L'union médicale du Canada, 1 décembre 1954, Décembre
[" | Tome 83 \u2014 Numéro 12 MONTREAL, DECEMBRE 1954 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph Montréal Un antidyspnéique de choix.ELPNOGENL | également présenté avec | AMINOPHYLLINE (100 mg.par cuillerée à thé) 09 RUPNOPHYLLINE L'action bronchodilatatrice de l\u2019Aminophylline s\u2019ajoute à l\u2019action fluidifiante de l\u2019Eupnogène.Médication par excellence de la bronchite asthmatique et de l\u2019emphysème pulmonaire.Flacons de 120 cc., 16 oz, V2, 1 gallon, 60 et 500 comprimés.Plus dun demi steels consacre a l'avancement des sciences pharmaceutiques et médicales au Canada. un nouvel hypotenseur remarquable .TARTRATE DE PENTOLINIUM L\u2019hexaméthonium fut le premier des ganglioplégiques utilisé largement dans le traitement de l\u2019hypertension, et son introduction en thérapeutique marqua un indiscutable progrès.L'intérêt soulevé par ce nouveau genre de préparation suscita des recherches en vue de découvrir des produits supérieurs, et dans ce domaine des sels de méthonium, les travaux aboutirent à la mise au point de \u2019ANSOLYSEN, ou tartrate de pentolinium.L\u2019ANSOLYSEN possède de grands avantages sur l\u2019hexaméthonium dans le traitement de l\u2019hypertension : médicament sûr \u2014 exempt de toxicité réelle, aiguë ou chronique action prolongée \u2014 effet hypotenseur plus uniforme et plus sûr, particulièrement par voie orale contrôle efficace \u2014 chez plus de 90% des patients atteints d'hypertension moyennement grave, grave ou maligne très bonne tolérance \u2014 minimum de réactions secondaires non contrôlables faible risque d\u2019accoutumance \u2014 besoin moindre d'augmenter les doses, une fois la posologie individuelle établie COMPRIMÉS 40 mg.et 200 mg.FLACONS-AMPOULES 10 ce, 5 mg.par c.c.30 c.c., 25 mg.par c.c.renseignements et échantillons sur demande 204, Place Youville, Montréal POULENC L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 T W F S IN NOUYE AL 1 .J .3 4.6 7 DIURETIQUE 8 9 pour 11 13 14 USAGE 4@JRAL regulier 18 19 et 20 | 21 prolonge x 28 Le DIAMOX Lederle agit d\u2019une façon nouvelle et différente.Ce n\u2019est ni un mercuriel ni un dérivé xanthique.Il provoque rapidement une diurèse abondante par inhibition spécifique de l\u2019anhydrase carbonique.Il est remarquablement atoxique, même à doses beaucoup plus élevées que la dose thérapeutique.Le DIAMOX ne s\u2019accumule pas dans l\u2019organisme, mais est éliminé quantitativement et inchangé dans l\u2019urine.I peut donc être administré de façon répétée.Les cardiaques peuvent être maintenus exempts d\u2019cedéme pendant des semaines et des mois.Présenté en comprimés rainurés (250 mg.) Dose: 1 à 1% comprimé chaque matin, selon le poids.*MARQUE DÉPOSÉE LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 5550 AVENUE ROYALMOUNT VILLE MONT RoyaL MONTREAL, QUEBEC SOMMAIRE e Table alphabétique des matières .___._._____\u2026_\u2026___ 0 1325 Table alphabétique des analyses .______ 1335 Table alphabétique des aqutewrs .__.___.__._ 1340 © © e Roma AMYOT Albert LeSage ._.sie eeee nn 1343 Albert JUTRAS Cholégraphie endoveineuse.Nouveaux aspects de physiologie biliaire, calculs flottants.1349 Ghislaine GILBERT, Claude LEONARD et Paul DAVID Maladies congénitales cardiovasculaires 1370 RECUEIL DE FAITS Georges SAINE Les ictères hémolytiques congénitaux et splénectomie _-eeclL LL LL LL LL LL LL LL LL LL 1378 REVUE GÉNÉRALE L-N.LAROCHELLE La fatigue hypoglycémique ._._.__ 1385 Rosario ROBILLARD Les exercices physiques dans le traitement du diabéte __ _______.______ LL 1390 INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.En règle générale et SAUF INDICATION CONTRAIRE, l\u2019eau VICHY CELESTINS doit être prise de préférence le matin à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner et 40 minutes avant les deux principaux repas.La dose habituelle de chaque prise sera d\u2019environ 100 grammes.RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER VICHY CELESTINS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE PROPRIÉTÉ DE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS MEFIEZ-VOUS DES IMITATIONS \u2014 PRESCRIVEZ CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, Canada L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 IIL oo even oa PAS DE CHOC - PAS D'INTOLERANCE SEPTICE ATTAQUE TOUTES INFECTIONS AIGUES CHIRURGICALES ou MEDICALES Les antibiotiques ne triomphent pas de toutes les infections.La SEPTICÉMINE, grâce à sa polyvalence remarquable, présente cette supériorité d'agir efficacement sur les germes les plus divers sans provoquer aucun choc, aucune intolérance.@ SEPTICÉMINE détruit les microbes eux-mêmes sans altérer les éléments du sang.SEPTICÉMINE ne touche pas les organes d'élimination.SEPTICEMINE neutralise les toxines microbiennes.@ SEPTICÉMINE a un pouvoir de diffusion extrêmement rapide et étendu.@ SEPTICÉMINE ne crée ni accumulation ni résistance.PRÉSENTATION : Ampoules de 4 cc.et 10 cc.Pour injections Intraveineuses ou Intramusculaires.LABORATOIRES CORTIAL Paris \u2014 France MILLET, ROUX & CIE LIMITÉE 1215, rue Saint-Denis Montréal, P.Q. SOMMAIRE (Suite) ÉDITORIAL Edouard-D.GAGNON Le connu et l'inconnu en chirurgie cardiaque Comité d'Economie médicale de l'Association des M.L.F.C.\u2014 Séance publique au cours du XXIVe Congrès.Le secret médical : André PLICHET Lettre de Paris MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Recherches et découvertes médicales Marque d'un composé de Pentobarbital-\"Noctinal\" Le pentobarbital renfermé dans la tablette Twin-Barb e PROVOQUE PROMPTEMENT LE induit rapidement au sommeil et ses effets durent SOMMEIL: pendant environ trois heures.À mesure que cette \u2019 action s'épuise, le Noctinal commence à exercer ses e DONNE UN REPOS RAFRAÎCHIS- effets plus soutenus.Le patient jouit donc d'appro- SANT DURANT TOUTE LA NUIT ximativement huit heures de sommeil et se réveille ., rafraichi, libre de toute sensation déprimante.\u2014 libre de sensation déprimante.\u201cTWIN-BARB\u201d COMPOSITION DE LA TABLETTE S.C.T.N° 445 \"Sont Une enveloppe extérieure rapidement soluble.Chaque tablette renferme: *Noctinal (dans le noyau intérieur) 50 mg.(34 de gr.) une prompte sédation.butabarbital sodique N.N.R.L\u2019enrobage intérieur prend, pour se pentobarbital sodique (dans l\u2019en- dissoudre, environ le même temps que Du pentobarbital sodique qui produit veloppe extérieure).65mg.( 1 gr.) la durée de l'effet du pentobarbital.POSOLOGIE: une tablette avant lu coucher.Le \u201cNoctinal\u201d\u2019 prolonge la sédation.PRÉSENTATION: flacons de 100 tablettes, MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 ETES.am ( ried pour vous remercier et vous souhaiter un \u2014 Joyeux Noël et une Heureuse Année.ROUGIER FRÈRES, 350 RUE LE MOYNE, MONTRÉAL SOMMAIRE (Suite) ANALYSES MEDECINE : La fonction cortico-surrénale pendant un traitement continu et prolongé & la cortisone (1421).Dépression hématopoïétique provoquée par la Chloromycétine (1422).La pleurodynie épidémique dans le Texas: Etude de 22 cas (1422).CHIRURGIE : Réadaptation des malades totalement paralysés au-dessous de la ceinture.Mention spéciale sur leur rééducation ambulatoire et leur capacité de travail rémunérateur.\u2014 IV: Contrôle de l'évacuation intestinale (1423).NEURO-PSYCHIATRIE : Hypoglycorrhachie d'origine non infectieuse: néoplasie méningée diffuse (1424).OBSTETRIQUE : ACTH et cortisone au cours de la grossesse (1425).PHTISIOLOGIE : Etude comparative des divers modes d\u2019administration de l\u2018isoniazide (1425).Le traitement conservateur des cavernes tuberculeuses par l\u2019alitement absolu et les antibiotiques (1426).SOCIÉTÉS Société Médicale de Montréal: séance du 20 avril 1954 (1427); journées médicales des 4, 5 et 6 mai 1954 (1427); séance du 21 septembre 1954 (1428); séance du 5 octobre 1954 (1429).Association des Médecins Canadiens en France : séance du 12 octobre 1954 (1429).NÉCROLOGIE CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l\u2019organe officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l\u2019Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l\u2019étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuscrits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l\u2019éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande par Jacques-D.Clerk, publiciste.326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l\u2019éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d\u2019attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888. L'UNION MÉDICAJH#DU CANADA \u2014 BuLLETIN A.M.L.F.C.#- Montréal, décembre 1954 VII POUR LES ENFANTS UN |S TONIQUE, GÉNÉRAL Ps Dé # À = a nn 80 at] 14 Tableau 5.\u2014 Principaux symptômes et signes des 24 patients non cyanosés.atrésie trieuspidienne, ventricule unique avec sténose pulmonaire, tronc artériel commun avec diminution du débit pulmonaire.2° L\u2019anastomose aortopulmonaire ou opération de Potts.Mêmes indications que 1°.3° La valvulotomie pulmonaire et la résection infundibulaire imaginée par Brock dans la trilogie de Fallot et certains cas de tétralogie de Fallot.4° La création d\u2019une communication inter- auriculaire dans la transplantation vasculaire complète Depuis quelque temps, on tente la transplantation des veines pulmonaires dans l\u2019oreillette droite.5° La résection de l\u2019anévrysme artério-vei- neux pulmonaire par lobectomie ou pneumo- nectomie.Dans les maladies acyanogènes, les principaux types d\u2019opérations sont: 1° La ligature (Blalock) ou la (Gross) du canal artériel.section L\u2019Union Méd.Canada GILBERT Er CoLL.: MALADIES CONGENITALES.Tome 83 \u2014 Déc.1954 1375 DIAGHUST £ SEXE : : ; 5 istasce anal Da ca auric ; inter- Tentriculz Sténoss puimona Asolée 2.ons Sténose aortique orificiell pis va no Co are de 2 Ye l'aorte EH Tableau 6.\u2014 Signes électrocardiographiques et radiologiques caractéristiques des 24 patients non cyanosés. GILBERT Er CoLL.: Figure 4.\u2014 Electrocardiogramme de N.C., 17 ans: Persistance du canal artériel.MALADIES CONGENITALES.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 2° La correction de la coarctation de l\u2019aorte par anastomose (Crafford, Gross, Clagett, Blalock) ou par greffe (Gross).3° La valvulotomie pulmonaire dans la sténose pulmonaire isolée (Brock).4° La fermeture de la communication inter- auriculaire (Gross, Blalock et Bahnson).5° La fermeture de la communication inter- ventriculaire (Murray).6° La fermeture de la communication aorto- pulmonaire (Gross, Blalock).7° La correction de la sténose aortique (Bailey).8° La correction de l\u2019arc aortique double.L\u2019anastomose réalisée par l\u2019équipe Blalock- Taussig ou celle de Potts a donné des résultats qui ont maintenant fait leurs preuves dans la tétralogie de Fallot.En effet, la cyanose disparaît parfois quelques heures après l\u2019opé- æ 4 = Zz 324 jie 39 - dad oho a.4 Fig.5.\u2014 Phonocardiogramme \u2014 a) L M, 7 ans: persistance du canal artériel, 2 EIG.b) L.8 2) 2 EID.A, 15 ans: Complexe d\u2019Eisenmenger: 1) 2 EID. L'Union Méd.Canada \"Tome 83 \u2014 Déc.1954 Figure 6.\u2014- Angiocardiogramme révélant une dilatation de l\u2019aorte ascendante et de l\u2019artère innominée dans un cas de sténose aortique.ration, l\u2019hippocratisme se corrige graduellement, la tolérance à l\u2019exercice devient presque normale.À Baltimore, l\u2019un de nous (G.G.) a vu plusieurs enfants qui ont bénéficié de cette chirurgie compensatrice et évoluent d\u2019une façon remarquable.Le tronc artériel commun de même que le ventricule unique avec sténose pulmonaire donnent des résultats moins encourageants.Il en est de même de l\u2019atrésie tricuspidienne et de la transposition complète des vaisseaux qui sont des anomalies très graves.Cependant l\u2019étude de nouvelles techniques chirurgicales pour la transposition des GILBERT Er CoLL.: MALADIES CONGENITALES.1377 valsseaux nous laisse espérer que ces enfants pourront un jour étre aidés.A l'heure actuelle, la chirurgie pour la ligature du canal artériel n\u2019est plus un problème et, dans la grande majorité des cas, la guérison est définitive.Depuis l\u2019avènement des greffes, l\u2019opération de la coarctation de l\u2019aorte comporte moins de risques.La fermeture de la communication interauriculaire se révèle encourageante, mais est encore une chirurgie de début.La fermeture de la communication interventriculaire tentée par Murray s\u2019avère plus compliquée et est encore au stage expérimental.La correction de la sténose aortique réalisée par Bailey est récente mais pleine de promesse.La valvulotomie pulmonaire imaginée par Brock donne des résultats merveilleux dans la correction de la sténose pulmonaire isolée ou parfois associée.| Avec les équipes de chercheurs qui se forment dans les différents pays, nous pouvons espérer que les problémes des maladies congénitales du cœur et des vaisseaux trouveront graduellement \u2018des solutions.Les chirurgiens apportent à ces enfants quelquefois une guérison et presque toujours une amélioration permettant une vie quasi normale.Résumé Nous vous avons présenté la série des 60 enfants qui ont été vus à l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal depuis son ouverture.Nous avons insisté surtout sur 41 cas de cardiopathies congénitales dont 17 cyanosés et 24 non cyanosés.Nous avons très brièvement résumé les possibilités chirurgicales actuelles. RECUEIL DE FAITS a LES ICTÈRES HÉMOLYTIQUES CONGÉNITAUX ET SPLÉNECTOMIE La première splénectomie thérapeutique de l\u2019ictère hémolytique congénital a été effectuée par Spencer Wells en 1865.Mais depuis que Lahey (1) a pratiqué cette opération, la première fois pour neutropénie idiopathique, en octobre 1939, plusieurs travaux ont suivi qui ont contribué à une plus intime connaissance des maladies de la rate, sans cependant avoir pénétré tous les mécanismes de fonctionnement normal ou anormal de cet organe.En effet, les notions physiologiques découlent souvent des constatations pathologiques et pathogéniques, cela est particulièrement illustré par nos connaissances imparfaites des fonctions normales et moins imparfaites des fonctions pathologiques de la rate.C\u2019est pourquoi nous résumerons ces deux classes de fonctions spléniques avant d\u2019en\u2018 étudier un aspect en particulier: celui de l\u2019ictère hémolytique congénital.FONCTIONS DE LA RATE NORMALE Action hématopoiétique de tous les éléments figurés du sang durant la vie fœtale.Cette action prend rapidement fin et se limite à la production de lymphocytes et monocytes chez l\u2019adulte à partir du tissu réticulo-endothélial pour ceux-ci et des corpuscules de Malpighi pour ceux-là.Toutefois, en certains cas d\u2019urgence et en toute période de la vie adulte, il est intéressant de noter que la rate peut reprendre cette fonction d\u2019hématopoïèse totale par poussées plus ou moins fugaces (3).Action destructive des globules, rouges.La rate constitue un véritable cimetière d\u2019érythrocytes détruits, en même temps qu\u2019un réservoir d\u2019hémoglobine: produit de la désin- OBSERVATIONS Georges SAINE (Sherbrooke).tégration de ces glogules rouges (près d\u2019un trillion par jour) (4).Et par action de son abondant tissu réticulo-endothélial, la rate convertit cette hémoglobine en bilirubine que le foie reçoit sous cette forme.Quant au mécanisme de destruction globulaire dans la pulpe splénique, Bergenhein et Fahreus (5) croient voir entrer.en jeu le rôle d\u2019une anto- lysine qu\u2019ils nomment lysolécithine, dont ils ont trouvé une plus grande quantité dans le sang de la veine que dans celui de l\u2019artère splénique.Aussi, de ce fait, la rate constitue- t-elle un important réservoir de fer organique en vue de la reconstitution de nouvelle hémoglobine pour nouveaux érythrocytes.Action d'équilibre numérique des hématites.D'une façon plus ou moins négligeable, selon son volume, la rate semble, d\u2019après les expériences de Barcroft (6), pouvoir livrer en circulation une quantité de globules rouges de réserve dans le cas d\u2019anoxémie, d\u2019hémorragie, de chute importante de la pression atmosphérique ou de tout autre état de stress qui puisse amener une contraction et une diminution du volume de cette rate.Action inhibitrice de Uhématopoiése de la moelle osseuse.Il est nettement établi que par un mode d\u2019action encore indéfini, la rate normale contrôle l\u2019hyperhématopoïèse possible de la moelle osseuse.Ainsi, a-t-on constaté, après splé- nectomie, une augmentation de leucocytes, d\u2019érythrocytes et de plaquettes sanguines, augmentation qui dure quelque temps, pour ensuite décroître en nombre et spontanément atteindre un taux normal (7). L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Action de filtration-immunité.En vertu de sa structure en sinusoïdes et logettes de pulpe splénique, aussi à cause de la nature de sa grande quantité de tissu réti- culo-endothélial, comme à cause des possibilités phagocytaires de ce tissu, on a attribué à la rate quelques rôles secondaires et encore assez peu définis.En effet, des corps étrangers, comme des bactéries, peuvent être retenus, tout comme certains éléments d\u2019immunité ou anticorps sont trouvés dans cet organe qui les a soit élaborés ou détruits lui-même, soit simplement reçus et gardés en réserve (8).LA RATE PATHOLOGIQUE Considérant, d\u2019autre part, que les fonctions d\u2019une rate normale sont connues à la lumière de la pathologie splénique, dont l\u2019étude est plus accessible aux chercheurs, il ne serait pas osé de penser qu\u2019il soit difficile d\u2019établir à quel point exact se termine ou commence un phénomène normal ou pathologique d\u2019action vitale de cet organe.En conséquence, toute exagération d\u2019une ou de plusieurs fonctions normales de la rate, peut se manifester par des phénomènes pathologiques qui caractérisent les différentes maladies de la rate.En effet, l\u2019excès d\u2019inhibition exercée sur la moelle osseuse peut causer une diminution plus ou moins marquée de plaquettes sanguines ou de leucocytes, soit dans leur développement, soit dans leur lancement dans la circulation.Il se produira donc un purpura thrombocytopénique ou une neuropénie.Si d\u2019ailleurs, cette action inhibitrice prononcée affecte l\u2019hématopoïèse totale de la moelle, il se produit nécessairement une maladie, caractérisée par une baisse considérable des leucocytes, des thrombocytes et des globules rouges, et qui s\u2019appelle panhématocytopénie.De plus, si la destruction des globules rouges est exagérée, si la morphologie en sphères biconvexes apparaît, et si la fragilité globulaire est augmentée, le tout sous l\u2019action d\u2019une rate malade, il se produira un désordre d\u2019une gravité aussi véritable que les précédents: SAINE: ICTÈRES HÉMOLYTIQUES 1379 l\u2019ictère hémolytique congénital, que nous étudierons plus en détail.Aussi, dans l\u2019association de splénomégalie à des changements cutanés ou osseux, avec présence dans le tissu réticulo-endothélial de volumineuses cellules graisseuses, on soup- conne la maladie de Gaucher.Un autre groupe de symptômes, comprenant anémie, leucopénie, splénomégalie, ictère et enfin cirrhose et ascite ou hypertension por- tale, nous fait penser à la maladie de Banti.Mais la leucopénie et anémie associées à la splénomégalie et en même temps à une arthrite chronique, constituent le symptôme de Fay.Voilà autant d\u2019exemples d\u2019états pathologiques de la rate dont la connaissance demande un examen clinique minutieux et une étude approfondie du sang, de la biochimie hépatique et de la moelle osseuse.C\u2019est pourquoi, une étroite collaboration est requise entre l\u2019hématologiste et le chirurgien, surtout lorsque la splénectomie est à envisager, comme une thérapeutique probable ou certaine.Car, si la rate n\u2019est pas un organe vital et que sa perte ne constitue pas un danger (9), il n\u2019en est pas ainsi d\u2019une certaine variété de rates malades.En effet, tandis que dans certaines formes de métaplasie myéloïde la splénec- tomie est nettement dangereuse et fatale (10), elle est, sans doute, utile dans la maladie de Banti, plus encore dans la maladie de Wer- Ihoff, pour devenir une cure presque dramatique dans la maladie de Chauffard-Min- kowski.ICTERE HEMOLYTIQUE CONGENITAL A) Défimtion.Cette maladie est aussi connue sous le nom d\u2019anémie hémolytique familiale, d\u2019anémie hé- riditaire à sphérocytes ou de maladie de Chauffard-Minkowski, pour la distinguer de celle de Hayem-Widal (ictère hémolytique acquis).Elle est caractérisée par: jaunisse, anémie, splénomégalie, microsphérocytose et fragilité globulaire élevée.Elle est congénitale, hériditaire et familiale.On peut, en effet, la tracer dans plusieurs générations d\u2019une mê- 1380 me famille, sans distinction de sexes, de races ni nettement de contrées.Elle se comporte comme caractère prédominant selon les lois de Mendel, nous l\u2019avons étudiée chez quatre sujets, dans trois générations d\u2019une même famille.Parfois, on a observé que cette héridité se manifeste sous différents aspects chez plusieurs membres d\u2019une même famille.On a, par exemple, constaté soit des pigmentations cutanées, soit des maladies biliaires, ou quelques accès d\u2019hémolyse, chez des sujets d\u2019une même famille qui, ceux-là, ne semblent pas atteints de la maladie à à symptomatologie déjà établie.Or, si on examine de plus près ces sujets, il n\u2019est pas rare qu\u2019on trouve un degré immédiatement sous-clinique de cette maladie ( 11), sous forme de quelques sphérocytes, de fragilité globulaire élevée ou de légère splénomégalie.B) Symptomatologie clinique.Cette maladie peut se manifester à la naissance (plus fatale) ou en toute étape de la vie adulte.Parfois, seul un état modéré de fatigue, avec légère coloration jaune des téguments et vagues douleurs musculo-articu- laires, amènera le sujet à consulter le médecin qui, à première vue, peut facilement méconnaître la maladie.Car, selon l'expression de Chauffard, les patients sont « ictériques plutôt que vraiment malades », l\u2019anémie étant moins apparente que la jaunisse.Occasionnellement, la poussée anémique est accompagnée ou précédée d\u2019un état infectieux, d\u2019un choc nerveux, d\u2019un traumatisme ou d\u2019une exposition prolongée au froid: circonstances reconnues étiologiques à tort, mais qui peuvent servir de causes occasionnelles à l\u2019éclosion d\u2019une crise hémolytique massive.Alors, l\u2019ictère devient plus marqué, la température s\u2019élève et la rate s s\u2019hypertrophie davantage, pour atteindre jusqu\u2019à dix fois son volume normal.Flle est souvent douloureuse à la palpation.Et, si cette hémolyse s\u2019est répétée souvent ou si elle a duré longtemps, le foie, à son tour, est hypertrophié, mais peu SAINE: ICTÈRES HÉMOLYTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 douloureux.L'anémie, jusque-là peu prononcée, apparaît, à ce point, avec les caractères cliniques de fatigue, prostration, décoloration exagérée des conjonctives, état d\u2019agitation, douleurs articulaires, douleurs précordiales, dyspnée et même le souffle cardiaque caractéristique.Rarement, il y aura hémoglobinu- rie, mais, en cas d\u2019hémolyse grave, on a noté oligurie, albuminurie et cylindres dans les urines et méme anurie compléte.C) Symptomatologie histo-pathologique.1) Du sang.Quoique peu marquée en prériode de rémission ou de silence, l\u2019anémie peut rapidement devenir très grave, et même mettre la vie du malade en danger à la période des crises d\u2019hémolyse importante.En effet, en peu de temps, la numération des érythrocytes peut tomber de 445 millions à 114 million par millimètre cube (12).On peut voir alors apparaître une hypopla- sie immédiate transtoire de la moelle osseuse, manifestée par une diminution des réticulo- cytes, leucocytes et plaquettes.Mais, bientôt après la crise hémolytique, une assez importante réticulocytose est de règle.Aussi, l\u2019index ictérique est-il considérablement augmenté, sans souvent atteindre plus haut que 50 unités.De plus, il y a augmentation de la bilirubine sérique avec réaction indirecte positive de Van den Berg et analyse indirecte quantitative élevée.Quant à la morphologie sanguine, un caractère constant est observé dans le diamètre plus petit que 6,8 microns de plusieurs globules rouges et dans leur configuration à faces biconvexes au lieu de biconcaves.La proportion de ces hématies, appelées microsphéro- cytes, peut varier de 10 à 20 pour cent du nombre total des globules rouges (13).Un autre caractère très important est la fragilité globulaire élevée.En effet, les globules rouges normaux commencent et terminent leur hémolyse, in vitro, en solutions salines hypotoniques de 0,45 % et de 0,36 % NaCl.Mais dans l'ictére hémolytique, la lyse commence dans une solution aussi élevée que L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 0,65 % pour se terminer vers 0,45 %, ce qui indique une fragilité telle que ces globules sont plus que normalement exposés à la destruction.2) Du fore.La plus ou moins grande quantité d\u2019hémoglobine de désintégration globulaire est, à travers la masse du tissu réticulo-endothélial de la rate, et par un mécanisme peu connu, convertie en bilirubine que le foie reçoit et excrète sous forme de pigments biliaires.Il serait donc erronné d\u2019attribuer l\u2019ictère au mauvais fonctionnement de la cellule hépatique, quand la véritable cause en réside dans une maladie hémato-splénique.En effet, le degré de jaunisse dépend de la quantité d\u2019hémolyse, d\u2019une part, et de la capacité d\u2019excrétion des pigments biliaires par le foie, d\u2019autre part.Or, si ces deux phénomènes sont en équilibre quantitatif, il peut arriver que la jaunisse n\u2019existe même pas.Mais si, au contraire, il y a excès de production d\u2019hémoglobine-pigments biliaires sur l\u2019excrétion hépatique (14), on assiste à une grande élévation du taux de la bilirubine du sérum sanguin avec Van den Berg indirect positif, et présence, dans les selles, de 300 à 500 mgm.d\u2019urobilinogène pour 100 gm., au lieu de 30 à 200 mgm.Aussi, de cet excès, il résulte souvent la formation de calculs de bilirubinate de calcium, soit dans le cholédoque, soit dans la vésicule biliaire.Rousselot évalue cette incidence à 75 pour cent des cas (15) étudiés.C\u2019est pourquoi il arrive souvent que l\u2019image clinique lythiasique masque la maladie sanguine et l\u2019hémolyse continue après cholécys- tectomie et exploration des voies biliaires où l\u2019étude du sang aura pu faire défaut.De plus, s\u2019il y a occlusion calculeuse des voies biliaires, on trouve alors augmentation du taux d\u2019urobiline dans les urines, et la réaction de Van den Berg devient nettement biphasique.C\u2019est pourquoi est-il toujours essentiel d\u2019explorer cliniquement et biologiquement le SAINE: ICTERES HEMOLYTIQUES 1381 système hépato-biliaire si l\u2019étude de l\u2019ictère hémolytique doit être complète.Car si cette maladie se prolonge d\u2019une façon chronique, si les crises d\u2019hémolyse sont importantes et fréquentes, si une subocclusion ou occlusion du cholédoque est de longue durée, il n\u2019est pas impossible qu\u2019alors l\u2019hypertrophie et la cirrhose franche et irréversible s\u2019installe avec le sombre pronostic qu\u2019on lui connaît.3) De la rate.La splénomégalie est constante, mais son degré varie avec l\u2019importance de la maladie.Elle augmente davantage à la suite de crises prolongées ou répétées d\u2019hémolyse.Le poids de la rate peut ainsi varier de 800 à 1500 grammes, MacKenzie en a trouvé une de 3500 grammes (8).Au niveau de cette masse constituée de travée fibreuses épaissies, de tissu réticulo- endothélial, de phagocytes en nombre et de pigments ferreux, les globules rouges sont détruits par un mécanisme encore peu connu.La rate est-elle donc l\u2019agent causal mécanique ou biologique de cette lyse ou est-elle simplement le récipient passif des résidus de ce phénomène?En effet, la pathogénèse de cette lyse est fort discutée.Des chercheurs, comme Loutit et Mollison (16), croient que la sphérocytose est un premier degré d\u2019hémolyse qui s\u2019effectue dans le sang circulant.Or les réticulocytes et érythrocytes semblent de forme et de volume normaux à leur émergence de la moelle osseuse vers la circulation.Ils subiraient done, vraisemblablement dans la rate, l\u2019effet d\u2019une antolysine qu\u2019îls nomment lysolécithine.De fait, le dosage comparatif de cette lysine en a donné à ces chercheurs une plus grande quantité dans le sang de la veine qu\u2019ils n\u2019en ont trouvé dans celui de l\u2019artère splénique.Par contre, des expériences ont prouvé que les hématies malades transfusés à un sujet normal en survivent pas plus longtemps que chez le malade; mais que les globules rouges normaux gardent une survie normale si transfusés à un malade atteint de sphérocytose. 1382 Il s\u2019agirait done de mettre en cause, non pas la rate, mais un désordre héréditaire ayant comme siège probable la moelle osseuse.Mais il n\u2019en est pas moins vrai que les globules rouges d\u2019un malades vivent plus longtemps si le malade est splénectomisé ou si un sujet normal, mais splénectomisé, les reçoit.La preuve est donc reversible, et la rate semblerait plutôt en cause dans le mécanisme de production de l\u2019hémolyse congénitale.D\u2019autre part, MacKenzie et d\u2019autres autorités s'accordent à dire que la sphérocytose est fonction d\u2019un désordre héréditaire de la moelle osseuse, et que la rate, de par sa structure, intervient dans ce phénomène de lyse, comme un filtre qui retient, même à l\u2019état normal, les érythrocytes âgés.Ainsi est-il prouvé que les hématies normales ont une survie normale, même si transfusées à un sujet atteint de sphérocytose et non splénectomisé.Ces deux points de vue ne manquent pas de logique; mais seule une connaissance plus intime de ce phénomène pourra les infirmer ou les confirmer.D) Diagnostic.On ne doit pas confondre l\u2019ictère hémolytique congénital avec les maladies biliaires intrahépatiques ou extrahépatiques.En effet, tandis que l\u2019histoire familiale et l\u2019image sanguine caractéristique fait défaut dans ces maladies, l\u2019étude radiologique, biologique et même la biopsie hépatique les signeront facilement.Cependant, il ne faut pas perdre de vue la variété de la lythiase biliaire secondaire à l\u2019hémolyse dans laquelle on ne pourrait mettre le foie en cause.Quant à l\u2019ictère hémolytique acquis de Hayem, on ne peut lui attribuer une histoire d\u2019'hérédité prouvé.Cliniquement, il est admis qu\u2019on ne doit pas le distinguer de son homonyme congénital, hors le cas où on peut mettre en évidence une intoxication, par des dérivés du benzol par exemple.De plus, l\u2019épreuve de Coombs est positive dans l\u2019ictère hémolytique acquis et négative dans l\u2019ictère congénital.Ces distinctions n\u2019ont de l\u2019intérêt que du point de vue pronostic, car dans l\u2019ictère h,molytique SAINE: ICTÈRES HÉMOLYTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 acquis, la splénomégalie est reconnue moins efficace que dans la sphérocytose congénitale.Mais dans les deux, malgré la guérison ou l\u2019amélioration clinique, la fragilité globulaire et la sphérocytose persistent.E) Traitement.Il est admis que le traitement de choix de l\u2019ictère hémolytique congénital est la splénec- tomie.Cependant, quelques considérations pratiques pourraient contribuer à en diminuer le taux de mortalité qui est aujourd\u2019hui de 2 à 5 pour cent.Ainsi, on conseille le choix du temps d\u2019intervenir, dans une période de rémission et non pendant une crise d\u2019hémolyse si l\u2019état d\u2019urgence et l\u2019inefficacité des transfusions ne viennent forcer la main du chirurgien.Pour éviter les thromboses, on ne devra pas omettre l\u2019usage d\u2019héparine si l\u2019épreuve du temps de prothrombine soulève des craintes.De plus, il est dit que la rate peut contenir une telle quantité de sang, que sa contraction peut exprimer assez de globules rouges pour en élever la numération d\u2019un demi-million au millimètre cube: C\u2019est pourquoi, il serait à conseiller, pendant la manœuvre, de ligaturer l\u2019artère splénique d\u2019abord, puis de comprimer légèrement la rate entre les mains du chirurgien avant de ligaturer la veine splénique (17).D'autre part, l\u2019incision pour splénectomie devrait, si possible, être para-médiane pour faciliter l\u2019exploration des voies biliaires externes.Si une cholécystectomie et cholédo- cotomie exploratrice doivent être effectuées, il serait souhaitable qu\u2019elles le soient en méme temps que la splénectomie, si l\u2019état du sujet le permet.Sinon, pour éviter une nouvelle poussée d\u2019hémolyse postopératoire, la splénec- tomie devra être faite à la première intervention, car il est moins dangereux de différer l\u2019opération pour lythiase biliaire.La transfusion de sang normal compatible a longtemps été redoutée; car souvent, au lieu d\u2019améliorer la condition du malade, elle semblait déclencher une nouvelle crise d\u2019hémolyse.Aujourd\u2019hui, l\u2019étude des groupes et sous-grou- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 pes sanguins et la technique adoptée de précautions, permettent d\u2019éliminer l\u2019apport de certains facteurs lytiques et diminuent le risque dans telles transfusions.Cependant, certaines autorités continuent de recommander l\u2019installation de la transfusion après la ligature de l\u2019artère splénique.OBSERVATIONS Nous avons eu l\u2019occasion de suivre, ces dernières années, une famille dont quatre membres, dans trois générations, sont atteints à un degré variable de la sphérocytose congénitale.Il s\u2019agit du grand-père, de ses deux fils (il a deux filles indemnes) et de sa petite-fille, laquelle compte deux sœurs et un frère indemnes.Chez tous les quatre, la microsphé- rocytose et la fragilité globulaire élevée sont constantes.Mais, chez ces quatre sujets, on a pu observer la maladie dans ses différentes phases de l\u2019état préclinique jusqu\u2019à l\u2019hémolyse grave.Un fait à noter: le grand-père est beaucoup moins malade que son fils et encore moins que sa petite-fille.Observation 1.M.E.P., 56 ans, fermier, se plaint de fatigue, malaises vagues, douleurs lombaires.Il est pâle, légèrement ictérique.Il dit n\u2019avoir jamais eu de jaunisse marquée, n\u2019avoir jamais eu à prendre le lit pour aucune maladie; mais il n\u2019a jamais terminé une journée sans s\u2019être senti extrêmement fatigué, au point de ne vouloir se lever de la chaise qui l\u2019a reçu à son arrivée du travail.Cet état de chose dure depuis plusieurs années.La numération globulaire n\u2019a jamais montré d\u2019anémie, malgré le Van den Berg indirect positif et le taux élevé de bilirubine sérique (1,95).Aussi, légère microsphérocytose.Examen hépato-bi- liaire négatif.Splénomégalie.Il demeure dans la région de Boston ; et nous lui avons conseillé d\u2019aller consulter Demesheck.Observation 2.M.Roland P., 30 ans, manœuvre, fils du précédent, ne présente aucune histoire de ma- SAINE: ICTÈRES HÉMOLYTIQUES 1383 ladie.Il semble en parfaite santé.Examen clinique négatif.Vésicule biliaire normale.Formule sanguine normale.Van den Berg négatif.Aucun ictère apparent.Cependant, mi- crosphérocytose constante et démolyse commençant à 0,56 et se terminant à 0,44 pour cent NaCl.Observation 3.M.Roméo P., 35 ans, ingénieur en électro- hique, frère du précédent, accuse depuis plusieurs années un état de fatigue qui, à l\u2019apparition de l\u2019ictère, est poussé à la prostration.A l\u2019occasion, souvent coryza et, une fois, de simple plaie cutanée infectée, il a développé un accès d\u2019ictère et hémolyse qui n\u2019ont cependant pas nécessité ni transfusion, ni intervention immédiate.Van den Berg indirect positif.Bilirubine sérique : 1,85 mgm.%.Index ictérique: 11 unités.Microsphérocytose constante et hémolyse qui commence a 0,56 NaCl pour se terminer a 0,47 %.Aussi, urobilinogène des selles: 410 mgm.pour cent grammes.Voies biliaires radiologiquement normales.En période de rémission, il y a six mois, une exploration du carrefour biliaire, qui s\u2019est révélée négative, fut effectuée avec une splénectomie qui a livré une rate de 500 grammes.L\u2019évolution postopératoire fut normale.Un mois plus tard, le taux de bilirubine sérique est tombé à 0,85 mgm.%; mais, dix jours après l\u2019opération, la formule sanguine était normale, et demeure ainsi depuis.Cependant, la microsphérocytose et la fragilité globulaire élevée persistent, tandis que le patient continue de jouir d\u2019un bien-être qu\u2019il dit n\u2019avoir connu depuis plusieurs années.Observation 4.Mlle T.P., 8 ans, fille du précédent, qui, à plusieurs reprises et depuis plusieurs années, a présenté des accès de jaunisse, anémie prononcée de type réticulocytaire, avec chute d\u2019hémoglobine jusqu\u2019à 48 pour cent et d\u2019érythrocytes jusqu\u2019à deux millions. 1384 Pendant une crise d\u2019hémolyse, une oligurie importante, avec albuminurie et cylindres, a été observée.Van den Berg indirect positif.Bilirubine du sérum: 1,95 mgm.% (H.Fister).Microsphérocytose en quantité et hémolyse en solution saline hypotonique commençant à 0,56 % et terminant à 0,44 %.L\u2019examen radiologique des voies biliaires fut négatif.En période de rémission, il y a plus de six mois, une incision para-médiane effectuée nous a permis de trouver une vésicule biliaire contenant des calculs que nous avons enlevée, sans exploration autre que digitale du cholédoque.Aussi, la splénectomie nous a révélé la présence de plusieurs petits amas de tissu splénique surnuméraires le long du pédicule de la rate, face postérieure, et près de la queue du pancréas; nous les avons soigneusement extirpés, après splénectomie.Les suites postopératoires furent normales.Deux semaines plus tard la bilirubine sérique est tombée à 1,04 mgm.%.La formule sanguine continue de se révéler normale depuis.Aucun changement dans la microsphérocytose et la fragilité globulaire.La patiente a repris son teint normal, ses forces et ses études abandonnées depuis deux ans.SAINE: ICTERES HEMOLYTIQUES L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 BIBLIOGRAPHIE (1) F.LAHEY: Ann.Int.Med, 16:1097 (juin) 1942.(2) E.B.KRUMBHAAR: Functions of the spleen.Phys.Rev, 6: 160, 1926.(3) L.LIMARZI: Indications for Splenectomy.Am.Pract., 4: 25 (sept.) 1949.(4) W.H.COLE et LIMARZI: Indications and results of splenectomy.Ann.of Surg.129: 702 (mai) 1949.(5) BERGENHEIM et FAHREUS: Zeits.ges.exp.Med., 97: 555, 1935.(6) MOSELY: Textbook of Surgery, p.146, 1952.(7) W.COLE: Surgical aspects of splenic diseases.Surg.Clin.N.Amer., 29: 1437 (oct.) 1949.(8) D.W.MacKENZIE, Jr.: Textbook of Surgery, p.147, édition 1952.(9) W.COLE: Surg.Clin.of N.Amer., 29: 1435 (octobre) 1949.(10) LAHEY: Splenectomy when indicated.Ann.of Surg., 128: 373 (sept.) 1948.(11) TURNBULL, in VAUGHAN: The anaemias.Oxford, 1936.(12) Tan AIRD: Surgical Studies, p.816, édition 1949.(13) COLE et ELMAN: General Surgery, p.679, édition 1952.(14) LIMARZI et al.: Indications for splenectomy.Am.Pract., 4: 26 (sept.) 1949.(15) L.M.ROUSSELOT : Present concepts in surgery of the spleen.Surg.Clin.of N.Amer., 29: 369 (avril) 1949.(16) LOUTIT et MOLLISON: J.Path.and Bact., 58: 711.1946.(17) MOSELEY : Textbook of Surgery, p.420, 1952. Tr ua A gn gn.A su mme \u2014a\u2014 4 REVUE GENERALE 2-0 ++ LA FATIGUE HYPOGLYCÉMIQUE ! L.-N.LAROCHELLE, Médecin à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.La fatigue, en général, est un état dont on se plaint couramment.Une bonne moitié des sujets qui se présentent à nos bureaux le font parce qu\u2019ils sont fatigués.Qu\u2019il s\u2019agisse de fatigue physique ou nerveuse, intéressée ou saisonnière, professionnelle ou maladive \u2014 le diagnostic en est toujours litigieux.En raison même de l\u2019acuité de ce symptôme majeur \u2014 et avant de confier tous nos fatigués au psychologue ou au psychiatre \u2014 avant donc de refouler ces fatigués, il vaut mieux considérer rapidement les causes de Glycémie gm.fo 4 3 4 Diabétique 2 4 1 A 7 MS _ = Normale / de Fatigue Ne - Y ~ Sool adéndme Nu pancréas T T T T t T T Heures 0 1 2 3 4 toute fatigue et au moins penser à la tuberculose primaire, à la myasthénie grave, à l\u2019insuffisance des surrénales, aux dyscrasies sanguines, aux avitaminoses, à l\u2019hypopara- thyroïdie, aux cancers, et enfin à l\u2019hypoglycémie.Ce n\u2019est pas mon intention de faire l\u2019étude diagnostique de ces différentes étiologies, mais seulement, comme je vous l\u2019ai dit, de faire ressortir les caractères de l\u2019hypoglycé- 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, sept.1954.mie relative dépistée dans certains cas de fatigues rencontrés à l\u2019âge moyen de la vie.HISTORIQUE La prévention de la fatigue par l\u2019ingestion d'aliments sucrés ou amidonnés est une notion depuis longtemps connue.Dès 1885, Weir Mitchell publiait le résultat de ses observations concernant l\u2019amélioration des malades fatigués et neurasthéniques par l\u2019ingestion fréquente d\u2019aliments.Mais ce n\u2019est qu\u2019après la découverte de l\u2019insuline et son emploi en 1922 que l\u2019expérimentation a pu apporter sa contribution à l'étude du problème de l\u2019hypoglycémie.C\u2019est à Searle Harris que revient le mérite d\u2019avoir, en 1924, reconnu l\u2019hypoglycémie spontanée.Il a décrit le syndrome en se basant sur les réactions hypoglycémiques observées chez ses patients diabétiques traités à l\u2019insuline.En 1934, lors du XXIIIe Congrès français de médecine et du XIIIe Congrès des médecins de langue française de Amérique du Nord, tenus conjointement, les états hypoglycémiques ont été complètement étudiés.Les travaux de La Barre, Labbé et Boulin, ceux de R.Lemieux et S.Le Blond sont une des meilleures contributions à l\u2019ensemble de cette question.Il n\u2019en reste pas moins, qu\u2019en fonction de la fatigue, même si on connaissait mieux l'hypoglycémie spontanée, l\u2019intérêt pratique de l\u2019hypoglycémie relative rencontré chez certains surmenés, physiquement ou nerveusement, n\u2019a pas été suffisamment recherché.Plusieurs travaux ont été publiés sur ce syndrome.Sans en énumérer de trop nombreux, il faut ici rappeler que certains obser- 1386 vateurs ont multiplié les épreuves de tolérance glucidique dans les cas de fatigue et d\u2019épuisement physique et ils ont mis en lumière une chute notable de la tolérance aux sucres dans un tiers des cas observés.Les travaux poursuivis par Harrison et Finks sur le manque de sucre sanguin dans la production des signes de l\u2019asthénie neuro- circulatoire, ceux de Portis et Zitman sur le mécanisme de la fatigue en neuro-psychiatrie, ceux de Soskin, ont contribué à faire de la fatigue hypoglycémique une entité nosologi- que.Karlan et Cohn du corps médical de l\u2019armée américaine, en faisant subir des tests d\u2019'hyperglycémie provoquée et une épreuve à l\u2019insuline, à de nombreux soldats qui se plai- gnalent de fatigue en sont venus à la corclu- sion qu\u2019un cas sur onze environ appartenait à l\u2019hypoglycémie.SYMPTOMATOLOGIE a) Signes cliniques Les trois signes cliniques principaux de l\u2019hypoglycémie relative sont la fatigue, la faim et l\u2019étourdissement.D\u2019autres symptômes, moins évidents mais assez fréquents viennent compléter cet ensemble comme les troubles cardio-vasculaires, gastro-intestinaux, et nerveux.La fatigue est le symptôme majeur.Elle a ceci de bien particulier qu\u2019elle est discontinue.Si le neurasthénique est toujours fatigué, le fatigué hypoglycémique se plaint de la fatigue à distance des repas.Un sujet, par ailleurs bien portant, et souvent obèse et trop bien pour être cru sur parole, a noté qu\u2019il se sent très fatigué au lever et deux ou trois heures après les rcpas.Chez lui, cette fatigue est à des horaires réguliers et se double généralement de la faim.La faim impérieuse, en effet, est le deuxième symptôme relevé dans les observations.Plusieurs sujets notent que s\u2019ils mangent des farineux de préférence à des sucreries leurs forces se refont.C\u2019est pourquoi, vont-ils jusqu\u2019à préciser les horaires de cette LAROCHELLE: FATIGUE HYPOGLYCÉMIQUE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 faim, c\u2019est-à-dire le temps d\u2019apparition après les repas, notion dont je viens de parler.Les étourdissements, les éblouissements et les petits vertiges sont les ennuis de troisième ligne.On nous raconte qu\u2019à certain moment on a craint de perdre connaissance; que tout au moins on a eu l\u2019impression de tituber.Ce groupe de symptômes, plus les tremblements, la transpiration et les modifications sensoriels sont bien dans l\u2019ordre de l\u2019hypoglycémie de quelque origine qu\u2019elle soit.Les troubles gastro-intestinaux sous forme de brûlements et de crampes ou les symptômes cardiothoraciques telles que dyspnée, palpitations et cuisson rétrosternale peuvent être signalés mais leur peu de spécificité rend le diagnostic plus hésitant qu\u2019il ne sert à orienter les recherches.À tout cela, se mêlent quelquefois de l\u2019anxiété, de l\u2019angoisse, de l'instabilité nerveuse et parfois des modifications de la personnalité.Comme toujours, la maladie hypoglycé- mique peut aggraver un état constitutionnel mais ne le détermine pas.La névrose des uns devient peut-être plus évidente mais ce n\u2019est surement pas une preuve de l\u2019origine de ce genre de fatigue.Avant de passer aux différentes épreuves qui affirmeront le diagnostic, il ne faut pas par abus de confiance, négliger un examen somatique complet ni une sérieuse incursion dans le domaine neuropsychiatrique.Après quoi, l\u2019étude du cas sera poursuivie par le test des exercices, par l\u2019épreuve d\u2019hyperglycémie, par celle de l\u2019insuline et finalement de l\u2019atropine.Exercices physiques Le test des exercices physiques, s\u2019il est jugé nécessaire et possible, est réalisé avec une heure de gymnastique ou deux heures de marche; il est complété, naturellement, par le dosage du sucre sanguin.Hyperglycémie provoquée Cette épreuve est commencée le matin, le sujet étant à jeun.Le glucose est pris par voie orale ou injecté par voie intraveineuse. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Les uns donnent 50 grammes de glucose, d\u2019autres 100 grammes.Les dosages du sucre sanguin se poursuivent aux demi-heures.Chez un sujet normal la glycémie s\u2019élève de 30 à 50 cgm après une demi-heure, s\u2019abaisse ensuite graduellement pour regagner la normale en deux heures et demie.Chez le diabétique, le taux de la glycémie à jeun est variable, mais généralement au- dessus de 1 gm 30; il atteint, après une hausse d\u2019au delà de 70 cgm 1 gm 90 et davantage après une demi-heure, continue à s\u2019élever dans la demi-heure suivante et même pendant deux heures pour reprendre une courbe descendante, lente, et n\u2019atteignant le point de départ qu\u2019après quatre à six heures.Chez le sujet fatigué du type hypoglycé- mique, à jeun, le taux du sucre est rarement normal ou généralement il est plus bas que l\u2019unité; ce taux s\u2019élève faiblement après une demi-heure, puis descend à 0,50 ou 60 gm, s\u2019y maintient pendant une heure et demie à deux heures et regagne péniblement le taux initial en trois heures.Tous ces chiffres peuvent différer selon qu\u2019on utilise telle ou telle technique de dosage, ou telle voie d\u2019introduction du sucre; incidemment je rappelle que si ce sucre est administré par voie buccale, l\u2019hypoglycémie notée dans la première demi-heure avant l\u2019hyperglycémie véritable serait due à la sécrétion d\u2019insuline d\u2019origine réflexe commandée par l\u2019arrivée du bol sucré dans le duodénun:.Si le glucosé est, au contraire, injecté par voie intra-veineuse, cette hypoglycémie pré- hyperglycémique ne survient pas.De plus, si les dosages sont faits par la micrométrie sur du sang capillaire en utilisant la méthode de Somogyi-Shaffer les chif- res seront d\u2019environ 20 cgm plus bas.À tout événement, les résultats obtenus ne se comparent qu\u2019avec des voies et des méthodes identiques.(Par voie intra-veineuse il est injecté 1/6 de gramme de glucose par livre de poids et l\u2019on emploie une solution à 50%).LAROCHELLE: FATIGUE HYPOGLYCÉMIQUE 1387 L\u2019insuline \u2014 L\u2019épreuve à l'insuline se fait en injectant 1/20e d\u2019unité d\u2019insuline par livre de poids et les glycémies sont multipliées au rythme d\u2019une à tous les quarts d'heure pendant 90 à 120 minutes.L\u2019atropine \u2014 Certains injectent sous-cutané 1/50e de grain de sulfate d\u2019atropine, une heure avant de commencer l\u2019épreuve d\u2019hyperglycémie; d\u2019autres ordonnent 1/150e de grain de sulfate d\u2019atropine \u2014 seul ou associé à 14 .de grain de phéno-barbital, trois fois, dans les vingt-quatre heures précédant le test de la tolérance du glucose.DIAGNOSTIC Le diagnostic de la fatigue hypoglycémi- que n\u2019est pas une tâche sans obstacle.L\u2019élimination serupuleuse des différentes étiologies de l\u2019hyperinsulinisme et des autres formes d\u2019hypoglycémie spontanée s'impose.Des auteurs affirment que 90% des hypoglycémies spontanées sont dues à une insuffisance hépatique, à de l\u2019hyperinsulinisme fonec- tionnel ou à un adénome langerhansien et 10% seulement sont provoqués par la maladie d\u2019Addison, la cachexie de Simmonds, les lésions de l\u2019hypothalamus, le syndrome hypo- glycémique consécutif à la gastrectomie, la glycosurie rénale, l\u2019inanition grave, la diar- rhé, les troubles nerveux et psychiques.L\u2019étiologie hépatique étant plutôt rare, le clinicien se demande dès le début si l\u2019hypoglycémie spontanée est organique ou fonctionnelle.Dans l\u2019hyperinsulinisme organique dû à une tumeur bénigne ou maligne des ilots de Langerhans les crises sont toujours identiques a elles-mémes; les accés sont déclan- chés à l\u2019occasion du jeûne; ici, le facteur temps en augmente l'intensité et la fréquence.Dans l\u2019hyperinsulinisme fonctionnel par hypertrophie avec hyperplasie des ilôts de Langerhans ou à la suite de gastrectomie ou dans les autres formes d\u2019hypoglycémies spontanées, les troubles sont variables.Ils sont déclanchés par le choc émotionnel, et par l\u2019infection, mais ils ne le sont pas par le jeûne. 1388 Ils surviennent deux à quatre heures après les repas mais jamais à jeun le matin.Dans cette occurrence l\u2019alimentation peut ne pas faire disparaître les troubles; ceux-ci peuvent donc se développer sans relation avec les repas; ils ne sont pas conditionnés par les exercices; l\u2019équilibre se rétablit aussi spontanément.Dans la fatigue hypoglycémique qui nous intéresse les signes apparaissent à jeun, le matin et d\u2019une heure à trois heures après le repas.C\u2019est une fatigue discontinue en autant que le sujet mange pour refaire ses forces.En définitive, à l\u2019appui de cette présomption clinique, l\u2019analyse rigoureuse des épreuves de laboratoire facilitera la solution du problème en sachant que la glycémie de la fatigue est généralement aux environs de 50 à 55 cgm une heure et demie après le repas, qu\u2019elle demeure abaissée pendant un temps variable et tend à remonter seule, après une couple d\u2019heures.LE TRAITEMENT La modalité thérapeutique est commandée par la forme clinique adoptée.Cette modalité sera diététique, hygiéno-diététique ou hygié- no-diététique et médicamenteuse.La diète est surement des trois éléments thérapeutiques le moyen qui réussit au plus grand nombre.Sa formule exclut le sucre, les sucreries, le miel, la confiture, le sirop, les pâtisseries et l\u2019alcool; elle se compose de céréales, de viande, de poisson, d\u2019œufs, de corps gras, de pommes de terre, de fruits et de lait.Des collations sont régulièrement prises à dix heures, le matin, à trois heure l\u2019après-midi et au coucher.Ajoutons qu\u2019on ne doit jamais fumer à jeun.Le deuxième élément thérapeutique est l'hygiène physique et mentale.Ou bien le travail est vraiment harassant ou bien l\u2019état d\u2019esprit pour l\u2019exécuter n\u2019est pas bien contrôlé.Le médecin, par l\u2019analyse des réactions psychiques, peut fort bien orienter celui qui lui expose ses ennuis; s\u2019il n\u2019en a pas le temps ou encore si le problème est trop complexe LAROCHELLE: FATIGUE HYPOGLYCÉMIQUE L'Union Méd.Canada.Tome 83 \u2014 Déc.1954.il en confiera la solution à un collègue spécialisé.La médication, en troisième lieu, est souvent nécessaire.Les anticholinergiques et les sédatifs légers sont les seuls employés dans le but de diminuer l\u2019excitation cérébrale et la prédominance parasympathique.C\u2019est ainsi que la diète, la médication et la psychothérapie, seule ou en combinaison, peuvent occasionnellement faciliter le travail et égayer ces personnes fatiguées par une- hypoglycémie relative.CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES S'il existe un syndrome de fatigue hypo- glycémique avec des symptômes bien définis comme l\u2019apathie, la nervosité, les étourdissements et la faim impérieuse, si cet ensemble de troubles peut être reproduit par des exercices prolongés et par l'insuline, est-il possible d\u2019en dégager une pathogénie?Tout d\u2019abord, il faut rappeler qu\u2019un tel genre de fatigue n\u2019est pas proportionnel, ni régulièrement lié à un chiffre quelconque d\u2019une hypoglycémie, pas plus qu\u2019il ne survient nécessairement de coma hypoglycémique pour un niveau moyen de la glycémie.Cependant, le syndrome clinique de la fatigue survenant chez un individu dont la tolérance glucidique répond aux normes énoncées précédemment a suscité des opinions pa- thogéniques et des doutes que je vous pro- poseral maintenant.Pour les uns, le systéme nerveux domine la surproduction d\u2019insuline; pour les autres, les signes cliniques seraient tout simplement l'expression d\u2019une trop grande prodigalité glucidique au moment de l\u2019effort.Ces derniers opposent une consommation de luxe, spontanément réalisée dans certains organismes alors que les premiers voient cet ensemble comme l\u2019exécution d\u2019un ordre neuropsy- chique.D\u2019après Portis, Zitman et Lawrence, l\u2019hypoglycémie relative décelée chez les dirigeants d\u2019industrie en particulier, seraient manifestement la résultante d\u2019une suractivité des cellules des îlots de Langerhans par une influen- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 ce du parasympathique.À l\u2019appui de cette interprétation, ces auteurs apportent leur expérience avec le sulfate d\u2019atropine qui, cu- ployé pendant vingt-quatre heures, faisait disparaître cette chute du sucre sanguin.D'autre part, ils soulignent le fait que plusieurs malades vagotomisés pour le traitement d\u2019ulcère d\u2019estomac ont vu leur syndrome hypoglycémique s\u2019améliorer.Et ils concluent, qu\u2019au-dessus du mécanisme invoqué: \u2014 hypothalamus-pneumogastrique \u2014 îlots de Langerhans, il y a l'influence émotionnelle sur le cortex cérébral dont on connaît la grande sensibilité aux moindres variations du taux du sucre sanguin.Par contre, une pathogénie uniciste est soutenue par Karlan et Cohn.Ces deux off1- ciers de l\u2019armée reconnaissent d\u2019abord qu\u2019il existe un syndrome de fatigue hypoglycémi- que avec des signes cliniques et des épreuves de laboratoire bien distincts.Que l\u2019hyperex- citation du vague n\u2019en fait pas partie.Et qu\u2019enfin, la psychothérapie n\u2019apporte aucun avantage réel; ils «n\u2019ont trouvé aucune relation déterminée entre l\u2019état émotionnel ei, le degré d\u2019hypoglycémie ».En somme, cette double interprétation d\u2019un même syndrome porte à croire que la patlo- génie peut varier selon la catégorie d\u2019individus examinés et que en solutionnant sans rigidité une question aussi complexe on a de bonnes chances de mieux servir les intérêts du malade.LAROCHELLE: FATIGUE HYPOGLYCÉMIQUE 1389 BIBLIOGRAPHIE 1.Congrès français de médecine, XVIIIe session.Masson et Cie, édit, Paris, 1934.2.J.W.CONN: The diagnosis and management of spontaneous hypoglycemia.J.A.M.A, 134: 130 (10 mai) 1947.3.E.CRAIN et C.THORN: Functioning islett cell adenomas.Medicine, 28: 427 (déc.) 1949.4.G.A.CRONK: Fatigue states associated with abnormal carbohydrate metabolism, Journal Lancet, 71: 484, 1951.5.G.DUNCAN: Diseases of metabolism.P.733.Saunders, édit., 1952.6.S.HARRIS: Hyperinsulinism, a definite disease entity: Etiology, symptoms, diagnosis and treatment of spontaneous insulogenic (hyperinsulin- ism).J.A.M.A., 101: 569, 1943.7.T.R.HARRISSON: Principles of internal medicine.P.627.Blackston, 1950.8.T.R.HARRISSON et R.M.FINKS: Glucose deficiency as a factor in the production of Symptoms referable to the cardiovascular system.Am.Heart Journal, 26: 147, 1943.9.Samuel C.KARLAN et Clarence COHN: Hypoglycemic Fatigue.J.A.M.A., 130: 553 (mars) 19486.10.H.PERKINS, J.DESFORGES et C.GUTTOS: Adenoma of the islands of Langerhans.New Eng.J.of Med., 243: 281 (24 août) 1950.11.A.PORTIS, I.H.ZITMAN et C.H LAWRENCE: Exhaustion in the young business executive, Diagnosis and Treatment.J.A.M.A.144: 1162 (2 déc.) 1950.12.S.A.PORTIS et U.H.ZIRMAN: Mechanism of fatigue in neuropsychiatric patients \u2014 preliminary report.J.A.M.A, 121: 569, 1943.13.S.SOSKIN: Endocrine disturbances in the regulations of the blood Sugar.Clinics, 1: 1286, 1943.14.W.WOLF: Endocrinology in modern practice.W.B.Saunders, 1940. LES EXERCICES PHYSIQUES DANS LE TRAITEMENT DU DIABETE Rosario ROBILLARD, Assistant dans le service de médecine, hôpital Saint-Luc (Montréal).A l\u2019encontre de la tuberculose, du rhumatisme, des maladies de coeur, le diabète, maladie également chronique, n\u2019oblige pas aux restrictions des activités.Les diabétiques ne sont pas voués au repos physique ou mental et ceux qui, à cause de leur maladie, pensent l\u2019être, restent dans la plus profonde erreur.Tout au contraire, les exercices physiques sont prescrits aux diabétiques, au même titre que le régime et plus encore que l'insuline.Au cours du diabète, les exercices corporels oceu- pent une place de choix.Il est bien dommage pour les diabétiques de ne pouvoir forcément s\u2019en servir.Il est tout naturel à l\u2019homme de vouloir garder sa santé ou, à l\u2019occasion, de l\u2019améliorer.Le soleil, l\u2019air frais, les vacances sont des facteurs importants dans le domaine de la santé et sont, de plus, des préventifs de premier ordre contre les infections.Le diabétique ne déroge pas à cette loi et, pour conserver ou améliorer sa santé, il a besoin d\u2019exercices physiques en plein air et au soleil, si possible, et il va sans dire, de périodes de repos.Chez les personnes normales comme chez les diabétiques, les muscles contiennent la moitié des réserves de sucre stocké dans l\u2019organisme.Le premier rôle des exercices consiste à brûler les sucres.Il n\u2019y a rien d\u2019étonnant dans cette constatation, puisque les athlètes, au sortir d\u2019une compétition, sont épuisés et haletants, l\u2019absorption d\u2019un sucre rapidement assimilable corrige leur baisse de sucre sanguin et, par le fait même, leur procure force et bien-être.Si les individus normaux brûlent leurs sucres par les exercices, combien plus profitables encore ces exercices sont-ils aux diabétiques?A cause de leur maladie les diabétiques ne peuvent qu\u2019incomplètement utiliser leurs glucides.Ce premier bienfait des exercices apporté dans la combustion des sucres se répercute nécessairement sur la quantité d\u2019insuline nécessaire à la combustion de cet élément glu- cidique.Le travail physique produit donc un effet analogue à celui de l\u2019insuline.En conséquence, l\u2019apport d\u2019insuline par les injections doit être diminué.Les diabétiques constatent trop souvent cette vérité par l\u2019apparition des réactions à l\u2019insuline au cours ou à la fin de leurs exercices musculaires faits d\u2019une façon non judicieuse.L\u2019horaire dans les exercices est le point capital à observer pour éviter ces accidents malencontreux, des instructions précises sur ce sujet et étroitement suivies par les diabétiques réduisant, de façon notable, les réactions à l'insuline.Même si elles surviennent, elles ne sont certainement pas une contre-indication aux exercices.Ceux-ci doivent avoir lieu, de préférence après les repas et être régulièrement faits, tous les jours, dans = = une mesure à peu près équivalente.Le troisième avantage que procurent les exercices n\u2019est pas des moindres.Chez les diabétiques, les troubles et les complications circulatoires sont au premier rang et le fait d\u2019activer la circulation par des exercices musculaires est digne de mention.En effet, les exercices physiques forcent le sang des artères et des veines à circuler, nous comprenons donc qu\u2019ils soient directement indiqués dans la prévention des complications artérielles qui restent une cause de mortalité et d\u2019incapacité si grande de cette maladie.\u201cL\u2019esprit sain dans un corps sain\u201d, est, il est vrai, une directive des anciens, mais s\u2019applique encore avec plus de force chez les diabétiques.Les idées dépressives ont peu de chances de naître chez les diabétiques bien contrôlés, occupés à des travaux qu\u2019ils aiment. py L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 ROBILLARD: Quant à ceux qui, par leur occupation sédentaire, ne peuvent jouir de travaux manuels, ils ont le devoir de se chercher des exercises physiques: la marche ou les sports: tennis, nage, chasse, golfe, patinage.Fournis par le travail physique, la marche ou les sports, les exercices musculaires sont, de l\u2019avis unanime de tous les diabétiques, la partie la plus agréable de leur traitement loin d\u2019être considérés comme un luxe, ces exercices sont une véritable nécessité.Le diabète n\u2019est pas une maladie de nature à entraver une carrière, même sportive.Bill Talbert, le grand professionnel de tennis, aux Etats-Unis, est un diabétique qui a triomphé dans son sport favori donnant ainsi un exemple d\u2019encouragement aux diabétiques à ne pas négliger les exercices dans le traitement de leur maladie.LES EXERCICES CHEZ LES OBESES Il est reconnu que l\u2019obésité fait généralement son apparition vers l\u2019âge de 40 ans alors que les exercices diminuent, mais que l\u2019apport alimentaire ne subit pas les mêmes changements.Les facteurs responsables de l\u2019obésité se résument dans la réduction des activités physiques: travail sédentaire, occupation, profession, âge, habitudes, amélioration sociale ou industrielle.Pour les obèses, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019attendre l\u2019apparition du diabète pour commencer les exercices physiques et les augmenter graduellement tous les jours.Quant aux obèses diabétiques, cette pratique jointe à la restriction alimentaire, fait rapidement disparaître le sucre urinaire et bientôt la tolérance hydro-carbonnée s\u2019améliore.Bien plus, leur circulation s'améliore et la sensation de bien-être qu\u2019ils éprouvent en font des adeptes fidèles à ce traitement physique de leur maladie.La seule précaution qu\u2019ils doivent prendre pour ces exercices physiques est de les commencer modérément.Quand le traitement du diabète, par les exercices museulai- res, semble être d\u2019application irréalisable, le diabétique doit se souvenir que le degré de difficulté à faire ces exercices est en fonction des besoins qu\u2019il en a.La gymnastique est DIABETE 1391 toujours à sa portée, par conséquent, il lui est inutile de chercher des échappatoires à ce genre de traitement qui dépasse, en valeur, l\u2019insuline, généralement contre-indiquée chez l\u2019obèse.LES EXERCICES CHEZ LES OPÉRÉS Les opérés ou les traumatisés, immobilisés dans leur lit, qu\u2019ils soient diabétiques ou non, doivent faire des exercices.Il est généralement admis que cette méthode est préventive de congestion pulmonaire, de plaies de lit, de phlébites, d\u2019embolies et d\u2019infarctus.Les mouvements respiratoires exagérés, la mobilisation des bras et des pieds, la gymnastique, les déplacements latéraux évitent aux diabétiques alités des complications nombreuses.Les diabétiques doivent les pratiquer selon une modalité qui reste conditionnée par la nature du traitement chirurgical.APPLICATION PRATIQUE Les exercices physiques ont une valeur indiscutable chez les diabétiques, mais parfois, leur mise en pratique est difficile, du moins au début.Le diabétique obèse qui étouffe dans sa graisse et les diabétiques amaigris ou de poids normaux qui ont, depuis longtemps abandonné tout exercice physique, à leur première tentative, éprouvent une difficulté à pratiquer ce traitement particulier.Qu'ils se rappellent toutefois que plus ces exercices leur sont pénibles plus ils leur sont nécessaires.La persistance dans l\u2019accomplissement de cette prescription thérapeutique est vite couronnée des plus brillants succès.Les diabétiques ne doivent pas s\u2019adresser pour commencer aux exercices violents: c\u2019est même dangereux.Ils doivent s\u2019initier à ce traitement par des exercices légers: la marche ou la gymnastique.Peu à peu l\u2019entraînement leur permettra d\u2019en augmenter la durée ou d\u2019apporter quelques diversions à cette thérapeutique.Les diabétiques sont eux-mêmes surpris de constater avec quelle facilité ils peuvent faire du progrès en peu de temps.L\u2019horaire des exercices est un point de détail, mais d\u2019une importance capitale pour éviter 1392 ROBILLARD les réactions hypoglycémiques.Le temps le plus propice est l\u2019heure qui suit les repas, moment où le sucre sanguin montre une tendance à la hausse.L'heure qui précède les repas et le moment où l\u2019insuline agit avec son maximum d\u2019intensité sont toujours mal choisis par les malades pour pratiquer leurs exercices.En face d\u2019exercices additionnels prévus, le diabétique peut diminuer la quantité d\u2019insuline ou augmenter son régime.Il vaut mieux cependant augmenter le régime, tout comme lorsque surviennent des exercices imprévus, mais nécessaires.La recommandation de faire des exercices musculaires s\u2019adresse aux diabétiques comme un moyen d\u2019efficacité reconnue dans le traitement de leur maladie.Il y a tout de même une réserve.Les diabétiques sévèrement atteints doivent considérer ce moyen thérapeutique comme une arme à deux tranchants.La combustion des sucres, même par les exercices musculaires, exige la présence d\u2019insuline et les diabétiques sérieusement touchés par leur maladie ne peuvent en libérer suffisamment.Pour dégager les calories nécessaires au cours de ce travail musculaire, l\u2019organisme s\u2019adresse donc aux graisses tissulaires et aux muscles.Les calories suffisantes sont produites, mais avec la libération d\u2019un excès de sous-produits toxiques, les corps cétoniques, qui sont à l\u2019origine du coma diabétique.Mieux vaut done aux diabétiques de cette catégorie de s\u2019abstenir d\u2019exercices physiques qui dans leur condition actuelle peuvent être la cause de coma diabétique.EXERCICES SPÉCIAUX Dans le but d\u2019améliorer leur circulation, les diabétiques doivent recourir à certains exercices spécieux qui ont trait tout particulièrement à la circulation dans les membres inférieurs pour éviter la gangrène.: DIABÈTE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Les exercices de Buerger consistent à élever les membres inférieurs à un angle de 60°, le sujet étant couché sur le dos.Le temps qu\u2019il faut garder les pieds dans cette position varie de 1 à 3 minutes, mais il doit cesser dès que le pied blanchit.Le malade doit alors s\u2019asseoir sur le bord du lit, en évitant de comprimer le creux poplité sur le lit et laisser pendre ses jambes jusqu\u2019à production d\u2019une coloration rouge, marquant ainsi l\u2019afflux du sang dans les pieds.Ce temps varie de 2 à 5 minutes.Le malade s\u2019étend alors bien horizontalement dans son lit, pendant 3 minutes.Après 10 minutes environ, le cycle est terminé.Il faut le répéter pour atteindre 30 ou 60 minutes par jour.Deux planches spécialement adaptées à cet usage, appelées planches de Buerger, aident à pratiquer ces exercices sans trop de fatigue.Les résultats bien qu\u2019intéressants sont loin d\u2019être spectaculaires.Les exercices des pieds, destinés à favoriser davantage une circulation locale, consistent à pratiquer environ six mouvements de flexion et d\u2019extension du pied sur la jambe, de rotation interne et externe du pied.Ces exercices joints à ceux de l\u2019hygiène des pieds est une prophylaxie apportée, avec assez de succès, à la gangrène des membres inférieurs.LE REPOS DES DIABÉTIQUES Les exercices bien dirigés sont nécessaires dans le traitement du diabète, mais le repos y trouve également sa place.On conseille aux diabétiques une bonne nuit de sommeil d\u2019environ 9 heures.Au cours de la journée, de courtes périodes de repos sont fortement conseillées pour détendre les muscles et relâcher la tension du malade.Les veilles prolongées, les nuits blanches sont plus nuisibles aux diabétiques que les exercices exagérés. pon L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Bulletin de l\u2019Hssoctation des Médecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée à Québec en 1902) L'Union Medicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 83, No 12 \u2014 Montréal, Décembre 1954 LE CONNU ET L'INCONNU EN CHIRURGIE CARDIAQUE Peu n\u2019est besoin, de nos jours, de définir ce qu\u2019on entend par « chirurgie cardiaque ».Il y a quelques années, les attaques chirurgicales sur le cceur se limitaient à ses surface ou aux vaisseaux y prenant origine.Aujourd'hui, cette chirurgie comporte non seulement les opérations sur les enveloppes du cœur, mais s'attaque à son système coronarien, à ses valvules, aux thrombi et tumeurs intracardiaques, de même qu\u2019aux multiples anomalies congénitales.Depuis très longtemps déjà des tentatives isolées, quelquefois avec grand succès, ont été tentées en chirurgie même intracardiaque, mais il fallait attendre, pour l\u2019essor que l\u2019on constate aujourd\u2019hui dans cette chirurgie, les perfectionnements anesthésiques, et des soins postopératoires basés sur une meilleure connaissance des fonctions cardio-respiratoires normales.L\u2019ingéniosité d\u2019innovateurs chirurgicaux n\u2019attendait que ces perfectionnements pour développer au plus haut point des techniques de chirurgie cardiaque qui, au- jourd\u2019hui, constituent des gestes de tous les jours.Il est tout de même vrai que, pour les médecins qui n\u2019ont pas l\u2019occasion de voir ces gestes chirurgi- ÉDITORIAL 1393 caux quotidiens et d\u2019apprécier leurs résultats, la chirurgie du cœur semble toujours très dangereuse et quelque peu extraordinaire.Ce même médecin cherchera done dans des bouquins, des revues médicales ou chirurgicales, des assemblées «savantes» à mettre de l\u2019ordre dans ses idées afin d\u2019en faire profiter ses malades.La plupart des revues, des bouquins ou des assemblées ne serviront qu\u2019à ajouter à la confusion dans l'esprit car la chirurgie cardiaque y sera traitée de facon didactique.On y parlera: de lésions acquises, de lésions congénitales, d'indication chirurgicale dans tel ou tel cas, ete, ete.Quelques indications y seront discutées, d\u2019autres présentées comme majeures et, finalement, une liste, imposante parfois, de contre-indications y sera présentée.De nombreuses statistiques d\u2019opérations, de mortalités, d\u2019opérabilité, de résultats avec plus ou moins de recul seront mentionnés.Et toute cette collection de renseignements ne servira qu\u2019à rendre le médecin encore plus confus et plus indécis lorsque son malade lui demandera si sa lésion est « opérable ».Donc il peut être utile d'accepter, dans ce court exposé, la division des opérations cardiaques en deux groupes: 1° connues et 2° inconnues.Tout d\u2019abord, ce qui est connu.Au premier plan de la chirurgie connue se trouve la correction chirurgicale des sténoses.Que cette sténose soit mitrale, pulmonaire, aortique ou tricuspidienne, la technique chirurgicale est la même et consiste à aller agrandir l\u2019orifice valvulaire sténosé.Pour ce qui est des valcules mitrale et tricuspidienne, le résultat de cette chirurgie est maintenant trés bien connu depuis environ 1394 six ans et s'avère excellent, à condition que le malade présente une lésion valvulaire pure.Dans ces cas, le risque opératoire est très bas (de 1 à 5% selon les auteurs avec des statistiques suffisantes).Les lésions valvulaires associées, par exemple: sténose et insuffisance d\u2019une valvule ou sténose de multiples valvules, peuvent aussi être corrigées chirurgicalement.Nécessal- rement, dans ces cas, le risque opératoire se trouve multiplié et les résultats seront moins dramatiques malgré une amélioration satisfasiante.Règle générale, les lésions valvulaires qui permettent une voie d\u2019abord auriculaire (mitrale et tricuspidienne) comportent un risque opératoire beaucoup moins élevé que les sténoses des valvules qui nécessitent une voie d\u2019abord ventriculaire (pulmonaire et aortique).La chirurgie de la Tétrade de Fallot a trop bien fait ses preuves depuis son introduction par Blalock en 1945 pour s\u2019y attarder très longtemps.L\u2019opération initiale de Blalock qui consistait en une anastomose du système artériel au système pulmonaire, créant à vral dire un canal artériel artificiel, a été remplacée en certaines occasions par d\u2019autres opérations basées sur le même principe (Viz, anastomose de Potts) ; en certains cas, une attaque directe sur la valvule pulmonaire par voie ventriculaire peut être tentée dans ces cas mais nécessairement le risque s\u2019en trouve plus élevé, malgré qu\u2019il soit plus plaisant à l\u2019esprit de corriger une anomalie que d\u2019en ajouter une nouvelle.La chirurgie du canal artériel persistant ou du rétrécissement isthmique de l\u2019aorte descendante sont maintenant tellement classiques qu\u2019il nous serait inutile de nous y attarder.ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Que reste-t-il dans le domaine de l\u2019inconnu ?Il n\u2019est peut-être pas tout à fait juste de dire que l\u2019intervention chirurgicale sur les insuffisances valvulaires sont du domaine de l\u2019inconnu.En effet, plusieurs techniques chirurgicales ingénieuses ont été proposées et tentées, même chez l\u2019humain, pour corriger des régurgitations mitrales, aortiques et (théoriquement) tricuspidiennes.Mais ici ce n\u2019est plus le problème d'agrandir une valcule rétrécie.Le problème en est un de remplacement.La multiplicité des techniques proposées est la preuve évidente que nulle des techniques chirurgicales actuellement connues est idéale.Et ceci est facile de compréhension lorsque nous songeons qu\u2019il s\u2019agit de remplacer de l\u2019étoffe valvulaire déficiente et que toutes les techniques actuelles se proposent d\u2019installer en remplacement des prothèses de substance étrangère.C\u2019est donc dire que toute la chirurgie des insuffisances valvulaires est du domaine expérimental; mais il ne fait aucun doute qu'avec le grand nombre d\u2019expérimentateurs y travaillant assidûment le problème sera résolu dans un avenir plus ou moins rapproché.Il en est de même pour les graves problèmes techniques posés par la communication entre les différentes chambres du cœur et pour la transplantation congénitale des gros trones artériels.Quelques succès isolés ont été rapportés par quelques chirurgiens tant en Amérique qu\u2019en Europe pour ce qui est des communications in- terauriculaires et ventriculaires.Malgré la réclame publicitaire des journaux, nous devons bien dire que les techniques de chirurgie intracardiaque à ciel ouvert, à la faveur soit de pom- \u201cTome 83 \u2014 Déc.1954 L'Union Méd.Canada pes circulantes et oxygénantes, soit de la réfrigération sont loin d\u2019être à l\u2019abri des dangers.Les problèmes encore à résoudre sont très importants et comportent, entre autres, la prévention de la fibrillation ventriculaire, la prévention des embolies aériennes du système coronarien, la défibrillation à coup sûr lorsque celle-ci s\u2019installe, les secrets physiologiques du système autonome du cœur, etc., etc.Les ressuscitations cardiaques n\u2019étant pas du domaine de cet exposé, nous ne voulons pas nous y attarder.Toutefois, 11 serait bon de rappeler que la technique du massage cardiaque par voie transthoracique au cas d\u2019arrêt cardiaque réflexe est aujourd\u2019hui une technique connue pouvait ressusciter des cœurs de façon dramatique et tout à fait satisfaisante à condition d\u2019être entreprise dans un délai de temps minimum (4 minutes), après installation de cet arrêt cardiaque.Nous avons, intentionnellement, laissé de côté jusqu\u2019à ce moment la chirurgie du système coronarien du cœur.En effet, cette chirurgie relève, semble-t-il, autant du connu que de l'inconnu.De toutes les techniques essayées à date, il nous semble que les techniques de revascularisation du myocarde sont les plus prometteuses.Il est bien établi expérimentalement que nous pouvons suppléer au système coronarien normal de diverses façons ÉDITORIAL 1395 techniques.Peut-être la meilleure et la plus sûre est la transplantation de l'artère mammaire interne dans l\u2019épaisseur même du myocarde ventriculaire gauche.Cette technique fut d'abord proposée par Vineberg et les preuves expérimentales de la nouvelle vascularisation coronarienne sont évidentes.Les recherches de Vineberg ont été confirmées dans des laboratoires indépendants, tant au Canada qu\u2019en Europe et aux Etats-Unis.Il reste tout de même, dans le domaine de l\u2019inconnu, un recul suffisamment prolongé de l'application humaine de cette chirurgie pour bien apprécier les résultats.Cette opération se pratique maintenant dans plusieurs centres de plusieurs pays et, à condition d\u2019être limitée à des indications très rigoureuses, il nous sera possible, dans une période d'environ trois à cinq ans, d\u2019apprécier la Juste valeur de cette technique chirurgicale.Pour résumer toute la question, il semble bien connu, aujourd\u2019hui, que les rétrécissements valvulaires et certaines anomalies des gros vaisseaux sont de technique courante chirurei- calement.Les techniques chirurgicales de remplacement valvulaire ou d\u2019oblitération de communications entre pa- roies intracardiaques restent du domaine de l'inconnu.La chirurgie du système coronarien doit attendre la preuve d'un recul de temps adéquat.Edouard-D.GAGNON. VARIÉTÉS 2-0 ++ COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE DE L'ASSOCIATION DES M.L.F.C.SÉANCE PUBLIQUE AU COURS DU 24° CONGRES' LE SECRET MEDICAL Au nom de votre Association et en celui de son Comité d\u2019Economie médicale, je vous souhaite la bienvenue à cette réumion publique qui clot ses activités pour le terme 1958-1954.Comme par le passé et selon l\u2019objet de son institution, les membres du Comité ont étudié en commun et en liaison étroite avec l\u2019Exécutif de l\u2019Association, les questions et les problèmes qui leur furent soumis.Et, au meilleur de leur connaissance, ils se sont efforcés d\u2019y apporter des solutions qui puissent favoriser une bonne économie, c\u2019est-à-dire de l\u2019ordre et de l\u2019équilibre dans l\u2019exercice de notre profession.Ils eurent toujours en vue l\u2019intérêt général et l\u2019essor de notre Association dans le concert de la vie canadienne.Les sujets d\u2019étude s\u2019offrirent nombreux à nos considérations.On nous proposa la médecine à forfait, mais après avoir pris connaissance que cette question avait été portée à l\u2019attention du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec, nous fûmes d\u2019avis qu\u2019il était superflu que nous lui consacrions notre temps.L\u2019assurance-maladie est un sujet qui garde toujours son intérêt et une actualité incontestable.Il paraissait logique que la prime d\u2019assurance des indigents fut payée par l\u2019assistance publique, ou du moins par les pouvoirs publics, afin que le médecin put recevoir des honoraires pour les soïns à cette catégorie de malades.Cependant, comme cette particularité avait été mentionnée dans le projet d\u2019assurance-maladie, adoptée par l\u2019Association en 1.XXIVe Congrès de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, Ottawa-Hull, le 28 septembre 1954.1951 et soumise aux autorités, nous ne crûmes pas qu\u2019il était impératif de réitérer notre opinion a ce sujet.Des formules d\u2019assurance-maladie et d\u2019as- surance-vie uniformes et standardisées pour toutes les compagmes et organismes qui administrent ce genre de sécurité, formules qui respecteratent le principe immanent du secret médical et la dignité professionnelle du médecin, nous parurent un fait, un besoin qui devrait se réaliser.Nous couplâmes cette question à celle du secret professionnel.Evoquant ce qui fut exposé à la dernière réunion publique du Comité, lors du Congrès de Sherbrooke, nous formulâmes le vœu que le Comité de médiation ou de griefs créé par le Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec soit actif et serve aux fins pour lesquelles on avait demandé sa formation: faciliter les rapports entre médecins et malades pour une pratique médicale à caractère professionnel respectable et respectée.L\u2019 «Ordre des omnipraticiens », organisme en formation, dû à l\u2019initiative d\u2019un groupe de médecins de la Province de Québec, le « Collège de la Pratique de la médecine générale » instauré sous les auspices de la « Canadian Medical Association » furent portés à notre attention.Toute œuvre, tout organisme dont l\u2019objet est de soutenir le prestige du praticien, de seconder ses efforts pour la revendication de ses droits et privilèges, pour l\u2019essor de sa valeur scientifique, ont d\u2019emblée l\u2019appui moral des membres de notre Comité.Bien entendu mous soutiendrons d\u2019abord l\u2019œuvre saine et progressive qui sera sous l\u2019ad- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 ministration de confrères de notre langue, c\u2019est une des fins de notre Association.Mais toute institution aux fins similaires, qui respecte la dignité professionnelle et qua s\u2019abstient de toute distinction ethnique ou linguistique ne peut nous laisser indifférents.Cela a été le sens de nos propos et de nos délibérations concernant ces deux organismes qui veulent maintenir et améliorer la condition du médecin praticien en Québec et au Canada.Quand s\u2019est posé l\u2019opportumté pour l\u2019Association de faire parte d\u2019un Comité Canadien de classification des hôpitaux du Canada, notre directeur général avait bien voulu soumettre cette question au Comité d\u2019Econo- mie médicale.Nous avions cru qu\u2019il était essentiel que notre Association fut représentée dans ce comité.Et nous ne pouvons pas passer sous silence la nomination d\u2019un visiteur de langue française pour les hôpitaux de langue francaise, fait qui fut rapporté au Comité d\u2019Econonne médicale et que ses membres ont apprécié avec d\u2019autant plus de satisfaction que cette nomination a posteriori fut faite sur l\u2019instance du directeur général et de notre représentant au sein du Comité de classification.Nous avions insisté, à l\u2019époque, sur la représentation de l\u2019Association, du moins à titre d\u2019observateur, dans le comté médical de l\u2019Association d\u2019hospitalisation du Québec (Croix bleue).La participation de l\u2019Association, à quelque titre que ce soit et à définir selon les circonstances, à toute œuvre médicale d\u2019in- portance ne peut que la faire connaître, en répandre son prestige et imposer son existence, en même temps que servir la profession et le soin aux malades.La création des sections provinciales et pour le cas actuel de la section de Québec, a permis cette participation.Le Comité d\u2019Economie médicale en est heureux.Le Comité de liaison comprenant des membres de votre Association et de la « Canadian Medical Association » est en opération.Nous nous en réjourssons.Et nous exprimons notre contentement parce que lors du projet de ce comité, le directeur général avait voulu sou- COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE 1397 mettre pour discussion, au Comité d\u2019Econo- mie Médicale, un factum clair et constructif que nous avions unanimement appuyé et qui fut la base de l\u2019instauration de ce comité conjoint appelé, à notre avis, à jouer un rôle important dans l\u2019avenir, sù on veut bien faire les efforts nécessaires pour soutenir son existence et sa vitalité.* # * Mais nos travaux ont porté davantage sur les statuts et règlements du personnel médical des bureaux médicaux des hôpitaux de la Province de Québec et sur le secret médical.Ces statuts et règlements avaient été élaborés par l\u2019Association des bureaux médicaux des hômtaux de la Province de Québec.Ils ont eu pour but de standardiser la tenue scientifique dans nos hôpitaux, d\u2019y établir une fructueuse disciphne et sauvegarder les justes prérogatives de leur personnel médical.Su on désire que nos hôpitaux servent bien la population et possèdent un niveau médical respectable, il faut de toute nécessité qu\u2019on y travaille dans l\u2019harmome, dans un esprit de progrès et selon des normes qui soient agréées et par les médecins et par les administrateurs.Pour cela, il faut que les responsabilités et les droits y sorent précisément délimités et acceptés de part et d\u2019autre.Seuls des statuts et des règlements compréhensifs peuvent offrir ces avantages et établr défimtivement des posi- hons.Il était souhaitable que l\u2019initiative de l\u2019Association des bureaux médicaux fut appuyée par l\u2019autorité de certains organismes médicaux importants comme notre Associa- thon.Ces statuts et règlements furent donc soumis à l\u2019étude de votre comité d\u2019Economie médicale.Nous y consacrâmes plusieurs heures.Avec le concours du président de l\u2019Association des Bureaux Médicaux, nous y ap- portämes certaines modifications et y avons donné notre approbation.Ces.statuts et règlements ont été renvoyés ultérieurement à la Section du Québec de l\u2019Association.Le secret médical est une lon morale qui constitue une des pierres angulaires de notre profession.Il est immanent et ne peut être 1398 transgressé, il découle du respect pour la personne humaine, des droits et de la liberté individuels.Si le secret médical venait à se perdre dans la complexité des modalités actuelles et futures de l\u2019exercice de la médecine, notre profession se profanerait; elle perdrait ses caractères spirituels et prendrait rang parmi les activités mercantiles.Le secret médical ne peut être modifié ni adapté aux ci- constances actuelles; c\u2019est plutôt l\u2019adaptation des conjonctures présentes de la pratique, au secret professionnel, qu\u2019il faut opérer.Nous avons étudié cette troublante question en regard des exigences administratives des organismes de sécurité, d\u2019assurance et d\u2019hospitalisation.Un factum a été préparé par le Dr Blais qui vous sera communiqué.Nous avons pensé qu\u2019il serait intéressant, instructif et éminemment utile que le problème fut exposé, mais selon des perspectives différentes, par un juriste et par un théologien.De la sorte, les divers aspects du problème viendraient à notre connaissance et, plus instruits, nous sertons mieux préparés a ne jamais déroger a l\u2019impérissable loi du secret médical.Cet- COMITE D'\u2019ECONOMIE MEDICALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 te loi, malgré son caractère de dogme antique et, a priori dans l\u2019esprit de plusieurs, périmé, conserve son impérative actualité.Cette séance publique sera donc consacrée en entier à cette question du secret professionnel.Il m'est éminemment agréable d\u2019accueillir à cette réunion le Père Léon Loranger, om, licencié en Philosophie et professeur de morale médicale à l\u2019Umversité d\u2019Ottawa et M.le juge R.Taschereau, de la Cour Suprême du Canada et professeur de droit civil à U'Université d\u2019Ottawa.Ils ont accepté avec grande amabilité de se joindre à nous et de vous exposer sur le plan théologique et juridique les grands principes inhérents à cette lov morale du secret médical.Sans aucun doute leur exposé de même que celui de notre Collègue, le Dr Roland Blas, président de l\u2019Association des Bureaux médicaux des hôpitaux du Québec, nous traceront une ligne de conduite claire et précise en face des complexités envahissantes, sinon tracassières, de la bureaucratie qui se mêle d\u2019office à nos actes professionnels.Roma AMYOT.Président.LE SECRET MÉDICAL EXPOSÉ DU DOCTEUR ROLLAND BLAIS, Président de l'Association des Bureaux médicaux de la P.Qué.Depuis quelques années la profession médicale est alertée, d\u2019une part, par le peu de discrétion de plusieurs de ses membres qui oublient trop facilement les termes du serment prêté et d\u2019autre part, par les pressions paramédicales qui invoquent l\u2019intérêt du patient ou de l'hôpital pour contraindre les médecins à dévoiler certains faits acquis au cours de l\u2019exercice de leur profession.En face d\u2019une telle situation, l\u2019Association des B.M.décida, il y a un an déjà d\u2019étudier cette question épineuse, brûlante d\u2019actualité, chercha une solution au problème et essaya d\u2019y remédier par des suggestions que je soumets ce soir à votre attention.Vous me pardonnerez si je ne fais qu\u2019effleurer la question du secret professionnel me limitant à apporter les opinions de moralistes, de déontologistes modernes et compétents sur des sujets qui sont le plus discutés.Si des prémices sérieuses et solides sont les bases fondamentales de toute discussion, il est indispensable à mon avis de s\u2019entendre sur la définition du secret.Les auteurs le définissent comme une chose cachée que quelqu'un a avantage ou croit avoir avantage à ne pas divulguer.Elle ne peut être dévoilée sans causer d\u2019injustice.Sa révélation est contraire à la charité.De cette définition découle immédiatement la conclusion suivante: « Lorsqu'une ss TN ch L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 chose a été divulguée, elle cesse dans la mesure méme ou elle est devenue publique d\u2019étre la matière d\u2019un secret.Ceci établi, il importe de bien situer dans son cadre le secret professionnel, car l\u2019obligation pour autrui de garder un secret dont il à eu connaissance d\u2019une façon quelconque peut provenir soit: 1.de la nature des choses, 2.d\u2019une promesse ou contrat gratuit, 3.d\u2019un contrat ou quasi contrat onéreux, d\u2019où trois sortes de secrets: a) secret naturel, b) secret promis, c) secret confié qui peut être: simple, professionnel ou sacramentel.Le secret confié qui nous intéresse tout particulièrement provient d\u2019un engagement exprès ou tacite mais fait sous forme de quasi contrat onéreux puisqu\u2019il a été la condition même de la confidence.Cet engagement crée toujours une obligation stricte de justice.Le secret confié est professionnel: si l\u2019on s\u2019est confié en paroles ou en actes à une personne qui, de par sa profession, a mission d\u2019assister les autres de ses soins, de ses avis.Il affecte non seulement le médecin mais tout conseiller d\u2019office.Le secret est donc pour le médecin tout ce qu\u2019il a appris à l\u2019occasion de ses fonctions, ce qu\u2019il a vu, entendu ou compris.Le secret confié reste entièrement le bien de celui qui le possédait vivant ou mort.On ne peut donc s\u2019en servir, même discrètement, que si l\u2019intéressé, en pleine connaissance de cause, en donne l\u2019autorisation ou si l\u2019on présume à bon droit qu\u2019il ne veut pas ou que raisonnablement il ne peut pas s\u2019y opposer.ETENDUE DE NOTRE OBLIGATION DE GARDER LE SECRET PROFESSIONNEL L\u2019obligation au secret professionnel, qui remontre à Hippocrate, a de tout temps été consacré: 1 \u2014 par les usages sous la forme d\u2019une obligation morale de caractère absolu et d\u2019ordre public; 2 \u2014 par nos règles professionnelles; 3 \u2014 par la loi; cette obligation peut devenir relative seulement dans certains cas bien déterminés, par exemple: déclarations de maladies contagieuses, accidents du travail, certificat d\u2019internement, certificat de décès, bles- COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE 1399 sures par armes à feu, cas d\u2019empoisonnement; (secret partagé).Devant les tribunaux, quand le médecin est obligé de divulguer certains faits considérés comme confidentiels, il devra rapporter seulement les faits intéressant la cause avec un minimum de détails.Des renseignements acquis peuvent aussi être transmis à des personnes qui ont charge par exemple de mineurs ou de ceux qui ont perdu l\u2019usage de la raison.\u2018Il peut aussi être dégagé de son secret dans certaines circonstances spéciales, quand le bien commun est en cause, par exemple: à la suite de l\u2019examen d\u2019un pilote, d\u2019un conducteur d\u2019autobus, d\u2019un chirurgien, le médecin constatant qu\u2019ils sont incapables de remplir leurs fonctions convenablement et exposant la vie du public.Mais toutes les fois que la révélation d\u2019un secret devient nécessaire, on doit le réduire au minimum indispensable.CAS PARTICULIERS Déclaration de décès, statistiques Ici, il s\u2019agit d\u2019un secret partagé et l\u2019obligation de garder le secret existe au même titre pour le chef de la statistique et ses employés.Statistiques hospitalières et la publication des observations médicales Il se présente souvent dans nos hôpitaux que des médecins traitant ou non ont, pour préparer un travail scientifique, à consulter plusieurs dossiers de malades.Ceux-ci doivent cacher l\u2019identité des personnes, ils doivent s\u2019abstenir d\u2019indiquer le nom, le domicile des personnes dont ils rapportent les observations, cacher leurs traits et les rendre en autant que faire se peut méconnaissables.Ils n\u2019exposeront les faits que pour le bien de la cause et devront respecter le présumé désir du patient pour ce qu\u2019il ne veut qui soit communiqué.Maladies vénériennes Depuis quelques années, les médecins sont tenus de par la loi d\u2019en faire la déclaration.Mais il faut être excessivement prudents.Quand on envoie un échantillon de sang et 1400 un prélèvement de sécrétion inscrire un numéro avec les initiales.Par contre, on est nullement obligé d\u2019en faire la déclaration sur un certificat de compagnie d\u2019assurances.Bien au contraire, il est de notre devoir de ne rien révéler.Médecins de compagnies Le rôle du médecin de compagnie est tout à fait différent.Celui-ci n\u2019a pas été appelé à pénétrer dans le sein de la famille.Il n\u2019a pas pu recevoir ou surprendre quelques secrets.Le postulant vient dans ce cas-ci devant un médecin qu\u2019il sait chargé de constater tout ce qui peut être objecté à sa proposition.Il est devant une personne représentant la compagnie, et non devant un confident habituel.Par conséquent, il n\u2019existe pas de secret professionnel.Le médecin examinateur peut donc faire rapport de l\u2019état de santé ou de l\u2019état de maladie.Et, dans ce cas, qu\u2019il indique bien quelle est cette maladie, à quel état elle est parvenue, et faire rapport complet.Tout ceci pour éviter par la suite un procès onéreux.Le devoir du médecin, dans ce cas, est de déjouer les ruses de ceux qui cachent leurs tares héréditaires ou personnelles et d\u2019être assez sagace pour dépister toute dissimulation.S1 le médecin de la compagnie est le médecin traitant, 1l devra se récuser.Le médecin de la compagnie n\u2019est pas tenu de rendre compte de ses constatations.Le médecin et les compagnies d\u2019assurances Le médecin doit s\u2019abstenir absolument de déférer aux demandes d\u2019une société d\u2019assurance même quand elles sont appuyées des sollicitations des intéressés pour éclairer ces compagnies sur la santé du client.(Gallard, Accepté par l\u2019ass.Générale des Médecins de France.) (Cerise, Marcotte, Montard.) Les intérêts apparents de nos clients ne nous délient pas de notre secret professionnel.En cas de décès: on est tenu au secret professionnel si nos révélations peuvent nuire à notre patient.Même décédé, celui-ci est encore participant à ce secret et le médecin ne peut en être délié par les héritiers.COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE L'Union Méd.Canada l'ome 83 \u2014 Déc.1954 Les demandes d\u2019information sur la santé d\u2019un de nos patients ne devraient pas être transmises directement à ces compagnies, mais devraient l\u2019être à notre patient qui les leur transmettraient.Dans nos hôpitaux, la photo-copie n\u2019est pas acceptée, seulement une signature récente des malades ou des ayants droit peut être considérée.Intérêts matériels Le médecin qui, chaque jour, est habitué de donner ses soins gratuits aux malheureux ne consentira jamais pour réclamer des honoraires à révéler, soit directement, soit indirectement, le secret qui lui a été confié.Si la loi et notre dogme professionnel s\u2019opposent à ce que nous venions révéler à la justice un crime que nous n\u2019avons connu que par la confiance du malade qui est venu réclamer nos soins, ne nous exposons pas à ce que les magistrats puissent nous dire que nous savons au besoin ne plus garder le silence lorsqu\u2019il s\u2019agit de nos intérêts matériels.S\u2019il poursuit, il doit libeller sa réclamation avec circonspection et réserve de manière à ce qu\u2019elle soit claire et précise; il doit éviter toute révélation non indispensable à ce moment.Il est admissible que la contestation du compte par le patient ou sa succession p.e.est faite dans des circonstances telles que le médecin est, pour combattre cette constatation et justifier sa créance, placé dans la nécessité de faire la révélation totale ou partielle du secret, cette révélation aura été provoquée par le maître du secret qui n\u2019a dès lors qu\u2019à s\u2019en prendre à lui-même.Avortement criminel Quelle doit être notre ligne de conduite en face d\u2019un avortement criminel?Voici ce qui est suggéré: 1° Les médecins devraient consigner sur fiche spéciale le fait que l\u2019avortement a été provoqué, que tel ou tel moyen a été employé.Il est à conseiller aussi d\u2019y inclure les aveux faits par la malade en présence de témoins.2° Sur la fiche apparaîtront la signature de la malade et des témoins.Cette fiche n\u2019ap- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 paraîtrait pas au dossier, mais serait gardée en lieu sûr.Cette procédure protégerait la réputation du médecin traitant et celle de l\u2019institution.Pour ne pas compliquer le travail des archivistes, cette fiche sera placée au dossier, mais au départ de la malade seulement.Le dossier sera étiqueté « Confidentiel » et ne pourra être consulté qu\u2019avec l\u2019approbation explicite du directeur médical.L\u2019Hôpital et le médecin sont tenus au secret professionnel et ne peuvent dénoncer la patiente ou l\u2019avorteur.Seule la patiente reste libre de dénoncer le ou les coupables.S1 l\u2019avortement devient fatal, on devrait encourager fortement la déclaration ante mor- tem.Si la patiente décède, il faut conformément à la loi prévenir le coroner du décès.DÉCLARATION DE DÉCÈS \u2014 STATISTIQUES Ici, il s\u2019agit d\u2019un secret partagé.Cette obligation existe aussi bien pour le Chef de la Statistique que pour ses confrères.Attirer l\u2019attention sur les certificats de décès pour qu\u2019ils soient bien collés et gardés secrets vis-à-vis des entrepreneurs, membres de la famille, ete.Dossiers Le secret professionnel Même si les diverses personnes qui manipulent les dossiers ne prêtent aucun serment, elles sont tenues en conscience de ne pas chercher à découvrir le contenu d\u2019un dossier; et ce qu\u2019elles apprennent de par leurs fonctions, elles sont tenues en conscience de ne pas le dévoiler à des personnes qui n\u2019ont, pour le savoir, aucun titre valable.Cette obligation peut être grave ou légère, d\u2019après le tort que l\u2019on ferait à la réputation du prochain, et, par conséquent \u2014 en règle générale du moins \u2014 d\u2019après le contenu du dossier.Le serment que prêteraient les personnes qui manipulent les dossiers ne crée donc pas du tout au tout, une obligation grave.Il ajoute à une obligation de justice déjà existante, une obligation de la vertu de « religion ».COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE 1401 Vu l'importance du secret et les atteintes qu\u2019il subit trop souvent, nous croyons qu\u2019on devrait exiger un véritable serment, et non pas une simple promesse d\u2019honneur.Ce serment, dans le cas présent, est dit serment pro- missoire.Au moment où l\u2019on prête un tel serment, on prend Dieu à témoin que l\u2019on est vraiment décidé à respecter le secret professionnel.Si l\u2019on n\u2019était pas sincère à ce moment-là, c\u2019est- à-dire si l\u2019on était décidé à manquer au secret, on ferait un faux serment (faute grave); mais même sans serment, il y a déjà faute grave à vouloir ne pas respecter le secret en matière importante.Si quelqu\u2019un après avoir fait serment, ne respecte pas le secret, sa faute contre le serment a exactement la même gravité que sa faute contre le secret: s\u2019il fait un tort léger à la réputation du prochain, il y a faute légère contre le serment; s\u2019il fait un tort grave à la réputation du prochain, il y a faute grave contre le serment.Mais on aura remarqué que, même sans serment, il peut y avoir faute grave contre le secret.(Evidemment, les indiscrétions faites sans aucune attention ne constituent pas une faute subjective, mais on est tenu de faire des efforts pour se corriger de cette habitude si néfaste).On devrait clairement expliquer aux jeunes filles qui commencent un cours d\u2019infirmières, et aux employées du département des archives, l'étendue et les limites de l\u2019obligation qui naît du serment.De cette façon, on évitera des scrupules, mais aussi des indiscrétions qui peuvent facilement être graves.S1 une personne n\u2019est pas capable, après explications, de prêter un serment, en toute tranquillité de conscience, elle n\u2019est pas plus capable de contracter l\u2019obligation naturelle de respecter le secret.Et le serment a précisément pour but de souligner l\u2019importance de cette obligation naturelle.Le médecin et la vérité Etienne Martin: « Il n\u2019est pas toujours utile de dire aux malades la vérité, mais lorsque cette vérité doit être utile au traitement et 1402 permettre la guérison, on ne doit pas la cacher ».V.G.Tuberculose, 1° car le patient suivra les règles d'hygiène, 2° le traitement sera plus suivi, 3° éviter l\u2019infection de ceux qui les entourent.Le principe fondamental qui doit vous guider est de guérir parfois, soulager souvent, consoler toujours.(Ambroise Paré).Il trace notre devoir et nous autorise à cacher à un homme l\u2019existence d\u2019une maladie à évolution fatale.Il faut toujours user de tact et de jugement et se mettre à l\u2019abri de tout reproche.Le certificat médical Cette question de certificat médical cause de nos jours beaucoup de discussions et d\u2019en- nuls au sein même du corps médical.Certains prétendent que nos obligations au secret professionnel sont modifiés depuis le temps d\u2019Hippocrate, car disent-ils, il n\u2019existait pas dans le temps de sécurité sociale, ni de compagnies d\u2019Assurances, que les compagnies de protection ont droit à des renseignements sur la santé ou la maladie de leurs assurés, pour être en mesure de rémunérer, à juste titre, le patient, le médecin et l\u2019hôpital.Ce n\u2019est pas par crainte du bien-fondé de ces assertions que les objections s\u2019élèvent et se formulent en général, mais sur les moyens employés pour l\u2019obtention de ces renseignements et sur le mode de coercition que certaines compagnies d\u2019Assurances emploient vis-à- vis des intéressés.Essayons de mettre un peu d\u2019ordre sur cette question afin d\u2019en arriver à une solution qui sauvegardera le secret professionnel et satisfera aux exigences des deux parties en cause.Tout réside à mon point de vue dans la définition du certificat médical.Définition Le certificat médical est une attestation ou une déclaration écrite que le médecin délivre à un chent pour qu\u2019il puisse en faire usage dans un but déterminé.Le certificat est rédigé en termes simples, clairs et précis.COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE L\u2019Union Méd.Canada.Tome 83 \u2014 Déc.1954 But Il n\u2019a d\u2019autre but que de décrire une lésion, énoncer un fait, attester une circonstance connus du médecin par l\u2019exercice de sa profession.SI nous acceptons cette définition, nous devons conclure: 1° qu\u2019aucun certificat ne doit jamais être remis à un tiers; 2° qu\u2019il ne doit comporter que le diagnostic et le traitement; 3° que le patient doit être mis au courant de la portée de ce certificat; 4° qu\u2019aucun certificat médical ne doit être émis par une archiviste ou le directeur médical sans le consentement du patient ou du médecin traitant sauf dans les cas d\u2019Assistance Publique ou prévus par la loi; 5° si une compagnie d\u2019Assurances veut avoir des détails supplémentaires sur la maladie de- notre patient, elle doit les obtenir par celui-ci.Quand un de nos patients délègue une tierce personne pour l\u2019obtention d\u2019un certificat médical, celui-ci devra en exprimer le désir par écrit et sa signature récente devra apparaître sur le document, lequel est remis directement.au patient.S1 des informations verbales ou écrites doivent aggraver un état de maladie ou causer la mort, il est de toute évidence qu\u2019elles ne devront pas être données.Le certificat pré-nuptial ne doit être remis.qu\u2019à la personne intéressée.Si nous suivons ces directives nous ne ferons pas d\u2019accrocs a notre conscience professionnelle, nous sauvegarderons les droits et.privileges de notre patient et de ceux qui les protègent.Suggestions 1.\u2014 L\u2019assermentation de tout le personnel des archives et de tous ceux qui manipulent les dossiers de nos patients.2.\u2014 Les compagnies d\u2019Assurances devraient s\u2019assurer les services d\u2019un médecin reviseur.Nous serions à l\u2019abri du colportage L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 d\u2019Assurances en Assurances de renseignements médicaux.3.\u2014 Se prévaloir, quand nous sommes appelés à témoigner en justice, de notre privilège au secret professionnel, laissant au juge le droit de dégager la responsabilité de notre témoignage.Se soumettre à cette décision se bornant à relater les faits essentiels à la cause et le minimum de détails.4.\u2014 Dans les cas d\u2019avortements suivre les directives énoncées.5.\u2014 Suivre les directives écrites antérieurement quant aux certificats médicaux.6.\u2014 Convaincre notre entourage aussi bien civil que professionnel de leur obligation de garder scrupuleusement le silence sur les faits et personnes qui viennent en contact avec nous dans l\u2019exercice de notre profession.7.\u2014 Nos observations et publications médicales doivent sauvegarder religieusement l\u2019anonymat du patient.Si nous observons ces données, nous continuerons de sauvegarder les principes immuables d\u2019une morale professionnelle établie par Hippocrate dès le Ve siècle, avant l\u2019ère chrétienne, enrichie et vivifiée par l\u2019apport chrétien et qui n\u2019a cessé depuis lors de régir notre profession.Toujours se rappeler que le Secret professionnel est l\u2019un de ces principes les plus traditionnels, qu\u2019il est absolu, que rien ni personne ne peuvent en délier le médecin, que le malade lui-même ignorant souvent ou son COMITÉ D'\u2019ECONOMIE MEDICALE 1403 existence ou son étendue ne peut nous en libérer.Le secret professionnel est un devoir moral qu\u2019impose la loi et le dévoiler n\u2019est pas seulement une mauvaise action, c\u2019est un délit punissable.Article 378 du code pénal français (modifié par la loi du 21 février 1944 et le décret-loi du 29 juillet 1939) : «Les médecins, chirurgiens et autres officiers de santé, ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes et toutes autres personnes dépositaires par état ou profession ou par fonctions temporaires ou permanentes des secrets qu\u2019on leur confie, qui, hors le cas où la loi les oblige ou les autorise à se porter dénonciateurs, auront révélé ces secrets, seront passibles d\u2019une amende de 24 000 à 120 000 francs.Toutefois les personnes ci-dessus énumérées sans être tenues de dénoncer les avortements jugés par elles criminels dont elles ont eu connaissance à l\u2019occasion de l\u2019exercice de leur profession, n\u2019encourent pas, si elles les dénoncent, les peines prévues au paragraphe précé- dent; citées en justice pour une affaire d\u2019avortement, elles demeurent libres de fournir leur témoignage à la justice sans s\u2019exposer à aucune peine ».Ne jamais ignorer que le serment prêté lors de l\u2019obtention de notre doctorat constitue une obligation grave et oblige en conscience, car il intéresse le bien public et privé, les droits de l\u2019individu tout aussi bien que le bien et le bon renom de la profession médicale.\u2014 EXPOSE DE L'HONORABLE JUGE TASCHEREAU, Juge de la Cour suprême du Canada.C\u2019est avec un grand plaisir que j'ai accepté l\u2019invitation de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, de vous adresser la parole ce soir sur une question qui touche à la fois le droit et la médecine.Le sujet que l\u2019on m\u2019a demandé de traiter présente un grand intérêt pour votre profession, et d'assez grandes difficultés pour la nôtre.C\u2019est que le droit, contrairement à la médecine qui est une science positive et où les erreurs sont nécessairement rares, est plutôt une science spéculative, et souvent ses problèmes ne peuvent se solutionner que par une intervention législative, ou par un jugement de la plus haute Cour du pays.Et c\u2019est à cause d\u2019une déficience de la loi, et de l\u2019absence d\u2019un jugement final, qu\u2019on a donné tant d\u2019opi- 1404 nions diverses et contradictoires sur le secret professionnel du médecin.Ce soir, je ne vous parle pas en ma qualité de juge, et ce que je vais vous dire n\u2019aura pas en conséquence l\u2019autorité de la chose jugée.Si jamais la question se présente devant notre Cour, je pourrai peut-être rendre un jugement différent, et devant cette contradiction qui pourra m\u2019être reprochée, je serai libre de répondre ce que disait l\u2019un de mes prédécesseurs, le Juge Mignault, à qui l\u2019on citait son propre ouvrage sur le droit civil, « Aujour- d\u2019hui, j'ai changé d\u2019idée ».Avant de tenter de vous expliquer la loi qui vous régit, je dois vous signaler le grand danger qu\u2019il y a de vous inspirer d\u2019auteurs qui ont écrit sur ce sujet en France, en Angleterre et aux Etats-Unis, où les législations ne sont pas les mêmes.Certes, dans tous les pays civilisés, la profession médicale impose à tous ses membres une obligation d'honneur de ne pas révéler à autrui, ce qu\u2019ils ont appris comme médecins de leurs clients, et qui en toute sécurité se sont confiés à eux.Déjà, au temps d\u2019Hippocrate, on prêtait le serment de garder le secret, qui est également formulé dans les plus anciens documents médicaux.On a jugé et on juge encore avec raison, que le médecin est un confident nécessaire, un dépositaire du secret de la maladie qu\u2019on lui confie, et qu\u2019en honneur et en conscience il ne doit pas le révéler.Des mesures disciplinaires existent dans les collèges médicaux pour réprimer les indiscrétions qui pourraient être commises, et un client pourra rechercher son médecin en dommages devant les tribunaux, afin d\u2019obtenir une juste compensation pour réparer le tort qu\u2019une révélation indiscrète lui aurait causé.Mais, s\u2019il est interdit au médecin de révéler dans l\u2019intimité ou dans une réunion sociale le secret médical qui lui a été confié, quelle est donc, et c\u2019est l\u2019objet de ma causerie, sa situation devant les tribunaux?Vous verrez que la loi dans les divers pays n\u2019est pas toujours en conformité avec l\u2019honneur et la conscience d\u2019un médecin.En France, la loi est d\u2019une extrême sévérité.La loi pénale consacre le principe que le COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 secret médical est général et absolu.L'article 378 du Code Pénal français se lit ainsi: «Les médecins, chirurgiens et autres officiers de santé, ainsi que les pharmaciens, les sage-femmes et toutes autres personnes dépo- sitatres, par état ou profession, des secrets qu\u2019on leur confie, qui, hors le cas où la loi les oblige ou les autorise à se porter dénonciateurs, auront révélé ces secrets, seront punis d\u2019un emprisonnement d\u2019un mois à six mois et d\u2019une amende de 100 francs à 500 francs.» On voit donc que non seulement la révélation faite à un tiers par un médecin d\u2019un fait qu\u2019il connaît professionnellement, l\u2019expose à l\u2019action civile en dommages, de la part de la personne lésée, mais que le médecin est également passible d\u2019amende et d\u2019emprisonnement.Cette prohibition de révéler le secret professionnel s\u2019étend également au médecin appelé à témoigner en justice.S\u2019il est appelé devant les tribunaux, il doit en pareil cas se présenter, prêter serment, mais se refuser à témoigner sur tous les faits couverts par le secret professionnel.La seule exception apportée par l\u2019article 378, est que le médecin doit révéler le secret, seulement dans les cas où, par une loi française, il est obligé ou autorisé à se porter dénonciateur.Tel serait par exemple le cas, entre plusieurs, où un médecin serait obligé par la loi de révéler une maladie épidémique à l\u2019autorité publique.On s\u2019est demandé en France, si les médecins pouvaient être relevés de leur secret médical par le juge présidant au procès.L\u2019opinion courante est qu\u2019il n\u2019appartient à personne de les en affranchir.L'obligation au secret s\u2019impose comme un devoir de leur état.Il appartiendrait cependant au juge de déterminer s\u2019il s\u2019agit véritablement d\u2019un secret professionnel.Toutes les informations qu\u2019un médecin peut obtenir en examinant une personne n\u2019entrent pas toujours dans le cadre du secret médical.Il serait illogique de dire qu\u2019un médecin qui agit pour une compagnie d\u2019assurance, pourra refuser de dévoiler en cour le résultat de ses observations sur la personne d\u2019un accidenté qui n\u2019est pas son client.De même, des experts nommés par le tribunal ne L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 pourraient pas davantage réclamer le bénéfice du secret médical pour ne pas faire part de leurs observations.C\u2019est le juge qui, après avoir pesé les circonstances dans lesquelles le médecin a appris ce qu\u2019il sait, décidera si oui ou non il y a secret professionnel.Le malade cependant peut-il relever le médecin du secret professionnel?Si le secret professionnel est d\u2019ordre public, comme il a été décidé en 1895, le malade ne peut en relever le médecin.Ce serait alors un secret qui appartient au médecin.En 1889, le tribunal de Besancon a décidé qu\u2019apres la mort du malade, ses héritiers ne pourraient pas autoriser le médecin à révéler ce qu\u2019il a connu professionnellement.Si au contraire, on admet que le secret professionnel est d\u2019ordre privé, comme les tribunaux de Lyon et d\u2019Orléans l\u2019ont décidé plus récemment, le médecin pourra être relevé de son secret.Cette dernière solution repose sur la théorie qu\u2019un malade qui peut lui-même révéler sa maladie peut autoriser son médecin à le faire.Contrairement à ce qui existe dans d\u2019autres pays, et nous le verrons plus tard, en France, le secret est le secret du malade.C\u2019est lui qui est le seul et unique juge, et non le médecin.En Angleterre, la théorie est entièrement différente.Contrairement à ce qui existe pour la profession légale, il n\u2019y a pas devant les tribunaux de justice de secret médical, et la jurisprudence ne sanctionne aucun privilège de ce genre.La règle du droit commun n\u2019est plus mise en question aujourd\u2019hui.Aucun engagement par le médecin qu\u2019il n\u2019y aura pas de révélation, aucun serment de garder le secret ne peuvent prévaloir contre la révélation de la vérité devant une cour de justice.Halsbury, dans « Laws of England » résume le droit anglais en disant que la relation qui existe entre un médecin et son patient n\u2019excuse pas le premier, quelle que soit l\u2019exigence de l\u2019étiquette médicale, de l\u2019obligation s\u2019il est appelé, de donner son témoignage au complet devant un tribunal.Le médecin, dit Halsbury, est: dans la même position que toute autre personne qui ne jouit pas d\u2019un privilège particulier.Il peut COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE 1405 être sommé de rendre témoignage dans les causes civiles ou les causes criminelles, et est passible d\u2019emprisonnement s\u2019il refuse de remplir ce devoir que la loi lui impose.Dans toutes les provinces du Canada, à part la province de Québec, où nous ferons plus tard les distinctions nécessaires qui s\u2019imposent, c\u2019est la loi anglaise qui s\u2019applique, à moins qu\u2019il n\u2019y ait une législation provinciale spéciale, qui cependant ne peut valoir qu\u2019en matière civile.Dans l\u2019Ontario, il n\u2019y a pas de législation spéciale, et par conséquent, comme résultat de l\u2019application du droit commun anglais, un médecin ne peut refuser de témoigner devant les tribunaux civils ou eri- minels.La loi a été clairement définie par la Cour Suprême du Canada en 1928, dans une cause de Halls v.Mitchell (S.C.R.1928, page 136).Sir Lyman Duff, l\u2019ancien Juge en chef du Canada, parlant pour la majorité de la Cour, s\u2019est exprimé de la façon suivante: \u201cNobody will dispute that a secret so acquired is the secret of the patient, and, is under his control, and not under that of the doctor.Prima facie, the patient has the right to require that the secret shall not be divulged; and that right is absolute, unless there is some paramount reason which overrides it.Such reasons may arise, no doubt, from the existence of facts which bring into play overpowering considerations connected with public justice ; \u201d Et plus loin, le Juge en chef dit: \u201cCommunications made in confidence to, or knowledge acquired in confidence from members of the medical profession, are mot at common law privileged from disclosure in courts of justice, as are communications to legal advisers.\u201d On voit done que dans les provinces anglaises, comme d\u2019ailleurs en Angleterre, il n\u2019existe pas de privilege.Il est bien vrai que le secret est le secret du client, qu\u2019il est sous son contrôle exclusif, et non pas sous celui du médecin, et que le patient a en conséquence le droit de réclamer qu\u2019il ne soit pas révélé.Ce 1406 droit est absolu, à moins qu\u2019il ne soit restreint par les intérêts supérieurs de la justice.Il faut donc conclure que, devant le tribunal, le médecin peut être contraint de révéler la confidence qui lui a été faite, ou la connaissance d\u2019un fait qu\u2019il a acquise dans l\u2019exercice de sa profession.Evidemment, la loi des Etats-Unis nous intéresse moins.Qu\u2019il me suffise de vous dire qu\u2019à l\u2019origine, jusqu\u2019au début du 19ième siècle, le droit du médecin de refuser de révéler le secret médical n\u2019était pas reconnu.Cependant, dans l\u2019Etat de New-York, en 1828, le privilège reçut la sanction formelle de la loi, et il fut fait défense d\u2019examiner un médecin ou un chirurgien sur la nature de la maladie d\u2019un patient, à moins que ce dernier n\u2019eut préalablement donné son consentement.L'article du Code de procédure civile de l'Etat de New-York tel qu\u2019amendé, se lit aujourd\u2019hui de la façon suivante: \u201cA person duly authorized to practise physic or surgery, or a professionnal or registered nurse, shall not be allowed to disclose any àin- formation which he acquired in attending a patient, in a professional capacity, and which was necessary to enable him to act in that capacity\u201d.Environ la moitié des divers états des pays de la République voisine ont adopté cette législation de l\u2019Etat de New-York, et le privilège est maintenant officiellement reconnu.Dans la province de Québec, la loi est moins explicite que ce texte précis.Il importe en premier lieu de distinguer entre les diverses juridictions où le médecin est appelé à témoigner.S\u2019il témoigne devant une cour criminelle, ou devant la Cour de l\u2019Echiquier, où s\u2019exerce la juridiction fédérale en matière de procédure, il n\u2019y a pas de doute que c\u2019est le droit commun anglais qui s\u2019applique, vu qu\u2019il n\u2019y a pas de législation fédérale spéciale en vigueur adoptée par le Parlement central.En conséquence, le privilège n\u2019existe pas, et comme en Angleterre, le médecin peut être contraint de témoigner et de révéler ce qu\u2019il a appris professionnellement.COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 En matière civile, la situation est différente.Le Code de procédure civile ne couvre pas le cas des médecins.En effet, l\u2019article 332 de ce Code se lit de la façon suivante: «Un témoin ne peut être contraint de déclarer ce qua lui a été révélé confidentiellement à raison de son caractère professionnel comme aviseur religieux ou légal, ou comme fonctionnaire de UEtat lorsque l\u2019ordre public y est concerné ».Cependant, l\u2019article 60, para.2 de la loi des médecins et chirurgiens de la province de Québec contient une disposition à peu près identique, et c\u2019est là que nous trouvons la seule protection accordée au patient ou au médecin sur la révélation du secret professionnel médical.Il est ainsi rédigé: « Un médecin ne peut être contraint de déclarer ce qua lui a été révélé à raison de son caractère professionnel ».Il n\u2019y a pas d\u2019erreur que cet article de la loi qui régit le corps médical, est surtout remarquable par la confusion dans laquelle il peut nous entraîner.En Angleterre, et dans les provinces anglaises du Canada; en France et aux Etats-Unis, comme en matière criminelle dans tout notre pays, 1l est reconnu que le secret est le secret du client.Devant les tribunaux en Angleterre et dans les provinces anglaises du Canada, le privilège n\u2019existe pas afin de satisfaire les intérêts de la justice.Dans la moitié des Etats-Unis, le médecin ne peut pas être questionné sur la nature de la maladie de son client ou sur le traitement qu\u2019il a prescrit; en France, il existe une défense absolue, sous peine d\u2019amende et d\u2019emprisonnement, de dévoiler la maladie du patient.Mais ce n\u2019est pas la même chose ici qui existe.« Un médecin, dit la loi, ne peut être contraint de dévoiler ».C\u2019est done lui qui serait le juge, libre de déterminer, si oui ou non, il révèlera ce qu\u2019il a appris.Le secret, serait non pas celui du client, mais bien celui du médecin.Il n\u2019y a qu\u2019une absence de contrainte, et c\u2019est tout.Pas de prohibition de parler; pas L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 de défense de questionner le médecin; pas de sanction si ce dernier, qui tout au plus ne peut être contraint, décide de témoigner.Il semblerait que le patient n\u2019a rien à dire, celui-là même qui en toute confiance a révélé à son aviseur médical, les troubles que souvent même, il cache à sa propre famille.C\u2019est, à mon sens, ce que signifie ce texte qui me paraît d\u2019une très grande clarté.I arrive souvent devant les tribunaux que le client relève le médecin du secret professionnel, ou que le juge prenne la même initiative, et ordonne au médecin de témoigner.Avec le texte que j'ai cité et qui est la seule loi en la matière dans la province de Québec, la valeur de ces autorisations me paraît plus que douteuse.Si la limite ultime du secret médical devant les tribunaux civils, est que le médecin ne peut être contraint, peut-il l\u2019être, même si son client l\u2019autorise à témoigner?Certainement, si un patient autorise son médecin à dévoiler la maladie dont il a souffert, le médecin sera plus à l\u2019aise pour parler; il y aura évidemment moins d\u2019entraves pour lui permettre d\u2019exercer la discrétion que la loi lui donne; mais je doute fort que cette autorisation du patient crée une obligation chez le médecin, et fasse naître une contrainte à laquelle la loi refuse de l\u2019assujettir.Ce que je viens de vous dire me paraît bien être la jurisprudence de la province de Québec.Pour ne citer que quelques jugements, je vous dirai qu\u2019en 1927, dans une cause de Hébert v.La Cie d\u2019Assurance La Sauvegarde (66 C.S.1928 page 36), M.le Juge Desaul- niers décidait: «En matière de secret, la condition du médecin est donc voisine de celle du directeur de conscience et de l\u2019aviseur légal.Tout ce qu\u2019ils apprennent, l\u2019un en confessant, les autres en conseillant ou en auscultant, est réputé confié à eux sous le sceau du secret.C\u2019est une obligation absolue qui ne peut céder devant aucune considération.Elle ne peut être levée par le consentement de celui qui s\u2019est confié.Elle est d\u2019ordre public ».Subséquemment, en 1935, dans une cause de Mutual Life Insurance Co.v.Lamarche COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE 1407 (C.B.R.Vol.59 page 522), M.le Juge Rivard disait: « Rappelons encore, d\u2019un mot seulement, qu\u2019en Angleterre, sauf sans doute le caractère parfois injuste que peut prendre la divulgation d\u2019une confidence, le secret médical n\u2019est pas reconnu en vertu de la lot commune.Chez-nous, le secret médical existe, dans les conditions déterminées par la Loi des médecins et chirurgiens, art.60, citée plus haut.C\u2019est beaucoup plus que l\u2019objection morale de l\u2019opinion anglaise; c\u2019est beaucoup moins que le secret absolu de l\u2019école française.En tout cas, cet art.60 est motre seule règle.A la simple lecture de cet article, le caractère social et l\u2019inviolabilité absolue du secret disparaissent.En effet, le médecin peut parler; on ne peut l\u2019y contraindre, voilà tout.Ce n\u2019est donc pas l'intérêt de la société qua détermine le silence du médecin, à moins qu\u2019on suppose que le médecin est l\u2019arbitre souverain en ce qui concerne l\u2019ordre public.Si au regard du législateur l\u2019ordre public était ici en jeu, le médecin qui révèle un secret devrait pouvoir être puni; sous nos lois, 1 m\u2019encourt aucune pénalité, il ne commet aucun délit.Le secret médical, chez-nous, n'est donc pas absolu.Il est relatif.De qui est-il la propriété?Il devrait appartenir au patient; et celui- ci pourrait donc délier le médecin.Ce serait logique.Cependant, d\u2019après motre texte, il semble que le médecin soit aussi maître du secret.En effet, il ne peut être contraint de parler, mais il est libre de parler, s\u2019il le veut.Et, sauf s\u2019il peut encore être relevé du secret, on arrive à cette étrange solution que le médecin peut se taire quand même son patient voudrait qu\u2019il parle, et que d'autre part al peut parler quand même son patient voudrait qu\u2019il se taise ».Enfin, en 1942, dans une cause de Non- Marine Underwriters v.Dusablon & Germain (Revue de J.Vol.48, 1942), la Cour d\u2019Appel a eu à se prononcer sur l\u2019obligation qu'avait un avocat de révéler devant les tribunaux des confidences reçues de son client.En vertu du 1408 Code de procédure civile (art.332), l\u2019avocat et l\u2019aviseur religieux sont placés sur le même pied que le médecin, et comme ce dernier, ils ne peuvent être contraints de déclarer ce qui leur a été confié en leur qualité d\u2019aviseur légal ou religieux.Ce qui est dit dans la cause ci-dessus s'applique par conséquent au médecin.Or, il a été décidé qu\u2019un avocat qui a reçu une confidence sous le sceau du secret professionnel, ne peut la divulguer qu\u2019avec la permission de son client, et même avec cette permission, il peut refuser de parler.Dans cette cause, M.le Juge Galipeault s\u2019exprime de la façon suivante: «Dans mon opinion, il importe peu que celui qui a fait les confidences veuille délier son aviseur du secret professionnel; ce dernier sera toujours libre de ne pas témoigner sur le sujet, de ne pas parler ».Tous les tribunaux s'accordent, comme on peut le voir, sur la question essentielle, et répondent que le fait pour un patient de relever son médecin du secret professionnel, n\u2019oblige pas ce dernier à parler, et que même il peut parler, s\u2019il n\u2019en est pas relevé.La seule divergence porte sur la question de savoir si le secret professionnel est d\u2019ordre public ou privé.Dans la cause de La Sauvegarde et dans celle de Non-Marine Underwriters, on a décidé que ce secret était d\u2019ordre public, tandis que dans celle de Mutual Life on a décidé qu\u2019il était d\u2019ordre privé.Je m\u2019accorde avec ce que disait M.le Juge Galipeault dans la cause de Non-Marine Underwriters quand il s\u2019exprimait de la facon suivante: «Et que dire du secret professionnel?Il est sacré: À mon sens, àl n\u2019intéresse pas seulement et le mandant et le mandataire, en l\u2019espèce, et le client et le professionnel, mais encore la société; il est d\u2019ordre et d\u2019intérêt public ».Il s\u2019agit bien en effet d\u2019un secret d\u2019ordre public où toute la société est intéressée.L\u2019intérêt social exige un bon fonctionnement des professions libérales dont les membres ont une mission sociale à remplir.La société doit COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE l\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 veiller à ce qu\u2019avocats, notaires ou médecins, s'acquittent loyalement de leur tâche qui est d'intérêt public.Il n\u2019y a pas que l'intérêt du client qui soit en jeu, car si tel était le cas, ce dernier pourrait relever son médecin du secret médical et il y aurait, en conséquence, obligation de parler.Au contraire, s'il s\u2019agit d\u2019une question d\u2019ordre public, le fait de relever le médecin du secret n\u2019engendre pas l\u2019obligation de témoigner.D'ailleurs, notre Cour, la Cour Suprême du Canada, a récemment déclaré dans un arrêt de Pauzé v.Gauvin, que la Loi des Architectes était une loi d\u2019intérêt public, et sûrement, l\u2019ordre social est moins intéressé au bon fonctionnement de la Corporation des Architectes de la province de Québec, qu\u2019à la mission qu\u2019ont à remplir les membres des professions libérales.Il arrive assez fréquemment que le juge au procès prétende relever le médecin de son secret médical et l\u2019oblige de témoigner.Je crois que cette pratique est illégale, et qu\u2019elle n\u2019est autorisée par aucune législation dans la province, ni civile, ni criminelle.Comme en France, il appartient au juge de dire si les conditions requises pour qu\u2019il y ait secret professionnel existent ou non.M.le Juge Rivard, dans la cause de Mutual Life, donne ainsi son opinion: «Il appartient au tribunal de prononcer sur la nature des révélations qui doivent être tenues pour confidentielles.c\u2019est à lui, non au médecin, de dire dans chaque espèce, d\u2019après les circonstances et les faits déjà connus, s\u2019il y a lieu pour le médecin d\u2019invoquer le secret médical ».L'honorable Juge Galipeault partage les mêmes vues quand 1l dit, dans la cause de Non-Marine Underwriters: «Il ancombera toujours, d\u2019après moi, aux trbunaux d'apprécier les circonstances dans lesquelles les confidences ont été faites, et de décider, s\u2019il existe bien un secret profession- mel ».Mais le juge outrepassera certainement ses pouvoirs, si ayant décidé qu\u2019il y avait un se- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 cret professionnel, il prenait sur lui de relever le médecin de son secret et de le contraindre à témoigner, quand la loi des médecins et chirurgiens dit clairement que le médecin ne peut être contraint.Si, en vertu de notre loi, la divulgation du secret est laissée à la discrétion du médecin, il est cependant des cas où il doit nécessairement parler.C\u2019est que la loi lui en impose l\u2019obligation, et fait naître un levoir légal.C\u2019est ainsi qu\u2019en vertu des lois provinciales, le médecin a l\u2019impérieux devoir de déclarer à l\u2019autorité sanitaire toutes les maladies contagieuses.Il doit également fournir à la Commission des Accidents du Travail, des rapports sur la nature de l\u2019accident d\u2019un ouvrier qu\u2019il a traité; des certificats aux asiles d\u2019aliénés sur l\u2019état mental des patients qui y sont admis; certifier le décès d\u2019une personne décédée ainsi que la cause du décès; et enfin, déclarer les cas de maladies vénériennes qu\u2019il a sous son contrôle ou sous ses soins.Et voilà, Messieurs, un bref aperçu de la législation sur le secret professionnel.Pendant toutes les années où j'ai exercé ma profession d\u2019avocat, je me suis toujours efforcé d\u2019en être le gardien fidèle.Soyez sans cesse COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE 2-0 ++ 1409 jaloux de la confiance que l\u2019on met en vous.Que rien, pas même la consultation sans autorisation, avec un autre médecin, ne vous justifie de révéler la confidence que vous a faite votre client.L\u2019avocat, le médecin, le confesseur, sont vis-à-vis la loi, sur un pied d\u2019égalité.Dans l\u2019intimité, on doit observer un silence complet.Devant les tribunaux civils, que la discrétion soit absolue; qu\u2019elle soit à la hauteur de la profession, et du serment qui a été prêté, afin que jamais, un patient n\u2019ait l\u2019impression que la médecine, comme le droit, ne sont pas de véritables sacerdoces.On peut avec raison se demander si la loi de la province de Québec est juste pour le patient et pour le médecin.Devant les tribunaux criminels, la confidence peut être révélée.Devant les tribunaux civils, la discrétion du médecin doit s\u2019exercer.Ce n\u2019est plus le secret du patient, mais le secret du professionnel.Pour ma part, je n\u2019aime pas cela, et je crois que la loi devrait être amendée.C\u2019est à vous, Messieurs, de réclamer les changements nécessaires, afin d\u2019augmenter davantage la belle confiance qu\u2019inspire déjà, et doit inspirer toujours la profession médicale.EXPOSE DU R.P.LEON LORANGER, O.M.I, Professeur de déontologie à la Faculté de Médecine de l'Université d'Ottawa.Tout en vous remerciant de la confiance que vous me témoignez en m\u2019associant à vos délibération,s permettez-moi surtout de vous féliciter de la manière dont vous tentez la solution des problèmes que pose à votre profession, l\u2019obligation morale du secret professionnel.Fidèles à cette noble tradition de la médecine française, dont vous êtes les représentants en Amérique: tradition qui a toujours vu dans votre art, plus que la mise en œuvre d\u2019un ensemble de techniques scientifiques; qui s\u2019est toujours opposée énergiquement à la dépersonnalisation de la médecine; qui a toujours considéré l\u2019acte médical comme la rencontre de deux hommes libres: fidèles à cette tradition humaniste et chrétienne, vous n\u2019avez pas voulu, afin de ne pas fausser la réalité, séparer le secret médical des considérations scientifiques, juridiques et morales qui l\u2019incarnent.Cette attitude, Messieurs, vous honore et augmente en nous, profanes, vos patients d\u2019aujourd\u2019hui ou de demain, notre confiance et notre respect.Des deux exposés précédents, faits avec un ordre et une clarté que je voudrais bien donner au mien, il s\u2019ensuit que le problème à l\u2019étude consiste, en somme, dans une certaine adaptation du secret médical à l\u2019état présent de la science, aux fluctuations de la jurispru- 1410 dence.et aux modalités qui concrétisent la pratique médicale actuelle.Monsieur le docteur Blais vient d'exposer de façon claire et pratique, les situations médicales et paramédicales, très complexes, toujours délicates, quelquefois angoissantes, qui compromettent l\u2019intégrité du secret professionnel.Et, parce qu'il a le cerveau clair, bien ordonné, 1l est allé d\u2019instinct au fond du problème.à ce centre lumineux qui en éclaire tout le reste: sa moralité.Et cela, avec une sûreté de touche qui ferait honneur à un moraliste de carrière.Mais, non content d\u2019être moraliste, 11 s\u2019est même fait casuiste! Hélas! ce faisant, il m\u2019a enlevé mon sujet de discours.Cependant, loin de le lui reprocher, 11 me faut plutôt le féliciter; car, passant ma vie à dire aux futurs médecins qu\u2019ils ne devront jamais séparer médecine et morale, j'aurais certes, mauvaise grâce à protester, quand on met en pratique mon enseignement! Je reprendrai done le problème de plus haut, en essayant d\u2019établir le climat intellectuel et moral dans lequel vous essayerez de résoudre les cas qui se présenteront à vous.Il s\u2019agit, donc, de trouver et de déterminer un point de vue qui éclairera toute cette matière, complexe et confuse, comme tout ce qui est expérience et vie.Pourquoi la morale nous fait-elle un devoir de taire un secret?Il est évident que la révélation d\u2019un secret qui entraînerait des dommages matériaux ou moraux, est défendue par le précepte de la charité.Dans le cas d\u2019un secret confié ou promis, comme il y a contrat tacite ou formellement exprimée, il y aurait de plus une faute contre la justice.Mais, ce qui est moins évident, et cependant d'importance capitale, car là se trouve la racine métaphysique de l\u2019obligation au secret, c\u2019est que la divulgation d\u2019un secret confié, promis ou même surpris, constitue une violation, du droit à l\u2019intimité, de la personne humaine.Toute vie est, par définition, immanente, intime, et lorsque cette vie est humaine, cette intimité devient un droit.La personne humaine a droit à ce qu\u2019on n\u2019étale pas sa vie au grand jour: elle a droit au secret.Ce grand COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 juriste doublé d\u2019un philosophe, qu\u2019est Georges Renard, a très bien mis en lumière ce droit à l\u2019intimité.Par contre, un grand nombre de juristes modernes, toujours enclins à rapporter l'existence d\u2019un droit à l\u2019intervention d\u2019un acte de la volonté, ont tendance à ignorer l\u2019existence du secret naturel.Cependant, il naît à chaque instant de nos vies; et il constitue un des droits fondamentaux pour lesquels des hommes meurent, de nos jours, afin de protester contre l\u2019envahissement de la conscience humaine par les agissements des états totalitaires.Mais il y a une autre raison pour laquelle le secret est nécessaire à la profession médicale: c\u2019est qu\u2019il garantit la qualité technique des soins.Pour comprendre et prescrire, le médecin doit savoir, et souvent, bien au delà des limites apparentes du mal physique ou moral L'action médicale pénètre et doit pénétrer au plus intime de la personnalité.L'unité de cette personnalité ne s\u2019accordant pas d\u2019une action médicale se limitant aux seules causes biologiques: une médecine efficace a des exigences psychologiques et morales.Or, le malade ne dira tout, que s\u2019il est assuré que seul le médecin le saura, qui s\u2019en sert pour le soigner.Le secret conditionne donc la confiance, et celle-ci à son tour, livre au médecin les renseignements dont il a besoin.Voilà indiqués sommairement la nature et l'importance du secret médical.La discrétion professionnelle, c\u2019est pour le médecin, comme vient de le dire Monsieur le docteur Blais, de taire « tout ce qu\u2019il a appris à l\u2019occasion de ses fonctions, ce qu\u2019il a vu, entendu et compris ».Voilà certes, une excellente formule, digne d\u2019un gentilhomme, d\u2019un praticien prudent, expérimenté et charitable.C\u2019est aussi une excellente recommandation pour la vie pratique: on y trouve le souci de respecter le secret naturel, aussi bien que le secret promis ou confié.Seulement, il faut bien dire, afin d\u2019éviter les imprécisions, que tout ce que le médecin découvre et connaît à l\u2019occasion de l\u2019exercice de sa profession, ne saurait être objet du secret L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 professionnel, au sens strict.Permettez-moi donc cette précision et une courte explication.Ce que le médecin connaît à raison de l\u2019exercice de sa profession, c\u2019est-à-dire par les déclarations spontanées ou provoquées, et par l\u2019examen du malade: voilà l\u2019objet propre et formel du secret professionnel.Tout le reste peut tomber sous le secret naturel, qui évidemment oblige les médecins comme tout le monde, soit gravement, soit légèrement, selon la nature, l'importance et la qualité des faits.La matière directe, immédiate du secret médical c\u2019est donc la maladie, dans tel malade, avec ses composantes biologiques, pathologiques, psychiques, morales et sociales.Cette maladie est d\u2019abord chose privée.L'homme, à tous les niveaux, est un tissu de relations physiologiques, affectives, intellectuelles et spirituelles.Mais ces relations sont constamment affectées d\u2019un coefficient de précarité.Un jour, c\u2019est la rupture de l\u2019équilibre, c\u2019est la maladie qui s\u2019installe en nous et met en question, avec angoisse, existentiellement, tout notre être.Il n\u2019y a rien de plus personnel, de plus privée, que notre maladie, si ce n\u2019est notre amour.Mais il est également vrai que la maladie est aussi fait social, créant des dangers sociaux de plus en plus évidents, exigeant aussi de plus en plus une organisation sociale, soit pour être traitée, soit pour être prévenue et dépistée.Elle est un fait social par l\u2019hérédité et la contagion; et il est certain que la société ne ferait pas son devoir si elle s\u2019obstinait à méconnaître ce caractère social de la maladie, dans son origine, son développement et ses conséquences.Elle est encore fait social par le genre de traitements qu\u2019elle réclame.L\u2019emploi des méthodes diagnostiques et thérapeutiques modernes exige le concours de spécialistes, l\u2019usage d'analyses, d\u2019appareils de précision dont ne peuvent disposer tous les médecins.Dès lors.11 impose des frais tellement considérables que la plupart des malades devraient v renoncer s\u2019ils étaient seuls à les solder.Si l\u2019on ne veut pas réserver le bénéfice des découvertes biolo- COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE 1411 giques, physiques et médicales aux seuls riches, il faut donc, pour les moins fortunés, l\u2019aide de la société.La reconnaissance de cette nécessité est le fondement des lois de sécurité sociale, dont on peut critiquer les modalités et le fonctionnement, mais dont personne n'oserait maintenant nier la justice fondamentale.Enfin, les découvertes modernes permettent la détection des maladies à peine commençantes, ou menaçantes.Dès lors, apparaît la nécessité d\u2019un dépistage qui suppose des exa- ments médicaux, des services d\u2019hygiène.des fiches sanitaires.Mis en face de cette situation, le médecin moderne, individualiste par éducation et tradition: et justement: car l\u2019acte médical est un acte singulier, intime, d'homme à homme: \u2014 se trouve dans l'obligation d'agir.pour ainsi dire, sur deux plans: le plan purement individuel, et le plan social.Il est comme divisé en lui-même, et souvent il ne sait pas lequel il doit subordonner à l\u2019autre.Personne n\u2019a le droit d\u2019être scandalisé ou surpris, s\u2019il n\u2019a pas encore résolu tous les problèmes que lui impose cette dichotomie.Entraîné d\u2019une part, par une évolution sociale tendant de plus en plus à sacrifier l\u2019individu à la collectivité; et d\u2019autre part, par une évolution de la biologie qui, partant de la doctrine Pastorienne, aboutit par la notion de contagion et de son évitabilité, à la nécessité de mesures protectrices, d\u2019un cordon sanitaire placé non seulement autour des peuples, mais de l'individu lui-même, lequel est considéré comme une véritable industrie insalubre et par surcroît ambulante: \u2014 comment ne sc- rait-1l pas perplexe, ce pauvre médecin, qui ne demande qu\u2019à bien faire?En face de ces faits indéniables et de toutes leurs conséquences, comment maintenir le secret médical dans toute sa rigueur?Ne faut-il pas lui apporter certaines atténuations que le bien social rend désirables.et même nécessaires?C\u2019est là le problème à l'étude, ce soir.Pour le résoudre, il y a deux attitudes malheureusement existantes.du moins comme tendances: dire que le secret médical est ab- 1412 solu et ne comporte aucune atténuation; ou bien le sacrifier chaque fois qu\u2019il s\u2019agit du bien de la collectivité.Ces deux attitudes, Messieurs, sont fausses, et en les adoptant, l\u2019une ou l\u2019autre, vous vous engageriez dans des voies qui ne pourraient que vous mener à la perplexité et à la confusion intellectuelle et morale.La bonne voie se trouve dans une troisième attitude, qui garde le respect du secret, mais en tenant compte des situations concrètes et de la hiérarchie des valeurs, l\u2019assouplit et l\u2019applique prudemment.Un seul secret est absolu et ne comporte pas d\u2019exception: c\u2019est le secret sacramentel.On ne peut concevoir, du côté du confesseur, de situations ou de raisons, justifiant sa révélation.Dans un discours à l\u2019Union médico-biologi- que italienne en 1944, Pie XII déclarait: « Parmi les devoirs qui dérivent du huitième commandement, il faut aussi signaler l\u2019observation du secret professionnel, qui doit servir et sert, non seulement à l\u2019intérêt privé, mais plus encore à l\u2019avantage général.Même sur ce terrain aussi, peuvent surgir des conflits entre le bien privé et le bien commun, ou aussi entre les divers éléments et aspects du bien public lui-même; conflits dans lesquels il peut parai- tre parfois extrêmement difficile, de mesurer et de peser avec exactitude le pour et le contre, entre les raisons de parler et de se taire.Dans une telle perplexité, le médecin consciencieux demande aux principes fondamentaux de l\u2019Eglise chrétienne, les normes qui l\u2019aideront à s'engager dans la voie droite.Ces normes, en vérité, tandis qu\u2019elles affirment nettement, surtout dans l\u2019intérêt du bien commun, l\u2019obligation du médecin de maintenir le secret professionnel, ne reconnaissent pas à ce secret une valeur absolue.Il ne serait pas en effet convenable au bien commun lui- même.si ce secret devait être mis au service du délit ou de la fraude ».De plus, l\u2019ensemble des théologiens catholiques admettent des causes excusantes du secret médical.Par exemple: le consentement du malade; le bien commun, et l\u2019autorité de COMITÉ D\u2019'ÉCONOMIE MÉDICALE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 la loi en matière de légitimes exigences du bien public, comme la sécurité des grands services publics, la déclaration des naissances, les maladies épidémiques; le bien d\u2019un tiers; le bien du client; et en certain cas très rares et très graves, l\u2019intérêt personnel du médecin.La thèse du secret médical absolument inviolable, ne saurait done être maintenue.D\u2019autre part, la deuxième thèse qui consiste à sacrifier le secret dès qu\u2019il s\u2019agit de médecine administrative ou sociale: ah! non, par exemple! Là, il faut que la profession médicale s\u2019insurge, et ne plie que devant de justes et raisonnables exigences.La médecine sociale, c\u2019est bien; mais il ne faut pas tout de même, que son triomphe devienne la mort des libertés médicales.De plus en plus, nous sommes, vous médecins et nous patients, les victimes d\u2019une bureaucratie centralisatrice, tatillonne, indiserète, méfiante et inhumaine.On ne nous fera tout de même pas croire, que tous ces contrôles et renseignements médicaux, pour écoles, hôpitaux, institutions de bienfaisance, assurances, voyages, emplois, pensions, et que sais-je encore, sont nécessaires dans tous leurs détails.Est-il vraiment nécessaire de remplir des feuilles et des feuilles, racontant nos petites histoires, anciennes et récentes, celles de nos parents: père, mère, femme, frères, sœurs et enfants! Dans tout cela, que reste-t-il du secret?Et vous médecins, que vous faut-il dire, grands dieux, au sujet de vos patients: aux compagnies d\u2019assurances.aux hôpitaux, aux municipalités, aux vouvernements fédéral et provinciaux, aux agences de bien-être social, etc., etc.Encore une fois, que reste-t-il du secret professionnel?Et qu\u2019on ne nous dise pas que ces renseignements sont confidentiels et que seules des personnes astreintes au secret médical peuvent les consulter.Et bien non: personnellement, je n\u2019ai aucune confiance dans ce secret partagé par automatisme administratif et répercussion indirecte; et puis, où s\u2019arrête le cercle de ces auxiliaires astreintes à mon secret?à l'infirmière principale, au chef de bureau.à la dactylographe où à la femme de l'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 ménage.Non, messieurs, à moins d\u2019une vigoureuse réaction de la profession médicale et une intelligente éducation du public, nous verrons, non pas l'évolution ou l\u2019adaptation du secret médical, mais son abolition.Est-ce à dire qu\u2019il ne faut pas collaborer avec les agences administratives de la médecine sociale et privée?Pas du tout.Rien n\u2019est plus loin de ma pensée.Collaborez honnêtement: oul; mais défendez énergiquement vos droits qui ne sont au fond que nos prérogatives à nous patients, et vos devoirs à vous médecins.C\u2019est entendu: la médecine est dorénavant sociale, et elle doit le rester.Mais elle ne doit pas devenir socialisée: autrement elle sera étouffée dans les mailles des filets bureaucratiques.Je vous avoue que cette collaboration n\u2019est pas facile, et qu\u2019il nous est impossible, aussi bien à l\u2019honorable Juge Taschereau qu\u2019à moi- même, de vous indiquer des solutions pour tous les cas qui se présentent à vous.La casuistique ne saurait suffire, car elle ne peut saisir toute la richesse et la diversité du réel.C\u2019est aux grands principes qu\u2019il faut faire appel, à de profondes analyses de chaque problème, et surtout à cette vertu qu\u2019Aristote appelle « épickie »: surtout en cette matière du secret professionnel.Ecoutez ce texte plein de sens: c\u2019est ce qu\u2019il y a de mieux dans mon discours, et il est de saint Thomas: « Les actes humains pour lesquels les lois sont faites, sont des cas singuliers ct concrets, variables à l'infini; il est done impossible d\u2019établir une règle universelle.Les législateurs considèrent ce qui arrive d'ordinaire, et s\u2019en inspirent pour faire une loi, dont l\u2019observation, en certain cas extraordinaires, irait contre la justice et le bien publie que la loi entend précisément sauvegarder.En pareil cas, obéir à la loi, ce serait mal agir; au contraire, c\u2019est bien agir que de négliger la lettre de la loi pour faire ce qu\u2019exigent la justice et le bien public.Telle est la fonction de l\u2019«épickie» que nous appelons « équité ».(II-IT, q.120, a.l.) Que cette manière d\u2019appliquer la loi soit chose délicate et susceptible de graves abus COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE 1413 quand elle est confiée à des gens qui manquent de jugement et de prudence: c\u2019est évident.Mais il ne faut pas, à cause de cela, nous engager dans une impasse et déclarer qu\u2019il n\u2019y a pas pour le secret professionnel, de dérogations légitimes.Messieurs, vous avez fait preuve de ce sens moral dans vos délibérations et dans les suggestions présentées par Monsieur le docteur Blais, à propos du secret médical; quitte à l'honorable Juge Taschereau de se prononcer sur la valeur juridique de ces mêmes recommandations.Je me permettrai, en terminant, une suggestion, moi aussi.C\u2019est que la solution de ce problème du secret médical, semble devoir s\u2019élaborer dans le sens suivant: donnez tous les certificats, renseignements voulus: mais au patient, libre d\u2019en disposer comme il lui conviendra et selon ses devoirs et obligations.Travaillez d\u2019après ce principe en tous les domaines, privés et publics, de votre activité professionnelle.Préconisez des solution basées sur ce principe; tâchez de l\u2019incorporer à la législation; faites-le admettre par les directeurs des services administratifs de vos hôpitaux, de vos agences de bien-être social, par les œuvres de secours, ete.Ne vous faites pas les fonctionnaires de qui que ce soit: gardez votre indépendance, votre liberté d\u2019action.Que le médecin traite son patient, et que le patient remplisse lui-même ses obligations vis-à-vis la médecine administrative et sociale.Il faut sans cesse travailler en ce sens, personnellement, et par l'entremise de vos sociétés médicales.Le problème à l\u2019étude ce soir, n'est qu\u2019un de ceux qui vous confrontent: mais il est symptomatique.À moins d\u2019une vigoureuse réaction en faveur des pratiques et des principes traditionnels de votre profession\u2014(je ne parle pas des routines, des manies ou des scléroses): principes et pratiques, éclairés, approfondis et même assouplis, à la lumière de la morale catholique: \u2014 vous faillirez à votre mission sociale.Les caractères fondamentaux de l\u2019acte médical s\u2019altèreront, les rapports entre médecin et patient se videront de leur 1414 contenu psychologique et spirituel; les libertés médicales s\u2019affaibliront, et vous vous verrez menacés de plus en plus de collectivisme et de fonctionnarisme.Cela, nous les patients, les malades, ne le voulons pas.Ce que nous voulons, c\u2019est un homme, libre dans son action professionnelle, à qui nous puissions nous adresser en toute confiance, qui respectera intégralement notre personnalité et nos confidences, et qui en s\u2019approchant de nous avec délicatesse, savoir et charité chrétienne, sera ce qu\u2019il y a de plus noble et de plus beau dans toutes les professions humaines: mon médecin.Messieurs, Il me reste un bien agréable devoir, c\u2019est celui de remercier les trois conférenciers que vous venez d\u2019entendre.Je le fais au nom de notre Association, en celui du Comité d\u2019Eco- nomie Médicale et en votre nom, chers collègues, qui avez par votre présence attentive = participé à cette assemblée.Je crois qu\u2019en traitant du secret médical au cours de cette réumion, nous avons non seulement enrichi nos connaissances sur ce sujet fondamental, mais aussi contribué à répandre dans le grand public la notion du respect que le médecin témoigne a la personne humaine, aux malades qu\u2019il traite, parce que imprégné COMITÉ D'ÉCONOMIE MÉDICALE L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 de ce sentiment, al le conserve et le cultive comme un dogme inviolable.En concordance avec notre culture spirituelle, selon notre civilisation chrétienne, selon le sens de la hberté de l\u2019individu et de la dignité de l\u2019homme, couplés au caractère intangible- ment humain et individuel de la médecine, le secret professionnel ne peut périr sans que sorent sapées les assises de la médecine.Et cela, quelles que soient les modalités matérielles plus ou moins changeantes de l\u2019exercice de notre profession.Je ne pourrais mieux terminer ces quelques remarques qu\u2019en citant cette parole épigraphique de Lours Portes qui fut, en France, Président du Conseil National de l\u2019Ordre des Médecins et l\u2019apôtre le plus éminent et le plus écouté de Uéthique médical.Affirmant que le secret professionnel était, en France du moins, la pierre angulaire de l\u2019édifice médical, il proclamait qu\u2019il devait le rester car «al n\u2019y a pas de médecine sans confiance, de confiance sans confidence et de confidence sans secret ».Je laisse ce mot à vos méditations et je transmets à la population cette pensée qui traduit le caractère sacré que le médecin, depuis Hippocrate, attribue à ses actes professionnels.De cela il ne pourra découler que respect réciproque, bien moral, en défimtive une bonne et authentique médecine.Roma AMYOT. CORRESPONDANCE LETTRE DE PARIS L'organisation traditionnelle des hôpitaux parisiens va sans doute être bouleversée dict quelques mois, car un fort courant d\u2019opimions se dessine vers la fonctionnarisation du corps hospitalier.Rappelons brièvement l\u2019organisation hospitalière de Paris.Elle est confiée à un vaste organisme, l\u2019Assistance Publique, dépendant du Conseil Municipal de Paris, assemblée politique qui lui donne les fonds nécessaires à son fonctionnement.Depuis, la guerre, l\u2019Etat a un droit de contrôle sur les dépenses engagées par l\u2019Assistance Publique et ce droit est exercé par les Mimistères de tutelle : le Mimrstère de l\u2019Intérieur et surtout le Ministère des Finances.Les Médecins des hôpitaux ont suwvi une longue carrière de concours extrêmement difficiles, commençant par l\u2019externat dès les premières années d\u2019études, se poursuivant par l\u2019internat et l\u2019assistanat pour se terminer par le concours de Médecin des Hôpitaux.Cette ultime consécration n'arrive qu\u2019entre 30 et 35 ans pour les plus heureux ou les plus distingués.Le corps hospitalier comprend pour les 40 000 lits des hôpitaux parisiens: 1 800 ez- ternes, 400 internes, 400 assistants et 400 chefs de service, médecins, chirurgiens, spécialistes.Longtemps le personnel médical ne toucha que des indemnités de fonction dérisoires.Elle était fixée, pour les médemins des hôpitaux, en 1914 à 1, fr 25 (valeur or), ce qui représentait juste le prix d\u2019un voyage en fiacre, sans le retour.Cette indemnité fut augmentée au prorata de la dévalorisation.Les hôpitaux, à cette époque-là, étaient réservés aux indigents ou à ceux qui avaient un minimum de ressources.La Sécurité Sociale instaurée en France a changé cette mission de charité.Les hôpitaux ne sont plus gratuits.La Sécurité Sociale rembourse aux hôpitaux le prix de journée dans lequel se trouve inclus la plupart des soins courants; mais les opérations, les examens de laboratoire, les radiographies sont remboursés à part, suwvant un certain barème.Sur les sommes, provenant du remboursement des actes médicaux, l\u2019Assistance Publique en prélève une certaine part.Le reste constitue une masse qui est partagée suivant une échelle hérarchique entre chefs de service, assistants, internes et externes su bien que les indemnités touchées par le personnel médical sont plus élevées qu\u2019en 1945, époque à laquelle la Sécurité Sociale fut établie.Toutefois, même pour ceux qui sont au sommet de la hiérarchie hospitalière, ces an- demnités ne peuvent en aucune façon à elles seules, leur permettre de vivre.Aussi, chirurgiens, médecins des hôpitaux, assistants ne peuvent-ils consacrer leur temps en entier à l\u2019hôpital et doivent-ils chercher à se créer une clientèle privée.Or, la Sécurité Sociale trouve que le prix de journée de l\u2019hôpital est trop élevé \u2014 àl s\u2019élève actuellement en moyenne à 2 850 frs par jour \u2014 et voudrait le voir baisser.Partant d\u2019une conception très, mécanicienne de la médecine, elle trouve que l\u2019usine, représentée par un hôpital moderne, ne travaille pas les après-midi.Quel est l\u2019industriel qui pourrait ne faire tourner ses machines que de 9 heures à 18 heures sans farre faillite?Les appareils radiologiques pourraient travailler au moins 12 heures par jours et les examens de laboratoire se faire à la chaîne.À l\u2019époque où l\u2019on parle de rendement, de productivité, les hôpitaux sont en arrière du temps.La Sécurité Sociale ne pense pas que les phénomènes biologiques ne s\u2019accomplissent que suivant un certain rythme, que la température d\u2019un malade ne s\u2019inscrit que deux fois par jour.Les hôpitaux sont encombrés, les malades attendent trop longtemps avant d\u2019être opérés, les malades séjournent trop longtemps dans les salles, dit-elle sans penser qu\u2019on ne peut transgresser les lois, de la cicatrisation, et que si les salles d\u2019opération doivent travailler 18 heures sur 24, il faudra, pour le moins, doubler le personnel hospitalier.Qu\u2019importe ces 1416 objections, la Sécurité Sociale veut un meilleur rendement et pour cela, elle demande que les médecins et les chirurgiens, des hôpitaux abandonnent leur clientèle privée et qu\u2019ils deviennent des médecins hospitaliers à temps plein.Naturellement, elle leur assure des avantages financiers considérables et leur donnent également la possibilité de réserver certaines heures pour des consultations privées à l\u2019hôpital.D'un autre côté, il est évident que la difficulté des concours nécessitant des études complexes, la longueur de ces études, la situation matérielle des jeunes médecins, le coût d\u2019une installation privée font que certains trouvent ces propositions alléchantes.Ne plus chercher à faire de la clientèle, se consacrer uniquement à la recherche, quel jeune médecin lancé sur la voie des concours n\u2019a pas, rêvé cette situation! Aussi, bien que dans l\u2019ensemble, ils soient jaloux de leur Liberté et qu\u2019ils défendent avec opimûtreté leur individualité, beaucoup de jeunes médecins des hôpitaux ou de futurs médecins des hôpitaux sont près de se laisser tenter.Déjà deux projets de contrat ont été publiés, l\u2019un émane du syndicat des médecins, chirurgiens et spécialistes des hôpitaux, l\u2019autre a été fait par la Sécurité Sociale.Ce ne sont que des avant-projets, mais, leur étude se poursuit.Certes, des essais isolés ont été faits dans certaines villes de province, mais 1 se comptent sur les doigts de la main et ne semblent pas avoir eu de retentissement fâcheux sur l\u2019exercice privé de la médecine, sauf à Brest où un chirurgien à plein temps attire toute la clientèle d\u2019un département français.Le danger est grand, d\u2019abord pour ceux qui accepteront ce nouveau mode de médecine à plein temps, car, le traitement étant fixe, su une nouvelle dévalorisation de la mon- nate se fait \u2014 et nous n\u2019en sommes pas encore à l\u2019abri \u2014 il ne sera pas rehaussé ou le sera avec un grand retard.L\u2019Assistance Publique n\u2019a pas encore trouvé le moyen d\u2019ajuster les rentes viagères qu\u2019elle versait avant la guerre de 1939.L\u2019essai de médecine à plein temps est limité à deux ans.Si l\u2019expérience n\u2019est pas LETTRE DE PARIS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 concluante, on reviendra au statu quo ante, mars le médecin des hôpitaux retrouvera-t-il sa chentèle privée qui lui permettait de vivre! D'autre part, cette mesure, si elle est appliquée, acheminera la médecine vers une fonctionnarisation.On commence actuellement par la tête, le corps suivra.Les médecins praticiens ne sont pas tentés par l\u2019expérience de leurs voisins, et le Service National de Santé leur apparaît funeste, non pas tant pour eux- mêmes que pour la qualité de la médecine qui, selon eux, doit finir par se dégrader.al.te = 3 L'été a été néfaste à beaucoup de médecins et chirurgiens des hôpitaux.Tout d\u2019abord, le professeur Antonin Clerc nous a quittés, après avoir terminé une nouvelle édition de son précis de cardiologie qui paraîtra cet hiver.Il avait franchi depuis quelques années l\u2019âge de la retraite.Sa culture était prodigieuse, non seulement en ce qui touchait la cardiologie, mais en histoire de l\u2019art, en botanique et en sciences naturelles.Le docteur François Le Sourd, directeur de- purs presque un demi-siècle de la Gazette des Hôpitaux, l\u2019ancêtre des journaux médicaux français, a disparu ausst à plus de 80 ans.D\u2019une vieille famille médicale, il était le frère aîné de Louis Le Sourd, médecin de l\u2019Hôpital Sawnt-Joseph de Paris.Trois chirurgiens sont décédés au cours des vacances, tous trois, élèves du professeur Henri Hartman.Le docteur J.Okinczyc, la conscience même, l\u2019honneur de la profession, le docteur M.Deniker, chirurgien distingué, polyglotte érudit, G.Métivet qui entraîna tant de générations d\u2019étudiants au concours de l\u2019internat.Enfin, le docteur André Ceillier, médecin des hôpitaux psychiatriques, élève de Déjerine et de Claude.Ses travaux ont surtout porté, en neurologie, sur les arthropathies des paraplégiques.et, en psychiatrie, sur l\u2019automatisme mental.Il avait écrit notamment la plupart des articles de psychiatrie dans la Pratique Médico-Chirurgicale de chez Masson.André PLICHET. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES Des travaux indiquent l\u2019existence d\u2019une relation entre Uépilepsie et les anomalies de la grossesse et de laccouchement.L\u2019excitation électrique du cerveau rafraîchit la mémoire d\u2019événements oubliés depuis longtemps.Les pouces employés comme moyens de diagnostic dans les paralysies.Le traitement par l\u2019association hormone- antibiotique augmente la survie dans les cas « désespérés ».Un médicament qui soulage la douleur au stade terminal du cancer.La teinture composée de benjoin prévient l\u2019apparition de la gangrène.Le choc irréversible mis sur le compte de l\u2019effondrement des défenses antibactériennes.* * * Parmi les progrès réalisés par les savants de l'Amérique du Nord pendant le mois de juin, figurent les constatations importantes faites dans le champ de la neurologie.Deux médecins attachés à l\u2019Hôpital Johns Hopkins ont fait des travaux qui, selon les auteurs, semblent indiquer que certaines anomalies de la gestation et de l\u2019accouchement peuvent être en rapport avec le développement ultérieur de l\u2019épilepsie.Ces médecins déclarent également que les résultats obtenus soulèvent «des doutes quant à l\u2019origine héréditaire des troubles convulsifs » (1).Les Drs A.M.Lilienfeld et B.Pasamanick ont revu les dossiers de l\u2019hôpital, ou de la consultation externe, appartenant à un groupe d\u2019enfants épileptiques nés à Baltimore entre 1935 et 1952, et les ont comparés avec ceux d\u2019un nombre égal de sujets témoins.Il ressort de cette comparaison que chez les enfants épileptiques, «le pourcentage des mères ayant eu une complication, ou plus, est de 27,7%.alors que ce chiffre est de 18,8% chez les enfants témoins, différence appréciable du point de vue de la statistique.(Dans ce rapport, une \u2018différence sera considérée comme appréciable du point de vue de la statistique lorsqu\u2019elle atteint un taux de probabilité de 0,05).» Les complications mentionnées comme étant les plus habituellement associées à l\u2019épilepsie étaient les toxémies, les anomalies placentaires, telles que les hémorragies de la grossesse (de cause inconnue) et le placenta prævia.Les imédecins déclarent également que «la prématurité (des poids à la naissance inférieurs à 2,500 g) est associée au développement de l\u2019épilepsie\u2026 ».Leur classification des anomalies néonatales (convulsions, cyanose et asphyxie) a montré aussi que seulement 5,7% des sujets témoins avaient eu des anomalies néonatales, contre 17,2% chez les épileptiques.Envisageant l'incidence de l\u2019épilepsie chez les parents, les auteurs rapportent que dans le groupe étudié l\u2019épilepsie est survenue aussi fréquemment chez les enfants d\u2019épileptiques que chez ceux de parents qui ne l\u2019étaient pas.(Ces chiffres sont limités aux parents malades et ne tiennent pas compte des antécédents familiaux complets qui furent jugés sujets à caution par les chercheurs.) Les résultats de ces travaux semblent indiquer, d\u2019après les auteurs, que l\u2019épilepsie, la maladie de Little et d'autres affections peuvent constituer une composante subléthale de «la perpétuation des accidents de la reproduction.» Cette perpétuation comprend également «une composante léthale consistant en avortements, en mort-nés et en morts néo- nataux.» 1418 Lors de la réunion du Congrès International de Psychologie tenue à Montréal, le Dr Wilder G.Penfield a déclaré que l\u2019excitation électrique de certaines aires des lobes temporaux du cerveau peut faire « revivre » aux malades des souvenirs oubliés depuis longtemps (2).Cette découverte a été faite fortuitement lors d'une intervention chirurgicale portant sur le cerveau des malades épileptiques.D'\u2019après le Dr Penfield, directeur de l\u2019Institut Neurologique de Montréal, de réputation mondiale, la réaction a un caractère bien plus complexe que les « mouvements et les sensations élémentaires» obtenus précédemment par des excitations similaires des aires motrices et sensorielles du cerveau.Le Dr Penfield a déclaré que l'évocation des souvenirs indique que le cerveau renferme un centre nerveux qui « enregistre » le courant de la conscience et que cet enregistrement peut être total pendant les heures de veille.L\u2019excitation accidentelle du centre peut réactiver un petit segment de cet enregistrement et «ramener dans le présent quelque expérience antérieure avec un degré étonnant de vivacité et de précision.» «Le malade, quoique conscient de son milieu environnant, passe alors en revue les 1mages, les sons et les interprétations d\u2019une expérience antérieure.» Le Dr Penfield ajoute que « dans un certain sens, le malade semble revivre le moment représenté dans cet enregistrement.» * + pa Le Dr Temple Fay de Philadelphie a décrit une méthode permettant de classer rapidement les malades atteints d\u2019une affection neurologique (3).Le Dr Fay a constaté qu\u2019en observant la position du pouce d\u2019un malade dès son entrée dans la salle d\u2019examen, il peut dépister certains types de paralysie.Et, en cas de paralysie, quelques simples épreuves du pouce peuvent aider à déterminer la localisation et le caractère de la lésion.Le Dr Fay a décrit les épreuves suivantes servant comme compléments précieux au diagnostic: RECHERCHES ET DECOUVERTES MEDICALES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Si le pouce du malade tend à demeurer en flexion au niveau de son extrémité distale ou en adduction dans la paume, le clinicien « peut soupçonner une paralysie spasmodique d'origine corticale (atteinte du protoneurone moteur) imminente, présente ou au stade de récupération.» S1, avec le bout de son pouce, un malade ne peut pas toucher, rapidement et de façon répétée, l\u2019extrémité de l\u2019index ou du médius, il doit être examiné à la recherche d\u2019une affection cérébrale profonde d\u2019origine centrale, telle que l'atteinte des ganglions de la base.S1 un malade ne peut pas toucher le bout de son nez avec l'extrémité du pouce (ou de l\u2019index) \u2014 les bras étant d\u2019abord étendus horizontalement sur le côté, les doigts et le pouce écartés et les yeux fermés \u2014 on doit soupçonner une tumeur cérébelleuse.Si un malade peut porter son pouce complètement en arrière au niveau de l'articulation de l\u2019index, il peut exister une lésion de la moelle épinière ou des nerfs cervicaux inférieurs.Si un malade ne peut pas mouvoir son pouce de façon à atteindre le bout des doigts, le maintenir au côté de l\u2019index ou le plier en arrière, 1l existe une paralysie flasque \u2014 habituellement associée à des troubles sensoriels et vaso-moteurs \u2014 relevant généralement d\u2019une lésion des nerfs périphériques.«x Selon une équipe de dix médecins attachés au Highland Alameda County Hospital à Oakland en Californie (4), l\u2019emploi de l'ACTH (corticotropine), de la cortisone et de l\u2019hydrocortisone, en association avec des antibiotiques, augmente considérablement les chances de survie des malades atteints d'infections extrêmement graves.Pendant une période de trois ans, le groupe, sous la direction du Dr John P.Jahn, a traité intensivement par les hormones et les antibiotiques 83 malades dont tous, à quelques rares exceptions près, étaient dans un état si grave que leur survie paraissait improbable avec les prescriptions thérapeutiques « classiques ». L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 On interrompit l\u2019administration des hormones aussitôt que possible pour éviter une éventuelle propagation de l\u2019infection.On administra les antibiotiques dans tous les cas et le traitement par les antibiotiques fut pour- suiv1 jusqu\u2019à trois jours après la dernière dose d'hormones.Le choix des antibiotiques \u2014 la pénicilline, la dihydrostreptomycine et la terramycine figuraient parmi les produits employés \u2014 a été fait d\u2019après les données de lu clinique et du laboratoire.Sur 42 cas médicaux, comprenant des méningites, des pneumonies et des infections bactériennes et virales diverses, 18 malades furent améliorés de façon appréciable, 17 ont manifesté des résultats incertains et chez les sept autres on ne nota aucune amélioration.De ces 42 malades, 12 moururent.Sur 41 cas chirurgicaux, dont presque tous étaient compliqués de péritonite à la suite de perforations du tractus digestif, 16 montrèrent «des effets salutaires nets », douze « des résultats probables », deux manifestèrent des résultats incertains et onze ne témoignèrent d'aucune amélioration.Dans cette série il y eut 17 décès.Les médecins conclurent que «chez les malades atteints d'infections graves l\u2019adjonction d\u2019ACTH et de cortisone à la thérapeutique par les antibiotiques, lorsque l\u2019indication de cette dernière est bien fondée, aboutit à une diminution de la morbidité et de la mortalité.».x Cinq médecins de Chicago ont annoncé que le médicament désigné sous le nom de chloro- promazine soulage la douleur chez les malades qui ne peuvent plus obtenir un effet analgésique adéquat même après de fortes doses de narcotiques ou de sédatifs seules, et cela grâce à son activité « ganglioplégique » qui renforce ct prolonge l\u2019action des narcotiques (5).Vingt-deux malades sur 28, traités par le Dr Max S.Sadove et ses collaborateurs, ont déclaré avoir été soulagés de façon satisfaisante des douleurs graves abdominales, osseu- RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES 1419 ses et névritiques, en rapport avec des lésions malignes, après adjonction de chloroproma- zine aux narcotiques ou aux sédatifs administrés, qui s\u2019étaient avérés inefficaces auparavant à calmer leurs douleurs.Les médecins citent le cas d\u2019un malade, qui recevait 10 mg de bromhydrate de racemor- phan (dromoran) toutes les 3 heures.Après adjonction de 25 mg de chloropromazine deux fois par jour, il accusa un soulagement de la douleur avec 5 mg de racemorphan toutes les 7 heures.On trouva ultérieurement que la douleur du malade pouvait être calmée avec 2,5 mg de racemorphan à condition d\u2019augmenter la dose de chloropromazine à 25 mg par voie orale, quatre fois par jour.Vu ses propriétés anti-émétiques, les auteurs ont trouvé que le médicament avait un double effet dans les syndrmoes douloureux s\u2019accompagnant de nausées et de vomissements.Les réactions secondaires de la médication consistaient essentiellement en somnolence, en sécheresse de la bouche, en pyrosis et en une hypotension légère.Comparé aux narcotiques seuls, les auteurs pensent que l\u2019effet analgésique renforcé qu\u2019ils ont observé avec la chloropromazine est dû en partie à l'aptitude de cette dernière à modifier la réaction des malades à la douleur.Dans leur description de cette réaction, les auteurs écrivent: « Ils (les malades) parlaient de leur douleur en tant que phénomène objectif; en d\u2019autres termes, ils n\u2019étaient plus ennuyés par la douleur, quoiqu\u2019elle fût toujours présente ».x * * On a décrit une préparation concentrée de teinture composée de benjoin, servant comme couche protectrice sur les extrémités en état d'ischémie qui sont menacées de gangrène par suite de rupture imminente de la peau (6).Dr Meyer Naide, attaché à l'Université de Pennsylvanie, a employé cette substance dans le traitement de 120 malades au cours d\u2019une période de deux années.Les applications sont 1420 faites au niveau des régions les plus exposées aux pressions, c\u2019est-à-dire les premiers et cinquièmes orteils ainsi que les talons.Le nombre d\u2019applications a varié entre 3 et 20.Sept malades seulement de la série traitée avec ce produit ont dû être amputés.Selon le Dr Naide, «il est difficile d\u2019estimer le nombre de mois d\u2019hospitalisation et le nombre d\u2019extrémités qui ont pu être sauvés grâce à cette simple mesure protectrice ».La préparation est constituée par la teinture composée de benjoin à une concentration double de celle figurant dans la pharmacopée des Etats-Unis, 14ième revision (benjoin 10%, aloès 2%, storax 8% et tolu 4% dans l\u2019alcool, avec une teneur en alcool absolu d\u2019environ 80%.) On obtient la teinture à l\u2019état concentré en la versant dans un bécher découvert, permettant ainsi à l\u2019alcool de s\u2019évaporer spontanément jusqu\u2019à ce que le volume soit réduit de moitié.> sk % D\u2019après le Dr Jacob Fine, attaché à la Faculté de Médecine de Harvard, sommité reconnue en matière de choc, l\u2019échee de la thérapeutique de restauration de la masse sanguine dans les cas de choc traumatique peut être attribué à un effondrement des mécanismes de la défense antibactérienne de l\u2019organisme (7).La théorie du Dr Fine se fonde sur des expériences qui ont montré que le degré de virulence des bactéries qui se trouvent normalement dans le foie d\u2019un chien « augmente dans l\u2019état de choc si on le laisse persister assez longtemps ».Dr Fine pense que « l\u2019absence de synthèse protéique lors des états de choc pourrait expliquer l\u2019effondrement du potentiel antibacté- rien ».Les expériences pratiquées par le Dr Fine indiquent que les antibiotiques peuvent être capables de protéger l\u2019organisme pendant la période d\u2019altération des défenses antibacté- riennes.Quatre-vingts pour cent d\u2019un groupe de chiens qui avaient reçu 5 g par jour d\u2019un antibiotique à large spectre, pendant une pé- RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 riode de 6 jours, (plus un supplément de 5 g quelques heures avant le déclenchement du choc) survécurent à l\u2019expérience, tandis que chez les animaux non traités le taux de sur- vle n\u2019était que de 20%.Le Dr Fine pense que les avantages auxquels on peut s\u2019attendre quant à la thérapeutique par les antibiotiques dépendra non seulement de la quantité de toxine qui se trouve dans le corps mais aussi de la sensibilité de l\u2019organisme à l\u2019égard de l\u2019antibiotique employé et, enfin, du degré d\u2019altération des défenses normales de l\u2019organisme- Selon le Dr Fine, plusieurs toxines, en dehors de celles d\u2019origine bactérienne, sont probablement aptes à produire un état de choc résistant à la thérapeutique tendant à restaurer la masse sanguine.Néanmoins, dans les cas de choc traumatique, de quelque manière qu\u2019il fût provoqué, résistants au traitement malgré un bilan humoral restauré, « on devra envisager l'éventualité d\u2019une activité bactérienne surajoutée, si lointaine que soit la possibilité de la prouver par les méthodes actuelles de détection.» BIBLIOGRAPHIE (1) Association of Maternal and Fetal Factors with the Development of Epilepsy.Journal of the American Medical Association, 155: 719, (juin) 1954.(2) Travail présenté au Quatorzième Congrès International de Psychologie, Montréal, le 9 juin 1954.(3) The Thumb as a Clinical Aid in Diagnostic Screening of Paralysis.Journal of the American Medical Association, 155: 729 (juin) 1954.(4) The Combination of ACTH-Cortisone-Hydro- cortisone with Antibiotics in the Management of Overwhelmingly Severe Infections.Journal of Pediatrics, 640 (juin) 1954.(5) Chlorpromazine and Narcotics in the Management of Pain of Malignant Lesions.Journal of the American Medical Association, 155: 626 (juin) 1954.(6) Prevention of Gangrene in Ischemia of the Foot bv a Protective Coating.Journal of the American Medical Association, 155: 746 (juin) 1954.(7) Relation of Bacteria to the Failure of Blood- Volume Therapy in Traumatic Shock.The New England Jourral of Medecine.250: 889 (mai® 1954. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables.on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus» : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE E.P.ENGLEMAN, M.A.KRUPP, H.P.JOHNSON Jr, et collaborateurs.\u2014 La fonction cortico-surrénale pendant un traitement continu et prolongé à la cortisone.Archives of Internal Medicine, American Medical Association, 91: (janvier) 1953.On a observé, après l\u2019administration de cortisone, une suppression de la fonction cortico-surrénale et de l\u2019atrophie du cortex surrénal.Ces deux effets seraient probablement dus à la suppression de la sécrétion d\u2019ACTH, qui entraîne une inertie du cortex surrénal.On a recommandé, pour effectuer la réactivation périodique du cortex surrénal, d\u2019employer soit la cortisone en séries interrompues, soit des séries alternées de cortisone et d\u2019ACTH exogène.Engleman et ses collaborateurs, désireux de vérifier la réversibilité éventuelle de la suppression d\u2019activité cortico-surrénale consécutive à un traitement prolongé par la cortisone, ont étudié la fonction du cortex surrénal chez 19 malades soumis pendant de longues périodes à des doses dites d\u2019entretien de cortisone.Tous ces malades étaient traités par la cortisone, de façon continue et ininterrompue, depuis 12 à 26 mois.Cinq d\u2019entre eux avaient déjà fait l\u2019objet d\u2019une étude similaire l\u2019année précédente.La cortisone était administrée par voie buccale, à raison de doses quotidiennes s\u2019étageant de 37,5 à 100 milligrammes; pour un malade, la dose journalière était de 150 milligrammes.Des malades hospitalisés qui n\u2019avaient pas absorbé de cortisone ou d\u2019ACTH servirent de groupe témoin.La méthode d\u2019étude consistait en l\u2019administration d\u2019ACTH pendant plusieurs jours successifs, jusqu\u2019à obtention de deux des trois critères suivants de réaction surrénale: 1) chute de 60% ou plus des éosinophines cir- culants; 2) hausse de 50% ou plus de l\u2019excrétion urinaire des 17-cétostéroïdes en 24 heures; 3) hausse de 50% ou plus de l\u2019excrétion urinaire des chromogènes de Porter-Silber (17, 21-hydroxy-20-cétostéroides) en 24 heures, avec hausse minima de 0,5 milligramme.On a continué sans interruption les doses d\u2019entretien de cortisone per os pendant toute la période du test.Les résultats des études décrites ci-dessus ont démontré la réversibilité de la suppression de la fonction cortico-surrénale consécutive à la thérapeutique continue et prolongée par la cortisone.En outre, chacun des cinq malades qui furent soumis, il y à un an, à une étude similaire montrait essentiellement la même sensibilité qu\u2019à cette époque-là.Il semblerait donc inutile d\u2019interrompre les séries de traitement à la cortisone ou de les faire alterner avec des séries d\u2019ACTH quand on envisage un traitement à long terme par la cortisone.Le fait que la plupart des malades nécessi- talent une stimulation répétée à l\u2019'ACTH avant que l\u2019on puisse démontrer une réaction adréno- corticotrope vient encore confirmer que la cortisone provoque souvent, même à des doses dites d\u2019entretien, un assoupissement du cortex surrénal.Ceci souligne la nécessité d\u2019une vigilance constante, en cas d\u2019états de stress susceptibles d\u2019exiger de plus fortes doses de cortisone, par suite de l\u2019incapacité de réactions spontanées du mécanisme pituitaire- surrénal.Les malades soumis à un traitement par la cortisone peuvent, comme les addiso- niens, avoir besoin de cortisone additionnelle pendant une maladie ou après un traumatisme.En outre, le retard de la réaction à l'ACTH pendant le traitement à la cortisone vient en- 1422 core étayer l\u2019observation clinique qui tient pour dangereuse une interruption soudaine de la corticonothérapie.Une réduction graduelle de la dose buccale journalière de cortisone, avant la fin du traitement, permet à la pituitaire de reprendre sa sécrétion de corticotro- pine endogène, laquelle entraîne à son tour le rétablissement de la fonction surrénale.A.ERSLEV.\u2014 Dépression hématopoiétique provoquée par la Chloromycétine.Blood, 8: 170 (février) 1953.Erslev présente deux malades chez lesquels le traitement par le chloramphénicol (Chloro- mycétine) semblait responsable de la dépression érythropoïétique.Dans les deux cas, l\u2019examen de la moelle osseuse et les numérations réticulocytaires furent faites avant, pendant et après l\u2019administration du chloramphénicol.Le premier malade \u2014 homme de 67 ans \u2014 avait joui d\u2019une bonne santé jusqu\u2019au moment où il contracta de la diarrhée accompagnée de fièvre, 3 semaines avant son hospitalisation.La diarrhée diminua temporairement après 2 jours de médication parégorique et pénicilli- nique.Cependant, la fièvre persista, et le malade s\u2019affaiblit rapidement.Dix jours avant l\u2019admission, il eut une nouvelle crise de diarrhée, avec celles presque noires.On lui donna de la sulfamérazine, que l\u2019on continua pendant cinq jours, à raison de 15 grammes en tout.Son état empirant toujours, il fut admis à l\u2019hôpital dans un demi-coma.Pendant les trois premiers jours, il reçut 3 300 millilitres de sang et 2,5 grammes d\u2019auréomycine.Quand le diagnostic de fièvre typhoïde eut été établi, l\u2019on institua le traitement au chloramphénicol, consistant en un total de 85,5 grammes répartis sur une période de 25 jours.Il y eut une réaction symptomatique favorable; le malade devint apyrétique; cependant, les cultures fécales continuaient à déceler de l\u2019E.typhosa.Quelques jours après l\u2019interruption du chloramphénicol, le malade redevint fébrile, et l\u2019on institua une seconde série de ce produit, à raison de 70 grammes ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 répartis sur une période de 19 jours.Ainsi, ce malade absorba au total 155,5 grammes de chloramphénicol.Chez le second malade, les cultures du sang et de la moelle osseuse furent positives au Salmonella Montevideo, et il reçut au total 66,5 grammes de chloramphénicol en 24 jours.On put observer chez ces deux patients de l\u2019anémie et de l\u2019hypoplasie du tissu érythro- poïétique de la moelle osseuse.On leur avait donné d\u2019autres produits avant et pendant l\u2019administration de chloramphénicol; mais quand on interrompit celui-ci, il y eut une réaction réticulocytaire frappante, marchant de pair avec la réapparition des normoblastes dans la moelle osseuse.Cette séquence indique un rapport direct entre l\u2019administration de chloramphénicol et l\u2019hypoplasie érythropoïétique observée.Le chloramphénicol contient un anneau de nitro-benzène dans sa formule structurelle; et, depuis 1948, début de son emploi clinique, on le tient pour une toxine puissante de la moelle osseuse.À ce jour, on a cité 40 cas où l\u2019administration de chloramphénicol était suivie d\u2019ar- rét de maturation ou d\u2019hypoplasie d\u2019un ou plusieurs éléments de la moelle osseuse.Vingt- sept de ces cas ont eu une issue fatale.On considère toujours la dépression de la moelle osseuse provoquée par le chloramphénicol comme une complication rare.Cependant, Wilson l\u2019a trouvée dans 2 des 62 cas qu\u2019il a traités, et Lindau, dans 3 cas sur 8.Les deux cas décrits ci-dessus furent découverts en un mois.La connaissance de cette complication doit entraîner une observation immédiate de tous les malades qui absorbent ce produit, et l\u2019arrêt immédiat de celui-ci devant tout signe de dépression de la moelle osseuse.R.J.HUEBNER, J.A.RISSER, J.A.BELL et collaborateurs.\u2014 La pleurodynie épide- mique dans le Texas: Etude de 22 cas.New England Journal of Medicine, 248: 267 (février) 1953.Bien que les signes qui suggèrent l\u2019existence bY d\u2019un rapport de cause à effet entre certains L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 virus de coxackie du groupe B et la pleurodynie épidémique (connue aussi sous les noms de maladie de Bornholm, myalgie épidémique ou grippe du diable) semblent plus importants que ceux qui lient ces virus à la poliomyélite, la méningite aseptique ou les affections comparables à la poliomyélite, les données publiées que nous pouvons avancer à l\u2019appui de cette hypothèse.se basent presque exclusivement sur l\u2019étude de malades.Huebner et ses collaborateurs sont d\u2019avis qu\u2019il conviendrait d\u2019étudier la pleurodynie épidémique au moment où l\u2019épidémie est déclarée et où l\u2019on peut alors examiner dans une même communauté des sujets atteints et indemnes.Ceci a été possible lors d\u2019une épidémie de pleurodynie dans le Nord-Est du Texas, à la fin de l\u2019été de 1951.On lira plus tard l\u2019étude épidémiologique faite sur une communauté de 700 personnes, dont 65 étaient atteintes de pleurodynie épidémique ou rela- talent une histoire de crises récentes.Le présent article traite des souches de virus de coxackie isolées chez des souris à la mamelle et provenant des selles de personnes atteintes de pleurodynie épidémique.Résumant leurs observations, les auteurs soulignent que le fait d\u2019avoir recueilli du virus de coxackie B-3 dans les selles de 16 personnes sur 22 qui présentaient les signes et symptômes de la pleurodynie épidémique \u2014 renforcé par la preuve des réactions d'anticorps \u2014 vient donner corps à l\u2019hypothèse qui tient ce virus pour l\u2019agent étiologique responsable d\u2019une épidémie de cette affection dans le Nord- Est du Texas.On ne peut interpréter comme ayant une importance étiologique dans la pleurodynie épidémique le fait que du virus de coxackie A-1 fut recueilli chez 4 malades dont un semblait atteint d\u2019angine herpétique, et dont deux récélaient également du virus B-3.On sait que le virus A-1 est si répandu que son apparition, dans les circonstances ci-dessus, n\u2019avait rien d\u2019inattendu.Le fait que cet agent a été trouvé en premier lieu au cours de ces études illustre clairement l\u2019erreur qui consisterait à ANALYSES 1423 déduire l'importance étiologique toutes les fois que l\u2019on trouverait un virus répandu chez des sujets choisis parce qu\u2019ils sont atteints d\u2019une maladie tout aussi répandue.CHIRURGIE D.MUNRO.\u2014 Réadaptation des malades totalement paralysés au-dessous de la ceinture.Mention spéciale sur leur rééducation ambulatoire et leur capacité de travail rémunérateur.\u2014IV: Controle de l'évacuation intestinale.New England Journal of Medicine, 248: 43 (janvier) 1953.Sur un total de 310 malades atteints de lésions de la moelle épinière entraînant une paralysie à partir de la ceinture, 166 avaient une fonction intestinale normale au moment où ils quittèrent l'hôpital.Trente-neuf malades, dont l\u2019activité intestinale était normale à l\u2019admission et devint anormale par la suite, ou dont l\u2019activité resta anormale pendant tout leur séjour, furent renvoyés avec une activité intestinale contrôlée.Ce groupe comprend des malades qui avaient subi une lésion telle que l'intestin devait agir sur réflexe segmen- taire (cordons sectionnés) ou sur une base partiellement énervée (lésions du cordon lom- bosacral et de la queue de cheval).C\u2019est chez ces 39 malades que l\u2019institution d\u2019un réflexe conditionné, nommé rééducation de l\u2019intestin, a été particulièrement efficace.Tant que persiste le shock et que l\u2019abdomen reste silencieux, on ne donne au malade ni aliments, ni liquides par la bouche.L\u2019on insère une sonde rectale, qui reste à demeure une heure sur deux.En cas de vomissements, on institue l\u2019aspiration de Wangesteen.Si l\u2019estomac dilaté n\u2019est pas rapidement décomprimé par intubation, tout ce qui entrave l\u2019action efficace du diaphragme peut devenir une question de vie ou de mort.On vient à bout de la distension vésicale par un drainage qui fait alterner régulièrement le remplissage et le vidage.Quand le péristaltisme se fait entendre à nouveau et que l\u2019estomac n\u2019est plus dilaté, on donne des liquides \u2014 suivis de bouillies \u2014 par intervalles rapprochés.On augmente graduellement ce régime jusqu\u2019à ce 1424 que le malade absorbe un régime mixte contenant 3 000 calories et 150 grammes de protéines.Il ne faut donner aucun produit, ne faire aucune application sur l\u2019abdomen, et surtout ne pas pratiquer de laparotomie pendant la période de paralysie intestinale.En effet, tant que la vessie reste atone ou hyper- tonique, ou dénuée d\u2019activité réflexe, ainsi que le déterminent les cystométrogrammes, l\u2019intestin est réglé par lavements.Dès que l\u2019action réflexe de la vessie indique un retour d\u2019innervation segmentaire, on peut entreprendre la rééducation de l\u2019intestin.Il est inutile de commencer cette rééducation tant qu\u2019il existe des spasmes involontaires non contrôlés, tels que le réflexe dit «de masse », ou que persitent le shock et l\u2019infection de la moelle épinière, l\u2019inanition, l\u2019épuisement et l\u2019hypoprotéinémie.Le point le plus important avant la rééducation intestinale est l\u2019activité du réflexe anal.Celle-ci indique une innervation convenable du sphincter anal externe et \u2014 par implication, puisqu\u2019elles sont originaires des mémes segments sacraux \u2014 une innervation également intacte du gros intestin, à partir de 1'S iliaque, en passant par le sphincter rectal interne.Comme première mesure de conditionnement des réflexes nécessaires, le malade s\u2019administre lui-même, tous les matins à la même heure, un lavement savonneux.Le mieux est qu\u2019il soit assis sur la cuvette des W.C.Tous les efforts doivent donc tendre à mobiliser suffisamment le malade pour lui permettre de se servir de cette cuvette.Au bout d\u2019une semaine de cette routine intestinale, on doit supprimer le lavement tous les 3 jours, en le remplaçant par une dose de lait de magnésie (par la bouche), juste assez forte pour assurer une évacuation.Le moment d\u2019administration doit être calculé de sorte que cette évacuation se produise au moment où l'intestin doit entrer en mouvement.Quand cette habitude est bien établie, on supprime graduellement les autres lavements, un par un, en les remplaçant chaque fois par du lait de magnésie.Ainsi, ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 le réflexe d\u2019évacuation intestinale est constitué: 1) quant au temps écoulé entre les évacuations; 2) quant à la stimulation locale du rectum par les lavements; 3) enfin quant à la stimulation du péristaltisme du gros intestin, par le lait de magnésie généralement.On donne en outre de l\u2019huile minérale pendant toute cette période, jusqu\u2019à ce que la rééducation intestinale soit achevée.Le dernier temps de cette rééducation consiste en la suppression du lait de magnésie.Elle se fait par retrait graduel, régulier et périodique.Cette dernière phase élimine toutes les stimulations conditionnelles, le facteur temps excepté.Si le malade continue à avoir une selle satisfaisante tous les jours ou tous les deux jours, au moment où les mouvements de l\u2019intestin auront été conditionnés, il peut être certain que celui-ci (à l\u2019exception des dérangements ou maladies de cet organe) se videra au moment prévu.Les malades qui ont achevé cette rééducation intestinale n\u2019ont eu aucune souillure accidentelle pendant des périodes variant d\u2019un à 7 ans.Il est hors de doute que l\u2019on peut établir un réflexe conditionné qui règle de façon permanente l\u2019évacuation intestinale, en l\u2019absence de toutes connexions neuro-somatiques entre le cerveau et la moelle épinière, et sans qu\u2019il faille recourir aux lavements, suppositoires, cathartiques ou stimulations digitales.Cette méthode a réussi dans 42 des 74 cas où elle s\u2019imposait \u2014 dans 39, en cours d\u2019hospitalisation, et dans 3 après le retour au domicile.NEURO-PSYCHIATRIE Leonard BERG.\u2014 Hypoglycorrhachie d'origine non infectieuse : néoplasie méningée diffuse.\u2018\u2019Neurology\u2018\u2019, 3: 811 (nov.) 1953.Le taux de glucose dans le liquide céphalo- rachidien varie en plus ou en moins avec le chiffre de la glycémie.En dehors de ces conditions, avec un chiffre normal de glycémie, on peut retrouver une hypoglycorrhachie dans certaines conditions pathologiques.Cette chute du glucose dans le L.C.R.est connu depuis longtemps pour toutes les infections ménin- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 gées; on la constate également dans certains cas d\u2019hémorragie méningée, dans la méningite chronique de la sarcoïdose de Boeck et aussi dans la néoplasie méningée diffuse.L'auteur étudie cette dernière condition en faisant une revue de la littérature depuis 1905 et en présentant plusieurs cas personnels.Il constate l\u2019association des signes de néoplasie méningée diffuse et d\u2019hypoglycorrhachie dans 75% de ces cas.Il donne les conclusions suivantes: 1) Les tumeurs malignes diffuses des lep- to-méninges, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019épithélioma, de gliome, de sarcome, de lymphone ou de mélanome peuvent être accompagnées d\u2019un taux anormalement bas de sucre céphalo-rachidien.2) Le mécanisme de cette hypoglycorrha- chie est inconnu quoiqu\u2019on puisse penser que le glucose est utilisé par les cellules tumorales.3) Cette association a une grande importance diagnostique.4) Il y a indication à demander le dosage du glucose dans des conditions neurologiques autres que les infections méningées.Jean-Marc BORDELEAU.OBSTETRIQUE L.KALZENSTEIN et À.J.MORRIS \u2014 ACTH et cortisone au cours de la grossesse (Cortisone and ACTH in pregnancy).N.Engl J].of Med., 250: 366 (4 mars) 1954.D\u2019après des expériences de laboratoire, l\u2019administration d\u2019ACTH et de cortisone entrai- nerait la mort du fœtus.Les auteurs rapportent le cas d\u2019une patiente qui entre le 4ième et le 9ième mois de grossesse reçut 3,0 gms.de cortisone et 1,3 gms d\u2019ACTH à cause d\u2019une dermatite herpéti- forme.La patiente accoucha à terme d\u2019un enfant normal.Huit autres cas de femmes enceintes ayant reçu de l\u2019'ACTH ou de la cortisone ont été rapportés sans qu\u2019on note d\u2019effets déplorables sur les fœtus.| Proportionnellement, les doses que recevaient les animaux de laboratoires équiva- ANALYSES 1425 laïent pour un être humain à 2,0 à 80 gms.par jour.Lise FORTIER.PHTISIOLOGIE PIERRE-BOURGEOIS, G.VALETTE, VIC-DU- PONT, Mme DUBOIS-VERLIERE, A.ROY, R.DELMAS et J.SAVEL \u2014 Etude comparative des divers modes d'administration de l'isoniazide.Revue de la Tuberculose, 17: 901, 1953.C'est surtout par la voie buccale que l\u2019action de l'isoniazide a été le plus poussée.Au- jourd\u2019hul tous se rendent compte que le traitement par perfusion et par des suppositoires, présente une efficacité véritable.Les auteurs ont fait au delà de 4 000 perfusions d\u2019isoniazide seule et d'isoniazide associée au P.A.S.Ils ont pu constater que la tolérance locale et générale était très bonne.Mais ils ont pu aussi remarquer que la résistance se développait plus rapidement dans les perfusions simples, alors que la résistance était très amoindrie si on y ajoutait du P.A.S.C\u2019est sans doute parce que l\u2019association de l\u2019isoniazide avec le P.A.S.retarde l\u2019apparition de la résistance que les auteurs ont préconisé systématiquement cette association.De plus, les auteurs, dans les cas de T.B.récente ont constaté que les perfusions mixtes donnaient des résultats supérieurs et rapides à l\u2019administration de l\u2019isoniazide par voie buccale (délais de 2 mois).Cette méthode offre un traitement d\u2019attaque idéal.Les auteurs ont donné des perfusions quotidiennes durant 1 mois et un jour sur deux le deuxième mois, quitte à conserver la streptomycine (l\u2019antibiotique le plus actif) pour le cas où il faudrait agir chirurgicalement.Les A.déconseillent cette thérapeutique chez le phtisique chronique.Un autre fait intéressant c\u2019est l\u2019opinion des auteurs sur l\u2019emploi rectal de l\u2019isoniazide.La tolérance locale et générale est bonne.Quant à son activité, elle est évidente et les résultats heureux, sont superposables à ceux obtenus par la voie buccale.Il est aisé de comprendre que 1426 cette thérapeutique rectale présente des avantages chez les trop nombreux malades qui souffrent d\u2019intolérance digestive.Nous sommes heureux que ce travail intéressant vienne éclairer les spécialistes en phtisiologie.Paul-René ARCHAMBAULT.P.MANNES et A.GYSELEN \u2014 Le traitement conservateur des cavernes tuberculeuses par l'alitement absolu et les antibiotiques.Revue de la Tuberculose, 17: 938, 1953.Des controverses universelles existent actuellement concernant le traitement qu\u2019il est préférable d\u2019employer dans la tuberculose pulmonaire à tous les stades.Au lieu d\u2019accorder la prééminence comme autrefois au pneumothorax artificiel, il surgit maintenant deux écoles.Une école qui, lorsqu\u2019il s\u2019agit de T.B.pulmonaire cavitaire, a recours au PNO artificiel précoce, tandis que l\u2019autre, c\u2019est la cure de repos qui devient le fondement de la thérapeutique antituberculeuse.Si la cure de repos s\u2019avère insuffisante, on s\u2019adresse alors au collapsus médical ou chirurgical.Mais les auteurs eux, depuis 3 ans, se sont adressés à la cure de repos et aux antibiotiques uniquement et c\u2019est ainsi que ces ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 auteurs, à l\u2019insu l\u2019un de l\u2019autre, nous font part de leurs résultats fort intéressants.Quant à la cure de repos, elle est totale 24 heures sur 24.Le P.A.S.est la base du traitement antibiotique (12 grammes).La streptomycine est employée s\u2019il y a nécessité absolue (1 gramme tous les 2 ou 3 jours et comme dose totale de 20 grammes).Après 4 à 6 mois, les cavernes sont presque totalement fermées.Après la fermeture des lésions contrôlées par la tomographie, le repos total est encore continué durant 2 à 4 mois.Puis c\u2019est la cure de mobilisation qui devra durer de 4 à 6 autres mois.Voici ce que les auteurs entendent par guérison: « L\u2019inactivité lésionnelle complète depuis 3 mois au triple point de vue: radiologique, tomographie incluse, bactériologique par cultures négatives et clinique par l\u2019absence de tous symptômes.» Quels en ont été les résultats?Les auteurs ont traité 441 cas de tuberculose pulmonaire.Tous étaient porteurs de cavernes.Or, 409, soit 68,8 pour cent ont guéri par le seul traitement médical suivant: cure de repos intégral associé au P.A.S.avec ou sans streptomycine.Résultats vraiment remarquables.Paul-René ARCHAMBAULT. a SOCIETES \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 20 avril 1954 Tenue à l'hôpital Notre-Dame Présidence de M.René Rolland.Tumeurs hypophysaires \u2014 leur diagnostic précoce.M.Victor NOEL Le docteur Victor Noël, d\u2019Haïti, ne pouvant être présent à cette séance, c\u2019est au docteur Pierre-A.Turgeon que revint l\u2019honneur de lire le travail sur «Les tumeurs hypophysaires, leur diagnostic précoce ».Ce travail relata la séquence des événe- ments à la suite d\u2019analyses diverses de laboratoire, de radiographies multiples, d\u2019un cas qui s\u2019était présenté à la clinique du docteur Noël et qui se plaignait de fatigabilité, augmentation rapide du poids, céphalée fronto- temporale, ete.Le diagnostic d\u2019adénome chro- mophobe fut confirmé à l\u2019opération, laquelle réussit très bien, puisque le patient est encore en bonne santé.C\u2019est notre ami, le docteur Albert Royer, qui nous présenta, par la suite, le deuxième travail de la soirée et qui consistait en une présentation au moyen de clichés d\u2019un travail de recherches sur les « effets de la testostérone sur la croissance des prématurés ».Le rapporteur a conclu, à la suite de cette présentation, que «le propionate de testostérone en injections intra-musculaires n\u2019influence pas l\u2019évolution pondérale de prématurés d\u2019une manière statistiquement valable ».Nouveaux facteurs pro-infectieux et immunisants.M.Armand FRAPPIER Ce travail fut présenté par le professeur Armand Frappier, de l\u2019Institut de Microbiologie de l\u2019Université de Montréal, qui nous a relaté ses expériences et son impression du mécanisme possible de l\u2019infection.Après avoir montré des clichés à l\u2019appui de ses données expérimentales, il a conclu qu\u2019il doit y avoir dans les capsules des microbes certaines substances qui permettraient aux bactéries de prendre pied plus facilement pour y pulluler et causer l\u2019infection.La soirée s\u2019est terminée par la présentation d\u2019un film sonore gracieusement prêté par la maison Vinant et qui avait trait à la rhumatologie.« Le praticien devant l\u2019actualité rhumatologique », tel était le titre de cette pellicule, laquelle sembla être goûtée par l\u2019auditoire présent, tant par sa facture qui lui a valu les plus grands prix à la Biennale du Film de Venise, que par sa présentation claire et concise.* * \u2018\u2019Journées médicales\u2018: à l'hôpital Notre-Dame le 4 mai 1954; à l'hôpital Maisonneuve le 5 mai 1954: à l'Hôtel-Dieu le 6 mai 1954, sous l'égide de La Société Médicale de Montréal.Présidence du docteur René Rolland.Au début de la première journée, le 4 mai, à l'hôpital Notre-Dame, messieurs Jacques April et Jean Joyal furent élus membres de la Société, tandis que MM.Charles Dumas et Jacques Lebel étaient mis en nomination, sur 1428 proposition du docteur J.Blais, secondé par le docteur Lamarche, pour le devenir.Le programme scientifique de cette première journée comprenait un «symposium sur les urgences abdominales».Dix rapporteurs étaient au programme, lesquels ont succinctement traité des problèmes d\u2019actualité courante en clientèle générale.Après cette partie scientifique, un cocktail fut servi dans les salons de la maison des gardes-malades, après quoi les membres furent conviés à un très bon déjeuner servi par les autorités hospitalières et qui fut égayé, en plus, par l\u2019humour du conférencier du jour, Me Léonce Plante.La deuxième journée nous emmena au sein d\u2019un autre hôpital, tout à fait dernier cri celui-là, l\u2019hôpital Maisonneuve.Un symposium sur les « nouveautés en thérapeutique » faisait la partie scientifique de nos assises dans ce nouveau centre.Les huit rapporteurs au programme ont tous été clairs et leurs sujets ont semblé plaîre à l\u2019auditoire nombreux de cette deuxième journée.Après la présentation de ces travaux, les membres de l\u2019auditoire ont pu visiter rapidement certains locaux de ce nouvel hôpital, après quoi tous furent conviés à un cocktail servi au vestiaire des médecins; le cocktail fut suivi d\u2019un délicieux déjeuner où le conférencier du jour, le docteur Aimé Pelletier (Bertrand Vac) nous entretint des médecins et de leurs «hobbies ».Au soir de cette deuxième journée et conjointement avec l\u2019Institut du Cancer de Montréal, ceux des membres qui s\u2019intéressaient au sujet pouvaient assister à un colloque sur le cancer du sein.C\u2019est au cours de la troisième journée, tenue à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, que furent élus membres titulaires de la Société Médicale de Montréal messieurs Charles Dumas et Jacques Lebel, dont les noms avaient été proposés lors de l\u2019ouverture des Journées.Cette troisième journée fut consacrée à un symposium sur les « méthodes de diagnostic ».Les neufs rapporteurs de ce symposium ont SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 exposé brièvement, mais clairement, les méthodes de diagnostic pouvant intéresser davantage le médecin praticien.Plusieurs de ces méthodes ne sont pas nouvelles, mais certaines modifications dans leur technique d\u2019exécution mettent celles-ci à la portée de la main de ceux qui sont éloignés des centres hospitaliers.Apres cet avant-midi scientifique, nous fii- mes conviés a un bon cocktail et un délicieux déjeuner, lequel fut agrémenté de l\u2019esprit gaulois du conférencier du jour, le docteur Donatien Marion.Au soir de cette troisième journée, nous avons eu notre souper de soirée de clôture au Cercle Universitaire.Il est malheureux que la défection de l\u2019artiste invité pour la circonstance, de même que sa troupe, aient laissé l\u2019assistance un peu désappointée, pour ne pas dire fâchée; mais, dans l\u2019ensemble, grâce aux groupes formés par les différentes tables, il a semblé exister une certaine bonne humeur.* * ® Séance spéciale du 21 septembre 1954 Tenue au Cercle Universitaire de Montréal, Présidence du docteur Paul DUMAS, vice-président de la Société.Cette séance spéciale nous a donné de rencontrer le docteur Eylaud, de Bordeaux, France, qui nous entretint sur les aspects médicaux des vins.Sa conférence, suivie d\u2019une période de discussion, fut enregistrée, grâce à l\u2019amabilité du gérant du Cercle Universitaire, M.Urgel Mitchell.Au début de la conférence, le docteur Ey- laud remit au docteur Samuel Letendre, qui l\u2019avait présenté, une plaque de bronze pour l\u2019honorer d\u2019avoir été choisi Président de la Société des Amis de Vins.Après la période de discussion, nous fûmes conviés à une dégustation de vins et ceci grâce L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 à la générosité de l\u2019Association de la Propagande des Vins Français.Ce fut une bien agréable façon de terminer cette intéressante soirée.* * * Séance du 5 octobre 1954 Tenue à l'hôpital Saint-Luc.Présidence du docteur René Rolland.Lors de la reprise de ses séances d\u2019automne, la Société Médicale eut le grand honneur de profiter du passage dans la métropole de deux sommités du monde médical français, MM.les docteurs Henri Pequignot, professeur à la Faculté de Médecine de Paris, et du docteur René Cachera, qui était le délégué officiel de la France au XXIV® congrès de l\u2019'A.M.L.F.C.à Ottawa, fin de septembre 1954.Après une brève présentation par le docteur Hébert, président du bureau médical de St- Luc, le docteur Péquignot nous entretint des « lipomatoses ».Il exposa brièvement les différentes formes de cette entité, de même que les localisations les plus fréquentes.Après cet exposé, il y eut de la part de l\u2019auditoire quelques questions auxquelles le rapporteur s\u2019est plu à répondre brièvement.La deuxième conférence de cette soirée, donnée par le professeur Cachera, eut trait à la «circhose alcoolique ».Le rapporteur, qui avait été présenté par le docteur Emile Blain, directeur général de l\u2019A.M.L.F.C., démontra, au moyen de transparents, les stades pré- cirrhotiques vus lors des examens histologiques de biopsies du foie prélevées chez des patients alcooliques.Cet apport de la ponction biopsie du foie montre les services inestimables que ce mode d\u2019examen peut rendre à la clinique.Le secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON.SOCIETES 1429 ASSOCIATION DES MEDECINS CANADIENS EN FRANCE Séance du 12 octobre 1954 Le mardi 12 octobre, avait lieu à la Maison Canadienne la première réunion de l\u2019Association des Médecins canadiens en France, sous la présidence conjointe des professeurs Hille- mand et Chigot.Les médecins canadiens suivants furent orientés: Le docteur Jean-Louis Borduas, de Montréal, vers le service de cardiologie du prof- Lenègre.Le docteur Gilles Maillé, de Montréal, vers le service d\u2019orthopédie du prof.Merle d\u2019Au- bigné.Le docteur Jean-Louis Talbot, vers le service d\u2019orthopédie du professeur Merle d\u2019Au- bigné.Le docteur Horace Tessier vers le service de pneumologie du professeur Kourilsky.Le docteur Yvette Lemire, de Québec, vers le service de cardiologie du professeur Le- nègre.Le docteur Maurice Beaudreau, vers le service de cardiologie du professeur Lenègre.Le docteur André Leduc, de Montréal, vers le service de cardiologie du professeur Lenègre.Après la séance du comité d\u2019orientation, le professeur Hillemand adressa quelques paroles aux nouveaux arrivants.Il les félicita d\u2019abord de s\u2019être présentés immédiatement au Comité d\u2019Orientation, leur disant que cette démarche leur avait évité une grosse perte de temps et qu\u2019elle leur permettrait de profiter au maximum de leur séjour d\u2019études à Paris.Il en profita pour adjurer d\u2019ores et déjà les médecins canadiens encore au pays et qui songeraient à venir en France, à profiter des services que peut leur rendre l\u2019Association, soit en se mettant en rapport par correspondance aveé son président, soit en se présentant a la Maison Canadienne dès leur arrivée sur le sol français.La professeur Hillemand brossa ensuite un tableau succinct et précis de l\u2019organisation 1430 des études et de la profession médicales en France.Les assistants poursuivirent en esprit le chemin long et ardu qui mène l\u2019étudiant en médecine français de ses périodes de stage dans les hôpitaux aux concours de l\u2019externat, puis à ceux de l\u2019internat, de chef de clinique, de médecin des hôpitaux, de chef de service, de professeur agrégé et finalement de grand patron ou de professeur de clinique.Ils assistèrent avec effroi à cette élimination rigoureuse qui de la foule des 1200 candidats en médecine ne retient chaque année que 300 externes, 00 internes et 6 médecins des hôpitaux.Ils participèrent à cette fièvre des concours, toujours plus ardus à mesure que l\u2019on monte dans l\u2019échelon de la profession, et que l\u2019on ne réussit à passer la plupart du temps qu\u2019après trois ou quatre essais.Ils connurent les différences qui séparent l\u2019organisation de l\u2019Assistance Publique de celle de l\u2019Université SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 de Paris, ainsi que leurs joints de rencontre.Mais le professeur Hillemand réserva le meilleur de ses remarques pour caractériser l\u2019esprit, la tradition de la médecine française, tradition toute familiale où l\u2019enseignement se fait de patron à élève au cours d\u2019examens répétés au lit du malade, esprit fait d\u2019humanisme, d\u2019individualité, de respect des singularités de la personne, de la mise au service de la clinique des prodigieux moyens d\u2019investigation de la technique moderne.C\u2019est de cet esprit et de cette tradition que le professeur Hillemand voudrait voir s\u2019imprégner les jeunes médecins canadiens-français.Autrement, dit-il, leur séjour en France s\u2019avérerait inutile et ils ne pourraient faire profiter l\u2019école de médecine canadienne-française de ce que la vieille mère- patrie peut encore leur enseigner.Camille LAURIN, secrétaire. NECROLOGIE JOSEPH FIRMIN HOULE'! (1888 - 1954) La vie n\u2019à de sens que par l\u2019activité que nous déployons pour la bien remplir.C\u2019est en 1913 que nous fîimes connaissance.Il était en troisième année de médecine : j\u2019entrais en première.À cette époque, les cours débutaient, pour les deux premières années, à huit heures du matin et se terminaient à midi pour reprendre à deux heures et durer jusqu\u2019à six heures.En troisième année commençaient les cliniques dans les hôpitaux tous les avant- midi.L\u2019après-midi se passait aux laboratoires de l\u2019Université rue Saint-Denis où s\u2019enseignaient la pathologie générale, la bactériologie et l\u2019hygiène.Avec de tels horaires, les jeunes n'avaient pas souvent l\u2019occasion de coudoyer les plus vieux.Notre première rencontre fut celle du candidat qui se présente à ses aînés pour briguer le poste de conseiller de première aux élections de Faculté.Ce fut une déroute complète: je venais d\u2019aborder l\u2019organisateur de mon adversaire.Inutile de souligner qu\u2019au début, mon estime pour celui qui devait devenir un bon ami, était pour le moins inexistante.Nous nous vimes peu dans les années subséquentes.La guerre survint qui nous sépara totalement.Il était interne à Notre-Dame dès 1915.Après sa graduation l\u2019année suivante, il continua son internat: on requit plus tard ses services comme anesthésiste.Moi- même je fis du remplacement à l\u2019Hôtel-Dieu, puis de l\u2019internat régulier.Ce fut l\u2019accélération des cours, la graduation au début de 1918, l\u2019enrôlement dans le Corps Médical Royal Canadien, la démobilisation en décembre 1919, le cours postscolaire en France, la rentrée au pays enfin en juin 1922.1.Lu au Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, le 18 octobre 1954.Je suis accepté dans le service de gynécologie de notre regretté maître Harwood, à l\u2019hôpital Notre-Dame, rue Notre-Dame.Je revois Houle, assistant du docteur Brosseau, chef anesthésiste.L'usage du chloroforme était alors courant: toutefois, l\u2019éther a fait son apparition.Houle préfère ce genre d\u2019anesthésie surtout par la méthode fermée avec le masque d\u2019Ombrédanne.Il est en grande demande par les chirurgiens.À cette époque, ces derniers choisissaient leur anesthésiste qui, par ailleurs, continuait à faire de la clientèle générale.Les honoraires étaient alors acquittés à l\u2019acte médical.Nous nous voyions tous les jours, mais nos caractères s\u2019entrechoquaient: je le trouvais prompt, parfois brusque.J\u2019aurais voulu le voir plus souple, moins autoritaire: j\u2019admirais son énergie, son exactitude, et sa conscience du devoir.Il surveillait ses maladse jusqu\u2019à ce qu\u2019ils aient quitté le théâtre opératoire et passait revoir les grands opérés avant de quitter l\u2019hôpital.J\u2019appris plus tard, lorsque j\u2019eus l\u2019occasion de traiter des membres de sa famille, combien cette écorce rude, cachait de délicatesse, de tendresse et de sensibilité.Puis ce fut le déménagement de la rue No- tre-Dame 3 la rue Sherbrooke.Il restreignait de plus en plus sa clientèle pour se livrer à la spécialité qui l\u2019intéressait.Le protoxyde d\u2019azote prenait de jour en jour plus d\u2019importance; il s\u2019attachait à perfectionner sa technique pour l\u2019adapter aux cas qui pourraient en bénéficier.La liste quotidienne des opérations croissait de jour en jour.Les chirurgiens trouvaient inégaux et inadéquats les services rendus par les anesthésistes.En effet, on avait recruté des jeunes médecins désireux de se perfectionner dans cette nouvelle branche médicale.Le docteur Houle fut invité à occuper le poste de chef de service à temps complet et former des jeunes assistants.Après bien des hésita- 1432 tions, il accepta.À regret, il abandonnait une clientèle intéressante qui rapportait plus que ce que l'hôpital lui offrait.Il espérait cependant faire œuvre et rendre service à l\u2019Institution qui l\u2019avait si bien accueilli.Il prit sa nouvelle position à cœur.Il se dépensa sans compter pour en faire un succès: il établit une réglementation, des programmes, il mit de l\u2019ordre.La coopération des chirurgiens ne fut malheureusement jamais totale.Il prêchait pourtant d\u2019exemples par sa ponctualité et son dévouement comme ses assistants d\u2019ailleurs.Il se butta à des indifférences: il servait quand même, remplaçait les absents, prolongeait ses journées au delà des limites imposées par son entente avec les Administrateurs.Il cherchait au milieu de ses soucis administratifs du service, à introduire les méthodes nouvelles: cyclopropane, avertin, anesthésie caudale intra-trachéale, pentothal, etc.Il parcourait les revues, il s\u2019instruisait.Malheureusement ses loisirs étaient peu nombreux: ils ne lui permettaient pas de s\u2019absenter de la ville.S\u2019il assistait aux réunions locales de Sociétés d\u2019Anesthésie, il ne trouvait guère le temps de traverser les frontières pour participer à des congrès étrangers.Ses ennuis avec le personnel chirurgical se doublèrent d\u2019une incompréhension de certains administrateurs.On reconnaissait ses services, mais on ne s\u2019accordait pas toujours sur ses mérites.Ce fut enfin la réorganisation totale du service d\u2019anesthésie.Déjà il approchait la limite d\u2019âge.Il accepta ce qu\u2019on lui offrit: il continua son travail avec la même assiduité, la même énergie, le même dévouement.Mais la maladie le harcelait.Il s\u2019acharnait à travailler quand même, il ne voulait pas lâcher.il ne le pouvait pas.Il fut finalement terrassé.Il espérait beaucoup de l\u2019intervention qu\u2019il appréhendait mais à laquelle il se résigna finalement.Il revint à l\u2019ouvrage.Mais son rendement diminuait.Il dut finalement abandonner la lute.Il languit pendant plusieurs NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canadn Tome 83 \u2014 Déc.1954 mois entouré de sa femme, de ses enfants qui lui prodiguèrent les soins les plus dévoués.Je le revis dans sa tombe, les traits reposés, souriants, calmes, comme satisfait d\u2019avoir donné un sens à sa vie par l\u2019activité qu\u2019il déploya pour la bien remplir.Léon GERIN-LAJOIE, Chef du service de Gynécologie.2e ++ RÉGINALD SAVOIE (1898-1954) Réginald Savoie vient de mourir à l\u2019âge de 56 ans.Après une carrière faite de constance, d\u2019assiduité, de conscience et de fidélité aux valeurs scientifiques et spirituelles de la médecine, notre confrère est parti en emportant le regret et l\u2019estime de ses malades, l\u2019amitié de ses collègues.Ses études universitaires poursuivies à l\u2019Université de Montréal furent couronnées en 1924 par l\u2019obtention de son doctorat, le premier de sa promotion.Attaché au personnel médical de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, il devint le médecin attitré de plusieurs institutions religieuses de la Métropole.Sa compétence médicale, la solidité de son jugement, son sens aigu de la responsabilité et sa haute conscience morale lui valurent la confiance de ses malades, même de ceux qui, comme dans les institutions communautaires, ne l\u2019accordent qu\u2019au plus irréprochable.Sa vie fut exclusivement consacrée à sa famille et à sa profession.La médecine fut pour lui l\u2019unique préoccupation extrafamiliale.Je me rappelle que, dès sa première année de ses études médicales, il se consacrait au service hospitalier en assumant dans les grandes salles publiques de l\u2019Hôtel-Dieu l\u2019assistance aux internes et aux médecins en charge.Ainsi, il s\u2019initiait au métier complexe des soins aux malades en préparation pratique et technique du rôle du médecin qu\u2019il voulait circonvenir dans toutes ses modalités, de ses plus simples aux plus totales. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Puis il passa au rang d\u2019interne dans le même hôpital et, au terme de son ascension, il en devint médecin régulier.Notre confrère montra, durant toute sa vie, les traits d\u2019une distinction de caractère et de comportement qui jamais ne se démentirent.Sa précoce canitie sur une opulente chevelure, sa rondeur physique lui donnaient, dès l\u2019Université, une allure d\u2019autorité et d\u2019assurance.Il la conserva jusqu\u2019à sa mort, en l\u2019accentuant même par l\u2019âge et les acquisitions de l\u2019expérience.Sa réserve rendait les premiers contacts moins spontanés, mais une fréquentation plus assidue révélait sous ces dehors fermés, une réelle sensibilité du cœur et un abandon aux joies de l\u2019amitié partagée.Avec Savoie, dernier dans le temps de nos confrères qui nous ont quitté, s\u2019envolent des souvenirs de nos années d\u2019université, souvenirs d\u2019existence remplie de jeunesse et d\u2019espoir.I1 laisse parmi ses confrères et ses collègues la mémoire d\u2019un médecin qui, par la dignité et la distinction de sa vie, fit honneur à sa profession.Nous le saluons pour une dernière fois; il emporte notre amitié et nos regrets.Roma AMYOT.6-6 0-0 LE DOCTEUR JEAN-CHARLES DOUCET ! (1903-1954) Le premier mai dernier, les drapeaux étaient en berne sur l'hôpital Notre-Dame.L'hôpital venait de perdre un anesthésiste en service depuis 25 ans.Interne à l'hôpital Notre-Dame en 1928, assistant-chef interne et suppléant au Service d\u2019anesthésie en 1929.En 1930, il fit un voyage d\u2019études à Toledo pour devenir un des anesthésistes spécialisés attachés à plein temps à l\u2019hôpital.À sa mort, il était premier assistant du Service et assistant-professeur d\u2019anesthésiologie à l\u2019Université de Montréal.S1 l'hôpital perd un membre estimé de son personnel médical, ceux de sa génération per- 1.Lu au Bureau médical de l\u2019hôpital Notre-Dame, le 18 octobre 1954.NÉCROLOGIE 1433 dent un ami.Il était de ceux qui ne laissent que des regrets et il ne comptait que des amis et pour eux, c\u2019est «Charlie» qui est parti.Pour moi, je perds un ami de toujours.Nous nous sommes connus à l\u2019âge de quinze ans, âge où se lient les amitiés qui durent une vie et que seule la mort peut terminer, mais elle n\u2019efface pas les souvenirs.Pour fixer en quelques mots la personnalité de « Charlie », tous ceux qui l\u2019ont connu reconnaîtront que sa « qualité dominante » était l\u2019affabilité.C\u2019était un homme affable et pour bien préciser ce terme, c\u2019est Larousse que j\u2019ai consulté: Affable a pour synonyme: civil, courtois, gracieux, honnête, poli.« Lorsque je relis lentement ces mots, c\u2019est mon ami Doucet que je revois passer.» C\u2019était aussi un sage avec un sourire sympathique qui savait écouter sans vous interrompre et penser avant de donner une opinion.C\u2019était un homme de devoir et tous les jours depuis 1930 et très souvent en devoir la nuit, il venait remplir ses fonctions avec zèle et bonne humeur, il avait toujours un bon mot pour le malade qui lui confiait sa vie.Seule la maladie sérieuse pouvait le retenir chez lui et il s\u2019est usé à son travail.Très souvent malade et trés souffrant, il venait quand même à son travail.Combien de fois, j'ai dû intervenir pour lui dire de prendre quelques jours de repos; il portait un membre artificiel qui souvent le blessait car toutes les pièces de prothèse finissent par causer de l\u2019irritation et ce n\u2019est qu\u2019après avoir enduré durant des jours ces pénibles souffrances qu\u2019il consentait à s\u2019arrêter.Je l\u2019ai connu en 1919 au Séminaire de Val- leyfield, finissant nos études classiques en 1923.Il était président de notre Conventum et il avait choisi comme devise Per vias rectas.I1 avait développé ce thème dans son discours d\u2019adieu au collège.Il a suivi dans la vie les directives qu\u2019il avait développées dans son allocution.Marié, il laisse sa femme, trois fils, une fille.Un de ses fils est étudiant à la Faculté de Mé- 1434 decine.Quel bel exemple de travail, de devoir et de probité il doit suivre.Le 4 mai, nous suivions sa dépouille mortelle et les gens de la rue Sherbrooke, entre l\u2019hôpital et la rue Parthenais regardaient passer, pour la dernière fois, cet homme qu\u2019ils voyaient s\u2019acheminer tous les matins vers l\u2019hôpital depuis 25 ans.Ils se découvraient avec respect pour saluer une dernière fois cet homme qui à consacré sa vie au soulagement de ses semblables.Inclinons-nous devant sa tombe.Il est parti vers un monde meilleur qu\u2019il a bien mérité, ayant parcouru son existence per vias rectas.Bachelier, Université de Montréal, 1923.Doctorat médecine, grande distinction, 1929.Fellow International College of Anesthetist, F.I.C.A., 1937.Certificat, Royal College of Canada, 1943.Certificat, Spécialiste, Province de Québec.Nominations hospitalières.Hôpital No- tre-Dame : internat, 1928 à janvier 1931; assistant-chef interne; assistant, Service d\u2019anesthésie; 1939: études spécialisées en anesthésie, à Toledo; assistant régulier, Service d\u2019anesthésie, 1935; assistant-professeur en anesthésiologie, Université de Montréal.Jean TREMBLAY.ee ee LE DOCTEUR ].-ZACHARIE LEBLANC Le docteur Leblanc est décédé le 28 septembre.Il avait reçu son doctorat de l\u2019Université Laval en 1918 et exerçait sa profession à Montréal.ee ++ LE DOCTEUR JEAN-A.MIGNAULT Le docteur Mignault est mort au cours de septembre à l\u2019âge de 63 ans.Il était le fils de feu l'honorable P.-B.Mignault.Diplômé de l\u2019Université de Montréal en 1918, il faisait partie du personnel médical de l\u2019hôpital Ste- Justine jusqu\u2019en juin dernier.NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 LE DOCTEUR JEAN MORIN Le docteur J.Morin, de Saint-Hyacinthe, est décédé le 7 septembre dernier à l\u2019âge de 58 ans.Diplômé de l\u2019Université de Montréal, il obtenait sa licence en 1921 et pratiqua sa profession depuis lors en la ville de Saint- Hyacinthe.Fils du docteur William Morin, il comptait deux frères médecins qui lui survivent, le docteur Paul Morin et le docteur Jules Morin qui exercent également à Saint- Hyacinthe et auxquels nous exprimons nos condoléances.LE DOCTEUR LUCIEN GARAND Le docteur Lucien Garand, médecin hygiéniste de la ville de Montréal, est décédé tout récemment à l\u2019âge de 64 ans.Le défunt avait fait ses études médicales à l\u2019Université Laval de Montréal qui lui décerna son doctorat en 1915.Il exerça la médecine durant 32 ans à ville Saint-Laurent.ee ++ LE DOCTEUR J.-HECTOR TOUPIN Le docteur J.-H.Toupin vient de mourir à l\u2019âge de 60 ans.Il obtint son doctorat en 1920 de l\u2019Université de Montréal.ee + LE DOCTEUR EUGÈNE MALLETTE Le docteur Eugène Mallette est décédé tout récemment à l\u2019âge de 70 ans.Le défunt était à l\u2019emploi du ministère des Anciens Combattants depuis 25 ans, ayant servi outre-mer au cours de la guerre mondiale de 1914-1918.Il avait obtenu son doctorat de Laval de Montréal en 1910.LE DOCTEUR EUGÈNE TREMBLAY Le docteur Eugène Tremblay est décédé en septembre à l\u2019Âge de 75 ans.Il était un diplômé de l\u2019Université Laval qui lui remit son doctorat en 1906.Un des médecins fondateurs de l\u2019Hôtel-Dieu de Chicoutimi, le docteur L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Tremblay aurait atteint ses cinquante années de pratique médicale l\u2019été prochain.6-6 + LE DOCTEUR ARTHUR LABROSSE Le docteur Labrosse, qui exerça à Saint-Eu- gène, Ontario, vient de mourir à l\u2019âge de 75 ans.ee ++ LE DOCTEUR ALFRED SIMARD Le docteur A.Simard est mort le 13 septembre dernier à l\u2019âge de 84 ans.Retiré de la pratique active, il y a 3 ans, le défunt avait exercé pendant 57 ans après avoir reçu son doctorat de l\u2019Université Laval en 1897.NÉCROLOGIE 1435 LE DOCTEUR A.DONTIGNY Le docteur Arthur Dontigny, de Sainte- Anne-des-Monts, est décédé le 10 octobre 1954, à l\u2019âge de 72 ans.Diplômé de l\u2019Université Laval, il obtint son doctorat en 1911.Les docteurs Paul et Gilles Dontigny, ses fils, lui survivent et nous les prions d\u2019accepter l\u2019expression de nos condoléances.+-e ++ LE DOCTEUR LÉONIDE CHARBONNEAU Le docteur Léonide Charbonneau vient de mourir à l\u2019âge de 55 ans.Le défunt avait obtenu son doctorat de l\u2019Université de Montréal en 1927 et faisait partie du Service de Santé de la Ville de Montréal. NOUVELLES NOUVEAU DOYEN NOMMÉ À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE L'UNIVERSITÉ LAVAL Le Recteur de l\u2019Université Laval de Québec vient de faire connaître que le docteur Jean-Baptiste Jobin, chef du service de médecine à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, a été nommé doyen de la Faculté de Médecine.Le docteur Jean-Baptiste Jobin succède au docteur Charles Vézina qui a exercé les fonctions de doyen durant quatorze ans et qui a démissionné pour cause de santé.L\u2019Union Médicale du Canada se joint à tous les membres de la profession médicale pour offrir au nouvel élu ses félicitations les plus sincères.ee ++ HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR LÉON GÉRIN-LAJOIE Le docteur Léon Gérin-Lajoie, chef du service de gynécologie de l\u2019hôpital Notre-Dame, a été nommé récemment premier vice-président de la Fédération Internationale de Gynécologie et d\u2019Obstétrique.Il a été également choisi comme organisateur en chef du Congrès International de Gynécologie qui se tiendra à Montréal en 1958.4-6 ++ LE DOCTEUR LÉON LONGTIN, CONFÉRENCIER À PARIS L'Institut Scientifique Franco-Canadien a invité le docteur Léon Longtin, professeur agrégé à l\u2019Université de Montréal et anesthésiste à l\u2019Hôtel-Dieu, à donner à Paris une série de leçons théoriques et pratiques sur l\u2019anesthésiologie.6-6 ee NOMINATIONS DES DOCTEURS YVES CHAPUT ET ROGER-R.DUFRESNE L\u2019« American College of Gastroenterology » a tenu sa première réunion à Washington du 25 au 30 octobre 1154; à cette occasion, il a été procédé au choix des nouveaux membres titulaires ou fellows, parmi lesquels on note les noms des docteurs Yves Chaput.médecin de l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal, et Roger-R.Dufresne, assistant secrétaire et assistant directeur des études à la Faculté de Médecine et médecin de l'hôpital Notre-Dame.Le docteur Yves Chaput a également été nommé membre du Board of Trustees ou bureau de direction pour l\u2019année 1955.+ + SYMPOSIUM SUR LES PROBLÈMES MÉDICAUX COURANTS Un symposium sur les problèmes de l\u2019année, selon le programme ci-dessous sera tenu au Château Frontenac le samedi 4 décembre sous les auspices conjoints de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec et des Laboratoires Lederle.Seance du matin Président: Charles Vézina, M.D, doyen de la Faculté de Médecine, Université Laval, Québec.9.00 - 10.00 heures \u2014 Inscription.10.00 - 10.45 heures \u2014 La pathogénèse des staphy- lococcoses.\u2014 René J.Dubos, M.D., Ph.D., member, Rockefeller Institute for Medical Research, New York, N.Y.10.45 - 11.30 heures \u2014 Le traitement des staphy- lococcoses (cette présentation sera faite en anglais).W.A.Oille, M.D., associate in Medicine, University of Toronto, Toronto, Ont.11.30 - 12.00 heures \u2014 Discussion.12.15 - 2.00 heures \u2014 Déjeuner.Président: Mgr Alphonse-Marie Parent, P.D.Recteur.Université Laval, Québec.Conférencier: Luc Lacourcière, Licencié es-lettres, directeur des Archives de Folklore.Université Laval, Québec.Sujet: Rabelais et le folklore canadien.Séance de l'après-midi Président: Wilbrod Bonin, M.D, Doyen de la Faculté de Médecine, Université de Montréal, Montréal.2.00 - 245 heures \u2014 Etat actuel de la prophylaxie contre les maladies à virus.\u2014 Victor J.Cabasso, Se.D., Research Virologist, Lederle Laboratories, Pearl River, New York.245 - 3.30 heures \u2014 L\u2019infarctus du myocarde.\u2014 M.Iréné Ferrer, M.D., assistant professor of Clinical Medicine, College of Physicians and Surgeons, Columbia University, New York, N.Y.Intermède de quinze minutes \u2014 Café.345 - 430 heures \u2014 Cancer du poumon (film scientifique en couleurs).\u2014 Alexander J.Conté.MD.Executive Officer of Tumor Clinic, St.Vincent\u2019s Hospital, New York.N.Y.430 - 500 heures \u2014 Discussion.5.30 - 6.30 heures \u2014 Cocktails et hors-d\u2019oeuvre. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 P _ ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTÉE XLV Li ñ { | em en me.ae re 4 Medication cholérique, cholagogue et diurétique FORMULE ! Extrait mou d\u2019artichaut 100 mg.\u2018 Oléate de sodium .50 mg.Bile décholestérinée .100 mg.Magnésie calcinée lourde 50 mg.POSOLOGIE La posologie ordinaire est de une ou deux dragées trois fois par jour.PRESENTATION: Flacons de 50, 500 et 1000 dragées.209 est, rue Sainte-Catherine, Montréal 18. L'Union Méd.Canada XLVI Tome 83 \u2014 Déc.1054 ACHROMYCIS Prereusetrne et ervrentts PERSONS\" SPERSOIDES:* 50 mg.par cuillerée a thé (3.0 g.) Poudre Dispersible GOUTTES PEDIATRIQUES: Aromatisées a la cerise.Environ 25 mg.par 5 gouttes.Compte-gouttes gradué.SUSPENSION ORALE: Aromatisée à la cerise.250 mg.par cuillerée à thé de 5 cc.aintenant disponible sous ces nombreuses formes commodes : DRAGÉES: 250 mg.CAPSULES: 250 mg., 100 mg., 50 mg. d L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 XLVII COMPRIMÉS SOLUBLES: 50 mg.INTRAMUSCULAIRE: 100 mg.INTRAVEINEUSE: 500 mg., 250 mg., 100 mg.I L\u2019ACHROMYCINE, le nouvel antibio- les tissus et les humeurs.En solution, tique à large spectre, est maintenant elle conserve une activité efficace disponible dans une gamme étendue pendant au moins 24 heures.Tetracycline Lederie de formes pour administration orale, ; ; 2 .; L\u2019ACHROMYCINE s\u2019est avérée efficace topique et parentérale aux enfants et i ; .contre les streptococcies hémolytiques aux adultes.De nouvelles formes R , ; .béta, E.Coli, les méningocoques, les seront annoncées dès qu\u2019elles auront oo.| staphylocoques, les pneumocoques et été mises au point.les gonocoques, la bronchite aigué, L\u2019ACHROMYCINE est nettement moins la bronchiolite, la coqueluche et les irritante pour le tube gastro-intesti- pneumonies atypiques, ainsi que les nal.Elle diffuse plus rapidement dans infections pseudovirales et mixtes.\u2018 \u2018 \u201cMARQUE DEPOSEE LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN Cyanamid LIMITED » 5550 Avenue Royalmount, Ville Mont Royal, Montréal, Québec [ederle -\u2014 1440 MÉDECINS CANADIENS AU PROGRAMME SCIENTIFIQUE DU CONGRÈS D'ATLANTIC CITY DE L\u2018\u2019AMERICAN COLLEGE OF SURGEONS\u201d Au nombre des rapporteurs aux différentes séances du Congrès Annuel de l\u2019« American College of Surgeons » tenu à Atlantic City du 15 au 19 nov.1954, on remarque les noms des docteurs Antonio Samson, de Montréal (excision of ankle joint), Jean- Pierre Jean, de Montréal (arthrography of the knee joint with water soluble contrast medium), Louis- Philippe Allen, de Québec (effect of estrogen and testosterone on rate of nucleic acid synthesis in mouse mammary carcinoma), et Claude Cholette, de Montréal (Serum liquid levels following operation), + ++ RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ CANADIENNE- FRANÇAISE D'ÉLECTRO-RADIOLOGIE MÉDICALES La prochaine réunion de la Société Canadienne- Française d\u2019Electro-Radiologie Médicales aura lieu au onzième étage de l\u2019hôpital Maisonneuve, à l\u2019Institut de Cardiologie, 5415, boul.L\u2019Assomption, Montréal, le 4 décembre 1954, à 8.30 heures du soir, sous la présidence du docteur Léglius A.Gagnier.Ordre du jour: Procès-verbal \u2014 Correspondance \u2014 Affaires nouvelles \u2014 Travaux scientifiques: 1.Docteur Arthur Vallée: À propos d\u2019un cas de pyélonéphrite hémorragique.2.Docteur Jean-Paul Dumouchel: Malformations congénitales des nouveau-nés.3.Docteur Jules Laberge : Angiocardiographie: rapport préliminaire.4.Visite de Hopital Maisonneuve et de l\u2019Institut de Cardiologie.+ + RÉUNION DE LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La séance de novembre de la Société de Chirurgie de Montréal eut lieu au Cercle Universitaire, mercredi le 17.L'ordre du jour comportait la lecture des minutes de la dernière assemblée et deux communications: Rupture traumatique de la trachée (travail d\u2019admission) \u2014 par le docteur J.-P.Venne; Les grossesses tubaires \u2014 Etiologie et traitement (travail d\u2019admission) \u2014 par le docteur Charles Ouimet.+ CONFÉRENCE DU DOCTEUR MARCEL LANGLOIS Le conférencier invité au premier dîner de l\u2019année de l\u2019Association des Médecins de Langue Francaise NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 des Cantons de l\u2019Est était le docteur Marcel Lan- glois, professeur à la Faculté de Médecine de l'Université Laval de Québec.Le docteur Marcel Lan- glois avait intitulé sa conférence: « Grandeurs et misères de la vie médico-hospitalière ».BOURSE OCTROYÉE AU DOCTEUR PAUL DIONNE Le Gouvernement français vient d\u2019octroyer une bourse d\u2019études au docteur Paul Dionne, chef du département de bactériologie de l\u2019hôpital Sacré-Coeur de Cartierville.Ces études se feront à l'Institut Pasteur de Paris.Le docteur Paul Dionne a été aussi le récipiendaire d\u2019une bourse Rockefeller.UNE RELIGIEUSE MÉDECIN À L\u2018UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Une spécialiste de la lèpre, Soeur Marie Suzanne, M.D., de la Congrégation des Soeurs Missionnaires de la Société de Marie, mieux connues en France sous le nom des Soeurs Missionnaires d\u2019Océanie, a donné une conférence aux Micro-Hebdo-Actualités de l\u2019Institut de Bactériologie le 25 novembre et une conférence le 26 novembre en la salle H-404 de l\u2019Université de Montréal sur la lèpre en 1954 et les aspects médical, scientifique, social et religieux de cette maladie.+ ++ OFFICIERS DE LA \"MONTREAL MEDICO- CHIRURGICAL SOCIETY\u201d La liste des officiers pour l\u2019année 1954-55 de la « Montreal Medico-Chirurgical Society » vient d\u2019être publiée.Le président est le docteur J.W.McKay.On remarque, parmi les noms mentionnés, ceux du docteur Jules Mercier comme membre du comité des relations publiques, du docteur Claude Bertrand comme président de la section de neurologie, du docteur Roland Dussault comme président de la section de rhumatologie et du docteur Gaston Bel- lemare comme président de la section de dermato- svphiligraphie.NOUVEAUX \u201cFELLOWS\u201d DE L\u2019'\u201cAMERICAN ACADEMY OF PEDIATRICS\u201d L\u2019« American Academy of Pediatrics» vient de faire connaître que 182 médecins viennent d\u2019être admis à titre de membres titulaires ou fellows.Au L'Union Méd.Canada XLUVIII Tome 83 \u2014 Déc.1954 At ut Medicalion de Choix nour la Sinudile - et les FORMULE : lodoforme Menthol = 0 lodures Camphre {En solution huileuse de taible acidité) L : 4 i 4 3 Eo LA \u201cTE A \u201c à À A \u2014_ \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 te mms \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 INJECTIONS INTRA-MUSCULAIRES (ampoules de 1 cc.) Représentants pour le Canada : HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, MONTREAL 1442 nombre de ceux-ci, on remarque les noms des docteurs Paul Dagenais-Pérusse et Robert H.Lennox, de Montréal.+ + NOUVEAUX \u201cFELLOWS\u201d DE L'\u201cAMERICAN COLLEGE OF SURGEONS\u201d Lors de la séance de cloture du congrés de 1954 de l\u2019« American College of Surgeonss tenu a Atlantic City du 15 au 19 novembre, on a fait con- naitre la nomination des nouveaux membres titulaires du Collège.Ceux-ci sont au nombre de 1073, parmi lesquels on remarque les noms des docteurs J.-Ernest Cabana, Christophe Bisson et Marcel Beauchamp, de Montréal, ainsi que celui du docteur Emile Si- mard, de Chicoutimi.+ + SÉANCE D'ÉTUDE À L'HÔPITAL SAINTE-JUSTINE Samedi le 27 novembre 1954, eut lieu à l\u2019hôpital Sainte-Justine une séance d\u2019étude du Bureau médical.Le programme était ainsi conçu: Docteur Raymond Labrecque: Pleurésies à forme épidémique; docteur Marc del Vecchio: Nouveaux procédés de diagnostic radiologique chez l\u2019enfant; docteur R.Saint-Martin: Thermo-régulation chez le prématuré.+ ++ RÉUNIONS DE LA SECTION D'ANESTHÉSIE CHEZ CIBA Lundi le 6 décembre, aura lieu chez Ciba une réunion de la section d\u2019anesthésie de la « Montreal Medico-Chirurgical Society ».Le docteur Léo Forest sera président conjoint de la séance.Le lundi 13 décembre, au même endroit, les docteurs Fernand Grégoire et B.Comtois seront au programme.Le premier traitera de la physiologie cardio-respiratoire appliquée à l\u2019anesthésie et le second parlera de Claude Bernard.++ ++ PROGRAMME À LA TÉLÉVISION DU COLLÈGE DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Le 11 novembre 1954 a commencé à la télévision un programme de vulgarisation médicale spécialement conçue pour le grand public.Sous forme de démonstrations et de conversations entre médecins, y seront exposés des sujets qui intéressent non seulement les NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 malades, mais aussi les bien portants et toute la profession.Ce programme, sous la direction du directeur des Relations publiques, le docteur Roméo Boucher, qui en sera l\u2019animateur, passera tous les jeudis dans l\u2019après-midi.COMITÉ CANADIEN D'ÉTUDES VINICOLES Un bon nombre de médecins « amis des vins de France » se sont réunis récemment au Cercle Universitaire sous la présidence du docteur M.Eylaud, de Bordeaux, France, pour jeter les bases d\u2019un comité canadien qui ferait partie de l\u2019Association Internationale d\u2019études scientifiques sur le raisin et les vins.Le premier comité est composé des docteurs Samuel Letendre, président, Donatien Marion et Philippe Panneton, vice-présidents, Roméo Boucher, président honoraire, Adrien Plouffe et P.Thibodeau, vice- présidents honoraires.CONGRÈS REGIONAL DE L\u2019 \u201cAMERICAN COLLEGE OF SURGEONS\u201d A PROVIDENCE I\u2019 « American College of Surgeonss organise un congres régional, devant durer trois jours, les 3, 4 et 5 mars 1955, qui se tiendra à Providence, Rhode Island.Le président du comité d\u2019organisation est le docteur Henri-E.Gauthier.Parmi les sujets au programme, on trouve les soins à l\u2019opéré, le plasma, la chirurgie infantile, le cancer, les lésions de la rate et des voies biliaires et nombre d\u2019autres d\u2019égale importance.ee + OFFICIERS DE L'ASSOCIATION DES RADIOLOGISTES DE LA PROV.DE QUEBEC Lors de sa dernière réunion annuelle tenue le 6 novembre dernier à l\u2019hôpital Queen Elizabeth, l\u2019Association des Radiologistes de la Province de Québec a élu son exécutif pour la période 1954-1955.Président, le docteur Donald McRae (Montreal Neurological Institute) ; vice-président, le docteur Henri Lapointe (Hôpital du Saint-Enfant-Jésus, Québec); secrétaire, le docteur Jean-Louis Léger (Hôpital Notre-Dame, Montréal); trésorier, le docteur Ivan Vallée (Hôpital Saint-Luc, Montréal) ; secrétaire des séances, le docteur Odilon Raymond (Hôpital Saint-Luc, Montréal); directeurs, les docteurs Jules Gosselin (Hôpital du Saint-Sacrement, Québec); Jean-Pierre Jean (Herbert Reddy Memorial), Albert Jutras (Hôtel-Dieu, Montréal), E.M.Crawford (Queen Elizabeth, Montréal), et I.Sedlezky (Jewish General Hospital, Montréal). L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 XLIX Priscoline administrée par voie orale ou parentérale produit une vasodilatation périphérique générale.Cet effet est le plus marqué aux extrémités et'est accompagné d\u2019hyperémie de la peau.L'efficacité de Priscoline comme vasodilatateur est attribuée à deux causes: son effet adrénolytique, et son action directe, comparable à celle de l\u2019histamine, sur les artérioles et les petits vaisseaux sanguins.En réduisant les spasmes vasculaires, Priscoline diminue la douleur et en améliorant l\u2019irrigation sanguine des extrémités, elle accélère la guérison cles ulcères.Dans les cas d\u2019obstruction organique, Priscoline peut s\u2019avérer utile en ouvrant des réseaux sanguins collatéraux.Priscoline (chlorhydrate de 2-benzyl-imidazoline), est disponible en: Comprimés\u2014(blancs rainés) contenant chacun 25 mg., flacons de 100 et 500.Flacons à doses multiples \u2014 10 cc., contenant 25 mg.par cc.Onguent ophtalmique, 10%, tubes contenant 1/6 oz.la circulation & périphérique.COMPAGNIE CIBA LIMITEE.MONTREAL.*Marque déposée 206F | 444 NOUVELLES SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PSYCHANALYSE Nécrologie.\u2014 La Société déplore le décès, survenu à Montréal le 4 septembre 1954, d\u2019un de ses membres fondateurs, Madame Françoise Boulanger.En hommage d\u2019affectueuse estime, une première Corfé- rence Françoise-Boulanger sera tenue, sous les auspices de la Société, le 15 janvier 1955.Le docteur René Spitz, de New-York, parlera du Stress et présentera un film.Elections.\u2014 A sa séance du 4 octobre 1954, la Société a élu les membres suivants: Docteur Fried! Aufieiter, M.André Lussier, Docteur Alan Parkin, Docteur W.Clifford M.Scott.L\u2019exécutif élu pour l'année 1955 se compose des docteurs W.C.M.Scott.président; B.Ruddick, secrétaire; J.-B.Boulanger.trésorier.Séance publique.\u2014 Le docteur Richard Sterba.de Détroit, était le conférencier invité à une séance publique de la Société, tenue le 22 octobre 1954 an « Physical Sciences Bldg.» de l\u2019Université McGill Il donna lecture d\u2019un chapitre de son ouvrage sur « Beethoven et son neveu», intitulé « Beethoven.révolté et tvran » J.-B.BOULANGER.+ ++ AIDE FÉDÉRALE DIRECTE À DES VILLES ONTARIENNES London et Oshawa sont les premières villes de l\u2019Ontario à profiter de Poffre que le gouvernement fédéral a faite de partager les dépenses effectuées par les municipalités au chapitre de la défense civile, en vertu du Programme fédéral d\u2019assistance financière à la défense civile.En annonçant cette nouvelle, l\u2019'hon.Paul Martin, ministre de la Santé na- L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 tionale et du Bien-être social, fait l\u2019éloge des organisations de la défense civile de London et d\u2019Oshawa, et déclare que ces villes donnent un bel exemple aux organisations municipales de la défense civile.En vertu de récents règlements fédéraux, dit le ministre, le Gouvernement central est maintenant en mesure d\u2019accorder une aide financière à des projets locaux de défense civile, sans que les gouvernements provinciaux y contribuent financièrement.C\u2019est ainsi que le Gouvernement fédéral peut rembourser jusqu\u2019à 25 pour cent des dépenses que les municipalités ont été autorisées à effectuer en vue de l\u2019organisation et de la formation de défense civile, ainsi que de l\u2019achat d\u2019un matériel qui, normalement, ne serait d\u2019aucune utilité en temps de paix.Le projet que la ville de London a soumis prévoit la nomination d\u2019un directeur de la défense civile qui donnera tout son temps, ainsi que les aménagements et le matériel de base requis pour l\u2019organisation et la mise en vigueur d\u2019un bon programme de défense civile en cette ville.Le projet de la ville d\u2019Oshawa prévoit aussi la nomination d\u2019un directeur permanent de la défense civile et autorise ce directeur à établir les rouages qu\u2019exige la réalisation des plans d\u2019administration et de formation arrêtés par cette ville.On prévoit, ajoute M.Martin, que d\u2019autres municipalités de l\u2019Ontario et du Québec soumettront maintenant des projets de défense civile au Gouvernement fédéral.M.Martin fait remarquer que ces subventions sont versées aux municipalités, à la connaissance et avec le consentement des gouvernements provinciaux intéressés, et que les projets qui, en vertu de ce programme de subventions, sont soumis en vue d\u2019être approuvés, doivent s\u2019harmoniser avec l\u2019ensemble des plans provinciaux qui se rapportent à la défense civile.on To L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 spécialement étudiées pour | %, satisfaire les besoins de la grossesse Spécifi fier les APSULE I PRENATAL LDERLE C\u2019est ce dernier mot qui assure à vos malades la formule Lederle Une à trois Capsules de Prénatal par jour protègent à la fois la mère et l\u2019enfant contre les caprices de l\u2019appétit et l\u2019incertitude de l\u2019apport alimentaire qui peuvent donner lieu à l\u2019anémie, l\u2019avitaminose et la déficience calcique.Inodore et ne provoquant pas d\u2019éructations, chaque capsule contient: Vitamine A.2,000 UT.Vitamine D.400 U.I.Thiamine\u2014HCI (By).2 mg.Riboflavine (Bg).2 mg.Niacinamide.7 mg.Vitamin Bjy.1 microgramme telle qu\u2019elle s se trouve dans les extraits concentrés de la fermentation streptomycique Vitamine K (Ménadione).0.5 mg.Acide Ascorbique (C).35 mg.Acide Folique.1 me.Calcium (sous forme de CaHPOy).250 mg.Phosphore (sous forme de CaHPO,).190 me.Phosphate Dicalcique Anhydre (CaHPO,).869 me.Fer (sous forme de FeSO,).6 mg.Sulfate Ferreux Desséché.20 mg.Manganese (sous forme de MnS50y).0.12 mg.Présentées en flacons de 100 et de 1.000 LEDERLE LABORATORIES DIVISION, NORTH AMERICAN Cyanamid LIMITED 5550 Avenue Royalmount, Ville Mont Royal, Montréal, Québec REVUE DES LIVRES Traité des Cardiopathies congénitales.R.Heim de Balsac, C.Métiane, M.Durand, Ch.Dubost.Sous la direction de E.Don- zelot et F.D'Allaines.Masson et Cie, édit.Paris, 1954.À une époque où l\u2019étude des malformations congénitales du cœur et des vaisseaux retient l\u2019attention des médecins et des chirurgiens, cet important travail de 1116 pages a été accueilli avec satisfaction.L\u2019ensemble des connaissances actuelles relatives aux maladies congénitales du cœur est revisé dans ce volumineux traité.En effet, l\u2019équipe de l\u2019Hôpital de Broussais nous présente, sous la direction des docteurs Donzelot et D\u2019Allaines, les documents les plus intéressants des 1,100 cas qu\u2019ils ont examinés de 1947 à 1952 à leur clinique de cardiopathie congénitale.La première partie du traité est consacrée aux généralités concernant les méthodes d\u2019examen et de traitement.Selon une division classique, le livre débute par des éléments d\u2019embryologie et des notions de physio-patho- logie.On n\u2019a pas épargné les schémas pouvant éclairer l\u2019embryologie et l\u2019anatomie de ces lésions complexes.Après la reproduction intégrale de la statistique des 1,000 cas de Mme Abbott, on rappelle les diverses classifications anatomiques (Dry), hémodynamiques (Liman), radiologiques (Sussman), cliniques (Laubry) et physiopathologiques (Taussig).Se déroulent ensuite les différentes méthodes d\u2019examens, sans oublier les investigations par l\u2019angiocardiographie et le cathétérisme cardiaque.Cette section ne présente pas assez d'illustrations à notre avis.On aborde ensuite le traitement médical et chirurgical des diverses cardiopathies congénitales.Le traitement médical est satisfaisant mais, à coûté des exposés concis des publications du professeur D\u2019Allaines, on est étonné de trouver un si pâle exposé de la chirurgie des congénitaux dans ces chapitres.Les auteurs exposent ensuite les divers types de malformations congénitales et, se basant sur une division clinique, ils font intervenir la notion de Shunt.On étudie d\u2019abord les malformations sans shunt, puis avec shunt artério-veineux et celles avec shunt veino- artériel.En quatrième lieu, les auteurs placent les autres affections congénitales qui ne cadrent pas parfaitement dans cette division.Une équipe de cardiologues de grande réputation: Heim de Balsac, Métianu, Durand, etc, nous présentent une étude détaillée de chaque malformation suivant un plan défini: historique, anatomie, embryologie, classification, physiopathologie et pathogénie, symptomatologie, diagnostic, pronostic et traitement.Dans les malformations sans shunt, la coarctation de l'aorte est étudiée longuement avec plusieurs schémas et la division en sténose isthmique soit avec circulation collatérale, soit avec canal artériel nous paraît ingénieuse.Cependant, les auteurs ne réussissent pas à clarifier ce sujet difficile.Dans les shunts artério-veineux, on se perd dans l\u2019énumération de toutes les formes associées de communication interventriculaire et interauriculaire.Ainsi, on nous décrit de façon détaillée la communication interventricu- laire avec grosse pulmonaire, avec insuffisance aortique, avec canal artériel, ete.Le chapitre consacré au canal artériel est particulièrement complet.La tétralogie de Fallot a été étudiée avec beaucoup de soin, mais l\u2019accumulation des détails finit par rendre pénible la lecture d\u2019un tel chapitre.On y note beaucoup de répétitions comme la description de l\u2019hippocratisme et de l\u2019accroupissement (squatting) dont on avait parlé dans les généralités (page 72).On aurait aimé trouver des données précises pour différencier la tétralogie de Fallot de la trilogie ou de la pentalogie.Les auteurs s\u2019attardent plutôt sur les formes associées les plus. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 On obtient d\u2019une façon prolongée, avec les comprimés Cardalin, des niveaux sanguins plus élevés qu\u2019avec une thérapie intraveineuse \u2014 en toute sécurité.Même 3 gr.ne suffisent pas L'inefficacité relative des comprimés de 3 gr.d\u2019aminophylline, donnés deux fois par jour, s'explique par la faible teneur du sang en théophylline qu'ils produisent.Cette faible concentration sanguine obtenue par voie buccale contribue aussi à expliquer la grande divergence entre les résultats obtenus au moyen d'injections intraveineuses et les résultats obtenus avec \"aminophylline administrée en petites doses ordinaires par voie buccale.L'aminophylline administrée par voie intraveineuse s\u2019est révélée convenablement efficace dans le traitement de certaines affections cardiaques et respiratoires.p/100 ce 1500 1250 2 comprimés non enrobés de 100 mg.250 TENEUR DU PLASMA EN THEOPHYLLINE -~ 8 2 MEURES 1 2 3 4 s 6 7 8- APRÈS ADMINISTRATION Teneur du sang en théophylline après l'ingestion d\u2018aminophylline entérique enrobée et non enrobée (Adapté de Waxler & Shack, J.A.M.A.143: 736, 1950) Les niveaux sanguins obtenus avec les comprimés de 3 gr.d'aminophylline entériques enrobés ou non enrobés atteignent à la moitié environ des niveaux produits par 3 gr.d'aminophylline intraveineuse \u2014 et approximativement au quart des niveaux obtenus avec la dose préférée de 714 gr.d\u2019aminophylline intraveineuse.Cardalin produit un effet thérapeutique complet par voie buccale Un ou deux comprimés Cardalin administrés par voie buccale ont provoqué une teneur du sang en théophylline plus forte et plus prolongée que 7 14 gr.d\u2019aminophyl- line administrée par voie intraveineuse.C'est à cette haute teneur du sang en théophylline qu\u2019il faut attribuer les excellents résultats cliniques obtenus avec les comprimés Cardalin administrés par voie buccale dans la bronchite asthmatique, les affections cardiaques et les oedèmes.p/100 ct 1500 1250 DEUX COMPRIMES CARDALIN UN COMPRIME 1000 CARDALIN 7 + 4 \u2019 350 LA .500 \u201c250 7% GR.D'AMINOPHKYLLINE LV, \u2014 TENEUR DU PLASMA EN THEOPHYLLINE HEURES |} 2 3 4 s 6 ?8 9 APRES ADMINISTRATION On a obtenu d\u2019une façon prolongée, avec un ou deux comprimés Cardalin administrés par voie buccale, des concentrations plasmatiques en théophylline plus élevées qu\u2019avec 744 gr.d'aminophyl- line administrée par voie intraveineuse.(Adapté de Bickerman, H.À., et al.: Ann.Allergy 11: 301, 1953, et Truitt, E.B., Jr., et al: J.Pharmacol.& Exper.Therap.100: 309, 1950) Chaque comprimé Cardalin contient: Aminophylline.veer.50 gr.Hydroxyde d\u2019alumine.2,5 gr.Aminobenzoate d\u2019éthyle.0.5 gr.Empaquetage: Bouteilles de 50, 100, 500 et 1000 comprimés.Egalement disponible: Cardalin-Phen, contenant 14 gr.de phénobarbital par comprimés.Comprimés Gardalin EN INSTANCE DE BREVET IRWIN, NEISLER & COMPANY eo DECATUR, ILLINOIS Boite postale 157, Toronto, Ontario Spécialités pharmaceutiques d'ordonnance depuls 1886 Représentants exclusifs dans la province de Québec et Ottawa.Herdt & Charton Inc.° Montréal LI e 1448 complexes de la tétralogie.Par contre, un réel effort a été fait pour clarifier le chapitre complexe des transpositions vasculaires au moyen de schémas anatomiques et d\u2019une division satisfaisante.Le chapitre sur le tronc artériel commun nous semble vraiment bref.On aurait aimé une description plus détaillée des différentes formes, suivant que la circulation pulmonaire se fait par voies bronchique, unilatérale ou par les deux pulmonaires.On nous présente seulement deux radiographies du tronc artériel alors que l\u2019image radiologique est tellement intéressante et souvent caractéristique.Les anomalies du retour veineux qui sont un chapitre important des cardiopathies congénitales sont perdues dans le chapitre des anomalies diverses.Elles sont traitées très brièvement et mêlées aux autres anomalies veineuses (veine cave, etc.).Ici encore, nous avons peu de clichés radiologiques qui sont pourtant précieux pour le diagnostic de ces anomalies qui prennent de plus en plus d\u2019importance dans la littérature des congénitaux.Dans l\u2019ensemble, on se rend compte de l\u2019effort extraordinaire de chaque collaborateur qui rassemble les acquisitions de tous ceux qui ont étudié l'anomalie concernée.C\u2019est une véritable encyclopédie.Chaque étude est bien conduite, mais on regrette de constater que l\u2019ouvrage demeure théorique malgré une base de 1000 cas étudiés par ies moyens modernes de la Clinique de Cardiologie.Les auteurs citent partout la littérature et discutent de nombreuses hypothèses.On aurait désiré qu\u2019ils s\u2019appuient davantage sur leur haute expérience personnelle pour discuter diagnostic, traitement, etc.Avec le défilé des électrocardiogrammes et des radiographies, des brides de cas seulement nous sont présnetées Un ou deux cas choisis, illustrant chaque malformation, auraient peut-être davantage aidé le praticien qui parcourt ce livre.Certes, on n\u2019a pas épargné les schémas pouvant éclairer l\u2019embryologie et l\u2019anatomie de chaque cas.Par contre, on a traité l\u2019angiocardiographie et le cathétérisme cardiaque en parents pauvres REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 alors que les médecins sont tellement intéressés à comprendre ces techniques, nouvelles pour la plupart.Des rapports complets de cathétérisme cardiaque et des séries plus nombreuses d\u2019anglocardiogrammes, comme dans le chapitre de la sténose pulmonaire pure, qui n\u2019offre aucun exemple de ces investigations.auraient été une information inestimable tant pour le spécialiste en la matière que pour le praticien.Du point de vue documentaire, ce traité a un intérêt considérable mais on ne saurait affirmer qu\u2019il puisse répondre aux besoins du praticien ou de l\u2019étudiant désireux de connaître les maladies congénitales du cœur.Il n\u2019a pas les qualités de certains manuels récents très précis et très personnels, mais ce traité demeure un livre de consultation fort documenté.À la suite de l\u2019étude des malformations congénitales du cœur, les auteurs nous présentent des tableaux très appropriés qui résument la séméiologie et le diagnostic des principales cardiopathies.En dépit des défauts que notre esprit critique a voulu signaler avec bienveillance, ce manuel représente certainement l\u2019effort de documentation la plus considérable sur ce sujet des cardionathies congénitales.Nous félicitons auteurs et collaborateurs.Docteur Ghislaine GILBERT, Institut de Cardiologie.L\u2019Année Médicale Pratique, XXXII° année, édition 1954, publiée sous la direction du prof.C: Lian, membre de l'Acad.Nat.de Médecine.Un vol.de 600 pages; prix: 1.500 francs.\u2014 Editions R.Lépine, Paris, 1954.Garder l\u2019Année Médicale Pratique sur son bureau ou dans sa bibliothèque, c\u2019est avoir à chaque instant la possibilité de chercher s'il y a, pour telle ou telle maladie, une notion nouvelle et pratique dans les domaines du diagnostic et du traitement.Le renseignement est obtenu en quelques secondes car les articles sont classés par ordre alphabétique, en outre ils sont courts et rédigés en langage clair. L\u2019Union Méd.Canada LIT Tome 83 \u2014 Déc.1954 POUR TRAITER ET STABILISER LES PATIENTS ANEMIQUES PERIHEMIN, le maître constructeur de globules rouges et d\u2019hémoglobine, contient Tous les facteurs hémopoïétiques essentiels indiqués chez la plupart de vos patients anémiques.Le facteur intrinsèque, sous une forme purifiée et concentrée, facilite l\u2019absorption de la Vitamine B,9, contribuant ainsi à l'amélioration hématologique rapide.CAPSULES: Flacons de 100, et 1,000.CAPSULES JR pour enfants: Flacons de 100 et 1,000.CONTIENT MAINTENANT LE FACTEUR INTRINSÈQUE PURIFIÉ ET CONCENTRÉ FER ® B., ® C ® ACIDE FOLIQUE ® ESTOMAC @ FRACTION HÉPATIQUE ® FACTEUR INTRINSEQUE PURIFIE ET CONCENTRE LEDERLE LEDERLE LABORATORIES DIVISION NORTH AMERICAN Cyanamio LIMITED 5550 AVENUE ROYALMOUNT VILLE MONT-ROYAL, MONTREAL, QUEBEC Marque déposée 1450 REVUE DES LIVRES Le volume contient aussi, à la fin, la liste alphabétique des nouveaux médicaments de l\u2019année avec leur indication et leur posologie, celle des nouveaux appareils, et celle des nouveaux livres classés par organe.Ce petit volume est donc précieux pour la pratique médicale, d\u2019où son succès persistant depuis 32 ans.L'alimentation dans les maladies du rein et les affections cardio-vasculaires.Par le docteur Jean-F.Porge (de St-Nectaire), ancien chef de clinique à la Faculté.Préface du Prof.Laubry.Un vol.de 115 pages.\u2014 Editions R.Lépine, édit.Paris, 1954 \u2014 330 francs.De tous les régimes alimentaires, celui qui est appliqué aux malades du rein et du cœur est peut-être encore le plus mal connu et le plus mal appliqué.Encombré de règles périmées difficiles à détruire, il peche le plus souvent par une sévérité inutile ou un ostracisme irraisonné à l\u2019égard d\u2019aliments parfaitement inoffensifs.C\u2019est ainsi que le régime lacté représente encore pour beaucoup la diététique idéale de toutes les affections cardiaques et rénales; de même qu\u2019il n\u2019est pas rare de voir de malheureux malades porteurs d\u2019une albuminurie bénigne condamnés à un régime de famine d\u2019où la viande est sévèrement exclue.Qu\u2019il s'agisse du rein ou du cœur, l'auteur a voulu adopter ses régimes à chaque modalité pathologique: d\u2019une part aux variétés fréquentes de néphrite albuminurie simple, néphrite hydropigène avec œdème, néphrite azo- témique avec insuffisance rénale, et à des variétés plus rares, anurie, néphrite lipoïdique, néphropathies gravidiques; encadrant cet ensemble d\u2019un chapitre sur la lithiase rénale; d\u2019autre part, il ne se préoceupe pas moins de l\u2019alimentation du cardiaque, qu\u2019il soit en état de compensation ou d\u2019insuffisance, comprenant parmi eux les artéritiques, coronariens ou non et les hypertendus.Ainsi que l\u2019écrit le Prof.Laubry dans sa préface: « Réagir contre des règles trop étroites ou désuètes, ne se plier qu\u2019avec réticence et à la faveur d\u2019un choix raisonné anx indications tirées de travaux physiologiques L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 éprouvés, leur préférer le plus souvent les enseignements moins catégoriques d\u2019une pratique longue et patiente.» Tels sont les constants soucis de l\u2019auteur.Il n\u2019a pas craint en outre d\u2019illustrer ses régimes par nombre de recettes utiles qui permettront aux plus difficiles de cuisiner leurs plats agréablement et de varier leurs menus.C\u2019est dire que ce précieux ouvrage rendra les plus grands services aux médecins, aux auxiliaires médicaux et aux malades eux-mêmes qui trouveront en lui la possibilité de résoudre de fa- con judicieuse tous les problèmes de diététique que pose la pratique journalière.Manuel de chirurgie de guerre.\u2014 Par le médecin général Talbot, ancien prof.au Val-de-Grâce.Un vol.de 330 pages: 750 francs (moins baisse de 4%); frais de port: 45 francs.\u2014 Charles-Lavauzelle et Cie, édit, Paris, Limoges, Nancy, 1954.Livre pour les étudiants et les praticiens de chirurgie générale non spécialisés, ce manuel peu encombrant, quoique copieux, s\u2019apparente aux précis de pathologie et de thérapeutique chirurgicale traumatique primitive de guerre, puisqu'il fournit, à l\u2019occasion de chaque type de blessure des grands systèmes, les notions anatomo-pathologiques et patho- géniques nécessaires à l\u2019établissement d'une thérapeutique raisonnée.Si l\u2019auteur traite les sujets habituels (infections, plaies vasculaires, fractures de guerre, plaies articulaires, plaies de l\u2019abdomen et de poitrine), il envisage certaines lésions qui sont plutôt du ressort du spécialiste mais qu\u2019un chirurgien général, dans certaines circonstances, se trouvera dans l\u2019obligation de traiter seul, sans entraver, ce qui est indispensable, l\u2019action du spécialiste qui viendra après lui.C\u2019est le cas des plaies du crâne, de la moelle, de l\u2019appareil urinaire.Plus encore, il étudie les grands syndromes que sont le choc, les lésions par souffle, par ensevelissement, les agressions générales et locales par le froid, les brûlures, toutes questions qui, en la période actuelle, sont autant du domaine de la chirurgie de guerre que de celui de la chirurgie de paix. L'Union Méd.Canada LI \u2018Tome 83 \u2014 Déc.1954 IV; Pour Adultes | EN Pour Enfants Chaque comprimé contient: Phénacétine .Ogr.100 Le , .At .- 1/600 Acide Acétylsalicylique .0 gr.233 Aminoxide d\u2019Atropine grain id étylsalicyli _ 1 grai Chlorhydrate d\u2019Aminoxide oe ¢ fee VISA TUE 34 Crain d\u2019Atropine ee memmmmmmnn 0 gr.0005 enacetine -.-oo-ooo-e- Chaque comprimé contient: Echantillon médical sur demande HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue du Collège McGill, Montréal 2 1452 Après les enseignements si nets de la période 1914-18, enseignements qui, dans leur ensemble, n\u2019ont pas été controuvés, l\u2019auteur a établi sa doctrine thérapeutique \u2014 ce livre n\u2019est pas un précis de technique opératoire \u2014 sur les travaux de l\u2019entre-deux guerres, et surtout sur ceux de la période 1940-45, tant en France qu\u2019à l\u2019étranger, sur les enseignements des guerres d\u2019Indochine et de Corée, doctrine éclectique et prudente, mais néanmoins «à jour» qui s\u2019attache à la chirurgie primitive de guerre, laissant de côté, de propos délibéré, la thérapeutique seconde, réparatrice ou orthopédique qui relève de la chirurgie générale ou spéciale habituelle.Un livre de synthèse d\u2019une littérature actuellement complexe et fort disséminée, dans lequel le blessé est suivi pas à pas, au cours des étapes successives de son évacuation.Techniques de laboratoire.J.LOISELEUR, sec.de la Rédaction.Deuxième édition entièrement refondue et revue.En 2 volumes.\u2014 I.Chimie physique \u2014 chimie biologique.Un vol.de 930 pages, avec 202 fig.Broché: 4.200 fr.; cartonné toile: 4.800 f.\u2014 II.Chimie clinique.Un vol.de 444 p., avec 33 fig.Broché: 2.400 fr.; cartonné toile: 3.000 fr.\u2014 Masson et Cie, édit., Paris, 1954.Le succès et l\u2019épuisement rapide de la première édition ont suffisamment montré à quelle nécessité répondait cet ouvrage, sorte de mémento général des techniques et des méthodes de recherches et de dosages.11 rend les plus grands services aux chercheurs, en leur offrant un exposé aussi ciair que possible des différentes techniques, aussi bien de chimie biologique que de chimie pliy- sique.La chimie biologique fait, en effet, des appels si fréquents aux techniques de la chimie physique, que leurs frontières ont cessé d\u2019exister: structure de l\u2019eau, état des constituants d'une solution, dissociation, pH, autant de points élémentaires pour la chimie biologique et qui constituent l\u2019objet essentiel de la chimie physique.Quant à la Chimie clinique, elle doit bénéficier de toutes les acquisitions de la chimie REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 biologique, sans rester limitée à l\u2019examen des urines et à la mesure de l\u2019urémie ou de la glycémie.Il faut que le clinicien puisse disposer de toutes les techniques de la chimie biologique.Ce livre ayant en vue le travail de laboratoire, les théories n\u2019y figurent en général que réduites au minimum indispensable pour guider une technique, sauf pour certaines questions d\u2019une importance particulière (l\u2019eau liée, la charge électrique des protéides, la physique moléculaire) où la partie théorique a été développée pour combler les lacunes de la littérature.Rappelons en outre que le Professeur Loi- seleur a voulu s\u2019adresser aux spécialistes de chacune des questions traitées, se réservant, outre les chapitres de son activité propre, la liaison entre les divers chapitres de l\u2019ouvrage.Ainsi le livre forme un tout aussi homogène que possible, tout en gardant la précision indispensable à une étude qui est essentiellement pratique.Cette seconde édition (présentée en deux volumes pouvant être acquis séparément) a été entièrement revue et complétée des nouveautés intervenues entre temps.13 chapitres sont ainsi venus compléter cet ensemble.Divisions de l\u2019ouvrage Tome I.Première partie: Généralités.Principes généraux des méthodes de recherches et de dosage.\u2014 Appareils gradués.\u2014 Définition des solutions.\u2014 Liqueurs titrées.\u2014 Préparation des so- lutions-tampon.\u2014 Dyalise.\u2014 Adsorption et élution.\u2014 Erreurs de mesure, par G.Brun.\u2014 Fractionnement de particules par sédimentation.\u2014 Le développement photographique, par L.Guintrand.\u2014 Métallisation des appareils de laboratoire.Seconde partie: Chimie physique et biologique Thermodynamique chimique et calorimétrie, par E.Calvet.\u2014 Mesure du pH.Détermination de la constante d\u2019ionisation.\u2014 Mesure de l\u2019eau liée.\u2014 Mesure de la viscosité \u2014 Mesure de la tension superficielle.\u2014 Mesure de la conductivité.\u2014 Mesure des pressions osmotiques, par Mme A.Dobry.\u2014 Oxydo-réduction, par G.Carpéni.\u2014 Les radiations dans les techniques biochimiques, par R.Latarjet.\u2014 Les traceurs radioactifs, par P.Daudel et G.Morin. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Vous pouvez prévenir les attaques d\u2019angine de poitrine Protection durable Le Peritrate, qu\u2019on a trouvé capable de diminuer le nombre d\u2019attaques chez presque 80 pour cent des malades,\u201d a été comparé à la nitroglycérine avec le résultat que \u201cle Peritrate a modifié le cardiogramme de façon marquée après des exercices usuels.son influence a été comparable aux résultats obtenus avec le trinitrate de glycéryl.\u201d\u201d! A l\u2019encontre du trinitrate de glycéryl, \u201con pouvait démontrer cette amélioration jusqu\u2019à cing heures, après l\u2019administration du médicament.\u201d 1 Une méthode facile A part d\u2019améliorer sensiblement le EKG,!* le traitement prophylactique au Peritrat e ee TETRANITRATE Peritrate réduira les besoins en nitroglycérine chez la plupart des malades atteints d\u2019angine de poitrine.Une posologie suivie consistant en 1 ou 2 comprimés 4 fois par jour pourra ordinairement 1.réduire le nombre des, attaques chez presque 80 pour cent des malades * 2.réduire la gravité des attaques qui ne peuvent être prévenues.S\u2019obtient en comprimés de 10 mg., en flacons de 100, 500 et 5000.1.Russek, H.I1.; Urbach.K.F.; Doerner, A.A,, and Zohman, B.L.: J.A.M.A.153:207 (Sept.19) 1953.2.Humphreys, P., et al.: Angiology 3:1 (Feb.) 1952.3.Plotz, M.: New York State J.Med.52:2012 (Aug.15) 1952.(Marque de commerce) (Marque de Tétranitrate de pentaérythriol) WARNER-CHILCOTT welorced Division de William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario 1454 \u2014 Notions sur les structures, les formes et les dimensions des molécules, par D.Dervichian.\u2014 Technique des couches superficielles, par D.Dervichian.\u2014 Photométrie des milieux absorbants, par A.Dognon.\u2014 Séparations et fractionnements par essorage des mousses, par M.Abribat.\u2014 Théorie et pratique des émulsions, par F.Lachampt.\u2014 L'analyse chromatogra- phique, par P.Meunier.\u2014 Chromatographie sur papier, par M.Machebœuf, R.Munier et R.Allouf.Troisième partie: Chimie biologique Techniques de microdosages: Sodium, potassiuin, calcium, magnésium, fer, cuivre, bismuth, chlore et iode dans les tissus animaux; microdosage de l\u2019iode, de l'azote, du soufre dans les milieux biologiques; phosphore, sodium, potassium et phosphore sur une même prise de tissu, alcool éthylique, radicaux acétyles, eau oxygénée, glutathion, identification des produits élaborés par les bactéries dans les milieux de culture, avec la collaboration de F.Lachiver, J.Le- loup, D.Bertrand, Cl.Fromageot, A.-R.Prévot.Etude des protéides: Isolement, purification et cristallisation des protéides, par J.-J.Perez.\u2014 Préparation des protéides isoélectriques par les échangeurs d\u2019ions, par A.Rousselot.\u2014 Solubilité et point isoionique des protéides, par J.-J.Pérez.\u2014 Renseignements donnés par la biréfringence d\u2019écoulement sur la structure des particules en solution, par M.Joly.\u2014 Mesure de la charge électrique des protéides.\u2014 Microélectrophorèse des protéines dans le papier, par M.Machebœuf.\u2014 Méthode d\u2019établissement des courbes de relargage des protéines, par Y.Derrien.\u2014 Titrage physico-chimique des protéides.\u2014 Titration potentiométrique des protéides, par A.Rousselot.\u2014 Dosages chimiques sur les protéines.\u2014 Chromatographie et détermination colorimétrique de certains acides aminés, par M.Jutisz.\u2014 Acétylation des protéides par le cétène.\u2014 Solubilisation des protéides en milieux organiques.Les nucléoprotéines, par J.Grégoire et Jana Grégoire.\u2014 Lipides et substances lipoïdiques, par Mlle M.Faure.\u2014 Extraction.Identification et dosage des glucides dans les extraits d\u2019organes et les corps bactériens, par Mlle A.-M.Staub.\u2014 Immunochimie.La technique immunochimique quantitative et son emploi en immunologie et en chimie, par P.Grabar.\u2014 Les réactions de précipitation spécifique, par J.-J.Pérez.\u2014 Méthode de viscosité pour l\u2019étude de la réaction antigène-anticorps.\u2014 Isolement de fractions riches en anticorps à partir du plasma ou du sérum sanguin, par G.Sandor.\u2014 Facteurs adjuvants dans la réaction antigène-anticorps, par E.Neuzil.\u2014 Bases expérimentales de l\u2019anaphylaxie, par B.N.Halphern.Tome IT.Quatrième partie: Chimie clinique.Le sang et le sérum sanguin, avec la collaboration de J.-J.Perez, M.-F.Jayle, J.Roche et Nguven-van REVUE DES LIVRES L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Thoai.\u2014 Les urines, avec la collaboration de M.-F.Jayle, J.Desbordes et C.Guyotjeannin.\u2014 Le liquide céphalo-rachidien.\u2014 Chimisme gastrique.\u2014 Bile et calculs biliaires.\u2014 Matières fécales.\u2014 Examen des sérosités.\u2014 Extraction des antibiotiques, par Mme T.-J.Trefouel et A.Lamensans.\u2014 Sensibilité des microbes aux antibiotiques, par G.Terrial.\u2014 Dosage physico-chimique des vitamines dans les liquides biologiques, par Y.Raoul, Mme Guerillot-Vinet et Mlle C.Marnay.\u2014 Interprétation physiologique des résultats analytiques.\u2014 L'analyse chimique dans les maladies infectieuses, par P.Sedallian.\u2014 La valeur fonctionnelle du foie d\u2019après l\u2019analyse du sang et des urines, par M.Gaultier.\u2014 L\u2019exploration fonctionnelle des reins.\u2014 Applications cliniques de quelques-unes des techniques précédentes, par G.Wolfromm et R.Wolfromm.Index alphabétique des tomes I et II.Activité métabolique du rein et son rôle dans l'excrétion urinaire.\u2014 H.Bénard, prof.à la Faculté de Méd.de Paris, membre de l'Acad.de Méd., et A.Gajdos, chef de laboratoire à la Faculté de Méd.de Paris.Un volume de 110 pages, avec 5 fig.: 900 fr.\u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1954.Il y a déjà longtemps que les chercheurs se sont penchés sur le problème de l\u2019intervention du tissu rénal dans le métabolisme général.Mais depuis ces vingt-cinq dernières années, les progrès prodigieux de la biochimie ont révélé toute la complexité du métabolisme intermédiaire.Le perfectionnement des techniques, l\u2019isolement de plus en plus parfait des systèmes enzymatiques et enfin l'introduction des isotopes, ont permis de préciser les principales étapes des processus anaboliques et cataboliques et les déplacements d\u2019énergie au cours de ces différentes réactions.Les connaissances sur l\u2019activité du tissu rénal ont été considérablement enrichies par ces recherches.Les chercheurs ont pu connaître la nature intime de cette activité et apprécier, dans de nombreux domaines, la place hiérarchique que le rein occupe au milieu des autres organes.Dans certains cas, la fonction interne du rein apparaît nettement prépondérante.Telle est, par exemple, l\u2019intervention de cet organe dans l\u2019ammoniogenèse et la dégradation des L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 CHLORHYDRATE d\u2019Artane\u201d Chlorhydrate de Trihexyphénidyle Lederle Efficace dans les trois formes de Parkinsonisme POST-ENCÉPHALITIQUE + ARTÉRIO-SCLÉREUX + IDIOPATHIQUE L\u2019ARTANE est ordinairement bien toléré.C\u2019est un puissant antispasmodique, et pourtant il produit moins d\u2019effets secondaires que l\u2019atropine.Il est plusieurs fois aussi actif que la plupart des autres drogues synthétiques ayant une action atropinique; il ne perd pas son efficacité lorsque son administration est prolongée, et il n\u2019a aucun effet nocif sur la fonction de la moelle osseuse.L\u2019ARTANE s\u2019administre par la bouche, en comprimés.On commence par 1 mg.le premier jour augmentant graduellement, selon la réponse, jusqu\u2019à 6 à 12 mg.par jour.Les Comprimés d\u2019ARTANE sont présentés en deux forces, soit 2 mg.et 5 mg., toutes deux conditionnées en flacons de 109 et de 1,000.LEDERLE LABORATORIES DIVISION North American Cyanamid Limited 5550 AVENUE ROYALMOUNT VILLE MONT ROYAL, MONTRÉAL, QUEBEC r r * MARQUE DEFOSEE ARTANES .Seti pfyarttyie-fohanp kL rienaxgt|-prosanot hytrochienttes 7 5 3 TABLETS 2 E CAUTION Ledecat Law Bronte ims 22 = Minas! Prescription.Litvralure 65e 5 BAM arses va request.| a 1456 SOULAGEMENT | SANS PRÉCÉDENT @ ve ADOULEUR er DES SYMPTÔMES ÉPUISANTS DUS AUX RHUMES CORICIDIN avec Codéine 14 gr.ou VY gr.Chaque comprimé enrobé contient : Acide acétylsalicylique 0.23 Gm (3 gr.) Phénacétine 0.15 Gm (21; gr.) Caféine (alkaloid) .0.03 Gm ( A gr.) Maléate de Chlor-Tripolon .20 mg (1/30 gr.) Phosphate de codéine 0.016 Gm ( V4 gr.) ou 0.008 Cm ( Vg gr.) #Maléate de chlorprophenpyridamine Schering.4 REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 corps cétoniques qui jouent un si grand rôle dans la lutte contre l\u2019acidose.D'autre part, fonction interne et fonction externe sont intimement liées.Le fonctionnement tubulaire nécessite une somme d\u2019éner- gle qui prend naissance au niveau même du tissu rénal.Certaines substances ne peuvent être excrétées avec les urines qu\u2019après avoir subi des modifications anaboliques ou catabo- liques au niveau du rein lui-même.Il était donc utile de procéder à une synthèse des acquisitions récentes sur la fone- tion du rein.Les Auteurs s\u2019y sont appliqués sans toutefois en faire un exposé complet afin de rester dans le cadre strict des notions d\u2019intérêt médical.Leur étude présente cinq chapitres qui gardent un lien étroit avec les problèmes cliniques: le rôle du rein dans le métabolisme des protides, des glucides, des lipides ainsi que dans les phénomènes de détoxication et dans l\u2019élaboration des substances hypertensives.Dans un dernier chapitre sont résumés les travaux tout récents qui ont cherché à relier les différents processus de la sécrétion du rein à l\u2019activité métabolique de cet organe.Une importante bibliographie (269 références) complète l\u2019étude.Divisions de l'ouvrage Introduction.\u2014 Métabolisme protidique: Catabolisme des protides.Ammoniogenèse rénale.Synthèse des corps azotés.\u2014 Métabolisme des glucides.\u2014 Métabolisme des lipides.\u2014 Réactions dites de détoxication.\u2014 Rôle du rein dans la production des substances hypertensives.\u2014 Relations entre la fonction interne et la fonction externe du rein.\u2014 B:- bliographie.+ + L'Union Méd.Canada LVI Tome 83 \u2014 Déc.1954 de L HEMORROÏDES CRISES HÉMORROÏDAIRES AIGUËS TRAITEMENT D\u2019ENTRETIEN VARICES e PHLÉBITES e ET TOUS LES TROUBLES CIRCULATOIRES VEINEUX e FRAGILITÉ CAPILLAIRE ¢ ENGELURES MARRO-DAUSSE \u201cP\u201d (solution d\u2019Intrait de Marron d\u2019Inde et de Vitamine P) ~ \u201cLa préparation la plus riche en vitamines \u2018\u2018P\u201d\u2019 native Présentation: Solution: Flacons de 1 oz, 4 oz et 16 oz.Suppositoires: Boite de 10 suppositoires pour adultes Boites de 100 et 500 suppositoires.Echantillon et documentation sur demande.Préparé par les LABORATOIRES DAUSSE, Paris, France Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC., Vitamine P 4 SANE 4 RAF Fe ma % 4, 3 | rw wie = pe aux ske RE à SH : Me 37 : Fe è * % x: pa atEX 3 oH 0; % 4 Us % 4 4 7 4; va V, 9 : Sr 4 4 se les adh AN, P 4, dy 45 & LA ap, : 3 \u201ces erences $ L'Union Méd.Canada LXVI Tome 83 \u2014 Déc.1954 BOURSES D\u2019ÉTUDES MÉDICALES OFFERTES PAR LA Canadian Life Insurance Les compagnies d\u2019assurance-vie du Canada offrent, depuis 1949, un nombre limité de bourses d\u2019études dans le but d\u2019affermir et de développer les programmes de recherches médicales dans les universités canadiennes.Ces bourses sont décernées par l\u2019entremise du Comité Permanent de la Santé Publique, organisme créé par la Canadian Life Insurance Officers Association, sur la recommandation d\u2019un Comité médical consultatif.Tel qu\u2019établi présentement, le projet prévoit qu\u2019un maximum de douze bourses s\u2019élevant à un total de $50,000.sera alloué en une seule année et que chacune des douze facultés de médecine du Canada ne pourra bénéficier que d\u2019une seule bourse.Cependant, si quelque faculté de médecine n\u2019était pas en mesure de soumettre une demande pouvant mériter l\u2019approbation du comité consultatif, ou si le total de toutes les demandes acceptées n\u2019atteignait pas $50,000., il serait possible de prendre en considération une deuxième ou même une troisième demande venant d\u2019une même faculté de médecine.Titres d\u2019éligibilité: Les candidats doivent avoir beaucoup d'intérêt et posséder certaines aptitudes pour la recherche et l\u2019enseignement; ils doivent être considérés par les autorités de leur faculté comme étant des sujets susceptibles de remplir une fonction dans l\u2019enseignement ou la recherche au sein d\u2019une faculté de médecine.De plus, pendant qu\u2019ils ont la jouissance de leur bourse d\u2019études, on devrait les désigner à un certain poste au sein du personnel qui se consacre à l\u2019enseignement ou à la recherche dans la faculté de médecine où ils poursuivent leurs travaux.Bourses: Le montant d\u2019une bourse d\u2019étude peut varier de $2,500 a $5,000, selon les circonstances propres à chaque cas.Dans des cas particuliers, cependant, des demandes pour des bourses jusqu\u2019à concurrence de 57,000.peuvent être prises en considération.Ces montants comprennent les dépenses de laboratoire et autres.Le maximum alloué pour d\u2019autres dépenses est de $1,000 par bourse.Période de temps: Théoriquement, les bourses ne sont accordées que pour une période d\u2019un an, mais d\u2019après la valeur des rapports soumis sur les travaux en cours, elles peuvent être renouvelées pour une période additionnelle de deux ans.À part quelques exceptions spéciales, les bourses vont du ler juillet au 30 juin de chaque année.Rapports: On exige des rapports réguliers sur les travaux en cours.|| n\u2019est pas nécessaire cependant que ces rapports couvrent plus de deux pages.lls doivent ne traiter que des travaux pour lesquels la bourse a été accordée.|| n\u2019est pas nécessaire de présenter de tableaux ou de graphiques détaillés, ni de photographies ou de copies dactylographiées.Demandes: On peut obtenir les formules de demande et autres renseignements sur les règlements qui s\u2019appliquent aux bourses d\u2019études médicales de la Canadian Life Insurance en s\u2019adressant aux doyens des diverses facultés de médecine.Les requêtes doivent être présentées par le doyen et recommandées par lui.Elles doivent être faites au plus tard le 28 février de chaque année et envoyées à: Le Secrétaire Comité Permanent de la Santé Publique The Canadian Life Insurance Officers Association 302 Bay Street, Toronto, Ont.THE CANADIAN LIFE INSURANCE OFFICERS ASSOCIATION L'Union Méd.Canada LXVII Tome 83 \u2014 Déc.1954 soulagement des malaises causés par les hémorroïdes AN USOI, Suppositoires Hémorroidaux Sans anesthésique ni analgésique, Anusol apporte un soulagement prompt et durable à la démangeaison et à la douleur.Suppositoires Hémorroïdaux, enveloppés individuellement.S\u2019obtiennent en boîtes de 12.WARNER-CHILCOTT 'alboratories Division de William R.Warner & Co.Ltd.\u2014 Toronto, Ontario L'Union Méd.Canada LXVIII Tome 83 \u2014 Déc.1954 RÉGULATEUR DU TONUS VAGO-SYMPATHIQUE DESANXYL COMPRIMES KERATINISES & hypophyse fraiche - chlorhy- FORMULE: belladone stabilisée, extrait drate d\u2019éphédrine, phénobarbital.d\u2019euphorbe, crataegus, scille.INDICATIONS: états anxieux, dyspnées asthmatifor- mes, asthme, emphysème.Spasmes gastriques et intestinaux.Tempéraments émotifs, instables ou anxieux, insomnies d\u2019origine neuro- végétative, vertiges, migraines, affections allergiques.Contre-indiqué dans l\u2019hypertension élevée, l\u2019albumine, les affections organiques cardiaques et le diabète.Docteur, En prescrivant le DESANXYL, spécifiez \u201cEDDE\u201d Flacons de 30, 100, 500 |.EDDÉ, LIMITÉE, 1154, Beaver Hall, Montréal \u2014 Tél.: UN.6-1806 Maison fondée en 1918 L\u2019Union Méd.Canada Tome 83 \u2014- Déc.1954 Géviral LXIX Supplément Vitamino-Minéral Gériatrique Capsules Lederle \u201cOui, M\u2019sieur, je travaille mieux aujourd\u2019hui qu\u2019il y a 20 ans !\u201d La ligne complète de produits gériatriques de Lederle fournit les suppléments vitaminiques et minéraux qui sont si souvent nécessaires pour permettre une plus grande activité et rendre la vie plus agréable vers le déclin.Le GÉVIRAL fournit 13 vitamines et 12 minéraux sous la forme commode d\u2019une capsule.Le GÉVRABON,* Supplément Vitamino- Minéral Gériatrique, est un liquide agréable à base de vin.Jederle LEDERLE LABORATORIES 5550 AVENUE ROYALMOUNT, DIVISION North American Cyanamid Limited VILLE MONT ROYAL, MONTREAL, QUEBEC r \u2019 #MARQUE DEPOSEE CHAQUE CAPSULE CONTIENT: Acide Folique.1.0 mg.Jode (KD) .covv.0.5 mg.Vitamine A (acétate) .5000 U.1 Pate de Cyridoxine (Be) 02 mg.Poa hors (GartPoL) RAR TS me.antothénate de Calcium.\u2026 .0 mg.a BJ.0 mg.Vitamine D (viostérol) .500 U.L Citrate Diacide de Choline.100.0 mg.Bore (Na:B407.10H20).0.1 mg.Vitamine Bi .1 meg Inositol.50.0 mg.Cuivre (Cu0).1.0 mg.Chlorhydrate de Thiamine Acide Ascorbique (C).50.0 mg.Fluor (CaFz).0.1 mg.(B1) ovina 5.0 mg.Vitamine E (Acétates de Manganèse (MnO2).1.0 mg.Riboflavine (Bz) .5.0 mg.Reeophéryle) RARE oe U.I.Fo Son ee oe mg.Ni _.utine.mg otassium (K2804).0 mg.Niacinamide .15.0 mg.Fer (FeSO).o.oo, 10.0 mg Zine (ZnO).0.5 mg. LXX L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 corrects.et non correctifs! Chaussures RESE SAVAGE SHOES LIMITED ®e Le développement normal du pied et un bon maintien pendant la période de croissance dépendent dans une large mesure du choix des chaussures.Les chaussures Research pour enfants sont faites sur des formes scientifiquement faconnées pour assurer au pied un soutien efficace et sir, pour le \u201cguider\u201d sans le comprimer.Ces chaussures sont faites avec grand soin au moyen de matériaux de première qualité.Elles sont en vente, en un vaste choix de modèles, dans les magasins où le mot d\u2019ordre est \u201cbien chausser.\u201d Créntivseas Sarage PRESTON, ONTARIO > L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Vos malades refléteront.une réaction vigoureuse et une amélioration nette Dans l'Armatinic activé, les facteurs hémopoiétiques s\u2019activent et se renforcent mutuellement pour produire de concert des globules rouges complets.A THE ARMOUR LABORATORIES DIVISION DE ARMOUR AND COMPANY Distributeur canadien: LAURENTIAN AGENCIES, LTD.429, RUE SAINT-JEAN-BAPTISTE, MONTREAL I, QUEBEC, CANADA thérapeutique antianémique complète dans une seule Chaque capsulette d\u2019ARMATINIC ACTIVE renferme: Sulfate de fer, sec, +.,.200 mg.Vitamine By; cristalline 10 mcg.Acide folique .,., .1 mg.Vitamine C.\u2026.50 mg.Liver fraction Hl (N.F.) avec duodénum desséché (contient le Facteur Intrinséque) .350 mag.Flacons de 100 et de 1000.Autre présentation: Armatinic liquide, en flacons de 8 oz.el 16 oz. L'Union Méd.Canada LXXII Tome 83 \u2014 Déc.1954 Une famille est née.Ce qu\u2019il y a de plus merveilleux au sujet d\u2019un bébé (garçon ou fille), c\u2019est qu\u2019il transforme de simples personnes en parents.crée la famille et lui donne un but.Un bébé amplifie l\u2019amour, en enseignant à trois cœurs à battre comme un seul.Un bébé donne une signification à chaque effort de la journée, de la plus simple petite tâche domestique au plus beau rêve d'avenir.Toutes ces promesses nouvelles et réjouissantes dépendent d\u2019un bon point de départ dans la vie et, pour ce bon début, un bébé compte sur vous, le docteur.Et, les bébés étant les êtres les plus importants, ils donnent une signification et un but à 2 12 la philosophie de Gerber.\u201cNous nous occupons uniquement de l'alimentation des bébés\u201d.ALIMENTS Gerber.POUR BÉBÉS Gerber-Ogilvie Baby Foods Ltd.Niagara Falls, Canada 5 Céréales 56 Purées et Aliments pour Enfants, y compris les Viandes L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 { { { : pat Résultats s pectaculaires >?NOUY | Traitement | Mucolyligue nar Inhalations Laryngite Laryngo-trachéo-bronchite Bronchopneumonie Atélectasie Bronchectasie Asthme bronchique Peut sauver la vie dans un cas d\u2019asphyxie chez un nouveau-né À ; le \u2014 \u2014 {| WINTHROP Ecrivez et demandez la documentation.fe Roo on DETERSIF MUCOLYTIQUE NON TOXIQUE Alevaire s\u2019administre sous forme d\u2019aérosols très fins obtenus au moyen d\u2019une source d\u2019oxygène ou d\u2019air comprimé.\u201cMéthode nouvelle et incomparablement efficace de liquéfaction des sécrétions des voies respiratoires.\u201d S'obtient en flacons de 500 cc.e iniiotz So OF CANADA, LTD.Alevaire, marque de commerce WINDSOR, ONTARIO 443 Sandwich Street, West Windsor, Ontario LXXII1 LXXIV L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 pour traiter rapidement et prévenir la diarrhée infantile 4 TY RLY Yhe LA i a AS SAC Fait de farine de caroube préparée selon un procédé spécial, l\u2019Arobon Nestlé permet d\u2019enrayer rapidement les diarrhées aiguës et chroniques, la dysenterie, l\u2019entérocolite et les coliques des bébés, des enfants et des adultes.Dans la majorité des cas, l\u2019Arobon suffit à lui seul; et c\u2019est un adjuvant précieux aux antibiotiques dans les cas de diarrhée parentérale.L\u2019Arobon permet de prévenir les diarrhées estivales (1% du biberon).Echantillons et imprimés envoyés aux médecins, sur demande.NESTLE (CANADA) LTD.TORONTO Ad.No.A-5402-AF\u2014L\u2019Union Médicale du Canada\u20146}4\u201d x 884\"\u2014T-5630-P-11 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 LXXV Adjuvant précieux en Pédiatrie \u2014 Quand la médication orale s\u2019avère une occasion de détresse pour bébé.En prescrivant NUMOTIZINE à l\u2019enfant malade, vous atténuerez la corvée de la maman très occupée et assurerez ainsi un repos bienfaisant pour les deux.La NUMOTIZINE est indiquée dans : amygdalite, maux de gorge, pharyngite, bronchite grippale, entorses, foulures, traumatismes, furoncles.® N U M 0 T I l | N E CATAPLASME MEDICAMENTE dont une seule application apporte un soulagement durant au moins huit heures et de ce fait procure à l\u2019enfant un sommeil réparateur.Peut être employée conjointement avec les antibiotiques ou autres médicaments.La NUMOTIZINE donne au malade le confort pendant que se produit l\u2019action plus spécifique de la médication interne établie.NUMOTIZINE détermine une action décongestive et analgésique \u2014 réduit l\u2019œdème \u2014 atténue la douleur, améliore la circulation locale.NUMOTIZINE s\u2019applique et s\u2019enlève facilement.Présentation: pots de 4, 8, 15 et 30 onces.HOBART LABORATORIES, Inc.Chicago 10.Illinois.U.S.A.Distributeurs pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG CIE LTEE 209 est, rue Sainte-Catherine, Montréal 18, Qué. LXXVI si efficace La marge de sécurité entre le volume du flux menstruel* et la capacité d\u2019absorption des tampons TAMPAX est plus que suffisante.La vente de plus de deux billions de TAMPAX, au cours des douze dernières années, en est un témoignage probant.Le confort et la commodité que procurent les trois degrés d'absorption de ces tampons intravaginaux (avec applicateurs individuels) donnent entière satisfaction aux femmes.*Am.J.Obst.& Cyn., 31:979, 1936.CANADIAN TAMPAX CORPORATION LTD.BRAMPTON, ONTARIO Publicité acceptée par \u2018\u2018The Journal of the American Medical Association\u2019 absorption TAMPAX La protection menstruellz interne de choix ~~ Echantillons professionnels envoyés sur demande.L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 LXXVII il n\u2019y a pas de cas trop difficile pour le Dessin Individuel Spencer Voici pourquoi : Spencer \u2014 le Spencer est dessiné individuellement pour répondre aux besoins du malade.Il n\u2019y a pas de cas trop difficile pour les modelistes de Spencer, parce que chaque section de chaque Spencer est modelée, taillée et faite pour répondre aux indications médicales! Le malade ci-dessus, qui est âgé de 47 ans, mesure 5\u2019 8\u201d, pèse 144 livres, fut atteint de poliomyélite à l\u2019âge de 18 mois.Il a porté des supports dorsaux toute sa vie.Avant d\u2019avoir son Spencer il les trouvait \u201clourds, encombrants et peu confortables\u201d.(Seul un support de dessin individuel est capable de soutenir ses difformités.) Marié et père de famille, cet homme, machiniste de métier, doit travailler régulièrement et il dit que son confortable Spencer lui \u201caide à rester au poste\u201d.Adresser le coupon ci-contre \u2014 ou téléphoner à une Corsetièré Spencer (voir pages jaunes sous Corsets) pour renseignements.SPENCER Le malade n\u2019est pas \u201cajusté\u201d à un Support Remarquer comme son Support Spencer ajuste bien ! La bande pelvienne extérieure aide à donner le maximum d\u2019immobilisation au bassin et augmente le degré de relèvement abdominal.La tension du support du dos fermement placée sur le bassin et le support de l'abdomen effectué de bas en haut et en arrière s\u2019allient pour améliorer l\u2019attitude de maintien et l\u2019activité corporelle.Quel que soit le support dont vos malades ont besoin, prescrivez les Spencers avec confiance pour hommes, femmes et enfants.pc r-\u2014-\u2014 SPENCER SUPPORTS (CANADA) LIMITED Rock Island, Québec.Etats-Unis: Spencer.Inc.New-Haven, Conn.Angleterie: Spencer.Lid., Banbury, Oxon.Spencer dans la Thérapeutique Moderne\u201d.Nez val [ [ Veuillez m'adresser le livre gratuit \u201cLes Supporis le support dessiné individuellemen L'Union Méd.Canada LXXVIII Tome 83 \u2014 Déc.1954 ACIDIFIANT URINAIRE DIURÉTIQUE Chlorure d'ammonium 0,25 gm.Orthoxyquinoléeine 0,05 gm.Terpine 0.03gm.6 à 10 comprimés par Jour LABORATOIRES JEAN OLIVE .200, RUE VALLÉE - MONTREAL La BANQUE CANADIENNE NATIONALE est à vos ordres pour toutes vos opérations de banque et de placement.v Actif, plus de $500,000,000 568 bureaux au Canada CEE PD ps Se SS GE = Hi i : omplet $ X urna poudre al es une étroite ache CO ple rapprochant L de 1a Jactosé t CO po Jip?à 1acto a dit10 dan modifi pat acu pp\u201d fl n e CO ue 1Lacto & mat ous tous po siti elle du n tiers La \u20ac r1C et roit fe est P! S, ment apport ines simple n prote delayant cajablement pre parc y chaud dans ¢¢ le Pre parc pouillse si { cil us a pout seul epas JusieurS LTD.NEST LE SENS ONE a SA LXXX L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 Protection assurée de la ferme à la formule Le lait frais employé dans la fabrication de Carnation provient de fermes laitières choisies par Carnation pour leur standard élevé de production.Ce standard est maintenu grâce à l'inspection constante et aux conseils des inspecteurs de Carnation \u2014 sur l\u2019alimentation, la propreté et le refroidissement.Dans une usine Carnation, ces précautions se continuent jusqu\u2019à ce.que le lait soit stérilisé en sûreté dans la boîte scellée.Aucun lait pour bébés ne peut être plus pur et plus sain.Les médecins s\u2019accordent sur le fait que la plupart des bébés nourris au Lait Carnation font preuve d\u2019une croissance excellente et d\u2019un développement normal \u2014 parce que ce lait offre toutes les valeurs nutritives du lait entier, en outre de la vitamine D, sous une forme facile à digérer.Le lait que tout médecin connaît EVAPORATES À | 1 L K- 2 ç EASED - PRESCRIT A PLUS DE BEBES CANADIENS gs 6 QUE TOUTES LES AUTRES MARQUES REUNIES \u2018\u2018Provenant de vaches bien nourries\u201d 834F L'Union Méd.t'anada Tome 83 \u2014 Déc.1954 LXXXI NOUVELLE ÉDITION REVISÉE Edition à grand tirage pour distribution à la profession médicale Une fois de plus nous offrons ce livre a grand succes™ a la profession médicale pour distribution aux jeunes mamans.Entièrement revue, cette brochure de 40 pages vous épargnera un temps précieux en répondant pour vous à une foule de questions courantes.Elle est remplie de renseignements utiles sur différents sujets: \u2018\u2018Comment préparer, servir et conserver les aliments de bébé\u201d.\u201cL\u2019alimentation des enfants au biberon,\u201d \u2018Les premières dents de bébé,\u201d etc.Si vous en désirez plusieurs exemplaires pour en remettre aux mères de vos petits patients, veuillez compléter le bon ci-dessous.* Plus de 3,000,000 d'exemplaires distribués à ce jour.H.J.Heinz Company of Canada Lid., Division des relations professionnelles, Leamington, Ontario.Veuillez m'adresser exemplaires français exemplaires anglais de la brochure \u2018L'alimentation de Bébé,\u201d édition revisée.Je voudrais également recevoir des échantillons des Purées de viande Heinz [_] Viandes Heinz pour enfants [7 Céréales Heinz pour bébés [_] Aliments en purée [] Aliments pour enfants [7] Biscuits pour la dentition [_| (marquer les articles désirés) Nom (lettres carrées ) Adresse FM-5 .BFR-54F Ville Prov \u2014 \u2014 LXXXII L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la .+ COQUELUCHE - .est journellement prescrit avec succés pour les cas de coqueluche et des toux Coqueluchoides.\u2014 Ne cause ni tolérance ni complications.e Littérature sur demande.| RL id 7 VIA AR U EN VEND) MED IP AU CR OLO M Ve) | de] 7 RASE TR / Les médecins sont cordialement invités à venir consulter et feuilleter les nombreux nouveaux ouvrages de médecine, qui sont envoyés chaque mois au secrétariat du Journal.On pourra prendre connaissance de ces volumes à: 326 est, boul.Saint-Joseph \u2014 9 heures a.m.à 5 heures p.m.Le Collège Kopal des Médecins et Chirurgiens du Canada AVIS CONCERNANT LES EXAMENS CHANGEMENT D'\u2019ADRESSE On fait maintenant passer les examens pour le diplôme d\u2019Associé (Fellow) en médecine et en chirurgie, et pour le certificat des spécialités médicales et chirurgicales approuvées.Les demandes d\u2019admission aux examens de 1955 seront acceptées jusqu\u2019au 30 avril 1955.Les règlements et les conditions régissant les examens, tels que revisés en mai 1951, la liste des hôpitaux canadiens approuvés, des formules de demande d\u2019admission aux examens, de même que des formules de demande d\u2019évaluation, peuvent être obtenus du: Secrétaire Honoraire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada.Messieurs les médecins qui changent de domicile sont priés de donner leur nouvelle adresse sans retard au secrétariat: 326 est, boulevard Saint-Joseph \u2014 LAncaster 9888, afin de faciliter l\u2019exactitude de la liste d\u2019inscription. L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 LXXXIII aR S.V.P.SPECIFIEZ KN OX LORSQUE VOUS PRESCRIVEZ DE LA \u2018\u2018GELATINE\u2019\u2019 905080938306 99 29869906 8990669 990G 660068096860 O8BSR8 Il y a une raison à cela, étant donné que toutes les \u2018\u2018gélatines\u201d ne se ressemblent pas.Les marques de gélatines aromatisées contiennent 85% de sucre et seulement 10% de gélatine.KNOX ne contient que des protéines - sans sucre KN OX peut servir dans les régimes pour diabétiques KN OX peut servir dans les régimes riches en protéines KNOX peut servir dans les cures d\u2019amaigrissement KN OX peut servir dans les régimes pauvres en chlorure de sodium 002 OOOO OT CES EL BREED LEDODOOO0OTCDO000ES00 00000600650 Depuis 64 ans la profession médicale place sa confiance en Knox et la famille Knox fera en sorte qu\u2019il en soit toujours ainsi.KNOX i gelatine véritable seulement des protéines - sans sucre KNOX GELATINE e JOHNSTOWN, NEW YORK, U.S.A.Format famille 4 enveloppes LXXXIV L'Union Méd.Canada Tome 83 \u2014 Déc.1954 er PS TA 4 Si C'est plus tôt que vous ne le pensiez\u2026 Certains médecins recommandent maintenant de la viande dans la formule des bébés, dès l'âge de 6 semaines.Voici des preuves cliniques des avantages de l'alimentation carnée 100% aux très jeunes bébés. L'Union Méd.Canada LXXXV Tome 83 \u2014 Déc.1954 Même les bébés prématurés digèrent et utilisent les éléments nutritifs de la viande aussi bien que ceux du lant.== 3 Swifts 4 I Meats Babies\u201d * D { == Sisson, Emmel et Filer, \u201cMeat in the Diet of Prematures\u201d, Pediatrics, 7, 89, (1951).Les bébés de six semaines à qui l\u2019on avait donné de la viande avaient une concentration d\u2019hémoglobine plus élevée que ceux à qui l\u2019on mwen avait pas donné.Leverton et Clark, \u201cMeat in the Diet of Young Infants\u201d, JJAM.A, 134, 1215 (1947).Egale- ment, Leverton, Clark, Bancroft et Copeman, \u201cFurther Studies of the Use of Meat in the Diet of Infants and Young Children\u201d, J.Pediatrics, 40, 761, (1952).Dans le cas de bébés allergiques aux protéines du lait, la formule lactée peut étre remplacée par une formule préparée avec de la viande.McQuarrie et Ziegler, \u201cNutritive Value of Mineral-Enriched Meat and Milk\u201d, Pediatrics, 5, 210, (1950).TIT N e 9 NUTRITION JA TA rs ; a Toutes les déclara- Ces viandes peuvent être tions concernant l\u2019adonnées très tôt dans la limentation qui sont formule \u2018des très jeunes contenues dans cette bébés.7 sortes pour va- annonce ont l\u2019appro- rier \u2014 toutes 1009, vian- bation du Comité des de.Bœuf, Agneau, Veau, Aliments et de la Nu- LA PREMIÈRE MARQUE EN FAIT DE Viandes pour Bébés et-Bacon; également tion Médicale Améri- Saumon pour Bébés.caîne.Les premières viandes 100% cliniquement essayées NOUS NOUS OCCUPONS DE LA NUTRITION SWIFT CANADIAN CO.LIMITED 9 Cette simple épreuve montre comment NE EPONGES Garity LISCO sont meilleures .et deux fois plus efficaces! VERSEZ QUELQUES GOUTTES DE LIQUIDE VERSEZ MAINTENANT LA MÊME QUANTITÉ SUR N'IMPORTE QUELLE EPONGE DE GAZE DE LIQUIDE SUR UNE ÉPONGE LISCO Quelle aiférence, Eponge Lisco de Curity: Un autre panse- a la douceur et à la capacité d\u2019absorption ment exclusif de Curity, remarquable par du coton.son tissu de coton comprimé recouvert de gaze.Employé comme pansement ou tampon post-opératoire, il est meilleur marché des éponges LIsco simplifieront largement et allie la sûreté des pansements de gaze la préparation des pansements.La supériorité et le coût économique Ces caract érist iques de Ajoutez Lisco à votre prochaine commande! USCO sont importantes : LU (OT e GRANDE CAPILLARITÉ\u2014S\u2019imprègne facilement et débarrasse la plaie de tout écoulement pour la LL UN PRODUIT EXCLUSIF DE BAUER & BLACK laisser sèche et saine.DIVISION DE THE KENDALL COMPANY (CANADA) LIMITED e GRANDE CAPACITÉ D'ABSORPTION\u2014Ab- sorbe davantage.UNE éponge LIsco absorbe autant ue DEUX éponges de gaze.Beaucoup plus économique.e SURETE\u2014 Trois plis de gaze empêchent les fibres du coton de sortir du tampon.e DOUCEUR\u2014Les bords fermés assurent plus de confort. TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Selsun) \u2014 (Nembutal) .XLII - XLIV Ames Company of Canada Limited (Clinitest) _._.XXIi Anglo-French Drug Cie Limitée (Artechol) XLV Armour Laboratories, The (Armatinic activé) .__.LXXI Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Premarine \u2014 Béminal) ______ XXI - XXIT Banque Canadienne Nationale ._._.___- LXXVTIII Bard-Parker Co.Inc.(Nouvelles innovations) _._._.XXXIV Barnes Company.Limited, A.C.(Argyrol) _.___.___ XXXIX Bauer and Black (Eponge \"Curity'\u2018' Lisco) .______.\u2026.LXXXVI Bell-Craig Limited (Alucote) ___ LXXXVITI British Drug Houses (Pholdine) ._\u2026.___.__.1112222220000 XIX Canada Drug Company (Betagen) \u2014 (Bicalgen D) \u2014 (Tri-sulfa) \u2014 (Somenal) ._.___.11111111000000000000 XXVIII Canada Drug Company (Paveral) ______.____.__.__.__.LXXXII Canada Starch Co.Limited, The (Sirops \u2018Crown Brand\u201d et \"Lily White\") ee.XVII Canadian Tampax Corp.Limited (Tampax) ._.________ LXXVI Canadian Life Insurance Officers Association, The (Bourses) ._.__._.1111L.1L.LL LL Lee en nn LXVI Carnation (Lait) eo.LXXX Ciba Limitée (Prisccline) ____ oo.XLIX Eddé, J.\u2026 Limitée (Désanxyl) __ LXVIII Eddé.J.\u2026.Limitée (Neurinase \u2014 Alepsal \u2014 Génévral) XXXVI Frosst.Charles E.& Company (Neo-chemical Food) \u2014 (Trulfacillin) \u2014 (Trulfa-zine) \u2014 (Trulfa) VII - VIII - IX - X Frosst, Charles E.& Company (Vermilet) \u2014 (Ferrogen Composé) (Gouttes Zéphadon) \u2014 Propyl-Thyracil) RQ LXI - LXII - LXIII - LXIV Frosst, Charles E.& Company (\u2018Twin-Barb'} LL.IV Geigy Pharmaceuticals (Eurax) LXXVIII Gerber-Ogilvie Baby Foods Limited (Aliments pour bébés) ll.LXXII Heinz (\u2019L'alimentation de Bébé\u201d) ______________._______.LXXXI Herdt & Charton, Inc.(Marro-Dausse \"P\u2018) 11.112112 LVI Herdt & Charton, Inc.(Unitens) _._____._.11 0 XL - XLI Herdt & Charton, Inc.(Cardalin) .__.1.1111111000000 LI Herdt & Charton, Inc.(Camirol).XLVIII Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) ._.1.11112L0000 LITI Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins).___.___._.1111110 Il Hobart Laboratories.Inc.(Numotizine) _._____ ____ _____ LXXV Hoffmann - La Roche Limitée (Gantricillin) __.__._.\u2026 XVII Johnson & Johnson Limited (Bio-Sorb) .___ _______ LXV Johnson & Johnson Limited (Nominations) __._._.___.LVII Knox Gelatine (Gélatine) .___.___ LXXXTIII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Cholibile) _.______.XLII Laboratoire Desbergers Limitée (Dynamycine \u2014 Strepto- Dynamycine \u2014 Sulpha-Dynamycine) oo.ooo.Quatrième page de la couverture Pages Laboratoires Desautels Limitée (Propylose-B) ._._.XXVI Laboratoires Jean Olive (Tussolyse Codéinone) -._._.XIV Laboratoires Jean Olive (Supeudol) ._.____.-.-.- XVI Laboratoires Jean Olive (Pyocoline) ____.\u2026 LXXVIII Laboratoires Jean Olive (Egosalyl) \u2014 (Argédrine) - XX Laboratoires Jean Olive (Revitalose) \u2014 (Normo Gastryl) XXIV Lakeside Laboratories (Canada) Limited (Dactil) .XXXVII Lederle Laboratories (Artane) ____.___.-220000000000 000 - LV Lederle Laboratories (Achromycine) _._.XLVI - XLVI Lederle Laboratories (Diamox) ooo ome I Lederle Laboratories (Capsules de Prénatal) .__._.___.L Lederle Laboratories (Perihemin) __._.-0-0 001000 LIT Lederle Laboratories (Géviral) _._._.__._.11212200000- LXIX Librairie Beauchemin Limitée _ XXXVI Mead Johnson & Company of Canada Limited (Casec) \u2014 (Nutramigen) Troisième page de la couverture Merck & Company Limited (Mephyton) -_.-_- XXIX Merck & Company Limited (Hydro Cortone) _.__.XV Merrell (Mercodol) eee XXV Millet, Roux & Compagnie (Septicémine) .__.__.____-__- IH Nestlé (Canada) Limited (Arobon) .____________.222200 LXXIV Nestlé (Canada) Limited (Lactogen) __._.-.\u2014- LXXIX Parke, Davis & Cie Limitée (Dilantin Sodique) ._._.LVII Prizer Canada Limited (Cortril) oo.XXVII Poulenc Limitée (Ansolysen) Deuxième page de la couverture Rougier Fréres (Souhaits) __.Vv Rougier Fréres (Eupnogéne) \u2014 (Eupnophylline) RS Première page de la couverture Savage Shoes Limited (Chaussures \u2018\u2019Research\u2019\u2019) ________ LXX Schering Corp.Limited (Coricidin) _._.____._._ LIX Schering Corp.Limited (Coricidin avec codéine) ._.LVI Searle & Company.G.D.(Vallestryl) _.____._._- XXXI Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Dexedrine) meee XIII Spencer Supports (Canada) Limited (Supports) .LXXVI Swift's Canadian Co.Limited (Viandes pour bébés) LXXXIV - LXXXV Upjohn Co.of Canada, The (Ramiphen) _._ XI Vinant Limitée (Spartoval \u2014 Sparto-Camphre \u2014 Génisténal) ._.1111111101000000 000 Le Lola Lans XXX Vinant Limitée (Parturiol Lafa) \u2014 (Genoscopolamine) XXXII U.S.Vitamin Corp.of Canada Limited (Panthoderm) XXXIII Warner-Chilcott Laboratories (Anusol) .___.____.\u2026- LXVII Warner-Chilcoit Laboratories (Peritrate) _.__.____.______.LIV Welch Allyn (De meilleurs étuis) ooo.LX Winthrop-Stearns of Canada Limited (Alevaire) .__._._.LXXIII Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (Aludrox) .XXXV L'Union Méd.Canada LXXXVIII Tome 83 \u2014 Déc.1954 ALUCOTE DANS LE TRAITEMENT DE L'ULCERE.ALUCOTE PERMET DE TRAITER L\u2019ULCÈRE AVEC LA SILICONE (Polydimethylsiloxane).@ ALUCOTE applique le principe de 'usage de la SILICONE en dermatologie, en l\u2019associant à l\u2019hydrate d\u2019alumine pour protéger la niche ulcéreuse, favorisant ainsi la cicatrisation.@ ALUCOTE est libre de tout effet toxique \u2014 absolument inerte \u2014 non absorbable ou digestible, et n'intervient pas dans l\u2019absorption des métabolites essentiels.@ Des applications cliniques à 116 patients, à Montréal et Toronto, ont rapporté des résultats de cicatrisation très satisfaisants dans tous les cas.ALUCOTE a été même efficace dans ces cas particulièrement difficiles où les traitements habituels n'avaient antérieurement produit aucun soulagement.FAITES L\u2019ESSAI D\u2019ALUCOTE DANS VOTRE PLUS DIFFICILE CAS D\u2019ULCÈRE.Echantillons et documentation sur demande.STE LL LCR Evo AU NAY > Pour les Enfants qui Vous Posent de Vrais Problemes.pour le soulagement rapide et sûr de la diarrhée infantile .D'une efficacité frappante dans le traitement de la diarrhée infantile, le Casec procure une diminution rapide de la fréquence des selles diarrhéiques dans les 24 heures\u2014dans la très grande majorité des cas.Le Casec (caséinate de calcium) fournit en même temps un bon soutien alimentaire en prévenant efficacement la déperdition de protéines, parce qu\u2019il fournit 88 pour cent de protéines avec du calcium en quantité abondante.Comme le Casec s'ajoute simplement à la formule régulière, le travail de la maman en est facilité.D'UN USAGE SIMPLE Enfants élevés au biberon .4 cuillerées à table de Casec ajoutées à la formule régulière.Continuez jusqu'à ce que les selles soient redevenues normales pendant trois jours.Enfants nourris au sein.2 cuillerées à table de Casec dans 6 onces d\u2019eau.Donnez 4 à 1 once avant chaque tétée jusqu\u2019à ce que les selles soient redevenues normales pendant trois jours.CASEC La méthode efficace de traiter la diarrhée infantile Pour les bébés allergiques.Le Nutramigen est une formule pour bébés ayant des propriétés nutritives optimums; il est complètement hypoallergé- nique.Les éléments nutritifs protéiniques sont fournis par l'Amigene, un hydrolysat de caséine prédigérée dans lequel les molécules de protéine dont dégradées en acides aminés et en peptides à petites molécules.Le Nutramigen ne substitue pas simplement une source de protéines à une autre, comme l'emploi du lait de chèvre ou du \u201clait\u201d de soja au lieu du lait de vache.Tous les constituants du Nutramigen\u2014protéines, glucides, graisse, vitamines et minéraux\u2014sont hypoallergéniques.L\u2019utilité du Nutramigen ne se borne donc pas aux seuls cas d'allergie aux protéines du lait.Le Nutramigen est tout aussi utile pour les bébés manifestant d'autres allergies alimentaires et divers troubles digestifs.Le Nutramigen renferme des vitamines B synthétiques et des minéraux chimiquement purs en quantités correspondant à celles présentes dans le lait.Des quantités supplémentaires de vitamines À et D sont aussi ajoutées.Présenté sous la forme commode de poudre, le Nutramigen est facile à préparer.Une mesure rase, par 2 onces d'eau, donne une formule fournissant 20 calories par once liquide.NUTRAMIGEN La formule pour bébés complétement hypoallergénique \u2018 ezn MEAD JOHNSON & COMPANY OF CANADA LIMITED BELLEVILLE .TORONTO pré = .S S _ Go EP, > @( > 7 (fF ) STREPTO ed _\u2014 - os se ¢ { (( LA rrek £ NC i of A & ns DYNAMYCINE » | = is & PS \u2014\u2014 SULFA-DYNA ss + oo \u2014\u2014\u2014 \u2014 NR SX 8 SA 2 LJ MALADIES INFECTIEUSES Le Re MY CINE a 4 pi nasa Sa sx SES res = = i "]
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