L'union médicale du Canada, 1 août 1954, Août
[" Tome 83 \u2014 Numéro 8 MONTRÉAL, AOÛT 1954 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 190?° L'Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT : 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.XXIVe CONGRES DE L'A.M.L.F.C.OTTAWA-HULL les 27, 28, 29 et 30 SEPTEMBRE 1954 au CHATEAU LAURIER Nouvelle médication polyvalente.DYSPNETAMINE pour le traitement des rhinites vasomotrices et de l\u2019asthme.NOCIVITE ANTIHISTAMINIQUE REDUITE Posologie : 2 à 4 comprimés par jour en entier ou en demi-comprimés.Suppositoires : 1 ou 2 par jour.Présentation : Tubes de 15 \u2014 Flacons de 50 et 500 comprimés.Suppositoires : boîtes de 10 et 100.Maintenant presentee en solution pour vaporisations nasales Flacons nébuliseurs de poche d\u2019une once.MONTR É AL Plus d\u2019un demi-siècle consacré à l\u2019avancement des Sciences médicales et pharmaceutiques au Canada. Poulenc présente ses deux ' GE Eg Em phe hE GALLAMINE - Assure une résolution musculaire adéquate sous anesthésie légère.Aussi efficace sous anesthésie endo-trachéale que sous narcose intraveineuse.Antidote: néostigmine.Ampoules de 2 cc.et flacons-ampoules de 10 et de 30 cc.contenant 20 mg.par cc.i BREVIDIL M', BROMURE DE SUXAMÉTHONIUM - Relaxant musculaire d'action ultra-rapide répondant exactement aux besoins dans les interventions chirurgicales, anesthésiques et autres n'exigeant que de 2 à 5 minutes de relâchement profond.Présenté en poudre sèche et stable dans des ampoules de 60 mg.(environ 40 mg.de cation actif) et des flacons multidoses de 300 et de 750 mg.(200 et 500 mg.de cation actif).renseignements sur demande Poulenc limitée Montréal 4 \u2018pionniers dans le domaine des relaxants musculaires synthétiques\u2019, L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 sgt Se A ager HIRI A 4 IGG pe» (Tr le traitement [r{ , me ci les Fe loédème EE: a 14% po Se : .\\ Te eR Te Acetazolamide Lederle uf Das Un Comprimés rainurés (250.mg.) r Posologie Us\", mprimé.tous les (Am mercuriel® LS 20 Ns les deux LCT IR poids fin \u2018Kanthiqué LEDERLE LABORATORIES DIVISION NORTH AMERICAN Cyanamid LIMITED Loderie 5550 Avenue Royalmount, Ville Mont Royal, Montreal, Quebec *Marque Déposée SOMMAIRE e BULLETIN Roma AMYOT Deux congrès internationaux.Physiologie \u2014 Psychologie .__.847 XXIVe Congrès de l'A.M.LF.C, \u2014 Programme scientifique preliminaire __._____.______ 850 e e © Eugène ROBILLARD, Antoine D'IORIO et Joseph PELLERIN Influences endocriniennes sur la désintoxication hépatique du pentobarbital _________ ______.853 E.D.WITTKOWER, G.GINGRAS, L.MERGLER, B.WIGDOR et Mlle A.LEPINE Une étude psycho-sociale des lésions spinales ._.860 Jean LONGTIN et B.CARASSO Etudes électrocardiographiques après pneumopéritoine ._._.871 Léon BEIQUE et Roger SIMARD Luxations récidivantes de l'épaule .______.__.222000000000000 00e con e scene eee c en nn eee e 878 M.CARON | Premiers résultats sur l'emploi d'isoniazide, streptomycine, P.A.S.avec ou sans association de collapsothérapie, chez un groupe d'Indiens et Esquimaux adultes et enfants du sexe mâle, tuberculeux pulmonaires ._.200000000000000e0n eee nmene nee m mn eme n memes nn 883 Edouard DESJARDINS, André SAULNIER et Jean LAFRAMBOISE Conceptions et thérapeutique chirurgicale nouvelles de la maladie de Hirschprung _.____.894 INDICATIONS : ARTHRITISME Rhumatisme aigu, chronique Une bouteille par jour, soit: Goutte un verre à jeun, un verre à chaque repas et un verre le soir.Diabète arthritique ICHY CELESTINS EAU MINÉRALE ALCALINE NATURELLE, PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MALADIES DES VOIES URINAIRES : Gravelle urique et phosphatique Une bouteille par jour comme ci-dessus.des graveleux Un verre à jeun.Cystites \u2014 Néphrites Un verre une demi-heure avant le repas du midi.Artério-sclérose au début Un verre le soir.Recommandée et prescrite par le Corps Médical dans le monde entier Albuminurie des goutteux et Une demi-bouteille par jour, soit: | Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, Inc., Montréal | L'Union Méd.Canada III Tome 83 \u2014 Août 1954 APE] A à ve 2 a = se 2 5% oS = i a a x ox Zs Ba Es 2 = E LE CŒUR 5 de 33 2 ps > LABORATOIRES DEGLAUDE ve 10/05 71 5 (XVe da \u20ac is NS NN SOMMAIRE (Suite) RECUEIL DE FAITS Gérard LEONARD Apoplexie utéro-placentaire ean 901 E.GAUMOND et C.AUGER Nodules des trayeurs de vaches.Présentation de deux cas .-.____ 906 J.-P.BOUSQUET Thérapeutique préparatoire a la thyroidectomie ._.910 Albert LeSAGE Syndrome du trou déchiré postérieur _._.____.__.2220000000000LLn ll Len cena lc n nel Lens 913 MOUVEMENT THÉRAPEUTIQUE Jacques GENEST, Lidia ADAMKIEWICZ, Raymond ROBILLARD et Gilles TREMBLAY Nouvelles applications thérapeutiques de la réserpine et des extraits de la rauwolfia .\u2026.915 REVUE GÉNÉRALE René LEBEAU L'anesthésie chez le cardiaque ieee emma 917 EDITORIAL J.-M.BEAUREGARD Médecine et climatologie emma 925 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Recherches et découvertes médicales .__._._.100000000c0ccl cl coll La cl LL nn 929 A Marque d'un composé de Pentobarbital-\"Noctinal\" e PROVOQUE PROMPTEMENT LE SOMMEIL; e DONNE UN REPOS RAFRAÎCHISSANT DURANT TOUTE LA NUIT \u2014 libre de sensation déprimante.Le pentobarbital renfermé dans la tablette Twin-Barb induit rapidement au sommeil et ses effets durent pendant environ trois heures.À mesure que cette action s'épuise, le Noctinal commence à exercer ses effets plus soutenus.Le patient jouit donc d'approximativement huit heures de sommeil et se réveille rafraichi, libre de toute sensation déprimante.\u201c\"TWIN-BARB\" COMPOSITION DE LA TABLETTE S.C.T.NO 445 \"Swost\u2019 Une enveloppe extérieure rapidement soluble.\u2014 Du pentobarbital sodique qui produit une prompte sédation.Chaque tablette renferme: *Noctinal (dans le noyau intérieur) 50 mg.(34 de gr.) *butabarbital sodique N.N.R.L'enrobage intérieur prend, pour se pentobarbital sodique (dans l'en- dissoudre, environ le même temps que veloppe extérieure).65 mg.( 1 gr.) la durée de l'effet du pentobarbital.POSOLOGIE: une tablette avant ls coucher.Le \u201cNoctinal\"\u2019 prolonge la sédation.PRÉSENTATION: flacons de 100 tablettes, Charles &.Frosst &C0.MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Sa formule Sihobroprique e la plus complète e la plus concentrée e la plus économique © COMPRIMES - ELIXIR™ @ MAINTENANT AVEC VITAMINE Bj?PRESENTATION: En gériatrie LIPOTROPE: Elixir, flacons de 12 oz.Ya et 1 gallon.Lihotrche Comprimés, 50 et 250.2 2 © LIPOTROPE GÉRIATRIQUE: gévatrique 12 oz.2 et 1 gallon.>,» élixir très agréable au goû eGoñl amélioré gout * Particulièrement utile en pédiatrie ROUGIER FRERES, 350 RUE-LE MOYNE, MONTRÉAL SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE , Tentative de traitement par la cortisone des cirrhoses post-ictériques (932).La phényl- butazone injectable en rhumatologie (932).CANCEROLOGIE Des effets de l'âge sur l\u2019évolution du cancer (932).CHIRURGIE Troubles électrolytiques post-opératoires: une approche clinique (933).L'acidose hyper- chlorémique à la suite d'exentération pelvienne antérieure partielle ou totale (933).PHTISIOLOGIE A propos de traitement de la tuberculose pulmonaire, Immobilisation ou \u201cimmobilisme* (934).L'erreur thérapeutique et prophylactique meurtrière de l'abandon officiel des tuberculeux et pauvres (935).NEURO-PSYCHIATRIE Les atrophies cérébrales (935).PEDIATRIE Acidose rénale idiopathique (936).Traces électro-encéphalographiques dans certains troubles de la parole chez l'enfant (937).Le traitement de l'oxyurose (937).OBSTETRIQUE Etiologie et conduite à suivre dans l\u2019hypofibrinogénémie de la grossesse (937).L'importance de la gravité en rapport avec la ligature retardée du cordon ombilical (938).SOCIÉTÉS La Société Médicale de Montréal: séance du 6 avril 1954 (939).NÉCROLOGIE _.__._._.1111LL LL LL LL LL LL IL LL LL LL LL LL LL LL LL LL LL LL 940 NOUVELLES QE 942 REVUE DES LIVRES _.__._._._._1.11111111LL LL LL LL LL LL LL La LL 0 Lane LL LL LL Lana n een a LL LL 00 946 \"L'Union Médicale du Canada\u201d en 1885 .______._._._.111100 cc cons LL ol nee Lines 952 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l\u2019organe officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l\u2019éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le baréme des annonces est fourni sur demande par Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888. ENFIN Æ au te a+ Pe dt si py =) inf 4.of a i.LR 5 v ; #47 i = pti ££ r æ.a + wy ig wh \u201c3 SE Gai TETRACYCLINE ty \u2019 5 AE Bod i BRISTOL x ) z \u201cwd od ES 7 Jy ot 7 So ate .cp STO / ik Hn # \"oy a { ow ef + ; A all LS 4 x 06 fn 4 Los le og 2 Li \u201cat ale Pie di ve 2 Hydrochlorure X Marque déposée RIEN acté NTIB r£ À pEct GE © a LAR quES 18107 ANT == 1 DES S \u201c« 7 ECE us SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE , Tentative de traitement par la cortisone des cirrhoses postictériques (932).La phenyl- butazone injectable en rhumatologie (932).CANCEROLOGIE Des effets de l\u2019âge sur l'évolution du cancer (932).CHIRURGIE Troubles électrolytiques post-opératoires: une approche clinique (933).L'acidose hyper- chlorémique à la suite d'exentération pelvienne antérieure partielle ou totale (933).PHTISIOLOGIE A propos de traitement de la tuberculose pulmonaire.Immobilisation ou \u201cimmobilisme\u201d (934).L'erreur thérapeutique et prophylactique meurtrière de l'abandon officiel des tuberculeux et pauvres (935).NEURO-PSYCHIATRIE Les atrophies cérébrales (935).PEDIATRIE Acidose rénale idiopathique (936).Traces électro-encéphalographiques dans certains troubles de la parole chez l'enfant (937).Le traitement de l\u2019oxyurose (937).OBSTETRIQUE Etiologie et conduite à suivre dans l\u2019hypofibrinogénémie de la grossesse (937).L\u2018'importance de la gravité en rapport avec la ligature retardée du cordon ombilical (938).SOCIÉTÉS La Société Médicale de Montréal: séance du 6 avril 1954 (939).NÉCROLOGIE _.__._____._____.11111111 LL LL LL LL LL LL LL LL 940 NOUVELLES 942 REVUE DES LIVRES _._.______.1111111 1111 LL LL LL LOL LL LL LL LL LA LL 946 \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d en 1885 ___ ec.LL LL LL LL 952 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 parait tous les mois.Cette Revue est l\u2019organe officiel de I\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à l'Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L'index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande par Jacques-D.Clerk, publiciste, 326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888. * Marque déposée La POLYCYCLINE est une création des Laboratoires Bristol.Elle est le résultat de 10 années de travaux continus à la recherche d\u2019un meilleur antibiotique à large spectre antibactérien.Après avoir étudié plus d\u2019un million de spécimens de terres d'origines multiples, nos chercheurs ont découvert une nouvelle souche de Streptomyces possédant une vaste activité antibactérienne contre les organismes Gram négatifs et Gram positifs.MOINS TOXIQUE: Les études cliniques prouvent que la POLY- CYCLINE (tétracycline HCI.) cause définitivement moins de réactions toxiques telles qu\u2019angoisse de l\u2019épigastre, diarrhée, nausée, etc, que ne le font l\u2019oxytétracycline et la chlortétracycline.PLUS SOLUBLE: L'absence de l\u2019atome de chlore rend la POLYCYCLINE plus soluble que la chlortétracycline.Cette plus LE PLUS RECENT DES ANTIBIOTIQUES A LARGE SPECTRE ANTIBACTERIEN grande solubilité augmente la rapidité d'absorption et de diffusion dans les tissus et les liquides, particulièrement le liquide cérébrospinal; il en résulte donc une action thérapeutique plus directe et plus profonde.PLUS STABLE: La POLYCYCLINE est plus stable en solution que la chlortétracycline et que l\u2018oxytétracycline.Cette stabilité se traduit par des concentrations sanguines plus élevées et plus prolongées.INDICATIONS: La POLYCYCLINE est efficace contre les organismes Gram négatifs et Gram positifs jusqu\u2019ici combattus par la chlortétracycline ou l\u2019oxytétracycline; de plus, elle semble posséder un champ d'action pratique beaucoup plus étendu par le fait qu\u2019elle fournit des concentrations sanguines plus Hydrochlorure élevées et jouit d\u2019un plus grand pouvoir de pénétration.La POLYCYCLINE trouvera aussi ses applications dans les cas de résistance à d\u2019autres antibiotiques.POSOLOGIE: 1 Gramme par jour, en doses de 250 mg.chacunes.Cette posologie doit être réglée selon la sévérité de l'infection et les résultats cliniques.Posologie proportionnelle pour les enfants.PRESENTATION: Capsules de 250 mg.en bouteilles de 16 et 100 capsules.Capsules de 100 mg.en bouteilles de 25 et 100 capsules.BIBLIOGRAPHIE: 1.Finland et al.: J.A.M.A.154:561, 1954.2.Putnam, Hendricks & Welch.: Antibiotics and Chemother.3:1183, 1953.3.Welch.: Antibiotics and Chemother.4:375, 1954.Polycycline BRISTOL-LE NOM A RETENIR ENFIN Cn oil La 4e pn FAS La tot Ra if met\u201d Th, a se + x, + + 9, ga?n a Wa west « & Wo oro.Tet, eo yat + a ar » Es TETRACYCLINE \u201d BRISTOL = x BRISTOL Le CC à ° \"+ et Jr .>> ; ui ; L i he 2 5 Wd 5 ale PAU N.fr \u201c| LUC PC G ale mic sie TA Hydrochlorure X% Marque déposée *k Marque déposée H ydroci:lon: of gRIEN q1BACT BAS ç ANT\" CcIRE ¢ SPE LARC ARG yes À * xjours ot s nTIB1O == ANT 18} == Ni 7 DES =A 20 rec 10 ceNT WN 23 Le P LUS pLus RE LE Bristol L'Union Méd.Canada XI Tome 83 \u2014 Août 1954 | Thephorin \u2018Roche\u2019 antihistaminique non-sédatif L'allergie rend le malade assez malheureux sans que doive s'y ajouter le malaise \u2014 et le danger \u2014 de la somnolence.Le Théphorin, un antihistaminique différent, apporte un soulagement bienvenu et dénué d'effet hypnogène.L'étude clinique de 2,288 cas d'allergie donne un pourcentage d'amélioration de 71%; Le Théphorin influence favorablement la fièvre des foins dans 4 cas sur 5; par contre, seulement 3% des malades accusent quelque somnolence.Le Théphorin se recommande donc pour l'usage pendant la journée, surtout chez les malades que leurs activités obligent à demeurer alertes et bien éveillés.Présenté sous forme de dragées, sirop, lotion et onguent.HOFFMANN-LA ROCHE LIMITÉE \u2014286, ouest, rue St-Paul, Montréal. XIE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Messieurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris), Albert LeSage, Wilbrod Bonin, doyen, Faculté de Médecine, Université de Montréal; Charles Vézina, doyen, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Arthur-L.Richard, doyen, Faculté de Médecine, Université, d'Ottawa; Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy.Rédacteur en chef émérite: Albert LeSACE BUREAU DE DIRECTION MM.R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile Blain, Roméo Boucher, P.Bourgeois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Roger Dufresne, Richard Gaudet, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras.MM.J.-A.Lecours, J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Paul Letondal, A.Marin, Donatien Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, L.-Ch.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, J.-A.Vidal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Edouard Desjardins Secrétaire de la Rédaction: Roger-R.Dufresne Secrétaire adjoint de la Rédaction (Québec): Antoine Pettigrew.BUREAU DE COLLABORATION MM.Gustave Auger, Eugène Allard, ).- Beauregard, Maurice Bélisle, A.Cantero, Roland eau Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Paul Dumas, Origéne Dufresne, Edouard-D.Gagnon, H.de la Broquerie Fortier, J.- Genest, Maurice Gervais, Fernand Grégoire, Pierre Jobin, MM.Paul Labbë, P.Larivière, Valmore Latraverse, Simon Lauzé, Rosaire Lauzer, R.Lebeau, Jean-Louis Léger, Emile Maranda, André Marois, Jean- Th.Michaud, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, P.Poirier, Rosario Robillard, Henri Smith, N.Vézina.pour éclaircir le segment antérieur de l\u2019oeil anti-inflammatoire anti-allergique anti-infectieuse suspension ophtalmique Néo-Cortaf Bouteilles stilligouttes de 5 em: Chaque cm* contient: Acétate d\u2019hydrocortisone.15 mg Sulfate de néomycine.5 mg (équivalent a 3,5 mg de base de néomycine) produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 #marque THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 384 Adelaide Street, West, Toronto DE FABRIQUE Le Collège Vopal deg Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS On fait maintenant passer les examens pour le diplôme d'Associé (Fellow) en médecine et en chirurgie, et pour le certificat des spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les listes pour les examens de 1954 sont maintenant fermées, mais on acceptera les demandes pour les examens de 1955 jusqu\u2019au 30 avril 1955.Les règlements et les conditions régissant les examens, tels que revisés en mai 1951, la liste des hôpitaux canadiens approuvés, des formules de demande d\u2019admission aux examens, de même que des formules de demande d\u2019évaluation, peuvent être obtenus du: Secrétaire Honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada. L'Union Méd.Canada XIII Tome 83 \u2014 Août 1954 DEXAMYL* SPANSULE' Le \u2018Dexamyl\u2019 sous forme de capsules à désagrégation contrôlée Action thérapeutique uniforme et durable\u2014une seule \u2018Spansule\u2019 suffit pour la journée entière : son action dure \u2018Traitement des états névropathiques rencontrés en pratique courante i } \u201c \u201cAnxiété et dépression Algies d\u2019origine psychique ou organique Stress exagéré \u2018DEXAMYL\u2019 Capsules \u2018Spansule\u2019 et Comprimés Capsules \u2018Dexamyl\u2019 Spansule eh deux dosages: Capsule No.1 dosée à: Dexedrine* (sulfate d\u2019amphétamine dextrogyre, S.K.F.), 10 mg.et amobar- bital, 1 grain.| Comprimés: Chaque comprimé est dosé à: \u2018Dexedrine' (sulfate d\u2019amphétamine dextrogyre, S.K.F.), 5 mg.et amobarbital, 5 grain.- Les capsules \u2018Spansule\u2019 sont la fabrication exclusive de SMITH KLINE & FRENCH e Montréal 9 [ Les premiers à offrir les médicaments à désagrégation contrôlée sous forme orale Marque déposée au Canada tMarque déposée au Canada pour les capsules à désagrégation contrôlée fabriquées par S.K.F. XIV L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canad d ADMINISTRATION OFFICIERS COMITE EXECUTIF Président: Albert Jutras MM.Albert Jutras, Roma Amyot, J.-A.Vidal et Vice-président: Emile Blain Emile Blain.Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal , , Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault.COMITE DE PUBLICITE MM.Roma Amyot, Emile Blain et J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), | Louis-E.Phaneuf | (Boston), J.-Antonio Lecours (Ottawa), Charles-P.Mathé (San Francisco), Eugène Tremblay (Chicoutimi), A.Fontaine (Woonsocket), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), | T.-H.Lapointe, | J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa), D.Colin (Saint-Boniface), | L-F.Dubé, | (Notre-Dame-du-Lac), L-P.Mousseau (Edmonton).ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT { 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITÉ : Jacques-D.Clerk Téléphone: AVenue 8-9888 NEURO SÉDATIF ENFANTS SIROP AGRÉABLE A PRENDRE THERAPEUTIQUE DES CHLORURES DE CALCIUM 5% MAGNESIUM 19% MANGANESE 1°%bo LABORATOIRES JEAN OLIVE _ 200, RUE VALLEE - MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Maintenant.un effet anti-inf lammatoire maximum avec les droCortone (ACETATE D'HYDROCORTISONE MERCK) 1.L\u2019HYDROCORTONE est un stéroide cortico-surrénalien naturel d\u2019importance.2.L\u2019HYDROCORTONE est le stéroïde à l\u2019action anti-inflammatoire la plus prononcée.3.L'action des préparations ophtalmiques d\u2019HYDROCORTONE est aussi rapide que celle de la cortisone et, parfois, plus efficace en clinique surtout dans les troubles allergiques.4.Les préparations ophtalmiques d\u2019HYDROCORTONE sont d\u2019administration facile, et sont bien tolérées.5.Les préparations ophtalmiques d\u2019HYDROCORTONE permettent parfois de traiter les patients dont les affections oculaires sont réfractaires à la cortisone.PRÉSENTATION : Suspensions Ophtalmiques Stériles d\u2019Acétate d\u2019HYDROCOR- TONE à 0.5% et à 2.59, \u2014ampoules de 5 cm3.Onguent Ophtalmique d\u2019Acétate d\u2019HYDROCORTONE à 1.59, \u2014tubes de 14 d\u2019once.va HET RN THER SE TGR SEER La TIE EE ERX TER CY XE x 27e re Te CE HYDROCORTONE est la marque déposée de MERCK & CO.Limited pour sa préparation d\u2019hydrocortisone.MERCK & CO.LIMITED * Chimistes fabricants MONTRÉAL * TORONTO - VANCOUVER - VALLEYFIELD L'Union Méd.Canada XVI Tome 83 \u2014 Août 1954 OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GENERAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.444 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.; ; Le René DuBERGER, Sherbrooke.SECRÉTAIRE-TRÉSORIER GÉNÉRAL Jean Marie LAFRAMBOISE, Otten Hermile TRUDEL, Roma AMYOT, Montréal.1990 est, rue Rachel, Montréal.Henri R.de SAINT-VICTOR, Ottawa.RÉ Arthur POWERS, Hull.SEC TAIRE ADJOINT SECRETARIAT: 326 est, boul.Saint-Joseph, B.-G.BEGIN, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone: HArbour 8076 S EDATI F NERVINS TONIQUE ==> Vi TAMINE DE GOUT AGREABLE Passiflore Saule Cratoegus Primevere Thiamine (Ba) Riboflavine (Bz) Acide nicotinique Nucléinate de Manganese Glycérophosphate de Soude Arrhenal Fluorure de Sodium LABORATOIRES JEAN OLIVE _ 200,RUE VALLÉE_MONTRÉAL - L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 TERRAMYCINE* (marque d\u2019oxytétracycline) BACITRACINE CoMBIOTIC* COTINAZIN* DIH YDROSTREPTOMYCINE MAGNAMYCINE* PÉNICILLINE PERMAPEN* POLYMYXINE PRONAPEN* STREPTOMYCINE STREPTOH YDRAZIDE* VIOCIN* TETRACYNE* (marque de tétracycline) Fonue en 1849 XVII considérez la promesse de la Tétracyne marque de tétracycline l\u2019antibiotique à large spectre le plus nouveau La Tétracyne est maintenant offerte sous diverses formes posologiques commodes.*marque enregistrée MA A sm Mn ER MM an a An An an LR An En Mm sm am mam am om en om en considérez la preuve de la Terramycine marque d\u2019oxytétracycline l\u2019antibiotique à large spectre insurpassable *marque enregistrée PFIZER CANADA, Division Pfizer Corporation, 8311, Chemin Royden, Montréal-9, P.Q.Les plus grands fabricants d\u2019antibiotiques au monde.FORMULES VITAMI NO-MINÉRALES HORMONES Tome 83 \u2014 Août 1954 COMITÉ DU XXIVe CONGRÈS Jean-Marie LAFRAMBOISE, président.Roma AMYOT, ler vice-président.Henri R.de SAINT-VICTOR, secrétaire Auray FONTAINE, 2e \" \u201c Arthur POWERS, trésorier.L.-O.BEAUCHEMIN, Be \" SECRETARIAT DU CONGRES: Pierre BELLIVEAU, 4 195, avenue Marlborough, Ottawa, Ont.® ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE Charles VEZINA J.-A.VIDAL | 1-H.LAPOINTE | Richard GAUDET J.-A.DENONCOURT Albert PAQUET A.-L.RICHARD J.-B.JOBIN J.-A.JARRY Edmond POTVIN René DuBERGER MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1956 BIBAUD, Barthélemy, 65, Nicholson, Valleyfield, P.Q.1956 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec, P.Q.1956 BONIN, Wilbrod, 575, av.Davaar, Outremont, P.Q.1954 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.] CHOLETTE, A.-M., 1451 est, boul.St-Joseph, Montréal 1954 COUTURIER.Alphonse, Rivière-du-Loup, P.Q.D\u2019ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1954 DECARIE, Roland, 524 est, Sherbrooke, Montréal, P.Q.1328 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.956 GAUTHIER, Henri-E., Woonsocket, RI.1954 GAUTHIER, ).-D., Shippegan, N.-B.1954 HURTUBISE, Sénateur Raoul, Ottawa, Ont.1954 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.Q.1954 JOBIN, Pierre, 9117, avenue d'Auteuil, Québec, P.Q.1954 LEBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu St-Vallier, Chicoutimi, P.Q.1956 LECOURS, J.-A., 538, av.King-Edward, Ottawa, Ont.LEMIEUX, J.-R., Hôpital du St-Sacrement, Québec, P.Q MERCILLE, Jean, 316, parc G.-E.-Cartier, Montréal, P.O.MILOT, |.-D., 1017 Stafford Road, Fall River, ea MORISSET, Pierre, Saint-Georges-de-Beauce, pg ass.- PERRAS, ).-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.PERRON, Jos., 2, rue Mercier, Shawinigan, P.Q.PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.PILON, J.-L, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal, P.Q.P.Q POULIOT, Antoine, 68, rue Sainte-Ursule, Québec, P.Q.RIOUX, ].-Emile, Sainte-Anne-des-Monts Qucbes.BS: ROULEAU, ].-Maurice, Saint-Grégoire, (Nicolet), P.Q.SMITH.Pierre, 300, carré Saint-Louis, Montréal, PS.TETREAULT, Ad., 411, boul.Laviolette, T.-Rivières, P.i THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle.Verdun, PS; VIAU, Horace, 467 rue Rideau, Ottawa, Ont.pour éclaircir le segment antérieur de l\u2019oeil anti-inflammatoire anti-allergique anti-infectieux onguent ophtalmique A Tubes-applicateurs de 1 drachme Chaque gramme de Néosone contient: Acétate de Cortisone.15 mg Sulfate de Néomycine.5 mg (équivalent a 3,5 mg de base de néomycine) MARQUE, OE FASRIGUE vo produits pharmaceutiques DE LA NEOMYCORSONE .; UPJOHN supérieurs depuis 1886 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 384 Adelaide Street, West, Toronto mois au secrétariat du Journal.p.m.Les médecins sont cordialement invités à venir consulter et feuilleter les nombreux nouveaux ouvrages de médecine, qui sont envoyés chaque On pourra prendre connaissance de ces volumes à : 326 est, boulevard Saint- Joseph \u2014 9 heures a.m.à 5 heures L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 XIX mette: ANATENSINE | pour calmer l\u2019esprit tourmenté Anatensine permettra à vos patients d\u2019affronter les difficultés et les déboires de la vie quotidienne sans qu\u2019ils ne développent une tension anormale.Ce sédatif et calmant pour le jour, sans barbiturate, n\u2019entrave pas le pouvoir de concentration ou de perception et peut donc être prescrit comme sédatif pendant qu\u2019on travaille.Anatensine est disponible seulement sur prescription.Littérature et échantillons professionnels sur demande.BRITISH DRUG HOUSES RE RC 47 Re wv tension La tension chez la plupart des patients n\u2019est pas continue et son niveau d'intensité ne se maintient pas constamment élevé durant 24 heures.Dans la majorité des cas la tension se manifeste par des hausses quotidiennes intermittentes .causées par les exigences de la vie moderne.Afin de soulager les symptômes de la tension, un sédatif s\u2019impose.Et puisque la tension se manifeste par des hausses intermittentes .une sédation continue n\u2019est pas de rigueur.Elle ne servirait qu\u2019à \u201csur- droguer\u201d le patient dont le rendement pourrait être amoindri durant la journée.N I DAR.Pencontre des préparations sédatives a action prolongée offre une formule nouvelle toute désignée pour réduire chez le patient la tension lorsqu\u2019elle survient. pour un contrôle spécifique des hausses de tension L'effet courte-durée de NIDAR procure une sédation au moment requis.INTENSITE D'ACTION one».INTENSITÉ D'ACTION i 0 A PHENOBARBITAL N = A preosaraTaL N A .A a i Berd + #8 | BUTABARBITAL soviaue \\ : Ÿ 8 BUTABARBITAL sontaue NN : A ' ; ; 1 es cl! 1 PENTOBARBITAL SODIQUE Li | PENTOBARBITAL SODIQUE 3 ù i vo y ol] ! ! ; SECOBARBITAL SODIQUE : of |, |.SECOBARBITAL SODIQUE 1 LIES + { 7 te} r ' Tr ¥ TE ca r v r +r EY v ¥ T 7 8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7 8 A.M MiDI PM PERIODE DE TENSION DU MATIN PERIODE DE TENSION DE L'APRÈS-MIDI Chaque comprimé vert pâle strié renferme: Secobarbital sodique .% gr.Pentobarbital sodique .3% gr.Butabarbital sodique .18 gr.Phenobarbital .8 gr.En flacons de 100 comprimés.Nidar apporte un soulagement efficace dans les cas de tension grace a son effet rapide .son action additive .et sa courte durée.induit rapidement au sommeil, tout en permettant au patient de se réveiller rafraichi sans sensation de lourdeur.La posologie dépendra de la fréquence quotidienne des 4 | Nidar est hautement recommandé comme hypnotique.Il | hausses de tension.Toutefois la dose moyenne sera d\u2019un com- primé le matin et d\u2019un comprimé l\u2019après-midi.La dose hypnotique suggérée sera d\u2019un à deux comprimés une demi-heure avant le coucher.THE ARMOUR LABORATORIES Distributeur Canadien: LAURENTIAN AGENCIES, LTD.® .429, RUE SAINT-JEAN-BAPTISTE, MONTREAL 1, QUEBEC, CANADA L'Union Méd.Canada XXII Tome 83 \u2014 Août 1954 Quatre bons informateurs! 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DEPUIS PLUS DE 125 ANS EURE DIET * NITRANITOL \u2018NITRANITOL PV; ET NITRANITOL R.S.?, MARQUES DE FABRIQUE L\u2019Union Méd.Canada XXIV Tome 83 \u2014 Août 1954 Le soulagement instantané des COUPS DE SOLEIL TAN-GEL Gelée antiseptique à l'acide tannique ADOUCISSANT ANTISEPTIQUE SOLUBLE À L\u2019EAU Un traitement d'urgence sûr, pour les coups de soleil et les autres Efficace aussi pour le brûlures \u2014 soulage instantanément traitement des les douleurs, prévient la tuméfaction BRÛLURES et favorise la guérison.4 des ERAFLURES Soluble à l\u2019eau, le Tan-Gel s\u2019enlève facilement lorsqu\u2019un nouveau et de l'HERBE À LA PUCE traitement s'impose.Désirez-vous un tube de format ordinaire ES ATES kQEUBLE pour votre usage personnel?Dans ce cas, veuillez nous en avertir en nous envoyant tout simplement votre nom et votre adresse sur une carte postale.Chakes & rosst & Co.MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada XXV Tome 83 \u2014 Aout 1954 INDUCTION RAPIDE \u2014 PROMPT RETABLISSEMENT (ETHER VINYLIQUE U.S.P.Merck pour ANESTHESIE) VINETHENE*, par son induction rapide, diminue les risques de réaction émotionnelle.La méthode du goutte à goutte est une façon commode d\u2019administrer VINETHENE pour produire promptement l\u2019anesthésie.Le patient revient rapidement à l\u2019état normal avec un minimum de suites post-anesthésiques.VINETHENE peut aussi servir comme induction avant l\u2019anesthésie à l\u2019éther, et comme complément au protoxyde d'azote.* Marque déposée Documentation sur demande MERCK & CO.LIMITED Chimistes fabricants MONTRÉAL * TORONTO > VANCOUVER - VALLEYFIELD BETAGEN VITAMINE \u201cB\u201d COMPOSEE ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT D'ÉPARGNE Pertes d\u2019énergie et d\u2019appétit \u2014 Anémie \u2014 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux Déséquilibre nerveux PRINCIPAUX COMPOSANTS VITAMINE B: \u2014 RIBOFLAVINE \u2014 PYRIDOXINE \u2014 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 ACIDE PANTOTHENIQUE LECITHINE \u2014 AVENINE \u2014 GLYCÉROPHOSPHATES DE SODIUM, CALCIUM, POTASSIUM, STRYCHNINE (1/160 @r.à l\u2019once) SAVEUR AGREABLE © TOLERANCE PARFAITE DOSE : UNE CUILLEREE A DESSERT QUATRE FOIS PAR JOUR AVANT LES REPAS.Comprimés Licalgen- V A base de Gluconats de Calcium INOSITOPHOSPHATE DE CALCIUM ET MAGNÉSIUM CERIUM OXALATE e VITAMINE D Groddedde, Laclalion, Vomisiements gravidigued LE BICALGEN-D, COMPRIME NON AROMATISE, PRESQUE INSIPIDE, ENTIEREMENT SOLUBLE, EST LE MEDICAMENT DE CHOIX POUR LA FEMME GRAVIDE.Dose: Trois à six comprimés par jour.\"TRI-SULFA | Amélioré NOUVELLE ASSOCIATION SULFAMIDÉE PERMETTANT DES DOSAGES ADÉQUATS | _ SANS DANGER DE CRISTALLURIE _ SULFAMETHAZINE, SULFADIAZINE, SULFAMERAZINE 37% 37% 26% COMPRIMES, ADULTES COMPRIMES AROMATISES, ENFANTS SUSPENSION AROMATISEE 3 0.50 gramme du mélange 3 0.30 gramme du mélange 3 0.50 gramme du mélange \u2014 trie \u2014 | par comprimé.par comprimé.par cuillerée à thé.*Marque déposée.DOSE : SELON L\u2019AVIS DU MÉDECIN Somenal Î COMPRIMÉS À 12 CENTICRAMMES COMPRIMES A 15 MILLIGRAMMES Butobarbital 0.06 gm.Butobarbital 7/4 mg.; Phénobabital 006 2m.! 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Le Système Nerveux Sympathiques PARTIES CEPHALIQUE, CERVICALE ET THORACIQUE I.Ganglion ciliaire 13.Septiéme ganglion thoracique 25.Ganglion cervical inférieur 2.Ganglion sphéno-palatin du grand sympathique du grand sympathique 3.Nerf lingual 14.Nerf grand splanchnique 26.Nerf pneumogastrique gauche 4.Ganglion sous-maxillaire 15.Artère, veine et nerfintercostaux 27.Quatrième ganglion thoracique ! .ren 16.Dixième ganglion thoracique du grand sympathique 5.Artère carotide interne du grand sympathique .; 3 .Co T .: 28.Ganglion de Wrisberg 6.Artère carotide primitive; 17.Nerf petit splanchnique 29.PI I .Lo nerf cardiaque supérieur 18.Diaphragme 9.Plexus pu monaire antérieur 7.Glande thyroide; nerf récurrent 19.Nerf trijumeau 30.Plexus aortique du pneumogastrique 20.Ganglion otique 31.Plexus oesophagien 8.Pneumogastrique droit 21.Ganglion plexiforme 32.Oesophage 9.Crosse de l\u2019aorte 22.Gangiion cervica\u2019 supérieur 33.Veine azygos 10.Plexus cardiaque superficiel Cu grand sympatiique 34.Ganglion splanchnique ; i\" ; ; 23.Tronc cervical du grand _ 11.Cinquième ganglion thoracique sympathique 35.Aorte du grand sympathique 24.Ganglion cervical moyen 36.Rameau gastrique antérieur 12.Artère et veine pulmonaires du grand sympathique du pneumogastrique Cette illustration est la reproduction de l\u2019un d\u2019une série de tableaux dus à Paul Peck, illustrant l\u2019anatomie des organes et des tissus le plus souvent attaqués par l\u2019infection, dans le traitement desquels l\u2019auréomycine est susceptible de s\u2019avérer utile. CHLORHYDRATE D\u201d Auréomycine CHLOROTÉTRACYCLINE HCI dans les Infections Viscérales L\u2019AURÉOMYCINE a obtenu une reconnaissance étendue et a été très employée dans le traitement des infections des viscères et des tissus mous.Quand l\u2019organisme envahisseur est sensible à cet antibiotique, l\u2019enraiement de l\u2019infection est la règle.Présentée sous des Formes Posologiques Orales, Parentérales et Ophtalmiques.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 5550 AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT RoYAL MONTREAL, QUEBEC *Marque Déposée Imprimé aux Etats-Unis L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 XXXI A droite \u2014 Ovaire en activité chez une femme pendant la vie sexuelle.En dessous \u2014 Ovaire apres la ménopause.Il est en grande partie constitué de tissus scléreux et fibreux.[L'action sélective du Vallestril\u201d Le Vallestril se caractérise par son action sélective en ce qu\u2019il ne procure d'activité estrogéni- que qu\u2019à certains organes.Malgré son action énergique sur la muqueuse vaginale, le Vallestril n\u2019a qu\u2019une influence minime sur l\u2019utérus et l\u2019endomètre.Cette action sélective contribue à expliquer le nombre exceptionnellement minime de \u2018\u2018saignements provoqués\u201d, tel que l\u2019a prouvé une série d\u2019observations récentes.Ne serait-ce que pour cette seule raison, le Vallestril a droit à la préférence lorsqu\u2019on traite le syndrome de la ménopause.Avec Vallestril, \u201con maitrisel rapidement les symptômes de la ménopause .Les effets heu- c.\u2026.SEARLE : reux provoqués par le traitement devinrent visibles en moins de trois ou quatre jours chez la plupart des malades.On a également la preuve qu\u2019une fois les symptômes sous contrôle, on peut, au moyen de petites doses quotidiennes, maintenir la patiente dans cet état asymptomatique\u201d.Pour traiter la ménopause, on donne un comprimé (3 mg.) deux ou trois fois par jour pendant deux ou trois semaines; on réduit alors la dose à un ou deux comprimés par jour aussi longtemps qu\u2019il le faut.1.Sturnick.M.I, and Gargill, S.L.: Clinical Assay of a New Synthetic Estrogen: Vallestril, New England J.Med.247:829 (Nov.27) 1952.SEARLE La recherche au service de la médecine CO.OF CANADA, LTD.390 Weston Road, Toronto 9, Ontario XXXII L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 en 0% DES FOS FLAVACO Spray nasal \u201cFlavedrin\u201d Doux additionné d'Antibiotiques Gramicidine.0.005 p.c.Néomycine, sulfate de.0.1 p.c.Ephédrine, chlorhydrate de.0.3 p.c.Aminacrine, chlorhydrate de.0.1 p.c.DES VOIES NASALES ) PROCURE UNE DESOBSTRUCTION RAPIDE FAVORISE L\u2019ECOULEMENT LIBRE DES SINUS ANNEXES DES FOSSES NASALES » PROTEGE CONTRE LES INFECTIONS SECONDAIRES MODE D'EMPLOI: Vaporiser délicatement une ou deux fois, ou instiller 3 ou 4 gouttes dans chaque narine toutes les 3 ou 4 heures selon le besoin.Le flacon compressible de matière plastique renferme 15 cc.de solution et produit soit un spray, soit des gouttes.EFFICACE AUSSI CONTRE LA FIÈVRE DES FOINS: FLAVEDRIN \u2018FLAVEDRIN DOUX Ephédrine, chlorhydrate de Aminacrine, chlorhydrate de, B.P.0.1 pc.pour Enfants Ephédrine, chlorhydrate de.0.3 p.c.Aminacrine, chlorhydrate de, B.P.0.1 p.c.Présenté en flacons de 1 on.munis de Présenté en flacons de V2 on.munis de compte-gouttes.compte-gouttes.MODE D'EMPLOI: Trois ou quatre gouttes instillées ou vaporisées dans les narines toutes les trois ou quatre heures.Chantes & Frosst &Co, L'Union Méd.Canada XXXIII Tome 83 \u2014 Août 1954 MARQUE DE LA CHLOROMÉRODRINE EXCRETION NORMALE DU SODIUM ET DE L'EAU Une posologie quotidienne individualisée de NEOHYDRIN - de 1 à 6 comprimés par jour, selon les besoins - prévient la réapparition de la rétention hydro- Saline souvent quotidienne, susceptible de se produire avec les diurétiques à dose unique.Il n'est pas besoin de limiter arbitrairement la posologie ou d'interrompre temporairement le traitement pour éviter toute \"résistance\" au médicament.Il n'est donc jamais nécessaire d'interrompre ou de remettre le traitement par le NEOHYDRIN pour des raisons thérapeutiques.Parce qu'il freine la rétention saline en inhibant la déshydrogénase succinique au niveau du rein seulement, le NEOHYDRIN ne produit pas des réactions secondaires dues al'inhibition #* = enzymatique diffuse au niveau d'autres organes.à Prescrire le NEOHYDRIN en flacons de 50 comprimés.À Chaque comprimé renferme 18,3 mg.de ÿ 3-chloromercuri-2-méthoxy-propylurée.A l'avant-garde de la recherche diuretique LAKESIDE LABORATORIES (CANADA), LTD.24 WELLINGTON STREET, W., TORONTO, ONTARIO L'Union Méd.Canada XXXIV Tome 83 \u2014 Août 1954 Contre les diarrhées bactériennes: bactériostase \u2014 adsorption protection Streptomagma possède les propriétés essentielles requises pour assurer une rémission rapide et complète de nombreuses diarrhées infectieuses.Pour accomplir sa mission, Streptomagma met en oeuvre : Streptomycine .\u2018beaucoup plus efficace contre la flore intestinale, du genre coli que les sulfamides .n'est pas facilement absorbable .n'irrite pas la muqueuse.\u201d Pectine .\u201cdiverses pectines, administrées simultanément avec la streptomycine, deviennent de véritables agents bactéricides au niveau du tube digestif.\u2019 Kaolin .pour son énorme pouvoir couvrant et son grand pouvoir d\u2019adsorption\u2019\u2019 Gel d\u2019alumine .lui-mé&me puissant adsorptif, sert d\u2019agent de suspension pour la kaolin dont il renforce l\u2019action; adoucit et protège la muqueuse intestinale irritée.Sulfate de dihydrostreptomycine et LF.Jr:: Bull.US.Army pectine avec kaolin dans un gel d\u2019alumine 1.Pulaski, E.J.et Connell, M.Dept.9:265 2.Wooldridge, W.E.et Mast, G.W.: Am.J.Surg.78:881 3.Swalm, W.A.: M.Rec.140:26 Wyeth Marque Déposée WALKERVILLE, ONTARIO 2 = D, MONTRÉAL à 3 $ A # Re > 7 Ap» 7, aw + 4m lL a ER § CR cy : æ, 7 7 Pomme.rm IY \u201cp 2 LC sa 7 pt 53 fe ; xh se ot 712 A >._ Whe à à > > 2 > i; ee A Cp 1, 2 > Ye 8 = P, Xx Fok 5 = wR W, ve Fo és Fr 2 a 5 0 vtr Te : » 9 DIVISION ETHICON DE JOHNSON & JOHNSON LIMITE 5% pa Te JR, 2 : a a = ASS a mr $7 = = RH erty wp aor, ony 5 5 a 2& ve.és pa Lo ENE PE ns £N 3 ef À > \u201c5 17, > ae sve a Ta, EN co PES ft Shi ; SE Ra 2 A JZ Sag Feat * - mis Vo fe le ve > \u201ccet a J eg ate Wr PN a re \u201cok ern TS SAR p AE gre Sor tan oad 1e Pe Po 0.\u2018eA y 7, 7 7 Ve W 7, \u20ac Dp Ry, Hs ¢ RANE % 0, 4, À Lh 4% 77, % Vr WL Zp % % 4% 3 Marque déposée ib. XXXVI double façon de maitriser la fièvre des foins l.Procédé plus rapide et plus sûr pour réprimer l'allergie.CHLOR-TRIP OLON injectable, 100 mg.par c.c.(dans la seringue avec l'extrait allergénique) 2.Soulagement des symptômes \u2014 soulage pour toute la journée.(ou toute la nuit*) avec un seul CHLOR-TRIPOLON REPETAB 6 me) * S'il y a lieu de combattre l'insomnie, prescrivez Chlor-Tripolon Repetabs avec Pentobarbital sodique.Chlor-Tripolon Maléate, maléate de chlorprophenpyri- damine, Schering.Repetabs, comprimés à action répétée.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 ( = [re S == ~ = ponnmni ~ S = S 2 L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Ya |à 10 de vitamine aqueuse À nécessitée comparée à la vitamine huileuse À XXXVII dans l'acné, les eczémas, la peau sèche La supériorité clinique de la vitamine À aqueuse sur la vitamine À huileuse, dans tous ces troubles de la peau, est maintenant nettement démontrée { vitamine À aqueuse (Aquasol A) vitamine A ordinaire en solution huileuse acné 25,000 à 50,000 unités par jour au delà de 500,000 unités par jour eczéma .25,000 à 50,000 unités par jour chronique 50,000 à 500,000 unités par jour _ Peau 60,000 à 100,000 unités par jour très sèche 100,000 à 300,000 unités par jour deux formes séparées de vitamine À par capsule.sous forme de solution aqueuse : 25,000 U.S.P.unités 50,000 U.S.P.unités *la vitamine À en solution huileuse devient soluble dans l\u2019eau par les esters de sorethytan ; protégé par brevet des E-U.No 2,417,299.Echantillonnage et littérature médicale sur demande.U.S.VITAMIN CORPORATION OF CANADA, LTD.1452, rue Drummond, Montréal, P.Q.aquasol A capsules les premières et les seules* capsules de vitamine À en solution aqueuse.Flacons de 25, 100, 500 capsules. QUALITÉ Le mot qualité n\u2019est pas un vain mot chez Beauchemin; les travaux illustrés ci-joints font Uorgueil des artisans d'expérience que Beauchemin place à votre service.COULEUR La couleur, cette arme moderne aux mains des publicistes et des imprimeurs, demande un degré artistique élevé pour la répartition équilibrée des groupes ou des valeurs, c\u2019est ce que vous trouverez chez les artistes de la maison Beauchemin.PRÉCISION Un travail de reproduction en couleurs demande une fidélité de reproduction et une précision d'impression que lon ne peut obtenir qu\u2019avec un outillage moderne et tenu à point comme celui dont | est pourvue la Librairie Beauchemin.SERVICE | Le mot service a une importante signification pour les employés de la Librairie | | \u2019 1 Beauchemin Limitée.Le soin de bien à : ., : servir \u201cle client\u201d est notre constante pré- i occupation.Demandez notre représentant.~ BEATCHEMIN TRIS ge - | 430, rue Saint-Gabriel, Montréal \u2014 LA.4236 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 XXXIX Dans le traitement de l\u2019infection para-nasale, ARGYROL constitue la base rationnelle d\u2019une thérapeutique efficace ARGYROL Détersif et emollient bacteriostatique decongestionne sans reaction En cas d'infection nasale et de sinusite, les propriétés bactériostatiques et physiques de l'ARGYROL s'unissent pour favoriser l'écoulement, réduire la congestion, aider à combattre l'infection et rétablir la fonction normale.La méthode ARGYROL Son triple effet 1.Conduit nasal .instillations 1.Décongestionne sans irritation d'ARGYROL a 20 p.100 dans le de la membrane ni lésion ciliaire.canal lacrymal.2.Incontestablement bactériosta- 2.Voies nasales .gouttes d'une fique et cependant non toxique solution d'ARGYROL à 10 p.100.pour les tissus.3.Nettoie en stimulant les sécré- 3.Fosses nasales .tampunne- tions, renforçant ainsi la première ment avec ARGYROL à 10 p.100.ligne de défense de l'organisme.Fabriqué exclusivement par A.C.BARNES COMPANY LTD.STE-THERESE, QUEBEC Pour le maximum de soulagement, exigez l'emballage authentique.ARGYROL est une marque déposée, propriété de À.C.Barnes Company Limited XL L'Union Méd.Canada _ Tome 83 \u2014 Août 1954 .tant au point de vue physique que psychologique.Les tampons offrent une méthode de protection menstruelle interne 0 ; merveilleusement confortable.Ils ne peuvent causer d\u2019odeur, ) d\u2019irritation périnéale ni d'infection provenant du rectum.Et, grâce à l'individualité et à la commodité que procurent les trois degrés d\u2019absorption (Régulier, Super, Junior), les femmes qui y ont recours ont tendance à \u201coublier leur état\u201d.* De plus, ces tampons de ouate sont faciles d\u2019emploi, sûrs et efficaces.* West.J.Surg., Obstet, & Gynec., 51: 50, 1943; J.A.M.A., 128: 490, 1945.CANADIAN TAMPAX = ffAessosanon rs.NG La protection menstruelle interne de choix.Echantillons professionnels envoyés sur demande. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 XLI dans les infections sérieuses Chloromycetin ( Chloramphenicol, Parke-Davis ) dans les infections bactériennes, le CHLOROMYCETIN est souvent efficace contre des souches d\u2019organismes Gram positifs et Gram négatifs résistantes à d\u2019autres antibiotiques.Des résultats cliniques notables ont été observés dans la fièvre typhoïde, la pneumonie bactérienne et des troubles bactériens sérieux.dans les infections virales, on peut escompter une amélioration clinique marquée, une heureuse convalescence sans incidents et la prompte reprise des activités normales après administration de CHLOROMYCETIN.On a rapporté des réponses cliniques frappantes dans la pneumonie virale, la psittacose et certains autres troubles sérieux causés par de gros virus.dans les infections rickettsiennes, le CHLOROMYCETIN a souvent une influence remarquable sur l\u2019évolution clinique de la maladie.La fièvre et la toxémie accompagnant le typhus, la fièvre fluviale du Japon (\u201cscrub typhus\u201d) et la fièvre tachetée des Montagnes Rocheuses peuvent être enrayées de façon spectaculaire dans les 48 heures.Le CHLOROMYCETIN est un agent thérapeutique puissant, et parce que certaines dyscrasies sanguines ont déjà été relevées en rapport avec son administration, il ne devrait être employé qu\u2019avec discernement et pour des infections majeures.En outre, tout comme pour certaines autres drogues, des examens hématologiques adéquats devraient être faits quand le malade a besoin d\u2019un traitement prolongé ou intermittent.A 4\u20ac ne 9 P 2 PARKE, DAVIS & CIE LTEE & y sw WALKERVILLE, ONTARIO z à L'Union Méd.Canad XLII Tome 83 \u2014 Août 1954 $ yllogisme du CELLUKA 1.La méthylcellulose, pas plus qu'une vulgaire éponge de cellulose, ne fait de miracle: pour se gorger d'eau et remplir son rôle dans l\u2019intestin, il lui faut de l\u2019eau.2.Cette quantité d'eau, minime mais essentielle, la méthylcellulose la rencontre à l\u2019endroit même où elle est la plus nécessaire \u2014 dans l'intestin.L'hydrate de magnésie la lui apporte, par osmose.3.Méthylcellulose + eau, tel est le secret de l'efficacité de Celluka qui, en outre, stimule légèrement le côlon avec une faible dose de cascara.L ogiguement CELLUKA doit être efficace dans la CONSTIPATION D OBÉSITÉ ŒDÈME La elinigue a largement démontré qu\u2019il en était ainsi CELLUKA @ Conception rationnelle du traitement de @ Saveur exquise du granulé la constipation @ Effet immédiat et à échéance, sans @ Dragées faciles à prendre accoutumance @ Douceur d\u2019action sans effet purgatif @ Coût très bas du traitement FORMULE : par cuillerée à thé de granulé par dragée Méthylcellulose .000000cccceccoues 0.50 Gm.0.25 Gm.Hydrate de magnésium a ccocscuce 1.50 Gm.0.20 Gm.Ext.de cascara sagrada cocoon 0.15 Gm.0.025 Gm.LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE, INC.950, AVENUE OGILVY, MONTRÉAL 15 | chose suivante: un bon complexe Essayez le SUR-BEX Quand vous rencontrez un malade dont la vie trépidante l\u2019éloigne d\u2019un régime alimentaire sensé vers une déficience vitaminique B, ramenez-le avec le sUR-BEX ou le sUR-BEx avec C.Ces excellents suppléments fournissent aux gens constamment pressés justement les vitamines que l\u2019organisme ne peut pas emmagasiner en quantité \u2014 et qui depuis longtemps font défaut dans leur régime.Lesquelles ?Voyez la formule.Vous aimerez le sur-Bex et le sUR-BEX avec C\u2014et les malades aiment les prendre.Triplement enrobés, aromatisés a la vanille, faciles a avaler.En flacons de 100 comprimés.Un échantillon ?Voyez la carte reponse PRESCRIVEZ LE Chaque Comprimé SUR-BEX renferme: Mononitrate de Thiamine.6 mg.Riboflavine.6 mg.Niacinamide.30 mg Chlorhydrate de Pyridoxine.1 mg.Vitamine Bi < » a J (sous forme de concentré de Br).2 mcg.by 1 1 1 ad ( XX Acide Pantothénique > A (sous forme de sel calcique).10 mg.Fraction Hépatique No.2, N.F.0.3 gramme (Comprimés de Complexe Vitaminique B d'Abboti) (5 grains) Levure de Bière Desséchée.\u2026.0.15 gramme 2! oral .(274 grains) ou le sur-Bex avec Vitamine C Le SUR-BEX avec Vitamine C renferme 150 mg.d\u2019acide ascorbique en plus des facteurs du complexe vitaminique B énumérés ci-dessus. \u201cLE NEMBUTAL a été employé durant tout le cours de notre étude! parce qu\u2019il s\u2019est avéré une des drogues le plus généralement satisfaisantes.Il est facilement disponible en suppositoires de quatre forces allant de Ya à 3 grains.Nous croyons que l\u2019emploi des suppositoires est moins sujet à occasionner la grande irritabilité et l\u2019excitation que peuvent provoquer les barbituriques Suppositoires de NEMBUTAL® SODIQUE (Pentobarbital Sodique, Abbott) *NOM DÉPOSÉ pour \u201cUNE sédat 20N { rapide quand on ne peut pas employer la voie buccale administrés par des voies plus rapides.\u201cOrdinairement le sommeil survient graduellement et, bien qu\u2019il soit généralement profond, les malades ne sont pas exceptionnellement difficiles à réveiller, et il n\u2019y a pas de mauvais effets tels qu\u2019une irritabilité ou une 1.Kellaway, P., et Fox, B.J.(1952), J.Pediatrics, 41:262, sept.somnolence excessive.\u201d 60 mg.30 mg.(1 grain) (Va grain) 406011 0.2 gramme 0.12 gramme (3 grains) (2 grains) BULLETIN DEUX CONGRÈS INTERNATIONAUX PHYSIOLOGIE \u2014 PSYCHOLOGIE Un congrès international de physiologie à Montréal l'an passé, qui réunit environ deux mille congressistes.Cette année, un congrès international de psychologie qui groupa des délégués des plus importants pays.Montréal, avec ses deux facultés de médecine et ses centres de recherches de plus en plus connus et réputés, attire l'attention du monde scientifique.Il n\u2019est pas encore Paris et n'aura pas de sitôt le prestige de la Ville Lumière comme site et centre d\u2019attraction des congrès internationaux.Cependant ces deux dernières réunions présagent heureusement pour l'avenir et lui font prendre la figure d\u2019une ville maîtresse auprès des sociétés et des associations savantes .Ces deux événements ne vont pas sans faire naître certaines réflexions que nous formulons au rythme et à la séquence de leur déroulement.La physiologie est une discipline basale de l\u2019étude et de l\u2019essor de la médecine.Depuis Magendie et Claude Bernard, elle fut au surplus la source de recherches et de découvertes qui contribuèrent à l'avancement sensationnel de la science médicale, de l\u2019art de prévenir et guérir les maladies.Elle n\u2019a pas vieilli et demeure encore aussi riche d\u2019explorations et de promesses qu\u2019aux premières phases de sa maturité.Elle reste donc encore une des assises de l\u2019édifice médical avec des techniques plus fines, ingénieuses et complexes.Ses profondeurs sont insondables et elle intègre maintenant les processus bio-chimiques dont elle se sert comme instrument.La physiologie est l\u2019étude de la vie même au sein des tissus.Toutes les disciplines doivent converger vers elle, afin d\u2019appréhender la connaissance des fonctions cellulaires.La morphologie de la cellule est une notion certes encore utile et qui, tous les jours, répond à notre curiosité et approfondit de multiples problèmes biologiques dans les laboratoires d\u2019anatomie pathologique.Elle recèle des secrets dont la révélation apportera de nouvelles découvertes. ws mons fn Sev Mais on pénètre encore plus loin dans l'étude de la cellule quand c'est son fonctionnement, sa vie même qu\u2019on interroge: son métabolisme, sa respiration, ses enzymes, sa constitution bio-chimique et bien d'autres états et fonctions dont la connaissance exacte est bien au-dessus de notre entendement de profane en ce domaine.Et la psychologie ?Elle est sortie de la froideur et du didactisme académique dans lesquels la maintenaient les traités et les sociétés savantes.Elle s\u2019est rapprochée de l'homme, elle a même touché à la clinique, secondant l'hygiène mentale et servant à la psychiatrie.De la sorte, elle s'est humanisée, a pris de la chaleur et peut être d\u2019une utilité immédiate, accessible et tangible.Il n'est pas douteux que la psychologie connaît actuellement auprès du grand public une vogue peut-être exagérée; d\u2019autre part, il est non moins vrai qu\u2019elle remplit dans notre monde artificiel et factice d'aujourd'hui un rôle utile.D'où lui vient cet essor nouveau et surtout cette direction récente dans son évolution ?À notre avis, par-dessus tout, de deux sources différentes.D'abord des tests mentaux: tests d\u2019intelligence et tests de la personnalité ou de projection qui l\u2019ont rendue immédiatement utilisable pour des fins sociales, pédagogiques et cliniques, sans parler de l'investigation purement scientifique que ces épreuves codifiées ont enrichie.Les tests d'intelligence sont nés des travaux et de la très ingénieuse tenacité de deux savants français, un psychologue: Binet, et un médecin: Simon.Ils servent dans tous les pays depuis que ces auteurs ont fait connaître le fruit de leurs patients travaux, soit depuis 1899-1900, peut-être modifiés, complétés, mais fondamentalement inchangés.Les tests de projection ou de la personnalité n\u2019ont pas pour but d'établir le niveau intellectuel, l\u2019âge mental.Leur fin est de déceler plutôt, soit les traits caractériels de la personnalité, soit les indices pathologiques les plus saillants de l\u2019affectivité d\u2019un sujet mentalement malade.Ces tests sont nombreux.Un seul surpasse tous les autres qualitativement et chronologiquement, c\u2019est celui de l\u2019interprétation de taches d\u2019encre qu'un médecin suisse, Rorschach, a décrit et fait connaître en 1921.Ce test est utilisé maintenant quotidiennement dans tous les services et cliniques de psychiatrie du monde entier. ra ve Er pores sa Nous n'insistons pas.Les tests psychologiques sont maintenant légion et possèdent des applications multiples et variées.Enfin, la seconde influence de l'essor pragmatique de la psychologie se rattache à la conception psychogénétique des maladies mentales et plus immédiatement à la psychanalyse.On ne peut et ne doit pas confondre psychologie et psychanalyse; la psychologie est beaucoup plus que la psychanalyse; cette dernière pourrait être comprise comme étant une conception psycho- pathologique des maladies mentales.À tout événement, l\u2019on connaît le prestige impressionnant de la psychanalyse dans certains pays et tout particulièrement aux Etats- Unis et l\u2019on sait aussi que cette discipline en plus d'enseigner une doctrine psychogénétique des maladies mentales est appliquée par des psychiatres et des psychologues.Nous devons ajouter ici que nous ne portons aucun jugement sur ces faits; nous ne faisons qu\u2019énoncer un état de choses et rechercher l\u2019origine d\u2019une évolution.Groupons tous ces facteurs: tests d\u2019intelligence, tests de personnalité, psychanalyse, conception psychogénétique des maladies mentales, psychologues servant à la clinique, psychologues psychanalystes, psychologues appliquant des tests d\u2019orientation et apportant leur concours à la pédagogie, à l\u2019industrie, auprès de la jeune délinquance, etc., et nous y trouvons ce qui fit de la psychologie d\u2019expérimentation et d'enseignement académique d'autrefois, la discipline vivante et plus humaine d\u2019aujourd\u2019hui.De deux congrès, voilà quelques commentaires dont on nous excusera la lourdeur pour une lecture de fin de vacances.Roma AMYOT. XXIV° CONGRÈS DE L\u2019A.M.L.F.C.OTTAWA-HULL, LES 27, 28, 29 ET 30 SEPTEMBRE 1954 AU CHATEAU-LAURIER e-\u2014- + PROGRAMME SCIENTIFIQUE PRÉLIMINAIRE SÉANCES PLÉNIÈRES \u2014 SALLE DES BANQUETS Les 28, 29 et 30 sept.1954, de 9.30 à 12.00 h.a.m.\u2014 de 2 à 5 h.p.m.Etudes de l\u2019élimination rénale du sodium dans les cirrhoses avee ascite \u2014 Professeur Cachera, Paris.Recherches récentes sur la phagocytose avec présentation de film \u2014 Professeur Raoul Kourilsky, Paris.Le traitement chirurgical de la maladie de Parkinson \u2014 Docteur Claude Bertrand, Montréal.La ménopause \u2014 Docteur Gérald Brisson, Hull.Le traitement chirurgical du cancer du col utérin \u2014 Docteur Alexander Brunchwig, New-York.Les dyskinésies biliaires.\u2014 Docteur Noël Coutu, Hull.La gamma-globuline chez le nouveau-né \u2014 Docteur Paul Dagenais-Pérusse, Montréal.Communication \u2014 Docteur Daumond, Haïti.Les diarrhées du nourisson \u2014 Docteur Paul DeBellefeuille, Ottawa.Cancer bronchogène associé à certaines maladies pulmonaires, \u2014 Docteurs Roland Desmeules et Philippe Richard, Québec.Le syndrome de Cushing \u2014 Docteur Paul Dumas, Montréal.Rhumatologie \u2014 Docteur Jacques Durivage, Montréal.Les gastrites chroniques \u2014 Docteur Roland Gagné, Ottawa.La cholégraphie endo-veineuse et les troubles fonctionnels du système biliaire \u2014 Docteur Albert Jutras, Montréal.L\u2019hyperinsulinisme fonctionnel \u2014 Docteur Napoléon Larochelle, Québec.La lithiase biliaire dans la région Saguenay-Lac St-Jean \u2014 Docteurs Sylvio Leblond et Gaston Lapointe, Chicoutimi.La lithiase rénale \u2014 Docteur Jean-Paul Legault, Montréal.Tumeurs bénignes du poumon et du thorax \u2014 Docteur André Mackay, Montréal.L\u2019appendicite en relation avec l\u2019âge \u2014 Docteur L.-P.Mousseau, Edmonton, Alberta.Le traitement chirurgical du prolapsus rectal avec présentation de film \u2014 Docteur Wilfrid Caron, Québec.De la physiopathologie à la thérapeutique dans les maladies allergiques \u2014 Docteur Jacques Léger, Montréal. L'Union Méd.Canada 51 Tome 83 \u2014 Août 1954 PROGRAMME 5 Aspects pratiques du traitement de l\u2019ulcère gastro-duodénal \u2014 Docteur Honoré Nadeau, Québec.Classification simplifiée et pronostic des tumeurs osseuses \u2014 Docteur J.Robichon, Ottawa.Les complications dégénératives du diabète sucré \u2014 Docteur Rosario Robillard, Montréal.Le traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine avec présentation de film \u2014 Docteur Pierre J.Rabil, Montréal.Réhabilitation \u2014 Docteur Gustave Gingras, Montréal.Les modifications des protéines du plasma, diagnostic et pronostic \u2014 Docteur J.Sternberg, Montréal.Pneumonie et broncho-pneumonie rhumatismales \u2014 Docteur A.Tétreault, Trois-Rivières.L\u2019arthrose cervicale \u2014 Docteur J.R.Tittley, Ottawa.La glande thyroïde: hyperplasie et néoplasie \u2014 Docteur Jacques Turcot, Québec.Psychanalyse: réalité médicale avec présentation de film \u2014 Docteur V.Voyer, Ottawa.& + SECTION ANESTHESIE \u2014 SALON C Mardi et mercredi, 28 et 29 septembre 1954, de 9 h.à 10.30 h.am.+ L\u2019Anesthésie et le médecin praticien Président: Docteur Louis Lamoureux 1ère Partie: L\u2019Anesthésie proprement dite 1) Les dangers de l\u2019anesthésie à domicile.Conférencier: Docteur Georges Cousineau \u2014 15 minutes \u2014 Discussion: 10 minutes.2) Variétés d\u2019anesthésie appropriée à la pratique générale.Conférencier: Docteur Paul Plourde \u2014 15 minutes \u2014 Discussion: 10 minutes.à) L'anesthésie obstétricale pour le médecin praticien.Conférencier: Docteur Léonard Legault \u2014 15 minutes \u2014 Discussion: 10 minutes.Zième Partie: La Ressuscitation 1) La ressuscitation chez l\u2019enfant.Conférencier: Docteur J.-P.Brunelle \u2014 15 minutes \u2014 Discussion: 10 minutes.2) La ressuscitation chez l\u2019adulte.Conférencier: Docteur R.Létienne \u2014 15 minutes \u2014 Discussion: 10 minutes.3) L'évaluation des manoeuvres de ressuscitation manuelle et instrumentale \u2014 Démonstration.Conférencier: Docteur Guy Fortin \u2014 15 minutes \u2014 Discussion: 10 minutes. L'Union Méd.Canada 852 PROGRAMME Tome 83 \u2014 Août 1954 SECTION DE PNEUMOLOGIE \u2014 SALON A Mardi, le 28 septembre 1954, de 9 h.à 10.30 h.am.Diagnostic et traitement de certaines maladies thoraciques chroniques, non tuberculeuses.1 \u2014 Bronchite et bronchiectasie Docteur Roland Desmeules, chef de Service, Hopital Laval, Québec.2 \u2014 Fibrose et emphysème.Docteur Fernand Grégoire, Directeur médical, Institut Lavoisier, Montréal.3 \u2014 Asthme.Docteur M.Comeau, F.R.C.P.(C), Institut Lavoisier, Montréal.4 \u2014 Pneumoconioses.Docteur J.-A.Vidal, Directeur des Services antituberculeux de la Province de Québec.5 \u2014 Tumeurs pulmonaires.Docteur J.-A.Gravel, chirurgien de service, Hôpital Laval, Québec.ee ++ Jeudi, le 30 septembre 1954, de 9 h.à 10.30 h.a.m.Peut-on traiter la tuberculose à domicile?Si oui, dans quelles conditions?1 \u2014 Opinion favorable au traitement.Docteur Ruben Laurier, Chef de Clinique, Hôpital du Sacré-Cœur, Cartierville.2 \u2014 Opinion opposée au traitement.Docteur Gérard Michaud, directeur médical, Sanatorium St-Michel, Roberval.3 \u2014 Limite de la radiographie pulmonaire dans la surveillance du traitement.4 \u2014 Usage et limite des examens de laboratoire usuels pour la surveillance du traitement.Docteur Richard Dessureault, assistant, Service des laboratoires, Hôpital Laval, Québec. INFLUENCES ENDOCRINIENNES SUR LA DÉSINTOXICATION HÉPATIQUE DU PENTOBARBITAL ! Eugène ROBILLARD,?Antoine D'IORIO et Joseph PELLERIN, Laboratoire de physiologie, Faculté de Médecine, Université de Montréal Plusieurs auteurs ont signalé que la résistance à l\u2019anesthésie aux barbituriques était influencée par les glandes endocrines.Masson (1) a noté que l\u2019administration d\u2019extraits antéhypophysaires augmentait chez le rat la durée de l\u2019anesthésie par les barbituriques désintoxiqués par le foie, mais cette action se manifeste aussi lors de l\u2019injection de proétines étrangères (2).L'influence des glandes sexuelles a été plus étudiée.Horinaga (3) rapporte que le rat mâle est plus résistant que le rat femelle vis-à-vis du pernocton et de l\u2019évipan; cette différence se voit aussi pour le séconal, l\u2019amytal et le pentobarbital selon Holck (4), Moir (5) et Jarcho (6) et se manifeste davantage chez les animaux adultes que chez les plus jeunes suivant Homburger et al (7).D\u2019une façon générale, la castration sensibilise le mâle à l\u2019évipal, à l\u2019amytal, au pentobarbital et au pernocton (8, 9) tandis que l\u2019ovariectomie augmente la résistance de la femelle au pentobarbital (8).Ce comportement différent des deux sexes à la narcose barbiturique paraît imputable à l\u2019action des hormones sexuelles, le testostérone augmentant la tolérance (8, 11, 10) et l\u2019œstradiol au contraire la diminuant (8, 10).Après sur- rénalectomie, l\u2019anesthésie aux barbituriques de façon générale dure plus longtemps (9, 12) sauf pour le pernocton et l\u2019évipal (3).L\u2019adrénaline augmente la durée de l\u2019anesthésie à l\u2019évipal chez la souris (12) mais n\u2019influence pas l\u2019effet de l\u2019avertin (13).L'effet des corti- coides semble assez complexe.Tureman et ses collaborateurs (14) rapportent que l\u2019acétate de désoxycorticostérone diminue la durée de la narcose au nembutal chez les rats mâles et femelles tandis que la cortisone l\u2019augmente 1.Ce travail a été subventionné par la fondation Joseph Rhéaume.2.Lauréat du prix Ciba de la Société Médicale de Montréal pour 1953.chez le rat intact et la raccourcit chez le rat surrénalectomisé.Gorby, Léonard, Ambrus et Harrison (15) distinguent entre faibles doses de cortisone qui diminuent la durée de l\u2019anesthésie au pentobarbital et fortes doses qui produisent l\u2019effet inverse.Suivant Winter et Flataker (17), l\u2019'ACTH et la cortisone diminuent la narcose à l\u2019hexobarbital tandis que la désoxycostérone est sans effet.L\u2019action de la thyroïde a été étudiée au moyen de la thyroïdectomie et de la thyroxine.La thyroïdectomie semble augmenter nettement la durée de l\u2019anesthésie au pentobarbital (3, 8, 17) bien que Edestrom rapporte un effet nul chez le rat mâle et chez le chien (18).Quant à la thyroxine, elle augmente la résistance au pentobarbital (19, 8).Signalons enfin à propos du pancréas que l\u2019injection d\u2019insuline prolonge la durée de l\u2019anesthésie au pento- barbital (12).Nous avons été intéressés aux influences endocriniennes sur l\u2019anesthésie au pentobarbi- tal surtout à cause du fait de la désintoxication de ce barbiturique dans le foie (20, 21), le cas du pentobarbital figurant ainsi comme un exemple d\u2019actions endocriniennes sur la fonction antitoxique du foie et de façon plus générale sur le métabolisme.L'objet de ce travail était de préciser ces influences endocriniennes sur l\u2019anesthésie et d\u2019établir leur rapport avec la désintoxication hépatique du pentobarbital.Nos expériences ont été faites chez des rats d\u2019un poids voisin de 200 grammes et à jeun depuis 24 heures au moment de l\u2019anesthésie.Cette anesthésie était provoquée au moyen d\u2019une injection intrapéritonéale de 3,25 milligrammes de pentobarbital par 100 grammes de poids corporel en solution aqueuse fraîche de concentration telle que un ce était injecté par 100 grammes de poids d\u2019animal.La durée 854 de l\u2019anesthésie était mesurée soit au moyen du réflexe linguomaxillaire suivant une technique décrite ailleurs (19), soit au moyen du réflexe de redressement.Le réflexe linguomaxillaire offre l\u2019avantage d\u2019une mesure simultanée de la profondeur de l\u2019anesthésie mais la technique est très laborieuse.GLANDES SEXUELLES Le tableau I rapporte des résultats obtenus chez divers groupes d\u2019animaux.Les animaux castrés avaient été opérés six semaines avant l\u2019expérience et l\u2019œstradiol et la progestérone avaient été administrés quinze jours avant ROBILLARD Er Coir.: DESINTOXICATION HEPATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 tion deviendra plus longue et des influences, s\u2019exerçant sur cette fonction ainsi surchargée, se manifesteront davantage.C\u2019est ce qu\u2019illustre le tableau II.Les animaux qui y sont rapportés ont été traités de la même façon que ceux du tableau I, à l\u2019hépatectomie et à l\u2019opération fantôme près.L\u2019hépatectomie, faite sous anesthésie à l\u2019éther, consiste en une laparatomie, une section de l\u2019apophyse zipoïde, en une ligature du foie et une section des trois quarts environ de cet organe.L\u2019opération fantôme est identique sauf qu\u2019elle s\u2019arrête avant la ligature et la section du foie.Les groupes de l\u2019opéra- TABLEAU Î Durée de l\u2019anesthésie au pentobarbital chez des rats normaux et castrés, traités à la testostérone, à l\u2019œstradiol et à la progestérone Groupes Males intacts Orchidectomisés Orchidectomisés + testostérone Orchidectomisés + œstradiol Femelles ovariectomisées Ovariectomisées + testostérone Ovariectomisées + œstradiol Ovariectomisées + progestérone Ovariectomisées + œstradiol + progestérone l'expérience sous forme de « pellets» préparées suivant la technique de Forbes (26).La durée de l\u2019anesthésie a été mesurée par le réflexe de redressement.On y voit que la castration prolonge la durée de l\u2019anesthésie chez le mâle et que la testostérone rétablit cette durée au niveau de celle du mâle normal tant chez le mâle castré que chez la femelle.L\u2019œstradiol et la progestérone prolongent la durée de l\u2019anesthésie.En reprenant ces expériences chez des animaux partiellement hépatectomisés, nous augmentons d\u2019une part la durée de l\u2019anesthésie et de l\u2019autre les différences observées sous l\u2019influence des hormones et de la castration.On comprend que si le pentobarbital est désintoxiqué par le foie et qu\u2019on réduise considérablement la masse fonctionnelle de cet organe par l\u2019hépatectomie partielle, la désintoxica- Nombre Durée de l\u2019anesth.(min.) d'animaux Moyenne Ecart type 30 45.3 108 14 90.3 12.7 13 50.9.7 16 107.5 19.5 13 101.6 194 16 59.6 15.6 13 126.5 23.18 128.8 20.2 19 144 8 194 \u2014 tion fantome servent de témoins pour les groupes de l\u2019hépatectomie.Poussant plus loin notre investigation, nous avons étudié le taux de la dégradation du pentobarbital par des coupes de foie prélevées chez des animaux castrés et traités comme les précédents.Au moment de l\u2019examen, les rats étaient tués par fracture haute de la colonne vertébrale.On retirait les deux plus gros lobes du foie et prélevait, dans chacun d\u2019eux, une coupe faite au microtome Stadie-Rigs.Les coupes, pesées à l\u2019état frais, étaient mises en suspension, chacune dans 5 cc de tampon au phosphate Krebs Ringer de pH 7, additionné de glucose pour en faire une concentration de 0,2%.Chaque récipient porteur d\u2019une coupe recevait alors 1 ce de solution de pentobarbital sodium contenant 150y du produit, suivant la technique de Dorfman et Goldbaum (27). L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 ROBILLARD Er CorL.: DESINTOXICATION HEPATIQUE 855 TasLEaUu II Influence de la castration et des hormones sexuelles sur la durée de l\u2019anesthésie au pentobarbital chez des animaux hépatectomisés.Groupes Intacts Orchid simplement ro 106C- + opération fantôme omisés : ° + hépatectomie Orchidec- .tomisés Simplement Males + + opération fantôme Testo- + hépatectomie stérone Orchidee- .tomisés Simplement + opération fantôme Oestra- + hépatectomie diol Ovari simplement variec- re A tomisées opération fantôme + hépatectomie Ovariec- .tomisées Simplement Femelles + opération fantôme Testo- + hépatectomie stérone Ovariee- .tomisées Simplement + opération fantôme Oestra- + hépatectomie diol Les coupes étaient agitées 3 heures à 37,2° C et additionnées de 5 ce d\u2019acide trichloracétique pour la précipitation des protéines et on filtrait.On extrayait le filtrat trois fois par 10 ce de chloroforme fraîchement distillé que l\u2019on desséchait ensuite sur NasSO, anhydre, Nombre Durée de l\u2019anesth.(min.) _ d'animaux Moyenne Ecart type 30 45.3 10.8 14 90.3 12.7 12 92.1 17.5 20 257.5 62.9 13 50.97 10 51.1 9.5 15 175.9 31.7 16 107.5 19.5 10 132.1 24.1 15 386.3 64.5 13 101.6 194 10 102.7 213 13 310.56.2 16 59.6 15.6 11 72.18.7 12 174.40.1 13 126.23.10 130.7 23.4 16 413.49.et que l\u2019on extrayait, & son tour, par 2 portions de 44 cc de NaOH a 0,5%.Sur les liquides d\u2019extraction complétés à 10 cc on faisait la lecture au spectrophotocolorimètre à 2 400° À.Des récipients témoins, pareillement traités mais sans coupe de foie, servaient à déterminer TasLraUu ITI Influence de la castration et des hormones sexuelles sur la désintoxication du pentobarbital par des coupes du foie.Groupes Mâles intacts Mâles castrés Mâles castrés + Testostérone Mâles castrés + Oestradiol Ovariectomisées Ovariectomisées + Testostérone Ovariectomisées + Oestradiol Nombre y de pertobarbital détoxifiés d\u2019animaux par 100 mgms de foie frais en 8h.Moyenne Ecart type 13 25.0 0.27 9 134 0.20 9 19.8 0.67 8 9.9 0.35 12 10.9 0.13 13 26.3 0.55 11 79 0.32 856 par différence la quantité de pentobarbital détruit par le coupes de foie.Les résultats rapportés dans le tableau III montrent des différences analogues à celles présentées par l\u2019anesthésie.Les foies des mâles normaux détruisent plus de pentobarbital que les castrés et la testostérone accélère tandis que l\u2019œstradiol ralentit la désintoxication.À ce point, nous avons recherché l\u2019antagonisme entre l\u2019æstradiol et la progestérone de l\u2019autre, le tableau IV montre que la testostérone contrebalance en partie l\u2019effet des hormones femelles à ce point de vue.ROBILLARD Er CoLL.: DÉSINTOXICATION HÉPATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 ce but cinq groupes d\u2019animaux ont été mis en expérience.En ce qui concerne les techniques employées, soulignons que la surrénalectomie était pratiquée cinq jours avant l\u2019anesthésie.La cortisone était injectée sous forme d\u2019acétate de cortisone & raison de 5 mgms par 100 grammes de poids corporel par jour durant les trois jours précédant l\u2019anesthésie.L\u2019acétate de désoxycorticostérone était administrée sous forme de pellets selon la technique de Forbes.Tous les animaux mis en expérience recevaient comme breuvage une solution de chlorure de sodium à 1% depuis cinq jours avant l\u2019anes- TApLEAU IV Antagonisme entre la testostérone d\u2019une part et la progestérone ou l\u2019œstradiol d'autre part lors de l\u2019anesthésie au pentobarbital.Hormone GROUPES administrée Oestradiol | Rats | Testostérone orchidectomisés Oestradiol Testostérone Oestradiol Testostérone Femelles Oestradiol + ovariectomisées Testostérone Progestérone Progestérone + Testostérone SURRENALE Comme les stéroides du testicule et de l'ovaire ont une influence sur l\u2019anesthésie au pentobarbital, nous avons pensé que les corti- costéroïdes de la surrénale pouvaient aussi modifier la narcose à ce barbiturique.Dans Nombre Durée de l\u2019anesthésie (min.) d'animaux Moyenne Ecart-type 16 107.5 195 13 50.9.7 18 60.3 94 13 126.5 23.16 59.6 15.6 14 65.3 72 18 128.2 202 17 88.26.thésie.Le tableau V rapporte les résultats obtenus.À la lecture du tableau, l\u2019on voit que la surrénalectomie bilatérale prolonge nettement la durée de l\u2019anesthésie.La cortisone ramène la résistance du rat surrénalectomisé au même niveau que celle du rat normal.La DCA, au TABLEAU V Influence de la surrénale sur l\u2019anesthésie au pentobarbital chez le rat mâle.GROUPES Témoins mâles Surrénalectomisés Surrénalectomisés + cortisone Surrénalectomisés + DCA (une pellet) Surrénalectomisés + DCA (deux pellets) Nombre Durée de l\u2019anesth.(min.) d\u2019ammaux Moyenne Ecart-type 24 50.9 94 15 92.2 14.04 14 48.11.6 10 86.3 20.5 18 109.6 24 8 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 contraire, ne modifie nullement la durée de la narcose.Bien plus, un léger excès semble défavorable.INFLUENCE COMPARÉE DU TESTICULE ET DE LA SURRÉNALE Nous avons déjà montré que la résistance à l\u2019anesthésie au pentobarbital diminue après l\u2019orchidectomie ou la surrénalectomie.Il nous a semblé intéressant d\u2019examiner le comportement à la narcose au pentobarbital chez un animal privé de toutes ses hormones stéroïdes.Un animal soumis à la fois à l\u2019or- chidectomie et à la surrénalectomie remplit ces conditions.Le tableau VI rapporte les résultats obtenus.ROBILLARD Er Corr.: DÉSINTOXICATION HÉPATIQUE 857 Ces résultats obtenus avec la cortisone chez les animaux surrénalectomisés, nous ont encouragés à rechercher si cette hormone ne modifierait pas aussi la durée de l\u2019anesthésie chez d\u2019autres groupes d\u2019animaux soumis à des traitements divers.La cortisone était toujours administrée sous forme d'injection à raison de 5 mgms par 100 grammes de poids corporel.Le nombre d\u2019injections était de trois, réparties durant les trois Jours avant l\u2019anesthésie.Tous ces résultats sont rapportés dans le tableau VIT.L'étude de ce tableau nous permet de tirer les conclusions suivantes: 1) L\u2019injection de cortisone réduit la durée de l\u2019anesthésie non seulement chez les rats TABLEAU VI Influence du testicule et de la surrénale sur l\u2019anesthésie au pentobarbital.GROUPES Rats orchidectomisés Rats surrénalectomisés Orchidectomisés et surrénalectomisés Orchidectomisés et surrénalectomisés + cortision Orchidectomisés et surrénalectomisés + testostérone Nous voyons à la lecture de ce tableau, que l\u2019orchidectomie et la surrénalectomie diminuent également la résistance au pentobarbi- tal.Bien plus, les rats surrénalectomisés et orchidectomisés ne dorment pas plus longtemps que les animaux simplement orchidec- tomisés ou simplement surrénalectomisés.Par ailleurs, l'injection de cortision corrige la diminution de résistance observée chez les animaux à la fois surrénalectomisés et orchi- dectomisés et l\u2019augmente au delà même de celle des animaux témoins.Enfin l\u2019injection de testostérone ne modifie pas la durée de la narcose chez ces mêmes animaux.La testostérone semble donc exiger la présence des glucocorticoïdes pour être efficace tandis que l\u2019action de la cortisone sur l\u2019anesthésie au pentobarbital, à doses massives, ne requiert pas la présence de la testostérone.Durée de l\u2019anesth.(min.) N ombre d\u2019ammaux Moyenne Ecart-type 14 90.3 12.7 15 922 14.07 15 86.7 947 19 38.9 9.72 14 93.4 103 surrénalectomisés mais aussi chez les normaux, orchidectomisés, surrénalectomisés et orchi- dectomisés.2) La cortisone diminue aussi la durée de la narcose chez les femelles ovariectomisées mais d\u2019une façon moins prononcée que chez les mâles castrés.3) L\u2019injection de cortisone est incapable de combattre la prolongation de l\u2019anesthésie obtenue après traitement à l\u2019œstradiol comme le fait la testostérone.THYROÏDE L'influence de la thyroïde sur la narcose au pentobarbital a été déterminée, au moyen de quatre groupes de rats mâles, répartis respectivement en témoins, thyroïdectomisés, traités à la thyroxine, thyroïdectomisés et orchidectomisés.Ces derniers rats ont été 858 mis en expérience afin de dissocier l\u2019effet de la thyroïdectomie de celui de l\u2019orchidectomie, qui déjà ralentit la désintoxication hépatique du pentobarbital.La thyroïdectomie a été faite six semaines avant l\u2019anesthésie.La thyroxine a été injectée sous la peau à raison de ROBILLARD Er Coir.: DESINTOXICATION HÉPATIQUE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 La lecture de ce tableau nous indique que la thyroïdectomie diminue la résistance à l\u2019anesthésie, tandis que l'injection de thyroxine l\u2019augmente au delà même de la résistance des animaux témoins.L\u2019action de la thyroïde semble être différente de celle du testicule, TaBLrau VII Influence de la cortisone sur l'anesthésie au pentobarbital.GROUPES Non traités Traités (cortisone) Rats normaux Non traités Rats surrénalectomisés .Traités (cortisone) Non traités Traités (cortisone) Rats orchidectomisés Non traités Traités (cortisone) Rats surrénalectomisés et orchidectomisés Non traitées Traitées (cortisone) Femelles ovariectomisées Non traitées Traitées (cortisone) Femelles ovariecto- misées + œstradiol 40 y par 100 grammes de poids corporel tous les deux jours pendant six jours avant l\u2019anesthésie.La profondeur et la durée de l\u2019anesthésie ont été mesurées au moyen du réflexe linguo- maxillaire.Chez tous ces animaux nous avons mesuré la consommation d\u2019oxygène à 25°C à la suite d\u2019un jeûne de 24 heures.A cette fin nous nous sommes servi d\u2019un appareil en circuit fermé où par siphonage automatique l\u2019eau remplaçait l\u2019oxygène consommé (17).Le tableau VIII rapporte les résultats obtenus.Nombre Durée de l\u2019anesthésie (min.) d'animaux Moyenne Ecart-type 15 45.1 68 19 278 6.4 15 922 14.04 14 48.11.6 14 90.3 12.7 12 25.5 34 15 86.7 047 19 38.9 9.72 13 101.6 194 15 69.15.1 13 126.5 23.21 127.3 31.9 car la durée de l\u2019anesthésie des animaux orchi- dectomisés et thyroïdectomisés est beaucoup plus longue que celle des animaux simplement thyroïdectomisés.Ces résultats étant trouvés, nous avons voulu examiner l\u2019influence de la thyroïde et de la thyroxine sur la désintoxication du pentobar- bital par le foie en utilisant des groupes de rats traités de la même façon que plus haut mais non soumis à l\u2019anesthésie.La désintoxication du pentobarbital dans le foie a été examinée in vitro au moyen de coupes de foie TasLEAU VIII Influence de la castration et des hormones sexuelles sur la désintoxication du pentobarbital.Nombre Oz consommé Anesthésie d'animaux cc/100 gr/hr.Profondeur Durée en min.Moyenne Fcart-type Moyenne Ecart-type Moyenne Ecart-type Témoins 30 160.5 13.5 0.73 0.20 52.2 7.7 Thyroidectomisés 17 131.8 13.6 1.31 0.31 110.9 20.3 Traités à la thyroxine dose moyenne 18 224.6 24.6 0.53 0.14 36.6 82 Thyroidectomisés et n0 139.6 168 324 0.57 202.368 orchidectomisés L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 d\u2019après la méthode décrite précédemment.Le tableau IX résume les résultats obtenus.Ces résultats trouvés in vitro montrent que la diminution de la résistance à l\u2019anesthésie consécutive à la thyroïdectomie correspond à un ralentissement de la vitesse de dégradation du pentobarbital par le foie.Par ailleurs, si la thyroxine diminue la durée de l\u2019anesthésie elle n\u2019augmente pas de façon significative la détoxification hépatique du pentobarbital.ROBILLARD er Corr.: DESINTOXICATION HEPATIQUE 859 que l\u2019action de la testostérone pourrait se faire par l'intermédiaire de la cortisone qu\u2019elle libérerait en plus grande quantité de la surrénale.Contre cette dernière hypothèse milite le fait que la testostérone contrebalance l\u2019inhibition de la désintoxication par l\u2019œstradiol tandis que la cortisone ne possède pas cet antagonisme.Cependant l\u2019hypothèse ne peut pas être complètement rejetée parce que les stades métaboliques étant nombreux, l\u2019action TABLEAU IX Influence de la thyroide sur la désintoxication du pentobarbital par le foie.Nombre GROUPES d\u2019 animaux Témoins 13 Thyroïdectomisés 12 Traités à la thyroxine 10 Thyroidectomisés et 8 orchidectomisés Discussion et conclusion.Nos expériences in vivo et in vitro montrent que les hormones testiculaires ovariennes, sur- rénaliennes et thyroïdiennes exercent une influence sur la désintoxication hépatique du pentobarbital.Le fait que plusieurs hormones agissent sur ce phénomène et surtout, le fait qu\u2019elles présentent, à ce point de vue, des activités différentes, suggèrent que le mécanisme de leur action est aussi divers.On peut penser que les réactions du métabolisme du pentobarbital sur lequel elles agissent sont multiples.Nos connaissances sur la dégradation du pentobarbital ne sont pas assez avancées pour qu\u2019on puisse préciser davantage à ce stade.Parmi les points qui suscitent des problèmes, celui de l\u2019action de la testostérone et de la cortisone paraît ressortir.Le fait que la testostérone n\u2019agit pas chez l\u2019animal surréna- lectomisé tandis que la cortisone agit sur l\u2019animal orchidectomisé, illustre la nécessité de la présence de la surrénale pour que s\u2019exerce l\u2019influence de la testostérone.Il suggère aussi y de pentobarbital 0.détoxifiés par 100 mgms.cc/100 gr/hr de foie frais pendant 3 heures Moyenne Ecart-type Moyenne Ecart-type 160.4 18.0 25.0 2.97 112.2 16.8 11.76 4.5 235.398 20.9 6.6 1156 224 62 33 de l\u2019œstradiol peut se faire sur un point diffé- rent de celle de la cortisone et le précédant.Dans ce cas, la testostérone aurait deux actions: d\u2019une part, elle antagoniserait l\u2019œstra- diol et de l\u2019autre, elle activerait la libération de cortisone.Il est bien évident que d\u2019autres expériences doivent être faites avant d\u2019élucider ces points.Il reste donc que: 1) la testostérone et la cortisone activent tandis que l\u2019œstradiol et la progestérone inhibent la désintoxication hépatique du pen- tobarbital; 2) la thyroxine active la désintoxication hépatique du pentobarbital par un mécanisme différent de celui de la testostérone.D\u2019un point de vue général, on peut dire que la fonction antitoxique du foie n\u2019est pas isolée mais s\u2019intègre dans les fonctions métaboliques de cet organe et est ainsi soumise à de nombreuses influences hormonales.Remerciements Nous remercions la compagnie Ciba Limitée qui nous a gracieusement fourni les produits hormonaux 860 utilisés dans cette recherche, et nous remercions également la maison Abbott qui nous a offert le pentobarbital.BIBLIOGRAPHIE 1.G.MASSON: Rev.Can.Biol, 5: 400, 1946.2.G.MASSON: Rew.Can.Biol., 6: 25, 1947.3.T.HORINAGA: Huknoka Acta Med., 34: 17, 1951.4.H.G.O.HOLCH et R.MATHIESON: Am.Pharm.Assoc., 33: 174, 1944.5.W.M.MOIR: J.Pharmacol., 59: 6, 1937.6.L.W.JARCHO, C.EYZAGUIRIE et J.L.LILIENTHAL jr: Proc.Soc.Exper.BIOL.& Med., 74: 333, 1950.7.E.HOMBURGER, B.ELSTEN et H.E.HEM- WICH: J.Lab.Clin.Med., 32: 540, 1947.8.M.CREVIER, A.D\u2019'IORIO et E.ROBILLARD: Rev.Can.Biol, 9: 336, 1950.9.R.K.RICHARDS: Anesthesiology, 2: 37, 1941.10.H.G.O.HOLCK, M.A.KANAN, L.M.MILLS et E.L.SMITH: J.Pharmacol., 60: 323, 1937.11.G.R.CAMERON, G.M.COORAY et S.N.de SARAM: J.Path.Bad., 60: 239, 1948.ROBILLARD kr CoLr.: DESINTOXICATION HEPATIQUE L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 12.J.F.REINHARD: Proc.Soc.Exper.Biol.& Med., 58: 210, 1945.13.L.GARRELON et J.LEROUX-ROBERT: Compt.rend.Soc.de Biol., 114: 1086, 1933.14.J.R.TUREMAN, A.H.MALONEY, C_FIOIX et W.M.BOOKER: Fed.Proc, 11: 398, 1952.15.C.K.GORBY, C.A.LEONARD, J.L.AMBRUS et W.J.HARRISON: J.Am.Pharm.Assoc.42: 213, 1953.16.C.A.WINTER et L.J.FLATAKER: J.Phar- macol., 105: 258, 1952.17.E.ROBILLARD, J.GUENEL, J.PELLERIN, A.D'IORIO et M.CREVIER: Rev.Can.Biol.10: 472, 1951.18.H.E.EDERSTROM: J.Am.Pharm.Assoc., 36: 369, 1947.19.E.M.SCARBOROUGH :J.Physiol, 86: 183, 1936.20.C.N.SCHEIFLEY et G.M.HIGGINS: Am.J.Med.Sci., 200: 264, 1940.21.C.N.CAMERON et G.S.de SARAM: J.Path.Bact., 48: 49, 1939.UNE ETUDE PSYCHO-SOCIALE DES LESIONS SPINALES' E.D.WITTKOWER, G.GINGRAS, L.MERGLER, B.WIGDOR, Ph.D.Mlle A.LEPINE, T.S.M.On a trés peu écrit sur I'aspect psychosocial des lésions de la moelle épinière.Seuls Nagler (1), Thom (2), Weiss et Bors (3) ont consacré des articles exclusifs.Nagler décrit sept types réactionnels («reaction types»): les états anxieux et de dépression active, les réactions psychotiques, les réactions psycho- pathiques, un groupe indifférent, les réactions de dépendance, et enfin ce qu\u2019il est convenu d'appeler les « réactions normales ».Il considère les quadriplégiques comme un groupe complètement à part.Thom décrit ses explorations psychologiques chez 109 paraplégiques; ces travaux ne semblent pas avoir dévoilé un syndrome psychiatrique distinct ; 1.Allan Memorial Institute of Psychiatry, Université McGill \u2014 Centre des Paraplégiques, Hôpital de la Reine Marie des Anciens Combattants \u2014 La Société de Réhabilitation des Infirmes, Montréal.TABLEAU I Notre étude groupe cinquante cas de lésions spinales: Anciens | Combattants Civils a) Nombre de cas 20 30 b) Age 20 à 51 17 à 68 c) Durée du han- ; dicap 10 mois à 12 ans 1 mois à 20 ans d) Etiologie : 1.Traumatisme 18 24 2.Méningite médicamenteuse 2 0 3.Poliomyélite 0 2 4.Myélite (étiologie inconnue) 0 3 5.Tumeur de la moelle 0 1 e) Type de 1é- sions: 1.Paraplégie 2.Paraparésie 3.Quadriplégie 4.Quadriparésie pou oo \u2014 NOY = L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 cependant, on souligne des réactions de dépendance, de dépression de même que de l\u2019autisme.L'auteur a nettement l\u2019impression que la réaction au handicap est fonction de la personnalité.Mentionnons Michaelis (4), Kennedy (5) et Guttmann (6) qui ont discuté du problème mais sans en faire le leitmotiv de leurs travaux.COMMENTAIRES Avant la deuxième grande guerre, 80% des traumatisés de la moelle mouraient très tôt après l\u2019accident; c\u2019est à peine si quelques-uns survécurent quelques années.Le taux de mortalité est maintenant tellement diminué qu\u2019un grand nombre de malades semblent devoir survivre longtemps après le début de leur maladie ou la date de l\u2019accident.Il est donc évident que les paraplégiques font maintenant l\u2019objet d\u2019un chapitre important de la réhabilitation.Le nombre des paraplégiques civils (tableau I) dépasse celui des anciens combattants de dix; deux de ces ex-militaires sont des victimes du récent conflit coréen, alors qu\u2019un troisième souffrait tout récemment d\u2019un traumatisme au pays même.Il semble done que la paraplégie soit un handicap dont l\u2019importance est aussi grande en temps de paix qu\u2019en temps de guerre.Un centre spécialement adapté pour parfaire la réhabilitation des paraplégiques fut ouvert à Montréal par le ministre des anciens combattants en 1944.Plus tard, on a pu y admettre également des paraplégiques civils.Ces derniers sont ainsi catégorisés: les cas d\u2019assistance publique; les cas privés et ceux dont les frais d\u2019hospitalisation sont défrayés par les compagnies d\u2019assurance, les commissions d\u2019accidents du travail, les organismes philantropiques, etc.Le programme de réhabilitation est dirigé par un spécialiste en médecine physique et en réhabilitation: il met en valeur un travail de groupe, auquel collaborent les sections suivantes: nursing, physiothérapie, « occupational therapy », thérapeutique éducation- WITTKOWER Er Corr.: UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE 861 nelle, orientation et placement.Il est entendu que les clients jouissent des avantages de consultations médicales ou chirurgicales spécialisées.METHODES DE TRAVAIL Tous les sujets ont bénéficié d\u2019examens psychiatriques d\u2019une durée moyenne de cinq heures.Le psychologue (B.W.) a fait passer les tests suivants: le Rorschach, « Thematic Apperception Test », test du niveau d\u2019aspiration, test de Rosenzweig («Rosenzweig picture frustration study»), Wechsler Bellevue, Bender Gestalten, et le test du « bonhomme ».Un apport très important à notre étude a été fourni à la suite de conversations avec la travailleuse sociale médicale (A.L.), les infirmières, physiothérapistes, « occupational therapists », callisthénistes et le préposé à l\u2019éducation.Les observations du phsychiatre (G.G.) ont contribué à compléter notre étude.Les patients n\u2019ont pas seulement été étudiés au cours d\u2019examens et entrevues de routine; les observations ont été poursuivies dans les salles, au gymnase, au travail, à l\u2019occasion de jeux organisés ou d\u2019un traitement d\u2019« occupational therapy».La chose étant possible une visite a été faite à domicile et les proches ont été interviewés.RÉACTIONS DU MALADE AU TRAUMATISME Handicaps Avant d\u2019aller plus loin, il semble bon de définir le mot paraplégie et ses variantes.Il s\u2019agit d\u2019un handicap caractérisé par la perte totale ou partielle de la myodynamique et des modalités sensorielles en deça d\u2019un niveau spinal donné.Ajoutons: l\u2019incontinence complète ou non, la disparition du sens génital à des degrés divers.Quoique certaines érections spastiques puissent se présenter, l\u2019orgasme est habituellement impossible.Généralement les termes: quadriplégie ou quadri- parésie, s\u2019appliquent aux lésions spinales dont les conséquences motrices et sensorielles impliquent les quatre membres. £62 Une prothèse de caoutchouc destinée à recueillir les urines est prescrite chez la plupart des paraplégiques; cependant, cet appareil loin d\u2019offrir une sécurité totale, est souvent à l\u2019origine de malencontreux incidents dont les répercussions psychosociales sont importantes.Au cours de la réhabilitation, un contrôle réflexe de l'appareil intestinal s\u2019établit peu à peu; le réflexe d'évacuation s\u2019obtient à la suite de la dilatation du sphincter anal et de massages abdominaux.Cette méthode, comme d\u2019ailleurs l\u2019utilisation de la prothèse urinaire, n'est pas infaillible; il se présente fréquemment des situations extrêmement embarrassantes pour le paraplégique.La réhabilitation offre aux paraplégiques une mobilité restreinte dans une chaise roulante, ou encore une démarche laborieuse à l\u2019aide d\u2019attelles et de béquilles.Le paraplégique confiné à la chaise roulante voit des difficultés sans nombre se multiplier autour de lui: monter la chaussée ou un escalier sont souvent du domaine de l\u2019impossibilité.Il n\u2019est pas rare que certains sujets deviennent frustrés et aigris quand ils réalisent qu\u2019ils ne peuvent utiliser leurs chaises sur des routes non pavées, monter ou descendre de voiture, ouvrir une porte, prendre un bain, faire usage du cabinet d\u2019aisance ou tout simplement passer de la chaise au lit.Bien souvent, le paraplégique ne pourra utiliser les ustensiles ordinaires d\u2019une cuisine, prendre un objet posé sur une tablette ou encore suspendre ou décrocher une robe.Nombreux sont les paraplégiques qui se voient « refuser » devant une impossibilité physique, l\u2019entrée d\u2019une maison, d\u2019une conciergerie, des cinémas, des restaurants, des bureaux et des universités.Inutile d\u2019insister sur le fait que les sports, les concerts, le «shopping » ou tout simplement une simple partie de cartes devient souvent un problème tout à fait irréalisable.Combien d'activités qui pour les gens normaux sont presque des réflexes, se transforment en souffrances physiques et psychiques cruelles pour le paraplégique.WITTKOWER kr CouL.: UNE ETUDE PSYCHO-SOCIALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Réactions immédiates au traumatisme Le militaire et le civil offrent un tableau bien différent.En cffet, il n\u2019est pas rare qu\u2019un militaire soit demeuré une nuit entière, abandonné sur le champ de bataille, après avoir été blessé.L\u2019un de nos sujets fut le témoin impuissant de la mort d'un camarade porteur d'une profonde blessure à la gorge.Cependant, après cette longue et morbide attente, le militaire jouira bientôt d\u2019une sécurité relative puis totale lorsqu\u2019il aura été transporté à l'hôpital de base.Pendant un certain temps, il s\u2019exalte à la seule pensée d\u2019être encore vivant: « Je suis encore vivant ».«Je suis plus chanceux que les autres ».On l\u2019a souvent vu, entouré de patients, souffrant apparemment de blessures beaucoup plus graves, s\u2019oublier et s\u2019apitoyer sur leur sort.Un très grand nombre de soldats blessés, souffrent d\u2019avoir été séparés brutalement de leurs compagnons; cette séparation en un moment crucial leur enlève une source importante d\u2019encouragement.Dès son admission, désemparé, dépendant et passif, le patient recevra des traitements médicaux et chirurgicaux de routine et de plus 1l faudra le nourrir et lui faire sa toilette.Il sera nécessaire aussi de suppléer aux fonctions vésicales et intestinales; on devra donc avoir recours aux lavages vésicaux et aux lavements.Qu'il s\u2019agisse d\u2019un militaire ou d\u2019un acei- denté du travail, la plupart des paraplégiques s\u2019accordent à dire qu\u2019au moment précis du traumatisme, ils ont eu l'impression que leurs Jambes avaient été sectionnées.« Je h\u2019avais plus aucune sensation dans mes jambes », «c\u2019était comme n\u2019avoir plus de jambes».L'un d\u2019eux: « J\u2019ai eu nettement l\u2019impression que du sang coulait de mes moignons »; d\u2019autres ont demandé: «Ai-je encore mes jambes?» Et alors qu\u2019il leur a été donné de voir leurs propres jambes et d\u2019y toucher, une lueur d'espoir s\u2019est fait jour: « Mes jambes sont encore la » \u2014 «tout ira bien » \u2014 «j'ai tous mes membres ».Dès ce moment, le phénomène de négation entre en scène: il sera L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 WITTKOWER ET Cou.profondément ancré et jouera un rôle puissant dans l\u2019organisation du mécanisme de défense.Il ne semble pas que ce négativisme se transforme en anosognosie (oubli de l\u2019existence et des fonctions de certaines parties de l\u2019organisme), mais certes en certaines circonstances, il a présenté des tendances hypomaniques.Ce refus involontaire de se rendre à l\u2019évidence est enraciné à un tel point qu\u2019il persiste même à la suite d\u2019une intervention ayant démontré, sans l\u2019ombre d\u2019un doute, une section complète de la moelle épinière.Même après plusieurs injections intra-rachidiennes d\u2019alcool, qui annihilent toute possibilité de récupération, le médecin sera souvent en présence d\u2019individus qui attendent encore une récupération totale.On note assez fréquemment et très tôt après le traumatisme une déformation de l\u2019image du corps.Certains sujets ont eu l\u2019impression que leurs jambes avaient adopté des positions tout à fait anormales et bizarres.Les victimes de traumatismes spinaux ne ménagent pas leurs imprécations contre les organismes qui selon eux, sont directement responsables de leur infirmité.Ils s\u2019accordent à maudire la cause de leur paralysie, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un projectile ennemi ou encore du pilote d\u2019un avion allié, victime d\u2019une erreur.Ils condamnent sans pitié et sans retour le compagnon de travail qui ayant oublié de fermer une porte est le responsable du mal qui les a terrassé.Dans certains cas, s\u2019il est impossible d\u2019impliquer un individu et d\u2019en faire un responsable, ils se rebellent et mettent souvent en doute les pouvoirs surnaturels.Chez certains individus, une réaction tout à fait opposée apparaît sous forme d\u2019un profond sentiment de culpabilité.On a entendu dire à des malades dont la grande piété ne pouvait être mise en doute: « C\u2019est la volonté de Dieu, j'accepte cette volonté ».Un quadri- plégique suppliait Dieu de lui rendre la mobilité au niveau d\u2019une main seulement.Un autre remerciait Dieu de lui avoir conservé la vie.Réactions post-traumatiques tardives Chez tous les cas, sans aucune exception, on remarque au cours des mois qui suivirent : UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE 863 l\u2019apparition des phénomènes paralytiques, des phases de découragement et d\u2019affaissement moral intense.C\u2019est ainsi que plusieurs espèrent en finir avec la vie quoiqu\u2019il n\u2019y ait eu aucune tentative de suicide.La recherche des psychoses fonctionnelles s\u2019est avérée négative.Une seule psychonévrose classique a été diagnostiquée dans tout le groupe; il s\u2019agissait de l\u2019un des rares sujets dont les fonctions sexuelles avaient été épargnées.L\u2019analyse des rêves montre, ou l\u2019exaucement et la réalisation des désirs les plus chers, ou bien ils indiquent nettement que le malade réalise pleinement l\u2019étendue de son malheur.Il est clair que cet état de choses permet la libération bienfaisante d\u2019énergie psychique.Un patient fait part d\u2019un rêve: « J\u2019étais allé chez une tireuse de cartes, elle m\u2019a dit ma bonne aventure et m\u2019a demandé vingt-cinq sous, je lui ai dit que tout cela était une bien piètre bonne aventure».Voici l'expression tangible de l\u2019immensité du malheur dont il est la victime.C\u2019est aussi l\u2019expression de sentiments futiles et de mélancolie.D\u2019autres racontent leurs rêves: « J\u2019étais assis dans ma chaise roulante, tout à coup je me levai et je fus capable de marcher », alors, « la joie s\u2019empara de tous)» Ou encore: «J'ai eu des rapports sexuels avec ma femme ».Enfin, et tout simplement: « Je pouvais marcher ».Un mineur devenu paraplégique à la suite d\u2019un traumatisme dorsal dû à la chûte d\u2019une pierre rêve fréquemment, qu\u2019à la suite d\u2019une collision d'automobile, la conduite presse et s\u2019enfonce dans son thorax à l\u2019endroit même de la blessure.Un autre dit avoir rêvé que ses jambes semblaient tomber dans une ouverture subitement pratiquée dans son lit.Ici, les connotations sont évidentes d\u2019elles-mêmes.Le narcicisme apparaît fréquemment; lorsqu\u2019ils rêvent éveillés, les paraplégiques marchent, dansent comme autrefois et sont sexuellement normaux.Les paraplégiques ne pouvant se livrer à nombre d\u2019activités qui sont des modes de libération émotionnelle et instinctuelle normales, se tournent vers des occupations à leur 864 portée mais qui semblent s'associer à des phénomènes de régression.Le patient relégué dans sa chaise roulante est peut-être incapable de marcher; ce fait ne l\u2019empêche pas de manger, de boire et d\u2019entretenir des conversations sans fin.La majorité des sujets étudiés présentaient des malaises gastro-intestinaux; dysphagie, spasmes du cardia, vomissements et borborygmes.Devant de tels phénomènes 1l est difficile de se prononcer, surtout devant le grand nombre et la fréquence des perturbations du système gastro-intestinal chez les blessés de la moelle.Cependant, on ne peut écarter la possibilité que cette symptomatologie soit associée à du symbolisme.Un argument à l\u2019appui de cette théorie: chez un grand nombre, tous les malaises disparaissent après réhabilitation et placement au travail.Un seul voyeur a été découvert, ce phénomène est apparu à la suite de pratiques extra- vaginales destinées à déclencher un orgasme chez la conjointe.Les pratiques sexuelles les plus primitives sont évidemment les seules à subsister.Il faut veiller constamment afin de découvrir certains états d\u2019esprit qui ont tendance à se fixer profondément chez certains paraplégiques; ces tendances sont favorisées par des phénomènes de régression et d\u2019oralité fréquemment liés à certaines algies périphériques, centrales ou psychiques.D\u2019abord alité, le malade se voit forcé à une longue phase d\u2019inactivité; il finit même souvent par croire que son impuissance et sa passivité seront des phénomènes permanents; il n\u2019y a qu\u2019un pas pour que s\u2019établisse maintenant la crainte d\u2019être à la charge de ses proches.Il est très fréquent que les paraplégiques discutent sur la possibilité d\u2019avoir des rapports sexuels à la suite d\u2019érections d\u2019origine spastique.Il s\u2019agit ici, bien entendu, d\u2019un phénomène de compensation dont l\u2019apport a tendance à diminuer l\u2019infériorité sexuelle.Pendant la nuit le paraplégique, dont les extrémités inférieures sont complètement anes- WITTKOWER er Cour.: UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 thésiques, palpe avec précaution ses jambes paralytiques tout en faisant la réflexion qu\u2019elles ne font pas partie de son être: « Mes jambes sont mortes », dit l\u2019un.« Elles sont disgracieuses, ce ne sont pas mes jambes ».«Elles sont froides et mortes, ce ne peut être les miennes », dit un autre.On peut donc conclure que certains individus désirent ardemment voir disparaître la portion paralytique de leur corps.Notons que cette répugnance pour le membre infirme se rencontre fréquemment alors que le sujet se contente de dessiner la partie supérieure du corps à l\u2019occasion du test: « dessiner un homme ».De même que chez les autres handicapés, mais surtout chez les paraplégiques civils, existent des inquiétudes d\u2019ordre financier et une crainte morbide de l\u2019avenir.Bien entendu, les douleurs lancinantes au niveau des extrémités inférieures, des plaies de lit à répétition, de même que de fréquentes infections génito-urinaires ne sont pas des facteurs propres à diminuer l\u2019intensité des inquiétudes.On a vu des individus qui semblent avoir perdu leur entité d\u2019êtres pensants et se considérer comme étant devenus des objets inanimés: « On m\u2019a transporté jusqu\u2019au train-hôpi- tal dans un corbillard », rapporte une paraplégique militaire.Un autre se plaint: « On m\u2019a transbordé à bord d\u2019un navire dans un filet à marchandise » et il complète sa pensée: «on m\u2019a traité comme un ballot, je suis un inférieur ».On rencontre très peu de malades qui demanderont: « Dites-moi, docteur, que me réserve l'avenir?» Plusieurs savent exactement ce que l\u2019avenir leur réserve, cependant ils refusent d\u2019entendre la vérité.Très souvent, lorsqu\u2019il rêve éveillé, le paraplégique dont les extrémités inférieures sont complètement inertes, s\u2019imagine qu\u2019il peut fléchir la jambe.Il en est parfaitement con- vaineu; il ouvre alors les yeux pour constater l\u2019absence de tout mouvement.Certains diront: «Il s\u2019agit d\u2019une question de volonté; puisque par la pensée, je peux remuer mes jambes, il n\u2019y a pas de doute que je pourrai marcher plus tard, je l\u2019ai décidé ainsi ».Par L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 ailleurs, on trouve ceux qui tentent de forger des sensations érotiques: «C\u2019est une chose difficile à expliquer, c\u2019est avoir tous les désirs sexuels sans les sensations.il n\u2019y a pas de sensation, mais l\u2019idée est là ».Un autre sujet se contente de dire: « Il semble que si Dieu fait disparaître l\u2019organe, il devrait aussi faire disparaître le besoin ».Le «body image » chez les paraplégiques ressemble beaucoup à celle que se représentent les amputés.Chez ces derniers, cependant, existe une finalité non retrouvée chez les paraplégiques; les stimuli afférents, visuels et tactiles rendent le « body image » possible.Si les ornements d\u2019un chapeau féminin entrent dans le « body image », on peut croire que les attelles, les béquilles de même que les chaises roulantes peuvent aussi être incorporées dans l\u2019image.On a entendu plusieurs paraplégiques répéter: «J\u2019al l\u2019impression d\u2019être négligé lorsque ma chaise roulante n\u2019est pas propre et brillante ».Un des sujets peint ses attelles en noir; il explique: « De cette façon les attelles seront de la même couleur que mes chaussettes \u2014 les attelles deviendront partie de moi ».Jusqu\u2019à présent, nous avons étudié les phénomènes émotionnels attachés à la paraplégie.Cependant, chaque être humain a ses réactions bien personnelles; c\u2019est ainsi que chez chacun des cas on a vu s\u2019intensifier la personnalité.Un homme passif et efféminé amateur des travaux habituellement dévolus aux ménagères est depuis son accident « la femme de la maison ».Ici, le phénomène de castration s\u2019impose; le rôle qu\u2019inconsciemment, il a désiré jouer toute sa vie lui est enfin accordé.Il répète souvent: «Si j'étais plus riche, je pourrais jouir de ma paraplégie».Un vieil alcoolique se plaît dans l\u2019atmosphère d\u2019une institution où on le garde, le nourrit et s\u2019occupe de lui; il accepte absolument tout, passivement et béatement.Un jeune alcoolique tète la bouteille exactement comme un bébé, lui aussi est nourri, lavé et traité.Un autre sujet, un ancien combattant, toute sa vie un passif et un dépendant, demeure chez lui dans WITTKOWER er Cour.: UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE 865 un état d\u2019oisiveté absolue.Sa mère s\u2019occupe de lui comme d\u2019un enfant: «J'ai toujours obéi, j'ai toujours imité les autres.Ma mère sait exactement quoi faire, et ainsi tout est parfait.Je suis résigné, j'accepte ».Il semble bien que l'acceptation et la résignation sont des phénomènes proportionnels à la passivité et à la dépendance.Un certain nombre de sujets ont atteint un niveau plus élevé de maturité de la personnalité et de l\u2019aspect psychosexuel.Ceux-ci ont déployé beaucoup d\u2019énergie à se rajuster; aussi, sur le plan social, économique et marital, leur situation est tout à fait acceptable.LE PROBLÈME SOCIAL L'hôpital Le paraplégique nouvellement arrivé à l\u2019hôpital fait l\u2019impossible pour ne pas s\u2019identifier avec les autres: « Je ne suis pas comme eux, moi je suis différent, je ne suis pas un paraplégique.Je vais guérir».A mesure que le temps passe il s\u2019identifie peu à peu avec le groupe.Les rumeurs et les commérages courent avec une extrême rapidité dans un service de réhabilitation.Des patients dont l\u2019hospitalisation a été longue ou encore certains membres du personnel, s\u2019intitulent spécialistes dans le domaine de la paraplégie.Si la rumeur court à l\u2019effet que les douleurs au niveau des membres paralysés sont des signes avant-coureurs de récupération, ces douleurs sont ardemment désirées; elles deviennent même contagieuses.Un voisin de lit se plaignant de douleurs dans les extrémités inférieures devient un objet de jalousie.Le pouls des artères poplitées peut dans certaines circonstances produire un mouvement rythmique de la jambe; alors c\u2019est un signe d\u2019espoir: « Mes jambes remuent ! » Au début les sensations paresthésiques sont ardemment désirées; en effet, elles sont venues combler le vide des sensations, ce sont donc des sensations et elles sont synonymes de récupération.Associés à l\u2019état d\u2019impuissance, la tendance à la régression et l\u2019espoir instinctif de guérir, 866 il existe chez presque tous les malades une tendance à attribuer à leur médecin des pouvoirs magiques et surnaturels.Cependant, et comme dans les temps reculés, 1l existe des éléments négatifs importants entre le malade et le spécialiste en médecine physique et réhabilitation.Les paraplégiques d\u2019une même salle établissent entre eux une pseudo parenté; en effet, ils se considèrent les uns à l\u2019égard des autres comme faisant partie d\u2019un groupe bien distinct.On fournit à un patient une chaise roulante d\u2019un modèle un peu différent; cette nouvelle fait boule de neige et le lendemain chacun désire avoir lui aussi une chaise identique.Le psychiatre est l\u2019objet de demandes incessantes; on lui demande de donner, de donner et de toujours donner.Comme un père ou comme une mère, on l\u2019aime et on le déteste en même temps.Il n\u2019est pas rare qu\u2019on harcèle le médecin et qu\u2019on le supplie de renvoyer un malade à la maison prématurément; cependant, lorsque le jour du départ arrive, il n\u2019est pas rare de voir apparaître un sentiment de terreur et de crainte bien justifié.En effet, il règne dans un hôpital une atmosphère de sécurité et de dépendance.Les soins médicaux sont à la portée de la main jour et nuit; de même, toute chose étant relative, le handicapé a l\u2019avantage de vivre en communauté avec des individus dont il partage les souffrances physiques et psychiques.En dehors de cette atmosphère protectrice surgissent bien des difficultés: un individu confiné dans une chaise roulante peut devenir un objet de curiosité et de ridicule.Le retour définitif à la maison est invariablement une cause majeure d\u2019anxiété; en effet, tous les paraplégiques dont le congé final de l\u2019hôpital approche, se posent consciemment ou inconsciemment la même question: « M\u2019aime- ra-t-on encore?Serai-je accepté dans la famille?S\u2019oceupera-t-on de moi?Serait-il possible que je sois détesté et qu\u2019on me rejette?» La famille Un handicap aussi important ne peut survenir sans créer des problèmes familiaux.On WITTKOWER Er CouL.: UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 à rapporté dans certains cas le démembrement complet de la famille et ailleurs, l\u2019apparition de problèmes économiques extrêmement difficiles à résoudre.Il n\u2019est pas rare non plus que les responsabilités familiales échoient à des membres non préparés encore à les accepter; bien entendu, ces phénomènes sont à la source d\u2019un déséquilibre émotionnel de tous les membres du groupe.L\u2019état physique force beaucoup de paraplégiques à abandonner le village natal et à s\u2019établir là où ils trouveront sans difficulté les soins médicaux et chirurgicaux dont ils peuvent avoir besoin.En même temps, ils sont absorbés par le grand nombre et se perdent dans l\u2019anonymat.Cette tendance à s\u2019exiler dans les grands centres s\u2019explique ainsi: le problème du logement spécialisé est plus facile à résoudre et la proximité des hôpitaux spécialisés rend plus aisé à satisfaire ce désir irréalisable de restaurer ce qui ne peut l\u2019être.Enfin, il est évident que ce bouleversement familial apparaît au moment même, où à cause d\u2019une grande infirmité, l'individu voit ses possibilités de gain extrêmement diminuées.Il faut donc s\u2019attendre dans presque tous les cas à une diminution importante du statut économique et à une redistribution des responsabilités de chacun des membres de la famille.La mère de famille se voit souvent obligée de travailler, alors que les enfants et des jeunes gens d\u2019âge scolaire, souvent bien doués, doivent quitter l\u2019école.Notons bien d\u2019autres facteurs agissants; on constate, en effet, une diminution du prestige du handicapé, qui au cours de cette phase difficile a tant besoin d\u2019encouragement et d\u2019appui.Cette constatation de l\u2019un d\u2019eux semble résumer toute la question en ces quelques mots: «Maintenant, c\u2019est ma femme qui est l\u2019homme de la maison ».Confiné dans son lit ou dans sa chaise roulante, le paraplégique voit peu à peu et sans pouvoir y remédier ces changements se produire.Nombreux sont ceux qui nourrissaient des aspirations futures pleines de promesses L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 alors que bien au contraire, ils se voient obligés d\u2019accepter la dépendance absolue.Certains patients acceptent tout simplement cet état ou encore l\u2019acceptent avec courage; d\u2019autres, et ils sont très peu nombreux, semblent accepter presque avec plaisir et contentement ce nouvel état de vie.D'autres enfin, déplacent le ressentiment qu\u2019ils ressentent pour leur état en accablant leurs proches et entretiennent par leur irritabilité une animosité cachée.La métamorphose d\u2019un individu actif et productif en un invalide passif et impotent produit des changements émotionnels au niveau de la famille.Bien entendu, la première réaction est une réaction d\u2019amitié, de considération et souvent d\u2019 « over protection ».Cependant, alors que le temps passe, surtout si la réhabilitation du sujet n\u2019a pas été couronnée de succès, on verra apparaître du ressentiment dans les relations familiales, qui tout de même demeure bien dissimulé.La plupart des épouses ont accepté d\u2019emblée leurs nouvelles responsabilités.Il est intéressant de noter qu\u2019elles ont collaboré au traitement et aux soins requis, sans y ajouter de la gâterie et de l\u2019 « over protection ».D\u2019une façon générale, les épouses ont tenté de rassurer leur mari quant à la disfonction sexuelle et ont veillé de leur mieux sur leurs enfants.Cependant, dans certains cas, il semble que la responsabilité et l\u2019effort ont été trop grands.Une épouse, par exemple, est morte dans des circonstances mystérieuses qui ont fait présumer qu'il y avait eu suicide.Une autre, s\u2019étant rendue coupable d\u2019un avortement criminel après six mois de grossesse, a demandé le divorce.Nous notons un autre divorce et une séparation dans la série étudiée.Enfin, une femme s\u2019est adonnée à l\u2019alcoolisme peu de temps après l\u2019accident de son mari.Nous notons des réactions importantes chez les parents des paraplégiques.La mère d\u2019un patient mourut subitement au moment où on lui annonçait la nouvelle de l\u2019accident de son fils.Une autre, présenta par la suite des crises d\u2019asthme graves.Le père d\u2019un paraplégique WITTKOWER Er Cour.: UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE 867 adolescent, un alcoolique chronique, boit beaucoup plus après l\u2019accident de son fils.Quelque temps plus tard, la mère se plaint de vomissements sans qu\u2019on puisse découvrir une cause organique.Il s\u2019agit d\u2019une femme 1rri- table, qui déclare en sanglotant: «Je veux que mon fils meure».Le père, lui, répète très souvent: « En voilà un qui est difficile à tuer! C\u2019est un dur! » La société Les humains n\u2019ont jamais ou presque jamais reçu les infirmes à bras ouverts.On les considère \u2014 quelquefois avec raison \u2014 comme un fardeau pour la communauté.Mentionnons que leur seule présence évoque souvent des sentiments de culpabilité chez les soi-disant normaux.La société est donc tout aussi bien préparée à ostraciser ses membres infirmes qu\u2019elle l\u2019est à les choyer et à les dorloter exagérément.Ces deux phénomènes sont apparus clairement au cours des recherches.Le fait que des visiteurs forcent souvent les patients à accepter des cigarettes, de l'argent ou une aide quelconque est bien connu.Par ailleurs, nous avons constaté également que certaines personnes ont une horreur non déguisée des handicapés.Des exemples abondent où des restaurateurs, des placiers, des chauffeurs de taxi ou encore des employeurs ont traité les infirmes d\u2019une façon tout à fait brutale et ont refusé d\u2019avoir tout rapport avec eux.Bien entendu, entre ces deux extrêmes, il existe des gens qui adoptent une attitude neutre.C\u2019est ainsi qu\u2019un employeur, pour lequel les paraplégiques font montre de beaucoup d\u2019admiration, prend l\u2019attitude suivante, traduite par une simple phrase: « Ecoutez, espèces de fainéants, ce n\u2019est pas par charité que je vous donne de l\u2019emploi, mais tout simplement parce que je crois que vous pouvez faire du bon travail.Si votre rendement est médiocre, vous serez tout simplement chassés.De toute façon, je vous ferai construire un plan incliné afin que vous ne puissiez entrer à l\u2019usine sans trouver continuellement des raisons pour être en retard ». 868 Les paraplégiques, comme d\u2019ailleurs un grand nombre de handicapés, savent fort bien ou ont l'impression qu\u2019ils ne seront pas reçus avec enthousiasme par la communauté où ils vivront.On en trouve qui réussissent à sortir du cercle plus ou moins fermé constitué par les paraplégiques entre eux; quelques-uns y réussissent, d\u2019autres échouent lamentablement.On a entendu dire: « Je dois me faire des amis parmi les gens normaux, je déteste cette bizarre société d\u2019infirmes, je veux être considéré comme normal, je veux enlever cette plaque qui indique que je conduis ma voiture avec des manettes.Je veux me défaire de tous ces appareils compliqués qui embarrassent ma maison et qui m'dentifient positivement avec les infirmes.Je vais faire aussi disparaître le plan incliné qui me permet d'entrer chez moi en chaise roulante afin que personne ne puisse le voir.Je vais inviter des gens chez moi à des fêtes, mais je n\u2019inviteral pas un seul infirme.Je déteste cette minorité ! » Cependant, la plupart des cas préfèrent se confiner au groupe ou ils s\u2019identifient davantage.La phrase suivante est bien caractéristique: « Quand je suis avec des paraplégiques, je puis me payer le luxe de me traîner sur le plancher ou encore d\u2019avoir un accident urinaire.Ils me comprennent et m\u2019acceptent.Nous sommes tous identifiés.» PROBLÈMES ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX Au cours de notre recherche, nous avons constaté que neuf des vingt anciens combattants chômaient.Nous pourrions diviser ces neuf cas de la façon suivante: deux quadri- plégiques, un paraplégique souffrant de complications génito-urinaires aiguës à répétition, trois cas très récents (deux récemment blessés en Corée, un troisième devenu paraplégique à la suite d\u2019un traumatisme au Canada).Ces malades sont hospitalisés et reçoivent des soins.Les trois autres sont des individus passifs et dépendants.Chez ceux qui ont pu retourner ou encore trouver du travail, nous retrouvons toujours l\u2019individu consciencieux.Notre enquête nous indique que trois ont repris leur occupation WITTKOWER er CouL.: UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1951 d\u2019avant-guerre (commis, machinistes, étudiant).Une enquéte menée chez les huit autres démontre que l\u2019un d\u2019eux, autrefois chauffeur d\u2019automobile, est maintenant concierge, un deuxième, un militaire de carrière, a été repris par l\u2019armée; un troisième, également militaire de carrière, est électricien; un autre, autrefois spécialisé dans les travaux de métal est devenu un comptable; un cinquième sujet, autrefois un inspecteur pour une compagnie d\u2019assurance, s\u2019occupe maintenant d\u2019administration.Les deux derniers, anciennement journaliers, sont maintenant employés dans des bureaux.Le dernier, un étudiant au début de la guerre, a poursuivi ses études et est maintenant notaire.Parmi les trente civils que nous avons étudiés, vingt-quatre sont chômeurs.Ce groupe est constitué par deux quadriplégiques, cinq paraplégiques souffrant presque continuellement de complications génito-urinaires et cutanées et enfin quatorze encore hospitalisés.Les six derniers sont des individus appartenant à la classe dépendante et passive.Chez les six paraplégiques civils, nous comptons trois patients retournés aux écoles, un ex- jockey qui après avoir gagné $8000 00 par année avant son accident, se contente maintenant de $300 00 par mois comme locateur d\u2019un poste d\u2019essence.Le cinquième sujet qui nous dit avoir gagné $200 00 par mois dans les travaux de construction avant son accident, doit se contenter maintenant de $65 00 par mois depuis qu\u2019il possède une petite épicerie.Un dernier est retourné à son emploi d\u2019électricien et touche un salaire proportionnel à ses possibilités de travail actuelles.Il est fort intéressant de noter que parmi ceux qui travaillent il ne s\u2019est développé aucune aptitude vraiment nouvelle.Si l\u2019on examine dans le temps et dans l\u2019espace et d\u2019une façon très précise, le statut social et économique de ce groupe, on conclut que chacun de ses membres est maintenant un diminué.Même l\u2019ancien combattant qui touche une pension mensuelle exempte d\u2019impôt de $250 00 et qui jouit en plus de certains L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 bénéfices spéciaux, gagnerait sans doute beaucoup plus sans son handicap.LES APPLICATIONS PRATIQUES Les paraplégiques présentent d'importants problèmes médicaux, chirurgicaux, émotionnels, sociaux, occupationnels et économiques.Jusqu'a présent, cependant, nous avons suivi dans l'élaboration de ce travail une ligne de conduite bien arrêtée et nous nous sommes intéressés particulièrement aux états émotionnels présentés par l\u2019étude de ces malades.1) Comme conclusion pratique à ce travail, il est possible qu\u2019on tente d\u2019obtenir les services d\u2019un psychiatre consultant qui collaborerait à la réhabilitation des paraplégiques de même qu\u2019à celle de tous les grands handicapés.Tous les paraplégiques devraient être soumis à une entrevue.Les psychotiques de même que les candidats à la réhabilitation qui présentent des anomalies importantes de la personnalité ne devraient pas être soumis à un programme de réhabilitation poussé.Au cours de la présente recherche, on a découvert une psychose et deux cas d\u2019alcoolisme; dans une psychonévrose complexe et grave, 11 a été nécessaire de recourir à des traitements psychiatriques.Le psychiatre peut très souvent percevoir les répercussions inconscientes du handicap et fournir ainsi une aide précieuse en réhabilitation.Avant le traumatisme, l\u2019un de nos sujets présentait déjà de la dépendance, de la passivité et des tendances homosexuelles latentes; comment alors espérer que la paraplégie le transforme en un individu agressif dont la réhabilitation soit couronnée de succès?Les entrevues avec le psychiatre devraient servir également à l\u2019extériorisation du psychisme en permettant le libre jeu des émotions que jusque-là le malade a dissimulées avec soin.Il n\u2019y a pas de doute que l\u2019étalage de son malheur s\u2019est avéré à maintes reprises une thérapeutique de choix.Il ne semble pas que la psychothérapie individuelle, appliquée dans tous les cas, soit indiquée.De toute façon, cette méthode ne WITTKOWER Er Corc.: UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE 869 serait pas pratique.On peut considérer cependant des discussions auxquelles participerait un groupe de malades et dont le psychiatre serait le modérateur; ces discussions feraient partie du traitement général et du programme de réhabilitation.Ces sessions doivent avoir une allure didactique et inclure des techniques directives et non directives.Ajoutons que ces discussions auraient l\u2019avantage de s\u2019étendre aux membres du personnel (physicthérapistes, « oceupational therapists», infirmières et infirmiers) afin que tous et cha- ecun alent des notions pratiques du psychisme de leurs malades.Les entrevues thérapeutiques du psychiatre avec les proches ont une triple valeur: leur faire comprendre les besoins du handicapé, les aider à diminuer leur ressentiment et les phénomènes de culpabilité.2) Il est très important que le groupe hospitalisé dans une même salle soit aussi homogène que possible.Les groupes d\u2019dges différents et des sujets d'origines ethniques diverses de même que la disproportion sociale détruisent la possibilité d\u2019un groupe uni.Il est inutile de dire que les enfants ne devraient jamais être admis dans une salle d\u2019adultes.En effet, 11 faut empêcher qu\u2019une maturation qui présente déjà des déviations se gauchisse davantage au contact constant des adultes.3) Le paraplégique doit accepter la réalité.Tous les efforts devraient être concertés pour faire valoir les potentialités du patient plutôt que ses handicaps.Au cours de l\u2019hospitalisation, I\u2019 « occupational therapist » devrait faire tout en son pouvoir pour permettre la libération du surplus instinctif et émotionnel au moyen d\u2019activités qui sont demeurées possibles; de cette sorte, il sera facile au malade de réaliser qu\u2019il a conservé la faculté de produire et d\u2019être utile.Inutile de dire que les mesures et traitements d\u2019 « occupational therapy » doivent être du domaine de l\u2019orientation professionnelle et s\u2019éloigner autant que possible de l\u2019aspect récréatif.Ici encore, quand il s\u2019agit d\u2019orientation professionnelle, les entrevues du psychiatre de même que les études de la personnalité sont très utiles. 870 4) Une étude du passé occupationnel et des situations occupées par le patient avant son accident, est essentielle afin de pouvoir déterminer les possibilités d\u2019emploi, d\u2019orientation professionnelle et de placement.Il semble bien inutile de souligner que l\u2019ouvrier employé à des travaux sédentaires est plus facilement placé au travail que le journalier.Pour des raisons évidentes, les journaliers sont beaucoup plus nombreux chez les paraplégiques civils.L\u2019étude des dossiers a démontré que la plupart des sujets occupaient avant leur paralysie des situations demandant beaucoup d\u2019effort physique: bûcheron, ouvrier en construction, soudeur, cheminot, etc.Il est évident que tout programme éducationnel organisé après l\u2019installation de la paraplégie et au cours de la réhabilitation devrait tenir compte de leurs aptitudes pour les travaux sédentaires qui jusque-là n\u2019avaient pas été explorées.5) Il semble bien que le paraplégique ne devrait pas retourner dans sa famille avant de pouvoir se vêtir seul et être responsable des fonctions urinaires et intestinales.Il ne devrait certes pas réintégrer son foyer avant que le lieu où 1l habitera soit physiquement préparé à le recevoir.Renvoyer un patient chez lui, alors qu\u2019il est encore complètement impotent, contribue à préciser l\u2019impression d\u2019inutilité et de dépendance.Ce geste a également pour but d\u2019augmenter les réactions d\u2019anxiété et de ressentiment de la famille.Le licenciement d\u2019un client du Centre de réhabilitation devrait être un processus gradué et progressif; aussi, avant le congé final, le paraplégique devrait pouvoir passer quelque temps chez lui et cela à plusieurs reprises.6) L'expérience a démontré que seuls les traumatisés de la moelle dont la lésion est bas située devraient utiliser des attelles et des béquilles.Des observations sérieuses ont démontré qu'un seul des cas étudiés, et encore il s'agissait d\u2019un paraparétique dont les fonctions sexuelles étaient normales, a vraiment fait montre d\u2019un grand désir d\u2019apprendre et de marcher avec des béquilles et des appareils.Marcher pour la plupart des paraplégiques constitue un travail très ardu, deman- WITTKOWER er CouL.: UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 dant une forte dépense d\u2019énergie physique.La marche à l\u2019aide d\u2019appareils et de béquilles augmente les possibilités de châtes et de fractures d\u2019os ostéoporotiques.Comme l\u2019ambulation chez les paraplégiques est, aussi à la source d'accidents urinaires, plusieurs préfèrent l\u2019utilisation constante de la chaise roulante.Il est évident qu\u2019il est plus aisé de comprendre et de s\u2019identifier avec le paraplégique qui marche qu\u2019avec celui qui préfère la chaise roulante.N'oublions pas que de faire marcher l\u2019infirme ou le handicapé devient une source de grande satisfaction pour le médecin.On a souvent élaboré des programmes de réhabilitation grandioses qui n\u2019avaient d\u2019autre but que de plaire au médecin plutôt que de répondre aux vrais besoins de l\u2019infirme.7) Deux groupes de traumatisés de la moelle présentent un pronostic plutôt pauvre quant à la réhabilitation totale au travail.Il s\u2019agit des quadriplégiques et des patients qui présentent des complications aiguës fréquentes et à répétition.Dans ces cas particuliers, on peut offrir peu de choses sauf l\u2019acceptation de la réalité et un ajustement adéquat au handicap.8) Enfin, on doit mettre en évidence par tous les moyens possibles, y compris la publicité, la nécessité qui s\u2019impose de traiter et de réhabiliter les paraplégiques le plus tôt possible après le traumatisme.Il est important de noter qu\u2019un nombre assez considérable de ceux qui ont fait l\u2019objet de ce travail, ignoraient complètement l\u2019existence d\u2019un centre de réhabilitation spécialisé et étaient demeurés longtemps confinés chez eux avant d\u2019être admis au Centre de réhabilitation.Résumé I.Un bref résumé des travaux publiés sur la paraplégie a été présenté en même temps qu\u2019a été exposé le but de ce travail de recherche.II.On a discuté de la méthode de travail et du genre de patients étudiés. L'Union Méd.Canada III.On a étudié sous les aspects suivants, les réactions des paraplégiques vis-à-vis leur infirmité: a) Handicaps; b) Réactions immédiates au traumatisme; ec) Réactions post-traumatiques tardives.IV.Le statut social qui fait l\u2019objet de l\u2019étude: a) L'hôpital; b) La famille; ec) La société.V.On a tiré des conclusions pratiques.: UNE ÉTUDE PSYCHO-SOCIALE 871 BIBLIOGRAPHIE 1.B.NAGLER: Psychiatric Aspects of Cord Injury.Amer.J.of Psychiatry, 107: No 1.1950.2.D.A.THOM et al.: Psychological Aspect of the Paraplegic Patient, Med.Clin.North America, p.473, 1946.3.F.WEISS et E.BORS: Attitudes of Patients in a Paraplegic Center\u201d, Journ.of Social Case Work, 29: 60, 1948.4.J.J.MICHAELIS: Discussion on War Wounds of the Spinal Cord.Journ.of Amer.Med.Ass., 129: 164, 1945.5.R.H.KENNEDY: The New Viewpoint Toward Spinal Cord Injuries.Ann.Surg., 124: 1057, 1946.6.L.GUTTMANN: Rehabilitation After Injuries to the Spinal Cord and Cauda Equina.British Journ.of Physical Med., (sept.-déc.) 1946.ETUDES ELECTROCARDIOGRAPHIQUES APRES PNEUMOPÉRITOINE ! Jean LONGTIN et B.CARASSO 2 Hopital Sanatorium St-Joseph et Institut Lavoisier (Montréal) Malgré la faveur que connaît actuellement le pneumopéritoine en thérapeutique pneumo- logique, il y a de notables divergences en ce qui concerne ses effets sur le tracé électro- cardiographique.Une connaissance plus précise des modifications électrocardiographiques déterminées par cette collapsothérapie ne saurait donc être inutile.Le but de cette étude sera de décrire les modifications essentielles rencontrées dans une série de 25 patients.Après une étude critique des travaux quelque peu contradictoires qui ont eu trait à ce sujet et une tentative d\u2019estimation de nos propres résultats, à la lumière de la méthode employée, l\u2019étude comprendra un essai d\u2019interprétation des données objectives notées, selon les principes électro- physiologiques qui ont actuellement cours.MATÉRIEL ET MÉTHODES Nous avons choisi 25 sujets parmi les patients du Sanatorium St-Joseph proposés pour 1.Présenté au Deuxième Congrès International des maladies du Thorax, Rio de Janeiro, Brésil, août 1952.amorce de pneumopéritoine et nous avons enregistré leur tracé avant toute collapsothé- rapie.Cette série de patients comprenait des cas très variables quand à l\u2019étendue ou l\u2019évolution des lésions; mais pour la plupart il s\u2019agissait de tuberculose avancée.Nous avons éliminé de façon systématique les patients qui avaient subi toute autre collapsothérapie tel le pneumothorax et la phrénanphraxie, afin d\u2019exclure toute possibilité d\u2019intrication des facteurs mécaniques autres que le pneu- mopéritoine.L\u2019âge des malades variait de 16 à 46 ans, mais pour la plupart 1l s\u2019agissait de sujets jeunes, leur âge moyen étant de 25 ans.Il y avait 12 femmes et 13 hommes.Tous ces malades ont subi un examen cardiologique de contrôle préalable.Après institution du PNP, et en général lors de la troisième ou quatrième insufflation, nous avons enregistré l\u2019électrocardiogramme, d\u2019abord en position couchée, ensuite en position assise.Avec quelques petits moyens, destinés à assurer le relâchement musculaire 872 nous avons obtenu en position assise des tracés exempts de trémor, techniquement comparables aux tracés standard.Les variations d'amplitude des complexes ventriculaires dans les deux positions sont pratiquement négligeables chez le cœur normal (Jones, Hellerstein et Feil (1), Simonson (2) de sorte que si changement 1l y a, il doit nécessairement être attribué au pneumopéritoine.Figure 1: (a) Tracé de contrôle (avant pneumopéri- toine); (B) (après pneumopéritoine), en position couchée; (C) (après pneumopéritoine), en position assise.G.T., 26 ans.A noter en (B) et (C) le déplacement de l\u2019axe électrique vers la gauche et l\u2019apparition d'une onde Q3, ainsi qu\u2019une onde QaVF.A remarquer aussi le déplacement vers la droite de la zone de transition.L\u2019appareil employé a été toujours la Viso- Cardiette « Sanborn ».Nous avons enregistré les dérivations standard, unipolaires des membres et unipolaires précordiales (VI à V6), dont l\u2019électrocardiogramme usuel.L'examen comparatif des tracés a été fait en considérant essentiellement : LONGTIN rer CARASSO: ETUDES ECG.L'Union Méd.Canadn Tome 83 \u2014 Août 1954 1.Dans les dérivations standard: a) L'axe électrique estimé d'après la valeur de l\u2019angle alfa; b) Le type morphologique rencontré dans la 3ième dérivation; ce) Les caractères du tracé témoignant de la rotation sur l\u2019axe longitudinal et transversal, d\u2019après les crité- ria de Wilson (in Sodi Palares) (3).2.Dans les dérivations unipolaires des membres: a) La position électrique, estimée d\u2019après les criteria de Wilson (4); b) Le type morphologique rencontré en AVF et AVL.3.Dans les dérivations précordiales: a) Les éléments de rotation autour de l\u2019axe longitudinal (Wilson); b) L'aspect des ondes T.RÉSULTATS A.Axe électrique de QRS 1.En position couche \u2014 Tel que noté dans le tableau 1 nous avons observé dans tous les Figure 2: (A) Tracé de contrôle; (B) position couchée; (C) position assise.J.S., 39 ans.A noter l\u2019onde Q3 profonde en (B).En (C) présence d\u2019un complexe rSr\u2019 en D\u201d\u201d.A remarquer aussi l\u2019apparition d\u2019une petite onde QaVL. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 cas, sans aucune exception, une déviation vers la gauche de AQRS; en effet, l\u2019angle alfa se trouve diminué de 9 à 58° par rapport à sa valeur sur l\u2019électrocardiogramme enregistré avant le pneumopéritoine.Dans la plupart des cas le déplacement est de 20 à 30°.Enfin, la valeur moyenne des AQRS mesurés sur les 25 électrocardiogrammes passe de 56,8° à 31,8°.2.En position assise \u2014 Dans cette position AQRS vire encore devenant manifestement gauche: dans 11 cas il passe à 0° et jusqu\u2019à 15°.Il est entendu que ces valeurs correspondent à une augmentation de R; et a une négativité plus ou moins forte en Ds traduite très souvent par l'apparition d\u2019une onde Qs profonde.B.Dérivation 8 et onde Q; profonde 1.En position couchée \u2014 Alors qu'avant l\u2019institution du pneumopéritoine nous n'avons observé que dans 2 cas la présence d\u2019une onde Qs; (mesurant respectivement 2 et 3 mm.) après collapsothérapie nous avons noté l\u2019apparition (ou l\u2019augmentation manifeste) de cette onde dans 21 cas, soit 84% du total.Dans 15 cas cette onde était plus grande que la moitié de Rs, souvent elle était de même amplitude que la déflexion positive et dans 2 cas elle la dépasse.Nous n'avons pas essayé d\u2019établir des corrélations avec R,, étant persuadés d\u2019avance qu\u2019il n\u2019est pas question d\u2019onde Q «significative » (pathologique) mais 1l est évident que dans certains cas cette onde dépasse de loin les critéria pathologique d\u2019ampleur couramment admis (Myers (4), Gold- berger (5), Ungerleider (6), Lyle (7), soit 75% de la valeur de la déflexion positive la plus ample dans les dérivations standard.2.En position assise \u2014 Cette constatation est encore plus valable pour la position assise.En effet, en cette position nous avons observé une accentuation du Q3 dans tous les cas où cette onde avait été notée en position assise, à l\u2019exception d\u2019un seul cas chez lequel nous avons noté une négativité prédominante du type rSr\u2019.C\u2019est surtout en position assise que nous avons enregistré des ondes « géan- LONGTIN Er CARASSO: ÉTUDES ÉCG.873 tes » Q de 8,12 et 13 mm.Assez souvent nous avons pu remarquer de petites variations respiratoires de leur ampleur, ce qui signe leur caractère positionnel et non pathologique.Dans les cas où nous avons fait des enregistrements après Inspiration forcée, la variation était encore plus importante.Nous avons cru pouvoir assimiler le complexe QS, observé dans 3 cas, au complexe Qr, puisqu\u2019il suffisait d\u2019une petite variation respiratoire pour obtenir la variation de l\u2019un à l\u2019autre.Comme on pouvait le deviner, la durée de l\u2019onde Q n\u2019atteint jamais .04 sec.Figure 3: (A) Tracé de contrôle; (B) position couchée; (C) position assise.G.L.44 ans.A noter en (A): cœur en rotation anti-horaire (Q1S3).En (B) et (C) on remarque le déplacement marqué de l\u2019axe électrique de QRS et l\u2019accentuation de la rotation anti-horaire enregistrée aussi dans les dérivations précordiales.Il n\u2019y a pas d\u2019onde Q3 ni d\u2019onde QaVF.Nous n\u2019avons pas noté d\u2019onde Qs uniquement dans 4 cas.Il y avait cependant la même déviation axiale gauche en rapport avec 874 une négativité prédominante de type rS, encore plus marquée en position assise.Notons en passant qu\u2019il s\u2019agissait dans ces 4 cas de cœurs en rotation antihoraire Q1$3 tandis que dans tous les autres cas nous avons noté la rotation horaire, plus ou moins marquée S,Qs.C.Onde T3; La déviation gauche de AQRS et le Q; va de pair, le plus souvent, avec la négativité de T3; nous avons en effet noté un aplatissement de T3 dans 3 cas, un diphasisme dans 1 cas et la négativité franche dans 15 tracés.En position assise cette négativité devient plus accentuée dans 13 cas.D.Dérivations unipolaires des.membres.VR: L'étude de VR n\u2019a rien révélé si ce n\u2019est de rares changements mineurs, en rapport avec la rotation autour de l\u2019axe longitudinal (d\u2019après les critéria de Goldberger).Par contre nous avons trouvé des variations très appréciables de VF et VL, qui méritent d\u2019être détaillés.VF: en position couchée.Nous avons noté dans 10 cas l'apparition d\u2019une onde QVF variant de 1 à 3 mm.Dans 8 autres cas, où il y avait une petite QVF avant l\u2019institution du pneumopéritoine, nous avons noté son accentuation.Bien que la profondeur des ondes QVF est loin d\u2019avoir l\u2019importance des ondes Qs, le fait demeure significatif d\u2019autant plus que, vu la tendance vers l\u2019horizontalité de la position électrique le rapport R/Q diminue: dans 6 cas l\u2019amplitude de QVF égale le quart de RVF et dans 3 autres cas elle atteint la moitié et même les 3/5 de R.En position assise.Nous avons noté une augmentation de cette onde Q dans 6 cas (2 à 3,5 mm.).Sur un seul tracé nous avons trouvé une onde QVF de 5 mm.Même observation que pour la position couchée: la tendance vers l\u2019horizontalité étant encore plus poussée, les ondes Q gagnent un caractère faussement « pathologique » vu le peu d\u2019amplitude de R.Ainsi Q égale souvent R et même dans 2 cas le rapport Q/R dépasse longuement l\u2019unité.(3,5/1 et 5/2.) LONGTIN Er CARASSO: L'Union Méd.Canada ETUDES ECG.Tome 83 \u2014 Août 1954 Soulignons enfin que nous n\u2019avons constaté qu\u2019incidemment un parallélisme entre l\u2019im- po'tance de QVF et celle de Qs, elle n'est pas pour autant l'unique cause.E.Dérivation VL En position couchée.La lésion électrique, qui passe en général de la verticale ou de la semiverticale à la semihorizontale ou à l\u2019intermédiaire se traduit par des complexes R, Rs ou rs dans 17 cas, donc par une positivité initiale.Dans nos corrélations avec les dérivations bipolaires, nous avons trouvé que dans tous ces tracés il y avait l\u2019onde Q; plus ou moins profonde.En position assise.Cette même positivité initiale demeure dans les tracés pris en position assise, malgré les changements d\u2019amplitude de R (voir position électrique).Notons en passant que dans les 4 cas où nous n\u2019avons pas noté d\u2019onde Q3 les complexes ventriculaires en VL étaient de type qR.Nous développerons ce point plus loin.F.Position électrique.Comme nous l\u2019avons signalé en passant, il y a dans tous les cas une tendance vers l\u2019horizontalité.Dans la plupart des cas il s\u2019agit de cœurs verticaux qui passent à la semi- verticale en position couchée et de la semi- verticale à la position intermédiaire ou semi- horizontale en position assise.Voici le tableau des positions électriques notées: Après PNP Aprés PNP Position Avant PNP Position Positior: couchée assise Verticale 12 3 0 Semi-verticale 7 7 3 Intermédiaire 2 6 3 Semi-horizontale 1 3 9 Horizontale 0 2 7 Indéterminée 3 4 3 G.Dérwations précordiales.Nous avons considéré sur les dérivations précordiales les déplacements de la zone de transition témoignant de la rotation autour de I'axe longitudinal.Nous n\u2019avons pas considéré cet effet de rotation dans son sens absolu, mais par comparaison avec le tracé L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 antérieurement enregistré.Toutefois, afin de pouvoir négliger les petites modifications qui pourraient relever de conditions contingentes, tel un déplacement minime de notre électrode ou la petite modification d\u2019amplitude inhérente à la position assise (raccourcissement moyen de R de 0,47 mm (2), nous n\u2019avons pris en considération que les tracés où le complexe transitionnel changeait nettement de siège.D\u2019après cette définition nous avons trouvé une tendance à la rotation antihoraire dans 15 cas.Nous accentuons: tendance, puisque nous avons compris sous ce vocable le passage d\u2019une rotation horaire marquée à une rotation moins marquée; la vraie rotation antihoraire et enfin l\u2019accentuation d\u2019une rotation initialement antihoraire.En position assise nous n\u2019avons pas noté d\u2019autre modification.Ondes T précordiales Dans 2 cas nous avons observé des modifications notables des ondes T précordiales.Dans un premier cas il y a eu apparition, après pneumopéritoine, d\u2019ondes 7 diphasiques en V» et négatives en V3 et Vy; cette négativité s\u2019étend à V; en position assise.Dans un deuxième cas nous avons observé après pneumopéritoine une diminution nette d\u2019amplitude des ondes T précordiales et en position assise, une franche négativité de V, à V4, avec aplatissement en V; et Ve.H.Rotation autour de l\u2019axe transversal On sait que le cœur peut déplacer la pointe en avant et la base en arrière, et vice versa, ces mouvements étant relatifs, rapportés uniquement à la position normale.Bien qu\u2019il ne semble pas y avoir de corrélations statiquement valables entre les données électrocar- diographiques et les données radiologiques (9) il nous a semblé important, pour notre discussion, de chercher sur nos tracés les éventuelles modifications dans ce sens.Allant de pair avec des complexes qR en AVF nous avons noté dans 3 cas, après pneu- LONGTIN er CARASSO: ETUDES ECG.875 mopéritoine, des ondes Qz Q: Qs témoignant vraisemblablement de la rotation en avant autour de l\u2019axe transversal (bascule de la pointe en avant).Discussion Quelques-uns des changements que nous avons observés avaient déjà été notés dans le passé, du moins pour ce qui concerne les dérivations standard, à savoir la déviation axiale gauche et l\u2019apparition d\u2019une onde dans quelques-uns des cas étudiés (Elwood, Piltz et Potter (10), Benat et Berg (11).Il est cependant étonnant de constater que les études plus récentes, (Evans et Black (13), Polack (12) ne confirment pas les anciennes constatations.Evans et Black ont étudié 10 cas avec toutes les dérivations courantes et les dérivations œsophagiennes.Ces auteurs tout en remarquant l\u2019apparition de grandes ondes Q œæso- phagiennes, au niveau ventriculaire, considèrent les changements dans les dérivations usuelles assez mineures et ils ne notent qu\u2019une seule fois l\u2019apparition d\u2019un onde Qs; et QVF et occasionnellement un changement d\u2019axe.Mais force il est de remarquer que seulement dans 3 cas les auteurs avaient enregistré un tracé avant l\u2019institution du pneumopéritoine.On peut opposer les mêmes objections au travail de Pollack (qui comprend aussi une excellente revue de la question).Cet auteur conclut sur l\u2019absence de changements appréciables en position couchée mais la présence en position assise d\u2019une déviation axiale gauche dans 9 cas sur 16, de même que l\u2019apparition d\u2019un Qs profond dans 4 cas.Malheureusement cet auteur non plus n\u2019a pas enregistré des tracés avant la collapsothérapie.Par surcroît, une partie des tracés en position assise étaient difficilement interprétables en raison du trémor musculaire.Dans leur ordre de fréquence les changements que nous avons observés étaient les suivants: déviation axiale gauche et tendance vers l\u2019horizontalité de la position électrique, apparition d\u2019une onde Q3 profonde ou très 876 profonde, présence d\u2019une positivité initiale en VL, apparition d\u2019une négativité initiale en VF, enfin tendance vers la rotation anti-horaire, qui cependant n\u2019est manifeste que dans peu de cas.L\u2019onde Q est accompagnée le plus souvent par une onde lente négative.Tous ces changements sont encore plus accentués en position assise.1.L\u2019onde QVF profonde est généralement causée par l\u2019infractus postérieur du myocarde.Elle peut cependant apparaître, d\u2019ailleurs assez rarement, chez des sujets normaux lorsqu\u2019il y a transmission du potentiel auriculaire des régions voisines du sillon auriculo-ventrieu- laire.Une telle possibilité a été suggérée par Gomez après un travail expérimental chez le chien (14) et reprise par Evans et Coll (15) et Rubin et Coll (16).2.L'onde Qs; due à un potentiel initial positif en VL: Chez certains cœurs plus ou moins horizontaux, en rotation horaire autour de l\u2019axe longitudinal, il n\u2019y a qu\u2019une partie du ventricule gauche qui est orentiée vers le bras gauche et l\u2019on trouve en VL, dérivation du bras gauche, une déflexion R sans phase négative initiale.De tels tracés ont été décrits surtout chez les femmes enceintes (16).Revenant à nos tracés nous avons déjà souligné la fréquence de la positivité intiale de VL de même que la relative fréquence des ondes QVF.C\u2019est dire que les mécanismes électrophysiologiques considérés ci - dessus pourraient jouer, séparément ou combinés.En effet, l\u2019élévation du diaphragme détermine une horizontalité plus ou moins marquée du cœur.Cette horizontalité se traduit par des complexes positifs en VL, sans onde Q initiale.La positivité initiale est due au fait que, tout en devenant «horizontalisée », ces cœurs ini- tlalement verticaux ou semi-verticaux en rotation horaire, ne subissent qu\u2019une rotation minime autour de l\u2019axe longitudinal.C\u2019est là un mécanisme rencontré aussi chez beaucoup de femmes enceintes ou dans l\u2019ascite, de même que chez certains obèses.LONGTIN Er CARASSO: L\u2019Union Méd.Canada ETUDES ECG.Tome 83 \u2014 Août 1954 Dans les 4 cas où nous n\u2019avons pas noté d\u2019onde Qs les complexes ventriculaires en VL étaient de type qR ou qRs, et il y avait sur les tracés avant pneumopéritoine une rotation anti-horaire manfeste (syndrome Q;S;).Dans 10 cas nous avons observé l\u2019apparition ou l\u2019accentuation d\u2019ondes QVF.Ceci explique (par le mécanisme combiné) certaines ondes Q3 géantes.De telles ondes ont été enregistrées par Rubin et Most qui ont noté une augmentation d\u2019amplitude en expiration forcée.L\u2019étude combinée de dérivations œsophagiennes au niveau ventriculaire semble être à l\u2019appui de l\u2019hypothèse que les ondes QVF représentent la transmission à la jambe gauche du potentiel électrique de la surface basale postérieure du cœur, au niveau du sillon auriculo-ventriculaire.Cette transmission atypique est possiblement due à la bascule sur l\u2019axe transversal en avant, dont les conséquences sont l\u2019élévation de la partie antérieure du cœur, avec descente de la zone auriculaire voisine du sillon auriculo-ventriculaire vers un niveau habituellement ventriculaire.Les ondes T3 négatives suivant la négativité dominante du complexe ventriculaire sont chose banale et nous ne nous attarderons pas là- dessus.Moins banale est cependant l\u2019observation d\u2019ondes T précordiales négatives que nous avons signalées dans 2 cas.Elles ont été notées par Jaffe chez certains patients obèses dans les dérivations CF.Résumé Chez 25 patients porteurs de pneumopéri- toine, étudiés en positions couchée et assise, l\u2019électrocardiogramme a montré des changements significatifs, mais d\u2019ordre exclusivement positionnel.Dans leur ordre de fréquence, les modifications notées sur le tracé pris en position couchée, ont été les suivantes: 1) une déviation de l\u2019axe de QRS vers la gouche, et tendance vers l\u2019horizontalité de la position « électrique »; 2) Une onde Qs profonde ou très profonde suivie par une onde Ts négative ou diphasique; 3) Une positivité initiale du L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 complexe ventriculaire en aVL; 4) Une onde QaVF; 5) Une légère tendance vers la rotation anti-horaire; 6) Enfin, occasionnellement, des ondes T négatives ou diphasiques dans les dérivations précordiales.Ces modifications deviennent plus marquées sur le tracé enregistré en position assise.La déviation axiale vers la gauche est constante, tandis que le syndrome électrocardiographique Q3T3 apparaît uniquement chez les cœurs en rotation horaire autour de leur axe longitudinal.Après une analyse électrophysiologique détaillée, les auteurs concluent à des changements uniquement positionnels.BIBLIOGRAPHIE 1.M.JONES, H.K.HELLERSTEIN et A.FEIL: The Effect of Posture Upon Normal and Abnormal Electrocardiograms, (abstract), Brit.Heart J., 11: 95, 1950.2.E.SIMONSON: Effect of the Change from Supine to Sitting Position on the Chest Leads, Am.Heart J., 43: 55, 1952.3.D.Sodi PALLARES: Nuevas Bases de la Elec- trocardiografia, Inst.N.Cardiologia, Mexico, 1949.4.G.B.MYERS and B.G.OREN: The Use of the Augmented Unipolar Left Lead in the Differentiation of the Normal from Abnormal Q Wave in Standard Lead III, J.Lab.and Clin.Med., 30: 347, 1945.5.E.GOLDBERGER: The Differentiation of Normal from Abnormal Q Waves, Am.Heart J, 30: 341, 1945.LONGTIN er CARASSO: ETUDES ECG.877 6 H.E.UNGERLEIDER et R.GUBNER: The Q4 and QS; Deflections in the Electrocardiogram, Criteria and Significance, Am.Heart J., 33: 807, 1947.7.A.M.LYLE: Further Observations on the Deep Q of the Electrocardiogram, Am.Heart J., 28: 199, 1944.8.E.GOLDBERGER: Unipolar Lead Electrocardiography, Lea and Febiger, Philadelphia, 1949.9.N.FOWLER and J.R.Braunstein: Anatomic and Electrocardiographic Position of the Heart, Circulation, 3: 906, 1951.10.B.J.ELWOOD, G.F.PILTZ and B.P.POTTER: Electrocardiographic Observations on Pneu- moperitoneum, Am.Heart J., 19: 206, 1940.11.A.J.BENATT et W.F.BERG: The Electrocardiogram in Pneumoperitoneum, Am.Heart J., 19: 206, 1945.12.A.POLLACK : The Effect of Pneumoperitoneum on the Electrocardiogram, Dis.of Chest, 19: 36, 1951.13.E.EVANS et T.C.BLACK: The Electrocardiogram in Pneumoperitoneum Including Augmented Unipolar Limb Leads and Unipolar Chest and Oesophageal Leads, Am.Rev.Tuberc, 59: 128, 1949.14.A.H.GOMEZ: Q,, Q,, Q3 Rotacion y desplaza- miento experimental sobre les tres ejes, Rev.Cub.Card., 9: 153, 1948.15.I.L.RUBIN et W.MOST: Positional Changes in QaVF and the Oesophageal Leads Induced by Pneumoperitoneum, Am.Heart J., 43: 226, 1952.16.A.Gonzales de COSSIO: El electrocardiograma normal en la embarazada a termino, Rev.Med.Hosp.Ger., Mex., 9: 451, 1947. LUXATIONS RÉCIDIVANTES DE L'ÉPAULE Léon BEIQUE, M.D., F.R.C.S.(C) Chirurgien Roger SIMARD, M.D.Résident dans le service de chirurgie Hôpital Notre-Dame (Montréal) La luxation récidivante de l\u2019épaule est une maladie qui soulève encore nombre de polémiques quant à son mécanisme de production, sa pathogénie et conséquemment sa cure opératoire idéale.Tous les auteurs admettent pourtant que les lésions pathologiques retrouvées à l\u2019opération sont variées et variables.Nous basant sur cette constatation importante, il nous a paru illogique de soumettre tous nos malades à une technique opératoire unique et inflexible.Au contraire nous varions nos procédés opératoires suivant les lésions retrouvées.Une revue minutieuse de la littérature à ce sujet prouvera le bien-fondé de notre conduite.RENSEIGNEMENTS CLINIQUES Inconnue chez l\u2019enfant, exceptionnelle après 45 ans, cette affection survient surtout chez des jeunes gens d\u2019environ 20 ans, en bonne santé sans antécédents musculo-squelettiques personnels ou héréditaires.La proportion des femmes atteintes est minime; 1 sur 20.Plusieurs épileptiques dont les crises ne sont pas contrôlées, deviennent porteurs de cette affection.Dans 90% des cas les récidives surviennent avant 30 ans.Une histoire typique se lit comme suit: Un jeune athlète au cours de l'exercice de son sport préféré, football, ski, etc.est blessé à l\u2019épaule.Le traumatisme est toujours brutal.L\u2019examen clinique et radiologique signe une luxation antérieure de l\u2019épaule; variété sous-coracoïdienne.La réduction est facile et accomplie sous anesthésie générale.L\u2019immobilisation est en général inadéquate et de trop courte durée, i.e.le bras n\u2019est pas solidement accolé au thorax; la mobilisation est permise avant 4 semaines.Il s\u2019écoule ordinairement un laps de temps considérable entre la première et la deuxième luxation.Celle-ci est causée par un traumatisme mineur.Les récidives deviennent de plus en plus fréquentes et sont produites par des causes de plus en plus légères.À ce stade, le patient raconte que «son épaule a glissé, s\u2019est barrée brusquement » au cours de l\u2019exercice d\u2019un mouvement normal.Il s\u2019agit en général d\u2019un mouvement combiné d\u2019abduction, de rotation externe et de rétropulsion du bras.À volonté certains sujets peuvent reproduire et réduire eux-mêmes leur luxation.Watson Jones attache quelque importance sur le mécanisme de production de la luxation initiale; mécanisme qui selon lui est diffé- rent de celui produisant une luxation simple i.e.sans tendance à récidiver.Le bras étant en abduction légère, en rotation externe et en rétropulsion, la tête humérale est brusquement projetée d\u2019arrière en avant sur le rebord glénoïdien antérieur.C\u2019est en effet ce qui survient chez le joueur de football porteur du ballon qui est arrêté brusquement dans sa course par un joueur adverse.Il tombe lourdement sur le dos, les coudes pointant vers le sol.Les luxations simples sont ordinairement le résultat d\u2019une chute sur la main, portant le bras en hyperabduction.Ce mécanisme, bien qu\u2019intéressant au point de vue pronostic quand il existe, ne doit pourtant pas être généralisé.En effet Gallie et Le Mesurier, après une étude minutieuse de quelques 200 cas affirment que le traumatisme initial de la maladie récidivante est à peu de chose près identique à celui responsable de la luxation simple.De cette étude clinique et statistique, il faut retenir les 3 faits suivants: 1\u2014 La présence dans tous les cas d'un traumatisme initial brutal.2 \u2014 L'immobilisation inadéquate et de trop courte durée de la première luxation.3 \u2014 Le rôle prépondérant des mouvements L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 de rotation externe dans le mécanisme de production des récidives.ANATOMO PATHOLOGIE {cf.schéma I) Les lésions les plus fréquemment observées sont situées au niveau du rebord glénoïdien antérieur et au niveau de la tête humérale.Plusieurs auteurs en minimisent l\u2019importance et la fréquence pour les 2 raisons suivantes: BEIQUE er SIMARD: LUXATIONS RECIDIVANTES.879 La base du labrum est détachée de l\u2019os mais demeure habituellement attachée à la capsule et aux ligaments gléno-huméraux.Chaque fois que le labrum est ainsi lésé, il coexiste un certain degré de décollement capsulaire au niveau de la partie adjacente du col de l\u2019omoplate.Le rebord osseux de la glénoïde est poli, arrondi.Cette désinsertion du fibro-cartilage arti- ETfO- -PATHOGENIE TÊTE HUMERALE + ROTATION EXTERN SOUS -SCAPULAIRE , .+ À LESION de DANKARI.\u2026 REBORD GLENSIDIEN ANT DMO PL ITE cae mms oe 6 re | wid ia DUS-EPINEUX -SOUS- EPINEUX LESION de Hit1- SACHS coupe HORIZONTALL 1 \u2014 La lésion intéressant la tête humérale est rarement visible sur une radiographie simple de l'épaule; elle manque pourtant rarement sur des clichés ou la tête humérale est photographiée de profil.2 \u2014 La lésion intéressant le rebord gléno\u201d- dien ne sera visualisée au cours de l\u2019opération qu\u2019à la suite d\u2019une dissection minutieuse.L'ouverture de la capsule sera dans certains cas nécessaire.I \u2014 Lésions intéressant le rebord gléno:dien antérieur.Il s\u2019agit ordinairement d\u2019une désintertion du bourrelet glénoïdien, au niveau de la portion antéro-inférieure du rebord périphérique de la cavité glénoïde.SC HE MA\u2014 § culaire a été d\u2019abord signalée par Broca et Hartmann en 1890.En 1923 Bankart reprit l\u2019étude de la question et conclut, que cette lésion présente dans tous les cas, était la cause des récidives.Il décrivit ultérieurement une opération pour obvier à ce défaut.Il est à l'heure acuelle bien établi que la désinsertion du labrum surnommée « lésion de Bankart » est variable quant à son étendue et n\u2019est pas présente dans tous les cas.Palmer et Widen de Suède ont publié en 1948 une observation très intéressante et détaillée de 60 cas de luxations récidivantes.Dans tous les cas au cours de l\u2019acte opératoire le rebord gléno'dien antérieur ainsi que les structures adjacentes ont été inspectés. 880 Voici leurs résultats: (cf.schéma II) LESIONS du LABR UST @ aptes Paire - Widen) | © ee 00 \u2014CHEMA-2\u2014 A \u2014 Dans 27 cas \u2014 le labrum est complètement détaché du rebord glénoïdien à sa partie antéro-inférieure; il flotte en dehors de la glénoïde.C\u2019est la lésion de Bankart.B \u2014 Dans 22 cas \u2014 le labrum est complètement rupturé ou inexistant sur tout le rebord glénoïdien antérieur.C\u2014 Dans 2 cas \u2014 le labrum est comple- tement détaché et de la glénoïde antérieure et de la capsule; il flotte librement dans la cavité articulaire.D \u2014 Dans 5 cas \u2014 on a noté que des modifications minimes du labrum.E \u2014 Dans 4 cas \u2014 le labrum était intact.Les autres lésions possibles mails plus rares à ce niveau étaient: 1 \u2014 Fractures parcellaires du rebord glé- noïdien antérieur.2 \u2014 Inexistence du rebord glénoidien osseux.En aucun cas à la salle d\u2019opération ou par arthrographie on n\u2019a pu mettre en évidence une déchirure capsulaire ou une néo-cavité articulaire.II \u2014 Lésions intéressant la tête humérale.Il s\u2019agit d\u2019une encoche osseuse située dans le secteur postéro-latéral de la tête humérale.Elle porte le nom de lésion de Hill et Sachs, BÉIQUE er SIMARD: LUXATIONS RÉCIDIVANTES.L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 parce que ces auteurs, en 1904, ont insisté sur sa fréquence et son importance pathogénique.Elle fut pourtant décrite en 1851 par Flower et ensuite en 1890 par Broca et Hartmann.Ainsi que la lésion de Bankart, son intensité est très variable.De simples irrégularités au niveau du cartilage hyalin, elle peut emprunter tous les stades d\u2019une ostéochondrite dissé- quante pour enfin épouser la forme d\u2019une dépression profonde occupant le 1/3 de la surface humérale.Cette lésion est-elle constante?Les opinions varient.Palmer et Widen de Suède l\u2019ont retrouvée constamment dans tous leurs cas.Par ailleurs, J .C.Adams, d\u2019Angleterre, dans une imposante étude l\u2019a notée dans 82% des cas.De plus, fait intéressant à noter, chaque fois que la lésion de Bankart n\u2019existait pas, la lésion de Hill et Sachs était présente.Adams avoue pourtant que la lésion humérale aurait été retrouvée plus fréquemment si sa + recherche avait été plus minutieuse.ÉTIO-PATHOGÉNIE (cf.schéma I) Les écoles anglaise et suédoise sont celles qui ont travaillé le plus sérieusement à la compréhension de la question.Elles sont en accord sur certains points, en désaccord sur certains autres.Ces auteurs sont en accord sur les 4 points sutvants: 1 \u2014 La prédisposition à la récidive survient toujours après un traumatisme initial brutal et ne se développe jamais spontanément.2 \u2014 Ce traumatisme initial produit une lésion n\u2019ayant aucune tendance à guérir, expliquant ainsi les récidives.Les lésions de Ban- kart et de Hill et Sachs n\u2019ont « per se» aucune tendance à guérir.Les traumatismes survenant dans les luxations simples ne sont qu\u2019uniquement capsulaires donc guérissent rapidement.3 \u2014 La lésion humérale est présente dans tous les cas où il n\u2019y a pas de lésions du la- brum.4 \u2014 L'origine de l\u2019encoche osseuse est uniquement traumatique.Il s\u2019agirait d\u2019une frac- L'Union Méd.Canada Tome 83 Août 1954 ture par compression de la tête humérale sur la glène antérieure lors d\u2019une luxation brutale.Il existe des preuves radiologiques de cet énoncé.Les points de divergence sont à peu près les suivants: A \u2014 I\u2019Ecole Anglaise est d\u2019avis que la cause primaire des récidives est l\u2019ensemble des lésions observées au niveau de la glène antérieure et ceci dans 87% des cas.Dans seulement 13% des cas, cette cause serait la lésion humérale.B \u2014 L'Ecole Suédoise donne une opinion contraire.Celle-ci est simple et nous semble plus logique.En effet la cause primordiale des récidives est, à leur avis, l\u2019encoche osseuse humérale.La lésion de Bankart quand elle existe augmente cette prédisposition aux récidives mais sa présence n\u2019est pas nécessaire.Les lésions du rebord glénoïdien antérieur peuvent ou apparaître en même temps que la lésion humérale, ou apparaître ultérieurement ou ne pas apparaître du tout.Comment cette encoche osseuse peut-elle prédisposer aux récidives?Normalement les 2 surfaces articulaires scapulo-humérales s\u2019adaptent harmonieusement.Dans ces cas l\u2019article est stable car il existe une force adhésive faisant accoler ces 2 surfaces.Muller, en 1942, a démontré que la pression atmosphérique était responsable de cette force adhésive.Pour briser cette stabilité articulaire 2 conditions sont nécessaires: 1\u2014 La présence de l\u2019encoche osseuse humérale.2 \u2014 Un mouvement de rotation externe du bras qui amène cette irrégularité humérale en regard de la cavité glénoïde.Si le mouvement du bras continue, l\u2019encoche osseuse glisse sur la saillie formée par la glène antérieure, il y a imbrication des 2 surfaces à la façon de roues dentées.La tête humérale pivotant alors autour de cette saillie glénoïdienne est projetée en avant et en dedans.La luxation ainsi produite est intracapsulaire, de plus elle est BÉIQUE rr SIMARD: LUXATIONS RÉCIDIVANTES.881 incomplète (sub-luxation), car seulement une portion de la tête est sortie de sa cavité et de plus une portion demeure en contact avec la glène antérieure.CURE CHIRURGICALE Généralités Avant et durant l\u2019acte opératoire, le chirurgien devra se souvenir des points suivants: 1 \u2014 Essayer de découvrir radiologiquement la lésion de Hill et Sachs.2\u2014 La voie d'approche antérieure est la seule satisfaisante.3 \u2014 Rechercher systématiquement les lésions au niveau du rebord glénoïdien antérieur et de la tête humérale.Elles existent toujours simultanément ou séparément.4 \u2014 Vu qu\u2019il est impossible techniquement de remplir l\u2019encoche osseuse, se souvenir que l\u2019acte opératoire sera couronné de succès, si on réussit à bloquer la sortie de la tête humérale et à limiter la rotation externe.Plus de 70 procédés ont été décrits.Les plus importants peuvent se ramener à 3 groupes: 1 \u2014 Les opérations de fixation ; 2 \u2014 Les butées osseuses ; 3 \u2014 Les fixations du bourrelet et de la capsule.I \u2014 Les opérations de fixation visent à créer de nouveaux ligaments et ainsi à limiter les mouvements de la tête humérale.Il s\u2019agit soit d\u2019une suspension acromio-claviculaire à l\u2019aide de fascia (Henderson) soit d\u2019une fixation huméro-juxta-glénoïdienne à l\u2019aide du tendon du long biceps (Nicola).Ces opérations sont abandonnées à l'heure actuelle à cause des récidives importantes (près de 40%).II \u2014 Les butées osseuses caracoïdiennes (Ou- dard, Riboneau et Huguier) et glénoidiennes: (Hybinette et Eden) visent à s\u2019opposer à la sortie de l\u2019humérus hors de la glène au moyen de greffons osseux.Les techniques en vogue en France et en Suède sont moins en usage ic] pour les raisons suivantes: 882 À \u2014 Nécessité de prélever un greffon tibial ou iliaque, B \u2014 Immobilisation post-opératoire prolongée, C \u2014 Récidives plus élevées (environ 7%) que dans le groupe suivant.Pourtant ces butées osseuses sont très avantageuses: 1 \u2014 Quand la lésion Bankartienne est absente et qu\u2019il existe une encoche osseuse importante.2 \u2014 Dans les cas d\u2019absence totale du relief osseux glénoïdien antérieur.Dans ces cas, tout autre procédé serait désastreux.III \u2014 Les fixations du bourrelet et de la capsule: sont réalisées par des techniques différentes.Elles visent à obturer la cavité par où la tête humérale a tendance à sortir, soit en fixant le labrum (Bankart) ou le tendon terminal du sous-scapulaire (Putti-Platt) au rebord glénoïdien antérieur.De plus la technique de Putti-Platt limite la rotation externe par suture en patelot de la capsule et du muscle sous-scapulaire.Ces opérations jouissent à l'heure actuelle d\u2019une très grande vogue parce qu\u2019elles ont à leur actif un taux de récidives extrêmement bas (aux environs de 2%).Watson-Jones se sert des 2 techniques précédentes avec quelques modifications.Il suture le labrum à glénoïde selon le procédé de Bankart si celui-ci est décollé.Dans tous les cas il complète l\u2019opération d\u2019une plicature de la capsule et d\u2019un raccourcissement du muscle sous-scapulaire.Les avantages particuliers de ces procédés se résument ainsi: A \u2014 La technique de Bankart est indiquée s\u2019il y a désintertion du labrum.B \u2014 Le procédé Putti-Platt est avantageux si on est en présence d\u2019une lésion humérale pas trop étendue sans lésion du fibro-car- tilage.C \u2014 La méthode de W'atson-Jones s\u2019applique à la majorité des cas, sauf ceux nécessitant une butée osseuse.BEIQUE er SIMARD: LUXATIONS RÉCIDIVANTES.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 STATISTIQUES À L\u2019HÔPITAL NOTRE-DAME Nous avons opéré 8 cas depuis 1948.À cause de la variété des lésions rencontrées chez nos patients, plutôt que de les soumettre tous à une technique inflexible, plusieurs procédés furent employés.Nos résultats furent excellents.Nous n\u2019avons eu aucune récidive.Voici brièvement les lésions typiques observées et les procédés employés: 1\u2014 Dans 1 cas, on a noté une absence totale du rebord glénoïdien antérieur.Nous avons donc fait usage d\u2019une butée osseuse glénoïdienne (greffon tibial fixé verticalement à la glénoïde par 2 vis).2 \u2014 Dans 1 cas, il n\u2019existait aucune lésion au niveau du rebord glénoïdien antérieur mais par contre il y avait présence d\u2019une encoche osseuse humérale importante.Le procédé de Putti-Platt fut employé.3 \u2014 Dans tous les autres cas, la- lésion de Bankart fut retrouvée.La technique opératoire fut de fixer le labrum à la glène et de plicaturer la capsule et le sous-scapulaire.BIBLIOGRAPHIE 1.J.C.ADAMS: Recurrent Dislocation of Shoulder, J.Bone and Joint Surg\u2026, 30b: 26 (fév.) 1948.2.F.W.BANCROFT et MARBLE: Surgical Treatment of M-Skeletal System, Vol.1, 1951.3.A.S.BANKART: Recurrent Dislocation of Shoulder, British Med.Journal, 2: 1131, 1923.4.A.1.BANKART: The Pathology and Treatment of Recurrent Dislocation of Shoulder, British Journal of Surgery, 26: 23, 1938.5.V.B.BARE: Treatment of Recurrent Dislocation of Shoulder, Surgical Clinics North America, 33: 1703 (déc.) 1953.6.CAMPBELL: Operative Orthopoedics, Vol.1, 1949.7.H.OSMOND-CLARKE : Habitual Dislocation of Shoulder, J.Bone and Joint Surg.30b: 19 (fév.) 1948.8.M.D'AUBIGNE et P.LONCE: Affections traumatiques des membres et des ceintures, Pathologie Chirurgicale, Vol.1, 1947. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 9.A.L.EYRE-BROOK: Recurrent Dislocation of Shoulder, J.Bone and Joint Surg., 30b: 39 (fév.) 1948.10.W.E.GALLIE et A.B.LE MESURIER: Recurring Dislocation of Shoulder, J.Bone and Joint Surg., 30b: 9 (fév.) 1948.11.I.A.HILL et M.D.SACHS: Grooved Defect of Humoral Head, Radiology, 35: 690, 1940.12.J.C.R.HINDENACH: Anterior Bone Graft for Recurrent Shoulder Dislocation, Lancet 1: 369, 1947.13.E.LEPINE et R.LANGEVIN: Luxation récidivante de l\u2019épaule, Union Médicale du Canada, 78: 750 (juillet) 1950.BEIQUE Er SIMARD: LUXATIONS RECIDIVANTES.883 14.J.PALMER et A.WIDEN: The Bone Block Method for Recurrent Dislocation of the Shoulder, J.Bone and Joint Surg., 30b: 53 (fév.) 1948.15.C.O.TOWNLEY: The Capsular Mechanism in Recurrent Dislocation of the Shoulder, J.Bone and Joint Surg.32a: 370 (avril) 1950.16.R.WATSON JONES: Fractures and Joint Injuries, Vol.II, 1944.17.R.WATSON-JONES: Note on Recurrent Dislocation of Shoulder, J.Bone and Joint Surg., 30b: 49 (fév.) 1948.PREMIERS RÉSULTATS SUR L'EMPLOI D\u2019ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE, P.A.S, AVEC OU SANS ASSOCIATION DE COLLAPSOTHERAPIE, CHEZ UN GROUPE D\u2019INDIENS ET ESQUIMAUX ADULTES ET ENFANTS DU SEXE MALE, TUBERCULEUX PULMONAIRES M.CARON, Hôpital de l\u2019Immigration (Québec).L'application de la thérapeutique antituberculeuse peut se résumer en trois groupes de traitements : a) la thérapeutique conservatrice: cure sana- toriale, altitude et alimentation; b) la collapsothérapie: pneumothorax, pneu- mopéritoines, pneumolyse, thoracoplastie (api- colyse, boules de polythène, etc.), lobectomie et pneumomectomie; e) le traitement chimiothérapique.Ce troisième groupe de la thérapeutique antituberculeuse par chimiothérapie fera l\u2019objet de cette communication.L'extension bienfaisante qu\u2019a prise, depuis une quarantaine d'années, la thérapeutique active de la tuberculose pulmonaire, a incité les cliniciens et phtisiologues à chercher une meilleure conduite à tenir et à poursuivre des expériences chez les humains, de nombreux agents chimiques et mycosiques considérés comme spécifiques in vitro.Nous ne ferons que mentionner les médicaments tuberculostatiques les plus connus avec commentaires succincts pour quelques-uns.Le « Sulfanilamide », la substance « Promin » et «Promizole».La pénicilline, qui n\u2019influence pas directement le bacille de Koch, est d\u2019un grand secours dans les infections secondaires durant l\u2019évolution tuberculeuse.La « Magnamycine », la « Viomycine » et la « Di-Atox Argentique ».De nombreux autres antibiotiques ont été offerts à la profession médicale; ils feront l\u2019objet d\u2019une autre communication.Le P.A.S.(acide para-amino-salicylique) est connu de tous les cliniciens et phtisiologues pour son pouvoir bactériostatique sur le bacille tuberculeux.L\u2019expérience a démontré qu\u2019il permet l\u2019emploi prolongé de la streptomycine.À notre hôpital, nous employons le P.A.S.à raison de 8 à 10 grammes par jour en association à la streptomycine; cette association nous a permis de constater dans plusieurs cas, une diminution importante du nombre de bacilles tuberculeux dans les expec- 884 torations et la négativité dans d\u2019autres cas après un traitement prolongé de six mois.Nous avons noté, chez plusieurs malades, une regression radiologique complète ou une stabilité des lésions.Ceux qui étaient porteurs de lésions nécrotiques n\u2019ont pas semblé bénéficier de ce traitement; ils ont été dirigés vers la chirurgie pulmonaire.Nous avons constaté quelques troubles gastriques: nausées et vomissements chez neuf de nos malades adultes; l\u2019arrêt momentané de la médication a fait disparaître tous ces troubles digestifs.La reprise du traitement fut faite sans que ces mêmes patients ne présentent d\u2019autres symptômes d'intoxication du même genre.Un Esquimau a fait un purpura léger sans modification importante de la crase sanguine.Quelques enfants ont montré de l\u2019intolérance gastrique; vomissements, inappétences, une atteinte rénale passagère; le contrôle fut rapidement obtenu sans que nous ayons eu à déplorer aucun accident grave.Nous n\u2019avons pas employé la voie intra-veineuse en considération des grands désavantages d\u2019administration chez nos malades indiens et esquimaux qui se prêteraient difficilement à cette thérapeutique qui exige beaucoup de compréhension et de coopération.La « Streptomycine » est très connue et très employée; elle a été considérée au début par quelques thérapeutes comme spécifique de la tuberculose; elle agit spécifiquement sur les germes en, voie de division mais n\u2019est pas absorbée ni détruite par les germes.Son action est essentiellement bactériostatique et très peu toxique à dose thérapeutique.Nous basant sur les expériences déjà acquises et sur les observations rapportées, nous administrons à nos malades, la streptomycine à la dose d\u2019un gramme aux trois jours pour une dose totale de 30 à 60 grammes, associée au P.A.S.pour les adultes, pour la durée du traitement.Nous admettons que notre expérience ne porte pas sur un grand nombre de malades, mais nous pouvons affirmer que ce mode de traitement a une action bienfaisante sur l\u2019évolution de la tuberculose pulmonaire de plusieurs de nos malades.CARON: ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE ET PAS.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Notre laboratoire ne nous a rapporté qu\u2019un seul cas de résistance microbienne à la drogue; les phénomènes d\u2019intoxication ont été exceptionnels, nous n\u2019avons dû discontinuer le traitement dans deux cas seulement.Nous avons rencontré un seul cas d\u2019accidents neuro- tiques; vertiges, bourdonnements d\u2019oreilles et une surdité passagère.Nous savons tous que la streptomycine a une affection particulière pour la 8e paire crânienne.Streptomycine-résistance Le test de résistance à la streptomycine est régulièrement fait par notre laboratoire sous la direction du docteur P.-E.Fiset.Pour les autres cas négativés, nous suspendons le traitement pendant trois mois pour le reprendre ensuite aux mêmes doses et en association au P.A.S.si les symptômes fonctionnels et l\u2019aspect radiologique le motivent.Nous retardons cependant l\u2019emploi de la streptomyecine et du P.A.S.quand nous pouvons y suppléer par la cure hygiéno-diététique ou une collapsothérapie élective, afin de ménager son action en cas de besoin.Certains malades seraient déjà résistants alors qu\u2019ils n\u2019ont Jamais été soumis à la streptomycino- thérapie, nous n\u2019en avons jamais rencontré chez nos patients.Rimifon (hydrazide de l\u2019acide iso-nicotinique) Cette substance est connue depuis longtemps; la synthèse de l\u2019hydrazide de l\u2019acide iso-nicotinique a été faite en 1912 par Mayer et Nally; les dérivés hydrazinés de l\u2019acide iso- nicotinique ont vu leur réputation grandir à la suite des travaux de Fox.Au cours des expériences, seuls les produits comprenant le groupe hydrazide se révélèrent actifs.Actuellement, deux hydrazinés ont d\u2019ores et déjà été suffisamment utilisés en clinique humaine; il s\u2019agit de l\u2019hydrazide de l\u2019acide nicotinique (non générique, isoniazide) et son dérivé pro- pyl, Marsilid.À notre hôpital du Parc Savard, nous avons employé le rimifon à la dose de 2mg/kp.associé au P.A.S.et streptomycine pour les adultes et associé à la streptomycine pour nos enfants malades; il a semblé que cette synergie d\u2019asso- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 ciation a été franchement heureuse.Les troubles de l\u2019état général ont été nettement améliorés et si à la radiographie, ls masses ganglionnaires ont été peu influencées par contre, les images réticulo-granitées et les infil- trats jeunes post primaires en particulier se sont effacés dans un laps de temps plus court que celui habituellement observé; on a noté une action faible sur les blocs de condensation retractiles et les éléments fibreux.Vers la 10e et 12e semaine, nous avons constaté quelques fois des aggravations progressives; nous évoquons la possibilité d\u2019une apparition de résistance.Nous avons enregistré plusieurs cas de céphalée, des troubles digestifs, troubles urinaires sans gravité, sept cas d\u2019hémoptysie assez rapidement contrôlée par les traitements d\u2019urgence de routine.Cependant, en compilant nos statistiques cliniques, bactériologiques et radiologiques, nous devons admettre que nous avons eu des résultats encourageants, si nous considérons la gravité de la tuberculose chez ces malades.Une partie de nos tuberculeux avaient épuisé les ressources des thérapeutiques usuelles, soit qu\u2019ils aient été plus ou moins longuement traités par les antibiotiques sans résultats essentiels, soit qu\u2019ils aient été l\u2019objet de collap- sothérapie variée à effet incomplet.La triple association antibiotique a été donnée en régime de repos dont il ne faut pas mésestimer l\u2019importance dans l\u2019appréciation des résultats.Dans ces conditions, les appréciations sont difficiles et conservent un caractère aléatoire.Sous ces réserves, à côté de toute une série en grisaille de résultats comportant autant d\u2019interprétations que de preuves formelles, sans vouloir faire œuvre de chef d\u2019école, nous présentons un tableau nécessairement imparfait et schématique des résultats obtenus chez trente-deux malades, dont vingt-deux adultes et dix enfants.Durée du traitement de 3 à 6 mois.CARON: ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE ET P.AS.885 a) Action sur les signes cliniques en fin de traitement.I \u2014 état général: stationnaire 7 amélioré 20 aggravé 5 IT \u2014 température: normale au début; inchangée 10 fébriculaire au début; inchangée 13 abaissée à la normale 7 augmentée 2 III \u2014 appétit : inchangé 2 augmenté 29 diminué 1 IV \u2014 poids: stationnaire 22 augmenté 26 diminué 4 V \u2014 expectorations, (volume) : aucune expectoration (enfants) 10 inchangé 4 diminué 17 augmenté 1 VI \u2014 vitesse de sédimentation globulaire: inchangée 5 diminuée 25 augmentée 2 Nous pouvons donc préciser que les résultats cliniques et fonctionnels ont été remarquables: reprise pondérale de plusieurs livres, 87% \u2014 appétit: amélioration rapide et souvent spectaculaire dans 90% de nos cas \u2014 réduction assez appréciable du volume des expectorations 50% \u2014 état général amélioré dans 601% dont quelques-uns étaient hautement toxé- miques avec asthénie, déshydratation; on a assisté quelquefois à de véritables résurrections. 886 b) Résultats bactériologiques: en fin de traitement (expectorations) : bacilloscopre: pas d\u2019expectoration (enfants) 8 abacillaires au début 5 négativées 7 bacillaires mais diminuées 12 La disparition des bacilles de Koch dans les expectorations a été relativement fréquente (7) et cette négativation s\u2019est faite dans les 15 à 20 jours; chez les bacillaires, le nombre a été fortement diminué et le laboratoire nous a rapporté des altérations des bacilles tuberculeux.c) Résultats radiologiques: après traitement : Les résultats radiologiques ont nécessité une étude plus nuancée, suivant les différentes formes de tuberculose traitée chez les enfants ou les adultes.1) Enfants de 4 ans à 14 ans: 10 cas a) Primo-infection tuberculeuse 5 cas Images radiologiques non améliorées 2 cas Images radiologiques légèrement améliorées 1 cas Images radiologiques grandement améliorées 2 cas Images radiologiques totalement regressées 2 cas Images radiologiques totalement regressées 0 Images radiologiques aggravées 0 b) tuberculose pulmonaire minime; à cas.regression totale des images radiologiques.e) tuberculose ganglio-pulmonaire, 4 cas; opacités homogènes, images nodulaires.Images radiologiques non améliorées 0 Images radiologiques légèrement améliorées 2 cas Images radiologiques grandement améliorées 1 cas Images radiologiques totalement regressées 1 cas CARON: ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE ET PAS.L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1951 Par suite du traitement au rimifon en association avec la streptomycine chez ces quelques dix enfants, nous éprouvons de grandes difficultés d\u2019interprétation en raison des résultats améliorés qui s\u2019équilibrent avec les états stationnaires et légèrement améliorés.Nous avons noté une action bienfaisante sur les masses ganglionnaires, bien que certains expérimentateurs n\u2019y trouvent pas les mêmes résultats.Nous avons enregistré deux cas d\u2019images radiologiques totalement regressées mais jusqu'ici, le recul insuffisant ne nous permet pas de juger si l\u2019isoniazide a une action préventive sur les métastases tardives tuberculeuses chez ces deux enfants.2) Adultes de 17 ans à 67 ans: 22 cas Nous avons expérimenté la triple association antibiotique (rimifon, P.A.S.et streptomycine) à toutes les catégories de nos malades, que nous avons réparties en quatre classes comme suit: point de vue résultats radiologiques.a) Primo-infection tuberculeuse active 1 cas images radiologiques grandement améliorées.b) Tuberculose pulmonaire minime 6 cas Images radiologiques non améliorées 0 cas Images radiologiques légèrement améliorées 3 cas Images radiologiques grandement améliorées 1 cas Images radiologiques totalement regressées 1 cas Images radiologiques aggravées 1 cas c) Tuberculose pulmonaire modérément avancée 7 cas Images radiologiques non améliorées 0 cas Images radiologiques légèrement améliorées 3 cas Images radiologiques grandement améliorées 2 cas Images radiologiques totalement regressées 1 cas Images radiologiques aggravées 1 cas L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 d) Tubercuiose pulmonaire avancée 8 cas Images radiologiques non améliorées 1 cas Images radiologiques légèrement améliorées 2 cas Images radiologiques grandement améliorées 1 cas Images radiologiques totalement regressées 1 cas Images radiologiques aggravées 3 cas Dans les classifications «c» et « d», nous avons inclus des formes fibreuses, fibro- caséeuses et ulcéro-caséeuses dont huit cas de tuberculose cavitaires qui répondent au «tout venant » des cavernes tuberculeuses, sans tenir compte des espèces cavitaires, de leur aspect, de leurs formes et de leur localisation ni du contexte anatomo-radiologique.D\u2019après nos observations, nous avons remarqué que l\u2019action de l\u2019I.N.H.en association, sur les signes radiologiques a été moins fidèle et moins nette que sur les signes fonctionnels et généraux.Cependant, les études radiologiques nous ont démontré une influence heureuse du rimifon en association sur les images cavitaires dans la diminution de l\u2019épaisseur des parois et de leur diamètre; nous avons aussi remarqué la disparition, dans plusieurs cas, des opacités homogènes péricavitaires et un cas d'images radiologiques cavitaires complètement regressées.Toutes ces modifications radiologiques surviennent dans un délai assez rapide de six à dix semaines.Mais nous manquons de recul pour apprécier le pourcentage des poussées extensives ultérieures.En analysant ces résultats plus ou moins satisfaisants, on sent trop la précarité de tels gains dans certains cas, pour ne pas accepter la nécessité d\u2019un appui autre que les antibiotiques; je veux mentionner le rôle de la collapsothérapie.Nous ne saurions assez affirmer qu\u2019elle n\u2019a jamais perdu ses droits et doit s'imposer chaque fois qu\u2019elle est réalisable.Il faut savoir user du pneumopéritoine qui permet de clarifier la situation, d\u2019aider au nettoyage des bases et à la réduction de certaines ulcérations.Nous convenons qu\u2019il s\u2019agit ordinairement d\u2019un traitement d\u2019attente, de CARON: ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE ET P.AS.887 déblayage, incapable d\u2019apporter à lui seul une solution définitive, mais qui ouvre la voie à une action plus directe; soit au pneumothorax artificiel, thoracoplastie partielle.Si nous préconisons la collapsothérapie sous toutes ses formes, c\u2019est que les rechutes sans elle ne sont pas rares même sous traitement par les antibiotiques.Mettant en pratique ce que nous venons d\u2019affirmer, nous avons amorcé onze pneumo- péritoines et six pneumothorax; 3 pneumo- péritoines ont été discontinués, un pneumothorax abandonné; les autres patients reçoivent les insufflations d\u2019air régulièrement et nous croyons leur rendre service en ce faisant.Ce mode de traitement en association aux antibiotiques nous a permis de diriger un patient indien vers la chirurgie thoracique (apicolyse, boules de polythène) et un autre Indien pour lobectomie.Ces deux patients sont revenus à notre hôpital pour continuer leur convalescence; ils présentent un état floride, moral excellent; leurs expectorations se sont négativées et dès maintenant, ces deux malades caressent l\u2019espoir de quitter le sanatorium avec l\u2019assurance que leurs lésions seront stabilisées.Nous devons mentionner le cas d\u2019un autre Indien qui a eu une intervention chirurgicale thoracique en deux temps: apicolyse bilatérale, avec boules de polythène; son état général est très satisfaisant; abacil- laire; et nous considérons de licencier ce patient de l\u2019hôpital dans le cours de la prochaine saison estivale.Résultats globaux Enfants: 10 cas Stationnaires 20% Améliorations simples (symptomatiques et fonctionnelles) 0 Améliorations notables mais incomplètes (symptomatiques et lésionnelles) 60% Améliorations notables mais incomplètes (symptomatiques et lésionnelles) 60% 888 Améliorations considérables et stabilité apparente 20% Aggravation ou mortalité 0 Adultes: 22 cas Stationnaires 14% Améliorations simples (symptomatiques et fonctionnelles) 27% Améliorations notables mais incomplètes (symptomatiques et lésionnelles) 23% Améliorations considérables et stabilité apparente 14% Rechutes et aggravations 18% Mortalité 4% MODES D\u2019INVESTIGATION Nous avons suivi nos malades régulièrement au point de vue laboratoire.Nous devons mentionner l\u2019étroite collaboration du personnel du laboratoire sous la direction du docteur P.de V.Fiset .Nous avons omis certaines épreuves d\u2019investigation et analyses bactériologiques qui ne semblent pas présenter un intérêt obligatoire.Nous soumettons quelques constatations: Les cuti-réactions ont toutes été positives chez nos enfants; quelques-unes phlycténu- laires.Nous n\u2019avons pu préciser quand a eu lieu le virage des cuti-réactions, elles ont été faites durant l\u2019hospitalisation.Formule sanguine: améliorée 6 cas Azotémie (N.P.N.): augmentée 3 cas Cholestérolémie: inchangée Urines: cellules épithéliales 11 cas albumine 1 cas OBSERVATIONS Nous présentons quelques observations puisées dans chaque groupe de malades qui ont, attiré tout spécialement notre attention.Observation 1.(Stationnaire) Patient P., Esquimau, âgé de 18 ans, présentait une tuberculose pulmonaire minime CARON: ISONTAZIDE, STREPTOMYCINE ET PAS.L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 exsudative.Traité avec la triple association antibiotique; augmentation pondérale de 113 livres à 120 livres; apyrétique; volume des expectorations de 1 once à 34 d\u2019once par jour sans amélioration du volume par la suite, vitesse de sédimentation globulaire (Brook\u2019s method) 14% et 12%; appétit augmenté; mais état général stationnairé.Les signes radiologiques et pulmonaires du début à la fin du traitement n\u2019ont pas montré d\u2019amélioration.Nous avons classé ce cas parmi les stationnaires.Observation 2.(Légère amélioration) Patient K., Esquimau, âgé de 62 ans, porteur d\u2019une tuberculose pulmonaire bilatérale fibreuse active (fig.1); durée du traitement: 4 ¥.Fad } 6 mois aux trois antibiotiques.Apyrétique, poids de 114 à 124 livres; volume des expectorations diminué; vitesse de la sédimentation globulaire diminuée de 41 % à 25%; état général amélioré; appétit vorace.Il est porteur d\u2019un pneumopéritoine effectif (fig.2).La lecture des différentes radiographies du début du traitement à date nous indique qu\u2019il y a eu une légère amélioration dans les images tuberculeuses. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Observation 3.(Amélioration importante des images.ulcéro-cavitaires) Patient, Indien, dirtgé vers la chirurgie thoracique A.C., âgé de 22 ans, présentait à son admission une tuberculose pulmonaire ulcéro- caséeuse bilatérale avancée.Etat général CARON: ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE ET P.AS.889 FEU effondré; poids, 105 livres; vitesse de sédimentation globulaire: 83%, bacillaire, anorexie profonde; pronostic sombre.Un pneu- mopéritoine fut amorcé (fig.1); administration de streptomycine et P.A.S.Nous notons, après quelques mois, une certaine amélioration.En date du 16 juillet 1952, au P.A.Set au traitement streptomycinique, nous ajoutons le rimifon pour une durée de trois mois.Après la première semaine de cette triple Fie 4 890 association, son état général devient vite excellent, appétit incontrôlable, et en fin de traitement, augmentation pondérale de 125 livres à 142 livres: la vitesse de sédimentation globulaire était diminuée de 83% à 58%.L\u2019étude comparative des clichés radiologiques nous laisse voir une importante régression des images cavitaires droites et diminution sensible dans le diamètre des cavités gauches; en fin de traitement, les modifications des images radiologiques ont été spectaculaires.Son état général excellent et l\u2019amélioration notable des images radiologiques nous ont incités à diriger ce malade vers la chirurgie thoracique.En date du 13 août 1953, une thoracoplastie gauche, apicolyse, boules de polythène, a été faite par le docteur J.-A.Gravel, à l\u2019hôpital des Anciens Combattants (fig.2).Actuellement, les expectorations sont négativées.La stabilité des lésions gauches étant obtenue, l\u2019état général floride du patient nous a fait considérer la recommandation d\u2019une seconde intervention thoracique du côté droit.Il a subi une nouvelle thoracoplastie droite avec plombage, en date du 14-1-54.Il continue sa convalescence normalement: bon appétit; ne tousse pas; abacillaire.La lecture du dernier cliché radiologique (fig.3) laisse voir les deux sommets pulmonaires collabés; d'aspect voilé homogène, suite d\u2019une thoracoplastie bilatérale; plombage extra périosté avec billes de lucitte.Le traitement des antibiotiques associés a influencé favorablement les images ulcéro-cavitaires, permettant de diriger ce patient vers la chirurgie thoracique.Il a reçu son congé de l'hôpital, avec recommandation de continuer une cure à domicile, de s'abstenir de tout travail lucratif pour les prochains six mois et de se rapporter à la clinique anti-tuberculeuse pour contrôle pulmonaire.Observation 4.(Régression totale des images radiologiques) Patient E.A, Indien, âgé de 12 ans, porteur d\u2019une tuberculose post-pleurétique droite CARON: ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE ET PAS.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 et infiltration minime de l\u2019apex gauche.Cuti- (fig.1).réaction positive, phlycténulaire \"0 Fie! Administration de rimifon et de streptomycine pour une durée de 6 mois.Impossible d\u2019obtenir des crachats; les lavages gastriques, cultures et inoculations sont négatifs au B.K.; fébriculaire.Apres quelques semaines, appétit fortement amélioré; état général excellent.En fin de traitement, amélioration de la vitesse de S.G.de 43% à 18%; les examens ess Tu L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 cliniques sont négatifs, formule sanguine légèrement améliorée.L\u2019étude comparative des clichés radiologiques démontre une ré- oression totale des images tuberculeuses (fig.2).Observation 5.Patient, Indien, dirigé vers, la chirurgie pulmonaire Patient O.I, Âgé de 36 ans; diagnostic à son admission: tuberculose pulmonaire ulcéro- caséeuse modérément avancée.Sédimentation globulaire: 28% (Brook\u2019s method) ; bacillaire.Pneumopéritoine a été amorcé (fig.1); adjonction de D.H.S.associé au P.A.S.et rimi- fon pour une période de six mois.Après quelques semaines, nous avons repris la même thérapeutique d\u2019antibiotiques associés et avons continué la collapsothérapie.En 1952, l\u2019état général était amélioré: augmentation pondérale de 132 à 163 livres; les expectorations restent bacillifères.Les études des différents clichés radiologiques nous montrent une régression partielle des images pathologiques droites, mais une image cavitaire persiste à la région sous-claviculaire externe droite (lobe supérieur droit) (fig.2).Recommandé pour CARON: ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE ET P.AS.£91 thoracoplastie droite avec plombage qui fut faite à l\u2019hôpital des Anciens Combattants par Quelques semaines le docteur J.-A.Gravel.après l\u2019intervention, on note la réapparition de l\u2019image annulaire (fig.3).Notre bureau médical soumet l\u2019opportunité d\u2019une lobectomie x supérieure droite \u2018qui fut faite en février 1953 (fig.4). 892 Suites opératoires normales.Actuellement, l\u2019état général du patient est floride; expectorations négativées.Sédimentation globulaire 9% (Brook\u2019s method).Nous considérons de licencier ce patient dans le cours de l\u2019été.L\u2019emploi des antibiotiques associé à la collap- sothérapie nous a permis de diriger ce patient vers la chirurgie thoracique et pulmonaire et nous avons toutes les raisons de croire que sa tuberculose est stabilisée.Conclusion Certes, le nombre de nos malades a été trop limité pour autoriser des conclusions générales sur l\u2019emploi et les résultats de l\u2019isoniazide.Quelques-unes de nos constatations sont très encourageantes; nous avons noté des améliorations importantes et quelques régressions totales radiologiques, mais le recul du temps nous dira si ces malades ne présenteront pas des rechutes.À la dose employée de 2 milligrammes par Kp, l\u2019isoniazide est très peu toxique; il a redonné une vitalité à plusieurs de nos malades qui semblaient jusque là aphasiques et déprimés.Les signes fonctionnels ont été influencés favorablement chez presque tous nos malades CARON: ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE ET P.AS.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 et cela, dans certains cas, d\u2019une manière spectaculaire.L\u2019isoniazide exerce-t-elle une action stimulante sur l\u2019appétit de malades atteints d\u2019affections non-tuberculeuses ?L'isoniazide ayant été donnée à des non-tuberculeux, aucune modification significative de l\u2019équilibre azoté de l\u2019appétit ou de l\u2019ingestion alimentaire ne s\u2019est produite au cours de son administration pendant une période d\u2019une semaine.Les résultats suggèrent que cet agent anti- microbien est dépourvu d\u2019une action stimulante spécifique chez des malades non-tuber- culeux.Il est permis de conclure que le gain de poids qui se manifeste chez les malades tuberculeux traités par l\u2019isoniazide est probablement le résultat du contrôle de l\u2019infection.Nous devons admettre que la durée de son administration à notre hôpital aurait été trop longue, mais nous en sommes rendus encore qu\u2019aux constatations et nous nous sommes guidés sur les observations cliniques pour discontinuer le traitement dans certains cas.Actuellement, nous avons changé la posologie dans l\u2019administration de ces antibiotiques; nous employons une thérapeutique alternante: pendant une période de deux mois, nous prescrivons du P.A.S.à raison de 8 à 10 gms par jour et le D.H.S., 1 gr aux trois jours; le troisième mois, nous donnons le rimifon: 300 mgms par jour et continuons le P.A.S.pendant cinq jours par semaine; nous croyons que cette médication cyclique donnera de meilleurs résultats, en prévenant la résistance aux bacilles tuberculeux, à la streptomycine et au rimifon.Il nous est arrivé de trouver dans l\u2019isonia- zide un médicament très précieux qui nous a permis, alors que les autres antibiotiques avaient déjà été employés longtemps sans résultats appréciables, de provoquer une amélioration nette, d\u2019enrayer une poussée tuberculeuse, nous permettant d\u2019envisager et de recommander une intervention chirurgicale thoracique, pulmonaire, qui paraissait compromise. L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 La tolérance du rimifon, en association avec la streptomycine, a été très satisfaisante chez nos quelques dix enfants; nous avons constaté encore là des résultats intéressants, tel que schéma a, b, e, d.Nous pouvons toutefois affirmer que l\u2019iso- niazide est loin de présenter cette action spectaculaire et générale qu\u2019en attendaient les malades et les phtisiologues.Espérons que ce nouvel antibiotique donnera l\u2019espoir aux savants et chercheurs de trouver le médicament qui serait non seulement tuber- culostatique mais tuberculicide dans toutes les formes de tuberculose pulmonaire, génito- urinaire, osseuse et laryngée.BIBLIOGRAPHIE ROLAND: «Traitement par pneumopéritoine et antibiotiques combinés, préparatoire à la collapso- thérapie classique y.Rev.Tub.15: 995, 1951.J.-Louis PILON et André BOUSSAT: « La strepto- mycino-résistance et la tuberculose y».L'Union Méd., Canada, 80: 682 (juin) 1951.CARON: ISONIAZIDE, STREPTOMYCINE ET P.AS.&93 E.H.ROBITZEK et I.J.SELIKOFF: Ame.Rev.Tub.65: 402 (août) 1952.J.MORIN: «Premières observations cliniques de malades traités par le Rimifon».Rev.Tub., 16: 564, 1952; Encyclopédie médico-chirurgicale, 37: 1170 (déc.) 1952.R.DESMEULES, C.H.DORVAL, C.LESSARD, L.MONTMINY, R.DION, P-E.GAREAU: « Considérations sur l\u2019isoniazide dans le traitement de soixante-douze cas de tuberculose pulmonaire y.Lav.Méd., 18: (avril) 1953.J -Philippe PAQUETTE: « Les dérivés de Pacide iso- nicotinique dans le traitement de la tuberculose pulmonaire y.L\u2019Union Méd.du Canada, 82: 649 (juin) 1953.M.BARIETY, P.CHOUBRAC, C.GUERIN, P.THIBAUT: «Le traitement de la tuberculose pulmonaire par l\u2019isoniazide y.Rev.Prat, 4: 129 (21 janv.) 1953.Nicolas d\u2019EPSOPO: « Médication continue à long terme.Résultats d\u2019un traitement continu en tuberculose avec médicaments soulèvent le besoin d\u2019une réévaluation de la cure et de la collapsothérapies.L'Union Méd.du Car, 82: 670 (juin) 1953. CONCEPTIONS ET THÉRAPEUTIQUE CHIRURGICALE NOUVELLES DE LA MALADIE DE HIRSCHPRUNG\" Edouard DESJARDINS André SAULNIER Jean LAFRAMBOISE Hôtel-Dieu de Montréal L'occasion que nous avons eue récemment de traiter dans le service de chrirurgie de l\u2019Hôtel-Dieu une jeune malade de 17 ans, porteuse d\u2019un mégacôlon congénital, nous a permis de revoir la littérature médicale au sujet de cette maladie.Nous y avons appris que les notions, vieilles de 1890 et qui venaient de Hirchsprung, ont fait place à des conceptions pathogéni- ques nouvelles et que celles-ci, à leur tour, ont donné naissance à une thérapeutique chirurgicale datant de quelques années tout au plus.C\u2019est ce qui nous a incités à présenter cette histoire de cas et à faire ressortir, du fait de celle-ci, les applications pratiques que nous avons retirées des expériences récentes.Observation A.A.B., dossier no 36310, 17 ans, entre à l\u2019'Hôtel-Dieu le 22 décembre 1953.Elle a, toutefois, déjà connu cinq hospitalisations antérieures, la première à l\u2019âge de 2 ans, à l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis; la seconde à 5 ans, dans un hôpital de la Beauce, et à 8 ans, à Rouyn, d\u2019où elle est dirigée à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, où elle a été hospitalisée du ier février 1945 au ler juin 1945 et du 9 novembre au 20 décembre 1945, pour les mêmes malaises que ceux qu\u2019elle présente à son admission actuelle.La malade souffre, depuis l\u2019âge de un mois, de paresse intestinale qui se serait aggravce, à l\u2019âge de trois mois, à l\u2019occasion d\u2019une coqueluche.Depuis ce temps, la constipation a persisté malgré lavements et purgatifs et durait de 2 à 3 semaines.Les parents ont, dès son plus jeune Âge, constaté chez l'enfant un ballonnement abdominal très apparent qui accompagnait cette constipation opiniâtre.On a pu noter, à l\u2019examen d\u2019en- 1.Travail présenté par l\u2019un de nous à la Société de chirurgie de Montréal, le 17 mars 1954.trée en 1945, que la fillette était pâle et frêle et qu'elle présentait un gros ventre.L\u2019abdomen était globuleux et la paroi paraissait tendue comme la peau d\u2019un tambour dont elle donnait, d\u2019ailleurs, une résonnance similaire à la percussion.Les signes cliniques se résumaient donc, au point de vue subjectif: en constipation rebelle, anorexie et débilité; au point de vue objectif: en développement énorme et tympanisme de l\u2019abdomen.L'examen radiologique confirma le diagnostic clinique de mégacolon.Le traitement médical (lavements, laxatifs, stimulants de la fonction intestinale) fut tenté dès l\u2019abord.mais s\u2019avéra inefficace.Le traitement chirurgical fut alors proposé et accepté par les parents.Il fut pratiqué le 7 avril 1945 et consista en une sympathectomie lombaire gauche des premier, deuxième et troisième ganglions.Les suites post-opératoires furent normales.A sa sortie de l\u2019hôpital, le 1er juin 1945, la malade, aidée toutefois par du lait de magnésie pris à faible dose, avait une selle presque chaque jour.L'amélioration fut temporaire et la malade revint à l\u2019Hôtel-Dieu du 9 novembre au 20 décembre 1945; la distension abdominale était revenue et le rythme habituel de l'évacuation intestinale était d\u2019une selle par semaine.Donc revue cinq mois après la sympathee- tomie, la malade fut radiographiée.Le rapport de la plaque simple se lit ainsi « persistance d\u2019une dilatation bydro-aérique considérable du côlon avec surélévation diaphragmatique; le baryum injecté en février 1945 se trouve en partie mêlé aux matières fécale: très abondantes.» (Docteur Albert Jutras).La malade obtint son congé, munie de conseils d'hygiène et armée d\u2019une diète adéquate.La malade est perdue de vue jusqu\u2019au 22 décembre 1953, alors qu'elle est réadmise à L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 l\u2019Hôtel-Dieu.Elle nous est adressée pour les mêmes symptômes qu\u2019en 1945, mais aggravés et compliqués: constipation opiniâtre: une selle par mois depuis quatre mois, ballonnement considérable, anorexie et éructations cycliques avant les évacuations; asthénie marquée avec amaigrissement malgré le poids de 97 livres; aménorrhée et hypotrichose; dyspnée, même au repos.Le médecin de famille qui nous l\u2019adresse a cru a de l\u2019occlusion intestinale aiguë.Mais, si l\u2019arrêt des matières est complet depuis déjà près de 3 semaines, la malade passe des gaz chaque jour.Trois jours après son entrée, elle est prise de coliques subites.L\u2019abdomen est volumineux et tympanique; la paroi présente une circulation collatérale très développée et l\u2019angle costosternal est de l\u2019ordre de 180°, car les côtes sont horizontales et évasées.La palpation abdominale montre une masse mobile, ronde, de la grosseur d\u2019un pamplemousse, située au-dessus du pubis.La malade se sent mal, son état général se détériore, son équilibre humoral est bouleversé.Il s\u2019agit d\u2019une décision thérapeutique à prendre d\u2019urgence.Les examens de laboratoire donnent les réponses suivantes: 1.\u2014 Sang.\u2014 Cytologie: hémoglobine: 13,5 ou 87% ; globules blancs: 7550; hématocrite: 35; polynucléaires: 64%; eosinophiles: 1% ; lymphocytes: 32%; monocytes: 3%; prothrombine: 100% ; glycémie: 0,62; urée: 0,197; protéines totales: 6,72%; albumine sérine: 401%; globuline: 2,71% ; chlorures plasma.: 5,85; potassium: 23,2; thymol: 3,00; B.W.: négatif.2.\u2014 Urines.\u2014 densité: 1020; fortes traces d\u2019albumine, leucocytes: 8%.3.\u2014 métabolisme basal.\u2014 10.Les examens radiologiques apportent de précieux renseignements, ainsi qu\u2019en font foi les rapports qui suivent.Une radiographie pulmonaire, en date du 24 décembre 1953, montre que «les deux hémidiagrammes sont remontés.Il ne semble pas exister d\u2019images annulaires à l\u2019intérieur du thorax.Toutefois dans DESJARDINS er CorL.: MALADIE DE HIRSCHPRUNG 895 la région abdominale, il existe des images aériques, les unes correspondant à l'estomac, les autres au côlon » (Docteur François La- ramée).Une plaque simple de l\u2019abdomen, faite le même jour, indique «une forte dilatation et une rétention importante de matières dans les anses intestinales élargies » (Docteur Marcel Longtin).Après consultation, nous décidons, le 27 décembre 1953, de faire un examen rectal sous rachianesthésie.Celui-ci est suivi de lavements, de curage et de vidange considérable à la main du contenu recto-sigmoïdien; la quantité retirée remplit plusieurs chaudières.Cette évacuation montre bien que la masse perçue était un fécalome du sigmoïde, mais elle était incomplète car le lendemain, on note la réapparition des signes d\u2019occlusion avec coliques et arrêt des gaz.Le fécalome est extrait par morcellement et des lavements amènent la vidange complète du côlon, cette fois encore sous rachianesthésie.Résultats: le poids de la patiente est descendu de 97 a 80 livres.L\u2019évacuation intestinale permet l\u2019examen radiologique qui est pratiqué le 5 janvier 1954.Le lavement opaque, fait sous basse pression, montre que «le rectum est de calibre normal, mais que le défilé sigmoïdien est remarquable par sa dilatation, dilatation qui se retrouve sur le descendant et le transverse jusqu\u2019à l\u2019angle hépatique.Conclusion: mémacôlon.» (Docteur Albert Jutras).Il s\u2019agit donc d\u2019un cas vrai de Hirschsprung.Le diagnostic radiologique vient appuyer le diagnostic clinique.Le traitement n\u2019est plus médical.Il a été tenté de la naissance à l\u2019âge de neuf ans et repris après la sympathectomie dont l\u2019effet n\u2019a été que transitoire.Le traitement doit être chirurgical et consister dans la résection du recto-sigmoïde après abaissement, avec conservation du canal anal.L'opération, faite le 26/1/54, permet de constater une dilatation énorme du côlon (12 centimètres de diamètre) avec hypertrophie de la paroi colique.Cette dilatation s\u2019éten- 896 DESJARDINS er CoLL.: MALADIE DE HIRSCHPRUNG dait de l'angle hépatique à la partie moyenne du sigmoïde.À ce niveau, la dilatation s\u2019arrêtait en entonnoir; le sigmoide distal était d\u2019apparence normale.Le côlon enlevé mesurait 22 cms et l'examen histologique a montré une diminution de cellules ganglionnaires nerveuses dans les plexus de Meissner et d\u2019Auerbach dans les deux-tiers inférieurs de la pièce.L'objectif opératoire était l\u2019exérèse chirurgicale du segment achalasié, soit la résection totale du segment recto-colique sous-jacent au mégacôlon.C\u2019est ce que nous avons fait, mais tout en modifiant la technique décrite par Swenson, en lui ajoutant un temps décrit par Chalmot et Bénichoux que Kirchsner et Toupet avaient déjà proposé, soit l\u2019abaissement par invagination faite sur tige fixée au segment à réséquer et attirée par l\u2019anus et en pratiquant la section colique en dehors de la cavité abdominale.L\u2019autre particularité de notre technique, c\u2019est d\u2019avoir fait appel à ce stage de la procédure à une seconde équipe: la périnéale.(Docteurs Louis Beaudoin et Benoît Cloutier) Voici notre protocole opératoire: opération sous anesthésie générale (Docteur Gérard Mi- gnault).Incision trans-rectale gauche sous-ombili- cale prolongée jusqu\u2019au-dessus de l\u2019ombilic.A l\u2019exploration, nous notons que la partie distale du sigmoïde présente un aspect normal, mais qu'à la partie proximale il existe une dilatation avec épaississement des parois dont la texture ressemble à du carton mouillé.L\u2019élargissement à ce niveau mesure au moins 12 cms.Tout le côlon gauche et le transverse présentent le même aspect d\u2019épaississement, dilatation et hypertrophie des parois.A l\u2019angle hépatique, le côlon droit reprend un aspect normal.Dans toute la région gauche, le méso- côlon présente de nombreux ganglions hypertrophiés.Nous procédons alors à la libération du sigmoïde et du rectum incluant environ 10 ems de la région dilatée.Le méso est ouvert sur ses deux faces juste en dessous de l\u2019artère colique gauche ou de la première artère slg- moïdienne.La dissection du sigmoïde et du rectum est faite aussi près que possible de l\u2019in- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 testin, après incision de la réflexion péritonéale du cul-de-sac de Douglas.Les ligatures vasculaires sont faites immédiatement.L\u2019hémorroïdale est ligaturée à la soie 00 et les ailerons sectionnés sur pinces, puis ligaturés à la soie 00.Toute l\u2019hémostase le long de la paroi est faite à la soie 000.Il fallait éviter le décollement exagéré et ménager la vascularisation du sigmoïde.Le mégacôlon est libéré sur une distance d\u2019environ 15 centimètres en vue de faciliter sa descente à travers l\u2019anus.C\u2019est alors qu\u2019intervient la seconde équipe: un aide, introduit par l\u2019anus, une longue bougie métallique à bout ovalaire du type Toupet qui est amarrée par un fil solidement noué autour de l\u2019intestin au-dessous de la zone dilatée.Cette bougie est alors retirée lentement, pendant qu\u2019une pression douce amène le sigmoïde aussi bas que possible.En retirant la bougie, la seconde équipe a invaginé à travers l\u2019anus un double cylindre intestinal.Ces cylindres sont sectionnés à 2 cm.environ de l\u2019anus et anastomosés l\u2019externe ou anal à l\u2019interne ou colique en deux plans.Un gros drain est poussé dans l\u2019anus au-dessus de l\u2019anastomose et un drainage précoccygien est établi par une contre-incision.Pendant ce temps, la première équipe referme l\u2019abdomen après pé- ritonisation pelvienne, mais sans drainage.Les suites opératoires se sont passées sans incident.Le troisième jour, on enlève le tube rectal, car la malade n\u2019est pas ballonnée.La première évacuation intestinale a lieu le 6e jour.La continence du sphincter est parfaite depuis l\u2019opération.Les selles sont régulières sans médication; la malade n\u2019a pas de douleur abdominale et l\u2019abdomen est au départ, le 22 février 1954, souple et flasque; la malade a repris du poids, puisqu\u2019elle pèse à ce moment 100 livres.Un lavement opaque fait le 15 février 1954 montre que le remplissage du cadre colique se fait sans trop de difficulté.Il existe un certain degré de rétention dans les côlons gauche et transverse.Le diamètre transversal de la lumière colique est diminué (docteur Marcel Longtin). L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Aux dernières nouvelles (avril 1954), la malade se portait bien et l'intestin fonctionnait à un rythme voisin de la normale.La pièce enlevée a été examinée au laboratoire d\u2019anatomie pathologique.Voici le rapport: Le 26 janvier 1954: Segment de recto-sig- moïde mesurant 22,5 ems de longueur et 9 ems de largeur à son bout distal et 12 ems de largeur à son bout proximal.Jegment recto-sigmoïdien montrant la portion rétrécie La muqueuse est hémorragique, congestive et présente des érosions superficielles probablement traumatiques.La paroi du segment dilaté est très épaissie par rapport au segment inférieur qui est de dimension et d\u2019épaisseur normales.A la coupe on note que cette hypertrophie intéresse la musculeuse qui mesure 4mm d\u2019épaisseur.On palpe quelques ganglions dans le méso.Examen préliminaire de coupes de recto- sigmoïde : Il existe partout une diminution notable de cellules ganglionnaires nerveuses du plexus d\u2019Auerbarch.La muscularis mucosae est épaissie, de même que la musculeuse propre.La sous-mu- queuse est oedémateuse et la sous-séreuse légèrement cicatricielle.Le 17 mars 1954: l\u2019examen des nouvelles coupes confirme le rapport donné plus haut.Il est à noter cependant que les cellules ganglionnaires nerveuses du plexus de Meiss- DESJARDINS Er Cour.: MALADIE DE HIRSCHPRUNG 897 ner sont également diminuées dans tous les segments.(Docteurs J.-L.Riopelle et Roger Gareau).Le cas que nous venons de rapporter nous a permis de revoir la question du mégacôlon.Si autrefois, on considérait que maladie de Hir- chsprung et mégacôlon idiopathique étaient des synonymes, il n\u2019en va plus de même depuis les travaux de Swenson aux Etats-Unis et ceux de Bodian (3, 4, 5, 6, 39, 40, 41, 42, 43, 44) en Angleterre.Ceux-ci ont eu le mérite d\u2019établir la différence réelle entre les deux affections, à savoir que dans le mégacôlon idiopathique, il s\u2019agit d\u2019une dilatation totale du gros intestin jusqu\u2019au sphincter anal, tandis que dans la maladie de Hirchsprung, on constate un segment proximal dilaté du colon au-dessus d'un segment distal rétréei de dimension variable qui agit à la manière d\u2019une obstruction fonctionnelle.Dans la maladie de Hirchsprung, le rétrécissement (ou l\u2019obstruction) siège, dans une proportion de 90% des cas, au rectum ou à la partie basse du sigmoi- de.La pathogénie du mégacôlon congénital s\u2019explique maintenant par l\u2019absence totale ou la diminution des cellules ganglionnaires nerveuses des plexus d\u2019Auerbach et de Meissner (34, 45).Selon Alain Mouchet (31), le mégacôlon se définit: l\u2019allongement et la dilatation d\u2019une partie ou de la totalité du côlon avec hypertrophie des parois sans que l\u2019on trouve un obstacle anatomique sous-jacent intra ou extra intestinal.Les travaux de Hirchsprung datent de 1888, 1889 et 1890 et ils ont mis en évidence les caractères cliniques de la maladie: constipation précoce apparaissant dans les premiers mois de la vie, tenace, presque irréductible, sans incontinence, maigreur squelettique et ventre proéminent.Certains auteurs ont fait du mégacôlon une maladie idiopathique, d\u2019autres lui ont reconnu une pathogénie différente.Résumons ces théories en deux grandes classes: la première comprend celles qui font 398 du mégacolon, une maladie à dilatation non secondaire à un obstacle, et qui sont: a) la théorie congénitale (Hirchsprung) ; b) l\u2019hypertrophie musculaire par effort (Mya, Pierre Duval); c) la dilatation due à une paroi flexueuse, comme pour une vessie (Marfan); d) la dilatation due & une paroi mal fixée par un méso trop long (Gonneirtch); e) la parol mal innervée (aplasie) (Hawkins, Bing).La deuxième classe réunit les dilatations en amont d\u2019un obstacle: à) au-dessus d\u2019un rétrécissement rectal ou anal (Trèves, Roser, Sorrel) ; b) due à la contraction spasmodique du sphincter anal (Fenwick); ec) due à un volvulus incomplet (Okinezye).Théories que sont venues supplanter, et croyons-le avec justesse, les conceptions nouvelles à bases anatomiques et physiologiques.Si Leriche (25,26), Scott et Morton (53) ont, dès 1930, démontré le rôle primordial de l\u2019innervation extrinsèque de l\u2019intestin, ce qui a valu les infiltrations et les sympathectomies, puisque leurs travaux démontraient un déséquilibre entre le système sympathique et le para-sympathique, il va falloir de nouvelles expériences pour trouver l\u2019explication qui pourrait être définitive.Les sympathectomies et infiltrations étaient excellentes dans le mégacôlon de l\u2019adolescent et de l'adulte, mais peu efficaces dans la forme congénitale.Plusieurs auteurs ont soupçonné l\u2019absence des cellules ganglionnaires nerveuses du plexus d\u2019Auerbach dans la partie terminale du colon (Della Valle 1930, Tohi Kawa 1923) (9, 10), Tiffin, Chandler, Faber (45) et surtout Robertson et Kernahan (34, 48), en ont fait la preuve histologique.Ils ont constaté dans le segment intestinal sous- jacent à la dilatation colique une diminution de calibre; donc, un recto-sigmoïde rétréci et au niveau de celui-ci, une absence de cellules ganglionnaires nerveuses para-sympathiques.Les auteurs ont constaté cette absence de cellules nerveuses dans tous les cas, à la partie DESJARDINS ET Corc.: MALADIE DE HIRSCHPRUNG L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 terminale du colon; dans 80% des cas, au recto-sigmoide; dans 60% des cas, au sigmoïde bas, et dans 20% des cas, cette absence de cellules parasympathiques remontait jusqu\u2019au sigmoïde proximal et au colon descendant.Le mérite d\u2019avoir trouvé la conclusion pratique logique de ces connaissances histologiques revient à Swenson et Bill (39).Ceux- ci ont reconnu que la cure du mégacôlon devait porter sur la résection de cette zone agangli- onnaire nerveuse, soit le segment recto-colique sous-jacent au mégacôlon, traitement logique et qui va droit à la cause de l\u2019affection.Swenson et ses collaborateurs se sentant sur la bonne piste, n\u2019ont pas eu de cesse et, depuis leur communication originale, poursuivent leurs recherches.Ils ont même mis au point une technique radiologique qui permet de constater à la fois la dilatation et l\u2019hypertrophie du segment proximal et le rétrécissement du segment distal; technique radiologique qui demande une pose en oblique aprés injection d\u2019une quantité de baryum modérée, sous faible pression.Ils ont aussi fait des recherches expérimentales.Hiatt (19) a pu constater par le procédé des ballonnets échelonnés qu\u2019il n\u2019y avait aucune contraction dans la partie rétrécie, aucune onde péristaltique, alors que contraction et onde péristaltique existaient dans la zône dilatée en amont.Il y avait donc au niveau du segment rétréci une obstruction chronique empêchant l\u2019évacuation du colon.Conséquence logique: dilatation et hypertrophie colique au-dessus de l\u2019atrésie.Bien plus, en contre-preuve, Swenson a montré que chez les colostomisés, le colon peut retrouver son calibre normal quand l\u2019anus fonctionne, alors qu\u2019il redevient dilaté si la bouche est fermée.C\u2019est un phénomène d\u2019achalasie connu; on en a signalé ailleurs: au duodénum, à la vésicule biliaire, par exemple, mais achalasie recto-sigmoidienne limitée suivant Swenson, Bill et Bodian.La thérapeutique du mégacolon congénital L'Union Méd.Canada a évolué comme les conceptions pathogéniques et dans le même sens.Au début, on recommandait le traitement médical; après les découvertes de l\u2019Ecole de Lyon surtout (Leriche, Mallet-Guy) (29), Bérard et autres (30, 36), on en vint aux sympathectomies; après celles de l\u2019école brésilienne (Correia Netto; Etzel (51), on tenta la cure de l\u2019achalasie.Plus près de nous, on a recommandé les sections chirurgicales extra-muqueuses des sphincters anaux ou sphinctérectomies (Correia Netto) (52); Bérard et Dargent (2) ont parlé de colecto- mies segmentaires en plusieurs temps (24).Mais les auteurs cités ne sont pas les seuls qui se sont efforcés de trouver la technique capable de guérir le mégacôlon congénital.Il semble toutefois que la conception moderne de l\u2019absence de cellules ganglionnaires nerveuses des plexus d\u2019Auerbach et de Meiss- ner, complétée par la recto-sigmoïdectomie avec conservation du sphincter soit en voie de modifier définitivement la question du méga- colon congénital et avec des résultats surprenants (11, 13, 14, 15, 16, 18, 20, 49) Le but de cette communication était triple: souligner les conceptions nouvelles de la maladie de Hirchsprung et leur corollaire opératoire, décrire une adaptation technique différente de la méthode de Swenson modifiée par Chalmot et Bernichoux (8) d\u2019apres Toupet et Kirschner, montrer la valeur pour cette opération du travail à deux équipes.BIBLIOGRAPHIE 1.H.D.ADAMS: Megacolon.À contrast of two methods of surgical management, Surg.Clin.N.Am, 913-922 (juin) 1952.2.BERARD et DARGENT \u2014 Lyon 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1934.52.CORREA NETTO: Traitement chirurgical, Rev.de cir.de Sao Paulo, 6: 67-108 (sept.) 1940.53.SCOTT et MORTON: Sympathetic inhibition, J.Clin.Inv., 9: 247-262 (oct.) 1930. RECUEIL DE FAITS o-e- ++ APOPLEXIE UTÉRO-PLACENTAIRE ! Gérard LÉONARD.Je désire, en vous communiquant cette observation, vous présenter un cas qui saura sûrement vous intéresser et donner quelques considérations générales sur l\u2019apoplexie utéro- placentaire.Observation Il s\u2019agit de madame J.G., primipare, 25 ans, mariée depuis juin 1953.Je la vis pour la première fois à son troisième mois de grossesse, soit le 14 octobre 1953.A ce moment, elle présentait une grossesse absolument normale, sans aucun signe d\u2019intoxication gravidique.Pas de nausée ni vomissements, pas d\u2019hémorragie ni albumine et sa P.A.était normale, soit 120/80.Mais, quinze jours après, à trois mois et demi, je dois aller la voir pour hémorragie légère d\u2019un sang rouge foncé avec petits caillots.sédatif et de la vitamine E, tout entra dans l\u2019ordre.Je la revois au bureau le 15 décembre 1953 et je trouve alors une grossesse normale de cinq mois, elle pesait 128 livres, la P.A.était de 122/85, pas d\u2019ædème ni albumine.La visite suivante fut le 19 janvier 1954.Enceinte de six mois, elle pesait 138 livres (soit une augmentation de 10 livres depuis un mois).La P.A.était de 150/100.Elle accusait des scotomes et avait de fortes traces d\u2019albumine dans ses urines.Je lui prescris alors le repos complet, une diète hypograis- seuse et sans sel, eau de Vichy et jus de fruits.Puis, je lui conseille l\u2019hospitalisation pour meilleur traitement, mais la patiente s\u2019y oppose obstinément.Je dois vous dire ici que c\u2019était une garde- 1.Communication à la, Société d\u2019obstétrique de la province de Québec, 7 avril 1954.Avec le repos au lit trois jours, un malade, qui paraissait assez intelligente, mais qui faisait fi des conseils donnés.J\u2019insistai alors fortement pour la revoir 10 jours après.A ce moment, soit le 29 janvier 1954, elle pesait 144 livres (donc, augmentation de 6 livres en 10 jours).La P.A.s\u2019était élevée à 182/122 et le test de l\u2019albumine en prouvant la présence au taux de 3 grammes au litre.La patiente avait la figure bouffie et présentait de l\u2019ædème généralisé.C\u2019est alors que je lui ordonnai l\u2019hospitalisation immédiate, sinon, de voir à se choisir un autre médecin.Après bien des explications, elle finit par accepter, entra à l\u2019hôpital le lendemain matin, 30 janvier 1954, encore lucide mais ne réalisant aucunement la gravité de son état.A l\u2019examen subjectif, on note en plus une dyspnée légère, une sensation d\u2019engourdissement, quelques douleurs à la région lombaire et présence de mouches volantes.Elle avoue qu\u2019elle boit beaucoup et qu\u2019elle aime le sel d\u2019une façon marquée depuis sa grossesse.Les antécédents personnels sont bons, sauf une cystite à deux reprises, en juillet 1952 et en avril 1953.Les antécédents héréditaires sont bons également: absence de tuberculose, diabète et goitre.Son conjoint cependant est joueur, paresseux et buveur.Elle a de bonnes habitudes: elle fume très peu, mène une vie normale et régulière, mais semble indifférente aux mauvais comme aux bons événements.L'histoire gynécologique est normale: mens- truée à 11 ans, règles régulières, cycle normal, mariée à 25 ans, première grossesse, leuchorée légère et dernières règles le 3 juillet 1953.L'examen objectif révèle un facies pale, une figure bouffie, de l\u2019ædème des mains et des pieds et une légère obésité.La thyroïde est légèrement augmentée de volume.Le cœur bat à raison de 96 pulsations à la minute, 902 LÉONARD: APOPLEXIE UTÉRO-PLACENTAIRE présente un souffle systolique au foyer pulmonaire et a un rythme régulier.Au palper abdominal, on délimite le fond utérin à trois travers de doigt au-dessus de l\u2019ombilie.L\u2019utérus n\u2019est pas sous tension, on entend le cœur fœtal et la patiente sent bouger son bébé.Le toucher vaginal révèle un col long, fermé, mollasque.Les annexes sont normaux et le gant ne retire pas de sang.Les membres inférieurs présentent de l\u2019æ- dème des jambes et des chevilles, des varico- sités superficielles et des réflexes normaux.Le diagnostic posé fut: intoxication gravidique et éclampsisme.L\u2019analyse du sang est normale, mais dans les urines, on trouve prés de trois grammes d\u2019albumine au litre.Le traitement institué fut le suivant: 1.Repos strict au lit (mais on surprend la patiente debout parfois); 2.Analyses de routine re: sang et urines; 3.Dosage des liquides ingérés et excrétés.4.P.A.à prendre trois fois par jour.5.Séconal 115 gr 3 f.p].; 6.Sulfate de magnésie en injection, 5 cc 3 f.p.].; 7.Lavement évacuant; 8.Sérum glucosé à 10%, 500 ce tous les Jours; 9.Diète liquide, eau de Vichy et limonade lactosée.Ce traitement intensif ne donna cependant qu\u2019une légère baisse de la tension artérielle après 36 heures.Le drame Le mieux n\u2019allait pas continuer, puisque la patiente accusa dans l\u2019avant-midi du ler février des douleurs abdominales assez fortes et des pertes de sang.Pensant qu\u2019elle entrait en travail, je fis un examen vaginal qui ne révéla rien d\u2019autre que lors de son entrée 2 jours auparavant, soit un col long et fermé.Il y avait donc décollement placentaire plus ou moins important.L\u2019apparence générale de la patiente étant bonne, je la L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 mets sous surveillance, lui donne un demerol et fais venir trois bouteilles de sang.Les douleurs s\u2019accentuant ainsi que les pertes de sang dans l\u2019après-midi, vers les cinq heures environ, je lui fais donner une transfusion et demande au chef interne de l\u2019examiner et de me rappeler.Il trouve alors une dilatation à pièce française avec un col épais à travers duquel il sent un coussin placentaire complet; donc, placenta prævia central total.Ceci me surprenant, je descendis à l\u2019hôpital et je trouvai le tableau suivant: une patiente à facies livide, shockée, avec très peu de connaissance, un utérus dur, contracturé et douloureux.La patiente se plaignait de douleurs abdominales et lombaires très fortes et ne sentait plus son bébé.La patiente étant transfusée, je fais un toucher vaginal et je trouve une hémorragie légère externe à sang rouge foncé, un col bien fermé et long tout comme à l'examen du matin, je note un utérus contracturé et l\u2019absence de bruits fæœtaux.J'étais donc en présence d\u2019un décollement placentaire assez considérable.C\u2019était bien le syndrome de A.Couvelaire, i.e.une apoplexie utéro-placentaire.Aussi, une césarienne d\u2019urgence fut décidée pour huit heures le méme soir.Rapport du chirurgien: « Incision sous-ombilicale.L\u2019utérus est très violacé avec des stries blanches à certains endroits.Césarienne basse.Extraction d\u2019un fœtus mort d\u2019environ 6 mois.L\u2019utérus est rempli de caillots que l\u2019on enlève et est tacheté en entier de petits points noirs.Extraction d\u2019un placenta violet.Après avoir attendu environ 20 minutes en essayant de réchauffer l\u2019utérus avec des compresses chaudes, celui-ci demeura dans le même état et nous décidons l\u2019hystérectomie sub-totale et l\u2019annexectomie gauche.Les annexes droits sont laissés en place.Appendicectomie.Fermeture en trois plans.» Docteur F.Gauthier.Voici le rapport anatomo-pathologique: Utérus post-partum de 12 cms de longueur.Analyse microscopique: sur la surface interne de l\u2019utérus on note des îlots de muqueuse déci- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 dualisée et des petits foyers de villosités cho- riales.Les veines de la paroi musculaire sont toutes thrombosées et il existe une assez large diffusion dans le muscle sous-séreux.Les annexes n\u2019offrent rien de particulier.Les suites opératoires furent normales, sauf une anémie secondaire à près de 2 300 000 globules rouges qui nécessita trois autres transfusions et la formule sanguine revint à la normale.Et le 12 février, soit 11 jours après son opération, la patiente quitta l\u2019hôpital avec les recommandations d\u2019usage.Sa P.A.était alors de 145/100 et elle se sentait tres bien.Je revis ma patiente 4 jours après sa sortie de l\u2019hôpital.Son mari avait déménagé et elle avoua avoir travaillé à placer des meubles et différents articles.Je l\u2019examine et trouve un état dyspnéique; elle accuse des douleurs précordiales, urine peu et tousse légèrement.La P.A.était remontée à 180/130, le pouls à 100 et la respiration à 22.Je lui prescris le repos au lit, un diurétique, digoxin et de l\u2019amytal sodium & un grain 3 f.p.Le lendemain, le mari m\u2019appelle et me dit que ça va très mal à la maison.J\u2019accours de nouveau auprès de la patiente qui était virtuellement à l\u2019article de la mort.Un violent point de côté à droite s\u2019était produit subitement.La P.A.se maintenait à 180/130, le pouls battait à 130, elle avait une respiration à 24 et la température s\u2019élevait à 102,2.De plus, l\u2019ædème s\u2019était réinstallé aux membres inférieurs.Le cœur était affolé et la patiente à peine consciente.Aux poumons existait des râles aux deux bases et surtout à droite.Je diagnostique alors une embolie pulmonaire droite avec insuffisance du myocarde et une néphrite par insuffisance fonctionnelle post- intoxication gravidique ou éclampsisme.Elle fut hospitalisée immédiatement.À son arrivée, elle présenta des crachats sanguins, fut administrée et bénéficia du traitement d'urgence suivant: 1.Tente d\u2019oxygène; 2.Digitaline, 2 mgrs aux 4 heures; 3.Morphine 14 gr, à répéter aux 6 heures: LÉONARD: APOPLEXIE UTÉRO-PLACENTAIRE 903 Position assise; .Glace sur région pré-cordiale; Sulfate de magnésie, 5 cc aux 6 heures; Sérum glucosé à 10%, 500 ce I.V.; Analyses d\u2019usage et prothrombine; 9.Diète liquide, limonade lactosée et infusion de queues de cerise; 10.Dycristicin, un vial par jour; 11.Dicoumarol, 200 mgrs par jour et en diminuant selon la prothrombine.AUS OH Inutile de vous dire que je ne comptais plus la sauver quand, à ma grande surprise, après 36 heures, son état général s\u2019améliora légèrement, puis graduellement, de sorte que trois jours après son admission on peut l\u2019envoyer radiographier en chaise roulante.Et le rapport du R-X confirme notre diagnostic: « Présence de petits festons de la coupole diaphragmatique droite; il existe également quelques petites traînées de densité fibreuse au-dessus de cette coupole.Ces images ont un aspect cicatriciel et la transparence pulmonaire est bonne par ailleurs ».À son arrivée, l\u2019analyse du sang était normale, mais celle des urines était très mau- valise: 19-2-54 \u2014 Albumine: fortes traces; cylindres: micro-granuleux, 2 à 3; hyalins, 3 à 4; granuleux, 5 à 7; mixtes (granuleux et hyalins), 3 à 4.Mais une nouvelle analyse, cing jours apres, était bien différente: | 24-2-54 \u2014 Albumine: très légères traces; cylindres: hyalins, 0 à 1; granuleux, 0 a 1; quelques cellules en dégénérescenee graisseuse.En effet, les liquides ingérés dépassaient de beaucoup les excrétés les deux premiers jours, mais, à la suite d\u2019une diurèse intense, le cinquième jour les excrétés dépassaient les ingérés de 700 à 800 ce par jour.Les crachats sanguinolents disparurent, les douleurs, l\u2019ædème et la dyspnée aussi.La patiente put se lever et quitta l'hôpital très bien le 26 février 1954, soit 7 jours après sa dernière hospitalisation.Je revis ma malade à trois reprises après sa sortie, soit à tous les huit jours et elle se 904 comporte parfaitement bien avec une P.À.qui se maintient à 130/85.Son cœur est en bon état, elle urine bien et surtout, observe maintenant très bien les recommandations qu\u2019on lui fait.CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES C\u2019est Baudeloque qui groupa les hémorragies, en dehors du placenta prævia, sous le vocable d\u2019hémorragie cachée, puis d\u2019hémorragie rétro-placentaire, enfin de décollement du placenta normalement inséré.De son côté, Couvelaire, en 1911, émit le vieux mot « apoplexie » utéro-placentaire pour désigner le syndrome qui correspond à un ensemble de raptus hémorragiques pouvant s\u2019étendre à tout l\u2019appareil génital: paroi utérine, corps ovarien, tissu cellulaire des ligaments larges, etc.Ces petites hémorragies peuvent même se diffuser dans toute la cavité abdominale.L\u2019apoplexie utéro-placentaire a donc été désignée à juste titre sous le nom de « syndrome de Couvelaire » ou « Couvelaire disease ».La fréquence du décollement prématuré du placenta normalement inséré est difficile a établir d\u2019une manière exacte.D\u2019après les différents auteurs, on peut dire que l\u2019incidence est en moyenne de 0,5%.Par contre, l\u2019apoplexie utéro-placentaire est heureusement moins fréquente et on peut estimer le taux de celle-ci selon Garès et Jahier à 0,05%.C\u2019est donc un accident rare et peu de cas sont rapportés par le même auteur.Généralement, l\u2019apoplexie utéro-placentaire apparaît surtout dans le dernier trimestre de la grossesse, près du terme le plus souvent et chez des femmes présentant des signes de toxémie gravidique.Les multipares semblent plus particulièrement exposées à un taux de 7 cas sur 10 contre 3 cas chez les primipares.D\u2019autre part, l\u2019âge de la malade ne paraît pas intervenir.Anatomie pathologique et pathogénie L\u2019hématome rétro-placentaire est constitué par un ou plusieurs caillots de volume variable LÉONARD: APOPLEXIE UTÉRO-PLACENTAIRE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1951 siégeant soit dans la portion centrale du placenta, soit à sa périphérie.Ces caillots sont enchassés dans le placenta et ont la même surface que le cotylédon intéressé: alors, en cet endroit le placenta est aplati et creusé en godet.Le placenta, au niveau de l\u2019hématome est décollé de l\u2019utérus.Les capillaires sont distendus, engorgés et même éclatés.L\u2019utérus présente sur ses deux faces de larges ecchymoses d\u2019une teinte tantôt rouge sombre, tantôt violette ou noire.C\u2019est réellement un infarcissement.Les mêmes lésions s\u2019étendent aux ligaments larges, aux ligaments ronds, aux trompes et aux ovaires.A la section, la paroi utérine apparaît comme une éponge de sang.C\u2019est une véritable suffusion sanguine.Les raptus hémorragiques diffus de l\u2019utérus et de la sphère génitale, qui donnent l\u2019image d\u2019un purpura en masse, paraissent dus à l\u2019éclatement des capillaires sanguins.Ces mêmes lésions peuvent aussi se retrouver sur d\u2019autres organes comme le foie, les reins, l\u2019estomac, l\u2019intestin et les centres nerveux.D\u2019après Couvelaire, c\u2019est dans le domaine des capillaires que le drame se joue.D\u2019autre part, certains auteurs donnent comme explication un déséquilibre hormonal ou neuro-hor- monal; mais, la preuve est loin d\u2019en être faite.Etiologie On peut distinguer dans l\u2019étiologie des causes mécaniques et des causes toxiques.Les causes mécaniques que l\u2019on retrouve dans environ 2% des cas seulement sont: les traumatismes par un coup, la chute, le mouvement brutal, le coït et les émotions violentes; enfin, les accidents durant le travail: version, cordon court, placenta inséré au niveau d\u2019une corne, évacuation rapide d\u2019un hydramnios, ete.Les causes toxiques sont imputables.dans 90 à 95% des cas où l\u2019apoplexie utéro-placen- taire se produit chez des femmes présentant des signes de toxémie gravidique ou éclampsisme.Le poison gravidique léserait les vaisseaux capillaires qui peuvent alors se rompre sous L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 l\u2019effet de l\u2019hypertension.Il y a de toute façon éclatement des capillaires.Faisons maintenant rapidement l\u2019étude ch- nique de la forme apoplectique ou la grande apoplexie utérine ou le syndrome de A.Couve- laire.Le début est brutal: la patiente présente soudain une douleur violente au niveau de l\u2019utérus, des nausées ou des vomissements et très rapidement un tableau évident de choc.a) Signes locaux: la douleur est spontanée, siège au niveau de l\u2019utérus, s\u2019irradie vers les lombes et un peu partout.C\u2019est une douleur lancinante et continue qui peut s\u2019accompagner d\u2019emblée de pertes sanguines plus ou moins abondantes.Mais surtout l\u2019examen de l\u2019abdomen révèle le trépied caractéristique suivant: 1.Ascension du fond utérin; 2.Contracture utérine genre dureté ligneuse; 3.Auscultation fœtale négative.b) Signes généraux: ils résultent de l\u2019intrication des signes de toxémie gravidique, d\u2019hémorragie et de choc.On rencontre donc des œdèmes, de l\u2019albuminurie, de l\u2019hypertension, des céphalées.Mais, les signes de choc dominent la scène: lipothymie, respiration courte et rapide, anxiété, oppression, scotomes, voile noir, soif intense, pâleur croissante de la peau et des muqueuses et, si c\u2019est à l\u2019état plus grave, on a de l\u2019agitation, du délire, des sueurs profuses, du coma et la malade peut mourir non délivrée.Le diagnostic Il se pose sur l\u2019apparition brutale, au courant des trois derniers mois de grossesse, d\u2019un syndrome général accompagné de choc, d\u2019hémorragie et de toxémie et d\u2019un syndrome local constitué par le trépied pathognomonique énoncé ci-haut.Le traitement Le traitement prophylactique est moins sûr que pour l\u2019éclampsie et, pour ainsi dire, il n\u2019y en a pas, parce qu\u2019à part l'hypertension et l\u2019albuminurie les prodromes manquent dans ces cas d\u2019hémorragie placentaire d\u2019origine toxique.LÉONARD: APOPLEXIE UTÉRO-PLACENTAIRE 905 Il n\u2019y a à proprement parler qu\u2019un traitement, c\u2019est la césarienne basse qui comporte l\u2019extoriorisation de l\u2019utérus qui permet de voir son état et au besoin de faire l\u2019hystérectomie.Par un mécanisme encore obscur (probablement à cause d\u2019une hypertension locale), il se produit dans l\u2019apoplexie utéro-placentaire des hémorragies interstitielles dans \u2018toute l\u2019épaisseur du muscle utérin et jusque sous le péritoine.C\u2019est l\u2019examen de ces lésions qui fera décider d\u2019enlever l\u2019utérus si sa coloration et sa circulation ne se rétablissent pas.Les moyens à essayer sont les compresses humides chaudes durant 20 à 30 minutes et une injection d\u2019extrait hypophysaire dans le muscle utérin.Si ces tentatives échouent, le chirurgien doit alors pratiquer une hystérectomie sub-totale.Il faut dire ici, lorsque la césarienne est décidée, qu\u2019il est d\u2019extrême importance d\u2019essayer d\u2019abord de remonter rapidement l\u2019état général de la patiente au moyen de morphine, antispasmodiques, transfusions, sérum glucosé à 10% et toni-cardiaques, traitement qui sera d\u2019ailleurs à continuer après l\u2019opération.De toute façon, il faut agir le plus vite possible, car c\u2019est à cette condition que l\u2019on sauvera la malade.Il n\u2019est pas question du bébé en aucun de ces cas classiques, parce que la mort in utéro du fœtus est inévitable.Il est une autre circonstance aussi où il faut enlever l\u2019utérus, même si on réussit à organiser une bonne cireulation utérine, c\u2019est lorsqu\u2019il y a hémorragie incoercible de la délivrance.Je n\u2019ai voulu vous parler ici que du syndrome de A.Couvelaire, i.e.du drame vaseu- laire de l\u2019apoplexie utéro-placentaire, qui doit entrer dans le cadre le plus vaste et le plus fréquent des apoplexies viscérales.Les autres formes atténuées où la femme entre en travail, sont des cas qui bénéficient d\u2019un traitement obstétrical.Conclusion Je ne vous ai présenté, messieurs, que quelques considérations générales, car cette question des apoplexies utéro-placentaires est 906 bien complexe et n\u2019est pas prête d\u2019être défi- tivement élucidée.En somme, le mieux serait d\u2019être capable d\u2019instituer un traitement préventif immédiat, dès qu\u2019on est en présence d\u2019une intoxication gravidique où l\u2019éclampsisme semble s\u2019annoncer, car il reste toujours indéniable que l\u2019éclampsisme ou l\u2019éclampsie et l\u2019apoplexie LÉONARD: APOPLEXIE UTÉRO-PLACENTAIRE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 utéro-placentaire marchent souvent de pair.En effet, ils sont presque toujours la conséquence l\u2019une de l\u2019autre; de sorte que, s\u2019il ya apoplexie utéro-placentaire, il y a toujours éclampsisme ou éclampsie et, si, enfin, on est en présence d\u2019un cas d\u2019éclampsisme, il y a toujours à craindre l\u2019apoplexie utéro-placen- taire.NODULES DES TRAYEURS DE VACHES! PRESENTATION DE DEUX CAS E.GAUMOND et C.AUGER, (Québec) Les « Nodules des Trayeurs de Vaches » constituent une entité dermatologique reconnue en 1898 par Andry et Winternitz et ont été étudiés dans les débuts par des auteurs allemands sous le nom de « Milkernoden » (1).Pomass, en 1934, est venu à la conclusion après une étude de 81 cas, qu\u2019il devait s\u2019agir d\u2019une maladie à virus; selon lui l\u2019agent était différent de celui de la vaccine ordinaire.Ces nodules sont des lésions cutanées, qui se développent à la suite d\u2019un contact avec une vaccine particulière du pis et des trayons de la vache laitière.Les auteurs américains appellent cette vaccine: « vaccine naturelle », pour la distinguer de la « vaccine véritable ».Elle est assez répandue semble-t-il aux Etats- Unis, en particulier dans l\u2019état d\u2019Iowa, et la majorité des cas d\u2019infection humaine en Amérique ont été signalés à cet endroit (2, 3, 4).Cette maladie est également bien connue des vétérinaires de notre province.Nous avons eu l\u2019occasion depuis quelques années de voir trois cas de « Nodules des Trayeurs de Vaches ».Les observations de deux malades, chez qui la lésion fut prélevée pour examen histologique, feront le sujet de cette publication.Observation 1.(H.D.20727) Un cultivateur, âgé de 38 ans, de St-Ca- mille de Bellechasse fut admis à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, le 3 novembre 1947, pour des 1.Travail de l\u2019Institut d\u2019anatomie pathologique de l\u2019Université Laval et du Département de dermatologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.lésions nodulaires à l\u2019annulaire droit et au pouce gauche.Trois semaines avant son admission, il remarqua une minuscule excroissance nodulaire de quelques millimètres de diamètre à la partie externe de la face dorsale de l\u2019annulaire droit dans la région de la phalangine et un deuxième nodule de même aspect à la partie externe de la face dorsale du pouce gauche vis-à-vis l\u2019articulation phalangienne.Dans une semaine ces nodules avaient atteint la taille de noisettes et il consulta son médecin de famille qui prescrivit une pommade en application locale.À la suite de ce traitement, il apparut une dermite à la face dorsale des deux mains et dans quelques jours cette dermite se généralisa aux quatre membres, aux épaules, à la région dorso-lombaire et à la région péri-ombilicale.À l\u2019admission à l\u2019hôpital, les lésions nodulaires des doigts étaient des formations arrondies d\u2019environ 10 à 12 millimètres, entourées de peau saine.Elles faisaient penser à des lésions verruqueuses: assez fermes et de couleur rouge clair, leur surface était dépolie avec un centre plus rugueux (fig 1 - 2).Les lésions aux membres et au tronc se présentaient comme une dermite vésiculeuse à petits éléments généralement de la grosseur de têtes d\u2019épingles, sur un fond légèrement érythémateux.Cette dermite ne s\u2019accompagnait pas de prurit vrai, mais seulement d\u2019une légère sensation de picotements.En questionnant le malade, on a appris qu\u2019il avait remar- L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 qué depuis quelque temps l\u2019existence sur les mamelles de ses vaches des lésions qu\u2019il décrivit comme des verrues.Fig.1.\u2014 (H.D.20727).Nodule de l\u2019annulaire et dermite médicamenteuse de la face dorsale de la main.Fif.2.\u2014 (H.D.20727).Nodule du pouce gauche Le nodule de l\u2019annulaire droit fut enlevé chirurgicalement et à l\u2019examen microscopique le prélèvement était formé par un fragment de peau hyperkératosique contenant une lé- PET SET Fig.3.\u2014 (HD.20727).GAUMOND er AUGER: NODULES DES TRAYEURS DE.Microphot 907 sion nodulaire légérement bombée d\u2019environ 9mm.de diamètre.Ce nodule était recouvert par un épais liséré de substance parakératosi- que, brisée au centre et se continuant de chaque côté sous la couche cornée du voisinage.Au niveau de la lésion, l\u2019épiderme était hiper- plasique avec des prolongements inter-papil- laires très fins et très allongés, mais sans acanthose vraie.Au contraire la couche de malpighi était généralement amincie et la couche granuleuse disparue dans les régions suprapapillaires; au centre les cellules épidermiques étaient réduites à quelques assises cellulaires, qui étaient alors séparées de la couche parakératosique par une collection vésiculeuse importante, constituée par une grande quantité de fibrine précipitée et par quelques polynucléaires neutrophiles.Le derme papillaire était tuméfié par la présence de nombreux capillaires dilatés et gorgés de sang, disposés en faisceaux verticaux, et d\u2019un infiltrat cellulaire dense entre ces vaisseaux, formé de petit lymphocytes et d\u2019éléments réticulaires assez monomorphes (fig.3).Ces cellules envahissaient les prolongements épi- X montrant l\u2019infiltration cellulaire du derme.En haut, à gauche plusieurs néocapillaires et à droite deux fins prolongements épidermiques.(X120). 908 GAUMOND er AUGER: NODULES DES TRAYEURS DE.dermiques étroits et à ces endroits les couches basales se trouvaient estompées.Le derme moyen contenait un liséré plus ou moins épais du même infiltrat cellulaire et dans le derme plus profond ces éléments formaient des manchons irréguliers autour des petits vaisseaux et de quelques glandes sudoripares.Pendant le séjour du malade à l\u2019hôpital, le traitement a consisté simplement dans des bains d\u2019amidon, de la calamine localement et de la vitamine C à la dose de 75 mgr.par Fig.4.\u2014 (T.A.P.61017).nance monocytaire.(X120).Jour.La lésion nodulaire du pouce diminua progressivement pour disparaître dans une dizaine de jours.La dermite, manifestement d'origine médicamenteuse, regressa encore plus rapidement.La peau devint sèche et présenta une légère desquamation.Au départ du malade le 14 novembre, après 11 jours d\u2019hospitalisation, il ne persista plus que la séquelle de la biopsie à l\u2019annulaire droit, une incision chirurgicale en bonne voie de guérison.Observation 2.(I.A.P.61017) Un jeune cultivateur, âgé de 18 ans, de St-Jean, P.Q.consulta son médecin, le 7 dé- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 cembre 1952, pour une lésion nodulaire unique à la face dorsale de l\u2019index de la main droite.Cette lésion d\u2019aspect tumoral remonterait à quelques semaines.Le malade avait remarqué que plusieurs de ses vaches présentaient au pis des lésions qu\u2019il décrivit comme des papillomes et des « crevasses ».L\u2019ablation du nodule fut fait en vue d\u2019un examen histologique afin d\u2019éliminer la possibilité d\u2019un épithélioma.Au microscope, le fragment de peau contenait une lésion nodu- laire légèrement surélevée de 8 millimètres de diamètre dont les caractères étaient assez superposables à ceux de la biopsie de l\u2019observation précédente.L\u2019épiderme présentait une hyperplasie, quoique moins marquée, avec de longs et fins prolongements.En surface il y avait une épaisse parakératosique, qui au centre recouvrait partiellement une collection dense de fibrine avec quelques polynucléaires.Le derme papillaire était par endroits riche en néo-capillaires et contenait ainsi que le derme moyen un infiltrat lympho-réti- culaire important et dense.Les cellules réti- >; = = \u2014 \u2014 age om L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 culaires étaient pâles et monomorphes et quelques-unes étaient en mitose (fig.4).Comme dans le cas précédent l\u2019infiltrat, ne contenait pas de polynucléaires neutrophiles, mais ici 1l y avait par contre quelques rares polynucléaires éosinophiles isolés.COMMENTAIRES Dans ces deux cas de « Nodules des Trayeurs de Vaches », les lésions ont apparu à la face dorsale des doigts.Ce siège et le dos du poignet sont les endroits de prédilection pour ces nodules qui se développent après contact pendant la traite avec des lésions mammaires de la vaccine «naturelle » des bovidés.Des nodules identiques peuvent cependant se rencontrer au cou et à la face, par exemple aux ailes du nez et aux lèvres.La vaccine «naturelle» due à un virus différent de l\u2019agent utilisé pour la vaccination jennerienne chez l\u2019homme, est une maladie endémique des vaches laitières.Sa fréquence, comparée au petit nombre de nodules des trayeurs de vaches rencontrés, indique nettement que cette maladie n\u2019est pas hautement contagieuse pour l\u2019homme.Les cultivateurs décrivent généralement les lésions du pis et des trayons de leurs vaches comme des verrues ou de petites ulcérations, mais les vétérinaires nous disent qu\u2019en réalité ces lésions sont des papules qui se transforment en vésicules, pour enfin s\u2019ulcérer.Elles sont le plus souvent au nombre de 2 à 12 et évoluent dans l\u2019espace de 6 semaines à 3 mois.Dans un troupeau l'infection se transmet lentement d\u2019un animal à un autre et une épidémie peut durer jusqu\u2019à 18 mois.Les animaux qui font une vaccine dite «naturelle » ne sont pas immunisés contre la vaccine véritable et le contraire est également vrai.D'ailleurs les nodules des trayeurs de vaches surviennent régulièrement chez des humains qui ont déjà eu une vaccination antivariolique.Nomland et McKee rapportent même, que chez deux de leurs malades qui n'avaient pas encore été vaccinés, une vacei- nation jennerienne a été faite avec succès, chez l\u2019un pendant qu\u2019il présentait encore un GAUMOND er AUGER: NODULES DES TRAYEURS DE.909 nodule des trayeurs et chez l\u2019autre quelque temps après la guérison (4).Le virus n\u2019a pu être isolé de la lésion animale et les tentatives d\u2019isoler l\u2019agent des nodules humains ont jusqu'ici échoué.Aussi à l\u2019examen microscopique de ces nodules, il a été encore impossible de retrouver des corps d\u2019inclusion, soit intranucléaire, soit intracyto-plasmique.Les nodules des trayeurs de vaches sont des lésions bien différentes de celles de la vaccination antivariolique et de la variole chez l\u2019homme.Leurs caractères microscopiques: parakératose, hyperplasie de l\u2019épiderme sans acanthose vraie, mais avec de longs et fins prolongements, et infiltrat lympho- réticulaire dense du derme avec de nombreux néo-capillaires dans la région papillaire, sont assez particuliers pour permettre à l\u2019histolo- giste de les identifier.À l\u2019œil nu, pour celui qui n\u2019est pas averti, ces nodules peuvent être pris pour des granulomes téléangiectasiques ou des tumeurs, même des épithéliomas.L\u2019aspect et la localisation des lésions orientent généralement vers un diagnostic, que l\u2019interrogatoire du malade sur la possibilité d\u2019un contact avec une vache infectée corrobore rapidement.L'évolution de ces nodules, en moyenne de 4 à 6 semaines, témoigne de la bénignité de la maladie.Résumé Deux observations de « Nodules des Trayeurs de Vaches » sont rapportées.Les lésions ont été observées chez des cultivateurs venus en contact avec une vaccine dite « naturelle » des vaches laitières.(Travail de l\u2019Institut d\u2019Anatomie pathologique de l\u2019Université Laval et du Département de Dermatologie de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec).BIBLIOGRAPHIE 1.Nouvelle Pratique Dermatologique, Tome IV, p.851, Masson et Cie, 1946.2.F.T.BECKER: Milkers\u2019 Nodules.Report of 4 cases.JAMA.115: 2140, 1940.3.J.R.BECK: Milkers\u2019 Nodules.Delaware M.J., 12: 180, 1940._ 4.R.NOMLAND et A.P.McKEE: Milkers\u2019 Nodules.Report of 10 cases.Arch.of Derm.and Syphil., 65: 663, 1952.A clinical note. THÉRAPEUTIQUE PRÉPARATOIRE À LA THYROÏDECTOMIE J.-P.BOUSQUET, Service de chirurgie générale, Hôpital Général de Verdun En dépit de tous les avancés, il est reconnu que la meilleure méthode de traitement du goitre toxique chez la plupart des personnes atteintes, est encore la thyroïdectomie sub- totale bien faite après une préparation adéquate.Grâce à l\u2019action des anti-thyroïdiens et de lode, il nous est aujourd\u2019hui possible d\u2019abaisser le métabolisme et d\u2019éliminer ainsi complètement le syndrome de l\u2019hyperthyroïdie avant l'opération, et par le fait même, diminuer le risque opératoire.! À l'Hôpital Général de Verdun, j'ai employé les antithyroïdiens uniquement chez les patients qui présentaient une forme sévère d'hyperthyroïdie.D\u2019octobre à décembre 1953, j'ai opéré 13 cas de goitre parmi lesquels se trouvaient 10 cas de goitre toxique.De ces 10 cas hyperthyroïdiens, 7 avaient la forme basedowienne pure, et 3 le type nodulaire.J'ai préparé ces 10 cas par la méthode pro- pyl-thiouracil-iodaminol triple force et phénobarbital.Parmi ces 10 opérés, je choisis deux cas typiques qui serviront à démontrer l\u2019utilité de l\u2019iode en combinaison azotée.Ce nouveau comprimé d\u2019iodaminol et phénobarbital, contient 30 mgms.d\u2019iode azoté, soit 15 grain et 1/3 grain ou 20 mgms.de phénobarbital.Aucune réaction ne fut notée chez ces opérés bien qu\u2019ils aient reçu 6 comprimés par jour.Comme exemple, voici deux cas types.Observation 1.Un monsieur R.C., 4gé de 44 ans, dossier A-51925, m\u2019est envoyé à la fin d\u2019août 1953 pour goitre toxique: un métabolisme passé dans un hôpital de Montréal, donne + 45.L'examen clinique révèle une exophtalmie bi- 1.Remerciements à Desbergers Limitée d\u2019avoir accédé à ma demande d\u2019association dans un comprimé, le phénobarbital à une triple dose d\u2019iodaminol.latérale, de l\u2019appréhension, un tremblement des mains.La thyroïde est sise plutôt basse, dure et nodulaire.Au palper et à la déglutition, je perçois un autre nodule qui semble plonger sous la clavicule à droite.Le pouls est à 138, irrégulier, la pression: 140/80.L'examen cardiaque révèle une tachycardie marquée, avec quelques extra systoles.Impression: goitre nodulaire avec hyperthyroïdie secondaire très marquée.Une formule sanguine faite le lendemain, montre une légère anémie, mais heureusement rien d\u2019anormal du côté des globules blancs.À la fin d'août, je commençai le traitement au propyl- thiouracil, 300 mgms.par jour.Tout alla bien durant 2 mois, mais une visite du patient me révéla une diminution, après analyse du sang, des globules blancs.Je réduisis la dose à 200 mgms.durant 15 jours.Un métabolisme passé alors, donnait + 28, un pouls à 85.Le patient avait engraissé de 8 lbs.Cliniquement, grande amélioration.Après 15 jours de traitement au propyl a 200 mgms., le patient est admis à l\u2019hôpital: un métabolisme passé 2 jours après donne + 12, le pouls est à 80, le patient a engraissé encore de 4 lbs.C\u2019est alors que le propyl est cessé.Nous donnons 2 comprimés d\u2019iodaminol (triple force) et phénobarbital dans un même comprimé avant chaque repas.Le 23 novembre, exactement 10 jours après son admission; le pouls est régulier à 78.Un nouveau métabolisme donne encore + 12.Le patient est complètement en état d\u2019euthyroidie.Aussi, le 25 novembre je lui fis une thyroi- dectomie sub-totale bilatérale.L\u2019examen montra: glande nodulaire a droite et hyper- plasique à gauche, ferme, mais assez friable et bien vaseularisée; ceci dû à l\u2019action du propyl et iodaminol.Les suites opératoires ont été idéales, 48 heures après, le patient se \u2014 = me = ers eet ee à == à L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 levait et quittait l'hôpital au début de décembre, en voie de guérison.Examen histo-pathologique: goitre adéno- mateux basedowifié.BOUSQUET: PRÉPARATION À LA THYROÏDECTOMIE 911 jour le métabolisme refait, donna + 16, le pouls passa à 80.Cliniquement, comme tout allait bien durant les 4 derniers jours, je l\u2019opérais le 15 novembre 1953.L'opération VOIR GRAPHIQUE MONS.R.C.AGE DE 44 ANS - (LIVRES) METABOLISME DOSSIER A - 51925 2 3 » a 3 w 140 & +50 = O * > ~~ > ~~ an >, ss w > ~~ = 120 +40 ss ÇG ~~ » o >, U ss \\ ® a ~~ 0 - > \\ / \\ * +30 ~ A î / x \\\"*/ \\ ZA \\ MN \\ 80 +20 >, o\u2014 _POUS +7 \u201c \u2014-\u2014% ~ = N .=, MÉTABOLISME Re mm mm meee * 15 +10 POID 0 os 9 40 10 0 A 0 5 \u201410 pr 0 0 \u20142_\u2014\" 2 MOIS 15 JOURS | 2 4 6 8 10 JOURS 300 MG./JOUR 200 MG./JOUR 2 COMPRIMES 3 FOIS PAR JOUR PROPYL-THIOURACIL IODAMINOL TRIPLE FORCE ET PHENOBARBITAL / v cv Observation 2.Mademoiselle S.L., 45 \u2018ans, dossier A-51705.Admise à l\u2019Hôpital Général de Verdun le 3 novembre 1953 pour goitre exophtalmique toxique.L'examen clinique révèle une exophtalmie bilatérale, une glande thyroïde qui est au palper et à la déglutition, lisse, dure de consistance, triplée de volume.Le pouls est à 130.Un métabolisme fait le lendemain est de + 32.Mise au repos, suralimentée, la patiente reçut en plus, de l\u2019iodaminol (triple force) et phénobarbital: soit 2 comprimés avant chaque repas.Après quelques Jours, soit exactement le 4ième jour, elle avait engraissé de 5 lbs, le pouls était à 100.Le 8ième réussit très bien.Suites post-cpératoires normales.L'examen histo-pathologique donna: goitre Basedow primaire.Conclusions L\u2019iodaminol (triple force) et phénobarbital associés dans le même comprimé, nous a aidé énormément à la préparation de ces 10 opérés.La glande thyroïde, en général, constatée à l\u2019opération, était de consistance ferme et facile à opérer.L'examen microscopique du tissu enlevé, montrait une involution satisfaisante, preuve 912 que le médicament avait bien été absorbé par la glande.Aucune réaction indésirable ne fut notée durant le traitement, même quand nous avons donné 6 comprimés par jour.Tout ceci montre en résumé, que la meilleure méthode de traitement du goitre toxique, est encore, dans la majorité des cas, une thyroidectomie sub-totale bien faite, apres une préparation adéquate puisque, dans au BOUSQUET: PREPARATION A LA THYROIDECTOMIE L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 patients continuaient à y répondre (au traitement) durant plusieurs mois.2) que le myxœdème était apparu plusieurs années après le traitement.3) que le patient pouvait devenir myxæ- démateux euthyroïdien ou continuer à présenter de l\u2019hyperthyroïdie.4) que la radiation à l\u2019iode 131 produisait une fibrose et un dommage cellulaire à la glande thyroïde résultant en des formes nu- VOIR GRAPHIQUE MLLE S.L.AGÉE DE 45 ANS - DOSSIER A -51705 7 ë < > 2 = 2 3 = 2 a ES ° 140 & +50 \u20ac SN w +40 = 120 = ° 0 NN > = 2 e w \u2014 = 1 NN \u2014 \\ oO +30f > \u2014 5 ~N ° us ~ \\ o S O >» 20% = > al À ° vous 7 80 +20 ~ ol SSH OS aN Sox\u201d e >, ; «& A Ny MÉTABOLISME ON 0 ® 15 +10 40 10 0 po» _\u2014 5 \u201410 O o\u2014 0 0 wy 7 2 4 6 8 10 12 jours 2 COMPRIMÉS 3 FOIS PAR JOUR 1ODAMINOL TRIPLE FORCE ET PHENOBARBITAL delà de 90% des cas, nous avons un retour complet à la santé.L\u2019opération est-elle supérieure au traitement à l\u2019iode radioactif?Je dis oui, car Chapman (2) et ses compagnons, après 10 ans d\u2019expérience avec l\u2019iode 131, viennent de révéler: 1) que la réponse biologique au traitement à l\u2019iode radioactif était graduelle, et que les cléaires bizarres.Heureusement aucune malignité ne fut notée.M'\u2019étant moi-même intéressé au traitement à l\u2019iode radioactif durant six mois, un fait mérite d\u2019être signalé.Nous ne voyons pas notre glande thyroïde, nous la palpons et la percevons seulement; ainsi, souvent nous ignorons véritablement son volume, sa friabilité, même avec un doigté expérimenté.fe I cat Us Mey fl logy (i \u201cId die Prey L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Quelle dose doit-on donner d\u2019iode radioactif?Il faut se baser sur le syndrome de l\u2019hyper.et sur le taux de fixation de l\u2019iode au moyen du Geiger.Franchement, nous marchons un peu à tâtons.Je ne veux pas dire, et je veux bien être compris, que l\u2019iode radioactif est un médicament nuisible, loin de là, car souvent il nous rend de précieux services.BOUSQUET: PREPARATION A LA THYROIDECTOMIE 913 BIBLIOGRAPHIE W.O.THOMPSON: Present Status of the treatment of toxic goiter.Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, 12: 130 (janvier) 1952.C.CHAPMAN, F.MALOOF, J.MAESTERRENA, J.MARTIN: Ten years\u2019 experience with radioactive Iodine.Journal of Clinical Endocrinology ard Metabolism, 14: 45 (janvier) 1954.SYNDROME DU TROU DECHIRE POSTERIEUR Albert LeSAGE Nous voudrions exposer, aujourd\u2019hui, le syndrome du trou déchiré postérieur à propos d\u2019un malade que nous avons vu en consultation, il y a déjà quelque temps \u2014 à cause de la réunion impressionnante de symptômes qui s\u2019associaient sous nos yeux.Ce syndrome n\u2019est pas une rareté, mais il n\u2019est guère fréquent.On doit y penser pour le rechercher et le faire admettre.Ce que nous avons fait.Ce malade était allongé, sur le dos, ne pouvant articuler un seul mot compréhensible parce qu'il manquait d\u2019air pour produire un son qui fût perceptible.Il ne pouvait, aussi, avaler aucun solide.Nous avions l\u2019impression d\u2019être en présence d\u2019une paralysie intéressant les quatre membres.Cependant, à l\u2019examen, ceux-ci étaient mobiles.En examinant ce malade, nous pouvions conclure qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une paralysie partielle intéressant la tête et le tronc seulement.Il faisait un effort pour articuler un son, mais c\u2019était impossible.Cette paralysie avait coïncidé avec la connaissance que nous en avions acquise dernièrement après la lecture d\u2019un syndrome particulier qui nous avait intéressé à cause de sa nouveauté.La lecture est instructive.Cette symptomatologie correspondait au syndrome du trou déchiré postérieur, c\u2019est-à- dire à la paralysie du glosso-pharyngien, du pneumo-gastrique et du spinal, comme son (Montréal).auteur l\u2019a si bien établi dans les termes suivants: «Ces trois nerfs ne peuvent être lésés qu\u2019en une région anatomique déterminée: le trou déchiré postérieur, soit, l\u2019orifice d\u2019où ils s\u2019échappent, ensemble, de la boîte crânienne: le trou condylien antérieur et le canal 1 Carotide interne ; .Nerf glosso-pharyngien ; .Nerf pneumograstrique et son ganglion plexiforme ; .Nerf grand hypoglosse ; .Nerf spinal, avec 6, branche interne qui se jette dans le ganglion plexiforme du pneumogastrique, et 7, branche externe; .Nerf sympathique cervical; .Veine jugulaire interne.Ct a © 0 (Cette figure schématique représente une coupe verticale du crâne, passant par l\u2019apophyse mastoïde, la région carotico-jugulaire et montrant ces nerfs et les gros vaisseaux.) carotidien.C\u2019est à cet endroit que les nerfs et les vaisseaux sont très rapprochés à cause de l\u2019espace minime qui les sépare les uns des autres.On y rencontre des organes impor- 914 tants: le golfe de la jugulaire, les nerfs spinal, pneumogastrique et glosso-pharyngien (voir figure).Carotide interne ; Nerf glosso-pharyngien ; Nerf pneumogastrique ; .Nerf grand hypoglosse ; .Nerf spinal: a) branche interne ; b) branche externe ; .Nerf sympathique ; .Veine jugulaire.NO Oth (Figures extraites de la Pathologie de guerre du larynx et de la trachée, de Moure, Liebault, Georges Canuyt).Notre malade avait donc, entre autres, une paralysie du glosso-pharyngien.Admettons, pour simplifier, que l\u2019innervation motrice du larynx et du voile du palais soit rattachée au nerf vago-spinal, selon Lermoyez, puisque celui-ci \u2014 le spinal \u2014 ne contient pas de fibres motrices, excepté dans sa branche interne; par contre, les fibres motrices sont contenues dans le pneumo-gastrique grâce « à ses deux renflements ganglionnaires: jugulaire et plexiforme » (voir figure).Presque toute l\u2019innervation du voile du palais est contrôlée par le pneumo-gastrique au-dessous du trou déchiré postérieur.Selon Claude Bernard, le spinal est considéré comme le nerf de la phonation.Je le cite: « Dès sa sortie du trou déchiré postérieur, il se divise en deux branches; une branche interne pour la phonation, et une branche externe qui agit sur le soufflet thoracique par LESAGE: SYNDROME DU TROU DÉCHIRÉ L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 le sterno-cleido-mastoïdien et le trapèze, pour régler la sortie de l\u2019air de manière à moduler les sons ».Nous aurons donc une paralysie du voile du palais soit: 1° du nasonnement: \u2014 des troubles de la déglutition (solides) ; \u2014 des troubles de pression de l\u2019oreille: hypoacousie unilatérale, etc.2° paralysie du larynx: \u2014 aphonie \u2014 voix rauque et bitonale; \u2014 une hémiparalysie de la corde vocale correspondante.Tels étaient les symptômes que présentait notre malade.Il avait de plus: une toux quinteuse \u2014 coqueluchoïde; une hypersécrétion salivaire abondante; une toux de déglutition des solides.1° Diagnostic En présence de tels symptômes, on ne pouvait penser qu\u2019à une lésion du trou déchiré postérieur où les nerfs, les ganglions, les veines et les artères sont serrés les uns contre les autres dans une promiscuité douteuse du point de vue anatamo-pathologique.On pouvait donc croire que les lésions étaient apparues les unes à la suite des autres.Notre diagnostic fut confirmé par tous.et mit l'accord à propos de la cause probable.2° Traitement Le traitement devenait aléatoire, vu les circonstances, surtout de temps; mais il nous inspirait beaucoup d\u2019espoir.Nous avons donc institué un traitement spécifique car le médecin doit toujours y recourir sans préjudice, en nous basant sur le diagnostic.Mais celui-ci a donné peu de résultat tangible, si ce n\u2019est une légère amélioration, non une guérison.Il s\u2019agissait, surtout dans ce cas, de poser le diagnostic, car le traitement en découlait logiquement.Tels sont les faits que je désire communiquer aujourd\u2019hui à propos de ce malade. MOUVEMENT THERAPEUTIQUE 2 + 2 + NOUVELLES APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES DE LA RESERPINE ET DES EXTRAITS DE LA RAUWOLFTA Jacques GENEST, F.R.C.P.(C), F.A.C.P., Lidia ADAMKIEWICZ, Raymond ROBILLARD 2 et Gilles TREMBLAY 2, du Département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.L\u2019expérience acquise dans le traitement de l\u2019hypertension artérielle (1) par l\u2019emploi de réserpine ou d\u2019extraits de rauwolfia serpenti- na, nous a permis de trouver deux applications nouvelles et extrémement intéressantes de ce médicament dans d\u2019autres domaines.Les notes qui suivent ne sont qu\u2019une communication préliminaire (2).1 \u2014 Traitement de la maigreur constitutionnelle.Chez les patients recevant de la réserpine (serpasil®) ou un extrait total (raudixin3®) ou un extrait purifié (rauwiloid®) de rauwolfia pour leur hypertension artérielle, nous avons remarqué qu\u2019environ 54% accusaient une augmentation considérable de leur appétit et des gains de poids qui allaient jusqu\u2019à 12 et même 15 livres.Cette augmentation d\u2019appétit et de poids était accompagnée chez la très grande majorité d\u2019une sensation de bien-être, de calme et d\u2019une diminution de tension nerveuse.Il est donc fort possible que cette augmentation de poids soit due sans doute à l\u2019augmentation de leur appétit, mais aussi à la diminution de la consommation d\u2019énergie due à la baisse de la tension nerveuse manifestée chez le patient.En se basant sur l\u2019hypothèse que ° 1.Travail réalisé grâce à des subventions de la Compagnie Ciba, Montréal, du Ministère de la Santé et de l\u2019Hygiène Publique, (Entente Fédérale- Provinciale), du Conseil National de Recherches et de la Life Insurance Medical Research Fund.2.Fellow du Conseil National de Recherches, 1953-1954.3.La Rauwolfia nous a été gracieusement fournie sous forme d\u2019alcaloide pur, Réserpine, (Serpasil) par les Drs.Fred Wrigley et Walter Murphy de la Compagnie Ciba, Montréal, sous forme d\u2019extrait purifié (Rauwiloid) par M.A.Garstone de la Compagnie Rikers et sous forme d\u2019extrait total (Raudi- xin) par M.Comte de la Compagnie Squibb.les cas de maigreur constitutionnelle seraient caractérisés par une exagération du tonus tissulaire c\u2019est-à-dire de ce que Sherrington a appelé la postural activity, nous avons ecru que la rauwolfia pouvait trouver ici une application intéressante.Nous avons cru qu\u2019il pourrait être possible que la réserpine (serpasil) ou un extrait de rauwolfia serpentina pourrait être efficace dans le traitement de la maigreur constitutionnelle, d\u2019une part en augmentant l\u2019appétit et d\u2019autre part en diminuant la consommation d\u2019énergie due, selon notre hypothèse, à l\u2019exagération de tension, de tonus tissulaire (activité posturale de Sherrington) chez ces patients.Nous avons donc choisi 3 patientes dont l\u2019âge varie de 23 à 40 ans, normales de santé et ne présentant aucun symptôme ou autre signe pathologique que leur maigreur qu\u2019aucun traitement, même l\u2019insuline, n\u2019avait réussi à corriger auparavant.Chez les trois, le poids était de beaucoup inférieur à la moyenne normale pour leur âge et leur grandeur physique.Nous les avons étudiées pendant 9 mois en administrant à divers intervalles de la réserpine (serpasil) et en faisant la contre-preuve par le retrait du médicament.Chez les trois patientes, l\u2019administration du médicament a résulté chez une, dans un gain de 7 livres et chez les deux autres de près de 12 livres.Chez les trois, l\u2019arrêt du médicament pour contre-épreuve de contrôle, a aussitôt résulté dans la baisse du poids à des chiffres voisins du poids de contrôle.La réadministration du médicament chez ces patientes a aussitôt fait remonter la courbe du poids au niveau maximum déjà atteint.L\u2019intervalle entre le poids de contrôle et le poids maximum atteint sous l\u2019administration 916 du médicament peut varier entre 1 mois et demi à plusieurs mois.2 \u2014 Traitement du psoriasis et des dermatoses ou le facteur psycho-somatique joue un role important.Notre intérét dans ce domaine provient de l\u2019observation et d\u2019une de nos patientes chez laquelle le traitement de son hypertension artérielle par un extrait purifié de rauwolfia (rauwiloid) en octobre 1953, avait provoqué la disparition quasi totale d\u2019un psoriasis persistant depuis nombre d\u2019années.Nous avons poussé plus loin cette observation accidentelle en étudiant depuis neuf mois, 14 autres patients souffrant de psoriasis à des degrés modérés et sévères.Sur 14 patients étudiés et recevant soit de la réserpine (serpasil) ou un extrait purifié de rauwolfia (rauwiloid) sur des périodes de temps variant de 3 à 9 mois, huit d\u2019entre elles ont montré une amélioration objective de leurs lésions variant de 50 à 98%.Sur ces huit patients, six présentaient une amélioration de plus de 80%.Cinq autres ont montré une amélioration légère qui consistait surtout dans la diminution ou la disparition du prurit, dans une apparence plus pâle et moins épaisse des lésions de psoriasis.Les GENEST kr CoLL.: RESERPINE ET RAUWOLFIA L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 lésions, en disparaissant, laissent une peau parfaitement normale de texture, mais légèrement brunâtre de coloration.Ce pourcentage de rémission par la réserpine ou un extrait purifié de rauwolfia dépasse l'effet de la chance ou de la pure coïncidence.Ces observations intéressantes et nouvelles dans une maladie jusqu\u2019à présent le plus souvent résistante au traitement, nous ont portés à appliquer ce traitement à l\u2019étude des dermatites prurigineuses, des dermatites atopiques, des divers eczémas, du lichen plan et des autres dermatoses ou les facteurs psycho-soma- tiques semblent jouer un rôle.A date, les résultats préliminaires sont suffisamment encourageants pour modifier notre scepticisme initial en une attitude beaucoup plus enthousiaste.Nous tenons à remercier garde Fernande Salvail pour sa constante collaboration.REFERENCES 1.L.ADAMKIEWICZ, R.ROBILLARD, G.TREMBLAY et J.GENEST: Le traitement de l\u2019hypertension artérielle par la Rauwolfia, L\u2019Union Méd.du Canada, sous presse, no août 1954.2.Notre expérience sur ces applications nouvelles de la Rauwolfia sera décrite en détail dans un travail qui sera présenté à la prochaine réunion du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, à Winnipeg, en octobre 1954. REVUE GÉNÉRALE ee + L\u2019ANESTHÉSIE CHEZ LE CARDIAQUE René LEBEAU, Anesthésiste de l\u2019Hôtel-Dieu (Montréal).INTRODUCTION ET STATISTIQUES Si le cardiaque supporte généralement bien l\u2019acte opératoire, il pose cependant un problème de la plus haute importance.Il est sans conteste un candidat beaucoup plus sensible qu\u2019un autre à l\u2019agression et aux aléas simultanés de la chirurgie et de l\u2019anesthésie.En effet, il existe chez lui un certain nombre d\u2019épiphénomènes susceptibles d'aggraver ses chances de survie: hypoxie, hypercarbie, émotivité, modification de l\u2019état hémodynamique, collapse de la circulation périphérique, diminution de la capacité vitale pulmonaire, le peu de résistance aux infections, la tendance aux embolies et aux infarctus.Dans l\u2019ensemble, la léthalité serait nettement augmentée: elle atteindrait chez les cardiaques jusqu\u2019à 12%, selon les chiffres de Levine, alors que la moyenne des décès est de 1,5% à 2% pour tous les opérés.Le taux le plus élevé se rencontre, comme le signale cet auteur, dans la thrombose coronarienne (40% ), dans les cardiopathies avec néphrite, dans l\u2019insuffisance congestive du myocarde et l\u2019angor pectoris.D\u2019après Lahey et Hurxthal, les patients thyro-cardiaques présentent seulement une mortalité de 425%.Ceux qui accusent un bloc complet du cœur, quelle qu\u2019en soit la cause, seraient voués presque fatalement à la syncope au cours d\u2019une intervention majeure (V.C.Collins).NOTIONS PHYSIO-PATHOLOGIQUES Nous insisterons sur les deux facteurs les plus capables d\u2019engendrer des difficultés sérieuses et des accidents quelquefois irréversibles: l\u2019anoxie qu\u2019il importe à tout prix d\u2019éviter ou de rectifier, et l\u2019hypotension conséeu- tive au choc ou à une hémorragie; nous donnerons, en plus, quelques détails sur l\u2019hypotension dite provoquée, connue depuis l\u2019avènement des composés de méthonium.ANOXIE On sait que l\u2019oxygène est essentiel à la vie cellulaire.Le cœur qui doit travailler sans répit est un organe très vulnérable aux privations d\u2019oxygène; au repos relatif, il en requiert une quantité cinq fois supérieure à celle des autres muscles du squelette; suivant Evans et Starling, la moyenne serait à toutes les soixante secondes de 3.4 cc par gramme de tissu cardiaque.L\u2019anoxémie se manifeste au début par un ralentissement des pulsations; il y a stimulation passagère du centre cardio-modérateur bulbaire (noyau dorsal du vague).Cette bradycardie initiale tient aussi à une élévation de la pression sanguine (loi de Marey) ; c\u2019est que les sinus aortique et carotidien, influencés alors par l\u2019anoxie, agissent à leur tour sur les centres vaso-moteurs, qui seront assez rapidement déprimés dans la suite.Bientôt, on observe de la tachycardie qui serait attribuée à une baisse du tonus vagal et à une excitation du centre sympathique ou cardio-accélérateur (M.J.Dallemagne).Les travaux de Wiggers, Sands et De Graff témoignent à l\u2019évidence que l\u2019anoxie a des répercussions néfastes sur le myocarde.«51, affirment-ils, le volume en oxygène de l\u2019air inspiré décline aux environs de 6 à 7%, ce qui coïncide avec une saturation artérielle de 35 à 50%, l\u2019on assiste à des perturbations de conductivité et de rythme; même il peut se produire une congestion aiguë du cœur ».Le manque d'oxygène diminue la perméabilité des capillaires; ceux-ci se dilatent, et il s\u2019ins- 918 talle souvent une stase définitive (Krogh et Moon).Pendant une intervention, si l\u2019anoxémie se prolonge, il peut en résulter une déficience des coronaires suivie d\u2019infarctus ou une mort soudaine par fibrillation ventriculaire.A ces accidents sont exposés davantage les malades atteints d\u2019une thrombose récente, de sténose aortique, d\u2019un gros canal artériel, de myocardite chronique au stade l\u2019hyposystolie.HyPoOTENSION L'hypotension constitue un réel danger chez les personnes affectées d\u2019artério-sclérose ou de coronarite; mais il est étonnant que beaucoup de ces gens-là n\u2019accusent point de symptômes cliniques, et cela vraisemblablement en raison des anastomoses suppléantes qui s\u2019établissent entre les principaux vaisseaux du cœur.La quantité de sang qui circule dans les coronaires dépend en bonne partie de la tension artérielle qui se trouve au niveau de l\u2019aorte; or en présence d\u2019une hypotension, le courant sanguin à l\u2019intérieur du myocarde va nécessairement diminuer.C\u2019est ainsi que dans un état hémorragique, où l\u2019on a une vasoconstriction secondaire, il s\u2019ensuit un surcroît de travail pour le muscle cardiaque.Par contre, dans l\u2019hypotension provoquée par certaines drogues ganglio-plégiques comme le pentaméthonium et l\u2019hexaméthonium (CH*)3 \u2014 N (CH*)n \u2014 N (CH3)3, on obtient une vaso-dilatation artériolaire plus ou moins étendue, qui favorise à la fois la circulation capillaire, et ce jeu de vaso-motricité entraîne, il va sans dire, une augmentation du débit des ventricules qui voient en l\u2019oceur- rence leur tâche allégée.Toutefois, parce que l\u2019absence de saignement à l\u2019endroit de la brèche opératoire ne peut être réalisée que si la tension maxima n'excède par 55 - 65 mm de Hg, une insuffisance coronarienne ou un infarctus seront toujours à redouter, dans ces conditions, même chez des sujets qui paraissent en excellente santé, car il arrive de découvrir à l\u2019autopsie de ceux-ci une lésion coronarienne LEBEAU: L\u2019ANESTHESIE CHEZ LE CARDIAQUE L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 déjà assez avancée.C\u2019est pourquoi l\u2019emploi des hypotenseurs sera réservé aux interventions dont le succès exige essentiellement un champ presque exsangue, telle l\u2019exérèse de certaines tumeurs cérébrales.PRÉPARATION DE L\u2019OPÉRÉ Tout cardiaque sera soumis, en plus des analyses d'usage, à des examens particuliers: électrocradiogramme, fluoroscopie et radiographie thoracique, hémogramme, métabolisme basal, sédimentation.Ici encore la clinique ne perd pas ses droits et, selon Marvin, la meilleure observation qui nous puisse renseigner sur l\u2019état cardiaque du patient, c\u2019est son comportement habituel devant les exigences de la vie: activités physiques et mentales.Dans la période pré-opératoire, la diète sera riche en glucose, en protéines, en fer et en vitamine B, surtout la thiamine ou vitamine B*!, qui est reconnue comme indispensable à la respiration cellulaire, spécialement celle du myocarde; l\u2019absence de la thiamine peut causer de la tachycardie et même de la dilatation cardiaque (C.L.Reid).Si le malade est en état de décompensation et que l\u2019intervention n\u2019est pas jugée immédiate, on recommande alors le repos absolu au lit durant deux ou trois semaines, où il sera digitalisé.D'ailleurs, on doit différer davantage l\u2019acte chirurgical \u2014 4 mois si cela est nécessaire \u2014 et attendre la guérison complète chez celui qui présente une histoire d\u2019occlusion coronarienne ou d\u2019infarctus (H.L.Blumgart).Mais quand le patient en asystolie doit être opéré d\u2019urgence, il faut procéder à la digitalisation rapide: on donne en une seule fois 12 mg I.V.de digitaline nativelle, qui est la digitoxine la plus stable et la plus efficace d\u2019aprés les meilleurs pharmacologues \u2014 la saturation digitalinique est d\u2019ordinaire obtenue aprés 6 heures de traitement; on peut encore fractionner le dosage global de cette manière: dose première, 0,6 mg puis 0,2 ou 0,4 mg aux 3 heures.Les doses sont les mémes par voie orale.On y ajoute un diurétique L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 mercuriel dans le but de diminuer les œdè- mes et on aspire les épanchements à l\u2019aide d\u2019un trocart.Chez les cardiaques dont le myocarde est bien compensé, la digitaline ne se prescrit pas d\u2019une façon coutumière.Pour rendre possible la digitalisation des opérés sans crainte d\u2019augmenter les effets vagotoniques de la digitale ou de ses dérivés, des résultats encourageants ont été obtenus récemment (1953) par Fisher et Winsor avec la banthine ou bromure de méthenthéline.Ce médicament, donné par la bouche une ou deux heures avant l\u2019opération au dosage de 50 à 100 mgs, et associé a la digitoxine (0,8 à 1,2 mg), réduirait jusqu\u2019au taux relativement bas de 5% l\u2019incidence des réflexes cardio-vasculaires de nature vagale, qui sont toujours plus fréquents en présence d\u2019hypertension artérielle ou d\u2019artério-sclérose.Chez les coronariens, on préconise la papavérine (30 a 100 mgs) dont la valeur vasodilatatrice est reconnue; on injecte cet opiacée par vole intramusculaire ou intraveineuse une demi-heure avant l\u2019induction.L\u2019amino- phylline, par voie intra-museulaire à la dose de O0 gramme 50, est utilisée à des fins identiques.Comme préventif des arythmies et de la fibrillation ventriculaire, le pronestyl, qui est une procaîne-amide et un produit très pur, est employé avec avantage chez les cardiaques.On la prescrit habituellement par voie buccale (2 capsules de 250 mes chacune), une heure avant l\u2019anesthésie; elle peut être injectée par voie hypodermique sous forme de glu- conate, qui n\u2019est pas irritant.Chez l\u2019enfant, le dosage est alors le suivant: de 1 à 3 ans, 100 mgs; de 3 à 6 ans, 200 mgs ;de 6 à 10 ans, 300 mgs; de 10 à 13 ans, 400 mgs (C.Burstein).La sédation pré-anesthésique doit être individuelle, c\u2019est-à-dire convenir à chaque cas particulier; elle ne sera pas trop forte de peur de ralentir indûment la circulation sanguine et de déprimer le centre respiratoire, ce qui entraînerait de l\u2019hypoxie.Après 70 ans, cer- LEBEAU: L\u2019ANESTHESIE CHEZ LE CARDIAQUE 919 tains auteurs comme Rovenstine omettent l\u2019emploi des opiacées.Pour clore ce chapitre de la préparation du malade, mentionnons que l\u2019oxygénothérapie par cathéter nasal durant les quelques jours qui précèdent l'intervention est un palliatif remarquable pour celui qui souffre d\u2019insuffisance myocardique.Cela garantit une suppléance d\u2019oxygène très favorable aux défenses naturelles de l\u2019économie; le volume d\u2019oxygène, qui est de 19,5 cc par 100 cc de sang artériel chez un individu sain quand ce dernier inhale de lair, peut s\u2019exhausser jusqu\u2019à 22 ce lorsqu\u2019il respire de l\u2019oxygène pur: la teneur sanguine augmentera donc de 10 à 15% (Boothby, Mayo, Lovelace).PROPRIÉTÉS DES ANESTHÉSIQUES Nous résumerons ici leur valeur respective au point de vue cardio-vasculaire.Protoxyde d\u2019azote ou N°0 Ce gaz, administré dans une atmosphère suffisante d\u2019oxygène, n\u2019a aucune toxicité sur le myocarde; 1l n\u2019influence pas non plus le tonus vasculaire, les centres vaso-moteurs ni les sinus aortique et carotidien (M.J.Dalle- magne).Si l\u2019on veut fournir une bonne marge de sécurité n\u2019abaissant pas la saturation artérielle d\u2019oxygène, le mélange protoxyde-oxy- gène qui sert par exemple à supplémenter la narcose au penthothal doit contenir une concentration minima de 40% en oxygène.Toutefois, l\u2019induction par l\u2019oxyde nitreux a l\u2019inconvénient de produire un réflexe d\u2019inhalation et même une phase d\u2019excitation, ce qui n\u2019est pas désirable chez le cardiaque.Combiné aux curarisants, qui jouissent d\u2019une action salutaire sur les vaisseaux coronariens, le protoxyde d\u2019azote procure une résolution musculaire satisfaisante dans certaines opérations, telles les hernies, où il n\u2019y aurait pas de stimulations fâcheuses et cela sans recourir à une anesthésie profonde.Ether Un grand nombre d\u2019auteurs considèrent cet agent comme le meilleur pour les sujets pré- 920 sentant des troubles du rythme cardiaque.Peut-être occasionne-t-il une tachycardie si- nusale, due à une parésie du mécanisme cardiaque vagal, à une stimulation du mécanisme cardiaque sympathique et à une libération d\u2019adrénaline à point de départ surrénalien (V.J.Collins).Quelquefois, 11 peut donner naissance à un ralentissement de la conduction auriculo-ven- triculaire, à un blocage partiel, à des extrasystoles ventriculaires; la plupart de ces anomalies sont facilement réversibles.La fibrillation ventriculaire est exceptionnelle avec cet anesthésique et elle se manifestera seulement après une induction laborieuse.Dans l\u2019ensemble, l\u2019éther affecte peu le fonctionnement autonome du cœur (excitabilité, conductibilité, contractilité), parce qu\u2019il inhiberait uniformément les diverses régions de l\u2019hypothalamus, lieu d\u2019origine du système neuro-végétatif, tant vagal qu\u2019orthosympathique.Au début de la narcose, la tension artérielle s'élève par décharge d\u2019épinéphrine; néanmoins, au troisième plan de la phase chirurgicale, il y a baisse de la pression sanguine à cause de la perte de la tonicité des fibres vasculaires et des muscles squelettiques; cette hypotension serait encore le fait d\u2019une dépression de la sensibilité des zones sino-caro- tidienne et cardio-aortique (Hershey et Zwei- fach; Dallemagne).Sur la puissance du myocarde ou débit cardiaque, l\u2019éther n\u2019a pas d\u2019influence, sauf à trop grande concentration; les doses moyennes sont de 40 cc pour la première heure et de 20 cc durant les heures subséquentes en cireuit fermé.Cyclopropane ou C3H5 C\u2019est un agent qui possède un excellent pouvoir anesthésique, même dans une forte ambiance d\u2019oxygène (75 à 80%), une innocuité presque absolue à l\u2019égard des tissus de l'organisme et une grande facilité d\u2019élimination; il a aussi l\u2019avantage de donner une induction douce et rapide.LEBEAU: I\u2019ANESTHESIE CHEZ LE CARDIAQUE L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Avec ce gaz qui ne provoque qu\u2019une légère vaso-dilatation capillaire, la tension artérielle se maintient bonne même durant une anesthésie prolongée; la chute tensionnelle que l\u2019on constate après la narcose arrive rarement lorsque le deuxième plan de la période chirurgicale n\u2019a pas été dépassé.Mais le cyclopropane doit étre manié avec beaucoup de soin en surveillant l\u2019état cardiaque du malade de seconde en seconde, comme le précisent bien Sadove, Galston et Wyant; il est toujours interdit en présence d\u2019un bloc de branche ou d\u2019un temps de conduction allongé.Stimulant du pneumogastrique, il est, d\u2019ailleurs, très apte à déterminer des extrasystoles, surtout de la bradycardie.Ces troubles proviendraient de la stimulation des noyaux antérieurs et médians de l\u2019hypothalamus.Ainsi, au cours de la narcose au cyclopro- pane, l'apparition d\u2019irrégularités cardiaques qui durent plus longtemps qu\u2019il ne convient impose l\u2019emploi d\u2019un autre agent, tel l\u2019éther.Pentothal Les barbituriques causent en général une diminution du débit systolique, laquelle peut atteindre jusqu\u2019à 70% (M.J.Dallemagne).Le pentothal altère aussi la capacité fonctionnelle du cœur, puisqu\u2019après deux heures de narcose, on y observe de la tachycardie avec pincement de la tension différentielle (C.R.Stephen).L\u2019effet hypotenseur du pentothal serait aussi attribuable à une vaso-dilatation des capillaires et à une parésie des centres vasomoteurs (Hershey et Zweifach; Dallemagne).Le pentothal, qui est un vagotonique, sera donc utilisé avec prudence chez un patient accusant de la bradycardie ou quelque autre écart du rythme cardiaque.En chirurgie du cœur, il n\u2019est regardé que comme un anesthésique de base; on s\u2019en sert exclusivement pour l\u2019induction à des solutions faibles: soit à 1% ou tout au plus à 2%.Chloroforme Les spécialistes, entre autres Whipple, Sperry, Lundy, Osterberg et McNeider, ont a L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 maintes reprises prouvé que cet hypnotique, 25 fois plus toxique que l\u2019éther, est un poison de la fibre myocardique tout comme de la cellule hépatique; il peut engendrer, dès le début de la narcose, une dilatation aiguë du cœur avec fibrillation ventriculaire et syncope.Avertine Bien que sa novicité soit 16 fois moins grande que celle du chloroforme, cet anesthésique basal peut en certaines circonstances amener une inhibition vagale du cœur et même une fibrillation des ventricules.Il a aussi un caractère hypotenseur par paralysie de la paroi vasculaire et des centres vaso-moteurs (Dallemagne).CHOIX DE L\u2019ANESTHÉSIE Les données que nous soumettons, sous cette rubrique, à l\u2019attention du lecteur réfiè- tent pour une large part l\u2019opinion de Belin- koff; cet auteur établit la sélection des agents et des méthodes anesthésiques selon le genre de malades cardiaques que l\u2019on rencontre le plus couramment en clinique.L \u2014 Patients atteints d\u2019artérite coronarienne.Dans les interventions majeures, intra- abdominales, pour ceux qui appartiennent à ce groupe ou qui sont étiquetés comme tels, on a beaucoup de satisfaction avec le cyclo- propane auquel on adjoint l\u2019éther en petites quantités pour stabiliser le rythme cardiaque.Dans les opérations mineures, qui ne demandent pas de résolution musculaire, le pentothal LV.à 2 ou 3% s\u2019avère excellent, associé à 100% d\u2019oxygène qui doit se continuer tant que l\u2019opéré n\u2019est pas sorti du sommeil anesthésique.L\u2019anesthésique rachidienne serait ici, la plupart du temps, contre-indiquée à cause de la possibilité d\u2019une chute brusque de la tension artérielle.II.\u2014 Patients décompensés.Pour cette catégorie de malades dont le tableau clinique se traduit par de la dyspnée et de l\u2019edème, la rachi-anesthésie serait un LEBEAU: L\u2019ANESTHÉSIE CHEZ LE CARDIAQUE 921 procédé de choix.Physiologiquement, elle crée une dilatation vasculaire au niveau des portions inférieures du tronc et de la périphérie, réduisant ainsi la masse sanguine qui retourne vers les cavités droite et gauche du cœur (Sarnoff et Farr).C\u2019est une méthode très appréciée, lorsqu'il existe de l'insuffisance cardiaque, dans les cas de ligature de la veine cave inférieure, d\u2019em- bolectomie iliaque ou fémorale, de sympa- thectomie lombaire et de cure de varices.En certaines occasions où il y a instabilité émotionnelle, il est bon de compléter le blocage rachidien par une solution légère de pentothal à 15% ou encore par un mélange à 50% de protoxyde d\u2019azote et d\u2019oxygène.TIT.\u2014 Patients hypertendus.Les coronaires de ces malades sont habituées à recevoir un flot continu de sang sous haute pression; une baisse abrupte de la tension artérielle, surtout la diastolique, peut en raison de l\u2019anoxie soudainement produite affaiblir le cœur hypertrophié ou dilaté à un tel degré que ce dernier devienne impuissant à remplir sa fonction.Ainsi chez ceux qui ont une tension minima de 110, la rachi-anesthé- sie n\u2019est nullement recommandée dans les interventions intra-abdominales.On aura plutôt recours au cyclopropane auquel on ajoute un peu d\u2019éther, qui agit comme régulateur du rythme cardiaque.Néanmoins, s\u2019il s\u2019agit d\u2019opérations basses: résection trans-uréthrale de la prostate, hystérectomie vaginale, cure de hernie inguinale, périnéorraphie, l\u2019anesthésie rachidienne est une méthode de bon aloi.CONDUITE DE L\u2019ANESTHÉSIE L'induction sera calme et sans brusquerie pour éviter au myocarde toute fatigue additionnelle.On doit être en garde contre le réflexe d\u2019inhalation survenant au début de la narcose.Ce réflexe, qui prédispose à l\u2019hypo- xie, est souvent imputable aux vapeurs irritantes de l\u2019éther ou au cyclopropane; il se manifeste par un arrêt respiratoire, précédé d\u2019un spasme du larynx, où le thorax est com- 922 me bloqué en expiration; on a une ventilation amoindrie avec bradycardie et hypertension artérielle (Dallemagne).Il est aussi observé que ces mêmes anesthésiques, en circuit fermé et à dosage concentré, peuvent entraîner chez le cardiaque une inhibition réflexe du cœur allant jusqu\u2019à la syncope; ce phénomène aurait pour cause une stimulation des récepteurs du vague situés dans les bronchioles et les alvéoles (M.John- stone).Une intubation hâtive ou traumatisante est capable de précipiter un spasme des coronaires; la narcose sera alors suffisamment profonde pour empêcher toute activité indésirable du système nerveux autonome.L\u2019anesthésiste se doit d\u2019être sans cesse attentif à la coloration des téguments, au caractère de la respiration, à la qualité du rythme cardiaque et au maintien de la pression sanguine dont il vérifiera les chiffres, à toutes les 10 ou 5 minutes ou plus fréquemment s\u2019il le faut, au cours des longues interventions.Il ne semble pas sans intérêt de dire ici un mot de l\u2019électrocardiogramme per-opératoire.Fisher et Winsor soulignent l'importance de ce guide indispensable de chirurgie cardio- vasculaire et pulmonaire.Dans une série de 102 cas où 60% des patients étaient des cardiaques \u2014 l\u2019éther était utilisé au lieu du cyclopropane par crainte d\u2019arythmies sévères \u2014, tous les malades sous contrôle électro- cardiographique, au nombre de 52, survéeu- rent tandis que 6% des opérés sans cardiogramme succombèrent; le taux antérieur des décès avait été de 4% pour 688 interventions intrathoraciques.L'\u2019électrocardiogramme, en précisant un dia- gnostie, permet d\u2019y appliquer un traitement plus efficace.Est-on en présence d\u2019une bradycardie d\u2019origine vagale ou due à un bloc cardiaque pouvant conduire à un arrêt du cœur?L'éphédrine et l\u2019atropine I.V.sont capables d\u2019éviter une telle éventualité; si cette bradycardie est au-dessous de 65, la dose d\u2019atropine varie entre 1/300 et 1/75 de grain.Il faut se rappeler que la quinidine et le pronestyl LEBEAU: L\u2019ANESTHESIE CHEZ LE CARDIAQUE L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 seraient alors des drogues fatales à cause de la dépression myocardique pré-existante.A-t- on affaire à un pouls lent provenant de contractions prématurés des ventricules, non perceptibles à l\u2019artère radiale?Le pronestyl et le sulfate de quinidine ou mieux le cam- phosulfonate de quinidine \u2014 connu sous le nom de rythmidine \u2014, au dosage de 300 mgs (2cc I.V.), seront en l\u2019oceurence les médicaments indiqués.Est-ce une tachycardie ventriculaire ou paroxystique?Ces troubles peuvent être jugulés par le pronestyl, la novocaine ou la quinidine, S'agit-il d\u2019une tachycardie résultant d\u2019une déficience cardiaque?La digitaline est le seul remède qui convient: les doses sont de 0,6 mg LV.puis de 0,2 à 0,4 mg qu\u2019on réitère trois heures plus tard si l\u2019état du malade l\u2019exige.Est-ce une tachycardie sinusale causée par une hémorragie?La transfusion sanguine s\u2019impose de toute évidence.Existe-t-il des extrasystoles bénignes, peu nombreuses?La procaïne I.V.serait profitable au dosage de 200-300 mgs.Quant aux extrasystoles plus graves, multiples, on recommande le pronestyl I.V.dilué à 2% (la solution commerciale est de 10%), à un taux de 100 mgs par minute; la dose totale ne doit pas dépasser un gramme.Est-ce une fibrillation auriculaire?Le pro- nestyl I.V.rétablira le rythme normal.Aussi l\u2019injection I.V.de cédilanide ou lanatoside (0,4 mg) est justifiée.Est-ce une fibrillation ventriculaire mettant en danger la vie du patient?La quini- dine ou le pronestyl I.V.est le médicament par excellence.Cette fibrillation peut être combattue, lorsque le thorax est ouvert, par l\u2019application de procaïne à 1% à la surface du cœur et par compression manuelle du myocarde au rythme de 60 contractions à la minute après défibrillation électrique.THÉRAPEUTIQUE D'ENTRETIEN ET DE SUPPORT Au cours de toute opération, qu\u2019elle soit de courte ou de longue durée, l\u2019oxygénation doit L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 être rigoureusement adéquate, basée sur les demandes actuelles du malade.Dans la narcose générale, le débit d\u2019oxygène est réglé au rythme constant de 300 à 500 cc & la minute en circuit fermé, où les gaz seront climatisés lorsque l\u2019intervention doit se continuer au delà de trois heures.Il est nécessaire aussi, en rachi-anesthésie, de faire inhaler de l\u2019oxygène pur au taux de 6 à 9 litres par minute; ce moyen peut accroître la tension d\u2019oxygène tissulaire de 50 à 75% (Campbell et Poulton).On doit rendre, chez le cardiaque particulièrement, la ventilation pulmonaire aussi parfaite que possible: tenir le canal aérien libre à l\u2019aide du tube de Mayo, de Leich ou encore par l\u2019intubation endotrachéale surtout s\u2019il est question de chirurgie intra-thoracique; voir à l\u2019expansion complète et facile du thorax en évitant toute position déclive qui ferait comprimer le diaphragme sous le poids des viscères; veiller à ce que le volume respiratoire soit régulier et assez ample en ne sur- dosant pas l\u2019organisme de substances anesthésiantes.Dans la chirurgie du cœur, N.du Bouchet et ses collègues pratiquent la « respiration assistée » sous une pression de 4 à 10 cm d\u2019eau avec expiration passive, et aussi l\u2019insufflation alvéolaire à toutes les 20 ou 30 minutes pendant 1 à 2 minutes sous une pression positive de 8 à 12 em d\u2019eau.Ces diverses mesures concourent à prévenir une rétention de CO?, cause fréquente d'\u2019acidose gazeuse.On n\u2019ignore pas que l\u2019hypercapnie augmente le travail du cœur par la tachypnée, la tachycardie et la hausse de tension artérielle qu\u2019elle engendre; elle est souvent responsable de l\u2019apparition des arythmies ventriculaires pendant la narcose (M.Johnstone).Egalement la ventilation du patient avec de l\u2019oxygène pur durant les quelques minutes qui précèdent l\u2019extubation est un bon moyen d\u2019empêcher les irrégularités cardiaques que peut occasionner cette manœuvre.+ * oak Dans le but de maintenir autant que possible la tension artérielle à son niveau normal LEBEAU: IL\u2019ANESTHESIE CHEZ LE CARDIAQUE 923 et ceci pour parer à l\u2019anoxie stagnante que causerait un amoindrissement du débit circulatoire, l\u2019injection intraveineuse de solutés salins et glucosés est nécessaire pour la majorité des cas.Ces solutions, qui contiennent en proportions définies de l\u2019eau, des chlorures, du sodium, du potassium, du calcium et des hydrates de carbone, contribuent en outre à assurer l\u2019alcalinité des humeurs dont la tendance à l\u2019acidité, par contre, nuit à l\u2019oxydation intracellulaire.D\u2019autre part, on connaît les qualités respectives de ces éléments à l\u2019égard du myocarde: le sodium favorise l\u2019excitabilité et la contractilité, le potassium pourvoit à la diastole ou repos du cœur et le calcium intensifie la systole; le glucose est le combustible physiologique de la fibre cardiaque.Si l\u2019opération est hémorragique, les pertes seront remplacées par le sang total dont les globules rouges ont pour mission spécifique de transporter l\u2019oxygène à travers les méandres de l\u2019organisme ou à défaut de celui-là par du plasma en vue de garder les protides sanguines à un taux adéquat, car une hypoprotéiné- mie pourrait à bref délai donner lieu à de l\u2019œdème pulmonaire avec insuffisance cardiaque.Mais il ne faut pas oublier que la quantité des fluides doit toujours être minutieusement jaugée; on admet qu\u2019au rythme de 5 à 10 ce par minute ils ne modifient pas la fonction cardio-vasculaire (V.J.Collins).Ici on peut se demander ce qu\u2019il faut penser des vaso-presseurs chez l\u2019opéré cardiaque.C\u2019est une médication qui peut rendre de bons services.On l\u2019emploie en anesthésie rachidienne pour empêcher l\u2019hypotension habituelle qui apparaît dans les premières vingt minutes qui suivent la ponction lombaire; elle est souvent une arme propice pour combattre une hypotension marquée au cours de la narcose.Mentionnons, parmi les hypertenseurs les plus appréciés, la néo-synéphrine et la mé- phentermine.Le premier renforce la contraction et ne provoque pas d\u2019arythmie; il se prescrit par voie cutanée ou endoveineuse à la dose de 5 à 10 milligrammes.Notre préférence va cependant à la méphentermine; il est à noter que ce médicament ne comporte pas de contre-indication: il peut être donné 924 LEBEAU: L\u2019ANESTHÉSIE CHEZ LE CARDIAQUE même en présence d\u2019un infarctus aigu du myocarde.On l\u2019administre par voie intramusculaire dont la réponse optima, obtenue au bout de 5 à 15 minutes, se prolonge environ de une heure à deux heures.Par voie intraveineuse, une dose initiale de 15 mgs (qui est celle que l\u2019on injecte par voie intramuseulaire) sera instillée lentement, en une ou deux minutes; si on n\u2019observe pas d\u2019effet immédiat, on répète une seconde dose: 15 à 30 milligrammes.Un autre procédé consiste à diluer 35 à 70 mgs de méphentermine dans 100 ce de glucose à 5%; le goutte-à- goutte est maintenu durant une heure ou deux de façon à régulariser la tension maxima aux alentours de 100 mm de Hg, si le patient avait antérieurement une pression sanguine normale.En terminant cet exposé, nous voudrions ajouter quelques mots au sujet de l\u2019oxygénothérapie anesthésique, complément précieux des soins que l\u2019on doit accorder à l\u2019opéré cardiaque.Elle est d'ordinaire pratiquée pendant une période de trois à douze heures et même davantage par le moyen d\u2019un cathéter nasal, au débit de 6 litres à la minute pour les adultes et de 1 à 3 litres pour les enfants; dans les cas graves, au lieu de la sonde nasale qui n'apporte qu\u2019une oxygénation de 50%, on se sert de la tente d\u2019oxygène qui procure une oxygénation de 70 à 100%.Grâce à cette méthode, la convalescence de l\u2019opéré, n\u2019encourant pas d\u2019autant la menace des complications cardiaques et pulmonaires, sera, de ce fait, plus paisible et plus heureuse.BIBLIOGRAPHIE S.BELINKOFF: Choice of Anesthesia in Cardiac Disease.Anesthesiology, 7: 268 (mai) 1946.H.L.BLUMGART: New England Journal Med, 223: 765, 1940.W.M.BOOTHBY, G.M.MAYO et R.LOVELACE: One Hundred per Cent Oxygen.Journ.Ann.Med.Ass.113: 477 (5 août) 1939.C.L.BURSTEIN: Preanesthetic Medication with Procaine Amide.Anesthesiology, 13: 510 (septembre) 1952.S.M.CAMPBELL: Proceedings of 1952, The Canadian Anaesthetist\u2019s Society.V.C.COLLINS: Principles and Practice of Anesthesiology, Lea and Febiger, édit, Philadelphie 1952.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 M.J.DALLEMAGNE: Action des anesthésiques sur la fonction circulatoire.Aspects actuels de l\u2019anesthésiologie.Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1950.N.Du BOUCHET, P.JACQUENOUD et B.LATS- CHA : L\u2019anesthésie en chirurgie cardiaque.Chirurgie du cœur.L'expansion Scientifique Française, éditeur, 1950.S.R.ELEK et L.N.KATZ: JAM.A, 120: 434, 1942.J.H.EVANS: New-York State Journ.Med., 39: 709, 1939.H.FISHER et T.WINSOR: Control of vagal cardiovascular reflexes during surgery employing.Anesthesiology, 14: 596 (novembre) 1953.A.J.GEIGER: Rhode-Island Med.J., 28: 793, 1945.G.W.HAYWARD: Anaesthesia and the cardiac patient.Anaesthesia, 7: 67 (avril) 1952.S.G.HERSHEY et B.W.ZWEIFACH: Peripheral vascular homeostatis in relation to anesthetic agents.Anesthesiology, 11: 145 (mars) 1950.M.JOHNSTONE: The Cardiology of Anaesthesia, Current Researches in Anesthesia and Analgesia, 31: 325 (sept-oct.) 1952.A.KROGH: The Anatomy and Physiology of the Capillaries.Yale University Press, New-Haven, 1929.G.C.LANGFORD: Cardiac pathology and anesthesia.California and Western M edicine, 63: 278 (nov.) 1945.R.Merle D\u2019AUBIGNE et E.KERN: Anesthésie et analgésie.8: 635 (décembre) 1951.V.H.MOON: Am.Journ.Med.Soc., 203: 1, 1942.N.NIX: Proceedings of 1952.The Canadian Anesthetist\u2019s Society.W.F.POWELL: Operative course of digitalized surgical patients.Anesthesiology, 14: 159 (mars) 1953.C.L.REID: Anesthesia in relation to cardiac disease.Anesthesiology, 2: 161 (mars) 1941.E.A.ROVENSTINE: Geriatrie Anesthesia.Geriatrics, 1: 46 (jan.-fév.) 1946.E.A.ROVENSTINE et E.M.PAPPER: The Use of Newer Drugs in Surgical Anesthesia.Medical Clinics of North America, 34: 589 (mars) 1950.Max S.SADOVE, Bernard K.GALSTON et Gordon M.WYANT: Surgical Evaluation and Management of the Cardiac Patient.Postgraduate Med;- cine, 10: 95 (août) 1951.S.J.SARNOFF et H.W.FARR: Spinal anesthesia in therapy of pulmonary edema.Anesthesiology, 5: 69 (janv.) 1944.C.R.STEPHEN: The Relation of Light or Deen Anesthesia to Shock.Anesthesiology, 13: 540 (septembre) 1952.B.G.WELLS: Electrocardiography during anaesthesia.Anaesthesia, 8: 99 (avril) 1953.C.J.WIGGERS: Arn.Int.Med., 14: 1237.1041. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Bulletin de l\u2019Hssociation des Médecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) V'Uinion Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 83, No 8 \u2014 Montréal, Août 1954 MÉDECINE ET CLIMATOLOGIE ! Les journaux nous annonçaient récemment qu\u2019une certaine région d\u2019Afrique avait discontinué ses émissions radiophoniques de météorologie, parce que les indigènes les prenaient trop au sérieux.Ainsi, lorsque les pronostics ne se réalisaient pas, tout édit gouvernemental de la même journée était considéré faux! Sans aller aussi loin, beaucoup de Canadiens ne se rendent pas compte de l\u2019importance pratique de cette science pour le bien-être de notre pays.Parfois, les médecins eux-mêmes oublient le rôle primordial de ces phénomènes en pathologie.Cette influence est considérable et mérite notre intérêt.Cependant, la tache est difficile.En effet, la multiplicité des variantes climatologiques rend inadéquates la plupart des classifications.De plus, malgré les nombreuses études poursuivies à date, les mécanismes pathogéniques demeurent nébuleux à cause de la complexité des interactions.Pour éviter des détails fastidieux, nous étudierons en climatologie, trois facteurs principaux: cosmiques, telluriques et météorologiques.Tous trois 1.Ceci est le 9ieme travail de la section de rhumatologie, Hopital Général de Verdun.EDITORIAL 925 sont responsables chez l\u2019homme, de manifestations physiologiques, pathologiques, thérapeutiques et même prophylactiques.Les phénomènes cosmiques sont les mouvements des astres et leurs relations réciproques.Le tellurisme observe les influences du sol et de ses variations sur l\u2019être humain.Enfin, la météorologie est une science physique qui traite des phénomènes atmosphériques.Elle se base sur les données cosmiques et telluriques, mais aussi et avant tout sur la température, \u2019hygroscopie et la pression barométrique.Les influences cosmiques sont de plusieurs ordres.Nous n\u2019insisterons pas sur l\u2019action lunaire encore trop diseu- tée.Par contre, l\u2019influence du soleil et de son mouvement nous est plus connue.Par lui-même, le soleil est responsable de trois sources d\u2019énergie : la chaleur, la lumière et les rayons ultraviolets.Ces facteurs physiques sont essentiels à la vie de l'homme.D'autre part, les déplacements de la terre par rapport au soleil nous donnent les années, les saisons et les jours.Nous étudierons plus tard la chaleur en discutant de l\u2019action de la température.La lumière présente deux caractéristiques.D'abord, elle stimule la rétine et permet la vision.L\u2019excès toutefois peut provoquer des cécités plus ou moins prolongées.Ensuite, par son spectre, elle nous donne les couleurs, dont le mode d\u2019emploi, du moins pour les décorateurs, est une question tout à fait à l\u2019ordre du jour.On y attache aussi une grande importance en psychologie: le psychisme serait fortement influencé par les différentes portions du spectre lumineux, à cause probable- 926 ment de réflexes conditionnés ou d'associations d\u2019idées.Ainsi, le rouge est irritant, l\u2019orange et le jaune sont gais, le vert est reposant ; le bleu et le violet, déprimants.D'autre part, la lumière, par sa présence ou son absence, règle partiellement notre vie, en produisant le jour et la nuit.Chacune de ces deux portions de notre journée présente des répercussions physiopathologiques.Ainsi, le jour verra plus de crises cardiaques, d'accidents de travail, etc.La période entre quatre et dix heures du soir sera la grande faucheuse des automobilistes.C\u2019est encore le moment le plus pénible pour les cardiaques chroniques et les arthrosiques, à cause de la fatigue accumulée.Enfin, la nuit est réservée à la plupart des accouchements et des crises de lithiase et de goutte.De plus, notre vie moderne a voulu utiliser sur une grande échelle le travail de nuit.L'organisme humain se rebelle souvent contre de telles inversions dans son rythme vital, avec l\u2019apparition de multiples troubles psychosomatiques, particulièrement au niveau de l\u2019appareil digestif.Les rayons ultra-violets forment le troisième facteur solaire dont bénéficie l'homme.Leur action peut être salutaire ou dangereuse.Ainsi, le lupus érythémateux et les autres héliosensi- bilités peuvent présenter des exacerbations parfois mortelles.Par contre, le rachitisme, le lupus vulgaire, les plaies atones, les infections chroniques, la formule sanguine et le tonus museu- laire s'amélioreront sous l'effet de ces rayons.Les relations entre les orbites terrestre et solaire produisent les saisons ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 avec leurs kyrielles de maladies et de modifications physiologiques dites cycliques.Ainsi, nous avons des maladies épidémiques qui nous affligent tous les vingt ou trente ans comme l\u2019influenza.Le facteur climatologique n\u2019est pas alors très important.Par contre, il existe un grand nombre de maladies ou de syndromes qui nous reviennent annuellement à une saison déterminée.Ainsi, l\u2019été, période des vacances, est aussi le temps des noyades, des coups de soleil, des insolations, de la fièvre des foins et de certaines infections à virus comme la poliomyélite, la mononucléose infectieuse, la diarrhée des nouveau-nés et l\u2019encéphalite de St- Louis.Les intoxications alimentaires sont alors très fréquentes.Les cardiaques chroniques, les hypertendus et les vieillards passent un moment critique et souvent fatal.Par contre, les rhumatoïdes s\u2019améliorent, non pas tellement à cause de la chaleur, mais plutôt grâce aux excursions, aux journées de détente plus nombreuses et au ralentissement des activités.Il en est de même pour les bronchitiques chroniques car les infections respiratoires sont plus rares.L\u2019automne et surtout le printemps, par contre, sont les saisons des infections broncho-pulmonaires, des maladies contagieuses, ete.Durant l'hiver, on rencontre la plupart des crises de fièvre rhumatismale et d\u2019arthrite rhumatoïde.C\u2019est enfin une des pires époques pour les thromboses coronariennes.Nous n\u2019insisterons pas sur les phénomènes telluriques, sauf pour dire un mot de l'influence des régions de la L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 terre sur l\u2019être humain.Nous avons ainsi, le limat de montagne et de mer.Les caractères spécifiques du climat de montagne sont la diminution de la pression atmosphérique totale et de la tension partielle en oxygène, le froid, la sécheresse de l\u2019air et l\u2019augmentation des radiations solaires.Nous avons déjà étudié l\u2019effet des rayons solaires et nous reviendrons plus tard sur la question du froid, de la pression barométrique et de la sécheresse de l\u2019air.La tension partielle en oxygène de l\u2019atmosphère en haute altitude est réduite.L'insuffisance consécutive de l\u2019oxygénation sanguine provoque une augmentation du volume sanguin, du nombre des globules rouges, de la bilirubine et du cholestérol.Ce faible degré d\u2019ano- xie stimule la respiration avec alcalose légère.On note encore une diminution des activités de la surrénale et de la thyroïde, responsable du mal des montagnes.Par contre, au bord de la mer, on observe une pression barométrique élevée avec variations brusques et fréquentes, des vents plus ou moins violents mais réguliers, une température constante, une forte humidité et une luminosité intense.Tous ces facteurs ont déjà été étudiés ou le seront en météorologie.La météorologie, troisième phénomène climatologique, comprend particulièrement la pression barométrique, l\u2019'hygrométrie et la température.La pression barométrique joue un rôle important en médecine.Ainsi, elle est la grande responsable des algies et des douleurs qui s\u2019accentuent à l\u2019approche du mauvais temps et non l\u2019hu- ÉDITORIAL 927 midité, la pluie et le froid.Ces symptômes surviennent à l\u2019occasion des variations et surtout des chutes de la pression, de sorte que le rhumatologue peut facilement prendre des nouvelles de ses patients en consultant son baromètre! Ces mêmes baisses accentuent l'asthme bronchique, excitent et rendent maussades non seulement les enfants mais aussi beaucoup d\u2019adultes.Les maladies et les syndromes que nous venons de mentionner seront donc soulagés par un séjour dans une région à pression constante, comme aux environs de Tueson en Arizona.Les modifications physio-pathologiques dues aux compressions et aux décompressions brusques ont été étudiées tres sérieusement chez les aviateurs, les scaphandriers et les marins des sumersi- bles.Par elles-mémes, les variations hygrométriques provoquent très peu de troubles chez l\u2019homme.On peut toutefois mentionner les pharyngites désagréables et les épistaxis si fréquents chez-nous en hiver, à cause de la sécheresse extrême de nos demeures.Contrairement à la croyance populaire, l'humidité est nécessaire à notre confort à condition que la température ne soit ni trop élevée ni trop basse.Par contre, elle rend le froid plus pénétrant et la chaleur plus accablante.Le froid, par lui-même, provoque une diminution du volume sanguin pour restreindre les échanges avee l\u2019extérieur.Ce phénomène est favorisé par la vasoconstriction périphérique.Il s\u2019accompagne d\u2019une augmentation de la diurèse et du métabolisme basal.L\u2019organisme brûle alors principalement des lipides.On peut rencontrer comme 928 complications des hypothermies aiguës ou lentes et des accidents locaux comme les engelures, les urticaires a fri- gore, le pied de tranchée, etc.Cette action directe est rare, mais l\u2019action indirecte est très fréquente: c\u2019est l\u2019ischémie avec infection secondaire.Nous rencontrons ainsi un grand nombre d'infections respiratoires, parfois responsables par la suite d\u2019une crise de fièvre rhumatismale, d\u2019arthrite rhuma- toide, de glomérulo-néphrite épidémique, ete.EDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 La chaleur est en général beaucoup plus difficile à supporter que le froid.Les deux manifestations principales dues à la chaleur sont les états de des- hydratation par perte d\u2019eau ou de sel et les hyperthermies ou coup de chaleur.Cet exposé bien suceinet de la climatologie n\u2019a d'autre but que de tenter de classifier un peu nos idées dans un domaine extrêmement vaste et certainement digne de notre intérêt.J.-M.BEAUREGARD MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES à + + + RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES Produit synthétique qui soulage les symptômes dus à l\u2019arrêt brusque de l\u2019alcool et des narcotiques.Découverte d\u2019une bactérie produisant une substance comparable à la corticostimuline.Les vitamines augmentent l\u2019activité de la cortisone dans la polyartérite chronique évolutive.Découverte d\u2019une quatrième forme anormale d\u2019hémoglobine; la thérapeutique nutritionnelle associée à la thérapeutique hormonale est susceptible d\u2019améliorer la stérilité.Filtrat de pénicilllum protège les singes contre la poliomyélite.Selon les Drs Lloyd J.Thompson et Richard C.Proctor de Winston-Salem, N.C, le pyrahexyle \u2014 un nouveau produit de synthèse ressemblant à la marihuana (Cannabis americana) découverte par le célèbre chimiste organique Roger Adams de l\u2019Université d\u2019Illinois \u2014 soulage les malaises post-alcoo- liques (1).Ces médecins précisent que la substance est également utile dans les états post-alcooliques et contre les symptômes dûs au sevrage de certaines drogues responsable d\u2019accoutumance.Le pyrahexyle (par voie orale à la dose de 15 mg, trois fois par jour) a été administré a 70 malades en état post-alcoolique lorsqu\u2019ils ont commencé à éprouver un besoin extrêmement marqué pour l\u2019alcool.Chez 84% des malades, et dans l\u2019espace d\u2019une demi- heure à 2 heures, il y avait une amélioration notable, tant physique que psychologique.L\u2019emploi continu du produit pendant 3 à 5 jours a permis la désaccoutumance sans aucune plainte de la part des alcooliques.Le pyrahexyle a amélioré les symptômes chez 22 malades sur 41 soumis au traitement pour accoutumance aux barbituriques, à la morphine, au dilaudide, au démerol, au pan- topon ou à l\u2019elixir parégorique.Toutefois, selon les Drs Thompson et Proctor, il s\u2019est révélé d\u2019une efficacité supérieure dans le cas d\u2019accoutumance au démerol, et relativement inefficace dans la morphinomanie.*% % * Sur base des résultats obtenus par la méthode Sayers pour le dosage biologique de l\u2019activité corticotrope (test de déplétion de l\u2019acide ascorbique de la cortico-surrénale), John W.Nelson et ses colloborateurs ont indiqué que diverses bactéries possèdent une substance douée d\u2019une activité adrénocorti- cotrophique.(2) Selon ces chercheurs, ces travaux ont fait suite à la constatation que l\u2019administration de petites doses d\u2019un supplément nutritionnel d\u2019antiblotiques, obtenu à partir des résidus de fermentation de la baci- tracine, produit une chute notable de l\u2019acide ascorbique dans la cortico-surrénale chez les rats hypophysectomisés.Les souches de Bacillus licheniformis productrices de bacitracine sécrètent les plus grandes quantités de la substance adrénocor- ticotrope.Des travaux ultérieurs ont démontré que quatre autres organismes élaborent également des substances capables d\u2019une activité comparable à celle de \"ACTH.Les auteurs concluent que «divers organismes non-mammifères, les bactéries en particulier, possèdent une substance douée d\u2019une activité adrénocorticotrophique.» La quantité de matériel disponible aux travaux de recherches était insuffisante pour permettre aux chercheurs de préciser si les propriétés physiologiques de l\u2019hormone pituitaire sont reproduites dans leur totalité.Cette découverte peut aboutir à une nouvelle source, à la fois abondante et peu coûteuse, 930 MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES d\u2019ACTH, que l\u2019on extrait en ce moment exclusivement à partir de l\u2019hypophyse des animaux.Cette découverte représente le premier indice que le monde non-mammifère produit de telles hormones.* % Le Deux médecins américains ont rapporté avoir trouvé un moyen d\u2019intensifier le pouvoir anti-inflammatoire de la cortisone, réduisant ainsi la quantité d\u2019hormone requise dans le traitement de la polyarthrite chronique évolutive (3).Selon les Drs L.L.Wiesel et S.A.Barritt, l\u2019adjonction à la cortisone de l\u2019acide para-aminobenzoïque, ou PABA, dans le traitement de 31 malades atteints de polyarthrite chronique évolutive, pendant plus d\u2019un an, a produit une amélioration comparable à celle obtenue avec des doses bien plus grandes de cortisone seulement.La plupart de ces malades avaient été traités au début par la cortisone aux doses recommandées à l\u2019origine par Hench et ses collaborateurs, mais dans l\u2019espace d\u2019une à deux semaines la dose de cortisone fut réduite à 12,5 mg, trois fois par jour (environ la moitié de la dose d\u2019entretien habituelle dans la polyarthrite chronique évolutive).A cette dose de cortisone, on a observé en quelques jours une rechute chez tous les malades.Dès que la rechute fut évidente, toutefois, on administra aux malades par voie orale, une heure avant la cortisone, 30 cm3 d\u2019une solution aqueuse à 10% de PABA de soude ou de potassium.Chez les malades réagissant insuffisamment ou trop lentement au traitement, la dose de PABA fut augmentée de 50%.À l'exception d\u2019une malade, les résultats étaient comparables à ceux obtenus par les fortes posologies de cortisone.Chez cette malade, toutefois, des résultats satisfaisants ont pu être obtenus avec une dose d\u2019entretien de 75 mg de cortisone par jour, plus le PABA, alors que précédemment la dose de cortisone nécessaire avait été de 150 mg.Les réactions secondaires furent négligeables.Les résultats L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 expérimentaux indiquent que le PABA peut agir en inactivant les oxydases hépatiques.* * % Une quatrième forme anormale d\u2019hémoglobine humaine a été identifiée par le Dr Harvey À.Itano et ses collaborateurs, attachés à l\u2019Institut de Technologie de Californie (4).Ce composé, isolé à partir d\u2019une fille de 6 ans chez qui le diagnostic d\u2019anémie de Cooley avait été porté auparavant, a été identifié par électrophorèse et appelé hémoglobine «Ev».C\u2019est au cours d\u2019une réunion de la Société Américaine de Chimie, tenue à Kansas City que le Dr Itano a fait part de ses travaux.Les trois types d\u2019hémoglobine anormale identifiés antérieurement, tous héréditaires, sont les types S, D et C.L'hémoglobine normale de l\u2019adulte est connue sous le nom de type A.Les cinq types ont tous des vitesses de migration différentes dans un champ électrique.d ® Il ressort d\u2019une communication faite par les Drs S.J.Glass et M.L.Lazarus, de l\u2019Hôpital des Cèdres du Liban (Cedars of Lebanon Hospital) de Los Angeles, que le traitement des malades atteints de stérilité d\u2019origine non organique par l\u2019hormonothérapie a été rendu plus efficace grâce à l\u2019emploi associé de compléments nutritionnels (5).Ces médecins ont traité 22 hommes et 50 femmes avec un régime diététique optimum comprenant des suppléments alimentaires pendant une période de 30 à 60 jours.Le régime alimentaire était le suivant: 1) apport alimentaire optimum (pour maigrir, si nécessaire); 2) contenu en protéine de 1,5 à 2 g par kilo de poids corporel; 3) contenu en vitamine À allant de 25000 à 50 000 unités; 4) aliments riches en vitamines du complexe B, tels que le foie (foie total mangeable ou desséché), extrait de son de riz (30 em3), flocons de levure de bière (60 à 90 g) et germe de blé (30 à 60 g).Après cette période, les hommes reçurent un total de 500 mg de propionate de testostérone à doses L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 fractionnées (50 mg tous les 2 jours par voie intramusculaire), alors que les femmes reçurent par voie orale de l\u2019œstrogène (jusqu\u2019à 2,5 mg par jour) et de la progestérone (jusqu\u2019à 40 mg par jour) pour une durée de 3 à 6 cycles menstruels ou davantage.À la suite de ce traitement, 19 femmes nullipares sur 34 sont devenues enceintes, de même que 4 sur 6 femmes multipares qui étaient devenues stériles.De ces 23 malades, toutefois, 4 ont fait un avortement spontané.Sur les 10 femmes qui avaient avorté antérieurement, 8 ont pu mener leur grossesse à terme.La progestérone a été administrée pendant la grossesse toutes les fois qu\u2019elle était nécessaire.Dans un groupe témoin de 31 femmes nullipares traitées exclusivement par l\u2019hormonothérapie, 5 seulement devinrent enceintes.Sur les 17 hommes atteints d\u2019oligospermie modérément grave, 15 ont eu une spermatogénèse améliorée, dix ayant réussi à féconder leur femme; l\u2019une d\u2019entre elles a avorté.La spermatogé- nèse a été « quelque peu » améliorée chez deux hommes sur les 5 atteints d\u2019oligospermie grave en rapport avec une atrophie testiculaire.3 % * Selon trois chercheurs attachés à l\u2019Université du Michigan.le filtrat brut d\u2019une moisissure de pénicillium s\u2019est révélé avoir une action protectrice contre le virus de la poliomyélite appartenant à la souche Mahoney (type 1) chez les singes cynomolgus (6).Se- MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES 931 lon les Drs Kenneth W.Cochran, G.C.Brown, et Thomas Francis, Jr, la poliomyélite est apparue, après inoculation, chez seulement 4 des 24 singes traités préalablement par le filtrat, alors que 14 des 25 singes témoins furent paralysés.De plus, la période d\u2019incubation de la maladie dans le groupe traité était notablement plus longue que dans le groupe témoin.Les chercheurs déclarèrent que le traitement par le filtrat d\u2019antibiotique deux semaines après inoculation du virus n\u2019a pas paru avoir une action protectrice.Le filtrat s\u2019est précédemment révélé actif contre la poliomyélite type 2 chez la souris et contre tous les trois types en culture sur tissus.Les auteurs font remarquer que sous sa forme actuelle le filtrat n\u2019est pas indiqué dans la thérapeutique humaine.On croit, néanmoins, qu\u2019il s\u2019agit là du premier antibiotique doué d\u2019une action efficace contre le virus de la poliomyélite; des recherches plus approfondies sont en cours.BIBLIOGRAPHIE .North Carolina Medical Journal, 14: 520.Science, 19 mars 1954.3.American Journal of Medical Sciences, 227: 74, 1954.4.Présenté à une réunion de l\u2019Americam Chemical Society tenue à Kansas City, Mo, le 25 mars.1054.5.Journal of the American Medical Association, 13 mars 1954.6.Proceedings of the Society for Experimental Biology and Medicine, 85: 104, 1954.DD bt ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus» : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MÉDECINE R.CATTAN, R.CARASSO et M.LIBESKIND \u2014 Tentative de traitement par la cortisone des cirrhoses post-ictériques.La Semaine des Hôpitaux, 30: 258 (20 janvier) 1954.Il s\u2019agit de 4 observations de cirrhose secondaire à un ictère par hépatite.D\u2019après les résultats obtenus chez leurs patients et d\u2019après les nombreuses publications antérieures les auteurs concluent: La cortisone ou 'ACTH ont une action indiscutable sur les hépatites aiguës.L\u2019emploi de ces médicaments ne doit pas être systématique.Mais dans les formes graves de l'hépatite infectieuse, cette thérapeutique est indiquée comme dans les cas de cirrhose post-ictérique.Si l\u2019action de la cortisone s\u2019est avérée active, la mort cependant a fait son œuvre chez 3 malades.Les essais futurs permettront de mieux juger de la valeur du traitement.Paul-René ARCHAMBAULT.S.de SEVE et J.LEVERNIEUX \u2014 La phényl- butazone injectable en rhumatologie.La Presse Médicale, 62: 203 (10 février) 1954.Les auteurs ont traité avec la phénylbuta- zone ou la butazolidine depuis le mois de janvier 1952 par la voie intramusculaire et par la voie intraveineuse exclusivement 700 malades souffrant d\u2019affections rhumatoïdes diverses telles que: goutte, arthrites, spondylarthrite, tendinites, tendino-bursites, arthroses, lombo- sciatiques et radiculalgies cervico-brachiales cte.Ce médicament possède une action rapide sur l\u2019inflammation articulaire et sur la spon- dylarthrite ankylosante.L'action est specta- e + 2 + culaire dans la goutte, inconstante dans la polyarthrite chronique rhumatismale, passable dans la périarthrite de l\u2019épaule.Comme ce médicament agit très rapidement, des précautions s\u2019imposent afin d\u2019éviter des accidents et des incidents parfois même mortels (dans 2 de leurs cas).Il faut s\u2019abstenir chez les cachectiques, chez ceux qui ont une formule sanguine anormale et chez ceux qui ont déjà présenté des accidents gastriques ou cardio-rénaux.Paul-René ARCHAMBAULT.CANCEROLOGIE Calvin T.KLOPP \u2014 Des effets de l'âge sur l'évolution du cancer.(Some remarks on the effects of age in the clinical course of cancer).J].of the American Medical Women's Association, 9: 109 (avril) 1954.On croit généralement que l\u2019évolution du cancer est plus rapide chez les jeunes que chez les vieux.Lees et Park sont d\u2019avis que la malignité d\u2019une tumeur se juge cliniquement par la durée de la maladie avant l\u2019institution du traitement et par le pourcentage de guérison après une thérapeutique standard.Cette malignité clinique ne semble pas influencée par l\u2019âge.De plus, la comparaison entre biopsies ne montre pas que le cancer chez les jeunes soit plus malin que chez les vieux.Avant de tirer des conclusions, il faut se souvenir que le processus de vieillissement est surtout évident au niveau des glandes endocrines particulièrement les glandes sexuelles et les surrénales.L'activité de ces glandes s1 elle influence le comportement des tissus normaux doit aussi influencer celui des tissus cancéreux, ce qui semble prouvé par l\u2019effet de l\u2019adrénalectomie sur le cancer de la prostate.Au sujet du cancer du sein, on note que l\u2019incidence atteint un sommet vers la cinquantaine ce qui s\u2019expliquerait soit par l\u2019apparition d\u2019un facteur qui modifie l\u2019évolution de la maladie à cet âge ou parce qu\u2019on est en présence d\u2019une entité différente.De plus la thérapeutique hormonale a des effets différents L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 selon l\u2019Âge de la patiente: après la ménopause, les œstrogènes font regresser le cancer du sein alors qu\u2019avant il semble le stimuler.De même, l\u2019évolution du cancer du sein pendant la grossesse est accélérée.Les mélanômes semblent subir des influences analogues.Avant la puberté les mélanô- mes histologiquement malins n\u2019ont pas tendance à métastasier contrairement à celui de l\u2019adulte.De même l\u2019évolution du mélanôme est accélérée par la grossesse.Un troisième exemple est celui de la leucémie dont l'incidence atteint un sommet à 5 ans, puis à 80 ans.La leucémie aiguë est beaucoup plus fréquente chez les enfants et répond mieux aux agents antifolliques chez les patients de plus de 18 ans.En conclusion, les preuves de l\u2019influence de l\u2019âge sur le cancer sont indirectes, mais les mêmes types histologiques et anatomiques de cancer se comportent différemment selon les âges des patients.Lise FORTIER.CHIRURGIE Jameson L.CHASSIN Troubles électrolytiques post-opératoires: une approche clinique (Postoperative electrolyte disturbances.A clinical approach).S.Clin.North America, 34: 323 (avril) 1954.On ne connait pas suffisamment le problème électrolytique et on perd ainsi des patients qu\u2019on eut pu sauver; on a attaché peut-être trop d'importance au métabolisme du K, détournant l\u2019attention de troubles plus anciens, mais qu\u2019on rencontre le plus fréquemment en chirurgie: les déséquilibres du métabolisme du sodium.Pour une bonne compréhension des déséquilibres électrolytiques, 1l faut connaître deux choses: a) la répartition de l\u2019eau dans les compartiments extra-cellulaires: plasmatique et interstitiel, et intra-cellulaire; b) la composition chimique de ces trois compartiments.L\u2019auteur divise les troubles électrolytiques en quatre groupes: 1° déshydratation isotonique: déficience en sel et en eau; ANALYSES 933 2° déshydratation hypotonique: déficience en sel avec excès relatif d\u2019eau; 3° intoxication à l\u2019eau: « water intoxication »; 4« exces d\u2019eau et de sel.On peut bien passer à côté du diagnostic avec les seuls examens de laboratoire et l\u2019auteur insiste particulièrement sur deux points: deux points qui sont la clé du diagnostic: 1° une étude de l\u2019ingestion et des pertes de liquides avec enregistrement obligatoire de ces ingestats et excrétats; 2° une évaluation précise des symptômes et des signes physiques.Puis, l\u2019auteur discute du diagnostic différentiel du shock post-opératoire.Il termine en exposant les diverses solutions de remplacement: des solutés que tout le monde connait: soluté glucosé à 5%; soluté glucosé-salé; lactate de soude 1/6 mol ou bicarbonate de sodium a 1,3%.Des tableaux illustrent les données, et résument les quatre grands syndromes.Un article clair et peut-être le plus pratique qui se soit écrit sur le sujet et qu'on lira et relira avec avantage.Francois CLICHE.A.BRUNSCHWIG et M.LUSCHER \u2014 L'acidose hyperchlorémique à la suite d\u2019éxen- tération pelvienne antérieure partielle ou totale (Hyperchloremic acidosis following anterior partial and complete pelvic exen- teration).Surgery, 35: 197 (fév.) 1954.Dans la plupart des cas d\u2019uretérosirmoïdos- trmie.l\u2019évolution est asvmntomatiane au point de vue déséquilibre acide-base.Parfois les analvses de laboratoire montrent des anomalies cliniquement asymntomatiques.Parfois encore vn syndrome s\u2019installe, caractérisé par de la fatigabilité, de l\u2019esthénie.de la perversion du goût, de la nausée.une perte de poids.vne perte de la \u201censation de bien- être.Les analyses montrent une hvnerchloré- mie.une baisse de la réserve alcaline et une augmentation de l\u2019urée sanguine.On annelle ce svndrome l\u2019acidose hyperchlorémique L\u2019an- teur présente une série de patients avant subi des éxentérations pelviennes partielles anté- 934 ANALYSES rieures (conservation du rectum) et une autre des éxentérations pelviennes totales («wet colostomy »).Dans le premier cas,-le sphincter anal étant conservé, l\u2019excrétion urinaire est sous le contrôle du patient et il y a plus de possibilité pour que l\u2019urine soit retenue et réabsorbée dans la circulation.Sur 17 de ces patientes, 5 présentaient des troubles cliniques caractéristiques de l\u2019acidose sans signe clinique.Dans le deuxième groupe, l\u2019urine est évacuée sans arrêt et il y a moins de danger qu'elle soit réabsorbée.Des 20 patientes étudiées, plusieurs présentaient une ou deux analyses anormales mais seulement 2 montraient une anormalité des chlorures, de la réserve alcaline et de l\u2019urée, bien que ces anomalies soient restées asymptomatiques.L\u2019auteur en conclut que l\u2019uretérosigmoïdostomie est une technique satisfaisante.Lise FORTIER.PHTISIOLOGIE R.BENDA et F.FRANCHEL \u2014 A propos de iraitement de la tuberculose vulmonaire.Immobilisation ou «immobilisme ».La Presse Médicale, 62: 1 (2 janvier) 1954.Certes l\u2019immobilisation, c\u2019est l\u2019auxiliaire indispensable contre les phénomènes fluxion- naires, c\u2019est l\u2019accompagnement nécessaire à tout traitement antibiotique.C\u2019est l\u2019élément obligatoire préparatoire à l\u2019exérèse.Cette cure de repos est-elle toujours respectée.est-elle toujours acceptée par les malades?De nombreux auteurs, à vrai dire, formulent des réserves contre sa prolongation indéfinie.Selon des maîtres américains, si l\u2019on prolonge de six mois, un an ou davantage le séjour au lit, c\u2019est pour des formes discrètes de tuberculose ou pour stabiliser ces lésions en vue d\u2019une intervention éventuelle.Quant à nos auteurs, ils se prononcent contre l\u2019immobilisation qui devient de « l\u2019immobilisme » (sens d\u2019inaction, d\u2019abstention, de temporisation excessive).A la suite d\u2019Etienne Bernard, ils endossent cette méthode de « l\u2019attentisme».Pour eux, «l\u2019expectative », ce n\u2019est pas synonyme de « stagnation ».La méthode « d\u2019immobilisation ultra prolon- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 gée» est d\u2019emblée rejetée par les auteurs parce que le moral des malades en souffre, parce que l\u2019emploi des antibiotiques peut effacer des nodules et des infiltrats, rétracte des cavernes et conduit ces tuberculeux vers des actes chirurgicaux.De nos jours, nous sommes capables d\u2019obtenir des guérisons qui autrefois étaient impossibles.Les auteurs rappellent brièvement les méthodes en honneur, lorsque la collapsothérapie était la règle.Avec la découverte des antibiotiques, les directives ont beaucoup changé.Mais actuellement, dans un certain nombre de cas, il semble bien que l\u2019usage de la collap- sothérapie eut été plus utile.D\u2019une part la bronchoscopie, en faisant découvrir les lésions bronchiques, les antibiotiques d\u2019autre part en combattant les complications pleurales, rendent aujourd\u2019hui les méfaits du pneumothorax bien moindres.De plus, les cas sont mieux choisis.Malgré tous ces réels progrès, les auteurs sont d\u2019opinion que cette thérapeutique antituberculeuse passe encore de nos jours par une période de transition.Les auteurs formulent les directives suivantes: Dans les cas de TB discrète, le traitement d'attaque comprend un repos intégral au lit avec usage des antibiotiques et cela durant 6 semaines à deux mois au maximum, puis prend place un traitement d\u2019entretien durant 2 à 3 autres mois.Dans les cas de TB moyenne à tendance ulcérative, c\u2019est le même traitement d\u2019attaque cité plus haut, mais en vue de choisir le moment opportun pour agir.Le traitement local par la collapsothérapie ou par l\u2019exérèse s'impose si la lésion n\u2019est pas complètement disparue.Dans les cas de foyers ronds limités, c\u2019est l\u2019exérèse ou le PNO qui est indiqué après 2 ou 4 mois de traitement d\u2019attaque.Si l\u2019immobilisation est essentielle dans Ja TB, elle offre cependant des limites à « l\u2019immobilisme » tel que compris par ce terme défini par les auteurs.Paul-René ARCHAMBAULT.A EE a fat inp nad i) L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 M.MATTEI \u2014 L'erreur thérapeutique et prophylactique meurtrière de l'abandon officiel des tuberculeux et pauvres.Bulletin de l'Académie Nat.de Médecine, 21-22: 324, 1953.Grâce aux progrès constants de la médecine, les vieillards sont de plus en plus nombreux.A-t-on le droit de priver d\u2019un traitement efficace tous les tuberculeux assurés, sociaux ou assistés, qui ont dépassé la cinquantaine?Avec nos moyens phtisio-thérapeu- tiques modernes, il serait indigne de refuser par principe l\u2019hospitalisation à cette catégorie de malades parce qu\u2019ils seraient trop vieux.Avec un traitement adéquat, ces malades sont ordinairement curables.L\u2019auteur nous donne cent observations de cette curabilité.L\u2019âge de ces tuberculeux varie entre 52 et 81 ans.Si l\u2019on croit à la contamination tuberculeuse, la prophylaxie doit nous inciter à retirer de leur milieu familial et social tous ces sujets qui bien qu\u2019âgés peuvent très souvent guérir.Paul-René ARCHAMBAULT.NEURO-PSYCHIATRIE Jean LEREBOULLET, R.PLUVINAGE et A.BONIS \u2014 Les atrophies cérébrales.La Revue du Praticien, 4: 775 (mars) 1954.Ces auteurs ont fait une étude de 114 observations recueillies en trois ans dans le Service de Neurologie de l\u2019Hospice de Bicêtre.Autrefois ces atrophies cérébrales étaient décrites surtout dans les démences séniles et préséniles mais grâce à l\u2019encéphalographie gazeuse et à la ventriculographie on a pu reconnaître la plus grande fréquence de ces états pathologiques et distinguer des formes anatomiques différentes.Il y a lieu de distinguer les atrophies cérébrales secondaires (localisées ou généralisées) à une cause connue et les formes idiopathiques où l\u2019étiologie et le mécanisme physiopatholo- gique ne sont pas encore élucidés.Le diagnostic d\u2019atrophie cérébrale peut être fait du vivant du malade et à cet effet il est important d\u2019être familiarisé avec les aspects radiologiques normaux et anormaux de l\u2019encéphalographie gazeuse et de la ventriculo- ANALYSES 935 graphie.Nous trouvons dans cet article une description utile de ces aspects radiologiques.Parfois l\u2019atrophie cérébrale est purement corticale.D\u2019autres fois le cortex apparaît sensiblement normal mais les ventricules sont dilatés réalisant des hydrocéphalies internes communicantes.Très souvent ces deux aspects se trouvent associés chez le même malade.Il est possible également de distinguer des formes localisées et des formes diffuses intéressant une partie ou la totalité du cortex cérébral ou des cavités ventriculaires.Les atrophies cérébrales secondaires sont le mieux connues.Ici le processus cicatriciel peut survenir à la suite de n\u2019importe quelle agression ayant touché les centres nerveux.Les formes consécutives à des lésions vasculaires (ramollissement ou hémorragie) sont localisées; la rétraction du tissu cicatriciel amène une dépression corticale et une dilatation ventriculaire en regard de la lésion.Les formes traumatiques localisées répondent à un mécanisme comparable et l\u2019encéphalographie dans ces cas constitue une méthode précieuse pour établir le bilan des séquelles et faire le départ entre les lésions organiques et les troubles fonctionnels.Il faut parfois atteindre plusieurs mois pour que l\u2019examen radiologique soit véritablement démonstratif.Les formes consécutives à des encéphalo- pathies infantiles posent des problèmes en ce qui concerne leur mécanisme physiopatholo- gique.Radiologiquement elles réalisent les aspects de porencéphalie partielle ou totale et des dilatations unilatérales ou bilatérales des ventricules.Les lésions peuvent parfois être très importantes malgré l\u2019intégrité relative des fonctions psychiques et motrices du malade.Les atrophies cérébrales secondaires de type généralisé peuvent exceptionnellement être déterminées par un traumatisme crânien fermé ou une thrombose du sinus longitudinal supérieur et inférieur ou du système de la veine de Galien.Le plus souvent elles sont consécutives à des processus infectieux (méningo- encéphalites syphilitiques, tuberculeuses ou autres) à des intoxications (alcool, oxyde de 936 carbone) et à des lésions vasculaires diffuses chez des artérioscléreux.Ces dernières sont parfois difficiles à séparer des atrophies cérébrales idiopathiques.Le chapitre des formes idiopathiques est très mal connu.On observe parfois chez les épileptiques des types divers d\u2019atrophies cérébrales dont la cause n\u2019apparaît pas toujours clairement.La chorée d\u2019Huntington est une cause classique d\u2019atrophie cérébrale diffuse.Beaucoup plus difficile est le problème des atrophies cérébrales diffuses considérées pendant longtemps le substratum anatomique de la démence sénile d\u2019origine vasculaire.On trouve en effet ces atrophies cérébrales chez les déments séniles mais pas dans tous les cas.On peut les trouver aussi à l\u2019examen anatomique des malades n\u2019ayant jamais présenté des troubles démentiels ou chez des déments beaucoup plus jeunes.C\u2019est pourquoi il ne faut pas restreindre le cadre des atrophies cérébrales diffuses aux seules démences d\u2019origine vasculaire car elles peuvent se voir chez des sujets d\u2019Âge moyen sans artériosclérose cérébrale (maladie de Pick et d\u2019Alzheimer) Par la suite on peut lire dans cet article la description des caractères cliniques, radiologiques et anatomiques de ces deux affections très souvent difficiles à distinguer l\u2019une de l\u2019autre.Ces auteurs discutent aussi les rapports de ces atrophies de type préséniles avec celles, inconstantes, de la démence sénile.Ils finissent par adopter une classification ana- tomo-clinique de ces atrophies cérébrales idiopathiques.Les unes de type cortical pur (séniles et préséniles) les autres de type cortico- sous cortical qui représentent des formes plus avancées dues à la dégénérescence secondaire des fibres blanches issues du cortex atrophié.La cause réelle de ces formes demeure donc imprécise malgré les divers facteurs étiologiques qu\u2019on a pu invoquer.C\u2019est peut être dans le domaine des recherches biochimiques qu\u2019on pourra un jour mettre en évidence un trouble métabolique dans le déterminisme de certaines de ces atrophies idiopathiques.Julio VASQUEZ.ANALYSES L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 PÉDIATRIE Lars H.GABRIELSEN \u2014 Acidose rénale idiopathique.Acta Paediatrica, 43: 198, 1954.L'on sait que plusieurs maladies graves du nouveau-né ne se manifestent que par des symptômes d'ordre général tels que perte d\u2019appétit, vomissements et retard staturo-pondé- ral.Le diagnostic de ces maladies est d\u2019autant plus difficile qu\u2019il existe rarement de signes physiques pouvant guider le clinicien.L\u2019hématome sous-dural au début, l\u2019insuffisance surrénalienne, l\u2019hyperparathyroïdisme, l\u2019acidose rénale chronique, certains cas de septicémie et de méningite, l'oto-anthrite chronique latente en sont quelques exemples.L'auteur rapporte un cas d\u2019acidose rénale idiopathique chez un enfant de quatre mois.Tel que mentionné plus haut, l\u2019enfant fut amené à l'hôpital pour anorexie, vomissements et retard de croissance et l\u2019examen physique à l\u2019entrée était négatif sauf des signes de déshydratation assez marqués.Lorsqu\u2019on soupçonne une telle maladie, il suffit de demander une réserve alcaline et une analyse d\u2019urine pour prouver le diagnostic.En effet, dans ces cas, la réserve alcaline est basse (environ 25 vol.% ) tandis que l\u2019urine est alcaline ou très légèrement acide.(Normalement tout le bicarbonate est réabsorbé au niveau des tubules rénaux dans les cas d\u2019acidose).Albright avait suggéré que cette maladie était secondaire à une incapacité fonctionnelle du rein à former de l\u2019ammoniaque ou à éliminer certains acides à l\u2019état libre.Cependant, on admet généralement aujourd\u2019hui qu\u2019il s\u2019agit plutôt d\u2019une déficience tubulaire rénale congénitale vis-à-vis la réabsorption du bicarbonate.L\u2019examen macroscopique et microscopique des reins de ces patients ne révèle rien de spécifique.Sauf une réserve alcaline basse, une hyperchlorémie compensatrice et une urine alcaline, tous les autres examens de laboratoire sont négatifs.La cause des calcifications rénales que l\u2019on rencontre assez souvent chez ces malades est encore inconnue.Le traitement est symptomatique, et consiste dans l\u2019administration d\u2019alcalis sous forme L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 d\u2019un mélange de citrate de soude et de potassium.Pierre, BRODEUR.Jean DELAGE \u2014 Traces électro-encéphalo- graphiques dans certains troubles de la parole chez l'enfant.Laval Médical 18: No 2, 207 (février) 1953.L\u2019auteur, dans un travail préliminaire, étudie les tracés électro-encéphalographiques de 56 enfants présentant des troubles du langage, purs ou associés.Il divise cliniquement ces troubles en trois grands groupes.a) Les troubles purs de la parole comprenant le bégaiement, la surdité partielle, la surdi-mutité et le retard simple de la parole.b) Les troubles du langage associés à un trouble du développement moteur (retard de la marche) ou à un trouble du développement psychique (débilité psycho-motrice).c) Enfin les troubles de la parole associés à des lésions organiques certaines du cerveau.Comparant les EEG de ces différents types de malade, l\u2019auteur observe seulement cinq tracés anormaux sur 29 cas présentant des troubles purs du langage ou associés à un retard moteur ou psychique, alors que 23 tracés montrent des anomalies dans 27 cas avec atteinte cérébrale incontestable.Les anomalies observées sont variées et non spécifiques.Elles sont soit diffuses, à type d\u2019ondes lentes, de pointes, de rythme trop lent, trop rapide ou trop irrégulier, soit localisées sous forme de pointes ou ondes lentes.On les recueille plus souvent à gauche.Les anomalies ne permettent pas d\u2019établir de corrélation entre les faits cliniques et les tracés, jusqu\u2019à date.Annie COURTOIS.Thomas A.BUMBALO, Francis J.GUSTINA et Rose E.OLEKSIAK \u2014 Le traitement de l'oxyurose (The treatment of pinworm infection).The Journal of Pediatrics, 44: 386 (avril) 1954.Depuis 2 ans, les auteurs ont recherché systématiquement les oxyures chez 1 768 malades.Ils ont trouvé 523 malades (309%) souffrant d\u2019oxyurose.Le diagnostic fut fait selon la mé- ANALYSES 937 thode «scotch tape ».Dans leur travail pour trouver le médicament idéal, les auteurs ont évalué neuf médicaments et ont déjà publié les résultats obtenus avec cinq médicaments.Pour tous les cas traités, la procédure du traitement et le critère de guérison ont été identiques.\u2014 Le traitement fut administré durant une semaine puis cessé durant une autre semaine et enfin repris pour une autre semaine, sans négliger les procédures usuelles d'hygiène.Sept jours après la fin du traitement, on commença à faire des prélèvements à tous les jours et furent considérés comme guéris, seulement ceux qui eurent sept prélèvements consécutifs négatifs.Voici en pourcentage, les résultats obtenus avec les principaux médicaments expérimentés.Ail (en sirop) 1% Diphenan : 30% Terramycine (5 mgm kilo) 38% Egressin .54% Violet de gentiane 84% Terramycine (10 mgm/kilo) 85% Piperazine 85% Considérant que les comprimés de Violet de gentiane sont souvent difficilement avalés par les petits enfants et mal tolérés et que la ter- ramycine est difficilement utilisable à cause de son coût élevé et des résistances bactériennes engendrées, les auteurs sont d\u2019avis que le médicament idéal actuellement est la pipéra- zine.Luc CHICOINE.OBSTÉTRIQUE P.HODGKINSON, R.R.MARGULIS et J.H.LUZADRE \u2014 Etiologie et conduite à suivre dans l'hypofibrinogénémie de la grossesse (Etiology and management ot hypotibri- nogenemia of pregnancy).J.A.M.A., 154: 557 (13 fév.) 1954.L\u2019'incoagulabilité du sang résultant d\u2019hypofi- brinogènémie peut être fatale au cours de deux complications de la grossesse 1° \u2014 le décollement placentaire; 2° \u2014 la retention prolongée d\u2019un fœtus mort et macéré chez une mère sensibilisée au facteur Rh. 938 Dans le premier cas, l\u2019hypofibrinogènémie coïncide avec la séparation du placenta.Dans le second cas, elle s\u2019installe graduellement et parfois plusieurs jours avant le début du travail.Dans les deux cas, on trouve une diminution du fibrinogène plasmatique, de la prothrombine, de l\u2019AC globuline et probablement des plaquettes.Le temps de coagulation est allongé mais pas le temps de saignement.La rétraction du caillot est faible, sa formation anormale.Dans les cas de fœtus mort-né, et macéré, il y a une fibrinolyse caractéristique du caillot formé dans une éprouvette.Etiologie Dans le cas de décollement placentaire, l\u2019hy- pofibrinogènémie serait attribuable à la grande quantité d'extraits placentaires et décidu- aux riches en thromboplastine qui envahissent la circulation et convertissent le fibrinogène en fibrine.Dans le second cas, l\u2019absorption maternelle de liquide amniotique riche en enzymes protéolytiques comme le laisse croire l\u2019autolyse du fœtus, du placenta et des membranes est une théorie qui mérite considération.Thérapeutique L'apparition brusque des symptômes dans le cas de décollement placentaire ne laisse place qu\u2019à des soins d\u2019urgence.Dans le cas du fœtus macéré, on a au contraire le temps de doser le fibrinogène et de rechercher la fibri- nolyse.La thérapeutique consisterait à remplacer le fibrinogène si il y en avait sur le marché.Une transfusion de 500 cc éléverait le taux de fibrinogène de 10%.Il n\u2019est pas nécessaire que ce taux revienne à la normale pour que l\u2019hémorragie cesse; le niveau critique serait de 90 mg m.par 100 ce.Le sang frais serait plus efficace à cause du plus grand nombre de plaquettes.De même la cortisone ou l\u2019'ACTH diminuerait l\u2019activité fibrolytique et arrêterait l\u2019hémorragie.La rupture de la poche des eaux au cours du travail aiderait en ANALYSES L'Union Méd.Canads Tome 83 \u2014 Août 1954 réduisant la réabsorption d\u2019éléments protéolytiques et de thromboplastine.Lise FORTIER.Simon DUCKMAN, H.MERCK et coll.\u2014 \u2018importance de la gravité en rapport avec la ligature retardée du cordon ombilical (The importance of gravity in delayed ligation of the umbilical cord).Am.] Obst.and Gynec., 66: 1214 (déc.) 1953.Etude entreprise pour établir une méthode pratique de contrôler l\u2019échange rapide du sang entre le placenta et le bébé au moment de l\u2019accouchement.Les expériences sont faites en plaçant le bébé à différents niveaux par rapport à la mère et en calculant les changements de poids dans les minutes qui suivent la naissance.On a observé que, si le cordon battait vigoureusement, le sang coule du placenta vers l\u2019enfant, quel que soit le niveau où se trouve l\u2019enfant, mais en quantité plus grande si l\u2019enfant est tenu plus bas que sa mère.Ceci ajoute 50 à 75 ce de sang au bébé provenant du placenta et des vaisseaux.Lorsque le cordon a cessé de battre, la circulation se fait par gravité, du placenta vers le fœtus, si celui-ci est plus bas que sa mère et du fœtus vers le placenta si l\u2019enfant est tenu plus haut.Il n\u2019y a pas eu d\u2019augmentation dans l\u2019incidence d\u2019ictére clinique due & la ligature retardée du cordon.Conclusions: 1) Le cordon doit être ligaturé dès qu\u2019il a cessé de battre à moins que le placenta soit tenu plus haut que l\u2019enfant.2) Un enfant tenu plus haut que sa mère avec un cordon non ligaturé et sans battement amène une perte de sang du bébé vers le placenta et cette pratique doit être évitée.3) Si le placenta se sépare très tôt après la sortie de l\u2019enfant, 1l doit être extrait et maintenu élevé au-dessus de l\u2019enfant pour une à deux minutes.Mare GAGNON. SOCIÉTÉS \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Réunion clinique du 6 avril 1954 tenue à l'hôpital St-Jean-de-Dieu Présidence du docteur René ROLLAND Indications du largactil en psychiatrie Docteur Paul LARIVIÈRE Ce travail, présenté par le docteur Paul Larivière, nous montre les avantages réels de ce nouveau médicament dans les cas de manie dépressive, confusion mentale, psychoses post- puerpérales, l\u2019anxiété, l\u2019alcoolisme et chez les grands agités.Il se donne par voie intramusculaire ou par voie orale.Il agit plus rapidement par la première voie.Les effets secondaires de cette nouvelle médication sont surtout ceux de prostration du malade et d\u2019un désintéressement évident.Pour illustrer ce travail, le conférencier nous relata quatre cas de délires schizopréniques traités favorablement par le Largactil.Mécanisme de défense avec présentation de quelques cas Docteur Alcide PILON Le docteur Alcide Pilon fait suite au premier conférencier et il nous entretient sur les mécanismes de défense de l'individu vis-à-vis certaines forces extérieures.L\u2019on remarque qu\u2019au cours des états d\u2019anxiété, si ces mécanismes de défense se brisent, l\u2019organisme présentera des réactions différentes et le malade aura aussi un comportement bien différent.Le docteur Pilon cite à l\u2019appui de ces faits quatre films de l\u2019Office national du film d\u2019Ottawa, où on présente la genèse de ces réactions d\u2019anxiété au tout début chez de jeunes sujets.Psychothérapie de la schizophrénie Docteur Roger LEMIEUX Le docteur Roger Lemieux nous fait part de son expérience comme psychothérapeute des schizophrènes.Ceux-ci ne demandant qu\u2019à être laissés en paix, il s\u2019ensuit que l\u2019approche thérapeutique de cette variété de malades mentaux est difficile et fastidieuse.Les sessions d\u2019interview de trois heures par semaine et durant trois ans prouvent la difficulté qu\u2019ont les psychiatres de réadapter ces patients.La mysoline, nouveau médicament dans l'épilepsie Docteur Gaston GRAVEL Le docteur Gaston Gravel, dans un bref mais clair exposé, nous présente les avantages indubitables de cette nouvelle médication dans le traitement de l\u2019épilepsie.Il a rapporté quatre cas d\u2019épilepsie idiopathique qui ont bénéficié de ce nouveau médicament.II est à retenir que, tout comme le Dilantin, ce médicament peut donner des gingivites hypertrophiques.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON. NECROLOGIE LE DOCTEUR J.-F.HOULE Le docteur Houle vient de mourir à l\u2019âge de 66 ans après une maladie qu\u2019il supporta avec résignation et courage pendant plusieurs mois.Le docteur Houle était attaché à l'hôpital Notre-Dame depuis plus de 35 ans.Il en avait été l\u2019anesthésiste en chef.Il restait le seul survivant de la vieille équipe que les moins jeunes médecins de cet hôpital avaient bien connus à l\u2019époque du chloroforme, de l\u2019éther administré au masque d\u2019Ombredanne et de la «mixture» chloroforme-éther; et quelques années plus tard, du protoxyde d\u2019azote, à l\u2019époque de Notre-Dame sur la rue du même nom, à l\u2019époque des dix premières années de l'installation sur la rue Sherbrooke.Après les docteurs Brosseau et Racicot, disparaît ainsi le dernier représentant de cette vieille équipe.De la vieille équipe qui assista les Mercier, Harwood, Bourgeois, Parizeau, etc, chirurgiens réputés d\u2019alors dans leurs entreprises chirurgicales et collabora avec eux dans l'édification du prestige chirurgical de Notre-Dame.Le Dr Houle avait une personnalité morale d\u2019une valeur supérieure: franc, loyal, ennemi de toute compromission et de toute intrigue, entier dans ses opinions et s\u2019indignant vigoureusement à la connaissance de l'injustice et de la veulerie, d\u2019une fierté virile, admirable.Ainsi s\u2019en va un collègue qui emporte la sympathie, l\u2019estime et l\u2019admiration de ceux qui l\u2019ont bien connu, de ceux qui collaborèrent avec lui au bien de la maison qu\u2019il n\u2019avait cessé d\u2019aimer parce qu\u2019elle fut le foyer de ses peines et de ses joies professionnelles.Roma AMYOT.LE DOCTEUR P.-E.LAFLAMME Un tragique accident d\u2019automobile a stupidement mis fin aux jours de notre confrère Laflamme.Cette mort outrageante à l\u2019esprit et au cœur de ses parents et amis, fut cependant dans le caractère du climat et du monde que s\u2019était construit notre confrère.D\u2019un dynamisme exceptionnel il avait le talent de l\u2019organisation et de l\u2019administration, le génie 6-6 ee de la complétion rapide et définitive de ce qu\u2019il entreprenait.Dès ses études universitaires et son stage d\u2019internat à l\u2019hôpital Notre-Dame, nous l\u2019avons connu en mouvement, à la tête ou en quête d\u2019une entreprise ou d\u2019une opération à effectuer, sachant bien où il allait et ne montrant aucune instabilité ni fébrilité incertaine dans ses initiatives.Ce dynamisme le porta vers le prestige et la renommée dans Sudbury, vers des postes de commande de plusieurs organismes sociaux, sportifs et politiques de la région.Des études complémentaires aux Etats-Unis et en Europe, plus spécialement Vienne, Hongrie et Angleterre en 1936 le portèrent vers la chirurgie et vers l\u2019hôpital St-Joseph de Sud- bury où il assuma un rôle prépondérant dans la direction médico-chirurgicale.Le succès matériel ne tarda pas à se montrer et notre collègue récolta bientôt les fruits d\u2019une abondante clientèle.Laflamme s\u2019était enrôlé lors de la première guerre mondiale et à 19 ans il obtenait a Bex- hill-sur-Mer, en Angleterre, le grade de lieutenant.Quelle fut l\u2019activité infatigable de Laflamme?Et dans quel domaine?Directeur et médecin de l\u2019équipe de hockey des « Sudbury Wolves »; président pendant plusieurs années de l'association médicale du district de Sud- bury; président du Service de Santé de Sud- bury; président de la Société Saint-Jean-Bap- tiste; membre de l\u2019Exécutif du Club Richelieu- Sudbury ; directeur de l\u2019Association des Scouts du district de Sudbury; membre de la Société historique du Nord de l\u2019Ontario; président puis directeur de l\u2019Association libérale de Sud- bury; membre de la Section de Sudbury de la Légion Canadienne et de la Société d\u2019éducation du Nord de l\u2019Ontario; membre de l\u2019exécutif de I\u2019Association des Concerts populaires de Sudbury.Voila quels furent les taches, les postes et les accomplissements successifs et simultanés que notre confrère assuma et réalisa durant les vingt dernières années de son existence laborieuse dans le Nord de l\u2019Ontario.Une grande L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 vitalité, un urgent besoin de servir, de réaliser et de pousser au progrès remplit à déborder l\u2019existence de Laflamme.Il a laissé la vie les mains pleines d\u2019œuvres, le cœur rempli de l\u2019estime et de l\u2019amitié de ses concitoyens, de ses amis et de ses confrères.Nous avons fait notre internat quelques confrères et moi-même avec Laflamme à l\u2019hôpital Notre-Dame.C\u2019était la belle époque, pour nous, du nouvel édifice rue Sherbrooke, du passage de la rue Notre-Dame vers la nouvelle construction.Nous étions neuf internes.Nous étions jeunes, remplis de pétulance et de vie à répandre.Laflamme, parmi nous, était déjà le plus actif, le plus entreprenant, son destin se dessinait déjà et il devait plus tard, nous le sentions bien, dominer par son allant irrésistible.Le succès et la constructivité appartiennent à l\u2019action.Les hommes d\u2019action mènent les sociétés petites ou grandes.Heureuse action quand elle est dirigée par des intentions droites et charitables comme celle de ce confrère dont nous pleurons la perte.Roma AMYOT.LE DOCTEUR R.-ALBERT ARCHAMBAULT Le Docteur Roch-Albert Archambault vient de nous quitter après 40 ans de pratique médicale constante à Lachine.L\u2019Administration et le Bureau Médical de l\u2019Hôpital St-Joseph de Lachine prient Madame Archambault et ses parents d\u2019accepter leurs plus sincères regrets à l\u2019occasion de ce décès réellement inopiné, car le Docteur Archambault avait rendu d\u2019éminents services et était en mesure d\u2019en rendre beaucoup d\u2019autres à la population de Lachine ainsi qu\u2019à ses confrères.On ne saurait trop vanter les mérites de ce médecin au caractère profondément humain, mort sur la brèche, qui a refusé un repos bien mérité, prolongateur de ses jours pour soigner les malades confiés à ses soins, sans distinction de classe, de race ou de religion.Ses confrères gardent un souvenir ému de son caractère jovial, de sa dignité professionnelle, de ses conseils, de sa bonté.L'Hôpital Saint-Joseph lui doit beaucoup.NÉCROLOGIE 941 Il en était de la première garde; il a vu à sa naissance, à son développement dans l\u2019ancienne bâtisse de la rue Saint-Louis.Il a été un des initiateurs de la construction de l'édifice actuel, et sans vouloir porter atteinte à son humilité et sa discrétion habituelle, il est un des grands responsables de l\u2019exécution de ce projet.Enfin aussi, il s\u2019est dépensé durant de longues années à la radiologie et à la chirurgie.Il était Chef du Service de Chirurgie depuis 4 ans, sans oublier la Maternité qu'il a toujours choyée.En bref, la population a perdu un médecin dans la force du mot, et ses confrères, un modèle qui permet à la médecine de conserver son éclat habituel.Chas.DECARY.LE DOCTEUR A.POULIOT Le docteur Antoine Pouliot est décédé le 21 juin à la suite d\u2019une maladie qui se prolongea durant plusieurs mois.Il était âgé de 50 ans.Le docteur Pouliot avait étudié la médecine à l\u2019Université Laval et avait exercé depuis l\u2019obtention de son doctorat dans la ville de Québec.Il assumait la fonction de chef de service d\u2019orthopédie à l\u2019hôpital de l\u2019Enfant-Jésus et celle de président du Bureau médical de cette Institution.Vingt-cinq années de loyaux et précieux services à la médecine, à l\u2019œuvre universitaire et hospitalière de la région de Québec, telle fut la carrière de celui qui vient de disparaître.Le docteur A.Pouliot fut trésorier du XXIIe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue française du Canada tenu à Québec en 1952.LE DOCTEUR J.-ALBERT PRÉFONTAINE Le docteur Préfontaine exerçant à Sherbrooke est mort récemment à l\u2019Âge de 45 ans.Ses études médicales terminées en 1933 à 1'Umni- versité Laval, le docteur Préfontaine avait poursuivi des études post-scolaires aux istats- Unis soit au « Post Graduate Hospital » de l\u2019Université Columbia et au « Cook Country Hospital of Northwestern University ».Après ces études complémentaires, le docteur Préfontaine avait installé son cabinet de consultation en la Cité de Sherbrooke. NOUVELLES CONGRÈS DE L'ASSOCIATION CANADIENNE ANTITUBERCULEUSE Le Congrès de l\u2019Association Canadienne antituberculeuse a été tenu sous la présidence du docteur J.-A.Vidal, du 22 au 26 juin 1954 à St-Jean, N.-B.Parmi les conférenciers au programme, on note les noms des docteurs Jean Fouquet de Paris, J.-A.Millet de Montréal, J.-A.Gravel, M.Beaulieu, Fernando Hudon et Jean-Paul Deschênes de Québec.La cérémonie d\u2019investiture des nouveaux officiers a suivi la partie clinique et scientifique.Le docteur Vidal, sortant de charge, a été remplacé par le docteur G.E.Maddison de St-Jean, N.-B.et le docteur E.L.Ross de Winnipeg a été déclaré président élu.Le docteur Alphonse L\u2019Espérance de Québec a été réélu vice-président ; les docteurs Hervé Beaudoin des Trois-Rivières, Herman Gauthier de Mont-Joli, Philippe Landry et Gaétan Jarry de Montréal ont été réélu à titre de représentants provinciaux ou régionaux.ee ee CONFÉRENCE DU DOCTEUR FERNAND MONTREUIL La huitième assemblée annuelle de la Société Canadienne d\u2019Oto-laryngologie a eu lieu cette année à Harrison Hot Springs, Vancouver, B.-C., les 16, 17 et 18 juin.Le docteur Fernand Montreuil, membre du conseil, y assistait et prononca une conférence intitulée « Le cancer du larynx.» 6-6 + UN COURS DE PERFECTIONNEMENT À L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE DE MONTRÉAL L'Institut de Cardiologie a organisé du 20 au 25 septembre 1954 un cours d\u2019enseignement théorique et pratique qui couvre en trente-deux séances les problèmes essentiels de la cardiologie.L'invité d\u2019honneur et conférencier sera le professeur Jean Lenègre de Paris.Les médecins de l\u2019Institut ont eu le grand privilège de suivre les cliniques et les consultations du docteur Lenègre à l\u2019Hôpital Lari- boisière puis à l\u2019Hôpital Boucicaut.M.Lenègre, professeur titulaire à l\u2019Université de Paris, vient d'écrire avec ses collaborateurs un traité remarquable d\u2019électrocardiographie.Il est l\u2019un des très grands maîtres de la cardiologie contemporaine.Conférencier, chercheur, clinicien, pathologiste, ami du Canada, il saura présenter en des leçons simples et imagées les sujets les plus difficiles de la cardiologie.ee ++ Outre le Professeur Lenègre, les conférenciers seront les docteurs: Jean-Marie Beauregard (Hôpital Général de Verdun), Edouard-D.Gagnon, (Hôpital Notre-Dame et Institut de Cardiologie), Jacques Genest (Hôpital Hotel-Dieu), Osman Gialloreto (Institut de Cardiologie), Ghislaine Gilbert (Institut de Cardiologie), Jean Gratton (Hôpital Notre-Dame), Fernand Grégoire (Institut Lavoisier), Arnold Johnson (Children Memorial Hospital), Réginald Johnson (Hôpital Notre-Dame), Jules Laberge (Hôpital Maisonneuve et Institut de Cardiologie), Léon Lebel (Institut de Cardiologie), Ivan Lessard (Institut de Cardiologie), John Palmer (Victoria Hospital et Queen Mary Veteran ' Hospital), Eugène Robillard (Université de Montréal), Harold Segall (Jewish General Hospital et Montreal General Hospital), Arthur Vineberg (Jewish General Hospital \u2014 Vie- toria Hospital et Institut de cardiologie).Les dépenses considérables qu\u2019entraîne la réalisation de ce cours obligent à demander une contribution de $45.00 (quarante-cinq dollars) payable au moment de la demande d\u2019admission à « Institut de Cardiologie de Montréal ».La salle de réunion, spécialement aménagée pour l\u2019auscultation collective, permet de recevoir un maxima de quarante médecins, ee + BOURSES OCTROYÉES À DES PATHOLOGISTES Le ministère fédéral de la Santé vient d\u2019annoncer l\u2019octroi de bourses d\u2019études à trois pathologistes: les docteurs L.Bernier de Québec, C.J.Alexander de Frédéricton et Alfred B.Bastarache de Shédiac, N.-B.6-6 *-o BOURSES MEAD JOHNSON EN PEDIATRIE Pour faire suite à la publication dans notre numéro de juillet 1954 des trois boursiers Mead Johnson de Montréal, il nous fait plaisir d\u2019ajouter que quatre bourses ont été également attribuées en pédiatrie à des médecins de Québec, les docteurs David Jacob, Yves Cossette, Pierre-Paul Demers et Fernand Houle.ee ++ RECONNAISSANCE DE L'INSTITUT DE CARDIOLOGIE À sa dernière séance, le comité d\u2019approbation des Hôpitaux du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, a approuvé un entraînement d\u2019un an L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 en médecine interne et en chirurgie thoracique à l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal.Cependant, cette année ne peut pas être substituée aux deux années de résidence soit en médecine interne soit en chirurgie thoracique dans un hôpital approuvé.FÉDÉRATION DES SOCIÉTÉS MÉDICALES DE LA PROVINCE DE QUÉBEC L'assemblée annuelle de la Fédération des Sociétés Médicales de la Province de Québec a eu lieu à Montréal en juillet.Le bureau de direction a été réélu au complet, à savoir: le docteur J.-E.Dorion (Québec) président, le docteur Eugène Thibault (Verdun) 1er vice-président, le docteur Richard Gau- det (Sherbrooke) 2ième vice-président, le docteur E.Potvin (Chicoutimi) 3ième vice-président, le docteur L.-P.Laporte (Montréal) secrétaire-trésorier, le docteur Raymond Caron (Montréal) secrétaire- adjoint, les docteurs G.-E.Roy (Nicolet), Aimé Le- duc (Valleyfield), René Major (Montréal) conseillers et le docteur Paul-René Archambault (Montréal) représentant du Collège des Médecins, 2e + NOMINATION DU DOCTEUR JEAN-MARIE LESSARD On nous apprend que le docteur Jean-Marie Lessard, chef du service de médecine physique de l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal, vient d\u2019être élu membre de l\u2019Americaw Congress of Physical Medicine and Rehabilitation.SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PSYCHANALYSE Election.Le 28 mai 1954, le docteur Hans Aufrei- ter, membre titulaire de la Société psychanalytique de Vienne, fut élu membre de la Société canadienne de psychanalyse.Réunion scientifique (13 juin 1954).Le docteur Daniel Lagache, médecin des hôpitaux psychiatriques, présideræ de la Société française de psychanalyse, professeur de psychologie à la Sorbonne, fit une remarquable communication sur «le Problème du transfert.» Parmi les aspects originaux de son travail, on doit souligner sa distinction entre le transfert de l\u2019analyste sur l\u2019analysé et le contre-transfert, qui est une réponse au transfert et qui peut naître aussi bien chez l\u2019analyste que chez le malade en analyse.De même, le transfert positif est celui qui permet à l\u2019analysé de faire des progrès; le transfert négatif, celui qui arrête la marche de la cure analytique.Séance publique (14 juin 1954).Le docteur Daniel Lagache était le conférencier invité à la deuxième NOUVELLES 943 séance publique de la Société, depuis le début de l'année.Il parla, devant un auditoire nombreux réuni à l\u2019auditorium de l\u2019Hôtel-Dieu, des « Résultats de la cure psychanalytique.» Il proposa certains critères de la santé mentale: capacité de produire et de tolérer des tensions, et de les réduire d\u2019une façon satisfaisante; capacité de réaliser ses possibilités; capacités d\u2019organiser un plan de vie; capacité d\u2019ajuster ses aspirations; capacités d'ajuster sa conduite à autrui; capacité d\u2019identification avec les forces conservatrices et les forces créatrices de la société.La guérison psychanalytique est «une nouvelle santé.» 0-6 ++ FONDATION CHIRURGICALE À McGILL Une nouvelle organisation, intitulée Pioneer Endowment Fund for Medical Fducation, vient d\u2019être fondée à Montréal par des chirurgiens montréalais et des non-médecins en vue de procurer à de jeunes internes les moyens de parfaire leur éducation chirurgicale pendant cinq années, quatre passées à l'hôpital de Montréal et la cinquième dans un autre centre du Canada, des Etats-Unis ou de Gran- de-Bretagne.Les docteurs Philip P.Rowe, James G.Shannon, Campbell McG.Gardner, Elliott et Martin font partie du comité d'orientation médicale.0e dd VISITE DE MÉDECINS CANADIENS À AIX-LES-BAINS La Société médicale d\u2019Aix-les-Bains nous fait connaître que, conduits par Mlle de Sèze, qui appartient à l\u2019Association Champlain et est la nièce de l\u2019illustre rhumatologue Parisien, un groupe de médecins canadiens ont visité le 20 et le 21 juin 1954 la ville et les installations thermales qu\u2019ils ont beaucoup admirées.Ils sont descendus à l'Hôtel des Iles Britanniques où un déjeuner leur a été offert par la Société Médicale et M.et Mme Louis Garcin.Ils ont eu plaisir à signer le livre d\u2019or de la Société Médicale.Un nouveau groupe est attendu en septembre 1954.2e ++ CONGRÈS D'ANGÉIOLOGIE ET D'HISTOPATHOLOGIE Le deuxième Congrès International d\u2019Angéiologie et d\u2019Histopathologie aura lieu le 2 septembre 1955 (et jours suivants) à Fribourg (Suisse) et sera consacré aux « Méthodes et moyens d\u2019examen en Angéio- logie ».Tous les renseignements et demandes concernant ce Congrès doivent être adressés au Dr Gerson, secrétaire du Comité International, 4 rue Pasquier \u2014 Paris 8°. 0 944 NOUVELLES LA SEMAINE MÉDICO-CHIRURGICALE PRATIQUE DE LA PITIÉ La semaine médico-chirurgicale pratique de la Pitié (IX session) aura lieu les 11-16 octobre 1954.Cette semaine, organisée chaque année par le prof.Lian et les chefs de service de la Pitié, répond au besoin qu\u2019éprouvent tous les médecins omni-pra- ticiens d\u2019être mis au courant des nouvelles techniques de diagnostic et de traitement.Pour cela, quatre causeries sont faites chaque matin et autant chaque après-midi, exclusivement par des Professeurs, des Agrégés, des Chefs de service des Hôpitaux.Ce ne sont pas des leçons ex cathedra d\u2019une heure, non plus des résumés de 5 à 10 minutes, mais des causeries d\u2019une demi-heure exposant clairement tous les détails nécessaires pour une bonne application pratique.De plus, chacune de ces causeries est suivie d\u2019un quart d\u2019heure consacré aux questions posées dans l\u2019amphithéâtre par les auditeurs, auxquels le conférencier répond immédiatement.Ainsi tous les éléments de cette discussion profitent à la totalité des auditeurs.A noter que toutes ces causeries sont ultérieurement publiées dans un numéro spécial, hors série, de la revue pratique « L\u2019Hôpital » du prix de 300 frs.De plus une Exposition pharmaceutique permet aux auditeurs d\u2019être mis au courant des nouvelles spécialités pharmaceutiques.Enfin, sont offertes à tous les médecins inscrits, ainsi qu\u2019aux conférenciers, une soirée théâtrale et une soirée de films médico-chirurgicaux.Aussi n'\u2019est-il pas surprenant que de nombreux médecins omni-praticiens remplissent chaque année l\u2019Amphithéâtre des Cours de la Pitié pendant la Semaine Médico-Chirurgicale Pratique, qui est un des plus beaux fleurons de l\u2019Enseignement médical post-universitaire parisien.La liste des Conférenciers est la suivante : M édecine Appareil circulatoire: Prof.Lian, Dr Facquet (Tenon); Appareil respiratoire: Profs.Bariéty, Etienne Bernard et de Léobardy (Limoges), Dr Brocard (Tenon) ; Appareil digestif: Drs.Hillemand (Tenon) et Lam- bling (Bichat) ; Foie: Prof.Agr.Fauvert, Dr Caroli (St.Antoine) : Endocrinologie: Profs, Agr.Decourt et Gilbert-Drey- fus: Nutrition: Prof.Boulin, Dr.Uhry (Pitié); Neurologie: Prof.Haguenau, Prof.Agr.Castaigne ; Reins: Dr.Dérot (Hôtel-Dieu) ; Pédiatrie: Profs.Debré, Lelong et Turpin, Dr.Fou- quet (Salpétrière) ; Maladies infectieuses: Prof.Benhamou (Alger) Prof.Verge (Alfort) ; L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Dermato-vénéréologie: Profs.Degos et F.P.Mer- klen ; Rhumatologie: Dr.Weissenbach ; Hématologie: Profs.Agr.J.Bernard et G.Marchal ; Médecine générale: Dr.Siguier (Pitié) ; Médecine professionnelle et Médecine du travail: Dr.Pollet (St.Louis) Dr.Paul Lemoine.Chirurgie et Spécialités Chirurgie générale: Dr Henri Welti (Pitié) Profs.Agr.Flabeau et Rudler; Chirurgie orthopédique: Prof.Mathieu, Dr.Trèves (La Croix St.Simon); Chirurgie pulmonaire: Prof.Robert Monod; Chirurgie infantile: Prof.Fèvre; Neuro-chirurgie: Prof.Petit-Dutaillis: Obstétrique: Prof.Lantuéjoul, Prof.Agr.Grasset ; Gynécologie: Prof.Funck-Brentano: Chirurgie génito-urinaire: Prof.Agr.René Kuss; Oto-Rhino-Laryngologie: Prof.Agr.Maduro; Ophtalmologie: Dr.Dollfus (Pitié); Stomatologie: Prof.Dechaume.Droits d\u2019inscription: 2500 frs.à adresser au Prof.Lian, Hôpital de la Pitié, 83 Boulevard de l\u2019Hôpital, Paris XIII, sous forme de mandat, chèque bancaire ou postal (Paris 5913-20).Les médecins inscrits reçoivent un certificat et ont droit à un ou deux fichets de réduction de 20% sur les Chemins de fer français.te ++ BOURSES DE RECHERCHES DU CENTRE INTERNATIONAL DE L'ENFANCE Le Centre International de l\u2019Enfance disposera pour l\u2019année académique 1954-1955 de bourses de travail destinées à des chercheurs désireux de travailler dans les laboratoires du Centre à Paris.Actuellement le programme des recherches est essentiellement lié aux problèmes de la vaccination contre la tuberculose et la coqueluche.La bourse est de 60 000 frs.français par mois.Le voyage de son lieu de séjour à Paris est aux frais du boursier.Les chercheurs qui désireraient postuler pour les bourses sont invités à adresser leur demande, avec un curriculum vitæ et un exposé de leur carrière, une attestation de leurs chefs de Service, à Monsieur le Professeur Bugnard, Centre International de l\u2019Enfance, Château de Longchamp, Paris 16°.ee ++ CONFISCATION DE 23903 LIVRES D'ALIMENTS IMPROPRES A LA CONSOMMATION Au cours du mois de mai dernier, les inspecteurs sanitaires du ministère provincial de la Santé ont 0 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 procédé à l'inspection de 5084 établissements de denrées alimentaires, confisquant 23 903 livres d\u2019aliments impropres à la consommation.Ils ont en effet visité 122 boulangeries, 1549 épiceries, 635 restaurants, 2531 boucheries et 247 marchés publics.Exerçant également la surveillance des produits laitiers, ils ont fait l'inspection de 28 beurreries et fromageries, 211 laiteries publiques, 345 usines de pasteurisation et 1033 vacheries et laiteries du producteur.6-6 ++ VACCINATIONS ET IMMUNISATIONS L\u2019immunisation contre la diphtérie se fait très régulièrement dans les différents comtés desservis par les Unités sanitaires de la province.Au cours du mois de mai, les hygiénistes ont procédé à 2900 immunisations complétées, c\u2019est-à-dire comprenant les trois injections, et à 5316 immunisations de rappel.Ils ont fait 1 120 vaccinations anti-varioliques réussies tandis que les cliniciens ambulants du service de la tuberculose procédaient à 7656 vaccinations antituberculeuses (BCG).Quant aux maladies contagieuses, on en a déclaré 530 durant cette même période, mais les hygiénistes en ont dépisté 957.Par ailleurs, ils ont visité 1149 maisons et fait l\u2019examen de 7242 contacts ou cas suspects.D\u2019autre part, les visiteuses d\u2019hygiène ont visité 21487 familles pendant cette période.ee ++ CONGRÈS PANAMÉRICAIN D'ENDOCRINOLOGIE On nous annonce que le 3ième Congrès Panaméricain d\u2019endocrinologie aura lieu du 21 au 27 septembre 1954 à Santiago au Chili.Au programme: l\u2019hypophyse, les gonades et le placenta, la thyroïde et les surrénales.Le docteur C.P.Leblond de l\u2019Université McGill de Montréal, traitera de la thyroïde et du métabolisme de l\u2019iode et le docteur Hans Selye de l\u2019Université de Montréal parlera des hormones sur- rénaliennes dans l\u2019inflammation.Renseignements fournis: Hospital del Salvador, soin du Docteur Arturo Atria, casilla 70D, Santiago de Chile.CONGRES SUR LA STERILITE On nous prie d\u2019annoncer la réunion extraordinaire de la Société Espagnole pour l\u2019étude de la Stérilité qui aura lieu à Barcelone du 2 au 4 octobre 1954.NOUVELLES 945 Le thème du Congrès portera sur le facteur cervical dans la stérilité: étude de la muqueuse cervicale, histologie et histo-chimie du col utérin et traitement de la stérilité d\u2019origine endo-cervicale.Toutes informations fournies par le secrétariat: Casa del Medico, Via Layetana, 31, Barcelone.++ ++ SUBVENTIONS FÉDÉRALES À DES PROJETS PROVINCIAUX L\u2019hon.Paul Martin, ministre fédéral de la Santé, annonce que le Gouvernement fédéral vient d\u2019accorder à divers projets provinciaux des subventions à l\u2019hygiène qui s\u2019élèvent à plus de $150 000.La plus importante de ces subventions ($75 000), accordée aux termes de la subvention à la construction d\u2019hôpitaux prévue par le Programme national d'hygiène, aidera la province de la Saskatchewan, dit M.Martin, à agrandir son hôpital de Weyburn, en construisant une maison d\u2019infirmières qui contiendra 150 lits.Une subvention à la lutte anticancéreuse ($58 727.26) aidera à maintenir le Centre de diagnostic et de traitement anticancéreux de l\u2019hôpital St-Joseph, à Trois-Rivières.Ce centre, déclare le ministre, très bien situé entre Montréal et Québec, s\u2019encadrera dans le programme provincial de lutte anticancéreuse.Il servira aussi aux études de spécialisation qu\u2019entreprendront les médecins de la région.Les fonds fédéraux, que viendra doubler une subvention provinciale, aideront à garnir le centre de personnel et de matériel.M.Martin annonce également que l\u2019Ontario recevra $10 333.33 en vertu de la subvention à la construction d\u2019hôpitaux, afin d\u2019agrandir le Oakville- Trafalgar Memorial Hospital, d\u2019Oakville, où l\u2019on installera sept nouveaux lits pour maladies aiguës et 12 nouveaux berceaux.x Une subvention à l'hygiène maternelle et infantile ($3 800), accordée à l\u2019Ontario, aidera les recherches, poursuivies dans les hôpitaux de Toronto, qui se rapportent aux complications que la grossesse entraîne chez les femmes appartenant à certains groupes de sang.Cette étude se fera sous la direction du Dr D.E.Cannell, chef du département d\u2019obstétrique et de gynécologie à l\u2019Université de Toronto.M.Martin annonce aussi l\u2019octroi d\u2019une subvention générale à l\u2019hygiène publique ($8 300) à la province de l\u2019Alberta, dans le but de venir en aide à un programme de démonstration sur le recrutement des infirmières chez les diplômées des High Schools, REVUE DES LIVRES Les acquisitions médicales récentes.1954.Editions Médicales Flammarion, édit.Paris, 1954.Chaque année, depuis 1946 il est donné à la Clinique de Propédeutique de Broussais (Paris) sous la direction du Prof.Pasteur Valle- ry-Radot, une série de conférences sur les « Acquisitions médicales récentes ».Ces conférences sont ultérieurement réunies en volume et publiées aux Editions Médicales Flam- marion.Elles constituent une mise au point sur les questions médico-chirurgicales nouvelles traitées d\u2019une façon pratique et dans une perspective telle qu\u2019elles puissent être utiles au médecin qui désire se tenir au courant de l\u2019évolution de la médecine.Connaître pour pouvoir les appliquer dans sa pratique quotidienne en clientèle comme à l\u2019hôpital, les recherches et les découvertes médicales susceptibles de servir auprès des malades, n\u2019est pas une mince affaire.Cela exige une lecture de tous les jours des périodiques les plus importants.Cela nécessite beaucoup de temps et des loisirs que malheureusement le médecin et le chirurgien, occupés par d\u2019autres obligations de toute nature, ne peuvent s\u2019accorder.Aussi, est-ce dans une revue annuelle et synthétique comme celle des « Acquisitions médicales récentes» qu\u2019ils peuvent déjouer en quelque sorte le temps et bénéficier rapidement de l\u2019expérience des professeurs et cliniciens avertis qui contribuent à ces conférences annuelles.Voici la liste des sujets traités dans les « Acquisitions » 1954.J.Lenègre: Comment examiner et traiter un hypertendu.P.Delafontaine: Comment examiner et traiter un malade atteint de néphrite chronique.H.Coumel et A.Rescanières: Signification et traitement des albuminuries intermittentes.A.Domart: Comment examiner et traiter les infections urinaires à colibacilles.P.Milliez: Les hypertensions artérielles permanentes curables.J.Reilly: Les pasteurelloses humaines.2e + J.Gosset: Etude critique des méthodes dites d\u2019hibernation.M.Lelong: L\u2019hibernation en pédiatrie.J.Delay et P.Deniker: La cure neuroplégique.J.Hamburger: La «réanimation médicale ».P.Lépine: Acquisitions récentes dans le domaine des virus.G.Blanc et L-A.Martin: Essais de prophylaxie de la poliomyélite par virus vivant fixé au lapin.Ch.Gerney-Rieux: La vaccination antituberculeuse par le B.C.G.Pasteur Vallery-Radot: L\u2019allergie alimentaire.R.Woliromm: Les désensibilisations spécifiques dans l'asthme de l'adulte.B.N.Halpern: ACTH; cortisone et états allergiques.J.Dreyfus-Moreau: Aperçus psychiatriques sur Pimpuissance.H.Bricaire: Aspects hormonaux de l'impuissance sexuelle.C.Laroche: Le rôle des glandes endocrines dans la sénescence.L.de Gennes: Traitement des aménorrhées.J.Vayssse: Surrénalectomies fonctionnelles.T.Alajouanine et L.Durupt: La fin de la syphilis, vue par le neurologue.P.Soulié: La fin de la syphilis, vue par un cardiologue.P.de Graciansky: La fin de la syphilis, vue par un dermato-syphiligraphe.Roma AMYOT.Jean LAHAM.\u2014 Etudes électrocardiogra- phiques.Librairie Maloine S.A., édit., Paris, 1954.Le livre que Jean Laham présente aux cardiologues, aux praticiens et aux étudiants qui s\u2019intéressent à l\u2019électrocardiographie est une revue imposante de tout ce qui a été écrit de plus important et de plus moderne sur l\u2019électrocardiographie clinique et expérimentale.Le premier tome est divisé en trois parties dont la première est une étude absolument complète des altérations électriques déterminées par l\u2019infarctus du myocarde.Toutes les formes diagnosticables y sont décrites.Grâce à son expérience personnelle considérable, l\u2019auteur analyse les modifications électrocardio- « glx de Tr K! m LUX A Brom.\u2019 de strontiv 2 PE XLV HOH, 1a valériane de I'Elixir Gabail n\u2019a pas d\u2019odeur, parce qu'elle est complètement désodorisée par un procédé spécial de préparation.Ce procédé ne masque pas simplement le goût et l'odeur insupportables de cet excellent modérateur du nervosisme, mais les supprime vraiment sans nuire à son action thérapeutique.ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE, MONTRÉAL 18 L'Union Méd.Canada XLVI Tome 83 \u2014 Août 1954 Fstracyatiree Leyxeotties for (IL SISPESSION 4.: Hair Tstragnlino sql Torr wip 38 a i when 35 pris Beat a 30%: Frdeint tps aient er reves Prin 61 i, + es Be Fora SUSPENSION ORALE: IROMY Aromatisée à la cerise Hydrmehioride HAINE Seystatine 250 mg.par cuillerée à thé de 5 cc.FSÈLE PR 52 Saag 5 ahsipant 9 rtasiind et 1 PEE] 1Y Sze fs sara al EHROMY Frrmpatnn WO 2 tapé hi Aa.qu Per Sous 3 FAT: CAPSULES: 250 mg., 100 mg., 50 mg.el intenant présentée sous ces nombreuses formes commo Bar Sing TABLE Rada, Yow pe ver at AT aA ne ACHKON YEN\" Fous arrete errant N RSIS ot COMPRIMES: 250 mg.tte 8 [ree Lu Comment L'art SPERSOÏDES*: 50 mg.par cuillerée à thé (3.0 grammes) In Poudre Dispersible L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 U¥S PEDIATRIQUES: Aromatisées 1 cerise.Environ 25 mg.par gqttes.Compte-geuttes gradué XLVII INTRAVEINEUSE: 500 mg., 250 mg., 100 mg.Tétracycline HCI Lederle L\u2019ACHROMYCINE, le nouvel antibiotique à large spectre antibactérien, est maintenant disponible sous une grande variété de formes pour administration orale et parentérale aux enfants et aux adultes.De nouvelles formes sont en voie de préparation aussi rapidement que les recherches le permettent.L\u2019ACHROMYCINE est nettement moins irritante pour le tube gastrointestinal.Elle diffuse plus rapidement dans les tissus et les humeurs.Elle conserve une activité efficace pendant au moins 24 heures en solution.L\u2019ACHROMYCINE s\u2019est montrée efficace contre les streptococcies hémolytiques bêta, F.coli, les méningocoques, les staphylocoques, les pneumocoques et les gonocoques, la bronchite aiguë, la bronchiolite, la coqueluche et les pneumonies atypiques, ainsi que des organismes psuedo-virals et mixtes.ARLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited | Jederle 5550 Avenue Royalmount, Ville Mont Royal, Montréal, Québec *Marque Déposée 950 REVUE DES LIVRES graphiques des infarctus de la cloison inter- ventriculaire, de la pointe, des régions sous- endocardiques, des formes atypiques et aussi des infarctus du ventricule droit et des oreillettes.Un chapitre est consacré aux complications des infarctus.Par critères basés en grande partie sur des constatations anatomiques, l\u2019auteur précise les éléments de diagnostic des anévrysmes pariétaux.La deuxième partie est dédiée à l\u2019insuffisance coronarienne vue dans toutes les différentes formes et dont le diagnostic différentiel est traité d\u2019une façon très complète.La troisième partie est consacrée aux péri- cardites.L\u2019auteur en étudie les signes électriques et envisage minutieusement les différents types étiologiques.Les allusions cliniques fréquentes, le pronostic de ces maladies et les rappels historiques font, de chaque chapitre, une lecture intéressante et agréable.Une bibliographie moderne, extrêmement soignée et classée par ordre alphabétique à la fin de chaque chapitre, complète le livre et lui confère l\u2019importance d\u2019un traité d\u2019étude et de consultation, indispensable non seulement aux chercheurs mais aussi à tous ceux qui sont intéressés par les maladies cardiovasculaires.Osman GTIALLORETO.P.PORCHER, membre de l'Académie de chirurgie, radiologiste des Hôpitaux de Paris, P.BUFFARD, radiologiste des Hôpitaux de Lyon, J.SAUVEGRAIN, radiologiste des Hôpitaux de Paris.\u2014 Préface du professeur Paul SAVY.\u2014 Radiologie clinique de l'intestin grêle de l'adulte et de l'enfant (occlusion aiguë de l'adulte exceptée).\u2014 Un volume de 614 pages avec 350 figures (17 x 25), 5000 fr.Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1954.La radiologie de l\u2019intestin grêle n\u2019a pas suivi, tant s\u2019en faut, les progrès accomplis dans l\u2019exploration des autres segments digestifs.De nombreuses difficultés expliquent ce retard, ainsi que le précise le professeur Savy qui a préfacé le présent ouvrage: « Veut-on examiner le grêle?D\u2019emblée surgissent des obstacles que seuls le désir tenace de réussir L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 et le don d\u2019un temps précieux permettent de surmonter: imprégnation retardée par le passage gastrique et duodénal, morphologie normale imprécise, longueur des divers segments dont le repérage s\u2019avère singulièrement difficile, finesse des nuances qui individualisent les états pathologiques, fréquence et importance des troubles fonctionnels dont le support radiologique apparaît particulièrement mouvant et fragile, enfin et surtout nécessité de suivre, pendant des heures à des intervalles rapprochés, la progression et les modifications de la substance opaque, avec toute la patience et les précautions que nécessitent des irradiations prolongées.» Et cependant il n\u2019est pas d\u2019organe digestif dont l\u2019exploration radiologique soit plus impérative, en face des maigres indications données par l\u2019examen clinique ou chimique.Aussi les auteurs ont-ils jugé que leur ouvrage serait utile dans la mesure où les points de vue clinique et radiologique s\u2019interpénétreraient.Ils ont choisi un ordre d\u2019exposition qui permet au lecteur d\u2019aborder la symptomatologie radiologique après avoir défini tout ce que la clinique révèle mais qui reste à contrôler, et aussi tous les problèmes qu\u2019elle pose et qu\u2019elle ne peut résoudre.Il va de soi que la partie proprement radiologique fait elle-même un retour vers les enseignements cliniques, et le soin qui a été apporté à la rédaction des légendes des très nombreuses radiographies participe à cet effort de réciprocité des points de vue.Ces légendes, ainsi que de brefs résumés de chaque chapitre, sont tous traduits en anglais, ce qui facilite la consultation du livre à une partie de ses lecteurs.Une très grande place a été réservée à la radiologie du grêle chez l\u2019enfant, dont la technique et la pathologie sont très particulières et peu étudiées jusqu\u2019à ce jour.Sont ainsi étudiés de nombreux chapitres de la pathologie du grêle jusqu\u2019alors insuffisamment connus ou même ignorés: sténoses organiques, tumeurs, tuberculose, iléite régionale, processus inflammatoires, ulcéreux, parasitaires, kystiques, diverticulaires, carentiels, endocriniens, inva- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 XLVIII Avec DISSOUT et RHUMATISME ELIMINE L ACIDE ARTHRITE URIQUE GOUTTE FORMULE : GRAVELLE Hexamethylenetetramine Benz.de lithine, Bic.Soude et PIPERAZINE SOUFRE COLLOIDAL dans toutes les affections des voies Urinaires.PRESENTATION : Flacons de 120 et 240 gr.POSOLOGIE : Une à deux cuillerées à thé dans un demi-verre d\u2019eau tiède, 2 à 4 fois par jour.HERDT & CHARTON, INC., 2027, McGill College, Montréal, P.Q. 952 ginations iléo-coliques, iléo-cæcales, iléo- iléales, adénopathies mésentériques et surtout ces réactions allergiques dont, en clinique, l\u2019importance commence seulement à apparaître.Une bibliographie aussi complète que possible termine chaque chapitre.Divisions de l\u2019ouvrage Technique de l\u2019examen radiologique du grêle.\u2014 Intestin grêle normal.\u2014 Les réactions élémentaires du grêle.\u2014 Examen radiologique de l\u2019intestin grêle chez l\u2019enfant.\u2014 Les sténoses chroniques de l\u2019intestin grêle.\u2014 Le syndrome radiologique d\u2019insuffisance fonctionnelle du grêle.\u2014 Diagnostic différentiel et étiologie du syndrome radiologique d\u2019insuffisance fonctionnelle du grêle.\u2014 Les diarrhées graisseuses 1diopathiques, \u2014 Les réactions allergiques de l\u2019intestin grêle.\u2014 Réactions du grêle en pathologie médicale en dehors des carences et des affections du mésentère.\u2014 Grêle et chirurgie.\u2014 Les tumeurs de l\u2019intestin grêle.\u2014 La tuberculose intestinale.\u2014 Entérite régionale et entérites.\u2014 Fièvres typhoïde et paratyphoïde.\u2014 Les parasites intestinaux.\u2014 L\u2019ulcère primitif de l'intestin grêle.\u2014 La pneumatose kystique intestinale.\u2014 Les diverticules de l\u2019intestin grêle.\u2014 Grêle et affections du mésentère.\u2014 La région iléo-cæcale et ses troubles fonctionnels.Roger PLUVINAGE, médecin-assistont des Hôpitaux de Paris.\u2014 Préface du professeur Th.ALAJOUANINE.\u2014 Malformations et tumeurs vasculaires du cerveau.Un volume de 324 pages, avec 135 figures (17 x 25,5), 3000 fr.Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1954.La possibilité de rendre visibles les malformations vasculaires du cerveau grâce à l\u2019angiographie a fait passer ces lésions du plan anatomique au plan clinique et a permis de discuter de façon adéquate les indications et les possibilités de leur traitement chirurgical.« À vrai dire, comme le précise dans sa préface le professeur Alajouanine, toutes les malformations vasculaires cérébrales ne sauraient être rapprochées trop étroitement, et la différence anatomoclinique est grande entre l\u2019anévrysme de la carotide ou du tronc basilaire (lésion généralement unique, malformation insulaire) et les angiomes (lésions diffuses et souvent fort étendues du réseau vasculaire cérébral) ; et, dans le cadre des angiomes, il y REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 a loin de l\u2019angiome artériel ou veineux à l\u2019an- gioréticulome qui est une véritable tumeur née des formations vasculaires.C\u2019est ce qui explique la variété des tableaux cliniques par lesquels s\u2019extérioriseront ces malformations vasculaires, depuis l\u2019hémorragie méningée, témoin d\u2019une rupture ou d'une fissuration des vaisseaux pathologiques, qui peut se rencontrer aussi bien dans les angiomes que dans les anévrysmes et dont on sait maintenant la valeur d\u2019orientation dans ce sens, jusqu\u2019aux tableaux variés de compression ou de souffrance cérébrale, exprimant surtout par des caractères d\u2019intérêt topographique quelles sont les structures dont l\u2019altération est en cause.«De ces multiples aspects, il était nécessaire de préciser les caractères anatomo- cliniques, les modes évolutifs, les résultats fournis par les investigations paracliniques et de tracer ainsi les figures diverses qui s\u2019échelonnent des anévrysmes aux angiomes, des angiomes artériels ou veineux aux télangiec- tasies ou angiomes caverneux, en passant par l\u2019angiomatose encéphalo-cranio-faciale ou maladie de Sturge-Webber-Krabbe où l\u2019an- giomatose déborde sur le terrain cutané cranio-facial, des précédents aux hémangio- blastomes et aux angioréticulomes où nous voyons apparaître dans la maladie de Von Hippel-Lindau, avec l\u2019association de l\u2019angio- matose rétinienne et les lésions viscérales qui peuvent être associées, un maximum de complexité, avec en plus le caractère hérédo- familial.On saisit aisément l\u2019ampleur des problèmes que soulèvent ces faits qui n\u2019intéressent plus seulement le neurologiste, l\u2019anatomiste ou l\u2019embryologiste, mais aussi le médecin et le généticien.» La monographie de R.Pluvinage, dont 1l n\u2019existait pas d\u2019équivalent en langue française, apporte donc une importance mise au point de ces affections, en une vue synthétique de l\u2019ensemble des problèmes tels qu\u2019on les con- coit aujourd\u2019hui.Une expérience pratique de la question qui rerionte à plus de dix ans a permis à l\u2019auteur d'illustrer ces descriptions de nombrenx exemples personnels.Une iconographie riche, L'Union Méd.Canada XLIX Tome 83 \u2014 Août 1954 pour la fièvre des foins yribenzamine l\u2019antihistaminique sans égal, est aussi efficace dans les autres affections allergiques où l\u2019emploi d\u2019un antihistaminique est indiqué: rhinite allergique, Présentation : maladie sérique, Comprimés à 50 mg.\u2014boîtes de 12; oedème angio-neurotique, flacons de 50 et 500.réaction aux médicaments Comprimés à action retardée à 50 mg.et affections p TUTIZINEUSES telles que flacons de 50 et 500 dermatoses et urticaires de contact.Reconnue pour son excellente valeur thérapeutique et son vaste champ d\u2019action, Pyribenzamine* est, aujourd\u2019hui comme par le passé, toujours recommandée pour un soulagement maximum des symptômes, tout en produisant un minimum d\u2019effets secondaires.Pyribenzamine est aussi présentée sous forme de crème et onguent: Tubes de 1 once et pots de 16 onces.coMPAGNIECIBA LIMITEE, MONTREAL *Marque déposée 144MF 2/1746M 954 adaptée et soigneusement reproduite aidera encore à la lecture de cet ouvrage qui n\u2019intéresse pas que les neurologues, neurochirur- siens et spécialistes de la circulation, mais aussi tous les médecins.Divisions de l\u2019ouvrage 1.\u2014 Les anévrysmes intra-craniens.Historique.\u2014 Anatomie pathologique.\u2014 Etiopa- thogénie.\u2014 Etude clinique.\u2014 Diagnostic différentiel.\u2014 Artériographie cérébrale.\u2014 Traitement.\u2014 Bibliographie.II.\u2014 Les angiomes cérébraux.Généralités, \u2014 Les angiomes artériels.\u2014 Les angiomes veineux.\u2014 Maladie de Sturge-Weber- Krabbe.\u2014 Télangiectasies et angiomes caverneux.\u2014 Les angioréticulomes ou hémangioblastomes et la maladie de von Hippel-Lindau.\u2014 Etude nosologique des malformations et tumeurs vasculaires.Index alphabétique des auteurs.\u2014 Index alphabétique des matières.Manoel DE ABREU, professeur à la Faculté des sciences médicales de Rio de Janeiro.\u2014 Bases de l'interprétation radiologique: radiogéométrie.2 volumes (22,5 x 30).I.Texte.214 pages.II.Iconographie.312 pages, 683 figures, LXXXII planches.Les 2 volumes ensemble: brochés: 5000 fr.: cartonnés toile, 6 200 fr.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1954.La netteté de l\u2019image radiologique ne résulte des conditions techniques que d\u2019une façon tout à fait secondaire: dimension du foyer d\u2019émission, distance entre le foyer, l\u2019objet et le film, émulsion photographique, immobilité du foyer et de l\u2019objet, etc.Ces conditions, dans les modernes installations, sont les meilleures.Néanmoins, la netteté manque souvent.C\u2019est que les principales raisons de la netteté ne sont pas techniques mais résultent de l'intensité de l\u2019absorption, celle-ci étant conditionnée par un facteur essentiel: la relation entre la morphologie des surfaces d\u2019opposition et la direction des rayons.C\u2019est l\u2019étude de ce facteur qui constitue le domaine de la radiogéométrie.L'auteur, qui a étudié la question depuis plus de vingt-cinq ans, a décrit, dans ses précédents travaux, les quatre types du phéno- REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 mène radiologique (contour): linéaire, net ou précis; épais, rugueux ou discrètement imprécis; très imprécis; et absence de contour.Ces types représentent les éléments de l\u2019image radiologique; la parfaite connaissance de celle-ci donne la clef de l\u2019interprétation.Seule, en effet, l\u2019étude rationnelle de la formation des images permet d\u2019avoir l\u2019assurance, la parfaite maîtrise dans l\u2019interprétation.La radiologie, méthode très sûre dans la clinique, d\u2019une étonnante richesse dans le domaine de la recherche, n\u2019est plus un ensemble contradictoire d\u2019hypothèses.Elle représente un tout, posé sur une seule base que sont les principes de radiogéométrie.Elle demande une mentalité propre, capable d\u2019appliquer le même système logique dans les plus diverses circonstances, de façon à connaître la forme réelle, anatomique ou pathologique, au vu de l\u2019image, échelle de tonalités déterminée par le jeu de l\u2019absorption.La première partie de l\u2019ouvrage étudie les principes, considère la forme purement géométrique, c\u2019est-à-dire des volumes à faces planes ou courbes, que les rayons traversent.Dans la seconde partie sont présentées l\u2019anatomie et la pathologie spatiales, l\u2019organe et le processus dans sa condition de volume différencié, de forme complexe, dans lequel a lieu le rythme de l\u2019absorption.Pour rendre plus aisée la consultation de l\u2019ouvrage et la confrontation du texte et de l\u2019iconographie, cette dernière (schémas et planches) a été rassemblée dans un tome spécial qui constitue le tome II de l\u2019étude.Des renvois aux pages de ce tome sont faits dans le texte du tome I.Divisions de l\u2019ouvrage Tome I.\u2014 Texte.Première partie.\u2014 Théorie de la radiogéométrie.Introduction.I.Théorèmes de radiogéométrie: Plans.\u2014 Angles isolés.\u2014 Angles superposés.\u2014 Plans de contrats successifs.\u2014 Triangles, prismes, pyramides, polyèdres.\u2014 Surfaces courbes de contraste.\u2014 Caleul de l\u2019épaisseur du contour.\u2014 Sphères, cylindres, cônes.Orifices, fentes, anneaux.\u2014 Résumé des théorèmes fondamentaux.II.Rythme de Pabsorption: Espace de transition.\u2014 Courbes d\u2019absorption.\u2014 Résumé. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Dans 155 tests cliniques 3 Bickerman, H.A., et al.: Ann.Allergy 11: 301, 1953, * Capacité vitale accrue | e spirogramme ciscontre montre d'effet d'un com- primé Dainite- de jour sur la capacité vitale d'un pa- ., Avant: C Après: .Tapacicé vitale 1250 ce.Capacité vitale 1780 cc.| tient souffrant de bronchite i Air de réserve 128 cc.Air de réserve 300 cc.= Senta SR e ES Sa : asthmatique.Ons la pronchite 3 @ Amélioration de la fonction pulmonaire.Soulagement du spasme.bronchique.® Amélioration de la fonction ventilatoire.Chaque Chaque comprimé de JOUR comprimé de NUIT contient: contient: 2.Phénobarbital .% gr Yagr.Pentobarbital de sodium.¥ gr.3gr.Aminophylline.4 gr.te i Yogr.Ephédrine HCI.PRESENTATION: Bouteilles de 50 et de 100 comprimés \u201c%gr.Aminobenzoate d'éthyle.YA gr.de jour et 50 et de 100 comprimés de nuit; aussi empa- 2% gr.Hydroxyde d\u2019alumine.24 gr.quetage spécial Dainite, extrêmement pratique, conte- Prendre t.i.d.a.c.Prendre à 10 h.du Soir nant 36 comprimés de jour et 12 comprimés de nuit.IRWIN, NEISLER & COMPANY ° DECATUR, ILLINOIS Boîte postale 157, Toronto, Ontario Province de Québecetonews FIERDT & CHARTON INC.- MONTREAL Bie.1 ca vi For décent ce ve 956 III.Radiogéométrie dans la tomographie: Espace de section.\u2014 Radiogéométrie dans la tomographie.\u2014 Direction de l\u2019effacement, \u2014 Résumé.IV.Contraste et netteté, seuil de visibilité: Contraste.\u2014 Pénombre, divergence.\u2014 Opposition artificielle.\u2014 Seuil de visibilité.\u2014 Intensité de l\u2019opposition et seuil de visibilité.\u2014 Sélection des images.\u2014 Résumé.Deuxième partie.\u2014 Démonstration pratique de la radiogéométrie.Considérations générales.I.Partie expérimentale: Volumes géométriques.\u2014 Seuil et espace tomographique.\u2014 Cavités.\u2014 Moulages.\u2014 Préparations anatomiques.\u2014 Incidences radiogéométriques.II.Os, articulations, cavités cranio-faciales: Règles générales.\u2014 Applications de la radiogéométrie.III.Médiastin: Introduction.\u2014 Cœur.\u2014 Aorte thoracique.\u2014 Collatérales de l\u2019aorte.\u2014 Artère pulmonaire.\u2014 Branches de l\u2019artère pulmonaire.\u2014 Veines caves.\u2014 Trachée, bronches principales.\u2014 Œsophage.\u2014 Thymus.\u2014 Contour para-vertébral.\u2014 Plèvre rétro-sternale.\u2014 Formations pathologiques.IV.Poumons: Considérations générales.\u2014 Scissures.\u2014 Lobes.\u2014 Zones, \u2014 Secteurs.\u2014 Sous-sec- teurs.\u2014 Formes asegmentaires.V.Différents domaines de la radiologie: Larynx.\u2014 Abdomen en général.\u2014 Appareil digestif.\u2014 Canaux et cavités viscéraux.\u2014 Nouveaux thèmes de radiogéométrie.Tome II.\u2014 Iconographie.Un volume de 312 pages, avec 883 figures (schémas) et 82 planches.Edouard GARDE \u2014 La voix.Presses Universitaires de France, Collection Que sais- 144 fr.Ce petit livre dense vient combler une lacune et rappeler que la voix est un capital humain, dont l\u2019atteinte ou la perte entraînent dans la vie de chacun de graves perturbations professionnelles, sociales et mêmes morales.Mais avant tout, en rattachant la physiologie de la phonation à celle de l\u2019appareil auditif, du système nerveux central et végétatif, des glandes endocrines, il fait apparaître la voix comme le baromètre de l\u2019état général, dont médecins et profanes devraient écouter plus souvent les avertissements.Enfin une partie, mais une partie seulement, de ce livre s'adresse à ceux qui ont à perfectionner incessamment leur technique vocale: je?REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 chanteurs, acteurs, orateurs, enseignants, etc.L'auteur se refuse à toute catégorie.Il rapporte des observations et des résultats d\u2019expériences qui sont le fruit des travaux d\u2019une équipe.Ces travaux durent depuis quatre ans.Ils ont fait appel à deg-compétences diverses groupées au sein de l\u2019« Association française pour l\u2019étude de la phonation et du langage ».Les résultats pratiques de ces recherches sont indéniables.Non seulement celles-ci ont abouti à un classement rationnel des voix (fondé sur la chronaxie ou excitabilité du nerf récurrent), mais encore et surtout elles suscitent déjà une rénovation complète de la connaissance des maladies de la voix, dont le traitement, assuré désormais sur des bases physio-pathologiques solides, est en train de se modifier profondément et de se raccourcir dans la généralité des cas.Louis BONNET, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris; préface du professeur I.-C.RUBIN.\u2014 Insufflation utéro-tubaire kymographique, méthode pour le diagnostic et le traitement de la stérilité tubaire.Un volume de 274 pages, avec 88 figures et 4 transparents sous pochette (16,5 x 25).1 600 fr.\u2014 Masson et Cie, éditeurs, Paris, 1954 Ce livre ne saurait être mieux présenté que par le professeur I.-C.Rubin (de New-York), créateur et maître incontesté de l\u2019insufflation kymographique: « Je suis très heureux de l\u2019occasion qui m\u2019est donnée d\u2019écrire cette préface pour le livre du docteur Bonnet, dont j\u2019apprécie toutes les acquisitions inestimables sur l\u2019insufflation utéro-tubaire kymographique.Depuis plus de quinze ans, il s\u2019est attaché a l\u2019aspect physique et dynamique de cette méthode et a grandement contribué à améliorer nos connaissances sur la théorie et sur la pratique de cette dernière.« Doué d\u2019un esprit mathématique, le docteur Bonnet a pu appliquer les lois de la physique à ce sujet et \u2026 il a pu interpréter les divers éléments des tracés enregistrés au cours de l\u2019insufflation utéro-tubaire, augmentant ainsi la précision du Rubin-test ». L'Union Méd.Canada 1.) Tome 83 \u2014 Août 1954 .es ! ren ferme main tenan { sa 7 un concentré purifié ° .=\u201c de facteur intrinseque Fer e B12 e C e Acide Folique e Estomac e Fraction Hépatique e LEDERLE avec concentre purifié de facteur antrinseque La PERIHÉMINE, maître constructeur de globules rouges et d\u2019hémoglobine, renferme tous les facteurs connus essentiels à l'hématopoièse.Son emploi est indiqué pour 9 sur 10 de vos anémiques.LE CONCENTRE PURIFIE DE FACTEUR INTRINSEQUE favorise une rémission rapide en \u2018\u2018fixant\u201d la vitamine B12 et en facilitant l\u2019absorption du \u2018facteur antianémique.\u201d La PÉRIHÉMINE est présentée en: Capsules: Flacons de 100 et de 1000 Capsules Jr pour les enfants: Flacons de 100 et de 1000 À ° LEDERLE LABORATORIES DIVISION i NORTH AMERICAN Cyanamid LIMITED 5550 Avenue Royalmount Ville Mont Royal, Montréal, Québec ue wr , *MARQUE DÉPOSÉE 958 L\u2019ouvrage présente une partie expérimentale très importante, tant par sa longueur (110 pages), que par son entière originalité, puisque rien n\u2019avait été fait auparavant dans cet ordre d\u2019idée.Ce chapitre groupe une série d\u2019études expérimentales, qui ont toutes été entreprises, et souvent complétées, au fur et à mesure que des détails enregistrés cliniquement restaient sans interprétation et nécessitaient de nouvelles expérimentations pour les comprendre; quelques-unes, déjà publiées, ont été reprises et complétées, mais la plupart sont inédites.La transposition des conclusions expérimentales à la clinique est justifiée par le fait qu\u2019il est toujours possible d\u2019obtenir expérimentalement des tracés absolument analogues à ceux enregistrés cliniquement.Pour se mettre dans les conditions réalisées cliniquement par les trompes perméables, les sténoses, les dilatations tubaires (hydrosal- pinx), l\u2019auteur a étudié minutieusement, dans les conditions de l\u2019enregistrement clinique, la montée de pression dans une cavité fermée, l\u2019écoulement des gaz à travers des tubes étroits, le rôle d\u2019une cavité supplémentaire, etc.C\u2019est cette étude expérimentale qui lui a permis: \u2014 d\u2019étayer son opinion sur l\u2019interprétation des oscillations enregistrées en cas de perméabilité tubaire; \u2014 d\u2019établir la théorie du robinet débitmé- trique de son appareil, permettant d\u2019obtenir un débit constant et pratiquement indépendant de la pression en aval, dans les limites d\u2019enregistrement; \u2014 de permettre le diagnostic des trompes sténosées, c\u2019est-à-dire de celles qui, sans être imperméables, présentent un calibre réduit, ainsi que le diagnostic des hydrosalpinx; \u2014 d'introduire dans la méthode la notion de mesure: mesure de la capacité de la cavité utérine, mesure du calibre des trompes normales, mesure des sténoses, mesure de la capacité des dilatations tubaires, ete.qui permettent en outre d\u2019apprécier les améliorations de perméabilité obtenues.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Mais le livre est avant tout un livre de pratique de l\u2019insufflation kymographique, car les conclusions du chapitre expérimental sont incluses dans les chapitres de technique, dans lesquels l\u2019auteur expose avec détails les résultats de sa grande expérience, signale les écueils et la façon de les éviter, montre l\u2019interprétation des tracés, tant normaux que sortant du cadre habituel.Enfin, un chapitre est consacré à l\u2019exposé des résultats thérapeutiques: améliorations de la perméabilité, grossesses consécutives.Divisions de l'ouvrage Préface.\u2014 Historique et généralités.\u2014 Principes de la méthode.\u2014 Appareil d\u2019insufflation.\u2014 Théorie du robinet débitmétrique.\u2014 Etude expérimentale.\u2014 Technique de l\u2019insufflation, \u2014 Insufflation des trompes perméables.\u2014 Insufflation des trompes imperméables.\u2014 Insufflation des trompes avec spasme.\u2014 Insufflation des trompes sténosées.\u2014 Etude des hydrosalpinx par l\u2019insufflation kymographique.\u2014 Résultats au point de vue diagnostique.\u2014 Résultats au point de vue thérapeutique.\u2014 Indications.Contre- indications.Complications.\u2014 Comparaison de l\u2019insufflation kymographique avec les autres procédés d\u2019exploration tubaire.Conclusions.M.AUDIER, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Marseille.\u2014 Guide du stagiaire en médecine.Préface du professeur Pasteur-Valléry-Radot.Deuxième édition revue et corrigée.Un volume in-16 de 216 pages avec 37 figures et un lexique médical.640 fr.\u2014 G.Doin et Cie, éditeurs, Paris, 1954.Ce petit livre qui peut facilement tenir dans une poche est une sorte d\u2019aide-mémoire que l\u2019étudiant en médecine peut emporter à l\u2019hôpital.De l\u2019aide-mémoire, il a la précision et la concision.Il permet de prendre correctement une observation de cardiaque, de pulmonaire, de digestif, de nerveux, de rénal, etc.Il rappelle les techniques des petits soins et prélèvements que l\u2019étudiant, futur externe doit connaître.Les examens para-cliniques prennent une place de plus en plus grande en médecine hospitalière; le jeune stagiaire aura sous les L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 SULPHO-LAC (Pommade ne contenant aucun corps gras) FORMULE : Soufre colloïdal \u2014 Sulfure de calcium Sulfate de zinc \u2014 Glycérine.INDICATIONS : Acné, Séborrhée huileuse, Couperose, Lupus érythémateux, Dermites de cause vénénifique.MODE D\u2019EMPLOI : En application locale le soir au coucher.PRESENTATION : Pots de 1 oz.\u2014 2 oz.\u2014 4 oz.et 16 oz.Pour obtenir des résultats plus rapides, on recommande de faire aussi l\u2019usage du Savon SULPHO-LAC.Documentation et échantillon sur demande.Représentants exclusifs au Canada : HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue du Collège-McGill - - - Montréal, P.Q.FORMULE : Peptone de viande, Peptone de poisson, Extrait de lait, Extrait d\u2019œufs, Magnésie.POSOLOGIE : Adultes \u2014 Prendre deux dragées avec un peu d\u2019eau environ 1 heure avant chaque repas.Enfants \u2014 2 dose.La Peptalmine est spécialement recommandée dans les manifestations anaphylactiques avec participation hépatique.HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue du Collège-McGill - - - Montréal, P.Q.LII 960 yeux des schémas instructifs représentant par exemple les douze dérivations usuelles de l\u2019électrocardiogramme et quelques images radiologiques simples.Les chiffres normaux donnés par les principaux examens de laboratoire sont groupés en un chapitre.Enfin, ce mémento se termine par un petit lexique médical qui donne l\u2019étymologie des principaux termes médicaux et surtout leur définition précise.Il faut souligner que la première édition de ce livre a eu un grand succès auprès des étudiants.Dans la deuxième édition, l\u2019auteur développe certains chapitres concernant les explorations fonctionnelles pulmonaires, cardiaques, hépatiques et l\u2019électroencéphalogra- phie.Mais il reste fidèle au grand enseignement de la clinique à la française et s\u2019est attaché à donner avant tout d\u2019excellentes directives aux débutants.suppression simultanée dinflammation et d\u2019'infection oculaires dans différentes formes de conjonctivite, kératite, ulcération marginale et de trauma mécanique, thermique et chimique suspension ophtalmique Néo-Cortef Bouteilles stilligouttes de 5 cm?Chaque cm* de Gouttes de Néo-Cortef contient: Acétate d\u2019hydrocortisone.15 mg Sulfate de néomycine.5 mg (équivalent à 3,5 mg de base de néomycine) % MARQUE produits pharmaceutiques DE FABRIQUE supérieurs depuis 1886 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 384 Adelaide Street, West, Toronto REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Comme le dit le professeur Pasteur-Vallery- Radot dans sa préface: « Les étudiants seront reconnaissants à l\u2019auteur de les avoir si sagement guidés et les maîtres lui sauront gré d\u2019avoir facilité leur tâche de l\u2019enseignement de la médecine: enseignement chaque jour plus difficile.» R.LAVEZZARI \u2014 Une nouvelle méthode clinique et thérapeutique: l'Ostéopathie.\u2014 \u2014 Préface du docteur L.Vannier.\u2014 Un vol.in-8 de 172 pages avec 42 dessins en noir et en couleurs de Mme J.de Mare- parlin et 37 radiographies.1 400 fr.2e édition revue, corrigée, augmentée.\u2014 G.Doin et Cie, éditeurs, Paris, 1954.Depuis la publication de la première édition, l\u2019osthéopathie s\u2019est largement diffusée aussi bien dans les milieux médicaux que dans le grand public.Certes tous ne l\u2019ont pas approuvée d\u2019emblée.Mais avec le temps la vérité s\u2019est imposée.L\u2019ostéopathie du docteur A.-T.Still, pratiquée par des médecins spécialisés s\u2019est révélée non nocive et capable des meilleurs résultats.Dans certains services hospitaliers on a même créé des consultations ostéopathiques qui rendent de grands services, et l\u2019on accepte que certains cas difficiles soient confiés à des ostéopathes qualifiés.Nous ne doutons pas que dans cette seconde édition l\u2019auteur fasse encore mieux connaître ce qu\u2019est vraiment l\u2019ostéopathie et les services qu\u2019elle peut rendre aux médecins et aux malades.Loin de s\u2019opposer à la médecine classique, elle pourra alors en devenir un chapitre particulier.L\u2019auteur a augmenté notablement ses observations radiographiques dont quelques-unes sont caractéristiques.Le dernier chapitre, consacré au probléme de la lésion ostéopathique, précise l\u2019idée de l\u2019auteur sur cette question.Tous les médecins-praticiens voudront prendre connaissance de l\u2019exposé d\u2019une méthode qui a, à son actif, des résultats aussi probants. L'Union Méd.Canada LIV Tome 83 \u2014 Août 1954 \u201cUne bouffée d'air\u201d pour \u2018asthmatique s'obtient en quelques minutes, dure quatre heures d'affilée En quelques minutes, Tedral apporte un soulagement à l\u2019asthmatique \u2014 en relâchant la musculature lisse des bronches, en dilatant les bronchioles et en réduisant la congestion des muqueuses.Il est si sûr qu\u2019on s\u2019en est servi comme médicament-témoin au cours d\u2019un essai clinique.Les chercheurs ont décrit Tedral comme étant \u201cun agent de tout repos dans le traitement des symptômes de l\u2019asthme bronchique et ils ajoutent que son efficacité a été définitivement prouvée\u201d.(Annals of Allergy, janvier 1952) WARNER-CHILCOTT L'élboratories.Avec Tedral, on peut en tout temps provoquer un soulagement rapide et prolongé, le jour ou la nuit, au besoin, sans crainte de voir apparaître des réactions secondaires nocives.FORMULE: Théophylline .2 grs Ephédrine ces 34 gr.Phénobarbital .4 gr Tedral s\u2019obtient en boîtes de 24, 120 et 1000 comprimés enveloppés de cellophane.Ad certe A (OUNLIL ON VHARMALY IHEMTSTRY 6 Division of William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario «3 Wnion Medicale du Canada\u201d en 1885 TRAITEMENT DE LA DIPHTERIE Août 1885.Messieurs les Rédacteurs, En parlant du traitement de la diphtérie par les solutions saturées de chlorate de potasse, j'ai omis de mentionner les autorités sur lesquelles je m\u2019appuyais pour recommander le remede qui m\u2019a toujours rendu les plus grands services.Votre livraison du mois de juin m\u2019ayant appris qu\u2019en faisant l\u2019éloge de ce médicament j'avais fait rêver votre correspondant Médecire, je m\u2019empresse à remettre à qui de droit la paternité du médicament préconisé.Je cite: Le Dr A.Seeligmuller, après avoir constaté l\u2019insuccès du chlorate de potasse à doses modérées et en solutions peu concentrées, dit: Tout a changé de face depuis l\u2019emploi de la solution saturée.Il y a vingt ans que je n\u2019ai pas prescrit d\u2019autre remède dans toutes les affections diphtériques que j'ai soignées dans cet espace de temps; et ce ne sont que quelques cas négligés où les symptômes étaient déjà trop prononcés qui ont résisté à cette préparation dont voici la formule: R/Pot.ij Aquæ iij.Prenez une cuillerée entière chaque heure, etc.Les pansements, les gargarismes, les onguents, les grattements des fausses membranes diphtériques et les cautérisations, toutes ces manipulations aussi pénibles pour le médecin que pour le malade peuvent être omises sans que le médecin ait à se reprocher la moindre négligence.L'auteur n\u2019emploie pas même le glycérolé d\u2019acide tannique.Pour le coup, le rêve de Médecine va se changer en cauchemar ! Mode d'application.\u2014 Faire prendre la solution saturée de chlorate de potasse aussi longtemps qu\u2019il y a encore traces de fausses membranes diphtériques; au commencement, chaque heure; plus tard, toutes les deux ou trois heures, jour et nuit, sans discontinuer.Il ne faut pas ajouter à cette solution du sirop ni quelque autre ingrédient corrigeant le goût, parce qu\u2019alors l\u2019effet n\u2019est pas aussi sûr.En outre, il ne faut pas laisser boire de l\u2019eau ou d\u2019autres liquides immédiatement après le médicament, pour ne pas paralyser l\u2019effet local.Le Dr J.M.Drysdale (Canadian Journal of Medical Science) dit que le chlorate de potasse s\u2019est toujours montré si efficace qu\u2019il est peu inquiet lorsqu\u2019il est appelé pour un cas de diphtérie ordinaire avant qu\u2019elle ait envahi le larynx et que des troubles du côté du cerveau se soient manifestés par des convulsions, car, ajoute-t-il, dans une longue et nombreuse pratique, je n\u2019ai rencontré que très peu de cas qui aient résisté à ce mode de traitement.M.le Dr Drysdale, de même que le précédent, se dispense de tout traitement local, se contentant de traiter les complications, diarrhée, spasmes du larynx, etc.Le Dr C.E.Billington vante aussi le chlorate de potasse dans le traitement de la diphtérie.Le Dr Eugène Hubert, rédacteur du Journal des Sciences Médicales de Louvain, recommande de plus les applications de tannin dissous dans la glycérine.Je pourrais aussi mentionner les noms de quelques médecins du Canada qui ont donné dans l\u2019Union Médicale les résultats tout à fait favorables de l\u2019emploi du chlorate de potasse, mais en voilà assez, je crois, pour convaincre votre correspondant que je ne suis pas en trop mauvaise compagnie, et que le mérite de l\u2019avoir fait rêver ne m\u2019appartient pas, mais bien aux auteurs que je me suis permis de citer.Veuillez agréer, ete.V.LAURIN, M.D.Ancienne Lorette, 20 juin 1885.* * k Messieurs les rédacteurs, Je devrais peut-être me taire, et laisser Un abonné répondre à Médecire pour sa communication au sujet du chlorate de potasse comme un remède efficace dans le traitement de la diphtérie; mais comme je crois avoir été un des premiers, sinon \u2018le premier, qui aient conseillé, par la voie de votre journal, le chlorate de potasse contre cette terrible maladie, j'ai cru qu\u2019il était de mon devoir de défendre un médicament qui, entre mes mains, a rendu des services signalés, et qui pourrait en rendre de plus grands encore, si son efficacité était plus universellement reconnue.Il est vrai que dans le traitement que j'ai employé, j\u2019associais le chlorate de potasse au benzoate de soude, en même temps que je faisais faire des frictions sur le cou, avec un liniment dans lequel entre la térébenthine, mais cela n\u2019empêche pas que je regarde le chlorate de potasse comme le principal agent, et je ne doute pas que seul, il soit suffisant pour obtenir la guérison.En lui associant le benzoate de soude les effets m\u2019ont paru plus prompts, et on abrège ainsi la durée de la maladie.Les vapeurs L'Union Méd.Canada LV Tome 83 \u2014 Août 1954 UN NOUVEAU DE LA GINITE À TRICHOMONIAS ET MONILIA (non gonococcique) Tred efficaces - Bien laléres Dose moyenne: Insérer un suppositoire tous Présentés en boîtes de 5.les deux soirs au moment du coucher, pour une période de cing doses.Une douche acide devrait être administrée les soirs alternants.Dans certains cas, il peut être nécessaire de prolonger ou de répéter le traitement./ CA Yuan Sz OF CANADA, LTD.WINDSOR,\u201d ONTARIO Milibis est le nom déposé au Canada et aux E.-U.la marque de glycolylarsonilate de bismuth.443 Sandwich Street, West Windsor, Ontario 964 de térébenthine et d\u2019ammoniaque peuvent aussi contribuer pour quelque chose, mais je ne pense pas qu\u2019on puisse attribuer les succès que j'ai obtenus par les seules frictions que je faisais faire sur la gorge; je ne pense pas non plus qu\u2019on attribue uniquement ces mêmes succès au benzoate de soude; il faut donc en faire bénéficier le chlorate de potasse, au moins en grande partie, surtout depuis que d\u2019autres ont eu, avec ce dernier médicament seul, des résultats à peu près semblables aux miens.Le Dr R.dans une communication à l\u2019Union M édi- cale du mois d\u2019avril dernier, donne la composition d\u2019une formule du Dr Bell, de Glasgow, dans laquelle entre le chlorure de potasse, et dit s\u2019en être bien trouvé dans le traitement de la diphtérie.Ur abonné, dans la livraison de mai, vante le chlorate de potasse et n\u2019a pas perdu un seul malade de diphtérie, depuis cinq ans.Voilà des faits qui parlent de l\u2019efficacité du remède.Monsieur le correspondant, Médecine, demande des chiffres.Eh bien ! qu\u2019il lise ma communication insérée dans l\u2019Union Médicale, livraison de juillet 1883.Il y \u201cL'UNION MÉDICALE DU CANADA\u201d EN 1885 # MARQUE DE FABRIQUE La DE LA NEOMYCORSONE suppression simultanée dinflammation et d Infection oculaires dans différentes formes de conjonctivite, kératite, ulcération marginale et de trauma mécanique, thermique et chimique onguent ophtalmique Tubes-applicateurs de 1 drachme Chaque gramme de Néosone contient: Acétate de Cortisone.ccoeee 15 mg Sulfate de Néomycine.5 mg (équivalent à 3,5 mg de base de néomycine) UPJOHN produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 384 Adelaide Street, West, Toronto L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 trouvera avec la manière dont j\u2019employais le chlorate de potasse, que dans une épidémie, qui sévit à St- Ambroise de Kildare en 1880, j\u2019ai traité trente-huit malades de diphtérie; sur ce nombre, deux seulement sont morts, l\u2019un n\u2019avait voulu prendre que très peu de remède, et je doute fort qu\u2019on ait suivi ma prescription pour l\u2019autre.C\u2019est toujours au moins trente- six guérisons sur trente-huit cas; ce qui est un résultat qui n\u2019est pas à dédaigner.Le correspondant Médecine va probablement avoir des doutes sur la justesse de mon diagnostic; mais si jamais il se trouve aux prises avec une épidémie de diphtérie, et qu\u2019il voit un, deux, trois et jusqu\u2019à quatre malades mourir dans la même maison en quelques jours, et cela se répéter durant un certain temps, ses doutes tomberont, et je lui conseillerais alors le traitement par le chlorate de potasse, soit seul, ou mieux, suivant moi, associé au benzoate de soude, tout en faisant faire des frictions sur la gorge avec un liniment de térébenthine et d\u2019ammoniaque.et ensuite il publiera ses insuccès, s\u2019il en a; de cette manière nous saurons à quoi nous en tenir sur l\u2019efficacité de ce médicament.De ce que les auteurs ne parlent pas du chlorate de potasse, ou n\u2019en parlent que pour le critiquer, sans l\u2019avoir éprouvé, ou après l\u2019avoir éprouvé d\u2019une manière insuffisante, il ne s\u2019ensuit pas que ce remède doive être rejeté du traitement d\u2019une maladie qu\u2019il a paru, administré convenablement, subjuguer dans presque tous les cas.Je concours pleinement dans la suggestion du correspondant Curatio.Que chacun fasse connaître les succès et insuccès qu\u2019il a obtenus avec tel ou tel médicament dans le traitement de la diphtérie; c\u2019est le seul moyen pratique de connaître le remède dans cette redoutable maladie.Dr J.LIPPE.St-Ambroise de Kildare, 27 juin 1885. L'Union Méd.Canada LVII Tome 83 \u2014 Août 1954 (ower pour le bébé qui commence C SET à prendre des aliments solides Les cinq céréales Gerber du début \u2014 Riz, Orge, Avoine, Blé et Mixte \u2014 sont toutes précuites et prêtes à servir.permettent à la maman d\u2019offrir à bébé des céréales variées, sans complication.Dy ea fbilite Facile! _\u2014> Les Céréales Gerber pour Bébés, grâce a leur faible teneur en fibres indigestes et à leur cuisson complète, sont faciles à digérer pour le bébé qui est prêt à prendre des aliments à la cuiller.Les Céréales Gerber sont enrichies de fer pour suppléer, quel- Enrichies de Gela> ques semaines après la naissance, au fer accumulé avant la naissance.(Une demi-once de n\u2019importe quelle céréale fournit la Minéraux quantité quotidienne requise pour un bébé au-dessous de 1 an.) .Elles sont également enrichies de calcium, thiamine, riboflavine et de Vdamines et niacinamide.Les cinq céréales Gerber procurent une variété de saveurs douces Shimudotion \u2014> et agréables qui aident l\u2019appétit de bébé à se développer, donnent à ce dernier de bonnes habitudes alimentaires.Elles sont précuites de ( op bh dit | et spécialement traitées pour avoir une consistance lisse et agréable lorsque mélangées avec du lait, de la formule ou d\u2019autres liquides.Mona \u2014= La Céréale de Riz Gerber est la seule à être hypoallergénique; c\u2019est pourquoi son emploi est suggéré, non seulement dans les cas Ollengenique \u2018 d\u2019allergies probables, mais aussi comme céréale du début idéale pour tous les bébés.De plus, une variété de cinq céréales, comparables quant à leur valeur nutritive, assure un choix excellent.N Jus nous occupons ALIMENTS uniquement POUR de {aim entation \u201d G \u20ac rb CT bébés , / & .: ; i es Leléo ! Gerber-Ogilvie Baby Foods Ltd., Niagara Falls, Canada 5 CÉRÉALES « 47 PUREES ET ALIMENTS POUR ENFANTS, Y COMPRIS LES VIANDES L'Union Méd.Canada LVIII Tome 83 \u2014 Août 1954 S.V.P.SPECIFIEZ KN OX LORSQUE VOUS PRESCRIVEZ DE LA \u2018\u2018GELATINE\u2019 20080 OB BBO COBB SOE OSC DOE BCE NRE E OTR EEL ESE OES 2GEBBREe Il y a une raison à cela, étant donné que toutes les \u2018\u2018gélatines\u2019\u2019 ne se ressemblent pas.Les marques de gélatines aromatisées contiennent 85% de sucre et seulement 10% de gélatine.KNOX ne contient que des protéines - sans sucre KN OX peut servir dans les régimes pour diabétiques KN OX peut servir dans les régimes riches en protéines KNOX peut servir dans les cures d\u2019amaigrissement KN OX peut servir dans les régimes pauvres en chlorure de sodium QB OBO HOS ETO VE BE PROEBOOCOE COOGEE O0CB0606 00990 BSO Depuis 64 ans la profession médicale place sa confiance en Knox et la famille Knox fera en sorte qu\u2019il en soit toujours ainsi.KNOX l gélatine véritable seulement des protéines - sans sucre KNOX GELATINE e JOHNSTOWN, NEW YORK, U.S.A.Format famille 4 enveloppes L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 LIX LA MALADIE VEINEUSE.et ses conséquences MÉDICATION VASCULAIRE FLUIDIFIANTE PHYTO-OPOTHÉRAPIQUE COMPOSITION Extraits opothérapiques Extraits végétaux Citrate de soude DOSES (états aigus): 4 à 6 comprimés par jour (états chroniques) : 2 à 3 comprimés par jour.J.EDDÉ, Limitée 1154, Beaver Hall, Montréal \u2014 Maison fondée en 1919 UN.6-1806 LX L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Dans l'alimentation des bébés prématurés\u2026 _ : le lait Dryco Borden\u2019s est particulièrement avan- Composition approximative de Dryco tageux.Cet aliment en poudre, pour formules, offre les caractéristiques désirables suivantes: En poudre Reliquéfié* ® Simplification de la formule Matiéres grasses du lait 12.009, 1.5% eG de di estibilité Protéines du lait 32.00% 4.0% rande clgestibile Sucre du lait (Lactoss) 46.00% 57% © Teneur élevée en protéines, faible Sels minéraux du lait (total) 7.00% 0.99% en matiéres grasses Calcium 1.00% 0.139, ® Grande solubilité Phosphore 081% 0.10% Eau 3.00% [87.99% © Teneur accrue en vitamines À et D Calories par once 119 15.75 ® Pas d\u2019hydrates de carbone surajoutés *{1 c.à s.pour 2 onces d'eau) Autres aliments Borden\u2019s pour formules Lait protéiné en poudre Lait à l\u2019acide lactique en poudre (Marque C.M.P.) \u2014un lait en poudre qui est fréquemment indiqué dans les cas d\u2019alimentation infantile présentant des problèmes spéciaux.En boîtes scellées sous atmosphère inerte pour préparation à domicile.Starlac\u2014 la source de protéines la plus économique qui soit.Starlac est un lait écrémé en poudre de qualité pour ordonnances; il est facilement digéré et a un goût très agréable.(Marque C.M.P.) un lait acidifié basé sur la formule de Finkelstein.Ses avantages ont été cliniquement prouvés dans le traitement de la maladie coeliaque, de la diarrhée fermentescente et dans l\u2019alimentation des bébés prématurés.Mull-Soy\u2014 un aliment émulsifié à base de fèves de soya\u2014indiqué comme succédané remplaçant complètement le lait dans les cas de bébés allergiques au lait.Lait évaporé\u2014 un lait complet évaporé, homogénéisé, à teneur en vitamine D accrue.\u2018aes0 Nutrilac\u2014 > - See un lait évaporé, partiellement écrémé et homogénéisé.a mon Pour de plus amples renseignements sur tout aliment Borden\u2019s pour formules, veuillez écrire a THE BORDEN COMPANY, LIMITED.Service des aliments pour formules, Spadina Crescent, Toronto, Ontario J L'Union Méd.Canada LXI Tome 83 \u2014 Août 1954 Spécialement concues pour favoriser la croissance Les chaussures Research de Savage sont faites sur des formes scientifiquement façonnées selon les indications fournies par des recherches de clinique.Elles assurent au pied en plein développement, une base parfaite, un soutien idéal, un \u201cguide\u201d qui aide à maintenir les os dans leur position normale.De plus elles contribuent à répartir uniformément le poids du corps.Les chaussures Research sont des chaussures normales, ce ne sont pas des chaussures orthopédiques.Elles sont faites avec grand soin au moyen des meilleurs matériaux possibles.Chaque chaussure est rigoureusement examinée avant l\u2019emballage.En vente seulement dans les magasins où le mot d\u2019ordre est \u2018\u201c\u2018chausser parfaitement\u201d.Chaussures SAVAGE SHOES LIMITED e PRESTON, ONTARIO atl oa\u201d en (LM TSF we a COS ER GE el S\u20ac poudre ait uma! est UN 510 fermen comple vache SE approch 5 de À t co a Jactosé cto- itio / dan par que se rapP 11 ne cot acto g uma 0 ous tous ost {le Au tu r1C it et roit elle est rap?ortS, ple ment ines en proté AAA Era, 7 1: plement On prev?aud dans 9\u20ac le prep arc asst fac pout eul f\u20ac pas a Jusieurs (CAN ADA) LTP NESTLE i L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 LXIIL SULFO - IODO - THÉRAPIE .VULCASE Comprimés Cholagogues LAXATIF DEPURATIF \u2019 SETI Soufre et lode Ampoules jumelées injectables |.M.et |.V.@ NÉO-SÉTI @ SÉTIPYRINE Sol.buvable Comprimés Rhumatismes \u2014 Névralgies rebelles \u2014 Scléroses vasculaires - DENISOLINE Lotion au soufre électro-négatif Acné sous toutes ses formes \u2014 Séborrhée ° SULPHIUM Comprimés et Suppositoires Dermatoses \u2014 Allergies \u2014 Rhinites Remplace avantageusement les Injections d\u2019Hyposulfite LABORATOIRES P.BRISSON et CIE - PARIS J).EDDÉ, Limitée, agent \u2014 1154, Beaver Hall, Montréal Tél.: UN.6-1806 L'Union Méd.Canada LXIV Tome 83 \u2014 Août 1954 VOICI .une nouvelle variété: VIANDES HEINZ POUR ENFANTS pour les petits qui sont sous vos soins La gamme déjà grande des aliments Heinz pour enfants\u2014 PURÉES DE VIANDE ° CÉRÉALES POUR BÉBÉS ALIMENTS EN PURÉE eo ALIMENTS POUR ENFANTS \u2014s'est maintenant augmentée d'un groupe de trois viandes, à haute teneur en protéines, destinées aux jeunes enfants.Si vous désirez goûter et essayer ces nouvelles variétés \u2014pour leur texture, leur goût et leur valeur nutritive\u2014nous nous ferons un plaisir de vous envoyer des échantillons H.J.HEINZ COMPANY OF CANADA LTD.Dept.S.P.M., 1040, ave Rockland, Outremont, P.Q.BFM-34F L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Support Gordon-Barach Spencer pour Malades Atteints d\u2019Emphyseme Pulmonaire LXV Chez les malades atteints d\u2019emphysème pulmonaire, des aides respiratoires mécaniques encouragent le rebondissement élastique du poumon.Le Support Gardon-Barach de Spencer fut créé pour procurer ces avantages:1,2 \u2014 soutenir le bas abdomen \u2014 augmenter la pression intra-abdominale \u2014 seconder la montée expiratrice du diaphragme \u2014 encourager la respiration diaphragmatique.Adresser le coupon à droite pour plus amples renseignements et un extrait de \u201cBreathing Exercises and Allied Aids to Breathing in the Treatment of Pulmonary Emphysema\u201d par A.-L.Barach, Medical Record and Annals 46,323, 1952, et un exemplaire du livre de référence Spencer sur les supports pour abdomen, le dos et les seins.1.Gordon, B.: \u201cThe Mechanism and Use of Abdominal Supports and the Treatment of Pulmonary Diseases.\u201d Am.J.Med.Sc.187:692, 1934.2.Barach, A.-L.; Bicherman, H.A., et Beck, G.: \u201cAdvances in the Treatment of Non-Tuberculous Pulmonary Diseases.\u201d Bull.N.Y.Acad.Med.28:353, 1952.3.Barach, A.-L., et Beck, G.: \u201cThe Value of Mechanical Methods of Aiding Respiratory Function.\u201d A paraître.SPENCER Comme le démontrent les illustrations, le support abdominal comporte deux bandes métalliques à ressort.La bande inférieure est doublement raide.Porté juste sous l\u2019ombilic, le support aide la montée expiratrice du diaphragme sans nuire à la dilatation latérale des côtes inférieures pendant l\u2019aspiration.Le support aide ainsi le malade à apprendre et à pratiquer les exercices de respiration diaphragmatique qui produisent une ventilation plus efficace des lobes pulmonaires inférieurs.On a constaté que le port du Support Gordon-Barach de Spencer, combiné à la pratique de la respiration diaphragmatique, soulage considérablement l\u2019essoufflement sur effort.3 (Fait en série.) AAA AAA ASSESS ASSL ASS Ps AP AA: As AN C0 A AP: AP ss Ars SPENCER SUPPORTS (CANADA) LTD, Rock island, P.Q.Etats-Unis: Spencer, Inc., New-Haven, Conn.Angleterre: Spencer, Ltd., Banbury, Oxom.Veuillez m\u2019adresser un exemplaire de \u201cPhysiological Basis for the Use of Spencer's Gordon-Barach Support\u2019.151-8-54 ASSESSES SEE mS WW WWW WW WW WWW WE www - WW A CE CW WS Wr Er Wr WS Wr WS Wr WP OWS WS Wr WS WY Wr WS Wr WW Wr WW WW Ww le support dessiné individuellement LXVI L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 se 4 45 y Fes ve 4 Lr | Li 2 nsiez.C'est plus tôt que vous ne le pe , y Certains médecins recommandent maintenant de la viande dans la formule des bébés, dès l\u2019âge de 6 semaines.Voici des preuves cliniques des avantages de l'alimentation carnée 100% aux très jeunes bébés. Te 1.\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 Ces viandes peuvent être données très tôt dans la formule des très jeunes bébés.7 sortes pour varier \u2014 toutes 100% viande.Bœuf, Agneau, Veau, Porc, Foie, Cœur, Foie- et-Bacon ; également Saumon pour Bébés.LXVII Méme les bébés prématurés digerent et utilisent les éléments nutritifs de la viande aussi bien que ceux du lait.Sisson, Emmel et Filer, \u201cMeat in the Diet of Prematures\u201d, Pediatrics, 7, 89, (1951).Les bébés de six semaines à qui l\u2019on avait donné de la viande avaient une concentration d\u2019hémoglobine plus élevée que ceux à qui l\u2019on n\u2019en avait pas donné.e-\u2014> me 1 Swifts & PL THE à Leverton et Clark, \u201cMeat in the Diet of Young Infants\u201d, J.A.M.A, 134, 1215 (1947).Egale- ment, Leverton, Clark, Bancroft et Copeman, \u201cFurther Studies of the Use of Meat in the Diet of Infants and Young Children\u201d, J.Pediatrics, 40, 761, (1952).Dans le cas de bébés allergiques aux protéines du lait, la formule lactée peut être remplacée par une formule préparée avec de la viande.McQuarrie et Ziegler, \u201cNutritive Value of Mineral-Enriched Meat and Milk\u201d, Pediatrics, 5, 210, (1950).ER A of ° F00DS AND e 9 NUTRITION \u201d, So * Nema 365 Toutes les déclarations concernant l\u2019alimentation qui sont contenues dans cette annonce ont l\u2019approbation du Comité des Aliments et de la Nu- LA PREMIÈRE MARQUE EN FAIT DE Viandes pour Bébés tion Médicale Américaine.Les premières viandes 100 % climquement essayées NOUS NOUS OCCUPONS DE LA NUTRITION SWIFT CANADIAN CO.LIMITED LXVIII Grâce à un procédé nouveau et unique ND L\u2019ONGUENT -)0 DENCOTAR est différent\u2026 Le procédé unique Dencotar élimine les irritants de faible poids moléculaire et les boues inertes du goudron de houille brut, ne fait aucun cas du distillat et soumet l\u2019huile de goudron à l\u2019irradiation ultra-violette pour donner naissance à des péroxydes organiques (ozonides) doués de propriétés kératolytiques.Le goudron de houille brut nettoyé est ensuite incorporé à une base de vanishing cream avec du soufre précipité colloidal, de l\u2019amidon et du menthol.L\u2019Onguent Denco- tar, à base de goudron de houille brut nettoyé, est 27 dénué d\u2019odeur désagréable, ne tache pas, s\u2019enlève faci- \u2018 lement à l\u2019eau seule, est \u2018\u2018invisible\u2019\u2019 après application, possède une efficacité clinique de 95 pour cent.Indiqué pour tous les troubles de la peau justiciables du traitement par le goudron de houille.THE Denver ®Marque enregistrée Pour la littérature et des échantillons d\u2019Onguent Den- C ic: ; p é Schantillans J'Onguent Den hemical Mfg.Co., 286 ouest, rue St-Paul, Montréal 1, Québec Dencotar, s\u2019adresser à: Dépt.48-C.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Août 1954 UN MÉLANGE LACTÉ de valeur reconnue pour l'alimentation des bébés Les sirops de mais Crown Brand et Lily White sont reconnus par la profession médicale comme étant l'hydrate de carbone sûr pour ajouter au lait que l'on donne aux bébés.Ces purs sirops de maïs se digèrent facilement et n'irritent pas l'intestin délicat des bébés.Les deux peuvent être ajoutés à n'importe quelle formule lactée.Fabriqués par THE CANADA STARCH COMPANY Limited.Montréal et Toronto.\u201ci PE The CANADA STARCH Co., Ltd.Montréal | ses mena | SIROP DE MAÏS \u201cCROWN BRAND\u201d - et SIROP DE MAIS \u201cLILY WHITE\u201d 7} Livret: \u201cLES SIROPS DE MAÏS DANS | AUX MÉDECINS SEULEMENT L'ALIMENTATION DES ENFANTS\u201d Vous pouvez obtenir, sur demande, un calculateur de poche contenant {] TABLETTES DE FORMULES TJ La brochure \u201cDEXTROSOL\".les différents régimes d\u2019enfants dans lesquels on trouve ces deux Nom célèbres sirops de mais.un traité scientifique, sous forme de livret, sur l\u2019alimentation des enfants.des tablettes de formules et Adresse une intéressante brochure sur les soins prénatals.Veuillez nous adresser le coupon et nous vous ferons parvenir immédiatement ces objets qui vous seront de grande utilité. TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Nembutal) \u2014 (Sur-Bex) _._.XLII - XLIV Ames Company of Canada Limited (Acetest \u2014 Bumitest Clinitest \u2014 Hematest) lo.XXII Anglo-French Drug Cie Limitée (Elixir Gabail) .______ XLV Armour Laboratories, The (Nidar) ________.______.____ XX - XXI Bard-Parker Co.Inc.(Nouvelles innovations) ._._ XXVIII Barnes Company.Limited, A.C.(Argyrol) _.__.XXXIX Bell-Craig Limited (Proderm) ._____._.22200000000000 LXX Borden Co.Ltd.The (Lait Dryco) oo __.LX British Drug Houses (Anatensine) .1221220002 XIX Bristol Laboratories (Polycycline) Canada Drug Company (Betagen) \u2014 (Bicalgen D) \u2014 (Tri-sulfa) \u2014 (Somenal) i.XXVI Canada Drug Company (Paveral) .111212220002 LXIX Canada Starch Co.Ltd., The (Sirops \u2018Crown Brand\u201d et Lily White\") _____.L.111100100 0000 ces LXVIII Canadian Tampax Corp.Lid.(Tampax) _._______._.XL Ciba Limitée (Pyribenzamine) ._.__ XLIX Denver Chemical Mig., Co.The (Dencotar) __._____.___.LXVTII Eddé, J.\u2026.Limitée (Veinatone) -_._._.____.1111111111000000 LIX Eddé, J.\u2026.Limitée (Vulcase \u2014 Seéti \u2014 Denisoline \u2014 Sulphium) i.LXIII Frosst, Charles E.& Company (\"Tan-Gel) .______.___.XXIV Frosst, Charles E.& Company ('Twin-Barb) 111112 IV Frosst Charles E.& Co.(\"Flavaco') Heinz Co.of Canada Ltd, H.J.(Viandes pour enfants) LXIV Gerber-Ogilvie Baby Foods Ltd\u2026 (Aliments pour bébés) LVII Herdt & Charton, Inc.(Dainite) ._.______.L.1101001000 000 L Herd & Charton, Inc.(Uroprazine) XLVIII Herdt & Charton, Inc.(Sulpho-Lac) \u2014 (Peptalmine) .____\u2026.LIT Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) ____.11111000 II Hoffmann - La Roche Limitée (\u2018\u2019Théphorin\u2019) _.__.____._.XI Johnson & Johnson Limited Canada (Bio-Sorb Ethicon) .XXXV Knox Gelatine (Gélatine) .___.__ LVIII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Celluka) ._._111112100 XLII Laboratoire Desbergers Limitée (Etavéral) \u2014 (lodogentizin) .__.SR 1 LL LL LL LL LL LL Quatrième page de la couverture des toux Coqueluchoïdes.\u2014 su reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE - - est journellement prescrit avec succès pour les cas de coqueluche et Ne cause ni tolérance ni complications.Littérature sur demande.2 =» AGENTS CANADA DRUG.CO.MONTREAL # #: Pages Laboratoires Jean Olive (Calcium Jol) .1111102 XIV Laboratoires Jean Olive (Passitonyl) .\u2026.1111111100 XVI Lakeside Laboratories (Canada) Limited (Neohydrin) .__.XXXIII Lederle Laboratories (Diamox) .211110111100000 I Lederle Laboratories (Périhémine) _.111111000000 LI Lederle Laboratories (Auréomycine) .____._______ XXIX - XXX Lederle Laboratories (Achromycine) ________________ XLVI - XLVII Librairie Beauchemin Limitée ._______ XXXVIII Mead Johnson & Company of Canada Limited (Obelins) «ooo Troisième page de la couverture Merck & Company Ltd.(Mephyton) ________.1 11111000 XXVII Merck & Company Limited (Hydrocortone) _____.__.__.________ XV Merck & Company Lid.(Vinethene) .______.____ _.___.___.XXV Merrell (Nitra nitol) ._._.11212000200000000 0000 XXIII Millet, Roux et Cie (Spasmosédine) _.__.__._.oo.___.II Nestlé (Canada) Limited (Lactogen) ._.111112100 LXII Parke, Davis & Cie Ltée (Chloromycetin) ____.______________.XLI Pfizer Canada Limited (Tétracyne \u2014 Terramycine) XVII Poulenc Limitée (Flaxédil \u2014 Brevidil 'M\u2019) LLLLLLLLL LL LL LL LL LL Deuxième page de la couverture Rougier Frères (Lipotrope) oo.Vv Rougier Frères (Dyspnétamine) Première page de la couverture Savage Shoes Ltd.(Chaussures Research\u2018) 1.LXI Schering Corp.Limited (Chlor - Tripolon) .___._.XXXVI Searle & Company, G.D.(Vallestril) .___.1111110000 XXXI Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Dexamyl Spansule) ill.XIII Spencer Supports (Canada) Ltd.(Support Gordon-Barach) LXV Swift's Canadian Co.Limited (Viandes pour bébés) LXVI - LXVII Upjohn Co.of Canada, The (Néo-Cortef) __._._._.LIII - XII Upjohn Co.of Canada, The (Néosone) .____.LVI - XVIII U.S.Vitamin Corp.of Canada Lid.(Aquasol A) ._.XXXVII Warner-Chilcott Laboratories (Tedral) __ _._.LIV Winthrop-Stearns of Canada Limited (Mibilis) _____._.- LV Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Streptomagma) XXXIV l\u2019Union Méd.Canada LXX Tome 83 \u2014 Août 1954 ACTION INHIBITRICE DE PRODERM Te SUR LA PEAU- AGENTS DES MALADIES Action Comparée de Proderm et des Antibiotiques d\u2019Usage Courant MICROBES MICROBE arrftiauence des ZONE D'INHIBITION OBTENUE EN MILIEU DE CULTURE AVEC Proderm Antibiotiques Péni- Strepto- Antibiotiques à spectre étendu Baci- Staphylococcus cilline mycine tracine aureus pyogenes le plus commun +++H = + + + + + Streptococcus ; hemolyticus fréquent + ++ + + + + + + Streptococcus viridans rare + + + + + + + + Proteus vulgaris rare + + + + + _ FUNGI ESPÈCE Fréquence ou maladie ZONE D'INHIBITION OBTENUE AVEC Proderm | Antibiotiques Epidermiphyton très fréquent LL floccosum \u201cDermatomycosis Pedis\u201d 1.I Les antibiotiques sont (Pied d\u2019Athlète) tous inactifs ; sur tous les fungi Microsporum canis rare + Les propriétés bactéricides et antimycotiques de Proderm rehaussent ses qualités cicatrisantes et protectrices.L\u2019association de Silicone, Huile de foie de morue, Oxyde de Zinc et Hexachlorophène est très efficace.Proderm peut être employé en toute sécurité.Il constitue un médicament de choix, et un traitement à vaste champ d'action dans toutes dermatites, dans les ulcères ou les brûlures.Littérature et échantillons sur demande.BELL-C RAIG LTD.270 PARLIAMENT ST.- TORONTO 2 Le Supplement Vitaminigue A-D-C ECONOMIQUE Lihicace TRUE TER \u2014 est agréable au goût, se prend avec plaisir, ne laisse aucun arrière-goût désagréable.\u2014 se disperse facilement dans les liquides, les céréales, les poudings ou les fruits tamisés.\u2014 coule facilement, n\u2019est pas collant, est tout de suite prêt à servir.Peut être mesuré avec précision et s\u2019administre facilement avec le compte-gouttes calibré.\u2014 n\u2019a pas besoin d\u2019être réfrigéré.Peut en toute Le Tri-Vi-Sol fournit dans 0.6 cc.: sécurité être chauffé à l\u2019autoclave avec 5,000 U.l.de Vitamine A la formule.Vous pouvez prescrire le 1,000 U.l.de Vitamine D Tri-Vi-Sol avec l\u2019assurance qu\u2019il conservera 50 mg.d'Acide Ascorbique son activité vitaminique.Toutes les vitamines sont synthétiques (hypoallergéniques).Grâce au faible coût du Tri-Vi-Sol\u2014moins de 4-4 £ par jour\u2014n\u2019importe quel enfant peut bénéficier de la protection vitaminique A-D-C qu\u2019il procure.TREVI-SOL MEAD JOHNSON & COMPANY OF CANADA LIMITED TORONTO et BELLEVILLE, ONTARIO oeul Repose le < .tation an Vaso-Dila P i ETAVER PPOSITOIRES | DRAGÉES et SU DEUX FORMES : » | DEUX FORMULES : ÉNO IMPLE et AVEC PH S BARBITAL pPOSITOIRES U Boîtes DE 10 5 2 59 DRAGÉES FLACONS DE \u2014 | = ry D ragées D D D | N AY I 4 I 2 x 1\u20ac Î ( GEN i J N | DESBERGERS 1 | ANALGÉSIQUE et ANTIPHLOGISTIQUE | des | ) DOULEUrs RHUMATISMALES et ARTHRITIQUES | : ) RMULE F Centisate de IPEIAZING wooo 200 mem.| alicylamide DESBERGERS] \"room TT 200 mgm, | { lodaminol (DESBERGERS) eee 100 mgm.4 Pour une dragée.i \u2014\u2014\u2014\u2014 ! INDICATIONS GENERALES - DOULEU RS MUSCULAIRES et ARTICULAIRES Au début d JOUr, puis a ) u traitement Ugmenter d\u2019 POS » Prescrire qu "]
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