Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

L'union médicale du Canada, 1955-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Tome 84 \u2014 Numéro 5 MONTRÉAL, MAI 1955 5) 7] ASSO CIATION Wk \u2014 xxve CONGRES DE L'A.M.L.F.C.MONTREAL les 21, 22, 23 et 24 septembre 1955 à l'Hôtel SHERATON-MT-ROYAL Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada Fondée à Québec en 1902 Union Médicale du Canada Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872 ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT 326 est, boulevard Saint-Joseph Montréal D'une efficacité aussi étonnante que la simplicité de sa formule! SANS ANESTHÉSIQUE \u2014 SANS ANTIBIOTIQUE PYGMAL (Pate acide Astier \u2014 Tubes de 45 gm.) CALME LE PRURIT ET AMENE LA GUERISON RAPIDE D\u2019UN GRAND NOMBRE D\u2019AFFECTIONS CUTANEES @ par l'association judicieuse et adéquate de médicaments incorporés a une base nouvelle et appropriée, @ par le retour et le maintien au pH normal du tissu cutané sain, @ par des moyens de contrôle conformes à une conception idéale et démontrant de façon évidente sa propriété hautement curative dans les affections suivantes: [| Eczémas aigus et suintants \u2014 Eczémas de contact et professionnels Prurits: anal et vulvaire \u2014 Lésions superficielles prurigineuses \u2014\u2014 Contrôle du psoriasis.Autres produits Astier : Colitique, Galliadine, Kola, Lyxanthine, Riodine.ROUGIER - MONTRÉAL ee. Je i Ca 2e soulagement des malaises causés par les hémorroides ANUSOL.Suppositoires Héemorroidaux Sans anesthésique ni analgésique, Anusol apporte un soulagement prompt et durable à la démangeaison et à la douleur.2g, se Suppositoires Hémorroïdaux, enveloppés individuellement.S\u2019obtiennent en boîtes de 12.ét trim WARNER-CHILCOTT cd DIV.WM.R.WARNER & CO LTD TORONTO ONTARIO L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 CAPSULES DE PRENATAL LEDERLE un supplément diététique rationnel pour la gestation et la lactation remplies a sec, ni huileuses ni pateuses WF dose: 1 à 3 par jour présentation: flacons de 100 et de 1,000 Mais soyez spécifique ! Pour assurer à votre patiente la formule Lederle authentique, mettez le nom tout au long \u2014 CAPSULES DE PRENATAL Lederle.! Chaque capsule contient: Calcium ; .(sous forme de CaHPO,) .250 mg.Vitamine A 2000 Ul.durant la gestation et la lactation Vitamine DO .400 U.1, Phosphore Thiamine-HCI (B,} .2 mg.(sous forme de CaHPO,) == 190 mg.Riboflavine (B.) .2mg.durant la gestation et la lactation Acide Ascorbique (C) .35 mg.Phosphate Dicalcique Niacinamide .7 mg.Anhydre (CaHPO.) .869 me.Vitamine Ba 1 microgramme Fer (sous forme de FeSO) .6mg.telle qu'elle se trouve dans les extraits Sulfate Ferreux desséché .20 mg concentrés de la fermentation strep- Manganése tomycique (sous forme de MnSO,) .0.12 mg Vitamine K (Ménadione) .05mg.La nécessité du manganèse dans la nu- Acide Folique .1 mg.trition humaine n'a pas été établie.LEDERLE LABORATORIES DIVISION NORTH AMERICAN Cyanamid LIMITED 5550, avenue Royalmount, Ville Mont-Royal, Montréal, P.© SOMMAIRE BULLETIN Edouard DESJARDINS Le rôle primordial du médecin o.oo oc ce se een ce n 000 498 XXVe Congres de I'AM.LF.C.\u2014 Programme social ._.__.499 | Roma AMYOT Congrès de l'A.M.L.F.A.M.\u2014 Québec 1928 \u2014 Montréal 1930 \u2014 Ottawa 1932 ._._\u2026.500 Emile BLAIN | L'A.M.LF.C.et ses activités i eiiiieeeeeeeeeeeeieeceeaeeans 505 e e © Alexander BRUNSCHWIG Le traitement chirurgical moderne du cancer du col utérin 509 Pierre-J.RABIL, Charles-A.HUFNAGEL et Jean FEYS | Etude des maladies coronariennes et de leur traitement chirurgical ._ 512 RECUEIL DE FAITS Roma AMYOT et Julio VASQEZ Le traitement de la méningite tuberculeuse.Observations de deux malades.- 519 Roger BRAULT, C.JEAN et R.NAUD Lipomes multiples et lipomatose de lintestin gréle oie 529 L.-Paul PICHETTE, Paul LETENDRE, Guy COURTOIS, Albert BERNARD et Léopold LONG Porphyrie aiguë intermittente ___.-.-.-.0000000000 000000 0eme eeee ee eee eee e eee ee SCC CSSS 534 | REVUE GÉNÉRALE | L-Paul PICHETTE et Léopold LONG | Les porphyrinuries oo oo oe 541 Marc-G.GAGNON -«Considérations sur les décollements prématurés du placenta .-.-.-.-.- 00m - 547 J.ROBICHON Les affections de la hanche chez l'enfant __ 556 INDICATIONS : Maladies des voies biliaires et du foie, dyspepsies, affections intestinales.En règle générale et SAUF INDICATION CONTRAIRE, l\u2019eau VICHY CELESTINS deit | être prise de préférence le matin à jeun, une demi-heure avant le petit déjeuner et 40 minutes avant les deux principaux repas.La dose habituelle de chaque prise sera ! d\u2019environ 100 grammes.RECOMMANDEE ET PRESCRITE PAR LE CORPS MEDICAL DANS LE MONDE ENTIER VICHY CELESTINS EAU MINERALE ALCALINE NATURELLE \u2014 PROPRIÉTÉ DE L'ÉTAT FRANÇAIS MEFIEZ-VOUS DES IMITATIONS \u2014 PRESCRIVEZ CELESTINS Importateurs: HERDT & CHARTON, INC.\u2014 2027, Avenue du Collège McGill, Montréal, Canada Entrainent une decalcification intense chez la maman qui doit pourvoir aux besoins calciques du foetus et du nourrisson.CH importe donc au praticien de combler cette déficience en utilisant une médication calcique entièrement assimilable.GLANDOPLEX par ses composés calciques, minéraux et organiques apporte à la femme enceinte et à la nourrice l\u2019excédant de calcium dont elles ont besoin.1 facilite l\u2019ossification et la dentition et en combat les états pathologiques.| Laboratoires \u201cNational Limitée Agents généraux au Canada : MILLET.ROUX & CIE, LIMITEE ~~ MONTREAL, P.Q. SOMMAIRE (Suite) ÉDITORIAL Rosaire LAUZER Les tumeurs ovariennes masculinisantes __ sets sense eeee esse nn 559 VARIÉTÉS Jean-Louis LEGER Réflexions sur la pratique de la radiologie _._.-_-.20-0000 0000 ces esse nn een 562 Pierre JOBIN L'avenir des hôpitaux privés _.000000e0ce senc eece eco cocon eme sec en een een eeC eee J.R.IBBERSON La médecine générale \u2014 Ses aspects administratifs _______._ 571 MÉDECINE INDUSTRIELLE 566 Gaétan JARRY Les pneumoconioses.Silicose et sidérose ._._ o.oo 575 MEDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES Georges-Albert CLOUTIER Linfiltration stellaire.Les techniques \u2014 Les indications et ses résultats _._._.\u2026.580 ANALYSES CHIRURGIE : L'emploi des tubes de plastique flexibles comme succédané de l'aorte (585).PHTISIOLOGIE : Les tendances chirurgicales dans la tuberculose pulmonaire (585).un sédatif alcalin bien équilibré -.efficace .agréable au goût Q oN EF D i ( \" FORMULE Quatre-vingt-dix grains de SEDALKA ren- INDICATIONS ferment: | Indigestion nerveuse et hyper- phénobarbital de sodium.!4 de gr.acidité; céphalée et nausée carbonate de sodium.10 gr.bicarbonate de sodium.5 gr.associées au trop-manger et au citrate de sodium et tar- trop-boire; comme supplément trate de sodium.q.s thérapeutique dans les rhumes (alcalis potentiels) .ordinaires et la grippe.PRESENTATION: flacons à capsule- mesure de 4 et 8 onces.Sot tés 60,06: se Los.rte a ws $0 RY sacs Npptasc i SHIRE ey WWE, Sg Wa BROT sat CE 2 ti on so B50 ix Grub Glows, dalle 10 Aus.98 REVEL Postales Xion} Boros digeasiees ut poy 55 5 gypse AGEN REDE WARD > wR Pise tradtachre sopunc rated oa Sx eat samc; ; re mossisohi in 14s paswased] clare @RIe SY sh éco Gir yen ie.AD AERA BRE < x GARE.A MA CE Ves KIB AGTH GGT POSOLOGIE: Une demi-capsu- le-mesure (4 cuillerées à thé) par jour, en dose unique ou fractionnée, dans de l'eau.Chartes 8 Froëot & ©.MONTRÉAL CANADA as mana ie ces = \u2014 L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 haitement de Base des Sleatoses Hepatigues.LIPOTROPE COMPRIMES \u2014ELIXIR Meéthionine, choline, cystine, inositol, vitamine B;,, nicotinamide et complexe vitaminique B.Formule lipotropique la plus compléte, la plus concentrée, En geriabrie\u2026 LIPOTROPE GERIATRIQUE ÉLIXIR Association de vitamines, de rutine, de facteurs lipotropiques et d'hormones.Favorise les réparations tissulaires, améliore la résistance des capillaires, renforcit les réactions de défense et stimule le métabolisme des lipides.En thérapie hépato-biliaire\u2026 LIPOTROPE CHOLERETIQUE COMPRIMÉS Cholérétique nouveau, supérieur*, hépato-protecteur qui, à la fois, stimule la fonction biliaire et favorise l\u2019intégrité de la cellule hépatique.*Weiss, S.& Weiss, J.\u2014 \u2018\u2019An experimental and Clinical Study of a Synthetic Choleretic\u201d, The Review of Gastroenterology.19-10, p.792-807, Oct.52.Tous les produits \" Lipotrope \u201c sont fabriques au Canada Plus d\u2019un demi-siècle consacré à \u2019avancement des sciences médicales et pharmaceutiques au Canada. SOMMAIRE (Suite) CARDIOLOGIE : La valeur de l'électrokymographie auriculaire dans le diagnosiic de l'insuffisance mitrale (586).PEDIATRIE : Le traitement des arcaris lumbricoides par la pipérazine (587).Ictère par obstruction dans la premiere enfance (588).Intoxication par 'aminophylline (588).Une étude sur l'effet de la diète dans la néphrite aiguë (589).NEURO-PSYCHIATRIE : ç Irradiation ultrasonique préfrontale \u2014 Un substitut pour la lobotomie (589).Standardisation du test face-main (589).La fréquence des anomalies de l'électro- encéphalographie chez des malades à troubles mentaux apparemment d'origine organiques (590).OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE : L\u2019cesophagite corrosive, causée par de l'acide nitrique (591).ELECTRO-RADIOLOGIE : Volvulus du côlon droit (592).ANESTHESIE : Traitement de l'intoxication aiguë par les barbituriques (593).NÉCROLOGIE ._.__.ER 595 NOUVELLES ae 537 REVUE DES LIVRES ie.612 \u2018L'Union Médicale du Canada\u2019, en 1886 ___ en cancel LL LL 616 LIVRES REÇUS 1.110000 nnn na nn anna caen en annee aan aan 622 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES CONDITIONS DE PUBLICATION \u2018L\u2019Union Médicale du Canada\u2019 paraît tous les mois.Cette Revue est l'organe officiel de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada.Elle publie les travaux des Congrès, tous les communiqués de l'Association et des articles médicaux inédits.L\u2019abonnement est de dix dollars par année (douze dollars pour l'étranger) ; les membres déjà inscrits à l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada ont droit, de ce fait, à la réception du journal.Les manuserits doivent être dactylographiés avec double interligne.\u201cL'Union Médicale du Canada\u2019 assume les frais de cinq illustrations au maximum, pour chaque travail.Les illustrations supplémentaires sont payées par l\u2019auteur.Nous n'acceptons pas de négatifs de clichés.Chaque illustration doit porter au verso le nom de l\u2019auteur et les photographies devront être claires, de préférence noires et sur papier glacé.Les dessins doivent être effectués à l'encre de Chine sur papier blanc.Pour obtenir des extraits, l\u2019auteur doit en faire la demande directement à l\u2019éditeur.Tous changements du texte de la galée entraînent des frais supplémentaires pour l'auteur.L\u2019index bibliographique de chaque travail doit être restreint aux indications les plus importantes.Le journal se réserve toujours le droit de le limiter.Chaque indication bibliographique doit être fournie comme suit: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, volume, page, mois (jour du mois, si le périodique est hebdomadaire), année.Publicité : Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barême des annonces est fourni sur demande par Jacques-D.Clerk, publiciste.326 est, boulevard Saint-Joseph.Téléphone: AVenue 8-9888.| Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui concerne la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \u2018\u201cL\u2019Union Médicale du Canada\u201d, 326 est, boulevard Saint-Joseph.\u2014 Téléphone: AVenue 8-9888. UN ANALGESIQUE | GENERAL ; pour le soulagement des DOULEURS Acétophen.34 gr.| Phénacétine.2% gr.Citrate de Caféine » gr.4 5 eo Poe 15 roy Ÿ ACTION IMMEDIATE gt; ja Ces formules efficaces et économiques furent conçues par \"Ju F il y a plus de 40 ans.1/8 de gr.PHOSPHATE )1/4degr.DE CODEINE | 3 gr.1 gr.D) Prescription de narcotique ve consécutives au traumatisme ou aux manoeuvres opératoires ° | arthrite ® sciatique * lumbago ° dysménorrhée e cancer \"ACETOPHEN\" compos MARQUE D'ACIDE ACETYLSALICYLIQUE additionné de CODEINE < 1E comprimi 222\".| rR LR Il 1282\".Même formule sous le numéro 262 (gris) LE COMPRIMÉ \"999\".LE COMPRIME \"994\".LE COMPRIME POSOLOGIE.Un ou deux comprimés au besoin.Présenté selon votre prescription.rbale permise.Charles &.Frosst & Co.MONTRÉAL CANADA ENRAYE SOULAGE LES L\u2019'INFECTION SYMPTOMES pour la - RHINITE et la SINUSITE \"FLAVACO' * Agit contre les bactéries Gram-posi- tives et Gram-négatives.+ Rétablit le niveau normal du pH des sécrétions nasales.* Favorise I'écoulement libre des sinus accessoires du nez.® Comporte un index de sensibilisation extrêmement bas.mu MARQUE DÉPOSÉE Flavédrin soulage la congestion nasale et favorise une bonne ventilation des sinus accessoires.Chez le re SPRAY NASAL NO 929 \u201cSosst\u2019 \u2014 15 cc.Une solution isotonique, aqueuse, qui renferme: hydrocortisone 10 0.02 p.c.gramicidine .1110 Le 0.005 p.c.néomycine (sulfate) 11 O1 pe.éphédrine (chlorhydrate) .0.3 p.c.aminacrine (chlorhydrate) .0.1 p.c.AUSSI PROCURABLE, SANS L'HYDROCORTISONE \"FLAVACO'\u2014-SPRAY NASAL N° 928 \"Sons! \u2014 15 cc.Une solution isotonique, aqueuse, qui renferme: gramicidine .22m LL RRRRP 0.005 p.c.néomycine (sulfate) .LL 0.1 p.c.éphédrine (chlorhydrate) .1 11 0.3 p.c.aminacrine (chlorhydrate) .0.1 p.c.POSOLOGIE.Comme spray: tenir le flacon verticalement, le bout dans la narine, et vaporiser délicatement mais fermement une ou deux fois.Répéter toutes les trois ou quatre heures.En instillation: renverser le flacon et laisser tomber trois ou quatre gouttes dans chaque narine.Répéter toutes les trois ou quatre heures.EMBALLAGE.Flacon de matière plastique de 15 cc.servant soit de vaporisateur, soit de compte-gouttes.ANTISEPTIQUE\u2014DÉSOBSTRUANT \u201cFLAVEDRIN\" \u201cFLAVEDRIN\u201d DOUX POUR LES ENFANTS patient souffrant de congestion nasale Chlorhydrate d'éphédrine .1.0 p.c.Chlorhydrate d'éphédrine .0.3 p.c.avec écoulement, Flavédrin soulage Chlorhydrate d'aminacrine .0.1 p.c.Chlorhydrate d'aminacrine.0.1 p.c.rapidement et agréablement.L'ingré- Flacons de 1 on., munis de compte- Flacons de Y2 on., munis de compte- dient antibactérien est efficace contre gouttes.gouttes.un grand nombre de micro-organismes pathogènes.MODE D'ADMINISTRATION.Instiller 3 ou 4 gouttes dans les narines, Charles & Frost & Co.MONTREAL CANADA ou se servir d'un vaporisateur, toutes les 3 ou 4 heures.| sulfate de d-Amphétamine.5 mg.sulfate de fer (exsic) eevee eee nnnnn.50 mg.sulfate de cuivre.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.2.5 mg.rr carbonate de manganése.0.3 mg.27 vitamine A, palmitate de.1000 ULI.5 SOURCES À CONSULTER vitamine 5 1000 U.l.é / 1.\u201cObesity and its treatment, with particular phosphate de calcium (bi-basique) tesco aan 140 mg.y reference of the use of anorexigenic chlorhydrate de thiamine.1 mg.compounds\u201d.Williams et al, Ann.Int.riboflavine.coiii iii ieee 1 mg.Med, 29:310, 1948.acide ascorbique ae a 0 a 000000 0000000 25 mg.2.Obesity one obi Peas .lodure de sodium.\u2026.0.2 mg.and Marks, JAM.A, 147:1007, 1951.\u2014Y NEGADINE | MARQUE DEPOSEE & FACILITE L\u2019OBSERVANCE DU RÉGIME me \u2014 ® PROTEGE CONTRE LES CARENCES D\u2019ORIGINE NUTRITIVE NOMBREUX SONT LES PATIENTS QUI NE PEUVENT PERDRE LEUR EXCÉDENT DE POIDS PARCE QU'ILS REFUSENT D'OBSERVER RIGOUREUSEMENT LE RÉGIME PRESCRIT.D'autres réussissent à atteindre le poids normal mais négligent ensuite de continuer d'observer le régime restreint qui PREVIENT LE RETOUR A L'OBESITE.Dans ces cas, l'emploi judicieux d'un composé ayant la propriété de déprimer l'appétit peut s'avérer utile, et pour cette fin, Negadine est très efficace.De toute les drogues propres à provoquer l'inappétence, le d-Amphétamine est le plus exempt d'effets secondaires.! \u201d Comme toutes ces drogues, il perd graduellement de son efficacité après un emploi prolongé, mais on peut obvier à cet inconvénient par l'administration périodique \u2014 4 semaines de traitement suivies de 2 semaines sans traitement.Le but thérapeutique est de briser l'habitude de la suralimentation.On doit discontinuer l\u2019administration de la drogue aussitôt que possible.De nombreux auteurs appuient sur la nécessité d'ajouter des sels minéraux et des vitamines aux régimes amaigrissants.*:* Negadine procure ces facteurs nutritifs en quantités jugées satisfaisantes pour la protection de l'organisme, plus le facteur dépressif de l'appétit, le d-Amphétamine.\"NEGADINE\" Capsule N° 681 \"Frost 3.\u201cNutrition and Diet in Health and Disease\u201d.Mclester, W.B.Saunders Co., Philadel- phie, 1949.4.\"Present status of the obesity problem\".Barborka, J.A.M.A., 147:1015, 1951.POSOLOGIE.Une capsule une demi-heure avant le déjeuner et une capsule une demi-heure avant le repas du midi.Présenté en flacons de 25, 50 et 100 capsules.Chartes &.Frosst & C0.MONTRÉAL CANADA 10 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BurIrTiN AMIF.C - Montréal, ma 1955 8 | durantla | GROSSESSLE | «« LACTATION TABLETTE DE FER, CALCIUM, IODE ET VITAMINES L'anémie de la grossesse peut être traitée avec succès, ou même prévenue, et les risques qui accompagnent la maternité peuvent être considérablement diminués par un régime approprié.L'administration de tablettes de Ferrogen Composé, une combinaison bien équilibrée de fer, de calcium, de phosphore, d'iode et de vitamines, contre-balance l'insuffisance de ces substances dans le régime alimentaire et contribue à améliorer l'état de santé chez presque tous les patients.\u201c\"FERROGEN\u2019 COMPOSE Tablette N° 450 \"Swat Chaque tablette renferme: sulfate de fer BP.= 325 mg.(5 gr.)\u2014Pour le développement normal des éry- SOURCES throcytes et la prophylaxie de I'anémie d'origine nutritive.1.Article de tête \u2014 \u2018\u2018Anaemia in vitamine C Co 30 mg.\u2014Tel que ci-dessus, et pour la formation Pregnancy\", Lancet, 1:951, 1951.normale de substances intercellulaires et la prophylaxie du scorbut.2.Benstead, N & Theobald, G.W.\u2014 *farine d'os (comestible) 325 mo.(5 gr.) Pour le développement normal des os et | vitamine D 1 500 U.l.des dents; la prophylaxie et le traitement \u201cIron and the \u2018Physiological\u2019 Ange- + 2, | du rachitisme et de l'ostéomalacie.mia of Pregnancy\", Brit.Med.J., vitamine À (acétate) \u2026 1500 U.l.Pour le maintien des surfaces épithéliales 1:407, 1952 à leur état normal et pour la croissance.he ' vitamine BL _ 1 mg.Pour le fonctionnement normal des enzy- | riboflavine °° 1 mg.mes de l'organisme et la prophylaxie 3.Ebbs, J.H.\u2014 \u201cNutrition and | { niacinamide .éribéri : ide 5 mg.du béribéri et de la pellagre.Public Health\u201d, CMAJ, 69:61, iodure de sodium 0.2 mg.(1/325 de gr.}\u2014Pour la prophylaxie du goître causé par 1953 l\u2019hypoiodémie.' *Teneur moyenne: 110 mg.de calcium, 50 mg.de phosphore, 0.4 mg.de fluorine, et des traces d\u2019autres éléments.POSOLOGIE.Une tablette trois fois par jour après les repas.Afin de produire la tolérance du fer, graduer la quantité administrée quotidiennement jusqu'à la dose entière: une tablette après le repas principal durant plusieurs jours; augmenter à deux tablettes, une après le déjeuner et une après le repas du midi durant plusieurs jours, et finalement, une tablette trois fois par jour après les repas.Présenté en flacons de 100 tablettes.Chartes & Frost &Co.| MONTRÉAL CANADA Tome 84 \u2014 Mai 1955 L'Union Méd.Canada XI annonçant l\u2019agent antibactérien et antimycotique STEROSAN (marque de chlorquinaldol) crème et onguent pour le contrôle des infections superficielles de la peau EI} PRODUITS PHARMACEUTIQUES GEIGY Division de Geigy (Canada) Limited 286 ouest, rue St-Paul, Montréal 1, Quebec L'Union Méd.Canada XII Tome 84 \u2014 Mai 1955 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR \u201c'ess'eurs les Professeurs: Maurice Roch (Genève), Pasteur Vallery-Radot (Paris), Albert LeSage |, Wilbrod Bonin, doyen, Faculté de Médecine, Université de Montréal; Jean-Baptiste Jobin, doyen, Faculté de Médecine, Université Laval, Québec; Rédacteur en chef émérite: Arthur-L.Richard, doyen, Faculté de Médecine, Université d'Ottawa; Pierre Masson, J.-A.Leduc, T.Parizeau, J.-N.Roy.| Albert LeSage | BUREAU DE DIRECTION P.-R.Archambault, Albert Bertrand, Emile J.-A.Denoncourt, Roger Dufresne, Albert Jutras, MM.R.Amyot, Blain, Roméo Boucher, P.Bourgeois, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, Richard Caudet, Léon Gérin- Lajoie, MM.J.-A.Lecours, J.-M.Laframboise, Renaud Lemieux, Paul Letondal, A.Marin, Donatien Marion, L.-P.Petitclerc, Jean Saucier, Louis-Ch.Simard, Pierre Smith, Hermile Trudel, 1.-A.Vidal.BUREAU DE REDACTION Rédacteur en chef: Roma AMYOT Assistant-rédacteur en chef: Edouard Desjardins Secrétaire adjoint de la Rédaction (Québec): Secrétaire de la Rédaction: Roger-R.Dufresne Antoine Pettigrew BUREAU DE COLLABORATION MM.Gustave Auger, Eugène Allard, J.-M.Beauregard, Mau- pee Bélisle, A.Cantero, Roland Cauchon, Paul David, F.-X.Demers, R.Doré, Paul Dumas, Origéne Dufresne, Edouard-D.Gagnon, H.de Genest, Maurice Cervais, Fernand Grégoire, Pierre Jobin, la Broquerie Fortier, |.MM.Paul Labbé, Valmore Latraverse, Simon Lauzé, Rosaire Lauzer, R.Lebeau, Jean-Louis Léger, Emile Maranda, André Marois, Jean-Th.Michaud, J.-P.Paquette, Ant Pettigrew, Germain Pinsonneault, P.Poirier, Rosario Robillard, Henri Smith, DeGuise Vaillancourt.SULFIODE NOUVEAU CORPS IODO-SOUFRE ENTIÈREMENT ASSIMILABLE Anti-scléreux \u2014 Activateur de la nutrition.(Ref.: \u201cCONSEILS DE GERONTOLOGIE* \u2014 H.SIMONNET) Comprimés et Ampoules IM et IV.SULFOSALYL LE MÉDICAMENT PAR EXCELLENCE DES RHUMATISMES CHRONIQUES Sans réactions secondaires défavorables.10 à 20 Comprimés glutinisés par jour.CEREBRO-STIMULINE EXTRAITS : CÉRÉBRAL, ORCHITIQUE, CORTICO-SURRÉNAL Action rapide et énergique.15 à 20 Gouttes après les repas.CORONET DRUG COMPANY 260 EST, RUE RACHEL, MONTREAL L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 #520F \u201cLe tissu adipeux, le tissu le plus stupide de l\u2019economie\u201d, disait Leriche.Vous pouvez éliminer le tissu adipeux inutile\u2014rapidement, sans effort, en toute sécurité, grâce à la DEXEDRINE* La \u2018DEXFEDRINE\u2019 est présentée sous deux formes: 1.Sous la forme classique\u2014en Comprimés de 5 mg.2.Sous sa forme la plus moderne et la plus commode en Capsules \u2018Dexedrine\u2019 Spansule* contenant 10 mg.ou 15 mg.d\u2019élément actif.Une seule capsule, prise le matin, libère l\u2019élément actif de façon uniforme et continue pendant 8 à 10 heures environ.On contrôle ainsi l\u2019appétit non seulement aux repas mais aussi entre les repas.SMITH KLINE & FRENCH - Montréal 9 *Marque déposée au Canada XIII \u2018 L'Union Méd.Canada XIV Tome 84 \u2014 Mai 1955 Bulletin de l'Association des Médecins de Langue Française du Canada L'Union Médicale du Canada ADMINISTRATION OFFICIERS COMITÉ EXÉCUTIF Président: Edouard Desjardins MM.Edouard Desjardins, Roma Amyot, J.-A.Vidal, Vice-président: Paul Bourgeois Emile Blain et Paul Bourgeois, Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal , i Secrétaire-trésorier adjoint: P.-R.Archambault COMITE DE PUBLICITE MM.Roma Amyot, Emile Blain et J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.A.Plichet et M.Pestel (Paris), MM.R.Gaudet (Sherbrooke), Donat-P.Cyr (Boston, Mass.), Edmond Potvin (Chicoutimi), Charles-P.Mathé (San Francisco), Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières), A.Fontaine (Woonsocket), D.Colin (Saint-Boniface), J.-E.Gaulin, L.Mantha, Horace Viau (Ottawa), L.-P.Mousseau (Edmonton).Georges-L.Dumont (Campbellton, N.-B.), ADMINISTRATION et SECRETARIAT { 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal PUBLICITE : Jacques-D.Clerk Téléphone: AVenue 8-9888 soureuxr SUP EUDOL GROUPE NARCOTIQUE DE LA MORPHINE SPASMOLYTIQUE ET SÉDATIF PLUS FORT QUE LA MORPHINE, LEUDOL MIEUX TOLERE ET MOINS TOXIQUE N\u2019EST PAS EUPHORIQUE DOSE NORMALE 1/3gr.(20mgm) DEMI - DOSE 1/6gr.(10mgm) CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LTÉE .MONTRÉAL L\u2019Union Méd.Canada XV Tome 84 \u2014 Mai 1955 En tout temps.En tout lieu.Soulagement bienfaisant de la douleur et gE des mictions 8 fréquentes et M impérieuses Quand le patient présente des symptômes douloureux d'infection génito-urinaire\u2014 En quelque lieu qu\u2019il soit .PYRIDIUM agit rapidement.Il procure, en quelques minutes, une action analgésique locale sur la muqueuse génito-urinaire irritée dans les cas de cystite, prostatite, urétrite et pyélonéphrite.PYRIDIUM est compatible avec les antibiotiques, la MANDELAMINE, les sulfamides et autres thérapeutiques spécifiques.P Y R | D | I M (Chlorhydrate de phénylazo-diamino-pyridine) Pyiivium et Manperaming sont des marques MERCK & CO.LIMITED déposées de Nepera Chemical Co., Inc., bri Merck & Co.Limited en sont les Chimistes fa nés seuls distributeurs au Canada.MONTREAL - TORONTO * VANCOUVER + VALLEYFIELD OFFICIERS l'Association des Médecins de Lanque Française du Lanada Fondée à Québec en 1902 DIRECTEURS GÉNÉRAUX HONORAIRES RE.VALIN, Donatien MARION, 165 est, rue Laurier, Ottawa.326 est, boul.Saint- Joseph, Montréal.DIRECTEUR GÉNÉRAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION | Emile BLAIN, Emile BLAIN, Montréal.444 est, rue Sherbrooke, Montréal, Hermile TRUDEL, Montréal.cc ; po 20; Jean-Marie LAFRAMBOISE, Ottawa, SECRETAIRE-TRESORIER GENERAL Roma AMYOT, Montréal.Hermile TRUDEL, Louis-Philippe MOUSSEAU, Edmonion, Alberta.1990 est, rue Rachel, Montréal.François ARCHAMBAULT, Montréal.Pierre-A.TURGEON, Montréal.SECRÉTAIRE ADJOINT SECRETARIAT: B.-G.BEGIN 326 est, boul.Saint-Joseph, Montréal.3440, rue Hutchison, Montréal.Téléphone: HA.8076 ELECTIVE DANS HYPERTENSION D'ORIGINE NERVEUSE ANGSINE DE POITRINE AVEC HYPERTENSION SPAS MOLYTIQUE VASCULAIRE TOTAL ANGOR.ANGIOSPASMES THROMBOSES MIGRAINES OVERINE Dose forte 80mg PAPAVERINE - BASE Acide et Amide _ NICOTINIQUES Crises : 7 Ampoule fouter es 5heurer ENTRETIEN : 2 34 comprimés par Jour CORPORATION PHARMACEUTIQUE FRANÇAISE LTÉE \u2014 MONTREA re L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 XVII Pour enrayer directement la dermatite de l'herbe à puce Le premier anticholinergique topique pour les affections de la peau.Soulagement rapide dans la dermatite de contact, la dermatite allergique, l\u2019eczéma dyshidrotique, la neuro-dermatite, l\u2019hyperhidrose localisée.® soulage la démangeaison, combat l\u2019irritation @ évite les complications, prévient les rechutes @ assèche les lésions suintantes en 2 à À jours @ ne sensibilise pas, sans effets secondaires © bienfaisante pour les malades allergiques @ économique @ ne tache pas Méthylsultate de prantal méthylsulfate de diphémanile, Schering Nom déposé. L'Union Méd.Canada XVIII Tome 84 \u2014 Mai 1955 COMITÉ DU XXVe CONGRÈS Roma AMYOT, président.Louis-Philippe MOUSSEAU, ler vice-président François ARCHAMBAULT, secrétaire Pierre BELLIVEAU, 2e vice-président Pierre-A.TURGEON, trésorier J.-Antonio LECOURS, 3e vice-président SECRETARIAT DU CONGRES: Pierre SMITH, 4e vice-président 326 est, boulevard Saint-Joseph, Montréal.ANCIENS PRÉSIDENTS Albert PAQUET Arthur-L.RICHARD J.-A.DENONCOURT J.-A.JARRY Edmond POTVIN J.-B.JOBIN | Charles VEZINA | J.-A.VIDAL René DuBERGER Richard GAUDET Jean-Marie LAFRAMBOISE MEMBRES DU CONSEIL ARCHAMBAULT, Gérard, 472, av.Laurier, St-Jean, P.Q.1956 LEMIEUX, Renaud, Hop.du St- Sacrement, Québec, P.Q.1956 BEAUCHEMIN, L.-O., 208, Edifice Grain Exchange, MASSON, Gaston, 148, rue Sanborn, Sherbrooke, P.Q.1958 Calgary, Alberta .12111112 TI 1958 MERCILLE, Jean, 4903 ouest, N.-Dame, Montréal, P.Q.1956 BIBAUD, Barthélemy, 65, Nicholson, Valleyfield, P.Q.1956 MILOT, J.-Donat, 1017 Stafford Rd., Fall River, Mass.1956 BLAIS, Rolland-E., 1779, av.de l\u2019Eglise, Montréal, PQ.1958 MORISSET, Pierre, Saint- -Georges-de-Beauce, P.Q.1956 BLANCHET, Roméo, 54, av.Laurier, Québec, P.Q.1956 PAIEMENT, Horace, Sturgeon Falls, Ont.1958 BONIN, Wilbrod, 575, av.Davaar, Outremont, P.O.1958 PERRAS, Ephrem, 192, rue Principale, Hull, P.Q.1956 BROUSSEAU, L.-P., Malartic, P.Q.1958 PERRON, J.-M., 2, rue Mercier, Shawinigan Falls, PQ.1958 COUTURIER, Alphonse, Rivière-du- Loup, P.Q.1958 PIETTE, Edmond, Joliette, PQ.1111111111 11110 1958 DECARIE, Roland, 524 est, Sherbrooke, Montréal, P.Q.1956 PILON, J.-Ls, 389 est, boul.St-Joseph, Montréal, P.Q.1958 DOMINGUE, Albert, Granby, P.Q.1956 POWERS, Arthur, 11, rue Front, Hull, P.Q.1958 EMARD, L.-M., 119, Marlborough, Cornwall, Ont.1958 RIOUX, J.-Emile, Sainte-Anne-des- Monts (Gaspé), P.Q.1958 FONTAINE, Auray, Woonsocket, R.I.1958 R.DE 'SAINT-VICTOR, Henri, Ottawa, Ont.1958 GAUTHIER, J.-Dominique, Shippegan, N.-B.1958 ROULEAU, J.-Maurice, St- Grégoire (Nicolet), PQ.1956 JOANNETTE, Albert, Sainte-Agathe-des-Monts, PQ.1958 SIROIS, Jean, 22, Place d'Aiguillon, Québec, P.Q.1958 JOBIN, Pierre, 9114, d\u2019Auteuil, Québec, P.Q.1958 TETREAULT, Ad., 411, boul.Laviolette, T.-Rivieres,P.Q.1958 LEBLOND, S., Hôtel-Dieu St- Vallier, Chicoutimi, PQ.1956 THIBAULT, Eugène, 4070, boul.Lasalle, Verdun, P.Q.1958 VIAU, Horace, 467, rue Rideau, Ottawa, Ont.dans la TENSION NERVEUSE Collège Koval des Médecins et Chirurgiens du Canada avec HYPERACTIVITÉ GASTRO-INTESTINALE AVIS CONCERNANT LES EXAMENS =) = nein On fait maintenant passer les examens pour cnn 1] P le diplôme d\u2019Associé (Fellow) en médecine et en chirurgie, et pour le certificat des spécialités Flacons de 4 onces liquides, chaque 5 cc.renfermant médicales et chirurgicales approuvées.Pamine (bromure de méthscopolamine) .1.25mg Les listes pour les examens de 1955 sont Phénobarbital .83mg maintenant fermées, mais on acceptera les de- Alcool .LL .20% mandes pour les examens de 1956 jusqu\u2019au .30 avril 1956.Flacons de 100 comprimés, chaque comprimé renfermant Les réglements et les conditions régissant Pamine (bromure de méthscopolamine) .25mg les examens, tels que revises en mai 1951, la Phénobarbital 15m liste des hôpitaux canadiens approuvés, des PTT TTC 8 formules de demande d\u2019admission aux examens, efficace, bien toléré, agréable au goût de même que des formules de demande d\u2019é- Echantillons de l\u2019Elixir de Pamiphen valuation, peuvent être obtenus du: sur demande du médecin Secrétaire Honoraire, Le Collège Royal des Médecins Upjohn Produits pharmaceutiques et Chirurgiens du Canada, supérieurs depuis 1886 150, rue Metcalfe, Ottawa 4, Canada.° *MARQUE DE FABRIQUE DÉPOSÉE THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 865 York Mills Road, Box 202 Postal Station J, Toronto 6, Ontario ce 4 ce se *% > $ $ = & 1x 3 & of § 5 5 5 W = : | $ 3x x = æ SH 5 K = # = 2 S sŸ a 3 SS je x A © 5 Se $ = WN pe & N So fan 3 3 Sa i fv \u201cie x Es = TA ES ne SA a 58) = Ey = = 2 SE = S Le \u20ac i > #5 LR i 2 = 35 = i 7.$ à i 5 i 3 $ 5 i A Si i = 1 33 IS = 5 Wi i % 56 $ $ cn = : [a i 260 Û - bie Hig yell ## i i 240 % i ri + \u201c> Pi i 200 un nouve (yaa LL E spécifique P ! a ee\" L'Union Méd.du Canada XX Tome 84 \u2014 mai 1955 i TARTRATE DE PENTOLINIUM encore un progrès dans le traitement de 140 ,Ç .| l\u2019hypertension ! 130 Avantages importants de l'ANSOLYSEN sur l'hexaméthonium médicament sûr \u2014 exempt de toxicité réelle, aiguë ou chronique.action prolongée \u2014 effet hypotenseur plus uniforme et plus sûr, particulièrament par VOIE ORALE.contrôle efficace \u2014 chez plus de 90% des patients atteints d'hypertension moyennement grave, grave, ou maligne.120 très bonne tolérance \u2014 minimum de réactions secondaires ; non contrôlables.NT APS He faible risque d\u2019accoutumance \u2014 besoin moindre d'augmenter les doses, une fois la posologie individuelle établie.| SE SL Comprimés 40 mg.et 200 mg.|} Flacons-ampoules 10 c.c., 5 mg.par c.c.30 c.c., 25 mg.par cc.| Renseignements et échantillons sur demande.eA rn Marque \u2018Poulenc\u2019 de l\u2019'hexamé- thonium, présenté en: comprimés à 350 mg.de bitartrate d\u2019hexaméthonium.ampoules de 1 c.c.de bromure d'hexaméthonium à 25 mg.et / a 100 mg.flacons-ampoules de 10 c.c.à 25 mg.par c.c., 30 c.c.à 100 mg.par c.c.Poulenc l¥ ¢ ; / Limitée, 204 Place Youville, Montréal ge | ls * , \"Union Méd.Canada TTR I I CT EMER TT eer rr Ry - RL \u2018 h me 84 \u2014 Mai 1955 ANAFE] \u201cla moins toxique de toutes les préparations avec fer\u201d Anafer est la nouvelle préparation B.D.H.de sulfate ferreux avec vitamines C et K.Des essais cliniques ont démontré que le produit Anafer fournit une thérapeutique efficace pour donner du fer, avec une absence remarquable de troubles gastro-intestinaux.Même à deux fois la dose recommandée, il fut constaté que les comprimés étaient toujours bien tolérés.** Ce fait fut particulièrement évident dans les cas où d\u2019autres préparations avec fer avait causé précédemment des malaises sérieux gastro-intestinaux.Sur la base de ces observations, Gillhes- py* a établi que le produit Anafer est le moins toxique de toutes les préparations *R.O.Gillhespy, Med.Press 231: 112 (3 fév.) 1961.**P.P.Turner, Communication personnelle.avec le fer et doit être employé dans le traitement de l\u2019anémie hypochronique.Posologie: Un comprimé trois fois par jour, ou selon l\u2019indication obtenue par la réaction.Enfant: Un comprimé une ou deux fois par jour.Chaque comprimé édulcoré contient : Sulfate ferreux, Exsiccaté \u2026\u2026 200 mg.(équivalent à 4.3 gr.de sulfate ferreux B.P.) Acide ascorbiquUeE \u2026\u2026\u2026\u2026sesseen 10.0 mg.Ménadione (tel que le dérivatif QIACÉtYlE) _.u.\u2026.\u2026oorverrevreeccesoerensecnn 1.5 mg.En flacons de 100 et 1000 comprimés.Pont en fer a Coalbrookdale, Shropshire, conçu par T.F.Pritchard en 1779 et prétendu être le premier pont en fer du monde.ini vu fii i x i XXII Tome 84 \u2014 Mai 1955 L'Union Méd.Canada EPUISEMENT NERVEUX ADYNAMIE HYPOTENSION REVITALOSE Cortico-Surrénale \u201cnaît Orchiti Substance Cérebrale x AMPOULES BUVABLES 10° Adulte - 3° Enfant ot Ne A BRAYSSE LABORATOIRES OPOTHÉRAPIE BUVABLE F ae CANADA : LABORATOIRES JEAN OLIVE - 200, rue Vallée, Montréal, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 précision chaque fois C LI N ITEST DEPISTAGE DE LA GLYCOSURIE (MARQUE) Le Clinitest contient en un seul ensemble tout ce qu\u2019il vous faut pour dépister la glycosurie de façon sûre ! Chaque Comprimé-réactif Clinitest renferme tous les réactifs nécessaires au test de la réduction du cuivre.En se dissolvant, les comprimés dégagent la chaleur nécessaire \u2014 on wa besoin d\u2019aucun chauffage ! Laissez simplement tomber un comprimé dans l\u2019éprouvette contenant de l'urine diluée.attendez que la réaction se produise \u2014 comparez alors avec l\u2019échelle des couleurs.Idéal pour médecins, malades ou laboratoires.Demandez dès aujourd\u2019hui de la documentation à votre représentant ! Les comprimés de rechange s\u2019obtiennert chez votre pharmacien.| F COMPANY OF CANADA, LTD.TORONTO XIV L'Union Méd.Canada X Tome 84 \u2014 Mai 1955 ANESTHESIE DE SURFACE PAR SIMPLE CONTACT Anesthésiques insolubles et non toxiques.cessation immédiate de la douleur sur les tissus lésés et toutes muqueuses.Ethers éthylique et butylique de l'acide paragminoben- 20ique _résorcine _oxyquinoléine oxyde de zinc.PRURITS engelures,gercures crevasses, brulures - ECZÉMAS, hémorroides ulcères variqueux escarres, crevasses du sein, dermites infantiles J VA LABORATOIRES JEAN OLIVE LABORATOIRES P.BAUDE 200, Rue Vallée, Montréal.133, Rue de l'Université .Paris.7e ACIDIFIANT URINAIRE DIURÉTIQUE Chlorure d ammonium 0,25 gm.Orthoxyquinoléine 0.05gm.Terpine 0.05gm.6 à 10 comprimés par Jour LABORATOIRES JEAN OLIVE .200.RUE VALLÉE _ MONTREAL L'Union Méd.Canada XXV Tome 84 \u2014 Mai 1955 Les avantages du soulagement de l'indigestion nerveuse par Bentylol Des cliniciens ! ?prouvent que Bentylol apporte un soulagement efficace .ne cause pas d'effets secondaires indésirables, y compris la vue trouble et la bouche sèche.1.McHardy et Browne: Sou.Med, J.45:1139,1952.2.Lorber et Shay: Fed.Proc.12:90, 1952.Bibliographie compléte de Bentylol envoyée sur demande. L'Union Méd.Canada xXvi Tome 84 \u2014 Mai 1955 MIDY \u201cRÉGULATEUR DE LA CIRCULATION VEINEUSE \" TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE 3 à 6 comprimés par jour.| di 6 & Gi Gi y ds PE Lh Pe LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTREAL Cholérétiques végétaux Extraits hé patiques et biliaires.LABORATOIRES A.BAILLY 7a 2 SPELY-EXPORT Lobes | P 19 RUE DU ROCHER - PARIS aux tepas pg Agents pour le Canada - VINANT Limitée, 200 rue Vallée, MONTREAL * L NB Kl REC RO, : M \" 2 .i LL AN Ru Re Toe , CN PES L'Union Méd.Canada XXVII Tome 84 \u2014 Mai 1955 les NAUSÉES et les VOMISSEMENTS | avec ! La \u2018Marzine\u2019 est surtout précieuse pour prévenir ou soulager \"Tac | (I ROIS ETES TIC ES TRUS car e elle agit promptement e elle provoque rarement de la somnolence arque du Chlorhydrate de Cyclizine Comprimés cochés de 50 mg.Flacons de 100 et 500 comprimés.« A i Documentation compléte envoyée sur demande.*Nom déposé % BurroucHs WEeLLcoME & Co.g (The Wellcome Foundation Ltd.) Montréal 3 BETAGEN VITAMINE \u201cB\u201d COMPOSEE ELIXIR GLYCÉROPHOSPHATES TONIQUE ET ALIMENT D'ÉPARGNE Pertes d'énergie et d\u2019appétit \u2014 Anémie \u2014 Neurasthénie \u2014 Troubles gastro-intestinaux Déséquilibre nerveux PRINCIPAUX COMPOSANTS ; VITAMINE B1 \u2014 RIBOFLAVINE \u2014 PYRIDOXINE \u2014 ACIDE NICOTINIQUE \u2014 ACIDE PANTOTHENIQUE LECITHINE \u2014 AVENINE \u2014 GLYCEROPHOSPHATES DE SODIUM, CALCIUM, POTASSIUM, STRYCHNINE (1/160 gr.à l\u2019once) SAVEUR AGRÉABLE @ TOLERANCE PARFAITE DOSE : UNE CUILLEREE A DESSERT QUATRE FOIS PAR JOUR AVANT LES REPAS.\u2014\u2014y Comprimés Licalgen- V A base de Gluconate de Calcium | INOSITOPHOSPHATE DE CALCIUM ET MAGNESIUM CERIUM OXALATE © VITAMINE D Grossesse, Lactation, Vomissements gravidiques | LE BICALGEN-D, COMPRIMÉ NON AROMATISÉ, PRESQUE INSIPIDE, ENTIÈREMENT SOLUBLE, EST LE MÉDICAMENT DE CHOIX POUR LA FEMME GRAVIDE.Dose: Trois à six comprimés par jour.TRI-SULFA Amélioré NOUVELLE ASSOCIATION SULFAMIDÉE PERMETTANT DES DOSAGES ADÉQUATS SANS DANGER DE CRISTALLURIE | SULFAMÉTHAZINE, SULFADIAZINE, SULFAMERAZINE 379% 37% 26 COMPRIMÉS, ADULTES COMPRIMÉS AROMATISÉS, ENFANTS ao vom AROMATISÉE | 3 0.50 gramme du mélange à 0.30 gramme du mélange à 0.50 gramme du mélange par comprimé.par comprimé.par cuillerée à the.DOSE : SELON L\u2019AVIS DU MÉDECIN Somenal *Marque déposée.| COMPRIMÉS À 12 CENTIGRAMMES COMPRIMÉS À 15 MILLIGRAMMES Butobarbital 0.06 gm.§ ; Butobarbital 72 mg.Phénobarbital 0.06 gm.| Pa comprimé Phénobarbital LY mg.par comprimé NOUVELLE SYNERGIE BARBITURIQUE SOMENAL REPRESENTE L'EFFET RAPIDE DU BUTOBARBITAL ASSOCIE À L'EFFET PLUS PROLONGÉ DU PHÉNOBARBITAL ÉMOTIVITÉ - INSOMNIE - SPASMES - PHOBIE - ANXIÉTÉ L'Union Méd.Canada XXIX Tome 84 \u2014 Mai 1955 -.EN PRATIQUE COURANTE \u2014 age vy Marque de trypsine cristallisée des Laboratoires Armour | Dans votre pratique de tous les jours, TRYPTAR sera un aide indispensable pour le traitement des lésions superficiel- INDICATIONS pour l'emploi de TRYPTAR en les\u2014grandes ou petites\u2014qui nécessitent pratique courante.la levée de tissu nécrotique.Ulcéres diabétiques et variqueux TRYPTAR est un enzyme protéolytique à l\u2019 état naturel.Son application Furoncles et anthrax répétée n\u2019en altère pas l\u2019activité et ne Abcès du tissu mou produit aucune sensitivité.Le débride- Sinus et fistules ment est rapide .non irritant.TRYPTAR nettoie à fond.Le tissu sain Brilures au second degré Hématomes sous-cutanés n\u2019est pas affecté.Présentation: Fiole de 250,000 unités Armour de trypsine purifiée cristallisée, une fiole de 25 cc de diluant Tryptar et un adapteur en plastique pour employer avec un insufflateur à poudre.Pour renseignements détaillés s'adresser au distributeur canadien: LAURENTIAN AGENCIES, LTD., 429 rue St.Jean-Baptiste, Montréal 1, Québec, Canada /] THE ARMOUR LABORATORIES UNE DIVISION DE ARMOUR & COMPANY + KANKAKEE, ILLINOIS L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Chaque Goutte une Arme Puissante GOUTTES D\u2019ETHYLCARBONATE D'ILOTYGINE (ETHYLCARBONATE D\u2019ERYTHROMYCINE, LILLY) CRISTALLISE Antibiotique concentré, agréable au goût, au spectre sans égal.ldéales pour les nourrissons souffrant d'infections, les Gouttes d\u2019\u2019Ilotycine\u2019 s\u2019administrent aisément parce qu\u2019elles sont parfumées au citron et que leur saveur a été choisie par des enfants.Mais leur supériorité résulte de ce que plus de 96 pour cent des infections respiratoires bactériennes aiguës leur répondent; en fait, 90 pour cent des infections bactériennes cèdent à ce puissant antibiotique.De plus, l\u2019\u2019Hlotycine\u2019 a une innocuité remarquable ! Facilement administrées au moyen d'un compte- gouttes gradué.POSOLOGIE Enfants de 4, 5 kilos: 0,5 cm8 (10 gouttes) toutes les 6 heures Enfants de 9 kilos: 1 cm3 (20 gouttes) toutes les 6 heures Enfants de 18 kilos: 2 cm3 (40 gouttes) toutes les 6 heures ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED TORONTO, ONTARIO Ps À Naf A.[0 \u2014 NN AN or i Are.: 8 a = 1 ) À \\ ; / A SA f = SF | / A } / ; LE trie, pour etre ; /f réellement efficace, / urteut -reveti O1 MO AE 4 \u201c5 pda TN dec entive ( { \\ | snip k > / = NT + né Composé st capsule tient neu Tu Us de Vactivit \u201cPré ine\u201d {sub LIT on- ho naie sex Cu isse x + #4 por 25 TUL Re Is impor A proces YY tostéro mg.5 ta isme IS Acide ITN Lula) Vit 200 1] Là im LL Tal) EP.Le Picot ferre [NT LS onnés âgées e ETT de b lo hlorhydrate e d-d esox GS vlan mo! ph édrine.de liquid Ex iste a t sous fo ra 2:107 Lt 1950 a & Harrison Limi ee Biologistes gt Phar {tl Montréal, : rl] XXIV L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1955 la période de convalescence Chaque capsule contient: Thiamine.covvveeeennnnnn ».25 mg.Riboflavine.acuauu0 .12 mg.5 Niacinamide.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.100 mg.Pyridoxine.vu0vvu.\u2026\u2026.1 mg.d-pantothénate de calcivm.10 mg.Vitamine C (acide ascorbique).100 mg.Ayerst, McKenna & Harrison Limitée Biologistes et Pharmaciens Montréal, Canada | Après l\u2019intervention, le patient a besoin de cinq fois plus de vitamines qu\u2019avant et pls particulièrement des vitamires kydro- solubles.\u201cLes patients qu, ayant l\u2019intervention, avaient pris dès vitamines du complexe B et de la vitamine.traversé sans difficulté et d\u2019une beaucoup plus agréable les tous premiers jours faisant suite à l\u2019intervention, contrairement à ceux qui n\u2019en n\u2019avaient pas pris\u201d.* *Malloy, H.R.: J.National Med.Assoc.42:140 (mai) 1950. L\u2019 Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 XXXTII MICTINE* \u2014 DIURETIQUE ORAL, NON MERCURIEL diurèse par \u201cTamisage du Sodium\u201d Nouveau diurétique non mercuriel, Parfaitement toléré, V enant couronner plusieurs années de recherche, la Mictine, marque d\u2019aminomé- tramide, satisfait aux exigences ci-après comme diurétique amélioré: La Mictine qui n\u2019est ni un mercuriel, ni un sulfamide, ni une xanthine, agit bien par voie buccale, possède une bonne tolérance et n\u2019a aucune contre-indication connue.La Mictine provoque l\u2019excrétion d\u2019eau, de sodium et de chlorure en quantités suffisantes pour réduire l\u2019ædème sans toutefois déranger l\u2019équilibre acide-base parce qu\u2019il n\u2019y a excrétion que des seuls sels neutres.Son efficacité est constante et il y a une minimum d\u2019effets secondaires.Efficacité \u2014 Environ 70% des malades œdémateux pris au hasard et traités avec la Mictine ont fourni une diurèse satisfaisante.Le pourcentage de résultats heureux est considérablement plus élevé lorsqu'il s\u2019agit de maîtriser l\u2019œdème causé par insuffisance myocardique chez des malades dont les reins fonctionnent normalement.En clinique \u2014 L\u2019utilité de la Mictine consiste d\u2019abord à maintenir l\u2019ædème en échec, à permettre le contrôle initial et le traitement d\u2019entretien des cas d\u2019insuffisance du myocarde.On peut aussi employer la Mictine pour provoquer une diurèse initiale et maintenir l\u2019état de diurèse subséquent chez les cas plus graves d\u2019insuffisance myo- cardique, surtout lorsque les diurétiques mercuriels sont contre-indiqués.Efficace par voie buccale L'augmentation du taux d\u2019excrétion de l'ion sodium qui suit l\u2019ingestion de Mictine démontre l\u2019inhibition, ou le \u201ctamisage\u201d, de la réabsorption de cet ion, ainsi que l\u2019augmentation du taux d'élimination de l\u2019eau et du chlorure.Administration \u2014 La posologie usuelle pour un malade ordinaire est d\u2019un à quatre comprimés par jour en doses que l\u2019on fait coincider avec les heures des repas; le traitement est du genre \u201cà interruptions\u201d c\u2019est- à-dire qu\u2019on peut administrer le médicament à tous les deux jours ou l\u2019administrer pendant trois jours puis l\u2019omettre pendant quatre jours.Dans les cas graves d\u2019insuffisance myo- cardique, la posologie est de quatre à six comprimés par jour aux repas, également administrés avec interruptions comme ci- aut.Présentation \u2014 Comprimés de 200 mg.non enrobés.%Marque de commerce de G.D.Searle & Co.c.0.JIN = co.oF CANADA, LTD., 390 Wëston Road, Toronto 9, Ontario L'Union Méd.Canad: XXXIV Tome 84 \u2014 Mai 1955 Prévention du Traumatisme Pansement Le Jelonet est un pansement pour toutes les blessures \u2014 n\u2019étant pas adhérent, il protège l\u2019épithélium délicat et prévient le traumatisme de pansement, permettant ainsi au processus de la guérison de se poursuivre sans dérangement.Il est très employé dans le traitement des brûlures et comme pansement après les greffes cutanées.Il s'emploie également pour faciliter le drainage, pour le bourrage des plaies profondes en voie de granulation et comme adjuvant dans le traitement des ulcères variqueux par bandage compressif.Le Jelonet se vend en boîtes contenant 36, 5 ou 10 morceaux ainsi qu\u2019en cartons de 12 morceaux enveloppés individuellement ; chaque morceau: 334\u201d x 334\u201d.Tl y a aussi un format spécial comprenant une bande de 8 verges de long par 334\u201d de large, pliée en accordéon, pour usage dans les Hôpitaux et dans le Cabinet du Médecin.Stérilisé et Prêt à l'emploi immédiat JELONET PANSEMENT DE GAZE AVEC GELÉE DE PÉTROLE Fabriqué en Angleterre SMITH & NEPHEW LIMITED 2285, Avenue Papineau MONTRÉAL 24, Qué. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 «.la sécrétion gastrique est l\u2019agent immédiat de digestion de la muqueuse .pour la combattre nous trouvons un facteur de défense .- la double barrière muqueuse\u201d (composée de la couche protectrice du mucus et l\u2019épithélium muqueux).Vues rotatives d\u2019une gastroscopie, montrant l'effet de pansement de l\u2019Amphojel, 14 heure après son administration.L'étiologie\u2014clef de voûte du traitement de l\u2019ulcère gastro-duodénal Présentation: Références: 1.Deutsch, E.: Documents scientifiques, Gastroscopie, mm Réunion clinique de l\u2019A.M.A.St.Louis, décembre 1953.MONTREAL Par sa seule action topique, l\u2019AMPHOJEL lutte contre les causes locales de l\u2019ulcère, c\u2019est-à- dire l\u2019hyperacidité et l\u2019affaiblissement de la défense des parois.L\u2019'AMPHOJEL, en associant deux gels d\u2019hydrate d\u2019alumine, un réactif et un gel-pansement, réalise un double objectif.Le gel réactif s'oppose au facteur offensif de l\u2019ulcère en neutralisant rapidement l'acidité gastrique.Le gel pansement accélère la cicatrisation de la muqueuse mise à nu, en formant à sa surface un coagulum visqueux et protecteur.L\u2019AMPHOJEL, sans toxicité et sans toucher à l\u2019organisme, constitue la médication fondamentale de l\u2019ulcère gastro-duodénal.AMPHOJEL GEL D'HYDRATE D'ALUMINE Amphojel simple \u2014 Flacons de 12 onces liq.et de 1 gall.imp.Amphojel non-aromatisé \u2014 Flacon de 12 onces liq.Amphojel au trisilicate de magnésium \u2014 Flacon de 12 onces liq.Amphojel à l\u2019huile minérale \u2014 Flacons de 12 onces lig.et de 1 gall.imp.Amphojel en comprimés \u2014 Flacons de 50 et de 500 comprimés.Hollander, F.: Arch.Int.Med.93: 107 (janvier 1954) Yyell XXXV XXXVI L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 G À L STABILISATEUR GLOBAL DU SYSTÈME NEUROVÉGÉTATIF S D, D > \u20ac % Zz > {3 AON PS Le Bellergal, traitement de choix dans LES TROUBLES FONCTIONNELS Ménopause - Menstruation Troubles Cardiovasculaires Troubles Gastrointestinaux Traitement d'intervalle de la Migraine Littérature et échantillons sur demande DIVISION OF SANDOZ (CANADA) LTD.MONTRÉAL 286 RUE ST-PAUL O.SANDOZ PHARMACEUTICALS SANDOZ = L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 soulage la douleur et la démangeaison\u2026 stimule la cicatrisation même lorsque d'autres traitements ne réussissent pas\u2026 XXXVII à gauche Ulcères par traumatisme accompagné d'œdème sur un membre paralysé.à droite Cicatrisation presque complète après trois semaines de traitement au Panthoderm à raison de deux applications par jour.à gauche \u2018Ulcère variqueux de la cheville, profond et étendu, écoulement d\u2019odeur putride.a droite Cicatrisation de I'ulcére aprés dix semaines de traitement au Penthoderm.à gauche Ulcère gangréneux du siège.à droite Cicatrisation après quatre semaines de traitement au Penthoderm à raison de deux applications par jour.* à gauche Ulcère diabétique du gros orteil présent depuis deux mois; a résisté aux traitements antérieurs.à droite Cicatrisation complète après deux semaines de traitement au Penthoderm.crème panthoderm 2% de Pantothénylo! (analogue de l\u2019acide pantothénique) dans excipient miscible à l\u2019eau ne sensibilise pas d'emploi agréable échantillons et documentation En pots de | oz., sur demande.2 oz.et 1 lb.u.s.vitamin corporation of canada itd.Arlington-Funk Laboratories, division 1452, RUE DRUMMOND, MONTRÉAL, P.Q. XXXVIII L'Union Méd.Canad Tome 84 \u2014 Mai 195 TH A Jt Non barbiturique Ll) 4 ear | aux Tendus ; -\u2014\u2014 \\,\u201d L Jamais de réactions secondaires ~ Y \u2014\u2014\u2014\u2014 -\u2014o=n\u2014= : 9.d'accoutumance , Une action douce et sédative \\ Renforcer la dose pour l\u2019action hypnotique 5 treal RARER iy Ÿ \\ L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 thromooses coronaires.XXXIX / 7 TROMEXAN éthylacétate réduit de façon significative le taux de mortalité et de complications.l\\efficacité remarquable que possède le traitement anticoagulant par voie orale avec TROMEXAN de réduire le taux de mortalité et de complications de la thrombose coronaire a été démontrée par des autorités dans la matière.1 La fréquence des incidents thrombo-emboliques est tombée \u201cd\u2019approximativement un sur chaque 4 malades, dans le groupe de contrôle, à moins de un sur 20 parmi les malades traités avec TROMEXAN\u201d! Aucune mortalité n\u2019est survenue parmi Dans toutes les formes d\u2019affections throm- bo-emboliques, TROMEXAN accorde l\u2019avantage d\u2019une action plus rapide, d\u2019un effet cumulatif moins grand, et de risques moindres d\u2019hémorragie grave et soutenue.1.Tulloch, J.A., et Gilchrist, A.R.: Tromexan in the Treatment of Coronary Thrombosis, Am.Heart J.42:864, 1951.L\u2019éthylacétate de TROMEXAN (marque de biscoumacétate d\u2019éthyle) est présenté sous forme de comprimés rainurés de 300 me.87 malades traités avec TROMEXAN.Traitement avec TROMEXAN (87 malades) 24 11 J Complications thromboemboligues ME Vortalité LES PRODUITS PHARMACEUTIQUES GEIGY ein) Division de Geigy (Canada) Limited 286 ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1, P.Q. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 PROCLAMATION So/lennelle Devens moi, TABELLION PUBLIC ET GARDE- NOTE de la cité de Montréal, province de Québec, font venus cert bourgeoys tres fçavans en lez ARCANES e/ la COGNOISSANCE de l' APOTI- CAIRERIE, /i quels acreantent et declairent que lez.\u201cGOUDRONNAGE ET EMPLUMEMENT\u201d Des Malades EST UN ACTE ABHOMINABLE! Sl! ENHORTENT afferment et demonftrent ço perfonages cui en vertu de l\u2019avenement de TARQUINOR (crème Squibb de coaltar et Quinolor), 11 n\u2019eft plus d\u2019acoftumance de torturier lez malades en grant defconffort par une diverfité d\u2019apoftemes de la peaus avecques l\u2019enduifemens d\u2019uns fafcheufe medecines de gotren, obligiant ço genz honorables cui voudroient la garifon, a se defguifer en malfaitors, truands et paillards.UE TOUS SANS EXCEPTION, partut en cel pais sachent défadonc par icele les Sieurs Squibb apres grant reflechiffiement, fapiênce et moult affiduacion, ont trovét Tarquinor en mictionant du pix carbonis (supérieur à tous égards aux goudrons purs) avecques un balfam fort potentif (pour éviter la folliculite et combattre l'infection fecondaire) en la forme d\u2019un PARAMENZ, la plus choifye qui foit, com dirent lez François.NISSANT LA PROTECTION antifeptique de Quinolor et les avantages antipruritiques et curatifs du goudron de houille brut, TARQUINOR pré- ferve les malades du Goudronnage et de l'Emplumement.DONC ADVIS eft donez que TARQUINOR eft la formule de GOTREN la plus acceptable et la plus efficale por tous les clients et clientes del DOCTE CON- FRERIE des PHYSICIENS.TEN POUR TOUS ceux et celles qui suffrent de malaiges com: p/oriafis, eczéma de l'enfant, dermite séborrhéique, dermite eczémateufe chronique, dermite atopique (neurodermatofe), prurit anal et vulvaire, lichen fimplex chronique et diverfes autres léfions cutanées fubaïguës et torpides chroniques chez l'être humain.RIEFMENT eft faict l\u2019oignement TARQUINOR avecques moult foin et feureté.Ell eft fort feammens prefenté: en pots compreflibles d\u2019une once en pots de verre d\u2019une livre EDMOUR D'AILLEBOST A&A Tabellion public 5) Montréal VARQUINOK à T QUINULOH MARQUES DE POSÉES O4 \u20ac.#.SQUINES À SOMS O4 CANADA.LTD L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 NOUVELLE PRESCRIVEZ LA SOLUTION STABILISÉE d'ARGYROL a 10% (% oz.) et à 5% (1 oz.) *SOLUTION ISTABILISEE d ARGYROL XLI ARGYROL EXERCE UNE ACTION bactériostatique, décongestive, détergente et émolliente! Compatible avec les antibiotiques organiques.ARGYROL NE FAVORISERA PAS la congestion compensatoire, la rhinite médicamenteuse, l\u2019apparition de souches résistantes L'ARGYROL STABILISÉ garde sa fraicheur.Le protéinate d'argent reste faible.L'efficacité étendue d\u2019ARGYROL et son action physiologique bénigne en font le médicament de choix pour le traitement des infections de la membrane muqueuse.S'emploie commodément à la maison ou au bureau.A.C.BARNES CO.LTD., STE-THÉRÈSE, QUÉ.*La marque déposée Argyrol est la propriété de A.C.Barnes Company Limited DÉCONGESTIONNE ET SOULAGE SANS CONGESTION COMPENSATOIRE .DÉCONGESTIONNE SANS TROUBLES FONCTIONNELS = REZ mm J * i sat 5 2 A 5 Se ; a +5 es ve As BS 5 Le 55; sx sg A, + je 4 RD \u201d i i i 2 : a SEER ES ue a ca 5 = 2 pe = By 5 se À i % 23 Po 5 is 3 EE as 5 RR sso ov 2% BE 2 = HS De quelque point de vue qu'on l\u2019envisage, l\u2019AURÉo- MYCINE peut revendiquer des états de service distingués: en fait d\u2019essais cliniques publiés \u2014 il y en a plus de 7,000; quand aux doses administrées \u2014 elles approchent le milliard.Mais c\u2019est le temps qui est encore le critère le plus significatif.Depuis sept ans l\u2019AURÉOMYCINE est employée chaque jour et de façon répétée par des milliers de médecins dans le monde entier.Maintes et maintes fois elle s\u2019est avérée un antibiotique à large spectre sur lequel on pouvait compter, bien toléré, d\u2019action rapide, efficace pour enrayer un grand nombre de différentes infections.Une forme posologique commode convenant pour chaque besoin.CHLORETÉTRACYCLINE LEDERLIF LEDERLE LABORATORIES DIVISION, North American Cyanamid Limited 5550, AVENUE ROYALMOUNT, VILLE MONT-ROYAL, MONTRÉAL, QUÉBEC +Marque déposée L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 La bonne nouvelle .nt sa grossesse, des dragées Ed BIO-PRENATUM Lactate de calcium Vitamine A (acétate) Vitamine D, Mononitrate de thiamine Riboflavine (vit.B,) Chlor.de pyridoxine (By) Vitamine B,2 (activ.équiv.a Niacinamide Acide ascorbique Gluconate ferreux par dragée Dose: 1 a 2 dragées, trois fois par jour.3 LABORATOIRE BIO-CHIMIQUE INC.950, avenue Ogilvy - Montréal 15 Fas Lo iN hn i Wg \u201c\u2018H est clair qu'un supplément minéral! est nécessaire à la femme enceinte''.l \u201cL'administration de phosphate dicalcique contribue à l'irritabilité neuro-musculaire .Ceci est attribué à une diminution de l'absorption du calcium, qui résulte d'un rapport inverse entre le calcium et le phosphore et c'est l'ingestion du phosphate dicalcique qui la provoque\"'.2 1.Milton Gross, Henry P.Wager et Martha Loving, Dept.of Biochemistry Moargoret Hague Maternity Hospital.2.Page, E.W.& Page E.P.: Obst.& Gynec, 1:94, 1953. BIBLIOGRAPHIE : 1.Peal, I, et Korp., M., Un Nouvel Anesthésiq de Surface: le TRONOTHANE, Anesthesia: logy, 15:637, novembre 1954.2.Schwartz, F.R:, Le TRONOTHANE dans les Z Syndromes Prurigineux Ordinaires, Postgrad.: Med., 16:19, juillet 4954.- 1.3.White, C.J., Un Nouvel Anesthésique pour Certaines Maladies de la Peau, J.Lancet, 74.98, mars 1954, | 4.Birmberg, C., et Horner, H.Une Méthode oT le tubage endotrachéen et gastro-intestinal ; Simple pour le Soulogement de la Douleur 7-5.Périnéale Post-Partum, Amer.J.Obst.& > .\u201d, Gynec., 67:661, mars 1954 * les crevasses des mamelons apres l'accouchement 5040) \u201cles piq@res d'insectes, les érafiures, \u201c ° les brulires et les coups de soleil CREME TRONOTHANE, ABBOTT Contre les streptocoques Contre la flore intestinale ordinaire Ceci représente l'épreuve de sensibilité d'une souche de Streptococcus pyogènes faite sur plaque de gélose au sang.Notez l'action énergique de l\u2019ERYTHROCINE sur cet organisme.Ce même streptocoque peut se rencontrer dans la sinusite .l'otite moyenne .l'amygdalite .la pneumonie .l'empyème .la pharyngite .la septicémie .la trachéo-bronchite \u2026.l'angine streptococcique .la fièvre scarlatine .l'érysipèle ceraines infections des voies urinaires .et certains cas d'endocardite bactérienne subaiguë et d\u2019ostéomyélite.Cette épreuve de sensibilité montre l\u2019action de l'EYTHROCINE et des mêmes antibiotiques sur une souche intestinale typique } d\u2019E.coli.Notez que l'ERYTHROCINE et la pénicilline n\u2019affectent pas la croissance de cet organisme\u2014 alors que les autres antibiotiques manifestent une action inhibitrice marquée.Comme I\u2019ERYTHROCINE n'agit pas sur les organismes Gram négatifs, elle est moins sujette à modifier la flore intestinale ordinaire\u2014d'où peu d'effets secondaires.LABORATOIRES ABBOTT LIMITÉE BULLETIN LE RÔLE PRIMORDIAL DU MÉDECIN Les commentaires soulevés par le Bulletin du mois dernier : «A l'hôpital, droits et devoirs.», montrent que les lecteurs de L Union Médicale du Canada s'intéressent profondément au sort que, sous prétexte d intérêt public, des organismes divers préparent à l'intention de la profession médicale.Significatif, ce fait que, sans concertation préalable avec le docteur Roméo Boucher, l'éditorial récent de L'Information Meé- dicale ait porté sur le même thème et déploré certaine conception étrange de la contribution du médecin à l\u2019œuvre hospitalière.Cette coïncidence est une preuve que la pensée médicale peut se rejoindre à l'occasion et offrir, aux propositions adverses susceptibles de lui porter préjudice, une réaction commune et une énergique fin de non-recevoir.Cette unanimité réjouissante ne doit pas se limiter aux réflexes de dépense; elle peut être fructueuse, si elle est constructive et si elle sait s'étendre à la reconnaissance des droits d\u2019autrui.La loyauté et le respect sont des préceptes qui vont de pair et n\u2019ont de portée morale efficace qu\u2019à condition d\u2019être réversibles.Le médecin n\u2019a jamais marchandé sa confiance à qui l'a méritée et, sauf exception, s\u2019est toujours empressé d\u2019apporter sa contribution à l'œuvre sociale.Dans l\u2019exercice de ses fonctions, il n\u2019entend pas jouer le rôle subalterne que certains cherchent à lui dévoluer.Bien au contraire, conscient de la grandeur de sa mission, le médecin refuse d'être un robot complaisant ou une marionnette docile.Le docteur Jean Saucier n\u2019a pas craint de l\u2019affirmer dans l\u2019article paru dans le numéro d'avril 1955 de L'Hôpital d\u2019Aujourd\u2019hui, alors qu\u2019il écrivait sur « Le service de neuro-psychiatrie d'un hôpital général»: «Cette direction doit être exclusivement médicale.» Si dans le domaine scientifique, le médecin doit être reconnu comme le chef incontesté, l\u2019équation est renversée quand elle porte sur le plan administratif et de chef.le médecin devient alors collaborateur loyal et sage conseiller.L'harmonie est complète, lorsque les prises de position sont clairement établies et respectées dans leur intégrité. = BULLE SRE Ces problèmes médico-administratifs ne sont pas exclusifs à notre milieu; il n\u2019y a qu'à parcourir revues et journaux pour s'en convaincre.La France, meurtrie par l'invasion et bouleversée par les remous politiques a cherché dans la Sécurité Sociale une formule d\u2019apaisement, un compromis possible.Pour corriger un mal, d'aucuns se demandent si, une fois encore, Charybde n\u2019a pas fait place à Scylla et à des nouvelles complications.Un bel article du professeur Valléry-Radot, paru dans la livraison d\u2019avril 1955 de la Revue de Paris, consacre des pages énormément instructives à l\u2019étude de ce qu\u2019il appelle: la crise de la profession médicale.On y peut lire et ceci montre une situation analogue à la nôtre: « Dans ce climat des assurances sociales, pour que la médecine puisse s\u2019exercer sur le plan élevé, où elle doit demeurer, les Pouvoirs publics et les administrateurs doivent se persuader que les conseils des médecins leur sont nécessaires: eux seuls sont capables d\u2019indiquer les voies qui permettent à la médecine de conserver à la fois son efficacité et son caractère.» Le médecin est le conseiller naturel des organismes qui voient à la santé.L'hôpital, les Services d\u2019Hygiène, les Œuvres d'assistance ne peuvent se priver du concours soutenu de la profession médicale; d\u2019autre part, sans l\u2019hôpital, sans les corps publics, sans les assurances, le médecin n\u2019aurait pas les admirables instruments de travail dont bénéficient ses malades et dont il trouve la juste rétribution de ses efforts.L\u2019un ne va pas sans l\u2019autre.Aussi faut-il être de bonne composition et tirer le meilleur parti d\u2019une situation de fait.Que cessent les chicanes stériles pour faire place à la saine collaboration au profit de ce qui doit unir et non diviser les bonnes volontés: le capital humain.Edouard DESJARDINS. XXV® CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA Montréal, 21 au 24 septembre 1955 PROGRAMME SOCIAL Mercredi.le 21 septembre \u2014 Ouverture officielle à 8 heures et trente minutes du soir à l\u2019Hôtel Sheraton-Mont-Royal.Tous les congressistes et leurs femmes y sont invités.Jeudi, le 22 septembre \u2014 1°.Lunch à midi, pour les dames seulement, au Club de Golf de Laval-sur-le-Lac.2° Réception par la Ville de Montréal à 6 heures p.m.à laquelle tous les congressistes et leurs femmes sont invités.Vendredi, le 23 septembre \u2014 Parade de modes gracieusement présentée par la Maison Dupuis Frères aux dames qui se seront inscrites au Congrès.Samedi, le 24 septembre \u2014 Banquet de clôture à 7.30 en soirée à l\u2019Hôtel Sheraton-Mont-Royal, au cours duquel un conférencier de renom adressera la parole.Un bal terminera la soirée.Tous les congressistes et leurs femmes sont conviés à assister au banquet de clôture et à manifester jusqu\u2019à la fin l\u2019intérêt qu\u2019ils portent à leur Association. CONGRÈS DE L'ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANCAISE DE L\u2019AMERIQUE DU NORD Québec: 1928 \u2014 Montréal: 1930 \u2014 Ottawa: 1932 Vingt-sept années ont filé depuis le premier Congres.Nous sommes en 1998 et cette année, nous revenons à Québec.Le docteur P.-C.Dagneau, chirurgien distingué et professeur à l\u2019Université Laval de Québec, fut le président du 10e Congrès.Le docteur A.-R.Potvin en était le secrétaire.La délégation française, comme on en avait pris l'initiative depuis les trois dernières réunions, était nombreuse et distinguée.Elle était conduite par le professeur C.Jeannin et comprenait le professeur C.Lereboullet, les docteurs Geo.Lahey, Simon, Charpentier (qui revenait deux ans après une première traversée pour le Congrès de Montréal en 1926) et P.Desfosses qui dirigeait alors la rédaction de « La Presse Médicale ».Tous étaient de Paris.Le Congrès fut tenu les 5, 6 et 7 septembre.Quatre cent dix-huit médecins s\u2019inscrivirent, ce qui forma un groupe vraiment imposant de congressistes.On y traita en réunions générales, de « l'infection puerpérale »; de «la diphtérie » et toute une journée fut consacrée à des sujets neuro-psychia- triques.Durant les matinées, on tint des démonstrations cliniques dans les hopi- taux, qui gu èrent au programme des sections de chirurgie et de médecine.L\u2019infection puei pérale comporta, entre autres rapports, une étude longue et personnelle du protesseur Cyrille Jeannin dans laquelle il exposa « le traitement des infections puerpérales d\u2019après la méthode suivie à la clinique obstétricale de la Piété, à Paris », et une communication documentée et au point du docteur Louis-E.Phaneuf, professeur de gynécologie au \u201cTufts College Medical School\u201d de Boston, sur « le traitement chirurgical de l\u2019infection puerpérale ».Le docteur Phaneuf, canadien d\u2019origine, a acquis au cours de sa carrière aux Etats-Unis une réputation internationale; ses succès et son prestige de gynécologue dans la grande république américaine ne l\u2019ont jamais détaché de ses confrères et compatriotes canadiens.Il est mort il y a deux ans environ, emportant avec Jui le respect et l\u2019admiration de la profession médicale canadienne-française.Ses deux études formèrent des travaux très instructifs aux congressistes.Le docteur G.Lahey, chirurgien à l'hôpital Lariboisière, à Paris, parla sur «les abcès puerpéraux de l'utérus », et apporta une contribution originale à la somme des autres travaux.En diphtérie, le professeur Lereboullet fit une revue générale de la question telle que connue à cette époque et ses remarques furent complétées par d'autres rapports, tel celui du Dr Lapierre sur «la prophylaxie anti-diphtérique », du Dr L.-N.Fiset sur «les paralysies diphtériques », des docteurs P.Letondal, D.Longpré et L.Paré sur d\u2019autres aspects de la = ete Sa x ae el gl i L'Union Méd.Canada TIN Tome 84 \u2014 Mai 1955 BULLETI méme infection, enfin du Dr R.Leclerc (de Paris), « a propos de la fixation de toxines diphtériques et tétaniques sur le tissu nerveux ».Dans les sections de médecine et de chirurgie, trente-cinq communications furent données.Nous ne pouvons, on le comprend, ni les commenter ni même les énumérer.Je me permets cependant de citer celles des docteurs Louis Berger et Arthur Vallée «sur les splénomégalies mycosiques », sujet qui eut une certaine vogue à l\u2019époque dans les milieux chirurgicaux à la suite des travaux de Grégoire et Weil; celle du docteur J.Beaudoin qui rapporta les premières expériences du vaccin B.C.G.contre la tuberculose, vaccin que Calmette appliqua à l\u2019homme pour la première fois en 1921.Ce vaccin fut préparé ultérieurement à Montréal par les soins du Dr A.Pettit de l\u2019Institut Pasteur de Paris et mis en œuvre dès 1926 sous la direction et la surveillance du Dr J.Beaudoin à l\u2019Ecole d\u2019Hygiène Sociale de l\u2019U.de M.Cette date est à retenir et marqua un événement important dans la lutte contre la tuberculose dans notre pays; celle du Dr J.-E.Samson « quelques considérations sur l\u2019arthroplastie, observations personnelles; celle du Dr W.Verge, traitant « de l'importance de la transfusion sanguine en chirurgie ».Les faits actuels ne contrediront sûrement pas l\u2019opportunité et la véridicité de cette dernière communication.La journée psychiatrique, présidée par le docteur C.-S.Roy, surintendant de l'hôpital St-Michel Archange, fut illustrée surtout par trois communications du docteur T.Simon de Paris, justement célèbre en tant que promoteur, en collaboration avec Binet en 1900, des tests d'intelligence.Les travaux de ces deux auteurs furent vraiment à l\u2019origine de la multitude de tests psychologiques à l'heure actuelle utilisés dans tous les pays.Le docteur J.C.Miller, qui fut notre confrère et ami, dirigeait à l\u2019époque du Congrès l'Ecole de la Jemmerais pour arriérés mentaux et avait été l\u2019élève du docteur Simon.Les circonstances ne pouvaient mieux se combiner pour rendre la collusion plus étroite et la collaboration du Dr Simon plus active et, bien entendu, ce dernier traita de l\u2019arriération mentale, des problèmes individuels, familiaux et sociaux qu\u2019elle crée.Le Dr René Charpentier (de Paris) actuellement rédacteur en chef actif et vigilant des « Annales Médico-psychologiques » françaises, présenta trois communications très documentées.Il s'agissait des « premiers signes de paralysie générale », de « l\u2019alcool, facteur de délinquance et de criminalité (ce qui n\u2019a pas changé), de « l'expertise psychiatrique devant la juridiction criminelle et la défense sociale contre les anormaux ».Enfin, le docteur Albert Brousseau qui passa sept années à Québec comme professeur de clinique des maladies mentales et nerveuses à l\u2019Université Laval, et qui vient de mourir subitement en France, psychiatre français éminent ayant rempli les fonctions de médecin chef à l\u2019Infirmerie Spéciale ou Dépôt, à Paris, contribua avec des collaborateurs de Québec à cette belle journée neuro-psychiatrique.Le congrès avait été placé sous la présidence d\u2019honneur de l\u2019honorable Athanase David, comme c'\u2019était l'habitude depuis qu\u2019il administrait, comme secrétaire provincial, l\u2019instruction et la santé dans la Province.Le président sut accomplir son office avec une distinction souple et 501 502 BULLETIN L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 souriante.Il sut dans son discours concis du banquet de clôture, formuler trois faits d'une viridicité incontestable et d\u2019une très opportune révélation.C\u2019est que l'Association par l'action de son existence, par les questions traitées à ses congrès, collaboré puissamment aux mesures médico-sociales et hygiéniques décidées par les pouvoirs publics; c\u2019est qu'elle a concouru efficacement à l'essor de notre médecine; c\u2019est qu\u2019elle devait un hommage d\u2019admiration à l'initiative énergique et à la clairvoyance avisée de son fondateur, le docteur Brochu.Ce dernier, présent à ce banquet, put recevoir ainsi la récompense morale de sa louable entreprise; le témoignage de tous les congressistes en fut le signe sensible.* * * Le onzième Congrès qui eut lieu à Montréal du 16 au 19 septembre 1930 et que présida le docteur Pierre-Z.Rhéaume, secondé du docteur Oscar Mercier (fils) à titre de secrétaire général, marqua en plus des événe- ments sociaux et scientifiques, un progrès dans l\u2019ordre administratif de l\u2019Association.C\u2019est qu'on y créa une armature devant maintenir la stabilité de l'organisme et lui procurer une vision plus nette des initiatives à réaliser pour promouvoir son expansion.On y créa le Conseil tel qu'il existe actuellement, composé de soixante membres, on institua un exécutif avec des prérogatives définies en vue de la préparation et de l'exécution des congrès, enfin on nomma un secrétaire archiviste permanent dont la fonction sera d'établir un groupement défini des membres de l\u2019Association en la maintenant en liaison constante avec eux.Un fichier sera dressé et chaque membre, les médecins de langue française de l\u2019Amérique du Nord, pourra être, de la sorte, connu, avisé et attaché le plus étroitement possible à un organisme en activité ininterrompue.Premier jalon d\u2019importance vers une administration à continuité et à efficience propres à inspirer confiance et donner un appui solide aux aspirations communes.La délégation française comprenait, cette fois, le Prof.G.Roussy qui en était le chef, le Prof.Jean-Louis Faure, MM.Chiray (mort tout récemment et resté fidèle jusqu'à la fin à ses amitiés canadiennes), J.Bélot, Marcel Jolly et A.Laquerrière, électro-radiologistes (le docteur A.Laquerrière fut pendant une dizaine d\u2019années chef du service d'\u2019électro-radiologie à l\u2019hôpital Notre-Dame), le docteur P.Desfosses, secrétaire de « La Presse Médicale » et qui nous revenait une seconde fois, le docteur Déclairfayt.Dans son discours du banquet de clôture, le docteur Rhéaume fit mention de deux projets.Un premier avait été ébauché et devait se réaliser sous la présidence du docteur Hervieux de Montréal en 1913: grand congrès conjoint des deux Associations de Langue Française, celle de France et celle de l'Amérique du Nord.La mort inopinée du Dr Hervieux et la première grande guerre mondiale avaient détruit le projet dans l\u2019œuf.Ce n\u2019était que partie remise et pour une réussite peut-être plus éclatante, puisque en 1934, à Québec, à l\u2019occasion du quatrième centenaire de la découverte du Canada, ce L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 BULLETIN 503 Congrès conjoint eut lieu sous la présidence du Dr Albert Paquet et rendit à la réalité ce rêve caressé depuis vingt ans.Un second projet, cher au cœur du Dr Rhéaume, était de tenir un congrès à la Nouvelle-Orléans.Il en parla publiquement, il multiplia les démarches ultérieurement.Il mourut avant de porter vers cette région francophone des Etats-Unis le cœur et l'esprit de notre Association.Un des événements marquants du Congrès fut la visite officielle des congressistes aux édifices en construction de l\u2019Université de Montréal.Construction imposante, promesse d\u2019avenir, destinée heureuse à l'esprit d'entreprise et aux énergies tenaces.On vanta la symbiose d\u2019une faculté de médecine et d'un hôpital universitaire.Projet à longue portée qui s\u2019effectuera un jour, sans aucun doute.La vie d\u2019un peuple est plus longue que celle des individus.Ceux-ci sont impatients, l\u2019autre sait attendre.De générations en générations, on assume la suite des faits et des accomplissements.Ainsi s'effectue la cristallisation des desseins.Sur le plan purement médical, séances dans les hôpitaux de la métropole durant les matinées et communications durant les après-midi.Deux grandes questions à l'étude: les cholécystites et «les agents physiques ».En sus, communications sur des sujets variés.Les rapporteurs sur les cholécystites furent les Drs Roméo Boucher (étude clinique); Maurice Chiray (étude biochimique et thérapeutique des cholécystites chroniques et leur traitement médical); A.-V.Desjardins, de la Clinique Mayo, (exploration dans la cholécystite et la lithiase biliaire); Albert et Achille Paquet (cholécystite au point de vue chirurgical).Ces études approfondies furent une mise au point précise de la question telle qu\u2019envisagée à l\u2019époque.Aux agents physiques, le nombre des rapporteurs fut plus abondant et la synthèse moins serrée.On y traita de thérapeutique électrologique et radiologique, d'exploration radiographique.Ionisation, diathermie, rayons ultra-violets furent considérés avec grande utilité, en mettant de l\u2019ordre dans un domaine de thérapie qui, avec l\u2019insistance intéressée des fabricants et des commerçants, prenait une ampleur exagérée et un engouement qui n\u2019avait rien de scientifique.Parmi les travaux divers, nous devons citer une belle étude du Prof.G.Roussy sur «orientation actuelle des recherches sur le cancer ».Le professeur Roussy était une autorité internationale en cancérologie.Son destin le porta jusqu\u2019au poste de recteur de l\u2019Université de Paris; 1il le conduisit aussi vers la misère morale de la France au cours de la dernière guerre et vers les incompréhensions, les méfiances et les fanatismes de classe dont elle souffrit profondément et dont il eut à subir lui-même les tristes effets.Une belle communication fut celle du Dr S.Archibald sur les « résultats du traitement chirurgical dans la tuberculose pulmonaire d\u2019après une expérience de treize ans ».Expérience de pionnier, travail original.Le docteur Chiray traita du « dolichocblon »; le docteur L.-E.Phaneuf parla « du traitement chirurgical des déchirures du périnée ».On traita de l'immunisation contre la diphtérie à Montréal (Drs BULLETIN L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 J.-H.Gervais, Ad.Groulx).Enfin, le docteur T.Parizeau exposa les richesses de sa bibliothèque médicale.Cette fois, ses vieux livres racontèrent l'histoire générale et médicale de l\u2019Electricité.Fructueux Congrès et consolidation des associés de l'Association.* * ¥* Les 6, 7 et 8 septembre 1932 et pour la première fois depuis la fondation de l'Association, un Congrès, c\u2019était le 12ème, se tenait en dehors de la Province de Québec.Il est vrai que le site n\u2019en était pas très éloigné, mais quand même le fait s'accomplissait et le vœu fréquemment formulé de se réunir en dehors de la vieille Province se réalisait.On siégeait donc à Ottawa, et le président était un très dynamique chirurgien dont l\u2019habileté et la science avaient assuré le succès et le prestige en Ontario.Le docteur R.-E.Valin devint donc l\u2019heureux réalisateur de ce fait nouveau.Dès lors, très attaché à l'Association et conscient de la mission qu\u2019elle devait remplir au sein de la profession médicale francophone du Canada, il devait en devenir le second directeur général.Ce Congrès d'Ottawa fut consacré à l\u2019exposition de sujets d'actualité propres à instruire sur le plan pratique et en vue de l\u2019exercice quotidien de la médecine et de la chirurgie.Il fut vraiment un Congrès pour le praticien et illustra l'esprit de réalisme et d\u2019objectivité de nos collègues Onta- riens.Les organisateurs, parmi lesquels le secrétaire général, le regretté docteur J.-H.Lapointe qui sut seconder son président avec une élégante affabilité, en furent loués.La délégation française comprenait le Prof.Antonin Clerc, le docteur Maurice Chevassu (urologue), F.D'Allaines (chirurgien) et Robert Ducro- quet (orthopédiste) .Chacun d'eux apporta une contribution substantielle aux séances scientifiques par des communications généreuses et instructives.Celles du docteur Ducroquet furent particulièrement instructives, abondamment illustrées et exposées avec éloquence et clarté.Le professeur Clerc, cardiologue réputé, savant clinicien, dont les grandes qualités de cœur et son aménité créaient autour de lui un élan de sympathie et d'amitié, traita en maître des « formes de l\u2019infarctus myocar- dique » en appuyant son exposé de critères cliniques et électro-cardiogra- phiques, et des « symptômes et du diagnostic des tachycardies ».À mesure qu\u2019on s'approche des temps actuels dans cette revue rapide des Congrès de l'Association, on prend contact avec les travaux de confrères encore vivants.Il est délicat, sans les mentionner tous, de faire état de ces travaux.Qu'on nous épargne soit une simple énumération insipide, soit une appréciation sur chacun qui allongerait démesurément cette chronique.Selon la tradition, le docteur Léo Pariseau exposait une partie de sa bibliothèque et cette fois l\u2019exposition de ses livres mettait en relief l\u2019histoire médical du Castor.Il fut étonnant de constater tout ce qu\u2019on pouvait tirer de la littérature médicale et profane sur un sujet aussi limité.Dans son discours à l\u2019ouverture du Congrès, le docteur Valin exprima des idées et des sentiments marqués au sceau de la mesure, de la pondéra- L'Union Méd.Canada .Tome 84 \u2014 Mai 1955 BULLETIN 505 tion et de la plus plaisante objectivité.Il formula, entre autres choses, deux vœux qui se réalisèrent pleinement dans les deux années qui suivirent, soit un comité permanent de l'Association assurant la continuité de son œuvre même entre les Congrès et la création d\u2019un Bulletin qui serait son journal et son intermédiaire assidu auprès de ses membres.Avant de terminer, je me dois de signaler la belle allocution que prononça le docteur R.-E.Chevrier à titre de doyen des médecins canadiens- français d'Ottawa, à la même séance d'ouverture.Le docteur Chevrier, avec distinction et surtout avec une émotion communicative, sut montrer la vigueur des sentiments et des souvenirs liant à la France, liant à la vieille Province de Québec; il évoqua des réminiscences d\u2019un passé d'étudiant et de praticien où se voilait la nostalgie de jours heureux et d\u2019amitiés inoubliables pour des collègues, médecins de langue française pionniers dans la région d'Ottawa.Congrès au cours duquel, on prit conscience de l\u2019hospitalité spontanée et de la franche amitié de nos confrères ontariens, de l\u2019attachement à leur ascendance française.Roma AMYOT-.L\u2019ASSOCIATION DES MÉDECINS DE LANGUE FRANÇAISE DU CANADA ET SES ACTIVITES Ceci est un résumé succinet de ce qui s\u2019est passé à l\u2019association depuis douze mois.Il a pour but de renseigner sommairement nos membres sur certains faits et gestes qu\u2019ils ignoreraient peut-être autrement.En mai 1954, l\u2019Union Médicale du Canada avait publié une rubrique semblable, et des lecteurs avaient alors exprimé le désir de voir la chose se renouveler, pour faire connaître davantage à la profession médicale d\u2019expression française ce qui se fait pour elle.* + # Assemblées du Conseil Trois séances du Conseil ont eu lieu, à Ottawa, dans l\u2019avant-midi et l'après-midi du 27 septembre et dans l\u2019avant-midi du 30 septembre 1954.L'ordre du jour, très abondant, comprenait entre autres choses, l\u2019étude du rapport financier annuel et l\u2019audition des rapports de nos comités permanents: comité médical conjoint France-Canada, comité d\u2019économie médicale, commission canadienne de la classification des hôpitaux, comité de liaison C.A.M.\u2014 A.M.L.F.C., comité provincial du Québec, etc.Les rapporteurs ont résumé le travail de leur secteur respectif, et la discussion qui a suivi chaque présentation a donné lieu à d\u2019intéressants échanges de vue sur les questions en cours.L'assemblée a décidé que, dorénavant, ces rapports annuels de comités seront publiés in extenso dans l\u2019Union Médicale du Canada aussi tôt que possible après chaque congrès. BULLETIN L'Union Méd.Canada 506 v HN Tome 84 \u2014 Mai 1955 Le Conseil a fait les nominations courantes pour l\u2019année, et la liste de ces nominations a paru dans notre journal en novembre dernier.Le Conseil a fixé l\u2019endroit et la date de notre prochain congrès: à l\u2019hôtel Sheraton-Mont-Royal, à Montréal, les 21-22-23 et 24 septembre 1955.On a discuté de certains changements à opérer dans l\u2019arrangement des programmes scientifiques, et ces modifications seront mises en vigueur dès cette année.Il a été décidé de tenter des démarches pour faire reconnaître par le Royal College of Physicians and Surgeons les années d\u2019étude faites en France par nos médecins canadiens, en vue de l\u2019obtention de leur certificat ou de leur diplôme de \u201cfellow\u201d.On y a parlé de la pénurie des internes dans nos hôpitaux régionnaux et des mesures possibles pour y remédier.Le problème est difficile, mais on a convenu de prendre certaines initiatives pour en faciliter la solution.Assemblées de l\u2019exécutif L\u2019exécutif a siégé le 28 août 1954 et le 26 mars 1955 au siège social de l\u2019association.Lors de la première réunion, on a mis à l\u2019étude un projet d\u2019envergure: celui de tenir éventuellement un congrès dans l\u2019ouest canadien.Quand l\u2019idée aura fait son chemin et que nous connaîtrons mieux les possibilités d\u2019une telle entreprise, l\u2019association agira en conséquence.En attendant, plusieurs semblent favorables à l\u2019opportunité d\u2019une telle manifestation en dehors des endroits traditionnels.A l'assemblée du 26 mars, l\u2019exécutif a pris connaissance du rapport financier de nos vérificateurs pour l\u2019année 1954.\u2014 Les résultats obtenus sont fort encourageants et notre situation financière est solide, même si elle est encore susceptible de quelques améliorations.Les exposants commerciaux à nos congrès nous ont adressé un mémoire au sujet de leur participation.Après quelques suggestions, de part et d'autre, les deux parties intéressées en sont venues à un accord, et l\u2019on peut dire que cette entente éliminera bien des petites difficultés pour l'avenir.L\u2019exécutif a envisagé l\u2019idée de quelques tournées de propagande dans les milieux médicaux d\u2019expression française situés en dehors des grands centres; ceci, en vue d\u2019établir d\u2019utiles contacts avec les nôtres, et de rendre ces derniers plus familiers avec les buts et moyens de notre association.Ce projet, actuellement à l'étude, deviendra graduellement une réalité.XXIVe congrès de 'A.M.L.F.C.à Ottawa-Hull La fin de septembre 1954 a vu la tenue de notre XXIVe congrès à Ottawa- Hull.L\u2019événement a pris une belle ampleur, et la qualité des participants y a été remarquable.La réussite des fonctions tant scientifiques que sociales ont valu aux organisateurs locaux les docteurs Laframboise, de St-Victor et Powers des éloges bien mérités; et l\u2019association doit beaucoup aux collaborateurs de la région qui les ont si bien secondés.Les médecins qui ont visité la capitale fédérale à cette occasion ont sûrement tiré profit de leur séjour et en sont repartis avec de beaux souvenirs. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 BULLETIN 507 Comité d\u2019économie médicale Ce comité a tenu 5 séances régulières: les 15 mai, 28 août et 20 novembre 1954, et les 22 janvier et 19 mars 1955.On y a étudié le secret professionnel, les règlements des bureaux médicaux, une formule uniforme pour les certificats d\u2019assurance, la question des comités des tissus dans les hôpitaux, une formule de serment pour le personnel hospitalier en rapport avec le secret professionnel, le problème des médecins comme témoins ou experts devant les tribunaux, etc.La soirée d\u2019économie médicale organisée pendant le congrès d\u2019Ottawa, sous la présidence du Dr Roma Amyot, a eu une allure de grand style.Tour à tour, l\u2019hon.juge Taschereau de la cour suprême du Canada, le R.P.Loranger de l\u2019Université d\u2019Ottawa, et le Dr Rolland Blais de Montréal ont traité du secret professionnel, au triple point de vue du droit, de la morale et de l\u2019éthique médicale.Les textes de ces trois conférences ont déjà paru dans L\u2019Union Médicale du Canada.Ft l'impression qui s\u2019est dégagée de ce magnifique symposium sur un sujet aussi brûlant d\u2019actualité, en est une de dignité de bon aloi.Comités provinciaux Celui du Québec est en opération depuis plus d\u2019un an.Ceux de l\u2019Ontario, de l\u2019ouest et des maritimes sont encore au stage d\u2019organisation, mais on en entendra parler avant longtemps.Comité de liaison C.M.A.\u2014 AM.L.F.C.Ce comité continue ses contacts entre nos deux grandes associations médicales canadiennes.Il s\u2019est réuni de nouveau, sous la présidence du Dr Renaud Lemieux, en décembre 1954, et l\u2019atmosphère y a été des plus agréables.Les représentants de notre association sur ce comité pour l\u2019année en cours sont les docteurs Albert Jutras, de Montréal, René DuBerger, de Sherbrooke, et Jean- Marie Laframboise, d'Ottawa.Commission canadienne de classification des hôpitaux Notre délégué officiel sur cette commission le Dr Eugène Thibault nous fait part que la commission canadienne fonctionne, pour le moment, en collaboration avec le comité conjoint des Etats-Unis, mais que comme nous tous, elle aspire à devenir strictement canadienne, dès que la question financière le permettra.Soulignons que notre association n\u2019a pas été totalement étrangère à la nomination d\u2019un des nôtres, le Dr Jacques Laurier, comme visiteur des hôpitaux pour le compte de la commission canadienne; et que cette dernière est à organiser un secrétariat de traduction française.XX Ve congrès de \u2019A.M.L.F.C.à Montréal Le Dr Roma Amyot, président, assisté des docteurs François Archambault, secrétaire, et Pierre Turgeon, trésorier, préparent très activement les détails du congrès qui sera tenu cette année à Montréal, les 21-22-23 et 24 septembre 1955, à l\u2019hôtel Sheraton-Mont-Royal.L\u2019organisation en est déjà fort avancée, et le 50 L'Union Méd.Canada 8 BULLETIN Tome 84 \u2014 Mai 1955 travail méthodique et assidu des trois principaux responsables laisse prévoir les plus beaux résultats.La réponse qu\u2019ils reçoivent de tous les collaborateurs est splendide.Nous prions nos confrères de partout de ne pas manquer d\u2019assister à cette grandiose manifestation.Le Quai d\u2019Orsay nous a avisé dernièrement que la France nous envoyait comme délégué officiel le docteur L.-P.Chigot de Paris, qui s\u2019oceupe particu- lierement de chirurgie infantile.Nos délégations à l\u2019étranger Pour compléter notre tour d'horizon, ajoutons que l\u2019association a délégué officiellement les docteurs Albert Bertrand, de Montréal, et Victorin Voyer, d'Ottawa, à la journée médicale annuelle de l'association médicale franco- américaine de la Nouvelle-Angleterre, tenue à Boston, en octobre 1954.Et dans le même ordre d\u2019idées, notre dévoué secrétaire-trésorier général le docteur Hermile Trudel est allé nous représenter à la Guadéloupe, en janvier 1955, en compagnie du docteur Jean-Marie Laframboise, lors du congrès des médecins de langue française des Antilles.* * * En résumé, l\u2019année de l'association, qui finit avec le mois de mai, a été active et fructueuse.Il serait illusoire de prétendre qu\u2019elle a été parfaite.Mais telle quelle, elle s\u2019est approchée suffisamment de la perfection pour nous permettre beaucoup de confiance.Et la confiance n\u2019est-elle pas un des facteurs primordiaux de l\u2019avenir?L'association remercie tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à son état de santé actuel.Peut-elle leur rappeler respectueusement que dans une œuvre comme la nôtre, le seul moyen de ne pas perdre de position, c\u2019est d\u2019avancer toujours! Emile BLAIN, Directeur-général.em -\u2014 Any ARG -\u2014 \u2014 LE TRAITEMENT CHIRURGICAL MODERNE DU CANCER DU COL UTERIN' Alexander BRUNSCHWIG, M.D., From the Memorial Center for Cancer & Allied Diseases, New-York, N.Y.Le traitement chirurgical du cancer du col fut abandonné, il y à à peu près 25 ans, dans la plupart des pays d'Europe occidental et des Amériques en faveur de la radiothérapie parce que le taux de mortalité chirurgicale était d\u2019à peu près 15 à 20 pour cent, alors que le taux de mortalité due aux radiations était d\u2019environ 2 pour cent, le taux de guérison par radiothérapie, à ce moment-là, égalait pour le moins celui de la chirurgie.La technique moderne d'anesthésie et le traitement pré et postopératoire rendent aujourd'hu; l\u2019opération abdominale beaucoup plus sûre qu\u2019auparavant.D'autant plus que, maintenant, une excision des lymphatiques pelviens est pratiquable, alors qu\u2019elle n\u2019était pas possible il y a trois ou quatre décades.Pour ces raisons, une réévaluation de la chirurgie comme traitement du cancer du col utérin s\u2019impose.Un programme chirurgical pour le cancer du col a été suivi au « Memorial Center » depuis septembre 1947.Toutes les patientes sont considérées comme des problèmes chirurgicaux.La sélection des patientes resta à un minimum et il y eut moins de sélection ici que dans les cas rapportés par la radiothérapie.Il v a cinq genres d\u2019opérations indiqués dans le traitement du cancer du col: 1.L\u2019hystérectomie radicale avec excision des lymphatiques pelviens.Celle-ci est l\u2019opération de choix pour les patientes avec cancer du col qui n\u2019a pas envahi la vessie, le rectum ou les uretères.Cette technique a déjà été décrite en détail ailleurs.En principe, elle consiste en une résection radicale en masse de l\u2019utérus, d\u2019au moins la moitié supérieure du vagin, du paramètre, du tissu paravaginal, dex lvmphatiques pelviens et des tissus adi- 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.I.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1954.peux entourant les vaisseaux iliaques communs et externes, résection des artères et veines hypogastriques, avec dénudation du plexus sacré, complète dénudation des espaces pelviens rétropéritonéaux latéraux profonds, des fosses obturatrices et dénudation du plancher pelvien exposant le fascia des muscles élévateurs.Les uretères sont isolées à partir du niveau de l\u2019origine des artères hypogastriques jusqu\u2019à la vessie mais une quantité suffisante de tissu aréolaire est préservé pour prévenir un nécrose ischémique.L\u2019aspect postérieur et postéro-latéral de la vessie sont dénudés des tissus adipeux et de même pour le rectum en dessous de la poche de Douglas.2.L'opération classique de « Wertheim ».Ceci comprend une hystérectomie radicale avec une excision large du paramètre, des lymphatiques et du tissu adipeux entourant les vaisseaux iliaques externes.L\u2019excision extensive des lymphatiques et du tissu adipeux des régions pelviennes profondes n\u2019est pas faite.Les uretères ne sont pas complètement isolés et la feuille péritonéale médiane attachée aux uretères est conservée.Cette opération est indiquée chez les patientes qui présentent un risque opératoire.3.L'hystéreetomie radicale vaginale (Schau- ta).L\u2019utérus est, ici, enlevé par la voie vaginale avec un large manchon vaginal, les tissus paracervicaux et paravaginaux, les ovaires et les tubes.Les lymphatiques ne sont pas touchés.Ce procédé comprend un minimum de risque opératoire et le taux de mortalité est très bas, Ce procédé est indiqué chez les patientes qui sont de très mauvais risques opératoires, tout spécialement chez les patientes obèses et avancées en âge.4.L\u2019exentération pelvienne antérieure.Cette opération comprend une résection en masse de la vessie, du vagin, de l\u2019utérus et de ses 510 annexes, du rectum et de la partie inférieure des uretères, des lymphatiques pelviens et des tissus adipeux.Les uretères sont alors transplantées dans le côlon pelvien qui reste intact.Cette opération est indiquée quand le cancer du col s\u2019est étendu en avant dans la vessie ou le septum vessico-vaginal.5.L\u2019exentération pelvienne totale.Ici, le contenu entier viscéral du bassin comprenant la vessie, l\u2019utérus et ses annexes, le vagin, le rectum, les uretères inférieures, les lÏymphati- ques pelviens et les tissus adipeux sont résé- qués en masse.Les uretères sont transplantées dans le sigmoïde, en un point situé en amont d\u2019une colostomie terminale (colostomie humide).Cette opération est pratiquée quand tous les viscères du bassin sont envahis par un cancer du col.L\u2019envahissement par le cancer au delà du bassin est une contre-indication à l\u2019exentération pelvienne totale ou partielle.Evidemment, les résultats obtenus sont un indice de la valeur du traitement chirurgical dans une attaque contre le cancer du col.Les résultats obtenus chez les patientes opérées depuis 4 à 634 ans sont résumés ici et seront présentés en deux catégories: 1) les cas frais, non traités antérieurement, et 2) les cas préalablement traités.Dans toutes ses instances, l'opération qui semblait indiquée a été pratiquée.La classification chirurgicale et pathologique fut suivie parce qu\u2019une pièce opératoire est à notre disposition pour une étude pathologique, la classification des patientes devient alors beaucoup plus précise que celle basée sur les symptômes cliniques seuls.Cette tabulation nous donne un pourcentage élevé de guérison lorsque le cancer est limité au col utérin.Il y a une réduction plutôt abrupte de survie lorsque la lésion s\u2019étend au vagin ou à la partie inférieure du corps utérin.Lorsque les paramètres sont envahis, la survie est de 25 pour cent et, paradoxalement, lorsque les lymphatiques à la périphérie du bassin sont envahis, le taux de survie est de 37 pour cent.Dans les cas frais non traités alors que BRUNSCHWIG: CANCER DU COL UTÉRIN L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 la vessie avec ou sans le rectum sont envahis, la survie chez 34 patientes est de 5 ou 15 pour cent.TABLEAU Î PATIENTES NON-TRAITÉES AVEC CANCER DU COL Programme chirurgical (opérées, sept.1947 au 31 déc.1949) Survie de Nombre de 5 ans sans chirurg.et path.patientes cancer Classe A .74 63 (Lésion limitée au col ou canal) Classe B .27 16 (Lésion envahissant le vagin et/ou le corps) Survie en pourcentage 85% Classification 60% Classe C 32 8 (Lésion envahissant le paramètre et/ou métastases aux lymphatiques des paramètres et/ou les ovaires) Classe D .27 10 { Métastases aux lymphatiques iliaques externes, obturateurs, ou hypogastriques) Classe E .34 5 (Invasion de la vessie, rectum et/ou uretères avec ou sans métastases) 25% 37% 15% Total .194 102 53% Cette série ne peut pas être facilement comparée aux séries traitées par radiothérapie et classifiée selon la classification internationale, parce que cette dernière est une classification clinique seulement.La présence de métastases lymphatiques ne peut pas ordinairement être appréciée.Si la classe E est exclue, il y a 161 patientes dont 98 ont survéeu, soit une incidence de 60 pour cent.Et il est à remarquer que les classes D et E correspondent au stage 4 de la classification internationale et que.dans notre série, 30 pour cent font partie de L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 ce groupe.Les autres classes correspondent aux stages 1, 2 et 3.Ceci comprend 134 de nos patientes et, de celles-ci, 88 ou 66 pour cent ont des survies de 5 ans.Dans la seconde catégorie de patientes comprenant celles ayant été traitées pour la plupart par la radiothérapie et chez quelques- unes par la radiothérapie et la chirurgie conservatrice ou par la chirurgie seule, il y a 86 patientes.Sont exclues les patientes qui ont reçu de la radiothérapie et qui ont subséquemment développé des ulcérations, de la douleur et quelquefois de la fièvre, et qui, cliniquement, n\u2019avaient aucune évidence de métastases distantes, elles furent opérées, mais leurs spécimens ne révélèrent aucune cellule cancéreuse viable.La raison pour exclure ces patientes est que leur spécimen ne montrant aucune évidence de cancer, elles doivent être considérées comme ayant été opérées pour des réactions au traitement et non pour le cancer.Il s\u2019en suit que leur survie ne peut pas être considérée comme le résultat d\u2019un traitement dirigé contre un cancer récidivant.Les résultats chez les patients dont les spécimens chirurgicaux ont montré une récidive cancéreuse sont résumés dans le tableau II.TABLEAU 11 RÉCIDIVE DU CANCER DU COL, APRES FAILLITE DE LA RADIOTHÉRAPIE Classification Vivantes 4-5 ans Pour- Chirurg.et path.Nombre sans cancer centage Classe A .17 9 53% Classe B .9 3 33% Classe C .8 1 12% Classe D .2 1 Classe E .50 8 16% Total .86 22 26% Ces résultats doivent être interprétés à la lumière des statistiques de Truelsen, de l\u2019Institut du Radium de Copenhague, qui nous a montré que, chez près de 400 cas souffrant de lésions cervicales traitées par la radiothérapie et qui ne régressèrent pas dans les six BRUNSCHWIG: CANCER DU COL UTÉRIN 511 mois qui suivirent le traitement, toutes étaient mortes à la fin des deux années subséquentes.Chez les cas qui montrèrent une guérison et, par la suite, des récidives après six mois ou plus, la grande majorité étaient décédées dans un espace de trois ans après la découverte de la récidive.Un petit nombre de ces patientes avec récidives limitées au col, furent traitées de nouveau et quelques-unes survécurent cing ans sans évidence de cancer.En général, les radiothérapeutes ne sont pas en faveur de réirradier les récidives.Un point intéressant est le fait que des 50 patientes dans la classe E (envahissement de la vessie et/ou du rectum), 8 ou 16 pour cent sont vivantes cinq ans, en comparaison de 5 des 34 patientes ou 15 pour cent parmi les cas frais non traités au préalable.Il faut conclure que le taux de survie des cas frais et les faillites de la radiothérapie ou les cas de récidive fut à peu près le même.Dans la tabulation des résultats, les instances de mortalité opératoire sont incluses dans le groupe des non-vivants.Dans les cas non-traités et chez qui l\u2019opération ne fut pas une exentération, la mortalité fut d\u2019une seule patiente.Une opération radicale vaginale de Schanta fut pratiquée et elle développa une fistule urétérale, ensuite un \u2018abcès pelvien et mourut de septicémie six semaines plus tard, après une néphrectomie pratiquée pour la débarrasser de sa fistule.| Parmi les patientes qui ne furent pas soumises à une exentération, mais qui souffraient de récidives, la mortalité chirurgicale fut de deux cas.Ces patientes moururent d\u2019hémorragies massives dues à la nécrose des vaisseaux pelviens par suite de radiothérapie et cela 31 et 32 jours respectivement après une hystérectomie avec dissection des lymphatiques.* Parmi les patientes qui furent soumises à l\u2019exentération, près de 25 pour cent ne laissèrent pâs l'hôpital vivantes. 512 BRUNSCHWIG: CANCER DU COI UTERIN L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Conclusion la radiothérapie doit être encore regardée Le traitement chirurgical moderne du cancer du col par des opérations radicales, qui n\u2019étalent pas pratiquées il y a deux ou trois décades, est capable de nous donner une incidence élevée de contrôle du cancer.Nous n\u2019avons pas encore atteint un nombre suffisant de patientes, ni un espace de temps suffisant pour conclure si la chirurgie est préférable à la radiothérapie chez les patientes non-traitées.L'impression actuelle est que tel est le cas.Ceci ne veut pas dire que la chirurgie doit être essavée partout et la radiothérapie abandonnée.L'attaque chirurgicale contre le cancer du col utérin est difficile et doit être limitée aux institutions spécialement équipées et possédant un personnel adéquat.comme le traitement de choix dans l\u2019ensemble du pays.Il semble qu\u2019il y a peu de doute qu\u2019une chirurgie appropriée est indiquée pour les cas de récidives après radiothérapie.Si ces récidives sont limitées au col ou régions adjacentes, des résultats très satisfaisants sont obtenus par une opération appropriée avec résection de la vessie ou du rectum.Tout traitement chirurgical du cancer du col qui consiste en une hystérectomie totale classique doit être abandonné, puisque cela donnera des résultats inférieurs à la radiothérapie moderne, tel que l\u2019expérience des années nous l\u2019a enseignée.ÉTUDE DES MALADIES CORONARIENNES ET DE LEUR TRAITEMENT CHIRURGICAL Pierre-].RABIL, Charles-A.HUFNAGEL et Jean FEYS -, Georgetown University Hospital & Georgetown Medical Center (Washington, D.C.).Dans sa remarquable conférence tenue en 1910 devant le Collège Royal des Médecins de Londres, le Professeur Osler reconnaît de façon pertinente de multiples étiologies à l\u2019angine de poitrine.Il ajouta de plus que cette entité pathologique perdait graduellement son aspect de bloc homogène pour apparaître comme un syndrome relié à un processus vasculaire d\u2019origine variable: tantôt étant l\u2019expression d\u2019une affection organique aortique, coronaire ou myocardique; tantôt succédant à des troubles purement vasomoteurs cardioaortiques ou périphériques.On ne peut trop insister sur l'importance de ces différents cadres pathogéniques, qui laissent entrevoir 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.I.¥.C.Ottawa-Hull, septembre 1954.- 2.Rabil.assistant professeur de chirurgie; Hui- nagcl, professeur de chirurgie: Feys, résident en médecine.docteur en médecine de l\u2019Université de Louvain.qu\u2019il ne pourrait y avoir de traitement spécifique unique de l\u2019angine de poitrine et que seules les thérapeutiques à action sur les déséquilibres peuvent être susceptibles de modifier en bonne voie les perturbations vaseulai- res.Actuellement il est classique de distinguer deux grandes formes d\u2019angine, l\u2019une fonctionnelle d\u2019origine spasmodique et sans lésions coronariennes appréciables; l\u2019autre organique avec lésions évidentes des coronaires.Il n\u2019y a d\u2019autre part aucun doute qu\u2019entre ces deux formes si nettement individualisées, 1l existe des formes mixtes ou prédomine tantôt un élément fonctionnel et vasoconstricteur avec un minimum de lésions artérielles, tantôt un élément organique important, occlusion ou thrombose, avec un second plan des états spasmodiques réflexes.Mais quelles que soient les formes rencontrées, un fait demeure cons- cll a wn ile Prenant.een ete te sig Ee 2 BE 4 er meee og rs i re e L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 tant et propre à chacune d\u2019elles: un trouble de l'irrigation myocardique est à leur origine ou devient leur conséquence immédiate.C\u2019est dire qu\u2019il est logique d'orienter toute cette question autour de l\u2019ischémie cardiaque qui apparaît commune à toutes les formes, en conditionne l\u2019évolution et règle les directives thérapeutiques .Comme récemment Marcel Bérard le faisait remarquer, l\u2019élément ischémique n\u2019est pas tout dans l\u2019angine, mais la mise en jeu de certains réflexes conditionne aussi la crise.Ce facteur nerveux intervient non seulement pour projeter à la périphérie les manifestations cliniques, mais encore pour intensifier au niveau du cœur les perturbations circulatoires, d\u2019où naît le syndrome angineux.C\u2019est d\u2019ailleurs en se basant sur une telle interprétation des faits que la médecine préconise outre les vasodilatateurs coronariens, les sédatifs contre les états spasmodiques et la mise au repos afin de diminuer le travail du cœur qui, à l\u2019effort, ne reçoit plus ou d\u2019une façon inadéquate l\u2019apport sanguin exigé pour maintenir ses fonctions.S'il ne fait aucun doute que ces mesures thérapeutiques donnent dans certains cas d\u2019heureux résultats, il n\u2019en demeure pas moins vrai que chez beaucoup d\u2019autres elles ne modifient guère l\u2019ischémie et les complications redoutables qui en résultent.Un grand nombre de malades meurt soudainement par thrombose coronarienne et fibrillation ventriculaire; et chez ceux qui échappent à une fin aussi brutale, il n\u2019est pas rare de voir des signes d'insuffisance se développer graduellement, s\u2019intensifier et conduire à une issue fatale dans un délai variable.Le pronostic si grave de cette affection, la constatation de sa fréquence et le fait qu\u2019en présence d\u2019une crise rien ne permet d\u2019en prévoir les conséquences ou ses récidives, expliquent l\u2019effort apporté à étudier davantage la circulation coronarienne normale et pathologique à la lumière des données de la clinique, de la physiologie expérimentale et de l\u2019anatomie pathologique.RABIL Er CorL.: MALADIES CORONARIENNES 513 ETUDE DE L\u2019IRRIGATION DU MYOCARDE Le muscle cardiaque se nourrit par le sang qu\u2019il reçoit de trois sources: une source coronarienne, une source intracardiaque et enfin une source extracardiaque.1 \u2014 Source coronarienne Les artères coronaires droite et gauche fournissent la majorité du sang artériel nécessaire à la nutrition de l\u2019appareil cardiaque.Le myocarde se remplit de sang pendant la diastole.L\u2019artère coronaire gauche, avec ses deux branches, l\u2019artère coronaire descendante antérieure et la circonflexe, irrigue la majeure partie du ventricule gauche et de l'oreillette gauche ainsi que la cloison interventriculaire, tandis que l'artère coronaire droite pourvoit au maintien du ventricule droit, de l\u2019oreillette droite et d\u2019une faible partie de la cloison in- terventriculaire.Lors de l\u2019étude radiologique de cœurs injectés, nous avons vu qu\u2019avant de contourner le sillon auriculoventriculaire droit, l\u2019artère coronaire donne une branche importante: l\u2019artère auriculaire.Ce vaisseau chemine dans le sillon situé entre la veine cave supérieure et l\u2019oreillette droite et se divise en plusieurs branches lesquelles s\u2019épanouissent dans les parois de la veine cave supérieure, de l\u2019oreillette droite et du pédicule aortique et pulmonaire.Il en est de même de l\u2019artère circonflexe, branche de la coronaire gauche, laquelle envoie des branches vers les parois de l\u2019oreillette gauche ainsi que vers le pédi- cule des artères pulmonaire et aortique.(Fig.1).Entre les deux systèmes coronariens existent toute une série d\u2019anastomoses dans le myocarde, tantôt à prédominance droite, tantôt à prédominance gauche.Ce système d\u2019anastomoses n\u2019est pas toujours présent, car il a été constaté que les sujets ayant une circulation interartérielle pauvre succombent très rapidement par fibrillation ventriculaire lors d\u2019une thrombose coronarienne, tandis que l\u2019inverse se produit chez des sujets dont le système anastomotique est riche: ces malades résistent mieux à une thrombose coronarienne 514 aiguë et vivent plusieurs années avec une svmptomatologie cardiaque minime.2 \u2014 Source intracardiaque La présence de cette circulation n\u2019est pas encore universellement admise, mais nous connaissons par contre l\u2019existence anatomique dans l\u2019endocarde ventriculaire des artères lu- minales et sinusoïdales d\u2019apparence caverneuse ayant leur origine dans l\u2019endocarde ventri- Fig.1.\u2014 La circulation coronarienne: face antérieure du cœur montrant la coronaire droite et le rameau antérieur.culaire.Ces vaisseaux, croit-on, se remplissent durant la systole et se vident dans le système veineux durant la diastole.Cette théorie nécessite encore des recherches.(Fig.2).3 \u2014 Source extracardiaque Des auteurs comme Van Haller, Woodruff et autres ont déjà insisté sur l\u2019importance de ces anastomoses extracardiaques avec les artères coronaires.Ces anastomoses proviennent des tissus et organes de voisinage du cœur, RABIL Er Couu.: MALADIES CORONARIENNES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 mais surtout des artères mammaires internes, par l'intermédiaire de l\u2019artère péricardiophré- nique, et aussi par l\u2019intermédiaire des artères branchiales, intercostales ct œsophagien- nes de l\u2019aorte (Fig.3).INNERVATION DU SYSTÈME DIAQUE VASCULAIRE CARL\u2019innervation de l'appareil vasculaire cardiaque a bien été démontrée par les anatomis- Fig.2.\u2014 La circulation intracardiaque : ventricule gauche ouvert montrant les artères luminales et sinoisidales.tes et les physiologistes, mais pour la compréhension immédiate nous pouvons dire que le système nerveux végétatif des artères coronaires est sous le contrôle du sympathique et du vague.Ces nerfs forment par l\u2019union de leurs fibres deux plexus, l\u2019un superficiel, l\u2019autre profond.Le plexus superficiel, formé par les branches du sympathique et du vague chemine en avant de la crosse de l'aorte et se subdivise dans un espace triangulaire formé par la crosse de l\u2019aorte et l\u2019artère pulmonaire.Ses branches se dirigent en arrière de l\u2019artère L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 pulmonaire et s\u2019enroulent dans l\u2019adventice des artères coronaires.Le plexus profond chemine en arrière de la crosse de l\u2019aorte et se perd pèle-mêle dans la paroi des vaisseaux postérieurs du cœur ainsi que dans le pédicule aortique (Fig.4).BARANIER \u20acY.Fig.3.\u2014 La circulation extracardiaque, montrant les anastomoses de Van Haller.Aprés cet exposé élémentaire du tableau clinique, anatomique et physiopathologique des maladies coronariennes, il ne fait aucun doute que dans l\u2019angine les désordres purement mécaniques de la circulation coronaire, les réactions vasomotrices coronariennes et les répercussions sur l\u2019appareil sensitif du cœur sont intimement liées.Il n\u2019arrive probablement jamais qu\u2019un de ces phénomènes pathologiques agisse réellement seul.Chaque fois que l\u2019un d\u2019entre eux entre en effet en scène, il est soit la résultante des autres, ou il détermine l\u2019apparition au moins de l\u2019un d\u2019entre eux.Mercier Fauteux dégagea de cette notion un principe fondamental en thérapeutique chirurgicale coronarienne: il y a tout avantage dans une même intervention à combiner des mesures agissant simultanément en pre- RABIL Er CorL.: MALADIES CORONARIENNES 515 mier lieu contre les perturbations vasomotrices, en second lieu contre les déséquilibres circulatoires purement mécaniques, et enfin contre l\u2019ischémie cardiaque.Ces trois fac- Fig.4.\u2014 Le plexus cardiaque superficiel et les ramifications coronariennes du vague et du sympathique.teurs ont d\u2019après nous une influence nocive certaine.Guidé par ce principe, Fauteux annonca en 1938 sa première découverte: la ligature de la grande veine cardiaque.Continuant sans arrêt ses recherches sur le chien, Fauteux révéla à Boston sa deuxième découverte: la neurectomie péricoronarienne.La première ligature de la grande veine cardiaque fut effectuée par Fauteux en 1939, après quatre années d\u2019études et d\u2019expérimentations couronnées de succès au laboratoire.Le malade qui souffrait d\u2019angine d\u2019origine 516 coronarienne ne présente plus de crises depuis et se considère guéri.D\u2019autres malades ont été opérés depuis avec des résultats comparables.Les recherches entreprises au laboratoire de l\u2019Université de Harvard au sujet de la neurectomie péricoronarienne ayant donné les résultats escomptés, Fauteux fit en 1944 sa première dénervation complète de l\u2019artère coronaire gauche, associée à la ligature de la grande veine coronaire, chez un malade du Professeur Levine.Ce patient n\u2019a plus eu de douleurs angineuses depuis l\u2019opération et se sent considérablement amélioré, étant capable de travailler.L\u2019observation postopératoire attentive d\u2019un groupe de 26 malades opérés pour angine de poitrine entre 1948 et 1950 nous a permis de constater que chez ceux qui avaient subi accidentellement une résection de l\u2019artère mammaire interne la guérison était plus complète que chez les autres.Frappés par ce signe clinique, nous avons tâché de trouver quelle était la relation entre l\u2019artère mammaire et les coronaires.La littérature nous apprit qu\u2019en 1803 déjà Van Haller avait décrit la présence d\u2019anastomoses entre les artères mammaires internes et les artères coronaires, puis ses travaux furent comme d\u2019habitude oubliés pendant plus d\u2019un siècle.Les physiologistes américains démontrèrent en 1932 la présence des vaisseaux de Van Haller par des techniques d\u2019injection et de radiographie.Intrigués par cette coïncidence clinique et anatomique, nous avons répété en 1951 les travaux de ces auteurs et nous pûmes confirmer leurs résultats.Nous constatâmes en effet par examen physico-radiologique qu\u2019apres la ligature de l\u2019artère mammaire interne à quelques centimètres au-dessous de l\u2019artère péricardiophrénique, et injection d\u2019une substance radio-opaque dans la partie supérieure de la mammaire, que la substance opaque put pénétrer le myocarde par l'intermédiaire de l\u2019artère péricardiophrénique et des anastomoses de Van Haller (Fig.5-6).Etudiée au laboratoire sur le chien, la liga- RABIL er CorL.: MALADIES CORONARIENNES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 ture de la mammaire associée à la ligature de la grande veine cardiaque protégeait 75% des animaux contre la fibrillation ventriculaire, alors que la ligature de la grande veine cardia- We Fig.5.\u2014 Coupe du myocarde montrant la présence de la substance radio-opaque injectée.que associée à la neurectomie cardiaque ne protégeait que 67% des animaux.MÉTHODES OPÉRATOIRES François Franck marqua en 1889 le début des tentatives de traitement chirurgical de l\u2019angine de poitrine par sa proposition d\u2019ablation de la chaîne nerveuse végétative cer- vico-thoracique, afin de supprimer la sensibilité aortique et les réflexes partis de la paroi de l\u2019aorte.Les années qui suivent nous montrent le développement graduel de méthodes opératoires variées se proposant d\u2019agir par voie nerveuse: et ces interventions furent longtemps les seules pratiquées.Ce n\u2019est que dans la deuxième décade que des opérations par voie vasculaire ont été mises au point et utilisées par différents investigateurs.Nous nous trouvons ainsi en présence de deux écoles d\u2019interventionnistes visant toutes deux à améliorer les états angineux coronaires, mais par des mécanismes fondamentalement différents.Nous par contre, pour des raisons basées sur l\u2019anatomie et la physio-pathologie du mécanisme de l\u2019angine de poitrine, que celle- ci soit d\u2019origine nerveuse ou organique, pré- TE ru res merci vi L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 férons agir simultanément et dans une même opération sur le système nerveux coronarien, sur l'équilibre tensionnel artério-veineux et enfin sur l\u2019augmentation de l\u2019apport sanguin au niveau du myocarde.Cette triade opératoire est réalisée par la neurectomie cardiaque suivie de la ligature de la grande veine cardiaque et enfin par la ligature de l\u2019artère mammaire interne droite et gauche.MÉCANISME PHYSIOLOGIQUE DE CETTE TRIADE OPÉRATOIRE 1) La neurectomie cardiaque: nous connaissons tous l\u2019action physio-pathologique du sympathique et du vague sur les vaisseaux coronaires, l\u2019un agissant comme vasodilatateur et l\u2019autre comme constricteur.Leur résection provoque au niveau des coronaires une sorte de paralysie se manifestant par une vasodilatation totale et permanente et une disparition complète de l\u2019état spasmodique des coronaires.2) La ligature de la grande veine cardiaque: il nous semble bien que la déficience de l\u2019irrigation myocardique dans les affections coronariennes organiques n\u2019est pas tant une diminution du volume total du sang apporté au cœur qu\u2019un défaut de distribution homogène de ce sang dans le muscle cardiaque.Le cœur n\u2019a pas tant besoin d\u2019un apport de sang de source extra-coronarienne, que d\u2019une circulation bien équilibrée et également bien répartie dans toute sa structure anatomique.du sang qu\u2019il continue de recevoir par son système naturel de canalisation.La création artificielle d\u2019anastomoses est loin d\u2019être l\u2019unique et la plus importante condition d\u2019une bonne irrigation.L\u2019utilité nutritive utilisable du sang apporté est avant tout dépendante du facteur tensionnel.Le débit sanguin dans les vaisseaux collatéraux dépend non seulement du calibre des communications, mais de l\u2019importance des différences de tension.Or la ligature de la grande veine cardiaque réalise en partie ce phénomène tensionnel au niveau des capillaires: elle élève la tension veineuse de RABIL er CoLL.: MALADIES CORONARIENNES 517 retour, active l\u2019échange métabolique du cœur, hâte le développement du système anastomo- tique coronarien, et enfin aide dans les réajustements circulatoires après occlusion coronarienne.3) Ligature des mammaires internes: celle- ci ne fait que dévier mécaniquement la cireu- lation du sang de l\u2019artère mammaire vers les artères péricardiophréniques et par conséquent vers le myocarde par l'intermédiaire des anastomoses de Van Haller.Cette ligature se pratique à environ un centimètre au-dessous de l'artère péricardiophrénique.En plus de la ligature des mammaircs.de la grande veine cardiaque prés du sinus coronarien et de la neurectomie coronarienne.nous avons toujours suivi la technique de Fau- teux en laissant le péricarde ouvert pour fin de drainage.Depuis 1950 cependant.vovant la richesse vaseulaire de la boule grais < vu E \" ACETIQUE CH,-COOH tefois Neuberger (14) émit l\u2019hypothèse que d\u2019abord l\u2019uroporphyrine ITI serait formée et que le coproporphyrine III et protoporphy- rine 9 viendraient ensuite par décarboxylation successive.Pour faire la preuve de cette hypothèse, 1l faudrait retrouver de l\u2019uroporphyrine IIT dans les conditions expérimentales qui semblent bloquer la synthèse complète de l\u2019hémoglobine telle l\u2019intoxication au plomb.Ce ne fut pas encore possible.Toutefois, des expériences récentes (15, 16) ont montré que la co- proporphyrine III était le précurseur de la PICHETTE Er LONG: PORPHYRINURIES COPROPOKPHYRINE 1 UKOPOKPHYHKINE III 543 protoporphyrine III, 9 et ainsi de l\u2019'hémoglobine.L\u2019uroporphyrine III serait-elle un successeur de la coproporphyrine comme la pro- toporphyrine III, 9?Le problème n\u2019est pas résolu.Ces mêmes expériences ont conduit à la notion d\u2019une double synthèse de copropor- phyrine: synthèse simultanée d\u2019isomères I et 11 COPROPORPHYRINE 111 PKOTOPORPHYRINE 111,9 III.Et, pendant que la coproporphyrine III sert à la formation ultérieure de protoporphy- rine, la coproporphyrine I est éliminée comme produit de déchet.Ce dualisme avait été réalisé in vitro par Fisher.Cette relation étroite de l\u2019hémoglobine et des porphyrines libres ont conduit les chercheurs vers le lieu de synthèse.Dès 1929, Borst et Konigsdôffer (17) montraient l\u2019existence de porphyrines au niveau de la moelle osseuse.Watson et son école (6) montraient la relation étroite qui existe entre le taux de coproporphyrine libre dans le sang et la réti- 544 PICHETTE Er LONG: PORPHYRINURIES culocytose, Seggel décrivit les fluorocytes, cellules anucléées du sang qui contiennent une forte porportion de porphyrine libre.Enfin les ponctions sternales faites en série chez les malades de Watson, ont démontré que la synthèse des porphyrines libres se faisait au niveau du normoblaste de la moelle osseuse.Cette double synthèse dans le normoblaste explique les grandes variations du métabolisme des porphyrines au cours d\u2019affections qui TABLEAU 111 Acide Acétique + ~~ Acide Pyruvique \u2014> Pyrolle + Glycine L Pyrolles = Uroporphyrine 1 Uroporphyrine 111 Coproporphyrine 111 | Protoporphyrine 111,9 J Bilirubine \u20ac\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Verdohémoglobine \u20ac\u2014\u2014 flémoglobtne Coproporphyrine 1 Elimination touchent l\u2019érytropoïèse à ce stade.Enfin les expériences de Kluver (18) laissent croire à un certain degré de synthèse au niveau du système nerveux central.PORPHYRINURIES L\u2019élimination normale de porphyrine est faible.Des dosages en série ont démontré qu'il y avait environ 300 pgm de copropor- phyrine I dans les urines et d\u2019infimes traces d\u2019uroporphyrine I.Dans les selles l\u2019on retrouve surtout de la coproporphyrine, de la protoporphyrine et de la deuteroporphyrine.Quantité d\u2019affections peuvent faire varier cette élimination.La plus connue est sans aucun doute l\u2019intoxication au plomb qui entraîne une élimination considérable de copro- porphyrine III.Il y a en plus, certaines affections neurologiques comme la poliomyélite, L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 certaines maladies sanguines comme l'anémie aplastique, le Hodgkin et certaines néopla- sies.Toutes ces conditions entrainent des por- phyrinuries secondaires faciles à distinguer des porphyrinuries idiopathiques, tant par l\u2019aspect clinique de l\u2019affection primitive que par la nature chimique des porphyrines éliminées, lesquelles la plupart du temps sont de la coproporphyrine I ou III.L\u2019on rencontre peu ou pas d\u2019uroporphyrine qui caractérise les porphyries.La pathogénie de ces porphyrinuries est mal connue et il ne nous appartient pas de formuler des hypothèses à leur sujet.Parmi le groupe des porphyrinuries idiopathiques, il faut faire une place à part à la coproporphyrinurie idiopathique (12) qui ne donne aucune manifestation clinique et qui se caractérise par une élimination vraiment anormale de coproporphyrine III.En clinique, l\u2019on rencontre trois variétés de porphyrie, la première caractérisée par une photosensibilité précoce, de l\u2019anémie hémolytique et une splénomégalie; la seconde qui se manifeste par une atteinte importante du système nerveux et des coliques abdominales; enfin une troisième forme caractérisée par une photosensibilité discrète, plus tardive et accompagnée de troubles hépatiques importants.Gunther avait décrit ces trois formes qu\u2019il appelait la forme congénitale, la forme aiguë, et la forme chronique nommée cutanea tarda d\u2019après Waldenstrôm.Après vingt ans de recherches, Watson (11, 19) a proposé une nouvelle terminologie fondée sur les constatations faites lors des biopsies hépatiques et sternales pratiquées chez chacun de ses malades.Il a classé les por- phyries en deux grandes classes: les porphy- ries érythropoïétiques, forme congénitale des classiques, et les porphyries hépatiques qu\u2019il a subdivisées en forme aiguë intermittente et la forme cutanea tarda.Enfin il existe une forme mixte qui possède les caractères des deux formes hépatiques. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 a) la forme érythropoiétique En plus des symptômes qui lui sont propres cette forme se caractérise par l\u2019excrétion considérable d\u2019uroporphyrine I et de copro- porphyrine dans les urines.Dans la moelle osseuse, il est noté une hyperplasie normo- blastique importante avec une augmentation considérable de la fluorescence intracellulaire.Ces auteurs ont conclu à un trouble du métabolisme des porphyrines à ce niveau.Bien que la cause de cette porphyrie soit encore inconnue, on a pu donner une explication à plusieurs de ses symptômes.a) Les expériences pratiquées sur la souris avec l\u2019u- roporphyrine I semble confirmer l\u2019hypothèse que les lésions cutanées caractéristiques que présentent ces malades, l\u2019hydroa œæstivale, seraient dues à l\u2019accumulation d\u2019uroporphyrine dans les tissus.b) Aucune explication valable ne fut trouvée pour expliquer l\u2019anémie hémolytique.c) La splénomégalie est probablement en rapport avec l\u2019anémie hémolytique.Toutefois la splénectomie a donné de bons résultats (20) dans cette forme de porphyrie.Elle diminue la destruction des globules rouges et par conséquent l\u2019activité érythropoïétique de la moelle osseuse et ainsi la production exagérée d\u2019uroporphyrine I et de coproporphyrine I.d) L\u2019érythrodonthie, parfois rencontrée, est due à une affinité du CaCO3 pour l\u2019uropor- phyrine.b) Forme hépatique aiguë intermittente En 1931, Paula Sacks (21) avait décrit un composé non fluorescent, le porphobilinogène retrouvé dans les urines de malades atteints de porphyrie aiguë intermittente.Walden- strom en décrit la bande d\u2019absorbtion et Wes- tall (22) en 1952, isole ce composé et le erystallise.Il montre que par chauffage, ce composé se transforme en porphyrine libre.Sa structure monopyrollique fut décrite par Granick (23).Watson (25), qui le premier publia un test facile (24) pour la recherche de ce composé dans les urines, confirma les affirmations de Westall.Le porphobilinogène est le composé caractéristique de cette forme, il est toujours pré- PICHETTE er LONG: PORPHYRINURIES 545 sent dans les urines au cours de la phase aigué et réapparait à intervalles irréguliers au cours des rémissions sans que le malade présente de signe clinique.Hammond (26) montre la spécificité du porphobilinogène pour les por- phyries aiguës intermittentes.Dans cette forme de porphyrie, les urines contiennent encore de l\u2019uroporphyrine dont la nature n\u2019est pas entièrement déterminée et que l\u2019on appelle couramment la porphyrine de Waldenstrôm.Elle serait un curieux mélange de type I et ITI lié en partie à un atome de zinc.La provenance hépatique de ces composés, porphobilinogène et porphyrine de Walden- strôm, a été démontrée par l\u2019école de Watson (19).Deux hypothèses furent émises pour expliquer les douleurs abdominales de ces malades: soit l\u2019action directe de composés py- rolliques non encore identifiés sur le muscle lisse de l'intestin ou encore l\u2019atteinte des ganglions sympathiques laquelle fut vérifiée à l\u2019autopsie.Le système nerveux est touché à tous les niveaux, périphérique médullaire, bulbaire et cortical.Une dégénérescence toxique serait la lésion habituelle (27).c) Forme cutanea tarda Les urines contiennent la porphyrine de Waldenstrom mais en plus grande quantité que dans la forme précédente et son accumulation dans les tissus expliquerait la photo- sensibilité tout comme dans la forme éry- thropoïétique.L\u2019absence de signe neurologique et de porphobilinogène constante dans cette forme laisse croire à une relation étroite entre ces deux phénomènes.Dans cette forme, le foie semble encore le substratum anatomique de l\u2019erreur de métabolisme.Enfin 1l existe une forme mixte de porphy- rie, où le malade présente des manifestations atténuées de l\u2019une ou de l\u2019autre des deux formes précédentes.Schmid (19) l\u2019a bien décrite et les constatations physico-chimiques faites à leur sujet, nous font croire que les deux formes hépatiques sont une seule maladie à manifestations différentes. 546 En résumé, Nous avons présenté une revue de la littérature sur les porphyrines et nous avons brièvement exposé leur structure chimique, leur métabolisme intermédiaire ainsi que la pathogénie des porphyries.BIBLIOGRAPHIE (1) S.SCHWARTZ: Porphyrin Metabolism.Lecture Outlines for course No 212W (1950-1951).Department of Medicine, University of Minnesota.(2) H.FISHER, et H.ORTH: Die Chimie des pyrolls (2 volumes).Akademische Verlagesells- chaft, M.B.H.H.Liepzig, 1937.(3) H.A.A.VAN DEN BERG et A.J.HYMAN: Studien iiber Porphyrin.Deutsch.Med.Vchnschr., 54: 1492, 1928.(4) A.E.GARROD: Inborn errors of Metabolism.Henry Frundy, Londres, 1923.(5) K.A.SEGGEL: Fluoreszenz Phaenomen Und Porphyringehalt Der Erythrocyten.Ergebn.d.inn.Med.U.Kinderheilk, 58: 582, 1940.(6) C.J.WATSON, M.GRINSTEIN et V.HAW- KINSON : Studies of protoporphyrins: IV \u2014 a Comparison of the erythocyte protoporphyrin concentration with the Reticulocyte Percentage under Experimental and clinical conditions.J.Clin.Invest, 23: 69, 1944.(7) D.SHEMIN et D.RITTENBERG: The utilization of glycine for the synthesis of a porphyrin.J.Biol.Chem, 159: 567, 1945.(8) D.SHEMIN, I.M.LONDON et D.RITTEN- BERG: The synthesis of protoporphyrin in vitro bv red blood cells of the Duck.J.Biol.Chem., 183: 757, 1950.(9) H.GUNTHER: a) Deutsch.Arch.{.klin.med., 105: 89, 1911; b) Hämatoporphyrie, in Schitten- helm\u2019s Die Krankteiten des Blutes U.der Blutbil- denden Organe.H.J.Springer, Berlin, 1925.(10) J.WALDENSTROM Studien über porphyrie.Acta Med.Scand.Supp.82, 1937.(11) C.J.WATSON, P.T.LOWRY.R.SCHMID, V.HAWKINSON et S.SCHWARTZ: The manifestations of the different forms of Porphyria in relation to Chemical Findings.Tr.A.Am.Phys, 64: 345, 1951.(12) C.J.WATSON: Porphyrin metabolism.Dun~ cans: Diseases of metabolism.3e édition, p.1079.Saunders, 1953.PICHETTE er LONG: PORPHYRINURIES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 (13) N.S.RADIN, D.RITTENBERG et D.SHEMIN : The role of glycine in the biosynthesis of Heme.J.Biol.Chem., 184: 755, 1950.(14) A.NEUBERGER, A.M.MUIR et C.H.GRAY: Biosynthesis of porphyrin and congenital Porphyria.Nature, 165: 948, 1950; et Biochem- weal Journal, 47: 97, 1950.(15) M.GRINSTEIN, M.D.KAMEN, H.M.WIKOFF et C.V.MOORE: Isotopic studies of porphyrin and hemoglobin metabolism.Jour.Biol.Chem., 182: 715, 1950.(16) I.M.LONDON, R.WEST, D.SHEMIN et D.RITTENBERG: Porphyrin formation and hemoglobin metabolism in congenital porphyria.J.Biol.Chem., 184: 365, 1950.(17) M.BORST et H.KONIGSDORFFER : Under- suchungen über Porphyrie.S.Hirzel, Leipzig, 1929.(18) H.KLUVER: Naturally occurring porphyrins in central nervous system.Science, 99: 482, 1944.(19) R.SCHMID, S.SCHWARTZ ect C.J.WATSON: Porphyrin content of the bone marrow and liver in the various forms of porphyria.Arch.Int.Med., 93: 167, 54.(200 R.A.ALDRICH, V.HAWKINSON, M.GRINSTEIN et C.J.WATSON : Photo-sensitive or congenital Porphyria with hemolytic anemia.Clinical and fundamental studies before and after splenectomy.Blood, 6: 685, 1951.(21) Paula SACKS: Ein fall von akuter Porphyrie mit hochgradier Muskelatrophie.Klin Wechnschr., 13: 1123.1931.(22) R.S.WESTALL: Isolation of Porphobilinogen from the urine of a patient with acute porphyria.Nature, 170: 614, 1952.(23) S.GRANICK et T.BOGORAD: Porphobilino- gen, a monopyrolle.Am.Chem.Soc., 75: 3610, 1953.(24) C.J.WATSON et S.SCHWARTZ: A simple test for Urinary Porphobilinogen.Proc.Soc.Exp.Biol.and Med., 47: 393, 1941.(25) C.J.WATSON: Some studies of nature and clinical significance of porphobilinogen.Arch.Int.Med, 93: 643, 1954.(26) R.L.HAMMOND et M.D.WELCHER: Porphobilinogen tests on 1000 Miscellaneous patients in a search for false positive reactions.J.Lab.and Clin.Med, 33: 1254.1948.(27) G.A.SCHWARTZ et J.A.MOULTON : Porphyria, a clinical and neuropathologic report.Arch.Int.Med., 94: 221, 1954.(28) C.J.WATSON: The erythrocyte copropor- phyrin.Arch.Int.Med., 86: 797, 1950. CONSIDÉRATIONS SUR LES DÉCOLLEMENTS PREMATURES DU PLACENTA * Marc-G.GAGNON Le décollement prématuré du placenta peut devenir une complication de la grossesse qui mérite le plus d\u2019être qualifiée, à la fois, d\u2019urgence médicale aussi bien qu\u2019obstétricale, principalement à cause de son caractère accidentel, de sa rapidité d\u2019établissement et d\u2019évolution, des dangers d\u2019anoxie fatale pour le fœtus et enfin à cause des effets systémiques maternels susceptibles de compliquer cet acei- dent.L'hémorragie demeure, certes, la complication la plus fréquente et la plus à redouter dans la majorité des cas, mais il reste un certain nombre des séparations qui se compliquent, en plus, de désordres généraux qu\u2019on peut grouper sous les termes génériques de choc obstétrical, œdème pulmonaire, insuffisance cardiaque, diathèse hémorragique et anurie post partum.Depuis cinq ans, un nombre important de recherches isolées ont été entreprises en rapport avec ces nombreuses complications spécifiques de la fin de la grossesse dont la nature était plus obscure.Ces recherches, en divers domaines, ont finalement convergé vers l\u2019établissement d\u2019une base pathologique commune à trois syndromes obstétricaux donnant quelquefois des complications identiques, soit l\u2019embolie à liquide amniotique, la rétention d\u2019un fœtus mort au delà de six semaines et le décollement prématuré du placenta.Le but de cet exposé est de reviser les données récentes actuellement acceptées sur le problème des décollements placentaires en insistant principalement sur les complications maternelles et sur l\u2019importance de distinguer tant au point de vue clinique que pathogéni- que entre l\u2019apoplexie utéro-placentaire et les autres formes de séparation.1.Travail présenté à la Société d\u2019obstétrique le 23 mars 1955 à l\u2019hôpital Notre-Dame de Montréal.(Montréal).DÉFINITION ET NOMENCLATURE Le décollement prématuré du placenta normalement inséré, est toute séparation, avant la naissance de l\u2019enfant, d\u2019une partie ou de la totalité du placenta, implanté en dehors de la zone de dilatation du col.Ce terme englobe donc toutes les formes de décollement, sans distinction de gravité ou de cause et implique à l\u2019accident deux caractères bien spécifiques.Différentes dénominations ont été données à cette maladie du placenta et les termes utilisés varient avec les auteurs.Les Américains le nomment: abruptio pla- centæ, d'après De Lee qui en fait, en réalité, un avortement du dernier trimestre, comme distinction des avortements du premier trimestre dont un certain pourcentage sont des séparations.Holmes l\u2019appelle: ablatio pla- centæ tandis que certains auteurs anglais utilisent le terme: «hémorragie accidentelle ».Pour l\u2019école française, c\u2019est l\u2019apoplexie utéro placentaire, ou syndrome de A.Couvelaire dans sa forme grave et hémorragique et décollement prématuré du placenta normalement inséré, dans sa forme atténuée.L\u2019utérus de Couvelaire est cet état pathologique particulier de l\u2019utérus rencontré dans la forme grave.Le terme actuellement approuvé dans le manuel de classement statistique est celui de décollement prématuré du placenta normalement inséré, dû à des causes inconnues.CLASSIFICATION ET INCIDENCE Novak admet que, possiblement, 80% de toutes les hémorragies antepartum soient dues à une forme quelconque de séparation placentaire et il inclut dans ce cadre, l\u2019hémorragie du placenta prævia, qui, en fait, est un décollement d\u2019une portion du placenta.Schneider, de son côté, ajoute dans sa définition de Abruptio 548 Placentæ que la séparation doit être rétro- placentaire, non marginale et doit intéresser une région nourrie par une circulation artérielle.C\u2019est qu\u2019il existe, par analogie, des séparations partielles, marginales, à circulation veineuse, difficiles cliniquement à classifier, à priori, comme décollement placentaire ou comme placenta prævia et où seul, un examen minutieux du placenta post partum tranche le diagnostic.Il est donc difficile de faire entrer tous les cas dans le cadre des nombreuses classifications suggérées.Dans le passé, les classifications ont été surtout basées sur des critères cliniques, ce qui a certainement conduit à de fausses interprétations et à des discordances dans les résultats cliniques publiés.Actuellement la tendance est de considérer deux groupes, basés à la fois sur l\u2019étiologie et la pathogénie du décollement.1 \u2014 Groupe toxique Séparation brutale, totale, ou quasi totale, avec hémorragie grave pendant le troisième trimestre, avant le travail, ordinairement associée à une toxémie gravidique ou maladie hypertensive et susceptible de se compliquer de réactions systémiques maternelles.Ce groupe comprend: l\u2019apoplexie utéro placentaire ou syndrome de Couvelaire, l\u2019Abrup- tto Placentæ des américains et l\u2019'hémorragie accidentelle des anglais.IT \u2014 Groupe mécanique Séparation lente, partielle, avec hémorragie minime, durant le travail, ou à la fin du deuxième stage possiblement associée à un traumatisme ou une manœuvre obstétricale, et ne donnant pas de réactions systémiques maternelles.Ce groupe comprend: la rupture du sinus marginal, la séparation marginale et la séparation par congestion veineuse de Meugert.INCIDENCE Quelle est l\u2019incidence de chacune de ces formes dans l\u2019ensemble de tous les décollements?Dieckmann admet que 70% des décollements sont greffés sur une toxémie.En général, l\u2019in- GAGNON: DÉCOLLEMENTS PRÉMATURÉS DU PLACENTA L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 cidence du groupe toxique varie entre 1 sur 500 et 1 sur 150 décollements d\u2019après les auteurs.Le syndrome de Couvelaire serait dix fois moins fréquent, soit I cas sur 2 000 accouchements.Page a trouvé 1 cas de décollement par 164 accouchements, subdivisés comme suit, selon la cause: prééclampsie 2,1%; hypertension essentielle 4%; traumatisme 2,1%; inconnu 80%.Bieber sur 353 cas de décollements a trouvé 37,6% associés à une toxémie dont 89% avec prééclampsie; 6,7% avec éclampsie et 13,5% greffés sur une néphrite hypertensive.Pour le groupe mécanique Sexton a attribué 6% des décollements à la rupture du sinus marginal tandis que Fish trouve 33,9%.Le traumatisme comme cause de séparation est accepté dans 2% des cas par certains auteurs alors que d\u2019autres admettent jusqu\u2019à 34%.Cette classification est done loin d\u2019être complète et, comme on peut le voir, ne satisfait pas l\u2019esprit de certains chercheurs et ne permet pas de classifier un bon nombre de cas car la cause reste inconnue.ETIOLOGIE ET PATHOGENIE I \u2014 Groupe torique Pour Novak et Hertig, c\u2019est une manifestation clinique d\u2019une toxémie gravidique et serait un phénomène strictement artériel, d\u2019ar- tériolite dégénérative et de vaso-spasme de la portion centrale du placenta.Il y a ischémie brutale et séparation en bloc de l\u2019organe.Cette théorie est basée sur le fait que la portion centrale du placenta comporte surtout une circulation artérielle et la rupture d\u2019une artère à ce niveau ne tarde pas à amener une extension de la séparation | due à la pression hydrostatique.Le syndrome de Couvelaire est la forme la plus grave de séparation du point de vue lésions organiques.Couvelaire fait entrer ce type de décollement dans le cadre des apoplexies viscérales et l\u2019attribue à une perturbation du sympathique vasculaire surajoutée à la toxémie. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Les lésions anatomiques consistent en une endartérite et thrombose des vaisseaux du placenta et de l\u2019utérus, surtout de la couche musculaire moyenne et dans certains cas, des trompes, des ovaires et des ligaments.La sphère génitale devient infarcie et la dégénérescence de ces tissus peut aller jusqu\u2019à la perforation de la séreuse et à l\u2019extravasation de sang libre dans la cavité abdominale.II \u2014 Groupe mécanique Ici la séparation peut se produire de différentes façons: 1) \u2014 Rupture du sinus marginal La plus grande partie du drainage veineux du placenta se fait dans sa partie marginale formant un sinus dont la rupture à sa partie inférieure, soit par coup direct, soit par dégénérescence prématurée peut être suffisante pour amener une séparation partielle du placenta.Deux choses peuvent alors se passer: a) l\u2019hémorragie est minime et cesse par thrombose physiologique de cette surface.Il n\u2019y a pas d\u2019extension du décollement; les symptômes s\u2019amendent et la grossesse continue.b) ou bien l\u2019hémorragie est assez abondante pour disséquer davantage le placenta.Il y a extension graduelle jusqu\u2019à la partie centrale où la circulation artérielle est compromise et finalement tout l\u2019organe se détache complètement.La plupart du temps cette éventualité se produit sur un placenta bas inséré et le diagnostic certain est basé sur la présence d\u2019un thrombus organisé dans le sinus marginal.2) \u2014 Séparation marginale et traumatisme La cause est surtout traumatique soit par coup direct sur l\u2019utérus, chute violente, toux rebelle, coït, tiraillement sur le placenta par un cordon court, version interne ou externe, rupture subite des membranes dans l\u2019hydram- nios.Ici encore, une insertion basse du placenta prédispose à l\u2019accident.Le mécanisme de séparation est semblable à celui du placenta prævia.Elle débute à la périphérie et peut GAGNON : DÉCOLLEMENTS PRÉMATURÉS DU PLACENTA 549 s\u2019étendre vers la portion centrale et progresser jusqu\u2019à la séparation totale.3) \u2014 Séparation par congestion veineuse de Meugert Meugert a émis l\u2019hypothèse que la congestion veineuse créée par la compression de la veine cave inférieure peut être suffisante pour amener une séparation totale du placenta.Il a expérimenté d\u2019abord chez des chiens, puis sur des femmes au cours de césariennes en comprimant la veine cave inférieure manuellement pour cing minutes.Au moment de ouverture de l\u2019utérus, il a pu observer la séparation totale du placenta, précédée du syndrome d\u2019hypotension de décubitus.Il propose -cette hypothèse comme une des causes possible de certains décollements placentaires.De plus, il attribue à ce mécanisme, l\u2019hypotension de patientes à terme lorsque couchées sur le dos et aussi l\u2019expulsion rapide du placenta et d\u2019un caillot rétroplacentaire immédiatement après la naissance de l\u2019enfant.DIAGNOSTIC En pratique, il faut distinguer entre les cas graves et les cas bénins.Les cas graves sont ordinairement les décollements d\u2019origine toxique et se rencontrent dans le troisième trimestre.Ils sont graves parce qu\u2019ils peuvent associer à des degrés variables, un état toxique, une hémorragie grave, un état de choc, des réactions systémiques diverses, des lésions organiques irréversibles et le plus souvent la mort fœtale.Le tableau clinique est classique.La douleur, l\u2019hémorragie, la dureté utérine et souvent l\u2019état de choc nous font penser aussitôt au décollement placentaire, surtout en face d\u2019une patiente au facies éclamptique ou à la suite d\u2019un traumatisme.Bieber énumère les symptômes et signes du syndrome par ordre de fréquence comme suit: hémorragie externe \u2014 absence des bruits fœtaux \u2014 douleur utérine non intermittente \u2014 contracture utérine \u2014 état de choc \u2014 ascension du fond utérin et signes d\u2019hémorragie interne \u2014 nausées \u2014 vomissements et rarement afibrinogénémie. 550 GAGNON: DÉCOLLEMENTS PRÉMATURÉS DU PLACENTA Le décollement est d\u2019autant plus grave que ces signes s\u2019ajoutent l'un à l\u2019autre dans le même ordre.Plus l\u2019hémorragie est abondante, plus elle est désastreuse pour la mère et l\u2019enfant.La présence du sang dans l\u2019utérus stimule les contractions qui sont fortes dès le début et la contracture utérine est proportionnelle au degré de séparation et à la quantité de sang cloisonné dans l\u2019utérus.L\u2019absence des bruits du cœur fœtal ne signe pas nécessairement sa mort, mais indique qu\u2019il doit être extrait sans retard.Un auteur rapporte quarante-neuf enfants extraits vivants par césarienne alors que le cœur fœtal n\u2019était pas audible.Penser à l\u2019utérus de Couvelaire en face d\u2019un utérus ligneux, excessivement douloureux au simple toucher et associé à des nausées, des vomissements et une toxémie.Le diagnostic clinique certain de l'utérus de Couvelaire est impossible; 11 demeure un diagnostic opératoire ou post mortem.L\u2019utérus de Couvelaire donnera aussi une hémorragie intarissable par atonie secondaire du muscle infiltré de sang.Cette atonie sera facilement décelable et ne répondra pas aux ocytociques.Les cas bénins sont plus fréquents.Ils sont ordinairement des séparations partielles d\u2019origine mécanique et se rencontrent durant le travail ou l\u2019accouchement.Bieber a trouvé sur 353 cas, 68,2% de décollements à terme durant le deuxième stage et d\u2019origine mécanique.Il a aussi noté que lorsque l\u2019accident se produisait avant terme, 1l coincidait avec la fin de chaque mois lunaire de la grossesse comme à la 24e \u2014 28e \u2014 32e \u2014 36e et 40e semaine, sans tendance toutefois à évoluer vers la forme grave.Le diagnostic est plus difficile à faire surtout si l\u2019hémorragie est le seul signe durant le travail, car elle simule alors le placenta prævia marginal ou la déchirure du col.Si l\u2019hémorragie est interne, rétroplacentaire au début du travail, on pense alors à la forme grave, mais si le sang dissèque les membranes assez tôt et l\u2019hémorragie s\u2019extériorise, le travail est alors plutôt rapide et l\u2019accouche- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 ment se fait ordinairement après six à dix heures de travail.Le danger est celui de l\u2019hémorragie et d\u2019une anoxie fœtale souvent irréversible.Se méfier d\u2019une hypertonie utérine avec travail rapide et hémorragie minime chez une primipare.Sans un examen minutieux de la mère associé à l\u2019auscultation fœtale, ce n\u2019est qu\u2019au moment de la délivrance que le diagnostic rétrospectif est posé alors que le placenta et un gros caillot suivent immédiatement un fœtus en souffrance anoxique.Dans bien des cas, la cause du décollement reste inconnue surtout s\u2019il n\u2019y a aucun signe de toxémie décelable, pas d\u2019histoire de traumatisme \u2014 ni de manœuvre obstétricale.EFFETS SYSTÉMIQUES MATERNELS Le syndrome de Couvelaire avec ses lésions irréversibles spécifiques a été considéré comme une des formes les plus graves de décollement placentaire, mais on admet maintenant que toute forme toxique, sans présenter nécessairement le syndrome de Couvelaire, peut se compliquer de réactions systémiques de nature tout aussi grave.Page décrit comme suit, les cinq principales réactions systémiques possibles pouvant compliquer un décollement placentaire: 1 \u2014 Un degré de choc hors de proportion au degré d\u2019hypotension.2 \u2014 Embolies à fibrine disséminées.3 \u2014 Défibrination in vivo donnant une in- coagulabilité du sang.4 \u2014 Ischémie du cortex rénal conduisant à divers degrés de nécrose.5 \u2014 Activité fibrinolytique du plasma.Ces cinq événements semblent tous résulter de la libération de produits actifs provenant du site de la séparation.CHoc OBSTÉTRICAL \u2014 EMBOLIES À FIBRINE ET AFIBRINOGÉNÉMIE Le problème du choc obstétrical et des embolies à fibrine ont été particulièrement étudiés par Schneider et, de la découverte de l\u2019embolie à liquide amniotique, en 1941, est née la distinction entre le choc obstétrical et le choc hémorragique. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 L\u2019embolie à fibrine est le résultat d\u2019une coagulation intravaseulaire, vraisemblablement initiée par la thromboplastine, provenant de l\u2019absorption d'extraits placentaires au cours du décollement.La déposition de fibrine dans la circulation peut produire des occlusions microscopiques artérielles dans différents organes vitaux mais surtout dans l\u2019arbre artériel pulmonaire.Ces occlusions amenent une réaction anaphylactique, qui explique le choc et secondairement, si l\u2019obstruction se complique de vaso-spasme peut conduire à la dilatation du ventricule droit et à l\u2019œdème aigu du poumon.Il ne faut pas confondre ces occlusions à fibrine avec les autres variétés de thrombus et elles constituent une entité pathologique définie, ne contenant pas de réseau de plaquettes ni d\u2019autres cellules comme dans le thrombus sanguin typique.Si la patiente survit aux effets des embolies a fibrine, la défibrination secondaire du sang circulant amène un autre problème aussi complexe, celui de l\u2019afibrinogénémie avec des perturbations sur le mécanisme de la coagulation.L'existence des troubles de la coagulation associés au décollement placentaire avaient été notés par De Lee en 1901 et il en faisait alors une diathèse hémorragique particulière qu'il a qualifiée de pseudo hémophilie.Dieck- mann, en 1936 découvre que cette association est due à une baisse du fibrinogène plasmatique.Le mécanisme de cette défibrination a été proposé par Kellogg, en 1948, et a été confirmé par Page récemment.Le procédé chimique initié par les embolies à fibrine serait parfois suffisant pour consumer tout le fibrinogène circulant et faire baisser le taux à un niveau insuffisant pour assurer la formation d\u2019un caillot.D\u2019après Wieber et Paxson, l\u2019absorption d\u2019une grande quantité de thromboplastine donnerait une coagulation massive, avec thrombose dans les grosses veines tandis qu\u2019une faible quantité libérée au cours d\u2019un certain laps de temps amènerait la défibrina- tion graduelle du sang et son incoagulabilité.GAGNON: DECOLLEMENTS PREMATURES DU PLACENTA 551 Ces deux phénomènes, embolies à fibrine d\u2019un côté et défibrination de l\u2019autre sont done deux conséquences de différentes phases d\u2019un même processus et sont également dangereux pour la mère.L\u2019un nuit à la physiologie vitale, tandis que l\u2019autre nuit à l\u2019hémostase, si nécessaire durant la parturition.Le diagnostic d\u2019afibrinogénémie est confirmé par le laboratoire et montre une baisse de fibrinogène sanguin en bas de 100 mgm par 100 ce, (la normale 250 à 400 mem), une baisse des plaquettes, un allongement du temps de coagulation, et une réduction du temps de prothrombine.Le test d\u2019observation du caillot est le moyen le plus pratique et le plus rapide de dépister cette condition.Retirer 5 à 10 ce de sang veineux et l\u2019ineuber à 37° C dans une éprouvette.Normalement le caillot se forme entre cinq et dix minutes.Dans l\u2019afibrinogénémie, il y a formation d'un caillot frêle qui tend à se liquéfier dans l\u2019heure qui suit, ou bien, le sang n\u2019a aucune tendance à coaguler.Ce test doit être répété toutes les heures pour contrôler l\u2019évolution.Cliniquement, l\u2019afibrinogénémie se manifeste surtout par une hémorragie de la délivrance sans cause obstétricale décelable.Une tendance hémorragique anormale de toute plaie ouverte, soit au site d\u2019une injection, soit au moment d\u2019une épisiotomie ou à l\u2019ouverture de la paroi pour césarienne devra faire soupçonner l\u2019existence de cette condition.Dans le décollement toxique, la formation d\u2019un hématome rétroplacentaire, nourri par une circulation artérielle et se rupturant dans la circulation maternelle sous l'effet de la pression hydrostatique favorise l\u2019auto-absorp- tion d\u2019extraits placentaires.L\u2019afibrinogénémie et l\u2019embolie à fibrine n\u2019ont jamais été observées dans les décollements placentaires d\u2019origine mécanique.Ces cas constituent une hémorragie veineuse passive et ne subissent pas la pression suffisante à l'absorption de produits.En face d\u2019un décollement placentaire grave, le choc peut être difficile à interpréter, surtout s\u2019il y a hémorragie abondante associée.On peut être en 552 face d\u2019un choc obstétrical surajouté ou con- comittant au choc hémorragique.L\u2019embolie à fibrine peut amener des convulsions qui, du point de vue clinique, peuvent bien simuler l\u2019éclampsie convulsive.Il est alors important d\u2019identifier les convulsions et d\u2019établir leur origine, soit toxique, soit em- bolique.Ces embolies peuvent de plus se loger sur d\u2019autres organes vitaux et elles ont été observées aux reins, au cerveau, dans les vaisseaux mésentériques et à l\u2019hypophyse.Bien que ces localisations ne soient pas spécifiques aux décollements placentaires, elles demeurent des possibilités rares qu\u2019il est intéressant d\u2019inclure dans le cadre de ces complications.FIBRINOLYSE PLASMATIQUE L\u2019absorption de n\u2019importe quel extrait tissulaire peut activer le système fibrinolytique du plasma, mais ce problème de l\u2019hémolyse intravasculaire, tant comme processus primaire ou secondaire à la coagulation intravaseu- laire n\u2019est pas totalement éclairci.Cette hémolyse peut se produire à l\u2019état aigu dans les trois mêmes syndromes, soit: le décollement placentaire \u2014 la rétention prolongée d\u2019un fœtus mort et l\u2019embolie à liquide amniotique.La fibrinolyse semble jouer un rôle encore indéterminé dans les trois syndromes, malgré que dans l\u2019embolie amniotique les preuves soient plutôt en faveur de la libération d\u2019un anticoagulant.Schneider soutient la possibilité que dans le décollement placentaire, le système fibrino- lytique pourrait être activé assez rapidement pour amener une lyse des dépôts de fibrine formés et agir ainsi comme mécanisme protecteur.NÉCROSE CORTICALE DU REIN Cette condition nous entraîne dans le chapitre des anuries de la grossesse dont les causes sont nombreuses et l\u2019évolution souvent imprévisible.Dans tous les cas, 11 y a spasme des artérioles interlobaires et les lésions anatomiques pour expliquer l\u2019insuffisance rénale sont de deux types: nécrose bilatérale de de- GAGNON: DÉCOLLEMENTS PRÉMATURÉS DU PLACENTA L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 grés variables de tous les éléments du parenchyme cortical, ou néphrose du néphron inférieur.La cause du spasme artériel est inconnue, mais nous savons qu\u2019il se rencontre durant la grossesse principalement dans le décollement placentaire, l\u2019éclampsie et les avortements provoqués surtout lorsqu\u2019il y a en plus association d\u2019un choc soit, hémorragique ou hémolytique ou d\u2019une infection aiguë.Le mécanisme de production des lésions anatomiques est encore hypothétique.Dans le choc hémorragique il y aurait diminution de la filtration glomérulaire et libération de toxines ou tout simplement un phénomène anoxique pour expliquer la nécrose.Les embolies à fibrine amènent une nouvelle hypothèse assez plausible.McKay a étudié soi- xante-onze cas de nécrose corticale et il a décrit, en plus des lésions communes de nécrose, des dépôts de fibrine dans les artérioles.De ces 71 cas, 48 étaient associés à la grossesse avec accouchement prématuré, et 21 cas avec hémorragie utéro-placentaire et huit cas avec prééclampsie.Le grand signe clinique de la nécrose corticale, quelle que soit sa cause, est l\u2019anurie ou l\u2019oligurie marquée pouvant amener la mort entre 4 et 12 jours, si la nécrose est complète.CRITÈRES DE GRAVITÉ Comment différencier certainement les cas graves des cas bénins?La toxémie peut ne pas être apparente et le décollement peut être la seule manifestation clinique de cette toxémie.Plusieurs méthodes de classification, quant à la gravité, ont été proposées, chacune basée sur différents critères, tel les caractères de l\u2019auscultation fœtale, la présence ou non d\u2019une toxémie, ou bien, gradation d\u2019après la cause.En pratique, ces méthodes sont plus ou moins fidèles, car l\u2019état réel du fœtus est imprévisible, une toxémie peut toucher différemment le fœtus et la mère et finalement la cause du décollement est souvent inconnue.Page, King et Merrill basent leur gradation de gravité sur un ensemble de signes et symptômes cliniques donnant l\u2019état du risque ma- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 ternel et groupent ainsi les signes d\u2019alarme en vue de dépister précocement l\u2019apparition des complications.Cette gradation, qui peut aussi servir de guide pour le traitement, est formulée comme suit par les auteurs: Grade O \u2014 Cas non diagnostiqués cliniquement, mais reconnus par l'examen rétrospectif du placenta.Grade I \u2014 Hémorragie externe seule, légère hypertonie utérine, mais aucun signe de choc.Grade II \u2014 Hypertonie utérine marquée, douleurs utérines fortes et continues, hémorragie externe, souffrance ou mort fœtale, mais pas de choc.Grade III \u2014 Présence de choc maternel, hypertonie et douleur utérine, hémorragie interne et/ou externe, mort fœtale, avec ou sans troubles de coagulation.Cette gradation ne tient aucunement compte de la cause de l\u2019hémorragie utéro-placen- taire et si l\u2019on a affaire à une toxémie associée, il est logique de classifier le cas d\u2019emblée dans le Grade III et rechercher l\u2019apparition d\u2019une réaction systémique, car c\u2019est dans ce groupe qu\u2019elle pourra survenir.TRAITEMENT A la lumière de ces concepts sur l\u2019étiologie, la pathogénie et les complications des décollements placentaires, le traitement doit viser, dans tous les cas, à arrêter l\u2019hémorragie, vider l\u2019utérus par le moyen le plus rapide et ainsi empêcher l\u2019absorption d\u2019extraits placentaires et enfin corriger l\u2019anémie.Le traitement doit donc être à la fois symptomatique et spécifique afin de prévenir toute extension de la séparation qui dans bien des cas, a tendance à évoluer vers la séparation totale, soit d\u2019emblée, soit par étapes successives.Du point de vue traitement on peut admettre que, à priori, la gravité d\u2019un décollement est facteur de l\u2019hémorragie en cours qui, elle- même dépend du pourcentage de séparation et du laps de temps écoulé entre le début du processus et le vidage de l\u2019utérus.GAGNON: DÉCOLLEMENTS PRÉMATURÉS DU PLACENTA 553 Dans tous les cas, dès le diagnostic posé, on doit établir une routine rigoureuse d\u2019observation permettant d\u2019étiqueter le cas rapidement dans son groupe respectif, soit grave, soit bénin, de suivre son évolution et de dépister toute complication.Ici encore la gradation de Page énoncée précédemment comme critère de gravité devrait être utilisée pour diriger la conduite à tenir d\u2019une manière tout à fait pratique.Grade O \u2014 Pas de traitement puisque le diagnostic est rétrospectif.Grade I \u2014 1) Remplacer le sang perdu; 2) Rupturer les membranes; 3) Provoquer le travail dans certains cas choisis; 4) Faire l\u2019accouchement vaginal par la manœuvre obstétrical la plus rapide.Grade II \u2014 Même traitement que Grade I excepté, si l\u2019enfant est vivant, procéder à la césarienne dans l\u2019intérêt de la mère et de l\u2019enfant.Grade III \u2014 1) Examen du sang pour hémoglobine, hématocrite, temps de coagulation, test d\u2019observation du caillot, dosage du fibrinogène et typage du sang.2) Rupturer les membranes, sans égard de l\u2019état du col.Usage du pitocin contre-indiqué.3) Remplacer le fibrinogène et le sang nécessaire, ceci avant de faire la césarienne, si indiquée.Hâter le vidage de l\u2019utérus sans délai, par voie haute ou basse, d\u2019après l\u2019état obstétrical.L\u2019état obstétrical dépend de la condition du col, de la présence ou non de travail, du degré de choc.La décision doit être prise sur le mode d\u2019accouchement qui permettra de vider l\u2019utérus le plus rapidement possible dans les deux ou quatre heures qui suivent, en face des circonstances et des facilités hospitalières locales.À moins que le col ne soit dilaté de plus de la moitié et que la patiente ne soit pas en choc, l\u2019accouchement par voie vaginale ne devrait pas se faire.La morphine est un médicament précieux au début du traitement et sert plusieurs buts.En plus de soulager la douleur, elle diminue 554 GAGNON : DÉCOLLEMENTS PRÉMATURÉS DU PLACENT A l\u2019hémorragie en arrêtant les contractions et probablement en ralentissant l\u2019extension de la séparation.De plus elle aide à la dilatation plus rapide du col.Certains auteurs y ajoutent le bloc paravertébral dans le même but.RUPTURE DES MEMBRANES Certains ont déjà apporté des arguments contre cette manœuvre, prétendant qu\u2019elle augmentait l\u2019hémorragie, aggravait le choc et nuisait au travail dans ces cas.Aujourd'hui, tous sont d\u2019accord que la rupture des membranes fait baisser la tension intra-utérine et diminue d\u2019autant les chances d\u2019auto-injection de produits placentaires.La question de rup- turer les membranes dans tous les cas est encore discutée.Certains le font dès que le diagnostic est posé, quel que soit l\u2019état du col et s\u2019en servent comme palliatif durant les préparatifs d\u2019une césarienne.D'autres le font seulement si le col est mûr et favorable à un accouchement vaginal rapide.Si l\u2019état du col ne rend pas la rupture possible, il n\u2019y a pas d\u2019alternative que la césarienne puisque alors on ne peut espérer un accouchement rapide.Le traitement idéal de l\u2019afibrinogénémie, qui est heureusement une condition rare, est I'infusion de fibrinogène LV.de 2 à 6 gm selon la gravité.Ce produit est disponible actuellement pour usage général! et le meilleur substitut du fibrinogène reste le sang frais qui peut contenir de 0,5 à 1 gm de fibrinogène par 500 ce et ferait remonter le taux sanguin de 10% par 500 ce.On comprend bien l\u2019importance de corriger une afi- brinogénémie avant d\u2019entreprendre toute chirurgie, soit césarienne, soit hystérectomie, afin de ne pas transferrer l\u2019hémorragie au champ opératoire.Quant aux autres réactions systémiques, le traitement demeure prophylactique et symptomatique.Les obstructions de la circulation pulmonaire avec insuffisance cardiaque droite doivent être traitées de la façon habituelle, 1.Le fribinogène est actuellement obtenu au Canada de Cutter Laboratories, Weston, Ont.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 tout en évitant les dangers d\u2019une surcharge de la circulation dans la correction du choc par les transfusions de sang ou d\u2019autres liquides.L\u2019anurie peut être prévenue par le traitement précoce du choc hémorragique et l\u2019usage prophylactique des antibiotiques.Les antispasmodiques et les hypotenseurs peuvent relâcher le spasme en face d\u2019une toxémie et diminuer la gravité du décollement placentaire.L\u2019évolution et le pronostic d\u2019une anurie est difficile à prévoir, une fois installée, mais elle est ordinairement facteur du choc, de l\u2019infection et de la toxémie.Quelle que soit la cause, il faut viser d\u2019abord à prévenir même l\u2019établissement d\u2019une anurie transitoire, puis si elle persiste, le traitement demeure le même dans tous les cas.Il faut hydrater la malade, maintenir son apport calorique, conserver l\u2019équilibre électrolytique, surtout lorsque la diurèse s\u2019installe, alcaliniser le sang s\u2019il y a infection et dans de rares cas, procéder à l\u2019épuration extra-rénale comme moyen palliatif en attendant la reprise de la diurèse.CONSÉQUENCES FŒTALES Un mot du pronostic fœtal dans les cas de décollement placentaire.La mortalité varie entre 50% et 60% et reste élevée malgré l\u2019amélioration du taux de la mortalité maternelle avec le traitement moderne.Le phénomène de la séparation placentaire est tellement brutal pour l\u2019enfant que seule sa prévention semble pouvoir influencer le pronostic.Peut-être devrait-on procéder à la césarienne plus tôt en face d\u2019un cas grave et où l\u2019issue vaginale rapide est incertaine.Bieber a trouvé que la majorité des morts fœtales arrivent avec 30% ou plus de séparation mais il n\u2019attribue pas la mort uniquement au pourcentage de la séparation.Les autres facteurs en cause sont: le degré d\u2019hémorragie maternelle, la cause du décollement et la durée de l\u2019anoxie fœtale.Résumé 1) Le décollement prématuré du placenta doit être considéré comme une urgence en obstétrique. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 2) Il ne semble pas y avoir de doute, actuellement, que le décollement placentaire, l\u2019embolie à liquide amniotique et la rétention d\u2019un fœtus mort, soient trois syndromes obstétricaux pouvant donner des complications systémiques maternelles dont l\u2019étiologie repose sur une base pathologique commune, c\u2019est-à-dire l\u2019auto absorption de produits actifs provenant du placenta ou du liquide amniotique.3) Les réactions systémiques possibles sont: a) Des embolies à fibrine pouvant initier ou bien un choc obstétrical, un œdème aigu du poumon, une défaillance cardiaque, ou une anurie; b) L\u2019afibrinogénémie caractérisée par une tendance hémorragique grave due à une baisse de fibrinogène plasmatique.Son traitement est l\u2019injection de fibrinogène I.V.de 2 à 6 grammes selon la gravité.4) La cause réelle du décollement placentaire demeure inconnue, toutefois, toute toxémie et toute maladie hypertensive de la grossesse prédispose à l'accident majeur et à ses complications plus que toute autre condition.C\u2019est pourquoi, dans ces cas, la possibilité d\u2019une séparation est à craindre, toutes les fois que l\u2019accouchement est retardé pour permettre une période de plus grande viabilité fœtale.5) Une routine rigoureuse d\u2019observation est nécessaire pour tous les cas graves afin de permettre le dépistage précoce d\u2019une réaction systémique et il faut vider l\u2019utérus le plus tôt possible par le moyen le plus sûr dans l\u2019intérêt de la mère et de l\u2019enfant.6) Les dangers résultant d\u2019une séparation mineure d\u2019origine mécanique sont ceux de l\u2019hémorragie et de l'anoxie fœtale et une surveillance étroite doit être de règle, même si on peut anticiper un travail et un accouchement normal.7) Le remplacement du sang perdu est un traitement de première urgence dans tous les cas.Il diminue les risques de l\u2019accouchement ou de la césarienne et prévient une infection de la période post partum.GAGNON: DECOLLEMENTS PREMATURES DU PLACENTA 55 Qu BIBLIOGRAPHIE 1.G.R.BIEBER: Review of three hundred and fifty-three cases of premature separation of the placenta.Am.J.Obst.and Gynec., 65: 257, 1953.2.De LEE et GREENHILL: Principles and practice of obstetrics.Neuvieme édit., 1949.3.W.J.DIECKMANN: The toremuias of preygnan- cy.2e édit., 1952.4.D.G.McKAY et Coll.: The pathologic anatomy of eclampsia, bilateral renal cortical neurosis, pituitary necrosis and other acute fatal complications of pregnancy and its possible relationship to the generalized Schwartzman phenomenon.Am.J.Obst.and Gynec., 66: 507, 1953.5.W.F.MEUGERT et Coll.: Observations on the pathogenesis of premature separation of the normally implanted placenta.Am.J.Obst.and Gyrec., 66: 1104, 1953.6.E.NOVAK: Gynecological and obstetrical pathology.3e édit., p.554.7.E.W.PAGE et Coll.: Abruptio placentae.Obst.and Gynec., 3: 385, 1954.8.D.E.REID et Coll.: Intravascular clotting and afibrinogenemia, the presumptive lethal factors in the syndrome of amniotic fluid embolism.Am.J.Obst.and Gynec., 66: 465, 1953.9.D.E.REID et Coll.: Incoagulable blood in severe premature separation of the placenta.A method of management.Am.J.Obst.and Gynec., 66: 475, 1953.10.D.E.REID et Coll.: Maternal afibrinogenemia associated with long standing intra uterine fetal death.Am.J.Obst.and Gynec., 66: 50.1953.11.C.L.SCHNEIDER: \u201cFibrin embolism\u201d .(disseminated intra-vascular coagulation) with definition as one of the end results during Placenta abruptio.Surg., Gynec.and Obst.92: 27.1951.12.C.L.SCHNEIDER: Obstetric shock, some interdependent problem of coagulation.Obst.and Gynec., 4: 273, 1954.13.C.L.SCHNEIDER: Abruptio placentae after fetal death in utero.Am.J.Obst.and Gynec., 3: 321, 1953.14.Surgical Clirics of North America.\u2014 Symposium on obstetrics and gynecology.P.21 et 101, fév.1953.15.W.E.STUDDIFORD et H.D.WAYNE : Management of premature separation of the placenta.Obst.and Gynec., 4: 418.1953.16.L.I.SEXTON et Coll.: Premature separation of the normally implanted placenta.Am.J.Obst.and Gynec., 59: 13, 1950.17.H.J.TATUM: Placental abruption.Obst.and Guynec., 2: 447, 1953.18.I.MacGILLIVRAY et A.D.T.GOWAN: Quelques aspects de l\u2019insuffisance rénale en pratique obstétricale.J.Gyr.Obst.(Brit.Emp.).49: 52- 58 (février) 1952. LES AFFECTIONS DE LA HANCHE CHEZ L\u2019ENFANT' J.ROBICHON, M.D., M.Sc., F.R.C.S.(C.), Université d\u2019Ottawa.L\u2019importance de la pathologie de la hanche chez l\u2019enfant ne peut être reconnue qu\u2019à la lueur de son traitement, si encourageant d\u2019une part, dans les cas diagnostiqués et traités tôt et si désastreux d\u2019autre part, si reconnus une fois qu\u2019un dommage irréparable est établi.Un très grand nombre de boîteux, si l\u2019on peut se servir de l\u2019expression, auraient été préservés de ce malheur si dès leur bas- âge leur médecin les eut fait bénéficier d\u2019un examen complet fait à l\u2019occasion d\u2019une visite pour vaccination ou autre chose.Nul d\u2019entre nous, j'en suis sûr, ne voudrait être responsable de l\u2019invalidité permanente d\u2019un enfant pour ne l\u2019avoir pas examiné au moins sommairement et de n\u2019avoir pas reconnu une malformation congénitale existante.La même chose, il va sans dire, se présente dans les affections de la hanche qui ne sont pas congénitales mais qui reconnues de bonne heure, donnent des résultats très satisfaisants.Les affections de la hanche les plus communes et que nous voulons discuter aujourd\u2019hui sont la luxation congénitale, l\u2019ostéochondrite juvénile, le glissement épiphysaire, et enfin, les syno- vites temporaires ou toxiques.Nous n\u2019avons aucunement la prétention d\u2019apporter dans cette communication quelque chose de nouveau.Nous voulons simplement alder, si possible, le diagnostic précoce de ces conditions qui, comme nous le disions auparavant, comportent un pronostic si encourageant si le diagnostic est fait à temps.Un enfant est amené au bureau pour légère boiterie s\u2019accompagnant ou non de douleurs à la hanche ou au genou.À quoi devrons-nous penser?D'abord, l\u2019âge du patient, sa démarche et son état général nous aiderons à orienter le diagnostic vers une luxation congénitale de 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1954.la hanche, une ostéochondrite ou encore un glissement épiphysaire.Si toutefois l\u2019enfant démontre une réaction systémique, avec tout son prodrome infectieux, tel que température, malaise général, anorexie, il faudra penser à la tuberculose, à l\u2019ostéomyélite, ou encore à une synovite temporaire.Je voudrais dans cette courte communication, aider le médecin à établir un diagnostic provisoire des différentes conditions ci-haut mentionnées.Nous parlerons surtout ici du diagnostic clinique, sans s\u2019attarder à l\u2019étiologie, à la pathologie, à la pathogénie et au traitement, reconnaissant entièrement cependant qu\u2019une telle omission rend la communication forcément incomplète.Qu\u2019il suffise de dire que le but ici est de nous aider à soupçonner ces conditions et non à les résoudre.LUXATION CONGÉNITALE DE LA HANCHE Disons simplement que l\u2019étiologie reste inconnue.Cependant est-il bon de mentionner la possibilité d\u2019hérédité.Au point de vue pathologique, nous aurons: un cotyle peu creux, un pauvre développement de la tête, une antéversion marquée du col, un épaississement marqué de la capsule, une dislocation du bourrelet cotyloïdien.Le résultat de ces anomalies sera la cause d\u2019une implantation imparfaite de la tête dans le cotyle et de là, une instabilité marquée qui mène à la subluxation ou à la luxation vraie.L\u2019enfant nous est amené au bureau souvent parce que la mère a remarqué soit une limitation de mouvement dans une hanche, ou encore un raccourcissement du membre.Parfois l\u2019attention a été portée vers une démarche anormale.La condition générale du patient est très bonne et il y a présence ou non de difformité congénitale associée.Un examen sommaire de ce patient, en position couchée, les hanches et les genoux fléchis à 90° (Fig.1), L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 démontrera du côté luxé ou subluxé une abduction limitée, une mobilité anormale (coup de piston), des plis fessiers et inguinaux augmentés du côté affecté, un raccourcissement apparent de l\u2019extrémité.Une radiographie du pelvis avec les hanches en extension et en position neutre et une autre radiographie avec les hanches en abduction et en flexion (Frog Leg Position) élimineront tout doute sur le diagnostic.Fig.1.\u2014 Les 4 doigts sur les grands Trochanters, cuisses fléchies à 90 degrés et portées en abduction.Noter la limitation de l\u2019abduction du côté droit.Pour ce qui est du traitement, une manipulation suivie d\u2019immobilisation plâtrée suffiront chez l\u2019enfant de moins de 3 à 4 ans.Chez les plus âgés, il faudra recourir à la chirurgie avec des résultats plus ou moins prometteurs.OSTEOCHONDRITE JUVENILE Ici la pathologie est une nécrose ascepti- que de la tête fémorale dont l\u2019étiologie est obscure.Plusieurs théories ont été avancées pour éclairer l\u2019étiologie de cette condition mais les preuves amenées à date sont peu convaincantes.Une incongruité des surfaces articulaires résultera d'un effondrement de l\u2019os sous- chondral et amènera plus tard des lésions d\u2019arthrite dégénérative.L\u2019Âge du patient aidera beaucoup au diagnostic.Ce dernier est amené au bureau pour boiterie, à la fin de la journée, avec présence ou absence de douleurs à la hanche ou au genou.L\u2019examen ne révè- lera.en plusieurs occasions, aucune limitation ROBICHON : AFFECTIONS DE LA HANCHE.597 de mouvement, ceci n\u2019apparaissant souvent que dans des cas plus avancés.Le patient sera dans le groupe d\u2019âge entre 3 et 10 ans et son état général sera satisfaisant.Une radiographie des deux hanches en position antéro- postérieure et latérale démontrera, selon le stage de la maladie, une densité, un appla- tissement de la tête et des zones de décalcification.Une apparence fragmentée de la tête, non accompagnée de densité exagérée, a peu de signification pathologique.Ici le traitement de choix est d'empêcher l'enfant de se porter sur son membre, souvent à l\u2019aide d\u2019une ceinture spéciale.Certains préconisent le repos absolu au lit, d\u2019autres Fig.2.\u2014 Inégalité de hauteur des genoux.Flexion, hanche: 90 degrés; genoux: 90 degrés.Le «coup de piston » doit être examiné dans cette position se servant de la jambe comme levier et poussant et tirant la cuisse de haut en bas.vont jusqu\u2019à faire usage d\u2019une immobilisation plâtrée.Les opinions variées émises au sujet de ces traitements démontrent que nul d\u2019entre eux n\u2019est en tout temps satisfaisant.GLISSEMENT ÉPIPHYSAIRE Une fois de plus, l\u2019étiologie et la pathologie sont très obscures.Cependant il semblerait qu\u2019un déséquilibre entre les hormones de croissance et les hormones sexuelles peut étre la cause du glissement épiphysaire et en explique l'incidence marquée chez les enfants type adiposo-génital ou encore de grande taille et plutôt maigres.L\u2019enfant entre 10 et 15 ans ou plus nous est amené pour légère Soiterie et douleur à la hanche ou au genou.L'histoire 558 ROBICHON : AFFECTIONS DE LA HANCHE.ressemble beaucoup à celle de l\u2019ostéochondrite juvénile mais l\u2019âge-groupe est habituellement différent.À l\u2019examen il y aura possiblement un raccourcissement du membre affecté et presque en tout temps une limitation de rotation interne, ces deux conditions étant causées par le glissement qui se produit en arrière et en bas de la tête fémorale sur le col.Trois différents types se rencontrent dans cette condition.Premièrement la phase qui précède le glissement, dans laquelle les symptômes de douleur et boiterie seront très minimes.À ce stage, la radiographie ne démontrera aucun glissement de la tête sur le col mais seul un aspect flou au niveau de la plaque épiphy- saire.Un deuxième type: glissement chronique où les symptômes de douleur et de limitation de mouvement seront présents et où à la radiographie nous verrons un glissement plus ou moins marqué de la tête sur le col.Un troisième type, c\u2019est-à-dire un glissement aigu, se reconnaîtra par l\u2019histoire.L\u2019enfant nous est amené à la suite d\u2019un accident suivi de douleurs et de limitation de mouvement de la hanche.La radiographie démontrera alors un glissement évident.Le traitement de cette condition différera selon le type mais sera presque exclusivement chirurgical.LA SYNOVITE TEMPORAIRE Cette dernière condition entre dans le groupe des affections à réactions systémiques.Au point de vue pathologique, nous ne rencontrons que les signes de réaction inflammatoire de la synoviale.Le diagnostic différentiel de cette affection devrait être fait à l\u2019aide d\u2019une bonne histoire de cas et du laboratoire.De dire Lucas: «Ce qui différencie les autres affections de la hanche de celle-ci, c\u2019est que la synoviale constitue la maladie dans son entier comparée aux autres lésions de la hanche où la synoviale ne fait que partie du syndrome ».Le patient nous est amené pour douleur aiguë à la hanche depuis 1 ou 2 jours, avec température.L\u2019examen est exceptionnellement difficile puisque l\u2019enfant ne nous permet pas de toucher son membre.La radiographie est L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 négative, sauf pour une ombre capsulaire bombée dans certains cas, due à un excès de liquide dans l\u2019articulation.L\u2019hospitalisation de ce patient sera nécessaire tant pour établir un diagnostic que pour fin d\u2019observation et de traitement.Une synovite temporaire tendra à régresser avec le repos au lit, de même que l\u2019immobilisation et l\u2019articulation pendant 2 semaines environ.Le pronostic dans ce cas est excellent, contrairement aux autres conditions mentionnées.Résumé J\u2019ai voulu aujourd\u2019hui attirer l\u2019attention du médecin sur les différentes affections auxquelles on doit penser chez un enfant qui nous est amené pour légère boiterie, avec ou sans douleur à la hanche ou au genou.J'ai voulu aussi appuyer sur l\u2019importance d\u2019un diagnos- tie précoce de ces différentes affections et sur les résultats si impressionnants qu\u2019un traitement à point peut donner.Ma communication ne me semblerait pas vaine si seulement dans l\u2019avenir on s\u2019efforçait d\u2019éliminer toute condition organique avant de poser un diagnostic «de douleur de croissance ».BIBLIOGRAPHIE Luxation congénitale \u2014 MASSIE et HOWORTH: Journal Bone and Joint, 33A: 190 (janvier) 1951.BADGLEY: Journal Bone and Joint, 31A: 341 (avril) 1949.PONSETTI: Communication personnelle.SEVERIN: Journal Bone and Joint, 32A: 507 (juillet) 1950.Legg Perthe\u2019s (Ostéochondrite juvénile) \u2014 HOWORTH: Journal Bone and Joint, 30A: 601 (juillet) 1948.LUCK: Bone and Joint Diseases.Thomas, édit.Glissement épiphysaire \u2014 HAYMAN et HERNDON: Journal Bone and Joint, 36A: 539 (juin) 1954.HARRIS: Journal Bone and Joint, 32B: 5 (nov.) 1950.CLEVELAND et Coll.: Journal Bone and Joint, 33A: 955 (oct.) 1951.Synovite temporaire \u2014 LUCAS: Instructional Course American Association Orth.Surg.1948. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Bulletin de \"Association des (Médecins de Langue Française du Canada (Fondée à Québec en 1902) VW'Union Médicale du Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 84, No 5 \u2014 Montréal, mai 1955 LES TUMEURS OVARIENNES MASCULINISANTES MM.Pierre Brocq, Claude Rouvil- lois et Pierre Mathet ont fait à ce sujet, à l\u2019Académie de Chirurgie, lors de la séance du 30 juin 1954, une communication qu\u2019il convient de signaler.« Acquisitions récentes sur le diagnostic hormonal, le pronostic et le traitement des tumeurs ovariennes maseuli- nisantes, d\u2019après 204 observations de la littérature mondiale », tel est le titre de cet important travail.Pour tirer des faits les renseignements valables, il fallait bien, vu la rareté de l'affection, reviser les cas rapportés dans tous les pays.C\u2019est ce qui a été fait, depuis l'observation princeps de Ludwig Pick, en 1905, jusqu\u2019à la thèse récente de l\u2019un de ces mêmes auteurs, Pierre Mathet.* Et voici en résumé la leçon que les auteurs dégagent de ces rares observations.En considérant l\u2019âge des malades, on a observé le syndrome virilisant avant 35 ans, dans 67 pour cent des cas; les extrémes sont de 86 ans, rapporté par Sternberg én 1949, et 4 ans, par J.Lévesque en 1953.Dans cette étude détaillée de 158 arrhénoblastomes et de 46 tumeurs vi- 1.Pierre Mathet: Les tumeurs masculinisantes des ovaires.Thése de Paris, 1954.EDITORIAL 559 rilisantes à cellules lipidiques, deux syndromes se distinguent plus ou moins nettement.L'un de déféminisa- tion, avec aménorrhée, atrophie des seins, fonte du pannicule adipeux sous- cutané, l\u2019autre, de masculinisation, caractérisé par l\u2019hirsutisme, la voix de timbre masculin et l\u2019hypertrophie cli- torienne.Un fait particulièrement intéressant c\u2019est que certaines observations contiennent, en outre, des dosages hormonaux.Ainsi, on a relevé 33 dosages des 17 cétostéroïdes urinaires.Dans 21 cas, dont 10 arrhénoblastomes et 11 tumeurs virilisantes à cellules lipidiques, les taux se sont avérés nettement supérieurs à la normale.Dans 9 observations même, un fractionnement physico-chimique des 17-cétostéroïdes, a permis d\u2019individualiser un chromatogramme caractéristique d\u2019une tumeur mas- culinisante de l\u2019ovaire, constitué d\u2019une augmentation des alpha-cétostéroïdes avec élévation du pourcentage des fractions IV et V correspondant à l\u2019androstérone et à l\u2019étiocholanone.A la vérité, il faut bien le reconnaître, sans la chromatographie.le diagnostic clinique entre un syndrome sur- réno-génital et celui de masculinisation ovarien reste impossible, même après urographie et rétropneumo-péritoine.C\u2019est ainsi que Hollet et Holler (1953) convaineus qu\u2019il s'agissait d\u2019un syndrome surréno-génital, mais ne trouvant pas d\u2019hypertrophie glandulaire, pratiquèrent une surrénalectomie totale à droite et subtotale à gauche.Devant l\u2019absence de régression des signes cliniques et le défaut d\u2019abaissement du taux des 17-cétostéroïdes, ils firent une laparotomie exploratrice, pour décou- 560 vrir une petite tumeur de l\u2019ovaire gauche.L\u2019ablation de cette tumeur amena la régression presque totale de tous les signes pathologiques.J.Lévesque et ses collaborateurs (1953) furent plus heureux.Une jeune malade de 4 ans présentait une précocité pseudo-sexu- elle avec augmentation importante de volume d\u2019une surrénale visible sur les radiographies.Ils ne pratiquèrent une chromatographie que pour tenter de préciser la nature hyperplasique ou tumorale de la grosse surrénale.Le chromatogramme cependant s\u2019avéra caractéristique d\u2019une hyperexcrétion urinaire d'androgènes d\u2019origine gonadique.En effet, l\u2019ablation d\u2019une tumeur de l\u2019ovaire du type arrhénoblastome confirma le diagnostic en guérissant la malade.Les auteurs rapportent encore d\u2019autres observations qui ont une même valeur de démonstration.Pour l\u2019étude du pronostic de ces tumeurs, et aussi pour en déterminer le traitement, il est utile de rappeler différents types anatomo-pathologiques, que l\u2019on peut scinder en deux groupes d\u2019inégale importance.Ce sont d\u2019abord les arrhénoblastomes, les plus fréquents \u2014 soit trois fois sur quatre \u2014 puis les tumeurs virilisantes à cellules lipidiques, les plus rares, soit une fois sur quatre.Les arrhénoblastomes présentent des formations très variées.Toutefois, compte tenu de la nécessité d\u2019une concordance anatomo-clinique, il a paru admissible de les classer en deux catégories seulement.La première comportant uniquement les adénomes tubulaires, dont l\u2019individualisation histologique ne présente pratiquement pas de difficultés.Ces tumeurs ne provoquent ÉDITORIAL L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 que rarement la masculinisation clinique.La deuxième catégorie comprend l\u2019ensemble des arrhénoblastomes atypiques, comportant plus ou moins d\u2019éléments tubulaires ou cordonnaux évoquant de près ou de loin l\u2019adénome testiculaire, et s\u2019accompagnant presque toujours d\u2019un syndrome de masculini- sation.Dans le deuxième groupe, celui des tumeurs virilisantes à cellules lipidi- ques, il s'agit habituellement de tumeurs bien encapsulées.La tranche de section est assez souvent d\u2019un beau jaune orangé, et leur histologie est bien connue.L'évolution clinique comparée avec le type anatomo-pathologique de plus de 200 cas de tumeurs masculinisantes de l\u2019ovaire, publiés depuis cinquante ans, constitue un abord sérieux, sem- ble-t-il, au problème du comportement de ces tumeurs.Dans la majorité des cas, l\u2019exérèse de la tumeur masculinisante de l\u2019ovaire est suivie d\u2019une bonne évolution immédiate.Le premier signe favorable est le retour spectaculaire de la menstruation.Puis, plus lentement, la malade verra diminuer la pilosité.Deux signes toutefois ne sont qu\u2019atténués d\u2019après la plupart des observations, ce sont la tonalité grave de la voix et l\u2019hypertrophie du clitoris.Parallèlement à cette reconversion physique, le psychisme se modifie, la malade recouvrant toute sa féminité.Le taux des 17-cétostéroïdes urinaire devient normal en quantité et en composition.Un curetage biopsique de l\u2019endomètre confirmera un fonctionnement hormonale sexuel satisfaisant. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Après l\u2019exérèse d'une tumeur mas- culinisante de l'ovaire, les auteurs ont relevé 47 grossesses.Il existe donc dans ces cas une certaine fertilité dont il faut tenir compte lors du choix du traitement.La récidive est également possible ; en fait, c\u2019est la complication la plus fréquente.Elle est annoncée par un retour de l\u2019aménorrhée, ou la réapparition des signes de masculinisation, ou encore par une nouvelle ascension du taux des 17-cétostéroïdes.Parfois aussi, la tumeur est franchement maligne.Sur 158 observations utilisables d\u2019arrhénoblastomes, les auteurs ont relevé 32 cas malins mortels, soit 21 pour cent environ de mortalité.Sur 46 malades atteintes de tumeurs virilisantes à cellules lipidiques, 5 sont mortes, soit 10 pour cent de mortalité environ.Plus des deux tiers des arrhénoblas- tomes malins sont du type dit atypique indifférencié.Les tumeurs masculinisantes de l'ovaire sont donc des tumeurs à malignité peu fréquente mais possible.En conséquence, on devra également tenir compte de cette notion dans le choix du traitement.Ainsi donc, deux considérations importantes et opposées, pèsent sur la décision du chirurgien.D\u2019abord il s\u2019agit souvent de femmes venues consulter pour stérilité, et très désireuses d\u2019avoir des enfants.Mais, d\u2019un autre côté, la fréquence relative des récidives et l\u2019existence d\u2019une mortalité de 20 p.cent environ, témoigne du potentiel malin de la tumeur masculinisante de l'ovaire.ÉDITORIAL 261 « Toutefois, aprés I\u2019étude de 204 observations, il est apparu aux auteurs qu'un certain nombre de facteurs rendait formelle l\u2019indication d\u2019une hystérectomie totale avec ablation des deux annexes: l° femmes âgées de plus de 30 ans (tout au moins de 40 ans); 2° malformations génitales ou affections utéro-ovariennes associées (un fibrome, par exemple); 3° tumeurs bilatérales; 4° tumeurs envahissant les organes voisins; 5° l\u2019association d\u2019un hydrothorax et d\u2019une ascite.«À l'opposé, l\u2019ovariectomie simple semble l\u2019opération indiquée lorsqu\u2019il I - : ro s'agit d'une femme de 30 ans, désireuse d\u2019avoir des enfants, chez laquelle les organes génitaux sont sains, la tumeur de moyen volume et bien encapsulée.» Mais la constatation d\u2019une récidive, ou d'une métastase, entraînera ipso facto, chaque fois que l\u2019état de la malade et les possibilités locales d\u2019exérèse le permettront, une ablation des récidives et des métastases avec hystéree- tomie totale associée.Si l\u2019hystérectomie totale n\u2019est pas pratiquée, les dangers d\u2019évolution rapide de la maladie après l\u2019hystérectomie totale semblent plus grands.La radiothérapie profonde est indiquée comme moyen complémentaire, et à plus forte raison si l\u2019opération radicale n\u2019a pas été possible.Ainsi, pour la même raison que les auteurs invoquent en faisant une revue générale de la question, c\u2019est-à-dire la rareté des publications en la matière, nous avons voulu faire écho à cette étude très scientifique et vraiment complète des tumeurs masculinisantes de l\u2019ovaire.Rosaire LAUZER. VARIÉTÉS e éd 2 + RÉFLEXIONS SUR LA PRATIQUE DE LA RADIOLOGIE Jean-Louis LEGER, Radiologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).La publication récente, par l\u2019 \u2018American College of Radiology\u201d d\u2019un Guide sur la conduite des radiologistes dans leurs relations avec les hôpitaux (A Guide for conduct of Radiologists in Relationships with Institutions) m\u2019incite aujourd\u2019hui à livrer aux lee- teurs de l\u2019Union Médicale des réflexions personnelles qui voudraient traduire aussi fidèlement que possible mes réactions aux conditions de travail et de vie scientifique oile:- tes aux radiologistes qui se destinent a la pratique hospitalière.La réception de ce pamphlet vient grandement faciliter ma tà- che et j'avoue que je puiserai largement dans cette étude très au point, préparée par des experts en la matière.Ces experts sont tous radiologistes, bien entendu, et ils ont exposé officiellement le point de vue des radiclc- gistes Américains et Canadiens.Ces derniers étaient représentés sur le bureau des Chanceliers par le docteur A.C.Singleton de Toronto.La lecture de cette mise au point officielle par les administrateurs, les radiciogis- tes et tous les médecins devraient aider grandement chacune des parties en cause.Cette commission d\u2019experts établit en tout premier lieu «qu\u2019un service de radiologie dans un hôpital existe d\u2019abord pour le bénéfice des malades de cet hôpital ».Donc, la toute première attention de tout le personnel du service doit être dirigée vers le malade hospitalisé.Il doit être servi d\u2019abord et son hospitalisation ne devrait pas être prolongée par un manque de facilités et une organisation déficiente et défectueuse.Les examens radiologiques demandés devraient alors se faire dans le plus bref délai possible.La rapidité des examens ne devrait jamais cependant en abaisser la qualité ce qui veut dire que le radiologiste n\u2019a pas le droit de négliger ou d\u2019écourter certains examens pour en faire davantage.Les rapports des examens devraient parvenir au médecin rapidement ou du moins le médecin devrait pouvoir consulter le radiologiste aussitôt que possible.Par contre, le médecin de devrait pas avoir le droit d\u2019arrè- ter ou de retarder le processus normal que doit suivre un film pour que l\u2019examen soit terminé.Et l\u2019examen n\u2019est réellement terminé qu\u2019au moment où le radiologiste dicte son rapport.Donc, à moins d\u2019urgence, les médecins ne devraient pas avoir accès au film avant que l'interprétation du radiologiste ne soit dictée et il devrait être interdit qu\u2019un film quitte le département avant cette interprétation.En cas d\u2019urgence cependant tout doit être mis en œuvre pour que les films soient visibles dans les minutes qui suivent l\u2019examen du malade.D\u2019autre part, ce rapport devrait être fait dans la journée même de l\u2019examen, du moins dans la grande majorité des cas, quitte à mettre de côté pour consultation ultérieure un certain nombre d\u2019examens qui peuvent demander plus ample considération.Obtenir une telle célérité exige une organisation simple, mais très efficace et surtout un personnel suffisant et bien entraîné.De grâce, croyons à la discipline et ne cherchons pas à voir nos films n\u2019importe où et n'importe quand.Ce manque de discipline qui fait que l\u2019on vienne s\u2019enquérir d\u2019un examen avant même que le malade ait quitté le département retarde considérablement le travail de tout le personnel et exige d\u2019ailleurs un surplus de personnel qui ne serait pas nécessaire autrement. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Il est absolument nécessaire que le dossier du malade contienne les constatations et les conclusions du radiologiste sur un examen radiologique, qui demeurera toujours une consultation médicale.Ce rapport écrit et signé constitue le document le plus important de l\u2019examen radiologique.Cette interprétation n\u2019exclut jamais la consultation des films par le médecin du malade ou les spécialistes qui peuvent être appelés à donner un avis médical sur la maladie en cause.Il s\u2019agit uniquement de déterminer quand devrait se faire cette consultation.Il faut bien admettre également que le radiologiste profitera grandement de la consultation avec les autres médecins.Ce sont d\u2019ailleurs les échanges continuels d\u2019opinion qui font progresser les connaissances médicales de tous les membres d\u2019un personnel hospitalier et relèvent le niveau scientifique d\u2019un tel groupe médical.Le radiologiste, et par ricochet le malade et l\u2019Hôpital ont tout à gagner dans ces échanges et l'isolement dans une tour d'ivoire ne peut que desservir celui qui le pratique.Les radiologistes dans un hôpital doivent aussi avoir le loisir d\u2019assister à toutes les réunions de service et à toutes les assemblées scientifiques.Ils doivent pouvoir assister sur demande, aux interventions chirurgicales ou aux autopsies de malades qu\u2019ils ont déjà examinés.En effet, tous les membres d\u2019un même hôpital doivent s\u2019éduquer mutuellement.Cette assistance à toutes les réunions demande un personnel plus nombreux, mais c'est la condition essentielle d\u2019un progrès constanr.Pour l\u2019avancement de l\u2019Hôpital, chacun de ses radiologistes doit avoir le temps et des revenus suffisants pour lui permettre d\u2019assister ou de participer au moins à un congrès par année.Tous les spécialistes gagnent énormément à instruire leur radiologiste plutôt qu\u2019à leur cacher leurs connaissances dans le seul but égoïste de pouvoir le prendre en défaut et annoncer triomphalement qu\u2019ils n\u2019ont pas besoin de son rapport.Après tout, un hôpital a le service de radiologie qu\u2019il mérite.LÉGER : PRATIQUE DE LA RADIOLOGIE 563 Il va sans dire que la collaboration du service de radiologie doit être assurée à tout le monde tant au point de vue consultation qu\u2019au point de vue enseignement.La véritable urgence médicale requiert fréquemment des examens aux rayons X et ces examens urgents ne doivent aucunement être négligés du service de Radiologie.Si les radiologistes se croient nécessaires à l\u2019interprétation des films sur semaine, la logique demande qu\u2019ils soient indispensables également la nuit et en fin de semaine.Et voilà une autre bonne raison en faveur d\u2019un personnel suffisant pour répondre à cette exigence pourvu que les abus ou fausses urgences ne soient pas tolérés.C\u2019est l\u2019avis de l\u2019\u201cAmerican College of Radiology\u201d que lorsqu'un radiologiste examine plus de 25 patients par jour, il doit songer à s'associer un autre radiologiste qualifié.Un service de Radiologie dans un grand hôpital général doit donc recruter un grand nombre de radiologistes compétents.Et chacun de ces radiologistes devrait individuellement maîtriser une des spécialités de la médecine ou de la chirurgie.Comme il faut un hématologiste, un endo- crinologiste, un phtisiologue, un gastro- enté- rologue, un cardiologue et un allergiste dans le service de médecine, il faut en radiologie un spécialiste du thorax, un spécialiste du crâne, un spécialiste de l\u2019ostéologie, un spécialiste de la gynécologie, ete, et ceci en plus des spécialistes en radiothérapie qui devraient être également assez nombreux.Cette multiplicité des individus est nécessaire à la pratique moderne de la médecine, pour assurer les meilleurs soins possibles au malade, qui gagnera à se faire examiner ou traiter par le plus compétent.La consultation constante entre les différents radiologistes d\u2019un Hôpital constitue une force et un atout dont personne ne devrait se dispenser par jalousie ou par fierté mal placée.Le Service de radiologie dans un hôpital doit être sur le même pied que les services de médecine ou de chirurgie et son personnel 564 doit être recruté et organisé de la même façon.A ce moment de la discussion, une objection est vite soulevée: Ou trouver les fonds pour payer tous ces spécialistes?\u2014 L\u2019Hôpital en est incapable! Au premier abord, cette objection peut paraître difficile à contourner.Tout peut dépendre justement des relations des radiologistes avec les hôpitaux.Un nouveau radiologiste dans un service déjà en opération amène très vite de l\u2019eau au moulin et le travail supplémentaire qu\u2019il peut accomplir et la clientèle qu\u2019il attire sont suffisants dans la plupart des cas pour payer ses propres honoraires.Et pourquoi ne pas tenter de s\u2019attacher un certain nombre de radiologistes compétents qui gagneraient partiellement leur vie en dehors de l'hôpital et dont le malade pourrait bénéficier.Cette décision démontrerait le grand désintéressement de l\u2019institution pour le plus grand bien des malades de toutes catégories.Une seule condition serait exigée c\u2019est que ces radiologistes consultants seraient toujours disponibles pour une consultation avec le médecin de l\u2019hôpital.De toute façon, un service de radiologie se doit de grandir avec le reste de l'hôpital et son personnel doit s\u2019accroître proportionnellement à l\u2019accroissement du personnel médical.« Le but de ce grand nombre de radiologistes est d\u2019assurer au malade un service radiologique expérimenté plutôt que de tenter d\u2019assurer un service spécialisé par des internes ou des résidents à l\u2019entraînement ».Cette allusion aux résidents m\u2019amène à effleurer leur problème.Le programme de résidence en radiologie ne doit pas être organisé en fonction de l\u2019hôpital, mais bien en fonction de l\u2019étudiant d\u2019abord.Il est évident que les élèves en radiologie peuvent rendre de grands services qui doivent être reconnus, car ils sont même indispensables au bon fonctionnement des différents services.L\u2019on ne doit pas cependant se lancer dans l\u2019enseignement de la radiologie pour les ser- LÉGER: PRATIQUE DE LA RADIOLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 vices immédiats que le résident peut rendre.Le bien de l\u2019élève doit primer toute autre considération et l\u2019un des plus grands services que l\u2019étudiant peut rendre au département.c\u2019est d\u2019apporter un peu de sang nouveau.ll faut aussi savoir inculquer aux plus jeunes, l\u2019ambition de pouvoir pratiquer dans les meilleurs milieux de notre monde plutôt que de les préparer à des situations secondaires.Est-ce que l\u2019attention au malade lospi- talisé dont il était question au tout début doit exclure toute clientèle extérieure?Personne n\u2019osera, j'espère, refuser au radiolog:ste l\u2019opportunité de se faire une clientèle de malades extérieurs, qu\u2019il devra soigner lui-même s\u2019il veut la conserver.La réputation du radiologiste est aussi importante que celle de l\u2019hôpital pour attirer cette clientèle extérieure ou du moins les deux vont de pair et disons que l\u2019une profite à l\u2019autre.Un des devoirs de l\u2019hôpital en ce domaine c\u2019est de fournir des locaux adéquats.Beaucoup d'autorités hospitalières prétendent que la clientèle du service de radiologie appartient à l\u2019Hôpital et non au radiologiste.Cet argument est fondé sur le fait que le radiologiste n\u2019est pas connu du malade qui le consulte.Il en est pourtant ainsi de tous les spécialistes de la médecine ou de la chirurgie.La clientèle du radiologiste lui est référée par ses confrères, et une réputation basée sur la considération de ses confrères, vaut bien celle qui est parfois basée sur la faveur populaire.Il faudrait même dire plus.C\u2019est que l\u2019hôpital peut priver le radiologiste à plein tenips d\u2019une certaine clientèle intéressante pécuniè- rement en inondant son service de cas de dispensaire qui enlèvent littéralement les chaises aux malades privés qui eux connaissent très souvent le radiologiste.Aucun radiologiste ne refusera de faire la charité et de recevoir sa part d\u2019indigents.Il est cependant de son devoir d\u2019équilibrer le budget et d\u2019assurer une juste proportion des malades payants et non payants.Le radiologiste est responsable de tous les examens et traitements radiologiques qui se L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 font dans l'hôpital.Son contrôle doit être aussi absolu que celui du chirurgien sur les actes chirurgicaux.La radiologie est la spécialité médicale qui s\u2019occupe de l\u2019application diagnostique et thérapeutique de l\u2019énergie radiante ou ionisante.Cette énergie radiante prend la forme de rayons X, de radium et d\u2019isotopes radic- actifs.L\u2019électrologie est déjà pratiquement abandonnée de la majorité des radiologistes.Le radiologiste dans un hôpital doit donc à cause de la définition de sa spécialité, avoir le contrôle immédiat de toutes ces applications, même si pour des raisons de circonstances, l\u2019application directe n\u2019est pas faite par lui.Il s\u2019agit de reconnaître ou de ne pas reconnaître la radiologie comme une spécialité.Et je ne crois pas que ce serait uu progrès que de ne pas l\u2019accepter comme un tout et surtout le malade y perdrait beaucoup.Seuls ceux qui travaillent dans un service de radiologie en connaissent les rouages intimes et sont à même de pouvoir décider quels appareils conviennent au travail qu\u2019ils seront appelés à exécuter eux-mêmes.Il paraît donc impérieux de consulter les radiologistes dans l\u2019élaboration d\u2019un plan pour un service de radiologie.Le choix du radiologiste est à mon avis plus important que le choix du vendeur de l\u2019appareil.La pratique de la radiologie est la pratique de la médecine sous un de ses plus beaux aspects.« Les honoraires pour des services radiologiques sont des honoraires professionnels» et devraient donc appartenir au radiologiste.Il me faut ici citer textuellement I\u2019 \u201cAmerican College of Radiology\u201d, tant le sujet peut paraitre controversé.« Le revenu d\u2019un département doit couvrir le coût d\u2019opération et assurer le paiement du personnel médical », ce qui revient à dire que -le coût d\u2019un examen radiologique a été fixé pour payer les honoraires professionnels des radiologistes et défrayer les dépenses administratives en personnel technique et clérical et assurer l\u2019opération et l\u2019entretien du matériel et le renouvellement de l\u2019appareillage.LÉGER: PRATIQUE DE LA RADIOLOGIE 565 D'après 1\u2019 \u201cAmerican College of Radiology\u201d, le radiologiste lui-même, doit percevoir ses honoraires et remettre à l\u2019hôpital une partie du coût de l\u2019examen de préférence sous forme de location du département et des appareils s\u2019il n\u2019en est pas le propriétaire.Le radiologiste devient alors responsable de son personnel et du matériel d\u2019opération.Il lui est ainsi beaucoup plus facile de conduire un personnel qui dépend de lui plutôt que d\u2019une tierce personne qui souvent ne peut pas comprendre ses problèmes, malgré toute la bonne volonté du monde, à cause de la conmiplexité d\u2019une organisation radiologique.C\u2019est l\u2019expérience des américains qu'un service de radiologie devient ainsi plus efficace et cette efficacité doit surtout servir le malade.Le radiologiste à salaire pourra difficilement suivre le progrès et répondre aux exigences croissantes de son service dans un milieu hospitalier.Après une première phase d\u2019enthousiasme, il sera nécessairement tenter d\u2019envisager le malade ou même le médecin comme un importun qui vient le déranger dans sa routine alors qu\u2019il devrait regarder un examen supplémentaire comme un service à rendre pour lequel il peut espérer parfois recevoir plus que de la considération.Il devrait aussi pouvoir accueillir son confrère comme un égal qui a confiance que son malade sera bien traité, et de qui il dépend pour bâtir sa clientèle et sa renommée.Le Service de radiologie doit contribuer pour une part à payer un certain pourcentage fixé d\u2019avance des dépenses administratives de l'hôpital, mais le prix de l\u2019examen ou du traitement n\u2019a pas été calculé pour amener un surplus budgétaire et combler les déficits des départements moins payant de l\u2019institution.Pourrait-on supposer que le département qui affiche un surplus est mal administré, parce qu\u2019il demande trop cher pour les services rendus ou encore parce qu\u2019il ne paye pas suffisamment son personnel.En un mot, le surplus s\u2019il en existe un, 566 doit d\u2019abord servir à l\u2019amélioration du service en le rendant plus efficace.Il ne faudrait pas que le lecteur s\u2019imagine que toutes ces opinions émises sont révolutionnaires.Je veux bien en prendre personnellement la responsabilité aujourd\u2019hui.Elles LÉGER : PRATIQUE DE LA RADIOLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 ont cependant été énoncées bien avant moi par beaucoup d\u2019autres personnes plus autorisées.Je ne crois pas l\u2019avoir fait dans un but purement intéressé mais bien pour tenter d'améliorer les relations entre radiologistes, médecins et hôpitaux.L\u2019AVENIR DES HÔPITAUX PRIVÉS Pierre JOBIN, Professeur d\u2019anatomie à l\u2019Université Laval I \u2014 DÉBUT DES HÔPITAUX Si l\u2019on se reporte à trois siècles en arrière, c\u2019est-à-dire au début de la colonie, l\u2019on voit que nos hôpitaux ont été installés dans la plus grande simplicité, pour ne pas dire dans la pauvreté.En effet, le ler août 1639, trois religieuses Augustines hospitalières venant de Dieppe foulent le sol québecois et viennent fonder au nom de la duchesse d\u2019Aiguillon le premier hôpital en terre nord-américaine, l\u2019Hôtel-Dieu de Québec; on les voit s\u2019occuper à panser les Indiens, les soldats français et plus tard anglais, utilisant même, dans les moments tragiques, leurs robes blanches déchirées en lambeaux pour panser les plaies des défenseurs du Cap Diamant.Trois ans plus tard, c\u2019est Jeanne Mance qui quitte Larochelle avec monsieur de Maison- neuve pour atteindre l\u2019île de Montréal après un voyage qui dure un an.Désireuse de se consacrer le plus tôt possible au soin des malades, c\u2019est dans sa propre maison qu\u2019elle reçoit les blessés.En 1644, elle fonde l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal dans une simple maison de bois mesurant 60 pieds par 24 et elle en confie la direction aux Sœurs hospitalières de S.- Joseph qu\u2019elle va chercher à Lafièche, en Anjou.En signe de reconnaissance pour les services rendus, elles reçoivent force prières, beaucoup de gratitude et quelques dons pri- 1.Exposé présenté devant les membres du « Conseil des Hôpitaux de Montréal », réunis en assemblée annuelle au Club Saint-Denis.(Québec).vés de faible importance mais qui sont quand même largement suffisants à la subsistance de la communauté naissante.L\u2019empirisme des méthodes médicales en fait un art subtil beaucoup plus qu\u2019une science rigoureuse.Des moyens de fortune et des formules populaires servent à maintenir les services hospitaliers de ces temps primitifs et héroïques: le musée des antiquités nous montre aujourd\u2019hui des creusets en poterie grossière, des pilons éraflés et des instruments de chirurgie d\u2019une finesse comparable à celle des ustensiles de cuisine.Ces deux institutions ont évolué paralléle- ment au développement de la colonie naissante et ont survécu grace a la charité des hospitalières et à la générosité des médecins.Mais subitement il se produit une telle évolution dans le domaine de l\u2019hospitalisation que tous les concepts antérieurs, et pourtant bien établis, ont été bouleversés.IT \u2014 ESSOR DES HÔPITAUX Les hôpitaux d\u2019aujourd\u2019hui ne ressemblent en ricn aux établissements du début de la colonie: ce sont des institutions immenses qui répondent parfaitement aux exigences matérielles du confort moderne et aux derniers développements scientifiques de la médecine.Si nos hôpitaux canadiens ont subi une évolution si rapide, c\u2019est que la médecine elle- même a fait, en l\u2019espace de 50 ans, des pas de géants; voyez plutôt: avec Pasteur et les L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 microbes, avec Roentgen et les rayons-X, Banting et Best avec l\u2019insuline, Domack les sulfamidés, avec Fleming la pénicilline, etc.la médecine est devenue une science précise et l\u2019hospitalisation une entreprise énorme.Du reste, c\u2019est tout à l'honneur des hôpitaux d\u2019avoir compris la nécessité de suivre les développements de la médecine et de s\u2019y être adaptés si adéquatement; les sciences connexes, à base de chimie et de physique, ont fait naître, à côté des malades, des laboratoires nombreux et compliqués, mais nécessaires.Ces exigences scientifiques sans cesse croissantes, en thérapeutique principalement, s\u2019appliquent à tous les aspects de la médecine: chirurgie, médecine interne et toutes les spécialités; il faut une instrumentation de très grande précision, des laboratoires complexes capables d\u2019évaluer chimiquement et électriquement tous les organes du corps humain, foie, rein, cœur, cerveau, etc.ce qui rend le diagnostic beaucoup plus facile mais en même temps cela demande des installations matérielles très coûteuses pour lesquelles la charité bénévole ne suffit plus; à tel point que l\u2019Etat est obligé de suppléer.Parallèlement à cette facilité du diagnostic, nous avons vu le nombre des malades hospitalisés monter en flèche.Tout compte fait, ce n\u2019est pas seulement la facilité du diagnostic qui a contribué à l\u2019essor des hôpitaux car l\u2019on sait très bien que cette hospitalisation est devenue d\u2019un coût prohibitif pour la grande majorité des gens.Il est inévitable que la haute spécialisation de la pratique de la médecine à l'hôpital ait fait monter les prix de la construction et de l\u2019administration des hôpitaux: le prix de revient d\u2019une journée d\u2019hospitalisation et le prix de la construction pour un lit ont plus que doublé depuis 25 ans.Ce qui a aussi amené la grande demande d\u2019hospitalisation, c\u2019est la mode, l\u2019ambiance, c\u2019est l\u2019ère de sécurité sociale que nous vivons depuis un demi-siècle et qui enveloppe imperceptiblement toutes les classes de la société.Depuis quelques années en effet, nous assistons à une évolution très nette de la JOBIN : AVENIR DES HÔPITAUX PRIVÉS 567 mentalité collective à la recherche d\u2019une plus grande protection des classes moins favorisées de la société.Cette ère de sécurité sociale n\u2019est cependant pas particulière au Canada car elle caractérise toute la civilisation occidentale.C\u2019est ainsi que nous avons vu apparaître graduellement dans notre pays, les allocations familiales, la réhabilitation des prisonniers, des subventions pour les enfants infirmes, les arriérés mentaux, les enfants 1llégitimes, les aveugles, les invalides, etc.Ces mesures de sécurité sociale touchent même la médecine: l\u2019assistance publique (1921), les Accidents du Travail (1928), la tuberculose, les maladies vénériennes, le cancer, l'hygiène mentale, le rhumatisme et toutes les recherches médicales.La médecine participe donc à ces mesures de sécurité sociale et l\u2019on comprend que le peuple demande aux gouvernements la facilité d\u2019accès dans les hôpitaux, car ce sont des endroits confortables où l\u2019on est sûr de pouvoir bénéficier au maximum de tous les bienfaits de la santé.Sans compter que certains organismes d\u2019assurance-maladie ont placé dans beaucoup de contrats d\u2019assurés la condition d\u2019hospitalisation pour pouvoir toucher les prestations de maladie: en d\u2019autres termes, ces organismes paient les frais de maladie à la condition que le malade soit à l'hôp1- tal: ils ne paient pas à domicile ni au bureau.Il est normal, dans ces conditions, de voir les assurés se faire hospitaliser pour la moindre des maladies.Voilà une raison importante de la grande affluence dans les hôpitaux.Mais il en est une de plus grande envergure encore: c\u2019est la protection que les individus ont recherchée spontanément contre le coût de la maladie sous la forme de services médicaux pré-payés.Puisque les services hospitaliers sont devenus prohibitifs pour la plupart des gens, on a cherché dans la formule de l\u2019assurance-groupe un moyen de se procurer à peu de frais les services médicaux et l'hospitalisation en cas de maladie.Cette formule très économique de services médico-hospita- liers pré-payés jouit d\u2019une popularité sans cesse grandissante et c\u2019est tant mieux car, si 568 les individus ne s'organisent pas eux-mêmes, c\u2019est l\u2019Etat qui sera obligé d\u2019y voir: d\u2019ailleurs les gouvernements ont déjà plusieurs demandes à cet effet et nous sommes convaincus que la main-mise de l\u2019Etat sur la maladie et la santé viendrait directement à l\u2019encontre d\u2019une saine médecine.Aussi avons-nous déjà préconisé à l\u2019A.M.L.F.C.les principes de l\u2019assurance-maladie qu\u2019il me plaît de rappeler brièvement.La philosophie nous enseigne le principe de droit naturel que «la santé appartient en premier lieu à l\u2019individu », cf Semaine Sociale de France, 1951, et de Saint-Jean, Canada, 1952.Ensuite 1l découle de la constitution canadienne que les problèmes de santé et de maladie sont d\u2019abord du ressort des provinces, à l\u2019exception des forces armées, des Indiens, des immigrants et des hôpitaux de quarantaine (ef art.91 de l\u2019Acte de l\u2019Amérique du Nord Britannique).Enfin les statistiques, cf 1950, témoignent que 80% des Canadiens n\u2019ont pas par eux- mêmes les moyens de se faire soigner convenablement sans en être gênés (20% d\u2019indigents et 60% à revenus moyens).Par conséquent, il est bon que l\u2019assurance- groupe se répande parce qu\u2019elle coûte bon marché et qu\u2019elle permet à la plus grande partie de la population d\u2019accéder aux bienfaits de la santé.Cette assurance-maladie ainsi comprise doit offrir des services professionnels complets, i.e.des soins médicaux, non seulement à l\u2019hôpital, mais aussi au bureau et à domicile.Quelle garantie morale doit-elle offrir?La médecine et l\u2019hospitalisation ne doivent pas perdre de vue le caractère humain entier, corps et âme, du malade; c\u2019est avec confiance qu'il vient, c\u2019est avec sympathie qu\u2019on doit le recevoir; c\u2019est librement qu\u2019il choisit ses guérisseurs comme il compte foncièrement sur leur discrétion.Aussi, je vous le demande, ne croyez-vous pas que l\u2019on doive exiger le secret professionnel, non seulement des médecins dont c\u2019est le devoir le plus reconnu, mais aussi JOBIN : AVENIR DES HÔPITAUX PRIVÉS L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 des garde-malades à qui il faut enseigner l\u2019observance d\u2019un secret plus strict et surtout des auxiliaires, secrétaires, techniciens et cleres d\u2019administration médico-hospitalière, nouveau-venus dans la profession à la faveur de l'expansion de la médecine et de l\u2019hospitalisation; s\u2019ils partagent avec nous les mêmes privilèges, ils doivent porter les mêmes obligations, i.e.la même observance de la discrétion et du secret professionnel car tout acte médical est la rencontre de deux êtres humains et les intermédiaires sont liés au même titre que le médecin.* * III \u2014 MOYENS D'ASSURER LA SURVIE DES HOPI- TAUX PRIVÉS Aussi l\u2019hôpital et le médecin ont-ils la même vocation: servir, rendre à la société le service de santé qu\u2019elle leur a demandé d\u2019organiser.Ne l\u2019oublions pas, les médecins et les hôpitaux ont partie liée; ils sont solidairement responsables de la santé de la population.Dans la question qui nous occupe, «l'avenir de nos hôpitaux privés », il est bon de se convaincre de cette impérieuse liaison.La survie des hôpitaux privés est intimement liée à la survie et à la liberté de la médecine.Pour y arriver, il faut que vous intéressiez les médecins aux rouages administratifs de vos hôpitaux.Ce n\u2019est pas suffisant de constituer des comités: des malades, des dossiers, des laboratoires, de l\u2019admission des médecins à l\u2019hôpital, des cliniques, des internes, etc, tous comités qui ne regardent que le côté médical de l'hospitalisation car vos médecins demeurent encore dans l'ignorance et le désintéressement des vrais problèmes administratifs.Il faut que vous alliez plus loin, que vous les intégriez dans vos responsabilités administratives vraies; j\u2019oserais même dire qu\u2019ils doivent avoir au moins une idée approximative de vos bilans afin qu\u2019ils se sentent solidairement responsables du fonctionnement financier et qu\u2019ils vous aident à assurer la survie de vos hôpitaux, car si vous continuez ainsi à vous désolidariser les uns des autres, vous n\u2019arrive- L\u2019Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 rez pas à enrayer le flot de la socialisation de la santé.Trop souvent les hôpitaux n\u2019utilisent les médecins que pour mieux servir les intérêts des administrateurs.Trop souvent aussi les médecins utilisent les institutions hospitalières comme les servantes de leur travail médical.Trop souvent les deux, médecins et hôpitaux, oublient le malade et c\u2019est justement lui, le malade, qui se plaint aujourd\u2019hui que les soins de santé sont prohibitifs.C\u2019est le malade en effet qui réclame l'intervention de l\u2019Etat.Dans certains pays l\u2019Etat s'est emparé des médecins et des hôpitaux pour en faire des fonctionnaires publics.Or si, au Canada, ils veulent continuer à exercer librement et pri- vément leur profession, il faut absolument que l\u2019un et l\u2019autre se ressaississent tandis qu\u2019il en est temps encore et se penchent ensemble sur les soucis du malade.Pour atteindre à cette conception humanitaire du malade, il faut que médecins et hôpitaux se rapprochent, se comprennent et s'unissent dans un effort commun.Cette collaboration harmonieuse médico- hospitalière permettra de réussir là où les difficultés paraissent insurmontables; du reste, il y a toujours plus d\u2019idées dans deux têtes que dans une seule.Essayons ensemble d\u2019y voir clair.Lorsqu\u2019un hôpital décide de construire ou de s\u2019agrandir, il est avantageux pour les administrateurs de consulter leurs médecins; j'aime et j'estime les financiers, mais ce sont quand même les médecins qui auront à pratiquer la médecine et ils sont à même d\u2019en connaître les exigences techniques.D\u2019autre part, les nouveaux hôpitaux devraient, tout en évitant le trop grand luxe, augmenter le nombre des chambres plus petites, plus simples, afin de répondre à l\u2019immense demande des salariés moyens qui se sont assurés dans les « services médicaux pré-payés ».Ensuite cette collaboration médico-hospitalière permettra de surveiller et de raccourcir la durée de l\u2019hospitalisation tout en ayant un œil très attentif sur la quantité des examens de laboratoire, car ces examens coûtent cher à la longue.JOBIN : AVENIR DES HÔPITAUX PRIVÉS 569 Mais, s\u2019il est un problème dominant, c\u2019est bien celui de l\u2019admission des malades dans les hôpitaux.Ici la collaboration médico-hospi- talière est particulièrement indiquée pour régler ce problème d\u2019affluence et on peut, je crois, y arriver en prenant les moyens que voici: Vous devez vous employer d\u2019abord à obtenir des sociétés d\u2019assurance-maladie qu\u2019elles accordent des soins médicaux au bureau et à domicile et non pas seulement à l'hôpital; ce serait déjà beaucoup faire pour enrayer le flot des demandes d\u2019hospitalisation.Il faut aussi leur demander d'accorder des prestations pour les frais de diagnostic car beaucoup n\u2019en accordent que pour le traitement; c\u2019est un problème beaucoup plus difficile, j'en conviens, à cause des abus possibles, mais il faudrait y arriver afin de mieux servir la santé publique et réussir à faire de la vraie médecine préventive.Ensuite, vous devez vous organiser pour faire des centres de diagnostic sans hospitaliser vos malades.Pour cela, il suffit d\u2019agrandir vos services de consultations externes et de les organiser, en personnel et en matériel, pour qu\u2019ils donnent des consultations à un beaucoup plus grand nombre de malades; il y à, de par le monde, d\u2019excellentes réalisations de ce genre qui pourraient facilement vous servir d\u2019exemple.De plus, afin de remplir plus complètement votre vocation sociale, afin d\u2019accomplir de façon tangible ce que vous pronez dans vos discours, i.e.que la médecine est un bien publie, vous devez instituer des centres de diagnostic à prix réduits pour les salariés moyens, soit à forfait, ie.un prix fixe et uniforme pour un diagnostic complet, quelle que soit la quantité des examens requis, soit à un fee for service à prix minimum, avec un gros rabais des taux actuels.C\u2019est là une mesure qui peut vous paraître surprenante mais vous n\u2019avez pas le choix: c\u2019est le malade qui la réclame et si vous ne lui répondez pas adéquatement, c\u2019est le gouvernement qui sera obligé d\u2019y voir, et ce sera 570 alors un pas de plus vers l\u2019étatisation de la médecine.D'ailleurs le gouvernement provincial a déja voté, il y a quelques années, une loi pour l\u2019institution de tels centres de diagnostic, dans le but de satisfaire l\u2019opinion publique.Ces centres de diagnostic, le gouvernement peut les monter de toutes pièces: construire les édifices, équiper les laboratoires, ce serait déjà une entreprise d\u2019envergure quoique encore moins difficile que de trouver assez d'hommes compétents qui seraient libres d'accepter immédiatement d\u2019y prendre des fonctions.Mais ces hommes compétents où le gouvernement irait-il les chercher sinon dans vos propres laboratoires d\u2019hôpitaux?La question se résume à ceci: vous avez les laboratoires nécessaires; vous avez les hommes compétents; vous avez déjà une clientèle.Il n\u2019y manque que la réduction des prix qui permettra à une plus grande part de la population d\u2019y avoir accès.C\u2019est la condition nécessaire pour conserver le caractère privé de l\u2019hospitalisation.Ces centres de diagnostic privés aideraient les collaborateurs médico-hospitaliers à atteindre l\u2019idéal de leur vocation sociale.La conscience sociale nous incite d\u2019une part à suivre l\u2019ère de sécurité générale qui prend de plus en plus d\u2019expansion et qui renforce constamment le paternalisme d\u2019état, mais elle nous force par ailleurs de freiner les demandes de plusieurs groupements qui réclament l\u2019étatisation de la médecine.Ce qu\u2019il faut, c\u2019est rendre les services médico-hospitaliers accessibles à un plus grand nombre.Nous avons déjà mentionné l\u2019encouragement que vous devez donner à l\u2019assurance-groupe et nous insistons, car nous y voyons un des moyens les plus efficaces d\u2019étendre les services de la médecine à la société tout entière et de lui faire remplir sa véritable vocation sociale.Ce n\u2019est pas aux médecins ni aux hôpitaux qu\u2019appartient la santé; non, c'est JOBIN : AVENIR DES HÔPITAUX PRIVÉS L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 à la société; c\u2019est en effet la société qui a demandé à quelques-uns de ses membres de se spécialiser dans les soins de la santé car les individus vivant en groupe en ont ressenti les besoins, de même que ce sont les besoins de justice dans la société qui ont fait naître les avocats, comme ce sont les échanges entre les membres de la société qui ont suscité le commerce; ainsi en est-il de toutes les activités sociales.Nos professions ne nous appartiennent pas; elles viennent de la société et doivent retourner en services à la société.Nous sommes quand même des privilégiés d'avoir reçu assez de talent pour pouvoir remplir de si hautes fonctions sociales.Il faut donc tout faire pour étendre les bienfaits de la santé à la plus grande part de la société; l\u2019assurance-groupe, sans but lucratif surtout, étant à la portée de tous, il faut vous employer à la répandre.Conclusions.Voilà les considérations que j'ai cru opportun de vous faire sur le sujet que l\u2019on m'a demandé de traiter devant vous.« La survie de nos hôpitaux privés» est certainement possible, mais à la condition d\u2019assurer la collaboration médico-hospitalière car le sort de l\u2019hôpital est inséparablement uni à celui du médecin.Ensemble, vous pouvez répondre à la grande demande d\u2019hospitalisation en développant dans vos institutions des centres de diagnostic.De plus vous devez encourager les sociétés d\u2019assurance-maladie et tout mettre en œuvre pour que le plus grand nombre possible de vos concitoyens puissent avoir accès, sans en être gênés, aux services hospitaliers et aux soins médicaux.S'il faut à tout prix éviter que la médecine ne devienne étatisée, il faut par contre renforcir en sol la conviction que la médecine traditionnelle, malgré ses récents développements scientifiques, a gardé et doit conserver a jamais son caractère humain et confidentiel. LA MÉDECINE GÉNÉRALE \u2014 SES ASPECTS ADMINISTRATIFS ! J.R.IBBERSON, M.D.(Calgary, Alta).RELATIONS EXTÉRIEURES Les relations extérieures ont fait l\u2019objet de centaines de définitions, soumises par des spécialistes de la profession, tant au Canada qu\u2019aux Etats-Unis.Les trois définitions suivantes ont été choisies comme étant les meilleures: 1.L\u2019art de maintenir une relation de dépendance intime entre la politique de l\u2019entreprise et l\u2019intérêt du public et de faire connaître cette politique aux personnes qu\u2019on veut servir.2.L'art de coordonner une réponse à la demande, de la manière, au moment et à l\u2019endroit les plus opportuns, puis de porter un tel service à l\u2019attention des gens qu\u2019il faut, au moyen des paroles et des images appropriées.3.Une conception foncière, une philosophie qui consiste à faire primer, par une politique de compréhension intelligente et objective, l\u2019intérêt propre du public dans toute décision touchant l\u2019administration de l\u2019entreprise.A vous de faire un choix.Il importe de remarquer que la Parole est aussi nécessaire que l'Action.Appliqué a la profession médicale, ce principe signifierait que l\u2019Action serait du ressort de l\u2019omnipraticien et qu\u2019il appartiendrait au Corps médical, pris dans 1.Les notes suivantes, concernant certains aspects administratifs de l\u2019exercice de la médecine générale, sont extraites d\u2019une série de conférences données aux internes de l\u2019Hôpital Général de Calgary.son ensemble, de porter la bonne Parole.C\u2019est du moins mon avis personnel.CAPACITÉ PERSONNELLE Commercialisée, la médecine perdrait de sa valeur.La médecine n\u2019est pas un affaire au sens purement commercial du mot, et on ne peut permettre qu\u2019elle le devienne.Autre chose est de lui appliquer les principes d\u2019une saine administration.Le malade lui-même s\u2019attend à ce que le médecin traite avec lui comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une affaire.Il est prêt à payer pour les soins qu\u2019il reçoit, dans la limite de ses moyens financiers.Le médecin dont les comptes sont justes et bien tenus ne manquera pas d\u2019inspirer confiance à ses malades.RAPPORTS AVEC LES CONFRÈRES De l\u2019avis général, la personnalité de l\u2019individu joue un rôle non négligeable dans son succès comme médecin.Mais ce succès sera éphémère s\u2019il n\u2019a pas comme base la compétence et le caractère.Dans l\u2019application des connaissances scientifiques, il importe que le médecin, pour le bien de son malade et pour le sien propre, fasse preuve d\u2019individualisme.Il n\u2019en est pas de même dans les relations du médecin avec ses confrères.Le jour où l\u2019on mettait un confrère à la porte est passé depuis longtemps.La concurrence est passée de mode dans ce domaine.Des méthodes de concurrence déloyales ne serviraient qu\u2019à créer un sentiment de méfiance dans l\u2019esprit du public et à jeter le désarroi dans le Corps médical.Il est facile d\u2019abuser d\u2019un confrère, mais à la longue, le médecin qui s\u2019en rend coupable en souffrira autant que l\u2019autre.Le climat d'harmonie qui règne depuis quelques années entre confrères est, à cet égard, des plus encourageants.Il a comme ressorts profonds la sincérité et le désir d\u2019aider le malade. 572 ADMINISTRATION DU BUREAU Les malades sont plus observateurs que les médecins ne le pensent.Il ne sert pas à grand chose pour le médecin, de faire bonne impression sur son patient si cette impression vient à être détruite lorsque le malade vient le consulter au bureau.La plupart des gens commettent l\u2019erreur de ne pas se voir, ni eux ni leur milieu, tels que les gens les voient.Le médecin ne fait pas exception à la règle.La chose qui frappe le plus un malade dans un cabinet de médecin est la propreté et l\u2019ordre qui y règnent.Pour nombre de malades, l\u2019antisepsie va de pair avec une propreté méticuleuse et un ordre parfait.Luxueux ou modeste, le bureau du médecin devrait toujours être disposé en vue du confort du malade et du rendement personnel du praticien.DISPOSITION DES LOCAUX Un bureau de médecin devrait comprendre au minimum une pièce servant de salle d\u2019attente et, éventuellement, de bureau de réception, un cabinet de consultation et, au moins, une salle d\u2019examen et un petit laboratoire.L\u2019expérience a démontré que les omnipraticiens ont souvent besoin de bureaux plus vastes que les spécialistes, sans doute par suite de la diversité plus grande de leur clientèle.Aussi, les médecins qui exercent la médecine générale feront-ils bien de prévoir au moins deux salles d\u2019examen.De cette manière, ils ne perdront pas de temps pendant les séances de déshabillage et d\u2019habillage et ils pourront s'occuper souvent de deux malades à la fois.Bien organisé, un bureau de médecin doit pouvoir fonctionner sans heurt et sans effort apparent.Tout doit marcher promptement.mais sans agitation ni confusion.On évitera à tout pris les bruits inutiles.Un rendezvous non tenu peut être une source de froissement pour le malade.Le médecin devra se dire que le temps des malades, est la plupart du temps, aussi précieux que le sien.Si, pour une raison importante, un rendez-vous ne peut être tenu, le médecin doit à son malade IBBERSON : MÉDECINE GÉNÉRALE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 de le lui faire savoir et de convenir d\u2019un autre rendez-vous.Il peut sembler, inutile de rappeler à un médecin qu\u2019il doit être disponible à tout moment, pourtant beaucoup de jeunes médecins feraient bien de s\u2019en irspi- rer.Le premier geste à poser est évidemment d\u2019avoir quelqu\u2019un sur place qui cherchera à localiser le médecin lorsqu\u2019il est absent du bureau.Que de malades ont été perdus pour le médecin pour s\u2019être attirés cette réponse indifférente: « je ne sais pas.» FICHES MÉDICALES ET HISTOIRES DE CAS Nous trouvons pratiques de conserver les histoires de cas, classées par famille, dans une chemise manille comprenant autant de feuilles munies d\u2019onglets qu\u2019il y a de membres dans la famille.On peut alors d\u2019un coup d\u2019œil se rendre compte des différentes maladies dont ils ont été atteints.Ce même dossier pourra contenir les lettres et les rapports concernant chaque sujet.Cette fiche pourra être tenue par ordre chronologique, correspondant à chaque service rendu: consultation au bureau, visite à domicile, appel téléphonique, entrée à l'hôpital.De nombreux médecins se servent à cette fin de cartes pliées.Ce système présente l'inconvénient de ne pas couvrir tous les mein- bres de la famille et de ne pas permettre le classement d\u2019autres rapports et de la correspondance.Certains spécialistes ont adopté le système de la feuille miméographiée.Peut-être commode dans la spécialité, ce système manque de souplesse pour l\u2019omnipraticien dont la clientèle est composée d\u2019hommes, de femmes et d\u2019enfants et qui s\u2019occupe également de médecine, de chirurgie et d\u2019obstétrique.Un auxiliaire précieux peut être le dictaphone.Son emploi a apporté une amélioration marquée dans la tenue des fiches médicales, sur lesquelles on peut ainsi détailler plus longuement ses impressions.La rédaction manuscrite des fiches interdit évidemment cette abondance de détails.La méthode du dictaphone a cet avantage que l\u2019on peut L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 tenir les fiches à jour immédiatement, :a dictée se faisant d\u2019ordinaire entre les consultations à un moment où le médecin est absolument certain de ses constatations, par exemple de la localisation, droite ou gauche, dune lésion.COMPTABILITÉ Il est sage de retenir les services d'un comptable, en vue d\u2019établir un système pratique de comptabilité.Le médecin ou son assistant pourra ainsi vérifier les comptes mensuels, établir à coup sûr les états de compte, remplir ses feuilles d\u2019impôts, administrer prudemment son affaire en sachant notamment prévoir un agrandissement ou des investissements.On enregistrera toutes les transactions financières de telle manière qu\u2019on puisse procéder à deux vérifications différentes.Un des systèmes les plus simples consiste en une série de fiches comptables imprimées, soit une par patient, portant une colonne débit, une colonne crédit et une colonne solde.On notera sur cette carte, outre le nom du malade, son adresse et le nom de son employeur, la date de chaque visite ou consultation avec le montant dû pour chaque service.On donnera un reçu pour toute somme payée en spécifiant s\u2019il s\u2019agit d'argent liquide, de chèque ou de mandat.Ces reçus seront numérotés.Enfin, on ne manquera pas d\u2019enregistrer journellement dans un grand- livre les dépôts à la banque, l\u2019argent liquide en caisse, les chèques émis et tout autre déboursé, ce livre pouvant être séparé, à la fin du mois, en feuilles synoptiques.ETATS DE COMPTE À intervalle régulier, on enverra un état de compte à tous les patients qui doivent de l\u2019argent.Si les honoraires sont justes et équitables, il n\u2019y a aucune raison de ne pas donner au patient un compte détaillé, pour chaque service rendu.CREDIT Malheureusement, le médecin n\u2019a pas, comme d\u2019autres hommes d\u2019affaires, le moyen de IBBERSON : MÉDECINE GÉNÉRALE 573 limiter le montant du crédit qu\u2019il accorde à ses patients.Il peut cependant se faire une idée du volume de ses créances en dressant chaque mois la liste des comptes recevables et en la répartissant en comptes courants, comptes à 30 jours, à 60 jours, à 90 jours et plus.Il peut, de cette façon, obtenir un chiffre précis et calculer quelle proportion de son crédit total est en compte-courant, à 30 jours, 60 jours, 90 jours et plus.Cette façon de procéder a pour effet de stimuler le zèle de celui qui est chargé du recouvrement des comptes, de donner au médecin une image claire de l\u2019état de ses créances et, par conséquent, de lui permettre de prendre des dispositions pour vivre à l\u2019échelle de ses rentrées.Ce n\u2019est certes pas une tâche aisée de faire rentrer l\u2019argent.C\u2019est avant tout une question de travail ardu, d\u2019insistance et de tact.Pour faire payer des débiteurs, le meilleur moyen est encore de faire valoir les résultats acquis, les services rendus de bonne grâce et de cultiver une atmosphère agréable entre le patient et son médecin.HONORAIRES Il seront toujours conformes aux prix minima établis pour chaque province.Si l\u2019on a consenti à une réduction, il est préférable d\u2019indiquer le montant réel des honoraires normaux et, en dessous, de noter le pourcentage de la réduction accordée, pouvant aller jusqu\u2019à 100%.On peut par exemple, inscrire la mention « Rabais convenu » ou « Rabais dû à des circonstances atténuantes ».Le public est mis ainsi au courant de nos honoraires réguliers.LA GÉRANCE DE LA CLIENTÈLE Le but ultime est de donner au public le meilleur service possible.La chose est d\u2019autant plus aisée que le bureau fonctionne sans à-coups et efficacement et que ceux qui accomplissent leur tâche, soit le médecin et son assistant, aiment leur travail.Nombre de difficultés dont se plaignent nos confrères pourront être évitées par un expédient assez simple qui consiste à éduquer les malades. 574 Essentiellement, ceci revient à montrer au malade les aspects ennuyeux de la pratique médicale, vus de notre côté du pupitre, aussi bien que du leur.Qu\u2019un médecin soit appelé inutilement une heure indue, il fera mieux de répondre l\u2019appel, de remplir son devoir médical, puis ceci fait, il pourra s'asseoir et expliquer poliment au malade pourquoi 1! s\u2019agissait d\u2019un appel inutile.Dès que les gens sauront que vous êtes à leur disposition, ils seront moins enclins à vous déranger pendant vos loisirs, sauf évidemment en cas d\u2019absolue nécessité.* * # LE FONDS D'ÉTABLISSEMENT Dès la création du Collège de Pratique générale, au début de 1954, on se rendit vite compte que la cotisation des membres serait insuffisante pour permettre à l\u2019organisation de vivre et de se développer normalement, durant les premières années de son existence.On décida donc de créer un Fonds d\u2019établissement et le Collège demanda aux donateurs à à IBBERSON : MÉDECINE GÉNÉRALE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 de vouloir bien l\u2019alimenter, fût-ce par des contributions minimes.Il fut également décidé de considérer comme bienfaiteurs du Fonds toute personne y ayant souscrit au moins $100.00 et de leur accorder ultérieurement une reconnaissance convenable pour leur générosité.Au ler avril 1955, 196 médecins avaient ainsi souscrit à ce Fonds, une somme d\u2019envi- ront $15,700.00.Parmi eux, 121 avaient donné chacun $100.00 ou davantage.Quoique reconnaissant la valeur de cet apport, le Conseil du Collège l\u2019estime insuffisant comme base ou comme réserve susceptible de constituer une couverture raisonnable durant les deux ou trois prochaines années.Il demande done à tous les directeurs et membres des chapitres provinciaux de porter les besoins actuels de ce Fonds à la connaissance de toute personne qui pourrait être intéressée à y souscrire.Les contributions au Fonds d\u2019Eta- blissement seront acceptées jusqu\u2019au mois de juin 1955. MÉDECINE INDUSTRIELLE 2-0 0-0 LES PNEUMOCONIOSES SILICOSE ET SIDÉROSE \u2018 Gaétan JARRY, Directeur médical, Institut Bruchési de Montréal, Inc.Il y à un grand nombre de poussières dues à des risques du métier qui peuvent causer l\u2019irritation des poumons ou même des maladies bénignes, mais il n\u2019y a que la silice et l\u2019amiante \u2014 auxquelles on peut maintenant ajouter la béryliose \u2014 qui sont capables de produire une maladie proliférative d'aspect fibro-nodulaire du poumon.Il y a peu de cas de béryliose connus dans la Province de Québec et, dans l\u2019état actuel des choses, l\u2019amian- tose et la silicose sont les deux seules maladies compensables.DÉFINITION Plusieurs définitions ont déjà été proposées pour le terme « silicose », mais celle qui semble la plus adéquate et qui semble mieux définir l\u2019état pathologique de la silicose est celle de L.U.Gardner de Saranac, qui dit: « La silicose définit une maladie des poumons causée par l'inspiration d\u2019air contenant des particules de dioxide de silice à l\u2019état libre, qui est caractérisée anatomiquement par des changements fibro-nodulaires à travers les deux poumons.Ces changements sont démontrables par un examen aux rayons X et par autopsie et peuvent résulter de toute occupation où il y aurait un risque d\u2019inhaler de la poussière de dioxide de silice à l\u2019état libre ».Les effets des poussières de roche et de silice sur le poumon lui-même et leurs effets quand il y a association avec de la tuberculose ont été reconnus depuis des siècles.Ce n\u2019est que relativement récemment que des travaux plus poussés et une connaissance plus approfondie de la maladie silicotique ont été 1.Communication au XXIVe Congrès de l\u2019A.M.L.F.C., Ottawa-Hull, septembre 1954.mis en évidence.C\u2019est en Afrique du Sud surtout, où vers 1900 on a entrepris de faire l\u2019examen systématique de 3 000 perforeurs \u2014 dont un très grand nombre a été radiographié même à cette ère relativement nouvelle des rayons X \u2014 que des travaux de base ont été établis.Depuis ce temps, tous les pays et toutes les industries comportant des risques industriels au point de vue silicose et amian- tose ont établi des standards de diagnostic et des mesures de sécurité ont été prises afin de maintenir la concentration de l\u2019air à un niveau aussi bas que possible.Des lois ont été établies dans tous ces pays ainsi que la compensation quand la maladie devenait manifeste et causait une certaine incapacité.Voici la définition de la pneumoconiose aux termes de l\u2019article 106 de la Loi des Accidents du Travail de la Province de Québec, tel que revisé en 1947: Article 106 1 \u2014 Le mot pneumoconiose désigne un état pathologique des poumons du à l\u2019inhalation d\u2019air chargé de poussières siliceuses, caractérisé anatomiquement par des changements fibreux généralisés dans les deux poumons; ce mot comprend notamment les maladies connues sous le nom de silicose et d\u2019amiantose.2 \u2014 Quant à l\u2019expression de poussières siliceuses, elle désigne la poussière de silice ou d\u2019autres composés de silicum, y compris l\u2019amiante.L'article 107 de La Loi indique que pour que la pneumoconiose puisse être considérée comme maladie industrielle au sens de la présente Loi, il faut que l\u2019ouvrier ait été effectivement exposé à l\u2019inhalation de poussières 576 siliceuses au cours de son emploi dans la province pendant des périodes dont la durée totale s\u2019élève à au moins cinq ans.De plus, toujours selon La Loi des Accidents du Travail, l\u2019ouvrier qui a cessé d\u2019être ordinairement et régulièrement employé dans une industrie où il pouvait être exposé à l\u2019inhalation des poussières de silice doit produire sa réclamation en dedans de 5 ans de la date où il a quitté son emploi.Cependant, la Commission se réserve le droit, lorsque la justice l\u2019exige, d\u2019accueillir des réclamations même après le délai de 5 ans si la maladie n\u2019est pas compliquée.Des définitions qui ont été données précé- deniment découlent deux faits qui sont la base même du diagnostic: \u2014 Il faut d\u2019abord qu'il y ait eu exposition et ensuite qu'il y ait eu de la silice.Trop fréquemment, des médecins bien inspirés mais qui n\u2019ont pas l'expérience suffisante portent un diagnostic de silicose sur un cliché radiologique seulement, sans savoir si le patient a bien été exposé à des poussières siliceuscs et non à d\u2019autres types de poussières qui pourraient donner des images radiologiques anormales sans que toutefois il y ait à proprement parler de pathologie pulmonaire; je pense surtout en ce moment à la sidérose.Trop fréquemment, tant aux cliniques qu\u2019au Comité de Silicose, on nous réfère des cas de sidérose pour appréciation, en demandant de faire une expertise au sujet d\u2019une compensation.À ce moment-là, il est déjà trop tard et le tort est fait à l\u2019ouvrier chez qui l\u2019on a créé l\u2019impression qu\u2019il était malade et que sa maladie était causée par son emploi.Gardner et ses associés ont démontré que la silicose est susceptible de se développer seulement quand il y a inhalation de particules de silice plus petites que dix microns \u2014 et plus particulièrement quand elles sont plus petites que trois microns.Pour causer un état pathologique, cette inhalation doit avoir eu lieu pendant une durée de 2 à 25 ans, mais en moyenne 10 ans.L'action spécifique de la silice libre sur le tissu pulmonaire amène des changements JARRY: PNEUMOCONIOSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 fibreux et nodulaires, lesquels peuvent produire des signes cliniques et radiologiques surtout marqués dans les derniers stages de la maladie.Les premiers signes observés sont d\u2019abord des signes radiologiques qui habituellement apparaissent longtemps avant les manifestations cliniques.Les signes radiologiques pathognomoniques sine qua non, sont la fibro-nodulation.La classification de la silicose la plus communément admise est celle de Sampson: Classification de Sampson N Poumons normaux P-1 Légère fibrose péribronchique et périvas- culaire.P-2 Fibrose plus marquée (présilicose).S-1 ler degré de nodulation \u2014 nodules 2 mm et moins.S-2 2iéme degré de nodulation \u2014 nodules de 2 à 4 mm.S-3 3ième degré de nodulation \u2014 Nodules de 4 mm et plus.Silicose infectieuse 1 \u2014 Avec tuberculose: ancienne, récente.2 \u2014 Avec infection indéterminée.SYMPTOMES Quant aux symptômes cliniques, ils varieront suivant que l\u2019on a affaire à une silicose simple ou à une silicose associée.Silicose simple Apparaît en premier lieu une dyspnée insidieuse qui progressera avec l'intensité et le degré de la maladie.Puis s\u2019associent des douleurs thoraciques vagues, une toux habituellement sèche, de l\u2019inappétence et perte de poids.Dans les derniers stages, myocardite et enfin le cœur pulmonaire avec ses symptômes habituels.Silicose et tuberculose Quant à la silicose associée, les symptômes varieront selon l\u2019association.La plus commu- L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 ne est assurément la tuberculose et nous aurons alors en plus des symptômes précédents tous ceux que l\u2019on rencontre habituellement dans une tuberculose active et évolutive.Une telle association, va sans dire, rend le pronostic beaucoup plus sévère et la tuberculose en général évolue beaucoup plus rapidement sur un terrain silicotique.En revisant les statistiques de tous les cas compensés par le Comité de Silicose de Montréal depuis sa fondation, il n\u2019y a pas de cas de survie de plus de 7 ans.La moyenne de décès est à 5 ans.Quand il y a association tuberculeuse, la moyenne de survie est encore abrégée.Silicose et hypertension Voilà une association fréquente et qui donne lieu souvent à des problèmes excessivement épineux.L\u2019hypertension essentielle est déjà un problème en soi chez le manœuvre ou l\u2019ouvrier.Elle peut donner lieu à tous les symptômes que l\u2019on rencontre en silicose, même si le réclamant ne présente aucune no- dulation radiologique.La fibrose pulmonaire est presque toujours présente, mais l\u2019absence de nodulation permet d\u2019éliminer la présence de silicose.Si toutefois la nodulation existe, permettant d'affirmer la présence de silicose, il reste à déterminer quelle incapacité il y a, à laquelle des deux entités pathologiques elle est due ou quelle est la part de chacune.Dans de tels cas, les examens cliniques radiologiques et les examens de laboratoire usuels ne suffisent pas.Il faut avoir recours aux tests physiologiques, respiratoires, cardiaques, et nous avons la bonne fortune pour cela d\u2019avoir à notre disposition à Montréal l\u2019Institut Lavoisier sous l\u2019habile direction du Dr Fernand Grégoire.Nous aurons là une réponse catégorique qui sera de nature à donner satisfaction à tous les partis intéressés.Conditions pouvant simuler la silicose Comme je l\u2019ai dit au début, il n\u2019y a que deux substances qui peuvent définitivement JARRY: PNEUMOCONIOSES S77 causer une fibrose nodulaire pathologique du poumon: ce sont la silice et asbestos.Il y a cependant d\u2019autres conditions qui peuvent produire des images radiologiques anormales simulant étrangement la silicose.Parmi ces conditions, il y a la tuberculose miliaire, les infections à mycoses plus particulièrement l\u2019aspergillose et la moniliose.Un examen et une histoire de travail minutieux permettront de faire le diagnostie ou d\u2019éliminer ces dernières maladies.SIDÉROSE Mais c\u2019est la sidérose et la fausse nodula- tion des soudeurs et chauffeurs de fonderies qui porteront le plus à confusion.Les radiographies anormales simulant la nodulation silicotique sont produites par un dépôt de particules d\u2019acier dans les poumons.Ces poussières d\u2019acier sont des corps inertes radio- opaques et n\u2019ont pas de caractère pathologique.Elles sont en somme aux poumons ce que sont à la peau les pigments coloriés du tatouage.Ici encore l\u2019histoire du travail aidera énormément dans le diagnostic différentiel.Il est généralement admis que dans la sidérose et les pneumoconioses bénignes, les images radiologiques anormales apparaissent beaucoup plus hâtivement, soit au bout de deux à trois ans, tandis que comme l\u2019a démontré Gardner il faut une exposition moyenne de dix ans pour causer la silicose, bien qu\u2019il y ait quelques exceptions pour confirmer la règle comme ce fut le cas en particulier pour St-Rémi d\u2019Amherst, à cause de l\u2019intensité de la concentration de poussières de silice.CONCENTRATION En plus de l\u2019exposition, il faut tenir compte du facteur concentration, tant dans la silicose que dans la sidérose et les autres pneumoconioses.Par leurs expériences sur les animaux comme par les analyses faites des concentrations de poussières dans diverses indus- 578 tries, Gardner de Saranac et Hamelin de Chicago ont démontré que les particules nocives de poussières doivent être plus petites que 10 microns et que leur nocivité est proportionnelle à leur petit volume et à l\u2019intensité de la concentration.Depuis quelques années, des études de plus en plus poussées ont apporté énormément de lumière sur les maladies pulmonaires industrielles, particulièrement les symposiums qui ont lieu à intervalles réguliers à Saranac Lake où les hygiénistes et les médecins industriels apportent le résultat de leurs observations et expériences personnelles.Les compagnies et les industries ont compris qu\u2019il y allait de leur intérêt tout autant que de celui de l\u2019employé et ont favorisé et aidé financièrement ces études en collaboration avec les organismes de Santé et d\u2019Hygiène.De sorte qu\u2019aujourd\u2019hui, des mesures préventives et des standards de protection ont été établis dans la plupart des pays et des provinces; ces standards se rapprochent sensiblement les uns des autres comme le montreront les clichés.Les erreurs de diagnostic ne sont pas à l\u2019avantage de l\u2019ouvrier et lui sont aussi dommageables qu\u2019au patron.Les unions et les employeurs devraient réaliser qu\u2019il y va de leur intérêt réciproque d\u2019en arriver à une appréciation aussi adéquate que possible de la condition pulmonaire de l\u2019ouvrier.Il est naturel et il n\u2019y a pas l\u2019ombre d\u2019un doute que c\u2019est un grand soulagement pour un employé de se faire dire que les images anormales constatées à la radiographie ne sont pas dommageables à sa santé et n\u2019ont pas plus d\u2019effets nocifs qu\u2019un tatouage sur la peau.Il sera satisfait et rassuré de savoir que son statut d\u2019employé n\u2019est nullement affecté et qu\u2019il pourra bénéficier des avantages que lui confèrent de nombreuses années de service.TRAITEMENT ET DIRECTIVES Quant au traitement de ces différentes conditions pulmonaires industrielles, 11 consiste JARRY: PNEUMOCONIOSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 surtout en des mesures hygiéniques et prophylactiques.L\u2019Etat et les organismes de Santé y pourvoient par des règlements et des Lois et rencontrent habituellement la coopération des employeurs qui y voient leur intérêt autant que celui de l\u2019employé.Dans la Province de Québec, la concentration permise de silice libre ne doit pas être de plus de cinq millions de particules par pied cube d'air.Voici un tableau comparatif des concentrations permises dans différents pays ou provinces: CONCENTRATION DE POUSSIÈRE DE SILICE PERMISE (haute teneur) Millions de particules par pied cube Québec 5 Ontario (Mines d\u2019or) 8,5 Sud Afrique 4,5 Australie 6 Etats-Unis 5 Les directives à donner à l\u2019employé devant une image anormale dépendront d\u2019un grand nombre de facteurs dont les principaux sont: l\u2019emploi, l\u2019âge, le temps d\u2019exposition, l\u2019état général et les conditions associées.Par exemple chez un ouvrier dans la cinquantaine qui a été exposé pendant une vingtaine d\u2019années, il n\u2019y a pas lieu nécessairement \u2014 même en présence d\u2019une radiographie positive \u2014 de faire changer d\u2019emploi si l\u2019épreuve de tolérance est bonne.D\u2019abord l\u2019ouvrier y perdra en gages, sera mécontent et deviendra inquiet au sujet de sa santé.De plus, une des caractéristiques de la silicose, est que la maladie continuera d\u2019évoluer insidieusement même en dehors de l\u2019exposition.Mieux vaut donc le laisser à son emploi, puisqu\u2019il est satisfait de son sort, tout en exerçant une surveillance clinique et radiologique périodiquement.Les directives seront bien différentes par contre chez un ouvrier encore jeune, avec peu L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 de temps d\u2019exposition.Quant au traitement à proprement parler, il est symptomatique tout au plus.ALUMINIUM Et que dire du traitement par l\u2019aluminium?Ce mode de traitement a été fort discuté de toutes parts depuis les démonstrations de Denny, Robson et Irwin à l\u2019Institut Banting de Toronto en 1936.On avait alors démontré que les fines particules d\u2019aluminium avaient une action inhibitrice sur la silice dans les poumons d\u2019animaux de laboratoire.Pendant des années, on a alors essayé de faire inhaler des poussières d\u2019aluminium aux employés de diverses industries, par des procédés différents.Les résultats, sans être véritablement contradictoires, ne sont pas du tout concluants JARRY: PNEUMOCONIOSES 579 tant en ce qui concerne le traitement par lui- même que la prophylaxie.Si l\u2019on tient compte du fait que la silicose ne se développe que lentement et après de nombreuses années d\u2019exposition, ce n\u2019est que l\u2019élément « temps » qui permettra de conclure à l\u2019efficacité de cette méthode prophylactique.Résumé 1 \u2014 Il n\u2019y a que la silice et l\u2019asbestos qui peuvent causer une fibro-nodulation pathologique.2 \u2014 De nombreuses conditions pulmonaires peuvent simuler la silicose.3 \u2014 Problème social, hygiénique et médical qui peut être facilement contrôlé et résolu par collaboration des unions, des employeurs, des organismes d\u2019hygiène et des médecins. MÉDECINE ET CHIRURGIE PRATIQUES ee.0-0\" L\u2019 INFILTRATION STELLAIRE LES TECHNIQUES \u2014 LES INDICATIONS ET SES RESULTATS Georges-Albert CLOUTIER, Anesthésiologiste à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).L\u2019infiltration stellaire connaît actuellement, une vogue qui l\u2019expose à quelques excès.À vrai dire, elle a tant d\u2019indications, elle a donné tant de résultats extraordinaires, qu\u2019on ne saurait critiquer ceux qui l\u2019emploient un peu avantureusement, pourvu que l\u2019on ait un diagnostic précis et une réelle expérience technique.Mais tout justement parce qu'il en est ainsi, il est nécessaire que l\u2019un de ceux qui bénéficient d\u2019une large pratique en la matière fasse le bilan de cette méthode.Il semble, d\u2019après plusieurs auteurs, que l\u2019on aurait dû depuis bien longtemps songer à porter un anesthésique au contact des ganglions pervertébraux pour voir la suppression momentanée de leur activité synaptique, notamment chez les malades porteurs de syndromes vaso-constricteurs.Mais, il y a vingt- cinq ans, personne ne songeait au rôle du sympathique dans la pathologie.Malgré les essais répétés de Jaboulay, de Jonnesco, de Laignel Lavastine, on ne s\u2019était pas rendu compte que la réaction végétative est un des éléments essentiels de la construction pathologique, un élément réversible, donc soumis à la thérapeutique.D\u2019après Arnulf qui s\u2019efforçait de démontrer cette vérité, personne n\u2019en avait cure.On ne songeait même pas que, dans le complexe des effets physiologiques de la rachianesthésie, il était possible d\u2019isoler une composante sympathique avec son action sur l'intestin et sur la vaso-motricité périphérique.On constatait des phénomènes sans se demander le pourquoi et le comment.En 1925, Fontaine et Leriche, ayant injecté le stellaire mis à nu au cours d\u2019une opération pour angine, virent la novocaïne provoquer une paralysie de la vaso-constriction dans un large territoire et calmer la douleur de la crise.C\u2019est ainsi que l\u2019infiltration stellaire devint une méthode générale de traitement destiné à agir par le détour de la vaso-motricité sur les phénomènes douloureux, trophiques et sur les déséquilibres moteurs fonctionnels.À l\u2019usage, la novocaïne et ses analogues, à condition d\u2019injections répétées, se comportaient comme des sympathicolytiques aisément maniables.Les infiltrations anesthésiques de la chaîne sympathique prennent de jour en jour une place plus grande dans la pratique et rendent de grands services dans le traitement de nombreuses affections.Parmi celles que l\u2019on pratique le plus couramment, est l\u2019infiltration du ganglion sympathique cervical inférieur au ganglion stellaire.L\u2019infiltration stellaire nécessite une connaissance très précise de l\u2019anatomie du creux sus-claviculaire, de la topographie et des rapports du ganglion étoilé.Permettez-moi de rappeler les notions essentielles nécessaires à l\u2019infiltration.Le ganglion stellaire est formé par l\u2019union du ganglion sympathique cervical inférieur et du premier ganglion thoracique; exceptionnellement, le deuxième thoracique est aussi accolé.La participation du premier thoracique explique déjà sa situation très basse dans le cou, à cheval sur le thorax.Ainsi formé, le ganglion stellaire comprend deux parties: le ganglion intermédiaire et le ganglion étoilé proprement dit.Ces deux parties sont séparées par l\u2019artère vertébrale et unies par des filets nerveux qui la contournent de chaque L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 côté.Mais le tout ne forme qu\u2019un seul bloc que le liquide anesthésique pourra atteindre en masse.Le ganglion présente de nombreuses branches qui expliquent l\u2019étendue et la répartition des effets de l\u2019infiltration.On trouve: a) Le cordon sympathique cervical qui le relie au ganglion moyen et au ganglion supérieur; b) Le cordon sympathique dorsal qui le relie à la chaîne thoracique; c) Les rami communicants pour le plexus brachial qui se rendent aux racines C6, C7, C8 et D1; d) Le nerf vertébral qui donne des rameaux à C5, C6, C7 et parfois à C4, et à C8 et à l\u2019artère vertébrale; e) Des anastomases avec le phrénique et le pneumo-gastrique; f) Des branches vasculaires directes pour la sous-clavière et la portion initiale de l\u2019artère axillaire; g) Des branches viscérales thoraciques tels que pour: l\u2019æsophage, la trachée, le dôme pleural, le hile pulmonaire et le nerf cardiaque inférieur qui va contribuer à former le plexus cardiaque.Le ganglion stellaire se trouve au fond du creux sus-claviculaire dans la fossette sus- rétro-pleurale, c\u2019est-à-dire dans l\u2019angle costo- vertébral en arrière du dôme pleural et là il contracte des rapports avec: 1.un plan osseux; 2.un plan nerveux; 3.un plan pleural; 1.Pour ce qui regarde le plan osseux, le ganglion stellaire se projette entre la première et la deuxième côte.Son pôle inférieur atteint à peine le bord supérieur de la première côte.De profil, il apparaît nettement en avant des vertèbres et on le voit se continuer par la chaîne thoracique, laquelle vient très rapidement s\u2019accoler à la face latérale des vertèbres dorsales.Par rapport à la clavicule, le stellaire est situé à environ 2em au-dessus du bord infé- CLOUTIER : INFILTRATION STELLAIRE 581 rieur de son tiers interne.Il s'ensuit qu\u2019il est thoracique par ses rapports vertébraux et bien cervical par ses rapports aux téguments du creux sus-claviculaire.2.Par rapport avec le plan nerveux, le stellaire est situé en avant des deux dernières racines du plexus brachial, la huitième paire cervicale et la première paire dorsale.La piqûre de ces racines doit être évitée à tout prix, car elle est très douloureuse et peut laisser persister des algies et même des paralysies.3.Par rapport au plan vasculaire, il y a: a) l'artère sous-clavière qui décrit sa courbe en avant du ganglion et au-dessus du dôme pleural, d\u2019où la gêne qui existe avec la méthode antérieure.La sous-clavière donne trois branches qui intéressent le stellaire: la thyroïdienne inférieure; l\u2019intercostale supérieure et la vertébrale qui est le rapport vasculaire le plus important, étant donné qu\u2019elle est en contact intime avec lui.4.Par rapport avec le dôme pleural, le stellaire repose sur le versant postérieur.Le sommet effleure le bord supérieur de la clavicule et encore, si on prend la voie antérieure, on risque de le blesser, surtout facilement chez les emphysémateux.Tous ces rapports profonds du ganglion stellaire sont couverts par la paroi externe du creux sus-claviculaire, délimitée en bas par la clavicule, en avant par le bord postérieur du sterno-cléido-mastoïdien et en arrière par le bord antérieur du trapèze.Le triangle ainsi formé est traversé en diagonale de haut en bas par la jugulaire externe qui sera un repère précieux, car elle se dessine presque toujours sous la peau.La situation du ganglion stellaire et ses rapports expliquent facilement que l\u2019on ait cherché à l\u2019infiltrer soit par: 1.voie antérieure; 2.voie externe; 3.voie supéro-ex- terne; 4.voie postérieure. 582 INFILTRATION DU STELLAIRE SEUL PAR LA VOIE ANTÉRIEURE PREMIÈRE MÉTHODE DE LERICHE ET FONTAINE.Ce fut la première méthode utilisée et décrite par eux en 1934.a) On repére le milieu de la clavicule et en ce point, rasant le bord inférieur de cet os, on enfonce une aiguille de 8 à 10 em en direction de l\u2019apophyse transverse de la 7e vertèbre cervicale.b) Le contact osseux obtenu, on fait subir à l\u2019aiguille un double mouvement en élevant le pavillon de l\u2019aiguille jusqu\u2019à ce que la pointe ait glissé en bas de la hauteur d\u2019une vertèbre; en même temps le pavillon est dirigé de 30 mm en dehors.À ce moment nous sommes en contact avec le ganglion.Il reste à injecter la solution anesthésique.Inconvénients a) Risque de blesser le dôme pleural et le sommet du poumon, ce qui donnerait, soit un pneumothorax, soit de petites hémoptisies.b) Risque de piquer la sous-clavière, ce qui n\u2019est pas grave même si l\u2019agent anesthésique y est entraîné.c) Risque de piquer la vertébrale et, si l\u2019agent anesthésique y est entraîné, il peut se rendre au bulbe.d) Enfin on peut piquer dans le trou de conjugaison et donner une rachi haute qui peut causer des conséquences funestes.DEUXIÈME MÉTHODE DE LERICHE ET FONTAINE Ceux-ci on décidé de reporter plus haut leur point d\u2019introduction.Le sujet est placé en décubitus horizontal complet sans coussin et la tête légèrement tournée du côté opposé.Le point de piqûre est à deux travers de doigt au-dessus de la clavicule au niveau du bord postérieur du sterno-cléido-mastoïdien, un peu au-dessous de l\u2019angle formé par ce muscle et la jugulaire externe.CLOUTIER : INFILTRATION STELLAIRE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Avant l\u2019infiltration, les doigts doivent sentir le contact osseux pour bien diriger l\u2019aiguille.On enfonce celle-ci perpendiculairement à la peau en visant le plan osseux.Celui-ci étant senti, on injecte la solution après aspiration pour voir s\u2019il n\u2019y a pas de sang qui vient.Avantages de cette méthode: technique facile.On pique assez haut pour éviter le dôme pleural et la sous-clavière et suffisamment en dedans pour éviter les racines du plexus brachial.Elle atteint avec une très grande régularité le ganglion et il est fréquent qu\u2019on le pique directement comme le démontre l\u2019apparition immédiate des tests d\u2019infiltration.C\u2019est la façon d\u2019anesthésier le ganglion seul, sans les ganglions thoraciques hauts.Inconvénients.C\u2019est de passer entre les apophyses transverses.On retire un peu et on pique plus en dedans.La profondeur habituelle chez un sujet moyen est de 4 à 5 em.TROISIÈME MÉTHODE: P.GoINARD LA VOIE EXTERNE DE Elle est facile chez les sujets maigres, mais une fois sur deux nous n\u2019avons pas de résultats parce que les points de repère chez les gras sont très difficiles à trouver.La technique est la suivante: on repère la première côte.On enfonce ensuite une aiguille avec mandrin à mi-hauteur du triangle sous- clavier obliquement à 45° en direction de la première côte afin que le biseau vienne en contact avec la surface de la côte.Après 2 à 3 em, on a le contact osseux, on retire l\u2019aiguille légèrement et on l'incline horizontalement; puis on l\u2019enfonce vers la colonne sans perdre contact avec la côte pour enfin arriver dans le voisinage du ganglion.Avantages Elle conduit sans doute vers le stellaire mais à condition d\u2019avoir contact avec la première côte.On atteint la partie basse du stellaire au contact du col de la première côte et on infiltre souvent la deuxiéme thoracique. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Elle est assez dangereuse pour le dôme pleural et il y a risque de pénétrer dans le trou de conjugaison.QUATRIÈME MÉTHODE: LA VOIE POSTÉRIEURE OU PARAVERTÉBRALE La situation du ganglion stellaire dans la gouttière latérovertébrale en avant du col de la première côte permet d\u2019atteindre celui-ci par voie postérieure en passant au-dessus ou au-dessous de cette première côte.Technique Le malade est assis, la tête légèrement inclinée en avant sans aucune rotation.Le point de piqûre est situé à 2 bons travers de doigt en dehors de la ligne des apophyses épineuses au niveau de la première côte et correspond à une ligne horizontale passant par la pointe de l\u2019apophyse épineuse de la 7e cervicale, i.e.la proéminente.On va passer ainsi dans le premier espace intercostal en dehors de l\u2019apophyse transverse.On peut également passer au-dessus de la côte en piquant un peu plus haut.L\u2019aiguille est enfoncée perpendiculairement à la peau en se dirigeant en dedans.On rencontre l\u2019apophyse transverse ou la côte.Par une légère inclinaison en haut ou en bas, on passe au-dessus ou au-dessous de ce plan osseux et on enfonce l'aiguille de 6 à 8 em et elle vient buter sur la face latérale du corps vertébral.On retire de quelques mm et on injecte.Avantages Elle évite le plan vasculaire et le dôme pleural mais parfois la plèvre est touchée si l\u2019aiguille est trop en dehors.Inconvéments Elle paraît facile mais elle est délicate, car on bute sur un plan osseux et il faut s\u2019y reprendre à plusieurs fois.Elle est souvent douloureuse d\u2019autant plus que la peau est dure à ce niveau.La profondeur exacte est difficile à déterminer.CLOUTIER : INFILTRATION STELLAIRE 583 On peut déclancher une douleur si on am- broche le nerf intercostal et Arnulf dit: «personnellement, cette méthode peu sûre, assez difficile, trop douloureuse que je ne l\u2019emploie presque jamais ».INCIDENTS ET ACCIDENTS DES INFILTRATIONS STELLAIRES a) Piqûres des vaisseaux, ce qui produit des hématomes par la sous-clavière, la vertébrale, la thyroïdienne, l\u2019intercostale supérieure et la jugulaire externe.b) Piqûres de la plèvre.c) Piqûres nerveuses.d) Ponction du trou de conjugaison.e) Accidents mortels.EFFETS GÉNÉRAUX DE L\u2019INFILTRATION STELLAIRE 1.Rôle vaso-moteur par une vaso-dilata- tion dans le territoire qu\u2019il commande.2.Rôle traphique sur les extrémités et sur les phanères.3.Rôle sudoral: supprime la sudation dans le domaine du ganglion.4.Action sur la sensibilité: les sensations tactiles et thermiques restent inchangées, mais l\u2019infiltration apportera une sensation douloureuse dans la partie moyenne de l\u2019omoplate.5.Action sur la motilité volontaire: il existe une certaine paresse des muscles de la face postérieure de l\u2019épaule et du bras.6.Effet sur la circulation cérébrale: vasodilatation.7.Effet sur l\u2019œil: le plus évident est le syndrome de Claude Bernard Horner: ptosis, myosis, enaphtalmie, congestion de la conjone- tive et larmoiements.8.Effets sur l\u2019oreille: elle devient rouge et chaude.9.Effet sur le nez: vaso-dilatation de la muqueuse, d\u2019où sécrétion.10.Effet sur la face: hyperthermie. 584 11.Effet au niveau du cou.12.Effet sur l\u2019appareil respiratoire: soulagement dans les crises d'asthme.13.Effet sur le cœur: par la pneumo-gas- trique, il agit sur le rythme, la pulsation, les coronaires; d\u2019où emploi continuel dans l\u2019angine.INDICATION DE L\u2019INFILTRATION STELLAIRE Elle est utile dans: 1.les troubles de la fonction dudorale: hyperhydiase; 2.les ulcérations atones de la peau, la siléro-dermie; 3.les tétanos à formes chroniques et généralisés; 4.le choc traumatique; 5.les affections cérébrales telles que: épilepsie essentielle, detus apoplectique, hémiplégie à phase aiguë ou chronique; 6.migraines, 7.paralysie faciale périphérique comme l\u2019hémi- spasme facial et les algies faciales; 8.l\u2019ophtalmologie; 9.certains syndromes auriculaires; 10.les affections nasales; 11.les affections laryngées, aphonies réflexes, laryngites tuberculeuses; 12.les affections du cou comme la maladie de Basedaw, torticolis congénital ou aigu; 13.la maladie de Raynaud; CLOUTIER : INFILTRATION STELLAIRE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 14.la gelure des mains; 15.les ligatures artérielles \u2014 afin de l\u2019arrêt circulatoire soudain; 16.l\u2019embolie artérielle; 17.la maladie de Volkmann; 18.l\u2019arthrite du membre supérieur; 19.la phlébite du membre supérieur ainsi que l\u2019œdème et la thrombo-phlébite du même membre (dans ce dernier cas, par effort); 20.la paralysie des nerfs périphériques; la paralysie afrigorée; la paralysie par compression; la paralysie traumatique; la paralysie des plaies; 21.le syndrome douloureux du membre supérieur, comme moignon douloureux; névralgie du zona; névralgie cervico-brachiale; névralgie des cancéreux; névralgie des syndromes osseux.BIBLIOGRAPHIE 1.G.ARNULF : Infiltration stellaire.Masson et Cie, édit, Paris, 1947.2.Gaston LABAT: L\u2019anesthésie régionale, ses techniques et son application clinique.2ème édition revisée avec 367 illustrations originales.W.B.Saunders Co, édit, Philadelphie et Londres, 1930.3.G.P.PITKIN: Conduction anesthesia, 2e édition.Copyright by J.B.Lippincott Co., 1953. ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les analyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus» : nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est hebdomadaire), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Med.Psychol.», 94: 1 (juin) 1938.CHIRURGIE Harris SHUMACKER et Harold KING.\u2014 L'emploi de tubes de plastique flexibles comme succédané de l'aorte.(The Use of Pliable Plastic Tubes as Aortic Substitutes in Man.) \"Surgery, Gynecology and Obstetrics\u201d, 99: 287 (sept.) 1954.Les auteurs rapportent 5 cas d\u2019anévrisme, intéressant la bifurcation de l\u2019aorte, dont on fit l\u2019excision et où on employa comme « greffon » une mince feuille de polythène fusionnée avec deux épaisseurs de tissu de nylon.Ces tubes sont plus faciles à obtenir que les greffons d\u2019aorte lesquels ne servent d\u2019ailleurs que de support et sont éventuellement remplacé par le tissu nouveau venant de l\u2019aorte.Le matériel employé est idéalement flexible et peut être suturé plutôt que ligaturé.Des 5 patients ainsi opérés, 2 succombèrent à des complications mais les autopsies révélèrent que les greffes et les anastomoses étaient en parfaite condition et recouvertes d\u2019une couche mince et lisse de fibrine.Les autres patients sont en excellente condition et ont repris leurs activités.Lise FORTIER.PHTISIOLOGIE William S.CONKLIN.\u2014 Les tendances chirurgicales dans la tuk rculose pulmonaire.(Surgical Trends in Pulmonary Tuberculosis.) \u201cDiseases of Chest\u201d, 27: 147 (fév.) Depuis les quelques dernières années, nous constatons de grands changements, lorsqu\u2019il s\u2019agit de traiter un malade atteint de tuber- © e culose pulmonaire.Ce qui se dit et ce qui se fait aujourd\u2019hui viendrait à l\u2019encontre des opinions émises au cours des années 1930 et même après.À la suite de beaucoup d\u2019autres, l\u2019auteur admet que: « Si le temps a la réputation de guérir toutes les plaies, il risque également de causer du tort à ceux que l\u2019on voudrait continuer à guérir selon les procédés que l\u2019on considère aujourd\u2019hui démodés ».Pour illustrer les nouvelles tendances, 1l est bon de donner les chiffres suivants, 1ls sont éloquents: En 1940, quarante patients ont subi des opérations majeures sur les poumons (0 résection pulmonaire, 20 thoracoplasties) ; En 1944, trente-sept patients ont eu des opérations majeures sur les poumons (16 résections pulmonaires, 57 thoracoplasties).En 1948, soixante-sept patients ont eu des opérations majeures sur les poumons (19 résections pulmonaires, 106 thoracoplasties).En 1952, cent patients ont eu des opérations majeures (fait à noter 85 résections pulmonaires et seulement 13 thoracoplasties).Or, depuis deux ans, le nombre des interventions chirurgicales sur les deux poumons augmente sensiblement.Les traitements nouveaux permettent ces interventions chirurgicales, parce que les complications d\u2019autrefois sont peu fréquentes.Autrefois, il y a quelques 10 ans, c\u2019était le PNO qui était le traitement de choix dans la plupart des cas de T.B.pulmonaire.Aujour- d\u2019hui, c\u2019est plutôt limité.La phrénicectomie, qui n\u2019a jamais été fréquemment employée, se fait de plus en plus rare.Le pneumopéritoine est employé comme préparation à des résections.L\u2019auteur écrit que la thoracoplastie était d\u2019un emploi courant chez les malades porteurs de cavernes, surtout si elles étaient uni- 586 latérales et si le PNO ne pouvait être amorcé.Aujourd\u2019hui, la thoracoplastie vient préparer les voies à la résection, c\u2019est pourquoi cette méthode est rarement employée de nos jours.Certes, il se fait de nombreuses exérèses qui, avec le temps, par la découverte de nouveaux médicaments antimicrobiens spéei- fiques, viennent limiter les interventions chirurgicales actuelles.De plus, ces découvertes et ces interventions jugulent, diminuent l\u2019infection et réalisent une économie très importante pour le malade et pour l\u2019état.Paul-René ARCHAMBAULT.CARDIOLOGIE F.G.FLEISCHNER, W.H.ABELMANN et R.BUKA.\u2014 La valeur de l'électrokymo- graphie auriculaire dans le diagnostic de I'insuffisance mitrale.(The value of the atrial electrokymogram in the diagnosis of mitral requrgitation.) \"'Circulation\u201d, 10: 71 (Guillet) 1954.Il est maintenant important d'indiquer la présence et le degré de régurgitation mitrale depuis l\u2019avènement du traitement chirurgical de la sténose mitrale.Un degré léger ou modéré de régurgitation accompagne souvent une sténose mitrale et n\u2019empêche pas l\u2019amélioration qui suit une commissurotomie.Quelquefois cependant le chirurgien trouve une insuffisance mitrale prédominante là où la clinique avait trouvé une prédominance de la sténose.Les auteurs dans cette communication essaient d\u2019évaluer la fidélité de l\u2019ekg.dans le diagnostic d\u2019insuffisance mitrale.Les observations présentées sont basées sur des patients qui ont été opérés c\u2019est-à-dire qu\u2019elles ont eu une confirmation digitale du diagnostic par le chirurgien.Le tracé ekg d\u2019une oreillette gauche normale consiste dans une élévation lente de la courbe durant la systole ventriculaire, précédée par une onde négative abrupte dans la présystole (contraction auriculaire), interrompue par une onde négative arrondie dans ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 la première partie de la systole (mouvement descendant du plancher auriculo-ventriculai- re).La polarité de l\u2019appareil est arrangée de telle sorte que tout mouvement vers l\u2019extérieur de la silhouette cardiaque s'enregistre par une déflexion positive de la courbe.La courbe typique de l\u2019insuffisance mitrale consiste dans une élévation rapide pendant la contraction isométrique et le début de la systole, suivie par ligne horizontale qui peut être droite, encochée ou convexe et qui dure pendant toute la systole, c\u2019est le plateau systolique positif.L\u2019ouverture de la mitrale est suivie par une chute rapide du tracé.La partie essentielle de l\u2019image consiste dans une montée rapide et précoce de la courbe systolique.Cependant plusieurs rapports ont discrédité la valeur de ce signe et d\u2019après les auteurs 1l est important de procéder au moyen d\u2019une technique bien précise.Ils expliquent leur méthode.1.\u2014 Enregistrement simultané du phono ler et 2e bruit.2.\u2014 La cellule doit être placée avec beaucoup d\u2019attention.3.\u2014 Tracés de l\u2019aorte, de l\u2019artère pulmonaire et des ventricules afin de juger des effets de superposition et de sommation.4.\u2014 \"Tracés à vitesse lente et rapide.5.\u2014 La prise de plusieurs tracés sur le contour auriculaire gauche.6.\u2014 Eviter des tracés où se surperposent des pulsations causées par l'aorte descendante ou les vaisseaux hilaires.Un minimum de six et un maximum de huit courbes furent ainsi enregistrées par les auteurs.Avec cette technique les auteurs étudièrent cinq sujets normaux et quinze avec une pathologie mitrale.Sur ces 15 cas, onze ne présentèrent aucune évidence de régurgitation mitrale par les autres examens.Ces 15 patients furent ensuite opérés et 10 furent de nouveau étudiés après l\u2019opération.Les auteurs décrivent ensuite la technique de lce- ture de l\u2019ekg. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Tous les tracés des patients porteurs de cardiopathie mitrale étaient anormaux.Ceux des patients sans lésion, normaux.Si on accepte l\u2019observation du chirurgien comme juge de la régurgitation mitrale, le diagnostic d\u2019ekg est fidele.Dans les cas ou les patients fibril- laient, l'ekg semble surestimé l\u2019importance de la régurgitation.Après commissurotomie, l\u2019ekg devient normal chez 5 dont 4 avaient montré à l\u2019ekg une insuffisance mitrale avant l\u2019opération.Tracés non changés chez 4.Régurgitation dans 1 cas.Les auteurs concluent qu\u2019avec une technique soignée, l\u2019ekg auriculaire est une aide précieuse dans l\u2019évaluation préopératoire du degré de régurgitation mitrale chez des patients qui ont des lésions mitrales rhumatismales.Paul DAVID.PEDIATRIE H.W.BROWN.\u2014 Le traitement des ascaris lumbricoïdes par la pipérazine.(The treatment of ascaris lumbricoides infections with Piperazine.) \"Journal of Pediatrics\u201d, 45: 419 (octobre) 1954.On a ainsi traité un total de 51 enfants.La dose employée de citrate de pipérazine était basée sur le poids de l\u2019enfant.Il s\u2019agissait d\u2019une dose quotidienne de 5 cc pour un enfant pesant entre 15 et 30 livres, de 10 ce pour tout enfant dont le poids était entre 31 et 60 livres, et de 20 ce pour tout patient au-dessus de 60 livres.Cette dose équivaut respectivement à 0,5, 1,0 et 2,0 gm de l\u2019he- xahydrate de pipérazine.La dose totale quotidienne était fractionnée en 2 doses égales.Résultats Une proportion de 90% des enfants soit 46 ont passé tous leurs ascaris à la suite d\u2019un seul traitement d\u2019une durée variant entre 2 et 5 jours.Le comptage des œufs a montré une réduction de 952% dans l\u2019ensemble des cas.Dans 3 cas cependant le comptage a été réduit même si les enfants n\u2019étaient pas complètement guéris.Dans 2 cas seulement, ANALYSES 587 il ny a pas eu de réduction du comptage des œufs.Le passage des vers chez plusieurs enfants a été observé durant les 2 ou 3 premiers jours du traitement.Le fait que les vers vivants seulement ont été passés peut être significatif.Il est possible que les parasites tués par l\u2019anthelmintique aient été digérés ou décomposés dans l'intestin en libérant des substances toxiques ensuite absorbées par l\u2019hôte.L'auteur reconnaît que sa série est trop petite pour aider à déterminer le nombre exact de jours de traitement nécessaire pour obtenir une guérison dans 100% des cas.L\u2019auteur a obtenu dans les cas rapportés 100% de guérison après 5 jours de traitement, 97% après 4 jours, 98% après 3 jours et 85% après 2 jours.Le traitement a dû être répété après plusieurs semaines chez 4 enfants qui n\u2019avaient pas été guéris la première fois et 3 des 4 ont dès lors été guéris.Le nombre de parasites en cause et le dosage du médicament par unité de poids n\u2019ont en rien influencer les résultats, au contraire.On croît que la location du parasite dans le petit intestin de l\u2019hôte, la présence de certains aliments, ou des taux d\u2019absorption différents du médicament par l\u2019hôte soient des facteurs importants dans les échecs thérapeutiques.Il appert qu\u2019un traitement d\u2019une durée de 5 jours donnera le taux de guérisons le plus élevé sans nécessiter la reprise du traitement plus tard, pour la majorité des cas.Effets secondaires du médicament De grandes quantités de ce médicament ont été employées chez les adultes et les enfants pour le traitement des oxyures.Certains auteurs ont rapporté de rares cas d\u2019urticaire.D\u2019autres mentionnent des étourdissements, manques de coordination, difficultés de l\u2019adaptation de la vision.Les symptômes furent toujours légers et la guérison rapide après cessation du médicament.Ces réactions ont été attribuées à un surdosage qui en certains cas atteignait jusqu\u2019au double de la dose 588 préconisée.L'expérience acquise suggère donc que le traitement de 5 jours dans l\u2019ascariase est non seulement très efficace mais aussi très sûr.Thérèse ROUSSEAU.Sydney S.GILLIS, John M.CRAIG, David Yi-Yung HSIA.\u2014 Ictère par obstruction dans la première enfance.(Prolonged obstructive jaundice in Infancy.) \"Amer.Journal of Dis.of Children\u201d, 88: 285 (septembre) 1954.Dans un article précédent, S.S.Gillis, J.M.Craig et D.Y.Hsia avaient étudié les causes des ictères par obstruction chez les nouveau- nés.Ils en étaient venus à la conclusion que 60% étaient dus à une atrésie des voies biliaires, 15% à une bile épaissie par une érythroblastose fœtale et 25% à une bile épaissie par une cause inconnue.L'article ci-dessous a pour but d\u2019étudier cette dernière catégorie.On semble attribuer à une hépatite néonatale l\u2019épaississement de la bile chez ces enfants.Cette hépatite serait d\u2019origine virale et surviendrait pendant la grossesse en traversant la barrière placentaire.Ce virus serait l\u2019agent de l'hépatite sérique plutôt que celui de l'hépatite infectieuse puisque le premier engendre très peu de réponse de la part de l\u2019organisme contaminé et semble produire des porteurs silencieux.Les symptômes engendrés par cette condition sont les mêmes que dans les atrésies des voiles biliaires et le diagnostic différentiel en est très difficile.Aucun test hépatique n\u2019est fiable, (ils sont généralement négatifs), l\u2019ictère apparaît dans les deux cas entre la naissance et un mois, les selles sont pâles, les urines foncées et on ne trouve pas d\u2019urobilinogène en elles.À l\u2019autopsie, on retrouve toujours chez ces cas un tableau d\u2019hépatite avec cirrhose biliaire plus ou moins prononcée.Le traitement de cette condition est peu connu.Une thérapeutique de support est généralement suffisante.Les canaux biliaires redeviennent perméables presque sans intervention.La cortisone, qui semble être un ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 excellent cholagogue, a produit des rémissions complètes dans certains cas, en un temps beaucoup plus court qu\u2019il n\u2019en faut généralement à la maladie pour guérir seule.En principe, il ne faut pas opérer ces malades, car ils tolèrent assez mal une intervention, mais devant la possibilité d\u2019une cirrhose biliaire éventuelle, secondaire à une atrésie probable, la laparatomie est indiquée.En résumé, la conduite à tenir devant un ictère par obstruction chez un tout jeune enfant est la suivante: attendre jusqu\u2019à l\u2019Âge de trois mois environ, période de temps généralement suffisante pour que, s\u2019il s\u2019agit de bile épaissie, les canaux biliaires redeviennent perméables, et s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019amélioration, pratiquer une laparatomie et tenter une anastomose hépato-duodénale s\u2019il s\u2019agit vraiment d\u2019atrésie des voies biliaires.Guy MORISSETTE.Vincent J.ROUNDS.\u2014 Intoxication par I'aminophylline.(Aminophylline Poisoning.) \"Pediatrics\u201d, 14: 528 (nov.) 1954.En parcourant la littérature médicale on retrouve peu de travaux consacrés aux effets toxiques de l\u2019ammophylline.Or l\u2019aminophyl- line est un médicament employé fort couramment dans la pratique pédiatrique.Le docteur Vincent Rounds rapport six cas d'intoxication par ce médicament, dont un s\u2019est terminé par la mort du patient.Les effets pharmacodynamiques de l\u2019ami- nophylline sont ceux des dérivés xanthiques, qui agissent comme excitants du système nerveux central et comme diurétiques.Mais c\u2019est surtout l\u2019effet de relâchement sur la musculature lisse qui est recherché électivement lors de l\u2019usage de l\u2019aminophylline.L\u2019intoxication peut survenir avec des doses thérapeutiques ou considérées comme telles.Les symptômes observés sont les suivants: céphalée \u2014 agitation \u2014 irritabilité \u2014 convulsions localisées ou généralisées \u2014 spasm® du diaphragme avec arrêt respiratoire \u2014 vomissements et nausées \u2014 hémorragies de la muqueuse gastrique \u2014 albuminurie. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Ses cas rapportés concernent des enfants présentant tous des affections des voies respiratoires telles que l\u2019asthme ou la bron- chiolite et l\u2019aminophylline fut administrée par voie rectale ou intraveineuse dans lc but de faciliter une respiration laborieuse.Très rapidement apparaissent de l\u2019agitation, des vomissements incoercibles devenant sanglants, de l\u2019albuminurie et une déshydratation marquée.On observe parfois des crises convulsives intenses attribuées à un œdè- me cérébral.Le traitement symptomatique et surtout l\u2019arrêt de l\u2019administration de l\u2019a- minophylline sont suivis d\u2019amélioration sauf dans un cas où l'arrêt respiratoire brusque s\u2019est produit après une injection intraveineuse.L\u2019auteur attire l'attention sur le fait que les doses employées couramment chez l\u2019enfant ne diffèrent sensiblement pas de celles que l\u2019on recommande chez l\u2019adulte.En effet l\u2019administration de plusieurs suppositoires de 3 grains 34 par 24 hrs est une chose fréquente.Il faut tenir compte des différences individuelles dans le degré et la vitesse d\u2019absorption, quand l\u2019aminophylline est administrée par voie rectale.L\u2019auteur pense que si le médecin était averti des possibilités des effets toxiques de l\u2019aminophylline, il attribuerait a leur cause réelle certains accidents observés au cours des affections respiratoires traitées par l\u2019a- minophylline.Il serait peut-être utile d\u2019être plus circonspect dans l\u2019usage courant et répété de doses immodérées d\u2019aminophylline chez l\u2019enfant.G.JELIU.R.S.ILLINGSWORTH, M.G.PHILPOTT et J.RENDLE-SHORT.\u2014 Une étude sur l'effet de la diète dans la néphrite aiguë.(A controlled investigation of the effect of a diet on acute nephritis.) \u2018Arch.Dis.Ch.\u201d, 148: 551 (décembre) 1954.Peu d\u2019expériences contrôlées ont été faites sur l\u2019effet de la quantité de protéines dans la diète sur la guérison de la néphrite aiguë.Des expériences faites avec des rats ont dé- ANALYSES 589 montré sans équivoque, l'effet nocif des diètes hautes en protéines.Mais l\u2019être humain n\u2019est pas un rat et quelques études, comprenant peu de sujets humains cependant, ont montré des résultats contraires.L'étude actuelle porte sur quarante-deux (42) cas de glomérulo-néphrite aiguë.Vingt- deux (22) cas ont été traités avec une diète hypoprotéinée (0,3 gramme par livre par jour) et vingt (20) autres cas avec une diète normale (moyenne de 1,23 gramme de protéines par livre par jour).Les deux groupes de malades étaient comparables à tous les points de vue: âge, durée des symptômes, etc.Les autres traitements ont été identiques pour les deux groupes de même que les analyses et les critères de guérison.Il y a eu un décès dans le groupe avec diète contrôlée et aucun dans l\u2019autre groupe.Tous les cas ont été observés pour au moins un an et on n\u2019a remarqué aucune différence statistique entre les deux groupes quant au temps de disparition de l\u2019albuminurie, de l\u2019hématurie, de l'hypertension et de l\u2019azotémie.L\u2019Addis count est aussi redevenu normal dans le même temps, pour les deux groupes.En conclusion, cette étude montre qu'il n\u2019y a pas d'avantages à restreindre l'apport protéiné chez les enfants souffrant de néphrite aiguë.Cependant aucun des malades ne souffrait d\u2019anurie totale et les auteurs sont d\u2019avis qu\u2019un tel malade ne devrait pas être traité avec une diète normale.Luc CHICOINE.NEURO-PSYCHIATRIE P.A.LINDSTROM.\u2014 Irradiation ultrasonique préfrontale.\u2014 Un substitut pour la lobotomie.(Prefrontal ultrasonic irradiation \u2014 A substitute for lobotomy.) \u201c\"A.M.A.Arch.Neurol.Psych.\u201d, 72: 399 (octobre) 1954.L\u2019auteur fait une revue de l\u2019action des ultra-sons sur le système nerveux des animaux ainsi que des applications cliniques actuelles.Par la suite il donne les détails 590 ANALYSES d'une technique quil a développé pour la production de lésions subcorticales graduées.Cette technique fut appliquée à l\u2019homme dans le but de la substituer à la lobotomie classique.Il s\u2019agit d\u2019une méthode relativement simple, consistant à faire deux trous de trépan de chaque côté de la ligne médiane; sans ouvrir la dure-mère, l\u2019irradiation est cCirigée selon une ligne verticale qui correspond à celle d\u2019une lobotomie chirurgicale.L'auteur rapporte 8 des 20 cas qui reçurent ce traitement.15 patients qui furent lobo- tomisés pour douleurs intraitables causées par des tumeurs malignes succombèrent par la suite et 14 autopsies purent être faites.Le dommage causé par les ultra-sons était surtout localisé à la substance blanche; une section satisfaisante avait été obtenue par cette méthode même si l\u2019altération apparente des tissus nerveux était minime.Les résultats cliniques peuvent se comparer avec les procédés déjà connus.Les avantages de cette méthode consistent en une réduction des complications postopératoires tout en permettant un contrôle et une graduation de la lobotomie.Jean-Marc BORDELEAU.M.A.GREEN et M.FINK.\u2014 Standardisation du test face-main.(Standardization of the face-hand test.) \"Neurol.\u2019, 4 211 (mars) 1954.Les auteurs ont développé ce test depuis 1951 et ce récent article consiste à donner une standardisation du test.Le test consiste à faire une stimulation simultanée à la face et la main; les stimuli sont appliqués quinze fois, consistant en un stimulus tactile, douloureux ou une friction légère.Deux sortes de réponses peuvent être obtenues.1) Les deux stimuli sont perçus et localisés correctement.2) Le sujet percevra soit un seul stimulus sans percevoir le second (extinction), soit les deux stimuli mais avec une erreur de localisation (déplacement).L\u2019erreur de perception peut être assez grande et les auteurs ont observé des cas où le déplacement se faisait dans l\u2019espace environnant L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 et même chez l\u2019examinateur, (exosomesthé- sie) ; lorsque le déplacement se fait de l'autre côté de la ligne médiane on parle d\u2019alles- thésie.Le test est considéré comme négatif lorsque après 10 essais le sujet ne commet plus d'erreur.Il est positif lorsque après 10 essais, le sujet commet encore des erreurs de déplacement ou d\u2019extinction.Un test positif peut se rencontrer chez les enfants, les vieillards et les déficients mentaux; sauf dans ces cas il permet de soupgonner un dommage cérébral.L'intérêt de cette standardisation vient des constations suivantes.Le test peut être positif de + à +++ et s\u2019interprète ainsi: +: extinction avec les stimuli tactiles seulement.++: extinction avec tact, friction et piqûre.Parfois déplacement avec tact.+++: extinction et déplacement avec tact, friction légère et piqûre.+#+#+#+: Idem ++ mais avec au moins un des caractères suivants: exosomesthésie, allesthésie ou erreur lorsque le patient surveille le test qui se fait normalement les yeux fermés.L'interprétation est la suivante: un test positif avec + se rencontre dans les syndromes organiques mais n\u2019est pas caractéristique; + indique plus souvent une origine organique mais peut aussi se rencontrer dans l'anxiété, la dépression ou la schizophrénie; +++ et +++ indiquent invariablement un dommage cérébral.Ce test trouve une indication bien définie en neuropsychiatrie et peut être très utile tout en étant très facile d\u2019application.Jean-Marc BORDELEAU.R.J.ELLINGSON.\u2014 La fréquence des anomalies de l'électro-encéphalographie chez des malades à troubles mentaux apparemment d'origine non organiques.(The incidence of EEG abnormality among patients with mental disorders of apparently nonorganic origin : a critical review.) \u201cAm.J.Psychol.\u201d, 111: 263 (octobre) 1954.L'importance et l\u2019utilité pratique de l\u2019élec- tro-encéphalographie dans le domaine des ma- + L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 ladies organiques du cerveau et des épilepsies en particulier sont admises sans: discussion.La situation est toute différente dans les maladies mentales non organiques.Les travaux publiés sur ce sujet sont très nombreux mais les résultats qu\u2019ils apportent sur la fréquence des tracés anormaux sont contradictoires et ne permettent pas toujours d\u2019arriver à des conclusions précises.L'auteur fait une revue des résultats des travaux les plus importants publiés jusqu\u2019à date.Voici très sommairement quelques idées générales: I) 15% des sujets normaux ont des EEGs pathologiques; 2) dans la schizophrénie la proportion d\u2019'EEGs anormaux varie considérablement selon les auteurs (9%- 60%) mais il semble bien que cette proportion est plus élevée que dans la population normale et que les anomalies le plus souvent rencontrées sont diffuses et sans caractères spécifiques; 3) dans les psychoses maniaco- dépressives les résultats obtenus ne permettent aucune conclusion; 4) la proportion des dysrythmies anormales dans les psychoses d\u2019involution ne dépasse pas celle de la population normale, et la même chose peut être dit sur les psychonévroses; 5) dans le cadre noso- logique de « personnalité psychopathique » la proportion des tracés anormaux est plus élevée (50%) mais les anomalies sont diffuses, bilatérales, sans spécificité: 6) les enfants problèmes ont eux aussi une proportion élevée des dysrythmies cérébrales; 7) chez les déséquilibrés (adultes ou enfants) l\u2019élément « aggressivité » s\u2019est presque toujours associé à des anomalies du tracé; 8) trois hypothèses pathogéniques sont à la base des explications données sur la proportion relativement élevée des dysrythmies cérébrales dans les maladies mentales; ces dysrythmies seraient l\u2019expression d\u2019un défaut ou retard de maturation du tissu nerveux central, ou d\u2019un trouble psychosomatique, ou d\u2019un trouble cérébral constitutionnel (organique ou seulement biochi- mique).L\u2019auteur élabore ces conceptions pathogé- niques dans les dernières pages de cet article, pour revenir ensuite aux conclusions suivan- ANALYSES 591 tes: une dysrythmie cérébrale très sévère, paroxystique, ou de type focal est plus en faveur d\u2019une lésion cérébrale organique et doit orienter vers d\u2019autres procédés d\u2019investigation clinique; en dehors de cette possibilité de diagnostiquer une lésion organique importante, l'EEG n\u2019a aucune valeur pour le diagnostic différentiel des maladies mentales.Julio VASQUEZ.OTO-RHINO-LARYNGOLOGIE P.H.HOLINGER, N.J.TAMARI et 5.H.BEAR.\u2014 L\u2019cesophagite corrosive.causée par de l'acide nitrique.(Corrosive Esoph- agites due to nitric acid.) \"The Laryngoscope'\u2019, 63: 789 (sept.) 1953.A la faveur d\u2019une observation personnelle de brûlure de l\u2019æsophage par acide nitrique les A.tentent de reproduire expérimentalement chez le chien les phases du processus pathologique.Le cas rapporté, répond à un homme de 56 ans qui le ler décembre 1952 par mégarde, voulant un rince-bouche, déglutit environ loz d\u2019acide nitrique dont il vomit la plus grande partie.Aussitôt il ingurgite une chopine de lait.Dès lors transporté à l'hôpital, on lui fit avaler de l\u2019huile d\u2019olive, du bicarbonate de soude en sol.5% et du sous nitrate de bismuth tous les 4 heures.A cause de l'impossibilité d\u2019introduire un tube de Levine on administre des liquides intraveineux nutritifs pour supporter l\u2019état général du patient.Les clichés radiologiques démontrent un fort épaississement des muqueuses pharyngiennes et œsophagiennes.Le 3 décembre, sous laryngoscopie directe on parvient à passer jusque dans l\u2019estomac une bougie no 12 et un tube de Levine, polyéthylène no 14.Mais le 9e et 10e jours le patient rejette son tube de Levine avec des fausses membranes nécrotiques; les jours suivants s\u2019ajoutent des vomiques hématémétiques qui conduisent le patient à l\u2019exitus le 15 décembre 1952 soit 15 jours après l\u2019accident.A l\u2019autopsie, l\u2019œsophage présente une paroi très congestionnée mince et friable; par absence de muqueuse, la musculeuse est à 592 ANALYSES nue; œdème et suffusion hémorragiques; présence de nombreux petits ulcères dont trois ont traversé les 3 couches de paroi atteignant d\u2019une part l\u2019espace rétropharyngo-œsophagien, et d\u2019autre part la bronche souche gauche et le médiastin.A l\u2019estomac on constate plusieurs petits ulcères s\u2019étendant en profondeur jusqu\u2019à la séreuse, tandis que le fondus et la zone péri- antrade ne sont que dénudés de leur muqueuse.À ceci les A.ajoutent leurs constatations anatomo-pathologiques obtenues chez les chiens à qui on a fait ingurgiter 5 cc d\u2019acide ritrique; le processus nécrotique se manifeste de façon évidente le 2e, 3e et 4e jour reproduisant les phases des cas cliniques rapportés plus haut.De là, les A.proposent la conduite suivante à tenir dans le traitement d\u2019une brûlure bucco- œsophagienne par acide corrosif: 1° contre le choc, sérum intraveineux, sédatif, agir à la fois contre la déshydratation et l\u2019acidose; antibiotiques; 2° méthode prévenant la sténose cicatricielle progressive: solutions per os de bicarbonate de soude ou de sous-nitrate de bismuth, même des petites quantités d\u2019alkalis dilués; lavage gastrique par tube de Levine; et déglutition d\u2019un fil de soie; bougirage précoce pour les uns entre le 7e et 10 jour, pour les autres après 2 semaines, d\u2019abord à l\u2019aide de bougies ordinaires puis avec les bougies de Hurst plus tard.V.LATRAVERSE.ELECTRO-RADIOLOGIE J.Frimon DAHL.\u2014 Volvulus du côlon droit.(Volvulus of the Right Colon.) \"Acta Radiologica\u2019, 41: 141 (février) 1954.Depuis 50 ans, 200 articles environ ont paru sur cette condition, surtout du point de vue chirurgical.Aucun auteur n\u2019a rapporté beaucoup plus que 10 cas personnels.En 1951, Courty rapportait 400 cas connus dans la littérature mondiale.Les publications radiologiques sont très rares et pourtant l\u2019examen radiologique est le seul moyen d\u2019arriver à un diagnostic pré-opératoire.L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Le volvulus du colon droit est rare.L\u2019issue est fatale à moins d\u2019une intervention chirurgicale.Le traitement efficace dépend d\u2019un diagnostic radiologique.Certains attachent beaucoup d'importance à l\u2019alimentation comme facteur causal, une alimentation qui cause une distension gazeuse contribuerait à former une torsion du côlon.En 16 ans, dans le service de radiologie du Dr Friman Dahl à Oslo, 229 cas de volvulus ont été rapportés.Par comparaison avec les autres lésions d\u2019occlusion du côlon, le volvulus du cœuum arrive dans 5% des cas.Le volvulus du cæ- cum représente entre 10 et 20% de tous les cas de volvulus.L\u2019on trouve des volvulus du cœcum à tous les âges, plus fréquemment cependant entre 20 et 40 ans; les hommes sont plus souvent affectés que les femmes.Les traumatismes et les mouvements violents peuvent certainement être considérés comme un facteur causal.Le volvulus du cœcum arrive rarement durant la grossesse.Les anomalies de rotation peuvent être suivies de non rotation ou de déplacement du cecum.L\u2019absence de rotation peut également résulter en une forme anormale et une mobilité du mésentère.De telles malformations sont souvent observées dans ces cas de volvulus du cœcum mais le cœcum peut être mobile même sans anomalie et à l\u2019autopsie, 10% des individus ont des cœcums assez mobiles pour rendre possible une torsion.Le plus important est que le mésentère doit être long avec une fixation pédiculée à la paroi abdominale postérieure.Le taux de mortalités après réduction ou résection demeure de 25%.Le diagnostic clinique est très difficile à faire.L\u2019on peut soupçonner une obstruction mécanique ou un volvulus mais il est difficile de dire si l\u2019anse volvulée est le sigmoïde ou le cœcum.Un cœcum distendu palpable et une fosse iliaque droite vide peuvent constituer les éléments de diagnostic.Le diagnostic clinique est souvent celui d\u2019iléus mécanique ou d'appendicite aiguë.L\u2019on peut également faire le diagnostic de kyste tordu de ce = i\u2014 one L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 l\u2019ovaire.L'on a souvent fait le diagnostic de calcul urétéral.Il faut absolument démontrer un cœcum distendu.Ce cœcum peut être trouvé n\u2019importe où dans l\u2019abdomen mais il est la plupart du temps situé dans l'épigastre ou l\u2019hypochon- dre gauche.L'on peut démontrer un ou deux niveaux liquides dans le cœcum.S\u2019il y a deux niveaux liquides le diagnostic est à faire avec le volvulus du sigmoïde.Le diagnostic est assez facile à faire avec le lavement baryté et il est possible d\u2019apercevoir alors le .nœud de torsion au niveau de l'arrêt de la colonne barytée.Il y a également au niveau du grêle des signes d\u2019occlusion avec niveaux liquides.Dans le volvulus du sigmoïde, il n\u2019y a pas d'atteinte du grêle à moins d\u2019avoir comme complication une péritonite.Il est possible des fois, s\u2019il y a un volvulus axial d\u2019obtenir une réduction spontanée ou durant le lavement baryté.Dragnostic différentiel \u2014 Le diagnostic différentiel est à faire entre: 1 \u2014 Le volvulus du sigmoide.2 \u2014 Le volvulus du petit intestin.3 \u2014 L\u2019occlusion du côlon.4 \u2014 La dilatation de l\u2019estomac.Jean-Louis LEGER.ANESTHESIE J.B.DILLON.\u2014 Traitement de l'intoxication aiguëe par les barbituriques.(The Management of Patients with Acute Barbiturate Poisoning.) \"Current Researches in Anesthesia ond Analgesia\u201d, 53: 381 (nov.déc.) 1954.« L\u2019étiologie la plus commune de l\u2019intoxication aiguë médicamenteuse, dit l\u2019auteur, est l\u2019ingestion de l\u2019acide barbiturique ou de l\u2019un de ses dérivés y.Pendant la période 1952- 53, au Los Angeles County Hospital, il y eut 398 patients admis pour empoisonnement par les barbituriques, dont le taux de mortalité se chiffra aux environs de 4% (17 décès).Il importe que tout médecin ou anesthésiste connaisse bien la symptomatologie de l\u2019intoxication barbiturique et qu\u2019il soit en mesure d'y apporter la thérapeutique efficace.ANALYSES 593 La première catégorie de malades est ici représentée par celui qui a ingéré une quantité plus ou moins forte de barbituriques et qui, pris de remords, consulte son médecin avant que le stade de dépression ne tarde à paraître.- Au second groupe, appartient le patient qu\u2019un parent ou un ami trouve dans un état de semi-coma; habituellement on découvre auprès de la victime un flacon contenant une certaine quantité de barbituriques: cela est d'une aide précieuse pour le diagnostic.Mais le cas qui offre le plus de difficulté est celui d\u2019un patient qui arrive à la salle d'urgence dans un coma profond dont on ignore la durée et la nature ou la quantité des drogues qui en sont la cause.Parce que, de surcroît, il n\u2019est pas rare qu'un individu en état d\u2019ébriété ingurgite des barbituriques, il faut poser en l'occurence un diagnostic différentiel et savoir que les effets de l\u2019alcool s\u2019ajoutent à ceux de l\u2019acide barbiturique ou vice versa.Le médecin averti se doit aussi de songer à plusieurs autres éventualités: par exemple à l\u2019urémie, au coma diabétique ou encore à un coma organique dû aux narcotiques, au monoxyde de carbone et à l\u2019asphyxie mécanique.Quel est le traitement général à instituer dans de telles circonstances?Si le malade arrive conscient à la consultation, un lavage gastrique sera pratiqué sur le champ, au moyen d'un tube assez large pour permettre d\u2019aspirer facilement les capsules ou les pilules; un vomitif énergique sera également administré.On aura la précaution de conserver comme spécimen tout le matériel recueilli en vue d'une analyse qualitative et quantitative.Puis, dès l\u2019admission du malade à l\u2019hôpital, on fera le dosage sanguin de l\u2019azote non-pro- téinique, du glucose, de la réserve et du taux de l\u2019acide barbiturique.Ce dernier examen est de la plus haute importance du point de vue médico-légal et à cet égard un rapport précis doit être inscrit au dossier, qu'il s'agisse 594 d'une intoxication accidentelle ou d\u2019une tentative de suicide.Le personnel médical devra exercer la plus minutieuse vigilance auprès du patient durant au moins vingt-quatre heures: à cette fin, enregistrer fréquemment les chiffres de la tension artérielle et des pulsations cardiaques, le rythme de la respiration, l\u2019état des téguments.« Tous les cas d\u2019intoxication barbiturique, affirme l\u2019auteur, doivent d\u2019emblée bénéficier de l\u2019oxygénothérapie, laquelle variera avec le degré et la durée de dépression respiratoire ».Au patient dont le pouls, la pression sanguine et la respiration se tiennent dans les limites de la normale, on fait inhaler de l'oxygène pur seulement à l\u2019aide d\u2019un cathéter nasal jusqu\u2019au retour complet de la conscicice ou tant que la période d\u2019observation nest pas terminée.Lorsque l\u2019amplitude respiratoire est notablement diminuée et qu'il existe de ia tachycardie associée à l\u2019hypotension artérielle \u2014 signes révélateurs d\u2019anoxie \u2014, 1l est avantageux de recourir à la mise en place d'un tube endotrachéal, qui permet assurément une meilleure ventilation.D\u2019autre part, cette technique, qui devient essentielle si le sujet est comateux, facilite la toilette trachéo- bronchique et favorise l\u2019élimination des sécrétions pulmonaires.En présence de congestion ou d\u2019ædème pulmonaire ou encore comme moyen préventif, l\u2019auteur préconise la pression positive intermittente (15 à 20 minutes à toutes les heures) avec de l'air pur ou avec un mélange égal d\u2019oxygène et d\u2019air dans le but de maintenir une quantité adéquate d\u2019azote dans les cavités alvéolaires et d\u2019assurer une expansion cum- plète de la cage thoracique.En ce qui regarde les stimulants respiratoires, leur usage en général serait contre- indiqué: car leur action est purement chini- que et passagère, entraînant la plupart du temps une dépression plus marquée que cille qui se trouvait au préalable.Toutefois, le ANALYSES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 benzoate de caféine I.M., a la dose de 334 a 714 grains, peut avoir un certain avantage.Quand les moyens ne suffisent pas a procurer au malade une parfaite ventilation pulmonaire, il faut pratiquer la trachéotomie qui est quelquefois la seule manœuvre salutaire.Le médecin ou l'anesthésiste doit, en outre.veiller à la bonne condition cardio-vaseulaire du sujet.Pour le maintien de la tension artérielle, l\u2019auteur conseille l\u2019administration intraveineuse d\u2019une soluté glucosé et salin à 5%.Si, après l\u2019injection de quelques centaines de centimètres de la solution endovei- neuse, la pression sanguine a tendance à fléchir, l'emploi intramusculaire dun vaso- presseur À action essentiellement périphérique, tel le vasoxyl ou la néo-synéphrine, est.en ce cas, indiqué.Mais en l\u2019absence d\u2019une réponse favorable au bout de 15 à 20 minutes, on doit alors substituer un goutte % goutte intraveineux de l\u2019un ou l\u2019autre de ces hypertenseurs.La quantité approximative de liquides que le patient recevra par jour est de 3000 cc: soit 1000 cc de soluté salin et 2000 cc de soluté glucosé, le tout variant selon son poids et son état de nutrition.Une autre mesure pratique de nourrir le patient inconscient est d\u2019utiliser le tube gastrique.Parce que l\u2019ædème cérébral jouerait un rôle significatif dans le coma barbiturique.l\u2019injection intraveineuse d\u2019albumine humaine à 25% est susceptible de parer effectivement à cette situation.Aussi pour éviter le plus possible la stase pulmonaire ou la thrombo-phlébite, on recommande le drainage postural, de fréquents changements de position et des exercices passifs des membres, que l\u2019on réitère au moins à toutes les demi-heures.Si le diagnostic d'intoxication barbiturique est établi de façon précoce et que le traitement en soit mis en œuvre suivant les règles ici proposées, on peut dire avec l\u2019auteur que les chances de guérison seront favorables.René LEBEAU. NÉCROLOGIE ee PROFESSEUR HENRI GOUGEROT Henri Gougerot est décédé à Paris le 15 janvier dernier.C\u2019est un deuil universel, car Gougerot avait des élèves dans tous les pays.Sa disparition éveille dans notre esprit des souvenirs bien doux.Grand et mince, \u2014 toujours revêtu de la redingote.Tête aristocratique, bien française: crâne nu, occiput bien garni venant s\u2019unir à une barbe bien fournie, surmontée d'une large moustache pointant en haut par ses extrémités et laissant voir à peine une bouche moqueuse.Un bel homme dans l\u2019ensemble; pas facile à oublier quand on l\u2019a vu une fois.De son ascendance il a hérité l\u2019ardeur au travail, la pondération, la méthode.Il aimait la médecine.Externe d\u2019Alfred Fournier, interne de Widal de Raymond et de Laudouzy, élève de Brocq, il acquit de bonne heure les disciplines scientifiques qui font les grands hommes.Il passe avec succès toute la série de concours post-universitaires et devint vite le Professeur de la dermatologie française, digne successeur des Albert, des Bazin, des Bernier, etc.Il était le Patron dans tout le sens que ce mot comporte.Bienveillance, bonté, simplicité, distine- tion dans les manières, caractère doux, toujours égal! Il était au poste toujours à l'heure, au point de provoquer chez ses internes du malaise.Ses leçons magistrales étaient fort recherchées, \u2014 offrant beaucoup de détails précis et finissant par une synthèse claire.Ses poches étaient remplies de petits papiers griffonnés en tout sens qu\u2019il avait mal quelquefois à déchiffrer.++ Ses livres étaient bourrés de documents précieux, d\u2019annotations pratiques.Il fit honneur à la Médecine et la Médecine le lui a rendu en témoignages éloquents.Il fut membre de l\u2019Académie Nationale de Médecine de France, et membre de la Société Royale de Médecine de Londres! Il était titulaire de nombreuses décorations étrangères.Ses éminents services civils et militaires lui ont valu en 1950, la Cravate de Commandeur de la Légion d\u2019Honneur.Son Jubilé d\u2019Or de Profession célébré à Paris en 1952 et auquel j'eus l'honneur d\u2019assister fut une véritable apothéose.Avec Gougerot disparaît le Maître de l\u2019E- cole Française, celui qui a le plus contribué en ces dernières années à faire connaître la Dermatologie Française dans le monde entier.Que ses fils Louis et Jean, médecins réputés veuillent bien trouver ici de la part des Dermatologistes canadiens-français, l\u2019expression de leur sincère sympathie.Paul POIRIER.ee ++ LE DOCTEUR ALBERT GÉLINAS Le docteur Albert Gélinas vient de mourir à l\u2019âge de 58 ans.Le défunt avait exercé la médecine à Montréal depuis l\u2019obtention de son doctorat en 1923 et bien plus c\u2019est dans le même district de la ville, celui qu\u2019on dénommait le « Mile End» du Montréal de 1910, qu\u2019il a prodigué ses soins aux familles du quartier.Le docteur Gélinas fut l\u2019exemple du véritable praticien de quartier des grandes agglomérations, médecin de famille au sens où on l\u2019entendait jadis et au sens qu\u2019on voudrait redonner à nos omnipraticiens d\u2019aujourd\u2019hui. 596 LE DOCTEUR J.-E.-A.CLOUTIER Le docteur Cloutier de Cap S.-Ignace vient de mourir.Vénérable médecin de campagne, fidèle à ses malades qu\u2019il connaissait par le menu et dans le groupe desquels il représentait la protection suprême contre la maladie et même la mort, le docteur Cloutier fut sur la brèche pendant 52 ans, son doctorat lui ayant été accordé en 1903 par l\u2019Université Laval (Montréal).-e- + LE DOCTEUR J.-A.LANGLOIS Le docteur J.-A.Langlois, de Notre-Dame- du-Nord en Témiscamingue, est mort tout récemment.Le défunt avait terminé ses études médicales en 1934 à l\u2019Université Laval de Québec.Vingt et un an de pratique c\u2019est déjà beaucoup pour le médecin qui s\u2019est donné en entier aux soins des malades; c\u2019est encore jeune, à 46 ans, de laisser une profession qui peut donner tant de joie associée à tant de misères qu\u2019on soulage! 2-0 ee LE DOCTEUR PIERRE-PAUL COUSINEAU Le docteur Cousineau de Notre-Dame du Laus vient de mourir âgé d\u2019environ 42 ans.Il reçu son doctorat en 1938 de l\u2019Université de Montréal.Ses concitoyens ont perdu un conseiller et un serviteur comme l\u2019est tout médecin consacrant son intelligence et ses activités au soulagement de la souffrance.++ ++ LE DOCTEUR J.I.PAGEAU Le docteur Pageau est mort tout récemment à l\u2019âge respectable de 81 ans.Il avait obtenu son doctorat de l\u2019Université Laval (Montréal) en 1897.Avant exercé la médecine pendant plus d\u2019un demi-siècle, au début de sa pratique durant 9 années à S.-Sylves- NÉCROLOGIE L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 tre de Lotbinière, puis pour le reste de sa carrière professionnelle à Ste-Anne de la Po- catière, le défunt avait vu ses longs services aux soins des malades récompensés par un doctorat « honoris Causa » en service social décerné en 1948 par l\u2019Université Laval, son Alma Mater, et un doctorat d'honneur du Collège des Médecins et Chirurgiens du Québec, conféré en 1954.Le docteur Pageau sut remplir une belle et longue carrière de médecin.ob ++ LE DOCTEUR ALFRED ADAM Le docteur Adam vient de mourir à Montréal à l\u2019âge de 65 ans.Après avoir exercé la médecine successivement à Nominingue, Ri- pon, Sainte-Scholastique, puis à Montréal.Il avait terminé ses études médicales à l\u2019Université Laval (Montréal) en 1915.ee ++ LE DOCTEUR ERNEST DUMONT Le docteur Ernest Dumont, de Campbell- ton, est mort subitement au début de mars à l\u2019âge de 47 ans.Diplômé de l\u2019Université de Montréal en 1936, le défunt pratiquait la médecine dans la ville de Campbellton depuis l\u2019obtention de son doctorat, et la chirurgie quelques années plus tard.Le docteur Dumont faisait partie du personnel de deux hôpitaux de Campbellton, soit l\u2019Hôtel-Dieu et le \u201cSoldiers\u201d Memorial\u201d.Les Dumont sont toute une institution dans les Provinces Maritimes; en Acadie, 1ls forment un véritable centre médical qui représente une influence heureuse sur le plan français et un actif profitable à toute la population francophone de cette partie du pays.Nous regrettons le départ définitif d\u2019une unité de ce groupe professif et avantageusement estimé. NOUVELLES A.M.L.F.C.Comité de liaison Au Comité de Liaison \u2014 Canadian Medical Association \u2014 Association des Médecins de Langue Française du Canada, le docteur Albert Jutras agit comme président pour l\u2019année courante.++ ++ A.M.L.F.C.Comite Provincial du Québec Le Comité Provincial du Québec de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada tenait une assemblée mardi le 3 mai 1955, au secrétariat de l\u2019Association.Le Directeur Général et le Secré- taire-trésorier général, membres ex-officio, assistaient à la réunion.6-6 ee DÉLÉGUÉ FRANÇAIS AU XXV: CONGRÈS DE L'A.M.L.F.C.Le délégué de la France au XXVe Congrès de l'Association des Médecins de Langue Francaise du Canada les 21-22-23-24 septembre sera le docteur Paul-Louis Chigot de Paris, chirurgien des hôpitaux et membre de l\u2019académie de chirurgie.2e + ASSEMBLÉE ANNUELLE DU COLLEGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA L'assemblée annuelle du Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada se tiendra à Québec, au Château Frontenac les vendredi et samedi, 21 et 22 octobre 1955.2e ++ PRIX DU COLLÈGE ROYAL Deux prix sont offerts chaque année par le Collège Royal à des diplômés en médecine de nationalité canadienne âgés de moins de 40 ans, à des médecins non-canadiens du même Age dont le travail de recherches s\u2019est fait au Canada et aux membres associées du Collège âgés de moins de 40 ans, quels que soient leur nationalité, le lieu actuel de leur résidence ou le siège de leur travail de recherches.+ + LES PROBLÈMES JURIDIQUES DE L'ADMINISTRATION HOSPITALIÈRE Le Service de l\u2019Extension de l\u2019enseignement de l\u2019Université de Montréal a tenu les 20, 21 et 22 avril 1955 des journées d\u2019étude sur certains problèmes juridiques de l\u2019administration hospitalière.Ce symposium était organisé en coopération avec la faculté de droit et le conseil des Hôpitaux de Montréal.En voici le programme.Mercredi a.m.20 avril 1956 8 h.30 \u2014 Inscription.9 h.30 \u2014 Bienvenue.10 h.30 \u2014 Discussion: « Définition et role de l'hôpital».Président: Me Marcel Faribault.Participants: Docteur Emile Blain; R.P.A.-M.Guillemette, o.p., Sceur Jeanne Mance; Docteur Lucien Larue; M.l\u2019abbé Charles-E.Mathieu; Docteur Eugène Thibault.Mercredi p.m.Président: Docteur Paul Bourgeois.1 h.30 \u2014 Conférence de Me Marcel Piché: « Organisation juridique de l\u2019hôpital ».2 h.30 \u2014 Conférence de Me F.-Eugéne Therrien: « Organisation juridique de P\u2019hopital ».3 h.30 \u2014 Discussion: Président: Me Maximi- lien Caron.Participants: Docteur Roger Dufresne; Docteur Gaston Gosselin; Sceur Noémi de Mont- fort; Me Marcel Piché; Docteur Paul Robert; Me F.-Eugéne Therrien.Jeudi am.21 avril 1956 Président: Docteur Georges Cousineau.9 h.00 \u2014 Conférence de Me André Nadeau: « La responsabilité de l\u2019hôpital ».10 h.30 \u2014 Conférence de Me Louis-Philippe de Grandpré: « La responsabilité de l\u2019hôpital ».Jeudi p.m.Président: Docteur Jules Mercier.2 h.30 \u2014 Discussion: \u2014 Président: Juge Roger Brossard.Participants: Me Louis-Philippe de Grand- pré; Sœur Annette Dion; Docteur Marcel Lapointe; Me André Nadeau; Docteur Jean-Marie Roussel; Docteur Jean Tremblay.Vendredi am.22 avril 1956 Président: Docteur David Beaulieu.9 h.00 \u2014 Conférence de Me Albert Mayrand : « Dossiers médicaux ».10 h.00 \u2014 Discussion: \u2014 Président: Juge René Lippé.Participants: Docteur Gérard Bélanger, Me Jean 598 NOUVELLES Beetz, Docteur Roland Blais, Docteur J.-Raphaël Boutin, Me Jean-Louis Dorais, R.P.Henri Légaré, o.m., Me Albert Mayrand.Vendredi p.m.Président: R.P.Albert Côté.2 h.30 \u2014 Discussion: « L'hôpital et la profession médicale ».Président: Juge Paul-Emile Côté.Participants: Docteur Wi brod Bonin, Doyen; Me Maximilien Caron, Docteur Roland Dussault, Docteur Jean-Baptiste Jobin, Doyen; M.l\u2019abbé Norbert Lacoste.Dean W.C.J.Meredith de McGill.Docteur Jean Marcille, Me Jean Trudel.+ ++ ÉLECTIONS À L'HÔPITAL NOTRE-DAME Le docteur Albert Bertrand.professeur titulaire à l\u2019Université de Montréal et chef des Laboratoires de bactériologie et d\u2019hématologie de l'Hôpital Notre- Dame, vient d'être élu président du Comité exécutif du bureau médical de l\u2019Hôpital Notre-Dame.Les autres membres du comité sont les docteurs Léon Gérin-Lajoie, vice-président, Georges Hébert secré- taire-trésorier, Roland Décarie, Charles Hébert, Charles-Emile Grignon et Albert Guilbeault.2e + LE DOCTEUR ANTONIO CANTERO À CARACAS Le docteur Antonio Cantero.directeur des recherches aux laboratoires de l\u2019Institut du Cancer de Montréal à l\u2019Hôpital Notre-Dame, a été invité par l\u2019Université du Venezuela, à donner à Caracas une série de conférences sur le cancer.+ ++ LA SOCIÉTÉ D'OPHTALMOLOGIE DE MONTRÉAL La Société d\u2019Opthalmologie de Montréal a tenu une séance, à l\u2019Hôtel-Dieu, le 21 avril 1955 sous la présidence du docteur L-A.Guertin.Le programme comportait les communications suivantes: Un cas de sarcoïdose de l'iris (Doe- teurs Claude Monfette et René Lefebvre); Greffe de cornée pour un cas de kératocone (Docteur Michel Mathieu); a) Images gonioscopiques dans le glaucome, b) L\u2019anesthésie générale dans l\u2019extraction de la cataracte, c) Un cas de trou maculaire (docteur Antonio Demers); Les tubes de Larocca dans la dacryocystite (Docteur François Badeaux).++ ++ LA SOCIÉTÉ DE CHIRURGIE DE MONTRÉAL La réunion d\u2019avril de La Société de Chirurgie de L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Montréal, a eu lieu le 30 avril, à 9 h.30 am, à l'Hôtel-Dieu, Pavillon De Bullion.Le programme a été préparé par le docteur Charles Lefrancois et ses collaborateurs.L\u2019ordre du jour comportait les communications suivantes: Le traitement des taches de la face, (Docteur Armand Genest) ; Hibernation artificielle en chirurgie, (Docteur Gérard Migneault) ; Résultats du Wertheim dans le cancer du col utérin, (Docteurs Pierre Meunier et Charles Ouimet); Désoblitération des thromboses artérielles anciennes (Docteur Paul Cartier).+ ++ CONFÉRENCE CLAUDE-BERNARD L'Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentales de l\u2019Université de Montréal a organisé une série de deux conférences données par le Docteur Herbert C.Stoerk de Merck Institute for Therapeutic Research, de Rahway, New Jersey, à titre de conférencier Claude Bernard.Ces conférences eurent lieu jeudi et vendredi, les 14 et 15 avril à 10 h.30 a.m.à l\u2019Institut de Médecine et de Chirurgie expérimentale.Le docteur Stoerk, bien connu pour ses travaux sur la pathologie expérimentale traita des sujets suivants: \u201cLymphoid Tissue in Relation to Immunity and Hyper-sensitivity\u201d et \u201cSome Aspects of Mineral Metabolism in Relation to Endocrine Function\u201d.Une discussion a suivi chaque conférence.ee e-+ SOCIÉTÉ D'ORTHOPÉDIE ET DE TRAUMATOLOGIE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC La Société d\u2019Orthopédie et de Traumatologie de la Province de Québec a tenu une séance le 2 avril 1955, a l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le programme se lisait comme suit: Liquide sy- novial par le docteur J.-A.Blais; Lésions fibreuses des extrémités, fibromes et maladie Dupuytren par le docteur Roger Gariépy; Ostéochondrite dissécan- te par le docteur Roger Gariépy; Tumeurs sacro- iliaques (lipomes douloureux) par le docteur Jacques Durivage; Arthrographies du genou par le doe- teur André Derome; Résection de la hanche par le docteur Roger Gariépy.ob ++ LA SOCIÉTÉ DE PHTISIOLOGIE La réunion scientifique de la Société de Phtisiologie pour le mois d\u2019avril a eu lieu à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Les travaux scientifiques au programme étaient -\u2014\u2014 a a L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 les suivants: Mésenchymomes par les docteurs G.Deshaies, N.Dorais et R.Guy.Pneumonie atypique par les docteurs J.-P.Milot, J.Gougoux et P.Dionne.Suppuration broncho-pulmonaire par le docteur O.Manseau.Son traitement médical par le docteur François Laramée.Son traitement chirurgical par les docteurs J.Fau- teux et J.Bruneau.NOMINATION DU DOCTEUR FERNAND MONTREUIL Le docteur Fernand Montreuil a été nommé membre de \"American Broncho-Esophagological Association\u201d, lors de la 36ième réunion de cette association tenue à Hollywood, Californie, les 15 et 16 mars 1955.te MÉDECINS CANADIENS DÉLÉGUÉS À MEXICO Le Canada vient de faire connaître le nom de ses délégués à la VIIIe assemblée de l\u2019Organisation Mondiale de la Santé, qui ouvrira ses délibérations à Mexico le 10 mai 1955.Les docteurs P.E.Moore, d\u2019Ottawa, Gustave Roy de Mont-Laurier, W.G.Blair de Lanark et O.H.Curtis, hygiéniste en chef de l\u2019Ile du Prince-Edouard représenteront officiellement le Canada.ee ++ LES HÔPITAUX ET LA DÉFENSE CIVILE Une conférence à l\u2019intention des hôpitaux vient d'être tenue à l\u2019Hôpital Notre-Dame sur les moyens à prendre, avec démonstrations à l\u2019appui, par les hôpitaux en cas de désastre.Les démonstrations, faites sous les auspices du Conseil des Hôpitaux de Montréal, étaient sous le patronage de l\u2019hon.Paul Sauvé, coordinateur de la défense civile dans la province de Québec.Les docteurs Paul Bourgeois, Léo Lynch et Gérald Lasalle étaient en tête de l\u2019organisation de ce programme.++ ++ TÉLÉVISION DU RAPPORT SALK La National Foundation for infantile paralysis of the United States a organisé une séance de télévision en circuit fermé permettant de faire connaître aux membres de la profession médicale du Canada et des Etats-Unis le résultat de l\u2019expérience de 1954 dans l\u2019immunisation vaccinale contre la poliomyélite et l\u2019état actuel en 1955 de cette vaccination et son expansion possible.NOUVELLES 599 Le rapport a été présenté par le docteur Thomas Francis, jr.Le vaccin du docteur Jonas Salk a fait ses preuves et son administration sera commencée sous peu à des conditions bien définies.Le programme télévisé, dû à l\u2019obligeance de la maison Eli Lilly, a été reçu à Montréal, à l\u2019Hôtel Sheraton-Mont-Royal, à Québec, au Château Frontenac, à Ottawa, au Château Laurier et à Toronto à l\u2019Hôtel King Edward, mardi le 12 avril 1955 de 6 heures à 7 heures p.m.CONFÉRENCE ALPHONSE-SCHWITALLA La révérende Sceur Loretto Bernard, s.c., directrice de \"Hopital S.-Vincent, de New-York a prononcée la conférence en mémoire du Révérend Père Alphonse M.Schwitalla à l'auditorium de l'Hôpital Firmin Deslage à St-Louis, le 20 avril 1955.Le sujet de la conférence était: \u201cThe intangibles of Hospital Administration\u201d.2-0 ee NOUVELLE ÉDITION DES FILMS PROFESSIONNELS Une 4e édition complètement revisée des \u201cProfes- sionnal Films\u201d paraîtra bientôt.Auteurs et intéressés sont priés de s\u2019adresser pour renseignements au secrétaire, Nathan S.Davis, Academy-Interna- tional of Medicine, 601 Louisiana St.Lawrence.Kansas, US.A.pre ++ COURS DE PERFECTIONNEMENT EN TUBERCULOSE ET MALADIES DU THORAX Le IVe Cours de perfectionnement en tuberculose et maladies du thorax se tiendra, sous lès auspices du Comité provincial de défense contre la tuberculose, les 5, 6 et 7 mai 1955 à l\u2019Hôpital Laval.Ste- Foy, Québec.Le Comité des Cours de perfectionnement est composé par le docteur Alphonse L\u2019Espérance, président du Comité provincial de défense contre la tuberculose, directeur médical de l\u2019Hôpital Laval; le docteur Philippe Landry, secrétaire- trésorier du Comité provincial de défense contre la tuberculose; le docteur B-G.Bégin, chirurgien thoracique à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur; le docteur Maurice Beaulieu, chirurgien thoracique à l\u2019Hôpital Laval; le docteur Lionel Montminy, médecin de service ct bronchoscopiste à l\u2019Hôpital Laval.Programme Jeudi, le 5 mar 1955 Séance de l\u2019avant-midi Présidée par le docteur Georges-Henri Courches- ne, président de la Société médicale de Québec. 600 directeur médical de l'Hôpital Notre-Dame-de-l\u2019Espérance.9 heures \u2014 Inscription à l\u2019Hôpital Laval, Sainte- Foy.9 h.20 \u2014 Allocution de bienvenue: le docteur Alphonse L\u2019Espérance, président du Comité provincial de défense contre la tuberculose, directeur médical de l\u2019Hôpital Laval.Diagnostic des maladies pulmonaires 9 h.30 \u2014 La clinique, aide au diagnostic: le docteur Philippe Richard, chef de clinique à l\u2019Hôpital Laval.9 h.45 \u2014 Le laboratoire, aide au diagnostic: le docteur Paul Dionne, bactériologiste à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur, Montréal.10 heures \u2014 La bronchologie, aide au diagnostic: le docteur André Pothier, chef de Service à l'Hôpi- tal-Sanatorium Cooke, Trois-Rivières.10 h.15 \u2014 La radiologie, aide au diagnostic: le docteur Jules Gosselin, chef des Services d\u2019électroradiologie à l'Hôpital Laval et à l\u2019Hôpital du Saint- Sacrement.10 h.30 \u2014 La chirurgie, aide au diagnostic: le docteur Ernest Bousquet, chef du Service de chirurgie thoracique à l\u2019Hôpital-Sanatorium Saint-Jo- seph, Montréal.10 h.45 \u2014 Présentation de cas pour diagnostic: Ces cas seront présentés par un groupe de médecins de la région de Québec.L\u2019animateur sera le docteur Roland Desmeules, chef des Services cliniques à l'Hôpital Laval.Un groupe de médecins de la région de Montréal discutera des diagnostics en demandant aux rapporteurs les renseignements cliniques, radiologiques et de laboratoire appropriés.Le groupe de Montréal sera formé des docteurs Marcel Verschelden, directeur médical de l\u2019Hôpital-Sa- natorium Saint-Joseph, Gaétan Jarry, dir.médical de l\u2019Institut Bruchési, Omer Manseau, directeur de la clinique du thorax à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, André Mackay, de la clinique du thorax de l\u2019Hôpital Notre-Dame, Roland Guy, pathologiste à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur, R.Paulin, chirurgien thoracique à l\u2019Hôpital-Sanatorium Saint-Joseph, et Jean Laberge, de l\u2019Institut Lavoisier.Midi et demi \u2014 Déjeuner à l\u2019Hôpital Laval \u2014 Causerie par M.Georges Brouet, prof.agrégé à la Faculté de médecine de Paris et chef du Service de pneumologie de l\u2019Hôpital Lariboisière.Le docteur Alphonse l\u2019Espérance présidera et les invités d'honneur seront l\u2019hon.Albiny Paquette, ministre de la Santé de la province de Québec, et les docteurs J.-B.Jobin, dayen de la Faculté de Médecine de l\u2019université Laval.Hugh E.Burke, dir.médical du Royal Edward Laurentian Hospital (division de Montréal), et G.J.Wherrett, sec.de l'exécutif de l\u2019Association canadienne antituberculeuse.NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Séance de l\u2019après-midi Présidée par le docteur J-Emile Fortier, chef du Service de médecine à l\u2019Hôpital Saint-François- d\u2019Assise.Conceptions les plus récentes du traitement de la tuberculose pulmonaire 2 h.30 \u2014 La cure de repos: le docteur Fernand Hébert, directeur médical de l\u2019Hôpital du Sacré- Cœur.2 h.45 \u2014 Les antibiotiques et la collapsothérapie : M.le prof.Georges Brouet (Paris, France).3 h.15 \u2014 Le traitement bronchoscopique: le docteur Jules Hallé, chef des Services d\u2019oto-rhino- laryngologie et de bronchoscopie à l\u2019Hôpital Laval.3 h.30 \u2014 La chirurgie d\u2019exérèse: le docteur Joffre Gravel, chirurgien thoracique à l'Hôpital Laval et à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.3 h.45 \u2014 Discussion de la thérapeutique.\u2014 Des cas seront présentés par des médecins de la région de Montréal.L\u2019animateur sera le docteur B.-G.Bé- gin, chirurgien thoracique à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur.Un groupe de médecins de la région de Québec suggérera un traitement dont la valeur théorique et pratique sera mise en évidence par les rapporteurs.Le groupe de la région de Québec sera formé des docteurs Aimé Gagnon, directeur médical du Sanatorium Bégin, Jules Gosselin, Maurice Giroux, chef des laboratoires de biologie et d\u2019histologie à l\u2019Hôpital Laval, Carlton Auger, prof.d\u2019anatomo-pa- thologie à l\u2019Univ.Laval, H.Beaudet, chef de clinique chirurgicale à l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant-Jésus, C.-H.Dorval, médecin de Service à l\u2019Hôpital Laval, Maurice Beaulieu, chirurgien thoracique à l'Hôpital Laval, et Lionel Montminy, médecin de Service et bronchoscopiste à l\u2019Hôpital Laval.Vendredi, le 6 mar 1955 Séance de l\u2019avant-midi Présidée par le docteur Herman Gauthier, méde- cin-directeur du Sanatorium Saint-Georges (Mont- Joli), président de la Société de phtisiologie de Québec.9 h.30 \u2014 Les méningites tuberculeuses: M.le prof.Georges Brouet (Paris, France).9 h.45 \u2014 Problème du choix de l\u2019anesthésie chez un tuberculeux pulmonaire, guéri ou non: le docteur Fernando Hudon, chef anesthésiste à l\u2019Hôpital Laval et à l\u2019Hôtel-Dieu de Québec; le docteur Jean- Paul Dechène, anesthésiste à l\u2019Hôpital Laval.10 heures \u2014 Données les plus récentes sur la tuberculose osseuse et articulaire: le docteur Jean- Paul Roger, chef du Service de chirurgie à l\u2019Hôpital Laval et du Service d\u2019orthopédie à l\u2019Hôpital du St- Sacrement; le docteur Jean Lemieux, orthopédiste à Laval et à Saint-Sacrement.\u2014\u2014\u2014 L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 10 h.15 \u2014 Réadaptation médicale des insuffisants respiratoires: le docteur Fernand Grégoire, dir.médical de l\u2019Institut Lavoisier.Problèmes médico-sociaux 10 h.30 \u2014 Problèmes médico-sociaux de nos tuberculeux: le docteur Gérard Michaud, dir.médical du Sanatorium Saint-Michel de Roberval.10 h.45 \u2014 Présentation des problèmes concernant: a) les enfants des tuberculeux; b) la réadaptation des tuberculeux au sanatorium; c) la réadaptation des tuberculeux à la sortie du sanatorium.Les cas-problémes seront posés: pour le groupe a: par l\u2019Institut Bruchési, Montréal (Mlle M.Lan- glois); pour le groupe b: par l\u2019Hôpital du Sacré- Cœur (Mlle L.Lainé) et par l\u2019Hôpital Laval (M.François Roy); pour le groupe c: par le dispensaire antituberculeux de Québec (Dr Camille Lessard) et l\u2019Association de la Croix de Lorraine (M.Marcel Vachon).Le docteur J.-A.Vidal, div.des Services antituberculeux de la province, sera l\u2019animateur de la discussion, à laquelle participeront !e docteur J-A.Millet, chef de clinique à l\u2019Hôpital du Sacré-Cœur, Milles A.Deland, directrice du Service médico-social de l\u2019Institut Bruchési, F.Furois, directrice du Service médico-social du dispensaire antituberculeux de Québec, et G.Badeaux, du ministère de la Santé (Montréal), et M.Jean Gouin, président général de l\u2019Association de la Croix de Lorraine.Midi et demi \u2014 Déjeuner à l\u2019Hôpital Laval.Le docteur J.-A.Vidal présidera et les invités d'honneur seront les docteurs Jean Grégoire, sous- ministre de la Santé, Rosaire Gingras, secrétaire de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, Lucien LaRue, surintendant de l\u2019Hôpital Saint-Michel Archange, Jean-Charles Beaudet, sous-ministre adjoint de la Santé, et Napoléon Tremblay, directeur général au ministère de la Santé (Montréal).Après-midi 2 heures \u2014 Assemblée générale annuelle du Comité provincial de défense contre la tuberculose et conférence du Timbre de Noël.Présentation et discussion des rapports des officiers du Comité provincial; élection des nouveaux directeurs; rapport de la dernière campagne du Timbre de Noël.L'assemblée aura lieu à l\u2019Hôpital Laval.5 heures \u2014 Causerie-souvenir Archibald, Dubé, Rousseau.Manifestation en l\u2019honneur de trois pionniers de la lutte antituberculeuse, sous les auspices du Chapitre canadien de Québec de l\u2019American C'ol- lege of Chest Physicians.Le docteur W.A.Hudson, de Détroit, président de l\u2019A.C.C.P., fera l\u2019éloge du docteur Edward Archibald; le docteur J.-A.Vidal, celui du docteur Edmond Dubé; le docteur Renaud Lemieux, dir.médical de l\u2019Hôpital du Saint-Sacre- NOUVELLES 601 ment, celui du docteur Arthur Rousseau.Cette démonstration se déroulera au Cercle universitaire, 65 rue d\u2019Auteuil, Québec.Les trois Facultés de médecine seront représentées officiellement.Samedi, le 7 mar 1955 Séance de l\u2019avant-midi Présidée par le docteur J.-J.Laurier, directeur médical adjoint de l'Hôpital du Sacré-Cœur, président de la Société de phtisiologie et de pneumologie de Montréal.Prophylazie de la tuberculose 9 h.30 \u2014 Le dépistage par radiographie pulmonaire doit-il subir une nouvelle orientation?Le docteur Herman Gauthier, médecin-directeur du Sanatorium Saint-Georges.9 h.45 \u2014 La cuti-réaction dans le dépistage de la tuberculose est-elle systématiquement réalisable?Le docteur Léo Ladouceur, dir.de la division de la tuberculose au Service de santé de Montréal.10 heures \u2014 La vaccination par le BCG \u2014 Où en sommes-nous?Le docteur Armand Frappier, dir.de l\u2019Institut de microbiologie et d\u2019hygiène de l\u2019Université de Montréal.10 h.15 \u2014 Nécessité de la surveillance systématique de nos tuberculeux: le docteur Hervé Beaudoin, dir.médical de l\u2019Hôpital-Sanatorium Cooke.10 h.30 \u2014 Problèmes concernant la prophylaxie de la tuberculose: Trois rapporteurs, en collaboration avec le docteur A.-R.Foley, dir.du Service d\u2019épidémiologie au ministère de la Santé, discuteront de problèmes concernant la prophylaxie de la tuberculose.Les cas seront présentés par les docteurs Philippe Duval, directeur médical du Sanatorium Saint-Jean de Macamic, Lassalle Laberge, dir.médical du Sanatorium S.-Francois de Sherbrooke, et J.-E.Labrecque, dir.médical de l\u2019Hôpital de Immigration (Québec).ee ++ ASPECTS MÉDICAUX DES ACCIDENTS DE LA CIRCULATION Une conférence de deux jours a été convoquée pour les 4 et 5 mai 1955, à Montréal, dans le but d\u2019obtenir des données relatives aux aspects médicaux en rapport avec les problèmes généraux des accidents de la circulation.Ces journées d\u2019études sont faites sous les auspices des Universités de Montréal et McGill, de l\u2019Association des Médecins de Langue Française du Canada, de la Canadian Medical Association (de Québec), de la Société médicale de Montréal, de la Montreal Medico-Chirurgical Society, du journal: The Montreal Daily Star et du Royal Automobile Club.Le bureau médical chargé de cette organisation est composé des docteurs Harold Elliott, Claude 602 Bertrand, Douglas Cameron, Charles A.Peters, E.Crutchlow, G.W.Halpenny, Arnold Jones, C.Mc G.Gardner et Harry S.Niorton.Le programme prévu est rédigé comme suit: Mercredi, 4 mai \u2014 Séance du matin Physical Sciences Centre de l\u2019Université McGill, 3450.rue University.Pré-ident: Wilder G.Penfield, O.M., Université McGill.9 h.\u2014 Bienvenue \u2014 Wilbrod Bonin, doyen de la Faculté de Médecine, Université de Montréal.9 h.15 \u2014 Allocution d\u2019ouverture \u2014 Wilder G.Penfield, Université McGill.Remerciement au nom des visiteurs: Iletcher Woodward, Université de Virginie.9 h.30 \u2014 Données générales sur les accidents \u2014 Statistiques.Canada \u2014 F.F.Harris, Bureau fédéral de la Statistique, Ottawa.Etats-Unis David M.Baldwin, Conseil national de la Sécurité, Chicago.Grande-Bretagne \u2014 G.F.Rowbotham, Université de Durham.PREMIER ASPECT Président: Alan S.Ross, Université McGill.Secrétaire: Ruth McDougall, Montréal.10 h.\u2014 Les enfants d\u2019Age pré-scolaire et scolaire et les accidents de la circulation \u2014 (Le programme du médecin des écoles.Les problèmes des piétons).1\u2014Aspects médicaux observés dans la salle d\u2019accidentés d\u2019un hôpital d\u2019enfants.a) David R.Murphy et Alan S.Ross \u2014 Université McGill.b) N.Silverthorne et D.Williams \u2014 Université de Toronto.2\u2014Programme public de pédiatrie.R.H.Kotte \u2014 Université de Cincinnati.3\u2014Fxhibits scientifiques dans le hall d\u2019entrée.Metropolitan Life Insurance Company.Discussion : John Moore, Université Cornell.\u2014 Bertrand Pri- meau, Directeur de l\u2019Hygiène infantile, Montréal.\u2014 Monica Rowbotham, Newcastle-upon-Tyne, Angleterre.\u2014 H.Stack.Université de New-York \u2014 Geo.M.Wheatley, Académie de Pédiatrie, Etats- Unis.DEUXIÈME ASPECT Président: Ross A.McFarland, Université Harvard.Secrétaire: W.Harvey Cruickshank, Montréal.11 h.\u2014 Les accidents de la circulation et l\u2019industrie.Réunion régulière de l\u2019A-sociation de Médecine Industrielle de la Province de Québec 1\u2014Le rôle du médecin dans la prévention des NOUVELLES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 accidents de la circulation dans l'industrie.\u2014 H.Brandaleone, New-York.2\u2014Méthodes sécuritaires efficaces d\u2019une grande compagnie dans le domaine de la circulation.\u2014 H.S.Ridout, Montréal.Discussion : W.A.Bryce, Université de Toronto \u2014 W.Harvey Cruickshank, Montréal \u2014 F.J.Crandall.Boston \u2014 Gordon Kelly, Université de Toronto.\u2014 Edwin-A.Turcot, Montréal.12 h.30 \u2014 Déjeuner \u2014 Redpath Hall.Président: F.Cyril James, principal de l\u2019Université McGill.Secrétaire: Everett F.Crutchlow, Montréal.Conférencier: G.F.Strong, Vancouver.Président de l\u2019Association Médicale Canadienne.1 h.45 \u2014 La profession médicale et les accidents de la circulation.Séance de l\u2019après-midi L\u2019Hôpital Général de Montréal.av.des Cèdres.Président: Hon.Brooke Claxton.Vice-président et gérant général Metropolitan Life Insurance Company.TROISIÈME ASPECT Président: Rolfe R.Struthers, Montréal.Secrétaire: Fraser N.Gurd, Montréal.2 h.\u2014 La recherche et les blessures subies dans les accidents d'auto.1\u2014John Moore \u2014 Université Cornell.2\u2014E.R.Dye \u2014 Laboratoire aéronautique Cornell, Buffalo, N.Y.3\u2014D.M.Severy \u2014 Université de Californie.4\u2014La Police de l'Etat d\u2019Indiana.Exhibits dans le Hall.Discussion : Colonel Don Wenger, Aviation américaine, Washington, D.C.\u2014 Fletcher Woodward, Université de Virginie \u2014 Horace Campbell, Denver, Colorado \u2014 James J.Cotter, Boston \u2014 Ross A.McFarland.Université Harvard \u2014 Frank J.Crandall, Boston.Mass.\u2014 Chef d'escadrille H.Pearce, Ottawa.QUATRIÈME ASPECT Président: David L.Thomson, Université McGill.Secrétaire: Guy Joron, Montréal.4 h.\u2014 L'alcool et les accidents de lu circulation.1\u2014I.M.Rabinowitch, Université McGill.2\u2014G.W.Lucas, Université de Toronto.Discussion : Rosario Fontaine, Université de Montréal \u2014 K.I.Melville, Université McGill \u2014 H.Ward Smith, Toronto \u2014 B.B.Coldwell, RCM.P., Ottawa.6 h.30 \u2014 Diner \u2014 Faculty Club, 3450, rue McTavish. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 Escherichia coli, streptocoques, staphylocoques.Ce qu'elle ignorait \u2026 la femme moderne le sait INDICATIONS Vaginites à trichomonas, à monilia et à flores mixtes.Prurit et leucorrhée.La connaissance des données modernes sur la physiologie vaginale nous permet de vous offrir un traitement objectif et rationnel des conditions pathologiques qui, jusqu'ici, avaient défié les agents thérapeutiques les plus divers.PROPI-VAGINAL respecte la concentration ionique normale vaginale qui oscille aux environs d\u2019un pH de 4.\u201cIl a donné une guérison complète dans environ 80% des cas, sans aucune irritation locale due a la présence des cones.\u201d * FORMULE Propionate de sodium _._._.___.eee 209% Acide propionique o.oo.ee 1% Diiodohydroxyquinoléine ._.7.5% Plus lactose, dextrose, acide borique et acide lactique, dans une base hydrosoluble appropriée.REFERENCES Heseltine, |.Pharm.& Pharmacol.(1952), 4, 577.Theodore, J.Am.Med.Assoc.(1950), 143, 226.Heseltine & Galloway, J.Pharm.& Pharmacol.(1951), 3, 581.Peck & Russ, Arch.Dermat.& Syph.(1947), 56, 601.Alter, Jones & Carter, Am.|].Obst.& Gynec.(1947), 53, 241.Saucier G Simard, L\u2019Union Méd.du Canada (1954), 83, 1153, et Can.Med.Assoc.J.(1955), Vol.76.PRESENTATION: Boites de 12, 100 et 1000 suppositoires vaginaux.a vA WN= POSOLOGIE: 1 3 3 suppositoires vaginaux pendant 12 jours selon le cas.ANGLO -FRENCH DRUG COMPAGNIE LTEE 209 est, rue Sainte-Catherine,.Montréal 18, P.Q. 425 N 5\u20ac al ond pPTEMEN Ti of $ eRE 4 2 oo Wg \"Se, IR, en © er A7 AQUE IN A) @ / Ad Que ederle @ SIROP hE DO ! dés hn 4 i I D'ACHROMYCINE Q 3 Oo Zs por tne To.2 A No a = fae ' | I LÀ J | re denn rods - ee ji pm.§ wh amen swear pod suet a À hoes TI fed bes a mm LR on oy Ti .iden Lar Jd \u201d fe bdsm pains tar, om 7 + deu PR Lo mars re aad L mp +4 or L 3 arden = PR 7 perdre us pride mobi pes ! L- prenom | Ÿ bee + rane +4 © ment Au cours d'études systématiques entreprises dans le but de trouver des substances douées d\u2019une plus grande efficacité mais dénuées d'effets indésirables, deux nouveaux corticostéroïdes ont été découverts dans les laboratoires de recherches de Schering.Bien qu\u2019ils possèdent de trois à cinq fois l'efficacité thérapeutique de la cortisone ou de l\u2019hydrocortisone dans l\u2019arthrite rhumatoïde et autres maladies dites du collagène, METICORTEN* et METICORTELONE* sont remarquablement exempts de réactions secondaires indésirables, plus particulièrement de rétention sodique et de déperdition exagérée de potassium.Les malades traités avec ces nouveaux stéroïdes ne manifestent pas de rétention liquidienne, et la vitesse de sédimentation est abaissée même dans les cas où la cortisone a perdu son efficacité.Ces nouveaux corps procurent un meilleur soulagement de la douleur, de l\u2019enflure et de la sensibilité, diminuent la raideur articulaire et agissent à faibles doses.1 : ++ pty I i iol À i t T \u20ac 1 Ci core + +t ~~ L oft i Ld Frrk À i 3 3 $ À J 3 A de pb i ti 3 T 3 5 dus A i À Fi ae = METICORTELONE, dont les effets cliniques sont semblables à ceux de METICORTEN, est actuellement à l\u2019étude et sera mis à la disposition du corps médical le plus tôt possible.Des études sont en cours sur les propriétés thérapeutiques des deux drogues dans d\u2019autres indications.La première des deux, METICORTEN, est actuellement présentée en comprimés de 5 mg., en flacons de 30.Dans le traitement de l\u2019arthrite rhumatoïde, au début la dose de METICOR- TEN est, en moyenne, de 20-30 mg.par jour.On la réduit ensuite graduellement par échelons de 5 mg.par jour jusqu\u2019à la dose d'entretien qui peut varier de 5-20 mg.par jour et qui est généralement atteinte le ou avant le 14me jour.La dose globale par 24 heures doit être fractionnée en 4 prises qui seront administrée après les repas et au coucher.Le changement du traitement par la cortisone ou l\u2019hydrocortisone au METICORTEN se fait sans aucune difficulté.SCHERING CORPORATION LTD., MONTRÉAL *Marque Déposée dans la TENSION NERVEUSE avec le SPASME VISCÉRAL PammipIhnenm Flacons de 4 onces liquides, chaque 5 cc.renfermant Pamine (bromure de méthscopolamine) 125mg Phénobarbital .Cee eee 8mg Alcool 2 22° 2° 2244440 0 20% Flacons de 100 comprimés, chaque comprimé renfermant Pamine (bromure de méthscopolamine) 25mg Phénobarbital .15mg antisécrétoire, antispasmodique et sédatif Echantillons de l\u2019Elixir de Pamiphen sur demande du médecin *MARQUE DE FABRIQUE DÉPOSÉE re Produits pharmaceutiques Le supérieurs depuis 1886 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 865 York Mills Road, Box 202 Postal Station J, Toronto 6, Ontario Les médecins sont cordialement invités à venir consulter et feuilleter les nombreux nouveaux ouvrages de médecine, qui sont envoyés chaque mois au secrétariat du Journal.On pourra prendre connaissance de ces volumes à : 326 est, boulevard Saint- Joseph \u2014 9 heures a.m.à 5 heures p.m.LIVRES REÇUS L'année médicale pratique.\u2014 Editions R.Lépine, Paris, 1954.L'année thérapeutique 1953.\u2014 A.Ravina.Masson et Cie, édit, Paris.L'alimentation dans les maladies du rein et les affections cardio-vasculaires.\u2014 Dr Jean F.Porge.Editions R.Lépine, Paris, 1954.Comment traiter l'infection urinaire a colibacilles.\u2014 A.Domars.Editions Médicales Flammarion, Paris, 1954.Développement psychomoteur du premier âge.\u2014 Cyrille Koupernik.Presses Universitaires de France, Paris, 1954.L'année endocrinologique.\u2014 MM.Albeaux- Fernet et coll.Masson et Cie, édit.Paris, 1954.Chirurgie de guerre.A.Talbot.Charles- Lavauzelle et Cie, édit.Paris, 1953.Canada 1954 \u2014 édition française.Ministère du Commerce, Ottawa, Bureau Fédéral de la Statistique.Analyses médicales.\u2014 Pierre Fonty.Lib.Le François, Paris, 1954.: Traitement de la tuberculose pulmonaire.\u2014 Jean Paraf, Pierre Zivy, Madeleine Paral.Masson et Cie, édit, Paris, 1954.Activité métabolique du rein, etc.\u2014 Henri Bénard et Alfred Gajdos.Masson et Cie, édit., Paris, 1954.Problèmes actuels de virologie.\u2014 P.Hau- duroy.Masson et Cie, édit, Paris, 1954.Maladies des os et des articulations.\u2014 Stanislas de Sèze.Editions Méd.Flamma- rion, édit., Paris, 1954.The diagnosis and treatment of convulsive disorders in children.\u2014 Samuel Livingston.Charles C.Thomas, Pub., Springfield, Il.La phlébographie pelvienne.\u2014 P.Guilhem et R.Baux.Masson et Cie, édit., Paris, 1954.Actualités pharmacologiques.Publiées sous la direction de René Hazard.Masson et Cie, édit, Paris, 1954.Transfusion sanguine et actualités hématologiques.\u2014 Pr.Ed.Benhamou et Dr And.Albou.Masson et Cie, édit., Paris, 1954.Les bactéries lysogènes et la notion de pro- virus.François Jacob.Masson et Cie, édit, Paris, 1954.Pathologia del estomato operado.\u2014 Editorial Universitaria, Buenos Aires, 1953.Documents expérimentaux et cliniques sur le Phénargan.Quatrième édit.Poulenc Limitée, Montréal.Les stéroïdes urinaires au cours de la gestation normale et pathologique.\u2014 Société de Gynécologie et d'Obstétrioue de Paris.Masson et Cie, édit , Paris, 1954. LXI L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 om perm ae ne eg 0 2e 2° qu.POUDRE = nes \u20acTan jun ent on6V Srbg i Seg meTan } 23 Magy dépostt # 5 ne qHTRODUCTt en THÉRAFEU 2 2 pe i ES oi om epi CAL x 2 ÿ| oCCLUSLY! £7 A oi i 7 roTecTRice w pit eT \u201cue 5 ; 1S anle CICA.ads 5 A scene Me an C2: gr OX Pour le i a 5 4 soulagement et le traitement des affections cutanées wh 6 er GE 2 2 iy.i E % 5 2% 2 a he Geo = 2 rt A .cx i RE 2 A Fe \u201c Ge i + > % 2 52 >, 5 % 2 GE GE 2 is A i 7 i 2 LIVRES REÇUS dans la TENSION NERVEUSE et l\u2019'ANXIÉTÉ associées à l\u2019HYPERMOTILITÉ GASTRO-INTESTINALE Panniäpnæein' Flacons de 4 onces liquides, chaque 5 cc.renfermant Pamine (bromure de méthscopolamine) 1.25 mg Phénobarbital 8mg Alcool 20% Flacons de 100 comprimés, chaque comprimé renfermant Pamine (bromure de méthscopolamine) 25mg Phénobarbital 15mg action anticholinergique-sédative Echantillons de l\u2019Elixir de Pamiphen sur demande du médecin \u201d *MARQUE DE FABRIQUE DEPOSEE Produits pharmaceutiques Es supérieurs depuis 1886 THE UrpjouN ComPANY OF CANADA 865 York Mills Road, Box 202 Postal Station J, Toronto 6, Ontario LUI AlN ey ITS PHARMACEUTIQUES GEIGY M Division: de/Geigy:(Canada) Limited + \u2018 Po LR ECL ro UL Ry , L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 La fonction lutéale \u2014 Biologie, exploration fonctionnelle et pathologique.Masson et Cie, édit, Paris, 1954.Ethique médicale.A la recherche d'une \u2014 Louis Portes.Masson et Cie, édit.Paris, 1954.Thérapeutique hormonale en gynécologie et obstétrique.\u2014 R.Vokaer.Masson et Cie, édit, Paris, 1954.Affections de la chevelure et du cuir chevelu.\u2014A.Desaux.Masson et Cie, édit, Paris, 1953.Les cahiers de l'Hôtel-Dieu de Québec, 1953.\u2014 Chroniques médico-hospitalières.Pathologie infantile, \u2014 R.Debré, E.Lesné, P.Rohmer, deuxième édit, Vol.1 et 11.G.Doin et Cie, édit, et Masson et Cie, édit., Paris, 1954.NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'ANTÉPAR Nom du produit \u2014 \u201c\u2018Antépar\u2019 \u2014 Comprimés de citrate de pipérazine.Description \u2014 Comprimés (rainurés) de citrate de pipérazine marque \u2018Antépar\u2019 renfermant l\u2019équivalent de 500 mg.de pipérazine hexahydratés.Indications \u2014 Pour l\u2019extirpation des oxyures et lombrics.Administration \u2014 On donnera les comprimés d\u2019Antépar\u2019 pendant sept jours; on interrompra pendant les sept jours suivants; puis on redonnera pendant encore sept jours.Ou bien, ont peut l\u2019administrer pendant quatorze jours de suite.L'application périanale d\u2019un onguent antiprurigi- neux comme la Crème de \u2018Perazil\u2019 (chlorhydrate de chloreyclizine) à 1 pour cent peut être utile.Pour prévenir la réinfestation il est recommandé d'observer les mesures d\u2019hygiène telles que: lavage chaque jour de l\u2019orifice rectale et des parties génitales, lavage des mains avant chaque repas, tenir les ongles des doigts courts et bien propres.Des feuillets d\u2019instructions à remettre aux malades seront fournis sur demande.Présentation \u2014 Flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.Fabriqué par \u2014 Burroughs Wellcome & Co.(Canada) Ltd, Montréal.DORIDEN Fabricant \u2014 Compagnie Ciba Limitée, Montréal.Description \u2014 Un hypnotique-sédatif non-barbi- turique pour administration par voie orale, ayant §'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 Bypiemn A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1955 Pour la Prévention | d'INSUFFISANCES d'ORIGINE NUTRITIVE et du Traitement Intense des CARENCES VITAMINIQUES BEFORTE MARQUE DÉPOSÉE C'est un fait reconnu que dans les états suivants les régimes sont soit insuffisants, soit appelés à le devenir, et ils doivent donc être enrichis.Durant les Périodes de Restriction Diététique comme dans le traitement de l\u2019ulcère peptique, la colite, le diabète sucré, l'alcoolisme chronique, les régimes irrationnels, l\u2019anorexie nerveuse, la cardiopathie, la néphrite et la sénilité.Etant donné l'Absorption Insuffisante conséquente à la colique, la cœliakie, la dysenterie, la cardiopathie avancée.Afin de pourvoir aux Besoins Extraordinaires qui procèdent de l'hyperthyroïdie, des infections aiguës, de la grossesse, de la lactation et des maladies débilitantes (tuberculose, arthrite, asthme chronique, etc.).Les tablettes \"BE FO RTE (les vitamines B additionnées des vitamines C et D) Tablette N° 360 \u2018Sos Levure de biére concentrée.150 mg.Chlorhydrate de thiamine.5 mg.Riboflavine.3 mg.Niacinamide.12.5 mg Chlorhydrate de pyridoxine.1 mg.Vitamine Bi2.1.5 megm.Acide ascorbique.35 ma.Vitamine D.ivi.500 U.l.POSOLOGIE.Dose prophylactique: 2 tablettes par jour.Dose thérapeutique: 1 & 2 tablettes trois fois par jour.Présenté en flacons de 30 et 100 tablettes.Charles &.Frost &Co MONTREAL CANADA nr rn AIO ni dre CS ES ee here a.he.ee wn malin L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BuULIETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, \"4 1955 _ le LES INFECTIONS PNEUMOCOCCIQUES, ) ord STAPHYLOCOCCIQUES, GONOCOCCIQUES ET STREPTOCOCCIQUES HEMOLYTIQUES - ® } contre.\u2018 LA FIÈVRE SCARLATINE - LA ROUGEOLE | L\u2019OTITE MOYENNE + L\u2019AMYGDALITE L\u2019ANGINE DE VINCENT et les INFECTIONS DES VOIES URINAIRES \\ \"TRULFACILLIN.MARQUE DEPOSEE UNE ASSOCIATION de TROIS SULFAMIDES | et de PENICILLINE LT TYR NS RA.TE TM.XAT L'administration de Trulfacillin procure les avantages d'une thérapie combinée \u2014 des effets additifs, et parfois synergiques, sur les bactéries sensibles aux agents utilisés; des taux sanguins plus élevés de pénicilline et de sulfamides; une sécurité relative \u2014 la pénicilline par voie orale occasionne peu ou point d'effets malencontreux, et le risque d\u2019hypersensibilité est moins grand que ne le suscite l'administration parentérale; une grande solubilité dans l'urine et une quasi-absence de cristallurie consécutive aux sulfamides; une réduction considérable de la sensibilité par l'emploi de trois sulfamides; le contrôle des microbes secondaires dans les infections à virus.EFFICACE e RISQUES DE SENSIBILITÉ MINIMES AVERTISSEMENT Bien qu'avec l'emploi des préparations de Trulfacillin le danger des phénomènes fâcheux associés à la sulfami- dothérapie soit grandement réduit, il ne faut pas cesser d'exercer une constante vigilance dans la recherche et le diagnostic de ces phénomènes, tels que l'agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cutanées, etc.Bien que rarement, l'administration de pénicilline par voie parentérale, et plus rarement encore par voie orale, peut occasionner une anaphylaxie aiguë.Les patients souffrant d'asthme bronchique ou d\u2019autres allergies, et ceux qui se sont déjà montrés sensibles à la pénicilline, semblent les plus sujets à cette réaction.e ÉCONOMIQUE RETR ANE TEER UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.C.\u2014 Montréal, mai 1955 Un grand choix de formules pour ADULTES et pour ENFANTS 5 COMPRIMES e+ 5 SUSPENSIONS \\ TRULFACILLIN\u201d 772-100 Comprimé N° 821 \"So sulfaméthazine 0.167 G.sulfadiazine 0.167 G.#7 gr.sulfamérazine 0.167 G.pénicilline-G potassique cristallisée 100,000 U.I.POSOLOGIE: d'un à deux comprimés toutes les 4 à 6 heures.Présenté en boîtes de 12 et de 100.* \\ 7\" TRULFACILLIN\u201d 72-150 Comprimé N° 827 \u2018Evo! sulfaméthazine 0.167 G.sulfadiazine 0.167 G.#7 gr.sulfamérazine 0.167 G.tbenzathine-pénicilline-G .150,000 U.L POSOLOGIE: un ou deux comprimés toutes les 6 à 8 heures.Présenté en boîtes de 12* et flacons de 100.\u201cTRULFACILLIN\u201d 72-300 Comprimé N° 828 \"Sos sulfaméthazine 0.167 G.sulfadiazine 0.167 G.77 gr.sulfamérazine 0.167 G.tbenzathine-pénicilline-G .300,000 ULL POSOLOGIE: un ou deux comprimés toutes les 6 à 8 heures.Présenté en boîtes de 12*.\u201cTRULFACILLIN\u201d 5-25 Comprimé N° 818 \"So! sulfaméthazine 0.1 G.sulfadiazine .z 5gr.sulfamérazine pénicilline-G potassique cristallisée 25, 000 U.I.POSOLOGIE: d'un à quatre comprimés, suivis .d'un à deux comprimés toutes les 4 heures.Présenté en boîtes de 20 et de 100*.\u201cTRULFACILLIN® POUR ENFANTS 3-50 Comprimé N° 819 \"So sulfaméthazine 65 mg.sulfadiazine .ÿ 3gr.sulfamérazine g.pénicilline-G potassique cristallisée 50,000 U.l.POSOLOGIE: enfants \u2014 un comprimé par jour, en doses fractionnées, par 4 livres de poids corporel du patient, soit, aux enfants de 8 Ibs\u2014Y2 comprimé toutes les 6 heures; aux enfants de 16 Ibs\u20141 comprimé toutes les 6 heures.Présenté en boîtes de 20 et de 100*, {dibenzyléthylénédiamine bipénicilline-G.*Chaque comprimé est hermétiquement scellé dans une feuille d\u2019étain.Charles &.Frosst &Co.MONTRÉAL CANADA \u201cTRULFACILLIN\u201d POUR ENFANTS 3-100 Suspension N° 974 \"Eros Chaque cuillerée à thé.de 5 cc.renferme: sulfaméthazine.\u2026 sulfadiazine.donc 0 0 sulfamérazine {benzathine-pénicilline-G \u201cTRULFACILLIN\u201d POUR ENFANTS 3-200 Suspension N° 977 \"Son Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: sulfaméthazine sulfadiazine sulfamérazine jbenzathine-pénicilline-G 200, 000 ULI POSOLOGIE des SUSPENSIONS \u201cTRULFA- CILLIN\u201d POUR ENFANTS: bébés et enfants\u2014 une cuillerée à thé par jour, en doses fractionnées, pour chaque 4 livres de poids corporel du patient, soit, aux enfants de 8 Ibs \u2014 V2 cuillerée à thé toutes les 6 heures; aux enfants de 16 Ibs \u2014 1 cuillerée à thé toutes les 6 heures.oO \u201cTRULFACILLIN\" 712-100 Suspension N° 979 \"So Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: sulfaméthazine 0.167 G.sulfadiazine 0.167 G.;7'agr.sulfamérazine 0.167 G.jbenzathine-pénicilline-G.100,000 U.I.POSOLOGIE: d'une à deux cuillerées à thé toutes les 4 à 6 heures.\u201cTRULFACILLIN\" 712-150 Suspension NO 981 \u201cShwosst\u2019 Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: sulfaméthazine 0.167 G.sulfadiazine 0.167 G.77gr.0.167 G.sulfamérazine {benzathine-pénicilline-G.150,000 U.l.POSOLOGIE: d'une à deux cuillerées à thé toutes les 6 à 8 heures.\u201cTRULFACILLIN\u201d 72-300 Suspension N© 982 \u201cdust Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: sulfaméthazine 0.167 G.sulfadiazine 0.167 G.;7%gr.sulfamérazine 0.167 G.Tbenzathine-pénicilline-G .300,000 U.l.POSOLOGIE: d'une à deux cuillerées à thé toutes les 6 à 8 heures.Présenté en flacons de 60 cc.[_ | LORSQUE LI LES SULFAMIDES SEULS SONT | INDIQUÉS ASI A eR a L'UNION MÉDICALE \\PU CANADA \u2014 BULLETIN AMIE C.\u2014 Montréal, mai 1955 marre start (0 p COMBINAISONS DE TROIS SULFAMIDES | qui joignent | L\u2019EFFICACITÉ au MAXIMUM DE SURETE 1 Nr TT | dans le traitement des INFECTIONS PNEUMOCOCCIQUES, \\ STAPHYLOCOCCIQUES, MÉNINGOCOCCIQUES, GONOCOCCIQUES et STREPTOCOCCIQUES HEMOLYTIQUES « la FIÈVRE SCARLATINE ¢ la ROUGEOLE « L'OTITE MOYENNE » L\u2019AMYGDALITE + L\u2019'ANGINE de VINCENT, la MÉNINGITE et les INFECTIONS des VOIES URINAIRES TRULFA-ZINE\u201d et \u201cTRULFA\"| sont très solubles dans l'urine et : comportent une quasi-absence : de cristallurie consécutive aux sulfamides; l'emploi d\u2019une combinaison de trois sulfamides réduit grandement les aléas de réactions de sensibilité.\u2018 } Une association de sulfaméthazine, de sulfadiazine et de sulfamérazine SUSPENSION de TRULFA-ZINE oe | Chaque cuillerée à thé de 5 cc.renferme: sulfaméthazine .\u2026.\u2026 \u2026* 0.162G.SUSPENSION de TRULFA sulfadiazine \u2026 \u2026 \u2026\u2026\u2026 0.162 G.e 7 gr, Formule semblable à celle de la sulfamérazine 0.162 G.: Suspension de Trulfa-Zine, sauf que le sulfathiazole remplace le sulfaméthazine.dans une suspension agréablement aromatisée.POSOLOGIE: bébés de 1 à 2 ans \u2014 Y, à 1 cuillerée à thé; enfants de 3 à 10 ans \u2014 1 a 2 cuillerées à thé; adultes, de 2 à 4 cuillerées à thé.Dans de l'eau, toutes les quatre à six A.M.A., San Francisco, 1954.heures.& Présenté en flacons de 16 onces liquides.COMPRIMES de TRULFA COMPRIMES de TRULFA-ZINE La formule du Comprimé de Trulfa | Comprimé N° 810 \u2018So! (N© 393) est semblable à celle du | Divisible Comprimé de Trulfa-Zine | sulfaméthazine.0.167 G.(NO 810), sauf que le sulfathiazole } sulfadiazine.0.167 G.} 7% gr.| If sthazi sulfamérazine.0.167 G remplace le sultamethazine.| POSOLOGIE: 1 à 2 comprimés toutes les quatre à six heures.a .Présenté flacons de 100 1 Lehr, David, \u201cPresent Status of Sulfonamide Ik resente en $s de \u2019 Therapy\", Exposé scientifique, Congrès annuel, | { | COMPRIMES de TRULFA-ZINE demi-concentration pour les enfants Comprimé N° 811 \"Sos! AVERTISSEMENT faire LILI Ba mat aug | Bien que le danger des phénomènes fâcheux asso sulfamérazine.\u2026.\u2026.\u2026.83 mg ciés à la sulfamidothérapie soit grandement réduit I POSOLOGIE: 1 & 2 comprimés toutes les quatre avec l'emploi de Trulfa-Zine et de Trulfa, il ne faut heures.pas cesser d'exercer une constante vigilance dans la Présenté en flacons de 100.recherche et le diagnostic de ces phénomènes, tels que l'agranulocytose, la fièvre, les douleurs articulaires, les manifestations cutanées, etc.Chartes E Frost & Co \u2014\u2014 MONTREAL CANADA iverses forces répo dant \u2018besoin individuel des patient: ns risque d\u2019 accéutumante.PHENAPHEN et PHENAP N AVEC )DEINE, grace a leur action analgésique effi icace, ont dém antré \u2018ils étaient d\u2018une grande utilité clinique\u2014 depuis les cas bénins de graines jusqu\u2018aux douleurs aigues occasionnées.par un cancer.e véritable synergie pharmacodynamique active l'efficacité thé geutique de chacune des 3 présentations offertes pour k la prescrip- srmule de base non narcotique que capsule brune et blanche renferme: yle Acétylsalicylique (21; gr.).162 mg.racétine (3 gr).194 mg.§robarbital (V4 gr).16.2 mg.5 Skate d'Hyoscyamine .we.0.031 mg.Le ; ; Phenaphen No.2 PHENAPHEN avec PHOSPHATE DE CODEINE \u201d GR.Chaque capsule noire et jaune renferme: La formule de base Phenaphen additionnée de Phosphate de Codéine (V4 gr.) 16.2 mg.#naphen No.3 PRNAPHEN af PHOSPHATE DE CODEINE 1/, GR.CEjue capsule noire et verte renferme: L@armule de base Phenaphen addition- n@de Phosphate de Codéine (V2 gr.) 32.4 mg.$ æ , H, ROBINS CO.OF CANADA, LTD., MONTRÉAL, QUÉBEC a ® ® & ¢ 0» 9 A ® 7 7 Phenaphen: & Phenaphen avec Codéine NN | .i 630 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada À dans la TENSION NERVEUSE et l\u2019'APPREHENSION causées par les TROUBLES GASTRO-INTESTINAUX Pamniäp/hæem Flacons de 4 onces liquides, chaque 5 cc.renfermant Pamine (bromure de méthscopolamine) .1.25mg Phénobarbital .38mg Alcool .«oo 20% Flacons de 100 comprimés, chaque comprimé renfermant Pamine (bromure de méthscopolamine) .2.5 mg Phénobarbital .15mg \u201c anticholinergique et sédatif doux Echantillons de l\u2019Elixir de Pamiphen sur demande du médecin *MARQUE DE FABRIQUE DEPOSÉE Upjohn Produits pharmaceutiques supérieurs depuis 1886 THE UPJOHN COMPANY OF CANADA 865 York Mills Road, Box 202 Postal Station J, Toronto 6, Ontario Pas d'Erythème Fessier À TOUTES LES PHARMACIES ONGUENT POUDRE SOLUTION POUR RINÇAGE Tome 84 \u2014 Mai 1955 un effet rapide, de durée courte ou modérée, se caractérisant par l\u2019absence d\u2019excitation et de sensations désagréables le lendemain matin, et ne présentant que des effets secondaires minimes.Le Doriden est l\u2019a-ethyl-a-phenyl glutarimide .(glutéthimide).Indications \u2014 a) Insomnie; b) Sédation diurne dans les cas de tension associée à l'anxiété (hypertension, ménopause, thrombose coronaire, névrose d\u2019anxiété, hystérie, épilepsie, désordres thyroïdiques, etc.); c) Sédation pré-chirurgicale.Présentation \u2014 Comprimés de 0,25 et 05 gm.; | flacons de 100 et 500.EFFICACITÉ DE LA THERAPIE MIXTE CVP, - MÉTHISCHOL POUR LE CONTRÔLE DES RÉTINOPATHIES DANS LE DIABÈTE, L'HYPERTENSION, L'ARTÉRIOSCLÉROSE ; SON UTILITÉ DANS LES OPACITÉS VITREUSES § $ Se basant sur l\u2019évidence fournie par différents cher- l cheurs à l\u2019effet que la dégénérescence vasculaire ocu- J laire dans différentes entités est principalement due à/| ?une perméabilité capillaire accrue et à des vicia- a tions métaboliques, particulièrement du métaboli d me des lipides, Loewe a administré des facte lipotropes et des bio-flavones chez 96 patients avec rétinite diabétique, hypertensive, artériosclérotiqu | ou post-opératoire et aussi dans les opacités du corps\u2019 vitré et le glaucome.(Loewe, W.R.: Eye, Ear, N and Throat Monthly, fév.1955).Chez la majorité de 50 patients souffrant de réti nite diabétique ou hypertensive et traités avec le: complexe total des flavones du citron (citrus) natud: rel(C.V.P.) et des substances lipotropes multipl (methischol) les hémorragies furent subitement ar rêtées et rapidement résorbées.On n\u2019a pas noté d nouvelles zones hémorragiques.Même la rétinop thie diabétique grave a répondu favorablement à traitement.Chez 25 patients présentant de l\u2019opacité de l'hu meur vitrée l'administration de C.V.P.(appelé p Loewe: le complexe vitaminique P le plus efficace cliniquement) et de methischol a résulté en une i guérison complète ou presque complète.Le proces i sus d\u2019absorption fut rapide et méme de grossed à condensations (floaters) disparurent graduellement \u2026 Cette thérapie n\u2019eut pas d\u2019effet sur le glaucome, L'effet salutaire de ce traitement combiné C.V.P \u2014 methischol appliqué de façon prolongée, fut par, ticulièrement marqué dans les cas d\u2019opérations.Më-, me chez les patients avec une longue histoire d\u2019hémorragies rétiniennes il n\u2019y eut qu\u2019un léger sal-: gnement pendant ou après l\u2019intervention.Loewe présente une double explication.C\u2019est un point de vue très répandu que la pathologie profonde de I'hémorragie oculaire réside dans un affaibli sement de la paroi des capillaires avec une per méabilité excessive.Cette dégénérescence des capil: laires oculaires semble être le résultat de certaié : troubles métaboliques, spécialement du métabolisme L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 LXIX Marvin R.Thompson, Ph.D.Directeur des Recherches Grass Roots Research Foundation Stamford, Connecticut Cher docteur, Vous vous rappelez sans doute ma lettre de février dernier où je vous décrivais le RAUWISTAN, notre procédé de fractionnement appliqué à la racine du Rauwolfia Serpentina, ainsi que son application dans le traitement de l'hypertension essentielle.Inutile d'ajouter qu'ici, à la Grass Roots ResearchFoundation, la faveur que s'est rapidement acquise le RAUWISTAN auprès de la Faculté, tant aux Etats-Unis qu'au Canada, nous a causé une très vive satisfaction.Depuis la mise au point du RAUWISTAN, nos recherches incessantes nous ont révélé que ce produit, pouvait avantageusement s'appliquer à nombre d'affections diverses.Notre procédé de fractionnement a permis de retenir la portion non-alcaloidale, (et nous avons prouvé que toute l'activité pharmacodynamique du Rauwolfia ne résidait pas uniquement dans la fraction alcaloidale() de méme que la portion alcaloidale du Rauwolfia afin de permettre un traitement idéal et sûr des affections suivantes: 1) Excitabilité, anxiété, appréhension, irritabilité, tension nerveuse ou émotive chez les hypertendres et chez ceux dont la pression est normale.2) En gériatrie, dans l'hypertension bénigne propre aux vieillards.3) Troubles gynécologiques associés à de la tension émotive et au syndrome de la ménopause.4) Psychonévroses \u2014 pour aider les malades à maîtriser leurs inhibitions et leurs psycho-propensions.5) En dermatologie, lorsque la tension ou les troubles nerveux contribuent à l'affection cutanée.Le RAUWISTAN offre toutes les vertus de chacune des parties composantes du Rauwolfia en un dosage très sûr et précis.Si vous désirez faire l'essai clinique des comprimés RAUWISTAN, veuillez écrire à The Wingate Chemical Co.Ltd., 384 ouest rue St-Paul, Montréal, P.Q.Sincèrement, Marie R DheuBtces AD Marvin R.Thompson, Ph.D.(Marvin R.Thompson et Robert Thompson : The Pharmacology of Rauwolfia Serpentina, présenté à la Salt Lake City, Utah, au congrès de L'A.Ph.A. 632 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES Efficacité garantie avec le nouveau POUR LES ENFANTS.Les vitamines contenues dans Pediavite sont réellement efficaces parce qu\u2019elles sont incorporées dans un excipient sec à base de dextrose.En outre, les vitamines A & D ont subi un procédé spécial de stabilisation.Pediavite, une préparation vitaminique d\u2019un goût agréable, peut se dissoudre aisément dans la formule du bébé, dans un verre de lait ou un jus d\u2019orange, ou encore s\u2019étendre sur des céréales ou toute au- ee 17 = tre nourriture.& Chaque cuillerée à thé rase contient: Vitamine A aes 5000 U.1.Vitamine D __.11111c cc 1000 U.1.Mononitrate de Thiamine 1.2 mg.Riboflavine _.ee.2.0 mg.Niacinamide ee 7.5 mg.Vitamine Bie ooo.3.0 mcg.Acide Ascorbique o.oo.60.0 mg.Dextrose oa.2.7 Gm.Posologie suggérée: Une cuillerée à thé rase par jour.Présentation: bocal de 3 oz.(traitement de 30 jours) Echantillons sur demande à 525, avenue Logan, Toronto Sur prescription.dans toutes les pharmacies ES Shuttleworih Limited PHARMACEUTICALS TORONTO CANADA L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 des lipides *.Ainsi C.V.P.qui concourt à la normalisation des capillaires fragiles et methischol agissent simultanément pour contrôler certaines hémorragies rétiniennes et opacités de l\u2019humeur vitrée.LES PREMIERS ESSAIS D'UN NOUVEL ANTIBIOTIQUE SONT COURONNES DE SUCCES La tétracyline, dernier-né de la famille des antibiotiques à grande portée, donne tous les résultats qu\u2019on était en droit de s\u2019attendre à la suite des premières expériences cliniques effectuées avec elle.Les nombreuses expériences faites avec la nouvelle médication confirment le haut degré de sécurité et d\u2019efficacité dont celle-ci est douée; ces facteurs, qui viennent s\u2019ajouter à la facilité avec laquelle la tétracycline se répand parmi les tissus du corps, soulignent l'importance de cette récente découverte dans la lutte contre les maladies infectieuses.L\u2019antibiotique, aussi connu sous les noms de poly- cycline et bristacycline, a également prouvé son efficacité dans la lutte contre un grand nombre d\u2019organismes à l\u2019origine de plusieurs maladies.C\u2019est ainsi que certains médecins américains rapportent avoir obtenu des résultats frappants avec la polycy- cline dans la lutte contre les divers types de bactéries à l\u2019origine de l\u2019acné et d\u2019autres maladies assez graves de la peau.Selon les études effectuées par le docteur Charles R.Rein et un groupe d\u2019autres médecins, l\u2019utilisation de la polycycline a permis d\u2019obtenir une réaction rapide sur 106 malades dont la majorité souffrait d\u2019acné commune.Ces spécialistes, tous médecins de New-York, ont rapporté devant le deuxième congrès annuel sur les antibiotiques qui s\u2019est récemment tenu à Washington, que dans plus de la moitié des cas, l\u2019amélioration avait pu être qualifiée, dès la première semaine de traitement, «de modérée à marquée ».Les médecins estiment que la réaction clinique au traitement à la polycycline est «plus rapide et plus prononcée » que celle obtenue grâce aux antibiotiques plus anciens; ils concluent que la nouvelle médication est bien supportée par les malades.« Les réactions défavorables, disent-ils, semblent moins fréquentes et moins graves avec celle-ci qu\u2019avec les antibiotiques à portée étendue employés jusqu\u2019à présent ».D\u2019autres rapports lus au congrès par le groupe du docteur Rien soulignent la valeur de la tétracycline dans le domaine de la dermatologie ainsi que dans d\u2019autres domaines médicaux.Le docteur Paul J.Cella, spécialiste de Chicago, a fait remarquer que l\u2019utilisation du nouvel antibiotique possède de nombreux et importants avantages: parmi ceux-ci une réaction rapide à l\u2019administration buccale, un degré * Methischol, une association des principales substances lipotropes concourt à normaliser le métabolisme des lipides. L'Union Méd.Canada LXXI Tome 84 \u2014 Mai 1955 D\u2019importance capitale pour le médecin HYPERTENSION NERVOSITÉ ANXIÉTE TENSION HYPERÉMOTIVITÉ Affections se rattachant aux spécialités suivantes: OBSTÉTRIQUE GYNÉCOLOGIE DERMATOLOGIE GÉRIATRIE NEUROPSYCHIATRIE Le RAUWISTAN contient et les composants alcaloïdaux et les composants non-alcaloidaux dans les proportions mêces- saires afin de provoquer une hypotension et une sédation plus profondes que ne pourrait le faire la seule Réserpine.Cet alcaloide pris seul, et à fortes doses pendant longtemps, a causé des complications d\u2019ordre psychiatrique et des dépressions mentales allant jusqu\u2019à la tendance au suicide! Ces contre-indications n\u2019existent pas pour des doses normales de RAUWISTAN, grâce au procédé original de fractionnement M.R.T.° Avec le minimum d\u2019effets secondaires, le RAUWISTAN offre le maximum d\u2019avantages prévisibles.POSOLOGIE: 2 ou 3 comprimés par jour en doses séparées.On peut déterminer les doses pour chaque semaine au besoin.Dose d\u2019entretien: 1 comprimé par jour.PRESENTATION: Flacons de 100 et 1000 comprimés; chaque comprimé contient 1 unité M.R.T.(100 mg.Rauwolfia Serpentina Standardisé, Référence M.R.T.).REFERENCES: 1.Freis.E.D., Mental Depression from Prolonged Treatment with Large doses of Reserpine.New England J.Med.251, 1006 (Dec.16/54).2.Thompson, M.R., and Thompson, R.E., Pharmacology of Rauwolfia Serpentina.Scientific Section, A.Ph.A.Salt Lake City, Utah.Pour obtenir un échantillon clinique de RAUWISTAN et de la documentation, attachez votre carte à cette page et envoyez à: THE WINGATE CHEMICAL COMPANY LTD.384 ouest, rue Saint-Paul, Montréal 1.P.Q. 634 paper nn A MAINTENANT.dans la congestion nasale soulagement symptômatique plus sûr même chez les patients réfractaires ou hypertendus.nouvel avantage additionnel CORTICLORON vaporiseur nasal anti-inflammatoire anti-allergique, décongestif sans engorgement par retour.FILLE ue d CORTICLORON NASAL SPRAY Anti-inflammatory e Anti-allergic CHLOR-TRIPOLON -CORTISONE hering Corporation Soulage la congestion nasale en quelques minutes, agit durant des heures.e Utile même au patient réfractaire.e Sans danger chez les hypertendus, les cardiaques et les patients sensibles à l'éphédrine.e Ne cause pas de somnolence, de brûlure ni d'irritation.® NOUVEAU flacon vaporiseur d'emploi facile.e Présentation et composition.Flacons vaporiseurs, en plastique, de 15 cc.Chaque cc de Corticloron vaporiseur nasal content 5 mg.(0.5%) d\u2019acétate de cortisone et 3 mg.(0.3%) de gluconate de Chlor- Tripolon (gluconate de chlorprophenpyrid- amine).Stuy NOUVELLES PHARMACEUTIQUES L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 d\u2019efficacité très étendu, un nombre minime de réactions accessoires.Les constatations du docteur Cella se fondent sur le traitement à la tétracycline de plus de 200 enfants âgés de moins de 5 ans.La plupart de ceux-ci avaient été traités pour stomatite aphteuse \u2014 infection communément appelée herpès \u2014 et autres genres d\u2019éruptions cutanées.Les participants à la réunion de Washington ont eu l\u2019occasion d\u2019entendre décrire les nombreux résultats heureux obtenus dans les divers domaines par la tétracycline et de constater ainsi sa versatilité.Par exemple, les docteurs Howard M.Trafton et Howard E.Lind ont fait un exposé des résultats obtenus grâce à cet antibiotique dans les cas d\u2019infections des voies urinaires; un groupe de médecins, ayant à leur tête le docteur Ray S.J.Liu, ont souligné les succès obtenus grâce à la médication dans la lutte contre la pneumonie, tandis que les docteurs Horace A.Albertson et Hugh H.Trout, rapportaient les « excellents » résultats obtenus avec la tétracycline dans la défense préventive et le traitement des infections chirurgicales.(Note: La polycycline est maintenant à la disposition de la profession médicale dans le monde entier.Elle est produite par un procédé unique de fermentation mis au point par Bristol Laboratories Inc.).+ NOS MÉDECINS ET HÔPITAUX PROFITERONT DES NOUVEAUX LABORATOIRES DE RECHERCHES JOHNSON & JOHNSON Au cours d\u2019une entrevue au sujet du nouveau centre de recherches de sa compagnie, M.John Macdonald, président de Johnson & Johnson Limited, a déclaré: « L'un des buts essentiels que nous visons en aménageant ce centre de recherches, est la mise au point de nouveaux produits de meilleure qualité, à plus bas prix, pour les médecins et les hôpitaux du Canada ».Unique en son genre au Canada, ce centre de recherches est en voie de construction à proximité de la grande usine Johnson & Johnson de pansements chirurgicaux, dans l\u2019est de Montréal.Son inauguration officielle aura lieu cette année.Son personnel, placé sous la direction de M.Lionel A.Cox, MA, Ph.D.se composera de 35 savants et techniciens et de leurs aides.Le personnel des recherches comptera parmi ses membres un médecin chargé d\u2019évaluer les essais cliniques des nouveaux produits dans les hôpitaux canadiens et d\u2019aider à leur mise au point.Les travaux accomplis dans le nouveau centre de recherches Johnson & Johnson seront d\u2019une grande utilité aux hôpitaux, médecins et infirmières ainsi qu\u2019au grand public.Les savants employés par Johnson & Johnson collaboreront étroitement avec la profession médicale canadienne, en ce qui concerne les recherches portant sur la ouate chirurgicale, les bandages, rubans adhésifs, pansements orthopédiques de plâtre de Paris, savons médicamenteux, etc. L'Union Méd.Canada Tome 84 \u2014 Mai 1955 LXXIIT Uniformément A POUR ç NOURRISSONS - ENFANTS ADULTES ET VIEILLARDS NE CONTIENT AUCUN ANTIBIOTIQUE N'affecte pas .Tae LA TENSION ARTÉRIELLE | © ae i er LA RESPIRATION | 1 LE SYSTÈME NERVEUX CENTRAL Co A Parfaitement Sen! dans les cas s de DIABETE\u2014AFFECTIONS CARDIAQUES GROSSESSE\u2014THYROÏDISME ~~ ET HYPERTENSION Témoignages de sources autorisées.envoyéssur ur demande.ENTIEREMENT EXEMPT D\u2019EFFETS SECONDAIRES .aucun effet cumulatif .aucun | problème; de surdose.non-toxique.a ANTIBACTERIEN SANS ANTIBIOTIQUES ! Bibliographie sur RHINALGAN A Pour plus de Surete! EMPLOYEZ RHINALGAN 1.Van Alyea, O.E., and Donnelly, W.A.: E.E.N.&Tops 2 .Monthly, 31, Nov.1952.Formule MAINTENANT modifiée qui 2.Fox, S.L: AMA Arch.Otolaryn., 53, 607-609, assure un goût plus agréable! 1951.3.Molomut, N., and Harber, A.: N.Y.Phys., 34, 14- FORMULE : Desoxyéphédrine 0.22%, Antipyrine 18, 1950.0.28%, dans une solution aqueuse isotonique 4.Lett, J.E., (Lt.Col.MC-USAF) Research Report, renfermant 0.029 de Saccharinate de Lauryla- Dept.Otolaryn., USAF School Aviat.Med., 1952.mine.pH 6.4 + 0.1.Stable.Ne se détériore pas, 5.Hamilton, W.F., and Turnbull, F.M.: J.Amer.ne change pas de couleur.Aucun goût sucré.Pharm.Ass'n., 7, 378-382, 1950: 6.Browd, Victor L.: Rehabilitation of Hearing, 1950.7 .Kugelmass, |.Newton: Handbook of the Common Se vend sur VOTRE ordonnance seulement! Acute Infectious Diseases, 1949.LE NOUVEL O-TOS-MO-SAN est un spécifique dans les infec- AURALGAN\u2014Après 40 ans DEMEURE tions suppurées de l'oreille (aiguës ou chroniques).l\u2019auralgésique et décongestif de choix.RECTALGAN \u2014 Liquide \u2026 Pour le soulagement symptomatique des: hémorroides, prurit, sutures périnéales.DOHOW CHEMICAL COMPANY, LTD., Montreal - New York LXXIV FAIT ECLATER
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.