sa démarche se faire incertaine et progressivement ataxique, manifeste les symptômes qui doivent évoquer la forte présomption d\u2019une tumeur de la région du quatrième ventricule.Si l\u2019examen clinique révèle de la stase papillaire et le signe de Macewen qui est le «bruit de pot fêlé » à la percussion du crâne et est rattachable à la disjonction des sutures crâniennes, la présomption s\u2019avère encore plus concluante.La radiographie du crâne révèlera des signes d\u2019hypertension intracrânienne comme l\u2019amineissement et l\u2019érosion des clinoïdes postérieures de la selle turcique et même l\u2019agrandissement de la selle par pression du plancher du troisième ventricule distendu, comme l\u2019é- 1.A.B.Smith.\u2014 Brain tumors in children.Radiology, 58: 688 (mai) 1952.cartement marqué des os de la voute crânienne aux sutures.La ventriculographie gazeuse fera voir la dilatation uniforme des ventricules latéraux, du troisième ventricule et de l\u2019aquedue de Sylvius couplée à l\u2019absence de visualisation.du quatrième ventricule, à son amputation ou à sa déformation morphologique.Tout cela au bénéfice du diagnostic topographique de la tumeur.| Mais demeure le diagnostic histologique dont nous dirons un mot après l\u2019observation abrégée de notre malade et qui en fait l\u2019intérêt plus particulier.| Observation.Il s\u2019agit d\u2019un garçon de sept (7) ans dont la maladie commença en octobre 1952.À cette époque, il fut pris de vomissements matutinaux.Il eut la varicelle en novembre et une jaunisse en décembre.Les vomissements persistaient et on crut qu\u2019il avait une hépatite.L\u2019enfant perdait du poids et pâlissait.L\u2019appétit était satisfaisant en dépit des vomissements.En janvier 1953, la marche devint difficile en même temps que s\u2019installa une céphalée importante.Les vomissements et la céphalée cessèrent 10 jours avant l\u2019hospitalisation, par contre la démarche qui devenait de plus en plus anormale portèrent les parents et le médecin traitant à requérir une consultation d\u2019un neurologiste.Les symptômes décelés au cours de l\u2019examen exigèrent l\u2019hospitalisation qui s\u2019effectua le 13 février 1953.Voici, en quelques mots, quels étaient ces symptômes objectifs: Nystagmus important 20 AMYOT Er LAUZÉ: TUMEUR DU 45 VENTRICULE dans le regard externe, surtout vers la gauche.\u2014 Parésie faciale droite de type périphérique.\u2014 Légère incoordination aux épreuves index-nez-oreille, bilatéralement.\u2014 Les bras tendus, abaissement plus rapide à gauche.\u2014 Réflexes abdominaux plus faibles à gauche.\u2014 Aux membres supérieurs, seuls les réflexes olécrâniens sont obtenus, le gauche étant plus fort que le droit.\u2014 Les réflexes rotuliens et achilléens droits ne sont pas obtenus, ils sont présents et d\u2019intensité normale à gauche.\u2014 Le réflexe plantaire est normal à droite, il montre une tendance vers l\u2019extension à gauche.\u2014 Il n\u2019existe pas de signe d\u2019Hoff- mann.\u2014 La démarche est à ce point inco- ordonnée et ébrieuse qu\u2019elle est impossible sans soutien et l'équilibre est tellement troublé que même la station verticale ne peut être maintenue sans aide.\u2014 Il existe une stase papillaire sévère bilatérale.Nous formulons le diagnostic d\u2019un processus tumoral de la fosse postérieure et plus précisément de la ligne médiane ou de la région du quatrième ventricule.Fig.1.\u2014 Impressions di- rae up gitiformes.Disjonction Fig.2.\u2014 Dilatation sy- des sutures.Selle tur- métrique des ventricu- cique agrandie dans son les latéraux.diamètre verticale.Une radiographie simple du crâne fit voir une séparation importante de toutes les sutures crâniennes.Le crâne est de fort volume.-La glande pinéale n\u2019est pas calcifiée.Il y a décalcification du dos de la selle turcique, et possiblement un enfoncement du plancher.Il s\u2019agit d\u2019une hypertension intracrânienne intense et de longue date.Nous n\u2019avons aucun signe de localisation.(J.-L.Léger).(Fig.1) Nous confiâmes le malade à notre collègue neuro-chirurgien, le docteur Claude Bertrand, L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 pour fin de ventriculographie et d\u2019exérèse chirurgicale si la tentative s\u2019avérait raisonnable.La Vventriculographie, telle qu\u2019interprétée par le docteur Jean-Louis Léger, révéla «un bon remplissage du système ventriculaire.Les ventricules latéraux sont considérablement agrandis, d\u2019une façon symétrique.Le septum lucidum n\u2019est pas dévié.Le troisième ventricule est très dilaté, il est sur la ligne médiane.L\u2019aqueduc de Sylvius est très court.Le quatrième ventricule est considérablement déformé par une masse énorme qui prend son origine sur la paroi droite du ventricule près de son plancher.Le quatrième ventricule est agrandi et soulevé en même temps que déformé.Le blocage n\u2019est pas complet, puisque l\u2019on identifie une certaine quantité d\u2019air dans la grande citerne.Tumeur du quatrième ventricule.» (Fig.2-3-4).Fig.4 \u2014 Aqueduc de Sylvius raccourci et sinueux, refoulé en haut par la tumeur du 4e ventricule.Fig.3.\u2014 Image déformée du 4e ventricule agrandi et refoulé vers la gauche.Ce petit malade fut opéré le 19 janvier 1953, 6 jours après son admission.L'opération, effectuée par le Dr Claude Bertrand, permit l\u2019excision d\u2019une volumineuse masse tumorale, de consistance gélatinoïde, infiltrante, de coloration grisâtre qui remplissait le quatrième ventricule.Elle s\u2019enleva asses facilement tout en causant de petites hémorragies qui furent facilement contrôlées.Les suites opératoires furent sans incidents notoires et le petit malade quitta l\u2019hôpital 27 jours après son admission.En plus, du 10 mars au 15 juin 1953, il reçut 40 séances de radiothérapie dirigées vers la région de la tumeur nee RR cia TE AON er L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 par quatre portes d\u2019entrée, comportant une dose totale de 7584 r.Examen anatomique et histologique de la tumeur L\u2019examen anatomique de la tumeur, macroscopique et microscopique, fut fait par l\u2019un de nous (S.L.), et le Dr Pierre Masson voulut Fig.5.\u2014 Aspect général de la tumeur: ce sont des petites cellules à cytoplasme clair et à noyau rond (jamais en mitose).Noter l\u2019absence presque totale de substance gliale.bien confirmer ses conclusions.Voici quelles furent ses constatations et son opinion diagnostique.«Le tissu tumoral, à l\u2019inspection, possède une consistance mollasse et apparaît d\u2019un jaune translucide.En coupe, le tissu est parsemé de microkystes à contenu jaune citrin » (aspect en mie de pain).Au microscope, l\u2019image est très uniforme: ce sont des cellules sans ordonnance spéciale à cytoplasme rond ou polyponal et de taille régulière.Ce protoplasme est presque incolore, mais ses limites sont nettement soulignées par un liséré de condensation qui est acido- AMYOT er LAUZE: TUMEUR DU 4g VENTRICULE 21 phile et muci-carminophile.Le noyau de cette cellule est central, rond et fortement colora- ble.Entre les cellules, il existe un produit liquide légèrement mucicarminophile sous formes de trainées ou de micro-kystes.L\u2019argent ammoniacal a « silhouetté » de petites cellules à émanations courtes et peu nombreuses.Fig.6 \u2014 Les capillaires ont une paroi épaisse et une lumière presque virtuelle.Dans le bas de la photo, il y a une flaque de substance légèrement muci-carminophile.Les capillaires possèdent un endothélium hyperplasique qui toutefois n\u2019est pas le siège de mitose.La tumeur ne contient pas de cal- cosphérites.Les caractères cellulaires de ce néoplasme sont ceux des oligodendrocytes.L'absence de calcification si commune dans cette sorte de tumeur et la présence de capillaires hyperplasiques donnent à entendre que la prolifération est jeune et en voie d\u2019accroissement.» (Fig.5-6-7) ot 99 AMYOT er LAUZÉ: TUMEUR DÙ 4: VENTRICULE En résumé, enfant de 7 ans; vomissements du.matin depuis octobre 1952; démarche ataxique progressivement sévère et céphalée depuis janvier 1953.En février 1953, parésie faciale droite de type périphérique, nystagmus horizontal, syndrome pyramidal fruste & gauche, démarche franchement cérébelleuse et impossible sans soutien, stase papillaire bilatérale.Une radio £ Fig.7.\u2014 Imprégnation à l\u2019argent ammoniacal après fixation au formol bromuré: très petites cellules à émanations courtes et peu nombreuses.du crâne montre des indices d\u2019hypertension intracranienne.Une ventriculographie gazeuse révéla une dilatation ventriculaire de haut en bas jusqu\u2019au quatrième ventricule qui est déformé par une masse transversale.Cette masse enlevée chirurgicalement a été identifiée histologiquement comme étant une oligo- dendrocytome.COMMENTAIRES.Les tumeurs de cette situation sont le mé- dulloblastome, l\u2019épendymone et plus exceptionnellement l\u2019astrocytome qui d\u2019usage se développe dans un des hémisphères cérébelleux.L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 La croissance d\u2019un oligodendrogliome dans le quatrième ventricule est une exception.Ce type de gliome est une tumeur des deux hémisphères cérébraux de l\u2019adulte, comme l\u2019as- trocytome est le glioblastome multiforme.Lorsque le pathologiste nous apprit que la tumeur de notre malade était un ologodendro- gliome, nous ne pûmes réprimer notre étonnement.Nous acceptâmes son opinion avec d\u2019autant plus de conviction que ses constatations avaient été confirmées par notre éminent collègue, le Prof.Pierre Masson.P.Bailey ?affirme que l\u2019aspect microscopique de l\u2019oligodendrogliome ressemble étroitement à celui du médulloblastome, mais qu\u2019il s\u2019en distingue cependant par le caractère arrondi des noyaux cellulaires, par leur plus petite taille, leur distribution plus régulière et par la rareté des figures mitotiques.En plus, cet auteur mentionne cet autre caractère cellulaire de l\u2019oligodendrogliome qui est bien visible sur les figures que nous reproduisons: il s\u2019agit de la rétraction du eyto- plasme qui crée un halo autour de chaque noyau; ce dernier paraît enfermé dans une petite boîte et il se trouve que l\u2019on aperçoit deux ou trois noyaux enfermés aussi dans un seul compartiment.Dans le médullo blastome, les noyaux moins arrondis, plus volumineux, ont tendance à se grouper laissant des espaces remplis de cytoplasme et pouvant former des images de pseu- do-rosettes.Ce qu\u2019on ne peut découvrir sur les coupes de la tumeur de notre malade.À tout événement, l\u2019intérêt qu\u2019offre cette situation inusitée d\u2019un oligodendrogliome nous incite à rapporter ce document anatomo-clini- que.Il met en lumière une fois de plus qu\u2019aucune région du système nerveux central n\u2019offre une sélection absolue des différents types de gliomes, bien qu\u2019une électivité favorise le développement de certaines formes dans les régions assez largement segmentées ou compartimentées des centres nerveux.2.Percival Bailey.\u2014 Intracranial tumors.Charles C.Thomas, édit, Springfield, 1948. OSTÉOMYÉLITE CHEZ UN ENFANT DE 13 JOURS! Paul DAGENAIS-PÉRUSSE et Arthur-F.VALLÉE, M.A.C.R., Assistant professeur de radiologie à l\u2019Université de Montréal, Hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc Observations.L\u2019enfant Suzanne H.(dossier 31 639) est hospitalisée à l\u2019Hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc le 16 septembre 1952 pour des lésions de pyodermite de la face.Depuis environ six jours elle pleure continuellement et refuse toute alimentation.Elle est alors âgée de 13 jours.À son entrée, l\u2019examen objectif révèle un œdème rouge, chaud, de tout le côté gauche de la face.Cet œdème couvre aussi la paupière inférieure gauche que l\u2019on trouve bombée et tendue.La conjonctive des deux yeux est de coloration normale.On note à la narine gauche un écoulement purulent verdâtre.A l\u2019intérieur de la bouche il y a une collection purulente à la gencive supérieure gauche.Le palais dur de ce même côté est bombé et d\u2019aspect œdématié.À la salive est mêlé un pus épais, verdâtre.Il n\u2019y a pas d\u2019adénopathie, ni à la nuque, ni au cou, ni au creux axillaire.Aux poumons on ne remarque pas de matité ni d\u2019hypersonorité.Le murmure vésiculaire est normal.Les bruits cardiaques sont très rapide, environ 140 à la minute, mais le rythme est régulier, sans signe de lésion orificielle.L\u2019abdomen est souple.Le foie et la rate ne sont pas palpables.En plus on note au membre inférieur gauche de la rougeur et un léger œdème.La mère nous fait remarquer que les signes sont apparus à la jambe trois jours après la face.Un premier rayon X de la face fait le 22 septembre 1952, révèle un œdème important des tissus mous intéressant le mass'f facial gauche; dans la région du maxillaire supérieur de ce côté, l\u2019on note de petits fragments osseux détachés; 1l s\u2019agit apparemment d\u2019une ostéite du plancher du sinus maxillaire gauche avec séquestres.1.Travail présenté à la Société de Pédiatrie de Montréal, à l'hôpital Sainte-Jeanne-d\u2019Arc.(Montréal).Le traitement institué à ce moment fut de la pénicilline 300 000 un.et de la D-strepto- mycine 0,50 gr.par jour.En même temps le pus était envoyé au laboratoire pour analyse et réaction de sensibilité aux antibiotiques.Le rapport nous arrive le 23 septembre comme suit: Examen bactériologique direct: présence de catarrhalis et staphylocoques.Culture sur gélose positive pour staphylocoques et catarrha- lis.Le résultat du test à la sensibilité se lit comme suit: terramycine +++, auréomycine et chloromycétine +++, streptomycine ++, pénicilline non sensible.Le 22 septembre nous cessons donc les antibiotiques déjà prescrits pour la terramycine à raison de 100 mgs.5 fois par jour.Le 26 l\u2019_évolut:on nous ramène à la pénicilline qui semble cliniquement agir beaucoup mieux que la terramycine.Le 26 septembre nous demandons un contrôle radiologique de la tête et un premier rayon X de la jambe.Le résultat fut le suivant: Massif facial: destruction partielle par ostéomyélite du maxillaire supérieur gauche; le bord inférieur de l\u2019orbite semble intéressé par ce processus.Jambe droite: zone de destruction osseuse et réaction sous-péréostée intéressant pratiquement toute la longueur du tibia, mais plus importante à la moitié proximale.À ce moment la température qui, à l\u2019arrivée de l\u2019enfant, était de 102°F redevient normale et le restera jusqu\u2019à son congé.Le 30 septembre, à cause du tibia qui ne s\u2019améliore pas, nous tentons de nouveau de la terramycine, cette fois-ci sous forme d\u2019élixir; la dose est de 100 mgs.3 fois par jour.Le 2 octobre l\u2019abcès de la jambe droite est ouvert en superficie, et 24 DAGENAIS-PÉRUSSE rer VALLÉE: OSTÉOMYÉLITE le 6 octobre, l\u2019enfant ne tolérant plus la terra- mycine, reçoit de l\u2019auréomycine à la dose de 50 mgs.3 fois par jour.De nouveaux contrôles radiologiques sont faits les 15 et 27 octobre.Au massif facial, la destruction n\u2019a pas progressé depuis l\u2019examen précédent.À la jambe droite, par contre, le processus destructif s\u2019est étendu et il y a formation d\u2019un sequestre central; au péroné, l\u2019on note un début de réaction sous-péréostée sur la face externe de la diaphyse.Après 12 jours, l\u2019apparence du maxillaire supérieur gauche s\u2019est franchement améliorée.Au tibia, il y a formation d\u2019un important in- volucrum, mais il persiste un séquestre et deux petites formations abcédées sont apparues depuis l\u2019examen précédent.Le 31 la clinique nous incite de nouveau à reprendre la pénicilline et la terramycine.Le ler novembre l\u2019enfant fait de la moniliase de la bouche.Depuis déjà 15 jours l\u2019écoulement purulent du nez et de la bouche est tari.IL\u2019enfant qui, & son arrivée pesait 7 livres 7 onces, pése maintenant 7 livres 9 onces 14.Le 5 novembre, après consultation en orthopédie, nous décidons du congé de l\u2019enfant malgré la présence d\u2019un séquestre à la jambe droi- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 te, vu que tout semble en voie de guérison; par prudence nous la radiographions tous les mois.Ainsi le 11 novembre la formation de l\u2019involucrum progresse, mais il y a formation d\u2019un abcès de la grosseur d\u2019une fève et contenant un petit séquestre.Le 15 janvier 1953, la réparation osseuse a progressé; l\u2019on note une dépression postérieure de la zone métaphy- saire proximale du tibia démontrant une atteinte de cette région par le processus infectieux; 1l existe un séquestre mesurant 1 cm.de long par 2 mm.de large, situé à la région moyenne, dans la zone postérieure du tibia.Conclusion.Nous avons présenté un cas d\u2019ostéomyélite de la face avec foyer métastat:que à la jambe, chez une enfant de 13 jours, laquelle a guéri dans un temps relativement court avec des doses très réduites d\u2019antiblotiques; le seul acte chirurgical a été le drainage de l\u2019abcès de la jambe.Nous sommes portés à croire que dans ces cas, les doses d\u2019antibiotiques sont souvent inutilement élevées et qu\u2019un traitement conservateur est indiqué aussi longtemps que l\u2019état général se maintient. MOUVEMENT MÉDICAL LA DYSTROPHIE RÉFLEXE DU MEMBRE SUPÉRIEUR (\u201cSHOULDER HAND SYNDROME\u201d)! de Guise VAILLANCOURT, Med.Sc.D., Service de Médecine, Hôtel-Dieu, et Institut du Rhumatisme (Montréal).Le grand maître que fut sir William Osler fut parmi les premiers cliniciens à observer que la thrombose coronarienne était quelquefois suivie d\u2019une douleur plus ou moins vive à l\u2019épaule, à la ceinture scapulaire et au bras (19).Au cours des années subséquentes, on s\u2019efforça de préciser les différents éléments du syndrome de l\u2019épaule douloureuse associé aux maladies des coronaires.On remarqua, par exemple, qu\u2019à la suite d\u2019infarctus du myocarde ou même d\u2019insuffisance coronarienne, n\u2019importe quel segment du membre supérieur, ou le membre supérieur en entier, pouvait être le siège non seulement de douleur mais aussi de modifications tissulaires importantes (1,3, 8, 10, 12, 15, 16).En 1948, Steinbrocker (21) fit une revue complète de la question et, d\u2019accord avec la majorité des auteurs, conclua que ce qu\u2019on appelle maintenant avec plus ou moins de justesse le Shoulder-Hand Syndrome était dû à une dystrophie tissulaire d\u2019origine réflexe.Les cardiologues estiment que de 10 à 20 pour cent des malades souffrant d\u2019affection coronarienne présentent des signes évidents de ce que de Takats (6) appelle la dystrophie réflexe du membre supérieur (12, 13).Bien que souvent plus tardif, le syndrome survient généralement quatre semaines après le début de la douleur précordiale (24).1.Travail présenté aux « Journées médicales » de la Société Médicale de Montréal, tenues en mai 1953.L\u2019auteur bénéficie d\u2019une subvention de la Compagnie Rougier Frère, Montréal, et d\u2019octrois consentis par le Ministère de la Santé nationale et du Bien- Etre social, Ottawa.en vertu d\u2019une entente fédé- rale-provinciale concernant la santé publique.Il est important de se rappeler que la douleur ou l\u2019impotence fonctionnelle au niveau de l\u2019épaule, du bras ou de la main survenant peu de temps après un infarctus du myocarde ou à la suite d\u2019une insuffisance coronarienne, ne constitue pas un indice de gravité et le pronostic de la maladie des coronaires n\u2019en est pas nécessairement assombri (4).On connaît assez mal le mécanisme d'action de la dystrophie réflexe du membre supérieur.L'hypothèse de Lorente de N6 (18), enrichie des observations de Livingston (17), demeure la plus plausible et est généralement admise par les neuro-physiologues.En vertu de cette théorie, une lésion organique ou tissulaire quelconque engendre un influx nocif, continu, qui se propage en direction du centre neuronal médullaire (inter- nuncial pool).De cette excitation pathologique résulte une stimulation excessive des synapses.Les neurones de la corne latérale réagissent à leur tour en produisant une dysfonction vasomotrice et aussi une perturbation du mécanisme sécrétoire des glandes sudoripares.Au niveau des cellules de la corne antérieure, l\u2019excitation nerveuse donne lieu à un spasme musculaire capable à lui seul de perpétuer l\u2019action de l\u2019influx dolorigène primitif.Il s\u2019agit d\u2019un cercle vicieux.L\u2019importance des symptômes est donc fonction à la fois de l\u2019intensité du stimulus et aussi de la fréquence de la décharge excitatrice de l\u2019influx pathologique.Une lésion du myocarde, par exemple, donne lieu à un stimulus afférent qui, empruntant la voie\u2019 des nerfs cardiaques, pénètre dans la moelle au niveau des ganglions cervico-tho- dd raciques et excite fortement le centre neuronal médullaire.A ce niveau, l\u2019influx stimule à la fois les cellules de la corne antérieure affectant ainsi les muscles de l\u2019épaule et aussi les cellules de la corne latérale dont dépend l\u2019innervation sympathique du membre supérieur (21).26 VAILLANCOURT: DYSTROPHIE RÉFLEXE DU M.s.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 cardiaque peut avoir une distribution plus étendue et être transmise par n\u2019importe quel ganglion compris C3 et T10 (26, 13).Ce dernier fait anatomique explique la difficulté souvent éprouvée à différencier une douleur réflexe d\u2019origine cardiaque de celle provenant d\u2019autres tissus ayant une commune innerva- La douleur d\u2019origine cardiaque est directement ressentie au niveau du sternum.Une lésion du cœur peut toutefois, par phénomène réflexe, se traduire par une douleur localisée au territoire compris entre les troisième et sixième segments thoraciques; une telle douleur est généralement associée à une hyperesthésie de la zone précordiale de même que de la zone scapulo-brachiale innervée par T1 et par T2 (27).Plus rarement, la douleur tion segmentaire; il s\u2019agit plus précisément des douleurs à provenance des voies biliaires, du diaphragme, du médiastin, de l\u2019æsophage, du dôme pleural, de la moelle, des racines nerveuses et des structures musculo-osseuses de l\u2019épaule et du thorax (27).Bref, l\u2019épaule et le membre supérieur sont généreusement pourvus d\u2019éléments sympathiques.De par ce fait neuro-anatomique, il existe une relation plus ou moins directe mais L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 toutefois intime entre les viscères thoraciques, l\u2019épaule, le bras, le cerveau et les structures musculo-osseuses de la partie supérieure du corps humain.Une lésion au niveau de ces différents segments anatomiques est, beaucoup plus souvent qu\u2019on semble généralement le croire, à l\u2019origine d\u2019une symptomatologie neuro-vasculaire réflexe intéressant le membre supérieur (21).Si l\u2019on accepte l\u2019intéressante hypothèse de Lorente de Nô (18), on s\u2019explique plus facilement la présence d\u2019une dystrophie réflexe au membre supérieur à la suite de plusieurs lésions pathologiques dont l\u2019insuffisance coronarienne.On comprendra que le syndrome puisse être consécutif à une foule de lésions périphériques tels la thrombophlébite, un traumatisme quelconque ou l\u2019ostéo-arthrite cervicale.On a noté également la présence d\u2019une dystrophie réflexe à la suite de lésions cérébrales ou médullaires.On doit enfin admettre que, dans bien des cas, l\u2019étiologie du syndrome demeure obscure ou franchement inéluctable.Il semble que le Shoulder-Hand Syndrome constitue l\u2019expression clinique la plus complète (1) de la dystrophie réflexe du membre supérieur.Il est à noter que le syndrome, bien que généralement unilatéral, peut plus rarement être bilatéral (9,10,14).Steinbrocker décrit trois stades successifs au Shoulder-Hand Syndrome (21).La phase initiale peut durer de trois à six mois; elle est caractérisée par l\u2019apparition soudaine ou graduelle d\u2019un spasme musculaire douloureux à l\u2019épaule et aussi par du gonflement, de la raideur, de l\u2019hyperthermie et quelquefois de la douleur à la main.Au tout début, le malade peut souffrir uniquement de son épaule, alors le tableau clinique ressemble à s\u2019y méprendre à celui rencontré au cours de la périarthrite ou bursite de l\u2019épaule; la douleur peut également n\u2019intéresser que la main.À ce premier stade, la guérison spontanée est possible.La seconde phase dure de trois à six mois.On y observe une diminution de l\u2019ædème des tissus, une augmentation de la raideur arti- VAILLANCOURT: DYSTROPHIE RÉFLEXE DU M.S.27 culaire, de l\u2019atrophie progressive des éléments musculaires associée à des déformations en flexion des articulations, de la fibrose tissulaire et de la décalcification osseuse (atrophie de Sudeck) au sein de la zone dystrophique.À ce stade la mobilisation de l\u2019épaule devient graduellement moins douloureuse.Au cours de la dernière phase du syndrome, s'installent des modifications irréversibles ca- caractérisées par une progression marquée de l\u2019atrophie du membre supérieur, plus particulièrement de la main.La peau devient douce, luisante et tendue.La circulation sanguine est fortement diminuée et la température cutanée est abaissée.Les mouvements de la main, des articulations distales en particulier, deviennent progressivement plus difficiles.Souvent, il y a contracture des tendons fléchisseurs; la contracture du type Dupuytren (17) n\u2019est pas rare.La douleur à la main est intense et rebelle à la plupart des thérapeutiques.Le Shoulder-Hand Syndrome n\u2019est probablement qu\u2019une variété clinique de la dystrophie réflexe du membre supérieur.L\u2019are réflexe peut n'\u2019intéresser qu\u2019un segment du membre supérieur, uniquement l'épaule, par exemple, ou seulement la main.C\u2019est ainsi qu\u2019on a décrit l\u2019apparition de contracture du fascia palmaire sans atteinte de l\u2019épaule à la suite d\u2019infarctus du myocarde (1, 15).Chez plusieurs malades, Johnson a remarqué qu\u2019à la suite d\u2019une lésion du myocarde il se produisait uniquement au niveau de la main une modification tissulaire identique à celle observée au cours de la scléro- dactylie (12).On a même prétendu que la contracture du Dupuytren ne constitue pas en elle-même une entité pathologique isolée; elle serait secondaire à une lésion viscérale passée ou présente (20).On voit, d\u2019autre part, que l\u2019épaule douloureuse sans atteinte de la main est souvent la seule manifestation d\u2019une dystrophie réflexe secondaire à une occlusion des coronaires ou consécutives à une hémiplégie.Enfin Steinbrocker (21) signale la fréquence des phénomènes vasodilatateurs et 26 VAILLANCOURT: DYSTROPHIE REFLEXE DU M.S.raciques et excite fortement le centre neuronal médullaire.À ce niveau, l\u2019influx stimule à la fois les cellules de la corne antérieure affectant ainsi les muscles de l\u2019épaule et aussi les cellules de la corne latérale dont dépend l\u2019innervation sympathique du membre supérieur (21).L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 cardiaque peut avoir une distribution plus étendue et être transmise par n\u2019importe quel ganglion compris C3 et T10 (26, 13).Ce dernier fait anatomique explique la difficulté souvent éprouvée à différencier une douleur réflexe d\u2019origine cardiaque de celle provenant d\u2019autres tissus ayant une commune innerva- La douleur d\u2019origine cardiaque est directement ressentie au niveau du sternum.Une lésion du cœur peut toutefois, par phénomène réflexe, se traduire par une douleur localisée au territoire compris entre les troisième et sixième segments thoraciques; une telle douleur est généralement associée à une hyperesthésie de la zone précordiale de même que de la zone scapulo-brachiale innervée par T1 et par T2 (27).Plus rarement, la douleur tion segmentaire; il s\u2019agit plus précisément des douleurs à provenance des voies biliaires, du diaphragme, du médiastin, de l\u2019æsophage, du dôme pleural, de la moelle, des racines nerveuses et des structures musculo-osseuses de l\u2019épaule et du thorax (27).Bref, l\u2019épaule et le membre supérieur sont généreusement pourvus d\u2019éléments sympathiques.De par ce fait neuro-anatomique, il existe une relation plus ou moins directe mais L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 toutefois intime entre les viscères thoraciques, l\u2019épaule, le bras, le cerveau et les structures musculo-osseuses de la partie supérieure du corps humain.Une lésion au niveau de ces différents segments anatomiques est, beaucoup plus souvent qu\u2019on semble généralement le croire, à l\u2019origine d\u2019une symptomatologie neuro-vasceulaire réflexe intéressant le membre supérieur (21).Si l\u2019on accepte l\u2019intéressante hypothèse de Lorente de N6 (18), on s\u2019explique plus facilement la présence d\u2019une dystrophie réflexe au membre supérieur à la suite de plusieurs lésions pathologiques dont l\u2019insuffisance coronarienne.On comprendra que le syndrome puisse être consécutif à une foule de lésions périphériques tels la thrombophlébite, un traumatisme quelconque ou l\u2019ostéo-arthrite cervicale.On a noté également la présence d\u2019une dystrophie réflexe à la suite de lésions cérébrales ou médullaires.On doit enfin admettre que, dans bien des cas, l\u2019étiologie du syndrome demeure obscure ou franchement inéluctable.Il semble que le Shoulder-Hand Syndrome constitue l\u2019expression clinique la plus complète (1) de la dystrophie réflexe du membre supérieur.Il est à noter que le syndrome, bien que généralement unilatéral, peut plus rarement être bilatéral (9,10, 14).Steinbrocker décrit trois stades successifs au Shoulder-Hand Syndrome (21).La phase initiale peut durer de trois à six mols; elle est caractérisée par l\u2019apparition soudaine ou graduelle d\u2019un spasme musculaire douloureux à l\u2019épaule et aussi par du gonflement, de la raideur, de l\u2019hyperthermie et quelquefois de la douleur à la main.Au tout début, le malade peut souffrir uniquement de son épaule, alors le tableau clinique ressemble à s\u2019y méprendre à celui rencontré au cours de la périarthrite ou bursite de l\u2019épaule; la douleur peut également n\u2019intéresser que la main.À ce premier stade, la guérison spontanée est possible.La seconde phase dure de trois à six mois.On y observe une diminution de l\u2019ædème des tissus, une augmentation de la raideur arti- VAILLANCOURT: DYSTROPHIE RÉFLEXE DU M.S.27 culaire, de l\u2019atrophie progressive des éléments musculaires associée à des déformations en flexion des articulations, de la fibrose tissulaire et de la décalcification osseuse (atrophie de Sudeck) au sein de la zone dystrophique.À ce stade la mobilisation de l\u2019épaule devient graduellement moins douloureuse.Au cours de la dernière phase du syndrome, s'installent des modifications irréversibles ca- caractérisées par une progression marquée de l\u2019atrophie du membre supérieur, plus particulièrement de la main.La peau devient douce, luisante et tendue.La circulation sanguine est fortement diminuée et la température cutanée est abaissée.Les mouvements de la main, des articulations distales en particulier, deviennent progressivement plus difficiles.Souvent, il y a contracture des tendons fléchisseurs; la contracture du type Dupuytren (17) n\u2019est pas rare.La douleur à la main est intense et rebelle à la plupart des thérapeutiques.Le Shoulder-Hand Syndrome n\u2019est probablement qu\u2019une variété clinique de la dystrophie réflexe du membre supérieur.L\u2019arc réflexe peut n\u2019intéresser qu\u2019un segment du membre supérieur, uniquement l\u2019épaule, par exemple, ou seulement la main.C\u2019est ainsi qu\u2019on a décrit l\u2019apparition de contracture du fascia palmaire sans atteinte de l\u2019épaule à la suite d\u2019infarctus du myocarde (1, 15).Chez plusieurs malades, Johnson a remarqué qu\u2019à la suite d\u2019une lésion du myocarde il se produisait uniquement au niveau de la main une modification tissulaire identique à celle observée au cours de la scléro- dactylie (12).On a même prétendu que la contracture du Dupuytren ne constitue pas en elle-même une entité pathologique isolée; elle serait secondaire à une lésion viscérale passée ou présente (20).On voit, d\u2019autre part, que l\u2019épaule douloureuse sans atteinte de la main est souvent la seule manifestation d\u2019une dystrophie réflexe secondaire à une occlusion des coronaires ou consécutives à une hémiplégie.Enfin Steinbrocker (21) signale la fréquence des phénomènes vasodilatateurs et 28 VAILLANCOURT: DYSTROPHIE RÉFLEXE DU M.8.vaso-constricteurs localisés rencontrés à la suite de lésions traumatiques ou d\u2019accidents cérébraux, il croit que dans plusieurs cas la douleur et les phénomènes vaso-moteurs attribués à un syndrome du scalène ou à une anomalie costo-claviculaire ne soient en réalité qu\u2019autant de manifestations d\u2019une dystrophie réflexe.Il faut bien réaliser qu\u2019un malade peut présenter certains symptômes généralement observés au cours de la dystrophie réflexe du membre supérieur sans toutefois que le mécanisme neurologique réflexe puisse être mis en cause.Il est bien évident qu\u2019en l\u2019absence d\u2019une lésion organique susceptible de le déclencher, le syndrome dystrophique réflexe ne saurait être invoqué.La guérison spontanée, particulièrement au premier stade du syndrome, est assez fréquente.Toutefois, l\u2019évolution de la dystrophie réflexe est capricieuse et il serait dangereux de s'abstenir de toute thérapeutique dans l\u2019espoir d\u2019une amélioration spontanée.À toutes les phases de la maladie, la physiothérapie peut rendre de grands services.Sous le couvert d\u2019analgésiques ou à la faveur d\u2019un relâchement musculaire obtenu par l\u2019application judicieuse de chaleur, des exercices spécialement adaptés à la préservation de la mobilité articulaire sont particulièrement indiqués.Si ces mesures physiothérapiques s\u2019avèrent inefficaces, on doit recourir sans hésitation à des blocages stellaires répétés ou même préconiser une sym- pathectomie (2,5, 11,21).Des rapports préliminaires récents signalent l\u2019heureuse action de la cortisone dans la dystrophie réflexe du membre supérieur (20-A, 22).A la suite de cette observation, on est en droit de se demander si l\u2019administration du stéroïde a tout simplement coïncidé avec une rémission spontanée souvent observée au cours de l\u2019évolution du syndrome.Si, au contraire, l\u2019hypercortinisme peut réellement modifier la physio-pathologie du Shoulder-Hand Syndrome, il y aurait peut-être lieu de reviser le mé- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 canisme hypothétique de la dystrophie réflexe du membre supérieur.2 BIBLIOGRAPHIE (1) J.M.ASKEY: The syndrome of painful disability of the shoulder and hand complicating coronary occlusion.Am.Heart J., 20: 1, 1941.(2) T.B.BAYLES, W.E.JUDSON et T.A.POTTER : Reflex Sympathetic Dystrophy of the Upper Extremity (Hand-Shoulder Syndrome).JAM A.144: 537, 1950.(3) J.V.CADY: Shoulder Disabilities Associated with Coronary Disease.Penn.Med.J., 55: 549, 1952.(4) W.R.CHITWOOD: The importance of Recognizing Post-infarctional Shoulder-Hand Syndrome.N.E.J.Med.243: 813, 1950.(5) W.R.CHITWOOD: Shoulder-Hand Syndrome Complicating Myocardial Infarction.S.Med.J., 44: 72, 1951.(6) G.de TAKATS et D.S.MILLER: Post-traum- atic Dystrophy of the Extremities \u2014 A chronic vasodilator mechanism.Arch.Surg., 46: 469, 1943.(7) G.DUPUYTREN : De la rétraction des doigts par suite d\u2019une affection de l\u2019aponévrose palmaire ; opération chirurgicale qui convient dans Ce cas.J.Univ.et Hebd.de Méd.et Chir.Pratif., 2.5v: 248, 1832.Cité par Steinbrocker.(8) A.C.ERNSTENE et J.KINELL: Pains in the Shoulder as a sequel of myocardial infarction.Arch.Int.Med, 66: 800, 1940.(9) C.K.FRIEDBERG: Diseases of the Heart.W.B.Saunders Co., Philadelphia, 1950.(10) A.W.HILKER: Shoulder-Hand Syndrome complication of Coronary artery disease.Ann.Int.Med., 31: 303, 1949.(11) L.G.HOWARD: Neck and Shoulder Pain Syndromes.Med.Clin.North Amer.(septembre).page 1289, 1952.(12) A.C.JOHNSON: Disabling Changes in the hand resembling sclerodactylia following myocar- dial infarction.Ann.Int.Med.19: 4383, 1943.(13) C.M.JONES: Pain from the digestive tract.Proc.Research Nerv.and Ment.Dis, 23: 274.1943.Cité par H.G.Wolff, S.Wolf.\u2014 Pain.Charles C.Thomas, Pub, Springfield, Ill.1949.(14) E.KAMMERLING, G.N.LEWIS et I.EHRLICH: Recurrent Post-Infarctional Shoulder- Hand Syndrome.\u2014 Report of case with unusual 92.Nous tenons à remercier le docteur Jean-Léon Desrochers, du département de Neurologie.des précieux conseils qu\u2019il nous a donnés lors de la préparation du manuscrit. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 clinical evolution.N.Eng.J.Med, 242: 701, 1950.(15) K.C.KEHL: Dupuytren\u2019s contracture as a sequel to coronary artery disease and myocardial infarction.Ann.Int.Med., 19: 213, 1943.(16) E.LIBMAN: General considerations, in symposium on angina pectoris with special reference to coronary heart disease.Bull.N.Y.Acad.Med., 11: 427, 1935.{17) W.K.LIVINGSTON: Pain mechanisms: a physiologic interpretation of causalgia and its related states.The Macmillan, C., 1943.(18) R.LORENTE de NO: Analysis of the activity of the chains of internuncial neurons.J.Neur- ophysiol, 1: 207, 1938.(19) W.OSLER: Lectures on angina pectoris and allied states.D.Appleton & Co., New York, 1897, page 50.Cité par D.M.Swan et J.M.McGowan: JAMA, 146: 774, 1951.{20) H.POWERS: Dupuytren\u2019s contracture, one hundred years after Dupuytren: interpretation.J.Neurol.and Ment.Dis., 80: 386, 1934.(20-a) H.I.RUSSEK, A.S.RUSSEK, A.A.DOER- NER et B.L.ZOHMAN : Cortisone in the treatment of the Shoulder-Hand Syndrome following VAILLANCOURT: DYSTROPHIE REFLEXE DU M.S.29 myocardial infarction.Arch.Int.Med.91: 487, 1953.(21) O.STEINBROCKER, N.SPITZER et H.H.FRIEDMAN: The Shoulder-Hand Syndrome in reflex dystrophy of the upper extremity.Ann.Int.Med., 29: 22, 1948.(22) S.SUSSMAN : Use of Cortisone in the management of the Shoulder-Hand Syndrome.Arch.of Phys.Med., 33: 289, 1952.(23) D.M.SWAN et J.M.McGOWAN : Shoulder- Hand Syndrome following myocardial infarction.JAMA.146: 774, 1951.(24) E.F.TRAUT: Particular fibrositis in coronary Disease.Am.Pract., 1: 512, 1950.(25) E.F.TRAUT: Procaine and procaine amide hydrochloride in skeletal pain.JAM.A, 150: 785, 1952, (26) J.C.WHITE: Sensory innervation of the viscera studies on visceral afferent neurones in man based on neuro-surgical procedures for relief of intractable pain.Proc.A.Res.Nerv.and Ment.Dis., 23: 373, 1943.Cité par H.G.Wolff: S.Pain.Charles Thomas, Pub, Splingfield, Ill, 1949.(27) H.G.WOLFF: Wolf, S.Pain.Charles C.Thomas, Pub., Springfield, Ill, 1949.CONSIDÉRATIONS PHYSIO-HISTO-ANATOMIQUES DE L\u2019'ISTHME UTÉRIN EN RELATION AVEC LA FORMATION DU SEGMENT INFÉRIEUR DE L\u2019UTÉRUS GRAVIDE R.VADEBONCŒUR, Hôpital de la Miséricorde (Montréal).De tout temps les anatomistes ont décrit l\u2019isthme utérin comme cette partie étranglée de l\u2019utérus et interpolée entre le corps et le col.Mais nous n\u2019y voyons là qu\u2019une vague définition topographique.Quelle sont les limites corporéale et cervicale de cette zone transitoire entre le corps et le col utérin?Quelle en est sa structure histologique chez l\u2019utérus gravide et non gravide, et quelles en sont les modalités physiologiques dans l\u2019un et l\u2019autre cas?C\u2019est L.Aschoff qui, le premier, en 1905 décrivit la nature intime de l\u2019isthme utérin non gravide et en précisa davantage les limites.Plus tard ses travaux furent repris, confirmés et complétés par H.Steive.Leurs conceptions, auxquelles nous apporterons certaines modifications par la suite, nous sont parvenues virtuellement intactes.Pour Aschoff, l\u2019utérus non gravide présente deux orifices utérins internes.1° L\u2019orifice interne histologique O.I.H.lequel marque le point de transition histologique depuis la muqueuse endocervicale jusqu\u2019à la muqueuse de l\u2019isthme. 30 VADEBONCŒUR: ISTHME UTÉRIN 2° L\u2019orifice interne anatomique O.I.A.situé à 6 ou 10 mm.plus haut que le précédent.Ce serait une construction de la lumière de la cavité utérine et marquant la limite inférieure de celle-ci.Entre ces deux plans parallèles se trouve ce qui fut nommé l\u2019isthme utérin d\u2019Aschoff lequel constitue par définition et par nomenclature une entité séparée et distincte du corps et du col.Sa physiologie est unique: sa muqueuse présente les caractéristiques de l\u2019endomètre corporéal bien que plus mince et plus riche en tissus de soutien (collagen).Ses glandes sont plus rares que celles du corps, et moins sensible est leur réponse aux sécrétions hormonales ovariennes; de plus elles ne contiendraient pas de glucogen.- Mais nous voyons tout de suite que, comme dans toute zone de transition muco-épithéliale ou autre, les orifices histologiques et anatomiques sont très variables et très difficilement, pour ne pas dire, jamais précisément définissables.En effet, l\u2019O.I.H.est très souvent mal défini, les glandes cervicales et isthmiques s\u2019enchevêtrent sur une distance suffisamment étendue que le point de démarcation précis est impossible.Il en est de même pour l\u2019O.I.A.; cette constriction n\u2019est jamais dans un plan unique et défini.Le plus souvent ce n\u2019est qu\u2019une éminence arrondie dans la lumière utérine et son étendue présente toutes les modalités possibles avec les différents utérus.Kearns, Murshall et Frank] affirment qu\u2019il est impossible de définir une étendue spaciale fixe à l\u2019isthme utérin; et de conclure que ce dernier est «extraordinairement variable.» Plus tard Aschoff et Steive nous donnèrent la conception classique des changements isthmiques de l\u2019utérus gravide.\u2014 Pendant le troisième mois de la grossesse l\u2019isthme s\u2019allonge jusqu\u2019à environ 3 fois sa longueur initiale; ceci s\u2019accompagnant d\u2019un amincissement proportionnel de ce segment étant donné qu\u2019il n\u2019y a pas de variation pondérale durant l\u2019élongation.Durant les semaines subséquentes l\u2019isthme subit un « amoindrissement » (unfolding) tel que tout le canal isthmique s\u2019incorpore l\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 dans la formation de la chambre ovulaire.A ce temps précis la cavité utérine consiste en une cavité corporéale à laquelle s\u2019ajoute un élargissement du canal isthmique.L\u2019isthme devient alors le « segment inférieur » et demeure tel jusqu\u2019à ce que l'utérus involue vers son état de non-gravidité.On a noté que cet amoindrissement s\u2019arrêtait à quelques millimètres de l\u2019'O.I.H.Et Steive croyait que la musculature ne jouait ancun rôle dans ce phénomène; il ne faisait nullement allusion à la nature fibreuse du col, ni à la transition d\u2019un type tissulaire à un autre.Cependant il a décrit un réseau vasculaire complexe situé à la jonction cervico-isthmique et qu\u2019il a qualifié de «tissu érectile ».À ce dernier 1l attribua le rôle de limiter l\u2019amoindrissement de l\u2019isthme et de maintenir l\u2019orifice cervical plus ou moins fermé jusqu\u2019au début du travail.Danforth de Chicago reprit en 1947 l\u2019étude histo-anatomique de 12 utérus gravides ct de 46 utérus non-gravides et à l\u2019aide de colorants spéciaux dont le trichrome de Masson.Chez l'humain le col de l\u2019utérus non-gravide est constitué principalement de tissu conjonctif fibreux avec une moyenne d\u2019environ 15% seulement de fibres musculaires lisses.Le tissu sus-jacent au col est formé surtout de fibres musculaires lisses.La transition à partir du tissu fibreux au tissu musculaiie est généralement brusque; mais elle peut être graduelle s\u2019étendant sur un espace de 5 à 10 mm.Voici les observations des changements isthmiques durant la grossesse : 1° L\u2019isthme s\u2019allonge durant le 3e mois de gravidité et cela avant que le produit de la fécondation occupe tout l\u2019espace disponible dans le corps.Cette élongation n\u2019est pas accompagnée comme le pensait Aschoff et Steive d\u2019un amincissement comme si une traction invisible voulait séparer le corps du col; mais est plutôt accompagnée d\u2019un épaississement qui semble proportionnel à celui du corps utérin.| 2° L\u2019amoindrissement (en entonnoir) de l\u2019isthme avec incorporation de son canal dans la cavité utérine coïncide avec le temps ou \u2014- \u2014- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 l\u2019œuf rempli la cavité corporéale et requiert plus de capacité nécessaire à son accommodation.Ce processus n\u2019en est pas un de distension active, mais plutôt une dilatation passive où la musculature du pôle inférieur de l\u2019utérus s\u2019ajuste au contenu croissant de ce dernier.3° Le phénomène d\u2019amoindrissement de l\u2019isthme paraît s\u2019accompagner d\u2019un amincissement de sa musculature et cela concomitam- ment.4° L\u2019amoindrissement s\u2019arrête brusquement à la jonction fibro-musculaire cervico-isthm1- que.5° L\u2019amoindrissement une fois complété (segment inférieur), il est impossible de délimiter la jonction corporéo-isthmique que ce soit par examen macroscopique ou microscopique.Nous voyons qu\u2019à cause de ces observations nous devons croire de plus en plus qu\u2019au double point de vue anatomique et fonctionnel l\u2019isthme loin de faire partie isolée forme un tout avec le reste de la musculature utérine Alors l\u2019idée de l\u2019isthme entité distincte, indivise, doit être abandonnée, et l\u2019utérus doit être considé: é comme composé de deux parties principales: le corps et le col suivant que la structure fondamentale est, soit principalement musculaire ou principalement fibreuse.Et pour se conformer à ces considérations il est suggéré que la limite inférieure du segment inférieur soit placée à la jonction fibro-musculaire du col avec le corps.Pratiquement et de fait nous devons considérer que la limite supérieure du segment inférieur se situe en un point quelconque de la paroi utérine que la présentation fœtale doit dilater pour sortir.Dès lors nous devons remanier la définition du segment inférieur et dire que c\u2019est la portion de la musculature utérine qui doit subir une dilatation circonférencielle au cours de la grossesse et du travail, son étendue dépend donc de la grosseur de la présentation et de son niveau dans la cavité utérine.R.H.Stewart (Washington) étudiant en 1952 l\u2019utérodynamie dans la grossesse et le travail; rappelle les idées d\u2019Ivy sur la physio- VADEBONCŒUR: ISTHME UTÉRIN 31 logie de la musculature utérine.Pour Ivy les quatre grandes propriétés de la musculature utérine sont celles des muscles lisses en général: 1° Contraction \u2014 2° relachement \u2014 3° l\u2019ajustement de la longueur de la fibre sans changement de la pression intra-utérine \u2014 4° coordination de toutes les fibres.La pression intra-utérine se développe également partout, cette pression s\u2019exerce sur le fœtus et vient appuyer fermement la présentation sur le col.Entre les contractions la tension intra-utérine est continue parce que la cavité a diminué par un phénomène que nous verrons tantôt; mais la musculature retourne à son état chimique de repos et se prépare alors à une autre contraction.Le métrostasis (Ivy) est une fixation relative de la longueur d\u2019une fibre musculaire à laquelle elle se contracte ou se relâche.Deux termes sont utilisés pour illustrer cette action: 1° Mécystasis C\u2019est un accroissement de la longueur d\u2019une fibre musculaire qui maintient sa résistance à l\u2019étirement, et conserve aussi sa propriété de contraction ou de relâchement sans changer sa tension.2° Brachystasis C\u2019est un raccourcissement de la longueur de la fibre mais celle-ci conserve sa résistance à l\u2019étirement, se contracte et se relâche sans changement de tonicité.Les ajustements métrastasiques commencent dès la 22e semaine et quand la croissance de la fibre utérine cesse cette dernière présente du mécystasis qui permet à la cavité utérine de s\u2019ajuster aux dimensions changeantes du fœtus, et cela sans varier la tension intra-uté- rine.Le métrostasis atteint son maximum avec le début du travail.Le brachystasis prédomine dans le fond utérin, il diminue graduellement vers le segment inférieur et disparait finalement dans la région cervicale.Pour ce qui est du mécystasis c\u2019est l\u2019inverse et son siège maximum c\u2019est le col.Au cours du travail le mécystasis des fibres du segment inférieur et du col fait qu\u2019elles se relâchent et maintiennent leur longueur accrue sans chan- 32 VADEBONCŒUR : ISTHME UTÉRIN ger leur tonus; alors la dilatation progressive du col s\u2019effectue.Dans un travail normal il est physiologique que la brachystasis du fond utérin domine, sans cela il y a dystocie de la progression fœtale c\u2019est une dyskynésie de la contraction.Le col ne se dilate pas proprement dit, mais il est virtuellement «attiré » vers la présentation par le raccourcissement des muscles du fond utérin exerçant une force de rétraction sur le segment inférieur et principalement sur la lèvre antérieure du col; pendant que la portion postérieure du col demeure dorsale, maintenue par les facias et les muscles et surtout par une plus faible contraction de la paroi postérieure de l\u2019utérus.Au fur et à mesure que la descente fœtale s\u2019effectue le brachystasis du fond vient combler le vide.Après l\u2019accouchement le brachystasis devient très exagéré et l\u2019utérus se contracte fermement autour du placenta et comme les contractions rythmiques reprennent, le placenta est expulsé et les sinus placentaires se ferment.Au cours de cet exposé nous avons voulu mettre en lumière ce qui nous semble logique: 1° que l\u2019isthme utérin n\u2019est pas une entité physio-anatomique.2° que chez l\u2019utérus gravide l\u2019isthme devenant le segment inférieur s\u2019incorpore totalement au reste de la musculature utérine et forme avec elle un « tout » histo-physio-ana- tomique.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1951 3° qu\u2019au point de vue clinique le segment inférieur est cette partie de la musculature utérine qui est au-dessous de la grande circonférence de la présentation fœtale.Enfin nous avons vu que le trépied utéro- dynamique: \u2014 contractions \u2014 brachystasis \u2014 mécystasis \u2014 donne comme résultante physiologique la propulsion hors de la filière génitale du produit de la conception à terme.BIBLIOGRAPHIE 1.A.C.IVY et L.RUDOLPH: The uterine isthmic segment.Surg., Gynec.and Obst., 67: 188, 1938.2.D.M.DANFORTH: The fibrous nature of the human cervix and 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comas et laissez-moi surtout les remercier de l\u2019occasion qu\u2019ils me donnent de traiter devant vous « Le diagnostic différentiel des comas et leurs traitements d'urgence.» Le problème des comas reste encore d\u2019une brûlante actualité.Pour s\u2019en convaincre, sachons que les admissions au « Boston City Hospital » se sont chiffrées, pour l\u2019année 1953, à 1167 comas, ce chiffre représente 3% du total des admissions.Que le nombre des comas soit allé, depuis, en augmentant, il suffit pour s\u2019en rendre compte de penser à la fréquence de plus en plus grande des maladies vasculaires, aux accidents de plus en plus nombreux causés par la circulation, aux intoxications de plus en plus fréquentes pour ne mentionner que celles causées par l\u2019alcool et enfin au nombre sans cesse croissant des diabétiques.En face de ces multiples sources de comas, non seulement les médecins des hôpitaux, mais tous les praticiens de la ville comme de la campagne, auront, sans avertissement préalable, à faire face de plus en plus, à des comas, à les diagnostiquer ct à les traiter précocement.Le traitement prophylactique des comas pourrait endiguer un bon nombre d\u2019entre eux, mais quand on voit les comas diabétiques qui n\u2019ont plus, aujourd'hui, aucune raison d\u2019exister, continuer encore d\u2019affluer dans un hôp:- tal au rythme de trente par année, comment éviter les comas qui sont l\u2019aboutissement naturel de nombreuses maladies?1.Communication au XXIITe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Sherbrooke, septembre 1953.La définition de coma nous oblige à remonter à son origine grecque xo:æo, je dors.Larousse compare le coma à un sommeil qui voisine la mort.Le coma serait par conséquent un sommeil pathologique avec un état d\u2019inconscience qu'aucune excitation peut interrompre.Si nous voulons être plus explicites, nous dirons que le coma est un état de somnolence profonde avec perte plus ou moins complète de la conscience, de la sensibilité, de la motilité contrastant avec la conservation des fonctions de la vie végétative: circulatoire, respiratoire et digestive.Comme nous aurons au cours du diagnostic différentiel des comas à éliminer certaines pertes de connaissance, il convient de dire que tout comateux est inconscient mais que toute inconscience n\u2019est pas nécessairement du coma.Le diagnostic d\u2019un coma repose sur une triple base, à savoir: 1) L\u2019interrogatoire.Forcément en face d\u2019un malade dans le coma, les renseignements seront fournis par les parents, les amis ou les témoins du comateux.Les questions clés sont les suivantes: a) Y a-t-il eu accident?b) Est-ce la première perte de connaissance ou le premier coma?c) Exis- tait-il une maladie ou des symptômes avant cette perte de connaissance ?2) Malheureusement, faute de ces renseignements, le médecin sera obligé de recueillir de son examen physique les éléments nécessaires pour étayer le diagnostic et le pronostic du coma.Ceci exige de la part du médecin un baggage élaboré de connaissances médicales.De la rapidité dans cette sorte d\u2019expertise mé- 34 ROBILLARD: DIAGNOSTIC DES COMAS dico-légale dépend souvent la réussite ou la faillite du traitement.3) Quand les circonstances le permettent, le troisième élément dans le diagnostic sera fourni par le laboratoire qui v:endra compléter le diagnostic clinique.Les examens biologiques, chimiques et physiques nous sont souvent d\u2019un précieux secours.Le diagnostic différentiel des comas devrait se faire en passant en revue les groupes de comas suivants: a) les comas traumatiques, b) les comas vasculaires, c) les comas infectieux, d) les comas par intoxications endogènes, e) les comas par intoxications exogènes.Quelle que soit la classification des comas, je dois vous dire qu\u2019il est impossible de se limiter à un schéma pour faire un diagnostic différentiel d\u2019un coma.Tel coma qui cadre bien dans tel groupement par la plupart de ses symptômes, le débordera par son étiologie et par son traitement.| I.\u2014 ENVISAGEONS EN PREMIER LIEU LES COMAS TRAUMATIQUES.Le malade a fait une chute, a reçu un coup sur le crâne ou a été atteint d\u2019une plaie pénétrante de la tête.La présence d\u2019une blessure crânienne témoigne d\u2019une origine traumatique.A la condition que le traumatisme soit initial, nous avons les possibilités entre une fracture du crâne, une commotion cérébrale, une contusion cérébrale, et une compression du cerveau.| Si la perte de connaissance consécutive au traumatisme est immédiate, mais de courte durée, c\u2019est le signe d'une commotion cérébrale.Si la perte de connaissance dure quelques heures, après un début identique, la contusion cérébrale doit être envisagée.Dans la compression cérébrale, le coma peut être immédiat et d\u2019une durée brève ou longue, mais la conscience revient.Il existe un intervalle libre d'une importance capitale dans le diagnostic d'une compression du cerveau.Quand, à cet intervalle libre, fait suite une perte de connaissance se traduisant par un coma progressif accompagné souvent d\u2019épilepsie Bravais- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Jacksonnienne, on peut dire que l\u2019hémorragie extra-duremérienne est responsable de cette compression cérébrale.Dans tout traumatisme crânien, nous devons rechercher la fracture du crâne.Si les fractures avec enfoncement sont faciles à découvrir, si les fractures de la base du crâne, avec saignement du nez et des oreilles, sont également faciles à diagnostiquer, il n\u2019en est pas de même pour d\u2019autres fractures que même les radiographies en séries n\u2019arrivent pas à révéler.Les hémorragies cérébrales consécutives aux traumat:smes crâniens peuvent découler d\u2019une simple commotion cérébrale, d\u2019une contusion ou d\u2019une fracture du crâne.Le traitement d\u2019urgence dans les traumatismes crâniens consiste à procurer au blessé le maximum de repos, à prévenir le shock en réchauffant le malade.La morphine est contre-indiquée dans ces cas, car il ne faut pas déprimer le centre respiratoire.L'intervention neuro-chirurgicale aura lieu en face d\u2019une hémorragie qui se continue ou d\u2019une compression.L\u2019observation du malade doit être complète et continue.La ponction lombaire sera précieuse non seulement comme élément de diagnostic mais également comme valeur thérapeutique d\u2019une hypertension intra-crânien- ne.Le traumatisme crânien est évident mais, est-il prouvé qu\u2019il soit initial?Il nous faut donc rechercher en dehors d\u2019un pur accident les possibilités de pareilles éventualités.Les comas traumatiques qui trouvent leur étiologie dans des groupements étrangers seront pour la plupart des comas vasculaires mais en apparence traumat'ques.Les chutes provoquées lors d\u2019un ictus apoplectique par hémorragie cérébrale avec ou sans inondation ventriculaire peuvent provoquer des traumatismes crâniens et souvent nous donner l\u2019aspect d\u2019un coma traumatique.Cependant, l\u2019âge du malade, 45 à 60 ans, la paralysie flasque avec signe de Babinski du côté atteint, l\u2019histoire d\u2019hypertension, la cyanose et la respiration stertoreuse complétent rm SRN a - a L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 le tableau de l\u2019apoplexie.Le transport de ces malades se fera avec précaution, il faut les garder en position demi-assise, la tête tournée d\u2019un côté pour éviter les complications pulmonaires par déglutition.Ne pas faire chez eux de saignée systématiquement.L'huile camphrée trouve ici son indication et le cathétérisme fera éviter l\u2019atonie vésicale.S\u2019agit-il d\u2019une thrombose cérébrale responsable de la chute?Dans la thrombose cérébrale provoquant un ramollissement, le coma s\u2019installe plus lentement, l\u2019âge du malade est plus avancé.Cependant la thrombose d\u2019origine syphilitique et les spasmes artériels du cerveau sont plus précoces.La papavérine la spasmalgine, l\u2019acide nicotinique peuvent constituer le traitement d\u2019urgence de la thombose cérébrale.S'agit-il d\u2019une embolie cérébrale qui simule un traumatisme crânien?La sténose mitrale, la fibrillation, l\u2019infarctus du myocarde expliqueraient cette possibilité.La papavérine jointe à nos efforts pour parer à de nouvelles embolies devra guider, dans ce cas, notre thérapeutique.L\u2019hypotension orthostatique, l\u2019hypersensibilité du sinus carotidien peuvent déclencher la chute funeste.Il faudra les traiter prophy- lact\u2018:quement en évitant les stations verticales prolongées et les compressions du cou par la chemise ou le razoir électrique.Jusqu\u2019ici, les comas traumatiques avaient trouvé leur étiologie dans un accident initial ou dans le groupement des comas vasculaires, mais en face d\u2019un blessé du crâne, il nous faut élminer certaines intoxications qui pourraient avoir produit le coma.Qu\u2019un blessé du crâne sente l\u2019alcool, la raison n\u2019est pas suffisante pour en faire un coma éthylique.L'abus que l\u2019on fait de l\u2019alcool pour ranimer les personnes de tout malaise aggrave le problème.L\u2019odeur d\u2019alcool ne suffit pas pour classer un coma.Le coma alcoolique est fait d'un état stuporeux, le malade présente un facies rouge, une gorge et des conjonctives injectées.Les vomissements sont fréquents.L\u2019alcoolique qu: a reçu un traumatisme cra- ROBILLARD: DIAGNOSTIC DES COMAS 35 nien doit être strictement surveillé.Il faut garder ce malade au chaud, évacuer son estomac et y laisser une tasse de café chaud.La coramine et même la strychnine peuvent sauver la vie de ces malades.En face d\u2019un blessé du crâne, il faut reconnaître un diabétique en réaction hypoglycémi- que et même le malade qui présente une hypoglycémie dite spontanée.L'état diabétique dans le premier cas, les crises antérieures semblables dans le second les états de contractures, le Babinski bilatéral, la transpiration, la pâleur, la mydriase, la respiration superficielle, voilà les signes d\u2019une réaction à l\u2019insuline à la phase comateuse.Il faut la reconnaître malgré les plaies au crâne, malgré l\u2019odeur d\u2019alcool, malgré la phase psy- chastén:que qui a précédé le sommeil et même malgré l\u2019hémiplégie que l\u2019insuline peut créer.La baisse de la glycémie, l\u2019absence de sucre urinaire confirment le diagnostic.L\u2019urgence est impérieuse dans le resucrage d\u2019un tel malade.C\u2019est par le sérum glucosé hypertonique intra-veineux que nous atteindrons cette résurrection pourvu que nous arrivions avant l\u2019hémorragie cérébrale que peuvent déclencher de telles réactions.En face d\u2019un blessé du crâne, sachons découvrir un épileptique.Son cri initial, ses convulsions suivies de coma, les cicatrices de ses blessures antérieures, son incontinence urinaire et fécale, son facies hébété et sa céphalée au réveil voilà des signes assez nombreux, pour vous rendre la tâche assez facile dans ces cas.Le gardenal trouve ici une place de choix.IT \u2014 ENVISAGEONS MAINTENANT LE DEUXIÈME GROUPEMENT, I.E.LES COMAS VASCULAIRES Ceux-ci doivent leur fréquence aux hémorragies cérébrales, conséquence naturelle d\u2019une maladie hypertensive chronique et aux ramollissements cérébraux par artériosclérose, par artérite syphilitique, par thrombose cérébrale.L\u2019embolie cérébrale est la troisième entité par ordre d\u2019importance dans la production des comas vasculaires, elle fait suite aux hémorra- gles cérébrales et aux ramollissements céré- 36 ROBILLARD: DIAGNOSTIC DES COMAS braux dans cette liste.L\u2019embolie cérébrale est la conséquence d\u2019une cardiopathie acquise, mais il faut également tenir compte des embolies gazeuses produites au cours d\u2019une ponction pleurale, d\u2019un pneumothorax artificiel, d\u2019un avortement criminel.Le diagnostic de ces trois entités du coma vasculaire se fera par l\u2019apparition d\u2019une hémiplégie reconnaissable à ces signes: la déviation conjuguée de la tête et des yeux, l\u2019asymétrie faciale, l\u2019hypotonie des membres paralysés, l\u2019existence d\u2019un signe de Babinski.Les pertes de sang par hémoptysie, par hématémèse, par rupture de varices à l\u2019œsopha- ge ou aux membres inférieurs, par rupture de grossesse ectopique, en un mot par l\u2019anémie aiguë, suffisent à déclencher un ramollissement cérébral par manque d\u2019irrigation cérébrale duc à cette hypotension passagère.Particulièrement chez les personnes âgées ou atteintes d\u2019artériosclérose, les pertes de sang doivent recevoir une correction rapide par l\u2019arrêt de l\u2019hémorragie et les transfusions, si nécessaire.Quand les spasmes vasculaires déclenchent un coma habituellement temporaire, la papavérine trouve ici son indication.Dans les comas d\u2019origine vasculaire, nous pourrons identifier celui causé par le syndrome de Stokes-Adams par les symptômes suivants: ralentissement du pouls, (25 à 40 par minute) convulsions épileptiformes suivies de coma, respiration stertoreuse.Les attaques antérieures de bradycardie, la sclérose des coronaires, le dégénérescence du myocarde et l\u2019allongement de l\u2019espace PR suffisent à caractériser ce syndrome.L\u2019épinéphrine en injection intramusculaire, voire même intracardiaque, sauvent des vies dans ces cas.Dans les comas d\u2019origine vasculaire, il faut savoir identifier le coma par infarctus du myocarde.On le reconnaît assez facilement à l\u2019état de shock: transpiration froide, pâleur ou cyanose, douleur rétro-sternale, fièvre modérée, leucocytose.L\u2019électro-cardiogramme vient non sculement confirmer mais méme localiser l\u2019oblitération coronarienne.L'urgence dans l\u2019infarctus du myocarde consiste à injec- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 ter de la morphine par voie intra-veineuse à raison d\u2019un quart de grain, toutes les 15 minutes, si nécessaire, à oxygéner ces malades.Réchauffer et laisser reposer ces comateux, voilà les traitements d\u2019urgence recommandés.Trop souvent on oublie dans les comas d\u2019origine vasculaire de parler de la fréquence des comas par décompensation aiguë cardiaque.Ceux-ci surviennent chez les personnes de plus de soixante ans, obèses, alcooliques, hypertendues.On les reconnaît aux signes cardiaques, à l\u2019æœdème malléolaire, à la congestion des bases pulmonaires, au gros foie douloureux, à la cyanose et à la dyspnée d\u2019effort.La digitalisation rapide et l\u2019oxygène améliorent rapidement ces malades.En face d\u2019un blessé du crâne comme en face d\u2019un coma d\u2019origine vasculaire, il faudrait discuter les comas par abcès du cerveau ou du cervelet, par tumeur cérébrale, par insolation ou coup de froid, car les comas déterminés par ces différents facteurs peuvent se produire avec la rapidité d\u2019une hémorragie cérébrale.III \u2014 LE TROISIÈME GROUPE DE COMAS QU\u2019IL NE FAUT JAMAIS OUBLIER AU COURS D'UN DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL COMPREND LES COMAS INFECTIEUX Malgré les causes multiples pouvant provoquer un coma infectieux, il est en général facile de porter un diagnostic à cause de la maladie en cours.Les comas causés par les méningites se reconnaissent aux vomissements, aux convulsions, à la fièvre, à la céphalée, à la raideur de la nuque.La ponction lombaire, après examen du fond de l\u2019œil, est révélatrice.Le traitement dépend de l'infection en cause.La tuberculose, la typhoïde, le paludisme, la poliomyélite, la syphilis, l\u2019encéphalite léthargique, le rhumatisme cérébral, les maladies contagieuses de l\u2019enfance, le tétanos, voilà les principales infections pouvant se compliquer d\u2019un coma infectieux dont le traitement dépend essentiellement de l\u2019infect:on causale. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Le coma par pneumonie est rarement décrit mais bien à tort.Il survient chez les jeunes ou chez les vieux.Une histoire de toux, de point de côté, de fièvre, de crachats rouillés, de bloc pulmonaire à l\u2019examen clinique ou radiologique peut être obtenue.L\u2019odeur d\u2019alcool ne doit pas faire exclure l\u2019examen pulmonaire révélateur d\u2019un coma pneumonique.Est-ce à dire qu\u2019au cours d\u2019une de ces infections, si un coma survient, nous devions nécessairement conclure à l\u2019évolution vers le coma de la maladie actuelle?Les possibilités d\u2019un coma étranger à la maladie en cours sont trop nombreuses pour ne pas y songer.En effet, les comas urémiques, les comas vasculaires se développent avec une assez grande fréquence au cours des infections susceptibles de déclencher par elles-mêmes un coma infectieux.Les comas hépatiques et les comas cancéreux qui surviennent au stage terminal de ces maladies sont caractérisés par de véritables crises hypoglycémiques que le sérum glucosé contrôle temporairement.IV \u2014 VOULOIR ÉTUDIER LE GROUPEMENT DES COMAS PROVOQUÉS PAR UNE INTOXICATION ENDOGÈNE nous obligerait à passer en revue les comas suivants: le coma par alcalose, le coma urémique, le coma éclamptique, le coma dia- bét:que, le coma basedowien, le coma myxce- démateux, le coma addisonnien et le coma par hypoglycémie dite spontanée.L\u2019étude du coma diabétique va nous permettre cette revision a vol d\u2019oiseau.De tous les comas, le coma diabétique est le seul qui n\u2019exige pas de perte de connaissance pour être classé parmi les comas, mais pour cette raison, le terme d\u2019acidose diabétique grave devrait prévaloir.Le diagnostic clinique d\u2019un coma diabétique repose sur la déshydratation, la dyspnée de Kussmau!, les nausées avec ou sans vomissements, les douleurs abdominales, la torpeur et enfin l\u2019inconscience.Ce serait rendre au médecin un mauvais service que de vouloir persister à lui enseigner que le coma diabétique est toujours représenté par un état d\u2019inconscience: ceci n\u2019est vrai qu\u2019à ROBILLARD: DIAGNOSTIC DES COMAS 37 l'état terminal du plus haut degré d\u2019acidose diabétique.Les signes biologiques nous apportent la certitude dans le coma diabétique alors qu\u2019autrement le médecin pourrait rester perplexe dans plusieurs auto-intoxications qui présentent des symptômes analogues.La glycosurie, l\u2019acétonurie, l\u2019hyperglycémie, l\u2019acétonémie et la baisse de réserve alcaline à 20 volumes pour cent et moins, voilà les signes biologiques infaillibles dans le diagnostic d\u2019un coma diabétique.L'insulinothérapie jointe aux solutés salins constitue le traitement d\u2019urgence d\u2019une telle pathologie.Un traitement précoce et intensif nous fournira la clé du succès.L\u2019alcalose peut simuler d\u2019assez près l\u2019acidose diabétique.La déshydratation, les vomissements, l\u2019anorexie, les nausées, l\u2019asthénie, la torpeur, les convulsions, l\u2019hypotension surviennent dans les diarrhées et les obstructions pyloriques, mais la réserve alcaline tranche le diagnostic, car elle est augmentée même jusqu\u2019à 140 vol %.D'ailleurs, la glycémie et l\u2019acétonémie ne sont pas là pour simuler l\u2019acidose diabétique.Le traitement d\u2019urgence fera supprimer tout alcalin.Le sérum physiologique et le sérum glucosé corrigent facilement l\u2019alcalose.Le collapsus circulatoire périphérique si fréquent dans le coma diabétique négligé peut en imposer pour un coma addisonnien.Ceclui- ci est habituellement vigile sauf à sa phase terminale où il devient profond.Le malade est immobile, la voix éteinte, en collapsus, en dyspnée et torturé de douleurs épigastriques.La glycémie de l\u2019addisonnien est basse.En face d\u2019une crise addisonnienne, le repos, la cortisone, le sérum physiologique doivent être appliqués.La morphine ne doit jamais être donnée car elle provoquerait la mort.Quant l\u2019hyperthyroïdie cœxiste avec le diabète, le coma qui survient peut être diabétique ou Basedowien.L\u2019hyperthermie exagérée, l\u2019agitation, une opération récente plaident en faveur d\u2019un coma Basedowien.Même si la glycémie est élevée, la réserve alcaline ne sera pas suffisam- 38 ROBILLARD: DIAGNOSTIC DES COMAS ment abaissée dans l\u2019hyperthyroïdie pour nous faire envisager la possibilité d\u2019un coma diabétique.Serait-on en face d\u2019une crise thyroïdienne, l'oxygène, le refroidissement, le sérum gluco- sé, le lugol à raison de 3 ou 4 centimètres cubes intra-veineux devraient être donnés d\u2019urgence.Le coma diabétique peut rester sans traitement adéquat si le chiffre élevé de l\u2019urée sanguine rencontré si souvent dans l\u2019évolution d'une acidose diabétique nous fait croire à tort à un coma urémique.Les données communes aux deux comas sont l'inconscience progressive mals avec plus d\u2019anxiété et d\u2019agitation, avec plus de nausées et de vomissements dans le coma urémique, la baisse de la réserve alcaline, l\u2019urée sanguine élevée et la déshydratation.Par contre, l\u2019urémique sera moins déshydraté que le comateux diabétique.L\u2019odeur ammoniacale, la pression artérielle élevée, le myosis, la faible glycosurie, la basse densité urinaire, l\u2019albumine et les globules rouges des urines suffisent à trancher le diagnostic.L\u2019acétonémie ne sera jamais aussi élevée dans le coma urém:que que dans le coma diabétique.L'évolution du coma diabétique peut se faire vers le coma urémique, alors nous avons des signes communs aux deux maladies.Le traitement du coma urémique dépend de sa cause, lever l\u2019obstruction rénale, relever l\u2019hypotension, corriger la déshydratation, améliorer l\u2019atteinte rénale et l\u2019infection causale.Le diagnostic différentiel le plus fréquent se pose entre un coma diabétique et une hémorragie cérébrale.La glycosurie et l\u2019hyperglycémie sont responsables de ce rapprochement.Tout malade dans le coma, chez qui l\u2019on découvre une glycosurie, ne doit pas, d\u2019emblée, être considéré dans un coma diabétique.Cependant la rapidité et la profondeur du coma en comparaison avec l\u2019hyperglycémie bien modérée, le manque de déshydratation, la faible baisse de la réserve alcaline, l\u2019augmentation de la pression artérielle, le sang dans le liquide L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 céphalo-rachidien, la faible quantité d\u2019acétone urinaire et sanguine, voilà des preuves suffisamment fortes pour admettre une hémorragie cérébrale.Retenons cependant que l\u2019hémorragie cérébrale peut précipiter un coma diabétique.Je m\u2019en voudrais de ne pas discuter devant vous le diagnostic différentiel d\u2019un coma diabétique en rapport avec une hypoglycémie.Trop souvent, du fait qu\u2019un diabétique est en coma, on le croît d\u2019emblée en coma diabétique.Appliquer le traitement sur l\u2019impulsion du moment peut tuer le malade si celui-ci fait déjà une réaction à l\u2019insuline.En cas de doute, le test thérapeutique par le sérum glucosé hyper- tonique s'impose: le comateux se réveille, il s\u2019agissait d\u2019une hypoglycémie, mais le malade ne se réveille pas; ne concluons pas à l\u2019absence d\u2019une réaction à l\u2019insuline.La rapidité d\u2019apparition du coma hypogly- cémique, la transpiration, le manque de déshydratation, la respiration normale, la contracture musculaire, le Babinski bilatéral, voilà des symptômes qui plaident en faveur d\u2019une réaction hypoglycémique.L\u2019aglycosurie et l\u2019hypoglycémie en apportent la preuve.Parce qu\u2019un malade dans le coma présente une odeur éthylique, ce n\u2019est pas une excuse pour ne pas penser au coma diabétique.Ce n\u2019est qu\u2019en l\u2019absence d\u2019acétone dans l\u2019urine et le sang que nous pourrons rejeter la possibilité d\u2019une acidose diabétique.V\u2014 DANS L\u2019ÉTUDE DES COMAS, UNE LARGE PART DOIT ÊTRE RÉSERVÉE AUX COMAS PAR INTOXICATIONS ÉXOGÈNES Ces comas toxiques, à moins de circonstances environnantes qui en rendent le diagnostic évident, ne devraient être envisagés qu\u2019après élimination des autres groupes de comas étudiés jusqu\u2019à présent.Ces empoisonnements sont souvent des tentatives de suicide, mais peuvent être surtout accidentels.Les intoxications à l\u2019alcool représentent la majorité des comas de ce groupement, les accidents hypoglycémiques y figurent avec hon- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 neur.Nous ne reviendrons pas sur ces causes, ayant eu l\u2019occasion d\u2019en parler au cours des diagnostics différentiels précédents.Les autres toxiques capables de provoquer des comas sont représentés principalement par: le monoxyde de carbone, les barbituriques, les opiacés, la belladone, les empoisonnements alimentaires.Le coma oxycarboné est facile à reconnaître quand plusieurs personnes sont trouvées inconscientes dans une pièce fermée, quand une personne est inanimée près d\u2019une source de gaz: poêle, fourneau, réchaud à robinets ouverts ou dans un garage fermé où le moteur de la voiture fonctionne.Ces malades présentent un facies congestif, une teinte rosée de leurs téguments avec des taches rutilantes sur le corps.Le coma est calme, profond et souvent variable.L\u2019hypotension est de règle.Le coma oxycarboné est de diagnostic plus difficile quand on trouve un comateux qui a vomi après un repas trop copieux ou après trop de libation: l\u2019intoxication alimentaire ou l\u2019intoxication alcoolique menace de masquer l\u2019intoxication oxycarbonée.Une pièce trop fermée, une source de chaleur fournie par une fourna:se en mauvais état, voilà des détails suffisants pour fournir l\u2019urgence de l\u2019oxygène ou mieux encore du carbogène.La respiration artificielle s'impose parfois.Les injections de sérum physiologique, de spartéine ou de caféine sont des médications d\u2019urgence.On aura pris soin naturellement de soustraire le malade aux émanations de l\u2019oxyde de carbone au cours de ces premiers soins.Les comas engendrés par les barbituriques dépendent d\u2019une dose trop élevée absorbée soit par erreur ou accident ou bien de façon délibérée dans une tentative de suicide.Le coma représenté par un sommeil profond avec aréflexie et hypotonie musculaire caractérise bien l\u2019intoxication aiguë par les barbituriques.Le collapsus périphérique, la cyanose, la tachycardie et le ralentissement progressif de la respiration complètent le tabeau des comas barb:turiques.Les recherches du toxique se feront dans la pièce, dans le sac à main où ROBILLARD: DIAGNOSTIC DES COMAS 39 nous pouvons trouver les tubes vides.L\u2019identification se fera par l\u2019analyse des vomissements ou des urines.L\u2019urgence dans les comas barbituriques consiste à favoriser la respiration par le nettoyage des sécrétions, la trachéotomie peut même s\u2019imposer.L\u2019oxygène, la réhydratation, la pénicilline s'imposent.La picrotoxine intra-vei- neuse à raison de 5 à 10 milligrammes toutes les demi-heures avec rapprochement des doses si Pamélioration tarde a se faire sentir.La déxédrine a ses partisans dans le traitement de ces comas.La dose est de 10 centigrammes intra-veineux, cinq centigrammes seront répétés toutes les demi-heures jusqu\u2019à guérison.Peut-il s\u2019agir dans un coma toxique d\u2019une intoxication par les opiacés?Nous la reconnaîtrions par un myosis accentué, une pâleur de la face, de l\u2019hypothermie et un ralentissement du pouls.Les traces d\u2019injections chez les narcomanes facilitent souvent le diagnostic.Si l\u2019opium a été absorbé par la bouche, le lavage au permanganate à 1:5000, suivi d\u2019une suspension de charbon de bois, 50 cc à 20% que nous laissons dans l\u2019estomac, constitue le meilleur antidote.La caféine, les injections intra-veineuses répétées de coramine sont nécessaires dans ces cas.Les intoxications par la belladone provoquent une mydriase importante, de la tachycardie et une sécheresse de la peau et des muqueuses.La pilocarpine est l\u2019antidote de choix.Les comas d\u2019origine alimentaire se produisent quand les aliments contiennent des bactéries vivantes qui produiront leurs toxines dans l\u2019organisme ou quand les aliments renferment déjà ces toxines.Les crises de diarrhée, de vomissements, de crampes abdominales se produisent chez plusieurs individus qu?ont mangé à la même table.Le traitement consiste à réhydrater le malade, à lutter contre l\u2019alcalose si les vomissements ont été importants.L'alimentation devra reprendre progressivement. 40 ROBILLARD: DIAGNOSTIC DES COMAS Les champignons toxiques, les fruits et les légumes arrosés de substances à base de plomb ou d\u2019arsenic peuvent produire des empoisonnements alimentaires avec évolution vers le coma.Nous n\u2019avons pas envisagé dans cet exposé des états comateux les intoxications multiples mais peu fréquentes, les états nerveux qui développent un coma hystérique.Le médecin appelé auprès de toute personne inconsciente, fera souvent face à une hystérique.Cependant, il doit éliminer toutes les autres possibilités avant de diagnostiquer un coma pithiatique.Le fait de proposer à la malade son admission à l\u2019hôpital pour une intervention urgente L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 apportera habituellement la fin prévue de ce coma hystérique.En résumé, Cet exposé des états comateux nous a forcés à les classer sous plusieurs groupements mais il est impossible d\u2019arriver à un diagnostic sans considérer l\u2019ensemble des comas.Le diagnostic différentiel des comas nous a conduits par des chemins détournés dans tous les embranchements de la pathologie et c\u2019est de cette synthèse que le médecin doit tirer partie pour poser son diagnostic et apporter son traitement.Le diagnostic d\u2019un coma est facile mais faut-il encore éviter les pièges semés sur les étapes qui nous condu'sent à ce diagnostic.LE COMPORTEMENT DU PRATICIEN EN PRÉSENCE DES TRAUMATISMES CRANIENS Jean SIROIS, Directeur du Service de Neuro-chirurgie, Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus (Québec).La mécanisation constante de notre vie industrielle et agricole, nos moyens de transport actuels, ont fourni depuis plusieurs années un matériel considérable de traumatisés crâniens.De plus en plus, les praticiens sont appelés à donner leurs so*ns à ces blessés.Depuis ces dernières trente années environ, la neuro-chirurgie s\u2019est occupée d\u2019une façon particulière de ces traumatisés, surtout dans les grands centres industriels américains, et la merveilleuse organisation de cette spécialité dans les armées américaines et anglaises lors du dernier conflit mondial, a permis de bien étudier ces traumatisés du crâne et de fournir à un comité d\u2019études l\u2019opportunité de pouvoir mieux définir les moyens de traitements les plus adéquats pour ces malades.Bien des théor:es que l\u2019on nous enseignait ja- 1.Communication au XXIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Sherbrooke, septembre 1953.dis sont maintenant jugées non seulement désuètes, mais même dangereuses, et une meilleure compréhension des symptômes a permis une classification plus rationnelle des traitements.Le médecin praticien est le premier demandé.À lui donc incombe l\u2019immense devoir de reconnaître la gravité du traumatisme, ses conséquences probables, et surtout, ce qui est essentiel, de bien orienter sur le champ, le traitement.Je dois dire dès maintenant que la grande majorité des traumatisés crâniens, soit 80% environ, requièrent des soins médicaux et non chirurgicaux.Ces malades seront donc traités par leur médecin de famille ou le médecin appelé au lieu de l\u2019accident.Il devient donc nécessaire que les règles essentielles du traitement soient connues de tous. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Parmi les fractures des os, les fractures du crâne sont uniques en ce sens que la fracture elle-même a relativement peu d\u2019importance.Le traumatisme cérébral doit recevoir notre première attention.La classification et la description très détaillées des différents traits de fracture de la voûte ou de la base n\u2019offrent qu\u2019un intérêt purement académique.Il est donc de toute première importance de savoir à quelle sorte de dommage cérébral nous avons affaire chez un traumatisé.Souvenons- nous toutefois que toute classification rigide de symptômes cérébraux est illusoire, puisque chaque traumatisé demeure toujours un problème individuel.Tout de même, il y a moyen par certains signes, de se rendre compte de l\u2019état du malade et de le traiter adéquatement.Transportons-nous donc auprès d\u2019un blessé qui vient de subir un traumatisme crânien.Quel doit être le premier examen du médecin ?Après un coup d\u2019œil rapide, toute plaie externe ou toute hémorragie visible est évaluée puis nécessairement contrôlée, de même que les fractures des membres ou de la colonne vertébrale.Il faut alors vérifier: \u2014 1) L\u2019état de conscience, 2) L'état des pupilles, 3) La qualité de la respiration.Ces trois examens rapides nous indiqueront immédiatement le degré du dommage cérébral.A) Sil s\u2019agit d\u2019une simple commotion, le malade sera plus ou moins conscient, agité, obnubilé, excité; ses pupilles seront égales, peu dilatées ou contractées, sa respiration légèrement accélérée, mais facile et régulière.B) Chez un contusionné, l\u2019atteinte cérébrale sera plus profonde, l\u2019inconsc'ence sera ou aura été complète pour un laps de temps plus ou moins long; l\u2019agitation, peu marquée; le ma- Jade fera des efforts de mouvements ou des mouvements lents, mais à intervalles irréguliers.Ses pupilles seront dilatées ou très contractées, selon la profondeur de l\u2019inconscience ou du degré du dommage cérébral.Souvenons- nous que si les pupilles, immédiatement après SIROIS: TRAUMATISMES CRÂNIENS 41 un traumatisme crânien, sont très contractées, ceci indique une atteinte protubérantielle importante; si elles sont très dilatées et fixes, c\u2019est le signe certain d\u2019une mort prochaine.Puis, la respiration sera lente ou rapide, stertoreuse, immédiatement laborieuse, occasionnant une cyanose plus ou moins marquée.Ainsi donc, en peu de temps, sur le lieu même de l'accident, le médecin se rend compte de l\u2019état du blessé; il en fait un contusionné ou un commotionné.Que doit-on faire alors?D\u2019abord conseiller le moins de manipulations possible, faire transporter le malade chez lui ou dans un hôpital.A cet endroit, placer immédiatement le malade dans son lit, le déshabiller lentement sans provoquer de résistance de la part du blessé, le mettre légèrement au chaud puis ne prescrire aucune médication ni sérum pour le moment.Le mettre en position dans laquelle sa respiration sera la plus facile, aspirer les sécrétions s\u2019il y a lieu, et l\u2019oxygéner légèrement si nécessaire.Il est alors temps de bien palper la tête pour rechercher s\u2019il existe une ecchymose sous-cutanée avec fracture à fragments libres ou enfoncement.Si cette dernière est constatée et qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019hémorragie visible, ne pas s\u2019en occuper pour le moment.C\u2019est alors que commence à mon avis la période la plus importante du traitement.Pour les douze à vingt-quatre heures qui vont suivre, le malade, surtout s\u2019il est inconscient, ne doit jamais être laissé seul.La personne qui le surveille doit prendre le pouls, la respiration, la tension artérielle et la température à toutes les heures.Si le malade a été inconscient puis est revenu conscient, dans les douze à vingt-quatre heures qui suivent, l\u2019on doit se rendre compte à toutes les heures au moins si l\u2019état de conscience persiste.Il faut faire parler le malade à chaque heure et même le réveiller s\u2019il le faut, afin d\u2019être bien certain du degré de conscience qui persiste.En effet, si ce commotionné, ce contusionné ou ce fracturé avec ou sans enfoncement augmente sa tension intracrânienne par hémorragie ou par œdème, c\u2019est en observant la courbe de ces 42 SIROIS: TRAUMATISMES CRÂNIENS signes: pouls, respiration, température, tension artérielle, état de conscience, que l\u2019on s'en rendra compte.Le pouls baisse progressivement, la respiration s\u2019accélère, la tension artérielle monte progressivement, la température s'allume et surtout l\u2019état de conscience disparaît lentement, le blessé devient d\u2019abord lent dans ses réponses et ses mouvements puis inconscient, et c\u2019est alors qu\u2019une pupille se dilate lentement pour devenir grande et fixe, puis apparaissent des signes de compression localisée: 1° \u2014 diminution des mouvements des membres d\u2019un côté; 2° \u2014 légère raideur musculaire à ces membres; 3° \u2014 exagération latéralisée des réflexes; 4° \u2014 Babinski unilatéral.La recherche de ces signes doit se faire à chaque visite du médecin et ces visites doivent être fréquentes pour les premières vingt- quatre heures.Si la compression apparaît, au premier doute ou signe, il ne faut pas perdre de temps et diriger immédiatement le malade à la chirurgie, sans se soucier de faire prendre des radiographies et encore moins de faire une ponction lombaire.Les minutes même sont alors précieuses.Le blessé, étant ainsi suivi, s\u2019il n\u2019augmente pas sa tension intracrânienne, les petits signes constatés lors de l\u2019accident disparaîtront très rapidement, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une commotion.Dans la contusion, l\u2019inconscience pourra durer beaucoup plus longtemps, des heures et même des jours, ainsi que l\u2019agitation; le pouls s\u2019accélère légèrement et la respiration également.La tension artérielle se modifie peu.Il faut alors, après quatre à cinq heures d'attente, commencer l\u2019hydratation adéquate: 2000 à 2 500 cc par 24 heures, par la voie la plus propice.Ne donner aucun stimulant cardiaque, aucun médicament autre qu\u2019un antibiotique préventif si jugé nécessaire.S\u2019il y a agitation, ne faire qu\u2019une contention très lâche et très restreinte; ne pas attacher fixement ces agités et encore moins lutter désespérément avec eux.Il faut les laisser bouger volontairement et se contenter de prévenir une chute au bas du lit.Dans un hôpital, des gar- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 des mis de chaque côté du lit permettent au malade de bouger à son gré dans cette cage, sans danger.Quand il sera fatigué, il finira bien par se reposer.Si l\u2019agitation est grande et qu\u2019une sédation dev:ent nécessaire la morphine ne doit jamais être employée.Ce calmant est dépresseur de la respiration, contracte les pupilles, masque les signes de compression à observer et provoque la cyanose voire même de l\u2019ischémie cérébrale, alors que le cerveau a besoin de toute son oxygénation possible.Pour calmer le malade, commencer par du luminal Sod.en ampoule de 3 à 5 gr I.M,, répété au besoin si nécessaire; 1 à 3 ce de somnifère I.V., du chloral ou paraldehyde intra-rectal.Encore une fois, et j'insiste, pas de morphine chez un traumatisé crânien.Un autre avertissement nécessaire, je crois, est de ne pas faire de ponction lombaire après un traumatisme avant au moins 36 heures.La ponction lombaire immédiate ne donne aucun renseignement utile et surtout elle est dangereuse.En effet, si la tension intracrânienne augmente progressivement, cette dernière est beaucoup plus élevée que la tension intrarachidienne.Une ponction lombaire diminuera la tension intrarachidienne, augmentant ainsi la tension intracranienne et le cerveau ainsi tendu, cherchera un trou de sortie.Après une ponction, le premier appel de diminution de tension se fera au trou occipital et c\u2019est alors que les amygdales cérébelleuses viendront se serrer dans le trou occipital, coinceront le bulbe et le malade mourra rapidement par compression bulba:re.Donc, pas de ponction lombaire avant trente-six heures au moins, alors que tout danger d\u2019hypertension intracrânienne progressive sera passé.La ponction lombaire est réservée à deux variétés de traumatisés après 36 à 48 heures du traumatisme.1° Au commotionné conscient qui après plusieurs jours se plaint encore de céphalées et d\u2019étourdissements intenses, sl un examen neurologique ne laisse suspecter aucune compression localisée.La ponction lombaire le L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 soulagera considérablement et elle pourra être répétée au besoin.2° Au contusionné inconscient et très agité après la période d\u2019attente de 36 à 48 heures au moins.Assez fréquemment alors, l\u2019agitation est entretenue par l\u2019irritation méningée due à la présence de sang en assez grande abondance dans le L.C.-R.; il y aura alors légère raideur de la nuque et une ponction lombaire décompressive rendra le calme et souvent fera tomber la température légère qui était entretenue par la présence de sang.Ces ponctions peuvent être répétées sans danger.Quant à la radiographie, il n\u2019y a jamais lieu d\u2019en faire prendre immédiatement.Il faut être assez ferme pour résister à la famille qui s\u2019étonne toujours de constater qu\u2019une radiographie n\u2019a pas été prise.Il n\u2019y a aucun avantage à retirer de cette radiographie qui sera mauvaise chez un malade agité; on l\u2019expose à le faire saigner inutilement et quelles que soient les constatations rad:ologiques, le traitement immédiat ne sera aucunement changé.Les radiographies du crâne seront utiles seulement si une intervention est jugée nécessaire, et encore, faut-il que le malade soit calme; ou beaucoup plus tard après le traumatisme afin de compléter le dossier et de pouvoir évaluer une incapacité partielle permanente si l\u2019on entrevoit la possibilité d\u2019une réclamation.Au cours du traitement médical d\u2019un traumatisé, l\u2019on pourra parfois constater quatre phénomènes importants: 1° Un écoulement de sang et de L.C.-R.par une narine ou une oreille; 2° Des crises de décérébration; 3° Des crises convulsives localisées ou généralisées; 4° Une hyperthermie temporaire.1° L\u2019écoulement de sang ou du L.C.-R.par le nez indique une fracture d\u2019un sinus frontal ou de la lame criblée de l\u2019ethmoïde; celui de l\u2019oreille, une fracture du rocher correspondant.Généralement ces écoulements cessent spontanément dans les quatre à cinq jours qui suivent le traumatisme.Il ne faut pas faire faire de lavage ou d\u2019application quelconque dans ces cavités par crainte de propager à l\u2019intérieur une infection.Il suffit simplement SIROIS: TRAUMATISMES CRÂNIENS 43 d\u2019y appliquer un coton ouaté qui doit être changé au besoin.Dans ces cas, il y a lieu aussi de commencer hâtivement l\u2019administration d\u2019antibiotiques.Si la rhinorrée ou l\u2019otorrhée n\u2019a pas cessé spontanément après sept à huit jours, elles deviennent alors un problème chirurgical, car l\u2019on ne doit pas laisser ainsi ces complications de fracture sans tarir la source de l\u2019écoulement du L.C.-R.puisque ces malades seront exposés à faire une méningite due à la propagation directe d\u2019une infection de ces cavités.2° Les crises de décérébration sont toujours graves.Elles indiquent une compression localisée ou généralisée du tronc cérébral.Ces malades sont généralement inconscients, très mal; les crises se font en épithotonos; elles sont intermittentes, accompagnées de cyanose, de dilatation pupillaire, d\u2019embarras bronchique; elles dénotent toujours une atte:nte tronculaire grave.Lors de la crise, il n\u2019y a rien à faire; ne pas résister au malade.Si elles apparaissent après 24 à 36 heures, 11 ne faut pas faire de ponction lombaire.Seules les ponctions ventriculaires peuvent aider le malade.Ce dernier devient donc un problème chirurgical.3° Les crises convulsives généralisées apparaissant immédiatement ou quelques heures après un traumatisme n\u2019ont pas de valeur clinique de localisation et n\u2019indiquent pas nécessairement une compression localisée.Si alors on s\u2019est assuré, même avec une radiographie qu\u2019il n\u2019y a pas de compression osseuse localisée par volet enfoncé ou esquille libre, en général le luminal ou le gardenal sodique en injections répétées, les fait cesser.S\u2019il y a compression osseuse ou esquille libre, il est préférable de diriger immédiatement ce blessé à la chirurgie afin de prévenir une persistance des crises.Les convulsions localisées sont toujours l\u2019indice d\u2019une irritation corticale ou sous corticale localisée.Il faut bien observer ces crises dans leur mode de début et leur évolution qui ont une grande valeur de localisation.Dès la première crise localisée, ces blessés doivent être dirigés à la chirurgie, car la compression ou 44 SIROIS: TRAUMATISMES CRÂNIENS l'irritation doit être enlevée le plus tôt possible afin d\u2019empêcher une lyse corticale ou sous corticale qui entraînerait des complications graves et permanentes, sous forme d\u2019épilepsie irréductible, l\u2019hémiplégie ou d\u2019hémiparésie permanente, et même des troubles mentaux.4° Enfin, chez les contusionnés profonds, inconscients durant une longue période de temps, vous observerez assez souvent une température élevée de 104-105° qui s\u2019allume très rapidement persiste et qui assèche considérablement le malade par une transpiration profuse et une respirat\u2018on rapide.Nécessairement, cette température n\u2019est pas infectieuse, mais du type central.Il y a alors commotion du centre hypothalamique régulateur de la température.Il ne faut pas laisser cette température élevée.D\u2019abord, couvrir le malade le moins possible, faire faire des frictions à l\u2019alcool sur tout le corps aux demi-heures et faire donner de grands lavements glacés qui peuvent être répétés au besoin.Si ces derniers ne sont pas effectifs, faire administrer intra- rectal en petit lavement à demeure 30 à 40 grains d\u2019aspirine dilués dans un verre d\u2019eau tiède.En même temps que ces lavements sont donnés, il est très essentiel de ne pas omettre d\u2019hydrater considérablement le malade: 3 000 à 4 000 ce par 24 heures, vu la grande déshydratation due à la transpiration, la respiration rapide et les lavements répétés.En général, cette température cède assez bien en l\u2019espace de 8 à 10 heures.Si malgré les moyens employés, elle persiste très élevée, le pronostic est alors très sombre; il n\u2019y a qu\u2019à attendre et espérer pour le mieux.Il reste une entité pathologique post-trau- matique dont je n\u2019ai pas fait mention au cours de ce travail, mais qui se présente assez fréquemment, qui peut être au moins suspectée sinon diagnost:quée et qui doit être traitée par la chirurgie.Je veux parler de l\u2019hydroma, ce que les américains appellent « hypertensive memngeal hydrops » et les francais, la méningite séreuse enkystée post-traumatique.À l\u2019occasion du choc traumatique, le cerveau par coup ou contre-coup vient se frap- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 per sur la table interne de la boîte osseuse.L\u2019arachnoide corticale en ces endroits frappés se déchire par place et le liquide sous arach- noidien se répand entre l\u2019arachnoïde et la dure-mère.Il se fait donc alors une accumulation sous-duremérienne de liquide en plus ou moins grande quantité.Si ce liquide est immédiatement abondant, il y a unc poche localisée de liquide sous-duremérien qui donne alors une compression localisée et des signes neurologiques de compression localisée.Ces malades ressemblent à s\u2019y méprendre à ceux porteurs d\u2019un hématome; l\u2019erreur n\u2019est pas grave car cette compression localisée doit être enlevée dès que le diagnostic est fait.Mais si le liquide se répand lentement sous la dure-mère, ces malades ont une période de lucidité transitoire, suivie d\u2019une période de désorientation, de confusion, d\u2019obnubilation, de somnolence marquée, mais sans inconscience profonde, sans respiration laborieuse, sans dilatation pupillaire unilatérale comme dans les cas d\u2019hématome.La tension artérielle monte légèrement et le pouls s\u2019abaisse légèrement sans devenir aussi bondissant que lors d\u2019un hématome; quelques signes de compression localisée peuvent apparaître, mais pas toujours.Ces manifestations se feront huit, douze et parfois même vingt-quatre heures après le traumatisme.Ces blessés doivent être trépanés.Enfin, le liquide peut s\u2019échapper en quantité moins abondante; il n\u2019y a pas d\u2019altération de l\u2019état général, mais les malades conservent une céphalée généralement localisée, tenace, accompagnée d\u2019étourd:ssements spontanés ou aux mouvements de la tête, et toute médication est impuissante à faire disparaître ces troubles.C\u2019est alors qu\u2019une trépanation sun- ple bien localisée les débarrassera de ces troubles uniquement subjectifs mais qui souvent les empêchent de retourner au travail à cause de leur constance, leur fréquence où leur intensité.Quant à la complication par hématome sous ou susdural, je vous réfère à la communication L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 publiée à ce sujet dans l\u2019Union Médicale du Canada, janvier 1952.Je me suis donc efforcé de toucher aux principales manifestations cliniques qui peuvent apparaître à la suite d\u2019un traumatisme crânien.Je n\u2019ai volontairement pas disserté sur les données pathologiques ou phys:o-patholo- giques de ces troubles, afin de mieux mettre en évidence les points essentiels des traitements à faire lors de l\u2019apparition de ces manifestations.: Conclusions.1° 80% des traumatisés du crâne sont des problèmes médicaux.2° Le médecin traitant doit être constamment à l\u2019affût des signes de compression dans les douze à vingt-quatre heures qui suivent un traumatisme, et il ne doit pas alors hésiter pour décider de la possibilité d\u2019une intervention chirurgicale.SIROIS: TRAUMATISMES CRÂNIENS 45 3° Il est nécessaire et obligatoire qu\u2019un traumatisé crânien, quelle que soit l\u2019importance apparente du traumatisme, soit surveillé constamment pendant au moins les premières 24 heures par une personne avertie ou du moins qui a été mise au courant des symptômes qui peuvent se développer si une compression s\u2019organise.4° Au moindre doute ou signe d\u2019une compression cérébrale localisée le malade doit être immédiatement dirigé à la chirurgie.5° Seuls les fractures avec enfoncement ou esquilles libres, les hématomes, les hydromas et les compressions localisées peuvent bénéficier de la chirurgie.Je suis certain que si ces remarques, données en toute sincérité, sont bien comprises et suivies, il y aura moins de pertes de vie à déplorer par les traumatismes crâniens.GROSSESSE ET MALADIES DU CŒUR\" Gérard-L.LAROUCHE Le problème est d'importance pour le praticien, car 4% environ de ses cas d\u2019obstétrique souffrent de cardiopathie.Aujourd\u2019hui encore, le taux de mortalité maternelle est dix fois plus élevé pour les parturientes porteuses de maladies du cœur que pour celles dont le cœur est normal; ce taux de mortalité peut aller jusqu\u2019à 30%, s\u2019il s\u2019agit de sténose mitrale avec fibrillation auriculaire chronique.Levine va jusqu\u2019à affirmer que la survie de la patiente est diminuée de cinq ans lorsqu\u2019une défaillance cardiaque survient pendant la grossesse.MODIFICATIONS CARDIO-VASCULAIRES PHYSIOLOGIQUES Une connaissance parfaite des modifications physiologiques au niveau du système cardio- 1.Communication au XXIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Sherbrooke, septembre 1953.(Sherbrooke) .vasculaire est nécessaire pour comprendre ce problème.Durant la gestation, la vitesse de circulation est accrue de même que la consommation d\u2019oxygène.La capacité vitale est diminuée.Mais il est plus important de savoir que le volume sanguin et le débit cardiaque augmentent de façon concomittante à partir du troisième mois pour atteindre un sommet à la fin du huitième mois.La masse sanguine compte alors un litre de plus et le débit cardiaque est augmenté de 30 %; c\u2019est le moment critique pour l\u2019apparition d\u2019une défaillance cardiaque.Dans le neuvième mois, il y a diminution graduelle du volume sanguin et du débit cardiaque; le retour à la normale s\u2019effectue quelques semaines après l\u2019accouchement.Pendant la grossesse, le travail du cœur est augmenté de 50% ; il l\u2019est naturellement plus durant l'accouchement: 1l équivaudrait 46 LAROUCHE: GROSSESSE ET CARDIOPATHIES alors pour la patiente à la montée d\u2019un escalier de sept pieds toutes les trois minutes pendant toute la durée du travail.La meilleure façon pour le praticien d\u2019envisager le problème de grossesse et maladies du cœur est de distinguer les deux éventualités possibles.Dans un cas, la patiente qui vient consulter n\u2019est pas enceinte: la question consiste à autoriser ou interdire la grossesse.Dans l\u2019autre cas, la patiente est enceinte: il s\u2019agit alors de prendre les précautions déterminées par la présence ou l\u2019absence d\u2019insuffisance cardiaque.Dans la première éventualité, la patiente non enceinte consulte sur la possibilité d\u2019une grossesse.Après avoir fait un bilan cardiaque complet, le point important est d\u2019établir si la lésion cardiaque, qu\u2019on découvre, classe la malade dans un groupe favorable ou défavorable.GROUPE FAVORABLE On fait rentrer dans le groupe favorable: tout souffle systolique apical léger ou même intense et toutes les arythmies bénignes: comme les extra-systoles et la tachycardie sinu- sale paroxystique.Si la patiente souffre d\u2019une de ces conditions, on peut lui conseiller en toute sécurité une grossesse: elle fait partie du groupe favorable.GROUPE DÉFAVORABLE Il faut exercer plus de prudence pour les malades du groupe défavorable.Ce groupe est appelé défavorable parce qu\u2019il comprend des cardiopathies, le plus souvent d\u2019origine rhumatismale, susceptible de se compliquer d\u2019insuffisance cardiaque.Il sera done impératif d'interdire toute grossesse pour les maladies suivantes.Le rhumatisme articulaire en activité: la grossesse alors est susceptible d\u2019aggraver la condition de la mère; de plus, l\u2019enfant peut naître avec une endocardite rhumatismale acquise durant la vie intra-utérine.Si la patiente a souffert du rhumatisme antérieurement, on peut conseiller une grossesse si L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 toute activité rhumatismale est disparue depuis deux ans.Une défaillance cardiaque présente est évidemment une contre-indication, mais même une défaillance cardiaque antérieure; 90% des femmes dont la grossesse s\u2019est déjà compliquée d\u2019insuffisance cardiaque auront une rechute dans une nouvelle grossesse.La défaillance cardiaque est la cause principale de la mortalité maternelle.Une sténose mitrale avec fibrillation auriculaire chronique ou une sténose mitrale serrée contre- indiquent la grossesse; l\u2019association de sténose mitrale et de fibrillation auriculaire suppose toujours un certain degré de décompensation cardiaque.Il est vrai que la fibrillation auriculaire n\u2019est pas en soi une contre-indication, mais elle dénote toujours un stage avancé de la cardiopathie.On conseillera de retarder la grossesse en présence d\u2019une endocardite d\u2019Osler, quoique cette maladie peut être traitée avec succès pendant la gestation.Il faut interdire la grossesse à une cardiaque qui dépasse 35 ans: les risques augmentent avec la durée de l\u2019évolution de la maladie rhumatismale.Il n\u2019est pas question non plus d\u2019autoriser la grossesse si la cardiopathie s\u2019accompagne de maladies sérieuses comme la tuberculose, l\u2019hyperthyroïdie, le diabète ou une glomérulo- néphrite chronique.Et encore, s1 la malade souffre d\u2019angine de poitrine ou a déjà un infarctus du myocarde.Dans le groupe défavorable, on fait entrer encore certaines cardiopathies qui n\u2019interdisent pas formellement la grossesse mais qui en augmentent grandement les risques.Dans ce cas, 11 est sage d\u2019exposer la situation à la malade et de lui laisser prendre la décision.Le plus souvent, les femmes qui désirent un enfant n\u2019ont pas peur du risque.Toutefois, dans ces conditions, il n\u2019est pas recommandable de permettre plus que trois enfants; 1l faut considérer l\u2019effort requis pour les élever.Parmi les cardiopathies qui augmentent les risques d\u2019une grossesse se trouvent le rétrécissement mitral pur, qui se caractérise par un souffle diastolique apical; cette cardiopathie est même bien tolérée s\u2019il n\u2019existe que peu de dyspnée d\u2019ef- \u2014\u2014 + - L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 fort.Si le rétrécissement mitral se complique d\u2019une insuffisance aortique, les risques sont encore plus augmentés.Les maladies congénitales sans cyanose ne comportent pas trop de risques; il faut excepter le rétrécissement de l\u2019isthme aortique dont les principales complications de l'accouchement sont l\u2019insuffisance ventriculaire gauche, l\u2019hémorragie cérébrale et la rupture de l'aorte.Les risques pour les cardiopathies congénitales avec cyanose sont proportionnels avec l'intensité de la cyanose.L'hypertension essentielle peut toujours s\u2019aggraver pendant une grossesse ; les risques sont accrues si l\u2019hypertension comprend une atteinte rénale.Lorsqu\u2019une patiente a déjà fait du rhumatisme et accepte les risques d\u2019une grossesse, elle doit être plus âgée que 22 ans, car au-dessous de cet âge, le danger de réactivation rhumatismale est très grand.Considérons maintenant la deuxième éventualité: la patiente porteuse de cardiopathie est enceinte ct vient vous consulter.Tout consiste alors à mener à bien la grossesse; les précautions à prendre varieront selon que la patiente est classée dans le groupe favorable ou défavorable ou encore s\u2019il y a présence ou non de décompensation cardiaque.Les cardiaques du groupe favorable ne présentent aucun problème spécial lorsque certaines mesures de précaution sont prises.D'abord la patiente doit aller voir son médecin dès l\u2019arrêt des menstruations.À cette visite, ce dernier doit la mettre en garde contre toute activité physique excessive, comme trop d\u2019heures passées dans les magasins; elle doit tendre à un travail égal et prendre une heure de repos chaque jour.Il est évidemment inutile d\u2019entraîner la patiente par des exercices violents en vue de l\u2019accouchement.Il est bon de restreindre le sel surtout après le quatrième mois et bien surveiller l\u2019augmentation du poids.Un facteur important est d\u2019éviter toutes les infections des voies respiratoires supé- ricures; dans le groupe défavorable, ces infections peuvent déclancher une décompensation cardiaque; on les traite par le repos et les antibiotiques.Le médecin doit exiger une vi- LAROUCHE: GROSSESSE ET CARDIOPATHIES 47 site mensuelle pour les premiers sept mois et voir ensuite sa patiente deux fois par mois.La digitalisation de ces patientes n\u2019est pas nécessaire.INSUFFISANCE CARDIAQUE Pour les cardiaques du groupe défavorable, le médecin, en plus de prendre les mêmes précautions que pour le groupe précédent a le devoir de s\u2019appliquer à reconnaître une insuffisance cardiaque dès le début.Les modifications cardio-vaseulaires physiologiques de la grossesse, comme une certaine dyspnée, ou encore l\u2019ædème malléolaire attribuable à la compression des veines pelviennes par un utérus gravide, peuvent donner le change pour une insuffisance cardiaque.Mais l\u2019insuffisance cardiaque de la gravidité au début se reconnaît à une dyspnée progressive non proportionnelle avec l\u2019état gravidique; à une toux sèche, sans raison apparente, que l\u2019effort provoque facilement; à un augmentation de poids au delà de deux livres par semaine; à l\u2019apparition de râles aux bases pulmonaires que les diurétiques mercuriels font regresser facilement et à une certaine oligurie.Dès l\u2019apparition de ces signes, la patiente doit être traitée par le repos au lit aussi longtemps que durera l'insuffisance.En plus de la digitalisation, il faut demander une restriction énergique du sel et avoir recours aux diurétiques mercuriels si la décompensation menace de progresser.L'insuffisance cardiaque survient dans la majorité des cas dans le septième ou huitième mois; elle est moins habituelle dans le neuvième mois.En présence d\u2019une décompensation cardiaque avancée, il faut toujours hospitaliser la patiente; s\u2019il n\u2019y a que menace de décompensation, l\u2019hospitalisation est à recommander dcux semaines avant terme.ACCOUCHEMENT Pour ce qui est de l\u2019accouchement, 1l est utile de savoir que si la patiente a réussi à se rendre jusqu\u2019à la fin de la grossesse sans complication, le travail de l'accouchement n\u2019occa- 48 LAROUCHE: GROSSESSE ET CARDIOPATHIES sionncla pas de décompensation cardiaque.Comme précautions à prendre au moment de l\u2019accouchement, on recommande d\u2019administrer de la pénicilline pour prévenir une endocardite d\u2019Osler.Comme analgésiques, il est préférable de donner de la morphine au lieu de la scopolamine ou des barbituriques.L\u2019anesthésique de choix est encore l\u2019éther administré avec l\u2019oxygène.Et pour hâter l\u2019accouchement, on fait toujours un forceps bas.Jamais il est question d'interrompre la grossesse dans les derniers mois: le volume sanguin et le débit cardiaque atteignent un point culminant vers la fin du huitième mois pour décroître progressivement dans le neuvième mois: 1l est donc préférable d'attendre l\u2019allègement du surcroît de travail du cœur avant de provoquer l\u2019accouchement.Actuellement, il n\u2019y à aucune indication cardiaque qui puisse justifier une césarienne, sauf l\u2019angine de poitrine et le rétrécissement de l\u2019isthme aortique.Outre ces cas très rares, les césariennes qui se font chez les cardiaques doivent être justifiées par une cause obstétricale.Il est reconnu que les cardiaques supportent mieux un accouchement par voie naturelle qu\u2019une césarienne: le cœur s\u2019adopterait mieux à une évacuation lente de l\u2019utérus.Après la délivrance, les patientes souffrant de rétrécissement mitral sont particulièrement à surveiller: elles font facilement de l\u2019ædème aigu du poumon.D'ailleurs cette complication est imprévisible chez ces patientes; elle peut survenir à tous les mois de la gravidité même lorsque le rythme est sinusal.La régression habituelle progressive de l\u2019hydrémie du neuvième mois ne se ferait pas aussi rapidement dans le rétrécissement mitral; c\u2019est pourquoi l\u2019ædème aigu est à redouter après la délivrance.Le traitement classique de l\u2019ædème aigu est très efficace.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Conclusion.Le problème dc grossesse et maladies du cœur se résume donc à autoriser ou à interdire la grossesse selon que la lésion cardiaque classe la patiente dans un groupe favorable ou défavorable.Lorsque la patiente est enceinte, il faut s'appliquer à tout prix à prévenir l\u2019apparition d\u2019une décompensation cardiaque.L\u2019effort en vaut la peine, car la mortalité maternelle est disparue dans certaines cliniques lorsque la patiente reçoit un traitement adéquat.La collaboration du cardiologue et de l\u2019obstétricien est tout à fait essentielle.La survie des patientes porteuses de cardiopathies qui ont des enfants est la même que pour les cardiaques sans enfant.Maintenant que le traitement de plusieurs cardiopathies est du domaine chirurgical, il va être très intéressant d\u2019étudier le comportement de ces opérées pendant une grossesse.BIBLIOGRAPHIE 1.J.J.BUNIM et S.B.APPEL: A principle for determining prognosis of pregnancy in Heart Disease.J.A.M.A., 142: 90, 1950.2.J.J.BUNIM et H.TAUBE: The management of the Pregnant Woman with Heart Disease.Med.Clin.of N.Amer, mai 1951.3.R.L.CECIL et R.F.LOEB: Textbook of Medicine.W.B.Saunders, édit., Philadelphie, 1951.4.C.K.FRIEBERG: Diseases of the Heart.W.B.Saunders, édit., Philadelphie, 1950.5.R.FROMENT: Etude clinique des Maladies du cœur.Camugli, édit, Lyon, 1945.6.B.A.HOUSSAY: Phisiologie humaine.Flamma- rion, édit., Paris.7.S.A.LEVINE: Clinical Heart Disease.W.B.Saunders, édit, Philadelphie, 1951.8.G.F.MARK: Heart Disease and Pregnancy.Med.Clin.of North Amer., novembre 1949.a.E.D.MAYNARD: Diseases of the Heart and Pregnancy.Med.Clin.of North Amer., mai 1950.10.P.D.WHITE: Heart Disease.The MacMillan Co, édit, New-York, 1951. DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL ET TRAITEMENT D'URGENCE DE L\u2019ANGINE DE POITRINE ET DE L\u2019'INFARCTUS DU MYOCARDE \" Gaston MASSON La douleur rétro-sternale, à cause de sa grande fréquence pose habituellement au médecin un problème de diagnostic sérieux.Et, une fois le diagnostic établi, de façon certaine, il reste le traitement dont la conduite offre de grandes difficultés au praticien non averti.L\u2019intention de la présente communication, c\u2019est d\u2019allégir, autant que possible, la tâche du médecin en face d\u2019un syndrome à caractère angineux de nature indéterminée.On fera d\u2019abord l\u2019étude des facteurs cliniques, électrocardiographiques et biochimiques capables d\u2019éclairer le diagnostic différentiel de l\u2019angine de poitrine et de l\u2019infarctus du myocarde; puis, on passera en revue les différentes méthodes thérapeutiques recommandées dans le traitement d\u2019urgence de ces deux affections cardiaques.Avant d'entreprendre la discussion du diagnostic différentiel de l\u2019angine de poitrine et de l\u2019infarctus du myocarde, une mise au point terminologique s\u2019impose.En général, on s\u2019entend sur la notion de l\u2019anoxémie du myocarde, comme cause de la douleur, dans la plupart des maladies coronariennes, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019angine d\u2019effort, de tension émotionnelle, d\u2019infarctus du myocarde ou d\u2019une affection moins facilement définie: l\u2019insuffisance coronarienne.On admet aussi le fait qu\u2019un semblable mécanisme douloureux puisse être déclenché par une foule de maladies ou de conditions dans lesquelles les artères coronariennes sont intactes (1).L\u2019angine de poitrine est ordinairement une douleur transitoire due à l\u2019ischémie myocar- dique provoquée par l\u2019effort, lorsqu\u2019il existe une disproportion entre les besoins métaboliques actuels du myocarde et le débit coronarien.Entre l\u2019angine de poitrine et l\u2019infarctus 1.Communication au XXIIIe Congrès de l'A.M.L.F.C., Sherbrooke, septembre 1953.(Sherbrooke) .\u201cdu myocarde se trouve une entité intermédiaire que les Américains appellent le coronary failure.C\u2019est là un syndrome que l\u2019on conçoit comme une insuffisance coronarienne aiguë sans nécrose du myocarde.L\u2019infarctus myo- cardique comprend, de toute nécessité, la nécrose et ses conséquences cliniques.En passant, les termes de thrombose ou d\u2019occlusion coronarienne sont maintenant impropres, en clinique, à cause de leur inconstante application.Des examens histo-pathologiques faits en série ont prouvé que l\u2019infarctus pouvait exister sans maladie évidente des artères coronaires et vice-versa.Ce paradoxe s\u2019explique, en partie du moins, par la formation d\u2019une circulation collatérale entre les branches des artères coronariennes.Enfin, par insuffisance coronarienne, au sens large ,on veut signifier une diminution disproportionnée du débit coronarien par rapport aux besoins métaboliques du myocarde, et cela indépendamment de la cause.Friedberg (2) définit l\u2019angine comme une entité clinique caractérisée par des attaques paroxystiques d\u2019une douleur particulière ou d\u2019une oppression habituellement rétro-sterna- le, laquelle s\u2019irradie le plus souvent à la région précordiale, au membre supérieur gauche et parfois à d\u2019autres régions avoisinantes.Elle est provoquée, la plupart du temps par l\u2019effort, mais d\u2019autres facteurs peuvent aussi la déclencher.Le repos et les nitrites soulagent bien cette crise qui, par malheur, se complique fréquemment de mort subite.Une définition aussi générique omet, à coup sûr, plusieurs syndromes angineux atypiques que le clini- cient se doit de bien connaître.En effet, les principaux caractères de la douleur angineuse tels que la localisation, la forme, l'intensité et la durée sont bien inconstants.La douleur est habituellement rétro- 50 MASSON: ANGINE ET INFARCTUS sternale, à la partie moyenne du sternum.Toutefois, on la rencontre souvent au tiers inférieur du sternum et même à l\u2019épigastre.Les malades la décrivent tantôt comme une sensation de pesanteur, de déchirement, de constriction, de serrement, tantôt comme une simple oppression.La sensation de brûlure, de picottement ou d\u2019aiguille à la région précordiale, sans relation avec l\u2019effort, chez les sujets jeunes en particulier, signe la neurotonie.L/irradiation de la douleur angineuse se montre aussi bien capricieuse.Elle se fait parfois vers la région pectorale droite, le membre supérieur droit et même dans les deux bras, mais rarement vers la base du cou, les mâchoires ou la face.Dans les permiers temps de la maladie, suivant le degré d\u2019anoxémie, le malaise peut être bien tolérable et transitoire.À ce stade, l\u2019angine peut se manifester comme une simple flatulence, ou encore une indigestion que les alcalins soulagent.Les attaques d\u2019angor pectoris les plus sévères durent rarement plus de 10 minutes et elles s\u2019accompagnent d\u2019anxiété et de diaphorèse.A ce moment, le malade cesse toute activité jusqu\u2019à la fin de sa crise.C\u2019est après un effort physique, une émotion, un repas copieux ou lors d\u2019une exposition au froid que ces paroxysmes surviennent, la plupart du temps.L\u2019angineux, en crise, est parfois agonisant et d\u2019une immobilité remarquable.A l\u2019examen, on découvre une tachycardie importante et une tension artérielle élevée, à cause de la douleur et de l\u2019anxiété.La constatation d\u2019une artériosclérose périphérique ou rétinienne peut aider au diagnostic.En dehors des paroxysmes, l\u2019examen physique reste souvent infructueux.Quant à l\u2019électrocardiogramme, dans le diagnostic de l\u2019angine de poitrine, on doit toujours l\u2019interpréter en rapport.avec la clinique et les autres moyens d\u2019exploration à sa disposition.Il sert uniquement à contrôler le diagnostic clinique.Switzer trouve cela absurde d'appuyer uniquement sur l\u2019électrocardiographie du diagnostic de cardiopathie autre que les troubles de conduction et d\u2019infarctus du L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 myocarde.L\u2019électrocardiogramme de routine reste normal, dans près de 60% des cas d\u2019angine.C\u2019est pourquoi, le diagnostic s\u2019établit sur l'histoire clinique d\u2019abord.Les modifications qu\u2019on observe le plus souvent dans les tracés électrocardiographiques pris, au cours d\u2019une crise d\u2019angine, portent sur le segment ST et l\u2019onde T.Feil et Seigel ont démontré que, chez les sujets sensibles, on pouvait reproduire ces changements du segment ST et de l'onde T.Depuis, plusieurs techniques ont servi à reproduire l\u2019effet désiré, mais non sans aucun danger.Le test de tolérance à l\u2019effort préconisé par Master (Master\u2019s two step test) et ses variantes semblent, à l'heure actuelle, les plus utilisés pour le diagnostic électrocar- diographique de l\u2019angine de poitrine.Cependant, comme cette épreuve peut modifier même le tracé des sujets normaux, il importe d\u2019en suivre la technique, avec soin.Il existe une véritable relation entre les modifications du segment ST, de l\u2019onde T et la douleur attribuable à l\u2019ischémie du myocarde.Quels sont maintenant les critères qui permettent d\u2019affirmer la positivité d\u2019un test de tolérance à l\u2019effort?Ils sont: a) le décalage inférieur du segment ST de 34 de mms ou plus dans les dérivations standard et de 1,5 mms ou plus dans les dérivations précordiales; b) l\u2019aplatissement ou l\u2019inversion de l\u2019onde T dans les dérivations standard et précordiales.Il peut arriver que des extra-systoles, un bloc auriculo-ventriculaire ou intra-ventricu- laire accompagnent des complexes de type coronarien.Somme toute, l\u2019image électrocardio- graphique obtenue correspond à celle de l\u2019insuffisance coronarienne transitoire sans modification du complexe QRS.La différenciation entre l\u2019ischémie myocardique et l\u2019infarctus du myocarde repose sur l\u2019absence de toute modification du tracé électrique pris 48 heures après le début de la crise.Un test négatif après effort n\u2019exclut pas l\u2019athérosclérose des artères coronariennes, mais au contraire, cela pousse le médecin à la recherche d\u2019autres causes à la douleur ré- tro-sternale.Et celles-ci sont multiples: l\u2019hy- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 perthyroïdie, le diabète et l\u2019hypoglycémie, l\u2019obésité, les arythmies telles que les tachycardies supra-ventriculaire ou ventriculaire, l\u2019anémie, l\u2019insuffisance et l\u2019hypertrophie cardiaque, l\u2019emphysème et la congestion pulmonaire, l\u2019aortite spécifique ainsi que l\u2019aortite rhumatismale et la sténose mitrale.L'âge, le sexe et les conditions de vie du malade constituent des facteurs étiologiques et diagnostiques importants.La plupart des cas d\u2019infarctus aigu du myocarde paraissent assez facile à reconnaître.Aussi, peut-on souvent tenter le diagnostic à partir de l\u2019histoire clinique et de la symptomatologie, quitte à le confirmer plus tard par l\u2019électrocardiographie.Les caractères de la douleur précordiale dans l\u2019infarctus, malgré leur inconstance, sont ordinairement d\u2019une grande valeur diagnostique.Cependant, l\u2019expérience montre qu\u2019elle fait défaut dans environ 15 à 20% des cas.Cette douleur pénible commence brusquement et elle atteint d'habitude un degré d\u2019intensité élevé, dès le début.Ses diverses formes de constriction, de déchirure, de serrement et même de brûlement sont connues du clinicien.Contrairement à la douleur angineuse, celle de l\u2019infarctus garde une intensité à peu près constante, la nitroglycérine la calme peu ou pas et sa durée est rarement moins de 114 heure.De plus, bien loin de rester immobile, le malade s\u2019agite, il cherche une position particulière capable de soulager sa douleur.Souvent il y a syncope, et c\u2019est surtout lorsque l\u2019insuffisance ventriculaire gauche accompagnée d\u2019une baisse de la pression artérielle, apparaît à la suite d\u2019une insuffisance cardiaque.Dans ces circonstances, on remarque, au cours de la crise, de la dyspnée et même de l\u2019orthopnée, de la cyanose et une grande asthénie.Des réflexes abdominaux peuvent amener des nausées, des vomissements et des coliques donnant ainsi le change pour un épisode abdominal aigu.Ici encore, à part l\u2019agitation du malade, la chute de la tension artérielle (laquelle peut être élevée à cause de la grande douleur, de l\u2019anxiété qui entraînent une vaso-constriction MASSON: ANGINE ET INFARCTUS 51 périphérique), l\u2019examen objectif renseigne peu, sauf, dans les cas où l\u2019on remarque une pâleur marquée, une diaphorèse intense, de la dyspnée, une tachycardie ou encore de l\u2019arythmie.Si l\u2019infarctus se trouve sous-épi- cardique, on entendra des frottements péricar- diques, à l\u2019auscultation.Enfin, le choc peut s\u2019installer assez brusquement avec tous ces signes: pressio nartérielle maximale endes- sous de 80 mms de Hg, diaphorèse profuse, pâleur extrême, dyspnée, froideur, moiteur et cyanose des extrémités.L'épreuve biologique du diagnostic ne deviendra possible qu\u2019après 15 ou 20 heures, c\u2019est-à-dire, au moment où la fièvre fera son apparition ainsi que l\u2019augmentation de la leucocytose et de la vitesse de sédimentation globulaire.Intentionnellement, on néglige ici plusieurs autres modifications métaboliques susceptibles d\u2019aider à préciser le diagnostic, une fois le malade hospitalisé.Le diagnostic électrocardiographique de l\u2019infarctus du myocarde repose sur la connaissance de quelques complexes élémentaires et de leurs variations, ainsi que sur des notions solides d\u2019électrophysiologie cardiaque.Ce sont là les seules conditions indispensables à l\u2019interprétation correcte des déflexions atypiques toujours possibles, à la suite d\u2019un infarctus.Bien entendu, les détails du diagnostic différentiel de l\u2019infarctus du myocarde par l\u2019électrocardiographie dépassent de beaucoup les cadres de la présente communication.Et, il en est de même pour le diagnostic de localisation.Un bref exposé des changements qui, règle générale, sont caractéristiques de l\u2019infarctus du myocarde suffira.Pour simplifier l\u2019étude des effets d\u2019un infarctus aigu du myocarde sur l\u2019électrocardiogramme, on peut le diviser en 3 zones distinctes: une zone centrale de nécrose, une zone périphérique d\u2019ischémie et une zone intermédiaire de lésion.La zone de nécrose comporte des tissus morts incapables de transmettre les forces électriques émises par le cœur.Cette condition d'inertie entraîne un changement pathologique dans le trajet des processus de dépolarisa- tion et de repolarisation du myocarde, et par 52 MASSON: ANGINE ET INFARCTUS suite des altérations du complexe QRS et de l\u2019onde T.La zone de nécrose se manifeste d\u2019ordinaire par un complexe du type QS, la zone de lésion par un décalage supérieur du segment ST, et celle d\u2019ischémie par une inversion symétrique de l\u2019onde T.Voilà les seuls renseignements électrocardiographiques qui semblent pouvoir figurer dans ce travail.Une douleur persistante à la poitrine peut fort bien avoir pour cause une affection thoracique autre que l\u2019infarctus du myocarde.L\u2019embolie pulmonaire peut surprendre un malade alité, à la suite d\u2019une opération, ou encore un patient soumis à un traitement médical prolongé qui l\u2019oblige à garder le lit.Dans ce cas, la douleur est soudaine, de grande intensité et souvent pleurale.Sa localisation est atypique et elle peut s\u2019irradier aux épaules ou à l\u2019abdomen.Les mouvements respiratoires l\u2019exagèrent.La dyspnée apparaît soudainement et elle s'accompagne d\u2019une cyanose rebelle à l\u2019oxygénothérapie.Souvent, le malade souffre d\u2019une toux fréquente qui ramène des crachats hémoptoïques.Enfin, selon l\u2019étendue de l\u2019infarctus pulmonaire, l\u2019état du choc sera plus ou moins accentué.I\u2019anévrysme disséquant de l\u2019aorte, bien qu\u2019assez rare, se rencontre surtout chez les su- Jets d\u2019un certain âge qui sont artérioscléreux, et il survient après un effort.Le malaise qu\u2019il provoque est terrifiant, c\u2019est un déchirement rétro-sternal, une douleur qui s\u2019irradie parfois jusqu\u2019aux membres inférieurs.Sa durée peut être de plusieurs jours.On pourra constater de l'hématurie à la suite d\u2019embolies rénales avec anurie.La dyspnée est légère, mais on note de l\u2019anémie, de l\u2019hématurie, de la fièvre et un écart de tension artérielle entre les membres supérieurs et inférieurs.La péricardite aiguë et l\u2019infarctus myocar- dique se confondent aisément.L'histoire clinique, les antécédents et un examen physique complet éclaireront le problème.L\u2019intensité de la douleur varie beaucoup et son début est progressif.Elle s\u2019irradie au cou et à l\u2019abdomen et tantôt à l\u2019épaule et au bras gauche.Elle peut durer des heures.À l\u2019auscultation du L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 cœur, au tout début de la maladie, on entend d'habitude des frottements péricardiques et plus tard les signes d\u2019épanchement apparaissent avec la dyspnée, l\u2019orthopnée et la fièvre.Le pneumothorax spontané à début brusque se voit chez les malades dont l\u2019histoire rappelle des antécédents d\u2019emphysème, de bronchectasie ou de tuberculose pulmonaire.La douleur est importante et l\u2019irradiation se dirige ordinairement vers les régions axillaire scapulaire ou claviculaire.Elle dure des heures et s\u2019accompagne de dyspnée et parfois de choc.À l\u2019examen pulmonaire, on remarque du côté malade une résonnance exagérée à la percussion, une diminution ou une absence du murmure vésiculaire avec déplacement du cœur vers le côté lésé.Quant à la pneumonie lobaire avec pleurite, son début est rapide et de caractère pleural.Il n\u2019y a aucune irradiation de la douleur, à moins que la pleurite soit diaphragmatique.Le point de côté peut persister des heures et des jours.On le soulage en limitant l\u2019expansion thoracique, et le malade, en vue d\u2019amoindrir ce malaise, se couche sur le côté atteint.Plusieurs autres maladies des organes intra- thoraciques et du thorax lui-même peuvent simuler l\u2019infarctus aigu du myocarde: la syphilis aortique avec anévrysme, la pleurésie, le cancer du poumon, les tumeurs médiasti- nales, la hernie diaphragmatique, l\u2019herpes zoster, l\u2019arthrite sterno-costale, les affections de l\u2019épaule et de la colonne dorsale, le syndrome costo-claviculaire et celui du scalène antérieur, le tabès, la névrose pour ne nommer que les principales.Parmi les syndromes abdominaux aigus dont la ressemblance avec l\u2019infarctus du myocarde pourrait tromper le médecin, il faut d\u2019abord retenir la cholélithiase et la cholécystite aiguë, la perforation d\u2019un ulcère peptique, la pancréatite aiguë.Toutes ces conditions abdominales aiguës dont la liste serait beaucoup trop longue peuvent être différentiées d\u2019un infarctus du myocarde à condition que le clinicien s\u2019arrête à une étude sérieuse des anté- | cédents du malade, & une observation détail- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 lée de la maladie actuelle et qu\u2019il termine par un examen objectif très minutieux.Le traitement de la crise d\u2019angine de poitrine a peu changé, depuis plusieurs années.On a préconisé nombre de médicaments apparemment tous meilleurs vaso-dilatateurs les uns que les autres; mais, toujours on a dû revenir à la nitroglycérine et au nitrite d\u2019amyl, à cause de leur efficacité à peu près constante.La papavérine, les xanthines surtout l\u2019aminophyl- line, l\u2019épinéphrine, l\u2019éphédrine, l\u2019atropine, la thyroxine, la coramine, l\u2019héparine augmentent tous le débit coronarien, à des degrés variables et certains le font en provoquant des ennuis parfois sérieux.En cas d\u2019urgence, le médicament de choix contre l\u2019attaque d\u2019angine reste encore la nitroglycérine, à la dose thérapeutique de 1/100 de grain.Il est préférable toutefois de commencer par une dose de 1/200 de grain, suffisante dans la plupart des cas, et qui donne très peu d\u2019effets d'à côté.Son action est rapide.Elle est manifeste après une ou deux minutes, et elle se prolonge durant environ 44 d'heure à une heure.Le malade peut en prendre jusqu\u2019à 25 ou 30 tablettes par jour, sans devenir réfractaire à la drogue.L\u2019idiosynerasie plutôt rare se caractérise par une céphalée sévère, l\u2019évanouissement et même la syncope.En dehors d\u2019un traitement prophylactique obligatoire, l\u2019angineux doit réserver la nitroglycérine pour les crises que le repos seul ne parvient par à juguler.Et, lorsque, malgré la médication, la douleur persiste, on doit lui recommander d\u2019en avertir un médecin.Le nitrite d\u2019amyl, en inhalation, agit beaucoup plus rapidement que la nitroglycérine (10 à 15 secondes) ; mais, son action est fugace (quelques minutes seulement).Cette drogue est coûteuse, son transport, son mode d\u2019administration, son odeur constituent des inconvénients sérieux.Elle a sensiblement les mêmes effets secondaires que la nitroglycérine.Les autres nitrites rarement indiqués sont aussi peu employés.Si après une médication adéquate, la douleur rétro-sternale persiste, qu\u2019elle ne diminue MASSON: ANGINE ET INFARCTUS 53 pas d\u2019intensité, qu\u2019elle dure au delà de 25 à 30 minutes, et que les signes d\u2019infarctus du myocarde se précisent, le médecin traitant doit, sans retard, se préparer à mettre en application les principes thérapeutiques fondamentaux de cette affection cardiaque: 1 \u2014 réduire au minimum le travail du cœur jusqu\u2019à cicatrisation de la lésion.2 \u2014 soulager la douleur ou les autres malaises le plus tôt possible.3 \u2014 surmonter le choc et l\u2019insuffisance cardiaque, s\u2019il y a lieu.4 \u2014 combattre les arythmies dangereuses et les autres complications toujours menaçantes.Immédiatement, on doit faire le nécessaire pour placer le malade en lieu confortable au lit ou au fauteuil, si le choc n\u2019est pas grave.Friedberg (9) après une discussion détaillée du problème du repos dans le traitement de l\u2019infarctus du myocarde conclut que l\u2019emploi intelligent des deux méthodes, soit au lit soit au fauteuil, influence peu le pronostic de la maladie.Pour soulager la douleur, la morphine, à raison de 14 de grain par voie sous-cutanée, aux demi-heures jusqu\u2019à l\u2019obtention de résultats, s\u2019est montrée assez efficace.Ce n'est que dans des cas exceptionnels qu\u2019on doive administrer 14 de grain de morphine par voie intra-veineuse.Russek conseille ou le demerol ou la codéine, dans les cas peu graves et, il dit que souvent même ils sont inutiles.Stroud et Wagner (3) préviennent le médecin contre les dangers d\u2019excès dans l\u2019usage des opiacés.Ils signalent, entre autres, l\u2019exagération de l\u2019état de choc et la dépression des centres vitaux, lorsque le débit cardiaque et la pression artérielle sont déjà insuffisants à cause de l\u2019infarctus du myocarde.Tout de même, il n\u2019y a pas toujours le choix, il faut calmer.On a tard de transporter, en hâte, tous ces malades à l'hôpital, en particulier, lorsque leur condition s\u2019améliore, au cours du traitement.On leur évitera une fatigue inutile, des émotions nuisibles, durant la période aiguë de la maladie, si l\u2019on peut procéder à une partie du traitement d'urgence à domicile. 54 MASSON: ANGINE ET INFARCTUS Russek (4) trouve l\u2019oxygénothérapie de routine condamnable ou du moins non indiquée, dans plusieurs cas.Il dit qu\u2019on doit attendre des indications bien précises telles que: la dyspnée marquée, l\u2019ædème pulmonaire et l\u2019état de ehoc grave.Car, le masque donne au patient l\u2019impression de suffocation, d\u2019anxiété, et le cathéter lui provoque une irritation pharyngée, de la toux, des nausées.Voilà des ennuis qui justifient l\u2019abstention de donner l\u2019oxygène à un malade souffrant d\u2019un infarctus non compliqué.Cela est surtout vrai lorsque l\u2019on emploie la tente, puisque cette méthode ne permet pas de donner l\u2019oxygène à une concentration supérieure à 40%.Il semble donc évident que, dans les cas non compliqués, l\u2019on doive utiliser le masque de préférence.Encore une fois, dans les cas d\u2019infarctus aigu simple, on doit se servir de l\u2019oxygène avec l\u2019unique intention de fournir une plus grande quantité d'oxygène au myocarde lésé et de limiter, si possible l\u2019étendue de la nécrose.Il faut se rappeler que l\u2019oxygène ne diminue aucunement la douleur et que de plus, elle ne contribue pas à la guérison du malade et que, en certaines circonstances, elle peut accroître son anxiété.Henry I.Rüssek (4) mentionne que, la plupart des auteurs acceptent bien la nécessité des anticoagulants dans le traitement des cas d'infarctus sérieux; mais, que, par ailleurs, ils en désapprouvent l\u2019emploi systématique.Stroud et Poindexter (5) constatent que le nombre des complications emboliques consécutives à l\u2019infarctus du myocarde est passé de 25 à 15% des cas, grâce à l\u2019action des anticoagulants.Par ailleurs, le nombre des accidents hémorragiques qui surviennent, au cours de traitement aux anticoagulants portent le médecin à faire un usage raisonné de ces médicaments et à toujours se souvenir de leurs contre-indications: l\u2019insuffisance rénale et hépatique, les purpuras, les dyscrasies sanguines et la tendance aux hémorragies, l\u2019endocardite subaiguë.On doit les prescrire avec des précautions spéciales aux patients qui souffrent d\u2019ulcére d\u2019estomac ou qui ont des plaies ouvertes susceptibles de saigner.Enfin, les pa- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 tients au delà de 60 ans requièrent une attention particulière parce qu\u2019il sont généralement plus sensibles à ces préparations que les plus jeunes.Lorsqu\u2019il y a indication urgente d\u2019administrer des anticoagulants, le médecin doit d\u2019abord penser à l\u2019héparine puir au dicumarol ou ou tromexan en second lieu.L\u2019héparine, par voie intra-veineuse, agit immédiatement; tandis que, par voie intra-musculaire, les effets se font attendre une demi-heure à une heure.Si l\u2019on prévoit devoir continuer la médication durant 2 ou 3 jours, la méthode de Toronto est préférable.En cas d\u2019urgence, on injecte tout simplement 50 mgms d\u2019héparine i.v.aux 4 heures, prenant bien soin de rechercher le temps de coagulation avant chaque dose.S\u2019il y a hémorragie, on cesse la médication et l\u2019effet de l\u2019héparine disparaît en moins de 3 heures.La protamine, à raison de 1 mgm i.v.contrôle toute hémorragie grave consécutive à l\u2019injection d\u2019héparine.À noter que l\u2019insuffisance hépatique ou rénale ne constituent pas des contre-indications à l\u2019usage de l\u2019héparine.Une fois le malade hospitalisé, si l\u2019on désire employer le dicumarol, la dose quotidienne habituelle est de 300 mgms per os, le premier jour, de 200 mgms le deuxième, de 50 à 100 mgms à chaque jour comme dose d\u2019entretien.Un temps de prothrombinémie à chaque jour contrôle l\u2019effet du médicament.On doit se fixer comme but un taux d\u2019environ 40 à 50% de la norme.La vitamine K et même les transfusions sanguines rendront service en cas d\u2019hémorragie.Le tromexan se prescrit à une dose 5 ou 6 fois plus élevée que le dicumarol.Son action commence après 24 à 48 heures, au lieu de 48 à 72 heures, comme le dicumarol.Elle cesse 36 à 72 heures après l\u2019arrêt du traitement alors que l\u2019action du dicumarol se prolonge durant 3 à 8 jours.L'apparition du choc, au cours de la phase aiguë de l\u2019infarctus, est souvent de pronostic défavorable surtout s\u2019il progresse.Autrefois, les cardiologues considéraient l\u2019hypotension artérielle comme un mécanisme compensateur de l\u2019organisme en vue de diminuer le travail ve ne ne . L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 du myocarde lésé.P.D.White (6), dans son traité ne parle pas du traitement du choc à la suite d\u2019un infarctus.Friedberg (2) prétend que les méthodes thérapeutiques ordinairement employées pour le traitement des autres formes de choc peuvent être dangereuses parce qu\u2019elles surchargent et la circulation et le myocarde déjà affaibli.W.C.Gilbert (7) ne voit pas la nécessité de donner du plasma ou du sang, et il trouve que les vaso-constricteurs sont contre-indiqués.Les arguments de ces auteurs s\u2019expliquent par le fait que, dans la grande majorité des cas, la chute tensionnelle n\u2019est que transitoire et qu\u2019un retour spontané vers la normale s\u2019effectue en 1 ou 2 heures.Récemment, les Drs Abraham Gootniek et Frederick J.Knox (8), dans une étude du traitement de choc dans l\u2019infarctus aigu du myocarde ont donné au médecin l\u2019espoir de diminuer de moitié le taux de mortalité due à cette complication redoutable dont le mécanisme est encore mal connu.Ils choisirent pour éprouver leur méthode thérapeutique un groupe de malades dont l\u2019état de choe fut sévère, dès le début et en apparence irréversible, chez qui l\u2019on s\u2019attendait à un taux de mortalité de 100% ou à peu près.A part les techniques spéciales la conduite du traitement, dans son ensemble, fut la même que pour celui de l\u2019infaretus ordinaire.Ils reconnurent la grande importance de la précocité du traitement.Huit heures après le début de la crise, du choc, les chances de survie sont quasi nulles.Tous ces grands choqués reçurent soit norépinéphri- ne ou néosynéphrine i.m.ou i.v., & des doses variant entre 2 et 7 mgms, à des intervalles allant de 15 minutes à une heure.Ces vasoconstricteurs ont le grand avantage d\u2019élever la pression artérielle sans accélérer le rythme cardiaque.On utilisa aussi du plasma sanguin ou du sang en quantité variable, ie.de 250 à 1500 ce i.v.Seul l\u2019ædème pulmonaire évident fut une contre-indication à ces infusions.Les auteurs ont noté que la technique associant les vaso-constricteurs au plasma ou au sang s\u2019est montrée plus efficace que l\u2019une ou l\u2019autre séparément.Le sang et le plasma, MASSON: ANGINE ET INFARCTUS 55 en pareil cas, semblent fournir des résultats qui se valent.L\u2019étude portait seulement sur 32 cas.C\u2019est là un nombre insuffisant pour permettre des conclusions valables; mais, les résultats obtenus sont de nature à encourager le médecin à s\u2019occuper activement de ces choes en apparence irréversibles et mortels.Encore aujourd\u2019hui, la caféine et le benzoate de soude, à la dose de 715 grains n\u2019est pas à dédaigner.L\u2019adrénaline et l\u2019épinéphrine comme les autres vaso-constricteurs ordinaires méritent un essai.Seulement, il faut savoir que ces amines hypentensives accélèrent le rythme cardiaque.L\u2019anoxie augmente l\u2019excitabilité du myocarde et elle diminue sa conductibilité.Il n\u2019est pas étonnant alors de rencontrer des troubles de formation et de conduction de l\u2019influx, dans l\u2019infarctus aigu du myocarde.Les extra-systo- les, la tachycardie paroxystique sont sévères, en ce sens qu\u2019elles augmentent le travail du cœur et qu\u2019elles accentuent l\u2019insuffisance coronarienne par défaut de remplissage du ventricule gauche.Elles requièrent donc un traitement immédiat parce qu\u2019elles dégénèrent facilement en tachycardie ventriculaire paroxystique ou en fibrillation ventriculaire (9).Dans ces cas, on utilise le sulfate de quinidine, à la dose de 0,40 à 0,60 gms per os ou le pronestyl, 500 à 700 mgms i.m.ou i.v.aux 2 ou 3 heures.En présence d\u2019une arythmie supra-ventriculai- re (fibrillation auriculaire ou flutter), la digitalisation devient indiquée si la quinidine échoue.L\u2019emploi de la digitaline est réservé aux cas d'infarctus compliqué d\u2019insuffisance cardiaque ou, comme on le mentionne plus haut, contre une fibrillation ou flutter auriculaire résistante à la quinidine.Ordinairement, on administre la digoxine (1,2 mgm) ou la digitoxine (2 mgms) immédiatement, quitte à donner le lendemain une dose d\u2019entretien per os si possible de 0,50 mgm de digoxine ou de 0,30 mgm de digitoxine.Voilà quelques renseignements susceptibles de venir en aide au praticien dans la solution du problème que pose souvent la douleur précordiale. 56 MASSON: ANGINE ET INFARCTUS BIBLIOGRAPHIE (1) Julius JENSEN: Differential Diagnosis of Pre- cordial Pain.Med.Clinics of North Amer.29: 513 (mars) 1945.(3) William D.STROUD et J.A.WAGNER: Medical Management of Acute Myocardial and Chronic Coronary Disease.Postgraduate Med, 14: 43 (juillet) 1953.(4) Henry I.RUSSEK: Therapeutic Considerations and Controversial Issues in the Modern Management of Acute Myocardial Infarction.The Am.Journal of the Med.Sc, 225: (juin) 1953.(5) Ned DOSCHER et Ch.A.POINDEXTER: Myocardial Infarction without Anticoagulant Ther- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 apy.The Amer.Journal of Med.7: 623 (mai) 1950.(6) P.D.WHITE: Heart Disease.3e édit.Mac- Millan, édit, New-York, 1947.(7) N.C.GILBERT : Treatment of Coronary Thromboses.Med.Clinics of North Amer.28: 1, 1944.(8) A.GOOTNICK et F.H.KNOX, Jr.: Management of Shock in Acute Myocardial Infarction.Circulation, 7: (avril) 1953.(9) C.K.FRIEDBERG: The Current Status of the Treatment of Coronary Heart Disease.The Can.Med.Ass.Journal, 68: 2, p.95.LE PROBLÈME DU GLAUCOME EN PRATIQUE GÉNÉRALE ! Jean-Paul FORTIER (Sherbrooke) En abordant ce sujet devant vous, mon intention n\u2019est pas de vous donner un cours de pathologie spécialisée, mais plutôt de reconsidérer à sa juste place, un problème trop souvent relégué au seul ophtalmologiste.Bien que vous connaissez déjà les principaux points que j\u2019aborderai, j'estime utile d\u2019apporter quelques précisions additionnelles sur cette maladie dont le public est de plus en plus mis au courant par le truchement de la presse, de la radio, des organismes du ministère fédéral de la santé, des sociétés de prévention de la cécité, et dont le dépistage précoce relève autant du praticien que du médecin spécialisé.Actuellement, la majorité des auteurs sont d'avis que le glaucome ne constitue pas une entité clinique bien caractérisée, mais plutôt un ensemble de conditions pathologiques ayant pour dénominateur commun dans la presque totalité des cas, une augmentation de la tension des liquides dans l\u2019œil.Il ne s'agirait plus d\u2019une maladie inhérente à 1.Communication au XXIIIe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Sherbrooke, septembre 1953.l\u2019æil même, mais plutôt d\u2019un manifestation oculaire de malaises constitutionnels d\u2019ordre général, de cause encore mal connue, probablement l\u2019expression localisée au globe oculaire d\u2019un processus pathologique ou dégénératif de l\u2019organisme tout entier.Au niveau du globe oculaire, le processus se manifesterait le plus souvent sous forme de symptômes comme l\u2019augmentation de la tension oculaire, l\u2019atrophie optique avec excavation papillaire, le rétrécissement du champ visuel.Le diagnostic précis du glaucome demande la plupart du temps une technique spéciale, et s\u2019avère parfois difficile même pour le spécialiste dûment entraîné; mais, comme le glaucome est responsable de 30 à 40% des cas de cécité actuellement connus, il incombe aux spécialistes d\u2019en signaler la fréquence, et aux praticiens d\u2019en considérer la présence toujours possible chez leurs patients.Le diagnostic du glaucome et la prévention de la cécité qui en résulte, constitue de nos jours, le plus important problème relatif à la vision.En général, on ne connaît pas assez les dangers du glaucome, et on ne réalise pas L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 que cette maladie qui s\u2019installe le plus souvent sans signe avertisseur, est actuellement plus fréquente que la tuberculose au pays.On oublie trop aisément, qu\u2019au Canada, une personne sur 840 est aveugle, que 40% des cas de cécité par maladie pourraient être prévenus, et que dans à peu près la même proportion ils sont dus au glaucome.Un relevé fait par le ministère de la santé du gouvernement fédéral montre que 2% des gens au-dessus de 40 ans, qui travaillent régulièrement à des travaux de précision, souffrent de glaucome sans le savoir, et constitue de ce fait, des candidats à la cécité.Aux Etats-Unis, on estime que 3 400 personnes deviennent complètement aveugles à cause du glaucome tous les ans, et que 800 000 le deviennent graduellement pour la même raison dans le même temps.La cécité par glaucome une fois complétée est une condition irréversible, aucun traitement ne peut restaurer la vision perdue, c\u2019est final.Etant donné que le glaucome est moins fréquent avant la quarantaine, et que les soins médicaux et les techniques d\u2019hygiène modernes allongent constamment la moyenne de vie, la question du glaucome est en passe de devenir un problème de première importance, le nombre de citoyens susceptibles d\u2019en souffrir augmentant chaque année.La classification moderne des glaucomes met bien en évidence, l\u2019importance du glaucome chronique, à évolution torpide, le plus fréquent de tous.On distingue actuellement trois aspects au glaucome : a) le glaucome primitif; dû à une cause encore inconnue, et dont l\u2019évolution permet de distinguer une forme congestive décom- pensée, et une forme simple, non congestive, et encore bien compensée.b) le glaucome secondaire : dû à une cause ou lésion évidente de l\u2019œil, uvéite, traumatisme, et dont l\u2019évolution fixe deux formes, aiguë et chronique.¢) la glaucome absolu : stade ultime où se retrouvent tous les glaucomes décompen- sés, ayant abouti à la cécité sans rémission.lORTIER: GLAUCOME 57 Si la cause exacte nous en échape encore, on doit cependant reconnaître que tous les glaucomes partagent une défectuosité similaire de filtration et d\u2019élimination hors de l\u2019œil des fluides sécrétés à l\u2019intérieur de celui- ci.Dans la mesure où cette filtration défectueuse sera compensée par les mécanismes oculaires prévus à cet effet, le glaucome sera compensé ou non, congestif ou non.Il est bien évident que dans ces conditions, la glaucome n\u2019existe pas nécessairement comme on s\u2019y attendrait, dans un œil rouge, dur au toucher, sensible à la lumière, larmoyant, où la vision est défectueuse, et dont le diagnostic saute aux yeux si on peut dire.Au contraire, il évolue le plus souvent comme le démontrent les statistiques, dans un œil normal, n'attirant l\u2019attention du clinicien d\u2019aucune façon, et constitue ce qu\u2019on appelle le glaucome primitif, non congestif, et encore bien compensé.C\u2019est le type le plus fréquent de tous, soit 75% des cas, et aussi le plus difficile à diagnostiquer.Son dépistage devrait être systématique, comme celui de la tuberculose, des maladies vénériennes, du diabète et de l\u2019hypertension.Des trois types de glaucome, le glaucome primitif, non congestif et encore compensé, constitue le gros du problème de prévention et de dépistage.Il faut cependant reconnaître que les premiers symptômes n\u2019ont rien de pathognomonique, les malaises restant longtemps fugaces, indéfinis, et quand ils deviennent évidents, permanents, et bien définis, ils indiquent alors un glaucome avancé, en voie de décompensation, de telle sorte que si le diagnostic devient évident, c\u2019est que le patient bien souvent a trop tardé à consulter.Comme il est impossible en pratique, pour le patient, de reconnaître les tout premiers signes, le seul moyen de le protéger est un dépistage précoce par le praticien, au cours des examens de routine.Le praticien devrait toujours avoir à l\u2019esprit la grande fréquence du glaucome, et que les malaises oculaires et périoculaires souvent mal définis présentés par son patient peuvent le plus facilement du monde cons- 58 FORTIER: GLAUCOME tituer le signal d\u2019alarme d\u2019un glaucome primitif encore bien compensé.S'il est vrai que les premiers signes ne sont pas spécifiques de glaucome, plusieurs cependant peuvent en être très suggestifs : a) le patient dont la vision est bien corrigée par ses verres, mais qui doit fréquemment changer de lunettes, et qui en les changeant, a bien du mal à s\u2019habituer a une nouvelle prescription correctrice \u2014 à noter toutefois qu\u2019un diabète non contrôlé, ou une cataracte au début, peuvent causer les mêmes malaises.b) dans la presque totalité des cas de glaucome au tout début, on retrouve une commune diminution de l'adaptation visuelle à l\u2019obscurité.Ces patients peuvent même se plaindre de céphalée, de douleur oculaire ou périoculaire à la pénombre le soir, après une séance de cinéma ou de télévision, ou après une émotion vive.Ils avoueront de la difficulté à récupérer leur vision à la pénombre quand ils vont au cinéma, ou d\u2019être ébloui facilement par les phares des voitures qu\u2019ils croisent le soir sur la route.c) les halos autour des lumières que le patient fixe, et toutes leurs variantes qu\u2019on trouve décrites dans les traités classiques appartiendraient plutôt au glaucome congestif en voie de décompensation.d) à l\u2019inspection, l\u2019œil peut paraître absolument, sans rougeur de la conjonctive, ni sensibilité à la lumière, ni dureté au palper.La tension, même mesurée au tonomètre, peut être normale le jour, au début de l\u2019évolution, et ne dépasser la normale que le soir, ce qui constitue une simple accentuation du cycle nycthéméral normal de la tension oculaire, laquelle est normalement plus élevée la nuit que le jour.e) au début du glaucome, le champ visuel est ordinairement altéré d\u2019abord dans le secteur nasal, ce qui s\u2019explique par le fait que les fibrilles du secteur temporal de la rétine sont les plus longues et les plus L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 exposées aux effets de la compression par l'hypertension oculaire.Le patient peut être très longtemps sans s\u2019en plaindre, si on se rappelle la compénétration normale du secteur nasal droit et gauche du champ visuel normal.Quand le patient se plaint spontanément d\u2019altération de son champ de vision, ou que l\u2019on peut mettre en évidence une telle altération sans qu\u2019il s\u2019en plaigne, il est souvent sur la voie de la décompensation de son glaucome, avec toutes les complications que cela comporte.Devant si peu de signes caractéristiques, et la grande fréquence connue du glaucome, surtout du type primitif, la seule solution qui reste est de faire contrôler l\u2019état oculaire de tout cas suspect, par qui de droit, afin de prévenir les conséquences fâcheuses d\u2019un glaucome inexorable.Vous ferez faire à votre patient une vérification de sa fonction visuelle, consistant au moins en un contrôle de l\u2019acuité visuelle, de la tension oculaire, du champ visuel, de l\u2019adaptation lumineuse, du fond d'œil, et au besoin, un test provocateur de glaucome.C\u2019est pourquoi, il vous faudra rappeler au malade cette distinction que vous connaissez bien mais que beaucoup de vos patients ignorent, et dont je voudrais définir les termes encore une fois : L\u2019opticien, est l'individu qui s\u2019occupe de la préparation des verres de lunettes, de leur montage dans la lunette pour la vente au public, agissant ainsi d\u2019après la prescription du médecin oculiste ou de l\u2019optométriste.L\u2019optométriste, est celui qui a le pouvoir et le droit d\u2019examiner la vue pour prescrire des verres, et qui, de plus, vend ses lunettes.Le doctorat en optométrie qu\u2019il pourrait avoir ne lui confrère en aucun temps, ni le titre de docteur, ni le droit de prescrire des médicaments quels qu\u2019ils soient, ou de s\u2019en servir, et il ne peut, de par ses études, ni diagnostiquer, ni traiter adéquatement les maladies de l\u2019œil, lesquelles ne sont pas de son ressort.L\u2019ophtalmologiste, ou l\u2019oculiste, selon l'origine grecque ou latine du mot, est le médecin spécialisé dans les maladies de l\u2019œil et de ses L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 annexes, ayant fait des études post-univer- sitaires tant au point de vue des maladies de l\u2019œil qu\u2019au point de vue examen de la vue et de la prescription des lunettes.Il est le seul des trois à avoir légalement droit au titre de « Docteur », dans notre province où la loi réserve encore ce titre à ceux qui ont fait des études médicales sérieuses.Vous aurez un rôle important à jouer auprès de votre patient, pour bien lui faire comprendre que son glaucome une fois dépisté, est une maladie avec laquelle il lui faudra vivre désormais, et traiter régulièrement le reste de ses jours.Le glaucomateux voit avec les myotiques comme le diabétique vit avec l\u2019insuline, et le cardiaque avec la digitale en somme; la négligence du traitement comportant une sanction inexorable à plus ou moins brève échéance.C\u2019est à vous qu\u2019il incombe de faire observer à votre patient les règles de vie du glaucomateux, telles que résumées aux Etats-Unis, par la société nationale de prévention de la cécité : 1.suivre exactement les intructions de l\u2019ophtalmologiste en ce qui concerne l\u2019application des médicaments prescrits, et faire contrôler l\u2019état des yeux aux intervalles déterminés par lui.2.consulter l'ophtalmologiste sans retard, si les yeux deviennent douloureux, si la vision se brouille ou diminue de quelque façon, ou s\u2019il apparaît des halos autour des lumières.3.éviter les émotions vives, les colères, les tracas, les craintes, les désappointements en autant que possible.4.surveiller la constipation et la corriger au besoin.5.éviter toute entrave à la circulation sanguine, vêtements serrés, collets, corsets, ceintures.6.maintenir la circulation sanguine en bon état.Si le travail demande de longues heures de demi-immobilité, faire une marche en évitant toute fatigue avant et après le travail, et savoir couper les heures de travail de phases de repos.FORTIER: GLAUCOME 59 7.limiter l\u2019absorption de café ou thé forts, éviter les alcools en général.8.éviter l\u2019obscurité, n\u2019aller au cinéma qu\u2019en autant que le médecin le permet, en évitant les sujets à émotions fortes, réduire les séances de cinéma au minimum, ce qui vaut pour le cinéma, valant pour la télé- sion.9.ne pas utiliser de gouttes oculaires sans demander l\u2019avis préalable du médecin.10.faire vérifier l\u2019état général tous les ans par le médecin.En terminant, pour ce qui est de la conduite à tenir devant un cas de glaucome en pratique générale, se souvenir que : 1l.\u2014le glaucome congénital peut exister même chez les tout jeunes enfants, par persistance anormale de débris mésenchymateux dans l\u2019angle de la chambre antérieure de l\u2019æœil, où ils entravent la filtration des liquides hors du globe oculaire.Tous les cas douteux : devraient être investigués avant que le globe oculaire ne se déforme, à cause de la friabilité des tissus à cet âge, et que l\u2019hydroph- talmie ou dilatation secondaire des globes oculaires ne devienne complète avec la cécité qui en résulte.2.\u2014la glaucome congestif décompensé constitue une urgence chirurgicale que le praticien devrait reconnaître au même titre que les autres urgences chirurgicales, car bien souvent, il est le premier appelé au chevet du malade.Dans le cas d\u2019une décompensation aiguë où la perte de vision ne dépasse pas 36 heures en moyenne, le pronostic visuel tout en étant réservé, n\u2019est pas désespéré, alors que dans la décompensation lente au stade ultime, la cécité est irréversible.Les signes cardinaux de la décompensation aiguë sont : a) œil rouge, douloureux, larmoyant, sensible à la lumière et dur au toucher.b) œil où la vision disparaît ou est disparue depuis peu de jours ou d\u2019heures en général, c) céphalée périoculaire violente avec nausées et vomissements parfois abondants, 60 FORTIER: GLAUCOME d) prédominance nocturne des malaises, e) fréquence des glaucomes aigus chez les femmes à ou après la ménopause.3.\u2014 le traitement et le dépistage adéquat du glaucome chronique simple non congestif et encore bien compensé relèvent d\u2019une collaboration étroite entre le médecin praticien et l\u2019ophtalmologiste, la vision du patient en dépendant.4.\u2014 enfin, chez un patient dépassant la quarantaine, les symtômes discrets discutés devraient faire suspecter le glaucome au médecin praticien, et recommander un examen complet de la fonction visuelle par un ophtalmologiste, pour éliminer un glaucome encore à la phase de compensation, selon la formule lapidaire de l\u2019école américaine : « Before one can find glaucoma, one must think glaucoma ! » L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 BIBLIOGRAPHIE SHEIE: «Review of literature 1949-1950.» Oph., 44: 499 (oct.) 1950.ALLIS: « Early diagnosis of glaucoma.» Bull.Ocul, 28: 589 (oct.) 1949.\u201cEye Care\u201d Information Service Division.Dept.of Nat.Health and Welfare, Ottawa, p.18-22.RYCHENER : «Glaucoma in general practice.» Journ.of Mich.St.Med.Soc., 240 (fév.) 1950.LEMOINE: « Statistical review of glaucoma.» Am.J.Oph., 33: 1353 (sept.) 1950.KNIGHTON: « Glaucoma Means Potential Blindness.» Nat.Soc.for Prev.of Blindness.Pub.No.371, New-York.WILENSKY: « Glaucoma.» Nat.Soc.for Prev.of Blindness.Pub.No.256, New-York.Duke ELDER: Textbook of Ophtalmology, 3: 1946, C.V.Mosby Company.R.CHARBONNEAU: « Ophtalmologie et le médecin praticien.» L\u2019Union Méd.du Canada, 82: 82, 1953.Arch. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Bulletin de l\u2019Hssoctation des tDédecins de Langue francaise ou Canada (Fondée a Québec en 1902) L'Union Médicale dU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 83, No 1 \u2014 Montréal, janvier 1954 PNEUMOLOGIE INFANTILE PNEUMONITES ET PNEUMONOSES La pathologie pulmonaire de l\u2019enfant a beaucoup évolué dans ces dernières années.Il n\u2019y a pas si longtemps le chapitre des pneumopathies dans les traités de pédiatrie se résumait à la .pneumonie franche, à la broncho-pneumonie, à la congestion pulmonaire et à l'asthme.C\u2019est à peine si l\u2019on parlait de dilatation des bronches; et s\u2019il était question de tuberculose pulmonaire, le diagnostic n\u2019en était fait le plus souvent qu'à l\u2019autopsie.Par contre, on savait reconnaître précocement les pleurésies avec épanchement et les traiter à l\u2019aide de moyens appropriés pour le temps: thoracentèse, pleurotomie ou pleuro-costotomie suivant les cas.C\u2019était une époque où la plupart des diagnostics n\u2019étaient faits qu\u2019avec les seuls moyens cliniques, la radiologie n'étant qu\u2019à ses débuts et les ressources du laboratoire n\u2019étant pas ce qu\u2019elles sont aujourd\u2019hui.Mais avec quel soin on examinait et on réexaminait les malades, on percutait, on auscultait: et avec quelle fierté et quelle joie on posait avec certitude un diagnostic de pneumonie resté en suspens pendant plusieurs jours, alors que le tableau clinique était celui d\u2019une appen- ÉDITORIAL 61 dicite, d'une méningite ou d'une fièvre typhoïde.Mais cette époque est révolue.Au splendide isolement et à l\u2019'invidualisme farouche de nos devanciers a succédé, par suite de la multiplicité des techniques spécialisées, une évolution de plus en plus marquée vers la division du travail et l'action collective.* * * Vers 1925, tout semblait définitivement classé dans la pathologie pulmonaire de l\u2019enfant.À ce moment, l\u2019attention des pédiatres était centrée sur les troubles digestifs et l\u2019alimentation des nourrissons.« We were mostly infant feeders», disait avec humour Edwards A.Park récemment, à l\u2019ouverture de l'hôpital des enfants de Toronto.Il a fallu les travaux de Riba- deau-Dumas sur l\u2019infection des enfants du premier âge pour remettre à l\u2019honneur la notion des troubles digestifs secondaires, si bien mis en lumière au siècle dernier par Rilliet et Barthez.Presque en même temps, Marriott aux Etats-Unis montrait également que la gastro-entérite est un mythe et que derrière les vomissements et la diarrhée du nourrisson il y a le plus souvent une infection parentérale, une rhinopharyngite, une otomastoïdite, une pyélite, etc.Mais Ribadeau-Dumas alla plus loin encore.Convaincu que ce qui cause la mort du plus grand nombre des nourrissons, dans les hôpitaux d\u2019enfants, est l\u2019infection pulmonaire, il battit en brèche les conceptions que l\u2019on avait jusque-là sur la broncho- pneumonie.Et en 1926, après de pa- 62 ÉDITORIAL tientes recherches, basées sur des observations personnelles et des examens anatomiques d'enfants infectés et décédés dans son service, il démontra le premier, avec preuves à l'appui, * que l'infection pulmonaire ne se présente pas toujours d\u2019une façon classique avec le syndrome clinique de la broncho- pneumonie, c'est-à-dire avec de la toux, de la température, de la dyspnée et des râles fins\u201d, mais qu\u2019elle peut évoluer sous le masque d\u2019un choléra infantile ou d\u2019une athrepsie à marche rapide.Les lésions histologiques que l\u2019on trouve en pareil cas ont une distribution lobulaire, mais ne sont pas toujours celles d'une bronchiolite sup- purée; elles se caractérisent tantôt par une angéio-alvéolite hémorragique, tantôt par de l\u2019œdème pulmonaire, avec ou sans corps étrangers dans les alvéoles (liquide ammiotique, globules gras de lait).Et l\u2019auteur d\u2019ajouter: « le fait le plus frappant est l\u2019extrême abondance de microbes que l\u2019on rencontre sur les coupes.» Si Laënnec a inscrit en épigraphe de son traité de l\u2019Auscultation médiate la phrase d\u2019Hippocrate: « Pouvoir explorer est une grande partie de l'art », c\u2019est que l\u2019enrichissement de nos moyens d'investigation est à l\u2019origine de la plupart de nos progrès.® On a dit avec raison que la radiologie et l\u2019endoscopie permettaient de faire de l'anatomie pathologique sur le vivant.Cela est vrai et effectivement on 1.L.Ribadeau-Dumas, J.Meyer, J.Debray et Mlle Tisserand.\u2014 L\u2019infection pulmonaire de l\u2019enfant en bas âge.Revue Française de Pédiatrie, Tome II, No 2, 1926, pp.125-160.2.Marfan.\u2014 Clinique des maladies de la première enfance, lère série, Paris, Masson, 1926, p.292.3.Bariety.\u2014 Cinquante ans: Médecine et Chirurgie (1900-1950).La Revue des Deux Mondes, ler mai 1950, p.132.L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 doit beaucoup à ces méthodes d\u2019exploration paracliniques de l'appareil respiratoire.N\u2019est-ce pas grâce à des images radiologiques que l\u2019on peut maintenant poser un diagnostic précoce de pneumonie chez l\u2019enfant (triangle radiologique de Weill et Mouri- quand), de tuberculose miliaire des poumons, de broncho-pneumonie tuberculeuse, de phtisie commune, de dilatation des bronches après injection de lipiodol, d\u2019abcès du poumon, d\u2019até- lectasie et d'emphysème, de pneumothorax, de pyo-pneumothorax, de tumeurs du médiastin, ete.Les services que rend la radiologie ne se comptent plus et il est devenu impossible de faire de la pneumologie sans radiographie.Et que dire de l\u2019endoscopie, de la laryngoscopie et de la bronchoscopie directes, bien mises au point par Che- valier-Jackson.Après avoir décrit le syndrome de la laryngo-trachéo-bron- chite suraiguë, qui porte à juste titre son nom, et démontré que le danger réside dans la présence de sécrétions bronchiques solidifiées qui obstruent les voies respiratoires, à la manière de fausses membranes diphtériques *, Chevalier-Jackson révéla au monde médical le rôle des corps étrangers dans l'étiologie des suppurations broncho- pulmonaires et des troubles de la ventilation.Il est juste d\u2019ajouter qu\u2019il en à précisé aussi le traitement endoscopique.C\u2019est également lui qui a décrit l\u2019atélectasie pulmonaire du nouveau-né liée à un stridor laryngé congénital et l\u2019'emphysème par accumulation de sécrétions bronchiques au cours de la broncho - pneumonie du nourrisson, 4.Chevalier-Jackson et Jackson (C.L.).\u2014 The larynx and its diseases.Philadelphie, Saunders, 1937. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 dont nous observions récemment des exemples.Dans ces conditions, l\u2019endoscopie permet de rattacher les lésions observées à leur véritable cause et de les traiter de façon rationnelle, le plus souvent avec succès.* * * C\u2019est sur de telles bases scientifiques que l'on a proposé récemment en France une nouvelle classification des affections pulmonaires de l'enfant, reposant sur la notion de l'infection d\u2019une part, et sur celle des facteurs mécaniques pouvant troubler la ventilation pulmonaire d\u2019autre part.MM.R.Debré et J.Gerbeaux distinguent ainsi les pneu- monites des pneumonoses.* Les pneumonites \u2014 terme ancien emprunté à Laënnee \u2014 comprennent toutes les infections pulmonaires, de quelque nature qu\u2019elles soient.Rentrent dans cette catégorie non seulement la pneumonie franche aiguë, les broncho - pneumonies, la tuberculose miliaire, l\u2019abcès du poumon, la gangrène pulmonaire, mais également les pneumopathies atypiques, l\u2019œdème infectieux subaigu et curable du nourrisson et du nouveau-né, les mycoses et l\u2019echinococcose pulmonaire ; en d\u2019autres termes, non seulement les infections du poumon causées par des bactéries, mais également celles engendrées par des virus, des rickettsies, des champignons et des parasites.Les pneumonoses \u2014 expression récemment proposée par MM.Debré et Gerbeaux \u2014 englobent «les syndro- 5.Robert Debré et Marcel Lelong.\u2014 Pédiatrie, Tome I, in Collection Médico-Chirurgicale à Revision Annuelle, Paris, Flammarion, 1952, p.755.ÉDITORIAL 63 mes pulmonaires liés à des troubles mécaniques non infectieux de la circulation sanguine, lymphatique ou aérienne ».Les troubles de la circulation sanguine, tels que l\u2019œdème aigu du poumon et l\u2019infarctus pulmonaire, que l\u2019on observe chez les rénaux et les cardiaques, sont bien connus, mais rares chez l'enfant; les anomalies de la circulation lymphatique sont encore à l\u2019étude.Beaucoup plus importants dans la pratique sont les troubles mécaniques de la circulation gazeuse antrabronchi- que et pulmonaire, qui sont en majeure partie l\u2019œuvre de Chevalier-Jackson.Ces troubles de la ventilation, comme on les appelle aujourd'hui, sont produits le plus souvent par des corps étrangers intrabronchiques.Ils ont été admirablement bien décrits par le célèbre laryngo-bronchologiste de Phila- delphie.Laissons-le nous en donner l\u2019explication, d\u2019après Debré et Lelong.«Si le corps étranger est assez volumineux pour obstruer complètement la bronche à l'expiration, l\u2019air passe à l'inspiration, mais ne peut s\u2019échapper à l\u2019expiration.Il en résulte un emphysème par obstruction.Si l\u2019obstruction est complète (qu\u2019elle soit due au corps étranger lui-même ou à de l\u2019œdème ou aux mucosités), l\u2019air ne passe pas à l\u2019inspiration.Il en résulte une atélec- tasie.» Ainsi donc, grâce à l\u2019endoscopie et à la radiologie combinées, un nouveau chapitre de la pathologie des voies respiratoires chez l\u2019enfant vient s\u2019ajouter et prendre place à côté des pneumoni- tes, celui des pneumonoses.Parmi les autres causes qui peuvent déterminer de l\u2019atélectasie ou de l\u2019emphysème, 64 ÉDITORIAL mentionnons chez le nouveau-né la présence de liquide ammiotique et chez le nourrisson l\u2019accumulation de sécrétions bronchiques, comme nous l'avons déjà signalé.Peuvent également intervenir pour produire des troubles de la ventilation: les tumeurs intrabronchiques, la tuberculose initiale ganglio-pulmonaire, l\u2019anesthésie générale êt certaines affections du système nerveux comme l\u2019hémorragie méningée, la poliomyélite.6.Voir L'Union Médicale du Canada, Tome 82, No 3, mars 1953, p.295.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Tel est l'intérêt pratique de ces notions nouvelles, qui constituent incontestablement un enrichissement de nos connaissances sur la pathologie respiratoire de l'enfant, et qui nous permettent, grâce à un travail d\u2019équipe, de mieux comprendre les diverses modalités cliniques des pneumopathies infantiles.Est-il nécessaire d\u2019ajouter qu\u2019un tel travail d\u2019équipe comporte des recherches microbiologiques et des tests de résistance aux antibiotiques.® Paul LETONDAL. VARIÉTÉS LE ROMAN POLICIER ! Jean Marie ROUSSEL, Médecin légiste (Montréal).Marcel Prévost écrivait, quelque part, que « le plus grand succes pratique dans le roman contemporain, c\u2019était sans contestation possible, celui du 10man policier ».Il m\u2019a semblé voir dans cet énoncé une reconnaissance du roman policier comme genre littéraire.Jusque-là, en effet, le roman policier avait été considéré comme un aventurier tenu à l\u2019écart de la littérature officielle, une sorte de «mouton noir» de mauvaise 1éputation qu\u2019il fallait éviter de fréquenter.Les traités de littérature sont muets à son endroit, et la critique officielle, du moins jusqu\u2019à ces derniers temps, l\u2019ignorait complètement.C\u2019est un tort, croyons-nous, d\u2019avoir fait la conspiration du silence autour de lui.Le 1oman policier fut, par le fait même relégué parmi les œu- vres de seconde zone et ne parut que dans des éditions à bon marché, vendues à moitié du prix habituel des romans.Ce dédain injustifié entretint la médiocrité de la plupart des romans policiers français.Il en fut tout autrement en Angleterre et dans les pays anglo-saxons.Depuis la publication des premières aventures de Sherlock Holmes, vers 1890, le roman policier fut reconnu comme un genre littéraire et les meilleurs écrivains anglais n\u2019hésitèrent pas à le cultiver.C\u2019est ainsi qu\u2019un auteur aussi sérieux que G.K.Chesterton n\u2019a pas cru déchoir en écrivant la suite des «enquêtes de l\u2019abbé Biown » où il donne libre cours à sa fantaisie.On sent que la plupart des auteurs anglais pourraient écrire autre chose s\u2019ils le désiraient; après la lecture d\u2019un roman policier de Dorothy Sayers ou d\u2019Agatha Christie, on n\u2019a pas 1.Conférence prononcée au cours des « Journées médicales » de la Société médicale de Montréal, mai 1953.du tout l\u2019impression que ces auteurs aient mal canalisé leur effort.En bons commerçants, vendeurs d\u2019une marchandise supérieure, les Anglais ont exporté leurs «romans policiers»; ceux-ci ont été traduits dans toutes les langues et connaissent un grand regain de popularité depuis quelques années.Car, il faut le dire, les romans policiers sont lus, non seulement par les concierges et les collégiens, mais par des gens très sérieux qui y trouvent un divertissement salutaire.Je connais nombre d\u2019intellectuels qui n\u2019hésitent pas à confesser que la lecture de ces ouvrages les délasse heureusement de leurs travaux et Paul Morand, pour n\u2019en citer qu\u2019un, nous déclare qu\u2019«un bon roman-détective, même s\u2019il n\u2019est pas nécessairement une œuvre d\u2019art, est toujours une réussite de l\u2019intelligence, un produit de l'imagination la plus vivace, fertile, unie à la plus froide logique ».Son principal attrait est de nous aider à nous évader de cette vie régulière et monotone qu\u2019est celle de presque tous les humains, en nous offrant une vie tissée d\u2019événements imprévus et incroyables, des situations extraordinaires et dramatiques, des coups de théâtre, des personnages singuliers.François Fosca, qui écrivit une très intéressante histoire du roman policier, ajoute «qu\u2019en nous dépeignant une existence qui suscite chez ceux qui la mènent des émotions fortes, le roman-policier fomente en nous ces mêmes émotions.Avec eux, nous éprouvons l\u2019inquiétude et l\u2019angoisse, l\u2019ardeur et l\u2019enivrement de la poursuite et de la juste-ven- geance ».Le roman policier joue, pour notre sensibilité, un rôle analogue à celui que jouent, 66 ROUSSEL: LE ROMAN POLICIER pour le bon fonctionnement de notre corps, ces appareils de gymnastique qui permettent de s\u2019exercer à la rame entre les quatre murs d\u2019une chambre.Car ces émotions fortes, le roman policier nous permet de les ressentir, avec la certitude que tout ce qui nous secoue n\u2019est qu\u2019une fiction.C\u2019est l\u2019aventure en pantoufles qui nous fait si bien apprécier la chaleur du foyer et la douceur du fauteuil.Mais le roman policier n\u2019est pas seul à nous offrir des émotions fortes, des péripéties nombreuses et une énigme.On trouve tout cela dans le roman d\u2019aventures.Les «39 marches » et la « Centrale d\u2019énergie » de John Buchan, qui fut gouverneur général du Canada sous le nom de lord Tweedsmuir, sont des récits d\u2019aventures des plus intéressants.Il faut donc restreindre notre étude aux seuls romans dont «l'énigme est basée sur un crime ou sur un délit, et dont la solution est découverte par un policier, professionnel ou amateur ».Le roman policier lui-même comprend trois types principaux: Le premier est ce qu\u2019on pourrait appeler le «roman policier sensationnel », le thriller «des Anglais».C\u2019est un récit rapide, nerveux, farci de scènes terrifiantes, de combats et quelquefois d\u2019invraisemblances par trop criantes; Le second type serre de près la réalité et s\u2019efforce de nous retracer l\u2019affaire telle qu\u2019elle aurait vraisemblablement pu se passer.C\u2019est le roman policier réaliste; Enfin, dans le roman policier fantaisiste, le problème policier n\u2019est qu\u2019un prétexte à des raisonnements subtils, à des paradoxes ingénieux.G.K.Chesterton est le maître incontesté de ce genre.| Le roman policier tel qu\u2019on le conçoit au- jourd\u2019hui, i.e.à la fois réaliste et scientifique, a subi une très lente évolution avant de trouver cette formule définitive.Pour la bonne raison que deux conditions indispensables à sa création ne furent réalisées qu\u2019au XIX° siècle, et j'entends la vulgarisation scientifique et l\u2019organisation de la police.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 «Le roman policier, nous explique Fosca, est le récit d\u2019une chasse à l\u2019homme où l\u2019on utilise un genre de raisonnement qui interprète des faits en apparence insignifiants pour en tirer une conclusion.» Ce n\u2019est, en fait, que l\u2019utilisation littéraire du raisonnement inductif, méthode propre aux sciences physiques et naturelles.Pour que le roman policier existât, 1.e.non seulement fût écrit, mais fût lu, il fallait que le développement des sciences eût rendu ce genre de raisonnement suffisamment familier au lecteur moyen, afin qu\u2019il éprouvât de l'intérêt et du plaisir à le voir mis en œuvre.ll fallait également que la police fut recrutée ailleurs que parmi les récidivistes et qu\u2019elle fut organisée de façon à jouir du respect des honnêtes gens.Ces deux conditions ne furent réellement remplies que vers le milieu du XIXe siécle.Il est intéressant cependant de retracer les premières tentatives d\u2019histoires policières.Pour la plupart des auteurs, c\u2019est chez les Grecs qu\u2019on les trouve, tout d\u2019abord.Miss Dorothy Sayers, en voit le début dans cette histoire d\u2019Esope, où le renard refuse de rendre hommage au lion parce que, s\u2019il a remarqué des empreintes de pas d\u2019animaux entrant dans la caverne du fauve, il n\u2019en a pas vu qui en sortaient.Comment également ne pas conclure, à l\u2019origine très lointaine du roman policier, en lisant l\u2019histoire fameuse d\u2019Archimède découvrant dans son bain une des lois les plus importantes de la physique et jetant son fameux cri « Eureka ».Il avait compris comment l\u2019orfèvre de Hiéron, tyran de Syracuse, avait fraudé son maître et remplacé par de l\u2019argent une partie de l\u2019or qui lui avait été confié pour fabriquer une couronne.Messac estime qu\u2019Archimède a fait œuvre de détective scientifique: tout comme Sherlock Holmes, dans ses meilleurs moments, il court après le voleur dans son laboratoire, en faisant des expériences; sa besogne de détection consiste en raisonnements rigoureusement enchaînés, dont l\u2019exposition forme le principal intérêt du récit. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Des Grecs, également, nous vient une histoire policière de première force, qui, après un long voyage à travers l\u2019Arabie et l'Italie, nous est racontée par le chevalier de Mailly, l\u2019auteur anonyme du « Voyage et aventures des trois princes Sarendip », traduits du persan, ouvrage qui parut en 1719; Voltaire s\u2019en est inspiré pour écrire Zadig, conte oriental, en 1747, dont je veux vous lire ce passage: « Un jour, se promenant auprès d\u2019un petit bois, Zadig vit accourir à lui le grand veneur du roi suivi de plusieurs officiers qui paraissaient dans la plus grande inquiétude et qui couraient ça et là comme des hommes égarés qui cherchent ce qu\u2019ils ont perdu de plus précieux.« Jeune homme, lui dit le grand veneur, n\u2019avez-vous point vu le cheval du roi?C\u2019est, répondit Zadig, le cheval qui galope le mieux; il à cinq pieds de haut, le sabot fort petit, il porte une queue de 3% pieds de long; les bossettes de son mors sont d\u2019or à 23 carats; ses fers sont d\u2019argent à 11 deniers.» \u2014 «Quel chemin a-t-il pris?Où est-il?demanda le grand veneur.» \u2014 « Je ne l\u2019ai point vu, répondit Zadig et je n\u2019en ai jamais entendu parler.» Inutile d\u2019ajouter que Zadig est alors accusé d\u2019avoir volé le cheval.Pour se défendre, il explique comment il l\u2019a décrit d\u2019après ses traces.«A l'égard du cheval du roi des rois, je dirai que, me promenant dans les routes de ce bois, j'ai aperçu les marques des fers d\u2019un cheval: elles étaient toutes à égales distances.Voilà, ai-je dit, un cheval qui a un galop parfait.La poussière des arbres, dans une route étroite qui n\u2019a que 7 pieds de large, était un peu enlevée à droite et à gauche, à 3% pieds du milieu de la route.Ce cheval, ai-je dit, a une queue de 3 pieds et demi, qui, par ses mouvements de droite et gauche, a balayé cette poussière.J\u2019ai vu eur des arbres qui formaient un berceau de 5 pieds de haut, les feuilles des branches nouvellement tombées: et j'ai connu que ce cheval y avait touché et qu\u2019ainsi il avait 5 pieds de haut.Quant à son mors, il doit être d\u2019or à 23 carats, car il ROUSSEL: LE ROMAN POLICIER 67 en a frotté les bossettes contre une pierre de touche, dont j'ai fait l\u2019essai.J\u2019ai jugé enfin, par les marques que ses fers ont laissées sur des cailloux d\u2019une autre espèce qu\u2019il était ferré d\u2019argent a 11 deniers de fin.» Ce genre de raisonnement précis n\u2019eut pas de lendemain.Après Zadig, on vit se répandre un peu partout en Europe, une étrange et furieuse envie d\u2019être terrifié et torturé, moralement et physiquement.C\u2019est l\u2019époque du roman de terreur, représenté en Angleterre par Walpole avec «le château d\u2019Otrante » (1764) et par Anne Radcliffe, bien en vogue vers la fin du XVIII° siècle.T] faut attendre ensuite en 1841 pour voir réapparaître le roman policier.À cette date, en effet, paraissaient « Les histoires extraordinaires » d\u2019Edgar Allan Poe, auteur américain \u2018qui venait de démontrer sa grande perspicacité en reconstituant le mystère et le dénouement du roman de Dickens « Barnaby Rudge » dont il venait de lire les premiers chapitres dans une revue.L\u2019une de ces histoires, «celle intitulée le Mystère de Marie Roget » met bien en valeur la puissance d\u2019analyse de Dupin, le policier amateur qu\u2019anime Edgar: Poe.Cette histoire a la particularité d\u2019être fondée sur un cas authentique.« Une jeune vendeuse de magasin de New- York, Mary Rogers, avait été assassinée dans des circonstances mystérieures, et la police, après avoir beaucoup tâtonné, n\u2019avait pu mettre la main sur le coupable.Utilisant uniquement les renseignements que lui fournissaient les journaux, Poe parvint à découvrir qui était l\u2019assassin.I] transposa toute l\u2019affaire comme si elle s\u2019était passée à Paris et publia ses.résultats sous la forme d\u2019un récit.Plusieurs années plus tard, les aveux de certaines personnes impliquées dans l\u2019affaire confirmèrent sur tous Îés points l\u2019analyse de Poe: » Nous avons'là, non \u2018seulement la preuve de la portée pratique de la méthode employée par Poe, mais aussi la démonstration que l\u2019enquête à distance, quand une intelligence supérieure s\u2019y applique, est possible. 68 ROUSSEL: LE ROMAN POLICIER Dupin, procède par psychologie; il se met, pourrait-on dire, dans la peau du meurtrier, essaie de pénétrer ses pensées, et de retracer ses faits et gestes.Après avoir élaboré sa théorie, alors seulement il ira sur les lieux vérifier si elle correspond aux faits.La méthode ne manque pas d\u2019élégance, mais tous les policiers n'ont pas l\u2019intelligence et l\u2019imagination de Poe.Dupin demeure, néanmoins pour le policier, non pas tant un modèle à suivre strictement qu'un exemple de logique et de raisonnement.« Le docteur Locard, directeur des laboratoires de Police de Lyon, nous assure qu\u2019il ne croit pas que l\u2019étude des « Histoires extraordinaires » soit, pour le détective, un simple passe- temps et seulement un plaisir; j'y vois, dit-il, une étude nécessaire et une formation d\u2019esprit, quelque chose de comparable à l\u2019analyse de classiques pour qui veut faire métier d\u2019écrivain.» Grâce aux traductions et, surtout, celle de Baudelaire publiée dans «le Pays » en 1854- 55, les œuvres de Poe devinrent familières aux lecteurs français.Cet auteur avait fortement impressionné les Goncourt qui écrivaient dans leur Journal, en 1856, que Poe avait prévu le roman de l\u2019avenir «dont la base serait déplacée et transportée du cœur à la tête, de la passion au problème, du drame à la solution du problème et où l\u2019amour céderait la place aux déductions ».C\u2019est bien la formule du roman policier moderne.Mais à cette époque, en France, la vogue est aux romans-feuilletons.Les lecteurs se disputent les journaux quotidiens pour y lire, à la tranche, les œuvres de Balzac, de Dumas père, de George Sand, de Paul Féval.Dans ces romans d\u2019aventure, l\u2019intrigue policière n\u2019y apparaît que de façon occasionnelle.Il faut pourtant citer un drame de Dumas, les « Forestiers », où l\u2019auteur, lui-même grand chasseur et connaissant bien les traces laissées par le gibier, met en scène un garde-chasse qui, grâce à des empreintes laissées dans une clairière par deux individus, discerne tout ce qui s\u2019est passé.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Vers 1850, apparaît une nouvelle génération de feuilletonistes qui se mirent à écrire des romans au goût du public.L'un d\u2019eux, Emile Gaboriau, en les enrobant de drames de famille compliqués, parvint à lui faire accepter de véritables romans policiers qui constituent, dans l\u2019histoire du genre, une des étapes les plus impoitantes.Une des importantes innovations de Gabo- riau fut de faire d\u2019un policier professionnel le personnage principal d\u2019un roman et de le rendre sympathique.Jusque-là, les romanciers obéissaient aux préjugés de leur époque et représentaient les policiers de métier comme des êtres méprisables; voyez Javert, dont Victor Hugo nous dresse la silhouette dans Les misérables.« La société, dit-il, maintient irrémissiblement en dehors d'elle, deux classes d'hommes, ceux qui l\u2019attaquent et ceux qui la gardent.» «Le dogue effraie autant que le loup », déclare-t-il ailleurs.Lecoq, mis en scène par Gaboriau, est tout autre.« Fils d\u2019une riche et honorable famille de Normandie, nous dit Gaboriau, il a reçu une bonne et solide éducation.» C\u2019est un garçon de 25 à 26 ans, presque imberbe, pâle, avec la lèvre rouge et d\u2019abondants cheveux noirs ondulés.Il était un peu petit, mais bien pris, ct ses moindres mouvements trahissaient une vigueur peu commune.Il est intelligent, exceptionnellement observateur et sait raisonner.Mais, alors que Dupin se servait presque uniquement de raisonnement, Lecoq, avant de construire son hypothèse, accumule les observations, ne laisse échapper aucun indice qui peut fortifier et justifier ses inductions.Il examine avec soin les lieux où s\u2019est passé le crime, note les chaises renversées, les verres ou les tasses dont on s\u2019est servi, le bout de cigare oublié, moule avec du plâtre les empreintes de pas.Une fois en possession du plus grand nombre d\u2019indices possibles, il élabore l'hypothèse où il pourra avec vraisemblance les enchâsser.« L\u2019enquéte d\u2019un crime, explique-t-il lui- même, n\u2019est autre chose que la solution d\u2019un L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 problème.Le crime patent, on commence par en rechercher toutes les circonstances graves ou futiles, tous les détails, toutes les particularités, que l\u2019on classe et que l\u2019on met à leur ordre et à leur date.On connaît ainsi la victime et le crime; reste à trouver le troisième terme, l\u2019X, l'inconnu, i.e.le coupable.La besogne est difficile, mais non pas tant qu\u2019on le croit.Il s\u2019agit de chercher un homme dont la culpabilité explique toutes les circonstances, toutes les particularités relevées.Le rencon- tre-t-on, cet homme?Il est probable \u2014 et 9 fois sur 10, la possibilité devient réalité qu\u2019on tient le coupable.» Si la méthode de Lecoq est moins brillante que celle de Dupin, elle est du moins plus pratique.Gaboriau a été par là le précurseur des maîtres contemporains de l\u2019enquête policière et Niceforo, entre autres, lui a nettement rendu justice.« Quel type de policier devait être l\u2019homme qui, mieux que tout autre de son époque, pouvait se servir de cette faculté de raisonner logiquement et de mettre à contribution des connaissances scientifiques pour les investigations sur le lieu du crime.» Pour vous présenter maintenant le plus grand héros des romans policiers, je ne puis mieux faire que de laisser parler Locard.« L\u2019action exercée par les nouvelles policières d\u2019Edgar Poe sur quelques esprits, l\u2019influence non douteuse qu\u2019a eue Gaboriau sur le populaire, ne sont rien au prix de l\u2019évolution déterminée par Conan Doyle chez nos contemporains.» Les aventures de Sherlock Holmes, traduites dans toutes les langues, répandues dans le monde entier, ont connu ce que l\u2019on est convenu d\u2019appeler un magnifique succès de librairie.Et ce retentissement immense a produit toute une séquelle, parfois curieuse, mais presque constamment déplorable: des imitateurs, des rivaux, des copistes ont surgi de toute part.Ce n\u2019étaient plus que gentlemen cambrioleurs, amateurs détectives, policiers consultants.ROUSSEL: LE ROMAN POLICIER 69 Cette influence, ajouterai-je, s\u2019est prolongée jusqu\u2019à nos jours.Sherlock Holmes est devenu un type littéraire, comme Don Quichotte ou Tartufe.Mieux encore, nombre de personnes cioyaient à l\u2019existence réelle du détective dont Conan Doyle nous racontait les aventures.L'auteur reçut, en effet, de nombreuses lettres adressées à Sherlock Holmes, Esq.; les unes réclamaient son autographe, et lui offraient le mariage.Lorsque Conan Doyle se décida à faire mourir Sherlock Holmes dans les Alpes, il reçu un si grand nombre de protestations, qu\u2019il dut le ressusciter aussitôt.Il paraîtrait qu\u2019aujourd\u2019hui encore, il arrive que des étrangers à Londres, demandent à visiter l\u2019appartement où il habita, à 221-b, Baker Street.Comment se forma ce caractère si populaire dans le cerveau de son créateur?Conan Doyle naquit à Edimbourg, en 1853, et après avoir fait ses études de médecine dans sa ville natale, il voyagea.La clientèle se faisant attendre à son retour en Angleterre, le jeune Doyle, qui avait toujours eu la plume facile, écrivit de temps en temps des nouvelles qui étaient publiées dans un magazine.Il avait même écrit un roman dont dtieun' éditeur ne voulut.Loin de se décourager, il comprit qu\u2019il lui fallait faire un effort pour inventer quelque chose d\u2019original qui attirât l\u2019attention.T1 avait lu beaucoup de romans policiers et s\u2019était rendu compte, que sauf peut-être chez Poe et Ga- boriau, les réussites étaient presque toujours dues à d\u2019heureux hasards.« Je me dis, nous confesse-t-il, que j\u2019essaierais d\u2019écrire une histoire ou le héros traiterait le crime comme le Dr Bell traitait la maladie et ou la science prendrait la place du hasard.» Quel était done ce Dr Bell dont s\u2019inspira Conan Doyle pour créer jusqu\u2019au physique de Sherlock Holmes?Le Dr Bell, esprit original, mais dont la sûreté de diagnostic était réputée, avait été le professeur de Doyle à l\u2019université.Non seulement, il ne se contentait pas de spécifier les affections dont souffraient ceux qui venaient le consulter, mais rien qu\u2019en 70 ROUSSEL: LE ROMAN POLICIER appliquant sa puissance d\u2019observation, il se plaisait à discerner quelles étaient leur profession, leur origine, leurs habitudes.Par exemple, à peine un patient était-il entré dans la salle de consultation, que Bell déclarait: « Cet homme est un militaire libéré depuis peu d\u2019un régiment écossais, où il était sous-officier, et a été en garnison aux Iles Barbades.» Devant la stupeur générale, il expliquait: «Cet homme est poli, mais n\u2019a pas retiré son chapeau en pénétrant dans la pièce, car cela ne se fait pas au régiment; et il aurait appris les usages civils s\u2019il était libéré depuis longtemps.Il a un air d\u2019autorité et est évidemment Ecossais.Enfin l\u2019affection dont il souffre est l\u2019éléphantiasis, qui est une maladie propre aux Antilles.» Une autre fois, le Dr Bell déclara à un malade qu\u2019il devait sûrement avoir traversé en venant, le terrain de golf qui est au sud d\u2019Edimbourg.Le malade erut que Bell l\u2019avait vu passer; il n\u2019en était rien, mais Bell avait remarqué qu\u2019aux chaussures de son sujet adhérait une certaine argile rougeÂâtre qu\u2019on ne trouvait qu\u2019à cet endroit.Le Dr Bell était mince, nerveux, avec un nez accusé, des traits aigus, des yeux gris et pénétrants; il avait les épaules anguleuses, la démarche saccadée, la voix haute et discordante.C\u2019est à peu près le même portrait que nous trace Watson, de Sherlock Holmes.« D\u2019une taille élevée, sa maigreur le faisait paraître plus grand encore; ses yeux étaient vifs et percants, et son nez, mince et recourbé comme le bec d\u2019un oiseau de proie, donnait à son visage, une expression décidée, jointe à un air de pénétration remarquable.» La forme carrée et proéminente de son menton contribuait aussi à dénoter, chez lui, une puissance de volonté peu commune.Le Dr Watson, son confident et le narrateur de ses hauts faits, est un excellent homme pondéré, placide, sans grande imagination, ni fantaisie.Inférieur en intelligence à Holmes, il l\u2019admire et lui est complètement dévoué.C\u2019est Watson qui dressa l\u2019inventaire des connaissances de Holmes.Celui-ci se destinait L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 à la poursuite des criminels dès ses premières années d\u2019université; aussi avait-il fait son choix des matières qu\u2019on y enseignait.Il apprend l\u2019anatomie; de la chimie, il n\u2019approfondit que l\u2019étude des poisons.Il n\u2019a que des connaissances fragmentaires des autres sciences.Par contre, personne ne connaît comme Holmes les causes criminelles célèbres, ce qui lui permet de faire nombre de rapprochements à l\u2019occasion d\u2019une affaire nouvelle.Holmes possède aussi une connaissance approfondie de la technique policière, telle qu\u2019on la connaît aujourd\u2019hui.Il sait lire les empreintes de pas, de véhicules, les traces d\u2019effraction, discerne les différentes espèces de tabac d\u2019après leurs cendres, analyse les taches, etc.Il peut être à juste titre considéré comme un précurseur en matière de technique policière.Si l\u2019on excepte le manuel de Hans Gross, publié pour la première fois en 1890, les ouvrages traitant de cette matière sont de beaucoup postérieurs aux récits de Conan Doyle.Suprême hommage, le Dr Locard avoue pour sa part «avoir pris dans les aventures de Sherlock Holmes, l\u2019idée première de recherches sur les poussières de vêtements et sur les taches de boue ».La méthode de Holmes comporte d\u2019abord, l\u2019observation, puis le raisonnement.À la manière du Dr Bell, il est expert dans l\u2019art d\u2019observer.I] sait tirer une foule de conclusions du simple aspect extérieur d\u2019un individu.« Un jour, un inconnu se présente chez lui.Après un bref examen, Holmes déclare qu\u2019il s\u2019est livré au travail manuel, est franc- maçon, à séjourné en Chine et récemment a beaucoup écrit.» L\u2019autre se récrie et Holmes explique.L\u2019inconnu a la main droite considérablement plus forte que la gauche; son épingle de cravate est formée d\u2019un triangle uni à un compas; il a, tatoué sur le poignet, un poisson aux écailles roses qui n\u2019a pu être exécuté qu\u2019en Chine et une monnaie chinoise pend à sa chaîne de montre.Enfin la manche droite de son veston est luisante sur une longueur de 5 centimètres.Tout cela, tout L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 en étant discutable, nous montre l\u2019ingéniosité de l\u2019auteur.S\u2019il identifie les individus par leur habitus, Holmes résout surtout ses causes en relevant minutieusement les traces et en les interprétant.Les exemples ne finiraient pas où Holmes a recours aux empreintes de pas, ou de véhicules, à l\u2019analyse des taches de sang, aux traces d\u2019effraction, à l\u2019examen des documents écrits, à l\u2019analyse des cendres de tabac, etc.Ce dernier chapitre que Holmes a imaginé et sur lequel il'a été raillé pendant longtemps est maintenant utilisé dans tous les laboratoires de technique policière et rend d\u2019utiles services.En voici un exemple tiré des travaux du laboratoire de police du Caire.En 1915, on tenta d\u2019assassiner le Sultan d\u2019Egypte en lan- cant une bombe d\u2019une fenêtre.Au cours de l\u2019enquête, la police trouva dans la pièce où s\u2019étaient réunis les conjurés au moment de l\u2019attentat, plusieurs bouts de cigarettes: l\u2019un d\u2019eux brûlait encore et l\u2019on supposa qu\u2019il avait servi à enflammer l\u2019amorce.Le tabac de cette cigarette fut identifiée et le marchand qui en vendait, retrouvé: par lui on atteignit le fumeur qui était précisément un de ceux qu\u2019on soupçonnait d\u2019avoir participé à l'attentat.De même que Dupin, Holmes peut lire la pensée des autres, mais il le dépasse quand par la simple examen d\u2019une pipe, d\u2019un chapeau ou d\u2019une montre, il reconstitue la personnalité et les habitudes du propriétaire de ces objets.Dans le «Signe des quatre», Watson fait voir à Holmes une montre que son frère lui a léguée.Holmes examine la montre et dit: « Votre frère était un homme insouciant, désordonné.Il avait son avenir assuré, mais n\u2019a pas su en profiter; et a passé une partie de sa vie dans la misère, tout en connaissant de temps à autre des jours plus fortunés.En fin de compte, il s\u2019est adonné à la boisson, et il est mort.Voilà à quoi se bornent mes découvertes.» Par quel miracle avez-vous pu découvrir ce que vous m\u2019avez dit?Vous ne vous êtes cependant pas borné à deviner?« Non, non; je ne devine jamais.C\u2019est ROUSSEL: LE ROMAN POLICIER 71 la une détestable habitude qui détruit toute logique.Tenez, je vous ai dit d\u2019abord que votre frère n\u2019avait ni soin ni ordre.Regardez bien le boîtier: vous remarquerez qu\u2019il est tout couturé et rayé, ce qui prouve l'habitude de porter dans la même poche des objets durs tels que des sous ou des clefs.Il ne faut pas être très malin pour conclure qu\u2019un homme qui en use d\u2019une façon aussi insouciante avec une montre de 50 louis, n\u2019a pas beaucoup d\u2019ordre.«Est-il plus difficile de déduire en même temps que l'héritier d\u2019un bijou de cette valeur devait naturellement se trouver dans une situation prospère?Les prêteurs sur gages ont l\u2019habitude de graver avec une épingle, dans l\u2019intérieur des montres qu\u2019on leur confie, le numéro du reçu qu\u2019ils donnent en échange.Or, il n\u2019y a pas moins de 4 numéros de ce genre sur la face intérieure du boîtier, preuve que votre frère se trouvait souvent dans une situation précaire, mais preuve aussi qu\u2019il avait par moments des retours de fortune.Enfin, veuillez regarder le boîtier intérieur; vous y verrez des milliers d\u2019éraflures produites par la clef autour des trous destinés à la recevoir.Toutes les montres appartenant à des ivrognes ont des marques semblables.» On pourrait faire quelques réserves sur la dernière explication fournie par Holmes.Plusieurs affections nerveuses organiques peuvent donner le même tremblement; mais dans l\u2019ensemble le raisonnement est juste .Le succès de Sherlock Holmes devait susciter aussitôt à Conan Doyle, des imitateurs qui sont aujourd\u2019hui tombés dans l\u2019oubli.Les histoires de Sherlock Holmes avaient été si bien accueillies du public français qu\u2019un romancier peu connu jusque-là, Maurice Leblanc, imagina de substituer au policier sympathique le voleur sympathique et d\u2019opposer un type bien français à l\u2019anglais caractéristique.C\u2019est alors qu\u2019entre en scène Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, dont les aventures appartiennent à la catégorie des romans policiers sensationnels où l\u2019intrigue policière cède le pas à l\u2019aventure.Par après, des circonstances fortuites ont 72 amené des écrivains sérieux à se tourner vers le roman policier.En 1923, un professeur d\u2019économie politique à l\u2019université d\u2019Oxford, G.D.H.Cole tomba malade et les médecins lui ordonnèrent un repos complet.Ne pouvant se résoudre à rester inactif, il lui vint à l\u2019idée qu\u2019écrire un roman policier n\u2019est pas travailler et il en commence un.Sa femme se moque de lui et déclare que jamais il ne sera capable de mener à bonne fin quelque chose d\u2019aussi frivole.Piqué au jeu, il écrit « The Brooklyn Murders » qui fut un succès.Depuis, fait intéressant, les époux Cole rédigent leurs romans policiers en collaboration.C\u2019est la même raison qui amena, vers 1926, Willard Huntingdon Wright, un philologue américain, à écrire le premier d\u2019une série de romans policiers, sous le pseudonyne de S.S.Van Dine, où figure Philo Vance, brillant policier amateur.L\u2019énorme développement qu\u2019a pris le roman policier depuis quelques années, m\u2019empêche de passer en revue tous les policiers fictifs et leurs auteurs.Je m\u2019en voudrais cependant de ne pas citer Hercule Poirot, le policier belge qui anime les récits d\u2019Agatha Christie, et le français Hanaud que l\u2019on doit à A.E.W.Mason.Je m\u2019arréterai un peu plus longtemps auprès du Dr Thorndyke, le vieux savant méticuleux et patient de R.Austin Freeman.Il est le type du policier scientifique à qui l\u2019on soumet des problèmes dont le nœud est une question de chimie, de médecine ou de sciences naturelles.Il est expert plus que policier, et la solution du problème le préoccupe davantage que la capture du coupable.Ses solutions doivent quelquefois déconcerter le lecteur parce qu\u2019elles impliquent la connaissance de faits que le profane ignore, mais je dois le dire, elles sont toujours, du point de vue scientifique, rigoureusement exactes.D'ailleurs Freeman, qui est médecin, s\u2019était particulièrement intéressé à la médecine 1égale durant ses années d\u2019université, mais sans s\u2019y spécialiser.Il pratiqua la médecine pen- dans 20 ans, jusqu\u2019au jour où sa santé l\u2019obligea à se retirer.La nécessité l\u2019incite à écrire des ROUSSEL: LE ROMAN POLICIER L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 romans, et à l\u2019exemple de Conan Doyle, il se demande s\u2019il ne pourrait pas utiliser ses connaissances d\u2019autrefois et tenter quelque chose d\u2019analogue à Sherlock Holmes.Ce fut le début des expertises du Dr Thorn- dyke racontées par son collègue, le Dr Jervis.Ces ouvrages de Freeman comptent parmi les meilleurs romans policiers contemporains.Messieurs, au cours de cet aperçu historique du roman policier, fort incomplet je l\u2019avoue, nous avons vu à l\u2019œuvre des policiers nés de l'imagination des auteurs.Les plus habiles utilisent des moyens d\u2019enquête aussi modernes et aussi précis que ceux dont la police se sert dans la réalité.Sherlock Holmes et M.Lecoq sont des modèles que l\u2019on peut suivre et, en bien des points, dépasser: dans la rénovation de la technique policière, ces précurseurs ont rendu un inappréciable service en attirant l\u2019attention sur ce que pourrait être la police dès qu\u2019elle aurait quitté les voies de la routine.Depuis une cinquantaine d\u2019années, le programme tracé par les policiers de roman s\u2019est vu réalisé par les policiers de laboratoire; mais vous montrer cette réalisation serait le sujet d\u2019une autre causerie.Disons simplement que chacune des affaires criminelles dont nous sommes saisis quotidiennement pourraient servir de base à une histoire policière romancée.La vie nous fournit des situations aussi extraordinaires que celles qu\u2019ont pu imaginer les romanciers.En fait, la plupart de ceux-ci s\u2019inspirent maintenant des causes criminelles célèbres \u2014 ce qui fait craindre pour l\u2019avenir du genre.Le «thème » n\u2019est plus assez varié et, pour certains auteurs, le genre est destiné à mourir par épuisement lorsque toutes les combinaisons possibles auront été utilisées.Le roman policier ne devra son salut que dans un renouvellement.Les jours du roman à énigme criminelle pure et simple sont comptés et le roman policier, pour survivre, devra se développer en un roman à intérêt policier, retenant le lecteur moins par des liens mathématiques que par des liens psychologiques. LE COLLÈGE CANADIEN.DES MÉDECINS EN PRATIQUE Des règlements provisoires ont été élaborés par le Comité d\u2019Organisation du Collège Canadien des Médecins en Pratique Générale dans le but de guider le Collège au cours de sa période d\u2019organisation.Ces règlements provisoires sont publiés à l\u2019intention de tous les médecins en pratique générale \u2018du Canada qui s\u2019intéressent à ce mouvement d\u2019une haute portée éducative.On sait que l'organisme projeté a pour but de stimuler et de reconnaître la haute qualité des services que dispensent les médecins en pratique générale au Canada.Le Comité d\u2019Organisation, qui assume pour le moment la fonction de Comité Exécutif provisoire, se propose de publier dans le numéro de mars du Canadian Medical Journal un formulaire d'inscription et d\u2019accepter les inscriptions des aspirants dès la date de publication.La première réunion du Bureau des Représentants et des membres du Collège aura lieu à Vancouver en juin 1954, à l\u2019occasion de l\u2019Assemblée Annuelle de l\u2019Association Médicale Canadienne (C.M.A.).En même temps, on procédera à l\u2019installation des membres du Bureau du Collège au cours d\u2019une cérémonie appropriée.Nous soulignons à l\u2019attention de tous les intéressés l\u2019invitation à souscrire au Fonds d\u2019Etablissement du Collège, qui apparaît ailleurs dans ce même numéro du Journal.Il nous faut au moins deux cents Bienfaiteurs- Fondateurs disposés à souscrire chacun une somme d\u2019au moins cent dollars pour permettre au Collège de poursuivre ses travaux avec la vigueur qu\u2019un tel mouvement doit être en mesure de déployer.REGLEMENTS PROVISOIRES Le Collège Canadien des Médecins en Pratique Générale Nom.\u2014 Le Collège sera désigné sous le nom de «Le Collège Canadien des Médecins en Pratique Générale ».GÉNÉRALE Classification des membres.\u2014 Il y aura trois catégories de membres.1.Membres honoraires.2.Membres actifs.2.Membres associés.Qualifications requises.\u2014 Les membres de toutes les catégories \u2014 sauf les membres honoraires \u2014 devront être des médecins d\u2019une compétence reconnue et autorisés à exercer leur profession dans la province où ils résident.Ils devront être membres de l\u2019Association Médicale Canadienne (C.M.A.) ou de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ainsi que de leurs associations médicales provinciales.1.Membres honoraires.\u2014 Le titre de membre honoraire pourra être conféré par le Bureau des Représentants à des individus ayant contribué de façon remarquable à la cause de la médecine générale au Canada.2.Membres actifs.\u2014 a) Devront avoir exercé ln médecine générale pendant une période de cinq années ou l\u2019équivalent.* b) Devront avoir consacré à des études post-uni- versitaires \u2014 au cours des deux années antérieures A leur inscription au Collège \u2014 vn nombre d\u2019heures égal au nombre requis chaque deux ans pour conserver leur titre de membre du Collège tel que stipulé dans ces règlements.N.B\u2014Vu que, durant la période d\u2019organisation du Collège.des médecins d\u2019autre part admissibles pourraient avoir de la difficulté à prouver qu\u2019ils ont poursuivi les études post- universitaires exigées, cette condition ne sera appliquée pleinement qu\u2019en juin 1956.c) Devront avoir exercé la médecine selon des standards moraux et professionnels élevés.d) Devront consacrer, tous les deux ans.un total de cent heures à des études post-universitaires tel que stipulé dans ces règlements sous le titre « programme permanent ».e) Les médecins ayant pratiqué pendant 30 ans pourront devenir membres sont qu\u2019il soit nécessaire de se conformer entièrement aux conditions d\u2019entrée ét de permanence.vu leurs nombreuses années d\u2019expérience.Cependant, ils devront manifester à l\u2019é- vard des activités du Collège, tout l\u2019intérêt que comporte leur qualité de membre.*TTn stace d\u2019un an comme interne équivaut à un an de pratique: un stace de devx ans comme interne équivaut à trois ans de pratique: chaque année de service comme assistant d\u2019un médecin en pratique vénérale équivaut à une année de pratique. I TE RG ri 74 LE COLLÈGE CANADIEN DES Les membres actifs seront élus pour une période de deux années.Ils seront réélus sur la recommandation du Comité de Créance lorsque celui-ci aura examiné le compte-rendu des études post-universitai- res poursuivies au cours de la période de deux années.3.Membres associés.\u2014 a) Les médecins en pratique générale qui ne seraient pas admissibles en vertu des articles a) et b) sous le titre « Qualifications requises pour les membres actifs », pourront s'inscrire dans la catégorie des membres associés.b) Les aspirants devront se déclarer disposés à consacrer un total de 100 heures à des études post- universitaires au cours de chaque période de deux années, tel que stipulé dans les règlements sous le titre « programme permanent ».c) Les membres associés pourront s'inscrire comme membres actifs lorsqu\u2019ils auront rempli les conditions requises.d) Les membres associés qui \u2014 au cours d\u2019une période de cinq années \u2014 ne se seraient pas qualifiés comme membres actifs, perdront leur qualité de membres associés.Programme permanent d\u2019études post-universitatres.\u2014 Les membres actifs afin de conserver leur titre, et les membres associés désirant se qualifier comme membres actifs, devront poursuivre un programme continu d\u2019études post-universitaires comme suit: a) Cent heures à des études post-universitaires au cours de chaque période de deux années.b) De ce nombre, au moins 25 heures seront consacrées à des réunions médicales scientifiques officielles comme, par exemple, celles de l\u2019Association Médicale Canadienne (C.M.A.) ou de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, soit des réunions de sections, de districts ou de comtés.c) Au moins un autre 25 heures devra être consacré à des cours post-universitaires organisés.d) On portera au crédit des autres cinquante heures des tournées d\u2019hôpitaux, des articles ou exposés sur des sujets médicaux soit soumis ou publiés, la participation à des séances de lecture organisées, des critiques de livres ou articles, des rapports couvrant certains cas soumis pour publication.du service social, ete.Cotisations anwuelles et Privilèges des membres.1.Membres honoraires \u2014 seront exempts de verser la cotisation, n\u2019auront pas droit de vote et ne pourront occuper aucune fonction.2.Membres actifs.\u2014 Année d\u2019inscription $30.et ensuite $15.par an.Pourront voter et occuper un poste.L'Union Méd.Canada MÉDECINS EN P.G.Tome 83 \u2014 Janv.1954 3.Membres associés.\u2014 Cotisation annuelle de $10.sauf pour les médecins en première ou deuxième année de pratique ou pour les assistants ayant un ou deux ans de service comme tels, auquel cas la cotisation annuelle sera de $5.Les internes verseront une cotisation de $5.par an.Les membres associés n'auront pas droit de vote et ne pourront occuper aucun poste.Bourses.\u2014 Les titres d'éligibilité aux bourses du Collège seront établis sur une base comparable à celle des autres branches de la médecine, vu que l\u2019un des buts primordiaux du Collège est de stimuler et de reconnaître la haute qualité de la médecine générale et de fixer des standards à cette fin.En conséquence un comité spécial, désigné par le premier Bureau des Représentants, établira des standards destinés à régir le choix des récipiendaires.Ces standards permettront à ceux-ci d\u2019assumer de plus grandes responsabilités dans toutes les sphères de la médecine générale y compris des engagements comme professeurs dans nos hôpitaux et universités.On propose les règlements suivants pour définir les titres d\u2019éligibilité aux Bourses.Ces règlements ne sont formulés que pour servir de base à une étude plus approfondie par le Comité: A.1.Trois années d\u2019internat plus trois années de pratique générale.ou 2.Deux années d\u2019internat plus cinq années de pratique générale, ou 3.Une année d\u2019internat plus dix années de pratique générale.B.La soumission de cinquante dossiers de patients pour analyse.C.La soumission d\u2019une copie d\u2019un rapport de censure médicale provenant d\u2019un hôpital ou de plusieurs hôpitaux locaux.D.Des examens écrits et oraux auxquels sera soumis l\u2019aspirant.E.Des dispositions prévoyant un programme permanent d\u2019études post-universitaires.Bureau du Collège.\u2014 1.L'ancien Président; 2.le Président; 3.le Président élu; 4.le Trésorier honoraire; 5.le Président du Bureau des Représentants.Les membres du Bureau seront choisis par le Comité de Nomination et élus par le Bureau des Représentants et constitueront le Comité Exécutif du Collège.Le Comité Exécutif agira au nom du Bureau des Représentants entre les réunions de ce dernier.Le Comité Exécutif nommera un Comité Central de Créance composé de trois membres et un Comité de Créance dans chaque province n\u2019ayant pas formé un Chapitre du Collège. L'Union Méd.Canada \u2018 POI \u2018 , Tome 83 \u2014 Janv.1954 LE COLLEGE CANADIEN DES MEDECINS EN P.G.75 Directeur.\u2014 Le Directeur du Collège relèvera du tion qui précédera l\u2019assemblée d\u2019inauguration du Bureau des Représentants.Il devra consacrer tout son temps au Collège et assumera les fonctions que lui assignera le Bureau des Représentants.Il devra assister à toutes les réunions du Comité Exécutif et du Bureau des Représentants.Bureau des Rreprésentants.\u2014 Le Bureau des Représentants sera composé du Comité Exécutif plus un représentant de chaque province, sauf Québec et Ontario qui auront chacun deux représentants.Le Bureau des Représentants sera responsable de la direction générale des affaires du Collège y compris la désignation de tous les comités (sauf le Comité de Créance) qu\u2019il pourrait être utile de former pour assurer le bon fonctionnement du Collège.Le Bureau se réunira immédiatement avant et immédiatement après chaque Assemblée Annuelle du Collège et en tout autre temps à la discrétion du Comité Exécutif.Les représentants provinciaux au Bureau seront désignés par les chapitres provinciaux là où il en existe, sinon ils seront choisis par l\u2019Exécutif de la Division de l\u2019Association Médicale Canadienne (C.M.A.) dans la province en question.Comité Exécutif et Bureau des Représentants provinciaux.\u2014 Le comité d\u2019organisation agira comme comité exécutif provisoire et nommera des membres temporaires du Bureau du Collège, un Directeur, et un Bureau provisoire des Représentants.Il mettra sur pied une place d\u2019affaires et secrétariat, établira la cotisation annuelle des membres, verra à recueillir les fonds d\u2019établissement, et recevra les inscriptions des aspirants-membres et se chargera de tout autre travail nécessaire au cours de la période d\u2019organisa- Collège en juin 1954.Chapitres provinciaux.\u2014 Toute province comptant vingt-cinq membres du Collège pourra solliciter du Bureau des Représentants l\u2019autorisation de créer un Chapitre provincial.Le bureau du Chapitre sera composé de: 1.Un Président.2.Un Secrétaire.3.Un Trésorier.Les membres de ce Bureau composeront le Comité Exécutif du Chapitre.Le Comité Exécutif agira au non du Chapitre entre les réunions de ce dernier.Il désignera un Comité de Créance.Fonctiors 1.Recommander des membres pour élection au Collège.2.Recommander des membres pour réélection après s\u2019être assuré de la somme d\u2019études post-universitaires poursuivies au cours de chaque période de deux années.3.Désigner des représentants au Bureau des Représentants du Collège.4.Etablir tous comités (sauf un Comité de Créance) qu\u2019il serait utile de former pour poursuivre les activités du Chapitre.5.Exécuter toutes fonctions que pourrait lui confier le Bureau des Représentants du Collège comme, par exemple, prendre des dispositions pour faciliter les études de perfectionnement des membres et obtenir dans les hôpitaux des postes d\u2019internes susceptibles de fournir un entraînement dans la pratique générale.Les membres du Chapitre devront être des membres du Collège. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES GÉNÉRALITÉS SUR LES PERTURBATIONS CIRCULATOIRES LOCALES ! Professeur Paul CASTAIGNE (Paris).; Dans cette série de cours nous étudierons un certain nombre de syndromes et de maladies dues a des troubles circulatoires localisés à un organe ou une région, déterminés.Cette localisation donne à chaque son allure \u2018particulière et les problèmes cliniques et thérapeutiques sont différents suivant l\u2019organe lésé.Mais certains facteurs étiologiques et physiopathologiques sont identiques dans chaque cas et ce sont ces point communs qui sont le sujet de ce premier cours.I.\u2014 CAUSES DES TROUBLES DE LA CIRCULATION D\u2019ORIGINE ARTÉRIELLE Les perturbations circulatoires d\u2019origine artérielle qui nous retiendront surtout sont celles qui sont dues aux lésions diminuant notablement, voire oblitérant la lumière de l\u2019artère.: A \u2014 L\u2019athérome artérel.Sa fréquence et les arguments qui font penser à son accroisement en fréquence et en gravité.La lésion caractéristique: dépôt sous l\u2019intima du cholestérol, d\u2019esters du cholestérol, d\u2019acides gras, de phospho-lipides et de graisses neutres.Les conséquences de cette lésion initiale sont nombreuses: boursoufflure de l\u2019intima avec éventuellement rupture de celle-ci, atteinte de la média avec réactions dégénératives plus ou moins intenses.Toutes ces lésions prépareront la thrombose oblitérante.Les causes de l\u2019athérome sont inconnues.On invoquait surtout l\u2019âge et l\u2019usure.Actuellement on insiste sur certains points.1.Résumé du ler Cours du Professeur Paul Cas- taigne de Paris, à l\u2019hôpital St-Luc, le 7 octobre 1953.a) Troubles du métabolisme des lipides.Arguments ethniques, géographiques, historiques: leur caractère discutable.Arguments expérimentaux: l\u2019athérome du lapin et du poulet.Arguments biochimiques: cholestérol, lipides totaux, phospho-lipides; étude des lipoprotéines par ultracentrifugation et électrophorèse, existence d\u2019une fraction lipoprotéique spéciale particulière aux athéromateux (?).Arguments cliniques tirés de la fréquence de l\u2019athérome dans le diabète, l'hypothyroïdie, les xanthomatoses, la néphrose lipoïdique, les hypocholestérolémies familiales, toutes affections dans lesquelles existe un trouble du métabolisme des lipides.b) Le rôle\u2019 de certaines hormones, particulièrement des hormones sexuelles paraît valable sur des bases cliniques (prédominance chez l\u2019homme, plus grande fréquence chez les femmes ovariectomisées jeunes) et expérimentales.c) Le rôle d\u2019une prédisposition héréditaire.Les effets de l\u2019athérome seront un de nos principaux sujets d\u2019étude.Mais, pour passer de la lésion athéromateuse à la plupart des accidents, il faut que se produise une thrombose.On doit évoquer: Les conditions de production de la thrombose; Son extension et sa limitation; L'avenir du thrombus et son éventuelle reperméabilisation.B \u2014 L\u2019artério-sclérose.Les problèmes de la définition.Y a-t-il une seule maladie, l\u2019athérome donnant ou accompagnant une lésion scléreuse L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 de la média avec calcification et cette maladie doit-elle être appelée artério-sclérose ?Difficulté du problème, son éventuelle importance pour la compréhension générale de la maladie et pour rendre compte des divergences entre diverses statistiques.La sclérose de la média en tant que maladie autonome aurait pour élément pathogénique particulier les troubles du métabolisme phos- pho-calcique (hypervitaminoses D, maladie de Paget, etc.).Mais, le plus souvent, la calcification de la média n\u2019a pas d\u2019explication valable.C \u2014 L\u2019artériolo-sclérose.Il s\u2019agit certainement d\u2019une maladie différente, caractérisée par des anomalies portant sur les artérioles qui présentent une tuméfaction de l\u2019intima avee hyalinisation.Nous en reparlerons au sujet des troubles artério- laires de l\u2019hypertension rénale et de l\u2019hypertension maligne dont l\u2019artériolo-sclérose est un élément essentiel.D \u2014 La thrombo-angéite oblitérante La maladie de Buërger est toute différente des précédentes.Angéite et non pas artérite seule, elle a des lésions anatomiques spé- clales, une évolution particulière.Nous aurons l'occasion à plusieurs reprises d\u2019y revenir.Elle est beaucoup moins fréquente que l\u2019athérome et l\u2019artériosclérose.EL \u2014- Les artérites infectieuses Rareté actuelle.F \u2014 La périartérite noueuse.La périartérite noueuse et les lésions artérielles du lupus érythémateux, qui posent des problèmes théoriques d\u2019une grande portée, sont trop rares pour nous retenir ici.Nous en reparlerons ailleurs.G \u2014 Les embolies artérielles.Les embolies d\u2019angine cardiaque, les plus fréquentes.Possibilités d\u2019embolies artérielles, d\u2019angine artérielle: anévrysme, thrombus mural donnant plus loin des embolies.CASTAIGNE: PERTURBATIONS CIRCULATOIRES 77 H \u2014 Les oblitérations artérielles Les oblitérations artérielles de causes diverses sont: compressions extrinsèques: néoplasiques, corps étranger; anomalies de disposition.Traumatisme.Thromboses artérielles d\u2019origine dyscrasique (?).II.\u2014 LES CONSÉQUENCES DES OBLITÉRATIONS ARTÉRIELLES A \u2014 Oblitération artérielle ne signifie aschémie que si l'artérite est terminale et si aucune possibilité n\u2019est offerte au rétablissement de la circulation par voie collatérale.B \u2014 Partout où existent des possibilités de suppléance par des collatérales, l\u2019évolution dépendra: a) de l\u2019état anatomique des collatérales:; b) des réactions vasomotrices partout sur le territoire de ces collatérales; c) des réactions vasomotrices partout sur le territoire capillaire dépendant du tronc obstrué: le problème de la vaso-dilatation paralytique avec stase capillaro-veineuse; d) des lésions anatomiques consécutives à la phase d'ischémie et de leur réversibilité éventuelle.Chacune de ces notions ne peut qu\u2019être indiquée dans ce cours et de multiples références seront faites à ces mécanismes à propos de divers organes où les problèmes se posent de façon différente.III.\u2014 LES PERTURBATIONS CIRCULATOIRES D\u2019ORIGINE ARTÉRIOLO-CAPILLAIRE Les troubles circulatoires d\u2019origine artério- lo-capillaire peuvent avoir un substratum anatomique local, comme c\u2019est le cas de l\u2019artériosclérose citées plus haut par commodité; ils peuvent être consécutifs à une oblitération artérielle plus haut située comme nous venons de le voir, mais aussi ils peuvent être la conséquence d\u2019un trouble vasomoteur qui n'est pas consécutif à une lésion vasculaire immédiate ou proche.Ces perturbations vasomotrices peuvent schématiquement prendre deux aspects: la vaso-constriction dont le type est le syn- 78 CASTAIGNE: PERTURBATIONS CIRCULATOIRES drome de Raynaud qu\u2019il soit secondaire ou en apparence primitif; la vaso-dilatation dont le type est l\u2019érythro- mélalgie, elle aussi souvent secondaire mais parfois d\u2019aspect primitif.Aux perturbations vaso-motrices, il faut adjoindre les troubles portant sur la résistance et sur la perméabilité des capillaires.Le territoire artériolo-capillaire de certains organes présente des particularités fonctionnelles.Il en est ainsi pour le rein et l\u2019étude du comportement circulatoire du rein nous retiendra ultérieurement IV.\u2014 LES PERTURBATIONS CIRCULATOIRES D'ORIGINE VEINEUSE Le problème des thrombophlébites et des phlébothromboses fera l\u2019objet d\u2019un cours spécial.Nous retenons ici, à titre de généralités: a) La communauté du problème de la thrombose qui se pose de la même façon pour les lésions artérielles et les lésions veineuses.b) La possibilité d\u2019associations de lésions artérielles et veineuses de même origine.c) L'importance des réactions vasomotrices et de l\u2019état de la circulation veineuse collatérale pour rendre compte des conséquences des oblitérations veineuses.Le territoire portal du fait de sa disposition particulière fera l\u2019objet d\u2019une étude spéciale.L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 V.\u2014 LES PERTURBATIONS CIRCULATOIRES LOCALES DUES À DES TUMEURS DU SYSTÈME VASCULAIRE Grande complexité nosologique des angiomes.Pas de tentative de description des diverses formes anatomo-cliniques, mais intérêt de quelques points spéciaux de physio-patho- logie.VI.\u2014 LES PERTURBATIONS CIRCULATOIRES LOCALES DUES A DES CAUSES GÉNÉRALES Dans certains cas les perturbations circulatoires globales \u2014 par exemple l\u2019hypertension artérielle, insuffisance cardiaque, collapsus \u2014 ne donnent de manifestations que dans un territoire localisé, ou du moins donnent des manifestations prédominant dans ce territoire.Par exemple: formes pseudo-tumorales de l'hypertension artérielle; Foie, ou poumon ou rein cardiaque Les troubles circulatoires dans chaque cas ont des étiologies et des manifestations complexes qui devront être étudiées séparément.* # x Ces généralités forcément rapides et décousues ont eu pour seul but de tracer les limites des cours à venir et d\u2019éviter, dans chacun d\u2019eux un certain nombre de redites.Elles auront peut-étre aussi souligné les parentés qui existent, en dépit de leur diversité apparente, entre les diverses perturbations circulatoires locales. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus » : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019art.cle, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple : J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE H.BUTLER.\u2014 Hémorragies œsophago-gas- triques au cours des cirrhoses.(Gastro- oesophageae hemorrhage in hepatic cirrhosis.) \"Thorax, 7: 159 (juin) 1952.Cet article est une étude anatomique et histologique des anastomoses veineuses qui se développent à la partie inférieure de l\u2019æ- sophage, à la portion cardiaque de l\u2019estomac et au niveau du ligament falciforme.Cette étude fut faite au cours de l\u2019examen postmortem de 3 malades atteints de cirrhose hépatique avancée.Tous trois avaient présenté des hémorragies gastro-intestinales.L\u2019auteur divise les varices gastro - œsophagiennes en deux groupes: internes et externes, l.internes: ces varices sont très nombreuses, possèdent une paroi mince et font saillie dans la lumière.Les unes sont sous-épithéliales, les autres sous-muqueuses.Elles saignent facilement à la suite des micro-traumatismes répétés, des érosions et des ulcérations qui les recouvrent et de la digestion de la muqueuse par le suc gastrique ; 2.externes : ces varices reposent dans la portion fibreuse externe de l\u2019æsophage et de l\u2019estomac près du vague ; le danger d\u2019hémorragie est minime puisqu\u2019elles sont plus protégées.Deux des cas décrits possédaient de larges veines anastomatiques au niveau du ligament fal- ciforme, aussi larges que celles qui sont ordinairement produites par les anastomoses porto-caves artificielles.L\u2019auteur insiste sur le fait que seules sont vulnérables et susceptibles de saigner les varices cesophago-gastri- ques internes alors que toutes les autres se trouvent protégées, ne saignent pas et sont même utiles au malade.Il suggère que la réaction de la portion inférieure de l\u2019æsophage et de la portion cardiaque de l\u2019estomac avec ou sans anastomose artificielle de la veine- porte demeure une des façons les plus rationnelles de traiter les cas d\u2019hémorragies répétées secondaires à l'hypertension portale.Gilles GOSSELIN.J.BRUN et L.F.PERRIN.\u2014 Les infiltrats pulmonaires labiles non tuberculeux.\u2018La Revue du Praticien\u201d, 111: 197 (ler fév.) 1953.La prise de radiographies en série permet de découvrir et d\u2019individualiser certaines opacités pulmonaires le plus souvent latentes.On constate que ces troubles disparaissent à plus ou moins brève échéance sans même laisser de séquelles : ce sont des infiltrats pulmonaires labiles qui peuvent simuler des processus tuberculeux par leur allure torpide et par des images radiologiques souvent caractéristiques de la tuberculose pulmonaire.Nous savons que de nombreux processus peuvent provoquer des infiltrats labiles « à l\u2019occasion d\u2019agressions infectieuses, toxiques ou d\u2019accidents.allergiques, qu\u2019il s\u2019agisse de troubles éphémères de la ventilation par obstrue- tions inflammatoires bronchiques ou bronchio- laires ou d\u2019une atteinte primitive d\u2019un territoire alvéolaire ».Nous devons être avertis de ces infiltrats spontanément curables, parce que l\u2019étiologie n\u2019est pas tuberculeuse.Distinguons d\u2019abord trois catégories de faits: 1.Les infiltrats éosinophiliques non tuberculeux.Il faut penser au syndrome de Loëffler (syndrome clinique suf-fébrile, radiologiques polymorphes, hématologiques: éosinophilie de 5 à 69%).L\u2019intoxication vermineuse par les es.\u201d 80 ANALYSES ascaris et des accidents de sensibilisation, véritable allergie comme dans l\u2019asthme, peuvent provoquer ces infiltrats fugaces.2.Les infiltrats infectieux sans éosinophilie au cours des états grippaux.Les virus de la pneumonie atypique, toutes ces maladies infectieuses sont capables de susciter des aspects radiologiques pseudo-tuberculeux.3.Les infiltrats labiles révélateurs d\u2019affections pulmonaires latentes et chroniques.C\u2019est une infection aiguë qui se surajoute à des affections pulmonaires latentes et préexistantes.Ces lésions sont symptomatiques de lésions bronchiques latentes avec une très grande facilité de récidive.(Emphysème bulleux chronique, ectasies broncho-alvéolaires, dilatation des trones bronchiques et bronchio- laires.) Le diagnostic différentiel est excessivement difficile.La prudence et la patience sont nécessaires, avant d\u2019être en droit d\u2019éliminer tout processus bacillaire, même si les tests bactériologiques sont négatifs.Nous devons suivre l\u2019évolution attentivement, parce qu\u2019il est toujours possible que des infiltrats fugaces puissent relever de la tuberculose.Aussi ne faut-il pas éliminer toute infection tuberculeuse même si la fugacité, la résorption spontanée des images, l\u2019éosinophilie sanguine coexistent.Nous devons toujours penser à une infection ou à une surinfection tuberculeuse récente, à des cavernes apicales latentes, à des lésions bronchiques préexistantes.La clinique doit toujours primer.Paul-René ARCHAMBAULT.J].G.de WINTER.\u2014 Douleur induite par Velcocl dons la maladie de Hodgkin.( Alcohol-induced pain in Hodgkin's disease.) \"British Med.J.\u201d, 2: 604, 1953.L'auteur a noté que, chez deux patients souffrant de maladie de Hodgkin, l\u2019ingestion d\u2019alcool déterminait des douleurs très intenses et bien localisées.L'examen radiologique montrait au niveau de la localisation douleureuse l\u2019apparition d\u2019un dépôt lymphadénomateux L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 actif.Dans ces cas, la rœntgenthérapie a fait rapidement disparaître ces lésions nouvelles.L'auteur suggère que cette simple constatation pourrait servir de test de dépistage des nouveaux foyers et faciliter ainsi la poursuite du traitement.J.-M.BORDELEAU.C.E.REED, M.F.DRIGGS et C.C.FOOTE.\u2014 L'intoxication barbiturique aiguë : Etude de 300 cas basée sur un système physiologique de classification selon la gravité de l\u2019intoxication.\u2018Annals of Int.Med.\u201d, 37: 290 (août) 1952.Reed et ses collaborateurs présentent un système physiologique de classification de la gravité du coma dans l\u2019intoxication barbiturique; ils l\u2019appliquent à l\u2019analyse de 300 cas, dont 209 furent traités de façons multiples et diverses avant juillet 1949.Une étude de ce groupe a révélé que la caféine et l\u2019amphitamine peuvent provoquer des arythmies mortelles quand on les donne à des doses dépassant respectivement 6 grammes et 300 milligrammes par 24 heures.Chez 91 malades observés depuis juillet 1949, l\u2019on a suivi un plan uniforme de traitement, basé sur la classification de la gravité du coma.La pression sanguine, le pouls, la vitesse respiratoire et les réflexes doivent être notés au moins toutes les demi- heures, en même temps que les médicaments, les liquides et autres observations pertinentes.I] faut maintenir en place un mode d\u2019aération pharyngée tant que le réflexe gazeux est déprimé et, au moindre signe de laryngospas- me, insérer un tube endotrachéal.Le lit doit être placé sur des cales, pour faciliter le drainage des sécrétions et supprimer, par aspiration, l\u2019excès de celles-ci.En cas d\u2019aspiration des vomissements, par le malade, il faut faire immédiatement une bronchoscopie.On doit tourner le malade d\u2019un côté sur l\u2019autre, pour prévenir la pneumonie hypostatique, et lui donner de la pénicilline à titre prophylactique.En retournant ces malades, on leur évite aussi les phyctènes qui se forment souvent aux points de pression.Chez tous ces L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 patients, sauf ceux qui sont mourants, on doit faire un lavage gastrique, même si le produit a été absorbé plusieurs heures auparavant.Les barbituriques pris en grandes quantités provoquant une irritation gastrique locale et de la sténose spasmodique du pylore, des quantités importantes du produit peuvent séjourner dans l\u2019estomac pendant de nombreuses heures.Il faut laisser dans l\u2019estomac un ca- thartique salin, pour réduire l\u2019absorption du produit qui subsiste dans l\u2019intestin.Des signes expérimentaux indiquent que les barbituriques sont des antidiurétiques.Les diurétiques mercuriels peuvent donc être précieux, bien qu\u2019il reste encore à prouver leur valeur.Beaucoup de malades étant alcooliques et les barbituriques étant partiellement détoxifiés dans le foie, les auteurs recommandent l\u2019administration parentérale du complexe de vitamine B et de solution glucosée.En outre, une injection massive, lente et continue, constitue une voie commode pour l\u2019administration d\u2019analeptiques.La procaïne intraveineuse est efficace pour enrayer les arythmies ventriculaires, tout en exerçant aussi une faible action analeptique.Les analeptiques sont des agents extrêmement puissants, et la caféine et l\u2019amphitamine ont de profonds effets secondaires.Les auteurs présentent un plan de doses maxima en rapport avec l'intensité des arythmies.Si le malade est en état de choc, il faut faire une prise de sang pour noter immédiatement son groupe et faire l\u2019épreuve croisée, une transfusion pouvant devenir nécessaire.La néo-syné- phrine (10 milligrammes par litre) ou la noradrénaline (1 milligramme par litre) donnée en injection massive et continue contribue souvent à ramener la pression sanguine à la normale quand l\u2019amphitamine à échoué.Parmi les nombreux produits qui ont été préconisés dans la thérapeutique du coma barbiturique, le métrazol a des effets très identiques à ceux de la picrotoxine; il est probablement efficace.Les auteurs ne l\u2019ont pas expérimenté.La nikétamide passe pour être sans effet, ainsi que le succinate de sodium.ANALYSES 81 Les auteurs n\u2019ont pas observé d\u2019arythmies sérieuses, à part des contractions ventriculaires prématurées provoquées dans deux cas par la picrotoxine.Les plus sérieuses complications, d\u2019après leur expérience, ont été la néphrose du néphron inférieur et l\u2019hyperthermie.La pneumonie secondaire n\u2019a pas constitué de problème sérieux.Le taux de mortalité, pour ces 209 cas traités hors de tout programme thérapeutique standardisé, a atteint 13,4 pour cent et, chez ceux qui ont été soumis à un programme thérapeutique standardisé, ce taux n\u2019a été que de 5,5 pour cent.CARDIOLOGIE M.1.RODRIGUEZ et D.SODI-PALLARES.\u2014 Le diagnostic électrocardiographique des infarctus septaux.(The electrocardiogra- phic diagnosis of septal infarctions.) \u201cAm.Heart Journal\u201d, 45: 525 (avril) 1953.Il existe certaines régions du myocarde où l\u2019absence d\u2019activation, secondaire à une destruction tissulaire, ne produit pas de modifications appréciables dans les dérivations «standard » ou précordiales: une de ces régions est le septum interventriculaire.On accepte généralement comme évidence à une atteinte septale les signes électrocardiographi- ques suivants: 1.la présence d\u2019infarctus étendus de la paroi antérieure ou postérieure du cœur; 2.un complexe QS de V1 à V4 ou l\u2019absence d\u2019onde R dans une des dérivations V2, V3 ou V4 s\u2019il y a dans les dérivations adjacentes présence d\u2019une onde positive R; 3.la présence d\u2019une onde Q en V5 et V6 au cours des blocs complets de la branche gauche du faisceau de His; la présence d\u2019une onde Q en V1, V2 s\u2019il y a bloc de la branche droite.Les auteurs ont analysé les principaux signes électrocardiographiques qui permettent de diagnostiquer la présence d\u2019une zone né- crotique au niveau du septum interventricu- laire.Cette analyse fut conduite avec l\u2019étude d\u2019un grand nombre de cas d\u2019infarctus septaux rencontrés à l\u2019autopsie.Les auteurs ont classifié ces cas de la façon suivante : 1.l\u2019infarctus massif du septum : a) sans 82 ANALYSES bloc de branche: présence de complexes QS dans les dérivations précordiales orientées vers le septum interventriculaire (V1 a V4); b) avec bloc de la branche gauche : présence d\u2019ondes Q dans les dérivations orientées vers la partie latérale du ventricule gauche avec complexes QRS dans les zones de transition V3, V4; c) avec bloc de la branche droite: onde Q dans les dérivations précordiales droites; 2.infarctus du tiers inférieur du septum: a) sans bloc de branche: diagnostic souvent difficile, la présence de complexe QS de V1 à V4 ou en V3, V4 permet le diagnostic d\u2019infarctus septal quoiqu\u2019il ne soit pas possible de facon pratique de différencier cette image de celle de l\u2019infarctus massif; b) avec bloc de branche gauche: présence de complexe QRS en V3 et V4 et onde Q dans les dérivations orientées vers la portion libre du ventricule gauche, c) avec bloc de la branche droite: onde Q dans les dérivations précordiales droites; 3.infarctus des deux-tiers supérieurs du septum: ceux-ci sont toujours accompagnés d\u2019un bloc de la branche gauche et il n\u2019existe pas d\u2019image spécifique de cette lésion; 4.sclérose du septum: même dans les cas où la fibrose et la sclérose du septum étaient considérables, les auteurs n\u2019ont pu trouver d\u2019image constante et caractéristique.Gilles GOSSELIN.Edward R.MUNNELL et Conrad R.LAM.\u2014 Les effets cardio-dynamiques de la com- missurotomie mitrale.(Cardio-dynamic effects of mitral commissurotomy.) \"Circulation\u2019, 4: 32 (septembre) 1951.Au début de ce siecle, MacCallum et Mec- Clure furent parmi les premiers, aux Etats- Unis, à étudier les changements de pression dans les différentes parties du système vasculaire dans les cas de sténose mitrale ou d\u2019insuffisance mitrale.En 1922, Wiggers et Feil ont étudié les graphiques du pouls dans l\u2019insuffisance mitrale aiguë.Utilisant le même système manométrique, Katz et Siegel ont enregistré certaines ondes de pression dans la sténose mitrale aiguë.Les auteurs étudient L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 les courbes de pression de six patients qu\u2019ils ont spécialement sélectionnés.Les enregistrements se font simultanément dans l\u2019artère pulmonaire et l\u2019oreillette gauche avant et après la commissurotomie.Ils décrivent la technique et les appareils utilisés.Ils expliquent en détail avec les six courbes les cas illustratifs qu\u2019ils nous présentent.Les résultats cliniques de 12 cas opérés ont donné les résultats suivants: 3 mortalités, 1 cas n\u2019a pas bénéficié de la commissurotomie car il existait une insuffisance mitrale trop considérable.Les résultats immédiats chez les 8 autres patients ont été excellents.Un autre patient n\u2019a pas été amélioré par la commissurotomie.Les auteurs croient qu\u2019en enregistrant ces graphiques, on pourrait dire les cas où une régurgitation mitrale assez importante fait suite à la commissurotomie, on pourrait prévoir également les cas où la pression dans l\u2019oreillette ne baisse pas à cause d\u2019un obstacle trop sérieux dans les parenchymes pulmonaires.En d\u2019autres termes, cette méthode permettrait peut- être de prédire l\u2019avenir des patients commis- surotomisés.Paul DAVID.PEDIATRIE P.L.MOLLISON et Marie CUTBUSH.\u2014 Une méthode de mensuration de la gravité d'une série de cas de maladie hémolytique du nouveau-né.( À method of measuring the severity of a series of cases of hemolytic disease of the new-born.) \"Blood\", 6: 777 (septembre) 1951.Le but de l'étude est de: a) établir une corrélation entre les résultats du traitement et la gravité de la maladie chez les patients étudiés; b) de trouver un moyen de reconnai- tre les nouveau-nés dont les symptômes sont si légers que tout traitement serait superflu.On a étudié 95 nouveau-nés souffrant de la maladie hémolytique du nouveau-né (érythroblastose fœtale) .Les études de laboratoire ont été faites sur le sang du cordon ombilical prélevé à la naissance.Une hémoglobine et un taux de bilirubine du sérum ont été faits dans chaque cas. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 La transfusion de remplacement était effectuée dans tous les cas sauf là où l\u2019enfant était moribond à la naissance et dans les cas où l'hémoglobine était au delà de 15,5 gm.pour cent à la naissance.Six enfants furent considérés moribonds.Deux autres étaient si peu atteints par la maladie qu\u2019ils ne reçurent aucun traitement.Les chances de survie des bébés souffrant de maladie hémolytique du nouveau-né étaient étroitement liées à la concentration d\u2019hémoglobine du sang prélevé du cordon ombilical.Le taux de concentration de l\u2019hémoglobine qui correspondait à 50 pour cent des chances de survie étant de 8,09 gm./100 ml.Les taux d\u2019hémoglobine variaient entre 3,4 et 19,0 gm./ 100 la majorité étant entre 10 et 18 gm.Des nouveau-nés normaux servaient de contrôle.Leur taux d\u2019hémoglobine était de 16,5 gm./100 ml.en moyenne.On note des changements marqués des taux d\u2019hémoglobine quelques heures après la naissance.Un enfant ayant une hémoglobine de 12,8 gm.lors du prélèvement au cordon à la naissance avait une hémoglobine de 15,4 gm.trois heures après la naissance, l\u2019examen ayant été fait sur le sang veineux tandis qu\u2019une hémoglobine faite sur le sang prélevé simultanément par piqûre de la peau (sang capillaire) était de 18 gm.La distinction entre ces différentes valeurs est claire dans chaque cas.Les bébés souffrant de la maladie hémolytique du nouveau-né avaient des taux de bilirubine du sérum entre 0,5 et 7,0 mg par 100 ml, la majorité entre 1,0 et 5,0 mg.Les bébés servant de contrôle avaient des taux de bilirubine variant entre 0,7 et 3,1 mg.avec une moyenne de 1,5 mg.Les résultats ont démontré que l\u2019épreuve de la recherche de l\u2019hémoglobine seule est un critère aussi sûr dans l\u2019évaluation de l\u2019indice de gravité d\u2019un nouveau cas que l\u2019épreuve conjuguée de la recherche de l\u2019hémoglobine et du taux de bilirubine.L\u2019hémogramme est aussi d\u2019une importance primordiale.En effet, la présence de globules rouges nucléés et de réticulocytes dans l\u2019hé- ANALYSES 83 mogramme du premier jour servira d\u2019indice de sévérité de la maladie et permettra de distinguer les enfants qui développeront une ictère ou une anémie graves de ceux dont l'évolution sera bénigne.Il est à noter cependant que parmi les 26 enfants dont l\u2019hémoglobine était au-dessus de 15,5 gm.et qui n\u2019ont pas reçu de transfusion de remplacement, l\u2019un développa de l\u2019ictère nucléaire (kernicterus) et mourut.Un autre développa aussi la même complication mais vécu.Un troisième développa une anémie de 6,5 gm.à l\u2019âge d\u2019un mois et dû recevoir une transfusion.Parmi les 59 enfants qui reçurent des transfusions de remplacement, 47 vécurent mais 3 soit 4 pour cent développèrent de l\u2019ictère nucléaire.| De plus les concentrations de bilirubine du sérum observées durant les premiers jours de vie ont montré qu\u2019il y avait relation étroite entre l'élévation de ces taux et le développement ultérieur d\u2019ictère nucléaire (kernicterus).En effet, les 30 enfants chez qui les taux de bilirubine ne dépassaient pas 18 mg./100 ml.n\u2019ont pas développé cette complication.Parmi les 11 enfants dont les taux de bilirubine dépassaient 18 mg./100 ml, 5 moururent d\u2019ictère nucléaire tandis que deux survivent avec des signes d\u2019atteinte motrice.Il restait à déterminer si la courbe d\u2019évolution des taux de bilirubine post-natale peut être altérée par la transfusion précoce puisque l\u2019ictère nucléaire ne se développe que chez les enfants souffrant d\u2019ictère grave.Dans ce cas, la transfusion devrait être administrée à chaque enfant dont la concentration de bilirubine du sérum excéderait sans traitement un certain niveau de sécurité à savoir 18 mg.par 100 ml.Par ailleurs, l\u2019auteur espère que les signes de régénération du sang observés sur l\u2019hémogramme et l'évaluation du taux d\u2019hémoglobine à la naissance serviront à éclairer le pronostic et à distinguer les sujets qui sont exposés à souffrir d\u2019ictère grave de ceux qui ne le sont pas.Thérèse ROUSSEAU. 84 ANALYSES M.J.FOX, J.F.KUZMA, F.JOSEPH, J.D.STHU- LER.\u2014 L'encéphalo-myélite de la rougeole.(Measles encephalomylitis.) \"A.M.A.J.of Dis.of Child.\u201d, 85: 444 (avril) 1953.L\u2019auteur étudie 77 cas et rapporte les observations qui suivent: 1.Les limites d\u2019âge des malades sont de 5 mois et 32 ans tandis que 28,6 pour cent de ces malades sont âgés de moins de 7 ans.2.Les signes de début de la complication se manifestent après l\u2019éruption morbiliforme soit dans les limites de quelques heures à 9 jours après cette éruption et dans 46,7 pour cent des cas entre 3 à 4 jours après l\u2019apparition de l\u2019éruption.3.Le taux de mortalité est de 28,6 pour cent.Sur les 22 patients qui sont morts, huit s\u2019étaient présentés avec coma et convulsions; 4 se sont présentés avec coma seulement et 3 avec convulsions seulement.4.Dans le liquide céphalo - rachidien, le nombre des cellules varie entre 2 et 910.Ce sont, en majorité, des lymphocytes.Dans 73,6 pour cent des cas, on note moins de 90 lymphocytes et dans 51,4 pour cent des cas moins de 40 lymphocytes.Chez ceux qui sont morts, 50 pour cent avaient plus de 90 cellules, mais on ne considère pas cette observation importante au point de vue pronostic.Les protéines du liquide céphalo-rachidien sont élevées dans 61 pour cent des cas.5.L'examen du sang montre une leucocytose variant, en moyenne, entre 9 000 et 18 000 mais les formules leucocytaires variaient entre 2 800 et 40900.Le pourcentage des polynucléaires était au-dessus de 50 pour cent dans 92 pour cent des cas et au-dessus de 75 pour cent dans 47 pour cent des cas.6.Chez les patients qui ont survécu, soit 65 pour cent, 22 ont recouvré la santé sans séquelle.Quelques séquelles neurologiques ont été observées chez les autres.L\u2019un d\u2019eux a présenté des mouvements choréiformes pendant un an et présente encore de fréquentes céphalées, étourdissements et vomissements.Un autre présente des tremblements persistants des extrémités.L\u2019un est épileptique, un L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 autre a des troubles sphinctériens de la vessie, souffre d\u2019hypotonie des muscles fléchisseurs du pied et aussi de myopie.Un cinquième a maintenant une pauvre coordination museu- laire.Trois souffrent de déficicience mentale.Six ont des troubles de la personnalité.7.Des autopsies ont été faites mais n\u2019ont démontré aucune lésion caractéristique constante.Dans tous les cas, cependant, on a retrouvé des signes de congestion et d\u2019ædème cérébraux.Conclusions.L'auteur appuie sur le fait que, même si les signes et symptômes d\u2019encéphalomyélite secondaire à la rougeole sont bien connus, il y à un signe sur lequel on n\u2019insiste pas assez fréquemment: c\u2019est la cessation ou dépression soudaine de la toux particulière à la rougeole.Cette cessation de la toux est causée par les dommages subis au niveau de l\u2019arc réflexe tussigène.On ne doit pas non plus se servir d'aucun médicament contenant de la codéine dans le but de déprimer le réflexe tussigène.On a aussi observé des cas d\u2019intoxication à la codéine durant les deux dernières années.Le traitement de cette complication de la rougeole demeure symptomatique.L\u2019anesthésie générale, les barbituriques, le sulfate de magnésie et les solutions hypertoniques de dextrose ont été administrés dans le but de réduire l\u2019œdème et de contrôler les convulsions.On doute de la valeur du sérum de convalescent.Thérèse ROUSSEAU.L.Isabel BOOTH.\u2014 Erythéme noueux.(Erythema nodosum.) \u201cA.M.A.Dis.of Children\u201d, 85: 648 (juin) 1953.L\u2019érythème noueux est accepté comme entité morbide depuis plus de cent ans.Au début, on en fit une manifestation de la fièvre rhumatismale, puis trente ans plus tard, on suggéra une étiologie tuberculeuse.Cette conception est demeurée jusqu\u2019à nos jours avec l\u2019exception qu\u2019on y reconnaît aujourd\u2019hui, et de plus en plus, une étiologie non tuberculeuse dans plusieurs cas.Le pourcentage des cas L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 ayant une étiologie tuberculeuse semble, d\u2019après les rapports, nettement plus élevé en Europe qu\u2019en Amérique.L\u2019auteur rapporte 105 cas d\u2019érythème noueux chez des enfants de moins de quatorze ans.Dans 87,6 pour cent des cas, les enfants étaient plus âgés que cinq ans.Avant la puberté, l\u2019incidence est la même dans les deux sexes.Après la puberté, les filles sont plus souvent atteintes que les garogns.La maladie est plus rare en été.Dans l'histoire, on relève la présence de maladie chez les frères ou sœurs, dans deux cas.Dans quatre cas, il y a une histoire familiale de fièvre rhumatismale et dans treize cas, une histoire de tuberculose.Une infection des voies respiratoires supérieures a précédé, de dix jours en moyenne, l\u2019éclosion de la maladie dans 50 pour cent des cas.Des 105 cas, une étiologie tuberculeuse fut reconnue dans 55 cas (52,4%).Dans 55 cas, 44 avaient une cuti-réaction positive à l\u2019admission et chez les onze autres, le visage de la cuti-réaction se produisait de 2 à 10 semaines après le début des symptômes.'Trente-trois cas avaient, radiologiquement, une atteinte tuberculeuse thoracique.Dans les 50 autres cas (47,6%), la réaction à la tuberculine fut et demeura négative.Une infection des voies respiratoires supérieures ou des amygdales précéda la maladie, dans 32 cas.Il n\u2019y a aucune raison de croire que la fièvre rhumatismale est une cause d\u2019érythème noueux.Les douleurs articulaires existent souvent mais elles sont atypiques et surviennent autant chez les tuberculeux que chez les non- tuberculeux.Douze cas de cette série peuvent être classifiés comme ayant une origine chimique, le sulfathiazole.En conclusion, on peut dire que l\u2019érythème noueux survient très fréquemment en association avec la tuberculose.I] semble probable que l\u2019érythème noueux est le signe extérieur d\u2019un changement dans la sensibilité à la tuberculine.Il est aussi évident que l\u2019érythème ANALYSES 85 noueux survient presque aussi fréquemment avec d\u2019autres maladies que la tuberculose.Comme l\u2019érythème noueux ne se développe pas dans tous les cas d\u2019une maladie, il est reconnu d\u2019admettre une prédisposition héréditaire de certains individus à répondre de cette façon à des infections inverses.Luc CHICOINE.ORTHOPEDIE C.M.WHITE.\u2014 L'arthrite de Marie-Strüm- pell: Etude et revue de 41 cas traités par rayons X.\u2018Kansas Medical Soc.Journal\u201d, 53: 369 (août) 1952.L\u2019arthrite de Marie-Strümpell est aussi connue sous les noms de spondylose rhizomé- lique, spondylite rhumatoïde et spondylar- thrite ankylosante.C\u2019est une douloureuse maladie, d\u2019étiologie inconnue, qui entraîne la rigidité vertébrale.Les rémissions y alternent avec les exacerbations, pour aboutir, à mesure que le mal progresse, à la coalescence des os.Cette arthrite diffère de la polyarthrite chronique évolutive en ce que, dans 90 pour cent des cas, elle atteint des hommes, tandis que la P.C.E.est deux fois plus fréquente chez les femmes.L\u2019arthrite de Marie-Strüm- pell affecte surtout la colonne vertébrale, tandis que la polyarthrite chronique évolutive s\u2019attaque aux articulations périphériques.Dans la polyarthrite chronique évolutive, la radiographie révèle de l\u2019atrophie de la partie sous-cartilagineuse de l\u2019os; dans l\u2019arthrite de Marie-Striimpell, on distingue des mouchetures et l\u2019absence de trabécules.Il n\u2019existe pas de calcifications des ligaments dans la polyarthrite chronique évolutive.L\u2019arthrite de Marie-Strümpell réagit bien à la radiothérapie, tandis que la P.C.E.n\u2019y est que faiblement sensible.Un traitement capable d\u2019atténuer la douleur et le spasme musculaire sera précieux aux phases précoces de la maladie.L'exercice, préventif d\u2019immobilisation et de déformation, est généralement rendu impossible par la souf- 86 ANALYSES france qu\u2019il cause.On a employé récemment la cortisone avec une amélioration spectaculaire, mais les symptômes reviennent généralement après l\u2019arrêt de l\u2019hormonothérapie.Dans un cas récent et très douloureux, les auteurs sont parvenus à enrayer les symptômes au moyen de la cortisone jusqu\u2019à ce que les effets des rayons X se manifestent, moment où la cortisone fut supprimée, sans retour des symptômes.Les mesures de chirurgie orthopédique trouvent leur place dans le traitement de cette maladie après la coalescence vertébrale avec sa déformation typique en flexion.On peut pratiquer l\u2019ostéotomie lombaire pour corriger la coudure des vertèbres lombaires, ce qui permet au malade de se redresser.La radiothérapie est le traitement de choix, même si son mode d\u2019action reste mystérieux.Dans les cas au début, le soulagement qui en découle est souvent frappant; même dans les cas modérément avancés, elle apporte généralement une amélioration matérielle.Un diagramme illustre les quatre portes d\u2019entrée spinale employées pour l\u2019irradiation.Deux zones sont généralement traitées par 150 r.chacune à chaque séance, chaque porte étant généralement employée trois fois.La douleur et la rigidité servent à guider le traitement.S1 les symptômes sont localisés aux articulations sacro-iliaques, les auteurs ne traitent que cette zone de la colonne lombaire.Il existe généralement des symptômes attribuables à toute la colonne vertébrale.Si l\u2019on n\u2019obtient aucun soulagement après une seconde série, tout traitement additionnel est ordinairement sans effet.La quantité de rayons X employés est petite et, si l\u2019on en fait un usage judicieux, on peut la répéter plusieurs fois, sans danger, au moment des exacerbations.Les auteurs ont employé cette méthode dans 41 cas au cours des quatre dernières années.Dans leur étude des résultats à long terme, ils n\u2019ont pas tenu compte des cas traités durant les six derniers mois.Vingt et un malades ont signalé de bonnes rémissions, d\u2019un an à quatre ans de durée et, chez 9 de ceux-ci, les rémis- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 sions se maintiennent depuis plus de trois ans.Les auteurs concluent que la radiothérapie procure une amélioration significative dans environ 80 pour cent des cas.Une thérapeutique additionnelle peut enrayer les exacerbations.R.C.TUDWAY.\u2014 La place de la radiothérapie dans le traitement des sarcomes ostéogéniques.(The place of external irradiation in the treatment of osteogenic sarcoma.) \"The Journal of Bone & Joint Surgery\u201d, 85-B: 9 (fév.) 1953.Tous les cas rapportés par l\u2019auteur, dans cette analyse, sont tirés du Registre des tumeurs osseuses, de Bristol (Angleterre).C\u2019est dire qu\u2019ils ont été classifiés selon l\u2019opinion d'un comité formé de chirurgiens, de radiothérapeutes, de radiologistes et de pathologistes.Trente-trois cas sont considérés, dont huit sont des sarcomes ostéogéniques ostéolytiques et vingt-cinq sont des sarcomes ostéogéniques ostéoblastiques, huit patients ont survéeu deux ans et plus, tous du groupe ostéoblastique et quatre de ceux-là ont survéeu 5 ans ou plus.Il n'y a pas eu de survie des tumeurs ostéolytiques.Classification.Sur les signes radiographi- ques, il (l\u2019auteur) divisera ces tumeurs en ostéolytiques et ostéoblastiques.Le traitement a peu d\u2019influence sur les tumeurs ostéolytiques, peut-être parce que localisées au tronc.Les tumeurs ostéolytiques prennent naissance, souvent sur un os anormal et chez des gens âgés.Ces deux facteurs associés sont d'un mauvais pronostic, même pour des tumeurs à caractère ostéoblastique.Temps d\u2019évolution avant traitement.Sous cet aspect, l\u2019auteur rapporte deux courants d\u2019idées: D\u2019une part, une évolution courte peut comporter un diagnostic précoce, tandis qu\u2019une évolution longue implique la possibilité de métastases.D'autre part, une histoire clinique, de courte durée, peut démontrer un type plus agressif de tumeur, avec un pronostic plus mauvais. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Dans la série étudiée, le fait est que trop de cas ont montré des métastases pulmonaires, avant l\u2019apparition de symptômes cliniques de la tumeur.Caractères histologiques et gradation des tumeurs.L\u2019auteur rapporte que les cas considérés dans son article ont été gradés, selon la méthode histologique dite de Price, basée sur le rapport entre le nombre des noyaux de cellules tumorales et le nombre de ces noyaux en mitose.Le Grade 1 étant un noyau en mitose pour quatre cents à cent noyaux de cellules tumo- Le Grade 2 étant un noyau en mitose pour quatre cents à cent noyaux de cellules tumorales.Le Grade 3 étant de un à cent, au moins.L\u2019âge du patient et l\u2019influence d\u2019une maladie préexistante.L\u2019âge moyen de ceux qui ont survéeu est de dix-neuf ans et moins.L\u2019Âge moyen des autres est de trente-huit ans.Chez neuf patients de quarante et plus, avec maladie osseuse préexistante (Paget, dysplasie fibreuse, kyste ou chondrome), un seul a survéeu plus d\u2019un an après traitement.Sur un tel terrain, il s\u2019agissait, le plus souvent, de tumeurs ostéolytiques.Signification d\u2019une histoire clinique atypique.Pour quatre des cas de sarcome ostéogé- nique, rapportés dans cet article, dont trois sont décrits en détail, l\u2019auteur signale que les signes locaux ont été, au début, ceux d\u2019une lésion inflammatoire.Ces cas semblent comporter un pronostic favorable.Aspect radiographique.Le groupe comportant le meilleur pronostic montrait une prédominance de la réaction osseuse sur sa destruction.Le triangle de Codman est absent, dans ces cas.Discussion.Mieux que l\u2019histoire clinique, et les signes radiographiques, la gradation par la méthode histologique de Price semble désigner un groupe de sarcomes ostéogéniques à pronostic relativement favorable.ANALYSES 87 + De six cas du Grade 1, cinq ont survécu cinq ans ou plus.La méthode histologique peut distinguer une tumeur bénigne d\u2019une tumeur maligne; dans le cas d\u2019une tumeur bénigne, le rapport des noyaux en mitoses, par rapport aux autres, est de l\u2019ordre de mille cinq cent à cinq mille, d\u2019où l\u2019intérêt, dit l\u2019auteur, d\u2019une biopsie dans tous les cas.Traitement.Pour l\u2019auteur, la radiothérapie, dans ces cas, n\u2019est pas purement palliative, mais peut jouer un rôle principal dans le traitement radical.Par exemple, l'irradiation avant l\u2019amputation, rend la tumeur moins évolutive et diminue le danger de métastases jusqu\u2019à l\u2019amputation terminée.L'auteur recommande cette ligne de conduite et donne le dosage en r.La radiothérapie seule.Pour lui, il semble évident qu\u2019une cure peut être obtenue dans certains cas, par la radiothérapie seule.Ceci comporte le risque de nécrose de l\u2019os, pour laquelle une résection locale peut être effectuée après quelques mois, alors que la tumeur est quiescente et le danger de métastases très réduit.L'auteur suggère qu\u2019un tel plan de traitement devrait être mis à l'épreuve sur une large échelle et énumère les conditions de son application.Edgar LEPINE.A.NAYLOR et D.L.SMARE.\u2014 Contenu liquide du nucleus pulposus comme facteur du syndrome discal.(Fluid content of the nucleus pulposus as a factor in the disk syndrome.) \"British Med.1.\u201d 2: 975, 1953.Le facteur traumatique dans l\u2019histoire d\u2019un syndrome discal varie dans une proportion de 9 à 60 pour cent selon les auteurs.Cette étiologie est donc moins fréquente qu\u2019on le croit habituellement et il existe sûrement d\u2019autres facteurs plus ou moins importants.Les auteurs, par une méthode expérimentale ingénieuse, ont étudié le pouvoir d\u2019absorption de disques intervertébraux prélevés sur des 88 ANALYSES cadavres frais.Ils ont ainsi constaté que le disque, plongé dans une solution liquide, absorbe une quantité importante de ce liquide qui augmente considérablement la pression intradiscale.Le nucleus pulposus a un pouvoir d'absorption plus grand que l\u2019anneau fibreux et, dans un cas, il y a eu rupture spontanée de l\u2019anneau.Les auteurs croient que ce phénomène serait dû à une dépolymérisation des polysaccharides du nucleus pulposus, conduisant à une augmentation du pouvoir d\u2019absorption d\u2019eau et entraînant une augmentation de la pression intradiscale.Si l\u2019anneau fibreux est trop mince, l\u2019herniation se produira et sera maintenue par le stress mécanique.J.-M.BORDELEAU.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE J.F.DALY.\u2014 Traitement du cancer exirin- sèque du larynx et du laryngo-pharynx.(Treatment of Carcinoma of the extrinsic larynx and laryngo-pharynx.) \"N.Y.State Journal of Med.\"\u201d, 52: 2891 (1 déc.) 1952, Selon l\u2019auteur, jusqu\u2019en 1945, le traitement efficace du cancer du larynx a surtout porté sur les lésions intrinsèques des vraies cordes vocales, du ventricule de Morgagni et du bord inférieur des fosses cordes.Maintenant, on s\u2019attaque de plus en plus aux tumeurs extrinsèques des bandes ventriculaires, de l\u2019épiglotte, des replis aryténo- épiglottiques, des arytinoïdes, des fosses glos- so-épiglottiques et laryngo-pharyngées.Ici la radiothérapie présentait encore un pourcentage élevé d\u2019échecs.Aussi la chirurgie seule ou associée à la radiothérapie a-t-elle amélioré ses procédés pour donner des résultats de plus en plus encourageants.Le mauvais pronostic des cancers extrinsèques s\u2019explique par les facteurs suivants : 1.la manifestation tardive des symptômes subjectifs: mal de gorge vague, déglutition légèrement douloureuse, précédée ou suivie de dysphonie, le tout toléré par le patient durant des mois; la douleur s\u2019irradiant à l\u2019oreille semble souvent le symptôme le plus précoce; la dysphagie et la dyspnée signifiant L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 déjà une tumeur de volume appréciable; 2.la latence de la lésion primitive de type moins différencié; 3.l\u2019envahissement précoce métas- tatique favorisé par la richesse de la distribution lymphatique de Phypopharynx.Aussi faut-il faire appel aux méthodes de diagnostic suivantes: inspection et palper du cou, examen au miroir laryngé ou sous laryngoscopie directe, palper digital du pharynx, clichés radiologiques aidés de barium au besoin, la biopsie.\u201c Toutefois, la localisation et le volume de la tumeur et le degré de fixation des ganglions, l\u2019exploration radiologique du thorax et du médiastin, orienteront la thérapeutique à suivre.L'auteur conclut que les cancers extrinsèques du laryngo-pharynx soumis à la laryngectomie totale et l\u2019évidement ganglionnaire simultanés présentent un pourcentage de guérison supérieur à celui des tumeurs semblables exclusivement traités par la radiothérapie.V.LATRAVERSE.ANESTHESIE H.E.STEPHENSON, L.C.REID et J.W.HINTON.\u2014 Etude portant sur 1200 cas d'arrêt cardiaque.(Some common denominators in 1200 cases of cardiac arest.) \u2018Annals of Surgery\u201d, 1387: 731 (mai) 1953.Les auteurs se proposent de considérer les problèmes de l\u2019étiologie de la syncope cardiaque, sa prévention et le traitement de ce terrible accident dont la fréquence semble être accrue depuis quelques années en dépit des progrès de l\u2019anesthésie, de l\u2019amélioration des techniques chirurgicales et des soins plus minutieux apportés aux opérés.La présente étude comprend un ensemble de 1200 cas d\u2019arrêt cardiaque, recueillis dans divers centres hospitaliers des Etats-Unis, du Canada, de l\u2019Australie, de l\u2019Angleterre, de l\u2019Irlande et de la France.Comment expliquer l\u2019augmentation des lé- thalités causées par l\u2019asystole cardiaque ou la fibrillation ventriculaire?A ce propos, les auteurs allèguent plusieurs motifs: tout d\u2019a- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 bord, le danger apparent de la multiplicité des drogues et des agents anesthésiques au cours d\u2019une seule intervention, le plus grand nombre des opérations intrathoraciques pratiquées de nos jours, l\u2019emploi presque universel de l\u2019intubation endotrachéale toujours susceptible de provoquer une action réflexe sur le cœur, puis l\u2019usage de plus en plus courant des bronchoscopies, des œsophagoscopies, des cathétérismes du cœur, des angiogrammes, etc.L\u2019arrét cardiaque surviendrait plus souvent chez l'homme (61% des cas) que chez la femme (39%).Il y aurait plus de syncopes cardiaques dans la première décennie qu\u2019à toute autre période de la vie (20% avant l\u2019âge de 10 ans).Chez l\u2019enfant, les réflexes sont hautement sensibles, en particulier ceux du rythme respiratoire et cardiaque, mais cette excitabilité s\u2019amenuise graduellement avec les années.Toutefois, comme le signalent les auteurs, dans le groupe de 50 à 70 ans (14 à 15% des cas), le myocarde est vulnérable à la stimulation vagale; il se laisse plus déprimer et réagit moins bien qu\u2019à l\u2019âge de l\u2019adolescence et de la maturité.Cependant, après la septième décennie, la proportion des accidents cardiaques baisse à 6% et, après 80 ans, elle ne serait que de 1%.Quant à la nature des opérations, les statistiques, que rapportent ici les auteurs, sont les suivantes : chirurgie abdominale (32% des arrêts cardiaques), chirurgie pulmonaire (17%), chirurgie cardiaque (14%), obstétrique et gynécologie (5%), orthopédie (3%), neurologie (2,7%), chirurgie dentaire (0,2%).En outre de l\u2019anoxie qui diminue la capacité du myocarde, le réflexe vago-vagal serait un autre élément causal de la syncope cardiaque (156 cas); au premier rang des facteurs responsables de ce phénomène, figure d\u2019emblée la mise en place du tube endotrachéal (41 fois); viennent ensuite l\u2019apiration trachéale (19 fois), l\u2019extubation (16 fois), le contact direct avec le pneumogastrique ou sa section dans le thorax (14 fois), la dissection de la région biliaire (12 fois) et les sutures à ce niveau (12 fois), la traction de l\u2019estomac (10 ANALYSES 89 fois), la bronchoscopie à la fin de l\u2019intervention (7 fois).Il appert que 87% des arrêts cardiaques se produisent dans la salle d\u2019opération et que 90% des cas surviennent pendant la période d\u2019induction.Quels sont contre la syncope cardiaque les moyens thérapeutiques les plus efficaces?La clé du succès commande la promptitude à agir et elle dépend du moment où se pratique le massage cardiaque: si on le commence plus de 4 minutes après l\u2019apparition de la syncope, la survie ne sera que de 6 pour cent; mais les chances de réussite peuvent changer du tout au tout et atteindre une proportion de 94 pour cent si le début du massage cardiaque ne dépasse pas ce temps critique.L'unité mobile de réanimation cardiaque doit être prêt à fonctionner en quelques secondes : machine automatique à pression alvéolaire pour adultes et enfants, ballons d\u2019oxygène, défibrillateur électrique, électrocardiographe, tubes endotrachéaux, appareil à succion, outillage pour transfusion intra-ar- térielle, bistouris, ciseaux, forceps, aiguilles, seringues, médicaments: procaïne et analeptiques.Voici, résumée, la technique que préconisent les auteurs.L\u2019abord se fait au niveau du 4ème espace intercostal gauche sans qu\u2019il soit nécessaire de sectionner les côtes ou les cartilages; l\u2019écarteur suffit en l\u2019occurence.Le cœur, dont l\u2019apex repose dans la paume de l\u2019opérateur, est massé à un rythme assez rapide de 60 à 80 fois à la minute; l\u2019ouverture du péricarde n\u2019est presque jamais obligatoire.La voie thoracique, qui est accessible en quelques secondes, présente par rapport à la voie abdominale des avantages marqués: elle rend plus facilement compte de l\u2019état du cœur et de l\u2019existence éventuelle d\u2019une fibrillation ventriculaire, elle permet l\u2019application directe d\u2019un défibrillateur électrique et l\u2019injection immédiate des drogues dans le myocarde.Dans le but d\u2019obtenir un rendement optimum, l'aorte est pincée contre les doigts ou à l\u2019aide d\u2019un instrument.Le temps requis pour que le muscle car- 90 ANALYSES diaque reprenne son activité normale est très variable, et les auteurs citent un cas exceptionnel où le cœur fut massé durant deux heures avant de revenir à son tonus et son rythme habituel (on eut recours aussi à une injection de à cc.de chlorure de baryum à 2% dans le ventricule gauche).Ici, sur 1 200 patients, 646 furent réanimés mais moururent subséquemment dont 87% en dedans de 24 heures; il y eut survie permanente dans 28% des cas seulement.Il est à souligner que les hommes survivent plus fréquemment que les femmes; on note aussi que le taux de survie est environ 10% plus élevé avec la rachianesthésie qu\u2019avec la narcose, l\u2019arrêt cardiaque s\u2019étant produit d\u2019ordinaire au moment où l\u2019on servait du pentothal pour supplémenter le blocage rachidien.Appendice.La défaillance aiguë du cœur, selon L.Corsan Reid, relève de deux causes: la fibrillation ventriculaire dont la proportion est faible et la syncope cardiaque.La pathogénie de l\u2019arrêt cardiaque tiendrait de l\u2019inaptitude du myocarde à produire les stimuli spécifiques.Lorsqu\u2019il y a destruction plus ou moins étendue du tissu nerveux autonome des ventricules ou inhibition du cœur engendrée par les drogues ou les anesthésiques, tout peut aller relativement bien, mais advienne un réflexe vagal ou une suppression de certains stimuli dans les oreillettes, l\u2019arrêt cardiaque est toujours possible.Le docteur Reid affirme que l\u2019anoxie par elle-même ne cause jamais de syncope chez un sujet dont le cœur est sain; le rôle de l\u2019hypoxie consis- teraiït plutôt à intensifier l\u2019action déprimante des agents anesthésiques et des médicaments.Par ailleurs, il est utile de savoir que 25 pour cent de tous les gens sont exposés aux méfaits d\u2019un réflexe vago-vagal.À cet égard, l\u2019emploi de l\u2019atropine (1/100 grain) est recommandé pour éviter le danger de la fibrillation ventriculaire et de cette façon, d\u2019après le docteur Reid, on empêcherait un très grand nombre d\u2019arrêts cardiaques.Le docteur F.B.Berry cite quelques chiffres concernant une période de 50 ans.De 1902 à L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 1932, sur 16 538 interventions chirurgicales, il signale 17 décès survenus à la salle d\u2019opération, au Free Hospital for Women, de Boston, soit un taux de léthalité de 1,7 pour mille; l\u2019éther était alors l\u2019agent anesthésique et la prémédication consistait en morphine et atropine.De 1932 à 1952, le taux de mortalité diminua notablement, soit 15 décès sur 44 079 opérés, c\u2019est-à-dire 1 arrêt cardiaque sur 2 938 cas.De son côté, le docteur Frank H.Lahey (décédé le 27 juin 1953) apporte certaines précisions en ce qui regarde le traitement de la syncope cardiaque: « celle-ci restera longtemps encore, dit-il, un redoutable ennemi et pour le chirurgien et pour l\u2019anesthésiste ».Voici le procédé qui, en ses mains, lui a donné les résultats les plus favorables, puisque 16 de ses 24 patients qui présentèrent un arrêt du cœur ont complètement recouvré la santé, et que 10 de ses 13 derniers cas (1943- 1953) ont repris totalement leur activité mentale et physique.Dès le début, le malade inhalant de l\u2019oxygène pur est placé en position Trendelenburg, en on lui donne immédiatement une injection intraveineuse d\u2019atropine (1/100 grain).Puis on insère dans le myocarde une longue aiguille dont on surveille les moindres oscillations: cela indique si vraiment il y a arrêt cardiaque, et peut ainsi empêcher une thoracotomie inutile.Ce premier temps doit s\u2019exécuter en 30 secondes au plus.Si l\u2019aiguille n'apporte aucune réponse, on injecte alors dans la cavité cardiaque 4,75 ce.de procaïne à 1% et 0,25 ce.d\u2019adrénaline à 1/1000; quand cette épreuve ne réussit pas, il faut à tout prix ouvrir le thorax.Pendant le massage cardiaque qui se poursuit au rythme de 40 à 50 contractions à la minute, on peut faire au besoïn une nouvelle injection de procaïne et d\u2019épinéphrine dans le ventricule gauche.Le docteur F.Lahey n\u2019est pas personnellement convaineu de la nécessité de la stimulation électrique du cœur, car il n\u2019a pas observé un seul cas de fibrillation ventriculaire dans la série d\u2019arrêts cardiaques dont il fut témoin.René LEBEAU. SOCIÉTÉS \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Réunion du 21 avril 1953 Tenue à l'hôpital Notre-Dame Présidence intérimaire de M.R.Rolland Analgésie obstétricale par le Sonéryl Sodique, donné par la voie intraveineuse.M.Jacques GAGNON Le premier travail scientifique de la soirée fut donné par le docteur Marc Gagnon, avec la permission de son frère, le docteur Jacques Gagnon, de la Miséricorde, co-auteur de cet exposé.C\u2019est par hasard que cette nouvelle technique analgésique vint à naître.En effet, on avait remarqué chez une porturiante, très agitée mentalement, l\u2019effet bienfaisant analgésique d\u2019une dose de Soneryl intraveineuse donnée pour la calmer.Au bout de quelques heures, elle accouchait facilement d\u2019un en fant bien coloré et en excellent état.A la suite de cette observation, on injecta par la voie intraveineuse à 72 mères en travail du Sonéryl, à la dose de 0,1 ctg.par kilo de poids.Il n\u2019y eut aucune mortalité chez celles- ci et, du côté des enfants, on n\u2019enregistra qu\u2019un décès survenu 24 heures après la naissance.Les auteurs sont d\u2019avis que c\u2019est là un moyen nouveau, sûr pour la mère et l\u2019enfant, rapide d\u2019action et s\u2019éliminant aussi rapidement, provoquant une analgésie complète, facile à administrer et qu\u2019on peut répéter au besoin.L'effet dure entre trois quarts d\u2019heure et une heure; aussi, doit-on juger du temps opportun pour l\u2019injection de ce produit chez les mères en travail.Electroencéphalographie clinique.M.Julio VASQUEZ C\u2019est le docteur Julio Vasquez, neurologue a I'hopital Notre - Dame et responsable du département de l\u2019électroencéphalographie, qui présente à l\u2019auditoire les possibilités cliniques de ce nouveau moyen d\u2019investigation de l\u2019activité cérébrale.Le conférencier nous définit cette technique comme étant celle qui étudie les oscillations du potentiel des ondes cérébrales.L\u2019activité cérébrale étant continue et persistante, on notera des inscriptions de types standard pour les différentes régions du cerveau.C\u2019est ainsi qu\u2019on aura des ondes du type alpha, béta, ete.Ce sont les variations graphiques \u2014 dans le rythme \u2014 l'amplitude et l\u2019apparence des ondes enregistrées, qui nous permettent de souligner la présence à un certain endroit du cerveau de perturbations oscillatoires qui seraient secondaires à une pathologie organique.Au moyen de clichés, le conférencier nous projette les différentes sortes d\u2019inscriptions graphiques que l\u2019on voit dans l\u2019éclampsie, les migraines, tumeurs cérébrales, etc.En terminant, il souligne les avantages de cette méthode d\u2019investigation clinique, tout en nous mettant en garde contre ce qu'elle ne peut donner, les diagnostics des affections cérébrales d\u2019origine organique, tout aussi bien que celles secondaires à des troubles du comportement. 92 SOCIÉTÉS Applications de l\u2019iode radioactif.M.Maurice BÉLISLE L\u2019I-131, ou iode radioactif, sert comme élément de diagnostic dans la thyrotoxicose et est aussi employé pour traiter les goîtres et les cancers de la glande thyroïde.Ce sont là, nous dit le docteur Maurice Bélisle, médecin de l'hôpital Notre-Dame, attaché au centre des isotopes radio-actifs de l\u2019Institut du Radium de Montréal, les grandes applications pratiques de cet isotope.A l\u2019aide de transparents, il nous montre la technique de son emploi en clinique médicale et aussi en profite-t-il pour appuyer sur le fait que les autres examens sont aussi nécessaires, c\u2019est-à-dire la recherche du taux du cholestérol sanguin, du B.M.R., des P.B.I.(Protein Bound Iodine).A la fin de cet exposé, il eut à répondre a quelques questions de technique, posées par le docteur Dorf, spécialiste de la pathologie de la glande thyroïde, qui fit l\u2019éloge de cet outil nouveau dans le dépistage et la curé de certaines conditions pathologiques de la glande thyroïde.Séance du 22 septembre 1953 Tenue conjointement avec la Société de Pédiatrie A l'hôpital Sainte-Justine Présidence de MM.René Rolland et J.-P.Bombardier La pneumonie atypique grippale.M.R-A.MARQUÉZY Ce travail, présenté par le professeur R.-A.Marquézy, délégué de France au XXIIIème Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, fut l\u2019unique présentation scientifique de la soirée.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Le professeur Marquézy traita de l\u2019historique de la découverte des pneumonies à virus par l'Ecole Américaine, de son incidence, de ses symptômes cliniques et radiographiques.Dans la grande classe des pneumopathies, il plaça un syndrome bien distinct : la pneumonie atypique d\u2019origine grippale.Ce qui la distingue des pneumonies à virus, c\u2019est que sa réaction de Hearst est positive.La réaction de Hearst, c\u2019est la réaction des «agglutinines froides dans le sang des malades ».Cette réaction est positive dans 70 à 80% des cas, mais le titrage ne peut devenir positif que trois semaines après le début de la maladie.Un des signes les plus constants, c\u2019est la discordance de l\u2019examen clinique avec l\u2019examen radiologique.Vous examinerez un patient qui n\u2019a pas l'air trop malade, qui tousse un peu et dont les signes stéthacoustiques ne vous révéleront que quelques petits râles à l\u2019expiration, mais, par contre, l\u2019image radiologique en est une de consolidation parfois massive de tout un lobe pulmonaire.Ici, il faut être prudent pour ne pas prendre pour un ensemencement d\u2019origine tuberculeuse ce qui, en effet, n\u2019est qu\u2019une réaction parenchymateuse du tissu pulmonaire à l\u2019invasion des virus.Le conférencier illustra sa séance au moyen de clichés trés descriptifs, montrant différentes radiographies de contrôle, prises au début de la maladie et à la fin.Le professeur Marquézy fut remercié par le docteur Paul Letondal.* sk * Séance du 8 octobre 1953 Tenue à l'hôpital Saint-Luc Présidence de M.J.-H.Charbonneau Les hypoglycémies M.Paul CASTAIGNE C\u2019est le docteur Paul Castaigne, professeur à la Faculté de Médecine de l\u2019Université de Paris, qui fit les frais de l\u2019unique présentation scientifique de la soirée. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Il nous entretint des hypoglycémies qu\u2019il remarqua être plus courantes dans les services de neurologie que dans les services d\u2019endocrinologie.Il divisa les hypoglycémies en hypoglycémie spontanée (après une injection d\u2019insuline; c\u2019est l\u2019hypoglycémie expérimentale) \u2014 en hypoglycémie par défaut d\u2019apport et que l\u2019on rencontre au cours de jeûnes très sévères, \u2014 et, finalement, les hypoglycémies par défaut d'utilisation, alors que le foie est défaillant, tel au cours des hépaties à virus.L\u2019état d\u2019hypoglycémie peut aussi exister au cours d\u2019un excès d\u2019insuline dans l\u2019organisme, tel au cours des adénômes langheran- ciens et des carcinômes; c\u2019est l\u2019hyperinsuli- némie absolue.Elle sera appelée relative lorsqu\u2019on aura une hyposécrétion d\u2019autres hormones contra-insuline.Le conférencier souligne que le système qui souffre le plus de l'hypoglycémie, c\u2019est le système nerveux et c\u2019est pour cela que la majorité des patients se trouvent dans ces services, à cause des symptômes dont ils se plaignent.Il décrit en détail les symptômes de cette affection, les troubles d\u2019ordre moteur, hémiplégie, et les troubles d\u2019ordre sensitif : les fourmillements, etc.Pour terminer ce brillant exposé, le conférencier commente quelques traitements.Ils seront très souvent médicaux et aussi parfois chirurgicaux, tels l\u2019ablation d\u2019un adénôme langhérancien.Avant le début de cette présentation, le professeur Roméo Boucher avait présenté le docteur Castaigne à l\u2019auditoire qui applaudit chaleureusement la personnalité du conférencier du VIième cours de perfectionnement de l'hôpital Saint-Luc.N\u2019ayant pas d\u2019avis de motion, ni de motion, pas plus que d\u2019affaires nouvelles, la séance fut levée à 10.30 heures.Il y eut un goûter servi par les autorités de l'hôpital Saint-Luc, à l\u2019issue de l\u2019assemblée.* * * SOCIÉTÉS 93 Séance du 20 octobre 1953.Tenue à l'hôpital Notre-Dame.Présidence de M.Henri Charbonneau Symposium neuro-chirurgical.Une équipe de neuro-chirurgiens, formée de MM.les docteurs Claude Bertrand, moniteur, Gilbert Rinfret, Fernand Charest et P.-Henri Crevier, exposa à l\u2019auditoire les notions nouvelles ou récentes sur les abcès de l\u2019axe neural, les anomalies congénitales, la douleur, les épilepsies, les hernies discales, les lésions vasculaires, la maladie de Parkinson, les traumatismes crâniens et les tumeurs cérébrales.Il résulte de ces communications une foule de renseignements utiles dont les principaux et qui devraient être retenus sont les suivants: la chirurgie du tic douloureux par la section de la racine du trijumeau est aujour- d\u2019hui le traitement de choix de cette affection terrible.Il est préférable d\u2019épuiser les autres modalités, élongation, massage, etc, avant de recourir à la chirurgie des hernies discales.Il est plus avantageux, et pour le malade et pour le neuro-chirurgien, qui aura à intervenir ultérieurement, que les traumatisés crâniens ne reçoivent pas de morphine et cela afin de ne pas mélanger le réflexe pupillaire qui est un précieux renseignement au cours de l\u2019examen neurologique chez les accidentés.La cordotomie, dans les cas de douleurs intolérables, est la procédure incontestablement la plus utile et aussi la plus humaine.Le blocage ganglionnaire stellaire est d\u2019un précieux apport dans le traitement des cas de thrombose cérébrale.I1 est important de faire radiographier la région de la nuque dans les cas de sclérose en plaques, de syringomyélie, afin de dépister les cas de platybasie, c\u2019est-à-dire dans les cas où il existe un enfoncement des condyles occipitaux et quelques fois de tout le pourtour du trou occipital. 94 SOCIETES Il semble que dans la localisation des tumeurs cérébrales, c\u2019est l\u2019artériographie qui est la méthode de choix; elle est moins dangereuse et plus tolérable pour le patient.L\u2019hypophysectomie qui, grâce aux modifications de techniques chirurgicales, peut se pratiquer maintenant sans trop grand danger, semble être un moyen physiothérapeutique d\u2019empêcher la dissémination et l\u2019extension rapide des métastases carcinomateuses des cancers du sein.Au cours du traitement des maladies agi- tantes, surtout les maladies mentales, il est souligné que la lobotomie frontale pourra concourir au rétablissement du patient.Ce sont là les notes dominantes de cette soirée instructive.Les avis de motions, motions et affaires nouvelles faisant défaut, la séance fut levée à minuit moins le quart.| Séance du 3 novembre 1953.Tenue à l'hôpital Pasteur.Présidence de M.Henri Charbonneau Diagnostic des méningites lymphocytaires à virus.Roger SOHIER, professeur titulaire à la Faculté de Médecine de Lyon.Présenté par le professeur Armand Frap- pier, de l\u2019Université de Montréal, le conférencier sut vite captiver son auditoire par sa parole facile, de même que par la clarté de ses explications.Celles-ci furent appuyées par des transparents et graphiques montrant les facteurs essentiels, nécessaires au diagnostic des différentes manifestations méningées.Pour le conférencier, le facteur le plus commun de ces méningites lymphocytaires c\u2019est qu\u2019elles ont toutes un liquide céphalo- rachidien clair.Le diagnostic de ces affections se base sur des données épidémiologiques, si L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 on connaît des cas semblables dans l\u2019entourage du cas en demeure, de même que par la connaissance des faits cliniques appuyés par des examens virologiques précis.L\u2019examen du liquide céphalo-rachidien est important et la recherche de la lymphocytose et de l\u2019al- buminorachie seront les facteurs qui nous aideront le plus pour différencier les quelques maladies donnant une méningite à liquide clair.La recherche du virus en cause se fera aussi souvent que possible, afin d\u2019étiqueter exactement la nature de la maladie.La meilleure source pour retrouver le virus, c\u2019est le sang et non pas le liquide céphalo-rachidien.On devra faire un prélèvement précoce, au début de la maladie; l\u2019échantillon sera envoyé immédiatement au laboratoire et, si on est dans l\u2019impossibilité, il vaudra mieux congeler le spécimen à \u20145 C.La réponse prend au moins de dix à douze jours.Ces recherches directes: isolement du germe, puis inoculation à l\u2019animal réceptif et, enfin, la culture sur l\u2019œuf embryonné ou sur du tissu, de même que les recherches indirectes: recherche de la présence d\u2019anticorps sensibilisateurs ou neutralisateurs, sont actuellement les méthodes les plus employées dans les grands centres de recherches des maladies & virus.Ce travail, présenté sans notes, sembla intéresser l\u2019auditoire au plus haut point.La médecine physique au service de la polio.Gustave GINGRAS Le docteur Gustave Gingras et ses assistants nous ont démontré la nécessité d\u2019une rééducation progressive des groupes musceu- laires atteints au cours des sequelles paralytiques de la paralysie infantile.Pour ce faire, il se servit de trois patients, tous at- \u2018teints de paralysie régionale \u2014 deux des quadriceps et une des groupes musculaires des membres supérieurs. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 XLIII La balance sera, elle aussi, libérée de ce fardeau après un traitement avec FORMULE Chaque capsule contient: Sulfate de d-amphétamine.5 me.Vitamine A .3,000 U.I.Vitamine D: .300 U.I.Vitamine By .2 mg.Riboflavine .2 me.Niacinamide .10 mg.Vitamine C .25 mg.Sulfate ferreux (desséché) .25 mg.Phosphate de calcium dibasique 150 mg.POSOLOGIE 2 a 3 capsules par jour, selon le cas a traiter PRESENTATION Flacons de 50, 100 capsules ANGLO - FRENCH DRUG CIE LTEE MONTREAL Composition d\u2019un comprimé glutinisé: Salicylate de sodium 11112.200 me.Salicylate de potassium 1.10 mg.Salicylate de calcium .6 mg.Acide para-aminobenzoique __ 160 mg.lIodure de strontium 112222000000.32 me.Vitamine C_._._.1100000 20 me.INDICATIONS : Ostéo-arthrite, arthrite rhumatoïde, spondylite, maladie de Bouillaud, myosite, fibrosite, bursite, myalgies, névrites et névralgies.POSOLOGIE: 12 comprimés par jour à raison de 2 comprimés toutes les 2 ou 3 heures avec un demi-verre d\u2019eau.Après soulagement de la douleur, continuer la posologie à 6 comprimés par jour, si nécessaire.PRÉSENTATION: Flacons de 100, 500 et 1,000 comprimés glutinisés. 96 SOCIÉTÉS Les assistantes physiothérapistes procédèrent devant nous à montrer les exercices assistés; pour ce faire, on installa sur une petite patiente de sept ans des planchettes derrière les genoux, que l\u2019on fixa solidement au moyen de bandages, et l\u2019on fit marcher la patiente.Ceci prouva à l\u2019auditoire l\u2019avantage des prothèses, puisque, sans ces artifices, la patiente marchait tout croche; elle aurait développé une scoliose.Cette démonstration pratique fut très appréciée de l\u2019auditoire.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Démonstration de pulmo-respirateurs.Joseph DUPLESSIS.Le docteur Duplessis, aidé par un interne qui avait bien voulu se prêter à cette démonstration, nous fit fonctionner un modèle d\u2019un pulmo-respirateur, type standard, ainsi qu\u2019un autre, de modèle récent, le type thoracique.Cette démonstration fut aussi très goûtée de l\u2019assistance.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON.NOUVELLES CONGRÈS RÉGIONAL À MONTRÉAL DE L' \u201cAMERICAN COLLEGE OF SURGEONS\u201d L\u2019American College of Surgeons tiendra à l\u2019Hôtel Sheraton Mont-Royal de Montréal, une trés importante session le 31 mars et les premier et deux avril 1954.En plus du programme habituel tenu à I\u2019h6tel, il y aura de nombreuses séances cliniques dans un certain nombre d\u2019hôpitaux de Montréal, affiliés les uns à l\u2019Université de Montréal et les autres à l\u2019Université McGill.Les conférenciers invités viendront de Cleveland, New-York, Battle Creek, Cincinnati, Philadelphie, Détroit, Chicago, Louisville, Bathurst, Buffalo, Brooklyn, Québec et Toronto.Le docteur Harry S.Morton est en charge du Comité local d\u2019organisation.Le docteur J.V.V.Nichols, président de la Montreal Ophthalmological Society, le docteur C.B.Stewart et le docteur S.A.Mac- Donald, respectivement président et secrétaire de la Canadian Urological Association, et le docteur Antonio Samson, président de la Société d\u2019Orthopédie et de Traumatologie de la Province de Québec, prennent une part active à la préparation d\u2019un programme dans les différents aspects de leur spécialité réciproque.L\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec est heureuse d\u2019associer ses efforts à ceux des sociétés-sœurs en vue d\u2019assurer la plus grande diffusion à cette réunion qui veut mettre à la portée du plus grand nombre de médecins les connaissances les plus récentes dans le domaine chirurgical.Tous les médecins sont invités à assister à ce congrès moyennant un léger droit d'inscription; les internes des hôpitaux et les résidents sont exempts des frais d\u2019inscription.Les chirurgiens de tout l\u2019Est du Canada sont priés de bien retenir les dates: 31 mars, ler et 2 avril 1954, afin de pouvoir se libérer à temps pour participer nombreux à ces réunions scientifiques.+ + HOMMAGE DE L'HÔPITAL NOTRE-DAME AU PROFESSEUR PIERRE MASSON Le 16 décembre 1953, le bureau d\u2019administration, le Conseil médical et le Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame ont conjointement rendu hommage au professeur Pierre Masson qui a été nommé récemment médecin honoraire de cet hôpital «en reconnaissance des éminents services rendus» à cette institution.L\u2019Administration a offert aux médecins et aux administrateurs un grand déjeuner en l\u2019honneur du professeur Masson, déjeuner présidé par le docteur Paul Bourgeois, président du Conseil médical.L\u2019éloge du professeur Pierre Masson fut fait par le professeur agrégé Louis-C.Simard.Un magnifique cadeau a été présenté au récipiendaire en témoignage de reconnaissance de la part de tous les médecins de l\u2019hôpital par le docteur Roland Décarie, président du Bureau médical.Le professeur PES RT A | Bry JPR + Ci IP ST HR » A È w= Ww, Ÿ a CH i #7 y - #1 _ 4 - oe i = \u201c § & 5 % # .S - + \" Yn ra ; & *.Chaque comprimé contient: Chaque comprimé contient: ) Phénacétine cents Ogr.100 Aminoxide d\u2019Atropine .1/600 grain # Acide Acétylsalicylique .O gr.233 Acide Acétylsalicylique - + } grain \u201d.Chlorhydrate d\u2019Aminoxide vo, ; res 3 .d\u2019Atropine -oeeoo.o.0 gr.0005 Phiénacsting .www.- À grain ~ - Echantillon médical sur \u201cdemande ;( \u201c HERDT & CHARTON, INC.2021, avenue du Collège McGill, Montréal 2 # bien uv ak Rar 98 NOUVELLES Pierre Masson vient de se voir attribuer l\u2019un des plus importants prix de l\u2019Académie des Sciences de Paris, le prix Roy-Vaucouloux, pour l\u2019ensemble de ses travaux sur les tumeurs.ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL Lors de sa séance de décembre 1953, présidée par le docteur B.-G.Bégin, la Société de Phtisiologie de Montréal a procédé à l\u2019élection de son Exécutif pour l\u2019année 1954.Les nouveaux officiers sont le docteur Ruben Laurier, président ; le docteur J.-J.Laurier, vice-président; le docteur Gaston Leduc, sec.-général; le docteur Fernand Grégoire, trésorier; le docteur C.-A.Messier, secrétaire des séances, 6-6.+ LE DOCTEUR MARTIAL BACHAND, F.R.C.S.Le docteur Bachand, de l'hôpital de la Miséricorde de Montréal, vient de subir avec succès les examens du Fellowship du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, dans les spécialités d\u2019obstétrique et de gynécologie.En plus, le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec vient de lui décerner le certificat de spécialiste en Obstétrique et Gynécologie.4-6 ve CONFÉRENCE DU DOCTEUR JACQUES GENEST AU \"ROYAL VICTORIA HOSPITAL\" Le secrétaire du département post-scolaire du Royal Victoria Hospital, le docteur J.R.McCor- riston, nous fait part de l'excellente nouvelle que le docteur Jacques Genest, de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, a été invité à prononcer devant le personnel médical de l'hôpital au grand amphithéâtre du Montreal Neurological Institute le 16 décembre 1953, une conférence intitulée : The National Health Scheme of Great Britain.+ + LE NOUVEAU BUREAU DE LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Lors de la séance statutaire du 15 décembre 1953, les membres de la Société Médicale de Montréal L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 ont élu les officiers de l\u2019Exécutif pour l\u2019année 1954.Les élus sont: à la présidence, le docteur René Rolland, médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame; à la première vice-présidence, le docteur Paul Dumas, médecin de l\u2019Hôtel-Dieu; à la deuxième vice-présidence, le docteur Georges Hébert, médecin de l\u2019hôp.Notre-Dame; au secrétariat général, le docteur Geo.Leclerc, médecin de l\u2019hôp.Notre-Dame; à la trésorerie, le docteur Pierre Marion, médecin de l\u2019Hô- tel-Dieu; au secrétariat des séances, le docteur Pierre Turgeon, médecin de l\u2019hôp.Notre-Dame; le docteur Henri Charbonneau, médecin de l\u2019hôp.Pasteur et président sortant de charge, est aviseur d\u2019office.ee.ve ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL A la séance du 9 décembre 1953 présidée par le docteur Calixte Favreau, il y eut élections des officiers pour 1954.Ils sont: président, le docteur Albert Couturier, de l\u2019hôp.Saint-Luc; vice-président, le docteur Jean Tremblay, de l\u2019hôp.Notre-Dame; secrétaire général, le docteur Guy d\u2019Argencourt, de Drummondville; secrétaire annuel, le docteur Jean Charbonneau, de l\u2019Hôtel-Dieu; trésorier, le docteur Gérard Rolland, de l\u2019hôp.de Saint-Laurent.Le programme scientifique de cette séance comportait deux travaux: Les difficultés de diagnostic de la tumeur pulmonaire, par le docteur Georges Deshaies, et L'histoire et les progrès de la césarienne (comme travail d\u2019admission), par le docteur Fernand Gauthier.LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL L'assemblée générale de la Société de Phtisiologie de Montréal a eu lieu récemment au Sanatorium Saint-Joseph de Rosemont.Les travaux scientifiques au programme étaient les suivants: 1.\u2014 Etudes physiologiques chez des sujets ayant été exposés pendant dix ans et plus à des poussières d\u2019amiante, par le docteur Fernand Grégoire ; 2.\u2014 Influence de la grossesse sur les lésions pulmonaires tuberculeuses, par les docteurs Gaston Le- duc et Pierre Larue; 3.\u2014 À propos d\u2019un cas d\u2019hémoptysie, par les docteurs Ruben Laurier et Vincent Gauthier; 4.\u2014 Résection pulmonaire en tuberculose, par les docteurs Guy Bégin et Roland Guy. L\u2019Antistine-Privine donne un soulagement rapide, intense et prolongé de la congestion nasale.La combinaison synergique de l\u2019antihistaminique Antistine et du vasoconstricteur Privine est \u201c\u201cle médicament de choix pour application aux muqueuses nasales.\u201d\u2019! PRESENTATION : 1.Vaporisateur commode: Emet un aérosol qui fait parvenir la solution directement à la région des symptômes.2.Solution\u2014flacon de % once liquide avec compte-gouttes.Pour instillation dans les narines et dans le cul-de-sac conjonctival dans le traitement des affections allergiques des muqueuses nasales et de la conjonctive.\\ 1.Hunter, R.B., et Dunlop, D.M.; Quart.J.Med.17: 271-290, 1948.ntjstine-Privine MARQUE DEPOSÉE 100 SÉANCE NEUROLOGIQUE À L'HÔTEL-DIEU Le 9 décembre 1953, la Montreal Neurological Society tint une séance à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Les docteurs Jean-Léon Desrochers, Jean Saucier et André Parenteau étaient au programme.Le docteur Jean Saucier parla du syndrome de Guillain- Barré et le docteur André Parenteau, d\u2019un kyste cervical extra-dural.ee ++ ÉLECTIONS À L'HÔPITAL SAINT-CHARLES DE SAINT-HYACINTHE Le docteur Gabriel Phaneuf vient d\u2019étre élu président du Bureau médical de I\u2019hopital Saint-Charles de Saint-Hyacinthe.Il succéde au docteur Guy Pothier.Les autres membres du conseil de direction sont les docteurs Jean Lafond, vice-président; R.Archambault, secrétaire; Paul-R.Boisvert et Guy Pothier, conseillers.+ 6 ELECTIONS A LA SOCIETE MEDICALE DE LA REGION DE GRANBY Le docteur André Lefebvre, de Roxton-Falls, a été élu président de la Société Médicale de la région de Granby pour succéder au docteur F.Bruneau qui devient aviseur.Les autres élus sont les docteurs Antonio Duchesne, comme vice-président, Marc Tardif, comme secrétaire, Léopold Larose, de Waterloo, et Guy Rochon, de Granby, comme conseillers.6-6 + ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE L'ABITIBI La dernière assemblée régulière de la Société Médicale de l\u2019Abitibi a eu lieu récemment au Sanatorium de Macamiec, sous la présidence du docteur Eloi Trottier, d\u2019Amos.On y a procédé aux élections pour 1954.Les officiers sortants furent réélus.Ce sont les docteurs Eloi Trottier, d\u2019Amos, président; Clément Parrot, de Normetal, vice-président, et Philippe Duval, de Macamic, secrétaire.ee ve BOURSIERS DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER La Société Canadienne du Cancer vient d\u2019attribuer cinq bourses d\u2019études à des médecins pour leur per- NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 mettre de poursuivre leurs études sur le cancer, Les docteurs Georges Normand, des Trois-Rivières, et Robert Garneau, de Québec, sont au nombre de ces boursiers; le premier travaillera à New-York et le second à Oxford, en Angleterre.LE DOCTEUR VICTOR PANACCIO, CERTIFIÉ PAR LE COLLÈGE ROYAL Le docteur Victor Panaccio, attaché au service de dermatologie de l\u2019Hôtel-Dieu, vient de passer avec succès les examens pour la certification en dermatologie du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.CONFÉRENCE DU DOCTEUR MAX THOREK Le docteur Max Thorek, secrétaire général du Collège International des Chirurgiens, donnera au Physical Sciences Centre de l\u2019Université McGill, le 15 janvier 1954, une conférence intitulée : L'arrêt cardiaque.COURS DE MYCOLOGIE MÉDICALE Le département de Bactériologie et d\u2019Immunologie de l\u2019Université McGill de Montréal, fera un cours de Mycologie médicale d\u2019une durée de trois semaines, débutant le 28 juin 1954.Le cours consistera en leçons et en travaux pratiques dirigés par le docteur F.Blank.Il comprendra une introduction à la mycologie générale, l\u2019étude des techniques utilisées en mycologie et l\u2019étude des champignons causant des maladies chez l\u2019homme et chez les animaux.Le laboratoire sera à la disposition des étudiants toute la journée.Le nombre d\u2019élèves est limité à 16 personnes.Les droits d\u2019inscription sont de 30 dollars.Les demandes d\u2019inscription doivent être adressées au professeur E.G.D.Murray, Department of Bacteriology and Immunology, McGill University, 3775 University Street, Montreal, avant le 20 mai 1954.ee + SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PSYCHANALYSE Au Mid-Winter Meeting de l\u2019Americar.Psychoanalytic Association, tenu à New-York du 3 au 6 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 XLVI 1 Dispersion huileuse (x133).Les globules, volumineux et irréguliers, ne réussissent pas à se mêler rapidement avec les matières fécales.IL n\u2019y a pas distribution uniforme de phénolphtaléine, ce qui n\u2019aide pas à la stimulation du péristaltisme.L\u2019effet peut être sporadique et la selle incomplète.L\u2019émulsion huileuse d\u2019Agarol (x133).Les globules, petits et uniformes ainsi que la phé- nolphtaléine se mélent instantanément au contenu de l\u2019intestin, provoquant le péristaltisme par une lubrification et une stimulation plus uniforme.Quel est le meilleur laxatif \u2014 LA DISPERSION GROSSIÈRE OU L\u2019EMULSION UNIFORME Une dispersion grossière est instable et ses effets prêtent à confusion.Tout médecin peut reconnaître la supériorité de l\u2019émulsion d\u2019Agarol (en haut à droite) par opposition à une dispersion ordinaire eau-dans-huile (à gauche).L'huile qui nage a un goût désagréable et est souvent cause de régurgitations.Les gros globules ont tendance à s\u2019agglomérer pour former dans l\u2019intestin des nappes d\u2019huile qui peuvent suinter par voie du sphincter sous forme de fuites anales.Agréable pour les estomacs délicats L\u2019émulsion d\u2019Agarol a un goût délicieux et elle ne dérangera pas un estomac sensible.Elle assure plus d\u2019uniformité dans la distribution des ingrédients actifs et les résultats cliniques.Son admixtion au contenu de l'intestin fournit une lubrification efficace et uniforme des matières fécales ainsi que du conduit.Il n\u2019y a pas d\u2019huile libre qui pourrait causer du suintement.A été mélangé comme du lait homogénéisé L\u2019Agarol est une émulsion ne contenant que de l\u2019huile minérale raffinée, de la phénophtaléine blanche purifiée, de la gelée d\u2019agar, de l\u2019adragante, de l\u2019acacia, du blanc d\u2019œuf et de la glycérine, le tout étant mélangé par un procédé spécial semblable à celui que l\u2019on emploie pour homogénéiser le lait.Depuis plus de 30 ans, les médecins ont obtenu avec l\u2019Agarol des résultats uniformes et précis qui constituent une source de satisfaction constante pour eux-mêmes et leurs patients.AGAROL AGRÉABLE, EFFICACE, DOUX \u2014 NE CAUSE NI GÊNE NI SUINTEMENT WARNER-CHILCOTT 'éloratories Division of William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario 102 NOUVELLES décembre 1953, la Société Canadienne de Psychanalyse était représentée par les docteurs M.Prados, B.Ruddick, A.W.MacLeod, J.-B.Boulanger et Mme F.Boulanger.Le 9 décembre 1953, le groupe psychanalytique de Montréal recevait le docteur Clifford Scott, président de la British Psycho-Analytical Society, qui fit une communication fort appréciée, avec cas cliniques à l\u2019appui, sur le temps biologique et ses manifestations symboliques ou magiques en cours d\u2019analyse.Réunion scientifique (Montréal, 17 décembre 1953).Communication de Mme Francoise Boulanger: «Etude d\u2019une homosexuelle hystérique.» Le cas étudié offre un double intérêt.D'une part, il présente une alternance d\u2019épisodes hystériques et homosexuels permettant d\u2019observer le passage de la névrose à la perversion et inversement.D'autre part, il comporte un important matériel prégénital, de nature surtout orale, grâce auquel on peut étudier le rôle des facteurs oraux dans l\u2019étiologie respective de l'homosexualité féminine et de l\u2019hystérie.Errata.\u2014 Dans le dernier communiqué publié en décembre, il fallait lire: Au lieu de ne voir dans les actes manqués, et: transférentiels au lieu de transférables (premier alinéa, sommaire de la communication à la réunion scientifique).Pour le Comité des activités scientifiques, J.-B.BOULANGER.+-e ++ HONNEUR À UN MÉDECIN PRATICIEN, LE DOCTEUR CLAUDE GUILBEAULT La population d\u2019Oka et des environs a tenu à rendre un témoignage tangible au docteur Claude Guilbeault, qui se dévoue pour elle, sans compter, depuis 25 ans.Le clergé, les autorités civiles, des représentants des Gouvernements Fédéral et Provincial, les communautés religieuses, les membres de sa famille ainsi qu\u2019un grand nombre d\u2019amis et de confrères participaient à cette fête paroissiale.Des discours fort éloquents, des voix d\u2019enfants transmirent au docteur Guilbeault les sentiments des concitoyens.Le docteur Guilbeault est l\u2019exemple fidèle du médecin de famille; après des études brillantes poursuivies à Paris, il décidait d\u2019exercer sa profession dans sa région natale.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 L'APPAREIL DIGESTIF NE RÉSISTE PAS AUX EXCÈS DE TABLE On estime à près de cinq mille le nombre de personnes qui sont mortes en 1952 par suite de maladies de l\u2019appareil digestif.De ce nombre, la moitié ont succombé à des excès dans le boire ou le manger.C\u2019est du moins ce qu\u2019affirment certains statisticiens.Pendant la période des fétes, que d\u2019estomacs souffrent de suralimentation.Chaque année, il faut mettre la population en garde contre les abus dans le boire et le manger, car la période des fétes se trahit dans la courbe des statistiques par une recrudescence des maladies de l\u2019appareil digestif.Chaque année, au temps de Noël et du Jour de l\u2019An, la tentation et l\u2019occasion de faire des excès de table deviennent plus aiguës.Voilà pourquoi les hygiénistes du ministère provincial de la Santé rappellent à la population qu\u2019une sage prévoyance, dans le domaine de l\u2019alimentation, est garantie de santé et une juste précaution recommandée par l'hygiène et la médecine préventive.Personne ne l\u2019ignore, mais chacun est tenté de l\u2019oublier: les aliments gras rendent la digestion plus pénible et sont la cause d\u2019une forte proportion de troubles digestifs; un repas trop riche en aliments gras déclenche souvent des désordres graves dans un foie dont les fonctions, jusque-là, étaient, sans qu\u2019on le soupçonnât, en équilibre instable.N\u2019oubliez donc pas que les repas trop copieux ou l\u2019abus des graisses peu causer des troubles digestifs graves; en effet, tout comme l\u2019excès des liquides, une masse d\u2019aliments dilate l\u2019estomac.Quant aux graisses, elles prolongent le séjour des aliments dans la poche stomacale; si les repas ne sont pas suffisamment espacés, il se peut que le premier ne soit pas digéré quand le second entre dans l\u2019estomac.Toujours au travail, cet organe ne peut se reposer et finit par se fatiguer.La machine humaine, comme tout mécanisme, a besoin d\u2019être ménagée.Par conséquent, durant la période des fêtes plus qu\u2019à toute autre époque de l\u2019année, vous devez vous surveiller dans le boire et le manger.Comme le conseille la division de la nutrition du Ministère que dirige l\u2019hon.J-H.-A.Paquette, md.si pendant les fêtes vous pouvez dépenser davantage pour la nourriture, profitez-en pour compléter vos menus: augmentez si nécessaire la ration de lait, variez un peu plus les légumes et les fruits, mais n\u2019allez pas tomber dans les excès contre lesquels tout votre organisme protestera tôt ou tard. Avec DISSOUT et RHUMATISME ÉLIMINE L\u2019ACIDE ARTHRITE URIQUE FORMULE : GOUTTE Hexamethylenetetramine GRAVELLE Benz.de lithine, Bic.Soude et PIPERAZINE SOUFRE COLLOIDAL Dans toutes les affections des voies Urinaires.PRESENTATION : Flacons de 120 et 240 gr.POSOLOGIE : Une à deux cuillerées à thé dans un demi-verre d\u2019eau tiède, 2 à 4 fois par jour HERDT & CHARTON, INC., 2027, McGill College, Montréal, P.Q. REVUE DES LIVRES Official History of the Canadian Medical Services, 1939-1945.Edited by W.R.Feasby.Edmond Cloutier, CM.G., O.A., D.S.P., Ottawa, 1953, Queen's Printer and Controller of Stationery.La consignation des faits qui marquèrent l\u2019organisation et les accomplissements médicaux dans les trois armées canadiennes durant la dernière guerre mondiale, constitue une donnée éminemment précieuse et instructive.Elle servira d\u2019abord comme jalon historique au sein de l\u2019évolution de la nation canadienne, elle marque en plus un point d\u2019arrivée dans le développement de plus en plus complexe des méthodes préventives, d\u2019urgence, de réhabilitation et de traitement des phénomènes pathologiques plus ou moins directement liés aux activités des combats.Un premier volume doit traiter de l\u2019administration et de la coordination de l\u2019entreprise médicale au cours du conflit.Ce premier volume n\u2019est pas encore publié.Un second traite de l\u2019aspect clinique.Nous venons de recevoir cette publication qui a été coordonnée par le docteur W, R.Feasby, de Toronto, et rédigée en langue anglaise.La documentation fut obtenue du Département de la Défense Nationale et des Services médicaux des Forces armées du Canada.L\u2019auteur a bénéficié également de l\u2019expérience et des informations des médecins qui opérèrent dans les diverses sections chirurgicales et médicales rattachées aux trois armées des forces militaires canadiennes.Le présent volume de cinq cent trente-sept (537) pages constitue une source compacte de notions cliniques médico-chirurgicales, de mesures préventives et curatives, de recherches techniques et scientifiques, de statistiques, rattachables au travail accompli au Canada comme sur le territoire des hostilités.Il nous est impossible, en quelques paragraphes, de résumer et analyser une telle volumineuse compilation.Cependant, la nomenclature de la table des matières pourra donner une idée des sujets traités et de la composition de cet ouvrage: Preface.Chapter 1.\u2014 Acute Infectious Diseases.Chapter 2.\u2014 Tuberculosis.Chapter 3.\u2014 Acute Respiratory Diseases.Chapter 4.\u2014 Gastro-Intestinal Diseases, Chapter 5.\u2014 Neurology and Psychiatry.Chapter 6.\u2014 Personnel Selection.Chapter 7.\u2014 Venereal Diseases.Chapter 8.\u2014 Dermatology.Chapter 9.\u2014 Preventive Medicine and Hygiene.Chapter 10.\u2014 Nutrition.Chapter 11.\u2014 Physical Medicine.Chapter 12.\u2014 Wounds and Infection.Chapter 13.\u2014 Chest Wounds.Chapter 14.\u2014 Abdominal Surgery: Inguinal Hernia.Chapter 15.\u2014 Neurosurgery.Chapter 16.\u2014 Skeletal Surgery.Chapter 17.\u2014 Reparative Surgery.Chapter 18.\u2014 Cardiovascular Wounds.Chapter 19.\u2014 Urological Surgery.Chapter 20.\u2014 Surgery in the Royal Canadian Navy.Chapter 21.\u2014 Shock and Transfusion.Chapter 22.\u2014 Anaesthesia.Chapter 23.\u2014 Radiology.Chapter 24.\u2014 Ophthalmology.Chapter 25.\u2014 Otolaryngology.Chapter 26.\u2014 Dental Surgery.Chapter 27.\u2014 Naval Medical Research.Chapter 28.\u2014 Army Medical Research.Chapter 29.\u2014 Air Force Medical Research.Chapter 30.\u2014 Connaught Medical Research Laboratories.Chapter 31.\u2014 Development of Penicillin.Chapter 32.\u2014 Consultant Services.Chapter 33.\u2014 Naval Medical Statistics.Chapter 34.\u2014 Army Medical Statistics.Part A \u2014 Introduction.Part B \u2014 Physical Findings on Enlistment.Part C \u2014 Medical Discharges.Part D \u2014 Repatriation for Medical Reasons. ° Uniformément A POUR J NOURRISSONS - ENFANTS ADULTES ET VIEILLARDS NE CONTIENT AUCUN ANTIBIOTIQUE N'affecte pas Ca LA TENSION ARTERIELLE .LA RESPIRATION LE SYSTÈME NERVEUX CENTRAL Parfaitement Sen! dans les \u20ac cas de \u201c DIABETE\u2014AFFECTIONS CARDIAQUES \u201c GROSSESSE\u2014THYROÏDISME | ET HYPERTENSION Témoignages de sources autorisées envoyés sur demande.ENTIEREMENT EXEMPT D'EFFETS SECONDAIRES .aucun effet cumulatif .aucun problème Co de surdose .- non-toxique.ue Pour plus de Sarete/ EMPLOYEZ RHINALGAN Formule MAINTENANT modifiée qui assure un goût plus agréable! FORMULE: Saccharinate de désoxyéphédrine 0.50% p/v dans une solution aqueuse isotonique contenant 0.02% de saccharine Laurylommonium.Aromatisé.pH 6.4.Se vend sur VOTRE ordonnance seulement! LE NOUVEL 0-TOS-MO-SAN est un spécifique dans les infections suppurées de l'oreille (aiguës ou chroniques).Bibliographie sur RHINALGAN .Van Alyea, O.E., and Donnelly, W.A.: E.E.N.&T.Monthly, 31, Nov.1952.Fox, S.L.: AMA Arch.Otolaryn., 53, 607-609, 1951.Molomut, N., and Harber, A.: N.Y.Phys., 34, 14- 18, 1950.lett, J.E., (Lt.Col.MC-USAF) Research Report, Dept.Otolaryn., USAF School Aviat.Med., 1952.Hamilton, W.F., and Turnbull, F.M.: J.Amer.Pharm.Ass'n., 7, 378-382, 1950: .Browd, Victor L.: Rehabilitation of Hearing, 1950.Kugelmass, |.Newton: Handbook of the Common Acute Infectious Diseases, 1949.AURALGAN\u2014Après 40 ans DEMEURE l\u2019auralgésique et décongestif de choix.RECTALGAN \u2014 Liquide.Pour le soulagement symptomatique des: hémorroides, prurit, sutures périnéales.DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD., Montreal - New York STATE Bois ib fé, ch ARE ma 106 Part E \u2014 Casualties.Part F \u2014 Communicable Diseases.Part G \u2014 Venereal Diseases, Part H \u2014 Hospital Morbidity.Part I \u2014 Miscellaneous.Chapter 35 \u2014 Air Force Medical Statistics.Part A \u2014 General Introduction.Part B \u2014 Findings in Physical Ex~ aminations on Enlistment.Part C \u2014 Hospital Morbidity.Part D \u2014 Discharges and Retirements on Medical Grounds.Part E \u2014 Repatriation for Medical Reasons.Part FF \u2014 Mortality.Part G \u2014 Venereal Disease.Part H \u2014 Communicable Diseases.Part I \u2014 Chest X-ray Findings on Enlistment and Discharge.Part J \u2014 Surgical Operations.Part K \u2014 Convalescent Hospitals.Part L \u2014 Immunization.Part M \u2014 Tuberculosis.Index.Il n\u2019est pas un traité de pathologie, bien qu\u2019il contienne des notions nouvellement acquises ou perfectionnées pouvant servir à l\u2019exercice de la médecine civile.La statistique qu\u2019il expose montre le travail effectué durant les cinq années du conflit.Cet exposé révèle l\u2019immense travail d\u2019élaboration et de méthodologie pour en venir à la solution de problèmes excessivement difficiles créés par la technique de plus en plus complexe des modes de combat, et afin de créer une coordination souple et efficace dans l\u2019application des moyens pratiques de sélection, de réhabilitation, de traitement des militaires.Le docteur Feasby a accompli brillamment une œuvre laborieuse et incontestablement méritoire.Une telle publication est une nécessité.Elle marque l\u2019acquis dans des conjonctures inacceptables, mais inéluctables, parce que passées dans l\u2019histoire.Elle illustre ce que les médecins de notre pays ont accompli au cours d\u2019une période d\u2019urgence et d\u2019alerte nationales, ce que l\u2019esprit et le travail de l\u2019homme pouvaient réaliser pour sauvegarder la vie d\u2019innombrables individus soumis aux dangers de la souffrance et de la REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 mort.L'histoire et la science ont fait l\u2019acquisition d\u2019un chapitre tragique de l\u2019humanité, le Canada et la médecine canadienne ayant contribué largement par un apport méritoire.Une version française de cet ouvrage ne serait pas une superfluité.Roma AMYOT.R.ANGAMMARE.\u2014 Atlas de radiologie pulmonaire.Avant-propos de Louis Del- herm et préface de Roger Even.\u2014 Un vol.comprenant 18 figures, 312 radios sur papier couché.Broché: 4.500 fr.: cartonné: >000 fr.\u2014 Librairie Maloine, édit., Paris, L\u2019auteur présente, sous une forme inédite, un Atlas de Radiologie pulmonaire d\u2019une grande variété, avec une clarté et une simplicité surprenantes.168 observations ont été méthodiquement classées.Elles montrent la diversité des aspects radiologiques en un saisissant raccourci de la pathologie respiratoire.La tuberculose, le cancer, la silicose occupent une place prépondérante mais non exclusive.Chaque observation, minutieusement contrôlée, est précédée d\u2019un résumé clinique qui, en peu de mots, contient l\u2019essentiel de ce qu\u2019il faut connaître; il est suivi d\u2019un compte rendu radiologique utilisant une terminologie « claire et précise » et complété par une conclusion sobre et nette.Ce livre richement documenté (18 figures \u2014 312 radios) bien présenté, facile à consulter est destiné à rendre de grands services aux médecins désireux de confronter leurs cas avec ceux publiés dans l\u2019Atlas.L'introduction comporte une série de conseils pratiques et judicieux et un exposé con- vaineu des idées personnelles de l\u2019auteur sur la terminologie et la rédaction du compte rendu.Résumé de la table des matières Premier partie Le film normal \u2014 La technique de l\u2019examen radiologique \u2014 Le poumon normal \u2014 Les lobes et les maintenant DOCKS SENN I NS disponible en 4 forces tM.Ly Ty LN SEDATIF Prescrivez TE ainsi: yy Codophen-M Chaque comprimé contient: Ebsal, EBS 3 gr.C.T.No.255 (acide acétyl-salicylique) Phénacétine 2 gr.Citrate de caféine \u2026\u2026 i gr Phosphate de codéine.Ig gr \u2018est pour Surajouté Codophen-R Chaque comprimé contient: - \u2019 CT.No.260 Ebsal, EBS 3 gr.(anci cu Il Lo (acide acétyl-salicylique) cienne appellation: Phénacétine 2 gr.Codophen) Citrate de caféine \u2026 LA gr.Phosphate de codéine.14 gr Codophen-S Chaque comprimé contient: C.T.No 260A Ebsal, EBS oo 3 gr.(ancienn Tr Il (acide acétyl-salicylique) \u20ac appellation: Phénacétine 2 gr.Codophen Stronger) Citrate de caféine \u2026\u2026 \u2026 1, gr.Phosphate de codéine.5 gr Codophen Paediatric Chaque comprimé contient: Ebsal, EBS 7/8 gr.CT.No.259 (acide acétyl-salicylique) Phénacétine nana anse 5g gr.Pour le soulagement symptomatique des douleurs Citrate de caféine Ys gr.musculaires et rhumatismales, du lumbago, de la Phosphate de codéine.1/16 gr.névrite, de la névralgie, de la migraine et des conditions de fièvre.Présentation: flacons de 100, 500 et 1,000.LEWORTH LIMITED, TORONTO, CANADA UNE COMPAGNIE ENTIÈREMENT CANADIENNE - .DEPUIS 1879 Représentants: M.J.-L.Vallerand, 1055, Mont Saint-Denis, Wolfesfield Park, Québec, P.Q.M.C.Lamontagne, 2317, av.Regent, NDC Montréal, P.Q.\u2014 M.P.-E.Thibaudeau, 2425, boul.Girouard, St-Hyacinthe, P.Q.M.M.Quesnel, appartement 3, 917 est, boul.Saint-Joseph, Montréal, P Q.M.Phil.Bilodeau, 3142, chemin Sainte-Foy, Sainte-Foy, Québec.Mr.F.L.Upton, Warwick Court, 4715 Queen Mary Road, Montreal 26.Oue 108 segments \u2014 Les troubles de la ventilation \u2014 La terminologie \u2014 Le compte rendu du radiologiste.Deuxième partie Radiographies La tuberculose : La primo-infection 30 La tuberculose CONÉÎLMÉE mms 43 Le cancer: Les cancers bronchiQues sm 38 Les cancers bronchiolaires mens 20 Les cancers MeétastatiQUes mmo 11 Les tumeurs SpÉCIAÏES mmm 9 Les silicoses 27 La maladie de Hodgkin 4 La maladie de Bernier Boeck Schaumann 6 Les pleurésies 6 Les affections aiguës 8 Les abcès 12 Les kystes: Les kystes pleins 7 Les pneumatocelles 5 Anomalies \u2014 Malformations congénitales \u2014 Affections diverses 24 Les angiopneumocardiographies mmm 9 Le T.P.l.Test de Nelson-Mayer et les nouveaux aspects immunologiques de la syphilis.Publié sous la direction de Jacques CHARPY, prof.de Clinique Dermato-Sy- phyligraphique à la Faculté de Méd.de Marseille.\u2014 Ille Colloque de la Filiale marseillaise de la Société française de Dermatologie et de Syphiligraphie.Un vol.de 348 pages, avec 56 figures et 46 tableaux.(2.500 fr), \u2014 Masson et Cie, édit.Paris, 1953.La découverte par R.A.Nelson et M.M.Mayer d\u2019une nouvelle méthode de diagnostic sérologique de la syphilis basée sur l\u2019immobilisation des tréponèmes pâles par les anticorps spécifiques, dès qu\u2019elle fut connue, souleva un vif intérêt dans le monde des syphiligraphes et des sérologistes.En France, tout particulièrement, où la syphilis a conservé une place importante et très discutée dans l\u2019interprétation néopathogénique d\u2019un bon nombre d\u2019affections de l\u2019adulte et de l\u2019enfant, l\u2019annonce de la découverte de ce nouveau procédé diagnostique d\u2019une extrême sensibilité eut un retentissement qui a suscité de nombreux travaux.On doit au docteur Durel qui importa REVUE DES LIVRES L\u2019Union Méd.Canada \u2018Tome 83 \u2014 Janv.1954 en Europe le T.P.I.(Test d\u2019Immobilisation spécifique du Tréponème, suivant la technique de Nelson et Mayer) à l\u2019Ecole de l'hôpital Saint-Lazare à Paris, la possibilité actuelle de réaliser couramment l'épreuve d\u2019immobilisation dans plusieurs laboratoires français et étrangers.Le 3° Colloque annuel de la Filiale marseillaise de la Société française de Dermatologie et de Syphiligraphie a dressé le panorama des connaissances actuelles sur le T.P.I., et situé la signification du T.P.I.dans le cadre de l\u2019immunité antitréponémique, en précisant un grand nombre de points de détails techniques.En outre, les congressistes se sont proposés de poser les indications particulières de cette épreuve parmi celles des autres procédés sérologiques, et d\u2019indiquer ce qu\u2019on était en droit d\u2019attendre d\u2019une recherche de laboratoire nouvelle, délicate certes, mais précieuse.Les opinions les plus qualifiées se sont faites entendre au cours de multiples rapports, communications et discussions; et il n\u2019est que de jeter un regard sur le sommaire du volume qui rassemble tous les documents originaux pour prévoir la faveur que le public médical accordera à la mise au point d\u2019un sujet d\u2019une très vaste portée actuelle.Divisions de l\u2019ouvrage Rapports.De la réaction de Wassermann au test de Nelson- Mayer, par MM.Charpy et J.Ranque.Problèmes de l\u2019immunité dans la syphilis expérimentale.Ses rapports avec le test d\u2019immobilisation des tréponèmes, par MM.P.Gastinel et P.Collart.Notes cliniques sur le test d\u2019immobilisation des tréponèmes, par MM.A.Sausse et J.-L.Borel.Nouveautés américaines concernant le test d\u2019immobilisation des tréponèmes, par M.G-L.Daguet.Le test d\u2019immobilisation des tréponèmes dans la syphilis.Recherches biologiques et cliniques, par M.R-A.Nelson.Applications du test d\u2019immobilisation des tréponèmes, par M.H.-J.Magnuson.Test de Nelson et Mayer.Nouvelles recherches cliniques et expérimentales, par MM.C.Levaditi, À.Vaisman et A.Hamelin. L'Union Méd.Canada I Tome 83 \u2014 Janv.1954 LES MÉDECINS PRESCRIVENT BUTAZOLIDINE POUR SON EFFET ANTIARTHRITIQUE SPÉCIFIQUE ET PUISSANT BUTAZOLIDINE, qui n\u2019est pas simplement un analgésique, produit à la fois un soulagement de la douleur et une amélioration fonctionnelle.Ses avantages distinctifs comprennent : @ Administration orale simple @ Efficace dans pratiquement toutes les formes graves d\u2019arthrite @ ll ne se produit pas de tolérance qui rendrait le contrôle impossible @ Aucune interférence avec le mécanisme normal des hormones Comme avec tout autre agent puissant, les malades doivent être choisis soigneusement par le médecin et doivent demeurer sous la surveillance constante de celui-ci pendant toute la durée du traitement avec BUTAZOLIDINE.BUTAZÔLIDINE (marque de phénylbutazone) Dragées de 100 mg.en flacons de 100, 250 et 1000.Ey PRODUITS PHARMACEUTIQUES GEIGY Division de Geigy (Canada) Limited, 286 ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1, Qué. 110 Technique du T.P.I.se rapportant spécialement aux problèmes de survie des tréponèmes, par MM.A.Reyn et H.-A.Nielsen.Comparaison entre le test de Nelson et la sérologie classique, Par MM.P.Joulia, R.Pautrizel, F.Leglise et L.Texier, Considérations sur la valeur clinique de la recherche de différents anticorps dans le sang du syphilitique, par M.V.Puccinelli.Résultats du test d\u2019immobilisation dans le liquide céphalo-rachidien, par MM.P.Durel, L.-J.Borel et J.Louis.Ce que le médecin peut attendre du T.P.I.dans les incertitudes sérologiques, par M.A.Fribourg- Blanc.Intérêt du test de Nelson en milieu tropical, par REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 MM.J.Ranque, P.Gallais R.Depieds et J.-B.Moignoux.Etude des T.P.I.chez les lépreux, par MM.J.Thivollet, H.Floch, M.Rolland et R.Sohier.L\u2019évolution du T.P.I.dans les syphilis traitées, par MM.J.Gate, R.Sohier, J.Thivollet.Les accidents de la procréation et le diagnostic biologique de la syphilis par le test de Nelson-Mayer, par MM.J.Ranque, G.Tramier, R.Depieds, J.-B.Moignoux.Le test de Nelson dans les syphilis tertiaires acquises et congénitales tardives (d\u2019aprés une centaine d\u2019observations personnelles), par MM.C.Huriez et J.Baelden.Technique employée à l\u2019Hôpital Saint-Lazare pour le test d\u2019immobilisation, par M.P.Durel, \u201cL'Enion Médicale Janvier 1885.Pathologie et thérapeutique médicales Monoplégie du bras et de la jambe, de nature hystérique.\u2014 Clinique de M.Charcot, à la Salpé- trière.\u2014 Il y a quatre jours, un cas assez particulier d\u2019hémiplégie s\u2019est présenté à notre consultation.Les caractères intéressants qu\u2019il nous offre pouvant disparaître sous peu de jours, j'ai hâte de vous en parler aujourd\u2019hui même, sans plus tarder.La malade est une jeune fille qui, dans l\u2019impossibilité de marcher, voire même de se tenir debout sans aide, nous a été amenée en voiture.Elle était atteinte d\u2019une paralysie complète du membre supérieur et incomplète du membre inférieur, paralysie survenue subitement, trois jours auparavant, dans les conditions suivantes: Elle a dix-neuf ans; elle est assez forte, bien constituée, jouissant ordinairement d\u2019une bonne santé, et exerce la profession de blanchisseuse dans un des bateaux-lavoirs qui sont installés sur la Seine.Comme antécédents héréditaires, nous ne trouvons rien qui touche à quelque affection nerveuse, rien chez sa mère, rien non plus chez sa sœur, actuellement âgée de vingt-huit ans, rien non plus chez son père, fabricant de verres de lunettes, si ce n\u2019est qu\u2019il a été frappé aussi subitement, il y a quelques années, d\u2019hémiplégie gauche tenant, selon toutes probabilités, à la formation d\u2019un foyer hémorragique, du moins d\u2019après les renseignements qui nous ont été donnés.Quant à l'histoire antérieure de notre malade, nous ne trouvons rien avant l\u2019Âge de seize ans.À cette époque elle a eu la scarlatine, laquelle a été, en quelque sorte, le signal de crises nerveuses qui du Canada\u2019 en 1885 ont duré pendant un an environ.La première est survenue pendant la convalescence de cette scarlatine; elle était caractérisée, comme toutes celles du reste qui ont suivi, par une perte de connaissance subite et absolue et la chute à terre de la jeune fille.Mais jamais elles n\u2019ont été précédées de la moindre aura, jamais accompagnées de grands mouvements du corps, ni de grandes secousses, ni d\u2019évacuations involontaires, en un mot, d\u2019aucun de ces phénomènes qui caractérisent l\u2019épilepsie.La malade revenait assez promptement à elle et la crise se terminait par une sensation de boule et par des pleurs.Ce n\u2019est donc pas de l\u2019épilepsie.Du reste on n\u2019est pas épileptique pendant un an pour ne plus l\u2019être ensuite.Or depuis deux ans toute crise a cessé.Il est donc prafaitement vraisemblable qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019hystérie.Bref, cette jeune fille allait bien lorsque, dans la nuit du 28 au 29 du mois dernier, alors qu\u2019elle dormait d\u2019un sommeil très calme, elle fut réveillée en sursaut par un fracas des plus violents.Un pan de mur de sa chambre venait de s\u2019écrouler au-dessus de sa tête, sans que, par un hasard providentiel, il lui causäât aucun traumatisme.Néanmoins, le reste de la nuit fut des plus agités; elle croyait, dans son sommeil, qu\u2019à chaque instant plafond ou muraille tombait sur elle.Le matin, elle se leva comme d\u2019habitude et pendant toute la journée elle vaqua à ses affaires comme en temps ordinaire.Elle ne paraissait donc sous le coup d\u2019aucun état morbide, lorsque le lendemain, à sept heures et demie du soir, au moment où elle se disposait à quitter son bateau- lavoir, tenant son seau de la main droite, elle s\u2019affaissa sur elle-même du côté droit, sans crise aucune Union Méd.Canada \u2018ome 83 \u2014 Janv.1954 LI Discussion moderne sur l\u2019ulcère .TRIMUCOLAN Dr LEBLANC: \u201cIl a des récidives les unes après les autres.\u201d Dr LEBRUN: \u201cAs-tu essayé quelque chose de nouveau?\u201d Dr LEBLANC: \u201cBien.javais pensé au Trimucolan.\u201d Avec le traitement usuel: 42% de récidives Des études s\u2019étendant sur une période de 50 ans ont prouvé qu\u2019il s\u2019était produit 42% de récidives chez des malades atteints d\u2019ulcères peptiques qu\u2019on avait pu suivre pendant deux ans après les avoir traités de la façon conventionnelle.\u201cLes chiffres qui comprennent 64 rapports et 1352 cas, accusent un taux de récidives atteignant 42% au cours des deux années qui suivent le traitement.\u201d 1 Avec le traitement mucine-antiacide: 18% de récidives Hardt et Steigmann se sont servis de muci- ne-antiacide pour traiter 125 malades.Ils n\u2019ont trouvé que 18% de récidives après les avoir suivis pendant 2 ans 1.Au moins 50% moins de risques de crise i 2.Soulagement rapide Il vaut mieux employer 3.Effet anti-acide prolongé TRIMUCOLAN 4 Couche protectrice plus MUCINE efficace qu\u2019avec un + Hydroxide d\u2019aluminium actif anti-acide seul + Trisilicate de magnésium 5.Cicatrisation rapide En flacons de 100 comprimés CU enittrnts Sterns af CANADA, LE.WINDSOR, ONTARIO 443 ouest, rue Sandwich, West Windsor, Ont.Trimucolan, nom déposé aux E.-U.et au Canada 1.Bralow, S.P., Spellberg, M., Kroll, H., et Necheles, H.: Am.Jour.Digest.Dis., 17:119, avril 1950.2.Hardt, L.L., et Steigmann, Frederick: Am.Jour.Digest.Dis., 17:195, juin 1950. 112 ni perte de connaissance.Les membres inférieur et supérieur droits étaient paralysés, ce dernier à peu près complètement.Il ne pouvait être question de quelque affection cérébrale, la face était intacte, sans la moindre déviation ; il en était de même de la langue, et la parole était aussi nette que les jours précédents; rien, en un mot, ne correspondait à un choc cérébral.Il s\u2019agissait donc de deux monoplégies combinées: mo- noplégie du membre supérieur et monoplégie du membre inférieur du même côté avec flaccidité et non rigidité, ce qui est très important.Aujourd\u2019hui, il y a tendance manifeste à amélioration ; la paralysie motrice est moins flasque que les jours précédents, il semble qu\u2019il y ait quelques mouvements dans les doigts et dans le pouce.L\u2019étude de réflexes ne nous donne que des renseignements négatifs; ces réflexes ne sont point effacés ni disparus comme dans la paralysie infantile; loin de là, ils paraissent plus prononcés que d'habitude, tant sur le membre supérieur que sur l\u2019inférieur.La malade peut aujourd\u2019hui se tenir debout, et elle marche comme quelqu\u2019un qui, ayant mal au pied, oserait à peine le poser sur le sol; mais elle ne le traîne pas ni ne le laisse aller comme dans certaines affections.Du côté de la sensibilité que trouvons-nous?Deux catégories de faits se peuvent montrer: la première se rapportant à la sensibilité commune, sensibilité tactile, sensibilité à la douleur et à la température; la seconde est ce que l\u2019on appelle le sens musculaire.Passons-les en revue toutes deux.Aujourd\u2019hui comme hier la peau des membres paralysés est insensible à la douleur, pour le bras notamment, depuis l\u2019extrémité des doigts jusqu\u2019à la racine du membre, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à une ligne s\u2019étendant du bord antérieur de l\u2019aisselle à son bord postérieur.Sur toute la même zone, il y a insensibilité à la température ainsi qu\u2019insensibilité tactile.Quant au sens musculaire, il est encore complètement perdu et je puis faire mouvoir les diverses articulations du membre supérieur paralysé, par exemple, sans que la malade s\u2019en aperçoive; elle a perdu absolument la notion de situation de sa main et de son avant-bras, etc, à tel point que lorsque je lui demande de saisir, les yeux fermés, sa main droite avec sa main gauche, cette dernière cherche sans pouvoir la rencontrer, à moins qu\u2019elle ne commence son exploration par l\u2019épaule droite, où le sens musculaire est encore conservé.Alors de là elle descend peu à peu vers le bras et l\u2019avant-bras pour arriver enfin à toucher sa main.La température de la peau comparée des deux côtés pouvant être un élément de diagnostic, voyons ce qu\u2019elle nous donne: Membre supérieur droit (paralysé) : gauche (sain): 31 degrés.Membre inférieur droit (paralysé): gauche (sain): 32,4 degrés.Ce qui nous apprend immédiatement que la mo- 29 degrés; 288 degrés; L'UNION MÉDICALE DU CANADA, EN 1885 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 noplégie, chez notre malade, n\u2019est point de cause cérébrale, sans quoi la température serait plus élevée du côté malade que du côté sain.L\u2019état général de cette jeune fille est également opposé à une lésion cérébrale; en effet, point de douleurs de tête, ni de vertiges; les fonctions digestives s\u2019accomplissent très régulièrement, la malade a conservé un très bon appétit.Mais, d\u2019autre part, nous ne constatons pas ces troubles de la sensibilité dans les appareils sensoriels, que l\u2019on rencontre fréquemment chez les hystériques; rien, par exemple, du côté de la vue, pas de rétrécissement du champ visuel, nulle modification dans la notion des couleurs, rien non plus du côté des ovaires, pas de douleurs ovariennes.Du reste, nous savons que ces phénomènes ne sont pas constants chez les hystériques.Bien que le diagnostic ne présente, d\u2019après l\u2019énumération de tous les symptômes, aucune difficulté et qu\u2019il s\u2019agisse très nettement d\u2019accidents de nature hystérique, passons en revue quelques-unes des affections avec lesquelles on pourrait, avec beaucoup de bonne volonté, confondre la maladie de notre jeune fille.Il y a, dans la pathologie nerveuse, des maladies avec lésion et des maladies sans lésion constatable, du moins jusqu\u2019à présent, dans l\u2019état actuel de la science.S\u2019agirait-il donc, ici, de quelque lésion spinale, de quelque myélite à foyer hémorragique consécutif; il faudrait, dans ce cas, que le petit foyer se fût développé dans un côté seulement de la moelle, ce qui serait une rareté.Vouloir le prétendre serait même, dans le cas présent, une monstruosité, les troubles de la sensibilité existant dans le côté paralysé, tandis qu\u2019en cas de myélite ils se rencontreraient dans le côté opposé.Nous n\u2019avons donc pas affaire à une lésion organique de la moelle; cependant, si cela était, ce serait une lésion dynamique de la moelle.S\u2019agirait-il de quelque lésion cérébrale profonde?Pas davantage, car la figure et la langue sont restées indemnes, il n\u2019y a eu aucun phénomène cérébral au début, ni choc, ni vertiges.Les accidents survenus chez notre malade ne sauraient pas reconnaître non plus pour cause une lésion de la substance corticale, car, entre autres symptômes de début, on aurait constaté tout au moins des phénomènes convulsifs.En résumé, toutes les hypothèses que nous faisons ici sont absolument gratuites, et nous n\u2019avons aucun doute sur la nature hystérique de la monoplégie des deux membres supérieur et inférieur du côté droit: d\u2019où le pronostic favorable d\u2019une guérison, surtout quand la santé générale n\u2019est pas compromise.Ajoutons à cela que l\u2019électrisation des deux membres va, selon toutes probabilités, activer très rapidement cette guérison en leur rendant les mouvements et la sensibilité perdus.\u2014 Gazette des hôpitaux. \u2014r\u2014\u2014 ps Main droite \u2014 Maladie de Reiter.La même main \u2014 six jours plus tard Pour tirer le meilleur parti des projections .a votre bureau .sous une lumière vive SI VOUS ENSEIGNEZ\u2014devez constamment con- 2 x 2 pouces, que vous y ajoutez constamment\u2014 férer avec les étudiants et vos collegues sur des problèmes d\u2019identification et de diagnostic .Si vous avez une spécialité qui entraîne des changements \u2018\u2018avant et après\u201d\u2014par exemple, la chirurgie plastique\u2014ou la dermatologie .Si vous avez de grandes collections de projections de Contribuant au progrès de la médecine par la Photographie et la Radivgraphie A 5 enlevez ceci\u2014remplacez cela .Quelle que soit votre raison si vous montrez des projections de 2 x 2 pouces à de petits groupes, il vous faut une Visionneuse de Table Kodaslide, Modèle A.Elle incorpore, en une unité légère et compacte, un projecteur, un Ecran noir Kodak pour VISION DIURNE et un changeur de projections.Elle convient à merveille pour projections à votre bureau.Image amplifiée jusqu\u2019à 5 fois avec excellente reproduction de la couleur et des détails des transparents.Mise au point au toucher du doigt.Changeur de projections du type à piston, convenant pour 75 images sur carton ou 30 sur verre double.Prix, $131, sujet à changement sans préavis.Pour de plus amples renseignements, voyez votre marchand d\u2019appareils photographiques ou écrivez à: CANADIAN KODAK CO., LIMITED Toronto 9, Ontario odalk MARQUE DEPOSEE NEURO SÉDATIF ENFANTS SIROP AGRÉABLE A PRENDRE THÉRAPEUTIQUE DES CHLORURES DE CALCIUM 5 %.MAGNESIUM 1%.MANGANÈSE 1\u201c%o LABORATOIRES JEAN OLIVE _ 200,RUE VALLEE - MONTREAL DOLE Ls ASSOCIEE CORTICO-SURRENALE EXT.ORCHITIQUE - SUBS.CEREBRALE ADYNAMIE - SURMENAGE - HYPOTENSION ENFANTS : TROUBLES DE CROISSANCE - ENURÉSIE a AMPOULES BUVABLES 410\u201c et 3° - une par Jour LABORATOIRE FRAYSSEETC'= NANTERRE (SEINE) CANADA : Laboratoires Jean OLIVE - 200, rue Vallée, Montréal, P.QQ. | pour votre argent ! 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L'Union Méd.Canad LIV - Tome 83 \u2014 Janv.1954 pour le RHUME ORDINAIRE x \u2018 là où | d\u2019autres - =.échouent.iim Serra, aes CORICIDIN est efficace Lors d\u2019une revue de 5,734 patients souffrant de rhume ordinaire et traités avec CORICIDIN \u201c.le soulagement des symptômes atteignit 72.7%\u201d.Les réactions secondaires furent légères, et leur incidence fut seulement 1.5% plus fréquente qu\u2019avec le \u201cplacebo\u201d.CORICIDIN contient du maléate de CHLOR-TRIPOLON, l\u2019antihistaminique efficace en très petites doses \u2014 associé à de l\u2019acide acétylsalicylique, de la phénacétine et de la caféine.CORICIDIN (antihistaminique-antipyrétique-analgésique) Un produit d\u2019une puissance extraordinaire \u2014 toujours à portée pour usage immédiat.CORICIDIN agit là où d\u2019autres échouent.Comprimés CORICIDIN en flacons de 25, 100 et 500.*Manson, M.H.; Wells, R.L.; Whitney, L.H., and Babcock, G., Jr.: Internat.Arch.Allergy & Applied Immunol., 1: 265, 1951.So #7 CORPORATION LIMITED, Montréal. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES RÉDUCTION DES ACCÈS DE TOUX COQUELUCHEUSE En substituant aux médicaments codéinés une préparation contenant du gaïacolate de glycéryl et de la désoxyéphédrine, préparation fabriquée par Robins sous le nom de Robitussin, on a réussi à obtenir une diminution « d\u2019au moins 50 pour cent» dans la gravité et le nombre des accès de toux coquelucheuse et on a pu également «en réduire la durée de façon certaine ».Voilà ce qu\u2019a rapporté le docteur Kenneth Blanchard, de Great Falls, Mont, à une réunion de la North Pacific Pediatric Society tenue récemment à Harrison Hot Springs, Colombie Britannique.On a employé cette préparation dans 21 cas de coqueluche hospitalisés au Essex County Isolation Hospital, de Belleville, N.J.institution où l\u2019on s\u2019était fréquemment servi jusque-là de médicaments codéinés.Selon le docteur Blanchard, «ceux-ci ne donnaient que de bien piètres résultats lorsqu\u2019il s\u2019agissait de réduire l\u2019intensité des accès de toux coquelucheuse.» Et il ajoute: « Voulait-on augmenter les doses dans des cas graves, qu\u2019il se produisait de la léthargie, de l\u2019aversion pour les aliments et des nausées.» « Et, fait remarquer le docteur Blanchard, lorsque les accès de toux coquelucheuse diminuent en nombre ou cessent complètement, lorsque les vomissements sont de moins en moins fréquents ou disparaissent tout à fait, l'enfant s\u2019intéresse davantage à ses aliments et il commence d\u2019engraisser au lieu de maigrir.Chez beaucoup d\u2019enfants, la peur de vômir joue un rôle psychologique détestable et même s\u2019ils ont faim, ils refuseront souvent de prendre toute nourriture, Deux infirmières qui, pendant plusieurs années avaient été attachées à des salles de coquelucheux, ont été vivement impressionnées par les résultats.» Les patients appartenaient à un groupe sous observation de 76 enfants atteints d'infections des voies respiratoires supérieures.Le docteur Blanchard a trouvé que le « Robitussin » était «une préparation qui s\u2019avérait très efficace dans le traitement de la toux chez les enfants ».LV SOULAGEMENT | SANS PRECEDENT ® o: a DOULEUR er @ DES SYMPTOMES EPUISANTS DUS AUX RHUMES CORICIDIN avec Codéine 1; gr.ou VY gr.Chaque comprimé enrobé contient : Acide acétylsalicylique 0.23 Gm (32 gr.) Phénacétine 0.15 Gm (2% gr.) Caféine (alkaloid) .0.03 Gm ( 2 gr.) Maléate de Chlor-Tripolon 20 mg (1/30 gr.) Phosphate de codéine 0.016 Gm ( V4 gr.) ou 0.008 Gm ( Vg gr.) #Maléate de chlorprophenpyridamine Schering.Montréa LVI L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Aint gag Union Méd.Canada ome 83 \u2014 Janv.1954 LVII MARQUE D\u2019HYDROCORTISONE (COMPOSÉ F) pour le traitement anti-inflammatoire hormonal moderne avec le plus actif steroïde adrenocortical disponible pour l'usage topique dans les dermatites: Onguent d\u2019Acétate de Cortef en tubes de 5 g Concentrations: 2,5% (25 mg par gramme) 1,0% (10 mg par gramme) disponible pour l'usage général dans les arthrites et autres conditions: Comprimés de Cortef 10 mg chacun, en flacons de 25 MARQUE DE FABRIQUE à SE) Upjohn Produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 THE UP JOHN COMPANY OF CANADA, 384 Adelaide Street, West, Toronto L\u2019Union Méd.Canada LVIII Tome 83 \u2014 Janv.1954 DOSE QUOTIDIENNE DE PENICILLINE NEG J Ces chiffres astronomiques peuvent causer la confusion et ne sont pas nécessaires.En termes de poids, les recommandations actuelles pour la pénicilline orale sont moindres que pour les autres antibiotiques oraux'.Prescrivez la pénicilline par poids ce qui sera plus pratique, plus économique et plus simple.1.T.B.Binns, The Practitioner, 170:273, 1953. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 LIX Les chiffres astronomiques qui ont été employés pour exprimer l'activité de la pénicilline en unités, ont créé une fausse impression en ce sens qu\u2019il faut des quantités excessivement considérables de pénicilline pour obtenir une thérapeutique efficace.En fait, la pénicilline est l\u2019un des antibiotiques oraux le plus puissant si on le considère par rapport au poids, et demeure I'antibiotique de choix dans les cas d\u2019infections les plus graves.Pour aider à corriger ces fausses impressions qui tendent à faire croire qu'il faut des doses excessives, et pour mieux orienter les gens envers les antibiotiques oraux, The British Drug Houses présente maintenant deux nouvelles formes orales de Pénicilline G Ammonium désignées par rapport au poids de pénicilline G libre, la portion active de chaque molécule de pénicilline.Les comprimés oraux equivalents à 0.25 ~ Gm.et 0.5 Gm.de pénicilline G libre sont.disponibles aux médecins qui ont pris l\u2019habitude de prescrire d\u2019autres antibiotiques selon des mesures en rapport au poids.PRESCRIVEZ P.G.A.\u2014 a onda gana on 0.5Gm.reniciLN G IR \u2014\u2014 ve \u201can \u2014\u2014 P.G.I, ) ] PÉNICILLINE G AMMONIUM 444 IA PENICILLINE G AMMONIUM 888 500 1} | EQUIVALANT A LOTTI A 0.25 GM.PENICILLINE G 0.5 | 5 tN PENICILLIN 5 FLACONS DE 12 ET DE 100 ¢ COMPRIMÉS EFFICACE +\" PRATIQUE > ÉCONOMIQUE BRITISH DRUG HOUSES LL AA RIT PET YAY PE A RE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Le traitement à l'ACTH marque un très important progrès.DURACTON |: 7 ACTH-Carboxymethylcellulose \u2014 plus de 36 heures Des recherches très poussées, s'étendant sur plusieurs mois, ont eu comme résultat la mise au point du DURACTON, un composé dont il est permis de croire qu\u2019il soit la forme d\u2019ACTH à action la plus étendue que l\u2019on ait encore découverte.Pour obtenir une action à peu près identique à celle que donne PACTH pendant 2 jours, 1 injection de DURACTON, 40 U.l.= 6 injections de 20 U.l.d\u2019ACTH ordinaire.AVANTAGES ÉVIDENTS DU TRAITEMENT AU DURACTON :\u2014 Action soutenue \u2014 Une stimulation surrénale prolongée donne une réponse clinique douce et égale.Economie \u2014 En permettant de diminuer le nombre des injections tout en augmentant de beaucoup l\u2019utilisation de l\u2019ACTH, cette forme de thérapie devient accessible à tous et facilite le traitement à domicile ou au bureau.Sûreté \u2014 Le DURACTON est composé d\u2019ACTON X (ACTH-Nordic) hautement purifié.La pureté du produit et les doses plus minimes réduisent à un minimum les réactions secondaires.Manipulation facile \u2014 Le DURACTON est une solution stable, prête à être injectée.|| n'exige ni chaleur ni méthodes spéciales d'administration.DISPONIBLE EN VIALS : 5 c.c.Multidose 20 U.l.par c.c.NORDIC BIOCHEMICALS LIMITED 4324, boulevard Saint-Laurent, MONTREAL, P.Q.Téléphone: PL.7624 Affilié avec FREDRIKSBERG LABORATORIES LTD., Copenhagen, Danemark.Dans les Provinces de l\u2019Ouest : Ontario et Maritimes : THE STEVENS COMPANIES ANGLO-CANADIAN DRUG CO.LTD.WINNIPEG @ CALGARY e VANCOUVER OSHAWA, ONT. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 LXI Dans les cas d'ulcére peptique.Maîtrise de l'hyperacidité .SANS CONSTIPATION _ Le traitement moderne au gel d\u2019alumine est a du trisilicate de magnésium.Il aide à maî- habituellement couronné de succès.Mais dans triser l\u2019hyperacidité gastrique sans provoquer de nombreux cas, il provoque de la constipation, de constipation.IL qui cree le paradoxe du malade qui poit Prescrivez Gelusil sous forme de liquide ou Caque Jour sadëministrer que que laxatif en de comprimés.Flacons de 12 onces; boîtes de plus de sa dose régulière de gel d\u2019alumine.50, 100 et 1,000 comprimés.Vous pouvez aider presque tous vos mala- \u2019 \u2018 .\\ des à éviter cet ennui en leur prescrivant du !- Seley; S.fs Ç J.oe D ee 1 29 ey 1946.Gelusil.À l\u2019encontre de la plupart des prépa- > Ja - À: Rev.of Gastroenterol.16: 34-52 (janv.) rations à base de gel d\u2019alumine, le Gelusil est Fe .3.Rossien, A.X., et Victor, A.W.: Am.J.Dig.Dis.14: remarquablement dénué de toute action cons- 226-229 (juillet) 1947.tipante.1234 J] renferme une forme unique 4 Batterman, R.C., et Ehrenfeld, 1: Gastroenterol.9: -en son genre de gel d\u2019alumine inerte combinée 141 (août) 1947.Gelusil L'ADSORBANT ANTIACIDE QUI NE CONSTIPE PAS WARNE R- CHIL \u20ac © 'T \"FT Division de William R.Warner & Co Ltd.Laboratories 121 King Street W., - Toronto, Ont. LXII L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 ORGANO-OPOTHERAPIE PLURIGLANDINE Eddé ng 2d lds ded ).EDDE, LIMITEE 1154, Beaver Hall Sq.Montréal Tél.: UN.6-1806 Ce nouvel adhésif Curity assure l\u2019application rapide et sûre d\u2019un bandage parfaitement uniforme et lisse .il est renforcé d\u2019un tissu spécial qui réduit au minimum la formation de plis.Une nouvelle couche adhésive augmente ses qualités adhérentes.Les techniciens des laboratoires Curity ont travaillé sans relâche et n\u2019ont épargné aucun effort pour découvrir ce nouvel adhésif.Il en est résulté un produit de la science moderne supérieur à tout autre.ADHESIF è Guity ECT.DIVISION DE KENDALL COMPANY (CANADA) LIMITED Préparé suivant une formule entièrement nouvelle, par les techniciens des laboratoires Curity, ce nouvel adhésif Curity, supérieur même à l\u2019ancien Curity, réduit au minimum les risques d\u2019irritation de l\u2019épiderme.Ce nouvel adhésif Curity ne coûte pas plus que l\u2019ancien adhésif Curity. a\u201d QUALITÉ Le mot qualité n\u2019est pas un vain mot chez Beauchemin; les travaux illustrés ci-joints font Porgueil des artisans d'expérience que Beauchemin place à votre service.COULEUR La couleur, cette arme moderne aux mains des publicistes et des imprimeurs, demande un degré artistique élevé pour la répartition équilibrée des groupes ou des valeurs, c\u2019est ce que vous trouverez chez les artistes de la maison Beauchemin.PRÉCISION Un travail de reproduction en couleurs demande une fidélité de reproduction et une précision d'impression que l\u2019on ne peut obtenir qu'avec un outillage moderne et tenu à point comme celui dont est pourvue la Librairie Beauchemin.SERVICE Le mot service a une importante signifi- cation pour les employés de la Librairie Beauchemin Limitée.Le soin de bien servir \u201cle client\u201d est notre constante préoccupation.Demandez notre représentant.BEATCHE MT 430, rue Saint-Gabriel, Montréal - LA.4236 Hi NE atin : , ÈS\" de Hea Fadi } ; DEB mre, YSÉ me x FRE mw LA San ence Go pda FOUN Berke PY ed a x = Fling HAUEE Busing Swtre ~ TN en on me TSH ggg S a, L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Soulag ement Douleur Musculaire Squelettique Arthrite .Les ingrédients éprouvés par le Rhumatisme temps, contenus dans Rub A-535, B .pommade émolliente dans un exci- urst le pient genre nouveau, qui ne tache M 0 sit e pas et ne graisse pas, facilitent l\u2019action y analgésique rapide dans le traitement N évrites symptomatique d\u2019un grand nombre d\u2019af- .Le fections musculo-squelettiques.Scia tique Rub A-535 peut être employée après des traitements par diathermie, rayons infra- Lumbag O rouges, bains de chaleur et autres formes de physiothérapie.Rub A-535 renferme quatre ingrédients actifs: camphre 1%, menthol 1%, huile d\u2019eucalyptus 12%, salicylate de méthyle 12%.Nie [ETERNAL Préparée par les fabricants du cataplasme d\u2019Antiphlogistine THE DENVER CHEMICAL MFG., CO., MONTREAL, P.Q. L'Union Méd.Canada LXVI Tome 83 \u2014 Janv.1954 Intérieur d\u2019une usine Aylmer.La qualité qui justifie votre confiance LORSQUE VOUS RECOMMANDEZ les Aliments Aylmer pour Bébés, vous pouvez compter sur une qualité exceptionnelle.La récolte et la mise en conserve se font sous une surveillance rigide et l\u2019on prend toutes les précautions afin de s\u2019assurer d\u2019une valeur nutritive maximum.a La grande variété des Aliments Aylmer pour Bébés contribue chez l\u2019enfant à l\u2019adoption bY d\u2019habitudes alimentaires appropriées pour les années 3 venir.Procédés Modernes L\u2019emplacement des usines Aylmer, en plein cœur de la région productrice, constitue une seconde garantie qui doit vous inciter à recommander les Aliments Aylmer pour Bébés.La proximité des vergers et des fermes réduit les pertes en vitamines au cours du transport.Feuilles de Régimes et Echantillons Gratuits Le Conseil Médical Consultatif de Aylmer a préparé des régimes pour bébés appartenant à trois groupes d\u2019âges différents.Ils ont été mis sous forme de blocs sur lesquels nous imprimerons votre nom, votre adresse et votre numéro de téléphone \u2014 nous y joindrons des coupons échangeables pour des boîtes de format régulier d\u2019Aliments Aylmer pour Bébés.Vous n\u2019avez qu\u2019à écrire à NUTRITION SERVICE BUREAU Canadian Canners Limited, Hamilton, Ont.PRODUITS AYLMER Préparés avec la précision d\u2019une ordonnance médicale 22F-53 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 LXVII SHARP DOHME SHARP & DOHME (CANADA) LTD Toronto 13, Ontario PHOTOGRAPHIE PAR PAUL RADKAI \u201cTous les enfants ont promptement manifesté une amélioration clinique.\u201d COMPRIMÉS ET GRANULÉ DE REMANDEN PÉNICILLINE AVEC PROBÉNÉCIDE\u2014LA NOUVELLE PÉNICILLINE ORALE D'ACTION PLUS PROLONGÉE ACTIONS ET EMPLOIS: Le REMANDEN est un produit pénicillinique oral d\u2019action plus prolongée, donnant des niveaux plasmatiques se comparant favorablement à ceux obtenus par l\u2019injection de pénicilline procaïnique.Les niveaux plasmatiques de pénicilline chez un groupe de 20 enfants traités par le REMANDEN étaient supérieurs à 0.03 U.l.par millilitre trois heures après l\u2019administration \u2014 la moyenne était dix fois plus élevée que le niveau inhibiteur minimum pour le streptocoque hémolytique béta trouvé dans la fièvre scarlatine.' DEUX FORCES: 100,000 ou 250,000 U.1.de pénicilline G cristallisée et 0.25 gramme de probénécide (Bénémide) par comprimé ou cuillerée à thé.Adultes \u2014 4 comprimés ou cuillerées à thé au début, ensuite 2 toutes les 6 ou 8 heures.Enfants \u2014 Calculer sur une base de 0.025 mg.de probénécide Bénémide par kilo (2.2 livres) corporelle \u2014 ordinairement 2 à 4 comprimés ou cuillerées à thé par jour.PRESENTATION: Comprimés en fioles de 12 et flacons de 100.Granulé en flacons doseurs.REFERENCE: | J Pediat.42:292 (mars) 1953. LXVIII L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 Pourquoi de plus en plus de médecins recommandent une alimentation carnée précoce >< Des études cliniques ont prouvé les avantages qu\u2019il y avait à donner des Viandes Swift\u2019s pour Bébés à des bébés ayant à peine 6 semaines.Voici les résultats réels d\u2019essais d\u2019alimentation infantile avec les Viandes Swift\u2019s pour Bébés \u2014faits sous la direction des médecins de grandes universités et de grands hôpitaux.Très riches en protéines.Les Viandes Swift\u2019s pour Bébés sont tout viande, et sont préparées de façon à conserver à la viande le maximum de ses éléments nutritifs: protéines complètes de qualitésupérieure, vitamines B et fer alimentaire.Faciles à manger pour bébé.Les Viandes Swift\u2019s pour Bébés peuvent être données à la cuiller à partir de 6 semaines, ou mélangées à la formule, avant cela.Elles sont passées à un tamis si fin sk Les bébé dirèrent los 818 .qu\u2019elles coulent hors de la tétine du biberon.es epes 1geren es elements nutritifs de la viande aussi facile- Faciles à donner.Les 7 différentes sortes de ment que ceux dulait et les bébés utilisent les éléments nutritifs de la viande aussi bien que ceux du lait.Sisson, Emmel et Filer, \u201cMeat in the Diet of Prema- tures\u2019, Pediatrics, 7, 89, (1951).+ Les bébés nourris à la viande ont normalement une concentration d\u2019hémoglobine élevée.Leverton et Clark, \u201cMeat in the Diet of Young Infants\u2019, JAMA.134, 1215, (1947) et Andelman, Gerald, Rambar et Kagan, \u201cEffects of Early Feeding of Strained Meat to Prematurely Born Infants\u201d, Pediatrics, 9,485, (1952).sk Dans les cas de bébés allergiques aux protéines du lait, on peut remplacer la formule lactée par une formule préparée avec de la viande.McQuarrie et viande tentent l\u2019appétit du bébé, l\u2019aident à prendre goût de bonne heure à une alimentation carnée variée.En buvant sa formule additionnée de viande, bébé s\u2019habitue au goût et à la consistance de la viande, avant d\u2019avoir atteint l\u2019âge de se \u2018\u2018rechigner\u201d\u2019.Economiques.Des calculs réels du prix de revient indiquent que les Viandes Swift\u2019s pour Bébés coûtent seulement la moitié des viandes préparées chez soi.Projetez de recommander la viande comme l\u2019un des premiers aliments solides pour bébés.Vous assurerez ainsi aux bébés confiés à vos soins une meilleure chance de croissance saine et de résistance optimum aux maladies infectieuses.Et les mamans vous sauront gré d\u2019avoir commencé de bonne heure à donner de la viande Mineral-Enriched Meat and \"OUrrissante à leur bébé.Swift Canadian Co., Milk\u201d, Pediatrics, 5,210, (1950).Limited.Ces études cliniques font partie d\u2019un programme soutenu institué par Swift dans le but d\u2019aider a offrir au corps médical de la documentation spécifique sur les effets de l\u2019alimentation carnée précoce chez les bébés.À la suite des avantages mis en relief par ces essais, de nombreux médecins commencent à prescrire de la viande aux bébés dès que ces derniers ont atteint l\u2019âge de 2 ou 3 mois.Certains pédiatres recommandent de donner de la viande \u2014mélangée dans la formule même du bébé\u2014dès que les bébés ont 2 semaines.Ziegler, \u2018\u201cNutritive Value of \"à SORTES DIFFÉRENTES toutes 100% viande.Viandes passées au tamis et Viandes pour Enfants\u2014 Boeuf, Agneau, Veau, Porc, Foie, Coeur, Foie et Bacon.ET MAIN- TENANT\u2014 Saumon Swift\u2019s Passé au Tamis pour Bébés\u2014le premier et le seul produit de marée 100% pour bébés au Canada.Seules les meilleures Viandes pour Bébés sont étiquetées SWIFT.la première maison à présenter des Viandes pour Bébés cliniquement essayées.\u2018 COUNTIL ON 2 [LILES Légal des meilleurs du monde \u2026il coûte ourtant moins cher! 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POSTUM, General Foods Limited, Cobourg, Ont.Veuillez m\u2019envoyer, sans frais ni obligation de ma ( » part, votre Colis Professionnel de 12 paquets-échan- « > tillons de POSTUM.: NOM.een MD \u2018 Rue een \u2018 UN PRODUIT DE > Ville.eons POV coo \u2018 GENERAL FOODS ) Cette offre expire le 31 décembre 1954.Valable \u2018 ) ) 4 pour le Canada seulement.P-533 F \u201camamammammamanaan _\u2014 aaanss-canan aan s \u2018 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Janv.1954 LXXII pour arrêter rapidement la DIARRHÉE et la DYSENTERIE Très efficace dans le traitement de la diarrhée, l\u2019Arobon procure au malade le soulagement rapide qu\u2019il réclame.Du fait de sa forte teneur en pectine, lignine et hemicellu- lose (22%), I\u2019Arobon\u2014fait de farine de fèves de caroubier spécialement traitée\u2014exerce une puissante action astringente et adoucissante sur l\u2019intestin et absorbe les toxines.Le malade se sent rapidement soulagé, et les selles deviennent plus consistantes en quelques heures.Dans les cas de diarrhées non caractérisées, l\u2019Arobon est tout désigné comme seul remède, pour les gens de tout âge.Dans les cas de dysenteries infectieuses, alors que des agents thérapeutiques chimiques ou antibiotiques peuvent être nécessaires, il constitue un précieux adjuvant thérapeutique.Grâce à lui, le malade peut se rétablir jusqu\u2019à trois fois plus vite.* Pour les adultes et les enfants, on prépare l\u2019Arobon en mélangeant la poudre à du lait Dose moyenne pour adultes: deux cuillerées à table rases, dans 4 onces de lait; pour enfants: une cuillerée à table rase, dans 4 onces de lait; pour bébés: deux cuillerées à thé rases, dans 4 onces de lait écrémé ou d\u2019eau et faire bouillir pendant 14 minute.*cf Plowright, T.R.: The Use of Carob Flour ( Arobon) in a Controlled Series of Infant Diarrhea, J.Pediat.39:16 (juillet) 1951.MARQUE DÉPOSÉE Préparation Nestlé antidiarrhéique En pots de 5 onces.Pour échantillons et renseignements, écrivez à \u2014 NESTLÉ (CANADA) LTD., 80 KING STREET WEST, TORONTO, ONTARIO Pages Abbott Laboratories (Pentothal Sodique) ._.\u2026.XLI - XLII kmes Company of Canada Limited (Clinitest) .XXIII \\nglo-French Drug Cie Limitée (Reducel) .XLII krmour Laboratories, The (Armatinic activé) _.XXVII \\yerst, McKenna & Harrison Limitée (Premarine- Béminal) .1.1110000000000cc senc XXI - XXII es Company.Limited, A.C.(Argyrol) ._._.XXXVI fe and Black (Ostic Curity) ._____._._._.1.LXIX uer and Black (Adhésif Curity) .LXIII jell-Craig Limited (Probese T.D.) ooo.LXXIV tish Drug Houses (P.G.A.) ___________.__._.__._.LVIII - LIX oughs Wellcome & Company (\u2018Tricoloid\u201d) .XXXIX janada Drug Company (Betagen) \u2014 (Bicalgen D) \u2014 (Tri-sulfa) \u2014 (Somenal) ooo.XXVIII janada Drug Company (Paveral) .\u2026.LXX janadian Canners Limited (Aliments Aylmer pour bébés) eae LXVI fanadian Kodak Company Limited (Photographie \u2014 Radiographie) ._.LL1L Lecce ce ce nn ces cons cn nn n LII Jhristiaens Pharmaceuticals (Canada) Limited (Rhéochol) eee eee XXX ba Limitée (Antistine \u2014 Privine) 1.1.1.XLV jommission du Service civil (Médecin demandé) .LXXIII jenver Chemical Mig., Co., The (Rub A-535) ._.LXV how Chemical Company Limited (Rhinalgan) .XLVIII dé, J.Limitée (Pluriglandine) _.ooo.LXII dé, J\u2026 Limitée (Neurinase \u2014 Alepsal \u2014 Génévral) XXXVIII llows Medical Mig.Company Limited (Sirops Fellows) XIX osst, Charles E.& Company (\u2019Gouttes Zephadon\u2018\u2019) \u2014 (\"Twin-Barb\u201d\u2019) \u2014 (\u201cNoctinal\u201d) ._.VII - VII - IX - X osst, Charles E.& Company (\"Twin-Barb\u201d) .IV teigy Pharmaceuticals (Butazolidine) ._._.L jeneral Electric X-Ray Corporation Limited (Maxicon A SC) oe LIII feneral Foods Limited (Postum instantané) ._.LXXI jerdt & Charton, Inc.(Agrippol) .\u2026._.\u2014 XLIV jerdt & Charton, Inc.(Uroprazine) .XLVII perdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) ._._._1I joffmann - La Roche Limitée (Sirop Roche) ._.XI jorlicks Limited (Nulactin) o_o ooo ian.XII phnson & Johnson Limited Canada (Directeur des recherches).aan LXX TABLE DES ANNONCEURS Pages Joubert Limitée, J.J.(Produits) coe.XVIII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Rhiniphen) .o.XL Laboratoire Desbergers Limitée (Etavéral) .\u2026.Quatrième page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Argédrine) ._.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.XIV Laboratoires Jean Olive (Desensyl) 212221.XVI Laboratoires Jean Olive (Amide Salicylique) .__\u2026.XX Laboratoires Jean Olive (Calcium Jol) \u2014 (Revitalose) _.LIII Lakeside Laboratories (Canada) Limited (Neohydrin) ._.XXXV Lederle Laboratories (Auréomycine) XXXI - XXXII Librairie Beauchemin Limitée _._.___.L.LXiV Mead Johnson & Company of Canada Limited (Poly-Vi-Sol) .Troisième page de la couverture Merck & Company Limited (Vinethene) ._.__.\u2026.XXIX Merck & Company Limited (Cortone) ._.XV Merrell (Kolantyl) oo eee XXV Millet, Roux & Compagnie (Néo-Spasmyl) ._.ooo.oI Nestlé (Canada) Limited (Arobon) .oooicieomceeoo.LXXII Nordic Biochemicals Limited (Duracton) ._._.__._.LX Pfizer Canada Limited (Steraject) __.coi.XVI Poulenc Limitée (Largactil) Deuxième page de la couverture Rougier Frères (Lipotrope) _.____.Lcacncunnnn Vv Rougier Fréres (Eupnogéne) \u2014 (Eupnophylline) Premiere page de la couverture Sandoz Pharmaceuticals (Plexonal) Schering Corp.Limited (Coricidin) Searle & Company, G.D.(Dramanine) .__.XXXII Sharp & Dohme (Canada) Limited (Remanden) Shuttleworth Chemical Company Limited, The E.B.(CodopPhen) ee eee XLIX Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Trophite) .XIII Smith & Nephew Limited (Gypsona) ___._._.XXXIV Swift's Canadian Co.Limited (Viandes pour bébés) LXVIII Upjohn Co.of Canada, The (Cortef) .___.___.LVI - LVII Vinant Limitée (Pulmo-Bailly) \u2014 (Rhinamide) .XXIV Vinant Limitée (Thiodérazine) cc.XXVI Warner-Chilcott Laboratories (Agarol) .- XLVI Warner-Chilcott Laboratories (Gelusil) .\u2026_._._.\u2026.LXI Winthrop-Stearns of Canada Limited (Trimucolan) .LI Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Propajel) .I Traitement et des Postes.Médecin Pour aider au médecin senior, division des traitements, district de Montréal du ministère des Affaires des anciens combattants, surtout dans l\u2019administration de l\u2019hôpital Queen Mary.Détails et formules de demande au plus proche bureau de la Commission du service civil, du Service national de placement S\u2019adresser, avant le 29 janvier 1954, à La COMMISSION DU SERVICE CIVIL, - $8,500.OTTAWA, Ont. PROBESE .sous une NOUVELLE forme P ROBESE TrieLe Disintecrarion PROBESE A.B.C.peut maintenant être administrée en une seule capsule quotidienne dont la désintégration s'effectue par étapes.Les granules jaunes sont libérés immédiate- CAPSULES ment \u2014 les verts, après 4 heures, et PRORSSE les roses, au bout de 8 heures.* - .* élimine la surveillance de l'horaire DÉSINTÉGRATION IMMÉDIATE Sulfate d\u2019amphétamine .5 mg.Thyroïde USP.2/3 gr.Sulfate d\u2019Atropine ._ .1/360 gr AloTn ol 1/4 gr.INGREDIENTS LIBERES APRES 4 HEURES Sulfate d\u2019amphétamine _._.____.5 mg.Thyroïde U.S.P._.11222200000000 2/3 gr.Sulfate d\u2019Atropine .1/360 gr.INGREDIENTS LIBERES AU BOUT DE 8 HRES Sulfate d\u2019amphétamine ._____.5 mg.Thyroïde U.S.P._.2222212202 2/3 gr.Phénobarbital .1/4 gr.LA PREPARATION PARFAITE POUR LE CONTROLE DE L'OBESITE Présenté en boites de 30 capsules (approvisionnement mensuel) avec diète quotidienne de 1300 cal.et indice des calories.B E L L _ C R Al G LT D = 270 PARLIAMENT ST.«e TORONTO 2 S 5 0.6 c.c.de Poly-Vi-Sol contiennent : Vitamine A 5000 U.l.Vitamine D 1000 U.1.Acide ascorbique 50 me.Thiamine 1 mg.Riboflavine 0.8 mg.Niacinamide 6 mg.Si vous désirez un supplément contenant simplement des vitamines A, D et C, spécifiez Tri-Vi-Sol, également supérieur au point de vue de commodité et stabilité.Facilement accepté par le patient.Saveur supérieure Plaît au goût.Pas d'arrière-goût désagréable.Focilement occepté.sg» LA 1 .Miscibilite superieure Se disperse facilement dons la formule, ou dans du jus de fruit ou de l'eou.Se mélange bien aux céréales ou aux purées de fruits.Commodité superieure Léger, clair, ne colle pas.peut être mesuré avec précision et administré facilement.Stabilite superieure Pas besoin de réfrigération.Peut être placé sons risques dons l'autoclave avec lc formule.POLY-VI-SOL MEAD JOHNSON & CO.OF CANADA LTD.MEAD] Toronto et Belleville, Ontario NOUVELLE MÉDICATION VASO-DILATATRICE DES TROUBLES CARDIO-VASCULAIRES ET RESPIRATOIRES Oe DRAGEES SUPPOSITOIRES RECTAUX SIMPLE Chaque dragée contient : Chaque suppositoire contient : Chlorhydrate d'Ethavérine 25 mgm Chlorhydrate d'Ethavérine 30 mgm.Dihydroxypropyl-Théophylline 160 mgm.Dihydroxypropyl-Théophylline 500 mgm.AVEC PHÉNOBARBITAL AVEC PHENOBARBITAL Chlorhydrate d\u2019Ethavérine 25 mgm.Chlorhydrate d\u2019Ethavérine 30 mgm.Dihydroxypropyl-Theophylline 160 mgm Dihydroxypropyl-Theopayl'ine 500 mgm.Phénobarbital 20 mgm.Phénobarbital 35 mgm.POSOLOGIE : POSOLOGIE : Une ou deux dragees toutes les quatre Un suppositoire le soir au coucher, heures, ou une ou deux dragées avant ou un suppositoire matin et soir.\u2018 chaque repas.se re tr ee INDICATIONS : Dyspnée; Spasme coronarien; Douleurs de l\u2019Angina Pectoris; Œdème cardiaque ou rénal; Œdème pulmonaire; Hypertension artérielle d'origine spasmodique; Crises asthmatiques.v CONDITIONNEMENTS : DRAGEES SUPPOSITOIRES : 10.Flacons de 3) Boites de Montréal Canada BIOLOGISTES CHIMISTES PHARMACIENS 7 "]
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