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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Février
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1955-02, Collections de BAnQ.

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[" Tome 84 \u2014 Numéro 2 MONTRÉAL, FÉVRIER 1955 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph Montréal Pour une meilleure ventilation pulmonaire.EUPNOGENE également présenté avec AMINOPHYLLINE (100 mg.par cuillerée à thé) EUPNOPHYLLINE L'action bronchodilatatrice de l\u2019Aminophylline s\u2019ajoute à l\u2019action fluidifiante de l\u2019Eupnogène.Médication par excellence de la bronchite asthmatique et de l\u2019emphysème pulmonaire.\u2018 ONG Flacons de 120 cc., 16 oz., V2, 1 gallon, 60 et 500 comprimés.-ntabe Plus d'un demi-siecle consacre a l'avancement des Sciences médicale et pharmaceutique au Canada. MAÎTRISE L'HYPERACIDITÉ GASTRIQUE SANS PROVOQUER DE CONSTIPATION.Le GELUSIL liquide contient Le gel d\u2019alumine que contient le Gelusil 65% de gel d\u2019alumine est particulièrement exempt d\u2019action activé p p 7% gre de trisilicate constipante.Il ne se forme pas d\u2019astringents de magnésium dans chaque once liquide.amers et constipants parce que l\u2019excès d\u2019acide chlorhydrique est presque totalement abserbé par des moyens physiques.Le soulagement s\u2019avère prompt et durable, et le goût de la préparation est propre et frais.WARNER-CHILCOTT 'alratories DIV.WM.R.WARNER & CO.LTD.TORONTO ONTARIO L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 8 9 pour 12 13 14 USAGE ORAL Acétazolamide Lederle Le DIAMOX Lederle agit d\u2019une fagon nouvelle et différente.Ce n\u2019est ni un mercuriel ni un dérivé xanthique.Il provoque rapidement une diurèse abondante par inhibition spécifique de l\u2019anhydrase carbonique.I! est remarquablement atoxique, même à doses beaucoup plus élevées que la dose thérapeutique.Le DIAMOX ne s\u2019accumule pas dans l\u2019organisme, *MARQUE DÉPOSÉE mais est éliminé quantitativement et inchangé dans LEDERLE LABORATORIES l\u2019urine.Il peut donc être administré de façon répétée.DIVISION oo .a ., .North American Cyanamid Limited Les cardiaques peuvent étre maintenus exempts d\u2019œdème 5550 AVENUE ROYALMOUNT pendant des semaines et des mois.VILLE MONT ROYAL Présenté en comprimés rainurés (250 mg.) MONTREAL, QUEBEC Dose: 1 à 14 comprimé chaque matin, selon le poids. SOMMAIRE BULLETIN Roma AMYOT Le deuxième Congrès à Montréal en 1904 et le troisième, à Trois-Rivières, en 1906, de l'Association des Médecins de L.F.de l'Amérique du Nord ._._\u2014 133 e e e R.DESMEULES et P.RICHARD Cancer bronchogène associé à certaines maladies pulmonaires .138 J-A.GRAVEL Les tumeurs pulmonaires ._._.-.200000000000000000cen0 sen loco nnen ce n 00 em mmnmecemnce nec e 146 Claude BERTRAND Une nouvelle modification technique pour la chirurgie des mouvements involontaires _.130 Sylvio LeBLOND et Gaston LAPOINTE La lithiase biliaire dans la région Saguenay - Lac-Saint-Jean .___.154 RECUEIL DE FAITS Roger LACHANCE Monoliase broncho-pulmonaire _._._.-.2-0000000000000 00 cennn ce nnn once nee 0e sen eme 158 Maurice COMEAU L\u2019asthme.Diagnostic et traitement .220200000000000000 0 0000 conne ma mnm nee 164 Pierre BERTRAND Hémianopsie quadrantique .\u2026.\u2026.2000000000000en nec ca ne cee cle lee nes e es 168 REVUE GÉNÉRALE Rosario ROBILLARD Les complications dégénératives du diabète _.-_._._.2.2000000000000 0000 cene mess 174 INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.En règle générale et SAUF INDICATION CONTRAIRE, l\u2019eau VICHY CELESTINS doit être prise de préférence le matin à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner et 40 minutes avant les deux principaux repas.La dose habituelle de chaque prise sera d\u2019environ 100 grammes.RECOMMANDÉE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MÉDICAL DANS LE MONDE ENTIER VICHY CELESTINY EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE \u2014 PROPRIETE L\u2019ÉTAT FRANÇAIS MEFIEZ-VOUS DES IMITATIONS \u2014 PRESCRIVEZ CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, Canada | L'Union Méd.Canada ; Tome 84 \u2014 Fév.1955 IX | Gacilite l'emploi du Neo-Spadmuyl chez led enfanis.LE NEO-SPASMYL (INFANTILE), aromatisé & l\u2019orange, fera la joie de vos petits patients tout en réalisant le calme désiré dans les cas de: nervosismes, rritabilité, cris, terreurs nocturres, insommies, etc.(1 cuillerée à thé équivaut à 1 comprimé de NÉO-SPASMYL Faible) MILLET, ROUX & CIE, LIMITÉE 1215-1217, rue ST-DENIS MONTRÉAL, P.Q. SOMMAIRE (Suite) Gérard BRISSON La ménopause _.00000000000000000 000000 cesse none eee n ce mena n noce ce Cac OO Se eee Lee Sen TES 184 J.R.TITTLEY L'arthrose cervicale.Son action neuro-vasculaire ._.00000000000000000000ces sen 00e 187 L.-P.MOUSSEAU L'histoire d'une appendicite es 194 P.DAGENAIS-PERUSSE, J.STERNBERG et M.DREYFUS Les gamma-globulines du nouveau-né ._-.-.-000000 000000 tentes dass sens SSL es een 199 ÉDITORIAL Roger-R.DUFRESNE Une expérience audacieuse dans l'enseignement de la médecine .\u2026 ee.203 VARIETES V.VOYER Psychanalyse \u2014 réalité medicale ._.iii 0 208 MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Recherches et découvertes médicales ._.Len es 21° ANALYSES MEDECINE : Les conflits entre la psychiatrie et la religion (218).Marque d\u2019un composé de Pentobarbitai-\u201cNoctinal\" Le pentobarbital renfermé dans la tablette Twin-Barb e PROVOQUE PROMPTEMENT LE induit rapidement au sommeil et ses effets durent SOMMEIL: pendant environ trois heures.À mesure que cette \u2019 A action s'épuise, le Noctinal commence & exercer ses e DONNE UN REPOS RAFRAICHIS- effets plus soutenus.Le patient jouit donc d'appro- SANT DURANT TOUTE LA NUIT ximativement huit heures de sommeil et se réveille rafraichi, libre de toute sensation déprimante.\u2014 libre de sensation déprimante.\u201cTWIN-BARB\" COMPOSITION DE LA TABLETTE S.C.T.N° 445 \"Sol Une enveloppe extérieure rapidement soluble.\u2014 Chaque tablette renferme: Du pentobarbital sodique qui produit *Noctinal (dans le noyau intérieur) 50 mg.(34 de gr.) une prompte sédation.*butabarbital sodique N.N.R.L'enrobage intérieur prend, pour se pentobarbital sodique (dans I'en- dissoudre, environ le méme temps que veloppe extérieure).65mg.{ 1 gr.) la durée de I'effet du pentobarbital.POSOLOGIE: une tablette avant ic coucher.Le \u201cNoctinal\u201d prolonge la sédation.PRÉSENTATION: flacons de 100 tablettes.Charles &.Frost &Co.MONTREAL CANADA L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Affirmations Catégoriques @ \u201cToutes les expériences ont démontré l\u2019évidente supériorité de l\u2019action pharmacologique de la.Digitaline sur celle du Digi- toxin US.P.\u201d (1).Ceci refute catégoriquement I'affirmation de certains laboratoires voulant que la digitoxine et la Digitaline Nativelle constituent le même principe actif de la digitale pourprée.@ Les données ci-dessus établissent que la Digitaline Nativelle sera la plus efficace dans le traitement d'entretien, nécessitera des doses plus faibles et sera, par conséquent, d\u2019une façon générale, mieux tolérée par le malade moyen.\u201d (2) @ Bien que les digitoxines accusent une variation de plus de 30% dans leur dose léthale minimum, la Digitaline Nativelle manifeste une dose léthale minimum de 0.42 mg.par kilo\u201d.(4) @ \u201cDigitoxin U.S.P.consiste soit en digitoxine pure, soit en un mélange de glycosides cardioactifs extraits de la digitale pourprée contenant surtout de la digitoxine.\u201d (3) La Digitaline Nativelle est le seul principe actif pur et stable de la digitale pouprée pour le traitement d'entretien aussi bien que pour la digitalisation.Il n'y a qu seule forme parfaite de traitement digitalinique C\u2019est la DIGITALINE NATIVELLE NATIVELLE présente maintenant NATISEDINE le nouveau sédatif cardiaque.; Bibliographie: 1.Macht, David, I, Special Pharmacology of Digitoxins.Arch.Int.Pharmacodyn.LXXXI No.3, P.345, March 1950.2- Schwartz, G., A Clinical Investigation of the Digitoxins.American Practitioner and Digest of Treatment, Vol.I, January 1950.3- U.S.Pharmacopoeia.XIII.4- Tice, L.F., Amer.Journal of Pharmacy, April 1947, vol.119, SOMMAIRE (Suite) CHIRURGIE : Complications à la suite de tentatives pour dissoudre un calcul du cho!édoque (218).CARDIOLOGIE : Pronostic lointain des infarctus du myocarde et quelques facteurs qui l\u2019affectent (216).NEURO-PSYCHIATRIE : Le traitement de la méningite tuberculeuse avec les hydrazides de l'acide isonico- tinique (217).Effets secondaires psychiatriques et neurologiques de l'isoniazide et de l\u2019inroniazide (218).PÉDIATRIE : L'accouchement prématuré dans la maladie hémolytique du nouveau-né (219).ENDOCRINOLOGIE : Thérapeutique endocrinienne du cancer du sein (220).OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE : Traitement médical de la maladie de Ménière (221).ANESTHESIE : Analgésie locale, par voie trans-laryngée, pour intubation tracheale (222).SOCIÉTÉS Société Médicale de Montréal: séance du 19 octobre 1954 (223); séance du 9 novembre 1954 (223); séance du 23 novembre 1954 (224).Association des Médecins Canadiens en France: séance du 9 novembre 1954 (225).}, 03: ) Ke Le\u201d | AR PPT 225 NOUVELLES _._.__._._.iil 226 REVUE DES LIVRES eee 234 \u2018L'Union Médicale du Canada\u201d, en 1886 ______.__ LL 110000 LL 2 .\u2026 240 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES .111111101110100L0 00e LL lide ee 00 250 CONDITIONS DE PUBLICATION \u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 parait tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L'abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuserits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u2018\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l'auteur.Nous n\u2019acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l\u2019encre de Chine sur papier blanca Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l'éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l\u2019auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l'auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande par lacques-D.Clerk, publiciste.326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.| Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018L'Union Médicale du Canada\u2019, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888. an L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Burtenin A M.LF.C.\u2014 Montréal, févrler 1955 VII L\u2019ANÉMIE HYPOCHROME +, , \"PROHEMA\u2019 MARQUE DEPOSEE IL A ETE DEMONTRE QUE: l\u2019anémie hypochrome est une maladie de carence de fer; dans bien des cas l'administration de fer seul ne produit pas un résultat complètement satisfaisant; l'administration généreuse de suppléments vitaminiques en plus du fer produit une amélioration plus complète et plus soutenue; la valeur du Prohéma pour le traitement de l\u2019anémie hypochrome est attribuable au fait que sa formule se base sur des principes reconnus empiriquement depuis longtemps, et depuis lors justifiés par des observations cliniques contrôlées.Ww 1 PROHEMA Pour les cas d'anémie secondaire où le développement des érythrocytes est manifestement imparfait, Tablette NO 432 \"Eos! l'on présente Coloration rouge Chaque tablette enrobée de sucre renferme: YW PROH EM A\u201d COMPOS É sulfate ferreux (exsic.).0.3 G.Tablette NO 433 \"Sos! sulfate de cuivre.1.6 mg.Coloration rose chlorhydrate de thiamine .1 mg.riboflavine.1 LL LL LL LL La 1 mg.Même formule que la tablette N° 432, modifiée de niacinamide.122220111 1211122 10 mg.façon à renfermer: acide ascorbique.22201 11100 25 mg.vitamine Bi2.LL 2.5 mcgm.vitamine D.333 unités int.acide folique.0.67 mg.concentré de foie (2), NF.67 mg.POSOLOGIE.Une tablette trois fois par jour après les repas.Afin de produire la tolérance du fer, graduer la quantité administrée quotidiennement jusqu'à la dose entière: une tablette après le repas principal durant plusieurs jours; augmenter à deux tablettes, une après le déjeuner et une après le repas du midi durant plusieurs jours, et finalement Une tablette trois fois par jour après les repas.Présenté en flacons de 100 tablettes.ET AIT GE RNR ISA.RE MONTREAL CANADA Des Forces réllices à l'Assaut de\u2026 Il est admis que l\u2019ulcère peptique guérit et que les récidives peuvent être prévenues quand les précautions suivantes sont observées: e le contenu gastrique tenu continuellement libre d'acide; e l'activité enzymatique de l'estomac réduite au minimum; e les phénomènes émotifs maîtrisés; eo la nutrition maintenue.Le \u201cRestropin\u2019 Composé présente les trois agents thérapeutiques suivants : ANTICHOLINERGIQUE du bromure de méthylhyoscine Un des plus puissants parmi les composés parasympathicoly- tiques antispasmodiques et antisécrétoires reconnus avantageux et efficaces en clinique.@ sépariF @ Un sédatif non cumulatif qui, à faibles doses, diminue la du butabarbital sensibilité aux circonstances troublantes de la vie quotidienne sans altérer sérieusement l'efficacité au travail.TCL nT du glycinate d\u2019aluminium AVERTISSEMENT Les préparations dans lesquelles il entre .du bromure de méthylhyoscine sont contre- Une substance anti-acide non absorbable, qui neutralise le indiquées chez les patients souffrant de .1s , o ez .troubles cardiaques.contenu gastrique jusqu'à un pH auquel l'activité peptique Lorsque la dose recommandée est excé- est complètement paralysée sans qu'il y ait danger de causer dée, et à doses thérapeutiques moyennes , chez certains patients, un seul, ou quel- de l\u2019alcalose.ques-uns des effets secondaires suivants sl: 5 - ont été observés et ont exigé l'affaiblis- Ces agents s\u2019allient pour procurer un contrôle neu sement de la dose: sécheresse de la bou- rogène et chimique des sécrétions gastriques, ainsi che, vision brouillée, constipation, diffi- qu\u2019une faible sédation \u2014 des principes indiscutables culté à commencer la miction, faiblesse et céphalée.de la thérapie de l\u2019ulcère peptique.! 1.\u201cAn experiment in treatment of peptic ulcer with unrestricted diet.\u201d Exposition Scientifique Marshall, 102\u20ac réunion annuelle, A.M.A,, New York, juin 1953. ANTICHOLINERGIQUE , SÉDATIF ANTI-ACIDE ANTICHOLINERGIQUE SÉDATIF ANTICHOLINERGIQUE SÉDATIF ANTI-ACIDE Chartes &.Frost &C0.MONTRÉAL CANADA \u201c\"RESTROPIN' COMPOSÉ C.T.NO 801 \"Eosl' Restropin, bromure de.2.5 mg.(1/25 de gr.) (bromure de méthylhyoscine) Alamino (glycinate d'aluminium, basique*).0.5 G.(72 gr.) Noctinal (butabarbital NNR) .16 mg.(V4 de gr.) POSOLOGIE.Un comprimé trois fois par jour avant les repas et un ou deux comprimés au coucher.Présenté en flacons de 100 comprimés.\u201cRESTROPINAL (TABLETTES) S.C.T.N° 452 \"Son! Restropin, bromure de .2.5 mg.(1/25 de gr.) (bromure de méthylhyoscine) Noctinal (butabarbital NNR).16 mg.(V4 de gr.) POSOLOGIE.Une tablette avant chaque repas et deux tablettes au coucher.Présenté en flacons de 100 tablettes.\"RESTROPINAL\" (ELIXIR) Elixir N© 607 Swot\u2019 Chaque cuillerée a thé de 5 cc.renferme: Restropin, bromure de .1.25 mg.(1/50 de gr.) (bromure de méthylhyoscine) Noctinal (butabarbital NNR).8 mg.(V8 de gr.) POSOLOGIE.D'une à deux cuillerées à thé avant chaque repas et au coucher.Présenté en flacons de 16 onces liquides.Il arrive parfois que dès les débuts du traitement, et plus fréquemment après une médication initiale par le Restropin Composé, I'administration de l'agent anticholinergique suffise pour contrôler la sécrétion gastrique.\u201cRESTROPIN SIMPLE S.C.T.NO 451 \"Gros Restropin, bromure de.\u2026.2.5 mg.(1/25 de gr.) (bromure de méthylhyoscine) POSOLOGIE.Une tablette avant chaque repas et deux tablettes au coucher.Présenté en flacons de 100 tablettes.\u201cNOCTINAL\u2019 S.C.T.N° 439 \u201cSwot Butabarbital NNR.16 mg.(V4 de gr.) POSOLOGIE.Une ou deux tablettes, selon le besoin.Présenté en flacons de 100 tablettes.\"ALAMINO\" COMPRIMES SUSPENSION C.T.N° 381 \u2018Sooë Chaque cuillerée à thé de 4 cc.ren- Alamino.0.5 G.(7% gr.) ferme: (Glycinate d\u2019aluminium, basique*) POSOLOGIE: D'un & deux comprimés avant chaque repas et au coucher.Présenté en flacons de 100 comprimés.*Breveté en 1951.Alamino.0.5 G.(7% gr.) (Glycinate d\u2019aluminium, basique *) POSOLOGIE.D'une à deux cuillerées à thé (4 à 8 cc.) avant chaque repas et au coucher.Présenté en flacons de 16 onces liquides. A L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 Burren:N A.M.LF.C.Montréal, février 1955 une médication anticoagulante plus sûre AVERTISSEMENT Les réactions toxiques sont extrêmement rares.Trois cas de dyscrasie sanguine et un cas de sensibilité ont été signalés.SOURCES À CONSULTER : \u201cThe Effect of Phenylindanedione on Plasma Prothrombin and Factor V Levels and a Comparison with the Effect of Dicumarol.\u201d Chr.J.Bjerkelund.Scandinavian J.Clin.Lab.Invest.2:83, 1950.\u201cThe Anticoagulant Effect of Phenylindane- dione in Thromboembolic Disorders.\u201d K.W, G.Brown et R.L.MacMillan, Am.J.Med.Sci.225:495, mai 1953.\u201cA New Prothrombopenic Agent.\u201d A.Blau- stein.Can.Med.Assoc.J.62:470, 1950.\u201cManagement of Acute Myocardial Infarction.\u201d R.E.Beamish et E.N.East, Manitoba Med.Rev.32:71, 1952.\u201cPhenylindanedione: A Useful Anticoagulant.\u201d S.R.Townsend, K.J.Fay, J.R.Downing, R.Laing, et D.G.Cameron, Can.Med.Assoc.J.69:149, 1953.Charles & Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA \u2014 DANILONE Marque de phénylindanédione Un anticoagulant efficace qui présente des avantages marqués sur le Dicumarol.@ La période d'action latente ne dure que de 10 à 24 heures, contre 48 pour le Dicumarol.! - @ Le retour à la normale du temps de prothrombine, aprés arrét de la drogue, est déja bien avancé aprés 24 heures, et révolu dans les 40 heures\u2014contre 5 a 7 jours pour le Dicumarol.?@ Comme il est rapidement excrété, le phénylin- danédione n\u2019a pas d'action cumulative.Une fois déterminée la dose d\u2019entretien peut être répétée chaque jour durant plusieurs jours et les risques d\u2019hémorragie sont faibles.Les déterminations de temps de prothrombine n\u2019ont besoin d'être faites qu'à intervalles de 7 à 14 jours, ou moins fréquemment selon que l'indiquent les résultats obtenus.* \u201cDANILONE\u201d Comprimé N© 8BO5 \"Sos Divisible Phénylindanédione.50 ma.DOSE INITIALE MOYENNE 100 mg.matin et soir.\u201c DOSE D'ENTRETIEN MOYENNE de 25 à 50 mg.deux fois par jour.\u2019 Présenté en flacons de 100 comprimés. Canada év.1955 INDICATIONS: Ménopause, carcinome de la prostate, engorgement du sein après un accouchement, COMPOSITION: Une capsule ou | cc, contiennent 12 mg.de TACE {Chlorotrianisene}.SÉCURITÉ: TACE offre l'avantage de ne provoquer qu'une incidence minime de l'écoulement sanguin si souvent remarque après l'oestro- génothérapie au cours de la menopause.Chez les deux sexes, TACE est geéneralement bien toléré, ce qui teduit au minimum les effets secondaires tels que nausees, vomissements et retention des liquides.POSOLOGIE: Pour le soulagement des symptômes de la ménopause, une série de traîtements comprend généralement 2 Capsules TACE, ou 2 cc.de Gouttes TACE pour Administration Buccale {dans de l'eau froide), tous.les jours pendant trente jours, Dans les cas graves, avec récidive des symptômes, d'autres courtes series de traitement au TACE peuvent étre requises, Pour l'engorgement du sein après Cu accouchement, 4 Capsules TACE par jour pendant sept jours.Pour le traitement palliatif du carcinome de la prostate, 1 ou 2 Capsules TACE par jour.PRESENTATION: En flacons de 60 et de 300 capsules; en flacons de 30 cc.avec compte-gouttes graduée.Un flacon de capsules ou 2 bouteilles de gouttes pour administration buccale suffisent ordinairement pour une serie de traitements, b EY 2: 1.CGregublatt, R.B., et Brown, >: Am.J.Obst.& Gyn, 63:1361, Juin 1952, « Ausman, D,C.; Wiscongin M.J.53:322, 1954, Woodhull, R.B.: Obst, & Gyn, 3:201, 1954, Ivory, H.S8.: J, Med.Soc, N, J.{Sous presse).The Wm.S.Merrell Company 5ST.THOMAS, ONTARIO New York .Cincinnati S PLUS DE 125 ANS XII L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Messieurs les Professeurs: MM.MM.Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Arthur-L.Richard, doyen, Maurice Roch (Genève), Faculté de Médecine, Université, d'Ottawa: Pasteur Vallery-Radot (Paris), Pierre Masson, | Albert LeSage |, J.-A.Leduc, _\u2014 OTe] T.Parizeau, Wilbrod Bonin, doyen, J.-N.Roy.Faculté de Médecine, Université de Montréal; Jean-Baptiste Jobin, doyen, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Rédacteur en chef émérite: | Albert LeSage | BUREAU DE DIRECTION R.Amyot, P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile MM.J.-A.Lecours, J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Blain, Roméo Boucher, P.Bourgeois, J.-À.Denoncourt, Paul Letondal, A.Marin, Donatien Marion, L.-P.Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Roger Dufresne, Petitclerc, Jean Saucier, L.-Ch.Simard, Pierre Smith, Richard Caudet, Léon Gérin-Lajoie, Albert Jutras.Hermile Trudel, J.-A.Vidal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Secrétaire de la Rédaction: Assistant-rédacteur en chef: Edouard Desjardins Roger-R.Dufresne Secrétaire adjoint de la Rédaction (Québec): Antoine Pettigrew.BUREAU DE COLLABORATION Custave Auger, Eugène Allard, J.-M.Beauregard, Mau- MM.Paul Labbé, P.Larivière,.Valmore Latraverse, Simon rice Bélisle, A.Cantero, Roland Cauchon, Paul David, Lauzé, Rosaire Lauzer, R.Lebeau, Jean-Louis Léger, Emile Maranda, André Marois, Jean-Th.Michaud, J.-P.F.-X.Demers, R.Doré, Paul Dumas, Origéne Dufresne, Edouard-D.Gagnon, H.de la Broquerie Fortier, J.- Cenest, Maurice Gervais, Fernand Crégoire, Pierre Jobin, P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, Poirier, Rosario Robillard, Henri Smith, N.Vézina.P.A.S.Ascorbique CREMY (Sachets dosés à 3 Gm de P.A.S.) Efficacité \u2014 Tolérance \u2014 Facilité d\u2019emploi HORMANTOXONE (Globoides \u2014 Ampoules \u2014 Suppositoires) Principe antitoxique du Foie Neutralise les poisons formés ou reçus par l\u2019organisme.SULFOSALYL et ENTROSALYL Comprimés glutinisés) Salicylothérapie classique des Rhumatismes.(Rhumatisme chronique: Sulfosalyl \u2014 R.A.A.: Entrosalyl) MUCINUM (Comprimés) Laxatif doux ee Sans drastique \u2014 Sans accoutumance.Distributeurs exclusifs: CORONET DRUG COMPANY 260 EST, RUE RACHEL, MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 #520F £3 \u201cLe tissu adipeux, le tissu le plus stupide de l\u2019economie\u201d, disait Leriche.Vous pouvez éliminer le tissu adipeux inutile\u2014rapidement, sans effort, en toute sécurité, grâce à la DEXEDRINE* La \u2018DEXEDRINE\u2019 est présentée sous deux formes: 1.Sous la forme classique\u2014en Comprimés de 5 mg.2.Sous sa forme la plus moderne et la plus commode\u2014en Capsules \u2018Dexedrine\u2019 Spansule* contenant 10 mg.ou 15 mg.d\u2019élément actif.Une seule capsule, prise le matin, libère l\u2019élément actif de façon uniforme et continue pendant 8 à 10 heures environ.On contrôle ainsi l\u2019appétit non seulement aux repas mais aussi entre les repas.SMITH KLINE & FRENCH - Montréal 9 *Marque déposée au Canada x 11 L'Union Méd.Canada XIV Tome 84 \u2014 Fév.1955 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada L Union Médicale Canad d ADMINISTRATION OFFICIERS COMITE EXECUTIF Président: Albert Jutras MM.Albert Jutras, Roma Amyot, J.-A.Vidal et Vice-président: Emile Blain Emile Blain.Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault COMITÉ DE PUBLICITÉ MM.Roma Amyot, Emile Blain et J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), Edmond Potvin (Chicoutimi), Charles-P.Mathé (San Francisco), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), A.Fontaine (Woonsocket), D.Colin (Saint-Boniface), J.-E.Gaulin, L.Mantha, Horace Viau (Ottawa), L.-P.Mousseau (Edmonton).Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), ADMINISTRATION et SECRÉTARIAT ! 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITE : Jacques-D.Clerk Téléphone: AVenue 8-9888 OP OTHERAPIE ASSOCIÉE CORTICO- SURRENALE EXT.ORCHITIQUE - SUBS.CEREBRALE ADYNAMIE - SURMENAGE - HYPOTENSION ENFANTS : TROUBLES DE CROISSANCE - ENURESIE NT Ta AMPOULES BUVABLES 410\u201c et 3°° = une par Jour LABORATOIRE FRAYSSEETC'E NANTERRE (SEINE) CANADA : Laboratoires Jean OLIVE - 200, rue Vallée, Montréal, P.Q. L'Union Méd.Canada XV Tome 84 \u2014 Fév.1955 10 tonique viscéral DACTIL PUR ET ASSOCIE AU PHENOBARBITAL dix minutes soulage le syndrome douleur=Zspasme généralement en DACTIL \u2018alme les douleurs fit SRT \u2018gastro- -duôdénal et bi- tev apidement.qu TES vez Ea AY améliora- tio ot R15) eu où siège la\"dou- le cer le gent é:d jet CN ns moins de\u201cquelqüés jap oiutrs te) J 19S (asie res, non\u2019 plus que sur: lé to vi al mal DEU 2,0» ORMESIQ LR TE 17 dit en.fl & de.tree Ch 1 pe JS GLa RTA Xe gi) TT ys ot 10 mig.de pra (CER : oY 23 Lk Zerit EEE rae.Pe 50 g.de DACTIL DAG TIL, Ie premief ped d et de I \u2018de.eside,.t la geule pe COS \u2018de.N.éthyl-3-pipéridyl-diphény ET TELE HCL, LES PIONNIERS DE LA PIPERIDINE OH Z 7/4 (AM) CULL CLIII & 24 WELLINGTON STREET, WEST, Aris \u201cONTARIO CaHs L'Union Méd.Canada XVI Tome 84 \u2014 Fév.1955 OFFICIERS l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES R.-E.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.444 est, rue Sherbrooke, Montréal.Hermile TRUDEL, Montréal.; ; LL René DuBERGER, Sherbrooke.SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL Jean-Marie LAFRAMBOISE, Ottawa.Hermile TRUDEL, Roma AMYOT, Montréal.1990 est, rue Rachel, Montréal.Henri R.de SAINT-VICTOR, Ottawa.Arthur POWERS, Hull.SECRÉTAIRE ADJOINT SECRETARIAT: 326 est, boul.Saint-Joseph, B.-G.BEGIN, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone: HArbour 8076 ÉLECTIVE DANS HYPERTENSION D'ORIGINE NERVEUSE ANSINE DE POITRINE AVEC HYPERTENSION SPAS MOLYTIQUE VASCULAIRE TOTAL ANGOR - ANGIOSPASMES THROMBOSES MIGRAINES Dose forte 80mg PAPAVERINE - BASE Acide et Amide NICOTINIQUES Crises : 7 Ampoule fouter ler Sheuvrer ENTRETIEN : 2 54 comprimés par Jour CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LTÉE _\u2014_\u2026 MONTREAL ec CS SK ~~ \u201cer re 2 Ja Tome 84 \u2014 Fév.1955 L'Union Méd.Canad ¥ 4 ae DIS WN y w\u2014\u2014 ARNG EY ¥ = Ng Ÿ NE 2 vee 7 + 3 DT reat NE AVE a EN We = af nh I Kade em ! > a \u2014 \u20ac _\u2014 Te yw 0 4 TTT TY Na >% Jamendo, hI?HOFFMANN-LA ROCHE LTEE 286 RUE SLPAUCUUEST a > tes.ol ed is - .+ = ny A AFS SE % DA : EB ds Atlin.a A ét Sn Rr SEPT LS = ric, a, VE tee AW JE.i OR jy Ri XVII XVIII L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 COMITE DU XXIVe CONGRES Jean-Marie LAFRAMBOISE, président.Roma AMYOT, ler vice-président.Henri R.de SAINT-VICTOR, secrétaire.Auray FONTAINE, 2e \" Arthur POWERS, trésorier.L.-O.BEAUCHEMIN, Je\" \" SECRETARIAT DU CONGRES: Pierre BELLIVEAU, 4e \" 195, avenue Marlborough, Ottawa, Ont.ANCIENS PRESIDENTS | Albert LeSage | Richard GAUDET J.-A.VIDAL Albert PAQUET A.-L.RICHARD J.-A.DENONCOURT J.-A.JARRY Edmond POTVIN J.-B.JOBIN Charles VEZINA René DuBERGER MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-jean, P.Q.1956 LECOURS, J.-A., 538, av.King-Edward, Ottawa, Ont.1956 BIBAUD, Barthélemy, 65, Nicholson, Valleyfield, P.Q.1956 LEMIEUX, J.-R., Hôpital du St- Sacrement, Québec, P.Q.1956 BLANCHET, Roméo, 54, avenue Laurier, Québec, PQ.1956 MERCILLE, Jean, 4903 ouest, N.-Dame, Montréal, P.Q.1956 BONIN, Wilbrod, 575, av.Davaar, Outremont, P.Q.54 MILOT, J.-D., 1017 Stafford Road, Fall River, Mass.1956 BROUSSEAU, L.-Philippe, Malartic, P.Q.1954 MORISSET, Pierre, Saint- Georges-de-Beauce, P.Q.1956 CHOLETTE£, A.-M., 1451 est, boul.St- Joseph, Montréal 1954 PERRAS, J.-Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1956 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- Loup, .1954 PERRON, |.-M., 2, rue Mercier, Shawinigan, P.Q.1954 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville, P.Q.1954 PIETTE, Edmond, Joliette, P.Q.\u2026.1954 DECARIE, Roland, 524 est, Sherbrooke, Montréal, PQ.1956 PILON, J.-L, 389 est, boul.St- Joseph, Montréal, P.Q.1954 DOMINGUE, Albert, Granby, P Q.Co .1956 RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des-Monts (Gas é), P.Q.1954 GAUTHIER, Henri- E Woonsocket, RAI 1954 ROULEAU, J.-Maurice, Saint- Crégoire, (Nicolet), P.Q.\u2026 1956 GAUTHIER! J.-D., Shippegan, N.-B.| 1954 SMITH, Pierre, 300, carré Saint-Louis, Montréal, P.Q.1954 HURTUBISE, Sénateur Raoul, Ottawa, Ont.1954 TETREAULT, Ad., 411, boul.Laviolette, T.-Rivières, P.Q.1954 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, P.O.1954 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, PR.ae JOBIN, Pierre, 91, avenue d'Auteuil, Québec, P.Q.1954 YIAU, Horace, 467 rue Rideau, Ottawa, Ont.\u2026 LEBLOND, Sylvio, Hôtel-Dieu St-Vallier, Chicoutimi, P.Q.1956 LE CENTRE MEDICAL COTE-SAINT-LUC (angle Côte-Saint-Luc et Melrose) Cet édifice exceptionnel \u2014 muni d\u2019ascenseurs \u2014 a été conçu tout spécialement pour répondre aux besoins des médecins et de leurs patients.Présentement, ce Centre desservira Notre-Dame-de-Grâce, Côte-Saint-Luc, Hampstead et Snowdon Ouest.|| y a un vaste espace pour le stationnement des autos et deux lignes d'autobus conduisent à cet emplacement commode qui évite au patient la circulation intense du bas de la ville.En plus de l'extérieur fait de verre et d'aluminium, plusieurs avantages tels que réceptionniste, stationnement intérieur, un confortable foyer et autres Caractéristiques intéressantes rendent ce Centre Médical des plus pratique pour le médecin.Et un point qui n\u2019est pas le moins intéressant, c'est le loyer à prix modique en proportion de l\u2019espace disponible.POUR ÊTRE OCCUPÉ AU PRINTEMPS Renseignements : L.J.HEAPS & CIE, Constructeurs et administrateurs d\u2019immeubles, 5138, chemin Côte-Saint-Antoine, Montréal, P.Q \u2014 Téléphone: HU.8-0281. 2 & A 5 & a = i 3 is, 2 % > 7 % > i # Se Ng = = i > ® i 2 < + >» i a i $5 Si 2 = >.« 7 ç = 2 AN A > - oN 7 7.D, 75 NN 2 AT Scorer sn => 5 2 A = SHRI x >) = te Gh i 7 2 res =, NN a on >, so 75 - .Si 2 ee 5 = SN i © 5 S 4 35 Se Sy \u201ci So a § 7 A i a S TS N 75 > = & > 72 7 fe i 2 N .S > ss = = & \u2018 = 0 SY 7 $ & © = 4 X i , = = 8 7 5 S 4 5 3 à UR = & : A 2 .> 2 a = 7 Ha sa a S >.2 3 2 = dé = 2 i 7 2 5 = @ pe, = 7 5; ; Se , 2 2 Yi: AN & .i y % = A = AS 2 Sy 2 = à SZ /, SS 7 ZS S Vii 7 3 i by 7 v S se de 7 \u201casser eo FE i 7 A rr ry 7; one, A = A a we i > Re N 7 \u201c > 4 ° 2 , Se a 8 A > = .x 2 % & 2 9 v7 i \\ i s % A 7 2 1d Ad A Gr x.pus i 7 7 CA 74 A Vo 7 5 C5 7 7, A 7 N A i Gé 4 i nom 7 7 7 < 7 i Pa 7 sid 7 7e 2 5 7 | ve > GO \u20ac i , 2 px i a i > >.S = 5 7 À Lo Li Z ss 7 % i = va ae je i S 7 7, Cu 7 2 A \\ ENN rr os % a i = Ê % 2, % A > 7 7 3 2 7 =» > > 4 7, 7 CE 5 Up Le > 73 y \u201cof; | 1% ise 2 Un à.E Z 51 7 7 7 7 i 7 5 ¥ 72 NS 7 3 7 7 2 2 > > Hg %: Si 2 A * oz Ny ir x 7 7 > 7 N > 5 , \u201c > 7 a A à À 8 i 7 2 2 7 GE 2 0 à 5 a \u201c 2 = A 7 4 = Ah A Tv a 7 Re i i À À 4 Th 74 3 7 7 4 7 Ee % 2 A 7 7 4 & RN Ÿ 7 | = of 2 3 or 4 + gE: > nd By mes re re A \u2014 \u2014 grande marge de sécurité action rapide et prolongée * réveil agréable Après un quart de siècle d'usage, le SONÉRYL garde toujours sa place comme l'hypnotique de choix produisant un sommeil naturel.comprimés 0.10 Gm.(12 gr.) dose moyenne pour adultes: 2 comprimés par 24 heures.capsules 0.10 Gm.(1% gr.) même posologie que les comprimés; traitement alternatif.suppositoires 0.20 Gm.(3 gr.) pour adultes.0.10 Gm.(3V2 gr.) de Sonéryl sodium pour enfants 1 suppositoire au coucher ou une heure avant.élixir 0.26 Gm.(4 gr.) de Sonéryl sodium à l'once (4 cc.) adultes: 2 à 4 c.à thé par 24 heures enfants: 1 à 2 c.à thé selon l\u2019âge nourrissons: 15 à 20 gouttes.*butyl-éthyl-malonylurée normale POGLENE Poulenc.204 Place Youville, Montréal a L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 XXI \u201cEt le monde ancien s\u2019efface pour faire place au monde nouveau.\u201d Le plus récent développement relatif au contrôle du réflexe de la toux, incorpore les caractéristiques désirables des anciens dérivatifs de l\u2019opium sans leurs effets secondaires défavorables.L\u2019ingrédient actif est Pholcodine, un nouvel éther de morphine qui a été décrit comme étant \u201ctrois fois aussi actif que la codéine\u2014sept fois moins toxique\u201d .* PHOLDINE est un sirop efficace contre la toux, agréable a prendre et ne causant pas de constipation ni.de dépression respiratoire.Il n\u2019a pas d\u2019effet sur la motilité ou la tonicité du système gastrointestinal.Disponible sur prescription seulement.#.,.A.W.MAY et W.G.WIDDICOMBE, Brit.J.Pharmacol.9:335 (Sepr.) 1954 BRITISH DRUG HOUSES \u2014 ry L'Union Méd.Canada XXII Tome 84 \u2014 Fév.1955 PHOSPHONEUROL La moins acide La plus concentrée La moins onéreuse des préparations à base d'acide phosphorique 40 à 50 gouttes par jour LABORATOIRE DEPRUNEAUX 23, Que du C' Duhail - Fontenay-s/Bois, Seine (près Paris] Agents : Laboratoires Jean Olive \u2014 200, rue Vallée, Montréal PASSITONYL SÉDATIF trs TonNique NERVINS VITAMINE DE GOUT AGREABLE Passifiore Saule Cratoequs Primevere Thiamine (Ba) Riboflavine (By) Acide nicotinique Nucléinate de Manganese Glycerophosphate de Soude Arrhénal Fluorure de sodium LABORATOIRES JEAN OLIVE _ 200,.RUE VALLEE_MONTREAL - TE J oe es Zo 74 TN at a < ey 7 \\ ee il FTN I rein x \u2018on NH = pe 7 \\ À + ?Boge so a Un à x A o> 0 QP | t lg ur e Xo Qe 10 AT & réellement ejjIC ace, / cho urte ig Sw AE meaecine Us A / Ed \\ Yon Siig £ \u20ac z 5 NT a = .fe] \u2014 sé ose si i Chaque capsule tien Eu Pr rine \u201d 4 311 ofl {foe [oe 1 0g se com jugué équi JE * 5 6 9 0 mg.25 rtants régula thyltestostéron mg.5 ui de sme, PLUS Acide as rbique, [esta Lie lei CLR PP olf Le Acide fol ique, Sulfate ferreux P.Levure [oT x dgées e de b l= hlorhyd rate désoxy- léger stimulant émo G phédrine.Existe également sous'forme de liquid AMA, 142 1070 Add TER URL) à Ayerst, McKe a Harrison Limitée Biglogistes et Pharmac 11H 4 Montréal, Lei rade ls] XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, fév.1955 la période de convalescence Après l\u2019intervention, le patient a besoin de cing fois plus de vitamines qu\u2019avant et plks particulièrement des vitamijes solubles.\u201c\u201cLes patients l\u2019intervention, avaient pris dès v complexe B et de la vitamine Ç, oft traversé sans difficulté et d\u2019une beaucoup plus agréable les tous premiers jours faisant suite à l\u2019intervention, contrairement à ceux qui n\u2019en n\u2019avaient pas pris\u201d\u201d.* *Malloy, H.R.: J.National Chaque capsule contient: Med.Assoc.42:140 (mai) 1950.Thiamine.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026 cesses 25 mg Riboflavine.\u2026.ees 12 mg.5 Niacinamide.100 mg Pyridoxine.\u2026.\u20260useu0u0 .1 mg.d-pantothénate de calcivm.10 mg.Vitamine C {acide ascorbique).100 mg.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada L'Union Méd.Canada XXV Tome 84 \u2014 Fév.1955 précision chaque fois C L | N | T EST DEPISTAGE DE LA au vcosurIE (MARQUE) Le Clinitest contient en un seul ensemble tout ce qu\u2019il vous faut pour dépister la glycosurie de façon sûre ! 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Les comprimés de rechange s\u2019obtiennent chez votre pharmacien.me.\\ AM ES COMPANY OF CANADA, LTD.TORONTO XXVI L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 NEURO SÉDATIF ENFANTS SIROP AGRÉABLE A PRENDRE THÉRAPEUTIQUE DES CHLORURES ; DE CALCIUM 5% .MAGNÉSIUM 1% _MANGANESE 1°%0 LABORATOIRES JEAN OLIVE _ 200,RUE VALLEE - MONTREAL ANESTHESIE DE SURFACE PAR SIMPLE CONTACT Anesthésiques insolubles et non toxiques.cessation immédiate de la douleur sur les tissus lésés et toutes muqueuses.Ethers éthylique et butylique de l'acide paraaminoben- zoïque _ résorcine _oxyquinoléine oxyde de zinc.PRURITS engelures,gerçures crevasses, brülures - ECZÉMAS, hémorroides ulcères variqueux escarres, crevasses du sein, dermites infantiles LABORATOIRES JEAN OLIVE LABORATOIRES P.BAUDE 200 Rue Vallée, Montréal.133, Rue de l'Université .Paris.7\u20ac L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 XXVII r _ (chlorhydrate de pipradrol) .° ./ / un stimulant unique des centres nerveux avec activite demon- em.ai EEE trée sur la région subcorticale du cerveau rétablit subtilement, chez vos patients souffrant de psychasthenie et de dépression, | la vivacite d'esprit, l'intérêt et la productivite .gr \u2014 \" - rag sans euphorie.L'action de Meratran, en doses facilement réglables, est | prompte - subtile - confortable - Son efficacité est prolongee.| .absence d'effet appréciable sur la pression sanguine et la respiration | .rétablissement de la sensation de bien-être nécessaire .absence | de tremblements - absence d'appréhension .absence d'effet sur l'appétit | normal .incidence faible ou nulle d'insomnie .absence de tolérance \u2018 progressive ou d'accoutumance .grande marge de securite 2 Bf ea: 5 ait qui » perte ef, Ty of in PRE -piperi- A benzhydrol avec.cla EL Qu ante: PES PC marie PANTER la : et.CE Li PE pes de EOI I> FY a Posopérataire: CL es OL a TY TIN A CU TUE RTL LCA chroniques.\u2018 LLL TINY Tg eu > SURI NEN LUT TY ANT A A A Se NZ eRe FI XXVIII L'Union Méd.Canada | Tome 84 Fév.1955 Mr | NU ULE J pour le nez | sime (Marque de chlor e de tétrahydro zolin e) Narines perméables le nouveau médicament en passe | en quelques minutes et pour des heures by MARQUE DEPOSEE QCfizer : L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 oe Ne provoque pas de rhinorrhée Nouvelle formule chimique XXIX Ne pique ni ne chauffe WF Soulagement presque instantané Effet plus prolongé Pas de réactions secondaires TYZINE est un décongestionnant nasal seul en son genre chimiquement parlant et tout à fait insurpassable cliniquement parlant.Il est accepté d\u2019emblée par les patients.Avec TYZINE l\u2019effet astringent sur la muqueuse congestionnée est rapide et maintenu.Employée au coucher TYZINE procure un soulagement durant toute la nuit.Et TYzINE ne produit pas, par la suite, de congestion compensatrice ni d\u2019autre lâcheux effet secondaire, \u2014 bref: > un nouveau médicament mais déjà un agent classique de la décongestion nasale.Présentation : TYzINE est une solution aqueuse de 0.11% en bouteille d\u2019une once.de devenir l'agent classique de là Pfiser Canada, Montréal 9, Qué décongestion nasale BETAGEN VITAMINE \u201cB\u201d COMPOSEE ELIXIR GLYCEROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT D\u2019EPARGNE Pertes d\u2019énergie et d\u2019appétit \u2014 Anémie \u2014 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux Déséquilibre nerveux PRINCIPAUX COMPOSANTS , VITAMINE B, \u2014 RIBOFLAVINE \u2014 PYRIDOXINE \u2014 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 ACIDE PANTOTHENIQUE LECITHINE \u2014 AVENINE \u2014 GLYCEROPHOSPHATES DE SODIUM, CALCIUM, POTASSIUM, STRYCHNINE (1/160 gr.à l\u2019once) SAVEUR AGREABLE © TOLERANCE PARFAITE DOSE : UNE CUILLEREE A DESSERT QUATRE FOIS PAR JOUR AVANT LES REPAS.Comprimés K Lea lgen- DV A base de Gluconale de Calcium INOSITOPHOSPHATE DE CALCIUM ET MAGNESIUM CERIUM OXALATE ee VITAMINE D Gnosdesse, Lactation, Vomissements gravidiques LE BICALGEN-D, COMPRIMÉ NON AROMATISÉ, PRESQUE INSIPIDE, ENTIÈREMENT SOLUBLE, EST LE MÉDICAMENT DE CHOIX POUR LA FEMME GRAVIDE.Dose: Trois à six comprimés par jour.| TRI-SULFA Amélioré NOUVELLE ASSOCIATION SULFAMIDÉE PERMETTANT DES DOSAGES ADÉQUATS SANS DANGER DE CRISTALLURIE _ SULFAMÉTHAZINE, SULFADIAZINE, SULFAMERAZINE 37% 37% 26% COMPRIMES, ADULTES COMPRIMES AROMATISES, ENFANTS SUSPENSION AROMATISEE i 3 0.50 gramme du mélange 3 0.30 gramme du mélange 3 0.50 gramme du mélange par comprimé.par comprimé.par cuillerée à thé.Marque déposée.DOSE : SELON L'AVIS DU MÉDECIN jl COMPRIMES A 12 CENTIGRAMMES COMPRIMES A 15 MILLIGRAMMES i .06 .; Butobarbital TVamg.| .al 0.06 Em.par comprimé Phénobarbital 114 mg.| P@T comprimé NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE SOMENAL REPRÉSENTE L'EFFET RAPIDE DU BUTOBARBITAL ASSOCIÉ À L'EFFET PLUS PROLONGÉ DU PHÉNOBARBITAL ÉMOTIVITÉ - INSOMNIE - SPASMES - PHOBIE - ANXIÉTÉ GTS + UG CO. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 XXXI pour les patients sujets aux rhumes Vous aiderez grandement les patients sujets aux rhumes en leur conseillant d\u2019avoir toujours à portée de la main, aux premiers signes d\u2019un rhume, les comprimés CORICIDIN qui contiennent du maléate de Chlor-Tripolon*, le composé antihistaminique le plus puissant.L\u2019adoucissement du rhume ordinaire n\u2019est possible de façon concluante que par un traitement immédiat à l\u2019aide d\u2019un puissant antihistaminique.CORICIDIN (antihistaminique, antipyrétique, analgésique) CORICIDIN avec Codéine (14 ou 1 gr.) \u2014 Pour le soulagement de la douleur en cas de : grippe, sinusite, maux de tête, myalgie, névralgie, pleurésie, bursite, trauma, dysménorrhée.CORICIDIN avec pénicilline \u2014 Pour infection sérieuse des voies respiratoires.Soulage la rhino-pharyngite; lutte contre l\u2019invasion des bactéries; maîtrise l\u2019infection.Les Medilets* CORICIDIN pour enfants contiennent du maléate de Chlor-Tripolon*, 0.75 mg.(1/85 gr.) ; de l\u2019acide acétylsalicylique, 80 mg.(114 gr.), et de la phénacétine, 16 mg.(14 gr.).%k Noms déposés. L'Union Méd.Canada XXXII Tome 84 \u2014 Fév.1955 AL \\ / / ~ Décontracturant NICOTATE DE METHYLE Antia lgique SALICYLATE DE GLYCOL Vasomoteur HISTAMINE BAUME MIDALGAN D'EMPLOI PROPRE ET AGRÉABLE est d'un effet SÉDATIF PUISSANT Dans les processus douloureux rhumatismaux ou congestifs LABORATOIRES MIDY 67, AV.DE WAGRAM - PARIS-17° AGENTS POUR LE CANADA VINANT LIMITEE 200, RUE VALLÉE MONTRÉAL 18 L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Côlon normal Colite ulcéreuse Quelle qu\u2019en soit la cause, la constipation, une fois qu\u2019elle est passée à l\u2019état d\u2019habitude, devient un problème d\u2019ordre majeur.Les traitements empiriques à l\u2019aide d\u2019irritants, de laxatifs chimiques ou de lavements répétés sont ordinairement la cause d\u2019un amoindrissement du réflexe de défécation et ils peuvent méme en provoquer l'arrét total.La dilatation rectale constitue un facteur décisif dans le déclanchement du réflexe de défécation et il est évident qu\u2019il faut avoir un volume suffisant de matières pour pouvoir rétablir ce réflexe.Le Metamucil vous procure cette masse sous la forme d\u2019un colloïde doux, glissant, non-irritant, hydrophile, qui dilate le rectum et fait naître le désir d\u2019évacuer.Le Metamucil exige un apport liquide supplémentaire, ce qui donne au contenu de l\u2019intestin un adoucissement encore plus marqué.Il est recommandé dans divers genres de constipation chronique \u2014y compris la stase distale du côlon XXXIII Atonie du côlon \u201cAdoucissement\u201d et \u201cvolume\u201d dans le traitement de la constipation Pour déclancher un réflexe de défécation normal, l\u2019\u201c\u2019adoucissement\u201d et le \u201cvolume\u201d fournis par le Metamucil® procurent la dilatation rectale nécessaire.(syndrome du \u201ccôlon irritable\u201d), l\u2019atonie du côlon faisant suite à une opération abdominale, la rétention de la défécation après une opération à la région anorectale et certains états particuliers, tels une iléostomie permanente.Le Metamucil est le muci- loide hautement purifié du Plantago ovata (50%), une semence appartenant au groupe des pylliums, combiné avec du dextrose (50%) comme agent de dispersion.La dose moyenne de Metamucil pour un adulte est d\u2019une cuillerée à thé comble prise dans un verre d\u2019eau, un verre de lait ou de jus de fruit froid; lorsque indiqué, on fait suivre d\u2019un verre additionnel de liquide.Le Metamucil s\u2019obtient en contenants de 4, 8 et 16 onces.Il est accepté par le \u201cCouncil on Pharmacy and Chemistry of The American Medical Association\u201d.G.D.Searle & Co., La recherche au service de la médecine.cp.SEARLE 2 co.of canapa, Lro.390 Weston Road, Toronto 9, Ontario XXXIV L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 para-amino-phényl-sulfamide éphédrine élycaïne Gelons de \u2019 LABORATOIRES A.BAILLY mstilentons SPELY-EXPORT ,\" \u2019 I9 RUE DU ROCHER - PARIS publérisations Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTRÉAL Roentgenogramme sans Lipiodol complète l'image du diagnostic! 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XXXVI Formule nouvelle plus efficace que jamais Posologie: Chaque capsule contient: L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 HÉMATINIQUE MODERNE, EFFICACE SIGON (Vitamine Bi avec concentré de facteur intrinsèque et d'autre médication, C.S.D., Lilly) Une partie du contenu de vitamine Bi» et de facteur intrinsèque représente maintenant le complexe Vitamine Bi: avec concentré de facteur intrinsèque, C.S.D.Le puissant concentré spécial de foie et d'estomac, Lilly, demeure un élément de toute importance dans la nouvelle formule.Seulement 2 capsules par jour pour toute anémie traitable.Concentré spécial de foie et d'estomac, Lilly 1121000000 150 me.Vitamine B;» avec concentré de facteur intrinsèque, C.S.D.> unité (orale) * Vitamine B1» (équivalent d'activité) ____.1000000 nsc 7.5 mcg.Sulfate ferreux, anhydre 300 mg.Acide ascorbique (vitamine C) ____.75 mg.Acide folique 111 ce cnnncnnnnn.1 mg.* Une unité C.S.D.par jour provoque une réponse normale dans les cas moyens non-compliqués d\u2019anémie pernicieuse.Présenté en flacons de 60 et de 500 (No 2).ELI LILLY AND COMPANY (Canada) LIMITED, Toronto, Ontario. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 XXXVH \\ i / A \\ (Æix),\u201d Un \u2018remontant pour le débilité Votre pratique journalière vous met sans doute en présence de malades qui, sans l\u2019apparence d\u2019une pathologie organique, se plaignent d\u2019être irritables, nerveux, vite fatigués.Tel est le problème: .Auquel B-PLEX peut apporter une solution satisfaisante Avec B-PLEX, vous disposez d\u2019un Elixir à base de Complexe vitaminique B .provenant de deux grandes sources naturelles, l\u2019écorce de riz et la levure .qui renferme la vitamine B12 .facile et agréable à prendre B-PLEX calmera les nerfs \u201ci fleur de peau,\u201d éveillera l\u2019appétit et constitue, pour ces malades difficiles, la plus complète et la plus efficace des médications à base de Complexe B.Composition de l'Elixir B-PLEX par cuillerée à thé de 5 c.c.: Thiamine.00000000 00000000 0.625 mg.Riboflavine.2.242804000000000500 1.25 mg.Niacine et niacinamide.6.25 mg.Pyridoxine.00000000 0000000 0.625 mg.Acide d-pantothénique.3.125 mg.A Nolan \u2014> Vitamine B12.202220002 00000 2.075 meg.Autres formes: Capsules B-Plex B-Plex injectable Marque Déposte WALKERVILLE, ONTARIO WINNIPEG MONTREAL PS.Le meilleur moyen de vous conuaincne des vertus de B-Plex esl encone de l' eddayen.Demandez-noud en un flacon échantillon. XXXVIII L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 CECI DEVIENT BIEN INUTILE.lorsque des bandages comme ceux-ci sont TOUT PRÊTS d servir - Les bandages VISCOPASTE sont parfaitement et uniformément imprégnés d\u2019une pâte (genre Unna) à base d'oxyde de zinc et de gélatine.Ces bandages sont tout prêts à servir; on les recommande comme support et complément lorsqu\u2019on traite les varices et leurs complications au moyen d\u2019un bandage élastique adhésif; on en conseille également l\u2019usage comme support après la guérison de fractures situées plus bas que le genoux.Les bandages Ichthopaste sont identiques aux Viscopaste, excepté qu\u2019on y a ajouté 2% d\u2019Ichthammol.Ces deux bandages s\u2019obtiennent en longueurs de 6 verges ayant 31% pouces de largeur.Les fabricants ont une Section Médicale qui se fera un plaisir de vous envoyer sur demande une documentation détaillée.Bandages Viscopaste & Ichthopaste (MARQUE DEPOSEE) (MARQUE DÉPOSÉE) SMITH & NEPHEW LIMITED 2285, rue Papineau, Montréal 24, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 XXXIX Les jambes de vos patientes seront plus confortables ÉLASTIC O\u2014=-n>rm IT nZ2mn mr Oco-4 N2»0 mH BAS ELASTIQUES ajustés sur mesures E HORIZONTALE Les Bas Lastonet sont fabriqués d\u2019un fin tissu élastique de nylon à mailles ouvertes, et taillés pour embrasser les contours de la jambe de la patiente.Cette fabrication unique du Bas Elastique Lastonet permet le maximum de support et offre une pression uniforme favorisant la libre cireu- lation d\u2019air sur la peau.Huit pointures des Bas Lastonet sont maintenant disponibles \u2014 couvrant plus de 90% des besoins ordinaires \u2014 Des pointures spéciales se font sur mesures.Le moulage parfait et le support des Bas Lastonet rehaussent l\u2019apparence du membre tout en fournissant le confort et le soulagement attendus de vos patientes.JOHN A.HUSTON COMPANY LTD.36 - 48 Caledonia Road, Toronto 10 qui sont les seuls distributeurs au Canada vous font parvenir le nom de votre plus proche fournisseur.ON PEUT SE PROCURER LES BAS ÉLASTIQUES ET LES BANDAGES LASTONET CHEZ LES PRINCIPAUX FOURNISSEURS DE MATÉRIEL CHIRURGICAL AINSI QUE DANS CERTAINES PHARMACIES.SPÉCIALEMENT ATTITREES PAR NOUS. 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BULLETIN LE DEUXIÈME CONGRÈS À MONTRÉAL EN 1904 ET LE TROISIÈME, À TROIS-RIVIÈRES, EN 1906, DE L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE L.F.DE L\u2019AMÉRIQUE DU NORD Dès le premier Congrès l\u2019élan était donné.Depuis, une suite ininterrompue de réunions plénières eurent lieu, d'abord tous les deux ans selon les voeux des fondateurs, puis depuis quel- ?\u2018ques années, et en rapport avec I'épanouissement complet de l\u2019Association, tous les ans.Le second Congrès fut tenu a Montréal en 1904, sous la présidence du docteur A.-A.Foucher, officier de l\u2019Instruction Publique, professeur à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval (Montréal) et ophtalmologiste à l'hôpital Notre-Dame.Le secrétaire-général fut le docteur Albert LeSage, officier d\u2019Académie, professeur agrégé à la même Faculté et médecin de l\u2019hôpital Notre- Dame, qui avait assumé conjointement les fonctions de secrétaire lors du premier Congrès et qui devait poursuivre si pleinement sa carrière pro- fesssionnelle jusqu\u2019à l\u2019âge de 85 ans, atteint en 1954.La durée des assises fut de trois jours, du 28 au 30 juin.L'ouverture du Congrès, le matin du premier jour, fut marqué par l'allocution du Président, le docteur Foucher; elle fut plutôt une conférence traitant des « Origines de la Médecine au Canada : son évolution jusqu'à nos jours; état actuel».Le docteur Foucher, dans cette revue à « vol d'oiseau », s'étendant sur trois siècles de durée, fit un exposé consciencieux et très documenté de la question.C\u2019était ouvrir sous les auspices les plus avantageux et appropriés ces journées consacrées à la réunion de la science médicale de l\u2019époque.De cet exposé d'enseignement historique, nous tenons à reproduire ces quelques paragraphes de la fin, un témoignage véridique qu'il n\u2019est pas redondant de répéter: « Mais il ne faut pas non plus méconnaître la matière première qui a été employée pour édifier nos institutions médicales enseignantes.Pour ce qui incarne les Canadiens français, c\u2019est surtout la France qui nous a fourni ces matériaux; c\u2019est l\u2019instruction que nos médecins ont puisé à cette source qui a opéré les merveilles; c\u2019est la libéralité avec laquelle cet enseignement a été donné que nous devons reconnaître; c\u2019est le zèle, le dévouement que nous avons rencontrés partout chez les professeurs français que nous devons louer.» Nous sommes en 1904, nos maîtres plus ou moins immédiats, qui présidèrent à l\u2019essor et à la création de nos centres d'enseignement s'étaient formés en France.Ils y avaient acquis leur richesse médicale, dont ont bénéficié des générations d'étudiants.Quelles que soient les tendances actuelles, les attraits d\u2019aujourd\u2019hui, on ne doit oublier ce que nous de- 134 BULLETIN L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 vons aux sources du passé et ce que le docteur Foucher a su si bien affirmer dans son discours.Payer ses dettes, même de reconnaissance, n'appauvrit pas.La soirée de cette première journée fut consacrée à l'ouverture officielle et sociale du Congrès: Allocution des personnalités marquantes de la politique, de la médecine et du clergé.Y portèrent la parole, en plus du président, le docteur Foucher, Mgr Bruchési, vice-chancelier de l\u2019Université, Mgr Archambault, vice-recteur, évêque de Joliette, le lieutenant- gouverneur Jetté, le maire de Montréal, M.Laporte, un ministre au fédéral, l\u2019hon.Raymond Préfontaine, le consul de France, le professeur Brochu, de Québec et le délégué officiel de l\u2019Université et de l\u2019Académie de Médecine de Paris, le professeur Pozzi.Ce dernier jouissait d'une renommée internationale comme gynécologue.Sa fin tragique a contribué à grandir davantage son prestige; il fut assassiné par une cliente revendicatrice.De l\u2019allocution du professeur Pozzi, nous retenons ces passages qui, pour l\u2019année 1904, nous paraissent se revêtir d\u2019un caractère d\u2019actualité qui n\u2019a pas vieilli et d\u2019une précision que les faits ont heureusement réalisée.Ainsi,parlant pour les jeunes médecins canadiens d\u2019un séjour de perfectionnement à Paris, il s\u2019exprimait ainsi: « Ce séjour à Paris leur serait d'autant plus profitable que récemment un grand effort y a été accompli en faveur des post-graduates; l\u2019enseignement a été complété dans les cliniques de la Faculté et dans beaucoup de services de l\u2019Assistance Publique par la création de cours de perfectionnement et de cours de vacances faits par les agrégés et les chefs de clinique ou par les jeunes médecins et chirurgiens des hôpitaux.« Ces cours, joints à l\u2019enseignement magistral forment un ensemble qui met, on peut l\u2019affirmer, la Faculté de Médecine de Paris tout à fait hors pair au point de vue des facilités qu\u2019elle offre pour l\u2019enseignement clinique d\u2019abord (qui est la base de l'instruction médicale), et aussi pour les travaux de laboratoire qui sont désormais indispensables pour le diagnostic et la thérapeutique.«\u2026Qu\u2019ils ne soient pas retenus par une idée exagérée du prix de l\u2019existence à Paris! Certes, le temps n\u2019est plus où (comme au début de mes études médicales) un jeune homme pouvait vivre honorablement au Quartier Latin pour 150 frs par mois (30 dollars) soit 1800 frs (300 dollars) annuellement.Mais il peut largement suffire à ses besoins pour 250 frs par mois, c\u2019est-à-dire 3000 frs (600 dollars) par an.» Temps heureux d\u2019une heureuse jeunesse étudiante qui, avec peu, possédait la fortune ! « Ce chiffre pourrait même être diminué par une institution qui (je suis autorisé à vous le dire, trouverait un appui très sympathique auprès de notre Ministère de l\u2019Instruction publique: je veux parler de la création éventuelle d\u2019une maison canadienne pour les étudiants a Paris.» « Puisse cette excellente institution être un jour fondée par l\u2019initiative combinée de votre association et de votre université et grâce à la coopération sympathique de l\u2019Université de Paris ! » Ce vœu fut effectivement réalisé en 1926 quand fut inaugurée la Maison Canadienne de la Cité Universitaire.On y logeait pour 16 dollars par mois, et celui qui écrit ces lignes fut bien aise d\u2019être du groupe de ceux qui en furent les premiers résidants. L'Union Méd.Canada ETI : Tome 84 \u2014 Fév.1955 BULLETIN 35 Le docteur Brochu fut invité a prendre la parole.Il y développa certains des thèmes traités par lui au cours du premier Congrès qu\u2019il présida.Nous citons cette boutade qu\u2019il rapportait au cours de son discours pour mettre en plus grande lumière la raison primordiale de l\u2019existence de l'Association.«L'examen, pour la plus grande moyenne des élèves, a-t-on pu dire, n\u2019est autre chose que la permission d'oublier; et le diplôme n\u2019est le plus souvent, en fait, que le privilège de a redevenir ignorants.Je ne m\u2019arréterai pas a rechercher, ici ce soir, dans quelle mesure cette proportion pourrait s'appliquer aux praticiens de notre pays; mais ce que je tiens à exprimer énergiquement devant cet auditoire, c\u2019est que nous avons particulièrement à coeur qu\u2019il n\u2019en soit pas ainsi pour notre profession médicale canadienne-française.» Comme lors du premier congrès, la partie scientifique comprenait diverses sections.Ainsi dans la section de médecine, on traita de « tuberculose pulmonaire »; dans la section de chirurgie, « d\u2019appendicite »; en gynécologie, «de grossesse extra-utérine, de rétroversion utérine, de chirurgie conservatrice dans les affections utérines » ; en obstétrique et pédiatrie, «d'hygiène de la grossesse et des suites de couches », « d\u2019alimentation du nourrisson » ; en ophtalmo-oto-rhino-laryngologie, de « traumatisme oculaire et de sinusite »; en hygiène et intérêts professionnels, de «l\u2019hygiène des habitations et de l\u2019étude d\u2019une licence interprovinciale »; en médecine légale, psychiatrie et anatomo-pathologie, de «la réforme de l'expertise médico-légale », des « alcooliques », de «la paralysie générale en Québec ».De nombreux autres sujets variés furent traités en relation ou non avec ces principaux rapports.On y trouve comme rapporteurs les noms de médecins et chirurgiens canadiens qui furent des chefs de file à notre époque et plusieurs noms de médecins français dont Pozzi, Maurice Faure, Foveau de Courmelles, Gouraud, Lortat-Jacob, Monod, Motais, Teissier et un docteur A.Carrel, de Lyon, qui rapporta ses expériences sur les anastomoses vasculaires, artérielles et veineuses, en ajoutant que ces recherches pourraient étre un jour le point de départ d\u2019opérations nouvelles et d\u2019une thérapeutique féconde.Ce docteur Carrel, il nous paraît à peu près certain, devait être l\u2019initiateur de la cure des plaies infectées par l'irrigation au Dakin, le promoteur de la culture des tissus vivants, le grand médecin français et l\u2019auteur célèbre de Homme cet Inconnu.Congrès pleinement réussi, très riche en sujets scientifiques qui remplissent, malgré l'absence de certains textes, un volume de six cents pages.Le vent était dans les voiles pour un nouveau Congrès en 1906 à \u2018Trois-Rivières.* #* % Les événements de ce troisième Congrès de Trois-Rivières se déroulèrent les 26, 27 et 28 juin 1906, soit, comme les deux précédents, à l\u2019occasion de la Fête Nationale. L'Union Méd.Canada 136 BULLETIN Tome 84 \u2014 Fév.1955 Le docteur L.-P.Normand, chirurgien de grand prestige, d\u2019une forte personnalité et qui devint membre d\u2019un ministère fédéral, en fut le président.Le docteur Charles de Blois, que tous ont connu, mort octogénaire il y a quelques années, fondateur de l'hôtel à blason et qui porte son nom, d\u2019une politesse et d\u2019une aménité d\u2019une autre époque, assumait le rôle de secrétaire.Le groupe d'invités d'honneur, médecins français, était d\u2019envergure, comprenant le docteur Triboulet, médecin des hôpitaux de Paris, délégué officiel du gouvernement français; le docteur R.Proust, professeur agrégé de la Faculté de Médecine de Paris, délégué de l\u2019Université de Paris.(Le docteur Proust était le frère du célèbre romancier, auteur de A la recherche du temps perdu); le docteur A.Loir, professeur à l'Ecole supérieure d\u2019Agriculture coloniale, ancien préparateur de Pasteur et délégué de l\u2019Association pour l\u2019Avancement des Sciences; le docteur Foveau de Courmelle; le docteur Armand Gauthier, de l\u2019Académie de Médecine et chimio-biolo- giste distingué.Selon les modalités précédentes et qui devaient devenir traditionnelles, la séance d'ouverture fut rehaussée par la participation de sir L.-A.Jetté, lieutenant-gouverneur; de sir Lomer Gouin, premier ministre; de Monseigneur Cloutier, évéque de Trois-Rivieres; du maire de la ville, M.J.-F.Bellefeuille, et du vice-consul de France, le baron d\u2019Halevyn.Le docteur Normand, dans son discours présidentiel, rendit un témoignage ému aux anciens qui depuis la conquête, par la fidélité à leur ascendance, avaient gagné par des luttes incessantes et tenaces, le droit «à nos institutions, notre langue et nos lois ».Les thèmes principaux du Congrès furent: « La tuberculose », sur laquelle on remarque un excellent rapport du docteur Arthur Rousseau, professeur à l\u2019Université Laval de Québec, et qui devint, quelques années plus tard, actif et progressif doyen de sa Faculté de Médecine; « l\u2019hygiène infantile »; « l\u2019alcoolisme ».Les officiers de ce congrès avaient de la sorte mis à l\u2019étude trois sujets d\u2019une importance vitale à l\u2019époque.La tuberculose était pour longtemps encore une des plus désastreuses causes de mortalité, l\u2019alcoolisme devenait une plaie sociale (elle le reste encore d\u2019ailleurs) et les manquements à l'hygiène infantile, l'ignorance de ses préceptes, par le truchement de la gastro-entérite, causaient les pires hécatombes de nourrissons.De nombreux vœux furent formulés au cours du congrès, endossés pas l\u2019Association et transmis aux dirigeants de la Province.Ainsi, pour combattre la tuberculose proposa-t-on, entre autres suggestions, de construire des sanatoriums pour le traitement des malades.Pour restreindre les ravages de l'alcoolisme, conseilla-t-on, entre autres mesures, que le gouvernement provincial se charge lui-même du trafic des boissons alcooliques dans la Province, afin d\u2019en abolir la fabrication et d\u2019en limiter la consommation.Ces vœux et d\u2019autres, comme la création d\u2019un Institut L'Union Méd.Canada = Tome 84 \u2014 Fév.1955 BULLETIN 137 Pasteur en Québec, qui a son équivalent dans notre Institut de Microbiologie et d'Hygiène, n\u2019ont pas été sans écho et surtout sans concordante réalisation.Communications sur des sujets variés dont une belle étude sur la «Grippe », par le docteur E.-P.Benoît, agrégé à l\u2019Université Laval de Montréal, et une autre sur «l\u2019anesthésie chirurgicale par la stovaïne » (anesthésie locale et rachi-anesthésie), par le docteur Oscar Mercier, chirurgien de l'hôpital Notre-Dame; d\u2019autres portant sur des questions d\u2019intérêts professionnels et même des rapports d\u2019une section d\u2019art dentaire, comme d'ailleurs lors des deux précédents congrès.À ce congrès, 325 adhérents médecins, 12 dentistes et 6 étudiants en médecine.La contribution était de cinq dollars pour les membres médecins, de deux dollars cinquante pour les étudiants et les personnes non docteur en médecine.Un volume contenant les communications, les discours et la relation des événements du Congrès fut publié, comme d\u2019ailleurs après chaque congrès jusqu\u2019en 1934, époque où l'Association publia un Bulletin trimestriel.Ce Bulletin parut de 1934 jusqu\u2019en 1938, date où il se fusionna avec L\u2019Union Médicale du Canada qui devint dès lors le Bulletin de l'Association, tout en conservant sa désignation originaire qui remonte à sa fondation en 18/72.Roma AMYOT. CANCER BRONCHOGÈNE ASSOCIÉ À CERTAINES MALADIES PULMONAIRES ! R.DESMEULES, F.R.C.S.(C.) et P.RICHARD, Hôpital Laval (Québec).Nous désirons rappeler quelques notions générales sur le cancer bronchogène avant de discuter de son association avec certaines maladies pulmonaires.Inutile pour nous d\u2019insister sur l\u2019importance du problème que pose le néoplasme malin bronchique lorsque tant de travaux médicaux et de communications plus ou moins scientifiques soulignent, de façon souvent trop tapageuse, la fréquence du cancer bronchogène et en discutent les causes.La tumeur maligne intrapulmonaire est devenue un problème médico-social d\u2019envergure.En notre pays, la mortalité était de 2,4 par 100 000 en 1931 et de 10,7 en 1952.Le taux a donc plus que quadruplé de 1931 à 1952.Au Canada, comme dans la majorité des autres pays, le taux de mortalité est environ 4 fois plus élevé chez l\u2019homme que chez la femme.Le département fédéral de santé des Etats- Unis en arrive à la conclusion que la mortalité est passée de 2,7 en 1930 à 11 par 100 000 en 1948.La mortalité aux Etats-Unis, en 1953, fut de 225 000.Une enquête menée à Philadelphie, de 1947 à 1952, par des médecins qui examinèrent 142 156 sujets à la radiographie permit de déceler 77 cas de cancer bronchogène dont la preuve histologique fut ultérieurement établie.Soixante-dix des malades présentaient des symptômes, sept étaient asymptomatiques.Le taux était 50 fois plus élevé chez les sujets de plus de 45 ans.L'homme était touché quatre fois plus souvent que la femme.Nous pouvons accepter, comme un fait démontré, qu\u2019il y a augmentation réelle de la fréquence du cancer bronchogène, même, si nous faisons très large la part qui appartient, dans le chiffre croissant des taux de morbidité 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1954.et de mortalité, à l\u2019amélioration de nos moyens d\u2019exploration thoracique, moyens qui rendent le diagnostic plus facile, plus précoce et plus précis.Quel est le rôle du tabac dans la genèse du cancer bronchique?Nous avouons que nous sommes incapables de nous prononcer de fa- con rigoureuse et scientifique.De nombreux travaux établissent une corrélation frappante entre le fumage excessif de cigarettes et le taux du cancer bronchogène.Boucot et Soko- loff, Graham et Wynder, Doll et Hill, Gsell, Oschner, Oberling, McConnell et un grand nombre d\u2019autres auteurs apportent des statistiques et des arguments impressionnants en faveur des relations entre la cigarette et le néoplasme malin des bronches.Par contre, des communications présentées surtout dernièrement mettent en doute la valeur et l'interprétation des recherches faites par les auteurs qui précèdent.Ainsi, on signale qu\u2019en Islande, le taux des cancers bronchogè- nes est le même avant et après 1942.C\u2019est pourtant après cette date, que les troupes américaines introduisirent en Islande l\u2019habitude de fumer la cigarette.Le docteur F.Gagnon signale que la proportion des épithélio- mas pulmonaires chez les religieuses est à peu près le même que celle de la population laïque qui a l'habitude de fumer.W.C.Hupper, de l\u2019Institut du cancer de Bethseda, souligne que l\u2019accroissement du cancer du poumon est plutôt attribuable à l\u2019expansion industrielle qu\u2019à la cigarette.Il est d\u2019opinion que la prétention voulant que la cigarette soit la cause principale ne repose sur aucune base.Les poussières, les fumées, le goudron répandu sur les routes, les gaz émanés des automobiles ont été incriminés.Cependant, Bor- blinger oppose aux statistiques concernant les L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 citadins celles des campagnards qui sont également touchés depuis quelques années.Toutes ces incertitudes au sujet de l\u2019étiologie du cancer bronchique frappent et troublent le grand public, les journalistes et même les médecins.L\u2019absence de notions précises sur l\u2019étiologie du cancer a influencé de façon désastreuse la prévention de cette terrible maladie.Le diagnostic tardif a la même conséquence sur le pronostic du néoplasme malin des bronches.L\u2019avenir du malade est lié au dépistage de l\u2019affection dès ses premiers signes.Mais, il est évident que neuf fois sur dix, le médecin est alerté trop tard.Nous ne devons pas accuser systématiquement le consultant de demander notre opinion trop tardivement.C\u2019est parce qu\u2019il ne présente aucun signe que le malade ne consulte pas au début de sa maladie.Et nous pouvons en plus avouer, en toute modestie, que trop souvent le médecin consulté, est incapable de poser un diagnostic de certitude par tous les moyens d\u2019examens dont il puisse disposer.La clinique n\u2019offre aucun signe pathognomonique.Une toux chronique rebelle, des douleurs thoraciques tenaces, de la dyspnée, des hémoptysies, un amaigrissement non motivé, sont des signes vraiment trop tardifs.Le diagnostic, par des moyens exclusivement cliniques, ne peut être fait que dans la proportion de 2 à 3 pour cent des cas.N\u2019oublions pas non plus que les cancers pulmonaires simples ou associés peuvent évoluer pendant plusieurs mois sans signes cliniques.Le diagnostic positif est dans la majorité des cas à précession radiologique.Il faut employer ce mode d\u2019investigation deux fois par année ou même davantage chez tous les sujets suspects, à fortiori s\u2019ils ont plus de 40 ans.La bronchoscopie est le procédé d\u2019examens qui permet la meilleure étude directe des tumeurs bronchiques; elle permet aussi le prélèvement pour fin de diagnostic histologique.Cette exploration a ses limites de portée, elle n\u2019atteint pas tout l'arbre bronchique et ne permet pas d\u2019étudier les tumeurs distales.DESMEULES er RICHARD: CANCER BRONCHOGÈNE 139 Par chance, 9 sur 10 des tumeurs se développent d\u2019abord dans les bronches souches ou dans les parties avoisinantes des bronches lobaires, donc en territoire explorable.Notons immédiatement qu\u2019il n\u2019est pas facile de faire une biopsie satisfaisante par voie endoscopique.La prise d\u2019un fragment bien représentatif et assez volumineux est difficile à obtenir.Ajoutons que le fragment de biopsie doit être examiné par un pathologiste entraîné à ce genre d\u2019examen et aux risques d\u2019erreur possibles.La recherche des cellules cancéreuses dans les expectorations et les sécrétions recueillies par bronchoscopie ne permet un diagnostic précis que dans un nombre très limité de cas.La cinédensigraphie de Maurice Marchal traduit les troubles circulatoires propres aux cancers bronchogènes et peut être une aide précieuse dans le diagnostic.L\u2019angio-cardio- graphie peut rendre aussi de grands services.La cinédensigraphie est différente de l\u2019angiocardiographie en ce sens qu\u2019elle montre un arrêt de la pulsatilité du parenchyme pulmonaire, mais que si les artères ne battent pas, le sang les traverse néanmoins; c\u2019est une sorte de rigidité de la paroi artérielle que ne peut pas montrer l\u2019angio-pneumographie.Notons que dans le néoplasme pulmonaire, nous rencontrons le plus souvent l\u2019arrêt pulsatile simple avec conservation de la circulation.C\u2019est pour cette raison que nous croyons que la cinédensigraphie est supérieure à l\u2019angio-car- diographie dans la recherche du cancer bron- chogène.Lorsque le doute demeure en notre esprit, malgré tous les examens dont nous venons de parler, il reste un procédé d\u2019étude, c\u2019est la thoracotomie exploratrice.Cette intervention est peu dangereuse entre des mains averties.Elle permet de préciser le diagnostic et, en cas de positivité, de conduire rapidement à la pneumonectomie totale, notre meilleur moyen de cure radicale du cancer bronchique.Rappelons, pour terminer cette revue générale, le schéma des divisions histologiques du néoplasme malin des bronches.Le plus fré- 140 quent est l\u2019épithélioma Malpighien.Il représente 50 pour cent des cancers bronchogènes.Il se développe lentement, est peu radio- sensible et bénéficie d\u2019autant mieux d\u2019une pneumonectomie totale que le diagnostic est plus précoce.Le cancer à petites cellules se développe rapidement et donne précocement des métastases.Il survient dans 10 à 20 pour cent des cas, est peu radio-sensible et bénéficie rarement d\u2019une opération, à cause de sa rapide généralisation.Les épithéliomas cylindriques ou cubiques, atypiques et indifférenciés ont la même évolution clinique que les cancers à petites cellules.Ils offrent les mêmes difficultés thérapeutiques.Cette variété d\u2019épithélioma se rencontre dans environ 28 pour cent des cas.Il y a aussi l\u2019adénome carcinoïde des Amé- ricaîns, appelé épistome par l\u2019école française.Cette tumeur consiste en un épithélioma cylindrique, à stroma remanié et à potentialité maligne.C\u2019est un néoplasme qui évolue lentement et qui bénéficie facilement d\u2019une exérèse pulmonaire totale ou élective.Il représente environ 5 pour cent des tumeurs primitives du poumon et se rencontre beaucoup plus souvent chez la femme que chez l\u2019homme.Le cancer bronchogène évolue d\u2019habitude de façon isolée.Il arrive cependant qu\u2019il s\u2019associe à certaines maladies pulmonaires.Cette association rend le diagnostic de cancer plus difficile.Mais le diagnostic précoce est tellement important à faire que nous avons pensé vous intéresser et vous être utiles en vous parlant du cancer bronchique associé à la tuberculose, à l\u2019amiantose et aux suppurations broncho-pulmonaires.CANCER BRONCHOGÈNE ASSOCIÉ À LA TUBERCULOSE PULMONAIRE Cette association est l\u2019apanage de l\u2019adulte.Elle fut décrite pour la première fois par Bayle en 1810 dans ses Recherches sur la Phtisie.Nous considérons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une association rare.Nous n\u2019en avons observé que deux cas sur 329 autopsies pratiquées à l'hôpital Laval DESMEULES er RICHARD: CANCER BRONCHOGÈNE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 pendant ces dix dernières années.Un malade atteint de cette association pathologique évolue actuellement sous nos yeux en notre milieu hospitalier.Le cancer ct la tuberculose pulmonaire peuvent coexister par une simple, mais triste coïncidence.En d\u2019autres cas, le développement de la tuberculose chez les cancéreux nous apparaît comme la réactivation d\u2019une infection tuberculeuse latente.Ce réveil de la tuberculose peut être dû au fléchissement de l\u2019état général du malade atteint par le cancer ou encore il peut être causé par l\u2019effondrement de vieux foyers tuberculeux et la mise en liberté de bacilles emmurés, mais vivants par la progression envahissante des foyers néoplasiques.Voici en résumé les trois observations qu\u2019il nous a été donné d\u2019étudier: Observation 1.J.G., pharmacien de 60 ans, présente des ombres parenchymateuses pulmonaires bila- Fig.1.\u2014 Observation 1: J.G.\u2014 Ombres parenchymateuses bilatérales.térales.Il maigrit de 50 livres et il est conduit au sanatorium de Roberval.Le diagnostic radio-clinique et bactériologique de tuberculose pulmonaire est facilement porté.Le malade est dirigé à l'hôpital Laval à cause de certains caractères étranges de la maladie qui L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 paraissent justifier la bronchoscopie.L\u2019exploration endoscopique révèle une masse tumorale siégeant à l\u2019éperon, obstruant presque complètement la bronche souche droite et partiellement la bronche souche gauche.La biopsie fournit la preuve qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un épithé- lioma Malpighien.L\u2019autopsie confirme l\u2019association tuberculose et cancer et montre de nombreuses métastases.Observation 2.A.C., tailleur de cuir, âgé de 64 ans, consulte a l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, en janvier Fig.2.\u2014 Observation 2: A.C.\u2014 Image de condensation à l\u2019apex droit.A gauche, infiltration de la moitié supérieure.Ombre dense à la région moyenne et supérieure.1953, parce qu\u2019il a maigri de 10 livres, qu\u2019il tousse et expectore.La radiographie pulmonaire extériorise une infiltration à la moitié supérieure gauche, un aspect condensé à l\u2019apex droit et une ombre beaucoup plus dense à la région péri-hilaire gauche.Les expectorations contiennent de nombreux bacilles tuberculeux.L'ombre étrange à la région péri-hilaire pose l\u2019indication d\u2019une bronchoscopie.L\u2019intervention permet de retirer des sécrétions qui DESMEULES er RICHARD: CANCER BRONCHOGÈNE 141 contiennent des cellules douteuses au point de vue tumoral.Le malade est admis à l'hôpital Laval le 3 septembre 1953.Il y a augmentation de l\u2019ombre péri-hilaire.La bronchoscopie met en évidence, à la paroi inférieure de la lobaire supérieure gauche une muqueuse mamelonnée et granuleuse et à la lobaire inférieure, une muqueuse œdématiée, remplie de sécrétions.L\u2019histopathologiste identifie, à l'examen d\u2019une fraction parcellaire du chorion, des noyaux hyperchromatiques en mitose anarchique et en formation parahératosique.Le transit digestif révèle, à l\u2019æsophage et à l\u2019estomac, des anomalies suggestives de métastases.La tomographie frontale thoracique nous fait voir des ombres qui font penser à l\u2019atteinte du médiastin.Nous nous abstenons de toute thérapeutique offensive parce que de nombreuses métastases prohibent l'intervention chirurgicale et que la radiothérapie est susceptible de provoquer l\u2019exacerbation bacillaire.En résumé, il s\u2019agit d\u2019épithélioma spino- cellulaire avec métastases, associé à la tuberculose pulmonaire.Il nous est impossible d\u2019établir avec certitude la précession pathologique.Observation 3.M.B., âgé de 50 ans, employé de bureau, s\u2019inquiète de la perte pondérale de 30 livres en cinq mois et il consulte à l\u2019hôpital du Saint- Sacrement.Le diagnostic porté est celui de tuberculose laryngo-pulmonaire.Des bacilles tuberculeux sont constatés à l\u2019examen direct des expectorations.Le malade est admis à l\u2019hôpital Laval en août 1953.La radiographie montre un foyer homogène, dense et de forme arrondie, au tiers inférieur, médian et postérieur droit.Il existe en plus un aspect tacheté à gauche.L\u2019ombre au poumon droit augmente pendant les semaines qui suivent l\u2019hospitalisation tandis que les opacités à gauche sont en régression sous l\u2019influence des antibiotiques.Les lésions pha- 142 ryngées, laryngées et glottiques s\u2019amandent au point de permettre au malade de parler et de subir une exploration endoscopique.La bronchoscopie met en évidence un écoulement purulent, jaunâtre et visqueux, originant de la lobaire supérieure droite et une muqueuse hyperplasiée à la bifurcation segmentaire des lobaires moyenne et inférieure.Mais les expectorations, les sécrétions broncho-aspirées et la biopsie d\u2019une parcelle tumorale ne révèlent pas de cellules néoplasiques.Fig.3 Fig.4.Fig.3.\u2014 Observation 3: M.B.\u2014 Aspect tacheté de la moitié supérieure droite.Ombre dense et homogène à la moitié inférieure du même côté.Aspect tacheté de la plage gauche.Fig.4.\u2014 Observation 3: M.B.\u2014 Regression de l\u2019aspect tacheté.Augmentation de la masse tumorale inférieure droite.Une thoracotomie est décidée.Elle fait constater une masse grosse comme le poing au lobe inférieur.Elle est enlevée avant même le rapport de la coupe à congélation qui ne peut préciser le type histologique tumoral.La résection pulmonaire totale est suivie de complications qui nécessitent des broncho-as- pirations et une trachéotomie pour chercher à contrôler les troubles pulmonaires suffocants.Une costotomie d'urgence permet le drainage d\u2019un écoulement purulent secondaire à une fistule broncho-pleurale.La mort survient le 27 janvier 1954 à la suite de complications cardio-respiratoires.L'autopsie montre de nombreuses métastases médiastinales et abdominales d\u2019un énorme épithélioma Malpighien du poumon droit.En résumé, il s\u2019agit d\u2019un épithélioma bron- chogène chez un homme de 50 ans.Ce cancer est associé à la tuberculose laryngée et pul- DESMEULES er RICHARD: CANCER BRONCHOGÈNE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 monaire qui paraît avoir précédé de plusieurs années le néoplasme.Soulignons que le cytodiagnostic des expectorations et des sécrétions bronchiques ne peut confirmer l\u2019existence d\u2019une affection néoplasique riche en signes cliniques et radiologiques.La biopsie préopératoire et la biopsie par le procédé de congélation au moment de l\u2019acte opératoire n\u2019apportèrent pas de renseignements concluants spécifiques.CANCER BRONCHOGÈNE ASSOCIÉ À L\u2019AMIANTOSE Il semble être admis que la silicose et l\u2019anthracose n\u2019entraînent pas l\u2019augmentation de fréquence du cancer bronchogène.Leroy W.Gardner n\u2019a observé que trois cancers chez 1367 silicotiques autopsiés.Les médecins de l\u2019Afrique du Sud signalent une proportion de 0,95 de cancer chez 1395 européens qui n\u2019ont jamais travaillé dans les mines, de 0,70 chez 1679 mineurs non silico- tiques et de 0,70 parmi 1455 mineurs silico- tiques soumis à l\u2019autopsie.Par contre, la fréquence du cancer broncho- gène chez les amiantosiques est frappante.Plusieurs auteurs affirment que cette association atteint le chiffre imposant de 15 pour 100.Gloyne signale six associations à l\u2019occasion de cinquante autopsies d\u2019amiantosiques.Wal- der, en Allemagne, publie quatre hybridités morbides chez 30 sujets, soit 14 pour cent.On peut conclure que les poussières d\u2019amiante paraissent favoriser le développement du cancer bronchogène.Le mode d\u2019action des poussières est encore inconnu.Nous ne savons pas non plus quel degré d\u2019amiantose est nécessaire pour favoriser la cancérisation.Voici deux observations de cancer bronchogène associé à l\u2019amiantose.Observation 4.A.L., dossier 4527, entre à l\u2019hôpital Laval le 24 juin 1940 pour expertise médicale.C\u2019est un homme de 50 ans qui, à l\u2019âge de 28 ans, commence à mettre l\u2019amiante en sac.Il exerce cet emploi jusqu\u2019en avril 1940. L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 En 1933, il souffre d'affection pulmonaire aiguë qui l\u2019empêche de travailler pendant cinq semaines.À noter que le patient est un tousseur chronique depuis environ 15 années.En novembre 1939, le malade commence à perdre du poids et des forces.La toux et les expectorations augmentent.Le travail devient de plus en plus difficile et le patient quitte son occupation six mois plus tard.À l'examen, il y a matité et abolition de la respiration à la moitié inférieure de l\u2019hémithorax droit.La Fig.5 Fig.6 Fig.5.\u2014 Observation 4: A.L.\u2014 Opacité dense occupant la moitié inférieure de la plage inférieure droite.Elargissement médiastinal.Fig.6.\u2014 Observation 5: A.A.\u2014 Image hydroaéri- que d\u2019un épanchement partiellement ponctionné à gauche.Refoulement du coeur et du médiastin à droite.radiographie indique un aspect granité dans la plus grande partie de la plage pulmonaire gauche.Il y a opacité dense occupant la moitié inférieure de la plage droite et élargissement du médiastin.Deux ponctions évacuatrices d\u2019environ 300 ce.chacune mettent en évidence un épanchement séro-fibrineux dans la plèvre droite.Le liquide est lymphocytaire, non bacillaire et ne contient pas de cellules néoplasiques.Peu de Jours après son entrée à l\u2019hôpital, le patient présente des accès de suffocation de plus en plus intenses et rapprochés et la mort survient dix-neuf jours après l\u2019hospitalisation du malade.L\u2019autopsie pratiquée par le docteur Louis Berger prouve l\u2019existence simultanée d\u2019amian- tose bilatérale et d\u2019épithélioma d\u2019origine bronchique du poumon droit avec envahissement secondaire de la plèvre et du médiastin.DESMEULES er RICHARD: CANCER BRONCHOGÈNE 143 Observation 5.A.A.dossier 2365, âgé de 57 ans, travaille depuis vingt-cinq années dans l\u2019industrie d\u2019amiante comme ajusteur de machines.Le patient consulte pour douleurs thoraciques et il est immédiatement admis à l'hôpital Laval.Il devient en peu de jours cyanosé et dyspnéique.Les signes cliniques sont ceux d\u2019un épanchement pleural occupant tout l\u2019hémitho- rax gauche.La radiographie confirme ces renseignements.Elle fait voir en plus un refoulement du cœur et du médiastin à droite.Il existe aussi de l\u2019augmentation des images broncho-vaseulaires à la région moyenne droite.Pendant les trois semaines qui suivent l\u2019entrée du malade à l\u2019hôpital, huit ponctions pleurales permettent de retirer 12 litres de liquide d\u2019abord séro-fibrineux puis séro-hé- morragique.La recherche des bacilles tuberculeux et des cellules néoplasiques dans les crachats est toujours négative.Mais l\u2019étude histopatholo- gique du liquide pleural met en évidence des cellules épithéliales néoplasiques.Malgré de fréquentes thoracentèses, le liquide continue à se reproduire facilement.Des signes de cachexie cancéreuse font leur apparition et le malade meurt un mois après le début apparent de l\u2019épanchement pleural.L\u2019autopsie permet d\u2019affirmer l\u2019existence d\u2019un épithélioma pleuro-pulmonaire d\u2019origine alvéolaire et d\u2019amiantose bilatérale.CANCER BRONCHOGÈNE ASSOCIÉ AUX SUPPURATIONS BRONCHO-PULMONAIRES Il y a longtemps que nous savons que la bronchectasie et l\u2019abcès pulmonaire peuvent être la conséquence du cancer bronchogène.Mais, il arrive que des suppurations broncho- pulmonaires précèdent la néoplasie maligne et en masquent pendant un certain temps l\u2019évolution.Nous croyons que chaque fois que l\u2019abcès du poumon et la dilatation des bronches évoluent de façon atypique, qu\u2019ils résistent aux 144 antibiotiques et aux sulfamidés, nous devons penser à l'association tumorale maligne, surtout s\u2019il s\u2019agit de troubles pulmonaires chez un sujet de plus de quarante ans.L'observation suivante nous semble assez intéressante pour mériter d\u2019être rapportée.Observation 6.Madame E.P., dossier 853-A, âgée de 60 ans, nous est dirigée afin de subir l\u2019exérèse du lobe inférieur gauche.La malade tousse et expectore depuis environ quinze ans.Les crachats sont purulents, abondants et fétides.Fig.7.\u2014 Observation 6: Mme E.P.\u2014 Ombre dense à la base gauche surmontée d\u2019une image hydro- aérique.Ils sont constitués par une flore variée où domine le staphylocoque doré.Les expectorations ne contiennent pas de bacilles tuberculeux.La radiographie met en évidence à la base postérieure gauche une ombre dense, assez homogène et surmontée d\u2019une image hydro- aérique.La bronchoscopie confirme le diagnostic clinique de bronchectasies abcédées à la base gauche.Elle ne permet pas de voir de masse tumorale.DESMEULES rr RICHARD: CANCER BRONCHOGENE Tome 84 \u2014 Fév.1955 L\u2019Union Méd.Canada La cytologie des expectorations et du liquide de lavage bronchique n\u2019apporte aucune preuve d\u2019association néoplasique.La malade est étudiée à notre consultation médico-chirurgicale et l\u2019idée d\u2019une intervention est écartée à cause du mauvais état général de la patiente, de l'insuffisance respiratoire et de signes de néphrite chronique azotémique.Elle est dirigée vers l\u2019hôpital du Saint-Sa- crement où elle décède un mois après son admission.L\u2019autopsie révèle des dilatations bronchiques avec abcès à la base gauche et en plus un épithélioma bronchique pavimenteux stratifié à globes épidermiques.Soulignons que dans cette observation les divers procédés d\u2019examens utilisés furent impuissants à établir l\u2019existence d\u2019une tumeur maligne associée à des bronchectasies vieilles d\u2019au moins quinze ans.Conclusions Le diagnostic précoce du cancer bronchogène est difficile à faire.C\u2019est habituellement la résultante du travail de toute une équipe médicale.L\u2019exploration radiographique systématique est le meilleur procédé d\u2019examen.Il est nécessaire de penser au cancer bron- chogène simple ou associé chez tout sujet dépassant 40 ans et qui présente un ensemble de symptômes étranges, rebelles à la thérapeutique habituelle.L'association du cancer bronchogène à la tuberculose est rare: elle atteint un chiffre inférieur à 1 pour cent dans notre statistique d\u2019autopsies faites durant les dix dernières années.Cette association pathologique est moins rare dans les suppurations broncho-pulmo- naires.\u2019 L\u2019association du cancer bronchique à l\u2019amiantose est fréquente.Elle atteint la proportion d\u2019environ 13 pour cent dans les dernières statistiques publiées.L\u2019amiantose paraît avoir un rôle certain dans la genèse du néoplasme malin bronchogène.Mais nous ne savons pas encore par quel mode d\u2019action, L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 les poussières d\u2019amiante favorisent le développement du cancer.De plus, il nous est impossible de déterminer quel degré d\u2019amian- tose facilite la cancérisation.Soulignons que l\u2019amiantose n\u2019est pas une contre-indication à la pneumonectomie, si les tests de physiologie cardio-respiratoire et la bronchospirométrie, complétés par des épreuves sanguines, autorisent l\u2019intervention chirurgicale.Ajoutons, pour terminer, que le traitement des infections bacillaires et non bacillaires par les antibiotiques et la chimiothérapie peut permettre une opération radicale dans le cancer bronchogène associé à la tuberculose ou à la suppuration broncho-pulmonaire.BIBLIOGRAPHIE BARIETY, DELARUE et PAILLAS: Corrélation entre les aspects anatomiques et les formes cliniques des cancers bronchiques.Journal Français de Méd.et Chirur.Thoracique, pp.169-210, 1950.BAYLE: Recherches sur la phtisie pulmonaire.Gabon Edition, Paris, 1810.BENDA et ORNSTEIN: Cancers broncho-pulmo- naires précédés cliniquement par une tuberculose évolutive.Presse Médicale, 59: 1151 (18 août) 1951.CIONI: La ponction biopsie transpariétale par la technique de Condorelli.Journal Fr.de Méd.et Chir.Thoracique, 4: 417, 1950.COOPER: The association of carcinoma and tuberculosis.Amer.Rev.of 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FOURESTIER: Cancer et tuberculose pulmonaires associés.Presse Méd.25: 1387.1937. LES TUMEURS PULMONAIRES\" J.-A.GRAVEL, Chirurgien à l\u2019hôpital Laval (Québec).Si les organisateurs de ce congrès nous ont demandé de vous parler des tumeurs pulmonaires, ce n\u2019est certes pas parce qu\u2019il en existe une très grande variété.C\u2019est pour une raison beaucoup plus sérieuse que nous, comme chirurgiens thoraciques, connaissons bien.Je veux dire l\u2019augmentation indiscutable de la fréquence du cancer du poumon.Nous voulons aujourd\u2019hui vous parler de ce cancer, aucunement pour vous expliquer longuement ses différentes formes tant cliniques qu\u2019histologiques; non plus pour nous perdre dans des théories diverses sur l\u2019étiologie soit mécanique, soit infectieuse, soit irritative de cette affection.Disons tout de suite l\u2019idée maîtresse de cette présentation: la fréquence du cancer du poumon augmente très rapidement; ensemble, en tant que cliniciens, comment pouvons-nous traiter ce cancer efficacement?Laissons aux chercheurs, aux médecins hygiénistes et aux gens de la médecine industrielle le rôle de prévenir ce cancer.Ils y travaillent beaucoup et font des progrès.Toutefois, nous demeurons convaincus que, pour encore bien des années, nous aurons à envisager une situation établie: c\u2019est-à-dire une fréquence accrue du cancer du poumon.Une statistique américaine donne les chiffres suivants: en 1920, par 100 000 âmes, 1,1 mourait d\u2019un cancer du poumon; en 1936, ce chiffre était monté à 3,6; en 1944, on admettait que le cancer du poumon était surpassé en fréquence que par le cancer de l\u2019estomac, de l\u2019intestin et du sein.En Angleterre, disons seulement qu\u2019il meurt chaque année environ 5 000 personnes de cancer du poumon.Voilà des faits que nous ne pouvons pas nier.1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1954.Heureusement, dans notre pays, cette courbe ascendante est moins marquée, probablement à cause de l\u2019absence de nombreuses grandes villes industrielles, et à cause de la présence d\u2019un atmosphère plus sain et plus ensoleillé.Il y a très peu de tumeurs bénignes du poumon, et les lésions bénignes intrathoraci- ques d\u2019autre nature sont moins fréquentes que le cancer du poumon.Nous voudrions qu\u2019à l\u2019avenir devant une symptomatologie pulmonaire vous ayez de suite recours à la radiographie.Nous voudrions qu\u2019il n\u2019y ait plus de malades retournés dans leur foyer avec des diagnostics aussi vagues que celui de bronchite chronique, de pneumonie atypique, sans qu\u2019on ait élimine le cancer pulmonaire par tous les moyens possibles.Le cancer du poumon prend naissance au niveau de l\u2019épithélium bronchique.Il peut siéger à la partie centrale ou en périphérie.En d\u2019autres mots, il prend naissance soit dans une grosse bronche, soit dans une bronchiole.Pour toute fin pratique, il en existe trois formes histologiques: 1.L\u2019épithélioma pavimenteux stratifié.Il comprend 60 à 70 pour cent de tous les cancers pulmonaires.2.L\u2019épithélioma indifférencié.Il en repré- cente de 25 à 30 pour cent.3.L\u2019épithélioma glandulaire ou adéno-car- cinome.Il ne constitue que 5 pour cent du tout.Le sarcome pulmonaire existe mais il est trés rare.Existe-t-il des tumeurs pulmonaires bénignes?Oui, mais elles sont rares.Mentionnons: 1.L\u2019hamartome c\u2019est une tumeur mixte formée de tissu normal mais à localisation anormale.Elle contient souvent du cartilage et du calcium. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 2.Les tumeurs polypeuses intrabronchiques.Ce sont les fibromes, les lipomes, les chondromes, etc, elles sont très rares.3.Les tumeurs parenchymateuses d\u2019origine mésodermique.C\u2019est le type du lélomyo- me, également très rare.Heureusement pour nous et pour le malade, le cancer pulmonaire est le seul qui, radiologiquement, fournit sa substance de contraste puisque l\u2019air y est déjà rendu.ll est done, radiologiquement, le plus facile à voir de tous les cancers internes.Ft pourtant, le voyons-nous toutes les fois qu\u2019il est présent?Certes non, et si nous le confondons, ce n\u2019est sûrement pas avec les autres tumeurs pulmonaires mais plus probablement avec les processus infectieux pulmonaires, ou encore avec d\u2019autres tumeurs intrathoraciques.Voilà pourquoi nous vous montrerons quelques projections illustrant des lésions intrathoraciques, mals pas toujours pulmonaires.Nous devons mentionner aussi que le poumon est le siège de prédilection des métastases de certains cancers.Parmi les plus fréquents, mentionnons: le cancer du sein, du rein, du testicule, de l\u2019ovaire et de l'utérus.Le sarcome osseux donne fréquemment des métastases au poumon.Les métastases d\u2019un cancer du poumon dans l\u2019autre poumon sont rares.L\u2019adénome bronchique est encore le sujet de bien des discussions, et nous croyons qu\u2019il est plus sage de le mettre dans une classe à part.Histologiquement, il n\u2019est pas malin, mais il est envahissant et quelques cas auraient même donné des métastases.Nous préférons le considérer comme une tumeur maligne.La manière de pratiquer son ablation peut certainement être discutée, mais un fait demeure, l\u2019ablation doit être entière et totale.Il constitue environ 4 pour cent de toutes les tumeurs pulmonaires.Je vous fais grâce, messieurs, des symptômes du cancer du poumon que, je suis sûr, vous connaissez mieux que moi.J'aimerais GRAVEL: TUMEURS PULMONAIRES 147 toutefois vous demandexune question.Sachant tous combien fréquent est le cancer du poumon, connaissant très bien sa symptomatologie, pourquoi existe-t-il un délai de presque dix mois entre les débuts des symptômes et le moment où nous faisons le diagnostic ?Sûrement, dans l\u2019état actuel dans la vie au Canada, il ne peut être question d\u2019un manque de prise de cliché radiographique.Il me semble qu\u2019il est superflu de se demander si vous faites radiographier tous vos malades au moins une fois l\u2019an ?Il existe, aujourd\u2019hui.tellement de facilités pour examen radiogra- phique qu\u2019il faut presque être bête pour s\u2019en passer.Messieurs, vous-mêmes, combien de fois faites-vous radiographier vos poumons?Nous pouvons affirmer que le diagnostic précoce, et c\u2019est le seul valable, du cancer du poumon est basé sur trois faits: 1.Sur les symptômes et l\u2019histoire du malade qui sont beaucoup plus caractéristiques que les signes physiques.2.Sur la radiographie.3.Sur l\u2019évidence, que chacun de nous doit admettre, du peu de valeur du stétoscope.Cet instrument ne peut nous faire percevoir que les changements secondaires produits par le cancer.Ceux-ci sont souvent tardifs et, bien des fois, identiques à ceux causés par d\u2019autres affections.Il existe quatre sources principales d\u2019erreurs ou quatre conditions qui simulent de près le cancer pulmonaire: 1° La tuberculose.Non pas les formes ordinaires, mais les formes suivantes: a) les tu- berculomes.Ce sont des lésions solides, quelques fois à centre clair et souvent abacillaires; b) la tuberculose chronique d\u2019un lobe ou d\u2019un segment avec atélectasie; c) la contraction fibreuse et l\u2019atélectasie de tout un lobe supérieur.2° L\u2019abcès chronique.Il devient bien difficile chez un malade qui n\u2019a pas guéri son abcès pulmonaire au stade aigu et qui est passé à la chronicité, de faire la différence entre les deux conditions.Heureusement, l\u2019indication chirurgicale est la même. 148 3° Les bronchiectastes: non pas les formes classiques avec grosses dilatations aux bases, mais les formes à localisation atypique.Ainsi dans le segment antérieur du lobe supérieur avec une infiltration chronique et un peu d\u2019atélectasie.4° La pneumonie chronique.Il ne semble pas exister de manière certaine de distinguer cette condition du cancer du poumon.Ce qui aggrave la situation c\u2019est qu\u2019un néoplasme peut se greffer sur cette infection chronique.Encore une fois, l\u2019indication opératoire existe dans les deux cas, mais elle est de beaucoup plus urgente dans le cancer.Gare aux pneumonies atypiques chez les gens passés 40 ans, ce diagnostic ne devrait jamais être porté sans qu\u2019on ait épuisé tous les modes d'investigation pour éliminer le cancer.Souvent, à l\u2019intervention, pièce en mains, il est presque impossible de faire le diagnostic différentiel avec certitude.Que penser de l\u2019imprévoyance des médecins qui portent et soutiennent ce diagnostic aidés seulement par leur sens clinique?Aujourd\u2019hui, la thoracotomie pratiquée précocement n'offre pas plus de risque que la laparotomie.Si elle était pratiquée plus souvent et plus tôt, les statistiques du cancer du poumon seraient bien meilleures.Figure 1 Figure 2 Photo No 1 \u2014 Malade de 58 ans, présentant une atélectasie du lobe inférieur droit avec poussées fébriles et expectorations sanguinolentes.Thoracotomie et lobectomie inférieure droite.L\u2019'histo-pathologie révèle un foyer de pneumonie chronique.GRAVEL: TUMEURS PULMONAIRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Photo No 2 \u2014 Malade du même âge avec la même symptomatologie.Il présente une atélectasie du lobe inférieur gauche.Thoraco- tomie; cancer inopérable du poumon.Figure 3 Figure 4 Photo No 3 \u2014 Homme de 45 ans.Aspect tumoral au niveau du lobe inférieur gauche.Thoracotomie, lobectomie inférieure gauche.L\u2019histo-pathologie démontre un foyer d\u2019infection chronique.Photo No 4 \u2014 Homme d\u2019environ du même âge avec les mêmes symptômes.La bronchoscopie révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un cancer du poumon qui envahit la bronche souche droite et exclut toute possibilité d'intervention.Figure 6 Figure 5 Photo No 5 \u2014 Symptomatologie à prédominance douloureuse du sommet droit chez un homme de 60 ans.La radiographie révèle une infiltration du sommet droit avec destruction des premières côtes.C\u2019est le cancer du poumon décrit par Pancoast et Tobias.L\u2019exérèse pulmonaire est pratiquée en même temps que celle de la paroi thoracique.Photo No 6 \u2014 Tumeur rétro-cardiaque chez L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 un enfant de 9 ans.L\u2019ablation révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un neuro-fibrome, tumeur très bénigne.Figure 8 Photo No 7 \u2014 Tumeur rétro-cardiaque chez un enfant de 8 ans.La thoracotomie révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un neuro-blastome.La tumeur est très maligne et malgré la radiothérapie l\u2019enfant décède quelques mois après.Photo No 8 \u2014 Découverte radiologique chez une femme de 40 ans.L\u2019exploration révèle qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un goitre intrathoracique.Nous pratiquons l\u2019ablation.\u201c Figure 10 Figure 9 Photo No 9 \u2014 Malade de 62 ans présentant des symptômes classiques d\u2019un cancer du poumon.La radiographie montre une infiltration moyenne gauche et, le profil, une masse ganglionnaire typique dans la concavité de la crosse de l\u2019aorte.Pneumonectomie radicale.Photo No 10 \u2014 Malade de 60 quelques années se présentant à l'hôpital pour symptômes vagues.La radiographie montre une masse tumorale au sommet gauche.Une angiocardiographie démontra qu\u2019il s'agissait d\u2019un GRAVEL: TUMEURS PULMONAIRES 149 anévrysme de l'aorte.Devant le peu de symptômes, l\u2019opération fut différée.Figure 12 Figure 11 Photo No 11 \u2014 Voici un lipiodol chez une femme de 40 ans qui crachait du sang.La radiographie simple est normale.Ce lipiodol semble indiquer un blocage au niveau de la bronche inférieure droite.Ceci est confirmé par la bronchoscopie.Thoracotomie, broncho- tomie.Nous trouvons: une petite tumeur polypeuse intrabronchique.Photo No 12 \u2014 M.B., 25 ans, est référé pour hémoptysie due soit à un abcès pulmonaire ou une tumeur intrabronchique.Il existe en effet un aspect vacuolaire.Ce malade est porteur d\u2019une sténose mitrale.Quelques jours après son arrivée à l\u2019hôpital, hémoptysie de 1200 cc.Nous pratiquons une commissurotomie d\u2019urgence et tout rentre dans l\u2019ordre.Il n\u2019a jamais plus craché de sang.Une bronchoscopie 3 mois plus tard était négative.Figure 13 Figure 14 150 Photo No 13 \u2014 Un homme de 30 ans qui consulte pour fatigue et difficultés à faire son travail.La radiographie révèle une masse calcifiée dans le médiastin.Il s\u2019agit d\u2019une pé- ricardite calcifiée constrictive.Photo No 14 \u2014 Le méme malade 10 mois après que nous lui ayons fait une péricardec- tomie.Conclusion Nous nous excusons du désordre apparent GRAVEL: TUMEURS PULMONAIRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 de cette présentation, c\u2019était un peu voulu.Nous voulons que vous compreniez bien que le cancer du poumon est fréquent, que son diagnostie n\u2019est pas toujours facile et que ce diagnostic est presque toujours porté trop tard.Nous croyons que l\u2019amélioration dans le traitement du cancer du poumon sera apporté par l\u2019usage plus fréquent des radiographies et par l\u2019usage plus précoce de la thoracotomie.UNE NOUVELLE MODIFICATION TECHNIQUE POUR LA CHIRURGIE DES MOUVEMENTS INVOLONTAIRES Claude BERTRAND, Chef du service de neuro-chirurgie, La chirurgie des mouvements involontaires et plus particulièrement de la maladie de Parkinson, la plus fréquente de ces affections, s\u2019est développée par sauts et par bonds depuis une quinzaine d\u2019années.Acceptant d\u2019abord la conception classique de l\u2019existence d\u2019un système extrapyramidal les neurochirurgiens ont tenté de détruire ce système à divers étages de l\u2019axe cérébro-spinal afin de vaincre le déséquilibre fonctionnel.Ils se sont attaqués en surface au cortex prémoteur, c\u2019est-à-dire à cette portion de l\u2019écorce cérébrale située juste en avant de la zone motrice (Klemme) (1).Certains ont même suggéré qu\u2019il suffisait d\u2019interrompre les communications entre la zone motrice et la zone prémotrice (Reid) (2) à la suite des résultats obtenus sur l\u2019animal.C\u2019est aussi ce qui, dès 1937, avait amené Bucy et Case (3) à enlever le cortex moteur pour un cas de tremblement unilatéral.Ceci avait déjà été fait par Horsley (4), le pionnier de la neurochirurgie, en 1909.Un peu plus tard, Bucy 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1954.hôpital Notre-Dame (Montréal).refroidit l\u2019enthousiasme général en déclarant qu\u2019on ne soulageait le tremblement que dans la mesure où l\u2019on affectait la force motrice des membres intéressés; en d\u2019autres termes, la disparition du tremblement et de la rigidité dans ces opérations était fonction de la faiblesse qui en résultait.L\u2019on commença alors à regarder ailleurs qu\u2019à la surface du cerveau.Putnam (5) avait déjà rapporté une grande amélioration dans une série de patients où il avait sectionné le quart antérieur de la moelle cervicale et ceci sans amener de faiblesse ou à peu près pas.Cependant, ces résultats ne s\u2019étant pas maintenus, il tenta une section de la portion latérale de la moelle coupant le pyramidal croisé que l\u2019on avait cru jusqu\u2019alors intouchable (6).Oliver (7), d\u2019Angleterre, augmenta l\u2019étendue de la lésion, mais il obtenait quand même une bonne récupération fonctionnelle.Les résultats à longue échéance étaient alors beaucoup plus satisfaisants.Russell Meyers (8) proposait de s\u2019attaquer aux ganglions de la base.Depuis une quinzaine d\u2019années déjà ce neurochirurgien s\u2019inté- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 resse particulièrement aux lésions extrapyra- midales et il faut lui reconnaître d\u2019avoir le premier fixé son regard du bon côté et d\u2019avoir persisté dans cette direction.Il suggéra d\u2019abord d\u2019enlever la tête du noyau caudé, mais, petit à petit, l\u2019on s\u2019aperçut que cette opération ne semblait donner que dans la mesure où l\u2019on détruisait une partie de la capsule interne sous-jacente.À cause de la proximité des fibres allant au membre inférieur, c\u2019était surtout au niveau du membre inférieur que l\u2019amélioration était évidente, du moins telle fut mon expérience dans les deux cas ou jal pratiqué cette intervention.Cette opération valait surtout pour les mouvements choréa- thétosiques et l\u2019un des patients pour qui nous l\u2019avons faite marche très bien alors qu\u2019il lui était auparavant impossible d\u2019étendre le membre inférieur droit.Dans les cas de choréathétose avancée, l\u2019opération de Walker ou section des voies pyramidales au niveau du mésencéphale diminue fortement les spasmes musculaires.D\u2019après mon expérience, toutes ces techniques, plus ou moins laborieuses améliorent le malade à n\u2019en point douter, mais aucune ne semble capable de ramener la majorité des malades à une vie utile et agréable, ce qui est en somme l\u2019objet de nos efforts.Il y a quelques années, Russell Meyers proposa de s\u2019attaquer aux fibres pallidofuges de l\u2019anse lenticulaire.Si l\u2019on se souvient de l\u2019anatomie, il suggère d'atteindre un mince filet de fibres qui coulent horizontalement du putamen et du globus pallidus, c\u2019est-à-dire des noyaux gris centraux situés en dehors du thalamus, fibres qui se dirigent vers le centre.D\u2019après lui, il fallait done détruire une petite région située à la base et au centre du cerveau, non loin du troisième ventricule.Malheureusement, il proposa une technique fort compliquée et dangereuse puisqu\u2019il traversait le ventricule latéral et toutes les structures importantes sous-jacentes.Ceci semblait fort hasardeux pour des parkinsoniens souvent débilités et, personnellement, j'ai hésité à l\u2019adopter.Heureusement, Guiot (9), Fénelon BERTRAND: CHIRURGIE DES MOUVEMENTS.iol (10) et Spiegel et Wycis (11) ont proposé plus récemment des procédés plus simples de s\u2019attaquer à cette région.Guiot, en particulier, a mis au point deux techniques fort intéressantes: l\u2019une par voie intracranienne, mais abordant l\u2019anse lenticulaire par-dessous, c\u2019est- à-dire directement au-dessus de la bandelette optique comme dans l\u2019approche frontale habituelle pour tumeur de l\u2019hypophyse; l\u2019autre par voie frontale postérieure, mais à l\u2019aide d\u2019une tige coagulante et sous contrôle radiologique.En mai dernier, après le congrès de la Société de Neurochirurgie de Langue Française, j'ai pu voir les résultats qu\u2019il obtenait et qui semblaient vraiment fort satisfaisants.Cependant, vers la même époque, Irvin Cooper (12), de New-York, présentait quelques cas où il avait ligaturé l\u2019artère choroi- dienne antérieure.Il s\u2019agit là d\u2019une ou plusieurs petites branches qui se détachent directement de la carotide interne et qui vont irriguer la région des ganglions de la base du cerveau et de quelques autres structures comme par exemple, la partie latérale du thalamus.Il avait été forcé d'interrompre cette artère au cours d\u2019une opération devant porter sur les pédoncules cérébraux et il avait été surpris du résultat obtenu.Il eut la bonne idée de faire un contrôle radiologique après artériographie et de répéter cette ligature dans quelques autres cas.Ce qu\u2019il m\u2019en disait semblait fort encourageant et je décidai de pratiquer cette intervention chez un jeune parkinsonien grabataire.Je modifiai un peu la voie d\u2019approche, car la voie sous-temporale me semblait trop profonde.Le résultat dépassa mes espérances.Les mouvements volontaires étaient à peu près normaux et il n\u2019y avait aucune faiblesse.Il n\u2019y avait pas non plus d\u2019hémianopsie ainsi que je le craignais, ni d\u2019autre séquelle sauf, peut-être, une légère euphorie qui pouvait bien être le fait de la joie du malade.Cependant, Guiot m\u2019écrivait à ce moment un premier rapport préliminaire au sujet de ses patients.D\u2019autre part.Cooper me prévenait du danger de la ligature bilatérale, la deuxième ligature ayant parfois été 152 fatale au patient.Mon malade était toujours très anxieux d\u2019obtenir un soulagement de l\u2019autre côté quels que soient les risques encourus.Il fut donc décidé de combiner les deux interventions et de s\u2019attaquer à l\u2019anse lenticulaire pour l\u2019autre côté.Après craniotomie gauche, une section fut faite par abord direct mais le résultat obtenu ne fut que partiel, peut- être à cause de ma trop grande prudence en regard du voisinage immédiat des voies optiques.Quoi qu\u2019il en soit, je voulais compléter la section sous contrôle radiologique, mais il semblait illogique de le faire par les voies en usage.En effet, cette bande de fibres profondés est assez large dans le diamètre antéro-posté- rieur, mais elle ne mesure que 3 millimètres d\u2019épaisseur dans son diamètre vertical.L\u2019abord logique semblait être la voie antérieure, ou frontale inférieure.La seule objection était celle de créer une petite cicatrice sur le front.Assez curieusement, un tel point n\u2019est pas sans importance pour le chirurgien toujours soucieux d\u2019éviter toute cicatrice visible et c\u2019est la seule raison plausible pourquoi cette voie n\u2019avait pas encore été employée.Chez ce patient, il existait déjà un trou de trépan à cause du volet frontal gauche.Il devenait donc fort simple d\u2019introduire par une petite incision cutanée une aiguille à travers le trou de trépan et de faire une lésion bien localisée.Il semblait préférable d\u2019utiliser un demi-cercle métallique formé par une ficelle d\u2019acier coulissant dans une aiguille plutôt que le cautère dont les effets destructifs sont fort variables.D'ailleurs, dans le voisinage de l\u2019hypothalamus, l\u2019hyperthermie produite au moment de la coagulation semblait contre-indiquée.Ceci pouvait se faire sous contrôle radiologique et comme le patient se trouvait placé dans la même position que pour les films faits lors du pneumogramme la marge d\u2019erreur était restreinte.Il devenait alors aisé de se servir simplement d\u2019un peu d\u2019anesthésie locale et, après contrôle radiologique, de vérifier cliniquement le résultat obtenu en cours d\u2019opération.Après avoir mesuré avec le docteur J.-L.Léger la distance et l\u2019angle nécessaires pour BERTRAND: CHIRURGIE DES MOUVEMENTS.L'Union Méd.Canada \u2018Tome 84 \u2014 Fév.1955 atteindre la région de l\u2019anse lenticulaire, nous avons introduit un leucotome de Moniz à l\u2019endroit choisi.Pendant qu\u2019un assistant contrôlait l\u2019élocution, le champ visuel et les mouvements du malade, nous avons procédé à la destruction systématique d\u2019une sphère de un centimètre de diamètre.Le résultat fut dramatique.Dès que la section s\u2019achevait, les mouvements devinrent bien coordonnés et se faisaient presque sans tremblement.Dans les deux jours qui suivirent, le tremblement disparut également.Toutefois, ces derniers temps, un léger tremblement est réapparu de ce côté.L\u2019expérience de Guiot par la voie frontale postérieure et la mienne suggèrent que, pour obtenir un résultat plus parfait, il suffit simplement de procéder à une destruction plus étendue.Ceci s\u2019accorde avec l\u2019expérience de Cooper dans ses ligatures de l\u2019artère choroïdienne antérieure.Guiot, dans sa dernière lettre, nous parle d\u2019une amélioration progressive avec le temps à partir du moment de l'intervention, mais les cas observés sont encore assez peu nombreux pour qu\u2019il y ait certaines divergences sur de tels points.Les deux autres cas que nous avons faits plus récemment justifient l\u2019enthousiasme du début.On peut déjà affirmer que la destruction de la région de l\u2019anse lenticulaire est capable de soulager les parkinsoniens.Il serait hasardeux ou même erroné de dire que ces résultats proviennent exclusivement de l\u2019anse lenticulaire.En effet, Talairach (13) qui possède un appareil stéréotaxique fort précis, n\u2019a pas noté de changements considérables après une petite lésion située au plein centre de l\u2019anse lenticulaire.Il est plus juste de penser que, dans cette région, d\u2019autres structures encore mal connues du point de vue fonctionnel, jouent aussi un rôle important.L\u2019amélioration des résultats avec l\u2019accroissement de la zone détruite rend cette hypothèse attrayante d\u2019ou les bons effets de la ligature de l\u2019artère choroidienne qui détruit une région assez vaste.Cooper, qui discutait notre technique lorsqu\u2019elle fut présentée à la « Neuro- L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 surgical Society of America », souscrit d\u2019ailleurs à cette façon de voir.Le pourquoi de ces faits demeure encore hypothétique.Spiegel et Wycis parlent de la facilitation que l\u2019anse lenticulaire exercerait sur les mouvements parkinsoniens qui proviendraient de la substance réticulée, facilitation qui serait abolie par la destruction de cette région.Ceci est possible, mais loin d\u2019être établi.D\u2019aïlleurs, les résultats obtenus s\u2019accordent mal avec ceux de certains travaux expérimentaux tels ceux de Carey et Dejong (14).Ces chercheurs ont vu un tremblement d\u2019origine mésencéphalique exagéré par la destruction de la région de l\u2019anse lenticulaire.Chez un patient, opéré récemment, qui présentait une rigidité extrême, mais sans tremblement, un tremblement léger et transitoire est apparu lors de la section de l\u2019anse lenticulaire qui relâchait la rigidité.Peut-être n\u2019était-ce là que le fait d\u2019une désynchronisation de la contraction simultanée des antagonistes.À tout événement, il y a là une autre preuve du rôle primordial de cette région.Quoi qu\u2019il en soit du point de vue théorique, le fait demeure que nous connaissons maintenant une région dont la destruction peut amener une régression parfois quasi complète de la rigidité parkinsonienne pourvu, bien entendu, que le sujet ne présente pas une fonte musculaire trop avancée.L\u2019abord par voie frontale antérieure et inférieure à l\u2019anesthésie locale et sous contrôle radiologique devrait permettre d\u2019étendre les indications de cette technique et d\u2019en préciser le mode d\u2019action.BIBLIOGRAPHIE (1) R.H.KLEMME: Surgical treatment of dystonia with report of one hundred cases.Am.Research Nerv.and Ment.Dis, Proc, 21: 596, 1942.BERTRAND: CHIRURGIE DES MOUVEMENTS.153 (2) W.L.REID: Studies on the tremor-rigidity syndrome.Surgical treatment of human subjects.M.J.Australia, 2: 481, 1948.(3) P.L.BUCY et T.J.CASE: Tremor physiological mechanism and abolition by surgical means.Arch.Neurol.ard Psychiatry, 41: 721, 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pris avant et après l\u2019intervention.Revue neurologique, 82: 449, 1950.(11) E.A.SPIEGEL et H.T.WYCIS: Ansotomy in paralysis agitans.Arch.Neurol.and Psychiat.71: 598, 1954.(12) Irvin COOPER: Communication personnelle.1953.(13) J.E.TALAIRACH: Dyskinésie de type hé- miballique traitée par cortectomie frontale limitée, puis par coagulation de l\u2019anse lenticulaire et de la portion interne du globus pallidus.Amélioration importante depuis un an.Revue mneurc- logique, 83: 440, 1950.(14) J.H.CAREY et R.N.DEJONG: Preliminary studies on the production of Parkinson\u2019s svn- drome.The American Neurological Association, Pegular meeting, June 1954. LA LITHIASE BILIAIRE DANS LA RÉGION SAGUENAY - LAC-SAINT-JEAN Sylvio LeBLOND et Gaston LAPOINTE, Hôtel-Dieu Saint-Vallier La lithiase biliaire est une maladie courante, facile à diagnostiquer cliniquement, surtout radiologiquement, et facile à traiter.Elle est très répandue à travers le monde entier.Il se peut que certains peuples, comme les Japonais, par exemple, en souffrant moius que d\u2019autres, mais il existe un fait certain, c\u2019est qu\u2019elle existe avec une prédominance particulière dans certaines contrées, et dans certaines régions.On la retrouve presque à l\u2019état épidémique dans notre région du Saguenay-Lac St-Jean, si on peut appliquer ce terme à une affection qu\u2019on classe encore dans les maladies métaboliques, malgré que Naunyn, en 1892, ait affirmé qu\u2019il n\u2019y avait pas de lithiase sans infection préalable de la vésicule.Cette affection est tellement fréquente que la cholécystographie est devenue presque une routine chez nos dyspeptiques, et, plus souvent qu\u2019autrement, on trouve une vésicule porteuse d\u2019un caleul ou plutôt de plusieurs calculs, et cela sans compter les découvertes autop- siques, ou la mise en évidence accidentelle de lithiase biliaire chez des malades qui consultent pour toute autre chose: affections pulmonaires, cardiaques ou rénales, par exemple.Nous nous sommes demandés pourquoi cette maladie était si fréquente chez nous et avons essayé d\u2019analyser les différents facteurs prédisposants à la stase biliaire et à la formation des calculs.Ce sont ces résultats, dans toute leur banalité que nous voulons vous exposer aujourd\u2019hui.A lHôtel-Dieu St-Vallier de Chicoutimi, en 1951, il y eut 280 malades traités pour lithiase biliaire, 215, en 1952, et 261, en 1953.Ces chiffres ne donnent qu\u2019un aperçu incomplet.Ils ne tiennent pas compte des malades 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, sept.1954.(Chicoutimi).de la Consultation Externe, ni des lithiases nécropsiques, ni des lithiases accidentelles, i.e.découvertes au cours d\u2019une autre maladie.D\u2019autres hôpitaux, ont des chiffres équrva- lents, ou mêmes supérieurs, mais ce sont des hôpitaux de grands centres où les malades viennent de régions différentes, même de la nôtre.A Chicoutimi, les malades viennent en grande majorité de la région Saguenay-Lac St-Jean: ils y sont nés et y ont vécu presque toute leur vie.En 1951, cette région comptait 240 000 habitants.Voici les chiffres que nous avons très aimablement obtenus des différents hôpitaux de la Province: Hôtel-Dieu Saint-Vallier, Chicoutimi: 1951 280 cas 1952 215 \u201c 1953 261 \u201c Hôp.de la Rivière-du-LOUp: verve 1952 47 \u201c 1953 63 \u201c Hôp.St-Vincent-de-Paul, Sherbrooke: 1952 134 \u201c 1953 148 \u201c Hôp.Saint-Charles, Saint-Hyacinthe: 1952 69 \u201c 1953 84 \u201c Hôp.Saint-Joseph, Trois-Rivières: \u2026\u2026 1952 83 \u201c 1953 77 \u201c Hôp.Saint-Eusèbe, Joliette: .\u2026\u2026\u2026\u2026 1952 « 1953 125 Hôp.Sacré-Cœur, Hull: re 1952 33 \u201c 1953 43 \u201c Hôpital Général de Verdun: we.1952 143 \u201c 1953 237 \u201c Hétel-Dieu de Québec: noir 1952 304 \u201c 1953 301 \u201c Hôp.du Saint-Sacrement, Québec: \u2026\u2026 1952 148 \u201c 1953 144 \u201c Hôn.St-François-d\u2019Assise, Québec: \u2026 1952 163 \u201c 1953 142 \u201c Hôp.de l\u2019Enfant-Jésus.Québec: \u2026\u2026\u2026 1959 914 \u201c 1953 217 \u201c Hôtel-Dieu de Montréal: .\u2026\u2026\u2026ieresmereereneen 1952 278 \u201c 1953 514 \u201c Hôp.Notre-Dame de Montréal: \u2026\u2026 1952 329 \u201c 1953 313 \u201c L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Hôp.Sainte-Jeanne-d\u2019Arc, Montréal:\u2026 1952 167 © 1953 Hôp.Notre-Dame-de-l\u2019Espérance, Ville Saint-Laurent, Montréal: \u2026 1952 142 \u201c 1953 116 \u201c Royal Victoria Hospital, Montréal: .1952 87 \u201c 1953 76 \u201c Ces chiffres sont assez intéressants à comparer, et l\u2019on peut en déduire que la lithiase biliaire, si elle est fréquente dans la région Saguenay-Lac St-Jean, elle l\u2019est aussi ailleurs.L\u2019Hôtel-Dieu de Québec, l\u2019Hôtel-Dieu \u2018de Montréal et l\u2019Hôpital Notre-Dame montrent des chiffres nettement supérieurs aux nôtres, mais, comme nous l\u2019avons déjà dit, la clientèle de ces hôpitaux est moins régionale, et peut être aussi plus variée au point de vue origine raciale.Un sel hôpital de dénomination angiaise nous a fourni ses chiffres, le Royal Victoria, et ils sont étonnamment bas.Nos études ont porté sur 100 cas.Un questionnaire a été adressé à 200 lithiasiques reconnus par leur dossier hospitalier; 53 seulement ont répondu.Il portait surtout sur le lieu d\u2019origine du patient, ses antécédents lithiasiques familiaux, ses habitudes alimentaires.Aux femmes mariées on demandait combien de grossesses elles avaient eues.Les 57 autres malades observés ont été questionnés sur place, à l\u2019hôpital.Ils y étaient venus soit à cause de leur lithiase, ou avaient été opérés pour lithiase biliaire antérieurement.Sur ces 100 malades, il n\u2019y avait que 5 hommes.Des 95 femmes observées, 8 étaient célibataires et 13 autres étaient religieuses.Douze étaient nées hors de la région sague- nayenne, mais y avaient passé la grande partie de leur vie et elles étaient toutes mariées à des canadiens-français.Une était d\u2019origine belge, une autre italienne.L'âge de ces malades variait de 23 ans à 82 ans.L\u2019Âge moyen était de 44 ans.LEBLOND er LAPOINTE: LITHIASE BILIAIRE 155 Ages De 20 à 30 ans wees 14 De 30 à 40 ANS ere 24 De 40 à 50 ANS \u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026ermesenenmennees 30 De 50 à 60 ans eee 22 De 60 à 70 ans mme 5 De 70 à SO ANS mmm: 4 BD ANS _.\u2026.\u2026viecsserererenncenrreenenrernnes 1 Ages des religieuses Une avait 29 ans.Deux avaient 37 ans.Huit avaient de 40 à 50 ans.Une avait 54 ans.Une avait 69 ans.Le poids variait aussi de 88 livres à 190 livres, mais le poids moyen ne dépassait pas 12314 livres.Les 74 femmes mariées avaient eu 481 grossesses.Quelques-unes n\u2019avaient pas eu d\u2019enfants, mais un bon nombre en avaient eu 10, 12, 15 et méme 17 grossesses.La moyenne des grossesses était de 7.Chez 40 de ces 100 malades observés on retrouvait des antécédents lithiasiques biliaires, soit chez la mère, les sœurs ou les frères.Chez 50 on retrouvait d\u2019autres affections diathésiques telles que l\u2019ostéo-arthrite, le diabète, l\u2019obésité, l\u2019asthme ou l\u2019eczéma, soit chez eux ou leurs proches parents.La cholestérinémie observée chez une trentaine de ces malades, était à peu près normale: elle a varié de 1,70 à 3,70.Nous n\u2019avons pas dosé les esters du cholestérol.Les habitudes alimentaires ont porté sur l\u2019usage modéré ou abondant des aliments suivants: 1° \u2014 viandes, en particulier le porc; 2° \u2014 les légumes; 3° \u2014 le pain; 4° \u2014 les fruits; 5° \u2014 la crème; 6° \u2014 le lait; 7° \u2014 les desserts; 8° \u2014 le chocolat; 9° \u2014 le sucre.92 ont avoué avoir toujours été de gros mangeurs de viandes, dont 30 avaient une prédilection particulière pour le porc; 50 aimaient les légumes et 39 seulement les fruits; 57 mangeait au môins 4 tranches de pain par jour; 59 étaient de gros mangeurs de beurre, 27 aimaient la crème ou le lait; les desserts farineux (gâteaux, pâtisseries) étaient parti- 156 LEBLOND Er LAPOINTE : culièrement favoris de 72 de nos 100 patients; 43 aimaient les sucreries et 24 le chocolat.Ces chiffres, on pourrait les multiplier par 10 ou par 20, mais les proportions resteraient à peu près les mêmes.Nos gens sont de gros mangeurs de viandes, en particulier de porc, jambon, de bœuf et de poulet.Ils usent aussi une quantité de farineux, de pain, mais surtout de gâteaux et de pâtisseries contenant outre des farines, des œufs, du beurre et du sucre.L\u2019âge prédominant, tant chez les femmes mariées que chez les religieuses, est la quatrième décade.La sédentarité, comme cause favorisante, n\u2019entre pas en ligne de compte, au point de vue étiologique.Les mères de famille n\u2019ont pas le temps d\u2019être sédentaires, d\u2019autant plus qu\u2019elles sont, soit épouses d\u2019ouvriers ou de cultivateurs, par conséquent des femmes occupées à leur besogne de par leur situation so- siale.Je puis vous assurer d\u2019un autre côté que les 13 religieuses opérées n\u2019étaient pas non plus des sédentaires.La lithiase biliaire, comme on le sait, à une étiologie bien complexe, et Noël Fiessinger a décrit le climat lithogénétique, où s'associent le facteur mécanique, de stase, le facteur moins important de l\u2019infection par voie sanguine, ou moins souvent, par voie ascendante, le facteur inflammatoire d\u2019origine irritative ou le facteur humoral.Chauffard, en 1882, affirmait que «toute la raison de lithiase résidait dans un trouble fonctionnel de la cellule hépatique », et Aschoff, en 1922, la rattache à une « diathèse cholestérinique ».Cette pathogénie semble actuellement la plus plausible \u2018à mesure qu\u2019on a poussé plus loin l\u2019étude du métabolisme du cholestérol.On sait d\u2019ailleurs que la muqueuse vésiculaire normale permet l\u2019absorption et la diffusion du cholestérol, sans toutefois que l\u2019image sanguine de cette substance soit altérée d\u2019une façon constante.Toute altération pathologique de la muqueuse vésiculaire ou un trouble dans le métabolisme du cholestérol peuvent favoriser la formation des calculs.L'Union Méd.Canada LITHI THIASE BILIAIRE Tome 84 \u2014 Fév.1955 Il existe donc, après enquête, dans notre population, deux facteurs lithogènes, le facteur alimentaire et le facteur grossesses multiples, et quand même ces deux facteurs sont discutables.| Gardner prétend qu\u2019une alimentation riche en cholestérol, n\u2019amène pas une augmentation de la concentration cholestérolique dans la bile.Par contre on sait que les matières grasses favorisent la vidange de la vésicule et empêchent la stase biliaire.Gardner affirme qu\u2019il n\u2019y a aucune raison de limiter le cholestérol alimentaire chez les lithiasiques.La genèse des calculs résiderait beaucoup plus dans l\u2019altération du rapport cholectérol/sels biliaires, dans un abaissement du dénominateur plutôt que dans une élévation du numérateur.Il est un fait d\u2019observation clinique cependant, c\u2019est que les lithiasiques savent bien que l\u2019absorption de matières grasses, de fritures ou d\u2019hydrocarbonés en excès, provoque des malaises, des flatulences, et souvent des crises douloureuses.Le facteur « grossesses multiples », est peut être plus important.Pendant la grossesse le métabolisme du cholestérol est altéré.La che - lestérinémie ne varie pas nécessairement.C\u2019est le rapport cholectérol sur cholestérol estérifié qui varie, le premier augmente et l\u2019autre diminue.Il semble, toujours d\u2019après Gardner, que ce trouble métabolique favorise plutôt la production des calculs.Ces grossesses sont nombreuses chez nos mères de famille, et le taux de natalité dans notre région est le plus haut de toute la Province.Il était de 49,5 pour mille en 1949.La règle des 4 F (fat, female, flatulent and forty), n\u2019est pas absolue, loin de là.\u2019 Nous avons vu que le poids moyen de nos malades, ne dépassait pas 12314 livres; par contre si la quarantaine est l\u2019âge le plus fréquent d\u2019apparition de la lithiase, nous avons beaucoup de jeunes femmes, qui ont des cal- culoses bien organisées à 20 ans, ou à 30 ans.Une jeune fille de 13 ans présentait une vésicule remplie de calculs, des crises douloureu- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 ses typiques et de l\u2019ictère.Elle a été opérée.Les plus jeunes n\u2019appartenaient pas tous à des familles lithiasiques.Nous croyons fermement que le facteur alimentaire a un rôle à jouer dans la genèse de la lithiase biliaire dans notre région.Les substances grasses telles que le porc sous toutes ses formes, le beurre, les fritures, les œufs et le lait constituent la base de l\u2019alimentation.Les gâteaux, les pâtisseries très souvent riches en œufs et crème, de même que le chocolat et les sucreries sont, avec les substances grasses, une surcharge pour la cellule hépatique, quand elles sont absorbées en quantité exagérée.Celle-ci devient troublée dans son travail, une stase survient, les échanges cholestéroliques sont déviés, la muqueuse vésiculaire en est surmenée et les éléments constitutifs de la bile se précipitent pour former des calculs: cristaux de cholestérol, pigments biliaires, etc.Nous vous apportons aujourd\u2019hui des faits sans trop les expliquer.Il ne semble pas d\u2019ailleurs facile d\u2019expliquer la genèse de la lithiase.Nous n\u2019avons pas d\u2019ailleurs recherché d\u2019une façon systématique tous les facteurs lithogènes tels que troubles de la dentition, déficience parathyroïdienne, influence de la teneur en calcium des eaux, etc, signalés par certains auteurs.Nous poursuivons nos observations et espérons qu\u2019elles nous amèneront à des circonstances étiologiques ou, du moins, à des facteurs circonstanciels plus précis.Particularités Poids: ____.00L00e 88 à 190 livres Poids moyen: 11.1.12344 * Age: ol.20 à 82 ans.LEBLOND er LAPOINTE: LITHIASE BILIAIRE 157 Age moyen: .cccccacucennunnn 44 ans Grossesses: cc csccmeccconeneccnn Lecce 481 Moyenne: eee een 7 Préférences alimentaires Viandes & ooo eeeeeeeee 92 30) { 30 Légumes: eee 58 Pain: eee 57 Bruits: oe 39 Beurre oe 59 Cree: eee eee eee eee eee meee 27 Lait © eee 27 Desserts: oo Le LL 72 Sucreries: _._.__.202202000000 cc LL 43 Chocolat: ooo eee 24 Malades observés: 100 Hommes: LL.5 Femmes: ee 95 Non mariées: oe 8 Religieuses: oes 13 Mariées: eee 74 BIBLIOGRAPHIE Annuaire Statistique de la Province de Québec, 1951- 52.BEST et TAYLOR: Physiological Basis of Medical Practice.3e édition, p.783, 1943.CACHERA, CAROLI et BOLGERT: Foie, Voies Biliaires et Pancréas.Coll.Médico-Chirur., Flam- marion, édit., Paris.N.FIESSINGER: Traité de Médecine, VIII, p.825.Masson et Cie, édit., Paris, 1948.M.GARNIER et R.PRIEUR : Nouv.traité de Méd.2e édition, XVI, p.861.Masson et Cie, édit.Paris, 1928.\u2019 B.A.HOUSSAY: Physiologie Humaine, I, p.511.Masson et Cie, édit., Paris.M.P.SIDNEY: Diseases of the Digestive System.Page 659, 1941 .Samson WRIGHT: Applied Physiology.9e édit.1952, p.799. RECUEIL DE FAITS Ob + MONOLIASE BRONCHO-PULMONAIRE ! Roger LACHANCE, F.C.C.P., Assistant-médecin-directeur, Sanatorium Bégin (comté de Dorchester, P.Q.).La moniliase broncho-pulmonaire est une affection rare.Les auteurs européens, méme les Francais, sont assez discrets sur le sujet des mycoses pulmonaires de cette nature.C\u2019est toutefois un européen, Castellani, qui, le premier, aurait attiré l\u2019attention sur une forme de moniliase des voies respiratoires qu\u2019il aurait diagnostiquée chez des dégustateurs de thé de Ceylan.Davidson (1), dans son traité intitulé Diseases of the Chest, dit que cette maladie ne se manifesterait d\u2019une manière presque exclusive que chez des résidents des tropiques, plus spécialement du Sud des Indes et de la Malaisie.A cela s\u2019oppose l\u2019opinion de David T.Smith (2) qui affirme que la mo- niliase, comme d\u2019ailleurs la torulose (cryp- tococcose), la géotrichose et, l\u2019actinomycose, peut atteindre des personnes de toutes les latitudes et en n\u2019importe quelle période de l\u2019année.Et les publications américaines, canadiennes et autres (3, 4, 5), de ces dernière années, bien que peu nombreuses, semblent confirmer cette opinion de Smith.L\u2019agent causal de la moniliase broncho- pulmonaire, comme son nom l'indique, est une levure du type Monilia.Et, parmi ces mo- nilias, dont, à l'heure actuelle au moins 150 variétés auraient été identifiées, c\u2019est l\u2019espèce albicans qui serait à peu près la seule susceptible de devenir pathogène.Certains mo- nilias auraient comme habitat les fruits, les feuilles vertes, la paille, l\u2019écorce des arbres, et sont souvent des parasites de la peau et des muqueuses.Mais Orie (3), qui a beaucoup étudié la question des monilias, n\u2019a jamais pu 1.Travail effectué au Sanatorium Bégin, dont le médecin-directeur est le docteur Aimé Gagnon et le chef de laboratoire, le docteur Wilfrid LeBlond.trouver la variété albicans en dehors du corps humain.De plus, Benham et Guerra (3) (cités par Orie) n\u2019en ont jamais trouvé sur la peau de personnes saines.En somme, il semble que l\u2019habitat véritable du monilia albicans n\u2019est pas connu, mais on croit de plus en plus qu\u2019il serait dans le sol.De là, il passerait dans l\u2019organisme, y vivrait comme un saprophyte et, éventuellement, deviendrait pathogène.L\u2019infection par le monilia albicans serait donc endogène.Rubin (4), dans son volume Diseases of the Chest, donne comme caractères pathologiques généraux des mycoses pulmonaires: 1) des formations granulomateuses à siège bronchique ou parenchymateux; il s\u2019agirait de granulations à cellules géantes qui ressemblent beaucoup aux follicules tuberculeux et qui, comme ces derniers, évoluent lentement vers la nécrose et l\u2019abcé- dation; une hyperhémie et une induration pulmonaire avoisinant les foyers de nécrose, une congestion de la muqueuse bronchique qui se couvre d\u2019un exsudat muco-purulent contenant l\u2019agent en cause; une hypertrophie ganglionnaire habituelle; enfin, une atteinte précoce de la plèvre, atteinte souvent compliquée de fistulisa- tion dans les bronches ou à la paroi.Ces caractères pathologiques ont été confirmés dans des cas de moniliase à évolution fatale; ils ont presque tous été constatés, par exemple, lors d\u2019une autopsie pratiquée sur une personne décédée d\u2019une moniliase généralisée et à porte d\u2019entrée respiratoire.L'observation de ce cas, avec étude anatomo et histo-pa- thologique, a été rapportée dans la revue Diseases of the Chest de septembre 1953 (7).2) 3) 4) L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Le Candida (ou Monilia) albicans peut, comme on le sait, déterminer des lésions en plusieurs autres points de l\u2019organisme, soit à la bouche, au vagin, à la peau, aux ongles, soit même à l\u2019endocarde et aux méninges au cours d\u2019états septicémiques.Quant à la symptomatologie de la moni- liase broncho-pulmonaire, voici à peu près ce qu\u2019en dit Smith (2): la toux est tantôt légère, tantôt quinteuse et très fréquente; elle sera ou sèche ou fortement productive (suivant l\u2019importance de l\u2019atteinte broncho-pulmonai- re), provoquant une expectoration d\u2019abondance variable et d\u2019aspect mucoïde avec petits grumeaux gris et qui sera parfois striée de sang.Les crachats seront purulents s'il y a association d\u2019infection à pyogènes.Il y aura état subfébrile ou nettement fébrile.L\u2019atteinte de l\u2019état général sera le plus souvent peu marquée.Le pouls sera accéléré, plus ou moins suivant le degré de l\u2019hyperthermie.Des douleurs thoraciques, surtout antérieures, pourront être accusées, mais elles seront légères.L\u2019examen physique du thorax ne révélera rien de typique.L\u2019inspection sera le plus souvent négative, de même que la palpation.La percussion permettra parfois de déceler un peu de matité ou de submatité dans certaines zones limitées.À l\u2019auscultation, on pourra entendre quelques crépitants fins ici et là et à des niveaux variables d\u2019une journée à l\u2019autre; le murmure vésiculaire pourra être légèrement diminué par endroits.Par contre, dans certaines formes aiguës, on pourrait trouver tous les signes de blocs pneumoniques.L'aspect radiologique en sera un d\u2019ombres de densité variable, à limites imprécises, souvent de type broncho-pneumonique, les apex étant habituellement épargnés.Des films, pris à intervalles rapprochés (par exemple, une ou deux fois la semaine) montreront du nettoyage à certains niveaux alors que de nouveaux foyers sont apparus ou que d\u2019anciens foyers ont pris de l\u2019extension.Les signes d\u2019atteinte pleurale seront fréquents.Castellani a décrit une forme clinique bé- LACHANCE: MONOLIASE BRONCHO-PULMONAIRE 159 nigne, où ne se manifestent que des signes bronchiques, une forme intermédiaire ou moyenne (intermediate), simulant une tuberculose au début, et une forme grave ressemblant à de la tuberculose pulmonaire ulcéro-caséeuse fortement évolutive et qui est souvent mortelle.Mais, l\u2019évolution de la maladie serait le plus souvent favorable et la guérison obtenue en l\u2019espace de quatre à huit semaines.Dans les formes graves, la mort surviendrait au bout de deux à trois semaines.Dans les formes moyennes, si un traitement adéquat n\u2019a pas été entrepris précocement, ce serait l\u2019évolution vers la chronicité et la maladie pourrait alors durer des années.L\u2019infection de l\u2019organisme par des champignons présente beaucoup d\u2019analogie avec l\u2019infection tuberculeuse; en effet, comme ces champignons se développent lentement dans les tissus, la maladie qu\u2019ils déclenchent aura en général une évolution chronique; de plus, les mycoses provoquent la formation de granulations avec cellules géantes et elles déterminent une hypersensibilité tissulaire tout à fait semblable à celle que donne la tuberculose.C\u2019est donc à la tuberculose pulmonaire que ressemblent le plus les mycoses pulmonaires.Et, en présence de toute atteinte pulmonaire d\u2019allure tuberculeuse où la preuve bacillaire est impossible à faire, il faut penser à la possibilité de mycose.De plus, pour éviter un diagnostic tardif, il ne faut pas attendre les résultats de cultures sur Loewenstein, Peragnani ou autre milieu du genre, avant de faire des recherches directes d\u2019agents myco- siques et des cultures sur milieux de Sabou- raud.Ces analyses de laboratoire porteront sur les expectorations ou sur les sécrétions bronchiques ou sur les produits de lavages bronchiques.Orie (3) affirme que le candidat albicans est rarement trouvé dans les crachats et que les opinions contraires relèvent de fautes de techniques ou d\u2019une mauvaise interprétation des lames où ont été étalés les crachats.De 160 plus, il mentionne que, pour être sûr d\u2019une relation entre la découverte des Monilias et le processus inflammatoire pulmonaire, deux conditions sont requises: 1) l\u2019identification précise de la levure (la fausseté du diagnostic d'un bon nombre de cas rapportés de moniliase serait due à une erreur dans l\u2019interprétation des colorations et des cultures (3, 6); 2) la façon de recueillir le produit à examiner doit permettre l\u2019évaluation du résultat; pour respecter cette condition, le prélèvement par voie bronchoscopique n\u2019est ni nécessaire, ni utile; mais, pour éliminer du spécimen ce qui provient de la bouche, il faut, toujours d\u2019après Orie, soit appliquer la méthode de Mulder, i.e.faire des lavages répétés des expectorations dans une solution saline, de façon à enlever le mucus, soit faire la ponction pulmonaire (direct needle aspiration of the lung).Quoi qu\u2019il en soit, en même temps qu\u2019on recherche des agents mycosiques, il est bon de faire des colorations de Gram et des cultures sur milieux ordinaires pour avoir une bonne idée de toute la flore de l\u2019arbre respiratoire.Le Monilia albicans découvert pourrait bien, dans un cas donné, n\u2019être qu\u2019un élément saprophytique alors que l\u2019agent en cause serait de toute autre nature ou n\u2019étre qu\u2019un envahisseur secondaire dans une infection préexistante.Le diagnostic sûr de moniliase doit en être un d\u2019élimination, i.e.qu\u2019avant de le poser, il faut avoir éliminer la possibilité du rôle pathogène d\u2019un autre agent.Quant au rôle pathogène du Monilia décelé, il peut être établi par l\u2019inoculation à l\u2019animal; l\u2019injection au lapin d\u2019un ce.d\u2019une suspension de Candida albicans à 1%, par voie intraveineuse, tue l\u2019animal en 4 ou 5 jours et on y retrouve la levure dans des abcès rénaux.D\u2019après Conant (8), le Candida albicans serait le seu! Monilia à pouvoir déterminer la mort d'animaux de laboratoire.Bien souvent, un diagnostic sûr ne peut être établi sans l\u2019épreuve thérapeutique contrôlée par des examens radiologiques rappro- LACHANCE: MONOLIASE BRONCHO-PULMONAIRE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 chés, par exemple, à intervalles de quelques jours seulement.Le diagnostic différentiel est à faire surtout avec la tuberculose, mais parfois aussi avec une bronchite, les autres mycoses, parfois même, dans certaines formes, avec une pneumoconiose ou une sarcoïde, etc.Le traitement doit inclure le repos au lit, une diète généreuse, des vitamines et autres reconstituants.C\u2019est surtout l\u2019iodure de potassium qui, jusqu\u2019à date, est reconnu comme l\u2019agent le plus efficace contre les mycoses.Smith recommande de faire une épreuve de sensibilité, puis, s\u2019il y a hypersensibilité, une désensibilisation tissulaire à l\u2019aide d\u2019un vaccin préparé avec l\u2019agent causal, cela avant de commencer l\u2019institution graduelle de la médication iodurée; cette procédure permettrait d\u2019éviter des recrudescences de l'infection provoquée par l\u2019iodure.Par contre, Rubin, comme la plupart des auteurs, ne parle pas de désensibiliser, mais il conseille l\u2019administration de fortes doses d\u2019iodure, soit de 40 à 100 grains par jour.L'iodure d\u2019éthyl ou le vert brillant, en aérosols, serait une bonne médication contre les mycoses des voies respiratoires, de même que le violet de gentiane intraveineux, à raison de 5 mgm.par kilo de poids, tous les jours ou tous les deux jours, pour 3 à 6 ou 7 doses.L'iodure de soude intraveineux serait aussi un médicament qui aiderait.Voici l\u2019histoire d\u2019un cas de moniliase bron- cho-pulmonaire que nous avons eu l\u2019occasion d\u2019observer et de traiter au début de cette année: Observation.D.A.(dossier No 1303).C\u2019est un étudiant en droit, âgé de 23 ans, qui est admis au Sanatorium Bégin le 14 janvier 1954 parce que, depuis une couple de mois, il souffre d\u2019un coryza et d\u2019embarras bronchique légers.On ne relève rien de particulier dans les - antécédents familiaux et personnels.Tous les membres de la famille sont vivants et bien portants.La seule affection, dont se rappelle Tome 84 \u2014 Fév.1955 L'Union Méd.Canada avoir été atteint notre malade, est une rougeole survenue dans le bas-âge.Depuis l\u2019âge de 14 ans, D.A.s\u2019est toujours soumis, au début de l\u2019année scolaire, à un examen radiologique pulmonaire.Les rapports de tels examens ont toujours été négatifs, sauf en novembre 1953, alors qu\u2019on décèle des ombres pulmonaires anormales peu étendues.Une recherche du B.K.dans les expectorations est alors négative.Un contrôle radiologique est conseillé pour le mois suivant.La radiographie pulmonaire de ce 23 décembre 1953 incite le médecin consulté à recommander l\u2019hospitalisation dans un sanatorium.En attendant l\u2019admission dans un tel milieu, de la streptomycine et de l\u2019isoniazide sont prescrits.Lors de l\u2019examen d\u2019entrée au sanatorium, l\u2019état général est bon.Il existe bien un léger corvza associé à un peu d\u2019embarras bronchique, mais le malade n\u2019expectore à peu près pas.Il dit se sentir fatigué depuis quelques semaines, être dyspnéique à l\u2019effort, n\u2019avoir plus d\u2019entrain du tout, ce qui contraste avec l\u2019activité débordante à laquelle il s\u2019adonnait habituellement sans jamais ressentir de fatigue.De plus, 1l accuse une sensibilité rétro- sternale légère mais persistante.L\u2019appétit est excellent et la digestion se fait bien.La toux est peu marquée et les expectorations sont muqueuses et mucoïdes, mais peu abondantes.L\u2019examen du cœur est négatif.La tension artérielle est de 120/80.L\u2019examen physique des poumons permet les constatations suivantes: thorax maigre, amplitude respiratoire un peu limitée à gauche, submatité dans l\u2019hémi- thorax gauche où on entend quelques râles humides fins inconstants et très discrets, à des niveaux différents d\u2019une journée à l\u2019autre; à droite, respiration soufflante à l\u2019apex en postérieur, sans autre signe.Comme tout nouvel admis au sanatorium, D.A.subit les examens de routine suivants: radiographie pulmonaire, recherche du B.K.dans les expectorations et le liquide gastrique, avec cultures sur Loewenstein, sédimentation globulaire, formule sanguine, analyse d\u2019urines et B.W.dans le sang.LACHANCE: MONOLIASE BRONCHO-PULMONAIRE 161 La radiographie pulmonaire d\u2019admission (fig.1) nous fait voir un processus inflamma- Figure 1 toire étendu et très actif qui contraste, de même que la sédimentation globulaire à 117 mm., avec l\u2019état général assez peu atteintes constatations, liées à celle d\u2019une atteinte parenchymateuse importante de la région pa- ra-hilaire et basale gauche, font fortement soupçonner l'existence d\u2019une infection non- tuberculeuse.De plus, l\u2019impossibilité de trouver facilement des B.K.dans les expectorations chez un malade dont les poumons sont le siège d\u2019une infection aussi marquée, confirme nos premiers doutes.Nous croyons de plus en plus avoir affaire à une infection non-tuberculeuse, possiblement mycosique, et qui pourrait bien masquer un peu de tuberculose.Aussi nous nous empressons de répéter les recherches du B.K.dans les expectorations et le liquide gastrique et, surtout, nous demandons de pratiquer sur les expectorations les examens de laboratoire suivants coloration de Gram, cultures sur milieux ordinaires et sur milieux 162 de Sabouraud.Le résultat de l\u2019examen sur lames et de la culture sur Sabouraud est concluant: présence en très grande abondance d\u2019Endomyces ou Monilias albicans et absence de tout autre élément microbien, dans toutes les préparations examinées.Voici les rapports des autres examens de laboratoire: Recherches, du B.K.Date Aspect Gaffky Homo Cultures 18-1-54 muqueux nég.X nég.le 13-3-54 20-1-54 muqueux nég.X nég.le 16-3-54 25-1-54 liquide gast.nég.X nég.le 22-3-54 18-2-54 mug.pur.nég.X nég.le 18-4-54 20-2-54 mug.pur.nég.X nég.le 20-4-54 Sédimentations globulaires (Westergreen, après 1 heure) LACHANCE: MONOLIASE BRONCHO-PULMONAIRE 15 janvier 1954 rn 117 mm 29 janvier 1954 ern 91 mm 17 février 1954 .52 mm 24 février 1954 18 mm Formules sanguines 16 janv.1954 9 fév.1954 Globules rouges \u2026\u2026 4,110,000 4,300,000 Globules blancs.10,450 11,650 Hémoglobine \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 86 88 Val.globulaire .1.1.Neutrophiles een.72 63 Basophiles nn 1 1 Eosinophiles ne.9 6 Lymphocytes 13 19 Monocytes \u2026.\u2026\u2026arererrerme 5 11 Formule d\u2019Arneth 23-38-30-7-2 28-34-34-3-1 Analyse d\u2019urines Le 15 janvier 1954: Couleur citrin Aspect trouble Réaction neutre Densité 1015 Albumine nil Sucre nil Dépôt positif Examen microscopique: phosphate trical- cique.Bordet-Wasserman: réaction d\u2019élimination de Kline: négative (21 janv.54).L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Avant tout rapport de laboratoire, de la dihydrostreptomycine et du P.A.S.ont été prescrits.Une fois notre diagnostic confirmé, ces médications n\u2019ont pas été cessées, à cause de la possibilité d\u2019association de mycose et de tuberculose, mais les médicaments suivants furent ajoutés: aérosol à la vaponéphrine et à la streptomycine, iodure de potassium per os, expectorants, antihistaminiques et reconstituants.Durant les trois premières semaines du stage sanatorial, soit du 15 janvier au 10 février, l\u2019évolution de la maladie n\u2019a pas montré de progrès, comme le confirmaient d\u2019ailleurs les radiographies pulmonaires (fig.1 et Figure 2 2) et la courbe de température: celle-ci n\u2019affectait aucun type particulier; elle était tantôt normale, tantôt légèrement élevée, oscillant entre 99 et 100 degrés F.le soir; du 6 au 11 février, soit un peu moins de trois semaines après l\u2019admission, il y eut montée en lysis jusqu\u2019à 102 degrés F., puis, le lendemain, chute brusque à 96 degrés le matin pour n\u2019atteindre le soir que 98 degrés; la température s\u2019est maintenue à ces chiffres normaux jus- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 qu\u2019au départ.Cette chute brusque de température a coïncidé avec une très forte augmentation de la dose d\u2019iodure de potassium (jusqu\u2019à 60 grains par jour).Le malade a d\u2019ailleurs lui-même noté le 11 février un changement subit de son nez et de ses bronches sans toutefois augmentation appréciable du volume de ses expectorations, le tout suivi d\u2019une sensation générale de bien-être.À remarquer l\u2019aggravation pulmonaire bien évidente sur le troisième film (fig.2) et le nettoyage très rapide (intervalle de 12 jours seulement) entre le troisième et quatrième Figure 3 film (fig.3).C\u2019est après la lecture du troisième film que l'iodure de potassium a été prescrit à forte dose (jusqu\u2019à 60 grains par jour).Le malade a été revu à plusieurs reprises depuis son départ du sanatorium en février dernier.Son état général est toujours excellent.Les contrôles radiologiques sont constamment négatifs et les sédimentations normales.D.À.a passé avec succès ses examens de troisiè- LACHANCE: MONOLIASE BRONCHO-PULMONAIRE 165 me année de droit et il fait actuellement sa cléricature.Conclusions 1) Après une courte revue de la question des moniliases broncho-pulmonaires, nous en avons rapporté un cas dont le diagnostic ne peut être mis en doute et qui a répondu favorablement à une médication surtout iodurée; 2) Il y a toujours un grand danger de se tromper quand on s\u2019avise de faire des diagnosties de tuberculose pulmonaire uniquement basés sur des radiographies.Il est bon de se rappeler que, radiologiquement, les mycoses pulmonaires ressemblent surtout à la tuberculose: 3) Des examens de laboratoire multiples doivent être pratiqués chaque fois qu\u2019un diagnostic radiologique de tuberculose n\u2019est pas confirmé par la découverte de B.K.; ces examens doivent être faits le plus tôt possible, de façon à pouvoir permettre un traitement adéquat avant que des processus pathologiques graves et parfois irréversibles se soient installés.BIBLIOGRAPHIE (1) Maurice DAVIDSON: Diseases of the Chest.Oxford University Press, 1948.(2) David T.SMITH: Fungus Diseases of the Lungs.Charles C.Thomas, 1947.(3) N.G.M.ORIE: Candida (Monilia) Infection of the Respiratory Tract.Diseases of the Chest, 22: 107 (juillet) 1952.(4) El N.RUBIN: Diseases of the Chest.Saunders, 1947.(5) André LEDUC: Mycoses pulmonaires.L\u2019Union Médicale du Canada, 82: 790 (juillet) 1953.(6) Alvis E.GREER: The Synergism between Mycotie and Tuberculous Infections of the Lungs.Diseases of the Chest, 16: 33 (juillet) 1948.(7) Sister Mary Antonio KLAPHEKE et JS.HAR- TER: Report of a case of Systemic Moniliasis.Disenses of the Chest, 24: 332 (sept.) 1953.(8) Norman F.CONANT: Laboratory Diagnosis of Pulmonary Mycoses.Am.Review of T.B.\u2026 1950. L\u2019ASTHME DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT! Maurice COMEAU, F.R.C.P.(C.) L\u2019asthme est une affection tenace et récidivante qui désempare le patient et trop souvent lance un défi à l\u2019ingéniosité thérapeutique et à la patience du médecin traitant.A l\u2019Institut Lavoisier, nous nous sommes appliqués depuis quelques années d\u2019abord à juguler rapidement la crise et ensuite surtout à maintenir le patient asymptomatique et à l\u2019abri de rechutes par la désensibilisation progressive.Nous n\u2019insisterons pas sur le côté clinique et séméiologique bien connu.Nous appuierons d\u2019abord sur nos façons de préciser la causalité de la maladie afin d\u2019agir plus spécifiquement sur l'agent causal et ensuite sur nos moyens thérapeutiques dans la crise et dans la prévention des rechutes.L\u2019asthme bronchique, comme vous le saves, se divise en extrinsèque et en intrinsèque.L\u2019extrinsèque a une cause externe, un allergène auquel l\u2019individu est hypersensible.Ses causes sont multiples et quelques-unes sont mises en évidence par l\u2019histoire même du malade, mais la majorité l\u2019est par les épreuves d'allergie que nous administrons par voie in- tra-dermique, parce qu\u2019elle nous semble plus précise.Les allergènes les plus fréquents en cause sont la poussière, les pollens (foin et herbe à poux), les moisissures, les poils d\u2019animaux (chiens, chats, vaches), les plumes, le tabac.L\u2019allergène peut être occupationnel comme la farine pour le boulanger, le poil pour le fourreur ete\u2026 La fumée du tabac avec l\u2019irritation qu\u2019elle comporte amène des asthmes tenaces et récidivants que trop souvent on n\u2019ose pas lui attribuer.Nous avons quelques cas qui se sont amenés et de façon définitive par le seul arrêt de son usage.Nous sommes bien d\u2019avis que l\u2019asth- 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, sept.1954.(Montréal).matique aussi bien que l\u2019emphysémateux ne devrait pas fumer, qu\u2019il soit allergique ou non au tabac, l\u2019irritation bronchique est un facteur suffisant et pour le moins adjuvant.Il est assez rare cependant, bien qu\u2019on en ait rencontré, que l\u2019on puisse mettre en évidence un aliment en particulier qui soit responsable des crises.Le plus souvent l\u2019asthmatique se montre positif à plusieurs aliments à la fois.On lui défendra ceux auxquels il est très sensible, quant aux autres on l\u2019invitera fortement à procéder à une diète d\u2019élimination.L\u2019asthme intrinsèque de cause interne microbienne sera provoqué par un rhume, une grippe, une sinusite, une bronchite ou compliquera un asthme extrinsèque.Le patient peut être fébrile, le plus souvent pas, la formule blanche sera plus élevée, la sédimentation plus rapide, l\u2019analyse des expectorations, qui sont jaunâtres ou verdâtres, pourra mettre en évidence un ou des agents microbiens pathogènes.Les épreuves d\u2019allergie sont moins positives et même négatives suivant que l\u2019asthme intrinsèque est plus ou moins pur.L\u2019infection sera favorisée par des polypes nasaux, que nous rencontrons très souvent et qu\u2019il s\u2019agit de mettre en évidence.Les facteurs psychiques et nerveux ne sont certainement pas en eux-mêmes des facteurs spécifiques pouvant provoquer des 24.25.27.29.sa > 201 P.COHEN et S.J.SCADRON: Placental transmission of protective antibodies against whooping cough by inoculation of the pregnant mother.J.A.M.4.121: 656, 1943.J.NEEDHAM: Chemical Embryology.Volume 3.The Macmillan Co., New-York, 1931.A.KUTTNER et B.FATNER: The colostrum to the newborn infant.Am.J.Dis.25: 413, 1923.J.M.NEILL, E.L.GASPARI, L.V.RICHARDSON et J.Y.SUGG: Diphteria autibodies transmitted from mother to child.J.Immunol., 22: 117, 1932.C.TEN BROECK et J.H.BAUER: The transmission of tetanos antitoxin through the placenta.Proc.Soc.Exper.Biol.and Med., 20: 399, 1922-23.J.STOKES Jr.: Varicella-Herpes Zoster Group.in Viral and Rickettsial Diseases of Man.Edit.T.M.Rivers.J.B.Lippincott Co., Philadelphie.1948.W.D.SUTLIFF et M.FINLAND: Antipneumaococcic immunity reactions in individuals of different ages.J.Exper.Med., 55: 837.1932.L.D.FOTHERGILL et J.WRIGHT: Influenzal meningitis.J.Immunol, 24- 273, 1933.J.A.TOOMEY et M.H.AUGUST: Studies in scarlet fever: blanching with placental serum.Am.J.Dis.Child., 38: 953, 1929.EB.W.TODD: Antihaemolysin titres in haemolytic streptococcal infections and their significance in rheumatic fever.Brit.J.Exper.Path., 13: 248, 1932.J.A.LIGHTY, Jr.et G.K.ANDERSON: Streptococcic antifibrinolysin in newborn infants; 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L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Bulletin de l\u2019Hssociation des Médecins de Langue Francaise ou Canada (Fondée & Québec en 1902) L'Union Médicale DU Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 84, No 2 \u2014 Montréal, février 1955 UNE EXPÉRIENCE AUDACIEUSE DANS L\u2019ENSEIGNEMENT DE LA MÉDECINE Depuis un demi-siècle, l\u2019enseignement de la médecine impose à ceux qui le donnent comme à ceux qui le reçoivent un fardeau sans cesse croissant.L\u2019essor des sciences dites pré- cliniques, la place que les laboratoires ont pris dans la pratique courante et la recherche, le développement des spécialités médicales et chirurgicales, ont tous contribué a cette pléthore de connaissances que nous exigeons de nos étudiants.Cette évolution, sans doute nécessaire, comporte des inconvénients, voire des dangers.L\u2019importance accordée aux services pré-cliniques a conduit a engagement de professeurs spécialisés, consacrés a cet enseignement, et qui se sont tenus inévitablement et parfois volontairement à l\u2019écart des préoccupations cliniques.Cette attitude dont on revient maintenant, a forcé l\u2019étudiant à effectuer par lui-même une corrélation pourtant indispensable.Re- portons-nous au siècle passé et deman- dons-nous si les praticiens qui constituaient le personnel enseignant de nos écoles de médecine de cette époque et qui s'imposaient, souvent à leur frais, la tâche de faire apprendre l\u2019anatomie, la physiologie et la botanique par exemple, ne devaient pas saisir toutes EDITORIAL 203 les occasions de souligner a leurs éle- ves, les multiples applications cliniques qui leur harassaient sans doute l\u2019esprit, au cours de leurs leçons.La corrélation ne faisait probablement pas défaut à cette époque et les étudiants devaient dès le début de leurs cours se sentir vraiment « en médecine » ! De leur côté, les cliniciens d\u2019aujour- d\u2019hui, enseignant en milieu hospitalier une science médicale moderne, basée sur la clinique et le laboratoire, ont mal préparé l\u2019étudiant à subir, sans période de transition, l\u2019adaptation aux limitations et exigences de la pratique générale, et pour corriger cette deuxième lacune et combler ce deuxième fossé, l\u2019on est venu, en certains centres à solliciter le concours de praticiens chargés d\u2019initier l\u2019élève aux phoblèmes qui le confrontèrent à ses débuts dans l\u2019exercice de sa profession, et cette orientation a rappelé la « cléricature d\u2019autrefois », lorsque faute de centre d\u2019enseignement médical autorisé, l\u2019aspirant à la pratique suivait pendant quelque temps un « ancien » auquel il rendait de menus services, tout en absorbant de son mieux la science et l\u2019art de son « patron ».Nous venons de souligner deux lacunes sérieuses de l\u2019enseignement médical de ces dernières décades.Un peu partout, maintenant, des efforts sont faits pour remédier à cette situation.Aucune réforme n\u2019a cependant été aussi radicale et audacieuse que celle de l\u2019école de médecine de \u201cWestern Reserve\u201d, à Cleveland.Le Dr Thomas Hale Ham, prof.de médecine à cette institution, était, il ÿ à quelques jours, l'invité du Dr Jacques Genest, directeur du département de recherches cliniques de l'Hôtel- 204 Dieu.Le Dr Ham a exposé à un groupe de professeurs de chez-nous, l'histoire encore toute chaude de cette aventure pédagogique, dont il est encore impossible d\u2019apprécier les résultats et les répercussions, puisqu'elle commence à peine et que sa phase clinique n\u2019a débuté qu\u2019il y a quelques mois.Il semble qu\u2019au retour de la dernière guerre mondiale, la majorité du personnel enseignant de \u201cWestern Reserve\u201d ait réagi nettement et vigoureusement à l'endroit d\u2019un curriculum pourtant à la page et qui avait, jusqu\u2019à cette période, satisfait à peu près tout le monde.Ceci représente déjà un concours de circonstances assez particulier.Le même personnel n\u2019aurait probablement pas adopté cette attitude, s'il n'avait eu l\u2019occasion d\u2019abandonner sa routine et de la retrouver après quelques années pour la juger à ce moment avec des esprits neufs et plus mûris à la fois.Tout le monde à \u201cWestern Reserve\u201d fut d'accord pour mettre d\u2019abord à l\u2019étude un projet de réforme totale de l'enseignement; ce qui allait exiger de chacun, en plus du curriculum habituel à rencontrer une tâche accrue faite de réunions innombrables au cours desquelles tous les responsables, à tous les échelons, des différentes disciplines, durent s\u2019efforcer de «repenser » en quelque sorte le cours de médecine.Cette recherche d\u2019une formule nouvelle et son adoption prirent quelques années.La réalisation n\u2019a débuté qu\u2019en 1952.Elle s\u2019échelonne sur quatre ans; elle a donc à peine dépassé ce que l\u2019on serait tenté d'appeler « The point of no return y ! ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Il s\u2019est agi d\u2019abord de confier à chaque département à peu près lé\u2019même nombre d'heures d\u2019enseignement que prévus par le curriculum habituel, mais de les répartir et de les orienter différemment.Les unités d\u2019enseignement ne sont plus alors représentées par les départements mais par les différents systèmes ou appareils qui composent l\u2019organisme humain.Si l\u2019on traite, par exemple, du système nerveux on fera, en même temps, appel à l\u2019anatomiste, au physiologiste, au biochimiste et au clinicien, et le travail de laboratoire que l\u2019on exigera de l\u2019élève en rapport avec cette étude s'effectuera avec la même synergie et dans un seul local que l\u2019étudiant reconnaît bientôt comme son «coin à lui», et où il retrouve des compagnons d'équipe, toujours les mêmes.Cette «cellule », elle-même divisible au besoin, devient une unité de travail et d\u2019étude, que l\u2019on maintiendra jusqu\u2019à la fin du cours.A chaque unité sont attachés, à tour de rôle des moniteurs, gens de laboratoire, cliniciens et praticiens que l\u2019on a trié sur le volet et qui s\u2019occupent pendant de longues périodes, voire même un an, du même groupe de huit élèves.Dès le début de ses études, l'élève, à \u201cWestern Reserve\u201d, est initié aux aspects cliniques, aux « résonances » cliniques et clinico-sociales des notions théoriques nouvellement acquises et tout de suite appliquées.Le rôle du praticien a cet égard est prépondérant.Plus tard, à la phase du « clerkship », on s\u2019efforcera en attribuant à l\u2019étudiant un local qui s\u2019inspirera de l\u2019installation qu\u2019il connaîtra éventuellement en pratique médicale courante, de l\u2019entraîner plus adéquatement en vue de L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 ses futures activités et ceci toujours sous la tutelle d\u2019un praticien qui aura offert ses services dans ce but.L\u2019expérience de \u201cWestern Reserve\u201d ne doit pas être jugée à la lumière de cette présentation inadéquate et incomplète.Elle comporte d\u2019autres initiatives qui en font, avec celles que nous avons ÉDITORIAL 205 soulignées, une aventure pédagogique fascinante.Nous avons surtout tenu à mettre nos lecteurs au courant de certains aspects de cette «révolution » dont nous pourrions nous inspirer, pour le plus grand bien des élèves que l\u2019on nous confie.Roger-R.DUFRESNE. VARIÉTÉS 2-e- ++ PSYCHANALYSE \u2014 RÉALITÉ MÉDICALE ! VY.VOYER Ce sujet est trop complexe pour être abordé en seulement vingt minutes, autrement que par des images frappantes, suggestives et réalistes \u2014 Aussi ai-je choisi à l\u2019Office National Canadien du Film l\u2019œuvre du Dr Spitz.Je ne puis vous montrer qu\u2019une première des trois parties de cette réalisation.Je vous prie d\u2019observer et de comparer les attitudes \u2014 les gestes de ces bébés \u2014 leurs expressions émotives \u2014 comme leur pauvreté de réactions avec les comportements des adultes qui se présentent à vous, médecins, chirurgiens, endocrinologistes comme praticiens généraux.Faites une comparaison avec les anxieux, les mélancoliques, les déprimés de votre clientèle, avec les adultes eux-mêmes.Je vous présente le Dr Spitz en deux mots: psychiatre clinicien d\u2019Allemagne, il est passé chez Henri Wallon à Paris avant de s\u2019installer définitivement à New-York après la dernière guerre.Avec éclectisme, il a observé des milliers d\u2019enfants, a pris des kilomètres de film, comme cela, sans apprêt, dans les crèches.Il n\u2019est pas un psychanalyste à l\u2019origine, mais bien un psychiatre de l\u2019enfance.Ce n\u2019est qu'après ses recherches accomplies qu\u2019il rend hommage à l\u2019esprit de « clinicien réaliste »\u2014de « chercheur consciencieux » de Freud.Car il faut garder à l\u2019esprit que toutes les hypothèses de Freud sur la génétique infantile des troubles psychiques ne sont pas sorties d\u2019observations d\u2019enfants.Freud n\u2019a pas fait de psychiatrie de l\u2019enfance.Toutes ses hypothèses furent déduites d\u2019analyses des rêves et des associations des sujets adultes sur la couche analytique.Le Dr Spitz démontre dans ce film que, l'hygiène physique demeurant la plus par- 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, sept.1954.(Ottawa).faite, les bébés au berceau peuvent développer des troubles morbides: dépression, angoisse, anoréxie, des troubles dégénératifs avec branlement ou balancement du corps, masturbation, coprophilie, coprophagie, etc.tels que décrits par Freud selon les phases orales et anales du développement en rapport avec l\u2019affection de l\u2019entourage.Voyons le film et nous commenterons après cela les implications cliniques de cette vieille découverte que la médecine n\u2019a pu encore s\u2019assimiler avec la paix et la conscience sereines avec laquelle elle a accepté pourtant d\u2019autres hypothèses.(Film du Dr Spitz \u2014 « La Perte de la Mère », « Péril de l\u2019Enfance »).Ce film que j'ai présenté à des religieuses d\u2019une crèche a provoqué une très curieuse réaction.Les anciennes ont nié avoir jamais observé de tels troubles dans leur institution, quand soudain, avec fougue, de jeunes sœurs se levèrent pour emphatiquement me décrire les mêmes troubles, allant jusqu\u2019à décrire les troubles du comportement (coprophagie \u2014 masturbation) des 2e et 3e partie de l\u2019œuvre de Spitz que nous n\u2019avons pas encore obtenues à notre bibliothèque canadienne « Ceux qui n\u2019ont d\u2019yeux pour ne point voir ».N\u2019est-ce pas un peu ce qui nous arrive jeunes médecins, étudiants ou internes?Il nous prend une mélancolie à observer des faits que nos professeurs ne voient point ou qu\u2019ils rejettent d\u2019emblée comme non importants si nous les faisons observer.Et plus tard, nous ne voyons plus nous-mêmes que ce que l\u2019on a bien voulu nous montrer du doigt.Au bureau, il n\u2019y a plus un médecin pour ne point admettre que devant 70% des malades, il n\u2019y a que la feuille de prescription pour nous consoler de notre impuissance, et souvent pour forcer le patient de disposer de sa personne.Il nous L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 arrive donc à nous aussi de refuser de voir.Or, la découverte de Freud apporte une nouvelle dimension à la clinique.La psychiatrie, attachée longtemps à la seule nosologie devint décevante.Qui de nous était satisfait des rapports de consultation aux descriptions savantes, avec un diagnostic et un pronostic des plus vagues dans leur contenu réel?Freud a lancé les recherches psychiatriques dans l\u2019étude phénoménologique des troubles psychiques et y a ajouté une troisième dimension \u2014 celle-ci toute nouvelle en science clinique \u2014 l\u2019étude de la dynamique affective de la névrose et de la psychose tout comme de la maladie physique.Vous avez vu des bébés, privés du contact constant, spécifique de la mère, dégénérer en une ou deux semaines, présenter des troubles morbides de la personnalité.Par contre, vous les avez vu récupérer intégralement dès que le contact était repris.De ceci, la psychanalyse a permis de tirer trois conclusions: a) La psychose et bien des névroses n\u2019ont pas d\u2019autres mécanismes que cette première expérience infantile au «berceau» (nest situation); ressuscitée au cours de l\u2019âge adulte par un deuil une séparation conjugale ou de simples événements banals.Ces événements déterminent une réactivation dramatique de la situation primaire.b) Bien des troubles somatiques (tensions pré-menstruelles, asthmes, migraines, douleurs arthritiques, crises anxieuses cardiaques, aménorrhée, etc) n\u2019ont de signification clinique entière que si le médecin sait reconnaître et dépister dans le contenu psychique de son patient cette situation antérieure du « nid » familial.c) La cure de ces troubles ne saurait jamais être complète et entière sans une intervention spécifique, la cure de psychothérapie analytique.a) Conditionnement primaire de la morbidité psychique | Pour démontrer le réalisme clinique de cette hypothèse freudienne il est nécessaire premièrement aux psychanalystes de travailler VOYER: PSYCHANALYSE 207 intimement avec les médecins, afin de leur permettre d\u2019observer une série de cas cliniques et de se compromettre eux-mêmes et deuxièmement pour démontrer objectivement cette nouvelle dimension de la psychiatrie aux psychiatres qui résistent encore, il nous faut les faire participer à cette « gnose » que le psychanalyste a comme dans son initiation propre en se faisant psychanaliser lui-même, et qui s\u2019enrichit chaque jour dans sa pratique.1° Cas clinique: Je vous cite brièvement un cas que j'ai vu ce matin en consultation: R.D.17 ans est envoyé par le juge après comparution en cour pour faux chèques.L\u2019adolescent est imberbe, très acnéique, pâle et la voix grêle.Le père nous parle de traitements médicaux dispendieux suivis depuis 5 ans chez le dermatologue, chez le cardiologue et chez un endocrino- logiste qui lui a donné depuis un an des hormones androgéniques.Physiquement, l\u2019examen ne démontre aucune anormalité somatique excepté un infantilisme du développement des caractères secondaires de l\u2019homme.L\u2019examen psychiatrique démontre que l\u2019enfant à l\u2019âge de trois ans, et deuxième d\u2019une famille de 4 enfants, a vu son père partir pour outremer où il fut pendant 5 ans, soldat de l\u2019armée canadienne.L\u2019enfant aujourd\u2019hui nous dit spontanément qu\u2019il collectionne les photographies d\u2019acteurs mâles du cinéma, qu\u2019il les regarde chaque jour, qu\u2019il imite la manière de s\u2019arranger les cheveux, de s\u2019habiller, ete, de l\u2019un et de l\u2019autre de ces acteurs.« Je me sens seul.Papa ne me parle jamais.Je marche dans la rue et ne peux m\u2019empêcher de m\u2019observer dans chaque vitrine.La femme ne me dit rien et je l\u2019évite.Docteur, je veux vous dire une chose bien importante: il y a deux ans, une femme est venue se promener avec un petit garçon de 11 ans.Je suis tombé amoureux de lui et lui ai acheté toutes sortes de friandises.Depuis, c\u2019est le troisième petit garçon de 12 ans avec qui je suis tombé en amour.Ne m\u2019hospitalisez pas car je m\u2019ennuirais énormément du petit 208 voisin que je vois tous les jours.Mais je n\u2019ai jamais fait le vice.» Cette histoire est une histoire courante en psychiatrie.L\u2019expérience première de l\u2019enfant qui a perdu son père à 3 ans (période décrite par Freud comme la plus importante de la vie, celle de l\u2019identification œdipienne), cette expérience première a conditionné le trouble psycho-pathologique actuel.L'enfant, son histoire le démontre, cherche intensément à s\u2019identifier à une personnalité mâle.Si cette identification primordiale ne se fait pas au tournant de l\u2019adolescence il ne saurait jamais accéder normalement à l\u2019amour de la femme.Ses délinquances se répéteront dans le sens de l\u2019identification ou de la dépendance d\u2019autres hommes.Les troubles somatiques, traités malencontreusement jusqu\u2019ici en médecine, ont coûté une fortune au père et n\u2019ont produit aucun résultat.Nous savons comme psychanalyste qu\u2019une thérapeutique spécifique est seule capable de réhabiliter cet enfant.Nous touchons là à la déficience de la médecine clinique qui s\u2019est perdue dans les techniques et se refuse à accepter les notions de phénoménologie et de la dynamique affective.Nous croyons fermement que la clinique mourra si elle n\u2019accepte pas la psychanalyse.Il nous faut louer ici les initiatives du docteur Spitz, les initiatives du professeur Heuyer qui récemment au Canada a fait des conférences très objectives sur la nécessité de l\u2019étude de l\u2019affectivité humaine en médecine.Je voudrais louer ici publiquement l\u2019école française de psychiatrie avec les noms de Delay, d\u2019Henri Ey, de Parcheminey, La Forgue, Dolto-Ma- rette; ces chefs de file, psychiatres et psychanalystes qui ont su adapter les disciplines psychanalytiques aux conceptions organo-dy- namiques de la psychiatrie.Le professeur Heuyer exige même que ses élèves en psychiatrie soient eux-mêmes psychanalysés.2° Nécessité d\u2019une psychanalyse didactique pour le jeune psychiatre: l\u2019expérience primaire du malade psychique n\u2019est pas un fait existentiel qui lui est exclusif.L\u2019amour parfait dans le monde n\u2019existe pas et spéciale- VOYER: PSYCHANALYSE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 ment l'amour parental.Pour que le psychiatre comprenne ses malades il lui faut d\u2019abord réactiver lui-même ses expériences primaires.L'initiation psychanalytique est une expérience profonde qui fait acquérir au jeune psychiatre une habileté professionnelle incomparable.Pour le démontrer je ne peux faire autre chose que de vous demander, médecins, d\u2019observer les psychiatres dans la pratique et de méditer sur l\u2019habileté de ceux-ci et de tâcher de reconnaître par vous-même la valeur propre de la spécialisation psychanalytique.b) Troubles somatiques Que des troubles somatiques dérivent du trauma de l\u2019expérience première affective, ceci est rendu évident depuis des études faites en particulier dans l\u2019asthme, la migraine, la sinusite, la rhinorrhée dite des nouveaux mariés, les vomissements de la grossesse, les dysménorrhées, les ulcères d\u2019estomac etc.Il est grave de voir que la clinique a perdu pied devant tous ces troubles psycho-somati- ques.De là le développement de la charlatanerie en Amérique.Je crois réellement que si nous voulons combattre le chiropraticien et ses confrères, il nous faut réaliser l\u2019élément positif qui existe dans cette spécialité.Malheureusement, dans la Province de Québec, la campagne contre les charlatans demeure négative.L\u2019on ne fait que s\u2019appliquer à nier leurs postulats qui ne sont en fait que des erreurs grossières en y ajoutant nos propres grossièretés.Cependant, lorsque l\u2019on rencontre un de leurs clients (souvent une religieuse en charge d\u2019un département de médecine qui va prendre son massage hebdomadaire) il faut reconnaître là que l'humain qui se soumet à une telle expérience y prend un profit.Ce profit correspond à une satisfaction charnelle que seule la théorie de Freud nous a permis de comprendre.Le massage lombaire ou dorsal, la théorie spinale du chiropraticien illustrent dans toute la profondeur symbolique l\u2019équiva- .lence masturbatoire de cette thérapeutique.L\u2019on pourrait écrire des chapitres sur ce sujet considérant la personnalité paranoïde des pra- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 ticiens de la chiropratie, leur infantilisme affectif qui se reflète comme un miroir dans la personnalité de leurs clients.Si l\u2019élément positif, celui de la satisfaction libidinale, était sérieusement étudié, nous pourrions, nous médecins, l'utiliser rationnellement et corriger chez le sujet les déficiences d\u2019habitudes et du comportement que la charlatanerie ne fait qu\u2019encourager et aggraver.3° Cure psychanalytique La cure psychanalytique présente aujour- d\u2019hui des problèmes qu\u2019il faudrait aussi étudier.L'hypothèse de Freud semble intéresser plus les sociologues, les ethnologues et certains psychologues.Il est grave de voir actuellement de prétendus psychanalystes envahir le champ de la thérapeutique.Certains directeurs spirituels même ont gravement réduit leur direction à des interprétations psychanalytiques.Non seulement ils font faillite en direction spirituelle, mais ils rationalisent tellement leur patient en terminologie freudienne que leur intervention n\u2019ont plus aucune valeur thérapeutique.J\u2019ai vu un critique littéraire psychanalysé comme tel et qui ne peut plus interpréter une œuvre littéraire en dehors de scheme freudien.Il va sans dire que ses textes ont perdu tout intérêt littéraire et qu\u2019il ne saurait en médecine n\u2019avoir aucune valeur utilitaire.C\u2019est tout comme l'historien qui en reviendrait à la méthode médicale d\u2019interpréter l\u2019histoire.Vous connaissez tous cette proposition d\u2019un historien qui étudiant le Siècle de Louis XIV parle du Roi Soleil d\u2019avant sa fistule VOYER: PSYCHANALYSE 209 anale et de Louis XIV par après.C\u2019est dire que la psychanalyse a aujourd\u2019hui subi des développements qui la font échapper à la clinique.Et pourtant la proposition freudienne reste une proposition clinique et thérapeutique.Toutes les extrapolations ultérieures n\u2019ont rien apporté d\u2019autre qu\u2019une terminologie, nous ont exprimé ce que les anciens avaient dit d\u2019une manière moins mythologique.kk Je concluerai en disant: 1° que la clinique en médecine profiterait d\u2019une familiarité avec la psychanalyse.J\u2019ose même dire, après les trois années que j'ai passées avec les psychiatres de France, que la psychanalyse sauvera la clinique des dangers des techniques modernes.2° qu\u2019un groupe de thérapeutes chiropra- ticiens, pseudo-psychologues, orientateurs et directeurs, psycho-thérapeutes non compétents envahissent le champ de la thérapeutique que la médecine clinique se doit de défendre à tout prix.3° nos universités sont en train de laisser s\u2019installer dans leurs murs des écoles ou facultés (et je ne parle pas que de l\u2019école de chiropraticie) dont les programmes, et l\u2019attitude pseudo-scientifique des professeurs sont fondés sur des postulats faux et pathologiques, déformations de la pensée médicale, et dirigés contre la médecine.Demandons-nous s\u2019il n\u2019y a pas là de notre faute et si nous ne nous sommes pas éloignés de l'humain tout comme la mère de l\u2019enfant au berceau, dans ce film de Spitz. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES ee + RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES Des protéines récemment \u2018isolées peuvent jouer un rôle dans l\u2019immunité naturelle.L\u2019appareil de Cohn servant à fractionner le sang est fabriqué à l\u2019échelle com- mercrale.Mise au point d\u2019une épreuve salivaire simple pour le diagnostic des affections thy- roidiennes.Un sac de papier aide au diagnostic de l\u2019hyperventilation.L\u2019ingestion précoce d\u2019aliments solides n\u2019exerce aucune influence sur la croissance des mourrissons.Les troubles caractériels de l\u2019enfance sont attribués à des traumatismes de la mé- riode prénatale.Parmi les progrès significatifs réalisés par les savants de l\u2019Amérique du Nord pendant le mois d\u2019août figure la découvre d\u2019une protéine sanguine susceptible de fournir un indice sur le phénomène de l\u2019immunité naturelle.Un groupe de chercheurs de l\u2019Institut de Pathologie à la Western Reserve University de Cleveland a rapporté avoir isolé une protéine sérique qui semble jouer un rôle important dans l'immunité naturelle (1).En essayant d\u2019isoler un composant (C\u201d3) de « complément », le docteur Louis Pillemer et ses collaborateurs ont découvert une protéine sérique qu\u2019ils ont appelée properdine.En rapportant leur découverte, les savants ont déclaré que la properdine « prend part à des activités diverses, telles que la destruction des bactéries, la neutralisation des virus et la lyse de certains globules rouges ».La properdine humaine est une euglobuline dont le poids moléculaire est d\u2019au moins 8 fois plus élevé que celui de la gamma globuline.Elle n\u2019agit qu\u2019en association avec un «complément » et avec des ions de magnésium, et se distingue des anticorps à bien des égards, y compris par son absence de spécificité.Les sérums des différentes espèces animales diffèrent entre eux au point de vue de leur teneur en properdine.Parmi tous les animaux à chaud sang étudiés, le rat possède la concentration la plus haute en properdine (25 - 50 unités par ml.de sérum), le cobaye la concentration la plus basse (1-2 unités), et l\u2019homme une concentration intermédiaire (4 - 8 unités).Selon les chercheurs, ces résultats tendent à corroborer le rôle de la properdine dans l\u2019immunité naturelle, puisqu\u2019il « est bien connu que le rat est très résistant à l\u2019infection et que le cobaye en est assez sensible ».Ches les vaches, les porcs et les moutons, on a noté des corrélations semblables entre la teneur en properdine et la résistance naturelle de l\u2019animal.On possède des preuves plus directes sur le rôle de la properdine dans le phénomène de l\u2019immunité grâce à des expériences qui ont démontré que la protéine est douée de propriétés bactéricides et lytiques.Après suppression de la properdine, des sérums normaux ont perdu leur pouvoir de détruire les Shi- gella dysenteriæ, mais après restitution de la properdine, on a vu réapparaître dans ces sérums des propriétés bactéricides essentiellement normales.De même, l\u2019inactivation ou la suppression de la properdine a fait perdre au sérum le pouvoir de détruire certains globules rouges, alors que la restitution de la protéine a fait réapparaître toutes ses propriétés lytiques.Le groupe a signalé que des études sont en cours à l\u2019effet de déterminer le rôle du système properdinique dans la neutralisation des virus.Le groupe du docteur Pillemer a recherché également la relation éventuelle entre la pro- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 téine nouvellement isolée et l\u2019irradiation.Ces travaux furent entrepris sur base de la théorie suivant laquelle la sensibilité aux bactériémies des rats soumis à une irradiation de tout leur corps pourrait relever de l\u2019action destructrice des radiations sur le système properdinique.Ces études ont montré que les concentrations de properdine baissaient notablement dès le début de la période qui succède à l\u2019irradiation.Selon les savants, « les faibles concentrations de properdine atteintes entre 2 et 7 jours suggèrent l\u2019existence d\u2019une relation causale entre la destruction de la properdine et le début des bactériémies graves aboutissant à la mort».* x > La Protein Foundation, Inc., a annoncé la mise en fabrication à l\u2019échelle commerciale d\u2019un nouvel appareil portatif, conçu à l\u2019Université de Harvard, destiné au fractionnement du sang (2).Cinq modèles ont été achevés, dont un a été envoyé au Centre de Recherches de l\u2019Armée française à Paris.Le nouvel appareil, perfectionné au cours de vingt années d\u2019expériences entreprises par le groupe de Harvard, a été nommé d\u2019après feu le docteur E.J.Cohn qui dirigea l\u2019équipe de recherches pendant de nombreuses années.Les travaux actuels indiquent que l\u2019appareil de Cohn permettra d\u2019assurer une efficacité plus grande dans l\u2019emploi du sang disponible en vue de produire des dérivés sanguins et de diminuer le risque d\u2019infections virales transmises par les transfusions.L\u2019appareil de fractionnement a approximativement les dimensions d\u2019une machine à laver.Il renferme des séries de centrifugeuses, de filtres et de colonnes pour les échanges ioniques faites d\u2019acier inoxydable, de matière plastique et de verre.On procède de la façon suivante: le donneur de sang est étendu au-dessus du niveau de l'appareil.Le sang du donneur s\u2019écoule à travers un tube en matière plastique, immergé dans un bain d\u2019eau dont la température est très voisine du point de congélation, dans une centrifugeuse légère à fonctionnement continu.RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES 211 Là le sang est fractionné en plasma, en leucocytes et en globules rouges.Le plasma, traité par un composé à base de zinc, passe alors à travers un tube dans une autre centrifugeuse où les fractions de protéines (par ex.la gamma globuline) sont retirées.La fraction restant dans la centrifugeuse est une solution stable de protéine plasmatique.On peut l\u2019employer à la place du sérum ou du plasma et elle reste stable même sans réfrigération.Pour éviter le mouillage, toutes les parties métalliques ont été enduites de silicone et on a partout remplacé les récipients de verre et les tubes en caoutchouc par du matériel plastique.Les plaquettes sanguines et le calcium sont retirés par un filtre d\u2019échange à perles de résine.On croit que l\u2019appareil sera en fin de compte modifié de façon à ce que le sang soit simplement «emprunté » d\u2019un donneur.Cet appareil de fractionnement prélèverait de façon sélective les éléments les plus précieux et ramènerait les fractions restantes au donneur, rendant ainsi possible aux personnes de « prêter » du sang souvent, sans risque d\u2019anémie.® * * On vient d\u2019ajouter à l\u2019ensemble des procédés employés pour dépister les troubles thyroïdiens une épreuve salivaire relativement simple pour le diagnostic des cas limites.Cette épreuve, rapportée par le docteur H.G.Thode et ses collaborateurs de l\u2019Université McMaster à Hamilton au Canada, s\u2019appuie sur le fait que les malades hyperthyroïdiens « sécrètent des quantités considérablement plus faibles d\u2019iode radioactif que les sujets à thyroïde normale, alors que les sujets hypothyroïdiens montrent une sécrétion bien plus élevée d\u2019iode radioactif dans la salive ».(3).Des travaux antérieurs ont indiqué qu\u2019une «relation bien nette existe entre les fonctions thyroïdienne et sous-maxillaire; ils suggèrent, en outre, que les épreuves salivaires à l\u2019iode radioactif chez les sujets à thyroïde normale et chez les malades hyperthyroïdiens ou hypo- thyroidiens peuvent corroborer et s\u2019ajouter aux épreuves thyroidiennes classiques ». 212 RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES Chez plus de 80 malades l\u2019iode radioactif fixé, l\u2019iode radioactif excrété par la salive ainsi que le rapport de conversion ont été calculés par le groupe canadien à l\u2019aide de compteurs à scintillation spécialement conçus, 24 heures après administration d\u2019une dose de 50 micro- curies d\u2019I!5!, Dans l\u2019épreuve du rapport de conversion, on compare l\u2019activité enregistrée pour l\u2019échantillon de la fraction protéinique liée après 24 heures avec celle du plasma original, le rapport des activités étant désigné rapport de conversion.Les examens salivaires ont été pratiqués sur des échantillons aliquots de 3 cm* de salive, prélevée 24 heures après administration de l\u2019iode radioactif en tant que corps marqué.Selon les auteurs, «les résultats montrent une corrélation remarquable entre la quantité d\u2019iode radioactif sécrétée par les glandes salivaires 24 heures après administration d\u2019une dose donnée et la fonction thyroidienne.».Les auteurs font remarquer que si les chiffres salivaires peuvent, par eux-mémes, servir comme épreuve diagnostique grossière de la fonction thyroïdienne, on obtient, cependant, un diagnostic plus précis quand l\u2019activité de la salive (S) est considérée en relation avec l\u2019activité de l\u2019iode lié aux protéines (ILP) dans le plasma.Le rapport « S-ILP » tient compte tant de la sécrétion d\u2019iode radioactif par les glandes salivaires que de la sécrétion de radiothvroxine par la glande thyroïde et «semble être un indice excellent de l\u2019état de la fonction thyroïdienne ».Les auteurs signalent que les épreuves salivaires devraient être particulièrement utiles dans le diagnostic de l\u2019hypothyroïdie, qui est plus difficile à dépister précocement que l\u2019hyperthyroïdie.Les auteurs déclarent que ces résultats viennent à l\u2019appui des théories récentes selon lesquelles les glandes sous-maxillaires non seulement concentrent l\u2019ion iode, mais prennent également part au cycle de l\u2019iode par l\u2019intermédiaire de la thyroxine.® # % On s\u2019est servi avec succès d\u2019un simple sac de papier tant comme méthode adjuvante pour L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 le diagnostic de l\u2019hyperventilation chronique que comme traitement de début de cette affection.En décrivant sa technique du sac de papier dans le Journal of the American M ed- ical Association, le docteur Bernard I.Lewis fait relever que le diagnostic est souvent rendu difficile par la présence de syndromes mixtes et par les «symptômes vagues non spécifiques dont se plaignent » les malades (4).Il dit, par exemple, que sur 50 cas diagnostiqués par la suite comme hyperventilation chronique, 49 malades avaient été antérieurement diagnostiqués comme ayant des affections tant disparates que rhumatisme articulaire aigu, asthme, ulcère gastro-duodénal, arthrite, épilepsie, poliomyélite, et aussi bien hyperthyroïdie qu\u2019hypothyroïdie.Le docteur Lewis fit remarquer que l\u2019hyperventilation chronique peut relever de troubles organiques, psychiques ou psycho-organiques.Toutefois, l\u2019élément initial qui fait apparaître le syndrome d\u2019hyperventilation chronique réside dans une augmentation des échanges respiratoires pendant une période prolongée.Il en résulte une déficience en anhydride carbonique qui entraîne des troubles biochimi- ques, neurovasculaires et neuromusculaires étendus lesquels, à leur tour, produisent une réaction psychique d\u2019appréhension qui accentue et perpétue l\u2019hyperventilation, aboutissant ainsi à un cercle vicieux.Le docteur Lewis explique que la première étape de l\u2019épreuve diagnostique du sac de papier consiste à reproduire chez le malade une exacerbation aiguë du syndrome dont il se plaint par une hyperventilation volontaire.Ceci entraîne une crise caractéristique, qui comprend généralement des douleurs thoraciques et gastriques et souvent un aspect congestionné du visage et de l\u2019éructation.On donne ensuite au malade un sac de papier avec lequel il couvre son nez et sa bouche, et on lui demande de respirer: Ceci élève le taux d\u2019anhydride carbonique et les «symptômes disparaissent dans l\u2019espace de 30 à 60 secondes ». L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Le docteur Lewis a insisté sur le fait qu\u2019il ne s\u2019agit pas là uniquement d\u2019une épreuve diagnostique, mais que cette méthode représente aussi le commencement du traitement.« La reproduction et la résolution spectaculaires de l\u2019attaque raffermissent l\u2019importance de la relation entre le médecin et le malade.Ils aident le malade à comprendre la nature de son affection.et lui fournissent un moyen efficace pour maîtriser toute crise ultérieure ».Il a conclu en écrivant: «Souvent on n\u2019a pas besoin de faire autre chose pour ramener le malade à son état antérieur de bonne santé.De toute façon, le chemin est préparé pour des procédés thérapeutiques supplémentaires.» * * * A la fin d\u2019une année d\u2019étude on n\u2019a observé aucune différence notable soit dans la croissance soit dans la santé de deux groupes de nourrissons, dont un groupe avait reçu des aliments solides déjà dans les quatres premières semaines de la vie, tandis que l\u2019autre n\u2019avait été mis à ce regime que vers la neuvième semaine ou même plus tard.Ces travaux que nous devons au docteur Robert W.Deisher et Shirley S.Goers, attachés au Child Health Center de l\u2019Université de Washington à Seattle, ont porté sur quatre- vingt-cinq nourrissons âgés d\u2019une à quatre semaines (5).Alors que l\u2019on administra à un groupe de 45 nourrissons des aliments solides, tels que des céréales cuites, dès les 4 premières semaines, on a mis les 40 autres nourrissons pendant les 9 à 12 premières semaines à un regime consistant soit en lait de femme soit en laits modifiés selon un régime au biberon, avec un supplément de vitamines; les aliments solides ont été ensuite progressivement introduits.La plupart des enfants furent suivis pendant un an et, d\u2019après les savants, 80 pour cent environ de chaque groupe ont montré une croissance normale.Les chiffres de l\u2019hémoglobine et des globules rouges trouvés dans les échantillons de sang des nourrissons n\u2019ont montré « aucune différence significative » entre les deux groupes.RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES 213 Les chercheurs ont également signalé qu\u2019il n\u2019y avait « pas de différence significative dans l\u2019importance de la constipation, des coliques, des régurgitations excessives ou des réveils nocturnes.».Le nombre de nourrissons refusant et acceptant de prendre de la nourriture était approximativement le même dans les deux groupes, de sorte que les chercheurs pensent que «l\u2019on pourrait se hasarder de dire que le temps de l\u2019adjonction des aliments solides au régime des nourrissons ne semble pas influencer le degré d\u2019acceptation ».* # * Selon le docteur Paul V.Lemkau, professeur d\u2019administration sanitaire à l\u2019Université Johns Hopkins, Baltimore, un grand nombre des troubles caractériels chez les enfants, fréquemment considérés comme relevant de causes psychologiques, peut en fait être le résultat de traumatismes avant la naissance, consécutives à des complications obstétricales (6).Au cours d\u2019une réunion du Cinquième Congrès Mondial de l\u2019Hygiène Mentale tenue à Toronto, le docteur Lemkau a déclaré que l\u2019on est en train de mettre cette hypothèse à l\u2019épreuve aux Etats-Unis.On a montré, a-t-il dit, que les expériences précédant la naissance ont une influence nette sur la maladie de Little, l\u2019épilepsie et la déficience mentale.Il a fait remarquer que ceci est peut-être encore plus évident « dans les troubles caractériels chez les enfants d\u2019âge scolaire, surtout s\u2019il s\u2019agit d\u2019un comportement à caractère confusionnel et hyperactif ».Le docteur Lemkau a également déclaré que les recherches indiquent la possibilité d\u2019un facteur de traumatisme cérébral dans beaucoup de problèmes caractériels scolaires et que, selon toute probabilité, les psychiatres ont été enclins à négliger cette possibilité.Selon le docteur Lemkau, les résultats des recherches en cours sont susceptibles d\u2019amener des changements dans les méthodes d\u2019éducation ayant trait à de tels enfants car «un 214 enfant qui a une difficulté organique à penser doit être enseigné \u2014 et traité par psychothérapie \u2014 d\u2019une façon différente des enfants dont les troubles caractériels sont exclusivement d\u2019origine psychologique ».REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES (1) Louis PILLEMER et coll.: The Properdin System and Immunity: Demonstration and Isolation of a New Serum Protein, Properdin, and Its Role in Immune Phenomena.Science, 120: 279 (20 août) 1954.(2) Communication de la Protein Foundation, Inc.(16 août) 1954.RECHERCHES ET DÉCOUVERTES MÉDICALES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 (3) Harry G.THODE et coll.: Studies and Diagnostic Tests of Salivary-Gland and Thyroid-Gland Function with Radioiodine.New Eng.Jour.of Med., 251: 129 (juillet) 1954.(4) Bernard I.LEWIS: Chronic Hyperventilation Syndrome.Journal of the Amer.Med.Assoc., 155: 1204 (31 juillet) 1954.(5) Robert W.DEISHER et Shirley S.GOERS: A Study of Early and Later Introduction of Solids into the Infant Diet.Journal of Pediatrics, p.191 (août) 1954.(6) Présenté au Cinquième Congrès Mondial de l\u2019'Hygiène Mentale, tenu à Toronto (15 août) 1954. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables.on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus» : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.MEDECINE G.C.ANDERSON.\u2014 Les conflits entre la psychiatrie et la religion.(Conflicts between Psychiatry and Religion.) \"].AM.A.\u201d, 155: 335 (22 mai) 1954.La religion et la psychiatrie peuvent toutes les deux faire énormément pour améliorer la santé.La psychiatrie n\u2019est pas de l\u2019irréligion.Elle cherche à procurer ou à améliorer la santé.Il est vrai que la psychoanalyse de Freud n\u2019a pas su créer l\u2019unanimité de tous les groupes religieux parce que les principes freudiens menacent les concepts moraux et théologiques traditionnels.Mais la psychoanalyse ne représente qu\u2019une partie de la psychiatrie et dans de nombreux cercles religieux on commence à mieux étudier les renseignements psychiatriques, particulièrement ceux qui ne peuvent porter atteinte à l\u2019enseignement et à la doctrine de la religion.Sans aucun doute, la psychiatrie répand sa lumière sur la nature de l\u2019inconscient.L'auteur a su faire un travail très intéressant.Il espère, il souhaite une meilleure entente entre les théologiens d\u2019une part et les psychiatres d\u2019autre part, afin d\u2019aider l'individu à conserver à améliorer sa santé.Paul-René ARCHAMBAULT.CHIRURGIE John F.KELLY, A.J.CALLAGHAN et Sigmund KLINE.\u2014 Complication à la suite de tentatives pour dissoudre un calcul du cholédoque.(A Complication Arising from the Attempted Dissolution of a Common Duct Stone.) \"Surgery\", 36: 295 (août) 1954.2e ++ On a rapporté de multiples succès dans l\u2019emploi de l\u2019éther pour dissoudre les calculs du cholédoque, sans mentionner de complications.Expérimentalement, l\u2019injection d\u2019éther dans la vésicule biliaire du chien a été suivie de jaunisse et de nécrose de la muqueuse mais dans ces cas l\u2019éther était injecté en grande quantité dans la vésicule biliaire, sans injection subséquente d\u2019huile.Les auteurs rapportent le cas d\u2019une patiente dont le cholédoquogramme, à la suite d\u2019une cholécystectomie, ayant révélé la présence d\u2019un calcul fut soumise à des injections d\u2019éther dans le cholédoque.Après 21 jours, le caleul était toujours présent et de plus il y avait dans le cholédoque une niche ulcéreuse qui ne disparut que vers le 42ième jour.Une intervention subséquente permit d\u2019enlever le caleul et démontra la disparition complète de la lésion sans laisser de séquelle.Les auteurs ne croit pas que l\u2019accident justifie l\u2019abandon de la technique mais ils préconisent des cholédoquogrammes hebdomadaires et la cessation de la manœuvre en présence de signes d\u2019irritation ou d\u2019ulcération Lise FORTIER.G.J.FRAENKEL.\u2014 Hémorragie rectale et diverticulite.(Rectal Bleeding and Diverticulitis.) \"British Journal of Surgery\u201d, 41: 643 (mai) 1954.L\u2019auteur tend à démontrer que chez un patient âgé, l\u2019apparition soudaine et inattendue d\u2019une hémorragie rectale profuse (quelques litres parfois) est souvent le signe d\u2019une diverticulose, non pas d\u2019un cancer, et que selon toute probabilité cette hémorragie ne se reproduira pas.L\u2019auteur fait un relevé de la littérature sur le sujet et de plus rapporte 10 cas de diverti- culose ayant souffert d\u2019hémorragie grave et 5 cas d\u2019hémorragie rectale profuse, soudaine, sans autre symptôme, qui ne s\u2019expliquèrent cliniquement que par une diverticulose. 216 Du point de vue pathologique l\u2019hémorragie s\u2019expliquerait par une érosion des vaisseaux, dont le point d\u2019entrée dans la musculature de l\u2019intestin est aussi le point faible par où le diverticule se produit.Lise FORTIER.CARDIOLOGIE D.R.COLE, E.B.SINGIAN et L.N.KATZ.\u2014 Pronostic loïntain des infarctus du myocarde et quelques facteurs qui l'atffectent.(The Long-Term Prognosis following Myocardial Infarction and some factors which affect it.) \u2018Circulation\u2019, 9: 321 (mars) 1954.Etude basée sur 285 cas d\u2019infarctus du myocarde survenant chez des patients pour la première fois.La durée de survie à la suite d\u2019un premier infarctus dans cette série est meilleure que les rapports antérieurs.Les 2/3 des 285 patients qui ont survécu, vécurent plus de 5 ans, les 2/5 plus de 10 ans et 1/10 plus de 15 ans.La mortalité immédiate dans les 2 mois qui suivirent l\u2019attaque fut de 23%.La moyenne d\u2019âge de ceux qui survécurent 10 ans, était de 6 ans de moins que l\u2019Âge moyen de ceux qui moururent dans les 2 mois: le pronostic lointain est par conséquent meilleur chez les patients jeunes.L\u2019hypertension artérielle avant ou durant l\u2019attaque a apparemment peu d\u2019effets sur la mortalité immédiate, son absence cependant favorisant le pronostic éloigné.Le diabète apparaissant avant ou comme complication d\u2019une attaque aiguë présente un pronostic semblable à celui de l\u2019hypertension.Le diabète n\u2019a pas d\u2019effet sur la mortalité immédiate, mais sa présence est un facteur contraire à une longue survie.Cette étude, par conséquent, ne supporte pas les rapports antérieurs affirmant que le diabète est un facteur important dans la génèse des infarctus chez les jeunes.Cependant il a élevé la proportion des femmes avec infarctus bien qu\u2019elles aient vécu plus longtemps après leur infarctus et leur diabète que les hommes.60% des patients présentaient de l\u2019angor de poitrine avant leur premier infarctus.L\u2019ab- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 sence d\u2019angor n\u2019eut pas d\u2019effet sur le pronostic immédiat bien que la durée de l\u2019angine avant le premier infarct influença le pronostic.Ceux qui ont fait de l\u2019angine au moins un an avant leur infarctus eurent un taux de mortalité immédiate moins élevé et une meilleure chance de longue survie.Les auteurs attribuent ce phénomène au fait que la durée plus longue de la maladie favorise le développement d\u2019une circulation collatérale qui aide à protéger le cœur.La défaillance cardiaque contribue sans aucun doute à augmenter la mortalité immédiate car 71% de ceux qui moururent dans les 2 premiers mois eurent cette complication: elle diminue également les chances de longue survie.Le shock au moment de l\u2019infarctus affecta également le pronostic immédiat mais non le pronostic lointain.L\u2019embolie pulmonaire est un facteur important dans l\u2019augmentation de la mortalité immédiate car les 2/3 de ces patients moururent dans les 2 mois qui suivirent l\u2019attaque; l\u2019avènement de cette complication exclut à toutes fins pratiques la possibilité d\u2019une longue survie.La présence d\u2019un bruit de galop durant l\u2019attaque est de pronostic sombre tant pour la survie immédiate que lointaine.La péricardite aiguë diffuse eut peu d\u2019effet comme cause de mort immédiate ou lointaine.Ceux qui étaient au repos au moment de l\u2019infarctus ont un pronostic de survie immédiate et lointaine plus sombre comparé à ceux qui étaient au travail ou sous le coup d\u2019une émotion.L\u2019infarctus survenant chez un patient au repos indique chez ces patients une circulation coronaire appauvrie.Un infarctus survenant au repos doit donc être considéré comme étant plus sérieux que s\u2019il survient au travail.Les fumeurs et buveurs d\u2019alcool avant l\u2019infarctus ne semblent pas avoir un pronostic plus somble que les abstinents.Cependant, le nombre limité de cas ne permet pas de tirer de conclusions. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 L\u2019élévation du NPN au moment de l\u2019infarctus doit être considérée de mauvais augure pour la survie immédiate.La formule blanche est utile dans la détermination du pronostic immédiat et lointain car ceux qui ont une formule blanche basse durant la première semaine ont un pronostic meilleur.L\u2019ECG montre que les infarctus antérieurs ont un pronostic immédiat meilleur que les postérieurs bien que le pronostic lointain dans les deux cas soit le même.Les infarctus atypiques et septaux ont un pronostic immédiat et lointain défavorable.La présence de rythmes ectopiques n\u2019affecte pas la mortalité immédiate mais diminue la possibilité d\u2019une survie prolongée.Un bloc intra-ventriculaire ou auriculo-ventriculaire a peu d\u2019effet sur le pronostic immédiat, mais diminue définitivement les chances de longue survie.Les 2/3 des survivants ont pu reprendre une activité modérée ou complète après une première attaque.Le 1/4 fut restreint dans ses activités et 1/10 fut grabataire.Bien que la dyspnée d\u2019effort et l\u2019angor d\u2019effort après guérison furent présents chez un pourcentage élevé de patients, ces plaintes n\u2019étaient pas assez marquées en fréquence ou en intensité pour diminuer de façon marquée l\u2019activité des 2/3 d\u2019entre eux.Il semble bien que le meilleur index pronostique après une première crise est la capacité pour le patient de reprendre ses activités antérieures car chez ceux qui ont pu retourner à leurs activités, 71% vivaient après 10 ans.Ceci ne veut pas dire cependant que le patient doit augmenter son activité au point d\u2019en être incommodé, car ce n\u2019est pas l\u2019action elle-même qui augmente la survie, mais plutôt l\u2019état du patient, sa réserve cardiaque, son état général et son adaptation à la vie.Pousser un patient aux limites de sa tolérance rendrait pire sa condition.Le but devrait donc être la modération, pas trop d\u2019activités, mais par ailleurs pas trop peu.Un autre facteur pronostique important après un premier infarctus est la récurrence d\u2019un nouvel infarctus souvent fatal, car la ANALYSES 217 cause de mort la plus fréquente après un infarctus est un autre infarctus.La nécessité d\u2019analyser les facteurs causant l\u2019athérosclérose et les moyens de la prévenir et de la traiter semble ici évidente.Plus longtemps un patient survit à sa première crise et meilleure sont ses chances de survivre à un second infarct.Ceci présume l\u2019effet favorable du développement des collatérales qui augmentent avec l\u2019âge et avec la période de temps après l\u2019infarctus.Ceci explique pourquoi le pronostic immédiat du troisième ou du quatrième infarctus est meilleur que pour le second.Cette étude suggère en conclusion que la survie lointaine d\u2019un infarctus récent est meilleure que prévu antérieurement et la possibilité du retour à une activité complète est vraie pour de nombreuses personnes qui survivent à un premier infarctus.Sylvio DESAUTELS.NEURO-PSYCHIATRIE Emmanuel APPELBAUM et T.A.ANDERSON.\u2014 Le traitement de la méningite tuberculeuse avec les hydrazides de l'acide isonicotinique.(Treatment of Tuberculous meningitis with isonicotinic acid hydrazides.) \"J.A.M.A.\u201d, 156: 673 (15 octobre) 1954.Le traitement de la méningite tuberculeuse avec la streptomycine n\u2019a pas donné des résultats éloignés très satisfaisants.La découverte de l\u2019action antituberculeuse des hydra- zides de l\u2019acide isonicotinique a déclenché d\u2019autres investigations et cet article expose les résultats obtenus chez dix malades atteints de méningite tuberculeuse confirmée (culture du liquide céphalo-rachidien positive.dans tous les cas).Chez huit malades ce traitement fut institué une à deux semaines après le début de la maladie.Chez les deux autres malades le traitement débuta 6 à 7 semaines après.Cinq malades présentaient des lésions pulmonaires.L\u2019iproniazide fut employée chez neuf malades.L\u2019isionazide fut employée chez deux malades en état de stupeur.Plus souvent (huit malades) on donna le médicament 218 par voie buccale et à la dose moyenne de 8 mgms par kilo de poids.La durée du traitement fut de 6 à 9 mois.Une évolution fatale survint chez trois malades, après trois jours, après deux semaines et après cinq mois et demi de traitement.Le début de l\u2019amélioration clinique fut très variable.Une à quatre semaines pour l\u2019apy- rexie.Deux à six semaines pour la disparition des signes méningés.Un à trois mois pour l\u2019amélioration de l\u2019état général avec augmentation du poids.Après cette réponse initiale favorable l\u2019amélioration fut en général progressive et satisfaisante quoique dans quelques cas entrecoupée de rechutes ou complications (épisodes fébriles, bronchite asthmatique avec température, troubles visuels, hémiparésie, convulsions).A l\u2019exception de deux malades la recherche du bacille de Koch dans le liquide céphalo- rachidien devint négative très tôt après le début du traitement.La lymphocytose rachidienne révéla des fluctuations importantes au cours du traitement (parfois jusqu\u2019à 1000 éléments par millimètre cube).Les protides et le sucre du liquide céphalo-rachidien eurent des fluctuations semblables et prolongées.Trois malades eurent une évolution fatale.Les autres sont encore vivants et en bonne santé depuis presque deux ans.Trois patients devinrent aveugles un à deux mois après le début du traitement.Dans un cas la récupération fut totale; chez les deux autres la récupération ne fut que partielle.Les auteurs ne croient pas à une origine toxique médicamenteuse et conseillent de continuer le traitement.Un malade eut une hémiparésie, améliorée considérablement par la suite.Quatre malades présentèrent des hallucinations auditives et visuelles, tantôt au début, tantôt vers le troisième mois du traitement.Dans deux cas elles disparurent malgré la continuation du traitement.Chez les autres, le traitement fut arrêté puis reprit sans inconvénients.Dans ces réactions psychotiques, il ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 semble bien qu\u2019il faut incriminer l'action du médicament.Deux malades curent des crises d\u2019épilepsie mais les auteurs ne pensent pas à l\u2019action directe du médicament.Ces crises en effet peuvent s\u2019observer chez des malades traités avec la streptomycine.Des rechutes apparurent chez trois malades, quatre et cinq mois après la cessation du traitement.Une nouvelle période thérapeutique.de dix mois fut instituée et avec des résultats très favorables.Tels sont les faits les plus saillants de cet article dont voici les conclusions finales: 1) il est entendu que le nombre de malades traités n\u2019est pas élevé et que la période d\u2019observation clinique est encore très courte mais il semble que les hydrazides de l\u2019acide nicoti- nique sont plus efficaces que la streptomycine dans le traitement des méningites tuberculeuses; 2) les rechutes survenues chez trois malades peut-être auraient-elles pu être évitées si le traitement avait été plus prolongé; 3) il faudra enfin résoudre les problèmes du choix du médicament, toxicité, dose, durée du traitement, association avec d\u2019autres agents antituberculeux, rechutes.J.VASQUEZ.H.PLEASURE.\u2014 Effets secondaires psychiatriques et neurologiques de l'isonia- zide et de l'iproniazide.(Psychiatric and neurological side-effects of isoniazid and iproniazid.) \u201cA.M.A.Arch.Neurol.and Psychiat.\u201d, 72: 315 (sept.) 1954.Dans un groupe de 602 tuberculeux mentalement malades traités avec l\u2019isoniazide la toxicité du médicament fut trouvée faible et rare comparativement à l\u2019utilité du médicament.L'\u2019interruption fut nécessaire dans 5 cas: 3 de ces cas pour crises convulsives et les 2 autres pour neuropathies périphériques.Un patient moribond souffrant de méningite tuberculeuse au stade terminal est apparemment mort des convulsions induites par l\u2019isoniazide.Le médicament en fait, même à dose thérapeutique, possède un effet aggravant sur les tendances convulsives surtout chez les patients souffrant de dommage cérébral.Toute- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 fois chez 25 patients lobotomisés les réactions convulsives furent peu nombreuses et facilement contrôlées par une médication anticon- vulsive; une telle médication doit d\u2019ailleurs être tentée avant de cesser le traitement avec l\u2019isoniazide.L'isoniazide peut causer un état d\u2019agitation ordinairement calmé par les sédatifs usuels.Un dosage exagéré peut causer une psychose car la toxicité croit avec la concentration plasmatique du médicament.Au Pilgrim State Hospital 16 patients furent admis pour des psychoses causées par l\u2019isoniazide et 9 pour des psychoses causées par l\u2019iproniazide; ce dernier médicament est beaucoup plus toxique et actuellement moins souvent utilisé.L\u2019auteur croit que ce total de 25 cas de psychoses est relativement bas si on le compare aux milliers de patients traités dans la ville de New- York par ces médicaments.Par ailleurs les médicaments n\u2019ont pas semblé être dangereux pour les vieillards, les artérioscléreux et les alcooliques.J.-M.BORDELEAU.PEDIATRIE H.B.WATSON, V.Mary GROSSE et W.L.F.HATCHUELM.\u2014 L'accouchement prématuré dans la maladie hémolytique du nouveau-né.(Premature delivery in heamol- ytic disease of the newborn.) \"Brit.Med.Journal\u201d, 1: 679 (20 mars) 1954.On condamne généralement l\u2019accouchement prématuré dans les cas de maladie hémolytique du nouveau-né parce que l\u2019enfant prématuré a moins de chance de survie et développe l\u2019ictère nucléaire (kernicterus) plus facilement que l\u2019enfant à terme.L\u2019auteur rapporte cependant un cas où l\u2019accouchement prématuré s\u2019est avéré le seul moyen de sauver la vie de l\u2019enfant.Il s\u2019agit d\u2019une femme mariée âgée de 33 ans qui se présente à une clinique pré-natale en août 1951.Alors enceinte de 4 mois, elle donne l\u2019histoire obstétrical suivante: Une première grossesse se terminait après 28 semaines par la naissance d\u2019un enfant mort-né (1939).La deuxième grossesse (1941) se ter- ANALYSES 219 mine à 24 semaines par un avortement.Une troisième grossesse (1943) donne encore un enfant mort-né à 38 semaines de gestation.À ce moment, la patiente reçoit une transfusion de sang.(Les épreuves du facteur Rh de routine n\u2019étaient pas encore pratiquées).La quatrième grossesse (1945) se termine à 36 semaines par la naissance d\u2019un enfant mort-né, cette fois avec spina bifida.Lors de la cinquième grossesse, en 1950, on découvre les anticorps anti-Rh au début de la grossesse.Celle-ci se poursuit jusqu\u2019à la 36e semaine pour ne produire encore une fois qu'un enfant mort-né.Enceinte done de 4 mois lorsqu\u2019elle se présente, la patiente est aussi du groupe sanguin A, Rh négatif.Son sérum contient des anticorps du type incomplet (blocking antibodies).Le mari est du groupe O, Rh positif; génotype probable CDe/cDE.La grossesse se poursuit normalement et le titrage des anticorps du sérum reste le même.Durant la 33e semaine de grossesse, la mère remarque une diminution de la fréquence et la force des mouvements du fœtus.Les bébés précédents s\u2019étaient d\u2019ailleurs comportés de la même façon avant leur mort intra-utérine.On a donc décidé d\u2019agir promptement étant donné que ce fœtus était en train de subir le même sort que ses prédécesseurs.Une césarienne fut pratiquée au segment inférieur de l\u2019utérus donnant naissance à un enfant vivant du sexe mâle d\u2019un poids de 4 livres et 6 onces.Le bébé était très pâle dès la naissance et les examens faits sur le sang prélevé au cordon ombilical donnent les résultats suivants: Groupe sanguin O, Rh positif (génotype cDE/ cde) ; hémoglobine, 4,8 gm % ; épreuve directe de Coombs positive.Une transfusion de remplacement fut effectuée 3 heures après la naissance et 430 ce de sang furent échangés (100 ce par livre de poids).Le lendemain, l\u2019ictère était plus prononcé et l\u2019on tenta en vain une deuxième transfusion de remplacement.L\u2019hémoglobine était alors de 18,2 gms %.Trois transfusions simples furent administrées durant le mois suivant.À l\u2019âge de 21 mois, l\u2019enfant était normal sous tous rapports. 220 En septembre 1952, 10 mois après la naissance du bébé, la mère retourne à la même clinique pré-natale.Elle est enceinte de 12 semaines.Les examens sérologiques donnent en tous points des résultats semblables à ceux de la grossesse précédente.Durant la 34e semaine de gestation, la mère note encore une fois une diminution de la vigueur des mouvements du fœtus.On hospitalise immédiatement la patiente et l\u2019on intervient par une césarienne.Il en résulte un enfant vivant mâle pesant 3 livres et 10 onces chez qui l\u2019on peut observer une rate à peine palpable, un foie à deux cms du rebord costal ainsi qu\u2019un léger œdème des jambes.L\u2019ictère se développe durant la première heure de vie.L\u2019examen du sang du cordon donne les résultats suivants: Groupe sanguin O, Rh positif; génotype cDE/cde; hémoglobine 6,55 gms %; épreuve directe de Coombs positive.La transfusion de remplacement est faite 4 heures après la naissance.On échange 600 cc de sang (166 cc par livre de poids).L\u2019ictère s\u2019aggrave le jour suivant et dure 24 jours.Des transfusions simples sont données aux 18e et 60e jours de vie.A l\u2019âge de 7 mois l\u2019enfant est parfaitement normal.L\u2019auteur souligne done le fait qu\u2019il peut y avoir encore place pour l\u2019accouchement prématuré dans les cas de maladie hémolytique du nouveau-né.Le traitement est spécialement indiqué chez une patiente qui a donné préalablement naissance à deux ou plusieurs enfants mort-nés et dont le mari est Rh positif homozygote.Le symptôme d\u2019importance est la diminution des mouvements du fœtus.Le traitement doit être institué d\u2019urgence et l\u2019accouchement prématuré doit avoir lieu dans un hôpital où il est possible de pratiquer la transfusion de remplacement et où l\u2019on peut donner les soins appropriés aux prématurés.La patiente doit aussi, selon l\u2019auteur être - surveillée quotidiennement durant les dernières semaines de la grossesse.La prématurité contribuera dans ces cas à la production de naissances vivantes au lieu de celles de mort-nés.De plus on peut pré- ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 venir l\u2019ictère nucléaire par une ou plusieurs transfusions de remplacement.Il va sans dire que chaque cas devra être jugé d\u2019après ses mérites et que la coopération entre l\u2019obstétricien et le pédiatre est essentielle.Thérèse ROUSSEAU.ENDOCRINOLOGIE Charles HUGGINS.\u2014 Thérapeutique endocrinienne du cancer du sein.(Endocrine Methods of Treatment of Cancer of Breast.) \"Journal of the National Cancer Institute\u2019, 15: 1 (aofit) 1954.La croissance de certains cancers dont celui du sein peut être stimulée ou inhibée par l\u2019administration ou la suppression de certaines hormones.Cet énoncé s\u2019appuie sur deux principes nouveaux en médecine: 1 \u2014 Un cancer n\u2019a pas nécessairement une croissance autonome.2 \u2014 Quand les tissus originaux dépendent d\u2019un stimulus hormonal pour leur développement, leurs cancers le sont de même.Les méthodes endocrinologiques auxquelles on peut recourir sont: excision ou irradiation des gonades, adminstration de substances an- drogéniques ou œstrogéniques, thérapeutique par stéroïdes, adrénalectomie, hypophysecto- mie.L\u2019ovariectomie, pratiquement abandonnée de nos jours, entraîne une regression des cancers du sein dans 20% des cas.Les bénéfices transitoires s\u2019étendent de six mois à 5 ans.Les meilleurs effets sont obtenus chez les femmes ayant passé la ménopause et sont plus marqués sur la tumeur primaire que sur les métastases.L\u2019irradiation des ovaires produit -souvent un prompt soulagement des douleurs, une amélioration de l\u2019état général, et une régression des lésions osseuses surtout chez les femmes non ménopausées.La testostérone a des effets palliatifs et symptomatiques, consistant en regain de poids, d\u2019appétit, diminution de la douleur, attribuables à l\u2019action anabolique de l\u2019hormone. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Les œstrogènes, bien que carcinogènes pour le sein chez certaines espèces animales, ont un effet salutaire dans les cas avancés de cancer du sein.Il peut se produire une régression des lésions des tissus moux et une amélioration de l\u2019état général, subjective dans 60% des cas et objective dans 25% des cas, après la ménopause.Parfois, les œstrogènes accélèrent la progression de la maladie.Androsténediol et progestérone ont été essayés sans donner de résultats positifs.Tout comme l\u2019ovaire, la surrénale secrète des œstrogènes pouvant stimuler le cancer du sein.On a constaté que l\u2019adrénalectomie peut entraîner une régression des cancers mammaires, disséminés.L\u2019auteur rapporte 17 de ces cas comportant 1 mortalité opératoire, et 6 de ces patientes vivent encore 2 à 3 ans après l\u2019opération.Les meilleurs résultats sont obtenus chez des patientes entre 40 à 65 ans, ayant préopératoirement plus de 15 unités interna- tonales d\u2019æstrogènes dans l\u2019urine, ayant bien répondu à l\u2019ovariectomie, ayant survécu plus d\u2019un an à la mastectomie et dont le cancer est du type adénocarcinoma.La régression du cancer du sein après adrénalectomie est fonction de sa sensibilité aux hormones.La présence de « chaleurs » après adrénalectomie est un signe favorable de rémission.À noter que chez la plupart des femmes ayant un cancer du sein, on peut produire une secrétion de lait par administration d\u2019hormone lactogénique (ce qui est un critère de la maturité de l\u2019épithélium) quel que soit l\u2019âge, en dépit d\u2019oophorectomie ou de l\u2019absence de grossesse antérieure.Lise FORTIER.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE E.L.DERLACKI.\u2014 Traitement médical de la maladie de Ménière.(Non surgical treatment of Meniere's disease.) \u201cThe Laryngoscope\u2019, 64: 271 (avril) 1954.L\u2019A.résume ainsi la symptomatologie de la maladie de Ménière: surdité de perception affectant les sons bas; bourdonnement; sensa- ANALYSES 221 tion de plénitude ou de pression dans l\u2019oreille; crises poroxystiques de sensation vertigineuse.Ce serait là des manifestations du système nerveux autonome soit par perturbations ischémiques du labyrinthe consécutifs à des an- giospasmes de capillaires; soit par anoxie localisée entretenue par le vaso-spasme des branches de l\u2019artère nourricière des éléments du labyrinthe membraneux.L\u2019action thérapeutique doit tenir compte des facteurs pouvant favoriser le développement symptomatique de la maladie : foyer d\u2019infection, avitaminose phénomènes allergiques, désiquilibre électrolytique (sodium et eau, etc.).Toutefois l\u2019auteur recherche dans l\u2019histoire du patient d\u2019autres causes provoquantes telles: traumatisme émotionel, stress, abus de tabac, d\u2019alcool, de sel, de médicaments, d\u2019alimentation frugale.L\u2019auteur s\u2019arréte surtout aux foyers d\u2019infection et à la déficience en vitamines.La conduite de l\u2019A.dans le traitement de ses malades (Ménière) est toujours la même: a) diète pauvre en sel (sodium) additionnée de 2 c.à thé de chlorure de potassium en sol- aq.25%.3 fois par jour.b) antispasmodiques: de préférence l\u2019histamine: soit 1 ce de la sol.1/1000 en inj.ou plutôt 2 fois par jour 0,1 ce à 0,25 de la sol.1:100 000, de diphosphate d\u2019histamine pour atteindre une sol.de 1/1000 ,pouvant éliminer les crises vertigineuses de quelques minutes à quelques heures après la dernière injection sous-cutanée.Les diverses épreuves audiométriques déterminant les changements de l\u2019audition accrue comprennent les diapasons, les audiogrammes, les phénomènes de recrutement et de discré- mination.L\u2019A.considère donc les phénomènes allergiques comme les principaux critères devant orienter le traitement médical de la maladie de Ménière.V.LATRAVERSE. ANESTHESIE S.SHANE et H.ASHMAN.\u2014 Analgésie locale par voie trans-laryngée, pour intubation trachéale.(Technique of the trans- laryngeal block.) \u201cInternational Journal of Anesthesia\u2019, 1: 193 (juin) 1954.Cette méthode n\u2019est pas douloureuse.On place la tête du patient en extension maxima; après quoi, on palpe les cartilages thyroïde et cricoïde, celui-ci étant l\u2019inférieur.Puis on repère la membrane thyroïdienne, où l\u2019on aperçoit une légère dépression, sous le cartilage thyroïde.L\u2019aiguille (no 20 ou 21), longue de 114 pouce, est attachée à une seringue de 2 cc, qui contient exactement la quantité de solution analgésique à injecter; une solution efficace peut être la suivante: 2 cc de pontocaïne à 1%, ou 2 ce de xylocaïne à 2% ou encore 2 ce de cocaïne à 5%.L\u2019aiguile, toujours fixée à la seringue, est insérée rapidement, sur la ligne médiane du ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 cou, à travers la membrane crico-thyroidienne, dans la trachée; l\u2019extrémité de l\u2019aiguille est dirigée plus bas que les cordes vocales.Si des bulles d\u2019air apparaissent dans la solution, c\u2019est une preuve que l'aiguille est correctement orientée, en bonne position.La solution anesthésique doit être introduite avec beaucoup de force et aussi rapidement que possible.Cette vitesse d\u2019injection est essentielle, et ainsi l\u2019on pourra retirer l\u2019aiguille avant que le patient commence de tousser et fasse un effort par irritation de la solution analgésique.Toutefois, le fait de tousser est désirable parce qu\u2019il concourt à étendre la solution vers la portion supérieure de la trachée et aux cordes vocales.En ce moment, le patient se comporte comme s\u2019il présentait un spasme sévère du larynx; mais cela n\u2019est pas inquiétant puisque l\u2019action topique (locale) de l\u2019anesthésique va rapidement faire disparaître l\u2019état spasmodique des cordes vocales.René LEBEAU. SOCIÉTÉS \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d publie les comptes rendus scientifiques de toute société savante de langue française de l'Amérique du Nord.Ces comptes rendus doivent cependant être rédigés succinctement en dactylographie par les secrétaires respectifs et être adressés, sans retard, à la Rédaction.LA SOCIÉTÉ MÉDICALE DE MONTRÉAL Séance du 19 octobre 1954 Tenue à l'hôpital Notre-Dame.Présidence du docteur René Rolland.Nouvelle technique pour faire la prévention de la contamination contralatérale au cours de la chirurgie pulmonaire.Dr Léon LONGTIN Le docteur Léon Longtin, anesthésiologiste, qui présente ce travail, nous décrit les différentes techniques employées à date pour prévenir les infections contralatérales au cours de la chirurgie thoracique.Il se sert de projections sur l\u2019écran pour mieux nous faire saisir les particularités de chaque tube d\u2019intubation avec leurs avantages ainsi que leurs défauts.À ceux-ci, il a tenté d\u2019y obvier en fabriquant un tube qu\u2019il emploie maintenant et qui semble incorporer tous les avantages et particularités nécessaires à la prévention de la contamination con- tralatérale au cours des actes chirurgicaux sur les poumons.Quelques questions lui furent posées de la part de l'auditoire et le rapporteur se fit un plaisir d\u2019y répondre, tout en appuyant davantage sur quelques points obscurs.Traitement chirurgical de la cataracte.Dr Michel MATHIEU Au moyen de transparents et d\u2019un film sonore faits par le rapporteur, le docteur Michel Mathieu, nous assistons au perfectionnement de la technique chirurgicale de l'opération de la cataracte.Le docteur Mathieu nous décrit les techniques employées chez les Egyp- tiens, de même que celles utilisées par après, jusqu\u2019à celle employée de nos jours, c\u2019est-à- dire la méthode intra-capsulaire.Ce fut un travail facile à suivre, étant donné la clarté des schémas, de même que l\u2019excellence de la technique de cinéphotographie.Considérations médico-chirurgicales du traitement de la lithiase rénale.Dr J.-P.LEGAULT Ce troisième et dernier travail de la soirée fut présenté par le docteur Jean-Paul Legault.Il nous parla des facteurs neuro-psyehiques, alimentaires et physico-chimiques pouvant expliquer l\u2019apparition de même que la présence de calculs rénaux.Il termine la présentation de ce travail, lequel fut clairement exposé par l\u2019apport de clichés photographiques, en parlant brièvement du traitement de même que de la prévention des crises de lithiase rénale.® ok Séance du 9 novembre 1954 Réunion conjointe avec la Société de Cardiologie, tenue à l'Hôtel-Dieu.Présidence des docteurs René Rolland et Arnold Johnson.La ligature de la veine cave inférieure.traitement chirurgical des décompensations cardiaques.Dr R.HEIM de BALSAC C\u2019est le docteur R.Heim de Balsac, chef de laboratoire à la Faculté de Médecine de Paris 224 (Clinique Cardiologique) à l'hôpital Brous- sals-la-Charité, qui nous fait la communication scientifique de cette soirée.Le docteur Arnold Johnson, président de la Société de Cardiologie de Montréal, présente à l\u2019auditoire le conférencier du jour.Le docteur R.Heim de Balsac expose aux membres présents les résultats de son expérience acquise au cours du traitement chirurgical des décompensations cardiaques, en l\u2019occurence, la ligature de la veine cave inférieure.Il expose succintement les bases physiologiques de ce traitement, la préparation du ni&- lade, l\u2019anesthésie de choix, et il décrit brièvement, la technique chirurgicale employée.Le docteur H.de Balsac résume cet exposé en nous parlant des indications de cette méthode, laquelle semble être le traitement de choix chez tous les cardiaques manifestant une insuffisance, c\u2019est-à-dire en décompensation.L\u2019auditoire manifesta son intérêt en posant au conférencier de nombreuses questions, et celui- ci s\u2019empressa d\u2019y répondre en précisant certains points qui auraient pu demeurer obscurs dans l\u2019idée de quelques-uns.N\u2019ayant pas d\u2019avis de motion, ni de motion, ni d\u2019affaires nouvelles, la séance est levée à onze heures.* * * Séance du 23 novembre 1954 Réunion conjointe avec la Société de Gastro- entérologie, tenue à l'Hôtel-Dieu de Montréal.Présidence des docteurs René Rolland et Antonio Cantero.A propos du syndrome du \u201cDumping\u201d chez les gastrectomisés.Dr Roger DUFRESNE Cet excellent travail, présenté par le docteur Roger Dufresne, sur la pathogénie de ce syndrome si fréquemment rencontré chez les gastrectomisés, sut plaire à l\u2019auditoire.Ce syndrome, quoique vieux de quelque trente ans, est redevenu, depuis les dernières SOCIÉTÉS L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 années, un sujet d\u2019étude, d\u2019autant plus que le nombre toujours croissant des gastrectomisés prend de l\u2019ampleur.Le rapporteur passe en revue les facteurs les plus communs pouvant expliquer la présence du dumping chez ceux dont l\u2019estomac, à la suite d\u2019une chirurgie sub-totale, est réduit à un entonnoir.Il nous confie les toutes dernières opinions en marge du dernier congrès international de gastro-entérologie, tenu à Paris au cours de l\u2019été dernier, et qui avait consacré à une séance d\u2019étude la discussion de ce syndrome.Les questions qui suivirent le rapport du docteur Dufresne prouvent l\u2019intérêt que l\u2019auditoire a apporté à écouter le conférencier.La cholégraphie endoveineuse \u2014 Indications techniques et résultats.Dr Albert JUTRAS Ce deuxième et dernier travail de la soirée, présenté par le docteur Albert Jutras, radiologiste de l\u2019Hôtel-Dieu, eut l\u2019heur de plaire à l\u2019auditoire, surtout par l\u2019excellence des clichés et projections qui démontrèrent, d\u2019une manière indiscutable, les splendides résultats obtenus par ce nouvel agent de contraste au cours de cholégraphie.Ce nouvel agent, d\u2019origine germanique, mais fabriqué au Canada sous le nom de « Cholo- graphin », présente, outre ses avantages indiscutables, des dangers sans conteste et qui requièrent de la part de l\u2019opérateur, une technique bien suivie de même qu\u2019une attention soutenue pour parer aux éventualités, lesquelles sont toujours possibles.C\u2019est d\u2019ailleurs pour cette raison qu\u2019il est à déconseiller dans des milieux autres que le cabinet radiologique hospitalier.| Apres cette brillante exposition, le rapporteur, le docteur Jutras, eut à répondre à de nombreuses questions de la part de l\u2019auditoire qui avait suivi attentivement les explications des différents clichés.! Le Secrétaire des séances, Pierre-A.TURGEON. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 ASSOCIATION DES MÉDECINS CANADIENS EN FRANCE Séance du Comité d'orientation de la Maison Canadienne le mardi 9 novembre 1954 En l'absence du professeur Kourilsky, souffrant, la séance est présidée par le professeur Hillemand, assisté du docteur Decroix, secrétaire général.La séance débute par une causerie du prof.Laborit sur 1\u2019 « hibernation artificielle ».A la suite de cette causerie, des cartes sont distribuées aux étudiants en médecine canadiens pour assister le mercredi 17 novembre 1954, salle Pleyel, a un film d\u2019enseignement sur l\u2019hibernation.Ont été orientés: M.Caumartin (d\u2019Outre- mont) dans le service du.prof.Ameline, à Necker; M.Beauchêne (de Roberval), dans SOCIÉTÉS 225 le service du prof.A.Meyer, à Boucicaut, puis au service du prof.Lenègre; M.Voyer (d\u2019Ottawa), en neurologie: prof.Alajouanine, à la Salpêtrière.| Une trentaine d\u2019auditeurs sont présents; on y remarque MM.les docteurs Jean Bernard, Castaigne, Chicot, Marquezy.M.le docteur Pierre Lefebvre, président de l\u2019Association et M.le docteur Camille Laurin, secrétaire; M.le directeur de la Maison canadienne de la Cité Universitaire qui réserve à tous un très cordial accueil.Le programme de la prochaine séance a été fixé au 7 décembre 1954 et comprendra: Réorganisation du secrétariat; Equivalence des années d\u2019étude passées en France en vue de l\u2019obtention du fellowship du Collège Royal; Orientation.La séance est levée à 11.15 heures.NECROLOGIE LE DOCTEUR J.-N.FORTIN Le docteur Fortin vient de mourir à l\u2019âge de 63 ans.Le défunt avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval de Québec en 1919.Sa carrière professionnelle fut suffisamment remplie, ayant exercé dans différents centres du Canada, soit Saint-Boniface, Winnipeg, Cochrane, Kénogami, Saint-Jean-d\u2019Iberville et définitivement à Verdun.C\u2019est dans cette dernière municipalité qu\u2019il a trouvé le dernier repos.LE DOCTEUR HENRI GRIGNON Le docteur Grignon est décédé subitement le 12 décembre à l\u2019âge de 68 ans.Au repos forcé depuis quelques années, le défunt n\u2019avait pas moins pratiqué sa profession pendant 35 ans dans les pays d\u2019En Haut, selon l\u2019expression pittoresque de son homonyme, et probablement parent, le radio-romancier.Le docteur Grignon était un diplômé de Laval de Québec où il termina ses études médicales en 1911.ee ee LE DOCTEUR J.-E.-A.CLOUTIER Le docteur Cloutier est décédé au début de décembre dernier.Le défunt avait reçu son doctorat de l\u2019Université Laval de Québec en 1903.Il exerçait à Cap Saint-Ignace. NOUVELLES à 9 e NOMINATION DU DOCTEUR FRANÇOIS Piette (Montréal), Hubert Saint-Pierre (Drummond- ROY COMME CHIRURGIEN EN CHEF DE L'HÔTEL-DIEU DE QUEBEC On nous apprend que les autorités de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec ont choisi le docteur François Roy, professeur titulaire de chirurgie opératoire à l\u2019Université Laval, comme chef du service de chirurgie de l\u2019Hô- tel-Dieu.Le docteur François Roy succède aux docteurs Charles Vézina et J.-L.Petitclerc.Le docteur François Roy est vice-président de l\u2019Association des Chirurgiens de la Province de Québec.NOMINATION DU DOCTEUR J.-A.DENON- COURT À TITRE DE DIRECTEUR MÉDICAL Les autorités de l\u2019hôpital Saint-Joseph des Trois- Rivières viennent de faire connaître la nomination du docteur J-A.Denoncourt comme directeur médical de l\u2019hôpital Saint-Joseph.Le docteur J.-A.Denoncourt est directeur de I\u2019Union Médicale du Canada et directeur de \"Association des chirurgiens de la Province de Québec.0-6 ++ LES DOCTEURS J.-M.LAFRAMBOISE ET H.TRUDEL AU CONGRÈS DE LA GUADELOUPE Il nous fait plaisir de faire savoir que les membres de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont été représentés au Congrès de l\u2019Association des Médecins des Antilles, tenu à Pointe- à-Pitre, Guadeloupe, par les docteurs Jean-Marie Laframboise, d'Ottawa, et Hermile Trudel, de Montréal.Celui-ci donnera prochainement un compte rendu du congrès.+ + LISTE OFFICIELLE DES NOUVEAUX MEMBRES ASSOCIÉS DU COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA Le secrétaire honoraire du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada nous fait tenir la liste officielle des candidats heureux aux examens tenus à l\u2019automne 1954.On remarque parmi les nouveaux membres associés ou fellows les noms suivants: En médecine interne: les docteurs Rolland-L.-P.Côté (Québec).Jean Mathieu (Montréal), J-Yves ville), J.-A.Leroux (Vancouver); En dermatologie: le docteur Percy Telner (Montréal) ; En psychiatrie : (Montréal) ; En chirurgie : les docteurs Louis-A.Beaudoin (Montréal), Jean-Georges Couture (Québec), Ro- land-Guy Désilets (Montréal), Paul L\u2019Espérance (Québec), Wu Lou (Québec), André-Louis Molgat (Québec) ; En neuro-chirurgie: le docteur Paul-H.Crevier (Montréal) ; En chirurgie orthopédique: les docteurs Robert Pagé (Québec), Jacques-Charles Smith (Montréal) ; En urologie: le docteur Yves-S.Gourdeau (Québec).Le nombre des nouveaux fellows se lit comme suit: médecine interne, 34; anesthésie, 1: dermatologie, 1; neurologie, 2; psychiatrie, 1; pédiatrie, 5: chirurgie générale, 29; neuro-chirurgie, 4; obstétrique et gynécologie, 14; ophtalmologie, 3; chirurgie orthopédique, 10; oto-rhino-laryngologie, 2; chirurgie plastique, 2; urologie, 6.le docteur François Cloutier ee ee LISTE DES CANDIDATS HEUREUX AUX EXAMENS DU CERTIFICAT DU COLLÈGE ROYAL Le secrétaire honoraire du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec nous communique la liste officielle des candidats ayant passé avec succès les examens pour le certificat du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada.On remarque, parmi les noms des nouveaux certifiés, les noms suivants: En anesthésie : les docteurs René Auger (Ville Mt- Royal), J.-V-François Cliche (St-Georges-dc-Beau- ce), Henri-Alex.Durand (Québec), Jacques Fournier (Alma), Jacques Houde (Québec), Joseph-Jac- ques Lambert (Montréal).Jean Phaneuf (Saint- Hilaire) ; En dermatologie et syphilologie : le docteur J.-Pau! Dufresne (Trois-Rivières) ; En médecine irterne: les docteurs Marcel Drolet (Sherbrooke) et Pierre Larue (Montréal) : En psychiatrie: le docteur Marcel Berthiaume (Montréal) ; En pédiatrie: les docteurs Gilles Marion (Ottawa).André Panneton (Sherbrooke).Thérèse-Marie L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Rousseau (Montréal), et Maurice Tremblay (Chi- coutimi) ; En pathologie: le docteur Clément Jean (Québec) ; En radiologie diagnostique : les docteurs Yvan Brassard (Valleyfield), Jos.-René Chagnon (Montréal), Emile Frigault (Bathurst), Roger Gagnon (Thetford Mines), Marc Geoffroy (Montréal), Roch Girard (Québec), Vincent Lapointe (Chicoutimi), Roger-Lucien Pinard (Montréal) ; En radiologie thérapeutique: les docteurs Joseph- René Chagnon (Montréal), Henri-René Charette (Montréal), André d\u2019Etcheverry (Sherbrooke), Marc Geoffroy (Montréal), Roch Girard (Québec), Vincent Lapointe (Chicoutimi), Roger-Lucien Pinard (Montréal) ; En chirurgie générale: les docteurs Normand-Jos.Belliveau (Montréal), Philippe Dionne (Sherbrooke), Jean-Panet Fauteux (Montréal), Eugène Lalande (Sainte-Geneviève), Léonard Lauzier (Témiscoua- ta), Flavien-Jean Melanson (Montréal), Laurent Michaud (Montréal), Jean-Paul Pinsonnault (Québec), Paule-C.-L.Régnault (Montréal) et Ernest Verge (Québec) ; En obstétrique et gynécologie: les docteurs Guy Gélinas (Trois-Rivières) et Vincent Guimond (Chi- coutimi) ; En ophtalmologie: les docteurs Claude-B.Dubé (Edmundston), André Gagnon (Grand\u2019Mére), N.Nadeau (Moncton) et P.-S.Maisonville (Vancouver) ; En chirurgie orthopédique: le docteur Albert Girard (Montréal) ; En oto-rhino-laryngologie: les docteurs Richard- Alfred Charland (Montréal), Blaise Drapeau (Sherbrooke) et Lucien-Albert Huot (Montréal) ; En urologie: les docteurs Paul-Marcel Bélanger (Brookline, Mass.) et Rogers Courteau (Montréal).Le résultat final indique comme suit le nombre des candidats heureux dans chaque matière: anesthésie: 31: dermatologie: 6; médecine interne: 31; psychiatrie: 38; pédiatrie: 38; pathologie: 15; médecine physique: 2; hygiène publique: 3; radiologie diagnostique: 29; radiologie thérapeutique: 20: chirurgie générale: 58; neuro-chirurgie: 1; obstétrique et gynécologie: 28; ophtalmologie: 22; chirurgie orthopédique: 11; oto-rhino-laryngologie: 12; urologie: 5; chirurgie thoracique: 1; chirurgie plastique: 1.te ++ CONGRÈS DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES RADIOLOGISTES La dix-huitième réunion annuelle de l\u2019Association Canadienne des Radiologistes a eu lieu au Château Laurier.à Ottawa.les 10, 11 et 12 janvier 1955.NOUVELLES 227 Le Comité d\u2019organisation était présidé par le docteur Stoddart avec comme vice-président le docteur R.Michaud.Au nombre des rapporteurs, on remarque les docteurs J.-Pierre Jean (arthrographie de l'articulation du genou avec substance opaque), J.-C.Lanthier (le signe de l\u2019angle), Albert Jutras (la cholégraphie endo- veineuse), Germain Pinsonnault (la rœntgenthérapie que l\u2019on dénomme palliative), Origene Dufresne (cancer de la cavité buccale), Hervé Lacharité (radiothérapie dans l\u2019hypertrophie de la prostate), Jean Bouchard (spondylite rhumatoïde: son contrôle par la radiothérapie).Le docteur Paul Brodeur a présidé la séance de l\u2019avant-midi du 12 janvier 1955.ee ++ LE DOCTEUR ALBERT JUTRAS.PRIX CIBA 1954 Le jury du prix Ciba décerné par la Société Médicale de Montréal pour l\u2019année 1954 a fait connaître sa décision, mardi le 20 janvier 1955 par la voix de l\u2019ancien président de la Société, le docteur René Rolland.Le lauréat de 1954 a été choisi dans la personne du docteur Albert Jutras pour l\u2019excellence de sa communication intitulée: La cholégraphie endo-veineuse \u2014 Indications \u2014 techniques \u2014 résultats, faite le 23 novembre 1954.Le montant du prix Ciba est de mille dollars et ce prix est accordé chaque année à la meilleure présentation originale faite devant les membres de la Société Médicale de Montréal.6-6 ++ ÉLECTIONS À LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE DE MONTRÉAL La Société de Phtisiologie de Montréal, à sa dernière réunion de décembre.a procédé à l\u2019élection de son exécutif, dont voici les officiers: Docteur Jean-Jacques Laurier, président, succédant au docteur Ruben Laurier.Docteur Philippe Landry, vice-président; Docteur Gaston Leduc, secrétaire général; Docteur C.-A.Messier, trésorier; Docteur Jacques Gougoux, secrétaire des séances; Docteur Philippe Manseau, assistant secrétaire des séances.LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DES ANESTHÉSISTES L'assemblée régionale de la Société Canadienne des Anesthésistes (section de Québec) tiendra une 228 réunion samedi le 12 février 1955, à l'hôpital de la Reine-Marie des Anciens Combattants.Cette réunion vise un double objectif: 1.entendre et participer aux discussions concernant les réflexions des membres envers la spécialité; 2.passer une soirée agréable dans la compagnie des épouses et des amis, PROGRAMME A l\u2019auditoritum 2.00 p.m.\u2014 Ordre du jour.2.30 à 2.50 \u2014 Les qualités essentielles d\u2019un anesthésiste.\u2014 Le docteur Campbell Gardner.2.50 à 3.00 \u2014 Discussion.3.00 à 3.20 \u2014 La préférence d\u2019une anesthésie spécifique dans des cas particuliers de chirurgie.\u2014 Le docteur Charles Hébert.3.20 à 3.30 \u2014 Discussion.3.30 à 4.00 \u2014 Thé.4.00 à 4.20 \u2014 Les échanges essentiels dans l\u2019équilibre Acide-Base en rapport avec l\u2019anesthésie.\u2014 Le docteur Maurice Bélisle.4.20 à 4.30 \u2014 Discussion.4.30 à 4,50 \u2014 Les complications attribuables à l\u2019anesthésie.\u2014 Le docteur W.Mason Cooper.4.50 à 5.00 \u2014 Discussion.* + % A la hutte 13 6.00 à 7.30 \u2014 Cocktail \u2014 chez les Infirmières de l\u2019hôpital.A la salle à manger 7.30 p.m.\u2014 Dîner \u2014 Docteur et Madame Jules Mercier.Conférencier: docteur David Thompson.A l\u2019auditorium 9.00 p.m.\u2014 Film \u2014 \u201cDoctor in the House\u201d \u2014 Docteur Gordon Ostlere.ee ++ RÉUNION À L'HÔTEL-DIEU DE LA \"MONTREAL PHYSIOLOGICAL SOCIETY\u201d Lundi, le 17 janvier 1955, les membres de la « Montreal Physiological Society» se sont réunis à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal pour participer à un symposium sur l\u2019aldostérone.Le programme scientifique se lisait comme suit: 1.« Extraction and purification of urinary aldos- terone and its bioassey », par les docteurs Jacques Genest, E.Koiw, W.Nowaczynski, G.Tremblay, R.Robillard, L.Adamkiewicz et Guy Lemieux, de l\u2019Hôtel-Dieu ; 2.«Clinical studies on the excretion of aldoster- one », par les docteurs E.H.Venning, J.Dyrenfurth, NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 C.P.Giroud Heard, de l'Hôpital Royal Victoria.La discussion suivit chaque présentation.ee ++ L'ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE NOUVEAU GENRE COMMENTÉ PAR LE DOCTEUR T.H.HAM Le docteur Jacques Genest, directeur du département de Recherches Cliniques de l\u2019Hôtel-Dieu, a été l\u2019organisateur d\u2019une round-table discussion qui s\u2019est tenu au bureau médical de l'hôpital, samedi le 15 janvier, dont l\u2019invité était le professeur Thomas Hale Ham, professeur de médecine au Western Reserve de Cleveland et qui a porté sur les réformes de l\u2019enseignement médical et sur les expériences tentées à Cleveland.Le docteur Genest a présenté le conférencier et celui-ci s\u2019est aimablement prêté à un questionnaire de ses auditeurs.ee + LA PREMIÈRE CONFÉRENCE À LA MÉMOIRE DES DOCTEURS DANDURAND ET WRIGHT La division de Québec de la Société Canadienne de l\u2019Arthrite et du Rhumatisme avait organisé la première conférence Dandurand-Wright qui eut lieu à l\u2019auditorium Jeanne-Mance de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, mercredi le 19 janvier 1955.Le conférencier invité était le docteur Joseph J.Bunim, professeur agrégé de médecine à l\u2019Université Johns Hopkins de Baltimore.La conférence était intitulée: «Recent advances in our concept of the so-called collagen diseases.» ee +\u2014 ÉLECTIONS À L'HÔTEL-DIEU DE ROBERVAL Le bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu Saint-Michel de Roberval a procédé récemment à lélection de ses officiers.Le docteur Adrien Plante a été réélu président; le docteur Raymond Brassard a été choisi comme vice-président, et le secrétariat a été confié au docteur A.Bélanger.Le docteur Wilfrid Dumas a été nommé chef de service médical.ee ++ EXÉCUTIF NOUVEAU À L'HÔPITAL DE SAINT-JEAN Lors de l\u2019assemblée annuelle du bureau médical de l\u2019hôpital de Saint-Jean, on a fait le choix de l\u2019exécutif pour l\u2019année 1955.Le docteur Henri Laflamme, d\u2019Iberville, a été élu président; le docteur Roméo Marcoux a été choisi comme vice-président; le secrétariat a été dévolu au docteur Vial Lavoie et les docteurs Gérard Ar- : L'Union Méd.Canada XLVII Tome 84 \u2014 Fév.1955 \u201c connaît les mêmes indications génér: \u2018les que celles de la GERITAINE*, ma : contient plus spécialement des substances lipotropes et ce .en quantité plus grande, en vue d\u2019en faire un.medicament d'action plus spécifique; de sorte que, quand une médication lipe \u201c tropique d\u2019urgence et complète s im \u2018pose, la LIPO-GERITAINE rempli: \u2018parfaitement toutes ces conditions.La forme liquide présente aussi l'avantage d\u2019en faciliter l\u2019administration aux gens : âgés et aux personnes qui s'accommc dent mal à l\u2019ingestion de capsule La formule renferme les éléments de base en qualité et en quantité corre: \u201c pondant aux données les plus modernes *Les capsules GERITAINE contiennent: BETAINE (base) Citrate de choline monobasique Extrait de foie (fraction 1) Rutine Vitamine B: Riboflavine Niacinamide d-Pantothénate de calcium Pyridoxine Vitamine B.cristalline Vitamine A (acétate) Vitamine Vitamine = Vitamine E (acétate alpha-tocophérol) .A.- 209 est, | a Montréal.eA nan RE, EAA SR i SES li se TR SEN LR ANA ANA Tr XLVIII L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1953 C23 \u2014 = \u2014 es va GOUTTES PEDIATRIQUES une des nombreuses f( es post ogiques populaires! $ $ ( I IN i) fi ES 35 *Marque déposée. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Gouttes Pédiatriques d'ACHROMYCINE Voici un remède que les enfants prennent sans se faire prier! Sa délicieuse saveur de Cerise le rend acceptable aux enfants les plus difficiles.Activité : 100 mg par ce.(environ 5 mg.par goutte).Flacons de 10 ce.Autres formes posologiques : CAPSULES: 50, 100 et 250 mg.DRAGÉES: 250 me.SUSPENSION ORALE (aromatisée à la Cerise): 250 mg.par cuillerée à thé (5 ce.), flacons de 1 once SPERSOÏDES* Poudre Dispersible (aromatisée au Chocolat) : 50 mg.par pleine cuillerée à thé (3 grammes), flacons de 12 et de 25 doses COMPRIMES SOLUBLES: 50 mg.INTRAVEINEUSE: fioles de 100, 250 et 500 mg.INTRAMUSCULAIRE: fioles de 100 mg.(à diluer avec 2 ce.d\u2019eau stérile ou de soluté salin) ONGUENT TOPIQUE (3%): tubes de %@ et de 1 once XLIX un antibiotique à spectre antibactérien vraiment large pratiquement dénuée de réactions secondaires fâcheuses bien tolérée par les petits malades plus rapidement diffusible pour enrayer promptement l'infection LEDERLE MN LABORATORIES North American Cyanamid Ltd., 5550 avenue Royalmount, Ville Mont-Royal, Montréal, Qué.actuellement le premier antibiotique ! ~~ Nils i LiL NE, LEDERLE _\u2014 DIVISION 232 chambault et Fernand Ethier ont été désignés comme conseillers.ee +\u2014e ÉLECTIONS A L'HOPITAL DU CHRIST-ROI DE NICOLET Dernièrement avait lieu à Nicolet une réunion du bureau médical de l\u2019hôpital du Christ-Roi pour procéder à l\u2019élection des officiers pour l\u2019année 1955.Ont été élus: le docteur S.-Maurice Rouleau, de Saint- Grégoire, président en remplacement du docteur Alph.Lemire, de la Baie du Febvre; le docteur C.-A.Le- vasseur, de Sainte-Angèle, vice-président; le docteur M.Vigneault, de Nicolet, secrétaire, le docteur G.Laliberté, de Saint-Célestin, trésorier; les docteurs A.Laperrière, de Nicolet, et G.Fontaine, de Sainte- Gertrude, conseillers.ee ++ CONFÉRENCE \"FRANÇOISE-BOULANGER\u201d Samedi, le 15 janvier 1955, eut lieu à l\u2019Université de Montréal la première « Conférence Françoise-Bou- langer» créée par la Société de Psychanalyse de Montréal.Le conférencier invité était le docteur René Spitz, de New-York, qui parla du «Stress chez l\u2019enfant ».o + UNE NOUVELLE SOCIÉTÉ MÉDICALE À ROBERVAL Une nouvelle société médicale vient d\u2019être fondée à Roberval; elle couvre les territoires dont elle porte le nom: Société Médicale du Lac-Saint-Jean - Roberval.Le bureau de direction est ainsi constitué: président, le docteur Henri Pinaud, de Roberval; vice-président, le docteur Rémi Aubé, d\u2019Alma; se- crétaire-trésorier, le docteur Alphée Lessard, d\u2019Al- banel; président honoraire, le docteur H.-E.Brassard, de Roberval.- + -e- 0-0 NOUVEAUX OFFICIERS À L'HÔTEL-DIEU DE SHERBROOKE Au cours d\u2019une assemblée générale du bureau médical de l\u2019Hôtel-Dieu, les médecins de cet hôpital ont procédé à l\u2019élection de l\u2019exécutif pour 1955.Celui-ci sera ainsi formé: président, le docteur E.Bruneau; vice-président, le docteur Lepage; secrétaire, le docteur J-Paul Fortier; conseillers: les docteurs Guy Bertrand et Gilles Larouche.2-0 ve NAISSANCES ET DÉCÈS AUGMENTENT EN NOVEMBRE Naissances et décès ont augmenté dans la province de Québec au cours de novembre dernier tandis que les mariages ont diminué.En effet, en novembre NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 1954, on a enregistré 11,909 naissances contre 11 435 en novembre 1953.Par ailleurs, les décès qui se chiffraient à 2,225 en novembre 1953 atteignirent en novembre cette année, 2,889.Durant ce même mois, les mariages accusent une diminution, soit 3,150 en novembre 1954 contre 4,994 en novembre 1953.Durant les onze premiers mois de 1954, dans le Québec, il y a eu 120,096 naissances contre 110,314 l\u2019an dernier, ce qui constitue un accroissement de 8,9 pour cent.Les mariages enregistrent une diminution: alors qu\u2019en 1953, il y avait eu, dans notre province, 24,998 mariages, en 1954, nous n\u2019en avons eu que 31,669, ce qui représente une diminution de 9,5 pour cent.Quant aux décès, ils atteignent cette année 29.743 contre 30,063 l\u2019an dernier, soit une régression de 1,1 pour cent.SUBVENTION FÉDÉRALE À L'INSTITUT NEUROLOGIQUE L\u2019honorable Paul Martin, ministre fédéral de la Santé, annonce que le Gouvernement d\u2019Ottawa accordera une nouvelle subvention au célèbre Institut neurologique de Montréal.L'Institut soccupe de travaux de recherche et traite les grandes affections du cerveau.Il s\u2019occupe aussi, dans une moindre mesure, des maladies de la moelle épinière et des nerfs périphériques, déclare M.Martin.Le ministre insiste sur l'importance des travaux de recherche qui se poursuivent à PInstitut.En étudiant le cerveau, dit-il, il peut arriver aux hommes de science d\u2019éclaircir le mystère qui entoure un grand nombre de désordres mentaux, comme la schizophrénie, et de plusieurs psychoses graves, ainsi que des affections bénignes du cerveau.La subvention la plus récente s\u2019élève à $31.761 et servira À acheter le matériel technique et scientifique dont l\u2019Institut a besoin, ce qui porte à $593.289 le total des subventions fédérales accordées à l\u2019Institut pour cette fin.ee ++ SYMPOSIUM TELEVISE SOUS LES.AUSPICES DU COLLEGE DE PRATIQUE GENERALE Jeudi, le 24 février, de 6 à 7 heures p.m., un symposium sur « Les \u2018nfections streptococciques et leurs complications » sera télévisé.par moyen de circuits- fermés, à Montréal (Hôtel Mont-Royal).Québec (Château Frontenac) et Ottawa (Château Laurier).Tous les médecins sont invités à cette « première » donnée sous les auspices du Collège de Pratique Gé- rr nérale. Union Méd.Canada me 84 \u2014 Fév.1955 R Pour Adultes R Pour Enfants Chaque comprimé contient: Chaque comprimé contient: Phénacétine st Ogr.100 Aminoxide d\u2019Atropine .1/600 grain Acide Acétylsalicylique .O gr.233 Acide Acétylsalicylique 1 grain Chlorhydrate d\u2019Aminoxide Phénacétine 3% grain d\u2019Atropine .- 0gr.0005 TES Echantillon médical sur demande HERDT & CHARTON, INC.2027, avenue du Collège McGill, Montréal 2 REVUE DES LIVRES Actualités Pharmacologiques.Par René Hazard.Masson et Cie, édit, Paris, 1954.La Librairie Masson vient de sortir de ses presses la septième série des travaux publiés sous la direction de cet excellent professeur, René Hazard.Nul doute que les pharmacolo- gistes trouveront leur profit en parcourant la table des matières: L'acétylcholine et le maintien du rythme cardiaque.Les résines échangeuses de cations et leurs applications thérapeutiques.Curares et anticurares de synthèse.Sur le mécanisme d\u2019action des substances anti-inflammatoires.Orientation vers des activités diverses des produits de transformation de la procaine.L'action analgésique de la morphine.Sa détermination expérimentale et\u2019 son analyse pharmacologique.Nouvelles applications du concept d\u2019antagonisme par analyse structurale.Les succédanés du plasma humain: étude spéciale animal désanaphylactisé.Le volume contient la table alphabétique des auteurs des Tomes I à VII.Donatien MARION.Physiological Cardiology.Par Arthur Ruskin.370 pages.\u2014 Charles C.Thomas, édit., Springfield, I11., 1953.S\u2019appuyant sur adage de Starling: «La physiologie d\u2019aujourd\u2019hui est la médecine de demain, » l\u2019auteur de cette intéressante monographie s\u2019est donné comme objectif de faire le pont entre la physiologie expérimentale et la cardiologie clinique.On peut dire qu\u2019il y réussit très bien.Plusieurs auteurs se sont essayés dans ce domaine depuis quelques années.Aucun n\u2019avait réussi à couvrir la matière aussi parfaitement en mobilisant une bibliographie aussi complète.& + & + Ce petit livre embrasse les principaux chapitres de la cardiologie, en laissant de côté cependant l\u2019électrocardiographie.On y trouvera bien à l\u2019occasion d\u2019une entité pathologique particulière quelques caractéristiques électrocardiologiques.Celles-ci sont exposées très sommairement.L\u2019auteur ne pénètre jamais dans le champ de l\u2019électrophysiologie, laissant ce soin aux ouvrages spécialisés qui apparaissent de plus en plus nombreux chaque année.Treize chapitres divisent l\u2019ouvrage.Les titres se lisent comme suit: 1 \u2014 Modes d\u2019origine et de propagation des pulsations cardiaques.2 \u2014 L'insuffisance cardiaque congestive.3 \u2014 Cardiopathies d\u2019origine coronarienne.4 \u2014 Syndromes cardiovaseulaires d\u2019origine hypertensive.5 \u2014 Le cœur du néphritique.6 \u2014 Syndromes cardiovaseulaires à manifestations hypotensives.7 \u2014 Cardiopathie valvulaire.8 \u2014 Myocardites et myocardoses.9 \u2014 Compression péricardique.10 \u2014 Cardiopathies congénitales.11 \u2014 Cœur pulmonaire.12 \u2014 Syndromes d\u2019origine endocrinienne et métabolique.13 \u2014 Syndromes cardiovasculaires d\u2019origine fonctionnelle.Le premier chapitre a trait surtout aux arythmies et aux troubles de conduction.Comme dans les autres chapitres, l\u2019auteur analyse les répercussions sur l\u2019appareil cireu- latoire, insistant surtout sur le comportement du débit cardiaque, les jeux de la tension artérielle et les complications possibles découlant des troubles physiologiques régionaux (ischémie du myocarde, étourdissements, syncope, ete.). [ L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 LI 1 Dans la tension - SERPASIL (réserpine CIBA) UN ALCALOIDE CRISTALLIN PUR DE LA RAUWOLFIA, ISOLE, IDENTIFIE, PURIFIE ET MIS SUR LE MARCHE EN PREMIER LIEU PAR CIBA Dans les cas d\u2019angoisse, tension nerveuse, nervosité, et névroses légeres ou graves, aussi bien que dans hypertension, le Serpasil procure un effet tranquillisant non-soporifique et une sensation de bien-être.COMPRIMES: 0.1 mg., 0.25 mg., 1.0 mg.ELIXIR: 0.25 mg.par 5 cc.AMPOULES: 5.0 mg.par 2 cc.COMPAGNIE LIMITEE, MONTREAL \u201cSerpasil\u201d est une marque déposée.222 236 Le chapitre le plus considérable est le deuxième, consacré à l\u2019étude de l\u2019insuffisance cardiaque.On comprend bien qu\u2019il en soit ainsi quand on sait que cette affection fut une des mieux étudiées de toute la médecine.Tous les aspects de la maladie sont scrutés avec soln, les diverses théories exposées objectivement.Alors que les principaux symptomes cardiaques sont passés en revue, on tente d\u2019en offrir une explication à partir des données physiologiques fondamentales tant expérimentales que cliniques.Les variations du débit cardiaque sont étudiées, de même que celles des pressions intracardiaques, du travail ventriculaire, des liquides circulants et intertitiels.Certains troubles fonctionnels affectant d\u2019autres organes que le cœur et les poumons sont examinés (tractus gastrointestinal, foie).Il va sans dire que l\u2019organe le mieux traité dans ce tableau est le poumon.Tous les troubles de fonction subis par ce dernier sont analysés minutieusement.Enfin, quelques considérations d\u2019ordre thérapeutique terminent le chapitre.Les affections coronariennes sont envisagées tant au point de vue expérimental que clinique.Ce chapitre apporte des précisions très intéressantes sur le mode d\u2019apparition des symptômes dans ces maladies, qui ont peut- être le plus bénéficié des découvertes modernes réalisées dans le domaine de l\u2019hémodynamique.Les principales variétés d\u2019hypertension sont passées en revue dans le quatrième chapitre.L'hypertrophie et l'insuffisance cardiaque secondaires sont discutées.Les deux chapitres les mieux présentés dans la deuxième moitié du livre, sont ceux des affections valvulaires et des cardiopathies congénitales.Ces deux classes de cardiopathies sont les plus responsables de l\u2019essor que la chirurgie cardiaque a connu ces dernières années.De multiples travaux parus sur l\u2019hémodynamique dans ces affections, l\u2019auteur a su composer une remarquable synthèse.Mais son mérite est encore plus grand en ce qui concerne l\u2019étude des troubles circulatoires rencontrés\u2019 dans les maladies endocriniennes REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 et métaboliques, jetant un peu de lumière sur un chapitre encore peu connu.Cet ouvrage est une merveilleuse étude que l\u2019on devrait trouver sur la table de travail de tous les cardiologues, de tous les internistes et de tous les étudiants qui veulent suivre le rythme de la médecine contemporaine.La langue est écrite dans un style très direct, de lecture facile voire même reposante.Le flou qui résulte parfois du caractère mal défini des théories énoncées est facilement surmonté.L\u2019impression d\u2019ensemble est celle d\u2019une œuvre instructive, indispensable.Une seule réserve doit être faite quant à ce qui concerne l\u2019index.Une certaine imprécision règne dans la présentation des références, qui en rend l'accès laborieux parfois.Charles LEPINE, Institut Lavoisier.Maladies des os et des articulations.\u2014 Stanislas de Seze, prof.agrégé & la Faculté de Méd.de Paris, et Antoine Ryckewaert, médecin-assistant des Hôp.de Paris.Un vol.relié de 1.240 pages, avec 391 fig.: 9.300 fr.\u2014 Editions Médicales Flammarion, édit, Paris, 1954.Ce livre est le premier traité en langue française des « Maladies des os et des Articulations ».Il a été rédigé de façon très méthodique et comporte une iconographie abondante, d\u2019une qualité exceptionnelle.Les deux premières parties, consacrées à la pathologie osseuse et à la pathologie articulaire, sont précédées chacune d\u2019un chapitre très complet d\u2019embryologie, d\u2019histologie et de physiologie, où tous les éléments intéressant la vie du tissu osseux et la fonction des articulations sont minutieusement étudiés.Ghacun de ces chapitres se termine par une classification des maladies des os ou des articulations dans l\u2019ordre où elles sont étudiées au cours du livre.La troisième partie de l\u2019ouvrage traite d\u2019une pathologie juxta-articulaire où le lecteur pourra trouver l\u2019étude de la périarthrite de l\u2019épaule, de la sciatique, des algies cervico-brachiales, L\u2019Union Méd.Canada El Tome 84 \u2014 Fév.1955 Cholérétique - Cholestérolytique = Azoturioue ABAISSE LE TAUX Du CHOLESTEROL SANGUIN DE 30 : 50°, @TOUTESQLESBHYPERCHOLESTEROLEMIES® Voie intramusculaire profonde J ampoule tous les 2 jours associée au traitement péroral de 1 à 2 granules avant chaque repas Dernière référence bibli bliographi ALGÉRIE-MÉDICAL Ne2.Ay p.137 Tube de 40 granules Boîte de 6 ampoul es à ranveye SP Représentants exclusifs au Canada: HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, Montréal. 238 de la maladie de Dupuytren et de diverses affections complétant le cadre nouveau de la « rhumatologie ».Le lecteur ne manquera pas d\u2019être frappé par la clarté du style, qui rend la lecture du livre agréable en même temps qu\u2019instructive pour le rhumatologue et le médecin de médecine générale.Foie et reins \u2014 Ascites d'origine cirrhotique \u2014 L'insuffisance rénale aiguë.R.CACHERA et collaborateurs.Un vol.de 90 pages, avec 8 fig.(560 fr.) \u2014 Masson et Cie, édit, Paris, 1954.Les « Conférences d\u2019Actualités Pratiques » de la Faculté de Médecine de Paris rassemblent chaque année les praticiens ou les spé- clalistes désireux de se tenir au courant des perfectionnements récents ou d\u2019acquérir, sur une question nouvelle, des informations de dernière heure.Plusieurs auteurs traitent un même sujet, vu sous les angles successifs du médecin, du biologiste, du radiologue, du chirurgien ou du spécialiste, en un « colloque » très vivant.Le succès particulier rencontré par certaines de ces conférences a amené les organisateurs à en publier le texte pour les médecins n\u2019ayant pu y assister aussi bien que pour ceux qui désirent reprendre à tête reposée, la lecture de ce qu\u2019ils ont entendu, enrichi des précisions, des chiffres, des nuances que ne permet pas toujours l\u2019exposé oral.Les textes ont été groupés cette année en quatre fascicules correspondants aux spécialités ou groupes de spécialités.Le fascicule « Foie et Reins » est consacré aux deux questions des ascites cirrhotiques et de l'insuffisance rénale aiguë.L'ascite cirrhotique, phénomène banal, est encore très mal connue dans son déterminisme et sa nature intime.Cette ignorance empêche encore souvent le médecin d\u2019opposer à cette affection un traitement efficace.Les auteurs ont fait à ce propos le point des données pathologiques de la question, dont le nombre et la diversité sont considérables.Ils en tirent ensuite les déductions thérapeutiques utiles.REVUE DES LIVRES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Etude clinique, pathogénique et thérapeutique: Circonstances cliniques d\u2019apparition des ascites cir- rhotiques, par R.Cachera.\u2014 Etude pathogénique: Role de I'hypertension portale dans la détermination de l\u2019ascite cirrhotique, par C.Bétourné.\u2014 Facteurs hydropigènes généraux.Modifications des protéines plasmatiques.Modifications de la perméabilité capillaire.Rôle des perturbations rénales et endocriniennes, par F.Darnis.\u2014 Déductions générales et conclusions pathogéniques, par R.Cachera.Traitement de l\u2019ascite cirrhotique, par R.Cachera : Traitement de l\u2019hypertension portale.Traitement de l\u2019exagération de la perméabilité capillaire.Traitement de l\u2019hypoprotéinémie.Traitement des anomalies rénales de l\u2019élimination de l\u2019eau et du sodium.L'insuffisance rénale aiguë est un syndrome d\u2019une très grande fréquence.Elle ne s\u2019observe pas seulement au cours des maladies rénales: on la rencontre non seulement dans les néphrites aiguës, mais au cours d\u2019un état de choc d\u2019origine quelconque ou lors d\u2019une infection ou d\u2019une intoxication sévère, dans une maladie endocrinienne comme le coma diabétique ou l'insuffisance surrénale, ou au lendemain d'une intervention; elle peut suivre une affection digestive, une affection cardiaque (infarctus, asystolie aiguë), une brûlure étendue, une angiocholite suraigué, ete.Dans des circonstances aussi diverses, c\u2019est pourtant un même syndrome qui se trouve réalisé et qui définit l\u2019insuffisance aiguë des fonctions rénales.De même que les physiologistes distinguent à l\u2019état normal deux fonctions essentielles dans l\u2019activité du rein: la fonction d\u2019excrétion des corps azotés et la fonction de régulation de l\u2019équilibre de l\u2019eau et des électrolytes, de même, dans l\u2019insuffisance rénale aiguë, il y a lieu d\u2019analyser deux grands chapitres: la rétention azotée et le déséquilibre de l\u2019eau et des électrolytes.L'équilibre électrolytique dans l\u2019insuffisance rénale aiguë et ses incidences thérapeutiques, par Jean Hamburger: L\u2019équilibre électrolytique chez le sujet normal.Les troubles portant sur l\u2019équilibre osmotique.Méthodes de mesure et de calcul de la pression osmotique efficace du plasma.Les syndromes de dystonie osmotique du plasma dans l\u2019insuffisance rénale.Les troubles portant sur l\u2019équilibre acido-basique.Les troubles portant sur certains électrolytes particuliers.Le traitement de la rétention azotée au cours de l\u2019insuffisance rénale aiguë, par Pierre Tanret. L'Union Méd.Canada LII Tome 84 \u2014 Fév.1955 LE PLUS MODERNE ET LE PLUS SOUPLE DE ANTIBIO IQUES A ARGE SPECTRE ne *MARQUE DEPOSEE polycycli (TETRACYCLINE BRISTOL) \u2014 D SUSPENSION By +) CAPSULES BUVABLE 2 forces 100 mg.d\u2019hydrochlorure de tétracycline Flacon de 25 et 100 capsules.Chaque 5 cc.contient 250 mg.d'hydrochlorure de tétracycline çÇ ; ; Prête à l'usage, rien à préparer, 250 mg.d\u2019hydrochlorure de tétracycline.stable pour deux ans a la tempéra- Flacon de 16 et 100 capsules.ture ambiante.Sw Saveur délicieuse de fruits.Ten de 30 cc.\\ \u201c0522 GOUTTES A PEDIATRIQUES PARENTERALE Chaque cc.contient 100 ma.Chaque flacon à dose unique d\u2019hydrochlorure de tétracycline.contient 100 mg.d'hydrochlo- rure de tétracycline.Prêtes à l'usage, rien à préparer, stables à la température ambiante pour deux ans.Forme commode qui permet des dosages réduits et très précis pour les enfants.Miscible avec les jus de fruits et les formules de bébés.Flacon de 10 cc.avec compte-gouttes calibré.Elégance Pharmaceutique \u201c3 Anion Medicale du Canada\u2019 en 1886 L'épidémie de variole Février 1886.L\u2019épidémie de variole dont Montréal a eu tant à souffrir touche aujourd\u2019hui à sa fin.Quelques cas isolés se déclarent encore, mais ils vont décroissant toujours, et tout nous porte à croire que la maladie aura tout à fait disparu dans trois ou quatre semaines.Maintenant que le danger est conjuré et que le calme se fait dans les esprits, il est plus facile de remontrer à la source du mal et de nous demander d\u2019où il est venu, tout comme au lendemain d\u2019un incendie considérable l\u2019on institue une commission chargée de s\u2019enquérir de l\u2019origine et des causes de la conflagration.C\u2019est ce qu\u2019a compris le Conseii d'Hygiène de Montréal qui, dès le 7 novembre dernier, procédait à la formation d\u2019un sous-comité dont la mission était de « rechercher à quelle date précise et dans quelles circonstances la variole s\u2019était introduite à Montréal, de quelle manière et de quel point ou endroit de cette cité elle s\u2019était répandue parmi notre population, enfin de s\u2019enquérir des précautions à prendre pour protéger les citoyens contre le retour d\u2019une semblable calamité ».Le rapport du sous-comité fut soumis au Conseil d'Hygiène le 9 janvier 1886, et unanimement adopté.Nos lecteurs ont eu déjà ample occasion de le lire dans les journaux politiques qui, pour la plupart, l\u2019on publié in extenso, aussi ne croyons-nous pas devoir le reproduire ici.Seulement, vue l\u2019importance du sujet et la gravité exceptionnelle des faits qui y sont relatés, nous ne pouvons pas nous abstenir de faire à ces derniers certains commentaires nécessités par la part considérable qu\u2019a prise la profession médicale dans les nombreux épisodes du drame auquel nous venons d'assister.En résumé, l\u2019épidémie variolique a débuté comme suit.Le 28 février 1885, un employé de la compagnie des wagons Pullman, nommé Longley, arrivait à Montréal, venant de Chicago.Il était atteint de variole.Le médecin de la Compagnie du Grand Tronc, M.le docteur Rodger, fut à la rencontre du malade à l\u2019arrivée du train, et jugea nécessaire le transport de Longley dans un hôpital quelconque, attendu que Montréal ne possédait pas encore d\u2019hôpital permanent pour les maladies contagieuses.On fut au « Montreal General Hospital» où le docteur Gray, médecin interne, ayant constaté que Longley avait la petite vérole, refusa positivement de le recevoir.Voyant cela, le docteur Rodger s\u2019adressa à M.le docteur Hingston pour obtenir de lui l\u2019autorisation de placer le malade à l\u2019Hôtel-Dieu.L\u2019autorisation fut accordée et, quelques instants après, le patient était installé dans une des salles privées de l\u2019Hôtel-Dieu.en compagnie d\u2019un autre malade.Le cas de Longlev fut assez bénin.et celui-ci, guéri.sortit de l\u2019hôpital le 21 mars.Peu de temps après le départ de Longley, une servante de l\u2019Hôtel-Dieu, Pélagie Robichaud, tomba malade de la variole et mourut le ler avril.Le 7 avril, Marie Robichaud, soeur de la précédente, également employée à l\u2019Hô- tel-Dieu, fut aussi prise de variole et transportée à l\u2019hôpital civique où elle mourut le 11 avril.Du 8 avril au 18, seize cas de variole furent ainsi transportés de l\u2019Hôtel-Dieu à l'hôpital civique.Le 14 avril, les Soeurs de l\u2019Hôtel-Dieu, sur la proposition des médecins de l\u2019institution, congédièrent tous ceux de leurs malades qui ne présentaient encore aucun signe de contagion.(Voir le rapport officiel du sous-comité du Conseil d\u2019Hygiène de Montréal, qui relate au long tous ces faits.) Depuis lors, l\u2019épidémie se répandit par toute la ville et exerça ses ravages comme on sait.sk = = Longley souffrait-il réellement de variole et la maladie a-t-elle été diagnostiquée telle dès le début?\u2014 Evidemment oui.\u2014 Cela ressort clairement des faits pris en eux-mêmes, ainsi que des témoignages des docteurs Rodger et Hingston.Il est vrai que, dans une lettre adressée à la Gazette dès le 18 avril 1885, M.le docteur Hingston dit tout simplement: It was noticeable an eruption appeared on his (Lon- gley\u2019s) face that was so slight and attended with so little febrile disturbance, that the physicians in a:- tendance were mot unanimous as to its character; il est vrai que la révérende soeur Saint-Louis croit avoir entendu prononcer le mot « picote-volante » mais, d\u2019un autre côté, dans sa lettre au sous-comité du Conseil d\u2019Hygiène, M.le docteur Hingston affirme bien nettement que from the first, Longley\u2019s case was regarded as a case of small-pox.Et puis, les docteurs Gray et Rodger avaient déjà diagnostiqué le cas avant le docteur Hingston.Longley étant atteint d\u2019une maladie éminemment contagieuse, et la nature de la maladie ayant été bien constatée, a-t-on pris toutes les mesures sanitaires qu\u2019il fallait prendre?A-t-on suffisamment isolé le malade?Certainement non.M.le docteur Hingston dit bien en toutes lettres: All the precautions usual in cases of small-pox were taken, mais nous constatons que ces précautions se sont réduites tout simplement à pratiquer la ventilation.A proprement parler, le cas ne fut pas isolé.Le docteur.Hingston dit que not a patient within the area considered susceptible of infection contracted the disease.Mais alors, c\u2019est donc qu\u2019on avait laissé des malades within the area susceptible of infection, et si ces malades n\u2019ont pas pris la variole, ils ne le doivent qu\u2019à leur bonne étoile.D'\u2019ailleurs, un autre malade \u2014 non affecté de variole, partageait la chambre de Longley.Pourquoi a-t-on toléré cela?Que n\u2019a-t-on forcé ce malade à se placer dans une autre pièce.ou que n\u2019a-t-on mis Longley ailleurs?La Rév.Soeur qui \u2014 a.or a ee L'Union Méd.Canada IV Tome 84 \u2014 Fév.1955 \u201cLe débridement tryptique (au Tryptar) n'attaquera pas la plus petite parcelle de tissu sain, pas même une seule cellule vivante.\u201d Tryplar MARQUEDETRYPSINE CRISTALLISEE DES LABORATOIRES ARMOUR INDICATIONS: Tout indice de tissu nécrotique tel: ulcères diabétiques et variqueux * sinus et fistules * brûlures au second degré ° furoncles et anthrax * gangrène diabétique * fractures multiples infectées hématômes sous-cutanés * abcès du tissu mou ° ostéomyélite « membres amputés.PRESENTATION: Fiole de 250,000 unités Armour de trypsine purifiée cristallisée, une fiole de 25 cc de diluant Tryptar et un adapteur en plastique pour employer avec un insufflateur a poudre.Pour renseignements détaillés s'adresser au distributeur canadien LAURENTIAN AGENCIES, LTÉE 429 rue St.Jean-Baptiste, Montréal 1, Québec, Canada THE ARMOUR LABORATORIES UNE DIVISION DE ARMOUR AND COMPANY eo KANKAKEE, ILLINOIS 242 Description: Le sirop CORICIDIN est le premier remède complet préparé spécialement pour le soulagement de la toux.Chaque cuillerée (5 cc.) contient: 1.67 mg.de bitar- trate de dihydrocodéinone; 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il n\u2019était pas bien difficile de le prévoir et l\u2019avenir se chargea de le prouver amplement.Il nous est pénible de constater que c\u2019est sur la proposition du corps médical de l\u2019Hôtel-Dieu que semblable détermination fut prise et exécutée.C\u2019était le plus sûr moyen de répandre la contagion par toute la ville, ce qui est arrivé.Si l\u2019Hôtel-Dieu eut été dès lors converti en hôpital de variolés, il y a tout lieu de croire que la contagion se fut bientôt limitée à cette institution, et que notre ville en eut été préservée.Nous savons qu\u2019en certains quartiers l\u2019on a blâmé les autorités de l\u2019Hôtel-Dieu et en particulier le docteur Hingston de n\u2019avoir pas refusé d'admettre Longley à l\u2019hôpital, tout comme on avait refusé de l\u2019admettre au « Montreal General Hospital» où cependant il y a des salles spécialement destinées aux maladies contagieuses: scarlatine, rougeole, etc.Nous avouons ne rien voir d\u2019absolument blimable dans le fait pris en lui-même.Il était tard; on refusait de To L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 LVI Médicalion de Choix nour la et les > nage FS ag # wy 5 A FORMULE : lodoforme Menthol lodures Camphre (En solution huileuse de taible acidité) .ty = 3 ; AN 3 i À.3 5 + + 3 ' ik à = i i j .: ve cat pp _ ; rt \u2014\u2014 RN rap EE INJECTIONS INTRA-MUSCULAIRES (ampoules de 1 cc.) Représentants pour le Canada : HERDT & CHARTON, INC.2027, Avenue du Collège McGill, MONTRÉAL 244 recevoir le malade à l'hôpital anglais; il fallait bien le loger quelque part.Le grand tort que l\u2019on a eu, nous le répétons, a été de ne pas séquestrer complètement le malade.Puisque le diagnostic était nettement posé (from the first, Longley\u2019s case was regarded as a case of small-poz), il n\u2019y avait qu\u2019à prendre toutes les mesures préventives, sanitaires et autres, jugées nécessaires en pareille occurence.Un autre tort, non moins grave, a été, lorsque la contagion se fut répandue dans l\u2019institution, d\u2019ouvrir les portes de l'hôpital pour rejeter au sein d\u2019une population encore indemne, près de deux cents individus dont un certain nombre portaient déjà le germe de la maladie.Quant au Bureau de Santé d\u2019alors, il a été bien lent à agir en cette circonstance.Dès le 2 mars (le surlendemain de l\u2019arrivée de Longley à l\u2019Hôtel-Dieu), il était officiellement averti par le docteur Rodger qu\u2019un cas de variole venait d\u2019être transporté à l\u2019Hô- tel-Dieu, et ce n\u2019est que le 7 avril que l\u2019hôpital civique fut ouvert.Or à qui fera-t-on croire que l\u2019on n\u2019aurait pas pu se hâter davantage?N\u2019était-il donc pas possible d'aménager l'hôpital civique immédiatement et d\u2019y faire transporter les premiers cas?Nous ne L'UNION MÉDICALE DU CANADA, EN 1886 L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 voulons être injuste envers personne, mais nous tenons, quelque pénible que soit pour nous cette tâche, à faire retomber sur qui de droit la responsabilité des maux dont nous avons souffert.Cette responsabilité est des plus lourdes, nous le savons, et si les autorités de l\u2019Hôtel-Dieu doivent porter une partie du fardeau, l\u2019autorité municipale en doit avoir aussi Sa très large part.Pour nous, si le sous-comité du Conseil d\u2019Hygiène n\u2019a pas cru, pour des raisons faciles à comprendre, formuler le moindre blame au sujet de l\u2019apathique attitude du Bureau de Santé en cette occasion, il nous est impossible d\u2019observer la même prudente réserve.La rude leçon qui vient de nous être donnée aura-t-elle pour résultat pratique de nous doter d\u2019une organisation sanitaire convenable?Nous croyons avoir droit de l\u2019espérer, surtout si les progrès qui ont été faits récemment dans l\u2019organisation du Bureau de Santé peuvent être complétés, et si l\u2019on peut compter désormais sur la compétence et le désintéressement parfait de tous ceux à qui est confiée la direction des affaires qui concernent la santé publique. L\u2019INFESTATION par les OXYURES GUÉRIE DANS ENVIRON 85% DES CAS POUR LES BEBES ET LES ENFANTS Facile à prendre \u2014 Agréable au goût SIROP DE VERMISOL\u201d Sirop N° 634 \"Sos Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: hexahydrate de pipérazine.0.5 G.(sous forme de tartrate) POSOLOGIE: jusqu'à 15 Ibs, 2 cuillerée à thé par jour; de 15 à 30 lbs, A cuillerée à thé deux fois par jour; de 30 à 60 Ibs, 1 cuillerée à thé deux fois par jour; au-dessus de 60 lbs, 2 cuillerées à thé deux fois par jour.Présenté en flacons de 4 et 16 onces liquides.POUR LES ADULTES ET LES ENFANTS PLUS AGES COMPRIMÉS DE VERMISOL C.T.N° 807 \"Soot Chaque comprimé renferme: hexahydrote de pipérazine.0.25 G.(sous forme de tartrate) POSOLOGIE: enfants jusqu'à 6 ans, un comprimé par jour pour chaque année d'âge; plus de 6 ans et adultes, 2 comprimés 3 ou 4 fois par jour.Présenté en flacons de 100 comprimés.On administre le Vermisol durant 7 jours, puis, repos de 7 jours suivi d'un nouveau traitement d'une semaine.N.B.Pour prévenir la ré-infestation, on recommande d'observer les précautions hygiéniques habituelles.\"VERMISOL MARQUE D\u2019 HEXAHYDRATE DE PIPERAZINE La récente application de l\u2019'hexahydrate de pipérazine au traitement de l\u2019Infestation par les Oxyures représente un développement du traitement de cet état.Le taux de guérison\u2014 qui varie entre 85 et 90 p.c.\u2014 est du même ordre que celui qui résulte du violet de gentiane.Le \u201cVERMISOL\u201d (hexahydrate de pipé- razine) se prend facilement, est bien toléré, est relativement non toxique, sûr, efficace et libre de la coloration associée au violet de gentiane.Son absence de toxicité, lorsqu'il est administré à doses appropriées, en fait un agent thérapeutique désirable.AVERTISSEMENT.Administré à trop fortes doses les effets suivants sont à craindre: nausée, vertige, manque de coordination, difficulté à concentrer la vue, étoiles, et une sensation d'indifférence.Ces effets secondaires sont temporaires et disparaissent sur discontinuation de la médication.Lorsque le coût du produit doit être pris en considération, le violet de gentiane (Vermilet) continue d\u2019être le plus économique des oxyuricides efficaces.\u201cVERMILET (TABLETTES) TABLETTES À ENROBAGE ENTÉRIQUE DE VIOLET DE GENTIANE Tablette N© 409 \u2018Sow .3/20 de gr.(10 mg.) Tablette N© 410 \u2018Fos.1/2 gr.(32 mg.) Présenté en flacons de 200 tablettes.POSOLOGIE ENFANTS: jusqu'à 10 ans, une tablette de 3/20 de gr.(10 mg.) (N° 409) par jour, par année d'âge.Fractionner cette dose et la prendre avant les repas.De 10 à 16 ans, une tablette de Y gr.(32 mg.) (N© 410), trois fois par jour, avant les repas.Chartes &.Srosst & Co.MONTRÉAL CANADA ADULTES: deux tablettes de 2 gr.(32 mg.) (N© 410) trois fois par jour, avant les repas. four l'Inflanmation biquë de OEIL de OREILLE 4 NEL QUELLE QUE SOIT l\u2019étiologie, en application locale l\u2019HYDROCORTISONE enraye efficacement l\u2019inflammation aiguë à ses débuts; la GRAMICIDINE et le NEOMYCINE controlent une grande variété de micro-organismes pathogènes ; l\u2019AMINACRINE ajoute une puissante action antiseptique générale.osst ) A 'FLAVACO sso OPHTALMIQUE N° 930 \u2018Sos! \u2014 3 cc.Une solution aqueuse, stérile, qui renferme: hydrocortisone.L eee a aa aan 46 0.02 p.c.gramicidine.LL LL a aa aa ae 0.005 p.c.néomycine (sulfate) .0.1 p.c.aminacrine (chlorhydrate).0.1 p.c.POSOLOGIE: une ou deux gouttes, selon le besoin.EMBALLAGE: un tube de 3 cc.de matiére plastique stérile, dont le bout forme un compte-gouttes spécial, conçu de façon à prévenir la contamination du reste du contenu, une possibilité toujours à craindre avec l'emploi répété du compte-gouttes classique.> FLAVACO' vs OTIQUE N° 931 \"Gut\" \u2014 15 cc.Une solution anhydre qui renferme: hydrocortisone.0.02 p.c gramicidine.LL LL LL LL LL 0.025 p.c.néomycine (sulfate).0.25 p.c.aminacrine (chlorhydrate) .0.1 p.c.benzocaine.a LL aa aa aan 2.0 p.c.POSOLOGIE: de deux à quatre gouttes, selon le besoin.EMBALLAGE: flacon de 15 cc.à compte-gouttes.FLAVACO' .::vic.SPRAY NASAL N° 929 \"Eront\u2019 \u2014 15 cc.Une solution isotonique, aqueuse, qui renferme: hydrocortisone.0.02 p.c.gramicidine.L LL Lea aa a a La aa Le 0.005 p.c.néomycine (sulfate).0.1 p.c éphédrine (chlorhydrate).0.3 p.c.aminacrine (chlorhydrate).AUSSI PROCURABLE, SANS L\u2019HYDROCORTISONE FLAVACO \u2014SPRAY NASAL N° 928 \"Trot \u2014 15 cc.Une solution isotonique, aqueuse, qui renferme: gramicidine.LL Le a a 0.005 p.c.néomycine (sulfate) .0.1 p.c.éphédrine (chlorhydrate).0.3 p.c.aminacrine (chlorhydrate).POSOLOGIE.Comme spray: tenir le flacon verticalement, le bout dans la narine, et vaporiser délicatement mais fermement une ou deux fois.Répéter toutes les trois ou quatre heures.En instillation: renverser le flacon et laisser tomber trois ou quatre gouttes dans chaque narine.Répéter toutes les trois ou quatre heures.EMBALLAGE.Flacon de matière plastique de 15 cc.servant soit de vaporisateur, soit de Charles &.Frosst & Co.MONTREAL CANADA , CONTRE LA TOUX - QUI PRÉSENTENT i t 1 À 3 Ig DEUX SAVEUR AGREABLE Grâce à son goût agréable, le Dulsana Composé plait SIROPS également aux enfants et aux adultes.L'art pharmaceutique est véritablement parvenu à surmonter les difficultés que présentait auparavant l'élimination du goût amer des antihistaminiques et de la codéine.TOLÉRANCE GASTRIQUE Le Dulsana Composé dilate les bronches, affaiblit le réflexe de la toux et rend la sécrétion bronchique moins tenace à mesure qu\u2019elle se produit, sans causer de nausées ou d'irritation gastrique.SURETÉ A doses appropriées, le Composé Dulsana est une = médication sûre pour les patients de tout âge, y QUALITES compris les enfants.ESSENTIELLES SOULAGEMENT RAPIDE L'administration du Composé Dulsana soulage rapidement l'épuisement d'une toux sans expectoration et atténue les quintes affaiblissantes.ACTION LOCALE EFFICACE \"DULSANA' comPOSÉ Indiqué au début d\u2019une infection respiratoire aiguë Sirop NO 632 \"So Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: maléate de Un nouvel antihistaminique efficace qui dilate les paracarbinoxamine.2 mg.(1/30 de gr.) \u2014 bronches et agit comme sédatif léger et anesthésique local.La somnolence est rare.chlorhydrate d'éphédrine.4 mg.(1/15 de gr.) \u2014 À la dose employée, renforce l'action dilatatrice que l\u2019antihistaminique exerce sur les bronches.phosphate de codéine.10 mg.(1/6 de gr.) \u2014 L'antitussigène le plus efficace connu à l'heure actuelle.chlorure d'ammonium.\u2026.100 mg.(1-1/2 gr.) \u2014 Un expectorant dont la valeur est reconnue.chloroforme.25 mg.(3/8 de gr.) \\ De légers analgésiques locaux qui rafraîchissent et menthol.0.25 mg.(1/250 de gr.) | calment.véhicule: sirop aromatisé.q.s.Présenté en flacons de 3 onces liquides.\"DULSANA\" Sirop NO 631 \"Sos! La formule de \u2018\u2018Dulsana\u2019\u2019 Composé sans codéine, particulièrement utile durant le stade d'exsudation d'une infection respiratoire aigué.Présenté en flacons de 4 et 8 onces liquides.POSOLOGIE.ADULTES: une ou deux cuillerées & thé (5- 10 cc.) trois ou quatre fois par jour, selon le besoin.ENFANTS: de 6 à 12 ans, une demi à une cuillerée à thé (2.5-5 cc.) trois ou quatre fois par jour, selon le besoin; enfants de moins de six ans, selon la recommandation du médecin.Chartes & Front&Co MONTRÉAL CANADA Tr L'Union Méd.Canada LXI Tome 84 \u2014 Fév.1955 | .° .| Aucune sensibilisation a l'antibiothérapie générale d'usage courant DRILITOL* SOLUTION solution nasale 'DRILITOL' SPRAYPAK* solution nasale en flacon nébuliseur Association: .° s de deux antibiotiques.action antibacterienne d'un agent vasoconstricteur .action décongestionnante d'un agent antihistaminique .action anti-allergique Rhinites Rhino-pharyngites Sinusites Coryzas, etc.Smith Kline & French - Montréal 9 *Marque déposée au Canada 5§F NOUVELLES PHARMACEUTIQUES CRÈME GANTRISIN Pour usage vaginal Description.\u2014 La crème de Gantrisin \u2018Roche\u2019 contient 10 pour cent de Gantrisin dans une crème blanche, hydrosoluble.Le Gantrisin est le 3, 4-dimé- thyl-5-sulfamilamido-isoxazole.Propriétés.\u2014 A cause du spectre étendu de son action anti-bactérienne, la crème de Gantrisin est localement efficace contre de nombreux organismes responsables d\u2019infections vaginales, le pH de la crème de Gantrisin est 46.Compatible avec les sécrétions vaginales normales, il ne favorise pas la croissance des trichomonas ou monilia.Indications.\u2014 La crème de Gantrisin est extrêmement efficace contre de nombreux micro-organismes fréquemment présents dans les infections vaginales et cervicales.Il est utile dans le traitement de: 1.Cervicite, vaginite, vulvite et troubles gynécologiques associés.2.Prophylaxie après des interventions gynécologiques telles que: a) Cautérisations : application d\u2019une substance caustique, d\u2019une décharge électrique, de chaleur afin de dénuder l\u2019épithélium cervical qui peut être infecté ou porter des kystes.b) Conisations: ablation d\u2019un cône de tissu dans l\u2019ouverture du canal cervical.Cette intervention est généralement pratiquée pour le traitement de l\u2019endo- cervicite chronique.ec) Radiation.3.Prophylaxie pré-opératoire, post-opératoire, postpartum.4.Pour le traitement et pour aider au traitement (associé aux oestrogènes) des infections bactériennes secondaires, par exemple de la vaginite sénile.Avantages.\u2014 1.Spectre étendu d\u2019action antibac- térienne.\u2014 2.Sécurité.Des réactions secondaires ne furent signalées que dans 12 cas sur 884.8 de ces 12 cas seulement pouvaient être attribués à la sensi- tivité aux sulfamides ce qui donne un indice de fréquence de 08 pour cent.En réalité, la crème de Gantrisin fut administrée dans 3 cas en présence d\u2019une allergie, reconnue et évidente, aux sulfamini- ques sans provoquer de réaction secondaire.3.Réaction acide: le pH de la crème de Gantrisin est d\u2019environ 4.6 le pH acide est d\u2019une grande importance thérapeutique, et considéré par certains comme le facteur déterminant la destruction de l'infection et la prévention des récidives.ee.++ Contre-indications.\u2014 La crème de Gantrisin pour usage vaginal devrait être administrée sous la surveillance d\u2019un médecin, elle devrait être employée avec précaution chez les patientes qui présentent une sensitivité aux sulfamides.Si la patiente devient sensibilisée au remède, l\u2019administration devra en être discontinuée immédiatement.On devrait donner à la patiente les instructions suivantes: 1.Retirer le bouchon du tube et fixer le bout ouvert à l\u2019applicateur au lieu du bouchon, tenir le tube bien droit.Presser le tube de crème à partir du bas jusqu\u2019à remplir la partie transparente de l\u2019applicateur.Détacher l\u2019applicateur du tube de crème et insérer l\u2019extrémité ronde et lisse aussi profondément que possible dans le vagin.Pousser lentement le piston dans l\u2019applicateur jusqu\u2019à ce que toute la crème soit vidée dans le vagin.L\u2019applicateur peut être plus facilement introduit si la patiente se couche sur le dos les genoux pliés.Retirer l\u2019applicateur et le piston en même temps.Ne jamais retirer le piston le premier.Laver l\u2019applicateur à l\u2019eau chande et au savon après chaque emploi.Rincer abondamment.Ne pas faire bouillir.Présentation.\u2014 Tubes de 3 onces.1.Avec applicateur en matière plastique qui sert à l\u2019administration de 5 ce.de crème Gantrisin.2.Sans applicateur.Tube de recharge sur prescription médicale.+ + GANTRICILLIN (acétyl) \u2014 200 \u2018Roche\u2019 Poudre qui mêlée à l\u2019eau distillée forme une suspension au goût agréable de cerise et qui plaît particulièrement aux enfants.Chaque 5 cc.(cuillerée à thé) contient 05 gm.de Gantrisin sous forme de Gantrisin (acétyl) plus 200000 U.I.de pénicilline G potassique cristallisée.Chimiquement, le Gantrisin (acétyl) est le Ni-acétyl-3,4 diméthyl-5 sulfamido- isoxazol.Indications: Le Gantricillin (acétyl) - 200 \u2018Roche\u2019 est recommandé pour le traitement des infections répondant aux sulfamides ou à la pénicilline et surtout utile dans le traitement des maladies causées par des organismes réagissant mieux à l'association des deux qu\u2019à l\u2019un ou l\u2019autre employé seul. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 U N Onguent LXII POUR TOUTES infections bactériennes Streptocoques Staphylocoques Clostridies Corynebactéries Spirochètes Neisseria Mycobactéries Escherichia sp.Aérobacter sp.Klebsiellae Hémophiles Proteus sp.Pseudomonas sp.locales courantes \u2018NEOSPORINE\u201d ONGUENT ANTIBIOTIQUE de Polymyxine B\u2014Bacitracine \u2014Neomycine \u2018Aérosporine\u2019\u201d Sulfate de Polymyxine B\u2019 contre Ps.aeruginosa et d'autres bacilles Gram négatifs, Bacitracine contre Streptocoques, Staphylocoques et d\u2019autres organismes Gram positifs, Néomycine contre Pr.vulgaris et d'autres organismes Gram positifs ou Gram négatifs, dans une base de pétrolatum spécial.Tubes de Ye d'once (embout ophtalmique), Y once et | once.*Nom Déposé {Brevet E.U.No.2,565,057 & BURROUGHS WELLCOME & CO.(CANADA) LTD., Montréal 252 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES SEUL LE RINCE-COUCHES Softie agit a la fois sur le milieu physique et le milieu bactérien Des épreuves de laboratoire ont prouvé que SOFTIE (Chlorure de dialcoyl-éthane-ammo- nium) prévient l\u2019irritation due aux couches en empêchant la croissance des bactéries dans l\u2019étoffe imprégnée d\u2019urine et, ce, sans effet secondaire.Mais, qui plus est, SOFTIE, lorsque employé suivant les instructions, rend les couches et toutes les étoffes douces comme du duvet, ce qui évite une rude irritation à la peau sensible des bébés et contribue à les garder à l\u2019aise et de bonne humeur.Seul Softie empêche l'irritation due aux couches et adoucit le linge en même temps ! Faites-en l\u2019essai clinique, \u2014 remplissez ce coupon et mettez-le à la poste; un échantillon de SOFTIE vous sera promptement envoyé.On peut aussi se procurer SOFTIE en solution deux fois plus concentrée pour usage à l\u2019hôpital.AM SM BM.LD ED ED AD.SR.mm TA SD A 0 mn am a Gn Sv.Sm En Am sn em Sm aa an an am sm a Association Chemical Company of Canada Limited, Casier postal 509, Toronto 15, Ontario.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Posologie et mode d\u2019emploi: Le Gantricillin ne doit être administré que sous contrôle médical.Présenté sous forme de poudre, il suffit d\u2019ajouter 30 ce.d\u2019eau distillée au contenu du flacon pour obtenir 60 cc.de suspension, qui doit être conservée au frigidaire et utilisée dans les deux semaines suivantes.Le GANTRICILLIN est également présenté sous forme de comprimés, chaque comprimé contient 0,5 gm.de Gantrisin \u2018Roche\u2019 et 100000 UI.de pénicilline G potassique cristallisée.Les comprimés de Gantricillin sont présentés en flacons de 24 et 100 comprimés.+ + UN NOUVEL ADRÉNOLYTIQUE ILIDAR \u2018Roche\u2019 HNidar est un nouveau médicament contre le va- sospasme, qui améliore la circulation au niveau du muscle et de la peau.« En premier lieu, Ilidar agit directement sur les muscles lisses des artérioles, dilate les vaisseaux sanguins, permettant ainsi un débit sanguin plus abondant.« Deuxièmement, Ilidar exerce une action adréno- lytique qui inhibe l\u2019effet constricteur de l\u2019adrénaline et des substances adrénergiques en circulation.« Troisitmement, Ilidar renverse la constriction provoquée par l\u2019adrénaline et stimule son effet vaso- dilateur.«Enfin, Ilidar bloque influx nerveux dans les fibres post-glanglionnaires du système nerveux sympathique, inhibant ainsi la vaso-constriction due à la stimulation du nerf sympathique.» L\u2019effet de l\u2019Ilidar se produit graduellement et 1l faut éviter le surdosage qui pourrait produire un blocage sympathique important sans signes prémonitoires.La dose doit donc être individuellement déterminée pour chaque malade.Indications: Dans tous les cas de vasospasme, en particulier dans l\u2019occlusion artériel soudaine; l\u2019artériosclérose marquée; et également certains spasmes musculaires dus par exemple à de l\u2019ostéoarthrite.Présentation: L\u2019Ilidar est présenté sous forme de dragées à 25 mg.en flacons de 100 et 500 dragées.+ + L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 LXIV ) j \u201ci FE SR, ARR Re NN EXPECTORANT AMBENYL L\u2019EXPECTORANT AMBENYL doit sa valeur parti- L'EXPECTORANT AMBENYL renferme Iie à l\u2019acti de d bl tihis par once liquide: culière à l'action de deux remarquables anti * Chlorhydrate d\u2019Ambodryl 94 me.taminiques combinés avec d\u2019autres agents utiles.(shlorhydrate de bromodiphénydramine, = .xe arke-Davis Le Benadryl,* reconnu pour son action antihista- Chlorhydrate de Benadryl .56mg.minique-antispasmodique, et l'AmbodryL* doué (phlornydrats de diphénydramine, d\u2019une grande activité antihistaminique, agissent Bitartrate de dihydrocodéinone \u2018/, de grain ensemble pour procurer un plus grand confort aux Chlorure d\u2019ammonium .8 grains malades qui toussent.Les actions antispasmodi- Gaïacolsulfonate de potassium .8 grains que, antiallergique, décongestive et adoucissante Menthol =.q.5.\u2019 que 8 Alcool .2 2 4 +2 0 5% de l\u2019EXPECTORANT AMBENYL agréable au goût 5 8 Présenté en flacons de 16 onces et de 14 et de 1 gallon.apaisent le réflexe de la toux posologie: Toutes les trois ou quatre facilitent l\u2019expectoration heures \u2014 adultes, 1 ou 2 cuillerées à thé; diminuent le bronchospasme enfants, 2 a 1 cuillerée a thé.soulagent la congestion des muqueuses «Marque enregistrée. LXV 3.Un cabinet très pratique et sûr Un appareil conçu en vue de la fonction, le Cardioscribe est une caisse plate et facile à manipuler.Une très légère pression suffit pour ouvrir les couvercles qui recouvrent les boutons de commandes.pas de lourdes serrures ni loquets ! Les commandes sont faciles d\u2019accès | Chaque cadran est bien dégagé.Une poignée de cuir est attachée au cadre de la boîte.Lorque vous la portez, le poids est à proximité de votre corps.comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une petite valise.Une autre avantage marqué du Cardioseribe: le service réputé de General Electric au moyen de ses 70 bureaux locaux et régionaux.Pour plus amples détails sur le Cardioscribe DWB voyez votre représentant G-E ou téléphonez ou, encore, écrivez au bureau le plus proche de General Electric X-Ray Corporation, Limited \u2014 Montréal, Toronto, Vancouver, Winnipeg.Notre produit le plus important est notre progrès GENERAL @ ELECTRIC L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 Avec un électrocardiographe General Electric vous bénéficiez des avantages suivants : 1.L'enregistrement est plus rapide, bien plus simple Avec le Cardioscribe, plus d\u2019embarras avec les électrodes durant la prise du tracé.Et cela parce que la prise des dérivations précordiales se fait automatiquement.Une fois les électrodes en place sur le patient, vous pouvez prendre les dérivations 1, 2, 3, aVR, aVL, aVF \u2014 aussi bien que les autres dérivations précordiales V-1 à V-6 ainsi que CR, CL et CF simplement en tournant les commutateurs.2.Le changement du papier graphique est plus facile, plus précis Vous apprécierez les avantages que comporte le nouveau mécanisme General Electric de déroulement du papier.Extrêmement précis, il vous permet de charger à découvert.en quelques secondes! Pas de ta- tonnement à l\u2019intérieur de la boîte .rien à démonter.Vous n\u2019avez qu\u2019à ouvrir la porte à charnières, tirer le rouleau, charger et refermer.= L'Union Méd.Canada LXVI Tome 84 \u2014 Fév.1955 Emplâtre médicamenteux à action décongestive et analgésique.OTIZINE Soulage la douleur et réduit la congestion dans les: .« .AFFECTIONS DES VOIES RESPIRATOIRES .« « « INFLAMMATIONS NEURO-MUSCULAIRES .« «+ + ARTHRALGIES Une application est efficace durant 8 à 12 heures.HOBART LABORATORIES, Inc.900 N.Franklin St.Chicago 10, U.S.A.Distributeurs pour le Canada: ANGLO-FRENCH DRUG COMPAGNIE LIMITEE | 209 EST, RUE SAINTE-CATHERINE, MONTRÉAL 18, QUÉ. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 LXVII SCENE.MEDICALE.L\u2019'EXPLOITEUR \u201cDis donc, Fred, j'aimerais simplement comparer ton opinion avec celle d'Henri au sujet de ces radios.Il prétend dur comme roc qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un anévrisme.Je ne suis pas pour te dire ce que moi j'en pense, mais, tiens, jette un coup d'œil.\u201d Il est probable que vous avez votre part des désagréments auxquels vous ne pouvez vous soustraire.Comme, par exemple, les gens qui veulent une consultation gratuite, les médecins amateurs.et les \"professionnels\u201d du genre illustré ci-haut qui ne veulent pas se commettre sans avoir quelqu'un sur qui s'appuyer ! Il existe cependant d'autres désagréments que vous n'êtes pas obligé d'endurer comme, par exemple, les irritations et les gerçures provoquées par les lavages et les brossages fréquents auxquels vous soumettez vos mains à l'hôpital.Car il est si facile de conserver vos mains douces et saines en vous servant de Noxzema.Il est merveilleusement adoucis- sont \u2014 il procure une délicieuse sensation de fraîcheur et aide à guérir les minuscules fissures.De plus, Noxzema ne graisse ni ne salit les mains.Voulez-vous un autre bon tuyau?.Après une journée de travail, lorsque vos pieds sont échauffés et fatigués, friction- nez-les avec un peu de Noxzema.Vous constaterez combien il rafraîchit et quel bien-être vous en éprouverez par la suite ! Renseignements La formule de la Crème Noxzema ordinaire pour la peau est une modernisation de l'ancienne huile Carron; on y a ajouté du Camphre, du menthol, de l'essence de girofle et moins de 2% de phénol; l'excipient est une émulsion solidifiée non grasse \u2014 son pH est presque neutre, soit environ 7.4 \u2014 Lorsque, dans les cas d'irritations ou de brûlures, vous désirez un antipy- rotique, un antipsorique ou les deux à la fois, vous pouvez en toute confiance prescrire Noxzema, la pommade médicamentée et non grasse. L'Union Méd.Canada LXVIII Tome 84 \u2014 Fév.1955 Contrôle Synenrgique de la NAUSÉE et du VOMISSEMENT (LE MAL D\u2019 TST RN \u20ac EDIT ci TRANSPORTS \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 mm \u2014 _\u2014 \u2014 2 \u2014\u2014_\u2014__ Contrôle Synergique EL.{x CARDIOSPASME, de L\u2019HYPERACTIVITÉ du | pa PARASYMPATHIQUE dans: JLCERE _PEFTI! (x rade | CHAQUE COMPRIMÉ CONTIENT: 0.1 mgm.Sulfate d\u2019atropine: Bromure de scopolamine: 0.2 mgm.Luminal® (marque 9 de phénobarbital) : 15 mgms.Sf Benzocaine: 0.1 gm.Riboflavine: 4 mgms.; ! Pyridoxine: 5 2 mgms.Présentation: TS à Nicotinamide: mgms.prey si Dliitlegs Somme OF CANADA.LTD + WINDSOR.ONTARIO 443 Sandwich Street West Windsor, Ontario. L'Union Méd.Canada LXIX Tome 84 \u2014 Fév.1955 UNE OFFRE = po a arr Es {es Vo us bles R HRIT 1QU ES faire \\e \u201c1 TISMA our } 25 of Nes ya Er ropes: a ES ge 5 a \u201d ES cas > L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 LXX INACCOUTUMÉE aux Médecins Canadiens! Tout ce que nous pourrions vous dire au sujet de l'efficacité de la Thérapeutique Orale au Succina- te-Salicylate (BEREX) contre les Troubles Arthritiques et Rhumatismaux ne pourrait être à moitié aussi convaincant que l'observation des résultats chez vos propres malades.C\u2019est pourquoi nous faisons l'offre inaccoutumée suivante: Nous vous fournirons GRATUITEMENT une quantité de BEREX suffisante pour faire votre propre \u2018TEST BEREX\u201d sur deux malades atteints de troubles Arthritiques ou Rhumatismaux.De cette façon, Docteur.sans aucune obligation de votre part .vous pourrez observer de première main la réponse spectaculaire au traitement par le BEREX ORAL.ROYAUME-UNI: Francis Bach, un des plus éminents rhumatologistes de la Grande-Bretagne, rapporte (British Medical Journal, 15 septembre 1952) : \u2018Les salicylates devraient être adéquats dans les traitements de routine\u2019.Dans les études cliniques de Bach, les salicylates étaient administrés sous forme de BEREX (succinate-salicylate).ETATS-UNIS: Rapport paru dans le Delaware State Medical Journal, janvier 1954 \u2014 \u201cLes résultats donnés par la combinaison succinate-salicylate (BEREX) étaient nettement meilleurs.\u201d CANADA: En 1952, plus de 1,100 médecins canadiens ont personnellement fait des tests avec le BEREX, avec les résultats suivants: (1) Ostéo-arthrite.amélioration notable marquée des symptômes dans 85.7 pour cent des cas: (2) Arthrite Rhumatoïde .sur les 108 cas où il fut essayé, amélioration dans 86 cas (80 p.cent) ; (3) Fièvre rnumatismale .on a rapporté des résultats très satisfaisants.Nous vous engageons à faire le test BEREX à nos frais.Faites vous-même la preuve que le BEREX produit effectivement des résultats spectacu- aires.Dès que nous recevrons votre demande.nous vous enverrons un flacon grand format de 500 comprimés BEREX accompagné des recommandations complètes sur la posologie.Des quantités additionnelles vous seront fournies au besoin afin que le test que vous ferez personnellement du Traitement Oral au Succinate-Salicylate (BEREX) soit concluant.On peut se procurer le BEREX en flacons de 100 et de 500 comprimés dans toutes les bonnes pharmacies.Fabriqué sous licence.BEREX est le nom déposé du produit.BEREX Pharmacal Company 36 Caledonia Rd., Toronto 10, Ontario L'Union Méd.Canada LXXI Tome 84 \u2014 Fév.1955 MÉDICATION HÉPATIQUE, CHOLAGOGUE ET DIURÉTIQUE à base d\u2019extrait de feuilles d\u2019artichaut L\u2019Artichobyl se caractérise par l\u2019extrême douceur de son action.Il n\u2019a pas de contre-indication, et les hépatiques, pourtant si sensibles aux médicaments, peuvent en ingérer des doses élevées sans inconvénient.4 à 12 dragées par jour, réparties sur la journée.J.EDDÉ, Limitée, 1154, Beaver Hall Sq., MONTREAL L'Union Méd.Canada ' Tome 84 \u2014 Fév.1955 LXXII est heureux d\u2019annoncer que KOAGAMIN est maintenant distribué pour vous assister dans le au Canada, traitement des hémorragies.en exclusivité par Austin e Pour arrêter tout saignement capillaire ou veineux Laboratories, Limited.Rapidement \u2014en quelques minutes Guelph, Ontario.Quelle que soit la cause\u2014hémorragie généralisée, traumatique ou chirurgicale Sans risque \u2014aucun effect fâcheux n\u2019a été signalé KOAGAMIN hémostatique injectable KOAGAMIN est une solution aqueuse d\u2019acides oxalique et malonique, qui agit à coup sûr lors de la dernière phase du mécanisme de formation du caillot et assure une hémostase rapide.Présenté pour injections en ampoules de 10 cm* à bouchon- diaphragme en caoutchouc.Gallon) CHATHAM PHARMACEUTICALS, INC.NEWARK 2, NEW JERSEY, E.U.A.MARQUE DÉPOSÉE Distribué au Canada par Austin Laboratories, Limited, Guelph, Ontario 05955 LXXIII L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 yr Pa a >= 7.= \\1Y > 2 \\e Fr \u201cDemorce le sommeil naturel 0 M a fs a | im | 2 en ty Ed \u201dn 104 convulsions 1 \" 5 spasmes 195 naupathie 1 eS yo bo! et TV EARLS FRANCE Gen =~ - = Th TROUBLES NEURO-CARDIAQUES we?HYPERTENSION Eu J.EDDÉ, Limité 1154 Béôver Hall ADULTES - ENFANTS UNE 2 erm a err L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Fév.1955 5 SHARP DOHME SHARP & DOHME (CANADA) LTD.Toronto 13, Ontario L\u2019anémique pernicieux \u201cheureux de reprendre le travail\u201d LXXIV [ REDISOL VITAMINE B,, CRISTALLISEE Son travail exigeait de la précision.La Vitamine B12 lui a procuré la rémission des symptômes de l\u2019anémie pernicieuse que le rendaient impotent et lui a permis de reprendre son travail.* De petites doses de Vitamine B12 provoquent la même réaction dans l\u2019anémie pernicieuse que des injections d\u2019extraits hépatiques très actifs.La Vitamine B,2 est également utile dans d\u2019autres formes d\u2019anémie; dans la sprue tropicale et non tropicale, dans la névralgie trigéminale.Renseignement Concis: Le REDISOL fournit la Vitamine B12 dans une gamme complète de formes posologiques.REDISOL, Comprimes de 25 mcg.en flacons de 36 et de 100.REDISOL Injectable, 30 et 100 mcg.par cc., en fioles de 10 cc.\u2014ausst, 1,000 mcg.par cc., en fioles de 1 cc.et de 5 cc.Elixir, 5 mcg.par 5 cc., en flacons SPASAVER de 16 onces et en Winchesters.*Tiré du rapport d\u2019un cas paru dans J.A.M.A.153:191, 1953 SHARP & DOHME (CANADA) LTD.Toronto 13, Ontario L'Union Méd.Canada LXXV Tome 84 \u2014 Fév.1955 \u2014_\u2014\u2014 == \u2014 = = A EW Ei fp \u2014 Een ALLEL] AL ACETYLSALICYLIC ACID LI | I (58 Dose ?| EE oe Calondrian Es gâcheu Ce Peroets Sas sage Pre | FN LF yn ASH D 7 SN me \u201c vige.| 430, rue St-Gabriel, Montréal e UN.1-1431 TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratories (Sur-Bex) \u2014 (Nembutal) .XLV - XLVI American Sterilizer Company (Appareils chirurgicaux) LXXX Ames Company of Canada Limited (Clinitest) - XXV Anglo-French Drug Cie Limitée (Numotizine) _.LXVI Anglo-French Drug Cie Limitée (Lipo-géritaine) XLVII Armour Laboratories, The (Tryptar) -.__.-.-.- LIV Associated Chemical Co.of Canada Ltd.(Softie) (252) LXIII Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (Mediatric Béminal) XXIII - XXIV Banque Canadienne Nationale .- LXXXVII Bard-Parker Company Inc.(Lames Rib-Back B-P) .XL Barnes Company.Limited, A.C.(Argyrol) .-.- XLI Bayer Company Limited, The (Aspirin) _-.- LXXV Bell-Craig Limited ___.__.__.-.-.-.-.0000000 00000000 nec mc eme een XCI Berex Pharmacal Company (\u2018Test Berex) .LXIX - LXX Bischoff Company Inc.(My-B-Den) oo.LXXXVII Bristol (Polycycling) ooo en een LIII British Drug Houses (Pholdine) _-.-.-_-.\u2026-.- m0 0m XXI Burroughs Wellcome & Company (Néosporine) .-.- LXII Canada Drug Company (Betagen) \u2014 (Bicalgen D) \u2014 (Tri-sulfa) \u2014 (Somenal) 100000000000 e nee XXX Canada Drug Company (Paveral) ._.-.-m- 010 e- XC Canadian Tampax Corp.Limited (Tampax) -.- LXXXII Carnation (Lait Morning) ._._.___.-.00000000 00000000 LXXXVIII Chatham Pharmaceuticals, Inc.(Koagamin) .- LXXH Ciba Limitée (Serpasil) .___.-20020000000 0000000 eee ec 00e LI Coronet Drug Co.(P.A.S.Ascorbique \u2014 Sulfosalyl et Entrosalyl \u2014 Hormantoxone \u2014 Mucinum) .-.-.- XIT Eddé, J.Limitée (Artichobyl) ia LXXI Eddé, J.\u2026.Limitée (Neurinase \u2014 Alepsal \u2014 Génévral) .LXXIII Frosst, Charles E.& Company (Vermisol \u2014Vermilet \u2014 Flavaco \u2014 Dulsana) o.oo.LVII - LVII - LIX - LX Frosst, Charles E.& Company (Prohema \u2014 Restropin \u2014 Restropinal \u2014 Noctinal \u2014 Alamino \u2014 Danilone) ._.__._.122000000000000000 VII - VIII - IX - X Frosst, Charles E.& Company (Twin-Barb) -.-.-.-.- IV General Electric X-Ray Corporation Limited (Electrocardiographe) ooo LXV Gerber-Ogilvie Baby Foods Limited (Aliments pour 13 01:15) RS LXXVIII Heaps.L.J.& Cie (Centre médical Céte-Saint-Luc) .XVIII Herdt & Charton, Inc, (Camirol) _._.__._-._200000000 00000 LVI Herdt & Charton, Inc.(Sulfarlem) ._.-.-.-__.010000000 00 LIT Herdt & Charton, Inc.(Vichy Célestins) _._.____.-.-0000 mm - JI Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) .-_.-.02000000-000 00000 L Hoffmann - La Roche Limitée (Sedulon) _._._.- XVII Homemakers Products (Diaparene) -_._.-.-.- LXXXVII des toux Coqueluchoïdes.\u2014 reste toujours un médicament de choix pour le traitement scientifique de la COQUELUCHE -° - - est journellement prescrit avec succes pour les cas de coqueluche et Ne cause ni tolérance ni complications.Littérature sur demande.veenmn-s ¢ AGENTS CANADA DRUGC.CO.MONTREAL ~ Pages Huston, John A., Cie Limitée (Lastonet) __._._.____.XXXIX Knox Gelatine Co.Inc.C.B.(Gélatine Knox) .LXXXIII Laboratoire Bio-Chimique Inc.(Rhiniphen) ._.Laboratoire Desbergers Limitée (B-Totum concentré) \u2014 {lodaminol) ooo.Quatrième page de la couverture Laboratoires Jean Olive (Vasovérine) o.oo ooo.XVI Laboratoires Jean Olive (Revitalose) _.-___-.__.210- XIV Laboratoires Jean Olive (Passitonyl) \u2014 (Phosphoneurol) XXII Laboratoires Jean Olive (Calcium Jol) \u2014 (Nestosyl) .XXVI Lakeside Laboratories (Canada) Limited (Dactil) ._.XV Lederle Laboratories (Achromycine) ._.XLVI - XLIX Lederle Laboratories (Diamox) .\u2026._._.20000000000 00000000 I Lederle Laboratories (Auréomycine) o.oo.XLII - XLII Librairie Beauchemin Limitée o.oo.LXXXIX Lilly & Company Limited, Eli (Trinsicon) ._.XXXVI Mead Johnson & Company of Canada Limited (Mulcin) .____.22020122000 Troisième page de la couverture Merrell (Tace) ._._._.1.1.0000000 0000 e clans sonne co conne e eco mcm XI Merrell (Meratran) _.__._.12000000000 000000000000 00e XXVH Millet, Roux & Cie (Néo-Spasmyl) ooo TH Nestlé (Canada) Limited (Lactogen) .oooooooceomocee.- LXXXI Noxzema (Crème) ooo immense LXVI Parke, Davis & Cie Limitée (Expectorant Ambenyl) .LXIV Pfizer Canada Limited (Tyzine) -.-.-_\u2026- XXVIII - XXIX Poulenc Limitée (Sonéryl) ._._._.10-000000000 000 XIX - XX Rand Pharmaceutical Co.Inc.(Cobaden) .-\u2026- LXXVI Rougier Frères (Digitaline Nativelle) .__.__.-.-0000 Vv Rougier Frères (Eupnogène \u2014 Eupnophylline) eee Premiére page de la couverture Savage Shoes Limited (Chaussures Research) _.__._.LXXIX Schering Corp.Limited (Coricidin) _.-.\u2026.\u2026.-.-.- XXXI Schering Corp.Limited (Coricidin) __._.- (242) LV Searle & Company, G.D.(Metamucil) -.-.-.- XXX: Sharp & Dohme (Canada) Limited (Redisol) -_- LXXIV Smith, Kline & French Inter-American Corp.(Drilitol) .LXI Smith & Nephew Limited (Viscopaste & Ichthopaste) XXXVIII Sterling Drug Mig.Limited (Lait de magnésie Phillips\u2019) LXXVII Swift's Canadian Company Limited (Viandes pour 5 noone mmmmneeee LXXXV - LXXXVI U.S.Vitamin Corporation (Panthoderm) .-.- XXXV Vinant Limitée (Lipiodol \u2014 Rhinamide).-.- XXXIV Vinant Limitée (Baume Midalgan) ._.-.-.0000-00- XXXII Warner-Chilcott Laboratories (Gelusil) eae Deuxiéme page de la couverture Winthrop-Stearns of Canada Limited (Apolamine) -\u2026- LXVIII Welch Allyn, Inc.(Etui nouveau) -ocooocaemmmoocaoceaon- LXXXIV Wyeth & Bros.(Canada) Limited, John (B-Plex) - XXXVII ) L'Union Méd.Canada XCI Tome 84 \u2014 Fév.1955 ALUCOTE PERMET DE TRAITER L\u2019ULCÈRE AVEC LA SILICONE (Polydimethylsiloxane).@ ALUCOTE applique le principe de l\u2019usage de la SILICONE en dermatologie, en l\u2019associant à l\u2019hydrate d\u2019alumine pour protéger la niche ulcéreuse, favorisant ainsi la cicatrisation.@ ALUCOTE est libre de tout effet toxique \u2014 absolument inerte \u2014 non absorbable ou digestible, et n'intervient pas dans l\u2019absorption des métabolites essentiels.@ Des applications cliniques à 116 patients, à Montréal et Toronto, ont rapporté des résultats de cicatrisation très satisfaisants dans tous les cas.ALUCOTE a été même efficace dans ces cas particulièrement difficiles où les traitements habituels n'avaient antérieurement produit aucun soulagement.FAITES L\u2019ESSAI D\u2019ALUCOTE DANS VOTRE PLUS DIFFICILE CAS D\u2019ULCÈRE.Echantillons et documentation sur demande.AS A .PIT a Ee > .3 1 A vu i\u201d ds a 2 \u201c0 d > 2 5 oe a, oi cally A= * ee ne RE, ee / PERTE ver EN PR A É IT SE = ?p ro\" 5 I \u201cact SIRE ai iid i 3 due Lu EG re vence AC es CEA, Servamus Fidem Prescrivez Mulcin et faites du moment vitaminique un joyeux moment Mulcin est une bénédiction pour la maman car sa fraîche saveur d'orange et son alléchante couleur plaisent même dux plus capricieux parmi la gent enfantine.Mulcin n'est pas collant, n'a ni senteur ni arrière-goût désagréables.la maman appréciera aussi la bouteille faite spécialement pour ne pas dégoutter.Lorsque vous prescrivez Mulcin vous savez que l'enfant reçoit régulièrement 6 vitamines essentielles sous forme synthétique et bien tolérée.Enfin, Mulcin n'a pas besoin d'être réfrigéré et ne possède pas de dates d'expiration .il conserve sa puissance même à la température de la chambre.Mulcin renferme par cuillerée a thé (5cc.): Vitamine A 3000 U.I.Vitamine D 1000 U.I.Acide Ascorbique 50.0 mg.Thiamine 1.0 mg.Riboflavine 1.2 mg.Niacinamide 8.0 mg.Mulcin _\u2026.vire ie vitre ciné MEAD JOHNSON & COMPANY OF CANADA LIMITED TORONTO - BELLEVILLE Chaque dragée contient: Mononitrate de Thiamine - 7.5 mgm Riboflavine (Vitamine Bz) - 7.5 mgm Niacinamide -\"-\"\" 20.mgm Chlorure de Pyridoxine - 0.5 mgm d-Pantothénate de Calcium ._.o- 2.0 mgm ACIDE ASCORBIQUE (VITAMINE C) _£.160.0 mgm.ST Tris à se apr NESE m x & a \u2014 2.maine B-TOTUM CONCENTRE ous 160 mom DE VITAMINE Indiqué dans toutes les ervet vrites, perte d\u2019appétit, perte de poids, gingivite, etc., t ou indirectement à dans les cas où il y a perte de vitamines hydrosolubles par transpirations profuses, diarrhées, états fébriles, etc- et C.Aussi SIMPLE et A rain d\u2019iode) © E VEC PHENOBARg; PHENOBARgITAL Hyperthyroïdie 2 eme qe EEE \u201cC> PAR DRAGEE a gere M digestives, né- imputables une déficience des vitamines manifestations nerveuses, pe POSOLOGIE: ] - 3 dragées Par jour selon le cas- = CONDITIONNEMENT : Flacons de 50 dragées.x T: OMprimés \u201cque.° Fla par Jour A Ten, 0lution \\ oP OULES 5 eur en jode- d'acides a \u2014 IN y 15 Inés j JECTION INTRAVE amps "]
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